La locomotion automobile
-
-
- p.n.n. - vue 1/833
-
-
-
- LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- CINQUIÈME ANNÉE
- 1898
- Page de titre n.n. - vue 2/833
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/833
-
-
-
- LÀ
- Fondée en 1894 par Raoul VUILLKMOT
- LA PLUS ANCIENNE Revue Automobile du Monde entier LA SEULE REVUE publiée sous le Haut Patronage du TOURING-CLUB de FRANCE
- RÉDACTEURS
- E. Hospitalier, Ingénieur E. C. P. Aimé Witz, Ingénieur E.C.P.
- Professeur à l’Ecole de Physique et Chimie Docteur ès-Sciences
- de la Ville de Paris. Prof1' à la Faculté libre des Sciences de Lille.
- L. Béguin, Ingénieur, ancien Elève de l’Ecole Polytechnique Paul Sarrey (ps.), Ingénieur des Arts et Manufactures Pierre Guédon, Ingénieur, Chef de Traction à la Cie GIe des Omnibus Colonel Croissance vu, O. i}, Avocat à la Cour d’Appel Comte Henri de La Valette, Ingénieur Civil des Mines Jean Loubat, Ingr A.etM.; Albert Rodanlt, Dr en Droit, Avocat à la Cour d’Appel De Lly.va (ps.), ancien Elève de l’Ecole Polytechnique Daniel Bellit, Rédacteur aux Reçues Tect,nique, Scientifique, etc.; A. Bracliet, Ingr E.C.P. Dick Farman, Ingénieur-Mécanicien; Maurice Farman, etc., etc.
- DIRECTEUR-ADMINISTRATEUR DIRECTEUR-RÉDACTEUR EN CHEF
- Raoul VUILLEMOT G.-F. DESJACQUES
- CINQUIÈME ANNÉE
- 1898
- ABONNEMENTS : France, Un An, 15 Francs. — Etranger,, 20 Francs.
- OV S’ABOMË m BUREAUX DE LA REVEE
- et SANS FRAIS dans tous J es BUREAUX de POSTE
- «
- Administration & Rédaction : PARIS, Place de la Madeleine, Rue Chauveau-Lagarde, 4
- p.n.n. - vue 4/833
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/833
-
-
-
- Cinquième Année. — .Y L
- 6 Janvier 1YS
- ms des TOMES si TÊHICDLES KÉCmatlES, pMiü sets le HAUT PMHOMGE du âTODHlHG-CLOB de] FHAHCE
- SOMMAIRE DE Al' 1
- Les Expositions, L. Béguin.
- 1898.
- La Voiture Popp, (brevets Elie Lacoste,
- Informations.
- Nouveau système d’allumage, parM. F.-A. Bar-ray
- Le Concours des Poids LourJs, Rapport de la Commission {suite).
- Nouvel Accumulateur, système Mouterde.
- Expositions du Cycle et J de l’Automobile»
- G. D.
- Lampe à acétylène pour voitures. L’année qui vient de finir.
- Course de Motocycles Nice-Cannes-Nice. Automobile-Club de France. Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- Bibliographie.
- TRAIN-CYCLE BONNEVILLE
- p.n.n. - vue 6/833
-
-
-
- 9
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les Expositions
- Les Parisiens doivent -être satisfaits ; menacés de n’avoir aucune expositioTi d’automobiles cette année (ou plus justement l’an dernier), ils en ont eu deux : que dis-je .? \ ils en ont eu dix, vingt, échelonnées de Pan- ] tin à Auteuil, de Montrouge à La Vdllette...:; " c’était peu commode, mais très original. Par le tait, aucun des deux Salons, Palais-Sport ou Wagram, n’était disposé pour recevoir un grand nombre d’automobiles, et les constructeurs qui ont participé à ; l’un ou à l’autre ont montré une bonne volonté dont il convient de les féliciter ; » d’autant plus que nous avons eu le plaisir, un vrai plaisir, je vous assure, de trouver des choses nouvelles... et la qualité a remplacé la quantité. Et c’est une preuve péremptoire que la prochaine Exposition d’automobiles présentera le plus grand intérêt, surtout si de grandes facilités sont offertes aux adhérents, si la province peut donner aussi bien que Paris; si les maisons sont prévenues longtemps à l’avance afin d’éviter ce qui se produit malheureusement toujours : le constructeur X... accroche à son stand sa pancarte, fort bien illustrée par un peintre ambulant de talent..., mais il ne peut y mettre de voitures, car il n’en a pas de prêtes. Or cela nous est parfaitement indifférent, n’est-il pas vrai, de savoir que M. X... est constructeur, s’il ne nous montre pas ses voitures ; ce n’est même pas le supplice de Tantale, et sa construction n’y gagne rien à notre point de vue; je croirais même qu’elle y perd.
- Je n’excuse pas plus, ajouterai-je bien vite, les exposants qui n’ont que la voiture du Salon pour tout bien et qui ont l’intention très arrêtée de n’en avoir jamais d’autre, attendant qu’un Capitaliste charmant vienne et leur dise : « Voilà le million rêvé, mon ami, va te reposer, je prendrai ta place sur la brèche.»
- Mais, une fois-encore, en écartant ces cas extraordinaires (hum !), l’Exposition d’automobiles est une fort bonne chose; elle’ oblige l’industriel à travailler, à perfectionner, elle donne l’avant-goût de ce que sera la concurrence le jour, béni de tous, où elle existera. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir ces bicyclettes admirables, véritables bijoux, que le fabricant livre aujourd’hui à 400 fr. prix maximum, quand, il y a quatre ou cinq ans à peine, il avait acheteur à 800 fr. de machines solides peut-être, mais pesantes et sans élégance.
- Pour terminer, citons la phrase que nous servent tous nos amis à propos de voitures automobiles : « Certes, ce sera pratique, très pratique, nous disent-ils, je n’en disconviens pas ; mais actuellement ce n’est pas encore ça ; voyez-vous, il faut attendre l’Exposition de içoo.»
- Voilà pourquoi notre devoir, à nous autres automobilistes militants, c’est de tâcher de grouper ces privmtc shows, c’est de ne pas faire trop .attendre .ce public vôt de lui montrer avant iqo© des véhicules de toutes formes, de '.tous systèmes, réunis dans un local spacieux, avec une piste d’essai ; le Palais de l’Industrie est mort, vive le Palais de TLndustrie Automobile !
- L. Béguin.
- Nos lecteurs ont pu apprécier les sacrifices que nous faisons pour améliorer la Locomotion Automobile. La rédaction s’enrichit sans cesse de collaborateurs réputés dans le monde automobile, et nous avons encore la promesse de deux ingénieurs connus, généralisateurs savants, qui seront particulièrement appréciés de nos abonnés. Comme nous l’avions annoncé, le nombre de pages du texte est passé de douze à seize, et les petites annonces reléguées dans les feuilles ad hoc. La Direction remercie ses amis et collaborateurs de l’aide qu’ils lui ont prêtée, et est fière de pouvoir intituler aujourd’hui la Locomotion Automobile : la seule Revue patronnée par le Touring-Club de France, la seule Revue hebdomadaire illustrée ayant seize pages de texte.
- La Locomotion Automobile remercie particulièrement ceux de ses abonnés qui lui ont procuré de nouveaux lecteurs, ainsi que ceux qui ont bien voulu envoyer des adresses de personnes pouvant s’abonner à la L. A.,- elle adresse à tous ses souhaits de bonne année.
- La voiture Popp
- (^Brevets Elie Lacoste)
- Cette nouvelle voiture, dont la construction va être entreprise en grand, présente dans l’ensemble de sa construction un certain nombre de dispositifs particuliers, ayant pour bat d’éviter les trépidations, d’alléger le véhicule et de rendre le moteur accessible dans toutes ses parties par la partie supérieure de la voiture.
- Nous donnons la reproduction de la voiture Popp à deux places (fig. 1), à quatre places avec deux banquettes adossées (fig. 2) et enfin le plan du bâti et du mécanisme (fîg- 3)-
- La caisse de la voiture est absolument indépendante du bâti. Elle ne repose que sur les essieux, par l’intermédiaire de ressorts.
- Quant au bâti, qui porte tout le mécanisme, il est articulé à l’essieu d’avant et repose sur l’essieu d’arrière par l’intermédiaire de ressorts.
- p.2 - vue 7/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 3
- On voit que par ce dispositif on obtient deux résultats importants : d’abord le moteur, porté par le bâti suspendu, transmet son mouvement aux roues, tout en étant à l’abri des cahots, et, deuxièmement, la voiture elle-même est complètement soustraite aux vibrations du moteur.
- De plus, le bâti est fait d’un métal léger, le partineum, qui réunit les qualités de l’aluminium et celles de l’acier.
- Le véhicule est mû par un moteur, système Lacoste, à deux cylindres. Son poids est très faible : pour un moteur ordinaire de quatre à cinq chevaux il ne pèse que 55 kilos tout en étant solidement-établi ; tous les organes importants sont en acier forgé plein, évidé à l’aide de machines-outils appropriées. Des procédés spéciaux de polissage et de brunissage réduisent les frottements au minimum.
- Ing. 2. — Voiture
- Toutes les personnes qui ont eu en mains une voiture automobile savent combien est désagréable le déchirement d’un joint. Difficiles à refaire et de réparation incertaine ils sont une source d’arrêts et d’ennuis continuels. Le moteur Lacoste ne présente qu’un seul joint, lequel est la liaison entre le cylindre et la boîte à soupapes. On n’a
- Popp à 4 places
- jamais à le démonter; la boîte à soupapes elle-même se démonte aisément et permet un nettoyage facile.
- Tout le mécanisme est accessible du hailt de la voiture ; aucune pièce ne nécessite qu’on se mette entre les roues. La mise en marche elle-même se fait du siège de la voiture.
- p.3 - vue 8/833
-
-
-
- 4
- LA LOCOMOTION AUTOMOLILE
- La transmission est faite par engrenages au moyen d’une chaîne facilement réglable en serrant ou desserrant deux écrous placés sur les longerons et permettant l’écartement des essieux. Le mécanisme permet d’obtenir quatre vitesses différentes (jusqu’à 40 kilomètres) et la marche arrière,
- La direction se fait par une manivelle figurée aux dessins.
- Un récipient contient la quantité d’eau
- suffisante pour faire 8oo‘kilomètres. La consommation en essence serait des plus minimes : le kilomètre reviendrait à 0,025. Le récipient d’essence permettrait dans ces conditions de faire 700 kilomètres.
- Ajoutons que l’allumage du moteur est produit par l’électricité. La bougie en porcelaine n’est pas scellée dans le métal, mais simplement jointe par une garniture d’amiante et peut, au besoin, se remplacer en
- J&rit
- Fig. 3. — Plan du mécanisme
- quelques minutes. L’isolement parfait des conducteurs empêche d’une façon absolue tout court-circuit.
- L’entretien est beaucoup simplifié par ce fait que tous les organes sont entièrement à l’abri de la poussière.
- Les essieux sont en acier trempé et sont munis de surfaces de frottement importantes afin de mieux résister à l’usure des mauvaises routes.
- Les roues sont métalliques, ou en bois avec moyeux de bronze, montage dit « de
- l’artillerie ». Ces bandages sont à volonté cerclés de fer ou à caoutchoucs pleins ou à pneumatiques.
- Les petites voitures sont munies de deux freins agissant sur la jante de chacune des roues. Les grandes possèdent en outre des freins agissant sur les moyeux.
- Ces voitures Popp, pour la fabrication desquelles une importante Société vient de se former seront prochainement mises en circulation. Nous signalerons leur apparition.
- Informations
- Automobile-Club Belge
- Nous avons déjà donné la liste des membres sortants réélus du Comité de l’Automobile-Club de Belgique : ont été de plus élus cette fois :
- MM. Hart O., Berg, directeur de la Fabrique nationale d’armes de guerre à Herstal ; Paul De-wandre, directeur des Ateliers Germains à Mon-ceau-sur-Sambre, et Henri Dieper, directeur de la Compagnie internationale d’électricité à Liège.
- MM. Dewandre, Berg et Dieper, ingénieurs du plus haut mérite, seront, par leur science et leur haute situation commerciale,de précieuses recrues pour la Société d’Encouragement Belge.
- Disons à ce propos que l’Automobile-Club Belge s’est installé dernièrement dans de super-
- bes locaux situés dans les salons du premier étage de la « Taverne de la Régence », 14, place Royale. Les bureaux du Secrétariat y sont ouverts tous les jours de 2 à 4 heures.
- Le vaillant Cercle est actuellement dans une situation des plus prospères et compte environ 160 membres.
- — De nombreuses candidatures ont été présentées ces derniers temps à l’Automobile-Club de Belgique ; voici la liste des personnes admises à la dernière assemblée : MM. Ed. Dewandre, Dié-trich, Emile Dewandre, Edouard Demeure, E. Digneffe, Arthur Gillieaux, Franz Dewandre, Ed.. Ch. Jamar, Albert Jamar, Firmin Lambeau, Maroquin, Armand Dewandre, Georges Dewandre, Paul Dewandre, Ernest Stevens, G. Simonis, À. Yan der Speck, Louis Willems, Christiaen, baron P. de Crawhez, Emile Polak, P. Parmentier, André de Hemptinne, Georges Brichart.
- p.4 - vue 9/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 5
- Le Grand Club Belge, qui l’an passé était resté quelque peu stationnaire semble entrer actuellement dans une ère de prospérité exceptionnelle. L’organisation belge de la course Bruxelles-Spa et les concours qui auront lieu au mois de juin dans cette deuxième ville donneront passablement d’ouvrage au Comité directeur de l’Automobile-Club Belge.
- Un concours de dessins
- Nous avons parlé, il y a quelque six mois, du concours ouvert par le Syndicat anglais des fabricants de voitures en vue de trouver une forme élégante de voiture automobile. Ce concours vient d’être clos. Aucun projet n’ayant réuni les suffrages du jury, le Syndicat de voitures a décidé de le rouvrir avec des prix de i à 20 guinées, sans préjudice des droits d'auteur.Avis aux dessinateurs spéciaux.
- L’Exposition d’Automobiles à Saint-Pétersbourg
- Notre confrère le Samokai s’occupe activement de recueillir des adhésions à son projet d’exposition d’automobiles en 1898. Nous ne saurions prédire quel succès attend l’initiative du journal russe, mais il nous semble difficile que les constructeurs français puissent se préparer pour une date si rapprochée. Le programme automobile pour 1898 est déjà assez chargé.
- Peut-être notre confrère, dit M. J. H. Aubry, ferait-il bien en reculant d’un an la date de son exposition ?
- Les transports par automobiles
- Un court passage de la discussion sur le budget des travaux publics à la Chambre des députés fixe un point qui intéresse la locomotion par automobiles.
- M. Descubes.—« Sur le chapitre 47 (subventions aux compagnies de tramways), j’avais demandé l’addition des mots « et de transports par automobiles ». M. le rapporteur vient de m’apprendre que l’article de la loi de finances relatif à ce genre de subventions a été voté. Je ne puis que retirer mon amendement. »
- On lit en effet, dans le rapport fait au nom de la Commission du budget chargée d’examiner le projet de loi portant fixation du budgetgénéral de l’exercice 1898 (rapport général) par M. Camille Krantz, les lignes suivantes à la page 70, troisième partie, examen de la loi de finances :
- « Le projet de loi de finances que la Commission vous soumet renferme un certain nombre de dispositions que le Gouvernement n’avait pu comprendre dans le projet primitif. »
- Et en renvoi ;
- « Ces dispositions concernent... 130 les subventions aux services réguliers de voitures automobiles. »
- C’est cet article dont le vote préalable a rendu inutile l’amendement de M. Descubes.
- Un Automobile-Club à Vienne
- Il est depuis longtemps question de créer un Automobile-Club à Vienne, et cette création n’est certes qu’une question de temps, car l’industrie autrichienne s’est mise avec activité à la construction des automobiles, et on pourra d’ici peu avoir tous les éléments possibles pour fonder un tel club.
- L’automobile aura fait en Autriche des pas de géant. Ce n’est en effet que le 12 décembre 1896 que l’on vit circuler dans les rues de Vienne, la
- première voiture sans chevaux. Cette voiture sortait de la maison Lohner et Cie et encore le moteur avait-il été importé de France. Depuis, l’automobile a réuni de nombreux adeptes. Parmi ces derniers, quarante-deux fervents viennent de faire un appel pour fonder définitivement un cercle de chauffeurs.
- Les ministères de la guerre, du commerce, des chemins de fer et la direction de la police enverront des délégués à l’assemblée constitutive.
- Le club se composera, d’après un correspondant du Véloj de membres fondateurs qui auront a verser une part de 5 000 couronnes, de membres d’honneur, de membres à vie qui verseront 2 oo« couronnes, de membres actifs avec une entrée de 50 couronnes et une cotisation annuelle de 6e couronnes.
- Le comité directeur comportera trente membres dont un président, deux vice-président® et quatre conseillers.
- Le but que se propose de poursuivre l’Automobile-Club de Vienne sera le même que celui de l’A.C.F,
- Ceux qui sont à la tête de ce mouvement étant des personnalités distinguées, il est certain que Vienne possédera bientôt un club puissant et dont la création était devenue absolument nécessaire.
- Ce que pensent les Anglais
- Du Journal des Sports :
- Notre confrère l'Autocar de Londres essaye de stimuler l’apathie de ses compatriotes et leur donne la France en exemple. Il semble tenir pour rien tout ce qui a été fait de l’autre côté du détroit pour l’automobilisme : « Combien ils sont dans l’erreur les Français, dit-il en substance, lorsqu’ils nous disent gens pratiques. Si nous le sommes à d’autres points de vue, nous faisons exception en matière d’automobilisme. Nous aimons mieux placer notre confiance dans l’avenir des mines d’or d’une Tombouctou quelconque que dans celui d’une locomotion nouvelle pleine de promesses et qui est appelée à révolutionner les mœurs du monde entier. » Et il cite à l’appui de sa thèse l’essor prodigieux dû en France à des marques connues, telles que les de Dion-Bouton, les Dela-haye, les Bollée, les Panhard, les Krieger, les Maison-Parisienne, les Augé, les Draullette, les Gauthier-Wehrlé, les Bouissou, et tutti quanti, qu’il se propose de passer en revue.
- Voilà un hommage mérité rendu à notre vaillante industrie qui se sent à la hauteur de sa mission et lutte pour ne pas se laisser reprendre l’avance qu’elle a su s’assurer.
- Course Turin-Milan
- De notre correspondant de Rome :
- Le comité de la course qui se fera cette année de Turin à Milan et retour a organisé avec le concours de l’Audax-Club un service d’automobiles qui doit suivre la course. Ces automobiles transporteront l’ambulance et les mécaniciens. Des voitures seront mises à la disposition des correspondants des journaux.
- Nous sommes heureux d’applaudir à la nomination de M. André Michelin au grade de chevalier de la Légion d’honneur; nos lecteurs savent que c’est lui qui, le premier, a employé le pneumatique sur la voiture automobile, contribuant
- p.5 - vue 10/833
-
-
-
- 6
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ainsi à l’essor que devait prendre la nouvelle loco-"'motion.
- Rappelons que, à l’époque où les Compagnies anglaises, protégées par des brevets reconnus valables dans leur pays, prétendaient monopoliser la fabrication du pneumatique, MM, Michelin s’opposèrent à cette prétention et après de longs et retentissants procès, finirent par avoir gain de cause. C’est grâce à leur énergie que l’industrie 'française fabrique aujourd’hui pçrnr plus de *6 ooo ooo de francs de caoutchouc, et la chose valait la peine d’être répétée.
- L’Automobilisme dans l’armée italienne
- ^ A la suite d’expériences concluantes faites par le génie militaire, le ministre de la guerre vient Me décider qu’un certain nombre de voitures automobiles seraient dorénavant affectées au transport des bagages et des colis dans l’armée.
- Dii Journal des Sports :
- L’Aristocratie anglaise et l’Automobilisme
- On sait que, jusqu’à ces derniers mois, l’aristocratie anglaise se montrait hostile au mouvement automobile.
- Il y est encore de mauvais ton de se rendre _ visite en automobile. L’exemple donné tout récemment par le prince de Galles lui-même sera-t-il assez fort pour triompher de ce préjugé ?
- C’est très probable. Le prince s’est en effet rendu de Marlborough House, son palais de Londres, à la gare, en fiacre électrique et s’est montré enchanté de son petit voyage. Il aurait même exprimé son intention de commander un coupé électrique. Il n’en ' faut pas plus dans un pays aristocratique comme l’Angleterre pour créer une vogue.
- D’ailleurs, si tous les pairs d’Angleterre ne possèdent pas encore leur voiture automobile, baaucoup d’entre eux ont accepté la nouvelle locomotion et ont même fait le (premier pas dans la voie de l’apostolat automobile en adhérant aux statuts de l’Automobile-Club of Great Britain. Nous relevons, en effet, dans la liste des deux cents premiers membres les plus grands noms, ceux entre autres des comtes Shrewsbury et Talbot, de lord Suffield, Sir Douglas Galton, Sir Bernard Samuelson, comte de Carnarvon, comte de Galloway, général Sir Arthur Ellis, Sir William Neville Abdy, Sir Tbevor Wheler, Sir George Thomas, major général Montgommery, etc. etc.
- La liste n’est pas close, ne désespérons pas d’y voir bientôt figurer le nom du prince de Galles lui-même. Ce jour-là tout le Gotha suivra.
- De nos correspondants de Nice :
- On nous signale la présence à Nice d’un véhicule automobile véritablement original et qui fait l’admiration de toutes les personnes qUi ont pu l’examiner en détail.
- Il s’agit tout simplement d’un châssis léger en ^tubes d’acier reconvërt de toile cirée et affectant Ma forme d’une chaise à porteurs. Ce châssis est ‘tfixé d’une manière très ingénieuse sur un tricycle 'de Dion-et forme un véritable coupé avec lequel on peut s’aventurer à l’extérieur par tous les temps. La portière est a 1 arriéré^ devant et aux -fcrôtés des glaces en celluloïd, L’intérieur est capi-- tonné, en soie bleu pâle. L’ensemble pèse 16 r(seize) kilos. Ajoutons que la direction et le mandement du tricycle ne sont nullement o-ênés et ;que par un temps très boueux et en roulant à
- toute allure on peut arriver à destination sans la moindre éclaboussure.
- Le constructeur de cet ingénieux véhicule est Monsieur Chesnay de Dijon bien connu dans le
- monde de l’automobile. La chaise à porteurs........
- automobile que l’on voit filer à toute vitesse dans les rues de Nice ou s’arrêter devant les cafés excite au plus haut point la curiosité, aussi les amateurs affluent-ils pour l’y examiner à « l’Auto-Garage » dont M. Chesnay est un des directeurs.
- M. de la Charlerie, président de l’Union et du Véloce-Club Bruxellois, sociétés organisatrices du Salon du Cycle à Bruxelles, vient de recevoir une lettre de M. Nyssen, ministre de l’industrie et du travail, l’informant qu’il acceptait la présidence d’honneur du VIe Salon du Cycle et de l’Automobile.
- nouveau système d’allumage
- par M. F.-A. Barray
- Le nouveau système d’allumage à incandescence pour moteurs à pétrole imaginé par M. F.-A. Barray, a pour but de n’exiger que l’emploi d’un seul brûleur pour les moteurs à pétrole à deux cylindres conjugués.
- L’invention est applicable à tous les moteurs à gaz verticaux ou horizontaux, pourvu que leurs cylindres soient parallèles et éloignés l’un de l’autre de quelques centimètres.
- La figure i représente l’ensemble des deux cy-
- FtJ 7-
- lindres d’un tel moteur. En E vient se fixer à chacun des cylindres un tube en platine séparé en son milieu par une cloison destinée à empêcher les gaz de passer d’un cylindre dans l’autre, et à éviter par conséquent que les cylindres ne communiquent entre eux. La figure 2 est une coupe à plus grande échelle du double tube à incandescence.
- Chaque bout du tube est terminé par une collerette a, qui permet de le fixer au cylindre correspondant par un écrou E. Cet écrou est creux, pour laisser passer la collerette qui, une fois mise en place, est maintenue par une rondelle
- p.6 - vue 11/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- en deux pièces R (fig. 2 et 3) qui vient se loger dans l’intérieur de l’écrou E contre un épaule-mont disposé à cet effet.
- Le tube de platine est chauffé à l’incandescence par un seul brûleur à essence B.
- Enfin, ce tube peut également, comme l’indique la figure 4, être formé de deux parties 7” T” dont l’une est fixée au premier cylindre et l’autre au second, ces deux parties venant se rejoindre bout à bout, sans se toucher, c’est-à-dire en laissant un espace libre d’environ un millimètre en- ; tre leurs extrémités. —
- Ces deux parties sont 1.chauffées par le 1 même, b rûleur B.
- Le Concours des Poids Lourds
- Rapport deila'Commission (1) (Suite, voir les n°s \47 ,\48, 49, 50, 51 et 52).
- Dans ces conditions, la recette kilométrique journalière sera de :
- fr> T„ | 2,85 = 4? X °>°68 (2).
- et
- 5 lr- r7 ( 2,32 = 8 X 0,290 (3).
- a recette kilométrique annuelle sera :
- 365 X 5,17 = 1 887 francs.
- Dans le cas d’un tramway, le plus sagement administré, cette recette couvrirait bien juste les frais d’exploitation. Quant à l’intérêt et à l’amortissement du capital de premier établissement, qu’011 ne saurait évaluer à moins de 4 0/0 de 30 000 francs, soit 1 200 francs par an et 'parrkxio-mètre, ils seraient forcément prélevés sur les budgets des départements et des communes intéressés ou sur le budget général de l’Etat qui, d’ordinaire, accorde une subvention de moitié, soit 600 francs.
- Au contraire, le tableau précédent montre qu’un service régulier, établi avec la plupart des véhicules automobiles du concours, donnerait, avec cette recette, un bénéfice kilométrique journalier d’environ o fr. 80, correspondant à 12 francs par jour pour les 15 kilomètres, soit, par an, 4 380 francs.
- Le capital d’établissement peut être évalué de la façon suivante :
- Un omnibus automobile de 10 à 12 soit....................... Fr.
- Un'camion automobile pouvant porter 3 tonnes. . . . \ ... Fr. 20 000
- Un véhicule de réserve, par exemple, un véhicule mixte, pouvant, à la rigueur, remplacer un des deux autres en cas de réparations, et aussi faire des voyages supplémentaires les jours de grande affluence . . . . . y . . Fr. 21 000
- On voit donc que ce capital ne dépasserait
- places, 22 000
- . (1) Nous rappelons à nos lecteurs que le rapport m*extenso a été publié par notre confrère le Génie Civil. .,
- - (2) On doit compter :
- . MO 0/0 de voyageurs de 2' classe à 0 fr. 06 0,20 0/0 — .1 ° classe à 0 fr.U0
- d où un total défi fr."068.
- (3) On doit compter :
- 0,10 0/0 de voyageurs de lro 0,15 0/0 ” .1 g.
- 0,30 0/0 — 3.
- 0,45 0/0 — 4.
- d’où un total de 0 fr. 290.
- classe à 0 fr. 40 • classe à 0 fr. 32 classe à 0 fr. 30 classe à 0 fr. 25
- guère 65 000 francs, en y comprenant les diverses.; dépenses d’installation.
- 11 convient de remarquer que le bénéfice annuel de 4 38e francs. est un bénéfice absolument" net, puisque nous avons déjà fait intervenir l’intérêt et l’amortissement du capital dans le calcul1 des prix de revient que nous avons appliqués pour établir le bénéfice ci-dessus.
- Dans l’exemple que nous venons d'étudier, le-service pourrait donc être installé sans subven— ition.
- On voit.L’avantage considérable que les collée— Itivités^sont appelées ià recueillir de la substitutîon-des automobiles : sur routes aux tramways sur rails, toutes les fois,— ce qui arrive souvent, — que le trafic de la ligne à desservir est trop faible pour rémunérer le capital de premier établissement d’une voie ferrée.
- Les automobiles ont l’avantage de pouvoir tenter l’établissement d’un service régulier sans être,, comme un tramway rivé au sol, fatalement forcées de mourir à la peine si le trafic 11e répond-pas aux prévisions. En outre, elles offrent encore,, — le jour où elles ont assez développé le trafic pour justifier la dépense de l’établissement d’une voie ferrée, — la possibilité de permettre cette substitution sans perte d’un capital quelconque^. Les véhicules automobiles, le jour de l’inauguration du tramway, "serviront, en effet, à établir un nouveau service régulier dans une autre direction.-
- (A suivre)
- Nouvel Accumulateur
- Système Mouterde
- On parle depuis quelque temps d’un nouvel accumulateur qui, paraît-il, réalise un progrès pour l’automobile électrique.
- Nous pouvons aujourd’hui donner à nos lecteurs la primeur de la description de cet appareil ^
- L’accumulateur « Mouterde » se distingue de ses devan ciers par une disposition originale et rationnelle qui dénote une étude approfondie du principe des accumulateurs et une connaissance complète des tours de main dont dispose l’industrie métal lurgique.
- Sa disposition présente des garanties irréfutables de solidité. La figure 1 représente en coupe un de ces accumulatêurs. Il est formé de deux cylindres concentriques en plomb; le plus grand, qui constitue en même temps le bac et l’électrode positive, est armé à l’intérieur de nervures circulaires 7 la matière active est encastrée entre les nervures et forme une série, de bagues annulaires superposées.
- Fig. 1. — Coupe de , Vaccivmulateur
- p.7 - vue 12/833
-
-
-
- 8
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A la décharge de l’accumulateur, le gonflement de ces bagues en fait grandir le diamètre et tend à appliquer plus fortement la matière active contre la surface interne du cylindre, où elle se scelle entre les nervures.
- C’est là une ingénieuse application du « foisonnement », qui est un inconvénient pour beaucoup d’autres systèmes. Le métal du cylindre travaille ainsi^àfl’allongement et à la ténacité : on conçoit
- facilement l’extrême solidité de l’appareil qui a été, de plus, cuirassé extérieurement par une frette en tôle d’acier qui le protège contre les chocs accidentels.
- Ainsi que nous l’avons dit, l’électrode positive constitue le bac lui-même ; on n’a ainsi ni pièce fragile (verre, ébonite, etc.), ni place perdue.
- L’étanchéité de l’appareil est assurée par une calotte en plomb retenue par une frette annulaire;
- JJ urée à'a Ëêtfiarÿe en fieure.r "
- C trp aciléj en a mp ère?-Æeure.
- Accumulateur Mouterde. — 4 kg, 500.
- un anneau de caoutchouc forme le joint. Tout est donc facilement démontable.
- L’électrode négative est construite de la même façon, [mais la matière active occupe la surface extérieure du cylindre qu’une enveloppe en plomb perforé recouvre complètement ; cette chemise empêche le déplacement du plomb spongieux
- formé par la charge. L’âme du cylindre est aussi perforée pour faciliter la pénétration de l’électrolyte dans la matière active négative.
- L’inventeur nous communique le diagramme que nous reproduisons (fig. 2), qui donne les différentes capacités suivant les différents régimes de décharge.
- Expositions t Gjelo et le l'iolouioie
- Voiture Brouhot
- La maison Brouhot et Cie, de Vierzon, expose une automobile dont nous donnons la photographie.
- Les moteurs construits par cette maison et employés dans l’industrie ont fait leurs preuves comme solidité et facilité de conduite; simples et robustes, ils conviennent bien aux voitures automobiles. Le poids dans un moteur fixe est une qualité; il n’en est pas de même pour le moteur d’une automobile; aussi a-t-on cherché à faire un moteur très solide, mais léger, en employant les matières les plus résistantes et renforçant seulement les organes essentiels.
- Le moteur pour automobiles est à deux cylindres, et placé sous la voiture; le nombre des organes est aussi restreint que possible et d’une grande solidité. Tous sont très accessibles et d’une surveillance facile, _
- La direction est commandée par un petit volant dont la manoeuvre est des plus simples. Les voitures sont toutes munies d’un mouvement de marche en arrière, commandé par un levier qui commande également les changements de vitesse, de sorte que le conducteur peut évoluer dans * un espace très restreint. "
- Ces voitures peuvent marcher à trois! ou quatre vitesses différentes, toutes imprimées
- au moyen du levier qui commande aussi la marche arrière. Aussi le passage d’une vitesse à une autre est des plus simples.
- La connexion du moteur avec les organes de commande est faite au moyen d’un manchon d’embrayage. Ce manchon est manœuvré par un levier qui actionne également, quand on le veut, un des freins de Ja voiture. En mettant le levier à moitié de sa course, on débraye seulement le manchon d’embrayage; en prolongeant son mouvement pour le ramener complètement en arrière, on serre en même temps un des deux freins.
- L’autre frein se manœuvre par une pédale. Si on fait agir en même temps les deux freins et le débrayage, on peut arrêter instantanément. Le conducteur peut également arrêter très facilement la marche du moteur.
- Le pétrole employé est l’essence ordinaire. Un réservoir placé sous la voiture permet d’après le constructeur d’effectuer 120 kilomètres sans avoir à se préoccuper de remplir le réservoir; en en emportant une provision équivalente, on peut donc parcourir 240 kilomètres sans avoir à se préoccuper d’en trouver d’autre.
- Les réservoirs à eau sont de capacité suffisante pour faire le même parcours; il suffit,
- p.8 - vue 13/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 9
- au b out des 120 kilomètres, de remplacer | mission semblentassez ingénieux et méritent l’eau évaporée. une description plus complète: nous y re-
- Certains détails du mécanisme de la trans- ' viendrons.
- Voiture Brouhot
- Le Train-Cycle L. Bonneville
- Le quadricycle présenté par deux amis, MM. L. Bonneville et A. Cazeneuve, au stand Phébus à l’Exposition de la salle Wa-gram, et dont nous donnons des reproduc-
- tions, est un simple tricycle à pétrole du type connu auquel les inventeurs ont apporté deux modifications heureuses.
- C’est d’abord un avant-train, représenté sur notre couverture, composé de deux
- Train-Cycle
- roues ayant une voie égale à celle du tricycle, et dont une combinaison ingénieuse permet le déplacement dans tous les sens.
- La roue d’avant du tricycle primitif est utilisée et la transformation est immédiate. Il suffit d’enlever la fourche et de placer l’avant-train. L’on adapte, comme le montrent nos figures, un siège confortable avec
- Bonneville
- un appui pour les pieds, guidon, etc. Voila donc le tricycle ordinaire transformé en voiturette-quadricycle à 2 places.
- Pour monter les côtes, un changement de vitesse dû à M. Cazeneuve, de Montréjeau, est adapté au moteur. Ce système de changement de vitesse dont on va lire plus loin la description s’applique, lui aussi, à n'im-
- p.9 - vue 14/833
-
-
-
- 10
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- porté quel tricycle existant et permet le changement en marche par un simple coup de levier.
- Il présente aussi une particularité qui sera très appréciée des motocyclistes : c’est la facilité d’isoler le moteur par tine simple manoeuvre de levier.
- Enfin, l’adjonction d’une légère voitu-rettej’d’un modèle tout spécial et nouveau, ne pesant que 25 kilogrammes, permet de
- véhiculer une ou deux personnes à des vitesses variant de 25 à 20 kilomètres à l’heure. Notre figure montre la disposition des quatre voyageurs.
- Ajoutons qu’avec l’aide du changement de vitesse l’on peut gravir les rampes de 8 pour 100 avec trois personnes, de 10 avec deux et de 15 avec une seule personne.
- Quant au mécanisme du changement de vitesse, son fonctionnement est le suivant :
- i--------------•
- ......?
- Mécanisme de changement dé vitesse üazéneuve
- Le pignon moteur /, tournant dans le sens de la flèche engrène avec une roue intermédiaire 2, pouvant décrire un mouvement circulaire autour de Taxe du pignon 1. A cet effet, cette roue montée sur billes a son axe pris du côté du moteur sur une
- platine F, pouvant tourner autour de Taxe du pignon /, et recevant son mouvement de déplacement d’un levier Z attaché à son bras ; grâce à ce mouvement, cette roue 2 engrène tantôt avec la roue calée directement sur l’essieu moteur, et tantôt avec la
- p.10 - vue 15/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 11
- roue 3, qui, à son tour, transmet le mouvement.à la roue 4 au moyen de deux pignons y et 6 et d’une chaîne.
- On conçoit parfaitement que l’on obtient ainsi deux vitesses déterminées par les différents rapports des roues 1 et 4 et /, y, 5 et 6.
- La roue y est montée sur les coussinets à billes P, supportés par les bras A et A’ qui sont pris sur le bâti du motocycle. Le bras A porte en outre, venu de fonte, un appendice fixe a sur lequel vient pivoter la pièce b destinée à assurer l’équilibre de la roue 2.
- (A suivre) G. D.
- Lampe à aeétylène pour voitures
- Par M.J. G ALLA GH ER, ingénieur à Eimira({Etats-Unis) (/.
- Cette lampe est constituée par un corps cylindrique A muni d’une lentille, d’un réflecteur, de passage d’air, etc., et terminée à sa base par un plateau a, sous lequel vient se visser un réservoir B, contenant du carbure.
- Sur le corps cylindrique A est fixé un réservoir à eau C, qui est relié par sa base à une colonne creuse d, sur laquelle est soudée la chape e qui sert à fixer la lampe sur la voiture. Cette colonne d contient un tube
- vertical /qui relie le fond du réservoir C au plateau a, et forme ainsi passage de com-. munication entre le réservoir d’eau et le réservoir de carbure.
- A sa base, le tube / contient une tubulure g qui traverse le plateau a et s’élève légèrement dans ce même tube/pour former un espace annulaire dans lequel vient déboucher un second tube h (fig. 2). Ce tube met en communication l’espace annulaire dont il vient d’être parlé avec le réservoir C.
- A-J//'
- Au-dessus des orifices des tubes y et h, se trouve une soupape /, qui est maintenue ouverte par un ressort k, mais qu’on peut fermer au moyen de la vis y. Cette soupape est logée dans le réservoir d’eau qui est muni d’une tubulure de remplissage c, formant prise d’air, et qui possède intérieurement deux cloisons /, ayant pour but d’empêcher l’eau d’être agitée d’une façon exagérée pendant la marche de la voiture.
- La lampe fonctionne de la manière suivante :
- Lorsque la soupape i est ouverte, l’eau s’écoule à travers les deux tubes / et h et
- (1) Communication de MM. Marinier et Robelet. Office International pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. Paris.
- passe lentement à travers la tubulure g dans le réservoir à carbure B, où se forme ainsi le gaz acétylène. La pression s’élève dans .ce réservoir jusqu’à ce que la charge de la colonne d’eau soit équilibrée, après quoi l’arrivée de l’eau est interrompue, pour reprendre de nouveau aussitôt que la pression a diminué par suite de la consommation du brûleur b.
- Cependant,dans la pratique et à cause des trépidations de la marche,le réservoir B reçoit quelquefois plus d’eau qu’il n’est nécessaire; l’excès de gaz remonte alors par le tube f en refoulant l’eau et s’échappe au dehors par la tubulure c. Ce fait se produit dans toutes les lampes à acétylène actuellement employées sur les voitures, et on peut même remarquer que, aussitôt après un
- p.11 - vue 16/833
-
-
-
- 12
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- excès anormal de production de gaz la pression baisse d’une façon exagérée dans le générateur. Ce phénomène est dû à ce que l’eau refoulée par l’échappement de gaz n’a pas eu le temps de revenir dans le réservoir a carbure avant que le brûleur n’ait usé le volume de gaz disponible.
- C’est pour obvier à cet inconvénient que ôb Gallagher a placé un second tube h contre le tube d’alimentation d’eau f. Il est en effet facile de comprendre qu’aussitôt que l’excès de gaz se sera échappé par le tube/. 1 eau du tube h qui n’a pas été refoulée descendra immédiatement dans la tubulure pour tomber sur le carbure et renouveler la provision de gaz, en attendant que le tube/ soit rempli de nouveau par l’eau du réservoir C.
- Pour éteindre la lampe il suffit de fermer L soupape i en serrant la vis y.
- L'Année p Tient ée finir
- Le Vélo publie dans un de ses articles,
- Y Année qui vient de finir, la liste des événements cyclistes et automobiles ; nous en extrayons les faits qui nous intéressent, concernant l’année automobile ; nos lecteurs pourront se reporter à ceux de nos numéros qui ont relaté ces événements :
- JANVIER
- i. •— La Compagnie parisienne de voitures
- Y « Abeille » annonce qu’elle loue aux particuliers des voitures automobiles.
- 9. — A Londres, sur la piste de Catford, le tamdem électrique, monté par W. Allard et E. Jones bat les records cyclistes de 2 à 5 milles. Temps total 8 m. 56 s.
- 28. — Le Touring-Club crée l’Académie du Cycle et de l’Automobile sous la raison sociale de « Comité technique du T.C.F. ».
- 29. — Départ de la course d’automobiles Marseille-Nice : 37 concurrents, 28 voitures, 9 moto-cycles. iro étape : Marseille-Fréjus. Voitures ier comte de Chasseloup-Laubat ; motocycles ier Chesnay.
- 30. — 2e journée de Marseille-Nice : étape Fréjus-Nice. Voitures, ier A Michelin. Motocycles, icr Mouter.
- 31. — 3e journée de Marseille-Nice : étape Nice la-Turbie. Voitures, Ier Michelin. Motocycles, ier Mouter. — Classement général. Voitures, ier comte de Chasseloup-Laubat. Motocycles, r" Mouter.
- FÉVRIER
- 18. — M. Marais va établir un service de voitures automobiles entre la porte du Bois et son établissement des Chalets du Cycle.
- 28. — Le Touring Club atteint son 50 000e membre. — A Paris, première noce en automobile-, à l’occasion du mariage de M. Minier, sculpteur, avec Mlle Poinsot.
- MARS
- 5. — Le prince d’Oldenbourg se commande une roulotte automobile.
- AVRIL
- 2. — Des fiacres électriques sont mis en circulation à New-York.
- 4. — Critérium des motocycles (100 kil.), organisé par le Vélo. ior Viet, en 3 h. 9 m. 50 s. 4/5 ; 2e Charron ; 3e Mouter.
- 15. — M. Levassor, constructeur bien connu et fondateur de l’Automobile-Club,meurt subitement à Paris.
- 24. — Premier essai à la Municipale de la tri-plette électrique Darracq.
- JUIN
- 4. — Au Vélodrome de la Seine, essai de la triplette infernale Darracq qui couvre le kilomètre en 58 s. 4/5, soit 64 kil. 800 m. à l’heure.
- 21. Automobiles, Coupe des Motocycles organisée par la France Automobile (100 kil.); i*r Léon Bollée, 2 h. 46 m. 47 s.
- JUILLET
- 2. — Automobile : le chauffeur bordelais, M. Journu, conduit la première automobile militaire aux grandes manœuvres du 18e corps d’armée.
- 5. — Vélodrome de la Seine. Première apparition en public de la triplette infernale Darracq.
- 19. — Piste d’Auteuil, course de motocycles, xcr E. Lamberjack.
- 22. — Piste d’Auteuil : le tandem électrique bat tous les records de 666 m. 66 à 10 milles en 15 m. 31 s. 3/5.
- 25. — Automobile, Course Paris-Dieppe organisée par le Figaro. Motocycles : ier Jamin 4 h. 13 m. 33 s. Voitures : ier break de Dion4 h. 19 m. 24 s.
- AOUT
- 6. — Première journée du concours des «Poids Lourds » organisé par l’Automobile-Club de France.
- 15 — Paris-Trouville (automobiles) : ier Jamin en 3 h. 40 m. 36 s. sur voiturette, 2e Gille Hourgières 4 h 16 m. 20 s. en voiture.
- 23. — Course Paris-Cabourg, organisée par Le Vélo. Motocycles ; i°r Clovis, 2e Bardin, Clovis disqualifié.
- OCTOBRE
- 2. — Piste d’Auteuil, Bouhours bat le record des 100 kilomètres en 2 h.o m. 33 s., entraîné par des machines électriques.
- * NOVEMBRE
- 6. — Départ de Bardin, Osmont et Corre pour le record Paris-Berlin à motocycle.
- 16. — Premières expériences de traction automobile au fort Valréas.
- DÉCEMBRE
- 3. — Ouverture du Salon du Cycle au Palais-Sport. — Londres. Ouverture du National-Show.
- 15. -— Ouverture du second Salon du Cycle, à la Salle Wagram.
- 29. — Clôture du Salon du Cycle du Palais-Sport.
- 30. — Clôture de l’Exposition du Cycle de la Salle Wagram.
- Cm de Motocjeles Niee-Cannes-Niee
- RÈGLEMENT
- La Course de motocycles Nice-Cannes-Nice organisée par le Pneu et la Côte d'Azur Sportive, aura lieu le dimanche 30 janvier, dans la matinée.
- p.12 - vue 17/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Itinéraire : Nice, Cagnes, Antibes, Juan-les-Pins, Golfe-Juan, Cannes avec retour au point de départ, par la même route, soit environ 64 kilomètres.
- La course est internationale et ouverte à tout le monde.
- Les concurrents seront divisés en deux séries :
- 1° Véhicules au-dessous de 100 kilos.
- 2° Véhicules de 100 à 200 kilos.
- Chaque série concourra pour des prix spéciaux.
- Le départ sera donné à Nice, sur la promenade des Anglais prolongée (devant les Chalets du Cycle), à 9 heures précises du matin.
- Les concurrents partiront ensemble ; ils seront placés d’après leur ordre d’inscription, par rangs de trois motocycles à cinq mètres de distance.
- La première série partira à 9 heures, la seconde cinq minutes après.
- Les concurrents devront être au contrôle de départ à 8 h. 45 pour recevoir un ticket et signer la feuille de contrôle.
- A Cannes, le virage se fera autour de la fontaine de la place des Iles; il n’y aura pas d’arrêt. Les concurrents devront ralentir et virer dans leur ordre d’arrivée à 50 mètres de la fontaine ; ils donneront au virage leur ticket à un commissaire du contrôle qui portera le brassard rouge.
- L’entrée et la sortie de la ville de Cannes se feront par le boulevard Alexandre III qu’ils prendront à gauche, à l’octroi de la route d’Antibes, puis la droite en sortant du pont du chemin de fer, à l’entrée du boulevard de la Croisette.
- A l’arrivée à Nice les concurrents devront signer la feuille de contrôle.
- Le contrôle de Cannes sera terminé à 10 h. 45 et celui de Nice à 11 h. 1/2.
- La plus grande prudence est exigée dans la traversée des agglomérations et du village de Cagnes notamment.
- Le Comité d’organisation décline toute responsabilité au sujet des accidents quelconques qui pourraient survenir aux concurrents.
- Toute réclamation devra être déposée avant la fermeture du contrôle d’arrivée.
- Les inscriptions pour la course sont reçues jusqu’au 25 janvier, à 6 heures du soir, aux bureaux du Pneu et la Côte d'Azur Sportive, à Nice, 9 bis, rue Garnier; à Cannes, 32, rue d'Antibes.
- L’entrée est fixée à 10 francs pour les deux séries.
- Les demandes d’inscription ne recevront un numéro d’ordre qu’accompagnées du montant de l’entrée.
- Les prix seront constitués par le montant total des entrées, les dons en espèces et objets d’art ou d’utilité qui seront offerts.
- Chaque série comportera trois prix en espèces et objets, ou davantage s’il y a lieu.
- Aütoiobile-Clal) de France
- Le Comité de l’Automobile-Club s’est réuni le 29 décembre au cercle, place de l’Opéra.
- Au nombre des diverses questions à l’ordre du jour et qui ont été résolues, citons l’augmentation du prix des panonceaux destinés aux mécaniciens constructeurs de Paris et dont le prix a été porté à 50 francs.
- Sur la proposition de la commission compétente, des diplômes ont été délivrés au comte Bozon de Périgord pour son dévouement dans l’organisation de la course Paris-Trouville : au baron Duquesne, à MM. Laumaillé, de Nice, Paul Legendre et Bord, de Bordeaux.
- * *
- Le Comité s’est occupé ensuite de l’Exposition de 1900. Une délégation comprenant MM. le baron de Zuyien, comte de Dion, Ballif et les principaux constructeurs doit demander à M. Picard de réunir en une même Exposition le Cycle, la
- Carrosserie et l’Automobile. Un palais spécial serait consacré à ces diverses industries et porterait le nom de Palais de la Locomotion sur route.
- *
- Scrutin de ballottage du 29 décembre 1897
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 145.
- M. André Schelcher, 29, rue de la Bienfaisance.
- Parrains : MM. Henri Menier, Victor Thiébaut, F. Lainnet.
- M. Edouard Pritchard, 23, rue Fontaine.
- Parrains : MM. René Berge, P. Eschwège, H. Ducasse.
- M. Paul Vedrine, directeur à Paris de la maison Vital-Bouhours et Duret de Levallois Perret, 10, avenue de Versailles.
- Parrains : MM. M. Richard, Labouré, P. Meyan.
- M. le comte Sapia de Lencia, 61, avenue d’An-tin.
- Parrains : MM; le baron de Zuyien, conte de Dion, baron Rogniat.
- M. Henri Ruel, négociant, 22, rue de Grenelle.
- Parrains: MM. Charles Piel, F. Lainnet, R. Legrand.
- M. Charles Falcimaigne, négociant, 135, boulevard Sébastopol.
- ; Parrains : MM. Charles Piel, F. Lainnet, R. Legrand.
- M. Louis Benoit-Lévy, membre du cercle d’Anjou, 67, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : MM. E. Beer, N. de Bénardaky, L. Simond.
- M. Jean Arthez, rentier, 11, rue Scribe.
- Parrains : MM. le docteur Nitot, R. Lemoine, Prévost.
- M. Gabriel Malliary, constructeur d’automobiles (système Malliary-Roch-Brault), à Essonues (Seine-et-Oise).
- Parrains : MM. S. Pozzy, F. Thévin, Ch. Hou-ry. ,
- M. Maurice Roch-Brault, constructeur d automobiles (système Malliary-Roch-Brault), 6, avenue Larcher à Çhatou (Seine-et-Oise).
- Parrains : MM. Archdeacon, F. Thévin, Ch. Houry.
- ♦ ¥
- MM. André Michelin, Georges Dufayel, Bes-sand, Leclanché, Aucoc, Lumière et Dorizon, membres de l’Automobile-Club, viennent dètie nommés chevaliers de la Légion d’honneur à la dernière promotion.
- Recouvrements par la poste
- ! Il peut arriver que les quittances pour 1898 soient présentées à certains de nos abonnés, alors qu’ils viennent de nous adresser directement leur cotisation.
- I Comme il est matériellement impossible d’éviter ce contre-temps, à l’époque où les renouvellements sont le plus nombreux, pou s prions nos abonnés de ne pas se formaliser de cette apparence d’irrégularité, et de refuser simplement la quittance', qui fait double emploi avec le talon de mandat que nous les engageons toujours à conserver comme reçu.
- p.13 - vue 18/833
-
-
-
- 14
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Lettre adressée par M. Vinet à M. Ballif, pour répondre à un article paru dans la Revue du T. C. F. sous la signature de M. Roussier.
- Cher Président,
- Dans notre Revue du 15 octobre, j’ai lu avec la même stupéfaction que mes collègues de l’A. C. F. l’appréciation donnée par M. Ed. Roussier dans son intéressant récit de voyage, sur les caoutchoucs pleins en général, laquelle ne devrait s’appliquer qu’à ceux des voitures Peugeot, notre collègue en substance.
- « Je consulte les caoutchoucs des roues ; ils sont « usés aux deux tiers e,t se décollent. La voiture « n'a guère parcouru plus de 1 000 kilomètres par « de très bonnes routes avec ces bandages. Je ne « veux pas critiquer l’une de nos plus grandes mai-« sons françaises qui a le monopole des caoutchoucs « pleins ; mais au nom de l’appui réciproque que « nous nous devons, chauffeurs, mes freres, n’uti-« lisez jamais comme bandages des caoutchoucs « pleins, vous en serez pour votre argent, si vous « ne vous tuez pas dans un virage. »
- Permettez-moi, Monsieur Roussier, de vous faire observer deux choses :
- 1° Que vos roues étaient garnies de caoutchoucs vulcanisés sur le fer, ce qui a été reconnu très mauvais depuis déjà longtemps, et que seules deux maisons, dont la Société Peugeot, continuent à employer. Son seul avantage est de coûter environ 100 francs de moins que des bons caoutchoucs pour’ l’achat premier de quatre roues.
- 2° Que « la grande maison française » dont vous parlez ne fait pour automobiles que du caoutchouc vulcanisé ou soudé au fer, et très délaissé, tandis que la « grande maison française » dont on pourrait dire quelle a le monopole des caoutchoucs pleins, est celle qui fournit exclusivement la maison Amédée Bollée, de Dietrich et Cie, Cambier et Cie, Mors, Chevalier, Société l’Automobile, Brouot, ainsi que MM. Panhard-Levassor, "/allée, Jean-taud, Delahaye, Bonnet, Ravassé, Georges Richard, etc. Toutes ces maisons n’emploient pas les mêmes marchandises que nos constructeurs. Quant à la durée, les caoutchoucs Vinet ont toujours duré plus de 5 000 kilomètres (je dis cinq mille) sur des voitures pesant jusqu’à 3 0U0 kilos avec un moteur allant jusqu’à 8 chevaux, et donnant des vitesses de 40 et 45 kilomètres de moyenne Nombre de mes clients, constructeurs ou chauffeurs, peuvent le certifier. Nous sommes donc loin des malheureux 1 000 kilomètres dont parle M. Roussier, qui accordant sa confiance à un constructeur a accepté comme bonne marche ce qu’on lui a donné pour son argent.
- On a donc abusé de sa bonne foi.
- J’espère qu’il ne m’en voudra pas de cette rectification qui s’imposait, et que vous voudrez bien donner à la présente la même publicité qu’au dénigrement involontaire contenu dans l’intéressant récit de notre collègue
- Comptant sur votre amabilité habituelle, je vous prie d’agréer, cher Président, avec mes remerciements anticipés, l’assurance de ma parfaite considération.
- Vixet.
- Notre correspondant de Rome nous informe que c’est par suite d’une information erronée publiée par un journal de la région que l’on avait annoncé 20 ooo francs de prix pour la course de Turin-Biella. Il faut lire 2 000 francs au plus.
- Petites Nouvelles
- Fiacres automobiles à Anvers
- La municipalité d’Anvers vient d’établir le cabier des charges d’un service public de fiacres
- automobiles. Nous extrayons du cahier des charges quelques articles :
- « Les conducteurs seront muais- de sifflets ou de timbres au moyen desquels ils devront annoncer leur approche, surtout aux abords des rues débouchant sur la route.
- « Les voitures de l’exploi-tat-ion ne pourront marcher à une vitesse de pins de quatorze kilomètres à l’heure.
- « Pour indemniser l’exploitant des dépenses qu’il s’engage à faire par ie présent cahier des charges, et sous la condition expresse qu’il remplira exactement toutes ses obligations, il pourra, pendant toute la durée de l’autorisation, percevoir à son profit des péages dout le prix est fixé à 1 franc la course et 1 fr. 50 l’heure. Toutefois, la faculté lui sera accordée de percevoir le tarif actuel des voitures de place.
- « L’exploitant devra pendant toute la durée de l’exploitation prêter son concours au service des postes et télégraphes -dans les limites suivantes : 1° des boîtes mobiles disposées pour recevoir les lettres , télégrammes et correspondances de toute nature, pourront être adaptées à toutes les voitures de -service ; l’expioitant opérera sur toute la ville ie transport de ces boîtes et. de leur contenu san-s avoir droit à aucune indemnité ni rétribution.
- « L’exploitant se chargera, au besoin, du transport des dépêches postales à des conditions à convenir. »
- Gomme le constate notre confrère VAutomobile Illustré, Anvers est devenue la première ville sportive de Belgique, et tous les jours ses administrateurs semblent, par les faveurs qu’ils accordent au progrès mécanique, vouloir affirmer cette suprématie sur les autres villes belges, y compris la capitale .
- Ballon contre motocycle
- Un match original et qui a surtout le mérite de la nouveauté s’est conclu.
- Matcheurs : d’une part, M. Emile Saint-Aubin en ballon ; d’autre part, M. Vignot sur un tricycle à vapeur surchauffée.
- Distance : Paris-Coulommiers.
- Enjeu : 1 090 francs qui seront remis au premier des deux adversaires qui arrivera au terme du pari.
- Il est bien entendu que l’on profitera d’un fort vent d’Ouest pour mettre ce match à exécution. Le départ se fera de Grenelle, chez M. Lachambre, l’aéronaute bien connu et l’homme au ballon devra — naturellement — se rendx’e du lieu de l’atterrissage-à Coulommiers par les moyens qui lui paraîtront les plus rapides.
- Les moteurs à alcool
- La question des moteurs à alcool, si intéressante pour la France, fait de grands pas ; mais en Allemagne, le syndicat des fabricants d’alcool allemands vient de verser dans les caisses de l’Etat une somme importante destinée à des expériences sur les moteurs à alcool. C’est la maison Korting frères, de Hanovre, qui a été officiellement chargée des expériences dont les résultats feront l’objet d’une communication au syndicat des fabricants d’alcool.
- M. Méline et d’automobile
- Après les débuts de M. Brisson dans l’automobile, voici ceux de M. Méline.
- D’ailleurs le pacifique président du Conseil se contentera pour la première fois, non de prendre en main la barre d’une fougueuse voiture, mais simplement, ce qui le changera moins, de présider une conférence et une fête.
- C’est à la mairie du 49 arrondissement que M. Méline fera ce sensationnel début. La Fédération des chauffeurs et mécaniciens français (section automobile) dont le secrétaire, M. Georges Collot, se démène pour le bien de son œuvre, y organise, pour la fin de janvier, un concert qui sera précédé d’une conférence de l’infatigable et toujours dévoué M. Gustave Chauveau.
- p.14 - vue 19/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 15
- Le conférencier nous retracera les débuts et les progrès de l’automobile.
- Nos îélicitations à la Fédération et à ceux qui la dirigent ainsi dans un essai où elle ne peut que rencontrer toutes les sympathies.
- Pourquoi il sera difficile d’avoir 500 fiacres automobiles
- Le Gode anglais est dur aux ivrognes, aussi dur que le Gode militaire français, qui n’admet pas de circonstances atténuantes du fait de l’ivresse. Aussi le magistrat de Clerkenwell qui vient d’avoir à juger le cas d’un conducteur d’automobile en état d’ivresse a-t-il eu la main particulièrement lourde. Le malheureux livreur avait, au cours d’une tournée de livraison, absorbé un certain nombre de scotch \yhiskies. Aussi trouvait-il au retour la grande vitesse trop lente encore. Un accident était a craindre à une heure où la circulation est des plus^ difficiles. Plusieurs agents avaient vainement tenté de l’arrêter, lorsque, par suite d’un faux mouvement de direction, le véhicule vint heurter le trottoir. Un agent en profita pour sauter sur le siégé et contraindre l’ivrogne à stopper. Ge ne fut pas sans peine.
- Le magistrat de Clerkenwell estimant que le conducteur d’automobile est particulièrement coupable, lorsqu’il s’adonne à la boisson, vient d’infliger un m°is de hard labour au délinquant.
- Get exemple ne_ manquera pas d’être salutaire. Le juge a exprimé le vœu que des cours soient faits aux policemen en vue de les exercer au maniement des voitures automobiles.
- La Soirée de l’A. Ç. F.
- La soirée de mercredi à l’Automobile-Club a été, nous dit-on, fort réussie ; le programme compor-tait une partie musicale à la suite duquel trois artistes du vaudeville ont brillamment enlevé : A qui la faute ? de M. A. Guinon.
- Le dîner qui a précédé la soirée réunissait une cinquantaine de convives, qui ont fort apprécié le menu et le service.
- Les fuites des pneumatiques
- Un petit truc du métier, d’après le Vélo :
- Pour trouver la fuite d’un pneumatique qu’ur clou, une pointe de verre ou un éclat de silex e perfore, rien de plus simple. M. Thomas Rarley de Manchester, a trouvé le moyen de rendre aisét cette délicate opération.
- Il introduit dans la chambre à air une petih quantité de matière colorante en poudre fine, d( aniline, par exemple. On peut employer à ce
- Uni6 co^eur quelconque, pourvu qu’elle soi' soluble dans l’eau ou l’alcool.
- Pour reconnaître le point, il suffit d’éponger 1e surface de la chambre à air gonflée avec de l’eai ou de 1 alcool.
- Au moment où l’éponge passe sur la fuite, il s( pioduit une comete en couleur rouge ou violeth dont le noyau est précisément la perforation révélée par la quantité infinitésimale de matière colorante qui a passé par le trou.
- il ne reste plus qu’à réparer. C’est une affaire d< qu iques minutes si vous êtes habile : de quelques heures au cas contraire. 1 ^
- La Soci fi Peugeot commencera sous peu la constructi.,1. I un nouveau modèle de voiturettes mis a l étude depuis quelques mois. Les dessins et modèles sont prêts et la Société compte pouvoir livrer couramment vers la fin de l’année.
- D un autre côté, grâce à des arrangements pris avec d autres usines, la Société espère pouvoir réduire de moitié les délais actuels de livraison.
- La Daimler C°, qui avait, au début de cet hiver, une avance de 250 moteurs entièrement finis, a à 1 heure actuelle des commandes pour plus d’un an, e i on dit cette maison outillée pour construire une voiture par jour! Mais nos voisins ne paraissent pas s’endormir !
- La maison Panhard-Levassor vient d’autoriser la Société des ateliers Germain, de Monceau-sur-Sambre, à continuer son moteur Phénix.
- LA LOCOMOTION ALTOMO. BILE rappelle à ses abonnés qu’elle ouvrira pour eux au mois de Janvier 4808, un concours ACCESSIBLE A TOIJS, dont les prix de 500 fr., 300 fr., 150 fr. et 50 fr., seront versés en espèces aux gagnants.
- Les conditions de ce concours seront indiquées au plus tard le 15 janvier prochain par la voie du journal.
- Vélocipédie et automobilisme, par Frédéric Régamey. Un "vol. orné de 73 grav\ d’après l’auteur. Prix : relié en percaline rouge, plaques spéciales, tr. dorée, 5 fr. —A. Marne et Fils, éditeurs à Tours,
- On a déjà écrit quantité d’ouvrages sur la vélocipédie. Mais ces études, presque toujours essentiellement techniques, n’étaient pas accessibles à tout le monde.
- M. Frédéric Régamey, le peintre des escrimeurs, abandonnant un instant sa spécialité, a eu l’idée de s’adresser aux jeunes gens et aux jeunes filles désireux de s’adonner au sport à la mode, et il a su, à l’aide de pages amusantes et de dessins fantaisistes, rendre son livre des plus attrayants.
- La partie technique est fort sérieuse et des plus documentées; mais à tout moment le crayon spirituel et gai vient à l’aide de la plume trop grave, jette sa note inattendue et joyeuse. L’étude est, du reste, des plus complètes. Le lecteur y trouvera non seulement des conseils pratiques sur la façon de monter, de se vêtir, de s’entraîner, mais encore des renseignements détaillés sur l’histoire du vélocipède, son influence sur la santé, l’organisation et le but des associations cyclistes, le monde des coureurs, etc., etc. Un chapitre est consacré à l’automobilisme. De façon claire- et simple, il met les profanes au courant de la situation actuelle d’une invention bien française appelée à conquérir le monde.
- Des anecdotes, des réflexions imprévues, un rien de philosophie parfois, achèvent de donner à ce livre un ton de bonne humeur et de gaieté qui en rend la lecture agréable pour tous. Les adolescents trouveront en lui un guide sûr et avisé, et les parents eux-mêmes ne perdront pas leur temps à le feuilleter.
- Adresses des Constructeurs d’Appareils décrits dans ce numéro
- L. Bonneville, 6o, boulevard Carnot, Toulouse. A . Cazeneuve, Montréjeau, (Haute-Garonne). Brouhot et Cie, Vierzon, (Cher).
- Gallagher, Elmira, Etats-Unis.
- Popp, 8o, rue Taitbout, Paris.
- Monter de, 47, rue de Sèze, Lyon.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du 6 au 73 janvier i8p8 '
- Temps nuageux avec éclaircies; 'pluies probables par vents du Sud au Nord-Ouest.
- Auto-Météo.
- p.15 - vue 20/833
-
-
-
- 16
- lA locomotion automobile
- LISTE
- des Constructeurs de Toitares Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56* rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-<rain), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Briest frères, 109, rue d Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Mauriee), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B., Bd Beau-séjour, 59.
- C'e générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- Do D:etrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Diligeon et Ce, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard. Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), rue des Poissonniers, Neuillv. Gusiin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriettel, 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C‘e, 17, chemin de Grange Rouge, Mon -plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid, Neuilly-sur-Seine.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- H. Tenting, 40, rue Curial, Paris.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat. Jeantaud, 51, rue de Ponth Krieger, 22, rue Le Peletier.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marme brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothêpe de la «LoeomotioD automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume-in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; cartonné, 6 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 2° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- lor volume : Les Vélocipèdes. — 2° volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3e volume : Les voitures à pétrole. — 4° volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 3° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 4° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 5° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 6° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8° prix, broché, 5 francs; cartonné, 6 fra ncs; franco 0 fr. 50 en plus.
- 7° Manuel pratique du Constructeu r et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.16 - vue 21/833
-
-
-
- Cinquième Année. — 2.
- 13 Janvier 1898
- SOMMAIRE 1>U 3
- L’Utilité des Concours, L. Béguin.
- Notes Electromobiles, E. Hospitalier. Nécrologie.
- Informations.
- Nouveau brûleur Serpollet, P.
- Un peu de jurisprudence en matière d’accidents, Albert Rodanet.
- Expositions du Cycle et de l’Automobile, G. D.
- Le Concours des Poids Lourds, Kapport de la Commission (suite et fin).
- Locomotion aérienne..
- Moteur à pétrole, système Fritz Dürr.
- Les Carburateurs, H. de Graeeigny. Automobile-Club de France.
- Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- Temps probable pour la semaine.
- CONCOURS SS - LA LOCOMOTION AUTOMOBILE »
- i° Enumérer les déiauts des voitures automobiles à pétrole actuelles. Indiquer les moyens de remédier au plus grand nombre de ces défauts.
- {On pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement les dispositifs proposés, soit en présentant un mécanisme nouveau).
- 2° En laissant de côté les systèmes du tracteur et de la caisse interchangeable, faire un croquis de la forme de la voiture à 4 places qui conviendrait en toute saison pour la circulation dans les villes et le tourisme de plaisance.
- {Pour cette question, nous admettons les formes qui pourraient être dêià connues).
- 30 Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse ?
- Chaque concurrent devra envoyer, avant le 1er Mai, une réponse aux trois questions. Rappelons que le 1er prix est fixé à 500 fr., le 2e à 300 fr., le 3' à 150 fr. et le 4» à 50 fr.
- p.n.n. - vue 22/833
-
-
-
- 18
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’Utilité des Concours
- Tous ceux qui comprennent l’importance du but que nous poursuivons avec persévérance dans la Locomotion Automobile : favoriser les débuts de l’industrie automobile, et, par suite, amener Ja création de types de voitures accessibles à tous, soit pour les services publics, soit même pour les usages particuliers, sont assurément de notre avis sur ce point : les courses de vitesse doivent céder la place à des concours rationnels.
- Non pas que les épreuves de Bordeaux, de Marseille, aient été complètement inutiles ; elles ont, surtout à leur époque, attiré l’attention du public, elles ont montré de quoi était capable l’automobile, elles ont fait connaître la nouvelle locomotion sur routes, dans des villages où elle serait peut-être encore ignorée... Mais maintenant la tâche est accomplie, le succès a dépassé les prévisions, des épreuves plus sérieuses doivent remplacer les anciennes.
- Le problème que nous nous posons avec nos lecteurs est, en somme, le suivant : Par quoi doit-on remplacer ces courses de vitesse ?
- Ici même un de nos meilleurs collaborateurs, M. Hospitalier, a proposé de transformer un peu ces épreuves et de les rendre plus concluantes en handicapant en quelque sorte les voitures concurrentes ; il a donné des formules d’allégeance qui constituent une solution fort élégante et savante de la question posée, assez facile à appliquer si l’on veut bien s’en donner la peine.
- Et cependant... je doute que ce moyen soit jamais employé ; son adoption serait, en effet, une preuve éclatante que les premières épreuves n’ont pas signifié grand’ chose au point de vue du classement des concurrents, la révélation au public en serait assez pénible.
- On a proposé des concours de diverses sortes : ainsi les concurrents graviraient une série de pentes de plus en plus inclinées ; or, il y aurait là la même impossibilité de comparaison ; ou encore ils accompliraient une centaine de kilomètres et la voiture qui arriverait dans le meilleur état aurait le prix ; encore une chose fort difficile à juger équitablement.
- On pourrait, dans cet ordre d’idées, tenter un concours où les voitures devraient taire le tour de France à la vitesse qu’elles vou- 1 draient, dans un nombre de jours limité cependant,sans transporter de mécaniciens, et conduites par des amateurs ? Ce serait un bon critérium pour un constructeur et une bonne garantie pour l’acheteur à venir.
- Voyons maintenant ce qui a été tenté jusqu’à présent :
- L’Automobile Club de France a organisé un concours des Poids Lourds, premier pas
- de fait dans la bonne voie, et tous les hommes de bon sens en ont suivi les différentes phases avec intérêt. Voici venir maintenant le Concours des Fiacres, qui apportera un précieux appoint au développement de la traction automobile dans les villes.
- Les expositions, nous l’avons dit et écrit, ont également leur bon côté, à la condition, toutefois, d’être réglementées d’une façon assez sévère :
- Tout exposant devrait être constructeur.
- Toute voiture exposée devrait pouvoir fonctionner sur une piste ad hoc à la demande des visiteurs.
- Mentionnons enfin les concours particuliers basés simplement sur la question d’esthétique et intéressants par ce fait qu’ils peuvent mettre les constructeurs ou carrossiers sur la piste d’un modèle élégant»
- Mais après tout cela, y a-t-il actuellement un grand profit à retirer de ces concours? Je crois que non. Si l’on veut bien le remarquer, ils ne sont pas même encore très suivis, et en voici la raison : tandis que les courses de vitesse sont faciles à organiser, à contrôler, à récompenser, peuvent réunir un nombre de concurrents relativement élevé, peuvent utiliser les voitures les plus anciennes comme les plus nouvelles, au contraire, un concours comme celui des Poids Lourds est d’une organisation compliquée, sujette à discussion, le contrôle devrait n’en être confié qu’à des gens techniques ; et, pour tout dire, les concurrents sontaujourd’hui vraimenttrop peu.nombreux pour que les résultats soient très concluants. Et ces épreuves rationnelles, les seules intelligentes, n’auront de véritable intérêt que le jour où au lieu de trois ou quatre maisons il y en aura dix ou vingt pour y participer.
- Mais en attendant, me dira-t-on, allons-nous nous croiser les bras ? Allons-nous attendre qu’une poussée subite amène la création de maisons de construction automobile ? Certes non : s’il existe un moyen d’encourager les hésitations des fabricants, c’est de vaincre la timidité et l’appréhension des capitaux. Aux apôtres de l’automobilisme à entreprendre cette campagne ; quant à nous, nous la poursuivrons toujours sans relâche dans la Locomotion Automobile et trouverons notre récompense dans le développement d’une industrie si pleine de promesses et pourtant encore si négligée.
- L. Béguin.
- Notes éiectromoies
- Le moteur thermique à essence de pétrole et le moteur électrique sont actuellement les seuls qui se disputent, avec quelques chances de succès, le domaine des applications à la locomotion auto-
- p.18 - vue 23/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 19
- mobile : nous avons exposé ici-même (i), les raisons pour lesquelles le moteur à alcool et le moteur à acétylène avaient, sous réserve d’une nouvelle découverte toujours possible, peu de chances de succès. Un concurrent plus sérieux paraît être le pétrole lampant ou kérosène, appliqué sous la forme de combustible extérieur, chauffant une chaudière à vapeur, ou sous la forme plus économique et plus commode d’un moteur à combustion intérieure rationnel, tel que le moteur Diesel (2).
- Si les moteurs thermiques ont déjà fait brillamment leurs preuves, les moteurs électriques commencent à faire les leurs, et le Concours de fiacres organisé par Y Automobile-Club de France en juin prochain sera certainement une véritable révélation pour bon nombre de nos lecteurs encore peu familiarisés avec les progrès rapides et sans précédents de la science et de l’industrie électriques.
- En prévision de cette éventualité, M. Béguin nous a confié la tâche délicate et difficile d’exposer, dans une série de notes succinctes, les principes généraux d’électricité et de magnétisme suffisants pour comprendre les dispositifs et les combinaisons adoptés dans les véhicules électriques réalisés ou réalisables. Cès notes paraîtront trop élémentaires pour quelques-uns, trop savantes pour d’autres. Nous prions ceux-là de nous pardonner le terre-à-terre en faveur de l’intention ; quant à ceux-ci, nous nous tenons à leur disposition pour leur fournir des indications complémentaires, chaque fois qu’elles leur sembleront nécessaires.
- Ceci dit, nous entrons en matière sans plus de préambule, en consacrant cette première Note à quelques définitions générales indispensables, dont le .double avantage sera de préciser quelques termes et de limiter notre sujet.
- I. DÉFINITIONS GÉNÉRALES
- On appelle automobile tout véhicule pouvant se déplacer par lui-même et portant avec lui la source de puissance nécessaire à sa propulsion. Lorsque le véhicule ne porte en lui-même qu’une partie de la cause de son mouvement, il est simplement automoteur.
- Certaines locomotives électriques, ainsi que les voitures de tramways à conducteurs aériens ou souterrains, sont des automotrices.
- Lorsque la source de puissance d’un véhicule est électrique, ce véhicule est électro-moteur ou électromobile suivant que la puissance est amenée au véhicule par des conducteurs ou qu’elle est portée par le véhicule et se déplace avec lui.
- Nous ne nous occuperons ici que des électromobiles, c’est-à-dire des véhicules mus par un générateur d’énergie électrique porté par le véhicule ; dans le cas où ce générateur est un accumulateur électrique,— et ce sera le cas général tant que les piles hydroélectriques n’auront pas réalisé de nouveaux
- fl) Voy. La Locomotion Automobile du 28 octobre 1897.
- (2) Voy. La Locomotion Automobile du 23 décembre 1897.
- et importants progrès, —l’électromobile est une accumobile.
- Les électromobiles roulent sur routes, sur lignes de tramways ou sur lignes de chemins de fer, quelquefois même sur fil aérien : nous limiterons notre étude aux électromobiles sur routes, les seules qui intéressent directement nos lecteurs et qui, d’après l’essai de classification générale des véhicules publié ici-même (i)sont caractérisées par le nombre de roues (deux, trois ou quatre) et le rôle de ces roues qui peuvent être en nombre et en position variables suivant les types, directrices, motrices et porteuses.
- Dans une Note consacrée à la terminologie mécanique (2), nous avons défini les principaux facteurs caractéristiques d’un véhicule actionné mécaniquement : vitesse, vitesse angulaire, effort de traction, coefficient de traction, puissance, travail, ainsi que les unités qui leur servent de commune mesure. On nous dispensera de revenir sur ces définitions. Mais les grandeurs mécaniques dont il s’agit ont, avec les grandeurs et les unités électriques, des relations qu’il faut connaître pour passer facilement et sans hésitation du système des mécaniciens au système des électriciens.
- L’étude de ces grandeurs et de ces unités fera l’objet de notre deuxième Note.
- (A suivre) E. Hospitalier.
- Nécrologie
- M. de Lamonta, président du Conseil d’administration de la Compagnie de voitures l’Urbaine, qui vient de mourir subitement à l’âge de 54 ans, suivait de près les expériences d’automobilisme qui se faisaient autour de lui ; mais nous pouvons affirmer que son opinion personnelle était plutôt contraire à la substitution trop rapide de la traction mécanique à la traction animale pour les fiacres; homme de beaucoup de sens, il prévoyait les difficultés énormes qu’entraînerait le changement, et. surtout il se rendait compte qu’il serait presque impossible de trouver en un an ou deux des hommes capables de conduire leurs voitures dans Paris et de prêter une attention constante pendant une longue journée.
- Mais M. de Lamonta, qui avait bien voulu accepter nos conseils sur la question, aurait été le premier à adopter sans bruit un modèle pratique et à faire peu à peu la substitution le jour où il l’aurait jugée possible.
- Informations
- L’Avenir de l’électricité
- Dans le tout récent dîner de l’Institut des Ingénieurs électriciens, à l’hôtel Cecil,de Londres, présidé par sir Henry Mance,sir Courtenay Boyle se plaint, dit M. J. H. Aubry, que les efforts des
- (1) Voy. La Locomotion Automobile du 25 novembre 1897.
- (2) Voy. La Locomotion Automobile du 15 avril 1897.
- p.19 - vue 24/833
-
-
-
- 20
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- électriciens couronnés de tant de succès en matière d’éclairage, le soient si peu en matière de traction. L’Angleterre ne possède, en effet, à l’heure actuelle, que 133 milles de chemios de 1er ou de tramways électriques, alors que l’Amérique en compte déjà 1 700. Il se plaît cependant à espérer qu’un prochain avenir verra tomber les derniers obstacles et que le Royaume-Uni jouira bientôt du fruit des dernières découvertes si intéressantes de ces temps derniers.
- Sir Courtenay Boyle, en tenant un tel langage, 11’a fait que paraphraser les doléances de toutes les Sociétés d’ingénieurs électriciens du monde. C’est, hélas! le privilège des pays neufs comme l’Amérique de pouvoir mettre en pratique les découvertes de la science; les pays anciens ne renoncent pas facilement à leurs vieux monopoles.
- L’Angleterre peut du moins se targuer d’avoir la lumière électrique ; en France, les villes sont rares qui peuvent s’enorgueillir d’ètre sous ce rapport au courant du progrès, et Paris sera probablement la dernière ville du monde à se convertir entièrement au nouvel éclairage.
- Une telle indifférence serait capable d’arrêter les recherches des savants si le génie humain 11’était animé d’un mouvement irrésistible dans le domaine de l’inconnu.
- Contentons-nous donc d’espérer que les merveilleuses trouvailles de ceux-ci finiront par venir à bout de notre routine et de notre apathie.
- L’automobilisme, du moins, offre à l’électricité un champ large ouvert ; espérons, dit M. Aubry, qu’elle saura en tirer tout le parti possible et que les recherches des Hospitalier, des Kriéger, des Draulette et des Jeanteaud enfanteront des merveilles dans cette voie unique non encore exploitée.
- Voitures de place électriques
- L'Electric Vehicle Company, au capital de 30 millions de francs, qui vient de se créer à New-York et s’est fondée dans le but de construire des voitures de place électriques, hand-somes et broughams, est, dit--on, en possession d’un si grand nombre de commandes qu’elle se voit obligée de renoncer à faire sa carrosserie. Elle vient d’en charger la Specialty Carnage Co.
- Fiacres électriques
- Leeds est la première ville anglaise qui soit disposée à suivre l’exemple de Londres. Une Compagnie vient de passer, en effet, une commande importante de fiacres électriques.
- Les petits colis
- M. J Love, un chauffeur de la première heure en Angleterre, vient d’entreprendre à son compte le transport des petits colis, par voiture automobile, à Kirkcaldy (Ecosse). Le tarif pour chaque paquet, dans l’intérieur de la ville, est de 10 centimes.
- L’Automobile-Club de Bordeaux
- Voici la composition du bureau de l’A. C. B. : MM. Escarraguel, maire d’Ambès, président d’honneur ; le docteur Creuzan, président ; A. Bord, vice-président ; Hivert, trésorier ; Henri Lafitte, secrétaire; V. Purrez, secrétaire-adjoint; Ravajon et Dangaron, assesseurs.
- La jeune Société, déjà si prospère, a inscrit à son programme de 1898 une série de courses qui promettent de faire oublier le succès de celles
- de Bordeaux-Langon et retour et Bordeaux-Agen organisées par elles l’année dernière.
- Motocycles sur piste
- Le Journal des Sports a annoncé un match qu’avaient conclu Corre et Osinont. Ces deux coureurs devaient se rencontrer sur six heures, montant les machines qu’il avaient lors de leur record Paris-Berlin.
- Corre et Osmont ont demandé à M. Desgrange l’autorisation de se matcher sur sa piste du Parc des Princes, autorisation qui leur a été accordée pour dimanche prochain.
- Les Chauffeurs du Midi
- La vaillante Société des Chauffeurs du Midi s’est augmentée de cinq nouveaux membres : MM. Mus, Arlaud, Cols, Lebraud, baron de Cas-telnaud.
- Le bureau de la Société prépare en ce moment le programme de sa prochaine sortie.
- Un projet de formule de classement pour les futures courses d’automobiles qu’organisera la Société, a été déposé sur le bureau. Il y est tenu compte du poids de la voiture, y compris les voyageurs auxquels elle donne place, de la force du moteur, de la vitesse, et enfin de la consommation.
- On attribuerait à une voiture autant de point-, qu’elle pèserait de kilos; 20 points par cheval manquant pour arriver à la force de 10 chevaux : la voiture de 10 chevaux n’aurait droit à rien, celle de 9 chevaux aurait 20 points, celle de 8 chevaux 40 points et ainsi de suite. La vitesse serait cotée à raison de 20 points par kilomètre à l’heure. Enfin chaque litre d’essence consommé ferait perdre 10 points au coureur.
- 11 est déjà très bien de se préoccuper des moyens de rendre les conditions des courses plus équitables, mais quand se rendra-t-on compte qu’il faut renoncer, pour le moment du moins, à vouloir se baser sur le nombre de chevaux déclaré par le constructeur?
- Automobiles électriques
- Du Vélo :
- De Bruxelles à Liège en une heure par voies ferrées, ça ne fait jamais que cent kilomètres en 60 minutes, mais c’est une prouesse que les plus rapides express tels Ostende-Vienne et Nord-Express n’ont jamais pu accomplir. La meilleure vitesse jusqu’alors obtenue est une heure et demie pour les cent kilomètres.
- C’est avec une voiture électrique que l’on espère réaliser cette prouesse. La voiture est actuellement en gare de Schæerbeck. Elle a quinze mètre® de long. Elle possède à son avant et à son arrière deux cabines qui servent de chambre aux accumulateurs dont est muni le véhicule à double boggie. Ces accumulateurs sont composés de trois batteries comportant chacune 264 éléments.
- Chaque batterie, pesant 12 000 kilogrammes, est munie d’un appareil de réglage semblable à ceux employés par la Société franco-belge pour les tramways de Hanovre et de Dresde et qui assurent un fonctionnement régulier.
- Le poids total de chacun de ces véhicules complètement armé, est de 40 000 kilogrammes environ, dont 24 000 pour les accumulateurs et 8 000 pour les deux moteurs actionnant les boggies.
- Quatre de ces voitures ont été acquises par l’administration des chemins de fer au prix de 75 000 francs pièce et seront mises en service.
- Les machinistes qui seront chargés de les con-
- p.20 - vue 25/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 21
- duire suivent depuis près d’un an des cours spéciaux d’électricité qui leur sont donnés, aux frais de l’Etat, par des professeurs de l’institut Monte-fiore, à Liège, et ils s’exercent depuis peu à la pratique de ce mode de traction.
- La production du pétrole
- Voici quelques chiffres que nous empruntons
- Bulletin de Statistique et de Législation
- mparèes :
- ÉTATS TONNES
- Prusse 1.600
- Autres pays d’Allemagne. O O
- Hongrie (et Croatie-Slavo-
- nie) in. 900
- Italie ........ O O O <Tx
- Indes et possession; anglai-
- ses 41.000
- Asie et Japon 13.000
- Canada 103.000
- Etats-Unis 8.191.000
- Russie 4.880.000
- La plus grande partie de la consommation de
- ce liquide en France nous vient de Russie et des Etats-Unis. Nous avons reçu, en huiles brutes de pétrole et de schiste :
- De Russie. . . . 34.602.536 kilos
- Des Etats-Unis . . 239.909.521 —
- En huiles raffinées et essences de pétrole et de schiste :
- De Russie . . . 44.788 hectolitres
- D’autres pays . . 239.881 —
- En huiles lourdes et résidus de pétrole :
- De Russie .... 33.467.275 kilos
- D’autres pays. . . 21.962.477 —
- La grande quanti'é d’huile brute de pétrole importée en France prouve que le raffinage se fait en grande proportion sur notre territoire.
- On tire, de l’huile brute, les produits suivants : l’éther de pétrole, l’essence minérale pour l’éclairage, l’huile lampante que nous appelons vulgairement pétrole, l’huile lourde, la paraffine, des goudrons, le coke de pétrole et, enfin, la vaseline.
- Compteurs kilométriques
- Le Comité technique de l’A. C. F. vient d’être chargé par le Comité d un rapport sur les compteurs kilométriques, indicateurs et enregistreurs de vitesse.
- Le Comité technique va donc se livrer à une étude approfondie de tous les appareils de ce genre existants ou à créer.
- Critérium des motocycles
- L’épreuve annuelle, dite Critérium des motocycles, organisée par le Vélo, a été fixée au 24 avril piochain. Elle se disputera, comme l’année dernière, sur la route de Montgeron a Ozoir-la-Feirièie par Melun, c est-a-dire sur la route des 100 kilom. de ru. y. F.
- Marseille-Nice
- La course Marseille-Nice verra, paraît-il, s’ali-gnei quelques véhicules de groa poids. M. le comte dp Dio 1 aurait, paraît-il, l’intention d’engager 1 omnibus, qui a été si remarqué au con-couis des gros poids, l’année dernière à Versailles.
- En Italie
- L’Automobile-Club Italien de Milan est de fondation récente et déjà son influence se fait sentir. On s’y intéresse dans les hautes sphères officielles. Le ministère de l’agriculture vient en effet de charger un jeune ingénieur italien, M. Charles Bruno, d’une enquête officielle sur l'industrie automobile. M. Charles Bruno a commencé sa tournée par la Belgique et s’est fait hier présenter à l’Automobile Club Belge par M. Henri Dewandre, vice-consul d’Italie et membre de l’A. C. B.
- Est-il besoin d’ajouter que nos camarades belges se sont empressés de fournir à l’envoyé du gouvernement italien tous les renseignements de nature à éclairer sa religion
- M. Charles Bruno visitera ensuite l’Automobile Club de France, nos principales usines, puis se rendra en Angleterre et en Amérique.
- A l’Automobile-Club Belge, l’envoyé italien a fait provision de renseignements et d’adresses; espérons que la tournée qu’il va entreprendre ouvrira des débouchés à l’industrie automobile qui semble pousser de vigoureuses racines dans notre sol.
- A propos de l’Automobile-Club Belge, auxquelles de nouvelles candidatures arrivent tous les jours, voici la liste des membres admis à la derniere séance du Comité ; MM. Valère Mabile. Georges de Brandues, Léopold Gheude, Jules Henin, comte Camille de Laubespin, Robert Gold-schmidt, Henri Laloux, Louis Willems, Léopold Ranscelot, Henri Sarracin, le beau-fils de Mme Levassor, veuve du grand constructeur parisien, Henri Saxe, B. Raphaël de Selys Longchamps, Jules de Bruyn, Willy Ruys, Orban, Armand Braernt. Le baron de Zuylen de Nyevvelt,président de l’Automobile-Club de France ef membre d’honneur du Cercle belge a annoncé sa prochaine arrivée à Bruxelles, il paraît qu’à l’Automobile-Club Belge on prépare une fête en son honneur.
- Les tramways de la Gironde
- La commission départementale, dans sa dernière réunion, a donné un avis des plus favorables à la construction d’une ligne de tramways électriques de Libourne à Branne, avec embranchement sur Sainte-Terre.
- L’établissement de cette ligne est impatiemment attendu par toutes les populations intéressées, car la reconstitution des vignobles dans les régions traversées par le tramway projeté amène un plus grand nombre de marchandises, et, d’autre part, le nombre des voyageurs entre les divers points desservis ne cesse d’augmenter.
- Du Cycliste Belge :
- Au cours de la séance du 22 décembre de la Chambre des Députés de France, sur la proposition de M. De.scubes et plusieurs de ses collègues, des subventions, analogues à celles dont bénéficient les tramways, ont été accordées aux entreprises de transport en commun, au moyen de voitures automobiles.
- Voici le texte du nouvel article :
- Le montant total des subventions annuelles que le Ministre des Travaux publics peut s’engager, pendant l’année I808, à allouer aux entreprises de chemins de fer d’intérêt local ou dé tramways, en vertu de la loi du II juillet 188!), ainsi qui aux. services réguliers de voitures automobiles, ne devra pas exceder la somme de (DO 00 ) francs.
- Voici maintenant le texte de l’article que la Commission, d’accord avec le Gouvernement, a présenté à la Chambre, et qui établit une sorte de
- p.21 - vue 26/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 99
- cahier des charges pour ceux qui solliciteraient une subvention :
- Lors de l’établissement de services réguliers de voitures automobiles destinées au transport des marchandises en même temps qu’au transport des voyageurs, et subventionnées par les départements ou les communes intéressées, l’Etat peut s’engager, dans les limites déterminées conformément à l’article 14 de la loi du 11 juin 1880, à concourir au payement des subventions, sans que la durée pour laquelle l’engagement est contracté puisse dépasser dix années.
- Les subventions de l’Etat ne peuvent être accordées qu’à des entreprises justifiant de moyens d’action suffisants pour transpoiter chaque jour, sur toute la longueur desservie, au moins 10 tonnes de marchandises, à une vitesse moyenne de 6 kilomètres, et 60 voyageurs avec deux tonnes de bagages et messageries à une vitesse moyenne de 12 ki-1 j mètres.
- La subvention de l'Etat, pour chaque exercice, est calculée d'après le parcours annuel des véhicules et leur capacité en marchandises, voyageurs, bagages et messageries. Elle ne peut dépasser 2Ô0 francs par'kilomètre de longueur de voies publiques desservies quotidiennement, ni être supérieure à la moitié de la subvention totale allouée par les départements ou les communes, avec ou sans le concours des intéressés. Toutefois, elle peut atteindre 800 francs par kilomètre, et les trois cinquièmes de la subvention tolale dans les départements où la valeur du centime additionnel aux quatre contributions directes, est comprise entre 20 000 et 30 000 francs ; elle peut atteindre 350 fr. par kilomètre, et les deux tiers de la subvention totale dans les départements où celte valeur est inférieure à 20 000 francs.
- La subvention de l’Etat, ainsi calculée, ne peut se cumuler avec aucun subside régulier imputé sur les fonds inscrits au budget., en dehors des allocations obtenues à la suite d’adjudications passées pour l’exécution d’un service public.
- Le contrat qui alloue la subvention pour le payement de laquelle le concours de l’Etat est demandé, détermine les localités à desservir, le nombre et le minimum de capacité des véhicules, le minimum du nombre des voyages et le maximum de leur durée, le montant des prix à percevoir pour le transport et les pénalités encourues en cas d’inexécution de ces engagements. Il est approuvé, sur le rapport du Ministre des Travaux publics, par un décret, délibéré en Conseil d’Etat, qui fixe le maximum du montant du concours annuel de l’Etat.
- Un règlement d’administration publique déterminera les formes à suivre pour justifier de l’exécution des services subventionnés par l’Etat, et les conditions dans lesquelles les comptes sont arrêtés par le préfet, ou, en cas de désaccord, par le Ministre des Travaux pul^ics, après avis du Ministre des Finances, sauf le recours au Conseil d’Etat des départements et communes intéressés ou de l’entrepreneur.
- L’adoption desdits articles constitue, pour l’industrie de l’automobile, un précieux encouragement.
- Nous osons espérer que le Gouvernement Belge se montrera, à très bref délai, aussi soucieux des intérêts de la nouvelle industrie, qui s’implante sur tous les points du territoire belge, en adoptant des articles analogues, lors de la discussion générale du proiet de loi portant fixation du budget général de l’exercice 1898 ; cette fin de siècle suffira à nous donner un vaste réseau de service en commun par automobiles.
- Le Horseless Age dans son article de tète déplore, que les inventeurs et constructeurs de voitures automobiles, ne puissent encore dégager de leur esprit Tiufluence de la voiture à chevaux, et qu’ils en arrivent tous à produire un véhicule
- hybride dont l’apparence n’est pas assez satisfaisante au point de vue esthétique.
- Nous recevons la communication suivante :
- Nous avons l’honneur de vous informer que l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires, de la Compagnie générale des automobiles (Société anonyme, capital : 100 000 fr.), tenue le 19 courant, après avoir entendu les explications du Conseil d’administration sur l’état des travaux de la Société, a jugé l’opp'ortunité de développer le service commercial pour mettre rapidement en valeur les voitures conformes aux types que nous avons créés.
- A l’unanimité, elle a voté l’augmentation du capital nécessaire, laissant au Conseil le soin d’y pourvoir au fur et à mesure des besoins, jusqu’à concurrence de 500 000 fr.
- Nous avons résolu de faire immédiatement une augmention de 50 000 fr. à 100 000 fr. à laquelle nous serions heureux de vous voir prendre part.
- Nous ne saurions trop profiter de cette occasion pour vous rappeler que nos actionnaires doivent être les premiers à recommander notre fabrication en tous points irréprochable, et qu’ils ont tout intérêt à nous réserver eux-mêmes leurs demandes.
- Ils contribueront de la sorte à la prospérité de notre Société, en secondant nos efforts dans leur entourage, et nous espérons qu’ils voudront bien nous recommander à leur amis, aussi bien pour notre augmentation de capital que pour les achats ou locations de voitures.
- Dans cette attente, nous vous adressons des bulletins de souscription qu’il nous serait très agréable de recevoir très prochainement remplis.
- Vous pourrez exercer, jusqu’au 15 janvier, le droit de préférence qui vous est réservé par les statuts.
- Veuillez agréer, etc. . .
- Le moteur Ravel dont nos lecteurs connaissent la description, vient d’être adapté à un phaéton et tentera sa première «ortie d’ici à quelques jours. Nous rendrons compte des premières expériences, qui ne peuvent qu’être très intéressantes, étant donnés les résultats obtenus au frein.
- Un membre de l’Automobile-Club de France, a eu la délicate pensée d’offrir un banquet aux huit membres de notre Société d’Encouragement récemment promus au grade de chevalier de la Légion d’honneur, c’est-à-dire à MM. Georges Dufayel, André Michelin, PauWBessand, Maurice Leclanché, Louis Aucoc, Lumière père, Dorizon et Perrigot.
- Ajoutons que d’autres membres de l’Automo-bile-Club ont été également décorés à l’occasion du nouvel an ; adressons à tous nos félicitations.
- Reçu la visite à nos bureaux : i° De notre excellent ami le comte Henri de La Valette qui, de retour de Madagascar, va reprendre au Comité technique de l’Automobile-Club de France la place prépondérante qu’il avait été obligé d’abandonner momentanément;
- 20 De M. Carlo Bruno, ingénieur italien dont nous parlons d’autre part et qui, chargé de recueillir des documents sur la question automobile, vient se renseigner à la source même, à la Locomotion Automobile.
- p.22 - vue 27/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 23
- Nouveau Mur Serpollet
- Dans ce nouveau système, le pétrole (ou l’essence) (fig. i), enfermé dans le récipient A, est soumis à l’action de l’air comprimé arrivant par la conduite c, et dont la pression est notée par le manomètre b. Le pétrole monte par la tuyauterie d (avec robinet de réglage e) jusqu’à la partie inférieure du brûleur.
- La partie centrale B de ce brûleur fait
- office de vaporisateur : le pétrole y afflue par le conduit /, jusqu’à un niveau variable H, puis s’y vaporise rapidement. Sur le corps du brûleur C est vissée une pièce h supportant le tube central^’, entouré de la gaine i ; le tube conduit les vapeurs de pétrole jusqu’à l’espace w, et de là aux conduits rayonnants n et aux petits brûleurs o. Le jet s’échappe par l’orifice p et brûle dans l’axe
- Fig. 1 et 2. — Brûleur Serpollet. Fig. 3 et 4. — Brûleur Serpollet à flammes renversées
- des chambres D, avec admission d’air tout autour, ce qui fait de chacune des chambres D, pratiquées dans le corps extérieur E du brûleur (fig. 2), autant de brûleurs Bunsen très puissants.
- Les plaques supérieures FF, qui se trouvent a la partie supérieure, servent d-e réflecteur, et épanouissent les flammes au sor-
- tir du brûleur. L’air extérieur afflue par le conduit inférieur H, au-dessus duquel est fixé d’une façon quelconque le corps du brûleur E.
- Les figures 3 et 4 montrent une autre disposition, avec flammes renversées, mais basée sur le même principe.
- P.
- Un peu de
- Jurisprudence en matière d’accidents
- Automobiles et bicyclettes
- Nos tribunaux se montrent souvent sévères pour le propriétaire d’automobile ou de bicyclette auteur d un accident; ils exigent une prudence
- peut-être un peu excessive du chauffeur et du bicycliste, qu’ils condamnent plus facilement que le simple cocher defiacre, ce vieil ennemi de tout nouveau mode de transport.
- La jurisprudence semble s’appuyer sur les différences mêmes résultant du moteur du véhicule ; elle pense que le cocher n’est pas toujours maître de ses chevaux, qui, conduits à une grande allure ne sont pas aisément arrêtés subitement, et qu’au contraire, le conducteur d’une voiture mécanique
- p.23 - vue 28/833
-
-
-
- 24
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- dirige à son plein gré sa machine, dont il change la vitesse aussi fréquemment et aussi rapidement qu’il le veut.
- Il est certain que cette opinion de la plupart des tribunaux est en partie justifiée ; le cheval est vivant, capricieux, inintelligent presque toujours; la machine, produit de l’homme, obéit fidèlement à sa volonté, sauf quand. . . elle se casse.
- Il faut bien admettre qu’une machine toute perfectionnée qu’elle soit (et les voitures automobiles ne sont pas encore parfaites), est sujette à accident, que sa marche peut être entravée par un léger défaut de construction, toutes choses qui créent des circonstances très atténuantes en faveur du chauffeur qui n'a pu arrêter son moteur à temps pour éviter un accident.
- Quant au bicycliste, tous ceux qui ont pédalé savent qu’il lui est difficile de ralentir, et surtout de stopper brusquement sa machine marchant à une allure même modérée.
- Le peu d’empressement, mis par les voitures et par les piétons à se garer d'un véhicule qu’ils ne craignent pas, parce qu’ils le savent léger et instable, diminue encore la responsabilité du bicycliste, auteur d’un accident.
- Nous n’entendons pas par ce raisonnement, innocenter ces pédaleurs qui parcourent les rues de Paris à une allure folle, ou qui s’engagent dans les voies fréquentées avant même de savoir guider leur bicyclette. Quant de tels bicyclistes sont condamnés par les tribunaux, nous considérons que c’est tout bénéfice pour ceux qui entendent faire de la bicyclette ce qu’elle doit être simplement, un mode commode de transport et de promenade.
- C’est conformément à cette jurisprudence que la Cour de Nancy a condamné un bicycliste, auteur d’un accident, et qui avait cependant averti les victimes de son approche par un coup de corne : « Attendu, dit la Cour, qu’il est nécessaire de demander, en semblables circonstances, à ceux qui se livrent à ce genre de locomotion, d’être toujours les maîtres de leurs machines; que c’est seulement à ce prix que la sécurité des routes, en ce qui concerne les vélocipèdes, peut être assurée ». (Nancy, 4 déc. 96. D. P. 97. 2. 276.)
- De même, en cas d’écrasement d’un bicycliste par une voiture à chevaux, tout en admettant la responsabilité du cocher en faute, le Tribunal civil de Versailles a trouvé des circonstances atténuantes dans le fait du bicycliste d’être « lancé » à une allure trop vive qui l’empêchait de se rendre immédiatement maître de sa machine : « Attendu que le bicycliste est tenu à une circonspection, à une prudence,à une initiative plus grandes que le conducteur en voiture ; qu’il possède un instrument léger qui obéit au moindre mouvement de la main ou du pied, occupe très peu de place sur les routes, qu’il doit toujours en être maître, pouvoir ralentir, éviter un obstacle; qu'il est loin d’en être ainsi d’une voiture attelée.
- « Attendu que les tribunaux ont le devoir de tenir compte de cette irrégularité, pour apprécier les circonstances dans lesquelles s’est produit un accident causé par la rencontre d’un bicycle et d’une voiture attelée et fixer le quantum des dommages-intérêts. » (Versailles, Trib. civ., 31 mai 95. D. P. 96. 2. 128.)
- Citons encore une décision intéressante du Tribunal correctionnel de Grenoble, condamnant deux tandémistes, auteurs d’un accident, pour coups et blessures involontaires et qui déclare que le grelot dont sont généralement munies lés machines ne satisfait pas aux prescriptions adminis-
- tratives : « Qu’ils prétendent bien que leur instrument était muni d’un grelot; mais qu’aucun témoin ne l’a entendu, et qu’aux termes de l’arrêté préfectoral pris en suite de la circulaire ministérielle du 22 janvier 1896, adressée à tous les préfets de France pour réglementer la circulation des vélocipèdes sur la voie publique, en annulant tous les arrêtés municipaux antérieurement pris pour le même objet, tout vélocipède doit être muni d’un appareil sonore avertisseur, dont le son puisse être . considéré comme répondant à cette exigence. » (Trib. corr., Grenoble, 18 juin 96. D. P. 97.2.46.)
- On voit par ces exemples que les tribunaux se montrent assez sévères à l’égard des bicyclistes en faute ; ils exigent d’eux une prudence extrême et une parfaite connaissance de leurs machines.Mais il faut cependant qu’il y ait laute pour qu’il y ait condamnation à des dommages-intérêts envers la victime de l’accident. Les cochers des voitures attelées conduisent très souvent leurs voitures d’une façon déplorable; non seulement ils ne prêtent parfois qu’une attention distraite aux piétons menacés d’être écrasés ou aux autres véhicules serrés de près, mais, dans les grandes villes, certains cochers de fiacre font montre d’une remarquable maladresse ; beaucoup se contentent de s’injurier mutuellement et de fouetter leurs bêtes qui demanderaient surtout à être calmées et bien conduites.
- Le Tribunal de Lyon a débouté, avec raison,de sa demande, un conducteur de voiture attelée qui s’était engagé sur la voie réservée aux tramways électriques sans s’assurer de la liberté de la voie. Le Ib'ibunal a considéré que le propriétaire de la voiture ne pouvait se plaindre des conséquences d’un choc qu’il avait rendu inévitable par sa faute. (Lyon 10 avril 97. — Recueil mensuel des sommaires de la Jurisprudence française n° 3362).
- Telles sont les plus récentes décisions de nos tribunaux dans cette intéressante question de responsabilité en maliere d’accidents survenus sur la voie publique. Les véhicules mécaniques sont considérés comme offrant à leurs conducteurs une plus grande facilité de direction et leur faisant encourir une responsabilité plus grande que les voitures attelées ; mais le droit commun leur reste applicable : il n’y a pas lieu à dommages-intérêts quand il n'y a pas faute du conducteur, quel que soit le mode de transport adopté.
- Albert Rodanet,
- Docteur en Droit, Avocat à la Cour d'Appel.
- Expositions dn Cjelo et de (Moule
- {Suite. Voir les n°* 52 de 1897 et 1 de 1898)
- La voiture Doré et Bouissou
- MM. G. Doré et Bouissou exposaient un phaé-ton automobile dont les roues d’avant sont à la fois motrices et directrices.
- Ce problème dont la solution présente de nombreux avantages est ici résolu d’une façon simple et qui semble pratique.
- Le moteur A, qui paraît être quelconque et qui, dans le véhicule exposé est un moteur à essence horizontal et à deux cylindres, système Daniel Augé, transmet, par l’intermédiaire de la
- p.24 - vue 29/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 25
- roue dentée D et des engrenages de changement de vitesses montés sur l’axe E, son mouvement à l’arbre intermédiaire G qui porte les roues H et t correspondant à la marche avant ou arrière de la voiture.
- Un double joint à la Cardan, L, porte à ses extrémités deux roues d’angle, l’une, qui se trouve dans la caisse de la voiture engrène sur les pignons
- H ou I et l’autre, retenu par un poncelet d’acier rejoignant les coussinets de l’essieu, transmet le mouvement à l’essieu d’avant J.
- D’autre part le joint L est placé de façon à servir de pivot à l’avant-train ; on se rend compte facilement, que, quel que soit l’angle que fait le train d’avant avec l’arrière du véhicule, la transmission se tait toujours dans les mêmes conditions.
- Si l’on se reporte aux figures, on voit que la mise en marche du moteur se fait au moyen d’une manivelle O placée du même côté que le volant B. De l’autre côté du moteur, se trouve un débrayage à friction C qui permet d’immobiliser la voiture sans arrêter ie moteur. D est une pompe destinée à assurer la circulation de l’eau de refroidissement, N sont les pots d’échappement et K est le différentiel.
- Plan du mécanisme.
- La voiture est munie de changements de vitesse et possédé un dispositif de marche arrière comme la plupart des voitures. Mais ici nous trouvons
- une disposition particulière qui permet d’utiliser la marche avant du mécanisme pour obtenir la
- marche arrière de la voiture. A cet effet, l’avant-train peut tourner complètement sur lui-même et l’on comprend que si les roues continuent toujours à tourner dans le même sens, lorsque l’a-vant-train a tourné de i8o°, la voiture marche en arrière.
- La voiture que MM. Doré et Bouissou avaient exposée était plutôt un véhicule de démonstration: la carrosserie n’est indiquée ici qu’à titre d’exemple. Le même mécanisme étant destiné à porter * toutes sortes de véhicules dont les types n’ont d’ailleurs pas encore été réalisés.
- Cette voiture présente en somme un dispositix mécanique assez ingénieux, permettant d’arriver à une solution simple du problème : les roues d’avant à la fois motrices et directrices. Outre l’avantage incontestable de la possibilité de faire faire aux deux trains de roues un angle beaucoup plus fort, sans compromettre la stabilité, il en résulterait un perfectionnement important si l’on admet les 20 0/0 d’économie annoncés par quel1 qnes-uns entre la force nécessaire pour tirer ou pour pousser un véhicule.
- D'ailleurs, M. Doré nous a annoncé qu’il devait prochainement faire des essais. Nous en tiendrons nos lecteurs au courant s’il y a lieu.
- G. D.
- Le Concours des Poids Lourds
- Rapport de la Commission (1) (Suite et fin, voir les rT3 47,48, 49,50,51 et 52 de 1897 et 1 de 1898)
- Avant de terminer ce trop long rapport, nous croyons utile de dire quelques mots du but que s’est proposé le Comité de l’Automobile-Club en
- p.25 - vue 30/833
-
-
-
- 26
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- annonçant pour octobre 1898 un nouveau concours des Poids Lourds sur les mêmes itinéraires et dans les mêmes conditions.
- Quelques concurrents, en effet, se sont émus de cette annonce, croyant y voir une sorte d’avis indirect donné aux intéressés de ne pas se hâter d’organiser des services réguliers de transport avant que ce nouveau concours ait permis de constater certains progrès dans les générateurs, moteurs et autres organes des véhicules.
- Telle n’a jamais été la pensée du Comité.
- Certes, il n’affirme pas que nul progrès intéressant ne reste à faire, que, dès aujourd’hui, tout est parfait dans toutes les parties des automobiles; mais ce n’est pas une raison pour qu’il croie utile d’engager les intéressés à attendre un matériel plus parfait avant d’établir les services qui peuvent être rémunérateurs avec les véhicules actuels.
- Si, dans un an, dans deux ans, des constructeurs apportent, soit un service plus économique, soit une vitesse commerciale plus grande, rien n’empèchera de les utiliser sur les lignes déjà établies et à trafic assez développé pour exiger un matériel plus parfait.
- Les véhicules achetés d’abord serviront à desservir de nouvelles localités, ou bien, légèrement transformés, ils passeront du transport des voyageurs à celui des marchandises.
- N’est-ce pas là, d’ailleurs, ce que nous voyons se produire tous les jours sur les chemins de fer? Une locomotive a été construite pour desservir les trains express : le jour où elle devient insuffisante pour satisfaire le besoin toujours plus grand de vitesse, elle voit une autre locomotive plus puissante, plus perfectionnée, la remplacer pour le service des rapides. Elle descend alors au rôle de machine de train-omnibus jusqu’au jour où une nouvelle venue, en se substituant à la seconde, refoule enfin la première sur une ligne secondaire.
- Est-ce qu’on a jamais vu démolir une locomotive?
- Il en sera de même des automobiles. De plus perlectionnées se substitueront progressivement a celles achetées d’abord, mais ces dernières ne cesseront pas, pour cela, d’etre utilement employées : elles serviront à assurer d’autres services plus modestes où leur valeur, réduite par l’amortissement dans la première entreprise, leur permettra de se contenter d’un trafic plus restreint.
- En annonçant un nouveau concours des Poids Lourds pour octobre 1898, le Comité a voulu faire savoir à tous les constructeurs qu’il mettrait à leur disposition un moyen économique et fructueux de faire apprécier leurs véhicules, par les intéressés : Entrepreneurs de transport et Conseils généraux ou municipaux.
- Au lieu d’aller à grands frais dans les départements faire des expériences publiques as ec leur matériel, les constructeurs pourront, bien plus économiquement, a Versailles, soumettre leurs véhicules à l’appréciation de ceux qui ont besoin d’en acheter.
- Quant à ces derniers, il est évident qu’il seia bien plus intéressant pour eux de venir à notre concours suivre les épreuves simultanées de nombreux véhicules de types differents, que tle se borner à regarder dans leur département fonctionner isolément le materiel d'un seul constructeur.
- C’est avec le ferme espoir d'être compris par les constructeurs et les intéressés, que l’Automo-
- bile-Club de France leur donne rendez-vous au mois d’octobre 1898.
- Les rapporteurs :
- Comte G. de Ciiasseloup-Laubat,
- Secrétaire de la Commission.
- G. Forestier,
- Président de la Commission.
- Ce Rapport a été adopté par la Commission du Concours dans sa séance du 2 novembre 18u7.
- Communication en a été donnée à M. Jeantaud, membre de la Commission, à la Société des Ingénieurs Civils de France, dans la séance de cette Société du 19 novembre 1897.
- Locomotion aérienne
- Sur le premier Voyage Aérien de 24 heures sans escales
- A propos d’une remarquable ascension effectuée récemment en 24 h. 15 m. par M. Godard, à Leipzig, il a été dit qu’aucune ascension précédente n’avait atteint cette durée. Ainsi présentée, cette affirmation est inexacte
- Voici quelques détails historiques à ce sujet :
- M. Gaston Tissandier, dans son grand ouvrage : Histoire des ballons et des aèronautes célébrés, s’exprime ainsi : (T. II, p. 83).
- « M. Hervé, qui s’est attaché à perfectionner le matériel aéronautique dans le but de l’employer pour de longs voyages aériens, a exécuté une ascension maritime remarquable qui est le plus long voyage, comme durée, qui ait jamais été exécuté en ballon. Le 12 septembre i886, M. Hervé, parti de Boulogne à 6 h. 30 du soir, est resté vingt-quatre heures consécutives dans la nacelle de son aérostat et a traversé la mer du Nord pour descendre à 300 kilomètres du point de départ dans le voisinage des côtes de l’Angleterre. »
- En effet, les certificats de départ et d’atterrissage présentés à la Société Française de Navigation aérienne, à l’Exposition universelle de 1889, etc., établissent qu’il s’est écoulé exactement 24 h. 30 entre le moment du départ et celui ou le remorqueur « Gleaner » du port de Yarmouth, est arrivé sous la nacelle du « National » équilibré alors à faible hauteur.
- Il est évident que l’ascension a eu lieu « sans escales ». la situation du « National » au-dessus delà mer pendant 20 h. 1/2 en est une garantie. Toute escale eût été un naufrage.
- En outre, l’ascension n’a pas été uniquement réalisée sur équilibreurs (ces derniers pesaient 90 kilogrammes et étaient disposés pour agir intégralement jusqu’à l’altitude de 80 mètres). Elle a été entièrement libre, notamment pendant les quatre heures de durée du trajet terrestre de Boulogne-sur-Mer à Gravelines (Nord).
- Enfin, il a été constaté sur le certificat délivré au Consulat de France à Yarmouth, et signé du capitaine du remorqueur, que, au moment où le a Gleaner » atteignit le « National », celui-ci, muni d’une soupape inférieure « était presque entièrement gonflé et avait ses appareils d’équilibre faiblement immergés; » l’aérostat était donc encore, à la fin du voyage, dans des conditions normales de sustentation.
- L’expédition du « National » a fourni des résultats scientifiques importants et qui n’ont pas encore été dépassés jusqu’ici, tels que : dirigeabilité relative ou déviation maxima, mesurée, de 68 degrés (demi-angle abordable) ; stabilisation automatique dans l’état résistant, etc. La capacité de l’aérostat n’était que de 1 200 mètres cubes.
- Il parait donc équitable de dire qu’il existe actuellement deux ascensions authentiques de plus de 24 heures sans escales, exécutées toutes deux dans nos climats, l’une'sur mer par M. Hervé, en 1886; l’autre sur terre par M. Godard, en 1897, et que chacun de ces voyages effectués dans des condi-
- p.26 - vue 31/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 27
- lions différentes, possède ses mérites particuliers.
- Il est bon, d’ailleurs, de ne pas oublier que si la durée d’un voyage aérien peut être un utile moyen d’études, elle ne constitue pas le but principal de l’aéronautique qui est, semble-t-il, d’aller vite où l’on voudra pai-dessus les obstacles terrestres. On peut considérer un voyage d’une étendue donnée
- comme le produit de deux facteurs : durée, vitesse. Une grande vitesse permettrait une faible durée et comporterait moins d’incertitudes. S’il est plus difficile, il paraît aussi plus urgent de rechercher surtout la vitesse propre, avec ou sans la collaboration capricieuse des courants aeriens.
- Moteur a pétrole
- Pour tracteurs et voitures automobiles lourdes, par M. Fritz Dürr, ingénieur à Berlin (I)
- Ce moteur est à' deux cylindres et, afin d’occuper le moins de place possible, il est disposé de telle sorte qu’aucun de ses organes ne fait saillie sur la périphérie du
- volant. Nous allons, du reste, expliquer sa construction et son fonctionnement.
- La figure i ci-contre représente le moteur en élévation et en coupe longitudinale.
- Fif.l.
- La figure 2 est une coupe horizontale par a b de la figure 1.
- La figure 3 est également une coupe horizontale par c d.
- Dans ce moteur, chacun des cylindres A,
- qui sont disposés l’un à côté de l’autre, est muni à son extrémité inférieure d’une sou-
- (1) Communication de MM. Mariilier et Robelet, Otfice international pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’étranger, 42. boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- p.27 - vue 32/833
-
-
-
- 28
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- pape d’aspiration 2 par laquelle arrive le mélange gazeux. De l’extrémité inférieure du cylindre part un canal 5 qui se dirige vers la chambre 4 du couvercle creux du cylindre muni intérieurement de nervures de chauffage y. De cette chambre 4, part un canal 6 disposé dans le cylindre, et établissant une communication entre la chambre./ et l’intérieur du cylindre, dès que le piston 1 se trouve presque entièrement au point mort inférieur. Dans ce but, le piston est muni d’un canal 10 dans lequel débouche le tube 12 placé dans l’axe du piston. Ce tube est guidé dans un second tube 14 disposé dans le dôme du couvercle du cylindre.
- L’extrémité supérieure du piston est munie, sur sa périphérie, d’ouvertures J qui coïncident, dans la position la plus basse du piston, avec des ouvertures analogues 8 qui se trouvent dans la paroi du cylindre et qui aboutissent dans une chambre ou canal 9 disposé autour du cylindre (fig. 2).
- Les deux pistons 1 sont reliés au balancier B, sur l’axe duquel se trouve une manivelle G. Cette manivelle est à son tour réunie par la bielle D à l’arbre-manivelle sur lequel se trouve calé le volant F.
- Fonctionnement du moteur. — Pendant le mouvement ascensionnel du piston /, celui-ci aspire par la soupape 2, un mélange gazeux ou un mélange d’air et de gaz hydrogène protocarboné (vapeurs de pétrole, benzine ou autre) qui est comprimé pendant la descente du piston, et à travers le canal j dans la chambre supérieure 4 du couvercle du cylindre. La température de ce mélange gazeux s’élève dans la chambre 4 munie des nervures y qui se sont chauffées pendant les périodes de travail antérieures, ce qui permet d’obtenir une diffusion plus intime du gaz et de l’air et assure une combustion avantageuse du mélange;
- De la chambre 4, le mélange gazeux réchauffé passe dans le canal 6. Dès que le piston 1 se trouve à peu de distance de l’extrémité inférieure de sa course, il découvre, par ses ouvertures y, les ouvertures 8 qui se trouvent dans la paroi du cylindre, de telle sorte que les gaz brûlés provenant de l’explosion précédente, et qui se trouvent dans le cylindre, s’échappent par le canal 9. Si le piston est encore plus descendu, son canal 10 se place devant le canal 6, le mélange gazeux qui se trouve dans ce dernier passe, par suite desa dilatation, à travers les tabes 12 et jj, da ns la chambre intérieure H du cylindre, d’où sont chassés les produits de combustion de la dernière course. Quand le piston remonte de nouveau, le mélange gazeux qui se trouve dans le cylindre est comprimé, tandis qu’un nouveau mélange gazeux est aspiré de l’autre côté du piston.
- Au point mort supérieur du piston, a lieu une inflammation du mélange gazeux à l’aide d’un dispositif d’allumage 14.
- Lbs Carburateurs
- Lorsqu’on sature l’air, à froid, de vapeurs d’essences volatiles, telles que la gazoline ou les essences de pétrole, d’une densité moyenne de 0,(150, on forme un mélange combustible qui présente toutes les propriétés du gaz d’éclairage, et peut être, comme celui-ci, appliqué au fonctionnement des moteurs à explosion. Mais le mode de carburation de l’air varie beaucoup, et 1 on connaît une vingtaine de systèmes de carburateurs, dont certains sont très pratiques et ont donné de bons résultats. Nous décrirons ici quelques systèmes assez originaux et peu connus :
- GazMille. — Dans ce système, l’air est appelé dans un réservoir à essence de pétrole par la volatilisation et la chute même de la vapeur qui est plus dense que l’air. Le réservoir est placé à un niveau supérieur et un tube de caoutchouc partant du fond conduit le gaz combustible au brûleur. Le succès remporté par ce dispositif a encouragé les inventeurs à le perfectionner. Le carburateur La-frogne est un des plus anciens : la saturation y est obtenue à laide d'un petit moteur à air chaud. Dans les systèmes Hearson, Pluyer et Muller, de Birmingham, dans les types « Eclipse » et « Phœ-bus », c’est un compteur mis en mouvement par la descente d’un poids qui fait l’office de ventilateur pour l’appel d’air. Enfin, dans le gazogène Bouille, c’est une sorte d’injecteur Billard qui déplace l’air. Le carbure se volatilise dans une petite cornue chauffée par la flamme d’un brûleur et s’échappe par un orifice très étroit dans un canal aboutissant au gazomètre, en entraînant l’air ex-teneur qui est appelé par un orifice latéral.
- Appareil Faignot. — Le compteur d’appel, actionne par un lournebroche, aspire l’air extérieur et le refoule dans des caisses de grande surface, divisées en plusieurs étages par des claies poreuses et contenant la gazoline ; un jeu de robinets permet d’ouvrir alternativement les caisses et de maintenir constante la richesse du gaz produit. La carburation est ainsi très méthodique. L’appareil a paru en 1885 à l’Exposition d’Anvers, et alimentait un moteur Dénier. 11 a été surtout appliqué à l’eclairage des villas, châteaux, etc., enfin de toutes les habitations non desservies par une canalisation de gaz, et sa disposition a été imitée par plusieurs constructeurs, tels que Pollack, de Hambourg, et Yiihefm, qui ont fait connaître des carburateurs cloisonnes analogues.
- Moteur à air carburé Lenoir. — Les carburateurs pour force motrice ont ete étudiés avec plus de soin uepuis une dizaine d’annees, et en raison de l’extension rapide prise par l’industrie automobile. L’un des plus ingénieux est celui construit par MM. Bouart ireres sur les pians de M Lenoir, pour l’alimentation du nouveau type de moteur créé-par cet inventeur. Le carburateur Lenoir est cylindrique et dispose horizontalement sur un axe qui lui rait accomplir 5 à ü tours par minute à f aide d’un pignon commande par le moteur iui-ineme. Des causons verticales perforées divisent le cylindre en plusieurs compartiments et la paroi intérieure est garnie d’augets faisant oifice de norias ; le carbure remplit ces augeis et il s’eieve avec eux par suite du mouvement de rotation pour se deverser eu pluie quand les augets atteignent le point culminant de leur course. L’air se trouve donc sature de vapeurs combustibles qui sont aspirées pendant le premier temps du cycle. C’est par ce carburateur que sont alimentes les moteurs agricoles et les macuines de bateaux Lenoir. En estimant le prix de la gazoline à ûü centimes (hors Paris), le cheval-heure coûte U Ir. 82 par ce système.
- Carburateur Schrab. — L'idée de cet inventeur est vraiment originale : il remplace l’eau contenue dans la uouble enveloppe du cylindre, et qui est exigée pour reiroidir les parois par l’hydrocarbure à gazéifier.
- De là, cet hydrocarbure qui est déjà à une tem-
- p.28 - vue 33/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 29
- pérature de 80 degrés, passe dans un récipient de carburation à plusieurs compartiments, que traversent les gaz de la décharge ; ces gaz ainsi refoulés dans un liunide bouillant, se recarburent en se chargeant d’hydrogène, d’oxyde de carbone et autres gaz très combustibles, et ils redeviennent aptes à rentrer dans le cycle, et à produire une nouvelle explosion, à la condition toutefois de retrouver l’oxygène nécessaire à leur combustion. L’inventeur affirme que les gaz de la décharge n’entraînent que le seizième de ce que prendrait de l’air pur traversant de l’essence de pétrole, et il explique ainsi l’économie extraordinaire réalisée par son moteur, qui ne consommerait qu’un litre de gazo-line par cheval en dix heures de travail. C’est L un résultat vraiment remarquable et qui ferait, s’il est bien exact, de l’appareil de M. Schrab, un générateur de force d’une économie sans égale.
- Carburateur Meyer. — Ce système présente l’avantage de pouvoir utiliser des carbures lourds, autres que les gazolines, et ordinairement de prix moins élevé, et de les volatiliser entièrement. Ces carbures coulent goutte à goutte dans une chaudière lenticulaire en tôle d’acier, de 8 centimètres de diamètre sur 4 de hauteur, chauffée par un bec de gaz.
- La vapeur produite a, par suite, une tension très élevée ; elle traverse un injecteur d’air avec une très grande vitesse, et pénètre à travers une soupape d’arrêt, dans un gazomètre muni d’un système d’arrêt qui fait baisser la flamme du bec brûleur dès que la cloche est entièrement remplie. L’appareil est donc auto-régulateur, et la proportion de carbure vaporisée est proportionnée à la consommation du moteur. Il paraîtrait que l’air carburé par ce procédé aurait un pouvoir calorifique de près de 10 000 calories, ce qui constituerait un résultat vraiment remarquable.
- Carburateur Delaniare-. — M. Delamare-Debout-teville a combiné un carburateur très bien compris, et qu’il adjoint à son moteur Simplex pour la marche à l’essence de pétrole.
- La gazoline contenue dans un récipient supérieur s’écoule en un filet mince par un robinet et tombe sur une brosse en crin, de forme hélicoïdale, en même temps qu’un jet d’eau chaude provenant de l’eau de réfrigération du moteur. L’élévation de la température favorise l’évaporation du carbure, et les deux liquides tombent ensemble dans un vase clos. La gazoline, débarrassée de toutes ses impuretés surnage, et, tandis que l’eau est évacuée par un siphon de trop-plein, les vapeurs combustibles se rendent au moteur à travers une valve desûreté empêchant toute inflammation en retour. Ce dispositif de nettoyage préalable du carbure donne les meilleurs résultats et évite tout encrassement du cylindre, sans aucune perte par le trop-plein.
- Carburateur Lothammer—Autantl’air se charge facilement d’hydrocarbures volatils, autant la séparation de ces substances est rapide à se produire ; c’est pourquoi il est nécessaire de placer T appareil aussi près que possible du moteur à alimenter. Dans le système Lothammer le mélange est tellement parfait qu’on pourrait croire à une combinaison de l’air avec les vapeurs de carbure Ce carburateur est cependant très simple : l’évaporation s’y produit à froid, et la température y est maintenue constante grâce à l’adjonction d’un brûleur. L’air, qui pénètre par la partie inferieure traverse la gazoline par petits filets et se charge très également de vapeurs combustibles. L’appareil Lothammer a reçu d’assez nombreuses applications et donné des résultats avantageux.
- Tels sont les principaux dispositifs de carburateurs qui ont été inventés et construits au début de l industrie des moteurs à essence. Il nous a paru utile de rappeler quelle était la disposition donnée tout d abord à ces appareils qui ont été si perfectionnés dans le courant de ces années dernières, u autant plus que certains de ces modèles présentent des dispositions réellement originales dont 1 expérience a montré depuis la valeur.
- H. de Grafeigny.
- Automoliile-Club de France
- Nous recevons la communication suivante :
- Monsieur,
- Je suis chargé par le Comité de l’Automobile-Club de France de réunir les photographies et gravures de toutes les voitures automobiles.
- Cette collection remontera aux modèles les plus anciens et sera continuée au furet à mesure des perfectionnements de cette industrie.
- Je viens donc vous prier de bien vouloir contribuer à enrichir ces intéressantes recherches, en me faisant parvenir une ou plusieurs photographies ou gravures non collées de chaque type de ces voitures, format 13 x 18 au moins, papier platine de préférence, en mettant au dos votre nom, Tannée de la construction et la force du moteur.
- Ces documents seront classés par année et collés dans des Albums déposés à la bibliothèque de TAutomobile-Club. Certains modèles anciens et particulièrement curieux pourront être encadrés, mais pour le moment je ne m’occuperai que des Albums.
- J espère, monsieur, que nous aurons le plaisir de recevoir votre collection.
- Je vous serai reconnaissant de me faire savoir le plus tôt possible si je puis compter sur ces précieux documents que vous pourrez me faire parvenir à mon domicile, 7, rue de Greffulhe ou au Cercle.
- Si vous possédez en outre des photographies représentant les voitures à l’arrivée des Courses, les réunions de Meulan ou d'autres beaux instantanés rappelant des souvenirs d’Automobilisme, ils seront également les bienvenus.
- En attendant, veuillez agréer, monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.
- Raoul Lemoine, Artiste lithographe.
- Communieations officielles do Touring-Club
- Malgré l’hiver, les candidatures continuent d’affluer au Touring Club.
- 1125 candidats se sont présentés en décembre.
- Citons: MM. le général Mourlan, C. président du comité de la gendarmerie; baron de Taradél, # général de brigade, à Aucb; Quévillon, O. #, colonel au 144e régiment d’infanterie; lieutenant-colonel Morand de la Perrelle, &, -f; lieutenant-colonel Dufieux, ^ ; commandant Humbert, officier d’ordonnance du Président de la République; capitaine-commandant de Leiris de Runes; comte de Colbert, capitaine au lhe dragons; Lassale, médecin-major au 18e dragons; Dr Charles Richet, professeur à la Faculté de médecine de Paris; H. de Villeneuve, O. conseiller d’Etat; Grenier, conseiller à la Cour d’appel de Paris; Lauriol et Lehoucher, ingénieurs des ponts et chaussées; Forestier. conservateur du bois de ’Hncennes; Viollet-le-Due, ancien chef de bureau aux Beaux Arts; Trépon, sous-préfet, à Dole; Spire; procureur de la République à Tunis, et madame Spire; Stem-ler, procureur de la République à Péronne; Boueil, &, capitaine de frégate; Florimond, lieutenant de vaisseau; Hauser, O. tfr, -j-, + ingénieur de la marine; Berger, #, trésorier-paveur général; E. Bertrand, directeur de l’Opéra; Albert Carré, directeur du Vaudeville; Sansbœuf, O. &, adjoint au maire du VIIIe arrondissement de Paris, président des sociétés alsaciennes et lorraines; prince Ouroussoff, maître des cérémonies à la Cour impériale de Russie; amiral Skrydloff, membre du comité technique de la marine russe; S E. Lazareff, G. C. -j-, +, -h gouverneur de la Tauri-de, et Mme Lazareff; Laganda, ingénieur des ponts et chaussées, à Grodno; Maxim, #, +, +, ingénieur; baronne de Bresson, baronne Lazzaroni,
- p.29 - vue 34/833
-
-
-
- 30
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- comte de Sèze, comte H. de Bernis, comte de la Prunaréde, baronne de ITeeckeren, princes Léopold et Réginald de Croy Sobre, comtesse Catalano, baron de Bontteville, baronne J. de Krudner, vicomte de Dreux-Brézé, vicomte de Vassal, comte G. de la Boche Corbon, baron Deconz, vicomte d’Arlon, comte de Germagnano, comte et comtesse de Grote, baron de Blonay, baron von Plessen, vicomte de Salaberry, vicomte de la Chapelle, etc.
- Total des sociétaires au Pr janvier: 61770.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingenieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Petites Nouvelles
- Automobiles postales
- Saint-Martin le Grand, l’organe officiel des postes britanniques, contient dans son numéro de janvier des détails intéressants sur les automobiles postales.
- La première automobile essayée était une petite voiture de livraisons, à pétrole, moteur Daimler, appartenant à la British Motor Syndicate.
- Pendant une semaine, au mois d’octobre dernier, elle a servi à porter les lettres de la Grande-Poste au bureau central des districts sud-ouest, et, pendant une autre semaine, en novembre, des colis postaux entre le bureau du district sud-ouest et Kingston ou Thames, soit à une distance de 15 milles.
- Plus tard, une grande voiture à vapeur de MM. Julius Harvey et G0 de Londres, lut employée pour le service de nuit entre Londres et Bed Hill.
- Ces voitures, bien que n’étant pas construites pour le service des postes, ont assuré le service avec la plus grande régularité et ont triomphé du brouillard et des mauvaises routes qui étaient une cause de retard pour les chevaux. Devant ce succès, l’adoption des automobiles par le service des postes n’est plus qu’une question de temps.
- Bizarre accident d’automobile
- Ces jours derniers un bizarre accident dû à une automobile... dont le moteur ne marchait pas, s’est produit au coin du boulevard des Italiens et de la rue Louis-le-Grand.
- La voiture automobile de la photographie Mac-kenstein était arrêtée au beau milieu du boulevard par suite de manque d’essence. Léger rassemblement, et bientôt arrivée d’un agent qui invite le conducteur de l’automobile à débarrasser la voie.
- Que faire? Pousser la voiture à la main, rien autre à tenter. Le conducteur descend, tourne sa direction vers l’angle de la rue Louis-le-Grand et pousse sa voiture d’abord avec difficulté ; mais la déclivité du terrain aidant, ia voiture — mille kilos — roule maintenant trop vite ; le conducteur veut serrer le frein, mais trop tard et ia voiture franchissant le trottoir, butte dans un candélabre-affiche où flamboie en lettres étincelantes le nom du Casino de Paris ! Le candélabre électrique est renversé, un court circuit se produit, un léger incendie se déclare, bientôt éteint; mais ce n’est pas tout, le candélabre dans sa chute abat et démolit complètement une des baraques du Jour de l’An située â ce carrefour.
- Le marchand — un camelot qui vend des questions, entre autres celles de « l’automobile dont il faut faire tourner les roues »— ô ironie ! est renversé lui aussi, mais sans mal.
- Bref, quelques dégâts matériels, mais aucun accident de personne à signaler.
- La traction électrique
- Voici, d’après le Journal des Sports, un tableau synoptique des distances desservies par la traction électrique dans tous les pays d’Europe et aux Etats-Unis :
- Kib.m. Voitures Che v,-vap
- Allemagne 988 1 545 13 810
- France 107 130 4 200
- Angleterre et Colonies 267 269 9 617
- Autriche-Hongrie ... 192 265 5 060
- Italie 80 149 2 460
- Suisse 48 83 1 570
- Belgique 114 157 2 550
- Russie 48 87 1 150
- Autres pays 48 50 111
- Aux Etats-Unis d’Amérique, 20 132 kilomètres sont desservis électriquement par 36 121 voitures.
- D’autre part :
- D’après un tableau que le Consul des Etats-Unis, à Zurich, a dressé pour son gouvernement, voici les longueurs des lignes de tramways électriques qui fonctionnent dans les différents pays.
- Allemagne........ 713 km.
- France.............. 311 —
- Grande-Bretagne .. 142 —
- Italie.............. 128 -
- Suisse............... 88 —
- Espagne.............. 53 —
- Belgique............. 39 —
- Russie............. 16,5 —
- Serbie............... 10 —
- Suède et Norvège.. 8 —
- Bosnie................ 6 —
- Roumanie............. 3,5 —
- Portugal............. 3,5 —
- Professeurs et élèves. — Patrons et ouvriers
- Trois banquets à signaler : Celui offert samedi à M. Chauveau par la Fédération des Mécaniciens de France ; celui offert dimanche par M. Leclan-ché à son personnel à l’occasion de sa nomination dans la Légion d’honneur ; enfin celui qui a eu lieu lundi au Salon des Familles et auquel M. Pantz avait convié ses ouvriers.
- Félicitons la Fédération des Mécaniciens qui a voulu reconnaître le zèle déployé ces deux années par M. Gustave Chauveau pour les initier à la locomotion nouvelle ; félicitons non moins chaleureusement les deux patrons qui associent ainsi les ouvriers à leurs joies et établissent leur future prospérité sur les bases de la plus étroite solidarité entre patrons et ouvriers.
- Dans la Montagne
- Une performance peu banale vient d’être accomplie aux environs de Lausanne. Les héros sont MM. Püster et G. Epitaux qui ont escaladé en automobile la montée célèbre d’Aigle aux Diablerets en 2 h. 1/4.
- Cette route, taillée dans le roc est extrêmement escarpée. Elle monte pendant 18 kilomètres et sa pente est en maints endroits de 15 0/0. De plus elle est très étroite et-, en certains points, permet à peine à une voiture de passer là. Aussi, grand a été l’étonnement des habitants qui, en entendant la trompe d’avertissement, se précipitaient à leur fenêtre pour voir quel pouvait bien être le monsieur qui osait se risquer en pareil lieu.
- Voilà une route type qui se recommande aux organisateurs de courses de côte.
- Cette ascension fait honneur à MM. Püster et G. Epitaux, qui font du reste partie de l’Automobile Club. ________
- L’automobile au Cap
- L’automobile a fait sa première apparition à Cape Town, sous les espèces et apparences d’un
- p.30 - vue 35/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 31
- joli phaéton à six places, sorti des ateliers de la grande maison anglaise Kœnig and C°, et muni d’un moteur Benz. .
- La vitesse maxima est de 16 milles a l heure, ce qui est plus que suffisant pour la colonie anglaise, les vitesses supérieures étant formellement interdites.
- La maison de Dion-Bouton s’installera dans quelques jours dans l’hôtel de l’avenue de la Grande-Armée, qu’elle vient de louer à des conditions très avantageuses au photographe Bàrenne.
- Une assistance considérable assistait samedi dernier en l’église Saint-François-de-Sales, aux obsèques de Mme veuve Jules Michelin, la mère du manufacturier de caoutchouc. De nombreux amis avaient tenu à témoigner leur sympathie à M. André Michelin auquel nous adressons nos vives condoléances.
- L’omnibus à vingt places de Dion-Bouton a fait ses derniers essais sur la route de Mantes à Sep-teuil, la Société d’exploitation ayant fini par s’entendre avec les constructeurs.
- La premiève voiturette Gaillardet a été essayée et a donné toute satisfaction. M. Gaillardet a dessiné ce véhicule de façon à en faire un tricycle ou un quadricycle, en apportant une légère modification dans le châssis.
- Un chauffeur de Belfort, M. B... l’a échappé belle. Débouchant rue de la Banque pour s’engager avenue de la Gare, S'>n automobile a donné en plein dans le poitrail d’un taureau que conduisait un garçon boucher. L’animal mis en fureur, d’un mouvement brusque, renversa son conducteur et fonça tête baissée sur l’autom bile.
- Un passant témoin de l’accident se jeta résolument sur la bête en fureur et, la saisissant par les cornes, put l’empêcher d’atteindre l’automobile qui n’aurait certainement pas résisté aux attaques du taureau, en raison de ses petites dimensions. D’autres personnes accourues et le garçon boucher relevé, on parvint à calmer la bête.
- Quant au garçon boucher il a des contusions.
- Passant, le 31 décembre, rue du Débarcadère, nous avons eu la curiosité de savoir combien il était sorti de roues caoutchoutées des ateliers Vi-net pendant l’année I8a7. Le dernier train de roues (destiné à la maison Panhard) portait le n° 1157. A raison de 4 roues par numéro, cela représente le joli total de 4 628 roues, dont l’emploi peut se répartir ainsi : 1/6 pour les fiacres, 1/6 pour diverses voitures et 2/3 pour automobiles. M. Yinet compte qu’en. 1898 sa production sera triplée et que les 9/10 en seront employés par les automobiles.
- Nous le souhaitons aussi.
- Recouvrements par la poste
- Il peut arriver que les quittances pour 1898 soient présentées à certains de nos abonnés, alors qu’ils viennent de nous adresser directement leur cotisation.
- Comme il est matériellement impossible d’éviter ce contre-temps, à l’époque où les renouvellements sont le plus nombreux, nous prions nos abonnés de ne pas se formaliser de cette apparence d’irrégularité, et de refuser simplement la quittance, qui fait double emploi avec le talon de mandat que nous les engageons toujours à conserver comme reçu.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON .y } ET A LA M ,DITERRAN Æ
- EXCURSIONS
- Organisées avec le concours de la Société des « Voyages Duchemin ».
- 1° Tunisie-Algérie.
- Départs de Paris, les 16 janvier, 3 mars et 17 avril 1898.
- Itinéraire: Paris, Marseille, Tunis, Carthage, Sousse, Kairouan, Bône, Hammam-Meskcutme, Constantine, Batna, Timgad, Biskra. Sét;f, Kerrata, le Chabot, Bougie, Alger, Marseille, Paris.
- Prix : T° classe, 1.156 fr. — 2- classe, 1 050 fr.
- 2° Italie.
- Départ de Paris, le 24 janvier 1898.
- Itinéraire: Paris, Turin, Milan, Chartreuse de Pa-vie, Venise, Florence. Rome, Naples, Ile de Capri, Grotte d’Azur, Sorrente, Casttdlarnare, Pompêi, le Vésuve, Pise, Gênes, San-Remo, Nice, Marseille, Paris.
- Prix: lro classe, 875 fr. — 2e classe, 780 fr.
- 3° Carnaval de Nice
- Départ de Paris, le 16 Février 1898.
- Itinéraire: Pans, Marseille, Toulon, Cannes, Nice, Monte-Carlo, Menton, San-Remo, Gênes, Turin, Paris.
- Prix: I e classe, 395 fr. — P classe, 356 fr.
- 4° Carnaval de Nice-Italie.
- Départ de Paris, le 16 février 1898.
- Itinéraire; Paris, Marseille, Toulon, Cannes, Nice, Monte-Carlo. San-Remo, Gênes, Pise. borne, Naples, Capri, GrHte d Azur, Sorrente, Castellamare, Pompêi, le Vésuve, Rome, Florence, Bologne, Venise, Milan, Turin. Paris.
- Prix: 1° cia-se, 995 fr. 2e classe, 910 fr.
- Les prix indiques ci-dessus comprennent les billets de chemins de fer; les transports ep bateaux et en voitures, le logement, la nourriture, etc... sous la responsabilité de la Société des «. Voyages Duché min ».
- Les souscriptions sont reçues au bureau central de la Société des « Voyages Duchemin », 20, rue de Gramrnont, à Paris.
- Nos correspondants de Nice nous annoncent la prochaine arrivée dans cette ville de MM. Audi-bei t et Lavirotte, les grands constructeurs lyonnais. Ces Messieurs partent de Lyon par la route à destination de la Côte d’Azur, avec un convoi de voi-tures de différents types sortant toutes de leurs ateliers de Monplaisir.
- Arrivées à Nice :
- M. Je baron de Crohwez, de l’Automobile-Clul Belge avec une voiture Panhard et un moiocycli gares a 1 « Auto-Garage », 15, rue d’Angleterre.
- M. le baron Duquesne, venant de Bruxelles na Paris sur sa voiture Peugeot.
- A Cannes :
- M. Vauquelin, sur sa voiture « La Fusée ».
- Adresses des Constructeurs d’Appareils décrits dans ce numéro
- MM. Doré et Bouissou, 5, quai de Charen-ton, Charenton.
- Temps probable pour la semaiae
- Semaine du 13 au 20 janvier i8ç8
- Temps nuageux et brumeux, sans pluie. Température assez basse par vents du nord au-sud-est. Assez beau probablement vers le 17 ou 18.
- Auto-Météo.
- p.31 - vue 36/833
-
-
-
- 32
- i,â LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- lies Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Briest trères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cie Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cla des Moteurs et Automobiles M. L. B., Bd Beau-séjour, 59.
- Ci0 générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compièerne.
- Cie des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalirol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- De Die'trich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Dilig^on et C", 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Faseot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard. Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), rue des Poissonniers, Neuilly. Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204. rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette>, 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et S -hneider, 202. rue Paul-Bert, Lyon.
- E. RosshI, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid, Neuilly-sur-Seine.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- H. Tenting, 40, rue Curial, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponth Krieger, 22, rue Le Peletier.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industx-ielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Ravgasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-munne brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliotbèqua de la «Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de ZuyPn. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; cartonné, 6 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 2° Traité des véhicules automobiles, par Louis Loekert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 28 volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3e volume : Les voitures à pétrole. — 4® volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er. 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 3° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 4° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet.; 1 brocli. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 50 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 6° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8° prix, broché, 5 francs; cartonné, 6 francs; franco 0 fr. 50 en plus.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DF.SMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.32 - vue 37/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N° 3.
- 20 Janvier 1898
- SOMMAIRE DU ;V 3
- Conseils aux inventeurs, L. B.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier.
- Les Carburateurs, G. D.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Contre la vitesse et les courses, O’Tom Obile. Les Motocycles sur pistes.
- Voiture électrique Elieson, Paul Sarrey. Perfectionnement aux voitures automobiles.
- Ceci ne tuera pas cela.
- Communications officielles du Touring-Club L’Académie des Sciences.
- Automobile-Club de France. Correspondance.
- A l’Automobile-Club Belge.
- Petites Nouvelles.
- Petite correspondance.
- VOITURE électrique elieson
- p.n.n. - vue 38/833
-
-
-
- 34
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Conseils aux inventeurs
- Le nombre des inventions se traduisant par des prises de brevets en France est incroyable ; belle source de profit pour l’Etat, il est malheureusement incontestable que cette opération est souvent une source de déboires pour celui qui l’exécute ou la fait exécuter. Cela d’autant mieux que l’Etat accepte toute demande même quand l’idée première n’a rien de raisonnable; et nous citerons peut-être un jour quelques-uns de ces brevets, ingénieux certainement, mais fondés sur des principes absolument faux et qui par conséquent s’étaient traduits par une perte sèche d’argent pour leurs auteurs.
- Si ces inventeurs avaient consulté auparavant un ingénieur-conseil, au point de vue technique, s’ils avaient pu se résoudre à écouter sa voix autorisée, ils auraient évité ces ennuis et refoulé leurs illusions. Certes, il est pénible autant pour celui qui consulte que pour celui qui conseille, d’arriver à une constatation défavorable : mais ne vaut-il pas mieux entendre tout de suite la vérité que de traîner de bureau en bureau, d’atelier en atelier, de gâcher des mois, quelquefois des années en travaux inutiles, pour aboutirenfin à la déception cruelle !
- Et si l’idée vaut la peine d’être exploitée, il faut prendre alors son brevet, mais en se renseignant au point de vue de sa rédaction, en se documentant sur les antériorités possibles, en confiant en somme son affaire à un agent posé et compétent; c’est certainement une assez forte dépense de prendre un brevet, surtout dans les conditions que nous indiquons ici, en ne négligeant aucune chance de succès ; à l’inventeur de savoir auparavant s’il veut engager cette somme ou s’il veut au contraire chercher l’économie : ce second moyen amène en général des résultats déplorables.
- Quand le brevet français a été pris, il s’écoule un assez long temps avant qu’il ne sorte, en d’autres termes avant qu’il ne soit livré à la connaisance du public ; c’est pendant ce temps qu’il faut prendre les brevets étrangers, sans quoi il serait inutile d’y songer par la suite ; en admettant l’invention pratiquement intéressante, elle serait déjà la proie d’un Allemand ou d’un Belge.
- Il arrive souvent qu’un inventeur fait breveter son idée en France, se disant : une fois le brevet pris, je m’aboucherai avec un capitaliste qui m’aiaera à prendre les brevets étrangers; or, la chose peut réussir, mais notre expérience nous permet de dire que c’est très rare. Fort malheureusement, on trouve dix étrangers qui s’intéressent à un brevet industriel avant de trouver le quart d’un Français ; et si le brave homme protégé en France pour quelque temps montre ses plans, dessins, à un étranger, il se livre
- pieds et poings liés et n’a plus qu’à espérer en la générosité de cet inconnu.
- Notre conclusion est la suivante :
- Ou bien l’auteur d’une découverte vraiment pratique a les moyens pécuniaires d’assurer sa réussite, et dans ce cas il ne doit pas hésiter à prendre le plus grand nombre de précautions possible.
- Ou bien il ne possède que son travail pour vivre modestement ; dans ce cas nous lui conseillons de chercher autour de lui une personne honorablement connue et compétente qui puisse le soutenir dans ses pénibles débuts. Mais, s’il veut marcher par lui-même, il y a toutes les chances du monde pour qu’il arrive comme tant d’autres à connaître la misère et à consentir alors à des conditions autrefois inacceptables.
- L. B.
- Notes éleetroioliiles
- II. GRANDEURS ET UNITÉS ÉLECTRIQUES
- Commençons par un aveu dépouillé d’artifice : Nous ne savons absolument rien de ce qu’est l’électricité, et nous appartenons à l’Ecole de ce professeur qui, posant la question à un de ses élèves, reçut la réponse que voici :
- — Je le savais, M’sieu, mais je l’ai oublié...
- — Quel malheur est le nôtre, répliqua aussitôt le professeur devant la classe : le seul qui sût ce qu’était l’électricité l’a oublié...
- Nous n’aurons même pas la peine d’oublier ce qu’est l’électricité, ne l’ayant jamais su, pas plus que nous ne savons ce que sont la chaleur, la lumière, la pesanteur, toutes les forces naturelles dont nous ignorons profondément les causes et le modus agendi. mais dont nous mesurons avec précision les effets, que nous savons produire et diriger à notre gré, asservir à notre volonté.
- Pour nous, l’électricité n’est qu’une étiquette, un titre de chapitre embrassant une série de phénomènes particuliers si caractéristiques et si connus aujourd’hui par leurs manifestations, qu’il nous semble inutile d’y insister longuement.
- L’énergie dont nous disposons se présente sous quatre formes principales, et la plus grande partie de notre activité industrielle est consacrée à la transformation de chacune de ces quatre formes de l’énergie dans les trois autres, soit, en tout, dix-huit transformations réversibles deux à deux. Ces quatre formes de l’énergie sont :
- L’énergie mécanique ou travail.
- L’énergie thermique ou chaleur.
- L’énergie à’affinité chimique.
- L’énergie électriqiie.
- p.34 - vue 39/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 35
- C’est cette dernière qui nous intéresse plus spécialement, et nous aurons a 1 etudier ici, soit en elle-même, soit dans ses rapports avec le travail (dynamos et moteurs), soit dans ses rapports avec l’affinité chimique (piles et accumulateurs), soit, enfin, d’une manière secondaire, dans ses rapports avec la chaleur (lampes à incandescence, allumage électrique, échauffement des conducteurs traversés par des courants).
- L’énergie électrique se manifeste à nous comme si elle traversait un conducteur sous l’influence d’une cause motrice spéciale appelée force électromotrice, avec un débit, une intensité plus ou moins grande, et c’est par des comparaisons hydrauliques que l’on peut arriver aux premières notions du courant électrique basées sur les premières notions puisées — c’est le cas de le dire — dans un courant d’eau.
- Bien que comparaison ne soit pas raison, on peut assimiler un courant électrique à un courant hydraulique circulant dans un tuyau plus au moins long et étroit en vertu d’une différence de niveau. Le débit dépend à la fois de la différence de niveau et de l’obstacle, de la résistance qu’oppose le tuyau à l’écoulement du liquide.
- Il en est de même avec le courant électrique :
- Le débit s’appelle intensité de courant et se représente par Le symbole Iou i.
- La différence de niveau électrique s’appelle différence de potentiel et se représente par le symbole U. La cause de cette différence de potentiel porte le nom jle force électromotrice et se représente par le symbole E. L’importance de cette distinction ressortira par la suite.
- L’obstacle qu’oppose le circuit électrique au passage du courant est sa résistance électrique, ou, plus simplement, sa résistance et se représente par le symbole R.
- Le circuit électrique le plus simple que l’on puisse imaginer est celui constitué par un générateur de force électromotrice E présentant une résistance totale R. Le courant qui traverse ce circuit a une intensité I donnée par une loi formulée dès 1827 par un physicien allemand, Ohm, et qui porte son nom.
- Loi d’Ohm. —- U intensité dé un coûtant traversant un circuit est égale au quotient de la force électromotrice E agissant dans ce circuit par la résistance R de ce circuit.
- La loi d’Ohm se formule ainsi :
- Pour comparer ces grandeurs entre elles, il a fallu créer des unités qui leur servent de commune mesure. C’est en 1864 que la Bri-tish Association for advancement of science nomma une Commission chargée de définir ces unités ainsi que les étalons de représen-
- tation matérielle. Les travaux de l’Association britannique ont été sanctionnés par le Congres international des Electriciens tenu à Paris en 1889 et celui tenu à Chicago en 1893.
- Le système d’unités de mesures électriques actuel porte le nom de système C. G. S. parce qu’il est basé sur les trois unités fondamentales, Centimètre, Gramme (masse) et Seconde (sexagésimale), par une série de définitions successives dont l’exposé sortirait de notre cadre. Disons seulement que, dans le système C. G. S., chaque grandeur est définie en fonction des trois grandeurs fondamentales, longueur, masse et temps, et que l’unité correspondante unique qui sert de commune mesure à toutes les grandeurs de même nature est obtenue en égalant à l’unité toutes les grandeurs qui entrent dans sa définition.
- Exemple. — La vitesse est le quotient d’une longueur par le temps mis à la parcourir. L’unité de vitesse C. G. S., est le quotient de l’unité de longueur (centimètre) par l’unité de temps (seconde) ouïe centimètre par seconde.
- Ce système est d’une merveilleuse simplicité; il supprime radicalement tous les coefficients numériques de transformation dont le système d’unités anglaises, par exemple, est encombré ad nauseam, mais il présente cependant un grave inconvénient : les unités ainsi définies sont tantôt beaucoup trop grandes, tantôt beaucoup trop petites pour les besoins de la pratique. On a donc décidé que, sans toucher au système C. G. S., on choisirait, pour servir de commune mesure à chaque grandeur, une unité pratique, multiple ou sous-multiple décimal de l’unité C. G. S., et que l’on donnerait à cette unité pratique un nom spécial pour la distinguer de l’unité C. G. S. correspondante. Ces noms sont indiqués ci-dessous pour les trois grandeurs principales :
- Grandeur électrique Nom de l’unité
- pratique
- Force électromotrice ou différence
- de potentiel. ....... Volt.
- Résistance......................... Ohm.
- Intensité de courant............... Ampère.
- Les noms Volt (Volta), Ohm et Ampère rappellent ceux de savants qui se sont illustrés dans la science électrique.
- En appliquant la loi fondamentale d’Ohm aux unités électriques pratiques, on voit qu’elle nous fournit la relation
- 1 volt
- 1 ampère = ;—
- 1 ohm
- Ceci veut dire que le courant dont l’intensité est de 1 ampère est obtenu en établissant une force électromotrice de 1 volt dans un circuit dont la résistance est de 1 ohm. Ceci veut dire encore qu’en expri-
- p.35 - vue 40/833
-
-
-
- 36
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- mant en volts, la force électromotrice agissant dans un circuit et la résistance dé ce circuit en ohms, ces valeurs portées dans la formule d’Ohm nous permettront de déterminer l’intensité du courant exprimée en ampères.
- Continuant notre analogie avec les phénomènes hydrauliques, l’association de l’intensité du courant et du temps pendant lequel il passe nous conduit à la notion de quantité d’électricité, comme la notion de débit et du temps de l’écoulement nous donne celle d’un certain volume d’eau.
- La quantité d’'électiicité est donc le produit de l’intensité d’un courant I par le temps t pendant lequel il passe.
- Cette quantité est représentée par le symbole Q, et définie par la relation :
- O = I t
- Dans le système pratique d’unités C.G.S, on fait usage de deux unités de quantité, suivant que l’on prend pour unité de temps la seconde ou l’heure.
- Vampère-seconde ou coulomb est la quantité d’électricité débitée par un courant de i ampère pendant i seconde.
- Vampère-heure est la quantité d’électricité débitée par un courant de i ampère pendant i heure ou 3 600 secondes.
- On a, d’ailleurs, entre ces deux unités de quantité, la relation évidente :
- 1 ampère-heure = 3 600 coulombs
- L’unité, pratique de quantité d’électricité est le coulomb, mais l’unité industrielle est généralement l’ampère-heure.
- Il nous reste à définir la puissance électrique et le travail ou énergie électrique en continuant nos comparaisons hydrauliques.
- On sait que la puissance d’une chute d’eau est égale au produit de la hauteur de chute par le débit. De même, en électricité, la Puissance électrique est égale au produit de la force électromotrice E par l’intensité du courant I. Cette puissance est représentée par le symbole P et définie par la relation :
- P = E I
- L’unité pratiquée. G. S. de puissance est le produit de l’unité pratique de force électromotrice (volt) par l’unité pratique d’intensité de courant (ampère). C’est le volt-ampère ou Watt.
- I watt = 1 volt. 1 ampère = 1 volt-ampère.
- II n’y a pas entre l’unité de puissance des électriciens (watt) et celle des mécaniciens (kilogrammètre par seconde) un rapport simple pour des raisons exclusivement théoriques. Les unités électriques sont indépendantes de l’intensité de la pesanteur, grandeur variable avec la latitude et l’alti-
- tude, tandis que les unités mécaniques en dépendent : le rapport entre les unités des deux systèmes doit donc forcément dépendre de l’intensité de la pesanteur. A Paris, au niveau de la mer et dans les latitudes moyennes, le rapport des deux unités est le suivant :
- t kilogrammètre par seconde
- -------------------------= 9>Sl
- 1 watt.
- Dans les calculs purement industriels, on peut admettre, avec une erreur inférieure à deux pour 100 que 1 kilogrammètre par seconde vaut 10 watts.
- Le Poncelet défini parle Congrès international de mécanique appliquée tenu à Paris en 3889 valant, par définition, 100 kilogram-mètres par seconde, il en résulte que, théoriquement
- 1 poncelet =981 watts,
- et comme le kilowatt est égal à i 000 watts, le poncelet et le kilowatt sont pratiquement égaux. Cette relation justifie notre insistance à demander aux mécaniciens d’abandonner le cheval-vapeur, reste de barbarie, pour adopter le poncelet, et identifier ainsi les deux unités industrielles de puissance. La différence des noms suffira pour justifier les différences d’origine et permettre des calculs exacts, lorsque cette exactitude sera nécessaire
- Le travail ou énergie électrique se déduit de la puissance électrique en le définissant, comme ^gn hydraulique et en mécanique générale, le produit d’une puissance par un temps.
- On désigne la puissance par le symbole W (initiale du mot work, qui signifie travail en anglais): et on la définit par la relation :
- W = P t.
- L’unité pratique C. G. S. de travail est le produit de l’unité de puissance (watt) par l’unité de temps (seconde) et porte le nom de joule :
- i watt, r seconde = 1 watt-seconde = 1 joule.
- Dans l’industrie, on adopte l’heure comme unité de temps et l’unité correspondante porte le nom de watt-heure.
- 1 watt-heure — 1 watt. 1 heure = 3 600 joules.
- De même que 1 kilogrammètre par seconde vaut 9,81 watts, 1 kilogrammètre vaut 9,81 joules, soit pratiquement 10 joules.
- Nous présenterons, dans une troisième Note,quelques exemples numériques qui faciliteront a nos lecteurs la manipulation des grandeurs et des unités que nous venons de définir et des formules simples qui les relient.
- E. Hospitalier.
- p.36 - vue 41/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 37
- Les Murateurs
- Nouveau carburateur système Chauveau
- L’invention consiste en une combinaison perfectionnée d’appareil permettant d’effectuer, soit la carburation de l’air au moyen de la pulvérisation du liquide combustible opérant sa diffusion dans l’air pour constituer le mélange explosif ; soit le mélange intime de l’air avec un combustible gazeux dans le même but.
- Le dessin ci-joint représente une coupe verticale de l’appareil.
- Cet appareil perfectionné est disposé comme suit :
- A est l’extrémité du conduit d’admission de mélange explosif dans la chambre d’explosion du moteur.
- Sur ce conduit A est posé l’introducteur
- de combustible liquide ou gazeux. Cet introducteur se compose d’une tubulure d’arrivée B, pourvue d’un raccord C sur lequel on branche, un tuyau D allant au réservoir ou à la canalisation (non représentée) qui fournit le combustible liquide ou gazeux en charge ; dans cette tubulure B, fonctionne une vis E à pointeau e, servant de robinet d introduction réglable du combustible ; 1 oiihce où s adapte le pointeau e débouche dans un canal horizontal F qui aboutit à une colonne çreuse verticale G. Ladite colonne G se termine en haut par une partie pleine dans laquelle sont pratiqués des trous cr aboutissant à une gorge circulaire H.
- •Sur cette colonne G s’engaine un four-
- reau tubulaire /, attenant à une soupape plane ou conique J • la tige J’ de cette soupape se prolonge au dehors de l’appareil et repose, par son écrou K,sur un ressort à boudin L ; ce ressort maintient la soupape J appuyée sur son siège. L’ajustement du fourreau I sur la colonne j peut être rendu étanche, au besoin, au moyen de garnitures convenables laissant au dit fourreau sa liberté de mouvement.
- Par-dessus l’introducteur de combustible vient se poser la chambre de pmlvérisation ou de mélange M surmontée d’une tubulure à entonnoir N, pour l’entrée de l’air libre extérieur ; cette chambre de pulvérisation, fl/, communique avec le conduit A au moyen de trous O percés dans la paroi horizontale de l’introducteur de combustible; la dite chambre M est pourvue intérieurement d’un étranglement circulaire AT en double pente dont les surfaces tronconi-ques sont rendues rugueuses par des traits de tour ou autrement.
- L’appareil, est fixé sur le sommet du conduit A au moyen de brides à boulons ou de toute autre manière; ses fonctions s’accomplissent de la manière suivante, aussi bien pour le combustible liquide (pétrole, essence, etc.), que pour le combustible gazeux (gaz d’éclairage, etc.).
- Lorsque le robinet soupape e est ouvert, le pétrole (par exemple) arrive par F, G,g, dans la gorge H. Cette gorge est enveloppée par le fourreau I et constitue une chambre close quand ce fourreau est remonté et la soupape / fermée. Mais au moment où l’aspiration du piston moteur se fait sentir en A, cette soupape J descend dans la position en pointillé et le fourreau I amène sa rangée circulaire de trous i en face de la gorge //; sous l’influence du vide, le combustible liquide ou gazeux s’élance en jets à travers ces trous i et va se pulvériser contre les parois tronconiques rugueuses M’ de la chambre M; en même temps, l’air passe par la tubulure N, il vient se mélanger au brouillard engendré dans la chambre M. et ce mélange se précipite à travers les trous O pour aller charger la chambre d’explosion du moteur.
- Quand l’aspiration du piston moteur cesse, la soupape /remonte contre son siège et le fourreau / élève ses trous i au-dessus de la gorge H. D’autres trous i’ percés au sommet du fourreau, permettent à l’air de rester libre dans la capacité supérieure de ce fourreau afin de ne pas gêner ses mouvements d’ascension et de descente.
- Outre l’introduction d’air en N réglable par l’écrou K, il peut exister une introduction supplémentaire sur le parcours du conduit M, de manière à varier, par le régulateur du moteur ou autrement, la nature du mélange explosif suivant le besoin. L’introduction de pétrole est réglée par le degré d’ouverture de la soupape e. G. D.
- p.37 - vue 42/833
-
-
-
- 38
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Informations
- Locomotion aérienne
- Quoiqu’elle sorte un peu du domaine de notre Revue, nous enregistrons avec intérêt la nouvelle suivante, dont, tous nos lecteurs comprendront l’importance :
- L’astronome américain Jeremiah Macdonald rentrait chez lui vers une heure du matin à Bing-hamton (Etat de New-York), quand, à la lueur soudaine d’une lumière éblouissante, il vit un corps tomber du ciel et s’enfoncer dans la terre près de lui. Creuser le sol et en retirer, après refroidissement s’entend, la masse, métallique blanchâtre, en question, fut pour M. Macdonald l’affaire de quelques instants ; quelle fut sa stupeur quand il constata que ce météorite portait des caractères, inintelligibles bien entendu, mais dont la disposition dénotait la main (!) d’une créature raisonnable ; pas de doute, c’était un message des habitants de Mars, le savant astronome le conclut sans peine.
- Ajoutons qu’il va tâcher de déchiffrer ces hiéroglyphes, et espérons que l’échange d’une correspondance aussi naturelle entre deux planètes amies amènera l’une et l’autre à des progrès rapides, notamment au point de vue transport. Un ban pour M. Jeremiah Macdonald !
- — On annonce de Brooklyn que le professeur Langley et le professeurElfreth Watkins ont construit une machine aérienne destinée à remorquer un wagon de chemin de fer.
- Elle aurait été essayée sur l’une des branches du Pensylvania Railroad près du mont Holly (New-Jersey) ei aurait donné au wagon une vitesse représentant près de io km à l’heure (exactement 9 600 m).
- La machine est actionnée par un moteur à ga-zoline, dont la puissance est appliquée à deux hélices de 1,20 de diamètre faisant 800 tours à la minute.
- On aurait reconnu qu’on pourrait établir sur le même type des machines capables de traîner ces wagons aux vitesses usuelles des chemins de fer.
- Malgré toute l’autorité des promoteurs de cette entreprise, nous avouons ne pas voir très bien à quoi d’utile elle peut conduire. Il est évident a priori que l’économie dans la traction 11’a rien à voir dans l’affaire. Quand on peut prendre un point d’appui sur un rail fixe, il paraît au moins extravagant de le prendre sur l’air qui fuit sous l’effort.
- Les Omnibus automobiles
- M. J.-H. Aubry, dans le Journal des Sports, publie quelques réflexions fort justes et que nous croyons utile de reproduire :
- '< Au moment où la Compagnie générale des Omnibus envisage l’éventualité prochaine de la substitution de la traction mécanique à la traction animale, il n’est pas sans intérêt de rechercher si les énormes véhicules à trois chevaux qu’elle a mis en service répondent bien aux intérêts de la circulation dans nos rues encombrées de Paris.
- « Les grands omnibus ont l’avantage d’être larges, ils permettent, en effet, à deux personnes de se croiser dans la partie laissée libre à l’intérieur entre les banquette* ; on y est plus confortablement assis que dans les omnibus à deux chevaux du type précédé nt dont quelques exemplaires* cir
- culent encore dans Paris, notamment celui de Place Saint-Jacques-Montmartre ; mais ils ont le grave inconvénient d’obstruer la rue et d’être une cause constante d’encombrements et d’arrêts.
- « La Compagnie générale des Omnibus sait mieux que personne tous les inconvénients de ces gros véhicules ; si elle s’est décidée à les construire, c’est pour se soustraire le plus possible à l’impôt établi par unité de voitures. Une fois encore nous trouvons dans l’Etat une cause de désordre. Supposant que, plus judicieusement et plus équitablement, il ait en bloc proportionné l’impôt au nombre de places, la Compagnie aurait construit des véhicules aussi confortables, un peu moins larges, qui auraient donné satisfaction au public, sans gêner la circulation. Le nombre des voitures eût été plus nombreux, les départs et les passages plus fréquents, et le public eût perdu moins de temps aux stations.
- « Avant que la transformation ne s’opère, avant que tous les omnibus deviennent automobiles, ne pourrait-on réformer l’impôt sur les véhicules, en commun s’entend, en le proportionnant au nombre de places ?»
- La traction électrique des bateaux
- L’expérience qui vient d’être faite sur le canal du Centre, a Bruxelles, a obtenu un succès très significatif. Les personnalités qui accompagnaient M. De Bruyn, MM. Lambin, Dutourny, de Rote, Gaétan, So.nzée, etc., ont été unanimes à approuver l’application en Belgique du mode de traction victorieusement essayé sous leurs yeux.
- La traction et le propulseur électrique ont fonctionné à merveille, prouvant que le désidératum exprimé par M. Th. Finet dans son remarquable ouvrage sur les canaux est enfin réalisé : une traction facile, pratique, économique, favorable à tous égards aux intérêts industriels du pays.
- Nouvelle Exposition
- M. Edouard Agache, président de la Société Industrielle du Nord de la France, a demandé au ministre de l’Instruction publique l’autorisation de disposer du grand hall de l’atelier d’ajustage de l’école des Arts et Métiers en construction au boulevard Louis XIY, à Lille. Ce grand hall servirait d’emplacement à une exposition d’automobiles qui se ferait en juin prochain.
- 11 n’y aura jamais trop d’expositions, mais doivent-elles se laire concurrence, avoir lieu au même moment?
- Course de Motocycles Nice-Cannes-Nice
- A la suite des réclamations des concurrents, notre confrère Le Pneu et la Côte d? A\ur Sportive a dû modifier le classement de sa course du 30 janvier, et former trois séries :
- i° Motocycles de 3/4 de cheval.
- 20 Motocycles de 1 cheval 1/4.
- 30 Motocycles au-dessus de 1 cheval 1/4 et d’un poids total de plus de 100 kilos.
- Cette course est établie sous forme de poule ; l’entrée est fixée à 10 francs par machine.
- Les entrées seront divisées ainsi : 50 0/0 au premier, 30 0/0 au second et 20 0/0 au troisième, et dans chacune des séries. D’autres prix^spéciaux pourront être ajoutés.
- La liste des engagements sera irrévocablement close, le 25 janvier à six heures du soir, au bureau du Pneu et la Côte d'A\ur Sportive à Cannes.
- p.38 - vue 43/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 39
- En Angleterre
- L’automobilisme, que la loi rendait impossible et qui n’a pu devenir pratique dans ce pays que grâce à un act spécial du Parlement — act entré en vigueur en novembre 1896 — fait des progrès et vient d’ètre reconnu officiellement. Depuis quelques jours, c’est une voiture automobile qui transporte de Londres à Redhill (32 kilomètres) sur la route de Brighton, les colis postaux.
- L’administration des postes trouve ce moyen de transport plus économique que la voie ferrée et, depuis longtemps déjà, certaines localités, telles que Brighton, reçoivent leurs colis postaux non par le chemin de fer, mais par des fourgons traînés par des chevaux. Le moment approche où les chevaux seront remplacés par les machines automobiles. L’automobile qui dessert Redhill est mue par la vapeur, avec le pétrole comme combustible.
- Cbez nos Constructeurs & Carrossiers
- M. F. Bouilly, 25 rue du Bois-Merrain à Chartres, dont nous avons décrit (n° 41, page 478, année 1897), la bicyclette à pétrole, a l’amabilité de nous écrire :
- « A la fin de ce mois 6 de mes machines rouleront dans Paris, 2 à Chartres et 1 en Suisse. Je suis heureux de vous dire que c’est grâce à la publicité de la Locomotion Automobile que j’ai pu lancer ma machine. ,»
- MM. Deshayes frères, carrossiers à Avesnes (Nord) nous rappellent qu’ils font la carrosserie d’après les moteurs adoptés et au goût des clients. +
- MM. Bergeon, et Cie carrossiers, 17,rue Esprit-des-Lois à Bordeaux construisent depuis quatre mois des automobiles.
- La Société anonyme des ateliers Germain à Montceau-sur-Sambre a acquis de Mme We Emile Levassor, et de M. Daimler, la propriété entière et exclusive des brevets des moteurs Daimler Phénix et des voitures construites par la maison Panhard et Levassor.
- La fabrication est commencée.
- *
- M. Léon Bollée construit en ce moment une voituiette a une seule place avec un moteur de 12 chevaux, analogue, comme forme, à celle qui était engagée dans Paris-Marseille.
- Comme cette machine a une cinquième vitesse spéciale pour descendre les côtes, il se peut qu’aux essais, lorsque 12 chevaux pousseront dans une foi te descente, la vitesse soit très o'nindc. Jusqu a présent rien n a encore été essayé.
- *
- La Société anonyme des Applications Electriques Clerc et Pmgault, 18, rue Saint-Marc, à Paris, met la dernière main à l’installation de son usine qui sera en marche probablement vers la lin du mois; à ce moment, elle pourra fournir les objets se rattachant a son exploitation.
- La Société Lyonnaise des Vélocipèdes et Automobiles Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert,
- à Lyon, a apporté un perfectionnement que nous sommes heureux de noter : c’est un graissage à l’huile permettant de faire 1 00a kilomètres sans remplir le réservoir à nouveau.
- Ces messieurs ont également un système d’allumage nouveau, et enfin ils transforment à volonté le siège de devant soit pour vis-à-vis, soit pour phaéton.
- *
- ¥ ¥
- Il vient de se créer à Lyon un atelier de constructions et réparations de voitures automobiles, 86, rue Sainte-Hélène et 5. rue de Flandre.
- MM. Gonon et Vagnon sont les directeurs de cet important établissement ; ils nous informent qu’ils peuvent faire sur devis les voitures de tous systèmes.
- Contre la vitesse et les eourses
- La saine raison serait-elle sur le point de triompher enfin de la fantaisie échevelée ? Le mouvement qui se produit actuellement dans les régions automobiles contre l’excessive vitesse, très marqué, très accentué,semblerait le faire espérer; car les symptômes sont d’autant plus caractéristiques que ceux qui prêchent la modération, sont ceux-là même qui les premiers, par la parole et surtout par l’exemple, ont fait en faveur des grandes allures une véritable croisade.
- Oui, disaient-ils alors, ils nous faut aller toujours, toujours plus~vite ; de cette façon-là seulement nous améliorerons les moteurs, simplifierons les organes et arriverons à prouver la supériorité de notre mode de locomotion. De la vitesse, il nous en faut aussi pour étonner les populations que nous traversons et que nous voulons amener à pratiquer avec ferveur la nouvelle religion.
- Et le trente à l’heure devait être laissé aux tortues et l’on ne parlait plus guère que de soixante et de quatre-vingt.
- Des courses, des épreuves de tous genres, il en fallait à jet continu, pour que les progrès apportés dans les voitures fussent aussi rapides que la vitesse qu’on en pouvait obtenir. Et la cavalerie du moteur croissait : 4,, 6, 8, 12, 15 chevaux; et ce
- n’était pas la fin.
- Mais objectaient quelques-uns, dont je suis, et qui ont très ardente la foi automobile, le jeu que vous jouez-là est bien dangereux; au lieu de vous approcher du but que vous visez, ne vous en éloignez-vous pas, sans vous en douter? car, à ceux qui ignorent encore vous inspirez non point de l’admiration, mais de la terreur; vous rendez en somme un mauvais service à la cause que vous avez pourtant la mission et la ferme intention de défendre.
- On nous traitait alors de retardataires, on nous accusait de ne pas voir les résultats merveilleux obtenus, grâce aux courses; mais nous ne pouvions nous empêcher de demander quand même qu’on les supprime, une année durant au moins, afin de bien montrer que, sans elles, il était impossible de faire le moindre progrès.
- Puis, tout d’un coup, les partisans les plus acharnés de la vitesse s’aperçoivent qu’ils ont fait quelques rares prosélytes et que ceux-là, plus audacieux, sont disposés à tirer de leurs principes toutes le jrs conséquences.
- Leur formule se précise et devient : avoir toujours une voiture qui aille encore plus vite que celle qui marche le plus vite; ne jamais être dé. passé.
- p.39 - vue 44/833
-
-
-
- 40
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Et cela était très logique et il devait forcément en être ainsi; car, pourquoi s’arrêter en si beau chemin ? Et où ?
- Le danger? que risque-t-on lorsqu’on a de la présence d’esprit, du doigté, de l’habileté?
- Les accidents? Ils sont si rares et combien peu — par bonheur — en a-t-on enregistré jusqu’ici.
- Alors les pionniers de la vitesse se sont mis à réfléchir ; les habiles et les heureux ne leur ont pas semblé légion et ils ont songé aux maladroits et aux malheureux dont l’armée est innombrable. La catastrophe possible leur est apparue avec toutes les conséquences tragiques, l’émotion légitime qu’elle soulèverait, le retard qu’elle apporterait au triomphe de l’automobilisme.
- Les constructeurs, en même temps, se sont demandé s’ils ne pourraient pas utiliser leurs journées et leurs outils d’une façon plus rationnelle et si au lieu de perdre de longues heures à calculer des pièces pouvant juste résister à un parcours donné, ils n’auraient pas mieux à faire en construisant des types courants, qu’en bâtissant à coup d’argent un modèle unique pour les mener à une victoire toujours incertaine.
- Et d’un commun accord, quoique encore tacite, on esf arrivé à songer à une réglementation de la vitesse. Le seul fait que cette idée est aujourd’hui acceptée est trop important pour ne pas être signalé ; car elle sera accueillie avec joie par tous ceux qui s’intéressent à l’automobile et en attendent beaucoup pour les transports.
- Nous applaudissons donc de toutes nos forces à cette façon de voir qui a toujours été celle de la Locomotion Automobile et la nôtre; mais puisque nous agitons la question, outre le nouveau règlement nécessaire, pourquoi ne tâcherait-on pas d’obtenir en même temps l’application plus stricte de ceux, très anciens de la police de roulage?
- On doit tenir sa droite sur les routes ; pourquoi en occuper toujours le centre ?
- Et les lanternes ? Combien y en a-t-il d’allumées sur les charrettes que l’on rencontre ? Et ne devrait-on pas obliger à en placer aussi une à l’arrière ? car si l’on croise souvent, ne dépasse-t-on jamais ?
- Puisqu’on entre dans cette-voie, la seule judicieuse et vraie, que l’on trouve des bonnes solutions, et surtoutqu on les applique.
- Les courses seront supprimées par cela même sur les routes ; les sportifs pourront à leur aise créer des automobilodromes, où nous encouragerons alors volontiers le cent à l’heure ; et on reviendra enfin aux concours, à programmes bien étudiés, les seuls utiles et ayant une signification réellement sérieuse.
- O’Tom Obile.
- Les Motoeyeles sur piste
- Osmont contre Corre au Parc des Princes
- Les deux vaillants coureurs qui vidaient dimanche sur la piste du vélodrome du Parc des Princes, une querelle née sur le sol prussien, ont l’un et l’autre bien mérité du motocyclisme.
- L’un et l’autre, en effet, ont de bout en bout fait des efforts pour augmenter leurs distances et si Corre a été battu, et de si loin, c’est qu’il est loin de posséder les qualités du chauffeur au même titre qu’Osmont.
- Osmont est le premier Français qui ait monté un motocycle ; son outil n’a pas de secrets pour
- lui ; il le sent sans avoir approfondi tous les phénomènes qui se produisent en lui. C’est dire qu’il en tire tout ce que celui-ci est susceptible de lui donner, même un peu plus, tant il l’aide à propos, d’instinct.
- Voilà pourquoi, depuis le départ jusqu’à l’arrivée, Osmont a gardé une allure régulière. « On pouvait fermer les yeux, dit M. Aubry, il n’y avait pas à s’y tromper; lorsque Osmont passait, on en était averti par la régularité du teuf teut.
- « Il a approché de bien près les 240 kilomètres qui eussent mis à l’actif du motocycle qu’il montait, une vitesse moyenne de 40 kilomètres à l’heure pendant six heures consécutives. En couvrant 236 kilomètres, soit 334 tours de 666 m. 66 il a établi un beau reco d qu’on ne dépassera pas de sitôt.
- « 11 n’y a qu’un homme qui soit capable de le battre : c'est Viet, qui passe pour un motocycliste meilleur encore qu’Osmont. Encore hésiterai-je à le soutenir, car si Viet a une connaissance mécanique parfaite du motocycle, si ses études l’ont préparé a ne rien ignorer des problèmes scientifiques dont le tricycle est la solution, il n’a pas, comme Osmont, la nature du lutteur, de l’emballé, du risque-tout, qui fait tout oser.
- La revanche de Paris-Berlin
- « Osmont a repris sa revanche sur Corre, sur un aune terrain, il est vrai, mais par un temps a peu près semblable. En voyant tourner les deux nommes dans le brouillard, je les revoyais sur la route, le jour où ils allaient porter, en pays étranger, la renommée de nos automobiles légères. Si Corre a triomphé dans Paris-Berlin, il le doit exclusivement à sa vieille habitude des routes : Osmont le lui a bien prouvé.
- «Corre est descendu à plusieurs reprises de machine ; une fois il est resté 15 minutes à enlever son garde-boue ; une autre fois il a perdu 45 minutes à examiner sa machine. Je ne parle pas des petits arrêts. Osmont est descendu a peu près 5 minutes par heure.
- La course
- Le départ a été donné aux deux concurrents à 10 35’ seulement, Corre 11'étant pas prêt pour l’heure. Beau les a photographiés sur la ligne de but.
- Voici les temps d’Osmont :
- ire heure. 38 kil. 666
- 2e — y 4 — 600
- 30 — 110 —
- 4“ — 151 — 333
- Ÿ — *92 —
- 0° — 236 —
- Ce qui donne, si les distances ont été fidèlement prises à la fin de chaque heure, 36 kil. dans la 2e heure; 42 kil. dans la 3e heure; 35 kil. dans la 4e heure; 41 kil. dans la yheuie et 44 kil. dans la b'- heure.
- Voila, n'est-il pas vrai, de bien belles vitesses et notez que le recordman vire le plus souvent très loin ue la corde.
- Corre qui n’a couvert dans ses six heures que 174 kilométrés, a commence a se laisser doubler a partir du dixième tour. 11 va moins droit que Osmont dans la ligne droite, mais vire sensiblement plus court que lui.
- Une ovation bien méritée a accueilli la victoire d’Osmont.
- p.40 - vue 45/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 41
- Voiture électrique Eliesoa
- Le châssis est formé de tubes soudés solidement entretoisés.
- La dynamo motrice, à double armature et enroulement en série, repose sur une solide traverse en bois suspendue au châssis tubulaire et fixée par des clavettes faciles à démonter. L’arbre moteur porte, directement calés à ses extrémités 2 pignons en bronze à canon entraînant les chaînes motrices qui entraînent d’autre part 2 tambours solidai-
- res des roues motrices arrière. La jante des tambours porte 2 bandes de cuir en saillie entre lesquelles passe le corps même de la chaîne ; mais celle-ci porte tous les cinq rivets des barettes saillantes qui viennent s’appuyer sur les bandes de cuir pour produire l’entraînement de la roue correspondante.
- L’adhérence est en effet suffisante pour mettre la voiture en mouvement ; mais si
- un obstacle se présente, ou seulement une différence de vitesse des 2 roues dans les tournants, la chaîne intéressée glisse sur les bandes de cuir du tambour correspondant : on supprime donc ainsi le différentiel. Quant à l’énergie électrique elle est fournie par une batterie de 30 accumulateurs fournissant sans arrêt un parcours d’une cinquantaine de kilomètres à une vitesse de 12 à 15 kil. à l’heure. Les éléments; d’une capacité de 80 ampères-heures et chargés en série,
- sont disposés dans une caisse, coulissant^ raînure au-dessous de l’essieu arrière. Il faut 2 h. 1/2 pour charger sous 40 ampères, la batterie se décharge, au contraire, en 5 heures sous 20 ampères : ce sont des éléments '« Lamina. »
- Cette automobile,remarquable par sa simplicité de construction, peut rendre de grands services dans un périmètre restreint.
- Notons en terminant que les roues sont munies de bandages en caoutchouc et qu’il
- p.41 - vue 46/833
-
-
-
- 42
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- existe deux freins électriques et un frein ordinaire à patins. La direction par deux petites roues à l’avant est très douce. L’inventeur cherche en ce moment à appliquer ces
- principes sur des véhicules de carrosserie plus élégante.
- Paul Sarrey.
- Perfectionnement aux voitores aotomoles
- Brevet E.-L. Bouly
- Dans cette voiture, l’inventeur a cherché à éviter la trépidation et a restreint le nombre des organes de manœuvre du véhicule en plaçant les mécanismes de direction et de marche sous la dépendance d’un seul levier.
- Pour éviter les trépidations, le système moteur et la caisse sont reliés aux essieux
- par des ressorts diftérents. Le système moteur A repose sur les essieux <2 et b par l’intermédiaire du ressort c. La caisse B repose sur ces mêmes essieux par des ressorts d.
- Le moteur à explosion A est à axe vertical. Il est placé sous la voiture sans être masqué, afin d’être refroidi par le courant d’air. Ce refroidissement estactivé au moyen
- Fig. 1. — Vue de profil.
- Vue en bout.
- Fig. 3.
- Fig. 4.— Détail du mécanisme.
- d’ailettes métalliques faisant corps avec le cylindre.
- Les divers mécanismes de direction, changement de vitesse et changement de marche, sont sous la dépendance d’un levier / actionné par le conducteur au moyen de poignées TV dans un plan vertical à 450. Sa tige
- se déplace dans une douille g qu’elle sert à diriger, de façon que les mains du conducteur se déplacent parallèlement à elles-mêmes, sans fatigue.
- Le levier / se déplace horizontalement pour les changements de direction et verticalement pour les changements de marche
- p.42 - vue 47/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 43
- ou de vitesse. Un secteur denté h arrête le levier dans chacune des positions voulues dans les déplacements verticaux. Pour descendre le levier il faut retirer un déclic.
- Les déplacements horizontaux du levier sont transmis par l’intermédiaire de tringles et de leviers coudés i i aux roues directrices j.
- Les déplacements verticaux sont transmis par les tringles de renvoi et les leviers arti-
- Fig. 5. — Apparetl refroidisseur
- culés h h à un secteur à cames m sur lequel reposent les galets m' portés par les leviers n et n . Lorsque le levier n oscille, il en résulte une traction sur une des tiges p ou p’ et par suite l’entraînement de l’arbre o par un encliquement quelconque. Les roues q et p sont constamment en prise avec celles calées sur o, et selon que q ou q’' est solidarisée par le jeu de l’embrayage avec le manchon r ou r correspondant, l’arbre o prend une grande ou une petite vitesse. Lorsque / est soulevé complètement, on obtient le débrayage et le frein ç entre en fonction.
- Cette position qui donne l’arrêt complet de la voiture n’est pas au sommet du secteur. Le levier / peut encore être soulevé davantage, si l’on a soin d’écarter un déclic placé sur le secteur h. Dans cette position le conducteur agit sur le levier n% et sur la tige p2 il en résulte que c’est le pignon q s qui entraîne l’arbre. Or le pignon p recevant son mouvement de l’arbre moteur, l’essieu se met à tourner en sens inverse de son premier mouvement. On a ainsi obtenu la marche arrière du véhicule.
- Le frein de secours du véhicule est actionné par un ressort puissant qui fonctionne en soulevant le siège du conducteur chaque fois que celui-ci n’est pas assis, en sorte que la marche est impossible si le conducieur n’est pas à son poste.
- Un régulateur est fixé sur le volant de manière à maintenir la vitesse du moteur à peu près constante.
- Le graissage est automatique et effectué par un seul graisseur G placé à un niveau supérieur à celui des points à graisser auxquels l’huile est conduite par les tubes x et x’.
- Ceci oe tuera pas eela
- Sous le titre « Ceci ne tuera pas cela » M. Edouard de Perrodil montre dans le Vélo la différence qui existe et devrait exister encore davantage entre la bicyclette et l’automobile; le public met aisément l’une et l’autre au même rang.
- «Plusieurs circonstances ont contribué à propager dépareilles opinions. Des circonstances tout à fait fortuites, d’ailleurs.
- L’automobile, d’abord, a pris naissance dans le milieu cycliste, et par un phénomène très curieux cette naissance a coïncidé avec une sorte d’apogée du sport cycliste, apogée plus ou moins apparente, peu importe; là n’est point la question. Des fabricants de bicyclettes sont devenus fabricants d’automobiles et, par suite de la coïncidence signalée plus haut, une partie considérable du personnel employé dans le cyclisme est allée à l’automobile. Et à l’heure actuelle vous entendez couramment ces mots: « Oh ! c’est fini maintenant la bicyclette, il n’y a plus d’avenir que dans l’automobile. » Phrase qui n’a pas la signification que l’on pourrait tout d’abord supposer. Elle veut dire; « Le commerce cycliste s’est régularisé, tandis que l’autre n’eu est qu’à ses débuts, il va se développer; il y a des places à prendre dans ce commerce-là. » Mais la phrase en question n’en prête pas moins à l’équivoque et contribue à propager l’erreur.
- Enfin il est arrivé que certains cyclistes connus, qui ont fait du sport professionnel, se sont lancés, un peu peut-être par dilettantisme ou ostentation, dans l’automobile sportive (?) et cette circonstance a encore pesé dans la balance. »
- L’écrivain partage nos idées, on le voit, sur l’automobilisme pratiqué comme sport.
- Un peu plus loin il dit ;
- «L’automobile est, dans l’acception la plus rigoureusement simple du mot, un mode de transport. Ce n’est que cela et rien que cela. On a ouvert dans les journaux des rubriques d’automobile. Pourquoi? Pour favoriser le développement commercial du nouveau mode de locomotion et pour en profiter soi-même grâce aux réclames, quand l’automobile sera mûre pour les réclames. Mais la rubrique n’est pas plus justifiée, au point de vue touriste ou sportif, que ne le serait une rubrique s’occupant des voitures à chevaux. L’automobile est une concurrence aux chemins de fer, qui ont d'ailleurs commencé par être des automobiles sur route, mais nullement aux cycles. On a fait des courses d’automobiles? Pourquoi? Pour montrer la meilleure, la plus vite. C’est entendu. Mais quel rapport ce genre d’épreuves a-t-il avec une course de vélocipèdes ? Dans cette dernière course, la question de marque n’est pour le spectateur, et pour le public en général, que l’accessoire ; ce n’est même rien pour lui. C’est l’homme placé sur la machine qui compte pour quelque chose. Une course d’automobiles n’est donc, en réalité, qu’une exposition roulante, où le fabricant vous dit : « Voyez comme ma machine roule bien !» absolument comme un fabricant de canards à roulettes, les met par terre et les fait manœuvrer en vous disant : Voyez comme ma mécanique fonctionne bien.
- Mais pour cela fera-t-on des courses de canards à roulettes ? »
- Autrement dit, et si nous avons bien compris, les courses d’automobiles ne sont pas plus utiles que le seraient des courses de « canards à roulettes » ; c’est notre opinion également.
- Enfin la conclusion est à citer :
- p.43 - vue 48/833
-
-
-
- 44
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- « De même que l’on peut ajouter :
- Voilà pourquoi l’automobilisme sera un jour séparé clu cyclisme, qui ne s’occupera pas plus des automobiles qu’il ne s’occupe en ce moment des voitures à chevaux ou des canards à roulettes.
- Voilà pourquoi « ceci ne tuera pas cela ».
- Et les écrivains cyclistes, qui maintenant sont tous ou presque tous passés à l’automobilisme, reviendront ce jour-là à leur premier genre de travail, et laisseront le soin de, descriptions de moteurs et de voitures aux ingénieurs compétents; à chacun son métier.
- Communications officielles du Touring-Cluii
- Conférence du Touring-Club
- Ce soir jeudi, à 8 h. 1/2, salle de la Société de
- Géographie, 184, boulevard Saint-Germain, Conférence par M. Henri Boland.
- Sujet : Au pays de la Vendetta: La Corse pittoresque- Projections par M. Molteni.
- On est admis sur présentation de la carte de sociétaire.
- Nous avons reçu le programme commémoratif de la fête de Bienfaisance organisée par le Touring-Club le 24 décembre dernier. Outre la liste des lots et les noms des donateurs, cette coquette brochure contient une poésie de circonstance signée Géo et une éloquente adresse du Comité à tous nos camarades.
- Ce bal de bienfaisance a été un grand succès dont nous ne saurions trop féliciter le Comité Le bal du T. C. F. est fondé et le lit du Touring-Club à l’hôpital d’Ornesson l’est également.
- Extrait du dernier numéro de la Revue mensuels du T. C. F:
- Bonne Année aux chauffeurs !
- Pour le baron de Zuylen.
- Ronflant, chauffant, cornant, roulant, Rois de la route et de la rue,
- Nous voici donc au jour de l’an, Ronflant, chauffant, cornant, roulant ! Fiers de l’étape parcourue,
- Marquons ce jour d’un caillou blanc, Ronflant, chauffant, cornant, roulant, Rois de la route et de la rue.
- Laissons médire nos rivaux,
- Laissons pousser des cris d’orfraie Au clan des marchands de chevaux, Laissons médire nos rivaux :
- Que leur clameur ne nous effraie Pas plus que clous et caniveaux ; Laissons médire nos rivaux,
- Laissons pousser des cris d’orfraie.
- Laissons glapir ces députés Qui, chauffant leur candidature, Blaguent les chauffeurs détestés ! Laissons glapir ces députés,
- De fumier pour l’agriculture Panama nous en a lestés...
- Laissons glapir ces députés Qui chauffent leur candidature.
- L’odeur du pétrole a pâli Cette étoile du demi-monde Qu’une migraine cloue au lit.
- L’odeur du pétrole a pâli....
- Que dirons-nous du patchouli Dont la demoiselle s’inonde ?
- L’odeur du pétrole a pâli Cette étoile du demi-monde !
- Au ronflement d’un motocar,
- Ce pauvre carcan doux et triste Vient d’esquisser un large écart Au ronflement d’un motocar...
- Et le cocher rigole, car C’était pour serrer un cycliste Qu’au ronflement du motocar 11 a cinglé son carcan triste...
- Frères, laissons rager l’ancien Dont tout progrès fouette la bile, Chauffons toujours, nous verrons bien ! Frères, laissons rager l’ancien.
- Place au cocher mécanicien !
- Place au sapin automobile !
- Frères, laissons rager l’ancien Dont tout progrès fouette la bile !
- Chauffons toujours, chauffons encor ! Filons vers l’horizon magique!
- Dieu pour nous brossa ce décor. Chauffons toujours, chauffons encor !
- Et puisse enfin gagner de l’or La boucherie hippophagique !
- Chauffons toujours, chauffons encor ! Filons vers l'horizon magique !
- Ronflant, chauffant, cornant, roulant, Rois de la route et de la rue,
- Nous voici donc au bout de l’an, Ronflant, chauffant, cornant, roulant ! Fieis de l’étape parcourue,
- Marquons ce jour d’un caillou blanc, Ronflant, chauffant, cornant, roulant, Rois de la route et de la rue !
- G. D.WXX DK ClIAMPCLOS
- La Revue du T. C. F. publie un intéressant tableau qu’elle doit au dévoué concours de M. De-france, directeur administratif des travaux de Paris et membre du Conseil du Touring-Club. C’est l’état comparatif des principales côtes du département de la Seine et de celui de Seine-et-Oise.
- Désignation de la Côte Le Jardin, route de Fontenay- Pentes Longueurs
- sous-Bois, à Rosny (Seine).. Le Moulin-de-Pierres, à Cia- 12 0/0 200”
- mart (Seine) Côte des Anges, à Ciamurt 10 0/0 250
- (Seine) 10 0/0 100
- Côte du Fort,à Suresnes (Seine) Cœur-Volant, à Mariy (Seine- 8 à 9 0/0 550
- et-Oise) Monte-Cristo, à Port-Marly (Seine-et-Oise) ", 9 1/2 (j/0 892
- 3 à 8 0/0 1000
- Côte de la Frette, àCormeilles
- (Seine-et-Oise)..............
- Génainville (Seine-et-Oise) Côte de Châteaufort (Seine-et-
- Oise) ... ...................
- Nerville (Seine-et-Oise).....
- Côte d’Evecquemont, route de Meulan à Pontoise (Seine-et-
- Oise)........................
- Côte de Grillon..............
- Butte des Bordes, environs de
- Cernay (Seine-et-Oise).......
- Côte d’Âbleiges, route de Meulan. à Fleury................
- La Cavée, route de Domont, à
- la Croix-Blanche.............
- Le Cimetière, route d’Audilly,
- à Soissv.....................
- Rue des Moulins, à Montmorency .......................
- Deuil........................
- Saint-Prix...................
- 10 0/0 700
- 12 0/0 200
- 8 à 10 0/0 500
- 9 0/0 450
- 11 0/0 3000
- 7 à 12 0/0 460
- 12 à 15 0/0 550
- 6 à 10 9/0 550
- 8 à 11 0/0 600
- 9 0/0 400
- 14 0/0 140
- 9 à 13 0/0 450
- 9 à 12 0/0 420
- p.44 - vue 49/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 45
- Les Fonds de Saint-Léger, à
- Neauphle-le-Château......... 10 à 14 0/0
- Côte de Picardie............ 4 à 5 1/2 0/0
- Côte des Fausses-Reposes.... 4 à 5 1/2 0/0
- Côte de Saint-Cloud......... 5 à 6 0/0
- Côte de Montretout.......... 0 0/0
- Descente de l’Haulie sur Chan-teloup....................... 0/0
- H
- 800
- 600
- 300
- 332
- 800
- L'Académie ües Sciences
- M. Berthelot, secrétaire perpétuel, a, dans la séance du io janvier, proclamé les résultats des concours de l’année 1897.
- On va voir par l’énumération de quelques-uns des travaux récompensés, que l’automobilisme, en général, n’a pas été oublié et que la question est partout à l’ordre du jour.
- Mécanique. — Prix de 1 500 fr. : M. Chéron, lieutenant de vaisseau, pour un travail sur différentes questions intéressant les navires sous-marins.
- Prix Montjon, 700 fr., partagé pour leur système nouveau de halage mécanique mis en exploitation sur le canal de l’Aisne à la Marne, entre MM. Bourguin, ingénieur en chef ; Pavie et Pa-gache, ingénieurs ordinaires des Ponts et Chaussées.
- Encouragement: i° à M. Brillé, auteur de deux mémoires manuscrits sur la Vaporisation de Veau dans les chaudières et sur la Circulation dans les chaudières multituhulaires.
- 20 A M. J.-B. Girard pour son ouvrage intitulé : Traité pratique des Chaudières marines. »
- Il est à remarquer que pour le prix Fourneyron de 500 tr. (donner la théorie du mouvement et discuter plus particulièrement les conditions de stabilité des appareils vèlocipidiques : bicycles, bicyclettes, etc., en mouvement rectiligne ou curviligne sur un plan soit horizontal, soit incliné), dix Mémoires ont été présentés, les uns d’ordre purement théorique, les autres s’étendant plus particulièrement sur le domaine de la pratique. Plusieurs présentent un sérieux intérêt ; mais diverses vérifications étant nécessaires pour pouvoir les apprécier et les classer, la Commission a l’honneur de proposer de proroger le concours d’une année.
- Enfin dans le domaine de Vélectricité, le prix Gaston Planté de ^ 000 fr. (découverte, inventions ou travail important dans le domaine de l’électricité), a été donné à l’unanimité à M. André Blondel, ingénieur des Ponts et Chaussées, pour ses études sur les phénomènes électriques dont les résultats s’étendent depuis les régions délicates de la théorie jusqu’au domaine des applications à l’industrie et aux travaux publics.
- Automobile-Cluli de France
- L’Exposition d’Automobiles
- Ainsi que nous le faisions pressentir il y a quelques jours, l’administration des beaux-arts vient d’accorder à l’Automobile-Club de France la terrasse des Tuileries qui longe la rue de Rivoli, pour y installer, du 10 juin au 15 juillet prochain, l’Exposition d’Automobiles dont l’Automobile-Club a pris l’initiative.
- La bonne nouvelle est parvenue officiellement au délégué principal de la commission, M. Berlier, qui l’a aussitôt communiquée à ses collègues.
- Un bon point à l’administration. On pourra faire et on fera la quelque chose de superbe.
- Le Banquet des chevaliers
- Samedi soir a eu lieu le banquet offert aux nouveaux légionnaires de l’Automobile-Club ; MM. Paul Bessaud, Dorizon, Dufayel, Leclan-ché, Lumière, André Michelin et Perrigot nommés chevaliers, auxquels il faut ajouter MM. Au-coc et Daniel Dupuis, promus officiers, car ce fut aussi le banquet des « officiers ».
- Ce banquet, organisé par M. P. Giffard et présidé par M. le baron de Zuylen, comptait cinquante-six couverts. Des toasts ont été portés aux nouveaux décorés.
- L’automobilisme est encore trop jeune pour qu’on puisse lui attribuer à lui seul le mérite de ces distinctions. Nous adressons nos félicitations aux neuf nouveaux légionnaires de l’Au-tomobile-Club.
- Correspoadanee
- Nous recevons de la maison Peugeot la lettre suivante en réponse à celle de M. Vinet que nous publiions dans notre avant-dernier numéro, et qui était elle-même une réponse aux appréciations d’un chauffeur, M. Roussier.
- Certes, c’est une chose bien regrettable que de voir aux prises de cette façon deux de nos meilleurs fabricants actuels.
- Ils nous permettront, je l’espère, de dire à notre tour que, grâce aux perfectionnements apportés tous les jours aux procédés de fabrication il est prématuré de condamner tel ou tel système; tout ceci prouve en somme une noble émulation et un ardent désir de contenter le client, pousser plus loin la polémique serait à notre avis une mauvaise chose.
- Concluons, rien n’est à l’abri des avaries accidentelles; l’exception confirme la règle.
- Audincourt (Doubs), le 14 janvier 1898.
- Monsieur le Directeur,
- La lettre de M. Vinet que vous publiez dans le dernier numéro de votre journal nous a vivement surpris.
- Nous avons déjà livré plus de 300 voitures automobiles avec roues garnies de caoutchouc plein soudé sur le fer, et sauf de rares exceptions, toutes les garnitures ont permis de faire de 5 000 à 8 000 kilomètres sans être remplacées ; nous pouvons affirmer ceci hautement. Il se peut que dans certains cas et après quelques mois d’usage des voitures des arrachements se soient produits sur une partie de la jante, ceci arrivait de temps en temps au début de l’automobilisme alors que les fabricants de caoutchouc en étaient encore à la période des tâtonnements dans leur préparation des bandages, mais nous n’avons jamais eu à constater d’accidents sérieux par suite de ces arrachements qui deviennent de plus en plus rares ; nous pourrions presque dire qu’avec la vulcanisation actuelle il ne s’en produit plus.
- Nous avons, par contre, fait l’essai de bandages en caoutchouc, système Vinet, et nous avons pu nous rendre compte, sans parti pris aucun :
- 1° Que l’élasticité était moins grande avec ce système qu’avec le soudé sur la jante, attendu que la plus grande partie du bandage était étranglée dans la jante.
- 2° Que si on voulait avoir la même élasticité avec le Vinet que celle obtenue avec le soudé au fer, il faudrait une forte épaisseur en dehors de la jante et alors, dans les virages un peu brusques, les bandages sortiraient des jantes.
- Pour ces deux raisons, nous avons donné la préférence aux bandages vulcanisés sur les jantes et nous la leur continuerons jusqu’à ce qu’un système vraiment supérieur ait fait son apparition. Le moment n’est peut-être pas très éloigné où nous 1 pourrons garnir nos roues d’un bandage plus pra-
- p.45 - vue 50/833
-
-
-
- 46
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tique ; on parle beaucoup en ce moment du système « Ducasble », nous allons en faire l’essai et lorsque nous serons fixés sur sa valeur, nous verrons s’il y a lieu de lui donner la préférence.
- M. Vinet dit que le seul avantage du caoutchouc soudé à la jante est de coûter 100 francs de moins que le sien, laissant ainsi supposer que c’est la question du bon marché qui nous engage à lui donner 1a, préférence.
- Plus loin, il ajoute que nous avons abusé de la bonne foi de notre client.
- La réputation de notre maison est au-dessus de pareilles insinuations et nous nous dispenserons d’y répondre. Il a suffi d’ailleurs à vos lecteurs de savoir que M. Vinet était un concurrent des maisons qui fabriquent le caoutchouc plein que nous employons pour ne pas prendre sa réponse plus au sérieux qu’il ne fallait.
- Agréez, etc.,
- A. Peugeot.
- La classe 30 à l’Exposition de 1900
- Au moment où l’on discute l’opportunité d’une subdivision de la classe 30 en deux parties, voici un argument qui nous semble décisif en faveur de cette subdivision.
- La carrosserie et le charronnage (classe 30) comprennent évidemment tous les véhicules sans moteur et sans direction. Les roues directrices de ces véhicules sont dirigeables, mais non dirigeantes.
- Les chemins de fer et tramways (classe 32) comprennent les véhicules, avec ou sans moteur, mais sans direction.
- La logique et la raison imposent donc la création d’une classe spéciale réservée aux véhicules qui portent en eux-mêmes simultanément leur force motrice et leur direction, c’est-à-dire les cycles (moteur humain) et les automobiles (moteur mécanique).
- Refuser une classe spéciale au cycle et à l’automobile lorsque l’on en consacre une (la classe 31) à la sellerie et à la bourrellerie, c’est plutôt
- dur....
- Le Grincheux.
- Notre Concours
- De tous côtés nous arrivent des félicitations au sujet de notre Concours. Le Vélo, le Journal des Sports en reproduisent le texte.
- Le Vélo ajoute :
- Les problèmes posés sont très heureusement choisis. Les questions qu’ils soulèvent ont été agitées maintes fois. Grâce à ce concours elles recevront sans doute les meilleures solutions.
- Et le Journal des Sports :
- Maintenant que voici M. le comte de la Valette revenu de Madagascar, le comité technique, dont il est secrétaire, ne tardera pas, espérons-le, à reprendre ses travaux si longtemps interrompus.
- C’est, en effet, par son comité technique que l’A. C. F. justifie son titre de Société d’encouragement. Jusqu’à présent, il ne s’est occupé que des travaux d’ingénieurs et d’inventeurs qui lui ont été soumis
- La cause de l’automobilisme ne gagnerait-elle pas beaucoup à ce qu’au lieu de passer un temps précieux à rechercher ce qu’il peut y avoir de bon dans un brevet d’inventeur, le plus souvent sans intérêt, le comité technique recherchât lui-même les points faibles de la construction actuelle et ouvrît des concours sur chacun de ces points. L’automobilisme tout entier profiterait ainsi des recher-
- ches des concurrents, que de beaux prix dédommageraient de leurs peines.
- C’est, en somme, l’idée de M. Léon Béguin, directeur de la Locomotion Automobile, que nous voudrions voir mettre en pratique par l’A. C. F., qui dispose de plus grands moyens qu’un simple particulier.
- rAutomoie-Clüt Délia
- Nous ne pourrions laisser passer sans leur donner approbation entière les paroles qu’a prononcées le baron de Zuylen à l’Automobile Club Belge.
- Il fallait un certain courage, a-t-il dit en adressant au comité de l’A. C. B., pour aller de l’avant comme vous l’avez fait, car il y a deux ans à peine quelques initiés seulement prévoyaient l’éclatant succès, 1’ « emballement », si j’ose m’exprimer ainsi, du public pour les automobiles.
- Vous connaissez tous les primes fantastiques qu’il faut payer pour posséder certaines automobiles de certains constructeurs.
- Cet état de choses, s’il se prolongeait, serait de nature à créer un réel danger pour l’avenir de l’automobile. Je vous engage donc à contribuer de tout votre pouvoir à La création de nouvelles usinesqui produiront par centaines les voitures que le public demande à grands cris et qu’il ne peut obtenir qu'après des délais de livraison qui découragent.
- Voilà le langage qu’il faut tenir partout, et surtout en France ; il faut dire bien haut à ces nouveaux constructeursqui n’osent passe lancer,effrayés surtout des dépenses énormes qu’occasionne la seule publicité admise actuellement, la publicité par les courses, il faut leur dire que cet état de choses va changer, que l’Automobile Club, que les organes spéciaux sérieux, sont prêts à les soutenir, pour leur permettre d’entamer la lutte. Sans cela, qui créera ces nouvelles usines ? Sans cela qui empêchera le grand public de se désintéresser de la question après un emballement passager fondé sur des illusions qui s’en vont peu à peu ?
- Maintenant donc, à l’œuvre, sinon, comme l’a dit le sympathique président de l’Auto-mobile-Club de France, l’avenir de l’automobile est en danger !
- Petites NoiYelles
- Une automobile à un enterrement
- Nous avions déjà vu des automobiles à un enterrement, à celui du regretté M. Levassor ; mais la présence de ces véhicules mécaniques n’était là qu’un hommage rendu à la mémoire du grand constructeur. Ces jours-ci au contraire, on nous signale la présence d’une automobile derrière le convoi funèbre du général Thomas ; signe des temps.
- Accident de motocycle
- Un accident de motocycle assez grave vient d’arriver à Melun. M. Tessier revenait sur le tricyele automobile qu’il possède depuis quelque temps, lorsque près du pont du chemin de fer, avenue Thiers, il croisa deux voitures qui se suivaient.
- t
- p.46 - vue 51/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 47
- La dernière ayant tourné brusquement, M. Tessier ne put se garer assez vite, et ii heurta violemment le cheval qui se cabra. Le tricycle lut renversé et M Tessier atteint par les sabots du cheval a la tète, au côté. Il fut relevé sans connaissance et transporté au restaurant de la Chaumière, où M. Deiss, pharmacien, lui donna les premiers soins.
- Sa situation s’est légèrement améliorée et le me-decin espère une guérison assez îupiue, si! ne survient pas de complication.
- Une fabrique de voitures automobiles va etre construite à 80 kilomètres de Viilefranche-de-Rouei -oue à Capdenac, et utilisera pour sa force motrice Ta chute du Lot. Un des meilleurs contremaîtres d’une maison parisienne est déjà engagé comme chef d’atelier, et l’argent a été vite trouvé, sans qu’on ait eu besoin de sortir du département.
- Une caravane de chauffeurs
- Une véritable caravane de chauffeurs, voituristes ou motocyclistes, a quitté, Paris pour se rendre à Nice.
- Elle est composée de MM. Etienne Giraud en voiturette; Dinot, Pinson, Balaceano et Fournier en voiture.
- De plus MM. Girardot, René de Knyff et Gilles Ilourgiéres en voiture et Clovis Bertrand a moto-cycle, ont accompagné les voyageurs jusqu’à Montereau.
- Très prochainement le tramway qui doit relier Melun à Barbizon va être mis en service.
- La Société est constituée, les statuts sont déposés en l’étude de Me Dubée, notaire à Fontainebleau. Les travaux de construction de la ligne vont commencer incessamment.
- La Société prendra le nom de « Sociélé anonyme des tramways Sud de Seine-el-Marne. » Elle aura une durée de soixante-cinq ans à dater du 12 octobre 1897.
- Une ligne de tramways mécaniques pour le transport des voyageurs et messageries vient d’être déclarée d’utilité publique entre le Champ de Mars et la place de la Mairie de Saint-Ouen. La ligne projetée empruntera successivement les rails de la ligne Montparnasse-Etoile, celles du Trocadéro à La Villette sur la place de l’Etoile. De la place de l’Etoile à la place Wagram, une ligne sera construite par les avenues Mac-Mahon, Niel et les deux côtés du boulevard Pereire ; enfin de la place Wagram à la Mairie de Saint-Ouen, elle utilisera les rails de Madeleine-Asnières.
- Une Société importante vient de déposer à la préfecture une demande de concession d’une ligne de tramways électriques dans la ville de Blois.
- Cette ligne relierait les gares de tramways de Vienne ; du chemin de fer d’Orléans, et la gare de la route d’Oucques, par l’avenue de Saint-Gervais-le-Pont, la rue Denis-Papin, le Bourg-Neuf, etc. Elle desservirait les quais probablement du Sani-tas aux Imberts.
- Trois lignes de tramways à traction mécanique ont été déclarées d’utilité publique dans le département de 1a. Gironde entre Bordeaux et les communes de Caudéran, Sainl-Médard-en-Jalles et Mérignac. C’est la Compagnie des tramways de Bordeaux-Bouscat qui en est adjudicataire.
- Est autorisée la mise en exploitation des tramways à vapeur de Parthenay à Ménigoute et de Bressuire à Argenton-le-Chàteau (Deux-Sèvres).
- — Viennent d’être ouvertes à l’exploitation les sections de lignes de Pamiers à Limoux, et de La-velanet à Bram, sur le réseau des Chemins de fer du Midi.
- — La Chambre de commerce de Paris, consultée par M. le Préfet de la Seine, sur l’opportunité de l’établissement d’une ligne de tramways à trac-
- tion électrique d’une longueur de 14 kil. 140 entre la place de la République et le Raincy par les communes du Pré-Saint-Gervais, Pantin, Bobigny, Rumainville, Noisy-le-Sec et Bondy, a émis l’avis qu’il soit procédé à une nouvelle étude du projet.
- Il vient de se créer à Lyon un atelier de constructions et réparations de voitures automobiles, 36. rue Sainte-Hélène et 5, rue de Flandre.
- MM. Gonon et Vagnon sont les directeurs de cet important établissement; ils nous informent qu’ils peuvent faire sur devis les voitures de tous systèmes.
- Le Canada va à son tour entreprendre la construction des véhicules automobiles. C’est du moins ce qui semble devoir résulter de la formation à Toronto d’une compagnie au capital de 50 000 livres sous le titre de Duryea Motor C« Limited. Comme ce titre l’indique assez, la nouvelle Société Canadienne qui aura son usine située sur les bords du lac Ontario, se propose d’exploiter les brevets de la Société américaine Duryea.
- Petite eorrespondanee
- Un de vos abonnés, Les renseignements nous ont été communiqués p'ar la maison elle-même, et nous ne pouvons pas nous porter garants de leur exactitude.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- Carnaval de ftiice de 1898
- A l’occasion du Carnaval de Nice, la Compagnie mettra en marche un train de plaisir de Paris à Nice avec séjour facultatif à Marseille. Ce train prendra des voyageurs à Lyon.
- Aller : Départ de Paris, le 16 février à 2 h. 25 du soir; du Lyon, à minuit 45.
- Retour : Dépare de Nice, le 23 février à 11 h. 50 du matin.
- Prix du voyage, aller et retour : de Paris, 90 fr. en 2e classe. 60 fr. en 3e classe; de Lyon, 50 fr. en 2" class- , 30 fr. en 3“ classe.
- Les billets pour ce Irain de plaisir seront délivrés à Paris el à Lyon à partir du 1er février.
- Pour plus amples renseignements, consulter les affiches publiées par la Compagnie.
- A l’ocrasion des courses de Nice et du tir aux pigeons de Monaco, la Compagnie délivrera du 10 au 22 janvier des billets d’aller et retour, lre classe, valables pendant 20 jours, et dont le prix au départ de Paris sera de 177 fr. 40 pour Cannes; 182 fr. 60 pour Nice; 186 tr. 80 po\ r Menton.
- On trouvera ces billets et des prospectus détaillés aux gares de Paris-Lyon et Paris-Nord, ainsi que dans les bureaux de ville delà Compagnie P. L.M. et dans les agences spéciales.
- Adresses des Constructeurs d’Appareils décrits dans ce numéro
- Chauveau, 163, avenue Victor-Hugo.
- Bouly, brevet 264 723.
- Teips proDaAle pour la soiaine
- Semaine du 20 au 27 janvier i8g8
- Nuageux en général, brumeux jusque vers le 24, pluies probables ensuite, par vents du Sud-Est au Sud-Ouest.
- Auto-Météo.
- p.47 - vue 52/833
-
-
-
- 48
- LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des CoDStreeteiirs de Voitores
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocvcles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B.,Bd Beau-séjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cl6 des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geofïroy-Saint-Hilaire.
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Diligeon et C% 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), rue des Poissonniers, Neuilly. Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avànt-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret, Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid, Neuilly-sur-Seine.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- H. Tenting, 40, rue Curial, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponth Krieger, 22, rue Le Peletier.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- Guiet » t Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliotbèpe de la ((Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dansle texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 2° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2° volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3e volume : Les voitures à pétrole. — 4e volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er. 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 3° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 4° Conseils pratiques à L'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 5“Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix : 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 6° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr 50 en plus.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur La Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° U Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.48 - vue 53/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 4.
- 27 Janvier 1898
- SOMMAIRE DU H« 4
- Un résultat, L. Béguin.
- Notre Concours.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers. Nécrologie.
- Générateur Simpson pour Automcîkifés^î^ .S. Matches de Motocycles. / m\
- /§/' . *\
- 'SfllBUOTHEÇtitr-'}
- H- J .
- "Variétés.
- Communications[officielles du Touring-Club de France.
- Automobile Ch.-E. Lufbery, Paul Sarrey. Automobile-Çlub de France.
- Locomotion sur rails, P.
- Petites Nouvelles,
- Temps probable.
- AUTOMOBILE CH.-E. LUFBERY
- p.n.n. - vue 54/833
-
-
-
- 50
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Concours de la « Locomotion Automobile »
- i° Enumérer les défauts des voitures automobiles à pétrole actuelles. Indiquer les moyens de remédier au plus grand nombre de ces défauts.
- (On pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement les dispositifs proposés, soit en présentant un mécanisme nouveau).
- 2° En laissant de côté les systèmes du tracteur et de la caisse interchangeable, faire un croquis de la forme de la voiture à 4 places qui conviendrait en toute saison pour la circulation dans les villes et le tourisme de plaisance.
- (Pour cette question, nous admettons les formes qui pourraient être déjà connues).
- 30 Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse ?
- Un résultat
- Nous avons si souvent déploré l’état de choses actuel ; l’inertie des capitalistes, la maladresse des inventeurs, l’engouement des chauffeurs pour les courses de vitesse, l'accaparement par le monde de la bicyclette et du sport (?) de la construction automobile, que nous éprouvons un véritable soulagement à constater partout aujourd’hui un revirement sensible; enfin, nos efforts aboutissent; enfin, la voix de la raison est écoutée.
- Des affaires se montent, et non pas seulement des usines magnifiques qui n’ont rien à construire et attendent les événements, mais de sérieuses entreprises où le modèle est là, prêt à paraître sur le marché au grand plaisir de nos amis. Et nous sommes d’autant plus heureux de ces résultats que nous avons soutenu les débuts de quelques-uns de ces pionniers de l’automobile et que la confiance qu’ils ont placée en nous a été J récompensée.
- . Et voici qu’en même temps les courses de vitesse rencontrent les plus rudes adversaires justement parmi ceux-là qui les avaient prônées au début ; tel constructeur bien connu, et notamment pour avoir lancé plusieurs courses sur route, déclare à qui veut l’entendre qu’il est ridicule d’admettre « ces vitesses folles qui occasionneront de graves dangers si l’on n’y met ordre ».
- Sic transit gloria mundi.
- Et ne citions-nous pas dans notre dernier numéro cet article du Vélo qui conclut avec raison à la séparation de l’automobile et du cycle ?
- Que le public sérieux se rassure par conséquent, il va pouvoir connaître les douceurs de Yautocaring réservé jusqu’à présent à une si petite minorité ; à cette minorité qui achèterait un trotteur faisant du vingt kilomètres à l’heure pour circuler dans Paris, au lieu d’accepter l’allure déjà bien suffisante de douze ou quatorze.
- Il va connaître aussi les avantages du transport public par trains sur routes, si les
- essais de quelques sociétés se réalisent et si les capitaux leur permettent d’aller de l’avant.
- Dans ce mouvement qui se dessine, les trois agents actuellement employés conservent leurs destinations bien définies ; la vapeur surtout semble devoir convenir seule aux services publics sur route comme l’électricité, sans rivale, aux transports par fiacres dans les villes. Le pétrole, lui, n’a pas encore de concurrent sur la voiture du touriste, mais qui sait ce que sera demain ?
- Le principal pour nous, qui devons être avant tout éclectiques, c’est de voir le chaos se dissiper peu à peu, l’industrie automobile essayer timidement ses premiers pas, et cela nous fait oublier les découragements des anciens jours et les craintes que nous avions formulées.
- L. Béguin.
- Notre Concours
- Le Concours organisé par la Locomotion Automobile nous a valu de nombreuses félicitations aussi bien de la part du monde du sport que de la part des ingénieurs et savants. Ce début est fait pour nous encourager et, autant qu’il se pourra, nous avons l’intention arrêtée de donner chaque année une série de questions à résoudre et de stimuler les recherches au moyen de prix en espèces.
- + +
- On" nous demande si nous exigeons que les concurrents fassent connaître leur nom et leur adresse ; dans le cas où ils préféreraient garder V anonymat, nous accepterons que l’on joigne à l’envoi des réponses à nos questions une enveloppe fermée contenant ces indications, enveloppe qui ne sera ouverte que pour les solutions récompensées.
- ***
- Nous sommes heureux d’annoncer que notre ami comte H. de La Valette, ingé-
- p.50 - vue 55/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 51
- nieur civil des Mines, secrétaire technique de rAutomobile-Club de France, a accepté d’ores et déjà de faire partie de notre jury d’examen.
- * *
- Pour répondre à plusieurs de nos abonnés :
- Dans notre deuxième question, nous comprenons le conducteur parmi les quatre places.
- La Direction.
- Notes Moules
- III. — Exemples numériques et applications
- PRATIQUES DES GRANDEURS, UNITÉS ET FORMULES ÉLECTRIQUES FONDAMENTALES.
- Nous ne pouvons exposer ici la suite de raisonnements et d’expériences qui ont permis d’établir les unités et les étalons représentatifs des principales grandeurs électriques définies dans notre dernier numéro, et nous devons nous contenter de donner une idée pratique de ces grandeurs en citant quelques exemples empruntés aux applications qui nous environnent.
- Force electromotrice. — On peut réaliser une force électromotrice voisine du volt à l’aide d’une piieDaniell constituée de la façon suivante. Un vase poreux renferme une solution saturée de sulfate de cuivre, avec des cristaux en excès, et dans ce vase poreux plonge une lame de cuivre qui forme le pôle positif de notre pile. Ce vase poreux est placé dans un récipient plus grand renfermant une solution de sulfate de zinc à moitié saturée; dans ce liquide plonge une lame de zinc amalgamé qui forme le pôle négatif de la pile. Une pile ainsi constituée a une force électromotrice égale à
- 1,08 volt.
- Cette force électromotrice est indépendante des dimensions des lames de cuivre et de zinc, ainsi que du volume des liquides, et varie fort peu avec la température.
- Les accumulateurs plomb-plomb (ainsi désignés pour les distinguer des accumulateurs plomb-zinc et autres combinaisons voltaïques) ont une force électromotrice d’environ 2 volts et qui reste constante pendant la plus grande partie de la décharge, pourvu que celle-ci ne soit pas trop rapfde. Nous reviendrons plus tard en détail sur les variations et les causes de ces variations.
- La pile Leclanché employée pour les sonneries électriques a une force électromotrice de 1,4^ à 1,5 volt lorsqu’elle est neuve. Par l’épuisement ou un travail continu, cette force électromotrice descend à 1,4, 1,3 volt et au-dessous.
- Les distributions d’énergie électrique à courant continu se font généralement à une
- différence de potentiel théorique de 110 volts entre les deux conducteurs, avec des écarts normaux inévitables de 1 à 2 pour 100 en dessus et en dessous, et des écarts accidentels... beaucoup plus élevés.
- Dans les transports d’énergie à grande distance, les forces électromotrices actuellement utilisées atteignent 12 000 volts; les machines dites statiques et les grosses bobines d’induction produisent des étincelles dues à des forces électromotrices variant entre 20 000 et 200 000 volts. Quant aux éclairs de plusieurs kilomètres de longueur qui jaillissent entre les nuages en temps d’orage, on estime qu’ils résultent de différences de potentiel de l’ordre de grandeur du mégavolt (1 000 000 volts) sans que l’on ait la possibilité de s’assurer de l’exactitude de cette hypothèse.
- Intensité de courant. — Une lampe à incandescence de 10 bougies alimentée par une distribution d’énergie électrique à 110 volts est traversée par un courant d’environ 0,3 ampère ; une lampe de 16 bougies prend dans les mêmes conditions, 0,3 ampère, et une lampe de 32 bougies 1 ampère environ. Les intensités de courant appliquées dans l’industrie électrique varient d’ailleurs beaucoup, car si les téléphones agissent sous l’influence des courants de l’ordre du micro-ampère (millionième d’ampère), c’est en millièmes d’ampère que se mesurent les courants télégraphiques, en centièmes d’ampère ceux qui actionnent les sonneries électriques ; bon nombre d’usines électriques débitent plusieurs milliers d’ampères, et l’on estime à 100 000 ampères, quelquefois davantage, le courant utilisé pour la soudure électrique de certaines grosses pièces.
- Le courant utilisé dans les accumobiles dépassant rarement 100 ampères, nous n’aurons jamais besoin d’utiliser les multiples ni les sous-multiples de l’unité pratique d’intensité de courant.
- Résistance. — La résistance d’un conducteur est une grandeur très variable, car elle dépend à la fois de sa longueur, de sa section, de sa nature physique, de sa composition chimique, de sa température, pour ne citer que les facteurs les plus importants.
- Si nous prenons pour base de comparaison la température de la glace fondante et les résistances respectives de fils de différents métaux ayant un millimètre carré de section et 100 mètres de longueur, nous aurons pour valeurs de leurs résistances en
- ohms :
- Cuivre recuit................ 2>OI7
- Aluminium recuit.............. 3^679
- Platine recuit............. r 1,435
- Plomb comprimé............... 24,780
- Mercure liquide (colonne de). 120,120 Maillechort (variable)..... 25 à 30
- On voit, par ces chiffres, qu’il faut environ 50 m. de fil de cuivre pur recuit à o° C. pour
- p.51 - vue 56/833
-
-
-
- 52
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- réaliser un conducteur ayant une résistance égale à i ohm. La résistance étant, d’ailleurs, proportionnelle à la longueur et inversement proportionnelle à la section, on peut calculer facilement la résistance d’un conducteur de section uniforme de dimensions quelconques en appliquant la formule : l
- R k—ohms
- s
- En désignant par k les chiffres du tableau ci-dessus, par l la longueur du conducteur en hectomètres, et par S sa section en millimètres carrés.
- Exemple : Un fil de cuivre de 250 m. de longueur et de 20 mm! de section aura pour résistance
- 20
- Pour le cuivre, en particulier, la résistance augmente avec la température d’environ 40 pour 100 par 100 degrés ; il en résulte qu’à 250° C, la résistance d’un fil de cuivre se trouve doublée. C’est là une des principales raisons pour lesquelles on évite si soigneusement réchauffement des dynamos et des moteurs électriques, car cet ac croissement de résistance se traduit à la fois par une diminution de l’intensité du courant et par un accroissement de perte d’énergie électrique sous forme de chaleur. La chaleur ainsi développée élève souvent la température du conducteur au point de le rendre incandescent... et c’est là tout le secret de la lampe à incandescence qui bouleverse en ce moment l’éclairage de notre fin de siècle.
- Une lampe à incandescence de 10 bougies fonctionnant sur 110 volts a, à l’état incandescent une résistance d’environ 370 ohms; une lampe de 16 bougies 220 ohms; une lampe de 32 bougies 110 ohms. Ces chiffres se déduisent directement de la loi d’Ohm exposée dans le précédent article et qui s’écrit sous les trois formes :
- La deuxième forme de la loi d’Ohm nous fait connaître la résistance R d’un conducteur traversé par un courant / lorsqu’on introduit dans le circuit que constitue ce conducteur une force électromotrice E • la troisième forme nous donne la valeur de la forcé électromotrice E nécessaire pour faire passer un courant d’intensité I dans une résistance R. Les petits problèmes que l’on peut résoudre avec ces trois formules sont trop évidents pour qu’il soit nécessaire d’insister.
- Puissance et énergie. — La puissance en watts dépensée dans un circuit prend également trois formes qui se déduisent de la formule générale donnée précédemment et de la formule d’Ohm.
- E2
- P = El; P = RP ; P = _
- R
- Quelle que soit la forme que nous utilisions, nous trouverons toujours que les lampes à incandescence dont nous avons parlé absorbent une puissance de :
- 33 watts pour la lampe de 10 bougies.
- 55 — — ! 6
- 11 o — — 32 —
- La puissance mise en jeu dans les téléphones est de l’ordre du microwatt ; les appareils télégraphiques et les sonneries domestiques absorbent quelques centièmes de watt ; les moteurs d’accumobiles dépensent de 200 à 3 000 watts suivant le poids du véhicule et la vitesse. Les plus puissantes dynamos actuellement construites, celles au Niagara produisent chacune 3 600 000 watts ou 3 600 kilowatts, c’est dire que chacune d’elles pourrait alimenter plus de 10 000 lampes à incandescence de 10 bougies.
- Un appareil électrique consommant P watts pendant t heures absorbe Pt watts-heure. C’est le watt-heure qui sert à mesurer la véritable marchandise électrique payable enfrancs et en centimes au même titre qu’un mètre cube de gaz. Mais comme cette unité est un peu petite eu égard à sa valeur marchande actuelle, on emploie généralement l’hectowatt-heure (100 watts-heure) ou le kilowatt-heure (r 000 watts-heure).
- Le prix de vente de l’hectowatt-heure varie suivant les pays, l’époque d’utilisation, la quantité consommée, etc., entre deux centimes (prix minimum) et quinze centimes, prix maximum dont sont favorisés (?) bon nombre de Parisiens. En Angleterre, le prix de l’énergie électrique dépasse rarement six centimes par hectowatt-heure. L’accu-mobile sera véritablement économique lorsque les causes multiples et complexes — oh ! combien — qui nous mettent pour longtemps encore en état d’infériorité devant nos voisins, permettront de vendre l’énergie électrique, entre minuit et la chute du jour, à 3 ou 4 centimes l’hectowatt-heure, soit 30' à 40 centimes le kilowatt-heure.
- Nous insistons vivement auprès de nos lecteurs pour qu’ils évitentuneconfusion regrettable, et faite trop souvent dans le langage, entre la puissance qui se mesure en watts et Y énergie qui se mesure en watts-heure. Cette distinction est d’une importance capitale pour la spécification nette et précise des accumulateurs qui doivent, d’une part, produire une puissance de tant de watts pour mouvoir l’accumobile, et d’autre part, renfermer une quantité d’énergie égale à tant de watts-heure pour pouvoir fonctionner pendant tant d’heures.
- Nos prochaines Notes électromobiles seront consacrées à l’étude des générateurs d'énergie électrique en général, sans distinguer si cette énergie provient de l’énergie d’affinité chimique, de l’énergie mécanique ou de l’énergie thermique.
- E. Hospitalier.
- p.52 - vue 57/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 53
- Informations
- Une voiture construite en trois mois. — Un pari intéressant
- Au commencement de novembre dernier, au cours d’une conversation, le comte de Dion prétendit qu’il pouvait mettre en train le lendemain une voiture à pétrole nouvelle.
- Le Président de l’Automobile-Club avait insinué qu’il se passerait encore des mois avant qu’on ne vît cette nouvelle voiture circuler.
- — Des mois ! s’était écrié le comte de Dion, vous voulez dire quelques semaines à peine.
- De fil en aiguille, on en était arrivé à conclure un pari de 4 000 francs qui devait être gagné par le baron de Zuylen si la voiture n’avait pas effectué, le 20 janvier, le trajet de Paris à Rouen et retour, à une vitesse moyenne de 15 kilomètres à l’heure.
- Il y a de cela 75 jours et la voiture est rentrée le 18 janvier à l’usine de Puteaux après avoir correctement accompli le parcours choisi. M.Bouton pilotait la voiture, tandis que le comte de Dion suivait à motocycle. Le baron de Zuylen avait ten ,1 à assister à sa défaite et suivait également dans son automobile.
- S’il n’y a pas eu d’accident cela tient du prodige. M. Bouton y voyait si peu clair, à travers le brouillard intense, qu’il entra dans un champ de pommes de terre, heureusement au niveau de la route. On aurait bien pu retarder l’expérience de deux jours, en raison de l’état de l'atmosphère; M. le baron de Zuylen lui-même se fût déclaré satisfait devant ce cas de force majeure ; il en fut autrement avec le comte de Dion qui ne connaît pas d’obstacles.
- Et le lendemain, quelle revanche ! Comme il faisait beau, la voiture neuve repart de Rouen le matin et arrive à Paris à une vitesse soutenue de plus de 20 kilomètres à l’heure, ce qui a rétabli la moyenne.
- Le comte de Dion a donc gagné son pari. Sa voiture a,en effet,fourni 15 kilomètres 395 mètres à l’heure.
- Quant aux 4 000 francs du pari, le comte de Dion les a libéralement distribués aux ouvriers de sa maison, qui ont accompli le tour de force de construire de toutes pièces une nouvelle voiture automobile à pétrole en moins de trois mois. A l’époque du pari, le 21 octobre 1897, elle n’était pas encore dessinée.
- *
- Une fête de chauffeurs
- Le 13 février prochain, la Fédération des mécaniciens et chauffeurs donnera une grande fête dans les salons de la mairie du quatrième arrondissement, mis gracieusement à sa disposition.
- Le gouvernement a formellement promis de s’y faire représenter par un ministre, et même ce ministre ne sera autre que le président du Conseil.
- Les autorités ont accordé une musique régimentaire.
- La petite fête se passera l’après-midi ; elle débutera par une conférence de M. Chauveau, qui ne manquera pas d’intéresser les assistants, car le conférencier restera en dehors de la question technique et n’abordera que la partie originale et gaie du sujet.
- Ensuite, il y aura concert avec partie dramatique, pour laquelle MM. Raphaël Duflos, Albert
- Lambert et plusieurs autres artistes de la bonne marque ont promis leur dévoué concours.
- Le prix des fauteuils est fixé à 5 francs : celui des chaises à 2 francs,
- * •¥•
- Manifestations automobiles en 1898
- 30 Janvier. — Course de motocycles Nice-Cannes-Nice.
- 6 et 7 Mars. — Course d'automobiles Marseille-Nice.
- 10 Mars. — Course de motocycles Nice-Puget-Théniers.
- 24 Avril. — Critérium des motocycles, Paris.
- 24 Mai. — Concours des Poids Lourds, organisé par la Self-Propelled Traffic Association, Liverpool.
- 25 Mai. — Concours de Fiacres organisé par l’Automobile-Club de France, Paris.
- 10 au 23 Juin. — Exposition d’automobiles organisée par l’Automobile-Club de France, Paris.
- 3 au 11 Juillet. — Course Paris-Amsterdam (?)
- ¥ *
- L’Exposition de l’Automobile-Club
- L’ouverture de l’Exposition qui se tiendra sur la terrasse de l’Orangerie est fixée, ainsi que nous l’avons déjà annoncé, au 10 juin.
- 11 n'y aura, paraît-ii, qu’une surface assez res-' treinte à partager entre les exposants. Des bureaux spéciaux seront installés place de l’Opéra dans un local loué à cet effet.
- * *
- Le Concours de Fiacres
- Le changement de date de l’exposition oiga-nisée en vue du mois de juin par l’AutomotUe-Club de France va modifier les dates précédemment adoptées pour le concours de fiacres.
- L’exposition devra commencer, a dit l’administration des bâtiments de l’Etat, le 10 juin. Donc le concours de fiacres qui doit durer quinze jours et précéder immédiatement l’exposition, devra commencer le 25 mai.
- Par suite, les engagements seront clos le iermai, et l’entrée ne sera délivrée contre 200 francs aux concurrents que jusqu’au 20 avril. Du 20 avril au Ier mai les retardataires devront payer 400 francs.
- Il y a déjà trois inscriptions fermes, au nom de M. Kriéger.
- Nos 1. — Un coupé électrique.
- » 2. — Une victoria électrique.
- » 3. — Un tracteur électrique.
- La Société des Anciens Etablissements Panhard et Levassor préparerait, dit-on, cinq voitures, ni plus ni moins, en vue de ce concours : un landau, un coupé, une victoria, un quatre places à galerie, type quatre roues de Londres ( fonr-wheeler) et un omnibus de gare.
- D’autre part M. Jeantaud engagera six voitures électriques. On dit aussi que M. Bixio en ferait engager trois, toujours électriques.
- Voilà donc, jusqu’à présent, 4 concurrents avec 17 véhicules. On va être obligé de faire toutes sortes de catégories si l’Automobile-Club ne se décide encore pas à faire un classement.
- * *
- M. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin à Versailles, se met à la disposition des inventeurs ou constructeurs pour la partie Carrosserie automobile (Usine à vapeur).
- p.53 - vue 58/833
-
-
-
- 54
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Chez nos Constructeurs & Carrossiers
- M. Astresse, 128, rue du Bois, à Levallois-Per-ret, possède la licence des brevets Grivel pour la construction des voitures et tracteurs avec moteur et carburateur Grivel.
- Il peut faire les voitures de 2 à 6 places, les voitures de livraison et de camionnage, enfin, le tracteur à pétrole pour omnibus.
- Il nous informe qu’il a comme nouveauté un moteur de 7 chevaux à quatre temps, calé à 1800 sans circulation d’eau pour voitures sans chaînes.
- Ses ateliers sont munis d’outils américains et peuvent livrer deux et trois voitures par mois, suivant modèle.
- Enfin, le prix des véhicules sera très abordable.
- La Société des Voitures Electriques, système Kriéger, exploite les moteurs électriques enfermés, système Kriéger, et construit des voitures à caisses interchangeables.
- Elle met la dernière main à une voiture de livraison pour le Bon Marché.
- M. Grivel a changé d’adresse, et habite maintenant 69, rue de Courcelles, à Levallois-Perret où il continue cycles, motocycles et trains-cycles. Il a cédé une licence de son moteur à M. Astresse, dont nous parlons plus haut.
- *
- * *
- Chez MM. Brouhot et Cie, à Vierzon :
- Le moteur à pétrole à 2 cylindres, du système Brouhot, fait 500 tours à la minute ; la carburation est constante, il n’est pas besoin de ia régler en marche ; il r.’y a donc qu’à la régler pour la sorte d’essence que l’on emploie. L’allumage est électrique.
- La commande est sans chaîne et le différentiel est supprimé. Ces Messieurs accepteront toute carrosserie qu’on leur demandera, et ils auront même des caisses interchangeables.
- •
- * •¥
- M. L. Bonneville, constructeur à Toulouse, 60, boulevard Carnot, exploite les systèmes décrits dans la Locomotion Automobile :
- Quadricycle avec changement de vitesse et débrayage ;
- Train-cycle ;
- Le changement de vitesse, système Cazeneuve, est applicable à tous les tricycles à pétrole et aux quadricycles ;
- Enfin, il fait la voiturette remorque, système à fourches.
- *
- * *
- M. Lafitte Henri, cours du Médoc, 124, à Bordeaux, possède une des plus anciennes maisons d’automobiles, puisque c’est en 1893 qu’il a commencé à recevoir des châssis munis des moteurs et mécanismes de la maison Panhard et Levassor, sur lesquels il a établi sa carrosserie.
- Dix-huit de ces voitures circulent actuellement dans Bordeaux et les environs.
- •fr
- * -¥
- C’est dans le courant de 1899 que la maison Peugeot espère réduire ses délais de livraison. Actuellement elle peut ne pas les augmenter grâce à l’extension de ses moyens de production.
- La mort de l’ingénieur Ernest Bazin
- Nous apprenons avec un vif regret la mort de l’ingénieur Ernest Bazin, que nombre d’applications industrielles, toutes plus ingénieuses les unes que les autres, ont rendu célèbre dans le monde entier.
- Sa dernière invention est bien connue de nos lecteurs.
- C’était, on s’en souvient, le bateau rouleur, construit à Saint-Denis et armé à Rouen pour faire des essais en pleine mer, essais qui n’ont donné, en fin de compte, que des déceptions.
- L’ingénieur Bazin était âgé de soixante-onze ans ; il était sorti de l’école des Arts et Métiers d’Angers.
- C’était un esprit d’une fertilité remarquable. Il lui a manqué un peu de chance et beaucoup d’argent.
- Générateur Simpson pour automoles
- Dans la disposition représentée fig. 1, le générateur tubulaire a est disposé dans une chambre b, séparée du foyer c par un carneau en briques réfractaires d. Un registre d3 est disposé de manière à donner soit l’accès direct à la chambre b, soit le passage par le carneau en d-. On peut ainsi en-
- voyer à volonté les gaz chauds soit au faisceau tubulaire, soit directement dans la cheminée quand l’automobile est arrêtée et que l’on ne veut pas produire inutilement de la vapeur. Le chargement du combustible se fait directement au-dessus du foyer par une trémie i.
- La figure 2 représente une autre disposition basée sur le même principe, mais où le faisceau a est disposé directement au-dessus du loyer : le carneau secondaire est disposé à l’arrière de la chambre de combustion en d! 1/2 pour aboutir à la cheminée directement. Le registre supérieur ds, en découvrant alternativement ^le carneau ou la cheminée qui termine le faisceau, détermine le tirage dans l’une ou l’autre partie à volonté. On arrive ainsi au même résultat, qui est de modérer à volonté la production lors des arrêts du véhicule, quand la production de vapeur devient gênante.
- P. S.
- p.54 - vue 59/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 55
- Mate&es île Motoejeies
- ' Osmont-Corre
- Corre a donné à notre confrère J.-H, Aubry, des explications sur sa défaite dans le match de six heures qu’il avait disputé dimanche contre Os-mont, ajoutant qu’il serait heureux de se rencontrer à nouveau avec son heureux concurrent.
- Celui-ci n’a pas tardé à faire connaître sa réponse :
- — Puisque Corre trouve des excuses à sa défaite, a-t-il déclaré, je lui lance le défi suivant, qui lui permettra de profiter de son endurance tant vantée : & Un match de douze heures sur piste ou sur une route française, à son choix. Enjeu et date à sa disposition. »
- On a remarqué qu’Osmont, dans son match prenait les virages très larges. Osmont a dit à l’un de nos confrères de la Presse que c’est une tactique de sa part, car il a remarqué dans des essais précédents, entre autres, au vélodrome du bois de la Cambre, à Bruxelles, qu’en virant à la corde, son motocycle fatiguait beaucoup plus, en raison du mouvement différentiel. Or, au contraire, en restant dans un niveau se rapprochant de l’horizontale, comme le haut du virage, sa vitesse se trouvait accentuée à la sortie de ce dernier.
- Osmont attribue aussi la différence des distances couvertes dans les différentes heures, à son souci, dans les premières, de ménager sa machine, afin que son moteur ne s’échauffe point. Par exemple, dans la dernière heure, U a fait rendre à son moteur tout ce dont il était capable.
- Son intention est de prendre part à la course Marseille-Nice. Peut-être, tenterait-il aussi d’établir le record de Paris-Saint-Pétersbourg.
- L’ère des matches des motocyclistes est ouverte. Le public pourra s’y intéresser, car les machines étant identiques, la supériorité restera au meilleur mécanicien, — ou au plus heureux.
- Corre a d’ailleurs relevé ce défi et fixé un enjeu de 300 francs. Le match doit avoir lieu sur piste, avec une durée de 12 heures. Corre demande à ce qu’il soit couru fin février, quand il aura un nouveau tricycle qu’on est en train de lui monter, et, a-t-il ajouté « quand je connaîtrai mon outil. »
- Nous avons dit qu’Osmont tenterait d’établir le record Paris-Saint-Pétersbourg. Corre serait heureux de se rencontrer sur ce parcours avec Osmont. 11 déposerait à cet effet un enjeu de 2 à 3 000 francs, à condition que la performance se lasse en été ou tout au moins en avril ou mai.
- *
- * *
- Match Fournier-Bardin
- Le match à motocycle Fournier contre Bardin, qui devait se disputer sur le parcours Paris-Rambouillet et retour, a été renvoyé à dimanche prochain, par suite du départ de Fournier pour Nice. r
- Variétés
- Hippomobiles automobiles
- Puisque le cycle en général, et la bicyclette en particulier, a augmenté dans des proportions inespérées la puissance et la vitesse de locomotion de l’homme, on est conduit à se demander s’il n’en serait pas de même avec le cheval, et s’il n’y aurait pas avantage à remplacer le cheval tracteur, par le cheval véhiculé. La question qui aurait pu paraître saugrenue il y a une trentaine d’années, peut se poser aujourd’hui avec moins de ridicule, mais, il nous semble, avec les mêmes chances de réponse défavorable, par la simple raison que le cheval ne sait pas pédaler, ou tout au moins, que l’on n’a pas encore inventé la pédale pour cheval. Le jour où cette pédale sera inventée, on pourra peut-être revenir sur la question, mais dans l’état actuel de nos connaissances, le seul moyen connu d’utiliser le cheval comme moteur consiste à l’immobiliser et à le faire marcher avec un plancher mobile (nous ne parlons pas du manège dont l’encombrement serait prohibitif). Or le moyen le plus simple et le plus pratique d’obtenir le même résultat consiste évidemment à laisser le plancher fixe et à rendre le cheval mobile, c’est-à-dire à atteler le cheval devant la voiture, ce qui se fait généralement.
- On gagne ainsi sur le rendement, sur la suppression du mécanisme et sur le poids du véhicule qui n’a pas à supporter un supplément de 500 à 800 kilogrammes dans le cas où le cheval serait placé dans la voiture.
- Mais il ne faudrait pas conclure que la réalisation d’une hippomobile soit’toujours irrationnelle. Pour monter des lourdes changes sur de fortes rampes, longues et régulières, une hippomobile bien construite permettrait de faire travailler les chevaux dans des conditions de vitesse et d’effort correspondant à leur puissance maxima, ce que ne permet pas un attelage direct. Dans ce cas particulier, on pourrait songer à une hippomobile... s’il n’existait pas dechevaux-vapeur et des chevaux-pétrole plus puissants, pins légers et plus économiques. L’hippomobile automobile est donc morte dans l’œuf, tuée par l’Automobile à moteur mécanique.
- Cooifflonieatioiis offieielles du Touriag-Clüb
- Les membres du Touring-Club sont instamment priés de ne plus adresser — passé le 25 janvier — leur cotisation pour 181)8 au Siège social.
- A partir de cette date le reçu de la cotisation est renais à la poste pour encaissement, et tout paiement fait directement donnerait lieu à un double emploi.
- p.55 - vue 60/833
-
-
-
- 56
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Automobile Ch.-E. Lulberj
- Transmission à vitesse variable et à renversement de marche
- L’automobile qui nous occupe ne semble guère, au premier abord, différer essentiellement dans son ensemble des modèles connus. Nous y retrouvons la carrosserie ordinaire d’une Victoria, les roues Peugeot, voire même le moteur Daimler. Aussi n’est-ce que dans la transmission mécanique et dans la disposition des organes de [commande que se trouve la nouveauté d’un dispositif, très ingénieux selon nous, que nous allons décrire en détail.
- Nombre d’automobiles se ressemblent d’ailleurs et l’on n’arrivera à un type vraiment bon qu’en réunissant les bonnes idées des uns et des autres, pour créer un modèle sinon parfait, du moins très perfectionné par les soins de nombreux inventeurs dont les efforts combinés nous donneront peut-être un jour la voiture rêvée.
- La transmission à vitesse variable et à renversement de marche de M. Charles-E. Lufbery, pourrait bien marquer une étape dans le perfec-
- Automobile Lufbery
- tionnement du dispositif mécanique de transmission des voitures automobiles.
- Depuis longtemps l’inventeur, qui est un fervent de l’automobile, avait remarqué le bruit désagréable que causait en cours de route le train d’engrenages, notamment lors du passage d’une vitesse à une autre. On a employé parfois, pour y remédier, la transmission par courroies, mais alors on se trouve gêné par l’encombrement produit par les poulies-cônes étagées, nécessaires aux changements de vitesses, et par l’impossibilité d(obtenir avec une seule courroie le renversement de la marche.
- Pour trancher la difficulté, certains constructeurs n’ont pas hésité à supprimer 2 des 4 vitesses ordinairement mises à la disposition du conducteur. Mais c’est là une faute, croyons-nous, car avec 2 vitesses il devient impossible de proportionner suffisamment l’allure de la voiture au travail demandé,le moteur à pétrole n’ayant pas l’élasticité de la machine à vapeur. Si on se trouve en présence d’une forte côte à gravir, une
- très faible vitesse est nécessaire ; sur une pente moindre, on peut aller un peu plus vite ; en terrain plat, suivant que la route est difficile, encorn-bréeounon,o:i prendra l’allure moyenne ordinaire; on prendra la grande vitesse quand la route est bonne et le champ libre ; ajoutez à cela la possibilité d’obtenir la marche arrière (imposée même dans certaines villes) et vous verrez qu’en comptant bien il faut 4 vitesses différentes pour la marche avant, variant généralement dans le rapport de 1 à 4, plus la marche arrière. Avec les courroies et la place dont on dispose sous une automobile ordinaire, il n’y faut pas songer; c’est pourquoi M. Lufbery a cherché à combiner les 2 systèmes (courroie et engrenages) ; il a inventé un dispositif simple, très ramassé, tenant peu de place et semblant bien répondre à tous les desiderata.
- Les schémas (fig. r et 2) de la voiture montrent que le mouvement est transmis directement par la poulie-cône M (calée sur l’arbre du moteur) à la poulie-cône P par l’intermédiaire d’une cour-
- p.56 - vue 61/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 57
- roie C qui, à la mise en route, est flottante et n’est mise en prise que progressivement sous l’action d’un galet-tendeur T, actionné par une pédale à la disposition du conducteur. La poulie p est montée sur l’arbre intermédiaire A qui porte également le mouvement différentiel et les pignons de chaîne-galle b, B entraînant les roues d’arrière motrices.
- Les diamètres des poulies M et P et des pignons b, B sont calculés de telle sorte qu’en supposant le moteur réglé à 700 tours, on obtienne les vitesses de 12, 18, 24 kilomètres à l’heure, suivant l’étage des poulies-cônes sur lequel on fera travailler la courroie dont le déplacement est commandé par une fourchette d’embrayage actionnée du siège de la voiture. Ceci dit, la pièce essen-
- A/f' 1
- tielle est la poulie P, contenant à l’intérieur les organes de changement de vitesse et de renversement de marche dont ncrns allons expliquer le detail ; ce mécanisme, commandé par un levier Z, permet :
- i° De réduire le nombre de tours de l’arbre A à la moitié du nombre de tours de la poulie P ;
- 20 De renverser à volonté le sens de rotation de l’arbre A, en réduisant toujours sa vitesse à la moitié de celle de la poulie P, de telle sorte que
- p.57 - vue 62/833
-
-
-
- 58
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- l’arbre A tourne à l’intérieur de la poulie P, mais dans le sens inverse de celle-ci. Cette seconde manœuvre, obtenue par le même levier, permet de faire marcher la voiture en arrière, à 3 vitesses différentes, suivant la position de l’unique courroie C qui, malgré les réductions de vitesse ou même le renversement du sens de rotation de l’arbre A, conservera toujours pour elle-même uné1 grande vitesse de translation dans le même sens.
- Détails de Vappareil. — Le mécanisme qui permet d’obtenir ces résultats est contenu à l’intérieur de la poulie P ; il est représenté par les figures 336.
- La poulie P, en fonte ou en aluminium, est montée folle sur l’arbre creux A, qui est traversé lui-même par l’arbre O du différentiel ; la poulie est maintenue en place latéralement par les bagues x fixées sur l’arbre creux A, d’une part, et
- d’autre part parles bagues extérieures YY, vissées l’une contre l'autre.
- A l’intérieur de la poulie P et solidement fixées par des boulons V, V et , W se trouvent deux couronnes dentées concentriques en bronze phosphoreux : l’une E, au centre, est dentée extérieurement, l’autre F, sur le pourtour, est dentée intérieurement; les dentures sont donc en regard, mais déportées l’une par rapport à l’autre, comme l’indique la figure 3. Sur l’arbre creux A est disposée une pièce B, à deux bras en acier, montée sur clavette longue c, permettant son déplacement dans le sens longitudinal ; le détail de la pièce B se voit fig. 5 Chaque bras de cette pièce-support se termine par un œil a dans lequel tourne un axe C portant deux pignons D D’, de diamètre différent, le tout en acier et taillé dans la masse.
- L’axe de la pièce B se prolonge vers la droite pour supporter un manchon cylindrique H qui
- est terminé, à l’intérieur de la poulie, [jpar une couronne dentée G. On voit que les pignons peuvent ainsi être mis en prise, soit extérieurement avec la couronne dentée F, soit intérieurement avec la. couronne dentée E, tandis que, d’autre part, les pignons D' engrènent constamment avec la couronne dentée G, solidaire du manchon H, que l’on déplace en agissant à l’aide d’un levier sur les oreilles b’ b, solidaires d’une pièce d maintenue entre les 2 bagues e e I, avec interposition de couronnes de billes. Le manchon H peut tourner librement sur l’axe de la pièce B, sur lequel il est maintenu par des bagues n n, de telle sorte que H et B se déplacent toujours ensemble le long de l’arbre. A l’extrémité opposée à la couronne, dentée G, le manchon H porte un cône de friction J en bronze garni de cuir : ce dernier, peut s’engager dans un cône creux opposé 1, lequel est en fonte et
- monté sur la boîte du différentiel,calée elle-même sur l’arbre creux A. La pièce B et le manchon H, qu’elle porte, sont constamment repoussés vers le cône en fonte I par un ressort à boudin Q enroulé autour de l’arbre A. Lorsque,par l’action de ce ressort, le cône J s’engage dans le cône creux /, le manchon H est rendu solidaire de l’arbre A.
- Autour du manchon H est disposé un frein que montre la fig. 6 et qui se compose de 2 demi-colliers K reliés par la charnière / et dont le serrage est produit par l’écrou i et la vis h portant 2 filetages en sens inverse : le collier K est muni intérieurement de frottoirs K en bois.
- Ceci dit le fonctionnement de l’appareil est facile à comprendre. Supposons les pignons D en prise avec la couronne F, dans la poulie P, les cônes de friction J et /sont séparés seulement de quelques millimètres et le frein K étant serré
- p.58 - vue 63/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 59
- pour empêcher le manchon P de tourner, la rotation de la poulie P entraîne par la couronne F les pignons D ; mais comme les pignons D’ ne peuvent pas faire tourner la couronne G, maintenue immobile par le frein, ils roulent sur cette couronne et c’est la pièce B qui est entraînée; celle-ci entraîne à son tour l’arbre creux A sur lequel elle est clavetée.
- Dans ce cas, le nombre de tours de l’arbre A est moitié moindre que le nombre de tours de la poulie P ; on obtient ainsi les vitesses réduites de 6, 9, 12 kilomètres.
- Pour augmenter la vitesse de l’arbre A, il suffit de desserrer le frein K; le manchon H, devenu
- libre, se déplace avec la pièce B, par suite de la pression exercée sur elle par le ressort Q ; par suite, les cônes de friction I et/, en s’engageant l’un dans l’autre, rendent progressivement le manchon H complètement solidaire de l’arbre A, de telle sorte que le manchon se met à tourner avec l’arbre : tout roulement intérieur étant devenu impossible, la poulie P entraîne l'arbre A comme si elle était clavetée sur lui.Comme le manchon H tourne avec l’arbre à l’intérieur du frein desserré, on peut, en serrant le frein, arrêter l’arbre.A cette position des pignons Z? et du manchon H correspondent les vitesses de 12, x8, 24 kilomètres : c’est la disposition représentée fig. 3.
- r En*déplaçant le manchon H dans le sens opposé de manière que les pignons D ne soient plus en prise avec la couronne F et qu’ils engrènent seulement avec la couronne E, le frein se* trouvant serré, la rotation de l’arbre A aura lieu dans le sens inverse, aux vitesses de 6, 9, 12 kilomètres.
- Enfin, le débrayage complet est obtenu en maintenant les pignons D D, dans la position intermédiaire entre les couronues EeiF, la poulie P tournant alors folle sur l’arbre A.
- Manœuvre de Vappareil. — Le déplacement du manchon H (et par suite des pignons D), et le serrage ou desserrage du frein sont commandés par un seul organe, représenté fig. 8, en élévation, fig. 7 et 9 en plan et vue de côté.
- Une poignée S, à portée de la main droite du conducteur et disposée sur le côté de la voiture, permet d’obtenir toute la commande de l’appareil, par suite, l’embrayage, le débrayage, la marche avant ou arrière et les différentes vitesses énumérées plus haut.
- p.59 - vue 64/833
-
-
-
- 60
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La poignée S et la tige F se meuvent dans un tube vertical F qui traverse un coussinet G et porte à son extrémité inférieure un pignon g et une chaîne, reliée à une seconde roue de chaîne identique, clavetée sur l’extrémité de la vis qui produit le serrage du frein autour du manchon H.
- Quant à la tige carrée F (surmontée de la poi-guée S), elle peut monter ou descendre dans le tube F et porte 4 encoches servant à la maintenir à une hauteur déterminée.
- Cette tige entraîne dans son mouvement le levier Z qui produit le déplacement latéral du manchon (sur lequel il agit par les oreilles b) et peut lui faire prendre 4 positions différentes correspondant comme nous l’avons vu plus haut, aux grandes ou petites vitesses, au débrayage ou à la marche arrière.
- La tige F est terminée vers le bas par une menotte \ qui est reliée aux leviers x et par eux au grand levier 4, cette menotte \ est reliée à la tige F de manière à suivre celle-ci dans son mouvement vertical, sans cependant s’opposer à ce que cette tige puisse tourner sur elle-même, mouvement qui entraîne alors le tube F et par suite les pignons de chaîne g h pour le serrage et le desserrage du frein.
- La tige S étant fixée à la première encoche l’appareil est disposé pour la marche aux grandes vitesses, (12, 18, 24 kilomètres); tout le système tournant en bloc, le frein K étant desserré : si l’on vient alors à serrer le frein, on arrête l’arbre A et par suite la voiture, mais le moteur débrayé peut continuer à tourner.
- A la 2e encoche, correspondent les petites vitesses (6, 9, 12 kilom.) : lapoulie P tourne alors 2 fois plus vite que l’arbre A et le frein K doit être serré, autrement la couronne G (sur laquelle les pignons D prennent leur appui), tourneraient dans le sens opposé à la poulie P et l’arbre A resterait immobile.
- A la ye encoche, le débrayage est complet : la poulie P tourne folle sur l’arbre, car c’est la position intermédiaire du manchon H, où les pignons D n’engrènent, ni avec la couronne F, ni avec la couronne E.
- A la 4e encoche, correspond enfin la marche arrière : les pignons D engrènent avec la couronne E et, le frein K étant serré, la rotation des pignons D a lieu en sens inverse et l’arbre A tourne dans le sens opposé à celui de la poulie P, permettant de faire marcher la voiture en arrière.
- L’appareil Lufbery tient donc à la fois de la transmission par engrenages et par courroies, par une combinaison rationnelle des deux supprimant l’usure et le bruit des engrenages, le relâchement des courroies et donnant la possibilité d’obtenir la marche arrière.
- Les organes mécaniques en sont hermétiquement renfermés et protégés contre la poussière; pour en assurer le graissage, il suffit de mettre une fois pour toutes quelques kilos de graisse consistante et d’huile dans l’appareil.
- Les démarrages et changements de vitesse sont très doux, et se font progressivement et sans bruit par suite du glissement de la courroie, à la mise en prise du tendeur, et du serrage progressif du frein qui est toujours un peu gras.
- Nous avons pu, grâce à l’obligeance de l’inventeur, constater nous-mème combien la marche est silencieuse, avec quelle facilité se font les diverses manoeuvres précitées et quelle souplesse cet appareil donne à l’ensemble.
- Pour 4 à 6 chevaux de force, l’appareil actuel
- ne pèse pas plus de 50 kilos; on espère réduire ce poids à 35 kilos avec un nouvel appareil, actuellement en construction.
- Nous insisterons encore, en terminant, sur la simplicité des manoeuvres qui se réduisent au déplacement de la courroie et à la mise en prise du tendeur au moyen de la pédale: les engrenages intérieurs ne servent que pour la moitié des rampes et la marche arrière.
- La barre de direction est agencée pour servir en même temps de frein par une simple pression de haut en bas qui a d’abord pour effet de débrayer automatiquement (par relâchement de la courroie), puis ensuite opère le serrage de 2 freins à ruban qui s’enroulent sur le moyeu des roues motrices.
- Cette voiture présente enfin l’extrême commodité d’être toujours prête à sortir, la mise en route du moteur s’obtenant instantanément grâce à un allumage électrique perfectionné par accumulateurs au démarrage, et ensuite par une petite machine magnéto-électrique du poids de 4 kilos 500, actionnée directement par le moteur.
- Tous les mouvements étant à billes et l’appareil se graissant automatiquement il n’y a à graisser que les cylindres du Daimler: c’est encore une économie de temps.
- Cette voiture, dont la carrosserie est signée'Bel-valette, coûtera dans les 6 à 7 000 francs ; la partie mécanique a été exécutée avec grand soin dans les ateliers de MM. Broglin et Dupire, à Chauny; plusieurs automobiles de ce système, munies d’un nouveau moteur, étudié par M. Lufbery et dont nous aurons sans doute occasion de parler, vont être mises en construction dans un atelier de Paris.
- Paul Sarrey.
- Automole-Clol) de France
- Séance du 19 janvier
- Le Comité de I’A. C. F. s’est réuni le mercredi 19 janvier, au siège social de la place de l’Opéra. La séance a débuté par le scrutin de ballottage.
- Onze nouveaux membres ont été élus.
- Ce sont :
- M. Louis Duret, ingénieur, E. C., 54, rue des Bauches.
- M. le docteur Léon Petit.
- M. Henri Pieper fils, directeur-gérant de la Compagnie internationale d’électricité, à Liège, 18, rue des Bayards.
- M. le baron Kirgener de Planta, général commandant la place de Vincennes.
- Le prince Roland Bonaparte, 10, avenue d’Iéna.
- M. Gustave Gissien, 122, boul. Haussmann.
- M. Jules Rolland, ingénieur, E. C. P., 84, bou levard Richard-Lenoir,
- M. Alfred Riguelle, 1, rue Drouot.
- M. Nicolas Xantho.
- M. Gillineck.
- * *
- Le Comité a ensuite nommé par acclamation membre d’honneur du cercle M. Van der Straten Ponthoz, président de l’Automobile-Club Belge, qui a fait’ une si cordiale réception ces jours-ci au baron de Zuylen.
- * *
- La question de la course Paris-Amsterdam n’a pas été abordée. On s’en rapportera aux informations que vont prendre bientôt sur place les délégués du cercle.
- p.60 - vue 65/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 61
- Le Comité a ensuite pris connaissance des considérants du jugement du tribunal civil de Dieppe, condamnant M. Fisson, comme nous l’avons publié dernièrement. Le Comité a décidé, à la suite de cet examen, qu’il y avait lieu d’aller en appel et de poursuivre jusqu’au bout, afin de ne pas laisser s’établir un précédent fâcheux qu’on ne manquerait pas d’invoquer à chaque affaire contre les conducteurs de véhicules mécaniques. L’A. C. F. fera tous les frais de ce procès.
- Félicitons le Comité de cet acte de solidarité.
- Le baron de Zuylen a donné lecture de l’autorisation officielle adressée en vue de l’exposition prochaine sur la terrasse des Tuileries, le long de la rue de Rivoli. Des remerciements ont été votés à MM. Berlier et Rives, qui se sont prodigués pour obtenir de qui de droit l’emplacement désiré, ainsi qu’aux divers représentants de l’administration dont la courtoisie a été au-dessus de tout éloge.
- De pleins pouvoirs ont été donnés par le Comité à ceux de nos collègues dont les noms suivent pour organiser l’exposition et en faire quelque chose de très suggestif :
- MM. Berlier, ingénieur, directeur général ;
- Rives, architecte, directeur du service des constructions et installations;
- A. Ballif, contrôleur financier ;
- Thévin et Houry, commissaires délégués et chargés des rapports avec les exposants.
- Relativement à la question de la classe 30 de l’Exposition universelle de 1900, le Comité a été d’avis de poursuivre les démarches commencées en vue d’obtenir la formation d’une classe spéciale et d’un palais automobile jusqu’à ce qu’il ait obtenu de l’Administration pleine et entière satisfaction.
- L’opinion moyenne paraît être, au Cercle de la place de l’Opéra,en faveur d’un sectionnement de la classe 30 en trois groupes. On se contenterait peut-être de ces subdivisions et du changement de titre de la classe.
- Une médaille d’argent a été votée pour être attribuée au gagnant de la course Nice-Cannes-Nice motocycles, qui est fixée au 30 courant.
- Une auti'e médaille est votée pour la Société industrielle du Nord de la France, qui organise une course d’automobiles cette année dans le but d’encourager les constructeurs-de la région.
- *
- * *
- La séance s’est terminée par un vote de remerciements à l’adresse de la Locomotion Automobile pour la collection de photographies! et d’estampes dont nous avons faitMon à l’A. CUF. pour son album.
- Nous en exprimonsAmotre^tour tous^nos remerciements au|Comité.
- Locomotion sur Rails
- Voiture automobile à vapeur du New England Railroad.
- Nous avons signalé en temps utile à nos lecteurs les essais d’automobiles Serpollet du Nord et du P.-L.-M, ainsi que les essais de quadricycle à pétrole que le Nord Vient d’entreprendre pour assurer un service postal de nuit.
- Aux Etats-Unis, comme chez nous, les administrations de chemins de fer cherchant à proportionner les moyens d’action aux besoins. commencent à appliquer à des services spéciaux des modes de traction bien appropriés à leurs exigences.
- Voici, comme exemple, une voiture automobile à vapeur (New England Railroad et Eric Railroad) étudiée en vue d’assurer le ser-
- vice des voyageurs sur quelques lignes à faible trafic demandant cependant une vitesse assez grande et exigeant une certaine fréquence des départs : ce type présente d’ailleurs une grande analogie avec la voiture Rowan/'^fR
- La première voiture de ce modèle a été obtenue par la transformation d’un grand dining-car monté sur 2 boggies à 3 essieux chacun.
- On a conservé un destrucks, mais l’autre a été remplacé par un boggie de machines à 2 paires de roues couplées. En même temps on renforça la charpente du véhicule à l’aide de tirants et de croix de Saint-André. On ajouta, sous la caisse, entre les boggies, des
- p.61 - vue 66/833
-
-
-
- 62
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- réservoirs cylindriques en tôle servant de caisses à eau : contenance 5 600 1. suffisant pour 96 kilom. sans renouveler l’eau.
- Le truck moteur est composé d’un châssis en fer plat, mais comporte une forte entretoise en fonte par le travers des 2 cylindres. La charge est reportée de chaque côté sur les boîtes au moyen d’un ressort unique renversé et d’un balancier. Les cylindres, extérieurs, sont surmontés des boîtes à tiroir; le mécanisme est fort léger ; les bielles motrices et d’accouplement sont évidées : la distribution est du type Walschaert. Les cylindres sont placés à l’avant et actionnent l’essieu d’arrière du truck.
- La chaudière est verticale, disposition ayant l’avantage, lorsqu’il s’agit de machines conduites par un seul homme, de permettre sans inconvénient d’importantes variations dans la lenteur du niveau de l’eau. La chaudière étant fixée directement sur le truck, il n’y aura aucun tuyau ou joint flexible pour la vapeur ou l’alimentation du chauffage au coke ou à l’anthracite.
- Cette voiture pèse 62 tonnes en service, peut recevoir 60 voyageurs, est actionnée par le frein Westinghouse et sa conduite n’exige que 2 agents : un chauffeur-mécanicien et un conducteur.
- Elle peut remorquer, en outre, sur rampes de 8 à 10 mc: une autre voiture pesant 34 tonnes, à la vitesse moyenne de 48 kilomètres à l’heure ; elle a pu atteindre seule en palier, jusqu’à 90 kilomètres à l’heure. La chaudière, qui comporte 378 tubes, est timbrée à 14 kilogrammes.
- P.
- Petites Nouvelles
- Le Banquet du Salon à Bruxelles
- L’Union-Véloce-Club Bruxellois nous envoie les plans des salles d’Exposition où se tiendra le 6® Salon du Cycle et de l’Automobile qu’il organise. Nous tenons ces documents à la disposition de nos lecteurs, à nos bureaux.
- Tous les stands sont déjà arrêtés et seront attribués aux fabricants de cycles et d’automobiles qui se feront inscrire.
- Dès maintenant, le succès du Salon bruxellois est assuré.
- Il est beaucoup question de l’organisation d’un grand banquet de deux cent cinquante couverts à l’occasion du 6e Salon du Cycle et de l’Automobile qui se tiendra au Pôle Nord, du 26 mars au 3 avril prwchain.
- Ce banquet se ferait dans les salons de la Grande Harmonie.
- L’Union et Yéloce-Club Bruxellois, la plus ancienne société de vélocipédie du pays, prierait le prince Albert de bien vouloir honorer de sa présence cette belle fête, à laquelle seraient également invités MM. Myssens, ministre de l’industrie et du travail; Buis, bourgmestre de Bruxelles; baron de Zuylen de Nyevelt de Haas, président de l’Auto-mobile-Club de France; sir David Salomons, promoteur de l’automobile en Angleterre; comte Van-derstraeten ; Chômé et Cia es, respectivement pré-
- sident et président d’honneur de la Ligue Véloci-
- ue Belge ; Beirlaen, président du Touring-Club
- e Belgique et la presse.
- *
- v ¥
- Défis de chauffeurs
- Un pari amusant vient d’être conclu entre trois sportsmen niçois, MM. Chêne, Laumaillé et le baron Duquesne.
- M. Chêne à motocycle remorquant une voitu-rette où aura pris place M. Laumaillé, luttera de vitesse contre une automobile Peugeot conduite par le baron Duquesne sur le parcours Nice-Marseille.
- Enjeu : cinq mille francs.
- *
- ¥ ¥
- Automobile arrêtée par les bœufs
- Un fait curieux s’est produit hier sur la route de Montevarchi(Italie). Deux chauffeurs revenaient d’une promenade en automobile quand ils rencontrèrent un imposant troupeau de bœufs qui venaient à leur rencontre. Tout comme des « nobles bêtes », les bœufs prirent peur à l’arrivée de la voiture sans chevaux.
- Pour les éviter, le conducteur de la voiture donna un trop vigoureux coup de barre et la voiture alla culbuter dans le fossé qui borde la route.
- Quelques paysans se transportèrent au secours des voyageurs et les relevèrent tous deux légèrement blessés : on les transporta à Arezzo pour leur prodiguer les premiers soins pendant que l’automobile était — ô dérision ! — remorquée par les bœufs, cause de l’accident.
- * •¥•
- Le Championnat des chauffeuses de 1’ « Echo de Paris »
- Le championnat des chauffeuses disputé pour la première fois en 1897, sera renouvelé cette année. L'Echo de Paris ne veut pas nous priver de ces courses d’artistes qui jettent sur le sport vélocipé-ciique un pelit cachet mondain qu’il n’a pas toujours.
- M. Pierre Lafitte sera, comme par le passé, l’organisateur de cette manifestation, si gracieuse et si élégante dans ce beau et vaste décor de Long-champ. Et pour apporter la note nouvelle dans ces courses d’artistes qui seront données en juin, Pierre Lafitte a imaginé de modifier le championnat des chauffeuses.
- Le championnat sera réservé aux motocycles attelés à des voiturettes.
- Le motocycle sera monté et piloté par une chauffeuse. La voiturette sera occupée par une voyageuse de marque en superbe toilette.
- Ces équipages, si coquets en vérité, devront être très probablement fleuris. Le championnat serait dans ce cas précédé d’un défilé.
- * *
- Changement de locomotion
- Du Vélo :
- « Etude de M® Linard, notaire à Montmirail (Marne).
- « Le lundi 31 janvier 1898, à une heure, à Montmirail, au domicile de M. le Docteur Hugonnet, par suite du changement de son système de locomotion, vente aux enchères de trois jeunes chevaux à deux fins, course ou trait, un cabriolet, un duc à deux, quatre ou cinq places, harnais et accessoires. »
- Voilà, pour le coup, des nobles bêtes nettement mises au rancart par suite de « changement de système de locomotion » chez leur propriétaire.
- C’est la première fois, je crois, que le fait est publiquement annoncé
- Infortunées... ou heureuses nobles bêtes ! Comment faut-il dire?
- p.62 - vue 67/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 63
- Nice-Cannes-Nice
- Motocycles, 30 janvier.
- Nous approchons de la première des courses sur route de l’année : Nice-Cannes-Nice pour motocycles La date est fixée au 30 janvier, de dimanche en huit. Le trajet est tout court : 64 kilomètres.
- Les engagements ont été clos mardi dernier 25, à 6 heures du soir, aux bureaux du Pneu et la Côte d'Azur Sportive, 9 bis, rue Garnier, à Nice, ou 32, rue d’Antibes, à Cannes.
- Départ de la promenade des Anglais prolongée, devant les Chalets du Cycle, le 30 janvier, à 2 heures précises du matin
- *
- x x
- Pour les routes belges
- Les trois grandes associations cyclistes et automobiles belges vont joindre leurs efforts en vue d’arriver à obtenir la réfection des routes de Belgique, qui sont pour la plupart connues pour leur mauvais état.
- Ce sont — par ordre d’ancienneté — la Ligue Yélocipédique Belge, le Touring-Club de Belgique et l’Automobile-Club de Belgique. Tous trois vont se réunir pour adresser une imposante pétition aux pouvoirs publics.
- X X
- Extrait des Petites-Affiches
- Suivant acte sous seings privés en date du 31 décembre 1897.
- M. liantzer, demeurant à- Paris, rue Brunei, 25,
- A vendu tout son matériel et outillage de forge et carrosserie,
- A M.Vinet, demeurant à Paris, rue du Débarcadère, 8.
- Moyennant le prix et conditions convenus entre les parties.
- * *
- Course d’automobiles à Périgueux
- M. L. Didon, un fervent du cycle et de l’automobile, organise pour le 20 mai avec le concours du comte de Fayolle et sous les auspices du V.C.P., une course d’automobiles à Périgueux.
- *
- X X
- Notre confrère de Londres « The Automotorand Horseless Vehicle Journal » vient de publier un petit volume contenant une foule de documents intéressant l’automobolisme. En même temps qu’un annuaire donnant tous les renseignements utiles pour l’année 1898, nous y trouvons les nombres et formules de l'ingénieur., des règlements de circulation, des données numériques relatives aux moteurs et des listes fort complètes des Sociétés, constructeurs, journaux périodiques et ouvrages s’occupant de notre industrie. Broché 1 fr. 25, au bureau du journal, 62, St-Martin’s Lane, London, W. C.
- *
- X X
- Allumage Barray
- M. A. Barray, dont nous avons décrit le système d’allumage avec un seul brûleur, dans un des derniers numéros, fait installer actuellement sur une voiture un moteur muni de ce système ; nous en reparlerons.
- *
- X X
- Arrivées à l’Auto-Garage de Nice :
- Marquis de Montaignac, de l’A. G. F., directeur administrateur de la Société des Automobiles L. B., avec une superbe Victoria de cette marque.
- M^. de Bary, de l’A. C. F., avec un pliaéton Peugeot, dernier modèle.
- M. G. Laveissière, de l’A. C. F., avec une voiture Panhard.
- De notre correspondant de Rome, 21 janvier :
- La course des Automobiles à Turin Nous avons déjà annoncé cette grande course qui aura lieu à Turin. Ajoutons aujourd’hui les notices suivantes : La course sera internationale et aura lieu sur la route Turin-Asti-Alexandrie, environ 200 kilomètres, et les prix jusqu’à ce moment atteignent la somme de 10 009 francs. Sans doute cette exposition d’automobiles qui est la première faite en Italie sera bien importante aussi par le nombre des maisons qui y auront pris part.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Paris A Londres
- Yiâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare St-Lazàre.
- Services rapides de jour et de nuit tous les jours (dimanches et fêtes compris) et toute l’année.
- Trajet de jour en 9 heures (lr« et 2° classe seulement).
- Pendant la saison d’été un troisième départ comportant des l*8, 2e* et 3*s classes, aura lieu dans l’après-midi.
- Grande économie.
- Billets simples, valables pendant 7 jours ;
- Première classe, 43 fr. 25; deuxième classe, 32 francs ; troisième classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois.
- Première classe, 72 fr. 75; deuxième classe, 52 fr. 75; troisième classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris St-Lazare: 10 heures du matin, 9 heures soir.
- Arrivées à Londres: London-Bridge, 7 heu>es du soir et 7 heun s 40 du matin ; à Victoria, 7 heures du soir et à 7 heures 50 du matin.
- Départs de Londres : London-Bridge, 10 heures du matin et 9 heures du soir ; à Victoria, 10 heures du matin et 8 heures 50 du soir.
- Arrivées à Paris Saint-Lazare à 6 heures 55 du soir et 7 heures 15 du matin.
- Des voitures à couloir (w. c. toilette et 5.) sont mises en service.
- Dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe, des cabines particulières sur les bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de Paris à Londies.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- La Cie P.-L.-M. organise, avec le concours de l’Agence des Voyages Economiques, diverses excursions permettant de visiter (tous frais compris), les unes : Nice, au moment du Carnaval (17 au 24 février, 300 francs) ; Nice, l’Italie et la Corse (17 février au 4 ou 18 mars, 815 à 915 francs.) — Les autres : l’Egypte, la Palestine, la Syrie, l’Asie Mineure et Constantinople (du 9 février au 16 mars, 30 mars, 20 et 24 avril, de 1,950 à 4,308 rancs, suivant les itinéraires choisis).
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux des Voyages Economiques, 10, rue Auber, ou 17, faubourg "Montmartre, à Paris.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du 2y janvier au 2 février. i8p8 Nuageux en général et un peu brumeux, avec éclaircies. Vents faibles du Sud au Nord-Ouest.
- Auto-Métko.
- p.63 - vue 68/833
-
-
-
- 64
- i_iA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- lies Constructeurs te Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C!e générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geofïroy-Saint-Hilaire.
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Diligeon et C°, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), rue des Poissonniers, Neuilly. Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenué du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Ci8, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid, Neuilly-sur-Seine.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- H. Tenting, 40, rue Curial, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponth Krieger, 22, rue Le Peletier.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- Henri" Lafitte, 124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliotbèp de la «Loeomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des üéhieules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2* volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3e volume : Les voitures à pétrole. — 4e volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans'le texte. Prix, broché, 5 francs ; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 6Ô.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolfï ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L'Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix do 3 fr. 50 cerrt.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.64 - vue 69/833
-
-
-
- OiNquiÈMB Année. — N° 5. 3 Février* 1898
- REVUE des VOITURES et VÉHICULES MÉCANIQUES, publiée sous le HAUT PATRONAGE du TOURING-CLUB de FRANCE
- SOMMAIRE OU ;V' 5
- Notre Concours.
- Les placements de capitaux, L. Béguin. Académie des Sciences.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Les droits de douane.
- Automobile-Club de France.
- Nouveau système de transmission de mouve ment pour automobiles, système Auble.
- Conducteurs et Moteurs, O. Tom Obii.k. Voiturette Joseph Guédon.
- Enquête électrique.
- La traction par accumulateurs. Communications officielles du Touring-Club de France.
- La Bourse.
- Correspondance. rv/'~
- Petites Nouvelles. /§/
- Temps probable.
- CONCOURS DS « LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE »
- i° Enumérer les défauts des voitures automobiles à pétrole actuelles. Indiquer les moyens de remédier au plus grand nombre de ces défauts.
- {On pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement les dispositifs proposés, soit en présentant un mécanisme nouveau).
- 2° En laissant de côté les systèmes du tracteur et de la caisse interchangeable, faire un croquis de la forme de la voiture à 4 places qui conviendrait en toute saison pour la circulation dans les villes et le tourisme de plaisance.
- {Pour cette question, nous admettons les formes qui pourraient être déjà connues).
- 3° Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse ?
- Chaque concurrent devra envoyer, avant le 1er Mai, une réponse aux trois questions. Rappelons que le 1er prix est fixé à 500 fr., le 2e à 300 fr., le 3e à 150 fr. et le 4e à 50 fr.
- p.n.n. - vue 70/833
-
-
-
- 66
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Notre Concours
- Nous avons reçu, pour notre jury d’examen, l’adhésion de M. Aimé Witz,ingénieur E. C. P., docteur ès sciences, professeur à la Faculté des sciences de Lille, si connu du monde des savants et des industriels pour ses remarquables travaux sur les moteurs à gaz. Nous pouvons ajouter que M. A. Witz a promis sa collaboration à la Locomotion Automobile.
- les placements de capiteux
- Si une question doit nous intéresser au plus haut chef, c’est bien celle de savoir où placer les capitaux dont nous disposons; depuis quelques années surtout il n’y a pas eu d’emprunts de l’Etat, pas d’opérations foncières, et les économies sont restées improductives ou presque, attendant une affaire digne de confiance pour se risquer.
- D’autre part, beaucoup des abonnés de la Locomotion Automobile m’ayant fait l’honneur de me consulter au point de vue achat d’actions, commandites, etc., ]e ne crois pas inutile de donner ici quelques indications de nature à éclairer tous nos lecteurs à la fois.
- Supposons donc qu’une Société nouvelle se constitue ; que devra faire le capitaliste avant d’en acquérir des actions ?
- Je lui recommande de bien se rendre compte du but que poursuit la Société, et, dans le cas où d’autres affaires de même nature ont existé déjà ou existent encore, il pourra augurer de son avenir par analogie.
- Pour l’automobilisme,né d’hier, ce moyen est difficile à employer ; mais ce qu’il faudra connaître avant tout, c’est la liste des noms des promoteurs de l’affaire ; et ne pas hésiter à prendre sur eux tous renseignements possibles. Un conseil d’administration bien constitué est une garantie énorme et. pour ma part, je n’en vois pas de meilleure, étant donné bien entendu que l’affaire qu’il doit lancer est reconnue pratique.
- Il convient, en prenant connaissance des statuts de la Société, de lire attentivement l’acte constitutif ; et si le capital social n’est pas fourni pour la totalité en argent, il y a lieu d’examiner avec soin la question des apports : brevets d’invention, promesses de ventes, concessions, études, etc. Or mon opinion personnelle est que dans la grande majorité des cas ces apports sont cotés à des chiffres excessifs et de pareilles exagérations conduisent rapidement.les actionnaires à la ruine.
- Chaque chose à sa juste valeur, autant qu’il se peut, et en particulier le prix d’un brevet d’invention étant impossible à évaluer, la valeur personnelle de l’inventeur doit entrer en ligne de compte dans les avantages immédiats qu’on lui souscrit.
- On semble faire grand cas, la plupart du temps, des apports concessions de l’Etat ; n’est-ce pas un tort? et n’est-il pas bon de s’assurer que le cabier des charges consenti ne peut pas faire évincer le concessionnaire aux dépens d’un autre plus adroit?... on dit que cela arrive assez souvent.
- De même, pour risquer une commandite, il y a des précautions à prendre, mais il faut surtout être très sûr de soi-même ; avoir ce que l’on nomme « des reins solides ». Admettons donc qu’un homme intelligent, honnête et sans fortune, se soit adressé à un capitaliste et lui ait demandé son appui : l’invention a un grand intérêt pratique, le modèle est là et fonctionne admirablement. Dans ce cas, les deux parties ont tout avantage à s’entendre, mais le traité qui va les lier l’une à l’autre doit être rédigé par un homme de loi compétent. Fort souvent, ces traités consentis à la légère entre gens parfaitement honnêtes et de bonne foi, sont par la suite matières à contestations, quand les transactions naturelles ont amené des tiers dans l’affaire ; il est de la plus haute importance de peser chaque terme de ces actes, d’être d’accord complètement sur chacun des points délicats.
- En somme, au risque d’énoncer une vérité de La Palisse, je répéterai que ces opérations de placement, quelles qu’elles soient, doivent être pesées longuement, que l’on ne saura jamais s’entourer de trop de conseils avant de les entreprendre. Mais si l’affaire a de l’avenir, plus d’hésitation, et une fois les premières avances faites, qu’on aille de l’avant ! C’est à ce prix qu’elle peut réussir, et faute d’avoir suivi cette ligne de conduite, plusieurs maisons n’ont fait que passer sur le marché à l’étonnement général. Avoir une bonne idée, c’est beaucoup, mais savoir en tirer parti, c’est presqu’autant î
- L. Béguin.
- Académie des Sciences
- Parmi les prix proposés pour les années 1898, 1899, 1900 et 1901, voici ceux qui sont de nature à nous intéresser plus particulièrement.
- 1898. — Prix Montyon, 700 fr. Mécanique. Invention ou perfectionnement d’instruments utiles aux progrès de Tagriculture, des arts mécaniques ou des sciences.
- Prix Plumey, 2 500 fr. Destiné à l’auteur du perfectionnement des machines à vapeur ou de toute autre invention qui aura le plus contribué aux progrès de la navigation à vapeur.
- Prix Fourneyron, 500 fr. Question de 1897 remise à 1898. (Voir Locomotion Automobile 1898, page 45.)
- Prix H. Wilde, 4 000 fr. Astronomie, physique, chimie, minéralogie, géologie ou mécanique expérimentale.
- 1899. — Prix Gaston Planté, 3 000 fr. Destiné à récompenser l’auteur français d’une découverte, d’une invention ou d’un travail important dans le domaine de l’électricité.
- p.66 - vue 71/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 67
- Hôtes eiectromoles
- IV. __ générateurs d’énergie électrique.
- __PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES. — COUPLAGES.
- Un générateur d’énergie électrique est un appareil qui absorbe de l’énergie sous forme non électrique et la restitue sous forme électrique (i).
- Lorsque cette énergie est fournie sous forme d’action chimique, le générateur est une pile hydro-électrique.
- Si elle est fournie sous forme de chaleur, le générateur est un & pile thermo-électrique.
- Si elle est fournie sous forme de travail, le générateur est une machine magnéto, ou dynamo.
- Un générateur est caractérisé -par deux facteurs spéciaux qui constituent ses constantes, constantes dont dépendent tous les autres éléments de la circulation électrique provoquée par ce générateur relié à un circuit. Ces constantes sont, d’une part, la force électromotrice E du générateur, et, d’autre part, la résistance intérieure r qu’offre le générateur au passage du courant. Cette résistance est représentée, dans une pile, par la colonne liquide interposée entre les lames métalliques formant les pôles de la pile ; dans une dynamo, cette résistance est celle du fil dans lequel se développe le courant.
- Toutes choses égales d’ailleurs, on a intérêt à rendre la force électromotrice la plus grande possible et la résistance intérieure la plus petite possible, car cette résistance constitue toujours un obstacle inutile et que le courant ne franchit qu’en y dépensant une partie de son énergie en chaleur... et en pure perte.
- Cette résistance intérieure limite également le courant que peut fournir un générateur ainsi que la puissance qu’il peut fournir, et en voici l’explication. Un générateur dont les constantes sont E et r travaillant sur un circuit extérieur de résistance R produit un courant d’intensité I donné par la formule :
- E
- r + R
- car la résistance totale du circuit est dans ce cas la somme r-\-R.
- Si 1’ on fait R de plus en plus petit, à la limite il deviendra nul; le générateur sera mis en court-circuit et le courant qui passera à ce moment entièrement à l’intérieur du générateur aura pour valeur :
- E
- I = —.
- (1) Un transformateur est, par opposition à un générateur, un appareil qui, absorbant de l’énergie sous forme électrique, la restitue sous forme électrique.
- Une pile Daniell ordinaire mise en court-circuit ne donne qu’un courant assez faible, tandis qu’un accumulateur fait fondre un fil de cuivre de 2 à 3 millimètres de diamètre lorsqu’on le monte entre ses bornes. La pile Daniell a une résistance de 2 ohms, et ne peut donner au maximum qu’un courant de 0,5 ampère, tandis que l’accumulateur dont la force électromotrice est d’environ 2 volts et la résistance r égale à 0,01 ohm peut fournir en court-circuit un courant de 200 ampères, c’est-à-dire 400 fois plus intense.
- On peut toujours augmenter.# ou réduire r à volonté par des couplages d’éléments.
- Supposons, par exemple que nous disposions de n générateurs identiques et que nous les montions de telle façon que le pôle négatif du ier soit relié au pôle positif du 2e; le pôle négatif du 2e au pôle positif du 3% et ainsi de suite jusqu’au dernier. Nous aurons ainsi formé un seul générateur compose de n éléments couplés en tension ou en série, dont la force électromotrice sera n fois celle d’un élément et la résistance intérieure sera aussi égale à n fois celle d’un seul élément.
- Si, au contraire, nous couplons nos n éléments en reliant ensemble tous les pôles positifs et ensemble tous les pôles négatifs, nous aurons formé un générateur dont la force électromotrice sera égale à celle d’un seul élément, mais dont la résistance intérieure se trouvera divisée par le nombre des éléments. C’est le couplage en dérivation, par opposition au couplage en tension.
- On réalise des combinaisons intermédiaires, des couplages dits en séries multiples en montant en dérivation plusieurs groupes renfermant chacun un même nombre d’éléments identiques en tension.
- Exemple. — Une voiture électrique destinée au service dans les villes utilise généralement une batterie de 40 ou 44 accumulateurs, disons 40 pour arrondir les chiffres. Ces 40 éléments forment quatre groupes renfermant chacun 10 éléments montés en tension, et se comportant comme un élément unique dont la force électromotrice est de 20 volts et la résistance intérieure d’environ 0,1 ohm.
- Au démarrage, les quatre groupes sont couplés en quantité ou en dérivation et forment un générateur dont la force électromotrice est 20 volts et la résistance intérieure.
- — = 0,025 ohm 4
- A demi-vitesse, on monte deux groupes en tension et deux en dérivation. La force électromotrice du générateur électrique est alors de 40 volts, et la résistance intérieure
- O,1.2
- --- = 0,1 ohm.
- p.67 - vue 72/833
-
-
-
- 68
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A grande vitesse, les quatre groupes sont couplés en tension. La force électromotrice est égale à 80 volts et la résistance intérieure
- 0,1.4 = °>4 ohm.
- La facilité avec laquelle le couplage des accumulateurs permet de faire varier les constantes du générateur électrique alimentant le moteur d’une accumobile est une propriété des plus précieuses, sur laquelle nous îeviendrons plus tard en détail.
- La force électromotrice et la résistance intérieure ne sont pas les seuls facteurs caractéristiques d’un générateur électrique au point de vue industriel. On indique généralement, au lieu de sa résistance intérieure, le courant maximum normal qu’il peut produire sans usure trop rapide, sans échauf-tement dangereux, sans surmenage.
- Le produit de ces deux facteurs, force électromotrice et courant maximum normal, s’appelle la puissance électrique totale du générateur, mais on n’en peut utiliser qu’une partie, et cette partie prend le nom de puissance électrique utile.
- La différence entre les deux représente la puissance perdue à l’intérieur du générateur par le fait de sa résistance intérieure, que l’on a tout intérêt à rendre la plus petite possible. Une partie de la force électromotrice E est dépensée pour vaincre la résistance r, et l’on ne dispose plus, aux bornes du générateur, que d’une différence de potentiel U égale à la force électromotrice E moins la perte r I dans le générateur :
- U - E— r 1 ou E — U -J- r I.
- Mais la résistance r traversée par le courant/ absorbe une puissance égale à r /2; il en résulte que la puissance utile U I est égale à la puissance totale E I diminuée de la perte r P dans le générateur, ce qui s’écrit :
- El -- U I ~f r P
- Puissance Puissance Perte dans
- totale. utile. le générateur.
- Exemple : Un générateur formé de 40 accumulateurs en tension produit, en travaillant sur une résistance totale de 4 ohms, un courant de 20 ampères. Sa force électro-motrice est de 80 volts, sa résistance intérieure est de 0,4 ohm. La perte en volts r I = 0,4.20 = 8 volts. La différence de potentiel utile n’est donc plus que de
- U — E — ri—- 80 —— 8 = ,j2 volts
- La puissance totale est :
- EJ — 80.20 — 1 600 xvatts.
- La puissance utile est :
- UI — 72.20 = 1440 watts.
- La puissance perdue par le fait de la résistance intérieure de la batterie d’accumulateurs est :
- ; U — El — UI = 1600 — 1440 = 160 watts.
- Enfin, on désigne sous le nom de rendement électrique, le rapport de la puissance utile à la puissance totale, et on le désigne par le symbole -q. Dans le cas particulier :
- UI U 72
- El E ~%o~ soit 90 pour 100.
- On n’a pas, en général, à se préoccuper de Xénergie que peut produire un générateur électrique : cette énergie est, en quelque sorté, indéfinie, car elle ne dépend que de la durée du fonctionnement de ce générateur. Il n’en est pas ainsi, cependant, avec les piles et les accumulateurs qui renferment une quantité finie, limitée d’énergie, dépendant du poids et des dimensions ; lorsque cette quantité d’énergie est dépensée, il faut remettre des produits neufs dans la pile ou recharger l’accumulateur.
- Cette énergie se mesure et s’exprime en watts-heure ou en kilowatts-heure. Nous citerons quelques chiffres dans une Note prochaine consacrée aux piles et aceumula-leurs.
- E. Hospitalier.
- Informations
- Le Train Scotte et la Guerre
- Il y a quelques jours, un convoi militaire attelé au tracteur Scotte a traversé Paris. Le tracteur remorquait quatre camions chargés de caisses de cartouches, deux avant-trains d’artillerie, le tout, tracteur compris, représentant trente et un mille kilos de charge.
- Parti à onze heures du matin du camp de Sa-tory, le convoi a passé la Seine à Sèvres, pénétré dans Paris parla porte de Versailles, longé le quai de Billy, retraversé la Seine par le pont Mirabeau gagné les fortifications par la rue de la Convention, pour sortir de la capitale à la porte d’Orléans et atteindre par la grande route le fort de Montrouge.
- Le train Scotte va continuer aux alentours de Paris ses expériences de transports militaires commencées il y a plusieurs semaines. Tout va bien, mais malgré le succès ininterrompu de ces essais quotidiens, le service de l’artillerie, désireux, le jour où sa conviction sera plus que bien établie, de faire une véritable révolution dans le service des transports militaires, va les prolonger assez longtemps encore. Nous souhaitons pour l’inventeur que le service de l’artiilerie ne se mette pas en tète de faire construire lui-même ses tracteurs, et que sa bonne volonté se voit couronnée par une forte commande, si l’on peut s’exprimer ainsi.
- p.68 - vue 73/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 69
- L'Italie automobile
- Du Journal des Sports :
- L’Italie n’entend pas rester étrangère au mouvement automobile ; elle voit même dans la locomotion nouvelle un nouvel aliment adonner à son industrie. Témoin la présence du délégué du gouvernement italien à Paris, qui étudie à fond la question.
- Où en est exactement l’Italie au point de vue de l’industrie automobile? Est-il vrai qu’elle n’ait pas encore fait ses preuves, comme on l'a écrit ?
- Nous avons cherché à nous renseigner exactement sur ces deux questions.. Il résulte de notre enquête que déjà les maisons Lanza, Ceirano, Federmann, Gatti Goria, pour ne citer que les principales, s’occupent déjà de construire des voitures automobiles. La maison Ceirano ne se contente pas des voitures, elle étudie en ce moment des tricycles et quadricycles à moteur. Enfin, la maiso i Prinetti et Stucchi se prépare à lancer des tricycles sur le marché; le moteur qu’elle y adaptera sera le moteur Bernardi, qui passe auprès des gens compétents pour un excellent moteur, très simple et très léger.
- Les Italiens entendent surtout faire très bon marché, et toutes leurs études ne tendent qu’à cela.
- On voit que l’Italie entend aussi jouer son petit rôle dans la construction des véhicules automobiles. Etant donné le bon marché de sa main-d’œuvre, qui sait même si ses produits ne viendront pas balancer les nôtres.
- La plupart des maisons citées plus haut exposeront à l’Exposition des Automobiles de PA. C. F. en juin. Nous pourrons alors juger les Italiens à l’œuvre.
- *
- * «
- Automobile-Club Belge
- Le Comité directeur de l’Automobile-Club de Belgique se réunira le 5 février avec les membres de la Commission des concours de Spa.
- A cette importante réunion on prendra les dernières dispositions en vue de l’organisation définitive des grandes courses de Spa, fixées, comme l’on sait, aux 28 et 29 juin. 11 sera également procédé au choix des itinéraires.
- *
- Automobile-Club Italien
- Le 26 janvier, a eu lieu au siège social de l’A. C. I. (section de Milan), l’assemblée générale des membres de ce club, sous la présidence de M. Ri-cordi, président sortant.
- Les comptes rendus moral et financier de l’année écoulée ont été adoptés à l’unanimité, et on a voté des félicitations au bureau.
- Quelques modifications ont été apportées aux statuts, et on a arrêté un programme de courses et de promenades pour l’année 1898.
- Le bureau sortant a été réélu comme suit :
- MM. Ricordi, président; Belloni, trésorier; A. Arpesani, secrétaire; L. Belloni, A. Arpesani, O. Franceschini et E. Magnasco, membres du Comité.
- * +
- Automobile-Club Angevin ‘
- Après les Chauffeurs du Midi et l’Automobile-Club Bordelais, voici que l’Automobile-Club Angevin vient de se fonder. L’initiative de cette fondation appartient à un groupe de chauffeurs
- d’Angers, qui, pour le moment, entendent garder l’incognito. Le siège social en vue, est situé 26, rue d’Alsace. Dès que le nombre des adhérents sera assez important, une assemblée générale aura lieu, dans laquelle seront élaborés les statuts et le bureau sera formé.
- Cbez nos Construeteors & Carrossiers
- MM. Th. Cambier et Cie, à Lille-Saint-Maurice, fabriquent des moteurs horizontaux à allumage électrique d’un système nouveau, avec circulation d’eau et ailettes pour L- refioidisse-ment ; ils font leurs types à 2 cylindres jusqu’à 10 chevaux et à4 cylindres jusqu’à 2.0 chevaux.
- Ils ont adopté une nouvelle marche arrière sur le« voitures commandées par courroies, et font également tous les modèles de voitures à transmission par engrenages.
- Les nouveautés à signaler chez ces Messieurs sont : une pompe à incendie automobile à pétrole, système L. Porteu, avec moteur à 4 cylindres de 16 chevaux : débit 400 litres à la minute à la pression de 10 atmosphères ; et une voiture électrique avec accumulateurs nouveaux. .*
- Enfin la maison Cambier augmente ses ateliers de façon à pouvoir produire une voiture par jour; eîle monte un outillage américain qui doit compléter l’outillage actuel. Dans deux mois, 200 ouvriers s’occuperont exclusivement de la construction des voitures et moteurs, et avant six mois l’organisation sera complète.
- Ils mettent en construction en ce moment 50 voitures à 2 et 4 places destinées à leur magasin de Paris, magasin qui sera ouvert au printemps prochain, avenue de la Grande-Armée.
- M. Em. Delahaye, 34, rue du Gazomètre, à Tours, nous intorme que sa maison est transformée en société sous la raison Em. Delahaye et Cia.
- Ses associés sont tous les deux déjà constructeurs-mécaniciens, à Paris, rue du Banquier, ce qui nous semble être un gage de succès pour la bonne et rapide exécution des commandes.
- Le siège de la Société sera à Paris, à l’adresse en question. Les ateliers existants vont être considérablement agrandis pour la fabrication des automobiles, de même que les ateliers de Tours.
- Hs
- *
- Les premiers essais de l’omnibus Roser-Ma-\urier ont été faits ces jours derniers. Cet om-nibas de 10 places a fait une moyenne de 19 kilomètres à l’heure de Saint-Denis à Meudon et retour. En ordre de marche, sans voyageurs, il pèse 2 300 kilos.
- * *
- La Société la Française construit en ce moment un quadricycle à pétrole, à deux places.
- *
- * *
- Nous apprenons qu’une société de Paris, vient de confier la construction de 100 voitures automobiles aux ateliers mécaniques de M. Thomas, de Conipiègne.
- p.69 - vue 74/833
-
-
-
- 70
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les droits de Donane
- La question pendante de la surélévation des droits d’entrée sur les machines, pièces détachées et automobiles semble soulever dans le monde des constructeurs étrangers un assez vif émoi.
- C’est d’ailleurs, croyons-nous, l’industrie du cycle qui se trouve visée pour le moment bien plus que l’industrie automobile.
- Nous avons reçu de M. Ad. Leewitz, représentant en France de la Pope Manufacturing Co, la lettre suivante que nous reproduisons à titre de document :
- Paris, le 28 janvier 1898
- Monsieur le Directeur de
- la Locomotion Automobile
- Menacés de droits exagérément élevés, sous prétexte que nous nuisons par notre concurrence au commerce national, nous venons en notre qualité de représentants d’une manufacture américaine en France, vous prier de vouloir bien soutenir notre cause dans votre honorable journal.
- En effet, nous ne voyons pas en cette augmentation un bienfait pour le pays ; au contraire, l’industrie française aura tout à y perdre. L’importation devenant en quelque sorte impossible, en raison de la somme élevée qu’il faudrait verser, les fabricants étrangers n’hésiteront pas un seul instant à venir- fonder en France une usine où ils fabriqueront leurs machines.
- Qu’on ne croie pas que l’ouvrier français puisse en profiter ; ces usines n’emploieront pas un seul des leurs; ceux qui là-bas fabriquaient les bicyclettes qu’ils devaient nous envoyer, viendront chez nous les fabriquer.
- Par conséquent, si cette loi a pour but de faire disparaître totalement les machines étrangères du marché, ce but ne sera point atteint, puisque c’est en France même qu’on les fabriquera... au contraire elles seront en plus grand nombre.
- L’industrie française ne sera donc nullement soulagée, et l’Etat ne tirera aucun bénéfice de sa décision.
- Les machines étrangères sont surtout des machines d’un prix relativement élevé, et ne peuvent par conséquent porter préjudice aux petits fabricants, tandis que plus tard, leur prix de revient étant diminué, elles inonderont le marché.
- Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur, avec nos remerciements anticipés, l’assurance de notre parfaite considération.
- MARKT & Co (Paris) Ltd Le Directeur Ad. Leewitz
- Les cycles étrangers sont en ce moment soumis, à leur entrée en France, à un droit de 220 ou 250 francs suivant que le pays dont ils proviennent jouit du tarif minimum ou du tarif général, ce qui fait qu’une bicyclette du poids de 14 kilos paye un droit de trente à trente-cinq francs.
- MM. Descubes et Paulmier, qui ont pris l’initiative du relèvement des droits d’entrée sur les cycles, automobiles et pièces détachées, demandent que les modifications suivantes soient apportées au tarif des douanes.
- Art. 567. — Tubes en fer ou en acier emboutis ou sans soudure, d’un diamètre intérieur de 10 millimètres et plus, acier doux, par 100 kilos : 70 francs au tarif général et 60 francs au tarif minimum.
- Art. 614. — Vélocipèdes ou instruments constitutifs de vélocipèdes, pièces détachées, pneumatiques ou éléments de pneumatiques, par 100 kilos ; 600 francs au tarif général et 500 francs au tarif minimum.
- Véhicules automobiles ou pièces détachées, moteurs, mécanisme, pneumatiques ou éléments de pneumatiques, savoir :
- Véhicules au-dessous de 200 kilos : 250 francs au tarif général et 210 francs au tarif minimum;
- Véhicules de 200 à 500 kilos ; 180 et 150 francs ;
- Véhicules de 500 à 2,000 kilos ; 120 et 100 fr. ;
- Véhicules au-dessus de 2,000 kilos ; 60 et 50 fr.
- De ce fait une bicyclette de poids moyen paiera de soixante-dix à quatre-vingt francs de droits d’entrée, ce qui constitue une taxe relativement beaucoup plus élevée que pour les automobiles, du moins tant que le prix de vente de celles-ci se maintiendra aussi élevé qu’à l’époque présente.
- AutomoMle-Club it France
- La commission du contentieux de l’Automobile-Club de France s’est réunie sous la présidence de M. Gamard, pour étudier les deux dernières questions qui lui étaient soumises : le procès Fisson et une proposition du docteur Creozan.
- La commission, tout en déclarant à l’unanimité que le procès Fisson avait été mal jugé à Dieppe, 11e croit pas devoir se prononcer en faveur d’une immixtion, même indirecte, de l’A C. F., aucune question de principe n’étant en jeu dans ce jugement.
- Cependant, la commission engage M. Fisson, qui possède encore intacte sa voiture, à soumettre celle-ci à des expériences dont il sera rédigé un procès-verbal par trois des ingénieurs les plus distingués de la commission technique de J’A.C.F., procès-verbal sur lequel M. Fisson pourra s’appuyer en appel.
- A une proposition du docteur Creuzan, qui demande l’exonération de l’impôt des automobiles appartenant aux docteurs et qu’il faudrait considérer comme instruments de travail, la commission ne croit pas non plus devoir donner suite, de nombreux autres corps de métier pouvant réclamer le même droit.
- * *
- On a pu voir exposées dans la salle de billard da l’A. C. F., les deux plaques de vermeil offertes par le Comité à MM. G. Forestier et le comte de Chesseloup-Laubat, en souvenir du concours des Poids Lourds qui a été leur œuvre.
- Ces plaques sont la reproduction de la médaille de l’A. C. F. de 35 sur 40 centimètres environ, gravée par le maître Daniel Dupuy. O11 lit en exergue en caractères repoussés :
- L’Automobile-Club de France à M. G. FORESTIER,
- Président des Poids Lourds L’Automobile-Club de France
- a M. le comte de CHASSELOUP-LAUBAT, Vice-Président des Poids Lourds
- Les cadres en bois sculpté et velours rouge sont des plus artistiques.
- On voit que l’A. C. F. s’est une fois de plus distingué pour offrir un souvenir digne de leur œuvre au deux âmes du concours, qui a jeté un si vif éclat sur notre société d’encouragement.
- p.70 - vue 75/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 71
- Honveau système de Transmission de mouvement
- pour automobiles, système AUBLE (1).
- Les organes actuellement employés pour | transmettre aux roues le mouvement du mo- . teur dans les voitures automobiles, sont déjà j fort nombreux, mais il en est peu d’entre j eux qui se distinguent des moyens mécaniques de transmission de mouvement employés couramment dans d’autres machines industrielles.
- Le nouveau mécanisme de M. Auble sort complètement de la banalité comme on peut du reste s’en rendre compte en examinant les dessins ci-contre, c’est à-dire qu’il ne ressemble en rien à ce qui s’est fait jusqu’à présent.
- En voici la description :
- La figure i est une vue en plan d’un châssis de voiture muni de cet appareil.
- La figure 2 est à plus grande échelle une coupe longitudinale par 2-2 de la figure 1.
- La figure 3 est une vue par bout prise à gauche de la figure 2, et la figure 4 est une autre vue par bout prise à droite.
- La figure 5 est une coupe horizontale dans la pièce principale du mécanisme.
- Dans ces figures, A est un cylindre creux, dont l’intérieur B possède des filets de vis C, de telle sorte qu’il constitue un écrou. Cet écrou A, qui peut tourner sur lui-même, comme il sera expliqué plus loin, est traversé dans sa longueur par une chaîne de
- Él ï‘
- H
- Galle D formée de maillons Dz- Ces maillons sont articulés sur les ax.es D‘A portant chacun à l’une de ses extrémités un galet E qui vient s’engager dansles filets creux C2de l’écrou A. Il en résulte qu’en faisant tourner ce dernier dans un sens ou dans l’autre on déplacera la chaîne en avant ou en arrière.
- A l’intérieur de l’écrou rotatif A, sont logés deux guides fixes et parallèles F, entre lesquels passe la chaîne, et qui sont arrondi) Communication de MM. Mxrillier et Ro-belet, Office international pour l’obtention des Brevets a’Invention en France et à l’Eiranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- dis à leurs extrémités en F‘-] ces guides sont boulonnés sur la traverse H‘- du châssis de la voiture.
- Pour éviter le frottement de la chaîne sur les parois des guides, les axes D3 sont munis de galets Dh qui ont un diamètre plus grand que la largeur des maillons D' .et qui par conséquent roulent entre les guides F lors du déplacement de la chaîne.
- L’écrou A, cylindrique extérieurement, est ajusté dans un coussinet H dont les extrémités prolongées forment la traverse H‘-, qui est boulonnée en H3 sur les longerons du châssis. Cet écrou A est monté sut j des roulements à billes Y et porte un pi-
- p.71 - vue 76/833
-
-
-
- 72
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- gnon d’angle/qui s’engrène avec une roue A, actionnée par le moteur au moyen de l’arbre-manivelle L. Ce pignon, qui est concentrique à l’écrou A, est venu de fonte avec ce dernier, ainsi que le volant M.
- A l’arrière de l’écrou/l, la chaîne/) vient recouvrir la roue N montée sur l’essieu moteur T3, qui est muni d’un différentiel comme à l’ordinaire. De l'autre côté de l’écrou, cette chaîne s’engrène avec une seconde roue R, tournant folle avec son axe A2. Cette seconde roue n’est du reste pas indispensable, surtout lorsque la voiture ne doit marcher
- que dans une seule direction. La chaîne D prend alors la position indiquée en pointillé.
- D’après ce qui précède, on voit que lorsque le moteur de la voiture est mis en marche. l’écrou A tourne sur lui-même et opère une forte traction sur les maillons de la chaîne D.
- Ce svstème sera, pensons-nous, surtout avantageux lorsque le moteur aura une très grande vitesse. En effet avec cet appareil la ré iuction de vitesse est considérable, puisque chaque tour de l’écrou A ne fait avancer la chaîne que de la longueur d’un de ses maillons.
- Mucteurs et Moteurs
- Il a été de bon ton, pendant longtemps, dans certains milieux, de critiquer les automobiles et en particulier leur forme disgracieuse. Notre œil habitué aux lignes si esthétiques des chevaux de fiacre ne devait pas s'y accoutumer et le bruit, les trépidations, l’odeur étaient des inconvénients in supportables et par-dessus lesquels on ne pouvait passer. Ceux qui parlaient ainsi ne s’étaient d’ailleurs jamais trouvés à bord d’une voiture à pétrole, mais ils émettaient cette opinion avec un tel sérieux qu’elle avait fini par avoir cours. Il y a tant de gens pour qui les idées toutes faites sont précieuses !
- Lorsque l’automobilisme devint à la mode, il fallut trouver autre chose et l’on déclara avec le même sang-froid que les voitures laissaient bien à désirer, que ce mode de locomotion était en bonne voie, mais nullement prêt ; et comme argument irrésistible on invoquait la panne, la fâ-
- cheuse panne. La cause en était toujours le moteur ou le mécanisme ; mais le conducteur n’était jamais en défaut.
- Je n’ai pas la prétention de soutenir ici que les voitures actuelles sont parfaites et définitives ; elles ont encore bien des défauts, qui s’atténuent de jour en jour ; mais elles en ont assez pour qu’on 11e leur attribue pas encore ceux qui ne leur appartiennent point.
- Parce qu’on sait tenir une barre, passer d’une vitesse à la suivante sans faire grincer les engrenages, sfuider sa voiture d’une main sûre, on se figure assez generalement que 1 on peut en toute sécurité aborder les grandes routes; on oublie trop que la conduite d’une automobile n’est que l’accessoire et que ce qui est primordial, indispensable, c’est la connaissance complète, dans les moindres détails, du moteur et des transmissions. La voiture étant en marche, il 11’est besoin que de beaucoup d’attention; mais dès que pour une raison quelconque elle s’arrête, alors commencent les vraies difficultés.
- Le principe sur lequel est basé le moteur à pétrole est simple, mais très subtil; ses organes sont loin d’ètre compliqués et son bon fonctionnement est dù à un ensemble de causes fort ténues, variables et dont on n’est pas maître à chaque instant. Cette simplicité d’origine de l’énergie offre des avantages très grands, niais a comme corollaire des inconvénients multiples dont il est souvent difficile de trouver la vraie raison. C’est dans la recherche de ces motifs qu’aucune trace 11e révèle,que s’exerce la perspicacité du chauffeur et c’est dans ces circonstances particulières que l’on éprouve le besoin de bien connaître et sa voiture et son moteur.
- Je crois, pour ma part, que les pannes seraient bien moins fréquentes si les conducteurs d’automobiles avaient du moteur une notion plus exacte et plus complète; et si tous ceux qui chauffent, veulent faire leur examen de conscience et répondre en toute franchise, ils conviendront que la grande majorité des incidents qui leur sont arrivés proviennent, non pas de la faute du moteur, mais de leur propre faute.
- Ce 11’est point dans des traités plus ou moins savants que ces connaissances s’apprennent ; les expériences répétées, la pratique suivie donnent seules la clef de ces phénomènes où la carburation, le dosage du mélange, la température entrent en jeu; les tâtonnements qui finissent par nous édifier sur le tempérament spécial de notre moteur, valent mieux que les théories précises dont l’application ne mené la plupart du temps à rien.
- Il semble puéril de demander que l’on sache le fonctionnement d’un outil, avant de s’en servir ; cela n’est pourtant pas supei flu en matière d’automobiles, afin que la justice soit distributive et que l’on puisse attribuer à chacun des deux éléments, moteur et conducteur, la part de responsabilité qui lui incombe. Car si nous faisions équitablement le compte respectif des pannes dues aux moteurs et aux conducteurs, je crois que les derniers n’auraient pas le beau rôle.
- Ces quelques réflexions m’ont paru nécessaires afin de mettre les choses au point et de rendre à chacun ce qui lui est dû ; elles n’auront pas été inutiles si elles font faire à quelques-uns un retour sur eux-mèmes et si elles les poussent à voir où elles sont réellement, les causes des désagréments et des ennuis dont ils sont d’ailleurs les premières victimes.
- Q’Tom Objle.
- p.72 - vue 77/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 73
- Voitaretti Joseph Güéûott
- Cette petite voiture automobile, quadricycle pour trois personnes, dont nous donnons une photographie, a fait son apparition à Bordeaux dans les premiers jours d’octobre dernier où elle a séduit les amateurs par son extrême élégance.
- Elle a été construite par M. Joseph Gué-don, architecte naval, et un de ses amis, ingénieur distingué.
- Depuis cette époque elle a subi diverses modifications qui paraissent assurer à cette nouvelle voiturette, un certain succès, car
- elle se distingue par un aspect tout nouveau et gracieux, son confortable, l’absence de trépidations et l’ensemble de son mécanisme qui réunit les derniers perfectionnements de l’automobile léger.
- Le bâti est très simple ; il se compose de deux tubes d’acier armés de deux tirants et reliés par deux traverses également en tubes, dont l’une reçoit les cinq coussinets de l’arbre moteur et les roues arrière. A l’avant, les roues directrices sont reliées par des tiges circulant dans des douilles qui permettent
- au moyen d’un ressort qui supporte l’avant de la voiture, un dénivellement de o.to.
- Les roues d’un même diamètre extérieur deom7oo sont munies de pneumatiques.
- La caisse de la voiture, très simple, est fixée sur le bâti de la voiture, au moyen de huit boulons. Sur l’avant est disposé un caisson qui contient les accumulateurs, la bobine d’induction, le bidon d’huile à graisser, les outils de réparations. Il est recouvert d un coussin et forme strapontin pour le troisième voyageur.
- Le moteur àgazoline est à deux cylindres. 11 est fixé sur un carter en aluminium qui
- s’agrafe sur les élongis du cadre. Le refroidissement se fait par ailettes; le moteur a une puissance de 2 chvx 75 et les manivelles calées à 1800 agissent sur un seul volant.
- L’allumage électrique est fourni par une pile ou un accumulateur et une bobine ; il est indéréglable car par une ingénieuse combinaison, l’avance à l’allumage et l’inflammation dans chacun des deux cylindres sont obtenues par une seule came. Avantage précieux pour le bon fonctionnement du moteur dont les deux cylindres travaillent dans les mêmes conditions.
- La transmission sur l’arbre se fait par pi-
- p.73 - vue 78/833
-
-
-
- 74
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- gnons d’angle et deux changements de vitesses permettent de faire varier la marche de 8 à 30 kil. à l’heure et de gravir de fortes rampes.
- Le mécanisme est dans toutes ses parties très accessible ce qui en assure la surveillance et un entretien faciles.
- La provision d’essence soit 15 litres est contenue dans deux réservoirs placés de chaque côté du moteur, l’un d’eux fait office de carburateur.
- La direction s’opère par un guidon perpendiculaire sur la voiturette fixé sur l’é-longis de droite, les branches sont droites, l’une d’elles porte un commutateur pour établir ou couper le courant électrique.
- La mise en marche de la voiture se fait au moyen d’une manette fixée sur le volant et à la droite de la personne qui conduit.
- La longueur totale de cette voiturette est de 2m23, la largeur hors moyeux de ira24. Le poids total n’atteint pas 200 kilog.
- La construction de cette voiturette va être bientôt entreprise en grand puisque la Société Decauville s’est rendue acquéreur du modèle, plan et brevets pour le monde entier. Elle sera exploitée sous le nom de «Voiturette Decauville ». Nous tiendrons nos lecteurs au courant de son apparition sur le marché.
- La Société Decauville, 13, boulevard Malesherbes, en accepte les commandes, livrables en six mois, au prix de 3 500 francs.
- Notre confrère G. de Lafreté publie dans la chronique automobile de la Presse les quelques réflexions que l’on va lire :
- La conversation roule-t-elle sur l’automobilisme, dans un milieu légèrement profane? On est aussitôt exposé à entendre les réflexions suivantes :
- — J’achèterai une automobile quand le moteur électrique sera devenu pratique.
- — Mais ne l’est-il pas déjà? Londres 11e pos-sèwd.e-t-i 1 pas des cabs électriques ?
- — Oui, mais ils ne peuvent circuler que dans les villes, à cause des accumulateurs qu’il faut recharger tous les quatre-vingts kilomètres environ
- — C’est vrai, je n’y pensais pas.
- Et là-dessus, tout le monde de tomber d’accord.
- Eh bien, il m’est venu une idée qui paraîtra paradoxale lorsque l’on songera au manque d’autorité et de compétence de celui qui l’émet : j’ai pensé que tout le monde avait tort et que, même sur la grand’route, la locomotion électrique pourrait bien être d’ores et déjà pratique.
- Cependant, je ne l’ignore pas, les accumulateurs sont des engins sans endurance et qui exigent après l’accomplissement d’une tâche assez courte le renouvellement de leur provision d’énergie électrique. Mais qui nous dit que, contraire-
- ment à une opinion jamais contrôlée, il n’y ait pas moyen de la leur fournir, cette provision, serait-ce à chaque vingt lieues ?
- A-t-on jamais fait le recensement de toutes les usines, de toutes les fabriques qui, dans les-villes et même dans les campagnes de France, font usage de l’éclairage et de la force électrique ? Je me rappelle avoir traversé de modestes villages où, aux fenêtres d’une exploitation agricole ou industrielle, brillait la lumière éclatante.
- Si l’on se livrait à ce recensement, l’on s’apercevrait sans doute que les sources d’énergie électrique ne sont guère distantes entre elles de plus de 60 à 80 kilomètres. Et l’on prouverait par cela même la possibilité d’employer dès maintenant le moteur idéal, car il serait aisé, je crois, d’adjoindre en ces divers endroits l’installation nécessaire pour la recharge d’accumulateurs légers. D’ailleurs, les. résultats de cette enquête ne seront jamais assez optimistes. En effet, à peine le bruit courrait-il que la locomotion électrique n’est plus une utopie, que des usines, pourvoyeuses de cette force devenue utilisable, surgiraient de terre comme par miracle. Il y aurait des relais électriques comme, au temps jadis, il y eut des- relais de chevaux de poste !
- Cette enquête, il faut donc la faire au plus vite, et l’Automobile-Club de France me semble tout désigné pour cette besogne. Avec le concours du Touring-Club, concours que celui-ci ne lui a jamais refusé, il pourrait nous fournir bientôt la liste complète de tous les points du territoire où l’électricité ne fait pas défaut.
- Telle est l’idée que j’ai l’honneur de soumettre à l’approbation de la commission technique du club de la place de l’Opéra, certain que je suis de la voir accueillie si elle présente réellement de l’intérêt,
- La carte électrique de la France, est, en effet, en voie de préparation.
- D’après le travail auquel se sont livrés les ingénieurs qui s’en occupent, il est à peu près impossible, paraît-il, de faire, aujourd’hui, 100 kilomètres en France sans rencontrer au moins une usine d’électricité.
- C’est dire que, si nous sommes moins bien partagés sous ce rapport que les Américains, nous aurions dès maintenant de quoi répondre aux besoins de la locomotion électrique sur route.
- Mais ce n’est pas là seulement que réside la difficulté. Avoir une usine est nécessaire, sans être suffisant. II faut pouvoir s’en servir sans gêner la marche ordinaire de cette usine ; de plus les accumulateurs mettent un temps assez long'à se recharger.
- Le mieux serait d’avoir des accumulateurs d’un type uniforme : on pourrait échanger les vides contre des pleins. Mais ces appareils sont encore tellement peu parfaits qu’il est prématuré de vouloir trouver le meilleur.
- Attendons que la locomotion électrique ait fait ses preuves de fonctionnement régulier et économique dans les villes. Ensuite, on pourra songer à l’étendre. Néanmoins, l’initiative est toujours utile à signaler.
- G. D,
- p.74 - vue 79/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 75
- Niee-CaDoes-Hiee
- Organisée par le Pneu et la Côte d'Azur
- (Motocycles, 30 janvier)
- Voici la liste officielle des concurrents qui étaient inscrits pour cette course :
- 1. M. Leys G. Cannes trie. 1 ch. 1/4
- 2. M. Marin A. Nice —
- 3. M. Mai'gueritte P. 4. M. Eustache Cannes —
- Nice —
- 5. M. Terreveiilault 6. M. Chevaline T. — —
- — —
- 7. Le Moto-Car — —
- 8. M, Gasté L. Antibes —
- 9, Baron Duquesne Nice —
- 10. M. Maurice — —
- il. M. Marcellin Marseille —
- 12. M. Roche C. — . —
- 13. Baron de Crohwez Nice —
- Voici de plus la liste des prix partagés entre les
- vainqueurs :
- Ier 65 fr. et une médaille d’argent, offerte par l’Automobile-Club de France.
- 2e 39 fr. et une médaille de bronze, offerte par l’Automobile-Club de France.
- Ÿ 26 fr. et un objet d’art offert par M. Clément Massier.
- 4e Un cyclo mètre entraîneur, totalisateur et enregistreur pour motocycles, offert par M. deCha-puizet, du Moto-Car, de Nice.
- 5e Un nécessaire pour voitures, offert par la maison Michelin.
- *
- * *
- Sur 13 inscrits, xi se sont présentés au départ, y compris M. de Rosemberg qui a été admis à courir, bien que n’ayant pas envoyé son engagement dans les délais prescrits.
- Le départ a été donné à 9 heures précises, devant une foule nombreuse.
- Le jury se composait de MM. Andrau, Gilly, Orengo, chef-consul de l’U. V. F.; Corda, Girelli et Cagnolat.
- Le n° 11, M. Marcellin, de Marseille, 11’a pu courir, sa Bollée ayant eu des avaries dans le fourgon à bagages ; le n° 2, M Garin, de Nice, a eu toutes sortes d’anicroches : il a dû changer sa bougie dans la plaine d’Antibes, est tombé à son arrivée à Cannes, et a dans sa chute faussé son tricycle ; le n° 7, Moto Car, a crevé deux fois ; M. Maurice a crevé dans la plaine d’Antibes ; le n° 13, M. le baron Crouliez s’est trompé de route; le 11° 6, M. T. Chevaline, est tombé à Antibes à l’aller, alors qu’il avait déjà deux kilomètres d avance sur tous ses'concurrents.
- M. Leys a fait une chute sur le boulevard de la Croisette, et a abandonné, ainsi que le baron Duquesne et Maurice.
- Garin est tombé au virage de Notre-Dame-des-Fins, en voulant éviter une voiture.
- ' *
- %
- Les arrivées se sont effectuées à Nice, devant le chalet,du Cycle, sur la Promenade des Anglais, dans l’ordre suivant :
- i- Garin, en 1 h. 46”
- 2. Gasté, en 1 h. 46’ 12”.
- 3. Margueritte, en x h. 47’ 33”.
- 4. Roche, en 1 h. 54’ 45”.
- 5. De R osemberg, en 2 h. 9’.
- 6. Moto Car, en 2 h. 23’.
- Nos félicitations à notre confrère dontles efforts ont été couronnés d’un frar.c succès.
- La traction par aceumnlatews
- La question de la traction par accumulateurs a occupé une partie de la séance de l’Institution of Electrical Engineers, a Londres ; le professeur Ayrton a déclaré que, jusqu’à présent, toutes les tentatives de traction par accumulateurs avaient été des échecs commerciaux, et qu’il ne croyait pas dans les conditions présentes à la possibilité d’une réussite.
- «Le poids d’accumulateurs nécessaire pour une voitui'e dépend de deux facteurs, la capacité des accumulateui's et la résistance au i'oulement. Jamais M. Ayrton n’a pu tirer d’un accumulateur plus de 6 à 8 watts-heure par livre (de 13,2 à 17,6 watts-heure par kilomètre ou de 17 à 24 chevaux-heure de 736 watts par tonne), et la résistance au roulement sur du bon macadam est de 40 à 60 livres par tonne (de 18 à 27 k). Le nouveau cab électrique (de Londres) exige une force de 3 chvx sur le pavé en bois et de 5 chvx sur le macadam. »
- Nous ne discuterons pas ces chiffres qui nous semblent seulement un peu exagérés, mais nous nous permettrons de ne pas être de l’avis du savant professeur Ayrton, quant à l'avenir de la traction par accumulateurs. Certes, les piles secondaires ont encore des défauts sérieux dont le plus important est d’ètre fort lourdes ; mais il y a incontestablement des progrès à faire à ce point de vue, et le dernier mot est loin d’ètre dit.
- Nous entendons d’ailleurs souvent des raisonnements à ce sujet, qui sont loin d’être rigoureux: beaucoup condamnent la traction par accumula-teui's, en s’appuyant sur la question de la dépense et n’envisagent que celle-là. Or, n’est-il pas évident qu’un certain public assez nombreux prendra plutôt une voiture conlortable et rapide, quand bien même il devrait la payer 30 0/0 plus cher ; et il est évident que le fiacre qui, actuellement, est étroit et fort mal attelé, ne pourra que gagner du tout au tout dans une transformation.
- Réformer tout un matériel existant, condamnei la cavalerie actuelle,ce serait une exagéi'ation s’il n’y avait pas impossibilité matérielle ; mais les deux systèmes de traction, animale et électrique, peuvent, à Paris et dans les grandes villes, marcher concurremment, l’un coûtant 20 ou 23 0/0 en plus, c’est notre opinion iormelle.
- A dos Abonnes, à dos Lecteurs
- Le prix des Collections de La Locomotion Automobile, a été ainsi fixé, pour 1898, (franco, contre mandat-poste, le talon tenant lieu de reçu) :
- 1894-1895. — 1 ie-2e années. — 1 vol, broché ; 13 francs ;
- 1896. - 3e année. — 1 vol. broché : 15 francs ;
- 1897. — 4e année. — 1 vol. broché : 15 francs.
- 10 0/0 de remise aux Membres du T.C.F.
- p.75 - vue 80/833
-
-
-
- 76
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- CommnnioatioQS officielles do Tonriog-M
- Le Banquet oftert par le Touring-Club à son Comité Technique et à celui du Contentieux a eu lieu le 28 mars, chez M. Marguery, et a été des plus brillants.
- Soixante convives.
- MM. Ballif, président, avait à sa droite M. Al' fred Picard, commissaire général de l’Exposition ; à sa gauche, M. Noblemaire, directeur du P.-L.M.; en face, le général Henrion-Bertier, président d’honneur, ayant à sa droite M. Marey, de l’Institut ; à sa gauche, M. Max Vincent, vice-président. Puis à droite et à gauche des deux pré sidents, MM. Michel Lévy, Levasseur, Lippmann, Marcel Deprez, membres de l’Institut ; le docteur Just Championnière, président d’honne.ur ; baron de Zuylen de Nievelt, président de l’Automobile-Club ; H. Defert, membre du Comité de Contentieux ; Colson, conseiller d’Etat ; Davanne, président de la Société Française de Photographie ; Trélat, député de la Seine ; Forestier, inspecteur général des Ponts et Chaussées et membre du Conseil ; Cheysson, inspecteur général des Ponts et Chaussées ; Henri Chardon, maître des requêtes, secrétaire général de l’Exposition de 1900 ; Lallemand, directeur du Service de nivellement général de la France ; Lecornu, ingénieur en chef des Mines ; Bourlet, docteur ès sciences mathématiques ; capitaine Puyo ; Résal, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; J. Comte, directeur honoraire des Bâtiments civils ; Bucquet, président du Photo-Club de Paris ; Gariel, membre de l’Académie de Médecine ; L. Duchesne, secrétaire-archiviste, et comte de Reinach, trésorier ; docteur Deschamps, C. Vieillard, .1. Berthelot, G. Davi i de Champclos, docteur Léon Petit, docteur Briand, membres du Conseil ; comte H. de La Valette, ingénieur des Mines, secrétaire technique de l’Au-tomolilc-CIub ; L. Le Chatelier, ingénieur en chef du Contrôle des Lignes dans Paris ; A. Angot, chef de service au Laboratoire central de Météorologie ; J. Vallot, directeur de l’Observatoire du Mont-Blanc ; capitaine Ferrus ; L.-H. Maillard, ingénieur des Arts et Manufactures ; Dumont, vice-président de la Société des Ingénieurs civils de France ; Pontzen, ingénieur ; Wallon, professeur agrégé de physique ; Lauriol, ingénieur des Ponts et Chaussées ; M. Pollard, ingénieur de la Marine ; L. Périssé, ingénieur des Arts et Manufactures ; Monmerqué, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; R. Varennes, ingénieur civil ; Cœurdroit, agent voyer en chef ; Le Verrier, ingénieur en chef des Mines ; Pourcel, ingénieur civil des Mines, tous membres du Comité Technique ; Delasalle, L. Bonnard, G. Le-redu, P. Dauvert, G. Houel, membres du Comité de Contentieux.
- Des toasts ont été portés par MM. Alfred Picard, Noblemaire, Levasseur, H. Defert, Gabriel et A. Ballif, toasts excessivement brillants et couverts d’applaudissements.
- De telles réunions sont des plus précieuses pour la cause que défend le Touring-Club, et c’est un des meilleurs services qu’il aura rendus que d’avoir groupé ainsi autour de lui les plus hautes sommités de la Seience et de l’Administration, et d’avoir su les rendre favorables au cyclisme et à l’automobilisme.
- La Bourse
- Quelques-uns de nos lecteurs nous prient de leur signaler les fluctuations du marché pour les principales valeurs qui concernent la traction automobile. Autant que possible nous consentons à traiter des questions financières dans la Locomotion Automobile. mais en les faisant passer après les questions d’ordre technique qui, actuellement surtout, ont toute notre attention.
- L’action Omnibus est en bonne voie sur la certitude presque absolue que le Métropolitain ne pourra être construit pour lbOO ; cours moyen 1 80D.
- L’action Voitures est en pleine hausse, 71)0 fr. et plus; c’est la circulation annoncée très prochainement de voitures automobiles qui donne cette impulsion.
- Hausse également sur Compagnie Générale Française de Tramways, 865; sur ihomson Houston, 1 885.
- L’action de la Compagnie Générale de traction ne bouge pas, 124 fr. ; Decauville est à 125 fr.
- En banque, le Rouleur Bazin est délaissé, 20 fr.; la Société Continentale d'Automobiles est plus faible, 120 fr. environ ; les Pétroles de Grosnyi ont fait 015; les Pétroles de VAmérique du Sud, 125.
- Paris, le 22 janvier 1808 A Monsieur le directeur du journal
- La Locomotion Automobile à Paris.
- Monsieur le Directeur,
- Dans votre numéro de la Locomotion Automobile do janvier 1808, vous avez reproduit un article de M. H. Hervé qui a trait à mon ascension de 24 heures 15m et ayant comme titre « Sur le premier voyage aérien de 2i heures sans escales » lequel a paru dans le journal YAéronaute, de décembre 1807.
- Je m’adresse, Monsieur le Directeur, â voire bienveillance pour vous deman 1er l’insertion de la réponse suivante, dans votre plus prochain numéro.
- Je n’ai jamais dit ni écritqu’aucun voyage aérien précédant le mien n’avait atteint sa durée de 24 heures 15m. et c’est M.H. Hervé, seul,dans l’article cité qui présente le premier cette affirmation, pour la trouver inexacte.
- Ce qui précède a été d’ailleurs officiellement confirmé par le discours que mon ami Ed. Surcouf a prononcé au cours du banquet qui m’a été offert k la suite de mon voyage de Leipzig, par un groupe d’aéronautes, discours dans lequel Surcouf a nettement établi la différence capitale qui existe entre mon voyage et ceux de longues durées précédemment effectués, sans excepter celui de M. Hervé que n’a pas manqué de citer l’orateur en lui ren-I dant la justice qui lui est due.
- Pour établir cette différence je n’ai besoin du reste que de relever les propres termes de l’article de M. Hervé qui dit textuellement :
- « II existe actuellement deux ascensions authentiques de plus de 24 heures sans escales, exécutées toutes deux par des Français, l’une par nous en 1886, à Boulogne-sur-Mer, l’autre par M. Louis Godard, en 18h7, à Leipzig, et chacun de ces deux voyages effectués dans des conditions différentes, possède ses mérites particuliers »
- Or, je n’ai jamais prétendu autre chose, il n’y a au point de vue record, aucun rapport entre ces
- p.76 - vue 81/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 7?
- deux ascensions, effectuées dans des conditions differentes et ayant chacune leurs mérites particu-Hers •
- Je persiste donc dans ma prétention d’avoir accompli le premier voyage aérien de plhs de 24 heures, sans escales et sans le secours d’aucun appareil équilibreur terrestre ou maritime, secours qui transforme, sans conteste, les conditions du problème.
- Je n’ai jamais prétendu non plus que l’imperméabilité du ballon que je montais, ait été la principale cause de mon succès.
- Cette imperméabilité, sans exemple jusqu’à ce jour, avait été cherchée bien plus pour réduire au minimum la dépense d’acide sulfurique pendant une exploitation de ballon captif de plus de six mois, sans aucun accident de quelque nature que ce soit, qu’en vue du voyage libre final, dont la durée aurait pu être doublée si ie temps s’était montré plus favorable (pendant ce voyage auquel huit voyageurs ont pris part, nous avons eu 18 heures de grandes pluies et plusieurs orages.)
- Je tiens à ce que l’on sache bien que je professe le respect des droits de chacun dans le combat des records, mais j’entends maintenir énergiquement les miens, sans vouloir contester les mérites respectifs de mes collègues et en reconnaissant plus particulièrement encore ceux de M. Hervé qui n’est pas un professionnel.
- Comptant sur votre impartialité, avec remerciements, agréez, etc.
- Louis Godard.
- Petites Nouvelles
- Le pétrole combustible
- A la suite des expériences récemment faites aux chantiers de la Marine à Brooklyn, le gouvernement américain vient de prescrire de nouveaux essais à grande échelle, sur deux systèmes différents pour l’usage du pétrole comme combustible sur les navires de guerre.
- Les premiers essais ont été faits à bord de deux torpilleurs similaires: l'un d’eux a utilisé l’air comprimé pour insuffler l’essence de pétrole dans les foyers, l’autre a eu recours à la vapeur pour vaporiser et brûler le pétrole.
- * *
- Un défi
- M • de Montaignac, directeur de la Compagnie des Moteurs et Automobiles M. L. B. (brevets Landry et Beyroux) ayant entendu parler de quelques essais exécutés sur la pente de la rue de Magdebourg, lance à tous les constructeurs un défi dont les conditions suivent :
- Avec un véhicule du poids de 1 150 k. sans voyageurs, muni d’un moteur à 1 seul cylindre de 5 chevaux, gravir la rue de Magdebourg (14,G 0/0) et la rue Le Nôtre, sa voisine (10 0/0) à une vitesse deOk.à l’heure,— ce qu’ont fait les voitures M.L.B.
- +
- * *
- Société Française de Photographie
- Les conférences publiques sur la photographie, organisées chaque année par la Société Française de Photographie, comprendront en 1808 quatre séries :
- L'Art en Photographie, par M. Frédéric Dillaye; la Radiographie, par M. Albert Londe ; l'Etude pratique de l'objectif, par M. le colonel Moëssard ; et YAnalyse et la synthèse du mouvement (projections animées), par M. Albert Londe. Ces conférences ont commencé le 2J janvier dernier.
- Le cours élémentaire a lieu tous les mercredis. S adresser, pour tous renseignements, au secrétariat de la Société, 76, rue des Petits-Champs, à Pans.
- A l'Urbaine
- Le conseil d’administration de la Compagnie des voitures l’Urbaine vient d’exprimer son opinion au sujet de la transformation du matériel des voitures en vue de l’apçlication de l’automobilisme. Cette opinion est intéressante à connaître. La voici, extraite du rapport présenté en assemblée générale de cette Compagnie:
- « L’année dernière, en vous parlant de l’automobilisme, nous avions fait certaines réserves concernant son application à nos fiacres. La circulation d’une ville de trois millions d’habitants ne se compare pas, en effet, à celle des grandes routes ou des rues de province, et l’encombrement inextricable de Paris à certaines heures de la journée nous paraissait un obstacle à la mise en service d’un grand nombre de fiacres mécaniques.
- « Nos appréhensions ont plutôt diminué. On voit aujourd’hui des automobiles évoluer dans nos rues avec la plus grande facilité et sans causer d’accidents. Sans doute, leur nombre est encore restreint et ne peut donner une idée de ce qui se produirait si des milliers de fiacres automobiles se croisaient en tous sens. •
- « Mais dès à présent il est permis de croire que la nouvelle traction triomphera dans l’avenir.
- « Notre industrie pourrait donc se trouver prochainement à la veille d’une tranoformation dont un >eul des avantages les plus précieux serait de rendre disponibles les surfaces considérables de terrains actuellement occupées par nos écuries.
- « Lorsque ce jour viendra, nous n’aurons pas besoin de faire appel à de nouveaux capitaux. Il nous suffira, comme nous vous le disions l’année dernière, d’affecter à la construction des moteurs une portion des six ou sept millions de francs que nous consacrons chaque année à nos voitures et à notre cavalerie; la transformation se ferait ainsi d’elle-même, successivement et rapidement.
- « La seule difficulté, ou, pour mieux dire, l’embarras qui se présentera pour nous, sera le choix du moteur; les systèmes sont multiples aujourd'hui et il en surgit chaque jour de nouveaux. Le mieux sera, selon nous, de suivre attentivement les expériences qui ne manqueront pas d’être faiies par d’autres, de ne pas nous presser et de profiter des enseignements qu’elles nous apporteront. »
- Le fait est qu’on ne pourra pas accuser nos compagnies de se presser.
- * *
- Paris-Rambouillet
- Dimanche dernier, MM. Degrais et Bardin ont effectué à motocycle le trajet Paris-Rambouiliet.
- M. Degrais a couvert les 102 kilomètres en 8 h. 12 m. 55 s. M. Bardin a mis 3 h. 50 m., s’étant trouvé arrêté peu après le départ par une légère avarie.
- -¥ *
- Une course d’automobiles
- Une grande course d’automobiles organisée par le V. C. P. aura lieu le 10 mai. L’itinéraire choisi est : Périgueux-Mussidan-Bergei’ac-Le IJugue-Pé-rigueux. 152 kilomètres de route superhe. Les prix consisteront en objets d’art et médailles. Nous publierons le règlement dès que nous l'aurons reçu.
- Au cas où la grande épreuve vélocipédique Bordeaux-Paris aurait lieu le 15-16, la course serait remise au 30.
- (Communiqué).
- *
- * *
- Nous recevons la communication suivante :
- Monsieur,
- Nous avons l’honneur de vous informer que la Société Civile des Voitures électriques, système Krièger, s’est transformée en Société Anonyme au capital de Quatre millions de francs, à la date du 31 décembre dernier.
- Le siège social est situé 80, rue Taitbout (square d'Orléans, 6).
- p.77 - vue 82/833
-
-
-
- 78
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Toute la correspondance, demandes de renseignements, devis, doivent être envoyés à l’adresse de M. l’Administrateur-Délégué, chargé d’étudier toutes propositions et de reprendre, s’il y a lieu, les pourparlers engagés avec l’ancienne Société.
- M. Argenvillier, administrateur-délégué, est directeur de tous les services de la Société.
- M. Emile Imbault, secrétaire général, lui est adjoint et le remplace en cas d’absence.
- Le Conseil d’administration.
- * *
- Du Journal des Sports :
- L'histoire de l’automobilisme en Angleterre aura eu sa page noire, à la préface et si les capitaux sont devenus si défiants à l’égard de 1a. locomotion nouvelle, c’est aux fumistes de la première heure qu’on devra en rejeter la responsabilité.
- Nous avons toujours dénoncé les ennemis de l’automobilisme et récemment encore nous avons aidé à démasquer l’un d’eux, qui après avoir, non sans succès jeté de la poudre aux yeux des Anglais, était venu chez nous trouver des gogos.
- Un de nos amis d’Angleterre qui a assisté à la mise en scène d’une énorme émission, nous coulait hier les faits. Nous les reproduirons pour l’édification de nos compatriotes.
- Il s'agissait de faire une émission pour l’exploitation de quelques brevets français. Les fumistes en question visitèrent les villes les plus industrielles du Royaume Nord et jetèrent leur dévolu sur Co-ventry"Mills qui constituent à eux seuls un vaste fief industriel.
- C’esi là que je veux établir mes usines, dit l’un d’eux , on les appellera P. Motor Mills. L’idée fut saisie au bond. On s'entendit avec la Great Western Company et l’on fit un tram spécial pour transporter les futurs actionnaires, tous ceux qu’on savait s’intéresser à l’automobilisme. Le train tut bondé de la locomotive au fourgon et ne s’arrêta qu’en gare de Coventry.
- Là des ouvriers, une centaine, avaient été embauchés. Au fur et à mesure que les futurs actionnaires quittaient un atelier, on les menait aux machines pour permettre à la bande d’ouvriers de se rendre dans un autre.
- Ainsi une quarantaine d’ateliers furent visités en trois usines et les actionnaires virent à l’œuvre les cent ouvriers une quarantaine de fois.
- Quelle puissance de travail, se disaient les futurs actionnaires, quelle affaire colossale, quelle richesse d’installation. Comment ne pas donner son argent à des gens si riches. On souscrit rapidement l’émission d’un million de livres sterling.
- Or l’un des fumistes vient d’être l’objet de plaintes au Parquet qui a prescrit une enquête dans toute les banques du Pœyaume-Uni. On ne peut relever au crédit du personnage que 200 livres sterling. Il est vrai qu’il est toujours couvert de diamants et qu’il ne porte jamais sur lui moins do 50.000 francs.
- Naturellement le résultat de l’exploitation a été tel que les actions sont tombées à un shilling. Si elles sont remontées depuis, c’est qu’un homme puissamment riche a vendu jusqu’à sa vaisselle d’argent pour pouvoir les accaparer et qu’il a su jouer d'influences pour faire remettre l’affaire sur pied. Il a réalisé dans l’opération en moins de huit jours un petit million.
- Voilà comme quoi il ne faut pas s’étonner que les capitaux anglais soient devenus timides à l’égard de l’automobilisme. Il en sera ainsi tant que la bande de fumistes qui s’y est enrichie, n’en sera pas chassée.
- Le coup de balai se prépare.
- Espérons que de leur côté, les capitaux français se porteront moins à l’étranger qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent, et qu’ils seront mis en garde par toutes ces leçons fréquemment répétées.
- Une Exposition Internationale et Coloniale, sous le patronage du Département, de la Municipalité et de la Chambre de commerce, aura lieu à Roche-fort-sur-Mer du 1er juin au 1er octobre 1898.
- Cette Exposition sera établie sur l’esplanade et le square Roy-Bry, sur une superficie d’environ 50 000 mètres carrés. De grandes fêtes seront organisées pendant toute la durée de l’Exposition.
- Sont admis à l’Exposition : tous les produits du Commerce, de l’Industrie, la Marine et les Beaux-Arts.
- La métallurgie, la mécanique, l’électricité, la marine et les colonies occuperont une grande place dans cette Exposition, qui sera la plus importante de France avant celle de 1900.
- Le Comité de patronage est composé des plus hautes notabilités de la Marine, de l’Armée, et du Commerce de la région.
- Le succès de cette Exposition dépassera certainement celui de l’Exposition de Rocliefort-sur-Mer en 1883, qui eut un grand éclat.
- Les demandes de renseignements sont à adresser à la Mairie de Rochefort-sur-Mer.
- * *
- De nos correspondants de Nice :
- Un match vient d’être conclu entre deux sports-men bien connus dans le monde de l’automobile : le baron Duquesne et M Chesnay de 1’“ Auto-Garage ” de Nice, le gagnant de la course Marseille-Monte-Carlo sur tricycle de Dion.
- Parcours : Marseille-Nice. Le baron Duquesne sur sa voiture Peugeot, et M. Chesnay sur tricycle de Dion, remorquant une voiturette, où sera un autre sportman non moins connu que les précédents : M. Laumaillé.
- Enjeu 5 000 fr. (cinq mille).
- *
- ¥ *
- M. Serrullay, un sportman qui débute dans la pratique de l’automobilisme a quitté le jeudi 20 janvier 1’ “ Auto-Garage ”, dans une voiturette Chesnay remorquée par un tricycle de Dion, à destination de Lyon, par la route. M. Serrullay se propose de repartir de Lyon pour l’Italie et de visiter en cet équipage Gênes, Naples, etc.
- Nous tiendrons nos lecteurs au courant des différentes phases de cette tentative qui, si elle réussit, prouvera que les voiturettes “ remorques” peuvent être utilisées non pas seulement pour la promenade, mais aussi pour des excursions de longue haleine. *
- * *
- M. Gerspach, ingénieur civil, demeurant à Lyon est autorisé à établir un service régulier d’automobiles entre Confolens et Angoulême par Sainl-Claud et La Rochefoucauld.
- *
- * *
- Beaucoup de nos lecteurs nous demandant les adresses de maisons fournissant des accessoires pour l’automobilisme, nous indiquons :
- La maison Alfred Dinin, 152, quai de Jemmapes, pour les accumulateurs, (notamment ceux de tricycles automobiles), pour les lanternes de bicyclettes, pour une pile transportable servant à l’allumage des moteurs.
- La maison Henry Hamelle, 21, quai Valmy, pour les graisseurs, les courroies, les caoutchoucs, joints d’amiante, etc.
- * *
- M. Bogard, carrossier, 10, rue Saint-Martin à Versailles, se met à la disposition des inventeurs ou constructeurs pour la partie Carrosserie automobile (usine à vapeur).
- *
- * *
- Inventeur de roue brevetée ayant fonctionné, élasticité, bon marché, pas de rechâtrage ; demande constructeur disposé à fabriquer, moyennant avantages.
- S’adresser à la L. A.
- p.78 - vue 83/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 79
- Liste des Brevets iïmntion
- RELATIFS A LA
- locomotion automobile
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet, Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- 267728 — 10 juin 1897 — Seigle — Transmission de mouvement à vitesse graduelle pour voitures automobiles.
- 267835 — >4 juin 1897 — Société veuve Fessart et fils — Système de changement de vitesse progressif à démarrage élastique dans toutes ses applications.
- 267837 — 14 juin 1897 — Ducroiset -. Carburateur pour moteurs de voitures automobiles, véhicules légers, moteurs fixes et autres.
- 267959 — 17 juin 1897 - Société La Carrosserie Industrielle — Système de commande pour opérer la marche en arrière des voitures automobiles.
- 267964 — 22 juin 1897— Archambeâud — Boat-Roule, véhicule automobile rationnel.
- 268017 — 19 juin 1897 — Crozet — Perfectionnements aux moteurs dans le but d’atténuer les vibrations produites.
- 268043 — 22 juin 1897 — Serrell — Régulateur automatique de vitesse.
- 268049 — 21 juin 1897 — Roussat — Moteur à pétrole plus spécialement applicable aux cycles.
- 268122 — 23 juin 1897 — C6 Anglo-Française de Voitures Automobiles —
- Nouveau dispositif de marche arrière pour voitures automobiles.
- 268140 — 23 juin 1897 -- Bailey — Perfectionnements dans les freins pour véhicules automatiques.
- 268167 — 34 juin 1897 — Hall — Perfectionnements dans les appareils de transmission de force motrice.
- 268173 — 24 juin 1897 — Haffner — Système d’avant-train automobile pour voitures de tous genres.
- 268223 — 26 juin 1897 — Société de Construction de Cycles et d’Automobiles cc La Marque Georges Richard »
- — Perfectionnements aux voitures automobiles à courroies.
- 268256 — 28 juin 1897 — Labouré et Serex — Système de débrayage automatique des courroies dans les voitures automobiles.
- 268273 — 29 juin 1897 — Fosbery — Moteur rotatif applicable aux voitures automobiles, à la navigation, etc.
- 268312 — 3 juillet 1897 — Legros — Moteur à pétrole.
- 268404 — 6 juillet 1897 — Mille — Tracteur à pétrole ou à vapeur s’adaptant à toutes voitures.
- 268631 — jo juillet 1897 — Becks — Perfectionnements apportés à la propulsion des cycles et des véhicules automobiles.
- Adresses des Constructeurs d’Appareils récemment décrits
- N° 49. — Moteur Britannia : Britannia Motor Carriage C° Woodstock rd : Uxbridge rd, W.
- N° 50. — Bicyclette à pétiole : Dunlop Motor C°, 14, Regent Street, London.
- N° 3. — Voiture Elieson : Elieson Lamina Ac-cumulator, 4, Greenlaud place, Camdentown, London.
- N°4.— Générateur Simpson, Simpson, Stric-kland & C", Noss, Brixham, South Devon.
- N° 5. — Voiture Lufbéry, Chauny, (Aisne).
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- A l’occasion du Carnaval de Nice et du Tir aux pigeons de Monaco, la Compagnie délivrera du *8 au 20 février des biltets d’aller et retour, T6 classe, valables pendant 20 jours, et dont le prix au départ de Paris sera de 177 fr. 40 pour Cannes, 182 fr. 60 pour Nice, 186 fr. 8J pour Menton.
- On trouvera ces billets et des prospectus détaillés aux gares de Paris-Lyon et Paris-Nord, ainsi que dans les bureaux de ville de la Compagnie P.-L.-M. et dans les agences spéciales.
- La Compagnie P.-L.-M. organise avec le concours de l’agence Desroches une excursion permettant de visiter (tous frais compris) Marseille, le littoral, Nice au moment du carnaval, Gênes et Turin, du 16 au 26 février : Ire classe, 350 fr.; 2e classe, 300 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence Desroches, 21. rue du Faubourg-Montmartre. à Paris.
- A partir du 1er février, la Compagnie mettra en marche tous les jours, entre Paris et Menton et retour, un train de luxe composé exclusivement de voitures de lits-salons.P.-L.-M.
- Ce train suivra la marche ci-dessous :
- Départ de Paris, 7 h. 25 soir; Saint-Raphaël, 10 li. 43 : Cannes, Il h. 13; Nice, 11 h. 45 ; Monte-Carlo, midi 44; Menton, midi 58.
- Départ de Menton, 8 h. 57 soir; Monte-Carlo, 9 h. 13; Nice, 10 h. 10; Cannes, 10 h. 40; Saint-Raphaël, 11 h. 13; Paris, 3 h. 02.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du p au 10 février i8ç8 Couvert en général; pluvieux jusque vers le 8, par ve,.ts assez forts du Sud-Ouest au Nord.
- Auto-Météo,
- p.79 - vue 84/833
-
-
-
- LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE
- HO
- LISTE
- les Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Patis.
- Pétrole
- Amiot (avant-'rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Audibert et I.avirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons. Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouillv F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocvcles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des* automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compïègne.
- C‘° des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocvcles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue"du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geofïroy-Saint-Hilaire.
- Delahave, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Diligeon et Ce, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois'Perret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Année. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon*.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon* Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- H. Tenting, 40, rue"Curial, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12. rue Eugène Flaobat Jeantaud, 51, rue de Ponth..
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- Henri Lafitte, 124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Biiotiiép de la «Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2“ volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3° volume : Les voitures à pétrole. — 4e volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er. 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 (r. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuvlen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 tr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 tr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 brocli. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- & Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix : 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur d,e Cycles et d’Automobiles, de M. FL de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et VEntretien des Tricycles de Dion, par J. Wolflf ; une brocli. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenus du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.80 - vue 85/833
-
-
-
- Cinquième]Annèe. — Na 6.
- 10 Février 1898
- SOMMAIRE DU N» 6
- Notes électromobiles, E. Hospitalier.
- Académie des Sciences.
- Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers. L’Exposition de l’Automobile-Club.
- L’état actuel de l’industrie automobile, G. D. Etude sur les différentes manières de mesurer la puissance d’un moteur,A. Braciiet.
- Automobile-Club de France.
- Règlement du Concours international d’automobiles à Turin.
- La Bourse. Correspondance. Petites Nouvelles. Temps probable.
- UN ATELIER DE MONTAGE DE LA SOCIÉTÉ PEUGEOT
- p.n.n. - vue 86/833
-
-
-
- 82
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Notes électromoles
- V. PILES.— RAISONS DE LEUR ABANDON EN MATIÈRE DE LOCOMOTION ÉLECTRIQUE.
- Une automobile électrique étant, par construction et par destination, un système devant emporter avec soi sa réserve d’énergie, nous allons examiner les deux seuls moyens actuellement connus de produire cette énergie à l’aide de piles ou de Y emmagasiner dans des accumulateurs.
- La pile, au point de vue général, est un appareil qui transforme directement l’énergie d’affinité chimique en énergie électrique dans des conditions de rendement extrêmement favorables, ce qui lui donne les qualités théoriques que la pratique se refuse à reconnaître, à apprécier et à utiliser pour des raisons évidentes, ce qui nous dispensera d’insister longuement.
- La pile est, en effet, assimilable à unfoyer thermique, car elle exige pour produire la transformation spéciale qui est son but un combustible et un comburant. Le combustible est ici le zinc, et toutes les tentatives faites pour lui substituer un autre corps ont échoué ; le comburant est généralement un acide capable de se combiner avec le zinc, mais ce comburant ne peut agir qu’à l’état de solution plus ou moins étendue, à l’aide d’un disssolvant qui est aussi un lestant. Mais tandis qu’un foyer thermique n’a besoin, pour son entretien, que de son combustible, et puise son comburant dans l’atmosphère, au fur et à mesure de ses besoins, la pile doit être munie du combustible, du comburant et du dissolvant. Or, le combustible et le comburant sont coûteux, le dissolvant, l’eau, est lourd, et il en résulte qu’en dépit de son rendement excellent, la pile est un générateur électrique coûteux, lourd, encombrant, de faible puissance et renfermant, sous un poids donné,une faible quantité d’énergie disponible.
- Quelques chiffres fixeront les idées à cet égard, en choisissant un exemple répondant aux conditions les plus favorables, et qui constituent, par conséquent une limite inférieure jamais atteinte en pratique.
- Calculons la dépense d’une pile parfaite ne consommant que les produits théoriquement nécessaires pour produire une quantité d’énergie égale à i kilowatt-heure (i ooo watts pendant i heure).
- La meilleure pile actuellement connue produit une force électromotrice de 2 volts, et laisse comme différence de potentiel utile, à cause de sa résistance, 1,8 volt. Pour produire 1 kilowatt-heure utile, elle devra donc fournir
- W 1 000
- Q = — = ------ —: 556 ampères-heure.
- U 1,8
- Et comme il faut 1,21 gramme de zinc pour produire 1 ampère-heure, la pile consommera théoriquement
- 1,21. 556 = 673 grammes de zinc.
- Avec les actions locales, les déchets, etc., la consommation réelle sera augmentée d’au moins de moitié et portée à
- 1 kilogramme de zinc par kilowatt-heure.
- Mais ce n’est là que la dépense propre au combustible. La pile au bichromate de potasse à laquelle nous faisions allusion tout-à-l’heure en supposant une force électromotrice de 2 volts dépense théoriquement 1,8 gramme de bichromate par ampère-heure, et pratiquement 3 grammes au moins à cause des actions locales, d’une part, et de l’impossibilité matérielle où l’on est d’épuiser complètement la solution, d’autre part. Nous ne parlons que pour mémoire de l’acide sulfurique dans lequel le bichromate de potasse ou de soude est dissous, car s’il représente un poids appréciable, sa valeur commerciale est négligeable. Il faudra donc, pour produire 1 kilowatt-heure,
- 356. 3 = 1 668 grammes de bichromate.
- Le zinc, nécessairement amalgamé, coûtera 80 centimes, le bichromate coûtera, à 1,2 fr. le kg. :
- 1 668. 1,2 = 2 francs.
- Avec l’acide sulfurique, le prix des produits seuls représente, pour la pile au bichromate, 3 francs par kilowatt-heure. La provision d’énergie emportée par une électromobile variant, en pratique, suivant le poids total du véhicule et le chemin à parcourir, entre 5 et 10 kilowatts-heure, c’est donc une dépense, en produits chimiques seuls, de 15 à 30 francs par jour que représenterait le renouvellement de la charge des piles, manipulations non comptées.
- Des calculs analogues à celui que nous venons de faire pour une pile capable de fournir 1 kilowatt-heure en 5 heures, c’est-à-dire une puissance utile de 200 watts, conduisent à des chiffres fantastiques comparés à ceux que fournissent les accumulateurs actuels, à cause du poids énorme d’eau nécessaire pour diluer l’acide sulfurique d’une part et dissoudre le bichromate de potasse ou de soude d’autre part.
- A ce point de vue, la pile peut être comparée à un réservoir très lourd, très encombrant, renfermant une faible quantité de liquide ne pouvant sortir de ce réservoir que par un robinet présentant un petit orifice.
- En matière de piles et d’accumulateurs, la propriété de fournir une grande puissance sous un faible poids, et la propriété de renfermer une grande quantité d’énergie sous un faible poids se mesurent avec précision
- p.82 - vue 87/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- à l’aide de deux facteurs que nous allons définir, et qui sont d’un usage constant.
- On appelle puissance spécifique d’une pile ou d’un accumulateur, le quotient de sa puissance utile U I par sa masse M. On l’exprime en watts par kilogramme. Tandis que les piles ont une puissance spécifique qui atteint difficilement i à 2 watts par kilogramme, certains accumulateurs fournissent normalement 8 et 10 watts par kilogramme de poids total.
- On appelle energie spécifique d’une pile ou d’un accumulateur, le quotient de l’énergie électrique utile W, qu’il peut fournir sans renouvellement des produits ou sans recharge, par sa masse M.On l’exprime en watts-heure par kilogramme. Tandis que les piles ont une énergie spécifique qui atteint à peine 4 à 5 watts-heure par kilogramme, certains accumulateurs fournissent normalement 20, 25 et jusqu’à 30 watts-heure par kilogramme de poids total.
- Nous insistons à dessein sur le poids total opposé au poids de plaques. En matière d’accumobiles, c’est le poids total du réservoir d’énergie à transporter qui intervient dans les calculs d’effort et de puissance de traction, et non pas seulement le poids des plaques, auquel il convient d’ajouter le poids du liquide, des récipients et des connexions. Nous y reviendrons plus en détail dans les Notes suivantes, consacrées à l’examen des accumulateurs.
- E. Hospitalier.
- Académie des Sciences
- Séances du 24-31 janvier i8ç8
- M. Ed. Stelling rend compte des résultats de la troisième ascension internationale des ballons-sondes.
- C’est à Saint-Pétersbourg, les 12 et 13 mai 1897, que le parc aéronautique du ministère de la guerre a lancé deux ballons : l’un, le Kobtschik, ne portant que des enregistreurs, et le Général-Wan-nowkij, monté par les lieutenants Jablotschkow et Boreskow. Le premier de ces ballons a traversé si rapidement les couches inférieures de l’atmosphère que les courbes données par les instruments enregistreurs ne peuvent fournir que des valeurs approchées, mais ces résultats ont été contrôlés par ceux obtenus àbord du Général Wannowkij, dont l’ascension a été lente et régulière. Les chiffres constatés directement par les officiers qui étaient à bord de ce dernier ballon, montrent que la température a varié, de l’altitude om à celle de 2 6oom — altitude maxima atteinte — de -)-o0,52 a — i0,O2, tandis que l’humidité absolue à ces deux niveaux a oscillé entre 0,04, chiffre minimum et 0,38, valeur maxima.
- D’autre part, en ce qui concerne le ballon-sonde Kobtschik, lequel s’est élevéjusqu’à 13 023 mètres de hauteur, on a pu, en corrigeant, au moyen des formules usuelles, les lectures faites sur les instruments enregistreurs, constater, par exemple, que la température est descendue avec une grande
- rapidité, a partir de 8 000 mètres, s’écartant ainsi, dit M. Stelling, des chiffres donnés antérieurement par M. Mendeleef. Elle est tombée, en effet, de-l-150 à Saint-Pétersbourg, à— 90,4 à l’altitude de 5 378 mètres, puis de — 27° à 8 109 mètres à — 52°,8 à la hauteur de 11 092 mètres.
- Comme conclusion, l’auteur émet le vœu que l’étude des conditions des hautes régions de l’atmosphère soit faite au moyen de plusieurs ballons,dont l’un aurait pour but de s’élever aussi haut que possible,tandis qu’un second devrait s’arrêter à une hauteur comprise entre 6 000 mètres et 10 000 mètres ; un troisième ballon monté ou un cerf-volant Servirait à fournir des documents certains pour la partie de la couche d’air plus rapprochée du sol. On aurait ainsi, dit-il, tous les éléments nécessaires pour corriger les erreurs instrumentales provenant de la rapidité des ascensions.
- Informât»
- Les Poids Lourds en Angleterre
- Sir David Salomons, président de la Self Pro-pelled Traffic Association, vient d’inviter officiellement les membres de l’A. C. F. au concours des Poids Lourds qui aura lieu prochainement à Liverpool.
- * *
- Nice-Puget-Théniers
- Le bureau de l’Automobile-Vélo-Club s’est réuni pour délibérer sur la course de motocycles de Nice à Puget-Théniers.
- La course aura lieu de Nice à Puget-Théniers et Entrevaux, retour au Puget où se tiendra le contrôle de l’arrivée. Un train spécial, à la disposition des invités des membres du Club, suivra la course ; la rentrée à Nice se fera à l’allure de promenade.
- Nous reviendrons d’ailleurs sur cette intéressante manifestation sportive qui doit clôturer, le vendredi 11 mars, toute la série des fêtes consacrées aux chauffeurs.
- *
- * *
- Automobile-Club Autrichien
- La première réunion de l’Automobile-Club Autrichien s’est tenue dimauche dans la grande salle du Club scientifique de Vienne.
- Ordre du jour : Allocution du comte Gustave Potting. — Discussion des statuts. — Nomination du Comité directeur. — Rapport sur la fondation du Club et sur les clubs analogues à l’étranger. — Discours de M. Lohner, fabricant d’automobiles, à Vienne. — Questions diverses.
- *
- + *
- L’Album de M. Lemoine
- On sait que M. Lemoine, l’artiste bien connu qui fait preuve de tant de dévouement pour la cause de l’automobilisme, a entrepris de réunir dans une même collection tous les dessins et photographies pouvant former documents pour l’histoire de notre industrie.
- Déjà nombre de constructeurs ont répondu à son appel, et nous avons pu admirer le commencement de ce travail gigantesque.
- Mais pour que l’œuvre atteigne son véritable
- p.83 - vue 88/833
-
-
-
- 84
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- but, il faut qu’elle réunisse tout ce qui a été construit, tout ce qui a été fait.
- M. Lemoine fait donc appel à ceux des constructeurs qui n’ont pas encore répondu et prie les quelques-uns qui lui ont promis leurs collections — qu’il ne voit pas venir — de bien vouloir se hâter d’envoyer des épreuves ou des clichés — ou des dessins — avec les indications d’origine et de dates nécessaires pour ce travail historique.
- M. Lemoine s’adresse à tous les constructeurs, même à ceux qui n’auraient pas reçu sa circulaire, et à tous ceux qui posséderaient des épreuves intéressantes d’arrivées de courses, de défilés, etc.
- Adresser tous les documents à M. Lemoine, 7, rue Greffulhe.
- 'k
- * *
- A dater du Ier février, la société VAutomobile, 146, boulevard Haussmann, composée exclusivement de membres de l’Automobile-Club, a fixé à 100 fr. à forfait,le prix des leçons pour apprendre à conduire une automobile.
- On met, pour ce prix, l’élève en état de passer ses examens. On lui fournit une voiture à cet effet.
- +
- * *
- Voici la traduction de la lettre du secrétaire de la Self Propelled Traffic Association adressée à M. le comte de la Valette, secrétaire technique de l’A.G.F.
- Liverpool, le 27 janvier 1898. .
- Cher Monsieur le comte,
- Sir David Salomons, notre président, me charge de vous envoyer sous pli séparé tous les renseignements relatifs à notre concours de lourds véhicules, qui aura lieu, en mars prochain, à Liver-pool.
- Vous seriez bien aimable, cher Monsieur le comte, d'en faire part à tous les constructeurs français et de me faire savoir s'ils comptent y envoyer des véhicules.
- Comme vos construcleurs ont déjà des véhicules prêts, je suppose qu’ils les enverront et je vous prie de me dire quelle somme, selon vous, serait suffisante pour leur transport de Dunkerque à Liverpool, par exemple. Notre Comité acceptera certainement de voter cette somme.
- Quant aux particularités exigées par la loi anglaise, les voici : La charge ne dépassera pas 3 048 kilos ; la largeur maxima des véhicules sera de 1 m. 98. La plate-forme devra pouvoir servir au transport des marchandises.
- Les véhicules devront être automobiles, les tracteurs attelés à des camions ne seront pas admis.
- J’ai de plus à vous prier de bien vouloir nous envoyer une délégation de l’A. G. F. et d’inviter tous vos membres à assister au banquet qui sera offert à Liverpool en l’honneur de votre visite par sir David Saiomons et le Comité de Liverpool de la Self Propelled Traffic Association.
- Espérant recevoir bientôt de • vos nouvelles, je vous prie d’agréer, etc.
- E. Shfapnell Smith secrétaire.
- L’omnibus Scotte a la mesure en largeur prévue, mais il nous semble que l’omnibus de Dion et celui de Panhard ne pourraient pas concourir avec cette restriction de 1 m. 98.
- * ¥•
- M. Bogard, carrossier, 10, rue Saint-Martin à Versailles, se met à la disposition des inventeurs ou constructeurs pour la partie Carrosserie automobile (usine à vapeur). ^
- Chez nos Construetenrs & Carrossiers
- MM. Bergeon et Cic., constructeurs à Bordeaux, construisent en ce moment des voitures sur lesquelles ils mettent des moteurs de 5 chevaux Landry et Beyroux. Notamment ils font une Victoria à capote à 4 places avec deux grands cols de cygne à l’avant se rejoignant au milieu et formant coupe-vent. A l’avant se trouvent deux glaces contournant le siège de devant et se rejoignant en pointe pour couper le vent. Le dessus est recouvert de rideaux tombant sur les côtés ; enfin la capote relevée et les glaces en font une voiture hermétiquement fermée pour les mauvais temps.
- * *
- Les moteurs Landry et Beyroux sont fournis aux carrossiers par la Compagnie des Moteurs et Automobiles M. L. B. (brevets Landry Beyroux) 59, boulevard Beauséjour à Paris.
- * *
- Comme suite à l’information que nous avons donnée les premiers dans notre dernier numéro, M. Delahaye nous envoie cette circulaire :
- Monsieur,
- Par suite des nombreux succès obtenus par mes voitures dans toutes .les manifestations publiques de l’Automobile (depuis la grande Course Paris-Marseille-Paris, jusqu’aux plus récentes de l’année écoulée), les commandes de plus en plus nombreuses, me parviennent de toutes parts et me forcent à développer considérablement ma fabrication.
- Dans ce but, je me suis assuré le concours de MM. Desmarais, ingénieur des Arts et Manufactures et Georges Morane, tous les deux constructeurs mécaniciens à Paris et j’ai formé avec eux une Société sous la raison sociale : Em. Delahaye et C:e.
- La nouvelle Société en vue de répondre à tous les besoins de la clientèle actuelle et future aura : son siège social :
- à Paris. 10, rue du Banquier, ses ateliers de construction et de réparation :
- à Paris, 10, rue du Banquier, à Tours, 34, rue du Gazomètre.
- J’espère que cette organisation et les moyens d’action, dont elle dispose, mettront très rapidement la Société Em. Delahaye et Cle à même de satisfaire vite et bien toutes les personnes qui voudront l’honorer de leur confiance.
- Veuillez, etc.
- A dos Abonnés, à nos Leetenrs
- Le prix des Collections de La Locomotion Automobile, a été ainsi fixé, pour 1898, (franco, contre mandat-poste, le talon tenant lieu de reçu) :
- 1894-1895. — 1 re-2e années. — 1 vol, broché : 15 francs ;
- 1896. — 3e année. — 1 vol. broché : 15 francs ;
- 1897. — 4e année. — 1 vol. broché : 15 francs.
- 10 0/0 de remise aux Membres du T.C.F.
- p.84 - vue 89/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 85
- L'Exposition de l'Automobile-Clnb i
- Voici le texte du règlement de l’Exposition organisée par l’Automobile-Club de France, tel qu’il a été voté par le Comité :
- 13 JUIN - 3 JUILLET 1898
- EXPOSITION INTERNATIONALE D'AUTOMOBILES
- (Jardin des Tuileries)
- Organisée par i’AUTOMOBILE-CLUB de France
- (SOCIÉTÉ r>’EN cou h agemknt)
- Direction et Bureaux : 4. Place de l’Opéra, Paris à l’entresol. — (Téléphone n° 234-OJ»)
- RÈGLEMENT GÉNÉRAL
- DATE
- Article premier. — L’Exposition d’automobiles aura lieu à Paris, du 13 juin au 3 juillet 1898, aux Tuileries.
- CLASSIFICATION
- Art. 2. — Cette Exposition sera internationale et comprendra les différentes classes ci-après :
- i° Voitures automobiles en tous genres et motocycles;
- 20 Moteurs pour automobiles;
- 30 Bandages de roues de voitures automobiles et de motocycles ;
- 40 Carrosserie pour automobiles;
- 50 Pièces détachées, accessoires et fournitures diverses pour automobiles et pour carrosserie d’automobiles;
- 6° Matériel de construction et outillage pour la fabrication des automobiles;
- 70 Journaux, dessins et publications spéciales.
- PRIX d’entrée
- Art. 3. — Le public sera admis à visiter l’Exposition moyennant un droit fixé pour la journée (de 10 heures du matin à 6 h. 1/2 du soir), à :
- 1 franc par personne pour tous les jours sauf le vendredi ;
- 3 francs par personne pour le vendredi;
- 5 francs par personne pour certains jours exceptionnels que pourra déterminer la Commission.
- Au cas où il serait organisé des soirées, le public y serait admis moyennant un droit d’entrée qui sera fixé ultérieurement.
- CARTES D’ENTRÉE
- Art. 4. — Des cartes d’entrée permanentes et nominatives seront délivrées aux exposants, ainsi qu’à ceux de leurs agents dont la présence sera reconnue indispensable.
- Des cartes permanentes et personnelles seront mises à la disposition de tous les membres de l’Automobile-Club de France.
- HEURES D’OUVERTURE
- Art. 5. — L’Exposition sera ouverte tous les jours de 10 heures du matin à 6 heures 1/2 du soir. La Commission se réserve le droit de modifier ces heures.
- prix d’emplacements
- Art. 6. — Des emplacements de toutes dimensions, depuis 1 mètre jusqu’à 200 mètres superficiels seront mis à la disposition des exposants.
- Art. 7. — Les droits afférents aux emplacements concédés aux exposants sont fixés à :
- 23 francs le m. q. nu, dans les grandes tentes A et B ;
- 20 francs le m. q. nu, dans la petite tente C;
- 10 francs le m. q. nu, pour les emplacements de plein air non couverts.
- CONDITIONS D’ADMISSION
- Art. 8,— Les demandes d’emplacement devront être adressées au commissariat de l’Exposition, 4, place de l’Opéra, avant le 10 mai 1898.
- Art. 9. — Les demandes d’admission devront contenir la désignation exacte des objets à exposer.
- Art. 10.—-Toutes les demandes seront soumises à la Commission d’organisation qui statuera sans recours sur les refus ou admissions et cela sans donner les motifs de ses décisions.
- - Art. 11.— Ne seront admis dans la classe i,que les véhicules automobiles, voitures et motocycles ayant effectué préalablement le parcours de Paris à Versailles (place d’Armes) et retour, sous le contrôle d’une Commission de réception nommée par l’Automobile-Club.
- PAIEMENTS des droits
- Art. 12. — Les droits sont dus dès l’admission et sont payables au plus tard le ier juin 1898. Le non-paiement à cette date entraîne la déchéance au droit à l’emplacement. Le versement de tout exposant ayant reçu son certificat d’admission demeure acquis à l’Exposition, même si l’exposant renonçait à exposer. La direction disposerait en ce cas des emplacements loués et restés inoccupés à l’ouverture de l’Exposition.
- répartition des emplacements
- Art. 13. — Les emplacements affectés aux différentes classes de l’Exposition seront désignés par la Commission. Les emplact ments demandés seront répartis entre les exposants par la voie du sort.
- Le tirage au sort des emplacements demandés à la date du 10 mai aura lieu le 13 mai, par catégorie de dimensions, en commençant par les plus grandes. Dans chaque catégorie de dimensions, chacun des exposants choisira sur plan son emplacement dans l’ordre de sortie de son nom au tirage.
- Après le 10 mai, les emplacements seront attribués dans l’ordre des inscriptions et au prorata des espaces restant disponibles.
- Art. 14. — Au cas où les demandes d’emplacement dépasseraient, à la date du 10 mai, la superficie disponible, les emplacements de plus de 100 m. pourraient être réduits proportionnellement.
- INSTALLATION ET DECORATION
- Art. 13. — La Commission se charge des frais de la décoration générale des locaux de l’Exposition et laisse à la charge de chacun des exposants les frais d’installation et de décoration de son propre emplacement. Chaque exposant pourra aménager son exposition à son gré.
- Art. 16. — Toutefois, aucun exposant ne saurait être admis à adopter un arrangement qui pourrait obstruer les passages, intercepter la lumière ou gêner ses voisins ou le public. Il devra entourer l’espace qui lui est réservé de pilastres, barres ou cordelières, de façon à ne pas empiéter sur ses voisins ni sur les passages, et à préserver le public des accidents qui pourraient résulter de son contact avec les machines ou appareils exposés.
- Art. 17. — Les clôtures et installations sépara-
- p.85 - vue 90/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tives ne pourront excéder un mètre de hauteur au-dessus du sol.
- Art. 18. — La Commission se réserve le droit de faire supprimer ou de faire modifier celles des installations qui nuiraient à l’aspect général de l’Exposition ou gêneraient les exposants voisins ou le public.
- La Commission pourra faire retirer également, à toute époque, les objets qui, par leur nature ou par leur aspect, lui paraîtraient dangerenx, nuisibles ou incompatibles avec le but ou les convenances de l’Exposition.
- Art. 19. — Aucun exposant ne pourra garnir son emplacement d’objets différents de ceux pour lesquels il aura été admis.
- Art. 20. — Aucun exposant ne pourra, sans l’autorisation de la Commission, céder tout ou partie de son emplacement ni le transférer.
- Art. 21. — Aucune construction particulière ne pourra être élevée par les exposants sans que les projets de construction et d’aménagement aient été approuvés par la Commission.
- Art. 22. — Chaque exposant devra pourvoir à ses frais, risques et périls au transport, à la manutention, à l’installation de ses produits ou appareils. Il devra surveiller lui-même ces opérations ou les faire surveiller par son représentant, à défaut de quoi la Commission se réserve le droit de les faire exécuter aux frais de l’exposant, toutes les installations devant être terminées avant l’ouverture.
- STANDS ET PARQUETS
- Art. 23. — Des stands ou parquets surélevés pourront être établis dans certaines parties de l’Exposition par les exposants, mais en vue de l’aspect général de l’Exposition ces stands et parquets devront être de hauteur et d’aspect uniformes, qui seront déterminés par la Commission.
- ENSEIGNES ET TABLEAUX
- Art. 24. — Les enseignes et tableaux devront être placés dans le sens longitudinal des galeries et à une hauteur uniforme qui sera fixée par la Commission pour chacune des parties de l’Exposition. Nulle enseigne ni étiquette ne devra porter une indication quelconque de prix.
- Art. 25. — Tous les produits seront exposés sous le nom du signataire de la demande d’admission.
- ENTRÉE ET SORTIE DES MARCHANDISES
- Art. 26. — Aucune autorisation d’entrer des marchandises ne sera donnée après l’ouverture et aucun objet ne pourra être enlevé pendant la durée de l’Exposition sans l’autorisation de la Commission d’organisation.
- MANUTENTION
- Art. 27. — La manutention des objets exposés, leur réception et leur réexpédition incombent aux exposants.
- DÉLAI D’INSTALLATION
- Art. 28. — Les travaux d’installation se feront du 5 au 10 juin 1898, et devront être terminés à cette dernière date.
- RÉFECTION DES EMPLACEMENTS
- Art. 29. — Les exposants auront à supporter les dépenses des travaux de réception que pourraient entraîner leurs installations par des trous ou des scellements, soit dans les constructions, soit dans le sol. Il est formellement interdit de toucher aux arbres et plantations,
- SURVEILLANCE
- Art. 3©. — Un service de police et de surveillance contre l’incendie sera organisé par les soins de la Commission qui aura, en outre ses gardiens particuliers ; néanmoins elle ne pourra être rendue responsable, à aucun degré et sous aucun prétexte, des accidents du feu, des vols ou des dégâts quelconques qui pourraient se produire.
- ENTRETIEN
- Art. 31. — Il est interdit de laisser les produits exposés couverts pendant les heures d’ouverture de l’Exposition. Les exposants devront pourvoir, à leurs frais, au service d’entretien des objets exposés et de leurs emplacements, pendant toute la durée de l’Exposition.
- ASSURANCE
- Art. 32. — Les exposants, qui désireront s’assurer contre les risques d’incendies, devront le faire directement et à leurs frais notamment contre les risques de voisinage.
- MATIÈRES DANGEREUSES
- Art. 33. — Les matières explosibles et les matières facilement inflammables ne seront admises à l’Exposition que dans des vases solides, appropriés, et de dimensions restreintes, et ne seront admises que sur certains points de l’Exposition déterminés par la Commission.
- ENLÈVEMENT DES MARCHANDISES
- Art. 34. — L’enlèvemént des objets exposés et des installations devra être fait par les soins des exposants et sous leur responsabilité, dans un délai maximum de trois jours après la clôture de l’Exposition, à défaut de quoi, la Commission y procédera aux frais, risques et périls des retardataires.
- DIPLÔMES
- Art. 35. — Il sera délivré par l’Automobile-Club de France, à chacun des exposants, un diplôme de participation.
- Il pourra être attribué également, par l’Auto-mobile-Club de France, un certain nombre de médailles aux expositions les plus importantes.
- CATALOGUE
- Art. 36. — La Commission se réserve le droit de publier ou de faire publier un catalogue des objets exposés ; ce catalogue comprendra la nomenclature complète de tous les exposants et des produits exposés inscrits avant le tirage.
- CIRCULAIRES ET BROCHURES
- Art. 37. — Les circulaires, brochures, etc., distribuées par les exposants, à leur stand, devront être soumises à l’approbation de la Commission et recevoir son visa, qu’elle pourra retirer si la nature des imprimés rendait cette mesure nécessaire.
- En dehors des exposants qui pourront, sous les réserves ci-dessus, distribuer à leur stand des catalogues, prospectus, etc., nul ne pourra distribuer quoi que ce soit dans l’intérieur ni à l’entrée de l’Exposition, sans une autorisation de la Commission.
- PHOTOGRAPHIES ET DESSINS
- Art. 38. — Aucune photographie, aucun dessin ou croquis exposé, ne pourront être pris sans l’autorisation de l’exposant et de la Commission qui se réserve toutefois, le droit de faire prendre toutes photographies qu’elle jugera utiles,
- p.86 - vue 91/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 87
- CHEMINS DE FER
- Art. 39. — Les exposants seront avisés, en temps utile, des réductions de tarifs, qui seraient éventuellement consenties par les Compagnies de chemins de fer, pour le transport des objets destinés à l’Exposition,
- RÉGIME DOUANIER
- Art. 40. — La Commission fera les démarches nécessaires pour obtenir l’entrée en transit (en franchise temporaire des droits de douane et charge de réexportation) des voitures et objets de provenance étrangère destinés à l’Exposition.
- CHANGEMENTS DE DATES EVENTUELS
- Art. 41. Le retard qui pourrait être apporté à l’ouverture de l’Exposition ou sa fermet.ure avant la date fixée, ne pourra donner lieu à au cune demande d’indemnité de la part des exposants.
- RÈGLEMENT D’ORDRE INTERIEUR
- Art. 42. — Un règlement intérieur d’ordre général sera affiché dans l’Exposition et les exposants seront tenus de s’y conformer.
- CONTESTATIONS
- Art. 43. —Tout exposant s’engage à soumettre, en cas de contestation avec la Commission d’organisation, ses réclamations au Comité de l’Automobile-Club de France, avant d’engager une procédure quelconque.
- Art. 44. — Tout exposant déclare, par la signature de sa demande d’admission, adhérer à toutes les clauses du présent règlement et s’engage à s’y conformer en tous points.
- CAS NON PRÉVUS
- Art. 45. — La Commission se réserve le droit de statuer sans appel sur tous les cas non prévus au présent règlement, et ses décisions seront immédiatement exécutoires.
- L'fitat actuel de l’Industrie Automobile
- La Maison Peugeot
- L’ancienne maison «Peugeot frères», devenue aujourd’hui «Société des Automobiles Peugeot»,, est une des plus anciennes et des plus connues parmi les usines françaises. Toujours à la recherche des nouveautés mécaniques, cette maison fut une des premières à entreprendre la construction des automobiles.
- Pendant quelque temps cette fabrication fut entreprise à Valentigney. Maintenant elle se trouve localisée à Audincourt où on avait élevé des ateliers spéciaux. Les premiers bâtiments devinrent bientôt insuffisants et, tout récemment, on fut forcé de les doubler pour suffire aux exigences d’un outillage sans cesse croissant.
- La Société actuelle s’est constituée pour reprendre l’affaire automobile de la maison « les fils de Peugeot frères » il y a environ deux ans.
- Depuis ce moment elle s’est constamment préoccupée de donner une extension rapide à ses moyens de production.
- Elle a créé à Audincourt une nouvelle usine qui se développe sans interruption, puis à Paris, boulevard Gouvion-Saint-Cyr, 83, une nouvelle succursale beaucoup plus grande et mieux aménagée que le dépôt qui existait précédemment au numéro 23 du même boulevard. Dans cette succursale de Paris on peut voir les principaux types de voitures de la maison. L’aménagement du local est fort bien compris avec vaste hall, ascenseurs, etc..*
- La Maison Peugeot a pris part à prçsçjue toutes les manifestations automobiles.
- Dans la grande course Paris-Bordeaux, du 11 juin 1895,1a Maison « les fils de Peugeot frères » avait engagé un vis-à-vis à 4 places, une Victoria à 4 places, un duc à 2 places et un phaëton à 4 places. Le phaëton remporta le ier prix (le règlement du concours avait décidé que ce ior prix ne pouvait être attribué qu’à une voiture à 4 places). Le duc et le vis-à-vis remportèrent les y et 4e prix. Ajoutons que la Victoria n’avait pas pris part à la course.
- L’année suivante , à l’occasion de la course Bordeaux-Agen et retour (24 mai 1896), les voitures Peugeot prirent la ire et la 3e place.
- Pour la course Paris-Marseille (24 septembre 1896), nous trouvons engagées sous le nom de « Peugeot et Cie », 2 voitures à 2 places et une voiture commerciale. Cette dernière remporta le prix unique de sa catégorie (voitures au-dessus de 4 places), et à l’une des voitures à pétrole à deux places, fut attribué le 5* prix des voitures au-dessous de 4 places.
- * -¥•
- Nos lecteurs ont été tenus au courant des principales modifications qui ont été süc7 cessivement apportées aux voitures Peu-geot. y ;
- Nous rappelons simplement les caractères principaux des organes de ces véhicules. ,, y -
- Autrefois, la Société employait le mo7 teur Daimler, fabriqué par une autre Maison.
- A la suite d’études sérieuses, on a préféré produire un tout complet, en adoptant un nouveau moteur horizontal à deux cyljpi
- p.87 - vue 92/833
-
-
-
- 88
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Camion de la Société Peugeot
- Voiture Peugeot (prix unique des véhicules au-dessus de 4 places de Paris-Marseille 1896)
- p.88 - vue 93/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 89
- Nouvelle Victoria Peugeot
- Duc, phaéton, vis-à-vis, omnibus de la Société Peugeot
- p.89 - vue 94/833
-
-
-
- 90
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- dres parallèles, décrit en détail dans notre numéro 27 de 1897.
- Ce moteur est facilement démontable, bien accessible et atténue les trépidations.
- L’allumage se fait par tubes incandescents avec deux brûleurs.
- Le carburateur employé est à niveau constant, à jaillissement. Nous renverrons à cet égard au numéro 21 de 1896 et au nu-méio 47 de 1897.
- La transmission du mouvement aux roues arrières motrices se fait par deux chaînes.
- La direction se fait à l’aide d’une manivelle double. Le conducteur a à sa disposition un levier de changement de vitesse et de renversement de marche, ainsi qu’une pédale de débrayage et de frein.
- Les . mécanismes permettent d’obtenir quatre vitesses différentes.
- Les voitures sont munies de trois freins, l’un sur l’arbre intermédiaire, les deux autres sur les moyeux des roues motrices, assurant ainsi l’arrêt presque instantané.
- La suspension des voitures se fait par des ressorts à lames à l’avant et à l’arrière. Les ressorts sont reliés solidement aux essieux par des étriers.
- L’aspect général est assez élégant, tous ces véhicules étant munis de roue^ de cycles. Tous les roulements sont à billes ; les rayons sont directs, de 6 millimètres; ils travaillent par traction et sont facilement remplaçables sans démonter la roue.
- La jante des roues est munie de caoutchoucs pleins soudés à la jante ou de pneumatiques.
- Le bâti des voitures est en tubes d’acier étirés à froid, sans soudures, assemblés au moyen de pièces en acier fondu ou forgé. Il sert en même temps à recevoir l’eau destinée au refroidissement des cylindres.
- * 'T
- La vitesse prévue est de 25 à 35 kilomètres à l’heure sur une route en bon état, et de 5 à 6 kilomètres à l’heure sur une rampe de 8 0/0 à 10 0/0.
- La dépense en pétrole est de 7 à 9 centimes par kilomètre, et la dépense d’entretien, y comptis l’usure des roues, est de 5 centimes par kilomètre.
- Le réservoir à pétrole contient 35 litres et le réservoir d’eau .50 litres.
- Le pétrole employé est de l’essence à 700 grammes.
- *
- * *
- Nos gravures représentent les modèles principaux que fabrique (a maison Peugeot.
- Nous y trouvons :
- La voiture à deux places, avec ou sans strapontin, munie de moteurs de 4 chevaux ou cle 6 chevaux,
- Le vis-à-vis à 4 places, moteur 5 chevaux.
- Le phaéton à 4 places, la Victoria à 4 places, avec le même moteur de 5 chevaux.
- Le break à 6 places, l’omnibus à 6 places, la voiture de livraison, avec moteur de 6 chevaux.
- Le break transformable en omnibus à 6 places.
- Le camion pouvant porter 1 000 kil. de charge utile.
- Les accessoires, capotes, dais, tabliers, glace avant se placent au goût des clients. La nomenclature que nous avons donnée n’a d’ailleurs rien d’absolu. Ainsi on pourra mettre un moteur de 6 chevaux à une voiture à 4 places.
- Quant aux prix, il est inutile d’y revenir. Ils sont d’ailleurs bien connus du public et sont notés dans les catalogues et prix-courants.
- * *
- Le délai de livraison est en ce moment de douze mois.
- La production actuelle est d’environ 15 voitures par mois, d’après des renseignements que nous recevons d’Audincourt ; on ajoute que l’on espère arriver bientôt à faire une voiture par jour et pouvoir réduire, en 1899, d’une façon sensible les délais de livraison.
- De nouveaux ateliers seront créés à Au-dincourt et on s’occupe même de l’organisation d’une nouvelle usine à Lille ; cette usine pourra commencer à produire vers la fin de l’année courante.
- * *
- La Société a déjà construit quelques voitures de livraison. Le « Louvre » en possède que l’on voit circuler dans Paris; deux autres ont été livrées à la « Grande Maison », à Lyon et à Marseille, et une à la maison Thiéry et Sigrand de Lille.
- D’ailleurs, en fait de « poids lourds » c’est tout ce qu’on peut citer jusqu’à présent, sans que pour cela la Société compte en négliger l’étude ultérieure.
- * •¥
- Enfin disons que le projet de l’année est une nouvelle voiturette. Nous en avons déjà annoncé la naissance, laissons travailler ingénieurs et ouvriers, attendons : on compte livrer couramment vers la fin de l’année.
- G. D.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique On est prié de se présenter 4, me Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h, à midi.
- p.90 - vue 95/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 91
- Etude sur les
- Différentes manières de mesurer la puissance
- d’un moteur
- Nous avons le plaisir de donner aujourd’hui un premier article de M. A. Brachet, ingénieur E. C. P., connu pour sa compétence en matière d’essais de moteurs, et qui devient notre collaborateur.
- Nous nous proposons dans cette étude de donner quelques conseils pratiques permettant au propriétaire d’un moteur de se rendre compte par lui-même et d’une façon précise de la puissance dont il dispose.
- C’est, croyons-nous, dans un grand nombre de cas que ces essais peuvent présenter de l’intérêt. Vous achetez une automobile dont le moteur peut développer un certain nombre de chevaux-vapeur, puisque c’est là le terme de comparaison des moteurs entre eux. Ce nombre peut en général être dépassé, un moteur ayant toujours une certaine élasticité et n’étant jamais vendu par un constructeur sérieux sous l’étiquette de sa force limite.
- Dans quelles conditions de réglage le moteur donne-t-il le meilleur travail, c’est ce qu’il est facile de résoudre à l’aide d’un simple essai ne demandant aucune connaissance technique mais simplement du soin et de l’observation?
- Quelques définitions. — Avant de donner la manière pratique de conduire un essai, nous croyons bon de rappeler en quelques mots ce que signifient les termes travail mécanique, ki-logranimètre, cheval-vapeur, descendus aujourd’hui des hauteurs du langage savant et lancés par la légion innombrable des chauffeurs dans le langage courant et même dans le langage mondain.
- Nous avons tous la notion du travail. Par exemple, un cheval qui tire régulièrement sur ses traits en déplaçant un véhicule, travaille. Un cheval, au contraire, qui s’élance par saccades pour tirer sur une voiture sans pouvoir la faire avancer, donne des coups de collier mais ne fournit aucun travail utile.
- Dans tout travail industriel, on trouve : i° une résistance vaincue, ou ce qui revient au même, une force exercée; 20 un déplacement de matière, c’est-à-dire un chemin parcouru dans la direction de cette force. Ce sont là les deux éléments du travail mécanique.
- Pour traduire les quantités de travail en nombres et les comparer entre elles, on a fait choix d’une unité facile à réaliser et à contrôler et se rattachant au système métrique : on l’appelle ki-logrammetre. C’est le travail nécessaire pour élever une masse d’un kilogramme à une hauteur d’un mètre.
- Le kilogrammètre est l’unité scientifique du travail. Dans l’industrie, l’unité employée doit permettre de comparer deux machines entre elles; la. temps doit nécessairement entrer dais sa définition.
- L’unité adoptée est le cheval-vapeur : c’est le-travail de 75 kilogrammètres effectué en une seconde.
- C’est une dénomination qui a pris naissance en Angleterre à l’époque où les premières machines à vapeur ont été employées en remplacement des manèges mus par des chevaux et que l’on a conservée malgré son inexactitude.
- On emploie aussi le terme de poncelet. Le poncelet équivaut à 100 kilogrammètres c’est-à-dire que: un cheval-vapeur vaut les 3/4 d’un poncelet.
- Il y a lieu de distinguer le travail effectif d’une machine de son travail nominal. Le travail nominal, inférieur au premier, est pour ainsi dire l’étiquette sous laquelle un constructeur désigne et vend un moteur. Le travail effectil au contraire est le travail disponible sur l’arbre du moteur ; c’est celui que nous nous proposons de mesurer.
- La représentation de la force d’une machine par un nombre de chevaux est purement conventionnelle et 11e fait aucunement connaître le nombre de chevaux qu’il faudrait employer pour effectuer le même travail que cette machine. Il est facile de le montrer.
- Désignons par F l’effort développé en kilogrammes par un moteur quelconque, par V la vitesse du mouvement en mètres, par T la durée du travail en secondes; le travail total développé sera exprimé en kilogrammètres par le produit
- F X U X T.
- Un moteur mécanique, un moteur à essence par exemple, d’une force .effective de 1 cheval-vapeur, c’est-à-dire produisant 75 kilogrammètres par seconde, peut travailler 24 heures consécutives avec un graissage suffisant. Le travail jour-nalier produit par un tel moteur sera donc de :
- 75 X 24 X 60 X 60 = 6 480 000 kilogrammètres.
- Si nous comparons au travail que peut déve-loppei un cheval-vapeur en une journée, celui des bêtes de trait, à l’aide des chiffres donnés par l’expérience, nous pouvons établir le tableau suivant •
- Travail des bêtes de trait
- Mode de travail
- Cheval attelé à une voiture, au pas .
- — — au trot.
- Compagnie des Omnibus, au trot (tramw.)
- — — au trot (omn.).
- Petites Voitures de Paris, au trot (coupés). Cheval de manège au pas. . . .
- — au pas allongé .
- _ — au petit trot.
- Bœuf de manège au pas...................
- Mulet _
- Ane
- Nombre d’animaux
- F V FV T équivalant
- t kg.) (en m.) (en kgm.) (en heur) au cheval-vapeur
- 70 o,9° 63 8 3,6
- 44 2,20 96,8 4 1/2 4D
- 27.3 3 82 1 1/2 à 3 14 à 6
- 38 2,50 95 1 1/2 à 3 12 à 5
- 45 10 4
- 45 o,9° 4°>5 8 5>5
- 30 î,4o 42 6 à 7 6,5
- 30 2 60 4 !/2 6>7
- •65 0,60 39 8 5>8
- 3° 0,00 27- 8 8>5
- H 0,80 11 8 SQ
- p.91 - vue 96/833
-
-
-
- 92
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Nous voyons par ces quelques chiffres que le cheval-vapeur'd’un moteur à essence par exemple développe le travail de 4 à 5 chevaux ordinaires. D’autre part, le travail d’un cheval représentant environ 7 fois et demi celui d’un homme, le che val-vapeur représente à peu près le travail de 30 à 40 hommes.
- Ces chiffres s’appliquent à un travail régulier et moyen, mais en automobilisme, il en est tout autrement, et combien sont restés au bas d’une rampe avec 3 et 4 chevaux-vapeur dans le coffre de leur voiture qu’un hippomoteur secourable est venu aisément conduire jusqu’au sommet de la côte ! C’est qu’ici intervient le coup de collier, l’effort nerveux dont le cheval-vapeur est incapable. Un bon cheval tirant sur un point fixe, peut donner pendant un moment un effort F allant jusqu’à 300 et même 300 kilogrammes ; la vitesse V sera très faible, de même que le temps T du coup de collier et cet effort anormal diminuera le travail journalier F V T que vous pourrez demander à votre cheval, mais vous aurez gravi la rampe.
- (A suivre.) A. Brachet.
- AntomoMle-Clol) de France
- La réunion du comité de l’A. C. F., tenue le 3 février, empruntait une importance particulière à la question de l'Exposition. Aussi le comité était-il au grand complet. La séance a débuté par le scrutin de ballottage dans lequel ont été admis membres du Club :
- MM.
- George Shenton, rentier, 7, Cavendish Place, London, W.
- Ernest Declerc, ingénieur, 11, rue des Débris-Saint-Etienne, Lille.
- Hildevort Cordonnier, représentant de la société de construction Th.Cambier et Cie, de Lille 5, rue des Fossés, Lille.
- Léon Desmarais, ingénieur-mécanicien, 10,avenue Marceau.
- George Blackwell, propriétaire, Gothic Lodge Streatham Hill.
- Albert Deguingand, ingénieur-électricien, 2,rue Turbigo.
- Fernand Bauer de Kermoso, ancien chef du secrétariat particulier de S. E. Mgr d’Albareda, ambassadeur d’Espagne à Paris, 3, avenue des Courses, le Vésinet.
- Jean Desmazery, industriel, 23, rue Madame.
- Maurice Cottenet, ingénieur E. C. P., 34, rue de Ponthieu.
- S. Sieverts Drewett, homme de lettres, 15, rue de Chartres.
- Alain Amiot, ingénieur, 47, rue du Château, à Asnières.
- Henri Labourdette, constructeur de voitures, 121, avenue Malakoff.
- Le commandant Krebs, Voigr, manufacturier et Vingker, fabricant de pièces automobiles.
- *
- * *
- L’Exposition de l’A. C. F.
- Nous publions d’autre part le règlement adopté par le comité.
- A propos de cette exposition, M. le baron de
- Zuylena demandé au comité de voter le capital de garantie nécessaire au succès de l’Exposition et estimé à 73 000 francs. Immédiatement le comité s’est inscrit pour la somme de 67 000 francs seulement, afin de laisser y participer les exposants et même dans une certaine mesure. Inutile d’ajouter que la somme est d’ores et déjà assurée.
- *
- * *
- Concours des appareils enregistreurs
- M. le comte de La Valette, secrétaire technique de notre Société d’Encouragement, nous envoie tous les renseignements relatifs à ce concours, dans le communiqué suivant :
- « L’Automobile-Club de France désire établir sur chacune des voitures qui prendront part aux divers concours qu’il doit organiser dans le cours de cette année, des appareils de mesure et d’enregistrement de la vitesse et du chemin parcouru.
- Les constructeurs ou inventeurs qui seraient en mesure de produire des instruments répondant à ce programme, sont invités à les soumettre à la Commission Technique de l’Automobile-Club de France, 4, place de l’Opéra, avant le 30 avril prochain.
- La Commission ne tiendra compte que des appareils construits, et spécialement applicables aux automobiles.
- Les appareils seront soumis à des essais par les soins de l’Automobile-Club de France.
- Un rapport de ces essais sera mis à la disposition des intéressés et publié, s’il y a lieu, à leur demande ».
- Règlement du
- Concours international d'AutomoMles
- à Turin
- Un concours international aura lieu du 15 juin au 15 juillet, dans les locaux de l’Exposition Generale Italienne de I808, ouverte aux voitures automobiles destinées au transport de deux ou plusieurs personnes sur routes ordinaires.
- A la même date, un concours spécial de bicycles et de tricycles à moteur pour une seule personne.
- Les concurrents pourront exposer leurs automobiles pour toute la durée de l’Exposition en se conformant, dans ce cas, aux règlements de l’Exposition Générale.
- Les inscriptions seront closes le 14 juin 18.B. Pour chaque voiture présentée au concours, chaque concurrent payera, au moment de l’inscription, une somme de luO francs pour les voitures à deux ou plusieurs personnes et de 50 francs pour les^ bicycles et tricycles à moteur.
- Le concurrent devra déclarer sur sa demande d’inscription :
- 1° Le type du moteur qui actionne l’automobile ;
- 2° Si le" moteur est électrique, à vapeur ou à combustible gazeux ou liquide, déclarant, en outre, la nature du combustible et le système d'allumage, la force en chevaux, les qualités spéciales des différentes vitesses ;
- 3° Le lieu de fabrication du moteur, du mécanisme et du véhicule;
- 4° Le poids total de l’automobile en ordre de marche ;
- 5° Le prix de vente de l’automobile.
- Il sera organisé un concours sur un parcours d’environ 200 kilomètres sur une route ordinaire aller et retour.
- Dans cette épreuve de vitesse les voilures devront être à charge complète, en réservant une place pour un membre du jury.
- p.92 - vue 97/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 93
- Un membre du jury devra faire un procès-verbal détaillé dont il sera tenu compte lors de l’attribution des prix.
- Pour égaliser les chances des concurrents, le poids des personnes sera égalisé au besoin par du lest.
- L’invitation faite par un membre du jury de descendre de voiture sera considérée comme une élimination.
- Le jugement du jury sera sans appel.
- Le jury en tenant compte de la force des moteurs, du poids mort, du nombre de personnes que chaque automobile pourra contenir, accordera les prix suivants :
- Pour les voitures qui prendront part au concours :
- Un prix international de 4 000 francs à la voiture qui dans le concours d’environ 200 kilomètres sur la route départementale Turin-Asti-Alexandrie aller et retour, sera jugée la mieux construite et la plus économique.
- Un prix de 3 000 francs à la voiture de construction nationale qui dans le concours sur route se sera montrée la plus pratique et la mieux construite.
- Un prix international de vitesse de 2 000 francs à la voiture qui aura fait le parcours dans le temps le plus court.
- Un prix international de 1 000 francs à la voiture la plus simple, la plus pratique et la moins coûteuse.
- Un prix de 500 francs au bicycle ou tricycle à moteur qui sera jugé le meilleur sur le parcours Turin-Asti-Alexandrie, pour la vitesse, la solidité et le fonctionnement général.
- Il sera donné à chaque conducteur de voiture une médaille, ainsi qu’à tous les concurrents qui auront fait le parcours en 12 heures.
- Les prix seront décernés au mérite absolu et si les concurrents sont au moins trois dans chaque catégorie.
- Les deux premiers prix ne pourront pas être décernés à un même concurrent.
- Les concurrents ne pourront pas faire partie du jnry.
- Les concurrents devront se conformer à toutes lesdispositions qui pourront leur être communiquées par la Commission spéciale organisatrice du Concours.
- Le Président du Comité exécutif :
- T. Villa.
- Le Président de la Commission :
- C. Pjînati.
- La Bourse
- Continuation de la hausse sur l’action Omnibus; nous conseillons de ne pas compter sur un cours beaucoup supérieur à 1 8i0 qui paraît un cours de réalisation.
- Les Voitures s’alourdissent un peu, car on parle toujours d’essais automobiles ayant donné les meilleurs résultats, mais on préférerait voir rouler des fiacres sans chevaux dans Paris. La Compagnie Générale Française de~Tramways en hausse; un peu de tassement sur Thomson-Houston ; on parle d’une Compagnie de ia Méditerranée qui exploiterait sous son patronage les brevets T. H. en Italie, Espagne, Portugal, Egypte
- Compagnie Générale de Traction se maintient à 130 francs.
- PeeoMviUe assez demandé vers 134.
- Lyonnaise de tramways très en faveur.
- En banque, peu de transactions.
- Correspondanee
- D’un de nos abonnés :
- Monsieur le Directeur,
- Je trouve dans le journal la Gazette du Palais, dont je vous adresse un numéro (1), le jugement du tribunal correctionnel de Dieppe qui intéresse tous les chauffeurs en les plaçant dans une situation intolérable si la jurisprudence inaugurée par le tribunal de Dieppe devait être suivie.
- La note dont l’arrètiste a fait suivre le jugement est fort judicieuse, et je suis convaincu qu’en appel cette décision ne sera pas confirmée. En attendant, elle crée un précédent des plus dangereux, et je' crois qu’il convient d’inviter tous nos confrères en automobilisme à une très grande prudence.
- Les magistrats de Dieppe ont été évidemment émus par une situation qu’ils ne connaissent pas bien, et une heure d’automobile aurait singulièrement modifié leurs idées, qui ne tendraient à rien moins qu’à supprimer net l’automobilisme. Il est en effet certain que si une voiture automobile ne peut circuler « à 20 kilomètres, vitesse maxima, qu’en rase campagne sur les routes, en plaine, larges, à courbes peu prononcées et peu fréquentées », et si en outre elle doit être « immédiatement arrêtée au premier signe » de frayeur ou d’étonnement de l’animal que l’on doit croiser ou dépasser, autant dire que la circulation des automobiles est interdite, et nous soumettre à la législation que les Anglais viennent si sagement de°ré-former.
- Arrêter au premier signe d’un cheval ! mais sur une route peu fréquentée c’est arrêter tous les 500 mètres, et sur une route fréquentée, ce serait ne jamais marcher car avant qu’on ait repris la marche, un autre animal serait survenu. Presque tous les chevaux, en effet, manifestent quelque étonnement au passage de nos voitures qui signalent de loin leur approche par un bruit que nous déplorons, et qui cependant à ce point de vue présente peut-être quelques avantages ; mais presque tous se rassurent et s’ils ne sont ni rétifs ni peureux, le conducteur prudent les maîtrise aisément.
- Dans des cas tout à fait exceptionnels (et le jugement n’en signale pas dans l’espèce), quand les signes de frayeur du cheval sont très manifestes, quand on s’aperçoit que le conducteur n’en est plus alsolument maître, le chauffeur doit arrêter, et il le fait toujours, mais aller au delà c’est demander l’impossible.
- Ce qu’il y a de grave dans le jugement de Dieppe, c’est qu’il pose en principe certaines théories et s’appuie sur certains faits absolument erronés ; c’est ainsi qu’il impose lous les devoirs au chauffeur et aucun au cocher.
- En principe : Le tribunal déclare « que le fait même de l'accident suffit à démontrer que celte mesure (le ralentissement) était insuffisante et que le mouvement de l’automobile aurait dû être complètement arrêté ». C’est la responsabilité de plein droit : accident, donc coupable. Mais cependant nous sommes deux! le cocher n’a-t-il pas été, lui aussi, imprudent,'son cheval n’était-il pas peureux, ou trop vif? le cocher était-il suffisamment expérimenté ? n’avait-il pas le temps de faire signe au chauffeur d’arrêter, puis de descendre et de prendre son cheval par la bride? ce qui était facile puisqu’il y avait deux personnes dans la voiture et que l’automobile avait ralenti. Combien de fois n’avons-nous pas vu, nous tous chauffeurs, celle manœuvre s’opérer et aussitôt que nous nous en apercevons, comme bien vite nous ralentissons ou même arrêtons tout à fait pour que l’animal soit tenu au moment de notre passage?
- Et puis en fait cette hérésie : « en outre, cette circonstance que la plupart des voitures automobiles qui avaient pris part à la course du samedi 24 juillet revenaient le lundi 26, était de nature à
- (1) La Gazette du Palais, 16 janvier 1898.
- p.93 - vue 98/833
-
-
-
- 94
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- imposer la réduction de vitesse prévue par l’arrêté préfectoral, en raison même de l’excitation anormale que le passage fréquent et successif d'automobiles pouvait faire éprouver aux chevaux de la région ! » Mais au contraire, le passage fréquent et successif d’automobiles, loin d’exciter les chevaux, les familiarise avec nos voitures, et leur fait perdre toute frayeur, à moins qu’ils ne soient véritablement vicieux. Ce phénomène a souvent été constaté pour les chemins de fer, les tramways, les bicyclettes, et cela est si vrai que dans nos environs je ne rencontre presque plus de chevaux effrayés; quand j’en trouve par hasard, leurs propriétaires essayent de me suivre, précisément pour habituer leurs chevaux ; cela m’arrive surtout avec les officiers et les cavaliers de notre régiment de hussards dont les chevaux sont très fringants, et marchent bien souvent à une vitesse supérieure à 20 kilomètres.
- En résumé, le tribunal de Dieppe a prouvé une fois de plus que l’on apprécie mal ce que l’on ne commit pas. Est-ce à dire que le conducteur d’automobile ne sera jamais responsable d’accidents occasionnés indirectement par sa voiture qui aura effrayé un cheval? Non, certes. Mais il faudra préciser, en fait, qu’il a commis, comme l’exige l’article 319 du Gode pénal : une maladresse, une imprudence, une négligence, une inobservation des reglements qui ont été la cause véritable de l’accident. Le fait seul de posséder et de conduire une automobile ne devra pas être considéré comme une imprudence, ni entraîner une présomption d’imprudence, comme semble le dire le jugement de Dieppe ; et l’on devra rechercher si la victime de l’accident n’a pas elle-même commis une faute, si elle ne s'est pas laissé aller à une inattention, et si en étant plus vigilante et plus avisée l’accident n’aivait pas été évité.
- En résumé, un cheval est peureux lorsqu’il est capable de s’effrayer du bruit, de la vitesse ou de la fumée, et le Tribunal de la Seine, puis la Cour de Paris l’ont déjà décidé (arrêt du 29 janvier 1890).
- Telles sont, Monsieur le Directeur, les réflexions que m’a suggérées la lecture du jugement que je vous adresse. Je vous les soumets en vous priant de croire à mes sentiments très distingués.
- H. Pérard, Docteur en droit,
- 46, rue Saint-Nicolas.
- _ (Meaux).
- * *
- Curieuse lettre que reçoivent MM. Michelin, de M. Pfeiffer, le Compositeur bien connu :
- Mon cher Michelin,
- Je viens vous exprimer ma reconnaissance : vous m’avez, ce matin, sauvé la vie.
- Vers 11 heures 1\2, un fiacre et moi traversions le boulevard en sens contraire. En voulant me garer, je glissai et tombai tout de mon long, sur le pavé gras, le fiacre lancé passa sur mon bras et mon épaule : Ma première sensation fut ; la voiture est légère, la seconde : bigre, j’ai le bras cassé ; la troisième ; je suis fichu.
- On s’empresse, on me met en fiacre, on me rentre chez moi et on est tout étonné de ne trouver ni fracture ni même écorchure ; on pouvait seulement lire, sur le paletot clair, des traces de lettres PN.U MI.H..1N. C’est au bras droit; il est encore tout/endolori, ce qui vous explique mon écriture illisible : Il faut que vous perfectionniez encore les pneus pour écraser.
- Remerciments & reconnaissance G. Pfeiffer
- * *
- Monsieur le Directeur,
- Je lis dans le numéro du 20 janvier de votre Revue, un entrefilet annonçant que MM. Langley et Watkins ont construit une machine aérienne destinée à remorquer un wagon de chemin de fer. On
- aurait reconnu qu’il était possible d’établir des machines de même type capables de traîner des wagons aux vitesses usuelles des chemins de fer.
- Je suis heureux de constater que les promoteurs, en Amérique, de ces essais de propulsion aérienne sans relèvement, jouissent, d’après votre collaborateur lui-même, d'une autorité incontestable ; je serai ainsi plus à J’aise pour avouer que ces messieurs poursuivent, de l’autre côté de l'Atlantique, le but que je me suis proposé déjà depuis quelque temps. J’ai fait à ce sujet d’assez nombreuses expériences et communications ; votre Revue en donnait d’ailleurs un aperçu l’an dernier à peu près à pareille époque à propos de l’exposition du Cycle.
- A égalité de résistances secondaires dues aux transmissions de mouvement, l’économie de traction n’a assurément rien à voir dans l’affaire, tant que l’effort qu’on se propose de déterminer ne dépasse pas le cinquième environ du poids supporté parles roues motrices ; mais la suppression de la question d’adhérence, obtenue grâce à l’emploi de la propulsion aérienne comme mode de locomotion devient intéressante, même dans ces conditions, au point .. de vue de l’économie de traction, dès que l’on veut obtenir d’un véhicule moteur de 1 000 kilos de poids par exemple, un effort de traction de 250 kilos.
- Pour obtenir cet effort au moyen de l’adhérence des roues sur les rails, il serait nécessaire de surcharger ledit véhicule d’au moins 250 kilos de poids mort, en admettant que toutes les roues soient motrices ; rien ne nous dit à priori que ce lest obligatoire ne compenserait pas et au delà la déperdition qu’occasionnerait dans l’autre système le recul des hélices aériennes ; on est bien arrivé à construire des hélices assez parfaitement appropriées aux navires qu’elles propulsent pour que la déperdition due au recul soit devenue presque insensible. Pourquoi n’obtiendrait-on pas avec les hélices agissant dans l’air des résultats aussi favorables que ceux obtenus avec les hélices agissant dans l’eau?
- Il serait trop long d’entrer ici dans de plus amples développements. Mais cette simple indication montre que la propulsion aérienne est le seul mode de locomotion permettant d’alléger dans la plus large mesure les véhicules et leurs moteurs en conservant à ces derniers leur plein effet.
- J’ajoute que l’étude des effets de l’hélice aérienne est assez intéressante en elle-même pour justifier à elle seule les expériences dont je continue à m’occuper avec des moyens bien plus modestes assurément que ceux de MM. Langley et Watkins, mais qui m’ont néanmoins permis déjà d’obtenir sur eau, sur rails et sur route des résultats intéressants.
- J’estime qu’il faut scinder la question de la navigation aérienne si l’on en veut hâter la solution et qu’il importe tout d’abord de bien connaître, grâce à des expériences directes et répétées, les résultats que peuvent donner les hélices aériennes. D’autre part, des expériences ne sauraient être ni assez fréquentes ni assez facilement contrôlées si l’on ne s’appliquait pas à éliminer, autant que possible, toutes les causes d’erreur qu’elles peuvent offrir quand elles sont laites à bord de ballons plus ou moins dirigeables et d’aéroplanes plus ou moins secondés par les lancements préalables ou l’influence du vent.
- Quoi qu’il en soit, j’ai maintenant deux complices en la compagnie desquels je consens volontiers à ne pas être compris.
- Vicomte Decazes.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du 10 au ij février i8ç8
- Beau en général ; température assez basse par vents du Nord à l’Est.
- Auto-Météo.
- p.94 - vue 99/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 95
- Petites Mouveiies
- Une fête de chauffeurs
- Nous rappelons que sous la présidence d’honneur de M. le Président du Conseil des Ministres, la, Fédération Générale Française et professionnelle des Mécaniciens et Chauffeurs donnera le dimanche 13 février, en la salle des Fêtes de la mairie du IVe arrondissement (place Baudoyer) une grande fête, avec conférence sur « l’automobile » par M. Gustave Chauveau, ingénieur E. C. P., et concert avec le oracieux concours des principaux artistes des théà-p.es et concerts de Paris et d’une musique militaire.
- *
- v- *
- Un moteur emballé
- Un accident qui aurait pu être grave, est arrivé à Highgate, au nord de Londres.
- M. J. Leighton, très connu à Londres, avait loué un fiacre électrique.
- En descendant la côte très rapide de West-Hill, à Highgate, les freins du véhicule cessèrent de fonctionner et le fiacre descendit à une allure terrifiante.
- Aux grilles de LIolly-Lodge — résidence de la baronne Burdett-Coutts — le fiacre dévia, passa sur une borne, fut précipité contre un mur et projeté sur la route, li ventre en l’air.
- Une des roues fut réduite en morceaux, la caisse disl iquée littéralement, les vitres brisées, les pignons, la chaîne, semés sur la route.
- Par un miracle inexplicable, M. Leighton en fut quitte pour quelques contusions, et le conducteur n’eut aucun mal.
- *
- * *
- Nouvelle Société d’automobiles en Belgique
- Le 3 février vient d’être constituée la Société Anonyme des Cycles et Automobiles « Belgicas », au capital de 1 million.
- Le Conseil d’administration est ainsi composé :
- Président: Général major Ulser; membres : Léon Liard, industriel; La Roche-Léchât, industriel; Ivops, notaire ; administrateur-délégué: Louis Met-tewie.
- , Le notaire est Ms Bauwens et l’avocat Emile Féron.
- + *
- Nouvelle Société d’automobiles en Allemagne
- Une nouvelle Compagnie au capital de 250,000 francs vient de se fonder à Nuremberg sous le titre de « Geselsschaft fiir Automobil Wagenbau » pour établir des voitures sans chevaux.
- *
- * *
- Contre l’automobile
- Une partie de la presse cycliste anglaise mène campagne contre l’automobilisme qu’elle accuse d’accaparer les routes au détriment des ha ladeurs à bicyclette.
- Jadis les journaux se firent l’écho des plaintes des piétons contre les cyclistes.
- Sachons nous supporter les uns les autres; car, en somme, la route est à tout le monde.
- *
- * *
- La classe 30 à l’Exposition de 1900
- Il paraît assuré que la classe 30 qui réunissait la carrosserie, le charronnage, les cycles et les automobiles, sera dédoublée malgré les refus qui semblaient définitifs.
- Le Temps a publié la note officieuse suivante .
- Dédoublement de la classe 30 (carrosserie et charronnage). — En raison des progrès accomplis
- par l’automobile et par ses diverses^applications, les membres de la classe 30, ainsi que nous l’avons annoncé dès la nomination de son bureau, ont demandé que la classe soit dédoublée.
- Ce désir semble motivé et il paraît probable que le ministre et l’administration prendront une décision conforme au désir exprimé. Mais, ce dédoublement serait considéré comme une exception dans toute la rigueur du terme, et no pourrait, en aucune façon, conduire au dédoublement d'autres classes qui, bien que fort chargées de besogne, sont en mesure de l'accomplir sans sortir de la règle générale d’organisation.
- *
- * *
- La question des douanes
- La question des droits prohibitifs continue à passionner ceux qui croient avoir des intérêts en jeu. La Commission, après avoir convoqué ies membres des chambres syndicales et en présence des nombreuses opinions contradictoires également bien défendues, n'a pris aucune résolution et a demandé à toutes les personnes convoquées de rédiger un rapport détaillé sur la question.
- * *
- Course Paris-Roubaix
- Notre confrère le Nord Sportif a l’intention d’organiser, avec le concours du Vélodrome de Roubaix, pour le 10 avril prochain, une course Paris-Roubaix.
- Paris-Amsterdam (?)
- Tout porte à croire maintenant que cette course ne se fera pas. Après avoir proposé toutes sortes d’itinéraires différents les vraies raisons qui la combattent semblent se taire jour : les constructeurs ayant déjà à s’occuper de l'Exposition, du concours de fiacres, etc., redoutent le surmenage. Ils redoutent aussi les dépenses considérables qu’entraîne la fabrication de véhicules spéciaux et — peut-être aussi — se rendent à l’avis de ceux qui n’ont cessé de crier que l’automobile a conquis sa place et que les courses, qui ne prouvent rien, ont perdu leur principale raison d’être : la vulgarisation de la nouvelle locomotion.
- Dernière heure. — Malgré toutes ces bonnes raisons, nous apprenons que la course va avoir lieu; nous regrettons que le Comité ne se soit pas rangé à l’opinion des gens de bon sens, et nous craignons que de ces trois ou quatre épreuves, il n’y en ait au moins deux., ou plus de négligées aux dépens des. autres.
- Petite eorrespondanee
- M. Louis J., Angers. — Ces nouvelles, données par nous, à titre de curiosité et sous forme dubitative, ainsi que nous avions eu soin de le dire, n’ont pas été confirmées jusqu’ici. Il s’écoule d’ailleurs toujours un temps très long entre la promesse et la réalisation, surtout quand l’invention est si vantée.
- M. V., Vdie franche. — Il sera fait un article sur la question que vous soulevez. D’ailleurs, l’auteur de l’article vous écrira directement, vos objections pouvant être utiles à la bonne solution du problème.
- Inventeur de roue brevetée ayant fonctionné, élasticité, bon marché, pas de rechâtrage ; demande constructeur disposé à fabriquer, moyennant avantages.
- S’adresser à la Z,. A.
- p.95 - vue 100/833
-
-
-
- 96
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et Ce, 12, rue de Crimée, Paris, t.e Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56? rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouillv F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocvcles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cl° des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- Delahave, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Diligeon et C% 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delàchanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcellës.LevalloisjPerret Gusiin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne-s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, ruo Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pierre Aslresse, 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Pilain et Cu, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avànt-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Sohneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlè, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- H. Tenting, 40, rue"Curial, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine), allée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- Henri Lafitte, 124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- l/a Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothèque de la «Loeomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- lsr volume : Les Vélocipèdes. — 2° volume : Le* voitures à vapeur (épuisé). — 3° volume : Les voitures à pétrole. — 4* volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DF.SMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.96 - vue 101/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N3 7.
- 17 Février 1898
- 'w
- . f
- REVUE des VOITURES et VÉHICULES
- publiée sons le HAUT
- du TODRJNG-CLOB de FRANCE
- SOMMAIRE l>U H» V
- Une résistance fâcheuse, L. Béguin.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- La Bourse.
- Automobile-Club de France.
- Les Marques de fabrique et la fabrication des voitures automobiles, Albert Rodanet. L’Omnibus à pétrole Tenting, H. de Grafpigny Nouvelle voiture Serpollet.
- Automobiles militaires.
- La voiture électrique Maxim.
- Etude sur les différentes manières de mesurer la puissance d’un moteur {suite), A. B rachat. Communications officielles du Touring-Club de France.
- Nouvelle Voiturette Bollée.
- Course Marseille-Nice.
- Petites Nouvelles.
- Documents rétrospectifs.
- '•'vîT
- NOUVELLE VOITURE A VAPEUR SERPOLLET
- p.n.n. - vue 102/833
-
-
-
- 98
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Une résistance factieuse
- Voilà plus d’un an que, seuls de notre avis, nous menons une campagne acharnée contre les moyens que croit devoir employer la Société d’Encouragement de la place de l’Opéra, de bonne foi sans doute, pour soutenir les débuts si pénibles déjà de l’industrie automobile • nous voulons parler ici des courses de vitesse pure qui ralentissent les progrès des constructeurs et détournent l’attention du public sans aucune utilité.
- Jusqu’à présent, nous avions espéré que notre persistance serait récompensée et que le Comité saurait suivre nos conseils, quitte à s’adjuger le mérite peu considérable, d’ailleurs, de n’avoir jamais pensé autrement. Mais non! nous nous étions trompés! et s’il existe à l’heure actuelle une résistance à suivre la ligne de conduite rationnelle, à écouter la voix des gens de bon sens, cette résistance vient seulement du Comité de l’Automobile Club !
- Nous pouvons dire avec fierté que, grâce à notre Revue aujourd’hui dans toutes les mains, il s’est produit en effet une réaction complète, non pas seulement chez les constructeurs, non pas seulement dans le public modéré, mais encore parmi certains affolés de vitesse des plus acharnés ! Et à propos de la course Paris-Amsterdam, on a pu lire dans le Vélo (8 février) :
- M. Léon Bollée se propose de faire signer une pétition aux constructeurs contre Paris-Amsterdam et contre toute espèce de course en 1898 organisée par l’Automobile-Club.
- M. Léon Bollée trouve qu’avec l’Exposition et le concours de fiacres on aura bien assez à faire,
- lié ! hé !... IL y a du vrai.
- Dans le même numéro d’ailleurs paraît cette note :
- Notre correspondant à Dinant-sur-Meuse,M. De-graa, nous signale le passage dans celle ville de M. Paul Meyan, poursuivant l'étude de la route Paris-Amsterdam pour l’Autoraobile-Club.
- M. Meyan était hier à Amsterdam. Une dépêche de notre correspondant en cette ville nous annonçait son passage et le résumé des impressions de notre collègue. Routes belges mauvaises. Routes hollandaises médiocres, sauf après Nimèaue.
- Ça va bien !
- La conclusion s’imposait, semble-t-il ; eh ! bien pas du tout! Car le lendemain 9 février le Journal des Sports écrivait sous la rubrique « Paris-Anisterdam » :
- M. P. Meyan a rendu compte à la Commission de la course Paris-Amsterdam, réunie hier à l’A. C. F. sous la présidence de M. le Baron de Zuy-len, de l’état des routes sur tout l’itinéraire adopte.
- D’après M. P. Meyan, on a beaucoup exagéré les difficultés. Surtout le territoire belge les routes sont plutôt mauvaises ; mais en revanche, les routes de Hollande sont assez bonnes. De plus, l’annonce de la course a fait grand bruit, elle passionne les populations, et on prépare aux concurrents un voyage triomphal. L’organisation est commencée
- Devant ces. déclarations, la Commission de Paris-
- Amsterdam a été d’avis qu’il n’y avait pas déraison pour ne pas maintenir cette épreuve retentissante inscrite à son programme, et la course aura lieu.
- Le règlement adopté sera celui de Paris-Marseille. La course se fera donc par étapes, d’environ 800 kilomètres chacune.
- Nous ne fûmes pas les seuls à être surpris de ce revirement stupéfiant et pour pallier la chose, sans doute, passa un entrefilet officieux disant que quelques chauffeurs avaient l’intention de proposer un règlement spécial permettant aux véhicules ne faisant que du 25 à l’heure d’y prendre part.
- Tout ceci est fort regrettable, et le résultat qu’en fin de compte on aura obtenu, c’est celui-ci :
- En 1894, le concours sur route du Petit Journal réunissait un nombre très appréciable de marques concurrentes.
- Depuis lors, le nombre des maisons prenant part aux courses de vitesse diminuait insensiblement, les constructeurs s’apercevant que les frais énormes qu’ils faisaient servaient à tout le monde... sauf à eux !
- Et nous mettons en fait que la course Paris-Amsterdam réunira plus de voitures, peut-être, mais moins de marques que le premier concours du Petit Journal ! Voilà ce résultat !
- MM. les Membres du Comité, songez-y : et s’il est trop tard pour reculer, eh! bien, faites votre course mais ajournez le Concours des Fiacres ! Sans quoi, à notre humble avis, le succès der Paris-Amsterdam sera retentissant (sans profit pour les intéressés), l’Exposition, par la force des choses, réussira peut-être encore, mais le Concours des Fiacres, qui doit être l’événement important de l’année, ne sera plus qu’un accessoire rapidement préparé et par conséquent un échec complet. Serait-ce là votre désir?
- L. Béguin.
- Dernière Heure. — Nous sommes heureux d’annoncer que la Commission de la Course Paris-Amsterdam, écoutant les réclamations de nombreux chauffeurs, a décidé de créer deux catégories de concurrents, le§ coureurs de vitesse et les touristes :
- Les uns franchiront les 800 kilomètres du parcours en trois jours et les autres en cinq jours. Voici quels ont été les lieux d’étape choisis :
- i° Pour les coureurs de vitesse :
- Aller : Paris-Dinant, 335 kil.; Dinant-Nymègue, 280 ; Nymègue-Amsterdam, m.
- Retour : Amsterdam-Liège, 280 kil. ; Liége-Verduu, 300; Verdun-Paris, 250.
- 20 Pour les touristes :
- Aller : Paris-Reims, 155 kil.; Reims-Dinant, 180; Dinant-Maestricht, 125; Maestricht-Nymè-gue, 133; Nymègue-Amsterdam, m.
- Retour : Amsterdam-Nymegue, 111 kil.; Ny-mègue-Liège, 170; Liège - Luxembourg , 170;
- Luxembourg-Châlons, 180; Châlons-Pans, 160.
- p.98 - vue 103/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 99
- Hôtes electromoùiles
- VJ. ACCUMULATEURS. -- CONSIDÉRATIONS
- GÉNÉRALES.
- On désigne sous le nom général d’acçu-mulateur tout appareil qui, recevant de l’énergie sous une forme quelconque, l’emmagasine et la restitue ensuite, tantôt graduellement, tantôt à volonté, après un temps indéterminé, théoriquement indéfini, sous la même forme.
- Les briques chaudes, les bouillottes sont des accumulateurs thermiques ; les accumulateurs hydrauliques — on en peut voir des exemples sur les bouts de quai de la gare Saint-Lazare, — sont des accumulateurs de travail mécanique, de même que les volants des moteurs à gaz et à vapeur, et les ressorts bandés.
- L’énergie électrique peut s’emmagasiner en utilisant deux principes essentiellement différents, mais dont un seul présente de l’intérêt au point de vue spécial qui nous occupe.
- L’emmagasinement direct de l’énergie électrique s’obtient en chargeant un condensateur (bouteille de Leyde, jarres électriques, etc.) à une différence de potentiel élevée : l’opération est analogue aubandage d’un ressort; en fermant le condensateur chargé sur un circuit, on décharge le condensateur sur ce circuit et l’on obtient ces effets curieux qui amusaient nos aïeux au siècle dernier et au commencement de celui-ci. Malheureusement, l’énergie électrique emmagasinée dans un condensateur est minime devant son poids, et cette raison seule — sans parler d’autres raisons au moins aussi importantes — suffit pour enlever au condensateur tout intérêt pratique dès que l’énergie emmagasinée est un peu importante.
- C’est donc toujours l’emmagasinement indirect que l’on utilise dans les accumulateurs d’énergie électrique utilisés dans l’industrie. L’énergie absorbée par l’appareil lui est bien fournie sous forme électrique ; elle est restituée sous forme électrique, mais elle est emmagasinée sous forme d’affinité chimique.
- Un accumulateur est une pile qui, pendant la période de décharge, produit de 1 énergie électrique en réalisant certaines combinaisons chimiques, et qui, pendant la période de charge, dépense de l’énergie électrique pour ramener les combinaisons chimiques produites pendant la décharge à leur état initial. Cette définition, très générale, explique pourquoi on donne quelquefois aux accumulateurs électriques le nom de piles secondaires ou piles réversibles.
- D après ce que nous venons de dire, toute pile qui, pendant son fonctionnement, ne domine pas naissance à des produits volatils
- peut, théoriquement, constituer un accumulateur électrique, car, en la faisant traverser par un courant de sens contraire à celui qu’elle produisait, ce courant reconstitue, par électrolyse, les éléments combinés, et les ramène — plus ou moins parfaitement-à leur état initial.
- Malheureusement, si la théorie indique la possibilité d’un nombre très grand de piles réversibles, la pratique montre, au contraire, que ce nombre est très limité : sous réserve d’une nouvelle découverte toujours possible, les combinaisons voltaïques ayant donné des résultats encourageants ou satisfaisants se réduisent actuellement à trois :
- ie Accumulateur plomb-plomb, eau acidulée sulfurique;
- 2e Accumulateur plomb-zinc, eau acidulée sulfurique ;
- 3° Accumulateur zinc-cuivre, solution de potasse ou de soude caustique.
- Mais nous devons reconnaître que des trois combinaisons énumérées ci-dessus, la première seule a été appliquée jusqu’ici aux accumobiles.
- La deuxième combinaison est pleine de promesses... et de difficultés que bon nombre de chercheurs travaillent actuellement à' surmonter : elle aurait l’avantage sur la première de constituer un élément de force électromotrice plus élevée (2,4 volts au lieu de 2 volts), ce qui permettrait de réduire le nombre des éléments pour une force électromotrice donnée, et de permettre d’employer des plaques négatives plus légères pour une même capacité, ce qui réduirait le poids de la batterie, son encombrement, et augmenterait par suite sa puissance spécifique (watts par kilogramme), et son énergie spécifique (watts-heure par kilogramme).
- Malheureusement, dans l’opération de la charge, la reconstitution de l’élément dans son état initial se fait mal, et l’on ne paraît pas avoir encore suffisamment remédié à ce grave défaut.
- Quant aux accumulateurs zinc-cuivre, solution de potasse ou de soude caustique, leur force électromotrice ne dépasse pas 0,8 volt ; il faut donc, pour obtenir une force électromotrice donnée, monter en tension 2,5 fois plus d’éléments zinc-cuivre que d’éléments plomb-plomb.
- Bien que les éléments zinc-cuivre renferment, à poids égal, une quantité d’électricité plus grande que les éléments plomb-plomb, la différence des forces électromotrices est telle que l’avantage disparaît, et qu’en dernière analyse, la supériorité de l’accumulateur plomb-plomb reste largement établie.
- C’est donc l’accumulateur plomb-plomb, eau acidulée sulfurique, inventé par notre compatriote Gaston Planté, en 1860, qui constitue le principe et la base de tous les accumulateurs actuellement employés dans
- p.99 - vue 104/833
-
-
-
- 100
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- les accumobiles. L’étude de son principe et de ses perfectionnements fera l’objet des Notes prochaines.
- E. Hospitalier.
- Informations
- Automobile-Club Autrichien
- L’Automobile-Ciub Autrichien a procédé à l’élection de son bureau pour l’année 1898.
- M. le comte Poetting a été élu président. Au cours de la séance de l’Assemblée générale, des discours ont été prononcés par des membres influents du club, entre autres, MM. Fischer, Bierenz et Lohner. On a adopté un programme d’action qui a été calqué sur celui de l’A. C. F.
- Le président, après avoir fait l’allocution d’usage, annonce qu’au total 206 adhésions ont été reçues.
- Dans un intéressant discours, M. Fischer a fait un exposé de la situation de l’automobile en Autriche. 11 a décerné en passant des éloges à la France pour tous les progrès que notre pays a fait réaliser à la cause.
- On a ensuite ouvert la discussion sur les statuts; ils prévoient l’organisation de courses, d’excursions, de concours, de conférences, de cours poulies ouvriers chauffeurs, les conducteurs d’automobiles et les mécaniciens ; de plus le club disposera d’un vaste local avec restaurant, salle de conférences, manège, salle de fêtes.
- La cotisation des membres à vie sera de 2 000 florins et celle des membres ordinaires de 30 florins par an. Les membres correspondant, paieront 12 florins par an.
- En fin de séance, on a décidé d’organiser cette année une course d’automobiles et l’on a élu le comité suivant :
- MM. le comte Poetting, président ; W. Hardy et A. Krupp, vice-présidents; baron Liebig, baron Mayr, comte Pallavacini, Dr Suchanek, Bienenz, Bœmches, de Borkenau, Fischer, Lohner, Gut-mann, Stern, comte Wimpfen, membres.
- * *
- Automobile-Club Belge
- Le comité de l’A. C. B. vient de décider l’envoi d’une délégation à la municipalité de Bruxelles en vue d’obtenir des subsides en faveur d’un concours d’automobiles qui serait organisé par le Club pendant les fêtes nationales.
- Automobile-Club Italien
- Le Club Automobiiisti Italiaui vient de conclure un traité d’alliance avec l’Automobile Club Autrichien et la Self Proppelled Tralfic Association de Londres. Les quatre-vingts membres de cette société sont donc affiliés à ces deux sociétés étrangères comme ils l’étaient déjà à l’A C F et à l’A. C. B.
- * *
- Automobile-Club de Grande-Bretagne
- Après l’assemblée générale tenue vendredi dernier et que présida M. Roger W. Wallace Q_.C.,1e premier dîner de ce nouveau club a eu lieu à FhAtel du Club, 4, White-Hall Couit, London,
- Lord Suffield K. C. B. prit la présidence de ce dîner, qui comprenait Une centaine de membres du Club avec quelques-uns de leurs amis.
- Citons parmi les convives le comte de Galloway, lord Kingsburgh, M. 'Roger W. Wallace, M.C.S. Rolls, le major général E. L. England, etc.
- La liste des membres s’est enrichie de plusieurs adhésions et le nombre des membres fondateurs à nommer est très restreint.
- Après le dîner une causerie s’engagea sur « les meilleurs moyens d’utiliser l’activité du Club ».
- Les membres du Club possèdent actuellement 60 ou 70 voitures automobiles ; c’est déjà un beau commencement. La discussion s’est terminée un peu après minuit.
- Le prochain dîner aura lieu le 17 mars.
- * *
- Automobiles de la Côte-d’Or
- Nous apprenons qu’il vient de se constituer à Dijon une société ayant pour titre « Compagnie Générale des Automobiles de la Côte-d’Or ».
- Cette société au capital de 125 000 francs est constituée par actions et doit, à la prochaine saison, lancer un service de voitures automobiles pour H service de la Côte, entre Dijon et Nuits-Saint-Georges. Ce sont les trains Scotte qui ont été choisis pour le service de voyageurs et de marchandises.
- Le siège de la Compagnie Générale des Automobiles de la Côte-d’Or est situé cours du Parc, à Dijon. ’
- ¥ ¥
- Automobile Bordelais
- L’Automobile Bordelais a, dans son assemblée générale du 5 courant, définitivement arrêté le programme et lejour de la course Bordeaux-Ao-en aux expositions et congrès dans cette dernière ville.
- La course, à laquelle sont conviés tous les possesseurs de voitures ou motocycles aura lieu le dimanche de la Pentecôte. Elle se fera le même jour en trois étapes, avec arrêt à Langon et Mar-mande. Les coureurs se rassembleront dans chacune de ces villes et en repartiront dans l’ordre d^auivée, d apres un tableau de marche établi d’avance.
- Le temps de marche pour chaque étape sera totalisé pour chaque concurrent pour la désignation des vainqueurs.
- « Les Chauffeurs du Midi » se rendront en course à Agen le même jour.
- Le Comité élabore les règlemen's de la course et du meeting, qui nous seront communiqués en temps.
- Le Secrétaire : H. Lafitte.
- (Communiqué)
- X *
- Entre Mantes et Vétheuil
- Depuis huit jours, la société de Dion-Bouton a mis en circulation, entre Mantes et Vétheuil et Mantes et La Roche-Guyon, un omnibus automobile.
- Cette voiture, nous dit le Vélo, peut contenir dix-huit personnes, quatorze à l’intérieur et quatre sur la plate-forme d’arrière. Son poids est de 4 800 kilos et sa machine développe une puissance de trente chevaux.
- Le trajet entre Mantes et Septeuil demande enviion quaiante-cmq minutes et celui entre Mantes et La Roche-Guyon, environ une heure.
- Lundi, l’automobile a fait deux voyages à La Roche et un à Vétheuil ; mardi, deux voyages à Septeuil et un à La Roche.
- p.100 - vue 105/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 101
- Pour ces premiers essais, aucune rétribution n’était réclamée des voyageurs.
- Le prix des places est provisoirement fixe
- ainsi qu’il suit :
- Mantes à La Roche-Guyon i
- — à Yétheuil........... »
- — à Limay.............. »
- Mantes à Septeuil......... »
- — à Vert............... »
- .— à Auffreville........ »
- — Mantes-la-Ville .... »
- Une nouvelle voiture, plus grande, plus confortable, chauffée, doit être mise en circulation d’ici une dizaine de jours.
- * *
- La Traction Électrique
- La question traction électrique est à l’ordre du jour; et la Compagnie d’Orléans va avoir à s’en occuper tout paiticulièrement en ce qui concerne le prolongement de la gare au quai d’Orsay. Aussi n’a-t-elle pas hésité a envoyer quelques-uns de ses meilleurs ingénieurs en Amérique où ils vont examiner en détail ce que ce grand pays produit dans cet ordre d’idées. D’ailleurs, avec les admirables trajets en ligne droite delà Compagnie d’Orléans, il ne serait pas impossible qu’elle arrivât avant tout autre à une solution de traction par une locomotive électrique pratique.
- + *
- Une voiture à pétrole enterrée en 1870
- Du Journal des Sports :
- Sait-on qu’il existait déjà une voiture à pétrole en 1870 ? L’auteur est M. Ravel, le plus ancien et l’un de nos plus compétents ingénieurs en matière de voitures mécaniques, qui met en ce moment la dernière main à une voiture dont les premiers essais auront lieu prochainement. M. Ravel qui, à cette époque déjà reculée, débutait dans la construction, avait épuisé toutes ses économies de jeune homme à mettre debout cette voiture, qui n’a jamais fait qu’une sortie de l’atelier de construction à une baraque de remisage moitié en planches moitié en gravats, située .à Saint-Ouen.
- La déclaration de guerre de 1870 survenait peu de jours après. La baraque était située sur la zone des fortifications ; le génie se mit à organiser la défense de la capitale et combla la baraque, sans se soucier de ce qu’elle contenait.
- Après la guerre, M. Ravel, qui connaît l’endroit précis où sa voiture est enterrée, adresse demande sur demande au génie militaire ; il ne put obtenir qu’on le laissât déterrer le produit de ses travaux et de ses veilles.
- Si le dézonement est voté par la Chambre, M. Ravel se propose d’exhumer sa voiture, qui n offre plus, hélas ! d’intérêt qu’au point de vue rétrospectif. On fait mieux aujourd’hui.
- C est égal, qui pourrait dire où en serait aujourd’hui l’automobilisme si la voiture de M. Ravel n avait pas été enterrée... j’allais dire vivante ?
- * *
- « Je suis désolé de voir la course Paris-Amsterdam avoir lieu, nous a dit un de nos constructeurs, car chaque épreuv# semblable m’oblige à des frais énormes. »
- « Mais, pourquoi y prenez-vous part? »
- « Parce que mon abstention serait considérée du public comme un signe de décadence de ma
- maison, et des deux maux je choisis celui qui me semble le moindre. »
- Nous tairons le nom du constructeur en question comme il nous l’a demandé, de même que le nom de cet autre, un courageux, qui nous a fait sa profession de foi :
- « Prendre part à ces épreuves de vitesse, moi, jamais! Dépenser 50 000 fr., pourquoi? Les voitures que je fais ne sont pas des casse-figures (sic). Elles sont destinées aux gens raisonnables. »
- Bien parlé, cher collègue ! nos vœux vous accompagnent.
- Chez dos Construetenrs et Carrossiers
- M. Léon Lefebvre, 4, rue Commines, peut prendre commande ferme, livrable mars, des nouveaux moteurs Pygmée 6 chevaux pour voitures. Type entièrement nouveau (voir la figure) qui vient d’ètre créé pour l’année prochaine et qui donne 6 1/2 à 7 chevaux nets au frein.
- Parmi les nouveautés en cours, nous signalons chez ce constructeur des petites voitures de 2 et 3
- Moteur Pygmée
- places en tubes d’acier, moteurs 3 chevaux à 3 chevaux 1/2 Pygmée ; 3 vitesses par engrenages : 5, 13 et 20 km. à l’heure. Prix : 5 500 à 6 000 fr. suivant détails.
- Il y a en construction une douzaine de ces petites voitures, qui seront toutes semblables comme mécanisme et dont la carrosserie seule sera faite au goût de l’acheteur. Elles seront toutes munies de l’embrayage par tension de courroie par rouleau tendeur; la première de cette série roulera fin mars, nous dit-on.
- Enfin la licence française du moteur Pygmée vient d’être acquise par la Société de mécanique industrielle d’Anzin, qui va affecter à cette construction un outillage de premier ordre. Le principal agent pour la vente sera M. Léon Lefebvre.
- 3°
- 80
- 40
- 80
- 60
- 5°
- 3°
- p.101 - vue 106/833
-
-
-
- 102
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Grâce à nos renseignements tout particuliers, nous pouvons dire que l’information publiée par un journal spécial, d’après laquelle M. Bixio avait commandé 250 moteurs électriques à la maison Postel Vinay, est prématurée; il y a seulement des pourparlers en cour».
- *
- ¥ *
- M. Tenting nous annonce son changement prochain de domicile. Ses ateliers de la rue Curial vont être notablement agrandis et transférés au Point-du-Jour, rue de Billancourt, à deux pas des fortifications et de la porte de Saint-Cloud.
- Nous avons vu, dans les ateliers de M. Tenting, une voiturette à trois places, à capote, caisse montée sur roues pneumatiques de o m. 70 de diamètre et dont les moteurs paraissent bien. Chaque cylindre, de 120 millimètres de course environ, est pourvu d’ailettes pour le refroidissement par l’air; l’arbre et son vilebrequin sont enfermés dans un tambour comme c’est le cas dans le moteur de Dion-Bouton.
- M. Tenting compte prendre part, avec ce modèle de voiturette, aux principales épreuves qui se disputeront cette année sur nos routes. De toute façon nous verrons cette élégante automobile à l’Exposition de l’Orangerie, mais il est probable que d’ici là elle aura fait ses preuves.
- *
- * *
- M. Vinet a définitivement quitté la rue du Débarcadère pour transporter ses bureaux et ateliers au 25 de la rüe BrUrtel. Ainsique nos lecteurs ont pu le voir dans la Locomotion Automobile, M. Vinet joint à sa fabrication de roues caoutchoutées un atelier spécial pour la carrosserie d’automobiles. Nous croyons pouvoir prédire aux premiers types qui sortiront de la Carrosserie Automobile (Vinet) un succès très mérité.
- *
- * *
- Les ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace) — Martinot et Galland, directeurs gérants — ont commencé la construction de voitures autotnobiles. Nous donnerons sous peu la description dé ces voitures, d’une forme toute nouvelle.
- La Bonne
- l^ous appreddhs la formation de la Compagnie Générale des Automobiles Libreürs, Société anonyme, capital 200.000 fr.
- Administrateurs: MM. Le Floch, Gatrez, Lefebvre et Laporte. Commissaire, M.Thévenet. Siège social 45, rüe Joubert.
- L’âetitirt Omnibus cbritinüe son mouvement; on parle d’une augmentation de dividende.
- Les Voitures sont stationnaires, et l’action Compagnie Générale Française de Iramioays en hausse; là encore, on escompte les bénéfices futurs ; du calme, malgré que d’ailleurs la valeur soit excellente, 953 environ.
- Thomson Houston ferme à 1.375, Compagnie Générale de Traction ne varie pas.
- Lyonnaise de Tramways en bonne voie à 1.200. Cette Société a de vastes projets d’installations électriques, remplaçant sa traction actuelle.
- Les actionnaires de la Société Anonyme des applications de Vélectricité (anciens établissements Jarriant) sont convoqués pour le 4 mars, 25, rue Pierre-Charron, à 2 heures, assemblée générale, pour statuer sur diverses propositions concernant la liquidation décidée.
- ioMile-Clob de France
- L’Exposition des Automobiles de l’A. C. F.
- Les bureaux de l’Exposition internationale des Automobiles de l’A. C. F., situés à l’entresol du 4, place de l’Opéra, sont ouverts au public de 2 à 6 heures de l’après-midi. Avis aux constructeurs, inventeurs et futurs exposants.
- Aux constructeurs
- M. J. Berlier, directeur de l’Exposition internationale d’Automobiles organisée par l’A. C. F., vient d’adresser à tous les constructeurs et inventeurs connus la circulaire suivante :
- f Paris, le 10 février 1898.
- Monsieur,
- L’Automobile-Club do France organise une Exposition de Voitures Automobiles, qui se tiendra dans le Jardin des Tuileries (côté de la rue de Rivoli), du 13 juin au 3 juillet, et nous avons l’honneur de vous en remettre inclus le réglement général.
- Nous n’insisterons pas sur le succès certain et considérable réservé à cette manifestation ; tout concourt à l’assurer ; l’époque, l’emplacement, la curiosité du public pour ce nouveau mode db locomotion.
- Les emplacements disponibles étant limités et les demandes déjà nombreuses, il est indispensable, tant pour la bonne organisation que pour permettre au Comité de donner satisfaction à tous les besoins, de connaître dans un délai aussi court que possible l’importance de l’espace qui vous est nécessaire.
- Nous avons donc l’honneur de vous prier de vouloir bien, si vous désirez prendre part à cette Exposition, nous indiquer par un prochain courrier la surface qu’il y aurait lieu de vous réserver.
- Veuillez agtéer, etc.
- Le Comité d’organisation ;
- J. Berlier, directeur général ; G. Rives, directeur des constructions et installations ; A. Ballie, contrôleur financier ; Thévin et Houry, délégués.
- (Pour les demandes d’emplacement et tous renseignements, adresser les lettres à MM. Thévin et Houry, délégués, bureaux de l’Exposition, 4, place de l’Opéra).
- * *
- La carte d’entrée permanente des membres
- M. j. Berlier, directeur général de l’Exposition Internationale d’Automobiles dé l’A. C. F. a envoyé à tous le« membres du Club* la circulaire suivante :
- Paris, 11 février 1898.
- Monsieur et cher Collègue,
- L’artiüle 4 du règlement dé notrë Exposition internationale, qui aura lieu aux Tuileries du 18 juin au.3 juillet 1898, réserve Ventrée de faveur p>ern\a-nente, mais rigoureusement personnelle, à tous les membres de l’Automobile-Club de France.
- Si vous désirez bénéficier de cette fâveür, je vous prie de m’envoyer votre photographie sur carte de poche (0,105 X 0,065).
- Le travail nécessaire à l’établissement des cartes devant prendre un certain laps de temps, je vous serais obligé de vouloir bien me faire cet envoi le plus tôt possible.
- Les bureaux sont ouverts de 2 à 6 heures du soir, et vous y rencontrerez toujours un membre du Comité de 5 à fi heures.
- Recevez, Monsieur et cher Collègue, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.
- Le directeur général.
- J. Berlier
- p.102 - vue 107/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 103
- LES MARQUES DE FABRIQUE
- ET LA
- Fabrication tes Voitures Automobiles
- Prendre un brevet d’invention est évidemment le moyen le plus efficace pour s’assurer le monopole de l’exploitation industrielle de cette invention; la loi de 1844 protège pour un laps de temps de quinze années au maximum le privilège du breveté ; elle lui assure une protection énergique contre les contrefacteurs, qu’elle assimile à des voleurs.
- Il ne faut pas oublier, par contre, que le brevet est pris aux risques et périls de celui qui en fait la demande, que sa délivrance par l'Administration ne confère au titulaire qu’un titre qui n’a aucune valeur si l’invention n’est pas brevetable. Les tribunaux, chaque année,prononcent l’acquittement d’un très grand nombre de prévenus de contrefaçon qui, en imitant ou même en fabriquant un produit breveté, n’ont fait qu’user d’un droit tombé dans le domaine public. Tel industriel qui croit avoir une fortune en caisse, parce qu’il a acheté un brevet souvent à haat prix, n’a en définitive qu’un parchemin sans valeur : c’est ce que les contrefacteurs 11e tardent pas à lui démontrer.
- L’art. 2 de la loi de 1844 limite les inventions brevetables à trois catégories: découverte d’un produit nouveau,invention d’un moyen nouveau pour l’obtention d’un produit ou résultat industriel déjà connu, application nouvelle de moyens connus pour parvenir au même but. Il faut, en outre, que l’invention présente un caractère industriel, c’est-à-dire que, sortant du domaine de la science pure, elle entre dans le domaine de l’industrie.
- L’industrie de la carrosserie voit éclore chaque jour de nouveaux modèles de voitures automobiles. 11 est probable, il est même à espérer que l’imagination des fabricants ne s’arrêtera pas aux modèles existants, qui sont souvent d’une laideur remarquable. Chacun se plaint avec raison qüe là voiture automobile ne soit qu’une voiture à chevaux, sans brancards et sans... chevaux; il en résulte un type lourd et disgracieux qui choque le bon goût national.
- Les transformations que font subir aux voitures les fabricants, et dont une seule heureuse pourrait rendre très riche l’inventeur, ne sont pas brevetables, du moins en principe. Il n’y a ni produit nouveau, ni moyen nouveau, ni application nouvelle de moyens connus pour l’obtention d’un résultat industriel ; il n’y a qu’un dessin plus artistique, qu’un modèle plus réussi d’une fabrication de voitures déjà connues. L’invention n’est donc pas brevetable et la loi de 1844 ne protégerait pas le fabricant dont les modèles sont contrefaits. Par exception, il est vrai, cette amélioration de la carrosserie peut constituer une découverte qui autorisera l’inventeur à prendre un brevet valable, ce sera par exemple une disposition nouvelle de la partie de la voiture contenant les appareils moteurs et qui par cette seule modification produirait une vitesse plus grande, ou occasionnerait une dépense moindre de combustible; mais l’inventeur avant de prendre un brevet âgira toujours sàgefnent en demandant l’avis d’un ingénieur conseil. L’est ce que disàit avec une grande justesse notre sympathique directeur, M. L. Béguin, dàrts son article du 20 janvier 1898, intitulé « Conseils aux inventeurs ». « Certes, écrivait-il, il est pénible autant pour celui qui cdrtsultè que pour celui c[ui conseille, d’arrivef à une constatation défavorable : mais lié vaut-il pas mieux en-
- tendre tout de suite la vérité que de traîner de bureau eit bureau, d’atelier en atelier, de gâcher des mois, quelquefois des années en travaux inutiles pour aboutir enfin à la déception cruelle ! »
- Que de déboires seraient évités par les inventeurs,s’ils suivaient toujours ces prudents conseils!
- Est -ce à dire que ces découvertes si utiles faites chaque jour dans la carrosserie pour automobiles et qui amènent de si heureuses transformations resteront sans protection légale et deviendront la proie du contrefacteur ? Certainement non et la loi de 1857 sul" *es marques de fabrique asstire aux produits uiie protection très efficace.
- La marque de fabrique, même dûment déposée au greffe du tribunal de commerce, ne crée pas une protection analogue à celle du brevet d’invention. Elle ne protège pas le produit lui-même, mais pour ainsi dire l’enveloppe extérieure du produit. Le public cesse rapidement de considérer l’objet qu’il achète dans sa valeur intrinsèque, il sait avant tout que cet objet est fabriqué par telle maison, qu’il porte telle marque, qui le désigne à ses yeux. C’est un phénomène d’ordre psychologique mais absolument certain, que l’usage se répand de demander un produit pat le nom qu’il reçoit du fabricant, c’est ainsi qu’on achète la Luciline, le papier à cigarettes Job, le fil d’Alsace, les bougies de l’Etoile, la poudre de riz veloutine, sans même s’inquiéter exactement de la composition de ces produits ; l’acheteur les demande au marchand se fiant à la bonne réputation qu’ils ont acquise.
- La loi n’exige qu’une condition pour que la dénomination employée constitue une marque de fabrique, mais elle est indispensable, c’est que le nom soit nouveau et de fantaisie; il n’est'pas permis de s’approprier une dénomination vulgaire, tombée dans le domaine public ou servant nécessairement à désigner le produit en question. Un nom de personne ou de ville peut également constituer une marque de fabrique mais il faut que le fabricant le présente sous un caractère distinctif qui empêche toute confusion.
- Le propriétaire d’une marque de fabrique déposée régulièrement au greffe du tribunal de commerce jouit d’une protection très efficace. Sur ordonnance du président du tribunal civil rendue sur simple requête, il peut faire saisir tous les produits similaires aux siens revêtus d’une marque contrefaite ou frauduleusement imitée, il ale droit de poursuivre à son choix le contrefacteur soit devant le tribunal civil en dommâges-inté-rèts et en confiscation des objets saisis, soit même devant le tribunal correctionnel où le contrefacteur est assimilé à un voleur et pulii des peines d’amende et d’emprisonnement. La loi prévoit en outre le droit pour les tribunaux en cas de con-damnationdu contrefacteur de prescrire l’affichage du jugement et son insertion dans les journaux, publicité très efficace au point de vue commercial.
- Ce rapide exposé montre suffisamment tous les avantages que peut retirer le fabricant de voitures automobiles, qui invente un type spécial sans pouvoir le faire bréveter valablement, de l’emploi des marques de fabrique. Il se crée une propriété industrielle, qui individualise ses produits aux yeux de l’acheteur et lui permet d’user des droits rigoureux de saisie et de poursuite correctionnelle que lui offre la loi de 1857. Ce sont des raisons suffisantes polir favoriser le dépôt du plus grand nombre possible de marques de fabrique aux greffes des tribunaux' de commerce.
- Albert Rodanet.
- Docteur en droit, Avocat à la Coür d’appel.
- p.103 - vue 108/833
-
-
-
- 104
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’OiDibos à pétrole Tentisg
- La Locomotion Automobile a déjà décrit, dans son numéro du mois de juin 1895,1a voiture automobile à quatre places de M. Henri Tenting, constructeur à Paris. Nous voulons parler aujourd’hui de l’omnibus établi par cet habile mécanicien pour un service qui va être établi sous peu entre Mantes et Vétheuil, en Seine-et-Oise. Cet omnibus, qui pèse, en charge avec 18 voyageurs, près de 6 tonnes, présente quelques dispositions
- des mieux conçues et qui méritent d’attirer l’attention.
- Le moteur, avec sa tuyauterie, sa transmission et ses accessoires, est disposé à l’avant du véhicule. Il comporte quatre cylindres de 140 mm. d’alésage sur 220 mm. de course attaquant deux par deux les coudes de l’arbre à vilebrequin. Cette disposition permet d’avoir une action motrice à chaque demi-révolution de l’arbre, et d’éviter ainsi totale-
- ment les trépidations. Les cylindres sont pourvus d’une double enveloppe à l’intérieur de laquelle une circulation mesurée d’eau, emmagasinée dans un coffre de la voiture, permet d’abaisser la température des cylindres au point voulu pour obtenir une consommation aussi réduite que possible. Le fonctionnement en allure chaude a donné les meilleurs résultats, et la consommation moyenne n’a pas dépassé, nous a-t-on dit, 250 grammes d’essence ou de gazoline à 680 gr. par cheval-vapeur et par heure.
- Dans l’omnibus que nous décrivons, le travail accompli par le moteur atteint 16 chevaux, soit 12 poncelets.
- L’allumage du mélange peut s’effectuer, soit au moyen de l’électricité, soit par tube incandescent. L’essence renfermée dans un réservoir, à l’arrière, alimente un carburateur à niveau constant et assure une marche de 6 heures sans arrêt. Le pot d’échappement (visible sur la gravure) est placé sur la toiture du véhicule, de façon à ce que toute mauvaise odeur soit évitée.
- p.104 - vue 109/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 105
- M. Tenting, satisfait des résultats que lui a donnés dans toutes ses automobiles son système de transmission par friction, l’a conservé dans son omnibus dont la manœuvre est extrêmement facile. Par le jeu d’un levier unique, on peut embrayer le moteur et obtenir la marche avant et la marche arrière à toutes les allures, et sans chocs. Deux trains d’engrenages, de rapports variables, permettent, en outre, de changer à volonté la vitesse suivant le profil de la route.
- Le système de direction est surtout remarquable en raison de sa sûreté d’action et de la sécurité qu’il présente. Au lieu que les roues directrices
- soient placées en porte-à-faux, leur support vertical est coudé en forme de C, de telle façon que l’axe du plan dans lequel tourne la roue se confonde avec le point d’appui pris sur le sol par cette roue. On obtient ainsi une stabilité absolue à toutes les allures et les à-coups dans la direction sont ainsi rendus totalement impossibles.
- Le mécanisme est complété par des freins très puissants, dont l’un à collier et à treuil, appliqué sur la boîte du différentiel, est manœuvré à l’aide d’une pédale placée sous le pied du conducteur.
- L’omnibus Tenting a effectué déjà de nombreuses sorties qui ont permis de se rendre compte
- du ban fonctionnement dejjses divers j'organes. Dans l’une de ces épreuves, pendant l’hiver, il a transporté 22 personnes (y compris le conducteur), par des routes boueuses et collantes, à l’allure de 25 à 30 kilomètres à l’heure, et les montées ont été franchies sans difficulté. Ajoutons que l’effort à développer (et par suite la consommation de pétrole) est réglé à volonté en faisant travailler le nombre de cylindres voulu. Il suffit d’intercepter, par la fermeture d’un robinet, l’arrivée de l’air carburé dans l’un ou l’autre de ces cylindres.
- En résumé, l’omnibus Tenting paraît bien étudié
- dans tous ses détails’et capable de rendre; de’très bons services, d’autant plus quesla consommation d’essence est très restreinte. Il eût été à souhaiter que ce véhicule pût prendre part au dernier concours des. Poids Lourds de l’A. C. F. où il aurait certainement démontré sa valeur, concurremment avec l’omnibus Panhard. Espérons toutefois que ce n’est que partie remise et que M. Tenting fournira la preuve de la supériorité de sa construction aussitôt que l’omnibus que nous venons de décrire sera mis en service.
- H. de Graffigny.
- A dos Aïoies. à dos Lecteurs
- Le prix- des Collections de La Locomotion Automobile, a été ainsi fixé, pour 1898, (franco, contre mandat-poste, le talon tenant lieu de reçu) :
- 1894-1895. — ire-2e années. — 1 vol, broché : 15 francs ;
- 1896. — 3e apnée. — 1 vol. broché : 15 francs ;
- 1897. — 4e année. — 1 vol. broché : 15 francs.
- 10 0/0 de remise aux Membres du T.C.F.
- p.105 - vue 110/833
-
-
-
- LÂ LOCOMOTION ÂUTOMOÉILÉ
- 106
- RoqtbIIb toiture Serpollet
- Nous reproduisons en tête de ce numéro une voiture récemment arrivée à Londres venant des ateliers Serpollet, de Paris.
- Cette voiture a été construite pour le L. R. Syndicate, 22, Chancery Lane, Londres, qui a acquis les droits pour l’exploitation du système Serpollet en Angleterre.
- La voiture tient à la fois du phaéton et de la Victoria : les deux sièges sont tournés vers l’avant et peuvent recevoir chacun deux voyageurs, le conducteur étant placé à la droite du siège d’avant. Le siège d’arrière est protégé par une capote.
- La vapeur est fournie par un petit générateur Serpollet qui l’envoie surchauffée à ün couple de deux cylindres ayant chacun 7 ctti. 6 de diamètre sur 9 cm. de longueur.
- Le mouvement est transmis par pignons et chaînes.
- Il n’y a pas de dispositif particulier de changement de vitesse : avec le moteur Serpollet, la variation de puissance nécessaire pour gravir les côtes s^effectue instantanément et simplement, grâce à un petit levier, en augmentant la production de vapeur.
- Le moteur est placé à l’arrière de la voiture, et la chaudière-serpentin au milieu.
- Moteur et chaudière sont renfermés dans une cage en tôle portant deux ouvertures accessibles par l’arrière.
- La bonne disposition des organes fait que ce véhicule est une des voitures à vapeur les mieux comprises qui aient été faites.
- La chaudière se compose d’une série de rangées de tubes Serpollet eu acier. Ces tubes sont accouplés d’une façon tout analogue à celle que connaissent nos lecteurs et reçoivent l’eau d’une pompe d’alimentation.
- La chaleur est iournie par un brûleur à pétrole du type Longuemare employant du pétrole lampant ce qui est une garantie de sécurité pouf le fonctionnement et la manipulation.
- À la sortie des cylindres, la vapeur passe dans un condenseur placé en dessous du véhicule. Ce condenseur est forme d’un grand nombre de tubes de cuivre pourvus dans toute leur longueur d’ailettes métalliques. Le refroidissement se fait par le courant d’air provoqué par la marche de la voiture.
- L’eau provenant de la condensation est recueillie et sert à nouveau à l’alimentation de la chaudière.
- La. voiture est munie de deux freins dont un du type Lemoine.
- La plus grande partie de la provision de pétrôle èst contenue dâhs ün réservoir placé
- sous le siège d’avant. Il y a aussi un autre réservoir fixé au garde-cfotte de la voiture. Ce dernier récipient reçoit le pétrole venant du plus grand et le renvoie au brûleur sous pression par un dispositif peu compliqué.
- La voiture peut faire une centaine de kilomètres sans avoir besoin de nouveaux approvisionnements.
- Quant à sa forme, nos lecteurs peuvent en juger, elle n’est pas sans présenter quelque originalité.
- Aotomoiiiles Élitaires
- Le train militaire Scotte continue avec succès la longue série d’expériences de ravitaillement des forts des environs de Paris, auxquelles l’a soumis le Ministre de la Guerre. On peut le voir chaque jour relier les forts de La Hay-Bicôtre et Montrouge.
- Jusqu’ici on n’a eu aucun retard à signaler.
- Le train militaire Scotte donne pleine et entière satisfaction aux officiers chargés de surveiller ses manœuvres.
- D’autre part on sait qu’il y a quelques jours, diverses feuilles annonçaient que le ministre de la Guerre avait commandé un certain nombre d’automobiles à l’industrie privée.
- A la suite d’une conversation avec un officier bien placé, paraît-il, pour être exactement renseigné, le Journal des Sports croit pouvoir démentir cette nouvelle et faire connaître où en est, au Ministère, cette question si intéressante.
- L’auteur du rapport adressé au ministre de la Guerre avait bien conclu à l’achat de voitures automobiles légères, mais ce n’était là qu’une simple proposition faite par un subordonné à son supérieur. Il est possible, cependant, qu’on se décide â acheter quelques voitures légères pour poursuivrè les essais, On en profiterait probablement pour supprimer quelques-uns des breaks, indispensables sans doute aux grands établissements ou arsenaux militaires, mais qui emploient abusivement tant d’attelages d’artillerie.
- Quant à une commande sérieuse de voitures militaires légères, il ne faut pas y compter. On est d’avis, au ministère, qu’au moment d'une déclaration de guerre, les réquisitions permettraient de réunir le nombre de véhiculés nécessaires. On a été, du reste, très satisfait en haut lieu des résultats des dernières expériences et, chose extraordinaire, on est même ün peu emballé sur la question. C’est ce qui a donné lieu sans doute aux bruits de commande qui ont couru.
- En ce qui concerne les automobiles lourdes,on a été surpris des résultats obtenus, mais on à conclù, néanmoins, qüe la question n’étâit pas encore au point pour l’armée. Les essais seront encore continués avant d’entreprendre aucune construction ou faire aucune commande. Cependant, il serait très possible qu’on se décidât à acheter un train Scotte â titre d’essai, les expériences faites actuellement étant assez satisfaisantes et plusieurs officiers supérieurs poussant à cette acquisition. Par cet achat, c’est plutôt un entraînement qu’on subira, toujours avec l’idée de continuer les expériences et de s’instruire.
- Tel est, d’après notre confrère, l’état actuel de la question au Ministère. En résumé les automobiles légères n’ont que des partisans et seront réquisitionnées à la mobilisation ; les automobiles lourdes, sans être accueillies avec le même ëmpressémentj continueront à faire l’objet d’expëriènbes sérieuses’
- p.106 - vue 111/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 107
- La voiture électrique Maxim
- Ainsi qu’on pourra s’en rendre compte à l’examen des figures ci-contre, cette nouvelle voiture électrique comporte un certain nombre de perfectionnements fort intéressants :
- La fig. i est une vue de côté de Ja voiture avec coupe partielle, les roues étant enlevées.
- La fig. 2 représente une vue en plan.
- La fig. 3 est une vue d’avant.
- La fig. 4 est une vue d’arrière avec une coupe dans le caisson des accumulateurs.
- La fig. 5 représente une coupe longitudinale dans le moteur électrique.
- Fïg 4
- £ A
- p.107 - vue 112/833
-
-
-
- 108
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La fig. 6 est une vue en élévation et en coupe des engrenages reliant le moteur à l’essieu d’arrière.
- La fig. 7 est une coupe par 7-7 de la fig. 5.
- La fig. 8 représente une vue en élévation du moteur et des engrenages recouverts de leurs enveloppes.
- La fig. 9 est une coupe par 9-9 de la fig. 8.
- Enfin la fig. 10 est une coupe par 10-10 de la
- % 8-
- Dans cette voiture, le châssis a été combiné pour être léger et résistant. A cet effet, les longerons sont composés de deux tubes A A\ inégalement cintrés, placés l’un au-dessus de l’autre, et réunis à leurs bouts par des pièces As et A'-K Des brider inteimédiaires a a réunissent également ces tubes et servent à appuyer le châssis sur les ressorts de suspension B.
- L’avant du châssis est formé par deux tubes parallèles superposés C C’ soudés aux pièces A-. Ces tubes sont courbés et portent en leur milieu une fourche C1 articulée sur l’essieu d’avant D. Ce dernier, courbé en forme d’arche, possède un tirant D’et porte à ses extrémités les fourches D2, sur lesquelles sont articulées les roues d’avant. L’essieu D est mobile dans le plan vertical par rapport au châssis, dont les pièces de jonction A- sont munies à cet effet de coulisseaux a.
- L’arrière du châssis comporte un tube droit E muni des supports e que traverse l'essieu moteur lequel essieu est formé de deux pièces FF' réunies par un différentiel (fig. 5)
- La caisse de ta voiture, qui est portée parles ressorts île suspension B, possède sous la partie la plus lourde, c’est-à -dire sous le caisson îles accumulateurs deux fers H en forme d'U, placés transversalement, et dans les cavités desquels sont logés les sabots en bois B’ qui relient la caisse du véhicule aux ressort, de suspension.
- Le moteur électrique est monté concentriquement sur l’essieu moteur, c’est-à-dire que l’inducteur est boulonné sur les paliers e' qui supportent cet essieu moteur FF’ eu meme temps que les paliers e. L’induit M’ est monté sur une douille d/qui porte le commutateur « et recouvre l’essieu /’. La douille M qui tourne indépendamment de l’essieu, est montée à billes en m’, et porte un pignon A/2 qui s’engrène avec une roue dentée N qui est clavetée sur un arbre N’ parallèle à l’essieu moteur. Cet arbre possède un pignon N1 qui s’engrène avec la roue A3 du différentiel, lequel n’offre rien de particulier, si ce n’est qu’il comporte une jante 0\ sur laquelle s’enroule une lame d’acier O3 pour constituer le fiein.
- Pour garantir le moteur et les engrenages contre la poussière, la boue et les cailloux de la route, ils sont entièrement recouverts par des enveloppes de tôle K IC K* reliées ensemble par des vis k k’ Tv k:i (1).
- (1) Communication de MM. Marinier et Robelet, Office International pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’étranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Etude sur les
- DiffMes manières de mesurer la pnissanee
- d’un moteur
- {Suite)
- On voit immédiatement la nécessité de remplacer pour une voiture son cheval par un moteur de 3 et même 4 chevaux-vapeur. En palier, votre moteur, pour vous mener à 1 allure du cheval,ne développera que le tiers ou le quart de sa puissance, mais vous pourrez augmenter les deux autres termes du produit F. V. T., faisant du 45 à l’heure, et couvrant 200 kilomètres sans arrêt. Rencontrez-vous une rampe, êtes-vous sur un terrain détrempé et boueux, vous pouvez, reprenant la vitesse normale, demander k votre moteur la puissance nécessaire pour vaincre l’obstacle sans craindre l’arrêt lorce.
- Frein de Prony :
- Pour mesurer la quantité de travail que peut produire une machine motrice, Prony imagina de lui faire exécuter un travail de frottement iacile à évaluer.
- Ce frein imaginé en 1821 consiste (fig. 1 ), en un levier C appliqué contre l’arbre tournant A. Une autre pièce C’ est réunie à la première C par deux boulons B et B’ au moyen desquels on peut serrer à volonté l’arbre entre les pièces C et C’ qui prennent le nom de mâchoires du Irein.
- Celte compression de l’arbre produit à sa cir-conlérence un irottemen* qui, pendant le mouvement, tend à entraîner le levier C dans le son; île
- Fig. 1.
- la rotation de l’arbre; mais un poids P dont on fait varier pendant l’expérience la distance / au centre de l’arbre, s’oppose à ce mouvement et fait constamment équilibre au irottemeut développé sur la circontérence de l’arbre si le levier C reste constamment horizontal.
- La machine étant parvenue à sa vitesse de régime, le travail que fournit le moteur est égal au travail du frottement sur le plein.Evaluons le travail.
- Le moment du poids P par rapport à l’axe du mouvement est ;
- P XI.
- L’équilibre existant pendant la rotation de l’arbre dans le frein, tout se passe comme si le levier du frein C tournait sous l’influence de la force P, l’arbre étant au repos. Le travail pour un tour sera donc :
- 2 TZ PI
- et pour une minute ;
- 2 TZ P l 11
- la machine faisant n tours à la minute; pour une seconde, le travail T sera ;
- 2 "K P In
- r = ^~
- Il sera obtenu en kilogrammè^res par seconde si P est exprimé en kilogrammes et l en mètres.
- Le cheval-vapeur vaut 75 kilogrammètres fournis en une seconde; le travail en chevaux sera donc1 2 tz Pin
- Tch = —------- = 0,0014P. I. n.
- 6oX72
- p.108 - vue 113/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 109
- On remplace avantageusement la mâchoire en bois par une bande de fer plat (fig. 2) garnie de tasseaux en bois dur qui viennent frotter sur la jante de la poulie B montée sur l’arbre A.Cette bande se termine par une tige filetée D que l’on serre, sur le levier C du frein,par un écrou à manettes E. Dans le frein représenté (fig. 2), le poids p est variable et placé dans un plateau fixé au bout du levier au crochet H.
- Pour empêcher que le frein ne soit entraîné on dispose des taquets T et 7” de chaque côté du levier C.
- Les figures 1 et 2 représentent des freins équilibrés par rapport à l’axe, c’est-à-dire qu’en posant le frein sur l'arête horizontale d’un couteau, au point qui doit se trouver sur la verticale passant par le centre de l’arbre,le levier C reste bien horizontal. Si le frein n’était pas équilibré, on
- devrait, pour obtenir ainsi l’horizontalité du levier C, placer en C’ des poids marqués p. et ce poids devrait s’ajouter dans l’expérience au poids P. La formule deviendrait ainsi :
- — 0,0014 (P-j-p) l n.
- Il est indispensable de graisser continuellement les surfaces en contact avec du suif ou mieux de les arroser d’eau contenant une dissolution environ de 10 0/0 de savon en pâte; les échauffements violents pourraient en effet faire gripper le frein qui prendrait feu.
- Le frein de Prony, qui a précédé tous ceux employés aujourd’hui et qui a servi à établir la méthode d’évaluer le travail effectif d’une machine motrice devrait être décrit dans cette étude,bien qu’il soit presqu’impossible d’employer un frein à réglage par vis pour calculer la puissance d’un moteur à gaz ou à pétrole.
- En effet, même pour les machines à mouvement uniforme, l’emploi du frein de Prony offre certaines difficultés ; pour obtenir, pendant l’expérience, un frottement constant, on doit modifier souvent le serrage des boulons et il est difficile d’éviter des à-coups plus ou moins forts. C’est pour cela qu’il est bon d’établir deux taquets ou butoirs très solides T et T’ (fig. 2) qui arrêtent le levier lorsqu’il oscille très violemment.
- Pour diminuer les secousses, on peut employer diverses dispositions; c’est ainsi que l’on peut disposer sous les écrous une ou plusieurs rondelles de caoutchouc de 20 à 30 m/m d’épaisseur, séparées par des disques de tôle : on peut également suspendre au levier C le piston d’un frein hydraulique.
- Dans les machines où le travail moteur subit de brusques variations, il est presque impossible'
- d’observer exactement les différentes valeurs des efforts exercés par les oscillations qui en résultent. C’est ainsique dans les moteurs à gaz et à pétrole du cycle à 4 temps, le travail est faible à la première course (aspiration), minimum à la seconde (compression), maximum à la troisième (explosion) et faible à la quatrième (échappement). Non seulement le travail moteur varie dans chaque course de ces 2 tours, en pleine charge, mais la vitessë du moteur suit le même régime. On voit donc que, si on emploie un frein à réglage par vis, il faut desserrer le frein à la première course, le desserrer encore davantage à la deuxieme, le serrer brusquement à la troisième et le desserrer à la quatrième,et ainsi continuellement et même irrégulièrement quand le moteur fonctionne à demi-charge.
- (A suivre) A. Bracheu
- Communications oiiieielles ûu Touring-Cluii
- 1,441 candidats au Touring-Club pour le mois de janvier.
- Citons :
- MM. Jacquemin, député des Côtes-du-Nord ; Bernard, ingénieur des mines ; Reuss, Bertrand, ingénieurs des ponts et chaussées ; Colin, inspecteur des forêts; Claudel, sous-préfet; Massiet du Bicot, procureur de la République ; Quenay #, ingénieur : Abel Hermant, homme de lettres ; Domenech de Cellès, commandant de recrutement; Chauppe, chef d’escadron d’artillerie; Chassin, de Kei’gemmeaux, O. #, capitaine de frégate; Bloques, ifc, chef de bataillon du génie ; Luc-
- ciardi, # ; de Faure, ^ ; Jozan, # ; Suisse de Sainte-Claire, Batard, de Gonneville, Lallouelte, capitaines ; Chamonard, Grandclément, lieutenants de vaisseau; comte de Solages ; comte de Loche, baronne de Heïmann, baron de Rentv, baron de Mandat-Grancey, comte et comtesse Fesletics,baron de Tours, baron de Montbel, baron de Francq, vicomte de Hogendorp, vicomte de Vercelli de Ranzi, C. -j-, O. —J—|-, vicomte E. Werlé, comte de Guigné, vicomte de Witte, baron Salavète de Langes, Mlles A. et G. Lardin de Musset, Sir Fitz Gé-rale, aide de camp de S. A. R. le duc de Con-naught, et Lady Fitz Gérald ; Marshall, lieutemant-colonel de l’armée anglaise ; vicomte de Jousselin, comte d’Argil, vicomtesse de Vercelli de Ranzi, vicomte de Chefdebien-Gagarriga, etc., etc.
- p.109 - vue 114/833
-
-
-
- 110
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L'Annuaire du Touring-Club pour 1898 vient de paraître.
- Ge petit volume contient les listes revues, modifiées d’après les nouveaux traités et considérablement augmentées, dés hôtels, mécaniciens, photographes, etc., affiliés à la date du 31 décembre 1897.
- Il est délivré aux membres du Touring-Club seulement.
- * *
- Nouveau succès pour le Touring-Club :
- M. II. Defert, avocat à la Cour de Cassation et membre du Comité de Contentieux, vient de gagner le procès engagé par M. Bonne, contre la Compagnie de l’Est, aux frais du Touring-Club, et tendant à faire déclarer nulle et sans valeur par la Cour suprême la fameuse mention : « Sans garantie pour défaut d’emballage. »
- Cet arrêt implique/ a fortiori, la nullité de la mention « non emballé » ou de toute autre équivalente, tendant à faire croire au public que les Compagnies peuvent s’exonérer de la responsabilité qui leur incombe, en vertu de Partiale 103 du Code de Commerce.
- HodvbIIb VoiMte Bollee
- Voiturette de livraison
- Nous nous faisons un plaisir de reproduire dans ce numéro une photographie que nous envoie très aimablement M. Chauveau.
- La voiturette automobile du type Boliée que représente la gravure vient d’être éta-
- blie par la Société de l’avenue Victor-Hugo et est actuellement en usage à Bordeaux pour les livraisons d’une maison de nouveautés.
- Cora Hnlle-Hiee
- Le Comité d’organisation de la course a fait connaître aux maires des communes traversées, l’horaire approximatif du passage des véhicules. Cette précaution assurera aux concurrents une voie libre et exempte de dangers.
- Voici cet horaire, qui permettra aux personnes placées sur le parcours "d’assister au passage des voitures :
- Dimanche 6 mars. — Marseille, ii heures matin; Saint-Marcel, n h. io; Aubagne, n h. 20; Cuges, 11 h. 40; Le Beausset, midi ; Sainte-Anne, midi 5; Ollioules, midi 15; Toulon, midi 25; La Garde, 1 heure; Hyères, 1 h. 15.
- Lundi 7 mars. — Hyères, 8 heures matin; Le Londe, 8 h. 15; Le Môle, 8 h. 40; Cazolin,
- 8 h. 50; Le Foux, 9 heures; Saint-Maxime,
- 9 h. 15; Roquebrune, 9 h. 40; Puget-sur-Argens,
- 9 h. 55; Fréjus, 10 h. 10; Le Bocca, 11 h. 20; Cannes, nh. 30: Golfe Juan, 11 h. 50; Antibes, 11 h. 55; Cagnes, midi 10; Nice, midi 20.
- Les membres du jury auront un brassard blanc, les commissaires un brassard rouge, les contrôleurs volants un brassard bleu.
- Un homme portant un drapeau rouge se tiendra à 100 mètres en avant des points dangereux.
- Le 9 mars, après le défilé dans les rues de Nice, on se rendra en promenade à Monte-Carlo, où, devant le Casino, se tiendra un jury qui distribuera des récompenses aux voitures les plus élégantes et les plus confortables.
- Les prix s’élèvent à 5 000 francs. Une médaille sera décernée en outre aux carrossiers des voitures primées. Cette journée à Monte-Carlo est due à l'initiative de M. Camille Blapp.
- p.110 - vue 115/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 111
- Petites Nouvelles
- Les moteurs à alcool
- A l’exemple de leurs voisins les Allemands, les fabricants autrichiens d’alcools viennent de_verser dans les caisses de l’Etat une assez torte "somme destinée à encourager les expériences sur les moteurs à alcool.
- * •¥
- Un Chasse-oeige Automobile primé
- L’Association générale des ouvriers de Turin, société des plus "prospères, dont une partie des ressources est employée à encourager le progrès, vient de primer l’invention d’un chasse-neige automobile en lui décernant le prix Weill-Weiss, une de ses fondations.
- Les auteurs du projet primé sont MM. Monge et Boratro.
- * *
- Souvenir du Concours des Poids Lourds
- La brochure in-8° éditée par l’A. C. F. sur le Concours des Poids Lourds est enfin sortie des presses Les membres du Club qui désirent garder ce souvenir du Concours n’ont qu’à la réclamer au secrétariat.
- *
- ï *
- Un train Scotte anglais
- Les Anglais vont avoir aussi leur train Scotte. Le premier type sorti de leurs usines va assurer un service régulier de Cewinster à Fairford, sur une distance de huit milles.
- Une course de motocycles
- Il est, paraît-il, question d’organiser à Antibes une grande course de motocycles pour le 27 courant.
- * *
- La course du Véloce Club Périgourdin
- L’A. C. F. a accordé une médaille d’argent et une de bronze à la course de Périgueux, organisée par le Y. C. P. et dont nous avons déjà parlé.
- Un match
- Un match vient d’être conclu entre M. de Knyff sur voilvre Mors, et M. Prévost sur voiture Pan-hard. Distance: Paris-Dieppe. Enjeu : à débattre.
- * *
- Bordeaux-Agen
- L’Automobile Bordelais a fixé au dimanche delà Pentecôte la course Bordeaux-Agen et a ainsi arrêté les étapes au nombre de trois : lre étape, Bordeaux à Langon ; 2° étape, Langon à Marmande ; 3° étape, Marmande à Agen.
- Les concurrents s’attendront aux étapes et repartiront dans l’ordre d’arrivée. Us seront soigneusement chronométrés au départ et à l’arrivée de chaque étape.
- A Agen il y aura exposition do véhicules.
- Les Chauffeurs du Midi ont accepté de se joindre ce jour-là à leurs camarades de Bordeaux.
- * *
- Les membres de l’Automobile Yélo-Cdub de Nice ont fait, dimanche dernier, une très belle promenade à. Juans-les-Pins.
- Parmi les voitures, on a pu remarquer celles de MM. Ghauchard, Clairissy, Pinton, de Bary, etc.
- Parmi les motocycles, M. et Mme Laumaillé, MM. Nicol, Sardou, Gondoin, Desjoyaux, etc.
- Ces jours-ci partira de Monte-Carlo un de nos distingués sportsmen, M. Lehmann, qui, en compagnie de M. Jules Miraneau, de la maison Terre-veilleault, entreprendra le voyage de Monte-Carlo à Amsterdam, par l’Italie et la Suisse.
- * +
- M. Bogard, carrossier, 10, rue Saint-Martin à Versailles, se met à la disposition des inventeurs ou constructeurs pour la partie Carrosserie automobile (usine à vapeur).
- * *
- On demande ingénieur disposant de 50 000 francs pour affaire de transport à vapeur.
- Doenments rétrospectifs
- Nous lisons dans le prix-courant de MM. Pan-hard et Levassor (mois d’août 1891) :
- La voiture selon l'ètat de la route peut marcher à 3 vitesses différentes d'environ y, 10 et 16 kilomètres à Vheure.
- La grande vitesse pourrait être dépassée, mais cela ne serait pas à conseiller dans la généralité des cas ; car déjà, à 16 kilomètres, il faut de la part du conducteur une grande attention.
- Les rampes que Von peut gravir peuvent atteindre, en route sèche et en bon état, 8 et même 10 centimètres par mètre.
- Aujourd’hui les voitures de MM. Panhard et Cie, sont construites — à cause des courses de vitesse — pour faire du 45 km. à l’heure en palier ! Le danger a disparu. Jugez un peu des progrès qu’a dû faire la stabilité de ia direction.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA
- Méditerranée
- La Compagnie P. L .-M. organise avec le concours de l’Agence Desroches deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la lro : l’Algérie et la Tunisie (du 27 février au 4 mars ou du 20 mars au 25 avril). Prix au départ de Paris : l'e classe, 1 10Ü francs, 2S classe, 980 francs. La seconde : la Corse, (du 24 février aux 12 ou 19 mars). Prix au départ de Nice et, suivant l’itinéraire choisi : lre classe, 525 francs ou 650 francs. 2e classe, 450 francs ou 570 francs.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’Agenee Desroches, 21, rue du Faubourg Montmartre, à Paris,
- Fêtes du Carnaval
- A l’occasion des fêtes du Carnaval, les coupons de retour des billets d’aller et retour, délivrés du 19 au 21 février inclus, seront tous valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 23 février.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du aj au 24 février i8q8 -
- Temps généralement nuageux, avec pluies, par vents du Sud au Nord-Ouest.
- Auto-Météo
- p.111 - vue 116/833
-
-
-
- 112
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue-de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C8, 12, rue de Crimée, Paris,
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C16 des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue“du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- Diligeon et C”, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard. Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcellës.LevalloisiPerret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avànt-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,!2, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- Tenting(H-), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaohat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothèque de la « Locomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2e volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3° volume : Les voitures à pétrole. — 48 volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 49 volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et VEntretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9°L'Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 1 SI, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.112 - vue 117/833
-
-
-
- Cinquième Année. — IV 8
- 24 Février 1898
- SOMMAIRE DU H» 8
- L’Automobile-Club et les Courses, L. Béguin. Une nouvelle spécialité automobile. Informations.
- Les phénomènes de combustion, L. B.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- L’état actuel de l’industrie automobile. — La Maison Panhard-Levassor, G. D.
- Bandage Ducasble pour Automobiles, P. Sarrey.
- Automobile-Club de France.
- Omnibus de la Compagnie générale des Automobiles, P. S.
- Course Marseille-Nice.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Bibliographie.
- Temps probable.
- VOITURE A SIX PLAGES DE LA SOCIÉTÉ PANHARD-LEVASSOR
- p.n.n. - vue 118/833
-
-
-
- 114
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Cooeoors de la « Locomotion Aotomobile »
- i» Enumérer les défauts des voitures automobiles à pétrole actuelles. Indiquer les moyens de remédier au plus grand nombre de ces défauts.
- {On pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement les dispositifs proposés, soit en présentant un mécanisme nouveau).
- 2° En laissant de côté les systèmes du tracteur et de la caisse interchangeable, faire un croquis de la forme de la voiture à 4 places qui conviendrait en toute saison pour la circulation dans les villes et le tourisme de plaisance.
- {Pour cette question, nous admettons les formes qui pourraient être déjà connues).
- 30 Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse ?
- Chaque concurrent devra envoyer, avant le 1er Mai, une réponse aux trois questions. Rappelons que le 1er prix est fixé à 500 fr., le 2e à 300 fr., le 3e à 150 fr. et le 4e à 50 fr.
- L’Aiitomobile-Cliib et les Courses
- Sur la proposition de MM. Henri de La Valette et René Varennes, le Comité de l’Automobile-Club de France semble décidé en principe à ne plus organiser de courses de vitesses à l’avenir, tout en les laissant à l’initiative privée.
- Allons,voilà debonnes résolutions, et, non pas seulement parce que c’est le triomphe de nos idées, mais bien parce que la décision de la Société d’Encouragement marque un pas vers le progrès, nous sommes heureux d’applaudir à ce revirement qui lui lait honneur.
- Qu’il y ait des courses ! Après tout, cela nous est indifférent! Que certaines sociétés sportives en organisent pour amuser leurs amis, très bien !
- Il y aura toujours des amateurs qui consentiront à exposer des voitures de 15 000 fr. à des avaries sans nombre, et eux-mêmes à des accidents terribles pour le plaisir d’une arrivée sensationnelle : la vanité fait faire bien des choses ! Il est vrai que ces mêmes amateurs ne voudraient peut-être pas risquer 10000 fr. dans une affaire industrielle’, tellement les manières de voir sont différentes. Notez que je n’ai pas dit qui avait raison d’eux... ou des autres. Mes lecteurs combleront cette lacune, au mieux de leurs opinions propres.
- Qu’il y ait des courses, voire même sur route, bien que je préférerais les savoir sur un automobilodrome que sur le chemin que, paisible touriste, je suis exposé à suivre sans penser à mal ! Mais que vais-je encore réclamer ? par le mot liberté, n’entendons-nous pas que nous, public profane, profiterons de la route quand eux, minorité d’élite, ne s’en serviront pas pour leurs manifestations sportives!
- Il y aura toujours des courses, organisées par n’importe qui, mais au moins l’Automobile-Club, espérons-le, s’en abstiendra ! Et c’est justice. Et les constructeurs, soit dit en passant, en seront enchantés les premiers malgré toutes les histoires que l’on nous raconte.
- Nous allons donc avaler encore Paris-Amsterdam, car il faut bien faire quelque chose pour les Belges et pour les Hollandais, et après cela nous n’aurons plus qu’à enregistrer quelques courses locales, événements moins retentissants, où nos braves fabricants de voitures'ne seront plus obligés de figurer !
- Bravo pour nos amis !
- L. Béguin.
- Une Nouvelle Spécialité Automobile
- Il vient de se fonder à Chicago, sous le nom de Fischer Equipment Company, une industrie nouvelle et originale qu’apprécieront surtout les carrossiers désireux de transformer leur fabrication et de construire des véhicules électriques sans se livrer au préalable à aucune étude ni à aucune construction spéciale.
- La Fischer Equipment C° a étudié, construit et met actuellement en vente tout le matériel électrique nécessaire pour équiper un véhicule électrique, c’est-à-dire les accumulateurs, le moteur ou les moteurs, le coupleur ou contrôleur, le levier d’inversion de marche, la barre de direction et sa poignée, l’axe d’avant avec ses essieux brisés, l’axe d’arrière, les roues d’avant et les roues d’arrière, celles-ci munies de leurs roues dentées. Avec ce matériel, le carrossier n’a plus qu’à esquisser un bâti et à le couvrir d’une carrosserie pour construire une voiture bien personnelle..., dans tout ce qui n’est pas électrique.
- Le matériel électrique, étudié par un électricien américain bien connu, M. C.-E. Woods, comprend actuellement quatre séries à deux moteurs et quatre séries à un moteur seulement. Ces séries se rapportent à des poids totaux et utiles diffé-
- p.114 - vue 119/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 115
- rents, suivant l’importance du véhicule à établir, et la charge à transporter. Le plus petit type (n° i), peut porter 160 kg. (2 voyageurs) et peser 700 kg. environ en ordre de marche ; le plus gros (n° 4), peut porter 730 kg. (8 à 10 voyageurs) et peser 1 500 kg. en charge complète. La batterie d’accumulateurs est divisée en quatre groupes de 11 éléments chacun; chaque groupe est monté en tension, et les changements de vitesse s’obtiennent en couplant les quatre groupes; en dérivation pour la petite vitesse, en deux groupes en tension pour la vitesse moyenne, et en quatre groupes en tension pour la grande vitesse.
- Le levier unique de manœuvre du compteur agit également sur le frein, monté sur l’axe même du moteur électrique, de telle façon que l’on ne peut serrer le frein qu’après avoir coupe le circuit de la batterie. Toute fausse manœuvre est ainsi évitée. Toutes les pièces de chaque série ainsi que les plaques, boîtes et connexions des accumulateurs sont absolument interchangeables. On n’a ainsi que des remplacements à faire et jamais de réparations proprement dites.
- Au moment où les automobiles sont à l’ordre du jour de l’actualité, nul doute que l’heureuse intervention de la Fischer Equipment C° ne contribue à susciter une heureuse émulation entre les carrossiers qui trouveront la besogne électrique toute mâchée et n’auront plus qu’à transformer leur art pour l’adopter à la formule nouvelle.
- Inlormations
- Paris-Roubaix
- (Automobiles, 10 avril)
- Désireux de répandre davantage l’idée de la locomotion nouvelle dans sa région, le Nord-Sportif a décidé qu’une course d’automobiles serait disputée le 10 avril prochain sur le parcours de Paris à Roubaix, en même temps que l’épreuve réservée aux bicyclettes qui doit suivre cet itinéraire.
- Notre confrère s’est entendu à ce sujet avec la direction du vélodrome de Roubaix où — comme pour la course de bicyclettes — se fera l’arrivée de la nouvelle épreuve.
- Tous les prix affectés à l’épreuve qu’il vient de créer consisteront uniquement en objets d’art de valeur, en médailles et en diplômes.
- Les prix seront fournis par le Nord Sportif et par le vélodrome de Roubaix. A ces prix viendront encore s’ajouter les dons probables de sportsmen que cette course ne peut qu’intéresser.
- Les organisateurs sont à peu près décidés à faire deux sections : nrotocycles et voiturettes jusqu’à 200 kilos d’une part, et voitures suspendues et poids lourds d’autre part.
- -k
- * *
- Rouen-Le Havre-Rouen
- (Moto cycles. 22 avril)
- La course de motocycles Rouen-Le Havre-Rouen, organisée par la section d’automobiles du Véloce-Club Rouennais, est fixée au dimanche 22 mai.
- La course sera départementale, et est réservée aux véhicules dont le poids n’excédera pas 100 kilos.
- Le départ sera donné à Rouen, à 8 h. 1/2, au
- bas du boulevard Cauchoise, et de deux minutes en deux minutes.
- Itinéraire — Aller : Maromme-Yvetot-Bolbec-Saint Romain-Le Havre, virage à la Vierge-Noire. — Retour : Le Havre-Saint Romain (ville), Lille-bonne- Caudebec-Duclair-Rouen, arrivée à l’embranchement de la route neuve du Havre et de l’avenue du Mont-Riboudct.
- Les prix consistent en objets d’art ; la liste définitive en sera publiée ultérieurement.
- Le prix d’entrée est de 10 francs pour les coureurs étrangers au Club ayant six mois de résidence dans le département de la Seine-Inférieure. La liste des engagements sera close le 15 mai.
- Les engagements sont reçus chez M. Henri Berger, 47, rue Méridienne, président du Comité.
- * +
- Les récompenses du Cycle Show de Liverpool
- La construction des véhicules mécaniques a fait en 1897 de sérieux progrès. Telle est la vérité qui se dégage du rapport officiel du jury de l’Exposition du Cycle de Liverpool, qui avait cette année une section automobile importante. Voici comment s’exprime ce rapport :
- « De nombreux types de véhicules et de motocycles nous ont été présentés au show de cette année, et il nous a été donné de les soumettre à des expériences en dehors de l’enceinte de l’Exposition, quelquefois dans les rues encombrées de Liverpool, expériences qui toutes ont été très probantes. Nous avons distingué neuf types de véhicules différents qui tous répondent d’une manière satisfaisante à l’objet pour lequel elles ont été construites.
- « Nous avons, à l’unanimité, accordé la médaille d’or à la Daimler Motor Car Company de Coventry; la médaille d’argent a été attribuée à MM. Holdsworth et Co, de Liverpool, pour leurs voitures Victoria; la médaille de bronze, à M. A. W. Goodall, de Blackpool, pour sa charmante wagonnette ».
- Quant aux motocycles, il n’y a eu qu’une médaille d’or décernée à la Beeston Cycle Company, de Coventry, qui exposait, comme l’année dernière, des tricycles de Dion-Bouton, munis de brûleurs, lesquels ont, paraît-il, donné de meilleurs résultats que l’allumage électrique.
- Nos félicitations à la Maison française, dont l’invention a été primée.
- * *
- Automobile-Club Belge
- La grande course d’automobiles qu’organise cette année l’Automobile-Club de Belgique se fera entre Bruxelles et Spa. Dates les 25 et 26 juin. Tel est en effet l’itinéraire définitivement arrêté, par les Commissions chargées à l’Automobile-Club de la préparation des courses. Namur-Spa le projet primitif a dû être abandonné. La manifestation du nouveau mode de transport n’en sera que plus grandiose car entre Bruxelles et Spa, l’épreuve prend un caractère d'intérêt pratique qui la rendra concluante pour le public profane. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des détails de cette course qui prend déjà les proportions d'un événement.
- Au dernier ballottage de l’Automobile-Club ont été admis : MM. Armand Solvay, à Bruxelles; Alphonse Neef, Inspecteur de la Compagnie! n-ternationale des Wagons-Lits à Bruxelles ; André Michelin, constructeur à Paris ; comts Albert de
- p.115 - vue 120/833
-
-
-
- 116
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hemricourt, à Marche ; Joseph Bossret, notaire à Ciney ; Fernand V. Mahillon, à Bruxelles ; Lucien Loppart, à Liège ; Alfredo Nagelmackei's, à Liège ; Maurice Philippson, à Bruxelles; Chevalier Cam-berlyn d’Amongies, à Bruxelles ; Ernest Orban Viot, à Liège ; Maurice Rosart, à Bruxelles; Jules Julien, à Bruxelles ; Baron A. de Rosée, à Mali-nes ; L. Lequarré, à Liège ; Louis Van Volxem, à Bruxelles ; André Goldschmidt, à Bruxelles ; R. Janssens, à Bruxelles ; Ch. Muller, à Liège ; Che-valierR. de lvnyff, àParis ; Lucien Francott, Raoul Meeus et Georgia Knap, à Liège.
- — L’Automobile-Club de Belgique vient de prendre une excellente mesurequ’accueilleront avec joie tous les chauffeurs belges; il s’agit de l’organisation d’une série d’excursions de propagande décidée par sa commission du tourisme, excursions qui auront lieu de quinzaine en quinzaine. Les dates choisies sont : Le 20 février Pont de Soignes. Le 6 mars à Tervueren. Le 20 mars à La Hulpe par les Quatre Bras.
- A dimanche 6 mars, rendez-vous place Royale pour la seconde sortie à 9 heures dumatin.
- En cas de mauvais temps l’excursion est remise au dimanche suivant.
- ¥ ¥
- Nice-Puget-Théniers
- La Côte d’Azursera tout particulièrement favorisée cette année : la course Nice-Puget Théniers, organisée par l’Automobile Vélo Club de Nice s’annonce bien.
- Nous avons dit que le parcours choisi était Nice-Puget Théniers. Entrevaux et retour à Puget-Thé-niers. Les véhicules concurrents seront classés en trois séries.
- ire série. — Moteurs de 314 de cheval.
- 2e série. — Moteurs de 1 cheval 1(4.
- 3e série. — Véhicules pesant plus de 100 kilogr.
- S’il est nécessaire, une quatrième série sera formée pour les moteurs d’un cheval 314.
- Les inscriptions seront reçues, du 15 février au 6 mars à l’Automobile Vélo-Club de Nice.
- Cette société a décidé de former un train spécial qui permettra de suivre les péripéties de la course aux étapes.
- En Allemagne 1
- Le syndicat des fabricants d’alcool allemands vient de verser dans les caisses de l’Etat une somme importante destinée à des expériences sur les moteurs à alcool. C’est la maison Korting frères, de Hanovre, qui a été officiellement chargée des expériences dont les résultats feront l’objet d’une communication au Syndicat des fabricants d’alcool.
- *
- * *
- En Angleterre
- «
- L’opinion publique n’est pas encore favorable à l’automobilisme en Angleterre; elle le deviendra, cela ne fait de doute pour personne. Le Comité des Ponts et Chaussées duWarwick, capitale Coventry, avait décidé que tout possesseur de véhicule automobile devrait se faire enregistrer sous un numéro et porter ce numéro ostensiblement sur son véhicule. La mesure était vexatoire. Les chauffeurs ont protesté, et le Local Government Board vient de leur donner raison en infirmant la décision prise par le Comité des Ponts et Chaussées du comté.
- — Depuis quelques jours l’administration des postes a fait installer une automobile pour le service postal de Londres à Redhill sur la route de Brighton, parcours trente-deux kilomètres.
- — Londres possède déjà un omnibus automo-bile, qui est destiné à assurer le service entre Victoria station et Trafalgar square. Les premiers essais ont été faits devant la caserne des Horse Guards.
- — Nous apprenons avec un vif plaisir que la Société des Ingénieurs Anglais vient d’élire à la président M. Worby Beaumont, l’un des hommes qui dirigent en Angleterre le mouvement automobile.
- M. Worby Beaumont était au banquet de Dieppe qui a suivi la belle course Paris-Dieppe du Journal des Sports, un des délégués de la Self Pro-pelled Traffic Association.
- — A la dernière séance du London. County Council venait en discussion la question des Fire-Brigades. Lord Rotton y a pris la parole pour proposer l’adoption des pompes automobiles et a dit quels résultats heureux ont mis en évidence les expériences faites récemment. La London County Council a immédiatement voté la somme de 50 000 francs pour monter une brigade avec des automobiles. Cette première brigade automobile sera soumise à un service de plusieurs mois et permettra de se rendre compte de l’opportunité d’une substitution générale de la traction automobile à la traction- animale dans le service des secouis en cas d'incendie.
- Et dire que toutes ces idées viennent de chez nous ! s’écrie le Journal des Sports.
- — Les deux voitures de la London Electrical Cab Company qui ont reçu de la direction des Postes anglaises la mission de relier le General Post Office à Paddington, en s’arrêtant au Western Center Office et au Western District Office, continuent régulièrement leur service depuis près d’un mois. Le trajet que ces véhicules ont à couvrir chaque jour est d’environ 35 milles, soit 56 kilomètres et demi, qu’ils parcourent à une allure variant entre 10 et 11 milles à l’heure. Le poids des colis qu’ils transportent est généralement d’une tonne et quelquefois plus. La direction est on ne peut plus satisfaite de ce résultat qui lui permet d’entrevoir, à bref délai, la possibilité de réaliser de notables économies.
- ¥ ¥
- De notre correspondant de Rome :
- L’anniversaire du Club Automobilisti Italiano ne se passera pas sans fêtes. Le Comité a décidé de le célébrer par une sortie d'automobiles et un banquet.
- La date n’est pas encore fixée. Il est cependant probable que la fête se fera le 20 mars, jour anniversaire de la fondation du Club.
- *
- * *
- De notre correspondant d’Amiens :
- La ville d’Amiens compte un nouveau chauffeur. M. Follet-Boquet, négociant en vins, vient de faire acquisition d’une voiture automobile pour la livraison de ses marchandises.
- -— La pose des voies pour les tramways électriques marche bon train ; espérons qu’avec le beau temps cela ira encore plus vite, et que notre ville sera bientôt sillonnée par ces tramways d’une incontestable utilité.
- — Avec les quelques beaux jours dont le ciel
- p.116 - vue 121/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 117
- nous a gratifiés dernièrement, nous nous serions cru en pleine saison sportive; aussi voituristes et motocyclistes s’en sont-ils donné à cœur joie, et tout ce qu’Amienset la région comptent de chauffeurs était teuf-teufant sur nos belles routes; cela présage bien pour le beau temps.
- * *
- De notre correspondant de Périgueux :
- La Course d’Automobiles que nous avons annoncée aura lieu le 2 mai, au lieu du 16 ou 30. L’Automobile-Club de Bordeaux a promis son concours au V. C. P. et la course promet d’être des plus brillantes :bien que le règlement n’ait pas encore été publié les engagements et les prix ar rivent en grand nombre. Parmi les médailles et bronzes d’art nous pouvons citer ceux offerts par l’Automobile-Club de France, le Touring-Club, la Société des Voiturettes Bollée, le S. V. Ber-gerein, l’U. C. Buguoise, M. Elie Lacoste, ingénieur, dont les brevets sont exploités par la Société Popp, Maurice Martin, du Vélo, Désaide, etc., etc. D’ores et déjà, on peut compter que le chiffre des partants ne sera pas inférieur à trente.
- ¥ *
- Nous sommes heureux d’applaudir à la distinction flatteuse dont vient d’être l’objet M. A. Rodanet, docteur en droit, un de nos meilleurs collaborateurs à la Locomotion Automobile, dans l’attribution récente des palmes académiques. Nous joignons nos félicitations à celles de tous ses amis.
- Les phénomènes de eomhnstion
- Dans sa leçon d’ouverture du cours de chimie minérale, M. Le Châtelier a pris comme sujet une question des plus intéressantes, d’ordre pratique, tenant, comme il l’a dit, « à affirmer dès le début de son enseignement le point de vue positif auquel il envisage la science, et. à prendre nettement position en face des tendances contraires qui arrivent à prédominer aujourd’hui parmi les chimistes. »
- Cette question, c’est celle des phénomènes de combustion et de la production de la puissance mécanique, de la chaleur et de Vélectricité.
- Nous engageons vivement nos lecteurs qui s’intéressent à ces théories si passionnantes, à aller entendre la parole autorisée de M. Le Châtelier; l’étude de la puissance motrice et de la dissociation dont les phénomènes limitent la température des flammes, fera l’objet des vingt premières leçons ; les dix dernières seront consacrées aux applications de ces notions générales à quelques-unes des circonstances les plus importantes de la pratique industrielle.
- Que l’on nous permette aujourd’hui d’analyser quelques lignes de cette leçon d’ouverture :
- Après avoir appelé puissance motrice ou plus rapidement puissance, la propriété qu’ont certains corps de pouvoir se transformer spontanément et-de pouvoir, par le fait de leur transformation, transmettre cette propriété à d’autres corps qui 11e la possédaient pas auparavant, M. Le Châtelier
- énonce ia loi capitale : —Il est impossible de créer de rien de la puissance motrice
- Pour établir son exactitude, il est trois ordres de preuves :
- i° Les preuves expérimentales directes;
- 20 L’échec de tous les inventeurs du mouvement perpétuel ;
- 30 Les vérifications des conséquences les plus lointaines et les plus indirectes de cette loi.
- i° Dans certains cas la loi a semblé être en défaut, ainsi dans l'ascension spontanée des ballons qui sont des corps pesants ; or on reconnaît qu’il descend en même temps un volume égal d’air qui dépense sa puissance disponible, pendant que le ballon en gagne. De même la puissance dépensée par les êtres vivants, vient de la combustion des aliments, comme la puissance mécanique fournie par la machine à vapeur vient de la combustion du charbon.
- 2° « L’échec des inventeurs du mouvement per pétuel, dit M. Le Châtelier, est plus probant encore. Des hommes ont consacré une bonne partie de leur existence, ont mis en œuvre un savoir souvent considérable et n’ont pas reculé devant des dépenses importantes pour mettre en défaut cette loi et cela non pas d’hier, mais depuis des siècles.
- « Il y a bien des chances pour que leurs insuccès renouvelés aient leur raison d’être dans la nécessité absolue de la loi que l’on cherche à éluder. On dit souvent que les inventeurs du mouvement perpétuel sont des fous ; s’il en était ainsi les résultats de leurs expériences négatives n’auraient pas grande portée; mais cette appréciation est tout-à-fait injuste.
- ,« Des gens parfaitement intelligents et instruits ont cherché et cherchent encore aujourd’hui à créer de rien de la puissance, comme d’autres cherchent à transmuter les métaux communs en or. J’en citerai seulement trois exemples bien connus : l’utilisation répétée d’une même quantité de chaleur à la production de puissance mécanique au moyen de machines à vapeur à liquides volatils ; l’extraction du carbone de l’acide carbonique pour l’utiliser comme source de puissance calorique ; et la synthèse directe de l’urée en partant du carbonate d’ammoniaque et de l’eau, question sur laquelle je reviendrai plus loin. »
- On remarquera la modération du savant chimiste et l’indulgence qu’il professe, mais il ne faudrait pas prendre au mot ces quelques lignes et croire raisonnable de s’atteler encore au problème si séduisant mais si décevant du mouvement perpétuel.
- 30 Le professeur fait remarquer que le principe de l’impossibilité de créer de la puissance motrice a été le point de départ de la mécanique et de la thermodynamique, dont les conséquences sont toujours en accord avec lui.
- L. B.
- Cbez dos Constrneteurs et Carrossiers
- MM. André Michelin, constructeurs de Pneumatiques à Clermont-Ferrand, fabriquent-de plus en plus les gros pneus de 90 m/m. renforcés pouvant supporter une charge de 1 500 à 1 800 kg. Ces pneus se font dans les dimensions de 750, 800, 830, 860, 900, 1 000, 1 060, 1 100, 1 150 (diamètre extérieur de la roue gonflée).
- p.117 - vue 122/833
-
-
-
- 118
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’État actuel de l’Müstrie Automobile
- La Maison Panhard-Levassor
- MM. Panhard et Levassor furent les principaux promoteurs de l’industrie des véhicules à pétrole en France, non que des essais antérieurs ne puissent être cités, que nous n’avons nullement l’intention de con-
- sidérer comme négligeables, mais parce qu’ils furent, croyons-nous, les premiers à « livrer » au public.
- C’est vers 1890 c^ue fut faite leur première voiture. Et aussitôt ils construisirent une
- SCHEMAS DES PRINCIPAUX TYPES DE VOITURES PANHARD-LEVASSOR.
- Wagonnette à 6 places.
- Charrette anglaise, 4 places de face. Dog-caH à 4 places.
- Omnibus à 8 places.
- Break à galerie.
- Charrette anglaise, 4 places adossées,
- p.118 - vue 123/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 119
- dizaine de voitures à deux places munies de moteurs à deux cylindres, d’une puissance de i ch. 1/2.
- En ce temps, déjà si éloigné dans la mémoire des automobilistes, ces constructeurs employaient le moteur Daimler dont ils avaient entrepris la fabrication. Ils faisaient des moteurs fixes, pour tous les usages industriels, et des moteurs plus légers pour voitures, tramways, canots, etc.
- Dès le commencement, la forme de la voiture rappelle la Victoria, dans laquelle le siège du cocher est remplacé par un coffre contenant la machine.
- Les roues arrière sont motrices, les roues d’avant directrices, la transmission se fait par l’intermédiaire d’une chaîne Galle et les changements de vitesses par pignons dentés. Les roues sont en bois et la caisse placée à l’avant de la voiture donne au véhicule l’aspect caractéristique qui n’a que fort peu varié depuis huit ans.
- Nous reproduisons pourtant, au point de vue documentaire, quelques types différents montrant la série des essais qui ont été tentés. Le lecteur y verra la voiture de 1891, une voiture avec moteur au milieu, une voiture avec moteur à la partie arrière, et enfin la voiture actuelle, ou plutôt un des types de la voiture actuelle.
- Dans les commencements, on atteignait, disait le catalogue, trois vitesses différentes, 5, 10 et 16 kilomètres à l’heure. — Ajoutons aussi que le prix de la voiture à deux places était alors, toujours d’après ce même catalogue d’août 1891, de 3 500 francs.
- Que de progrès, pour tout, depuis ce moment-là !
- *
- * *
- En octobre 1892, la maison Panhard-Le-vassor construisait quatre principaux types de voitures, le dog-cart à quatre places, la wagonnette, ou plutôt le break à six places, la voiture à deux places avec ou sans petit siège à l’arrière.
- Oncommença, à cette époque à employer les bandages en caoutchouc « donnant de très bons résultats, mais étant d’un prix assez élevé ».
- Vers le même moment les constructeurs s’occupaient activement de l’application du moteur Daimler à la propulsion des canots. Depuis, l’engouement du public pour le nouveau mode de locomotion, a fait un peu négliger cette branche de l’industrie pour laquelle, cependant, les avantages étaient des plus immédiats.
- Faire l’historique des modifications apportées aux voitures Panhard-Levassor reviendrait à rappeler les perfectionnements successifs qui furent apportés à la fabrication des roues, des bandages, des châssis, et surtout à la distillation des essences de pétrole.
- Le moteur lui-même n’a subi que peü de
- modifications. Dans le modèle primitif du Daimler, chaque piston portait une soupape s’ouvrant du côté de la chambre de compression, destinée à éviter la contrepression qui aurait pu se produire à fin de course en raison de l’étanchéité des cylindres.
- La première modification consista en la suppression de ce dispositif.
- Pendant longtemps on continua ^fabrication des moteurs de faible puissance en s’ingéniant à réduire le plus possible les résistances passives. On employa ensuite des moteurs de 2 chevaux 1/2, puis on en obtint qui donnaient plus de 250 kilogram-mètres. Mais, au delà, on se trouvait arrêté par le poids trop considérable du Daimler.
- Dans la course Paris-Bordeaux 1895 figurait une voiture à moteur Daimler, donnant 280 kilogrammètres. Cette date marque la fin de l’utilisation du Daimler et le commencement du « Phénix ».
- * *
- Nous ne reviendrons pas surla description de ce moteur ; notre collaborateur Paul Sar-rey, en a fait une étude complète dans le numéro du 21 janvier 1897 de notre Revue.
- • Rappelons que le Phénix pèse 90 kilogrammes pour 4 ch. 1/2, 135 pour 6 ch. et 155 pour 8 ch. (à 4 cylindres).
- Les deux cylindres sont parallèles, au lieu d’être inclinés à degrés comme ceux du Daimler.
- L’allumage se fait toujours par tubes incandescents. Chaque cylindre comporte un refroidissement d’eau et fonctionne à quatre temps ; les phases sont alternées.
- L’ancien carburateur Daimler, dans lequel un flotteur isolait de la masse un volume constant de pétrole traversé par un courant d’air aboutissant au robinet à trois voies qui réglait l’arrivée du mélange hydrocarburé, est remplacé maintenant par le carburateur « Phénix ».
- Ce carburateur se compose de deux parties : le « Régulateur » où le niveau constant est obtenu par le flotteur qui commande un obturateur, et le « Diffuseur » où se fait la carburation proprement dite. A cet effet le liquide est aspiré à chaque coup de piston et sort par un orifice de quelques millimètres en face duquel se trouve une surface conique destinée à briser le jet. L’arrivée de l’air au contact de l’essence ainsi pulvérisée peut d’ailleurs se régler.
- Quant au mécanisme de transmission, il est resté analogue à ce qu’il était au début. Le mouvement de l’arbre moteur est transmis, par un embrayage conique à friction, à un second arbre placé dans le prolongement du premier.
- Grâce à cet embrayage progressif, le moteur peut être mis en mouvement sans entraîner le second arbre et les démarrages se font sans brusquerie. Sut l’arbre moteur se
- p.119 - vue 124/833
-
-
-
- 120
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiture Panhard-Levassor de M. (Hiles Ilourgiere, Paris-Dieppe 1897.
- QUELQUES FORMES SUCCESSIVES DES VOITURES PANHARD-LEVASSOR.
- Voiture de 1891. I Voiture avec moteur au [milieu.
- Victoria avec moteur au milieu. | Un type de voiture actuel.
- p.120 - vue 125/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 121
- trouvent les engrenages de changement de vitesse commandant l’arbre intermédiaire. Ils peuvent donner jusqu’à une vitesse de ^o kilomètres à l’heure pour certaines voitures spéciales.
- Toutes les voitures sont munies de freins sur les moyeux et d’un frein ordinaire agissant sur la jante.
- Actuellement, la voiture Panhard-Levas-sor se présente sous une foule d’aspects di-
- TYPES ACTUELS DES VOITURES PANHARD-LEVASSOR.
- La Voiture n° 5 de Paris-Bordeaux 1895. La Voiture n° 5 de Paris-Marseille 1896. Camion à marchandises.
- vers. Nous avons essayé d’en grouper les types les plus caractéristiques et nos lecteurs trouveront réunis plusieurs types de voitures qui se sont distingués dans des courses célèbres, ainsi que différents mo-
- Grand Break à galerie.
- Omnibus de livraison.
- Automobile postale du Nord.
- dèles de breaks, de wagonnettes, de voitures de livraison et d’omnibus.
- D’ailleurs, si le moteur est toujours le même, il est bon de dire qu’il se fait maintenant à 6, 8, io, et i2 chevaux permettant
- p.121 - vue 126/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 122
- d’obtenir des vitesses raisonnables pour la lourde voiture à 6 places ou la puissante voiture de livraison, et d’obtenir aussi des vitesses... déraisonnables pour la voiture à deux places.
- Nous représentons également un camion muni du moteur Phénix et une automobile postale construite pour la Compagnie du Nord. Ajoutons que, pour le premier de ces véhicules, on peut maintenant en construire, où la place réservée aux marchandises est plus grande que dans celui dont nous donnons la photographie.
- D’ailleurs il est facile de concevoir que les constructeurs ont eu fort peu le loisir de s’occuper de la partie « utilitaire » de notre industrie quand la partie « luxe » leur donne déjà tant d’occupation.
- *
- * *
- Tout le monde sait la part active prise par la maison Panhard-Levassor aux manifestations automobiles de ces quatre dernières années.
- Leur premier succès public date du concours du Petit Journal, Paris-Rouen 1894.
- Dans la course Paris-Bordeaux-Paris. de juin 1895, la première voiture arrivée à Paris fut la voiture n° 5 dont nous donnons la photographie. Elle n’eut que le 2e prix, le ier ne pouvant, d’après le règlement de la course, être attribué qu’à une voiture à 4 places. Elle fit les 1 190 kilomètres en 48 heures 47 minutes. Deux autres voitures de la même maison remportèrent les 6e et 7e prix.
- En mai 1896, dans la course Bordeaux-Agen les voitures Panhard-Levassor furent classées 2e et 4°.
- Dans la course Paris-Marseille de septembre 1896, les trois premiers prix de la classe A (voitures à 2, 3 et ^ places) furent attribués aux voitures Panhard-Levassor. Nous reproduisons l’une des voitures victorieuses, le n° <).
- Dans la course Marseille-Nice-Monte Carlo, de janvier 1897, MM. Prévost, de Knyfï, Giraud, se classèrent respectivement 3e, 4e et y, conduisant des voitures Panhard-Levassor.
- En juillet 1897, M. Gilles Hourgière conduisit à la victoire la voiture dont nous donnons la reproduction. Elle se classa, dans Paris-Dieppe, première des voitures à 2 places. Cette voiture peut être considérée comme le type des voitures de course. Toutes les parties non strictement indispensables ont été réduites à la plus simple expression.
- Enfin, tous nos lecteurs ont encore présente à la mémoire la bonne tenue de l’omnibus Panhard pendant le Concours des Poids Lourds. Il fut seul, avec le camion Dietrich, à soutenir victorieusement l’hon-peur du pétrole,
- Cette maison, déjà si ancienne, a eu aussi son histoire intérieure. La mort du regretté M. Levassor fit transformer l'entreprise en une Société Anonyme au capital de 5 millions. MM. Panhard, Pierron, Clément, de Knyfï, Krebs, etc., sont parmi les administrateurs.
- Les ateliers, sans cesse augmentés, et toujours insuffisants, occupent maintenant une immense étendue.
- On est justement en train de construire de nouveaux ateliers. La surface nouvellement couverte est de 4 000 mètres carrés.
- * *
- La Maison Panhard demande un très long délai de livraison et des prix fort élevés. Le nombre des constructeurs augmentant, elle se trouvera bientôt allégée de l’excédent de ses commandes et pourra alors s’occuper des nombreux projets que ses administrateurs ont en tête.
- On veut, nous a-t-on dit, s’occuper sérieusement des Poids Lourds. D’autres omnibus seront construits, plus grands que celui que nous avons vu.
- La Compagnie du chemin de fer d’Orléans attend la livraison de douze voitures à marchandises que l’on doit expérimenter pour le transport des petits colis.
- Plusieurs maisons de commerce emploient maintenant ces voitures comme voitures de livraison. A Paris on rencontre les voitures de Mackenstein, de Demarson-Chetelat, du Louvre, du Bon Marché, du Printemps,
- Au concours des fiacreç, on compte engager 5 voitures de formes diverses, coupé, Victoria, landau, omnibus de gare ; ces véhicules seront munis du nouvel embrayage magnétique Krebs.
- Puis ce seront d’autres nouveautés, des perfectionnements aux changements de vitesse qui sont encore bruyants.
- Mais que peut-on faire quand la liste des commandes s’allonge toujours? On ne peut pourtant pas se montrer plus difficile à contenter que le public.
- Aussi ne se met-on pas en grands frais pour séduire l’acheteur et ce n’est pas faire plaisir à l’administrateur-délégué que de lui adresser de nouveaux clients, du moins pour le moment.
- Mais, quel est donc au juste le prix actuel?'A cela la réponse est difficile 5 décrivez la voiture telle que vous la désirez, et on vous fixera un prix : il n’y a pas de prix courants, à ce qu’on nous a déclaré. Chacun est maître de choisir la méthode commerciale qui lui convient, mais nous ne croyons pas devoir recommander cet usage aux nouvelles maisons qui se fondent.
- Je sais bien que celles-ci n’auront pas à. supporter les frais considérables qui étaient nécessaires au début de la Maison Panhard.
- Profitant de l’expérience acquise, les no 14-
- p.122 - vue 127/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 123
- veaux constructeurs peuvent se mettre à vendre au public aussitôt la première voiture achevée. L’outillage devient moins coûteux et les ouvriers plus habiles.
- Il faut donc tenir un large compte à la
- Maison Panhard de ce qu’elle a devancé 1b plupart des autres, de ce qu’elle a eu à subir des frais énormes d’expériences et d’essais.
- G. D.
- Omnibus Panhard-Levassor (Compagnie Routière).
- Bandage DueasblB pour antonliües
- Le nouveau bandage Ducasble a été établi en vue d’obtenir une grande souplesse, tout en assurant un mode d'attache des plus sûrs ; et cela pour éviter autant que possible le déchiquetage du caoutchouc et l’arrachement dans les virages, au passage des rails, par exemple, ou même en ligne droite sur les automobiles dont les roues motrices
- allongent par torsion le caoutchouc, le font sortir de la jante et peuvent même occasionner des accidents.
- Oi', le mode d’attache inventé par M. Ducasble, est assez solide pour qu’on puisse employer du caoutchouc de première qualité et par suite extrê-
- mement souple, seul moyen d’éviter les inconvénients ci-dessus.
- Dans un évidement conservé dans le corps du bandage, se place une seconde jaiite métallique, dite tringle, dans laquelle viennent s’encastrer des tètes de boulons en forme de crampons. Ces boulons, serrés sur la roue (jante en U de forme spéciale) maintiennent fortement en place le bandage en rendant tout arrachement impossible. L’attache s’opérant sur la jante intérieure, c’est-à-dire sur une partie rigide, le caoutchouc fortement entoilé n’est pas vulcanisé ; d’où la grande élasticité de ce bandage.
- La bonne qualité du caoutchouc employé rend le prix de ce bandage assez élevé; mais l’inventeur estime que son emploi donne néanmoins une potable économie sur les autres systèmes, grâce aux avantages suivants :
- i° Possibilité de monter et démonter soi-même très rapidement un bandage pour remplacement, au lieu d’être obligé d’envoyer les roues au Constructeur ;
- 2° Possibilité de ne remplacer que partiellement le bandage abîmé en un point seulement, au lieu d’être obligé de remplacer le tout, comme pour les bandages pneumatiques, par exemple ;
- 3° Très bons résultats affirmés par la pratique, au dire de l’inventeur, permettant d’obtenir Utie durée bien supérieure aux autres systèmes.
- On expérimente en ce moment un bandage du même type, mais plus léger, pour motocyclës.
- Paul SARkEY.
- p.123 - vue 128/833
-
-
-
- 124
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- AotomolMl] de France
- Séance du 16 Février
- Après une réunion de la Commission technique, au cours de laquelle on a expédié les affaires courantes, le Comité de l’A C.F. a tenu une séance qui a débuté par le scrutin de ballottage.
- Ont été admis membres de l’A. C. F. :
- MM.
- Lucien Vinot-Préfontaine, ingénieur,E. C. P à Puteaux.
- Parrains : MM. Bourdil, Brancher, Rolland.
- Le comte Marie-Antoine de Rochefort, propriétaire, 87, avenue Kléber et château de Cerdon (Loiret).
- Parrains : MM. marquis de Chasseloup-Laubat, comte de Chasseloup-Laubat, baron de Zuylen,
- Etienne Grosclaude, homme de lettres, '1;, rue de la Paix. *
- Parrains : MM. comce de La Valette, Jean Béraud, Maurice Bernard.
- André Wallut, 5, rue Auber,
- Parrains : MM. Lavoignat, baron de Zuylen, Berlier.
- Adolphe Hentsch, banquier, 66, rue de laChaus-sée-d’Antin.
- Parrains : MM. A. Chauvet, A. Vernes, E. Hentsch.
- Armand Fraisse, avocat à la Cour d’appel de Paris, 86, boulevard Haussmann.
- Parrains : L. MM. Mill, Peugeot, C. Chenu. •
- Robert Delanos, propriétaire, Port-Mort (Eure).
- Parrains: MM. E. Voigt, E. Giraud, de la Pi-chardais.
- Adolphe Enault, industriel, 23, rue d’Angoulème.
- Parrains: MM. E. Voigt, E. Giraud, A. Pinson.
- Paul Nouette-Delorme, 6, rue de Sontay.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, baron Ro-gniat, comte de La Valette.
- M. Farmain, 25, rue de la Paix.
- Parrains : MM. Sir David Salomons, comte de La Valette, baron de Zuylen.
- Adrien Dubief, ancien conseiller à la Cour des Comptes, délégué de la Compagnie coloniale du Transvaal et de Madagascar, chevalier de la Légion d’honneur, 19, rue de Choiseul.
- Parrains : MM. comte de La Valette, comte de Dion, A. Beaux.
- Rodolphe-Auguste Lehmann, consul général de Grèce aux Pays-Bas et au Luxembourg, Oude Turfmarkt, 15, Amsterdam.
- Parrains : MM. baron d’Avernas Salvador, marquis de Saint-Jean-Lenthilac, George Blackwell.
- Le nombre exact des membres de l’A. C. F. s’élève, à ce jour, à 1,164.
- *
- * *
- Le Comité a voté trois médailles, vermeil, argent et bronze, au concours que la Société des Bains de mer de Monaco organise dans cette ville pour le 9 mars prochain, concours qui ne portera que suri 'élégance et le confortable des véhicules. 11 y a 5 000 francs de prix et objets d’art.
- MM. Vauquelin, Lehideux et Berlier ont été chargés de représenter l’A. C. F. à cette manifestation.
- Le Comité de l’Automobile-Club vote une grande médaille de vermeil à M. Descubes, député
- de la Corrèze, membre du Comité, pour l’appui vigoureux qu’il a prêté à la loi récemment votée, avec le budget, sur les subventions a accorder aux lignes de transports automobiles routiers, à raison de 250 francs du kilomètre au maximum.
- M. Georges Thomas a été nommé délégué de l’A. C. F. à Agen.
- -¥• *
- Sii David Salomons, invite ses amis du Cercle à se rendre en mars à Liverpool, où se fera un concours de poids lourds.
- Et à ce propos, le secrétariat de l’A. C. F. nous adresse le communiqué suivant :
- « L’Automobile Club de France a été informé, par la Self-Propelled Traffic Association qu’un concours de véhicules automobiles pour poids lourds sera organisé par ses soins dans le quartier central de Liverpool en mai 1898, sous la présidence de Sir David Salomons.
- « Le Président a invité, au nom du Comité d’organisation, les membres de l’Automobile Club de France à venir assister à cette épreuve.
- « Un grand banquet sera donné en leur honneur à Liverpool, à la fin du concoùrs.
- « Les membres de l’Automobile Club de France qui voudraient se rendre en Angleterre à l’occasion de ce concours et qui désireraient faire partie de la délégation sont priés de faire connaître leur intention avant le 1e1'avril, au Secrétariat du Cercle, où ils trouveront le programme du concours. .»
- * *
- L’Exposition qu’organise,pourle moisde juin, aux Tuileries, l’Automobile-Club de France, ne comprendra pas exclusivement que des automobiles. Les industries qui s’y rattachent seront aussi largement représentées : moteurs, bandages de roues, carrosseries, pièces détachées, accessoires, matériel de construction, costumes, journaux, librairies, etc.
- Rappelons que le Comité se tient toujours à la disposition des intéressés, 4, place de l’Opéra (entresol).
- Nous ajouterons que les exposants sont invités à se presser s’ils veulent trouver des emplacements convenables car ceux-ci s’enlèvent chaque jour par paquets.
- Parmi les maisons qui ont déjà envoyé leur adhésion à la Commission de l’Exposition et ont retenu leur emplacement, nous relevons les noms suivants : de Dion-Bouton et Cie, A. Clément, Bouery-Wolber et Cie, Société Industrielle des Automobiles, Société Panhard-Levassor, Société Anonyme d’Automobiles, Société Mors, Société des Voitures Electriques, système Kriéger, Lemoine, Jeantaud, Leblond frères, etc.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.124 - vue 129/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 125
- Omnibus de la Compagnie Générale des ktomoles
- i
- La Compagnie Générale des Automobiles vient d’appliquer à un omnibus automobile le moteur rotatif épicycloïdal que nous avons décrit dans tous ses détails dans le numéro du 4 février 1897 de la Locomotion Automobile, auquel nous renvoyons nos lecteurs.
- Le générateur de vapeur, système Valentin, dont nous donnons la coupe schématique, est une chaudière aquatubulaire à vaporisation instantanée. Chaque élément se compose de deux tubes concentriques en fer
- dans l’espace annulaire desquels circulent l’eau et la vapeur ; les gaz chauds, après avoir léché l’extérieur de la batterie, traversent les tubes intérieurs avant de se rendre à la cheminée ; pour l’allumage, des carneaux permettent la communication directe du foyer avec la cheminée. A la partie supérieure, des tubes ordinaires servent de réservoirs de vapeur. Le combustible, emmagasiné au-dessus de la chaudière, descend par une trémie sur la grille dont l’inclinaison est variable pour régler la distri
- £l
- PU»
- 1
- i
- 5
- bution du combustible suivant les cahots de la route.
- L’alimentation se fait au moyen d’une pompe d’injection, à course variable, réglée par le conducteur.
- Le moteur rotatif épicycloïdal (système A. Gérard) transmet son mouvement par engrenages à un arbre différentiel qui actionne, par chaînes de Galle,les roues motrices placées à l’avant; ces roues ont 1 m. 50 de diamètre et sont précédées d’un chasse-pierres.
- Les roues d’arrière, montées sur pivot,
- sont directrices : elles ont 1 m. de diamètre. La vapeur d’échappement est condensée dans une batterie de tuyaux à ailettes, système Grouvelle et Arquembourg, disposée sous le châssis entre les deux essieux.
- La voiture proprement dite est une caisse d’omnibus à 30 places de la Compagnie Générale ; la hauteur de celle-ci au-dessus du sol a obligé les constructeurs à faire des roues assez grandes ; longueur totale : 6 m. 60.
- Les essais sont en cours ; nous en reparlerons s’ils sont satisfaisants. P. S.
- p.125 - vue 130/833
-
-
-
- 126
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Course Marseille-Nice
- Organisée par la « France Automobile »
- (6 et 7 mars)
- Voici la liste complète des engagés :
- Voitures
- ire série au-dessus de 400 kilos.
- 1. Maacel Cahen.............. Paris
- 2. Charron..................... —
- 3. De Dion-Bouton (omnibus). —
- 4. Georges Richard............. —
- 5. Gaston Liégeard.......... Grovrey-Cham-
- bertin
- 6. Monter..................< Paris
- 7. Moroc........................ —
- 8. Gilles Hourgières............ —
- 9. Serex........................ —
- lJ. Goloma................... .—
- 11. R. de Knyff................. —
- 12. Baron de Blomay.......... Hyères
- 13. Comte de Chasseloup-Laubat Paris
- 14. Bergeron.................. Bordeaux
- 15. Is. Kœciin................ Audincourt
- 16. Lasslo....«............... Nice
- 17. Rochet-Schneider............ Lyon
- 18. - .................. —
- 19. — .......... —
- 29. Heath....................... Pans
- 21. Baron Duquesne.............. Nice
- 22. E. Chesnay................. Dijon
- 23. Baron H. de Rothschild.... Monte-Carlo
- 24. — —
- 25. P. Chauchard................ Nice
- 26. De Paiva................... Paris
- 27. Audibert-Lavirrotle......... Lyon
- 28. — —
- 29. — —
- 30. V. Mallein.................. Nice
- 31. Breuil..................... Paris
- 32. L. Mors....
- 33. E. Mors....
- 34. Yvert.....
- 35. G. Morane.
- 36. P. Clerissy............... Nice
- 37. L. Duchan................... Carcassonne
- 38. Marquis de Montaignac.... Paris
- 2e série, au-dessous de 400 kilos.
- 1. A. Matthieu................ Toulon
- 2. Labouré.................... Paris
- 3. Georges Richard.......... —
- Motocycles
- je catégorie de 100 à 200 kilos
- 1. Girardot................. Paris
- 2. Vicomte de Soulier....... Benais
- 3. Marcellin............•... Marseille
- 4. x........................ Paris
- 5. y........................ Paris
- 6. Guy d’Honcourt............. Fuveau
- 7. Planette................. Paris
- 8. H. Fournier.............. —
- 2• catégorie au-dessous de 100 kilos.
- 1. Gaëtan de Meaulne........ Laval
- 2. Alvarez.................. Marseille
- 3. De Dion-Bouton........... Paris
- 4. — —
- 5. Léon Raoulx.............. Toulon
- 6. L. Gasté.................. Antibes
- 7. E. Chesnay............... Dijon
- 8. Mme Laumaillé............. Nice
- 9. M. Laumaillé................ —
- 10. P. Chauchard................. —
- Voici maintenant la liste des prix.
- 1» Prix des Souscripteurs (18 prix) pour voitures au-dessus de 400 kilogs; prix : 2,000 fr., 800 fr., 600 fr., 400 fr. et 14 prix de 300 fr. Total : 8,000 fr.
- 2° Prix du comité des fêtes de Nice (3 prix pour voitures au-dessous de 400 kilogs). 600 fr., 300 fr., 100 fr. Total : 1,000 f\
- 3° 6 prix pour motocycles au-dessus de 100 kil.; 600 fr., 300 fr., 3 prix de 200 fr., 1 prix de 150 fr. Total : 1,650 fr.
- 4° 8 prix pour motocycles au-dessous de 100 kil., 600 fr., 300 fr., 6 prix de 150 fr. Total : 1,800 fr.
- 5° Prix du baron de Zuylen pour le premier véhicule ayant transporté au moins seize personnes. Prix unique : 500 fr.
- 6° 4 prix de 200 fr. aux quatre véhicules ayant transporté au moins 6 personnes. Total : 800 fr.
- Petites Nouvelles
- Une lanterne merveilleuse
- Le Vélo publie la curieuse information que Ton va lire et que nous reproduisons, ainsi que notre confrère d’ailleurs, à titre de curiosité, en attendant...
- Aurons-nous bientôt la lanterne idéale pour bicyclettes, la lanterne qui ne fume pas, qui ne sent pas mauvais, qui éclaire et qui ne s’éteint pas, la fameuse lanterne des lanternes, quoi, celle qui n’est pas au coin du quai. C’est d’Amérique — naturellement — que vient cette lumière nouvelle.
- Un chimiste de la province d’Indiana, M. Nickum prétend avoir trouvé la lumière idéale — sans huilé, sans gaz, sans électricité.
- M. Nickum après dix années de recherches et d’expériences, serait arrivé à provoquer dans des globes de verre dans lesquels on aurait fait le vide à la machine pneumatique, des réactions chimiques produisant une lumière nouvelle, une véritable lumière solaire emprisonnée.
- Cette lumière est plus brillante que la lumière de la lampe à arc ; elle a plus de fixité que la lumière des becs à incandescence et elle ne fatigue pas plus l’appareil visuel que l’antique et douce lumière à l’huile. — C’est l’inventeur qui l’affirme.
- La lumière Nickum est le produit d’une combinaison chimique ignorée jusqu’à présent.
- Pour la produire, pas n’est besoin de moteurs, de machines ou d’appareils d’aucune espèce. C’est la chimie silencieuse des laboratoires qui fait tout.
- Une fois emprisonnée dans son globe de verre, cette lumière ne s’éteint plus. Ce globe aura la dimension que Ton voudra, selon que Ton voudra être muni d’une forte ou d’une minime puissance éclairante. On peut le mettre en poche, avec son porte-monnaie et son étui à cigares et naturellement on peut l’installer sur le guidon de la bicyclette.
- Pas de danger à craindre. Si le globe se brise, la lumière s’évanouit, mais sans la moindre explo-sion.
- L’inventeur annonce qu’il expérimentera publiquement son système, dès que les formalités requises pour la sauvegarde de ses_ droits auront été remplies. Ainsi donc patience, à moins que cette lumière idéale ne soit tout bonnement le produit d’une imagination surchauffée de journaliste américain.
- La propriété du mot « voiturette »
- M. Léon Boliée revendique, paraît-il, le mot voiturette et écrit à toutes les maisons qui se servent de ce diminutif du mot voiture pour les prier de ne pas s’en servir. Que M. Boliée baptise ses voitu-rettes des Bollettes, comme le propose M. Aubry, et nul n’aura le droit d’appeler ses voiturettes des Bollettes, mais qu’il veuille accaparer un terme générique comme celui de voiturette, cette prétention nous paraît excessive.
- Ce qu’il y a de plus curieux, c’est que parmi tous les véhicules que Ton nomme des voiturettes, si Ton excepte la nouvelle . adaptation que nous gvons décrite il y a deux mois et qui figurait à la salle Wagram, c’est peut-être le motocyele-taipiern de M. Léon Boliée qui répondait le moins à l’idée
- p.126 - vue 131/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 12?
- que l’on se fait en général d’une voiturette, d’une petite voiture.
- * *
- Conférences automobiles
- Nous avons maintes fois parlé des services rendus à la cause de l’automobiLisme par les conférences aux ouvriers mécaniciens de M. Chauveau M. François Desjouis, ingénieur, ancien élève de"l’Ecole des arts et manufactures de l’Ecole centrale, a pensé avec raison qu’une série de conférences faites aux ouvriers carrossiers porterait également ses fruits et il a ouvert au siège de la Chambre syndicale des ouvriers en voitures, avenue des Ternes, 11, un cours de construction et de conduite de voitures mécaniques.
- Nous engageons vivement nos lecteurs à suivre assidûment ces cours qui, nous l’espérons, ne tarderont pas à se multiplier, tant à Paris qu’en province.
- * *
- Le transport des motocycles en Belgique
- L’administration des chemins de fer belges vient de soulever la question de savoir si les tricycles automobiles pourraient être acceptés au transport
- comme bagages....................
- La question a ete résolue négativement. Eventuellement, les tricycles automobiles accompagnant les voyageurs et a transporter par trains de voyageurs, devront être taxés aux prix du tarif les bureaux exigeront une déclaration de non responsabilité et taxeront les colis d’après le poids réel majoré de 50 0/0.
- Ils auront soin en outre :
- 1» De s’assurer, au moment de l’acceptation si les réservoirs à naphte des tricycles sont parfaitement étanches ;
- 2° D’éviter de placer ces objets à proximité de foyere et même d’appareils d’éclairage, et ce, tant dans les locaux des stations que dans les fourgons de trains.
- Un curieux accident, qui heureusement n’a pas eu de suites graves, s’est produit près de Boigny, à 2 kilomètres d’Orléans.
- Mme G..., bouchère à Boigny, s’engageait sur le pont qui traverse la Bionne, petite rivière qui sépare cette commune de Chécy, avec sa voiture attelée d’un cheval légèrement ombrageux.
- Soudain, du côté de la Bretauche, apparaît une voiturette, montée par un mécanicien et une jeune dame, marchant à la véhémente allure qui fait sa gloire et se dirigeant vers le pont qu’elle attaque en un instant, malgré les signaux de Mme G..., justement inquiète.
- L’étroitesse du pont ne permet pas le passage simultané des deux véhicules, surtout avec uné telle rapidité forcément nuisible.
- En moins d’un clin d’œil l’avant de la voiturette arrive entre les jambes de devant du cheval frémissant, évolue instantanément sur sa gauche, saute par-dessus le parapet en maçonnerie haut de 40 à 5ü centimètres et se précipite avec ses deux voyageurs dans la Bionne, dont l’onde fraîche rend le sang-froid à tout le monde : voyageurs, automobile, cheval et témoins.
- La machine était embourbée, le mécanicien étonné, la dame trempée, le cheval calmé, les témoins rassurés ; pas de blessés.
- Morale : le devoir d’une automobile qui craint les naufrages est de ralentir aux tournants.
- *
- * *
- De nos correspondants de Nice :
- Dimanche, 20 courant, sont partis de Lyon, par la route, à destination de Nice, MM. Audibert et Lavirotte, les constructeurs lyonnais bien connus, accompagnés de M. Serraire.
- Ges messieurs font la route sur trois voitures sortant des ateliers de Monplaisir.
- k
- * ¥
- MM. le prince Bruki-Lubeswki et Fellinck, deux éminents chauffeurs, nos hôtes de tous les hivers,
- viennent de recevoir deux tricycles de Dion, nouveau modèle, de un cheval trois quarts.
- Ges messieurs, qui ont d’ailleurs pour coutume d’avoir la primeur de toutes les nouveautés en fait d’automobilisme, sont enchantés du moteur de un cheval trois quarts, qui, outre une vitesse plus considérable, leur permet de gravir toutes les côtes sans le secours de leurs pédales.
- * *
- Arrivées à l’Auto-Garage de Nice
- MM. Paccard, de Genève, avec un phaëton Daimler.
- Circoulon, d’Audincourt, avec un phaëton Peugeot.
- E. Ribouillon, de Marseille, avec un vis-à-vis Peugeot.
- Warhmann, de Bruxelles, avec un tricycle de Dion.
- Marquis de Maussabré, avec une wagonnette Panhard.
- Dentz, d’Amsterdam, avec un tricycle de Dion.
- Comte de Laubespin, avec une voiturette Bollée.
- Fatoux, de Paris, avec un tricycle de Dion.
- La Bonne
- C'est à 1.965 fr.que monte l’action Omnibus ; c’est un cours forcé sans proportion avec les dividendes.
- L’action Voitures baisse sensiblement, malgré le procès contre la ville que vient de gagner la Compagnie en première instance au sujet de la fixation du droit de stationnement.
- Compagnie Générale Française de Tramways s’inscrit à 1.015 ; voilà une série de bonnes valeurs, certainement, mais la spéculation les fait monter à des cours déraisonnables. De même Thomson-Houston vers 1.420!
- Compagnie Générale de traction est plus calme vers lüü. Decauville également.
- Lyonnaise de Tramways monte à 1.275; les fluctuations sont nombreuses.
- En banque l’action Continentale d'Automobile fait bonne contenance à 128.
- Le Rouleur Bazin est â 15; Tramways électriques de Douai à 510.
- A Lyon, les Usines Bo-uhey sont calmes à 160 ; Compagnie Générale de Navigation très ferme à 435; Tramway de Lyon, exemple de ce que nous disons plus haut sur les cours exagérés, revient à 1,560 après 1.620. Au contraire, Tramway de Dijon qui était plutôt trop bas, se relève à 490. Les Moteurs électriques sont à 280; c’est une valeur d’avenir.
- Biitppliie
- Nous avons reçu l’ouvrage de M. G. de Brand-ner, membre de l’Automobiie-Club B«lge : l’Automobile de 1822-1835.
- C’est un recueil de' quelques documents intéressants, obtenus en feuilletant d’anciennes revues scientifiques :
- 1' De la Revue Encyclopédique 1822, annonce de l’expérience d’une voiture à vapeur due à M. Griffith, de Brampton, et construite dans les ateliers de M. Bramah à Londres.
- 2‘ Des Transactions de la Société philosophique de Cambridge 1825, invention d’un moteur à gaz par M. Cecil.
- 3- Du Galignani's Messenger 1826 : Rapport sur une voiture traînée par deux cerfs-volants, etc.
- Semaine du 24 février au 3 mars 1898 Nuageux, avec pluies, par vents du Sud au Nord-Ouest. S'éclaircira probablement vers le ier mars. Aüto-M^téo,
- p.127 - vue 132/833
-
-
-
- 128
- LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- ' Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-'rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Aslresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction do Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C'° Anglo-Française des Voitures Roger,52, rue des Dames.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1® des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.LevalloisîPerret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines. )
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Môn-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste. ' y
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy,-Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles.12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon'Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- TentingtH.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaobat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Biiothèp de la «Locomotion aotomoie»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2® volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3® volume : Les voitures à pétrole. — 4® volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4® volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8®, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3® Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- CESSION DE BREVET
- M. John Smith, propriétaire du brevet français n° 252496, en date du 16 décembre 1895 pour perfectionnements aux chaînes pour vélocipèdes et autres chaînes à engrenage, désire trouver soit un acquéreur pour son brevet, soit une maison pour l’exploitation.
- Pour tous renseignements, s’adresser à MM. Marillier et Robelet, Office international de Brevets d’invention, Paris, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.128 - vue 133/833
-
-
-
- Cinquième Année
- N» 9
- 3 Mars 1898
- 7 &
- /llliOmo]
- BETDE les sortiras et VÉHICULES HËCUIIQDES, plIUi sens le BAÜÎ PMBOHAOE le TODHIBG-MB le FBiKCÎ
- SOMMAIRE UE V O
- Automobilisme et Protectionnisme, Albert Rodanet.
- Toujours les Courses, L. Béguin.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers. Informations.
- Course Marseille-Nice.
- Wagon automobile Thornicroft pour la voirie urbaine, P. S.
- L’état actuel de l’industrie automobile. — Société des Moteurs et Automobiles M. L. B., G.D.
- La Bourse.
- Variétés, L. Béguin.
- Transmission différentielle pour voitures automobiles (système Urquhart).
- Etudes sur les différentes manières de mesurer la puissance d’un moteur (suite), A. Brachet.
- Petites Nouvelles.
- VOITURE DE LA COMPAGNIE DES MOTEURS ET AUTOMOBILES M. L. B.
- p.n.n. - vue 134/833
-
-
-
- 130
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Automobilisme fit protectionnisme
- La proposition de relèvement des tarifs douaniers émanant de l’initiative parlementaire et connue sous le nom de proposition Descubes-Paulmier a vivement ému la presse spéciale sportive et le monde industriel du cycle et de l'automobile. Le Journal des Sports, le Vélo, notamment, ont publié des articles très intéressants sur la matière; les auteurs se sont passionnés avec raison pour ou contre le système proposé. Comment pourrait-on rester indifférent à L’heure actuelle, quand il s’agit de tarifs douaniers? N’est-ce pas la vie économique de tout un peuple qui s’agite autour de telles questions, et n’est-ce pas le terrain économique qui est le vrai champ de bataille du monde? Etre riche ou n’être pas, telle est la première condition d’existence d’une nation civilisée.
- En réalité, être pour ou contre la proposition Descuhes-Paulmier, c’est être libre échangiste ou protectionniste; toutes les idées qui sont entrées en conflit au moment de l’établissement des tarifs douaniers de 18U2, surgissent à nouveau aujourd’hui. C’est une question de principe qui s’agite. Ceux qui affectent de rire quand on leur répond que le relèvement des tarifs contre l’industrie étrangère du cycle et de l'automobilisme entraînera des représailles vis-à-vis de nos vins de Champagne ne se rendent pas compte que le protectionnisme appelle le protectionnisme, comme la guerre appelle la guerre. Si la France frappe de droits élevés les articles étrangers qu’elle croit devoir faire concurrence à la fabrication de ses nationaux, il est évident que les pays attaqués établiront des droits de représailles sur les produits français les plus estimés. Rien n’est plus enfantin que de supposer qu’on puisse fermer la frontière à l’étranger sans que l’étranger nous ferme la sienne. L’expérience prouve qu’il est chimérique de vouloir exporter, en prétendant ne pas importer.
- Quant à la matière spéciale do l’automobilisme, la seule dont j’aie à me préoccuper dans ce journal, il y a tout d’abord une remarque préliminaire à noter avec soin. Comme l’observait avec raison un employé supérieur de la Direction des douanes dans une interview, insérée au Vélo du 11 février, sous la signature de M. Georges Prade, les automobiles ne sont pas encore tarifées d’une façon spéciale. « Elles sont soumises, dit notre confrère, aux droits de la carrosserie ordinaire. Il est donc fort probable qu’à ce point de vue il sortira de la proposition Descubes et Paulmier une tarification autonome. Sera-t-elle inspirée par des doctrines libre échangistes ou protectionnistes ?
- « Mais il y a là évidemment un tarif à établir, ce qui est tout autre chose qu’un tarif à modifier. »
- On peut donc dire que la question des tarifs douaniers en matière d’automohilisme est chose entièrement neuve. L’économiste qui discute la proposition de loi a la bonne fortune d’envisager la situation presque toujours théorique d’une industrie florissante, que le Parlement ale désir de protéger contre la concurrence étrangère .. à venir. Les demandes de protection ne surgissent généralement que de la part d’industriels se plaignant de l’état de leurs affaires, les fabricants qui réclament un secours de l’Etat entendent au contraire conserver leur suprématie actuelle; quelles sont leurs raisons, sont-elles logiques, aboutissent-elles au but proposé?
- Deux arguments principaux me paraissent mis en évidence par ceux qui réclament une protection
- douanière pour les voitures automobiles : à défaut de relèvement des tarifs, l’industrie étrangère inondera de contrefaçons le marché français ; les contrefacteurs échappent à toute poursuite, en tous cas les brevets tombent fatalement dans le domaine public au bout de quinze années au maximum, et la concurrence devient libre.
- Nous avons enfin une suprématie marquée dans la fabrication des automobiles, et il est indispensable de la conserver.
- Tout d’abord il n’est pas vrai que le contrefacteur échappe à toute poursuite. Sans parler des facilités de prise de brevet à l’étranger que donne à l’inventeur français la convention de Berne de 1883, l’importation en France d’objets contrefaits fait naître le délit d’introduction prévu et puni par l’art. 41 de la loi de 1844. Il est à remarquer que le délit est reconnu par la jurisprudence même si le produit importé n’est pas breveté, il suffit que le mode de fabrication le soit.
- Quant à se plaindre de ce que les brevets français, devant nécessairement tomber dans le domaine public, seront exploités par les étrangers, n’est-ce pas le sort de tout brevet? l’inventeur ne peut réclamer un monopole éternel ; la loi lui accorde un droit temporaire de jouissance exclusive comme prix d’un nouvel apport à la société. S’il pouvait toujours conserver son monopole, en réali té il n’apporterait rien à l’humanité. D’ailleurs l’industrie ne s’arrête pas, les brevets succèdent aux brevets, et les anciens monopoles tombés dans le domaine public sont souvent hors d’état de procurer des bénéfices sérieux aux fabricants en face de nouveaux et meilleurs modes de produire.
- Ce que les inventeurs et les industriels devraient plutôt souhaiter, ce sont de grandes assises de la propriété industrielle où une loi commune régissant le monde civilisé,serait adoptée pour réprimer la contrefaçon. Ce n’est pas en élevant une barrière de Chine autour de son pays, qu’on achèvera l’œuvre commencée en 1883, c’est au contraire en facilitant les relations commerciales qu’on pourra arriver à un terrain d’entente.
- Quant à notre suprématie actuelle il est naturellement à désirer que nous la conservions. Mais nous ne la conserverons que comme nous l’avons acquise, par un travail incessant d’inventions et de perfectionnements 'd’outillage. Vouloir figer l’état actuel de choses par un tarif douanier, c’est vouloir prolonger l’heure qui passe en arrêtant le balancier d’une pendule. Si, nous contentant de ce que nous avons, nous prohibons l’entrée des marchandises étrangères pour éviter la concurrence, sans nous en apercevoir nous serons facilement distancés ; nous aurons une fois de plus obéi à l’esprit français qui consiste trop souvent à rester chez soi, ignorant de ce qui se passe ailleurs et se louant d’habiter le pays-lumière.
- Est-ce à dire que tout droit de douane est à supprimer? évidemment non ; le monde ne marche pas par sauts, mais au lieu de tendre à l’élévation des tarifs, nous sommes de ceux qui cherchent leur abaissement.
- L’Empire d’Allemagne offre à tout esprit observateur une donnée actuelle de ce problème. Le commerce allemand qui était si peu important il y a trente ans a pris une extension exlraordinaire ; il n’a pas craint d’entrer en concurrence sur les marchés exotiques avec la puissante exportation anglaise et il est en train de ta déloger de ses positions. Se confiant peut-être trop à sa suprématie géographique et traditionnelle dans le commerce de mer, la Grande-Bretagne a continué à fabriquer
- p.130 - vue 135/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 131
- et à trafiquer comme elle le faisait au temps héroïque des Gobden; l'Allemagne au contraire, s’est organisée pour ainsi dire scientifiquement au point de vue commercial. Se pénétrant des besoins des populations d’Orieut et d’Amérique, les Allemands ont inondé les marchés exotiques de leurs produits industriels ; offrant tout à bon marché, le commerce germanique est devenu le cauchemar de l’Angleterre.
- Si nous voulons, nous perfectionnant sans cesse, devancer partout et toujours nos concurrents, nous garderons cette suprématie industrielle dans la fabrication des automobiles, dont nous sommes justement fiers ; mais si nous croyons nous réserver l’averiir en bâtissant des murs douaniers nous perdrons cette supériorité, qui est une des dernières dont peut s’enorgueillir la France.
- Albert Rodanet.
- Docteur en droit,
- Avocat à la Cour d’appel.
- Toujours les Courses
- A la suite d’un article paru dans la France Automobile, où M. Paul Meyan critiquait mon article du 17 février dernier et, sans me nommer, écrivait ou à peu près :
- « Et, par un comble de logique, le même qui veut empêcher les courses de vitesse demande la suppression du Concours des Fiacres »,
- J’ai adressé à M. Paul Meyan la lettre suivante :
- Monsieur,
- Dans votre dernier numéro, sans nommer la Locomotion Automobile, vous avez cru devoir critiquer un article que j’y écrivais le 17 février dernier : je n’y aurais vu aucun inconvénient si vous ne m’aviez pas, à ce propos, attribué, en faussant les termes d’une de mes phrases, des opinions qui sont justement opposées à celles que je professe.
- Je vous prie de vouloir bien rectifier ces erreurs en publiant ma lettre dans votre prochain numéro.
- J’ai écrit dans la Locomotion Automobile le 17 février :
- « S’il est trop tard pour reculer, faites donc la Course Paris-Amsterdam, mais ajourne\ au moins le Concours des Fiacres : sans quoi, à notre avis, le succès de Paris-Amsterdam sera retentissant, sans profit pour les intéressés ; mais le Concours des Fiacres, qui doit être Vévènement important de Vannée, ne sera plus qu’un accessoire rapidement préparé et par conséquent un échec complet. »
- Agréez, etc.
- L. Béguin.
- Dans ces sortes de polémiques, que j’évite d’ailleurs soigneusement, j’ai toujours été et serai toujours de très bonne foi : la réciproque, à mon avis, m’est donc bien due.
- Dans mon article du 17 février j’ai critiqué les procédés de l’Automobile-Club ; les lecteurs de la Locomotion Automobile ont vu depuis que MM. de La Valette et René Va-rennes partagent absolument ma manière de
- voir, comme le faisaient M. Léon Bollée et bien d’autres.
- Le 24 février j’ai ajouté : « Qu’il y ait des courses de vitesse, rien de mieux ; que les Sociétés sportives en organisent pour augmenter leurs adhérents. Mais que l’Automobile-Club reste en dehors de tout cela. »
- Aujourd’hui je pourrais conclure : «L’Automobilisme comprend deux catégories bien distinctes de pratiquants : les sportsmen et... les autres. » La France Automobile est l’organe des premiers : les courses de vitesse, ainsi que me l’a dit le collaborateur de M. Meyan, lui amènent des abonnements ; c’est parfait !
- Mais quant à la Locomotion Automobile, elle ne changèra jamais d’opinion, elle pensera toujours que l’Automobile-Club doit abandonner l’organisation des courses de vitesse pour celle de concours utiles aux constructeurs..., et si l’Automobile-Club ne le fait pas, la Locomotion Automobile, Revue indépendante, dira ce qu’elle en pense avec la franchise qu’on lui connaît.
- Elle a la prétention de soutenir les jeunes constructeurs, et non pas d’être à la remorque de deux ou trois qui, jusqu’à présent, ont rempli le public du bruit de leurs prouesses.
- L. Béguin.
- Chez dos Constrneteurs et Carrossiers
- La Société VAutomobile possède eu ce moment une Victoria de carrosserie très élégante, munie de l’embrayage électrique Krebs. Le moteur est un « Phénix » de 4 chevaux.
- La Société n’a pas encore mis en service ses voitures électriques. Plusieurs systèmes sont actuellement aux essais. Leur prix de location sera inférieur à celui des voitures à pétrole, 3 francs l’heure au lieu de 5 francs.
- *
- * if-
- La Société des Voitures électriques, système Kriêger vient d’acquérir à Courbevoie, 39, avenue Marceau, une usine importante qui fonctionne depuis le 1e1' mars. La Société vient de construire un nouveau phaéton à grand parcours.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.131 - vue 136/833
-
-
-
- 13§
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- iDformations
- L’Exposition d*Automobiles organisée par l’Automobile-Club.
- Le succès de l’Exposition d’automobiles de l’A. C. F. paraît, dès aujourd’hui, à peu près assuré, si l’on en juge par les demandes de renseignements qui affluent de tous les coins de la France et de l’étranger au bureau de l’entresol de la place de l’Opéra.
- Déjà i 300 mètres sont signés par Paris seulement, et M. J. Berlier, le directeur général désigné par le Comité de l’A. C. F., prévoit l’insuffisance des 7 000 mètres carrés mis à sa disposition et étudie le moyen d’en utiliser 12 000.
- Cette Exposition s’annonce comme un très grand succès et il s’y traitera un chiffre énorme d affaires; quantité d’agents de province et de l’étranger, acheteurs de tous pays, ont avisé, en effet, le Comité de leur intention de venir à Paris à cette époque.
- * *
- Le Meeting de l’Automobile bordelais et des Chauffeurs du Midi.
- Le Comité de l’Automobile bordelais organise, avec le concours de la Société des chauffeurs du Midi, un meeting de l’automobile qui se tiendra à Agen les 29 et 30 mai.
- A cette manifestation sont conviés tous les propriétaires de voitures et de motocycles du Midi et du Sud-Ouest, ainsi que toutes les personnes qui s’intéressent à l’automobile.
- L’Automobile Bordelais a décidé pour cette circonstance l’organisation d’une course de Bordeaux à Agen (143 kil.).
- Cette épreuve se disputera dans la matinée du 29, sera ouverte à tous, comprendra deux catégo-gories (voitures et motocycles), et se fera par étapes, avec arrêts réglés d’après un horaire de marche.
- Les avances obtenues par chaque concurrent sur le tableau de marche serviront de base au classement ; ne pourront être classés les coureurs qui seront restés en dehors des prévisions de ce tableau pour le parcours total.
- Des objets d’art et des médailles seront décernés aux vainqueurs. Une médaille commémorative sera accordée à tous ceux qui se rendront au meeting sur des véhicules automobiles. Les programme et règlement définitifs seront publiés ultérieurement.
- Les étapes sont fixées comme suit : Langon, Marma ide, Tonneins, Agen.
- Le départ sera donné à six heures et demie précises du matin au boulevard de Talence, pont du chemin de 1er.
- Une voiture etuu motocycle partiront ensemble et il y aura une minute d’intervalle entre chaque groupe.
- L’horaire est fixé sur la vitesse minima de 20 kilomètres à l’heure. On calcule que la première voiture pourra arriver à Agen à 1 heure 39 minutes. Après toilette, les véhicules gagnants seront exposés. Le soir grand banquet.
- Pour tous renseignements s’adresser au président de l’Automobile Bordelais, 42, Allées d’Orléans, Bordeaux.
- * *
- La Course du « Midi-Sport »
- La Course d’Automobiles du Midi-Sport, fixée au 20 mars, comprendra l’itinéraire suivant :
- Marseille-Saint-Antoine, Gardanne, Aix, Lam* besc, Salon, Eyguières, Arles, Miramas; Istres, Martigues, Marseille-Saint-Antoine — soit environ 180 kilomètres.
- Le droit d’engagement est fixé à 10 francs pour les motocycles et à 20 francs pour les voitures.
- Adresser les engagements au Midi-Sport.
- •¥• *
- La Course d’Automobiles Bruxelles-Spq
- (28-29 juin)
- Des démarches actives sont faites en ce moment pour obtenir des réductions sur la ligne Paris-Bruxelles, pour le transport des voitures prenant part à la Course Bruxelles Spa.
- On espère réussir et voir les chauffeurs français participer en nombre à notre grande épreuve, car leur participation peut seule assurer le plein succès di la Course.
- *
- * *
- La Course du V. C. Périgourdin
- Rappelons que la date de la Course du Y. C. Périgourdin reste fixée au 2 mai et non au 16 ni au 30. Il a bien, en effet, été question de ces deux date, mais le Y. C. P. s’est vu dans la nécessité d’avancer son épreuve, sur les représentations de l’Automobile-Club Bordelais.
- *
- + *
- L’impôt sur les automobiles dans la province de Liège
- A la suite d’articles parus dans différents journaux au sujet de la taxation à 60 et 75 francs des voitures automobiles dans la province de Liège, article dans lesquels les voitures automobiles et les motocyles étaient mis sur le même rang au point de vue de l’impôt, l’A. C. B. a chargé MM. Berg et Pieper, membres du Conseil d'administration, de prendre les informations nécessaires et de faire les démarches utiles.
- Grâce a l’obligeante intervention de M. Dumoulin, président du Conseil provincial de Liège, et de M. Grégoire, membre de la députation permanente, M. Berg a pu obtenir l’assurance qu’il ne s’agissait point d’imposer les voitures automobiles autrement que les voitures ordinaires, et les motocyles autrement que les vélocipèdes.
- La taxe a été établie comme suit :
- Voitures automobiles L 4 places et plus, 73 francs.
- Voitures automobiles à moins de quatre places, 60 francs.
- Motocycles, xo francs.
- * ¥
- Routes belges
- L’Automobile-Club Belge vient de faire auprès de M. le ministre Debruyn, une démarche aux fins d’obtenir la prompte mise en discussion du projet d’unification des lois concernant le roulage.
- Le Comité de l’A. C. B. vient également d’approuver la résolution du Comité dhecteur, d’organiser avec le concours des associations cyclistes un vaste pétitionnement dans le but d’obtenir de l’Etat et des provinces :
- i° Le cylindrage des routes macadamisées sitôt leur rechargement ;
- 20 Le convertissement progressif des chaussées pavées en chaussées empierrées.
- La rédaction de la partie technique de la péti-
- p.132 - vue 137/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 133
- tion sera confiée à des hommes de l’art. Publiée ensuite sous forme de brochure, elle sera distribuée à profusion et, en outre, des listes seront mises en circulation à l’effet de recueillir les signatures.
- ***
- Depuis plusieurs années l’administration des Ambulances municipales fait de nombreux essais de bandages en caoutchouc, pleins et pneumatiques, et elle vient enfin de prendre une décision. Après des essais très satisfaisants elle vient de passer marché pour les roues Vinet qui, bien qu’assez coûteuses d’achat, sont d’un entretien beaucoup plus économique que les autres systèmes essayés, en raison de la solidité du bandage dans la jante, et de son usure très lente.
- Nos félicitations à la maison Vinet.
- * *
- Nous adressons nos biens vives condoléances à notre excellent confrère J.-H. Aubry que vient de frapper un deuil cruel. Son beau-père M. Delaporte vient de mourir à Giny-les-Nobles (Yonne).
- Harseille-Niee
- Modifications au programme
- Il pourrait se faire, étant donné le mauvais état des routes à la sortie de Marseille, que le départ fût donné au village de Saint-Marcel, à 4 kilomètres environ de Marseille, et non pas au Prado, comme on l'avait décidé tout d’abord. Les concurrents se rendraient en défilé au départ à partir du Prado.
- D’autre part, la traversée des routes avoisinant Roquebrune (avant Fréjus) étant rendue difficile par suite des derniers orages, il est possible que, pour éviter des accidents, des contrôles soient installés pour interrompre la course sur ce point et chronométrer la perte de temps éprouvée par les concurrents.
- Itinéraire et heures probables de passage des véhicules
- Voici les heures probables du passage des véhicules aux différents points du parcours :
- Le départ de la course sera donné à Marseille, le 6 mars, à 11 h. précises. Les voitures passeront donc à Saint-Marcel vers 11 h. 10, à Aubagne vers 11 h. 20, à Cuges vers 11 h. 40, au Beaus-set vers midi, à Sainte-Anne vers midi 5, à Ollioules vers midi 15, à Toulon vers midi 25, à la Garde vers 1 h. et à Hyères vers 1 h. 15. C’est dans cette ville que les concurrents devront s’arrêter jusqu’au lendemain matin.
- Le départ pour Nice leur sera donné le 7 mars, à 8 heures précises. Ils passeront à la Londe, vers 8 h. 15; à la Mole, vers 8 h. 40; à Cogolin, vers 8 h. 50; à la Foux, vers 9 h.; à Sainte-Maxime, vers 9 h. 15 ; à Roquebrune, vers 9 h. 40; à Puget-sur-Argens, vers 9 h. 55; à Fréjus, vers 10 h. 10; à la Bocca, vers 11 h. 20; à Cannes, vers n h. 30; au golfe Juan, vers ji h. 30; à Antibes, vers 11 h. 55; à Cagnes, vers midi 10; enfin ils arriveront à Nice ve^s midi 20.
- De Marseille à Aubagne la route suit le chemin de fer; à partir d’Aubagne, elle la quitte pour la rejoindre à Ollioules et la suivre à peu près parallèlement jusqu’à la Garde où la ligne de Marseille-Nice monte vers le Nord dans la directionde Buers, tandis que l’itinéraire accompagne jusqu’à Hyères l’embranchement des Salins, La route pénètre
- alors dans les montagnes des Maures par la vallée de la Molle jusqu’à Cogolin où elle longe le littoral jusqu’à Sainte-Maxime. A cet endroit elle remonte vers le Nord dans les terres pour passer l’Argens à Roquebrune, où elle retrouve le chemin de fer Marseille-Nice qu’elle ne quitte plus; puis se rapproche de la mer à Fréjus. La route alors forme la corde de l’arc décrit par le littoral jusqu’à Cannes. A partir de cet endroit elle longe étroitement le rivage jusqu'à Nice.
- Wagon automobile Timbrait
- pour la voirie urbaine
- Nous avons indiqué ici même le principe des automobiles à vapeur Thornycroft. E:i voici une curieuse application à une sorte de wagonnet de transport, construit pour le service de la voirie de Chiswick.
- Le moteur, fixé à un solide cadre en fer, est un moteur Compound à vapeur horizontal, à cylindres de 75 et 150 X 7^mm - les manivelles sont placées à 1800, il tourne à 400 tours.
- La chaudière aquatubulaire est du système que nous avons décrit; elle est timbrée à 12 kilos; pour régler à volonté la vaporisation, on a ménagé une admission facultative d’air froid sous la grille. La vapeur d’échappement se rend dans un condenseur qui fonctionne par circulation d’air à travers des tubes de cuivre, lesquels sont placés sur l’abri qui surmonte la chaudière à l’avant du véhicule. Une pompe alimentaire sert à i’injection de l’eau dans les tubes; elle est placée sous la bâche pour pouvoir fonctionner en charge même à l’eau bouillante.
- Le wagonnet peut contenir 3 à 4 tonnes en poids et 6 mètres cubes en volume. La longueur totale du véhicule est de 4 m. 50; l’empattement de 2 m. 13 ; poids à vide : 3 tonnes. Les roues d’arrière motrices ont o m. 9° de diamètre : 1 essieu moteur est entraîné par chaîne et commandé par un embrayage à friction : les roues d ayant sont directrices, et disposées comme à l’ordinaire.
- Le wagon peut basculer à charnière, comme le représente notre gravure ; un seul homme suffit a la manœuvre.
- Ce wagonnet automobile est très economique il revient à 8 730 francs et ne dépense que 100 kil. de charbon par journée de 10 heures. L’emploi de deux de ces wagonnets a permis à la Ville de réaliser une économie annuelle de 2 500 francs par an, y compris les frais d amortissement en tiois
- p.133 - vue 138/833
-
-
-
- 134
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’état actuel de l'Industrie Automobile
- Compagnie des Moteurs et Automobiles M. L. B. (brevets Landry-Beyrouæ)
- § Ier. — Le moteur M. L. B. se compose I i° Le chapeau du cylindre;
- de trois corps principaux et d’un système de 20 Le cylindre ;
- distribution. Les trois corps sont : I 30 Le socle.
- Vue du mècanisme\de la'\voiture M. L. B.
- p.134 - vue 139/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 135
- Nous allons décrire successivement ces trois parties :
- i° Le chapeau du cylindre A, à circulation d’eau, forme également la boîte de distribution. Il porte trois orifices, dont un pour l’allumage électrique.
- Le 2e sert pour l’admission du gaz, au moyen d’une soupape réglée ; le 3e, également muni d’une soupape réglée, sert à l’échappement.
- 20 Le cylindre B, (fig. 1 et 2) dans lequel se meut le piston P est entouré d’une chambre à circulation d’eau H, ayant un orifice
- en G’. Le cylindre, proprement dit, ne forme, avec toute la partie inférieure, qu’une seule pièce qui repose, par sa base, sur le socle C.
- 30 Le socle C, (Jig. 1 et 2) en acier coulé et de forme plate, porte les deux paliers de l’arbre-vilebrequin du moteur. Il peut être fixé, suivant l’application du moteur, ou sur le cadre d’une voiture automobile, ou sur un massif en pierre ou en ciment, ou même sur un châssis en bois, s’il s’agit d’installer le moteur dans un atelier.
- § IL—Ces trois parties principales A.B.C.
- Dispositifs de La transmission et du frein
- sont tournées sur leurs faces horizontales et s’encastrent l’une dans l’autre au moyen d’épaulements qui les centrent et en facilitent le montage.
- La boîte A est guidée en L par un rebord et est fixée sur le cylindre B, au moyen de goujons filetés.
- Le cylindre B, guidé par l’épaulement B du socle est fixé sur le socle C par son rebord intérieur au moyen de goujons filetés.
- Ces trois pièces, bloquées ensemble, forment un tout d’une rigidité d’autant plus
- grande que le montage ne s’effectue que sur des parties tournées et guidées l’une par l’autre, comme nous venons de le dire.
- § III.—Tout le système de distribution est commandé par un arbre vertical unique N, commandé lui-même par l’arbre-vilebre-quin du moteur, au moyen de deux pignons d’angle Q” et Q\
- Cet arbre donne son mouvement, au moyen des engrenages d’angles Q et O aux deux cames qui commandent l’admission çt l’échappement,
- p.135 - vue 140/833
-
-
-
- 136
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La came d’admission, par l’intermédiaire du levier /, fait manœuvrer le poussoir/’ qui donne accès aux gaz à l’intérieur du cylindre.
- La came d’échappement, actionnant directement le poussoir /’, fait évacuer les gaz brûlés par le tuyau d’échappement F.
- L’arbre vertical A" porte, en outre, un régulateur centrifuge F, qui règle, suivant la marche du moteur, l’admission du mélange carburé.
- Ce régulateur actionne directement un levier e qui immobilise, au moment voulu, le poussoir /’mû par la came d’introduction.
- Canot de la Compagnié[M. L. Il.
- Duc de la Compagnie M. L. B.
- Dans le cas particulier de l’application à l’automobilisme, on dispose un ressort, directement rattaché à la pédale d’embrayage qui a pour but d’éviter, en partie, l’effet du régulateur et qui permet au moteur d’atteindre la vitesse de 500 tours et plus à la minute: parsa position à l’embrayage, il con-
- serve légèrement soulevée la soupape d’admission.
- § IV. — On a imaginé de plus, pour la commodité delà mise en marche, une douille A, supportée par la tige de poussoir J, de l’échappement (jïg. 1) et tournant autour de eette tiget
- p.136 - vue 141/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 137
- Cette douille estterminée, comme le poussoir, par une chape avec galet et se place (fig. 2), au moment de la mise en marche, sur une deuxième came d’échappement jç” à i8o° avec la première. La compression se trouve ainsi réduite en partie.
- Pour diminuer encore davantage l'effort nécessaire à la mise en route, on a dis-
- posé le retard à l’allumage produit en baissant le contact au moyen de la petite manette qui porte la lampe de contact. L’allumage ne se fait ainsi que lorsque le piston a franchi son point mort et on évite toute contre-explosion qui tendrait à renverser la marche du moteur.
- Avec les organes décrits ci-dessus, la com-
- L’usine de HondouviUe
- Duc de la Compagnie M. L. B.
- pression se trouve détruite et le lancement peut se faire sans difficulté.
- Voici quelques détails pratiques au sujet de la mise en marche du moteur et de la conduite de la voiture.
- Après avoir mis le contact de l’étincelle électrique et ouvert le carburateur, donner un demi-tour au volant, soit à l’aide de la
- manivelle, soit avec la main. Le départ se fait de suite.
- Puis, déplacer le galet de la came, pour donner la compression et avancer l’allumage en baissant le levier du contact.
- Le. moteur donne dès lors toute sa force, cela demande 10 secondes.
- Il suffira, en cours de route de régler le
- p.137 - vue 142/833
-
-
-
- 138
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- mélange de l’air à l’aide d’un bouton placé sous la main du conducteur.
- Le renouvellement du pétrole dans le carburateur se fait automatiquement par un compte-gouttes qui distille exactement ce que consomme le moteur.
- Le conducteur a sous ses pieds une pédale d’embrayage pour la mise en marche, et une seconde pédale qui débraye instantanément la friction et qui serre les freins si le conducteur continue l’appui.
- Le changement de vitesse s’opère au moyen d’un levier placé sous le siège . il doit toujours être précédé du débrayage.
- Le changement de marche (arrière) s’opère à l’aide d’un levier mû par la jambe gauche.
- Le conducteur n’a donc besoin de se servir de la main droite que dans le seul cas de changement de vitesse ; la main gauche n’a
- jamais besoin de quitter la direction.
- * *
- En 1889, MM. Landry et Beyroux entreprirent pour le compte de tiers la fabrication de moteurs à gaz et à pétrole. Jusqu’en 1894, ils construisirent un grand nombre de ces appareils, mais l’étude qu’ils firent dans le cours de cette fabrication leur suggéra l’idée de créer des types nouveaux, exempts des inconvénients qu’ils reconnaissaient dans leur construction. Ils étudièrent principalement deux modèles dont ils se sont assuré la propriété. L’un d’eux, fort léger, à quatre cylindres, a son application dans l’électricité, tandis que le second, à un seul cylindre vertical, possède des facultés toutes spéciales. Il est simple, rustique et d’un prix de revient très réduit ; le démontage en est facile et peut être fait par la main la moins expérimentée. On dirait presque qu’il est trop simple, si la simplicité pouvait jamais être en excès.
- MM. Landry et Beyroux reconnurent, des premiers, les inconvénients qui résultaient de la multiplicité des cylindres et des organes, et appliquèrent sans hésiter leur moteur à un seul cylindre à la locomotion. A cette époque, M. le marquis de Montaïgnac se joignit à eux, apportant quelques capitaux et une usine hydraulique toute montée et outillée, sise à Hondouville (Eure).
- La fabrication y fui concentrée dès 1896, et c’est de là que sont sortis les types et les voitures élégantes et pratiques qui ont fait leurs preuves depuis lors.
- Le mérite de cette construction a été, dès le premier jour, que toute voiture sortant des ateliers est absolument prête à entreprendre de longues courses sans aléas.
- Le 25 septembre 1896, la première voiture à peine terminée est dirigée par la route sur Paris et prend part quatre jours après à la course de Paris-Marseille et retour. Malgré un accident grave arrivé à une roue (écrasement d’une jante) qui lui donne 38 heures de retard, elle rentre à Paris sans que le
- moteur ait fait défaut un seul instant, et prend son classement de n°9 sur 38 voitures parties.
- En juillet 1897, deux voitures sortaient en blanc des ateliers et faisaient la course de Paris-Dieppe où elles arrivaient avec une moyenne de 20 kilomètres à l’heure.
- Dès l’apparition de cette marque Landry-Beyroux, l’attention des amateurs fut attirée par l’élégance et la distinction de la car-roserie ; en 1896, au Salon du Cycle, en 1897, au retour de Marseille où le cab de M. D. N... fut très remarqué.
- En février 1897, à Nice où la Victoria obtenait du Comité des fêtes le premier prix d’élégance et de confortable, partout enfin, où les voitures ont paru, elles ont obtenu les compliments de ceux, nombreux, qui regrettaient de ne pas toujours voir appliciuerà la loco-
- Moteur fixe Landry-Beyroux.
- motion les idées de goût et d’élégance qui distinguent si fort la carrosserie française.
- Jusqu’à ce jour les voitures M. L. B. ont pris part à toutes les courses organisées par l’Automobile-Club de France, et possèdent à leur actif, trois prix : deux diplômes d’honneur et le premier prix d’élégance et de confortable, décerné à Nice en 1897.
- Au mois d’octobre 1897, les trois associés de la première heure ont formé une Société anonyme qui a pris le titre de Compagnie M. L. B.
- L’usine d’Hondouville s’est développée rapidement et a décuplé son personnel. Elle est située près de centres industriels, au milieu d’un réseau de voies ferrées et à portée de Paris.
- La main d’œuvre y est adroite et à bon compte.
- Par suite des difficultés que la Comgagnie a trouvées à loger tout son personnel, elle a créé une cantine où les ouvriers sont défrayés de tout et dans des conditions de confort qui les attirent, à ce point qu’en peu de jours on pourrait doubler le personnel,
- p.138 - vue 143/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 139
- La carrosserie est faite chez plusieurs carrossiers de Paris et de province, mais la Compagnie a été amenée, pour certains motifs, à entreprendre elle-même le montage de ses caisses. Elle espère, avec ses nouveaux types qui paraîtront d’ici peu, conserver la réputation qu’elle possède incontestablement de faire une carrosserie élégante, solide et soignée.
- Au point de vue de la vitesse, elle ne cède pas à l’entraînement qu’ont créé certains professionnels.
- Ses voitures, suivant les types, font de 25 à 30 kilomètres à l’heure, ce qui paraît très suffisant à une certaine clientèle ; elles présentent le grand avantage d’aborder sans hésitation les pentes les plus sévères.
- Les derniers essais en sont la preuve : une voiture de 1 i^okilogs, en ordre de marche avec trois voyageurs, a franchi avec une vitesse de 8 kilomètres les Dentes des rues Magdebourg(i4,6 o/o)etLe Nôtre(i6 0/0) au Trocadéro.
- Le 12 février dernier, une nouvelle créa-
- Cab de la Compagnie M. L. B.
- tion, sortie le matin des ateliers, faisait une promenade de 20 kilomètres en 53 minutes, sans arrêt, et gravissait une pente de 9 0/0. Elle était montée par dou^e ouvriers de j’usine pesant ensemble 845 kilogs.
- La Compagnie s’attache dès aujourd’hui à créer des types de voitures de familles, de transports en commun et de livraisons. Elle crée pour l’automobilisme, pour la petite industrie, pour l’agriculture et la navigation
- des moteurs variant entre 2 et 8 chevaux à un seul cylindre.
- Avant peu, elle exposera un nouveau moteur de 16 chevaux à 2 cylindres. C’est un bon modèle pour les grandes voitures destinées au transport en commun et à l’avenir vers lequel doit tendre l’automobilisme.
- La Compagnie M. L. B., bien que de récente formation, espère arriver des premières dans cette course de l’actaalité.
- G. D.
- La Bonne
- Les Omnibus par un mouvement très compréhensible reviennent un peu en arrière vers 1.950. Au coutraire, les Voitures gagnent quelques francs.
- La Compagnie Générale Française de Tramways progresse encore jusqu’à 1.030. Les dividendes ne dépasseront pas 25 fr., mais on compte après deux ou trois ans sur des répartitions plus élevées et, en outre, il v aurait lieu de procéder prochainement à une augmentation de capital avec privilège de souscription réservé aux actionnaires.
- Thomson-Houston à 1.420 et plus ; la Société a prisses intérêts dans la nouvelle affaire Compagnie électrique Thomson-Houston de la Méditerranée.
- Compagnie Générale de traction à 128.
- En banque la part Routeur Bazin cote 12 fr. 50. Continentale d'Automobiles se négocie à 128.
- Tramway de Lyon, dans les environs de 1.520, Compagnie Lyonnaise de Tramways soutenue à
- 1.160.
- Nous avons à enregistrer que le Conseil d’administration de la Compagnie Générale des Omnibus a décidé de proposer à l’assemblée générale de fixer le dividende à 65 fr.
- Variétés
- Je dois des félicitations àM. Baudry de Saunier pour la façon dont il a su traiter dans les Petites Annales illustrées du Cycle et de VAutomobile, le cour élémentaire de Locomotion à pétrole. Voilà de la bonne besogne et nous ne saurions trop engager nos lecteurs à s’abonner aux Petites Annales. L. Béguin,
- p.139 - vue 144/833
-
-
-
- 140
- A LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Transmission différentielle posr Voitores antomobiles
- Par M. R.-J. Urquhart, ingénieur à Manchester (1)
- Ce nouveau système de transmission, tout récemment breveté, est surtout applicable aux voitures munies d’un moteur à grande vitesse.
- Sur la figure ci-contre, a, qui est l’arbre du moteur, porte un pignon d’angle b, et fait tourner par conséquent les deux pignons d’angle n et o dans des sens opposés.
- L’essieu des roues motrices est fait en deux pièces c et c\ la première formant manchon par rapporté la seconde et ces deux pièces étant chacune fixée à l’une des roues.
- La pièce c, porte clavetée sur elle la couronne dentée d, tandis que la pièce c, porte le pignons, qui est fixé sur elle et un disque f, qui est fou et possède un tourillon; sur ce tourillon roule un pignon qui s’engrène avec les dents d’ de la couronne d et avec les dents e’ du pignon e. Cette couronne est munie d’un frein à ruban x, dont une extrémité est fixée au châssis de la voiture, tandis que l’autre bout est relié à un levier qui permet d’enrayer ladite couronne et, en même temps, la roue conductrice fixée à la douille c.
- L’axe c' qui porte l’autre roue conductrice est muni d’une poulie g, également avec frein à ruban.
- Les organes du train épicycloïdal sont disposés de telle sorte que la vitesse angulaire du dernier élément y, ait la valeur la plus petite, cet organe /'formant intermédiaire pour les trois pignons planétaires h montés sur lui au moyen de tourillons h'.
- Sur l’axe c’ se trouve ajusté un long manchon ci tournant librement sur lui et portant à un bout une poulie clavetée j, avec frein x qui permet de l’enrayer, tandis que l’autre bout porte la couronne dentée k, tournant librement sur lui ; cette couronne est également munie d’un frein à ruban et possède sur son moyeu une denture d’embrayage /, qui peut à un moment donné être mis, au moyen du levier à fourche n-\ en prise avec le manchon d’embrayage ii solidaire du pignon conique 11.
- D’autre part, sur l’essieu tubulaire c est monté un manchon m qui tourne avec lui à cause de la
- dJ ^ d1
- clavette ms, mais qui peut néanmoins se déplacer longitudinalement en glissant sur ladite clavette. Ce manchon m possède des dentures d’embrayage m’ et m3 qui lui permettent d’accoupler l’essieu tubulaire c, soit avec le pignon «, soit avec le pignon o, en actionnant le levier m1.
- Afin que ce dernier pignon o reste constamment en prise avec le pignon conducteur b, le moyeu du pignon o possède un collier fou py réuni par des broches p' à un autre collier fouy’a qui recouvre le moyeu y’ de la poulie . f Ces bro-chesy’ traversent le collier ni fixé au manchon m.
- Enfin les leviers n3 et m‘ destinés à l’embrayage et au débrayage des divers organes sont fixés sur des axes q’ actionnés du siège delà voiture à l’aide de leviers.
- Lorsque le pignon b tourne de droite à gauche par exemple, et que les dentures ni’ m'- et n' sont
- (1) Communication de MM. Marillier et Ro-feELEt, Office international pour l’obtention des Brevets d'invention en France et à l’Etranger, 1 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. 1
- débrayées comme l’indique la [figure, les pignons coniques n et o tournent librement.
- D’autre part, lorsque la couronne k est libre de tourner parce que son frein est desserré et que le manchon c2, dont le bout i est denté, est actionné par l’embrayage m' ou m3 engagé avec le pignon n ou le pignon o, ou lorsque cette même couronne k est actionnée par l’intermédiaire de l’embrayage «’, la transmission peut tourner sans communiquer le mouvement à l’essieu c’, à la condition toutefois que la poulie f du manchon ce ne soit pas maintenue par son frein x.
- Maintenant, si l’on accouple la couronneJÆ et le manchon cî avec le pignon on obtient une vitesse accélérée du disque /'. Si, au contraire on accouple le manchon i au pignon o, on obtient une vitesse différentielle ou retardée du disque f.
- On peut encore obtenir deux autres vitesses différentielles du disque i dans une seule direction : i° en accouplant la couronne k au pignon n et en immobilisant le manchon c2 ; 2° en accouplant le manchon c* au pignon o, et en immobilisant la couronne k,
- p.140 - vue 145/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 141
- Etude sur les differentes manières le mesurer la puissance d’un moteur
- {Suite. Voir les numéros des 10 et 17 février 1898)
- Frein automatique Ringelmann :
- Chargé de présenter un rapport sur le concours de moteurs à pétrole de Meaux en 1894, M. Rin-o-elmann, directeur de la Station d’essais du ministère de l’Agriculture, imagina un frein réalisant un réglage automatique par ses déplacements mêmes sous l’influence de la variation de travail, sans faire varier le poids ou l’effort tangentiel.
- Considérons la roue R (fig. 3), sur laquelle est appliqué le poids P fixé au crochet a du frein. Pour un travail constant, le crochet a n’oscillera que dans de très faibles limites; si le travail augmente brusquement, le frein est entraîné dans le sens du mouvement, et le crochet de a passe en a' : il faut desserrer le frein; si le travail diminue, le crochet descend de a en a” : il faut serrer le frein. Il fallait donc imaginer un mécanisme utilisant ces déplacements aa\ aa" pour régler le serrage du frein; mais, comme il fallait en même
- temps que ce dernier pût servir pour tous les moteurs, ce mécanisme devait se trouver à l’extérieur même du volant et ne pas comporter de pièces nécessitant des axes ou des appuis près de l’arbre de la machine.
- Le frein ainsi combiné se compose d’un collier en fer feuillard, dont les deux parties sont reliées par une vis V de réglage (fig. 4); cette vis ne sert qu’à la mise au point au début de l’essai, et l’on n’a pas à y toucher pendant toute la durée de l’expérience; sa monture reçoit le tuyau t d’arrivée de l’eau de savon. La partie B supporte le crochet C de la corde à laquelle on attache la charge O. Les deux parties A et B sont reliées par une entretoise E, solidaire avec un secteur SS' d’un rayon quelconque. Une corde a est attachée au point 5 et à un point fixe m ; une seconde corde b est attachée en S’, passe sur une poulie R et est tendue par un poids p quelconque. Le ré-
- Fig. 3,
- glage de la position moyenne du secteur est fait de façon que les deux cordes a et b soient dans le prolongement l’une de l’autre, et que la droite mu soit normale au prolongement d’un rayon quelconque du volant; pour faciliter ce réglage préalable, la corde a est attachée à un petit tendeur à treuil m. Le poids p est quelconque, n’ayant pas d’action sur le frein c, son effort se reportant au point m qui est fixé au sol par un procédé quelconque.
- Lorsque le frein est entraîné par le volant, le secteur SS’ descend, ainsi que le point O (fig. 5), dans le sens indiqué par la flèche, mais en roulant sur la corde a, l’ensemble O O’ SS' s’anime d un mouvement angulaire, le point O’ se rapproche de la jante vers o\, allonge le frein d’une quantité^ variable avec l’angle décrit par le secteur. Si le frein se desserre, le mouvement inverse se produit sous la chute du crochet C, le secteur tourne en sens inverse, le point O’, s’écarte du volant et serre le frein d’une quantité y d’autant plus élevée que son mouvement angulaire est plus grand.
- Afin de maintenir constant pendant toute l’ex-perience le réglage préalabîe du frein par la vis U, le irottement et la température, il fallait avoir re-
- cours à un graissage uniforme. Le dispositif employé par M. Ringelmann, et que nous donnons ici, peut être avantageusement employé avec la plupart des freins, avec lesquels on doit avoir un système absolument régulier de graissage et d’arrosage.
- Sur un bâti convenablement surélevé est placé i(fig. 6.) un réservoir A à tube de niveau n, qui ^déverse l’eau de savon par un robinet r dans le second réservoir B, d’où elle s’échappe par le rebinet R et le tuyau T qui la conduit au frein. Le graissage serait uniforme si, pour une ouverture quelconque, mais invariable, du robinet R, on avait une charge d’eau constante h sur le robinet R, et par suite H sur le frein. Le robinet r étant réglé pour débiter plus que le robinet R, le niveau constant de B est assuré par un déversoir d qui renvoie l’eau par le tuyau m dans le bac inférieur I, d’où on la reprend par une pompe à main M pour l’élever en A. Sans avoir à regarder le réservoir B, placé à une certaine hâuteur, il suffit d’observer si le tuyau m débite une petite quantité d’eau pour être certain de la constance du niveau dans le bac B. Pour éviter les arrêts dus aux engorgements, on peut placer en f un filtre avec déversoir circulaire.
- Le frein que nous venons de décrire est facile à
- p.141 - vue 146/833
-
-
-
- 142
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- réaliser et peut parfaitement convenir même pour des moteurs à grande vitesse comme le sont ceux des automobiles qui nous occupent ici. Ainsi, avec un moteur tournant à 600 tours, il suffirait de claveter sur l’arbre une poulie de 40 centimètres de diamètre environ pour pouvoir faire l’expérience dans de bonnes conditions. Avec un
- Fig. 6
- moteur tournant aux vitesses de 1 200 à 1 400 tours, on pourrait encore employer ce frein pourvu que le diamètre de la poulie ne dépasse pas 20 à 25 centimètres; avec un diamètre plus grand, en effet, la vitesse tangentielle serait telle que le refroidissement deviendrait difficile.
- Un essai, pour être concluant, doit avoir une durée d’au moins 50 minutes.
- A. Brachet.
- (A suivre)
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du 3 au 10 mars 1898
- Nuageux, avec éclaircies; pluies et bourrasques par vents du Nord au Sud-Ouest.
- Auto-Météo.
- Petites Mies
- En Algérie
- Du Journal des Sports ce tableau peu enchanteur de l’automobile en Algérie :
- Voulant savoir où en est l’automobilisme en Algérie, nous nous étions adressé à plusieurs personnes, entre autres à notre dévoué correspondant d’Alger, M. Le Gerriez Le résultat de notre enquête est que les véhicules mécaniques ne brillent pas dans la France d’outre la Belle-Bleue.
- La première voiture a été importée par M. Guéry, un convaincu de la première heure, qui, après avoir subi le long stage que réclament nos constructeurs des néo-chauffeurs qui leur apportent timidement leurs billets de mille, était tout fier do parcourir les rues d’Alger, au grand effroi des chiens qui lui faisaient escorte... pendant quelques minutes.
- Un beau matin, il prit fantaisie au jeune chauffeur d’aventurer sa voiture du côté de Saoula. Le moteur ne put venir à bout des fondrières des roules de cette région, et il lui a fallu reprendre la route de Paris. M. Chardin, un autre amateur, avait un jour fait pompeusement son entrée dans la colonie sur un motocycle, remorquant un sulky où avaient pris place deux charmantes dames ; le domaine des ponts et chaussées ne lui fut pas, hélas ! plus clément qu’à M. Guéry.
- Bref, il y a en ce moment, en tout et pour tout, trois voitures et cinq motocycles à Alger. Le cheval arabe n’est pas, on le voit, aussi menacé dans son avenir que nos percherons de Paris.
- *
- * *
- La caravane Paris-Nice
- Le Vélo annonçait dernièrement le départ pour la fin de février d’une caravane de chauffeurs — d’intrépides chauffeurs, les chauffeurs sont toujours intrépides — à destination de Nice, avec retour à Marseille et re-départ de Marseille en course vers Nice.
- Le départ en question s’est effectué lundi, de l’agence de la rue Brunei. Font partie de la caravane :
- Charron et Rigby Knowles, une voiture moteur de 6 chevaux.
- R. de Knyff et un mécanicien, une voiture moteur de (3 chevaux.
- Gilles Hourgière et Pognon, une voiture moteur de 6 chevaux
- Balaceano et un mécanicien, une voiture moteur de 6 chevaux.
- Giraud et un mécanicien, une voiture moteur de 8 chevaux.
- La course se fait en quatre étapes, nous l’avons dit — et quelles étapes !
- Paris-Saulieu.
- Saulieu-Valence.
- Valence-Toulon.
- Toulon-Nice.
- Soit 250 kilomètres par jour.
- *
- * *
- Nobles chauffeurs blessés
- Du Vélo :
- Un accident d’automobile qui aurait pu avoir de graves conséquences est arrivé aujourd’hui au fameux pont Saint-Jean, situé au bas de la terrible côte de l’Estérel.
- Les victimes sont d’ailleurs des victimes de marque. Elles ne sont autres, en effet, que le prince Christian de Danemark et le comte de Woos, sans compter le conducteur de la voiture.
- Tous trois avaient quitté Cannes de bonne heure pour faire une longue excursion. Arrivés au pont
- p.142 - vue 147/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- M3
- Saint-Jean et par suite d’un faux coup de guidon, l’automobile alla buter contre une borne kilométrique.
- Le choc fut si violent que les voyageurs furent précipités sur le sol. Ils se relevèrent assez fortement contusionnés, et le conducteur qui se plaignait de douleurs au côté, fut transporté dans une maison voisine où un médecin appelé en toute hâte constata qu’il avait deux côtes enfoncées.
- * *
- Dîner d’adieu
- Quelques membres de l’Automobile-Club de France, parmi lesquels MM. le baron de Bellinay, le capitaine Draullette, l’éditeur Fayard, Alexandre Geyer, Ernest Gatois, le b, Douglas-Hogg, de Morlhon, Ducasse, Georges Jaeck, Romand, ont offert au commandant Serpette un dîner d’adieu ù l’occasion de son départ de l’Elysée pour la prise du commandement de la défense mobile de la Corse.
- Réunion tout intime en l’honneur du distingué officier d’ordonnance du Président de la République, qui ne laisse, dans son trop court passage à l’Automobile-Club de France, que de très méritées sympathies.
- * *
- Le Bois et les automobiles
- Dur tableau extrait de la Vie Parisienne :
- ..... Broum ! Broum ! Taup ! Taup ! Taup !
- La terre vibre, la boue gigle •, c’est une automobile, comme de juste!
- Elle court d’un air emballé et crétin, emportant des gens dont la figure est toute tirée de préoccupation ; des gens qui semblent se dire : « Risquons tout, peut-être la vie ne vaut-elle pas la peine d’être vécue. »
- Ils passent.
- Mais tout de suite, cela revibre et regigle. C’est un tricycle au pétrole, puis un autre, un autre encore, d’autres toujours! Ils vont très vite, montés par des messieurs qui paraissent se demander ce qu'ils font là-dessus, les genoux pliés comme s’ils se préparaient ù bondir. Leurs paletots courts palpitent nerveusement sur leur-arrière train... Ils filent : les uns avec un bruit d’hélice, les autres en imitant les sonorités qui s’échappent l’été par les fenêtres ouvertes de filatures. Il y en a de modestes qui se contentent de rappeler la machine à coudre, de fantaisistes qui évoquent le cliquet pressé des tourniquets, le» jours d’ouverture des expositions.
- Puis, de nouveau, chargés de gens inquiets...
- Et le Bois tout entier sent le pétrole.
- *
- * *
- Le plus jeune constructeur du monde
- il y a quelques jours, un groupe de chauffeurs, y compris M. le baron de Zuylen, assistaient, dans les salons de l’Automobile-Club aux premiers essais d’une voiture automobile à vapeur. Le cons-tructeur s’était engagé, il y a un mois, à livrer sa voiture à l’admiration de ses contemporains et, au jour dit, à l’heure tapante, avec une ponctualité qui promet chez les constructeurs de l’avenir, M. Pierre Hospitalier, âgé de onze ans, arrivait au ^ 11 kaceomPagné de son père, notre distingué collaborateur et portant dans ses bras sa minuscule à. deux places. On faisait couvrir aussitôt 16m - ^ et le Jeune chauffeur allumait sa lampe.
- Moins de cinq minutes après, la vapeur étant sous pression,M. Pierre Hospitalier ouvrait la ma-ette, tournait en dedans sa direction et la voiture VoQja^ sous nos yeux émerveillés durant un bon piart d’heure avec une telle précision que les cir-oulerences marquées sur la table par une roue
- d’arrière humide de vapeur échappée, se superposaient presque parfaitement.
- M. le baron de Zuylen a ôté si ravi de l’œuvre du petit chauffeur, qui a seul construit son petit véhicule de toutes pièces, qu’il lui a promis de le proposer à la médaille de bronze de l’A.C.F.
- Nous en donnerons la description et la photo-graphie dans notre prochain numéro.
- * *
- En Italie
- Voici quelques indications recueillies par le Journal des Sports sur l’état actuel d« l’automobile en Italie :
- « Dans la province de Trévise, nous trouvons M. Malvolti, qui est propriétaire d’une voiture Benz à deux places, d’un tricycle de Dion-Bouton et d’une voiturette Serpollet à deux places; M. Car-pené, qui possède une Panhard et Levassor à quatre places et deux Delahaye, de Tours ; M. de Tof-foli, qui monte une bicyclette ITildebrand et Wolf-müller, et MM. Spada freres, qui sont possesseurs de tricycles à moteur de Dion-Bouton.
- « Dans la province de Vénétie, S. A. don Henri de Bourbon, comte de Bardi, propriétaire de deux voitures Benz à 8 et 4 places ; M. Tozzi di Mestre, une DeLahaye à 2 places ; M. Guido Ehrenfreund’ qui moule une bicyclette à moteur Bernardi.
- c< Dans la province de Padoue : MM. Trêves, ffe Bonfili, Centarini et Barzilai qui circulent sur des voitures Delahaye, de Tours. Cette région est particulièrement riche en motocyclistes qui ont adopté le moteur italien Bernardi.
- « Dans la province d’Udine, M. Cobianchi, aune voiture Benz.
- « Dans la province de Vicence, M. G. Rossi a une Peugeot à 4 places, moteur Daimler.
- « La province de Vérone s’enorgueillit d’un train Scotte. il existe même une Société qui a pour objet l’exploitation des trains Scotte et qui est en pourparlers avec bon nombre de municipalités en vue d’ouvrir à bref délai des services publics de voyageurs et dô marchandises.
- « A Mantoue, MM. Colomi, G. Neva, Emile Cas-telfranco, montent des voitures Benz à 2, 3 et 4 chevaux de force.
- « Brescia n’est pas moins bien partagée : les chauffeurs y forment un petit noyau qui grossit à vue d’œil. MM. Baresani, Ferrante et Bertelli sont les pionniers de la locomotion nouvelle et possèdent tous des voitures et molocycles de tous systèmes.
- « Si l’on veut bien considérer que plus de 100 voitures sont actuellement en voie de construction pour l’Italie, on reconnaîtra que l’automobilisme a trouvé chez nos voisins un excellent terrain de culture. »
- * *
- Dimanche au Bois, rencontré M. Ed. Cail administrateur de la Société d’Automobilisme montant une voiture légère du plus charmant aspect. Ce véhicule n’est, paraît-il, qu’une voiture d’essai. Les voitures actuellement en construction comportent de nombreuses et surtout d’heureuses améliorations qui vont leur amener un grand succès, si nous en jugeons par le spécimen dont nous avons déjà pu apprécier les avantages. Bonne chance âla nouvelle voiture.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- A l’occasion des Régates internationales de Cannes et de Nice, du Tir au pigeons de Monaco et des vacances de Pâques, la Compagnie délivrera du 2 mars au 12 avril, des billets d’aller et retour lre classe valables pendant 20 jours, et dont le prix au départ de Paris sera de 177 fr. 40 pour Cannes, 182 fr. 60 pour Nice, 186'1'r. 80 pour Menton.
- On trouvera ces billets et des prospectus détaillés aux gares de Paris-Lyon et Paris-Nord, ainsi que dans les bureaux de ville de la Compagnie P. L. M. et dans les agences spéciales.
- p.143 - vue 148/833
-
-
-
- 144
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C', 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Aslressc (Pierre), 128, rue du Bois, Levai lois-Perret. Ateliers de construction do Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, L} on.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à péti ole, brevetée, motocvcles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C'° Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséiour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P. Gautier, 19, rue Geoftroy-Saint-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye, 34, rue du Gazomètre, Tours.
- Diligeon et C*, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, S3rstême Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.LevalloisjPerret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,!2, avenue de Madrid,Neuilly-s-,Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bilotlièpe de la «Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2* volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3“ volume : Les voitures à pétrole. — 4e volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4’ volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 00.
- CESSION DE BREVET
- M.Jolin .SMITH, propriétaire du brevet français n° :J52496, en date du 16 décembre 1895 p"111' perfectionnements aux chaînes pour vélocipèdes et autres chaînes à engrenage, désire trouver soit un acquéreur pour son brevet, soit une maison pour l’exploitation.
- Pour tous renseignements, s’adresser à MM. MARI L LIER et ROBELET Office international de Brevets d’invention, Paris, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, 42, Paris.
- (N° 243)
- Administrateur-gérant : VUILLEMOl
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.144 - vue 149/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 10
- 10 Mars 1898
- BEVUE les VOITURES et VEHICULES MECAHIQUîS, pbliÉe sois le HAUT PATHOHABE Un TOUBIBS-CLÜB le FBAECE
- SOMMAIRE DU A» ÎO
- Une nouvelle voiture, L. Béguin.
- Notes Electromobiles, E. Hospitalier.
- Nouveau système de brasage.
- Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Le moteur Popp-Lacoste.
- Moteur Klaus, D. Farm an.
- Moteur à gaz et à pétrole mixte (système Roser-Mazurier), J. Loubat.
- Automobile-Club de France. Communications officielles du Touring-Club. Un nouveau système d’accumobile, E. H. Course Marseille-Nice.
- Course du Vélo-Club Périgourdin. L’industrie automobile dans le Nord. Paris-Roubaix.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- VOITURE LÉGÈRE DE LA SOCIÉTÉ ANONYME D’AUTOMOBILISME ET DE CYCLISME
- p.n.n. - vue 150/833
-
-
-
- 146
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Une nouvelle voiture
- Nous avons pu faire prendre, par le photographe de la Locomotion Automobile,un cliché de la voiture légère d’essai à pétrole de la Société anonyme d’Automobilisme et de Cyclisme. Cette simple reproduction montre déjà combien peu de place occupent les organes moteurs; nous donnerons avant peu une description complète qui fera ressortir les autres avantages de ce nouveau système. Ajoutons enfin que nous avons expérimenté la voiture qui par ses qualités de démarrage, de changement de vitesse et de conduite est, à notre avis, une des plus intéressantes du moment.
- L. Béguin.
- Notes éleetroiples
- VII. -- ACCUMULATEURS PLOMB-PLOMB. —
- CONDITIONS GÉNÉRALES A RÉALISER POUR
- L’AUTOMOBILISME. -- CLASSIFICATION DES
- ÉLECTRODES.
- L’accumulateur au plomb, dont la découverte remonte, comme nous l’avons dit, à Gaston Planté, est, en principe, un appareil excessivement simple, car il se compose de lames de plomb réduit spongieux (négatives), de lames de plomb peroxydé (positives) plongeant dans un liquide électrolytique, de l’eau acidulée sulfurique.
- Pendant la décharge, l’accumulateur fournit un courant électrique qui va des plaques positives aux plaques négatives dans le circuit extérieur, et des plaques négatives aux plaques positives à l’intérieur de l’électrolyte. Pendant cette période de décharge, il se produit à l’intérieur de l’élément secondaire des réactions chimiques dont la théorie exacte n’est pas encore parfaitement établie, et sur laquelle chimistes et électriciens ne sont pas complètement d’accord. La discussion soulevée depuis seize ans sur cette question n’a d’ailleurs, au point de vue pratique, qu’une importance secondaire : il nous suffit de savoir que, pendant la décharge, une partie de l’acide sulfurique de l’électrolyte passe dans les plaques, et que la solution s’appauvrit; pendant la charge, le courant envoyé dans l’accumulateur détruit les combinaisons formées pendant la décharge, ramène les positives à l’état de peroxyde de plomb, les négatives à l’état de plomb spongieux, et restitue à l’électrolyte l’acide sulfurique enlevé pendant la période de décharge. Malheureusement, en pratique, tout ne se passe pas aussi simplement, et il ne suffit pas de prendre du peroxyde de plomb, du plomb spongieux et de l’eau acidulée sulfurique pour constituer un accumulateur.
- Le peroxyde de plomb est peu conducteur par lui-même : il ne peut constituer
- l’une des électrodes d’un accumulateur qu’à la condition d’être disposé sur un support conducteur auquel il doit adhérer le mieux possible. Le plomb spongieux est trop mou et doit être également fixé à un support. L’eau acidulée sulfurique doit présenter le degré de concentration convenable; trop diluée, elle augmenterait inutilement le poids de l’accumulateur, ainsi que sa résistance intérieure ; trop concentrée, elle nuirait à la conservation des électrodes.
- Les difficultés commencent avec la nécessité d’établir entre la matière active (peroxyde de plomb ou plomb spongieux) et son support un contact et une adhérence suffisamment intimes pour résister aux variations de volume et de cohésion produites par les transformations successives fréquentes que subit la matière active. Ces difficultés sont encore accrues dans le cas dps accu* mulateurs destinés aux automobiles, pour lesquels il faut réduire le plus possible le support, afin de ne pas traîner un poids mécaniquement utile, mais chimiquement inutile.
- En général, les accumulateurs solides présentent une faible énergie spécifique, parce que le support a trop d’importance; par contre, la plupart des accumulateurs à grande énergie spécifique sont fragiles, parce que le support est trop faible et trop léger. Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de construire un accumulateur présentant à la fois une grande solidité et une grande énergie spécifique, car les conditions à remplir pour satisfaire à ces deux desiderata sont incompatibles.
- La question se complique encore lorsqu’il s’agit de joindre à cette qualité précieuse, une grande énergie spécifique, une autre qualité non moins précieuse, en matière d’accumobiles, une grande puissance spécifique. Cette grande puissance spécifique ne s’obtient que par un accroissement de surface, et, par suite, un amincissement des plaques qui‘augmente leur fragilité.
- Enfin, sans parler de difficultés secondaires, les accumulateurs d’automobiles sont soumis, par destination, à des vibrations, des déplacements et des chocs incessants qui contribuent, dans une large mesure,à hâter leur démolition.
- On comprend maintenant combien il est impossible de répondre à la question si souvent posée :
- «: Quel est le meilleur accumulateur pour automobiles ? »
- Une comparaison exacte et rigoureuse devrait tenir compte d’un grand nombre de factêurs dont la plupart sont inconnus des inventeurs et des constructeurs eux-mêmes, et c’est souvent une question d’espèce, comme on dit au Palais, qui fait l’accumulateur de M. X... supérieur à celui de M. Y... pour l’application A, tandis que le classement se trouve renversé pour l’application B.
- p.146 - vue 151/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 147
- Les considérations qui précèdent justifient le nombre véritablement énorme de systèmes d’accumulateurs brevetés, expérimentés ouutilisés depuis une quinzaine d’années, sans que l’on puisse dire encore d’aucun d'eux qu’ils résout définitivement le problème au point de vue spécial qui nous intéresse.
- Tous ces accumulateurs, dont nous décrirons seulement les types spéciaux, dits type traction, sont constitués par des électrodes qui se divisent en deux classes :
- i° Electrodes à formation autogène, dont la matière active est formée aux dépens du support. L’accumulateur Planté de 1860 est le prototype de cette classe.
- 20 Electrodes à formation hétérogène, sur lesquelles la matière active est déposée, soit mécaniquement, comme le faisait AL Camille Faure dès 1880, soit électrolytiquement, comme l’avait indiqué Planté dès 1872.
- Ces électrodes autogènes et hétérogènes peuvent d’ailleurs être employées en même temps dans un accumulateur, et nous citerons un exemple de pile secondaire dont les positives sont autogènes et les négatives hétérogènes.
- L’étude de ces divers types d’accumulateurs fera l’objet des Notes suivantes.
- E. Hospitalier.
- Houvean système de brasage
- Plusieurs journaux scientifiques anglais, en particulier Y Industries and Iron décrivent un nouveau procédé de brasage inventé par M.Charles T.Crowden deBeeston.
- Notre figure montre le schéma de ce nouveau mode d’opération.
- Afin de fixer l’extrémité du tube d’acier dans la pièce d’acier fondu qui forme le raccord, cette dernière porte à l’intérieur
- des rainures formant deux hélices croisées et dans^lesquelles, par une pression hydraulique, l’acier du tube vient se mouler.
- D’ailleurs, pour que tube et raccord n’éclatent pas sous l’action de la pression, l’ensemble est pris dans un solide manchon qui i enveloppe entièrement.
- Ce procédé donne, paraît-il, de très bons résultats. Appliqué en grand, il serait économique.
- iDlomations
- Automobile - Club de Belgique
- La Course Bruxelles-Spa
- MM. Ruys, Colard, de Brandner et J.-F. Fontaine ont été désignés pour arrêter et reconnaître l’itinéraire définitif de la course Bruxelles-Spa.
- Le concours qui doit avoir lieu dans cette dernière ville les 26-28-29 juin et 3 juillet, à la suite de la course Bruxelles-Spa, promet d’être un grand événement spoitif et mondain à la fois.
- La Commission chargée par l’A. C. B. d’en élaborer le programme est composée des hommes les plus actifs et les plus compétents en matière d’organisation. Nous y relevons les noms suivants : Comte de Henricourt de Griinne, Fritz Bosquet, Jean-Pierre Fontaine, Flector Colart, Charles Craminckx, Fernand d’Aubreby, baron Pierre de Crawhez, comte Albert de Hemricour* Léon Dernier, Demuylder^ Crombé, vicomte de Schrynmaker de Dormael, comte F. de Villegas de Saint-Pierre, Emile d’Ieteren, Georges Foulon. Alfred Fraipont, Jules Hansez, Ernest Hanssens, Luc Malpertuis, Gaëtan Somzée, Léon Terfve, comte Léopold Van den Steen de Jehay. Ces messieurs arrêteront, de concert avec les autorités de Spa, tous les détails de cette fête, qui attirera toute la Belgique et un grand nombre d’étrangers dans la cité spadoise.
- Les routes belges
- Les Belges auront des routes, l’Automobile-Club Belge le veut et a décidé d’organiser des pétitions dans tout le royaume. Il se propose d’aller plus loin encore et d’exercer une surveillance de l’emploi des fonds publics affectés à l’entretien et à la réfection des voies de communication. Sur la proposition d’un de ses membres les plus éminents, M. Dewandre, il a entrepris de reviser les cahiers des charges des entreprises des routes, de les communiquer à des Comités locaux, chargés de surveiller les infractions commises.
- ¥ *
- Un Automobile-Club à Liège
- Un cercle de chauffeurs s’est constitué récemment à Liège et a pris le nom d’« Automobile-Club Liégeois». La nouvelle Société qui très probablement demandera son affiliation à l’Automo-bile-Club de Belgique, compte dès à présent une vingtaine de membres.
- Le Conseil d’administration a été composé comme suit : MM. Adrien Dawans. président; M. Georges Dervande, vice-président ; Maurice Laloux, secrétaire ; Edmond Dresse, trésorier ; Rocour, notaire ; Biar et Aerts, secrétaires.
- L’Automobile-Club Liégeois a décidé de se mettre à l’entière disposition de l’Automobile-Club de France pour l’épreuve Paris-Amsterdam qui doit être courue cet été.
- *
- * *
- De PHorseless Age :
- L’autre jour un des cabs électriques de Londres causait la mort d’un jeune écolier, qui s’é.tant approché du véhicule fut pris par la chaîne ét entraîné. Quand le cab put s’arrêter le pauvre garçon n’était plus. Le juge de paix décida qu’il y avait eu mort par accident, mais il s’agit de savoir si une Compagnie a le droit d’employer un mécanisme qui peut causer de si graves accidents; au moins pourrait-on le recouvrir, cela est désirable.
- p.147 - vue 152/833
-
-
-
- 148
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- De Y Autocar :
- « Il paraît, après tout, que les fabricants français ont raison d’être alarmés de la concurrence étrangère. Le choix des fiacres Bersey a ouvert leurs yeux à ce fait qu’on ne possède pas le monopole du commerce d’automobiles de l’autre côté de la Manche ; ce qu’a dit le comte de Dion : « Que la France est îa seule contrée du monde « produisant des automobiles », est légèrement exagéré, et, avant que nos voisins aient le temps de revenir de leur surprise, voilà encore les brevets d’une autre voiture électrique anglaise acquis par une Compagnie parisienne. M. Oppermann était allé à Paris plus pour son plaisir que pour ses affaires, et avant que son fiacre fût sorti du truc, un représentant de la Compagnie en question venait le voir à la gare Saint-Lazare, entrait en négociations, puis faisait un arrangement définitif. La voiture Oppermann possède sans nul doute des avantages énormes qui la rendent particulièrement favorable à la traction dans les grandes villes ; notamment c’est une Victoria, analogue aux mylords français, employés par les Compagnies de fiacres. Mais de plus le système peut être appliqué à n’importe quelle forme, d’où avantage sur la fabrication française qui prétend
- imposer son type spécial.........................
- « M. Oppermann dit qu’il prouvera quand on le voudra que sa voiture a plus de vitesse et d’endurance qu’une voiture de fabrication française, mais ni M. Kriéger ni M. Jeantaud ne sont disposés à relever le défi. »
- En faisant la part de l’exagération et de la forfanterie contenues dans ces notes, on voit que nous avions raison de craindre la concurrence étrangère ; la voilà qui commence sérieusement et pendant ce temps.... nous construisons des voitures pour aller courir en Belgique et en Hollande.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers
- Une voiture Ducroiset a pris part à la Course Marseille-Nice ; c’est un phaéton à quatre places du type qui a été décrit dans la Locomotion Automobile, il a été engagé par M. Victor Malien. D’ailleurs, cette voiture n'avait pas été construite en vue de cette épreuve, elle ne fournit qu’une bonne vitesse courante.
- *
- * *
- La Compagnie générale des Automobiles vient de terminer son nouveau moteur à pétrole à deux cylindres dont les essais sont très satisfaisants.' Elle a conservé l’inflammation électrique qui lui a toujours donné de bons résultats dans ses moteurs à un cylindre et qui se prête tout particulièrement à la mise en marche du moteur telle qu’elle la pratique sur toutes ses voitures, c’est-à-dire sans que le conducteur ait à quitter le siège.
- *
- * *
- Nous apprenons que M. Archdeacon, le sympathique constructeur de Suresnes, vient de commander dix moteurs Pygmée à M. Léo Lefebvre pour placer sur les voitures automobiles qu’il compte lancer d’ici peu.
- Il continue la construction de ses canots à pétrole.
- Le moteur Popp-Laeoste
- Nous avons déjà dit un mot des nouvelles voitures Popp qui vont être bientôt mises sur le marché. Actuellement les premiers moteurs sont terminés. Bien que sortant à peine du montage ils ont, paraît-il, parfaitement fonctionné et tout permet de croire qu’ils donneront pleine satisfaction.
- Ces moteurs développent une puissance de huit chevaux. Ils sont horizontaux, à deux cylindres. Les soupapes d’admission sont automatiques et les soupapes d’échappement sont commandées, très simplement, par la manivelle du moteur. Des précautions spéciales assurent, au moyen d’une circulation d’eau, le parfait refroidissement des boîtes à soupapes et des cylindres ; il n’y a presque pas de trépidations.
- Le carburateur, très simple, est absolument automatique.
- L’allumage est électrique, par piles et bobine d’induction spéciales. Il est analogue à celui du tricycle de Dion, qui donne de si bons résultats. On peut, en faisant varier l’avance à l’allumage, faire varier la puissance et la vitesse du moteur dans des limites assez étendues. Le moteur marche, du reste, aussi bien avec l’allumage par incandescence.
- La boîte d’échappement a été étudiée d’une façon spéciale et supprime presque complètement le bruit.
- Voici la façon dont la Société Popp, qui construit le moteur, compte l’exploiter.
- « Jusqu’à présent, a dit M. Victor Popp, les constructeurs d’automobiles n’ont qu’une seule façon de procéder, sauf de rares exceptions. Ils vendent des voitures complètes et ne vendent que cela. Allez demander, par exemple, aux grandes maisons de construction de vous céder un moteur pour vous construire une voiture vous-même.Vous vous heurterez à un refus formel.
- « Je vais procéder tout autrement et imiter ce que le comte de Dion a fait avec tant de succès pour des petits moteurs. En même temps qu’il vend ses tricycles à pétrole, il vend des moteurs isolés à qui veut bien lui en acheter. Il a de cette manière vulgarisé l’emploi de ses tricycles, et réalisé des bénéfices importants, et ce qui est de plus il donne satisfaction à tout le monde. Je vais entrer dans la même voie et j’espère réussir aussi bien.
- « Je vais donc vendre non seulement des voitures ou des châssis complets auxquels il ne manquera que la carrosserie, mais aussi des moteurs isolés, à quiconque voudra m’en commander.
- « De la sorte tous les carrossiers et tous les petits constructeurs seront à même de construire des voitures automobiles pour leur clientèle et comme nos moteurs ne leur seront livrés qu’après avoir été essayés au frein sous leurs yeux, ils n’auront aucun mécompte à redouter. »
- Il est évident que si ce programme se réalise ce sera une petite révolution dans l’industrie des voitures automobiles. Le jour où des moteurs fabriqués en série et coûtant par conséquent très bon marché seront livrés à qui voudra les acheter, tous les carrossiers et tous les petits constructeurs de province se mettront à construire eux-mêmes des automobiles. Il se passera pour elles ce qui s’est passé pour la bicyclette lorsqu’on a commencé la vente des pièces détachées. Les prix deviendront raisonnables et la vente centuplera. Il y a là, dans tous les cas, une tendance nouvelle que nous avons cru intéressant de signaler.
- p.148 - vue 153/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 149
- Moteur Klaus
- La Locomotion Automobile a déjà publié une description de la voiturette Klaus dont nos lecteurs ont pu apprécier toute l’originalité et la simplicité. On se rappelle, en effet, que l’essieu-moteur de cette voiturette est attaqué directement parun système d’engrenages, d’où suppression de la chaîne et facilité extrême de marche arrière. Une seule courroie commande l’arbre différentiel par l’intermédiaire de deux poulies à gradins arrondis.
- Le moteur dont les brevets viennent d’être pris en Angleterre, en France, en Allemagne et en Belgique n’est pas moins original.
- La figure donne une idée de la disposition générale.
- Le piston A’ qui attaque l’arbre moteur A à l’aide d’une bielle C’ se meut dans un cylindre D’ à l’arrière duquel se trouve la chambre d’explosion E’. Les soupapes d’admission d’air carburé F et d’échappement des gaz brûlés G’ sont placées côte à côte.
- La came a’ qui commande la soupape d’échap-
- pement des gaz est calée sur l’arbre O’ qui, à l’aide d’un jeu d’engrenaere 3 tourne deux fois moins vite que l’arbre piincipal. Cette came commande egalement le mouvement d’une petite pompe P' dont la fonction est d’injecter une quantité constante de pétrole dans un carburateur R'. A cet effet le piston de cette pompe est rappelé par un ressort et se trouve poussé à fond de course par l’une des branches d’une équerre S’ articulée en un point fixe.
- La seconde branche présente une fourche embrassant un axe porté par le galet B\ qui reçoit l’action de la came et commande également la tige de la soupape d’échappement. Un levier T’, articulé en U\ est également relié au galet B' et forme genouillère avec le bras vertical de l’équerre S\
- Le pétrole est refoulé dans le carburateur R’ à l’aide d’un petit tuyau c\ qui contient des toiles métalliques cT sur lesquelles le liquide se pulvérise.
- L’air extérieur appelé par le mouvement du piston-moteur pénètre dans le carburateur par le tube/’ branché sur le tube V muni d’un tiroir tubulaire H\ Un second tuyau Z’, également branché surJ\ amène un supplément d’air dans la chambre de mélange M’ en communication avec ia soupape d’admission, qui contient également une toile métallique pour parfaire le brassage du mélange détonant avant son introduction dans le cylindre.
- L’air carburé sort à la base du carburateur et se rend à la chambre M’ par le tuyau N\ Le tiroir tubulaire K’ est commandé par le conducteur à l’aide du levier O' et présente une ouverture que l’on peut mettre en communication avec l’un ou l’autre des tuyaux Z/’ et Z’, en communication respectivement avec le carburateur et la chambre M\
- En manœuvrant convenablement ce tiroir on peut même mettre son ouverture latérale en communication avec les tubes ZT et Z’, en sorte que l’air aspiré se divise en deux courants dont l’importance varie avec la position du tiroir, ce qui permet de régler à volonté la richesse du mélange.
- L’allumage est électrique et permet de faire varier dans de vastes limites la puissance du moteur en donnant ou non de l’avance à l’allumage.
- Le refroidissement se fait par ailettes mais, toutefois, afin de faciliter ce refroidissement,. la soupape d’échappement est entourée d’une circulation d’eau qui s’obtient par simple siphonnage. L’échappement du moteur, après s’être amorti dans un silencer, est dirigé sur les ailettes du moteur de façon à créer un entraînement d’air qui facilite beaucoup le refroidissement.
- La vitesse du moteur est d’environ 600 tours par minute au maximum car M. Klaus est ennemi des grandes vitesses, prétendant qu’un moteur s’use rapidement lorsque l’on atteint des vitesses de 1 000 et 1 500 révolutions par minute- comme certains constructeurs.
- La mise en marche est des plus aisées,le moteur fonctionne bien et, en somme, la voiturette Klaus offre toutes les garanties désirables de bon fonctionnement et de durée, ce que l’on ne peut malheureusement pas dire de tous les motocycles et de toutes les voitures.
- Di Farmàni
- p.149 - vue 154/833
-
-
-
- 150
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Moteur à gaz et à pétrole mixte
- Système Roser-Mazurier
- Les moteurs à gaz sont très répandus, il est vrai ; mais ne le seraient-ils pas davantage si le gaz, dans les villes, et surtout à Paris, était meilleur marché ? La réponse n’est pas douteuse et tous les lecteurs de la Locomotion Automobile répondront oui.
- Il y a deux moyens de diminuer le prix du gaz ou, du moins, le prix de la force motrice par le gaz. Le premier qui se présente à l’esprit est évidemment celui de la diminution du prix du gaz par les Compagnies gazières ; mais ces Compagnies ne veulent pas taire de sacrifices, elles ont
- généralement un privilège exclusif, elles prétendent en retirer le plus de profit possible, elles ont peut-être raison, mais elles n’empêcheront pas les constructeurs, les inventeurs, de faire des recherches pour diminuer le plus possible la consommation de gaz, ce qui constitue le deuxième mode dont je parlais ci-dessus.
- Les perfectionnements apportés aux moteurs dans le but de diminuer la consommation ont abaissé très sensiblement cette consommation. Jusqu’ici les gaz d’échappement n’étaient pa$
- sxwwwv-.^v,' w vA\d\<^
- ^4
- Fig. 1. — Coupe par K. L.
- utilisés et s’échappaient librement dans l’atmosphère, et on comprend quelle économie on réaliserait avec un moteur permettant cette utilisation.
- On comprend aussi que le moteur qui permettra d’utiliser les gaz d’échappement dans les moteurs à pétrole sera appelé à un grand avenir, non seulement au point de vue de son emploi dans les fermes, les villas, etc,, en un mot dans tous les lieux où il est impossible, pour un motif quelconque, d’utiliser la force motrice du gaz proprement dit, mais surtout en automobilisme. Aussi ttoua noua empressons de portai* à la connaissance de nos lecteurs de la LatouioUan Au*
- tomobile le moteur horizontal, système Roser-Mazurier, que construit M. Roser.
- MM. Roser-Mazurier ont trouvé la solution avec leur moteur représenté fig. i à 4.
- Ce moteur comporte un moteur à gaz ou à pétrole à quatre temps, accouplé avec un moteur du type à air chaud.
- Le moteur principal se compose de deux cylindres À et A’, dans lesquels s’opèrent successivement l’aspiration du mélange explosif, la compression, le travail et l’évacuation des gaz.
- A la sortie des deux cylindres, les gaz d’échap-pement possèdent encore une haute température) cette température est utilisés gomme source de
- p.150 - vue 155/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 151
- chaleur pour réchauffer une certaine quantité de gaz, qui est déjà chaude et préalablement comprimée dans le cylindre à gaz chauds F. Cette compression augmente l’action de la chaleur des gaz brûlés donne un meilleur résultat, évitant une détente brusque des gaz brûlés, au moment de l’arrivée dans le cylindre d’expansion.
- Les bielles des pistons sont fixées par un ajustement à rotule qui permet d’obtenir une plus grande surface de frottement et donne une très faible usure, supprimant le jeu.
- Les cylindres A et A’ sont munis de soupapes d’admission et d’échappement.
- Toutes ces soupapes sont actionnées par des leviers et des cames agissant sur des galets.
- La soupape, qui sert de soupape de retenue
- Fig. 2. — Coupe par EFG H.
- lors de la compression des gaz par le troisième piston et les soupapes et qui laissent passer les gaz brûlés des cylindres A et A’ se rendant dans le cylindre F, sont conduites ensemble de manière que les gaz comprimés dans F ne puissent pas s’échapper, quand arrivent les gaz chauds provenant des cylindres d’explosion.
- L’arbre O est à trois vilebrequins calés à 90 degrés. Il reçoit les bielles et est en dehors des axes des cylindres, ce qui fait que les pistons des deux petits cylindres stationnent un peu avant chaque fin de course. A ce moment les gaz brûlés provenant du moteur à pétrole réchauffent la masse d’air comprimé dans le moteur à air chaud, le piston du troisième cylindre est chassé par la force produite et les gaz se détendent en agissant sur les plus grands bras de levier que peut présenter cet arbre. Gette disposition permet à l’arbre de recaVoif efficacement ld forcé produite par le moteur k air eMudi
- L’arbre est muni de deux contre-forts pour l’équilibrer.
- La masse de gaz dans le cylindre F (comprimée en arrivant au point mort à une pression plus grande que celle qu’elle doit avoir quand elle reçoit la chaleur des gaz brûlés), fait agir la force maxima produite, non pas au point mort, mais au delà, c’est-à-dire dans des conditions beaucoup plus avantageuses.
- Les deux cylindres à explosion A et A’ sont entourés d’eau en circulation; et le cylindre du moteur à air chaud est entouré d’air qui constitue un isolant.
- Le canal servant au passage des gaz brûlés lorsqu’ils vont chauffer la masse d’air préalablement comprimée, est situé à l’intérieur du moteur et est de très petite longueur. Les gaz n’éprouvent donc pas en route de déperdition de chaleur.
- Les cames agissent exactement au moment voulu; le mouvement leur étant donné par l’arbre O par l’intermédiaire de quatre pignons. L’un des pignons est double de l’autre.
- Fonctionnement. — Le mélange d’air chaud et de pétrole se fait dans un carburateur approprié. Le mélange explosif ainsi obtenu est aspiré parle cylindre A pendant sa première course, puis il est comprimé pendant la deuxième : à ce moment l’inflammation se fait soit par un tube incandescent, soit par un contact électrique; à la troisième course le piston est chassé ; enfin dans la quatrième course, les gaz brûlés sont mis en communication avec une partie des derniers gaz préalablement comprimés dans le cylindre F.
- Le piston A’ opère le même cycle, mais ses effets sont inverses; donc lorsqu’un des pistons aspire, l’autre travaille.
- Le piston du cylindre F agit pendant la première course sous l’impulsion de la force de l’air comprimé, chauffé par les gaz brûlés comme il vient d’être dit; pendant une partie de sa deuxième course il fait évacuer une fraction des gaz ; ensuite le clapet d’évacuation se ferme et pendant la dernière partie de cette course, le piston comprime les gazrestants,pour qu’ils soient prêts à recevoir à leur tour et à capter la chaleur des gaz brûlés provenant des cylindres à explosion.
- Les trépidations sont évitées, le moteur étant équilibré par le fait que les deux petits pistons descendent pendant que le gros monte et que le poids de ce dernier est égal à celui des deux petits réunis.
- Nous reproduisons ci-dessous les résultats d’essais faits sur un moteur, (résultats d’autant plus sérieux qu’ils étaient faits par la Compagnie des moteurs Charon), système Roser-Mazurier, construit pour marcher au pétrole, particularité dont il y a lieu de tenir compte.
- ESSAIS DU 2 1 JUILLET 1897
- Le moteur marchait au gaz, le carburateur était
- enlevé.
- 7V° 1. — Données générales. __
- Bras de levier du frein : o m. 797.
- Nombre de tours moyens : 550.
- Consommation de gaz, compteur au départ : 0.
- Après une demi-heure ; i 425 litres.
- Après une heure : 2 845 litres.
- Poids utile au frein : 6 kg8.
- Puissance de l’arbrej 0,014 X 0,897 X >5° X (5,8 sas 4, * 7 *
- p.151 - vue 156/833
-
-
-
- 152
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Consommation par cheval-heure : 2 845 14 17 = 682 litres.
- Numéro 2. — Essai avec la dynamo.
- Durée de l’essai : 3 heures.
- Consommation totale de gaz : 7 669,0 litres. Consommation de gaz par heure : 2 556,3 litres Nombre volts moyens : 107,84.
- Watts : 107,84 X 19,65 .= 2 119 watts. Moyenne des ampères : 19,65.
- Consommation par kilowatt-heure : 2 563,3 : 2119=1 206 litres.
- ESSAIS DU 22 JUILLET 1897
- Numéros y. — A Vessence de pétrole avec la dynamo.
- Densité de l’essence employée au début de l’expérience : 0,704 kilogr.
- Densité de l’essence restant dans le carburateur après l’arrêt du moteur : 0,736 kilogr.
- Durée de l’expérience : 5 h. 36.
- Poids de l’essence employée pendant l’expérience : 7,700 kilogr.
- Poids de l’essence employée par heure: i,374 k.
- Voltage moyen : 106,83.
- Watts, 106,83 X 24,70 — 2 638 watts.
- Moyenne des ampères, 24,70
- Consommation d’essence par kilowatt-heure : 520 gr.
- Observation.— Au bout de 5 h. 36111 le moteur se ralentit, l’expérience est arrêtée. La cause du ralentissement est attribuée à ce que l’essence occupe dans le carburateur un niveau inférieur à la plaque où débouchent les trous d’arrivée d’air ; explication admissible.
- Fig. 3. — Coupe par C 1>
- Fig. 4. —J Coupe par A B. Plan des clapets et cylindres
- ESSAI DU 23 JUILLET 1897
- N° 4.— A V essence de pétrole avec frein.
- Densité de l’essence employée au début de l’expérience : o kg 700.
- Densité de l’essence restant dans le carburateur après l’arrêt du moteur : o kg 734.
- Durée de l’expérience : 4 h. 57.
- Bras de levier du frein : o m. 797.
- Nombre de tours moyens : 548
- Poids utile au frein : 8 kg 100.
- Poids de l’essence employée pendant l’expérience : 7 kg 700.
- Puissance en chevaux sur l’arbre : 0,014 X 0,797 X 548 X 8 100 ^ 4,96 chevaux, Consommation pat' heurej 1 553 grammes;
- consommation par cheval-heure, 1 555 : 4,96 = 313 grammes.
- Observation. — Pour les mêmes raisons que dans l’expérience n° 3, le moteur se ralentit au bout de 5 h. 57 m. et l’expérience est arrêtée. On constate alors que l’échappement est constitué par un tuyau assez long et comprenant 7 coudes, ce qui doit, de l’avis des expérimentateurs, donner une contre-pression appréciable.
- Des essais sont faits actuellement avec ce moteur au point de vue de la locomotion ; nous espérons les faire connaître sous peu.
- J. Loubat,
- Ancien élève det l'Ecole Nationale d’Arts et Métiers d'Aiea.
- p.152 - vue 157/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 153
- AutomobilB-Clob de France
- Séance du 2 Mars
- Courte séance du Comité, ont été admis après le vote d’usage :
- MM.
- Georges Shenton, rentier, 7 Cavendish Place, London, W.
- Parrains : MM. E. Cuénod, H. Lambert, comte de La Valette.
- Williams George, rentier.
- Parrains : MM. E. Cuénod, H. Moser, comte de La Valette.
- Bernard Baud, 15, avenue Niel.
- Parrains : MM. L. Lefebvre, R. Lemoine, comte de Chasseloup.
- Henri Parent, 2, rue de Miromesnil et château de Verger (Nièvre).
- Parrains : MM. L. Gamard, J. Rougeot.
- Wyrnan Worthington, négociant, 24, boulevard des Capucines.
- Parrains : MM.L. Schench, Le Barbier de Bli-gnières, G. Faure.
- Georges Hallam de Nittis, ingénieur E. C. P., industriel à Valenciennes.
- Parrains : MM. E. Archdeacon, Kriéger, Roch-Brault.
- Eugène Montariol, propriétaire, 155, rue de la Pompe.
- Parrains : MM. Ch. Labouré, A. Laccarrière, L. Laccarrière.
- Robert Gunn, propriétaire, 32, rue Caumartin.
- Parrains : MM. comte de La Mazelière, marquis de Saint-Jean-Lentilhac, capitaine Draullette.
- Voiture de M. Pierre Hospitalier
- Edmond Dupuis, ingénieur des Mmes, 18. rue Jules-Janin.
- Parrains : MM. Berlier, A. E. Lemoine, F. Bour-dil.
- Hippolyte Petit, directeur de la Compagnie générale des Cycles (Cycles et Automobiles Rochet, 23, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : MM. L. Edeline, Bouquillon, Féau.
- Charles Trancart, 59, rue de Maubeuge, et à Olincourt (Somme).
- Parrains : MM. Cohendet, Simonet, P. Meyan.
- R. Morel de Tangry, rentier, 92, avenue du Sud à Anvers.
- Parrains : MM. baron de Heeckeren, comte de Dion, L. de Heredia.
- Roger de la Preugne, rentier, 8, rue de Tour-non, et à Tours.
- Parrains : MM. Roques, A. Marne, capitaine
- Draullettei
- Martin D. Rucker, Administrateur général des Cycles Humber et Co Limited, en Amérique, en Angleterre et en France, WAodlands Park.
- Parrains : MM. E. Cuénod, Draullette, comte de La Valette.
- Etienne Walker, ingénieur civil des Mines, 2, rue de Florence.
- Parrains : MM. comte de La Valette, comte de Dion.
- Octave Patin, ingénieur-électricien, 15, rue Théophile-Gautier.
- Parrains . MM. Hospitalier, Henri Labourdette. Berton Labourdette.
- C. Blanc, propriétaire.
- Parrains: MM. A. Gautier, J. Vauquelin, baron de Zuylen.
- René Lefevre, 5, rue d’Aumale.
- M. Meyer, Berlin W., 15, Schellingstrasse.
- Nombre exact des membres à ce jour : 1,176.
- p.153 - vue 158/833
-
-
-
- 154
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A cette réunion de l’A. C. F., »t sur la proposition de M. le baron de Zuylen, une médaille de bronze a été décernée par le Comité à M. Pierre Hospitalier, le plus jeune constructeur du monde, qui, à quatorze ans, a construit entièrement de ses mains une petite voiture-joujou à vapeur qui marche admirablement. M. Pierre Hospitalier est le fils de notre distingué collaborateur M. Ernest Hospitalier, professeur de physique et de chimie industrielles des écoles de la Ville de Paris.
- Nous avons déjà dit quelques mots de la voiture. Nous en donnons aujourd’hui une photographie.
- La chaudière, d’une capacité d’environ 300 c.c., est chauffée par une lampe à alcool, à deux mèches. La vapeur est conduite au moteur par un tube en cuivre portant un robinet qui permet de régler l’admission. La mise en marche est facilitée par une disposition particulière du frein qui permet, au desserrage, de donner une légère impulsion au moteur.
- Le moteur est à un seul cylindre vertical. Le mouvement est transmis à l’une des roues arrières par frottement d’une roulette sur le caoutchouc de la roue.
- Une médaille d’argent et une de bronze ont été votées en faveur du Véloce-Club Rouennais pour la course de motocycles qu’il organise.
- Enfin, trois médailles, une de vermeil, une d’argent et une de bronze ont été attribuées à l’Automobile-Club Bordelais pour être décernées aux vainqueurs de la course Bordeaux-Agen.
- * *
- Le soin de fixer la prochaine assemblée générale en avril prochain a été laissé au Conseil d’administration. Le Comité a remercié sir David Sa-lomons qui se propose d’offrir son ordinaire hospitalité aux membres du Comité qui se rendent en mai à Liverpool.
- CommuoieatioDS olttlles An Tonriog-Clud
- 1,121 Candidats au Touring-Club pour le mois de février.
- Nombre de personnalités notables comme toujours ; nous citerons : MM. de la Motte du Portail, capitaine de frégate ; Bretonnet, & ; de Mar-liane, Lévy-Bing, #, Vimont, lieutenants de vaisseau ; Degorce, O. 0.-{-, pharmacien en chef de lr marine; comte Crenneville, conseiller d’ambassade ; comte Orloff-Davidoff, attaché à la Chancellerie de l’Empire, gentilhomme de la Chambre de S. M. l’Empereur de Russie ; Delpy et Sevaux, avocats généraux ; Munier de Plaignes, inspecteur des Finances; Fargeon, receveur des Finances; Maurel, sous-préfet ; Gotteland, ingénieur en chef des ponts et chaussées ; baron O. Reedtz Thott, attaché à la légation de Danemark, à Paris ; Brid-man, artiste peintre ; Nenot, O. architecte, cotte, Diligeon, ingénieurs ; Veisseyre, -p, inspecteur de la garde indigène au Dahomey; Audebrand, # et Barrau, & chefs d’escadron d’artillerie ; Du-pré, Désormeaux, * ; Prémont, Berthod, capitaines; Breton, O. ÿj* médecin principal de première classe; vicomte de Rességuier, comte du Mans de Chalais, comte de Montbel, vicomte de Puymaigre, comte Karl Fugger, vicomte de Charpin, Edgar Lefebure de Sancy de Parabère, #, +, -f ; baron de Villou-treys, baron L’Huillier, vicomte de Kergariou, baron et baronne Elimar-Sancken, comte de Renes-se-Burresheim. vicomte de Reiset, comte Louis de Périgord, vicomtesse de Gassart, comte de Morte-mart, comte Hoyos, vicomte de Marcy, comte de Vésins, baron de Fournas, Guiffart, Sallet, ingénieurs des ponts et chaussées, etêi ha nombre totnl des Rgciêtairêiü hu J.M mari*
- s elôve k 08,42b,
- On nouveau système A'aecumole
- Nous avons eu occasion de voir récemment.les expériences faites par MM. Bary et Gasnier, en vue de démontrer la possibilité de commander les voitures électriques,en vitesse et en direction,sans aucun intermédiaire mécanique reliant la caisse de la voiture aux roues ou trains de roues.
- Les voitures construites sur le nouveau principe comprendraient, comme un grand nombre d’accu-mobiles, un moteur sur chaque roue de l’essieu arrière, l’avant-train étant formé par un système de roues seulement porteuses n’ayant qu’à s’orienter dans la direction que leur donne la voiture.La direction est alors obtenue non pas par l’orientation des roues de l’avant-train, mais par les variations des vitesses relatives des roues motrices, variations qui s’obtiennent par des procédés purement électriques.
- Par exemple,pour effectuer un virage déterminé, on rend la vitesse du moteur actionnant la roue placée à l’intérieur du virage, plus faible que celle de l’autre moteur ; la caisse de la voiture, en tournant, oblige les roues porteuses d’avant à se placer dans la direction où elles offrent le moins de résistance à la marche, comme le font les roulettes de meuble ou la roue d’avant des chariots à bagages des chemins de fer. Il va sans dire que, pour obtenir ce résultat, ces roues porteuses sont aussi peu chargées que possible.
- Les avantages qui résultent d’une pareille disposition sont nombreux. Voici les principaux :
- a. Suppression complète de la direction mécanique telle qu’elle est employée dans toutes les voitures automobiles actuelles, et remplacement par une direction électrique qui ne demande pour sa manœuvre que l’effort nécessaire au fonctionnement d’un commutateur ; cet effort est évidemment indépendant des dimènsions de la voiture, de son poids et de la façon dont ce poids est réparti.
- b. Suppression de tous liens mécaniques entre la caisse de la voiture et les roues, ce qui permet une suspension aussi douce qu’on le désire par l’emploi de tous les systèmes de ressorts usités en carrosserie.
- c. Possibilité d’obtenir des virages aussi courts qn’on le veut, même dans les démarrages. Le plus court des virages qui est celui pour lequel l’une des roues motrices tourne en sens inverse de l’autre et à une même vitesse, ce qui fait pivoter la voiture sur elle-même, peut être facilement réalisé dans ce système.
- d. Conditions de fonctionnement du système identiques dans la marche avant et dans la marche arrière.
- e. Le commutateur de vitesse et de direction n’étant réuni à la voiture que par un câble souple, on peut facilement le déplacer et s’en servir en un point quelconque de la voiture.
- f. La manœuvre d’une seule manette permet d’obtenir à la fois les variations de vitesse et les changements de direction. Une seule main suffit ainsi pour toutes les manœuvres à effectuer pour la marche de la voiture.
- La maquette construite par MM. Bary et Gasnier exécute avec une remarquable docilité tous les mouvements qui lui sont imposés : elle pivote autour d’une roue et même autour de son centre; elle suit avec précision une trajectoire tracée à J’avance sur une piste, contourne les obstacle» «e* niés suV BQVl chemin, et topt eelft par U simple
- p.154 - vue 159/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 155
- manœuvre d’un commutateur, sans aucun effort. Souhaitons aux inventeurs qu’un concours industriel intelligent leur permette de réaliser à grande échelle leur système si oiûginal, si ingénieux et si plein de promesses.
- E. H.
- Course Marseille-Nice
- (6 et 7 mars)
- La liste des voitures engagées comprenait :
- 15 voitures Panhard-Levassor, 3 Rochet-Schnei-der, 4 Peugeot, 3 Audibert-Lavirotte, 3 Delahaye, 3 Maison Parisienne, 2 Georges Richard, 6 Mors,
- 2 M. L. B., 1 Daimler, 1 Ducroiset, J Matthieu,
- 1 Bollée, 1 Boirel-Roussel, 1 Jeantaud. 1 omnibus de Dion-Bouton.
- Ont pris part à la course :
- 10 voitures Panhard-Levassor, 5 Mors, 4 Peugeot,
- 3 Rochet-Schneider, 3 Audibert-Lavirotte, 3 Delahaye, 3 Maison Parisienne, 1 voiture M. L. B. (Bergeon), 1 Georges Richard, 1 Daimler, 1 Ducroiset, 1 Bollée.
- 1. Marcel Cahen, Panhard-Levassor, 4 pl., 4 ch.
- — Non parti.
- 2. Charron, Panhard-Levassor, 2 pl., 6 ch. — Première étape 2 h. 11 m. — Deuxième étape 4 h. 42 m., classé premier.
- 3. Omnibus de Dion-Bouton (vapeur), 18 pl., 25 ch. — Forfait.
- 4. Georges Richard, Georges Richard, 2 pl., 8 ch. — Non parti.
- 5. Gaston Liégeard, Peugeot, 2 pl., 5 ch. — Première étape, voiture brisée dans la descente du Beausset.
- 6. Mouter, Panhard-Levassor, 2 pl., 6 ch. — Première étape, 2 h. 40 m. — Deuxième étape, 6 h. 40 m.
- 7. Moroc, voiture Mors, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 3 h. 48 m., retardé au départ.
- 8. Gilles Hourgière, Panhard-Levassor, 2 pl., 6 ch. — Première étape, 2 h. 10 m. — Deuxième étape, 4 h. 50 m., classé second ; frein cassé à Fréjus, retardé par le mauvais fonctionnement de ses brûleurs vers la fin.
- 9. Serex, Maison Parisienne, 2 pl., 10 ch. — Première étape, 2 h. 31 m. — Deuxième étape, pneumatique crevé, abandonne.
- 10. Colonna, Mors 2 pl., 5 ch. — Première étape,
- 2 h. 23 m. — Deuxième, étape, une roue cassée dans l’Esterel, abandonne.
- 11. René de Knyff, Panhard-Levassor. 2 pl., 6 ch. — Première étape, 2 h. 8 m. 40 s. — Deuxième étape, 4 h. 56 m., classé troisième ; moteur grippé en montant l’Esterel.
- 12. Baron de Blonay, Delahaye, 6 ch. — Première étape, 3 h. Il m.
- 13. Comte de Chasseloup-Laubat, voiture électrique Jeantaud. — Non parti par suite de l’accident relaté d’autre part.
- 14. Bergeon [Moteur M. L. B.), 4 pl., 5 ch. — Première étape, 4 h. 34 m.; était resté en panne avec deux pneumatiques crevés. — Deuxième étape, 12 h. 7 m.
- 15. Is. Kœchlin, Peugeot, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 2 h. 14 m. — Deuxième étape, 5 h. 14 m.
- 16. Lasslo, Daimler, 4 pl., 4 ch. — Première étape, 4 h. 24 m. — Deuxième étape, 9 h. 22 m.
- 17. Rochet-Schneider.—Première étape, 21i.15m.
- — Deuxième étape, 9 h. 24 m.
- 18. Rochet-Schneider.—Première étape, 2 li.26 m. —- Deuxième étape, 8 h. 7 m,
- 19. Rochet-Schneidef .‘^-Première étape, 3 h.35 nh 30, Heath. Panhard-Jbémsso^, 2 ni., 6 ch. ^ Notl
- parti.
- 21. Baron Duquesne, Peugeot. — Première étape 3 h. 9 m.
- 22 E. Chesnay, Mors, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 2 h. 33 m. — Deuxième étape, 7 h. 20 m.
- 23 et 24. Baron H. de Rotschild, Panhard-Levassor, 4 pl., 6 ch. — Non partis.
- 25. Chauchard, Panhard-Levassor, 4 pl., 6 ch. — Première étape, 2 h. 49 m. — Deuxième étape,
- 7 h. 41 m.
- 26. De Païva, Panhard-Levassor. 2 pl., 6 ch. — Première étape, 2h.38 m.— Deuxième étape, 6 h.4 m.
- 27. Audibert-Lavirotte, 4 pl., 6 ch. — Est resté en panne quelques minutes après le départ.
- 28. Audibert-Lavirotte, 2 pl., 6 ch. — Première étape, 4 h. 9 m. — Deuxième étape, 8 h. 21 m.
- 29. Audibert-Lavirotte, 2 pl., 6 ch. Première étape, 2 h. 55 m.
- 30. Y. Malien, Ducroiset, 4 pl. — Première étape, 3 h. 39 m.
- 31. Breuil, Panhard-Levassor, 2pl., 6 ch. —Première étape, 2 h. 36 m.
- 32. L. Mors, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 2 h. 40 m. — Deuxième étape, 5 h. 51 m.
- 33. E. Mors, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 2 h. 24 m. — Deuxième étape, 5 h. 21 m.
- 34. Yvert, Panhard-Levassor, 2 pl., 6 ch. — Première étape, 2 h. 26 m.— Deuxième étape, 5 h. 52 m.
- 35. G. Morane, Delahaye, 2 pl., 6ch.— Première étape, 3 h. 4 m.— Deuxième étape, 7 h. 23 m.
- 36. P. Clérissy, Peugeot, 4 pl., 6 ch. — Première étape, 3 h. 38 m. — Deuxième étape, 7 h. 31 m.
- 37. L. Duc.hon, Panhard-Levassor, 4pl.,6ch. — Première étape, 2 h. 38 m. — Deuxième étape,
- 6 h. 4 m.
- 38. Marquis de Montaignac [M. L. B.), 2 pl , 5 ch. — Non parti.
- 39. Yelghe, Mors, 2 pl., 5 ch. — Non parti.
- 40. D. Courtois. Delahaye, 6 pl., 6 ch. — Première étape, 3h. 20 m. — Deuxième étape, 10h. 2m.
- 41. E. Giraud, Panhard-Levassor, 2 pl-, 8 ch.— Première étape, 2 h. 20 m.— Deuxième étape, 5h-11 m.
- 42. Voigt, Panhard-Levassor, 2pl., 6 ch. — Non parti.
- 43. A. Matthieu, 2 pl., 2 ch. — Non parti.
- 44. Labouré, Maison Parisienne, 2 pl., 5 ch. — Première étape, 3 h. 17 m. — Deuxième étape,
- 7 h. 56.
- 45. Georges Richard, 2 pl., 4 ch. — Première étape, 2 h. 25 m. — Deuxième étape, 8 h. 41 m.
- 46. Montariol, Maison Parisienne, 2 pl., 3 ch. — Première étape, abandonne.
- 47. Nicodémi. Pas parti.
- 48. Cléo, voiture Bollée, 3 pl., 4 ch. — Première étape, 3 h. 22 m. — Deuxième étape, abandonne.
- 49. Boirel-Roussel, 4 pl., 4 ch. Non parti.
- Le temps qui, toute la semaine dernière avait été déplorable, s’est mis au beau dimanche matin. Malheureusement la journée du lundi a marqué la reprise de la pluie.
- La première étape comprenait Marseille-Hyères, soit 80 kilomètres.
- Les trois premiers, MM. de Knyff, Gilles Hour-gières et Charron, ont couvert les 80 kilomètres en un temps variant entre 2 heures 8 minutes et 2 heures 11 minutes. Et le premier motocycliste Marcelin en 2 heures 12 minutes. Etant donné le ralentissement obligatoire de la traversée de Toulon, ce sont des vitesses de plus de 40 kilomètres à l’heure réalisées sur un parcours accidenté.
- On voit que les gagnants sont les mêmes chauffeurs qui se sont déjà distingués dans des courses précédentes.
- Voici le classement après la première étape.
- 1° VOITURES AU-DESSOUS DE 400 KILOS
- 1. René de Knyff, 2 h. 8 m, 39 s.
- 2. Gilles Hourgière, 2 h. 10 m.
- 3. Charron, 2 h. 11 m. 2 s.
- 4. Koechlin, 2 h. 14 m. 20 s.
- 5. Rochet-Schneider (N°l7), 2 lu 14 hh 45 si
- 6. Giraud, 3 h. 30 m» ^ s,
- Etn., et«,
- p.155 - vue 160/833
-
-
-
- 156
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- II0 Voitures au-dessous de 400 kilos.
- 1. G. Richard, 2 h. 24 m. 16 s.
- 2. Cléo, 3 h. 9 m. 20 s.
- 3. Labouré, 3 h. 14 m. 45‘ s.
- III0 Motocycles de 100 a 200 kilos
- 1. Manet, 2 h. 37 m. 39 s.
- 2. Vicomte du Soulier, 2 h. 45 m. 11 s.
- 3. Catzigras, 2 h 48 m. 4 s.
- IV0 Motocycles au-dessous de 100 kilos
- 1. Marcellin, 2 h. 12 m. 22 s.
- 2. N° 6 de Dion-Bouton, 2 h. 18 m. 42 s.
- 3. Mme Laumaillé, 2 h. 23 m. 39 s.
- 4. Chesnay, 2 h. 30 m.
- Etc...
- La Côte d’Azur qui le 6 mars avait mérité son nom a été, le 7,littéralement noyée sous un quasi-déluge. Les routes détrempées n’ont pas seulement ralenti la marche de tous les concurrents en général, elles ont fortement handicapé plusieurs catégories de véhicules entre autres les véhicules légers. C’*st ce qui explique le triomphe définitif des grosses voitures dont les conducteurs étaient mieux défendus de la boue et qui, grâce à leur poids,avaient plus de stabilité sur le sol glissant.
- La dernière partie du parcours a été lamentable. La plaine de Cannes à Nice a été traversée par les premiers concurrents à une allure de 20 à l’heure.
- La catégorie des motocycles de 100 à 200 kilos comprenait 8 voiturettes Bollée ; trois seulement sont parties. Elles ont fait le parcours toutes trois en 10 ou 11 heures.
- Les motocycles au-dessous de 100 kilos comprenaient 14 véhicules. Sur ce nombre 12 sont partis, 6 ont achevé le parcours dans des temps variant de 9 heures à 13 heures.
- Classement général
- 1° VOITURES AU-DESSUS DE 400 KILOS
- 1er Charron, en G h. 53 m. 45 s..... P. L.
- (Le vainqueur de l’an dernier, le vicomte de Chasseloup-Laubat, avait mis pour 216 kilomètres, 7 h. 7 m. 45 s.).
- 2. Gilles Hourgière, 7 h. 0 m. 21 s.. P. L.
- 3. R. de Knyff, 7 h. 4 m. 52 s......... P. L.
- 4. Is. Kœchlin, 7 h. 28 m. 29 s..... P.
- 5. Et. Giraud, 7 h. 31 m. 13 s...... P. L.
- 6. E. Mors, 7 h. 45 m. 41 s......... M.
- 7. Yvert, 8 h. 18 m. 53 s........... P. L.
- 8. L. Mors, 8 h. 31 m. 18 s......... M.
- 9. Duchon, 8 h. 42 m. 16 &............. P. L.
- 10. De Païva, 8 h. 43 m. 43 s........... P. L.
- 11. Mouter, 9h. 19 m. 37 s.............. P. L.
- 12. N° 17, 9h. 39 m. 27 s............... R. S.
- 13. Chesnay, 9 h. 53 m. 8 s.......... M.
- 14. Morane, 10 h. 27 m. 28s.......... D.
- 15. Chauchard, 10 h. 30 m. 17 s......... P. L.
- 16. N° 18, 10 h. 42 m. 45 s............ R. S.
- 17. Clérissy, 11 h. 7 m. 50 s........ P.
- 18. N° 28, 12 h. 30 m. 50 s......... A. L.
- 19. Courtois, 13 h. 22 m. 32 s...... D.
- 20. Lasslo, 13 h. 46 m. 17 s........ D.
- 21. Damoy-Picon, 15 h. 50 m. 50 s... M.
- 22. Bergeon, 16 h, 41 m. 53 s........ M.L.B.
- II0 VOITURES AU-DESSOUS DE 400 KILOS
- 1. Georges Richard, 11 h. 4 m.12 s... G. R.
- 2. Labouré, 11 h. 12 m. 47 s........... M. P,
- III0 MOTOCYCLES DE 100 à 200 KILOS
- 1. Vicomte du Soulier, lOh. 29 m. 30 s. B.
- 2. Manet, 10h. 43 m. 17 s........... B.
- 3. Catzigras, 11 h. 12 m. 48s....... B.
- IV0 MOTOCYCLES AU-DESSOUS DE 100 KILOS
- 1. Osmont, 9 h. 12 m. 19 s.
- 2. Guyennet, 9 h. 43 m. 52 s.
- 3. Méaulne, 12 h 12 m. 9 s.
- 4 Mme Laumaillé, 12 h. 52 m. 29 s.
- 5. Chesnay, 13 h. 47 m. 23 s.
- 6. M. Laumaillé, 13 h. 47 m. 23 s.
- Cor do Véloes-M Périprdio
- Périgueux, Mussidan, Bergerac, Le Bugue Périgueux.
- (150 kilomètres environ).
- RÈGLEMENT
- Cette course aura lieu le lundi 2 mai, quelque temps qu’il fasse, et est ouverte à tous les propriétaires de voitures automobiles et de motocycles.
- Son but étant de faire connaître l’automobile et d’en propager le goût dans le Périgord, le dimanche 1er mai, c’est-à-dire la veille de la course, aura lieu à 3 heures un Vélousel d’automobiles absolument obligatoire pour tous les concurrents.
- Les inscriptions sont reçues jusqu’au 25 avril, à minuit, chez M. H. Soymier, secrétaire du V C. P., rue Taillefer, à Périgueux (Dordogne).
- L’entrée est fixée à 10 francs et sera remboursée aux concurrents qui auront pris part au Vélousel et à la course.
- Toute demande d’inscription ne recevra un numéro d’ordre qu'autant qu’elle sera accompagnée du montant de l’entrée ; elle devra en outre indiquer le nom du véhicule et de son constructeur, le poids en ordre de marche, la force du moteur et le nombre de voyageurs transportés dans la course.
- Il sera fait quatre séries de concurrents :
- lr° série : Voitures de 5 places et au-dessus, 2 prix.
- 2° série : Voitures de 2 à 4 places inclus, 2 prix.
- 3e série : Motocycles d’un poids de 100 à 200 kilos, 2 prix.
- 4e série : Motocycles d’un poids au-dessous de 100 kilos, 2 prix.
- Outre le premier prix affecté à sa série, le premier arrivant recevra un objet d’art, quelle que soit la série à laquelle il appartienne.
- Les prix consisteront en objets d’art et médailles et il pourra être créé par le jury des prix supplémentaires dans une ou plusieurs séries qui auront réuni un certain nombre de concurrents.
- Un souvenir de la course sera offert par le Vé-loce-Club Périgourdin à tous les concurrents.
- Le départ sera donné le lundi 2 mai, à 8 heures du matin, 500 mètres avant la borne 64, route Nationale de Périgueux à Bordeaux. Le contrôle d’arrivée aura lieu au poteau d’octroi de la ville de Périgueux, route Nationale de Brives à Périgueux, et sera fermé à 6 heures du soir.
- Les concurrents partiront par ordre d’inscription et à une minute d’intervalle. Us devront être rendus au siège du V. C. P. à 7 h. 1/2. Tout concurrent qui ne se présentera pas à l’heure qui lui aura été fixée sera considéré comme parti à son heure.
- Des contrôles seront établis :
- A Mussidan, contrôle volant par les soins du V. G. M.
- A Bergerac, café de France, par les soins du
- S. V. B.
- Au Bugue, hôtel de France, par les soins de l’U. G. B.
- Dans ces deux derniers contrôles, les concurrents devront signer une feuille indiquant l’heure d’arrivée et celle du départ.
- Toutes réparations sont permises pendant la durée de la course.
- L’itinéraire traversant plusieurs passages à niveau, il sera tenu compte de l’arrêt forcé qui serait occasionné par la fermeture de ces barrières. Des contrôleurs seront placés à cet effet.
- La traversée des villes de Mussidan, Bergerac, Lalinde, Le Bugue, devra se faire à allure modérée.
- Des dépôts d’essence, huile, eau, etc., seront placés aux contrôles.
- Les décisions du jury sont sans appel et les réclamations devront lui être adressées, pour être valables, le lundi 2 mai avant 7 heures du soir.
- Le Comité d’organisation décline toute responsabilité au sujet des accidents, quels qu’ils soient, qui pourraient arriver aux concurrents ou par leur faute.
- p.156 - vue 161/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 157
- Le dimanche 1er mai,.à 7 heures du soir, réunion des concurrents au siège du V. C. P., Hôtel du Commerce, place du Quatre-Septembre. Il sera remis à chacun des concurrents : 1° 2 exemplaires de leur numéro d’ordre qui devront être placés d’une façon très apparente à l’avant et à l’arrière du véhicule; 2° une carte du parcours indiquant les montées, descentes, passages à niveau, etc.; 3° une feuille de route, sur laquelle ils feront inscrire à chaque contrôle l’heure d’arrivée et de départ.
- Le lundi 2 mai, à 8 heures du soir, distribution des récompenses.
- Le Comité d’organisation :
- Comte de Fayolle, président;
- H. Soymier,secrétaire;G.La-grange, trésorier; Comte d’Argy. L. ûidon, Dusseaux, Kintzel, commissaires.
- L’industrie automobile dans le Nord
- Désireux de se rendre compte par lui-même de l’état de la question automobile dans le Nord, où les routes en général mauvaises sont un obstacle sérieux à tout essai de locomotion mécanique, notre directeur est allé visiter ce centre, industriel par excellence, et y a constaté un enthousiasme fort grand et des progrès déjà très réels.
- C’est ainsi qu’à Lille les usines Cambier sont en pleine activité, les machines américaines arrivent garnirles ateliers nouveaux,toutelaplace disponible est utilisée et, à part la fonderie, on peut dire que la voiture automobile se fabrique de toutes pièces chez ces messieurs ; l’atelier de carrosserie est confié à un spécialiste et l’accord le plus complet règne entre toutes ces branches pourtant si distinctes.
- Nous reviendrons sur la maison Cambier, pour cette fois contentons-nous de dire que le visiteur est certain d’y trouver des vodures en quantité, et parmi elles quelques-unes à expérimenter immédiatement ; c’est beaucoup et l’on ne saurait trop féliciter ces messieurs de leurs saines idées en la matière, quand ils disent notamment : « Nous faisons ici la voiture bourgeoise, qui exécutera s.es 25 kilomètres à l’heure, sans défaillance, nous n’avons nulle envie de construire des véhicules de courses et tenons avant tout à contenter notre clientèle ».
- De même à Anzin les ateliers de Quillac commencent à s’occuper du moteur léger ; le jour où les études seront complètement achevées, ils pourront fabriquer beaucoup et bien. — Les Peugeot montent enfin une usine grandiose dont ils confient la direction à un homme fort compétent.
- NoPe opinion est et a toujours été la même ; c’est en province, et surtout dans les milieux industriels, qu’une maison de construction a le plus de chances d’arriver à fabriquer bien et à bon compte, et par conséquent à satisfaire le grand public qui attend de pouvoir acheter de bonnes voitures à des prix raisonnables ; et lorsque, de plus, dans chaque centre important se sera monté un atelier de réparations, recevant des grands constructeurs des pièces de rechange pour leur clientèle, ce jour-là tout le monde voudra posséder son automobile et tout le monde s’en trouvera bien. Ce temps-là ne saurait maintenant tarder beaucoup.
- Paris-Roubaix
- {Automobiles pesant moins de 300 kilos) (10 Avril)
- Au milieu de la crise sérieuse qui sévit sur les vélodromes, il est intéressant de constater que MM. Vienne et Pérez, les actifs directeurs roubaisiens, ont su faire prospérer le leur et maintenir le sport dans leur région. L’exception vaut la peine qu’on la souligne.
- Il est d’ailleurs à remarquer que les directeurs de la piste de Roubaix sont toujours en quête d’innovations. C’est pourquoi cette année, ils ont décidé d’ajouter un nouvel élément de succès à leur course en y ajoutant une catégories d’automobiles. Nous l’avons déjà annoncé ; nous allons maintenant y revenir en donnant les premiers détails d’organisation qui viennent d’être arrêtés.
- Afin de ne pas priver les concurrents cyclistes des voitures qui doivent les entraîner, on a jugé utile de n’ouvrir la course qu’aux véhicules légers, motocycles ou autres, dont le poids ne dépasse pas 300 kilos. Cette condition est la seule, et tous les véhicules qui y répondent sont qualifiés quelle que soit leur description.
- L.’Itfnéraire
- Le parcours de la course reste exactement le même que celui de l’année dernière, il comporte 287 kilomètres suivant détail ci-dessous :
- Paris Porte Maillot............. 0
- Rueil........................... 9
- St-Germain (C.V.I............... 18
- Pontoise........................ 37
- Méru.............................. 61.500
- Beauvais (C. F.).................. 88.500
- Breteuil (C.V.)................. 127.500
- Amiens (C. F.) ................. 159.500
- Doullens (C.V.)................. 189.500
- Arras (C. F.)................... 224.500
- Seclin (C. V.).................. 261.500
- Vélodrome de Roubaix............ 287
- Inutile d’ajouter que l’arrivée se fera, comme les années précédentes, sur la piste même du parc de Barbieux.
- Voici la liste des prix spécialement affectés aux véhicules automobiles :
- Motocycles et Automobiles {jusqu'à 300 kil.)
- Premier prix. Objet d’art. Valeur 500 fr.
- 2e » » » 250 »
- 3° » » » 150 »
- 4e » » » 100 »
- 5 » » » 75 »
- 6e « » » 50 »
- Ces prix sont offerts soit par le Vélodrome Rou-baisien, soit par différents donateurs.
- Le droit d’entrée, pour la catégorie cycliste comme pour la catégorie automobile, est de cinq francs. Les engagements sont reçus dès à présent dans les bureaux du Vélo ; ils seront clos le samedi 2 avril, à midi.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- R.
- p.157 - vue 162/833
-
-
-
- 158
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Petites Nooielles
- La taxe sur les automobiles
- Dans sa séance du 4 mars, la Chambre a voté la taxe sur les voitures automobiles. Voici le texte de l’article qui a été adopté :
- Somme à payer, « non compris les fonds de non-valeurs » pour chaque voiture automobile :
- Paris, 60 fr. pour les automobiles à 2 places et 100 fr. pour les automobiles à plus de 2 places.
- Communes autres que Paris ayant plus de 40 000 âmes de population, 40 fr. et 75 fr.
- Communes de 20 001 à 40 000 âmes, 30 fr. et 60 fr.
- Communes de 10 001 à 20 000 âmes, 25 et 50 fr.
- Communes de 5 001 à 10 000 âmes, 20 et 40 fr.
- Communes de 5 000 âmes et au-dessous, 10 et 20 francs.
- Les voitures automobiles sont passibles de cette contribution suivant les mêmes règles que les voitures attelées de chevaux, mules ou mulets.
- Les augmentations de taxe résultant du présent article sont dues à partir du 1er avril 1898 : elles seront appliquées, pour l’année courante, par voie de rôles complémentaires.
- Pour la même année, les déclarations relatives aux voitures automobiles possédées depuis une époque antérieure au 1er avril 1898 seront reçues dans le délai d’un mois à partir de la promulgation de la loi de finances.
- * *
- Les petites courses en fiacre
- Du Journal des Transports :
- M. Bixio, président de la Compagnie générale des Voitures, à Paris, vient de confier à un de nos confrères du Temps son idée de rétablir les prix réduits pour petites courses en fiacres, dans Paris, avec le concours du compteur Marix. Cinq cents voitures seront prochainement munies du nouvel appareil, au moyen duquel un Parisien paiera 12 sous la course de 2 minutes, 16 sous la course de 5 minutes et celle de 10 minutes un franc.
- M. Bixio a défendu, avec beaucoup de chaleur, sa conception nouvelle, et notre confrère s’en fait l’écho en prêtant à l’honorable président de la Compagnie générale une affirmation que feuVillemes-sant eût trouvé « bien bonne ». Voilà ce que M. Bixio aurait dit, d’après le Temps :
- « Vous m’objecterez, a-t-il repris, que les courses qui ne durent que deux minutes sont rares. Je veux bien, mais celles de 4, de 6, de 9, de 11 minutes sont fréquentes. Et puis, après tout, on parcourt un kilométré en deux minutes ».
- Un kilomètre en deux minutes ! Trente kilomètres à l’heure? Peste, mon Président, comme vous voilà mis ! Mais, aucun cheval de course ne fait cela ! Et nous ne vous faisons pas l’injure d’assimiler les chevaux de fiacre aux chevaux de course,
- M. Bixio pensait, sans doute, aux fiacres éleetro-mobiles. A moins que ce ne soit un simple « emballement ».
- * *
- La circulation automobile à New-York
- Il paraît que la ville de New-York, n’aura plus de tramways à traction animale à partir du 1er mai prochain.
- La grande cité américaine a l’intention de remplacer ses chevaux par l’électricité. Cette amélioration lui coûterait environ 900 000 dollars.
- * *
- De notre correspondant d’Amiens :
- C’est avec plaisii que nous apprenons qme MM. Mahélin et Foucher, les deux marchands de cycles bien connus, vont ouvrir d’ici une dizaine de jours, sur le boulevard Saint-Charles, en plein centre
- d’Amiens, un magasin de vente et de location d’automobiles et de motocycles ; ces deux messieurs sont très au courant des choses de l’automobilisme, M. Foucher a été dernièrement reçu mécanicien-voituriste, et nul doute que ces messieurs ne fassent des merveilles avec ce magasin comme ils en font du reste avec leur magasin de cycles ; nous ne pouvons qu’applaudir à cette heureuse innovation.
- —Errata. — Dans ma dernière correspondance, j’ai commis une erreur. J’ai dit que c’était M. Fol-let-Bouqet qui était possesseur d’une automobile. C’est M. Fafet qu’il faut lire.
- — Lundi dernier, quelques chauffeurs d’Amiens ont été excursionner à Moreuil : voilà le groupement qui commence à avoir lieu ; l’idée de former une Société, 1’ « Automobile-Club Amiénois », par exemple, flotte en l’air ; elle pourrait fort bien se réaliser d’ici peu.
- •¥• *
- Nous recevons le volume que vient de terminer l’Association Française pour l’Avancement des Sciences; elle donne in extenso les conférences faites en 1897; parmi elles, celle sur l’Automobilisme de notre directeur, M. L. Béguin.
- *
- * *
- Du Journal des Sports :
- D’accord avecM. le comte de Chasseloup-Laubat, M. Jeanteaud travaillait depuis plusieurs mois à la construction d’une voiture électrique. Le plus grand secret avait été observé jusqu’ici et, après essais, le véhicule devait partir hier matin, par le rapide pour Marseille.
- M. le comte de Chassaloup-Laubat l’essayait depuis deux jours, pendant la nuit et la victoire lui était assurée. Il faisait en palier 60 kilomètres à l’heure et les expériences faites en terrain accidenté permettaient de prévoir qu’elle grimperait les côtes de Cuges et de Fréjus à une vitesse minima de 45 kilomètres à l’heure. Hélas, dans la nuit d’avant-hier, voulant obtenir de sa voiture le maximum de vilesse dont elle était susceptible, le gentilhomme-chauffeur poussa trop son moteur dans l’avenue des Champs-Elysées, et brûla sa dynamo. Il fallut rentrer au bercail, c’est-à-dire à l’usine Jeantaud de la rue de Pontliieu et télégraphier aux équipes d’ouvriers électriciens déjà échelonnés tout le long du parcours avec des batteries toutes chargées de regagner la capitale.
- *
- * *
- Nous recevons le catalogue de M. Labourdette, le carrossier bien connu, et nous y remarquons deux illustrations de voitures automobiles ; voilà donc encore une maison qui entre dans le mouvement.
- * *
- Le cliché de la voiture Tliornycroft, paru dans notre dernier numéro, nous avait été obligeamment prêté par la Revue de Mécanique. Nous avions omis de le signaler.
- Petite correspoaflanee
- M. J. V. à Eaubonne. — Nous n’avons pas entendu parler des bandes américaines dont vous nous parlez.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.158 - vue 163/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 159
- La Bourse
- L'action Omnibus continue à rétrograder jusqu’à 1.870. Nous avions prévenu d’ailleurs nos lecteurs que la spéculation effrénée sur ces valeurs était plutôt nuisible. Le conseil d’administration a fixé le dividende à 65 fr. au lieu de 55 fr. pour l’an dernier.
- L’action Voitures remonte à 790; la Société vient de participer en commun avec la Banque Internationale à la constitution d’une société de construction d’automobiles électriques. Cependantn’escomp- , tons pas trop à l’avance les bénéfices.
- Compagnie Générale Française de Tramways en hausse vers 1.130, Thomson-Houston également 1.455. Compagnie Générale de traction dépasse 130.
- En banque la part Routeur Bazin estàl2fr. 50. Omnibus de Londres se traite à 212 ; le dividende sera de 8 0/0 ; Tramways électriques de Douaibli. Tramways de Lyon vaut 1.550. Compagnie Lyonnaise de Tramways a des fluctuations de 1 050 à 1.130.
- Liste des Brevets d’invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet, Olfice International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- 268644 — 10 juillet 1897 — Doré et Bouissou — Avant-train à essieu moteur pour voiture automobile, et son système de commande.
- 268681 — 12 juillet 1897—Lallement — Arrêt automatique des voitures automobiles.
- 268716 — 13 juillet 1897 — Pope — Perfectionnements dans les voitures automobiles.
- Temps propaille peur la semaine
- Semaine du 10 au 17 mars i8ç8 Couvert et brumeux avec éclaircies. Température assez basse, par vents du Nord au Sud-Est.
- Auto-Météo
- CHEMINS DE FER NORD 3 novembre 1897
- Service» directs entre Paris et la Belgique
- Trajet en 5 heures
- Départs de Paris à 8 h. 20 du matin, midi 45, 3 h. 50, 6 h. 20 et 11 h. du soir.
- Départs de Bruxelles à 8 h. et 8 h. 57 du matin,
- I h. et 6 h. 4 du soir et minuit 15.
- Wagon-salon et wagon-restaurant aux trains partant de Paris à 6 h. 20 du soir et de Bruxelles à 8 h. du matin.
- Wagon-salon-restaurant aux trains partant de Paris à 8 h 20 du matin et de Bruxelles à 6 h. 4 du soir.
- Services directs entre Paris et la Hollande
- Trajet en 10 heures
- Départs de Pans à 8 h. 20 du matin, midi 45 et
- II h. du soir.
- Départs d’Amsterdam à 8 h. 28 du matin, midi 20 et 6 h. du soir.
- Départs d’Utrecht à 9 h. 8 du matin, 1 h. 8 et 6 h. 46 du soir.
- Services directs entre la France, l’Allemagne et la Russie
- Cinq expresss sur Cologne, trajet en 9 heures.
- Quatre express sur Berlin, trajet en 19 heures (par Je Nord-Express en 17 h.).
- Quatre express sur Francfort-sur-Mein, trajet en 13 heures.
- Deux express sur Saint-Pétersbourg, trajet en 56 heures (par le Nord-Express en 47 h.).
- Deux express sur Moscou, trajet en 62 heures.
- Nord-Express
- Les mercredi et samedi de chaque semaine, un train de luxe Nord-Express circule de Paris et Calais à Berlin et St-Pétersbourg.
- Aller. — Départs les mercredi et samedi de Paris à 2 h. 15 soir et de Calais à 2 h. 37 soir; arrivée à Berlin les jeudi et dimanche à 8 h. du matin; arrivée à Saint-Pétersbourg les vendredi et lundi à 3 h. 50 du soir.
- Retour. — Départs de St-Pétersbourg les samedi et mercredi à 6 h. du soir ; départ de Berlin les dimanche et jeudi à 11 h. du soir; arrivée les lundi et vendredi à Paris à 3 h. 25 soir et à Paris à Calais à 3 h. 25 soir.
- Services entre Paris, le Danemarck, la Suède et la Norwège
- Deux express sur Christiania, trajet en 54 heures.
- Deux express sur Copenhague, trajet en 29 heures
- Deux express sur Stockholm, trajet en 46 heures
- PARIS A LONDRES
- Via Calais ou Boulogne
- Cinq services rapides quotidiens dans chaque sens
- Trajet en 7 heures
- Tous les trains comportent des deuxièmes classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et de Londres pour Paris à 9 h. du soir et les trains de jours partant de Paris pour Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 du soir via Boulogne Folkestone, prennent les voyageurs munis de billets de troisième classe.
- Départs de Paris. — Yia Calais-Douvres : 9 h., 11 h. 50 du matin et 9 h. du soir ; via Boulogne-Folkestone : 10 h. 30 du matin et 3 h. 45 du soir.
- Départs de Londres. — Via Douvres-Calais : 9 h. 11 h. du matin et 9 h. du soir; via Folkestone-Boulogne : 10 h, du matin et 2 h. 45 du soir.
- Service» officiel» de la. Po»te
- La gare de Paris-Nord, située au centre des affaires, est le point de départ de tous les grands express Européens pour l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, la Belgique la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P. L. M. organise, avec le concours de la Société des voyages Duchemin, deux excursions permettant de visiter (tous frais compris) la lr9 : la Corse, du 17 mars au 7 avril ou du 6 avril au 27 avril. Prix au départ de Paris : Re classe, 630 francs, 2° classe, 575 francs ; la seconde : la Palestine et la Syrie, du 23 mars au 16 mai. Prix au départ de Paris : lre classe, 2 960 francs, 2« classe, 2750 francs.
- S’adresser, pour renseignements et billets, au bureau de la Société des Voyages Duchemin, 20, rue de Grammont, à Paris.
- La Compagnie P. L. M. organise, avec le concours de l’Agence des Voyages Economiques, une excursion en Espagne, à Gibraltar et au- Maroc, (du 18 mars au RI avril). Prix au départ de Paris (tous frais compris) ; lre classe, 1390 francs, 2' classe, 1290 francs,
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’Agence des Voyages Economiques, 17, rue du Faubourg-Monmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- p.159 - vue 164/833
-
-
-
- 160
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- t
- LISTE
- des ConsMors de Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- C18 des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C18 générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C18 des Moteurs Duplex, 330, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geofïroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C8, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard. Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret Guslin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et Cle, 17, chemin de Grange ïtouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Pauî-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Cavè, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bilotbép le la «Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 28 volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 38 volume : Les voitures à pétrole. — 4“ volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 48 volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4<> Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- & Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles ar Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- CESSION DE BREVET
- M.John SMITH, propriétaire du brevet français n° 252496, en date du 16 décembre 1895. pour perfectionnements aux chaînes pour vélocipèdes et autres chaînes à engrenage, désire trouver soit un acquéreur pour son brevet, soit une maison pour l’exploitation.
- Pour tous renseignements, s’adresser à MM. MARILLIER et ROBELET Office international de Brevets d’invention, Paris, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, 42, Paris.
- (N° 243)
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.160 - vue 165/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 11
- 17 Mars 1898
- 0175 obiie
- 1IV0B lus Ï01TDRBS il VÉHICULES lECiHIQDES, piMlle sons U HAUT P1I10UC! Il TODBUS-CLOB Ci FB1M®
- SOMMAIRE OU Ail
- Est-ce le moment d’acheter? L. Béguin. Appareil à explosion pour augmenter la puissance de l’air comprimé, de M. Mac Intyre.\ Notes Electromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Les fiacres électriques de Londres, P.
- Etude sur les différentes manières de mesurer la puissance d’un moteur (suite), A. Brachet4 Les Roues, L. Béguin.
- Un défi.... relevé à la plume, Le Grincheux. Rouen-Le Havre-Rouen.
- Locomotion nautique, The Nymph.
- Exposition du Cycle de Lille.
- Moteur Hunter, Paul Sarrey.
- L’impôt sur les motocycles.
- Nice-Pug et-Théniers.
- Petites Nouvelles.
- Petite Correspondance.
- La Bourse.
- THE NYMPH » SUR LA TAMISE
- p.n.n. - vue 166/833
-
-
-
- 16& - , LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Concours de la « Locomotion Automobile »
- i° Enumérer les défauts des voitures automobiles à pétrole actuelles. Indiquer les moyens de remédier au plus grand nombre de ces défauts.
- ^fOn pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement les dispositifs proposés, soit en présentant un mécanisme nouveau).
- 2° En laissant de côté les systèmes du tracteur et de la caisse interchangeable, faire un croquis de la forme de la voiture à 4 places qui conviendrait en toute saison pour la circulation dans les villes et le tourisme de plaisance.
- (Pour cette question, nous admettons les formes qui pourraient être déjà connues).
- 30 Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse ?
- Chaque concurrent devra envoyer, avant le 1er Mai, une réponse aux trois questions. Rappelons que le 1er prix est fixé à 500 fr., le 2e à 300 fr., le 3° à 150 fr. et le 4e à 50 fr.
- Est-ce le moment d’acheter ?
- Depuis que la Locomotion Automobile existe, il est incontestable que l'industrie dont elle est le principal organe a fait de grands progrès mais, il faut bien le dire tout de suite, ces progrès ont été plutôt, qu'on nous passe l’expression, platoniques, et le public a pu se demander pourquoi les voitures n’apparaissaient pas sur le marché.
- En fait, on peut dire, à l’heure qu’il est, qu’il n’existe peut-être pas 1 200 voitures automobiles en France (nous ne comptons pas bien entendu les motocycles).
- Et cependant combien parmi nos lecteurs attendent le moment où ils pourront acheter une automobile, et non pas le système idéal, le modèle à la fois élégant et solide qui ne se dérangera jamais, mais tout simplement une voiture robuste et confortable qui ira de temps en temps chez le mécanicien comme notre cheval va chez le vétérinaire ? Oui, le grand public n’en demande pasplus.mais.. .malgré cela il ne peut pas obtenir ce qu’il demande. Pourquoi? Mon Dieu : parce que le constructeur, à qui il s’était adressé séduit par la voiture entrevue à une exposition, ce constructeur veut encore se livrer à quelques essais avant de rien faire sortir définitivement, ou bien demande au brave client une somme exorbitante et un délai phénoménal : 12 000 fr.! se dit notre homme ! mais cela représente une bonne paire de chevaux et 3 voitures de marque ! Deux ans de délai ! Qui sait où je serai à ce moment-là si je suis encore... et la voiture qu’on me livrera ne sera peut-être plus qu’un clou rétrospectif à côté de ce que fabriqueront les années à venir !
- Et l’on comprend bien facilement pourquoi il n’y a pas plus de 1 200 personnes (nous sommes beaucoup au-dessus de la vérité) qui emploient actuellement le nouveau système de locomotion malgré tous ses avantages.
- Eh ! bien voulez-vous notre avis bien franchement? La plupart des constructeurs veulent trop pousser à la perfection et ne savent pas, grand secret de la vogue de telle maison, se contenter d’un modèle qui, fabriqué alors avec le plus grand soin, satisferait toute la clientèle. Et elle est d’hier cette histoire d’un brave homme fort intelligent, cependant, qui nous disait : « J’ai trouvé un carrossier qui s’accommoderait volontiers de mon système, mais... je lui ai dit que j’étudiais quelque chose de mieux, et il attend.» Eh ! oui, mon cher Monsieur, il attend, le carrossier, et vous, vous dépensez vos économies, votre temps, votre peine, vous essuyez les insultes des gens qui, après avoir vu votre voiture, vous ont fait une commande, tout cela pour quoi?
- Plus nous examinons les types différents des constructeurs actuels, fabriquant ou non, plus nous sommes convaincu de ce que nous avançons ainsi ! Leur devise, à presque tous, était jusqu’à présent : To be or not to bel Figurer dans la liste des constructeurs, faire parler d’eux, remuer le monde du bruit de leurs exploits, annoncer un moteur invraisemblable qui bouleverserait tout !
- Mais la plupart se sont enfin assagis, s’apercevant qu’ils faisaient fausse route ; les autres les suivront, dans le bon chemin, nous n’en doutons pas — et leur nouvelle devise qui les mènera à la fortune, celle-là, peut s’énoncer : Produire ou ne pas être! Lecteurs, voici venir le moment d’acheter !
- • ^ L. Béguin.
- p.162 - vue 167/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 163
- Appareil à explosion pour augmenter la pression de l'air comprimé
- de M. Mac Intyre (/)
- Un ingénieur américain, M. Mac-Intyre, de* nieurant à Jersey (Etats-Unis), vient de faire breveter un appareil fort original, spécialement applicable aux tramways à air comprimé et qui a pour but : non seulement d’augmenter la pression du fluide moteur par des explosions successives de gaz hydrocarbure, mais encore de supprimer le
- chauffage de l’air comprimé avant son arrivée au moteur.
- Cet appareil comporte un récipient A dont le sommet forme une chambre de combustion B et un réservoir à gaz C, séparés l’un de l’autre par une masse d’eau D, dont le niveau constitue le fond de la chambre B et du réservoir C. Ce der-
- nier possède un tuyau d’évacuation F, par lequel le fluide moteur se rend à la machine qui doit actionner la voiture.
- Le liquide combustible, de l’essence de pétrole pai exemple, et l’air comprimé arrivent ensemble a la chambre de combustion B par un tuyau G suirnonté d’une crépine / contenant un boulet
- (1) Communication de MM. Màrillier et Ro-
- belet, Office international pour l’obtention des reoets a’Invention en France et à l’Etranger, "j boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- H. Ce tuyau G est logé dans un cylindre J ouvert à son sommet et perforé en J’ pour permettre à l’eau de conserver à l’état normal le mèmeniveau dans le tube J et dans les chambres B et C.
- Le pétrole provenant d’un réservoir quelconque arrive dans le tuyau G parle tuyau A’ le canal A’ et le tuyau K. Ce pétrole (qui descend par son propre poids, parce que le tube K”, qui relie le tuyau G au réservoir de pétrole, établit l’équilibre de pression), se vaporise au contact du canal A’, dont la température est élevée et arrive à l’état
- p.163 - vue 168/833
-
-
-
- 164
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- gazeux en G, où il se mélange avec l’air comprimé qui, venant d’un réservoir chargé au départ, passe par le tuyau L’, le canal A' et le tuyau L.
- Le récipient A est raccordé à une bâche à eau par les tuyaux N et N’.
- Au-dessus de la chambre de combustion B se trouve une chambre d’explosion O contenant deux électrodes Q et les deux chambres sont réunies par un passage O’ fermé par une soupape à ressort P. L’évent O” a pour but de permettre aux produits de la combustion de s’échapper au dehors après la fermeture de la soupape P.
- L’appareil fonctionne de la manière suivante :
- On y introduit de l’eau chaude en D avant le départ et on ouvre le robinet du tuyau V pour laisser arriver dans la chambre B l’air comprimé qui traverse ensuite la masse d’eau pour pénétrer en C. Le moteur est alors mis en marche en ouvrant le robinet du tuyau F qui conduit l’air comprimé au dit moteur et, dès que ce dernier commence à fonctionner, on laisse arriver par le tuyau A’ le pétrole qui se vaporise en A’, et se mélange à l’air en G pour former un gaz explosif qui détone au contact des électrodes Q aussitôt qu’on ouvre la soupape P. Cette dernière se ferme par suite de la déflagration qui a lieu dans la chambre B et les produits delà combustion traversant l’eau D, arrivent en C pour ajouter leur pression à celle de l’air comprimé.
- Notes Moules
- VIII. — ACCUMULATEURS PLOMB-PLOMB. — ÉLECTRODES A FORMATION AUTOGÈNE.
- L’accumulateur le plus simple que l’on puisse imaginer est celui de Gaston Planté; il est formé de deux lames de plomb ordinaire roulées en spirale, séparées par des bandes de caoutchouc et plongeant dans de l’eau acidulée sulfurique (eau additionnée de 1/7 à 1/9 de son volume d’acide). Le passage d’un courant électrique à travers le voltamètre ainsi constitué par deux lames de plomb, développe une couche très mince de peroxyde de plomb sur la lame reliée au pôle positif de la source, couche de couleur brun foncé, réduit le sous-oxyde gris qui recouvrait la lame de plomb reliée au pôle négatif de la source. Au bout d’un temps très court, des gaz se dégagent : de l’oxygène au pôle positif, de l’hydrogène au pôle négatif. Il serait inutile de continuer l’action, car les couches de matière active ainsi formées à la surfaces de lames n’augmenteraient plus d’épaisseur. L’accumulateur est chargé. En séparant l’accumulateur de la source et en rapprochant les fils conducteurs qui les reliaient à la source, on obtient une légère étincelle, puis plus rien : l’accumulateur est déchargé.
- On recommence l’opération de charge en inversant les communications, et l’on constate que le dégagement gazeux se produit après un temps de charge un peu plus long. De même l’étincelle de décharge est un peu plus nourrie et d’une plus longue durée.
- En continuant ainsi indéfiniment, on obtiendrait des charges et des décharges de plus en plus longues : la capacité de l’accumulateur va s’accroissant sans cesse pendant cette succession de charges et de décharges qui constitue la période de formation, et pendant laquelle se produit à la surface des plaques, sous une épaisseur toujours croissante, une modification moléculaire que Gaston Planté désigne sous le nom très pittoresque de tannage électrochimique. L’inversion est nécessaire pour la formation simultanée des deux électrodes, car c’est surtout la positive que pénètre l’action électrochimique pendant les charges successives, et, sans l’inversion, c’est la positive qui se formerait à peu près seule. Lors même que la formation proprement dite d’un accumulateur est terminée, la positive continue à se former; elle augmente de capacité aux dépens du support qui se ronge peu à peu, et c’est lorsqu’elle a atteint par sa formation presque complète, une grande capacité, qu’elle s’effrite, tombe en miettes et se trouve ainsi hors de service. Nous indiquerons, à propos des électrodes à formation hétérogène, certains dispositifs qui ont pour but de remédier à ce défaut capital.
- Les changements d’état moléculaire et de composition chimique produits par la formation ont pour effet de modifier la densité du plomb, de la diminuer, et, par suite, d’augmenter son volume. La matière active foisonne à la surface des plaques, et le phénomène porte le nom de foisonnement. Ce foisonnement a pour conséquence de réduire le contact intime entre la matière et son support, et si la couche active devient trop épaisse, le contact cesse : la matière s’écaille, tombe au fond du récipient où elle peut produire des courts circuits et où, en tous cas, elle devient complètement inutile. D’autre part, le liquide actif, l’eau acidulée sulfurique, est d’autant mieux en contact avec la matière active que 1’ épaisseur de cette matière active est plus faible.
- Ces deux raisons conduisent à employer des couches minces et à compenser leur faible épaisseur par un accroissement de surface.
- De là le nom et l’origine d’un grand nombre d’accumulateurs formés en surface, par opposition à ceux dont les électrodes hétérogènes son formées en profondeur.
- On a successivement proposé ou employé, après les lames de plomb lisse, des lamelles minces superposées (Dujardin, Peyrusson) ; des lamelles gaufrées (de Kabath, Blot); des feuilles minces plissées (Reynier, Elieson, Julien) ; des fils de plomb en spirale (Arnould et Tamine) ; des fils de plomb feutrés (Simmen et Reynier), etc.
- On emploie également, dans le même but, la poudre de plomb (accumulateur Pulvis), ainsi que le plomb fondu rendu poreux en lui incorporant des substances que l’on fait dissoudre ultérieurement.
- p.164 - vue 169/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 165
- Au point de vue automobile, peu de ces systèmes ont survécu : quelques-uns ont déjà été décrits ici même; les autres le. seront lorsque l’occasion se présentera de décrire les véhicules auxquels ils sont appliqués.
- Ils présentent tous, d’ailleurs, en dehors de l’usure continue des positives à laquelle nous faisions allusion tout à l’heure, un autre grave défaut auquel on a porté remède dans une certaine mesure. Ce défaut est précisément la formation ou tannage électrochimique qui constitue une opération longue, pénible et coûteuse, à moins que l’on ne dispose de chutes d’eau économiques — raraavis.— Il fallait, au début, au moins 500 heures pour former un élément.
- On s’est donc préoccupé de hâter cette formation, très rapide avec les électrodes à formation hétérogène, type Faure —et c’est Gaston Planté qui a donné, le premier, le moyen de hâter la formation de ces électrodes.
- Le premier procédé préconisé par Gaston Planté dès 1881, consistait à chauffer les couples pendant la formation, en vue de dilater les pores du plomb, de faciliter la pénétration de l’action électrolytique ainsique l’agrégation cristalline du peroxyde de plomb et du plomb réduit par les refroidissements et réchauffements successifs.
- En 1882, il a proposé un procédé plus économique. Ce procédé consiste à soumettre les lames formant les électrodes à une sorte de décapage profond par l’acide azotique étendu de moitié son volume d’eau, en les laissant immerger dans ce liquide pendant 24 à 48 heures. Les lames sont ensuite lavées très soigneusement et soumises à la formation électrochimique dans un bain d’eau acidulée sulfurique. Par l’immersion dans l’acide azotique, une faible portion du plomb se dissout, sans cependant réduire sensiblement l’épaisseur des lames, mais celles-ci acquièrentune porosité spéciale qui permet à l’action du courant de les pénétrer sur une certaine épaisseur. Les éléments ainsi traités atteignent en huit jours, après trois ou quatre changements de sens du courant deformation, une capacité qu’ils mettraient plusieurs mois à acquérir sans cette attaque préalable.
- La seule difficulté pratique du procédé indiqué par Planté réside dans le lavage des lames qui doivent être débarrassées des dernières traces d’acide azotique avant d’être formées.
- M. Epstein attaque les lames de plomb dans de l’eau bouillante renfermant un centième d’acide azotique, et les y laisse jusqu’à ce qu’elles soient recouvertes d’une couche gris sombre. On les retire et on les fait sécher à l’air, puis on les forme en quelques heures, sans aucun renversement du courant de formation.
- D’autres inventeurs préfèrent former les plaques dans un électrolyte spécial qui favorise la formation, mais il faut bien reconnaître que les indications fournies par les inventeurs sont incomplètes ou très vagues, et qu’ils se résignent difficilement à faire connaître exactement le tour de main qui leur permet de hâter la formation, aucun brevet ne pouvant garantir la propriété industrielle d’un procédé dont l’appareil mis finalement dans le commerce ne conserve aucune trace.
- Nous devons donc nous contenter de reconnaître que certains constructeurs forment aujourd’hui leurs électrodes homogènes assez rapidement et assez économiquement pour rivaliser avec les accumulateurs à électrodes hétérogènes qui feront l’objet de la Note prochaine.
- E. Hospitalier.
- Informations
- Taxe sur les clubs sportifs
- La Chambre a adopté le 9 mars sans discussion, — le gouvernement et la Commission l’ayant accepté, — l’amendement de M. Descubes, qui exonère les clubs sportifs de la taxe sur les cercles.
- Rappelons que M. Descubes réclamait l’exemption de la taxe « pour les Sociétés désignées dans le deuxième paragraphe de l’article 9 de la loi du 16 septembre 1871 et dans l’article 7 de la loi du 5 août 1874 ».
- C’est ce dernier article qui nous intéresse surtout. Il est ainsi conçu :
- «Ne sont pas assujetties à la taxe établie par l’article 9 de la loi du 16 septembre 1871, les Sociétés ayant pour objet exclusif les jeux d’adresse ou des exercices spéciaux, tels que chasse, sport nautique, exercices gymnastiques, jeux de paume, jeux de boules, de tir au fusil, au pistolet, à l’arc, à l’arbalète, etc., etc., et dont les réunions ne sont pas quotidiennes. »
- Ce dernier membre de phrase contient une restriction, à laquelle M. Descubes a paré en stipulant, dans son amendement, que tous les clubs visés seraient exempts de la taxe « même lorsque leurs réunions sont quotidiennes. »
- Reste à savoir quels seront les clubs qui seront considérés comme ayant pour objet exclusif « les jeux d’adresse ou des exercices spéciaux » et qu’on pourra considérer comme désignés par les etc., etc., de l’article.
- L’Automobile-Club de France ne profitera peut-être pas de ce dégrèvement. S’il continue à payer la taxe il aura du moins l’honneur d’ètre considéré comme Société d’Encouragement et non comme « Club sportif ».
- Reste à savoir si, en considérafion des services que l’Â. C. F. rendra à l’industrie on ne pourrait le dégrever en tant que Société d’Encouragement.
- * *
- Automobile-Club Belge
- Nous recevons de l’Automobile-Club Belge communication de la lettre suivante, adressée par cette Société aux représentants du Brabant :
- p.165 - vue 170/833
-
-
-
- 166
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A Monsieur le Gouverneur,
- et à Messieurs les Membres de la députation permanente de la province de Brabant.
- Messieurs,
- L’Automobile-Club de Belgique, créé pour encourager l’usage de la locomotion automobile en Belgique, se permet de vous présenter ses félicitations pour l’heureuse initiative que vous avez prise, en mettant à l’ordre du jour le convertisse' ment des chaussées provinciales pavées du Brabant et chaussées empierrées. Les premiers travaux déjà commencés font espérer que ces routes seront bientôt accessibles aux voitures automobiles. Vous n’ignorez pas, en effet, que ce moyen de locomotion a précisément atteint son plus grand développement dans les régions qui, comme le midi de la France, possèdent des routes en empierrement.
- Or, nous voyons actuellement se créer dans les principaux centres industriels de Belgique d’importantes usines pour la fabrication des véhicules à traction mécanique sur route ; il importe donc de leur assurer l’écoulement facile de leurs produits en améliorant les voies de communication ; il est certain que, dans un avenir prochain, si l’Etat et les autres provinces veulent suivre votre exemple, notre pays sera doté d’un magnifique réseau de voies empierrées, qui assureront les communications dans les parties du pays où le trafic n’est pas assez intense pour permettre l’établissement de chemins de fer vicinaux. La question des transports publics par automobiles est déjà entrée dans une voie d’exécution pratique dans plusieurs départements français.
- Vous êtes les premiers h nous accorder ici votre précieux concours, aussi espérons-nous que vous continuerez le travail indispensable à l’essor des nouveaux modes de locomotion.
- Permettez-nous donc d’insister auprès de vous dans cet ordre d’idées et de solliciter le convertissement général des routes provinciales du Brabant, dont vous avez du reste compris la nécessité en décrétant la transformation de plusieurs d’entre elles.
- Nous vous prions, Messieurs, d’agréer l’expression de nos sentiments les plus distingués.
- Le Président du Comité, directeur,
- Cte Van der Steen de Fehay.
- Le Président,
- Cte Van der Straeten-Ponthoz.
- Le Secrétaire général,
- Cte Fernand de Villegaz de St-Pierre.
- * *
- Paris-Roubaix
- Bien que plus de trois semaines nous séparent encore de la clôture des engagements pour la course du io avril, la liste s’allonge chaque jour
- Voici la liste des engagements actuels de la catégorie des motocycles des voitures pesant moins de 300 kilos :
- 1. Noé Boyer, Paris. — 2. Gras, Paris. — 3. Rigal, Paris, -g- 4. Girardot, Paris. — 3. Wil-laume, Paris. — 6. Julien Delansorne, Arras.
- Les engagements sont reçus au Vélo, jusqu’au 2 avril inclus, avec un droit d’entrée de 5 francs.
- * *
- La Course d’automobiles Bruxelles-Spa
- La Commission d’organisation de la course d’automobiles Bruxelles-Huy-Spa, qui doit être donnée les 26, 28, 29 juin et 3 juillet, a fait des démarches pour s’assurer à Huy le remisage des voitures qui participeront à la course.
- Le parcours a été définitivement arrêté comme suit :
- ire étape : Bruxelles à Huy par Perwez ; 20 étape : Huy à Spa.
- Il reste à fixer l’itinéraire Huy-Spa qui doit comprendre, paraît-il, un parcours de 120 kilomètres.
- *
- * Y
- La Course du Midi-Sport
- Par suite d’une coïncidence avec les fêtes de la Mi-Carême, à Marseille, la course d’automobiles que prépare notre confrère le Midi-Sport, a été définitivement renvoyée au dimanche 17 avril.
- Le programme en sera publié incessamment.
- * *
- L'Annuaire de l’A. C. F.
- L’Annuaire de l’A. C. F. vient de sortir des presses et a été adressé à tous les membres du Cercle.
- Il renferme, comme l’année précédente, les statuts, la composition des Comités et Commissions, la liste des membres, la liste des Sociétés correspondantes de province et de l’étranger, enfin la liste des détenteurs du panonceau.
- Sur les 1 200 membres il y a maintenant 314 possesseurs d’automobiles au lieu de 227 en 1897.
- C’est encore peu.
- A-
- Le concours de fiacres
- Mercredi 16 mars s’est réunie à l’Automobile-Club la Commission du concours des fiacres.
- A l’ordre du jour :
- i° L’examen des différentes questions posées par les concurrents ;
- 20 Nomination de la Commission exécutive.
- * *
- Une Exposition à Dijon
- Une exposition internationale universelle est en cours d’organisation à Dijon. Elle doit ouvrir ses portes en juin, pour les fermer en octobre.
- Les objets exposés seront répartis selon quatorze sections prévues : « Beaux-Arts, Economie sociale, Sauvetage, etc..., etc... » Les organisateurs ont réservé une section, la dixième, au « Matériel de Sport », c’est-à-dire au cycle et à l’automobile.
- *
- * *
- M. Barthélemy, anciennement passage Dubail, informe sa nombreuse clientèle de chauffeurs, qu’il a complètement terminé l’installation de son nouveau garage pour automobiles, avec atelier de réparation, 13, rue Descombes, entre la porte Maillot et l’avenue de Villiers.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers
- Dimanche dernier, la Compagnie Générale des Automoblies a commencé les essais publics d’un moteur à pétrole à deux cylindres.
- Y assistaient : MM. Delon, Graat, Raux, DrVa-lentin, etc. Le moteur ne porte aucun graisseur, ce qui surprend à première vue, et cependant sa marche est parfaitement douce et régulière.
- *
- * *
- Le sympathique constructeur E. Archdéacon nous prie de faire savoir qu’il est représentant actuel de M. Fessart, constructeur du moteur Pygmée à Poissy ; il n’a donc pas eu à commander 10 moteurs Pygmée à M. Lefèvre comme le disait notre note de la semaine dernière. Dont acte.
- p.166 - vue 171/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 167
- Les Fiaeres éleetripes Ae Londres
- Nous avons parlé, lors de leur apparition, des fiacres électriques de Londres. Voici, à ce sujet, quelques renseignements complémentaires :
- On se souvient qu’au-dessus de l’arrière-train se trouve une caisse renfermant le moteur et son train d’engrenages ; au-dessous du plancher de la voiture est fixée la caisse renfermant les accumulateurs. Cette caisse contient 40 éléments pour traction, à électrodes Faure-King, ayant un poids total de 600 kil. et une capacité de 170 ampères-heures pour une intensité de décharge de 30 ampères. Elle est munie d’oreillons servant à la suspendre sous le plancher à des crochets spéciaux dont la tige est enfilée dans un ressort à bo"udin logé dans un cylindre. L’élasticité de ce mode de suspension jointe à celle des ressorts de la voiture assure aux accumulateurs une protection suffisante contre les cahots. L'équipement mécaniqne de chaque voiture se compose d’un moteur Johnson-Lundell à double enroulement d’une puissance de 3 chevaux, commandant par un train d’engrenages réducteur, 2 chaînes Galle actionnant 2 roues dentées fixées aux rayons de chacune des roues d’arrière du véhicule. La mise en marche s’effectue à l’aide d’un petit contrôleur du type série parallèle pouvant occuper plusieurs positions correspondant aux différents ordres de marche : marche avant (démarrage, 5 kil., 12 kil. et 15 kil. à l’heure); arrêt (ralentissement ou arrêt immédiat) et marche arrière lente.
- Notons aussi l’adaptation d’un commutateur d’arrêt au levier du frein que le conducteur actionne avec le pied.
- Ce dispositif le dispense de s’occuper du contrôleur dans les passages difficiles et lui permet de ne veiller qu’à la direction.
- La station de charge qui, pour le moment, sert aussi comme remise des voitures, ne comprend qu’un seul corps de bâtiment disposé comme un vaste hall à 2 étages, dont le rez-de-chaussée est divisé en de nombreuses travées dans lesquelles pénètrent les voitures pour se remiser. A l’une des extrémités de ce hall se trouve la chambre des machines ou plutôt des transformateurs, car la Compagnie préfère acheter son courant plutôt que de le produire. Ce dernier est un courant alternatif à 2 500 volts, fourni par la station centrale de Juxon Street (Lambeth). Pour la charge des batteries, on le transforme en courant continu à 100 volts à l’aide de deux groupes de moteurs-transformateurs. Chacun de ces groupes se compose d’un moteur synchrone de rio chevaux couplé à une dynamo à courant continu de puissance correspondante Le moteur est à 14 pôles et tourne à 712 tours par minute; la dynamo n’a que 4 pôles et donne 750 ampères à 100 volts.
- On peut charger simultanément 36 batteries. Cette opération s’effectue au premier étage ; les batteries y sont amenées par un ascenseur mù par piston hydraulique.
- Une voiture venant recharger est dirigée au-dessus du plateau (abaissé au ras du sol) de Pas-censeur. Ce dernier est mis en jeu très modérément en sorte que son plateau soulève un peu la caisse d’accumulateurs pour faciliter la sortie des crochets de suspension de cette dernière.
- On- l’abaisse ensuite pour faire sortir la voiture et on l’élève de nouveau - jusqu a la hauteur du Ier étage où la batterie épuisée ést immédiatement
- remplacée par une batterie chargée que l’on accroche à la voiture en répétant l’opération inverse.
- La voiture quitte d’elle-mê.ne le plateau et peut regagner larue après un stationnement, qui n’exige guère plus de 10 minutes.
- P.
- Etude sur les
- DiflMes manières de mesurer la puissance
- d’un moteur
- Voir les nos des 10, iy février et 3 mars (Suite) Frein à corde.
- Si le frein de’Prony peut grâce à une disposition ingénieuse telle que celle que nous venons de décrire, s’employer pour l’essai d’un moteur à grande vitesse, cette opération ne laisse pas d’être délicate et demande une attention soutenue de la part de l’observateur. Le frein lui-même, bien que réalisable partout nécessite certains soins de construction. On doit soumettre le volant à un graissage ininterrompu et uniforme et le lubrifiant projeté de tous côtés ajoute à la difficulté des opérations. Enfin, même avec un graissage approprié, il est difficile de prolonger l’expérience au delà de 15 à 20 minutes.
- C’est pour ces différentes raisons que même pour les moteurs industriels tournant aux vitesses lentes de 160 à 200 tours, on emploie de plus en plus le frein à corde, commode, ne projetant pas le lubrifiant devenu inutile, permettant des essais d’une durée prolongée et ne nécessitant que quelques précautions tout en ne demandant que des matériaux et des appareils à la portée de tous.
- Le principe du fonctionnement de ce frein est le suivant : le volant A du moteur est embrassé; par une corde dont l’une des extrémités est attachée à un point fixe B tandis que l’autre est tendue par un poids P. Les figures 7 et 8 représentent deux manières de disposer 1 expérience sur vaut que l’on peut réaliser le point fixe B sui le sol (fig. 7) au moyen d’un boulon scellé ou plus simplement de poids suffisants, ou suivant que l’on préfère fixer la corde à un point élevé (fig. 8), une colonne ou un fer à plancher par exemple. Nous devons dire immédiatement que si la pie-mière disposition est plus commode, elle ne donnerait souvent qu’une adhérence insuffisante de la corde pour les moteurs à grande vitesse qui nous occupent surtout et pour lesquels 011 devra adopter la seconde disposition (fig. 8).
- Le poids P donne lieu à un frottement ; l’adhérence développée entre la poulie et la coide tend à soulever le poids tenseur et il suffit pour mesurer le travail, de multiplier ce poids P par la vitesse circonférencielle du volant. Pour facilite! le réglage, on attache généralement le bout C de la corde à un dynarnomètre D dont on modifie la .tension p par une vis de serrage à double filet.
- Soit P le rayon du volant,et r le rayon de la corde ; la puissance du'moteur sera donnée par la formule :
- p.167 - vue 172/833
-
-
-
- 168
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- r=
- 2 Tt(R-\-r)n
- 6oX75
- {P~P)‘
- puissance exprimée en chevaux si R et r sont exprimés en mètres et P etp en kilogrammes.
- Disposition de Vexpérience :
- La première chose à faire avant de procéder à un essai au frein est de disposer son moteur d’une façon bien fixe, par exemple en le tirefonnant sur un châssis en bois.
- Le volant du moteur pourra en général servir de poulie de frein : un diamètre de 20 à 40 centimètres permettra l’essai d’un moteur tournant à des vitesses de 1 300 à r 700 tours ; si, l’essai se prolongeant, on craignait un échauffement exagéré de la corde, il suffirait de jeter sur le volant quelques gouttes d’eau de savon ou plus simplement un peu de plombagine pour éviter tou; grippement.
- Rien n’est plus facile que de fabriquer un frein à l’aide d’une simple corde et de quelques tas-
- Fcd S
- G'« J
- seaux de bois. La corde devra supporter les poids P sans danger de rupture ; c’est ainsi qu’il lui suffira d’avoir un diamètre de 6 à 8 millimètres pour l’essai d’un moteur de 1 à 8 chevaux-vapeur pour la maintenir sur le volant, on la munit de distance en distance de tasseaux en bois a, empêchant tout déversement grâce aux joues b (fig. 9).
- Le moteur étant en marche, on place le frein sur le volant dans le sens de la rotation, en suspendant en E un poids suffisant pour ne pas être entraîné et projeté en avant. On peut alors, abandonnant l’extrémité E, fixer le bout C au dynamomètre.
- De même, l’expérience étant terminée, on commence par décrocher C puis, saisissant l’extrémité E, on enlève les poids P et on laisse le volant entraîner le frein en guidant celui-ci avec la main ; c’est seulement alors qu’on peut arrêter le moteur. Si l’on arrêtait le moteur avant d’enlever ie frein, le poids P agirait de toute sa force sur le ressort du dynamomètre et pourrait le fausser ou le briser.
- Le frein étant placé sur le volant, on ajoute peu à peu des poids en Pjusqu’à ce que l’on ait atteint la puissance limite du moteur.
- On s’en aperçoit à ce que le moteur devenant trop chargé ne peut maintenir sa vitesse et commence à ralentir. On lit alors p et il ne reste plus qu’à appliquer la formule.
- Cette lecture de^> est assez délicate, les explosions imprimant forcément de légères oscillations à l’aiguille du dynamomètre; il est aisé de supprimer cette cause d’erreur quand, l’enroulement sur la moitié du volant étant suffisant pour produire une bonne adhérence, on peut prendre la disposition de la figure 7; on remplace alors le dynamomètre D par des poids marqués donnant p quand l’équilibre du frein est réalité.
- Exemple d'un essai au frein à corde :
- Soit un moteur à essence d’une force nominale de 1 cheval 1/2 pour une vitesse moyenne de 1 200 tours et muni d’un volant de om,3oo de diamètre. Nous nous proposons de trouver sa puissance maxima.
- Le frein étant disposé comme il est dit précédemment, nous chargeons l’extrémité E autant qu’il est possible, sans que la vitesse descende au-dessous de 1 200 tours, vitesse qui nous est donnée par un compte-tours.
- Soit 8 kil. la valeur de P et soit p — 1 k., 200, l’effort de traction indiqué par l’aiguille du dynamomètre D. Si la corde du frein a un diamètre égal à 6mm, la puissance effective limite du moteur sera :
- T== 2 x 3P4 X 0,153 X 1 200 ^ 6^8
- 60 x 75
- 74
- On voit que même pour ces petits moteurs à grande vitesse, les valeurs de P et de p sont d’un ordre de grandeur permettant des observations exactes.
- On voit aussi l’erreur grossière que l’on commettrait en négligeant ^>, comme nous l’avons vu faire par des expérimentateurs novices qui se contentaient de relever la valeur du poids P ; dans l’expérience choisie, on trouverait ainsi 2ch,o5, commettant une erreur de och, 29, c’est-à-dire de plus de 17 0/0 sur la puissance effective réelle du moteur.
- A. Brachet
- (A suivre)
- Remarque. — Un essai pour être concluant doit avoir une durée de 10 minutes et non 50 comme une faute d’impression nous l’a fait dire dans l’article précédent.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.168 - vue 173/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 169
- Les Rooes
- La qualité des roues est de première importance pour les voitures quelles qu’elles soient ; ce qui le prouve, c’est le nombre des essais tentés journellement par les Compagnies de voitures dont aucun, il faut bien l’avouer, n’a donné encore des résultats complètement satisfaisants. Les entrepreneurs recherchent avant tout la solidité et l’économie d’entretien ; le public désire l’élasticité et la souplesse. Pour les voitures automobiles le problème est encore plus ardu, étant données les trépidations de toutes sortes auxquelles elles sont soumises.
- Le pneumatique et le caoutchouc plein sont certainement des solutions convenables de la question posée, mais le prix élevé de ces accessoires, qui n’arrête pas le particulier, peut être dans certains cas un obstacle pour une Compagnie.
- Le nombre des brevets de roues élasti—
- Le système est représenté figures i et 2 ; il consiste dans l’application sur la boîte intercalée entre la partie supérieure du moyeu et l’enveloppe, de rondelles en caoutchouc,De cette façon l’axe n’étant jamais en contact direct avec le métal, mais bien avec le caoutchouc, il ne peut y avoir de vibration. Enfin, sans changer la forme du moyeu, cette disposition permet de le consolider, et le caoutchouc étant enfermé peut durer, sinon indéfiniment, du moins très longtemps.
- En somme, M. Ballin transforme une roue existante en faisant subir au moyeu la modification indiquée. Son système fonctionne déjà, à ce que l’on m’a dit, et je le crois fort intéressant.
- J’ai moi-même imaginé et construit une roue entièrement métallique, d’une solidité fort grande, puisqu’une voiture d’imprime-ne, sur deux trains de ces roues, a transporté pendant plusieurs mois les lourdes charges que l’on connaît.
- Je l’ai fait expérimenter sur un fiacre de 1 Urbaine, et le regretté président du Conseil d’administration de cette Compagnie, M- de Lamonta, a déclaré sa souplesse parfaite, permettant la conversation entre deux voyageurs, même sur des pavés énormes
- ques est par conséquent fort considérable et dans quelques-uns les inventeurs ont appliqué le principe si séduisant de la tension par rapport au moyeu où tous les rais ensemble participent à l’effort et non pas deux seulement. On peut ainsi obtenir des roues jouissant d’une grande élasticité, et conserver un cercle en fer, sans adjonction de pneumatique ni de caoutchouc plein.
- Dans cet ordre d’idées, M. Ballin écrit .
- « Les nombreuses demandes faites de toutes parts pour l’application des caoutchoucs creux et des caoutchoucs pleins sur les voitures de maître, de place, ainsi que sur les automobiles, m’ont donné l’idée d’appliquer un système permettant d’obtenir la souplesse et l’atténuation des chocs sur l’axe, sans avoir à redouter les inconvénients de l’usure rapide du caoutchouc monté sur la circonférence delà roue. »
- Fig. 2.
- (ceux de la cour de Y Urbaine), et propre par conséquent à la faire adopter à l’exclusion de toute autre, d’autant mieux que l’entretien est presque nul et que le rechâtragé n’existe pas.
- En voici d’ailleurs la description empruntée au Bulletin de la Société dé Encouragement (numéro d’avril 1897) qui a bien voulu en parler avec éloge:
- La boîte A de la roue reçoit les deux disques qui supportent les deux faisceaux circulaires de rais R. Entre ces deux disques est disposé le ressort à boudin ou le manchon de caoutchouc B qui donne une tension élastique à l’ensemble du système.
- Chacun des disques servant à maintenir les rais est composé de deux parties CC’, qui s’emboîtent l’une l’autre et qui sont réunies par des rivets r.
- C’est entre les disques CC’ que sont disposés et maintenus les rais R; des fourrures de caoutchouc x, destinées à former également un organe de tension élastique et à atténuer l’usure entre les parois métalliques, sont interposées entre les rais, dans les V qui forment leur jonction. Des butées D et E, également en caoutchouc, sont disposées autour de la bague A, d’un côté et de l’autre des rayons R (fîg. 1 et 2).
- p.169 - vue 174/833
-
-
-
- 170
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les rayons peuvent enfin s’assembler à des jantes de différents systèmes, voire à des jantes concaves (fig. 3) susceptibles de recevoir des bandages de caoutchouc ou des pneumatiques.
- Ce brevet, en date du 24 octobre 1896, a été délivré le 2 février 1897.
- Pour terminer, je tiens à dire que le sys-
- tème Ballin et le mien ont leur place l’un à côté de l’autre, car l’avantage du premier est de permettre la transformation des roues en bois existantes — l’avantage du second est l’économie d’entretien et la facilité de remplacement des rayons, opération qui ne dure qu’un moment.
- L. Béguin.
- 1
- Un défi relevé... à la plume
- Dans la Locomotion Automobile du 3 février dernier (p. 77), M. de Montaignac défie tous les constructeurs de gravir la rue Le Nôtre, dont la pente est de 16 pour 100, à une vitesse de 6 km. par heure avec une voiture pesant 1 150 kg. sans voyageurs, et munie d’un moteur de 5 chevaux, ce qu’on fait, dit M. de Montaignac, les voitures M. L. B.
- Nous relevons le défi sans automobile, et par un calcul très simple que voici :
- Une puissance de 5 chevaux représente :
- 5.75 = 375 kilogrammètres par seconde.
- Une voiture pesant 1 150 kg. et portant deux voyageurs de 70 kg chacun, pèse :
- 1 150 -j- 2.70 = 1 290 kg. soit 1 300 kg en nombre rond.
- Le coefficient de traction de cette voiture sur bonne route ne saurait être inférieur 0,015. Sur une rampe de 16 pour 100, il deviendra :
- 0,015 —{— 0,16 = 0,175
- et l’effort de traction F correspondant sera :
- F — 1 300. 0,175 — 227,5 kilogrammes.
- La vitesse v de 6 km. par heure représente :
- 6 000 . ,
- v = ----- = 1,660 métré par seconde.
- 3 600
- Donc, la puissance nécessaire pour tirer la voiture, puissance mesurée aux jantes sera :
- P = Fv - 227,5. 1,666 = 379 kgm. par seconde.
- La meilleure transmission de mouvement à chaînes et engrenages ne pourrait avoir un rendement supérieur à 90 pour 100. Le moteur de
- 375 kgm. par seconde ne laisserait disponibles aux jantes que :
- 375. 0,9 = 337,5kgm. par seconde.
- Il y a donc impossibilité matérielle à réaliser les conditions du défi de M. de Montaignac, même dans les hypothèses plus que favorables de notre calcul.
- Nous venons de voir qu’il en fallait 379.
- Il faut en conclure que, dans les expériences faites rue Le Nôtre, ou la rampe n’était pas de 16 pour 100, ou la vitesse n’était pas de 6 km. à l’heure, ou bien, ce qui est l’hypothèse la plus probable, la puissance du moteur était supérieure à cinq chevaux, car les moteurs ont souvent leur coquetterie spéciale, comme les femmes : celles-ci se rajeunissent toujours, ceux-là se faiblissent... quelquefois. Le Grincheux.
- Notre excellent collaborateur, qui avec raison, sous ce pseudonyme transparent, prend à tâche de relever les moindres inexactitudes, d'ailleurs aussi bien celles de ses amis, se montre, dans le cas présent, peut-être un peu exigeant.
- Sans préjuger de ce que pourra répondre le constructeur visé, nous pouvons faire remarquer que l’erreur incriminée serait, d’après le calcul, de 42 kgm.,soit de 1/8 du nombre total mis en jeu.
- Il est bien évident que quand on dit : 6 km. à l’heure, cela veut dire : au pas ordinaire de l’homme ; vitesse à laquelle on peut faire une erreur de 1/8 ; de même, sans contrevenir au principe de la déclaration exacte des puissances, déclaration que nous avons si souvent demandée, nous admettons parfaitement qu’un constructeur appelle moteur de 5 chevaux un moteur qui n’en a pas 6, mais qui en a plus de 4. G. Di
- p.170 - vue 175/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 171
- Bou8n-Le Havre-Rouen
- Organisé par le Véloce-Club Rouennais
- (Motocycles, 22 mai)
- Règlement (Extrait de la séance du Comité)
- Le Comité d’Automobilisme, sous la présidence de M. H. Berger, président du Comité, s’est réuni le 15 janvier 1898.
- Etaient présents : MM. C. Terront, vice-président du Comité; R. Fritz, secrétaire du Comité ; le Dr. Bellencontre, président du Y. C. R., et huit membres du Comité.
- Après lecture du projet suivant, présenté par M. Berger, et après étude, ledit projet a été arrêté comme suit :
- Le V. C. R., en créant ce Comité, a voulu propager et répandre le Sport de l’Automobile dans la Seine-Inférieure et principalement à Rouen. Aussi son Comité est-il d’avis de donner une Course de Motocycles dans le courant de l’année 1898.
- 1° La date proposée est fixée au 22 mai;
- 2° La Course sera départementale;
- 3° L’entrée sera libre pour les coureurs de la Société faisant partie depuis trois mois du Club, et le prix d’entrée sera de dix francs pour les coureurs du Club ayant six mois de résidence dans le département de la Seine-Inférieure :
- 4° Tout véhicule se présentant et dont le poids n’excédera pas cent kilog. en ordre de route sera classé comme motocycle ;
- 5° La liste des engagements sera close le 15 Mai, elle est ouverte aussitôt la publication de la présente circulaire ; l’inscription doit être accompagnée du versement de l’engagement, dont reçu sera délivré par M. Stéphany, trésorier du Y. C. R.;
- 6° Pour s’engager, écrire soit à : MM. Bellencontre, président du V. C. R., rue de Fontenelle; Ii. Berger, président du Comité de l’Automobilisme du V. C. R., 47, rue Méridienne ; C. Terront, vice-président, rue Jeanne-d’Arc. Le tout sera centralisé chez M. Fritz, secrétaire, n° 2 bis, place de la Pucelle ;
- 7° Le parcours sera : Rouen — Le Havre — Rouen.
- Aller. — Départ à 8 heures 1/2 du bas du boulevard Cauchoise, ces départs auront lieu de deux minutes en deux minutes.
- Itinéraire. — Maromme. — Barentin — Yvetot, contrôle ("sans arrêt). — Bolbec, contrôle (sans arrêt). — Saint-Romain. — Le Havre, contrôle (signature), à la Vierge-Noire.
- Retour. — Le Havre. — Saint-Romain (ville). — Lillebonne, contrôle (sans arrêt). — Caudebec, contrôle (sans arrêt). — Duclair, contrôle (sans arrêt). — R,ouen (arrivée officielle à l’embranchement de la route neuve du Havre et de l’avenue du Mont-Riboudet, les motocycles devant se rendre ensuite dans leur ordre d’arrivée jusqu’au quai de Paris, au bas de la rue Grand-Pont (café Hirsch) ;
- 8° Le contrôle sera assuré sur le parcours par des Sociétés correspondantes du Y. C. R. ;
- 9° Un itinéraire sera remis aux coureurs le 15 mai ;
- 10° Les départs de deux en deux minutes seront tirés au sort le matin de la course, à 7 heures 1/2 ;
- 11° Les coureurs devront assurer le ravitaillement de leur machine en route. Aucun dépôt d’essence ne sera fait par la Société sur le parcours ;
- 12° Dans le cas où il n’y aurait que cinq partants, la course n’aurait pas lieu;
- 13° Les prix consistent en objets d’arts ou médailles.
- Une médaille commémorative de la course sera donnée à tout coureur qui aura effectué le parcours en 8 heures.
- Le montant des entrées reste acquis à la Société;
- 14° La liste définitive des prix sera publiée le 1er mai.
- 15° Le soir, réunion à 5 heures au café Hirsch et exposition des motocycles.
- Dîner amical à 7 heures 1/2. — Distribution des prix.
- Ce rapport a été approuvé à la séance du Véloce Club Rouennais le 1er février 1898.
- Le Président du Véloce Club Rouennais, Dr Bellencontre.
- Le Président et le Vice-Président du Comité de VAutomobilisme du V. C. R.,
- H. Berger. — Ch. Terront.
- Le Secrétaire du Comité,
- R. Fritz.
- Locomotion Nautique
- « The Nymph »
- On vient d’expérimenter récemment, sur la Tamise, un nouveau dispositif permettant de transformer aisément n’importe quelle embarcation en un bateau automobile.
- Le canot dont nous donnons la photographie est un canot ordinaire dans le fond duquel on a posé une batterie de 16 accumulateurs destinés à emmagasiner la force motrice.
- Le moteur, indépendant du bateau, est porté par un flotteur placé à l’avant du canot auquel il est relié. Ce moteur, alimenté par les accumulateurs, met en mouvement l’hélice qui donne la propulsion au flotteur et par suite à l’embarcation.
- Ce qui caractérise l’invention de M. T. G. Bowick, c’est ce fait que l’appareil moteur n’est pas porté par l’embarcation elle-même.
- Il en résulte qu’un même moteur flottant peut être fixé à des embarcations variées. De plus, par suite de la position de l’hélice à l’arrière du flotteur et à l’avant du canot, cette hélice se trouve à l’abri de tous les chocs, et l’embarcation peut tourner presque sur place.
- Enfin, les trépidations causées par le moteur n’incommodent aucunement les passagers.
- Dans les essais qui ont été faits sur la Tamise, le flotteur dut être lié à poste fixe avec le canot, à cause des règlements de circulation fluviale, inconvénient qui ne se présenterait pas ailleurs.
- Le flotteur entièrement immergé et peint de couleur sombre est invisible. A la partie supérieure on a disposé un cygne dont l’effet n’est pas disgracieux. Suivant le goût des clients on pourrait d’ailleurs y mettre un dauphin, une sirène, etc...
- On a obtenu, avec l’embarcation que nous reproduisons, une vitesse de 13-kilomètres à l’heure avec 6 passagers.
- Deux guides, fixées de chaque côté du bec du cygne, permettent de le diriger. Suivant que les deux guides ensemble sont plus ou moins tendues, le moteur tourne plus ou moins vite.
- Pour cela, les guides commandent un le-
- p.171 - vue 176/833
-
-
-
- 172
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- vier qui couple un plus ou moins grand nombre d’accumulateurs. Les variations de vitesse s’obtiennent ainsi sans perte d’énergie.
- L’arrêt, la mise en marche et les changements de vitesse s’obtiennent avec la plus grande facilité et sans le moindre apprentissage.
- Attendons-nous à voir bientôt apparaître en France le « Nymph » de M. Bowick. L’inventeur se réserve d’actionner son mécanisme au pétrole et à la vapeur comme il l’a fait à l’électricité. Il est certain que, dans ce cas, le dispositif serait d’une exécution bien plus compliquée.
- Exposition flu Cycle de Lille
- Exposition internationale de Vélocipédie, d’Automobiles, de Moteurs légers et de Machines à écrire
- du 7 au 21 avril i8p8, palais Rameau
- Sous le haut patronage du Comité suivant :
- Président d’honneur, M.Van Zeller d’Oosthove; vice-président d’honneur, M. Hilst.
- Membres • MM. Cointrelie, Corman, Doutre-lon de Try, Deroubaix, Dr Richard, Schwab, Bos-sut-Plichon, Callens, Gaillard, Heindrycks, Perez, Vienne, Desurmont.
- Comité d’organisation : Président, M. Lelièvre; vice-présidents, MM. Bazin et Joncquez ; commissaires généraux, MM. Kubler et Coste ; secrétaire général : M. Vitors.
- Extrait du Règlement général :
- L’Exposition de Vélocipédie et d’Automobiles aura lieu, du 7 au 21 avril inclus, au Palais-Rameau ....
- Des emplacements de 9 m. q. 375 maximum, seront mis à la disposition des exposants qui pourront retenir plusieurs emplacements.
- Chaque exposant devra verser par emplacement de 9 m. q. 975 la somme de 50 francs en échange de laquelle il lui sera remis 100 billets d'entrée à 50 ou 200 à 25 centimes.
- Chaque exposant devra, en outre, verser au Commissariat général la somme de 2 fr. 60 par mètre carré, pour son plancher surélevé et son tapis... .
- Les fabricants et négociants qui voudront prendre part à cette exposition devront formuler leur demande avec la désignation détaillée des objets à exposer.Ces demandes, remplies et signées sur les bulletins imprimés annexés au présent règlement, devront être parvenues au Comité avant le 20 mars au plus tard...
- Les droits afférents aux emplacements et location du plancher, devront être versés au Commissariat général, 10-12, rue Grande-Chaussée, Lille, avant l’ouverture de l’exposition, dès la réception du certificat d’admission. Les frais accessoires, tels que : transports, débours, droits de douanes et d’octroi, etc. qui seraient engagés pour le compte de l’exposant, devraient être soldés à présentation des factures....
- Aucune autorisation d’entrer des marchandises ne sera accordée après le 6 avril, l’ouverture de l’Exposition étant irrévocablement fixée au 7 avril....
- Demander le règlement complet'à M. Vitors, secrétaire général, 10-12, rue Grande-Chaussée, Lille.
- Moteur Humer
- L’inventeur a eu pour but de combiner un moteur à pétrole qui, sous une forme très ramassée, permette une grande vitesse de marche, avec pièces équilibrées pour réduire autant que possible les vibrations.
- Sur un bâti central A hermétiquement clos, et formant chambre des manivelles, sont boulonnés les cylindres CC1 de 78 m/m de drain intérieur, opposés de telle sorte que les bielles soient calées sur les 2 vilebrequins opposés d’un même arbre moteur.
- II n’y a pas, à proprement parler, de chambre de combustion ménagée dans les fonds de cylindres; ce sont les conduits d’alimentation DDi (de 19 m/m de drain), qui en tiennent lieu.
- En ei E se trouve la chambre des soupapes : G pour l’échappement, H pour l’admission de
- A ç/
- l’hydrocarbure qui arrive du carburateur par le conduit h.
- F est la bougie d’allumage électrique donnant des étincelles de 3 m/m.
- La soupape d’admission est automatique, comme d’habitude ; l’ouverture de la soupape d’échappement se produit sous l’action du levier à toc 7, mû par la came K, reliée à l’arbre moteur, mais tournant deux fois moins vite. Les ressorts de soupapes sont en melchior, métal aussi bon que l’acier, mais donnant moins de ruptures, au dire de l’inventeur.
- p.172 - vue 177/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 173
- L’impulsion étant donnée simultanément aux 2 pistons, parla même explosion, leur mouvement est symétrique et les efforts sont opposés dans le but de les compenser pour éviter les vibrations; les essais ont, paraît-il, confirmé ces prévisions.
- Ce moteur tourne à 800 tours, pèse 65 kilos et développe i^h 5 ; pour cette faible force, la circulation d’eau n’est pas nécessaire; les nervures du cylindre suffisent parfaitement au refroidissement.
- Paul Sarrey.
- L’impôt sor les Motocycles
- Au début de la séance du 11 mars, la Chambre a adopté, sur la proposition de la Commission du budget, 'rois articles additionnels à l’article 24 de la loi de finances.
- Ces articles contiennent les importantes dispositions que voici :
- « i° Les taxes fixées par la loi sur les vélocipèdes seront triplées pour les vélocipèdes et appareils analogues munis d'une machine motrice.
- « 20 Les augmentations ou diminutions résultant des changements apportés au tarif de la taxe sur les vélocipèdes auront leur effet à partir du Ier avril 1898. Elles seront appliquées, pour l’année courante, par voie de rôles complémentaires ou de dégrèvement d’office.
- « Les déclarations prescrites contiendront, à l’avenir, l’indication de la nature des vélocipèdes et de leur nombre de places.
- « Pour l’année en cours, les machines à plusieurs places ou munies d’un moteur mécanique feront l’objet d’une nouvelle déclaration à partir de la promulgation de la loi des finances.
- « 30 A partir du /er juillet 1898, tout vélocipède ou appareil analogue devra porter une plaque de contrôle. Toute contravention à cette obligation sera punie des peines de simple police, sans préjudice du doublement de taxe, qui serait encouru pour défaut ou inexactitude de déclaration. Un règlement d’administration publique déterminera le modèle de la plaque de contrôle et les conditions dans lesquelles elle sera délivrée.
- C’ést d’abord l’établissement d’un impôt spécial sur les motocycles. Après le vote de l’impôt sur les automobiles, il fallait s’attendre à une mesure de ce genre.
- La Commission du budget et la Chambre ont considéré que les motocycles sont encore objets de luxe et les ont frappés en conséquence.
- L’impôt — en tenant compte, bien entendu, de la réduction de la taxe obtenue par M. Georges Berry — atteindra 18 francs pour les machines simples, c’est-à-dire pour les machines à une place ; ^3 francs pour les machines à deuxplaces ; 48 francs pour les machines à trois places, et ainsi de suite, en ajoutant 15 francs pour chaque place supplémentaire.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Nice-Puget-Miiers
- Grâce à un temps des plus doux et aune organisation parfaite, la course Nice-PugetThéniers-Entre-vaux-Puget Théniers(76 kil.), a été l’occasion d’un succès pour les organisateurs, l’Automobile Vélo Club de Nice.
- De très bonne heure, des automobiles sillonnent la route pour voir passer les coureurs, tandis que de nombreux invités prennent le train spécial ; le contrôle de départ était assuré au Pont Magnan, par M. Bouchon. Sur 17 inscrits il y a eu 14 partants.
- Le départ
- A 8 heures .59 le signal du départ est donné à Mme Laumaillé ; puis de 15 secondes en 15 secondes on fait partir les autres coureurs. Quant à la route, malgré les récentes pluies, elle n’était pas défoncée, et les motocycles ont pu battre le temps de l’année passée de près de 10 minutes. Aucun accident à relater durant la course. Malheureusement, il n’en a pas été de même au retour.
- A Puget-Théniers, la ville a pris un air de fête, les autorités font tous leurs efforts pour seconder les organisateurs, tandis que les habitants du pays attendent patiemment l'arrivée des coureurs.
- Enfin, à 10 h. 42,Balvay, accroupi sur son guidon, passe premier à Puget-Théniers. Quelque temps après, pour ne pas en perdre l’habitude, arrive le train spécial. Les coureurs se succèdent ensuite à peu de distance et filent à toute allure sur Entrevaux, passant dans cet ordre : Chesnav à 10 h. 44, Gaétan de Méaulne qui est obligé d’abandonner 4 kilomètres plus loin par suite d’avarie dans son moteur, Garin, Vento, Laverré, Guyenet, Gasté, Mme Laumaillé, dont l’électricité ne fonctionne pas bien, Pégy, Laumaillé, Schlegel, Dumay, Thierry.
- L’arrivée
- Le dernier coureur vient à peine de passer que les premiers reviennent et font leur arrivée dans cet ordre :
- 1er Balvay à 11 h. 2 m. 47 s., Ghesnay 11 h. 7 m. 2 s., 3° Garin 11 h. 13 m. 10 s., 4“ Vento 11 h. 18 m. 23 s., 5e Laverré.11 h. 24 m. 40 s.,0’ Guyenet, 11 h. 25 m. 42 s., 7e Gasté 11 h. 26 m.37 s., 8' Mme Laumaillé 11 h. 35 m. 14 s., 0e Pegy 11 h. 36 m. 7 s. 10“ Laumaillé 11 h. 38 m. 4 s., 11* Schlegel 11 h. 44 m. 4 s., 12’ Dumay 11 h. 44 m. 38 s., 13e Thierry 11 h. 47 m. 55.
- Le banquet
- Une fois les coureurs arrivés, les invités s’acheminent par des rues tortueuses aux nouvelles écoles où se donne le banquet qui ne comprend pas moins de 130 couverts.
- Parmi les convives notons au hasard le baron de Zuylen, MM. Bené Thierry, le capitaine de Thionville et sa jeune femme, M. et Mme Grassin, le sous-préfet, le maire, le lieutenant de gendarmerie de la ville, Ziegler, de Lces, Chauchard et bien d’autres dont le nom m’échappe.
- A 2 h. 50, les uns regagnent le train, les autres leurs véhicules.
- Un accident
- C’est alors que passé la station de Touet-de-Beuil, des signaux d’alarme sont donnés afin d arrêter le train spécial, mais il ne peut s arrêter que quelques kilomètres plus loin, au Villars. Le train s’arrête, on télégraphie à la gare voisine et l’on apprend qu’un accident vient d’arriver à Mme Laumaillé, qui était repartie par la route.
- p.173 - vue 178/833
-
-
-
- 174
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- M. Chauchard venant peu de temps après nous donne les renseignements suivants : Mme Laumaillé, allant à toute vitesse, et voulant éviter une petite fille qui passait, est tombée si malheureusement qu’elle resta évanouie sur place. Ce n’est qu’au bout de 25 minutes environ qu’elle reprit connaissance. Dans sa chute, elle s’est fait de nombreuses blessures à la figure.
- Les dernières nouvelles que nous avons pu obtenir nous donnent de sérieuses inquiétudes pour la santé de Mme Laumaillé ; nous souhaitons que nos craintes ne soient pas fondées, et après un complet rétablissement nous espérons ne plus voir la charmante chauffeuse s’exposer à de nouveaux dangers.
- Le classement
- Voici le classement final par catégorie :
- Tricycles d'un cheval 1J4. — 1er Garin en 2 h.38 s., 2e Vente 2 h. 8 m. 23 s., 3* Gasté 2 li. 16 m., 4e Schlegel 2 h. 34 m 3 s., 5° Dumay 2 h. 34 m. 28 s.
- Tricycles d'un cheval 3j4. — 1er Balvay en 1 h. 52 m. 47 s., 2e Cliesnay 1 h. 57 m. 2 s., 3* Guyenet 2 h. 15 m., 4a Mme Laumaillé 2 h. 25 m. 14 s., 5° Pegy 2 h. 26 m. 17 s.
- Voiturettes. — 1er Laverré en 2 h. 4 m. 40 s., 2e Thierry d’Avray 2 h. 47 m. 55 s.
- Petites Nouvelles
- Le roi des Belges chauffeur
- On dit que S. M. Léopold II, roi des Belges, vient de commander une voiture automobile à la manufacture d’armes dTIerstal-les-Liége.
- * *
- L’Automobilisme en Algérie
- Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son. C’est l’honneur d’un journal de provoquer les élans de sincérité. A propos d’un compte rendu de voyage automobile en Algérie, que nous avons signalé à nos lecteurs et dans lequel il était dit qu’il n’y a pas de route réellement carrossable en Algérie, le Journal des Sports reçoit la lettre suivante de M. Chardin, un motocycliste convaincu et pratiquant d’Alger :
- «Depuis mon arrivée ici, j’ai parcouru en tricycle à pétrole et en remorquant mon sulky, toutes les routes d’Algérie dans un rayon de 100 à 150 kilomètres autour d’Alger, je n’ai jamais eu aucun accident et j’ai trouvé dans ce pays des routes excellentes, et certainement bien meilleures que la plupart des routes françaises... de France.
- «Je suis allé encore,il y a quelques jours,à Cher-chell, situé à 110 kilomètres d’Alger, et j’en suis revenu dans un temps très court de sept heures.
- « Vous conviendrez que pour soutenir une allure de plus de 31 kilomètres à l’heure, pendant sept heures, il faut de bonnes roules.
- « J’ai, du reste,l’intention d’établir prochainement quelques records, notamment ceux d’Alger-Oran (436 kilom.), Alger-Constantine-Biskra et Alger-Tunis.
- «Je vous enverrai mes temps et vous pourrez juger par eux de l’état des routes
- « Veuillez, etc.
- « M. Chardin, m
- *
- ¥ ¥
- Prenez garde !
- De la Presse :
- Prenez garde, chauffeurs, l’administration vous regarde !
- Il nous revient, de source certaine, que le service des mines, dont M. Michel Lévy est le grand
- Manitou, se préoccupe vivement des réclamations chaque jour plus nombreuses qui lui parviennent au sujet de la circulation des automobiles dans Paris. On se plaint avec raison que certains fous considèrent les rues de la capitale comme autant d’automobilodromes et qu’ils se lançent à toute allure dans les voies les plus fréquentées.
- Hier encore unmotocycle parcourait le boulevard des Italiens à grande vitesse, si bien qu’il n’a pu éviter un fiacre qui s’en allait trottinant, cahin-caha, comme chantait Yvette Guilbert.
- Malgré la sympathie que nourrit M. Michel Lévy à l’égard des chauffeurs, qui dépendent tous de son bureau, malgré sa position de membre d’honneur de l’Automobile-Club de France, il sera fatalement amené à prendre, pour sauvegarder sa responsabilité, des mesures qui seront forcément exagérées, mais méritées.
- De sorte que deux ou trois douzaines d’automo-bilards obligeront les quatre ou cinq mille chauffeurs de France à se plier à des formalités administratives aussi assommantes que vexatoires. Mais ce sera alors trop tard pour protester.
- Prenez garde !
- P. L.
- *
- * ¥
- Du Vélo :
- Quel est l'inventeur de la bicyclette ?
- Question ardue et qui a déjà fait couler bien de l’encre ! Et qui, après tant d’encre coulée, était restée... la bouteille à l’encre. J. K. Starley passait assez généralement pour être l’inventeur de la Petite fteinè et l’on plaçait entre 1885 et 1887, la date de sa découverte destinée à révolutionner le monde. Sur ce point de date du moins je croyais être fixé! Eh bien, on s’instruit tous les jours, et c’est ce que j’ai fait hier au cours d’une conversation avec le comte de la Valette, le distingué secrétaire de l’Au-tomobile-Club.
- J’ajoute, pour être juste, qu’il ne l’avait appris que la veille, en déjeunant avec M. Daimler, le père des moteurs à pétrole.
- Car c’est lui-même, M. G. Daimler qui est aussi l’inventeur de la bicyclette. Seulement, et c’est là le plus curieux, la première bicyclette n’a pas été une bicyclette mue par la force des jarrets, mais bel et bien une bicyclette à pétrole !
- Et dire que nous n’avons pas encore pu en trouver une bonne ! C’est consolant !
- Quelle est la caractéristique d’une bicyclette ?
- Qu’est-ce qui la distingue d’un autre cycle ?
- N’est-ce pas d’avoir : 1° deux roues égales ; 2° la roue d’avant directrice ; 3* la roue d’arrière motrice.
- Or, dès 1883, c’est-à-dire trois ans environ avant l’invention, M. Daimler appliquait son premier moteur à son instrument répondant absolument à cette définition.
- Le moteur était placé, là où est le pignon et actionnait la roue d’arrière. M. Daimler se promena ainsi autour de son château de Gannstadt. L’appareil fut breveté à cette époque sous le nom de « Motor-Niederrad » Plus tard M. Daimler l’appliqua à une voiture ordinaire dont il avait coupé les brancards, puis en 1888, aux tricycles de l’époque. Ce n’est qu’en 1889, qu’il détacha son moteur de ses voitures et l’exposa seul.
- D’où il résulte donc que le premier motocycle commi la première bicyclette furent la bicyclette à pétrole. C’est ce qui nous explique peut-être son insuccès actuel. Dans ce cas ce que nous croyons perfectionnement ne serait qu’un retour en arrière.
- * *
- M. Collot, de la Société des voiturettes Bollée, s’est vu, par suite de ses nombreuses occupations, dans l’obligation d’offrir sa démission de secrétaire au Comité de la Fédération des Chauffeurs-Mécaniciens.
- 4 *
- Bonne mesure pour encourager... en Italie, les fabricants d’automobiles.
- p.174 - vue 179/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 175
- Une circulaire du ministre des finances, M. Bran-ca, aux intendants des finances, vient d’aviser ces honorables fonctionnaires qu’ils avaient toute liberté pour permettre aux fabricants d’automobiles d’expérimenter sur les routes leurs nouvelles voitures sans avoir à payer la taxe.
- * *
- Nous nous empressons de faire savoir que M. Archdéacon, liquide à des prix extrêmement avantageux une partie du matériel ancien de son usine de Suresnes. Avis aux amateurs.
- *
- * *
- Il vient de se créer à Paris, au capital fie 1000 000, sous le titre de Société française des Voitures électromobiles, une Compagnie sous les auspices de la Société Générale, de, la Banque Internationale de Paris, et de la Société Générale des Voitures.
- Nous aurons lieu d’en reparler.
- * *
- De Pontaillac :
- Saint-Macliin, qui a une si belle voiture automobile, se fait un plaisir d’en expliquer le mécanisme à son ami, le petit vicomte de Calinaux.
- — Très ingénieux, vraiment, déclare ce dernier ; il n’y-a plus qu’une chose que je ne comprenne pas bien...
- — Et c’est ?
- — C’est que ça puisse marcher sans chevaux.
- Petite Correspondance
- M. de L., à Rouen. — Votre idée des rouleaux électriques est très bonne.
- Le moteur Loyal a en effet- des côtés intéressants. Nous n’avons pas entendu dire qu’il ait été appliqué encore, c’est fort regrettable.
- ¥• *
- Quelques constructeurs ont bien voulu me féliciter pour mon article du 3 mars ; je les en remercie; ils savent combien je fais de vœux pour leur prospérité, et si parfois quelques-unes de mes observations leur paraissent un peu trop dures, qu’ils les attribuent seulement au désir que j’aurais de les voir prendre les premières places et conquérir la faveur du grand public.
- L. B.
- La Bourse
- L'action Omnibus continue ses oscillations et après 1900 est revenue en 1880 ; et puis la Chambre a voté le projet du Métropolitain.
- Les Voitures passent à 830 ; est-ce le compteur horo-kilométrique qui exerce son infiuence ? Compagnie Générale Française de Tramways finit à 1100.
- Thomson-Houston en faveur s’est avancée vers 1560. Elle est à 1520. Situation excellente mais, cours bien énormes.
- Compagnie Générale de traction immobile à
- m.
- En banque grandcalme ; l’action Départementale des Automobiles est offerte ; la Société Continentale se maintient à 175.
- Tramways de Lyon calme à 1550. Compagnie Lyonnaise' de Tramioays marche sur 1150.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du ij au 24 mars 1898
- Nuageux, avec éclaircies; pluies probables jusque vers le 20, par vents du Sud au Nord-Ouest.
- Auto-Métfo
- Liste des Brevets d’invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet, Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- 268732 — 13 juillet 1897 — De Bouilhac de Bourzac — Nouveau mode d’entraînement à effort variable pour véhicules de tous genres.
- 268803 — 17 juillet 1897 — Vialaret — Moteur à pétrole pour tricycle ou toute autre voiture automobile appelé ; « Moteur papillon. »
- 268880 — 19 juillet 1897 — Werner — Mécanisme moteur perfectionné pour voitures automobiles.
- 268958 — 21 juillet 1897 — Sebillot — Système de voiture automobile électrodynamique.
- 269076 — 27 juillet 1897 — Gleize — Appareil dénommé transformation de vitesse.
- 269238 — 31 juillet 1897 — Bavasse — Mécanisme de changement de vitesse et de marche pour voitures automobiles, machines-outils, etc.
- 269445 — 9 août 1897 — Mac-Kay — Transmission par liquide pour cyles.
- 269525 — 10 août 1897 — des Essards (Mme Vve) — Nouvelle transmission pour voiture automobile.
- 269621 — 14 août 1897— Ringeissen père — Nouveau système de transmission de mouvement avec changement de vitesse pour automobiles, machines-outils, etc.
- 269623 — 14 août 1897 — Lejeune — Système de changement de vitesse plus spécialement destiné aux voitnres automobiles.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- A l’occasion des fêtesde Pâques à Rome, la Compagnie P.-L.-M. délivrera du 27 mars au 7 avril inclusivement des billets d’aller et retour Pans-Rome (viâ Mont-Cenis) valables pendant 30 jours. Prix : P6 cl. 262 fr. — 2e cl. 185 fr. — 3* cl. 121 fr. Franchise de 30 kilogrammes de bagages sur le parcours français. Billets délivrés à la gare de Paris P.-L.-M.. dans les bureaux-succursales de la Compagnie et dans les agences spéciales.
- Les voyageurs pourront se procurer à Rome des billets d’aller et retour pour Naples et Naples-Pom-péï dont la validité n’expirera qu’avec celje de leur billet Paris-Rome. Prix : lre cl. 42 fr. 15 et 47 fr. 20 — 2e cl. 29 fr. 50 et 33 fr. 05 — 3e cl. 18 fr. 55 et
- 20 fr. 25.
- Vacances de Pâques.
- A l’occasion des vacances de Pâques, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 2 au 19 avril inclusivement seront tous valables jusqu’aux dernier trains do la journée du 21 avril.
- p.175 - vue 180/833
-
-
-
- 176
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- les Constructeurs de Toitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis. Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonnevdle L. (Train-Cvcle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cie Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compïègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geofïroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricvcle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret Gus lin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Clc, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lvon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout. Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles.12, avenue de Madrid,Neuilly-s-,Seine Société anonvme des Voiturettes automobiles, système Léon’Eollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française dAAutomobi’es (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bilotlièpe de la « Locomotion aatomoliile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- lor volume : Les Vélocipèdes. — 2® volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3° volume : Les voitures à pétrole. — 4' volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4° volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à Vusage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 brocli. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. Ii. de Graftigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.176 - vue 181/833
-
-
-
- Cinquième Année. — Na 12
- 24 Mars 1898
- RITDE 188 ms et VÉHICULES MÉCAS1UUES, pdlile sois le HAUT PATB08AGE [fia Ï0DH1BB-CUB le FBilt
- SOMMAIRE DU !*! 1*
- Notes Electromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers. Tracteur électrique de la Compagnie du Nord. Automobile-Club de France.
- Production du pétrole.
- L’état actuel de l’industrie automobile : La
- Société Continentale d'Automobiles (système Gautier-Wehrlé), G. D.
- Course d’automobiles du Midi-Sport. 2* Critérium des motocycles.
- La Bourse.
- Paris-Roubaix.
- Un landau à vapeur anglais, D. B. Petites Nouvelles.
- Temps probable.
- Liste des Brevets d’invention.
- NOUVEAU DISPOSITIF DE MOTEUR A L’AVANT DE LA SOCIÉTÉ CONTINENTALE D'AUTOMOBILES (SYSTÈME GAUTIER-WEHRLÉ)
- p.n.n. - vue 182/833
-
-
-
- 178
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Notes êlBctrgmoIiiles
- IX. —ACCUMULATEURS l’I.OME-pi.O^lB. — ÉLECTRODES A FORMATION HÉTÉROGÈNE.
- Les électrodes à formation hétérogène sont celles dont la matière active, peroxyde de plomb ou plomb spongieux, n’est pas obtenue aqx dépens du support, inais fixée mécaniquement sur ce support ou déposée électrolytiquement, en décomposant un bain de composition appropriée.
- C’est M. Camille Faure qui a réalisé le premier, en 1880, un accumulateur à matière active mécaniquement rapportée de la façon suivante : la plaque positive était constituée par une lame de plomb recouverte d’une pâte formée de minium aussi pur que possible, réduit en poudre très fine et d’eau acidulée sulfurique. Cette pâte qui recouvrait la feuille de plomb sur une épaisseur d’environ 2 mm, était enveloppée dans du papier parchemin et du feutre. La plaque négative était également une feqjlle de plomb recouverte sous la même épaisseur d’une pâte de litharge maiqteqqp de la même façon. Les deux plaques ainsi enveloppées étaient roulées ensemble comme dans l’appareil primitif de Gaston Planté. Le tout était placé dans un récipient rempli d’eau acidulée sulfurique et soumis à un courant de formation allant, à travers le bain, de la plaque couverte de minium (pôle positif) qui se transformait en peroxyde de plomb, à la plaque recouverte de litharge (pôle négatif) qui se transformait en plomb réduit spongieux.
- Malheureusement, le contact entre les matières actives ainsi formées et leurs supports respectifs était des plus médiocres ; après un séjour pn peu prolongé dans l’eau acidulée sulfurique, lp parchemin artificiel et le feutre §p çjétéripfqipnj:, mettant à nu les matières aptivps qui s’empfpssaieqt, à leur tour, pp "tpmfiaqt' Lune sqr l’apipp, de mettre râcpppipl^purep cpprt-cîrcuit? c’est-à-dire hprs (|g fgfVîfè.
- Il fallait dpqg supposer je rpipux possible p la chptp qq naqfiefp ^ctivpj topt eq lui assurant uq pppt^pt ' plp§ tqtijne, de'plus grande TOP SpR guppprt. Il fallait,
- de plug, pRs’êqqeqtq’dd support’ 4g pq§jtiÿe‘ je§ ph^fÇpS spc-cessives, eq ppq^titp^qt ppttg1' flflgifjfë d’pnp matière sensiblement iq^ijfg^pqtg ^'l’pjep-trolyse. On a trouvé ce^p q|^t|gfg dap§ lp plomb antimonié, et l’on a o’ijrpqqgPfr face de contact suffisante entre la matière active et le support en logeant cette matière active dans des alvéoles qu’elle remplit sous le nom de pastilles. L’accumulateur
- ainsi obtenu par la fusion des trois idées, s’appelle encore souvent accumulateur à pastilles. Il est connu aussi sous le nom d’accumulateur F. S. V., initiales des noms de ses trois inventeurs Faure, Sellon, Volckmar, et, en Angleterre, sous le noip d’Accumula-torE.P. S., initiales du nQpi de la première Compagnie qui le mit en exploitation et l’exploite epcore, XElectrical Power St or âge C°.
- Les premières plaques étaient simplement obtenues en perforant des trous ronds dans des feuillps d'e plomb de 6 à 8 millimètres d’épaisseur. Le poids de la matière active logée dans les trous était insignifiant devant celui des plaques elles-mêmes. On leur substitua bientôt des quadrillages obtenus par le coulage du plomb dans des moules en acier.
- C’est par centaines que se comptent actuellement les formes de quadrillages bievetées par différents inventeurs en vue d’assurer le contact le plus intime entre les matières et le support, d’empêcher la chute de cette matière active, et d’augmenter ses proportions relatives sans donner cependant au support trop de fragilité.
- Notre collection persoqnelle rgqferme plus de 80 types différents de plaqqps d’accumulateurs, et elle est loin d’être complète. Ces plaques comprennent des quadrillages grands ou petits, à dépouilles intérieure ou extérieure, des rainures, des augets, des cannelures verticales, obliques ou horizontales, etc., etc. Chaque dispositif particulier présente certainement au moins un avantage spécial, ainsi que les inconvénients correspondants ; il serait fort difficile, dans ces conditions, de préconiser tel dispositif ou tel autre. Au point de vue spécial qui nous occupe, c’est-à-dire en vue de réunir à 1a fois, débit spécifique (watts par kilogramme) et une capacité spécifique (watts-heure par kilogramme) suffisants, il faut éviter à la fois les plaques trop épaisses et les quadrillages trop grands qui n’assurent pas aux matières actives ut1 cpntact suffisant avec le support ni une gqrface de contact avec Félgetrplyte assez gpande, pi une pénétration assez profonde 4g l’électrqly(e dans la matière active.
- Nous avons supposé jusqu’ici le? positives enduites ou remplies d’unepâtè demjniqm, et les négatiye? d’une pâté 4g ïïtfjiffggj II n’en est pas topt à fait ainsi ep pratique. Poqr qqe cqfte pâte ait cpqsistpqce‘’vou-lqe apres la fprîhatipn? sq'cQîqpp^jtjon et sa préparation qe sont pas aq?si simples. Ce Spqt taqtqt des mélanges savants de litharge, 4e qnnium et de peroxyde provenant de vieilles plaques hors d’usage qui font la base de nouveaux mélanges ; tantôt on mélange des oxydes et du sulfate de plomb ; tantôt on coule le quadrillage autour dé pastilles
- p.178 - vue 183/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 179
- préparées d’avance par fusion d’un mélange de 90 pour icn de chlorure de plomb et de I0 pour 100 de chlorure de zinc : après refroidissement, le chlorure de plomb est transformé en plomb spongieux en reliant la plaque coulée à une plaque de zinc et en plongeant le couple ainsi formé dans de l’eau légèrement acidulée sulfurique : il se forme du chlorure de zinc soluble et le plomb se trouve réduit. Les plaques sont ensuite soigneusement lavées pour éliminer tout le chlorure de zinc.
- Les combinaisons des pâtes et les formes de quadrillages des supports pouvant varier à l’infini, on conçoit que les accumulateurs à pastilles soient innombrables, et que longtemps encore nous aurons l’occasion d’en voir naître de nouveaux qui ne diffèrent que par des détails du type primitif F. S. V. décrit au commencement de cette Note.
- Le second groupe des électrodes à formations hétérogène comprend celles dont la matière active a été déposée sur le support électrolytiquement, c’est-à-dire par décomposition d’un bain spécial par électrolyse. On s’est servi successivement dans ce but d’un bain de soude caustique renfermant de la litharge en dissolution (de Montauâ) ; d’une solution de sulfate de plomb dans du tartrate d’ammoniaque (Schoop)] d’acétate ou d’azotate de plomb (Brusli) ; d’azotate de plomb alcalin (Dujardin), etc. Tous ces procédés sont aujourd’hui à peu près abandonnés depuis que l’empâtàge mécanique des quadrillages est tombé dans le domaine public avec le brevet Faure-Sellon-Wolckmar.
- On peut donc résumer tout ce que nous venons d’exposer ici en disant que, jusqu’à nouvel ordre, les accumulateurs pour automobiles sont tous, ou presque tous, à formation hétérogène et à oxydes rapportés mécaniquement, avec support de négative en plomb doux ordinaire, et support de positive en plomb antimonié, en vue d’éviter l’attaque et la formation par les charges successives données à l’accumulateur en service.
- L’étude des dispositions pratiques données à ces appareils, de leurs proportions et des résultats obtenus fera l’objet des Notes suivantes.
- E. Hospitalier.
- Nous rappelons à nos abonnés que la
- locomotion Automobile met à leur
- dispositipji’les sepyipes^d’pn bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique On est prié de se présenter 4, r ue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- InformatiQDS
- Automobile Bordelais
- Le meeting organisé par l’Automobile Bordelais, à Agen les 29 et 30 mai prochain, s’annonce déjà comme une grande manifestation.
- De tous les côtés parviennent des demandes de renseignements sur la course, sur l’exposition, sur le congrès et sur le banquet qui doit réunir tout ce que le Midi et le Sud-Ouest comportent d’adeptes de la locomotion automobile, et on sait qu’ils sont nombreux dans cette région.
- La Société des Chauffeurs du midi nous annonce beaucoup d’adhésions, et on peut compter que la Gironde (qui vient après Paris pour le mouvement automobile) et les départements voisins enverront un nombre imposant de véhicules ; nombre qui a déjà presque triplé depuis la grande enquête faite par Maurice Martin.
- On sait qu’une médaille commémorative sera décernée par l’Automobile Bordelais, à tous ceux qui se rendront au congrès sur des véhicules automobiles leur appartenant, à la condition qu’ils aient envoyé leur bulletin d’adhésion au congrès, et pris part à l’exposition publique dans l’après-midi du 29.
- Ceux qui n’auraient pas reçu de bulletin d’adhésion sont priés d’en demander au Président de l’Automobile Bordelais, 42, allées d’Orléans, à Bordeaux.
- Les bulletins peuvent être collectifs.
- Le congrès est ouvert à tous ceux qui s’intéressent à l’automobilisme, qu’ils soient ou non propriétaires de véhicules.
- Quant à la course de Bordeaux-Agen, les récompenses, consistant en médailles et objet d’art, promettent d’être nombreuses. Outre les prix donnés par l’Automobile Bordelais, l’Automobile Club de France et le Touring Club ont voté des médailles, et nommé des délégués pour les représenter officiellement à la course et au meeting.
- La ville de Bordeaux a également fait don de plusieurs médtilles en vermeil et argent, pour être décernées en son nom.
- Sous peu nous publierons le règlement de la course et le programme du meeting.
- * *
- 6e Salon annuel du Cycle, de l’Automobile et des Industries qui s’y rattachent
- organisée par VUnion Véloce-Club Bruxellois
- Le 6e salon du Cycle et de l’Automobile, qui se tiendra au Pôle Nord, du samedi 26 mars au dimanche 3 avril, sera un gros succès. C’est incontestable.
- Mais, si les industriels Belges remportent cette grande et fructueuse victoire, une large part en reviendra aux organisateurs, qui n’ont rien négligé pour la propagande de cette œuvre nationale. Qu’on en juge par un détail : l'Exposition a été annoncée dans le pays par un premier lancement de 2 000 affiches double-colombier; un deuxième affichage de 2 000 affiches semblables se fait actuellement, et pour le jour de l’ouverture i*ooo affiches quadruple colombier couvriront les murs de la capitale et de la province.
- (Communique).
- p.179 - vue 184/833
-
-
-
- 180
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Automobile Club de Belgique
- La course Bruxelles-Spa, qu’organise l’Automobile Club de Belgique pour les 25 et 26 juin produit à l’étranger un vif mouvement de curiosité. Sir David Salomons, le piomoteur du mouvement automobile en Angleterre, a offert à l’Automobile Club un prix de 500 francs destiné aux concours qui suivront la course à Spa. Ce prix sera décerné à la voiture la plus élégante et la plus confortable parmi celles qui auront été inscrites. C’est là une heureuse idée, car l’on a souvent reproché aux voitures automobiles leur aspect disgracieux, et il est bon d’encourager également les efforts des constructeurs dans cette voie.
- Nous remarquons parmi les membres admis au dernier ballottage de l’Automobile Club de Belgique, MM. Oscar de Rycker, à Bruxelles ; le baron Alphonse de Montpellier de Yedrir., à Namur ; Gustave Norga, à Bruxelles ; René de Smet, à Bruxelles; Gaston T’Serstevens, à Virginal ; Auguste Michel, à Hastière ; Adhémar Morren, notaire royal à Bruxelles ; Alfred Gold-schmidt ; Lucien Hautvast ; Raoul Cotteau de Patin et Henri Gernaest.
- • * *
- La Course du V.-C. Périgourdin
- De notre correspondant de Périgueux :
- A la liste des lots offerts pour la course d’automobiles du 2 mai, et que nous avons déjà publiée, il faut ajouter un objet d’art de 200 fr., offert par la ville de Périgueux; un objet d'art offert par M. le docteur Pozzi, le nouveau sénateur de la Dordogne; une médaille par l’U. V. F., etc., etc.
- Nous avons pu voir également un spécimen du souvenir qui sera offert à tous ceux qui prendront part à la course : c’est une superbe médaille-breloque en argent, sujet automobile, sortant de chez Desaide. Le V. C. P. fait bien les choses, puisqu’il rembourse aux partants les 10 fr. de droit d’entrée et leur offre un souvenir.
- *
- * +
- Longchamp automobile
- On se souvient du Longchamp que 1 e Journal des Sports ressuscitait l’année dernière sous la forme automobile. Il ne lui a manqué, pour être un de nos plus grands événements parisiens de l’année, que le concours du temps qui, lui-même, semble ne pas vouloir perdre une occasion de témoigner son automobilophobie.
- Le Longchamp automobile aura lieu cette année le lendemain du jour de la clôture de l’Exposition de l’A. C. F.
- Toutes les voitures exposées aux Tuileries quitteront dônc l’exposition en file indienne. Elles seront fleuries, enrubannées, pavoisées de l’avant à l’arrière et ornées d’oriflammes. C’est dans cet apparat qu’elles gagneront, escortées de toutes les voitures d’amateurs qui se joindront au cortège, la villa de l’A. C. F. par le tour de l’hippodrome de Longchamp.
- *
- * *
- Jeudi dernier 17 mars à 8 h. 1/2 du soir, à Lille, M. A. Witz, notre éminent collaborateur, a traité dans une conférence très applaudie à la Société industrielle du Nord, le sujet suivant :
- « Des automobiles dans le passé, le présent et l’avenir ».
- Nous aurons l’avantage de pouvoir la publier in extenso
- * *
- M. Delin, l’un des plus anciens fabricants de cycles de Belgique,vient de fonder une société anonyme, sous le titre de Société anonyme des usines de Delin, pour la fabrication des cycles et automobiles, au capital de 1 250 000 francs.
- * *
- La Société des voiturettes automobiles Schmidt vient de se fonder au capital de 300 000 francs.
- Est nommé statutairement directeur de la Société :
- M. Arthur Amson, fabricant, demeurant à Paris, 68, rue de la Folie-Méricourt, pour une durée de dix années.
- Ont été nommés administrateurs pour six ans :
- M. Maurice-Georges Amson, fabricant, 68, rue de la Folie-Méricourt, à Paris.
- M. Léon Cattela, négociant, 2, rue de Château-dun, à Paris.
- M. Bernard Franck, fabricant, 48, rue Claude-Vellefaux, à Paris.
- Et M. Meyer Kahn, négociant, 105, rue de la Pompe, à Paris.
- * *
- La Société des Automobiles et moteurs Hen-riod, dont le siège social est à Neuilly, 7 et 9 rue de Sablonville, vient de se constituer au capital de 500 000 francs.
- La Société a nommé pour six années quatre administrateurs, savoir :
- M. Maurice Rouquet, ingénieur civil, demeurant à Paris, rue Lauriston, 5 ;
- M. Théodore de Belcour, officier en retraite, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant à Paris, rue Fromentin, 8 ;
- M. Georges de Brandner, avocat, demeurant à Bruxelles ;
- M. Louis de Frontin, ingénieur civil, demeurant à Paris, rue de Chantilly, 10.
- Elle a nommé M. Albert Rousseau, jurisconsulte, demeurant à Paris, rue Montmartre, 18, et M. Hector Turck, banquier,demeurant à Lille, rue des Sept-Agaches, 1, commissaires.
- CbBz 00s Constructeurs et Carrossiers
- Un des principaux empêchements au développement normal de l’automobile réside dans les longs délais d’exécution exigés encore par certaines maisons de construction.
- Le grand public n’ignore plus qu’à côté de ces établissements il existe un certain nombre de constructeurs bien outillés et en état de livrer rapidement les ordres qui leui sont confiés. La Compagnie générale des automobiles est dans ce cas, nous dit-on, et il faut en féliciter les directeurs ; ils peuvent livrer une voiture dans les trois mois du jour de la commande.
- * *
- La Société des trains Scotte transporte ses ateliers, pour cause d’agrandissement, de Javel a la Villette, rue d’Hautpoul.
- p.180 - vue 185/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 181
- Tracteur électripe fle la Couipapie flu Nord
- La Compagnie du Nord exposait dernièrement à Bruxelles, un petit tracteur électrique construit en vue de remplacer les petites locomotives de manutention à vapeur, dont elle se sert dans les o-ares à grand trafic pour les manœuvres, soit par chariot transbordeur, soit pour le halage direct des wagons.
- C’est un simple truck monté sur deux essieux couplés, dont lapartie supérieure présente à l’avant un coffre destiné a contenir une batterie d’accumulateurs, et L l’arrière une cabine de manœuvre, dans laquelle se tient le conducteur.
- La source d’énergie électrique est constituée par une batterie d’accumulateurs de 64 éléments à 5 plaques de 400/400 contenus dans des vases en ébonite pouvant renfermer 7 plaques. Un comniu-tateur permet de grouper la batterie soit en série, soit en quantité, en la partageant en deux batteries de 32 éléments, afin d’avoir un grand débit.
- Le moteur électrique à axe vertical est placé au niveau du plancher de la cabine de manœuvre. Deux embrayages électro-magnétiques, genres de Bovet, transmettent le mouvement de l’axe vertical de l’anneau moteur, soit à un pignon qui commande l’essieu d’arrière pour le mouvement de translation du tracteur, soit à un autre pignon qui commande la poupée du treuil, placée au-dessous de la plate-forme du truck.
- Un commutateur spécial permet de lancer le courant dans l’un ou l’autre embrayage.
- Enfin, disposant de deux combinaisons de voltage et d’un coupleur d’inducteurs, faisant varier dans ceux-ci l’intensité du courant dans le rapport i à 2, on peut obtenir quatre vitesses différentes.
- Il y a un frein électrique et un frei'n à main ordinaire.
- Les essais de ce tracteur ont donné une vitesse de 20 kil. à l’heure en palier, et cette allure a pu être conservée pendant 6 heures.
- O11 peut, pour le halage des wagons, produire un effort de 1 000 à 2 000 kgs. en couplant la batterie en deux groupes et en quantité.
- On a pu remorquer de 1 à 12 véhicules à une vitesse de om6o par seconde.
- AmomeHüe-ClüH de France
- Le concours des fiacres de l’A. C. F.
- Ainsi que nous l’avons annoncé, la Commission du concours de fiacres, s’est réunie à l’A. G. F., sous la présidence de M. Forestier.
- Grâce à la fermeté avec laquelle le sympathique président sait diriger les délibérations et empêcher les digressions, on a avancé et fait de l’excellente besogne.
- La Commission a décidé que les fiacres qui prendront part au concours devront être prêts à circuler partout dans Parisetà affronter les rampes les pins fortes. Le T. C. F., sans toutefois prendre la responsabilité de cette allégation, a déclaré par l’organe de M. Ballif, que les rampes les plus fortes de Pans ne dépassent pas 15 centimètres par mètre. La rue Le Nôtre présente croyons-nous une pente de 16 pour cent.
- On a élu les membres de la Commission exécutive, qui se trouve ainsi composée :
- MM. Bixio, Monmerqué, Jeantaud, baron Ro-gruat, Flospitalier, comte de La Valette, comte Y Ohasseloup-Laubat, Thévin et Houry, Solignac et Lschwège.
- Cette Commission aura à découvrir dans le secteur électrique de Clichy un emplacement propice au remisage nocturne des voitures pendant toute
- la durée du concours et devra préparer les douze itinéraires.
- Le concours durera douze jours, du 1er au 12 juin, inclusivement. Le droit est fixé à 201 francs par véhicule jusqu’au 30 avril ; à partir de cette date ce droit sera doublé.
- La Commission a accepté les bons services de MM. Prévost, Mariller et Daniel Augé qui se sont offerts à remplir les fonctions de commissaires
- Ceux des membres de l’A. C. F. qui désireraient contrôler les véhicules n’onl qu’à se faire inscrire au secrétariat.
- Voici les 8 premiers véhicules engagés :
- 1. Kriéger (électrique).
- 2. Kriéger (électrique).
- 3. Kriéger (électrique).
- 4. Panhard et Levassor, coupé (à pétrole).
- 5. Panhard et Levassor, Victoria (à pétrole).
- 6. Panhard et Levassor, landau (à pétrole).
- 7. Panhard et Levassor, 4 places à galerie (à pétrole).
- 8. Panhard et Levassor, omnibus de gare (à pétrole).
- Beaucoup d’autres constructeurs attendent le dernier moment. — Dans six jours les droits seront doublés.
- * -f
- L’Exposition d’Automobiles de l’A. C. F.
- Voici la liste d’un certain nombre d’exposants qui ont déjà demandé leur emplacement et la quotité de ces emplacements. Nous ne parlons que des emplacements supérieurs à 30 mètres.
- Panhard et Levassor........ 200 mètres
- De Dion-Bouton............. 120 —
- De Dietrich................ 100 —
- Georges Richard............ 100 —
- Clément.................... 100 —
- Houry....................... 85 —
- Kriéger..................... 75 —
- Léon Bollée.................. 75 —
- Automobiles Peugeot......... 64 —
- Mors........................ 60 —
- Leblond, de la Forêt......... 50 —
- Société l’Automobile ....... 50 —
- Mouter...................... 50 —
- Decauville.................. 50 —
- Jeanteaud.................... 48 —
- O'Kelly...................... 40 —
- Popp......................... 40 —
- Cambier...................... 40 —
- Englebert.................... 30 —
- Léon Lefebvre............... 30 —
- Brouhot..................... Su —
- Cliesslier................... 30 —
- Société Industrielle..... 30 —
- Production du Pétrole
- La production du pétrole est en augmentation continue; on peut l’évaluer actuellement à plus de 181 millions d’hectolitres dont les Etats-Unis livrent 101 millions, la Russie 73, l’Autriche-Hon-grie 2,39, le Canada, 1,53, les Indes 570 000 hectolitres, et Java 560 000; le restant provient du Pérou, de Roumanie, d’Allemagne, du Japon, de l’Italie, etc., etc.
- Dans le grand terrain houiller apalache, donnant 59 millions d’hectolitres sur les 101 produits proies Etats-Unis, on a découvert encore récemment 20 à 23 sources, dont deux produisent journellement plus de 270 hectolitres; dans le sud de la Californie et Wyoming, le rendement s’esi aussi notablement accru.
- Enfin il est à présumer que la plus grande augmentation de production se manifestera au Pérou et dans le district de Piura où le champ d’huile s’étend sur une surface dépassant 1 800 hectares. Depuis l’année 1892, on y a foré 49 puits.
- Espérons donc que le pétrole va baisser de prix, et que nous en profiterons*
- p.181 - vue 186/833
-
-
-
- 182
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’état aetuelàa l'idutrii âuîsmobiia
- La Société Continentale d ’ Automobiles
- (.Système Gautier-Wehrlé)
- L’ancienne maison Gautier-Wehrlé qui a récemment pris le nom de Société Continentale d'Automobiles, n’est pas nouvelle venue dans notre industrie. MM. Gautier et Wehrlé, qui tous deux se sont occupés pendant longtemps de carrosserie, ont été amenés, en exécutant les caisses des voitures Serpollet, à se consacrer peu à peu exclusivement à l’automobilisme.
- Dès 1895, la « Cigale », voiture à vapeur à 4 places, prit part à la course Paris-Bordeaux.Mais l’année suivante vit l’apparition du moteur à pétrole Gautier-Wehrlé et dès lors ils abandonnèrent la vapeur comme tant d’autres l’ont fait.
- Nos lecteurs connaissent déjà la description de l’ancienne voiture Gautier-Wehrlé. Notre collaborateur Paul Sarrey, dans le numéro du 25 mars
- Phaèton américain à 6 places
- Cab à 4 places
- Grande charrette à 4 places Dog-cart à 4 places
- QUELQUES TYPES DE VOITURES AVEC MOTEUR A L’aVANT
- de l’année dernière, a donné tous les détails sur le mécanisme du véhicule tel qu’on le fabriquait à cette époque.
- * *
- Le moteur, composé de 2 cylindres horizontaux, placés transversalement sur le châssis de la voiture, commande par 2 vilebrequins tournant dans un carter à huile l’arbre moteur principal disposé suivant l’axe du véhicule. Cet arbre porte le volant et le tambour de débrayage ; les 2 engrenages de changement de marche et les 3 engrenages de changement de vitesse sont actionnés par des leviers ; la barre de direction agit,comme
- à l’ordinaire, sur les roues d’avant montées a pivots.
- Chaque cylindre du moteur fonctionne à un temps, avec allumage par incandescence et échappement par une boîte spéciale servant à étouffer le bruit et à dissiper l’odeur. Les soupapes d e-chappement sont manœuvrées par cames et les soupapes d’admission d’air sont automatiques.
- Le carburateur est on né peut plus simple; ilse compose d’un simple robinet à travers lequel 1 essence est aspirée avec débit convenablement
- réglé par la levée d’une petite soupape, tandis que l’air vient s’y mélanger en quantité déterminée parla position d’un diaphragme spécial dont 1 ou-
- p.182 - vue 187/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- i83
- verture est réglable à volonté par un papillon à portée de la main du conducteur.
- Celui-ci, placé à droite de la voiture, a à sa disposition, en outre des leviers mentionnés ci-dessus, la pédale d’embrayage qui, poussée à fond, sert aussi à faire frein sur l’essieu moteur par un collier, et la pédale de frein ordinaire agissant sur les roues motrices par 2 freins à lame.
- C’est à l’intérieur du volriril qù’èsi disposé lé système d’embrayage pour la deScripilpii nous renverrons nos lecteurs à l’atticlé Signalé plus haut.
- r + *
- Les chaînes de transthiSsion Sotib rëtnplricées par un essieu articulé représente ci-dëssoüs,basë srif une ingénieuse application du joiüt Universel. Le mouvement est transmis .par l’rirfere tnteririé-diaire A et les pignons ÉC riüx dèÜX joitits
- Grand pKaèton à six places enga
- Depuis six mois environ üriè modification importante, non tarit au, point de vue mécanique qu’au point de vüe dé l’allure générale de la voiture, a été appbrtëe âilx voitures dë la Société
- continentale. ...........
- Le moteur èst pliriëë à l’âvrifit du véhicule; Nous donnons üri ceftriin hbiribre de photographiés ôt
- dessins où se trouvent représentés les nouveaux modèles.
- Il y a quelques années cette disposition, qui rend la surveillance du moteur beaucoup plus aisée, aurait été rejetée par le public comme donnant au véhicule un aspect plus lourd. Maintenant l’œil est habitué à ne pas exiger pour l’automobile les mêmes réglés esthétiques que poür la voiture
- universels E et H, reliés par les axes F et de là aux roues L ; en K sont les ressorts qui supportent la caisse de la voiture.
- Supposons que l’une des roues subisse des chocs par suite de la rencontre d’obstacles quelconques de la route, elle va s’élever ou s’abaisser légèrement. Avec cette disposition, le seul effet de cette oscillation va être d’incliner plus ou moins l’axe F correspondant, lequel peut précisément se mou-vbir eri tous sens, grâce aux joints universels H ëtA qui fonctionnent comme des rotules à emboîtement ; le tout calculé de telle sorte qu’en pleine charge la positibri dë l’essieu soit au maximum horizontale.
- Contrairement à ce qdi se fait pour les automo-bilés ordihriirës, lès voitiires, munies de ce dispositif, péuvent être niolltëês avec écuage, comme les r6Uës de carrbsàëfië brdinaire, et cela grâce à ce dispositif d’èàsiëti articulé.
- <é pour la course Paris-Arasterdàm
- ordinaire, et MM. Gautier et Weljrlé ont eu là, croyons-nous, une très heureiisë idée.
- Par suite de ce fait que lé riiotetir est placé à l’avant, il a failli münir lë mëcdtlisthè d’un long arbre placé datts l’rixè dii vehictllè,’ èt qui transmet le rnoùvéfnèrit àiix roüès d’rifHê^ë: .
- Ce dispbsHiiri’qfîre aùcUrië.dlmëÜlté d’exécution et përriièt Hïèi^ië dé dégagé! lès organes en répar-tlssaht iriieüx lë rhëçariisnië. ,
- Üri décllë, ôriipêchë là vb'iitifë dë fëcüler acci-
- déritëlierilèrtt; . ....... ,
- RésldtBoHS iffàiiilëttatii eël ijMlçjtiëà itidications sui* lès vdlttij-ës dë là .Sbëiëtë CdmiHëhtale en y âjqütaht qüëlcjtieS détails : , , . V/
- Lë thoteüf est à dëlli ëÿjlddl-ës ttBftëbjitaux op-pbsës| l’âliüttiage à IHërinpëicëliëé’ _ ëriibfayage et carburateurs spéclàlix; là ti-âriàthià§ldff së fait sans chaînes ni courroiès, pat Üd systèitid d’ërigrenages ëntièreriieril plorigés driris prié eti^fe'id^jl^hèrméti-quëiriënt ciose; cbqtëriâflt dë là griiSàë. De même la marche arilei-ë' l’aitricjüè dë l’ëàslëti,* tout est « \Vatëfpl-8ôf %: ,t ,
- L’ancien type rivait le moteur riü milieu, maintenant il est placé à l’avant.
- Enfin, la carrosserie est, et a toujours été,d’une élégance remarquable.
- MM. Gautier et Wehrlé ont conservé de leurs anciennes études le culte de l’esthétique de la voiture, et c’est une préoccupation assez rare pour que nous riyons plaisir à la signaler.
- p.183 - vue 188/833
-
-
-
- 184
- ,A LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Société Continentale construit plusieurs types de motocycles : bicyclette, bicyclette transformée en tricycle, tricycle et tricycle tiansformé en voiturette. Un atelier de montage distinct leur est consacré.
- La bicyclette à pétrole présente l’avantage d’avoir conservé toutes les dispositions, formes et proportions qui ont été consacrées par la pratique dans la bicyclette ordinaire.
- Les dimensions du cadre ont été respectées, la
- Dog-cart électrique à 4 places
- UsineMetjla Société Continentale : Vue de t'ateher d’ajustage
- hauteur de selle au-dessus du sol, sa distance au guidon et aux pédaliers sont celles admises pour toute bicyclette, ce qui donne une grande élégance
- à ce motocycle,ien simplifiant ''apprentissage $de la conduite et les accidents des débuts.
- Comme l'indiquent les différentes vues que nous
- p.184 - vue 189/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 185
- présentons, les trois grands côtés du cadre ont été conservés; deux d’entre eux f et f servent de réservoirs à pétrole et le troisième, celui allant de la fourche au pédalier, reçoit, à l’aide de deux brides, le moteur proprement dit.
- Cette position du moteur présente entre autres
- QUELQUES ANCIENS
- « La Cigale » à vapeur de Paris-Borde
- avantages, de le mettre à l’abri des chocs, de supprimer toute trépidation verticale, de descendre le centre de gravité, d’où augmentation de stabilité.
- La transmission est celle des bicyclettes ordinaires.
- ÈLES GAUT1 EK-WEHRLE
- — Dog-cart, cab, Victoria de 1896 et 1897
- Cab à 2 places
- Grand landau à 8 places
- Une roue dentée V, folle sur l’axe du pédalier, est commandée directement par le pignon placé sur l’arbre-manivelle du moteur,
- Cette foue V porte un pignon denté qui reçoit
- la chaîne, et transmet son mouvement sans multiplication à la roue arrière.
- Le pédalier proprement dit est fou, par rapport à la roue V} dans le sens de marche arri ère ; un
- QUELQUES NOUVEAUX MODELES DE LA SOCIÉtÉ-CONT1NENTALE (G. W.)
- Dog-cart à pavillon Phaêton à 3 places
- p.185 - vue 190/833
-
-
-
- 186
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- encliquetage à ëXcèhtfique permet l’entraînement dè la chaîné pàt lès pédales dans le sens de la marche en avant.
- Le moteur, dit genre Dairiiler à 4 temps, tourne à une vitesse variant de 800 à 2 000 tours : ce der-
- nier régime correspondant à une vitesse de 45 kilomètres à l’heure pour la bicyclette, le moteur dorine alors Une puissance de 70 à 80 kilogram-mètres environ.
- Le cylindre, en fonte, G, est à ailettes. Une
- Bicyclette transformée en tricycle à -pétrole
- disposition spéciale permet une visite facile de la soupape d’admission / et de l’échappement h.
- Les tubes h et /, d’échappement et d’admission, placés sous le moteur, sont à l’abri des chocs par
- côté, le tube d’échappement venant aboutir en q dans le pot d’échappement. ,
- Le moteur est muni de. deux volants" jumelés, formant plateau manivelle et eiifefmés dans la coquille cylindrique
- p.186 - vue 191/833
-
-
-
- LA LOCOMOTIdti AÜÏÔkoBlLË
- 1§?
- Le graissage de toute cette partie se fait par le bouchon d.
- La visite du piston est simple ; il suffit d’enlever les deux plaques latérales de la coquille.
- Le carburateur à palettes est actionné mécaniquement par une petite courroie montée sur l’arbre de transmission du moteur, ce qui permet d’obtenir une volatilisation intensive de l’essence, qui arrive par le robinet n. Cette essence est toujours neuve.
- Une vis n placée sur la tige horizontale du cadre permet le réglage d’arrivée de l’essence.
- La manette ibf, à l’aide de tiges coudées, permet de régler l’arrivée d’air dans le carburateur.
- Allumage. — L’allumage est électrique par bobine d’induction placée derrière la selle.
- La bougie d’allumage est en o.
- Une came I, placée sur l’axe' du pignon de commande de l’échappement, produit automâti-
- Tricycle de la Société Continentale (G. W.)
- Tricycle transformé en' voiturçtte à 2 places
- quemerit, au moment voulu, le contact au primaire de la bobine.
- Le déplacement de la lame de contact, par rapport à cet axe, à l’aide de la manette /, permet de produire l’allumage — à différents instants de la course du piston — d’où avance ou retaid à l’allumage et réglage absolu de la vitesse. 1|J
- Les accumulateurs, au nombre de deux, sont contenus dans la boîte u.
- Un contact électrique, placé dans la poignée du
- guidon, sert à isoler les accumulateurs où à les mettre en relation avec la bobine.
- Les tubes// servent de réservoir d’essence et ont une contenance de r 560 fcc. L’oüvèrture f, placée sur le tube horizontal, sert au remplissage.
- Cette bicyclette dont le cadre et les rodes sont de construction très robuste, n’excède cependant pas 43 kilos en ordre de marche.
- La transmission directe par chaîne, sans multi-
- p.187 - vue 192/833
-
-
-
- 188
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- plicatîon entre le pédalier et la roue motrice, assure une bonne utilisation du moteur, même en forte rampe.
- La manipulation de ce motocycle est très simple.
- Les organes de commande de réglage en régime de marche, au nombre seulement de deux, manette du carburateur et manette de l’allumage, sont immédiatement à la portée du cycliste contre le guidon.
- La mise en marche consiste à lancer la machine avec les pédales. Ceci fait, il suffit de tourner le contact électrique d’allumage placé dans la poignée de gauche du guidon.
- Un frein permet l’arrêt rapide.
- Une propriété de cette bicyclette, qui en double la valeur, est la possibilité de sa transformation rapide en tricycle. L’opération consiste à remplacer la roue arrière par un essieu ordinaire de tricycle. Le différentiel, muni du pignon denté de commande, s’adapte exactement dans la fourche arriéré de la bicyclette, en conservant la même ligne de chaîne.
- Deux tiges réunissent les extrémités de l’essieu au point b à l’aide de deux boulons, toutes opérations de transformation pour lesquelles la clef anglaise du cycliste suffit.
- Notre figure représente la bicyclette transformée en tricycle.
- Le poids de ce tricycle n’excède pas 55 kilos.
- Avec la bicyclette 1 équilibre s’obtient au bout de deux ou trois leçons, pourtant il est plus prudent de s’exercer d’abord sur une bicyclette sans moteur.
- Avec le tricycle, il n’y a qu’à s’occuper de sa direction ; c’est affaire d’instinct.
- Les bicyclettes et tricycles que nous venons de décrire sont montés sur des robustes pneumatiques du système Gallus.
- * +
- Nous donnons aussi la reproduction du tricycle et de sa transformation en voiturette.
- Comme particularités essentielles, il faut signaler le moteur a deux cylindres opposés, placés horizontalement et perpendiculairement aux plans des roues, et l’existence d’un changement de vitesse permettant de gravir les côtes.
- Le carburateur est le même que celui de la bicyclette ; les dispositifs de mise en marche, de reglage de ^la vitesse, d’arret, sont très simples, 11e présentent rien de particulier.
- Ce tricycle peut à son tour se transformer en voiturette : il suffit pour cela de substituer à la selle un siégé à deux places, monté sur un bâti tubulaire qui vient se fixer sur le cadre par le serrage de quelque boulons. Ce siège est monté sur ressorts.
- Ainsi, en résumé, nous trouvons deux appareils distincts : la bicyclette à moteur au milieu, i elle-v al, à 1 seul cylindre, et le tricycle à moteur à l’arnere, 2 chevaux, a 2 cylindres. La première se translorme en tricycle et la seconde en voiturette a deux places.
- X
- * +
- 1—La Société Continentale a eu le bonheur de pouvoir trouver à Levallois des ateliers supérieu-remeiii agences. U11 moteur à vapeur giganLesque, d’une puissance de 230 chevaux, met en mouvement les innombrables courroies qui actionnent les machines-outils; Lt le visiteur qui voit ces
- mécaniques compliquées et puissantes attaquer lentement le bloc de fer forgé, dans lequel elles taillent un pignon, se rend compte de la somme de travail que demande une voiture quand le constructeur a la préoccupation d’assurer la qualité des moindres organes.
- Les ateliers sont extrêmement vastes et bien compris. Forge, ajustage, montage, peinture, chaudronnerie, tout est séparé et parfaitement installé.
- MM. Gauthier et Wehrlé travaillent activement pour prendre de l’avance sur les commandes, comprenant que le seul moyen de faire oeuvre utile à notre industrie est de livrer dans le délai le plus court possible.
- La Société Continentale s’occupe aussi de la fabrication des voitures électriques. Nous avons vu un léger dog-cart, dont nous donnons la photographie et dont la mise au point est presque terminée.
- Cette voiture est munie d’accumulateurs spéciaux et qui semblent devoir donner de très bons résultats, et les ingénieurs qui s’en occupent spécialement fondent sur eux les plus grandes espérances.
- Nous en reparlerons quand le moment sera venu.
- G. D.
- Course d’automobiles tu Midi-Sport
- De noire correspondant de Marseille :
- La course d’automobiles organisée par noire confrère le Midi-Sport et qui sera courue le 1? avril prochain, promet u’êlre des plus brillantes.
- Se sont fait inscrire :
- M. Alphonse Mery, voiture Peugeot, 2 places, 6 chevaux, Marseille.
- M. Charles Lubois, breack Panhard et Levassor, 6 places, b chevaux, Marseille.
- M. Boirel-Roussel, voiture Boirel-Roussel, 2 places, 4 chevaux, Ninies.
- Voici quelques extraits du règlement de la course. Les articles que nous ne reproduisons pas sont conformes aux reglements habituels :
- Article premier. — bout véhiculé actionné par une force motrice quelconque : petroie, vapeur, électricité, sera admis à prendre part à fa course. Ces véhiculés seront divises en deux categories : 1" Les voitures ; 2° les motocycles. Seront considérés comme motocycles tous les véhiculés qui ont pris part sous ce nom aux précédentes courses de ce genre ; tels que les tricycles à petroie de Dion et Bouton, les voiturettes Boliée, les bicyclettes ou tricycles a pétrole ou à l'electncite.
- Les motocycles seront divisés en deux sériés : la première comprendra les motocycles de 1 cheval 1/4 et au-dessous, la deuxieme ceux de plus ue 1 cheval 1/4. Des prix seront affectes à chacune de ces sériés.
- Art. 2. — La course aura lieu le dimanche 17 avril. Le rassemblement de toutes les voffures et moLocycles aura Leu à Marseille à 7 h. 1/2 du matin sur une place qui sera posterieurement indiquée.Le départ aura lieu à 8 heures pour un deliie jusqu’à Saint-Antoine où le vrai départ sera donne a y Heures du matin.
- Art. 3. — L’itmeraire sera le suivant : Marseille (rassemblement), St-Antome (départ), Gardanne, Aix, Lambesc, Salon, Aiguieres, Anes, Miramas-gare, Si-iVlittie, Martigues, Gignac-l’Assassin, Si-Antome (arrivée), Marseille (dislocation). Soit environ 180 kilométrés.
- Art. 4. — Des contrôles fixes où les concurrents devront iaire signer leur livret de route seront établis à St-Antome (départ et arrivée/, à Aix, à Salon, à Arles, à Martigues. Des contrôles volants seront établis à Gardanne, Lambesc, Parauou,
- p.188 - vue 193/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 189
- Miramas-gare, Gignac, où les concurrents n’auront qu’à se faire pointer en passant.
- Art. 5. — Chaque voiture ou motocycle devra porter son numéro d’ordre de la façon la plus apparente. Cet écriteau lui sera délivré au départ.
- Art. 6. — Les voitures pourront ne porter qu’une seule personne, mais en ce cas elles transporteront un poids mort de 75 kilos. Elles pourront porter plusieurs personnes. Mais le minimum de deux personnes devra être maintenu pendant tout le parcours de la course. Pour les motocycles, le nombre des places reste libre.
- Les conducteurs ne pourront être changés en cours de route, ils porteront un brassard blanc avec leur numéro...
- Art. 14. — Les engagements seront reçus jusqu’au vendredi soir 15 avril, ils devront être accompagnés du droit d’entrée fixé à 20 francs pour les voitures et 10 francs pour les motocycles; ils devront indiquer le nom et l’adresse du propriétaire, la marque de fabrique, la force motrice, le nombre de places.
- Art. 15. — La veille de la course tous les motocycles devront se rendre dans un local qui sera postérieurement indiqué, pour être plombés d’après la catégorie dans laquelle ils se seront fait inscrire. A l’arrivée tous les motocycles gagnants devront se faire plomber de nouveau de façon à ce que sur la simple réclamation écrite d’un concurrent on puisse vérifier l’exactitude de l’engagement. Cette réclamation par exception sera admise jusqu’au lendemain de la course, midi. Passé ce délai les résultats seront acquis et les concurrents libres de déplomber leur machine.
- Art. 16. — La liste définitive des prix sera postérieurement arrêtée et sera déterminée d’après les souscriptions qui seront recueillies à cet effet par le journal.
- D’oi’es et déjà le Midi-Sport assure un premier prix de 500 francs pour les voitures, un premier prix de 300 francs pour les motocycles au-dessus de 1 cheval 1/4 et un premier prix de 200 francs pour les motocycles de 1 cheval 1/4 et au-dessous.
- O. M.
- r CritériüBf les Motocycles
- 1898
- Reglement de la course du 24 avril
- criptions y sont délivrées au nom des conducteurs et non sous la raison sociale des fabricants de chaque machine. C’est une course d’individuels. Chaque inscrit devra donc se présenter en personne pour courir sa chance. Aucune substitution de personne ne saurait être admise.
- V
- Chaque concurrent devra se trouver au départ le 24 avril, à 9 heures 1/2 du matin, pour y donner sa signature et recevoir deux brassards...
- VI
- Le droit d’entrée est fixé à vingt francs, qui seront acquis aux frais de la course.
- VII
- Les prix affectés au Critérium des motocycles sont les suivants :
- Au premier....... 1.000 fr.
- Au second,....... 500 fr.
- Au troisième..... 300 fr.
- Au quatrième.... 200 fr.
- Offerts par le Vélo
- XIII
- ... Les prix seront décernés aux quatre premiers arrivants comme il est dit ci-dessus.
- Toutefois, sans que le nombre des prix soit augmenté, un second classement sera fait et publié par catégories :
- 1° Voiturettes;
- 2° Tricycles;
- 3° Bicyclettes à moteur.
- Voici la liste des engagements déjà parvenus :
- 1. Léon Bollée.......... Le Mans
- 2. Charron .............. Paris
- 3. Girardot................. —
- 4. Guyenet................ —
- 5. Balvay.................. —
- 6. Bardin............... Puteaux
- 7. Antony................ Paris
- 8. Fournier................ —
- 9. Mercier père....
- 10. Andry-Bourgeois.
- 11. H. Deckert......
- 12. Gaby................... —
- 13. A. Riverat.......... Evreux
- 14. E. Gardon........... Paris
- 15. Ph. Marot.............. —
- 16. Paul Caron...
- 17. L. Wuillaume
- 18. Emile Duboc.
- Le Critérium annuel des motocycles organisé par le Vélo sera couru en 1898 le dimanche 24 avril, sur la route de Montgeron à Ozoir-la-Ferrière et retour, soit sur une distance exactement mesurée de 100 kilomètres, par Lieusaint, Melun, Soignolles, Coubert, Ozoir (virage sur la place de l’Eglise), Coubert, Soignolles, Melun, Lieusaint et Montgeron.
- II
- Le départ sera donné à 10 heures très précises du matin, à Montgeron.
- III
- Tous les genres de machines, à une ou plusieurs places, sont admis à concourir, pourvu que celles-ci soient actionnées, même d’une façon intermittente, par des moteurs mécaniques et qu’elles ne pèsent pas plus de 200 kilogrammes à vide...
- Les mots « à vide » veulent dire sans conducteur, ni combustible, ni eau. A part ces trois exceptions, le motocycle devra être pesé avec tous ses accessoires.
- IV
- La course est ouverte à quiconque veut s’y inscrire jusqu’au dimanche 17 avril, à minuit, dans les bureaux du Vélo. Elle est, dans l’esprit de ses organisateurs, destinée plus encore aux motocyclistes qu’aux motocycles, c’est-à-dire que les ins-
- La Bourse
- Les Omnibus reculent décidément vers 1865, pénible retour, mais prévu par nous.
- L’action Voitures fléchit en même temps à 820 le compteur ne satisfait pas tout le monde et surtout les cochers, paraît-il.
- Compagnie Générale de Tramways monte à 1075, Thomson Houston à 1520, sur des espérances.
- Compagnie Générale de traction cote 127.
- Lyonnaise de Tramways à 1195.
- En banque, peu de transactions.Les Tramways de Lyon sont très recherchés à 1590 sur l’avis favorable de la commission municipale, au sujet de la demande de prolongation de concession.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste a toute demande de changement d’adresse.
- p.189 - vue 194/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 190
- Paris-Boubaix
- (1Q avjM)
- Les directeurs du vélodrome de Roubaix ont décidé, outre les prix affectés, d’offrir des prix supplémentaires pour deux séries divisées comme sujt :
- ' ÿ* série (jusqu’à 100 kilos indus) l*r prix ; médaille vermeil, grand module.
- 2e — " — — —
- 3e — — argent, grand module.
- 2e série (de 100 à 300 kilos indus)
- 1er prix : médaille vermeil, grand module. 3e — — argent, grand module.
- 5e —
- Les prix suivants affectés au classement général, n’en subsistent pas moins dans leur intégralité.
- Premier prix pjyet d’art Valeur 5.00 fr.
- >>2« ?! ». ?> 250 »
- 3° » » » 150 )>
- 4e » » » ioo >»
- 5° » » » '75 1»
- 6» » » » 5p »
- De plus une médaille commémorative sera attribuée à tous ceux qui, ayant effectué le pardo'urs en 15 heures, participeront à {'Exposition qui sé tiendra le lendemain de la course lupd{ de Pâques, sur la pelouse du Vélodrome.
- Voici la liste des premiers engages :
- 1. Noé Boyer......... Paris.
- 2. Gras.............. i!d.
- 3. Rigal............. id.
- 4. Girardot.......... id.
- 5. Willaume.........:. id.
- G. Julien Delansorne...... . Akras.
- 7. Merci er père\. Paris.
- 8. Ph. Marot.....id.
- 9. P. Caron.......... id.
- 10. Blin...........id.
- 11. E. Duboc........ iid.
- 12. L. Marot.......id.
- 13. Guyenet..........'. id.
- 14. Balvay....... : . :. id.
- 15. Charron........'.. îd.
- 16. Degrais........... id.
- 17. Bardin. ;...'... id.
- 18. Antony............ Paris.
- 19. Fournier.id.
- 20. V. Oury... Levall.-Perret.
- b
- Les engagements sont reçus au Vélo jusqu’au 2 avril. Droit d’entrée 5 francs1.'
- UO
- La Compagnie anglaise de construction d’automobiles connue’sous'le nom'dè «Motor Car Company i», viejit"‘de ppejtfj-e (çp circulation un nouveau ÿeKjcule qu’elle appelle pp japdàp à vapepr.
- ’ Il est muni' de moteprs donnant ensemble 8 chevaux, quand ils fonctionnent à raison de 8oo tours’par minute ; la vapeur est fournie par une chaudière à tubes eprqulés et chauffée avec du pétrole brut; il paraîtrait que la combustion se fait si bien qu’on ne sent absolument aucune q_d(eqy. f.a .Y&ppuf après ayoir firayefsé les cylindres est condpnspe d.afis jp condenseur de surface re-'roidie par contact'avec l’air.' C’est théoriquement toujours Ya’même' eau qui ressert,‘et fé fait'est que lâ'quantife que la "Voiture* en ‘'emporte avec elle
- ne dépasse point 27 litres, la perte quotidienne, après une journée de marche, n’excédant point o, 57 litres. Pour varier la vitesse, on agit sur l’admission de la vapeur.
- L’ensemble du mécanisme en ordre de marche, ne pèse pas à ce qu’on nous affirme plus de 254 kilos. Le: moteur et la chaudière sont disposés à l’arrière du landau et sont complètement enfermés, bien qp’ils soient absolument sous la direction et dans la main du cocher, qui occupe, comme à l’habitude, le siège de devant.
- D. B.
- Petites Nouvelles
- V. f t»
- Les panonceaux de l’A. C. F.
- Nous avons reçu plusieurs lettres nous demandant les conditions dans lesquelles on pouvait obtenir les panonceaux de l’A. C. F. 1 '
- L’Automobile-Club ne délivre ses panonceaux qu’après avoir pris des'renseignements sur les postulants. Les hôteliers qui les reçoivent doivent posséder une remise pour trois voitures fet tout ce qui peut être utile aux chauffeurs : pétrole, huile, motonaphta, etc. '
- Ces panonceaux sont loués moyennant une redevance annuèlle qui varie aveé' l’impdrtance de la localité : 50 francs pour Paris, 25 francs pour Bordeaux, 12 francs pour Bergerac, par exemple.
- Les demandes doivent 'être adressées au secrétariat de l’Automobile-Club. ' ’ 1
- * *
- Sepyipe^ publics ep Belgique
- T,e concessionnaire qui exploite le service public d’automobiles dans 'lé département des Ardennes, vient de faire des démarches auprès des autorités belges en vue d’obtenir l’autorisation d’étendre cette entreprise aux provinces de Namur et de Luxembourg.
- Il s’engage, ap cas où cette aptopisation lui sera accordée, à desservir ‘les localités de Beauraing, Wellin-Rochefort, Bouillon, par Givet et Sedan, au moyen d’omnibus automobiles de 10 à 25 chevaux de force. Ces omnibus peuvent contenir 20 voyageurs et des marchandises.
- De temps h, autre, lors des foires et marchés importants ou des fêtes locales, des trains se composant de plusieurs voitures assureraient le transport de 50 à 60 voyageurs. ''
- On pense que les autorités belges se montreront favorables à ce projet.
- ** *
- Les étapes du martyre
- Du Vélo :
- L’automobile va passer — comme jadis la bicyclette— par toutes les étapes du martyre, disons si vous le voulez de la persécution.
- Après les avanies de l’octroi, voici venir les tracasseries de la régie parisienne. Espérons qu’il n’en est pas encore ainsi dans le reste de la France, mais à Paris voici ce qui se passe depuis quarante-huit heures.
- tine’voiture est arrêtée pour une cause quelconque dans le bois de Boulogne — ce fait précis s’est passé mardi. — Un préposé aux contributions, en civil, çar MM. les « rats » n’ont aucun uniforme, s’ayançe vers Je conducteur et lui demande ses papiers.
- — Mes papiers ? Je ne les ai pas. Je n’en ai pas.
- — Procès-verbal.
- — Mais...
- — D’abord avez-vous trois freins ?
- — Non. Je n'en ai que1 deuîx.’ ‘
- — C’ést insuffisant.’'boublë'procès-verbal.
- p.190 - vue 195/833
-
-
-
- LA LDPPMOTIPN AUTpMPBILE
- 191
- Depuis quelques jouys, en effet, la préfecture de police a résolu d’exlgèr les (rois freins réglement taires. Mais voici où la choge'se corse.
- Le propriétaire de cette même voiture a une autre voiture. Il va la déclarer au fisc et s’offre à payer ses contributions.
- — Avez-vous un certificat constatant que la préfecture a reçu votre voiture ?
- — Non.
- — Avez-vous trois freins?
- — Non.
- — Alors je ne prends pas votre argent. Appor-tez-moi le certificat de la pyéfectqre constatant que votre voiture est reçue et qu’elle a trois freins.
- Comprenez-vous la combinaison ? "
- Vous ne pouvez pas paÿep vqs çontribqtioqs à Paris, désormais, si vous n’avez pas le f^piépx certificat. Ét si vous n’qyez pas le fameux peftifjcaf, on vous dresse procès-yerbal.
- Voilà où nous én spmmp§.
- Les étapes dp paartyre, qppi !
- Course Bru^elles-Spa
- Le Comité d’organisation de la course Bruxelles-Spa et de l’exposition d’automobiles, qui aura lieu dans cette ville, apres la coürse, les 26, 28 et 29 juin prochain, vient d’arrêter' ainsi' la liste des prix à partager entre les conpiUTfifilg :
- lre catégorie. — Mptqçyples, jnfiXifniW1 2($ kij. — 6 prix : 5Q.Q, 4Q9,,30Q, gt 5,0irançs.
- 2, catégorie. -4 Voitpres, mayjmupi ' 2(Jg ki}. — 8 prix : 2 fJUO, 1 bQQ,' l 5qo; 1 OÇJft, gfig, pOP, '4flP fit 200 francs.
- En outre, pour les ypitnpps à qqatre places pom-portant un poids en passàgefS fie *gQ 4 3()g kil., il sera attribué des prix spéciaux de 500, 400 ét 300 francs.
- Parmi cps prix, ij en est up de 500 francs offert par sir David Splomons, le syrnpaÛiique président de la Self Propèlted Tràf(îc Association, pour être décerné à la pîué belle voiture ayant pris part à la course.
- * *
- ? *
- Les automobiles des gprqs
- Le Conseil municipal de Saint-Gilles vient d’émettre un avis favorable sur la proposition qui lui avait été faite de faire stationner cinq automobiles à la gare du Midi. ul
- A
- Du Vélo :
- Il semble que les prix élevés des voitures automobiles ne prennent'pas le chemin de baisser.
- Savez-vous combien Charron, vainqueur de Marseille-Nice, demandait de sa voiture, la fameuse voiture jilanché
- 50 000' francs, vous lisez bien, cinquante mille ! C’est ce qu’autrefois on donnait comme dot aux jeunes filles qui étaient de « bons partis » ! Ce sont les appointements du vice-président des Etats-Unis !
- M. de Knyff, éfppt goppé son pppg de troisième, ne demandait mpdesteinént que trente mille francs, en laissant entrevoir qu’il descendrait à vingt-cinq.
- Quant à M. Yvert, arrivé septième, il a déjà casé sa voiture au prix modeste de vingt mille francs, et c’est M. Leys, de Cannes, qui se l’est adjugée.
- Temps probable pour la semaine
- Semaine du 24 au 31 mars 1898
- Nuageux en général. Température assez basse. Pluies probables à la fin du mois, par vents du Nord-Est à l’Ouest.
- Liste des Brevets d'invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelpt, Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etrangfir, 42, boulevard Bonne-Nouvelle.. — Paris.
- 269631 — 14 août 1897 — de Dion et Bouton — Poulie extensible.
- 269670 — 16 août 1897 — Goldschmidt
- — Perfectionnements aux machines dynamos-électriques.
- 269705 — 17 août 1897 — Société P-Wilh-Kayser et G° — Système de chariot d’avant à accumulateurs pleptricjues pour véhicules quelconques.
- 2697^9 — I9 3914* r^97 — Hallstein — Chaise rqqlatite ' avec moteur élecfrigue à accumulateurs.
- 269774 —- 19 août 1897 — Société p-Wilh-Jiïtyser'et G0 — Système de voiture automohife à^âp.cgmuldtguris plgctrjgues.
- 269797 20 août 1897 "— ©t
- Mersier — Mécanisme 4e changement de marche et dp vitesse applicable aux automobiles, vélocipèdes, etc.
- 269798 — 20 août 1897 — de Dipn §t Bouton — Bicyclette automobile.
- 269871 — 24’aogj: 18.97 — ^ickefsholl
- — Bicyclette.
- 269918 — 26 août 1897 Barisien — Sysfème 4c ÎP3}fl automobile gur route,
- ayant chaque voi’thfe m°tFifi£-
- 269961 — 26 août 1897 — Dpaulpttp et Catois — Appareil spécial s'appliquant aux voitures automqhjlpg ep fpjfg genres," et servant à communiquer au?; ^gùç'rqgeV 4’gn même essieu, un mouvement de rotation à des vitesses variables,’ sofCgp ayqnt, spit en arrière, et produisit qug§n| (fjregffpP) l’arrêt et le frein.
- 270061 —41 août 1897 — Knipf — Perfectionnements dans fgs m££fiPf|o%? PPhf propulsion des .véhictfleg.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- I , '
- Semaine Sainte à Rome. Train à prix récjujt.s de Paris à Rome : 2e pJa§sq lgQ fpaficg ; 3° clause g5 fr. (aller et retpur). " 1
- Aller, — Départ lfi 4 ^.yrij 4 2 g. 25 soif (trajet direct).
- Retour. — flans un gelai de trois .semaines par tous les trains cprpppriant qê§ ygjlgféé’cje la classe du billet. Cinq arrêts facultatifs permettant dé visiter Turin, pêneg, Plaisait’ ^olpgppl'pisè pu Florence.
- Billets délivrés à d^tgf* gu 2g fi )fi gfie de Paris P.-fj.-^I., dap§ lps bufeâj)x:imGp{jfsïif$'§‘la Compagnie, d'app Ip^'agénpês spppJfi/gl gtdiips foutes les gares et station^; de la jCp.iggagnig du Nord.
- Nola- — Qft trogÿêpà 4 Ro.me’dpé'Kllàlfi sbécjaux d’aller pt retour pour Naples- Eh?Ylb cl. 40 fri 20 - 2* cl. 28 fr. fN - 3° q]; 1? $.70. T 1 " n
- p.191 - vue 196/833
-
-
-
- 192
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs Je Voitures Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des auto.mobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C°, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis. Pétrole
- Amiot (avant-'rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cu des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geofïroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et Ce, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret Gusiin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout. Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automo.biles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipède^ Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MaiIJot. Téléphone.
- Guiet tt Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri), 124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- üMèpe de la «Loeomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1" volume : Les Vélocipèdes. — 2* volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3' volume : Les voitures à pétrole. — 4' volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8”; prix, broché, 5 francs; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 60 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.192 - vue 197/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 13 31 Mars 1898
- MB IBS TOITDBES «l ÏÉBIGDLES BEGAMIQDES, publié sus le I10T PMROBÀGE U T0DR1HG-CLDB de FBUCB
- SOMMAIRE OU N’ 13
- Qu’est-ce qu’un « Motocycle ? » G. Desjacques. Chauffeurs, un peu de calme, L. B.
- Notes Electromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Exposition de l’Automobile-Club.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir, Aimé Witz.
- Automobile F. Goret, P. Sarrey.
- Transport des voitures automobiles par chemin de fer, Albert Rodanet.
- Voitures électriques Kriéger, P. Sarrey. Automobile-Club de France.
- Appareil pour le gonflement automatique des bandages pneumatiques par l’introduction d’une pièce de monnaie (système Ligon). Notre Concours.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Petite Correspondance.
- Temps probable.
- FIACRE ÉLECTRIQUE KRIÉGER
- p.n.n. - vue 198/833
-
-
-
- 194
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Qu’est-ce qu’on « motoeyele » ?
- Telle est la question que tous se posent en ce moment au triple point de vue de la taxe, des courses et des transports par chemins de fer. Et chacun donne sa définition, n’envisageant en général qu’un seul de ces points de vue.
- Pour ce qui est des courses, il n’y a pas à s’en préoccuper. Chaque organisateur donnera la définition qui lui plaira le mieux, et, au besoin, fera autant de catégories qu’il jugera utile pour ne froisser personne.
- Le 22 mai prochain aura lieu la course Rouen-Le Havre-Rouen, pour laquelle « tout véhicule dont le poids n’excédera pas ioo kil. en ordre de route sera considéré comme motoeyele ». — Le V. C. Périgourdin, sans définir le « motoeyele », en fait 2 catégories pour sa course du 2 mai : au-dessous de 100 kilogs et entre 100 kilogs et 200 kilogs.
- — Dans la course Nice-Cannes-Nice il y eut 3 catégories : ceux au-dessous de 1 cheval, puis ceux entre 1 cheval et 1 ch. 1/2 et enfin ceux au-dessus de 1 ch. 1/2 et dépassant 100 kilogs. — Le Vélo, dans son critérium des motocycles, déclare accepter tous les véhicules ne pesant pas plus de 200 kilogs à vide, c’est-à-dire sans eau ni combustible.
- — Enfin, le Midi-Sport, lui, n’engage pas sa responsabilité : « Seront considérés comme motocycles tous les véhicules qui ont pris part sous ce nom aux précédentes courses de ce genre ; tels que les tricycles à pétrole de Dion-Bouton, les voiturettes Bollée, les bicyclettes ou tricycles à pétrole ou à l’électricité. »
- Mais, nous le répétons, ce n’est pas là que nous regrettons de ne pas trouver une interprétation unique. D’autant que la question peut se résumer à ceci, du moins à ce que montre l’expérience des courses passées : « La voiturette Bollée est-elle, ou non, un motoeyele ? » Et ceci est affaire d’appréciation et de considérations locales.
- Mais où l’indécision devient plus curieuse, c’est quand on voit la Chambre voter une taxe sur les motocycles, distincte de celle des voitures, sans prendre la précaution de définir ce qu’elle entend par là.
- Jamais une taxe ne sera parfaitement équitable, mais, pour qu’on puisse l’établir, il faut nécessairement savoir à quoi elle s’applique. La définition peut être mauvaise au point de vue de la juste répartition des charges ; il suffit qu’elle soit pour qu’on s’incline : n’en avons-nous pas un exemple dans la progression du pourcentage de l’impôt d’après la valeur des loyers ? Et cet autre plus immédiat dans la distinction faite entre les automobiles à 2 places et au-dessus de 2 places?
- Je sais bien que les députés ont dû penser comme le Midi Sport : « Sont considérés comme motocycles ceux qui, jusqu’ici, ont été appelés ainsi. »
- Mais aussitôt qu’il s’agira de payer une taxe, tel qui revendiquait le nom de voiture ;u, de petite voiture, de véhicule confortable et non de cycle, dira: «Je suis motoeyele, voyez mes roues ! ».
- Et, puisque dans les voitures on ne proteste pas contre la division entre voitures à deux places et voitures au-dessus de deux places, il nous semble qu’on deyrait dire en bonne justice : le motoeyele est un véhicule à une seule place ; et si l’on veut éviter un abaissement de taxe pour des voitures, que l’on pourrait imaginer plus tard, n’ayant qu’une seule place, mais luxueuses et confortables, ajoutons alors pesant moins de 200 kilogr. par exemple ».
- Rappelons d’ailleurs que l’article additionnel voté par la Chambre portait : « les vélocipèdes et appareils analogues munis d’une machine motrice. »
- Mais, direz-vous, que faites-vous des tricycles-tandem ? Comment comptez-vous ces sièges qu’on ajoute aux tricycles, ces voiturettes qu’on y attelle ? Et ces voiturettes sont-elles des voitures automobiles ? non, n’est-ce pas, elles font partie du tricycle, et pourtant tricycle et voiturette peuvent appartenir à des propriétaires différents... Qui paiera la taxe?
- L’esprit s’y perd en vérité. Il faut rejeter, croyons-nous, toute classification portant sur la puissance des moteurs, pour des raisons que nos lecteurs connaissent bien.
- Peut-être n’arriverait-on en parlant de suspension ou de nature des roues (roues de cycle ou non) qu’à faire produire des véhicules incommodes ou laids, dans le but de tourner la loi.
- Et si on trouve qu’une définition trop simple est forcément incomplète, pourquoi ne dirait-on pas :
- i° Au-dessous de 100 kilos : 1 place 15 fr., plusieurs places 25 fr.;
- 20 Entre 100 et 200 kilos : 1 place 25 fr., plusieurs places 40 fr.;
- 30 Au-dessus de 200 kilos : 1 ou 2 places 60 tr., plus de 2 places 100 fr.
- Pour les deux premières catégories, sièges supplémentaires sans adjonction de roues... 5 fr;
- Sièges supplémentaires avec adjonction de roues spéciales (transformation en quadricycle, voiturettes remorquées)... 10 fr.
- Ces chiffres ne sont évidemment là qu’à titre d’exemple et il n’y aurait aucun inconvénient à diminuer quelques-uns d’entre eux, ou même, ce qui serait encore mieux, à les diminuer tous.
- p.194 - vue 199/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 195
- Quant à ce qui regarde les Compagnies de chemins de fer, il est évident que la distinction doit être basée sur la plus ou moins grande facilité de mise en wagon.
- Et pour ceci j’approuve parfaitement la classification proposée par l’Automobile-Club, qui s’était d’ailleurs placé surtout à ce point de vue : Véhicules à propulsion mécanique d’un poids inférieur à 200 kilogs.
- Chacun de nos lecteurs a d’ailleurs son opinion personnelle. Nous avons entendu proposer :
- Véhicules où la force musculaire peut intervenir pour la propulsion.
- Véhicules construits avec des pièces de cycles.
- Véhicules n’ayant pas deux places de front.
- Véhicules dont le siège est à moins de tant de centimètres au-dessus du sol.
- Il y en a à l’infini et nous accueillerons volontiers les avis nouveaux.
- G. Desjacques.
- Cbaulfeurs un peu le calme
- J’ai si souvent conseillé, ici-même, le calme aux chauffeurs qui circulent dans Paris et au Bois, que je n’ose presque plus répéter ces exhortations à la prudence, voyant qu’elles ont si peu d’effet. Mais, puisque les imprudents qui font du 45 à l’heure autour de Lo gchamp ou dans l’allée des Acacias ne consentent pas à se modérer, c’est à l’administration que je demanderai maintenant de prendre des mesures sévères en ce qui concerne la circulation dans Paris et au Bois.
- J’ai l’autre jour été témoin d’une série d’incidents, heureusement sans suites graves ; un chauffeur vêtu de fourrure et de la traditionnelle casquette, manœuvrait sa Bollée dans l’allée des Acacias, à l’heure où les équipages affluent, et se faufilait à une vitesse folle entre les chevaux. Arrivé au bout de l’allée, il s’arrêta pour causer à un ami, tandis que son moteur détonait comme il arrive quand la carburation se fait mal.
- Pendant le temps de la conversation, plusieurs accidents faillirent se produire ; un cavaliep fut à moitié désarçonné, une charrette anglaise s’engagea sur le trottoir... et le chauffeur causait toujours. Indigné, nous allions nous approcher du chauffeur pour lui demander de partir, lorsqu’il s’aperçut de ce mouvement et se mit en maiche; mais, après quelques mètres, mal conduite, sa voiturette restait en panne; nouvelle série d’incidents ! Et pas u:r garde pendant tout ce temps pour admonester le chauffeur !
- Qu’arrivera-t-il si cela continue? C’est que le public nous sera de plus en plus hostile, à cause d’une centaines d’affolés de vitesse qui prétendent nous imposer leurs mœurs! Et ce jour-là, l’automobilisme sera réglementé par des lois sévères que nous avions su jusqu’à présent éviter.
- Que tous les chauffeurs protestent maintenant qu’il en est temps encore ! demain il sera trop tard !
- X. — ACCUMULATEURS PLOMB-PLOMB. — MONTAGE DES PLAQUES.— ACIDE. — RÉCIPIENTS.
- — NOMBRE D’ÉLÉMENTS A EMPLOYER.
- Lorsqu’on a fait choix de plaques positives et négatives présentant les qualités les plus adéquates à l’application en vue, l’accumulateur est loin d’être terminé, car il faut encore monter ces plaques dans leurs récipients et prévoir les connexions de ces éléments entre eux.
- Un accumulateur comprend toujours un nombre impair de plaques . n positives,
- (n -f- 1) négatives. Le but de cette disposition est d’encadrer les positives extrêmes par des négatives, afin que leurs deux faces soient également intéressées à l’action électrolytique : sans cette précaution, les positives gondoleraient infailliblement. Pour connecter les négatives entre elles et les positives entre elles, chaque plaque se termine par une queue en plomb ou en plomb antimonié, et ces queues sont fixées par soudure autogène sur des traverses de même métal ou alliage que les queues elles-mêmes. On a essayé de fixer les queues des plaques en les soudant à des fils de nickel ou de cuivre \ malgré les vernis dont on a soin de recouvrir la jonction, l'eau acidulée grimpe le long des tiges de plomb, s’infiltre sous le vernis, et détériore rapidement les soudures. Si l’on veut absolument pouvoir démonter les plaques, on peut avoir recours à des queues fendues dans lesquelles se loge un boulon en plomb antimonié fileté sur toute sa longueur : des écrous également en plomb antimonié montés sur ce boulon viennent serrer les queues et assurer le contact. C’est également à l’aide de boulons et, d’écrous en plomb antimonié qu’il convient d’établir les connexions entre les divers éléments d’une batterie.
- Lorsque les plaques alternativement positives et négatives sont connectées, il faut empêcher qu’elles ne viennent se toucher et établir ainsi un court-circuit. A cet effet, on emploie un grand nombre de dispositifs : les plus simples sont des jarretières en caoutchouc rond de 5 à 8 millimètres de diamètre dont on entoure les extrémités verticales des plaques, et qui forment ainsi bourrelet isolant. Ces jarretières doivent être verticales 5 en les disposant horizontalement, elles serviraient de support aux particules de matière active détachées des plaques par l’usure et faciliteraient l’établissement de ponts conducteurs. On emploie surtout, dans les accumulateurs pour véhicules, des feuilles minces d’ébonite ou de celluloïd, de quelques dixièmes de millimètres seulement d’épaisseurr et percées
- L. B.
- p.195 - vue 200/833
-
-
-
- 196
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- d’un très grand nombre de petits trous de i à 2 mm. de diamètre, si rapprochés qu’ils représentent la moitié ou, au moins, le tiers de la surface totale de la lame séparatrice. Ces séparateurs n’opposent qu’une résistance absolument négligeable au passage du courant, tandis qu’ils s’opposent efficacement à l’établissement des courts-circuits. Dans certains modèles d’accumulateurs, le séparateur constitue une véritable chemise dans laquelle toute la positive est étroitement enfermée, car c’est surtout la positive qui a tendance à l’émiettement, par suite de l’action désagrégeante des charges successives reçues par l’élément. Il faut également éviter que les plaques reposent directement au fond du récipient : il convient de les suspendre ou de les faire reposer sur des tasseaux disposés au fond du bac ; la hauteur de ces tasseaux doit être assez grande pour que la matière active tombée des plaques se loge au-dessous des plaques, sans les toucher.
- L’eau acidulée sulfurique a un grande influence sur la force électro-motrice, la capacité et la durée des accumulateurs plomb-plomb. Il est tout d’abord très important que l’acide sulfurique soit le plus pur possible : l’acide dit au soufre et l’eau distillée ou l’eau de pluie doivent être employés de préférence pour obtenir l’eau acidulée sulfurique. Avoir bien soin de verser l’acide dans l’eau, lentement, en agitant pour favoriser le mélange et le refroidissement, et n’introduire'cette eau acidulée qu’après refroidissement complet. Les fabricants d’accumulateurs indiquent généralement la densité de l’eau acidulée la plus convenable. Il convient de ne jamais dépasser la densité 1,52 (350 Baumé), l’accumulateur étant complètement chargé, mais il y a intérêt, pour les accumulateurs à décharge rapide, à ne pas descendre beaucoup au-dessous de ce chiffre, afin de ne pas transporter inutilement une trop grande quantité d’eau dans la solution acidulée. Lorsque la densité est faible, le liquide au voisinage des plaques s’épuise plus rapidement, et le débit de l’accumulateur s’abaisse. Bien qu’une solution riche en acide soit peu favorable à la conservation des électrodes, l’accroissement de force électromotrice et de débit résultant de son emploi nous engage à la recommander pour l’application spéciale en vue.
- Lerécipientidéaldesaccumulateurs à grande puissance et à grande énergie spécifiques n’est pas facile à réaliser, car il devrait être à la fois, léger, mince, résistant, élastique, transparent et peu coûteux. En procédant par éliminations successives, il ne reste plus aujourd’hui, pour construire de bons récipients ou bacs d’accumulateurs légers, que l’ébonite et le celluloïd. Lorsque l’ébonite et le celluloïd sont de bonne qualité, les bacs faits en ces matières sont excellents, et il y aurait en faveur du celluloïd les avantages
- résultant de sa transparence, de sa flexibilité relative et de sa facilité de fabrication (soudage de feuilles par la matière elle-même dissoute dans l’acétone).
- Malheureusement,le celluloïd estune substance partrop facilementinflammable,et nous connaissons à ce jour, quatre cas dans lesquels l’inflammation du celluloïd formant les bacs d’accumulateurs ont mis le feu au véhiculé électromobile, et plus ou moins détérioré son mécanisme ou sa carrosserie. Sans rejeter complètement le celluloïd, qui présente de précieuses qualités, il faut prendre de minutieuses précautions dans son emploi, et demander des garanties de qualité, le mauvais celluloïd s’attaquant assez rapidement sous l’influence des produits suroxydants développés dans l’accumulateur en fin de charge. On arrivera peut-être à faire de bons bacs d’accumulateurs, solides, légers et résistants, en tissu pégamoïdé, mais cet article n’est pas encore sur le marché.
- Les bacs des accumulateurs d’automobiles doivent toujours être munis d’un couvercle hermétique, afin d’éviter les projections d’acide produites par les cahots, mais il faut ménager dans le couvercle un petit trou qui laisse échapper les gaz dégagés pendant la charge.
- Quelle que soit la puissance que doive développer une accumobile et le chemin qu’elle ait à parcourir entre deux recharges successives, le nombre d’éléments est fixé par des circonstances indépendantes aujourd’hui de la volonté des constructeurs, et ceux-ci ne peuvent faire varier que le poids et les dimensions de chaque élément. C’est, qu’en effet, les électromobiles doivent pouvoir se recharger en se reliant aux distributions générales d’énergie électrique, et ces distributions se font toutes, ou à peu près, au potentiel d’environ 110 volts. La batterie ne peut donc se charger économiquement qu’avec un nombre d’éléments montés en tension tel que ce potentiel soit suffisant. D’autre part, il y a généralement intérêt à faire les changements de vitesse par couplage des batteries, ce qui oblige à faire emploi d’un nombre d’éléments divisible par quatre. Pour ces raisons, on dispose toujours sur les voitures 40 ou 44 éléments formant quatre groupes de 10 ou 11 éléments chacun. Avee 36 éléments, on gaspillerait trop d’énergie dans des résistances; avec48, on arriverait difficilement à charger à satu-sation. C’est le nombre 40 qui est généralement adopté par tous les constructeurs ; il correspond à un matériel étudié pour fonctionner à 80 volts lorsque les 40 éléments sont montés en tension.
- L’étude spéciale de ces batteries au point de vue de leur construction et de leurs conditions de fonctionnement fera l’objet des Notes suivantes.
- E. Hospitalier.
- p.196 - vue 201/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 197
- Automobile-Club de Belgique.
- Nous recevons les informations suivantes :
- La question de l’entretien des routes empierrées par la méthode des rechargements généraux cylin-drés est actuellement à l’ordre du jour; — le Gouvernement belge paraît être dans les meilleures dispositions et vouloir enfin donner satisfaction aux nombreuses plaintes dont la méthode actuelle a été l’objet.
- Voici, en effet, la réponse formelle que M. de Bruyn, ministre de l’agriculture a adressée à la pétition que M. Tesch, notaire à Arlon, lui avait transmise au nom des Luxembourgeois par les soins de l’Âutomobile-Club de Belgique.
- « Bruxelles, 15 mars 1898.
- (' Monsieur,
- « Comme suite à votre pétition, en date du 3 février dernier, j’ai l’honneur de vous faire connaître que mon département a déjà commencé à entretenir certaines routes empierrées de l’Etat par la méthode des rechargements généraux cylindrés. Je suis disposé à donner une plus grande extension à ce mode d’entretien ; toutefois, les frais d’entretien étant plus élevés, au moins pendant les premières années, mon administration ne pourra entrer que graduellement dans cette voie.
- «C’est en vue de ce nouveau mode d’entretien des chaussées empierrées que le Gouvernement a fait, l’an dernier, l’acquisition de deux rouleaux compresseurs à vapeur.
- « Veuillez, Monsieur, donner connaissance de ce qui précède aux cosignataires de la pétition prémentionnée, et agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- « Le Ministre,
- « Signé : de Broyn. »
- Monsieur,
- Nous avons l’honneur de vous informer que, dans sa séance du 16 mars dernier, le Conseil d’administration de l’Automobile-Club de Bel-ique a fixé au mercredi 13 avril prochain, à heures de relevée, la première Assemblée générale statutaire pour 1898.
- Les membres qui auraient des propositions à faire figurer à l’ordre du jour ou des candidatures à proposer pour les élections au Conseil d’administration, sont priés de les adresser par écrit au Secrétariat général avant le 2 avril.
- Toute candidature doit être appuyée par les signatures de dix membres.
- Les membres sortants du Conseil d’administration qui sont, d’après le roulement établi par tirages au sort, soumis à réélection, sont :
- MM. le vicomte de Jonghe, vice-président;
- Fritz Bosquet;
- le vicomte de Schrynmakers de Dormael; le comte Maxime de Bousies; le comte Fernand de Villegas de Saint-Pierre .
- L’assemblée générale sera suivie d’un dîner et d’une fête intime organisés dans les locaux. Les membres qui désireraient y assister sont instamment priés de prévenir le secrétariat avant le 10 avril.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
- Le Secrétaire général,
- Cte F. de Villegas de Saint-Pierre, Le Président,
- Cte van der Straten Ponthoz.
- Le Président du Comité Directeur, Cte h, van denSTEENDE Jëhay.
- Un Meeting Cyclo-Automobile
- Un meeting cyclo-automobile se tiendra les io et 11 avril sur la place d’Armes, à Nice. Ce meeting comportera de grandes courses réservées aux bicyclettes et aux motocycles.
- Ces courses seront organisées par 1 eVélo-Sport de Nice et seront dotées de 2 ooo francs de prix, dont i ooo offerts par la Ville de Nice.
- Voici la composition du programme en ce qui concerne les motocycles.
- Deuxieme journée, lundi n avril,— Motocycles. — 5 ooo mètres à courir par séries. Médaille de vermeil et diplôme au ier; médaille d’argent et diplôme au 2° ; médaille d’argent et diplôme au 3e. Tous les motocycles ayant effectué la course auront droit à un diplôme.
- Adresser les engagements à M. Cordât, président de la V.S.N., 26, rue Masséna. La liste sera irrévocablement close le jeudi 7 avril, à 7 heures du soir.
- *
- * *
- Le Critérium des Motocycles
- £me Année, 24 avril 1898.
- Comme suite aux renseignement quenous avons donnés dans notre dernier numéro, notons les engagements suivants.
- 19. Audineau.......... Paris
- 20. Griet................ —
- 21. Wildfrid............. —
- 22. Osmont............... —
- 23. Tart................. —
- 24. Blin................. —
- 25. Mouter............... —
- Rappelons que les engagements seront clos le
- 17 avril à minuit et que le droit d’entrée est de 20 francs.
- *
- *• *
- Une course d’Automobiles à Avignon
- On prépare en ce moment à Avignon une grande course ouverte à tous les types d’automobiles, voitures et motocycles. On compte sur de nombreux engagements de la région et aussi suides chauffeurs de Paris. Sur les routes admirables et plates de la région, on pourra atteindre les vitesses les plus fantastiques.
- * *
- L’album del’A. C. F.
- M. R. Lemoine vient de déposer, sur la table du Cercle des Chauffeurs, renfermée dans deux albums, la magnifique collection de photographies et d’estampes à laquelle il s’est si ardemment consacré.
- Ces albums résument : l’un, l’histoire de l’industrie automobile ; l’autre, l’histoire du sport automobile. On voit en effet, dans le premier, classés par ancienneté, tous les types de voitures qui ont vu le jour depuis les premiers essais ; dans le second, les photographies d’amateurs rappelant les principaux events auxquels l’automobilisme a donné lieu.
- Tous nos compliments au dévoué collectionneur.
- *
- * *
- Paris-Roubaix
- 10 avril. — Bicyclettes et Motocycles La course de motocycles que l’on a ajoutée cette année à la course des bicyclettes dans Paris-Roubaix a réuni un nombre d’engagements qui dépasse celui des concurrents cyclistesi
- p.197 - vue 202/833
-
-
-
- 19S
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Dimanche prochain, 3 avril, toute une caravane de chauffeurs partira de grand matin de la porte Maillot pour aller reconnaître la route. Au nombre de ces intrépides, citons : Charron, Girardot, Fournier, Rivierre.
- Les trois premiers sont engagés dans la course comme motocyclistes; Rivierre est engagé dans la catégorie des bicyclettes, mais il pourrait bien se faire qu’il s’engageât aussi à motocycle au dernier moment.
- *
- * *
- Une course de relais automobile organisée par le « Journal des Sports »
- A la suite de nombreuses demandes reçues par le Journal des Sports relatives à l’emploi des automobiles dans sa course de relais annuelle, M. J.-H. Aubry écrit :
- « Certains centres où l’automobilisme est déjà en grand honneur nous demandent si, pour hâter l’arrivée du pli à sa destination, il ne pourront employer des tricycles à pétrole ou voiturettes.
- « A cette question, nous répondons non, la course de relais des dimanche et lundi de Pâques étant exclusivement cycliste. Nous organiserons poulies dimanche et lundi de Pentecôte une autre course de relais, automobile celle-là, dans laquelle les véhicules automobiles seuls seront admis à transporter des plis par relais jusqu’aux points les plus éloignés de nos frontières. »
- Exposition ie l'Antomobile-Clul)
- L’Exposition Internationale d’Automobiles qui se tiendra le 13 juin prochain dans le Jardin des Tuileries s’annonce de plus en plus comme un grand succès.
- Voici une liste plus étendue, mais non complète des exposants ayant retenu leur emplacements :
- MM. de Dion et Bouton, Panhard et Levassor, Jeantaud, Clément, Le Blon frères, de la Forest et Maus, Société l’Automobile, Kriéger, de Dié-trich et Cie,Mors,Daniel Augé,La Marque Georges Richard, Peugeot, L. Bollée, Amiot et Péneau, Delahaye et Cie, Decauville, Brouhot, Popp, Mouter, Léon Lefebvre, Chevalier, Marot, Gardon et Cie, C. Patin, Cambier, Rochet-Schneider, Güutier-Wehrlé, Audibert-Lavirotte et Cie, Michelin, Edeline, Rheims, Auscher et Cie, Houry, O’Kelly, Englebert, Société Industrielle, Doré, Vallée, etc.
- ¥ ¥
- La Société anonyme des Automobiles Peugeot exposera dans son emplacement de 100 mètres carrés : cinq voitures à 2 places, un phaéton, une Victoria, un break, un omnibus, un coupé, une wagonnette et un vis -à-vis.
- * *
- M. L.-G. Doré, constructeur à Paris, 179, rue de Courcelles, aura 20 à 30 mètres carrés et exposera : un coupé électrique, un coupécabà pétrole, un avant-train séparé (le tout avec système d’essieu d’avant-moteur et avant-train directeur).
- *
- * *
- MM. Audibert et Lavirotte ont pris 50 mètres carrés et exposeront des voitures à pétrole de différents modèles et peut-être leur nouvelle voiture électrique actuellement à l’étude.
- M. Vallée a pris 12 mètres carrés et exposera une voiture à 4 places et une autre à 2 places.
- *
- * *
- MM. Th. Cambier et Cie, constructeurs à Lille, Saint-Maurice (Nord), exposeront, dans un emplacement de 40 mètres carrés : une diligence automobile, à moteur de 25 chevaux; une pompe à incendie automobile, moteur de 16 chevaux ; un phaéton, moteur de 8 chevaux; d’autres types encore avec moteurs de 4 à 8 chevaux, à savoir : un mylord, un dog-cart, un cab, une Victoria et un duc, transmission soit par engrenages, soit par courroies.
- *
- * *
- La Société Kriéger a retenu 75 mètres carrés et doit exposer : un coupé et une Victoria à 4 places, un coupé et une Victoria à 2 places, un coupé à galerie, enfin une voiture de livraison.
- ¥ ¥
- La Société l’Automobile a retenu 100 mètres carrés et exposera : deux voitures électriques, une Victoria Phénix, avec changement de vitesse électrique, et une voiture de livraison modèle Pan hard-Eevassor.
- De plus elle aura des compteurs électriques pour voitures, faits aux Etats-Unis pour la Société.
- ¥ ¥
- Nous tenons de M. Léo Lefebvre qu’il a retenu 30 mètres carrés dans le service des voitures ayant subi l’épreuve préalable, pour y exposer quatre ou cinq voitures de types différents : voiture de livraison, petite voiture en tubes d’acier, voiture de luxe avec moteur 6 chevaux, toutes avec moteur Pygmée.
- ¥ ¥
- M. Delahaye a retenu 80 à 90 mètres carrés ; il exposera 6 voitures des derniers modèles : 3, 4 et 6 places.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers
- La Société des voitures électriques, système Kriéger pousse activement les travaux, elle a douze nouvelles voitures type fiacre en construction, en tout 22 voitures.
- Rappelons que son usine est à Courbevoie, 39, avenue Marceau.
- *
- % *
- La Société des ateliers Germ ;in à Montceau-sur-Sambre construit un tracteur à faible vitesse et grande puissance destiné spécialement à la traction des bateaux,
- ¥ ¥
- MM. Audibert et Lavirotte ont un nouveau moteur à l’étude, et en construction une voiture élec trique qu’ils exposeront en juin s’ils sont prêts.
- ¥ ¥
- La Compagnie générale des Automobiles dont nous décrirons dans quelques jours la nouvelle voiture, type 1898, livredès maintenant le moteur seul, ou le moteur avec les châssis et l’ensemble du mécanisme au gré du client. C’est une mesure qui lui assurera une nombreuse clientèle de province à laquelle les constructeurs parisiens ont refusé jusqu’ici ces parties mécaniques.
- p.198 - vue 203/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 199
- Les Automobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi 17 mars dans la Salle de là Société Industrielle
- Est-il une question plus neuve, plus actuelle, pius attrayante et en même temps plus scientifique que la lutte qui vient de s’engager, d’une part, entre ce fougueux animal que Buffon appelait la plus noble conquête de l’homme, qui a été dompté, domestiqué et asservi au point de se laisser couvrir de harnais, conduire par des brides et stimuler par le fouet, et d’autre part ces voitures automatiques, admirables par leur souplesse, leur vélocité et leur puissance, qu’on met en mouvement, qu’on accélère et qu’on arrête, qu’on fait virer, avancer et reculer en pressant un bouton ou en pesant sur un levier ; entre cette merveille du Créateur, fier coursier qui n’était certes pas fait pour être attelé à une caisse roulante et cette merveille de l’homme, oeuvre de son génie, de son savoir et de son patient labeur; entre le moteur à avoine, aux muscles de chair, et le moteur à charbon aux muscles d’acier ; entre le cheval et l’automobile !
- Tout le monde s’intéresse aujourd’hui à cette lutte ; les uns. par dilettantisme, parce qu’ils escomptent l’occasion d’un sport nouveau ; les autres, aux idées plus pratiques, parce qu’ils voient dans les mains de l’homme un instrument qui augmente sa puissance et multiplie les ressources dont il dispose ; quelques-uns, en petit nombre, apprécient la grande portée scientifique d’une invention qui est le triomphe de la thermodynamique et de la mécanique appliquée. C’est à ces divers points de vue qu’il faut se placer pour comprendre l’engouement extraordinaire qu’excite l’automobilisme. Il a ses adeptes dans tous les rangs de la société et dans tous les pays; parmi les souverains, je citerai Sa Majesté la Reine d’Espagne, le Sultan, l’empereur d’Allemagne et le duc d’Oldenbourg, oncle du tsar Nicolas II, parmi nos députés, le président de la Chambre, M. Brisson et M. Georges Berger, parmi les membres de l’Institut M. Marcel Deprez, parmi les diplomates M. de Courcelles, parmi les membres du Jockey-Club le baron de Zuylen et le marquis de Chasseloup-Laubat, parmi les femmes célèbres, Mme de Martel, plus connue sous le nom de Gyp : la noblesse et la bourgeoisie, l’industrie et le commerce se sont également épris de ce nouveau mode de locomotion. L’automobilisme est un art, c’est une science, c’est un métier, c’est une passion, (c’est parfois une manie), qui a ses apôtres enthousiastes et convaincus ; il a ses organes de 'publicité et sa presse, en tête de laquelle se trouve la Locomotion Automobile, puis la France Automobile, les Petites Annales, le Chauffeur, etc.; il a son club, l’Automobile-Club, fondé en 1895, qui compte déjà 1 200 membres et se recrute aussi bien que le Jockey-Club ; il a son vocabulaire et ses mots à lui, de chauffeurs, de chauffeuses, de motocycles, de voiturettes, de pétroiettes, d’accu-niobiles, de piloinobiles, d’électrobates, voire même d automobilédon, synonyme d’automédon ; il a ses capitalistes et chaque jour voit naître une société nouvelle d’exploitation.
- Bref : l’automobilisme constitue une des grandes préoccupations de cette fin de siècle. Il est donc
- intéressant de rechercher comment l’invention est née et comment elle s’est développée ; ce qu’elle est devenue et comment elle l’est devenue; ce qu’elle nous promet et ce qu’elle peut devenir. Son passé, son présent, et son avenir méritent d’arrêter l’attention des penseurs : c’est la triple question que je vais étudier, avec l’indépendance d’un homme qui n’ayant ni cheval, ni voiture automobile, n’a par conséquent pas de parti-pris.
- L’automobilisme, qu’on croit né d’hier, a déjà une longue histoire. Les Anglais, qui n’accaparent pas seulement des provinces, prétendent que leur premier Bacon, le Doctor admirabilis des scholastiques, avait déjà envisagé, vers le milieu du treizième siècle, la possibilité de créer des voitures sans chevaux ; Newton essaya de réaliser la prédiction en utilisant l’éolypile de Héron d'Alexandrie ; le grand Watt, qui avait entrevu toutes les applications de la machine à vapeur, prit un brevet de voiture en 1784 et Murdoch construisit, en 1785, un tricycle à vapeur que l’on a exhibé orgueilleusement à Londres à l’Exposition de 1851.
- A tous ces inventeurs d’outre-Manche, la France a le droit d’opposer d’abord Elie Richard, qui construisit, en 1690, un carrosse dans lequel « on pouvait se conduire où l’on voulait sans aucuns chevaux ». Cette voiture, qui a été présentée par Ozanam à l’Académie royale des Sciences, avançait par l’action des pieds du laquais juché derrière lavoiture,lequel agissait sur des pédales dissimulées dans la caisse ; à l’extrémité de chaque pédale étaient fixées de petites bielles recevant des palettes à charnières, qui faisaient office de cliquets et s’engageaient dans les dents de roues calées sur l’essieu. Le maître dirigeait par des guides la marche du carrosse en faisant mouvoir l’avant-train.
- Ce mode de transmission par cliquets est celui qu’a adopté Cugnot, en 1769, pour faire mouvoir le véhicule qu’il destinait à traîner des canons et qu’il avait nommé un fardier à vapeur. Une chaudière sphérique, chauffée par un petit foyer dont la porte s'ouvrait à l’avant, fournissait la vapeur à deux cylindres verticaux à simple effet dont les pistons, pressés par-dessus, transmettaient l’effort développé à des chapes à cliquets, qui pénétraient dans des encoches pratiquées sur des disques circulaires et les faisaient tourner d’une quantité proportionnelle à leur course ; ces disques étaient calés sur l’essieu d’avant, portant l’unique roue motrice de la voiture. Cette roue, montée sur bogie, servait en même temps à la direction du véhicule. On put traîner aisément 2 500 kilogrammes à la vitesse de 5 kilomètres à l’heure, mais il eut fallu un mécanisme plus parfait, une chaudière plus étanche et un foyer plus ardent pour pouvoir marcher quelque temps; on rapporte en effet qu’on était obligé d’arrêter tous les quarts d’heure pour alimenter d’eau et refaire de la pressioii. Dans un essai, une fausse manoeuvre fit heurter la machine contre un mur qu’elle démolit, donnant ainsi une preuve malheureuse, mais indiscutable, de sa puissance. Le général Bonaparte, à son retour d’Italie, eut connaissance des expériences de Cugnot et il provoqua à l’Institut la nomination d’une commission dont il voulut faire partie et qui fut chargée d’examiner la voiture et de chercher à en tirer parti; mais-son départ pour l’Egypte l’empêcha de donner suite à ce projet et la machine fut remisée, en 1801, au Conservatoire des Arts et Métiers, où l’on peut la voir encore.
- {A suivre.) ;. < A. Witz.
- p.199 - vue 204/833
-
-
-
- 200
- LA LOCOMOTION AUTOMOBLE
- Automobile F. Goret1
- Cette voiture se distingue par l’emploi d’un moteur à 6 temps avec allumage électrique et vaporisateur à soupapes, avec une transmission par plateau et galet de friction.
- Le moteur à pétrole A (fig. i) comporte 3 cylindres : l’arbre moteur B, portant le volant C est disposé parallèlement à l’axe de la voiture. Le galet K, mobile le long de cet arbre B, peut entraîner par simple adhérence le plateau de friction D, calé sur l’arbre transversal E} commandant par pignon et chaîne F l’essieu moteur d’arrière G dont le grand pignon est calé sur le différentiel sous l’action de la vis /, le galet de friction K se
- place vis-à-vis du plateau D, donnant ainsi les différentes vitesses du maximum jusqu’à O et la marche arrière, lorsqu’on dépasse le centre : la vis J est commandée par un engrenage d’angle et une tige C à manette, à portée de la main du conducteur. La manivelle L sert à la mise en marche du moteur. Direction ordinaire par roues caoutchoutées, montées sur un essieu brisé. Les réservoirs à essence sont logés en .M’avec conduite M” et pointeau de réglage en N pour envoi de l’yhdrocarbure aux vaporisateurs. L’allumage est électrique.
- Moteur. — La caractéristique du moteur em-
- ployé est, disions-nous, de présenter un cycle à 6 temps (au lieu de 4 temps le plus généralement), car après chaque décharge des gaz brûlés, (cycle Beau de Rochas) on produit dans chaque culasse une chasse d’air purifiant le cylindre et permettant d’y réadmettre des mélanges pauvres qui n’ont comme limite de constitution que leur inflammabilité : cet air frais rafraîchit en outre le cylindre bien mieux qu’un simple refroidissement extérieur par ailettes et permet d’aborder les grandes vitesses sans avoir besoin de circulation d’eau, le moteur se maintenant cependant à une température suffisamment élevée pour la bonne utilisation de l’explosion suivante :
- Le carburateur ordinaire a été remplacé par un
- pulvérisateur bien moins encombrant et donnant une utilisation plus parfaite de l’essence.
- Le moteur (fig. 4) se compose ici de trois cylindres à 1200, montés sur une boîte étanche a dont les bielles d actionnent l’arbre moteur f. Chaque cylindre porte sa tige de distribution spéciale gh mue par came et actionnant la soupape d’échappement correspondante J ; la soupape d’admission / fonctionne automatiquement comme à l’ordinaire.
- En O se trouve le vaporisateur dont le pointeur de réglage est manœuvré par la tige h à chaque période d’introduction, l’arrivée d’essence au vaporisateur est en l et la prise d'air en m.
- La came g de distribution est évidée en gouttière dans laquelle roule un petit galet n fixé lui-même à la cage h’ actionnant la tige de distribu-
- ai) M» Et Goret, 4, impasse Bellefontaine^à Lyon.
- p.200 - vue 205/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 201
- tion. Cette came, à profil spécial, déplace en même temps le galet et par suite la tige et les différentes touches qui y sont fixées ; à son extrémité, une bague en forme de coin vient attaquer, par l’intermédiaire d’un galet h, la soupape du vaporisateur. Le réglage de la vitesse s’obtient facilement en réglant le pointeau d’arrivée de l’essence.
- Transm iss ion. — Dans la disposition de trans-
- mission par friction décrite plus haut, l’adhérence est proportionnelle à la vitesse.
- En effet l’arbre portant le plateau est fixe, tandis que le plateau peut se déplacer sur lui tout en l’entraînant; un ressort l’applique d’ailleurs constamment. Mais ce plateau étant conique lui-même, plus le galet se rapprochera du centre, plus le serrage du ressort sera énergique; par suite l’adhérence augmentera.
- Le mouvement d’embrayage, de débrayage et de serrage des freins s’obtient par la manœuvre h un unique levier.
- La fourchette r (fig. 3), entraînant le manchon a billes X et tournant autour du point fixe C, porte à la partie supérieure une douille filetée dans laquelle se déplace une vis qui met en prise le plateau ou le dégage, Ce levier y se prolonge
- par une bielle attachée en un point W du levier de manœuvre W’ tournant fou sur l’arbre des freins. L'axe unique de ces deux pièces traverse un secteur A’ dans lequel il se meut jusqu’à la position de débrayage.
- Lorsqu’on dépasse cette position on met en prise le frein à ruban recouvert de cuir qui em*
- braaae la circonférence dea poulie» Z\ Pour em»
- p.201 - vue 206/833
-
-
-
- 202
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- brayer, il suffit donc de pousser en avant la fourchette V ; le plateau vient en contact du cône; il y a entraînement.
- Pour débrayer, mouvement inverse ; en le contrariant, on serre le frein : les freins n’agissent donc qu’après débrayage du moteur, ce qui est une condition indispensable de sécurité.
- La disposition du moteur à 6 temps est originale et mérite d’être suivie; nous n’avons malheureusement pas de données pratiques sur son fonctionnement, mais nous en reparlerons à l’occasion.
- Paul Sarrey.
- Transport des voitures antonioles
- par chemin de fer
- Le procès qui va être intenté par le Touring-Club de France devant le Tribunal de Commerce de la Seine et dont la décision sera probablement suivie d’une seconde instance devant la Cour de Paris, intéresse tous les propriétaires de voitures automobiles. Au dire des journaux spéciaux les Compagnies de chemins de fer prendraient des prix différents pour le transport des automobiles selon les tendances d’esprit de ses préposés; tantôt même elles accepteraient ou refuseraient les tricycles à pétrole dans le wagon à bagages selon que l’employé chargé de ce service les classerait ou non dans la catégorie des colis pouvant être transportés dans les trains de voyageurs, comme bagages personnels.
- La loi de 1845, l’ordonnance portant règlement d’administration publique du 15 novembre 1846 en y ajoutant les articles 103 et suivants du Code de commerce applicables à toutes sortes de voituriers, sont les codes de la matière.
- L’ordonne nce royale de 1846, en ce qui concerne le transport des marchandises par voie ferrée peut se résumer en deux principes fondamentaux : les tarifs perçus par les Compagnies doivent être homologués par le Ministre des Travaux publies, les marchandises toutes sur un prix de parfaite égalité doivent être transportées sans tour de faveur.
- Les tarifs proposés par les Compagnies dans un maximum déterminé par le cahier des charges, après enquête des préfets des départements traversés, sonthomologués s’ily alieu par le ministre. Enoncer cette règle c’est nier le droit des Compagnies de percevoir des taxes différentes pour le transport d’un même objet entre deux mêmes localités ; c’est ouvrir l’action en détaxe à l’expéditeur ou au destinataire qui a trop payé.
- Dire que toutes les marchandises doivent être transportées au fur et à mesure de leur dépôt dans les gares, c’est ouvrir une action en dommages-intérêts à celui qui est victime d’un retard par des tours de faveur accordés par la Compagnie.
- 11 est vrai que ces principes subissent certaines atteintes dans le cas des transports à tarif réduit ; quand les expéditeurs préfèrent adopter un tarif réduit, ils s’engagentà supporter des retards dans la livraison de leur envoi, mais ils les subissent de plein gré et pour profiter d’un transport à meilleur marché.
- Nulle règle légale ne s’oppose à ce que les voitures automobiles soient transportées par chemin de fer conformément au droit commun. Celui qui a trop payé ou celui dont l’envoi a été retardé irrégulièrement a donc une action judiciaire contre la Compagnie ; c’est un droit incontestable.
- D’après les principes généraux les Compagnies pourraient cependant refuser le transport des voitures automobiles, si leur dimension dépassait la capacité de leur matériel ordinaire, ou s’il en résultait quelque danger pour l’exploitation de la voie ferrée.
- Quant à la question de la mise aux bagages des tricycles automobiles ou de petites voiturettes, elle se résout aisément par l’examen des principes juridiques de la matiè--e. On sait que les cahiers des charges ont consacré la règle du transport gratuit par voyageur de 30 kilogrammes de bagages.
- La bonne économie financière de ce système est d’ailleurs très contestable ; on peut se demander s’il est juste que le voyageur sans bagages paie pour celui qui use de la franchise ; s’il ne serait pas préférable que les tarifs soient .abaissés et que ceux qui désirent emporter des colis paient proportionnellement au poids transporté et à la distance parcourue.
- Quoi qu’il en soit le système français est le transport en franchise de trente kilogrammes de bagages par voyageur. Les cahiers des charges n’ayant pas défini ce qu’il faut entendre par bagages, les Compagnies ont essayé de faire juger que cette expression ne comprenait que « (les colis spéciaux nécessaires à la personne du voyageur pendant la durée et pour l’accomplissement du voyage entrepris. On en a conclu que des meubles meublants, des tonneaux, une charrue, etc., ne sont pas des bagages, et ne bénéficient pas par suite de la franchise, bien qu’ils accompagnent un voyageur. (1) »
- La jurisprudence, a nettement tranché la question en sens inverse ; contrairement à un jugement du Tribunal de Commerce de la Seine en date du 22 novembre 1883, la Cour de Paris infirmant, a décidé par un arrêt du Ier février 1886 (D. P. 87. 2. 69) << que tout voyageur qui a payé le prix de sa place doit être admis à présenter comme bagages des objets, quels qu’ils soient, qu’il lui convient de faire transporter avec lui. » Cette décision a fixé la jurisprudence et nous y applaudissons vivement parce qu’elle respecte les vrais principes en écartant l’arbitraire du juge. S’il appartenait aux Compagnies et aux tribunaux de limiter le mot bagages, il y aurait une interprétation infiniment variable, due faut-il entendre par « objets personnels »?
- C’est ce qu’il est impossible de savoir exactement.
- La Cour de Paris a justement décidé que la liberté était la règle, et que les restrictions devaient venir d’un texte précis ; nulle loi n’a limité le droit pour le voyageur de transporter avec lui des colis à titre de bagages, il n’appartient pas aux tribunaux de distinguer.
- Ce n’est pas à dire que tout colis doive être enregistré comme bagages; des caisses d’un volume exceptionnel, des matières explosibles, des objets précieux taxés ad valorem doivent être refusés par les Compagnies. Mais ces exceptions au principe de liberté posé par l’arrêt de la Cour de Paris proviennent de la force majeure ou des textes de lois, elles doivent être interprétées res-trictivement dans un sens favorable au voyageur, conformément à l’adage juridique « toute exception est de droit étroit ».
- Albert Rodanet,
- Docteur en droit, Avocat à la Cour.
- (1) Lyon, Caen et Bernard, Droit commercial, T. 3, p‘. 563.
- p.202 - vue 207/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 203
- Toitures électriques Kriéger
- Dans le numéro de la Locomotion Automobile du 18 mars 1897, nous avons parlé des premiers essais de traction électrique de M. Kriéger et nous avons décrit son avant-train moteur, dont chaque roue est actionnée par une dynamo spéciale, ainsi que tout l’appareillage de direction, constituant une
- sorte de servo-moteur électrique des plus ingénieux.
- Depuis lors, M. Kriéger n’a cessé de perfectionner le modèle primitif pour arriver au dernier modèle : le mylord-coupé de 1898 que nous reproduisons aujourd’hui.
- Le siège du cocher a pu être abaissé et
- Victoria électrique Kriéger
- Voiture de ville transformable en coupé
- l’appareillage électrique de l’avant-train moteur suffisamment réduit pour rendre au véhicule toute l’élégance nécessaire. Les dispositions mécaniques et électriques sont les mêmes, en principe, que celles décrites par la Locomotion Automobile en 1897 ; seules les proportions ont subi les changements conseillés par une longue pratique.
- Le poids de la nouvelle voiture (mylord) est de 1 150 kilogs à vide et avec 4 voyageurs (plus le conducteur) de 1 500 kilogs environ.
- La vitesse moyenne de marche est de 18 kilomètres à l’heure, vitesse réelle garantie ; la vitesse maxima atteint 25 kilomètres à l’heure.
- p.203 - vue 208/833
-
-
-
- 204
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- On peut effectuer 80 kilomètres, en terrain moyen, sans recharger les accumulateurs; la voiture est donc susceptible de circuler toute une journée autour d’une ville ou d’une usine donnée et même de fournir de sérieuses étapes avant de rejoindre un point de ravitaillement connu à l’avance.
- La nouvelle batterie d’accumulateurs se compose de 44 éléments Fulmen pesant 460 kilogrammes et emmagasinant une énergie utile de 12 kilowatts correspondant au parcours moyen précité de 80 kilomètres.
- Le poids des moteurs est de 130 kilogs : le rendement total (moteurs et transmission) est d’environ 82 0/0.
- On dispose de 6 vitesses différentes, correspondant aux allures : 5, 8, ii, 16, 20, 25 kilomètres' à l’heure, lesquelles sont obtenues par la manœuvre d’un simple commutateur ou contrôleur placé à portée de la main du conducteur.
- Les moteurs et les trains d’engrenages sont enfermés, complètement à l’abri de la poussière, dans la boîte en tôle que l’on voit figurée au-dessus de l’essieu moteur-directeur d’avant.
- Le rapport d’engrenage du moteur à la roue est de 17 (engrenages hélicoïdaux).
- Le châssis est en bois et porte les éléments de la batterie d’accumulateurs. La caisse est complètement séparée du châssis sur lequel elle repose par l’intermédiaire de solides ressorts de suspension : elle est donc essentiellement interchangeable.
- Rappelons que l’essieu d’avant porte un moteur calé sur chaque douille de direction.
- Le conducteur dispose de deux freins : l’un électrique agissant sur les moteurs, à l’avant ; l’autre est un trein à enroulement monté sur l’essieu d’arrière. Les roues sont munies de pneumatiques Michelin.
- Les dynamos, construites spécialement chez Postel-Vinay, donnent 3 chevaux à 2 500 tours. L’induit est denté et l’inducteur de poids très réduit. L’ensemble, ne comportant aucun bâti, est fixé directement, avons-nous dit, sur la douille même d’articulation de l’essieu.
- La Société des fiacres électriques système Kriéger, construit actuellement plusieurs fiacres destinés à être essayés par la Cie Générale des Petites Voitures ; ils seront calculés pour fournir un parcours moyen de 65 kilomètres par jour dans Paris ; les accumulateurs seront rechargés la nuit.
- On parle d’une économie supérieure à 40 0/0 sur les fiacres à chevaux ordinaires ; mais nous nous garderons bien de rien affirmer avant les essais officiels, souhaitant seulement bonne chance au jeune et infatigable chercheur qu’est l’ingénieur Kriéger. Nous espérons pouvoir reparler des succès obtenus par ses nouvelles voitures.
- Paul Sarrey*
- Automobile-Club de Frante
- Scrutin de ballottage du 22 mars i8ç8
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 194. MM.
- Henry Dupont, banquier, 5, rue Saint-Georges.
- Parrains : MM. G. Bérardi, F. Hérard, G. Dupont.
- Louis Fauveau, avocat, 33, rue de Turin.
- Parrains : MM. le comte de La Valette, F.Charron, Debray.
- Louis Maugras, ingénieur, 7, rue Le Châtelier.
- Parrains :MM. Léon Petit, Clément, A. Ballif.
- le comte de la Warr, Beschill-on-Sea, England.
- Parrains : MM. Martin D. Ducker, baron de Zuylen, comte de Dion.
- Léon Foucart, ingénieur civil, E. C. P., 58, rue du Rocher.
- Parrains : MM. A. Ballif, Lemoine, Cravoisier,
- M. Pierre Forot, Commandeur de la Légion d’honneur, contrôleur général de l’Administration de l’Armée, 11 bis, rue Gozlin.
- Parrains : MM. Descubes, Clément, comte de Dion.
- Jules Mary, ancien procureur de la République, ancien chef de cabinet du ministre du Commerce, secrétaire général de la Société Industrielle des Téléphones, 86, boulevard des Batignolles.
- Parrains : MM. A. Vernes, H. Menier, G. Berger.
- Victor Mathieu, industriel, 22, rue Taitbout.
- Parrains : MM. le comte de Dion, F. Lainnet,A. Schelcher.
- Constantin de Plagino, Le Galoupet, Salins d’Hyères (Var).
- Parrains : MM. J. Journu, Balacéano, baron de Zuylen.
- A. Damoy-Picon, à Marseille.
- Parrains : MM. Journu, baron de Zuylen,comte de La Valette.
- A. Terry, 144, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : baron de Zuylen, J. Journu, baron Rogniat.
- Eugène Lambert, propriétaire, 15, place Mau-passant, à Saumur (M.-et-L.).
- Parrains : MM. G. Berger, A. Schelcher, Mongin.
- Jacques Kulp, président de la Compagnie Française des Voitures électromobiles.
- Parrains : MM. M. Bixio, de Clausonne, G. de Leyssac.
- G. Philippart, 34, avenue de Clichy.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, Jeantaud, baron Rogniat.
- Samuel Einhorn, administrateur de la Société Française de Voitures électromobiles, 27, rue Pierre-Charron.
- Parrains : MM. M. Bixio, A. de Clausonne, G. de Leyssac.
- le comte Bernard de Gontaut-Biion, 29, rue Auguste-Vacquerie.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, comte de Dion, de La Valette.
- Robert de Frenoys, 120, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : MM. A. E. Lemoine, Délia Torre, Blumenthal.
- René Arnoux, ingénieur-électricien, 16, rue de Berlin.
- Parrains ; MM. J. Carpentier, E. Hospitalier, Kriéger.
- Paul Riant, 4, rue d’Autriche, il Tunis*
- p.204 - vue 209/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 205
- Parrains : MM. comte A. de Contades-Gizeux, comte de Dion, de La Valette.
- *
- * *
- S’occupant de la définition du mot « moto-cycle », le comité émet l’avis que l’on doit considérer comme tel tout véhicule mécanique pesant au plus 200 kilos.
- *
- * *
- La première assemblée générale de l’Automo-bfle-Club de France a été fixée au 26 avril prochain. L’assemblée aura à approuver la situation financière et à élire un nouveau Comité.
- * *
- Les véhicules de livraison pesant moins d’une tonne pourront prendre part au prochain concours des Poids Lourds, dans lesquels ils formeront une classe spéciale.
- * *
- Au mois de mai 1899, l’A. C. F. organisera un coucours de poids légers réservé aux motocycles construits en vue du transport des marchandises.
- * *
- L’exposition automobile des Tuileries étant d’ores et déjà un succès assuré, le Comité a décidé de faire des démarches auprès des Compagnies de chemins de fer en vue d’obtenir le tarif réduit
- pour tous les membres de l’A. C. F. habitant la province.
- * *
- Le Comité accepte l’offre gracieuse de M. Clément, de remiser dans sa nouvelle usine de Leval-lois, tous les fiacres automobiles qui prendront part au concours des fiacres de l’A, C. F.
- * +
- Enfin, sur la proposition de M. le baron de Zuylen, des médailles sont décernées à MM. Raoul Vuillemot, J.-H. Aubry, Meyan et Aimé, pour services rendus dans la presse à la cause de l’automobilisme.
- M. Raoul Vuillemot, fondateur et administrateur de notre Revue, a été, on s’en souvient, le créateur delà presse automobile en fondant le premier journal spécial qui ait paru dans le monde entier, la Locomotion Automobile, actuellement dans sa cinquième année.
- M. Meyan a reçu une médaille pour l’organisation de la Course Marseille-Nice ; M. Emmanuel Aimé a été un des vulgarisateurs de l’idée automobile sur terre, sur mer et dans les airs.
- Enfin, le Journal des Sports, qui a tenu l’œil ouvert sur tous les faits qui intéressent l’automobilisme et y consacre chaque jour une rubrique spéciale, a reçu du Comité de l’A. C. F., en la personne de son rédacteur spécial M. J.-H. Aubry, une marque d’approbaiion bien méritée
- Appareil pour le gonflement automatique
- des bandages pneumatiques par l’introduction d’une pièce de monnaie
- Système Ligon (7)
- J* &
- T' 1
- Depuis l’année 1885, époque à laquelle un Anglais, M. Everitt, eut l’idée de faire fonctionner des bascules automatiques de son invention par 1 introduction d’une pièce de 10 centimes, le principe du déclenchement monétaire a été appliqué par nombre d’inventeurs à des appareils divers.
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet, Dffice International pour l’obtention des brevets d invention en France et à l’étranger, 42, boulevard Ronne- Nouvelle, Paris.
- On a vu successivement des appareils donnant la photographie de la personne qui introduisait une pièce de monnaie dans lafente destinée à cet effet, d’autres donnant des tablettes de chocolat ou quelques gouttes de parfum, des airs de musique ou la bonne aventure, une lorgnette en location ou un éventail, etc., etc.
- D’autres applications peu connues en France sont couramment employées aux Etats-Unis, ou par exemple le voyageur peut, dans une chambre d’hôtel, obtenir par le même moyen, quelques li-
- p.205 - vue 210/833
-
-
-
- 206
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- très de gaz pour se chauffer ou s’éclairer et où, dans certaines villes, on trouve dans les parcs des chaises dont le siège, toujours relevé, ne peut s’abaisser que par l’introduction d’une pièce de monnaie.
- C’est encore des Etats-Unis que nous vient l’invention que nous allons décrire, et qui consiste en un appareil au moyen duquel les bicyclistes et les chauffeurs peuvent regonfler leurs pneumatiques à la pression qu’ils désirent et au moyen d’un paiement préalable.
- Le réservoir A du dessin ci-contre,qui contient de l’air comprimé à une pression plus élevée qu’il n’est nécessaire, porte fixée sur lui la boîte B, renfermant tout le mécanisme. Ce mécanisme comporte un cylindre C avec un piston D, lequel cylindre est réuni au réservoir A par un tuyau A’ dans lequel est logé le clapet c. Le tuyau C’, fixé également au fond du cylindre C, a pour but de laisser arriver l’air comprimé jusqu’au chapeau fileté C1, que l’on visse préalablement sur la valve du bandage à remplir. Ce vissage repousse la valve à ressort C2, qui débouche alors le tuyau C’ pour laisser passer l’air.
- La tige D’ du piston D qui traverse le guide B' porte une bague fixe d, séparée de la bague folle d1 par un ressort d’. Cette baguefolle est solidaire d’un écrou d3, traversé par la tige filetée D-, sur laquelle tige est claveté un pignon d’angle D3.
- Sur la partie avant de la boîte B se trouve un cadran B dont les divisions sont marquées par des chiffres qui indiquent les pressions, et le dit cadran est traversé en son centre par l’axe <?, qui porte à son extrémité extérieure l’index à manivelle E’ et à son extrémité intérieure la roue conique Ei qui engrène avec le pignon D3. En faisant tourner la manivelle E’ on actionne la tige filetée D9 qui comprime plus ou moins le ressort d’ en déplaçant verticalement l’écran d3.
- L’appareil comporte aussi un coulissement horizontal F, terminé par un tube F’ ; ce coulisseau possède une rampe / à sa partie supérieure et une rampe y’ à sa partie inférieure. La rampe f est soumise à l’action d’un galet d* fixé à' la tige de piston D' et la tige de piston/’ agit sur le galet c6 de la tige c1 appartenant à la valve c.
- Le tube horizontal G contient le pistonnet F3 solidaire du bouton à ressort f3, et reçoit le canal de chute G’ par lequel tombe la pièce de monnaie.
- L’appareil fonctionne de la manière suivante :
- Le vélocipédiste visse d’abord le chapeau C‘sur la valve du bandage, et déplace la manivelle E’ pour l’amener sur le chiffre représentant la pression qu’il veut obtenir. Il laisse alors tomber dans le canal G’ une pièce de monnaie qui vient se placer sur champ entre le pistonnet F2 et la tige /2; il pousse à fond le bouton/3, et, par suite, le coulisseau F; ce qui : i° libère le galet d$ dans la rampe f et permet au ressort d’ d’agir sur le piston D ; 2° fait abaisser la soupape c, qui laisse passer l’air comprimé dans le cylindre C, et de là dans le tuyau de sortie C’.
- Le ressort d’ ayant été comprimé préalablement au moyen de la manivelle E, de manière à ce que le piston D puisse équilibrer la pression désirée pour le remplissage du bandage, il en résulte que lorsque ce dernier est plein, la pression augmente dans le cylindre C, ce qui soulève le piston D et permet au coulisseau F de revenir à sa position initiale pour une autre opération.
- Le bouton f3 ayant été abandonné aussitôt après avoir été poussé à fond, il se trouve rappelé
- par son ressort pendant que la pièce de monnaie tombe par l’ouverture dans le fond de la boîte B.
- Avec cet appareil on peut donc remplir les bandages de toutes dimensions à la pression désirée, mais il n’est pas possible au fraudeur de remplir deux bandages avec une seule pièce de monnaie, à cause de l’automaticité du système.
- Notre Concours
- Nous prions ceux de nos abonnés qui veulent encore prendre part au concours de se rappeler que le dernier délai d’envoi des réponses expire le ier mai. Passé cette époque, les documents que nous recevrons ne pourront plus prétendre à une récompense.
- Petites Nouvelles
- La course du V. C. Périgourdin
- Voici la liste des prix qui seront décernés aux vainqueurs de cette course d’automobiles :
- Deux objets d’art, offerts par la ville de Périgueux; un objet d’art, offert par M. Pozzi, sénateur; deux objets d’art, offerts par le V.L.P. ; une croix en or, offerte par le comte de Fayolle, président du V.G.P.; deux médailles argent, offertes par l’Automobile Club de France ; une médaille argent, offerte par le T.C.F. ; une croix argent, offerte par l’Union Vélo-cipédique de France; un objet d’art, offert par MM. Lacoste, ingénieurs ; deux cents francs à prendre en marchandises, offerts par MM. Michelin ; une palme vermeil, offerte par le Sport Vélocipédique Ber-geraçois ; un objet d’art, offert par l’Union Cycliste Bugoise; une médaille vermeil, offerte par la Société des voiturettes Bollée ; une médaille et « l’Enquête sportive », offerts par M. Martin, etc., etc. En outre, une breloque argent, sujet automobile, sera offerte par le V.C.P. Nous rappelons à ce propos que les engagements seront irrévocablement clos le 25 avril à minuit.
- ¥ *
- Course Bruxelles-Spa
- La Course de Bruxelles-Spa s’annonce comme un des gros events automobiles de l’année. Toutes les maisons françaises y seront représentées, et, quelques-unes, même plusieurs fois. La maison Mors a déjà envoyé tr,,is engagements, Panhard 2 voitures, Benz 3 voitures, etc...
- ¥* *
- Une Exposition d’automobiles à Bruxelles
- On dit qu’il sera proposé à l’une des prochaines réunions de l’Union et Yéloce Club Bruxellois d’organiser au mois d’août prochain, après la course Paris-Amsterdam de l’A.C.F.;une exposition d’au tomobiles au Parc du Cinquantenaire,à Bruxelles.
- k
- ¥ ¥
- La bicyclette Millet
- Il y a quelques jours, la bicyclette à pétrole Millet a fait des essais de vitesse dans l’allée du Bois de Boulogne, située entre la porte de l’avenue du Bois et la porte Maillot.
- Cette bicyclette, dont nos lecteurs ont pu voir la description dans notre numéro de mai 1895, a, paraît-il, atteint la vitesse de 40 à l’heure.
- p.206 - vue 211/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 207
- La bicyclette Girardot
- La bicyclette à pétrole que M. Girardot termine en ce moment, a déjà fait plusieurs essais, et, dans l’un d’eux, sa vitesse est montée jusqu’à 55 à l’heure pendant quelques minutes.
- *
- * *
- L’état de M®0 Laumaillé
- On reçoit de fâcheuses nouvelles de Mme Laumaillé, la motocycliste intrépide qui a fait entre Puget-Théniers et Nice la malheureuse chute que l’on sait.
- Mme Laumaillé a toute la mâchoire inférieure fracassée et il est à craindre que sa convalescence ne soit longue.
- Ses jours ne sont pas, toutefois, en danger, et nous lui souhaitons de se rétablir au plus vite.
- « Mais quelle terrible leçon, dit le Vélo, et comme une aventure de ce genre doit ouvrir les yeux des imprudents qui vont trop vite et qui veulent encore aller plus vite!
- « Les néo-motocyclistes croient qu’il en va de même d’un véhicule à moteur et du tricycle à pétrole. C’est là qu’est leur grande erreur.
- « Il faut qu’ils se disent bien, en partant, qu’ils ont affaire à une sorte d’individu qui n’est pas toujours docile et dont l’allure, en tout cas, doit être surveillée attentivement.
- « L’engin mécanique ne raisonne pas; c’est au cycliste de raisonner pour lui et de s’y prendre à temps surtout.
- « Rien de plus facile que d’arrêter un motocycle en vitesse, à la condition d’y aller en douceur.
- « Je sais bien que quand on passe sur un chien à toute allure, il n’y a pas de raisonnement qui tienne. Ce sont les lois inéluctables de la course. Et tant qu’on fera des courses, évidemment, il y 3ura des chutes.
- « Quand c’est un homme qui tombe, nous n’éprouvons qu’un sentiment vague de compassion temporaire; un homme résiste le plus souvent aux plus terribles chutes. Mais quand c’est une femme, c’est tout autre chose. Il nous semble que l’imprudence est d’autant plus considérable que le sexe est plus faible.
- « Enfin, liberté, libertas, chacun prend son plaisir où il le trouve ! »
- *
- * *
- Le premier tricycle à pétrole attelé a fait son apparition à Amiens. Ce tricycle appartient à MM. Mahélin et Foucher. Inutile de dire que son apparition sur nos promenades a vivement intéressé le public et contribuera à développer le mouvement automobile dans la région.
- Amiens possède un nouveau chauffeur, M. Henri Dequen, qui vient de faire l’acquisition d’un tricycle de Dion de 1 cheval 3/4.
- Comme nous l’avions annoncé dernièrement, MM. Mahélin et Foucher vont ouvrir le lor avril un magasin sur le boulevard Saint-Charles pour la vente et la location des cycles et motocycles. Ils viennent de confier la direction de ce magasin à notre correspondant d’Amiens, M. Maurice Ber\.on.
- ¥ ¥
- Au Vélodrome du Pare des Princes
- Nous rappelons qu’il existe au Vélodrome du Parc des Princes un vaste emplacement derrière les tableaux d’alûchage, où les chauffeurs pourront pendant les courses du vélodrome et même en semaine remiser momentanément leurs voitures. L’accès de cet emplacement a lieu par la rue de la Tourelle juste derrière les tableaux d’affichage.
- M. Desgranges aurait l’intention d’intercaler de temps en temps dans ses programmes des courses de motocycles.
- ¥ ¥
- Petite scène bien parisienne qui montre à quel Point le pneu cher au « Père des Démontables » est entré dans nos mœurs. La scène a pour théâtre la
- station de voitures de la place du Parc Monceau. Une petite femme très jolie, très élégante passe en revue tous les fiacres et fait une adorable petite moue, puis s’adressant à un cocher ;
- — Il n’y a donc pas de « pneus » aujourd’hui ?
- Et mécontente à l’idée des cahots qu’elle Ya subir elle monte dans le fiacre aux roues de fer.
- ¥ ¥
- Au pôle Nord en automobile.
- Tel est le rêve caressé depuis plusieurs mois par un riche ingénieur californien, M. J.-K. Mulkey, lequel serait, nous assurent les journaux d’Amérique, à la veille de mettre son projet à exécution.
- Il fait construire en ce moment une locomotive d’un type absolument nouveau. Elle est, en effet, destinée à marcher sur la glace, même la plus rocailleuse, et dans ce but, les roues sont munies de dents, et l’avant, orné d’un éperon comme un navire de guerre pourra, dit l’inventeur, éventrertous les obstacles.
- Cette locomotive mesure huit mètres de long sur trois de large. Elle ne marchera pas au charbon, mais au gaz, et comporte trois cylindres, ce qui lui permettra de remorquer une demi-douzaine de wa-ons Pulman et quarante mille kilos de marchan-ises. Grâce à un ingénieux mécanisme, dit le Vélo, le train de M. Mulkey gravira sans peine des rampes de 90 degrés! A ce degré-là ce n’est plus un chemin de fer, c’est un ballon.
- Le nouveau moteur sera prochainement terminé. Si les essais qui doivent se faire au Canada, entre Victoria et Dawson City, donnent satisfaction à l’ingénieur californien, le départ pour le pôle se ferait avant la fin de l’année.
- Bien américain n’est-ce pas ?
- La Bonrse
- Faiblesse légère des Omnibus, 1850. Au contraire l’action Voitures, progresse à 826. La Compagnie générale Française des Tramways, revient à 1140 après 1175. Thomson-Houston, progresse encore, 1560.
- La Compagnie générale de traction est immobile à 127.
- En banque la Société Continentale d'automobiles se traite à 124 ; les souscripteurs d’actions libérées du premier quart ont la faculté de se libérer intégralement jusqu’au 31 mars courant; ils recevront alors des titres définitifs.
- Les Pétroles Français sont bien tenus à 370.
- En province Tramway de Lyon est ferme à 1590 l’action nouvelle vaut 1495; le dividende proposé à la prochaine assemblée du 28 mars sera de 40 fr.
- Compagnie Lyonnaise de Tramways hésitante à 1180.
- Petite Correspondance
- Plusieurs de nos abonnés nous demandent de leur expédier l'Annuaire de VAutomobile, de Thé-vin et Houry, pour 1898 : nous croyons devoir les informer que cette édition ne paraîtra pas avant le mois de mai prochain.
- Temps proïaMe pour la semaine
- Semaine du 31 mars au 7 avril 1898
- Ciel nuageux, température assez basse. S’éclaircira vers le 3 avril.
- Auto-Météo.
- p.207 - vue 212/833
-
-
-
- 208
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- les Constructeurs le Voitares Automobiles
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C°, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis. Pétrole
- Amiot (avant-*rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest Irères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, 172, quai de Jemmapes.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geoffroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C“, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard. Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19; rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Morel (victoriette), 68, avenue do la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et LevasSor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C‘% 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,!2, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- le la «Locomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- l8r volume : Les Vélocipèdes. — 2° volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3“ volume : Les voitures à pétrole. — 4* volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4e volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dansle texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 60 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Grafügny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 60 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.208 - vue 213/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 14
- 7 Avril 1898
- BEVOE ms VOITURES si VÉHICULES MÉCÂJIOUES, piWiSs sois le HiUT PiTROHIGE 11 ÎOURIMUB de FRANCE
- SOMMAIRE DU 1» 14
- La Voiture électrique, L. Béguin.
- Exposition de P Automobile-Club.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir (suite), Aimé Witz.
- Informations.
- Critérium des entraîneurs.
- A la Chambre syndicale des carrossiers. Voiture électrique de la Britannia Motor Cor-riage Co.
- La voiturette Malien.
- Voiturette Goujon, P. Sarrey.
- L’entraînement mécanique.
- Système d’allumage pour moteur à pétrole, système Bernardi, Carlo Bruno.
- Tricycle Tatin, P. Sarrey.
- Courrier d’Italie, Terenghi.
- Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- îi/f.Ç
- ''U'
- VOITURE ÉLECTRIQUE DE LA BRITANNIA MOTOR CO
- p.n.n. - vue 214/833
-
-
-
- 210
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Voiture ttctrfyu
- C’est elle, à n’en plus douter, qui possède la faveur du public : on ne l’appelle que la Voiture de demain, et on prodigue le mépris à sa rivale à pétrole, la Voiture d’aujourd’hui douée de toutes sortes de défauts abominables : mauvaise odeur, complication, etc. etc. De graves Messieurs Prudhomme vous saisissent entre deux portes et vous dévoilent l’avenir de l’automobilisme: d’instinct ils pressentent la victoire définitive de l’accu ou pilo-mobile; qui, au moyen du simple bouton légendaire, vous emmènera, parcourra la France, reviendra, s’arrêtera... et repartira si vous le jugez bon. Ces braves prophètes vous accordent cependant qu’il faut encore quelques études mais que le moment ne peut tarder à arriver où la France sera sillonnée des merveilleux véhicules.
- Vous vous rappelei l’épicier de Forain exposant au café ses théories sur la politique extérieure : « Moi, Monsieur, j’arrangerais tout cela d’une façon bien simple : pendant que je débarquerais en Angleterre, le tsar réglerait son compte à l’Allemagne. » De mêmes ces âmes ineffables débarquent la pétrolette et lui règlent son compte.
- Mais, m’objecterez-vous, cherlecteur, vous commencez cet article comme si... rassurez-vous, je suis un fanatique de la voiture électrique et je l’appelle de tous mes vœux : mais je veux remettre les choses au point et éviter de cruelles déceptions aux futurs amateurs de ce mode de traction. Soyez sûr d’ailleurs que les constructeurs électriciens ne chercheront pas plus à vous éblouir que je ne le fais en ce moment ; ils vous diront franchement que la voiture à pétrole est et sera encore longtemps plus pratique pour le tourisme ; que le maximum de parcours sans rechargement d’une accumobile actuelle n’est guère que 60 à 70 kilomètres, quant aux piles, il vaut mieux n’en pas parler.
- Ils vous diront aussi, d’ailleurs, et M. E. Flospitalier vous l’a répété ici même avec plus de compétence que je ne peux le faire, que leur véhicule abonde en qualités précieuses, de confortable, de facilité de maniement, d’absence d’odeur et de trépidation, de sécurité aussi, qui expliquent l’attente obstinée du public de quelque chose qui serait la perfection; mais n’est-ce pas déjà beaucoup de pouvoir prétendre au service des villes, sans concurrence probable, et dans ces conditions n’est-il pas inutile de viser le grand tourisme qui adoptera toujours, comme agent de déplacement, l’essence de pétrole si facile à trouver partout î
- Et c’est avec l’électricité que les comparaisons à la traction animale seront intéressantes et justes ; outre les parallèles au point
- de vue dépense, nous en établirons au point de vue parcours ; de même que, dans Paris par exemple, le cheval de fiacre doit aller se reposer après un certain chemin accompli,de même l’accumulateur devra réintégrer l’usine de rechargement. De même, à la campagne, le particulier possesseur d’une accumobile qu’il pourra recharger chez lui fera,en partant le matin pour visiter ses fermes et régler ses affaires, les raisonnements qu’il tiendrait avec ses chevaux :« Tant de kilomètres d’un côté, tant de l’autre, tant pour revenir..., décidément ce serait un peu trop, je remettrai une de mes courses au lendemain. »
- Mais dans combien de cas aura-t-il besoin de faire, en tout, beaucoup plus de 60 kilomètres ?
- Il est inutile d’ajouter enfin que toutes ces comparaisons seront, pour les longueurs de parcours possibles, et a fortiori pour les temps mis à les effectuer, à l’avantage de la traction électrique sur la traction animale.
- Maintenant, si dans l’avenir nous avons en France des usines de rechargement tous les 50 kilomètres, tant mieux! Mais n’oublions pas que cet outil merveilleux qu’est l’accumulateur se détériore très vite : bref, la plus belle accumobile du monde ne peut donner que ce qu’elle a ; ne lui en demandons pas plus et surtout pas de fanfaronnades inutiles ; à chaque agent sa destination et nous serons bien transportés !
- L. Béguin.
- Exposition ie l’AntomoMle-Clnb
- La maison de Dietrich et Cie, à Lunéville, a retenu 100 mètres carrés. Elle exposera différents types de voitures à 2 et 3 places, à 4 places genre phaéton et à 6 places genre breack(moteur, 6 chevaux) ; enfin, un camion du type de celui du Concours des Poids Lourds, mais amélioré.
- •k
- * ¥•
- La Cie générale des Automobiles, à Paris, exposera une voiture de son dernier modèle 1898 : c’est une victoria qui, comme nous le fait remarquer fort aimablement M. Triouleyre, répond au programme de la Locomotion Automobîle.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.210 - vue 215/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 211
- Les Automobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi iymars dans la Salle de la Société Industrielle
- (Suite)
- Vers le même temps, un Américain, Olivier Ewans se mit aussi en tète de remplacer les chevaux par un moteur à vapeur; il eut moins de succès encore que notre Cugnot. Mais son idée fut recueillie par deux mécaniciens du Cornouailles, Trewithick et Vivian, qui réussirent à établir une sorte de grande diligence ; leur cylindre, disposé horizontalement, était enveloppé par la vapeur de la chaudière, ce qui était une belle idée ; des bielles en retour transmettaient à un volant le mouvement du piston. Leur voiture se voit encore à Kensington Muséum.
- En 1803, un de nos compatriotes, nommé Dal-lery, créait à son tour une voiture à vapeur, qui présentait de remarquables dispositifs, dont notre pays a le droit de revendiquer l’invention ; sa chaudière était tubulaire et une hélice était employée pour produire un tirage artificiel destiné à suppléer la cheminée. Sa voiture avait la forme d’un bateau ; elle n’était encore pas viable.
- Et voilà que l’idée repasse de nouveau le détroit, pour être transformée. Jusque-là, on employait des jantes dentelées ou garnies de pointes pour mordre sur le sol et donner de l’adhérence à la roue motrice. Brunton crut faire mieux en faisant agir le moteur sur des espèces de béquilles mobiles, qui pressaient sur le sol et se relevaient ensuite comme les jambes d’un cheval, de manière à faire progresser la voiture. Il va sans dire qu’elle ne résista pas longtemps aux secousses provoquées par ce moyen barbare de prendre contact avec le sol. Cela n’empêcha pas Gurney de persévérer dans la même erreur et de créer une seconde voiture à jambes ; celle-ci agissait différemment.
- Deux cylindres horizontaux étaient disposés parallèlement sur le châssis de la voiture et la vapeur leur était distribuée de façon à ce que le piston de l’un marchât en sens inverse de l'autre; chacun d’eux actionnait une sorte de sabot, lequel ne frottait sur le sol que dans le mouvement rétrograde. Mais n’insistons pas sur ces dispositions primitives, que Stephenson a rendues inutiles en démontrant que les roues unies adhéraient suffisamment au sol pour devenir motrices par le simple effet de la charge de l’essieu qui les porte.
- En 1821, Griffith réussit à établir un véhicule remarquable, auquel nous devons une mention particulièrement élogieuse : c’était une diligence à vingt places, un peu longue, mais bien conditionnée pour l'époque. Les roues d’arrière recevaient leur mouvement des cylindres à vapeur par l’intermédiaire de balanciers et de bielles agissant sur des arbres à manivelles. Ces arbres portaient des pignons de plusieurs diamètres, engrenant avec des roues dentées solidaires des roues motrices ; le conducteur disposait de la sorte de sa vitesse suivant le besoin.
- La chaudière, qui était tubulaire, était disposée à l’arrière ainsi que toute la machinerie ; le chauffeur entretenait le feu et manoeuvrait les leviers de mise en marche et de changement de vitesse. Le conducteur, assis à l’avant, n’avait à s’occuper que de la direction, qui était donnée par une roue unique, engagée dans une fourche, comme l’est
- encore aujourd’hui la roue directrice des vélocipèdes.
- Trois ans plus tard, James créait une nouvelle diligence, celle-ci à quatre roues, dont les deux essieux étaient moteurs ; chacun d’eux était mû par quatre cylindres. Des pignons réduisaient la vitesse, comme dans la voiture précédente. L’avant-train pivotait sur une cheville ouvrière ; le conducteur effectuait cette manœuvre en agissant sur une roue-gouvernail engrenant avec une roue de grand diamètre. On s’acheminait ainsi progressivement vers les types actuellement adoptés à la suite d’une longue et laborieuse sélection.
- Vers cette même époque, le Français Pecqueur inventait le train différentiel ; Akermann avait déjà fait breveter l’essieu brisé, que M. Jeantaud a si heureusement appliqué depuis lors, et qui a tant contribué au progrès des voitures automobiles. On a même reconnu dernièrement que les paliers à rouleaux et à billes avaient été employés dès 1802 par un nommé Cardinet, dont le nom mérite bien pour cela de passer à la postérité. Le Touring-Club et l’Automobile-Club lui doivent un médaillon, ainsi qu’aux précédents. La chaudière en serpentin, à vaporisation continue, généralement attribuée au baron Séguier, était aussi inventée, dès 1827, par Gurney, le même dont nous avons décrit ci-dessus la voiture à sabots. Il injectait de l’eau dans ce serpentin à l’aide d'un peiit cheval alimentaire ; on arrêtait le moteur en supprimant cette injection et il suffisait pour cela de caler les soupapes d'aspiration et de refoulement. Lavapeur formée traversait des tubes verticaux, destinés à la dessécher et jouant le rôle de séparateurs. Toutes ces inventions étaient faites avant 1830, mais il faut reconnaître que leur importance ne fut pas appréciée; elles passèrent d’abord inaperçues.
- Mais il y eut tout à coup en Angleterre une véritable floraison de voitures à vapeur,dues au génie de Dance, Ogle, Summers, Row, Boase, Hill, Ward, Gibbs, Heaton, Russell, Crurch, Hancock, etc. Disons un mot des voitures de Hancock, qui paraissent avoir surpassé les autres.
- Cet ingénieur produisit, en 1833, une voiture qu’il appela Y Autopsie, qui donna de remarquables résultats. La chaudière, disposée à l’arrière, envoyait la vapeur à un cylindre vertical, dont le piston agissait sur un arbre coudé, relié à l’essieu d’arrière par une chaîne sans fin. Une soufflerie produisait un tirage forcé. La direction se donnait par l’essieu d’avant. Hancock construisit un grand nombre de voitures qui firent le service de Londres à Paddington, Londres à Greenwich, à Brighton, à Marlborough, etc. Il y en eut une vingtaine en circulation à la fois et elles transportèrent des milliers de voyageurs,parcourant jusqu’à 24 kilomètres à l’heure. L’une d’elles fit le voyage de Dublin avec un remarquable succès. On rapporte que Hancock construisit aussi pour son usage personnel un léger phaéton, qui circula dans les rues de la capitale, parmi les voitures et les piétons, sans donner lieu à aucune critique. Il fit même voyager sur les routes des trains composés de trois omnibus et d’une diligence, contenant ensemble 50 voyageurs qui n’eurent qu’à se féliciter d’avoir accordé leur confiance à la traction à vapeur, parce qu’elle leur faisait gagner du temps en réalisant des vitesses inconnues jusque-là.
- Le branle était donné et l’opinion publique s’intéressa vivement à cette transformation radicale, si pleine de promesses, des moyens de locomotion • on entrevit alors déjà le jour prochain (on le croyait du moins), où le cheval serait supplanté
- p.211 - vue 216/833
-
-
-
- 212
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- par les automobiles; cet état d’esprit de nos voisins nous est révélé par des caricatures curieuses, de 1833, nous montrant ce que deviendraient àbref délai Hyde-Park et Regent’s-Park. Ces dessins humoristiques, qui appartiennent à la collection du comte de Dion, ont été reproduits par la Locomotion Automobile; cette publication a obtenu un grand et légitime succès, car lesdits dessins sont réellement spirituels et fort suggestifs. Chose curieuse : l’imagination du caricaturiste avait créé des types de voitures, qu’il croyait de haute fantaisie, mais qui ressemblent étonnamment à certains tricycles et quadricycles construits en ces dernières années, et consacrés par la pratique.
- L’industrie des automobiles à vapeur était en bonne voie ; mais on compromit le succès de tant d’efforts par un excès d’empressement. On voulut aller trop vite et trop loin : or, les mécaniciens d’alors étaient encore trop mal pourvus d’outils et de métaux pour pouvoir construire avec la perfection qu’il aurait fallu, des appareils aussi compliqués, aussi délicats et soumis à d’aussi rudes épreuves ; il y eut des chaudières brûlées, des essieux brisés, des bielles tordues, des roues ébréchées, des coussinets grippés, et, comme conséquence, des voyageurs fourbus.
- {A suivre.) Aimé Wrrz.
- Informations
- La course du V. C. Périgourdin
- De notre correspondant de Périgueux :
- Voici la première liste des concurrents inscrits pour la course du 2 mai :
- N° 1. M. Rey (Le Bugue), tri de Dion.
- 2. Prat-Dumas (Bergerac), tri de Dion.
- 3. Comte de Fayolle (Périgueux), voiturette
- Bollée.
- 4. Gonthier (Périgueux), tri Gladiator.
- 3. Léveiliey (Bordeaux), voiture Panhard.
- 6. L. Didon (Périgueux), voiturette Bollée.
- 7. X... (Paris) voiturette Bollée.
- 8. X... id. motocycle Bollée.
- 9. X... id. id.
- 10. Dr Durieux (Ribérac), voiturette Dili-
- geon.
- 11. Duanip (Bordeaux), tri Phébus.
- 12. Pinaud (Bordeaux), voiture Audibeit et
- Lavirotte.
- 13. Pinaud-Duanip (Bordeaux), tri Phébus.
- 14. A Mazabeau (Bordeaux),voiture Audibert
- et Lavirotte.
- 13. Pinaud-Duanip (Bordeaux),voiture Audi-
- bert et Lavirotte.
- 16. Barbereau-Bergeron (Bordeaux) Barbe-
- reau-Bergeron.
- * *
- Les transports automobiles
- Le Sénat a adopté, avec le budget des Travaux publics, les dispositions qui assimilent les éntre-prises de transports automobiles aux chemins de fer d’intérêt local et aux entreprises de tramways, pour l’obtention des subventions de l’Etat.
- Nous avons fait connaître déjà dans quelles conditions et sous quelles formalités ces subventions — pour lesquelles une somme de 600 000 fr. figure au budget de 1898 — pourront être accordées.
- Paris-Roubaix
- (y® Année. — 10 Avril)
- Ainsi que nous l’avions annoncé, les engagements pour la grande course sur route de dimanche prochain ont été clos hier samedi, à midi.
- Comme cela se produit à chaque fois, un grand nombre de futurs concurrents ont attendu jusqu’au dernier moment pour s’inscrire.
- Aussi les deux catégories ont-elles atteint des proportions importantes. Trente-neuf pour les motocycles et quarante-sept pour les bicyclettes !
- Voici, d’ailleurs, la liste complète des engagements pour la 2 e catégorie :
- 20 Automobiles (pesant moins de 300 kilos)
- 1. Noé Boyer.............. Paris.
- 2. Gras................... —
- 3- Riffal.................. —
- 4. Girardot.................... —
- 3. Willaume.................... —
- 6. Julien Delansorne......... Arras.
- 7. Mercier père.............. Paris.
- 8. Ph. Marot,
- 9. P. Caron .
- io- Blin......
- 11. E. Duboc .
- 12. L. Marot..
- 13. Guyenet ..
- 14. Balvay....
- 13. Charron... 16. Degrais'...
- 17. Bardin.................. Puteaux.
- 18. Antony.................. Paris.
- 19. Fournier................ —
- 20. V. Oury................ Levallois-Perret.
- 21. H. Deckert............. Paris.
- 22. Cesure................. Roubaix.
- 23. Dussart..................... —
- 24. Audineau.................. Paris.
- 25. Vte Gaëtan de Méaulne... Nice.
- 26. Wilfrid................ Paris.
- 27. Osmont...................... —
- 28. Berger................... Rouen.
- 29. Ricard................. Paris.
- 30. Corre.................. Levallois-Perret.
- 31. DeMadec................... Paris.
- 32. Aumasson............... —
- 33. Benoit...................... —
- 35. Teste... ................ Puteaux.
- 36. Piétri................... Paris.
- 37. Degré.................... —
- 39. Comiot
- * *
- L’automobile de guerre
- Nous avons déjà annoncé qu’en Angleterre, le General Post Office, ministère des Postes, corn mençait à faire transporter son courrier au moyen de voitures automobiles.
- Mais ce n’est pas seulement sur ce point que nous menaçons d’être battus, et de loin, en matière d’automobile administrative. Voici que YEn-glish War Office, lisez ministère de la guerre, vient d’ordonner de faire des expériences afin d’examiner la possibilité d’employer des automobiles en temps de guerre.
- On se souvient qu’à la fin de l’été dernier semblables expériences furent faites, et avec succès, par le ministère de la guerre français. MM. de
- p.212 - vue 217/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 213
- Kniff, Hourgières, Doiùot, Richard promenèrent nos braves officiers sur les routes les plus impossibles.
- Depuis, le ministère de la guerre a, selon sa louable habitude en matière d’innovation, gardé le silence.
- Nous serions bien étonnés si YEnglish War Office n’adoptait pas avant nous des voitures. Après quoi, sans doute, des officiers français iront étudier sur place les automobiles de guerre anglaises dont on dira merveille, et ils seront peut-être très étonnés en découvrant que ce sont les modèles français qu’ils ont examinés trois ans plus tôt.
- *
- * *
- La Course du « Midi-Sport »
- Voici où en est la course du Midi-Sport (automobiles) qui doit se courir le 17 avril :
- Voitures engagées
- 1. Boirel-Roussel. 4 places 4 chev. Nîmes.
- 2. A. May 4 6 Marseille.
- 3. Damoy Picon.. 2 — 4 — —
- 4. Dubois 6 — 6
- 5. D. Zafiropulo. 4 — 4 —
- 6. Eixel 4 — 3 Aix.
- 7. Rivoire 4 — 3 Marseille.
- P* cl rsse de motocycles
- 1. Marnet Marseille.
- 2. Trouchet —
- 3. Catzigras —
- 2e classe de motocycles
- x. Catzigras Marseille.
- 2. Barbaroux —
- Souscriptions
- Midi-Sport 1.000 fr.
- MM. A. May 3°
- P. Aguillon 100
- Arghalier 5°
- Damoy-Picon 5°
- D. Zafiropulo 5°
- M. Catzigras 5°
- Dubois. 5°
- Pontier 20
- Union Vélocipédique de
- Provence, objet d’art
- valeur 100
- avec affectation parti-
- culière.
- Armand Peugeot 100
- Trouchet 20
- Rivoire 5°
- Vuccina 50
- X 50
- Soit un total de........... [.770 francs.
- O. M.
- * *
- Automobile-Club Belge _j
- Le Touring-Club de Belgique vient d’offrir un prix à l’Automobile-Club Belge pour sa course
- Bruxelles-Spa.
- Le ministre de la Guerre de Belgique vient de aire savoir à l’A. C. B. que tous les chauffeurs, membres de ce club, pourraient se procurer les cartes d’état-major avec une réduction de 50 0/0.
- L’assemblée générale de l’A. C. B.
- Nous avons dit que les membres de l’A. C. B. étaient convoqués en assemblée générale le 13 avril prochain, à 3 heures. A cette assemblée statutaire seront examinées toutes les candidatures au titre de membre du Comité. Pour être présentée à l’assemblée, une candidature devra être appuyée par la signature de dix membres au moins.
- Les membres sortants du Conseil d’administra-'tion par la voie du tirage au sort seront soumis à la réélection.
- Ce sont MM. le vicomte de Jonghe, Fritz Bosquet, le vicomte de Schrynmakers, de Dormael, le comte Maxime de Bousies, le comte Fernand de Villégas de Saint-Pierre.
- * *
- L’Automobilisme au Parc des Princes]
- M. Desgrange, directeur du Vélodrome du Parc des Princes, adresse la lettre qu’on va lire et qui fera sans nul doute grand plaisir aux chauffeurs, chaque jour plus nombreux, qui veulent tâter du ciment, le seul endroit où les vitesses les plus folles soient acceptables et même intéressantes.
- Monsieur le Directeur,
- Vous vous souvenez peut-être que l’an passé, le jour même de l’ouverture du Vélodrome du Parc des Princes-, j’avais inscrit sur mon programme une course de motocycles dotée d’un premier prix de mille francs. Cette course réunit difficilement quelques engagements et ne fut point intéressante. J’avais dû abandonner mon projet de consacrer souvent des épreuves aux chauffeurs.
- 11 me semble, cette année, que les choses se présentent sous un aspect plus riant. Les types de moteurs et de machines sont plus nombreux. Outre les tricycles, les fidèles des séances d’entrainement au Parc des Princes ont pu hier encore voir évoluer sur la piste, le tandem électrique, la bicyclette Girardot. M. Mercier est propriétaire aussi, je crois, d’une autre bicyclette à pétrole. Je crois donc qu’il y a des éléments pour une nouvelle épreuve, et je suis décidé à la tenter le 17 avril prochain, au cours de ma réunion.
- Voici ce que j’ai l’intention de faire :
- Une course d’une heure, ouverte à tous motocycles, voiturettes, tandems, bicyclettes, mus par l’électricité ou le pétrole.
- Une catégorie serait réservée aux machines au-dessus d’une place.
- Une autre aux machines à trois roues.
- Une autre aux bicyclettes.
- Dans chaque catégorie, il ne serait admis que deux machines. Et la machine gagnante de chaque catégorie recevrait une médaille d’or.
- Cette course, dans ma pensée, a un double but : permettre, d’abord, d’établir des catégories distinctes, donnant lieu, pour plus tard, à des épreuves distinctes pour chaque catégorie, épreuves dotées de prix en espèces ; permettre aussi d’arriver à xiu perfectionnement plus rapide des moyens d’entraînement.
- L’Automobile-Club avait bien voulu, sur ma demande, l’an passé, nommer une Commission composée de MM. de Dion, de Chasseloup-Laubat, Clément, R. de Knyif, et je n’ai pas besoin de vous dire que je vais solliciter les lumières de ces messieurs.
- En attendant, voulez-vous annoncer ma course d’une heure pour le 17 avril, dire aussi que je suis prêt à lui faire subir les modifications nécessaires, et que les engagements en seront clos le jeudi 14 avril, à 5 heures du soir.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués,
- Hi DnSGOANGK.
- p.213 - vue 218/833
-
-
-
- 214
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- De mieux en mieux
- L’Automobile-Club de France va, paraît-il, devenir iocataire de l’ancien hôtel de Plessis-Bel-lière, sur la place de la Concorde. Le Journal des Sports nous dit que M. Robert Lebaudy aurait acheté cet hôtel i ^oo ooo fr., comme mandataire d’un syndicat formé au sein du Comité de l’A. C. F. On parle d’augmenter la cotisation.
- * ¥
- Avis aux fabricants français
- L’Ambassade de France à Saint-Pétersbourg communique la note suivante :
- « Les pneumatiques sont compris en Russie dans les statistiques douanières parmi les ouvrages en caoutchouc, de sorte qu’il est impossible d’en dire exactement l’importation dans l’empire. L’importation annuelle des ouvrages en caoutchouc se tient aux environs de 2 000 pounds représentant une valeur de 90 à 95 000 roubles. Les principales provenances sont l’Allemagne et l’Angleterre; les marques les plus connues sont les marques Excelsior et Continental de Hanovre et Dunlop^ Clincher et Woodleg d’Angleterre. On ne paraît pas croire en Russie que les fabricants français puissent lutter pour les prix. Les pneus allemands en gros reviennent à Saint-Pétersbourg à 20, 24 roubles la paire suivant qualité, chambre à air comprise. En tout cas, des pneumatiques adhérents à la jante ne conviendraient pas dans ce pays de mauvaises routes où les accidents sont fréquents.
- « Le département des douanes, a fait pour les vélocipèdes une rubrique spéciale qui montre que 1 importation s’est élevée à 10 909 pièces valant 1 248 000 roubles en 1896. La grosse importation a lieu pendant les mois de mars et avril. Les ventes augmentent chaque année. Les marques préférées sont les marques américaines et allemandes. »
- Nous comptons que nos fabricants prendront en Russie la place qu’ils devraient avoir : la première. Ils peuvent être assurés que M. de Mon-tebello notre si distingué ambassadeur à Saint-Pétersbourg les y aidera de tout son pouvoir.
- Nous rappelons à nos lecteurs que la direction de la Diplomatie est a même de leur donner tous les renseignements utiles pour l’exportation.
- *
- * *
- Transports sur routes
- Depuis bientôt deux ans que les nouvelles contradictoires nous parviennent sur les services de transport en commun qui doivent rayonner autour de Saint-Germain, nous avions perdu l’espoir de rien voir aboutir. Nous avions tort, paraît-il, et nous aurions dû espérer quand même, alors que nous désespérions toujours.
- Cette fois, les efforts de la municipalité touchent au but. La Commission automobile qui s’est formée dans son sein, sous la présidence de M. Fortin, ainsi que les membres de la Commission automobile de l’Union du Commerce, présidée par M. Guillebert, se sont réunis à l’Hôtel de Ville et ont entendu les deux rapporteurs qui concluent à la prise en considération des offres faites par la Société Générale des Transports par voitures automobiles.
- Cette société s’engage à faire, à titre d’essai et à ses risques et périls, un service régulier de quelques jours : i° Entre Saint-Germain et Ecquevilly, deux fois par jour; 20 entre Saint-
- Germain et Chambourcy, une fois par jour. Les services réguliers, les trains routiers étant prêts, pourraient commencer dès le Ier avril.
- L’assemblée a adopté toutes ces conclusions.
- L’heure est elle enfin venue de croire?
- . Rien n’a été décidé en ce qui concerne le service entre Saint-Germain et Maisons-Laffitte.
- ¥ ¥
- Les automobiles à l’Exposition de Prague
- Les constructeurs français de véhicules automobiles ne manqueront pas d’occasions d’exhiber leurs produits. De tous les côtés on les appelle.
- Cette fois, l’appel nous vient de Bohême et, officiellement, par la voie du consul de France à Prague. Voici la lettre qu’il a adressée au président de l’A. C. F. :
- Monsieur le président
- de l’Automobile Club de France,
- « Permettez-moi d’appeler votre attention sur l'exposition d'Architecture et de Génie Civil qui se tiendra à Prague du 15 juin au 15 septembre et au sujet de laquelle une note a été insérée dans le Journal Officiel du 4 février dernier.
- « Le Comité de cette exposition me prie de vous signaler l’intérêt qu’il y aurait pour vos constructeurs d’automobiles à prendre part à cet important concours qui leur permettrait de faire connaître leurs machines et de s’assurer, par la suite, des commandes dans toute l’Autriche.
- « Le délai des demandes d'admission pour l’exposition dont il s’agit, a, il est vrai, expiré le 15 mars, mais je suis autorisé à vous faire savoir que les demandes émanant d'industriels français pourront être reçues jusqu’au 1er mai.
- « Agréez, Monsieur le président, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- « Le Consul de France,
- « Alfred de Valois »
- Critérium des Entraîneurs
- On sait que, cette année, les concurrents de la course de bicyclettes Bordeaux-Paris, seront pour ia plupart entraînés par des véhicules automobiles, motocycles et même voitures.
- L’Automobile Bordelais, sur la demande de M. Journu, a pris l’initiative d’une course entre les entraîneurs automobiles sur le trajet de Paris à Bordeaux.
- C’est le Vélo, organisateur de la course de bicyclettes, qui s’occupera de l’organisation de cette «promenade à grande allure » qui sera dénommée Critérium des Entraîneurs.
- L’épreuve dont le départ serait donné à Versailles se courrait en deux étapes : Versailles-Tours ; Tours-Bordeaux. La date choisie est jusqu’ici les n et 12 mai, le départ de la course de bicyclettes se donnant à Bordeaux le 14 au soir. De cette façon les entraîneurs auraient le temps de se reposer et de réparer leurs machines entre l’arrivée et le départ.
- p.214 - vue 219/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 215
- A la Cbamlire syndicale des carrossiers
- Nous extrayons du rapport de la Chambre syndicale des carrossiers lgs quelques lignes que l’on va lire.
- Cette année, il est tout particulièrement intéressant à raison des questions qu’y traite M. Cottenet, questions qui deviennent capitales pour les carrossiers. Ceux-ci ont commencé par dire : « L’automobile ne prendra pas ! » Maintenant ils disent : « L’automobile est à nous. »
- De l'état de la carrosserie et à propos d'automobiles
- L’usage veut que chacun de nos rapports commence par un aperçu rapide de l’état de notre industrie pendant l’exercice courant. Nous ne vous apprendrons rien en vous disant que cet état n’est guère satisfaisant, et que nos affaires traversent une période de malaise dont les causes principales sont, croyons-nous, la situation économique des fortunes particulières, en France, et les circonstances politiques et économiques des pays étrangers qui nous offraient autrefois des débouchés considérables.
- On en cite une autre actuellement, qui est le développement des voitures mécaniques, l’engouement du public pour les automobiles. Sans doute, ce nouveau mode de locomotion a pu, en ces deux dernières années, influer sur nos ventes, mais nous avons le ferme espoir que ce trouble n’ost que momentané, et que nous devons, en entrant nous-mêmes dans ce mouvement, profiter des affaires auxquelles il donne lieu. C’est en étudiant les moteurs, en nous pénétrant des besoins nouveaux qui prennent naissance, que nous nous mettrons en mesure de satisfaire, en y trouvant une part sérieuse de bénéfices, non seulement ceux de nos clients anciens, qui se portent vers les voitures automobiles, mais encore toute une couche nouvelle d’acheteurs qui ne possédaient de voiture d’aucun genre. Il nous paraît impossible, en présence des nombreux ateliers qui se montent pour la fabrication des mécanismes, que nous ne trouvions bientôt les moyens de travailler d’accord avec les mécaniciens, et d’arriver à créer des types de voitures automobiles bien conçus, aussi élégants que possible, parfaitement appropriés au service et au goût de notre clientèle.
- Certains esprits mal intentionnés ont voulu voir je ne sais quel antagonisme entre le mécanicien et le carrossier. Nou* p 'nsons que cet antagonisme n’est qu’apparent,'et n’est entretenu que par ceux qui ont cru avoir un intérêt à le faire naître. Nous espérons qu’il se transformera sous peu en une collaboration féconde, profitable aux deux industries, dans laquelle nous trouverons l’emploi de notre acquit, de notre goût et de nos connaissances professionnelles.
- Nous ne pouvons ici qu’effleurer cette question d’actualité dont les développements nous entraîneraient bien au delà du cadre de ce modeste rapport. Mais nous n’avons pas cru devoir passer sous silence un sujet si intéressant et qui est tellement à l’ordre du jour.
- Notre excellent confrère le Guide du Carrossier revendique les automobiles pour ses lecteurs ordinaires.
- « De quoi est donc constituée une voiture ? D’abord d’un fauteuil ou caisse, au confort et à la fo rme variables, qui en est l’élément constitutif ; puis d’un train, où les roues et l’essieu jouent le principal rôle. Est-ce qu’une automobile est dépourvue de ces éléments? Non. Elle est donc de notre ressort et de ce qu’elle comporte, en outre, un moteur, ce n’en est pas moins une voiture. C’est tellement vrai que les fabricants d’automobiles, en s’adressant aux spécialistes de notre in-
- dustrie, ont recours à nos ouvriers. Nos fournisseurs deviennent pareillement les leurs. Ils ne sont pas plus préparés pour faire de la carrosserie, qui relève de l’art sous le rapport de la forme, que nous ne le sommes pour fabriquer des moteurs.
- « Ils veulent exploiter eux-mêmes notre industrie en ce qu’elle s’applique aux automobiles ? Pourquoi, de notre côté, ne chercherions-nous pas, procédant à l’inverse des mécaniciens qui ajustent des caisses sur leurs moteurs, à placer des moteurs dans nos voitures, lesquelles auront au moins la supériorité de l’esthétique, car il n’est pas donné à des ingénieurs si habiles qu’ils soient dans leur spécialité, de créer un modèle de voiture convenable : on en a eu la preuve maintes fois ; et les automobiles sorties de toutes pièces d’un même atelier sont là pour en témoigner. »
- C’est fort bien dit ; mais quelle est donc la voiture dont la carrosserie n’a pas été faite — je ne parle pas des voitures d’essais, non vendues au public — par des ouvriers carrossiers ? S’ils sont aux gages du mécanicien perdent-ils par-là leur habileté ? Et ne peut-on citer au contraire telle maison de carrosserie qui voulut placer des moteurs sur ses voitures et n’eut que des déboires parce que ses carrossiers n’eurent pas soin de renforcer leurs membrures autant que le demandent les réactions toutes différentes qu’occasionne le moteur ?
- Mettant une caisse quelconque sur son châssis, le mécanicien fait peut-être une voiture laide ; mettant un moteur dans sa belle caisse, le carrossier fait une voiture qui, si elle marche, se brise au premier caniveau.
- A chacun son métier et les automobiles seront bien faites. Que les carrossiers, s’ils y trouvent leur intérêt, s’entendent avec les constructeurs de moteurs, c’est parfait, et point n’est besoin pour cela de prouver d’abord que l’automobile est une branche de la carrosserie.
- Voiture eleetrip
- De la Britannia Motor Carriage Co
- Nous donnons en tête de ce numéro la reproduction d’une voiture électrique de la Britannia Motor Co. Cette voiture de dimension remarquable fut un des plus lourds véhicules qui prirent part au dernier Motor Meet.
- Construite sur les plans de M. J. Vaughan Sherrin par MM. Morgan and Co, cette voiture, à accumulateurs Sherrin, a fait avec la plus grande facilité le trajet de Steen-House, Richmond et retour.
- Dans cette promenade, cette voiture accomplit une performance remarquable : elle couvrit plus de 102 milles d’une seule traite à une vitesse moyenne de 10 milles à 1 l’heure.
- Ce résultat remarquable peutêtre attribué soit au poids considérable d’accumulateurs emporté par cette voiture monumentale, soit à leurs qualités particulières.
- M. Sherrin est très satisfait des accumulateurs qu’il a inventés. Pendant les es'sais^ leur détérioration fut peu importante et l’inventeur dit pouvoir les décharger presque à fond sans inconvénient.
- p.215 - vue 220/833
-
-
-
- 216
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Voitorette Malles(1>
- Ainsi que le montientnos figures, la voi-turette Malien est un tricycle à deux places,
- (1) M. Victor Malien, ingénieur^constructeur, à Heauroont‘d@-Lomagne (Tarn-et-GaronneJ,
- possédant deux roues directrices à l’avant et une seule roue motrice à l’arrière.
- Les photographies que nous reproduisons sont cellfcs d’une machine actionnée
- p.216 - vue 221/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 217
- seulement par la force musculaire, au moyen de pédales mises en marche par le voyageur d’arrière. L’inventeur construit aussi un second modèle identique comme disposition, maisplusrobuste etsurlequelonpeut adapter un moteur de Dion-Bouton de manière à le transformer en voiturette automobile.
- Le siège d’avant, très confortable, est destiné au voyageur transporté, qui n’a en aucune façon à s’occuper de la manœuvre de l’appareil. La place d’arrière marquée par une simple selle de bicyclette est réservée au conducteur qui seul s’occupe du moteur, de la direction et de la manœuvre du frein qui agissant sur la roue d’arrière permet d’arrêter presque instantanément la voiturette.
- La direction qui s’effectue par la manœuvre d’un guidon comme d’ordinaire, est transmise aux roues d’avant de telle façon
- que dans les virages ces deux roues ne soient pas parallèles.
- Les roues sont des roues ordinaires de cycles, montées sur pneumatique. La roue d’arrière est plus grande que les roues d’avant.
- Comme particularité remarquable, l’appareil est démontable en trois parties qui peuvent s’assembler facilement et rapidement à l’aide d’une seule clef.
- A vide et sans moteur, son poids est de 25 kilogs. Elle est bien équilibrée et les efforts supportés directement par les tubes ne déforment pas le châssis.
- Ainsi que nous l’avons déjà dit, le tricycle peut être muni d’un moteur. Mais dans tous les cas, le cavalier agit toujours sur les pédales, ce qui permet de ne pas rester en panne en cas d’avarie du moteur.
- Voiturette Goujon
- Voiturette Goujon
- La voiturette, qui nous occupe aujourd’hui, est de création toute récente : le constructeur a cherché à grouper tous les avantages de simplicité, de légèreté, d’élégance et de confort, auxquels le public parisien commence à s’habituer et qu’il exige de ses constructeurs favoris.
- La voiturette, forme vis-à-vis à 4 places, est légère : 500 kilos à peine. Son approvisionnement d’essence (15 à 20 litres) suffît pour 10 heures de marche en terrain ordinaire.
- Elle est munie d’un nouveau moteur monocylindrique Goujon, dont notre cliché reproduit la vue d’ensemble, et qui est remarquable par sa simplicité.
- C’est un moteur à 4 temps, du cycle ordi-
- naire, avec commande de la soupape d’échappement par came et engrenages (avec réduction de vitesse au 1/2) et soupape d’admission automatique. Ce moteur développe 3 ch. 1/2 à la jante ; il marche à l’essence de pétrole ordinaire (stelline ou moto-naphta) ; le graissage intérieur s’effectue par un graisseur automatique à pression d’air. Le cylindre est à ailettes; il ne comporte de circulation d’eau pour le refroidissement qu’a partir de 5 chevaux de force.
- Le moteur tourne à 450 tours en moyenne et est muni d’un volant. L’allumage se fait à l’aide d’un brûleur Longuemare, et le carburateur, d’un modèle spécial très réduit, est à vaporisation directe et à niveau constant.
- p.217 - vue 222/833
-
-
-
- 218
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- On dispose de 3 vitesses qui correspondent à 6, 12 et 32 kilomètres à l’heure, plus un dispositif spécial pour la marche arrière.
- La manoeuvre de la voiture est très simple également : elle se fait par barre droite et bielles directes avec roues montées à billes
- sur pivot, comme à l’ordinaire. Les roues ont o m. 65 et o m. 90 de diamètre 5 ce sont des roues de cycles, munies de pneus Michelin ou Vital.
- Deux leviers et un frein à pédale sont en outre à la disposition du conducteur : le
- Moteur Goujon
- premier levier actionne les changements de vitesse et la marche arrière; le second, le débrayage, puis le frein.
- Il y a 3 freins à la voiture : un sur le différentiel, un frein à collier sur chacun des 2 moyeux des roues arrière motrices et un frein à patin ordinaire : mais ce dernier n’est pas nécessaire.
- Le bâti est en fers à U , solidement entretoisés; l’empattement de l’ensemble est de 2 m. 12 X 1 m. 35. L’encombrement du mo-
- teur n’est que de 75 X 90 (long.) : la mise en marche est. faite très facilement par une manivelle placée sur le côté. La dépense, au dire du constructeur, ne dépasserait pas 3 centimes par kilomètre.
- Ces voiturettes, du prix de 3 à 6 000 francs suivant les accessoires, sont garanties contre tout vice de construction résultant d’un défaut de matière ou de fabrication.
- Paul Sarrey.
- L’entrainement mécanique
- Dimanche dernier, la Direction du Vélodrome du Parc des Princes conviait le public à assister aux premiers essais d’entraînement mécanique en course.
- Les motocycles employés étaient des tandems électriques Clerc et Pingault que nos lecteurs connaissent déjà, et que leurs succès en records désignaient tout naturellement pour un essai en course.
- L’expérience de dimanche, sans être un succès absolu, a néanmoins montré tous les avantages que présente ce nouveau mode d’entraînement.
- Si quelques accrocs se sont produits, on ne peut en somme les imputer qu’à la connaissance imparfaite qu’avaient de leur machine les hommes chargés de la piloter, par suite du peu de temps qu’ils avaient eu pour faire leur apprentissage.
- Dans une des courses de la réunion, course de 23 kilomètres avec entraîneurs, les tandems électriques se sont mis en ligne contre des machines multiples. On a pu se rendre compte que si le départ est défectueux par suite de la lenteur de mise en
- marche du moteur, cet inconvénient d’ailleurs facile à supprimer est compensé par l’avantage résultant de la grande régularité de marche.
- Le seul concurrent qui eût des entraîneurs mécaniques n’a eu aucun mal, avec deux équipes de deux hommes, à battre ses concurrents entraînés par plusieurs équipes de trois et quatre hommes.
- .11 faut en somme féliciter les constructeurs d’avoir établi des machines presque parfaites, étant donnés surtout les insuccès que rencontrent les inventeurs de machines similaires.
- *
- * *
- Outre les tandems électriques, nous avons aussi à signaler les essais, faits également au Vélodrome du Parc des Princes, par la bicyclette à pétrole Girardot.
- Cette bicyclette est munie d’un moteur de Dion-Bouton de 1 ch. 3/4. Montée par Charron, elle a accompli un certain nombre de tours à bonne allure, à la vitesse moyenne de 43 kilomètres à l’heure, un tour de piste (666 m. 66) a même été couvert en 44 s 2/3, ce qui donne une vitesse de 34 kilomètres à l’heure.
- p.218 - vue 223/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 219
- Système A'allmp pour moteurs à Pétrole
- Par M. Bernardi, professeur de Mécanique à l'Université de Padoue.
- Le trop modeste M. Bernardi, professeur à l’Université de Padoue, qui s’est occupé depuis longtemps de la question des moteurs à gaz et à pétrole (son premier brevet date de 1881), a construit un remarquable moteur pour automobiles auquel il a appliqué un système d’allumage particulier que nous allons décrire.
- Le moteur Bernardi estun moteurà quatre temps comme la plupart des moteurs usités.
- La soupape d’aspiration A (fig. 1) est automatique, et la soupape de décharge D est commandée
- I par un levier L. Dans la position figurée en traits | pleins, la soupape D est fermée et la soupape A peut s’ouvrir par aspiration sans buter contre le ressort R. Dans la position figurée en pointillé, la valve de décharge B est ouverte par le levier L dont le ressort R vient buter contre la tige de la soupape d’aspiration qui ne peut plus s’ouvrir.
- Ainsi, quand la décharge est fermée, la soupape d’admission peut s’ouvrir, tandis que quand la décharge est ouverte la soupape d’admission est rete-! nue sur son siège et l'aspiration ne peut se faire.
- Lorsque le moteur dépasse sa vitesse normale le régulateur pousse un taquet qui retient le levier L dans la position figurée en pointillé. Il n’y a plus d’admission de mélange tonnant et, par suite, plus d’impulsion donnée au moteur. Les gaz inertes, résidus de l’explosion, subissent uniquement un mouvement de dilatations etde compressions successives par suite du mouvement de va-et-vient du piston. Aussitôt la vitesse normale rétablie, le régulateur abandonne l’arrêt,la décharge se ferme, l’admission du mélange tonnant se rétablit, une nouvelle explosion se produit et ainsi de suite.
- Cette courte description du mécanisme de l’admission suffit pour faire comprendre le fonctionnement de l’allumeur.
- L’inventeur s’est basé, sur la propriété catalytique du platine qui devient incandescent quand il est plongé dans un mélange d’air et de gaz combustible.
- Ce phénomène est bien connu en chimie, sans toutefois que l’explication en soit bien nette.
- Mais, tandis que la mousse de platine, est trop délicate pour pouvoir être employée commodément et nécessite la température du rouge blanc pour
- p.219 - vue 224/833
-
-
-
- 220
- LA LOCOMOTION AUTOMOBLE
- allumer avec certitude les mélanges détonants comprimés des moteurs à explosions, un tissu de fils de platine, au contraire allume ces mêmes mélanges dès qu’il est chauffé à 250°, c’est-à-dire à la température du rouge sombre à peine visible dans l’obscurité.
- L’inventeur s’est servi de cette propriété pour construire le système d’allumage représenté par nos dessins.
- Pour la clarté de l’explication, nous prions le lecteur de se reporter d’abord aux figures :
- La figure 2 est une coupe de l’allumeur modèle 1894.
- C, cylindre, vissé à la culasse A du moteur, dans lequel a été percé un trou a que nous appellerons le four.
- t, bouchon troué vissé sur c.
- c, couvercle fixé à C au moyen des vis v.
- z, trou pratiqué dans le couvercle c.
- f f, trous périphériques du couvercle c, qui établissent une communication permanente entre le four a et la chambre d’explosion B du cylindre ; ces trous ont un diamètre si petit que la flamme ne peut se propager au travers.
- M, volet bouchant le trou z. Ce volet pivote dans le support s fixé à la culasse, et est pressé à la bouche z du four par un ressort qui n’est pas figuré.
- d, diaphragme en cuivre ou en fer, percé de très petits trous.
- m, toile métallique hémisphérique, en fils de platine, fixée au diaphragme d.
- o, manchon destiné à empêcher la perte du calorique.
- i t, rondelles trouées fixées au bloc c.
- v' vis solidaire de la rondelle i.
- c’, disque très mince, formant soupape, s’appuyant sur la vis v ou sur son siège x x, suivant que ia pression en t' est plus grande ou plus petite que la pression en a.
- La pompe, pour la mise en marche de l’allumeur, est une pompe à double effet pour aspirer le mélange tonnant du générateur et le refouler dans l’allumeur.
- T, tuyau métallique supportant les soupapes.
- n n., valves égales (dont le fonctionnement est semblable à celui des valves des pneus).
- Elles sont formées d’une enveloppe métallique m aplatie (fig, 3 et 3 bis) percée) des deux trous r.
- c c., chemises en peau de gant fixées extérieurement à la bouche des valves n n.
- p, poire élastique de commande.
- p1, poire élastique pour le jet continu.
- Fonctionnement de la pompe. — Supposons maintenant la conduite q en communication permanente avec un carburateur ou générateur de mélange d’air et de vapeurs de benzine à la pression atmosphérique (nous verrons dans un prochain numéro les détails de ce générateur). En pressant la poire p, la chemise c bouche les trous r, et le mélange comprimé, suivant la flèche pointillée, va par les trous r dans le canal t de l’allumeur; abandonnant la poire, la dépression produite en q fera adhérer la chemise c aux trous r, et le mélange tonnant sera aspiré suivant la flèche en trait plein. Répétant plusieurs fois les deux opérations, on enverra plusieurs fois un jet continu de q dans l’allumeur.
- Fonctionnement de l’allumeur. — Il faut avant tout l’amorcer, en conséquence on le dévisse de la culasse et on l’appuie sur deux crochets fixés au moteur. Puis d’une main on approche à la bouche s (fig 2) un corps incandescent (allumette) et de l’autre main on presse la poire p ; un jet de gaz tonnant sort alors de la bouche z et prend feu en rencontrant l’allumette. On presse toujours la poire jusqu’à ce que le tissu de fil de platine soit (pour sa propriété catalytique; devenu incandescent; il suffit de quelques secondes. Après, ayant soin que le moteur so4t dans la position de dé-
- charge, on visse l’allumeur à la culasse, on abandonne la poire p, on donne un tour au volant et le moteur se met en marche immédiatement.
- Pendant l’aspiration, la pression dans le cylindre B, dans le four a et dans a1 baisse et du mélange tonnant est admis par la valve d’aspiration ordinaire A (fig. 1) du moteur; en même temps le gaz du réservoir à la pression atmosphérique traverse les valves nn (fig 3) et par le tuyau T (fig. 2) repoussant la valve c contre la visu1 passe dans a et i, achève de se mélanger en traversant les trous du diaphragme d et va heurter sur le tissu m dont la température augmente en conséquence. Pendant la compression, la pression dans le cylindre B en a et en a1 augmente, la valve c bouche le trou t\ en même temps le mélange comprimé du cylindre B traversant les trous ff vient s’allumer en contact du tissu de platine. Vers la fin de la période de compression, le piston moteur ou un organe quelconque commandé par la distribution, vient buter contre le levier X, le volet prend la position pointillée découvrant la bouche z. Le mélange comprimé dans B, ainsi mis en libre communication avec la flamme permanente (produite par le mélange qui arrive en a par les trous ff pendant toute la période de compression) s’allume et prôduit en conséquence le coup moteur.
- Lorsque le moteur ne donne pas son maximum de puissance, ainsi que nous l’avons vu, la décharge reste ouverte, l’aspiration fermée et il s’établit un mouvement de va-et-vient de gaz inertes dans le cylindre et dans le tuyau de décharge. Le même mouvement s’établit aussi dans l’allumeur et le mélange qui à chaque mouvement entre par le tuyau i, maintient le tissu de platine suffisamment incandescent pour qu’il puisse produire la première explosion.
- Le modèle de l’allumeur 1898 a été quelque peu modifié, les mêmes lettres indiquent les mêmes organes que dans le modèle 1894,les variations principales sont : 1° La petite valve c au lieu d’être dans un plan vertical est dans un plan horizontal et fonctionne tout à fait bien. 2° Le mélange combustible ne traverse plus le bouchon t (qui n’est plus troué) mais arrive dans le four par le canal S et les trous circonférenciels i du diaphragme d qui n’est plus une plaque mince mais a pris la forme d’un manchon. 3° Le tissu de platme n’est plus hémisphérique mais rectangulaire et au lieu d’être fixé au diaphragme d est solidaire du manchon m en porcelaine. Signalons aussi que pour la mise en marche on n’est plus obligé de dévisser tout l’allumeur comme pour le type 1894, mais il suffit d’ôter le bouchon t, presser la poire et approcher une allumette au trou laissé libre par le bouchon t par où va sortir le mélange combustible qui arrive de v par S et i. Les flèches pointillées indiquent le mouvement du mélange pendant l’aspiration et celles en trait plein, le mouvement pendant la compression.
- De tous les systèmes d’allumage, je ne crains pas d’affirmer que le système Bernardi est le meilleur, en effet.
- Il n’y a pas d’accumulateurs électriques ni de flamme extérieure, donc il est le plus sûr contre les accidents (on peut verser un verre de benzine sur le moteur en mouvement sans qu’il y ait de danger d’explosion).
- Il est le plus économique, parce cjue, étant à l’intérieur du cylindre, la chaleur produite dans l’allumeur n’est pas presqu’entièrement perdue comme il arrive pour la flamme du brûleur dans l’allumage à tube incandescent.
- Il est comme on aura pu s’en convaincre par la description, le plus sûr, parce qu’il n’y a pas de ratés possibles.
- Il est enfin admirablement bien conçu comme théorie et on conviendra avec moi qu’il est aussi un petit chef-d’œuvre de mécanique lorsqu’on saura que le type de 1898 complet ne pèse que 150 grammes.
- Cari-o Bruno.
- p.220 - vue 225/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 221
- Triejtle Tatin
- Le véhicule inventé par M. Tatin est un tricycle à deux places, intermédiaire entre la voiturette et le motocycle, mû par la vapeur avec chauffe au pétrole F et chaudière réduite à sa plus simple expression : un simple serpentin, comme le montre notre figure 2.
- Le pétrole, contenu dans un réservoir S, est refoulé par la pression produite par une pompe à air b ; il se rend par le tuyau T”
- jusqu’au serpentin vaporisateur au-dessous duquel il brûle après s’être mélangé à l’air, en quantité convenable, dans un certain nombre de becs Bunsen à pétrole.
- La caisse même du véhicule contient en A un approvisionnement de 60 litres d’eau environ suffisant pour un parcours de 60 kilomètres de route moyenne.
- L’eau d’alimentation est refoulée par une pompe spéciale jusqu’au serpentin-générateur ; mais on peut se servir de l’alimentation même pour régler l’allure du moteur : en effet, l’eau arrive en quantité constante dans un godet où puise la pompe alimen-
- taire : si le moteur tourne trop vite, l’eau s’épuise dans le godet, l’alimentation diminue et par suite la production de vapeur et l’allure du moteur : d’où le réglage.
- La figure 3 montre le schéma de la transmission. En Y est un moteur à vapeur quelconque. L’arbre moteur K porte deux pignons M et Mi de diamètre différent pouvant transmettre par conséquent deux vitesses différentes, l’une à la roue droite, l’autre à la roue gauche du véhicule. Il s’ensuit donc que l’entraînement ne peut avoir
- lieu que par une seule roue motrice à la fois, le différentiel étant par suite supprimé : l’idée est originale^ mais il faut attendre les
- essais d’une longue pratique pour savoir si un pareil dispositif est compatible avec les deux facteurs essentiels : sécurité et commodité.
- Paul Sarrey.
- Courrier d'Italie
- Un des industriels les plus connus, M. Lanza, de Turin, s’adonne avec intérêt aux études et aux expériences d’automobilisme. Il a étudié un type de voiture à deux places, qui vient d’être essayé avec succès.
- La voiture est construite avec cadre tubulaire, roues de 60 centimètres montées sur jantes West-wood très larges, avec bandages d’une maison de Turin.
- La voiture pèse 300 kilos ; le moteur a une puissance de deux chevaux et demi et les roulements sont tous montés sur billes.
- La manœuvre est facile et l’arrêt peut être obtenu presque instantanément. On peut tourner dans un espace restreint avec facilité.
- La voiture peut être transformée en cab, coupé ou dog-cart et le conducteur peut se placer aussi bien sur le siège antérieur que sur le siège postérieur.
- Je vous enverrai des informations détaillées sur l’appareil de changement de vitesse qui est une des particularités de la voiture Lanza.
- *
- * ¥
- L’automobilisme n’est qu’à ses débuts en Italie, mais on songe déjà à lui trouver des applications pratiques pour la défense nationale et pour les services publics. Aussi l’état-major a fait ses expériences — secrètes jusqu’à présent — de traction automobile des pièces d’artillerie et des fourgons du train des équipages ; on parle aussi d’un affût automobile portant le caisson et la pièce.
- Les entrepreneurs du service postal entre Vinti-tiinille et Tenda vont adopter l’automobile pour leurs transports. Après une période d’expériences, ce moyen de communication sera activé sur d’autres parcours.
- Terenghi.
- p.221 - vue 226/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Correspondance
- Périgueux, le 20 mars 1898.
- Monsieur le Directeur de la Locomotion Automobile,
- Les journaux sportifs ont beaucoup parlé ces jours-ci de la nouvelle taxe, ou plutôt des nouvelles taxes sur les cycles, motocycles et automobiles. Ils se sont récriés, hier, sur l’opposition du Sénat, et le Journal des Sports, entre autres, fait triomphalement ressortir que, en maintenant la taxe des bicyclettes à 10 francs, et en réduisant la taxe des motocycles au double, au lieu du triple, — ainsi que l’avait décidé la Chambre, — il se trouverait que les motocycles paieraient dans certains cas, une taxe supérieure à celle des automobiles.
- Point n’était besoin du Sénat, pour cela, la Chambre s’en était bien chargée toute seule, et ce qui nous surprend, c’est, qu’aucun des journaux spéciaux ne l’ait relevé. En effet, en supposant les décisions de la Chambre confirmées par le Sénat, il arrivait ceci — je prends Périgueux pour exemple :
- Si j’ai une voiture automobile à 2 places, je paierai 30 francs d’impôt (Périgueux ayant 32 000 habitants,) et si j’ai un motocycle à 2 places, je paierai (6 X 5) -f- 3 = 33 francs, donc une somme Supérieure de 3 francs à celle d’une vraie voiture.
- Si au lieu d’habiter Périgueux j’habitais une localité de moins de 10 000 âmes, je paierais pour une voiture 20 francs, et pour mon motocycle toujours 33 francs. Et si vous augmentez le nombre des places du motocycle, la proportion devient bien autrement grande.
- Il est bien évident que ce e’est pas cela qu’a voulu le législateur, car s’il a créé (au point de vue taxe) la catégorie des motocycles, c’est qu’il trouvait, avec juste raison, que ces derniers devaient payer plus que les bicyclettes, mais moins que les voitures.
- Que pensez-vous de cela?
- Veuillez agréer, etc.
- Louis Didon fils,
- Correspondant de la Locomotion Automobile.
- Petites Mies
- Une date mémorable
- Du Journal des Sports :
- Il n’y a pas encore bien longtemps, la date du 1er mai était une date importante, qui avait le don d’émouvoir nos gouvernants. Cette date évoque encore le souvenir des brigades centrales mobilisées et des parades policières au cœur de la capitale.
- Cette année, les sans-travail qui manifesteront par leur absence, ce seront les chevaux qui auront disparu des services publics de la ville de New-York. La traction mécanique se sera en effet entièrement substituée à la traction animale sur toutes les lignes de tramways de la capitale des Etats-Unis. Voilà une date mémorable pour nos chauffeurs et que nos anière-neveux célébreront dans cent ans.
- Paris sans chevaux ! S’imagine-t-on à quel point ce spectacle serait suggestif, si du jour au lendemain cette révolution s’opérait? Il nous semblerait nous être endormis dans un siècle et réveillés dans l’autre.
- Après tout, qu’y a-t-il là d’impossible? Cette nuit interséculaire n’est pas si éloignée de nous et l’automobilisme est assez avancé pour que nous puissions considérer ce bouleversement aussi sérieusement que les choses les plus facilement réalisables.
- * +
- La traction mécanique
- La Compagnie générale, des Omnibus a demandé l’autorisation de substituer la traction mécanique à
- la traction animale sur trois nouvelles lignes, dont Montrouge-Gare de l’Est. Elle a demandé un prompt rapport, afin d’être à même d’inaugurer ces services pour le 1er janvier prochain.
- Ne collez pas aux automobiles !
- Cyclistes, ne collez pas aux automobiles ou aux motocycles, si vous ne voulez pas être victimes des pires accidents.
- Depuis la fameuse course de Rivierre dans Bordeaux-Paris, un grand nombre de cyclistes sont férus de l’idée de l’imiter et de profiter des automobiles pour s’en faire des machines d’entraînement. Us risquent, ai-je dit, les pires accidents, et ils gênent affreusement les conducteurs des automobiles ou motocycles.
- J’ai reçu à ce sujet les doléances de deux d’entie eux, Guyenet et Fournier :
- « Pendant la dernière course sur la Côte d’Azur, m’a dit Guyenet, j’étais suivi d’un brave monsieur monté à bicyclette, qui s’obstinait àcollerà ma machine. Plusieurs fois je l’ai prié de faire grande attention, parce que je pouvais être, d’un moment à l’autre, obligé d’arrêter brusquement. Il n’a voulu rien entendre. 11 s’est obstiné à me suivre, et ce que je redoutais s’est produit. Je me suis trouvé, par suite de l’apparitioninopinéed’un obstacle, contraint d’arrêter brusquement. Le pauvre diable a fait une formidable culbute ; il a été assez sérieusement blessé, et sa machine a été mise hors d’usage ».
- Plenri Fournier, l’ancien champion du cycle, devenu un enragé motocycliste, m'a tenu le même langage :
- « Non seulement les cyclistes risquent un accident grave, mais ils nous gênent beaucoup, précisément parce que nous tenons à leur éviter l’accident. En fin de compte, c’est nous qui risquons d’écoper. C’est ainsi qu’une fois, roulant à motocycle suivi d’un cycliste qui collait à ma machine, je me trouvai face à face avec une voiture. De cette manière, je restai pris entre la voiture devant moi et le cycliste derrière. Si j’arrêtais brusquement, je risquais d’assommer ce malheureux. C’est par miracle que je réussis, grâceàun virage court et très rapide, à passer. Vous remarquerez que si je risquai l’accident pour moi, ce fut afin de l’éviter à l’étourneau qui s’obstinait à me suivre tête baissée.»
- Cyclistes, vous avez bien lu ? Ne collez pas aux automobiles.
- Laissez les chauffeurs chauffer en paix.
- (Du Vélo) Edouard de Perrodil.
- 4 4
- Un défi aux constructeurs
- Jusqu’ici nous n’avions eu en automobile que des courses ou des matches individuels. Voici qu’une maison américaine, l’une des plus importantes, sinon la plus importante d’Amérique, la Winton Motor Carriage C°, de Cleveland, lance un retentissant défi à toutes les maisons d’automobiles du monde.
- La Winton Motor Carriage C° vient de lancer sur le marché toute une série de voitures à pétrole dont l’on dit grand bien en Amérique, et qui sont du type phaéton ordinaire, monté par deux hommes. C’est à une voiture quelconque de ce type que s’adresse le défi avec enjeu illimité, défi à disputer en course de New-York à Chicago ou sur un parcours de 1 000 milles aux Etats-Unis.
- Hum ! Aux Etats-Unis, c’est un peu loin ! Il faudrait bien avoir envie de se matcher. Pourquoi, dit le Vélo, la Winton Motor Carriago C° n’enverrait-elle pas plutôt chez nous un véhicule qui pourrait prendre part à nos courses ? Ce serait plus simple et plus sérieux à la fois.
- 4 4
- Conférences automobiles
- Il y a quelques jours, à l’Ecole d’artillerie de Vincennes s’est donnée une conférence sur le cyclisme militaire en France et à l’étranger et sur les applications militaires de l’automobile.
- p.222 - vue 227/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 223
- L’orateur, un jeune capitaine d’artillerie, s’est étendu de façon technique et fort instructive sur l’emploi des tracteurs lourds pour le remorquage des grosses pièces de campagne, des trains des équipages, etc., et enlin sur les services que peuvent rendre les motocycles pour les communications et les raids militaires.
- 4 4
- Nécrologie
- Un des vétérans de l’industrie du cycle, M. Jacques-Auguste Hurtu, vient de mourir à Albert (Somme), à l’àge de 62 ans. M. Hurtu était l’un des chefs de l’ancienne marque si estimée Hurtu, Hau-tin et Diligeon, actuellement Diligeon et Cie, et la haute situation qu’il occupait dans le monde industriel, lui avait valu d’être nommé chevalier de la Légion d’LIonneur.
- 4 4
- Une statue à M. Levassor
- Le Comité de l’Automobile - Club de France a, dans sa dernière séance, décidé d’élever un monument au regretté M. Levassor, décédé, comme on sait, des suites de sa chute à La Palud, dans la course Paris-Marseille, 30 000 francs ont été jugés nécessaires pour l’érection du monument. La souscription atteint maintenant 17 000 francs.
- On voit qu’il vaut mieux perfectionner qu’inventer.
- *
- Extrait des Petites Affiches du 2 avril :
- Il est formé une Société anonyme qui a pour objet, La création et l’exploitation ue services do transports de personnes ou marchandises par omnibus, voitures ou tous autres véhiculés en France et à l’étranger, grâce aux apports de MM. Loir, VanYolxem et Jenatzy.
- Cette Société prend le nom de Compagnie Générale des Transports Automobiles.
- Le fonds social est fixé à la somme de 5ÙU 000 francs divisé en 1000 actions de 500 francs chacune
- On été nommés pour composer le premier conseil d’administration :
- M. Maurice Loir, lieutenant de vaisseau en retraite, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant à Paris, rue de la Chaussée-d’Antin, 24.
- M. le comte de Brouville, propriétaire, demeurant à Paris, rue La Boétie, 66.
- M. Paul Delorme, ingénieur, demeurant à Paris rue de Moscou, 37.
- M. Beau, ingénieur, demeurant à Paris, boulevard de la Madeleine, 0.
- Et . M. Yan Volxem, industriel, demeurant à Bruxelles, avenue Livingstone, 8.
- Ont été nommés pour la vérification des comptes du premier exercice :
- M. Mara, demeurant à Paris rue de Londres 27.
- Et M. Br uncel de Montpellier, demeurant à Bruxelles, rue de la Loi, 157.
- 4 4
- Un habitant de Toulouse passait sur le boulevard d’Arcole, monté sur un tricycle à pétrole, remorquant une légère voiturette dans laquelle se trouvait une dame.
- Arrivé à hauteur de la place Arnaud-Bernard, le pivot rattachant la voiture au tricycle se rompit.
- Le motocycliste, allégé, continua sa course avec une augmentation sensible de vitesse. La voiturette versa et la dame fut projetée à terre avec une telle violence qu’elle se brisa la clavicule gauche.
- Ce n’est qu’une centaine de mètres plus loin que , le conducteur s’aperçut que sa compagne l’avait, bien malgré elle, abandonné.
- Il revint immédiatement sur ses pas, et contribua à transporter la blessée dans une pharmacie, où des soins lui ont été prodigués.
- 4 4
- Dans le dernier numéro de la Revue mensuelle du Touring Club, nous relevons une chaude recom-
- mandation en faveur de la Société de défense et de secours contre les o,ccidents de chemins de fer.
- Dame, on est parfois obligé de prendre le grand frère et les récents éerabouillements du P.-L.-M. vous donnent à réfléchir, au moment où on va mettre le pied dans un compartiment de chemin de fer.
- Etes-vous blessé dans une catastrophe, la Société de défense se charge de vos intérêts contre la Compagnie ; elle vous fournit avoué, avocat, etc., et vous verse l’indemnité totale qui vous aura été allouée. Car ce n’est pas là une spéculation financière, c’est l’assurance aux assurés, et voilà pourquoi nous avons plaisir à 1a. recommander, après la Revue du T.C.F.
- La cotisation annuelle est insignifiante : 2 francs par an, plus 2 francs de droits d’entrée une fois payés en s’inscrivant. La Société, qui a sept années d’existence, compte actuellement près de 600 membres et s’est constituée un important capital social.
- Le président est M. Julien Lemor, le distingué chef du secrétariat du directeur des affaires municipales, à la Préfecture de la Seine.
- 4 4
- On verrait bientôt les fiacres automobiles circuler en nombre dans les grandes villes si les entrepreneurs actuels pouvaient être assurés que leur ancienne carrosserie n’aura pas à subir de transformation importante et coûteuse. Le modèle de châssis universel de la Compagnie générale des Automobiles semble avoir résolu la question, les différents modèles de caisses employés jusqu’à ce jour pouvant y être très facilement adaptés.
- 4 4
- M. Berlier, directeur général de l’Exposition Internationale d’Automobiies, très souffrant depuis sa rentrée à Paris de la course Marseille-Lice, garde la chambre en ce moment.
- On pense, néanmoins, qu’il pourra prochainement reprendre ses occupations.
- ♦' *
- Signalons l’apparition d’une nouvelle édition de la Notice de route sur la conduite et l'entretien des tricycles de Dioyi, par J. Wolff.
- La Bourse
- A la suite de la réunion de l’Assemblée générale et du discours du président du Conseil d’administration, l’action Omnibus se maintient à 1870.
- Sur les Voitures, nouvelle baisse : 815.
- Compagnie générale de Tramways : 1125.
- La Thomson Houston est ferme à 1570 ; au contraire, la Compagnie générale de Traction recule à 126.
- En banque, la part Bateau routeur Bazin se relève à 10 et 15 fr. ; pas de preneur pour 35 tr. de l’action Compagnie départementale des Automobiles ; la Continentale cote 124 à 125.
- Pétroles Français à 400.
- En province le Tramways de Lyon varie très peu, le Tramway de Dijon baisse à 410, le Tramway Stéphanois est bien tenu à 730.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.223 - vue 228/833
-
-
-
- 224
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- les Construeteors de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-irain), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, «Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C'° générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1® des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geoffroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret
- Guslin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Morel (victoriettel, 68, avenue de la Giande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C‘®, 17, chemin de Grang-e R.ouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy,
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles, 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Siêges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- BlioDque de la «Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er volume : Les Vélocipèdes. — 2e volume : Les voitures à vapeur (épuisé). — 3e volume : Les voitures à pétrole. — 4® volume : Les voitures électriques et autres.
- Les 1er, 3e et 4® volumes sont en vente au prix de 2 fr. 50 chacun, franco 0,40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelel; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 60 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix : 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 l'r. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art, de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.224 - vue 229/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 15 14 Avril 1898
- HITD! 188 VOITURES et VEHICULES VÉCÛMES, peRIlie sons le HiDT PATR0S1SE le TOUBIIC-tlUB le FBA8CE
- SOMMAIRE DU A IT*
- Concours de la « Locomotion Automobile ».
- Le rôle de l’Automobile-Club, L. Béguin.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et ^l’avenir (suite), Aimé Witz.
- Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- L’état actuel de l’industrie automobile : La Maison Parisienne, G. D.
- Automobile-Club de France.
- La Bourse.
- Course Paris-Roubaix.
- Communication officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- l’atelier de montage de la maison parisienne
- p.n.n. - vue 230/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Cnrs do ta « Locomotion Automobile »
- i° Enumérer les défauts dès voitures automobiles à pétrole actue&es. ïndiquet les moyens de remédier au plus grahd nombre de ees défauts.
- (On pourra répondre à cette question soit en décrivant seulement le S dispositifs prposes, 'soit en présentant mi mécanisme nouveau).
- 2° feii laissant de côté les systèmes du tracteur èt de la caissé interchangeable, fâï're un croquis de la forihe de la voiture à 4 places qui conviendrait en oute saison pour la circulatiôn dans les villes et le tourisme de plaisance.
- (Pour cette question, nous admettons les formés qui pourraiént être déjà connues).
- 30 Par quelle sorte de concours pourrait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse?
- , , Chaqttè concurrent devra envoyer, avant le ier Mai, ùne réponse Aux tVOffe questions. Rappelons que le 1er prix est fixé à 500 fr., le 2e à 300 fr., le 3e à 150 fr. et le 4e à 50 fr.
- Le rôle de rAutomobile-ClUi
- On nous avait dit, ou du moins nous avions 'cru comprendre, que la course Paris-Amsterdam serait la dernière dès courses organisées pàr l’Àutomobile-Clhb de France. Est-il besoin de répéter que la grande majorité des membres est de plus en plus convaincue de Pinutilité de ces épreuves, et surtout en pays étranger? que les constructeurs, obligés de marcher quand même, sont désolés des frais énormes qu’elles nécessitent’, pWîs'Cprè pour arriver à un résultat il leur faUt engager lé plus de voitures possible.
- Enfin-, pour la course Paris-Amsterdam, l’Autôùcrôbïlè-Clùb était engagé, paraît-il, et les pôpniatiO'ns hollandaises èt belges attendaient là venue de nos voitures. Ôh ne pouvait râtSOnn'âbleniènt pas les en priver !
- Or Vôiît qu’on nous annoncé la course Paris-Sà'int-PétèrSbourg pour 1899. Le comte de DiOn èffvoiè d'eux motocyclistes pour vérifier Pétât des routes.
- Certes, cèla n’a rien d’officiel ; mais qu’y a-t-il d’officiel dans un Club où chacun a comme règle, preuve de bonne éducation, de ne rien refuser aiix autres!
- Donc, On Va s’engager, cela ne fait plus aucun doute, et quand un grand-duc ou un empereur aura aecOrdé son patronage, y aurà:t-il moyen de reculer ? Lès Russes ne vont-ils pas, comme les Belges et les Hollandais, préparer spécialement leurs routes pour nos Voitures r
- Pris en particulier, chaque constructeur déclaré qtril à assez, de ces courses ruineuses ; mais oséra-t-il lè déclarer en public et avouer qu’il ne peut dépensër 20 000 fr. pour une telle réclame !
- *
- ♦ ♦
- Nous avons toujours combattu, dans la
- Locomotion Automobile, les épreuves de vitesse pure : prôner la voiture la plus rapide nous a toujours semblé exalter une des qualités au détriment de beaucoup d’autres plus utiles.
- Cependant il sè petit qiiè 'mous nous trompions; il se peut aussi que lés courses aident au développement de certaines rh-ài-sons puisqu’elles font acheter des voitures par des sportsmen qui n’ont d’autrè but que de les engager dans des courses - - par amour du danger ou de la réclame —.
- Si cela est, continuez les courses sur rôute ! Mais h’abandôhhez pas te Veste pour cèla ! Et sans qu’il y ait besoin qû’ùhe Société vienne se fonder qùi côtnprènne mieux l’encouragement automobile, pourquoi ne se formerait-il pas au sein dû 'Club de la place de l’Opéra deux groupes bien distincts : d’un côté les sportmen, dè l’autre les ingénieurs.
- Si le Club sportif organise une coursé en France ou à l’étranger, pendant ce temps le Club technique pourra faire œuvre utile et s'occuper d’autre chose.
- De plus le Club sportif aura la haute main sur le côté des attractions : telles qu’excursions, banquets, concerts, etc.', etc.
- Actuellement le Comité technique existe, c’est vrai, mais il est aux ordres du Comité lui même qui -comprend une majorité de sportmen, s’il faut eh juger -d’après Ses actes !
- En résumé, nous demandons, hôùs è|ui apprécions autant lès avantages sportifs que peut offrir un Club 'tel que l’X. C. F-, que ses avantagés techniques, Une séparation bien nette ; tout le monde s’e-h trouvera bien, et cela aidera certainement à conserver les membres hésitants le jour où la cotisation sera augmentée.
- L. Béguin.
- p.226 - vue 231/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 227
- Les Automobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Con fèrence donnée à Lille, le jeudi iymars dans là Sàllé de la Société Industrielle
- (Suite)
- Les voitures manquaient d’ailleurs de confortable, cê qui est un vice rédhibitoire en Angleterre. Ajoutez à célà que, plus d’une fois, les conducteurs conduisirent ces lourdes pataches dànà le fossé ou les firent buter contre les arbres qui bordaient la chaussée. Sous la pression de l’opinion, émne de ces accidents, excitée sans doute aussi par les maîtres de poste, dont les rèvên'üs étaient menacés, le Parlement dut intervenir pour réglementer la circulation des voitures à vapeur sur les routes. Comme toujours, la réaction fut excessive ; la réglementation fut si étroite qu’elle tua ce qu’elle voulait seulement soumettre aux lois de la prudence ; le Locomotive Act voulait protéger les routes et il imposa aux jantes une largeur démesurée ; il voulait protéger les personnes et il obligea les conducteurs à se faire précéder par un homme marchant à pied, agitant un drapeàü rôuge, pour empêcher les gens d’être écrasés ; enfin, pour éviter que cet homme fût écrasé lui-même, il dut marcher à reculons. Des droits exorbitants étaient de plus prélevés sur les tarifs dé transport.
- Une législation aussi draconienne produisit aussitôt ses effets et c’en fut fait pour longtemps de l’automobilisme en Angleterre ; le Locomotive Act n’a, en effet, été rapporté que le 15 août 1896. Jusque-là on ne vit plus, sur les routes anglaises que des locomotives routières, machines lourdes et massives qui peuvent être considérées comme les mammouths de l’espèce, pesant plus de vingt tonnes, développant une trentaine de chevaux, progressant au pas lent du cornac à pied qui les pilotait. L’adaptation des bandages de caoutchouc fait à leurs roues par Thomson en 1845 ^eur donna des qualités éminentes, mais ce n’étaient toujours que des fardiers, pour employer le mot de Cugnot.
- Quelle que soit notre indépendance vis-à-vis de l’Angleterre, le Locomotive Act produisit ses effets jusque chez nous; la création de= voies ferrées enlevait, du reste, pour le moment, toute leur raison d’être aux automobiles. Pecqueur, Galy-Câzalat, Dietz, de Laubépin et quelques autres prirent, il est vrai encore des brevets et l’Académie des Sciences daigna meme accorder une attention bienveillante à une automobile à vapeur de Dietz, qui monta la rampe du Pecq à Saint-Germain en 13 minutes, mais cette expérience si belle n’eut aucun écho. L’heure de l’automobilisme n’avait pas encore sonné.
- L’électricité aurait pu entrer en lice; Jacobi remontait la Néva, en 1839, dans un bateau actionné par 130 éléments de Grove ; mais il ne songea même pas à faire mouvoir une voiture par le même procédé.
- Quant aux moteurs à gaz, ils n’existaient pas encore pratiquement. Lenoir essaya bien en 1862, une automobile à gaz et il fît plusieurs voyages de Paris à Joinville-le-Pont; mais l’essai était prématuré. Quelques années plus tard, Ch. Ravel, qui a eu toutes les initiatives, construisit aussi un tilbury; il allait l’essayer quand éclata la guerre néfaste de 1870. On dit que cette voiture fut en-
- terrée quelque part aux environs de Paris; nous ignorons si son inventeur l’a cherchée, s’il Ta trouvée et s’il a pris la peine de l’exhumer. Retenons toutefois que deux ingénieurs français ont été les premiers à appliquer le moteur à gaz aux voitures.
- Nous venons de retracer la première phase de l’évolution de l’automobilisme ; c’était la période d’invention, nous pourrions dire la phase d’intu-bation ; l’idée ne devait éclore qu’en 1873. Mais le germe était déposé dans les esprits, la plupart des éléments étaient découverts et inventés, et il n’y avait qu’à attendre des circonstances favorables.
- Elles se présentèrent en 1873, alors que, notre réseau de voies ferrées ayant été reconnu insuffisant, on chercha des moyens nouveaux pour développer et multiplier les moyens de transport et de communication.
- C’est la période d’application qui va commencer.
- M. Arnédée Bollée prit, en 1873, un premier brevet pour une voiture à vapeur dont l’agencement mécanique était remarquable; pour améliorer la direction, qui était restée difficile jusqu’alors, il imagina Tavant-train à deux pivots, qui permet de manœuvrer les deux roues directrices aussi aisément que la roue unique des tricycles. Il créa alors cette diligence célèbre, qui circula dans les rues du Mans, portant douze voyageurs : Obéissante, c’était son nom, méritait cette épithète par les rares qualités de maniabilité qu’elle possédait. Elle était mue par deux cylindres placés à 45®, alimentés par une chaudière Field chargeant l’essieu moteur d’arrière. En 1878, une voiture Bbltëè fit le voyage de Paris à Vienne, en Autriche ; une autre, construite en 1880, réalisait déjà une grande perfection, relative, puisque quinze ans plus tard, elle put prendre part à la course Paris-Botdeaux. M. Bollée l’avait baptisée du nom delà Nouvelle ; ses concurrents l’appelaient Y Aïeule ; or, cette vénérable machine parcourut 1 200 kilomètres en 90 heures, malgré qu’un accident de route lai eût infligé une demi-journée d’arrêt.
- L’invention du générateur Serpoiiet fournit à l’automobilisme un élément nouveau, possédant une grande puissance de vaporisation sous un volume réduit, et procurant tous les avantages de la surchauffe, notamment la suppression du panache de vapeur de décharge. M. Armand Peugeot fut le premier constructeur de M» Serpoiiet ; on commença par un tricycle, en 1888, puis on fit un quatre-places, qui circula dans les raes de Paris en 1889, avec une autorisation du préfet de police, et fut remarqué à l’Exposition de cette même année. MM. de Dion, Bouton et Trëpar-doux exposèrent aussi une voiture, qui n’eut pas moins de succès. Puis vinrent les automobiles Le Blant et Scotte, qui ne tardèrent pas à faire parler d’elles.
- ~Le moteur à gaz est entré en scène en 1883. MM. Delamare-Deboutteville et Malaudin établirent alors un tricycle, qui a roulé sur_ la grande route de Fontaine-le-Bourg (Stine-Inférièure) et qui causa un grand ébahissement parmi la population ouvrière de cette petite localité industrielle. Le gaz était renfermé dans deux réservoirs de cuivre sous une pression de 10 kilogë, et iî ét«it livré au moteur par un ingénieux détendeur. Bientôt après, les inventeurs trouvèrent préférable d’employer l’essence de pétrole et ils prirent brevet, à la date du 12 février 1884.
- En 1885, M. Daimler construisit en Allemagne
- p.227 - vue 232/833
-
-
-
- 228
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- sa première bicyclette à pétrole; en 1887, il fit une voiture, qui est venue à l’Exposition de 1889.
- La première voiture automobile de la Société Benz et Ci% de Mannheim, a été brevetée en 1886, le 25 mars.
- Ces dates établissent d’une façon indiscutable la priorité de l’invention de MM. Delamare-Deboutteville et Malaudin sur celle de MM. Daimler et Benz.
- Mais il fallut attendre l’année 1890 pour arriver à une application réellement courante et pratique des moteurs à pétrole à la locomotion sur routes.
- Cette application est due à MM. Panhard et Le-vassor, concessionnaires en France des brevets Daimler : dès 1891, ils avaient établi un type de voiture parfaitement viable et ils commencèrent la vente. Leur catalogue de cette même année mentionne une Victoria à deux places, au prix de 3 500 francs; en 1892, ils avaient créé quatre iypes. qu’on a pu considérer alors comme les meilleurs et les plus parfaits.
- M. Armand Peugeot, qui avait débuté dans l’automobilisme avec la chaudière Serpollet, fit une infidélité à la vapeur, et il créa à son tour une voiture à pétrole, en installant un moteur Daimler sur uu bâti en tubes de métal monté sur des roues de vélocipède. Cette automobile conduisit sans accident, en 1891, M. Peugeot de Valentigney à Brest : de nombreux succès ont établi depuis lors le grand mérite de la création de M. Peugeot.
- Citons encore parmi les premiers constructeurs, M. Roger, qui a introduit en France la voiture Benz; M. Tenting, qui a détenu le record de la consommation ; M. Lepape, dont la voiture portait trois cylindres rayonnants autour de l’arbre ; puis MM. Landry et Beyroux, Vacheron et Lebrun, Prétot,Klauss, et nos concitoyens MM. Ros-sel et Cambier.
- L’électricité, dont l’Exposition de 1881 avait fait constater 1er immenses ressources et qui venait d’être appliquée par MM. Siemens et Halske à la traction sur chemins de fer, essaya de disputer à la vapeur les lauriers qu’elle avait conquis sur les routes. Elle entra en scène, dès cette année 1881, avec le tricycle de M. Raffard, chargé de 6 accumulateurs Planté; M. Ayrton, en 1882; M. Park, en 1887; M. de Graffigny, en 1891; la Société pour la transmission de la force par l’électricité, 1892; M. Buchain d’Armentières, en 1893, et M. Jeantaud lancèrent des voitures auxquelles on arriva à faire porter jusqu’à 54 accumulateurs pesant 500 kilogs. C’était leur plus grand défaut, j’allais dire leur seul défaut, car elles fonctionnaient parfaitement ; mais elles portaient un bien lourd boulet aux pieds !
- (A suivre.) AiméWitz.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d'ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Informations
- Les motocycles sur piste
- Tout le monde sait quels efforts a tentés Desgrange, le directeur du Vélodrome du Parc des Princes, pour faire naître le sport aùtomobile, auquel nous n’aurions certes pas ménagé nos encouragements, car il n’y a aucun inconvénient à faire du sport sur piste, c’est-à-dire en un lieu spécialement affecté à cela. Par deux fois, il a organisé des épreuves qui ne se sont pas courues faute d’engagements. Cette fois, encore l’épreuve de motocycles qui figure à son programme du dimanche 17 se trouve annulée pour la même raison.
- Desgrange, qui ne s’entête pas, renonce à prendre une nouvelle initiative, tout en tenant son vélodrome à la disposition des chauffeurs le jour où ceux-ci réuniraient des éléments suffisants pour fournir un numéro intéressant à une réunion.
- * *
- A la Chambre syndicale du Cycle et d9 l’Automobile
- Importante séance de la Chambre syndicale du Cycle et de l’Automobile jeudi dernier à l’hôtel des ingénieurs civils, rue Blanche. Par 18 voix contre 14 et 1 bulletin blanc, il a été décidé que la Chamere s’appellerait désormais du titre plus concis de Chambre syndicale du Cycle.
- MM. A. Peugeot et de Dion, le président et le vice-président de la Chambre syndicale — ancienne manière — se sont immédiatement démis de leurs fonctions.
- Devant la nécessité de nommer un nouveau bureau, la majorité a alors décidé d’envoyer une circulaire à tous les membres et de les convoquer en assemblée générale pour le 21 avril.
- Au sortir de cette séance les fabricants d’automobiles ont l’intention de se réunir en un Syndicat émanant directement de l’Automobile-Club de France.
- * *
- Un Automobile Club Néerlandais
- On annonce que dans une réunion tenue à Ni-mègue s’est fondé l’Automobile-Club Néerlandais.
- Membres fondateurs MM. O.-D. Meer, Knep-pers, Wendelaar, Houwink, Aertnys, Mos, Stas-sar, baron V. Wassenaar, V.-D. Hegge-Zynen et du Moulin.
- Un comité provisoire nommé à cette réunion s’occupera des statuts et règlements à soumettre à l’approbation des membres.
- La prochaine réunion pour la nomination définitive du comité se tiendra probablement le 17 avril.
- + *
- L’impôt sur les automobiles
- Voici les chiffres qui ont été adoptés par le Sénat :
- Paris. — Voitures à 2 places, 60 fr.; voitures à plus de 2 places, 110 fr. (au lieu de 100 fr., chiffre de la Chambre).
- Communes de plus de 40000 âmes, 50 et 90 fr. (au lieu de 40 et 75 fr.).
- Communes de 20 001 à 40 000 âmes, 40 et 73 fr. (au lieu de 30 et 60 fr.).
- p.228 - vue 233/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 229
- Communes de io ooi à 20 000 âmes, 30 et 60 fr. (au lieu de 25 et 50 fr.).
- Communes de 10 000 âmes et au-dessous, 25 et 50 fr. (au lieu de 20 et 40 fr.).
- La dernière catégorie, celle des communes de 5 000 âmes, demeure supprimée.
- En ce qui concerne les motocycles, ils payeront le double de la taxe vélocipédique, soit 12 francs pour les machines simples, 24 francs pour les machines à deux places, et ainsi de suite à raison de 12 francs par chaque place en plus.
- La Commission du budget de la Chambre a sanctionné tou .es ces dispositions nouvelles.
- II est utile d’indiquer que le nouvel impôt sur les motocycles — impôt qui est fixé, on le sait, au double de la taxe vélocipédique — 11e sera appliqué qu’à partir du /cr mai prochain, par voie de rôles complémentaires La date du ier avril, primitivement fixée, a été abandonnée au dernier moment.
- Pour l’impôt sur les automobiles, c'est également à la date du 1" mai, et non plus à celle du ier avril, qu’il sera appliqué.
- La déclaration est, comme nous l’avons annoncé, obligatoire dans le délai d’un mois, à partir de la promulgation de la loi de finances.
- *
- * *
- En Belgique
- L’Automobile-Club Liégeois vient d’affilier tous ses membres à l’Automobile-Club de Belgique. Par faveur spéciale les membres du Cercle Liégeois ont été dispensés de droit d’entrée et de la formalité de l’affichage.
- *
- * *
- A l’occasion des fêtes de Pâques, l’Automobile-Club de Belgique a organisé une excursion de trois jours dont voici l’itinéraire : pour le premier jour : Bruxelles, Hal, Nivelles, Gosselies; le second jour : Namur par Fleurus, Spy et Fio-reffect; le troisième, retour à Bruxelles en passant par Perwez et Wavre.
- ¥ ¥
- On annonce pour dans quelques jours la création à Bruxelles d’un service de fiacres automobiles au tarif suivant :
- L’heure, 3 francs ; la course, 1 fr. 50.
- Le lieu de stationnement des nouveaux véhicules publics est la gare du Midi, arrivée.
- ¥ ¥
- M. Triouleyre vient d’adresser la lettre suivante au baron de Zuylen .
- Monsieur le Président,
- Désirant contribuer, dans la mesure de nos moyens, à la vulgarisation de l’automobile, nous avons décidé d’en faciliter la connaissance à toutes les personnes qui s’y intéressent mais qui sont encore hésitantes.
- Dans ce but, des leçons de conduite, avec démonstration, seront données gratuitement dans notre atelier, 65, boulevard Soult, à Paris-Bel-Air, et seront suivies d’abord de sorties dans le bois de vincennes, dès que les élèves seront en état de conduire.
- Par la suite, des caravanes seront organisées sous la conduite d’un ingénieur de notre Compagnie et des véhicules de toutes marques seront ad-mis à y prendre part.
- Toutes les demandes devront être adressées à notre Directeur, 65, boulevard Soult.
- Si vous croyez, comme nous l’espérons, que la présente communication peut intéresser nos collègues de TA. C. F., nous vous serons obligés «le la porter à leur connaissance.
- Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.
- Le Président du Conseil d’administration, L. Triouleyre,
- Membre de l’A. C. F.
- Ajoutons que le sympathique constructeur nous prie d’aviser nos abonnés qu’il leur sera accordé les mêmes avantages.
- * ¥
- Dimanche 17 avril aura lieu au Vélodrome du Parc des Princes, un match Chase-Bouhours.
- Ce match se disputera sur 30 kilomètres, avec le concours de tandems électriques.
- *
- * *
- Nous avons vu avec plaisir que les journaux quotidiens vélocipédiques appuyaient nos réclamations au sujet des vitesses exagérées de certains chauffeurs dans Paris et au Bois; d’ailleurs il s’est produit dans la dernière semaine quelques accidents de motocycles, de nature à faire réfléchir ceux qui les montaient, et qui auront bien plus d’effet que nos conseils. Et pour tout dire, ce que les cavaliers et les piétons n’ont pu empêcher malgré leurs protestations et leurs plaintes, les bicyclistes vont se charger de le faire cesser ; grâce leur soit rendue.
- ¥ *
- De notre correspondant de Périgueux :
- Ajoutons à h liste précédente :
- N’ 16. — M. Barbereau-Bergeon (Bordeaux), victoria M. L. B.
- N* 17. — M. Leys (Cannes), voiture Panhard.
- N" 18. — M. Bord (Bordeaux), voiture Peugeot.
- N’ 19.— M. Lafitte (Bordeaux), voiture Panhard.
- N- 20. — M. Journu (Bordeaux) , voiture Panhard.
- A la demande d’un grand nombre d’amateur« le Comité va retarder l’heure du vélousel, afin d’organiser une exposition de voitures le dimanche Ier mai, de 1 heure à 4 heures. Cette exposition aura lieu dans la nouvelle halle gracieusement mise à la disposition du Comité par la municipalité. Il est certain qu’il s’y produira des transactions commerciales, et les fabiicants n’auront pas à regretter d’y être représentés. La halle est admirablement disposée pour cette exposition.
- Chez dos Coostroctenrs et Carrossiers
- M Astresse, qui possédait une licence des brevets Grivel, nous prie de prévenir les intéressés qu’il abandonne cette licence.'
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.229 - vue 234/833
-
-
-
- 230
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’état actuel le rinflustrie automobile
- La Maison Parisienne
- Les maisons que nous avons étudiées jusqu’ici ont, presque toutes, ainsi que nous l’avons vu, renoncé au moteur qu’elles avaient tout d’abord adopté pour entreprendre la construction d’un nouveau moteur. Chacune
- d’elles considère, en tout cas, qu’il y va de sa gloire de posséder un moteur spécial, portant un nom bien distinct.
- Ici, au contraire, nous ne trouvons pas une maison de fabrication, mais unique-
- Grand Phaêton avec capucine
- Dog-car avec dais et glace
- ment de montage. Aussi bien existe-t-il un grand nombre de constructeurs qui se servent du moteur Benz; en Italie, en Allemagne, la majorité des voitures automobiles actuellement en service provient soit des ateliers Benz et Cie eux-mêmes, soit de maisons similaires.
- En France, c’est M. Labouré, le aymp9? thique directeur de la Maison Parisienne qui reçoit de Mannheim les moteurs Benz qu’il place sur ses voitures et qu’il fournit >l d’autres constructeurs.
- Nous dirons d’abord quelques mots du moteur Benz lui-même*
- p.230 - vue 235/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 231
- M. Charles Benz étudie depuis longtemps la question des moteurs pour automobiles. Construisant depuis 1878 des moteurs fixes,
- il s’est attaché à diminuer peu à peu le poids de la machine.
- Le 25 mars 1886, la Société Benz et C‘e fit
- L’Eclair dei luæe
- breveter son premier véhicule automobile sous le nom dp « véhicule à moteur à gaz ». Nous dormons une reproduction du premier véhicule qui ait été introduit en France où l’on voit M. Benz tenant la direction.
- Cette voiture était actionnée par un moteur à pétrole de 3/4 de cheval : l’allumage électrique était obtenu à l’aide d’une petite dynamo. Par suite de nombreux essais, Benz croyait qu’une force de 40 kilogram-mètres devait suffire pour un tricycle chargé de deux personnes. Il constata qu’il ne pouvait, avec ce véhicule, dépasser la vitesse
- de 12 kilomètres à l’heure ni franchir de pentes de plus de 2 pour 100.
- Ces voitures avaient deux roues motrices à l’arrière, avec différentiel, changements de yitesse, embrayages, transmission par courroies ; une seule roue directrice à l’avant.
- En avril 1887, Ch. Benz taisait breveter un système particulier d’engrenages.
- Vers cette époque, les premières voitures construites par Benz turent introduites en France par M. E. Roger.
- A ce moment la maison Panhard-Levas-sor avait acquis la licence d’exploitation des
- Voiture dealivraison de la Maison Parisienne
- p.231 - vue 236/833
-
-
-
- Voiture à 4 places
- Dos à dos
- p.dbl.232 - vue 237/833
-
-
-
- 334
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- moteurs à gaz fixes, système Benz, et, à ce propos, M. Labouré nous cite une assez curieuse anecdote:
- En mars 1888, M. Benz s’étant rendu à
- Paris, trouva chez MM. Panhard etLevassor une des voitures construites à Mannhein et achetée probablement à M. Roger, avec laquelle M. Benz fit devant M. Levassor
- ^fopur $çxiz 4 un seul cylindre (profil et plan)
- quelques excvqrsjQqs dans les rues avoisinant l’usine.
- Tout porte à ÇTPiïe que c’est la vue de cette voiture qui suggéra à M. Levassor l’idée de s’occuper de cette fabripgtipp qu’il
- a dotée 4eppis de perfectionnements si remarquables.
- En 1889, à l’Exposition Universelle, M. Roger exposa sous son nom une voiture semblable. Ce fut la seule voiture à pé-
- p.234 - vue 238/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- traie qui parut à cette exposition ; mais, comme ell© ne fut pas mise en mouvement elle attira peu l’attention du public.
- Néanmoins on attribua à M. Roger une médaille d’argent.
- Enfin, en août 1896, la fabrique Benz, signa le contrat actuel avec la Maison Parisienne de Voitures Automobiles qui commença son exploitation par la course
- Paris-Marseille-Paris dans laauelle les deux voitures engagées effectuèrent le parcours avec régularité.
- Depuis ce moment M. Benz a transformé peu à peu son moteur; en sorte qu’il serait assez difficile maintenant d’y reconnaître le type du brevet de 1884.
- Son premier moteur était un moteur à deux temps avec compression, dont nos lec-
- Moteur Benz à deux cylindres opposés (profil et plan)
- tçprs ç.onnais«ent la description. C’est là un moteur industriel pou employé pour les automobiles.
- L,e moteur Benz pour automobiles est un motèVir à quatre tomp§i hprizoptal, à ahp-mage électrique. Nous avons çfq UtU§ de
- réunir ici les schémas des trois types qui se font actuellement.
- Çes trois types sont : i° te plus ancien, à un seul cylindre horizontal;
- 20 Le moteur à deux cylindre? jumeaux ;
- p.235 - vue 239/833
-
-
-
- 236
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 3° Le moteur à deux cylindres opposés.
- Le premier type se compose d’un cylindre portant de côté une boîte à soupapes contenant les deux soupapes d’aspiration et d’échappement.
- L’admission est automatique, la soupape d’échappement est commandée parune came.
- L’allumage est électrique. Il est assuré
- ~ —fr? o-
- io
- Moteur Ben z à deux cylindres jumeaux (profil et plan)
- par deux accumulateurs et une bobine d’induction.
- Le deuxième type se compose de deux cylin 1res venus de fonte dans la même enveloppe de circulation d’eau. Les soupapes et l’allumage électrique sont placés dans les fonds des cylindres.
- Le troisième type se compose de deux cylindres du premier type opposés bout à bout et réunis par un même bâti qui porte l’arbre-manivelle et le volant. Les boîtes à soupapes sont latérales, l’allumage est encore électrique.
- Les soupapes employées dans ces différents moteurs sont de trois types ; placées verticalement dans le prolongement l’une de l’autre elles sont refroidies par la circulation d’eau.
- L’allumeur se compose d’un bloc de porcelaine traversé par deux fils de platine à l’extrémité desquels jaillit une étincelle d’induction. L’allumage est réglé par un distributeur qui, dans le moteur à un seul cylindre, amène le courant à l’instant voulu, et qui, dans le moteur à deux cylindres règle aussi la marche du courant dans l’un ou l’autre cylindre.
- Le réglage de la vitesse se fait au moyen d’un papillon étranglant l’arrivée du mélange dans le cylindre.
- Signalons enfin le moteur à deux cylindres opposés construit par M. Serex, le jeune ingénieur de la Maison Parisienne. Ce moteur actionnait la lourde voiture dont nous donnons la photographie et qui a pris part à la course Marseille-Nice.
- Le moteur d’une très grande puissance, était muni de l’allumage à incandescence.
- Cette voiture dut abandonner la course par suite de crevaisons de pneumatiques.
- ¥ ¥
- Deux particularités caractérisent la Maison Parisienne. D’abord, grâce au traité passé avec la maison Benz, elle peut assurer la livraison presque immédiate de ses principaux types. Et, deuxièmement, elle vend des voitures pour toutes les bourses, s’il nous est permis d’entrer dans ces considérations que nous croyons capitales.
- Nous trouvons en effet l’Eclair ordinaire à 3 6oo francs, voiture légère à deux places qui représente le type populaire pour ainsi dire, avec moteur à 3 chevaux. Puis toute la série des voitures avec moteurs plus puissants jusqu’aux prix aussi élevés que partout ailleurs.
- La Maison Parisienne montre aux constructeurs ce que l’on peut faire en construisant et en « livrant » des voitures qui, sans être parfaites, n’ont en somme que des défauts communs à toutes les automobiles.
- Il est vrai que cette maison a pour elle l’avantage de pouvoir se procurer les moteurs dans des conditions exceptionnelles qu’explique l’économie que l’on peut réaliser à Mannheim sur la main d’œuvre et les méthodes de fabrication.
- Mais nous ne croyons pas que ce qui est possible ailleurs soit impossible ici et cette Maison aura eu le mérite de vulgariser la locomotion nouvelle.
- D’ailleurs MM. Labouré etSérex ne restent pas inactifs. Nous donnons ici la reproduction d’un nouveau châssis de voiture mue par un moteur à deux cylindres. On peut remarquer une recherche sérieuse de la solidité du bâti par l’adoption de la forme rectangulaire.
- p.236 - vue 240/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 237
- Plusieurs nouveaux brevets ont été pris pour des dispositifs spéciaux. Bientôt la proportion de ce qui reviendra à la maison Benz deviendra de plus en plus minime. Mais il est juste de constater qu’il y a sou-
- vent quelque mérite à ne pas profiter de la moindre modification pour changer le nom de son moteur et le présenter au public comme une nouveauté.
- G. D.
- Nouveau châssis de voiture de la Maison Parisienne.
- Automobile-Clul) île France
- Séance de ballottage. Ont été admis :
- MM. le marquis Robert de Fresnoys, Henri Sarazin,
- René de Chanteau,
- Louis Duchan,
- le baron Georges de Reuter,
- Maurice Rouquet,
- Georges Prisse,
- Paul Schneider,
- Rigby Knowleq Auguste Breissan,
- Raoul de Laire,
- Henri Journu,
- Gabriel Rolland,
- Casimir Yvart,
- Henri Rudeaux,
- François Froment-Meurice, Armand Rolle,
- Alfred Charrière,
- Henri Harrisse,
- Victor Klotz,
- Charles Woog,
- Pierre Clérissy,
- Paul Dubonnet.
- Une médaille d’argent a été votée à M. Du-chesne et au T. C. F. pour une magnifique carte qu’il vient de dresser et plusieurs médailles ont été accordées à la Société Industrielle du Nord, qui va organiser à Lille une exposition d’automobiles avec course sur Boulogne.
- * *
- La villa que l’A. C. F. possède, à Bagatelle, ouvrira ses portes dans quelques jours. On commencera, très probablement, à n’y servir de repas que le dimanche. La véritable ouverture aura lieu au mois de mai seulement. Elle donnera lieu à une grande fête en plein air.
- La Bourse
- On baisse ; les Omnibus ouvrent la marche avec 5 fr. de perte; les Voitures à 810.
- La Cie Française de Tramways rétrograde à 1105. Thomson Houston à 1525, en baisse de 45. La Cie générale de traction clôture à 120.
- En banque ; la Continentale d’automobiles toujours à 123 fr.
- La Cie Lyonnaise de Tramways a faibli un peu à 1095 ; on craint que, à cause des transformations de lignes, le dividende ne soit diminué.
- p.237 - vue 241/833
-
-
-
- 238
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- 6m Faris-Maii
- Voici quel a été le classement de cette course (catégorie des motocycles) :
- ierDegrais, en 7 h. 29 m. ;
- 2* Osmont, en 7 h. 30 m. ;
- 3. Ph. Marot, en 8 h. 34 m. ;
- 4’ L. Marot, en 11 h. 41 m. 34 s. ;
- 5. Teste, en 12 h. 12 m.
- Donnons aussi, simplement à titre de curiosité-, les noms des premiers dans le classement général : ierDegrais (motocyclel ;
- 2* Osmont (motocycle) ; y Garin (bicyclette) ; y Ph. Marot (motocycle); y Stéphane (bicyclette);
- 6’ Wattelier —
- y Bertin. —
- 8- Meyer. —
- 9‘ Muller. —
- io' Herrinck. —
- Trois Wnytbcyclès sônt donc dans les quatre premi’èrs, mais trois aussi seulement dans les dix premiers, ëê qui semblé prôuvèr que lé motocycle est .plus rapide que la bicyclette., mais qu’il faut >avoir s’en servir.
- Gommunieatioss officielles ta îoertog-lM
- 1 530 Candidats au Touring-Club pour le mois d’avril.
- Citons : MM. le général Langlois, O.#, commandant !a 17e brigade d’infanterie ; colonel Nouail de la Villegille, commandant le 47e régiment d’infanterie ; colonel Dumas, C # ; les capitaines Mallet, adjudant-major ; Limendoux, d’Hespel, vicomte de Sallemard ; lieutenant vicomte de Veye, # ; T.-W. Gridler, commissaire de la section des Etats-Unis à l’Exposition de 1900 ; Cherif Pacha, #, sous-secretaire d’Etat au Ministère des Affaires étrangères d'Egypte ; Dr. de Castro Pereira Sodré, consul générai du Brésil à Genève ; comte Dubsky, secrétaire à l’ambassade d’Autriche à Paris ; Merwart, administrateur des Colonies, chef adjoint du cabinet du président du Conseil des ministres ; Gros, #, ingénieur en chef des ponts et chaussées à Privas , Dor, agent voyer en chef à Bourg ; Lipy, #, et Nicolas, ingénieurs des ponts et chaussées ; Sarrail, receveur particulier des finances ; Beaumont, sous-préfet à Bar-sur-Seine ; Carreau et Viney, inspecteur des forêts ; Ernest Caron, O.#, membre du Conseil municipal de Paris, vice-président du Club alpin ; Jean Aicard, #, homme de lettres ; Robida, artiste peintre ; Dr Curtis, professeur à la Faculté de médecine de Paris ; Miction, professeur à la Faculté de droit de Poitiers ; Lecoq et Simon, procureurs de la République ; Boccaccio, vice-président du tribunal civil à Albertville : Be-chon, Rouvier, P. Simon, de Stabenrath, Devoir,#; Prat, #, Cosmao-Dumanoir, lieutenants de vaisseau ; Favé, ingénieur de la marine ; vicomte de Causans, marquis de Rambures, baron de Rochefort, comtesse E. du Monceau, vicomte Northland, général Mac-Adaras, marquis de For-nari, baron de Blonay, comte de Saint-Laon, comte de Tallevici, vicomte de Iversauson, baron Cazin d’Honincthum, vicomte de Jousselin, comte de Changy, comte Alfred de Grammont, prince Biron de Courlande, comtesse E. de Durckheim-Monl-martin, baron dé Vivièrs, marquis de Pisançon, baron de Vomécourt, comte de Gairon, comte de Laubespin, bai-o’n dé Puymaiurin, vicomte de Sali gnac-Féne'loii, baron Decoutz, été.
- Les transports automobiles
- La Commission des financés du Sénat avait disjoint de la loi de finances l’article assimilant les entreprises de transports automobiles aux entreprises de chemins de fer d'intérêt local et de tramways, pour l’obtention des subventions de l’Etat.
- Le Sénat a approuvé cette disjonction ; mais hpres que, sur la demande de M. Boulanger, la Commission se fût engagée à préparer, sur la matière, un projet de loi spécial qu’elle devra présenter à bref délai.
- La Commission s’est, du reste, engagée à respecter les dispositions votées par la Chambre.
- La Chambre a vu revenir en discussion un article 437 du budget, déjà voté par elle dans les termes suivante •:
- « Le montant total des subventions annuelles que lé miilistre des brAVaux publics pèUt s'engager, pendant l’année 1898, à allouer aux entreprises de chemin de fer d’intérêt local ou de traïùwaya, en vertu de la loi du 11 juin 1880, ainsi q'u'a'iMb s&hÀ-oès réguliei's ée 'voi-tix.rës auWmùMles, ne devra pas excéder la somme de 600 0(3(1 francs. %
- Le Sénat proposait à là Chambre de supprimer les mots : « ainsi qu’aux services réguliers de voitures automobiles ».
- La Commission du budget de la Chambre a persisté. au contraire dans la rédaction de son projet.
- En outre, le texte du Sénat portait que le montant des subventions pourrait être porté à deux millions. Sur ce point, M. de Lanjuihâis et plusieurs de ses collègues ont proposé de poPter Ce chiffre à 1 300 000 francs seulement.
- La Commission du budget ayant accepté ce dernier chiffre, la Chambre a donc voté le texte primitif de l’article 137 avec l’inscription de là subvention maxima de 1 300 000 francs.
- L’article ainsi voté par la Chambré a dû retourner devant le Sénat qui. finalement, l’a adopté.
- Avis aux entrepreneurs dé transports par voitures automobiles.
- *
- * *
- Un train militaire automobile
- Mardi dernier, vers 4 heures de l’après-midi, la ville de Saint-Germain, si tranquille d’ordinaire, était soudain mise en émoi par de vigoureux coups de trompe.
- Peu d’instants après débouchait, sur la Place du Château, un train Scotte bondé d’officiers de tous grades ; parmi eux, un général.
- Ce train, déjà bien connu des habitants de Saint-Germain, s’arrêtait devant la gare où il déposait tout cet état-major.
- Aussitôt le cercle était formé, et, après quelques paroles adressées à ses officiers, le général prenait congé d’eux.
- Un quart-d’heure s’était à peine écoulé que de nouveaux coups de trompe se faisaient entendre, mais accompagnés d’une sonnerie de trompette, et alors arrivait, par la route de Marly, un vrai train cette fois, composé d’une longue file de fourgons militaires réglementairement chargés, munis de leur attirail de campagne : pelles, pioches, cordages, etc., etc., remorqués par un tracteur Scotte conduit par des soldats. Egalement, sur chaque fourgon, un artilleur en tenue de campagne, capote en sautoir; puis, sur le fourgon de queue, commandant le convoi, un maréchal des logis et un trompette communiquant les ordres d’arrêt et de mise en marche,
- Après un court stationnement, les deux trains se remettaient en marche et se dirigeaient sur Versailles, le tracteur Scotte étant employé à la direction d’artillerie de cette ville pour ses gros 'transports.
- Les Sangerminois ont donc assisté à une véritable première : un convoi automobile militaire absolument officiel.
- p.238 - vue 242/833
-
-
-
- la locomotion automobile
- Fantaisiès Sportives
- Il y a quelques jours le eôïnité sportif dé l’Union véiocipédique de la Sarthe 's’est réuni route de Tours, pour assister officiellement à. des expérien* ces de vitesse à l’effet d’établir sur route, en plat, le record du kilomètre pour motocyeles.
- Le temps le meilleur a été fait par M. Léon Bollée sur une voiturette extra-légère avec moteur de huit chevaux.
- Le kilomètre a été fait en 1 ni. 4 s. soit 56 kil. 250 m. à l’heure.
- M. Jamain, qui a si bien gagné Paris-Trouville, se proposé avec i'è Thème mùtOcycle de battre ce temps.
- ¥ ¥
- Cyclable mais non rùo'to'eÿctablé
- Le Véio a d'éjà signalé-, voici quelques jours, l’envahissement des trottoirs cyclables par les mo-locycles:
- Cyclable veut-il dire aussi baotocyclable?
- Quand un trottoir est dit trottoir cyclable, cela signifie-t-il que les motocyeles ont le droit d’y rouler?
- « J’ignore absolument, dit M. de Perrodil, quelle a été la pensée première de cellii qui a imaginé ce genre de voie de communication, mais pour ma part, je proteste avec énergie, tout en posant publiquement la question, contre l’autorisation donnée aux motocyeles de rouler Sur les trottoirs dits cyclables.
- « Je crois avoir nettement démontré dans le Vélo la différence caractéristique qui sépare la bicyclette ou le tricycle avec « moteur humain « de tous les autres genres de locomotion, motocyeles au automobiles. Pourquoi les confondre à propos des trottoirs ?
- « Est-ce que le motocyclé n’est pas une voiturè, une vraie voiture ? Pourquoi, si vous admettez le inotocycle sur un trottoir réservé aux bicyclettes, n'y admettriez-vous pas les petites voiturett-es, puis les automobiles ?
- « L’espèce de confusion qui s’est produite entre le cyclisme et le motocyclisme, tient à des cause» f n-tuites qu’il serait fastidieux de répéter ici ; mais elle est injustifiée et elle l’est au plus haut point au sujet des vues en question.
- « Donc, je le demande : les trottoirs cyclables sont-ils aussi motocyclables ?
- u II est possible, après tout, que l’administration ait laissé faire, sans aporofondir la question.
- « Qu’elle l’examine donc et nous éclaire sur ce chapitre qui est intéressant au premier chef».
- * +
- Les ascensions du T. C. F.
- Le Touring Club de France inaugurera cette semaine, la série de ses ascensions officielles par l’ascension des ballons le Touring Club et VAutomobile Club qui partiront jeudi prochain 14 avril, à 10 heures précises du matin, de l’usine à gaz de la Villette, 23, rue d’Àubervilliers.
- Les touristes qui prendront place à bord de ces aérostats sont MM. Abel Ballif,président du T.C.F., le comte Henri de la Valette, secrétaire technique Je l’A.C.F. et les distingués aéronautes Georges Besançon et Emmanuel Aimé.
- Eneas de mauvais temps l’ascension serait remise’ au lendemain.
- *
- * *
- La Course du « Midi-Sport »
- Notre confrère, le Midi-Sport, a changé l’itinéraire de sa course d’automobiles à travers le département. des Bouches-du-Rhône. L’itinéraire se trouve, de ce fait, augmenté de quelques kilométrés, mais les coureurs n’auront pas à s’en plaindre.
- 8 engagements de voilures et 0 de motocyeles
- sont déjà parvenus aux bfibeaux du Midi-Sport et la liste de souscription des prix s’élève à la somme de 1 070 fr.
- L’arrivée aura lieu au Vélodrome de Marseille, à l’issue d’une réunion.
- Le Comité de patronage se compose de MM. P. Aguitton, Alphonse Méry, D. Zafiropoulo, Argha-lier, Catzigras, Damoy-Picon, Pontier, Dubois, Rivoire, Vuccina, Noilly-Prat, Slapfer, de Farcon-net, Château, Bonnifay et Cauvet.
- Les commissaires, membres du jury, sont : MM. Dubois, Aguitton, Ch-ateau, Bonnifay et Savante.
- *
- * *
- Nous recevons VAnnuaire de VAutomobile-Club de Grande-Bretagne, contenant la liste des membres, les statuts et règlements particuliers.
- Lé Comité est ainsi composé :
- Roger W. Wallace, président; Captai à lrohsidé Bax ; W. Worby Beaumont; W.-C. Berseÿ ; E.-H.-G. Brewster; Hon. Reginald Br.nigham ; Frank Butler; Hugh Campbell ; Rt.Hon. The Hall of Carnarvon; Capt. A.-B. Cunningham ; Bryan Doukin; Capt. The Hon. Cecil Dunoombe; Gen. Sir Arthur Ellis; Hon. Evelyn H. Eilis ; S r Douglas Galton ; J.-G. Graham ; Robert Gray ; Chas. Heyerrnann; Schervvin H oit; IT.-A. House : Prof. Kennedy; John ïï. Knight ; Colonel John W. Lee; W.-J. Leonard; Patrick J. Mc Manus; Hiram S. Maxim; C. Hanington Moore ; Richarl Muirhcad ; Arthur Paget ; Bôvérton Redwood ; Riglit Hon Sir Bernhard Samuelsonj Fred. R. Simms ; Paris E. Singer; Right Hon. Lord Sufffeld ; James Swin-burne ; B.-J. Walter.
- Nous avons déjà parlé dos staluts de TA. C. de Grande-Bretagne, et de l’affirmation que l’on y trouve de la plus complète indépendance. Nôus n’avons pas à y revenir.
- La cotisation est de £ 2,2 s, soit 52 fr. 5) pour lès 3X) premiers membres fondateurs ; âpres quoi, elle sera de € 3,3 s., soit 78 fr. 75 et entrée d’,ü 1,1 s. ou 26 fr. 25.
- Remarquons aussi qu’une Assemblée générale annuelle a lieu, et que le Comité est nommé par cette Assemblée.
- Liste des Brevets itleveettoo
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet, Office International, pour l’obtention des brevets l'Invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- 270112 — ier septembre 1897 — O’Reilly — Perfectionnements dans ou x*elatifs à la propulsion des véhicules.
- 270135 — 6 septembre 1897 — Ladoux et Garnier — Système de transmission pour voitures automobiles.
- 270199 — 4 septembre 1897 — Fageot — Perfectionnements aux voitures automobiles.
- 270241 — 10 septembre 1897 —Société Laune et Marzin — Application nouvelle d’un moteur quelconque -à la traction animale.
- p.239 - vue 243/833
-
-
-
- 240
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Toitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-frain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Asiresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, air. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardenne®.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C" Anglo-Française des Voitures Roger,52, rue dos Daines.
- C' des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C1* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compièerne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol. et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geoffroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C”, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rite du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C% 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal. 3. rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret
- Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Morel (victorietteh 68, avenue de la Giande-Armée.
- Vlors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue d i Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C10, 17, chemin de Grange Ronge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout. Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et S hneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles.12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et Ce, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis.
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri), 124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothèque de la «Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1" vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2" — Voitures à vapeur................. épuisé
- 3e — — à pétrole............. 5 »
- 4e - — électriques, etc....... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de ZuyLn. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes on sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8'; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 on {dus.
- 4° Le Carnet du Chou(l'cur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; I broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, u fr. 6".
- (i0 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farinan, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, «le M. 11. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8" Notice de route sur la Conduite et C entretien des Tricycles de Dion, par J. Wollf; une broch. de 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. (0 franco.
- 9° U Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.240 - vue 244/833
-
-
-
- CinquièmejAnnée. — N® 16 21 Avril 1898
- RE7UE des TOITURES et VÉHICULES MECANIQUES, publiée sons le HAUT PATRONAGE du TOURING-CLUB de FRANCE
- SOMMAIRE DU H» 16
- Prony et Poncelet, E. Hospitalier.
- Le nom commercial et les voitures automobiles, A. Rodanet.
- Informations.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier.
- Notre Concours.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir (suite), Aimé Witz.
- Course Bordeaux-Agen.
- La Motocyclette Werner.
- Voiture anglaise à moteur Daimler.
- Escalier automobile, système Dodge.
- Etude sur les différentes manières de mesurer la puissance d’un moteur (suite), A. Brachet. Construction des Voitures automobiles (suite).
- DE LEYMA.
- Le Critérium des entraîneurs.
- Tourisme aérien.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- VOITURE ANGLAISE A MOTEUR DAIMLER
- p.n.n. - vue 245/833
-
-
-
- 242
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Prony et Poncelet
- En 1889, le Congres international de mécanique tenu à Paris, au Conservatoire national des Arts et Métiers, à l’occasion de l’Exposition universelle, a adopté le Poncelet de 100 kilogrammètres par seconde comme unité industrielle de puissance. Malgré les avantages de cette unité métrique et décimale, de grandeur presque identique au kilowatt des électriciens (1), les industriels ont continué à se servir du cheval-vapeur de 75 kilogrammètres par seconde, unité purement empirique, copiée sensiblement sur le horse-power anglais, appelée à disparaître avec les unités anglaises dans un avenir que nous souhaitons prochain.
- L’habitude et la routine — ces paresses de l’intelligence— ne sont pas les seules raisons pour lesquelles le poncelet a rencontré un accueil plutôt glacé auprès des industriels : son défaut capital est d’être trop grand pour la vente. Un moteur de quatre chevaux n’est plus que de trois poncelets, et cela suffit, dans notre siècle si fier de sa civilisation, pour tuer la réforme la plus légitime. Les épiciers vendent en livres (demi-kg.) parce que la somme affichée est deux fois moindre que si l’unité de poids était le kg. Les crevettes se vendent actuellement deux francs les 125 grammes, et le prix en paraît plus abordable que si elles étaient cotées 16 francs le kg. L’énergie électrique se vend 10 centimes l’hectowatt-heure (moins cher que le gaz? !); si elle était tarifée 1 franc le kilowatt-heure, elle semblerait coûter plus cher que le gaz (sic). L’étalon de lumière créé par M. Violle en 1884 n’a été adopté par personne. On a eu l’idée, en 1889, de prendre comme unité pratique, sous le nom de bougie décimale, le vingtième (sic) de l’unité Violle, et depuis cette époque, tous les marchands de lumière ont adopté la bougie décimale.
- Toutes nos récriminations ne serviront à rien, et nous lutterons inutilement contre ces restes de barbarie, mais nous avons la ressource de pouvoir en profiter pour suggérer l’emploi, dans l’industrie du Cycle et de l’Automobile, d’une nouvelle unité et puissance dont nous allons faire ressortir les avantages.
- Le kilogrammetre par seconde a un nom trop long et une grandeur trop petite ; le cheval-vapeur ou cheval de 75 kilogrammètres par seconde est absurde,car il n’entre ni dans le système métrique ni dans le système décimal; le poncelet de joo kilogrammètres par seconde est trop grand : nous proposonsune unité intermédiaire,leProny de iokilogrammètresparseconde, valant,par suite, le dixième du poncelet, et très sensiblement égal à l’hectowatt des électriciens.
- (1) En effet 1 poncelet = 981 watts, soit, sensiblement 1 000 watts ou 1 kilowatt.
- Le nom de Prony rappelle celui de l’inventeur du frein servant à la mesure de la puissance produite par les moteurs, on ne saurait donc choisir un nom mieux approprié.
- Le prony représente très sensiblement la puissance d’un homme de lorce moyenne actionnant des pédales.
- Le prony vaut exactement 98,1 watts, soit pratiquement 100 watts ou 1 hectowatt, ce qui facilite les transformations des résultats des calculs en unités métriques et en unités électriques internationales.
- Le prony supprime l’emploi des fractions ordinaires pour la désignation des moteurs employés pour le cycle et l’automobile. Les nombres exprimant les puissances des moteurs d’automobiles seront généralement compris entre 1 et 200, c’est-à dire très maniables.
- Enfin, considération importante pour les ingénieurs, l’emploi du prony simplifie considérablement les calculs de la puissance nécessaire aux jantes d’un véhicule pour le faire progresser. En effet, en désignant par : P, la puissance en pronys.
- F, le poids du véhicule, en tonnes, k, le coefficient de traction, en centièmes, tang a, la pente en centièmes, v, la vitesse en mètres par seconde,
- On aura simplement :
- P = F (k -(-tang a) v pronys.
- Exemple numérique. Un véhicule pesant 1 500kg doitmonterune rampe de 2pour 100, sur un terrain dont le coefficient de traction est de 3 pour 100, à la vitesse de 4 mètres par seconde.
- La puissance nécessaire aux jantes sera de :
- P = 1,5 (3 -f 2) 4 = 30 pronys.
- Si le rendement de la transmission est de 80 pour 100, la puissance P’ du moteur pour imprimer cette vitesse au véhicule devra être:
- 3°
- P = — = 37>5 pronys.
- 0,8
- S’il s’agit d’un moteur électrique, il devra fournir 37 hectowatts ou 3 700 watts. On voit, par cet exemple, combien les calculs se trouvent simplifiés, car la formule que nous indiquons ne traîne aucun facteur parasite compliquant les calculs.
- Au moment où le cheval perd si rapidement son importance comme force motrice, il est rationnel de lui chercher un remplaçant en créant une unité mieux appropriée aux besoins actuels des industries du cycle et de l’automobile. Le prony, tel que nous l’avons défini, nous semble remplir le plus grand nombre des conditions exigées, et c’est avec confiance que nous le soumettons à l’examen et à la critique de nos collègues, en attendant que des voix plus autorisées en proposent l’adoption... ou le rejet.
- E. Hospitalier.
- p.242 - vue 246/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 243
- Le Nom Commercial
- et les Voitures Automobiles
- On a beaucoup agité dans le monde industriel et dans la presse spéciale sportive la question du nom commercial ; on s’est notamment demandé si le mot « voiturette » pouvait constituer une propriété au profit de celui qui, s’en étant servi le premier, en avait fait une sorte d’enseigne pour ses produits. Suffit-il, a-t-on dit, pour avoir un droit privatif sur un mot d’en faire suivre un nom propre de fabricant et d’en user comme dénomination commerciale?
- La condition primordiale pour acquérir la propriété industrielle d’une enseigne est que les substantif* la composant, ou au moins que leur ensemble forment un tout nouveau,qui n’ait jamais appartenu au domaine public. Nul ne peut prétendre à un droit exclusif sur un mot désignant nécessairement une marchandise ou un mode de fabrication, telles seraient les dénominations de voitures, d’automobiles ou de voitures automobiles; ces mots sont tombés dans le domaine public, l’usage en appartient à tous. Ils pourraient à la rigueur être employés comme marques de fabrique, s’ils affectaient par leur disposition une forme particulière et de fantaisie; ils ne pourront jamais servir d’enseigne commerciale ou du moins leur possesseur ne pourra actionner ceux qu’il accuserait de contrefaçon.
- , Mais si la loi exige que la nouveauté et le caractère distinct des mots d’une enseigne soient complets. ce sont les seules conditions voulues par le législateur. L’emploi des mêmes termes ou de termes imités frauduleusement constitue pour le concurrent, soit un acte de concurrence déloyale soit même un délit. ’
- La loi de 1824 a,en effet,déclaré délictueux et punit de peines correctionnelles, le contrefacteur d’une enseigne commerciale. Le fait par un commerçant de se servir, pour désigner sa maison, de termes analogues ou identiques, à ceux déjà employés par le vendeur de mêmes produits est un délit, qui est réprimé par une amende correctionnelle et parfois même par l’emprisonnement.
- Gomme toutes les lois pénales, la loi de 1824 doit d’ailleurs s’interpréter restrictivement. En punissant correctionnellement l’enseigne commerciale, la loi n’a pas entendu viser les simples faits de concurrence déloyale tels que l’emploi de prospectus, de couleurs, de caractères tvpographiques susceptibles de tromper l’acheteur. Elle n’a protégé que le nom servant d’enseigne, elle n’a même pas défendu la propriété du nom héréditaire, propriété des particuliers.
- Les autres faits déloyaux mis en oeuvre par un commerçant pour égarer la clientèle engendrent une action, en dommages-intérêts au profit du concurrent lésé,, mais cette action n’aboutit qu’à une réparation pécuniaire et à la défense faite par les tribunaux de continuer les manoeuvres frauduleuses sous peine d’une astreinte, dont le montant est évalue dans les jugements.
- Une autre différence très importante entre la réparation prévue par la loi de 1824 et celle créée par la jurisprudence en s’appuyant sur les principes généraux du droit est dans la détermination du tribunal compétent.
- Aux termes de la loi de 1824 les tribunaux correctionnels peuvent seuls prononcer une amende,ce qui est le droit commun, mais il y est dérogé par 1 attribution de compétence aux tribunaux civils de la protection du nom commercial.
- Le législateur a pensé qu’il convenait de donner la connaissance des actions civiles nées du délit de contrefaçon aux tribunaux ordinaires, si le commerçant lésé préférait ne pas assigner devant le tribunal de police correctionnelle. Les questions de droit soulevées par de tels procès sont toujours délicates et les garanties offertes par les magistrats tte profession sont nécessaires aux justiciables.
- Si outre une contrefaçon de nom l’assignation
- relevait des faits de concurrence déloyale, les tribunaux civils resteraient compétents, comme étant les tribunaux de droit commun.
- Au contraire il appartient aux tribunaux consulaires de connaître des actions en concurrence déloyale, ce sont des procès strictement commerciaux qui peuvent être sainement appréciés par des commerçants.
- Nous conseillerons vivement aux industriels qui se croient propriétaires d’une enseigne commerciale surtout avant d’intenter une action correction nelle, de vérifier si la dénomination qu’ils emploient n’est pas tombée dans le domaine publient si le commerçant qu’ils poursuivent a bien réellement imité frauduleusement les mots dont ils se disent propriétaires. Les écfiecs dos demandeurs sont fréquents dans ces litiges, et c’est justice. Il est utile et équitable que la loi protège la propriété industrielle, il est non moins juste et nécessaire que les commerçants trop friands de réclames soient déboutés de leurs prétentions excessives.
- Albert Rodanet,
- Docteur en Droit, Avocat à la Cour.
- Informations
- Critérium des motoeycles
- (28 avril)
- Cette course qui devait avoir lieu le dimanche 24 avril, sur le parcours de Montgeron-Ozouer, a été reportée au jeudi suivant 28 avril, et, de plus, se fera probablement sur le parcours Chartres-Etampes, parcours plus régulier et moins encombré que la « route classique ».
- Nouveaux engagements :
- 26 P. Jamin, Le Mans.
- 27 G. Rivierre, Paris.
- 28 P. de la Forest, Paris.
- 29 Michel, Paris.
- 30 Vicomte Gaétan de Méaulne, Paris.
- 31 Degrais, Paris.
- 32 Comte Camille de Laubespin, Paris.
- 33 Comiot, Paris.
- 34 Teste, Puteaux.
- 35 Echalié, Paris.
- 36 Bernadat, Maisons-Laffitte.
- 37 Wridgway, Paris.
- 38 Dussart-Accou (tandem), Roubaix.
- 39 G. David, Paris.
- 40 de Rosenberg, St-Pétersbourg.
- * *
- Le nouvel hôtel de l’A. C. F.
- Depuis huit jours l’achat de l’hôtel du Plessis-Bellière par une société civile est un fait accompli, et, pour que l’Automobile-Club en devienne locataire, ce n’est plus qu’une question d’entente entre la Société et le Club.
- D’ailleurs de nombreuses appropriations devront être faites aux locaux, et l’Auto-mobile-Club ne pourra se transporter place de la Concorde que dans plusieurs mois.
- *
- * *
- La taxe sur les automobiles
- Les déclarations
- Les motoeycles, possédés depuis une époque antérieure au Ier mai 1898, doivent être 1 objet d’une nouvelle déclaration, même s ils ont déjà été déclarés, en raison des modifications de la taxe.
- p.243 - vue 247/833
-
-
-
- 244
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Journal officiel a publié la loi « portant fixation du budget de l’exercice 1898 » le 14 avril.
- Le délai d’un mois pour les déclarations comprend donc du 15 avril ait 15 mai.
- Les automobiles doivent être déclarées dans ce même délai.
- Les taxes nouvelles n’étant applicables qu’à partir du Ier mai, il est probable qu’on ne paiera cette année que huit douzièmes de l’impôt.
- *
- * ¥
- Concours d’automobilesdela Société industrielle du Nord de la France
- Dans sa dernière séance, la Commission d'organisation du concours d’automobiles a pris les décisions suivantes :
- Le concours comprendra une exposition dans le hall des ateliers de l’Ecole Nationale d’Arts et Métiers, situé boulevard Louis XIV, mis gracieusement à la disposition de la Société industrielle par M. le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts ; il se terminera par une course de vitesse entre Lille et Boulogne-sur-Mer et retour.Cette course aura lieu les 30 et31 juillet.
- L’exposition dont l’inauguration aura lieu le 17 juillet, à onze heures, sera close le Ier août à minuit.
- Le but que poursuit la Société Industrielle en organisant ce concours est de faire ressortir les qualités réelles et industrielles des voitures automobiles. A ce point de vue spécial et nouveau ce concours est appelé au plus grand succès.
- Le programme détaillé sera publié sous peu de jours et remis à toute personne qui en fera la demande an siège de la Société, 116, rue de l’Hô-pital-Militaire, à Lille.
- ¥ ¥
- L’excursion pascale de l’A. C. G. B.
- L’Automobile Club of Great Britain a suivi de tous points le programme arrêté pour son excursion des fêtes de Pâques.
- Partis de Whitehall Court, Londres, le jeudi saint, après le lunch de midi, les chauffeurs montés sur des véhicules de tous systèmes se dirigeaient vers Guilford, où ils arrivaient le même soir. Cette première étape était de 30 milles seulement.
- Le vendredi saint, le départ était donné à midi pour Winchester par Farnham distant de 40 milles du point de départ. La caravane mit six heures à couvrir la distance.
- Le samedi saint, la bande automobile partait à 9 h. 1/2 pour Chichester, par Fareham, à 42 milles et mettait neuf heures pour y arriver.
- Enfin, le dimanche de Pâques, ils quittèrent Chichester pour Littlehampton par Worthing. Les 50 milles qui séparent les deux villes étaient couverts en neuf heures.
- Derrière la caravane suivait un véhicule réservé au transport des bagages et des appareils photographiques. De nombreuses plaques ont été usées au cours de cette excursion.
- ¥ ¥
- Dans quelques jours va s’ouvrir, à Bordeaux, le Garage des Quinconces, 6, place des Quinconces, dans un local situé en face et à quelques mètres par conséquent de l’Exposition automobile qui aura lieu les n et 12 mai, suivant la course Paris-Bordeaux.
- Les directeurs de cet établissement nous prient de faire savoir qu’ils mettront gratuitement leur local à la disposition des automobilistes qui prendront part à la course ; on y trouvera les fosses pour visite des voitures, l’outillage nécessaire à la réparation et à la recharge des accumulateurs, les essences, huiles, etc.
- Hôtes éleetromoles
- XI. — CONSTANTES DE FONCTIONNEMENT DES
- ACCUMULATEURS EMPLOYÉS DANS LES AUTOMOBILES ACTUELLES.
- On sait que les accumulateurs destinés aux électromobiles doivent présenter comme qualités primordiales une grande puissance spécifique (watts par kilogramme de poids total) et une grande énergie spécifique (watts-heure par kilogramme de poids total), afin de permettre de réduire le plus possible le poids mort transporté, et d’augmenter ainsi la longueur du parcours que la batterie permet d’effectuer sans recharge.
- Ces chiffres sont aujourd’hui bien établis pour un certain nombre de types d’accumulateurs, et nous avons eu personnellement l’occasion, au laboratoire d’électricité de Y Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, de suivre expérimentalement, pas à pas, les progrès réalisés par les appareils d’emmagasinement de l’énergie électrique depuis une quinzaine d’années, et, en particulier, l’accumulateur Fulmen employé en France par M. Jeantaud et M. Kriéger.
- Grâce à l’obligeance de M. Brault, administrateur délégué de la Société VAccumulateur Fulmen, nous avons pu étudier complètement un type d’élément spécialement établi pour les accumobiles, et déterminer avec soin ses conditions de construction et de fonctionnement.
- Le type que nous avons expérimenté est désigné par le symbole Bi3 comprend 13 plaques, 6 positives et 7 négatives. Les plaques rectangulaires ont 18,5 cm. de hauteur, 9,5 cm. de largeur et 4 mm. d’épaisseur. Elles forment un quadrillage à 24 alvéoles rectangulaires dans lesquelles est logée la matière active. Des lames minces de celluloïd perforé empêchent les plaques de venir au contact.
- Les plaques humides coupées au ras de l’attache nous ont donné les poids respectifs suivants de grillage et de matière active (en grammes) :
- Plaque positive Plaque négative
- Grillage........
- Matière active. Poids total....
- 135
- 340
- 475
- 135
- 255
- 390
- La surface de chaque plaque est de 1,75 dm*, ce qui correspond à 21 dm2 de surface totale pour les 12 laces des 6 plaques positives.
- Le bac en celluloïd et les séparations des plaques pèsent 600 grammes.
- Le poids total de l’élément complet avec le liquide est de 7,5 kg.
- M. Brault considère comme régime normal de décharge un courant de 21 ampères
- p.244 - vue 248/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 245
- correspondant à une décharge continue en 5 heures, soit une densité de courant de i ampère par décimètre carré de surface de plaque positive, mais l’accumulateur peut, aux dépens de sa capacité, fournir jusqu’à 50 ampères en décharge continue, et jusqu’à 100 ampères en décharge interrompue, pour un coup de collier, par exemple.
- A la décharge normale en 5 heures, la différence de potentiel utile moyenne de l’élément est de 1,9 volt et la capacité de 105 ampères-heure. Chaque élément de 7,5 kg. débite au régime normal 40 watts utiles et renferme une énergie disponible égale à 200 watts-heure.
- Les constantes spécifiques de l’élément sont donc les suivantes, rapportées au poids total :
- Débit spécifique, en ampères par kg.......... 3
- Puissance utile spécifique, en watts par kg. 5,3 Capacité spécifique, en ampères-heure par kg. 146 Energie utile spécifique,en watts-heure par kg. 26
- Poids spécifique, en kilogrammes par kilowatt......................................... 130
- Poids spécifique, en kilogrammes par kilowatt-heure.................................. 37,5
- Au régime de 5 watts par kg. l’accumulateur Fulmen renferme donc plus de 25 watts-heure par kg. Ces deux chiffres suffisent pour calculer le poids d’accumulateurs nécessaire pour actionner une automobile d’un poids total donné à une vitesse donnée sur un terrain donné, connaissant le rendement du moteur et de la transmission, ainsi que le chemin à parcourir entre deux charges sucessives.
- Si l’on double le régime de décharge spécifique continue, et qu’on le porte à 10 watts par kilogramme, l’énergie spécifique s’abaisse à 20 watts-heure par kilogramme. S’il ne faut plus que 100 kilogrammes d’accumulateurs pour produire 1 kilowatt, il en faut par contre 50 kilogrammes (au lieu de 40) pour emmagasiner 1 kilowatt-heure.
- Si, au contraire, on réduit de moitié le régime spécifique de décharge continue, l’énergie spécifique disponible augmente et atteint 30 watts-heure par kilogramme.
- Ilconvient donc denepas perdre de vue, en calculant le poids d’une batterie, que l’on perd en énergie ce que l’on gagne en puissance, et inversement, et que les accumulateurs se conservent d’autant mieux qu’on les soumet à des régimes de décharge plus modérés.
- Dans l’application spéciale aux accumo-biles, la décharge n’est pas continue, mais, au contraire,extrêmement variable,et coupée d’intervalles de repos favorables à la diffusion du liquide, diffusion également favorisée par l’agitation des éléments pendant la marche. Les chiffres indiqués pour le régime normal peuvent donc être acceptés comme représentant l’énergie réellement disponible, malgré les variations du débit.
- En ce qui concerne la durée des éléments,
- nous ne pouvons donner aucun chiffre, car les conditions dans lesquelles fonctionnent les accumulateurs au laboratoire ou sur la route sont trop différentes. Les exploitations d’accumobiles ne tarderont pas à nous renseigner sur ce point important.
- Nous avions l’intention de publier les conditions de tonctionnementd’autres types d’accumulateurs appliqués aux automobiles lorsque nous avons vu qu’ils étaient presque tous sensiblement inférieurs à ceux que nous venons de donner pour l’accumulateur Fulmen. Comme chaque constructeur ou inventeur revendique en faveur de son appareil des avantages particuliers de solidité, de durée, de bon marché, de facilité de montage, etc., qui compensent plus ou moins l’infériorité de débit et de capacité, il nous a semblé préférable de ne pas nous exposer à ouvrir la porte aux réclamations et aux revendications.
- Les chiffres que nous avons donnés, et qui résultent de notre propre expérience, représentent le maximum de ce que l’on peut obtenir des accumulateurs actuels... en attendant mieux, et en dépit du proverbe qui veut que le mieux soit l’ennemi du bien.
- La question des accumulateurs est étudiée un peu partout aujourd’hui, et nous voulons croire que le maximum actuel n’est que très provisoire.
- Tel qu’il est aujourd’hui, il suffit cependant pour réaliser des accumobiles pratiques pouvant iournir des parcours journaliers de 50 à 60 kilomètres sans recharge.
- Nous en fournirons la preuve dans les Notes suivantes; le Concours de Fiacres de l’Automobile-Club de France au mois de juin prochain, sera la confirmation expérimentale certaine de nos déductions.
- E. Hospitalier.
- Notre Goaeours
- Bien que le délai pour la remise des projets ne soit pas encore expiré, puisqu’il reste encore dix jours, nous avons reçu déjà nombre de travaux.
- D’après un examen très sommaire, nous croyons utile de signaler aux concarrents que le Concours porte sur les trois questions réunies. Chacun a traité avec plus de soin une des questions en particulier: il devait forcément en être ainsi. Mais le développement donné à une des réponses ne pourrait compenser l'insuffisance absolue des autres.
- En réponse à plusieurs demandes qui nous ont été posées, ajoutons que les auteurs des projets qui nous sont parvenus ont le droit, jusqu’au Ier mai, d’envoyer des additions a leur travail, ces additions portant les mêmes noms ou suscriptions que le premier envoi. La Direction.
- p.245 - vue 249/833
-
-
-
- 246
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les Automobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi iymars dans la Salle de la Société Industrielle
- (Suite)
- Nous avions donc en France, dès 1894, de nombreux constructeurs dont les études étaient achevées, dont les types étaient crées et qui se croyaient prêts à livrer ; la matière était conquise, mais le public ne l’était pas. Il s’intéressait aux essais qu’il voyait faire ; il admirait les résultats qu’on annonçait, mais il restait sceptique et n’achetait pas.Il fallait que, dans une épreuve solennelle et retentissante, l’automobile se présentât sur les routes et fournît une longue et triomphante étape, criant à tous : « Je marche, donc je suis. > C’est, alors que M. Pierre Giffardconçut le projet de ce concours fameux du Petit Journal, destiné à démontrer qu’il existait des voitures sans chevaux, aisément maniables, sur toutes les routes, n’exposant les voyageurs à aucun danger, ne coûtant pas trop cher d’achat, d’entretien et de fonctionnement.
- Dans ce concours, que nous pouvons, sans exagération, qualifier d’historique, la vitesse ne devait pas seule entrer en ligne de compte et il fut décidé qu’on ne ferait pas état d’une vitesse supérieure à 13 kilomètres et demi, en y comprenant les arrêts.
- Il y eut 102 véhicules inscrits, 38 à pétrole, 29 à vapeur, 5 à l’électricité, 5 à l’air comprimé et 23 de divers autres systèmes. On débuta par des épreuves éliminatoires auxquelles l’électricité ne sut pas résister, puis on se lança sur la route de Rouen. Il y avait 126 kilomètres à parcourir. Le pétrole sortit vainqueur de la lutte et les maisons Panhard et Levassor et Peugeot se partagèrent le premier prix ex cequo ; la vapeur arriva au second rang avec M. de Dion et M. Le Blant ; les voitures à pétrole Vacheron et Lebrun et Roger furent classées à la suite.
- Le succès de cette course Paris-Rouen avait été si grand, il avait constitué une si retentissante réclame et avait tant contribué à populariser les nouveaux moyens de locomotion, qu’on organisa pour 1895, une seconde course plus longue, plus décisive par conséquent, entre Paris et Bordeaux aller et retour; 1 190 kilomètres devaient être parcourus en une seule traite.
- Mais cette épreuve était réservée aux véhicules portant au moins deux voyageurs, et encore le premier prix 11e devait-il être attribué qu’à des voitures à 4 places. C’était cette fois une course de vitesse : 46 véhicules s’inscrivirent, dont 29 à pétrole, 15 à vapeur et 2 seulement à l’électricité: celle-ci perdait déjà du terrain. M. Levassor, qui tenait la barre de la voiture Panhard et Levassor à 2 places, arriva le premier en 48 heures 47 minutes ; le 4 places Peugeot arriva second en 39 heures 48 minutes et remporta le prix, aux termes mêmes du programme. Les voitures à vapeur étaient restées en chemin ainsi que l’électricité, malgré les efforts de M. Jeanteaud, qui ne négligea aucune dépense pour essayer de conjurer ce desastre.
- Le pétrole triomphait.
- La mode était aux courses : l’année 1896 eut donc aussi la sienne. Les organisateurs, entraînés par le succès, allongèrent encore le parcours : il
- s’agissait cette fois d’aller de Paris à Marseille et d’en revenir, en dix étapes de jour, la nuit étant consacrée au repos des intrépides chauffeurs ; pendant qu’ils essayaient de dormir, les machines étaient remisées sous des hangars. Chaque étape avait une longueur moyenne de 171 kilomètres ; on pouvait en faire plusieurs par jour. Pour la première fois, les motocycles furent admis, non pas à concourir, mais à se faire chronométrer; il y en eut 14 contre 38 voitures. Au point de vue de l’espèce, notons que 48 véhicules employaient le pétrole ; il n’y en eut plus que 4 à vapeur et l’électricité renonça à la lutte. Le départ eut lieu le 24 septembre à la barrière de l’Etoile, au milieu d’une affluence énorme, témoignage éloquent de la popularité croissante des automobiles et de la badauderie parisienne. Le temps était beau, mais, le 25, éclata un cyclone terrible, qui assaillit les voyageurs en cours de route et les soumit à une rude épreuve, qui rehaussait singulièrement le mérite de ceux qui devaient la surmonter ; mais la tourmente en mit une dizaine hors de combat.Le retour fut encore contrarié par de violents coups de vent. Malgré tout, la voiture Panhard et Levassor rentrait à Paris le 3 octobre, après avoir couvert 1 171 kilomètres en 67 heures 42 minutes de marche; cela faisait du 23 kilomètres à l’heure. Une seconde voiture des mêmes constructeurs avait fait 24,2 kilomètres à l’heure, le tricycle de Dion 24 et la voiture Peugeot 22,68.
- Cette course fut tout à la gloire du pétrole en général et de MM. Panhard et Levassor en particulier.
- Ces trois grandes épreuves, dont nous venons de dire les péripéties et les résultats, ont puissamment contribué à l’expansion de l’automobilisme. Elles furent suivies de beaucoup d’autres, trop nombreuses peut-être, dont le public pourrait se désintéresser, si l’on en abusait, et que nous ne rappellerons que pour mémoire : Marseille à Monte-Carlo, Paris à Dieppe, Paris à Trouville, Paris à Cabourg, Carcassonne à Perpignan, etc., etc.
- Disons seulement qu’on vit sur la piste de Marseille à Monte-Carlo une voiture à vapeur de Dion, pesant 2 300 kilogrammes, développant 18 chevaux, conduite par M. de Chasseloup-Lau-bat, qui fit du 31 kilomètres et qui, pour une fois, dama le pion au pétrole, représenté par une voiture Peugeot, qui ne fit que du 29 kilomètres; mais cette dernière ne pesait que 630 kilogrammes et son moteur n’avait que 6 chevaux de puissance. La vapeur payait donc chèrement sa revanche.
- Signalons aussi que dans la course Paris-Dieppe le motocycle Bollée démontra de remarquables performances en battant les voitures Panhard, de Dion et Delahaye.
- Ces courses françaises eurent un retentissement considérable.
- Entraîné par notre exemple, l’étranger voulut nous imiter.
- L’Amérique, qui nous prépare une concurrence formidable, se mit en tète du mouvement. Le Times Herald organisa, en novembre 1893, un concours qui eut un caractère scientifique, que nous n’avons pas su donner à nos épreuves. Des ingénieurs déterminèrent avec une précision remarquable la consommation des voitures concurrentes, leur rendement et les efforts de traction maximum développés par elles; un rapport très documenté a été publié par des hommes d’une réelle compétence, et nous en recommandons la lecture aux praticiens, qui le trouveront dans la Locomotion Automobile. Cette course eut lieu à
- p.246 - vue 250/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 247
- Chicago et fut marquée parunelutte entre 18 voitures à pétrole, 5 à vapeur, 3 à gaz, 7 à i’élec tricité, une à l’air comprimé et 2 à ressorts ; la voiture à pétrole l’emporta brillamment comme elle l’avait toujours fait chez nous.
- Une autre course organisée à Providence, sur une piste, fit au contraire triompher l’électricité ; c’est la première fois que nous avons à le signaler. Mais, pour dégager toute la philosophie du fait, il faut noter que le parcours de la piste était peu considérable, et que les voitures engagées étaient des motocycles. Le résultat de cette épreuve justifie les espérances de ceux qui voient dans le véhicule électrique le fiacre de l’avenir.
- En Angleterre, on n’avait guère fait encore que des expositions, grâce à la tyrannie du Locomotive Act. Or, le 15 août 1896, la Chambre des Communes votait un bill de circulation des automobiles, qui ouvre enfin les routes aux nouveaux véhicules. L’Engineer s’empressa d’organiser un concours. Puis, la Self Propelled Association en organisa un autre à Liverpool, consacré plus spécialement aux Poids Lourds, dans lequel il devait être tenu compte du combustible dépensé, du personnel nécessaire pour la conduite du véhicule, des facilités de marche en avant et en arrière et de virage, du bruit, de l’odeur, de la visibilité de la décharge, des qualités de construction, delà facilité des réparations, etc. Il faut reconnaître d’après cela, que les Américains et les Anglais envisagent la question de l’automobilisme d’une façon plus pratique que nous. Là-bas, on est plus ingénieur et plus commerçant ; ici, on fait du sport, qui constitue assurément une noble distraction. Nous croyons toutefois qu’un rapport d’ingénieur contribue plus au progrès des voitures que les articles enthousiastes des reporters admis à participer aux courses, et que les acclamations de la foule désœuvrée qui se presse sur le chemin parcouru par des concurrents, faisant, sur des machines exceptionnellement soignées, des courses de vitesse, dans lesquelles on risque mille fois de se casser le cou. Le concours des Poids Lourds, qui a eu lieu autour de Versailles, en août 97, sous la direction de l’Automobile-Club, témoignait, il est vrai, d’une certaine réaction contre le sportisme exagéré d’autrefois ; on décida de renoncer au classement, pour donner surtout des appréciations, et l’on tint parole. Il est à désirer qu’on persévère dans cette voie, qui est la meilleure.
- Une épreuve concluante et suggestive estcelle des voyages de longue haleine, entrepris bourgeoisement sur une route ordinaire, sans préparation spéciale : voilà qui vaut mieux encore qu’une course au clocher et qui amène au constructeur plus d’acheteurs sérieux que ces épreuves tapageuses, nécessaires au début,mais devenues inutiles aujourd’hui. C’est la meilleure réclame à faire en ce moment. Nous avons relevé dans les journaux quelques-unes de ces excursions et nous croyons utile de les signaler.
- M. Michelin, le constructeur bien connu des pneus français, se procure un break à 6 places, à vapeur, pesant 2 500 kilos, et il parcourt 7 700 kilomètres en 115 sorties de 67 kilomètres chacune en moyenne : il calcule que le kilomètre de route lui coûte en coke et en huile o fr. 106 ; il arrive à une moyenne de frais de réparation de 2 fr. par sortie.
- En 1896, M. Porcherot, ingénieur de la Compagnie d’Orléans, part de sou château de la Bi-chellerie, près de Tours, et va à Vichy en 15 heu
- res, parcourant ainsi 330 kilomètres, sans aucun accroc, à une vitesse moyenne de 21 kilomètres.
- M. Varennes fait un tour de France, et il parcourt 4 130 kilomètres; son régime de marche varie de 15 à 28 kilomètres à l’heure, et il n’est arrêté qu’une seule fois contre son gré, par un léger accident, réparé en 32 minutes, montre en main.
- Le comte et la comtesse de Cognard, emmenant avec eux un domestique mécanicien, un chien et 75 kilogrammes de bagages, vont de Plombières à Aix parle chemin des touristes, Mulhouse, Bâle, le Saint-Gothard, le Simplon et Genève, et ils donnent à leur retour patente nette à leur cons-structeur; pas une réparation en route !
- {A suivre.) Aimé Witz.
- Course Meaux-Agen
- 143 kilomètres, 29 mai 1898
- Organisé par l'Automobile Bordelais avec le
- patronage de VAutomobile-Club de France
- Règlement
- Art. 1. — Les véhicules automobiles prenant part à la course de Bordeaux-Agen, sont classés ainsi qu’il suit.
- Classe A. — Véhicules, motocycles ou voitu-rettes pesant moins deqoo kilos, sans approvision--sionnements, ni voyageurs.
- Classe B. — Voitures automobiles au-dessus de 400 kilos, montées par deux personnes.
- Classe C. — Voitures automobiles montées par trois ou quatre personnes.
- Classe D. — Voitures automobiles montées par au moins cinq personnes.
- Poids lourds. — Omnibus pour le transport en commun, camions, voitures de livraison, au-dessus de x 000 kilos.
- Art. 2. — La course se fera de Bordeaux-Agen, le dimanche 29 mai. Elle est ouverte à tous sans distinction.
- Art. 3. — Chaque véhicule devra porter à l’avant d’une manière très apparente, un numéro d’inscription qui sera remis la veille de la course. Celui qui perdrait son numéro en cours de route devra en faire la déclaration au premier contrôle, et le faire notifier sur son carnet de route.
- Art. 4. — Les concurrents auront toute liberté de se réparer en route. Il est interdit de changer de machine.
- Art. 5. — Le rendez-vous est fixé à 6 heures du matin, boulevard de Talence, sur le pont du chemin de fer de la ligne de Bayonne.
- Art. 6. — Chaque concurrent signera la feuille de départ, recevra un exemplaire du présent règlement, et un carnet de route sur lequel seront inscrites, l’heure de son départ de Bordeaux, ainsi que les heures d’arrivée et de départ du contrôle du parcours. La signature apposée sur la feuille de départ, tient lieu de récépissé du règlement et du carnet, ainsi que du remboursement des droits d’entrée.
- Art. 7. — Le départ sera donné très exactement à la première voiture a 6 heures 30 minutes du matin, l’heure de l’horloge extérieure des chemins
- de fer. .
- Les concurrents partiront à une minute d intervalle, suivant leur ordre d’engagement.
- Une voiture et u.i motocycle partiront en même temps.
- p.247 - vue 251/833
-
-
-
- 248
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Il sera tenu compte à l’arrivée des différences d’heure de départ.
- Art. 8. — Chaque concurrent, présent ou absent, est considéré parti à l’heure où le signal lui est donné. Son temps de marche compte à partir de ce moment.
- ENGAGEMENTS
- Art. 9. — Les engagements sont reçus à partir de ce jour jusqu’au 20 mai inclus à 6 heures du soir, au siège de l’Automobile Bordelais, 42, allées d’Orléans à Bordeaux.
- Il en sera accusé réception.
- L'engagement doit contenir.
- i° Les nom et prénoms du propriétaire de la voiture.
- 20 Les nom et prénoms de celui qui doit conduire pendant toute la durée de la course.
- 30 La désignation de la classe où il désire concourir.
- 40 Le poids approximatif et le type du véhicule.
- 50 Le nom du constructeur.
- 6° La force du moteur et son numéro matricule.
- 70 La nature du moteur, (Pétrole, Vapeur, Electricité).
- 8° Le nombre de personnes qui seront transportées.
- La liste des engagements close, il ne pourra être apporté aucune modification et les coureurs devront strictement se conformer à toutes les conditions stipulées.
- Le droit d’entrée est fixé à la somme de dix francs, qui seront remboursés au moment du départ, à ceux prenant part à la course.
- Ne sont valables que les engagements accompagnés de ce droit d’entrée.
- Art. 10. — Le samedi 28 mai à 4 heures du soir, aura lieu dans le local de l’Automobile Bordelais, la remise des carnets de route, des numéros destinés a être apposés sur les véhicules, et des brassards blancs que les conducteurs devront fixer au bras droit pendant la course.
- Les concurrents pourront se faire représenter.
- ITINÉRAIRE
- Art. 11. — La course se fera en quatre étapes.
- ire Etape, Langon, 48 kilomètres du point de départ.
- 2e Etape, Marmande, 85 kilomètres du point de départ.
- 3e Etape, Tonneins, 103 kilomètres du point de départ.
- 4e Etape, Agen, 143 kilomètres du point de départ.
- Les départs des étapes sont réglés d’après le tableau de marche suivant, calculé à la vitesse moyenne de 20 kilomètres à l’heure, arrêts compris.
- Bordeaux, départ donné à la première voiture à 6 heures 30.
- ire Etape Langon, départ donné au premier véhicule arrivé à 8 heures 54.
- 2° Etape Marmande, départ donné au premier véhicule arrivé à 10 heures 45.
- 3e Etape Tonneins, départ donné au premier véhicule arrivé à ti heures 39.
- 4e Etape Agen, arrivé à 1 heure 39.
- Art. 12. — La totalisationdes avances à chaque étape, sur l’horaire de marche, constituera le classement.
- Tout coureur resté en dedans du tableau de marche, pour la durée du parcours total, soit sept heures neuf minutes, ne pourra être classé.
- Exception est faite à ces dispositions pour la ca-
- tégorie des poids lourds, qui ne sera soumise à aucun horaire de marche, ni à aucun arrêt obligatoire dans les contrôles. Les concurrents de cette catégorie n’auront à signer que les feuilles de départ et d’arrivée.
- Le départ sera donné au poids lourds, dans les mêmes conditions qu’aux autres véhicules, mais aura lieu à 4 heures du matin.
- CONTROLES
- Les contrôles seront désignés à l’attention des coureurs par un signal rouge. Les contrôleurs porteront un brassard bleu.
- A l’arrivée à l’étape, le contrôleur inscrira sur le carnet de route du coureur l’heure exacte de son arrivée.
- A l’heure fixée parle tableau de marche, le contrôleur donne le signal du départ à chaque concurrent, suivant son ordre d’arrivée et à 30 secondes d’intervalle.
- L’heure du départ est inscrite sur le carnet de route, les coureurs sont considérés partis dès que le signal leur est donné.
- Les véhicules arrivés aux contrôles après l’horaire du tableau de marche, ne seront retenus que le temps nécessaire pour inscrire sur le carnet de route l’heure de leur passage.
- La fermeture des contrôles, est basée sur un horaire de marche de 15 kilomètres à l’heure.
- PRIX
- Art. 13. — Les prix consisteront en médailles et objets d’art.
- Un prix d’honneur, objet d’art, sera décerné en outre au premier véhicule arrivé quelle que soit sa classe, à la condition qu’il ait été conduit par son propriétaire pendant toute la durée du parcours.
- Les plus fortes récompenses seront attribuées aux classes transportant le plus grand nombre de voyageurs.
- Art. 14. — Une médalle commémorative spéciale sera attribuée, à tous ceux qui prendront part à la course, ou qui se seront simplement rendus au meeting sur des véhicules automobiles; à la condition que ces véhicules aient figuré dans l’aprês-midi du 29, à partir de 3 heures au plus tard, à l’exposition publique organisée à Agen, par les soins de l’Automobile Bordelais, dans un local qui sera ultérieurement désigné.
- OBSERVATIONS
- Suivent les quelques observations ordinaires parmi lesquelles nous signalons :
- Art 20. — Toutes les personnes se trouvant à bord des voitures prenant part à la course, devront être âgées de 18 ans au moins.
- Les véhicules engagés dans la course, ne pourront porter aucune marque extérieure de réclame ou de publicité. Exception est faite pour les voitures de livraison de la catégorie des poids lourds etc.
- Le Vice-Président, Le Président,
- A. Bord. Dr Creuzan.
- Le Trésorier, Le Secrétaire-général,
- P. E. Hivert. Henri Lafitte.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.248 - vue 252/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 249
- La Motocyclette Weruor
- La motocyclette Werner, dont nous donnons la reproduction, est une bicyclette à moteur à pétrole, présentant ceci de particulier que le moteur agit sur la roue d’avant tandis que le cycliste continue à pouvoir donner la propulsion parla roue arrière.
- Comme on le voit sur la figure, le moteur est peu volumineux. Il est fixé au guidon et transmet son mouvement à la roue avant par l’intermédiaire d’une courroie entraînant une poulie à gorge que l’on fixe sur la roue à l’extérieur de la fourche.
- Le moteur lui-même, qui est un moteur ordinaire à quatre temps, de dimensions très restreintes, ne pèse que io kilos, poids auquel il faut ajouter 4 kilos pour le carburateur et les accessoires. Il développe 3/4
- de cheval, en tournant à 1 200 tours à la minute.
- L’allumage se fait par tube incandescent. Le brûleur étant très réduit est à flamme invisible et est enfermé dans une petite lanterne.
- Le carburateur se compose d’un réservoir en cuivre nickelé qui suit le tube horizontal du cadre. Il contient deux litres et demi d’essence, quantité suffisante pour faire 120 kilomètres.
- La manœuvre du moteur se fait au moyen d’une manette placée sur le guidon.
- La motocyclette ainsi construite présente évidemment tous les avantages d’une bicyclette, en particulier celui de pouvoir passer dans les chemins les plus étroits ou les plus
- mauvais. Possédant sa roue motrice à l’avant elle présente une parfaite stabilité et la direction en est très sûre.
- Ajoutons que les pédales peuvent ne servir que pour la mise en marche. Un rochet contenu dans le pédalier, permet, une foi* l’appareil en mouvement, décaisser les pieds immobiles.
- Les constructeurs livrent cette motocyclette toute montée, mais ils fournissent aussi l’appareil moteur avec tous ses accessoires destiné à être monté sur une bicyclette ordinaire. La transformation se fait très aisément et ne demande pas de grosses mo difications. Le moteur se fixe au guidon ; on adapte la poulie au moyen de la roue d’avant, les deux réservoirs se fixent par des brides et des tringles ; on change l’axe
- du pédalier pour l’addition du rochet et la bicyclette devient motocyclette.
- Cette transformation peu coûteuse, est appelée à un grand succès.
- Ajoutons que la machine peut donner 30 kilomètres à l’heure par le seul travail du moteur.
- Voiture anglaise à moteur Daimler
- Nous donnons en tête de ce numéro la photographie d’un des types de voitures les plus répandus en Angleterre. C’est une voiture de la « Great Horseless Carriage Company ». Ce véhicule à quatre places est actionné par un moteur Daimler de 4 chevaux, disposé à l’avant comme dans les voitures Panhard-Levassor.
- (1) MM. Werner Frères,85, rue de Richelieu, Paris.
- p.249 - vue 253/833
-
-
-
- 250
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Escalier Automobile
- Système Dodge (i)
- Devant les progrès constants de l'automobilisme, devant les multiples formes que parvient à lui donner le génie des inventeurs, nul ne saurait nier aujourd’hui qu’il ne soit entré profondément et définitivement dans nos mœurs.
- L’automobilisme en effet se manifeste de nos jours, aussi bien dans l’ascenseur, que possèdent maintenant la plupart des maisons modernes, dans l’escalier mobile dont on connaît au moins un exemple à Paris, dans les trottoirs roulants que nous verrons en 1900, que dans les voitures électriques ou à pétrole.
- L’appareil que nous allons décrire, quoique n’étant pas ce que nous sommes convenus d’appeler une «Automobile », constitue néanmoins un mode de transport mécanique des personnes, et c’est à ce ti’;re, aussi bien qu’à cause de son ingéniosité, que nous avons pensé pouvoir le publier, sans sortir du cadre de ce journal.
- Les escaliers mobiles construits jusqu’à présent, ne sont pas à proprement parler des escaliers, puisqu’ils ne possèdent pas de marches : ils ne
- constituent, à dire vrai, que des planchers roulants plus ou moins inclinés.
- L’escalier Dodge est tout autre : il possède des marches, ce qui permet aux personnes pressées et pour lesquelles l’asthme est une chose inconnue, de monter non seulement plus vite que lui, mais encore de le descendre comme un escalier ordinaire. Ses marches même, car l’inventeur a tout prévu, se mettent automatiquement de niveau les unes avec les autres pour recevoir le voyageur, se dénivellent progressivement en cours de route pour former escalier, et enfin, en arrivant auprès du palier supérieur, se remettent d’elles-mèmes de niveau entre elles pour permettre au voyageur de passer sur le plancher solide, sans que ses pieds ne courent le risque de buter sur des aspérités qui pourraient occasionner sa chute.
- La figure 1 ci-contre est une coupe longitudinale dans l’escalier automobile.
- La figure 2 représente une coupe par v x et la figure 3 est une vue de côté de cette figure prise dans le sens de la flèche.
- Lalfigure 4 est une coupe par y \ et la figure 5 est une vue latérale de la figure 4.
- Sur ces figures, A représente les parois latérales de la cage d’escalier sur lesquelles sont fixées des cornières a formant entre elles des rainures a1 æ2 dans lesquelles circulent les galets b1 b-appartenant aux marches mobiles B.
- Ces marches sont faites en tôle découpée et recouverte de caoutchouc ou de linoléum. Elles sont complètement indépendantes les unes des autres, et comme chacune d’elles est poussée par la suivante, il ne peut exister entre elles aucune solution de continuité.
- Tout le système est conduit par un arbre moteur Z) sur lequel sont calées deux roues Di; ces dernières sont munies de bras, dont les extrémités en forme de crochets, viennent saisir les axes des galets b’ pour les pousser en avant. Les roues Ds qui tournent bien entendu très lente-
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet,
- Office International pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’étranger, 42, boulevard
- Bonne-Nouvelle, Paris.
- ment, font ainsi monter toutes les marches entrg les rainures a a’ et ces mêmes marches, arrivée au sommet de leur course, tournent d’abord autour d’un guide courbe A2, et redescendent ensuite par leur propre poids pour être reprises au bas de l’escalier par les roues D3 qui saisissent les galets b’, et en même temps par d’autres roues D3 également calées sur l’arbre D, lesquelles roues' poussent les galets b2 au moyen de nervures dont leurs circonférences sont munies.
- Les galets b’, qui roulent dans la rainure a , servent aussi d’organes anti-friction pour permettre aux marches de prendre des niveaux différents, sans frotter les unes sur les autres.
- Ainsi qu’on le voit fig. i,les rails sont disposés de telle sorte que toutes les marches conservent la position horizontale pendant leur période ascensionnelle. Elles restent aussi de niveau les unes par rapport aux autres en partant de la plateforme P, ce qui permet au voyageur de prendre pied facilement et d’établir son équilibre avant que la dénivellation ne se soit produite.
- Le même effet se produit à la plate-forme d’arrivée ou palier P’ pour permettre au même voyageur de quitter l’appareil sans danger.
- p.250 - vue 254/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 251
- Etude sur les.
- Differentes manières de mesurer la puissance
- d’un moteur
- {Suite. Voir les noa des 10, 17 février, 3 et 17 mars)
- Masure électrique de la puissance d’un moteur
- Supposons une dynamo commandée par le moteur à essayer. Un voltmètre et un ampèremètre, placés dans le circuit, accusent un certain nombre de volts E et d’ampères /, d’où nous déduisons le nombre de watts produits :
- W ~ E I
- C’est là en watts la puissance ou le travail en i seconde du moteur, recueilli aux balais de la dynamo. Il est facile d’en déduire le nombre correspondant de kilogrammètres et par suite de chevaux-vapeur ou de poncelets. Ii suffit, en effet, pour passer du kilogrammètre au watt, de diviser le premier par 9,81, accélération due à la pesanteur à Paris (1).
- Par suite, r cheval-vapeur sera équivalent à :
- 9,81 X W Y 75 = 736 X W De même, le poncelet équivalent à :
- 9,81 X W'X 100 — 981 X VV
- Le travail produit aux balais de la dynamo, sera donc, en chevaux-vapeur :
- 736 E I
- Pour en déduire la puissance effective disponible sur l’arbre du moteur, il suffit de connaître le rendement industriel R de la dynamo qui donnera.
- T ch — 736 E I R
- On voit facilement qu’une dynamo dont on connaît le rendement industriel, constitue un excellent frein, et surtout un frein d’une très grande commodité pour l’essai d’un moteur. En effet, il suffit d’une lecture à l’ampèremètre et au voltmètre, pour connaître la puissance absorbée à chaque instant par le frein ainsi constitué ; de plus, le simple mouvement d’une manette sur le rhéostat d’excitation de la dynamo, permet de faire varier la charge du frein absolument comme si l’on ajoutait ou retranchait une partie des poids P du frein à corde précédemment décrit. Mais le principal avantage de cette méthode, c’est qu’une dynamo peut fonctionner indéfiniment, et permet ainsi un essai aussi prolongé qu’on le désire.
- Il faut reconnaître que, pour les petites forces, la justesse de l’essai est légèrement infirmée par suite de la proportion relativement grande du travail absorbé par les frottements des balais et des tourillons, frottements qui peuvent varier dans des limites assez étendues, suivant la pression des balais et le graissage ; on peut répondre L cette objection, en ce qui regarde le graissage, tout au moins, que la facilité que l’on a de poursuivre l’essai pendant un temps aussi long que l’on veut, et de prendre la moyenne des observations, donne une garantie d’exactitude, que l’on n’a pas aussi facilement avec les autres méthodes.
- En résumé, pour un moteur de 1 à 12 chevaux,
- (1). Voir la Locomotion automobile du ÜO janvier 18u8, Notes élegtkomobiles.
- comme ceux qui nous occupent surtout ici, on a ainsi une manière très commode et suffisamment exacte de mesurer la puissance effective sur l’arbre.
- Rendement d'une dynamo, —L’opérateur qui, possédant une dynamo, veut s’en servir pour déterminer la puissance de son moteur doit tout d’abord, comme nous le disions plus haut, connaître le rendement industriel R de cette dynamo pour les diverses conditions de vitesse, de courant et de différence de potentiel aux bornes dans lesquelles il pourra se trouver.
- Si P représente la puissance mécanique en watts, absorbée par l’arbre de la dynamo, e la différence du potentiel utile aux bornes extérieures de la machine en volts, i l’intensité du courant dans le circuit extérieur en ampères, le rapport :
- e 1
- ----= R
- P
- est le rendement industriel de la machine, rendement dont il est indispensable de tenir compte dans le cas présent sous peine d’une erreur de 20 à 30 0/0, un cheval effectif sur l’arbre du moteur ne donnant souvent pas plus de 580 à 600 watts au tableau ; le coefficient R peut même s’abaisser jusqu’à 50 0/0 sur certains modèles de petite dimension .
- La manière la plus exacte de mesurer le rendement R, consiste à employer un générateur électrique auxiliaire, donnant un courant d’essai bien constant, une batterie d’accumulateurs de préférence, permettant de faire fonctionner la machine à vide.
- Mais, outre qu’il n’est pas donné à tout le monde d’avoir à sa disposition une batterie d’accumulateurs suffisamment puissante, l’exposé de cette méthode nous entraînerait en dehors des cadres que nous nous sommes tracés et nous pensons qu’il est infiniment plus pratique de faire simplement étalonner sa dynamo dans un laboratoire.
- On peut aussi déterminer R par des moyens mécaniques en apportant à l’operation assez de soins et de méthode. C’est ainsi que l’on peut employer pour cette mesure un moteur à gaz actionnant la dynamo à étalonner. La dynamo donnant une différence de potentiel E et une intensité /, on note la vitesse du moteur et le nombre des explosions puis on fait un essai au frein du moteur en le replaçant exactement dans les mêmes conditions c’est-à-dire le même mélange d’air et de o-az donnant la même vitesse avec le même nombre d’explosions. Soit T le nombre de chevaux-vapeur donnés ainsi par le frein. Le rendement de la dynamo sera donné par :
- E I 736 r
- Cette méthode demande certaines précautions de la part de l’expérimentateur pour donner des résultats satisfaisants. C’est ainsi que l’on devra s’attacher à avoir la même lubrification des or-aanes mobiles ; on attendra, avant de notei les indications obtenues, que les machines aient tourné un temps suffisant pour que les graisses et huiles employées aient pris leur fluidité normale, ces o-raissés offrant parfois à froid une résistance très supérieure à celle en pleine marche. ^
- Cette méthode est sujette à des causes d’erreur âssez gr3.nd.eSj les essâis mecânic^ues ne compor-
- p.251 - vue 255/833
-
-
-
- 252
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tant généralement pas la même précision que les mesures électriques; elle peut cependant être employée avec succès dans nombre de cas.
- Nous avons montré la grande commodité de la dynamo employée pour mesurer la puissance d’un moteur. Nous croyons cependant que son emploi sera bien moins fréquent que celui du frein à cordes sur lequel nous nous sommes longuement étendus. En effet, pour le possesseur de une ou deux machines, il ne sera pas toujours aisé de se procurer une dynamo étalonnée, tandis qu’il sera toujours simple et rapide de confectionner un frein. Pour le constructeur de production importante dont chaque moteur devra après l’ajustage et le rodage, passer plusieurs heures sur la rampe d’essai, il sera onéreux d’avoir plusieurs dynamos constamment en service, tandis que la dépense des freins est nulle.
- (A suivre) A. Brachet.
- Coostruetioo des Toitnres automobiles
- La construction des voitures automobiles ne peut plus être considérée comme une partie accessoire de la construction mécanique. Elle constitue une branche à part ayant sa physionomie propre, qui se rattache à la construction mécanique proprement dite par le montage du châssis et du moteur,.et qui se rapproche de la carrosserie par la confection de la caisse et des roues.
- Certains constructeurs, carrossiers par état, mécaniciens par occasion, donnent tous leurs soins à la caisse et montent un moteur quelconque sur le châssis : d’autres plutôt mécaniciens donnent toute leur attention à la partie mécanique et adjoignent au châssis une caisse plus ou moins sommaire.
- Il est inutile d’ajouter que ces méthodes sont déplorables.
- Le constructeur d’automobiles, mécanicien d’abord c’est le point principal, doit être doublé d’un carrossier ; aucune partie ne doit être négligée au profit d’une autre. C’est par l’ensemble que vaut une voiture. A quoi bon un moteur parfait si les roues se détraquent à chaque instant ou si la transmission ne vaut rien? A quoi bon une caisse ultra-soignée si le moteur a mauvais caractère et ne marche que quand il lui plaît?
- Chaque partie doit avoir l’importance qui lui convient de façon que la voiture forme un ensemble harn>onieux.
- C’est pour cette raison que la construction des automobiles doit constituer une industrie spéciale, ayant son caractère propre, sa physionomie, ses machines-outils ou au moins un ensemble de machines soigneusement choisies parmi celles qui sont employées dans la construction mécanique.
- Dans cet article et dans ceux qui suivront nous décrirons les moyens employés pour faire de toutes pièces une voiture automobile.
- Nous verrons l’organisation générale d’une usine, la production de la force motrice nécessaire, les machines-outils;
- Les matières premières employées à la construction du moteur, de la caisse, du châssis et des roues ;
- Le montage de la voiture et ses essais.
- Installation fixe. — Des considérations particulières décident ordinairement du lieu où se fera
- l’installation de l’usine : il n’existe d’ailleurs aucune règle particulière pour les automobiles. D’une façon générale, il serait avantageux de s’établir près d’une source d’énergie naturelle, mais cela n’est possible que dans un petit nombre de cas. Il est avantageux, dans tous les cas, de se placer à proximité d’un chemin de fer et d’un cours d’eau : de façon que les arrivages de matières premières et les expéditions soient faciles et économiques.
- Il s’est établi dans ces derniers temps plusieurs usines de cycles et d’automobiles à Suresnes et Puteaux. Au point de vue auquel nous nous plaçons, nous pouvons dire que les directeurs ont été bien inspirés.
- Etablis dans un centre ouvrier de premier ordre, où la main-d’œuvre est chère, sans doute, mais de première qualité, ils se trouvent à deux pas du Bois de Boulogne et de la Porte-Maillot, centre du cyclisme et de l’automobile.
- Car il faut bien compter avec les exigences de la clientèle. Les acheteurs aiment assez se rendre compte avant de commander, ils vont volontiers à une usine quand ils n’ont qu’un trajet d’une demi-heure à effectuer. S’il faut des heures entières pour une simple visite, l’acheteur recule, il a autre chose à faire ; il faut bien compter avec les exigences humaines.
- Ce n’est pas à dire qu’une usine placée loin du centre ne pourra pas être exploitée avantageusement ; les usines Peugeot dans le Doubs nous donnent une preuve éclatante du contraire, mais dans ce cas il y a avantage à installer un magasin de vente dans Paris même, qui est pour le moment et sans doute encore pour longtemps le centre du mouvement automobile. Quoi qu’il en soit c’est un fait que la grande majorité des maisons de construction d’automobiles se trouvent aux portes de Paris, si ce n’est dans Paris même. Les avantages du milieu, des considérations de réclame aussi, et ces dernières sont peut-être les plus importantes, font que les inconvénients de la cherté des frais de premier établissement et de main-d’œuvre se trouvent largement compensés.
- L’espace nécessaire dépend évidemment du capital à engager; il est sage de le prendre un peu grand pour prévoir une augmentation de production qui ne manquera pas de se produire d’ici quelques années, et :ela peut être fait avec d’autant plus de sécurité que des perfectionnements notables, qu’on ne peut encore prévoir, seraient apportés dans la construction des voitures automobiles, que le matériel fixe ne perdrait rien de sa valeur. Les machines-outils, resteront toujours les mêmes, quitte, si l’on y est obligé, à changer légèrement leur destination.
- Peu de chose à dire des bâtiments. On adopte d’une façon générale quatre grandes divisions qui correspondent aux destinations suivantes :
- i° Production de la force motrice. Ce bâtiment qui contient la machine doit être autant que possible séparé des autres, pour qu’en cas d’un accident improbable, mais toujours possible, les dégâts soient rigoureusement limités;
- a0 Atelier d’ajustage. C'est celui où seront installés les tours et les diverses machines-outils employés pour la fabrication de toutes les pièces de la voiture ;
- fi Atelier de carrosserie et de fabrication des roues, qu’il est bon de protéger par une consigne sévère, caries amoncellements de bois qui s y trouvent normalement, en font toujours un endroit exposé à l’incendie ;
- 4° Atelier d’ajustage et de montage, ou les différentes parties préparées dans les autres
- p.252 - vue 256/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 253
- ateliers ou dans des annexes sont montées ensemble de façon à constituer la voiture.
- Enfin, quelques bâtiments accessoires, remise des voitures, etc.
- Si le moteur est construit de toutes pièces dans l’usine, ce que nous supposerons si celle-ci est complète et peut se suffire-à elle-même, il est indispensable d’installer un atelier où se feront les essais et le rodage des moteurs.
- Le rodage est l’opération qui consiste à faire tourner le moteur à vide, pendant un certain temps de façon que les différentes pièces glissent bien les unes sur les autres, que le moteur ne présente aucune raideur; qu’il n’y ait aucune chance de grippage des pièces ajustées, les unes sur les autres, et dont le poli définitif ne pourra s’établir qu’au bout d’un certain temps.
- Dans cet atelier sont disposés un ou plusieurs freins d’un modèle quelconque qui permettent, une fois le moteur rodé, de déterminer exactement sa force.
- A ce propos nous voudrions voir s’établir l’usage de donner à la livraison de la voiture un procès-verbal d’essai du moteur. Nous ne doutons pas un seul instant de la sincérité de tous les construc-tructeurs, mais on a l’habitude d’arrondir le nombre donnant la force en chevaux, et bien entendu on arrondit en plus, rarement en moins.
- Nous avons dit que nous voudrions voir s’établir cet usage d’une façon générale; c’est là un simple vœu, car au point où en sont les choses l’acheteur se préoccupe surtout d'avoir sa voiture en temps utile (il n’y réussit pas toujours) et ne songe en aucune façon à élever des prétentions que les constructeurs jugeraient presque certainement inadmissibles.
- Dans l’installation d’un atelier il est important de bien choisir la machine qui produira la force motrice, soit comme type, soit comme force. Donnons quelques chiffres qui permettent de se rendre compte de l’importance de cette question. Prenons une machine de 50 chevaux travaillant io heures par jour et 300 jours par an. Une bonne machine de cette force peut dépenser 1 kilogr. de charbon par cheval et par heure. Si elle n’est pas d un type convenable, elle peut en dépenser 1 k. 500. L’économie de charbon pour une année, en comptant la tonne à 40 francs, sera de 3 000 francs pour la première machine ; c’est là un chiffre qui n’est pas à dédaigner.
- Bien des circonstances d’ailleurs viennent guider 1 ingénieur dans ses recherches et souvent même ne lui laissent, à priori, aucun doute à cet égard.
- Les intérêts du constructeur et du propriétaire d’appareils producteurs de force motrice sont souvent en désaccord, et il devient nécessaire quelles que soient la bonne foi et la science du premier que, s’il s’agit d’une installation importante, les intérêts du second soient sauvegardés par une personnalité compétente.
- On doit se placer tout d’abord au point de vue financier, tenant compte des dépenses de premier établissement, de fonctionnement, d’entretien, et au point de vue pratique concernant l’appiopria-tion complète du moteur.
- On ne doit pas considérer le prix de revient au seul point de vue de la machine proprement dite, mais encore envisager toutes les dépenses directes ou indirectes qui concourent au résultat final.
- (A suivre.)
- De Leyma.
- Le CritèPium des entraîneurs
- Paris-Bordeaux, 10 mai
- Une course des entraîneurs Paris-Bordeaux sera organisée par un Comité bordelais formé par les soins de M. Journu.
- Le Vélo prêtera son concours pour assurer le départ de Paris, recevoir les engagements et faire profiter cette épreuve automobile des contrôles habituels de la course de bicyclettes Bordeaux-Paris.
- L’Automobile-Club Bordelais prêtera le sien en mettant son local des allées d’Orléans à la disposition du Comité.
- Ce Club, qui fut le premier constitué en province pour la propagation de l’automobile, sera très heureux de profiter de la circonstance pour recevoir de son mieux les chauffeurs parisiens et autres, venus à Bordeaux pour la grande épreuve classique organisée par le Vélo et jeter les bases de relations futures.
- Il regrette seulement que sa toute prochaine course Bordeaux-Agen ne lui permette pas de pouvoir se charger de tous les détails d’organisation
- Voici la composition du Comité :
- Ont été élus : MM. Escarraguel, président ; marquis Du Vivier, vice-président; Abel Bord, secrétaire; De Barry, trésorier. Juges à l’arrivée; MM. René Merman, De Sigalas, Georges Régis. Commission de l’exposition automobile : MM. de Pel-leport, Buréte, René Loste, de Blouet.
- Par acclamations M. Joseoh Journu, le dévoué instigateur de la course, a été élu commissaire générai .
- Il est dès maintenant décidé que le départ effectif se fera mardi matin 10 mai, à Versailles, vers 9 heures. On couchera à Tours ce premier soir. La deuxième étape comprendra Tours-Bordeaux. Le départ de Tours sera donné à 6 heures du matin et l’arrivée à Bordeaux s’effectuera vers 5 heures du soir aux Quatre-Pavillons, point de départ de la course annuelle Bordeaux-Paris, devant la propriété de Mme Lagrave-Journu.
- Après l’arrivée, les voitures se rendront directement au concert-promenade nouvellement installé sur l’hémicycle des Quinconces, pour y être garées et exposées le soir même et le lendemain jeudi, avant-veille du départ de la course de bicyclettes Bordeaux-Paris. Dans l’après-midi du jeudi, grand concours d’élégance sur les Quinconces pour voitures ayant couru ou non ; le soir, distribution générale des prix.
- Les bénéfices résultant de l’exposition seront partagés moitié par les voituristes du concours d’élégance et moitié par les concurrents de l’épreuve Paris-Bordeaux; partage à parts égales pour ces derniers, en plus de leurs prix de la course. Le jury de la distribution des prix sera composé du Comité bordelais d’organisation et de plusieurs autres notabilités de l’automobile parisien venues à Bordeaux à l’occasion de la course.
- L’exposition se tiendra sous deux grands promenoirs couverts, mesurant trente mètres chacun sur huit, avec toutes facilités çour les réparations aux voitures dont les propriétaires auront d’ailleurs deux jours devant eux pour se~préparer à se remettre en route pour entraîner dans la course Bordeaux-Paris du samedi soir.
- Quant aux prix affectés à la course automobile Paris-Bordeaux, le Comité d’organisation réussira très probablement à réunir environ cinq mille francs qui serviront à assurer environ cinq ou dix prix dont un premier de deux mille francs aux voitures et quatre ou cinq aux motocycles.
- La Petite Gironde a donné une somme de mille francs pour être décernée en prix aux vainqueurs de cette course. Le bureau a décidé immédiatement que la somme de mille francs serait allouée intégralement à la voiture au-dessus de 400 kilos
- p.253 - vue 257/833
-
-
-
- 254
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- classée première et ayant été conduite durant tout le trajet par son propriétaire.
- Signalons les engagements déjà reçus :
- 1. Rene de Knyff ; 2. Charron ; 3. Girardot.
- Tourisme Aérien
- A diverses reprises, des membres du Touring-Club ayant manifesté le désir de prendre part aux ascensions qu’organisent, à l’usine à gaz de la Vil-lette, M. Besançon, directeur de l’Etablissement central d’aérostation, et d’autres aéronaules expérimentés, le Touring-Club a fait appel au concours éclairé de M. Emmanuel Aimé, rédacteur en chef de YAèrophile et qui joint à une longue pratique de Paérostation une connaissance approfondie de cette science.
- Une liste est ouverte dans les bureaux de l’Asso* ciation, 5, rue Coq-Héron, pour recevoir les noms des amateurs, et M. Emmanuel Aimé, délégué pour ce service spécial, leur adressera tous les renseignements désirables.
- Dès qu’un ballon sera en partance, les passagers seront avisés par lettre ou par dépêche, et admis à prendre place à bord dans l’ordre de leur inscription. Si, au dernier moment, les conditions atmosphériques sont reconnues défavorables, le départ sera remis au prochain beau jour.
- Vingt amateurs de ce genre de tourisme incomparable sont déjà inscrits.
- La série de ces voyages aériens a été inaugurée le vendredi 15 avril par l’ascension du ballon le Touring-Club, parti à 10 h. 35 de l’usine à gaz de la Villette, emmenant à son bord : MM. Abel Ballif, président du T. C. F.; Georges Besançon, capitaine ; Emile Baudré, le docteur Guillot et Charles Bartalot.
- Dans la soirée, on reçut la dépêche suivante :
- « Longpont, 15 avril, 4 h. 10 soir.
- « Après un atterrissage excellent nous avons mis le pied sur le « plancher des vaches » à côté de la ferme de Beaurepaire, près Longpont. 11 était une heure dix et en nos deux heures et demie nous avions parcouru 70 kilomètres.
- « Notre voyage a été augmenté d’épisodes, variés : grêle, soleil, neige, pluie torrentielle, ciel radieux, éclairs, tonnerre, toute la lyre des émotions.
- « Conclusion : charmant voyage. Tous nous sommes prêts à recommencer.
- « Abel Ballif. »
- Dimanche prochain, 24 avril, à 10 heures, nouveau départ du Touring-Club de l’usine à gaz de la Villette, 23, rue d'Aubervilliers.
- Petites Nouvelles
- Bordeaux-Agen.
- Automobiles. — 29 Mai.
- L’Automobile Bordelais, qui prête un concours si dévoué au Critérium des entraîneurs de Bordeaux-Paris, s’occupe, néanmoins très activement de sa course Bordeaux-Agen. Le comité s’est réuni sous la présidence du docteur Creuzan et a pris d’importantes résolutions. Il s’est mis en correspondance avec M. Thomas, à Agen, qui se charge gracieusement de tous les détails d’organisation dans cette ville.
- Les questions de l’Exposition et du banquet sont définitivement réglées.
- Le comité a commandé de fort jolies médailles qui seront données à toute personne s’étant rendue au congrès sur une voiture lui appartenant.
- Les engagements jusqu’à ce jour sont en nombre satisfaisant et il est à prévoir que les efforts de l’Automobile Bordelais seront couronnés d’un légitime succès.
- La Course du « Midi-Sport »
- Devant le temps affreux qu’il a fait dimanche dans le Midi, le Comité hésitait à donner le signal et parlait de renvoyer la course. Tel était d’ailleurs l’avis de tous les chauffeurs, quand arriva un motocycliste qui voulut absolument partir. Son insistance fut diversement appréciée et, dans ces conditions, le départ en défilé pour Saint-Antoine fut donné à 7 h. 30.
- A Saint-Antoine, la police n’eut pas de peine à assurer le service d’ordre. Quelques intrépides sei’ls étaient là, attendant sous la pluie qui ne cessait de tomber, les concurrents qui arrivaient peu à peu déjà couverts d’une épaisse couche de boue. Partira-t-on? Ne partira-t-on pas? Telle était la question.
- Finalement les voiturisles s’entendent pour renvoyer l’épreuve de leur catégorie, et le Comité fait partir seulement les motocycles.
- Le premier départ est donné à 8 heures 45. Les autres partent à une minute d’intervalle.
- Voici les noms des partants :
- MM. Bourret, Marcellin, Cavasse, Tronchet, Dumond, Suisse, Moulin, Guilhard (montant la voiturette de M. Catzigras).
- Le premier et croyons-nous, seul arrivé est M. Guilhard. « Ce n’était plus qu’un bloc de boue » disent les journaux locaux.
- L’épreuve des voitures est remise au 1ermai.
- *
- * *
- La Manifestation automobile de Périgueux
- La manifestation automobile sera faite au commencement du mois de mai. Elle est organisée par le Véloce-Club Périgourdin avec le concours du Sport Vélocipédique Bergeracois et de l’Union Cycliste Buguoise.
- Le 1er mai, à 3 heures, les chauffeurs qui se seront fait inscrire pour la course du lendemain, devront participer au concours.
- Le 2 mai, course sur le parcours Périgueux, Mussidan, Bergerac, le Bugue, Périgueux, soit 150 kilomètres environ.
- Il est fait quatre séries de concurrents :
- Ve série : voitures de 5 places et au-dessus, 2 prix.
- 2" série : voitures de 2 à 4 places inclus, 2 prix.
- 38 série : motocycles d’un poids de 100 à 200 kilos, 2 prix.
- 4e série : motocycles d’un poids au-dessous de 100 kilos, 2 prix.
- Outre le premier prix affecté à sa série, le premier arrivant recevra un objet d’art, quelle que soit la série à laquelle il appartienne.
- Les prix consisteront en objets d’art et médailles et il pourra être créé par le jury des prix supplémentaires dans une ou plusieurs séries qui auront réuni un certain nombre de concurrents.
- Un souvenir delà course sera offert par le Véloce-Club Périgourdin à tous les concurrents.
- * ¥
- Nous recevons la lettre suivante :
- « Monsieur le directeur,
- « Je vois, dans le numéro du 17 mars 1898 de la Locomotion Automobile, un article «. Un défi relevé à la plume » que je pourrais sans crainte accepter avec ma voiture.
- « Voici, si cela peut intéresser vos lecteurs, ce que j’ai fait avec ma voiture Daimler, moteur Phœnix, 4 chevaux (au frein, 5 chevaux), pesant 1 000 kilogrammes.
- « Me trouvant au bas de la rue de la Tour de Bael, à Genève, je dus, pour éviter un encombrement, m’engager dans cette rue. Lorsque je vis nia voiture la gravir facilement, je tentai l’ascension et je pus arriver sans peine au sommet, à une vitesse de 6 kilomètres à l’heure.
- p.254 - vue 258/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 255
- « J’eus la curiosité de voir au cadastre la pente 11 de cette rue. Elle a, comme moyenne, 16,5 0/0 et, à son point le plus rapide, 16,8 0/0.
- £ « Je suis resté dans la voiture et pèse 90 kilogrammes.
- « Du reste, je suis persuadé que M. Seguin, représentant de la maison Daimler, à Genève, renouvellerait l'expérience avec les personnes que cela pourrait intéresser.
- « Agréez, etc...
- « Ed. Pilet, Genève. »
- En se reportant au calcul dont parle M. Pilet, paru dans le numéro du 17 mars, on arrive, en employant les mêmes hypothèses et en supposant la puissance du moteur de 5 chevaux, à 326 kilo-grammètres nécessaires contre 337 fournis.
- Mais il est bon de rappeler que dans ces performances, point n’est besoin de connaître la pente au dixième près, si l’on se contente de mesurer la vitesse à vue de nez.
- Avec une démultiplication convenable, on peut gravir n’importe quelle pente. Le tout est desavoir avec quelle vitesse on le fera. Un chronomètre et une chaîne d’arpenteur suffisent d’ailleurs pour s’en rendre compte.
- ¥ *
- De notre correspondant d’Amiens :
- Il y avait foule dimanche dernier autour du contrôle de la course Paris-Roubaix, car c’était la première fois qu’une course d’automobiles avait lieu dans notre région ; tout le monde a été vivement intéressé en voyant passer ces rois de la chauffe; de Knvff, Charron que tout le monde croyaitvoir en bicyclette à pétrole, Gilles Hourgières, dans leurs voitures de course et les motocyclistes Deckert qu’un grippage malencontreux a empêché d’arriver premier à Roubaix, Fournier, Osmont et ce brave Corre qui est arrivé dans notre ville avec une main bandée.
- Enfin, à juger l’intérêt que suscite le simple contrôle d’une course de motocycles, je présume qu’une épreuve autos et motos de Paris à Amiens (parcours superbe) avec exposition à Amiens pourrait avoir du succès et développerait en entier le mouvement automobile déjà très croissant dans notre région ; voilà une idée à faire épanouir pour la belle saison.
- Hier, croisé sur les boulevards, retournant à Paris, MM. de Knyff, Charron, Gilles Hourgières sur leurs voitures, Deckert qui était resté à Amiens pour faire réparer son tricycle, Girardot avec un tricycle attelé à une voiturette, et enfin le vicomte de Méaulne, également sur un tricycle, la figure entourée de linges, résultats de sa malencontreuse chute.
- Maurice Berson.
- * *
- Sir David Salomons, le grand apôtre de la locomotion automobile en Angleterre et notre aimable collègue de l’Automobile-Club est arrivé à Paris où il compte passer quelques jous.
- * *
- Il est question d’établir une ligne de voitures Seotte entre Pont-Audemer, Quillebeuf et Lille-bonne.
- Les études sont assez avancées, et on annonce qu’une expérience doit se faire cette semaine pour le passage du train complet sur le bac à vapeur de Quillebeuf.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures, Automobiles et Motocycles. Société O. Englebert fils et C18, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). - Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Pans. J.-B. Chassennet, agent général pour la France.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Liste des Brevets d’invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- 270246 -- 9 septembre 1897 — Société Et. Verny et Cie — Application nouvelle des accumulateurs électriques aux voitures automobiles.
- 270410 — 11 septembre 1897 — Ur-quhart — Transmission différentielle pour voitures automobiles.
- 270481 — 14 septembre 1897 — For.tier — Voiture à pétrole.
- La Bourse
- L’action Omnibus baisse toujours : 1850 ; les Voitures perdent peu à peu leur avance ; aujourd’hui, 800 francs. La Compagnie Générale française de Tramways, finit à 900 fr. Thomson Houston à 1467 ; Compagnie Générale de traction à 118 ; Decauville à 119.
- En banque, affaires restreintes.
- Les Pétroles français s’avancent à 450 ; les Pétroles de Grosnyi s’inscrivent à 194 ; Corps creux, 52 fr. 50. Tramway de Lyon, animés à 1700 fr. Compagnie lyonnaise vers 1085.
- Nous avons parcouru avec plaisir l’ouvrage de notre collaborateur Pierre Guédon Les locomotives nouvelles.
- Après un avant-propos, passant en revue les différentes machines depuis la première de R. Trévi-tick et A. Vivian jusqu’à celles de nos jours, l’auteur aborde les questions purement techniques du rendement, de la distribution, puis consacre un chapitre aux locomotives compound.
- Il examine ensuite des machines spéciales intéressantes, telles celles à chaudières Flaman de 1 Est, celles à grande vitesse à bogie de l’Ouest, celles à grande vitesse à bogie non compound de Lyon, les machines à trois essieux couplés et essieu porteur de l’Orléans, les automobiles Serpollet dont nous avons parlé dans la Locomotion Automobile.
- Enfin un chapitre est consacré aux locomotives électriques Heilmann qui constituent un essai intéressant qui devait tenter davantage les ingénieurs-électriciens.
- Dans l’appendice, M. P. Guédon traite des caractères principaux des locomotives anglaises récentes, il décrit un procédé de lui-même, réduisant les périodes de compression et d’échappement anticipé dans les locomotives à tiroirs cylindriques. Enfin il nous donne des résultats tort intéressants d expériences et des chiffres d’exploitation.
- p.255 - vue 259/833
-
-
-
- 256
- LA LOCOMOTION' AUTOMOBILE
- LISTE
- les Constructeurs de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-^rain), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén. "
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- C'8 des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C18 générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C18 des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Pans. Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol. et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geofïroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C°, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C8, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines. \
- Loyal, 204, rue Saint-Maur. J
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Arméé. Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle. f
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C18, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris. y
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste. \
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy,. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon, y E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gâu-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincoqrt, Doubs. ,
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon'Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles,
- 3 bis, rue La Bruyère, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaohat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Ci8, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne,
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-mkrine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- fiilMèp de la «Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes............ 2 50
- 28 — Voitures à vapeur.............. épuisé
- 38 — — à pétrole............ 5 »
- 48 -- — électriques, etc..... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dansle texte. Prix, broché, 5 francs ; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0‘fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la,poste.
- 7° Manuel pratique dû Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —-4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; une broch. de 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.256 - vue 260/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N» 17
- 28 Avril 1898
- SOMMAIRE DU; Al0 1 ?
- Tout pour la vitesse, L. Béguin.
- Compteurs d’énergie pour électromobiles,E. H. Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- La loi de 1806 et l’industrie automobile, A.
- Rodanet.
- L’Exposition d’automobiles.
- Course d’automobiles de Périgueux. Locomotion sur rails, P. S.
- Construction des Voitures automobiles (Fin .
- ue Leyma.
- La Célérité, L. B.
- Le Critérium des motocycles.
- Match Charron-Osmont.
- Le Critérium des entraîneurs. Touring-Club de France.
- Voiture allemande à moteur Daimler Automobile-Club de France. Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- LagBourse.
- ' - fc
- VOITURE ALLEMANDE A MOTEUR DAIMLER
- p.n.n. - vue 261/833
-
-
-
- 258
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Tout pour la vitesse !
- Dira-t-on encore et toujours que ce n’est pas de la folie, cette soif de vitesse qui possède presque tous nos voituristes ? Continuera-t-on à l’encourager — chez nos constructeurs en fabriquant des motocycles à une place de i ch. 3/4 après. 1 cheval, des voitures à deux places de 8 chevaux et plus, après 3 chevaux — dans nos Revues les plus sérieuses, ainsi le Bulletin mensuel du Tou-ring-Club, à l’ordinaire plus prudent, en publiant des articles à la louange des courses de vitesse ? — au Comité de la Place de l’Opéra enfin, en les patronnant ou les organisant malgré l’opposition des hommes les plus réputés ?
- Combien faudra-t-il donc d’accidents mortels pour décider ces Messieurs à redevenir sages, à comprendre que 25 à 30 kilomètres à l’heure, c’est le maximum de vitesse qui puisse se tolérer sur route, que d’ailleurs les clients n’en demandent pas davantage ; ils souhaiteraient plutôt que les perfectionnements portassent sur d’autres points, et surtout qu’on ne leur communiquât point cette célérité, la terrible maladie dont souffrent la plupart de nos plus sympathiques chauffeurs aujourd’hui !
- Qu’on lise cet article paru en tête d’un journal sportif, le Vélo, et qui exprime les préoccupations du moment !
- Mais les chauffeurs, de leur côté, ne résistent pas assez à la griserie de l'a vitesse. Il est absolument insensé de se livrer, à travers les avenues les plus fréquentées du Bois de Boulogne, aces bruyantes et trépidantes randonnées qui affolent les débutants, agacent les piétons, effrayent les chevaux, et assourdissent tout le monde. Remarquez que la plupart de ces chauffeurs si pressés, qui dévorent l’espace comme si on les attendait pour déjeuner au Havre, ne dépassent pas le plus souvent la grille de Saint-Cloud et tournent dans le Bois comme des écureuils en cage,
- Ils finiront par nous attirer quelque règlement restrictif, fixant un maximum de vitesse sur route, et ceux mêmes d’entre nous qui aiment à voir l’administration intervenir dans nos affaires et dans nos plaisirs le moins possible seront bien forcés d’y applaudir.
- Toutefois, ce ne sont pas les ù chauffards » qui me paraissent pour le moment le plus grand ffétiu de la circulation. Ce sont les « motocyclards ».
- Cette variété nouvelle du pédard est la plus dangereuse de toutes, parce qu’elle réunit en elle les attributs les plus fâcheux de toutes les autres.
- Le motocyclard jouit, en effet, de la rapidité de l’automobile et, en partie, de la facilité d’allure du cycle. Grâce à la nature ambiguë et amphibie de son instrument, le motocyclard s’arroge le droit d’envaliir les pistes et les chemins réservés aux cyclistes.
- Nulle retraite n’est respectée par lui. Il viole 1 intimité des chemins ombreux et étroits où l’automobile n’ose pas s’aventurer. Il débouche en coup de vent sur le trottoir de l’avenue de la Grande-Armée, effarant de ses soubresauts convulsifs les misses anglaises, raides dans leur jupe comme un manche de parapluie qui sort un peu trop du fourreau.
- Lu sa qualité d’hybride. 1e motocyclard se croit supérieur aux deux espèces dont il est le produit plus, ou moins réussi. 11 joute do vitesse avec les
- automobiles et se pique de se faufiler partout comme les bicyclettes. Cette double prétention le rend doublement dangereux.
- Le motocyclard prend un malin plaisir à raser les Irottoirs pour dépasser à droite ceux qui lui laissent |a gauche ; il se délecte a^jx viyages courts et imprévus, et, pour faire valoir l’aisance de ses évolutions, cède trop facilement à la tentation de décrire un crochet imprévu. Tant pis pour ceux qui suivent leur petit bonhomme de chemin, sur la foi des traités, s’ils sont victimes d’une embardée hasardeuse. Le motocyclard n’a cure de pareils détails.
- Faudra-t-il en venir, pour calmer tous ces emballés qui constituent un vrai danger public, à limiter leur allure ? Le contrôle serait difficile. On le voit bien en Angleterre, par exemple, où les dépositions des témoins, dans les procès pour vitesse excessive (furious) sont souvent contracdictoires.
- On pourrait, il est vrai, limiter la multiplication des machines de toute espèce qui circulent sur route. Cette mesure n’assurerait pas, sans doute,un maximum de vitesse proprement dit. En augmentant la cadence ou ïe nombre des tours à la minute, on pourrait encore dépasser, an moins par instants, la moyenne raisonnable.
- Mais comme l’effort dépensé augmente considérablement des que cette cadence est activée, il est certain que les pédards de tout acabit, qu’ils fussent en automobile, à motocycle ou sur une bécane, seraient contraints à une modération, au moins relative.
- Je souhaite que toute réglementation de ce genre puisse nous être épargnée, mais il ne faut pas se dissimuler que la propagation des nouveaux engins de locomotion rapide pourrait bien larendre nécessaire à bref délai, si les intéressés ne savent pas s’imposer eux-mêmes un peu de sagesse et de discrétion.
- Chaque accident nous y achemine.
- A. ALiiEivr-P^TJT-
- Et n’est-il pas curieux de constater que ces progrès dus en majeure partie aux courses de vitesse, nous assure-t-on. ne serviront plus de rien puisque l’on songe maintenant à « assurer un maximum de vitesse raisonnable », en d’autres termes à revenir des 45 et so kilomètres à l’heure du moment aux 20 ou 25 d’autrefois.
- Cependant, dira-t-on, comment admettre que ces mêmes hommes à qui l’Automobile doit sa vogue actuelle ne veuillent pas entendre toutes ces bonnes raisons, ne se rangent pas à Vâvis des sages, continuent à prôner le sport pur et simple au lieu de soutenir l’industrie naissante f
- Tout bonnement parce que la traction mécanique sur routes a trouvé ses apôtres du début en dehors du monde de la mécanique.
- Quelques sportsmen, las du cheval, blasés de la bicyclette, se sont épris de la voiture à vapeur ou à pétiole ! Il faut bien le reconnaître, ils ont fait beaucoup pour la célébrité de ce dernier mode de locomotion ; le malheur est qu’ils n’aient pu passer la main à des gens du métier !
- C’est la prédominance de l’élément spoi-tif dans l’industrie automobile qui explique cette série de contradictions dont nous avons le navrant spectacle tous les jours -3 à l’Automobile-Club, où les courses de vitesse pure, pourtant si critiquées et aujourd’hui si inutiles, ont cependant toutes les
- p.258 - vue 262/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 259
- faveurs du Comité, au point de passer avant les concours les plus sérieux ! — chez nos constructeurs, où le commanditaire est presque toujours un sportif, qui ne peut guère s’entendre avec le mécanicien-inventeur — dans les journaux mécanico-sportifs où la bicyclette et le motocycle sont en laveur touF à tour, où se coudoient les rubriques les plus diverses depuis la traction sur routes jusqu*au lawn tennis î Où l’on a créé les mots de fyilards, chauffards, motacyclards, pour une catégorie de voituristes qui, di-sons-le à notre grande honte, entraînés par l’exemple, constitue presque la totalité.
- Et, comme le dit, un confrère :
- On ne peut plus circuler dans _ les avenues du Bois de Boulogne sans être exposé à recevoir dans les jambes, motocycles, voitures plus ou moins « embollées » qui vous arrivent à des allures d’avalanche : c’est une vraie folie de vitesse, une griserie...
- Mais allez donc demander une allure raisonnable à des appareils dont la raison d’être est la vitesse !
- Tout pour la vitesse ! C’est la seule devise que le néo-chauffeur voie s’étaler partout ! Qu’importe le prix de la voiture, qu’importe sa consommation, qu’importe la prudence, s’il peut aller plus vite encore !
- L. Béguin.
- Compteurs l'énergie pour èteetromies
- L’inconvénient connu — et irréductible — des accumpbiles réside dans ce fait que les accumulateurs «qui les actionnent ne renferment qu’une quantité finie, limitée, d’énergie ; aussi est-*! très désirable de connaître à chaque instant combien il a été dépensé de cette énergie et surtout combien il en reste, afin que le cocher puisse prendre en temps utile les mesures de relayage que comporte le véhicule, recharge ou remplacement des batteries épuisées, I>e même pendant la charge, il n’est pas moins intéressant de connaître à chaque instant où en est cette recharge et d’être prévenu du moment où elle est terminée. Enfin, et ceci intéresse plus directement l’entrepreneur de transports, il peut être utile de savoir quelle quantité d’énergie totale a été fournie par une batterie d’accumulateurs depuis sa mise en service, afin de vérifier si, au moment où il devient nécessaire de remplacer les plaques positives — partie essentiellement vulnérable— elle a tenu toutes les promesses faites par le fabricant, et d’établir la part relative à l’amortissement dans l;e prix de revient de la force motiice.
- 11 a auifi d’ap.poxter quelques modifications au compteur d’énergie, aujourd’hui classique, du professeur Eljihu Thomson* pr>nr lui permettre de donner une solution simple et élégante à tous ces problèmes, et pour en faire un appareil léger, compa.ct, complément obligé de tous les fiacres électriques du siècle prochain.
- Dans ce compteur, spécialement étudié dans ses. détails, pour résister aux cahots et aux chocs, la minuterie aux aiguilles multiples est remplacée par un cadran unique gradué en hecto,watts-heure
- et fractions décimales, jusqu’à concurrence du maximum que peut renfermer la batterie complètement chargée. Une aiguille se déplace devant ce cadran et marque \èro lorsque la batterie est chargée. La décharge graduelle de la batterie fait marcher le compteur et ramène l’aiguille vers sa position extrême. Deux graduations inverses font connaître, par la position de l’aiguille, l’une ce qui a été dépensé, l’autre ce qui reste encore dans la batterie. Il va sans dire que cas indications ne sont pas absolues, puisque la capacité est, comme nous l’avons fait ressortir ailleurs, une fonction du régime de débit continu de la batterie. Mais, dans les voitures électriques où la décharge se fait par intervalles, avec des périodes de repos favorables à la diffusion du liquide, la capacité reste pratiquement constante, et l’indication du compteur sutfitpour apprécier la réserve d’énergie dont il peut encore disposer.
- Pendant la charge, le compteur tourne en sens, inverse, mais un dispositif très simple — une simple résistance additionnelle intercalée dans le fil en dérivation du compteur le fait avancer moins vite, afin de tenir compte du rendement. Cette résistance se règle une fois poui toutes d’après le type de la batterie et le mode de charge employé.
- Enfin, une minuterie spéciale commandée par le compteur et qui n’avance que pendant la décharge, totalise ces décharges et fait connaître l’énergie totale fournie par la batterie entre deux époques données.
- Il est bien évident que l'installation de compteurs semblables s’imposera sur tous les fiacres qui doivent prendre part au prochain concours organisé par l’Auto mobile-Club de France et nous croyons savoir que la Compagnie pour la fabrication des compteurs en mettrait le nombre nécessaire à la disposition de la Commission (te concours, si la demande lui en est faite.
- Cette circonstance nous donnera l’occasion de décrire l’appareil d’une façon complète et détaillée.
- E. H.
- Nous :otnmes heureux de constater que, déplus eu plus, nos confrères de la presse technique anglaise, allemande et espagnole, de l’Autocar, de rAutomotor Journal, du Motorwagen, de la Revista Minera, etc., nous empruntent nos. articles de fond et nos clichés., citant d’ailleurs la Locomotion Automobile avec une courtoisie dont nous leur savons gré et que pourraient imiter dans bien des cas quelques confrères français et belges.
- C’est une nouvelle preuve de l’importance que prend chaque jour notre Revue.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les. lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.259 - vue 263/833
-
-
-
- 260
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Informations
- Automobile Bordelais
- Dans l’Assemblée générale qui a été tenue le 16 courant, l’Automobile Bordelais a élu pour la période annuelle 1898-1899 son bureau de la façon suivante :
- Président d’honneur : M. Arthur Escarraguel.
- Président : docteur Creuzan.
- Vice-président : A. Bord.”
- Secrétaire : H. Lafitte.
- Secrétaire-adjoint : Lafargue.
- Trésorier : E. Hivert.
- Assesseurs : Simon, Barbereau.
- Le rapport du trésorier a été adopté à l’unanimité. Il constate l’excellent état de la caisse malgré les dépenses de premier établissement et la diificulté des débuts. Toutes les dispositions sont prises pour la course Bordeaux-Agen, et le meeting qui doit se tenir dans cette dernière ville le 29 mai prochain. Cette manifestation s’annonce comme un succès et les engagements sont déjà parvenus en grand nombre.
- Le Comité de l’exposition de véhicules automobiles comprenant deux classes, inotocycles et voitures, qui se tiendra sur l’hémicycle des Quinconces à Bordeaux, les 11 et 12 mai prochain, est composé de :
- MM. Escarraguel, président; marquis du Vivier, vice-président; A. Bord, secrétaire; de Barry, trésorier; Joseph Journu, commissaire général; de Clouet, René Merman, de Sigalas, Saint-Genis, Georges Régis, Pierre de Pelleport-Burète, René Lhoste, Dr Creuzan, Henri Lafitte et Hivert, ces trois derniers, présidents et membres de l’Automobile-Club Bordelais.
- « *
- Transports sur route
- L’approche des élections a un peu abrégé la session des Conseils généraux. C’est ainsi que le Conseil général de l’Eure, appelé à se prononcer sur une demande de la Société générale des transports automobiles relative à 1 organisation d’un service entre Pont-Audemer, Cormeilles et Quih lebeuf, a ajourné son étude à la session d’août.
- La Société en question propose d’établir un service public pour le transport des voyageurs et des marchandises, moyennant une subvention annuelle de 13 500 francs.
- Le même jour, le même Conseil général votait une subvention de 10 000 francs par kilomètre pour un chemin de fer de Charleval à Serqueux.
- Un service de voitures automobiles aurait peut-être suffi ; il aurait pu fonctionner en quelques mois, aurait coûté dix fois moins, et aurait rendu autant de services, mais les populations ne comprennent pas encore les avantages des automobiles à vapeur ou à pétrole. C’est l’affaire de quelques années.
- *
- * *
- De notre correspondant de Turin, le 17 avril I898 :
- «La grande exposition nationale de Turin s’ouvrira le.Ier mai et, comme on fêtera un grand anniversaire patriotique, le succès ne doit pas manquer.
- « Tout est prêt, les bâtiments sont bien réussis, le bon goût et la bonne disposition des galeries sont admirés par tout le monde.
- « Comme je Vous Tai déjà écrit, il y aura un
- concours pour les automobiles avec de bons prix.
- « Je vous donnerai prochainement le nom des concurrents et, à ce propos, je ne manquerai pas de vous renseigner sur tout ce qui peut intéresser vos lecteurs.
- « En attendant, faites savoir que la forme d’automobiles préférée chez nous est est le tricycle de Dion et Bouton et la voiturette Peugeot. Tous nos fabricants imitent ces dispositions.
- « Deux ou trois maisons françaises ont déjà des représentants soit à Turin, soit à Milan, mais bien d’autres devraient se décider à faire connaître leurs produits.
- « Les moteurs Benz et Daimler sont aussi très appréciés, fl faut tenir compte que ce qui vient de l’Allemagne paye bien moins d’entrée en Italie que ce qui arrive de France, à cause de la malheureuse guerre des tarifs qui, pour le bien de vous, Français,et de nous, Italiens,devrait disparaître. »
- * ¥
- M. Labouré, directeur de la Maison Parisienne, nous écrit une lettre fort aimable pour nous remercier de l’article que nous avons consacré à sa maison.
- Il nous prie de faire savoir que M. Serex a perfectionné et non construit le dernier moteur signalé dans l’article en question.
- Du Vélo :
- Nous annoncions que la question des tarifs pour les cycles et les automobiles sur les bacs et passages d’eau allait revenir devant le Conseil général de la Seine-Inférieure.
- Voici les additions aux tarifs en vigueur qui sont proposées :
- A. — Fixation.
- i° D’un prix de o lr. 15 pour le passage à bord du bac à vapeur de Duclair des vélocipèdes de tous systèmes, y compris les tricycles à moteur ;
- 20 D’un prix de 1 franc pour le passage à Duclair, la Mailleraye et Caudebecdes voitures automobiles a” moyen du bac à vapeur ;
- 30 D’un article additionnel fixant les prix d’embarquement et de débarquement des vélocipèdes en provenance ou à destination des bateaux à voyageurs desservis par les bachots des bacs de Duclair et Caudebec, conformément à ce qui a été
- approuvé pour la Mailleraye, savoir :
- a. Bicyclette............................o lr. 23
- b. Tricycle..............................o fr. 35
- c. Tandems , triplettes, etc., machines diverses .............................o fr. 10
- (en sus des prix a et b par place, en plus de la première).
- B. — Emettre un vote de principe permettant d’appliquer au fur et à mesure des besoins, les dispositions ci-dessus aux passages desservis par des bacs à rames susceptibles de transporter les véhicules dont il est question.
- Le Touring-Club a la parole.
- Cbez 10s Constrneteurs et Carrossiers
- On avait annoncé dernièrement que la maison de Dion-Bouton avait vendu la licence de son moteur à une maison allemande ; cette information est dénuée de fondement. Elle a dû prendre naissance, nous dit-on chez ces constructeurs, dans des essais de contrefaçon qui ont été faits en Allemagne, d’ailleurs sans auéun suécès.
- p.260 - vue 264/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 261 £
- La loi fie 1806 et l’infliistrie automobile
- La question de forme des voitures automobiles est à l’ordre du jour; chacun répète que la voiture sans chevaux est quelque chose de très laid; le goût français est choqué de ces masses informes qui commencent à se mouvoir nombreuses sur les routes et dans les rues. Les fabricants se préoccupent, à juste titre d’améliorer le dessin des automobiles, de leur donner un aspect plus artistique et ils ont raison même au point de vue commercial. Un industriel des environs de Paris, dont nous visitions dernièrement l’usine nouvellement installée nous disait que sur le vu de voiturettes rappelant habilement les traîneaux du xviii* siècle, plusieurs clients avaient donné leurs ordres sans même demander ce que valait le moteur.
- Ce fait nous a paru caractéristique, il est l’indice certain d’un état d’esprit général, on veut une voiture automobile qui plaise à l’œil par sa forme élégante.
- Mais, nous ont demandé plusieurs fabricants, comment protéger le fruit de nos recherches de ce genre? Un modèle nouveau de voitures n’est pas chose bien stable, il sera vite copié par les concurrents et, en résumé,nous aurons travaillé pour autrui.
- Dans un précédent article (1) nous avons déjà conseillé à nos lecteurs l’emploi des marques de fabrique. L’acheteur connaît souvent un produit par son nom industriel ; il l’identifie à la marque dont il est revêtu. On protège ainsi très efficacement, par l’application d’un phénomène psychologique, une invention qui n’est pas brevetable.
- La loi de 1806 offre aux fabricants un moyen plus direct de défense de leur propriété, elle leur assure l’appui des tribunaux par le simple dépôt au Conseil des prud’hommes des dessins et modèles de fabrique. Celui qui s’est conformé aux prescriptions législatives a son droit défendu par une action civile en dommages-intérêts et mieux encore par une action correctionnelle basée sur l’art. 427 du Code pénal aboutissant à la condamnation du contrefacteur à une amende variant de 100 à 2,000 francs. Ce dernier mode de répression est très énergique; il suffit de fréquenter le Palais pour savoir quelle crainte salutaire la police correctionnelle inspire aux contrefacteurs ; bien des industriels qui n’hésiteraient pas à encourir l’aléa d’une forte condamnation à des dommages-intérêts, sont vivement émus parla crainte d’une amende, même légère, figurant à leur casier judiciaire.
- Pour conserver la propriété d’un dessin ou modèle de fabrique, la loi de 1806 exige trois conditions nécessaires et suffisantes : qu'il soit nouveau, qu’il ait un caractère industriel, que le dépôt en soit effectué aux termes de la jurisprudence avant la mise dans le commerce.
- La nouveauté est une condition naturelle de la propriété ; on ne peut prétendre à un droit privatif sur un objet tombé dans le domaine public, on peut toutefois l’en faire sortir en le transformant ou en l’appliquant à une industrie à laquelle il n’avait jamais été destiné. C’est ainsi que les produits de la nature, les coquillages, par exemple, peuvent être protégés parla loi, s’ils ont ôté taillés et présentés dé telle façon qu’ils offrent un aspect nouveau et utilisable pour le commerce.
- Le caractère industriel 'est également une condition essentielle, le législateur a entendu protéger le dessin ou le modèle destiné à l’industrie.
- (1)- Voir Locomotion automobile du 11 févrierl8!)8: « Les marques de fabrique et la fabrication des voilures automobiles », par Albert Rodanel.
- La propriété de l’œuvre purement artistique est défendue par la loi de 1703, elle est indépendante de tout dépôt; nous nous rangeons d’ailleurs pleinement à l’opinion de la jurisprudence et de la majorité des auteurs qui déclarent que l’application industrielle d’une œuvre d’art ne lui fait pas perdre la protection de la loi de 1793; elle peut seulement lui faire acquérir celle de la loi de 1806.
- Le texte légal exige enfin le dépôt qui doit être fait au Conseil des prud’hommes, ou, si la fabrique est hors d’une circonscription, au greffe du tribunal de commerce ou du tribunal civil jugeant correctionnellement.
- Quand ces conditions sont remplies par le fabricant, il peut saisir les objets contrefaits sur simple permission du président du tribunal civil et poursuivre la réparation du préjudice éprouvé soit au civil, soit au correctionnel. Au civil, la compétence appartiendra tantôt au tribunal civil, tantôt au tribunal de commerce, conformément aux l’ègles générales du droit ; au correctionnel, l’affaire sera portée devant le tribunal de police correctionnelle, qui, outre l’amende, prononcera une condamnation à des dommages-intérêts.
- Il est bien évident que pour échapper à l’application de la loi il ne suffira pas au contrefacteur de modifier des parties insignifiantes au modèle déposé, le texte punit aussi bien l'imitation frauduleuse que la copie servile Et c’est justice qu’il en soit ainsi, sinon la propriété industrielle ne serait qu’un vain mot.
- Albert Rodanet,
- Docteur en droit, Avocat à la Cour d’appel.
- L'Eipition d'Automoles
- organisée par l’A. C. F.
- Dans sa dernière séance, le Comité de F Automobile-Club a dû, à son très vif regret, accepter la démission offerte, pour raison de san é, par M. Berlier, de ses fonctions de directeur général de l’Exposition d’Automobiles qu’organise le Club dans le Jardin des Tuileries.
- M. Rives, déjà directeur des Constructions, a été nommé directeur général; enfin, M. René Berge a été nommé en même temps membre du Comité et membre de la Commission de l’Exposition.
- A l’issue de cette séance, réunion du Comité de l’Exposition, composé de MM. Rives, A. Ballif, Thévin et Houry.
- Le Comité a adopté le plan définitif de l’Expo-silion ; la superficie totale atteindra vingt mille mètres environ, dont neuf mille seront couverts.
- Un escalier monumental, précédé des salons de l’Automobile-Club et du Touring-Club, mènera d’une part de la terrasse à la grande galerie des voitures et donnera accès d’autre part à la galerie des machines-outils.
- Un très beau buffet-restaurant couvert d’un immense vélum à l’antique sera installé sur la terrasse et dominera toute l’Exposition.
- Le Comité a décidé que l’Automobile-Club dresserait et éditerait lui-même le Catalogue officiel des objets exposés.
- Il examinera, dans une de ses plus prochaines séances, le projet du budget général de l’Exposition dont il a arrêté les grandes lignes.
- Un des membres du Comité se tiendra dorénavant en permanence, tous les soirs, de 5 à 7 heures, dans les bureaux de l’Exposition, 4, place de l’Opéra, lesquels, sont, dès à présent, ouverts toute la journée. {Communique du 1. C. F.)
- p.261 - vue 265/833
-
-
-
- 262
- LA LOCOMOTION AÜTOMOBÎLfi
- Course iluMiles M PJripeui
- (/er et 2 mai)
- Le départ sera donné à 8 heures du matin, cinq cents mètres avant la borne 64, route nationale de Périgueux à Bordeaux. Le contrôle d’arrivée sera établi au poteau d’octroi de la ville de Périgueux, et sera fermé à 6 heures du soir.
- Les concurrents partiront par ordre d’inscription et à une minute d'intei valle. Ils devront être arrivés âu siège du V. C. P. à 7 h. 1/2. Tout concurrent qui ne se présentera pas l’heure qui lui aura été fixée sera considéré comme parti à son heure.
- Voici une liste d’engagés que nous fait parvenir notre correspondant de Périgueux, M. DidoU.
- 1. M. V, Rey (Le Bugue), tricycle de Dion-Boutou, 1 ch. 1(4, 80 kilos, 1 place.
- 2. M. Prat-Dümas (Bergerac), tricycle de Dion-Bouton, 1 ch. 1/4, 80 kilos, ï place»
- 3. Comte de Fayolle (Périgueux), voiturette Bollée, 2 chevaux, 180 kilos, t place.
- 4. M. Gonthier (Périgueux), tricycle Gladiator, 1 ch. 5/4, 75 kilos, ï place.
- 5. M. Léveilley (Bordeaux), phaëtort Panhard, 8 chevaux, 1 200 kilos, 2 places»
- 6. M. L. Lidoti (Périgueux), voiturette Bollée,
- 3 chevaux, 200 kilos, 2 places.
- 7. M. Chapel (Bordeaux), motocycle Bollée,
- 4 chevaux, 180 kilos, 1 place,
- 8. *** (Paris), motocycle Bollée, 4 chevaux, 180 kilos, 1 place.
- 9. *** (Paris), voiturette Bollée, 4 chevaux, 220 kilos, 2 places.
- 10. M. le DrDurieux (Ribérac),voitüre Diligeon, 4 chevaux, 300 kilos, 2 places.
- 11. M. Pittaud (Bordeaux), tricycle Phébüs, 1 ch. 1/4, 70 kilos, 1 plaee.
- PROFIL DE L ITINÉRAIRE DE LA üOURSfc DU V. C, P»
- LÉGENDE EXPLICATIVE
- S. Station de chemin de fer. — PN. Passage A niveau. — PS. Pont sur la <noute-C. Contrôle fixe. — V. Contrôle volant
- 12. M. Duanip (Bordeaux), duc Audibert-Lavi-rotte, 6 chevaux, 700 kilos, 2 places.
- 13. M. Mazabeaud (Bordeaux), tricycle Phébus, 1 ch. 3/4, 70 kilos, 1 place.
- 14» M. Pinaud (Bordeaux), voiture Audibert-Lavirotte, 4 chevaux, 600 kilos, 2 places
- 15. M. Pinaud (Bordeaux), voiture Audibert-Lavirotte, 4 chevaux, 600 kilos, 2 places.
- 16. M. Barbereau-Bergeon (Bordeaux), victoria Bergeon (MLB), 6 chevaux, 1 300 kilos, 2 places.
- 17. M. Leys (Cannes), voiture Panhard, 6 chevaux, 700 kilos, 2 places.
- 18. M. Bord (Bordeaux), voiture Peugeot, 6 chevaux, 750 kilos, 2 places.
- 19. M. Lafitte (Bordeaux), dog-cart Panhard, 4 chevaux, 700 kilos, 2 places.
- 20. M. Journu (Bordeaux), voiture Gatithiev-Wehrlé, 4 chevaux, 700 kilos, 2 places.
- 21. MM. Popp et fils (Paris), voiture Popp (brevets Elie Lacoste), 4 chevaux, fxyo kilos, 2 places.
- 22. MM. Popp et fils (Paris), voiture Popp (brevets Èlie Lacoste), 4 chevaux, 700 kilos, 2 places.
- 23. M. Montet (La Juvénie), wagonneite Panhard, 4 chevaux, 750 kilos, 2 places.
- 24. Comte de Solages (Saint-Sulpice-du-Tarn), break Delahaye, 6 chevaux, 850 kilos, 6 places.
- 25. M. Carré (Bergerac), voiturette Bollée, 2 chevaux, 180 kilos, 1 place.
- 26. Marquis de Montaignac (Paris), phaétonnette
- p.262 - vue 266/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 263
- (Compagnie du moteur MLB), 5 chevaux, 850 kilos, 2 places.
- 27. Marquis de Montaignac (Paris), cabriolet (Compagnie du moteur MLB), 5 chevaux, 850 kilos, 2 places.
- 28. M. Roger (Tours), tricycle de Dion-Bouton, 1 ch. 3/4, 80 kilos, 1 place.
- Cette liste sera très probablement augmentée, les délais d’inscription n’expirant que le 26, tandis qu’elle nous est communiquée à la date du 23 .
- Nous croyons savoir que le jury, présidé par M. le comte de Dion, assisté deM. le D'Creuzan, comme vice-président, sera eu outre composé de MM. le marquis de Fayolle, Paul Meyan, Nouail-hac-Pioch, de la Chapeulie, comte d’Argy et marquis de Chevigné.
- On nous prie de faire remarquer que c’est par erreur que nous annoncé que cette course était organisée par les Chauffeurs du Midi. Cette société n’y est même pas représentée. Seul le Véloce-Club Périgourdin l’a organisée sous l’initiative de MM. le comte de Fayolle et E. Didon.
- Observations. — Départ de Périgueux par la route de Lyon à Bordeaux. Origine de la course au faubourg de Castel-Fadèze. A 4 kilomètres traversée du faubourg de Mursac. A 7 kilomètres à droite, halte de la Cave. A 10 kilométrés traversée du bourg de Razac (station à droite). A 15 kilomètres traversée du bourg de Montanceix, à droite embranchement vers Saint-Astier. A 16 kilomètres traversée de la route de Saint-Astier à Grignolser-Villamblard. A 17 kilomètres traversée
- du bourg de La Massoulie. A 20 kilomètres à droite Saint-Léon-sur-LTsle. À 22 kilomètres La Robertie et Théorat, faubourgs de Neuvic, divers villages entre Neuvic et Sourzac à 32 kilomètres, puis Mussidan.
- Dans Mussidan, 2 virages à 90° seront signalés par des contrôleurs (sans arrêt) 35 kilomètres. A 37 kilomètres, passage à niveau, train à 8 h. 50 dv matin. A 41 kilomètres Les Lèches. A 51 kilomètres station de la Ressègue : P. N. trains 8 h. 10, 11 h. 53. A 58 kilomètres Le Bout-des-Vergnes, faubourg de Bergerac : P. N. trains 9 h. 10, 9 h. 20, 12 h. 21. Bergerac 60 kilomètres, contrôle : café de France (signer la feuille de contrôle). Au 64e kilomètre, P. N. trains à 9 h., 9 h. 30. Traversée de Mouieydier (70 kilomètres) pavés. Au 8o° kilomètre Lalinde : tourner à gauche dans le bourg. Au 83e kilomètre P. N. tri ins à 10 h. 2, 11 h. 40, 2 h. 33. Montée sur Pézuls 93 kilomètres Puis descente assez forte sur le Bugue (106 kilomètres). 123 kilomètres Ladouze : la route descend jusqu’à Périgueux. 128 kilomètres Les Versannes : P. N. trains L 11 h. 57, 12 h. 25, 5 h. 17. 134 kilomètres Niver-sac : P. N. trains à 12 h. 14, 12 53, 2 h. 42, 4 h. 53, 5 h. 30. 145 kilomètres poteau de l’octroi de Périgueux, but de la course, contrôle d’arrivée.
- Des cyclistes guideront les concurrents dans les traversées de Mussidan, Bergerac, f alinde et Le Bugue.
- Des drapeaux seront placés à 100 mètres des points dangereux et passages à niveau.
- Locomotion sur rails
- Locomotive électrique Patton
- Ol O
- Comme dans la locomotive Heilmann, la puissance motrice est fournie ici par un moteur thermique, dans l’espèce un moteur à pétrole, actionnant une dynamo dont le courant met en mouvement un moteur électrique calé sur l’essieu de la voiture ; une batterie d’accumulateurs placée en dérivation assure, dans le système Patton, l’élasticité nécessaire à l’exploitation, lors des démarrages, rampes, etc.
- Cette nouvelle automobile sur rails est constituée par un wagon ordinaire à voyageurs de 5 m. 50 de long. Entre les roues est disposé un châssis spécial reposant sur des cales en caoutchouc et supportant la machinerie. Celle-ci se compose : d’un moteur vertical à essence de pétrole, à 2 cylin-
- dres, de 23 chevaux, faisant 300 tours par minute ; d’une dynamo à 6 pôles, de 15 kilowatts, donnant 220 volts ; d’une batterie d’une centaine d’éléments de 200 ampères-heure de capacité, et d’une dynamo motrice de 35 chevaux. Un récipient de 120 litres contient la gazoline servant à l’alimentation du moteur; 2 autres récipients de 360 lit. contiennent l’eau nécessaire au refroidissement.
- Cette locomotive fonctionne sur les voies du chemin déféra vapeur de Chicago depuis quelque temps déjà ; elle a jusqu’ici donné satisfaction.
- Automobile système Nash. — Le système Nash est analogue à celui de M. Patton, mais la batterie d’accumulateurs est supprimée. La figure représente l’aspect de la voi-
- p.263 - vue 267/833
-
-
-
- 264
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ture portant son moteur à pétrole 2, qui actionne la dynamo génératrice 3, dont le courant anime les motrices y qui entraînent les roues y de la voiture.
- Le moteur à pétrole est calculé pour assurer la marche delà voiture à pleine vitesse en palier ; il serait incapable de fournir les efforts considérables des démarrages ou de la montée des rampes, étant donné que l’équipement ne comporte pas d’accumulateurs. Pour obvier à cet inconvénient, l’inventeur croit pouvoir se fier à un dispositif spécial proportionnant automatiquement (par la disposition des communications de la génératrice à enroulement compound) à la diminution de vitesse, l’augmentation d’intensité du courant nécessaire pour assurer la marche avec la puissance disponible. La vitesse peut être réglée également par le moteur à pétrole.
- *
- * *
- La traction électrique par accumulateurs
- D’après M. le docteur Lieg, cherchant à comparer la dépense d’une ligne exploitée
- par voitures à accumulateurs et celle d’une ligne à conducteur aérien, la station centrale, dans le dernier cas, doit pouvoir fournir une puissance double afin de faire face aux variations de dépense d’énergie qui peuvent atteindre 100 pour 100 ; d’où des frais d’installation plus élevés ; en outre, la machine travaille dans des conditions défavorables.
- Par contre, les voitures à accumulateurs pèsent une fois et demi plus que les voitures ordinaires et exigent, par conséquent, une fois et demi plus d’énergie ; si, d’autre part, on admet que le rendement des accumulateurs est de 75 pour 100, on voit que la voiture à accumulateurs exige une dépense d’énergie double de celle de la voiture à trolley.
- Mais l’expérience a démontré qu’en réalité la voiture à accumulateurs peut aisément dépenser une fois et demi plus d’énergie que la voiture trolley sans entraîner une plus grande dépense de charbon à la station centrale.
- "On évalue, en Allemagne, les frais d’ins-
- tallation d’une ligne aérienne, pour une seule voie à 18 750 francs par kil. Une batterie d’accumulateurs coûte 6 250 francs. On peut donc, avec un même capital, avoir cinq batteries d’accumulateurs pour le prix de 1 kil. de fil aérien pour voie simple, et 7 pour le prix de 1 kil de filpourvoie double.
- En résumé le D1' Lieg arrive à la conclusion suivante : « La traction par accumulateurs est d’autant plus économique que les départs sont moins nombreux et les arrêts en cours de route moins fréquents.
- « Elle est à rejeter sur les lignes ayant des rampes d’une certaine longueur et de plus de 2 à 3 pour 100 d’inclinaison ».
- Projet de chemin de fer électrique, dans la banlieue de Philadelphie. 1
- On sait que la traction électrique ne présente tous ses avantages économiques qu’au-
- tant qu’on se rapproche d’une exploitation semblable à celle des tramways, c’est-à-dire que le service exige des départs fréquents de trains réduits et qu’une même usine génératrice peut alimenter plusieurs lignes différentes de faible longueur.
- Les frais de premier établissement et la main-d’œuvre sont alors, en effet, réduits au minimum et le coefficient de charge à la station centrale est maintenu à peu près constant. Les lignes de banlieue des grandes villes sont donc tout indiquées pour ces premières applications ; tel est, en particulier, le réseau de la Pensylvania Railroad Cy , dans la banlieue de Philadelphie.
- Les trains seront très fréquents mais ne comporteront que 3 wagons de 50 places soit 150 places assises.
- Chaque voiture complètement chargée pèserait 20 tonnes, soit 72 tonnes par train,
- p.264 - vue 268/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 265
- la première voiture, motrice, pesant plus 1 que les autres. L’équipement électrique des voitures motrices comprendrait 4 moteurs de 125 chevaux, pouvant maintenir un effort normal de 3 650 kilogrammes à la jante des roues.
- Le matériel comprendrait 2 moteurs à vapeur à quadruple expansion de 1 200 chevaux chacun, accouplés directement à deux génératrices de 4 000 kilowatts fournissant des courants triphasés à 5 000 volts. En outre, un moteur de 1 200 chevaux accouplé directement à 2 générateurs du type ordinaire des tramways, c’est-à-dire fournissant du courant continu à 750 volts, et une batterie d’accumulateurs de 4 500 ampères-heure compléteraient l’usine ; ce dernier groupe servirait à alimenter les services intérieurs de l’usine et la partie des voies situées entre celle-ci et la gare centrale où les trains se succèdent à de très courts espaces de temps.
- Le long de chaque voie un rail conducteur serait disposé, qui serait sectionné en longueurs égales à l’espacement de deux sous-stations consécutives ; chacune des stations serait alimentée à ses deux extrémités par les deux sous-stations en tace desquelles elle se trouve. Des coupe-circuits permettraient d’isoler une section quelconque en cas d’accident. Le retour se fait par les rails de la voie, convenablement éclissés.
- Les deux conducteurs seraient disposés dans l’entrevoie ; ils seraient suspendus de distance en distance, par l’intermédiaire d’isolateurs en porcelaine, à de petites potences en fer, fortement maintenues dans le sol par du béton. Ils seraient recouverts sur toute leur longueur par une gouttière isolante renversée afin d’éviter les contacts fortuits et de garantir les ouvriers.
- Les sabots de contact portés par la voiture seraient convenablement recourbés pour venir frotter sous le rail conducteur (en acier) à l’intérieur du caniveau ouvert par le tas ainsi formé. Dans les endroits, tels que les passages à niveau, où le rail conducteur serait dangereux, il serait simplement, supprimé, la longueur des trains permettant de franchir 40 mètres environ sans perdre contact.
- Ce projet a été ainsi étudié en vue d’assurer avant tout la régularité du service et d’éviter qu’un accident puisse paralyser l’ensemble de l’exploitation : c’est ce qui explique l’emploi simultané des accumulateurs.
- Les accidents et la traction mécanique. — On pourrait croire, a priori, que le nombre des accidents augmente dans une forte proportion lorsque la traction mécanique et spécialement la traction électrique, remplace les anciens modes de traction. Or, ce fait n’est pas vérifié en pratique ; c’est ce qui résulte de récentes statistiques faites en Amérique et spécialement à New-York qui démontrent que le nombre des accidents
- est à peu près constant et tend même à diminuer plutôt qu’à augmenter depuis dix ans.
- Ceci s’explique par l’accoutumance que le public prend peu à peu avec les modes de traction mécanique; sachant qu’étant plus rapides ils peuvent être plus dangereux, il prend plus de précautions.
- C’est ce que l’on peut constater déjà à Paris où les cochers se garent rapidement des tramways mécaniques qu’ils redoutent, tandis qu’ils laissent les tramways à chevaux s’époumoner à coups de corne désespérés.
- P. S.
- CoflsMoD (les Toitores automobiles
- (Fin)
- Ainsi, le prix d’une machine et le coût de son entretien ou de son fonctionnement ne consiste pas uniquement, dans les dépenses relatives à sa construction, à sa conduite et à son graissage : il doit comprendre encore les frais de transport et de montage, les dépenses nécessitées par les installations diverses, ou le loyer des terrains occupés et l’intérêt des sommes engagées. Les dépenses courantes d’entretien doivent également comprendre un grand nombre de frais accessoires auxquels il faut encore ajouter l’amortissement et les dépenses relatives aux réparations.
- En réalité, la question qui se pose pour un propriétaire d’appareil à produire la force motrice consiste à reconnaître dans quel sens l’introduction et l’emploi de cette machine ont modifié l’équilibre de son budget.
- Par exemple,il neserait pas rationnel de chercher une machine très économique si le combustible est à bas prix.
- Ce n’est malheureusement pas le cas en France et surtout dans la région de Paris, où le charbon est cher et le gaz encore plus.
- S’il est prouvé qu’une installation de machine se trouve posséder la meilleure utilisation financière, le problème a été résolu au mieux ^des intérêts de l’industriel.
- Dans cette étude, c’est le prix de revient total qu’il convient de faire entrer en ligne de compte. Çe prix total comprend l’intérêt, l’amortissement, les réparations, la dépense de combustible, la main-d’œuvre, etc.
- Le coût annuel de la puissance comprend :
- i° Certaines dépenses invariables, que la puissance soit produite par n’importe quelle machine; ce sont l’amortissement des bâtiments et locaux, les impôts, le prix des réparations, les loyers, les salaires des agents
- 20 Intérêt du :apital engagé.par l’installation de la machine, les dépenses d’entretien proprement dites et l’amortissement de cette derniere, les dépenses d’huile, etc.Ces frais varieront avec le type de machine considérée.
- 30 Les dépenses qu’entraîne la production de la puissance. Dépense de combustible, intérêt du capital représenté par les chaudières, si Ion a une machine à vapeur, par les chaudières et les gazomètres, si on marche aux gaz pauvres, etc. ; amortissement et réparations relatives à ce chapitre.
- On voit donc que les considérations financières jouent un rôle des plus importants.
- p.265 - vue 269/833
-
-
-
- 266
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Nous nous étendons un peu longuement sur cette question de la force motrice, heureux si nous pouvions en faire sentir l’importance aux constructeurs sur le point d’établir une installation importante, dont l’attention est souvent retenue par bien d’autres détails et qui négligent d’examiner de près la source de la force motrice. Secondaire tant que les voitures automobiles se vendront à des prix bien rémunérateurs, cette question passera au premier plan quand il s’agira d’établir des voitures au meilleur marché possible. Les économies qui en résulteront, et nous avons vu qu’elles ne sont pas négligeables, permettront au constructeur bien outillé de soutenir plus facilement la lutte et de faire des affaires quand ses concurrents seront surchargés par les frais parasites.
- Ceci dit, nous entrerons dans quelques détails relativement au choix de la machine, mais nous ne donnerons que quelques règles générales, les solutions à adopter étant presque aussi nombreuses que les cas qui peuvent se présenter !
- La machine à vapeur donne, en général, le plus d’économie. C’est la seule possible pour les grandes installations. La machine compound convient bien pour les très grandes installations, elle consomme peu, ce qui constitue pour elle un avantage marqué dans la région de Paris où le combustible est cher; en revanche elle exige de l’entretien, son prix d’achat est élevé et bien des constructeurs préféreront la machine à simple expansion, dont les organes si simples sont connus de tous et exigent moins de soins et de réparations.
- L’emploi du moteur à gaz n’est possible que pour les petites installations; par exemple celle d’un industriel qui recevrait beaucoup de pièces détachées finies, et qui n’aurait que le montage à effectuer et peu d’ajustage à faire. Ces installations se font souvent dans l’intérieur des villes, où la place est très limitée et où l’installation d’une machine à vapeur est difficile sinon impossible. La force motrice revient alors plus cher, quoique les réductions consenties par les Compagnies gazières, les primes qu’elles accordent permettent en certains cas particuliers la lutte avec la vapeur.
- Enfin, il existe un autre mode de production de la force motrice qui a gagné beaucoup de terrain depuis quelques années ; noua voulons parler du moteur à gaz pauvres. Il est plus économique que la vapeur, mais, en général, il est réservé pour les installations de moyenne importance ; nous disons en général car à Pantin, un moteur de 240 poncelets avec gaz pauvres marche parfaitement et donne d’excellents résultats au point de vue économique.
- D’autre part l’installation est assez compliquée : elle exige, si nos renseignements sont exacts, des soins délicats; enfin ce moteur est jusqu’à présent moins connu que les autres.
- Telles sont résumées les conditions générales d’établissement d’une maison qui va se monter.
- Nous devons nous borner à ces généralités. Comme nous l’avons dit, les solutions dans le détail sont presque aussi nombreuses que les cas qui peuvent se présenter.
- Quelque résumées que soient ces notes, nous serions heureux si quelques constructeurs qui songent à construire une usine pouvaient en tirer quelque profit et éviter des erreurs dont il n’est possible de s’apercevoir que quand il est trop tard pour les réparer.
- Dans un prochain article nous parlerons de l’atelier d’ajustage d’une fabrique d’automobiles et des machines-outils employées. DeLey.ua.
- La Célérité
- Encore un article contre la vitesse ; il a paru en tète des Petites Annales, signé Baudry de Saunier; il est intitulé: Une leçon. En voici quelques lignes :
- « Il n’y a en l'automobile qu’un cerveau, celui de l’homme qui la dirige. Mais pourquoi cerveau si faible généralement ? Pourquoi cerveau porté si aisément à cette maladie soudaine, que les aliénistes devront quelque jour étudier, la griserie de la vitesse plus grande, la nideusc célérité ?
- C’est une maladie atroce, la célérité, parce qu’elle charme et qu’elle tue. Ne lui donnez jamais droit de cité dans votre tempérament) car alors, soyez-en convaincu, jamais vous ne pourrez être certain de votre retour d’une excursion insignifiante. Un coup de célérité vous a pris, un coup de barre malheureux— et vous voi-là devenu mort, comme disent les bonnes gens! En deux secondes, le tour est joué.
- Vous me répondrez : mais les Ghârtôh, les de Knyff, les Gilles Hourgières...
- Je vous répondrai à mon tour d’aller interroger ces « rois de la route », leur demander combien de fois ils ont cru que leur voiture se retournait sur eux. Que l’un vous raconte comment, tapant dans un arbre, il a été rebondir contre un mur et s’en est sauvé miraculeusement. Que l’autre vous explique comment, sur un tas de pierres, au bas de la route, il a cru verser à 50 kilomètres à l’heure, et n’a pas versé miraculeusement, etc. Leur patron à tous, Levassor, est mort d’iîn accident d’aiito-mobiles en course. Il aura bientôt sa statue à l’entrée du Bois. Ce sera justice. Mais il aimerait probablement mieux diriger encore une automobile....»
- Et, comme il faut toujours qu’elle existe, même chez les gens les plus sensés, cette contradiction que je signalais d’autre part, l’écrivain ajoute :
- « Je ne m’élève ici aucunement contre les courses d’automobiles qui sont, à mon avis, indispensables aux progrès de cette industrie encore bien neuve. J’applaudis aux sportsmen d’âme courageuse, d’adresse rare, qui montent ces locomotives échappées sur route. »
- Et moi, que voulez-vous, mon cher Baudry de Saunier, je n’applaudis pas; je trouve cela profondément triste... et vous aussi je pense ; car vous êtes obligé d’ajouter :
- « Mais je supplie tous les propriétaires d’automobiles de ne pas croire tous qu’ils possèdent dans leur sang cette furia raisonnable, qui fait le chauffeur-coureur (!), une exception, je vous le répète. »
- Vous aurez beau les supplier, vous n’y ferez pas grand’chose, comme vous l’ajoutez plus loin. Mais, ce qu’il faudrait à mon avis, c’est amener les constructeurs d’automobiles à ne faire que des voitures raisonnables, ne dépassant pas 25 kilomètres de vitesse à l’heure; soyez sur que tout le monde y trouverait son profit, et les que voitures elles aussi dureraient plus longtemps et exigeraient moins de réparations.
- j’en connais beaucoup de fabricants qui adhéreraient à cette combinaison, mais... on est entraîné par lescoursesde vitesse, autre folie..... et dame, l’exemple vient de si haut !
- L. B.
- p.266 - vue 270/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 287
- Le Critérium des Motocycles
- Jeudi 28 avril
- La liste entière des compétiteurs s’établit comme suit :
- 1. Léon Bollée Le Mans
- 2. Charron Péris
- 3. Girardot
- 4. Guyenet
- 5. Balvay....
- 6. Bardin k Puteaux
- 7. Antonv Paris
- 8. Fournie”
- 9. Mercier père
- 10. Andry-Bourgcois
- 11. H . Deckert
- 12. Gabv
- 13. A. Riverat... , Evreux
- 14. E. Gardon Paris
- 15. Ph. Marot
- 10. Paul Caron
- 17. L. Wuîllaume
- 18. Emile Duboc,
- 19. Audineaun... .....
- 20. Griet
- 21. Wildfrid
- 22. Osmont
- 23. Tart
- 24. Blin
- 25. Mouler
- 26. P. Jamin Le Mans
- 27. G. Rivierre, Paris
- 28, P. de la Forest,......
- 29. Michel 30, Vicomte Gaétan dm —
- Méaulne
- 31. Degrais . 32. Comte G. de Laubes- —
- pin
- 33. Comiot
- 34. Teste Puteaux
- 35. Echalié.. . Paris
- 30. Bérnadat Miusonf-Laffitte
- 37. Wridgwav Paris
- 38. Dussart-Âccou (tand.). Roubaix
- 39. Georges Davi 1 Paris
- 40. de Rosenberg St.-Pétersbourg
- 41. Léon Paris
- 42. Ricard
- 43. E. Lamberjatk,..,'.... —
- 44. Radeaux
- 45. Gras...,
- 40. Corre Levallois-Perret
- 47. R. de Knyff Paris
- 48. V. Ourv Levallois-Perret
- 49. René Pëllier Le Mans
- 50. Louis Piétri Paris
- 51. Rouxel
- 52. Alexandre Dumas fils.
- 53. de Madec —
- L’âh demie!’ le premier critérium avait réuni 85 engagements. Mais — il y a un gros mais — l’an dernier il n’y avait pas de droit d’entrée, et l’on a mis cette année le droit d’entrée de vingt francs ! Pourvu que 1e beau temps s’y prête, cette fois-ci, ce sera une belle lutte.
- Le choix de la nouvelle route Etatnpes-Chartres et retour, a réuni la presque unanimité des suffrages. Chacun comprend trop qu’il est d’un intérêt supérieur de se rencontrer en pleine solitude, loin des circulations gênantes, et de pouvoir taire de la vitesse en toute sécurité !
- Le départ sera donné aujourd’hui jeudi, à 2 heures précises. Tous les concurrents devront être au poteau du départ à 1 h. Ij2 pour y recevoir leur brassard et y signer la feuille de contrôle Ce dernier point est essentiel. Voici les heures des trains commodes pour aller à Etampes et pour en revenir :
- Paris, dép... Etampes, arr.
- Etampes, dép, Paris, arr....
- A.LLEft (matin)
- express direct express
- 9 h. 40 10 h. » 11 h. 18
- 10 h. 37 11 h. 39 midi 4
- IÎETOUB (soir)
- express omnibus omnibus
- 5 h. 48 6 h. 14 7 h. 36
- 0 h. 50 8 h, 13 9 h. 30
- Le record — que tout le monde s’attend à voir battre de loin celte année — fut établi l’an dernier par Viet en 3 h. 9 m. 5 s. 4/5. Il sera donc aisé pour les amateurs qui auront assisté à l’arrivée des premiers, de reprendre le train pour rentrer dîner à Paris.
- Quant à ceux des concurrents qui ne seront pas dans les premiers, ils auront deux trains pour revenir à des heures raisonnables vers la capitale.
- Match Gta-OsHDt
- Le match Charron-üsmont sur bicyclettes à pétrole Girardot et de Dion-Bouton a eu lieu autour de l’hippodrome de Longchamp.
- A 9 heures précises, les deux champions se mettaient en selle et Osmont prenait immédiatement l’avance.
- Sans la foule assistant au match, les gardes du Bois ne se fussent pas doutés de l’infraction qui allait être faite au règlement ; mais l’affluence de sportsmen venus pour assister aux péripéties de la lutte trahit la vérité et les contraventions furent inévitables, ce qui n’empècha nullement le match de se consommer dans les meilleures conditions.
- Charron ne tarde pas à reprendre son avance à son redoutable adversaire. La distance est de 10 tours, soit 35 kilomètres.
- Charron finit premier avec un peu plus d'un tour d’avance sur Osmont. U amis 40 m. 49 s. 3/5,ét lorsque Osmont passe devant le poteau, le chronomètre marque 53 m. 33 s. 1 /5. Le meilleur temps pour un tour à été fait pàr Charron en4m.30 s. 2/5,ce qui bat le record local de 14 s. 3/5.
- Les concurrents descendent de machines et, au moment où Charron met pied à terre., le garde du Bois 'ôr.t tout simplement dresser contravention.
- Après le match, Charron fait le tour du bois et parcourt la piste du tir aux pigeons. Charron la parcourt entièrement en 1 m. 9 s. Ce qui donne 54 kilomètres à l’heure.
- Voici les temps par tour des deux matcheurs :
- Charron Osrnond
- leT tour. — 5’ î” 4/5 5’ 20-' 2/5
- 2* tour. — 4’ 48” 3/0 5’ 38” 3/5
- :l tour. — 4’ 40” 4/5 5’ 30”
- 4e tour» — 4’ 32” 5’ 21” 3/5
- 5° tour. — 3’ 38” 2/5 5’ 25” 2/5
- 6e tour. — 4’ 36” 1/5 5’ 14”
- 7e tour. — 4’ 38” 3/5 5’ 9” 3/5
- 8° tour. - 4’ 30” 2/5 5’ 35” 2/5
- 9* tour. - 4’ 37” 5’ 3”
- 10’ t/our. — 4’ 36” 4/5 5’ 8” 3/5
- On se rappelle que la bicyclette de Dion est à courroie et que la bicyclette Girardot est à chaîne, simple remarque dont nous ne prétendons tirer aucune conclusion. D’ailleurs les deux bicyclettes étaientmunies dumoteur de Dion-Bouton del ch 3/4.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.267 - vue 271/833
-
-
-
- 268
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Critérium les Eetraineers
- De Bordeaux-Paris
- (Sur le parcourt de Paris à Bordeaux)
- Le succès de cette curieuse épreuve automobile préparatoire à la course annuelle cycliste de Bordeaux-Paris, s’affirme de jour en jour.
- Les souscriptions atteignent actuellement près de 3 ooo fr.
- On sait que le départ sera donné à Paris, le mardi matin io mai, avec arrêt à Tours ce soir-là et nouveau départ de Tours pour Bordeaux, le mercredi 11 mai.
- Il y aura trois catégories dans ce critérium :
- i° Automobiles pesant au-dessus de 400 kil. (elles devront être montées par deux voyageurs au minimum);
- 20 Automobiles au-dessous de 400 kil.
- Cette 2e catégorie sera subdivisée en deux séries :
- Série A. —De 201 à 400 kilos inclus.
- Série B. — De o à 200 kilos inclus.
- Il n’est pas indispensable d’être entraîneur des coureurs vélocipédiques de Bordeaux-Paris pour pouvoir prendre part à cette épreuve préparatoire et automobile en se rendant à Bordeaux.
- Tout chauffeur peut se mettre en ligne à côté de ceux qui, le 15 mai, rentreront à Paris en en traînant les coureurs vélocipédiques.
- Rappelons aussi qu’à l’issue de ce critérium, sera organisée à Bordeaux, sur la place des Quinconces, une exposition dont nous parlons d’autre part.
- Cette exposition sera obligatoire pour toutes les voitures classées dans le critérium.
- Y seront également admises, en vue du concours d’élégance et de confortable, les automobiles de Bordeaux, ainsi que celles de toutes régions, n’ayant pas pris part à la course et dont les propriétaires seront allés à Bordeaux pour assister au double « évent » de l’arrivée du critérium automobile et du départ cycliste de Bordeaux-Paris.
- L’exposition contribuera d’ailleurs à faire de cette épreuve, au point de vue financier, une des courses d’automobiles les mieux dotées en prix.
- En effet, le produit des entx-ées de l’exposition sera partagé en deux parties égales, une partie garantira les frais de l’exposition, l’autre sera elle-même subdivisée en deux parts semblables dont l’une sera distribuée à parts égales entre tous les coureurs du critérium en plus des différents prix fixes affectés aux coureurs classés et l’autre sera affectée au concours d’élégance et de confortable.
- L’Exposition qui commencera le mercredi 11, jour d’arrivée du Critérium, se terminera le lendemain jeudi 12, la journée du vendredi 13 et celle du samedi 15 devant être laissées libres pour que nos chauffeurs puissent se préparer entièrement à l’entraînement de notre grande épreuve cycliste de Bordeaux - Paris (départ le samedi soir).
- Résumons donc le programme en ses grandes lignes en attendant les détails.
- Mardi 10 mai : départ de Paris le matin, coucher à Tours ;
- Mercredi 11 mai : départ de Tours le matin, arrivée à Bordeaux ;
- Entrée immédiate des voitures dans le local de l’Exposition, après l’arrivée du Critérium.
- Jeudi 12 mai : exposition, concours d’élégance et distribution des prix.
- Vendredi 13 mai : liberté laissée aux concurrents ;
- Samedi soir 14 mai : départ de la course Bordeaux-Paris (bicyclettes, 8e année).
- Engagements
- Actuellement nous avons à enregistrer les engagements de :
- 1. MM. de Knyfî, Paris.
- 2. Charron —
- 3. Girardot —
- 4. Degrais —
- 5. Arnold de Co'ntades, Paris.
- 6. E. Mors, Paris.
- 7. Levegh, —
- 8. G. Leys, Cannes.
- 9. Corre, Levallois-Perret.
- 10. Breuil, Paris.
- 11. Georges Auger, Paris.
- Il n'y a aucun droit d’entrée pour ce critérium.
- Touring-Clüt! de France
- La Section des Automobiles du Comité technique du Touring-Club de France avait été saisie par MM. Rafer fils frères, constructeurs, d’une proposition tendant à réagir contre l’emploi de mesures étrangères pour la construction de chaînes d’automobiles et de vélocipèdes, à créer des types français efi quantité suffisante pour les besoins de l’industrie nationale, en résumé à faire pour les chaînes d’automobiles et de vélocipèdes ce qui existe pour les séries de filetages dits « au pas français ».
- A la suite d’un remarquable rapport de M. Michel-Lévy, membre de l’Institut, membre du Comité technique, et sur les avis favorables de MM. Marcel Deprez, également membre de l’Institut et du Comité technique, et Georges Pierron, administrateur délégué de la Société des Automobiles Panhard, vice-président du Touring-Club, le Conseil d’administration vient de constituer une Commission spécialement chargée d’étudier les conclusions du rapport de M. Michel-Lévy et sës propositions.
- Cette Commission est composée de cinq ingénieurs ou professeurs au Conservatoire des Arts et Métiers ou à l’Ecole des Mines :
- MM. Marcel Deprez et Michel-Lévy, membres de l’Institut ;
- M. Gariel, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, membre du Comité technique ; M. Sauvage, ingénieur en chef des Mines, professeur à l’Ecole des Mines ;
- M. Hirsch, ingénieur en chef des Mines, professeur à l’Ecole des Mines,
- et de quatre représentants des maisons de construction les plus importantes :
- M. Rafer fils, à Saint-Chamond ;
- M. E. Benoit (ancienne maison Galle), 84, rue Oberkampf ;
- M. Ch. Sébin fils, 2 et 4, rue Morand ;
- Mme Vve Roger-Durand, 59, boulevard Richard-Renoir ;
- Elle s’estréunie pour la première fois le 25 courant, à 9 heures du matin, au siège social du Touring-Club.
- p.268 - vue 272/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 269
- Toiture allemande à moteur Daimler
- Nous avons donné, dans notre dernier numéro, la reproduction d’une voiture anglaise à moteur Daimler. En Allemagne, le moteur Benz est plus répandu que le Daimler. Nos lecteurs connaissent la forme des voitures Benz par les exemplaires qu’on en voit en France. Nous reproduisons en tête de ce numéro, d’après notre confrère le Motor Wagen le type principal de la voiture allemande à moteur Daimler.
- Cette voiture est fabriquée par la « Daimler Motoren Gesellschaft » de Cannstadt. Ces voitures, à 4 places, mues par un moteur de 4 chevaux à deux cylindres, donnent des vitesses de 5, 10, 15, 20 kilomètres à l’heure, et sont munies d’une marche arrière.
- Il faut remarquer que le moteur est placé à l’arrière, contrairement au dispositif généralement adopté en France et en Angleterre pour les moteurs Daimler.
- Automobile-Club de Fraoee
- Scrutin de ballottage du 20 avril i8p8
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 236.
- MM.
- Le baron Pierie de Caters, à Berchem-lez-An-vers (Hollande).
- Parrains : MM. R. de Knyff, baron de Zuylen.
- Edouard Lehmann, propriétaire, 15, Oudeturf-markt, à Amsterdam.
- Parrains : MM. R. Lehmann, Baron d’Avernas Salvador, A. Max.
- Jean Fougerat, 4, rue Gounod.
- Parrains : MM. Trouette, P. Meyan, Vital-Bouhours.
- Jules Hellmann, banquier, 41, avenue Friedland.
- Parrains : MM. G. Feydeau, P. Decauville, A. Courmes.
- Le comte Henri de Moy, attaché au Ministère des affaires étrangères.
- Parrains : MM. L. Scheuch, G. Faure, J.-H. Spaulding.
- Georges Carel, négociant, 51, rue d’Amsterdam.
- Par rains ‘ MM. Draullette, Catois, L, Aline*
- Gaston Bonnefoy, industriel, 3, rue de l’Ourcq.
- Parrains : MM. Draullette, Catois, G. Jeack.
- Jean Castaignet, 30, rue d’Astorg.
- Parrains : MM. H. Ducasse, E. Archdéacon, P. Castaignet.
- Jean Bodaan, officier d’Académie, rentier, 102, rue de Paris, à St-Denis.
- Parrains : MM. Mildé, A. Talion, Solignac.
- Léon Bodaan, nésociant, 102, rue de Paris, à St-Denis. °
- Parrains : MM. Mildé, A. Talion, Solignac.
- Ernest Lataste, négociant, 64, rue des Ma-thurins.
- Parrains : MM. E. Feydeau. P. Decauville, A. Courmes.
- Paul David, négociant, à Reims (Marne).
- Parrains : MM. M. GroliP, M. Froment-Meurice, F. Froment-24eurice.
- Maurice Binder, député de la Seine,102, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains • MM. M. Groult, F. Froment Meu-rice, M. Froment-Meurice.
- Léon Boussand, associé d’agent de change, 6, quai de l’Hôpital, à Lyon.
- Parrains : MM. I. Brun, Hospitalier, comte de La Valette.
- Léopold Duplan, industriel, 9, quai de l’Est, à Lyon.
- Parrains : MM. I. Brun, Hospitalier, comte de La Valette.
- Auguste Codinet, ingénieur, 18, quai Tilsitt, à Lyon.
- Parrains : MM. I. Brun, comte de La Valette, E. Hospitalier.
- Camille Roche, ingénieur de la marine, directeur de l’usine à gaz, à Nevers.
- Parrains : MM. I. Brun, comte de La Valette, E. Hospitalier.
- Demetrius Zaphiropoulo, banquier à Marseille.
- Parrains : MM. I. Brun, comte de La Valette, E. Hospitalier.
- Edouard Rochet, ingénieur, 40, cours de la Liberté, à Lyon.
- Parrains : MM. I. Brun, Hospitalier, comte de La Valette.
- Th. Schneider, ingénieur, 26, cours Morand, à Lyon.
- Parrains : MM. I. Brun, Hospitalier, comte de La Valette.
- Michel A. Ollion, 7, rue Rossan, à Lyon,
- Parrains : MM. I. Brun, comte de La Valette, Hospitalier.
- Robert Fallot, industriel, administrateur de la Société anonyme des automobiles Peugeot, 71, rue des Piats, à Tourcoing (Nord).
- Parrains : MM. A. Peugeot, comte de La Valette, Rey.
- Frédéric Simon, manufacturier, 4, rue Boissy-d’Anglas.
- Parrains : MM. Ch. Woog, docteur Lyon, H. Klotz.
- Paul de Saint-Leger, 36, avenue Friedland.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, marquis de Châsseloup-Laubat.
- Eugène Weyer, 13, rue des Saussaies.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, comte de Dion, comte de La Valette.
- Gabriel Martignan, rentier, 43, rue Montaigne.,
- Parrains : MM. L. Emden, baron de Zuylen, comte de La Valette.
- Roger Wallace, avocat, Queen’s Conseil, 21, De Vere Gardens, London.
- Parrains : MM. Sir David Salomons, baron de Zuylen, de Dion.
- J.-M. Quinones de Leon, attaché à l’ambassade de S. M. te roi d’Espagne.
- Parrains : MM- duc de Santo Mauro, comte de Dion, marquis de Gouy.
- À. de Courtois, 57, boulevard Malesherbes.
- Parrains : MM. marquis de Chasseloup, comte de Chasseloup, marquis de Gouy.
- Le comte de Clapiers, 71, rue de Grenelle.
- Parrains : MM. comte de Chasseloup, duc De-cazes, marquis de Gouy.
- Le vicomte Armand de Pracomtal, 19, avenue d’Antin.
- Parrains : MM. comte de Dion, duc Decazes, marquis de Gouy d’Arsy.
- Georges Roussel, rentier, 50, rue de Chaillot.
- Parrains : MM. le comte de Dion, duc Decazes, G. Feydeau.
- Le comte Fernand de Partz, 12, rue Murîllo.
- p.269 - vue 273/833
-
-
-
- m
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Parrains : MM. comte de Dion, baron de Zuylen, Boutop.
- Pierre Lagarde, 5, rue Peluuzç.
- Parrains : MM. comte de Dion, baron de Zuylen, comte de La Valette.
- Louis de Bire, propriétaire, 35, avenue de l’Alma.
- Parrains : MM. comte de Contades, comte de Dion, E. Récopé.
- François Gonet, ingénieur E. C. P., 8, rue d’Assas.
- Parrains : MM. F. Thévin, F. Hérard, Maril-lier.
- Camille Quinefault, 78, avenue Henri-Martin.
- Parrains : MM. L. Tribert, G. de Montozon.
- Léon Busquet de Caumont, propriétaire, 10, boulevard Maillot, à Neuilly.
- Parrains : MM. Lavoignat, A. Wallut, brronde Yuylen.
- Eugène Barbey, propriétaire, 57, avenue Montaigne»
- Parrains : MM. Lavoignat, At Wallut, Ger-naert.
- Jacques Wallut, 2x0, rue de Rivoli,
- Parrains * MM. Lavoignat, A. Wallut, baron de Zuylen.
- Eugène Renevey, ingénieur, 6, rue Daubigny.
- Parrains : MM. Lavoignat, A. Wallut, E. Récopé.
- Henri Charlet, 112, boulevard Haussmanu.
- Parrains : MM. Lavoignat, A. Wallut, J. De-lamalle.
- Le comte Angel de Casa-Mitandu,commandeur de la Légion d’honneur, ex-conseiller d’Etat à Madrid et député aux Cortès, 2, rue Clément.
- Parrains. : MM. Lavoignat* A. Wallut, Ger-naert.
- Henri Deslandres, astronome à l’observatoire de Meudon, 43, rue de Rennes.
- Parrains : MM. le comté de la Baume, baron Rogniat, A. de Suze.
- James Para, rentier, 2, rue Marbeuf.
- Parrains : MM. L . Laroze, E. Catta.ui, P. Sarchi.
- Jules Rueff, président de la Compagnie des Messageries fluviales, 23, rue d’Anjou.
- Parrains : MM. L. Laroze, baron H- de Rothschild.
- Gustave Dupont, propriétaire, it,rue de Tilsitt,
- Parrains : MM. A. Lehideux, H. Deutsch, E. Thurrreyssen.
- Marcel Lacarrière, industriel, tq, rue de l’Entrepôt.
- Parrains : MM. H. Menier, Alfred Lacarrière, André Lacarrière.
- Charles Schwartz, chevalier de la Légion d’honneur, délégué de l’Association des Dames Françaises, membre de la Sabretache, membre de la Société des Artistes Français, 130.,. Faubourg St-Honoré.
- Parrains : MM. J. Delavalle, Robert Lebaudy, G.. Riche.
- Antony Baudouin, 253, rue St-Houoré,
- Parrains : MM. Marcel Picard,, Dr. Leredde,
- Gugenheirn.
- * *
- * *
- La Société civile de l’ixnmeubie de la Concorde
- Il a été affiché dans les. salons, de l’A. C. F., l'avis suivant :
- « MM. les. membres du Club, désireux de faire partie de la Société civile qui devient propriétaire de l’hôtel de Plessis-Bellière, sont priés d’en informer le secrétariat.
- « Le montant de chaque part est de 5 000 francs. Les souscripteurs snnt priés d’indiquer le nombre
- de parts qu’ils désirent obtenir. »
- On sait que l’immeuble en question sera loué à l’A. C. F.
- * *
- Le tennis à la villa
- Ea villa de l’A. C. F., au Bois de Boulogne, aura cet été deux courts de tennis. Aussi,les amateurs de la raquette se préoccupent-ils déjà de former des équipes. Les membres de l’A. C, F., amateurs de tennis, sont donc priés de s’inscrire au secrétariat.
- La villa sera prête dans les premiers jours de mai.
- *
- * ¥
- Le concours des fiacres
- Nousrappelons aux constructeurs, que le 30 courant, empire le délai d’inscription à 200 fr. l’une pour le concours des fiacres organisé par l’Auto-mobile-Club de France.
- Mercredi 27, la Commission du concours de fiacres a tenu séance à l’Automobile-Club.
- *
- ¥ ¥
- M. le baron de Zuylen propose qu’une catégo-gorie de membres du Cercle soit créée pour les chauffeurs habitant la provînè^ s’appuyant sur l’exemple des Cercles anglais. La proposition est rejetée par le Comité.
- GorrespUaiiea
- Nous recevons la lettre suivante que nous nous faisons un devoir d’insérer :
- Monsieur le Directeur,
- J’ai l’honneur de porter à votre connaissance le fait suivant :
- Dimanche matin, une voiture automobile de notre fabrication descendait à petite allure l’avenue de la Grande-Armée, lorsque la roue d’ai’rière de gauche s’affaissa doucement. Il n’y eut heureusement aucun accident de personne à déplorer.
- Immédiatement grand émoi, énorme rassemblement, imprécations légitimées par la surprise du chauffeur et de ses compagnons. Jusque-là rien à dire.
- Mais où l’affaire se corse, c’est par l’intervention de deux messieurs dont je n'ai pas les noms — qui ont remis, paraît-il, leurs cartes au propriétaire de la voiture et lui ont offert, comme membres de l’Automobile-GLub, leur concours pour porter l'incident, devant le Comité de VAutomobile-Club.
- Le Trxbunal de l'Inquisition alors?
- Lorsque j’appris cette histoire, j’attribuai tout d’abord La faute à mon carrossier, mais, après exa^ men de la roue cassée je cimis.quesa responsabilité n’est pas en jeu, ou en to.ua cas est fort atténuée car il résulte de mon enquête qu’un accident de dérapage est arrivé à cette voiture il y a queiqttes jours et que le second pourrait bien être la conséquence du premier.
- Mais le but de ma lettre n’est pas de discuter ce point. Si la faute m'en incombait je suis tout prêt à la réparer.
- Je tien,s seulement à protester contre l'attitude de deux membres du Club, doûtje, fais, partie moi ans si et qui, à ce qu’il me semble, ont outrepassé leur droit.
- Si moi promoteur je suis dispose à accepter Lû-tervention d’qne Commission composée die gens que je reconnaîtrai compétents et nommée par l’AutumobUe-Club, il n’en est pas nfoins vrai que
- p.270 - vue 274/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 271
- je ne peux accepter l’appréciation de Messieurs qui n’ont aucun titre pour intervenir sur la voie publique.
- Je compte sur votre amabilité, etc.
- Votre tout dévoué,
- H. Labour®
- Directeur de la Maison Parisienne-
- Petites nouvelles
- Les colis postaux à Londres
- Le General Post Office de Londres a mis fin aux expériences dont nous avons parlé à plusieurs reprises, expériences qui ont donné pleine et entière satisfaction dans toutes les conditions de temps et de routes.
- Actuellement, les postes anglaises payent aux Compagnies de chemins de fer 55 0/0 de ce qu’elles perçoivent pour le transport des colis. Les calculs établis d’après las expériences d’automobiles, il ressort qu’au adoptant les véhicules mécaniques les postes réaliseraient une économie de plus de 30 0/0, qui rentrerait au Trésor, ou dont le puhlic bénéficierait.
- L’adoptiop par la poste des véhicules automobiles est considérée par tous comme un fait accompli.
- * f
- AptptppbUps postales ep Italie
- Le service de la poste entre l’enda et Vintimille sera prochainement assuré par des automobiles.
- + *
- La nouvelle Société Peugeot
- La Société des automobiles Peugeot vient de tripler son capital, en le portant de 8Q0 000 francs à 2 400 000 francs,. Ces Àleseiours ont ouvert cette souscription par lettres privées à leurs clients et le nouveau capital a ôté presque deux fois couvert, les parts ayant été réduites de quatre dixièmes.
- Le pavillon du T. C. F.
- La Commission d’examen des projets pour l’Exposition de 1000 émanant de l’initiative privée a pris hier en considération, sqr le rapport de M. Mesureur, le projet du Tpuring-Club demandant à faire élever un pavillon spécial pour la grande association.
- La classe 30 à l’Exposition
- La c'asse 30 de l’Exposition de ICO), classe dans laquelle, on le sait, seront compris les cycles, les automobiles et les voitures, vient d’adjoindre quelques personnes à son Comité d’admission.
- Ce sont MM. de Clausonne, ingénieur du service des automobiles à la Compagnie des petites voitures ; Raymond Godfernaux, ingénieur des arts et manufactures, secrétaire du Comité de rédaction de la. Revue générale des chemins de fer et tramways ; Albert Lemaître, voitures automobiles et bai uuebements, membres de la chambre et du tribunal de commerce d’Alençon ; Henri de La Valette, secrétaire technique de l’AutomobUe-Cluh.
- *
- îji ïft
- Terrible accident d’autpmobile
- Un terrible accident d’automobile s’est produit à Poitiers il y a quelques jours.
- M. Hay, avoué à la Cour d’appel de Poitiers, et sa femme revenaient d’une promenade à la Haye-Hescartes, en automobile.
- A b kilomètres de Poitiers, dans une pente rapide, la voiture, entraînée, culbuta par suite de la rupture du frein, ét les voyageurs furent projetés en avant, Mme Hay, écrasée par l'automobile, est
- morte sur le coup; quant à son mari, il eut les bras cassés et de fortes contusions à la tête. Son état est cependant assez satisfa«sant.
- Mme Hay était âgée de vingt-hmt ans et fille du docteur Gaiot, de Thouars.
- Il y avait peu de jours que M. Hay avait sa voiture .
- ¥ ¥
- Formation de Sociétés
- En date du 22 mars 18J8, il a été constitué, sous le nom de Société anonyme de Traction automobile,une Société ayant pour objet l’exploitation de services de transports en commun de voyageurs ou de marchandises par traction automobile ou autre, ainsi que toutes les opérations commerciales, industrielles ou financières s’y rattachant.
- Le fonds social est fixé à 1QÛ 000 francs.
- Le Siège social est à Paris, 20, rue Pergolèse.
- Sont nommés administrateurs pour six «ms :
- MM- Courtier,, ingénieqr.
- A. Dufrène, constructeur.
- E. Fréville, agriculteur-propriétaire.
- J. Larip, propriétaire.
- L. Landry, entrepreneur de travaux publics.
- Méry Picard, ingénieur-
- Petites A,fftdiesix 21 avril.
- — Il vient de se fonder,sous le nom de Société des Voitures ' Automobiles des Etablissement* Decau-ville aîné, une Société au capital de 1 0Ü0 050 pour l’exploitation de la petite voiture dont nos lecteurs rntvu la description sous le nom de voiturette Guédon.
- * *
- Le procès Fisson
- On se rappelle l’arrêt du tribunal civil de Hieppe condamant M. Fisson, pour qommages causés à un voituriste, sur la route de Paris a Hieppe. M. Fisson revenait de Dieppe ep automobile, après avoir pris part à la course du Journal des Sports, lorsqu’un cheval prit peur et versa la voiture dans un fossé.
- M. Fisson en appela. La Cour de Rouen vient d’annuler l’arrêt rendu par le Tribunal de Dieppe, et a débouté purement et simplement le demandeur, après une éloquente plaidoirie de M* Fteury-Rodez.
- *
- ¥ ¥,
- Nous apprenons de bonne source que M. Daniel Augé, le sympathique constructeur de la « Troïka », al remarquée au concours d’esthétique des voitures automobiles, organisé par les grands magasins du Louvre, va prochainement ouvrir, à Levallois Perret, des ateliers plus eu rapport avec l’importance de sa fabrication.
- r. y.
- La Bourse
- Les Omnibus sont à 1825-; les Voiture* à 772 l'r. La Compagnie Générale française de Tramways passe à 920 fr. Procédés Thomson fjousto.n oscillent ; ils sont bons à acheter aux environs de 1250 où ils sont tombés ces jours-ci.
- Compagnie Générale de traction lait 108.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures, antomo-mobiles et Motooycles, SociétéQ. Englober! et CJe, Liège (Belgique)! — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 02, rue Tiqno-tonne, Paiis, L-R. Chassenet, agent général pour la France.
- p.271 - vue 275/833
-
-
-
- 272
- LA LOCOMOTIONvAUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs le Toitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Aieliers de construction de Bitschwiller (Haute-Ae-ace), Martinot et GalJand, dir. gén.
- Audihert et, Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-so'is. Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bieycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geoffroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bolïée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C*, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.LevalloisiPerret
- Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Menin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Morel (victoriette), 68, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C‘“, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. \
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles, 12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne, Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et C'®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bi&liotbèqDe de la «Loeomofion aotomoliiie»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2” — Voilures à vapeur................ épuisé
- 3* — — A pétrole............. 5 »
- 4' — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 ii. 40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4« Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à Vusage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 60 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles ar Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. WolfT; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 fromco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DF.SMARE8, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seinfc
- p.272 - vue 276/833
-
-
-
- Cinquième Année. — Nù 18
- 5 Mai 1898
- 4
- REVUE des TOITURES et VEHICULES MECANIQUES, poMide sous le HAUT PATRONAGE dû TOURING-CLUB de FRANCE
- SOMMAIRE DTJ£ Hl° 18
- La puissance des « Voitures », G. Desjacques. Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir (suite), Aimé Witz.
- Notes électromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Le Critérium des entraîneurs.
- Notre Concours.
- Le Critérium des motocycles.
- Le Concours de Fiacres.
- La Course du Midi-Sport.
- L’état actuel de l’industrie automobile :
- Compagnie Générale des Automobiles, G. D. La contrefaçon des Automobiles brevetées le délit d’usage personnel.
- Course d’automobiles de Périgueux. Automobile-Club de France.
- Petites Nouvelles.
- Petite Correspondance.
- Bibliographie.
- La
- et
- CARCASSE DE LA NOUVELLE VOITURE DE LA COMPAGNIE GÉNÉRALE DES AUTOMOBILES
- p.n.n. - vue 277/833
-
-
-
- 274
- LA LOCOMOTION AUTOMObILK
- La paissance des « Voitures »
- Depuis quelque temps il se mène contre les constructeurs une véritable petite campagne de franchise, si l’on peut s'exprimer ainsi. Partant de ce fait certain que chacun donne de la puissance de son moteur une évaluation sensiblement exagérée, on s’évertue à leur rendre le mensonge impossible en calculant la puissance du moteur sans la leur demander.
- De tous les essais qui ont été faits dans cet ordre d’idée, le plus concluant a été celui de notre collaborateur M. E. Hospitalier. Son étude (i), qui a été reproduite par presque tous les journaux techniques, concluait à la possibilité de connaître approximativement la puissance d’un moteur d’après les dimensions des cylindres et le nombre de tours du volant par minute.
- Mais quand le moteur fonctionne, tout son effort n'est pas transmis aux roues. Une partie du travail est absorbée par les frottements, perdue dans les transmissions ; en sorte que du nombre de poncelets développés par le moteur on ne peut déduire qu’avec une approximation peu sévère le nombre de kilogrammètres par seconde disponibles aux jantes des roues.
- Or c’est là, en somme, la seule chose qui m’importe ; il m’est absolument indifférent de savoir que mon moteur est très puissant, si les organes de la voiture absorbent une partie du travail qu’il fournit.
- Et inversement, si le constructeur a su économiser les frottements et créer une transmission ayant un bon rendement, que m’importe que son moteur soit, en lui-même, un peu moins puissant si, finalement, la voiture marche aussi bien.
- Or la puissance aux jantes est justement très facile de connaître d’après un essai fait avec la voiture dans une côte dont on connaisse la pente. Il y a bien une donnée dont on doit tenir compte; c’est 1* coefficient de roulement sur la route en question. Or ce coefficient dépend de l’état de la route. Mais, si nous faisons nos expériences sur une route comme la rue Le-Nôtre par exemple sur laquelle il n’y a jamais ni boue, ni ornières (les voitures à chevaux ne se risquant guère sur ce trajet) en prenant le nombre de 0,04, nous ne ferons probablement pas une grosse erreur.
- De plus, opérant sur une pente de 10 0/0, ou même de 15 0/0, l’erreur que nous pouvons faire sur le coefficient de roulement n’aura plus d’importance, ce dernier étant, lui-même, une très faible fraction du coefficient total de traction.
- En faisant le produit :
- Du poids total du véhicule, y compris les voyageurs, exprimé en kilogrammes;
- (1) Voir la Locomotion Automobile du 2 décembre 18t>7 « Sur un facteur caractéristique de la puissance des moteurs à essence de pétrole ».
- Par le coefficient de traction (somme de la pente et du coefficient de roulement);
- Par la longueur de la route;
- Et le tout divisé par le nombre de secondes mis à gravir la pente,
- On obtiendra le nombre de kilogrammètres disponibles à la jante en r seconde; d’où en divisant par 75 ou 100, le nombre de chevaux ou poncelets développés par la « voiture ».
- Or, nous le répétons, c’est là seulement ce qu’il importe de connaître.
- Cet essai, que nous venons de décrire, ne représente déjà pas grande peine. Encore faut-il mesurer la longueur de la route et savoir sa pente; savoir le poids total du véhicule et le nombre de secondes ne présentant d’ailleurs aucune difficulté.
- Mais là encore peut se présenter, au point de vue pratique, une simplification. Pourquoi la rue Le-Nôtre ne servirait-elle pas de terme de comparaison pour toutes les automobiles?
- Je parle de celle-là sans lui reconnaître d’ailleurs d’autre vertu particulière que d’être très penchée, propre, déserte et d’abords faciles.
- On dirait : telle voiture monte la rue Le-Nôtre en tant de secondes, pesant tant de kilog: au bout de quelque temps, on saurait quel est le temps ordinaire, comme on commence déjà à savoir quel est le temps usuel pour accomplir Paris-Versailles.
- Bien entendu, les temps ne seront comparables entre eux que si les deux voitures pèsent le même poids.
- Au point de vue absolu, ceci donnera une indication très précise sur la puissance du véhiculé. Sa marche sur terrain plat sera d’ailleurs d’autant plus rapide qu’il aura donné un meilleur essai sur côte; mais on peut dire qu’en plat les automobiles vont toujours assez vite : ce- qui leur est nécessaire, c’est de pouvoir vaincre les fortes pentes et les gravir à une allure raisonnable.
- Ajoutons que l’on pourra introduire dans les conditions d’achat d’une automobile la clause suivante : monter la rue Le Nôtre en moins de tant de secondes.
- Quelques constructeurs répugnent à cette idée de donner une garantie : il faudra bien le faire quand l’offre égalera la demande ; celle que nous proposons sera, croyons-nous, la plus simple et la plus utile.
- G. Desjacques.
- Un affreux malheur vient de se produire au cours de l’épreuve sur routes de Péri-gueux. On en lira le compte rendu plus loin ; nous adressons l’expression de nos plus vifs regrets à la famille de lavictime. Puisse cette nouvelle victime êliela dernière du fait de ces dangeieuses manifestations ?
- p.274 - vue 278/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 275
- Les Automobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi iy mars dans la Salle de la Société Industrielle (Suite)
- Voilà des faits qui établissent d’une façon indiscutable que la voiture sans chevaux est pratiquement réalisée, qu’elle est parfaitement viable et que, si elle n’a pas encore atteint la perfection, elle est néanmoins déjà assez maniable, assez robuste et assez économique pour pouvoir être utilisée partout. Que ce soit le pétrole (l’essence de pétrole) ou la vapeur qui agisse sur le piston du moteur, le prix aü combustible ressort à environ 10 centimes le kilomètre ; les voyageurs pressés peuvent développer aisément 25 kilomètres à l’heure, sur. bon terrain plat, sans fatiguer leur véhicule, et 10 kilomètres, sur des rampes de 5 centimètres par mètre ; mais une vitesse moyenne de 12 kilomètres suffirait bien pour donner satisfaction aux besoins et aux goûts de la plupart des voyageurs. A cette allure, les accidents sont rares et les réparations peu coûteuses, en général.
- C’est la France qui est en tête du mouvement automobiliste. Nous avons 7 constructeurs de Voitures à vapeur, tous à Paris et 50 constructeurs dê voitures à pétrole, dont 14 en province; 3 constructeurs seulement font des voitures électriques. Ces 60 maisons construisent des voitures des modèles les plus variés : voitures à 2 places, vis-à-vis à4 places,victorias, phaëtons, dog-cars, breaks,etc.: Il y en a poür tous les goûts. Le moindre prix d’une voiture à a placés est de 3 500 à 4 000 francs; un vis-à-vis à 4 places se vend de 5 500 à 6 500 francs ; un break à 5 places est à peu près au même prix.
- On estime à x 200 le nombre de voitures automobiles actuellement existantes en France ; mais il y eft aurait un bien plus grand nombre, si les constructeurs avaient livré toüt ce qui leur a été commandé. Les plus fortes maisons sont montées pour en faire sortir trois par semaine ; d’autres en achèvent péniblement une par mois. Généralement elles acceptent plus de commandes qu’elles n’en peuvent exécuter. L’offre est donc nulle et la demande très considérable ; il en résulte que les prix se maintiennent très haut et qu’ils resteront à ce niveau quelque temps encore.
- Le fiacre électrique est éncofë à venir. On avait annoncé follement que Paris en aurait 300 à sa disposition le xef juillet 1897 ; or, on produisit sür les boulevards une voiture Kriéger le 14 août, et je ne saurais dire si elle est encore enservice. Elle portait 285 kilogs d’accumulateurs et pouvait parcourir 30 kilomètres sans recharge. Londres a une douzaine de fiacres, cabsou hansomes ; on a constate qu’ils remontaient fort gaillardement la pente de Savoy Hill et qu’ils faisaient 20 0/0 plus de recettes que les autres. New-York, Boston et Chi-gago sont largement pourvus aussi de voitures électriques.
- Tel est l’état présent de l’automobilisme : il justifie déjà les plus belles espérances.
- Nous sommes amenés ainsi à aborder cette intéressante question de l’avenir qui est réservé à ces Voitures sans chevaux dont nous venons de dire le passé et le présent.
- Nous avons Vu qu’elles marchent, qu’elles marchent même bien, beaucoup mieux que ne le disent leurs détracteurs.
- Sont-elles dès maintenant parfaites ?
- Evidemment non ; il y a si peu de choses qui soient parfaites !
- Mais elles sont perfectibles, et on peut espérer les amener rapidement à réaliser les conditions que l’on est en droit d’exiger d’elles, c’est ce que nous allons démontrer.
- Le premier reproche qu’on leur fait, et ce reproche est grave, aux yeux de quelques-uns, c’est leur laideur. Elles ont l’air, dit-on, d’une voiture dont les chevaux auraient été dételés ; il semble qu’il leur manque quelque chose et le regard inquiet de celui qui les examine se fixe malgré lui sur l’avant, où il est habitué à voir un animal et des brancards.
- J’avoue que l’accusation de laideur est fondée, mais encore ne faudrait-il pas l’exagérer. L’habitude que nous avons de voir un animal harnaché, tirant la voiture, nous fait regretter son absence ; mais sommes-nous bien certains que cette habitude n’ait pas faussé notre goût? Pour moi, je n’ai jamais admiré le cheval attelé ; ce collier, ces cuirs, ces œillères, ces brides, ces brancards constituent une atroce mascarade de la plus jolie bête qui existe. Un artiste a-t-il jamais représenté par la sculpture l’attelage moderne ? Ya pour le quadrige antique ; mais nos carrossés, attachés tant bien que mal aux flancs d’un animal qui naturellement ne donne aucune prise à ces liens, sont tout simplement horribles. Si ces attaches répondaient réellement aux règles de l’esthétique, on pourrait proposer de placer un cheval de carton à l’avant de nos automobiles ; mais le sourire qu’accueille cette proposition suffit pour démontrer que ce n’est pas le cheval qui manque à l’avant.
- Il y manque quelque chose, c’est vrai, parce quê la voiture commence mal, parce qu’elle est trop plate. Un col de cygne ferait peut-être bien, ou bien une tête, analogue à celles qu’on place à la proue des navires, ou autre chose encore, que sais-je ? Le concours de beauté organisé par le Figaro en 1894, aussi bien que celui des grands magasins du Louvre avait pour but de fixer une forme nouvelle, satisfaisant le regard et répondant aux conditions propres aux automobiles ; le résultat n’a pas été heureux. Mais aussi la consultation était-elle prématurée. Elle aboutira âU bout de quelques années, alors que notre goût sera mieux formé et que nous aurons habitué nos yeux à la voiture sans cheval.
- On reproche encore aux automobiles de donner Üeu à des émissions de gaz désagréables à l’odorat; il est vrai que le pétrole donné,dans certains moteurs, mal réglés, d’horribles parfums ; mais serait-ce l’admirateur du cheval qui nous ferait ce reproche?Nous aurions des réponses péremptoires à lui faire, sur lesquelles il est préférable de ne pas insister. Dans le même ordre d idées, on argue contre les moteurs d’être fort sales; le cheval est-il propre ? Le sol n’est-il pas souille d une manière odieus.e par ses horribles déjections qui se mêlent à la boue et forment des mélangés sans nom dont l’hygiène est offensée au moins autant que la vue?
- Toutes les attaques que nous venons de reproduire n’ont pas de fondement sérieux et ne méritent pas d’arrêter l’attention des esprits que la passion et l’amour du cheval n’aveuglent pas. Le seul fait que les automobiles aboutiront à la suppression de l’écurie nous fournit un argument de réplique dont la valeur n’échappera à personne. Nous n’insisterons donc pas.
- (A suivre) Aimé Witz.
- p.275 - vue 279/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- fc7G
- Hôtes électromobiles
- XI r. — COEFFICIENTS DE TRACTION. — POIDS d’accumulateurs a emporter sur une voiture. ---- PUISSANCE DU MOTEUR.
- On a vu dans les Notes précédentes que l’on peut disposer aujourd’hui, en attendant mieux, d'accumulateurs dont la puissance spécifique est de 5 watts par kilogramme et l’énergie spécifique de 25 watts-heure par kilogramme.
- Ces chiffres serviront de base à nos calculs ultérieurs,
- Pour déterminer la puissance du moteur et le poids d’accumulateurs à emporter, il nous faut d’abord connaître le coefficient de traction. Ce coefficient de traction est extrêmement variable avec la nature du terrain, son entretien, la vitesse du véhicule, la direction du vent, le système de roulement, la nature des bandages, etc.
- L’accumobile limitant ses prétentions actuelles à un service de ville, nous limiterons sa vitesse maxima en palier à 18 kilomètres par heure, c’est-à-dire 5 mètres par seconde, et nous supposerons que, roulant tantôt sur du pavé en bois, qui donne un coefficient de traction très faible, tantôt sur du pavé ordinaire boueux, qui fournit un coefficient de traction élevé, le véhicule travaille pendant toute la journée avec un coefficient moyen de 2,5 pour 100, soit 25 kilogrammes par tonne." Dans les rampes, le coefficient s’augmente, mais on peut, en réduisant la vitesse d’une part, en forçant un peu le débit normal de l’accumulateur d’autre part, compenser l’écart et rester dans les limites indiquées, car dans les descentes la dépense est moindre, quelquefois nulle.
- Ramenons nos calculs à un véhicula dont le poids total {qn ordre de marche) est d’une tonne: il suffira de multiplier les chiffres que nous allons établir par le poids total du véhicule en tonnes pour déterminer les valeurs correspondantes relatives à un véhicule d’un poids total donné.
- Avec un coefficient de traction de 2,5 pour 100, et une vitesse de 5 mètres par seconde, il faut fournir au véhicule, aux jantes des roues, une puissance effective de :
- 25 . 5 = 125 kilogrammètres par seconde (par tonne),
- soit 12,5 pronys ou 1 250 watts environ.
- On peut construire facilement aujourd’hui des moteurs électriques dont le rendement entre la pleine charge et la demi-charge oscille autour de 80 pour 100. Avec une perte de 10 pour 100 dans la transmission entre le moteur à grande vitesse angulaire et les roues à vitesse angulaire relativement faible, le rendement réel sera :
- o,8.o,9 = 0,72, soit 70 pour 100 La puissance électrique réellement four-
- nie au moteur par les accumulateurs sera donc :
- 1 250
- ----= 1 800 watts (par tonne).
- °>7
- Pour ne pas dépasser le régime de 5 watts par kilogramme, il faut donc mettre sur une voiture du poids total d’une tonne :
- 1 800
- ----= 360 kilogrammes d’accumulateurs,
- 5
- soit 36 pour 100.
- Avec un poids moindre, on force le régime et on fatigue la batterie. Avec un poids supérieur, on prolonge le parcours total sans recharge, mais on réduit le poids disponible pour la carrosserie, le moteur, la transmission et les voyageurs.
- En pratique, le rapport du poids d’accumulateurs au poids total d’une électromobile est toujours compris normalement entre 30 et 40 pour 100. Nous avons démontré ailleurs (1) qu’il n’y a pas intérêt à mettre sur un véhicule un poids d’accumulateurs supérieur à 50 pour 100 du poids total, sous peine de réduire l’utilisation de la batterie.
- Quel chemin pourrons-nous parcourir dans ces conditions ? C’est ce qu’il est facile d’établir d’après ce que nous savons déjà.
- Si,à la vitesse de 18 kilomètres par heure, nous dépensons 1 800 watts, nous aurons en 1 heure dépensé 1 800 watts-heure, pour parcourir 18 kilomètres, soit, pratiquement :
- 100 watts-heure par tonne-kilomètre.
- Dans les expériences faites par MM. Morris et Salom à Chicago la dépense réelle observée a varié entre 84 et 92 watts-heure par tonne-kilomètre, mais Chicago est un pays plat, et les expériences ont été faites dans des conditions évidemment favorables.
- Les accumulateurs renfermant 25 watts-heure par kilogramme représentant 5 heures de marche effective pourraient, dans nos hypothèses spéciales, fournir un parcours total, sans recharge égal à
- 18. 5 = 90 kilomètres
- Sinoustenonscompte des arrêts, des fausses manoeuvres, des démarrages,des pentes, etc., ce chiffre doit être réduit de 30 à 35 pour 100, et l’on peut résumer ce que nous venons d’établir en disant que les accumulateurs actuels permettent, sans forcer leur régime normal, de communiquer à un véhicule électrique une vitesse de 18 kilomètres par heure en palier et de lui faire parcourir 60 kilomètres sans recharge, à la condition que le poids des accumulateurs représente 36 pour 100 du poids total de la voiture en ordre de marche et que le véhicule revienne au même niveau à la fin de la journée sans
- (1) Voir U Industrie électrique du 25 octobre 1897, p. 451.
- p.276 - vue 280/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 277
- s’être livré à une gymnastique excessive sur des rampes rapides et des chemins défoncés.
- Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que l’élévation d’une tonne à ioo mètres de hauteur représente ioo ooo kilogrammètres qui correspondent à 143 000 kilogrammètres aux bornes des accumulateurs, et ces 143 000 kilogrammètres équivalent à 400 watts-Jnure, ce qui, à raison de 100 watts-heure par tonne-kilomètre, réduit le parcours disponible de 4 kilomètres. L’accroissement du coefficient de traction résultant du mauvais état des routes et des conditions climatériques a aus i une importance énorme, difficile à chiffrer; aussi ne faut-il pas s’étonner si ces causes multiples, auxquelles s’ajoute la maladresse d’un conducteur qui laisse les freins serrés au démarrage, ou manœuvre mal le coupleur, ce qui gaspille inutilement l’énergie, amènent, surtoutaux débuts, des essais d’un véhicule, des écarts très sensibles entre les parcours prevus et les parcours réalisés. La conduite d’une accumobile demande, comme le reste, une certaine pratique avant que lo conducteur devienne un virtuose. Le Concours des Fiacres du mois prochain nous en fournira une preuve certaine.
- E. Hospitalier.
- lsformatioiis
- Automobile Bordelais
- Course Horde aux-Agen
- Le Comité de l’Automobile Bordelais rappelle aux intéressés que les inscriptions pour la course Bordeaux-Agen, sont reçues au siège social, 42, allées d’Orléans, jusqu’au 20 mai inclusivement.
- Parmi les engagements reçus à ce jour nous relevons les noms suivants :
- Leveilley (3 voitures) ; Barbereau-Bergeon ; Paul Meyan ; Joseph Journu ; Lalfnte Henri; Abel Bord ; Léon Lacour ; Arthur Escarraguel (2 voitures) ; Briol et Rival.
- Il y a donc tout lieu de compter sur une manifestation réellement imposante.
- Les adhésions au meeting d’Agen arrivent nom-
- U OO
- breuses.
- Rappelons que nul ne pourra faire partie du congrès s’il n'a envoyé son adhésion préalable.
- La Société l’«Automobile» enregistre de plus en plus de succès :
- Une de ses voitures 4 chevaux ,4 places, partie de Paris par la route pour Nice, fit le trajet en cinq jours sans accident.
- A Nice, pendant six mois, elle fut en route presque quotidiennement ; elle vient de ramener deux voyageurs de Nice à Paris en passant par Bordeaux.
- En sept mois et demi, pas un seul jour de panne, pas un accident, simplement un changement de caoutchoucs.
- Ceci fait honneur aux ateliers de la Société 1 « Automobile », où les voitures sont mises au point avant d’ètre livrées aux clients.
- Le garage des Quinconces, place des Quinconces, à Bordeaux, nous prie d’informer les automo bihstes qui prendront part à la course des entraîneurs Paris-Bordtaux, qu’ils trouveront dans ce local les fosses pour la visite des voitures et tout l’outillage nécessaire à la réparation.
- Les essences, graisses, huiles, sont également à. leur disposition.
- On recharge ies accumulateurs.
- * *
- Certains automotophobes (?) anglais exagèrent l’auto moto phobie,au point d’afficher leurs senti mei s empreints d’un ruisonéi me excessif en se cachant le nez dans un mouchoir lorsqu'ils croisent une automobile.
- A ce propos, notre confrère Y Autocar raconte une petite scène typique.
- Un de ses rédacteurs se promenait dans Oxford Street, avec un de ces féroces ennemis da progrès lorsqu'au détour d’une rue débouchait un cab électrique. D’instinct, notre homme se cache la figure dans son mouchoir en faisant une grimace qui traduisait un inexprimable dégoût. Je ne vous comprends plus, s’écria notre confrère, vous ne pouvez sentir l’essence de pétrole, car te cab est électrique. Notre homme ne fut démonté qu’un instants : « Je sais bien, répliqua t-il, mais j'ai l’odeur de l’électricité en horreur... »
- Le Critérium lies Eoiraineurs
- Automobiles, Paris-Bo -deaux, 9, 10 et 11 mai. Voici jusqu’à ce jour la liste complète des engagés
- avec leurs numéros d’inscription :
- 1. Pi. de Knvtf Paris
- 2. Charron —
- O . Girardot —
- 4. Degrais
- 5. Arnold de C mtades... —
- b. Balaceano —
- 7. E. Mors —
- 8. Levugh —
- '.). G. Lcvs Cannes
- 10. Corre b«v 11 In r-PoiTi
- 11. Breuil .... Paris
- 12. Georges Auger —
- IL Fournier —
- 14. Tandem César-Ga'nn et
- Cléry Roubaix
- 15. Deckert Paris
- lü. Ph. Marot —
- 17. Caron
- 18. Andry-Bourgoois —
- 19. Bobard —
- 20. Nicolas —
- 21. Riga 1 —
- 22. G ras —
- Zb . Eole —
- Le Comi Lé a apporté d’importnnl es modificalim
- au projet primilii : : 1° Antomobi
- Il rfy aura que deux catégories
- au-dessus de 409 kilos ; 2° véliieul es au-dessous
- 400 kilos.
- La course se fera en trois étapes : Versailles-Blois ; Blois-Angoulème ; Angoulème-Bordeaux.
- Le départ est fixé au P mai„ La course aura donc lieu les 9, 10, 11 mai.
- * *
- Nous recevons à propos de cette course la lettre suivante :
- Monsieur le Directeur,
- Dans l’intérêt de tout le monde, je tiens à vous faire savoir que le 19 mai a lieu à Tours la toire la plus importante de l’année; principalement foire ux bestiaux. Il serait donc sage de recommander à MM. les Entraîneurs de Bordeaux-Paris la plus g ando prudence aux environs de notre ville, forcé-m 11t. 1res encombrés à ce moment.
- Agréez.... Ififloi u.tei:.
- p.277 - vue 281/833
-
-
-
- 278
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Notre Cooeonrs
- Le Ier mai était la limite extrême du délai d’envoi des mémoires participant à notre Concours.
- Nous sommes heureux de pouvoir constater que beaucoup d’ingénieurs n’ont pas cru perdre leur temps en rédigeant des réponses aux trois questions.
- Comme certains confrères ont bien voulu le dire déjà, de tels concours font avancer la question automobile plus que des manifestations sportives.
- La Locomotion Automobile sera toujours fière d’avoir inauguré dans notre industrie ce genre d’émulation et espère voir son exemple suivi.
- L’abondance des mémoires rendra le travail du jury assez pénible; nous ne nous en plaignons d’ailleurs pas, et nous remercions les cent vingt-sept chercheurs dont nous avons reçu les dossiers â l’heure où nous écrivons ces lignes.
- ¥ ¥
- Maintenant, quelques avis :
- Plusieurs concurrents ont envoyé leurs dossiers au dernier moment, annonçant qu’un autre pli suivait contenant des photographies ou des dessins mis au net , nous les prions de nous faire cette expédition le plus tôt possible, sinon nous serions forcés de ne tenir compte que du premier envoi.
- Autre demande :
- Nous rappelons à ceux qui ont adressé des mémoires anonymes, qu’il est nécessaire de nous faire parvenir, dans une lettre où il sera fait un rappel à l’épigraphe ou des signes distinctifs, une enveloppe fermée contenant leurs nom et adresse.
- La Direction.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombres de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; M. L. Béguin, leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- Le Critérium les motoeples
- Jeudi dernier s’est couru le critérium des mo-tocycles sur le parcours Etampes à Chartres et retour.
- Plus de cinq cents personnes se pressaient à l’arrivée et une dizaine de voitures et tricycles automobiles avaient amené de nombreux chauffeurs.
- Voici le classement :
- 1. Léon Bollée, voiturette Bollée, 1 h. 57’ 2”,
- 2. Wilfrid, voiturette Bollée, 2 h. 20’ 53” 3/5.
- 3. Bardin, tricycle de Dion-Bouton, 2 h. 21’ 32”.
- 4. Teste, tricycle de Dion-Bouton, 2 h. 23’
- 39” ib-
- 5. Antony, tricycle de Dion-Bouton, 2 h. 23’
- 39” 3/5- . „ , , , ,
- 6. Léon, voiturette Bollée, 2 h. 27 13’ .
- 7. Osmont, bicyclette de Dion-Bouton, 2 h.
- 29’ 37”-
- 8. Jamin, voiturette Bollée, 2 h. 29’ 52”.
- 9. Pellier, voiturette Bollée, 2 h. 30’43” 3/5.
- 10. Wuillaume, voiturette Bollée, 2 h. 30’ 48”.
- 11. Bourgeois, voiturette Bollée, 2 h. 36’ 51”.
- 12. Blin, voiturette Bollée, 2 h. 42’ 33” 2/5.
- 13. G. de Méaulne, voiturette Bollée, 2 h. 44’42”.
- 14. Griet, voiturette Bollée, 2 h. 51’ 5”.
- 15. Caron, voiturette Bollée, 2 h. 59'.
- M. Léon Bollée montait une voiturette de 8 chevaux. Le temps de 1 h. 57’ 2” bat tous les records du monde pour toutes espèces de machines, avec ou sans entraîneurs, même sur piste. Le matin même de la course, M. Léon Bollée s’était entraîné sur 23 kilomètres et s’était fait chronométrer par un ami : il avait mis 25’ juste pour couvrir cette distance, soit un kilomètre par minute.
- On remarquera que les temps des 13 premiers battent le temps de Viet, le vainqueur du Critérium de 1897 ; il est juste d’ajouter que l’épreuve s’était courue sur la route de Montgeron-Ozoir moins favorable à la vitesse et par un temps épouvantable. Le temps de Bardin, qui n’est pas sensiblement supérieur à ceux de MM. Teste et Antony arrivant presque roue dans roue, est excellent et lui fait grand honneur.
- Nous avons eu le plaisir, dit le Journal des Sports, de causer quelques minutes avec M. Léon Bollée, après que l’eau de mélisse fût venue à bout de la courte syncope qu’il eut à sa descente de machine. M. Léon Bollée subit les courses de vitesse et y prend part tout en les condamnant. Elles ne prouvent rien, nous a-t-il dit, et empêchent les constructeurs de travailler à chercher des améliorations pour les véhicules destinés au public, occupés qu'ils sont à construire des véhicules de course. M. Bollée qui avait 8 chevaux de force effectifs à sa disposition, n’a jamais fait appel à cette force; il a tout le temps retenu so.i moteur, se réservant de lui demander tout ce qu’il pouvait donner au cas où il se verrait approcher par un concurrent.
- Il prendra part à une autre course, pour couvrir 100 kilomètres en 100 minutes juste, après quoi, il cédera la place à d’autres, ne voulant plus risquer sa vie.
- Une protestation d’un des concurrents s’étant élevée au sujet du poids de la voiturette montée par M. Boilée, on est allé à la gare d’Etainpes peser celle-ci et l’on a constaté que son poids était de 220 kilos. O11 sait que récemment l’Au-
- p.278 - vue 282/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 279
- tomobile-Club de Fran;e a défini « motocycle » tout véhicule pesant 200 ou moins de 200 kilos.
- M. Bollée se trouve ainsi privé du bénéfice nu-tériel de sa victoire, le premier prix revenant à W.ilfrid.
- Le Concours de Fiacres
- Voici les engagements reçus jusqu’ici pour le Concours des Fiacres. Jusqu’au 15 mai le prix des engagements est de 400 francs,
- Pétrole :
- Panhard-Levassor, 5 voitures.
- Prétot, avant-train.
- Peugeot, 1 coupé
- Brûlé et Cie, 1 cab.
- Compagnie générale des Automobiles, 1 voiture.
- Agence générale des Automobiles, 1 voiture.
- Electricité :
- Kriéger, 4 voitures.
- Compagnie française des Voitures électro-mobiles, 2 voitures.
- Compagnie générale des Transports automobiles, 1 coupé.
- Jeantaud, 6 voitures.
- Compagnie générale des Voitures à Paris, 2 voitures.
- D orè, 1 coupé.
- Avis aux concurrents
- MM. les constructeurs qui ont l’intention de faire figurer un ou plusieurs véhicules électriques au Concours international des voitures de place automobiles, qui aura lieu à Paris, du Ier au 12 juin prochain, sont invités à fournir à la Commission, dans le plus bref délai possible, et pour chacune de leurs voitures, les renseignements suivants :
- 10 Voltage nécessaire pour la recharge des accumulateurs ;
- 20 Charge à intensité constante ou décroissante.
- Dans le premier cas, indiquer l’intensité du courant de charge.
- Dans le second cas, indiquer le maximum et le minimum de cette intensité ;
- 30 Durée approximative de la charge;
- 40 Si le véhicule doit accomplir le parcours de 60 kilomètres stipulé au programme sans recharger ses accumulateurs, ni les changer, ou bien si, au contraire, les accumulateurs devront être rechargés ou changés en cours de route.
- Les réponses doivent être adressées à M. G.Forestier, 5, rue de Lille, à Paris.
- Décisions de la Commission du Concours
- Ils sont en outre avisés que la Commission du Concours a pris les décisions suivantes :
- i° L’usine Clément, à Levallois-Perret (au coin de la rue de Courcelles et du quai Michelet), a été choisie comme lieu de remisage et de départ ;
- 20 La journée du Ier juin sera consacrée aux pesées des véhicules et à des expériences de résistances à la traction, de consommation, etc.
- Les accumulateurs seront pesés soit le premier jour, soit le dernier jour du Concours, au choix des concurrents :
- 3° Toutes les voitures accompliront chaque jour
- le même itinéraire d’environ 60 kilomètres, avec un arrêt obligatoire de même durée pour toutes les voitures, pour le déjeuner ;
- 40 Le dernier jour sera consacré à une promenade à Versailles avec retour dans le défilé de Longchamp ;
- 50 Chaque voiture devra être munie d’un ampèremètre et d’un voltmètre apériodiques disposés de manière que la lecture en soit facile pour le commissaire qui sera à bord de la voiture.
- La graduation de l’ampèremètre devra être telle qu’elle permette de lire l’intensité maxima (lors des démarrage» en rampe, par exemple, rue des Martyrs et rue de Magdebourg) ;
- 6° Le courant nécessaire à la recharge des accumulateurs sera fourni aux concurrents sous le potentiel de 110 volts ou 220 volts à leur choix. Ils auront à faire eux-mêmes, à leurs frais et sous leur responsabilité l’installation qu’ils jugeraient nécessaire entre les bornes d’arrivée du courant et les bornes de la voiture (rhéostat, appareils de mesure, disjoncteur, etc.). Néanmoins les compteurs destinés à enregistrer l’énergie fournie sous le contrôle de la Commission, seront installés par ses soins et rentreront dans les installations prévues à l’article 12 du programme.
- 70 Dans le cas où le courant disponible serait insuffisant pour charger simultanément toutes les voitures, celles-ci seront chargées dans leur ordre d’inscription au concours.
- La Course du “ Mi-Sport ”
- Automobile s, Marseille- Aix-Salon-Marseille
- La course d’automobiles, Marseille-Salon et retour, organisée par le Midi-Sport, course qui avait été remise en partie à cause de la pluie dimanche dernier, a été cette fois favorisée par un très beau temps et a obtenu un succès complet.
- Les motocycles ont disputé leur course par un temps tel qu’on a dû la recommencer et les voi-turistes d’un commun accord avaient décidé de renvoyer la course à aujourd’hui.
- Se sont présentés au départ :
- Voitures : MM. Mery, Exel, Rivoire, Dubois, Catzigras,- Mallet, Lanteaume, Gras, Genin, Berger.
- Motocycles (ire série, 1 cheval 1/4 et voitpçettes à 2 chevaux): Trouchet, Larchevèque, Lantéaupie, Géache, Imbert, Roche.
- Motocycles (y* série, tii. 1 cheval 3/4 et voi-turette de plus de 2 chevaux) : Barbaroux, Sibelly, Marnet, Masprouvi, Triblane, Cavasse, Marcellin, Dethilma.
- Les arrivées se sont faites dans l’ordre suivant :
- Voitures — Ier Dubois en 6 h. 24 m. 25 s., 2e
- Mery 6 h. 25 m. 35 s., 3e Berger 6 h. 36 m. 20 s.,
- 4e Exel 6 h. 39 m. 8 s., 5e Genin 6 h. 46 m. 40 s.,
- 6e Mallet, 7 h. 14 m. 30 s%
- Motocycles (ira série, tricycles de 1 cheval 1/4 et voiturettes de 2 chevaux) : Ier Imbert en 6 h. 55 m. 28 s., 2e Roche 7 h. 7 m. 30 s., y Géache 7 h. 55 m. 15 s.
- Motocycles (2e série, tricycles 1 cheval 3/4 et voiturettes de plus de 2 chevaux) : 1e1 Marcellin en 5 h. 34 m. 30 s., 2e Dethilma 6 h. 48 s.. 3°
- Cavasse en 6 h. 33 m. 20 s., 4e Marnet S h,
- 40 m. 5 s.
- Le succès a été complet sur toute la ligne et le Midi-Sport mérite .des éloges pour l’initiative qu’il a prise.
- p.279 - vue 283/833
-
-
-
- 280
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L'état actuel de l'industrie automobile
- La Compagnie Générale des automobiles
- Tyx>es des anciennes voitures de la Compagnie Générale des Automobiles
- La Compagnie Générale des Automobiles est une des premières Sociétés anonymes françaises qui aient été constituées uniquement en vue de l’industrie automobile. Sa création remonte en effet au mois de décembre 1895.
- Elle fut fondée par M. L. Triouleyre, ingénieur des mines, actuellement président du Conseil d’administration, qui n’a cessé de lui prodiguer tous ses soins depuis l’origine.
- Les statuts ont prévu un développement très large ; voici d’ailleurs comment est défini l’objet de la Société ;
- « La Société a pour objet :
- « L’étude de toutes questions relatives aux transports ;
- « L’industrie et le commerce des véhicules de toutes sortes et en particulier des automobiles, des cycles, etc., ainsi que des bateaux, etc.
- « L’entreprise de tous transports, privés et publics, de voyageurs et de marchandises, ainsi que tout ce qui s’y rapporte, par conséquent l’obtention de concessions, l’organisation d’exploitations, la constitution de Sociétés similaires, etc., en un mot tout ce qui intéresse la locomotion ; et généralement toutes opérations, commerciales, industrielles et financières pouvant s’y rattacher. »
- p.280 - vue 284/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 281
- La Société voulant avant tout faire œuvre personnelle, s’est mise à étudier de nouveaux types de voitures, portant à la fois ses recherches sur le pétrole et sur la vapeur. De ce fait, elle a pris en France et à l’étranger, divers brevets qu’elle exploite, et dont plusieurs ont été déjà décrits.
- Le capital initial était de 60 ooo francs, il fut porté à ioo ooo fr. l’année suivante. C’est avec ces ressources relativement modestes, que la Compagnie a pu grâce à une sage administration, mener à bien les études qu’elle avait entreprises. Aussi, tient-elle une place honorable dans la liste des grandes maisons de construction.
- *
- * ¥
- Les premières voitures de la Compagnie Générale, élégantes d’aspect, affectaient des formes courbes. Nous donnons des photographies de ces anciennes voitures, dont nos lecteurs ont vu la description complète donnée par notre collaborateur Paul Sarrey, dans notre numéro du 10 décembre 1896.
- La Compagnie s’éloigne de plus en plus de ces formes pour simplifier la construction.
- C'est que dans toutes ses voitures, les châssis sont métalliques; et non seulement les châssis courbes étaient d’une fabrication beaucoup plus délicate et plus coûteuse, mais précisément en raison des courbures, la rigidité était moins grande qu’avec les châssis droits qu’elle a adoptés; d’autant mieux que sur les deux côtés ces derniers sont renforcés par des flasques qui permettent un montage mécanique d’une grande précision. Cette disposition n’a pas cependant pour effet, comme on pourrait le croire au premier abord, d’alourdir l’ensemble; en réalité, il y a une meilleure répaitition des efforts, et une meilleure utilisation du métal.
- En même temps, la fabrication se trouvant sensiblement simplifiée, le prix de revient subit une amélioration coi respondante au temps gagné. D’ailleurs, s’inspirant des principes de tous les ingénieurs qui sont familiarisés avec les machines, les directeurs de la Compagnie s’efforcent tou-
- jours de réduire le nombre de pièces et surtout le nombre de types des pièces qui entrent dans la construction des voitures. Non seulement c’est un avantage pour l’acheteur qui n’aura pas ji se préoccuper d’une infinité de pièces de rechange, mais c’est en même temps tout à l’avantage des constructeurs, dont les approvisionnements peuvent être très notablement réduits : d’où économie de fonds de roulement et temps gagné au mon-tage, les nièces étant ajustées à l’avance et interchangeables.
- Les premières études de la Compagnie Générale ont porté sur l’ensemble de la voiture à pétrole, 1 agencement de tous les organes en vue d’en rendre l’entretien facile, de réduire l’usure, de permettre rapidement sans fatigue et sans danger toutes les manœuvres, et le tout en augmentant le confortable des yoitures, partant de cette idée, qu elles doivent se prêter à de longues courses sans fatigue pour les voyageurs. A ce dernier point de vue, l’agrandissement des sièges en largeur et en profondeur, l’amélioration des dossiers et des accoudoirs étaient déjà quelque chose : la
- ouble suspension de la caisse sur le châssis donna
- d’emblée une douceur incomparable, les cahots de la route comme les vibrations du moteur, restant localisés dans le châssis.
- fn autre avantage marqué de la Compagnie Générale, c’est que le moteur peut être mis en marche sans que le conducteur ait à quitter le siège, à aucun moment. Par une manœuvre très simple, quelques tours de manivelle suffisent pour faire partir le moteur à une allure modérée, toujours dans le sens de la marche normale, c’est-à-dire'sans mainte du départ en arrière si dangereux dans beaucoup de mote-urs. Une fois le moteur en marche, le conducteur dispose à son gré aie sa vitesse par une petite roue qui commande l’allumage. L’embrayage se fait alors très progressivement, sans choc, par le réglage de la tension d’une courroie qui transmet la force à l’arbre intermédiaire portant les différentes vitesses. Toutes les manœuvres sont groupés sous les mains du conducteur, autour de l’axe de la direction.
- Après avoir résolu d’une façon aussi satisfaisante les délicates questions d’agencement général, la Compagnie se mit à perfectionner les moteurs en
- p.281 - vue 285/833
-
-
-
- 282
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tous leurs détails : son moteur actuel à deux cylindres, d’une force de 6 chevaux, est d’une construction remarquable.
- Bien qu’il pèse seulement 120 kilogs, toutes les pièces en sont robustes, indéréglables ; le graissage s’effectue partout automatiquement, à l’abri de la poussière ; la combustion s’opère d’une manière si parfaite qu’il n’échappe pas la moindre odeur : aussi ui oblient-cn un travail utile excellent.
- Pour bien des raisons, notamment la facilité de mise en marche, qui permet d’arrêter le moteur chaque fois qu’on arrête la voiture, la faculté de régler l’allure dans des limites très étendues, par un changement dans le moment d’allumage, d’où possibilité de faire varier la consommation dans le rapport de 1 à 3 environ, sans altérer la qualité du mélange carburé, la sécurité contre les risques d’incendie et d’explosion, la Compagnie Générale est très attachée à l’inflammation électrique.
- Ses moteurs, à un ou deux cylindres, pourraient marcher verticalement, aussi bien qu’horizontalement ; elle préfère cependant cette dernière solution qu’elle considère plus rationnelle et plus commode pour l’agencement des organes. Il est d’ailleurs à remarquer que, en marche,tes vibrations du moteur étant longitudinales, se composent avec la marche dans le même sens et disparaissent pour les voyageurs, tandis que les vibrations dues à un moteur vertical, composées avec la marche produisent un mouvement sinusoïdal d’autant plus fatigant que la vitesse de translation est plus réduite : à l’arrêt de la voiture certains moteurs verticaux produisent une véritable impression de pi-lonnement. Un ingénieux système de changement de vitesse, permettant la marche arrière, et basé sur les principes de roues différentielles, est dû au Directeur, M. G. Valentin ; il a pour caractéristique un passage progressif continu de la vitesse zéro à la vitesse maxima des organes.
- * •¥•
- Les voitures à pétrole de la Compagnie Générale des Automobiles, sont bien connues de nos lecteurs et de tous les chauffeurs qui se tiennent au courant des nouveautés intéressantes. Cependant la nouvelle voiture, type 1898, qui vient de faire son apparition n’a pas encore été décrite et nous croyons intéressant de dire en quoi elle diffère des précédentes. Nous donnons en tète de ce numéro la photographie de cette voiture non encore terminée.
- C’est une Victoria, très élégante de forme, très finie dans toutes ses parties, destinée à être conduite du siège avant, par un cocher ou autocar-man. La caisse proprement dite comporte deux sièges en regard l’un de l’autre, très confortables, dont l’un peut se rabattre à la manière des strapontins ordinaires, et dont l’autre fixe, est protégé par une capote.
- Le train est à peu près identique à celui des autres voitures de cette Compagnie; les roues avant directrices ont 700 m/m. de diamètre; l’essieu brisé est à pivot. Les roues arrière motrices ont 1 000 m/m. de diamètre; l’essieu courbé est très résistant. Les roues sont garnies ou non de caoutchouc. Les ressorts d’avant sont à pincettes, fortement fixés au châssis; les ressorts d’arrière sont simples ayant une extrémité à menotte, et l’autre fixée à une tige filetée pour le réglage de la tension des chaînes.
- Le châssis est entièrement métallique comme à l’ordinaire, constitué par des cornières et des U . Ce châssis"est ajusté avec un soin tout parficulier, et, comme il est rigide, le montage de tous les organes mécaniques est parfaitement assuré ; c’est une des raisons du bon rendement et de la faible usure des machines de la Compagnie Générale des Automobiles.
- Le moteur est à 2 cylindres parallèles du type 1898, à graissage automatique, à inflammation électrique variable; les pistons actionnent une manivelle unique. L’échappement des gaz brûlés se fait dans une boîte silencieuse ; le reiroidissement du moteur est assuré par une circulation d’eau provoquée par une petite pompe rotative.
- La mise en marche du moteur se fait aisément du siège.
- L’arrêt normal de la voiture s’obtient en détendant la courroie : par la même manoeuvre on commande automatiquement le ralentissement du moteur et on serre les freins d’enroulement sur les moyeux des roues motrices. Si l’arrêt doit être prolongé, on arrête le moteur en coupant le courant électrique : on réalise ainsi une économie avec d’autant moins d’hésitation que le moteur est plus facile à mettre en marche.
- Si l’arrêt se produit en rampe, il faut avoir soin de poser la chambrière de recul pour éviter que la voiture parte en arrière, ce qui pourrait être dangereux ; il est prudent, si la rampe est forte, de faire agir en même temps le frein à main qui serre sur les jantes.
- Le châssis de la voiture est fait de manière à pou voir être utilisé pour les formes les plus courantes et entre autres : le duc, la Victoria, le vis-à-vis, le dog-cart, le phaéton, le mylord, la wagonnette, le breack, la voiture de commerce, la tapissière, le cab, le char-à-bancs.
- Avec un châssis un peu différent, mais en conservant lç même montage des organes mécaniques, on peut construire le coupé, le landaulet, le lan dau, l’omnibus de famille, l’omnibus de gare, etc.
- Pour ces différentes formes de voitures, la puissance du moteur varie de 4 à 6 chevaux (3 à 4, 5 poncelets).
- *
- * *
- Ne s’en tenant pas au pétrole, la Compagnie Générale des Automobiles, s’est consacrée concurremment à l’étude des voitures à vapeur; elle a fait la prerpière application connue du moteur rotatif épicycloïdal système A. Gérard, et pour l’actionner elle a construit une très intéressante chaudière dont tous les éléments sont aisément réglables.
- Nous renverrons d’ailleurs nos lecteurs aux numéros de notre Revue du 4 février 1898 et du 24 février 1898, où ont été décrits le moteur et l’omnibus. _
- Pour le pétrole, comme pour la vapeur, des brevets couvrent les dispositions originales inventées par la Compagnie Générale : aussi, loin de prendre des allures mystérieuses à l’égard des visiteurs, est-elle toujours disposée à accueillir avec empressement ies demandes de renseignements qui lui sont faites.
- Dans son atelier de’Paris, on peut voir plusieurs types de ses voitures à pétrole, et la partie mécanique de son omnibus à vapeur. En outre les bureaux d’étude y annexés fournissent tous les renseignements désirables.
- Nous pouvons même ajouter que la Compagnie ne refuse jamais l’essai de ses voitures : la proximité du bois de Vincennes, trop négligé des Pa-
- p.282 - vue 286/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 283
- risiens, rend d’ailleurs les sorties agréables,par un beau temps,bien entendu.
- Cette Société a pris part aux principales expositions organisées depuis sa fondation et se prépare pour celle du mois de juin.
- A l’égard des courses, elle professe l’enthousiasme le plus réduit, envisageant seulement le côté pratique de l’industrie automobile et considérant les vitesses excessives atteintes lors des dernières courses co.ame dangereuses à tous les points de vue, et sans aucune utilité pour la majorité des acheteurs. Elle a cependant pris part à la course Paris-Marseille en 1898, mais en annonçant à l’avance qu’elle engageait une voiture de promenade, et qu’en conséquence elle ne dépasserait pas 25 kilomètres à l’heure ; ce qu’elle a fait d’ailleurs.
- Depuis, elle se tient à l’écart de ce mouvement et n’a pas l’intention de courir cette année.
- Le délai de fabrication pour les voitures des types catalogués est en ce moment de trois mois; pour les autres, la durée des études et la confection des modèles spéciaux demandent un à deux mois de plus.
- Voilà pour le présent : quels sont donc ses projets?
- Elle voit un grand avenir en ses omnibus, tracteurs, tramways et camions à vapeur, dont les premières études ont donné toute satisfaction. Mais en raison de l’approche de la belle saison, et des demandes pressantes de voitures légères, elle consacre toute son activité sur les voitures à pétrole.
- Elle achève un nouveau modèle de victoria, type 1898 (nous donnons les photographies du moteur et de la voiture non encore terminés), qui prendra place à l’Exposition de juin organisée par l’Automobile-Club de France. La même voiture est destinée à prendre part au Concours institué par la Locomotion Automobile, ainsi qu’au Concours de Fiacres.
- Disons encore quelques mots du rôle de la Compagnie générale des Automobiles : si elle ne croit pas à l’influence favorable des courses, surtout telles qu’elles ont été organisées jusqu’à ce jour, au point de vue du développement de l’automobilisme et des perfectionnements de la construction, elle reconnaît cependant que de vigoureuses poussées, comme celles du Petit Journal en 1894, sèment à tous les vents l’idée d'une chose nouvelle, inconnue la veille aux grandes masses.
- Dans le but de contribuer aussi largement que possible à la vulgarisation de l’automobile, la Compagnie générale a institué, non seulement des démonstrations pratiques, mais aussi des leçons de machines et de conduite de voitures, absolument gratuites pour ceux qui désirent se familiariser avec les attrayants véhicules mécaniques. Ces cours sont ouverts à tous les membres du Touring-Club, de l’Automobile-Club et aux abonnés de notre journal qui en feront la demande, à la direction des ateliers, 65, boulevard Soult. La Compagnie a déjà fait un certain nombre de bons élèves, auxquels elle a fait obtenir l’autorisation préfectorale de conduire. A la belle saison, elle organise de fréquentes caravanes, sous la direction d’un de ses ingénieurs, rassurant ainsi les débutants contre la crainte exagérée de la panne traditionnelle.
- Dans un autre ordre d’idées, elle a rendu un signalé service à fous les chauffeurs parisiens en prenant l’initiative de démarches qui ont eu pour effet d’obtenir de l’Administration de l’octroi le régime actuel, grâce auquel on évite de payer,
- comme jadis, plusieurs fois la taxe d’entrée sur une même quantité de pétrole, A ce titre, elle aurait droit à la reconnaissance publique,
- Pour être complets, il faut dire encore que le régime de la Société est le plus libéral possible ; c’est ainsi q”e les statuts accordent au personnel une part dans les bénéfices
- Enfin,la Compagnie Générale des Automobiles, bien qu'elle ait accompli des travaux très personnels, a toujours réservé l’accueil le plus ouvert aux inventeurs, si nombieux, tentés par la locomotion, leur donnant les conseils sages et désintéressés qu’elle leur continuera toujours, nous en avons l’assurance.
- G. D-
- La Mrelap les AutomoMlas brevetées
- et le délit d’usage personnel
- Confèrence faite par M. Marillier à V Automobile-Club, le 4 mai 1898 (1)
- C’est une erreur assez généralement répandue en France de croire que toute personne peut, sans l’autorisation de l’inventeur, fabriquer et employer pour son usage personnel des objets brevetés.
- Or, il n’en est rien, et comme cette ignorance de la loi a déjà occasionné à de nombreux délinquants des mécomptes devant les tribunaux, nous avons pensôiqu’il était de l’intérêt de l’Automobile-Club, et surtout de ceux qui possèdent une voiture ou se proposent d’en acquérir une, de connaître exactement la loi. Nous allons donc en nous appuyant sur les textes et sur les auteurs les plus autorisés, ainsi que sur les jugements déjà rendus sur la matière, exposer ce point de droit.
- Aidé des conseils de Me J. Desjardin,l’éminent avocat qui s’est acquis une célébrité justifiée dans les procès en contrefaçon, et en nous guidant aussi sur les consultations que nous sommes fréquemment appelés à donner à nos clients, poursuivants et poursuivis, nous allons essayer de déterminer d’une manière aussi claire et aussi Succincte qu’il nous sera possible, la jurisprudence admise actuellement en ce. qui concerne l’usage personnel, et ce, afin que les acheteurs de voitures automobiles puissent se prémunir contre toute accusation de recel et par suite contre tout procès qui pourrait s’en suivre.
- La loi de 1844 sur les brevets d’invention dit :
- Art. 40. — Toute atteinte portée aux droits du breveté, soit par la fabrication de produits, soit par l’emploi de moyens faisant l’objet de son brevet, constitue le délit de contrefaçon. Ce délit sera puni d’une amende de 100 à2 000 francs.
- Art.41.—Ceux cpix ontsciemment recelé, vendu ou exposé en vente, ou introduit sur le territoire français un ou plusieurs objets contrefaits, seront punis des mêmes peines que les contrefacteurs.
- Art. 49. — La confiscation des objets reconnus contrefaits et le cas échéant, celle des instruments ou ustensiles destinés spécialement à
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle.,— Paris.
- p.283 - vue 287/833
-
-
-
- 284
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- leur fabrication, seront meme en cas d’acquittement prononcées contre le contrefacteur, le re-céleur, l’introducteur et le débitant.
- Les objets confisqués seront remis au propriétaire du brevet, sans préjudice de plus amples dommages-intérêts et de l’affichagedu jugement, s’il y a lieu.
- Ce que nous sommes convenus aujourd’hui d’appeler « l’Automobile » étant de création récente, il en résulte que presque toutes les voitures de ce genre qui sont actuellement en circulation, font l’objet de brevets, sinon dans leur ensemble, du moins dans une ou plusieurs de leurs parties. Il est donc d’un intérêt primordial pour l’acheteur de prendre certaines précautions afin d’éviter de commettre, même innocemment, un délit qui tomberait sous le coup de l’art. 41.
- Nous allons donc passer en revue les différents cas qui peuvent se présenter, sans nous occuper bien entendu du fabricant qui construit pour les vendre, des voitures brevetées par un autre et qui tombe ainsi, comme tous les autres contrefacteurs, sous le coup de l'article 40.
- 1° La personne qui achète de bonne foi en France et pour son usage personnel une voiture contrefaite, tombe-t-elle sous le coup de la loi ?
- Définissons d’abord l’usage personnel :
- C’est suivant la formule de MM. Picard et Olin, l’emploi que fait un individu d’une chose dont il relire lui-même et directement les avantages ». Il y a usage personnel, dit aussi M. Mainié tontes les fois que le produit n’est employé que pour l’utilité personnelle de son détenteur, sans qu’ii en espère ou en tire aucun bénéfice, li y a usage personnel quand le produit ne sert q.i’à l’utilité ou à l’agrément, do celui qui l’emploie.
- Ceci posé, il est évident qu’on ne peut exiger des particuliers, étrangers à l’industrie mécanique, qui achètent et qui emploient de bonne foi des voitures qui leur sont offertes, une connaissance approfondie des monopoles qui peuvent exister dans la dite industrie, et l’appréciation exacte do l’étendue des droits que des brevets qu’ils ignorent peuvent donn.er à des inventeurs qu’ils ne connaissent pas davantage.
- L’usage personnel, dans ces conditions, de la voiture contrefaite ne peut pas en toute justice constituer le délit de recel prévu par l’article 41, qui, pour être punissable, doit être d’après le même article commis sciemment.Cette opinion est unanimement admise, malgré l’article 40, qui plaçant sur la même ligne le fabricant et l’acheteur, punit de la même manière la fabrication et l’emploi.
- D’ailleurs, différents jugements rendus dans ce sens pour des cas analogues ont donné force de loi à cette jurisprudence. Ainsi, en 1864, la Cour de Douai a jugé que celui qui achète de bonne foi et emploie pour les besoins de son ménage un ustensile de cuisine, ne se rend pas coupable de contrefaçon. La Cour d’Angers eu 1870 a jugé dans le même sens.
- C'est cependant, en cas de procès, au prévenu a éiablir sa bonne foi, le breveté n’ayant d’au-ire preuve à fournir que celle de la matérialité do la contrefaçon.
- Cependant il est bien certain qre les intérêts du breveté se sont trouvés lésés, puisque par l’achat d’une voiture à. un contrefacteur, le pré-
- venu d’emploi illicite a fait perdre audit breveté un bénéfice qui devait légitimement lui revenir, et il est juste, par conséquent, qu’une compensation soit accordée à ce dernier. Cette compensation est fournie par l’article 49 qui ordonne, en faveur du propriétaire du brevet, la confiscation do l’objet reconnu contrefait même en cas d’acquittement.
- Il serait, en 'effet, illogique, dit Pouillet, de laisser l’objet contrefait aux mains de celui qui s’en sert pour son usage personnel, puisque, tout au moins, à dater du jour où il obtient son renvoi, il est assurément constitué possesseur de mauvaise foi.
- Nous devons ajouter que la bonne foi reconnue du délinquant lui permet d’exercer un recours en garantie, mais devant la juridiction civile seulement, contre l’auteur de la contj’e-façon, dans l’espèce celui qui lui a vendu sa voiture automobile.
- Reste la' question des dépens : Au correctionnel, le prévenu acquitté ne peut-être condamné aux dépens. Au civil, il n’en est plus de même ; les dommages et intérêts sont répartis au gré du juge qui reste maître de condamner le prévenu, même de bonne foi, aux dépens.
- 2° La personne qui achète en France une voiture automobile pour sou usage personnel, sachant qu’elle constitue une contrefaçon, commet-elle un délit?
- D’après ce qui précède, et bien qu’il soit ad" mis que l’usage personnel no constitue pas le délit de contrefaçon prévu par l’art. 40, la réponse n’est pas douteuse : Le détenteur est dans ce cas complice du contrefacteur ; il est recà-leur, car ainsi que le dit M. Blanc, les « seules conditions du recel sont la détention matérielle et la connaissance q ;e l’objet détenu provient d’un délit. » Il faut ajouter surabondamment, dit encore le même auteur, « que ceux qui achètent sciemment un objet contrefait pour l’appliquer à leur usage personnel, sont les recéleurs les plus redoutables pour la propriété industrielle, parce qu’ils sont les consommateurs, et que leur impunité réduirait à néant les droits du breveté ».
- Le recel tombe donc directement sous le coup de l’art 41, qui punit ceux qui ont sciemment recelé un ou plusieurs objets contrefaits, et le détenteur illicite et de m mvaise foi d’une voiture contrefaite peut être condamné à l’amende, aux dommages-intérêts et à la confiscation de sa voiture an profit du breveté.
- Nous ajouterons que dans ce cas, lecondamné ; pour usage personnel illicite ne peut appeler en garantie celui auquel il attribue l’exécution du délit incriminé, c’est-à dire en l’espèce le constructeur ou le vendeur do la voiture automobile.
- En effet, chacun doit être rendu personnellement responsable de ses actes en matière légale, et il est de toute justice que la responsabilité d’un acte, qualifié délit par la loi, ne puisse être déclinée par son auteur efrejetée sur une autre personne. Il est évident que si le délit est commis avec la coopération d’un tiers, cela ne peut que donner la preuve d’une complicité, et non celle de l’innocence du réclamant dont le complice, coupable de la même manière est responsable au même titre.
- p.284 - vue 288/833
-
-
-
- LA LOv-OAiOTlON AUTOMOBILE
- 285
- 3* Le loueur qui achète des voitures contrefaites pour les besoins de son commercé est-il punis sable ?
- Ici nous sortons de l’usage personnel pour entrer dans l'usage commercial qui est établi, comme le dit Pouillet en vue d’une spéculation, en vue d’un bénéfice à réaliser, en vue d’un trafic, et qui, contrairement à l’usage personnel, destine l’objet à la jouissance du public.
- Si la jurisprudence adoptée écarte de la classe des contrefacteurs ceux qui achètent pour leur usage propre, il n’en est pas de même pour ceux qui achètent, même de bonne foi, pour les besoins de leur commerce, des produits contrefaits. On admet que leur position de commerçants leur fait un devoir de prendre leurs précautions au préalable, et de s’informer s’ils n’empiètent pas sur la propriété d’autrui. Les délinquants tombent donc sous le coup de l’article 40,et sont punissables au même titre que le fabricant contrefacteur.
- Ainsi la Cour de Paris a condamné : en 1856, une Société industrielle qui exploitait un système de bateau contrefait et breveté d’autre part; 2- En 1885, un hôtelier qui, de bonne foi d’ailleurs, avait mis dans son hôtel un ascenseur contrefait à la disposition de ses clients.
- Cependant, il est bon d’établir ici une distinction dans l’usage commercial : Il y aurait, en effet, usage commercial de la part d’un industriel qui achètera des voitures automobiles pour les louer au public, mais il y aura seulement usage personnel (pouvant donner lieu à un acquittement en cas de bonne foi) de la part d’un marchand de nouveautés, par exemple, qui achètera une voiture contrefaite pour effectuer ses livraisons.
- En effet, le commerce des nouveautés n’est pas ici la conséquence de l’objet breveté, qui n’offre aucun rapport direct avec ce commerce et ne peut avoir par conséquent aucune influence sur les bénéfices réalisés par son propriétaire.
- 4° Est-on contrefacteur quand on construit soi-même une voiture brevetée par un autre pour son usage personnel ?
- Cela n’est pas douteux, et le contrefacteur tombe, dans ce cas, sous le coup de l’article 40 qui écarte la question de bonne foi, car sans faire au sens propre du mot une concurrence cemmerciale au breveté, il a pourtant empiété sur ses droits et lui a porté, en ne lui achetant pas sa voiture, un préjudice dont il lui doit réparation .
- En effet, dès l’instant que le délinquant a construit pour son usage une voiture du système en question, c’est qu’il a trouvé certains avantages au dit système, et par conséquent il en résulte qu’il ne doit pas priver son auteur d’un bénéfice légitime, lequel n’est quelquefois que le remboursement d’essais fort coûteux et une faible indemnité pour les peines et les déboires que subissent trop souvent les inventeurs avant d’arriver- à un résultat satisfaisant.
- Incidemment, nous ajouterons qu’il a été décidé que le fait de fournir, môme en connaissance de cause, à une personne quelconque la matière première, pour fabriquer en contrefaçon un objet breveté, ne constitue pas en lui-même le délit puni par la loi de 1844®
- 5° La personne q[ui achète à l’étranger une voiture brevetée en France et l’y introduit pour l’y conserver, commet-elle un délit ?
- Celui qui a sciemment introduit sur le territoire français un ou plusieurs objets contrefaits est puni ries mêmes peines que le contrefacteur nous dit l’art. 41. Cela est fort juste, car le devoir du législateur est de protéger non seulement le breveté qui paie une redevance à l’Etat pour cela, mais encore l’industrie nationale qui se trouverait lésée par une introduction de ce genre.
- L’art. 41 atteint donc expressément ceux qui introduiraient sur le territoiré français une voiture contrefaite sans créer d’exception en faveur de l’introducteur qui destinerait la dite voiture à son usage personnel et n’enten irait pas en faire commerce.
- La jurisprudence est même tellement stricte sur ce point que la Cour de Paris a condamné en 1862 une personne qui avait introduit de l’étranger en Franco des objets qu’elle savait contrefaits, simplement dans le but de les produire en justice à titre d’antériorités.
- En 1882, la Cour de Cassation a déclaré coupable un industriel qui avait vendu sur échantillons des marchandises contrefaites fabriquées à l’étranger et livrables à l’étranger. Le fait de l’introduction des échantillons a paru suffire pour justifier cet arrêt.
- De plus le breveté, ou son cessionnaire français, a le droit de s’opposer à l’introduction en France de tous objets similaires fabriqués à l’étranger, alors même qu’ils émaneraient des cessionnaires étrangers et auraient ainsi acquitté la redevance stipulée par le breveté pour l’exploitation de son brevet étranger. En effet, lors de la cession qu’il a consentie pour un pays étranger, le breveté s’est réservé l’exploitation en France; il a peut-être même cédé ses droits à un tiers, dont les intérêts se trouveraient alors lésés par cette introduction, j Cependant la Cour de Douai a jugé en 1885 que l’introduction n’était punissable que lorsqu’elle était faite de mauvaise foi, c’est-à-dire que lorsque son auteur connaissait l’existence du brevet français.
- 6* La personne qui achète à l’étranger une voiture brevetée en France, et qui vient y faire une si uple excursion pour repasser ensuite en pays étranger, peut-elle être poursuivie ?
- Ici nous touchons un point fort délicat et fort difficile à élucider, faute de jugements antérieurs.
- Si nous nous en tenons strictement à l’art. 41, nous voyons qu’il ne permet ni distinction, ni exception. Il considère le fait matériel de l’introduction sur le territoire français comme étant un délit punissable, quel que soit le but de l’introducteur.
- Peut-être pourra-t-on objecter qu’une voiture introduite en France pourune simple promenade ne s’y trouve qu’en transit. Mais en réalité s’agit-il bien ici d’un transit?C’est assez douteux, car la voiture, contrairement aux marchandises transportées, s’arrête forcément en oours de route, et puis la jurisprudence hésite encore sur la légitimité d’un transport à travers la France d’objets brevetés fabriqués par exemple en Belgique, et dirigés sur l’Espagne. Un juge-
- p.285 - vue 289/833
-
-
-
- 286
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ment de 1860 permet le transit, tandis qu’un jugement de 1874 le refuse. Les auteurs ne sont pas davantage d’accord.
- Nous manquons donc d’éléments certains pour élucider ce cas. Mais cependant il n’est pas douteux à notre avis que si l’introduction à été faite par une personne connaissant le brevet français, cette personue ne tombe sous le coup de l’article 41 et ne puisse être condamnée pour recel.
- Mais s’ils’agit, comme c’est le cas le plus général, d’une personne ignorant le brevet français, qu’arrivera-t-il ?
- Puisqu’elle est de bonne foi, elle ne peut évidemment être accusée de recel. Mais alors lui confisquera-t-on sa voiture ? Nous l’ignorons quoique nous ne le pensions pas, car une pareille doctrine pourrait entraîner trop loin. Elle autoriserait/par exemple, le possesseur d’un brevet à saisir la malle d’un voyageur qui traverse la France, sous prétexte que le système de la serrure lui appartient, de lui prendre par voie d’huissier son parapluie, ses boutons de manchettes, etc., pour la même raison. Ce serait évidemment intolérable et nuirait considérablement à la réputation d’hospitalité que la France a su s’acquérir.
- La raison, faute d’autres bases, nous incite à croire que jamais le promeneur de bonne foi ne subira chez nous aucun préjudice.
- Il est néanmoins certain qu’on ae peut empêcher le breveté de demander la saisie, et il est probable aussi que le Tribunal sera forcé de la lui accorder, dans l’ignorance qu’il sera du plus ou moins de bonne foi du propriétaire de la voiture. Dans ce cas, c’est le tribunal du heu où la voiture contrefaite sera rencontrée qui est seul compétent, car c’est en cet endroit même qu’aura été commis le délit d’usage.
- Course fl’Automobiles de Périgueui
- Le lundi 2 mai s’est courue la course organisée
- ar le Yéloce-Club Périgourdin sur le parcours
- érig'ieux-Mussidan-Périgueux.
- Voici le classement des véhicules arrivés, par catégories. Aucune voiture n’ayant transporté plus de deux voyageurs, la première catégorie (voitures au-dessus de 4 places) a été supprimée.
- /. Voitures
- 1. M. G. Leys (Cannes), voiture Panhard, 6 chevaux, 700 kilos, 2 places, n° 17.
- 2. M. Léveilley (Bordeaux), phaëton Panhard, 8 chevaux, 1 200 kilos, 2 places, n° 5.
- 3. M. Pinaud (Bordeaux), voiture Audibert-La-virotte, 4 chevaux, 600 kilos, 2 places, n° 14.
- 4. M. Bord (Bordeaux), voiture Peugeot, 6 chevaux, 700 kilos, 2 places, ne 18.
- 5. M. Lafitte (Bordeaux), dog-cart Panhard, 4 chevaux, 700 kilos, 2 places, n° 19.
- 6. M. Journu (Bordeaux), voiture Gauthier-Wehrlé, 4 chevaux, 700 kilos, 2 places, n° 20.
- 7. M. Saules,
- 8. M. Barbereau-Bergeon (Bordeaux), Victoria Beigeon (MLB.), 6 chevaux, x 300 kilos, 2 places, n° 16.
- 9. M. Montet (La Juvénie), wagonnette Panhard, 4 chevaux, 750 kilos, 2 places, n® 23.
- II. Motocyclés (de 100 à 200 kilos)
- 1. M. Wiltrid (Pâtis), voiturette Bollée, n° 8.
- 2. M. le comte de Fayolle (Périgueux), voiturette Bollée, n° 3.
- 3. M. Didon (Périgueux), voiturette Bollée, n° 6.
- III. Motocycles (au-dessous de 100 kilos)
- 1. M. Osmont (Paris), tricycle de Dion-Bou-ton, n° 32.
- 2. M. Bardin (Paris), tricycle de Dion-Bou-ton, n° 33.
- 3. M. Roger (Tours), tricycle de Dion-Bouton, n° 30.
- 4. M. le comte de Solages (Saint-Sulpice), tricycle de Dion-Bouton, n° 24.
- 5. M. Gqnthier (Périgueux), tricycle Gladiator, n° 4.
- 6. M. Fontnouvelle,
- A 4 kilomètres du départ de la course, la voiture, n° 31 (phaëton 2 places) conduite par le marquis de Montaignac accroche la voiture n° 28, conduite par M. Montariol. Ce dernier n'eut rien mais son mécanicien fut sérieusement blessé. Quant au marquis de Montaignac il est mort et son mécanicien est très grièvement blessé.
- L’acoident
- Voici d’après les explications que le marquis de Montaignac a pu donner lui-même avant d’expirer, comment l’accident s’est passé.
- Après avoir descendu une petite rampe, M. Montariol marchait en palier tenant sa droite et à une vitesse de 28 à 40, quand le marquis de Montaignac qui venait derrière voulut en le dépassant, lui dire adieu de la main droite. En faisant ce mouvement, la main gauche qui tenait la direction obliqua, la voiture tourna droite et ses roues arrière acrochèrent la roue gauche avant de la voihii'e de M. Montariol.
- La voiture de celui-ci fut culbutée dans le fossé. M. de Montaignac, pour se rendre compte de l’importance de l’accident qu’il venait de causer, eut la funeste idée de se retourner et de nouveau il obliqua à droite inconsciemment.
- Sa voiture qui marchait à 28, environ à la troisième vitesse,alla buter contre un arbre et fut pré cipitée au bas d’un talus de 3 mètres.
- Le marquis de Montaignac avait la cuisse gauche brisée, les côtes enfoncées, les poignets cassés et surtout de graves lésions dans les reins.
- Transporté à l’hôpital il expira en arrivant.
- Automoie-CIoli de France
- » L'Assemblée générale de 1898.
- L’Assemblée généi’ale de l’Automobile-Club s’est tenue le 26 avril dans les salons du Cercle conformément aux statuts.
- Unecentainede membre du Cercleavaientrépondu à la convocation.
- Toutes les résolutions proposées par le conseil d’administration, ont été votées à Vunanimité par mains levées : rapport du trésorieiy M. Lehideux; budget pour I8b8, ratification des nouveaux membres du Comité, transfert de la place de l’Opéra à la place de la Concorde. La séance a duré une demi-heure et l’on s’est séparé plein sd’enthousiasme pour la belle cause que chacun soutient de son mieux et à sa manière.
- Dans un speach fort aimable, M. le baron de Zuylen, président, avait retracé les progrès accomplis par le Club et rappelé les épreuves organisées pour l’avancement ae l’industrie-automobile, en rendant un juste hommage à ceux dont le dévouement en a permis l’organisation.]
- p.286 - vue 290/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 287
- Petites Nouvelles
- L’Automobilisme en Australie
- Le premier véhicule automobile a fait sa première apparition en Australie; c’est M. Echvin Philips qui l’a importé d’Amérique. Un journal de Melbourne rapporte qu’il a été l’objet de la curiosité générale et prévoit que l’automobilisme prendra dans toute l’Australie un très rapide essor.
- * *
- La Paris Automobile Cab Company
- Une Compagnie anglaise vient de se fonder sous le titre de Compagnie des fiacres automobiles parisiens. C’est M. J.-P. Juvenet qui est à la tête de cette nouvelle Société.
- Les bénéfices des expositions
- Une courte nouvelle, qui fait l’objet de deux lignes dans l’Automotor ;
- « La Midland Cycle and Motor Car Exhibition Company vient de payer à ses actionnaires un dividende de 80 0/0. »
- Voilà de quoi encourager les entrepreneurs d’expositions françaises.
- •¥• ¥>
- Les Courses d’Artistes
- Voici venir à nouveau l’époque des courses d’artistes autour de Longchamp, qu’organise tous les ans au mois de juin, Pierre Lafitte, avec l’aide de YEcho de Paris.*
- Nous relevons au programme :
- Le Championnat des chauff'euses, course de dames à tricycle à pétrole (2 tours de Longchamp; 10 prix).
- *
- * *
- Le Moteur Diésel
- Le moteur Diesel a été, paraît-il, introduit en Amérique. On vient d’y fonder la Diesel Motor Compagny of America sous la présidence de M. A. Buscb, 11, Broadway, New-York. On annonce d’autre part que les ateliers d’Augsbourg doivent mettre en circulation des tricycles à pétrole.
- Sociétés
- Aux termes d’une délibération en date du 31 mars 1898, le Conseil d’administration de la Société anonyme du Tramway électrique de Châlons-sur-Marne, a décidé que le siège de cette Société qui était à Paris, boulevard des Capucines, n° 24, serait transféré à l’usine à Châlon«-sur-Marne.
- (.Petites Affiches du 23 avril 1898.)
- *
- * *
- Suivant délibération en date du 7 avril 1898, la Société anonyme des Voiturettes Automobiles Schmidt dont le siège social est à Paris, 68, rue de la Folie-Méricourt devient la Société des Automobiles et Automobilettes Bhêda.
- (Petites Affiches du 1er mai.)
- * +
- Par un acte en date du 21 mars, il a été fondé une Société anonyme ayant pour objet de faire, en France, dans les colonies et à l’étranger, pour son compte, pour le compte de tiers ou en participation avec des tiers, toutes opérations, affaires ou entreprises commerciales, financières, industrielles, même immobilières; dans lesquelles l’électricité peut être appelée à jouer un rôle quelconque.
- Cet objet peut consister en contruction, achat, exploitation de toutes usines produisant du courant électrique ; l’obtention de concessions ; l’achat, la construction, l’exploitation de toat matériel de traction électrique ; le commerce de matériel électrique ; la fondation de Sociétés s’occupant de l’électricité.
- La Société prend la dénomination de « Le Triphasé ».
- Le siège social est provisoirement 53, rue des Dames.
- Le capital social est fixé à 4 millions et peut être augmenté.
- (Petites Affiches du 29 avril).
- Petite correspondanee
- Lectetir assidu. — Nous n’avons pu trouver personne avant employé concurremment les deux machines citées, H. et R ; par suite nous ne pouvons vous renseigner sur leurs valeurs comparées. Nous savons que les machines H. rendent de bons services.
- * ¥•
- Un de nos lecteurs nous demande de lui indiquer les fabricants d’agrafes pour courroies, offrant le moins d’épaisseur possible.
- Avis aux dits fabricants.
- Paru à l’Encyclopédie des Aide-mémoire, l’ouvrage de M. G. Dumont intitulé ; « les Automobiles sur rails. »
- Après un avant-propos où l’auteur fait un cours historique de la question, les différents chapitres sont consacrés successivement aux systèmes à vapeur, à air comprimé, à la traction par "moteurs à gaz et à pétrole; à acide carbonique, à ammoniaque ; puis à la traction funiculaire, et à la traction par moteurs électriques.
- Dans les conclusions, M. G. Dumont a repris quelques chiffres, et l’ouvrage de M. Godfernaux analysé ici-même.
- Enfin, une partie annexée à l’ouvrage donne des devis-programmes dressés par la Compagnie Générale des Omnibus ; 1° pour truck d’automobile avec moteur à vapeur; 2° pour l’établissement d’une voiture automotrice avec moteur à gaz.
- Différentes lettres fort intéressantes, de la Compagnie Générale Parisienne de Tramways au Préfet de'la Seine, de la Compagnie Générale des Omnibus au Préfet de la Seine, enfin une bibliographie.
- Errata
- Dans la conférence de M. Aimé Witz (avant-dernier numéro) page 228, 8e ligne : lire Malandin au lieu de Malandin.
- Même page, 7® avanl-dernière ligne: lire Pou-chain au lieu de Rnchain
- La Bourse
- Il _y a reprise en général, voire sur les Omnibus qui s’inscrivent à 1835, et sur les Voitures qui reviennent à 800. Le dividende des Voitures pour 1897, sera de 28 fr. 80 au lieu de 28 fr. 50 pour l’exercice 1896. La Compagnie Générale de Tramways atteint 999.
- Thomson Houston à 1 415 action ancienne, 1 374 action nouvelle. A partir du 1er juillet, unification; une seule cote pour les deux titres.
- Compagnie Générale de traction fait 115, Decau-ville également à 115.
- En banque activité aussi grande ; le Routeur Bazin lui-même a quelques offres vers 10 fr.
- Compagnie Lyonnaise de Tramways stationne à 1 082. Tramway de Limoges est ferme à 770.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures, automo-mobiles et .Motocycles, SociétéO.Englebertet C‘% Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.287 - vue 291/833
-
-
-
- 288
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- îles Constructeurs de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-Tain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Aslresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levai Lois-Perret.
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris.
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle Anglo-Française des Voitures Roger,52, rue des Dames.
- Cls des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cle générale des automobiles, dir. ÏTiouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cle des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geoflroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.LevalloisjPerret
- Gusiin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy. ,
- Lepape, 23, rue Montaigne. ;
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71. avenue de la Grande-Armée.
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système .1. Bouché.
- Morel (victoriette), 68, avenue de la Gxande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’ivrv.
- Pilain et C'e, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiies, système Gau-tior-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles. 12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiies (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger. 80, rue Taitbout.
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et C1®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Biiotliép de la «Locomotion aatomobile»
- En Vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2” — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3® — — à pétrole............. 5 »
- 4® -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiqués à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 6° Manuel du conducteur chauffeur d’automobile* par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-»ur-bejn«
- p.288 - vue 292/833
-
-
-
- t
- Cinquième Année. — N° 19
- 12 Mai 1898
- BEVUE des TOITURES et VÉHICULES
- In TÛDE1SG-CLDB 11 fEUtE
- SOMMAIRE DU: IV 19
- La Puissance des a Voitures » : La montée de la rue Le-Nôtre, (jr. Desjacques.
- Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Tricycles, avant-trains et voiturette Chenard.
- Une opinion, L Béguin.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir {suite), Aimé Witz
- Nouveau système d’allumage électrique pour moteurs à explosion, Boramè et Julien.
- M. le Marquis de Montaignac.
- La Société''7d’encouragement pour l’industrie nationale, L Béguin. .
- Etude sur l’aviation mécanique.
- Lanternes à acétylène pour voitures système de la Manchester Cyçles Components Limited. Rouen-Le Havre-Rouen.
- Le Concours des Poids Lourds en Angleterre. Touring-Club de France.
- Automobile-Club de France.
- Critérium des chauffeurs-amateurs.
- Petites Nouvelles.
- TRICYCLE MUNI DE l'aVANT-TRAIN SYSTÈME CHENARD
- p.n.n. - vue 293/833
-
-
-
- 290
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La punce des « Toitures »
- La montée de la rue Le-Nôtre
- Nous avons exposé dans le numéro précédent les avantages que l’on trouverait au point de vue pratique à s’occuper de mesurer le travail utile produit par la voiture elle-même et non pas seulement le travail produit par le moteur.
- L’indication ainsi obtenue caractérise d’une façon très précise les services que peut rendre le véhicule puisque, au lieu de porter sur la puissance fournie par le moteur, dont la constatation ne nous sert à rien, elle fait intervenir la puissance disponible aux jantes, c’est-à-dire, en somme, ce qui fait avancer le véhicule.
- De plus, au lieu d’être obligé de s’en rapporter aux nombres déclarés par le constructeur, on pourra constater soi-même, de la façon la plus aisée, l’exactitude de ces nombres.
- Faire un essai au frein n’est évidemment pas chose bien difficile, et notre collaborateur M. A. Brachet a indiqué dans une série d’articles parus dans les numéros précédents, quels étaient les dispositifs les plus simples, et quelle était là façon pratique d’opérer.
- . Mais, si peu compliquée que soit l’opération, elle effarouchera toujours les personnes peu familiarisées avec la mécanique. Et on ne fera pas l’essai au frein parce qu’il demande, en somme, quelques préparatifs.
- Ce que nous proposons n’en demande aucun. Il suffit de monter une pente, au cours d’une promenade.
- Nous avons dit que le travail accompli par le véhicule qui gravit une pente s’obtient en multipliant le poids de ce véhicule exprimé en kilogrammes — y compris les voyageurs, bien évidemment — par le nombre de mètres dont on s’est élevé en gravissant la pente.
- Et nous avons fait remarquer que sur une pente un peu forte le coefficient de résistance au roulement a relativement fort peu d’importance.
- Il importe donc de savoir exactement quelle est la hauteur dont on s’élève, c’est-à-dire quelle est la distance verticale qui sépare le point le plus haut du point le plus bas de la pente.
- Pour cela nous avons fait dresser, pour nos lecteurs et d’après les documents officiels des Ponts et Chaussées, les profils exacts des deux rues de Paris qui semblent le mieux appropriées à ce genre d’essais.
- Ce sont la rue de Magdebourg et la rue Le-Nôtre qui limitent à droite et à gauche la pente du Trocadéro. La rue Lé-Nôtre va du quai au boulevard Delessert, la rue de Magdebourg se prolonge jusqu’à l’aVenue du
- Trocadéro ; (et même jusqu’à l’avenue Kléber, mais sa dernière portion, beaucoup moins penchée, ne nous intéresse pas pour notre objet).
- Tout d’abord, une remarque qui ne sera pas Sans causer quelque surprise : on dit couramment que ces rues présentent des pentes de 14, 15, et même 16 pour 100. Il n’en est rien.
- La rue de Magdebourg: ii pour 100 entre le quai et l’avenue d'Iéna.
- La rue Le-Nôtre : 12 pour 100 dans toute sa longueur.
- Prenons maintenant l’exemple de la rue Le-Nôtre: elle présente 53 m. (distance mesurée horizontalement) dont la pente est de 0,1152 et 51 m. dont la pente est de 0,1213. En parcourant cette portion, qui s’étend depuis l’alignement des maisons, ou plutôt des jardins du boulevard Delessert, on monte verticalement de :
- 53 X o,1152 -J- 51 X 0,1213
- soit 12 m. 29.
- Supposons que la voiture dont je veux mesurer la puissance pèse 800 kilog*, avec deux voyageurs pesant ensemble 150 kilog. C’est donc un poids total de 930 kilog. qui a monté de 12 m. 29.
- Il a donc été dépensé dans cette ascension 11 67s kilogrammètres.
- Supposons que le temps nécessaire pour gravir la pente ait été de 40 secondes, par exemple. Nous en concluons qu’il a été dépensé 292 kilogrammètres par seconde.
- Ce qui donne 2,92 poncelets
- Ou encore 3,89 chevaux-vapeur.
- Nous en concluerons que notre voiture a une puissance effective, aux jantes, de 2,9 poncelets ou 3,9 chevaux-vapeur.
- Il est facile, d’après cet exemple, de faire le calcul dans tous les cas. En montant la rue Le-Nôtre, depuis la façade du quai Debilly jusqu’à l’alignement du boulevard Delessert on applique la formule :
- 12,3 y Poids total en kg nombre de secondes X 75
- qui donnera la puissance en chevaux-vapeur-,
- Ou la formule :
- 12,3 X Poids total en kg nombre de secondes X 100
- qui donnera la puissance en poncelets.
- Il faut encore tenir compte du coefficient de roulement que nous supposons égal à 0,04. Cette correction n’influe pas sur le nombre final de plus de 1/20.
- En résumé, pour donner une idée de l’ordre de grandeur des nombres en question, disons qu’un cheval-vapeur fait monter
- p.290 - vue 294/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 291
- la rue Le-Nôtre à ioo kg en 16 secondes environ. Si le véhicule pèse 900 kg et a 5 chevaux (aux jantes) il lui faudra :
- 16X9
- -----= 29 secondes.
- 5
- De tels essais peuvent d’abord donner au propriétaire la satisfaction toute platonique de savoir combien il a de kilogrammètres disponibles par seconde aux jantes de sa voiture.
- Ils peuvent servir de garantie bien simple pour l’achat d’une automobile.
- (Echelle de réduction du dessin : 4/7)
- tes diçti),
- Pou r fes Cotes 4 Ji,i
- *pe de Q, 12.13 \o.mqo%
- - -
- - - 42 f- -
- Profils de la rue Le-Nôtre et de la rue de Magdebourg.
- Ils ne demandent d’autre préparation que de connaître la pente et la longueur d’une côte quelconque, et de faire le calcul analogue.
- Et surtout il nous semble qu'ils font ressortir la vraie qualité de la voiture, c’est-à-dire la puissance effective aux jââtes.
- Ajoutons encore qu’il y a là un excellent moyen de contrôle pour le réglage de la carburation et l’étude du rendement comparé des différents modes de transmission.
- G. Desjacques.
- InlormafloDS
- Sous la signature Hervé-Lefranc, nous trouvons dans le Vélo une analyse de l’article de notre directeur: Tout pour la vitesse {L A., p. 2^8)^011, tout en reconnaissant que cet article contient de justes observations, l’auteur pense que le Comité de l’Automobile-Club n’est plus partisan des courses de vitesses et qu’il «organise sans enthousiasme la course de Paris-Amsterdam. »
- Il conclut :
- « Nous aurons beau écrire contre la vitesse les uns et les autres, prêcher, pérorer, essayer de con-
- vertir, rien n'y fera, cher collègue, pas même l'accident tragique qui guette à chaque coin de route nos chauffeurs imprudents.
- « Ainsi va le monde, pourquoi chercher à l’arrêter? Une douce philosophie nous apprendra, et souvent à nos dépens, que c’est là du temps perdu. »
- ***
- Quelques idées justes tirées du Veto :
- J'en ai entendu d’autres aussi (des réflexions), qui ne sont pas favorables à l’institution des courses d’automobiles sur route. Ces épreuves, indispensables au début pour frapper les imaginations, perdent chaque jour de leur raison d’être.
- p.291 - vue 295/833
-
-
-
- 292
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’essentiel n’est pas, par exemple, que cinq ou six voitures viennent de Marseille à Paris en vingt quatre heures. Ce qui importe, c'est que des centaines, des milliers d’automobiles accomplissent de pareils trajets sans accroc, dussent-elles y mettre quatre ou cinq jours. L’avenir de l’automobile ne consiste pas à battre le chemin de fer comme vitesse, mais à l’emporter sur lui par l’agrément, le confortable ou l’économie.
- Pour l’automobile comme pour la bicyclette, la vraie raison d’être est le tourisme, non la course au clocher. Or, le touriste a moins besoin d’aller vite que d’aller longtemps, sûrement, sans ennuis et surtout sans danger. A. Albert-Petit.
- *
- * *
- Un de nos abonnés, tout en nous adressant des félicitations pour la série d’articles parus sous la rubrique : Etat actuel de V Industrie automobile, critique cependant un de ces articles et prétend que les voitures de la maison qu’il concerne n’ont jamais marché, n’ayant figuré dans aucune course. Qu’il nous soit permis de dire tout d’abord que ne pas figurer dans les courses est loin d’être h preuve de ce qu'il avance; pour nous, nous y attachons tellement peu d’importance, qu’il nous suffit de constater par nous-mêmes qu’une voiture marche pour l’affirmer. D’ailleurs, même-au point de vue de ces épreuves, l’événement nous a donné raison, care marque en question vient de se distinguer dans la course Périgueux.
- Pour tout dire, ceci est une nouvelle preuve du tort que font les courses à l’industrie automobile, en se présentant aux yeux du public comme le critérium de la qualité.
- Au déjeuner à Etampes qui a précédé le critérium desMotocycles, M.Michelin, croyons-nous, demandait à Bollée : « Pourquoi ne faites-vous pas sortir plus de voitures?»
- — « Parce que sur douze mois de l’année, répondit Léon Bollée, nous en passons huit à travailler pour les courses. »
- *
- » *
- Pendant la mauvaise saison, la Compagnie générale des Automobiles a formé de nombreux élèves qui sont aujourd’hui de fervents chauffeurs. Elle leur fait effectuer maintenant, chaque dimanche, des soities dans les environs de Paris sous la conduite d’un de ses ingénieurs. Toutes les voitures étant admises à prendre part à ces caravanes, les débutants y trouveront tout agrément, et pourront bénéficier de l’expérience du personnel de la Compagnie. Les départs ont généralement lieu vers 8 heures.
- Voilà de bon ouvrage et nous le proclamerons toujours très haut.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers
- Nous recevons le catalogue de MM. de Diétrich et Cie, constructeurs à Lunéville. Ils fabriquent des voitures automobiles à 2 places de front, d’autres à 4, 6 et 8 places; des omnibus automobiles de 12 places et au-tessus ; des camions automobiles pour 1 200 à 3 000 kilogs ; des voitures de livraison pour 1 000 kilogs.
- Tous ces véhicules à pétrole, sans chaînes, système Amédée Bollée.
- Trieieles, avant-trains et voiturettes Clienari
- Voiturette non démontable système Chenard
- p.292 - vue 296/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 293
- Parmi les nombreuses inventions qu’a fait naître l’automobilisme, nous devons citer [a voiturette avant-train de M.E. Chenard (i). Cet avant-train adaptable à tout tricycle automobile peut s'y fixer aisément en moins de cinq minutes. Les deux appareils une fois réunis constituent, comme nous avons pu le voir au dernier Salon du Palais-Sport, une élégante voiturette peu encombrante,
- et d’une très grande stabilité. La direction s’eftec-tue comme dans le tricycle, le guidon étant relié aux roues d’avant par un ingénieux mécanisme. Le conducteur, qui bénéficie de la suspension, est installé, les pieds en bonne position, sur des appuis spéciaux, aussi confortablement que la personne assise à l’avant.
- La souplesse de la voiture est très grande ;
- Avant-train démontable
- mè.ne par les plus mauvaises routes, on est aussi peu gêné par les cahots que dans le coupé le plus confortable.
- M, Chenard a suivi avec un de ses amis, sur sa voiturette, la dernière course de Paris-Roubaix. Ces messieurs, tout en s'arrêtant pour les repas, ont mis 12 heures pour effectuer les 270 kilomètres dont les 50 derniers en très mauvais pavés. Et cela sans grande fatigue, puisque le lendemain ils se mettaient en route pour une seconde excursion.
- (1,) IL Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières.
- Nos figures représentent la voiturette Chenard non démontable, et, en tète de ce numéro, le tricycle muni de l’avant-train démontable représente à part dans la figure ci-dessus.
- Pour adapter cet avant-train, il suffit d’enlever la roue d’avant et de la remplacer par ce système qui se fixe à la douille du guidon et au cadre du bicycle.
- Ajoutons que M. Chenard préparé actuellement une voiturette à 3 places, pourvue d un nouveau moteur et d’un système d allumage perfectionné dont l’inventeur attend de très bons résultats.
- Dns opinion
- Mon collègue et ami H. de La Valette, ingénieur des mines, qui dès le début a partagé mes opinions en matière le courses de vitesse, vient d’adresser au Vélo la lettre que je reproduis ci-dessous in extenso et qui résumé d’une façon péremptoire tout ce qui a été dit jusqu’à présent par ceux que l’on appelle « les détracteurs des courses »,
- « les esprits moroses et déliants », et dont je m’honore d avoir toujours fait partie.
- Certes la discussion a duré trop longtemps, et de telles controverses seraient sans aucun intérêt si elles n’avaient comme but de remettre l’automobilisme dans sa véritable voie et de diriger les progrès vers le côté tout à fait pratique.
- «Le nouvel accident qui vient de faire plusieurs victimes au nombre desquelles un de nos plus sympathiques collègues, le marquis de Montai-
- p.293 - vue 297/833
-
-
-
- 294
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- gnac, me décide à sortir de la réserve que je me suis toujours imposée pour formuler publiquement un avis.
- Respectueux des devoirs qui incd'mbent aux fonctions de secrétaire technique auxquelles mes collègues m’ont fait l’honneur de m’élever, je me suis efforcé d’apporter un concours dévoué dans les travaux du Comité de l’Automobile-Club de Fra ice, sans chercher à faire prévaloir mes idées, évitant les oppositions devant les vœux de la majorité.
- Cependant bien des amis pourraient dire combien je voyais avec peine notre industrie nationale de l’automobile se diriger par une série d’influences regrettables vers un côté purement sportif et combien j’émettais des craintes en songeant aux vitesses atteintes dans chaque nouvelle épreuve et croissantes d'année en année.
- *
- * *
- Le progrès ne consiste pas pour l’ingénieur à accroître indéfiniment les vitesses de nos véhicules mécaniques : quelque mal définies qu’elles puissent être, suivant la nature du sol et l’adresse des conducteurs, il y a des limites que le bon sens déterminera.
- Le but à atteindre doit être de construire des voitures dont la marche constante permet de parcourir de longues distances sans fatigue extrême pour les organes en mouvement et dont la puissance au démarrage soit suffisante pour vaincre les différents obstacles qu’on est appelé à rencontrer en cours de route.
- Je sais bien qu’au début de la locomotion automobile il était indispensable d’intéresser le grand public aux efforts de nos premiers constructeurs.
- Avec une sage prudence vous avez, dans votre concours du Petit Journal en 1894, prescrit une vitesse maxima qu’il était inutile de dépasser.
- L’année suivante, désireux de se rendre compte de ce que pouvaient donner les nouvelles machines, un comité organisait entre Paris et Bordeaux une épreuve dans laquelle l’illustre Levassor démontrait que l’endu: ance de la machine n’avait d’autre limite que celle de son conducteur. Le succès fut tel qu’on psssa sur l’imprudence de l'épreuve.
- En 1896, dans la course Paris-Marseille, préoccupé du danger, l’Automobile Club fit parcourir la route par étapes ; les voitures s'arrêtaient la nuit. T^es vitesses de 32 kilomètres à l’heure atteintes par les voitures primées ont justifié ces précautions. On eut cependant à déplorer la catastrophe de La Palud qui devait être la cause d’un deuil que nous portons encore.
- *
- * *
- En 1897, sur une plus courte distance, on laissait aux voitures concurrentes la possibilité de faire en une seule traite les 200 kil. de Paris à Trouville, à une vitesse déjà vertigineuse de 44 kil. à l’heure. Ce fut miracle qu’il n’y eut pas d’accident tant les chauffeurs déployèrent d’énergie à se dépasser les uns les autres.
- C’est encore aux précautions infinies prises avec beaucoup de compétence par notre collègue Meyan, que les accidents graves furent évités dans la course Marseille-Nice de cette année. Celle-ci ne laissa pas cependant de causer quelques avaries importantes de matériel, tout comme dans les épreuves des années précédentes. Les prouesses du gagnant faisant 34 kil. à l’heure, auront tôt fait oublier ces incidents.
- Le critérium organisé par le Vélo le mois dernier mettait en évidence une vitesse commerciale de 51 kilomètres à l’heure. Il paraît que 'ette vitesse pourrait être dépassée en cas de compétition, au risque de voir le véhicule, trop à l’étroit à cette allure sur une chaussée de huit mètres de largeur, venir se jeter avec son conducteur contre les arbres ou bornes de la route.
- Enfin ne m’annonce-t-on pas pour cette épreuve de Paris-Amsterdam, au sujet de laquelle j’ai tant d’appréhensions, des voitures pouvant courir sur nos routes à une vitesse de 60 kilomètres à l’heure ?
- Je dis bien, soixante kilomètres à l'heure !
- N’y a-t-il pas lieu de frémir quand on songe que des hommes comme les de Dion, Bollée, de Knyff, Mayade, Charron, Gilles Hourgières (je pourrais citer tous nos constructeurs et nos concurrents), chez lesquels coule une ardeur vraiment française de vaillance, d’énergie et de volonté, sauront affronter tous les dangers pour tenir la première place ?
- *
- ¥ *
- Bollée ne m’a-t-il pas dit un jour que, tant qu’il y aurait des courses, il construirait un véhicule laissant loin derrière lui ses concurrents, certain d’augmenter sa vitesse jusqu’à... ce qu’il se casse la tête !..
- Les courses de vitesse n’ont pas seulement pour danger de provoquer des accidents terribles, mais elles ont encore le grave inconvénient de faire naître chez les nouveaux chauffeurs le désir de mener leur véhicule à une allure comparable à celles obtenues par les plus forts coureurs.
- Un accident récent, aussi néfaste que celui d’avant-hier, ne résultait-il pas de ce que le conducteur d’uue voiture dont il était le propriétaire depuis huit jours à peine, essayait de descendre les côtes de façon à dépasser les vitesses atteintes dans les dernières courses?
- Que de noms pourrais-je citer, dans cet ordre d’idées, si je ne craignais d’éveiller des douleurs ou de soulever des susceptibilités.
- Les courses ont donc également chez les amateurs le plus désastreux effet, par les résultats qui leur font perdre la notion de toute prudence.
- On en arriverait à oublier que la route appartient à tout le monde, St que l’automobile, quelle que soit sa future importance, n’a pas le droit d’en monopoliser de fait l’usage.
- Est-ce bien le rôle de l’Automobile-Club de France, sinon de patronner, du moins de s’associer par des récompenses ou des médailles a des expériences dont le résultat fatal sera de transformer nos routes nationales en arènes sanglantes?
- Tant que nous ne pourrons pas parquer les avaleurs de kilomètres dans un automobilodrome, ici même préconisé par l’ami Archdéacori, dans lequel les amateurs de folles vitesses pourront se livrer à leur encombrante passion, il est du devoir de tous ceux qui ont souci de l’avenir de la locomotion mécanique sur route, de se désintéresser de ces manifestations dangereuses.
- Il est temps de s'émouvoir d’un état de choses qui ne peut qu'aller en empirant.
- Les accidents, qu’ils soient cause ou non de deuils qui nous touchent si profondément, jettent sur l’emploi des véhicules mécaniques un discrédit dont notre industrielle peut que souffrir.
- p.294 - vue 298/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 295
- L’œuvre du baron de Zuylen et du comte de Dion, autour desquels sont venus se grouper tant de savants et dévoués collaborateurs, ne doit pas être compromise en plein succès par des jeux dangereux.
- Un puissant intérêt s?attache, au contraire, à nombre de questions qu’il appartient à l’Automo-bile-Club de France de soulever et d’étudier. La liste en est trop longue pour trouver place ici; mais le dernier concours des Poids Lourds si sagement conduit par MM. Forestier et de Cbasse-loup-Laubat, l’expérience récente du Ministère de la Guerre, le prochain Concours des fiacres, dont le public attend patiemment le résultat, ont montré la voie à suivre.
- * *
- Personnellement, je réprouve les courses de voitures automobiles sur routes.
- Comme je suis loin de penser que mon humble avis ait une portée suffisante pour éviter les nouveaux malheurs que je prévois, à tort ou à raison, je demande à nos constructeurs et à tous ceux qui espèrent voir prendre à l’industrie de l’automobile la place à laquelle elle a droit, de me donner leur avis sur l’opportunité de supprimer les épreuves de voitures automobiles dans lesquelles la vitesse entre comme seul facteur d’appréciation.
- Si la majorité partage les craintes que je viens de formuler au sujet du maintien des courses, je consacrerai tous mes efforts à faire triompher ces idées de prudence;
- Si je ne suis pas l’interprète des constructeurs, des industriels et des touristes, je m’inclinerai, et tout en le déplorant je laisserai à d’autres le soin d organiser ces concours d’entraîneurs de la mort.
- * -f
- Comme conclusion, je déposerai ce soir sur le bureau de la commission de la course Paris-Amsterdam, une proposition tendant à transformer le règlement en vue d’éviter les a.cidents que je redoute.
- Veuillez agréer, mon cher Giffard, l’assurance de mes sentiments affectueux.
- H, de La Valette.
- Ingénieur des Mines.
- J’ajoute que la proposition de M. Henri de La Valette a été repoussée à l’Auto-mobile-Club ; aussi, par un sentiment de délicatesse que tous apprécieront, les lettres qui lui ont été envoyées de toutes parts, notamment par des constructeurs connus, ne seront-elles pas publiées. Personnellement, je le regrette, car il n’y avait là qu’un seul cri pour repousser les coursec, mais je ne trahirai pas non plus le secret qui m’a été demandé. L. Béguin.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Les AntomoÈiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi ijmars dans la Salle de la Société Industrielle [Suite)
- Qu’on demande aux constructeurs de réduire le poids mort de leurs véhicules, de diminuer leur encombrement, d’augmenter leur maniabilité, de les rendre plus robustes, de faciliter leur ravitaillement, d’allonger les étapes qu’elles peuvent fournir entre deux points de ravitaillement, de mieux assurer la sécurité des voyageurs, voilà les questions qu’il convient d’agiter, de discuter et de résoudre. On a beaucoup fait déjà dans ces diverses directions, mais on peut faire mieux encore, et c'est là-dessus que doit porter l’effort des promoteurs de l’automobilisme.
- Or, quel est le moteur qui résoudra le mieux le problème? Faut-il s’adresser à la vapeur, au pétrole ou à l’électricité?
- Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’établir un parallèle entre ces diverses espèces d’automobiles. *
- Voyons tour à tour leurs avantages et leurs inconvénients.
- Le moteur à vapeur offre l’immense avantage de présenter la plus grande simplicité de mécanisme, la plus grande facilité de mise en marche, la plus grande élasticité dans la puissance; voyez partir une de ces voitures; la chaudière étant sous pression, il suffit d’ouvrir un robinet, et la voilà qui se meut sans à-coups, avec une régularité parfaite, gravissant les côtes avec une aisance remarquable, sans bruit, et pour ainsi dire sans effort. Mais quelle lourde masse à mouvoir ! Le moteur en lui-même n’est pas plus lourd qu’un autre, mais il lui faut une chaudière, une provision d’eau et de charbon, d’eau non calcaire, de charbon de choix, et le conducteur ne peut se dispenser d’emmener un aide avec lui pour entretenir le feu. Tout cela ce sont les impedimenta de la voiture à vapeur : les inconvénients compensent les avantages.
- Le moteur à pétrole se passe au contraire de chaudière et d’aide, et il n’exige qu’un bidon de pétrole et une faible quantité d’eau de réfrigération. Mais on est obligé de le faire tourner, alors même que la voiture est en station, sous peine de ne pouvoir démarrer. Or, les explosions du gaz tonnant se font alors sentir vivement et elles impriment à la voiture une trépidation fort désagréable ; déplus, l’échappement est bruyant. Enfin le couple moteur est constant, et le moteur ne se prête que fort mal aux coups de collier qu’il faut donner pour monter une côte un peu raide. Ce sont les défauts de l’espèce. Ils sont rachetés par l’incroyable légèreté de ces voitures ; une voiture à deux places pèse vide moins de 5ookilogs, on en a même fait qui ne pesaient que 350 ; un vis-à-vis à quatre place 11e pèse pas 600 kilogs, un break de 7 places pèse 700 kilogs.
- Mais une voiture électrique serait plus légère encore, si toutefois elle n’était obligée d’emporter sa provision d’électricité; or, ce n’est pas l’électricité qui est lourde,mais c’est son récipient, car il a fallu depuis longtemps renoncer à utiliser des piles fournissant l’énergie électrique, et l’accumulateur s’impose. Par malheur, le seul métal qui ait une polarisation satisfaisante est un des métauk les plus denses, le plomb: si l’on découvrait de'
- p.295 - vue 299/833
-
-
-
- 296
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- main le moyen de constituer des accumulateurs légers, l’automobile électrique supplanterait toutes les autres, car elle serait de beaucoup la plus parfaite. L’induit se place directement sur l'arbre qui commande l’essieu moteur et l’on règle sa vitesse en modérant le courant, suivant le besoin ; un simple coupleur opère donc le démarrage, les changements de vitesse, le freinage, l’arrêt, la marche arrière ; le conducteur n’a à manier que ce coupleur et un volant de direction. Le moteur fait frein spontanément aux descentes. Y a-t-il un coup de collier à donner, le couple moteur augmente quand la vitesse diminue, c’est-à-dire quand le couple résistant augmente, et, la résistance est surmontée : cette propriété unique et toute spéciale du moteur électrique le met hors de pair avec tous les autres.
- C’est l’accumulateur qui est donc l’écueil, le seul écueil ; c’est à cause de lui que l’électricité, q_i voyage si bien sur un fil, voyage si mal sur routes ; c’est par sa faute que l’électricité si docile devient dans la circonstance si récalcitrante.
- Ce grave défaut de l’accumulateur et les avantages relatifs de la vapeur et du pétrole, ressortent bien de la comparaison qu’on peut faire des quantités *d’énergie disponibles parkilog. de charbon, de pétrole et d’accumulateur.
- Un moteur à vapeur de la puissance et du genre de ceux qu’on emploie sur les voitures, consomme pour le moins 4 kilog de charbon et 23 kilog. d’eau par cheval-heure; on a donc 270 000 kilogrammètres par 27 kilog., soit 10 000 kilogrammètres par kilogramme d’eau et de charbon. Or, un kilogramme d’essence de pétrole fournit très aisément un cheval-heure, inflammation et chauffage du carburateur comprise ; 011 a par suite 270 000 kilogrammètres par kilogramme de pétrole. Quant à une batterie d accumulateurs, on peut compter qu’il en faut poulie moins 40 kilogrammes pour obtenir le cheval-heure, soit une disponibilité d’au plus 6 750 kilogrammètres par kilogramme emporté. Ces chii-l’res sont significatifs.
- (A suivre) AiméWitz.
- Honveaii système d’allumage électrique
- pour moteurs à explosions.
- Jusqu’à ce jour on a employé, comme source d’électricité pour l’inflammation du mélange détonant, dans les moteurs à gaz ou à pétrole, une batterie d’accumulateurs fonctionnant continuellement pendant la marche du véhicule ; or, on sait que ces accumulateurs se déchargent assez vite et qu’on ne peut faire avec eux qu’un parcours limité relativement court, au bout duquel on n’est pas certain de trouver ce qu’il faut pour les recharger et repartir à nouveau.
- C’est là un grave inconvénient qui ne permet pas de faire de longues courses si l’on n’a pas la précaution d’envoyer au préalable des accumulateurs chargés en des endroits déterminés du parcours, et qui oblige, en tout cas, les voyageurs à ne
- pas s’éloigner d’un itinéraire déterminé à l’avance..
- Pour ces raisons, M. Duflos-Clairdent, de Vitry-en-Artois, a imaginé un nouveau mode d’allumage dans lequel il n’emploie les accumulateurs que pour la mise en marche et le remplace aussitôt par une petite machine magnéto-électrique actionnée par le moteur lui-même ; cette machine est à courants alternatifs de façon à rendre inutile le trembleur de la bobine de Rumhkorff et à éviter ainsi les inconvénients résultant du déréglage de ce dernier;
- Lors de la mise en marche du moteur on met en communication les bornes n n’ au moyen d’un commutateur h, et le courant de l’accumulateur k arrive dans l’enroule-
- 1—
- L______
- ment inducteur de la bobine f quand la came c amène la partie mobile de l’interrupteur d en contact avec la partie fixe et ferme ainsi le circuit; le courant induit se rend alors à la bougie d’allumage i placée sur le cylindre du moteur, comme à l’ordinaire, et l’étincelle qui jaillit entre les pointes de cette bougie détermine l’inflammation du mélange détonant.
- Le moteur se met en marche ainsi que la voiture, si on le désire, et le moteur magnéto-électrique a tourne sans que le courant induit puisse arriver à la bobine, car les bornes v et g n’étant pas-reliées par le commutateur /?, son circuit est ouvert.
- Lorque le moteur ou la voiture est en marche, on place le commutateur h sur les bornes g et g\ ce qui a pour effet d’ouvrir le circuit de l’accumulateur h qui ne peut plus se décharger et de fermer celui de la machine a laquelle envoie son courant induit dans le fil inducteur de la bobine / et c’est, comme précédemment, le courant induit de cette dernière qui fournit l’étincelle d’explosion du mélange détonant lorsque la came e ferme le circuit.
- Comme le moteur électrique a est à courants alternatifs, le trembleur f delà bobine ne joue aucun rôle utile pendant la marche normale car le courant passe directem en
- p.296 - vue 300/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 297
- dans l’inducteur de la bobine / et celle-ci devient un transformateur produisant dans le circuit secondaire un courant alternatif à haute tension dispensant de l’emploi du trembleur f ; de cette façon, le mauvais fonctionnement provenant du déréglage de ce dernier n’est plus à craindre.
- L’accumulateur k ne se déchargeant absolument que pour la mise en marche, reste
- donc très longtemps chargé et l’on peut, par conséquent, entreprendre de très longues courses avec ce système d’allumage sans avoir à se préoccuper du rechargement de l’accumulateur ou de son remplacement.
- Boramé et Julien,
- Ingénieurs-Conseils en matière de brevets d’invention.
- Le Marps de Hontaignae
- Le Marquis de Montaignac et sa voiture M. L. B.
- Par un triste contraste avec la mort terrible qui l’attendait, M. de Montaignac était un des partisans les plus convaincus des vitesses raisonnables et n’était nullement un chauffeur imprudent et téméraire.
- L’automobilisme perd en lui un de ses aüôtres les plus convaincus, et, tous, nous déplorons la fin prématurée de cet homme loyal et affable.
- La course de Périgueux devait être pour lui un simple essai ; d’autres occupations l’auraient probablement empêché à l’avenir de prendre part à ces manifestations, car il devait s’occuper plus spécialement des transports sur routes, pour lesquels il avait déjà obtenu une importante concession.
- Le marquis de Montaignac était chevalier de la Légion d’honneur et décoré de plusieurs ordres étrangers.
- Le marquis de Montaignac, qui vient de
- trouver la mort, dans l’accident que l’on sait, était âgé de 46 ans.
- IL était le fils du défunt amiral marquis de Montaignac qui fut après la guerre député de la Seine-Inférieure et ministre de la marine.
- Il servit d’abord dans les chasseurs à cheval, puis dans les dragons et donna sa démission étant capitaine. Il partit alors faire un long voyage en Amérique, voyage dont il revint l’esprit tourné vers l’industrie et séduit en particulier par les moteurs à pétrole et l’automobilisme alors à ses débuts.
- Il fut ainsi l’un des premiers fondateurs de l’Automobile-Club de France.
- Pendant longtemps, il travailla de concert avec MM. Landry et Beyroux, et, en octobre 1897, il fonda avec ces Messieurs la Société des « Moteurs et Automobiles M L B » à laquelle il consacrait toute son activité.
- p.297 - vue 301/833
-
-
-
- 298
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Soeiété d'eneoaragsment
- pour l’industrie nationale
- Nous avons déjà parlé ici même de cette institution si utile, et si modeste en même temps; dans notre monde automobile dont 1’ «Automobile Club » est le refuge, on ne peut guère admettre l’encouragement d’une industrie autrement que par des manifestations sportives, où le Tout-Paris qui compte comprenne au moins quelque chose ! mais les lecteurs de la Locomotion Automobile sont pour la plupart dans d’autres idées et ceux mêmes d’entre eux partisans des courses de vitesse (il y en a encore !) ont leur éducation faite en matière d’éclectisme par l’abondance des éléments qui entrent dans la confection de notre Revue.
- Pour en revenir à la Société d’encouragement de la rue de Rennes, elle a créé des prix annuels pour les découvertes importantes. Ce que la Locomotion Automobile fait en petit, cette importante institution peut le faire en grand. C’est ainsi que le Grand Prix du marquis d’Argenteuil 12000 francs est décerné tous les six ans à l'auteur de la découverte laplus utile au perfectionnement de T industrie française principalement poulies objets dans lesquels la France n aurait pas encore atteint la supériorité sur Vindustrie étrangère, soit quant à la qualité, soit juant aux prix des objets fabriqués. ,
- Rappelons que ce prix a été décerné en 1886 à M. Lenoirpour on moteur à gaz. Il sera décerné s’il y a lieu, en 1904.
- De même la Société elle-même décerne tous les six ans un prix de même valeur, 12 000 francs, à l'auteur de la découverte la plus utile à Viu-d ustrie frança ise.
- Il sera décerné en 1901.
- Parmi les prix spéciaux proposés et mis au concours pour être décernés dans les année.s 1898 et suivantes, il existe :
- i° Un prix de 2 000 francs pour un moteur d'un poids de moins de 50 kilogrammes par cheval de puissance.
- Ce poids comprend chaudière, volants, tuyauterie, outils de service, approvisionnement pour une marche à pleine puissance pendant 2 heures au moins.
- A décerner en 1899.
- 2° Un prix de 2 000 francs pour une étude des coefficients nécessaires au calcul mécanique d'une machine aérienne.
- A décerner en 1899.
- 30 Deux prix de 2 000 francs chacun relatifs à la locomotion automobile sur routes.
- a. La voiture devra porter deux ou un plus grand nombre de personnes ; elle sera en état de monter, à la vitesse de 6 kilomètres à l’heure, des rampes de 12 centimètres par mètre ; elle ne rejettera dans l’atmosphère ni vapeur, ni fumée, ni gaz délétère ou de mauvaise odeur. La voiture sera électrique, à gaz ou de tout autre système, répondant aux conditions précédentes.
- b. La voiture devra porter deux ou un plus grand nombre de personnes ; elle sera en état de
- monter, à la vitesse de 6 kilomètres à l’heure, des rampes de 15 centimètres par mètre.
- La machine ne devra nécessiter, pour sa marche, que des matières se trouvant dans toutes les vill es,telles que coke,pétrole,essence,charbon, etc. Elle n’aura pas besoin de s’alimenter dans des stations de production de force.
- Ces prix seront délivrés s’il y a lieu en 1899.
- L. Béguin.
- Membre de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.
- Etais sur l'aviation mécanique
- M. A. Bouchard nous communique une étude sur l’aviation qui contient des considérations générales fort interessanteset.se termine par l’exposé de deux projets d’aéronefs dans lesquels le mode de sustentation est obtenu par deux solutions ingénieuses.
- « A tous ceux qui cherchent à résoudre le problème de l’aviation se présente d’abord l’idée, très logique du reste, d’étudier le vol de l'oiseau.
- « Les longues et méthodiques recherches de M. Marey, puissamment secondé en cela par la photographie ont prouvé que le vol des oiseaux était dû à des actions très complexes qui peuvent varier beaucoup suivant l’espece observée ou même les circonstances; l’aile peut s’appuyer normalement sur l’air, ou glisser sur lui en le frappant obliquement comme une hélice, ces deux mouvements pouvant se combiner entre eux dans toutes les positions et directions intermédiaires. Il est démontré aussi que, dans la plupart dos cas observes, les pennes dos ailes, disposées en conséquence, s’ouvrent pendant le relèvement pour laisser passer l’air; enfin, chez les très petits volateurs qui, de même que les sphinx, se soutiennent immobiles par un mouvement vibratoire extrêmement rapide, l’action sur l’air serait encore différente au point de vue mécanique.
- « Du reste, si l’étude de la conformation et du mode d’action des ailes des oiseaux peut nous donner de précieuses indications sur la manière dont l’aile et-l’air se comportent l’un vis-à-vis de l’autre, nous ne devons pas nous croire pour cela forcés de copier servilement la nature. De même que les voitures, les bicyclettes et tous les véhicules ont des roues qui diffèrent sensiblement des pieds des animaux; de même, au mouvement alternatif des ailes des oiseaux nous substituerons le mouvement continu de l’hélice ou de la roue à aubes tournantes.»
- M. Bouchard note spécialement dans le vol l’avantage que semblent avoir les grands volateurs, sur les petits oiseaux ou les insectes qui doivent faire marcher leurs ailes à grande vitesse.
- Et cela lui donne confiance dans les grands aéronefs.
- Il remarque en second lieu combien la puissance employée par les oiseaux est minime.
- On sait à ce sujet quelle erreur commirent tous ceux qui s’appuyant sur l’hypothèse de Bernouiüi, relative à la constitution des gaz, adoptèrent dans leurs calculs la formule de Newton estimant la résistance opposée par l’air au déplacement d’une surface plane normale à cette surface et proportionnelle au carré du sinus de l’angle d’incidence. Navier calcula sur ces bases la puissance de quelques oiseaux et arriva à des chiffres énormes qui découragèrent un moment ceux qui songeaient à l’aviation.
- D’ailleurs l’expérience directe a permis do se rendre compte de l’inexactitude de cette loi. L’aile de l’oiseau se présente dans le plein vol sous une faible incidence où la résistance est sensiblement proportionnelle au sinus et la puissance employée
- p.298 - vue 302/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 299
- calculée sur cette base ou sur les formules empiriques trouvées par le général Duchemin, Thibault, Ragleigh,le commandant Renard,donne pour l’oiseau des chiffres très minimes. On trouvera encore, pensons-nous, des chiffres plus minimes et qui expliqueront comment un pigeon peut parcourir des centaines de kilomètres sans pouvoir s’alimenter et sans perdre une partie notable de son poids, le jour où l’on pourra tenir compte de la forme et de l’élasticité de l’aile de l’oiseau.
- Selon M. Bouchard « Il y a quelque chose de très encourageant dans cette constatation. Si la nature arrive à accomplir de pareils prodiges, elle qui ne dispose que de moyens fort défectueux au point de vue mécanique, à quels résultats ne pouvons-nous pas prétendre, avec les immenses ressources que lasciennce, l’industrie, l’esprit inventif et les découvertes de chaque jour mettent à notre disposition ».
- D’ailleurs les appareils d’aviation récemment expérimentés ont été en ce sens très significatifs. L’aéroplane en acier de M. Langley, de Philadelphie (1896), a franchi près de 1 kilomètre en montant toujours, avec une vitesse moyenne de 60 kilomètres à l’heure. Il n’avait qu’un moteur de 1 cheval. Sa surface de voilure était de 4 m. q.
- M. Bouchard pense que le succès de la petite reine qui a presque renouvelé l’outillage industriel et celui de l’automobilisme qui fait faire des progrès considérables aux moteurs légers vont permettre à la locomotion aérienne de progresser rapidement.
- « Une fois l’aviation entrée dans la vie pratique, les perfectionnements et les découvertes s’y rapportant surgiront de toutes parts. Ce sera une progression plus rapide encore peut-être que celle du cyclisme et les résultats n’en peuvent être prévus que d’une manière très vague et très imparfaite ».
- Voici l’énoncé du problème tel que se le pose l'auteur du mémoire :
- « Trouver un système mécanique plus lourd que l’air qui puisse, par sa seule force, s’élever, se soutenir et se déplacer dans l’espace, et s’y main-ionir assez longtemps pour que l’appareil soit pratiquement utilisable ».
- M. Bouchard préconise les grandes surfaces à vitesse lente pour la propulsion et la sustentation d'un aviateur. Il en donne différentes raisons.
- « La résistance de l’air croissant comme le carré de la vitesse, il semblerait logique d’augmenter la vitesse de la surface active pour trouver sur l’air un appui qui nous fait défaut.
- « Mais, dans la pratique, cette augmentation de vitesse ne va pas sans une augmentation considérable de force motrice ; du reste, au-dessous de certaines limites, si nous réduisons trop la surface • le l’organe du vol, nous pourrons augmenter sa vitesse à l’infini sans en obtenir le résultat attendu.
- <• La nature nous offre une confirmation de ce fait. Les oiseaux de très petite taille doivent, on le sait,mouvoir leurs ailes avec une rapidité excessive, et cela exige de leur part une si grande dépense de force que les muscles pectoraux pèsent près du quart du poids total du corps.
- « La crête sternale où ces muscles prennent leur insertion offre un développement remarquable chez les petites espèces et devient au contraire de moins en moins saillante à mesure que la tailledes espèces observées augmente. L’emploi de petites surfaces animées d’une grande vitesse n’est donc pas avantageux.
- « Si, au contraire, nous cherchons à résoudre le problème à l’aide de grandes surfaces (ailes ou hélices) nous rencontrons aussilôt les plus grands avantages et les difficultés s’effacent. »
- Sa conclusion dont nous lui laissons la responsabilité est :
- « Faire grand, très grand, car là seulement est le succès.
- Lantern à âeëtylèae pour voitures
- Système de la Manchester Cycles Components Limited (i)
- Le générateur de cette lanterne est constitué par un cylindre a fermé par un chapeau à vis un, que la rondelle en caoutchouc a% rend complètement étanche. Ce cylindre a est fixé lui-même sur une embase en forme de cloche ai, dans laquelle se trouve une poche en caoutchouc b de forme aplatie et qui est retenue à l’embase ai par un boulon perforé ùi.
- Cette poche a3, qui constitue l’originalité de l'invention, porte sur sa face inférieure un bouton Ùü.
- Dans le cylindre a se trouve un panier à parois perforées c, reposant dans un entonnoir gt et en dessous de cet entonnoir est placée une petite cuvette d qui repose sur des saillies di.
- Cette lampe fonctionne de la manière suivante :
- On introduit de l’eau dans le cylindre a, après
- (1) Communication de MM. Marillier et Ro-blet, Office international pour l’obtention des, Brevets* a’inoention en France et à l'Etranger 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- (A suivre)
- p.299 - vue 303/833
-
-
-
- 300
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- avoir enlevé le couvercle ai et le panier c, tout en ayant soin de dilater la poche en caoutchouc b en tirant sur le bou'.on b„ Lorsque le niveau de l’eau est arrivé au robinet e, on place le panier à carbure c et on ferme le couvercle ai.
- 1 On abandonne alors le bouton b„ ce qui laisse a poche b se contracter légèrement en forçant l’eau à traverser l’ouverture de l’entonnoir g et à attaquer le carbure par le fond du panier c.
- Il se produit immédiatement du gaz, qui, s’il n’est pas consommé au fur et à mesure de sa production, agit sur la suEface de l’eau et refoule cette dernière dans la poche élastique b.
- A mesure que la pression diminue par suite de la consommation par le bec f, l’eau remonte par la contraction de la poche b qui tend à reprendre sa forme primitive, cette eau revient se mettre en contact avec le carbure et la pression aussitôt produite refoule de nouveau l’eau dans la poche b. Cette opération se renouvelle jusqu’à ce que l’eau ou le carbure soit épuisé.
- La cuvette d sert à recueillir les résidus qui tombent du panier et qui pourraient obstruer l’orifice du bouUn ôt.
- Ronen-Le tore-Rouen
- Motocycles. — 22 mai
- La course de motocycles Rouen-Le Havre-Rouen, organisée par la section d’automobiles du Véloce-Club Rouennais se disputera le dimanche 22 mai.
- La course est départementale et est réservée aux véhicules dont le poids n’excédera pas 100 kilos.
- Le départ sera donné à Rouen à 8 h. 1/2, au bas du boulevard Cauchoise et de deux minutes en deux minutes.
- Itinéraire. — Aller : Maromme, Yvetot, Bolbec, Saint-Romain, Le Havre. Virage à la Vierge-Noire. — Retour : Le Havre, Saint-Romain (ville), Lille-bonne, Caudebec-Duclair, Rouen, arrivée à l’embranchement de la route neuve du Havre et de l’avenue du Mont-Riboudet.
- Voici la liste des prix :
- ,l*r prix. — Un objet d’art offert par M. R. Da-vey et une médaille argent offerte par le département.
- 2" prix. — Un objet d’art offert par le Véloee-Club Rouennais et une médaille offerte par l’Auto-mobile-Ciub de France.
- 3e prix. — Un objet d’art offert par M. H. Berger et une médaille offerte par M. Destailleur.
- 4* prix. — Une caisse de vins fins offerte par M. C. Berger et une médaille de bronze offerte par l’Automobile-Club de France.
- 5* prix. — Trois chambres à air pour motocycles offertes par M. R. Gosset, un bon pour 12 photographies offert par M. Pétiton.
- 6e prix. — Une palme de vermeil offerte par M. Monnier de Maizabrier au premier virant au Havre
- Parmi les engagés citons : MM. Charles Terront, H. Berger, H. Marolé, A. Drancé, Denesle, Ménager, Durand, Drivon, Rémond, etc.
- Le prix d’entrée est de 10 francs pour les coureurs étrangers au Club ayant six mois de résidence dans le département de la Seine-Inférieure. La liste des engagements sera close le 15 mai.
- Les engagements sont reçus chez M. Beilencon -tre, président du Véloce-Club Rouennais, rue de Fontenelle, 43.
- Le Concours îles Poils Lourds en Angleterre
- M. Shrapnell-Smith, l’honorable secrétaire de la Self Propelled Traffic Association, section de Liverpool, a eu l’occasion, dans un rapport adressé à la Royal Institution, de parler du concours anglais des Poids Lourds. Il s’est étonné que les constructeurs français n’aient envoyé aucun engagement. Il faut, a-t-il dit, chercher la cause de celte abstention dans le « Light Locomotives Act s voté en 1896 par le Parlement et qui ne permet pas un chargement supérieur à 3 tonnes.
- En s’abstenant, dit M. Aubry, ce sont les Français qui sont dans la logique. Un véhicule appelé à ne transporter que trois tonnes ne répond pas aux nécessités des poids lourds et l’acte restrictif du Parlement empêchera la construction des véhicules à plate-forme qui seraient si utiles au trafic de Liverpool. L’intérêt des routes ne justifie d’ailleurs pas ce maximum de charge; s’il fallait imposer une limite, celle-ci devait s’appliquer au poids total du véhicule ou au poids maximum par axe. La majorité des véhicules anglais engagés dans l’épreuve des Poids Lourds sont des voitures à vapeur.
- Ajoutons, comme autre raison d’abstention, que nous avons déjà signalée ici, que la plupart des véhicules lourds construits en France dépassent en largeur le maximum prévu par le règlement du concours anglais.
- C’est le 24 mai prochain, à 9 heures du matin que sera donné le départ aux voitures les plus lourdes d’abord. On laissera un intervalle de dix minutes entre doux départs.
- Le garage des véhicules sera situé très probablement à Gregson’s Mill, Caryl, Street, propriété de M. Alfred L. Jones, vice président de la S. P. T. A., qui a eu la délicate pensée de la mettre à la disposition des concurrents.
- Les Postes, l’Agriculture et la Guerre seront représentées au concours par des délégués spéciaux auxquels se joindront de nombreux maires, ingénieurs et industriels.
- Le quartier général de la Self Propelled Traffic Association sera établi à l’Adelphie Hôtel.
- Le jury se compose de Sir David Salomons, Boverton Redwood, John A. Brodie, Everard R. Calthrop, professeur H. S. Hele Shaw ; les suppléants sont MM. B. Cottrell, Henry H. West la plupart « fellows » de la Royal Aca-demy of Civil Engineers ou membres de l’Ins-titute of Civil Engineers.
- L’affluence des étrangers sera considérable à Liverpool; aussi les personnes qui désireraient s’y rendre, feront-elles bien d’y retenir leur place en indiquant la durée de leur séjour.
- Le comité désireux de répondre aux demandes des divers constructeurs a ajouté encore une troisième catégorie aux deux catégories d’abord établies.Cette troisième classe de véhicules sera réservée à ceux r épondant comme qualification à l’unique clause suivante : « Transporter durant les essais une charge minima de deux tonnes. »
- Yoici maintenant la liste complète des engagements parvenus aux organisateurs pour les trois catégories :
- p.300 - vue 304/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 301
- Classe I. — Minimum de charge, 2 tonnes ;
- minimum de vitesse, 6 milles à Vheure.
- Nos 7 T. Coulthard and Co, Cooper Road,Près-ton.
- 9 Robert Cooke Sayer, 11, Clyde Road. Redland, Bristol.
- 1 The Liqniii Fuel Engineering Company
- 20, Abchurch Lane, London, E. C.
- 2 The Steam Carriage and Wagon Com-
- pany (Limited), Homefield, Chiswick, London.
- Classe II. — Minimum de charge, 5 tonnes ;
- minimum de vitesse, 4 milles à l’heure.
- N° 3 The Steam Carriage and Wagon Company, (Limited), Chiswick.
- Classe III. — Minimum, de charge, 2 tonnes ; Nos 8 T. Coulthard and Co, Preston.
- 10 Robert Cooke Sayer, Bristol.
- 5 The Lancashire Steam Motor Company, Leyland.
- 0 The L R. Syndicate (Limited), Serpol-let System, 22, Ghancery Lane, London, W.C.
- 4 The Steam Carriage andWagon Compa ny (Limited), Chiswick.
- L’éleetrieitê n'aura pas de représentants, contrairement à ce qu’on avait d’abord escompté d’après les promesses faites par plusieurs grandes usines anglaises.
- Commiiiiicatioes otliciallBS ia Touring-Cliüi
- 1,887 Candidats au Touring-Club podr le mois d’avril.
- Nombre de personnalités comme d’habitude.
- Citons : MM Flamant, #, inspecteur général des ponts et chaussées,à Alger :Coustolle,^,ingénieur des ponts et chaussées, à Alger: Eymar, ingénieur des ponts et chaussées; Jacotot, ingénieur des poudres et salpêtres; Julienne et Lallemand, sous-préfets ; Grand, président du Conseil de préfecture du Nord; Paisant, chef du cabinet du préfet du Nord ; Goizet, inspecteur des forêts ; Malié. résident de France en Indo-Chine; Malouet conseiller à la Cour des Comptes ; Chautemps et Malençon, procureurs de la République; Delagrave, O. libraire-éditeur; général d’Occieu. sénateur du royaume d’Italie ; Edmond Picard, avocatà la Cour de' cassation, membre du Sénat belge; Léon Lamy# artiste peintre; de N’avay de boldeak, C. O. secrétaire ministériel, commissaire général de la Hongrie à l’Exposition de KCO; Léon Bienvenu, homme de lettres; de Champigneulles, lieutenant colonel de cavalerie, chof d’élal-major de la 2e division commandant Scelzer, #, chef du génie a Amiens ; commandant Mathieu, #; docteur' Lapasset, médecin rnajoi ; Chauchat, Fayard, Baly, de Lanier, Lbipie, Maiisoii, Giiodoo. Nessiiny, Ponsignon, lîargilliat Gillois, Morand et Laurand, capitaines Merine, O #, inspecteur de la marine ; de Joux O. #, Vimard, # colonels d’.nfanterie do marine; de Francq, #, de Stabenrath,#,Castagné,Latouretle,# lieutenants de vaisseau; Barlherot. ÿfa sous-com-mbsaire de la marine, marquis de G ntaut ; comte de Rechteren-Limpurg; comte de Roquefenil ; princesse de Ratibor ; vicomte e Pompignan comte de Robaulxde Beaurieux ; vicomte A. de Boissy-d An-glas, baron de Schonen ; baron Viard ; comtesse de Courson ; baron et baronne de Wulfl ; comte L. de Saluces ; comte de Saint-Seine : comte de Gre-aulme ; marquis di Gattinara ; comte Beaupré; baron de Graffenried ; baron de Witte; baron de Beaumont, vicomte Palluat de Besset ; vicomtes J. et H. d’Aubert; comtesse de Crenneville; prince Bagration-Mouchransky, etc.
- Le nombre des Sociétaires au 1er mai s’eleve a
- b0,2yb.
- Automobile-Club de France,’
- Mercredi 4 mai, à l’Automobile-Club de France, la sous-commission de la course Paris-Amsterdam a tenu sa réunion.
- Etaient présents : MM. le baron cle Zuylen, Paul Meyan, René de Knyff, comte de La Valette et Gaston Sencier.
- M. Paul Meyan a communiqué à ses collègues une lettie de M. Hector Colard, de Bruxelles, qui piopose que 1 itinéraire de Liège à Luxembourg passe par Pépinster, Spa et Trois-Ponts.
- Il est décidé que la partie belge de l’itinéraire seia organisée par les soins de MM. Xhévin et Houry; la partie hollandaise, par M. Meyan, et la paitie française, par 1 Automobile-Club de France, directement.
- M. de La Valette, secrétaire technique du club, dépose une proposition de modification aux étapes de la course, destinée à limiter la vitesse.
- Cette proposition, qui n’aurait dû être faite qu’à la Commission de la course tout entière, et non à une sous-commission, est repoussée à Vunanimité des g sous-commissaires présents.
- ¥ ¥
- Sur la proposition de M. le comte de Dion, le Comité décide d’installer une salle d’armes à la villa du Bois de Boulogne.
- Moyennant une cotisation annuelle de 50 francs, les membres auront droit aux leçons du maître Ayet et de deux prévôts, qui se tiendront, à certaines heures, à leur disposition.
- Une salle d’hydrothérapie sera également à la disposition des escrimeurs qui désireront prendre la douche après la leçon,
- *
- ¥ +
- Le baron de Zuylen a lait l’éloge du regretté marquis de Montaignac et exprimé tous les regrets que le Cercle éprouve à la suite d’un malheur dont la responsabilité doit être attribuée, toutefois, à l’imprudence de la victime. Une couronne a été déposée au nom de l’Automobile-CIub de France sur le cercueil du marquis de Montaignac à Péri-gueux et le bureau s’est inscrit à son domicile rue de Grenelle.
- Deux médailles, argent et bronze, ont été accordées au prochain critérium des motocyclistes amateurs organisé par l’A. V. I.
- On s’est occupé du concours des fiacres, des villas, du transport aux villas. M. Gamard a été chargé d’installer un service d’automobiles entre la Porte-Maillot et la route du Champ d’entraînement, service privé bien entendu, et réservé aux seuls membres du Cercle. M. Gamard recevra les propositions de location d’automobiles qu’on voudra lui soumettre à son domicile, 22, avenue Victoria.
- *
- ¥ ¥
- Or.t été reçus MM. :
- Jules Bernard, rentier, 136, avenue de Wagram.
- Le marquis de Chevigné, 13, rue Las-Cases.
- p.301 - vue 305/833
-
-
-
- 302
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Martin du Gard, avoué, 69, rue Sainte-Anne.
- Jacques Redelsperger, homme de lettres, 8, rue Berlioz.
- Gustave de Borda, 16, rue Montaigne.
- Stanislas La Perche, 118, faubourg Saint-Honoré.
- Daniel Dantu, 33, rue de la Bienfaisance.
- Lucien Emmery, 2, avenue de Messine.
- Pierre Aubry, consul général, 19, avenue de l’Opéra.
- Albert Laniel, 15, rue Leroux.
- Emile de Pradou, 14, rue Montalivet.
- Roger Le Bertre, 21, rue de Lapérouse.
- Eugène Aubry-Vitet, 9, rue Barbet de-Jouy.
- Raoul Treuil, 156, rue de Rivoli.
- André Bonneaud, 282, boulevard Saint-Germain.
- Paul Darblay, Saint-Germain-lès-Corbeil.
- Emile Pierredon, 3, rue du Louvre.
- Frédéric Sieber, 56, rue Truffaut.
- Elie Lesourd, ix, rue de la Grandière (Tours).
- Jacques-Frédéric Moreau, ingénieur, 98, rue de la Victoire.
- E.-Frédéric Moreau, ingénieux-, 98, rue de la Victoire.
- Gustave Robert, administrateur de Fulmen, 12, rue de Seine.
- Julien Le Cesne, 12, rue de la Faisanderie.
- Paul Keller, propriétaire, 43, avenue Kléber.
- Radama Cunradi, 47, boulevard Suchet.
- Samuel Guillelmon, 47, boulevard Lannes.
- J. Massalski, ingénieur maritime, 53, boulevard de Strasbourg.
- Maurice Demont, artiste peintre, 63, rue de Courcelles.
- Henri Ollivetti, 53, boulevard Beauséjour.
- Howai'd Case, 33, avenue des Champs-Elysées.
- Sandford Clarke, docteur en médecine, 2, rue Cambacérès.
- J • Manoach, ingénieur des chemins de fer (Saint-Germain).
- Claudius Madrolle, 52, rue de Sablonville.
- Armand d’Arthès Lassalle, 31, avenue Montaigne.
- Comte Jules Couret de Villeneuve, 19, rue Weber.
- Louis Delaunay-Belleville, commandeur de la Légion d’honneur.
- Georges Bignon, rentier, 6, avenue de Messine.
- Maui'ice Froyez, auteur dramatique, 73, avenue des Champs-Elysées.
- Maurice Brault, agent de change, 105, rue St-Lazare.
- Léon Lhuillier, propriétaire, 40, rue d’Anjou.
- Piex-re Dupray, ingénieur 23, rue Le Peletier.
- Louis Lardy, négociant, 46,'boulevard Henri IV.
- André Guilloux, inspecteur au chemin de fer du Nord, 3, rue de Cérisoles.
- Victor Rivoire, rentiei-, 52, rue de Breteuil (Marseille).
- Jean Ribes, x, rue All’red-de-Vigny.
- Geo Grignard, négociant, 48, rue St-Ferdinand.
- Jean Guerrier, général de brigade, 17, rue Chaptal.
- Armand St-Vel, 16, rue de la Ville-l’Evèque.
- Georges Renouard-Larivière, 35, rue Pergolèse.
- Jacques Renouard-Larivière, 35, rue Pergolèse.
- Jacques Lusson, banquier, 5, rue St-Georges.
- Camille Tremblay, 14, place du Havre.
- Jules Cronier, rentier, 262, boulevard St-Germain.
- Georges Fabre, 46, rue Blanche.
- Maui-ice Origet, 73, rue de Miromesnil.
- Heni'i Iscovesco, docteur en médecine, 31, rue Boissière.
- Joseph Hessel, expert, 244, rue de Rivoli.
- Gaston Bernheim, expert, 51, rue Pierre-Charron.
- Josse Bernheim, expert, 36, rue Truffaut.
- Gaston de Montgolfier, ingénieur E. C. P., 2, rue de Vienne.
- Alexandre Renaud, ingénieur E. C. P., 21, avenue de l’Opéra.
- Louis Renaud, ingénieur, E. C. P., avenue de l’Opéra.
- Henri Bailly, secrétaire d’Ambassade, xo, rue de Copenhague.
- Georges Berteaux, propriétaire, 75, avenue du Roule (Neuilly).
- Alfred Kœrner, ingénieur, 62, boulevard de Courcelles.
- L.-V. Benet, ingénieur, 3, boulevard Delessert.
- Le baron de Dorlodot, chevalier de la Légion d’honneur.
- Raoul Bloch-Laroque, juge au tribunal de la Seine, 7, rue d'Anjou.
- Pierre Dubosq, rentier, 65, rue Demours.
- Ferd. de la Brière, secrétaire général, Société métallurgique d’Escaut et Meuse, 18, rue Lafayette.
- Albert Nahmias, rentier, 33, avenue Montaigne.
- André Acloque, 9, place des Etats-Unis.
- Chaides Nicolle, ingénieur-constructeur.
- Paul Philipon, directeur du Journal Amusant, 66, rue de Lisbonne.
- Ernest Fourcade, rentier, 23, boulevard des Capucines.
- Total des membres à ce jour : 1 339.
- Critérium des chauffeurs amateurs
- La Société d’amateurs l’A.V.I. annonce pour le 2ü mai son critérium pour chauffeurs amateurs, de Villeneuve-Saint-GeorgesàMontargis.Cette épreuve est ouverte à tous les membi-es des clubs de l‘U.S.F.S.A., ainsi qu’au porteurs de la licence de cette fédération.
- Les engagements seront x-ecus jusqu’au 26 mai, 5 heures du soir, par M. H. Bianchi, 21, rue du Vieux-Colombier.
- Le Critéidum des chauffeurs-amateurs sera divisé en deux catégories ;
- lre catégorie. — Bicyclettes, tandems, tricycles, quaai’icycles, tripousseurs, voitureltes pesant au maximum 21)0 kilos.
- 2e catégorie. — Voitures et voilurettespesant plu? de 200 kilos.
- Pour les deux catégories, la lettre d’engagement devra indiquer la force du moteur en chevaux-vapeur.
- Sont déjà engagés :
- 1. Degrais (A.V.A.), voiture.
- 2. Lapsolu (A.V.I.), tricycle (1 ch. 3/4.)
- p.302 - vue 306/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 303
- Petites Nouvelles
- L’Autoihobile-Clüb de Hollande
- L’Automobile-Club de Hollande sera créé dans quelques semaines. Un grand meeting de chauffeurs doit se tenir ces jours-ci à Nimègue, en vue de former un Comité provisoire.
- On est déjà certain d’obtenir l’adhésion d’un grand nombre de membres de l’aristocratie et de gros industriels des Pays-Bas.
- L’Automobile-Club de Hollande viendra renforcer le faisceau déjà imposant que composent les Sociétés d’encouragement à l'automobilisme dans la plupart des pays européens, et les chauffeurs de France qui se rendront à Amsterdam, cet été, seront heureux de serrer la main à leurs camarades hollandais.
- + *
- Lille-Boulogne
- La reconnaissance de la route de Lille-Boulogne faite ces jours derniers par les organisateurs de la prochaine course d’automobiles a démontré que le parcours aller et retour en une seule journée n’était pas possible.
- La Commission a décidé que devant le peu de bonne volonté montrée par la municipalité et le Casino de Boulogne-sur-Mer, il fallait abandonner cet itinéraire et se mettre en rapport avec d’autres villes.
- ♦ +
- La Coupe des Motocycles
- C’est le l'd mai, jour de l’Ascension, que le départ en sera donné à Rambouillet.
- L’itinéraire adopté est Rambouillet-Etampes-Rambouillet. La distance, 60 kilomètres seulement.
- L’épreuve est ouverte à tous motocycles, sans limitation de poids. La définition du motocycle devient pour cette épreuve la suivante, une de celles que nous proposions :
- “ Tout véhicule n’ayant pas deux places côte à côte. »
- Il y aura deux catégories : les motocycles au-dessus de 100 kilos et les motocycles de 100 kilos ou d’un poids inférieur à 10) kilos.
- Le droit d’entrée est de 10 francs par véhicule. Le trophée qui consiste en une coupe offerte par le baron de Zuylen et, pour devenir la propriété du vainqueur, doit être gagnée deux années consécutives, faisait, selon nous, une obligation aux organisateurs de conserver le même parcours, la même distance et la même définition du motocycle.
- * +
- Automobile-Club de Belgique
- La liste des prix spéciaux pour la fameuse course des automobiles Bruxelles-Spa, qn’organise les 25 et 26 juin prochain, l’Automobile-Club de Belgique s’accroît tous les jours; aux prix offerts par Sir David Salomons, le Touring-Club Belge, il taut en effet ajouter le prix du comte de Henri-court de Grunne, membre du Comité, qui tient à récompenser non pas la voiture la plus rapide, mais celle qui présentera le plus de qualités au point de vue pratique.
- Une cinquantaine de membres nouveaux ont été admis dans le courant d’avril aux ballottages de l’Aulomobile Club, parmi eux MM. Lucien Vorlet, à Verviers; Henry de Clercq, à Bruxelles; Ernest Preudhomme, à Bruxelles; Philippe de Lurlet, à Bruxelles ; Raoul Grelhand de la Bistrate, a Anvers: Camille Jenatzy, à Bruxelles; cmule •Jules de Monceau, à Bruxelles; baron de Dieu-donné de Corbeckooer Loo, à Louvain; Fernand liérard, à Paris ; baron Lundeu, Gérard Nothomb, Albert Mans, Albert Liérart, Albert Tesch, à Bruxelles; MM. Armand Dresse, Edmond Dresse, Dawaut-f’reudhomme, Davvaut Adrien. Dawaut, Georges fils, Maurice Leloux, Georges Bear, Auguste Aerts, Charles liocour, G. Rocour, Jules La-
- marche, Alfred Lamarche, Max Hanzeur, Adolphe Hanzeur, Dieudonné Sklin, Fernand Pisard, Georges Deprez, Auguste Gitlard. Auguste Dumoulin, Chevalier Octave de Mélotte, P. Van Hou-gaerden, Gustave Terwangne-Dallôge, Mathieu Bouvoiseri, de l’Automobile Club Liégeois.
- Max Coget, Joè May, Léon Génart, Félix Pardon, Paul Geescher, de Timary, Lucien Niguet, de Bruxelles.
- L’Automobile-Club Liégeois vient d’être reconnu par l’Automobile-Club de Belgique comme “ Cercle Adhésif ” et a par conséquent le droit de désigner un de ses membres pour le représenter au Conseil d’AdminisIration de l’Automobile-Club
- Suivant acte du 1er avril il est fondé, entre MM. Roch-Brault et Cie, une Société pour l’exploitation de voitures automobiles sous le titre de Société Française d’Auto mobile s.
- Le capital social est de 100 000 francs et le siège ’ social est situé rue St-Ferdinand, 50, à Paris.
- {Loi du 30 avril 1898).
- *
- * *
- Suivant acté dü 28 avril 1898, il est fondé entre MM. F. David et A. Bourgeois, une société pour l’exploitati >n du moteur David et Bourgeois, des voitures munies de ce moteur et en général de toutes opérations industrielles et commerciales ayant pour objet les automobiles.
- La Société qui a pris pour titre Société des Voitures Automobiles Françaises David et Bourgeois a comme capital 120 000 francs et comme siège social, 14 et 16, rue Watieau, à Paris.
- {Petites Affiches du 28 avril 1898.)
- La Bourse
- L’action Omnibus reprend : 1865, les Voitures au contraire perdent encore du terrain : 795. Malgré le détachement du coupon, la Compagnie Générale de Tramways progresse de 999 à 1069 ; mais il y a là une exagération de cours dont il faut se méfier, et le Conseil est le premier à le regretter.
- De même la Thomson Houston monte à 1426, ex-coupun.
- Compagnie Générale de traction sans changement, 115, Decauoille 118.
- En banque les Pétroles Français sont stationnaires. Tramway de Lyon en hausse à 1805
- Compagnie Lyonnaise de Tramways est en progrès à 1135.
- CHEMINS DE FER DE PAPIS A LYON ET-A LA MÉDITERRANÉE
- La Cie P. L. M. organise, avec le concours de l’agence des Voyages Economiques, une excursion en Suisse et en Savoie, du 26 mai au 13 juin 7898. Prix au départ de Paris (tous frais compris) : lri classe, 555 francs. 2e classe, 510 francs.
- S’adresser, pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence des Voyages Economiques, 10, rue Auber et 17, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- Fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte
- A l’occasion des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 17 au 22 mai et du 27 au 3l mai 1898 seront respectivement valables jusqu’aux derniers trams des journées des 24 mai et 2 juin.
- « PNEU ENGLEBERT «pour Voitures, automo mobiles et Motocycles, SociétéO.Englebertet C'% Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, ageht général pour la France.
- p.303 - vue 307/833
-
-
-
- 304
- LA LOCOMOTION’ AUTOMOBILE
- LISTE
- des CoDstruetenrs de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouihv F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St'-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine).
- Avant-train biev. pour tricvc.-auto. Mot.à pétrole Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- C1' des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Peiret.
- Dalifol. et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geoffroy-S-Hilatre. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublane, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.LevalloisjPerret Gusiin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71. avenue de la Grande-Armée. Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système Bouché.
- Morel (victoriette',, 68, avenue de la Giande-Armëe. Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle. ;
- Nègre, 21, avenue do Maine. j
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry. i
- Pilain et C1'1, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Tait bout. Pans Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et S -hneider, 202. rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société des vélocipèdes Michaux et dos véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuillv-s-Seine Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne, Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis
- Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krioffer. 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet « t Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri), 124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Biiotbèpe P la «Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2" — Voitures à vapeur................. épuisé
- 3® — — à pétrole............. 5 »
- 4" - — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuvlen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 3° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 4° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de I.a Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 5° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 t'r. 50 ; franco, 0 fr. 00.
- 00 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 7° Mamiel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. il . de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 8° Notice de route sur lu Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 00 framco.
- 9° L’Art de la Bicyclette, parBaudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.304 - vue 308/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 20
- 19 Mai 1898
- HEVI! Us I0ITDEES et TÉRICDLES KÉCAHIMES, potilit! sois le MT PATEOHAGE «l Î0I1BI8G-C1DB te FBA8CE
- sommaire: ou h» io
- Notes électromobiles, E. Hospitalier.
- Les Automobiles dans le passé, le présent et l’avenir (suite et fin)), Aimé Witz .
- L’opinion d’un Anglais sur les automobiles, D.
- Bellet.
- La première automobile de Mexico.
- La folie de la vitesse.
- L’Exposition des Tuileries.
- Changement de marche pour automobile, système de la Pensyloania Iron Works Co à Philadelphie.
- Etude sur l’aviation mécanique (suite).
- Le Critérium des entraîneurs.
- Course Paris-Amsterdam.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers. Communications officielles du Touring-Club. La Course de relais automobile du Journal des . Sports.
- Petites Nouvelles.
- Liste des brevets d’invention.
- La Bourse.
- Sociétés.
- VOITURE A PÉTROLE MEXICAINE
- p.n.n. - vue 309/833
-
-
-
- 306
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Notes êlectromobiles
- XIII. Moteurs électriques. — Définitions. Considérations générales.
- Un moteur électrique est un appareil qui recevant de l’énergie électrique la trans-forme en énergie mécanique ou travail. Il joue donc le rôle inverse d’une dynamo qui, recevant de l’énergie mécanique ou travail la tranforme en énergie électrique. Cette réversibilité de fonctions fait qu’une dynamo peut toujours fonctionner comme moteur, bien qu'un moteur ne puisse pas toujours fonctionner comme dynamo, lorsque ses proportions sont mal calculées. Nous rte considérerons ici que les moteurs réversibles\ alimentés par un courant continu, et capables, par suite, de produire un courant continu en les actionnant mécaniquement.
- Ces moteurs sont fondés sur les phénomènes d’aimantation produits par les courants, sur les forces qu’exerce un champ magnétique sur un conducteur placé dans ce champ magnétique, et sur les forces électromotrices développées dans ce conducteur lorsqu’il se déplace dans le champ.
- Un moteur électrique se compose essentiellement de deux parties : un inducteur — généralement fixe — produisant le champ, et un induit — généralement mobile— se déplaçant dans ce champ (i) sous l’action qu’il exerce sur le courant qui traverse les conducteurs bobinés sur l’induit.
- Lorsque le champ inducteur est produit par un aimant permanent, le moteur est dit magnéto-électrique. Les champs magnétiques développés par les aimants sont peu intenses et conduisent à des appareils lourds, volumineux, encombrants, d’un mauvais rendement etinutilisables sur une électromobile. Aussi ont-ils été abandonnés et ne les emploie-t-on plus que pour quelques jouets scientifiques d’une puissance infime. Les moteurs électriques actuels ont tous leur champ inducteur produit par des élcctro-aimants. Nous indiquerons plus loin comment ces électro-aimants se trouvent alimentés ou excités par tout ou partie de la batterie d'accumulateurs. On peut faire varier dans de grandes limites l’intensité du champ inducteur en modifiant l’intensité du c >urant qui traverse les bobines inductrices ou excitatrices, ce qui permet de régler à volonté la puissance, la vitesse et l’effort tangentiel exercé sur l’axe du moteur, et par suite sur la jante des roues motrices.
- L’induit placé dans ce champ et traversé par un courant 1 est le siège d’une force é.ectromotrice proportionnelle à l’inten-
- (1) M. Gasnier a proposé de faire tourner l’inducteur et l’induit en sens inverses, et de faire commander à chacun d’eux une des roues motrices. Celte combinaison présente certains avantages que n ,us ferons ultérieurement ressortir.
- sité du champ H, à la longueur du fil soumis à l’induction dans ce champ et à sa vitesse de déplacement. En désignant par A cette force électromotrice, on a :
- E — Hiv (i)
- et si le courant qui traverse cet induit est égal à /, la puissance électrique transformée en puissance mécanique aura pour expression :
- * P = H l I v (a)
- Cette formule montre que,pour un induit de dimensions données et un courant donné, la puissance P sera d’autant plus grande que le champ H sera plus intense et que la vitesse des fils v sera plus grande, c’est-à-dire que le moteur tournera plus vite. Cette formule montre aussi pourquoi les moteurs électriques tournent toujours à une grande vitesse angulaire et pourquoi le champ H doit être produit par des électro-aimants, afin d’être le plus intense possible. Dans un moteur donné, sur quatre facteurs dont dépend la puissance, un seul, la longueur du fil / est donné par construction et reste invariable ; tous les autres peuvent varier dans d’assez larges limites, et l’on s’explique ainsi la grande élasticité que présente le moteur électrique au point de vue de la vitesse et de la puissance, puisque cette puissance peut rester constante à des vitesses différentes, pourvu que H et / varient en raison inverse de v. Avec le moteur à pétrole, la puissance est maxima pour la vitesse angulaire maxima et varie en raison directe de la vitesse angulaire.
- L’avantage du moteur électrique ressortira davantage encore si on considère le couple moteur (j) au lieu de considérer la puissance.
- On sait que la puissance P d’un moteur est égale au produit du couple W parla vitesse angulaire w :
- P= Wco. (5)
- Dans le cas particulier, la vitesse angulaire w du moteur est reliée à la vitesse v des fils par la formule
- v — i» r (j)
- (1) Deux forces égales et de sens contraires agissant perpendiculairement aux extrémités d’un même diamètre constituent un couple dont la valeur est égale au produit de l’une des forces par le diamètre aux extrémités duquel elles s’exercent. Dans le système métrique, les couples se mesurent en kilogràmmètres, car ils sont le produit d’une force (en kilogrammes) et d’une distance (en métrés). Dans une machine en mouvement, la somme des couples moteurs est égale à la somme des couples résistants lorsque la vitesse est constante. Si le couple moteur total est le plus grand, la vitesse angulaire augmente ; elle diminue, au contraire, lorsque le couple moteur résultant est plus petit que le couple total résistant.
- p.306 - vue 310/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 307
- en désignant par r le rayon du cylindre sur lequel sont roulés les fils de l’induit. On en tire, en remplaçant dans (2) et en égalant (2) et (4) :
- Wu> = HlIo>r (?)
- et en désignant par S le produit des deux longueurs / et r, produit qui peut être considéré comme la surface d’enroulement du moteur :
- W — H SI (6)
- La formule ( 6)montre que le couple est, à une constante de construction près, proportionnel au champ H et à l’intensité du courant I qui traverse l’induit. Ce couple peut donc, au moment du démarrage, prendre des valeurs considérables, quatre à six fois, et même huit fois supérieures à celle du couple en marche normale. Cela explique pourquoi les voitures électriques démarrent avec tant de facilité et de sûreté.
- Avec les moteurs à essence de pétrole, le couple moteur est constant, et le seul moyen dont on dispose pour l’augmenter lorsque le résistant augmente; dans une rampe par exemple, consiste dans un changement de vitesse. Faisons remarquer en passant que ce changement de vitesse est souvent mal calculé par les constructeurs d’automobiles à essence de pétrole, car la plupart des voitures actuelles montent une rampe avec vitesse du moteur réduite. Or il est bien évident que, dans les côtes, le moteur devrait produire sa puissance maxima en tournant à sa vitesse maxima. Lorsque cette condition n’est pas satisfaite, c’est que le changement de vitesse est mal proportionné.
- Avec le moteur électrique, rien de semblable ne se produit : au contraire, lorsque la vitesse diminue, la puissance s’accroît ; lorsque la vitesse augmente, la puissance diminue et même, dans certaines conditions, elle peut devenir nulle et même négative. A ce moment, il y a récupération : le moteur fait frein, empêche le véhicule de s’emballer et fonctionne comme une dynamo qui recharge les accumulateurs.
- L’étude détaillée des propriétés des différents moteurs électriques pour électromobiles fera l’objet des notes suivantes.
- E. Hospitalier.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs competents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Les Antomobiles
- dans le passé, le présent et l’avenir
- Confèrence donnée à Lille, le jeudi iy mars dans la Salle de la Société Industrielle (Suite et fin)
- Pour permettre à une voiture électrique à deux places de rouler une heure et demie sans recharger sa batterie ou sans la changer, il faut lui imposer au moins 350 kilogrammes de plomb;
- 7 litres de pétrole donnent le même résultat!
- La voiture à pétrole a donc l’inestimable privilège de la légèreté ; cela suffit pour expliquer ses succès aux courses, et pour justifier la préférence qu’on lui accorde. C’est la voiture de plaisance, la voiture de vitesse, celle que le touriste préfère, carpelle le dispense d’emmener un servant de foyer, celle qui donne à la majorité des voyageurs la plus grande somme d’agréments, et lui permet les plus longues étapes entre deux postes de ravitaillement.
- L’essence de pétrole se trouve partout en cours de route, et elle est de qualité généralement bonne : un changement de densité peut avoir pour effet de modifier les conditions de la carburation, mais un chauffeur expert surmonte facilement cette légère difficulté. L’emploi du pétrole lampant, qui coûte presque aussi cher que l’essence, ne présenterait aucun avantage sérieux et rendrait au contraire la carburation beaucoup plus délicate.
- Ce genre de voitures sera peut-être appelé à bénéficier un jour du puissant concours que l’acétylène promet aux moteurs à gaz; l’acétylène liquéfié, s’il était dompté, pourrait donner d’admirables résultats.
- L’emploi de l’alcool dénaturé aurait des avantages d’une autre nature ; il supprimerait absolument toute odeur et les moteurs deviendraient un bijou de propreté. Cette application pourrait déjà être faite : la dépense de consommation triplerait, il est vrai, aux prix actuels de l’alcool.
- La voiture à vapeur conviendra à la traction des lourdes charges sur routes accidentées, dans les circonstances où un aide pourra être embarqué sur la voiture sans inconvénient. Les tracteurs Le Blant et de Dion ont brillamment démontré les avantages de la vapeur dans ces conditions, les omnibus Weidknecht et les tramways -Ser-pollet ont d’autre part de beaux états de service, notamment sur la ligne de La Bastille à Saint-Ouen; on reste encore en panne quelquefois par la faute de la chaudière, du feu, ou du chauffeurs mais les accidents sérieux deviennent très rares; Les belles expériences faites en 1896 et 1897 dan. la Meuse, par M. Kuss, ingénieur des ponts et chaussées, sur le train Scotte, ont fait ressortir la robustesse et l’élasticité de ce tracteur à vapeur,qui a remorqué un train portant 42 personnes à une vitesse moyenne de 12 kilomètres sur un parcours accidenté de 628 kilomètres, sans accident de chaudière, ni de machine, en brûlant moins de 5 kilogrammes de coke par kilomètre et vaporisant 25 litres d’eau. En somme, si le pétrole convient encore aux petits omnibus, faisant un service de gare à hôtel, intermittent de sa nature, la vapeur s’impose absolument dans le cas des grandes diligences et des véhicules transportant des marchandises et des voyageurs entre deux petites villes.
- Le service urbain des fiacres, des voitures de louage et des tramways doit au contraire être ré-
- p.307 - vue 311/833
-
-
-
- 308
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- serve à l’électricité : un large champ est ouvert à l’activité de ses promoteurs, car il faut savoir qu’il y a, à Paris seulement, 14 000 fiacres et 16 000 chevaux d’omnibus et que l’on évalue à plus de 100 000 le nombre des chevaux de trait de la capitale.
- Que fera-t-on alors de ces malheureux chevaux?
- A entendre quelques enthousiastes qui prennent leurs rêves extravagants pour des réalités, le cheval ne serait bientôt plus bon qu’à faire de la saucisse ; or, comme ce genre de charcuterie, estimé à Gand, ne l'est guère partout ailleurs, le cheval serait destiné à disparaître.
- Laracedes chevaux de trait aurait donclesortde la girafe, du bison et de l’auroch; nos fils seraient obligés d’aller au Jardin des Plantes pour voir les derniers spécimens de l’espèce ; ils se rendraient au musée de la Société protectrice des animaux pour voir les fouets, les mors et les harnais, instruments du long martyre de ces fidèles serviteurs de l’humanité, f e facétieux organisateur du cortège du Mardi Gras de 1897 à Paris, avait symbolisé cet avenir en embarquant des chevaux sur le char automobile, figurant l’automobilisme triomphant ; les pauvres bêtes qui faisaient sans doute leur premier voyage en voiture, semblaient fort effarés de ce ravissement de fortune qui ne leur présageait rien de bon. Elles semblaient comprendre que ce cortège du bœuf gras pourrait devenir le cortège du cheval gras. Le public qui se pressait autour du char prétendait, du moins, lire ce sentiment dans leurs yeux effarés et inquiets.
- Mais tout cela n’est que spirituelle facétie!
- Nous sommes loin encore de ce fatal dénouement réservé à l’espèce chevaline ; la fin de l’âge du cheval n’est pas encore venue.
- Assurément la noble bête est plus discutée qu’au-trefois: on lui reproche de ne faire que 12 kilomètres à l’heure, de ne gravir les montées qu’au pas en s’essoufflant, de ne pouvoir couvrir que 40 à 50 kilomètres par jour (en vélocipède des enfants en font 100), de manger alors même qu’elle ne travaille pas, d’exiger une écurie, un palefrenier, d’être exposée aux maladies,de ne vivre que vingt ans. L’automobile, au contraire, fait du 20 kilomètres par heure, du 120 par jour* ne consomme pas à l’arrêt et ne craint pas les épizooties.Le cheval s’emballe, la machine ne s’emballe pas.
- Tout cela est vrai, mais l’automobile est délicate, et elle a sa façon à elle de se couronner. Et puis, si le cheval a le défaut de s’abattre, il a la qualité de suppléer, par le peu d’intelligence dont le créateur l’a pourvu, aux inattentions du conducteur. La machine obéit peut-être plus vite et plus docilement que l’animal, mais il ne faut pas compter sur elle pour atténuer une maladresse de celui qui la guide. Tel qui laissait flotter sans inconvénient les guides sur le cou de sa bête ne devra jamais abandonner son guidon; tel qui dormait quelquefois devra toujours être éveillé et vigilant. D’autre part, le cheval épargnait le piéton distrait ou imprudent ; la voiture le brisera sans merci.
- Bref, le cheval avait du bon
- Aussi n’est-il pas près de disparaître.
- La lutte sera donc longue et acharnée, et elle ne fait que commencer.
- Elle aboutira probablement bientôt à faire retirer de la circulation ces pauvres haridelles, maigres et efflanquées, que leur conducteur ne faisait avancer qu’à coup de langue et à coups de fouet. C’est cette pensée qui a fait décerner, dit-on, au président de l’Automobile-Club, une médaille d’or de la Société protectrice des animaux.
- Mais je ne vois pas encore le Président de la République allant en automobile assister aux courses de Longchamps.
- Aimé Witz.
- Bien que la construction et même que l’usage des voitures automobiles n’aient pas pris en Angleterre le meme développement qu’en France, voici déjà longtemps que l’on se préoccupe chez nos voisins des véhicules à propulsion mécanique. Ils l’ont bien prouvé quand, il y a quelques années, ils avaient organisé, au Crystal Palace de Sydenham, une exposition de voitures où une assez large place était réservée aux voitures sans chevaux. A cette occasion, on avait bien voulu me nommer, moi,un Français, membre du Comité de l’Exposition, et on m’avait demandé d’essayer de vaincre l’apathie générale de nos fabricants, en leur montrant la clientèle qu’ils pourraient se faire en Angleterre.
- Encore à l’heure présente la construction des automobiles n’a guère pris pied de l’autre côté détroit, mais on se préoccupe beaucoup de l’emploi de ces sortes de voitures, et il est intéressant de savoir quel est le sentiment de l’Anglais sur les résultats déjà acquis : c’est pour cela que nous avons eu l’idée de recueillir quelques-unes des opinions qu’exprime un ingénieur de talent M. A.-J. Wallis-Tayler, dans un livre récent intitulé : Motor Cars, or power carriages for common roads.
- Pour lui, il reste encore « à trouver un véhicule à propulsion mécanique satisfaisant pour la circulation sur les routes ordinaires » ; ce qui ne prouve point qu’il n’apprécie beaucoup les automobiles actuellement existantes.
- Examinant les trois principales sources d’énergie auxquelles on fait actuellement appel, la vapeur, le pétrole et l’électricité, il émet l’avis que, pour lui, il n’y a point à faire doute sur la supériorité de la première, du moins pour la généralité des cas. En somme le vrai champ d’application, le seul légitime de la locomotion mécanique sur les grandes routes, c’est évidemment le transport de charges relativement lourdes, soit en voyageurs, soit en marchandises, c’est en même temps une concurrence probablement heureuse à faire aux chemins de fer d’intérêt local, pour la mise en communication des districts éloignés avec les centres commerciaux.
- Or, à ce point de vue, les moteurs à pétrole ou électriques sont évidemment hors de question. En la matière, la machine à vapeur est, sans aucun doute, la seule source de puissance qui soit pratiquement utilisable à l’heure actuelle.
- M. A.-J. Wallis Tayler revient encore sur cette question sous une autre forme : traitant des moteurs à explosion, il répète qu’on se trouvera engagé dans une voie pleine de déboires et de mécomptes, si on considère lesdits moteurs comme la source idéale d’énergie pour les voitures automobiles. « A l’occasion, ils refuseront de se mettre en marche, et cela sans qu’il soit possible de découvrir un motif raisonnable ou vraisemblable de leur mauvaise volonté; en somme cela ne constitue pas une distraction fort agréable que de passer une demi-heure à tourner un volant de mise en marche. »
- p.308 - vue 312/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 309
- Continuant le procès des moteurs à essence (car en somme il s’agit de ceux-là), il fait remarquer que, à chaque instant, les passages des gaz peuvent se trouver obstrués ; l’allure doit être à peu près constante et la rapidité de la marche dépend presque entièrement de roues et d’engrenages de changement de vitesse plus ou moins compliqués. Enfin il y a le désagrément donné par l’échappement des produits de la combustion, désagrément bien plus marqué que pour les machines à vapeur ; tous les moteurs à explosion actuellement connus de l’auteur laissent échapper des fumées infectes réellement empoisonnées qui rendraient pour ainsi dire intolérable la présence simultanée de plusieurs voitures dans une rue. Et encore faut-il ajouter que l’émission de ces gaz et de ces odeurs est constante, puisque, d une façon générale et sauf le cas d’un arrêt prolongé, on doit garder le moteur en fonctionnement continu. Pendant un concours d’essais à Chicago, il fallut ménager une cheminée d’appel spéciale, sous les bâtiments où se faisaient les dits essais pour évacuer les gaz qui se produisaient en niasse.
- Pour ce qui est des voitures électriques, M. Wallis ne croit pas que, du moins actuellement, il y ait grande chance pour que l’électricité puisse entrer en concurrence, au point de vue de l’économie dans le fonctionnement, avec les moteurs à vapeur ou à pétrole; pour lui, du reste, l’inconvénient le plus grave en la matière ne réside point tant dans le poids des accumulateurs que dans la difficulté où l’on est de renouveler la charge au fur et à mesure de la consommation.
- Ce qui n’empêche point notre auteur de montrer sa préférence théorique pour une voiture électrique pour des raisons bien connues. Mais la substitution du moteur électrique au moteur animal lui semble encore impraticable, sauf peut-être dans les grandes villes (et encore jusqu'à un certain point seulement), et dans les cas assez rares où la question de dépenses n’entre pour aucune considération.
- Nous n’avor.s pas besoin de dire que nous n’adoptons point toutes les opinions de M. Wal-lis-Tayler, et au point de vue du rechargement des accumulateurs de voitures électriques, nous croyons, avec M. Hiram Percy Maxim, que, en l’état actuel, les usines électriques sont assez nombreuses, à peu près partout, pour permettre de partir en voyage avec un véhicule de cette sorte. Mais où nous sommes absolument de l’avis de M. Wallis, c’est quand il dit que le véhicule automobile doit être réservé aux poids lourds (autant du moins que l’automobile électrique 11e sera pas absolument pratique); car, pour une voiture d’agrément ou de luxe, rien ne vaut encore un joli attelage de chevaux. Daniel Bellet.
- La première automoMle de Mexieo
- La ville de Mexico est déjà pourvue, depuis longtemps, d’automobiles françaises. Nous donnons aujourd’hui la photographie de la première voiture qui ait été construite dans la ville même.
- Ce véhicule, de forme très bizarre, est dû à MM. Mohler et Degress, qui furent peut-être les premiers fabricants de cycles de Mexico.
- Le moteur, d’une puissance de deux chevaux, transmet son mouvement aux roues d’arrière, par l’intermédiaire d’un plateau de friction et d’un train d’engrenage.
- La mise en marche se fait au moyen d’un levier placé à l’arrière.
- Le folie le la vitesse
- Lisez les lignes ci-dessous envoyées aux Petites Annales par un abonné, et vous aurez une idée des raisonnements que peuvent tenir les amateurs des courses de vitesse ! Il est inutile, n’est-ce pas d’y répondre? Que l’on remarque seulement, comme curiosité, les quelques originalités suivantes :
- i° La voiture de 5 000 kg. lancée à toute vitesse (Brr..,);
- 20 La course de vitesse, instrument de mesure !*;
- 30 Enfin la comparaison des ébats des torpilleurs sur route avec le lancement de poids par exemple ou les courses pédestres pour refaire notre éducation française :
- « Je suis complètement de votre avis, dit l’abonné en question, au sujet de l’utilité des courses sur route à toute vitesse, soit par bicyclette, soit par motocycle, soit par voitures à pétroie, à vapeur, électrique de 400, 1000 et même celles de 5 000 kilogs.
- L’accident de Montaignac et autres de même genre ne doivent influer en rien sur les courses, qui seules permettent la recherche du mieux et le progrès, tant dans les véhicules légers que dans ceux qui sont plus lourds.
- Arrêter les courses de vitesse, c’est détruire un instrument de mesure, c’est détruire la gloriole qui crée l’initiative qui double l’énergie, l’appât du gain est une force, mais la gloire d’avoir fait ceci, cela, tel tour de force ou d’énergie en telle année, à telle occasion, en compagnie d’un tel, est une bien autre force qu’il ne faut pas dédaigner et qu’il serait bête et coupable d’annihiler.
- Rappelez-vous que, pour refaire notre éducation française, si stupide, si myope surtout, il faut jouer, lutter, en bonne compagnie s’entend, au grand air, en pleine liberté, au vu et au su de tout le monde, par tous les moyens : courses de bicyclettes, courses pédestres, sauts à la perche en longueur, en hauteur, lancement de poids, etc. Il faut qu’on nous laisse la possibilité entière de manifester notre-énergie nationale de toutes manières, en toutes oc casions. Les Petites Annales.
- L’Exposition des Toileries
- M. Boucher, ministre du Commerce, a reçu avec une courtoisie parfaite et nous dirons même une bienveillance marquée, MM. G. Rives et Ballif, organisateurs de l’Exposition d’automobiles et que lui présentait M. Georges Berger.
- Le ministre du Commerce a promis qu’il assisterait avec grand plaisir le 15 juin à l’ouverture de l’Exposition des Tuileries.
- Au cours de l’entretien, M. Boucher a manifesté le désir de se faire inscrire au Touring-Club et a prié M. Georges Berger de lui servir de parrain.
- M. Boucher a dit de plus à ces messieurs qu’il leur demanderait de guider son choix dans l’achat d’une voiture automobile.
- *
- * *
- M. Bousquet, conseiller d’Etat, directeur des douanes, vient de déclarer temporairement exempts de droits les produits étrangers qui pourront figurer à l’Exposition de l’A. C. E.
- p.309 - vue 313/833
-
-
-
- 310
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- Changement de marche ponr automobile
- Système de la Pensylvania lron Works C° à Philadelphie (1)
- Cet appareil, qui a pour but de permettre de changer avec rapidité le sens de marche de la voiture et de produire l’arrêt à volonté est représenté en détail par les figures ci-contre :
- La figure i est une coupe longitudinale dans tout le mécanisme,
- La figure 2 est une coupe verticale par 2-2 de la figure 1,
- La figure 3 représente une coupe verticale par 3-3 de la figure 1,
- La figure 4 est une coupe par 4-4 et la figure 5 une coupe par 5-5.
- Tout l’appareil est monté sur un bâti A, fixé au châssis de la voiture, et qui porte
- deux arbres F et G situés dans le prolongement l’un de l’autre. L’arbre F est actionné, toujours dans le même sens, par le moteur et l’arbre G, qui est chargé de transmettre le mouvement aux roues du véhicule, est conduit par l’arbre F et tourne, soit dans un sens, soit dans l’autre. L’arbre G, porte à son extrémité une roue dentée D, clavelée sur lui, et l’arbre F possède, également fixée sur lui, une autre roue F.
- Sur le moyeu a de la roue D est monté un tambour H, qui repose sur ledit moyeu par sa flasque C et contient tout le mécanisme.
- X est un embrayage constitué par deux
- lames de ressort ou sabots I de forme demi-circulaire, et ayant chacune une de leurs extrémités attachée à l’un des bras radiaux d. tandis que leurs extrémités libres e viennent buter sur les talons / des leviers K, articulés en g sur les bras d. Les extrémités libres h de ces leviers reposent sur l’arbre F, et peuvent en être écartées au moyen du manchon Z, qu’on fait pénétrer de force entre eux, et dont le bord est arrondi à cet effet.
- L’embrayage X’, semblable à l’embrayage X, est placé de l’autre côté du manchon H ; il est monté sur le moyeu a de la roue D et sa rotation est empêchée
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelel Office International, pour l’obtention des brevets d’Inventiôn en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- par des butoirs /, solidaires dü bâti A, tandis que la roue D tourne toujours librement.
- Le fonctionnement de l’embrayage X’ est le même que celui de l’embrayage X, c’est-à-dire que le manchon Z’ sert à écarter les extrémités h’ des leviers K’ pour appliquer les sabots à ressorts Zsous la jante du tambour H.
- A l’intérieur de ce dernier se trouve un disque M, fixé sur lui et qui porte les pignons N et O; les pignons N engrènent avec la roue E et les pignons O, tandis que la roue D calée sur l’arbre G actionne les pignons O, supportés par la cloison M’ et en même temps les pignons A, par la raison que les pignons O ayant une longueur double des autres, peuvent engrener en mêmç temps les pignons N et la roue D,
- p.310 - vue 314/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- an
- Le manchon L est actionné (au moyen de leviers ; fixés sur un arbre 7e) pat* l’intermé»-diaire de deux secteurs dentés m et o et d’un levier de manœuvre 2. Le manchon U, monté sur l’arbre conduit G, est actionné à l’aide des leviers /, de l’arbre r et du levier S qui est relié au levier de manoeuvre R par une bielle t.
- Le fonctionnement a lieu comme suit :
- Le moteur étant en marche, l’arbre F tourne dans le sens de la flèche figure 1. Tant que le levier de manœuvre Q occupera la position que possède le levier R sur cette figure, les deux embrayages X et X seront desserrés, et l’arbre G ne recevra pas le mouvement de l’arbre R La voiture s’arrêtera.
- Pour donner la marche avant à'] cette voi-
- ture, on fait occuper au levier Q la position figure 1 de façon à écarter les leviers K au moyen du manchon L ce qui fait appliquer les sabots I sous la jante du tambour H et oblige ce dernier à tourner avec l’arbre F. L’aibre G est aussitôt entraîné dans la même direction, à cause des pignons O dont la rotation se trouve empêchée à ce moment et qui verrouillent la roue D et les pignons N.
- Lorsqu’on veut aller en arrière, on pousse le levier R à droite et le levier 2 à gauche ffig- 1); l’embrayage X est aussitôt libéré, tandis que l’embrayage X se met en prise avec le tambour H, Dans cette position, la
- roue dentée E actionne les pignons N et Oi ce dernier faisant tourner en arrière la roue D et par suite l’arbre G.
- Le tambour H peut recevoir une courroie de transmission ou être muni d’une couronne dentée ou d’un ojgane de friction.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.311 - vue 315/833
-
-
-
- 312
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- EM sur l’aviation mécanique
- [f-Stt
- Pour soutenir dans l’air un aéronef, plus lourd que l'air, deux méthodes sont en présence:
- Dans l’une la sustentation est produite par une propulsion verticale. Suivant que la force ainsi obtenue comparée au poids de l’aéronef est égale plus petite ou plus grande, celui-ci se tient en équilibre descend ou monte.
- Dans l’autre la sustentation est obtenue par la composante verticale de la réaction de surfaces inclinées, aéroplanes, animées du mouvement horizontal du propulseur.
- Dans les deux cas, suivant M. Bouchard, la puissance à employer sera la même. Dans le premier l’hélice à axe horizontal qui fera seulement naviguer l’aéronef travaillera beaucoup moins, mais il faudra ajouter la puissance nécessaire au propulseur vertical et qyi rétablira l’équilibre.
- M. Bouchard n’est pas partisan des aéroplanes qui ne se soutiennent que grâce à la grande vitesse horizontale dont ils sont animés. ,
- « Le véritable aviateur pratique doit pouvoir rester au vol stationnaire, il doit pouvoir s'élever
- ite)
- ou prendre terre n’importe où, sans aucune disposition préalable. »
- C’est donc l’appareil de sustentation que M. Bouchard étudie tout particulièrement. Il suppose son aéronef rigide, propulsé par une hélice à axe horizontal, guidé par un gouvernail. Il pense la stabilité transversale et longitudinale obtenue en abaissant suffisamment le centre de gravité, ce qui nous semble impossible sans gouvernail à charnière horizontale.
- Les figures 1, 2, 3, 4 représentent son premier projet.
- Dans sa première conception la sustentation est obtenue par des roues à aubes, montées par paires, chacune des 2 roues de chaque paire tournant en sens contraire.
- Les autres elles-mêmes ont un axe parallèle autour duquel elles tournent avec une vitesse de rotation moitié de celle de la roue. Leurs différents points décrivent ainsi des épicycloïdes dans un plan perpendiculaire à l’axe. On voit à la figure 1 les positions successives de ces aubes don
- t
- le plan de symétrie tourne en quelque sorte autour d’un axe constant i. ».
- « Ces ailettes sont traversées par un axe qui les divise en deux parties rectangulaires symétriques. L’axe de chaque ailette est fixé à chaque extrémité à la jante d’une roue constituée un peu comme les roues de cycles. On se rend compte de cette disposition sur la figure 3.
- « On pourrait aussi agir d’une autre manière et soutenir à leurs extrémités les axes des quatre ailettes â l’aide de bras en tubes d’acier creux formant poutres armées et reliés solidairement les uns aux autres par des fils d’acier. »
- De semblables roues ont déjà été proposées pour la navigation. Le mouvement des aubes est tel que celles-ci travaillent toujours en sens utile elles agissent normalement dans leur maximum de vitesse et se présentent par la tranche dans les parties moins avantageuses.
- « Il y a toujours en moyenne trois ailettes agissant sur quatre. Et comme elles sont entièrement plongées dans l’air, la somme de leurs actions individuelles, calculée d’après leurs projections sur
- l’horizontale ne doit pas varier plus que le rapport des nombres (58 (minimum) et 72 (maximum).*-»»
- « Leur action totale moyenne est à peu de chose près égale à 63 0/0 de l’action qu’elles exerceraient si elles se trouvaient toutes simultanément dans la position où cette action est la plus grande pour chacune d’elle. »
- Ceci remédierait un peu à la forme convexe que les autres présentent sur la figure et qui nuirait au rendement.
- « Comme on le voit représenté figure 3, tout l’ap-; pareil serait construit en tubes d’acier creux qui seuls présenteraient à un degré suffisant les qualités requises pour une construction de cette grandeur et de cette importance.
- « L’ailette mobile, de forme carrée, serait constituée par un cadre en acier profilé en tubes en U;011 de toute autre manière, qui lui assure à la fois rigidité et légèreté. Sur ce cadre, renforcé par des entretoises et des fils d’acier, serait tendue une forte toile double ou un tissu de soie très résistant. Ce tissu, soigneusement verni, serait disposé de manière à présenter toutes les garanties désirables.
- p.312 - vue 316/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 31b
- Il faudrait que les deux faces de l’ailette fussent identiques puisqu’elles doivent servir alternativement. La toile ae l’ailette étant fixée au cadre par son bord, garderait dans ses autres parties une liberté relative ; elle deviendrait, par conséquent très légèrement concave sous l’action de la résistance de l’air. »
- « On voit sur la figure 3 que le mouvement de rotation inverse peut-être communiqué à l’ailette à l’aide d’un tube creux tournant (pour la facilité du dessin, nous avons rendu mobile le tube intérieur mais il serait préférable d’employer un tube intérieur fixe et de faire tourner le tube extérieur). On pourrait aussi obtenir le mouvement inverse par une combinaison convenable d’engrenages et d’une chaîne pour chaque ailette. Il importe seulement pour obtenir la rigidité parfaite de l’appareil que le tube servant d’axe aux aillettes soit fixe et fasse corps avec le bâti de la roue, et que la même condition soit observée pour l’axe de la roue,qui devra faire corps avec le bâti de l’appareil.»
- « Les ailes rotatives recevraient leur mouvement
- d’un moteur approprié, soit à l’aide de chaînes, doit à l’aide de pignons d’angle monté sur tubes sreux, qui actionneraient la roue à l'une de ses ex-crémités (en A, figure 3 planche 2). t « Tous les roulements seraient à billes. L’acier au nickel, de qualité supérieure, serait la matière première des tubes creux et de toutes les pièces de mécanique. Les tubes seraient soigneusement bra-sés ou réunis par des colliers de serrage, suivant le cas. toutes les pièces mécaniques, finies et rectifiées avec une grande exactitude. »
- « Avec une hélice d’un pas très court, l’entraînement de l’eau par la rotation des branches est très faible et la zone agitée est très réduite.
- « Au contraire, une autre hélice dont les ailettes étaient inclinées sur l’axe à 45° environ, c’est-à-dire ayant un pas d’environ trois fois le diamètre a produit des remous considérables dans l’eau ; il y avait visiblement une très forte projection d’eau, du centre de l’hélice vers ses bords, et les actions nuisibles semblaient portées à leur maximum.
- « Dans l’air extrêmement mobile, et de plus très
- <«. !//
- Jff
- compressible, ces défauts seront exagérés à un très haut point, et ce qui a été fait dans la navigation pour parer aux inconvénients exposés plus haut, pourra être utilisé avec avantage. Nous donnerons donc à nos hélices suspensives un diamètre assez grand sans exagération (2 m. par exemple) et un pas très court (1 m. 50).
- » Mais il nous reste à corriger le grand défaut qei les caractérise : leur faible surface et par suite la trop grande facilité avec laquelle l’air aspiré retourne au-dessus de l’hélice par une circulation latérale continue, ne consommant guère d’autre force, quelle que soit la rapidité imprimée à l’hélice, que celle absorbée par le frottement des molécules d’air les unes contre les autres. »
- Un deuxième projet de M. Bouchard est seulement différencié par le mode de sustentation. Il emploie plusieurs hélices à axe vertical.
- Il a voulu faire donner à ces hélices un pouvoir élévateur plus grand et a eu une idée fort ingénieuse que nous lui laissons exposer.
- « Ne pouvant constater facilement les divers mouvements effectués par l’air autour d’une'hélice nous avons fait tourner celle-ci, assez petite, dans de l’eau tenant en suspension un corps trèsgdivisé, ce qui permettait de suivre ses mouvements quand ils n’étaient pas trop rapides.
- « L’axe de l’hélice était animé d’un mouvement de rotation sur lui-même, mais ne pouvait se déplacer longitudinalement; l’hélice était donc dans la situation d’une hélice suspensive.
- « Dans ces conditions, nous avons vu l’eau, refoulée par l’hélice, remonter latéralement par une circulation continue. De plus, toute la masse avoisinant l’hélice était entraînée assez rapidement dans le sens de rotation de celle-ci. Nous avons pu constater aussi que ces mouvements ne s’étendaient qu’à une zone très restreinte autour de l’hélice, le reste du liquide étant à peu près immobile. »
- D’où pour M. Bouchard l’idée élégante d’inscrire ses hélices à axe vertical dans un plan faisant aussi fonction d’aéroplane.
- p.313 - vue 317/833
-
-
-
- 314
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’effort des hélices doit êtfê augmenté puisque le plan s’oppose aü retour de l’air comprimé et est lui-même soulevé par cette pression.
- « Autrement dit, lé Système suspenseur serait constitué par un plan horizontal, sans solutions de continuité autres que des ouvertures circulaires encadrant exactement les hélices suspendues. »
- « Ce système se prêterait particulièrement à l’emploi de tubes creux tournants, et de roulements à billes.
- « Le propulseur serait une hélice.
- « Le plan supérieur serait maintenu et relié au bâti de l’appareil par une carcasse en tubes d’acier creux aussi réduite que possible. Il serait formé d’un treillis en fils d’acier à très larges mailles revêtu des deux côtés d’un tissu de soie, ces deux tissus unis entre eux, à travers les mailles par un vernis très résistant, une solution de caoutchouc ou de glu marine souple’, par exemple. Le tout serait cylindre ensuite pour chasser l’excédent de liquide et assurer l’adhérence parfaite des deux tissus. »
- M. Bouchard a un faible pour ce second mode de sustentation.
- « On voit que ce système aurait au moins sur le premier l’avantage de la simplicité et par suite d’une sécurité beaucoup plus grande. Il se peut cependant qu’à d’autres points de vue le principe des ailes tournantes soit préférable ; c’est ce que nous ne pouvons décider à première vue. »
- Le Critérium les Entraîneurs
- La course organisée par le Vélo entre les véhicules qui devaient servir d’entraîneurs aux coureurs vélocipédiques de la course Bordeaux-Paris, s’est courue en deux étapes seulement, conformément à la première décision du Comité.
- Le départ de la première étape Versailles-Tours (234 k.), a été donné le mardi 10 mai à 10 h. 8 ni. Vingt-quatre concurrents sur 44 engagés sont partis. Ce sont :
- NlS 1. de Knyff................... voiture
- 2. Charron....................... —
- 3. Girardot...................... —
- 4. Degrais................... tricycle
- 5. Balaceano.................. voiture
- 7. E. Mors....................... —
- 8. Levegh........................ —
- 10. Corre . . . ........... . tricycle
- 11. Breuil..................... voiture
- 12. Georges Auger................. —
- 15. Decker!................... tricycle
- 16. Ph. Marot. ................... —
- 17. Caron......................... —
- 18. Andry-Bourgeois............... —
- 19. Georges Richard.......... voiture
- 20. Nicolas................. tricycle
- 21. Rigal. . . 26. Gleize .
- 28. Oury. . .
- 29. Debacker,
- 32. Antony et Corb. ..... voiture
- 34. Griet..................... tricycle
- 39. C. Mongredien............ * —
- 40. Teste.................... —
- Quinze partants seulement sont arrivés à Tours dans l’ordre suivant :
- MM.
- 1. de Knyff, voitürm ... 5 h. 43 m. 31 s. 1/5
- 2. Charron, voiture. ... 6 h. '14 m. 21 s.
- 3. Mors* voiture ....
- 4. Cdfre, triêycle, » , .
- 5. Nicolas, voiture. . .
- 6. Girardot, Voiture . .
- 7. Breuil, voiture. . . .
- 8. Balaceano, voiture. .
- 9. Marot, tricycle. . . .
- 10. Caron, tricycle. . . .
- 11. Richard, voiture. . .
- 12. Levegh, voiture. . .
- 13. Auger, voiture. . . .
- 14. Gleize, tricycle. . . .
- 15. Andry-Bourgeois, trie
- 6 h. 28 m. 53 s.
- 6 h. 33 m. 25 s.
- 6 h. 56 m. 18 s.
- 1 h. 1 m. 4i s.
- 7 h. 10 m. 31 s.
- 7 t. 10 m. 3 1 s.
- 7 h. G m. 8 s.
- 7 h. 42 m. 35 s.
- 7 h. 57 m. 21 s.
- 8 h. 33 m. 2 1 s.
- 8 h. 43 m. 22 s.
- 9 h. 5 m.
- 11 h. 7 m.
- Quelques minutes après le départ M. Oury voit les roues de son tricycle s’effondrer sur le pavé de Bue, M. Degrais fait une chute dans la descente de LimoufS, son pneumatique ayant éclaté dans un virage un peu brusque. Un peu plus loin M. Debacker abandonne, son tricycle ayant grippé. Les voituristes Antony et Corre et le tricycliste Griet abandonnent à Orléans.
- Dans cette étape M. de Knyff qui a franchi les 234 kilomètres en 5 h. 43 m. a donc fait une moyenne de plus de 40 kilomètres à l’heure. Corre, le premier tricycliste a fait environ du 35 à l’heure.
- En juin 1895, dans*la course Versailles-Bordeaux, M. Levassor avait couvert les 234 kilomètres en 7 h. 54 m. 30 s.
- Le lendemain mercredi 11 avril, le départ a été donné pour la deuxième étape, Tours-Bordeaux (339 kilomètres). Vu la longueur de celte étape, le signal est donné à 6 heures du matin.
- Sont partis :
- MM. de Knyff, Charron, Mors, Corre, Nicolas, Girardot, Breuil, Balaceano, Marot, Caron, Richard, Levegh, Gleize et Andry-Bourgeois.
- MM. Breuil et Gleize partent en retard : M. Gleize à 6 h. 3 m. et M. Breuil à 6 h. 7 m.
- Seul des arrivés delà veille, M Auger n’est pas parti.
- La première journée s’était passée sans accident de personne.La deuxième journée a, malheu-reu ement, été marquée par la chute de M. Mors qui s’est en tombant, cassé la clavicule.
- Vers Churet, à 15 kilomètres d’Angoulème, la voiture n° 7 conduite par M. Mors, et qui venait derrière M. de Knyff, filait à 50 à l’heure. Le conducteur d’une carriole,venant en sens inverse, n’entendit les appels de l’automobile qu’à une vingtaine de mètres. Le cheval fit un écart et le chauffeur, pour éviter une rencontre, donna un coup au guidon et la roue de l’automobile rencontra un caniveau. M. Mors .et son mécanicien Toussaint furent projetés avec leur voiture contre un arbre. M. Mors eut la clavicule droite brisée, Toussaint reçut dés contusions et l’automobile fut mise en miettes.
- La voiture n° 8, de M. Levegh, arriva bientôt et ses conducteurs portèrent secours aux victimes de l’accident qu’ils amenèrent à Angoulème.
- Sont arrivés à Bordeaux les coureurs dont les noms suivent, avec le temps mis pour accomplir la deuxième étape.
- R. de Knyff . . 9 h. 32 m.
- Charron. ... 11 h. 29 m. 3 s.
- Breuil....... 11 h. 9 m. 30 s. 2/5.
- Corre......... 12 h. 4 m. 44 s. 2/5.
- Richard .... 11 h. 4 m. 12 s. 1/3.
- Balaceano ... 12 h. 41 m. 2 s.
- Marot......... 12 h. 43 m.
- Caron ..... j2 h. 42 ni.
- p.314 - vue 318/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 315
- Sur 24 concurrents partis de Versailles, 15 sont arrivés à Tours. Sur 14 concurrents partis de Tours, 8 sont arrivés à Bordeaux, ayant ainsi couvert la distance Paris-Bordeaux, soit 573 kilom. dans les temps suivants :
- R. de Knyff . . 15 h. 15 m. 31 s. 1/3.
- Charron. ... 17 h. 33 m. 24 s.
- Breuil........ 18 h. 20 ni. 1 s. 4/5.
- Corre......... 18 h. 38 m. 10 s. 1/5.
- Richard .... 18 h. 47 m* 33 s. 3/5.
- Balaceano. . . 19 h. 51 m. 33 s. 2/5.
- Marot......... 19 h. 56 m. 8 s.
- Caron......... 20 h. 24 m. 33 s.
- Dans le classement final, une modification a été faite. La voiture de M. G. Richard avait été engagée dans la deuxième catégorie (véhicules pesant moins de 400 kilos), son constructeur croyant qu’elle pesait 395 kilos : vérification faite, elle fut trouvée peser 425 kilos. Le jury a cru devoir disqualifier cette voiture. M. G. Richard proteste, déclarant que c’est à vide, c’est-à-dire sans pétrole ni accessoires, que l’on doit prendre les poids et qu’alors il pèse 395 kilogs.
- Le classement par catégories est donc le suivant :
- ire Catégorie (au-deSsus de 400 kilos) :
- iet R. de Knyff;
- 2e Charron;
- 3e Breuil ;
- 4e Balaceano.
- 2e Catégorie (au-dessoüs de 400 kilos):
- 1er Corre ;
- 2e Marot;
- 30 Caron.
- * *
- Le lendemain de la coutse eût lieu l’Exposition sur la grande place des Qüincohces. Comme l’on sait y prenaient part un grand nombre de voitures n’ayant pas participé à la course.
- Dans la matinée, le jury a procédé à ses travaux pour la distribution des prix d’élégance et de confortable. Il était composé du marquis du Vivier, président, baron de Barry, comte de Fayolle, Hé-rard, représentant de l’Autoihobile-Clüb de France, René Mermati, vicomte Pierre de Pelleport-Burete, com'e de Ségalas.
- Voici les récompenses décernées :
- Prix d'honneur : Arthur Escarraguel, pour son magnifique landau et son duc.
- Catégorie des voitures à 4 places.— iér prix : Bord (phaéton), 2e prix : JLeveilley (breack-phaéton), 3e prix : Bord (vis-à-vis), 4° prix : Dr Creuzan (dog-cart).
- Catégorie des deux places.— ier prix: Hivert (victoria); 2e prix: Gallaire (victoria); 3e prix : Dr Creuzan (phaéton): 4e prix : Lacoste (phaéton); 5e prix : Audibert-Lavirotte (phaéton) ; 6e prix : Marly (phaéton); 7e prix : Bergeon (victoria).
- Catégorie des voiturettes. — Ier prix : Decau-ville,
- * *
- Samedi soir fut donné le départ de la course de bicyclettes de Bordeaux-Paris dans laquelle, pour la première fois, on allait pouvoir juger à l’œuvre l’entraînement automobile sur une longue distance.
- L’impression qui découle de la course n’est en somme pas favorable au nouveau mode d’entraînement. Les pannes ont succédé aux crevaisons de pneumatiques, à tel point qu’à plusieurs reprises, divers concurrents se sont trouvés privés d’entraîneurs sur de longues distances ou obligés de profiter des voitures d’un concurrent plus heureux.
- Il est juste d’ajouter que le temps était détestable et les routes abominables sur une grande partie du parcours, circonstances qui n’étaient évidemment pas à l’avantage des lourdes voitures automobiles.
- Course Paris-Amsterdam
- (5-16 Juillet)
- Classification
- Les véhicules automobiles sont classés'de la façon suivante :
- A. — Voitures.
- On entend par voiture automobile tout véhicule actionné par un moteur mécanique et comptant au minimum deux places côte à côte. lr6 série. — Les voitures portant 2 personnes.
- 2m° série. — — — 4 ou 5 personnes.
- 3m0 série. — — — 6 pers. et au-dessus.
- B. — Motocycles.
- On entend par motocycle, un véhicule actionné par un moteur mécanique avec ou sans dispositif permettant d’utiliser la force musculaire, et dont le poids à vide est inférieur à 200 kilos. Par poids à vide on entend sans voyageurs, ni approvisionnements (charbon, pétrole, eau, accumulateurs). lrs série. — Moins de 100 kil., 1 place.
- 2me série. — — — plus d’une place.
- 3me série. De 100 à 200 kil., 1 place.
- 4me série. _ — — plus d’une place.
- C. — Divers.
- Les véhicules ne rentrant pas dans les deux catégories précédentes forment une troisième classe, qui pourra s’il y a lieu être divisée en séries d’après les types des véhicules qui pourraient être pré-S6fltés
- Il est entendu que le poids total des personnes transportées doit ressortir à 70 kilos par personne. S’il n'en étaitpas ainsi, on rétablirait cette moyenne par du lest dûment contrôlé et plombé par les soins de la Commission.
- Le concurrent, dont l’équipage ne satisferait pas à cette condition, serait, par ce seul lait, disqualifié. La Commission est seule juge de la classification des véhicules, ainsi que de toutes les questions qui pourraient être soulevées à ce sujet.
- Engagements
- L’inscription d’un véhicule n’est pas valable si le versement de l entrée n’est pas fait avant la course. Cette entrée est acquise à l’organisation de la course que le véhicule y prenne part ou non.
- Souscription et versement doivent être laits au bureau de l’A. C. F., 4, place de lOpéia, où un reçu en règle sera remis à chaque concurrent.
- Par le fait même de son inscription, le concurrent prend l’engagement de se conformer au présent reglement et aux décisions de la Commission.
- Pour éviter toute contusion dâns les numéros il est établi une liste unique de tous les véhicules, et on leur attribue leurs numéros dans 1 ordre de leurs engagements. , ,,.
- Chaque véhicule doit porter son numéro d inscription en chiffres de 15 centimètres au moins. Ce numéro doit être reproduit sur les lanternes.
- Les véhicules ne doivent -porter aucune marque de publicité.
- Droits d’entrée
- Dans la catégorie vitesse, 20ü francs par voiture et 100 francs par motocycLe jusqu au 15 juin. A partir de cette date, 4é0 îrancs par voiture et •400 francs par motocycle jusqu’au 30 juin.
- __ Dans la catégorie touriste, 100 francs par voiture et 50 francs par motocycle jusqu’au 30 juin.
- Le registre d'inscription sera ferme le 30 juin, a
- ^Réparations. — Les concurrents peuvent se ré-
- p.315 - vue 319/833
-
-
-
- 316
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- parer en cours de route. — Ils peuvent emporter toutes pièces de rechange qu’ils jugeront utiles. — Toutes les réparations doivent être faites hors.des parcs; il en résulte que la durée des réparations compte comme temps de marche.
- Contrôles. — Le départ de la première étape est donné dans l’ordre des numéros d’inscription.
- Les véhicules partent à 1/2 minute d’inlervalle, au signal du starter.
- A l’arrivée à chaque étape, le conducteur de la voiture signera, avec le contrôleur, un procès-verbal d’arrivée indiquant :
- Le numéro de la voiture; l’heure d’arrivée; le nom des personnes se trouvant sur la voiture ; la quantité .de lest embarqué.
- En cours de route il peut être établi des contrôles dans certains cas :
- A. Passage à travers une ville pendant lequel la vitesse doit être réduite. On place un contrôle à
- Centrée et un à la sortie. Les concurrents reçoivent une fiche indiquant l'heure de leur arrivée au premier contrôle, et les commissaires du second contrôle ne les laissent partir qu’aprèsun certain nombre de minutes calculé à l’avance et tel que la vitesse pendant la traversée ait une valeur réduite (par exemple 15 kil. à l’heure).
- B. Passage à niveau, que les concurrents sont exposés à trouver fermé, et cas analogues. Dans ce cas un ou plusieurs commissaires notent exactement, à la seconde près, les temps pendant lesquels certains véhicules se trouvent arrêtés. Ils notent simplement l’heure de passage (sans les arrêter) des véhicules qui trouvent la barrière ouverte.
- C. Enfin il peut y avoir lieu d’établir des contrôles volants sur certains points de routes, en particulier dans les cas où il existe une route plus courte ou plus facile que celle choisie. — Ces contrôles notent seulement l’heure de passage des véhicules sans les arrêter.
- Pour éviter toute erreur de la part des concurrents, tous les contrôles où ils doivent s’arrêter (contrôles fixes) sont indiqués jour et nuit par des transparents très visibles portant le mot «Contrôle».
- Les heures de départ et d’amvée, les heures de passage, etc., seront prises à la seconde près, sur des montres et régulateurs donnant l’heure légale (heure intérieure des gares de Chemins de fer français).
- Etapes de la course
- 5 juillet,
- 6 —
- 7 -
- 8 — 9
- 10,11-
- 12 —
- 13 —
- 14 —
- 15 —
- 10 -
- Catégories touristes.
- Paris-Reims, par Meaux, La Ferté-sous-Jouarre, Montmirail, Champau-bert, Epernay.
- Reims,Rocroy, Fumay, Givet, Dinant, Namur.
- Namur, Liège, Maëstricht. Maëstricht-Nymègue.
- Nvmègue • Amsterdam.
- Séjour à Amsterdam et excursion à La Haye.
- Amsterdam-Nymègue.
- Nymègue-Liége.
- Liège, Pepinster, Spa, Trois-Ponts, Houffalize, Arlon, Luxembourg. Luxembourg. Longwy, Verdun, Chà-lons-sur-Marne.
- Châlons-sur-Marne, Paris.
- Catégorie vitesse.
- 7 juillet, Paris-Dinant.
- 8 — Dinant-Nymègue.
- 9 — Nyrnègue-Amsterdam.
- 10,11— Séjour à Amsterdam et excursion ;
- La Haye.
- 12 — Amsterdam-Liège.
- 13 — Liège, Luxembourg, Verdun.
- 14 — Verdun, Châlons, Paris.
- Parcs. — Dans chaque ville d’étape, il est établ un parc dans lequel sont enfermés les véhicules de concurrents au fur et à mesure de leur arrivée. Là il est accordé 1/4 d’heure au conducteur pour le
- soins à donner à son véhicule. Aucune réparation ne doit être faite dans le parc.
- Les parcs sont ouverts, le matin 1 heure avant le départ.
- Les véhicules doivent tous sortir du parc une henre après son ouverture et se rendre en défilé et à toute petite allure au point de départ.
- Le départ est donné 1/2 minute en 1/2 minute suivant l’ordre d’arrivée des véhicules la veille.
- Tout concurrent est considéré comme parti à l’heure où le signal du départ en a été donné ; son temps de marche compte à partir de ce moment, qu’il soit ou non en mesure de partir.
- Dans le cas où un concurrent en retard arriverait après l’heure d’ouverture du parc son arrivée est pointée au contrôle. 11 lui est accordé un temps maximum de 1 heure pour nettoyer et ravitailler son véhicule. A la fin de cette heure, au plus tard, le départ lui est donné et le temps luioomptecomme temps de marche.
- Observations générales.
- Nous extrayons des observations générales les principaux passages. Ces dispositions concernent spécialement ceux qui prendront part à la course. Ils recevront le texte complet de ce règlement dont nous signalons les principaux points.
- Les conducteurs ne peuvent être changés qu’aux étapes, sauf cas de force majeure.
- Le nombre de personnes montant les véhicules ne doit pas varier pendant toute la durée de la course.
- Quelle que soit leur vitesse de marche, les conducteurs devront rester maîtres de leur voiture, c’est-à-dire être assurés, en tout temps, de pouvoir l’arrêter dans l’espace de route libre qu’ils voient devant eux.
- L’approche des véhicules devra être signalée toutes les fois que besoin sera, au moyen d’une corne, d’une trompe ou de tout autre instrument du même genre dont toutes les voitures devront être munies, à l’exclusion des sirènes ou des sifflets à vapeur.
- Les voitures qui seraient obligées de marcher la la nuit devront être munies de lanternes présentant au moins deux feux blancs à l’avant et un feu rouge à l’arrière.
- Les lanternes d’avant auront un pouvoir éclairant tel que le conducteur puisse distinguer nettement la voie et les objets en avant de lui dans un champ assez étendu pour pouvoir s’arrêter en temps utile.
- Quand deux voitures marchant dans le mê me sens et à des vitesses différentes se trouveront à proximité l’une de l’autre, celle qui marche le moins vite se rangera sur sa droite àpremière réquisition de façon à laisser au moins la moitié de la route libre. Elle ne devra tenter aucune manoeuvre pour empêcher son concurrent de la dépasser, et cela sous peine d’être disqualifiée.
- En aucun cas, deux voitures ne devront marcher de front.
- Aucune voiture ne pourra être poussée ou tirée d’un mauvais pas que par les personnes transportées par cette voiture et cela sous peine de disqualification.
- Les responsabilités civiles et pénales resteront à la charge des concurrents à qui elles incombent, étant bien entendu que la Commission décline toutes responsabilités de quelque nature qu’elles soient.
- La Commission prendra toutes les dispositions nécessaires pour que la route soit bien indiquée aux concurrents, principalement aux bifurcations, soit au moyen d’affiches, soit par des contrôleurs.
- De même les endroits dangereux seront signalés par des drapeaux verts, agités à cent mètres au moins, en avant.
- Mais la Commission décline toute espèce de responsabilité dans le cas où ces diverses indications seraient mal placées, ou feraient défaut. En effet, les concurrents doivent prendre la peine de connaître et d’étudier la route avant la course.
- p.316 - vue 320/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 317
- Réclamations. — En cas de réclamations ou de protestations, les conducteurs devront les formuler par écrit et en remettre le libellé aux contrôleurs locaux, qui les feront parvenir d’urgence à la Commission chargée de statuer sur tous les cas qui peuvent se produire, et de donner telle suite qu’elle jugera convenable.
- Les cas de disqualification ne pourront être valablement prononcés qu’après jugement de la Commission. •
- Aucune réclamation ne sera admise après midi, le lendemain du jour où les concurrents arrivent à l’étape finale de la course.
- La Commission est seule juge des questions qui peuvent être soulevées au sujet du règlement ou de son application. Ses décisions sont sans appel.
- En principe, toute infraction au règlement entraîne la disqualification et perte du prix.
- Contrôles fixes. —Les contrôleurs seront nommés par l’A. C. F., ou délégués à cet effet par la Commission.
- Les contrôles seront ouverts toute la nuit et se composeront d’au moins deux membres.
- Les contrôleurs établiront des procès-verbaux d’arrivée et départ, en double expédition, sur des feuilles préparées à cet effet.
- Un exemplaire sera conservé au contrôle jusqu’à la lin de la course. L’autre exemplaire sera adressé par lettre recommandée au secrétaire de l’A. C. F., 4, place de l’Opéra (adresse télégraphique : Autoclub-Paris) aussitôt après le départ du matin.
- Nul ne sera admis dans les contrôles sans une autorisation formelle d’un des contrôleurs. Les dépêches seront affichées à l’extérieur du contrôle.
- A l’arrivée des voitures au conlrôle fixe, le contrôleur remettra au conducteur, au moment où il s’arrête, un carton portant un numéro d’ordre lui indiquant son rang d’arrivée. En échange, le conducteur remettra son livret sur lequel le contrôleur portera immédiatement l’heure, minute, seconde, de l’arrivée de la voiture.
- Cette inscription sera portée sur la feuille de contrôle.
- Tout arrêt non justifié par un encombrement de la voie pendant le défilé, entre les parcs et les contrôles ou inversement, sera pointé par un des contrôleurs qui accompagnent les voitures et compte comme temps de marche.
- Contrôles volants. — On entend par contrôle volant l’inscription pure et simple du numéro de la voiture, de l’heure, minute et seconde de son passage et le nombre de personnes la montant à l’endroit où est établi le contrôle.
- Le contrôle sera tenu par deux contrôleurs nommés par l’A. C. F. au moins d’une façon continue depuis l’heure d’ouverture du contrôle jusqu’aupas-sage de la dernière voiture, à moins qu’elle ne soit signalée comme définitivement arrêtée.
- En aucun cas, les véhicules ne doivent être arrêtés par les contrôleurs.
- Les contrôles volants sont spécialement chargés de constater si leo concurrents suivent la stricte observation des règlements en cours de route.
- Les contrôleurs doivent inscrire sur une feuille spéciale le passage de chaque voiture en y signalant tous les faits qui leur sembleraient anormaux.
- Toute voiture non portée sur la feuille du contrôle volant sera considérée comme n’ayant pas suivi l’itinéraire officiel et sera signalée à la Commission qui statuera sur son cas.
- Les contrôles volants pourront s’aviser mutuellement du passage des voitures.
- Règlement des Parcs. — Dans chaque ville d’étape, il existe un parc clôturé organisé par l'Au-tomobile-Club de France où viennent se placer les voitures au fur et à mesure de leur arrivée au contrôle.
- Le parc est sous la direction du président du contrôle de l’étape.
- Les parcs seront éclairés toute la nuit.
- Le président du contrôle de l’étape délègue des contrôleurs à la surveillance continue du parc.
- Les contrôleurs devront se relayer de façon que le parc ne soit jamais abandonné.
- Aussitôt la première voituie entrée jusqu’au moment où toutes les voitures sortent le lendemain matin, le parc est sous la surveillance d’un contrôleur qui consigne sur feuille spécialement établie à cet effet les heures d’entrée des voitures, leur numéro et les observations auxquelles donne lieu leur séjour dans le parc.
- Les contrôleurs devront signer les feuilles chaque fois qu’ils y porteront des inscriptions.
- Les concurrents auront le droit de laisser leurs véhicules sous la surveillance d’un homme choisi par eux, à raison d’un par voiture. Ces gardiens devront se conformer aux instructions du contrôleur.
- Une heure après l’entrée du véhicule dans le parc et jusqu’à l’ouverture du parc le lendemain, il ne sera autorisé aucune espece de travail de quelque nature que ce soit, ni nettoyage ni approvisionnement.
- Le contrôleur devra s’assurer que les gardiens des concurrents ne s’occupent que des voitures qui leurs sont confiées.
- Tout gardien d’une voiture, qui serait surpris touchant à la voiture d’un concurrent, entraînerait la disqualification du concurrent quil représente.
- Les contrôleurs no devront, sous aucun prétexte, autoriser l’entrée du parc. Exception sera faite pour les gardiens chargés officiellement par les conducteurs de surveiller leurs voitures et pour les personnes portant le brassard de VAutomobile-Club \de France.
- Cbez nos Constructeurs et Carrossiers
- Nous pouvons d’ores et déjà donner à nos abonnés amateurs d’électricité une bonne nouvelle : M. Patin et ses ingénieurs ont mis au point une voiture à 6 places munie d’accumulateurs nouveaux qui, d’après les renseignements que ces Messieurs ont eu l’amabilité de nous donner, donneraient un rendement notablement supérieur à celui des accumulateurs connus. Actuellement, on est en train de terminer plusieurs autres véhicules de poids et de carrosserie variés qui sortiront sous peu.
- Nous donnerons dans notre prochain numéro la photographie et la description du mécanisme de ces nouvelles voitures appelées, croyons-nous, à faire faire un grand pas à la traction électrique.
- -¥• +
- Reçu le catalogue de M.Ducroiser, automobiles système Berret, à Grenoble ; jolies voitures dont nos lecteurs connaissent déjà la description.
- Ils les reverront d’ailleurs à l’Exposition.
- CooiinuQieatiaas officielles Ce Mg-CUdi
- MM. Georges Berger, Président d’honneur de l’Automobile-Club ; G. Rives, Directeur général de l’Exposition, et A. Ballif, Contrôleur général, sont allés prier ce matin M. le Ministre du Commerce de vouloir bien inaugurer l’Exposition d’automobiles organisée au jardin des Tuileries par l’Àutomo-bile-Club de France et qui doit ouvrir le 13 juin.
- M. Henry Boucher a fort gracieusement accueilli ces messieurs et leur a promis sa présence à cette solennité.
- Au cours de l’entretien, M. Boucher a manifesté le désir de se faire inscrire au Touring-Club et prié M. Georges Berger de lui servir de parrain.
- Son inscription à l’Automobile-Club ne saurait larder, le Ministre se promet en effet d’acheter une voiture à l’Exposition !
- p.317 - vue 321/833
-
-
-
- 318
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Cor le Relais Automobile
- du « Journal des Sports »
- (.Dimanche 2p mai.)
- On sait avec quel succès le Journal des Sports, qui s’était donné la tâche de démontrer qu’en cas de mobilisation de nos forces militaires, la transmission des ordres pourrait, au besoin, s’organiser avec le secours des seuls cyclistes, est venu, par deux fois, à bout de son entreprise, et toute la presse française et étrangère s’est plu à reconnaître que l’expérience si concluante de 1897 a été brillamment confirmée par les résultats de celle de 1898, grâce au zèle des cyclistes français qui, en cette circonstance, ont tenu à donner une preuve de leur étroite solidarité.
- Il a paru intéressant de tenter une nouvelle épreuve ; mais, cette fois, avec le secours des seules automobiles et on a pris date pour le mardi de la Pentecôte.
- Le mardi de la Pentecôte, quatorze plis partiront donc à destination de quatorze points de notre frontière, qui seron': à peu près les mêmes que ceux de la course de relais cycliste.
- Le problème qui est posé est le suivant :
- « Peut-on demander à des automoblies de transporter un ordre de mobilisation aux points les plus éloignés de nos frontières en moins de 48 heures ? Comment les automobiles se comporteront-elles dans une telle occasion ? »
- Le départ de l’épreuve étant fixé au mardi de la Pentecôte, à 7 heures, chacun pourra, avant de s’engager, calculer approximativement l’heure à laquelle le message passera dans sa région, si ce sera avant ou après le coucher du soleil
- Le transport de chaque pli sera confié aux maisons de construction d'automobiles, ce qui n’em-pèche nullement les organisateurs d’accepter les services des chauffeurs amateurs qui s’offriront, dans l’intérêt du succès de l’épreuve, à éclairer et surveillei la route d’un point à un autre, afin de parer à toute éventualité. En cas d’avarie survenue à une machine, l’amateur qui se trouvera sur la route aura le devoir de se faire remettre le pli sur la présentation d’une pièce dont il sera porteur.
- Plusieurs clients de la maison Panhard et Le-vassor ont demandé d’assurer de bout en bout des itinéraires. M. René de Knyff, le brillant vainqueur du Critérium des Entraîneurs, s’est, en particulier, offert à assurer le plus long et le plus dur de tous, Paris-Perpignan, par le plateau central, qu’il se fait fort d’accomplir sans arrêt.
- Un autre chauffeur, M. Jarry, pilotera la voiture Ravel sur l’itinéraire Paris-Thon on-les-Bains.Voilà une voiture qui, pour son coup d’essai, veut faire un coup de maître. Les cois de la Savoie et des Faucilles, à 1,300 mètres d’altitude, ne semblent nullement effrayer son inventeur.
- M. Chauveau, l’aimable directeur de la Société des Yoiturettes Bollée, s’offre d’assurer autant d’itinéraires qu’on pourra lui en laisser.
- La maison de Dion-Bouton a chargé Bardin de l’organisation de l’itinéraire Paris-Marseille.
- M. Clément se charge de l’itinéraire Paris-Cbarleville.
- M. Comiot, de Paris-Dieppe.
- M. Augé transp ortera le pli de Paris à Trouville ou au Havre .
- La maison Peugeot pren d l’itinéraire Paris-Belfort.
- La Mfijo.i Parisienne, l’itinéraire Paris-Nancy.
- Petites NonveUes
- Automobiles funéraires à Mexico
- Du Vélo :
- Une bonne partie des recettes de la Compagnie des tramways qui exploite le réseau de Mexico provient de la location de corbillards-tramways et de voitures funéraires circulant sur ces voies.
- Il n’y a pas moins de huit classes : la première avec corbillard riche, valet de pied en livrée, se loue 700 francs; la huitième, la plus modeste, véhicule sans draperie, ne coûte que 15 francs. Le prix des tramways funéraires varié entre60 et 20 francs.
- Des stationnements sont prévus en certains points pour raccorder au réseau général des tramways les convois dont le point de départ ne se trouve pas dans une rue traversée par les rails.
- Les départs sont minutés avec une grande précision, afin que les services funéraires n’apportent aucun retard au service régulier de l’exploitation. Ces procédés, qui paraissent un peu contraire aux traditions de notre vieille civilisation, sont tellement aujourd’hui entrés dans les mœurs des Mexicains que les recettes funéraires faites par la Compagnie, l’an dernier, ont atteint 400 000 francs.
- Avec les cimetières excentriques de Paris, une solution analogue s’imposera tôt ou tard, quelles que soient nos répugnances actuelles pour cette application des transports rapides.
- Et combien enfantines, ces répugnances !
- Car si vites qu’elles soient, nos automobiles n’iront jamais le train d’enfer de la Camarde elle-même, cette effrayante batteuse de records.
- * *
- A l’école des chauffeurs
- M. Chauveau, le professeur de l’Ecole des Chauffeurs, section spéciale d’automobiles, a réuni ses élèves dimanche au Bois de Boulogne. Faisant succéder la pratique à la théorie, il les a lui-même initiés à la conduite des voitures automobiles.
- M. Chauveau était assisté dans sa leçon par MM. Echard, président de la section, Tiard, Debladis, Collot, Alfred Lavené et Wilfrid, le vainqueur du dernier Critérium.
- ♦ *
- Toujours plus vite
- Un accident d’automobile est survenu sur la roule de Grasse à Draguignan, au croisement de la route du Mury, près de Callas.
- Une automobile marchait à vive allure, quand, soudain, à un croisement de route brusque et se trouvant en présence d’autres véhicules, le conducteur serra son frein si fortement, qu’une secousse fit culbuter la voiture d’arrière en avant.
- LIeureusement la capote préserva les trois voyageurs, dont une dame, qui furent assez sérieusement blessés. Ils ont reçu des soins à l’hôtel Félix, à Callas.
- La voiture est très endommagée.
- *
- * *
- Grande vitesse
- Une des «Quotidiennes » d’Alexandre Hepp dans le Journal :
- Mme la duchesse d’Uzès vient de passer son examen de conductrice d’automobile. Un ingénieur des ponts et chaussées, deux experts de la préfecture de police, l’ont déclarée digne du beau titre de chauffeuse, qu’elle saura porter aveeda crànerie la plus distinguée- Ainsi les mêmes mains que dans le petit atelier de la rue Poncelet, j’ai vu souvent façonner la glaise sensible, le contour de Notre-Dame-des-Arts, ou le buste de la duchesse de Brissac,ou tel florentin aux lignes délicates ; et les mêmes mains qui lançaient au Bois, dans la poésie des matins, les deux petits poneys qu’on connaît bien, vont manœuvrer sur la lourde machine qui sonne un bruit de ferrailles, et traiter la-vapeur terrible comme un jouet.
- p.318 - vue 322/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 319
- Trente-six kilomètres à l’heure. C’est le triomphe de la mode, ou du progrès. Toujours pius haut disait-on naguère ; toujours plus vite dit-on aujourd’hui. Comme si la vie ne nous emportait pas assez, comme si on avait trop le temps de voir, de réfléchir, de s’emplir les yeux de ce qui sourit, d’être heureux, voici qu’on redouble l’allure, et ce n’est plus la promenade à travers la vie que disait Renan, c’est la course. Mais en vérité tout cet automobilisme est bien le symbole d’une époque de fièvres, où les étapes se brûlent, ou d’un bond on veut être au but. où la force prime la grâce quand ce n’est pas le droit,où l’on ne cueille plus une fleur sur le chemin.
- Hélas, inclinons-nous devant ce nouveau maître.. Mais tandis que de toutes parts il menace de changer la face des choses, et aussi le fond des sentiments, conservons l’espoir que quelques retardataires encore s’obstineront à préférer le luxe,la beauté, la fierté d’un noble attelage ; et sans doute cet inexorable perfectionnement aura quelque jour ce résultat, d’inspirer à plus d’un le regret mélancolique du temps évanoui de la bonne diligence, qui vous permettait de se reconnaître, de se ressaisir, de rêver...
- * *
- De notre correspondant d'Amiens :
- « La semaine dernière, M. Fafet, un de nos sympathiques « Chauffeurs » avait invité tous ses collègues pour taire une petite excursion au bois de Querrieu. Assistaient à cette balade : M. Fafet sur sa Pauhard à 6 places; M. Carpentier, voiture à 4 places; M. le curé de Poulainville, avec son omnibus à 6 places; M. Credoz, de Moreuil, sur voiture à 4 places; MM. Henri, Vautrin, Mahélin, à tricycle à pétrole, et M. Jumel, avec une Bollée; au retour de l’excursion, ces messieurs se sont arrêtés sur les boulevards en face le dépôt d’Auto-mobiles de la maison Mahélin et Foucher où un vin d’honneur les attendait; pendant cet arrêt, on a émis l’idée de former une Société : i’Automobile-Club Amiénois et d’organiser pour cet été une grande épreuve autos et motos sur le parcours Paris-Amiens. Cette idée a été adoptée et la ville d’Amien» sera bientôt dotée d’une Société pour l'enconragement et le développement du sport et du tourisme automobile; inutile de dire que cette .‘ortie a vivement intéressé le public ».
- M. B.
- * *
- Nous rappelons à nos lecteurs que le vendredi ') juin l’Echo de Paris organise dans ta matinée, autour de Longchamp, sa 6e Fête sportive annuelle.
- Pour clôturer la réunion, aura lieu une parade ileurie de motocycles et d’automobiles. De nombreuses bannières seront décernées aux véhicules les mieux décorés. *
- Les organisateurs comptent surtout surlesvoitu-rettes attelées aux tricycles à pétrole.
- Liste des Brevets ftlveetioD
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 270570. — 18 septembre 1897. — Parker, — Perfectionnements dans les dispositifs destinés à la conduite des véhicules automobiles.
- 270588. — 18 septembre 1897. — Herbilî,
- Letang et Joly. -r- Bicyclette à pétrole.
- 270606. — 20 septembre 1897. — Société française d’Automobiles.— Perfectionnements aux transmissions pour voitures automobiles.
- 270681. — 23 septembre 1897. — Munden. — Perfectionnements aux véhicules automobiles.
- 270696. — 23 septembre 1897. — Colombier. — Système de moteur pour voitures automobiles.
- 270807. — 28 septembre 1897. — Peuillard.— Moteur à mouvement continu de la voiture automobile.
- 270984. — 4 octobre 1897. — Société the Cycles and Automobiles Michaud Limited.
- •—- Générateur à vapeur spécial pour voitures automobiles.
- 271036. — 5 octobre 1897. — Les mêmes. — Moteur à vapeur à trois cylindres applicable aux voitures automobiles.
- 271043. — 5 octobre 1897. — Société anonyme de construction de Cycles et d’Au-tomobiles: La marque Georges Richard.—
- Système de suspension à fourche élastique pour tricycles automobiles,
- 271191.— u octobre 1897. — Kliemt et la Société Watt Akkumulatoren Werke. —
- Perfectionnement apporté aux voitures automobiles.
- 271192. — 11 octobre 1897. — Les mêmes.— Système de roue pour véhicules automobiles avec pignon de commande monté sur la boîte d’essieu.
- 271558. — 22 octobre 1897. — Stidder. —Perfectionnements aux voitures automobiles, vélocipèdes et autres véhicules de route
- Les Omnibus reviennent.de 1865, à 1851, et les Voitures avancent de 795 à 820.
- La Compagnie Générale Française de Tramways revient de 1069 à 1040.
- Thomson Houston est toujours en hausse : 1460.
- Compagnie Générale de traction encore à 115 comme üeeaumlle.
- En banque, rien de saillant; pourtant l’action Tramway de Lyon est en progrès à 1860 et Compagnie Lyonnaise de Tramways également à 1105.
- La Société VAutomobile, dont nous avons déjà si souvent parlé, a tenu son assemblée générale le 11 mai dernier ; le capital qui ôtait de 100 000 francs sera porté à 350 000 francs qui sont déjà presqu’en-tièrement souscrits.
- Sociétés
- D’une délibération prise par le Conseil des associés de la Société de Traction électrique sur les voies navigables, sous la raison sociale Denèfle, Michel Faillot et Papot, dont le siège est à Paris, boulevard Montmartre, 19, il appert que M. De-nèfle Ambroise a été nommé gérant de la Société pour une nouvelle période de trois ans à partir du 29 aval 1S9S.
- (Petites Affiches du 12 mai 1898.)
- *
- *
- La Compagnie au Tramway à Vapeur de Paris à Saint-Germain a porté son capital social de 2 75J 000 francs à 3 000 000 de irancs au moyen de la création de 500 actions nouvelles de 500 “francs chacune.
- (Petites Affiches du 13 mai 1898.)
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O- Englebert et C‘% Liège (Belgique), — Usine française à Givet (Ardennes). — Majspn de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.319 - vue 323/833
-
-
-
- 320
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- ta Constrneteors de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-'rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdêacon, 11, rue du Pbnt, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Ateliers de construction do Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, air. gén.
- Audibert et Lavnotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Boiiii* ville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bo dl y F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Cliart ros.
- Bricst In'res, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev.poui tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C‘° Anglo-Française des Voitures Roger, 52, rue des Dames.
- Cie des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- Cie générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 lais, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geoflroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C°, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C', 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Grivel (tricycle), 69,r. de Courcelles.Levallois Perret
- Gustin, 2, rue Baudin.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Loyal, 204, rue Saint-Maur.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système .1. Bouché.
- Morel (victoriette), 68, avenue de la Giande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et Cle, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train.-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- E. Rossel, 82, rue des Sarrazins, Lille.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Société des vélocipèdes Michaux et des véhicules automobiles,12, avenue de Madrid,Neuilly-s-Seine
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- TentingfH.), 40, rue Curial. Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. Decauville-Serpollet, 13, boulevard Malesherbes De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et CB, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieerer. 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- l-a Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafilte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Siéges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothègoe de la « Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur................. épuisé
- 3' — — à pétrole................. 5 »
- 4* -- — électriques^ etc..... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages, prix 4 fr. franco, postal en sus. f
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; j prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de . La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la ‘ poste.
- i ---------
- ' 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de
- voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; Si broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- T Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: )3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. Ii. de . Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 frorneo.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.________________________________
- Administrateur-gérant : VÜILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile
- G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.320 - vue 324/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- 21
- 20 Mai 18i)S
- REVUS des VOITUBES et VÉHICULES HÉCÀU10UES, paDliee sons le HAUT PATRONAGE do T0DR1KG-CLDB de FBAME
- SOMMAIRE l>U I%l° 9©
- Notes électromobiles, E. Hospitalier. Informations.
- Brevets et automobilisme, A. Rodanet. Flotteur régulateur de niveau (système Rapin). La Voiture électrique Patin, G. D. L'Exposition d'automobiles.
- Transmission sans différentiel.
- Motocycle Belcher et Niblett.
- La réglementation de la vitesse. Automobile-Club de France. Bordeaux-Agen. Automobile-Club de Belgique. Petites Nouvelles.
- Bibliographie.
- La Bourse.
- Sociétés.
- VOITURE ÉLECTRIQUE PATIN
- p.n.n. - vue 325/833
-
-
-
- 322
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hôtes électromobiles
- XIV. --- EXCITATION DES MOTEURS ÉLECTRIQUES. ---- MOTEURS A DOUBLE ENROULEMENT
- INDUIT. — EMPLOI DE DEUX MOTEURS.
- Nous avons établi que la puissance, la vitesse angulaire et le couple moteur d’un moteur électrique variaient dans de grandes limites avec le champ H et l’intensité du courant I traversant les inducteurs, et pouvaient même changer de signe dans certaines conditions. Nous allons examiner successivement les moyens dont nous disposons pour agir sur H et sur /, ce qui nous permettra de justifier les dispositions adoptées par différents constructeurs dans leur combinateur ou règlemarche (i).
- Un moteur électrique peut être excité de quatre façons distinctes :
- i° En envoyant dans les inducteurs un courant emprunté à quelques accumulateurs : c’est l’excitation séparée.
- 2° En faisant traverser les inducteurs par le même courant que celui qui traverse l’induit : c’est Y excitation en série.
- 3° En branchant les inducteurs sur les bornes des accumulateurs qui alimentent l’induit : c’est Y excitation en dérivation ou excitation shunt.
- 4° En combinant l’excitation séparée ou l’excitation shunt avec l’excitation série : c’est la double excitation ou excitation com-pound.
- Chacun de ces modes d’excitation présente des avantages et des inconvénients auxquels on remédie par certains artifices, et c’est le rôle du règlemarche de faire intervenir opportunément ces artifices par une manœuvre simple et ne demandant aucune réflexion de la part du conducteur de la voiture, déjà préoccupé par la route, la direction, le freinage éventuel et le signal d’avertissement. Examinons rapidement les quatre combinaisons indiquées pour l’excitation.
- iu Excitation séparée — C’est l’excitation séparée qui permet l’ajustement le plus parfait de la puissance et de la vitesse d’une électromobile. Elle donne, en effet, un champ magnétique constant et une vitesse qui ne dépend presque que de la différence de potentiel fournie aux bornes du moteur. On règle cette vitesse, soit en intercalant des résistances variables dans le circuit de l’induit, soit, ce qui est préférable, en décomposant la batterie de 40 à 44 accumulateurs en quatre groupes de 10 ou 11 éléments chacun.
- Au démarrage, les quatre groupes sont couplés en dérivation et fournissent 20 à
- (1) Nous désignons ainsi l'appareil qui sert à régler la marche des électromobiles ; cet appareil est analogue au contrôleur (controller) des tramways électriques, mot exact en anglais, mais dont la traduction littérale française n’a plus le même sens.
- 22 volts pour la marche à très petite vitesse. Pour la marche à vitesse moyenne, les quatre groupes sont couplés par deux en tensionet par deux en quantité et fournissent 40 à 44 volts. Pour la marche à grande vitesse, les quatre groupes sont couplés en tension et produisent 80 à 88 volts. Les vitesses intermédiaires s’obtiennent à l’aide d’une résistance variable introduite dans le circuit d’excitation ou en disposant un nombre d’accumulateursvariable sur cette excitation.
- On remarquera que le couplage des accumulateurs en quantité au démarrage permet d’employer pour ce démarrage un courant intense sans fatiguer la batterie; car le courant fourni par chaque groupe n’est que le quart du courant total.
- Enfin, dernier avantage, l’excitation séparée permet de récupérer dans les descentes en faisant frein, parce que, grâce à cette excitation séparée qui produit un champ magnétique intense et constant, le moteur fonctionne comme dynamo dès que sa vitesse angulaire dépasse une certaine valeur.
- Malgré ces avantages réels, l’excitation séparée est peu employée, parce qu’elle exige un certain nombre d’accumulateurs spéciaux pour l’excitation, et la décharge de ceux-ci n’est pas la même que celle des accumulateurs de travail. Si on utilise une partie des accumulateurs de travail pour cevte excitation, ils se trouvent plus déchargés que les autres. Dans les deux cas, la recharge est compliquée du fait de ces inégalités.
- 20 Excitation série. — Ce mode d’excitation le plus simple est souvint employé avec le couplage des accumulateurs en quatre groupes dont nous avons parlé.
- Il présente l’inconvénient de rendre la vitesse de la voiture sensible aux moindres accidents de terrain et de lui communiquer ainsi une allure irrégulière. Certains constructeurs préfèrent employer l’excitation série sans couplage des accumulateurs, et règlent la vitesse en intercalant un rhéostat dans le circuit général de l’inducteur et de l’induit, le moteur étant calculé pour cette application spéciale. Dans un cas comme dans l’autre, l’excitation série ne permet pas la récupération.
- 30 Excitation shunt. —Les propriétés du moteur shunt, une fois lancé, sont les mêmes que celles du moteur à excitation séparée, mais son démarrage exige un dispositif spécial de rhéostat intercalé dans le circuit de l’induit qui, sans cette précaution, serait traversé par un courant assez intense pour brûler le moteur et détériorer les accumulateurs.
- L’excitation shunt ne permet pas de modifier le couplage des accumulateurs qui doivent toujours rester couplés en tension, sous peine de rendre l’excitation insufl-sante au démarrage.
- p.322 - vue 326/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 323
- 4° Excitation compound. — Cette excitation complique l’enroulement des inducteurs, et nous croyons qu’elle n’a été appliquée jusqu’ici qu’aux moteurs fixes dont on veut conserver la vitesse très constante. Nous ne les signalons que pour mémoire.
- On voit, par cette simple énumération, de quelle variété de moyens l’on dispose pour agir sur l’intensité du champ magnétique d’un moteur électrique. Pour agir sur 1 intensité du courant qui traverse son induit, on peut, soit introduire un rhéostat variable, comme nous l’avons indiqué, soit faire varier le couplage et, par suite, la force électromotrice de la batterie d’accumulateurs.
- On peut également, dans le même but, disposer sur la carcasse de l’induit, deux enroulements et deux collecteurs. Ces deux enroulements se couplent successivement en tension pour le démarrage et en quantité pour la marche à grande vitesse.
- On peut aussi utiliser deux moteurs distincts, chacun d’eux actionnant une roue, ce qui supprime le différentiel. Les couplages de ces deux moteilrs et de leurs excitations en série, en tension ou en quantité, joints aux couplages des batteries permettent un grand nombre de combinaisons graduant la vitesse, mais elles compliquent le règlemarche.
- Le Concours des fiacres du mois prochain apportera de précieuses indications sur les qualités propres à ces différentes combinaisons, car les plus avantageuses y seront représentées, et les expériences auxquelles les voitures seront soumises contribueront certainement à fixer l’opinion encore hésitante des spécialistes.
- E. Hospitalier.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000 francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; M. L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Inventeur de province ayant mis an point une voiture qui reviendrait, pour trois places, à 1 200 francs, fabriquée en grand, voudrait trouver constructeur avec qui s’arranger.
- Informations
- La Chambre syndicale de l’Automobile
- Après la scission de l’ex-Chambre syndicale du Cycle et de l’Automobile, dont s’étaient retirés les automobilistes, nous avions laissé entendre que ces derniers allaient créer une Chambre syndicale spéciale, et que le comte de Dion s’occupait de ce projet.
- Celui-ci est aujourd’hui réalisé, et la Chambre syndicale de l’Automobile est créée — depuis la semaine dernière.
- Le nombre des membres actifs est par avance limité à 30, sur lesquels 26 sont déjà présents.
- Le Comité est ainsi formé :
- Président : le comte de Dion.
- Vice-Présidents : MM. Panhard et Jeanteaud.
- Trésorier : baron Rogniat.
- Secrétaire : M. Thévin.
- Bibliothécaire : M. Marillier.
- Voici les noms des autres membres actifs :
- MM. Diligeon, David, Bourgeois, Chauveau, Cohendet, Edeline, Desmarais, baron Diétrich, Torrilhon, Falconet, Hippolyte Petit, Mors, Richard, de Préfo taine, Michelin, Pozzy, Cambier, Armand Peugeot, Ravenez.
- 4 4
- La répression
- Nous avions avisé nos lecteurs des mesures répressives que la Préfecture de Police avait édictées pour arrêter l’extension de l’épidémie de célérité qui sévit dans le monde des chauffeurs, et principalement des chauffeurs motocyclistes.
- Sur la seule avenue de la Grande-Armée, les agents ont dressé un de ces derniers matins onze contraventions pour allure désordonnée.
- A la porte du Bois-de-Boulogne et à la porte de la Muette, des procès-verbaux ont littéralement plu sur les pétroleurs et sur quelques cyclistes.
- La contravention tombe souvent fort justement, quelquefois un peu à tort.
- Les bons paient souvent pour les méchants.
- L’administration va placer aux portes du Bois des agents chargés de réclamer aux chauffeurs le certificat de capacité que tous doivent avoir-obtenu de la Préfecture de Police pour conduire une automobile.
- *
- * *
- Enfin, les tribunaux s’en mêlent, eux aussi, et il faut convenir qu’ils ne se montrent pas tendres pour les chauffeurs.Ceux-ci vont bien être obligés de mettre de... la petite vitesse dans leur allure.
- Vendredi, M. L... était traduit devant la ii° chambre correctionnelle^ présidée par M. La-neyrie, comme prévenu d’avoir, le dimanche i81 avril, en passant dans la rue de Presbourg, à une allure exagérée, renversé une dame qui a a reçu, dans sa chute, de graves contusions.
- M. le substitut Siben, qui soutenait la prévention, a déclaré que le ministère public était décidé à sévir rigoureusement contre les conducteurs d’automobiles qui iraient à une vitesse excessive.
- L’avocat qui défendait M. L... a eu beau dire que M. L... est un des plus adroits conducteurs,-que la chute de sa victime a été le fait de l’indécision de celle-ci, rien n’a pu fléchir le tribunal, qui l’a condamné à 50 francs d’amende.
- p.323 - vue 327/833
-
-
-
- m
- LA LOCOMOTION AüTOMObILK
- Félicitons-le d’en avoir été quitte à si bon compte.
- *
- * ¥
- Course Lyon-Aix-les-Bains
- On se rappelle la course d’automobiles Lyon-Uriage-Lyon, organisée par notre confrère la Vie Française, et que gagna M. Etienne Giraud, de Paris. Les organisateurs ont décidé de faire cette année une épreuve similaire sur le parcours Lyon-Aix-les-Bains. Les pourparlers sont très actifs avec la direction du casino d’Aix et tout fait prévoir qu’ils aboutiront.
- * *
- Vendredi dernier est parti pour Liverpool M. Forestier, qui présida le Concours des Poids Lourds de l’an dernier. Il était accompagné de M. le baron Rogniat et de M. Pierre Giffard. Ces messieurs vont assister au Concours des Poids Lourds qui vient de s’ouvrir à Liverpool.
- * ¥
- Notr~> réputé collaborateur M. E. Hospitalier, va publier un ouvrage qui fera certainement grand bruit dans le monde automobile : il l’intitulera Y Aide mémoire automobile.
- Pour augmenter la collection de ses documents il prie les constructeurs et chauffeurs qui auraient quelques particularités intéressantes à lui signaler de vouloir bien les lui envoyer soit à la Locomotion Automobile soit à son adresse particulière : 12, rue de Chantilly (Paris).
- Brevets et antomoliilisoia
- Nulle institution législative n’a rendu plus de services au développement de l’industrie que le brevet d’invention. Attribuer à un inventeur la jouissance exclusive de sa découvérte pendant un laps de temps déterminé, lui permettre de vendre ses produits à un prix rémunérateur est chose juste et utile. Il est juste de laisser le propriétaire jouir de sa chose à son gré, et la propriété industrielle est plus sacrée de toutes ; il est utile de protéger les inventions, car c’est en permettant au fabricant une rémunération qu’on développe l’esprit d’industrie.
- Mais la loi de 1844, code des brevets français, a posé des conditions pour la validité du titre, qui sont d’une observation souvent difficile. L’inventeur a d’autant plus de chances de faire fausse route que la délivrance des brevets a lieu sur sa seule demande, sans examen préalable, mais aussi sans aucune garantie de l’Etat qui les délivre.
- Le législateur pouvait opter entre deux voies, soumettre les demandes de brevets à la ratification d'une commission, prendre par suite un engagement de défendre les titres, ou laisser libre l’inventeur. La loi française a préféré le système de liberté ; nous avouons en être aussi partisan, malgré tous ses inconvénients.
- Il y a d’ailleurs un moyen très efficace pour l’inventeur de supprimer la plupart des éventualités, qui menacent l’existence d’un brevet, c’est de se soumettre volontairement à l'examen préalable. Pourquoi l’industriel qui a fait une découverte ne consulterait-il pas un conseil technique sur les antériorités possibles et un homme de loi sur la brevetabilité de son invention ? Peut-être sera-t-il
- déçu sur la valeur qu’il suppose devoir attribuer à son travail, mais il se verra épargner bien des déboires ultérieurs.
- L’industrie de l’automobilisme, où se jettent tant d’excellents esprits, nous semble plus que toute autre dangereuse pour les prétendus inventeurs. Ne voit-on pas des ingénieurs faire breveter jusqu’à des formes de voitures, ou de nouvelles dispositions d’engins qui ne produisent aucun résultat industriel ?
- La loi de 1844 exige outre un résultat industriel que l’invention pour être brevetable consiste soit en un produit nouveau, soit en un moyen nouveau, soit une application nouvelle de moyens déjà connus. Comme l’indique le mot « nouveau », il est nécessaire qu’aucune antériorité n’existe. On ne peut retirer un objet du domaine public et prétendre à un droit privatif. Il arrivera souvent qu’un ingénieur croira avoir découvert une application nouvelle d’un moyen déjà connu et qu’on lui démontrera au cours d’un procès en contrefaçon qu’il n’y a qu’un emploi nouveau. « Par exemple, dit M. Pouillet, si l’on se sert d’un appareil ou d’un procédé connu, de la façon dont on s’en est toujours servi, pour en obtenir le même résultat, en se bornant seulement à l’employer pour une matière ou pour un autre objet, où est l’invention? où est le service rendu à l’industrie? où est cette création, ce caractère de personnalité qui justifie le droit exclusif de l’inventeur? Partant, où peut être la brevetabilité? (1).
- Le savant auteur cite comme exemple de simple emploi nouveau l’emploi de la vis pour les pieds de piano, quand i’emploi pour les pieds de billard appartient au domaine public. Il y a dans cet emploi une idée intéressante, susceptible d’être protégée éventuellement par une action en dommages-intérêts, mais il n’y a pas d’invention brevetable.
- Est-ce à dire que les inventeurs doivent renoncer aux demandes de brevets, quand ils ont des doutes sur la brevetabilité de leurs découvertes? Certes non, le brevet d’invention est le seul titre français créant une réelle propriété industrielle, les marques de fabriques, les dépôts de dessins et modèles, ne protègent que l’enveloppe extérieure du produit, le brevet le protège lui-même. Armé d’un brevet, l’inventeur, sur simple autorisation du président du tribunal civil, peut faire saisir les objets réputés contrefaits, il peut poursuivre à son gré devant la juridiction civile ou devant les tribunaux correctionnels. Il peut faire condamner à l’amende et parfois à l’emprisonnement le contrefacteur, assimilé à un voleur, il peut même poursuivre comme complices ceux qui usent commercialement des objets contrefaits.
- Les inventeurs doivent chercher à s’assurer autant que possible cette protection légale, mais pour la rendre plus certaine ils devront prendre l’avis de conseils compétents qui les fixeront sur l’étendue de leurs droits.
- Albert Rodanet,
- Docteur en droit, Avocat à la Cour d’appel.
- (1) Pouillet, Brevets d’invention, p. 48.
- p.324 - vue 328/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 325
- Flotteur régulateur de niveau
- Système Rapin (1)
- Nos figures montrent le détail (fig. i) et la mise en place (fig. 2) du flotteur régulateur de niveau inventé par M. P. Rapin.
- Cet appareil a pour but de maintenir, dans le carburateur, le niveau de l’essence constant et à la hauteur désirée', ce résultat étant obtenu automatiquement et avec certitude.
- Le flotteur (fig. 1) se compose d’un cylindre étanche A dont la partie centrale B est formée d’un tube auquel est fixé le deuxième tube C.
- Un troisième tube P fermé en E et portant une ouverture X, coulisse dans le tube C. Il est relié en F à la conduite du pétrole. Quand le niveau du pétrole monte, le flotteur monte également et le tube C vient
- boucher l’orifice X. Quand, au contraire, le niveau descend, le tube C débouche l’ouverture X et le pétrole s’écoule parles cannelures /ménagées dans le tube C.
- La petite rampe hélicoïdale K sert à neutraliser les mouvements du liquide.
- Ce flotteur assure une marche régulière au moteur et évite les réglages de gaz en cours de route. Le pétrole se renouvelant sans cesse, conserve toute sa richesse.
- Les mouvements du liquide dans le carburateur sont sans effets nuisibles sur ce flotteur quelle que soit la trépidation, ils favorisent au contraire sa bonne marche. Le conducteur n’a jamais à se préoccuper du niveau de son pétrole qui demeure toujours constant quelle que soit la vitesse du mo-
- F
- K
- A X 0 P k
- E
- Fig.1
- teur. Il ne contient ni soupapes, ni ressorts, et sa simplicité le rend absolument indéréglable.
- Chaque flotteur porte sur sa circonférence un trait indiquant le niveau l’obturation du pétrole.
- La mise en place (fig. 2) du flotteur est très simple et peut être exécutée par le premier ouvrier ferblantier venu. Les opérations à effectuer sont les suivantes :
- Percer le carburateur en X à l’endroit voulu pour que, le tuyau du flotteur passant dans ce trou, la ligne de niveau marquée sur chaque flotteur soit à la hauteur où l’on désire avoir le niveau du pétrole.
- Couper à un endroit d’accès facile, près du carburateur, le tuyau E servant à faire communiquer le carburateur au réservoir à pétrole et placer en cet endroit le robinet R fourni avec le flotteur. Percer en A, entre le robinet R qui vient d’être placé et le
- robinet M du réservoir à pétrole, le même tuyau E, y souder le tuyau P, faisant ainsi communiquer le flotteur avec le tuyau E d’arrivée du pétrole.
- Pour partir, ouvrir les robinets M et R qui permettront au carburateur de se remplir promptement, refermer le robinet R quand le flotteur de niveau AT, dont le carburateur était déjà muni, indiquera le niveau désiré.
- Mettre alors le moteur en marche et le flotteur régulateur maintiendra constant le niveau jusqu’à complet épuisement du réservoir à pétrole.
- L’inventeur recommande, lorsque l’on s’arrête pour un certain temps de fermer le robinet M, ce qui évite toute perte de pétrole.
- De plus, si à la suite d’un arrêt prolongé survenant après une longue marche, le moteur repart difficilement, il suffit de vider le carburateur dans le réservoir à pétrole et de laisser arriver du liquide frais.
- (1) P. Rapin, Savigny-en-Septaine (Cher).
- p.325 - vue 329/833
-
-
-
- 326
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La voiture électrique Patin
- Il est d’usage courant dans la masse du public de déclarer que « certainement l’avenir est à l’électricité ». Et, jusqu’ici, il semblait en effet, que la dite électricité ne fournissait pas pour la locomotion automobile les résultats merveilleux qu’on était accoutumé à lui voir réaliser.
- Ceux qui ont assisté aux nombreux efforts tentés depuis de longues années pour actionner une voiture par l’électricité savent que ce serait la chose du monde la plus simple... si les accumulateurs ne pesaient pas trop lourd.
- Ce qui est possible pour un tramway se mouvant sur rail et se rechargeant à chaqué voyage, devenait impossible pour une voiture légère, destinée à se mouvoir sur les terrains les plus divers et à effectuer souvent de longs parcours.
- Plus on veut emporter d'énergie disponible, plus il faut emporter d’accumulateurs et plus on a d’accumulateurs, plus le poids à traîner devient considérable.
- Il y a quelques mois, au cours d’une conversation avec un des constructeurs les plus qualifiés pour parler savamment de la question des automobiles électriques, celui-ci nous disait qu’il faudrait, pour avoir une solution convenable, attendre l’apparition d’accumulateurs donnant le cheval-heure sous 15 kilogrammes.
- D’après les chiffres qui nous ont été donnés par M. Patin, ce désidératum semble près d’être réalisé. Les meilleurs accumulateurs connus réalisaient le cheval-heure pendant 5 heures avec 30 kilogrammes de plaques. Les nouveaux accumulateurs employés ici, seraient capables de le fournir pendant 10 heures avec 19 kilogrammes.
- Le constructeur déclare eneffet fournir par kilog 40 watts-heure pendant 10 heures. Ces chiffres ont été obtenus dans plusieurs essais de longue durée. D’ailleurs, notre collaborateur, M. E. Hospitalier, sera chargé par M. Patin de leur donners une sanction définitive, en procéd ant à des essai
- Le moteur Patin (profil et face)
- dans les laboratoires de l’Ecole de Physique et Chimie.
- Dans peu de jours un essai concluant va être tenté. M. Patin se propose de faire effectuer à ses voitures, avec 250 kilogrammes d’accumulateurs pour la voiturette à 2 places et 420 kilogrammes pour le phaéton à 5 places, le trajet de Paris à Rouen (130 kilom. environ), sans recharger. Nous tiendrons nos lecteurs au courant de cette performance.
- Un tel résultat, tout remarquable qu’il soit, ne doit pas être mis en doute de la part d’un constructeur aussi habile que l’est M. Patin, qui s’est déjà acquis dans l’industrie électrique un renom universel par l’invention de la dynamo-volant, mise en exploitation pour l’éclairage dans plus de 80 stations en France.
- Ajoutons que si des résultats aussi satisfaisants ont été obtenus, ce n’est pas seulement grâce à la capacité extraordinaire des' accumulateurs, mais aussi parce que des essais longuement et intelligemment étudiés ont permis de se rendre compte de l’influence des moindres détails de forme et d’emplacement des organes sur le rendement des mécanismes.
- Le prix de revient du kilomètre pour une voiture à quatre places sera de 3 centimes.
- M. Patin offre de prendre à forfait l’entretien des accumulateurs. Le prix atteindrait environ o fr. 80 par jour pour une voiture sortant 10 heures par jour. De plus la Compagnie livrera de petits postes comprenant un moteur à gaz ou pétrole de 1 cheval avec une petite dynamo, permettant la recharge des accumulateurs dans la re-
- p.326 - vue 330/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 327
- mise, dans les endroits éloignés d’une usine d’électricité.
- Nous adressons nos remerciements à M. Patin et à son collaborateur M. Monnard pour l’obligeance avec laquelle ils nous ont mis à même de pouvoir renseigner nos lecteurs sur cette voiture que nous croyons appelée à un grand avenir.
- La voiture électrique O.Patin (i), outre l’emploi d’accumulateurs dont la capacité est supérieure à celle des meilleurs modèles existants, est caracté-
- risée par un ensemble de dispositions mécaniques qui, tout en simplifiant la construction du véhicule, simplifient aussi la manœuvre.
- Comme le montrent les figures i et 2, les accumulateurs sont contenus dans la caisse f et la dynamo-motrice a repose directement sur l’essieu arrière b.Cet essieu est traversé par l’arbre moteur C auquel le mouvement est transmis par l’intermédiaire du différentiel d.
- Le couplage des accumulateurs est commandé
- CA j
- Fig. 1 et 2. Profil et vue arriéré.
- Fig. 3. Détail de l'essieu arrière.
- par le voiant à main g dont la manœuvre permet ainsi d’obtenir différentes vitesses de rotation du moteur. Ce volant g peut être maintenu dans la position voulue par un verrou à ressort kk qui vient s’engager dans des encoches placées sur le pourtour du volant.
- Cette disposition évite les accidents qui peuvent provenir d’un changement de vitesse trop brusque.
- La direction est commandée par le volant h placé sur le même axe que g et dont le mouvement est transmis, comme d’habitude, par des
- M. .Octave Patin, Ü, rue du Château, Puteaux.
- chaînes et des leviers, avec une démultiplication sensible qui assure la stabilité de la direction.
- La voiture est munie des trois freins réglementaires. Un frein à air ou à lames k’ qui agit sur l’essieu arrière à l’aide de la pédale. Æ; un frein à sabot ks manœuvré parle levier kenfin le troisième frein est constitué par la marche arrière, déterminée par une position particulière du volant g. Cette position est calculée de telle sorte que le véhicule ne peut reculer qu’à une vitesse suffisamment lente.
- Pour permettre au conducteur de connaître à chaque instant les conditions de fonctionnement „
- p.327 - vue 331/833
-
-
-
- 328
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- du moteur, le véhicule est muni d’un ampèremètre et d’un voltmètre, placés comme on le voit dans la photographie reproduite en tête de ce numéro (voiture d’essais) sur le dossier de la banquette d’avant.
- Cette voiture dont nous venons de décrire l’ensemble est particulièrement caractérisée par deux dispositions mécaniques ; le mode de suspension de la dynamo motrice, et le dispositif de changement de vitesse.
- Dans le but de supprimer tout bâti intermédiaire pour la fixation du moteur, ce qui encombre et alourdit la voiture, le moteur repose directement sur l’essieu arrière qui est construit de la façon suivante (fig. 3).
- En sa partie médiane b, et Je part et d’autre, jusqu’aux points où viennent reposer les ressorts de suspension r, l’ossieu est incurvé de façon à se présenter à un niveau inférieur à celui de ses extrémités b’ que traverse l’arbre moteur c.
- Cet arbre C, entre les extrémités b’ de l’essieu est donc au-dessus du corps b de cet essieu.
- Au milieu de la voiture, l’essieu b affecte une forme de cadre £3, ovale en plan, afin de ménager le passage de l’engrenage l moteur du différentiel d.
- La dynamo-motrice a est fixée au moyen de boulons tn' sur une plaque m solidaire de l’es-
- b
- Fig. 4. Détail de l'embrayage
- sieu. La dynamo est une dynamo à deux collecteurs, à deux enroulements sur un induit unique. Elle est allégée par la construction en aluminium des parties qui ne fatiguent pas, comme 'les flasques a'.
- L’arbre moteur c qui reçoit son mouvement du différentiel traverse les extrémités de l’essieu ei actionne les roues de la voiture. Il tourne à l’entrée de la partie tubulaire F de l’essieu, dans un coussinet en bronze c’, traverse de part en part cette extrémité creuse d’essieu sans en toucher les parois, étant de diamètre moindre, et par le serrage de l’écrou c vissé sur son extrémité, est rendu solidaire d'un manchon à griffes^», qui entraîne la coupelle'^»’ du moyeu p2 de la roue : de cette façon, on conçoit que l’essieu b étant fixe, à
- l’intérieur tourne l’arbre moteur c et à l’extérieur tourne le moyeu p* avec sa roue.
- Le frein k’ est fixé sur le moyeu de la roue et des paliers intermédiaires bs supportent l’arbre moteur.
- Le second dispositif particulier est un dispositif de changement de vitesse mécanique. Il procède d’un système d’entraînement employé depuis longtemps dans les transmissions d’atelier mais qui n’a pas été jusqu’ici appliqué aux automobiles (fig. 4).
- L’arbre moteur de la dynamo, supporté par les paliers j des flasques a\ est pourvu, à son extrémité, d’une petite poulie q' calée à demeure, suffisamment large, et pourvue de deux joues qs qui forment une gorge profonde. Dans cette gorge on dispose à plat trois ou plusieurs anneaux de cuir juxtaposés de diamètres notablement supérieurs à celui de la poulie qui les porte.
- De cette manière, quand l’arbre de la dynamo tourne rapidement, ces anneaux de cuir, par l’effet de la force centrifuge, tournent concentriquement à la poulie q’ et à une certaine distance de celle-ci. Dans le même plan que la poulie lisse q’ et pouvant se déplacer de façon à venir en contact avec elle, sont disposées deux autres poulies lisses, de diamètres inégaux, l’une s de petit diamètre, l’autre s’ de grand diamètre, ces deux poulies étant calées sur des arbres intermédiaires t et f. Ces arbres sont portés par les extrémités des bras n n' du cadre oscillant n n' n formant tète de cheval. Sur chacun des arbres t et f se trouvent disposés, également calés sur eux, deux pignons dentés, égaux ou inégaux v v’, lesquels engrènent constamment avec l’engrenage droit l du différentiel. Les pignons coniques du différentiel 1, 2, 3, 4 transmettent le mouvement à l’arbre moteur c à la façon ordinaire.
- Il résulte du dispositif que nous venons de décrire que l’arbre de la dynamo tournant, ainsi que la poulie lisse q' si on agit sur le levier e pour faire osciller la tète de cheval n n’ n, et si l’on amène en contact la poulie s avec celle qy les anneaux de cuir interposés provoquent l’entraînement par adhérence de la poulie s, les parties libres des anneaux de cuir venant s’appliquer sur la surface de la poulie s sur une assez grande étendue pour exercer sur elle une friction énergique.
- Il s’ensuit que la vitesse de l’arbre moteur de la dynamo, diminuée déjà par suite du rapport des rayons des poulies q’ et s, se transmet, avec ralentissement convenable, au différentiel^ par l’intermédiaire du pignon denté v et de la roue i, cette vitesse correspond à la grande vitesse du changement mécanique.
- La poulie s’ étant de diamètre plus grand, si par le mouvement inverse de la tète de cheval, on amène en contact cette poulie s’ et celle q, le mouvement de cette dernière se transmet de la roue t du différentiel par l’intermédiaire du pignon v’ à une vitesse plus ralentie.
- On comprend donc qu’il suffit de faire osciller la tète de cheval, pour faire varier instantanément la vitesse, en pleine marche, sans que l’on ait a craindre des chocs et des ruptures de dents d en-
- p.328 - vue 332/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 329
- grenage, inconvénient de la généralité des changements de vitesse actuels.
- De plus ce dispositif permet d’embrayer sur le moteur lorsque celui-ci tournant à blanc, a pris toute sa vitesse; il suffit pour cela, de tenir éloignés de la poulie d’entraînemen q\ les deux poulies s et s’ et de laisser tourner la machine, quand celle-ci a atteint une vitesse suffisante pour être susceptible d’exercer une action puissante, on embraie sur une des poulies de l’entraîneur n rC 11 et l’ont peut obtenir des coups de collier d’une puissance considérable, tels qu’on n’en peut produire avec les changements de vitesse à engrenages.
- Les autres changements de vitesse sont provoqués dans la voiture par couplage électrique.
- G. D.
- L’Exposition d’antomobiles
- Le poinçonnage des voitures
- Nous avons déjà annoncé qu’en vertu d’une décision du comité d’organisation de l’Exposition d’automobiles, il avait été décidé (article n du Règlement général) que ne seraient admis dans la classe I, que les véhicules automobiles, voitures et motocycles ayant effectué préalablement le parcours de Paris-Versailles et retour, sous le contrôle d’une commission de réception, déléguée à cet effet par l’Automobile-Club de France.
- La commission de réception a commencé ses expériences de réception des véhicules.
- Cet examen n’a d’ailleurs rien de terrifiant. Il n’a pas pour but de vérifier si les véhicules peuvent grimper la côte de Picardie à 30 à l’heure, mais simplement s’ils marchent, si les moteurs tournent. Et cela afin que les visiteurs d’une exposition patronnée par l’Automobile-Club ne soient pas exposés à y voir des véhicules sans moteurs ou à moteurs en carton. C’est donc une garantie morale excellente, et dont l’initiative mérite les félicitations de tous.
- C’est M. Gustave Rives, directeur général de l’Exposition, qui a commencé les expériences samedi à 10 heures.
- Ajoutons que ces expériences vont continuer jusqu’aux premiers jours de juin — l’Exposition se tenant du 15 juin au 3 juillet — et qu’elles se feront les lundi, mercredi et samedi de chaque semaine.
- Une question qui ne laisse pas d’avoir son importance a été résolue par M. Rives à la satisfaction générale. Les voitures exposées devant couvrir le trajet Paris-Versailles-Paris, M. Rives avait averti les propriétaires qu’ils eussent à se conlor-mer aux prescriptions de la préfecture de police.
- Or l’une de ces prescriptions exige que les voitures pour circuler dans Paris aient « une marche arrière ». Et comme beaucoup de fabricants de province se contentent de livrer en province où la marche arrière n’est pas exigée, ils se demandaient s’ils allaient être obligés d’apporter des modifications à leurs voitures.
- M. Rives a obtenu de la préfecture de police que les voitures destinées à l’Exposition puissent circuler sur le parcours Paris-Versailles sans cette formalité.
- Transmission sans ililMel
- Le nouveau dispositif appliqué par la « Steam Carriage and Wagon Company » est destiné à supprimer le différentiel.
- Le moteur M transmet son mouvement aux pignons R*, R% par l’intermédiaire d’une courroie C supportée d’une part par la poulie P, d’autre part, par les poulies PL Ps.
- La poulie P1 transmet son mouvement au pignon R\ la poulie P2 transmet son mouvement au pignon P2.
- Les deux portions P1 R1 et P2 R2 sont donc entièrement indépendantes et leur seul point commun est qu’elles reçoivent leur mouvement par la même courroie.
- Une fourchette maintient la courroie dans la position voulue, position qui peut être changée grâce à la vis V qui se déplace ho-
- rizontalement dans son écrou. Cet écrou fixe dans le sens de déplacement de la vis, peut néanmoins tourner sur lui-même, lorsque la direction tournant la tige et le levier que l’on voit sur la figure, se déplacent.
- Lorsque la voiture marche en droite ligne, la courroie est maintenue de manière à recouvrir la même quantité sur chacune des poulies P’, P2. Lorsque la direction tourne, la vis V sollicitée par la tige et le levier, se déplace entraînant la fourchette et par suite la courroie, dans le sens voulu.
- De cette façon les deux roues sont toujours entraînées par le moteur, mais la poulie de l’une d’elles étant moins soutenue par la courroie, cela permet par son glissement sur cette courroie d’effectuer le virage.
- p.329 - vue 333/833
-
-
-
- 330
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hotoejele Beleber et Dlett
- Notre figure montre que le moteur A est arrimé au cadre et placé au-dessus de la boîte B (fig. i et 2) qui contient tout le mécanisme et fait partie intégrante du châssis: l’autre moteur tourne dans des coussinets à billes ; il est flanqué de 2 plateaux-mani-
- velles et d’un pignon qui entraîne par chaîne la roue motrice arrière.
- La transmission du mouvement se fait par l’intermédiaire d’un engrenage intérieur F, //(fig. 3) monté, avec coussinets à billes, surla bossette /, de l’une des manivelles J
- qui est assujettie sur l’arbre K: un encliquetage spécial permet de recourir à l'action directe des pédales pour mettre le moteur en marche ou accroître sa puissance ; il est représenté clairement, (fig. 3).
- En /V est la batterie d’accumulateurs, avec bobine en O, pour l’allumage électrique. P est le réservoir principal. Le tout est léger et bien groupé.
- La réglementation de la vitesse
- Grâce aux exploits absurdes de certains chauffards, l’administration s’est émue et nous menace d’une réglementation sévère, mais juste. Cette menace est d’autant moins platonique qu’elle s’est réalisée déjà dans certains pays, pour des véhicules dont les conducteurs sont beaucoup moins fantaisistes que certains neurasthéniques atteints de célérité aiguë; nous voulons parler des tramways électriques. Voici, à titre d’exemple pris dans un pays sage, la Suisse, les vitesses maxima que 11e doivent pas dépasser les tramways suivant les circonstances :
- Vitesse
- maximaen km. par heure
- Rues ordinaires des villes et traversées de villages........................ 12
- Avenues des villes -et grandes rues de villages. . , ............ 15
- Abords des villes:............ 18
- Pleine campagne.................. 23
- Pentes de 3 à 5 pour 100 dans les
- villes et villages................. 15
- Pentes de 3 à 5 pour 100 en pleine
- campagne............................ 20
- Pentes de 5 à 6,9 pour 100 dans les
- villes et villages.................. 12
- Pentes de 5 à 6,9 pour 100 en pleine
- campagne ............................... 13
- Pentes de 7 à 8,9 pour 100. ... ïo
- Pentes de plus de 9 pour 100. . . 8
- Le contrôle de ces vitesses sur un tramway électrique est incomparablement plus facile que sur une automobile, et l’application d’un règlement semblable à nos voitures, serait une sourc e de conflits perpétuels entre le public et l’autorité qui, naturellement, aura toujours le dernier mot puisqu’elle représente la force. Les chauffards pourront donc faire leur mea culpa des rigueurs qui vont atteindre les chauffeurs; une fois de plus, les gens raisonnables pâtiront des sottises des fous, une fois de plus nous dirons vox clamantts m deserto.
- p.330 - vue 334/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 331
- iiMiie-Clol) de France
- Séance du mercredi 18 mai
- Le comité de l’Automobile-Club de France a tenu séance mercredi. Voici les principales résolutions adoptées :
- MM. Delaunay-Belleville et do Gouv -d’Arsv sont admis membres du comité. M. de Gony d’Arsy est en outre nommé commissaire de table.
- * AS
- M. Gamard informe le comité qu’il va disposer d’un omnibus automobile Roser-Mazurier à 15 places qui sera loué au cercle pour faire le service entre la Porte Maillot et la Villa du Bois de Boulogne.
- Le comte de Dion et M. Gamard sont délégués au nom du Club à la commission préfectorale de la réglementation de la circulation automobile dans Paris.
- *
- * *
- Scrutin de ballottage du 18 mai 1898.
- Nombre exact des membres à ce jour : 1,359.
- MM.
- Henri Jaeggé, ingénieur-constructeur, 97, avenue de Choisv. Parrains : MM. .1. Sarcia, L. Solignac, Isbert,
- Emile Maillard, propriétaire, 50, rue de Rome. Parrains : MM. E. Voigt, E. Giraud, A. Enauit.
- Eugène Brillie, inspecteur du Matériel et do la Traction des Chemins de fer de l'Ouest, 105 bis, rue do Rennes. Parrains : MM. Comte de la Valetle, G. Col bn, IL Josse.
- Manr ce Chcronnet, ingénieur E. C. P., 132, avenue de Wngrani. Parrains : MM. E. Srutlcr, Comte ne La Valette, E. Arcli-léacon.
- Brun > Pellissier, architecte, 22, rno Théodoro-de-Banville. Parrains : MM. G. Mégret, Comte de La Valette, E. Aiclniéacon.
- Albert Fjnjcres, d icieur en mé lec'ne. 22, avenue Friedland. Parrains : MM. Burin Rognial, do Suze. Comte de La Vnlmte.
- Georges l’aret, admoi.slralourdes Forges et Aciéries de Ilut) B mkowa. Parrains MM. Baron Rognial, de Suze, Baron de Zuvlen.
- Le C.imte Desmaziers, 40, rue Galilée. Parrains : MM. Comte do Dion, Bouton, Comte do La Valette.
- Marie-Joseph Barreau, 1(3, rue Littré. Parrains : MM. Comte de Dion, Boulon, Comte de La Valette.
- Gaétan de Knyff, 02, rue Boissière. Parrains : MM. Comte de Dion, A. Ballif, Chevalier R. de Kniff.
- M. Charles Mesdacli de Ter Kiele, rentier, 16, rue de Marignan : Parrains MM. Comte de Dion, Bouton, Lchideux.
- Georges Lemaître, 45, boulevard Béranger à Tours. Parrains : MM. Comte de Dion, Comte de La Valette, A. Marne.
- Georges Hugo, homme de lettres, 55, rue de la Faisanderie. Parrains : MM. Comte de Montes-quiou, Comte de Dion, de Yturri.
- Le Comte Castelli, 2, rue de Tilsitt. Parrains : MM. Marquis de Chasseloup, Comte de Chasseloup, C. Janteaud.
- Le Comte Humbert de Mailly Cbalon, 22, rue Washington. Parrains : MM. Comte B. de Périgord, Baron de Zuylen, de Dion.
- Harry Melvill, 32, Beaufort Gardons, London. Parrains : MM. Paris Singer, Baron de Zuylen, Marquis de Chasseloup.
- Luigi Krauss, 169, boulevard Haussmann. Parrains : MM. F. Raquez, J. Béraud, Marquis de Chasseloup-Laubat.
- Gabriel Rey, notaire, 26, rue Lafayette. Parrains : MM. R. Panhard, H. Panhard, H. Cour-cier.
- Eugène Léon-Renault, ancien conseiller de préfecture, attaché à la Préfecture de la Seine, 9, rue Margueritte. Parrains : M. A. Ballif, G. Pierron, Marcotte.
- André Hachette, 195, boulevard Saint-Germain. Parrains : MM G. Pierron. Mo ut ter, P. Meyan.
- Henri Vian, négociant, membre des Comités de l’Exposition universelle de 1900, 5, rue Thorigny. Parrains : MM. P. Sormani, L. Mors, G. Lamaille.
- M. Pierre Remon, chevalier de la Légion d’honneur, négociant, membre des Comités de l’Exposition universelle de 1900, 2, Lue de Vienne. Parrains : MM. P. S’ormani, L. Mors, G. Lamaille.
- Eugène Bertheaume, industriel, 7, rue du Jourdain. Parrains : MM. G. Prévost, J. Boudin, A. Rolland.
- M. Maurice Chaudoir, propriétaire, 73, avenue des Champs-Elysées. Parrains : MM. H. Menier,
- G. Laveissière, L. Laveissière.
- Edmond Bickart-Sée, avocat au Conseil d’Etat, et à la Cour de Cassation, 30, rue de Lisbonne. Parrains : MM. P. de La Ville Le Roulx, Mill, Ch. Périer. Parrains : MM. G. Faure, M. Faure,
- H. Renouard-Larivière.
- Roger de Monclin, 17, rue Boissy-d’Anglas. Parrains : MM. J. Descamps, Baron Merlin, S. La Perche.
- Alphonse d’Andrezels, 56, rue du Rocher. Parrains : MM. J. Descamps, S. Laperche, E. de Pradou.
- André Bouilliet, jndustriêl, 56, rue de Bondy. Parrains : MM. A. Lehideux.de Ribes Christophle.
- Gustave Batiau, propriétaire, 32, avenue de l’Opéra. Parrains : MM. de Lucenski, A. Périvier, F. Juven.
- Lucien Pierron, 44, rue Bardinet. Parrains : MM. Duc de Cazes, Marquis do Beauvoir, de Gouy d’Arsy.
- Paul Martey de La Chesnaye, rentier, 21, rueNi-tot'. Parrains : ME Comte de Ferré de Pèroux, Duc Decazes, Lavoignat.
- René Bourcau, lie ncié en droit, 15, rue Juliette-Lainber. Parrains: MM. P. Giffard, P. Rousseau, A. Riguelio.
- Hermann John Mandl, rentier, 144, avenue des Champs-Elysées. Parrains : MM. G. Morice, Baron H. de Heeckeren, L. de Hérédia.
- Léon Taiabot, propriétaire, 33. rue Marbeuf. Pan.Tns : MM. II. Menier, Ch. Petit, G. Menier.
- *
- * *
- On nous communique la note suivante :
- Le Comité de l’Automobile-Club de France, constatant avec regret l’allure exagérée à laquelle certains chauffeurs vont dans Paris, a décidé, sur la proposition de M. Ballif de faire un appel pressant aux membres de cette Association pour les engager à se conformer de la façon la plus stricte-à l’arrêté préfectoral réglementant la circulation des voitures automobiles dans Paris.
- Nous rappelons à' nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.331 - vue 335/833
-
-
-
- 332
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- AatomoMle-CIal) de Belgique
- L’Automobile-Club Bordelais a tenu à son siège social, une importante réunion à laquelle assistaient MM. le docteur Creuzan, président; Bord, vice-président; Lafitte, secrétaire; Hivert, trésorier; le comte de Sigalas, le baron du Barry et Merman, de l’ancien Comité des fêtes
- MM. Escaraguel, Régis, le marquis du Vivier, Saint-Genis, de Libourne s’étaient excusés par lettre. Les membres de l’ancien Comité Paris-Bordeaux acceptent le titre de membres d’honneur de l’A. C. B. et assurent le Comité de leur entier dévouement.
- L’arrivée à Agen aura lieu au café Russe, sur le gravier.
- M. Merman prendra les temps. Le correspondant du Journal des Sports, M. Carrière, donnera le départ aux véhicules poids lourds à 4 heures du matin, du pont de la ligne de Bayonne. A 6 heures, un autre départ sera donné, par M, Merman, aux véhicules légers.
- ¥ ¥
- Outre le prix de i,ooo francs accordé, au nom de la Petite Gironde, à la voiture au-dessus de 400 kilos, classée première et conduite par son propriétaire pendant tout le parcours, l’Automobile Bordelais, désireux de grouper le plus possible de coureurs afin d’augmenter l’attraction de la course, vient de s’imposer un nouveau sacrifice : il a créé un prix de 500 fr. pour le véhicule au-dessous de 400 kilos, classé premier.
- Les engagements reçus jusqu’à ce jour sont les suivants :
- MM. Théoph. Léveilley. . Barbereau-Bergeron .
- Paul Meyan.........
- Joseph Journu......
- Henri Lafitte......
- A. Bord............
- Léon Lacour........
- Arthur Escarraguel..
- G. Leys............
- Duanip-Pinaud......
- Charles Ehrmann...
- Etsocal............
- André de Fabrègues. Gaston Bousquet....
- Balaceano..........
- Léveilley frères...
- wagonnette
- Victoria
- phaéton
- (
- charrette anglaise duc ;
- petit duc landau duc
- voiture
- phaéton
- duc
- dog-cart
- duc
- voiture
- voiture de livraison
- Elie-Joseph Briol. . .. tricycle Rigal............... —
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à' pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de B .udr\ de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs.— Franco, postal en sus.
- Course de Spa (26 au 30 juin). — Course Bruxelles-Spa (25 et 26 jwn).
- Nous recevons du Comité la lettre suivante :
- L’Automobile Glub de Belgique a l’honneur d’at-• tirer votre attention sur les Concours d'Automobiles qu’il organise cette année à Spa du 26 au 30 juin et le 3 juillet., concours dotés de prix nombreux èt importants.
- Ces concours débuterontpar une course Bruxelles-Spa, 25 et 26 juin en deux étapes, à laquelle seront affectés plus de dix mille francs de prix.
- La course Bruxelles-Spa est destinée surtout à être une course d’amateurs ; c’est pour cela que seules sont autorisées à s’inscrire les personnes propriétaires de la voiture engagée ou lesmembres des Sociétés automobiles reconnues.Les concurrents pourront se faire accompagner d’ouvriers mécaniciens, mais non leur confier la conduite de la voiture. Ces mesures ont été prises dans le but de permettre aux simples particuliers propriétaires de véhicules automobiles de concourir avec quelque chance de succès.
- La course Bruxelles-Spa sera suivie d’autres concours, tous dotés de prix nombreux et importants, dont vous trouverez le programme ci-contre.
- La Compagnie du Nord-Français accorde à l’Automobile-Club de Belgique une réduction de 50 0/0 pour le transport sur ses lignes de toutes les voitures prenant part au concours et expédiées do Paris.
- Extrait du Règlement
- A. — CLASSIFICATION
- I. — Voitures
- Article premier. - La voiture automobile est un véhicule à quatre roues au moins, actionné par une force mécanique, et qui compone au moins deux places côte à côte. Le poids minimum des voitures est de 250 kilogrammes à vide, c'est-à-dire sans approvisionnement (charbon, essence, eau, accumulateur, etc.)
- II. — Moto cycles
- Art. 2. — Le motocycle est un véhicule actionné par un moteur mécanique avec ou sans dispositif permettant d’utiliser la force musculaire.
- Le poids de ces véhicules à vide (voir ci-dessus) est limité à 250 kilogrammes maximum.
- B, — Conditions générales
- Art. 3. — La course est internationale; elle est ouverte à tout véhicule con .uit par son propriétaire, ou bien par un membre de l’Automobile-Club de Belgique ou d’un cercle automobile reconnu par l’Automobile-Club de Belgique.
- Art. 4. Les conducteurs ne pourront être changés pendané la course.
- Art. 5. — Chaque voiture ou motocycle devra porter en chiffre de 15 centimètres de hauteur, son numéro d’inscription, lequel devra être reproduit sur les lanternes d’une manière visible. Les voitures ou motocvcles ne pourront porter que leur numéro d’ordre, à l’exclusion de toute marque de publicité.
- Art. 14. — Lorsque deux véhicules, marchant dans le même sens et à des vitesses différentes, se trouveront à proximité l’un de l’autre, celui qui est devant, s’il marche le moins vite, se rangera sur sa droite (dans la province de Brabant et de Namur, sur sa gauche dans les provinces de Liège et de Luxembourg) à première réquisition, de façon à laisser au moins la moitié de la route libre. Il ne devra tenter aucune manœuvre pour empêcber son concurrent de le dépasser, et ce, sous peine d’être disqualifié.
- Art. 20. — Chaque concurrent recevra une feuille de route, un exemplaire du règlement, une carte et un profil du parcours. Les conducteurs de voitures recevront en outre deux numéros qu’ils devront
- p.332 - vue 336/833
-
-
-
- LA LO^OMUTlOiN AUTOMOBILE
- 333
- apposer eux-mêmes de façon apparente à l’avant et à l’arrière de leur véhicule, et conserver pendant toute la durée de la course. Les conducteurs de motocycles recevront deux brassards.
- Chaque feuille de route portera le numéro d’inscription, l’heure d’arrivée et du départ de chaque jour et devra être visée par les contrôles fixes.
- Art. 21. — Toute latitude est laissée aux concurrents pour se réparer en cours de route ou à l’arrivée à l’étape. Ils pourront emporter toutes les pièces de rechange qu’ils jugeront nécessaires
- Tout véhicule avarié ou arrêté momentanément pour une cause qui >ui serait particulière est, en tous cas, obligé de laisser libre passage à tout véhiculé.
- II. — Inscriptions
- Art 31. — Toute demande d’inscription ne recevra un numéro d’ordre que pour autant qu’elle soit accompagnée du montant de l’entrée. Elle devra indiquer le poids du véhicule à vide, le nom et la force du moteur, le nombre de voyageurs transportés.
- Art. 32. — Chaque véhicule engagé avant le 5 juin aura à payer une entrée :
- Pour les voitures, de 50 francs.
- Pour les motocycles, de 10 francs.
- Les véhicules engagés postérieurement au 5 juin paieront une entrée double.
- Les membres de l’Automobile-Club de Belgique, qui remplissent leur engagement en se présentant au départ de la course, seront remboursés de la totalité du droit d’entrée, si leur inscription est arrivée avant le 5 juin; ils ne seront remboursés que de la moitié de ce droit si leur inscription ost arrivée après le 5 juin. En dehors de ce cas, il n’y aura pas lieu à forfait pour quelque cause que ce soit, les entrées restant acquises à l’organisation de la course. Après le 15 juin, le Comité de l’Automo-bile-Club se réserve de refuser toute nouvelle inscription.
- D. — PRIX
- Art. 35. — Des prix spéciaux seront affectés aux voitures portant au moins quatre voyageurs et aux motocycles portant au moins deux voyageurs.
- Art. 36. — Un diplôme ou médaille sera décerné à tous les concurrents ayant effectué le parcours total dans Les délais fixés, c’est-à-dire en additionnant les temps des deux journées avec un minimum de 12 kilométrés par heure.
- E. — EXPOSITION
- Art. 37. — Les voitures et motocycles devront être exposés à ïSpa, du 25 au 2a juin, dans un local spoc alement affecte à cet usage. Il sera inter lit d’inlroduire dans ce local d'autre essence que celle c mie au e Lias les reoervo.rs.
- Art. JS. - Les concurrents s'engagent à ne pas quitter Spa avant le 2a juin et à prendre part aux différents concours et fetes inscrits au ptogramme.
- Etapes :
- La course Bruxelles-Spa se fait en deux étapes:
- 25 juin. — Bruxelles-Ardenne (11) kilométrés environ), par Wavre, Perwez, Namur et limant.
- Les concurrents seront reçus au Couteau royal d’Ardenne par la Compagnie internationale des Grands Hôtels, qui inaugure solennellement ces jours-là le Château d’Ardenne avec le concours du Four in Iland Club de Paris. *
- 26 juin. — Ardenne-Spa (1UJ kilométrés environ), par Mèan, Hamoir et Avwaille.
- Chemins de f~r. — L’Automobile-Club do Belgique a obtenu de la Compagnie du Nord-Français une réduction de 50 pour ld) sur le prix de transport des voitures françaises prenant part à la course.
- Ce tarif réduit sera appliqué sur le parcours de Paris à la frontière belge (à l’aller), de Liège à Paris (au retour), de la façon suivante : Le départ se paiera au tarif plein et le retour sera gratuit de Liège à Paris.
- Les concurrents désireux de profiter de cet avantage devront envoyer leur inscription à l’Automobile-Club de Belgique avant le 5 juin, sans oublier de mentionner le nombre de voitures et leur poids approximatif; s’engager à effectuer le parcours complet (aller et retour), en prenant Paris à l’aller et Liège au retour comme gare d’expédition.
- Chaque voiture devra être accompagnée d’une feuille de route spéciale qui sera envoyée aux concurrents en temps opportun.
- De la frontière à Bruxelles, le parcours se fait sur le réseau de l’Etat belge au tarif ordinaire.
- Au retour, le trajet de Spa à Liège pourra se faire par la route ; il est nécessaire, en effet, de charger les voitures à Liège pour emprunter les lignes de la Compagnie du Nord-Français.
- Douane. — Un agent en douane, spécialement désigné par l’A. C. B. à Paris, se mettra en rapport avec les intéressés pour leur donner tous renseignements complémentaires, leur faciliter l’expédition de leurs voitures et faire les formalités utiles pour obtenir la libre entrée en Belgique sous caution déposée Les frais sont au compte des propriétaires.
- Pour tous renseignements au sujet des transports et des douanes, s’adresser à M. Emile d’Ie-leren, 54, chaussée de Charleroi, Bruxelles.
- Liste des Prix
- Voitures
- lr prix: 2,50u liuiics et une médaille de vermeil.
- 2e --- 1,500 — — d’argent.
- 3“ — 1,00:) — —
- 4® — 800 — — —
- 5” — 6u0 - — —
- 68 - 500 — — —
- 7’ — 400 — — —
- Motocycles
- Dr prix : 500 francs et une médaille de vermeil.
- 2e — 300 — — d’argent.
- 3e _ 200 — — —
- 4" — 150 — — —
- 5e — ' 100 — — —
- i.8 — 10 1 — — —
- 7° — 100 — — —
- Le premier arrivant dans le classement général recevra une médaille d’or en outre de la médaille de vermeil.
- Prix spéciaux
- \oitures portant au moins quatre voyageurs
- B1' prix : 500 francs et une médaille de verme’il.
- 2* — 300 — — d’argent.
- 3® — 200 - — -
- Motocycles portant au monts deux voyageurs
- 1 r prix : 200 francs et une médaille de vermeil.
- 2e — 100 — — d’argent.
- 3 e — 50 — — —
- Les prix spéciaux s’ajoutent aux aunes prix; de telie sorte, pai exemple, que si la première voiture arrivée porte quatre - personnes, elle recevra 2,500 x 500, c’est-à-dire 3,000 francs.
- Défilé des voitures Jleuries (28 juin)
- pr prix ; 200 francs et une médaille de vermeil. 2» — ’ 150 — — d’argent.
- 3* — 100 — — —
- 4e — 100 — — —
- 5e — 50 — — -
- 6« — Une médaille d’argent.
- 7® — — — —
- p.333 - vue 337/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 334
- Concours d’adresse
- 1er prix (29 juin) : 200 francs et une médaille en vermeil
- 9e 150 — - d'argent.
- 3’ — 100 — — —
- 4° — 100 — — —
- 5fl - 50 — - —
- 6" — T- - 8e — Une médaille d’argent.
- Concours pour la ootture la plus élégante (Prix Sir David Salomons)
- 1er prix : 300 francs et une médaille de vermeil. 2e — 200 — — d’argent.
- 3° — Une médaille d’argent.
- Concours pour la voiture la meilleure pour le tourisme
- (Prix du Touring-Club de Belgique)
- <er prix : U n objet d’art et une médaille de vermeil. 2e — Une médaille d’argent.
- Concours pour la voiture à quatre places a,u moins, la plus appropriée à un service de campagne (Prix du comte de Hemricourt de Grünne)
- 1er prix : 100 francs et une médaille de vermeil. 2* — Une médaille d’argent.
- Petites Nouvelles
- Les Rois de la route
- Ce n’est plus de l’imprudence, cela devient'de la tyrannie.
- L’Automobile Bordelais adresse aux maires de toutes les communes traversées par l’itinéraire de la course la lettre que l’on va lire :
- Monsieur le Maire,
- J’ai l’honneur de vous informer que la course organisée par l’Automobile Bordelais, de Bordeaux à Agen, traversera votre commune dans la matinée du 20 mai.
- Je vous prie de vouloir bien prendre toutes les mesures d’ordre pour éviter les accidents.
- Recommander notamment : d’éviter les encombrements sur la route, de ne pas laisser d’enfants sur la voie publique, de tenir les chiens renfermés, de ne pas laisser des chevaux sans être-surveillés par leurs conducteurs, de conseiller à ceux qui ont des chevaux peureux de ne pas se trouver sur notre itinéraire, de recommander enfin aux charretiers et conducteurs de véhicules de toutes sortes d’àppuyer complètement sur leur droite, le plus rapidement possible, au premier appel de trompe
- Recommander tout spécialement aux vélocipé-distes de laisser la route libre, de ne pas essayer de lutter de vitesse avec les automobiles et de devenir une cause de gène, d’inquiétude et de danger sérieux pour les coureurs. Nous les avertissons que, malgré toute l’adresse dont ils se croient capables, ils peuvent provoquer des accidents graves; qu’il est excessivement dangereux de coller derrière les automobiles, où ils iraient se briser en cas d’arrêt ou de ralentissement brusque.
- Nous espérons qu’ils voudront bien entendre cet avertissement et nous déclinons par avance toute responsabilité d’accidents qui seraient provoqués de leur lait en ne se conformant pas aux recommandations de prudence et de sécurité que nous leur adressons.
- Le Président,
- Dr Creuzan.
- Fort bien pour ce qui est des bicyclistes qui
- collent aux automobiles. Mais pour les autres, que dire de l’injonction : « Ne vous trouvez pas sur notre chemin ou sinon, si on vous écrase, ce sera de votre faute ».
- La liberté de chacun finit où commence celle de son voisin, ne l’oublions pas. Si ces recommandations sont écoutées, elles éviteront peut-être les accidents, mais elles amèneront les populations à hair l’automobile : « Conseillez à ceux qui ont des chevaux peureux de ne pas se trouver là, enfermez vos enfants et vos chiens ». Et il y a de nos confères pour applaudir à ces prétentions exagérées.
- *
- * *
- Les Omnibus de Turin
- Les omnibus automobiles destinés au service public à l’intérieur de l’Exposition générale de Turin fonctionnent. Chaque voiture porte trois personnes dans le coupé, douze à l’intérieur et six sur la plateforme postérieure. Le moteur est du type Daimler et de la force de dix chevaux
- L’itinéraire de chaque course, dans l’enceinte de l’Exposition est de 1,700 mètres ; les rampes de 0 0/0 pouiront être descendues sans actionner les freins dont les voitures sont pourvues.
- Le service régulier a commencé le dimanche 15 courant.
- Fiacre et Automobile
- M. Tixier, secrétaire du baron Arthur de Rothschild, faisait, jeudi après midi, une promenade en automobile quand, quai d’Orsay, la voiture dans laquelle il se trouvait vint heurter un fiacre de la Compagnie générale. Dans le choc le fiacre fut gravement endommagé, renversé sur la chaussée et le cocher projeté violemment sur le sol.
- A la suite de cet accident, M. Tixier qui, pour sa part, n’avait reçu que de légères contusions, a eu le désagrément de se voir conduire au commissariat de police voisin où une double contravention lui a été dressée, d’abord parce qu’il n’avait pas de plaque à sa voiture et, en second lien, parce que son mécanicien n’était pas muni des papiers réglementaires.
- * *
- Un Cercle automobile
- Un certain nombre de chauffeurs du département de la Meuse sont en train de se grouper en vue de fonder un cercle automobile, qui aurait son siège à Bar-le-Duc.
- Les compatriotes de Cugnot ne pouvaient manquer d’unir leurs forces en vue de travailler ensemble au développement de l’automobilisme. Nous les félicitons sincèrement et leur souhaitons de voir affluer autour d’eux tous les chauffeurs, présents et futurs.
- * *
- Le record de l’heure motocycles
- . Le record de l’heure pour motocycles n’a jamais été établi. Il est fort probable qu’il va l’être d’ici peu.
- On nous annonce que Wilfrid, le gagnant de notre Critérium des Motocycles, a l’intention de tenter sous peu ce record sur la route d’Orléans a Vierzon.
- Aussitôt que quelques empierrements en train seront terminés, le vainqueur de notre épreuve classique va essayer de faire sur cette route et en ligne droite, sans aucun virage les 00 kilomètres dans l’heure.
- Une simple question. Comment s’y prendra-t-on pour chronométrer?Où se tiendra le chronométreur et Wilfrid lui fera-t-il l’amabilité de passer devant lui juste aux GU minutes ?
- ¥ *
- Critérium d’Amateurs
- Par suite du mauvais temps et de l’état épouvantable dans lequel se trouvait jeudi la roule de Saint-Germain à Vernon. le Championnat Amateur
- p.334 - vue 338/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 335
- des Motocycles et la course de machines multiples organisérs par l’A. V. A. ont été remis à une date qui sera fixée ultérieurement.
- *
- + *
- La Coupe des Motocycles
- L’épreuve annuelle de la Coupe des Motocycles, organisée par la France Automobile, qui devait se courir le jeudi de l’Ascension 19 mai sur le parcours Rambouiliet-Etampes par Ablis, a été, en raison du mauvais état des routes, renvoyée au jeudi 9 juin.
- La route de Rambouillet à Chartres a été abandonnée : l’épreuve se courra d’Orléans à Vierzort.
- * *
- A propos des contraventions :
- Amusante réclame d’un constructeur :
- Tous records battus 630 mètres en 35 secondes : soit du
- 64 kilomètres 800 à l’heure
- en plein Pans et rues fréquentées.
- (Chronométrage officiel d’un agent de la Sûreté, contravention du 16 mai 1898)
- sur Tricycle xxx.
- Nous venons de fouilleter la 2e édition du Carnet du Chauffeur que publie cette année le comte de La Valette, on y trouve la trace d’une longue expérience acquise dans la conduite des véhicules automobiles.
- Le Carnet du Chauffeur est le. véritable vade-mecum de tout conducte :r de voitures mécaniques. Son auteur a su condenser en quelques pages faciles à consulter tous les renseignements et indications indispensables pour l’entretien et la conduite de ces véhicules.
- Dans des notes et tableaux sanctionnés par la pratique, le chauffeur peut résumer ses impressions de voyages, ses itinéraires, ses dépenses, tout ce qui est intéressant à retenir du voyage. Des formules d’inscriptions spéciales pour l’octroi, les douanes, servent également de guide aux chauffeurs toutes les fois que ceux-ci seront appelés à remplir quelques formalités.
- Tous les renseignements que l’on peut avoir besoin en cours de route se trouvent dans ce petit carnet. Les descriptions de fonctionnement de tous les systèmes de voilures automobiles en font un ouvrage technique qui par la clarté des explications éviteront aux chauffeurs de nombreux mécomptes ou arrêts en cours de route.
- Tous les documents administratifs relatifs à la circulation sur route se trouvent dans le Carnet d’un Chauffeur.
- Sous une reliure commode et élégante, il est facile à consulter en marche sans recourir à la table des matières, grâce à une disposition très pratique du répertoire par onglets.
- Sous sa forme actuelle actuelle le -Carnet du Chauffeur doit être sur toutes les voitures automobiles et peut figurer dans la bibliothèque de tous ceux qui s’intéressent à la locomotion nouvelle.
- : En vente chez MM. Ribierre, éditeurs, 15, rue Grenier-Saint-Lazare, Paris.
- Voir à notre Bibliothèque page 336.
- *
- ¥• -¥
- Succès oblige!
- C’est ce qu’a compris fort judicieusement le sympathique éditeur A. Taride, qui depuis deux ans a su nous donner vingt cartes cyclistes intéressant toutes les régions de France.
- Aussi nous offre-t-il cette année une série de nouvelles cartes en trois couleurs, conçues et exécutées dans une formule neuve, claire et documentée, au "nombre desquelles une Carte des Environs, de ' Paris à lechelle de 1/100090' dont les quatre feuilles du format de 90x7°i renfermées
- dans un étui, rayonnent dans toutes les directions à 80 kilomètres de la capitale. C’est là la carte-type que réclamaient depuis si longtemps Cyclistes et Automobiles ; et nous sommes heureux d’être les premiers à la leur signaler.
- Cette carte est en vente chez tous les libraires, dans les gares et chez l’éditeur A. Taride. 18-20, boulevard Saint-Denis, Paris. Prix des 4 feuilles dans un étui : 2 fr. 50 frarfeo. Chaque section se vend séparément sur papier 0 fr. 75 ; collée sur toile et pliée 2 fr. 50.
- La Bourse
- Il y a des variations insignifiantes sur les Omnibus et sur les Voitures. De même la Compagnie Générale de Tramways est immobile.
- Sur les deux catégories des actions de Thomson Houston le nivellement se fait à 1433 et 1425.
- La Compagnie Générale de Traction se traite de 115 à 110.
- En banque, les Corps Creux terminent à 57. Les Pétroles Français sont à 430.
- Tramway de Lyon avance à 188).
- Compagnie Lyonnaise de Tramways léactionne à 1072.
- Soeiétés
- Par un acte en date du 12 mai 1898, M Paul-Alfred Gouin, chimiste-électricien, et M. Eugène Tinchant, électricien, ont formé entre eux une Société au capital de 5 000 francs, avant pour objet l’exploitation d’une voiture électrique et applications générales de l’ô'ectricité.
- La durée de la Société est de dix années à partir du 1r juin 1898. La raison sociale est « Gouin et Tinchant ». Le Siège social est situé à Levallois-Perret (Seine), rue Vallier, 35.
- (Petites Affiches du 20 mai 1898.)
- *
- 4 4
- Par un acte en date du 27 avril 1898, la Société en nom collectif formée entre MM. H. Chanon et G. de Rosôre, est prorogée pour une durée de six années, c’est-à-dire jusqu’au 31 janvier 1904.
- Les nouveaux statuts, outre le commerce des bicyclettes, comprennent la fabrication et la vente des véhiculés automobiles et des moteurs destinés à les actionner et en général toutes les opérations se rattachant directement ou indirectement à ce genre d’industrie.
- Le capital social est porté de 3 000 francs à 100 000 francs.
- Le siège social est situé 22, rue Duret, à Paris, sous la raison Henri Chanon et Cie.
- (Petites Affiches du 22 mai 1898.)
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P. L. M. organise, avec le concours de la Société des Voyages Economiques, une excursion au château et dans la. forêt de Fontainebleau pour le lundi 30'mai 1898. Départ de Paris : 8 h. 25 matin, retour à Paris : 10 h. 35 soir. Prix (tout frais compris) : lre classe, 20 francs. 2e classe, 17 fr. 50. 3e classe, 15 francs.
- Les souscriptions sont reçues aux bureaux de la Société des Voyages Economiques, 17, rue du Faubourg-Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennesl. — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paiis, J.-B. Chassenet, agent général pour h France.
- p.335 - vue 339/833
-
-
-
- 336
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constroeteors de Toitures Automobiles
- Pétroje
- Amiot (avant-^rain), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Auliers de construction de Bitschwiller (Haute-A sace), Martinot et Galland, dir. gén.
- A nliurt et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-«» s, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train biev. pour tricyc.-auto. Mot,.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166. quai Jemmapes, Paris.
- Cie des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C“ des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier,19,rue Geoffroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C”, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C*, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, 5, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Connûmes.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système ,1. Bouché.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C1*, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Hochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs. *
- Société anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armee.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles 31, rue de Provence, Paris. *
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vagnon et Ganet, 36, rue Sainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting(H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiie Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- l^a Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibllotbbqno de la « Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1* Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2* — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3* — — à pétrole............. 5 »
- 4‘ -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr. Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 4® Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5® Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 161, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.336 - vue 340/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 22
- 2 Juin 1898
- SOMMAIRE 1>8J Al» 99
- Le Concours de fiacres.
- Informations.
- Evaluation sommaire de la puissance d’un moteur.
- Bordeaux-Agen.
- Engrenages de transmission différentielle.
- Le Concours des Poids Lourds en Angleterre. La Course de relais automobile du Journal des Sports.
- Voiture à pétrole, par M. Arthur Portier.
- Motocycle Boult, P. S.
- Le Critérium des Chauffeurs Amateurs. L’opinion d’un Anglais sur les Automobiles.
- A l’Exposition d’automobiles, organisée par V Automobile-Club.
- Le fiacre électrique Oppermann.
- Petites Nouvelles.
- Correspondance.
- Bibliographie.
- Liste des brevets d’invention.
- LE FIACRE ÉLECTRIQUE OPPERMANN
- p.n.n. - vue 341/833
-
-
-
- 338
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Coecoiirs de Fiaeres
- A l’heure où paraîtront ces lignes, le Concours de Voitures de place automobiles battra son plein.
- Douze concurrents présentent 26 véhicules, dont 16 électriques et 10 à l’essence de pétrole. En faisant la part inévitable des incidents d’une épreuve unique en son genre jusqu’ici, on peut admettre qu’une quinzaine de véhicules participent effectivement aux épreuves ; c’est peu pour établir une opinion définitive, mais cela suffit cependant pour recueillir des enseignements précieux dont profiteront les constructeurs et les entrepreneurs de transports publics.
- Ces derniers ont si bien compris l’importance du Concours que la Compagnie Générale des Voitures a offert un prix de 2 00ofr. et la Chambre syndicale des entrepreneurs de voitures de place du département de la Seine un prix de 1 000 francs.
- Le programme du Concours a été publié dans La Locomotion Automobile du 11 mars 1897 (page 115).
- Les résultats du Concours et la description des véhicules y ayant pris part feront l’objet d’articles ultérieurs de notre collaborateur, M. E. Llospitalier.
- Documents officiels
- L’épreuve, supérieurement organisée par les soins de la Commission ayant à sa tète M. Forestier, l’éminent inspecteur des Ponts et Chaussées, portera :
- i° Sur le prix de revient de la journée d’un fiacre automobile en service usuel dans Paris, accomplissant un parcours varié de 60 kilomètres au minimum dans une durée de seize heures.
- Pour faciliter l’exécution de l’épreuve, les 60 kilomètres seront accomplis d’une seule traite, suivant la feuille de route. A la consommation laite pendant ce trajet, on ajoutera la consommation faite au dépôt pendant la duree complémentaire de la journée ;
- 2° Sur le confort et la maniabilité de la voiture;
- 30 Sur la fréquence du ravitaillement, l’importance et la facilité des réparations.
- * ¥
- Seront admis au concours, tous les véhicules munis d’un moteur mécanique, quel qu’en soit le système; ils seront classés en diverses catégories :
- I. —a) Les voitures à deux places fermées.
- b) Les voitures à deux places découvertes,
- avec capote.
- c) Les voitures mixtes à deux places pou-
- vant se fermer ou se découvrir instantanément .
- II. — a) Les voitures à quatre places fermées, avec galerie pour bagages (30 kilos par voyageur).
- b) Les voitures à quatre places découvertes avec capote.
- III. — Les voitures à six places fermées, avec galerie pour bagages (30 kilos par voyageur).
- Les véhicules devront être construits de façon à ce que le nombre de voyageurs indiqué puisse y être confortablement installé. Ils devront être munis d’un compteur kilométrique et de deux freins : l’un progressif et l’autre instantané. Ils auront une marche arrière.
- Toutes les fournitures relatives à la journée de marche du véhicule seront scrupuleusement notées sur un livre à souche et le conducteur devra donner un reçu de l’huile, de l’eau, du combustible ou de l’agent d’énergie qui lui sera délivré au départ du dépôt ou dans le courant du service s’il a besoin de renouveler son approvisionnement.
- Chaque voiture sera, pendant tout le temps du service, accompagnée d’un commissaire choisi parmi la Commission, lequel relatera tous les incidents de route et fournira au jury les éléments d’appréciation sur l’élégance d’aspect, le bruit du véhicule et la commodité des voyageurs.
- L’épreuve du concours se composera d’un service de douze jours consécutifs.
- Douze itinéraires différents seront établis et chacun des véhicules engagés devra accomplir ces itinéraires dans l’ordre qui lui sera indiqué sur sa feuille de service journalier.
- Les feuilles de service seront dressées suivant celle des fiacres attelés, de façon à se 1 approcher le plus possible de la pratique journalière.
- La vitesse dans Paris ne devra pas dépasser 20 kilométrés à l’heure.
- La vitesse sur certaines rampes indiquées sur la feuille de service sera chronoméüée.
- Les véhicules devront accomplir le nombre de voyages et transporter le poids de bagages indiqué ou le poids correspondant (soit 70 kilos par voyageur et 30 kilos de bagages) en poids mort.
- L’usine de charge montée en quelques jours par I MM. Beau et Bertrand-Taillet comprend trois machines à vapeur, demi-fixes, d’une puissance totale de 100 chevaux, commandant trois dynamos qui desservent quatorze tableaux de distribution réservés à un nombre égal de voitures électriques.
- Tout a été prêt en temps utile.Souhaitons que les concurrents soient aussi exacts et que l’Administration, tutélaire à l’excès pour les fiacres dont la vitesse réelle ne dépassera certainement pas 13 kilomètres à l’heure, ne se fasse pas trop tirer l’oreille pour accorder des permissions — provisoires — aux retardataires.
- *
- » ^
- Le Jury
- Vendredi à l’Automobile-Club, on a procédé à l’élection du jury chargé de présenter le rapport sur les véhicules engagés et d'allouer le prix de 2 000 francs offert par M. Bixio.
- L’article 13 du Règlement du Concours précisait en ces termes la formation du jury et ses attributions :
- Un jury composé de douze membres pris parmi les membres de l’A. C. F. sera élu pour six membres par la commission et pour six membres par les concurrents.
- Les concurrents ne pourront pas faire paitie du
- jury. .
- Ce jury sera chargé de dresser un rapport indiquant le prix de revient journalier de la traction de chaque voiture et de la régularité du service.
- Il devra donner son appréciation sur l’élégance d’aspect, le bruit du véhicule et la commodité des voyageurs.
- p.338 - vue 342/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 339
- Ce rapport sera communiqué à la Société des Ingénieurs civils de France et à diverses Sociétés, et un extrait en sera adressé à tous les maires des chefs-lieux de département et d’arrondissement.
- En conséquence, les concurrents dont nous avons précédemment donné la liste ont nommé :
- MM. le baron de Zuylen, !e comte de Dion, G. Forestier, E. Hospitalier, L. Solignac, A. Mon-merqué.
- La commission a nomme :
- MM. Bixio, le comte de La Valette, F. Herard, P. Eschwège, Ch. Talansier, F. Bourdil.
- Les prix s’élèvent déjà à la somme de trois mille francs, ainsi répartis :
- Don de la Compagnie Générale des Petites Voitures, directeur M. Bixio : 2000 francs.
- Don de la Chambre syndicale des entrepreneurs de voitures de place du département de la Seine : 1 000 francs.
- Le Concours des fiacres durera douze jours. Le premier et le onzième jour auront lieu des expériences de consommation effectuées le long de la Seine autour de l’usine Clément qui servira de garage aux véhicules. Le douzième jour les véhicules feront le voyage de Versailles et retour à Suresnes. Les autres jours seront consacrés au parcours des différents itinéraires. Les douze 'ournées se répartissent donc ainsi :
- Mercredi Ier juin, expériences de traction et de consommation.
- Jeudi 2 juin, itinéraire A.
- Vendredi 3 juin, — B.
- Samedi 4 juin —, C.
- Dimanche 5 juin — A.
- Lundi 6 juin — B.
- Mardi 7 juin — C.
- Mercredi 8 juin — A.
- Jeudi 9 juin — B.
- Vendredi 10 juin — C.
- Samedi 11 juin, expériences de traction et de consommation.
- Dimanche 12 juin, voyagea Versailles et retour à Suresnes.
- Tous les jours, vers midi 30, arrêt au Salon des Familles pour le déjeuner.
- Comme pour le Concours des Poids Lourds de 1897, il y a trois itinéraires d’étude, tous trois sont cette fois dans Paris.
- Itinéraire A. {59 kilomètres).
- Usine Clément à Levallois, quai Michelet, boulevard Victor-Hugo, route de la Révolte, Porte-Maillot, place de l’Etoile, place de l’Alma, place du Pont-de-Grenelle, place du Trocadéro, place de l’Etoile, boulevard Haussmarm, place Saint-Augustin, rue Lafayette, rue d’Allemagne, rue Sairit-Fargeau, rue de Ménilmontant, rue Ober-kampf, boulevard des Filles-du-Calvaire, place de la Bastille, rue de Rivoli, place de la Concorde, quai d’Orsay,place Vauban, place du Maine,boulevard Edgar-Quinet, place Denfert-Rochereau, place d’Italie, pont de Bercy, avenue de Reuilly, Salon des Familles, place de la Nation, boulevard Diderot, quai de la Râpée, pont d’Austerlitz, boulevard Saint-Marcel, carrefour de l’Observatoire, quai d’Orsay, boulevard Saint-Germain, place Saint-Michel, Pont-Royal, place de la Concorde, place de l'Etoile, Porte-Maillot, usine Clément.
- Itinéraire B. (60 kilomètres).
- Usine Clément, Porte-Maillot, place de l’Etoile, place de l’Alma, rue de Magdf bourg, place de la Concorde, les grands boulevards, la Bastille, pont Sully, boulevard Saint-Germain, Odéon, avenue de Suffren, quai d’Orsay, quai de la Conférence, place de la Concorde, faubourg Saint-Honoré, les Térnes, boulevards extérieurs jusqu’à Ménilmontant, place de la Nation, avenue du Bel-Air, Salon des Familles, place de la Nation, place de la République, boulevard Magenta, rue d’Aubervilliers, rue de Flandre, boulevard de Strasbourg, rue Saint-Denis, rue d’Aboukir, place Vendôme, rue de Rivoli, place de la Concorde, place de l’Etoile, Porte-Maillot, usine Clément.
- Itinéraire C. (59 kilomètres)
- Usine Clément, Porte-Maillot, place de l’Etoile, Champs-Elysées, rue la Boëtie, Trinité, rue Blanche, rue Lepic, Sacré-Cœur, rue Lamarck, boulevard de Clichy, Trinité, l’Opéra, Théâtre-Français, le Carrousel, les quais jusqu’à la place Walhubert, boulevard de l’Hôpital, avenue d’Italie, porte de Versailles, rue de Vaugirard, avenue de Breteuil pont de l’Alma, Trocadéro, l’Etoile, place de l’Europe, la Trinité, rue du Château-d’Eau, place de la République, avenue de la République, place de la Nation, Salon des Familles, cours de Vincennes, boulevard Beaumarchais, place de la République, rue Turbigo, Pont-Neuf, boulevard Saint-Germain, rue de Rennes, boulevard Montparnasse, les Invalides, quai d'Orsay, place de la Concorde, Champs-Elysées, l’Etoile, Porte-Maillot, Usine Clément.
- Ces trois itinéraires ont sensiblement la même longueur et ne diffèrent que par la difficulté de leur trajet, tant au point de vue des côtes rencontrées, qu’au point de vue de l’activité de la circulation dans les voies parcourues.
- Nous remarquerons dans l’itinéraire B la rue de Magdebourg (pente n p. 100) que les concurrents auront à remonter.
- Dans l’itinéraire C, les voitures devront monter jusqu’au Sacré-Cœur par la rue Blanche et la rue Lepic.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000 francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; M. L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeurpour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Inventeur de province ayant mis au point une voiture qui reviendrait, pour trois places, à 1 200 francs, fabriquée en grand, voudrait trouver constructeur avec qui s’arranger.
- p.339 - vue 343/833
-
-
-
- 340
- LALOCOMOTION AUTOMOBILE
- iDlormations
- Course de Motocycles, Rouen-Le Havre-Rouen
- du 22 mai
- De notre correspondant du Havre :
- Cette course organisée par une Société cycliste rouennaise, n’a pas obtenu le succès que l’on pouvait attendre de cette innovation dans notre région.
- Trois concurrents seulement ont pris part à l’épreuve : MM. Berger, Langlois et Marolay, de Rouen.
- A 8 h. 30 m. du matin ils partaient de Rouen au signal du starter, et M. Berger arrivait au Havre à 11 h. 34 m. après avoir parcouru la distance qui sépare nos deux villes soit 88 kilomètres environ.
- A midi 9 m. M. Langlois arrivait à Graville-Ste-Honorine. Le troisième partant, M. Marolay n’a pu arriver à cause d’un accident de machine survenu dans la côte de la Vallette.
- Mauvaise organisation, pas de contrôle indiqué et pas de contrôleur; la Société organisatrice avait oublié en effet ce service de pointage, se bornant à compter sur la bonne foi de chacun.
- Le Havre. La nouvelle saison ne nous amènera aucun changement dans la statistique de 1897, des chauffeurs havrais ; deux tricycles à pétrole, une voiturette Bollée et une affreuse guimbarde à pétrole, modèle Roger, mais datant de 10 ans au moins, dont le propriétaire est plus souvent dessous à réparer, que dessus, avec cela cette voiture est avec roues cerclées de fer, et ressemble quand elle passe sur le pavé, à nos vieux bicycles en bois de 1869.
- M. Tissandier, le piemier chauffeur havrais est devenu commandant d’un grand canot à pétrole, qu’il fait manœuvrer dans nos jetées avec une habileté de commandant d’un de nos grands transatlantiques.
- Il se pourrait que nous ayions dans le courant du mois d’août une course d’automobiles et de motocycles.
- * *
- La Coupe des Motocycles
- A la demande expresse du comité de l’Automo-bile-Club, à laquelle s’est rallié d’ailleurs le baron de Zuylen, donateur de la Coupe-Challenge, il a été décidé que la seconde épreuve du Challenge devait être courue dans les mêmes conditions que la première.
- La course sera donc disputée dans les mêmes conditions : 100 kilomètres sur le parcours compris entre Saint-Germain et Ecquevilly, c’est-à-dire cinq fois la distance de 20 kilomètres aller et retour.
- La Coupe des Motocycles se courra donc entre Saint-Germain et Ecquevilly.
- Ajoutons que la date choisie est le mardi 14 juin.
- M. Léon Bollée, le vainqueur du dernier critérium et le détenteur delà Coupe, a déjà envoyé son engagement.
- * +
- A l’approche du Concours des Fiacres automobiles organisé par l’Automobile-Club de France, la plus grande activité règne chez les divers constructeurs qui doivent prendre part à cette intéressante démonstration.
- Dernièrement, nous visitions les ateliers de la « Compagnie générale des Automobiles » qui mettait la dernière main à l’élégante « Victoria» qu’elle présente à ce concours et que nous croyons appelée à un réel succès.
- *
- * *
- L’omnibus automobile Rozer-Mazurier destiné au service de la Porte-Maillot à la villa de l’Au-tomobile-Club au Bois de Boulogne, a commencé à fonctionner la semaine dernière.
- Les départs auront lieu toutes les demi-heures, aux heures suivantes :
- Départs de la Porte-Maillot, de 10 h. 1/2 à midi 1/2 et de 5 h. à 7 h. 1/2.
- Départs de la Villa, de 2 h. à 3 h. et de 9 h. à 11 h. du soir.
- * *
- Une course Bordeaux-Biarritz
- De notre correspondant de Biarritz :
- Le Comité des fêtes vient de décider l’organisation d’une course d’automobiles Bordeaux-Biarritz pour la deuxième quinzaine d’août.
- Le crédit voté permettra de distribuer 3 000 fr. de prix à deux catégories de machines : voitures et motocycles. Pour renseignements s’adresser à M. Joachim Lafitte, secrétaire de la Cummission, 6, place de la Liberté, à Biarritz.
- Evaluation sommaire
- de la puissance d’un moteur
- On se rappelle que notre collaborateur M. E. Hospitalier avait établi, avec chiffres à l’appui que, pour la plupart des moteurs connus, la puissance d’un poncelet correspond à un déplacement des pistons de 10 litres par seconde environ.
- Un de nos lecteurs nous signale à ce propos une simplification de la formule qui en résulte. Cette simplification permet de se rendre compte rapidement — et approximativement — de la puissance que peut avoir un moteur.
- La puissance P, exprimée en poncelets, est la dixième partie du volume engendré par le ou les pistons en une seconde, volume exprimé en litres.
- Soit, en appelant R le rayon du cylindre, C, la course du piston (oula somme des courses des pistons), exprimés en c/m.
- n, le nombre de tours du volant par minute ;
- 10 100
- X
- 2 C 11
- --Xr
- 10 60
- P =
- 3'1 X 2 600 000
- R- Cn
- 1 j ^ ^
- Si on remplace ——-------par 1, on aura,
- 6
- pour exprimer le nombre de kilogrammè-tres développés par le moteur en une seconde
- n R3 C
- 1 000
- p.340 - vue 344/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 341
- Ainsi, en faisant le produit :
- Du nombre de tours par minute ;
- Du carré du rayon du cylindre, en centimètres;
- De la course du piston (ou de la somme des courses des pistons) en centimètres;
- On obtient, en divisant par i ooo, le travail par seconde, en kilogrammètres — approximatif, mais simple.
- Ainsi, un petit moteur, ayant 6 centimètres de diamètre, 8 centimètres de course, tournant à i 200 tours, développe environ :
- 1 200 X 9X8 1 000
- kilogrammètres par seconde
- ou 86 kilogrammètres ; soit 1 ch. 1/7 ou 0,86 poncelet.
- Autre exemple :
- Un moteur à deux cylindres de 9 centimètres de diamètre et de 14 centimètres de course, tourne à 750 tours.
- Le calcul nous donne :
- 750 x 20,25 x 28 --------------- = 4x5.
- 1 000
- Nous trouvons donc 415 kilogrammètres par seconde ou 5 chevaux 1/2.
- L’erreur est d’environ 10 0/0 en plus ou en moins. 1
- Bardeaux - Ages
- La course Bordeaux-Agen a eu lieu dimanche dernier. Vingt-cinq concurrents sur quarante-trois inscrits sont partis.
- Le premier départ a été donné à 6 h. 30 à Th. LeveiUey, charrette anglaise huit chevaux, 1,200 kilos, 2 pei’sonnes et Briol tricycle un cheval trois quarts, 80 kilos ; Barbereau - Bergeron, victoida cinq chevaux 1,300 kilos, trois personnes et Rigal, tricycle 1 cheval 3/4, 80 kilos ; Meyan phaéton six chevaux, 800 kilos, trois personnes ; Joseph Journu dogcart quatre chevaux, 700 kilos, deux personnes; Gaubert voiturette trois chevaux, 270 kilos; Mon-tariol voiturette deux et demi, 400 kilos, deux personnes ; Bord, duc six chevaux, 700 kilos, trois personnes; Egap tricycle tandem, un cheval et quart, 100 kilos; J. Secrestat tricycle un cheval trois quarts, 00 kilos ; Henri Lafitte voiturette un cheval trois quarts, 100 kilos ; Cornillau voiturette trois chevaux et demi, 200 kilos ; Legendre voiturette un trois quarts, 100 kilos ; Duanip petit duc six chevaux 800 kilos, deux personnes; Charles Ehrmann phaéton six chevaux, 060 kilos, cinq personnes ; La Bernardière tricycle un cheval 3/4, 90 kilos ; Wilfrid voiturette quatre chevaux, 90 kilos ; Bousquet duc cinq chevaux, 700 kilos, deux personnes ; Duchan charrette anglaise six chevaux, 700 kilos, 2 personnes ; Labayle tricycle 1 cheval 1/4, 90 kilos ; Pana-jou wagonnette quatre chevaux, 700 kilos, cinq personnes ; Fosse tricycle 1 cheval 1/4, 90 kilos, petit duc six chevaux, 700 kilos, deux personnes ; Mauzan dogcart quatre chevaux, 850 kilos, quatre personnes, et enfin pour clore la série, Osmond tricycle un trois quarts, 90 kilos.
- Voici l’ordre des arrivées à Agen :
- 1. M. Petit, de Montbéliard, sur son duc Peugeot monté par 2 personnes, à midi 36’ 15”.
- 2. Osmont, de Paris, tricycle de Dion-Bouton, à midi 47’ 12”.
- 3. Meyan, de Paris, phaéton Panhard, à midi 46’
- 4. Bousquet, de Saint-Mandé, duc Peugeot, à midi 53’ 49”.
- 5. Duchan, de Carcassonne, charette Panhard, à midi 54’ 2”
- 6. Secrestat, de Bordeaux, tricycle de Dion-Bouton, à midi 57’ 55”.
- 7. LeveiUey, de Bordeaux, charrette Panhard, à midi 59’ 29”.
- 8. Wilfrid, de Paris, voiturette Bollée, à lh. 1’ 11”.
- 9. Fosse, de Paris, tricycle de Dion, à lh. 3’ 58”.
- 10. Journu, de Bordeaux, dogcart Panhard,
- 1 h. 12’ 50”.
- 11. Mauzan de Bordeaux, dogcart Panhard, à 1 h. 15’ 29”.
- 12. Labayle, de Bordeaux, tricycle de Dion-Bouton, à 1 h. 16’ 7”-
- 13. Barbereau-Bergeon, de Bordeaux, Victoria, à 1. h. 18’28”.
- 14. Pinaud, de Bordeaux, duc Audibert-Lavirotte, à 1 h. 19’ 27”.
- 15. Ehrmann, de Cholet, phaéton Peugeot six places, à 1 h. 24’ 1”.
- 16. Panajou, de Bordeaux, wagonnette Panhard, à 1 h. 26’ 24”.
- 17. Egap, de Bordeaux, tricycle de Dion-Bouton, à 1 h. 35’ 48”.
- Quelques minutes après la fermeture du contrôle, les deux lourdes voitures de livraison Léveilley, pesant 1 900 kilos chacune et munies d’un moteur d’une force de six chevaux, font leur entrée en ville, ayant parfaitement accompli le trajet à une allure moyenne de 14 kilomètres à l’heure.
- Après la course eut lieu l’exposition d’automobiles dans le marché couvert.
- Les voitures étaient placées dans l’allée centrale et les voifiirettes et motocycles perpendiculairement dans les allées latérales. On ne pouvait circuler autour, tant l’affluence était grande. Il y avait environ cinquante véhicules exposés.
- L’après-midi, le Congrès se tint à l’hôtel de ville, dans la salle du Conseil municipal. Il était présidé par M. Chaumié, maire d’Agen et sénateur, assisté de M. le docteur Creuzan, M. le docteur Ricard et de M. Jouaneau.
- Après un discours de bienvenue de M. Chaumié et une allocution du docteur Creuzan, plusieurs membres du Congrès émettent des propositions et dés vœux.
- Entre autres citons les propositions suivantes
- M. Hivert demando que des démarches soient faites pour l'amélioration des routes, qu’on les cylindre ou, si l’on ne veut pas les cylindrer, qu’on s’abstienne d’employer pour les recharger des matériaux tranchanis, qui deviennent de véritables dangers en cette ère de roues caoutchoutées.
- M. Bord demande que l’on prie l’Automobile-Club de France, de décider si l’ordre de marche doit comporter ou non les provisions de route.
- M. Legendre proteste contre les tarifs de fantaisie appliqués par ies Compagnies de chemins de fer au transport des voitures. Il demande qu’on saisisse de cette question le ministre des Travaux publics, afin qu’un tarif public soit homologué.
- M. Bonneville demande que l’approvisionnement d’essence s’étende aux petites localités.
- M. Gonneau demande que le T. C. F. publie dans son prochain annuaire les dépôts d’accumulateurs électriques.
- Enfin, le Dr Ricard annonce que la distribution des prix prévue au programme, ne peut avoir lieu, la défalcation des temps n’ayant pu être faite. Il y sera procédé fi une date ultérieure.
- Le meeting s’est ensuite terminé par un défilé et un banquet.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.341 - vue 345/833
-
-
-
- 342
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Engrenages de transmission différentielle
- Comte A. de Dion, G. Bouton,
- F. Chaplet
- Sur l’arbre moteur A sont calées deux poulies coniques B,B’ dont les extrémités les plus étroites se font face ou même se touchent.
- L’arbre intermédiaire est en deux parties C,C’, réunies par une goupille ou un pivot a, qui est logé dans une cavité de chacune des parties.
- Aux extrémités en regard de ce s demi-axes sont montées fixes les roues d'angle E,E’.
- Sur les manchons D,D’ qui maintiennent E,E’ sont montées folles les roues d’angle H,H\ et enfin sur les manchons G,G' qui maintiennent H H, sont fixées a l’aide de vis les poulies coniques i,/’, de telle sorte que l’inclinaison de ces poulies soit opposée à celle des poulies B,B’.
- Les deux systèmes de poulies sont placés en face l’un de l’autre. Les poulies B et I sont réunies par une courroie plate x, les poulies B’ et F par une courroie tordue y, de telle sorte que les deux poulies CC’ sont entraînées en sens inverse.
- Par suite de l’inclinaison opposée des deux systèmes de poulies, on peut obtenir divers rapports de vitesses par un simple déplacement des courroies, déplacement qui doit être effectué simultanément pour les deux courroies.
- Les roues K et K' qui engrènent avec les roues H, H’ sont montées folles sur l’axe L. Cet axe traverse en son milieu l’axe entraîné, entre les extrémités CC’ et est percé, en son centre, d’un trou pour livrer passage à l’axe a. Sur cet axe L sont montés également fous, deux pignons N, N’ qui engrènent avec E, E’.
- En plaçant les courroies x,y dans une position convenable, on peut donner aux deux systèmes de poulies la même vitesse de rotation. Dans cette position, comme les poulies I, E tournent en sens inverse, entraînant H, H’, les roues K, K' qui sont folles sur leur axe se contentent de tourner autour de cet axe.
- Les axes C, C” restent donc immobiles quoique le moteur soit en marche.
- Si, au contraire, les courroies sont déplacées de façon que les poulies / et /’ tournent avec des vitesses différentes, les roues K et K’ prennent un mouvement planétaire autour de l’axe a entraînant avec eux l’axe tranverse L. Les roues NN' sont donc également entraînées et par suite les roues E, E' et les axes CC’, le système NN’ EE’ agissant alors comme un différentiel ordinaire.
- Le Coocoors des Poids Lourds
- en Angleterre
- C’est le 24 mai qu’ont commencé autour de Li-verpool les diverses épreuves de véhicules auto mobiles Poids Lourds, épreuves organisées par la Self Propelled Trafic Association. Les voitures ont commencé leurs différents parcours dont la distance varie de 30 à 40 milles.
- Rappelons que la Self Propelled Trafic Association a doté l’épreuve de 30 prix de 100 livres ^2 500 fr.), 75 livres (1 875 fr.) et 50 livre* (1 250 fr.).
- Nous tiendrons nos lecteurs au courant de cette imitation anglaise de notre concours de Versailles, organisé par l’Automobile-Club de France l'été dernier. Dans notre prochain numéro, nous en ferons la relation complète. Disons seulement que le concours n’a mis en évidence qu’un bien petit nombre de véhicules.
- » *
- M. André Michelin, le constructeur bien connu, membre de l’Automobile-Club de France, est d’ailleurs à Liverpool afin d’assister au concours des Poids Lourds organisé par la Self Propelled Trafic Association.
- * *
- Le comte Léopold van den Steen de Jehay, président du comité-directeur de l’Automobile-Club de Belgique, a été délégué officiellement aux concours de Poids Lourds de Liverpool (24 mai).
- Il était accompagné dans son voyage de MM. François Thiry, Henry Declercq et de quelques autres membres de l’Automobile-Club belge.
- p.342 - vue 346/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 343
- La Course le Relais Automobile
- du « Journal des Sports «
- Le départ de la course a été donné mardi dernier, à 7 h. 25 du matin, aux véhicules messagers groupés place de la Concorde, par le capitaine Draullette.
- Voici les itinéraires dont l’organisation avait été assurée par notre confrère J.-H. Aubry :
- Paris-Dieppe (173 kil.). Contrôle : Saint-Germain, café François Ier ; Mantes, hôtel du Soleil-d’Or ; Evreux, hôtel du Cheval-Blanc ; la Rivière Thibouville, hôtel ; Cormeilles, hôtel de Rouen ; Pont-l’Evêque, hôtel du Bras-d’Or.
- Arrivée à Trouville à la Mairie.
- Messager : M. le comte de La Valette, sur voiture de la Société « l’Automobile», accompagné du capitaine d’artillerie Houdaille.
- Paris-Le Havre (227 kil.). Contrôles : Saint-Germain, café François Ier; Mantes, hôtel du Soleil d’Or; Gaillon, hôtel d’Evreux ; Pont-de-l’Arche, café Letourneur ; Rouen, café du quai de Paris ; Caudebec, hôtel du Flavre. Arrivée au Havre, au café Guillaume-Tell, en face de l’Hôtel de Ville.
- Messager : M. Fougerat sur voiture Panhard-Levassor.
- Paris-Charleville (250 kilom.). Contrôles : Meaux, calé du Commerce ; Château-Thierry, café du Commerce ; Reims, café de la Douane, place Royale ; Rethel, café de la Terrasse. Arrivée a Charleville, à la Taverne Alsacienne, place Ducale.
- Messager : M. X..., ingénieur, sur voiture Richard,accompagné du lieutenant Yvon Draullette.
- Paris-Lille (261 kil.). Contrôles : Saint-Germain, café François ier ; Pontoise, hôtel du Grand-Cerf; Beauvais, café Potard ; Amiens, café Odelin; Arras, café de la Paix, place du Théâtre.
- Arrivée, à Lille, à l’Hôtel de Ville.
- Messager : M. Ricard, sur voiturette Léon Bollée.
- Paris-Hirson (270 kil.). Contrôles : Meaux, café du Commerce; Laon, calé de la Comédie; Rozay-sur-Serre, café Dupont.
- Arrivée à Hirson à la Mairie.
- Messager : M. Daniel Courtois sur voiture Delahaye, accompagné du capitaine Prévôt.
- Paris-Calais (292 kil.). Contrôles : Saint-Germain, café François Ier; Pontoise, Hôtel du Grand-Cerf; Beauvais, café Potard; Amiens, café Odelin; Doullens, hôtel des Quatre-Fils-Aymon ; Saint-Pol, hôtel de France; Lillers, auberge Dupont; Saint-Omer, café de France.
- Arrivée à Calais, à l’Hôtel de Ville.
- Messager • M. Osmont, sur tricycle de Dion-Bouton
- Paris-Nancy (308 kil.). Contrôles : Coulom-miers, hôtel de l’Ours ; Vitry, café du Commerce; Saint-Dizier, cale du Commerce; Toul, café de la Meurthe.
- Arrivée à Nancy à 1 ’Est Républicain.
- Messager : M. X..., sur voiture de la Maison Parisienne.
- Paris-Nantes (385 kil.). Contrôles : Versailles, café Allain, place d’Armes; Chartres, café de France, place des Epards ; la Ferté-Bernard, hôtel du Chapeau-Rouge ; le Mans, café de l’Europe ; Angers, café du Boulevard.
- Arrivée à Nantes, aux bureaux du Phare de la Loire, 6, rue Scribe.
- Messager : M. Gaëtan de Méaulne sur tricycle de Dion-Bouton.
- Paris-Belfort (425 kil.). Contrôles : Brie, hôtel de la Grâce-de-Dieu ; Provins, terrasse de l’Hôtel de Ville ; Nogent, hôtel du Cygne-de-la-Croix ; Troyes, café Français ; Bar-sur-Aube, café du Commerce; Chaumont, café de la Banque; Langres, terrasse du Cercle militaire ; Vesoul, café Baraud, rue Carnot.
- Arrivée à Belfort au café de la Préfecture.
- Messager : M. X..., sur voiture Peugeot.
- Paris-Thonon les Bains (569 kil.). Contrôles: Melun, café de la Poste ; Sens, café Drapés ; Joi-gny, café du Commerce ; Tonnerre, Petit-Saint-Crépin ; Dijon, brasserie du Lion-de-Belfort ; Dole, hôtel de Genève ; Poligny, café du Cercle de l’Union ; Morez, café de la Perle; Gex, café sur la route de Saint-Julien ; Saint-Julien, café Guiihermet; Annemasse, brasserie Alsacienne.
- Arrivée à Thonon, au siège du Véloce-Club de cette ville.
- Messager : Corre, sur tricycle de Dion-Bouton.
- Paris-Toulouse. (697 kilomètres). Contrôles : Versailles, café Allain, place d’Armes ; Dourdan, café du Croissant; Orléans, hôtel de Berry; Is-soudun, à l’intersection des routes- de Château-roux et de Vierzon ; Châteauroux, café de la Promenade ; Limoges, café de l’Opéra; Périgueux, hôtel du Commerce ; Bergerac, siège social du S. V. B., place Gambetta; Agen, café Russe; Montauban, café de la Bourse.
- Arrivée à Toulouse dans les bureaux de la Dépêche de Toulouse.
- Messager : M. Antony sur voiture Mors.
- N’est pas parti.
- Paris-Marseille. (824 kilomètres). Contrôles : Melun, café de la Poste : Sens, café Drapés ; Joi-gny, café du Commerce ; Tonnerre, au Petit-Samt-Crepin ; Dijon, brasserie du Lion-dé-Belfort ; Beaune, 28, place Carnot ; Chalon, café des Négociants ; Mâcon, V. C. M., rue des Chantiers ; Lyon, brasserie Comte ; Vienne, brasserie Alsacienne ; Valence, café Fresson ; Montélimar, café Milord ; Orange, café des Deux-Mondes ; Avignon, café Lascour.
- Arrivée à Marseille dans les bureaux du Petit Marseillais.
- Messagers : MM. Bardin et Teste, sur tricycle de Dion-Bouton.'
- Ainsi donc sur douze itinéraires, nous en trouvons sept assurés par des voitures, un par des voiturettes Bollée et quatre par des tricycles à pétrole.
- Les véhicules messagers étaient accompagnes par des véhicules d’escorte, fournis par différentes villes du parcours et ayant pour mission de suppléer le messager en cas d’avarie grave, tout véhiculé d’escorte ne devant quitter le messager qu en apercevant un autre véhicule d’escorte.
- p.343 - vue 347/833
-
-
-
- 344
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiture à pétrole
- par M. Arthur Fortier (1)
- La voiture dont nous donnons ci-après la description est combinée pour obtenir la suppression des divers organes présentant des inconvénients (bruit, absorption de
- travail, etc.) tels que chaînes, couples d’engrenage pour changement de vitesse, poulies folles et doubles courroies, etc,
- Cette voiture est actionnée par un couple
- de moteurs agissant directement sur un arbre portant une poulie étagée spéciale A, à plusieurs vitesses.
- (1) Communication de MM. Marinier et Robelet Office International, pour l’obtention des brevets d’Invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- Une poulie semblable B et inversement disposée reçoit par une courroie simple le mouvement de la poulie A et le transmet par une paire d’engrenages diminuant la vitesse à un différentiel D monté sur l’e:-sieu en deux pièces des roues motrices; ce différentiel porte aussi un tambour T pour frein à ruban.
- p.344 - vue 348/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 345
- Le moteur M{ entraîne et met en marche le moteur M*, et celui-ci entraînerait un troisième moteur, un quatrième moteur, etc., s’il était nécessaire, et cela à la volonté du conducteur, comme il va être expliqué pour les deux premiers.
- Le moteur Ml est seul mis en marche à la main au moyen d’une manivelle à déclic se plaçant en E sur le bout sortant de l’arbre, il agit seul tant que le chemin est facile 5 lorsque le besoin se fait sentir d’at-
- teler le deuxième moteur, on appuie sur la pédale P (qui peut en même temps commander l’admission de pétrole) pour faire agir entre deux plateaux volants F1 et F2 un galet G qui par un frottement progressif entraîne le plateau F2 et met en marche le deuxième moteur jusque-là au repos. Quand ce dernier est prêt d’atteindre la vitesse de régime, deux cames G, G’ mobiles autour de leur axe O et symétriquement disposées par rapport à l’axe du moteur, s’éloignant
- du centre sous l’action de la force centrifuge, viennent buter sans choc contre deux saillies H et H1 ménagées dans l’intérieur de la jante du plateau Vi (fig. 3). Le moteur M participe alors au travail de commande du mécanisme. Pour faire cesser son action, il suffît de supprimer l’admission d’air carburé ou la communication électrique de l’allumage, il s’arrête de lui-même et les cames G et G1 sous l’action combinée des
- rampes I K? I1 R% du volant F1 et des ressorts R à bielles oscillantes donnant deux positions stables de chaque côté de la position moyenne, se rapprochent du centre et ne touchent plus les saillies H et H. La raideur des ressorts R R est calculée de façon à céder un peu avant que la vitesse, normale ne soit atteinte par le moteur
- Sur la jante de F1 élargie à dessein, peut
- p.345 - vue 349/833
-
-
-
- 346
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- agir un frein au moven de la deuxième pédale F.
- Les poulies A et B sont de même forme, et chacune présente autant de profils de poulie simple que Ton veut de vitesses ; ces poulies simples sont séparées par des cônes d’accès sur lesquels monte ou descend la courroie unique pour passer d’une vitesse à l’autre. Entre un profil de poulie simple et le cône voisin ascendant est ménagée une petite gorge L pour que la courroie en marche ne touche pas l’amorce du cône et ne tende pas à monter dessus sous l’action de la force centrifuge. Un guide U U U profilé parallèlement au profil de la poulie est fixé à 2 ou 3 centimètres de celle- ci du côté de l’arrivée de la courroie pour empêcher son renversement lors de son passage sur les cônes.
- Le déplacement latéral de la courroie est obtenu à la manière ordinaire par une manette placée à portée de la main du conducteur.
- La caisse de la voiture se compose de deux parties : i° Un châssis en tubes, reposant à l’avant sur les ressorts et ceux-ci sur les roues directrices, et à l’arrière il repose directement sur l’essieu des roues motrices, supportant les ressorts d’arrière; ce châssis porte à l’arrière la poulie B, les engrenages, le différentiel D et son frein ; 2° la caisse elle-même portant les moteurs, avec leurs volants d’accouplement, la poulie A, le système de déplacement de la courroie, les pédales Pet F, le levier d’embrayage et le levier de direction, repose à l’avant sur le châssis par l’articulation Y liée, au levier TU , et à l’arrière sur les ressorts par des glissières horizontales JJ’ permettant le déplacement longitudinal de la caisse sur le châssis. Un ressort placé à l’avant, tend à ramener la caisse vers l’avant et à tendre la courroie.
- Le levier W, commandant le déplacement de la caisse pour tendre ou détendre la courroie, comporte une disposition spéciale de verrou ; ce verrou V, qui s’enclan-che dans les entailles du secteur S, peut à volonté être maintenu relevé et inactif par un petit excentrique E commandé par une manette M.
- Lorsque l’on détend à fond la courroie, le derrière delà caisse s’éloigne du tambour et entraîne avec lui l’articulation T1 et la bielle Ti qui agit sur le levier du frein.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, postal en sus.
- Motoejcle Boult
- Voici un curieux exemple de transmission par courroie appliquée à un motocycle dont la forme générale est certainement dérivée de la voiturette Bollée. A noter également la disposition du moteur placé en porte-à-faux.
- Sur l’arbre A, actionné latéralement par le moteur X (fig. 2) est calée une poulie-cône B, en regard d’une poulie-cône jumelle D, calée sur l’arbre intermédiaire C. Entre les deux poulies il n’existe que l’espace juste suffisant pour laisser passer la courroie E de telle sorte que, par suite du frottement, le cône D tourne à une vitesse déterminée par la position delà courroie E entre les deux poulies-cônes. La courroie E est déplacée elle-même à l’aide d’une fourchette qui est commandée du siège. Pour désembrayer ou arrêter le véhicule, il suffit
- Fia 1
- U
- de déplacer légèrement l’arbre C qui poite la poulie D, au moyen d’une vis sans fin actionnée par une manivelle, ce qui a pour effet d’écarter le cône D qui cesse d’être entraîné.
- Le cône D transmet, par la courroie Z, le mouvement de Z) à l’arbre du différentiel G, lequel porte deux pignons H ZZ, qui entraînent par engrenages les roues d’avant.
- L’axe Z est monté sur une fourche Q et porte un manchon fou V, pourvu de bras V qui peut être déplacé pour changer le sens de la marche. L’engrenage O peut tourner autour de l’arbre Z, de sorte que, quelle que soit l’inclinaison des roues motrices, celles-ci restent toujours en prise.
- P. S. -
- p.346 - vue 350/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 347
- Le Critérium les Meurs Meurs
- A . V. I. 29 mai
- Le Critérium des Chauffeurs Amateurs, organisé par l’Association Vélocipédique Internationale, s’est couru dimanche, sur le parcours de Champigny à Montargis.
- La course était ouverte aux membres des clubs de l'U S. F. S. A. ainsi qu’aux porteurs d’une licence de cette fédération.
- Etaient engagés :
- x. Degrais (A. V. A.), tricycle.
- 2. Lapsolu (A. Y. I.), tricycle.
- 3. de Madec (A. V. A.), tricycle.
- 4. Degrais (A. Y. P.), tricycle.
- 5. Oury (G. V. P.), tricycle.
- 6. Marot (A. V. A.), tricycle.
- 7. Gardon (A. Y. A.), tricycle.
- 8. Caron (A. V. A.), tricycle.
- 9. Girardot (G. V. P.) bicyclette.
- 10. Andry-Bourgeois (licencié), tricycle.
- 11. Doyer (A. V. I), tricycle.
- 12. Deckert (licencié), tricycle.
- 13. Léon Gingembre (A. V. I.), tricycle.
- 14. Blin (G. V. P.), tricycle.
- 15. M. G. Berger (A. V. I.), txicycle.
- 16. Ch. Massin'B J. O. H.), tricycle.
- 17. Torchon (A. V. I.), voiturette.
- 18. Ricard (A. C. P.), voiturette.
- 19. Gaullier (A. V. I.), tricycle.
- 20. Steinberg (A V. I.), tricycle.
- 21. Ramoisy (S. Y. U.), tricycle.
- 22. de Backer (licencié), tricycle.
- Plusieurs engagements de chauffeurs non licenciés de l’U. S. F. S. A. ont dû être rejetés.
- Voici la liste des prix :
- ire catégorie (chauffeurs ayant déjà couru). Au Ier coupé antique bronze, valeur 150 fr., offerte par l’A. V. I. ; au 2e, médaille d’argent, offerte par l’A. C. F.; au 3% médaille d’argent, etc.
- 2e catégorie (chauffeurs courant pour la première fois). Au Ier statuette bronze et onyx, valeur 120 fr. offerte par l’A. V. I. ; au 2“, médaille de vermeil, offerte par la ville de Montargis; au 30, médaille de bronze offerte par l’A. C. F., etc.
- Une lanterne électrique sera décernée au premier chauffeur ayant atteint l’entrée de Melun (contrôle volant).
- Le premier de l’A. V. I., à Montargis recevra un prix spécial et unique offert par M. Acquart. Le diplôme de l’A. V. I. (signé Grisel), sera décerné à tous ceux ayant terminé le parcours.
- Le départ a été donné à 9 heures précises, de la fourche de Champigny.
- L’itinéraire était le suivant :
- Champigny, la Queue-en-Brie, Ozoir, Coubert (passage à niveau), Soignolles (passage à niveau), Lissy, Melun, la Rochette, Brolles, Fontainebleau, Bouron (passage à niveau), Crez-sur-Loing, Nemours, Souppes, Dordères, Turel-le-Château (passage à niveau), Fontenay (passage à niveau), Montargis. Distance : environ 120 kil.
- Voici l’ordre d’arrivée :
- 1. Blin, du G. V. P., en 2 h. 50’, en tricycle; 2. Gardon, A. V. A., en tricycle; 3. Torchon, A. Y. I., en voiturette; 4. Deckert, licencié, en tri-cycle ; 3. De Madec, A. V. A,, eu tricycle (ce dernier était second à une quinzaine de kilomètres
- de Montargis, lorsqu’il a été victime d’un accident); 6. Ch. Massin, B. J. O. H., en tricycle; 7. Degrais, A. V. A., en* tricycle: 8. Oury, G. V. P., en tricycle; 9. Andry-Bourgeois, licencié, en tricycle.
- Deckert était parti avec 9 m. de retard, Oury avec 13 m.
- L’opinion dm Anglais sur les Antomobiles
- Si l’esprit qui guide les entreprises commerciales en France, était suffisamment actif pour permettre d’abandonner certaines idées fausses que l’on a trop souvent sur les transports, il est abso-mént certain, que, malgré la pénurie des capitaux, l’industrie automobile ferait, de nouveau, de rapides progrès dans tous le pays.
- L’air est plein de projets sur un sujet ou un autre : projets de voitures automobiles, services publics de trains routiers ou d’omnibus à vapeur, véhicules à pétrole, destinés à ouvrir des débouchés dans les régions qui sont à présent desservies par le vénérable omnibus traîné par le non moins vénérable cheval. Ces propositions ont les plus grandes chances de réussir, à condition que la direction de l’affaire soit confiée à des mains compétentes.
- Les capitalistes français, ne sont cependant pas disposés à fournir de l’argent aux entreprises qui ne sont pas de leur compétence ; mais dès qu’ils ont reçu les premières explications et qu’il leur apparaît que l’affaire est susceptible de fournir de bons dividendes, ils sont en général disposés à donner tout l’argent nécessaire.
- La grande difficulté est de trouver de l’argent pour mener à bien les expériences préliminaires indispensables dans une entreprise de quelque importance. Une preuve de cet état de choses est fournie par une nouvelle entreprise qui n’hésite même plus à employer des voitures automobiles dans les services de transports dans différentes régions.
- A présent, ces services sont faits par des particuliers possesseurs des véhicules, qui reçoivent des subventions de l’Etat, des communes et des Compagnies de chemins fer, pour mettre en circulation chaque jour deux ou trois omnibus et transporter les lettres, les voyageurs et les bagages. Les fondateurs de la nouvelle compagnie s'offrent à taire le même travail, à moins de frais par l’emploi des automobiles, et, de plus, sont disposés à effectuer un service plus fréquent, plus rapide et plus efficace. Ils se sont déjà assuré de nombreuses concessions et, si le succès répond à leurs espérances, ils espèrent pouvoir étendre leur exploitation sur tout le territoire.
- Il y a là les éléments d’une vaste entreprise qui, sans aucun doute, recevra l’appui des populations rurales, aussitôt qu’elles auront vu que les services se font avec plein succès.
- Mais pour cela, il est nécessaire, de trouver des capitaux pour monter deux ou trois lignes d'expériences. Et c’est justement là que les Français manquent de hardiesse. Il est extrêmement difficile de réunir assez d’argent pour faire des expériences, et les promoteurs de cette affaire, qui promet d’être une grande entreprise nationale, sont obligés de s’adresser à l’étranger pour lui demander leurs premières ressources.
- Cette affaire semble certainement être une bonne occasion pour les capitalistes étrangers de
- p.347 - vue 351/833
-
-
-
- 348
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- placer leur argent dans les entreprises d’automobiles de France, à condition qu’ils puissent aviser eux-mêmes que l’entreprise soit confiée à des mains expérimentées.
- A l'Exposition d’Àntomoiiiles
- organisée par l’Automobile-Club (15 Juin)
- La réunion des docteurs faisant partie de l’Au-tomobile-Club s’est tenue jeudi sous la présidenee du Dr Cadier. Le Dr Leredde était secrétaire.
- Le service a été établi comme suit pour l’exposition des Tuileries :
- 15 juin Dr Love, 16 Dr Léon Petit, 17 Dr Dou-glas-Hogg, 18 Dr Nitot, 19 Dr Bergeron, 20 Dr Lyon, 21 Dr Cadier, 22 Dr Love, 23 Dr Léon Petit, 24 Dr Douglas-Hogg, 25 Dr Leredde, 26 Dr Clarke, 27 Dr Lyon, 28 Dr Cadier, 29 Dr Cadier, 30 Dr Bergeron, 1er juillet, Dr Cadier, 2 Dr Nitot, 3 Dr Clarke.
- La Société de Secouristes Français fournira une boîte de secours.
- * *
- Conformément à l’article 2 du règlement de l’A. C. F., les voitures et motocycles destinés à la classe I doivent effectuer le parcours Paris-Versailles et retour, sous le contrôle d’une Commission nommée par l’Auto.nobile-Club.
- Les sorties pour le poinçonnage des véhicules ont commencé samedi dernier 21 mai et continueront les lundi, mercredi et samedi de chaque semaine, jusqu’à l’ouverture de l’Exposition.
- *
- * *
- 1. De Dion-Bouton.
- 2. Société des anc. Etabliss. Panhard-Levassor.
- 3. Jeantaud.
- 4. Clément, Gladiator, Humber.
- 5. Le Blon frères, de la Forest et Maus.
- 6. Société l’Automobile.
- 7. Société des Voitures électriques Krieger.
- 8. Vve E. Longuemare.
- 9. Lemoine.
- 10. De Dietrich et Cil>.
- 12. Bouëry, Wolber et Cie.
- 13. Willy Drescher.
- 14. Société anonyme d’Electr. et d’Automob. Mors.
- 15. Daniel Auge.
- 16. Jules Grouvelle et Arquembourg.
- 17. Ballin et C‘«.
- 18. L. Constant et C‘“.
- 20. J.-B. Loubière.
- 21. Société anonyme la Marque Georges Richard.
- 22. Société des Automobiles Peugeot."
- 23. C. Billy.
- 24. C'* des Bandes en caoutchouc (bandes Kelly).
- 25. Société des Voiturettes Léon Bollée.
- 26. Amiot et Péneau.
- 27. Fouilloud et Cu.
- 28. E. Delahave et Cle.
- 29. R. Henry.
- 31. E. Lehut (freins).
- 32. Pierre Colas.
- 33. Victor Popp et ses fils.
- 34. Société des Etablissements Decauville.
- 35. Brouhot et C1’.
- 36. Société O. Englebert, fils et Cle (Liège).
- 37. Société Commerciale d’Autom., Mouler et C1*.
- 38. Victor Tatrn.
- 39. Société l’Accumulateur Fulmen.
- 40. G. Benoit.
- 41. Michelin et C'*.
- 42. Léon Lefebvre.
- 43. Soc. Générale des Huiles et Fournit, indust.
- 44. Vinet.
- 45. Bonnafous.
- 46. Chevalier
- 47. Marot, Gardon et C,B.
- 48. Soc. de la Voiture électrique Bouquet-Schivre.
- 49. Bail, Pozzi et C'*’.
- 50. Société.Edeline et pneumatique Gallus.
- 51. Boramé et Julien.
- 52. C'e des Accumulateurs Blot.
- 53. Alph. Darras.
- 54. Cls électrique Patin.
- 55. Cambier et C'*.
- 56. Société Française industrielle.
- 57. M. Rumpf.
- 58. Chameroy.
- 59. Rheims, Auscher et C'e
- 60. Société Lyonnaise Rocher-Schneider.
- 61. Etablissements Allez frères.
- 62. E. Sclaverand.
- 63. D. Farman.
- 64. Cie Française de Voitures électromobiles.
- 65. Société continentale d’Automobiles.
- 67. Audibert-Lavirotte et CA
- 68. Hardy-Capitaine et C1 2 3 4 5 6 7 8 9 10*.
- 69. E. Devouge.
- 70. Ducellier (Gabriel).
- 71. Louis Besse fils.
- 73. Cle franç. de Cycles et Automobiles (Onfray).
- 74. Goujon frères.
- 75. A. Loyal.
- 76. Maison parisienne de Voitures automobiles.
- 77. Firnhaber et C1*.
- 78. W. H. Dorey.
- 79. H. Vallée.
- 80. L. Blériot.
- 81. Ch. Rudolph.
- 82. Société française d’Automobiles.
- 83. Société des Chaudières et Voitures à vapeur
- (système Scotte).
- 84. J. Tourney.
- 85. G. Barthélemy et CA
- 86. Steinberg.
- 87. MM. Werner frères.
- 88. Camion frères.
- 90. Rothschild (baron Arthur de).
- 91. F. Charron, Girardot et Voigt.
- 92. Constr. liégeoise d’Autom. (Société anonyme).
- 93. C. Comiot.
- 94. Uhlenhuth.
- 95. Yvonneau.
- 96. Société des Générateurs (système Serpollet).
- 97. L.-G. Doré.
- 98. E. Chenard.
- 100. Ambroise Commergnat.
- 101. Millot frères.
- 102. Société anonyme des Auto. « Elan » (Tart, Dr).
- 103. Alfred Dinin.
- 104. A. Fritscher et Houdry.
- 105. Ducroiset (Joseph).
- 106. Barbou fils.
- 107. Chaudun (Henri).
- 108. Comptoir de l’Acétylène.
- 109. Freuch Pegamoïd Syndieate Ld.
- 110. A. Cohendet et CA 1 il. J. Planés.
- 112. J. Bernheim et C1".
- 113. Darracq (Gladiator Phébus).
- 114. L’Intermédiaire Vélocipédique.
- 115. Marillier et Robelet.
- 116. Ditsch (M.)
- 117. A. Clément.
- 118. A. Clément.
- 119. H. Gérard.
- 120. Ch. Mildé fils et Cie.
- 121. M. Koch.
- 122. Hannoyer.
- 123. Solignac.
- 124. G. Jacoh.
- 125. Louis Brandt et frère (Kirby Beard).
- 126. Fenaille et Des peaux.
- 127. Rupalley, Rouxel et C10.
- p.348 - vue 352/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 349
- 128. Block et G10.
- 129. Soc. anon. des Huiles min. de Colombes.
- 130. Diligeon et Cie.
- 131. Eugène Boulogne.
- 132. Garl Oppermann.
- 133. Torrilhon et C'\
- 134. H. Maillard.
- 135. H.Petitjean et F. Sevette.
- 136. Bertheaume fils et Dauphin.
- 137. Baille-Lemaire.
- 138. Lepape.
- 139. Becker et Zunz.
- 140. Georges Marozeau.
- 141. Société des Automobiles et Automobilettes
- « Rheda ».
- 142. Les Fils de A. Deutscb.
- 143. A. Teste, Moret et Gle.
- 144. Goudefer, Gros et Pichard.
- 145. Société de Sedage.
- 146. Falconnet, Pérodeaud et G*‘.
- 147. Vital, Bouhours et Duret.
- 148. A. Tournaire fils.
- 149. Paris-Singer.
- 150. Biémont.
- 151. Foucher et Delachanal.
- 152. H. Brûlé et Cte.
- 153. Guyenet et Balvay.
- 154. Gune.
- 155. Crosse (Paul).
- 157. David et Bourgeois^
- 158. Ernest Enfer.
- 159. Desmarais frères.
- 160. Raffard (J.-N.).
- 161. Philippon et C19.
- 162. H. Nègre.
- 163. Comte de Balincourt et Ch. Richard.
- 164. Malicet et Blin.
- 165. E. Benoit.
- 166. Syndicat de l’Auto-Cycle de Le Croix.
- 167. Briest frères.
- 168. Société Anonyme Le Carbone.
- 169. Dorival,
- 170. Soc. de constr. des Piles et Accumulateurs
- ("Système Germain), M. Heurtey.
- 171. Bellair et Burnouf.
- 172. Roch-Brault et G". %
- 173. Arnaud etMarot.
- 174. G. Le Sourd.
- 175. Th. Cornic et Cie.
- 176. Klepp (W).
- 177. C‘° générale des Automobiles.
- 178. Roland, Vinotet Deguigand.
- 179. Automobile-Club Belge.
- 180. Beau et Bertrand-Taillet.
- 181. Rosier et Cie.
- 182. Compagnie des Moteurs Niel.
- 183. Planteau.
- 184. A. Piat et ses fils.
- 185. Paul Nicolas.
- 186. Gobier et Mersier.
- 187. Cie générale des Voitures à Paris.
- 188. Palais de l’Automobile.
- 189. Roger de Montais.
- 150. J. Ravel.
- 191. Bax (Jacques).
- 162. Bax (Jacques).
- 193. Klaus (Théophile).
- 194. H. Audin.
- 195. Tauzin et Cie.
- 196. Sire et Dumont.
- 197. Demont (B.).
- 198. Société des Etablissements Postel-Vinav.
- 199. Compagnie générale des Cycles.
- 200. Dalifol et Thomas
- 201. Société Anonyme de Lille et Bonnières.
- 202. Georges Brion.
- 203. Cie française des Moteurs Otto.
- 204. J. Journaux.
- 205. Altham International Motor G°.
- 206. Cie générale de Transports automobiles.
- 207. L. Barrière et C‘e.
- 208. Clamagirand (Auguste).
- 209. Felber (Charles).
- 210. Buat.
- 211. Société Gramme.
- 212. Arbel Pierre.
- 213. Barbier et Vivez.
- 214. De Riancey (Henri).
- 215. Astresse (Pierre).
- 216. Pétréano (Etienne).
- 217. Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B.
- 218. Vve Roger-Durand.
- 219. Marius Roffy.
- 220. Edouard Plichon et ses fils.
- 221. Sioan et C*e.
- 222. Lainnet-Legrand.
- 223. Pigier.
- 224. Jules Le Blanc.
- 225. Boyriven fils et Cret.
- 226. Auguste Léon.
- 227. A. Grammont.
- 228. Marcel Lejeune.
- 229. Chase etC°.
- 230. Otto.
- 231. Henri Deleau.
- 232. A. Noël et C'A
- 233. L. Nyssen.
- 234. François Gouzènes.
- 235. Ch. Marti.
- 236. Louis Rose.
- 237. Balthazard.
- 238. Domange et fils.
- Machines-Outils
- Fenwick frères.
- Janssen.
- Chouanard.
- Moteurs Duplex.
- Le fiacre éleetripe Oppermann
- Le fiacre électrique de M. Cari Oppermann, que l’on voit circuler depuis quelque temps dans Paris et dont nous donnons la reproduction en tête de ce numéro, est actionné par une batterie de 40 accumulateurs « Headland » disposés par groupes de 10 et placés à l’arrière du véhicule.
- Au régime de décharge de 25 ampères, cette batterie est suffisante pour une course de 6 heures, permettant de parcourir 65 kilomètres à la vitesse de n kilomètres à l’heure environ.
- Le moteur transmet son mouvement aux roues par l’intermédiaire d’une chaîne.
- Le poids total en ordre de marche est de 1 425 kilogrammes. Dans ce poids les accumulateurs comptent pour 600 kilos.
- Tout le mécanisme est bien disposé et entièrement protégé contre la poussière.
- Un simple levier placé à la gauche du conducteur permet la mise en marche, l’arrêt et les variations de vitesse. La direction est des plus simples. La voiture peut tourner dans un cercle d’un diamètre un peu plus grand que sa longueur.
- En plus du frein électrique par renversement de courant, le conducteur a à sa disposition deux freins de moyeux agissant sur les deux roues d’arrière.
- Cette voiture n’est pas engagée dans le Concours des fiacres.
- p.349 - vue 353/833
-
-
-
- 350
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Petites Nouvelles
- Service public d’automobiles
- Un service s’établit dans le Doubs, entre Salins, Quingey, Besançon et Marehaux à l'aide d’un omnibus à vapeur.
- Une souscription est ouverte à Besançon pour constitue, une société d’exploitation au capital de 3o 000 francs pour couvrir les premières dépenses.
- Les transports publics à Monaco.
- Intéressante lettre de M. J. Ollivier au Journal des Sports.
- Monaco n’avait pas de tramways, non plus que Monte Carlo. Cette lacune est comblée aujourd’hui.
- Ces tramways rendront de réels services dans ce pays accidenté où l’on n’aime pas beaucoup la marche et la fatigue.
- C’est un ingénieur bien connu du monde de 'automobile, M. Sehivre, qui, en six mois, a su faire sortir de terre la magnifique usine de 1 200 chevaux de force, dont les grandes cheminées de 3-3 mètres de hauteur tirent l’œil dès qu’on a mis le pied sur le quai de la gare de Monaco.
- Cette usine est au bord de la mer ; elle est bâtie sur le galet et occupe 3 000 mètres de superficie.
- En dehors de l’éclairage de la Principauté, elle servira, comme nous le disions précédemment, à fournir le courant aux nouveaux tramways à contact par deux rangées de plots à fleur de sol, d'un système dérivé du Claret-Vuillemier, qmi fait le service de la place de la République a Romain-ville. Rien que ces tramways demanderont deux groupes de 2 000 kilowatts chacun, représentant une force motrice d’environ 550 chevaux.
- Aux tramways étectriques succéderont l’an prochain, les fiacres électriques du système Scliivre-Bouquet, qui se chargeront à la station centrale, où une salle spéciale a été ménagée pour recevoir une douzaine de voitures à la fois.
- Ici les courses ne sont pas longues et les cochers ne font pas plus de 00 kilomètres par jour; en supposant qu’avec les fiacres électriques ils aillent jusqu’à 80 kilomètres, ils n’utiliseront pas toute leur réserve, puisqu’ils seront chargés pour 100 kilomètres avec un nouveau système d’accumulateurs dont nous entretiendrons nos lecteurs au premier jour.
- Cinquante fiacres seront mis en service, avant la fin de l’année, à Monaco et Monte Carlo : il n’y en aura peut-être pas autant à Londres et à Paris pour cette époque.
- * *
- Un fait qui datera dans les annales de la vie sportive.
- Pour la première fois, cette année, une automobile a fait, à l’occasion du Derby, la route de Paris à Chantilly. Elle était conduite par le duc d’Uzès qui, après les courses, a ramené lu duchesse d’Uzès, la duchesse de Morny et quelques amis avec arrêt à Saint-Germain pour le dîner.
- C’est le cas ou jamais de placer le fameux cliché : signe des temps.
- * +
- Le capitaine Bnrisien, du 4e régiment du génie à Grenoble,un des délégués du ministère delà guerre au dernier concours des Poids Lourds, a accompli du U au 14 mai,en même temps que son régiment, des manœuvres en montagnes aux environs de Grenoble avec sa voiture automobile.
- *
- Avis aux motocyclistes:
- A la suite des réclamations qui se sont produites contre la circulation des tricycles automobiles et voiturettos sur le trottoir cycliste de l’avenue de la Grande-Armée et des accidents survenus, le Préfet de police vient de donner des instructions pour que cette circulation soit désormais interdite.
- Le j eu de tennis bat son plein à la villa de l’A.C.F. dont les deux courts sont occupées une grande partie de la journée. Grâce à l’activité déployée par M. le baron de Belinay, tous les amateurs de la raquette se sont groupés et s’adonnent journellement à leur sport favori.
- La salle d’escrime et ses dépendances seront inaugurées aujourd’hui même par le professeur Ayat. Bon nombre de chauffeurs se sont inscrits pour les leçons et les assauts. A bientôt la première poule des chauffenrs !
- Un de nos abonnés nous écrit de Cannes :
- « Je partage bien complètement vos idées sur les inconvénients des courses de vitesse sur route; j’ai été témoin de deux accidents causés par celles faites dans les environs et dont les journaux n’ont rien dit. Cela amènera des mesures vexatoires pour les gens sérieux et fausse l’esprit des constructeurs. Neuf sur dix de leurs clients préféreraient à la possibilité des 50 kilomètres à l’heure, la sécurité contre les pannes, la légéreté et la facilité de monter toutes les rampes.
- « Si pour la réclame, on a besoin de courses,qu’on en fasse donc d’endurance comme celle des Poids Lourds, avec des personnes de confiance à côté du chauffeur pour noter tous les accidents du moteur. Alors les constructeurs entreront dans la vraie voie et tout le monde achètera. »
- BMoorapMe
- M. Lucien Périssé vient de publier chez Gauthier-Viilars, dans l’Encyclopédie des Aide-mémoire, un volume intitulé : Automobiles sur routes.
- Après un rapide historique, l’auteur a abordé la question des moteurs, à vapeur et à pétrole, puis celle si importante des transmissions et accessoires; enfin, il décrit quelques voitures parmi les plus connues, pour le tourisme, pour le transport en commun, enfin pour les livraisons.
- Livre, en somme, assez complet et bien étudié.
- * *
- Vient de paraître chez E. Bernard et Cie, le tome II du Traité théorique et pratique des Moteurs à gas et à pétrole, par notre collaborateur Aimé Witz. Nous en donnerons le compte rendu.
- * *
- Vient de paraître, dans la Bibliothèque de l’Actualité, un ouvrage d’ordre un peu spécial : YIncendie, par F. Michotte, ingénieur E. C. P., où un chapitre, consacré à la voie publique, concerne bicyclistes et chauffeurs.
- * +
- Nous recevons la nouvelle édition du « Guide Routier de la France », à l’usage des cyclistes et de la locomotion automobile, indicateur des distances avec annotations, contenant la nomenclature générale des routes qui relient tous les chefs-lieux de département et d’arrondissement, par A. de Ba-roncelli (Firinin Didot et Cie, éditeurs).
- Ce guide très pratique certainement, cette sa son, auprès des touristes cyclistes, l’égal succès qui a signalé les ouvrages précédents du même auteur ; aussi le recommandons-nous volontiers à ceux de nos lecteurs qui auraient l’intention de voyager sur nos belles routes de France.
- M- F., à Verviers. — Maisons Dinin, quai Jem-mapes, 152 et Bassée-Michel, rue de Bondy, 92.
- p.350 - vue 354/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 351
- Liste ta Brevets d'invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 271628. — 25 octobre 1897. — Dumas. — Perfectionnements aux bicyclettes automobiles.
- 271692. — 26 octobre 1897. — Barrows. — Perfectionnements aux véhicules de route à moteur.
- 271783. — 3 novembre 1897. — Bollée père.
- — Transmission par courroie système Bollée, principalement applicable aux automobiles.
- 271784. — 4 novembre 1897. — Bollée père.
- — Véhicule automobile avec transmission flexible et réversible (système Bollée).
- 271835. — 2 novembre 1897. — Amiot et Pe-neau. — Système de changement de vitesse pour voitures automobiles et autres applications.
- 271839. — 2 novembre 1897. — Mallet. — Transmission de mouvement régulatrice du travail pour automobiles et autres applications.
- 271950. — 6 novembre 1897. — De Dion Bouton — Nouveau train moteur.
- 271952. — 6 novembre 1897. — Krieger.— Système d’essieu moteur et directeur pour voitures automobiles.
- 272015 — 13 novembre 1897. — Seng1 et
- Henry. — Châssis spécial pour voitures automobiles indépendant des caisses, avec essieu d’arrière spécial disposé pour supprimer les chaînes et les courroies et donner de l’écuanteur aux roues motrices sur cet essieu.
- 272049. — 9 novembre 1897. — Labouré et Serex. — Système de changement de marche et de vitesse applicable particulièrement aux voitures automobiles.
- 272053. — 9 novembre 1897. —• Hagen. — Perfectionnements apportés aux voitures automo biles.
- 272066. — 10 novembre 1897. Moysan. — Perfectionnements aux attelages mécaniques.
- 272112. — 11 novembre 1897. — Société Fouclier et Delachanal. — Système de transmission de mouvement avec changement de vitesse applicable plus particulièrement aux voitures automobiles.
- 272166. — 13 novembre 1897. — Richard. — Voiturette-tender à frein automatique.
- Le Bourse
- Peu d’affaires : les Omnibus et les Voitures à Pa ris, immobiles ou presque.
- Compagnie Générale Française de Tramways cependant trouve moyen de gagner 25 à 30 francs.
- Thomson Houston : ancienne, à 1 433; nouvelle, à 1 410.
- Compagnie Générale de Traction, 108; Decau-ville, 113 25.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C‘% Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Pans, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- Sociétés
- Par un acte en date du 27 avril 1898, il a été formé, sous la dénomination de : Soeiété anonyme du Palais de VAutomobile et du Cycle, une Société au capital de 300 000 francs, avant pour but l’exploitation des cycles et automobiles.
- Le siège est 18, boulevard Péreire.
- (.Petites A ffiches du 22 mai 1898.)
- *
- * *
- Par un acte en date du 26 avril 1898, il est formé, sous le nom de : Compagnie du Chemin de jer métropolitain de Paris, une Société ayant pour objet l’établissement et l’exploitation du chemin de ter Métropolitain de Paris et, en général, de toute ligne nouvelle qui pourrait être concédée.
- La Société, au capital de 25 millions, a son siège à Paris, 31, avenue de l’Opéra. Les administrateurs sont : MM. Bénard, Genevois, Jarislowsky, Kulp, Lichtenberger, Maréchal, May, Obrv. Rmnbeaux, de Tavermer. de Wandre.
- (Petites Affiches du 28 mai 1898.)
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Billots d’aller et retour de $*uris à Chamoaix
- (Mont-Blanc)
- Via Mâcon, Culoz, Bellegarde et Genève ou Saint-Julien (Haute-Savoie), valables 15 jours avec faculté de prolongation.
- Arrêts facultatifs. — Franchise de 30 kilos do bagages.
- Du Fayet-Saint-Gervais à Chamonix, le trajet s’effectue par les voilures de la Société de Correspondance.
- ËiUètii d’aller et retour de Paru à Ëviau-lett-iSains et à tioaève
- (viâ Mâcon et Culoz).
- Prix : de Paris à Evian-les- Bains, Re cl., 112fr. 40;
- 2e cl., 80 fr. 90 ; 3e cl., 52 fr. 75.
- Prix : de Paris à Genève, 1*® ci., 105 fr.; 2a cl., 75 fr. 60; 3° cl., 49 fr. 30.
- Validité 40 jours avec faculté de deux prolongations, moyennant un supplément de 10 Ü|0 pour chaque prolongation.
- Les billets de Paris à Evian sont délivrés du 1er juin au 30 septembre.— Ceux de Paris à Genève du 15 mai au 80 septembre.
- Relations directes entre Paris et i’gtalie
- (viâ Mont-Cenis).
- Billets d’aller et retour de Paris à Turin, à Milan, à fflèues et a Venis^
- (viâ Dijon, Mâcon, Aix-les-Bains, Modane).
- Prix des billets : Turin, l* 2 * * * * * * * i0 cl., 148 fr. 50; 2e cl., 106 fr. 75. Milan, T° cl., 166 fr. 90; 2e cl., 119 fr. 45. Gênes, lr0 cl., 169 fr. 45; 2e cl., 120 fr. 80. Venise, Re cl., 221 fr. 15; 2» cl., 157 fr. 35.
- Validité : 30 jours.
- Ces billets sont délivrés toute l’année à la gare de Paris P.-L.-M. et dans les bureaux succursales.
- La validité des billets d’aller et retour « Paris-Turm » est portée gratuitement à 60 jours, lorsque les voyageurs justifient avoir pris à Turin un billet de voyage circulaire intérieur italien.
- D’autre part, ia durée de validité des billets d’aller et retour « Pans-Turin » peut être prolongée d’une période unique de 15 jours, moyennant le paiement d’an supplément de 14 fr. 75 en lrs classe, et do
- 10 fr. 60 en 2e classe.
- Arrêts facultatifs à toutes les gares du parcours. Franchise de 30 kilos de bagages sur le parcours
- P.-L.-M.
- p.351 - vue 355/833
-
-
-
- 352
- LA LOCOMOTIONvAUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Voiteres Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel), 24, rue des Ardennes.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bo' iliy F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine).
- Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C'8 des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), Bd Beauséjour, 59.
- C18 générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C18 des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière,
- ' Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geoflroy-S-Hilarre. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C8, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système ,1. Bouché.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C18, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon. Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Giande-Armee.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon'Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon. Vallée, 60. rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compiègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. .
- Fournie et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Palis Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cu, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- üliotlijp de la « Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- l8r vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 28 — Voitures à vapeur................ épuisé
- 38 — — à pétrole............. 5 »
- 48 -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr. Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuvlen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs; franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs ; franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la ste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50 ; franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles
- ar Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix :
- fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. "Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de manaat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........ 1 fr. 25
- _ — 80 — .... 2 fr. 50
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile--, G. DESMARES, 161, avenue du Roule, Neuilly-»ur-beine
- p.352 - vue 356/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 23
- 9 Juin 1898
- SOMMAIRE DE Al» 93
- Transmission électro-élastique pour automobile à pétrole.
- Informations.
- Chez nos Constructeurs et Carrossiers.
- Un indicateur de pentes pour automobiles. L’omnibus Roser.
- Sociétés.
- Les conséquences judiciaires d’une vitesse exagérée, A. Rodanet.
- Course d’automobiles Bordeaux-Agen.
- La Course de relais automobile du Journal des
- Sports.
- Voiture électrique Morris et Salom.
- Le Concours des Poids Lourds de Liverpool.
- Le Concours de fiacres.
- Automobile-Club de France.
- Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Bibliographie.
- l’omnibtjs roser (service de l’automobile-club)
- p.n.n. - vue 357/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 354
- Transmission ëleetro-ùlastiqoe
- Pour Automobiles à pétrole
- On voudra bien reconnaître que la transmission de la puissance du moteur aux roues motrices d’une automobile constitue encore, même dans les véhicules les plus perfectionnés, un mécanisme compliqué et non exempt de reproches.
- Les courroies glissent et se détendent; les engrenages à changement de vitesse exigent un débrayage préalable chaque fois que les accidents de terrain ou les incidents de la circulation exigent ce changement ; les plateaux de friction ne semblent pas avoir donné jusqu’ici de bons résultats. L’état actuel du problème de la transmission dans les automobiles justifie donc toutes les recherches faites pour en fournir une solution meilleure. Celle que nous allons présenter à nos lecteurs, d’invention toute récente et d’une incontestable originalité , nous paraît présenter des avantages considérables que nous allons nous efforcer de mettre en relief. Nous la désignons sous le nom de transmission électro-è.lastique, parce qu’elle s’effectue électriquement et possède une élasticité parfaite, permettant à la voiture de prendre toutes les allures d’une façon graduelle, par la manoeuvre d’un simple levier. Cette invention, que nous croyons appelée à prendre une place importante dans les futures automobiles, est due à M. 'William Morrison, de Chicago. En voici le principe : interposer entre l’arbre du moteur et l’arbre intermédiaire qui porte le différentiel un moteur-dynamo électrique constitué par un inducteur commandé par le moteur à essence de pétrole tournant à vitesse constante, et un induit en anneau Gramme actionnant par engrenages l'arbre du différentiel. Les balais du moteur-dynamo tournent avec l’inducteur, et le courant produit par la rotation relative des deux parties de la machine, après avoir traversé le fil roulé sur les inducteurs, aboutit à un rhéostat fixé sur la voiture auquel il est relié par deux balais frottant sur deux bagues tournantes. C’est là tout le mécanisme de transmission, quelle que soit la vitesse, et y compris l’arrêt.
- L’emploi de l’embrayage électro-élastique n’augmente pas le poids du véhicule, parce que l’inducteur tournant, remplace le volant du moteur à pétrole, et que l’induit ne représente pas une masse plus grande que celle des débrayages et du changement de vitesse des véhicules à transmission par engrenages.
- Voici comment fonctionne ce dispositif. Le moteur à essence de pétrole lancé à la façon ordinaire, tourne à vitesse angulaire constante, quelle que soit la charge, sous l’influence d’un régulateur ou limiteur de vitesse, qui l’empêche de s’emballer. La voiture étant arrêtée et le rhéostat ouvert, la transmission fonctionne comme une dynamo à inducteur tournant et induit fixe, travaillant sur une résistance extérieure infinie. Il ne se produit donc aucun courant et il ne s’exerce aucun couple entre l’inducteur et l’induit. C’est la position de débrayage. Si l’on vient à fermer le
- rhéostat sur sa plus grande résistance, la machine s’amorce, produit du courant et l’inducteur exerce un couple sur l’induit qui tend à tourner, mais reste arrêté parce que le courant est trop faible pour produire le démarrage.
- En diminuant graduellement la résistance intercalée à l’aide du rhéostat, on augmente graduellement le couple, couple dont on peut apprécier la grandeur à l’aide d’un ampèremètre intercalé dans le circuit.
- On accroît cette vitesse en réduisant peu à peu la résistance intercalée jusqu’à ce qu’elle devienne nulle pour la plus grande vitesse compatible avec les conditions de construction du véhicule et de puissance du moteur. On voit qu’à ce moment l’induit tourne dans le même sens que l’inducteur, mais moins vite que ce dernier, et le courant passant dans le circuit électrique résulte de la force électromotrice due à la différence des vitesses des deux parties de la machine à leur glissement.
- En palier, ce glissement est faible; il devient nul pour une petite pente, et cela limite la vitesse maxima du véhicule. Sur les fortes pentes, il faut faire usage du frein, à moins que le moteur à pétrole dont l’admission d’air est obstrué par le limiteur de vitesse n’agisse lui-même comme frein. Sur une rampe, le couple résistant devenant plus grand, le glissement augmente pour accroître le courant et le couple moteur, et le véhicule réduit légèrement sa vitesse, mais, et c’est là le point capital et intéressant de la transmission électro-élastique, lorsque le rhéostat met les résistances hors circuit, le véhicule prend automatiquement la vitesse maxima, correspondant à la puissance maxima du moteur, c’est-à-dire que la voiture va toujours aussi vite que possible. Le rhéostat est un modérateur de vitesse et un démarreur. Sa suppression du circuit, donne au système la propriété d’embrayer rationnellement, instantanément et automatiquement, sans se préoccuper des accidents du terrain. Il permet un accroissement certain de la vitesse moyenne sans virtuosité spéciale de la part du conducteur, qui n’a plus à se demander à quel cran il doit se placer pour utiliser le mieux possible la puissance de son moteur. Le rhéostat ne sert qu’à modérer l’allure et à rouler moins vite qu’au maximum compatible avec la construction de la voiture. Le débrayage complet se réduit à la simple rupture d’un circuit électrique, et l’embrayage gradué à la fermeture de ce circuit en passant par toutes les touches d’un rhéostat.
- Ce système de transmission qui n’a aucun rapport avec les embrayages magnétiques employés dans quelques voitures, ni avec le système Heil-mann, constitue, à notre avis, une grande simplification des procédés actuels de transmission, car il supprime radicalement les engrenages de changement de vitesse, les débrayages, les leviers de manoeuvre, etc.
- Il donne au véhicule une grande souplesse, une grande douceur d’allure, et convient surtout aux voitures de tourisme, de promenade, dont il accroîtra le confortable et la simplicité de manœuvre.
- p.354 - vue 358/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 355
- Cet embrayage pourrait d’ailleurs être considérablement simplifié en remplaçant l'induit en ,an.neau par la cage d'écure,uil du nqoteur à champs tournant, et en exci.taiit l'indqcteur à l’aide de quelques aceum^L-teurs disposé? sur ,1a y,pliure et qui serviraient ep temps à Bail# ,n? âge élec-
- trique Nous nous contentons d’indiq.uer ici la possibilité de cette application, qui nous est suggérée par les courants polyphasés et les champs tournants, dont l'emploi s’est universellement répandu ces dernières années.
- E. Hospitalier.
- Ç.ojufse de S^otocycles à Nantes
- MM. F. Guiliet, de Blain, et Durand, de Nantes,, on'; organisé une course d.e motocycles, de Nantes à Blain.
- L’itinéraire adopté comprenait : route de 'Vannes par Santron, le Temple, Fay ; l’arrivée était place de l’Eglise à Blain, en fac,e de l’hotel du Toui.ing-Club.
- C.e.tte course, dont la distance était de 38 kilométrés comprenait trois séries ;
- ir6 série ; tricycles munis d’une voiturette ou siège,.monté par une personne au moins,ainsi que voitures d’un poids supérieur à 100 kilos.
- 2e série : tricycles munis d’un mo.teur d’un che-vai 3/4 .
- 3' série : tricycles munis d’un moteur d’un cheval 1/4 et au-dessous.
- Les prix étaient ainsi répartis ;
- Ier prix pour chaque série médaille vermeil, 2e médaille argent, 3e médaille argent avec gravures.
- Le départ de cette course avait attiré au rond-point du boulevard Lelasseur, à Nantes, plusieurs milliers de spectateurs.
- Sept concurrents seulement se sont présentés au départ. Sept concurrents également sont arrivés à Blain, c’est-à-dire que le .parcours s’est effectué sans le moindre accident.
- Parcours de Nantes à Blain, 40 kil.
- Ier Durand 54 m. 13 s. tricycle, 2e Dupont tricycle, 3e Dercelles voiture, 4e Casscgrain, voi-tureffe, ÿ Guiliet tricycle, .6e Brie'st omnibus 12 places, 7e Briest voiture.
- * !
- * +
- Le Concours d’Automobiles de Lille j
- Juillet 1898 j
- La Société Industrielle du Nord de la France j qui a été déclarée d’utilité publique en 1894, a ! beaucoup contribué au développement industriel des départements du Nord. Une à une elle a \ poussé toutes les industries mécaniques et l’on 1 pouvait prévoir qu’elle ne resterait pas longtemps j étrangère à l’industrie automobile. \
- Un concours aura lieu en juillet prochain, qui | dépassera tous les concours organisés jusqu’à ce \ jour. Le programme qui vient d’ètre arrêtée com- l porte trois manifestations : une exposition, un concours et une course de vitesse. ;
- L’Exposition se fera dans le hall du grand atelier de l’Ecole Nationale d’Arts et Métiers, boule- I
- vard Louis XIV, à Lille, du 17 juillet 1B98 à 11 heures du malin et sera cLose le 2 août à minuit.
- Le concours commencer?, le 18 juillet et sera terminé pour le 2 août, c’est-à-dire dans les délais de l’exposition.
- Enfin la coqrse de vitesse aura lieu le 30 juillet et le Ier août.
- Des récompenses seront accordées pour chacune des parties du programme.
- Seront admis à l’exposi-tion : les voitures automobiles prenant part au concours, à la course de vitesse et celles qui, quoique n’étant pas admises, ni au concours ni à la course, présenteront un intérêt au point de .vue de l’automobilisme ; les moteurs pour automobile? non fixés aux voitures enfin les accessoires pour automobiles et les outils spéciaux nécessaires à leur conduite et à leur entretien.
- Nous reviendrons d’ailleurs sur cet intéressant programme.
- > *
- Course Bruxelles - Ardenne-Spa
- (25-21] juin)
- Nous recevons la lettre suivante :
- « Le 5 juin prochain, clôture <£es inscriptions pour la course Bruxelles-Ardenne-Spa(25-26 juin), organisée par l’Automobile-Club de Belgique. Rappelons à ce propos à nos lecteurs que la course se fait en deux étapes : la première, de Bruxelles à Ardenne ; la seconde,d’Ardenne à Spa. L’inauguration du Château royal d’Ardenne par L? Société des Grands Hôtels a été avancée à la date du 25 juin, afin de permettre à l’Automobile-Club de Belgique d’en faire le point d’arrivée de la première étape de la course. Une réception magnifique sera faite aux concurrent^. Plus de dix mille francs de prix sont affectés à la course, sans compter les prix nombreux que comportent les différents concours qui se succéderont à Spa même, jusqu’au 30 juin, et la course des moto-cycles, le 3 juillet. La course Bruxelles-Ardennè-Spa est ouverte à deux catégories d’automobiles : les motocycles et les voitures ; les premiers payent un droit d’entrée de dix francs, les seconds un droit de cinquante francs, droits qui seront doublés après le 5 juin. La manifestation organisée par l’Automobile-Club de Belgique suscite dans tout le pays une vive curiosité et paraît devoir remporter un légitime succès. »
- * *
- Exposition de l’A. C. F.
- Le Catalogue officiel, que préparent avec le plus grand soin MM. Thévin et Houry membres du Comité d’organisation, sera certainement une des surprises de cette Exposition automobile.
- Luxueusement tirée sur papier glacé, cette brochure aura une centaine de pages et comprendra, outre la nomenclature des exposants et des objets exposés, plusieurs articles spécialement écrits pat-certaines des hautes et compétentes personnalités du Club de la place de l’Opéra.
- Chaque visiteur pourra conserver ainsi un souvenir précieux de cette Exposition qui s’annonce sous les plus heureux auspices.
- — M. Rives adresse aux exposants la lettre suivante :
- p.355 - vue 359/833
-
-
-
- 356
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- « Monsieur,
- « Par suite des réclamations d’un grand nombre d’exposants sur les primes élevées demandées par les Compagnies d’assurances pour couvrir les risques de voisinage, pouvant s’étendre pour chaque exposant, à la totalité des objets exposés, la Commission de l’exposition a été amenée à modifier, comme suit, l'article 32 du Réglement général (Assurances) :
- « Art. 32.modifié. — Les Exposants devront déclarer la valeur des objets exposés par eux en y comprenant la valeur des installations.
- « Le Comité de l’Exposition en fera l’assurance et la prime en sera remboursée par les Exposants.
- « Plusieurs grandes Compagnies,avec lesquelles le Comité s'est entendu,s’offrent à garantir en bloc tous les objets et produits exposés avec une renonciation à tous recours contre vous.
- « Votre responsabilité se trouvera ainsi entièrement couverte, au lieu de ne l’être qu’incomplè-tement par les Assurances que vous pourriez contracter isolément.
- « Il demeure entendu qu’en aucun cas, le Comité de l’Exposition ne pourra être tenu à des indemnités supérieures à celles qui seraient payées par les Compagnies d’Assurances, quelles que soient les valeurs indiquées par l’Exposant, de plus les frais et conséquences des contestations avec les Compagnies seront supportés par les intéressés, proportionnellement aux chiffres déclarés.
- « Dans ces conditions, nous avons l’honneur de yous prier de vouloir bien remplir la feuille de déclaration ci-jointe et nous la retourner au plus tard le 8 juin, passé de délai nous ne répondrons plus d’être en mesure de vous couvrir en temps utile. »
- Le secrétaire général,
- G. Rives.
- *
- * *
- L’affiche de l’Exposition que l’Automobile-Club organise du 15 juin au 3 juillet aux Tuileries, vient de faire son apparition sur les murs de Paris.
- Une femme, la Mécanique, désigne du doigt l’Exposition aperçue dans le beau décor des Tuileries et de la place de la Concorde, sillonnée d’automobiles, tricycles, voitures et voiturettes, auteur, M. A. Mardac.
- *
- * *
- Le Président de la République a donné audience à MM. de Zuylen de Nyevelt, président de l’Automobile Club ; A. de Dion, vice-président ; Gustave Rives, directeur général de l’Exposition et Abel Ballif, président du Touring-Club, venus pour l’inviter, au nom de l’Automobile-Club de France, à honorer de sa visite l’Exposition organisée par le club au jardin des Tuileries, du 15 juin au 3 juillet.
- Le Président a, dès les premiers mots, promis sa visite, manifesté d’une façon très vive l’intérêt qu’il porte à cette nouvelle industrie bien française et montré, dans diverses remarques au cours de l’entretien, que la question était loin de lui être étrangère et possédait déjà toutes ses sympathies.
- Il ne lui a pas été possible de fixer séance tenante la date de sa visite ; le club en sera informé par M. le général Hagron, secrétaire général de la Présidence,
- Tiré de l'Illustration :
- « Un journal mondain nous apprend en ses échos parisiens qu’une rencontre à l’épée a eu lieu entre M. X... et M. Z... « bien connus dans le monde de l’automobilisme. »
- « Voilà une façon de qualifier les gens vraiment neuve et tout à fait caractéristique. Un signe des temps, dirait le philosophe. Nous avions déjà le « monde de la pédale » : place au « monde de l’automobilisme 1 ».
- « N’ayant pas eu l’honneur d’y être présenté, je me garderai bien d’en médire. Je manque de la compétence nécessaire pour le juger en bien ou en mal et ne m’en fais qu’une idée fort vague. Appartenir au monde de l’automobilisme, est-ce fabriquer des automobiles, en vendre ou en louer? Est-ce être, à un titre quelconque, un professionnel de ce mode de locomotion ? Ou bien est-ce pratiquer en amateur le sport à la mode, se laisser de préférence emporter « sur l’aile du pétrole », comme dirait M. Prudhomme, ou encore conduire soi-même sa machine, la main au guidon, la tête coiffée d’une vaste casquette russe? J’ai lieu de présumer que c’est plutôt cette catégorie d’automobilistes que l’échotier mondain a voulu désigner. Alors, depuis son odyssée de Versailles, M. Emile Zola mériterait d’être classé parmi les membres les plus en vue de ce monde de fraîche date !
- « Le monde de l’automobilisme ! A l’époque où le grand chic était de conduire son tilbury ou son dog-cart et qui, du train dont nous allons paraîtra bientôt aussi lointaine que les temps mérovingiens, vint-il jamais à un chroniqueur l’idée d’écrire : « Rencontré hier, au bois, M. un tel, bien connu dans le monde de la carrosserie? »
- C’est quelque peu ironique et méchant. Mais épargne-t-on plus dans la presse de l’automobile le monde de l’armée, le monde des ingénieurs, le monde du cheval, que sais-je encore?
- * *
- De notre correspondant d’Amérique :
- New-York. — Il n’y a à l’Exposition d’électri cité que quatre yoitures électriques :
- Riker Electric Motor Co.
- Barrow’s Electric Carriage.
- Columbia Co.
- Electric Cabs Co.
- L’Amérique est pauvre en automobiles, malgré tout ce qu’on en dit.
- Chez dos CoDsMeors et Carrossiers
- L’approche de l’exposition de l’A. C. F. et de la Course Paris-Amsterdam se manifeste partout par un redoublement d’activité ; aux ateliers des roues Vinet, en particulier, nous avons vu un nouveau modèle de 60 m/m. renforcé, pouvant porter une voiture de 2 500 kilos sous un moteur de 8 à 10 chevaux, un autre modèle très épais pouvant donner la souplesse du pneu sous les voitures de 6 chevaux courantes. On y prépare un modèle de 75 m/m pour poids lourds.
- M. Vinet nous a manifesté son intention à laquelle nous applaudissons, de remiser gratuitement pendant l’exposition les voitures munies de ses bandages, de passage à Paris.
- p.356 - vue 360/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 35^
- Un indicateur de pentes pour automobiles
- C’était un accessoire de la locomotion automobile qui manquait et de l’absence duquel on s’apercevait souvent d’une façon fâcheuse.
- Ecouter son moteur, savoir ce qu’il demande, à quelle vitesse il faut débrayer, c’est encore possible quand on connaît fort bien son affaire, mais tout le monde n’en est pas là.
- Nous pourrions même citer des chauffeurs émérites qui, trompés par la perspective de la configuration du pays, ont été, en pleine course, remplis de crainte en constatant que leur moteur se ralentissait ; ils se croyaient, en effet, sur une descente, tandis qu’en réalité c’était une côte, légère d’ailleurs, qu’ils montaient.
- Il serait intéressant également de faire de la topographie agréable avec sa voiture ou son tricycle, armés d’un indicateur des pentes; bien des accidents provenant de l’igno-
- rance de la route, surtout en marche de nuit, pourront être ainsi évités.
- Les applications heureuses d’un tel instrument sont fort nombreuses et il taut féliciter celui qui a comblé la lacune.
- C’est M. Roger de Montais, un chauffeur pratiquant depuis bien longtemps, puisque, dès 1884, il voyageait déjà en France sur un tricycle à vapeur chauffé au pétrole qu’il avait inventé et construit lui-même.
- L’appareil indicateur de pentes qu’il nous a apporté est en nickel poli, son cadran mesurant 7 centimètres; il se fixe sur un point quelconque de l’automobile ; le cadran émaillé tourné vers le conducteur porte une aiguille noire qui indique l’inclinaison en centimètres par mètre.
- C’est un véritable balancier qui actionne cette aiguille, et pour éviter les affolements que pourraient causer la trépidation d’une voiture à pétrole, le boîtier a été rempli d’un liquide transparent et incongelable qui fait frein sur le balancier.
- Pour obvier aux inconvénients dûs à la dilatation par la chaleur solaire, l’inventeur a imaginé le dispositif ci-contre.
- Un serpentin de 2 mètres de longueur, capillaire, contient le liquide ; sa longueur et sa capacité sont calculées de telle sorte que jamais le liquide ne puisse atteindre l’extrémité extérieure. Les variations de température ne font que contracter ou dilater le liquide dans le tube.
- Monté sur un pied à secteur cet appareil se fixe devant le conducteur. On le règle en le plaçant de façon que l’aiguille soit au zéro quand la voiture est sur un plan horizontal ; et, si l’on n’a pas de plan horizontal à sa disposition le zéro est donné par la moyenne des indications de l’aiguille quand on place la voiture successivement dans le sens de la montée et dans le sens de la descente sur une route quelconque.
- On obtient une lecture précise en frappant légèrement l’appareil avec le doigt.
- Il existe pour les tricycles automobiles, voiturettes et bicyclettes, des indicateurs plus petits montés sur un pied à collier qui se fixe sur les guidons.
- Nous croyons être utiles à nos lecteurs en leur procurant ces appareils (1).
- L’omnibus ter
- Nous reproduisons en tête de ce numéro une photographie représentant l’omnibus Roser qui, comme on le sait, fait le service de la Porte-Maillot à la Villa de l’Automobile-Club.
- Nos lecteurs connaissent déjà la description du moteur Roser-Mazurier.
- Ajoutons que cet omnibus fonctionne régulièrement.
- Sociétés
- Il est formé une Société dite : Société Générale de prévoyance cycliste et automobiliste, Société d’assurances mutuelles conlre les accidents corporels et matériels occasionnés par mise en circulation de cycles ou d’automobiles. Siège, 27, rue Drouot. Capital, 75 0)0 francs souscrits 1/4 versé. Administrateurs : MM. Gaucher, Mention, R. d’Arnaud, Jean Martin, banquier, 36, avenue do la République, et Burcher, avocat.
- * +
- Suivant un acte du 25 mai 1898, MM. Gros et Homo étant tous deux restés seuls membres, par suite de la retraite de M. Debergue. de la Société « F. Gros et Cie », ayant eu pour objet l’exploitation de nouveaux systèmes de traction mécanique inventés par M. Gros, la Société est dissoute à l’amiable.
- (Petites Affiches du 1er juin 1898j.
- (1) On les trouvera dans nos bureaux au prix de 30 francs pour le grand modèle, 25 francs pour le petit modèle.
- p.357 - vue 361/833
-
-
-
- 358
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les eensépies judiciaires
- D’une vitesse exagérée
- Les vrais amis de l’automobilisme, ceux qui veulent en consacrer l’usage industriel èt pratique, ceux qui repoussent le côté purement sportif fie cessent dè donner de sages co'nséils aùx chauffeurs. En vain les jourfiauX spéciaux écrivent-ils chaque jour : « Modérez la vitesse de vo's automobiles, corî-tentez-vous d’une allure raisonnable qui né mette pas en danger la vie des passants ; songez que votre imprudence sera la cause première de mesures administratives qui restreindront votre liberté et contre lesquelles vous protesterez trop tard ». Ces prudents conseils ne sont guère écoutés et lès tribunaux correctionnels viennent d’avoir à juger les premiers délits commis par les chauffeurs allant à une vitesse exagérée. La onzième chambre correctionnelle du tribunal dè la Seine a condamné un conducteur d’automobile à une amende de cinquante francs pour avoir occasionné un accident dont fut victime un passant.
- Il nous a paru utile de mettre en relief aux yeux de nos lecteurs les conséquences d’une vitesse exagérée. Celui qui cause un dommage à autrui par sa faute peut toujours être tenu, d’en réparér le préjudice par voie d’action devant les tribuUattx civils. C’est le grand principe de droit naturel posé par les articles 1382 et suivants du Code civil.
- C’est la première voie ouverte aux victimes de l’automobilisme ; elles peuvent intenter un procès en dommages-intérêts devant les tribunaux civils du domicile du défendeur.
- Mais si l’accident a été commis « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements » et qu’il ait causé soit la mort, soit de simples blessures à l’intéressé, il peut poursuivre l’auteur du dommage devant les tribunaux correctionnels. Les articles 310 et 320 du Gode pénal prévoient, en effet, que le délinquant peut encourir, au cas de mort de là victime, Pn emprisonnement de trois mois à deux ans et une amende de cinquante francs à six cents francs, et au cas de blessures, un emprisonnement de six jours à deux mois et une amende de seize francs à cent francs ou l’une de ces deux peines seulement.
- Bien que les circonstances atténuantes abaissant le taux de la peine à une simple amende puissent être appliqués par les tribùnaux, il y a lieu de faire réfléchir les chauffeurs imprudents qui ne désirent pas, sans doute, être frappés d’une condamnation correctionnelle, toujours particulièrement pénible à encourir.
- La victime, soit comblé demstfidefesse par voie de citation directe, soit comme partie civile au cds de plainte au parquet, peut d’ailleur réclamer des dommages-intérêts qui seront alloués par le tribunal après estimation du préjudice au cas de condamnation du délinquant.
- Il est d’ailteürs à prévoit-, si les accidents dévlèh-nent trop nombreux que l’administration prendra des mesures rigoureuses contre la circulation des automobiles. On sait combien il est dangereux en France de poussé!' l’administration à réglementer, ce que par nature elle d’est que trop portée à vouloir. l'ous les Français se plaignent de cette mainmise générale de l'autorité dans les affaires privées ils ont souvent raison; un peuple libre doit pouvoir vaquer à ses occupations sans être tenu de dëffidn-der continuellement dès permissions pour ne pas encourir de contraventions. Rien ne sert a’ôcrire au frontispice d’ühe constitution qüë tous les citoyens sont libres, si dans la pratique ils se trouvent
- constamment enserrés dans les liens des réglements administratifs.
- Mais 6‘eux qui réclament le droit à! la liberté individuelle, le plus précieux entre tous, doivent se conduire en hommes et non en entants. Ils doivent surtout penser que le droit de chacun a pour limite la liberté d’autrui, d'oui le monde pèut cir'c’tiïer librement sur la volé’ publiqüè, elle appartient k tous et n’est la propriété de personne. C’est vainement qttè quelques soi-disant « rois dè là route » prétendant s’arroger le droit de marcher à une allffre désordonnée et obliger les passants à Se garer, déclinant toute responsabilité si les maladroits se font écraser-. Tous les citoyens, même les chauffeurs, doivent être soucieux du droit d’autrui et se souvenir que pour avoir le droit d’être libre, il faut respecter la liberté d’autrui.
- Albert RodXnèt
- Docteûr ê‘n droit, Avocat à la Coiit d’appel.
- Cime ràMflies Brtiî-Ap
- Voici la liste définitive des prix décernés :
- Prix . d’honneur, I 000 francs, offert par ïa Petite Gironde.
- N0 10, M. Petit, düc Peugeot, 8 chevaux, arrivé en 3 h. 1’ 15”
- Classe A (irtotocycles).
- Réservée à cause d’ufie réclamation déposée au comité.
- ' Classe P. — Voitures portant 2 personnes
- N® 19, 1er prix, M. Petit, duc Peugeot, 8 chevaux, en 3 h. 1’ 15”. - TJn objet d’art offert par leBenzo-Moteur;une médaille offerte par le Véloce-Club marmandais.
- N° 3, 2’ prix, M, Paul Meyân, düc Panhard, 6 chevaux,- en 3 h. 48, 57” 8/5. — Une médaille vermeil de la Ville de Bordeaux.
- N° 17, 3® prix, M. Duchan, dog-caft Panhard, 6 chevaux, en 3 h. 46’ 57” — Une médaille vermeil offerte par la Petite Gironde.
- N° 5, 4e prix,- M. Bousquet, düc Peugeot 6 chevaux, en 3 Ii. 56’ 20” 2/5'. — Une médaille de la ville de Bordeaux,,
- N° 1, 5e prix, M, Léveilley, dog-cart Panhard 8 chevaux, en 4 h..2’ 24” 2/5. — Une médaille d’argent offerte par pÀUto-Clüb de France ; un portrait grandeur naturelle; offert par M. Carrère.
- N° 11, 6e prix.M. t)üanip,duc Audibert Lauirotte 6 chevaux, en 4 h. 30’ 37”. — Médaille d’argent offerte par M. Martin.
- N° 4, 7e prix, M. Journü, dog-cart, Panliârd,
- 4 ehevaUx,en 4 h. 38’ 10”. — Urië médaille debronze, offerte par l’Automobile bordelais.
- Classe G. — Voitures ptittdnt trais personnes
- N° 20, 1er prix, M. MaUzatt (Dr Creüzan), dog-cart, Panhard, 4 chevaux, en 4 h. 27.’ 30”. — IJn objet d’art offert par l’Automobile bordelais; Une médaille offerte par la ville d’Agëii.
- N° 2, 2e pUx, M. Bdrbereau, Victoria Barbëtëdli,
- 5 chevaux, ëti 4 h. 40’ 48”. — Une médaille de vermeil, Offerte par l’Auto-CLub de France.
- Classe D: — Voitures portant cinq personnes
- N° 12, 1er prix, M. Ehlman, phaéton Peugeot,
- 6 chevaux, en 4 h. 50’ 48”, Un objet d’art offert par l’Automobile bordelais.
- N6 18, 2® prix, Ai. Panajou,\v£tgtinneUe Panhard,
- 4 blievdflx, en 5 h. 1’ 4”, médaille d'argent, offerte par Paul Meyan, de la France automobile.
- Poids Lourds
- N° 41, let prix, IM. Levëillëÿ frères, Fourgon,
- 6 chevaux; Panhard, une médaille de vermeil, Olfertç par l’Automobile bordelais.
- N° 42, 2e prix, AlM. Leveillev frêles, Foüîgoil,
- 6 chevaux, Pahhard, urië médaille dë bronze coifi-i-mémorative.
- p.358 - vue 362/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 359
- La Course de Relais AotameUle
- du « Journal des Sports «
- La course de Relais du Journal des Sports a suscité le plus vif intérêt. Malgré le temps épouvantable, trois itinéraires seulement sont restés non terminés; ce sont : Paris-Calais, Paris-Lille, Paris-Charleville.
- Nous donnons ci-dessous un résumé succinct des différents itinéraires.
- Le texte du message transporté était :
- « La Patrie doit trouver dans l’Automobilisme» issu du génie français, une nouvelle arme pour sa défense, une nouvelle force pour son industrie. » Paris-Dieppe (173 kil.). M. le comte de La Valette et le capitaine Houdaille partent à 7 h. 42 m. Un accident retarde le pli â Suresnes.
- A la sortie de Beauvais, M. le comte de La Valette, ayant rencontré un chien, fausse sa direction. Il ne peut marcher que très lentement jusqu’à Gournay, où l’attendait la voiturette Bollée, de Meyer et où il arrive à 2 h. 10 m. Le capitaine Houdaille prend place sur le siège d’avant et le pli continue.
- Le message arrive à Dieppe à 5 h. 20 m. ayant effectué le parcours en 9 b. 55 m. par un temps épouvantable.
- Paris-Le Havre (227 kil.). M. Fougerat part à 7 h. 25 m. et arrive au Havre à 3 h. 30 m. ayant accompli le parcours en 8 h. 5 m., soit une vitesse moyenne de 28 kil» 350 â l’heure.
- Paris-ChàrleviUe (250 kil.), M. X..., part à 7 b. 25 m. accompagné du lieutenant Yvon Drau-lette. Un accident survenu peu après Château-Thierry arrête le message,
- Paris-Lille (261 kil»), M- Ricard part à 7 h. 25 et arrive à Amiens où il remet le message à celui qui doit le relayer. Pas de nouvelles.
- Paris-Hirson (270 kil ). M. D. Courtois part à 7 h. 25 m. et arrive à Laon à 7 h. 30 m. Souffrant, il est obligé de s'arrêter. Reparti le lendemain matin, il arrive à Hirson â 1 h. 30 m,
- Paris-Calais (202 kil.). M. Osmont part à7h.25 m. arrive à Doullens à 4 li. 35 m. Devant le temps affreux, il est obligé de s’arrêter. Il souffrait d’ailleurs d’une chùte faite au départ dans l’avenue des Champs-Elysées.
- Paris-Nancy (308 kil.). M. X..., part à 7 h. 25m. et arrive à Vitry â 2 h. 7 m. Il remet le message au capitaine du ponton d’Améeourt qui arrive à Nancy à 2 h. du matin ayant dû faire le dernier kilomètre à pied, ayant grippé son différentiel.
- Paris-Nantes (315 kil,). M. Gaëtan de Mêaulne part à 7 h. 25 m. et arrive à Nantes à 12 h. 10 m. de la nuit, après s’ètre.trompé une fois de route, Il a donc effectué le parcours en 16 h. 45 m. soit une moyenne de 20 kil. à l’heure.
- Paris-Belfort (425 kil.). M. X..., part à 7 h. 25 m. et arrive à Belfort à 1 heure du matin ayant effectué le parcours en 17h. 35 m. à la vitesse moyenne de 24 kil. 300 à l'heure.
- Pâfis-Thonon-les-Baitis (569 kil.). M-. Corre part à 7 h. 25 m. et arrive le lendemain à midi uyanl mis 28 h. 35 m. pour parcourir 569 kil. faisant ainsi une moyenne de 20kil. â l’heure.
- Paris-Marseille (824 kil.). MM. Bardin et Teste partent à 7 h. 25 m. A Joigny, Bardin qui a une avarie est remplacé par Gleize. Chesnay part également accompagnant Gleize. Chesnay a une avarie à Villefranche ; Gleize continue seul.
- More Éleetripo Morris et Salom
- Suf cette automobile, le mécanisme moteur est süppoité tout entier par l’essieu d’avant moteur tandis que la direction agit sur les roues d’arrière : de telle sorte que les moteurs peuvent être montés sur l'essieu avant et engrener directement avec les roues motrices. Au-dessous du siège en D se trouve le compartiment des accumulateurs X. Tous les appareils de manœuvre
- étant groupés sous la main du conducteur, la caisse, qui ne supporte aucune pièce, essentielle, est véritablement interchangeable : on peut donc adapter à la carcasse un type quelconque de carrosserie, voire même un camion, sans avoir à changer ou transposer aucune pièce mécanique.
- C’est là l’idée essentielle des inventeurs qui ne décrivent pas autrement les dynamos, ni la transmission employée pour faire mouvoir les roues d’avant.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs compétents sous la direction de M. Léon Béguin* an-, cien élève de l’Ecole Polytechnique,
- On est prié de se présenter 4, rue Chan-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 b. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.359 - vue 363/833
-
-
-
- 360
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Concours des Poils Lourds lo Liverpool
- _ On ne peut dire encore si, au point de vue pratique, le Concours de Liverpool organisé par la Self-Propelled Traffic Association sera fécond en résultats, mais on peut regretter que parmi les constructeurs il n’ait pas eu plus de succès.
- On sait qu’aucun constructeur français n’avait répondu à l’appel de la Société d’encouragement anglaise tant par suite de quelques particularités du programme qui excluaient la plupart de nos « Poids Lourds », que par suite du travail considérable que nos nombreuses manifestations automobiles imposent déjà au personnel de nos principales maisons.
- Le Concours avait réuni io engagements.
- CLASSE I
- (Charge minimum 2 tonnes, vitesse minima 10 k. à l’heure, surface 5 mq.)
- N° i. La Liquid Fuel Engineering Company. 20, Abchurch Lane, London E. C.
- Ntf 2. La Steam Carriage and Wagon Company (limited), Homefield, Chiswick, London.
- N° 7. T. Coulthard and Co, Cooper Road, Preston.
- N° 9. Robert Cooke Sayer, Bristol.
- CLASSE II
- (Charge minimum, 5 tonnes, vitesse minima, 6 km. 5 à l’heure, surface 10 mq.)
- Le niveau de la plate-forme étant à plus de 1 m.14 et à moins de 1 m. 29 au-dessus du sol.
- N° 3. La Steam Carriage and Wagon Company (limited), Chiswick.
- Le grand camion à tracteur Thornyùroft\(SteamjCarriage and Wagon Company).
- CLASSE III
- (Charge minimum 2 tonnes.)
- N° 4. La Steam Carriage and Wagon Company (limited), Chiswick.
- N° 5. La Lancashire Steam Motor Company, Leyland.
- N° 6. Le L.-R Syndicate (limited), (système Serpollet), 22, Chancery Lane, London, W. C.
- N° 8. T. Coulthard and Co, Preston.
- N° 10. Robert Cooke Sayer, Bristol.
- Malheureusement tous ces véhicules engagés ne se présentèrent pas.
- Dans la classe I le numéro 1 seul se présenta. La classe II fut représentée par le seul véhicule engagé et la classe III par les numéros4 et 5.
- En tout deux Steam Carriage and Wagon Co (Thornycroft), un Liquid Fuel Eng. Co (Lifu) et un Lancashire Steam Motor Co.
- Il ne faut pas chercher la raison de l’abstention des constructeurs dans les difficultés dej’épreuve.
- Nous donnons ici à titre de renseignement le profil de l’itinéraire A que les véhicules devaient parcourir. Ce parcours Liverpool-Ormskirk-Knowsley-Liverpool, sur un trajet de 55 kilomètres ne présentait pas de pentes de plus de 4 pour 100. L’inclinaison la plus accentuée se trouvait dans une rue même de Liverpool. Il est surprenant de voir que six constructeurs seulement aient cru devoir s’inscrire ; trois d’entre eux ont présenté, ensemble, quatre véhicules, dont deux seulement ont accompli les épreuves.
- Nous citerons à propos de cette abstention et de l’indifférence qui a semblé accueillir ce Concours, indifférence contrastant avec l’intérêt que souleva l’an dernier le concours des Poids Lourds de l’Automobile-Club, l’opinion de M. Pierre Giffard qui est allé assister aux épreuves de Liverpool.
- « Charles Darwin a établi entre autres choses difficiles à réfuter que le besoin crée Vorgane. Voilà pourquoi je crois qu’il n’y aura jamais beau-
- p.360 - vue 364/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 361
- coup de voitures automobiles dans le Nord de l’Angleterre, où je suis présentement installé pour assister au concours dit « des Poids Lourds » organisé (à l’instar de celui de Versailles l’an dernier) par l’infatigable sir David Salomons et ses amis de la Self Propelled Traffic Association.
- « Il n’y a pas de voitures automobiles aux environs de Liverpool, Manchester, Bradford, Leeds et autres centres manufacturiers, parce qu’il n’en est pas besoin. Que voulez-vous faire d’automobiles sur routes dans un pays où la route est l’exception, où l’activité humaine s’exerce, aussi bien sous terre que sur terre, à l’aide d’un réseau de chemins de fer en apparence inextricable, qui passe partout? Vous sortez dans la rue? Chemin de fer. Vous faites le tour de la ville ? Chemin de fer. Vous longez la Mersey? Chemin de fer? Vous allez à la campagne? Chemin de fer, chemin de
- fer, chemin, de fer! Allant ici, là, vers le Nord, vers le Sud, vers l’Est, partout et encore et toujours la toile d’araignée des chemins de fer. Et le Parlement anglais veut encore en ajouter 1 Et on demande encore aux Chambres des chemins de fer légers ou light railways. Où les mettra-t-on ? Sur les toits? Il y en a déjà plus d’un. Si vous ajoutez à cette première raison que les routes aboutissant aux villes du Nord de l’Angleterre sont atrocement pavées, et pour cause, vous aurez la seconde. Pas de besoins immédiats de communication rapide supplémentaire comme en France, où il y a peu de lignes ferrées en comparaison de l’Angleterre. Pas de besoin, pas d’organe à créer. Ceci est une simple théorie prémonitoire. Mais j’y tiens...
- « La curiosité des habitants de Liverpool n’est pas autrement surexcitée, elle sait par les jour-
- ir, g on léger Thornyeroft. (Stenm Carriagé ancl Wagon C°) et 'Camion Lifu (Liquicl Fuel Engineering Ca-
- naux de la ville qu’hier, par exemple, les concurrents ont parcouru trente milles , soit 30 X 1 609 = 48 kilomètres environ. Cela lui suffit. Elle n’a pas l’air de croire que tout cela est arrivé... ailleurs.
- «Il y a ici dix ou douze voitures automobiles venues d’un peu partout ; trois ou quatre sont munies de daimlers perfectionnés et se rapprochent du phénix : les autres sont de différents systèmes. Celles-là on les regarde évoluer avec intérêt. Les Liverpoolais qui se rendent à leur bureau ou à leur magasin, le matin vers 9 heures, s’arrêtent volontiers pour nous regarder passer dans ces voitures sans chevaux et sans bruit, que leur conducteur arrête en un clin d’œil, avec une facilité qui les stupéfie. Quant à l’épreuve même des
- poids lourds, si elle préoccupe le maire, 1 ingénieur de la ville et les autres ingénieurs dont il a la direction, je crois bien que c’est tout.
- « La masse n’a pas l’air de vouloir admettre que ceci tuera cela. Elle est tout à fait éloignée de croire que les motors-cars gènerontun jour ailleurs que dans ce pays — le trafic des locomotives.
- « Il n’en faut pas moins féliciter les organisateuis du Concours. Les véhicules présentés sont peu nombreux, mais ils marchent, et vont donner de satisfaisants résultats économiques, tout le lait prévoir.
- « Une observation qu’il ne faut pas laisser de côté à ce propos. L’Angleterre, si elle avance lentement dans la voie du progrès automobile, si
- p.361 - vue 365/833
-
-
-
- 362
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- elle reste loin, bien loin de la France au point de vue de la construction, de l’élégance des voitures et de leur diffusion, a été,- ne l’oublions pas, et reste notre devancière au point de vue des locomobiles. Les Français n’ert ont jamais vu beaucoup en France de ces monuments à roues larges, énormes, qui charrient d’un village à l’autre les denrées les plu9 diverses : cotons, blés, betteraves, à la lenteur calculée de cinq kilomètres à l’heure.
- « Or, sa^eZ-votis combien il j en a dans toute l’Angleterre ?
- « Trente mille.
- « Trente mille locomobiles en chiffres ronds. C’est quelque chose. Elles ont toutes été construites sur le modèle des toutes premières, devancières elles-mêmes du chemin de fer aux environs de 1825, et elles ont toujours marché en conformité de la loi — récemment abolie — du drapeau rouge et de la cloche, qu’un homme devait agiter
- devantles mastodontes,pourtant bien peu dangereux par leurs évolutions. Trente mille locomobiles l Doivent-elles, peuvent-elles être remplacées à présent par trente mille camions automobiles qui produiront le même travail en trois fois moins de temp9? Voilà l’un des aspects de la question. Il s’agit de savoir si les routes, possibles à 5 kilomètres à l’heuie aux locomobiles, le seront à 16 ou 18 aux automobiles de gros calibre, et si le prix de revient et d’entretien vaudra la peine que le commerce et l’agriculture modifient leur matériel; car tout se réduit finalement à l’opportunité ou à l’inopportunité d’un changement de vitesse.»
- Le chariot construit par « The Lancashire Steam Motor Company » est destiné à porter quatre tonnes. Sa charpente est en acier. La surface de sa plateforme découverte est de 4 mq.
- Le Camion de la •<, Lancashire Steam Motor Co ».
- Les roues sont munies de deux freins puissants qui permettent d’arrêter la voiture en un court espace sur des pentes relativement fortes.
- On peut gravir à pleine charge des pentes de 1 à 7 pour 100.
- La chaudière, tubulaire, a une surface de chauffe de 10 mq environ et peut être mise sous pression en 80 minutes.
- Le combustible employé est le pétrole dont l’arrivée est réglée par la pression dans la chaudière.
- L’eau est envoyée aux bouilleurs par une petite pompe disposée de façon a donner une alimentation constante. (Jn condenseur placé au sommet de la partie couverte permet de n’emporter qu’une petite provision d’eau.
- La quantité de pétrole brûlée, en marche
- à pleine charge, ne dépasse pas 8 litres à l’heure.
- Une particularité importante de la chaudière est que l’intérieur peut être enlevé pour permettre de nettoyer ou de remplacer un tube avarié.
- La « Liquid Füel Engineering Co., » présentait un camion muni de la chaudière tubulaire Lifu à alimentation automatique de combustible.
- La plateforme du véhicule mesure 3 mètres de long sur 1 m. 95 de large et sa surface utile e9t d’un peu plus de 5 mètre9 carré. La charpente est construite en coeur de hêtre et est solidement fixée à un cadre d’acier. Les roues ont des moyeux en bronze et sont munies de gros godets de graissage.
- p.362 - vue 366/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 363
- Le moteur du type compound réversible j tourne à 600 tours pour une vitesse de 13 kilomètres à l’heure.
- La chaudière à tubes a une surface de chauffe d’environ 8 mètres carrés. Chaque tube est fixé au bâti par un joint spécial qui permet de remplacer rapidement un tube^ ou de le boucher. La chaudière peut alimenter un moteur de tfente- cinq chevaux,- et fournit aisément la vapeur nécessaire an moteur de vingDciftq ehevâUx dont la voiture est münie. La partie basse de la chambre de Vapeur est disposée de telle façon qüe les dépôts de la chaudière peuvent être enlevés en tout temps et la partie haute est munie d’un trou à main dan9 le même but.
- La chaudière est chauffée par le brûleur spécial de la Lifu.
- L'arrivée du pétrole est réglée automatiquement par la pression de la vapeur.
- L’appareil est muni de deux pompes alimentaires. L’une, à double action, est mise en mouvement par le moteur par l’intermédiaire d’engrenages réduisant la vitesse. L’autre est une pompe auxiliaire à main.
- Le véhicule est muni de boîtes à sable qui permettent d’augmenter l’adhérence des roues motrices lorsque l’ofî veut démarrer ofl s’affêtef sur une surface glissante' ou dans une côte.
- Deux réservoirs à pétrole sont fixés âü-dessous du véhicule, à l'arrière, chacun contenant 90 litres.
- Profit ët plein de Vün des itinéraires du Concours dé Llnerpool
- Deux résefVbirs à ëàti contiennent respectivement â^o litres et 340 litres.- Le poids total du véhicule avee son approvisionnement d’eau et de pétrole est de 2 750 kilos. Le véhicule peut faire douze kilomètres à l’heure en palier et serait* paraît-il, capable de monter des pentes de 10 pour 100 à la vitesse de 6 kilomètres à l’heüfe.
- Deux véhiculés,
- étaient présentés par ^
- Wagon Co. Nos lecteurs connaissent déjà l’apparence et le fonctionnement de ces véhicules. Le plus léger des deux est tout semblable à celui qüi a été décrit, utilisé pour le service de la voirie.
- Signalons le dispositif particulier du grand camion à six roues, disposé comme l’était le tracteur de Dion, du Concours de VerT sailles. La plateforme a 10 mq. de surface, et le véhicule, capable de porter 5 tonnes à
- Système Thornycrofn la SUftafti Carriaue attu
- la vitesse moyenne, de 8 kilomètres à l’-heure, pèse, ert ordre de marche, 6 600 kilos.
- Le règlement dü Concours était calqué en grande partie sur celui de l’an dernier.
- Chaque véhiculé devait accomplir, aller et retour deux trajets A et B, tous deux d’une longueur de 55 kilomètres.
- Nous reviendrons sur les résultats techniques des essais, disons seulement que les numéros t et 4 (Lifu et îhornÿcroft léger) accomplirent les parcours correctement. Le n° 3 (Thornycroft lourd) n’accomplit pas le parcours A retour, et le n° 5 ne fit que deux des trajets 9ür quatre.
- Pour des véhicules à marche aussi lente, les résultats ne semblent pas merveilleux. Quand tous les chiffres seront connus, nous pourrons voir si ce Concours a donné quelques résultats au point de vue économique.
- p.363 - vue 367/833
-
-
-
- 364
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Coneours fie Fiacres
- Le Concours de fiacres automobiles avait réuni 26 engagements.
- L’électricité était représentée par 17 véhicules :
- Quatre voitures Kriéger, un coupé à 3 places, une Victoria à 2 places, un vis-à-vis à 4 places et un second coupé à 4 places.
- Six voitures Jeantaud, un coupé à 3 places, un autre coupé à 2 places, un milord, un landaulet, un cab et un drojski également à 2 places.
- La Compagnie Française des Voitures Electromobiles avait engagé deux véhicules, un coupé et une Victoria, tous deux à 2 places.
- La Compagnie générale des Voitures à Paris, présentait un coupé et une Victoria à 2 places.
- Enfin, Brulé et C‘e avaient engagé un cab à 2 places; la Compagnie Générale des Transports Automobiles, un coupé à 2 places ; Doré un coupé à 2 places.
- Le pétrole présentait sur la liste des engagements 9 véhicules, dont cinq voitures Panhard-Levassor, un coupé et une Victoria à 2 places, un landau et un fiacre à galerie de 4 places et un omnibus de 6 places; une voiture munie de l’avant-train Prétot; un coupé à 4 places de la Société des Automobiles Peugeot, une voiture de la Compagnie Générale des Automobiles et un coupé à 2 places de l’Agence Générale des Automobiles.
- Nous fûmes un peu déçus de voir que sur ces
- C“ gèn. des Transports aut. (Jenatzy). Victoria Kriéger.
- Coupé, Kriéger. Coupé Peugeot.
- vingt-six véhicules, douze seulement se présentaient pour affronter les épreuves du concours, et que de toutes les voitures à pétrole, seul le coupé de la Société des Automobiles Peugeot se présentait à l’appel.
- Premier jour (mercredi P* juin)
- Mercredi matin ont donc quitté l’usine Clément les véhicules suivants :
- N* 1. — Coupé à 3 places Kriéger, conducteur M. Legal.
- N* 2. — Victoria à 2 places Kriéger conducteur M. Zoubaloff.
- N- 3. — Vis-à-vis à 4 places Kriéger, conducteur M. Kriéger.
- N- 12. — Coupé à 4 places Peugeot, conducteur M. Creux.
- N* 13. — Coupé à 2 places Compagnie générale des Transports Automobiles, conducteur M. Jenatsy.
- N* 16. — Coupé à 4 places Kriéger, conducteur M. Demeny.
- N* 21. — Coupé à 3 places Jeantaud, conducteur M. Bailly.
- N- 22. — Coupé à 2 places Jeantaud, conducteur M. Bondoux.
- N* 23. — Landaulet à 2 places Jeantaud, conducteur M. Allary.
- N’ 24. — Milord à 14 placs Jeantaud, conducteur M. Camus.
- p.364 - vue 368/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 365
- N* 25. — Cab à 2 places Jeantaud, conducteur M. Charles Jeantaud.
- N- 26. — Drojsky à 2 places Jeantaud.
- La première journée du concours fut occupée par la pesée des véhicules et par les essais de traction et de consommation.
- Ces expériences consistaient en essais divers sur la vitesse et la maniabilité du véhicule et sur le fonctionnement du moteur, tant en terrain plat comme à Saint-James, qu’en terrain accidenté comme sur les pentes du Mont-Valérien et en particulier au raidillon de la Tuilerie.
- Dans ces essais, quelques avaries, heureusement facilement réparables se sont produites.
- Une Kriéger et une Jeanteaud ont des avaries dans leur moteur.
- Mais le seul accident un peu grave est arrivé au coupé Kriéger n° 1 qui, dans la descente de la Tuilerie, a accroché un tombereau. D’où un pneumatique crevé et un moteur avarié.
- Deuxième jour {Jeudi 2 Juin)
- Avec la deuxième journée du concours commence la série des parcours des itinéraires tracés dans Paris.
- D’après les instructions remises aux commissaires, les observations devaient porter principalement sur les points suivants :
- Observations ' générales. — Confortable du véhicule. Suspension. Est-on envahi par la poussière, par la pluie, par la boue ? Perçoit-on une odeur quelconque dans le véhicule? La conduite du véhicule est-elle aisée ? La direction en est-elle sûre? Les freins sont-ils puissants? Quelle distance parcourt le véhicule avant l’arrêt complet en palier? Même question en pente? Existe-il un dispositif empêchant le véhicule de reculer dans une rampe ? Est-il efficace ? Le graissao-e semble-t-il assuré ? Est-on souvent obligé de s’arrêter en route pour graisser un organe du véhicule ou du moteur ? Le moteur semble-t-il assez puissant? Le moteur et la transmission font-ils du bruit ? Quelle est la nature des bandages des roues ? Se comportent-ils bien ont-ils donné lieu à des arrêts? Le bruit général du véhicule en marche est-il fort ? Comment fonctionne la mâche arrière? Sa manoeuvre est-elle aisée?
- Observations particulières. — Véhicules à pétrole. Les changements de vitesse fonctionnent-ils bien ? Leur fonctionnement est-il silencieux? L’embrayage fonctionne-t-il bien? Les démarrages sont-ils doux et sans à-coup ? Les trépidations sont-elles désagréables à l’arrêt? Même question à faible vitesse ? Même question en marche normale. La carburation semble-t-elle bonne? L’échappement est-il visible ? Est-il odorant (non seulement dans le véhicule, mais sur la voie publique, au passage du véhicule) ? L’échappement est-il bruyant ou silencieux?
- Véhicules électriques. — Comment se font les démarrages et les changements de vitesse ? Sont-ils doux ou brutaux?
- Tous les véhicules de la veille se présentent à nouveau pour effectuer le parcours A. Les avaries sont réparées; en particulier le coupé Kriéger a un nouvel induit à son moteur.
- Quelques incidents à signaler dans cette journée.
- Là Victoria Kriéger a des accidents de pneumatique. Le coupé Jeantaud à trois places a une petite panne d’un quart d’heure, une frette ayant sauté.
- Le landaulet Jeantaud a marché à toute petite allure de la Porte-Maillot à l’usine, le voltage étant subitement descendu ; le coupé à deux places et le milord du même constructeur sont rentrés à l’usine peu après le départ, les accumulateurs étant déchargés ; le drojsky a fait, boulevard Saint-Marcel, un tète à queue causé par le pavé gras, et dans lequel il a faussé sa direction.
- Troisième jour (vendredi 3 juin).
- Cette troisième journée est le second jour dans Paris. Les fiacres parcourent l’itinéraire B.
- Dix véhicules seulement sur les douze de la veille sont sortis.Deux sont restés à l’usine.Ce sont la victoria Kriéger que son accident de pneumatique a retardé au point de n’avoir pas le temps de recharger ses accumulateurs. De même le milord Jeantaud n’a pu recevoir sa charge pendant la nuit.
- Plusieurs avaries marquent cette journée.
- Le landaulet Jeantaud a un petit accident qui n’arrête pas sa marche : il a brûlé son ampèremètre dans l’avenue de Suffren.
- Le fiacre de la Compagnie des Transports automobiles a du s’arrêter une demi-heure en route, pour refroidir son essieu d’avant qui chauffait.
- Le coupé Jeantaud a dû s’arrêter deux heures pour retirer un écrou qui, s’étant desserré, était tombé dans les balais.
- Le seul dont la panne ait été sérieuse et qui a dû rentrer à l’usine de la rue de Ponthieu pour s’y réparer, c’est le coupé Jeantaud, à 3 places, dont une frette avait sauté la veille et dont une autre a sauté hier.
- On a procédé immédiatement à sa réparation, opération qui demande au moins deux jours. Curieux détail : ce véhicule est précisément celui qui avait le mieux essayé, et sur lequel M. Jeantaud comptait le plus.
- C’est dans l’itinéraire B que se trouve la rue de Magdebourg dont la pente de 11 p. 100 n’est pas sans effrayer bien des chauffeurs. Les fiacres ont franchi cette obstacle avec facilité.
- Quatrième jour {samedi5 juin)
- La troisième journée d’excursion dans Paris comprenait l’itinéraire C, terminant ainsi le cycle des trois itinéraires, cycle que les concurrents devront encore parcourir deux fois.
- Le fiacre à pétrole Peugeot a eu son premier accident : un tube de platine fissuré. De plus il a fallu remplacer un des brûleurs qui a été cassé en démontant le tube de platine.
- Le landaulet Jeantaud a fondu un plomb. De plus l’écrou du porte-balais est tombé occasionnant un court-circuit.
- Le cab Jeantaud a eu un accident à un combi-nateur.
- Le drojsky Jeantaud a eu à réparer un balais et à resserrer sa direction.
- Un nouveau concurrent s’est adjoint au concours. C’est un phaéton anglais de la Compagnie Morgan et présenté par la maison Bouhey. Il a subi en partie les essais de traction et consommation essais interrompus par un accident de pneumatique.
- Cinquième jour {Dimanche5 juin)
- Les fiacres recommencent la série des trois itinéraires. Aujourd’hui ils refont l’itinéraire A. Onze véhicules quittent l’usine. Ce sont les quatre voitures Kriéger, cinq Jeantaud, le fiacre Peu-
- p.365 - vue 369/833
-
-
-
- 366
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- geot à pétrole et je fiacre d-e la Compagnie générale des transports.
- Peu d’accidents. Le coupé Kriéger n° i fajt il kil. avec un voyage,ur ,en moins. Le coypé Jeantaud n° 21 crèye un pneumatique. 11 n'était pas sorti de l’usine depuis deux jours. Le lynday-let n° 23 brûle ses balais et fond ses plombs ; il répare sur place. Le milord n° 24 reste en panne et rentre remorqué par le n° 21.
- Sixième jour (lundi 6 juin)
- Dix véhicules sont sortis p,our parcourir yye seconde fois l’itinéraire B • Le milord n° 24, qui était resté en panne la veille, reste à l’usjfle pff.ur réparer ses avaries.
- Cette journée est à remarquer par la régularité de marche des véhicules, Deux véhicules seulement ont eu des accidents de pneumatique ; ie vis-à-vis Kriéger et le coupé jeantaud.
- Septième jour {Mardi 7 Juin)
- Les fiacres reprennent le parcours C, terminant ainsi la deuxième série .des parcours à effectuer.
- Les douze fiacres sont tous sortis de l’usi-ne, et y sont rentrés par leurs seuls moyens. iC’est la première fois depuis l’ouverture .du Concours.
- Quelques incidents à signaler. <Le milord Jean-
- taud crève son pneumatique. Le coupé n° 22 crève un pney wafiqye ,et fausse sa direction. Le cab a une avarie à son frein arrière qu’il est obligé de réparer. L.e drojski a un boulon de sa direction qui se .desserre. Enfin, le milord abrège son parcours de 5 kilomètres, .craignant de n’ayoir plus assez d’énergie p,Q.uf rentrer à l’usine.
- Un nouveau concurrent s’est présenté, un peu tard, au concours. C’est la v-ictoria de la Société des Electromoffi’les. Cette voiture est un des fameux fiacres de Londres. Le jury a décidé de lui faire parcourir les itinéraires A, B, C, et s’il satisfait, il suffira les expériences de consommation et de traction, samedi. -Quant a-u pffaéton de la maison Morgand and C°, on a décidé de remplacer ses pneumatiques par des caoutchoucs pleins et il fera 'le parcours des trois itinéraires.
- Noua donnons ici fa reproduction d’après nature de quelques-uns des .types de voitures qui font en ce moment leurs essais.
- Quand ces essais serontterminés n-Ous pourrons donner à nos lect.e.urs les .résultats tirés de ces expériences. Nous souhaitons qu’ils soient favo râbles à la substitution de la traction mécanique à la traction animale,.
- Voici Ie résumé des temps fiff-s par les .différents véhicules pendant -les si# premiers jours d'épreuve:
- Itinéraire A
- N08 Voitures 2 juin 5 juin
- 1. Coupé Kriéger 4 h. 1 4 h. 6
- 2. Victoria id » 5 h. AO
- 3 . Vis-à-vis id 4 b. 40 4 :h.
- 12. Coupé Peugeot 3 la. 26 3 h. 47
- 13. Coupé Cie transp. aut.. fl b, fl 7 4 h. â
- 16. Coupé à galerie K-r iéger 5 b. 9 4 h. 10
- 21. Coupé Jeantaud 5 h- 48 5 b. 45
- 22. id id » »
- 23 . Landaulet id 5 h- 39 6 h. 5
- 24. Milord id » »
- 25. Cab id 5 b. 15 4 h.
- 26. Drojsky id » 4 h. 38
- Temps du parcours
- Itinéraire 'B ‘Itinéraire C
- 3 juin 6 juin 4 juin 7 juin
- 4 ff. 33 4 h. -10 4 h. 38 4 h.
- » 5 -h. -2 5 35 4 h- 54
- 4 b. 33 5 b. 13 4 -h. 32 4 h. 16
- 4 h . 2-6 4 b. 3 4 -h. 3 h. 48
- 4 b. 43 4 h. 8 4 b. 35 4 h. 8
- 4 ff. 17 5 ‘h. 6 4 h. 20 4 h- l7
- » 4 h, 29 » 4 h. 18
- 7 th. 23 » » 6 h. 18
- -5 h- .7 4 b. 43 5 b. 59 4 b. 39
- » » 6 h. 42
- 4 ff. 24 4 'h. 11 4 h- 57 4 h. 12
- 4 h. 46 4 b. 46 5 h. 36 5 b- 38
- Réunion du -Comité
- Le Comité de l’A. C. F. s’,est réuni mercredi à la villa du bois de Boulogne. .On .a procédé au scrutin de ballottage, dans lequel un membre à vie et vingt-neuf nouveau# membres ont été admis.
- Le membre à vie est M. Paul Van den Berghe, ingénieur E. C. P., présenté tpar M. le comte de La Valette et deux autres parrains,.
- Les vingt-neuf autres membres sont :
- MM. Alfred Marie, négociant.; -Paul Martinet, constructeur ; Georges Robin-Herzog, manufacturier ; Guillaume Beer ; le comte de Laborde, chevalier de la'Légion d’honneur, ancien officier d’état-major.; le co.rn.te de Laubespin, .rentier; Mario .de la Mata, avocat ; Franck Gardner, propriétaire de ,min.es ; Louis Well-Goetz, administrateur de la (Compagnie l’.Union des Gaz; Léon Yeatman, avocat; Eugène Gaveau, industriel;
- Gaston Rodrigy.es, capitaine d'artillerie ; Henry Wolff, associé d’agent de effrange ; le vicomte M, ,de Leza.rdière ; Antoine Seligman, avocat à la Cour d’appel ; Maurice Bisohoffsheim ; W. -Hu-guet; François Moulusson, agent de change; le chevalier Gaëtan de Knyff ; .Maurice Hottinguer ; Henri Adlerstein,-rentier ; le comte D. de Pra-dère, secrétaire de l’ambassade d’Espagne à Paris; Léonce Bloch, chevalier delà Légion d’honneur, administrateur délégué de la Banque transatlantique ; Léon Flameng ; Maurice Fauqueyx, rentier; Ludovic Scho.ttlander, .industriel; André Beauvois-Devaux, banquier ; Adolphe Pinto, banquier ; Willy Blumenthal, industriel.
- Le nomffre des membres de l’A. C. F. s’élève à ce jour au chiffre de 1 424.
- * *
- M. Récopé, membre du Comité, a été .nommé président de la section de tennis de l’A. C. F.
- ¥ *
- Le Comité vote une subvention de i 500francs à la Chambre syndicale de l’automobilisme dont M. le comte A. de Dion est président.
- p.366 - vue 370/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 367
- TouriDg-M île Fraie
- Le Touring-Club continue sa marche ascensionnelle : 1 874 candidats pendant le mois de mai.
- Citons : MM. Boucher, député des Vosges, ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes ; Rabut, ^ ingénieur en chef des ponts et chaussée?, professeur à l’Ecole nationale des ponts et chaussées ; Parent et Cazevitz, ingénieurs des ponts et chaussées; Grehen, conseillera la Cour d’appel de Paris; Fournier, professeur à la Faculté des lettres d’Alger; Dr Mohamed Chou-cri-Bey, professeur à la Faculté de médecine du Caire; Louis Minart, rédacteur en chef du Journal des Sports ; DrCrouset, médecin en chef de l’Assistance publique, à Marseille ; Walrand, maire de Maubeuge(Nord); Bellendy, sous-préfet; Poid-loüe, ^ I., capitaine de frégate; N. de Villeneuve, lieutenant de vaisseau; les commandants Lépar-gneux, O. ^ ; Famin; Boize, ïfe ; Roustan, commandant l’Ecole de gymnastique de Joinville, et Mme Roustan; les capitaines Garbit, ^ ; Rauch, # ; Fournier; Valton; Redier, $ A. O. ; Lépine; d’Houdain; Renaud; baron Sautereau du Part; Minart; Berthet, ifc ; Taillade; de Bouvier; MM.le vicomte Anselme de Franclieu ; comte Le Hon ; baron Roger de Dampierre ; comte Raoul Chandon de Briailles, C. O.; comte de Coutard; baronne de Kronenberg ; comte du Fort ; marquis de la Pré-valaye ; comte de Kergorlay ; comtesse de Béthume d’Auvergne ; comte et comtesse O’ Gorman, etc. etc.
- Le nombre total des Sociétaires au 1er juin s’élève à 02 312.
- Petites Houvelies
- Une Exposition à Grenoble
- On organise en ce moment une grande exposition internationale de bicyclettes, automobiles et moto-cycles, à Grenoble.
- Cette exposition se tiendra du samedi 25 juin au dimanche 10 juillet, au Gymnase municipal, mis à la disposition des organisateurs par la municipalité.
- Elle s’annonce comme devant être un grand succès, Grenoble ôtant admirablement située pour cela et aucune exposition n’ayant jamais été organisée dans cette ville, où. le cyclisme a pris un si grand développement et où l’automobile fait de grands progrès tous les jours.
- Avant même que la nouvelle soit officielle, plusieurs grandes maisons ont déjà nvoyé leur adhésion et demandé le plan des emplacements.
- Pour plus amples renseignements, s’adresser à M. Henri de Lamorte-Félines, secrétaire général de l’exposition, boulevard de Bonne, 1, à Grenoble.
- * *
- L’Exposition d’Automobiles de Turin
- L’exposition d’automobiles de Turin n’a pas tenu tout ce qu’elle promettait. C’est à peine si quelques machines de provenances allemande et italienne ont été exposées. On avait beaucoup compté sur la participation des constructeurs français, mais aucun n’est venu.
- + *
- La « Jallu Electric Cycle C» »
- Victor et Henri Jallu, qui avaient emmené avec eux, à Boston, un tandem électrique de fabrication française (le tandem Clerc et Pingault que nos lecteurs connaissent bien) vont être mis à la tête d’uni Compagnie portant le nom de la « Jallu Electric Cycle C°, Compagnie qui fabriquera des tandems et des triplettes électriques.
- M. W.-J. Morgan sera président du Conseil d'administration de cette Compagnie.
- La Bourse
- Les Omnibus se tiennent à 1 870, les Voitures continuent leur mouvement ascendant à 815. Il faut convenir que, malgré que nous ne croyions pas comme on le dit que la moitié du matériel soit automobile pour 1900, il nous paraît indiscutable que la Cie Générale sera bien placée pour profiter d’nne transformation.
- Compagnie Générale Française de Tramwaus finit à 1 070.
- Thomson Houston : action ancienne, 1 450; ac-nouvelle, 1 430. Compagnie Générale de Traction, 105; Decauoille, 116.
- Tramway de Lyon, monte à 2 000 ; Compagnie Lyonnaise de Tramways, 1 092.
- Le tome II du Traité théorique et pratique des Moteurs à gaz et à pétrole, édité par E. Bernard et Cle est un des meilleurs ouvrages qui existent sur la question.
- Notre collaborateur, Aimé Witz, y a rassemblé, avec sa compétence ordinaire, tout ce qu’il y a d’intéressant à connaître.
- Dans le chapitre premier, nous trouvons un court historique des moteurs à gaz, dans le deuxième une classification et nomenclature des types connus.
- Le troisième chapitre est une remarquable étude sur les gaz combustibles; au cours du quatrième, l’auteur donne les notions les plus récentes, notamment les formules de M. Vermand dans l’Encyclo-pédie Lêauté ; et montre que ses conclusions ne sont pas toutes d’accord avec la pratique ; les travaux de M. Vermand sont en effet plutôt théoriques, et M. Aimé Witz rend d’ailleurs hommage à leur valeur à ce point de vue. Il analyse enfin les résultats annoncés par Diesel, dont la Locomotion Automobile a parlé tout au long.
- Le chapilre cinquième est une théorie expérimentale du moteur à gaz, puis viennent des chapitres consacrés aux essais, à la monographie, aux éléments de construction ; ce dernier fort complet et documenté.
- Nous arrivons avec le chapitre X à l’application des moteurs à gaz et à pétrole; transport et distribution d’énergie, appareils de levage, éclairage électrique, locomobiles, tramways, embarcations et bateaux, tricycles et voitures, enfin aviation.
- Prix de l’ouvrage 15 fr. broché.
- ¥ ¥
- Pour paraître en juin 1898, Fasquelle éditeur; La Voiture de demain (histoire de l’automobilisme),par John Grand-Carteret.
- Considérations philosophiques sur les moyens de locomotion. — Les voitures à vapeur en "Angleterre (1821-1836). — Les anciens brevets français (1825 à 1870). -- L’automobilisme moderne en France, en Angleterre, en Amérique. — De la nécessité de trouver un type de voiture répondant aux besoins nouveaux.
- Le musée de l’automobilisme (chansons, monologues, bibelots, jouets). — Le dossier de l'automobilisme (documents et faits divers).
- Avec plus de 225 illustrations reproduisant les types de voiture depuis Cugnot; toutes les caricatures françaises, anglaises, allemandes et autres, et les affiches illustrées des principales expositions. Volume à la fois pratique et pittoresque, documentaire et anecdotique; la première histoire complète de l’automobilisme faite par l’écrivain qui a apporté au livre illustré et à l’histoire una forme nouvelle. Prix : 3 fr. 50.
- « PNEU ENGLEBERT «pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cle, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.367 - vue 371/833
-
-
-
- 368
- LA LOCOMOTION'^AUTOMOBILE
- LISTE
- des Constructeurs de Toitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rje du Bois, Levallois-Perret. Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret. Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocjrcles, à Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine).
- Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cle des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 st 9, rue de Sablonville, Neuillv.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1” des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geoffroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C% 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commmes.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système .L Bouché.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et Cie, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy, Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon. Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret. Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo. Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon. Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flao.hat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliothèque de la « Locomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2" — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3" — — à pétrole............. 5 »
- 4® -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4» Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yves «Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 1 fr. 50, et 1 fr. 75 par la ste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco,
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en quatre
- feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- i
- p.368 - vue 372/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N° 24
- 16 Juin 1898
- SOMMAIRE DE Al» Î1
- L’Automobilisme aux fêtes du Cinquantenaire de la Société des ingénieurs civils, Lucien Pérïssé.
- Informations.
- La fête de l'Echo de Paris.
- La création d’un automobilodrome, L. Béguin. G. Rives, directeur de l'Exposition de VA. C. F:
- L’Exposition des Tuileries.
- Moteur rotatif P. Ghersi.
- Bruxelles-Spa.
- Bibliographie.
- Les automobiles Henriod. Le Concours de fiacres. La Crise, N.
- La Bourse.
- Petite Correspondance. Course Paris-Amsterdam. Petites Nouvelles.
- VOITURE DE LA COMPAGNIE DES AUTOMOBILES ET MOTEURS HENRIOD
- p.n.n. - vue 373/833
-
-
-
- 370
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- de la Société des Ingénieurs civils
- La Société des « Ingénieurs Civils de France » qui fête actuellement le cinquantième anniversaire de sa fondation a donné à cette occasion, une série de réunions et de fêtes au cours desquelles une assez large part a été faite à l’automobilisme.
- Un grand nombre de Sociétés d’ingénieurs étrangers: anglais, russes, belges, suisses, etc., ont répondu à l’appel de notre Société française et la haute situation des délégués dans leurs pays, a honoré hautement les ingénieurs français qui les recevaient.
- Sous la direction de M. G. Dumont, vice-président de la Société, un travail d’ensemble sur l’évolution du génie civil depuis 1848, a. été rédigé par divers membres ; dans ce travail, deux notices sont relatives à l’automobilisme :
- I. — Historique, par M. E. Perignon;
- II. — U Industrie Automobile en i8ç7\ par M. L. Périssé.
- De plus, les fêtes devaient se terminer le 13 juin par l’inauguration de l’Exposition des Tuileries qui devait être précédée de conférences intéressantes de MM. Diligeon et R. Soreau sur les automobiles et les moteurs d’automobile. La remise de cette inauguration a fait modifier cette partie du programme et la Société des Ingénieurs Civils ne s’est occupée que du Concours des fiacres automobiles qui vient de prendre fin. Deux communications y ont été relatives.
- Le 11 juin, devant M. le Président de la République et M. Turrel, ministre des travaux publics, M. l’inspecteur général Forestier, avec la haute compétence que l’on sait, a exposé les principaux résultats du Concours des fiacres. lia montré que 12 voitures électriques de différents constructeurs avaient fait la preuve que dans les parcours divers de l’intérieur de Paris, il était très facile de faire évoluer sans danger des véhicules mécaniques rapides, c’est-à-dire dont la vitesse en palier était très facilement de 15 kilomètres à l’heure (maximum qui sera probablement imposé), et de 7 à 10 kilomètres en rampes ; les véhicules sont très maniables et très souples dans leur marche et leur direction, ils passent là où le véhicule animal est arrêté. C’est ce qui permet d’assurer que le fiacre électrique économisera le temps du voyageur, en diminuant notablement l’encombrement des rues de Paris.
- M. Forestier a en outre montré comment toutes les précautions avaient été prises lors du concours pour s’assurer que les véhicules ne présentaient aucun danger pour la circu-
- lation publique, et l’on peut de sa communication tirer cette conclusion que, malgré son poids mort encore un peu trop considérable, l’avenir est au fiacre électrique.
- M. Charles Jeantaud, l’ingénieur-carrossier bien connu, a fait, le 15 juin, une conférence sur la voiture électrique. Après avoir rappelé l’origine bien française du véhicule accumobile, M. Jeantaud a étudié les diverses voitures ayant pris part au concours des fiacres en analysant leurs divers organes . accumulateurs, moteurs, contrôleurs, etc.
- A propos de ce premier élément, l’accumulateur, M. Jeantaud a donné lecture de la note parue ici même (1) de M. Hospitalier sur .l’accumulateur Fulmen, dont les véhicules de concours ont montré la supériorité. En ce qui concerne les dynamos, le conférencier a étudié les types d’électro-moteurs et les dispositions mécaniques adoptées. Ces démonstrations très claires ont été facilitées par la projection des photographies des fiacres automobiles.
- Enfin, pour compléter cette conférence, les délégués étrangers ont été invités à faire un tour dans les véhicules de concours; ils se sont déclarés très satisfaits des résultats obtenus, qui font le plus grand honneur à nos constructeurs français.
- Lucien Pf.rissé,
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Inventeur de province ayant mis au point une voiture qui reviendrait, pour trois places, à 1 200 francs, fabriquée en grand, voudrait trouver constructeur avec qui s’arranger.
- (1) Voir la Locomotion Automobile, numéro du 21 avril 18Ü8.
- p.370 - vue 374/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 371 \%
- N
- Informations
- A propos des contraventions
- On a vu dresser des contraventions pour absence de permis de circulation à des chauffeurs se rendant au lieu fixé par M. Bochet pour passer l’examen, ou encore ayant satisfait au dit examen mais n’ayant pas encore reçu de la Préfecture leur diplôme. On prétendait même que, pour être d’accord avec les règlements, le chauffeur non breveté devait faire remorquer hippomubile-ment sa voiture jusqu’au lieu d’examen.
- Nous extrayons ce qui suit de l’interview du sous-chef de bureau compétent, publié par M. Amy.
- « — Dj moment, répond-il, que le conducteur a fait sa demande à la préfecture, il ne peut pas être inquiété. Ou bien, si un agent trop zélé dresse procès-verbal, la contravention est levée par nos soins.
- — Un confrère a prétendu que vous exigiez que la voiture automobile dont le conducteur n’a pas son permis fut remorqué par un véhicule tiré par des chevaux.
- — Erreur 1 Ce serait, au contraire, un cas répréhensible. Le remorquage est interdit. »
- Ajoutons à ce propos qu’il paraîtrait qu’il est interdit d’atteler une voiturette remorque à un tricycle « Le remorquage est interdit ». Seulement si c’est interdit, on ne l’empêche pas, du moins jusqu’ici.
- * +
- Le cours d’Automobiles Chauveau
- Voici les résultats du concours organisé entre les élèves du cours Chauveau. Sur 39 élèves présents à l’écrit, 25 ont été admissibles et 14 ont été reçus à l’oral et à l’examen pratique.
- Voici leurs noms dans l’ordre de classement.
- 1. Guingaud, 2. Bluefeld, 3. Becque, 4 Mou-tier, 3. G. Sizaïre, 6. Mazille, 7. Kieffer, 8. Grun-wald, 9. Monaze, 10. L. Morin, 11. Guinot, 12. Frichet, 13. Formigier, 14. Gibaud.
- MM. Echard, président du cours, et G. Chauveau professeur, doivent être trop fiers des résultats obtenus, pour ne pas persévérer dans la voie qu’ils se sont tracée. Grâce à eux, l’automobilisme aura bientôt à son service, ce qui lui manque le plus : une élite de mécaniciens.
- ¥• *
- Quelques chiffres
- Sait-011 ce que coûte à l’Automobile-Club de France l’organisation du concours des fiacres ? Près de 12000 francs. L’installation de la force motrice à l’usine Clément coûte 7 000 francs : les dépenses journalières qui s’élevaient à 280 francs, par jour 11e s’élèvent plus qu’à 200 francs. Et nous ne comptons pas les frais accessoires. On voit que le kilowatt ressort à un prix assez élevé. Il va sans dire qu’il serait loin d’en être de même dans la pratique courante.
- M. Forestier se déclare fort satisfait des résultats connus jusqu’à présent et augure bien pour notre industrie des conséquences du concours, qui sera renouvelé l’an prochain. Il compte qu’alors le nombre des concurrents aura triplé.
- Un Concours d’accumulateurs
- M. Forestier a l’intention de demander à l’A. C. F. d’organiser pour cet hiver un concours d’accumulateurs avec de très gros prix.
- Décidément l’élan est donné, voici l’ère du travail utile.
- * *
- Le syndicat professionnel des industries électriques, le syndicat des usines d’électricité, et l’Automobile-Club de Fiance ont constitué, sur l’initiative et sous la présidence de M.E. Sartiaux, président du syndicat professionnel des industries électriques, une commission d'études relatives àla fourniture du courant électrique aux automobiles.
- Cette commission est ainsi composée :
- MM.E. Sartiaux, président; E. Hospitalier, vice-président ; Geoffroy, secrétaire ; Beau, Eschwège, E. Fontaine, Hérard, Mildé, de La Valette, membres.
- Cette commission mixte a pour but d’organiser, d’abord dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, dans toute la France ensuite, un ensemble de voies et moyens facilitant la recharge des voitures électriques et éventuellement, le remplacement des accumulateurs épuisés par des accumulateurs chargés. Elle dressera une carte et un tableau faisant connaître les points où pourront s’effectuer les recharges et les conditions dans lesquelles elles se feront (prix, heure, etc.). Elle s’efforcera d’obtenir les meilleures conditions possible et de provoquer la multiplication de ces points de ravitaillement de telle façon que, dans quelques années, une électromobile puisse traverser la France avec autant de facilité que le fait aujourd’hui une automobile à essence de pétrole.
- *
- * *
- L’Autocar, parlant de la vitesse exagérée des chauffeurs dans Paris, termine par ces mots :
- « Il est vraiment malheureux que dans un pays (la France), où l’on apcorde tellement de liberté à l’automobilisme, on en fasse un cel abus. »
- * +
- De notre correspondant d’Amiens :
- Mardi dernier a eu lieu la course de relais automobile organisée par notre confrère le Journal des Sports ; notre ville se trouvait être le contrôle de deux itinéraires, Paris-Lille et Paris-Ca-lais. Le parcours Paris-Lille était assuré sur une Bollée et Paris-Calais par Osmont sur un tri.
- Les chauffeurs d’Ami-ens qui s’occupaient de la surveillance de la route étaient MM. Junel, Ber-son, Allart et Lefebvre tous les quatre montant des Bollée. Remarqué au contrôle beaucoup de nos chauffeurs amiénois, MM. Fafet, le curé de Pou-lainville, Mahelin, Allart, Lefebvre, Junel, Ber-son ; Osmont arrive sur son tri tout couvert de boue, s’arrête 1/2 heure pour déjeuner et repart bientôt.
- Un télégramme arrivant au contrôle annonçait que la voiturette Bollée était en panne vers Méru aussitôt les Bollée de surveillance partent pour aller retrouver la voiturette en panne, la pluie commençait alors à tomber à verse pour ne plus s’arrêter hélas en sortant de Dury. La voiturette Allart-Lefebvre s’arrête par suite d’une petite avarie,la voiturette Jumel-Berson continue et rencontre la voiturette portant le pli après Saint-Sauflieu cette derniere après réparation continue
- p.371 - vue 375/833
-
-
-
- 372
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- sa marche vers Amiens escortée par MM. Jumel et Berson auxquels se joignent MM. Allard et Lefebvre qui eux aussi ont réparé au contrôle d’Amiens, le porteur du pli le confie à M. Berson ; les messagers d’Amiens télégraphient à Arras pour que l’on vienne au-devant d’eux à 3 h. 1/2, les deux Bollées démarrent du contrôle.
- La pluie ne fait que redoubler d’intensité et le vent de fureur, les soupapes s’emplissent de boue, les brûleurs s’éteignent,bref,pour elle seule la Bollée Jumel-Berson est obligée de s’arrêter six fois et en descendant la côte de Doullens les trois roues de la Bollée dérapant la voiturette est projetée dans le bas-côté delà route, heureusement sans accident.
- Enfin à Doullens il était matériellement impossible de continuer et personne n’étant venu à la rencontre des messagers d’Amiens, ceux-ci sont obligés de s’arrêter.
- Osmont lâche également à Doullens et reprend le train pour Paris non sans avoir entièrement changé de vêtements, de même que MM. Allart, Lefebvre, Jumel, Berson, littéralement traversés et couverts de boue.
- Donc malgi'é tout le dévouement et la bonne volonté possible les plis de Calais et de Lille restaient en panne.
- — Dimanche au vélodrome a eu lieu un match de motocycles sur 25 kilomètres entre Fournier et Ransson.
- La victoire a été remportée par Fournier. Temps 39T7”.
- Dernier tour de piste 30”.
- La fete de l’« Echo it Paris »
- Vendredi a eu lieu autour de Longchamp, la fête de Y Echo de Paris.
- Malgré un temps peu favorable, le succès a été convenable. La course de motocycles a été remportée facilement par Mme Léa Lemoine.
- Voici les résultats :
- Championnat des.chauffeuses
- Séries éliminatoires sur un tour de Longchamp.
- Finale sur 2 tours,
- lre série. — 1. Léa Lemoine, en 5’ 2”; 2. J. de Bury, en 5’ 15” ; 3. H. Darbel, en 5’20” ; 4. Mary Djo, 6’ 15”.
- Dès le départ, Léa Lemoine prend la tête et,., la conserve jusqu’au bout. Mary Djo arrive longtemps après H. Darbel.
- 2e série, — 1. Bossu, 5’ 2” ; 2. Jane de Lancy, en 5’ 8” ; 3 Trébino.
- Il n’y a pas plus de lutte que dans la première série, Mlle Bossu n’ayant jamais été inquiétée.
- Finale. — 1. Léa Lemoine, en y’ 45”.
- 2. H. Darbel, en 10’44”.
- 3. Bossu, en 11’ 4’.
- 4. J. de Burry en 11’ 7”.
- Non placée : Jane de Lancy (tombée).
- Le premier tour a été fait par Léa Lemoine en 4’ 47”, distançant déjà très fortement toutes ses concurrentes. Le deuxième a été couvert par la gagnante en 5’2”.
- Jane de Lancy ayant mal pris un virage, s’est
- i’etée sur le trottoir et a fait panache dans un fourré. Résultat miraculeux : aucune blessure, aucune écorchure, pas le moindre petit bleu ; en revanche le tricycle à pétrole est assez endommagé.
- Apres la fin des courses a eu lieu la parade fleurie à laquelle ont pris part plusieurs voitures et motocycles.
- A signaler particulièrement la voiture de M. Victor Mathieu dont l’avant était un cygne gigantesque en fleurs naturelles, tout blanc, du plus gracieux effet.
- La création d'on automolodrome
- La tournure que prennent les évènements est décidément mauvaise ; après avoir eu les sympathies du public, l’automobilisme est en train de s’en faire détester.
- Nous publions plus loin la lettre de M. Hugues Le Roux au préfet de police, nous sommes loin d’en a^prouvercertains termes; n’empêche qu’elle reflète quelque peu l’opinion de nombre de gens intelligents outrés par les procédés des automobilards notamment dans Paris.
- Chaque sport doit avoir sa place marquée; pourquoi donc tarder autant à réaliser l’idée d’un de nos collègues, de créer un automobilodrome ? Là les quelques chauffeurs atteints de célérité viendront calmer leur fièvre et lutter de vitesse entre eux sans terrifier les piétons et cyclistes ; et dans les rues de Paris le calme renaîtra.
- Dans la Locomotion Automobile, nous sommes contraires aux courses,surtout parce que nous avons toujours prévu les inconvénients de telles épreuves accomplies sur la grande route, un peu au mépris du droit des gens. Dans un espace clos, nous nous y intéresserions peut être.
- Au début de l’automobilisme, le public nous fut très sympathique : Pierre Giffard avait bien compris que la vitesse ne devait pas être la seule pierre de touche, son Concours du Petil Journal restera le modèle du genre. Puis vinrent Paris-Bordeaux, Paris-Marseille. La preuve était faite surabondamment, de l’endurance des voitures automobiles par les temps même les plus affreux. Il aurait, fallu s’en tenir là, et adopter un terrain de course. La sympathie du public nous fût restée, et sans s’arrêter à des fanfaronnades inutiles,il ne faut pas se dissimuler que nous en avons besoin.
- Les enseignements que donne au constructeur, paraît-il, la course sur routes, ces enseignements-là, il les aura toujours par sa clientèle et autrement instructifs, quand ils seront le résultat de plusieurs mois de pratique, d'ans les véritables conditions d’usage de la voiture !
- Et, si l’on veut continuer à favoriser le côté sportif de la traction mécanique, après, tout nous n’y voyons pas d’inconvé-nient. Mais à cette condition, c’est que l’on imite ce qui a été fait pour le cheval, ce qui a été fait pour la bicyclette, au moins sur un terrain spécial aménagé convenablement, le public pourrait suivre les diverses phases de l’épreuve sans danger pour lui.
- A l’Automobile-Club de France de prendre l’initiative de la création de l’Automobilodrome ; tous y applaudiront, et nous les premiers.
- L. Béguin.
- p.372 - vue 376/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 373
- H. 6. Rires
- Directeur général de l’Exposition de FA. C. F.
- M. Gustave Rives, un de nos plus jeunes architectes, et un des plus connus, est né à Saint-Palais, dans les Basses-Pyrénées, en [858. Doué de la plus grande activité, il n’a pas craint d’assumer la lourde tâche que représente le titre de Directeur général de l’Exposition organisée par l’Automobile-Club, dont il était déjà l’architecte, lorsqu’un mauvais état de santé obligea M. Berlier à abandonner ses fonctions.
- Recevoir chacun avec une amabilité parfaite, répondre à tontes les questions même les plus oiseuses, contenter tout le monde à la fois pour le choix des emplacements, un exposant n’étant par principe jamais satisfait de la place qu’on lui donne — s’occuper des menuisiers, des décorateurs, des jardiniers, des tapissiers, réaliser, enfin, cette Exposition qne vous verrez, voilà ce que M. Rives a su faire, aidé de son secré-
- M. G. Rives, directeur de ( Exposition de L'A. G. F.
- taire, M. Lopin, grâce à son activité admirable qui semblait lui donnerle don d’ubiquité.
- M. Rives fut l’architecte de ce curieux et grandiose monument que tout Paris connaît, les magasins Dufayel du boulevard Barbés. Il est aussi l’architecte de la Compagnie Générale d’Assurances, du Crédit
- Lyonnais, du Crédit Foncier agricole d’Algérie, e.t du Pavillon du T. C. F. à l’Exposition de 1900.
- Tous ceux qui l’ont vu à l’œuvre penseront comme nous qu’il faut attribuer a M. Rives une bonne part du succès de notre Exposition d’Automobiles.
- L’Ëiposiiios Aes Toileries
- Voici les noms de quelques nouveaux exposants à ajouter à la liste que nous avons déjà publiée.
- 239 The Dunlop pneumatique Tyre Co. (France) Limited.
- 240 Lagarde.
- 241 Fenx. ick frères et Co. jFiâ^Janssens.
- 243_5_Chouanard
- 244 Société anonyme des anciens établissements Panhard et Levassor.
- 245 Hairon.
- 246 Compagnie générale d’assurances.
- 247 J. Conte.
- 248 L. Mégv.
- 249 Bessand père et fils, Stasse et Cle (Belle Jardinière).
- 250 Brunessaux.
- 251 Schildge et Cle.
- 252 Daimler Motoren Gesellchaft.
- 253j;Fageot aîné.
- p.373 - vue 377/833
-
-
-
- 374
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hoteor rotatif F. GM
- Le nouveau moteur rotatif Ghersi, dont nous allons donner la description, peut être actionné par la vapeur ou par les gaz provenant de l’explosion d’un mélange détonant; mais il ne comprend pas la chambre proprement dite, nécessaire dans ce second cas.
- Le moteur se compose de ttois chambres identiques à phases alternantes et dont nous allons indiquer le fonctionnement. La figure i représente la vue de profil des trois chambres, c’est-à-dirs du moteur entier. f ,..,i
- Pour le fonctionnement du moteur nous noin
- p.374 - vue 378/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 375
- reporterons aux figures 2 et 3 qui représentent deux coupes,l’une suivant l’axe de rotation,l'autre perpendiculairement à cet axe.
- L’arrivée de la vapeur ou du .gaz comprimé se fait par le tube V. Chaque tambour, fondu d’une seule pièce, est fermé d’un côté par une partie mobile.
- Ce tambour porte, sur une partie de sa circonférence intérieure, une rampe E laissant dans le restant du tambour un espace vide D, formant chambre à piston. Au centre du tambour tourne une roue pleine A, fixée à l’arbre moteur B, remplissant le centre du tambour et venant passer très près de la rampe E sans y frotter.
- La roue A et l’arbre B portent une entaille les traversant par l’axe dans toute leur épaisseur. Cette entaille donne passage à une clavette-pis-ten C, plus étroite que la roue A, mais s’ajustant complètement aux parois de la chambre à piston D et pouvant effectuer librement un mouvemeut glissant de va-et-vient dans cette entaille. Cette clavette-piston a ses angles légèrement arrondis aux deux extrémités ; elle a une longueur égale au diamètre de la roue pleine A, augmenté de la différence existant entre le diamètre de cette roue et le diamètre intérieur du tambour T. En sorte que si l’on fait tourner la roue A, la clavette C reste constamment appliquée par ses deux extrémités, d’une part sur le tambour T, d’autre part sur la rampe E.
- Le mouvement est produit, comme nous l’avons dit, par la vapeur ou les gaz comprimés arrivant par le tube Y. Supposons que la clavette-piston se trouve un peu à gauche de l’orifice V, la vapeur la chasse vers le bas en entraînant avec elle la roue A et l’axe B, jusqu’à ce que l’ouverture S se trouve démasquée. Puis l’opération recommence comme précédemment, on voit d’ailleurs que par les orifices N et M la marche inverse peut-être obtenue. Les figures 4 et 5 montrent la disposition du mécanisme de la came de réglage de l’admission et du renversement de marche grâce à la manette G.
- On voit (fig. 2 et 4), que l’arbre B entraîne la came H qui, au moyen d’une molette, soulève la tige L qui commande à son tour la soupape F. Le détail de la came est disposé de façon à établir une détente réglable à volonté.
- Ainsi que nous l’avons dit il y a trois tambours identiques dont les phases ne concordent pas ; par ce moyen les trois clavettes qui entraînent l’arbre B se trouvent en même temps dans trois positions différentes. De cette façon le mouvement s’accomplit sans interruption.
- Comme on le voit sur la figure 1, un même tube dessert les trois tambours, l’admission dans chacun d’eux étant réglé par une came particulière.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs competents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chan-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- Automobiles, 25, 26 juin
- La course Bruxe!les-Ardenne-Spa, en deux étapes, course organisée par l’Automobile-Club de Belgique, promet d’être fort intéressante.
- La route choisie pour l’itinéraire traverse un pays superbe, aux pittoresques vallées, aux forêts touffues, ce qui ajoutera un charme à l’épreuve.
- La qualité des routes est excellente à partir de Namur. Sur les trois quarts du parcours la route est en effet macadamisée, chose plus que rare en Belgique.
- Le nombre des inscriptions reçues est déjà fort respectable et ce qui ne manquera pas de contribuer à l’intérêt de l’épreuve, les modèles de véhicules les plus divers se trouveront en présence.
- Voici la liste des inscriptions, arrêtée au 6 juin :
- /re catégorie (voitures) Noms N°s des concurrents Genre de vélucides
- 1. Comte R. Cahen, Paris Limousine
- 3. Alb. Liénart, Bruxelles Victoria
- 5. Baron Duquesne, Nice Breack
- 7. Van Volxem, Bruxelles Victoria
- 9. Grégoire Bras, 11. Baronde Crawhez, 13. Mulders de Bazen- — Dogcart
- — Duc
- rieux, 15. Le Hardy de Beau- — —
- lieu, — —
- 17. Longtin, — —
- 19. Vincke, 2e catégorie Malines {motocycles) Victoria
- 2. F. d’Aubreby, Bruxelles Tricycle
- 4. Bardin, Puteaux —
- 6. Osmont, — —
- 8. Corre, — —
- 10 Orban-Viot, Liège —
- 12. Baron de Crawhez, Bruxelles —
- 14. — — Voiturettï
- 16. L. Bourgeois, Verviers —
- 18. Dumoulin, Maëstricht Tricycle
- 20. E. Prudhomme, Bruxelles — y
- 22. J. Wautier, — —
- 24. Laurent Meeus, Liège —
- 26. Léon Dernier, — —
- 28. G.-C. Chevau, Bruxelles —
- 30. H. Fournier, Paris —
- 32. Ranson, r— —
- 34. Ch Craninrkx, Bruxelles Tandem
- 36. Laumaillé, Nice Tricycle
- Bil
- Nous recevons l’ouvrage de nos collaborateurs MM. Boramé et Julien : Le Conseiller de l'Inventeur, publié par J. Fritsch dans la Petite Encyclopédie industrielle. Il est superflu d’insister sur l’importance qu’il y a à être éclairé sur la législation réglementant la propriété industrielle dans chaque pays, ou sur les cessions de brevet et do licences d’exploitation.
- Les lecteurs du volume de MM. Boramé et Julien trouveront, en un élégant volume de 300 pages, l’analyse de toutes les lois françaises et étrangères en vigueur, avec des développements pour la loi
- française du 5 juillet 1844.
- *
- * *
- Nous avons parlé dans notre dernier numéro du tome II du Traité des Moteurs à gaz. de notre collabora teur Aimé, Witz C est le-tome III -qui —va paraître prochainement chez E. Bernard et Cie et sera consacré surtout aux automobiles.
- p.375 - vue 379/833
-
-
-
- 376
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 377
- Les Automobiles Henriod
- En 1887, M. F. Henriod essayait une automobile à vapeur, et en 1894 il exposait à Genève une automobile, mue par un moteur à pétrole très remarquable.
- Ce système comportait un type fixe qui fut exploité par la maison Japy et exposé au salon du Cycle de 1896 sous le nom de Le Succès.
- De son côté M. C.-E. Henriod, frère de celui-ci, s’était consacré complètement à l’étude de voitures répondant à toutes les exigences des acheteurs ; il y réussit après de longs efforts, et ce sont ses brevets qu’exploite actuellement la Compagnie des automobiles et moteurs Henriod. L’inventeur nous fait savoir qu’il construisit d’abord deux turbines à explosions et qu’il fit ensuite son nouveau moteur à pétrole et à gaz breveté dans tous les pays.
- Praticien expérimenté, il conduit la cons-tructiondanslesnouveaux ateliers deNeuilly avec une installation bien comprise et un matériel des plus perfectionnés. Rien n’a été ménagé pour monter très sérieusementeette usine à laquelle, nous ne craignons pas de le dire, le plus brillant avenir est réservé.
- La figure ci-contre nous montre l’atelier de montage de l’usine Henriod avec ses machines-outils remarquables et, au premier plan, les parties démontées de la voiture Henriod. Nous reproduisons également des photographies du vis-à-vis et de
- Vue de l'atelier de montage ^de l'usine Henriod
- l’omnibus de ce constructeur, ainsi que du moteur qui actionne ces voitures.
- Le moteur est à deux cylindres à ailettes ; ces cylindres sont horizontaux, placés face à face, sur une parallèle à l’essieu d’arrière, au-dessus duquel ils sont fixés ; deux explosions simultanées agissent sur les bielles et sur les manivelles placées à 1800 ; il y a une double explosion par tour et 500 tours par minute. Les cylindres sont à deux temps ; les deux explosions, agissant ensemble, de forces égales et de sens opposés, tendent à équilibrer les deux pistons ainsi que les diverses pièces en mouvement ; il en résulte que l’arbre est entraîné d’une façon continue sans trépidation pour la voiture. Le moteur se régularise de lui-même, parla disposition de l’admission automatique par les soupapes.
- La simplicité de ce moteur est extrême, il n’a pas de soupape d’échappement, organe très délicat des moteurs usuels, le piston règle à chaque déflagration l’évacuation des gaz qui ne sont abandonnés à l’atmosphère qu’à une très basse température.
- L’admission se recommande de cette même simplicité ; elle comporte une seule soupape verticale placée sur une boîte centrale qui permet d’envoyer par une communication le gaz aspiré dans le système des cylindres moteurs ; il n'y a donc aucune commande de leviers, d’engrenages ou d’excentriques venant diminuer le rendement. Les gaz se mélangent intimement dans une chambre intermédiaire avant de parvenir sous les pistons. Ce dispositif offre la plus grande sé-
- \
- Vis-à-vis Henriod
- Omnibus Henriod
- p.dbl.376 - vue 380/833
-
-
-
- 378
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- curité et ne permet aucun retour d’explosion dans les réservoirs qui ne communiquent jamais avec les chambres d’explosion.
- L’allumage est électrique.
- Ce moteur se fait jusqu’à 525 kilogrammes pour 7 chevaux sans refroidissement d’eau.
- Le moteur, ainsi que son système de transmission et de variation de vitesse, est fixé sur un bâti dont fait partie l’essieu moteur.
- Nous aurons l’occasion de revenir sur le détail de ces mécanismes; notre impression est que le dispositif employé par la Compagnie des automobiles et moteurs Henriod prévaut sur ce qu’on a vu jusqu’ici par la simplicité des organes, et par les excellentes conditions de rendement. Nous publierons prochainement des schémas et les dessins techniques du moteur et du mécanisme d’entraînement de ces voitures, et nous en donnerons alors les détails. Ajoutons seulement que les caisses sont interchangeables ; quelques boulons suffisent pour fixer sur le châssis enfer U de la voiture, une caisse répondant aux besoins du moment.
- La mise en marche, les changements de vitesse le renversement de marche s’opèrent au moyen d’un seul levier, progressivement sans secousses ; la conduite est facile et très douce.
- La Compagnie des Automobiles et Moteurs Henriod n’exposera pas à l’Exposition d’automobiles ; c’est l’effet d’un scrupule de l’inventeur qui, ne voulant présenter qu’un travail parfait, voulant être, sous tous les rapports, supérieur aux systèmes existants, apporte de nouveaux perfectionnements qui l’empêchent d’être prêt pour le mois de juin. Mais cette Compagnie est néanmoins prête, elle peut livrer couramment, et les grandes fabriques actuelles, doivent, dès à présent, compter avec elle.
- Le Concours le Fiacres
- Nous avons donné dans notre précédent numéro le compte-rendu des sept premiers jours du concours. Nous reprenons où nous en étions resté.
- Huitième jour {Mercredi 8 juin)
- Les fiacres recommencent pour la troisième fois le parcours des trois itinéraires. Aujourd’hui, ils font l’itinéraire A.
- Le coupé Kriéger n° 1 est accroché par un fiacre qui traversait la rue Saint-Dominique à toute allure. Le garde-crotte du coupé est démoli et l’avant légèrement abîmé.
- Le fiacre de la Compagnie française des Voitures électromobiles qui prenait part au concours pour la première fois, (fasse sa direction, une de
- ses roues s'étant prise dans un rails de tramway. Il avait bien marché dans la première partie du trajet.
- Le coupé à galerie Kriéger crève un pneumatique, mais sa vitesse moyenne ne se ressent pas de cet accident.
- Le drojski Jeantaud voit, encore une fois, sa direction se desserrer ; il n’a pas effectué la descente des rues Saiut-Fargeau et Ménilmontant. Après avoir, rue Oberkampf, accroché une voiture de livraison, il rentre directement à l’usine.
- Le coupé n- 22 et le milord ne sont pas sortis.
- Le phaéton Morgan and Co ne s’est pas présenté, le changement des bandages des roues n’étant pas terminé.
- Les temps du parcours de cette journée sont en général meilleurs que ceux des deux premières.
- A sa rentrée à l’usine, le fiacre à pétrole Peugeot a subi sur place des expériences de consommation.
- Neuvième jour {Jeudig juin)
- Troisième et dernier parcours de l’itinéraire B. Le milord et le drojski Jeantaud restent à l’usine.
- Le coupé Kriéger s’arrèle subitement. Après de longues recherche-', on finit par s’apercevoir que le ressort de contact d’une des boîtes d’accumulateurs s’était desserré.
- Le fiacre de la Compagnie française a une avarie à la caisse des accumulateurs. Ou est obligé de le faire remorquer par un cheval.
- Le coupé Jeantaud n° 21 répare un balai, pendant le déjeuner. L’autre coupé a marché depuis le Salon des Familles avec un voyageur en plus.
- Le phaeton Morgand and C° a subi avec succès les expériences de traction et consommation. Il a pu freiner dans le raidillon de la Tuilerie avec son unique frein électrique. Il est maintenant muni de caoutchoucs pleins.
- Dixième jour {Vendredi 10 juin)
- Cette journée clôt la série des parcours dans Paris.
- Tous les véhicules sauf le milord Jeantaud, ont quitté l’usine.
- La Victoria Kriéger était arrivée dans de bonnes conditions à la halte, lorsque le voltmètre indiqua un abaissement de tension qui fit craindre de rester en panne. Le commissaire décida alors de rentrer directement à l’usine. Vérification faite, 011 s’aperçut que l’indication du voltmètre était fausse. De ce fait, la victoria n’a accompli dans Paris que 41 kil. 100.
- Le voltmètre du coupé n° 22, donnait également de fausses indications.
- Le landaulet a un accident à ses balais.
- Le cab fait un tete-à-queue sur le pavé gras de la rue de la Pépinière.
- Le phaéton Morgan and C° s’est assez bien comporté.
- Quant au fiacre anglais, il a eu à nouveau un accident dans ses accumulateurs, et a dû rentrer à l’usine.
- A leur rentrée à l’usine, les véhicules or.t parcouru le long de la Seine la distance nécessaire pour épuiser les accumulateurs.
- p.378 - vue 381/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 379
- Le cab Jeantaud a couvert dans la journée 86 kil. 500 ; le landaulet 73 kil. 500 ; le coupé Kriéger 90 kil. ; le vis-à-vis 92 kil. 500 ; le coupé à galerie • 100 kil. et le coupé de la Compagnie générale des transports automobiles 105 kil.
- Il faut ajouter qu’aucun des concurrents n’a épuisé complètement ses accumulateurs, et que, en cas de besoin, les véhicules auraient pu parcourir encore une dizaine de kilomètres.
- Nous donnons dans le tableau ci-dessous les temps mis par chaque véhicule po”r effectuer les trois itinéraires pendant les neuf jours du concours.
- Onzième jour (Samedi 11 juin)
- Les épreuves du Concours de Fiacres ont pris fin par l’expérience de consommation et de traction faite au Mont-Valérien et au raidillon de la Tuilerie à Suresnes, réédition de l’épreuve que les véhicules avaient subie le premier jour.
- Les véhicules ont dû se soumettre à une série d’arrêts et de démarrages brusques, à toutes les allures, en montant et en descendant la côte de la Tuilerie marche en avant, en la montant et la descendant marche en arrière.
- Toutes ces épreuves, très intéressantes après les épreuves d’endurance, puisqu’elles aidaient à démontrer la maniabilité des fiacres et la sécurité qu'ils offrent, ont été concluantes pour tous les concurrents et il en ressort clairement que ceux-ci n’ont besoin que d’un très court .espace pour, de la plus vive allure, passer à l’immobilité absolue.
- Sur cette pente, dont la moyenne est de 8 pour 100, certains des véhicules se sont arrêtés en moins de 5 mètres.
- Le phaéton Morgan and Co était rentré à l’usine, ne voulant pas affronter les épreuves avec son seul frein électrique.
- Douzième jour (Dimanche 12 juin)
- Le concours est clos par une excursion à Versailles. Au rendez-vous du restaurant Gillet, tous les fiacres sont présents.
- Le départ est donné à 10 h. 40 et le défilé s’organise dans un ordre parfait en suivant le bord de la Seine, puis à travers Sèvres et le bas Viroflay, jusqu’à Versailles.
- Puis un banquet réunit les excursionnistes dans le salon de Neptune. Après un toast de M. Fores-
- tier MM. Hospitalier et Jeantaud répondent.
- On remonte alors en voiture et le retour s'effectue, comme l’aller, sans le moindre anicroche.
- Le Concours est donc terminé. Plus tard viendront les considérations techniques. Résumons simplement pour le moment, la marche des véhicules pendant les neuf jours.
- Les itinéraires d’une longueur moyenne de 60 kilomètres, avaient été établis par M. le comte de Chasseloup-Laubat, de manière à faire entrer dans chaque parcours : un tiers de rues mauvaises où la marche est pénible, un tiers de rues encombrées où l’on peut juger de la maniabilité des voitures, et un tiers de rues d’un sol assez roulant.
- Sur les douze véhicules qui se sont présentés le premier jour, sept ont effectué tous les parcours ; ce sont : le coupé Peugeot à pétrole et les fiacres électriques Kriéger, coupé, vis-à-vis et coupé à galerie, le coupé de la Compagnie des transports automobiles, le landaulet et le cab Jeantaud.
- Sur ces sept, signalons en particulier le coupé Peugeot à pétrole dont le seul accident est un tube de platine fissuré ; le coupé Kriéger dont l’accident se réduit à des pinces d’accumulateurs desserrées ; le vis-à-vis du même qui n’a eu qu’acci-dent de pneumatique et le coupé de la Compagnie des transports automobiles qui n’a eu que réchauffement d’un moyeu.
- Les fiacres ont parcouru pendant toute la durée du concours les distances suivantes :
- N° 1. — 579 k. 700 en 41 h. 35.
- N° 2. — 419 k. 700 en 33 h. 32.
- N° 3. — 582 k. 200 en 43 h. 4.
- N° 12. — 540 k. 700 en 35 h. 27.
- N° 13. — 594 k. 700 en 42 h. 30.
- N° 16. — 789 k. 700 en 44 h. 24.
- N° 21. — 419 k. 700 en 34 h. 19.
- N° 22. — 239 k 80c en 24 h. 3.
- N° 23. — 363 k. 800 en 47 h. 31.
- N° 24. — 60 k. 100 en 6 h. 42.
- N° 25.— 376 k. 200 en 41 h. 54.
- N° 26. ;— 50 k. 100 en 31 h, 45.
- Ajoutons que l’année prochaine, TAutomobile-Club a l’intention de donner une réédition du concours de fiacres.
- Erratum. Page 366, 2e colonne, 18e ligne, au lieu de « d’après nature », lire « d’après La Nature. »
- Itinéraire A
- Nos Voitures 2 juin 5 juin 8 juin
- h. m. h. m. h. m.
- 1. Coupé Kriéger 4 1 4 6 4 »
- 2. Victoria id » 5 AO 6 4
- 3. Vis-à-vis id 4 4° 4 » 4 ll
- 12. Coupé Peugeot 3 26 3 47 3 45
- 13. Coupé Ci8 transp. aut.. 4 47 4 28 4 12
- 16. Coupé à galerie Kriéger 5 9 4 10 4 19
- 21. Coupé Jeantaud 5 48 5 45 4 45
- 22. id id » » »
- 23 . Landaulet id 5 39 6 5 5 33
- 24. Milord id » » 2»
- 23. Cab id 5 r5 4 » 4 24
- 26. Drojsky id. .:.... » 4 38 »
- Temps du parcours
- Itinéraire B Itinéraire C
- 3 iuin 6 j uin 9 J juin 4 juin 7 J uin ioj uin
- ll. m. h. VI. h. m. 7;. m. h. m. h. m.
- 4 33 4 10 5 52 4 38 4 » 4 !5
- » 5 2 6 *7 5 35 4 54. »
- '4 33 5 C 4 34 4 32 4 16 3 59
- 4 26 4 3 4 10 4 » 3 48 3 47
- 4 43 4 8 4 21 4 3-5 4 8 4 8
- 4 l7 5 6 4 45 4 20 4 ll 5 1
- » • 4 29 4 48 » 4 18 4 26
- 7 23 » 5 3 » 6 18 5 21
- 5 7 4 43 5 5 5 59 4 39 4 37
- » » » » 6 42 »
- 4 24 4 11 4 11 4 57 4 12 4 20
- 4 46 4 46 2» 5 36 5 CO «N 6 4
- p.379 - vue 382/833
-
-
-
- 380
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Crise
- « Evidemment, çà va mal finir, dit le Vélo, la célérité aiguë dont nos chauffeurs sont atteints.
- Trop vite, leur avons-nous crié maintes fois déjà, trop vite! vous allez trop vite ! Tous vous croyez être sur un terrain de courses et vous êtes en plein Paris ou dans le bois de Boulogne, qui fait partie intégrante de Paris. Vos voitures, vos tricycles sont capables de jolies vitesses, c’est parfait, mais demandez-leur ces vitesses sur les routes désertes, non point dans leâ' lieux habités.
- En Angleterre, en Allemagne, en Belgique, dans tous les pays d’autorité, il y a beaux jours que les céléristes passionnés qui ont transformé Paris en un dangereux automobilodrome seraient en prison ou contraints à la vitesse normale de douze kilomètres à l’heure.
- En France, pays de toute liberté, on a laissé faire, mais jusqu’à quand laissera-t-on faire? Déjà on a commencé à sévir. Ce sera pire encore lorsque les plaintes, trop souvent justifiées,des piétons ou des cyclistes auront trouvé des avocats comme M. H ugues Le Roux, par exemple, dont le Journal a publié la lettre qu’on va lire, adressée au préfet de police :
- Paris, le 6 juin 1898.
- Monsieur le Préfet de Police,
- Hier soir, à six heures, au pied de la rue de Courcelles, j’ai failli être écrasé avec ma femme et mes enfants par un monsieur monté dans une automobile, lancée à la vitesse d’une locomotive. Il était, bien entendu, impossible à rattraper. L’agent de service auquel je me suis adressé, en lui demandant si ce monsieur habitait le quartier et si nous avions chance de le retrouver, m’a répondu :
- — Hélas ! monsieur, nous sommes désarmés devant ces gens-là. Ils savent qu’ils échapperont par la fuite.
- Monsieur le Préfet de police, quand une paire de chevaux s’emporte et quand elle écrase les passants, on ne peut que s’attrister. Les bêtes ne sont pas responsables de leur folie; mais les conducteurs d’automobiles vous appartiennent et nous appartiennent. Ils ont fait de la circulation dans Paris, particulièrement dans les environs du Bois, un grave danger pour les enfants, une terreur pour nous autres, qui ne savons jamais si les bonnes et les nourrices nous ramèneront les petits que nous leur avons confiés.
- Je suis sûr de vous parler au nom d’une foule d’honnêtes gens qui ne sont pas assez riches pour se payer des automobiles, mais qui ont droit à votre protection. Le n’est pas dans six mois, c’est demain que vous devez obliger ces écraseurs de porter en evidence le numéro qui permettra de les signaler dans leurs exces de vitesse et de les retrouver après leur lune.
- Eu attendant, je suis du nombre de ceux qui considèrent que la sérurilé n’existe pas dans les rues de Pari.-. Et puisque vos agents se déclarent désarmés, j’ai l'honneur de vous avertir qu’à partir d'aujourd'hui, je me promené avec un revolver dans ma poche et que je tirerai sur le premier chien enragé qui, monte sur une automobile ou sur un tricycle à pétrole, s'enfuira après avoir risqué d’écraser les miens ou moi.
- Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet de Police, l’expression de mes sentiments distingués.
- Hugues Le Roux.
- Ecrite évidemment sous l’empire d’une exaspération légitime, cette lettre trahit un état d’esprit qui s’accentue et se développe chaque jour dans la population. A nos chaufleurs de prendre garde ! Une lois encore nous les adjurons d’aller moins vite. Autrement ça va mal finir, très mal. »
- IEn somme, le nombre d’accidents causés directement par les automobiles n’est pas considérable. Lorqu’elle fut mise en cause, ce fut bien souvent pour avoir effrayé des chevaux ombrageux, qui d’ailleurs n’ont pas besoin d’automobiles pour cela. Le terrible accident de l’avenue du Bois de Boulogne, où deux chevaux firent plusieurs victimes, peut être imputé au passage d’une automobile (à de certaines heures il y a toujours une automobile en vue dans l’avenue du Bois), mais ne^croit-on pas qu’il y ait lieu de s’étonner qu’on permette la circulation dans Paris d’un attelage de deux chevaux qu’un cocher vigoureux est impuissant à maintenir quand ils ont peur?
- Dans tout ceci, il y a une bonne part d’exagération. Nous avons le droit de défendre l’automobile contre les accusations injustes puisque nous avons été les seuls dans toute la presse à crier de tout temps aux chauffeurs qu’ils allaient trop vite. Leur excuse est la griserie de la vitesse qui leur a été peu à peu enseignée par les courses que nos confrères s’évertuent à organiser à tout propos. Leur retour à la saine raison sera une conséquence de la suppression des courses — eu encore la crainte de la contravention, crainte qui a toujours eu son effet en France ; on .crie un peu au début, mais le résultat est atteint.
- Citons maintenantquelques passagesd’une lettre reçue par le Journal des Sports et provenant d’un témoin du fait dont parle M. H. Le Roux.
- ..... M. Hugues Le Roux se rappellera sans doute que, au moment précis dont il est question, sa famille était divisée en deux groupes, et qu’entre eux se trouvait un père de famille comme lui accompagnant ses enfants.
- Nous remontions donc la rue de Courcelles, lorsqu’aprés avoir dépassé la rue de laBeaume, le trottoir était embarrassé d’échafaudages, la dame qui était devant moi avec l’un des enfants dut descendre sur la chaussée ; dans cette rue calme, sans autres piétons, sans aucun bruit, sans aucun véhicule à l’horizon, nous cheminions très lentement sur la chaussée, quand tout à coup retentit bruya-ment un formidable coup de trompe.
- Instantanément, tout le monde se précipite sur le trottoir, et me retournant j’aperçois un breack automobile venant— en arrière de nous, à plus de 50 mètres — à l’allure normale, mais qui, pour monter la rampe de cette partie de la rue de Courcelles, dut, en passant à droite de nous, foicer son allure, qui n’avait rien d’exagéré (certainement moins des douze kilomètres autorisés), puis sans arrêt il a traversé le boulevard Haussmann pour continuer vers le Parc Monceau.
- Comme mes enfants, comme moi, M. Hugues Le Roux a été surpris par cet appel de trompe, il a dii en élre d’autant plus surpris qu’il lisait tranquillement un journal; ce qui vous donnera la note xacte de la portée de cet incident, c’est que lorsqu'il s’est adressé à l'agent de service sur le boulevard Haussmann, en lui disant: « Il est vraiment regrettable que vous ne puissiez verbaliser contre les conducteurs d’automobiles qui vont à une pareille allure.. » j'eus i’inlention d’intervenir en entendant cette plainte qui me paraissait exagérée ; mais pensant bien que cet incident journalier de la vie parisienne n’aurait aucune suite, je poursuivis mon chemin.
- Puisque M. Hugues Le Roux témoigne des intentions si belliqueuses, je l’invite à traverser la place Saint-Augustin aux heures où je la traverse (quatre fois par jour), il pourra alors tirailler tout à son aise, non seulement sur les chauffeurs, « chiens enragés, » mais encore sur les conducteurs de tramways qui cornent à qui mieux mieux, sur les conducteurs de toutes les voitures si nombreuses qui risquent de nous écraser.
- Où en serions-nous, grands dieux, si chacun,
- p.380 - vue 383/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 381
- suivant l’exemple de M. Hugues Le Roux, s’armait d’un revolver pour tirer sur ceux qui troublent notre quiétude par un appel de trompe ? Celle de la Renommée, qui a porté à travers le monde de l’auteur de Nos fils et de Nos filles, doit-elle retentir à nouveau pour lui apprendre que M. Hugues Le Roux enseigne à ses enfants la baine des chauffeurs chiens enragés, le mépris du prochain et du progrès.
- A • C.,
- membre de VAutomobile Club.
- En attendant, nous voyons beaucoup de journaux quotidiens entretenir leur lecteurs du récits d’accidents sensationnels, souvent intentionnellement exagérés.
- Beaucoup de personnes sont convaincues que la circulation devient impossible, que l’automobile est un véritable danger. C’est par de telles exagérations qu’on risque d’envenimer les choses. Le vélo a suscité autant de clameurs, maintenant on y est accoutumé.
- Un peu de bonne volonté de part et d’autre et l’on reconnaîtra que l’accommodement est aisé.
- Récemment la préfecture de police communiquait aux journaux la circulaire suivante :
- « L’article 31 de l’ordonnance de la préfecture du 14 août 1893, concernant la circulation des véhicule^ à moteurs mécanique dispose que :
- « En cas d’accident de personnes, d’accident matériel notable ou d’explosion quelconque, le propriétaire du véhicule, ou à son défaut, le con ducteur, devra immédiatement prévenir le commissaire de police du quartier ou informer le le préfet de police.
- « Les intéressés ne se soumettant jamais à cette obligation, M. le Préfet de police a donné des ordres pour que des procès-verbaux soient dressés contre les propriétaires ou les conducteurs d’automobiles qui auront négligé de remplir ces formalités. » .
- Qu’on fasse appliquer les règlements, cela va de soi. Ce sera aux chauffeurs à montrer par leur sagesse qu’on peut en adoucir la rigueur.
- Les chauffeurs ont droit à circuler à 12 à l’heure dans Paris (et non 8 comme semblent le croire certains agents). Qu’ils sachent s’en contenter pour le moment. Plus tard, quand il n’y aura plus de circulation hippomobile, si cela arrive, on pourra demander le 16 ou le 20 à l’heure.
- N.
- La Bourse
- L’action Omnibus passe à 1 890, les Voitures restent à 810.
- L’action Compagnie Générale Française de Tramways recule à 1 052. Thomson Houston, 1 440.
- La Compagnie Générale de Traction est toujours à 108; le Conseil d’administration proposera à l’assemblée générale du 17 juin de réserver les bénéfices de l’exercice 1897.
- Decauoille est à 112 ; Société Continentale d‘Automobiles, dernier cours 102.
- M. G. de L., à Rouen. — Nous ne savons pas que le moteur L. ait encore fait parler de lui au point de vue application automobile ; il y a malheureusement bien loin de la théorie à la pratique, nous le voyons tous les jours.
- Course Paris-Amsterûam
- Itinéraire modifié
- La Commission de la course Paris-Amsterdam s’est réunie à l’Automobile-Club sous la présidence du baron de Zuylen. Le comte de Chasseloup-Lau-bat, qui en fait partie, a repris au milieu de ses collègues la place dont une longue maladie l’avait éloigné au grand regret de tous ses amis.
- La Commission a adopté définitivement le règlement de la course, qui sera imprimé et envoyé à tous les intéressés.
- Sur la proposition de M. Houry chargé de l’organisation de l’itinéraire belge, cet itinéraire a été modifié.
- A partir de Givet la course suivra par Baurin et fera étape au château royal d’Ardenne où les concurrent seront reçus par la Compagnie desWagons-lits et des Grands hôtels qui outre son accueil offre à la course un prix de 3 000 francs.
- Des remerciements sont votés à M. Houry aux démarches duquel est dû ce nouveau prix.
- Les étapes
- Les étapes sont ainsi fixées :
- Course de vitesse
- Les étapes des coureurs de vitesse sont au nombre de six.
- ALLER
- 1” étape (7 juillet), Paris-Ardenne par Givet (322 kil.).
- 2® étape (3 juillet), Ardenne-Nimègue par Com-blain et Liège (274 kil.).
- 3® étape (9 juillet), Nimègue-Amsterdam par Utrecht (114 kil.). Séjour à Amsterdam et excursion à la Haye les 10 et 11 juillet.
- RETOUR
- 4e étape (12 juillet), Amsterdam-Liège par Nimè-gue (289 kil.).
- 5* étape, Liège-Verdun par Arlon et Luxembourg (264 kil.).
- 6a Verd n-Paris par Châlons-sur-Marne, Cou-lommiers, Melun, Versailles.
- Rappelons qu’il y aura trois classes pour les voitures :
- lre classe : voitures à 2 places.
- 2e classe : voitures à 4 et 5 places.
- 3e classe : voiture à 6 places et au-dessus. '
- Les motocycles sont repartis en deux classes :
- 'lr® classe : de 100 à 200 kilos.
- 2® classe : au-dessous de 100 kilos.
- Chacune de ces séries sera en outre subdivisée en deux catégories à une place ou à deux places.
- Les droits d’entrée sont de 200 francs par voiture et de 100 francs par motocycle jusqu’au 15 juin. Ces droits seront doublés après le 15 juin et aucune inscription ne sera reçue après le 30 juin minuit-
- La vitesse moyenne, pour les coureurs de vitesse, ne devra pas être inférieure à 25 kil. pour les voitures et 20 kil. pour les motocycles, sous peine d’être mis hors concours.
- Catégorie des touristes
- ALLER
- lre étape (5 juillet), Paris-Reims, par Meaux, la Ferté- sous-Jouarre, Montmirail, Ghampaubert et Epernay (160 kilom.).
- 2® étape (6 juillet), Reims-Ardenne, par Rocroy, Fumay, Givet et Dinant (162 kilom.).
- 3® étape (7 juillet), Ardenne-Liège (99 kilom.).
- 4® étape(8 juillet), Liége-Nimègue, par Maestricht (175 kilom.).
- 5® étape (9 juillet), Nimègue-Amsterdam (114 kilomètres).
- Séjour à Amsterdam et excursion à la Haye, les 10 et 11 juillet.
- RETOUR
- 6® étape (12 juillet), Amsterdam-Nimègue (114 kilomètres).
- p.381 - vue 384/833
-
-
-
- 382
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 7° étape (13 juillet), Nimègue-Liége (175 kilom.).
- 8e étape (14 juillet), Liège-Luxembourg, par Pé-pinster, Spa, Trois-Ponts, ITouffalize et Arlon (168 kilom.).
- 9e étape (15 juillet), Luxembourg-Châlons-sur-Marne, par Longxvy et Verdun (180 kilom.).
- 10" étape (18 juillet), Châlons-sur-Marne-Paris, porte Maillot (228 kilom.).
- Les étapes des amateurs sont, on le voit, moyennes. La dernière seule, a cause du crochet sur Versailles, dépasse un peu la limite d’une promenade. Peut-être que les organisateurs estimeront que le retour par la Porte-Maillot n’est pas si important qu’il implique un tel sacrifice.
- Les touristes devront pourvoir, eux-mêmes, à leur logement et au garage de leurs véhicules ; l’A. C. F. ne s’occupera d’eux que pour leur faire donner un départ officiel et chronométrer leurs heures d’arrivée et de départ. On ne chronométrera pas, comme pour les courses do vitesse, leur arrêt aux passages à niveau. Ceci dit, pour que les chau-feurs désireux de concourir prennent bien leurs précautions.
- Le droit d’entrée pour les touristes est fixé à 100 francs par voiture et 50 francs par motocycles jusqu’au 30 juin. Aucune inscription ne sera admise après le 30 juin à minuit.
- Les concurrents partiront dans leur ordre d’inscription.
- Le l'r prix sera décerné à une voiture ayant fait le parcours avec au moins six personnes à bord; le 2" à une voiture de quatre places et ainsi de suite en donnant toujours la préférence aux voitures contenant le plus grand nombre de voyageurs
- C’est la Commission qui établira”après la course la répartition des prix qui se composeront des bénéfices de l’exposition des Tuileries et des entrées de chaque catégorie. Il a été toutefois décidé que les entrées des touristes resteront aux touristes et celles des coureurs de vitesse à cette dernière catégorie.
- Tout véhicule qui n’aura pas réalisé une vitesse moyenne de 15 kilomètres à l’heure sera mis hors concours.
- Les chauffeurs qui désirent s’inscrire dans l’une ou l’autre des deux catégories, devront être porteurs de leur brevet et de la permission de circuler sur leur voiture. Ils ne pourront circuler à l’étranger que sur la production de ces pièces.
- Voici les engagements regus jusqu’à ce jour pour la course Paris-Amsterdam :
- 1. Charron..................... vitesse
- 2. Gilles-Hourgières............... —
- 3. Clément......................... —
- 4. de Périgord..................... —
- 5. Leys............................ —
- 6. Fougerat........................ —
- 7. E. Voigt........................ —
- 8. II. de Knyff.................... —
- 9. Pierron......................... —
- 10. Pi. Vinet....................... —
- 11. E. Gaudrey...................... —
- 12. de Dietrick..................... —
- 13. de Tarckheim.................... —
- 14. R. Loysel....................... —
- 15. vicomte de Lacombe.............. —
- 10. Lord Carnavon................... —
- 17. Anlony......................
- 18. Alberto de Santos Dumont.... —
- 19. Petit........................... —
- 20. Isaac Kœchlin................... —
- 21. Kraentler....................... —
- 22. Doriot.......................... —
- 23. Charles Piet Lataudrie..... 'touriste
- 24. Delizy.......................... —
- 25. E. Marschon..................... —
- 26. Gaëtan de Meaulne............ vitesse
- INDICATEUR de pentes pour voitures, 30 fr. ; pour tricycles et bicyclettes 25 ir., pris dans nos bureaux.
- Petites Nomelles
- Un service automobile à Besançon
- Les services publics d’automobiles, appelés pourtant à rendre de si grands services en France, sont encore si rares que nous pouvons signaler au fur et à mesure l’apparition d’un de ces nouveaux chemins de fer de pays pauvres.
- Voici qu’un service s’établit dans le Doubs entre Salins, Quingey, Besançon et Marchaux. Les essais effectués avec un omnibus à vapeur ont été des plus satisfaisants. Nous avions déjà annoncé que des expériences allaient se faire entre quelques-unes de ces localités. Une souscription est désormais ouverte à Besançon pour constituer une Société d’exploitation. Les dépenses sont évaluées à 30 000 francs environ. C’est dire que la somme sera bientôt couverte.
- * *
- Une Course de Motocycles à Spa
- M. Léon Derrier organise, sous le patronage de l'Automobile-Glub de Belgique, une course de motocycles avec 1 000 francs de prix.
- L’épreuve sera courue le 3 juillet à Spa.
- Le règlement est en ce moment à l’étude.
- * +
- La Coupe des Motocycles
- Cette épreuve qui se court le mardi 14 juin a réuni les engagements suivants :
- 1. Léon Bollée Le Mans
- 2. Tart Paris
- 3. Mouter —
- 4. Deckert —
- 5. Farman —
- 6. Brandt —
- 7. E. Gardon —
- 8. Ph. Marot —
- 9. P. Caron —
- 10. E. Duboc
- 11. Wilfrid —
- 12. Léon —
- 13. Ricard —
- 14. Griet —
- 15 de Santos-Dumont
- 16. Marcellin —
- 17. Osmond —
- 18. Ourv -
- 19. Bardin —
- 20. Corre —
- 21. Jamin Le Mans
- On sait que le prix de cette course de motocy
- clés ne devient la propriété du vainqueur que lorsque celui-ci Ta gagnée deux fois de suite.
- Le vainqueur de l’année dernière a été M. Léon Bollée, le même qui a été disqualifié dans le Critérium des motocycles parce que sa voiturette pesait plus de 200 kilos.
- *
- * *
- A bas l’octroi!
- Du Vélo :
- A ce cri poussé depuis dix ans par la population de la France entière, a répondu (enfin, enfin!) une loi récente sur le dégrèvement des boissons hygiéniques (oh ! combien !)
- Maintenant il faut remplacer les taxes sur les boissuns par d’autres taxes.
- Le Conseil municipal de Maisons-Laffitte vient d’avoir l’idée originale de faire supporter une partie du remplacement aux automobiles.
- Dans sa dernière séance il a décidé que les automobiles paieront une taxe supplémentaire de 15 fr. pour deux places et de 30 francs au-dessus de deux places. Les tris, bis, ou quadris à moteur paieront trois francs par place.
- Allons, ça va bien ! Taxe pour l’Etat, re-taxe pour les communes ! L’automobile a bon dos.
- p.382 - vue 385/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 383
- Bientôt, j’espère, le Conseil municipal de Maisons-Laffitte établira un petit péage à la sortiu du pont de Sartrouville... Ça ferait de l’argent, vous avez, car il y passe du monde en automobile, le dimanche surtout.
- Ça en ferait plus que la taxe nouvelle qui produira dans les quatre-vingts francs, les automobiles inscrites à Maisons-Laffitte ôtant, paraît-il, au nombre de... deux.
- Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
- * +
- Service d’Automobiles
- La Compagnie générale des automobiles qui vient de se fonder à Dijon, cours du Parc, commencera son service public entre Dijon, Gevrey et Nuits par la Côte dans la première quinzaine de juillet.
- * *
- Nobles contraventions
- Deux agents de police ont dressé contravention jeudi dernier dans les Champs-Elysées, à la duchesse d’Uzôs elle-même, pour vitesse exagérée en automobile.
- Et quelques minutes après, le duc d’Uzès était à son tour gratifié d’une contravention pour le meme motif, furious riding.
- Nous recevons la lettre suivante .
- Comme abonné depuis quelques années à votre llevue, je viens vous dire que je suis parfaitement de votre avis au 'sujet des courses d’automobiles qui font auprès de gens à convaincre beaucoup plus de tort que l’on se l’imagine. Ce que demandent le commerce, le rentier, etc., c’est une voiture solide, confortable,(plus élégante que ce qui se fait), à un prix modère et avec laquelle on puisse faire de 15 a 20 kilomètres à l’heure, pendant plusieurs jours de suite si c’est utile et que l’on puisse aussi laisser à la remise un temps illimité sans avoir à s’en occuper, ce qu’on ne peut faire avec un cheval.
- Voilà ce qu’il faudrait que les constructeurs comprennent, car les futurs acheteurs qui voient vendre une voiture de course ayant remporté un prix, cinq ou six fois le prix porté sur le catalogue, comprennent eux, fort bien, que ce n’est pas une voiture pareille que l’on leur livrerait. Alors, à quoi servent les courses ? A enregistrer de nouveaux malheurs !
- M. de La Valletle voudrait avoir sur les courses l’avis du public ; j© me permets de lui communiquer une idée :
- Voici l’exposition automobile qui va s’ouvrir et qui sera visitée en grande majorité par un public qui s’;ntéresse beaucoup à ce genre de locomotion, pourquoi ne demanderait-on pas l’avis des visiteurs à ce sujet, soit en leur remettant, en payant leur entrée, un questionnaire qu’ils rempliraient et remettraient au secrétariat ; soit encore, en leur donnant, toujours en entrant, un ticket qu’ils glisseraient, à leur choix, dans une des boîtes, indiquant chacune une vitesse différente, soit encore en leur demandant si oui, ou non, ils trouvent que les courses sont nécessaires, soit de toute autre manière.
- En dépouillant ce scrutin d’un nouveau genre, on y trouverait je crois, une indication très utile pour l’avenir, car jusqu’à présent les constructeurs ne pensent qu’à aller de plus en plus vite sans s’occuper du public, où ils trouveraient des acheteurs, qui attend toujours qu’il lui soit donné de pouvoir employer utilement et raisonnablement un moyen de locomotion qui devrait être économique et agréable et qui ne pense pas du tout à voir là un sport !
- Veuillez agréer Monsieur, mes salutations bien empressées.
- P.G.
- Sociétés
- Suivant un acte en date du 11 mai 1898 il a été formé entre M. Nicolas et trois commanditaires, une Société, ayant pour objet l’exploitation de brevets relatifs à moteurs à gaz et à pétrole, pris par M. Nicolas et de tous autres brevets à prendre par la suite pour des inventions similaires, la fabrication et la vente de moteurs à gaz, à pétrole et à l’électricité et de tous appareils mécaniques l’installation des ateliers, usines et magasins jugés nécessaires pour la fabrication et la vente dés appareils.
- Le siège social esi 14. impasse Gaudelet (114, rue Oberkampf), sous la raison P. Nicolas et Cie. Le capital social est fixé à 65.G00 francs.
- (Petites Affiches, 30 mai 1898).
- * *
- Par un acte en date du 23 mai 1898, il est formé, sous la raison sociale : Mot et Dumond, une Société ayaut pour objet l’exploitation de motocycles, etc. Le siège social est rue Desrenaudes, 57.
- (Loi du 4 juin 1898).
- *
- ¥ *
- MM. les actionnaires de la Société des Générateurs à vaporisation instantanée (système Ser-pollet), Société anonyme au capital de 2 millions de' francs, dont le siège social est à Paris, rue Cam martin, 61, sont convoqués en assemblée générale ordinaire au siège de la Société, pour le lundi 27 juin 1898, à onze heures d-u matin.
- (Petites Affiches, 4 juin 1898).
- ¥
- Par un acte en date du 20 mai 1898, il est formé sous la raison : Champagne et Cie, une Société avant pour objet la fabrication de plaques d’accumulateurs, au capital de 72 000 francs.
- Le siège social est avenue des Ecoles, 14, à Vitry (Seine).
- tDroit du5 juin 1898).
- *
- K *
- Les actionnaires de la Société Générale de Transports automobiles sont convoqués en assemblée générale extraordinaire, pour le vendredi l6* juillet 1898, à cinq heures de l’après-midi, au siège social, 56, rue de Provence, à Paris.
- Objet de la réunion :
- Changement de la dén 'imination sociale;
- Modifications aux statuts.
- (.Petites Affiches, 9 juin).
- ♦ ¥
- MM. les actionnâmes de la Société de Traction électrique (système J.-J. Heilmann), 38, rue de Laborde, à Paris, sont convoqués en assemblée générale ordinaire, pour le samedi 25 juin 1898,à trois heures, au siège social.
- (Petites Affiches, 10 juin).
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excirsion aux Gorges du Tarn par le Bourbonnais
- Les-Compagnies P L. M., Orléans et Midi organisent, avec le concours de l’agence des Voyages Economiques, une excursion aux Gorges du Tarn suivie d’une visite à la vieille cité de Carcassonne, du 19 au 29 juin 1898.
- Prix (tous frais compris) : l‘e cl. 260 fr. ; 2e cl. 230 fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, à l’agence des Voyages Economiques, 17, rue du faubourg Montmartre et 10, rue Auber, à Paris.
- « PNEU ENGL.EBERT «pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cle, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.383 - vue 386/833
-
-
-
- 384
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- ta Constructeurs le Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 128, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C%92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brevetée, motocycles, à Chârtrcs.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C18 des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuillv.
- Cle générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cie des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas, 183 bis, faubourg Poissonnière, Paris.
- David, moteur P.Gautier, 19,rue Geofiroy-S-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C', 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système .L Bouché.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C‘% 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout. Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Société Continentale d’Automobiles, système Gau-tier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Société des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Société anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Société anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Société Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Société Française d’Automobiles (voitures Gaillar-det), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie généTale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et Ce, 12, rue de Crimée, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Bibliotbèpe de la «Locomotion antonio»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2' — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3e — — à pétrole............. 5 »
- 4e -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles ar Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre
- feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DEsMARES, 161, avenue du Roule, Néuilly-aur-Seine
- p.384 - vue 387/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 25
- 23 Juin 1898
- REVUE des VOITURES et VÉHICULES
- do TOURIHG-CLUB de FRANCE
- SOMMAIRE DU iV 25
- Les deux événements, L. Béguin.
- Concours de voitures de place automobiles de l’Automobile-Club de France,E.Hospitalier. Informations.
- Les accumulateurs Fulmen.
- Voiture électrique Bouquet, Garcin et Schivre. La voiture Tourey.
- Exposition d’automobiles, organisée par VAutomobile-Club de France.
- La fin d’un incident.
- Gare aux règlements, A. Rodanet.
- La Victoria Peugeot.
- Appareil pour la désinfection des gaz d’échappement des moteurs à pétrole.
- Bibliographie.
- Automobile-Club de France.
- La Coupe des motocycles.
- Petites Nouvelles.
- NOUVELLE VICTORIA PEUGEOT
- p.n.n. - vue 388/833
-
-
-
- 386
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les deoï événements
- Le Concours des fiacres électriques, l’Exposition des Tuileries, voilà les deux événements remarquables du moment; nous sommes d’autant plus heureux de féliciter l’Automobile-Club de France de ces deux succès que nous n’avons jamais hésité à critiquer ses actes lorsqu’ils nous ont paru préjudiciables à l’industrie automobile. Grâce à MM. Forestier et Hospitalier, d’un côté, à M. Rives, d’un autre, secondés par de dévoués collaborateurs, nous avons assisté à ces révélations formidables d’un état de choses que beaucoup ignoraient encore, savoir : que la traction électrique dans Paris est dès maintenant chose possible et avantageuse; et que ce n’est plus chez un seul constructeur qu’on peut faire son choix d’une voiture à pétrole ou électrique, mais chez dix, vingt... Voilà le public éclairé, il le sera plus encore quand il aura lu les articles que nous consacrons à ces deux manifestations, ceux de M. E. Hospitalier concernant les fiacres électriques, ceux de M.G. Desjacques sur les nouveautés de l’Exposition de l’A. C. F.
- Et, à ce propos qu’on nous permette de dire combien nous avons été heureux d’applaudir au triomphe des accumulateurs Ful-men aveclesfiacres Kriéger, Jenatzy etjean-taud ! On a eu beau jeu à nous vanter les mérites des fiacres anglais quand il ne s’est agi que d’une réclame de presse ; mais un Concours sérieux a mis au point les mérites comparatifs des uns et des autres. Le puf-fisme qui menace de nous envahir si nous n’y prenons garde ; ce putfisme qui faisait annoncer à certaine Compagnie de voitures la mise en exploitation d’un nombre considérable d’automobiles électriques pour une époque qui maintenant est je crois dépassée, qui faisait adopter par cette Compagnie,des véhicules étrangers au grand étonnement des gens sensés, ce même puffisme qui se manifeste dans des vantardises de vitesses absurdes, dans des défis lancés à tous les échos à la grande joie d’une certaine presse, il n’a pas tenu devant les épreuves sérieuses où la vérité se tait un jour sévère, où des hommes compétents contrôlent les résultats, où le public est appelé à juger et à dire son mot.
- Certes il y a des progrès à faire ancore ! l’accumulateur s’est montré au-dessus de sa tâche pour la circulation dans Paris, peut-être arrivera-t-il de plus à contenter le touriste sage, celui qui tient à admirerles sites sur sa route et non pas seulement à brûler le sol ; celui qui consent à ne faire par jour que ioo à iy kilomètres, mais cela d’une façon intéressante et non pas pour lutter contre la locomotive.
- De même l’automobile à pétrole a encore un défaut ! Au risque • de liguer tous les constructeurs réunis contre la Locomotion Automobile, disons-le, elle est encore bien chère ! Mais la concurrence aplanira tout cela et déjà plusieurs maisonsontma foi des prix fort raisonnables.
- En somme voilà de bons moments que ceux où l’on constate des efforts intelligents propres à encourager véritablement l’industrie qui nous est chère ; où l’on voit la déroute de ces réclames exagérées, qui ne résistent jamais à la pratique, et l’éclosion d’une ère de tentatives sérieuses suivies à bref délai de l’exploitation sous toutes ses formes. Et au milieu des difficultés que rencontre la Locomotion Automobile dans un certain monde à cause de sa franchise si connue, voilà une étape reposante et qui lait bien augurer de l’avenir.
- L. Béguin.
- Concours ds Voitures de place automobiles
- de l’Auto mobile-Club de France
- Le Concours de fiacres de XAutomobile-Chib de France a été une révélation pour les profanes et un enseignement précieux pour les initiés : il a montré que les voitures électrique-s pouvaient franchir facilement 60 kilomètres par jour, sur les rudes itinéraires que nos lecteurs connaissent, tout en conservant une réserve suffisante pour parcourir, en cas de besoin, 20, 30 et même 40 kilomètres de plus avant épuisement complet des batteries.
- L’étude que nous voulons leur consacrer ici comprendra deux parties : la première sera consacrée à l’examen des dispositions des véhicules qui ont effectivement participé au concours ; la seconde résumera les résultats acquis, d’après les chiffres officiels recueillis dans les expériences du Ier et du 11 juin et sur le parcours des neuf itinéraires, et signalera les points qui réclament des perfectionnements pour laire du fiacre électrique le véhicule incontestable et incontesté dans les villes dès l’aurore du siècle prochain.
- I. — DISPOSITIONS DES VÉHICULES
- On sait déjà que trois maisons seulement ont effectivement pris part au concours, en présentant onze véhicules que nous désignerons à l’avenir par leur numéro matricule d’inscription sur la liste des engagements.
- i° Kriéger. i. Coupé, 4 places. 2. Victo-^ ri a, 2 places. 3. Vis-à-vis^ 4 places. 16. Coupc à galerie, 4 places.
- p.386 - vue 389/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 387
- 2° CoMPAGNIË GÉNÉRALE t)ES TRANSPORTS automobiles. 13. Coüpé, 2 places.
- 30 J eaRtaud. 21. Coupé, 3 places. 22. Coupé, 2 places. 23. Landaulet, 2 places. 24, Mylord, 2 places. 25. CæÆ, 2 places. 26. Drojky, 2 places.
- Nous étudierons successivement ces véhicules, dont les caractères sont souvent communs lorsqu’ils sont de même marque, dans l’ordre indiqué ci-dessus.
- 1. — Voitures Kriéger Nos /, 2, y, 16.
- Sur les quatre voitures présentées par M. Kriéger, trois surtout méritent de fixer notre attention; elles portent les nos 1, 3 et 16. La Victoria n° 2 est la voiture d’essai, d’un type aujourd’hui abandonné par l’inventeur, et dont les dispositions spéciales ne présenteraient pour nos lecteurs qu’un intérêt rétrospectif.
- Les voitures 1, 3 et 16 sont absolument
- identiques et ne diffèrent que par leurcarros-serie facilement interchangeable.C’estlà une considération importante au point de vue du capital engagé et *de l’encombrement, puisque, du jour ail lendemain, le coüpé peut se transformer en Victoria ou inversement, en n’immobilisant qü’une caisse de rechange.
- Les roues, en bois, sont garnies de pneumatiques à l’avant, de pneumatiques ou de bandages en caoutchouc plein à l’arrière(i6). L’avant-train à la fois moteur et directeur est à double pivot, et chacun des pivots sert de support à un moteur électrique d’une puissance normale de 3 000 watts attaquant directement par un pignon à denture hélicoïdale une roue dentée montée sur la loue : il est difficile de concevoir une disposition plus simple,dont les moteurs soient plus facilement accessibles pour les visites, les nettoyages, les réparations ou les remplacements. Le châssis droit, en bois et acier, supporte, par l’intermédiaire de ressorts, les caisses d’accumulateurs et la caisse de
- Combinateur des voitures Kriéger Nos /, 3 et 16.
- POSITIONS DU COMBINATEUR ROLE DEUX BATTERIES EXCITATIONS DËUX INDUITS
- O Arrêt Tension Ouvertes Ouverts
- I Démarrage Dérivation Shunt et série Tension
- 2 20 vitesse — Série —
- 3 3e — Tension Shunt et série —
- 4 4e — Série —
- 5 5e — — Shunt et série Quantité
- 6 6e — .— Série —
- 00 Freinage sans récupération Quantité Shunt Court-circuit
- — 1 Marche arrière — Shunt et série en tension et inversés
- la voiture. Ces caisses d’accumulateurs, au nombre de deux, sont disposées l’une à l’avant, l’autre à l’arrière de la voiture, et peuvent être facilement retirées pour les visites ou les rechanges,sans qu’il soit nécessaire de faire ou de défaire aucune connexion.
- Chacune des batteries d’accumulateurs se compose de 22 éléments Fulmen couplés en tension, du type B à 17 plaques, pesant 10,4 kilogrammes par élément.
- Chaque moteur se compose d’un induit en tambour entouré d’un inducteur à 4 pôles rayonnants sur lesquels sont roulées quatre bobines d’excitation, deux en série, à gros fil, deux en dérivation, à fil fin. La carcasse polygonale sur laquelle sont fixés les pôles torment un carter qui enveloppe et pro--tège très efficacement le moteur.
- La manœuvre complète de la voiture comprend quatre organes distincts :
- i° Une direction à volant horizontal agissant sur les roues d’avant.
- 20 Un combinateur à levier pour les différentes vitesses,l’arrêt et la marche arriéré.
- 30 Un frein à pédale, agissant sur.la roue arrière et coupant le circuit.
- 40 Un bouton de récupération manœuvré au pied.
- Le combinateur comprend huit positions définies par le tableau synoptique ci-des-sus.
- A certaines vitesses, les positions 1 et 3 du combinateur font un freinage relatif, ou, plus exactement, tendent à limiter la vitesse du véhicule et l’empêchettt de s’emballer. C’est un premief freinage ralentis-seur, que l’on obtient volontairement à toutes les vitesses en appuyant avec le pied sur un bouton qui assure l’excitation shunt et met l’excitation série en court-circuit. Le freinage sur la position 00 est plus énergique et agit aux faibles vitesses. Le frein à pédale produit l’arrêt complet. Il n’y ni frein à sabots, ni frein empêchant le recül, ni béquille, ni rochet. L’arrêt en forte rampe se
- p.387 - vue 390/833
-
-
-
- 388
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- maintient par un artifice, ou plutôt un expédient qui consiste à manœuvrer le combi-nateur en trémolo sur les positions o et i, ce qui produit une sorte de piétinement (?) sur place auquel M. Kriéger renoncera d’ailleurs dans ses nouvelles voitures en disposant un rochet ou un frein à bande agissant dans les jeux sens.
- 2- — Voiture de la Compagnie générale DES TRANSPORTS AUTOMOBILES N° IJ
- Fn dépit d’un préjugé suranné, le nombre .4 n’a pas porté malheur au coupé présenté par la C. G. T. A., et conduit par son inventeur M. Jenatzy. Sa voiture présente moins d’originalité que celles présentées par ses concurrents, mais elle n’en a pas moins admirablementfonctionné, et détient, jusqu’à nouvel ordre, le record des longs parcours sans recharge, puisque le vendredi io juin, apres son parcours, réglementaire de 6o kilomètres, elle a roulé sur 45 kilomètres de plus avant de rentrer dans le parc de recharge.
- Sans recherches esthétiques spéciales, M. Jenatzy a simplement approprié une caisse de la Compagnie générale des voitures à la locomotion électrique en la montant sur un avant-train directeur à essieu brisé et un arrière-train moteur. Les accumulateurs Fulmen, au nombre de 44, du type B à 21 plaques, sont disposés dans deux coffres placés l’un à l’avant, l’autre à l’arrière de la caisse.
- Le moteur unique, excité en série, actionne un arbre intermédiaire sur lequel sont montés le différentiel et un frein à ruban agissant dans les deux sens.
- Pour simplifier autant que possible le oombinateur et les manœuvres, M. Jenatzy a supprimé radicalement la récupération et le freinage électrique.
- Le combinateur se réduit à une simple manette tournant autour d’un axe vertical et qui sert à intercaler le moteur dans le circuit avec interposition de résistances variables pour passer de la position de démarrage à la position de marche normale. Le même mouvement en sens inverse place le moteur dans les mêmes conditions pour la marche •arrière, ce qui permet à cette voiture de rouler aussi vite en arrière qu’en avant, ce que nous avons eu l’occasion de constater personnellement. Cette propriété n’est pas intéressante avec un coupé, mais elle peut être utilisée avec avantage dans certains cas, lorsque la forme du véhicule permet à son conducteur de surveiller la route qu’il veut suivre.
- Les changements de vitesse s’obtiennent en divisant la batterie d’accumulateurs en deux groupes de 22 éléments chacun couplés à volonté en quantité — petite vitesse — ou en tension — grande vitesse— à l’aide d’un commutateur spécial.
- Pour les fortes rampes, un changement de vitesse mécanique commandé par un levier spécial actionné par la main gauche du conducteur, permet de réduire la vitesse dans le rapport de 100 à 67. La combinaison du couplage des accumulateurs, du changement de vitesse et des’ résistances intercalées en circuit donne à la voiture une grande souplesse et une grande élasticité d’allure.
- Le freinage se fait en agissant sur l’arbre intermédiaire par un frein à ruban commandé à la pédale. En station, la voiture est immobilisée par un frein à sabots agissant sur les pneumatiques des roues d’arrière.
- La manivelle commandant ce frein devrait commander un interrupteur général du courant, en vue d’éviter que, par inadvertance, le conducteur n’essaie de partir avec les freins à sabots serrés, ce qui serait également nuisible aux accumulateurs, au moteur et aux pneumatiques. C’est une lacune facile à combler.
- Si, par son fonctionnement irréprochable, la voiture Jenatzy méritait un premier prix, il faut bien reconnaître que ses formes inélégantes, son poids élevé relativement à la charge utile transportée, son poids total d’accumulateurs, matériel éminemment amortissable, et sa consommation journalière d’énergie électrique à l’usine, ont plus que compensé sa marche régulière, et amené le jury du concours à ne lui donner que le second prix de la catégorie des voitures à deux places.
- L’examen des dispositions générales des voitures présentées par M. Jeantaud fera l’objet de notre prochain article.
- E. Hospitalier.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Inventeur de province ayant mis an point une voiture qui reviendrait, pour trois places, à 1 200 francs, fabriquée en grand, voudrait trouver constructeur avec qui s’arranger.
- p.388 - vue 391/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 389
- Informations
- Société Industrielle du Nord de la France
- Dans sa séance du 13 juin 1898 la Commission d’organisation du Concours d’automobiles a décidé :
- i° Que l’extrême limite de la réception des automobiles ne prenant part qu’à la course de vitesse serait reportée au 30 juillet à midi;
- a0 Que les voitures qui ne prennent part qu’à l’Exposition pourront sortir tous les jours le matin jusqu’à midi.
- Il est bien entendu, que les voitures de course seront admises dès l’ouverture de l'Exposition si cela convient à leur propriétaire.
- * *
- De notre correspondant de Biarritz :
- La Commission de la Course d’automobiles a arrêté dans sa séance d’hier, les grandes lignes de la Course organisée par le Comité des fêtes pour le 21 août, de Bordeaux à Biarritz.
- Deux séries ont été constituées au-dessus et au-dessous de 400 kilos en ordre de marche.
- Les prix aeront ainsi distribués :
- Première série. ier prix : 1 000 francs et la moitié des entrées de la série.
- 2e prix : 400 francs; 30 prix : 200 francs.
- Deuxième série. i"rprix : 500 francs et la moitié des entrées de la série.
- 2e prix : 250 francs; 3e prix : 150 francs. Il y aura en outre d’autres prix, en espèces, médailles et objets d’art
- Les entrées ont été fixées à 25 francs pour la première série et à 15 francs pour la deuxième. Pour tous renseignements s’adresser au secrétaire de la Commission, M. Lafitte, mécanicien, 6, place de la Liberté.
- * *
- Beaucoup de nos lecteurs nous demandent si la course Paris-Amsterdam aura lieu; quien sabe! voilà que M. Meyan vient de donner sa démission d’organisateur de la partie hollandaise du parcours. Alors? Nous ne pouvons croire que le directeur de la France Automobile se soit subitement converti à nos idées, ce serait un trop beau succès !
- Puis le gouvernement Hollandais se met de la partie ; il exige toutes sortes de renseignements, l’indiscret ! Nombre de concurrents, forme des véhicules, vitesses probables, que sais-je encore? Et nous, qui nous figurions que c’était pour lui faire plaisir que l’on allait là-bas risquer sa peau et le reste ! Il est vrai que, in petto, nous nous en doutions un peu, sachant combien la reine Wil-helmine aime peu la bicyclette, malgré qu’on en ait dit, et pas beaucoup plus l’automobile.
- Donc actuellement, pas possible de donner d’assurance formelle que Paris-Amsterdam aura lieu! C’est les constructeurs qui seraient contents si...
- D’ailleurs, voilà ce que dit encore la France Automobile à propos de Bruxelles Spa :
- — Un de nos amis de Belgique qui a fait,pour se rendre compte, l’itinéraire de la course Bruxelles-Spa nous écrit :
- « Il serait bon de prévenir les chauffeurs français du danger des côtes dans la partie du trajet vers Ardenne ; celles-ci seront effrayantes au
- train de course, et si les concurrents français roulent de la même façon qu’en France, ce sera un vrai carnage ! » —
- Eh ! eh ! les aurions-nous convertis décidément ? Admettre qu’une course n’ait pas lieu, admettre qu’il y ait danger à aller vite ! Ma parole, on croirait que c’est la Locomotion Automobile qui a écrit ces lignes !
- Les Accumulateurs Fulmen
- Les accumulateurs Fulmen, dont on connaît depuis longtemps la qualité remarquable, viennent de se signaler plus particulièrement à l’attention du public à l’occasion du Concours de Fiacres. Les Fulmen ont lutté entre eux : les trois maisons qui ont affronté les épreuves emploient en effet ces accumulateurs.
- Nos lecteurs connaissent tous les détails de ces accumulateurs que M. E. Hospitalier a soigneusement étudiés et dont il a consigné les données numériques dans notre numéro du 21 avril dernier.
- Le Concours des Fiacres nous a procuré l’agréable surprise de voir le résultat dépasser les prévisions. Tous les véhicules, Kriéger, Jeantaud et Jenatzy, ont accompli dans les expériences d’épuisement des parcours considérables, plus longs qu’on ne le supposait d’habitude.
- Ces véhicules^, ajoutons-le, portaient un poids d’accumulateurs relativement faible. Le rapport du poids des batteries au poids total était, en effet, de 26 pour 100 à 29 pour 100 dans les Kriéger, 31 pour 100 pour la Jenatzy et 27 à 30 pour 100 dans les Jeantaud.
- Nous reviendrons en détail sur ces batteries dont l’emploi se généralise de plus en plus. Disons seulement que M. Brault, le sympathique, administrateur-délégué de la Société Fulmen nous a annoncé que dorénavant il ne livrerait plus de batteries à bacs en celluloïd mais seulement en ébo-nites pour écarter les dangers d'incendie.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique composé d’ingénieurs competents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chan-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour tricycles et bicyclettes 25 lr.
- Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; co!is.-postal en sus.
- p.389 - vue 392/833
-
-
-
- 390
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiture électripe Bouquet, Garcin et Suivre
- La voiture qu’exposent MM. Bouquet, Garcin et Schivre peut être considérée comme la voiture du promeneur ennemi des mécanismes compliqués et désirant avoir sous la main une voiture toujours prête à partir sans préparatifs, ni surveillance.
- Les organes mécaniques se réduisent à un simple arbre intermédiaire muni d’un train d’engrenages différentiels: il en résulte une grande simplicité de surveillance et de graissage (3 graisseurs à fonctionnement automatique en totalité sur la voiture).
- Le moteur électrique est très simple. Son entretien et sa surveillance sont nuis car il se réduit à
- une simple bobine tournant dans deux paliers graissés automatiquement.
- La manœuvre de la voiture est très aisée : un volant unique donne à lui seul, pour une rotation de 300 degrés environ, le démarrage, 7 vitesses, le freinage électrique plus puissant que le frein ordinaire et la marche arrière avec 3 vitesses. La voiture exposée présente upe manette spéciale de changement de marche qui se trouve supprimée dans un nouveau modèle de eombinateur.La voiture peut se charger sur n’importe quel secteur d’éclairage électrique sans nécessiter un tableau de dis-
- tribution, avec commutateurs et résistances de réglage de la charge. Le véhicule contient en lui-même tous les appareils nécessaires, ainsi qu’un câble souple à deux conducteurs de 10 mètres de longueur pour la prise du courant de charge sur deux bornes quelconques d’un réseau d’éclairage.
- Avant de nous engager dans la description détaillée de la voiture, disons que les chiffres et résultats que nous donnons d’après les constructeurs sont garantis par eux avant tout achat. Nous félicitons cette maison d’entrer bravement dans cette voie qui peut seule conduire à la bonne entente enlre le producteur et le client.
- (1) 34, rue Taitbout, Paris»
- Le type de voiture que nous reproduisons peu recevoir quatre personnes et ne pèse que t50 kg. avec une batterie d’accumulateurs de 350 kg.
- Los moteurs ne pèsent que 10 kilos par cheval-vapeur effectif au régime normal et les accumulateurs ont une capacité de 22 à 25 ampères-heures par kilogramme de plaques aux régimes de décharge compris entre 3 et 4 ampères au kilogramme; 'ils sont de plus insensibles aux régimes les plus exagérés de décharge; on ne constate qu’une petite diminution de capacité.
- Courant normal................ 15 à 20 ampère»;
- Résistance obmique de l’induit ........................ 0.15 ohm
- Résistance ohmique de l’inducteur ............ .......... 0.10 oh ne
- p.390 - vue 393/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 891
- Puissance normale du moteur. 4 à 5 chevaux
- Poids du moteur............... 40 kg.
- Induction magnétique spécifique dans l'inducteur........... 13.000 gauss
- Induction magnétique spécifique dans i’induit.............. 12.000 gau*s
- Densité de courant par m/mS
- dans les fils de l’induit.... 2 ampères
- Densité du courant par m/‘52 dans les fils de l’inducteur... 1.8 ampères Nombre de tours à l'allure de
- 20 kilomètres................ 1.500 tours
- Echauffement après 5 heures de
- marche....................... 55° cent.
- Rendement électrique................ 0,03
- Rendement industriel................ 0,87
- Rendement total,compris les organes mécaniques, mesuré au frein sur les roues................. 0,80
- Ces chiffres donnés par les constructeurs sont remarquables étant donné le poids extrêmement faible du moteur. Déduction faite du poids des accumulateurs et du moteur soit environ 390 à 400 kg., il reste pour l’ensemble de la voiture de 5 à 600 kg. qui permettent de lui donner une robustesse à l’épreuve de toutes les fatigues delà route Les résultats obtenus et garantis par les inventeurs avec tous les modèles touristes sont les suivants :
- Parcours total en palier sur route à l’allure de 20 à 25 kilomètres à l’heure ou en ville sur terrain varié à l’allure de!5 à 20 kilomètres à
- l’heure................................. 130 kilom.
- Parcours sur route ordinaire moyennement accidentée,par exemple Mantes aller et retour......................... 110 kilom.
- Parcours sur route très accidentée Versailles, Celle-Saint-Cloud. Saint-Nom-la-Bretèche, Forêt de Marly..... 95 kilom.
- Ges résultats réalisés, paraît-il, par les premières voitures, sont inférieurs à ceux que les constructeurs pensent obtenir av c de nouveaux accumulateurs en cours de fabrication.
- Le voltage et la consommation en ampères peuvent être vérifiés à tout instant sur le voltmètre et l’ampèremètre dont est munie chaque voiture.Deux lampes à incandescence, dissimulées dans la caisse de la voiture, peuvent éclairer les cadrans de ces appareils
- Un dispositif automatique évite les courts-circuits. En outre la voilure porte en efle-rnème tous les appareils de réglage nécessaires à la charge sur un circuit quelconque fonctionnant au potentiel de 110 à 120 volts; de sorte qu’il suffit de trouver deux bornes de prise de courant, sans aucun tableau de distribution, muni des appareils réglementaires tels que disjoncteur, rhéostat, ampèremètre, voltmètre etc. Il est d’autre part impossible de charger la batterie à l’envérs.
- La batterie d’accumulateurs de la voiture est instantanément accessible ou amovible ; la charge peut donc s’effectuer soit dans la voiture, soit au dehors.
- Ces voitures sont encore livrées avec un appareil automatique qui ’coupe le courant quand la charge est complète ; ce qui supprime toute dépense superflue de courant pendant les charges nocturnes.
- Enfin un compteur indique à tout instant de la décharge, ou de la charge, respectivement la quantité d’électricité restant encore dans la batterie avant épuisement complet ou la quantité d’éieclri-eité à fournir pour parfaire la charge complète.
- Les constructeurs estiment que le chargement d’une batterie de 850 kilos coûte,à Paris, de 5 francs à 6 fr. 60,prix qui peuvent s’abaisser dans une forle proportion en province ou dans des usines particulières.
- La Voiture Tourej(1)
- Nous 7 signalons à nos lecteurs la voiture exposée" par M. Jules Tourey. Ce « petit duc » à deux places avec siège à l’avant pour deux personnes est muni d’un moteur à pétrole de 4 chevaux. Le poids du véhicule est de 500 kilogrammes. Il mesure 2'" 30 de
- long sur in'35 de large. La construction en est robuste et soignée.
- La consommation est d’environ un demi-litre par cheval et par heure ; 1 allumage est électrique.
- La voiture est bien comprise comme voiture de tourisme pouvant donner une vitesse moyenne de 20 kilomètres à 1 heure*
- (DLL Touu y, C6 rue do Sèvres. Paris.
- p.391 - vue 394/833
-
-
-
- 392
- LA LOCOMO1 )N AUTOMOBILE
- 393
- L'Exposition P'Antomols orpue par F Automobile-Club de Franee
- La première exposition d’automobiles organisée par l’Automobile-Club de France est aussi la première manifestation, purement industrielle qui ait remporté un aussi éclatant succès. La masse des non initiés, le gros public, a répondu avec enthousiasme à l’appel de notre société d’encouragement qui a, dans l’occurrence, bien justifié le tilre dont elle s’honore.
- Nous n’entreprendrons pas de décrire en ce moment toutes les curiosités de l’exposition. Un volume serait insuffisant pour le faire. D’ailleur« nous croyons qu’il y aurait peu d’intérêt pour nos lecteurs, à condenser ainsi des études trop variées et forcément incomplètes. Nous reviendrons successivement sur chacune des maisons présentant quelque nouveauté intéressante, au fur
- dité, nous avons indiqué les différentes maisons par les noms sous lesquels le public a l’habitude de les désigner. Le catalogue officiel permettra de retrouver la correspondance de ces désignations.
- Le nombre des constructeurs étrangers qui ont tenu à figurer à l’Exposition est relativement restreint. Nous étudierons en détail les résultats obtenu par ces maisons, résultats dont la compa-
- raison avec ceux de la fabrication française, présente en ce moment le plus haut intérêt.
- L’ensemble de l’exposition montre une amélioration sensible de l’élégance et du confortable des voitures. D’ailleurs quelques maisons nous montrent dans leurs stands une véritable étude de types divers de la carrosserie automobile.
- Pour la première fois le public a pu constater
- et à mesure de l’achèvement des travaux de nos divers collaborateurs.
- Nous avons voulu seulement contribuer à guider nos lecteurs à travers cette vaste exposition. Nous avons fait dresser, d’après le plan officiel, obligeamment mis à notre disposition, un dessin aussi simple que possible, indiquant la position des divers stands. Autant qu’il a été en notre pou-
- voir, nous avons tenu compte des modifications survenues après l’ouverture. Plusieurs exposants ne se trouvant pas suffisamment avantagés par l’emplacement que le sort leur avait attribue, se sont en effet déplacés en occupant quelques stands non utilisés par leurs titulaires.
- Nos lecteurs trouverons là toutes les indications nécessaires pour s’orienter. Pour plus de commo-
- que, même en mettant à part les trois maisons qui ont pris part au Concours des fiacres, l’électricité se trouve représentée par un assez grand nombre de stands. C’est le début de la concurrence qui va s’établir entre l’accumulateur et le pétrole ; la lutte durera jusqu’au moment où les avantages de chacun étant nettement établis, une division du travail s’établira, laissant probablement l’élec-
- tricite régner dans les villes et le pétrole sur les grandes routes.
- Un des résultats les plus curieux de l’Exposition est sans contredit l’apparftion de toutes les industries accessoires qui se greffent sur l’automobile. Sans parler des moteurs et des accumulateurs qui sont largement représentés, nous trouvons les roues, les pneumatiques, les lanternes et
- p.dbl.392 - vue 395/833
-
-
-
- 394
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- autres accessoires, les vêtements pour chauffeurs, les montres pour chauffeurs et même... les assurances pour chauffeurs.
- L’automobile a créé plus qu’une industrie nouvelle, elle a donné une nouvelle impulsion à toutes les industries.
- La fia fl'iin incident
- Nous reproduisons la partie principale d’un article que M. Hugues Le Roux a publié dans le Journal. Nous avons tenu nos lecteurs au courant de la violente sortie du spirituel écrivain et des polémiques qu’elle avait soulevées.
- Nous sommes heureux de voir que la note vraie semble se faire jour :
- A Paris, nous estimons que notre vie très précieuse est suffisamment défendue par le sceptre blanc, que les gardiens de la paix élèvent dans les carrefours, et par le coupe-choux qui leur bat le jarret au cours de leurs tournées nocturnes. J’ai vraiment eu l’impression que cette fiction est un peu surannée, lorsque, après deux mois d’absence, à mon retour du Sud, j’ai tenté, à pied ou à cheval, de pénétrer dans le Bois par la Porte-Maillot. Je me souviens, en particulier, d’un brusque nuage de grêle, crevant sur Paris, vers quatre heures du soir. Il avait rabattu tous ceux qui courent le Bois à la vapeur, sur crois ou quatre roues. Ils se sont jetés sur les grilles où affluaient en même temps qu’eux, vers la petite gare de Ceinture, toutes les nourrices affolées, les bonnes qui poussent des enfants dans de petites voitures, les mères qui en traînent d’autres par la main. Entre la grêle, les couacs des avertisseurs, les' coups de grelots des bicyclettes et les injures des cqchers, cette bousculade avait vraiment un aspect terrifiant.
- J’avais encore dans les yeux et dans les oreilles le souvenir de cette bagarre, quand j’ai eu l’émotion de cette surpiise, où j’ai cru qu’un des miens ou moi laisserait sa vie. Evidemment, c’est très ridicule, un monsieur qui a seulement failli être écrasé, une mère de famille qui s’alite sans autre blessure que l’angoisse dont elle a été bouleversée. Mais, entie la joyeuse minute où ces piétons apparaissent à certains conducteurs d’automobiles comme- de simples vilains qui n’avaient pas le droit de se trouver sur leur passage, et l’horreur d’une de ce ces aventures d’écrasenunt où de pauvres gens laissent, les uns leur vie, les autres leur bonheur, il n’y a que l’épaisseur d’un saut de côté, et tout le monde n’est pas leste.
- Les gens bien élevés qui, à cette heure, conduisent des automobiles, sont sûrement les premiers à détester les « goujats » qui se disqualifient à côté d’eux et qui feraient croire au grand nombre que ces voitures rapides ont été inventées pour en faire, entre les mains de quelques égoïstes féroces, un outil de lâche plaisir.
- 11 n’y a pas un homme de bon sens qui ne suive, avec un vif intérêt, les progrès de l’automobilisme. Quand il ne servirait, dans l’avenir qu’à économiser de la douleur animale, à épargner aux bêtes surmenées des martyres en échange desquels les religions devraiént bien leur promettre le paradis ! Mais il y a plus : les voitures automobiles vont nous permettre de faire tout à fait bonne connaissance avec ces routes de France que la bi-
- cyclette a déjà explorées. J’attends pour ma part, avant dè casser ma tirelire, que l’on nous ait créé cette « caravane » automobile qui sera le yacht de la terre, qui nous permettra.— qui sait? — de pousser jusqu’en Chine, sans changer de lit. Ce jour-là, je solliciterai, sans doute, l’honneur de faire partie des « Automobiles-Clubs », et je compte bien y être reçu comme un homme qui, selon ses moyens, aura rendu un important service à la corporation. Tous les honnêtes gens ont intérêt à voir expulser de leurs rangs les mauvais joueurs et les corsaires.
- Je fais le compte des profits et pertes de cette petite aventure.
- Au plaisir très vif que nous ont donné, dans l’occasion, nos confrères Claretie, Caran d’Ache, Alexandre Hepp, Capus, Grosclaude, d’autres que j’oublie, j’additionne les nombreuses lettres que nous avons reçues, le Journal d’un côté, moi de l’autre. Il y a, dans cette moisson d’approbations et de critiques spontanées, ample matière à éduquer nos philosophies, ce qui doit être la constante préoccupation des hommes de jugement.
- Mon premier étonnement a été de constater qu’une multitude d’honorables citoyens s’étaient formé, sur ma lettre à M. le préfet de police, des opinions favorables ou flétrissantes, sans l’avoir lue. Les uns me félicitaient d’avoir proposé des réformes dont je ne suis pas l’inventeur ; d’autres me vouaient aux gémonies pour avoir réclamé des sévices auxquels je n’ai jamais songé. J’ai tout d’abord été un peu alfligé de cette légèreté de nos contemporains, et puis, je me suis fait une raison. Pourquoi exiger que nos opinions, en matière de circulation à vapeur, soient plus réfléchies que nos convictions littéraires, dramatiques ou politiques ?
- Que répondre, psr exemple, au monsieur qui vous écrit :
- — Je voudrais bien voir comment vous vous y prendriez pour me tirer un coup de revolver, quand je vous aurai écrasé?
- Tout de même, on sent que l’on a perdu son temps lorsqu’un tombe sur l’épître, d’ailleurs fort spirituelle, du chauffeur qui déclare :
- — Si les piétons se mettent à porter des revolvers, j’arme mon automobile d’une mitrailleuse, et l’on verra bien qui aura la dernière manche !
- Les Américains ne causent pas autrement avec les Espagnols, quand un hasard inattendu vient à les mettre en présence.
- Il y a aussi un approbateur dont la sympathie afflige. C’est le personnage anonyme qui signe « un employé » et qui vous dit :
- — Je connais le nom du chauffeur dont vous vous plaignez. J’étais là quand il a failli vous passer sur le dos : c’est M. Un Tel... (Son patron).
- On reprend sa bonne humeur à la lecture d’un billet aussi bienveillant que celui dont m’a honoré M. le préfet de police, en réponse à une lettre privée que je lui avais adressée à côté de la publique. Qu’il reçoive ici, par mon intermédiaire, l’expression de la gratitude de beaucoup de braves gens. Sa décision les a soulagés.
- Je tiens encore à exprimer mes remerciements tout particuliers aux journaux de sports à trois et quatre roues, vélo-chauffeurs et tricyclo-mobiies. Ils ont été parfaits pour moi. Les plus agressils se contentent de me faire remarquer que j'aurais pu rater le chauffeur que je visais; les plus indignés m’appellent : « Hugues Le Roux et consorts* » Cela me laisse en bonne compagnie.
- p.394 - vue 396/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 395
- Dans le fond, les gens d’expérience, ceux qui ne sont pas seulement des marchands de réclame à tant la ligne, c’est-à-dire des agents de publicité nécessairement irresponsables, estiment que les plus dangereux ennemis de leur plaisir sont justement les gens que je visais, — - et que je n’ai pas ratés.
- Il en sera de même en France tontes les fois que, au nom du grand nombre, l’on réclamera contre les excès de quelques-uns. Pour en venir là, nous avons fait une révolution qui nous a coûté très cher et qui ne nous a pas légué que des bénéfices. Personne n’a plus le droit d’écraser personne, même pour se distraire.
- On me dira que personne non plus n’a plus le droit de tirer sur personne, mènje pour se défendre.
- D’accord.
- Je tirais, moi, un coup de pistolet dans la glace, — dans cette glace d’indifférence que je voudrais casser en petits éclats, car, malgré notre passion pour le cyclisme et nos fièvres de chauffage, nous nous y reflétons de plus en plus sous l’apparence d’ombres vajqes
- Hugues Le Roux.
- Gare aux règlements !
- Les Français se disent très amis de la liberté ; depuis qu siècje on a prôné, fêté, célébré cette belle déesse, on a prononcé en son honneur d’innombrables discours, il semble que nous ne puissions vivre sans elle, que la mort est préférable à sa perte et nous faisons tout eeqri’i! est nécessaire pour... l’étrangler. I| nous semble qu’il suffit d’inscrire le mot de liberté dans nos constitutions et sur le frontispice de nos monuments publics, pour que nous soyons pleinement satisfaits ! Il est bien à craindre que la liberté ne soit qu’une expression sans réelle signification pour le peuple Français. Ne pas avoir de roi, de tyran comme l’on disait sous la Révolution, c’est être libre ; peu importe que des réglements sans nombre, des décrets, des lois nous arrêtent à chaque instant dans le cours de notre existence. Si le texte prohibitif réserve la faculté à l’administration d’accorder une permission, le citoyen français se résigne ;i attendre plusieurs fleures daq$ l'antichambre de qqejqnê chef de bureau, quitte à s’en moquer plus tard. Nous n’avons pas de la liberté le sens précis qq'fl convient, avoir un droit et un recours devant un juge pour le faire valoir, s’il est opprimé ; et ce droit ne doit avoir pour limite que le droit d’autrui et celui de l’Etat, d’ailleurs réduit au mini-mun nécessaire pour l’existence de la collectivité.
- N’y a-t-il pas une ROtien plus digne fle la liberté dans la pensée que chacun de nous en restant dans les limites de son droit n’a rien à craindre de personne, qq£ l’état lui-même est impuissant à pénétrer dans notre propriété, dans UPfl'e système d’action vitale? C’est l’application du fameux cuique suum, la base de toute saine législation ; le peuple anglais, le seul peut-être dans l’qniyprs entier, qui pratique fermement la liberté individuelle a vraiment compris cette maxime. 11 n’a pas pris la peine de rédiger des constitutions, il
- vît sur la simple coutume, confiant dans la dignité des citoyens qui le composent et qui respectent la liberté d’autrui, entendant qu’on respecte la leur.
- Efl bien ! ce principe de self respect a besoin d’être epseigné à presque tops }es français et en particulier apx « chauffeurs » qui vont à un train d’enfer, brûlant les kilomètres, renversant les piétons et causant ta11! de dégâts, qu’une assurance pour les accidents d’automobiles, vient de se monter spécialement !
- L’administration s’est naturellement émue d’une telle façon d’agir, son attention a été sollicitée par les yicffmes, par U presse, par tout le public enfin. Le Préfet de police a tput d’abord pris un arrêté réglant la vitesse maxima des voitures automobiles en ville et hors Paris, puis il donne des ins-trnetions aux agents }eur intimant d’arrêtgr les cflauffeurs marchant a nne allure désordonnée et
- de leur dresser contravention-
- Qn parle d'imposer aux propriétaires l’obligation de porter nn nuniéro d’ordre sur )eurs voitures qui permettra aux agents de dresser contravention au passage de l’automobile. Qn peut être certain que les mesures administratives ne s’arrêteront pas à ces arrêtés,on interdira aux automobiles de circuler sans permission dans certaines rues, dans les allées du bois et des promenades suburbaines. La préfecture de police s’ingérera de m>Ue manières dans l’automobilisme, et finalement on ne sera plus maître chez soi.
- C’est précisément ce que nous voudrions éviter, l’application d’un système préventif remplaçant le système répressif, la mise en tutelle des citoyens dans cette branche sportive, comme la loi les y a placés si souvent dans les matières plus importantes de douane, de contributions indirectes ; comme qn parle de le faire pour la perception de l’impôt direct.
- Peut-être cet appel sera-t-il entendu de tous ceux qui voient dans Fautqfuobjljmvie autre cflose qn’nir sport, qui comprennent son intérêt industriel, l’immense facilité qu’il déplierait an commerce dn transport et ap développement économique du pays entier.
- Albert Rodanet,.docteur en droit, Avocaf à ja Cpur d’Appel.
- La ïifloria Peugeot
- fSfqus reproduisons et} tête de ce numéro une photographie de la nouvelle Victoria feitgeqf pue pptfe ujaispn expose dans son stand à ^Exposition des Tuileries.
- Cette voiture qui) 4aris ses dispositions
- mécaniques, ne diffère pas des véhicules de la même marque que nos lecteurs cqnnais-seut Ejon, se caractérise par son élégance et son confortable*
- p.395 - vue 397/833
-
-
-
- 396
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Appareil pour la Utisiufeetioo des gaz U’Oehappemeut
- des moteurs à pétrole
- On sait quel désagrément résulte souvent pour lespromeneurs du passage de nos automobiles à pétrole, à cause de l’odeur désagréable que laissent les voitures derrrière elles; les « chauffeurs » cheminant rapidement sur leur voiturette n’en souffrent nullement mais les passants !...
- Des expériences sérieuses ont été faites par un chimiste français pour chercher à corriger ce défaut en découvrant, si possible, une matière absorbante qui dépouillent au passage les gaz brûlés de leur odeur désagréable.
- Les essais ont été faits avec une voiture Mors avec moteur d’un modèle primitif, mal réglé à dessein pour que la combustion soit très incomplète et par suite la mauvaise odeur maximum. On a trouvé, dans ces conditions, que la composition des gaz d’échappement était la suivante :
- Acide carbonique 6,10 o/o
- Oxyde de carbone 2,00 0/0
- Hydrocarbures 2,80 0/0
- Oxygène 7,65 0/0
- Après séparation de l’acide carbonique et de l’oxygène au moyen de l’appareil Vi-gnon, les gaz restants ont été soumis à une autre explosion dans le but d’en produire la combustion parfaite.
- Pour obtenir ce résultat, il a fallu ajouter une certaine quantité d’oxygène et d’hydrogène purs : après l’explosion on recueillit encore 9,30 0/0 d’acide carbonique provenant de la combustion des hydrocarbures qui, non brûlés la première fois, étaient justement cause de la mauvaise odeur.
- Mais en pratique, par suite du mélange imparfait d’air et de vapeurs d’essence de
- pétrole, il n’est jamais" possible d’obtenir une combustion parfaite des hydrocarbures.
- On a d’abord cherché à rendre la combustion complète en faisant passer les résidus sur de l’oxyde de cuivre et certains chromâtes, mais il fallait une trop grande quantité de ces substances et l’on devait les renouveler trop souvent.
- Cependant la température des gaz d’échappement a été reconnue suffisante pour obtenir une nouvelle réaction avec un mélange de platine, d’irridium. de palladium et d’une matière inerte dénommée « matière
- de contact », laquelle, au contact des gaz brûlés, devient incandescente et produit ensuite, au dire du chimiste-expert la combustion complète des résidus d’hydrocarbures, à leur sortie du cylindre, et par suite la suppression de l’odeur, les gaz résiduels sortant de l’appareil n’étant composés que d’acide carbonique et de vapeur d’eau.
- L’appareil de désinfection que représente notre figure n’a que 508 m/m de long sur 152 m/m de diamètre: il n’est donc pas encombrant.
- La France de demain, tel est le titre d’une revue mensuelle que va publier le Comité Dupleix ; dire que Bonvalot est le Directeur de cette revue, c’est dire quel œuvre de haut patriotisme elle va entreprendre ; organe du Comité Dwpleix, dont le but est la mise en valeur de nos colonies (non pas notre expansion coloniale comme on a semblé le croire), la France de demain, pensant avec raison que nos erreurs coloniales sont la manifestation d’un état général morbide, veut tenter de changer un peu nos idées et nos moeurs.
- L’amour de la bicyclette, comme l’a dit Bonvalot dans le discours énergique prononcé à la Sorbonne, et que l’on trouvera dans la France de demain, a groupé quatre-vingt mille Français. Est-il impos-
- sible que, ainsi qu’il le faudrait pour la prospérité de cette revue, l’amour de la France en groupe vingt-mille ?
- Nous serions heureux de voir nos lecteurs encourager l’œuvre du Comité Dupleix ils y trouveront de saines idées, l’encouragement à l’initiative, et une énergie à vouloir des réformes quand même, que
- nous devons admirer.
- L’automobile peut, ainsi que la bicyclette, favoriser l’éclosion des qualités que désire M. Bonvalot mais à condition que l’on arrive à la période pratique et intelligente. C’est par pur snobisme que la plupart des chauffeurs actuels avalent des kilomètres et non pas pour s’instruire ; connaîtront-ils mieux les pays qu’ils parcourent à 40 kilomètres a l’heure que s’ils s’y rendent par chemin de ter?
- France, un an 15 fr. Union postale, 20 lr.
- L. B.
- p.396 - vue 398/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 397
- iutomole-CloD de France
- Scrutin de ballottage du 16juin i8p8
- Nombre exact des membres à ce jour : 1.246. MM.
- Joseph Simon, propriétaire, 47, rue du Mont-Valérien, à Suresnes.
- Parrains : MM. Ch. Burrell, baron de Bondeli, L. Rozet.
- William Mânes, lieutenant de vaisseau, 55, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : MM. A. Reynaud, Bour, comte de La Valette.
- Joseph de Janisch, 32, avenue d’Iéna.
- Parrains : MM. baron de Zuylen, baron Ro-gniat, de la Valette.
- Henry Wallet, 16, avenue de la Grande-Armée.
- Parrains : Baron Rogniat, comte de la Valette, G. Paret.
- Amédée Coutot, 21, bd St-Germain.
- Parrains : MM. D. Poignard, J. Rougeot. F. Delasalle.
- Jean Boussod, éditeur, 1, rue d’Anjou, Asnières.
- Parrains : MM. comte Desmazières, baron de Zuylen, G. Berger.
- Le marquis Gilbert de Maussabré, député, 114, avenue des Champs-Elysées.
- Parrains : MM. Ch Paulmier, comte de Dion, baron de Zuylen.
- Louis Ferret, négociant, 46, rue de Paradis.
- Parrains : G. Voulquin, comte de Dion, Faure.
- Le marquis de Nattes, 21, rue de Marignan et Château Montet, Ribérac.
- Parrains : MM. Comte de Dion, baron Zuylen, Bouton.
- . Charles Loonen, chevalier de la Légion d’honneur, industriel, maire de Tracy-le-Mont, 14, rue de Lincoln.
- Parrains : MM.Comte de Dion, baron de Zuylen comte Chasseloup.
- Le comte GeorgesVitali, ingénieur des Chemins de fer, 7, rue Tilsitt.
- Parrains : MM. comte de Dion, comte de la Béraudière, marquis de Gouy.
- Le marquis Etienne d’Audiffret-Pasquier, 65, avenue d’Iéna.
- Parrains : MM. comte de Dion, baron Zuylen, marquis de Gouy.
- William K. Thorn, rentier, 19, avenue Mac-Mahon.
- Parrains : MM. comte de Dion.
- Jacques de "Waru, 29, rue de Constantine.
- Parrains : MM. comte de Dion, capitaine Drau-lette, E. Catois.
- Mariane de Cuadra, banquier, 48, cours la Reine.
- Parrains : MM. comte de Dion, cap. Draulette, E. Catois.
- Henri Baguenier-Desormeaux, homme de lettres, 6, rue Crevaux.
- Parrains : MM. capitaine Draullette, E. Catois, de La Valette.
- M. Georges Saint-Clair, vicomte de Vercelli-Ranzy, rentier, villa Mon Loisir, 32, rue du Pont, Neuilly-sur-Seine.
- Parrains : MM. A. de Bocandé, G. Faure, H. Renouard-Larivière.
- Le vicomte Eugène Chalanqui-Beuret, directeur de la maison R. W. Blakwen.
- Parrains : MM. Parsons, C. P. Anemaet, L. Krauss.
- ( Théodore Dentz, négociant, Tesselschade. stratt 2è, Amsterdam.
- Parrains : MM. L. Lehmann, E. Lehmann. Henri Jansen, rentier, 102, rue de Paris, Saint-Denis.
- Parrains : J. Bodaan, L. Bodaan, A. Talion. Emile Berton, artiste peintre, 9, rue Mozart. Parrains : MM. J. Lusson, A. Laint-Vel, G. Beamisch.
- Raoul Barlatier de Mas, associé d’agent de change, 10, rue de Laborde. /
- Parrains : MM. J. Lusson, A. Saint-Viel, G. Beamisch.
- François Brocq, ingénieur E. C. P., 18, boulevard de Wugirard.
- Parrains : MM. E. Thurnauer, Abdanck-Abaka-nowicz, Postel-Vinay.
- Paul Parquet, industriel, 141, avenue du Roule, à Neuilly-s-Seine.
- Parrains : MM. G. Wolff, G. Salmon, P. Ma-noury.
- Jean-Baptiste Duboys, administrateur-délégué de la Société des Gros Transports Parisiens, 13, rue Thiers, au Vésinet (Seine-et-Oise).
- Parrains : MM. F. Pozzy, F. Dehaître, G. Rives.
- Chenal, rentier, 22, rue de Tocqueville. Parrains : MM. S. Pozzi, F. Dehaître, G. Rives.
- Léon de Coincy, ingénieur-électricien, 9, avenue de l’Opéra.
- Parrains : MM. E. Védovelli, F. Lainnet, R. Legrand.
- Gaston Fournier, rentier, 43,rue d’Amsterdam. Parrains : MM. C. Brault, M. Brault, P. Mor-purgo.
- Alfred Goffart, chevalier de la Légion d’honneur, membre du Conseil général du Cher, à Vierzon (Cher).
- Parrains : MM. M. Monnier, J. Drake, A. Vernes.
- Georges Brouhot, ingénieur-constructeur à Vierzon (Cher).
- Parrains : MM. Ph. Monnier, J. Drake, A. Vernes.
- Archibald Pykert, 37, boulevard Haussmann. Parrains : MM. L. Scheuch, W. Worthington, J. Spaulding.
- Fernand de Sauvage, rentier, 86, Faubg Saint-Honoré.
- Parrains : MM. J. Ribes, J. Vauquelin, A. de Suze.
- Louis Singer, rentier, 9, avenue d’Iéna. Parrains : MM. J. Béraud, A. Grosclaude, L. Laroze.
- Henri Hottinguer, 82, boulevard Malesherbes. Parrains : MM. baron A. de Turckheim, M. Hottinguer, baron A. de Diétrich.
- Auguste Laval, avocat et député, a Luxembourg (Grand-Duché).
- Parrains MM. F. Hérard, A. de La Fontaine, Ch. Houry.
- M. Fernand Herard propose M. Laval comme Déléarué de l’Automobile-Club de France à Lu-
- O
- xembourg.
- * *
- Séance du Comité
- L’Automobile-Club a tenu jeudi, dans son salon de l’Exposition des Tuileries une réunion au cours
- p.397 - vue 399/833
-
-
-
- 398
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- de laquelle une cinquatttàine de nouveaux membres ont été admis.
- Le Comité a entendu ensüite la lecture d’une lettre d’un fabricant d’accumulateurs offrant de lancer un défi à tout accumulateur existant, avec un enjeu de 25.000 francs.
- Le Comité a décidé d’écrire à ce fabricant qu’il acceptera volontiers les 25.000 francs qu’il offre, et qu’il se charge de les décerner en prix à l’âccü-mulateur qui sera jugé le meilleur au concours d’accümulateurs de l’hiver prochain.
- Sur la proposition de M. Lucenski, Une délégation de l’A. C. F. est envoyée à M. Bochet pour le prier d’accorder un permis de circulation temporaire pour eux et leur voitufe, aux chauffeurs qui prendront part à Paris-Amsterdam.
- Le Coupe
- Le 14 juin s’est couru sur la route de Quarartte-Sous la course annuelle dite Coupe des Moto-cycles.
- L’année dernière, date de la fondation de l’épreuve, la Coupe, don du baron Van Zuylen, avait été gagnée par M. Léon Bollée.
- Le détenteur de la course était inscrit parmi les partants et ce n’est qu’au dernier moment qu’il s’est décidé à s’abstenir, sa voitürefte dépassant le poids maximum de quelques kilos.
- Vingt et un coureurs s’étaient engagés, doüze se sont présentés au départ, et six ont accompli le parcours avant la fermeture du contrôle.
- Plusieurs accidents — purement matériels, heureusement — ont arrêté une partie des concurrents et restreint l’intérêt de l’épretive : c’est ainsi que Marcellin, qui avait accompli le premier virage à Ecquevilly, en tête, a dû abandonner quelques kilomètres plus loin, par suite d'ün grippage malencontreux ; Corre casse son tube d’admission, par suite des cahots formidables ; de Santos-Dumont fausse l’avant de sa machine sur un trottoir, alors qu’il était en excellente position; Caron reste en panne avec une soupape guillotinée ; enfin Bardin, sur bicyclette, et Wilfrid, sur voiturette, ont été très désavantagés par l’état
- affreux de la route.
- Voici la liste des partants.
- 4 Deckert......................... — tricycle.
- 5 Farman.......................... — tricycle.
- 8 Ph. Marot....................... — tricycle.
- 9 Caron............................— tricycle.
- 11 Wilfrid......................... — voiturette.
- 14 Griet........................... — tricycle.
- 15 de Santos Dumont. ... — tricycle.
- 16 Marcelin........................ — tricycle.
- 17 Osmond.......................... — tricycle.
- 18 Oury............................ — tricycle.
- 19 Bardin.......................... — bicyclette.
- 20 Corre.......................... — tricycle.
- Le classement des six arrivés, a été ainsi établi:
- ier Ph. Marot en 2 h. 26 m. 30 s.
- 2e M. Farman en 2 h. 31 m. 26 s.
- 3e Osmond en 2 h. 35 m. 20 s.
- 4e Oury en 2 h. 43 m. 20 s.
- 50 Griet en 2 h. 45 m. 10 s.
- 6e Deckert en 2 h. 51 m. 35 s.
- Une réclamation a été portée par Osmond contre Marot puis Farman qui, disait-il, auraient changé de tricycle en route.
- Cette réclamation a été repoussée pour deux raisons : la première que nulle preuve n’en a été faite ; la seconde que, la preuve eût-elle été faite, le règlement ne prévoyait point le cas.
- Petites nouvelles
- Course Bordeaux-Agen
- Nous recevons la lettre suivante :
- Bordeaux le 6 juin 1898.
- Monsieur le Directeur de la Locomotion Automobile,
- Permettez-moi de vous signaler une petite erreur qui s’est glissée dans lfe Compte rendu de la course Bordeaux-Agen publié dans votre dernier numéro.
- Mon nom, en effet, ne figure pas parmi les arrivées au conlrôle d’Agen. Or, montant une voiturette Decauville, j’ai fait le parcours en entier, arrivant quelques instants après M. Labayle et me plaçant 6e dans ma classe des motocycles en
- 4 h. 36’ 52”, ce que montre bien, d’ailleurs, la noie officielle communiquée par le Comité de l’Automo-bile-Bordelais.
- Veuillez agréer, etc.
- Classe. A — Motocycles et voiturettes
- N° 43. — l'r prix, Osmoht, tri dé t)ion, 1 ch. 3/4, en 3 h. 26’42”.
- N° 27. — 2e prix, Sëcrestat, tri de Dion, 1 ch. 3/4, en 3 h. 56’ 6”.
- N' 34. —3* prix, Wiifrid, voiturette Bollée, 4 chevaux, en 3 h. 56’ 21”.
- N° 38. — 4e prix, É. Fosse, tri de Dion, 1 ch. 1/4, en 4 h. 8’ 34”.
- N° 37. — 5* prix, Labaylè, tri de Dion, 1 ch. 1/4, en 4 h. 22’ 2”.
- N° 2(J. — 6* prix, Cornilleaü, voiturette Decauville, 3 ch. 1/2, en 4 h. 36’52”.
- N° 26. — 78 prix, Egap, tri de Dion, 1 ch. 1/4, en
- 5 h. 16’28”.
- N° 28. — 8° prix, Lafitte, voiturette, 1 ch. 3/4, en 5 h. 39’ 35”.
- N° 25. — 9* prix, IVf. Montariol, voiture Maison Parisienne, 2 ch. 1/2, en 5 h. 51’.
- G. OohNiLLÈAU.
- * * t
- Les motocycles au Parc des Princes
- Jeudi dernier 23 juin a été donnée une réunion de course de motocycles sur piste. La réunion organisée par le chauffeur bien connu M. de Sanlos-ûumont comprenait deux épreuves.
- Une course de 25 kilomètres avec séries éliminatoires sur 5 kilomètres.
- Une course de 5 kilomètres réservée aux dames.
- Nous donnerons les résultats dans noire prochain numéro.
- *
- * *
- Longchamps fleuri automobile
- C’est le 4 juillet, le lendemain de la clôture de l’Exposition des Tuileries qu’aura lieu le Long-champs fleuri automobile organisé par M. J.-H. Aubry et le Journal des Sports.
- Le rendez-vous est dès à présent fixé à 10 heures autour du bassin des Tuileries.
- Le cortège suivra l’itinéraire suivant : Champs-Elysées, Avenue du Bois-de-Boulogne, 'tour du lac, Allée des Acacias,tour de Longchamps etVilla de l’A. C. F.
- Les chauffeurs qui désirent prendre part à celte manifestation automobile sont priés d’envojer leur adhésion au Journal des Sports.
- *
- ♦ *
- Un des points les plus délicats dans une voiture automobile estcertainement le réglage du différentiel et de l’arbre intermédiaire : trop ou pas assez de jeu dans les roulements de ces pièces entraîne une notable déperdition de force du moteur et nuit par conséquent à son plein développement.
- La Compagnie Générale des Automobiles vient de construire des paliers û billes et à double rangées de billes et à double réglage qui assurent à ces paliers un ajustage irréprochable et d’exécution
- p.398 - vue 400/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 399
- facile : c’est un véritable progrès que vient de réaliser cette Compagnie.
- N eus apprenons que M. !e vicomte de Caix de Sai nt-Aymour, vient d’entrer dans le Conseil de la Compagnie Générale des Automobiles. Nous ne pouvons que féliciter cette Société de ce choix heureux et des sympathies nouvelles qui l’accompagneront M. le Vicomte de Caix de Saint-Aymour s’intéressait depuis longtemps à la locomotion automobile et nous ne sommes pas surpris de le voir y prendre un rôle actif dès maintenant dans une affaire des plus honorablement connues.
- Sociétés
- Sons la forme qu’elle avait dans notre numéro du 9 juin page 357. l’information concernant la Société F. Gros et Cio était inexacte; en réalité, il v a eu modification de la Société et non pas dissolution.
- La Société a été reconstituée le 26 mai eh commandite simple au capital de 120.000 francs. Ultérieurement destinée à être transformée en commandite par actions, elle est établie sous la raison et la signature'sociales F. Gros et Cie et son objet est comme par le passé.
- La construction et l’exploitation d’un nouveau système de voitures à vapeur à adhérence totale, à puissance et effort de traction variables, pour le transport en commun des voyageurs et des marchandises.
- * *
- MM. les actionnaires de la Société industridle de Moteurs électriques et à vapeur (Etablissements J.-J. Heilmunn), Société anonyme au capital de 5 millions, en liquidation.
- Sont convoqués en assemblée générale extraordinaire cour le jeudi 30 juin 1893, à trois heures précises, au siège social, à Paris, 38, rue de La-borde.
- Ordre du jour :
- Délibération sur un nouveau projet de reconstitution do la Société.
- (Petite* Affiches, 10 juin).
- *
- M. Gaut est nommé administrateur provisoire de la Compagnie des Omnibus à vapeur de Septeuil, Vétheuil, La Roche-Guyon, par Niantes et extensions.
- (A. P. 10 juin.)
- * ¥•
- La Compagnie des Chemins de fer à traction électrique de Pierrefitte. Cauterets et Luz, dont le siège social est 34, rue Taitbout, porte son capital social de 2 millions à 2 500 000 francs.
- (P. A. 17 juin.)
- * *
- Le siège social de la Société des Freins Soulerin est transféré 25, rue dos Mathurins.
- (P. A. 17 juin,)
- *
- * ¥
- La Société anonyme du Tramway du Raincy à Montfermeil vient de se constituer au capital de 600 000 francs.
- iP. A. 19juin.)
- La Bourse
- Cette lois les Omnibus gagnent 20 francs à 1 910, et les Voiture! restent à 810 francs. Le concours des fiacres a montré les qualités des systèmes que M. Bixio a cru devoir rejeter pour prendre précisément un type anglais.
- Nous le'regrettons et lui aussi probablement.
- Compagnie générale Française de tramways entre 1 050 et 1 060. Thomson Houston monte à 1 490.
- Compagnie générale de traction gagne 2 francs à 110. Decauville, 111 25.
- Tramway de Lyon en grande hausse à 2 045.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Pari» à Londres
- viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare St-Laiare
- Services rapides de jour et de nuit, tous les jours (dimanches et fêtes compris), et toute l’année. — Trajet de jour en 9 heures (1- et 2' classe seulement).
- Grande économie
- Billets simples, valables pendant 7 jours : 1" classe, 43 fr. 25; 2" classe, 32 fr. ; 3 classe, 23 fr. 25.
- Billets d’aller et retour, valables pendant 1 mois : 1" cla; se, 72 fr. 75; 2- classe, 52 fr. 75; 3’ classe, 41 fr. 50.
- Départs de Paris-St-Lazaie : 10 h. matin, 9 h. soir. — Arrivées à Londres : London-Bridge, 7 h. soir, 7 h. 4u mâtin. — Arrivées à Londres : Victoria, 7 h. soir, 7 h. 50 matin.
- Départs de Londres : London-Bridge, 10 h. matin, 9 h. soir. — Départs de Londres : Victoria, 10 h. matin, 8 h. 50 soir. — Arrivées à Paris-St-Lazare, 6 h. 55 soir, 7 h. 15 matin.
- Des voitures à couloir (W.-C. toilelte, etc.), sont mises en service dans les'trains de marée de jour entre Paris et Dieppe. Des cabines particulières sur les bateaux, peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie franco sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du serv.ee de Paris à Londres.
- CHEMINS DE FF R DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Exposition générale Itîtlieritie à ’Purln
- A l’occasion de l’Exposition générale italienne, ouverte à Turin, du 1er mai au 1er novembre 1898, des bi lets d’aller et de retour de toutes classes valables 30 jours, sont délivrés jusqu’au 31 octobre inclus, pour Modane ou Wmtirriille, par toutes les gares du réseau P. L. M. — Ces billets sont délivrés conjointement avec des billets d’aller et retour Modane-Turin ou Wintimille-Turin, qui donnent droit à deux entrées à l’Exposition.
- Bain» de Mer de 1» Méditerranée
- Il est délivré du 1er juin au 16 septembre de chaque année, des billets d’aller et retour de Bains de Mer de lre, 2e et 3° classe, à prix réduits, pour les stations'balnéaires suivantes :
- Agay, Aigues-Mortes, Antibes, Ban'dol, Beaulieu, Cannes. Golfe-Juan-Vallauris, Hjères, La Ciotat, La Seyne-Tarnaris-sur-Mer, Menton, Monaco, Monte-Carlo, Montpellier, Nice, Ollioules-Sanary, Saint-Raph„ël, Toillon et Villefranche-sur-Mer.
- Ces billets sontéinis dans toutes les gares du réseau P. L. M. et doivent comporter un parcours minimum de 300 kilomètres aller et retour.
- Prix : Le prix des billets est calculé d’après la distance totale, aller et retour, résultant de l’itinéraire choisi et d’après un barême faisant ressortir des réductions importantes pour les billets individuels ; ces réductions peuvent s’élever à 50 0/0 pour les billets de famille.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C‘% Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes'. — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paiis, J.-B. Châsseflet, agent général pour la Francè.
- p.399 - vue 401/833
-
-
-
- 400
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE
- des CoBStriieteurs de Voitures Automobiles
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse(Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine) Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret. Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicvcl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres. Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine).
- Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C10 des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiêgne.
- C:® des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris David, moteur P*.Gautier, 19,rue Geofïroy-S-Hilaire. De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine. Landry et Beyroux, 19, rue Alhouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée. Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur à essence pour voitures (Le Touriste), système .1. Bouché.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy. Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sfé Continentale d’Automobiles, système Gautier-Welirlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sto des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs. Sté anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris. «
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet),
- 1, quai National, à Puteaux (Seine-).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C®, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon. Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- Cie générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 4 et 5, boulevard Macdonald, Paiis Electricité
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale pour automobiles Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- BiiotiiUque de la « Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2® — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3® — — à pétrole............. 5 »
- 4® -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.—
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° U Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres_________ 1 fr. 25
- — — 80 — .... 2 fr. 50
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-»ur-Seine
- p.400 - vue 402/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 26
- 30 Juin 1898
- L’Automobile à l’Exposition de 1900, L. Béguin .
- Concours de voitures de place automobiles de l’Automobile-Çlub de France,E.Hospitalier.
- Informations.
- Voiture automobile Koch.
- Exposition d’Automobiles : Moteur P. Arbel et P. Tihon, dit moteur r. R’
- Notre concours.
- La Columbia Motor Carriage.
- Les Automobiles dans l’armée.
- Course Paris-Amsterdam.
- Exposition d’Automobiles : le bandage Cha-meroy.
- Exposition d’Automobiles : Voiture Doré. Bruxelles-Ardenne-Spa. »
- Longchamp fleuri automobile, organisée par le Journal des Sports .
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- VOITURE AUTOMOBILE KOCH
- p.n.n. - vue 403/833
-
-
-
- 402
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’Automobile à l’Exposition de 1900
- Nos lecteurs savent que la Construction Automobile, en 1900, sera comprise dans la classe 30, avec la Carrosserie et le Charronnage ; ils n’ignorent pas que cette décision prise en haut lieu avait motivé les plaintes de quelques constructeurs, mais surtout celles du Comité de l’Automobile-Club de France : la nouvelle industrie avait pris une importance assez grande, disaient ces Messieurs, pour qu’on lui accordât une classe spéciale ; les 2 000 mètres qu’on parlait de lui concéder seraient plus qu’insuffisants; enfin, assimiler l’Automobilisme à la Carrosserie et au Charronnage, c’était une erreur grave, nuisible aux intérêts des uns et dos autres.
- Nous avons déjà discuté le pour et le contre de ces arguments, il est inutile de revenir là-dessus; toutefois la question vient de se présenter sous un nouveau jour : M. Picard, l’éminent Commissaire général de l’Exposition de 1900 a, en effet, parlé de donner aux automobiles un second emplacement, annexe du premier, situé à Vincennes, où les voitures pourraient évoluer à leur aise.
- Cette solution n’a pas eu le don de plaire au « monde automobile $ : le public irait-il jusqu’à Vincennes? Pourquoi ne pas avoir trouvé un emplacement vers le Champ de Mars? M. Picard devrait savoir que l’Exposition Automobile sera le véritable Clou de l’Exposition de 1900; alors pourquoi la sacrifier ?
- Je dois avouer que, personnellement, la combinaison m’avait fort séduit ; cette dé-centralisation était heureusement comprise et éviterait les conflits que n’auraient pas manqué de produire les évolutions des voitures sans chevaux à l’intérieur de l’Exposition ; tout le monde, nous le savons bien, n’est pas également favorable à f’Aùto-mobilisme.
- «
- J’ai eu la bonne fortune de me trouver avec M. Chardon, secrétaire général de l’Exposition de 1900; avec son amabilité habituelle, il m’a confirmé les projets de M. Picard à notre intention ; il a ajouté qu’ils étaient allés fous les deux à Vincennes choisir l’emplacement qui pourrait nous être concédé. Voici en somme la situation qui sera faite en 1900, à l’industrie automobile.
- L’Exposition de Vincennes sera une annexe de l’autre; les*moyens d’y transporter le public seront multipliés. Les constructeurs exposeront donc leurs principaux modèles dans la section qui leur sera réservée ; et ils pourront avoir là-bas une ou plusieurs voitures à la disposition des intéressés.
- M. Picard en plaçant l’automobilisme à Vincennes où se trouveront déjà les sports athlétiques, n’a pas entendu le mettre au rang d’un sport ; il sait fort bien qu’il y a parmi nous deux classes bien tranchées, celle des gens sérieux et celle des snobs ; il sait aussi que la Locomotion Automobile défend les intérêts des premiers dont le nombre augmente de plus en plus.
- Mais, disons-le bien vite, des Sociétés de traction sur rails, Compagnies de chemins de fer. auront à Vincennes des trains entiers qui n’auraient pu trouver leur place sur le terrain réservé à leur classe ou section.
- En résumé, il aurait été impossible de faire une piste automobile à l’intérieur de l’Exposition ; or Vincennes offre un emplacement merveilleux pour l’évolution des voitures, et les facilités de communications engageront la foule à s’y rendre. La solution me paraît trouvée.
- Peut-être pourrait-on objecter, d’autre part, que 2 000 mètres seront insuffisants pour exposer les modèles dans les stands ; l’Exposition actuelle des Tuileries en comprend en effet 6 000 ; mais les moteurs, machines-outils et accessoires, en 1900, appartiendront à d’autres classes, ce qui réduira beaucoup les exigences ; et certains constructeurs ont pris cette fois des emplacements fort importants; ils pourront se contenter plus tard de beaucoup moins, à moins d’avouer qu’ils ne font une véritable exposition de carrosserie.
- Il me semble que nous sommes mal venus à nous plaindre : M. Picard et M. Chardon s’intéressent beaucoup à notre industrie, et à travers l’agitation des chauffeurs à peaux de bêtes et à casquettes étranges, ils se rendent compte de l’activité des constructeurs sérieux et de l’intérêt du public de bon sens ; ils voient se dessiner pour la traction mécanique sur routes un avenir énorme qu’ils encourageront de toutes façons. Mais ne leur demandons que des choses possibles, et n’ayons pas Pair de vouloir tout accaparer-
- L. Béguin.
- Noua rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition Vos services d’un bureau technique comoosé d’ingénieurs competents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- On est prié de se présenter 4, rue Chau-veau-Lagarde, les lundis et mercredis, de 3 h. à 5 h. et le samedi de 10 h. à midi.
- p.402 - vue 404/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 403
- Goneours te Voilures te place automobiles te l’Automobile-Club te France
- 3. Voitures Jeantaud. NoS 2/, 22, 23,
- 24, 25. 26.
- Les six voitures engagées par M. Jeantaud présentent une très grande variété de formes, de dispositions et de systèmes : elles ont, en effet, six carrosseries différentes, deux systèmes de roues, deux systèmes de commande et trois combinateurs différents. Chacune d’elles exige donc une description spéciale.
- N° 21. Coupé trois-quarts. Cette voiture est caractérisée par ses roues en fer à rayons tangents et sa commande des roues d'avant, à la fois motrices et directrices. Les roues, montées sur pivot, sont actionnées par le moteur d’une façon originale, bien que compliquée, à notre avis. Le moteur unique, placé à l’avant, sous le siège du conducteur, commande la couronne d’un différentiel dont l’axe est dans le prolongement de celui des roues lorsque celles-ci sont dans la position qui correspond à la'ligne droite, Pour
- transmettre le mouvement de cet axe aux roues, malgré l’inclinaison qu’elles prennent sous l’action de la direction mécanique, l’axe de la roue et celui de l’arbre moteur portent chacun une roue d’angle reliées entre elles par un pignon d’angle dont l’axe est précisément le pivot de la roue, qui peut ainsi prendre toutes les directions sans cesser de recevoir son mouvement. Ce mécanisme sert, en quelque sorte, à plier le couple moteur en marche.
- Les accumulateurs, du type Fulmen à 17 plaques,au nombre de 50, sont répartis à l’avant et à l’arrière du véhicule.
- Le moteur à double enroulement est soumis à des couplages variés résumés dans le tableau ci-dessous.
- La marche arrière s’obtient, à toutes les vitesses à l’aide d’un inverseur spécial. Les démarrages se lont à l’aide d’une pédale qui, soulevée, maintient le circuit coupé.En appuyant sur cette pédale, on introduit graduellement des résistances décroissantes dans le circuit général, la marche normale
- Combinateur du coupé N° 21.
- POSITIONS INDUCTEUR SÉRIE INDUCTEUR
- DU ROLE BATTERIES SHUNT INDUIT FREINAGE
- COMBINATEUR
- en tension et isolées Bouton mettant
- O Arrêt ouvert ouvert Court- circuit excitation shunt sur une batterie
- I Petite vitesse en quantité en circuit en circuit en circuit néant
- 2 Moyenne vitesse - en court-circuit — — Freinage
- 3 Vitesse accélérée en tension en circuit — — néant
- 4 Grande vitesse en court-circuit Freinage
- correspondant à l’abaissement complet de la pédale qu’un accrochage maintient dans cette position.
- En résumé, les appaieils de manœuvre comprennent :
- i° Un volant de direction ;
- 20 Un inverseur de courant pour marche arrière ;
- 3° Une pédale de démarrage et de ralen-lentissement momentané ;
- 4° Un combinateur pour les différentes vitesses, placé sur le côté droit ;
- 5° Une pédale de frein à tambour agissant dans les deux sens ;
- 6e Un bouton de freinage électrique éventuel à faible vitesse ;
- 7° Une manivelle pour manœuvre du frein a sabot sur les pneumatiques.
- Ces dispositions générales des manœuvres ont été modifiées et simplifiées-dans les voitures plus récentes qui portent les numéros 22 à 26.
- 22. Coupé à 2 places. 23. Landaulet. 24. Mylord. — Ces trois véhicules ont un mécanisme identique au cab n° 25, que nous allons décrire, et ne se caractérisent que par leur carrosserie. On leur a reproché leur luxe qui en fait plutôt des voitures de maître que des voitures de place ou de louage, mais, outre que rien n’est plus facile, que de remédier à cet inconvénient, si inconvénient il y a, nous ne saisissons pas pourquoi les véhicules électriques, si propres et si confortables, ne seraient pas plus luxueux que les voitures économiques auxquelles nous ont condamné, jusqu’à ce jour, les loueurs d’hippomobiles. Nous n’insisterons donc point sur ces véhicules. Le 23 a régu-
- p.403 - vue 405/833
-
-
-
- 401
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- lièrement effectué tous ses parcours, le 22 et le 24 ont eu certains incidents auxquels une construction un peu hâtive ne paraît pas étrangère, et l’on n’en saurait tirer aucune conclusion sur la valeur de ces véhicules au point de vue roulage. Ces incidents n’ont même pas été, à notre avis, au point de vue général, assez nombreux, car chacun d’eux a constitué, par lui-même, un précieux enseignement, montrant ce qu’il fallait faire et ce qu’il fallait éviter. Les leçons de l’expérience ne seront pas perdues, et nous en recueillerons certainement les fruits dès l’an prochain.
- On a vu, par exemple, que l’accès du mécanisme, la visite du moteur et sa réparation éventuelle ne présentaient pas au même degré les commodités voulues dans tous les véhicules, que les accumulateurs n’étaient pas toujours facilement accessibles pour la
- visite, la surveillance et l’entretien des connexions, ou le remplacement rapide des batteries épuisées, dans le cas fort probable où une exploitation industrielle économique exigerait l’emploi de ce procédé.
- 25. Cab. — Le cab de M. Jeantaud a été le triomphe de l’écurie (?) Jeantand, le [6, a été celui de l’écurie Kriéger. Il constitue, en matière de carrosserie automobile électrique tant au point de vue esthétique qu’au point de vue pratique, une véritable innovation et une idée très heureuse au point de vue de l’agrément des voyageurs. Pour laisser l’espace libre et faciliter la visite et le remplacement des accumulateurs, M. Jeantaud a carrément placé sa batterie dans une caisse portant sur les roues d’avant, et placé le conducteur à l’arrière, au-dessus de la caisse de la voiture, comme dans le hand-
- Cab électrique Jeantaud
- sont anglais. Le poids se trouve ainsi bien réparti sur les essieux, et les rampes les plus dures peuvent être franchises sans aucun des inconvénients que rencontrait le handsom hippomobile dans les mêmes conditions.
- Comme dans le 22, le 23 et le 24, la transmission se fait aux roues arrière par un arbre intermédiaire commandé par engrenages par le moteur : cet arbre porte le différentiel et commande par chaîne les roues arrière.
- Le moteur, induit en tambour et à deux
- pôles, porte deux enroulements inducteurs, l’un série, l’autre tension. Les accumulateurs forment deux groupes de 22 éléments chacun (Fulmen à 15 plaques), que l’on peut également coupler en quantité ou à tension. Un combinateur dont les positions successives sont indiquées dans le tableau ci-contre établit les connexions convenables entre les différentes parties. Pour chacune des positions du combinateur, un rhéostat manœuvré à la pédale permet d’intercaler des résistances dans le circuit géné-
- p.404 - vue 406/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 405
- ral et de réduire ainsi les vitesses momentanément. Ce rhéostat sert également au démarrage. Le combmateur porte un cran d’arrêt empêchant de dépasser le cran zéro et de ne faire marche arrière que d’une façon préméditée.
- Le conducteur a donc cinq organes en tout à manipuler pour la manœuvre du véhicule :
- i° Un volant de direction horizontal, agis-
- ruban agissant sur les bandages, et ne servant qu’exceptionnellement.
- 26. Drojski. — La petite voiture présentée sous ce nom mérite à peine le nom de fiacre ; c’est plutôt un véhicule de ville pour la promenade au bois, une voiture de maître dont les organes mécaniques et électriques ne sont pas, d’ailleurs, très différents de ceux des voitures 22, 23 et 24, aussi croyons-nous inutile d’insister.
- Tels sont les principaux dispositifs des onze voitures électriques qui ont effectivement pris part au Concours des fiacres dès le premier jour.
- L’essence de pétrole qui, sur la liste des concurrents engagés, devait être représentée
- sant sur les roues d’avant montées sur essieu à double pivot ;
- 20 Un combinateur avec son encliquetage ;
- 3° Un levier pour le frein à corde coupant le circuit et agissant sur les roues arrière dans les deux sens ;
- 40 Une pédale commandant le rhéostat de démarrage ;
- 50 Une manivelle commandant un frein à
- par 10 voitures, n’a eu qu’un seul concurrent effectif, le n° 12, un coupé à deux places présenté par la maison Peugeot. Ce coupé très élégant a merveilleusement effectué tous les itinéraires, avec une vitesse moyenne dont l’administration lui garde peut-être rancune. Si nous n’y insistons pas, c’est, qu’en dehors de sa forme et de ses magnifiques performances, le fiacre à moteur à essence de pétrole ne paraît présenter aucune des qualités requises pour l’application en’ vue, et que la discussion de ces qualités trouvera sa place marquée dans notre prochain article, après le résumé des résultats du Concours.
- E. Hospitalier.
- Combinateur du cab n° 25
- POSITIONS DU COMBINATEUR ROLES ACCUMULA- TEURS EXCITATION SÉRIE EXCITATION SHUNT INDUIT RHÉORTAT
- O Arrêt-freinage En tension ouverts en circuit sur induit hors circuit en circuit et inversé en circuit pour freinage
- I Petite vitesse en quantité en circuit en circuit en circuit en circuit (1)
- 2 Vitesse moyenne en tension en circuit, — — hors circuit
- 3 Vitesse accélérée shuntésurdeux résistances en circuit
- 4 Grande vitesse — shunté,sur une résistance — — —
- — 1 Marche arrière en quantité en circuit
- Exposition Internationale d’Automobiles
- Comme c’était à prévoir, l’Exposition des voitures automobiles, aux Tuileries, aura été l’exposition sensationnelle de l’année.
- Tout Paris y sera venu; Mgr le Nonce; M.Alfred Picard, commissaire général de l’Exposition de 1900; puis les ministres démissionnaires, M. Boucher en tète, lesquels, ne pouvant venir officiellement, ont fait leur visite en simples particuliers.
- Il faut dire que l’Exposition, supérieurement organisée et décorée par M. Gustave Rives, unit de la façon la plus heureuse l’industrie à l’art,
- (1) Un bloquage mécanique ne permet pas au combinateur de passer de la position 1 à la position 2 sans que l’on ait, au préalable, intercalé dans le circuit la résistance de démarrage commandée par une pédale placée sous le pied droit du conduc-
- l’élégant au sévère, et que 1 ensemble en est des plus attrayants.
- Mardi dernier 28 juin étaient inaugurées les Promenades-Confèrences, qui auront lieu toute la semaine, le matin de 10 h. 1/2 a 11 h. 1/2 :
- Mardi 28 juin. — Voitures électriques, par M, Hospitalier.
- Mercredi 29 juin. — Carrosserie et automobiles, par M. Jeantaud.
- Jeudi 30 juin. — Voitures à pétrole et vapeur, par M. de Chasseloup-Laubat.
- Vendredi ier juillest. — Moteurs à pétrole et à vapeur, par M. de la Valette.
- Samedi 2 juillet. — Moteurs fixes et machines-outils, par M. Chauveau.
- Des invitations spéciales pour ces conférences ont été adressées aux élèves des Ecoles supérieures.
- Tous les après-midi, concerts par les deux orchestres Mélé et Bosc, situés l’un près de l’entrée Castiglione, le second et le plus important sur la terrasse de la Concorde, en tace du restaurant.
- p.405 - vue 407/833
-
-
-
- 406
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- C’est le samedi 18, que le jury du concours des fiacres a décerné les récompenses aux concurrents, l’abondance des matières de notre dernier numéro nous avait empêché de les publier; il y avait 3 ooo fr. de prix à allouer, dont 2 000 fr. offerts par la Com pagnie Générale des Petites voitures et 1 000 fr. par la Chambre syndicale des Entrepreneurs de voitures de place du département de la Seine. La répartition a été ainsi faite :
- ire catégorie : Fiacres à 2 places. :
- Ier prix 1 000 fr., cab Jeantaud n° 25.
- 2° prix 600 fr., fiacre Jenatzy n° 13, de la Compagnie Générale des Transports automobiles.
- 2e catégorie : Fiacre à 4 places avec galerie :
- Ier prix 1 000 fr., fiacre Kriéger n° 16.
- Les 400 fr. restants ont été attribués aux quatre meilleurs conducteurs :
- 100 fr. à M. Démény, conducteur du fiacre n° 16 ;
- 100 fr. à M. Pascal Dailly, conducteur du fiacre n° 21;
- 100 fr. à M. Creux, conducteur du fiacre à pétrole Peugeot n° 12 ;
- 100 fr. à M. Alary, conducteur du fiacre n° 20.
- A l’unanimité le jury avait exprimé le regret que l’article 3 du règlement du concours, ne lui ait pas permis de récompenser le fiacre à pétrole Peugeot n° 12, en raison de sa consommation trop •élevée dans Paris.
- *
- * *
- Le Syndicat professionnel des industries électriques, le Syndicat des Usines d’électricité et l’Automobile-Club de France ont constitué, sur l’initiative et sous la présidence de M. E. Sar-tiaux, président du Syndicat professionnel des industries, une Comudssion d’études relatives à la fourniture du courant électrique aux automobiles.
- Cette Commission est ainsi composée :
- M. E. Hospitalier, vice-président;
- M. Geoffroy, secrétaire ;
- MM. Beau, Eschwege, E. Fontaine, • Geoffroy Hér.ard, Mildé, de la Valette, membres. Cette Commission mixte a pour but d’organiser, d’abord dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, dans toute la France, ensuite, un ensemble de voies et moyens facilitant la recharge des voitures électriques, et, éventuellement, le remplacement des accumulateurs chargés.
- Elle dressera une carte et un tableau faisant connaître les points où pourront s’effectuer les recharges et les conditions dans lesquelles elles se feront (prix, heures, etc.). Elle s’efforcera d’obtenir les meilleures conditions possibles et de provoquer la multiplication de ces points de ravitaillement, de telle façon que, dans quelques années, une électromobile puisse traverser la France avec autant de facilité que le fait aujourd’hui une automobile à essence ou à pétrole.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, postal en sus.
- Voiture Automole M
- Le moteur actionnant cette voiture exposée aux Tuileries et dont nous donnons une photographie en tête de ce numéro, est un nouveau moteur équilibré dont le principe diffère essentiellement des autres moteurs appliqués aux automobiles. Il marche indifféremment au pétrole lourd dit lampant ou à l’essence. L’emploi du pétrole lourd présente des avantages incontestables non seulement au point de vue de l’économie, mais encore par ce fait que dans beaucoup de pays on ne peut se procurer de l’essence et beaucoup de chauffeurs se sont ainsi trouvés arrêtés dans leurs voyages.
- Le moteur se compose d’un cylindre horizontal placé transversalement dans la voiture et dans lequel se meuvent en sens inverse et symétriquement deux pistons qui, par l’intermédiai.e de deux systèmes d.. bielles actionnent l’arbre du moteur. Par des procédés spéciaux de fabrication oa
- Coupe du moteur Koch
- équilibre absolument ces deux ensembles de de bielles et on arrive ainsi à avoir un moteur parfaitement équilibré qui ne présente aucune trépidation, même au repos, le moteur marchant à pleine vitesse. Cela se comprend facilement car à chaque effort correspond un effort inverse exactement égal,
- Ce système se distingue également des autres en ce que il n’y a pas de carburation mais seulement une simple pulvérisation du pétrole. Le pétrole pulvérisé, mélangé avec l’air arrivant par la soupape d’admission, se rend entre les deux pistons où se fait le mélange gazeux qui actionne le moteur. La soupape d’admission est actionnée mécaniquement par le moteur et un régulateur spécial règle cette admission suivant la force déployée. De cette façon le moteur consomme le pétrole proportionnellement à la force employée et sa consommation est aussi réduite que possible.
- Comme le pétrole arrive à l’état encore liquide dans le cylindre, la température
- p.406 - vue 408/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 407
- extérieure n’a aucune influence, et une fois le moteur mis en route on n’a jamais rien à y régler le pétrole arrivent au fur et à mesure des besoins du moteur. Le mélange gazeux obtenu est tellement parfait et si bien brûlé que la soupape d’échappement reste toujours propre et on n’a à la nettoyer que tous les deux à trois mois (supposant une marche continue). L’allumage se fait au moyen d’un tube chauffé par un brûleur, ce tube, d’une matière spéciale,permet de régler l’allumage d’une façon mathématiquement exacte.
- Les transmissions de mouvement se font par des engrenages tournant dans des boîtes pleines d’huile et bien à l’abri de la poussière. La voiture exposée à l’Exposition est d’une force de 6 chevaux effectifs, elle peut faire une trentaine de kilomètres à l’heure et monte facilement des rampes de io à 12 o/o. Son débrayage est un débrayage progressif évitant absolument toute secousse au démarrage.
- Bandage Ho,nnoyer (appliqué sur les voituresKoch)
- Au point de vue carrosserie la voiture exposée présente un dispositif spécial permettant l’accès par le devant, dispositif qui a été très apprécié par les dames. La machine peu volumineuse placée à l’arrière est dissimulée et l’ensemble a par conséquent un aspect très léger qui flatte l’œil.
- Nous pensons qu’en dehors de tous les avantages de ce nouveau système, on a encore fait un grand pas dans l’automobilisme en arrivant à utiliser pratiquement le pétrole lourd. En effet, malgré les préjugés, il ne sent pas plus que l’essence, et étant infiniment moins inflammable évite bien des dangers. C’est certainement, l’avenir pour les poids lourds.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour tricycles et bicyclettes 25 tr.
- Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal én sus.
- Exposition d’Automobiles
- Hoteur P. Arbel et P. Tihon(1)
- dit moteur -rcR,5
- Ce moteur, qu’exposent MM. Arbel et Tihon est du type rotatif ; il est constitué par un cylindre C surmonté d’un chapiteau contenant les organes de distribution, de deux fonds ou flasques fermant le cylindre et traversées par l’arbre moteur. A l’intérieur se meut l’ann eau-piston E qui transmet la rotation à l’arbre moteur D. Le cylin dre est à double enveloppe et dans l’espace compris entre les deux enveloppes circule la vapeur, ce qui évite la condensation.
- A 1 inferieur du cylindre, et calées excentriquement sur l’arbre rqoteur, se trouvent 2 cames symétriques réunies en leur centre par une tige à écrou
- qui permet de régler à volonté leur écartemement Le joint entre ces deux cames est donc placé dans l’axe du moteur et constitue une gorge plus ou moins ouverte, dans laquelle vient se loger une couronne de billes trempées.
- L’ensemble est logé dans un anneau-piston E portant la cloison de distribution de la vapeur et de même profondeur que le cylindre.
- A l’intérieur de cet anneau-piston est vissée une bague en acier trempé sur laquelle roulent les billes. Celles-ci servent ainsi drorgane de transmission entre l’anneau-piston qui reçoit la poussée
- (1) 3, rue Vignon, Paris.
- p.407 - vue 409/833
-
-
-
- 408
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- de la vapeur et la came qui transmettra cette pression à l’arbre moteur par un mouvement de rotation.
- L’anneau-piston, en se mouvant autour de l’arbre moteur, a constamment l’une de ses génératrices en contact avec la surface intérieure du cylindre. Il porte dans son sens longitudinal une cloison en acier servant à la distribution de la vapeur, qui s’appuie, comme l’anneau-piston, par ses deux faces latérales, sur les fonds du cylindre.
- \ \ ç I
- La hauteur de cette eleison est telle que celle-ci reste toujours engagée par son extrémité supérieure H dans un genou spécial /, disposé dans le chapiteau et qui la guide dans ses mouvements.
- Ce genou I est formé par deux portions identiques d’un cylindre en bronze auquel on aurait enlevé, en section longitudinale, une épaisseur correspondante à celle de la cloison, les deux segments restantsportant deux évidements charges de démasquer ou d’obturer l’arrivée p de la vapeur. Ce genou se meut à frottement doux dans une alvéole ménagée dans le chapiteau du cylindre et sert d’organe distributeur en ouvrant et fei'mant l’arrivée de la vapeur sur l’anneau-piston suivant la position que ce dernier occupe dans le cylindre.
- Deux robinets r et r’, placés de chaque côté du genou, servent à établir suivant le sens de la marche, soit l’admission, soit l’échappement. La manoeuvre simultanée de l’ouverture d’un des robinets et de la fermeture de l’autre s’obtient à l’aide d’une seule poignée R (fig. i) commandant une roue dentée qui engrène avec les deux robinets
- Le renversement de la marche s’obtient donc par la seule manœuvre de cette poignée.
- Il en résulte que ce moteur n’a pas de point mort puisqu’il y a toujours un sens de rotation
- dans lequel l’anneau-piston se trouve en position de marche. Aussitôt en mouvement, il suffit de renverser la marche si cela est nécessaire, ce qui se fait instantanément par la poignée.
- La vapeur, arrivant par la double enveloppe du cylindre passe par l’un des deux robinets r ou r', suivant le sens de la marche adoptée r' dans le cas de la figure, et se rend dans le cylindie où elle pousse l’anneau-piston.
- Quand l’anneau-piston a fait un demi-tour,
- • c’est-à-dire quand il est à la partie la plus basse de sa course, la cloison H étant verticale, l’admission se ferme par le mouvement oscillatoire du genou qui vient obturer la lumière^»’ du robinet d’admission.
- La vapeur admise se détend alors et continue à faire remonter l’anneau-piston.
- Lorsque la cloison H reprend sa position verticale, c’est-à-dire quand l’anneau-piston atteint le point le plus élevé de sa course, il y a un instant communication entre tout l’intérieur du cylindre avec l’échappement par le deuxième robinet r. Immédiatement après, l’évidement du genou découvre à nouveau la lumière du premier robinet, et il y a une admission de vapeur nouvelle avec reproduction du cycle que nous venons de décrire.
- Le graissage est obtenu par un seul graisseur qui lubrifie tous les organes.
- Il faut remarquer de suite que dans ce moteur il ne peut y avoir de contre-pression, puisque le cylindre est toujours en contact avec l’atmosphère; seule, une faible déperdition serait à craindre par les faces latérales de l’anneau-piston.
- Une disposition très originale permet l’étanchéité parfaite.
- Sur toute la surface des faces latérales de l’an-neau-piston et de la cloison, on a ménagé une série d’alvéoles empiétant les unes sur les autres, dans lesquelles ont été introduits à grande compression des bouchons de liège affleurant la surlace du méial. Sous l’influence de l’humidité de la vapeur, ces lièges gonflent et viennent s’appliquer contre les faces du cylindre formant un joint parfait et à frottement très doux.
- Un moteur du poids de 140 kilos, y compris son volant, fait 6 chevaux avec de la vapeur à 10 kilos. — Son encombrement est de 350 X 3°° et 600 de hauteur. 11 est donc facilement logeable soit pour l’automobile, roit pour la navigation de plaisance.
- Notre Concours
- Le Jury d’examen ayant maintenant terminé ses opérations, la liste des lauréats sera publiée dans notre prochain numéro.
- ¥ *
- N.-B. — Parmi les travaux retenus à l’examen, final, il s’en trouve deux qui ne portent pas le nom de l’auteur.
- Nous prions instamment ceux des concurrents qui ont omis de se faire connaître, de nous faire parvenir de suite les noms correspondants aux épigraphes qui sont sur leur envoi.
- p.408 - vue 410/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 409
- La Colombia Motor Carriage
- Voilure Columbia à deux places
- Phaèton Columbia
- Nous avons, ces temps derniers, eu l’occasion de parler souvent des voitures électriques tran-Çaises. A l’Exposition d’Automobiles où l’industrie etrangd-e est représentée dans un bien petit nombre
- de stands, une mention spéciale doit être accordée à la Columbia Motor Carriage que fabrique la Pope Manufacturing Company de Hatford. Nous avons déjà entretenu nos lecteurs de ces
- p.409 - vue 411/833
-
-
-
- 410
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- véhicules dans notre numéro du 15 juillet 1897, où nous avons figuré le mécanisme de direction et l'ensemble de l’essieu moteur.
- Nous donnons ici deux photographies de ces véhicules. L’une est une voiture à deux places type courant et l’autre un phaéton américain. Rappelons que la Pope Manufacturing Co, s’est posé un problème aux données relativement modestes, une enquête a révélé aux directeurs que beaucoup de leurs clients se contenteraient d’un trajet journalier de 30 kilomètres ; ils présentent ici des véhicules qui peuvent accomplir sans être rechargés 50 kilomètres, à une vitesse moyenne de 20 à l’heure.
- On a pu voir circuler dans Paris, déjà depuis quelque temps, la plus petite de ces deux voitures. Les organes sont bien logés, l’aspect du véhicule n’est pas disgracieux. Le prix en estunpeu élevé. Mais ceci n’est qu’un détail momentané, car, en automobile, les prix n’ont aucune signification puisqu’ils dépendent de l’afflux des commandes.
- Les Automobiles flans Mo
- Les expériencesque vient de faireM. Journu comme réserviste avec son automobile ont satisfait pleinement le général Jamont ; et nul doute que la question de l’automobilisme militaire ne fasse des progrès rapides.
- A ce propos il nous a semblé intéressant de nous procurer pour nos lecteurs le texte résumé de la conférence que vient de faire au Cercle militaire le lieutenant Gérard du train territorial sur les automobiles utilisées comme complément des transports de guerre.
- Point de départ : Chercher dès à présent quels partis utiles on pouvait tirer des automobiles comme transports de guerre, ne pas attendre que dans cette voie nous soyons devancés par nos voisins.
- L’arme du Train des Equipages, principal agent des transports aux armées, devrait avoir son matériel régulier complété par les voitures de tous modèles, et surtout les automobiles provenant des réquisitions au moment d’une entrée en campagne.
- Les voitures de luxe, calèches, breacks, tapissières, etc., peuvent utilement servir au transport des blessés, du personnel non monté des divers services : de sauté, du trésor, des Postes et Télégraphes, des officiers d’administration, d’approvisionnement, etc.
- Les voitures de livraisons et les camions peuvent servir à l’évacuation des blessés et au transport rapide des denrées, subsistances et munitions.
- Quels que soient les succès ou les avantages obtenus par les armes combattantes, ces succès et ces avantages peuvent être gravement compromis si renforts, subsistances, munitions, etc., n’arrivent pas à temps pour combler les vides occasionnés par la lutte et les combats.
- La célérité dans les transports devient donc là un facteur très important.
- Le manque de vivres, l’irrégularité dans les distributions, produisent le découragement chez le soldat, le maraudage, l’indiscipline, la désertion ; le moral des troupes s’en trouve terriblement
- atteint et affaibli, ce peut-être une cause d’insuccès dans un combat décisif.
- L’ennemi bien renseigné sur un état d’imperfection de cette nature peut en tirer parti, et se permettre un retour agressif qu’il n’eût pas osé tenter sans cela.
- Le manque de munitions aurait fatalement pour résultat immédiat, la mise hors de service de troupes d’infanterie ou d’artillerie, qui au moment de prendre ou d’atteindre une position chaudement et chèrement disputée, seraient obligées de se replier, et perdre ainsi tout le fruit de leurs efforts, si des troupes de réserve ou de soutien n’étaient assez proches pour pouvoir intervenir utilement, et conserver les positions prises, ou rétablir les chances de succès.
- « Toutes les voitures automobiles soumises à la réquisition peuvent être immédiatement mises en service le jour même, ou au plus tard le lendemain de la mobilisation.
- « La vitesse du parcours des voitures de modèle régulier et des voitures à traction animale, à provenir des réquisitions est basée sur la moyenne de 6 kil.à l’heure,soit une étape de 24 kil.en 4 heures, trajet qui peut être effectué par les automobiles en une heure, très facilement; on peut donc affirmer qu’en un même laps de temps, les voitures automobiles fourniraient au moins 5 fois plus de transports que les voitures de modèles régulier ou irrégulier.
- « La grande mortalité et la prompte mise hors service des chevaux à provenir des réquisitions ; ces animaux habitués à un certain régime de nourriture et à un certain travail chez leurs propriétaires, ne se feraient pas tous facilement au nouveau régime d’alimentation ou au nouveau travail parfois excessif qu’on exigera d’eux. D’où fréquentes et importantes pertes pour le trésor ; pareil inconvénient, et pour cause, ne se produira pas pour les automobiles,. qui sans repos, fourniront le travail qu’on peut en attendre, pour ainsi dire à jet continu, c’est-à-dire j.our et nuit, à la seule condition d’établir un tour de service et de repos pour le personnel conducteur ».
- Le recrutement du personnel conducteur, les différentes circonstances de guérie qui peuvent se produire aux armées ont été sérieusement étudiées et heureusement résolues par M. le Dr Gérard, dont la conférence peut se résumer ainsi : « L’application de l’automobilisme aux armées permettra d’assurer rapidement tous les services par la plus grande mobilité des transports, et d’obtenir la plus grande somme de rendement».
- Le conférencier conclut par cette question :
- « Y a-t-il oui ou non avantage en faveur de la Nation qui, la première, sera la mieux organisée pour faire de l’automobilisme une application immédiate et raisonnée aux différents services de ses armées ? »
- Si oui, a l’œuvre et préparons-nous sans retard.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.410 - vue 412/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 411
- Course Paris-Amsterdam
- (7 juillet)
- Grâce aux actives démarches de MM. Gamard et A. de Lucenski, qui avaient été délégués à la Préfecture de police par le Comité de l’A C.F., les concurrents de Paris-Amsterdam n’auront pas à subir de longues formalités pour obtenir leur permis de circulation. M. Blanc, a, en effet autorisé M. Bochet, l’ingénieur de la préfecture de police chargé des permis, de décerner sur-le-champ aux conducteurs qui prendront part à la course Paris-Amsterdam-Paris, un permis temporaire, valable pour le temps de la course.
- Les chauffeurs n’auront donc qu’à se présenter à M. Bochet, qui leur délivrera leur permis pour eux et leurs voitures.
- Il reste entendu qu’après la course les chauffeurs autorisés temporairement à circuler, devront passer à nouveau leur examen pour ne pas être inquiétés.
- * •¥*
- L’organisation de la course Paris-Anasterdam et retour suit son cours rapide. L’un des commissaires de route, M. Ch. Houry, délégué de l'Automobile-Club de France pour les itinéraires belge, luxemburgeois et hollandais est parti mardi soir par la route sur une voiture de la maison de Diétrich.
- A 7 heures du soir, il était à la Ferté-Gau-cher ; le mercredi, il déjeunait à Rethel et pénétrait le soirmême sur le territoire Belge après une marche régulière. Tout allait très bien à bord.
- M. le comte de la Valette est parti jeudi à 2 heures de l’après-midi sur un vis-à-vis de la Société l’Automobile pour reconnaître le parcours français aller et retour.
- * ¥
- M. Noël Bardac vient d’adresser une somme de 500 francs, à l’Automobile Club de France, pour être affectée aux prix de la course Paris-Amsterdam.
- Les membres du Cercle désireux de contribuer également à rehausser l’éclat de l’éclat de l’importante manifestation qui se prépare sont informés qu’une liste de souscription est d’ores et déjà ouverte au secrétariat du Cercle, 4, place de l’Opéra.
- ¥ ¥
- La maison Michelin, et Cie désireuse de participer aux frais assez considérables qui seront occasionnés à ses clients par leur participation à la course Paris-Amsterdam, a résolu d’attribuei à cette course des prix supplémentaires, réservés, bien entendu, à ses seuls clients.
- Ces prix, dont le montant varie de 1 600 à 50 francs, seront attiibués aux concurrents munis de pneus Michelin, arrivés dans les dix premiers de chaque catégories.
- Si les vingt premières voitures ont des pneus Michelin, la somme des prix ainsi attribués montera à 8 000 fr.
- ¥ *
- La maison Vital-Bouhours et Duret, offre aussi aux véhicules qui arriveront dans la course Paris-Amsterdam, du premier au dixième, sans distinction de catégorie, les prix suivants, à la seule condition qu’ils soient munis de pneus Vital, des prix variant de 2000 à 100 francs, le total pouvant monter à 12 30.0 francs.
- A l’occasion de la course « Paris-Amsterdam-Paris », l’Automobile-Club de France organise un train spécial de luxe qui desservira les étapes de la course de vitesse.
- Ce train, composé de wagons-salon, d’un wagon-restaurant et d’une voiture de première classe, pour le personnel, partira de Paris le 7 juillet de bonne heure pour Champigny, où se donnera le départ de la course.
- Sitôt la dernière voiture partie, le train filera dire:teinent, par la voie la plus courte, sur l’étape suivante, soit :
- Le 7 juillet, de Paris-Champigny à Ardenne.
- Le 8 juillet, d’Ardenne à Nymègue.
- Le 9 juillet, de Nymègue à Amsterdam.
- Le 11 juillet, d’Amsterdam à Nymègue.
- Le 12 juillet, de Nymègue à Liège.
- Le 13 juillet, de Liège à Verdun.
- Le 14 juillet, de Verdun à Paris.
- L’horaire et l’itinéraire exacts du train spécial seront fixés ultérieurement. Quant au prix, il atteindra 12.000 fr.
- Le nombre des places disponibles est de 40. C’est donc à 300 fr. par place que ressort le montant du parcours par voie ferrée, aller et retour ; places de luxe (wagons-salon) ou places de première classe ordinaire. (Sur certains parcours étrangers les bagages seront taxés à part.)
- MM. les membres du Cercle, ainsique MM. les constructeurs qui désireraient retenir des places dans ce train spécial, soit pour eux-mêmes soit pour leurs invités ^hommes ou dames) ou leur personnel, sont priés de vouloir bien s’inscrire, au plus tôt, au secrétariat du Cercle. Le nombre des places étant limité, il ne pourra être tenu compte que des 40 premières inscriptions.
- Exposition d’Automobiles
- C’est surtout dans les bandages des roues que l’automobile vient de faire un progrès absolument remarquable.
- Un bandage nouveau est présenté par M. Cha-meroy, à l’Exposition, Salle H.
- Ce bandage est monté sur un phaéton Peugeot, force 6 chevaux, poids chargé 1 300 kilos.
- Des essais très sérieux ont été faits sur un parcours de 6 000 kil. dont 4 000 pen'dant cet hiver sur des routes absolument défoncées, auxquelles aucun bandage élastique connu jusqu’à ce jour n’aurait pu résister.
- Les remarquables avantages sont les suivants :
- i° Ce bandage ne dérape jamais, même sur pavé gras.
- 20 Son élasticité reste constante, elle peut être comparée à celle d’un pneu de moyenne grandeur.
- 30 Les arrêts de la voiture les plus violents n’altèrent en rien ses organes, il n’y a ni usure, ni arrachement.
- 4° L’usure est presque nulle pour le parcours fait à ce jour»
- 30 La vitesse dépassant 50 à l’heure n’a aucune action sur lui. '
- 6° L’application du frein puissant Lemoine peut se faire avec la plus grande sécurité.
- 70 11 n’y a jamais d’arrêt occasionné par ce bandage pendant la marche.
- 8° Il peut rouler sur les routes défoncées, rem-pierrées, même avec o m. 25 de cailloux non cylindres, sans l’altérer, en un mot ce bandage est
- p.411 - vue 413/833
-
-
-
- 412
- •LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- la garantie de l’avenir de l’automobile, son application sera surtout importante pour les poids lourds.
- De grands industriels et financiers se sont déjà
- fait inscrire pour l’achat des brevets de cet inventeur. Nous engageons beaucoup les chauffeurs à visiter le stand de cet exposant où des explications d’un très grand intérêt leur seront données.
- Voitura Doré
- Nos lecteurs se rappellent la voiture Doré et I nier. Les roues d’avant y étaient à la fois motrices Bouissou exposée à la salle Wagram et que nous I et directrices, tandis que l’essieu y était simple-avons décrite dans le numéro du 18 janvier der- 1 ment porteur.
- vmm\
- Mécanisme de commande de Vavant-train.
- Détail des pignons.
- M. Doré expose en ce moment à l’Exposition Internationale un fiacre électrique dans lequel se trouve appliqué son dispositif d’avant-train.
- On sait les difficultés que l’on rencontre dans la transmission du mouvement aux avant-trains. Les chocs verticaux font varier la distance entre le châssis de la voiture et le sol par suite des mouvements de flexion des ressorts, en même temps que les inégalités du sol donnent aux roues des déplacements latéraux.
- Dans le dispositif de M. Doré, le moteur, quel qu’il soit, agit sur la cheville ouvrière qui, grâce à un artifice et à des engrenages convenables, fait mouvoir l’essieu avant sur lequel sont calées les roues motrices.
- La cheville ouvrière est en réalité un cylindre creux à l’interieur duquel peut se déplacer verticalement une tige à longue clavette susceptible, en dehors de ce déplacement vertical, d’être entraînée par la clavette dans le mouvement de rotation donné a la cheville ouvrière.
- La tige est d’autre part brisée vers le milieu en deux parties reliées par un double joint de Cardan, et la partie inférieure de l’axe porte un pignon engrenant directement avec le différentiel. De la sorte, les chocs verticaux sont sans influence par suite du déplacement de l’axe dans sa douille, et les chocs latéraux se font sentir sur le joint de Cardan sans gêner la transmission du mouvement.
- La direction se fait autour de la cheville ouvrière
- p.412 - vue 414/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 413
- comme dans les voitures ordinaires au moyen d’un volant manivelle actionnant un petit pignon qui engrène à l’intérieur du cercle de l’avant-train.
- L’arrière-train est monté sur deux roues folles sur lesquelles peut agir un frein à ruban ou à sabot d’un système quelconque.
- Le moteur placé devant le conducteur est enfermé dans une enveloppe pour être mis à l’abri des intempéries et des poussières, l’arbre qui fait mou-
- voir p^rte un pignon denté qui engrène directement sur la cheville ouvrière. La transmission est donc des plus simples et l’on n’aperçoit qu’une gaine de cuir protégeant l’axe transmetteur et un carter qui renferme le différentiel disposé comme nous l’avons vu précédemment pour la voiture à pétrole.
- La batterie d’accumulateurs est du type Fulmen 400 kilogr. d’accumulateurs permettraient de par-
- Moteur Bouché
- Fiacre électrique Doré
- courir 70 kilomètres à 14 à l’heure. Le moteur tourne de 500 à 2000 tours et pèse 100 kilogr.
- Les essais auxquels M. Doré soumet son véhicule permettront de se rendre compte s’il n’y a pas heu d’apporter de nouvelles améliorations au moteur, de lui donner une force plus grande et une vitesse de rotation plus accélérée, mais dès maintenant on peut dire que le mode de traction par la cheville ouvrière tel que le réalise M. Doré est
- susceptible d’être appliquésur. un véhicule de n’importe quel système.
- Le moteur électrique a permis de tirer tout le parti possible de la simplicité offerte par la cheville ouvrière motrice, la facilité de loger les accumulateurs en divers endroits de la voiture et par conséquent de les dissimuler entièrement malgré leur nombre a laissé à la voiture une grande élégance, dégagée qu’elle paraît de tout mécanisme.
- p.413 - vue 415/833
-
-
-
- 414
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- M. Doré continue d’ailleurs à fabriquer des voitures à pétrole. Nous donnons une photographie du moteur employé. C’est le moteur J. Bouché, construit par M. Monin.
- Ce moteur, comme on peut le voir sur la figure est horizontal et comporte deux cylindres parallèles à circulation d’eau. Une culasse contient les soupapes d’échappement et une boîte supérieure renferme les soupapes automatiques d’aspiration ; un carter, en deux parties, forme bâti et permet au vilebrequin équilibré, à un seul coude, aux bielles et aux pistons de se mouvoir dans l’huile.
- Un volant avec régulateur agit sur une valve d’introduction et limite la vitesse entre 500 et 6U0 tours à la minute. Les soupapes d’échappement sont actionnées en temps opportun par un levier oscillant commandé par un excentrique; enfin, l’allumage comprend un distributeur avec un dispositif pour le réglage de l’avance ; les deux bougies sont portées par une même bride pour être faciles à démonter et à remplacer. Ce moteur est accompagné d’un carburateur fort ingénieux, dû également à M. Bouché qui a pensé à appliquer au carburateur le principe de la membrane oscillante du baromètre anéroïde de façon à conserver un aiveau constant.
- Bmelles-Aftoe-Spa
- Samedi et dimanche se sont disputées les deux étapes de la course Bruxelles-Spa dont nous avons donné le règlement dans notre numéro du 26 mai :
- Voici quels étaient les engagés ;
- VOITURES
- Chevaux Places
- 1. Comte de Cohen
- (Paris)...........
- 2. Liénart(Bruxelles)
- Victoria..........
- 5. Baron Duquesne (Nice), breack...
- 7. Van Volxem (Bruxelles), victoria..
- 9. Oscar Grégoire (Bruxelles) , dog cart..............
- 11, Baron de Crahwez
- 6. Osmont, —
- 8. Corre, —
- 10. Orhan Viot, tricycle.
- 12. Baron de Crahwez, voiturette. 14. — — tricycle.
- 16. Bourgeois, voiturette 2 places. 18. Dumoulin, tricycle.
- (Bruxelles), duc.. 6 2
- 13. Mulden duc 4 2
- 15. Le Hardy de
- Beaulieu, duc... 4 2
- 17. Longtin, duc. ... 4 2
- 19. Vincke (Malines),
- Victoria 5 3
- 21. H. Collard, dog
- cart 6 4
- 23. Van der Spick... 6 2
- 23. Lacroix, dog cart. 4 4
- 27. B. Pierre de Ca-
- ters, victoria 4 4
- 29. L. Mors 4 4
- 31. Antony » 4
- 33. J. Descamps » 4
- 35. Duchamps , dog
- cart 6 MOTOCYCLES 2
- 3. Daubrehy (Bruxelles), voiturette 2 ph
- 4. Bardin, tricycle.
- 20. E. Prud’homme, tricycle.
- 22. Wauthier, tricycle.
- 24. L. Necus, —
- 26. Laumaillé, —
- 28. Dernier, —
- 30. Cheneau, —
- 32. H. Fournier, —
- 34. Ranson, —
- 36. Craninckx, tandem.
- 38. Deckert, tricycle.
- 40. De Santos-Dumont, tricycle.
- 42. G. Ducor'n, tricycle.
- 44. G. Duquesne, tricycle.
- Soit un total de 79 engagés.
- Sur 18 voitures inscrites, n ont répondu à l’appel du starter.
- Dans la catégorie des motocycles, il y a eu 10 partants et 13 abstentionnistes.
- Voici les voitures qui se sont rangées au départ ;
- 1. Baron de Crahwez. 3. Oscar Grégoire^. Comte de Cahen, 7. Albert Liénart, 11. Louis Van Volxem, 19. N. Vincke, 21. Hector Colard, 23. Vander Speck, 29. Louis Mors, 3i.Antonyet Brock, 33. Descamps.
- Voici les noms des motocyclistes :
- 4. Bardin, 6. Osmont, 8. Corre, 10. Orban-Viot, 16. Bourgeois, 20. E. Preudhomme, 26. L. Meeus, 28. Léon-Dernier, 38. Ch. Deckert, 42. Marcelin.
- Le temps qui était resté incertain jusqu’à Na-mur s’est tout à fait gâté ; les routes étaient détrempées ; un fort vent de bout, accompagné d’une véritable trompe d’eau, empêche les concurrents d’avancer.
- Antony et Brock, montant un dog-cart, ont été victimes de crevaisons ; à la descente d’O-veryssche, indiquée comme très dangereuse, et qui contourne l’église, ces chauffeurs n’ont pas ralenti l’allure et ont crevé leurs pneumatiques. De ce chef ils ont perdu 45 m. à 50 m.
- Voici le classement des trois premiers de chaque catégorie :
- MOTOCYCLES
- Ier Marcelin en 3 h, 47 m.
- 20 Corre en 4 f. O m.
- 3e Osmont en 4 h. 2 m.
- VOITURES
- i*r de Crahwez en 4 h. 30 m.
- 2® L. Mors en 4 h. 55 m.
- 3® Antony et Brock en 6 h. 13 m.
- Le classement général de cette première journée donnait :
- 1. Marcelin à 1 h. 37 m. 47 s.
- 2. Corre à 1 h. 42 m. 2 s.
- 3. Osmont à 1 h. 42 m. 15 s.
- 4. Bardin à 1 h. 43 m. 47 s.
- 3. Meus à 2 h. 8 m. 28 s.
- 6. (ir® des voitures), baron F. de Crawhez à 2 h. 8 m. 48 s.
- 7. (2® des voitures), baron Duquesne à 2 h.
- 28 m. 2 s.
- 8. (3® des voitures),Louis Mors, à 2 h. 49 m. 50 s.
- 9. (4® des voitures), Antony et Brock, à 4 h. 9 m. 38s. 2/5.
- 10. Bourgeois à 4 h. 19 m. 48 s. 3/5.
- 11. (5® des voitures),. Oscar Grégoire à 4 h.
- 29 m. 48 s. 3/5.
- 12. (6edes voitures), J. Descamps à 4 h. 39 m. 50 s. 1/5.
- 13. (7® des voitures), A. Colard à 4 h. 51m. o s. 1/5.
- 14. (8® des voitures), comte de Cahen à 5 h. 21 m. 33 s.
- p.414 - vue 416/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 415
- organisé par le « Journal des Sports »
- C'est le 4 juillet, le lendemain de la clôture de l’Exposition des Tuileries, que le Longchamp fleuri du Journal des Sports aura lieu. A dix heures du matin les véhicules fleuris sortiront des Tuileries par la grille de la place de la Concorde. Ceux qui voudront prendre part au défilé sur leurs voitures automobiles fleuries devront se trouver à io heures devant le bassin des Tuileries.
- A 10 heures, le défilé s’organisera; une rangée de tricycles ouvrira le cortège, une double haie de motocycles protégera les flancs et une rangée de voiturettes fermera la marche.
- Les véhicules ainsi encadrés défileront à la petite vitesse, les uns derrière les autres, avec ordre et sans chercher à se dépasser.
- Voici l’itinéraire adopté :
- Champs-Elysées, avenue du Bois-de Boulogne, tour du Lac, d’où l’on rejoindra l’allée des Acacias, puis on fera le tour de Longchamp et l’on se rendra à la villa de l’A. C. F. par la route du champ d’entraînement.
- Ceux qui désireront déjeuner à la villa s’inscriront d’avance ; mais il n’y aura pas de banquet, l’A. C. F. devant organiser des banquets à la presse et aux exposants les derniers jours de l’exposition.
- L’exposition ferme ses portes le dimanche ; le lundi, il faudra vider les lieux et cela ne coûtera guère plus de prendre l’itinéraire que nous avons indiqué.
- Et puis, les Parisiens demandent avoir circuler les véhicules que, pendant près d’un mois, ils n’auront vu qu’au repos.
- Avic quelques fleurs, cette carrosserie automobile fera merveille dans les Champs-Elysées, l’avenue du Bois et autour de Longchamp.
- Les chauffeurs qui désirent prendre part à ce défilé sont priés d’envoyer leur adhésion au Journal des Sports.
- Petites Nouvelles
- Tourcoing Béthune
- (21 août)
- Le Conseil municipal de Tourcoing ayant voté la subvention de 1 500 francs, sollicitée par l’Union Vélocipédique de Tourcoing, cette Société va organiser à nouveau son épreuve annuelle Tourcoing-Béthune dans laquelle une catégorie spéciale sera réservée aux automobilistes régionaux.
- Environ 2 000 francs seront répartis comme prix dans les diverses catégories, soit en espèces, soit en objets.
- La liste des engagements sera ouverte incessamment.
- La Bourse
- Les Omnibus gagnent 20 francs à 1 930, ainsi que les Voitures à Paris à 830 francs.
- La Compagnie générale Française de tramways atteint 1 067. Les Procédés Thomson Houston, font : 1512 pour l’action ancienne, 1500 pour la nouvelle.
- *Compagnie générale de traetion passe à 114.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C'% Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paria, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- L’automobilisme, sorti aujourd’hui de la période des tâtonnements, passionne à juste titre tous les partisans du progrès. Mais on manquait jusqu’ici de livres à bon marché et suffisamment complets pour permettre, même aux profanes, d’embrasser la question des voitures automobiles dans son ensemble et ses principaux détails.
- Sous la direction de M. Ch. Vigreux, répétiteur à l’Ecole centrale, MM. Milandre et Bouquet, ingénieurs, viennent précisément, en même temps que se tient la première exposiiion des automobiles, de publier chez l’éditeur E. Bernard, le premier volume d’un Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, qui comprendra en tout 4 volumes illustrés. Le tome I est consacré aux éléments de construction des voitures et se vend 4 francs cartonné. Les trois autres tomes, du prix de 2 francs chaque, traiteront successivement des voitures à vapeur, des voitures à pétrole et des voitures électriques.
- Nul doute que cette petite encyclopédie de l’automobilisme obtienne le succès qu’elle mérite par la valeur de son texte et la profusion de ses figures explicatives.
- BilotMp Je la « Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2° — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3® — — à pétrole............. 5 »
- 4* — — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dansle texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 70 Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco. ______
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° U Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent. __________
- 11® Cartes Tarride des environs de Paris, en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres...... 1 fr. 25
- _ — 80 — ...... 2 fr. 50
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-#ur-Seine
- p.415 - vue 417/833
-
-
-
- 416
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITDRES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arelidéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92.r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F-, bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C!* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne. 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C®, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60. rue d’Australie. Le Mans.
- Tonting (H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C» générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paiis
- Electricité
- Bouquet, Garcin-Schivre, 34, rue iailbout.
- C' Française des Voitures électromobiies, 20, nie Taitbout. (
- C° générale des Transports automobiles (.lenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St -Mar-tin Pans
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12. rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- | Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- I Sté anonyme Laurent-Côly, 13 rue Lafayette.
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes.
- p.416 - vue 418/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 27
- 7 Juillet 1898
- SOMMAIRE DU
- Notre Concours.
- Voiture électrique Epstein, P. S.
- Voiture David et Bourgeois avec moteur P. Gauthier.
- Course Paris-Amsterdam.
- Longchamps fleuri automobile.
- Le bisembrayage Greffe.
- Vue d’ensemble de la Grande salle de l’Expo -2 sition internationale, organisée par l'Automobile-Club aux Tuileries.
- L’état actuel de l’industrie automobile : La maison Rochet-Sehneider de Lyon.
- A l’Exposition d’Automobiles : Les Visites-Causeries.
- Bruxelles-Ardenne-Spa.
- Automobile-Club de France.
- Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Petite Correspondance.
- VOITURE ROCHET-SCHNE1DRR
- p.n.n. - vue 419/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 418
- Noire Concours
- Liste des Lauréats
- Le jury chargé de la besogne longue et délicate d'examiner et surtout de classer les travaux des ingénieurs qui ont pris part à notre Concours, vient de terminer son rapport. D’après ses conclusions aucun concurrent n’a suffisamment traité à la fois les trois questions proposées. Peut-être l’une de ces questions, la dernière, était-elle, en effet, trop difficile.
- Nous sommes d’autant plus fiers du résultat obtenu que peut-être la coexistence de trois questions à résoudre a dû écarter grand nombre de concurrents.
- Nous avons décidé qu’il n’y avait pas lieu de faire une différence entre les prix accordés aux trois concours classés les trois premiers. Ils auront droit à trois prix égaux de 250 francs. De même les quatrième et cinquième sont classés ex œquo, avec deux prix de 100 francs. Un prix de 50 francs est attribué au concurrent classé sixième.
- Eu conséquence, les travaux récompensés sont ceux des concurrents dont les noms suivent:
- MM.
- H. Briot, lieutenant d’artillerie, à Bourges, auquel est décerné un prix de 250 francs.
- G. Hugon, ingénieur civil des mines, à Calais, auquel est décerné un prix de 250 francs.
- Anonyme (concours portantune épigraphe tirée de Paul-Louis Courrier), auquel est décerné un prix de 250 francs.
- L. -D. Triouleyre, ingénieur civil des mines,
- à Paris, auquel est décerné un prix de 100 francs.
- J. Gravez, ouvrier mécanicien. 6 rue Merlin, à Paris, auquel est décerné un prix de 100 francs.
- G. Paillet, à Fontainebleau, auquel est décerné un prix de 50 fr.
- Le jury a été obligé de s’inspirer non seulement de la valeur absolue des travaux, mais aussi de leur conformité ayep les questions, telles qu’elles avaient été posées. Il décerne des mentions toutes particulières à : MM.
- M. Caplet, ingénieur des arts et manufactures, au Havre.
- J. Courtois, 49, rue de Londres.
- J. d’Hosta Hurbin, 12, rue Birague.
- Filtz, constructeur à Levallois-Perret. Klaus, constructeur à Boulogne.
- C. Vibort de Vimy, élève à l’Ecole Centrale.
- Le concurrent Anonyme dont le travail est porté pour un prix de 250 francs est prié de faire connaître ses nom et adresse, avec rappel de l’épigraphe, avant le dimanche 24 juillet. Faute de quoi son prix de 250 fr. sera réparti, par portions égales de 50 fr., entre les cinq autres concurrents primés qui toucheront alors 300 fr., 300 fr., 150 fr., 150 fr. et 100 fr.
- Prière est faite aux auteurs des projets primés de nous indiquer s’ils veulent toucher le montant de leurs prix aux bureaux de la Locomotion Automobile, où ils seront à leur disposition à partir du 31 juillet.
- Miireélectripe Epstein
- La particularité intéressante de cette voiture est de pouvoir marcher indifféremment soit à l’aide d’un moteur à pétrole A, soit à l’aide d’une dynamo B, voire même en s’aidant des deux simultanément ; on embraye à volonté la dynamo en faisant glisser latéralement un pignon de commande qui s’engage ou non avec l’engrenage de commande de l’arbre intermédiaire C ; ce dernier porte également le tambour E du frein à lame, actionné par pédale.
- Les roues d’avantsont directrices et manœuvrées comme à l’ordinaire. Sous les sièges, disposés
- comme sur un dog-cart, sont disposés les accumulateurs H : une aut»-e batterie K peut également trouver place sur l’avant-train.
- Lorsque la voiture est au repos, on peut se servir du moteur à pétrole A pour actionner la dynamo B et charger les accumulateurs, en reliant directement les deux arbres moteurs ; en les désengageant et reliant à l’arbre intermédiaire successivement l’un ou l’autre moteur, ou marcher soit au pétrole, soit à l’électricité, la dynamo fonctionnant alors comme réceptrice. En accouplant les deux moteurs à la fois sur l’arbre intermédiaire, on peut, comme imus l’avons dit, s’aider des deux simultanément, au dire de l’inventeur tout au moins.
- P. S.
- p.418 - vue 420/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 419
- MM. David et Bourgeois ont présenté à l’Exposition des Tuileries une voiture très remarquée, munie d’un moteur système Paul Gautier. Nos lecteurs, ou plutôt nos abonnés anciens ont déjà vu la description complète du moteur Gautier et du système particulier des changements de vitesse dans le numéro du 24 décembre 1898 de la Locomotion Automobile.
- Nous donnons la reproduction de l’omnibus David et Bourgeois, ainsi que la photographie du moteur Gautier. Ce moteur est à 4 cylindres, montés sur un même socle renfermant deux arbres coudés reliés par un pignon, de sorte que l’un d’eux seul soit utilisé
- comme qrbre moteur. Chacun fonctionne des cylindres comme un moteur à quatre temps; on a deux périodes motrices par tour de l’arbre moteur.
- Le moteur est placé à l’avant de la voiture. Les vitesses sont de 6, 12, 18, 28 kilomètres à l’heure, la dernière vitesse pouvant être remplacée par celle de 35 à l’heure. Le rayon de giration minimum est de 3 mètres.
- Les roues sont en bois munis de pneumatiques ou de bandages caoutchoutés.
- Ces voitures sont de bonnes voitures de tourisme. La construction en est robuste et soignée.
- Conrse Paris-Amsterdam-Parls
- (5-i6 juillet)
- Nous rappelons que les véhicules ont été classés par le règlement de la façon suivante :
- Classe A. — Voitures (Tout véhicule actionné par un moteur mécanique et comptant au minimum 2 places côte à côte).
- ire série voitures portant 2 personnes.
- (1) MM. David et Bourgeois, 19, rue Geoffroy St-Hilaire, Paris. Vente exclusive : La Société Industrielle des véhicules automobiles, 19, rue Duret,
- Paris.
- 2e série voitures portant 4 ou 5 personnes.
- 3® série voitures portant 6 personnes ou plus. Classe B. — Motocycles
- (Tout véhicule actionné par un moteur mécanique avec ou sans adjonction de force musculaire et dont le poids à vide est inférieur à 200 kilos, le poids à vide étant le poids sans voyageurs ni approvisionnements).
- ire série moins de 100 kilos, 1 place.
- 2® série moins de 100 kilos, plusieurs places.
- 3® série de 100 à 200 kilos, 1 place.
- 4® série de 100 à 200 kilos, plusieurs placps.
- Classe C. — Divers
- Véhicules ne rentrant pas dans les classes A ou B.
- p.419 - vue 421/833
-
-
-
- 420
- LA LOCOMOTION AUTOMObiLK
- K S O tb n NOMS CONSTRUCTEURS MOTEUR CONDUCTEURS
- TYPE FORCE
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6
- 9
- 10
- 11 12 *3 M *5 16
- J7
- ï9
- 20
- 21
- 30
- 31
- 33
- 34
- 36
- 46
- 47
- 49
- 5°
- 51
- 52
- 53
- 54 56
- 57
- 5*
- 64
- 67
- 35
- 33
- 45
- 48
- 55
- 58
- 62
- 65
- 68
- 66
- 18
- 27
- 39
- 40
- 41
- 42
- Catégorie vitesse
- Classe A, /ro série — Voitures portant 2 ou 3 personnes
- Charron Panhard et Levassor Phénix 8 Charron
- Gilles Hourgières » » 8 Gilles Hourgières
- Clément » » 8 Clément Girardot
- Ed. Adam » » 8 Ed. Adam
- Leys » » 6 Leys
- De Knyff » » 8 De Knyff
- E. Voigt » 6 E. Voigt
- Heath » » 6 Heath
- Balaceano » » 6 Balaceano
- G. Vinet Amédée Bollée A. Bollée 8 G. Vinet
- Ed. Gaudry » » 8 Ed. Gaudry
- Baron de Dietrich » » 6
- Baron Turckeim » 6
- René Loysel » » 8 René Loysel
- Vicomte de la Combe. . . Panhard et Levassor Phénix 6 Vte de la Combe
- Lord Carnavon Peugeot Peugeot 6
- Antony » » 6
- Soc. Anon. Peugeot » » 8 Petit
- » » » 8 Koecklin
- » » » 8 Krauetler
- Vallée Vallée 6 Vallée
- A. Bollée fils Amédée Bollée A. Bollée
- Georges Richard Georges Richard Richard 5 F.-M. Richard
- Sté Georges Richard. . . . » » 5 Georges Richard
- Breuil Peugeot Peugeot 8 Breuil
- Roscoff Mors Mors 6 Roscoff
- Docteur Pascal Panhard Phénix 8
- Levegh Mors Mors 6
- Chesnay » » 6 Chesnay
- Vital-Bouhours et Duret. Georges Richard Richard 4 Vedrine
- Duchan Panhard Phénix 6
- Soc. Contin. d’automob.. Gauthier-Wehrlé G. Wehrlé 6
- » » Benz
- Maison Parisienne Maison Parisienne » 6
- Delahaye Delahaye Delahaye 6
- V. Popp et fils Victor Popp K. Lacoste 8 H. Popp
- Roch, Brault et Cie Sté Franco-Belge automobile Wincke 7
- Automobiles Léo Automobiles Léo Pygmée 9 Alexandre Caron
- Classe A. 2e série - Voitures portant 4 ou 5 personnes
- Soc. Anonyme Peugeot.. Peugeot Peugeot 8
- Jacques Marcel Panhard et Levassor Phénix 8 Jacques Marcel
- Broc Mors Mors 8 Broc
- De Dion et Bouton De Dion et Bouton De Dion-Bouton
- Vi . delà B. de Nanteuil. Amédée Bollée A. Bollée 9 Vte de la Barre de Nanteuil
- Soc. Cont. Automobile.. Gauthier et Wehrlé G. Wehrlé
- Delahaye Delahaye Delahaye 6 E. Lacoste
- V . Popp et fils Victor Popp E. Lacoste 8
- Maison Parisienne Maison Parisienne Benz 6
- Automobiles Léo. Automobiles Léo Pygmée Lefebvre
- Classe A, y® série — Voitures portant 6 personnes et au-dessus
- Maison Parisienne Maison Parisienne | Benz 9
- Classe B, /re série — Motocycles pesant moins de jookilogr. à 1 place
- De Santos Dumont De Dion et Bouton De Dion-Bouton 1 3/4 Alberto de Santos
- Vie. Gaétan de Meaulne. » » 1 3/4 Vte G. de Meaulne
- De Dion et Bouton » » 1 3/4 Viet
- » » » 1 3/4 Osmond
- » » >r 1 3/4 Bardin
- » » » 1 3/4 Teste
- p.420 - vue 422/833
-
-
-
- X» d'engagement
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 421
- NOMS CONSTRUCTEURS MOTEUR
- TYPE FORCE
- CONDUCTEURS
- Classe B, /re série. — Motocycles pesant moins de ioo kilogr., à i place (suite)
- 43 » » » 1 3/4
- 44 » » » 1 3/4
- 61 Georges Ducom » » 1 3/4
- 69 Marcelin Phébus » 1 3/4
- 72 Comiot Comiot » 1 3/4
- Classe B, série — Motocycles pesant au moins ioo kiloc
- .28 Société Decauville Decauville Decauv. 2 1/2
- 20 » » » 2 1/2
- 70 Soc. An. Voit. Bollée. . . . Soc. An. Voit. Bollée L. B ollce 4
- 71 » » »ï 4
- Catégorie touristes
- Classe A, /re série — Voitures portant 2 ou 3 personnes
- 104 E scargot Mors Mors 3
- i°5 Société Decauville Decauville Decauv. 2 1/2
- 106 E. Manchon Panhaid et Levassor Phénix 4
- 109 Laforge Baille Lemaire 5
- 11 3 De Dietrich De Diétrich A. Bollée 6
- 120 Michelin Panhard et Levassor Phénix 6
- 123 Stephen Ribes 'Delahaye Delahaye 8
- i 24 Ricard . Peugeot Peugeot 6
- 126 Diligeon Hurtu Hurtu 4
- 128 DeLhuye Delahaye Delahaye 6
- Classe A 2e série — Voitures portant 4 ou 5 personnes
- i°3 Delizy Panhard et Levassor Phénix 6
- 108 Roch-Brault S. F.-Belge d’Autom. Winck 6
- 114 De Dietrich de Diétrich A. Bollée 9
- 116 » » » 6
- 119 Guyenet et Balvay Daimler 8
- 1 2 1 Walrus Mors Mors 6
- 1 25 Lapanne Panhard et Levassor Phénix 6
- I Delahaye Delahaye Delahaye 6
- Boit ou Corre
- Comiot et moins de 200 à 1 place
- Louis Ravenez Corbière Wilfrid Léon
- Boitier Manchon Pas parti Noirel
- Pas parti
- Saint-Clair
- Gayet
- Delizy
- Mégret
- Baron rte Turckhei
- Hcttinguer
- Balvay
- Moranne
- Classe A, / série — Voitures portant 6 personnes et au-dessus
- 101 118 130
- J3r
- 132
- 107
- 110
- 111
- 112
- 1r3
- 122
- 102
- 117 127
- Pierron Panhard et Levassor Phénix 12
- Léon de Bertier Amédée Bollée A. Bollée 9
- Delahaye Delahaye Delahaye 8
- Delà haye Delahaye Delahaye 8
- A. de Lucenski Delahaye Delahaye 8
- Prévost
- Léon, de Bertier de Cesti de Fleury Ad. de Lucenski
- Classe B, /re série — Motocycles pesant moins de 100 kilogr., à 1 place
- Riguelle De Dion et Bouton De Dion-Bouton 1 3/4
- Laurent » » 1 3/4
- Degi ais Marot » 1 3/4
- Comte de Périgord Crëanche » 1 3/4
- Georges Debacker » » 1 3/4
- Griet Berthaume 1 3/4
- Classe C — Divers
- G. Piet Lataudrie Bollée 3
- Société Decauville Société Decauville L. Bollée
- Société An. Voitur. Bollée Soc. An. Voit. Bollée 3
- Riguelle
- Laurent
- D.-grais
- Cte de Périgord G. Debacker Griet
- C. Piet Lataudrie Pas parti
- X.
- Aucun engagement n’est parvenu pour les 20 et 3e séiies, 8 série, classe B, catégorie vitesse.
- lasse B, catégories touristes ; ni pout
- p.421 - vue 423/833
-
-
-
- 422
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le profil de l'itinéraire français
- Les concurrents ont reçu, du secrétariat de l’A. C. F., un superbe profil de l’itinéraire de la course sur le territoire français. Cette carte, dressée en quelques heures, fait le plus grand honneur au comte de la Valette et à l’éditeur géographe Henry Barrère.
- U itinéraire à V étranger
- M. Houry à qui est incombée la plus lourde partie de l’organisation sur place de la course Paris-Amsterdam, puisqu’il a du parcourir l’itinéraire en Belgique, Hollande et Luxembourg, a pu mener à bien sa tâche grâce à une activité remarquable.
- Avis aux concurrents
- Les coureurs de vitesse seuls bifurqueront au retour à Coulommiers pour passer par Melun, Villeneuve-St-Georges et Versailles où sera établi le contrôle d’arrivée.
- Les touristes reprendront l’itinéraire du dépa:t par Châlons, Morcerf, Villeneuve-le-Comte, Villiers-sur-Marne, où sera établi le contrôle d’arrivée.
- L'itinéraire français
- Aller : de Champigny à Givet par Villiers, Croissy, Jossigny, Villeneuve-le-Comte, l’obélisque de Crécy, Mortcerf, Farmoutiers, Pommeux, Mouioux, Coulommiers,Saint-Pierre, Chailly-en-Brie, La Ferté-Gaucher, Saint-Barthélemy, Mon-talivet, Monteny, Rieux, Vauchamps, Fromen-tières, Champaubert, Fpernay, Disy, Isle-sur-Suippes, Rethel, Signy, Leperon, Rouvroy, Laval, Rocroy, Fumay, Fépin, Lierges, Givet, Fes-chaux, Fmevaux, Houyet, Château d’Ardenne, Hérock, Ciergnon, Rochefnrt, Jumelle, On, Har-gimont, Marche, Bourdon, Hotton, Barvaux, Bornai, My: Filot, Hamoir, Comblain-Fairon, Com-blain-la-Tour, Combain-au-Pont, Poulseur, Es-neux, Tilf, Engleur, Liège, Jupille, Visé, Mouland, Ryckholt, Gronsveld, Maëstncht, Geleen, Rure-monde, Venloo, Heijen, Nimegue, Arnhem, Wondenberg, Zeitz, Utrecht, Nieuwersiuis, Baam-brugge, Amsterdam.
- Retour : Amsterdam à Poulseur comme à l’aller, duis Aywaille, Houfialize, Baslogne, Attert, Arlon, Luxembourg, Longwy, Pellencourt, Lon-guyon, Rouvroy, Sprtncourt, Etain, Abancourt, Aix, Verdun, Dombasle, Banois, Vraincourt, Clermont-en-Argonne, les Islettes, Sainte-Me-nehouid, Dommartin , Arve , Tillais , Lepine, Châlons-sur-Marne, Bergévier, Vertus, Etages, Champaubert, (puis la mente route jusqu’à Saint-Pierre), Monpertuis, Pézarehes, Chaumes, Guignes, Melun, Lieusatnt, Montgeron, Villeneuve-baint-Georges, Choisy, la Croix-de-Berny," Versailles.
- *
- * *
- Le départ des touristes
- Les touristes sont partis mardi matin à 9 h. 1/2 à la sortie de Villiers-sur-Marne, le maire n’ayant pas autorise le départ à la limite du département.
- Citons parmi les personnes présentes MM. le baron Rogmat, de la Valette, Hérard, de Chasse-loup-Laubat, Léon Boilée, Vuiilemot, Chauveau, Lockert, Pierre Lalfitte, Paul Rousseau, Frantz Reichel, etc.
- Le départ exact s’est effectué entre la propriété, la Casbah, à M. Couturier, et la maison de M. Pelletier.
- MM. de la Valette, baron Rogniat et Hérard distribuent à tous les concurrents les deux livrets de la course. Admirablement conçus, ces deux
- petits volumes contiennent tous les renseignements nécessaires aux chauffeurs pour ce trajet que bien peu connaissent
- Sur 33 engagés, il y a eu 30 partants, comme on peut le voir sur notre tableau.
- Signalons parmi les partants la voiture engagée sous le nom de Escargot, pseudonyme qui cachait le baron de Zuylen. Sous le numéro 133 est partie uue voiture qui ne figurait pas sur la liste des véhicules engagés. La baronne de Zuylen qui la dirige prend également part, pour son compte à la course.
- Actuellement se court la seconde étape du parcours. Nous remettons la description complète des parcours à notre prochain numéro. Disons seulement que la première voiture arrivée est le n° 128, voiture Delahaye, en 4 h. 15 m., temps total.
- * *
- La Société O. Englebert et Cie nous prie de faire savoir aux chauffeurs de Paris-Amsterdam qu’elle établira à Givet et à Liège des postes de réparations pour les pneumatiques, de toutes marques d’ailleurs. M. O. Englebert — chauffeur lui-même — se met à la disposition des concurrents pour tout ce dont ils auront besoin à Liège.
- Losgebamp Fleuri Automobile
- organisé par le « Journal des Sports »
- Lundi a eu lieu le défilé fleuri des voitures automobiles, organisée par le Journal des Sports, et qui a définitivement clos l’Exposition des Tuileries. Les véhicules avaient répondu avec empressement à l’appel de notre confrère et la fête, favorisée par le soleil, a remporté un succès considérable.
- Le défilé comprenait environ quarante voitures et soixante voiturettes et motocycles qui ont quitté à 10 heures le jardin des Tuileries où les véhicules s’étaient rângés autour du grand bassin.
- La maiche était ouverte par la voiture de M. de Lucenski. Sur les flancs du cortège étaient les motocycles et les voiturettes. La marche était fermée par le train Scotte, le camion Daimler et la pauline de Dion.
- je renonce à dépeindre l’assistance le long des Champs-Elysées, l’étonnement des cochers : l’ahurissement des chevaux devant ce spectacle. C’est entre une double haie de curieux que le cortège s’avance à la première vitesse.
- Dans l’avenue du Bois-de-BouIogne, les nombreux cavaliers qui sillonnent la bordure qui leur est réservée, font face au défilé. Les nobles bêtes ne bronchent pas, admirent peut-être? Quelques-unes ont cependant des inquiétudes dans les jambes et s’agitent. C’est le petit nombre.
- Que vois-je ? M. le baron Van Zuylen dans une Victoria à chevaux! Le sympathique président de l’A.C. F. avait été invité par deux chauffeurs... et les avait laissé partir in\olontairenicnt.
- A la porte du Bois un cinématographe prend la vue du cortège.
- Les voitures passent devant le lac inférieur, longeant le Pré-Catelan, évoluant avec aisance dans les méandres du chemin suivi. La promenade est délicieuse, faite à moyenne allure. On a tout le temps d’admirer les suus-bois, à travers lesquels le soleil se joue sur la verdure. Mais nous débouchons sur l’hippodrome de Long-champ, et le défilé continue, merveilleux, varié.
- A la cascade, dislocation générale. Les uns s’en vont déjeuner à la villa de l’Automobile-Club, tandis que les autres s’en vont au Chalet du cycle
- p.422 - vue 424/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 423
- QFelfe(,)
- Ce « bisenibrayage », spécialement étudié poulies automobiles, est formé par l’accouplement de deux embrayages à friction îofictioniiatit à l’aide d'un seul levier.
- L’arbre moteur C èritraîne dans son mouve-
- ment de rotation le croisillon B sur lequel sont articulés 4 sabots D.
- De chaqüë cô’té du croisillon tournent les poulies folies A, Àj blindées de cuir, et qu’enveloppent les 4 sabots ; stir le moyeu de ces poulies
- j/ue ex tenez, ire (?zz 3isèrjil>râ.ya.çy.
- Embr-ZLyp Debr&ye
- 'i_________u-
- sont calés les pignons G, G, de diamètres arbitraires et qui transmettront par suite le riioùve-ment de l’axe C avec des vitesses différentes suivant que ce sera l’une ou l’autre des poulies A qui sera entraînée par l’axe C.
- Pour embrayer d volonté l’une ou l’autre des poulies A, le levier F pousse à droite ou à gauche 1 apneau E qui passe librement àü-dessus du milieu des sabots, mais les serre stir la poulie cor-l'espondante quand on le pousse à droite oii à gauche.
- (1) M. Greffe, ingénieur, 34, n.e Philippe-de-Gi-
- ard, Pari s.
- Ce'bisenibrayage, simple et tpeu coûteux, est avantageux aussi bien pour les motocycles que pour les automobiles.
- Indicateur de pentes
- Potif voitures, 30 fr.
- Potir tricycles et bicyclettes 25 tr.
- Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 lr.; colis-postal én sus.
- p.423 - vue 425/833
-
-
-
- 42 4
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- organisée par l’Automobile-Club aux Tuileries
- p.424 - vue 426/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 425
- L’état aetoel de l’Industrie automobile
- La maison Rochet-Schneider, de Lyon (1)
- La maison Rochet-Schneider, de Lyon, est connue depuis dix ans par la fabrication des bicyclettes ; le soin apporté à ne livrer que des machines d’une solidité irréprochable laissait prévoir que du jour où cette maison entreprendrait les automobiles elle prendrait une place importante.
- MM. Rochet et Schneider ont entrepris ces études en 1892 et ont commencé à livrer en 1896. Ces quatre années furent consacrées à des essais nombreux : n’ayant aucun parti pris, c’est après avoir expérimenté toutes sortes de dispositifs et avoir bien établi un type définitif qu’ils ont convié le public à expérimenter leurs produits. Après quelques essais de véhicules à vapeur, bientôt abandonnés, ces constructeurs entreprirent la fabrication des moteurs à deux cylindres verticaux, dont le rendement économique ne leur parut pas répondre au problème qu’ils se posaient.
- Ils ont adopté définitivement le moteur horizontal à un seul cylindre à faible vitesse. Le moteur « Rochet-Schneider », du type ordinaire des moteurs à quatre temps, a été établi avec un soin parfait : toutes les pièces en sont équilibrées pour atténuer les trépidations. Il ne comporte aucune pièce délicate et sa vitesse et très réduite afin d’assurer une longue conservation à toutes les parties frottantes.
- Ce moteur est placé dans le sens longitudinal de la voiture. Il est à allumage électrique, par accumulateurs ou par piles sèches. Le carburateur est à niveau constant par introduction automatique ; sa disposition permet d’utiliser des essences de densité supérieure à 700. La mise en marche du moteur se fait par une manivelle sans nécessiter l’ouverture d’aucun caisson.
- La transmission du mouvement aux roues motrices se fait par l’intermédiaire d’une courroie se débrayant par son passage sur une poulie folle. La voiture possède deux vitesses, réglées à volonté, et dont la plus grande peut donner 3s kilomètres à l’heure en pallier.
- * ¥•
- Tous les organes sont fixés sur un châssis en tubes d'acier sans soudure. Tous cestubes sont assemblés par la brasure, sans vis ni boulons . le moteur, le carburateur, l’arbre différentiel, les essieux, les ressorts, la direction, les embrayages, les freins étant
- (1) MM. Hochet et. Scluui.îor, 202, rue Paul-Bcrt, Lyon.
- M. Victor Mathieu, concessionnaire, 22, rue Tait bout, Pans.
- fixés d’une façon invariable sur le châssis, il en résulte que tout le mécanisme agit sur un bâti indéformable. La voiture est munie de deux freins, l’un à la péffale, d’action instantanée, l’autre plus lent agissant sur tambours fixés aux roues d’arrière.
- Ce qui distingue les voitures Rochet-Schneider, ce sont les moyens pratiques d’assimiler d’une façon exacte et proportionnelle la force du moteur aux efforts à vaincre.
- En effet, la vitesse du moteur est variable à volonté ; à l’aide d’un levier très bien placé à la portée de la main, on règle la compression d’après l’effort voulu et avec la combinaison de l’avance à l’allumage et l’embrayage progressif il est facile avec les deux multiplications que possède la voiture d’obtenir progressivement toutes les vitesses.
- Dans les voitures à moteur à vitesse constante le débrayage automatique est indispensable sous peine de caler le moteur, mais dans bien des circonstances cela peut être gênant et même dangereux; dans une descente, par exemple, le moteur étant débrayé, le conducteur ne peut pas toujours compter d’une façon absolue sur ses freins.
- Dans le système Rochet-Schneider dans les descentes n’excédant pas 4 à 5 0/0 on produit le vide dans le moteur par sa simple fermeture, ce vide est suffisant pour faire frein, et le meilleur parce qu’il est très souple ; de plus il y a économie d’essence puisque pendant ce temps le moteur n’aspire plus rien.
- En réalité,indépendamment desdeux freins exigés, l’un sur le différentiel et l’autre sur les tambours des deux roues arrière, il y a la combinaison du moteur comme frein et dans les cas dangereux, les embrayages étant indépendants l’un de l’autre on peut, par l’un des deux embrayé sur l’autre, obtenir un arrêt presque instantané. Ces divers moyens de vitesse ou de frein permettent avec un peu d’habitude, d’obtenir un rendement satisfaisant avec le minimum de dépense et d’usure des organes.
- * *
- Nous allons décrire le système particulier de marche arrière récemment breveté par MM. Rochet-Schneider, et représenté sur nos schémas.
- La re figure montie une portion du bâti de la voiture. A est l’arbre du moteur. Une courroie C transmet le mouvement à la poulie P qui entraîne l’arbre intermédiaire D. Cet arbre D entraîne à son tour l’essieu moteur au moyen d’une chaîne. P’ est la poulie folle tournant librement sur l’axe D.
- L’organe de changement de marche consiste en deux galets G et G , montés sui un même axe porté par un levier h oscillant autour d’un point fixe du bâti. Ces deux ga-
- p.425 - vue 427/833
-
-
-
- 426
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- lets,- garnis de cuit- ou de caoutchouc à leur circonférence, viennent s’appuyer à la fois, quand on fait manœuvrer le levier E, l’un sur la poulie fixe P. l’autre sur la poulie folle P\
- GOr ces deux galets G et G’ sont solidaires l’un de l’autre, et un système d’engrenages, sur lequel nous allons revenir fait qu’ils tournent en sens inverses.
- JOn comprend que si l’on appuie lesjga-
- lets sur les poulies P et P\ aü moment où la courroie est sur la poulie folle, celle-ci fera tourner le galet correspondant G’ dans un sens, tandis que le galet G, entraîné en sens inverse,fera tourner la poulie P en sens contraire de sa marche ordinaire, et la voiture marchera en arrière.
- Les deux autres figures montrent d’ailleurs le dispositif d’ensemble des deux galets. Le galet jG’ porte un axe J sur lequel se trouve
- une couronne dentée qui entraîne le pignon I. Ce pignon fait tourner le galet G en sens inverse de G’ et, de plus, avec une vitesse moindre, ce qui est avantageux.
- Ce mode de changement de marche ne permet d’obtenir la marche arriéré que lorsque la marche en avant est suspendue, c’est-à-dire quand la courroie est sur la poulie folle ; en effet, si on approche les galets pendant que la courroie est sur la poulie fixe on n’obtient d’autre résultat que de faiie tourner la poulie folle. De plus l’embrayage
- est progressif et ne comporte aucun organe en mouvement pendant la marche en avant ou l’arrêt.
- *
- L’ensemble de la fabrication est très soigné : tous les roulements sont à billes et partout les organes sont renfermés dans des bains de graisse.
- Jusqu’ici les roues employées étaient des roues de cycles, à rayons tangents construits d’après le système spécial de la maison. Dorénavant les constructeurs adopteront
- p.426 - vue 428/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 427
- les roues à rayons en bois, avec moyeux d’artillerie, mais toujours garnies de pneumatiques.
- La forme adoptée est celle du vis-à-vis. La longueur est 2m']ô, la largeur de voie i”“20. La voiture pèse 600 kil. avec un moteur de 5 chevaux.
- i 1 Exposition d'AntomoDiles
- Les Visites-Causeries
- Les Voitures électriques
- M. Hospitalier, notre distingné collaborateur, a inauguré, le mardi 28, à 10 h. i|2, la série des visites-causeries. L’idée de ces causeries autour des stands lui est due; c’est \q Journal des Sports qui lui a donné l’essor.
- A 10 heures i\2 deux cents personnes étaient exactes au rendez-vous devant le salon de l’Auto-mobile-Club de France, où on avait disposé une petite tribune.
- M. Hospitalier a brièvement et avec la précision qui le caractérise, retracé les débuts de la locomotion électrique et montré quels progrès rapides jelle a accomplis en quelques années. Il a rappelé qu’à l’avant-dernière Exposition du Cycle et de 'Automobile, il n’y avait, en fait de véhicules électriques, que le fameux coupé Darracq qui, après une brillante apparition, s’est subitement éclipsé.
- Qu’on mesure le chemin parcouru depuis au nombre et à la valeur des fiacres, sortis victorieux de la récente épreuve de l’A.C.F.
- M. Hospitalier confine la locomotion électrique dans les villes ou à peu près. Il dit quels sont les avantages de la voiture électrique sur les voitures à pétrole et il cite au premier rang de ces avantage l’absence ou du moins la simplification du mécanisme.
- Touteîois il divise les véhicules exposés actuellement aux Tuileries en deux catégories : x° ceux qui sont essentiellement électriques et n’ont d’organes que ceux propres au moteur électrique ; 2* : ceux où l’électricité n’entre que comme agent propulseur et qui possède tous les organes de transmission des voitures à pétrole.
- L’orateur se résume : « Le moteur électrique est trouvé ; il n’a de limites que la capacité e': l’endurance des accumulateurs. C’est donc sur l’accumulateur que doivent se porter tous les efforts de l’inventeur et le prochain concours de l’A.C.F. donnera de très bons résultats.
- M. Hospitalier invite alors son nombreux auditoire à le suivre autour des stands.
- On visite successivement les stands des maisons Ivriéger, Jeantaud, Columbia, Jenatzy, de la Compagnie Française des Voitures électromobiles, dont M. Charles Faure-Biguet, secrétaire générai de la Compagnie, faisait les honneurs ; de la Compagnie Générale des Petites Voitures, des maisons Doré, Bouquet Garcin et Schivre et Patin.
- Les remarques de M. Hospitalier portent principalement sur les places réservées aux accumulateurs, l’interchangeabilité des caisses, les com-binateurs au moyen desquels on obtient les différentes vitesses, les inverseurs de courant pour la marche arrière. Il montre les avantages et les inconvénients de chaque disposition et fait prévoir tous les progrès qui peuvent résulter, à très bref délai, d’un sage éclectisme.
- La carrosserie
- M. Jeantaud, ingénieur civil, et membre du Comité de l’A. C. F., est le premier carrossier qui ait deviné la locomotion nouvelle et se soit lancé dans la construction. A ce double titre, il était plus autorisé que qui que ce fût à traiter la question de la carrosserie.
- Fort du précédent établi par M. Hospitalier, M. Jeantaud a divisé sa visite-causerie en causerie, d’abord dans le salon de l’A. C. F. sur l’esthétique des voitures automobiles et en visite autour des stands. Sa tâche était ardue, et la visite embrassait presque toute l’exposition.
- M. Jeantaud n’a fait qu’aborder le côté technique de l’art de la carrosserie ; il a glissé rapidement sur les essieux et les châssis, n’a pas parlé des difficultés que créait aux carrossiers le logement du moteur et s’est contenté de donner quelques idées sur la couleur et la forme extérieure des véhicules mécaniques. C’est ainsi qu’il a constaté avec raison que la voiture sans chevaux est triste et qu’elle a besoin d’ètre égayée par les couleurs éclatantes et les ornements brillants.
- La visite autour des stands s’est prolongée assez tard.
- Les voitures à pétrole et à vapeur Les tricycles et voiturettes
- M. le comte de Chasseloup-Laubat a eu un auditoire nombreux, pas encore a sez pourtant pour les bonnes choses qui y ont été dites.
- Après avoir exposé les différentes particularités des voitures mécaniques, démontré les différentes façons dont les constructeurs ont résolu le difficile problème qui consiste à faire marcher un moteur sur un châssis mobile appelé à recevoir les chocs et suivre les déclivités de la route, le conférencier a passé en revue presque tous les stands et, à chacun d’eux, a résumé dans un exposé très précis et dans une langue très claire, les originalités des véhicules exposés.
- Le public était un peu trop nombreux pour permettre d’entendre de partout ei surtout de voir.
- Les moteurs de voitures à vapeur et à petrole
- L’auditoire de M. le comte de La Valette, le distingué secrétaire technique de l’A. C. F., débordait du salon du club. Malgré un accès de fièvre coloniale qui le gênait visiblement, l’orateur s’est acquitté de sa tâche avec un véritable brio.
- M. le comte de La Valette a expliqué sommairement la théorie des moteurs à vapeur et à pétrole, tout en la rendant accessible à tous les esprits et sans trop rentrer dans la technique.
- Puis dans la visite de tous les stands qui 11e s’est terminée qu’à midi et demi, l’orateur a démontré les applications diverses de la théorie, tout en faisant ressortir les efforts te.ités par les constructeurs pour allier dans leurs moteurs la robustesse et la légèreté.
- Tout le monde a oublié l’heure du déjeuner, tant M. le comte de La Valette a réussi à nous tenir sous le charme de sa parole.
- Les Machines-outils
- M. Chauveau, le populaire professeur d’automobilisme, a clos la série des visites-causeries.
- L’auditoire de M. Chauveau, fort nombreux, était composé, en grande partie, d’anciens mécaniciens et de chefs d’ateliers. Aussi cette visite, d’un caractère tout professionnel,a-t-elle été trouvé trop courte.
- p.427 - vue 429/833
-
-
-
- 428
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’automobilisme n’a eu son chemin si facile que grâce au développement qu’a donné à l’outillage l’essor de la vélocipédie. Il est l’héritier de celle-ci; héritier par l’outillage periectionné, héritier parla vulgarisation des principes delà mécanique. T. a vélocipédie a merveilleusement préparé les esprits à l’automobilisme.
- Telles sont les vérités que s’est attaché à démontrer M. Chauveau.
- *
- K A
- Félicitons comme ils le méritent les conférenciers de l’A. C. F. : MM. Hospitalier, Jeantaud, de Cha^seloup-Laubat. de La Valette et Chauveau, qui ont semé la bonne parole, le bon grain qui ne peut que germer.
- Puissent-ils avoir chaque fois que l’occasion s’en présentera de nombreux imitateurs. Ce sera leur plus belle récompense.
- Broxelles-Ardenne-Spa
- Nous avons donné dans notre dernier numéro les résultats de la première journée de la course Bruxelles-Ardenne Spa.
- La deuxième journée à été plus favorisée que la première sous le l'apport du temps
- Le temps était beau, mais les ondées avaient détrempé les routes, d’où de nombreuses avaries et crevaisons.
- Voici les arrivées :
- rr Marcellin à 1 h. 13 m. 53 s. eu bon état, 2e Bardin. à 1 b. 24 m.38 s.. 3e Deckert àl h. 3dm, 25 s., 4" Ciahwcz premier des voitures à i h. 4(> m. 39 s. Ses brûleurs ne marchaient pas et il a s nif-Kitues routes défoncées, 5" Meeus à 1 lu57 m. 23s., ses soupapes sont i ndomiriagées. (5° Corre à 2 b.
- 2 m. 10 s., Corre a été victime de crevaisons nombreuses, 7e voiture Antuny à 2 h. 49 m. 23 s. 11 y a eu un accident à la manivelle et des crevaisons de pneus, 8e voituie Grégoire à 2 b. 54 m. 25 s., 9e voiture Mors 5 3 b. 48 m. 27 s. La voiture Descliamps est lestée long.emps ci panne dans la côte de Remouchamps par suite de crevaisons et e le n’arrive qu’à 3 b 57 m. 23 s.
- Le couiiôlu était s ms la présidence du comte de Giuenno, le cln om rnéu eur était M. Spaiher.
- Bourgeois est resté à Yilliei s-si i-Lesse à la sudo d’,- cc,dents inéparables.
- La soupape d Ouiud a grippé.
- Les commissaires do la course se sont réunis le lundi et ont procédé à l'add'lion dos temps mis par les coricurrea s pour ell'eciuer les deux étapes que comportait l’épreuve.
- Ils ont établi le classement général des véhicules ainsi qu'il suit :
- Voitures (210 kil. 5).
- l"r Crawliez en 7 h. 52 m. 25 s.
- 2° Mors en 10 li. 17 m. 20 s
- 8"s Antony cl Brock en 10 h. 54 m. 55 s.
- 4‘ Oregon u en ]1 b. 3 m. 24 s. 4/5.
- 5' I oschamps eu 12 b. d m. 8 s. 4/5.
- t>° Colard en 12 b. 87 m. 4 s. 15.
- 7e O.dieu en 18 h. 9 m. 14 s.
- JUotocijclcs (201 kil. 5y
- rr Murcel.n en 0 li. 35 m. 4 s. 3/5.
- 2' B irdm en 7 li. 4 m. 55 s. 2/5.
- 8' C irre en 7 li. 38 m. 18 s. 2/5.
- 4e Dcekeiu en 7 b. 44 m. 13 s. 4/5.
- 5- Meeus en 7 b. 52 m. 48 s.
- Lue réclamation avait été déposée contre le gagnant Marcelin par deux de ses concurrents sous prerexio que le tr,cycle qu'il montait ne lui appartenait pas et que Marcelin ne faisait pas partie d'un Club reconnu.
- Le Comité u prononcé sa décision relativemetit à celte réclamation.
- « Attendu que Marcelin a été autorisé par le Comité directeur à se mettre en ligne ;
- « Mais attendu que le jury de la course a acquis la certitude que Marcelin n’est pas le propriétaire de son tricycle ni membre d’un Club reconnu ;
- Décide, en vertu de l’article 3, que Marcelin ne peut être classé, mais un prix spécial de 500 francs pour la meilleure performance lui est accordée. »
- Si Marcelin fait la preuve qu’il est propriétaire de son tricycle, cette décision est injuste, l’article 3 invoqué étant, le suivant :
- Art. 3 — La course est internationale; elle est ouverte à tout véhicule conduit po,r son propriétaire ou bien par un membre de l’Automobile-Club de Belgique ou d'un Cercle automobile reconnu par l’A. C. B,
- La reine et la princesse Clémentine ont visité l’Exposition. Elles ont été reçues par MM. Van den Steen de Jehay, comte d’Henricourt, Grunne, bourgmestre, et le directeur des fêtes.
- Leurs Majestés se sont fait expliquer le maniement du moteur de la voilure du comte Cohen.
- Présentées à chaque propriétaire, elles ont témoigné de leur admiration pour les automobiles, malgré leur grand amour des chevaux.
- Elles assisteront aux fêles de cette semaine.
- Les motocyclistes prendront part aux courses de dimanche.
- Enfin, on parle d’un projet d’une course Paris-Spa pour le mois d’août.
- Automobile-Club de France
- Scrutin de ballottage du 29 juin 1898
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 477.
- MM.
- Paul Parquet, industriel, 141. avenue du Roule, à Neuilly. Parrains : MM. Wolfif, G. Salmon, P. Manoury.
- Louis Bloch, lieutenant au 113e d’infanterie, 7, rue du Jourdain. Parrains : MM. Ch. Raffard, J. Delamalle, R. Varennes.
- Edouard Weiswejler, licencié en droit, rue Nitot. 1. Parrains : MM. Dr Iscovosco, A. Cour-nu--, P. Martel de la Chenaye.
- Paul Marcou, docteur endroit, clerc de notaire, 69. avenue de la Grande-Armée. Parrains : MM. Gas'inrie Rouette, Debray, Rives.
- Georyes Marcou. 69. avenue de la Grande-Armée. Parrains : M M . Gastinne Ronette, Debray Rives.
- Jules Letainturier, consul, avenue de la Gare, a Nice. Parrains : MM. Ch. Nicol, F. Galulla-De-chiar, Avigdor.
- Victor Cambon, ingénieur des Arts et Manufactures, 37, quai de la Charité, Lyon. Parrains : MM. I^ombart Guérin, V. Vormorel, R. Super-
- v'Hle.
- Jules Tardiveau, rentier, 30. Champs-Elysées. Parrains : MM. G. Pierron, Périssin, G. Tardiveau.
- Max Sclritzenberger,' proprietaire, 12, rue de Babylone. Parrains : MM, A. Avigdor, marquis de Chasseloup-I.aubat, Aug. Bamberger.
- I,e Comte Léopold Van den Stein de Jehay, pr sident du Comité, directeur de l’Automoblle-Glub de Belgique, 13, rue de la Loi, Bruxelles. Parrains : MM. baron de Zuylen, comte de Di on, sir David Salomons.
- Le comte de Faucompré, 8, rue Murillo. Parrains : MM. baron de Zuylen, comte de la Blot-rie, R. de St-Léger.
- Émile Poiret, industriel, 11, rue Auber. Parrains : MM. Th. de Valle, H. Dupont, A de Lu-censki.
- p.428 - vue 430/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 429
- Albert Mortureux, rentier, 4, avenue Marceau. Parrains : MM. Hébert, comte de Rochefort,comte de Chasseloup-Laubat.
- de Escandon (Eustaquio), rentier, 30, avenue Victor Hugo. Parrain : M. comte de Dion.
- le marquis Manuel de Villavieja, 16, avenue de Wagram. Parrain : M. le comte de Dion.
- Raymond Claude-Lafontaine, banquier, 7, rue de la Tour des Dames. Parrains : MM. G. Menier, Louis Aucoc, E. Janssen.
- Masse (Louis), administrateur de ire classe aux affaires indigènes, 15, rue Royale. Parrains : MM. A. Riguelle, P. Giffard, P. Rousseau.
- Arthur de Chegoin, docteur en droit, avocat à la Cour d’appel, 2, avenue Hoche. Parrains : MM J. Lemaire, F. des Moutis, E. Aimé.
- Laurent-Gaston Leverd, courtier juré d’assurances près la Bourse de Paris, 47, rue de Cour-celles. Parrains : C. Hugues, F. Périer, Ch. Buroll.
- Louis Schlesinger, colonel, 47, rue de Cour-celles. MM. Mathias, de Casa Miranda.
- Henri Mapleson, colonel, armée de réserve de S. M. Britannique, 94, avenue Henri-Martin. Parrains . MM. Simon, comte de Dion, comte H. de Larochefoucault.
- Edouard, négociant, 19, rue Leroux. Parrains : MM. L. Laveissière, J. Delamable, E. Laveis-sière.
- Lucien Durand, Banquier, 35, avenue Mac-Mahon. Parrains : MM. Aug. de Bocané, comte de Dion, L. Millevoye.
- Erminio Basevi, industriel, 28, avenue de l’Opéra. Parrains : MM. Aug. de Bocandé, E. Catois, capitaine Draulette.
- Norsis Tchamiton, licencié en droit, 168, boulevard Haussmann. Parrains : MM. Le Bertre, I. Paulmior.
- Charles Sallendrouze, industriel, 24 bis, avenue du Trocadéro. Parrains : MM. Dr Nitot, Ch. Périssin, C. Tardiveau.
- Bernard Chameroy, conseiller municipal, 89, avenue Centrale, le Vésinet. Parrains : MM. Daniel Courtois, A. Lemaître, H. Falconnet.
- Gabriel Muller, rentier, 145, avenue Malakoff. Parrains : MM. A. Requedat, M. Requedat, P. Meyan.
- William Strauss, directeur de la Banque des Pays-Autrichiens, 1, avenu: Marceau. Parrains : MM. de Blignières, G. Boulay, Ch. Paulmier.
- René Cramail, propriétaire, 122, Champs-Elysées. Parrains : MM. L.-G. de Hérédia, Bro de Comeres, C. Tardiveau.
- Julio Limantour, attaché à la légation du Mexique, 16 avenue Friedland. Parrains : MM. A. de Boistegui, comte de Dion.
- Edmond Bernheim, ingénieur des Arts et Manufactures, 18, rue Pierre-Charron. Parrains : MM. Bixio, Einhorn, de Clausonne.
- Maurice Depret, secrétaire d’ambassade, 16, avenue du Trocadéro. Parrains : MM. Bixio, H. Rouen, A. Courmes.
- Constantin Dumba, conseiller à l’ambassade d’Autriche-Hongrie, 57, rue de Varennes. Parrains: MM. marquis de Gouy d’Arsy, comte de Clapiors, M. de Courtois.
- Le marquis de Nettancourt-Vaubecourt, 17, avenue Montaigne. Parrains : MM. marquis de Gouy d’Arcy, comte de Clapiors, M. de Courtois.
- Louis Desgenetais, 17, rue Demours : Parrains: MM. Lavoignat, baron de Zuylen, Wallut.
- René Magelmackers, 69, boulevard Haussmann.
- Parrains : baron de Zuylen, comte de Dion, comte de la Valette.
- Jacques Feray, ingénieur des Arts et Manufactures, 58, boulevard Malesherbes. Parrains : MM. baron de Zuylen, Ph. Vernes, E. Feray.
- Georges Feray, 58, boulevard Malesherbes. Parrains : MM. baron de Zuylen, Ph. Vernes, E. Feray,
- Ephrussi, place des Etats-Unis. Parrains : MM. baron de Zuylen, de Camondo, comte de La Valette.
- Charles Dubois, fabricants de produits chimiques à Montalivet. Parrains : MM. Zafiropoulo, Rivoire, P. Meyan.
- Jean Borderel, constructeur, 135, rue de Cli-gnancourt. Parrains : MM. Eschwêge, Pierre Moussette, F. Delasalle.
- Léon Bertaut, propriétaire, 215 bis, boulevard Saint-Germain. Parrains : MM. Trouette, D. Ca-dior, Prévost.
- Le baron de Watteville, ingénieur, 18, rue Caumartin. Parrains : MM. E. Catois, E. Draulette, P. Dupray..
- Georges Montefivre, Président du conseil d’administration du chemin de fer de Miramas à Port de Bouc, 47, rue Cambon. Parrains : MM. L. Laroze, J . Rueff.
- Maximin Jouffret, ingénieur civil, 32, place Saint Georges. Parrains : MM. L.Francq, Berlier.
- Jean Faugère, ingénieur civil, 41, rue Vital-Carles, Bordeaux. Parrains : MM. L. Francq, Ed. Coignet.
- Georges Baugrand, 49 bis, avenue d’Antin. Parrains : MM. A. Lehideux, G. Menier, P. De-cauville.
- Frédéric Vernes, industriel, 39, boulevard Saint-Martin. Parrains : MM. A. Vernes, L. Serpollet, E. Sautter.
- Alfred Lequeux, banquier, conseiller général de la Marne, Châlons-sur-Marne. Parrains : MM. comte de La Vallette, Thévin, Houry.
- Ambroise Goupy, 4, rue de Berri. Parrains : MM. Léon Auscher, Emile Mors, Ed. Rheims.
- Ad. Kreiss, brasserie de la Meuse, à Sèvres. Parrains : MM. A. Peugeot, A. Vernes.
- Elie Léon, 1, rue Lesueur. Parrains : MM. E. Grosclaude, J. Béraud, comte de La Valette. Comte G. Nitot.
- *
- * *
- Le Comité a décerné une médaille d’argent à MM. Chauveau, Echard et Debladis pour l’organisation des cours Chauveau qui ont pour but de préparer une élite de mécaniciens à l’automobilisme.
- Sur la proposition de M. le comte de Dion, vice-président de l’A. C. F., le Comité décide de retenir un pavillon à l’Exposition de 1900.
- Puis on fixe le prix de la cotisation au banquet du Comité et des Exposants, qui doit se donner sur la première plateforme de la Tour Eiffel.
- Ajoutons que ce banquet de 300 couverts a eu lie j dimanche soir, les toasts du baron de Zuylen, de Pierre Giffard et de M. Rives ont été particulièrement applaudis. Des illuminations tort belles ont clôturé la soirée suivie de bal, ou étaient admis à 10 heures, les membres du Club, les femmes, filles ou soeurs de membres admis sur présentation de leur carte.
- M. Lehideux-Vernimmen demande que l’on prépare au plus tôt la course Paris-Saint-Pétersbourg, afin de n’ètre pas pris au dépourvu.
- p.429 - vue 431/833
-
-
-
- 430
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Comamnieations officielles du TooriDg-Clui)
- La Commission du « Pas français» pour les chaînes d’automobiles s’est réunie au siège social du Touring-Club, sous la présidence de M. Marcel De-prez, de l’Institut.
- Etaient présents : MM. Michel-Lévy, de l’Institut ; Hirsch et Sauvage, ingénieurs en chefs, professeurs à l’Ecole des Mines ; Rafer fils, Peugeot et Benoît, constructeurs.
- Après examen des rapports établis p.ar MM. Rafer et Benoît, la Commission a chargé MM. Hirsch et Sauvage d’étudier et de présenter un tableau des principales dimensions, en mesures décimales, des chaînes d’automobiles, en vue d’arriver à leur unification.
- * *
- On nous communique un très intéressant projet d’excursion en Vendée,organisée par M.Robuchon, mprubre du Touring-Club et de la Société des antiquaires de l’Ouest.
- Cette excursion aura lieu du 16 août au 14 septembre et se divisera en trois périodes : 1° du 1(5 au 2ü août ; 2° du 30 août au 5 septembre; 3° du 6 au 14 septembre. On visitera notamment :Fontenay-le-Comte et ses curieux environs, Luçon, St-Cyr en Talmondais, Talmont, les Sables-d’OIonne, St-Gilles-sur-Vie, Beauvoir-sur-Mer, l’Ile d’Yeu et Noirmoutier.
- Un maître d’hôtel et son personnel seront spécialement charges du service du coucher et des repas, moyennant le paiement de dix francs par jour par chaque adhérent.
- Les adhérents pour la première période ou pour toute la campagne devront se faire inscrire avant le 1er août, chez M. J. Robuchon, 3, rue drrUvrou-lin-à-Vent, à Poitiers, en joignant à leur demande de l’inscription un mandat poste ou chèque pour solde du montant de la période souscrite.
- Les dames accompagnées de leurs maris et les demoiselles de leurs parents seront seules admises à l’excursion.
- Pour tous renseignements, tant sur l’intérêt pittoresque et archéologique que sur les conditions générales s’adresser à M. J. Robuchon, qui répondra à toute demande affranchie.
- * *
- Le Président de la République, accompagné du général Zurlinden, gouverneur de Paris, 4e M. Le Gall, chef du cabinet, de M. René Berge et de plusieurs officiers de sa maison militaire, s’est rendu à pied, jeudi à 5 heures, à l’Exposition d’Automo-biles, au Jardin des Tuileries.
- Reçu par le président de l’Automobiie-Club, baron de Zuylen, MM. de Dion (vice-président', G. Rives (directeur général de l’Exposition), A. Bal-lif, Thévin, G. Dufayel et les membres de la Commission, le Président de la République, guidé par M. G. Rives, a parcouru les nombreuses galeries de l’Exposition, s’arrêtant aux principaux stands et écoutant avec un très réel intérêt les explications que lui fournissaient les exposants.
- Il s’est reposé quelques instants dans le Salon du Touring-Club, où, sur la demande de M.Ballif, il a apposé sa signature sur le Livre d’Or de l’Association dont il est le haut protecteur.
- De là, il s'est rendn dans le Salon d’honneur de l’Automobile-Club, où se trouvaient les président et vice-président, le Conseil d’administration et. le Comité.
- Courte allocution du baron de Zuylen, à laquelle M. F lix Faure a répondu dans les termes les plus gracieux.
- Le Directeur général, au nom de la Commission de l’Exposition, a remis alors au Président la médaille du Club, en souvenir dé sa visite.
- Le Président de la République s’en est allé à pied, comme il était venu, salué respectueusement par la foule nombreuse et sympathique qui s’était amassée rue de Rivoli, depuis la rue Cambon jusqu’à la place de la Concorde.
- Petites Homélies
- Course Paris-Amsterdam-Paris
- 5 au 16 Juillet 1898 Dépôts Molo-Naphta sitpés sur le parcours
- ALLER
- Coulomuiiers : Lenoble, 2, place du Marché.
- Epernav : Legée-Desgranges, place de l’Hôlcl-de-Ville. -
- Reims : E. Labassé, 34, rue de l’Ecu.
- — A. Mathieu, 8, rue de l’Arquebuse.
- Relhel : Compas, épicier, rue d’Evigny.
- Givet : IL Chambre, mécanicien, 18, rue du Puils.
- Liège : Vélodrome Liégeois.
- Maastricht : Stassard, avenue de la Gare.
- Nimègue : Gérard Schmitt.
- Amsterdam : Joan Raliusen, délégué du T. C. F., Alexandre Boers-Straat.
- RETOUR
- Nimègue : Gérard Schmitt.
- Maëstricht : Stassard, avenue de la Gare.
- Liège : Vélodrome Liégeois.
- Verdun : Guenser, quincaillier.
- Châlons-sur-Marne : Meyer, 23, rue d’Qrfeuil.
- Coulommiers : Lenoble, 2, place du Marché-
- Melun : Vigneron, épicier, 34, rue Saint-Etienne.
- Choisy-le-Roi : Bizet, 30, rue du Pont.
- Versailles : Vial, 20, avenue de Sainl-Cloud.
- — Hôtel des Réservoirs i Grosseuvre).
- *
- * *
- Qui veut aller à Aix-les-Bains en automobile?
- Tous les visiteurs de l’exposition qnt vu la pau line à vapeur qui est exposée aux Tuileries dans le stand de Dion et Bouton. Cette pauline appartient à la Compagnie Nationale d’Autpmobiles dont MM. Rueff et Hirsch, les sympathiques éditeurs de la Vie au Grand Air sont les principaux actionnaires.
- Cette voiture est destinée aux touristes qui sont en villégiature à Aix-les-Bains.
- La Compagnie Nationale d’Automobiles organise une excursion de Paris à Aix-les-Bains, par le Jura et la Savoie, en passant par Paris, Fontainebleau, Sens, Auxerre, Avallon, Semur, Dijon, Dole, Salins, Saint-Laurent, Genève, Annecy. Aix-les-Bains.
- Le départ aura lieu le 11 juillet, à 10 heures du matin de Villeneuve-Saint-Georges (gare).
- La vitesse sera de 16 kilomètres en moyenne à l’heure, le temps de voiture ne dépassera pas six heures par jour, le trajet se fera en six jours.
- Le nombre des places est limité. Les souscripteurs assureront leur retour comme bon leur semblera. Chaque voyageur aura droit à 20 kilos de bagages.
- * ¥
- Exposition et concours d’Automobiles de la Société industrielle
- Afin de donner toute facilité aux adhérents en retard, la Commission d’organisation a décidé que le droit d’engagement ne serait pas doublé comme il devait l’être jusqu’au 8 juillet.
- Mais elle décline toute responsabilité, si elle ne ne peut arriver à donner aux retardataires les emplacements qu’ils demanderont.
- *
- ¥ v
- La Classe 30
- Sous la présidence de M. Cottenet, le Comité d’admission de la classe 30 s’est réuni dernièrement.
- Le Comité a procédé à l’examen d’un certain nombre de demandes d’admission, parmi lesquelles ont été admises celle des maisons suivantes :
- Jeantaud (voitures automobiles), Brouhot (Vier-zon, voitures automobiles), Vinet (roues), Jamelin (accessoires), Pierre Plasson (cycles), Blériot (appareils d’éclairage). De Dion et Bouton (motocycles et automobiles), Teste (appareils avertisseurs), Brose et Cie (pièces détachées), Benoist (chaînes), Métropole (cycles), Caron (supports), Philippe (lu-bes), Belvalette (voitures), Voituretles Bollée, Société G- Richard (cycles et automobiles), Darracq
- p.430 - vue 432/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 431
- et Ci€, Gladiator (cycle?), Peugeot (automobiles), Phébus (cycle?), Circoulon (Blamont, accessoires), Couturier et C’e, Association des ouvriers en jns_ trament de mu'sjque, Hermet (accessoires), Victor Popp (moteurs et automobiles), Compagnie Française de voitures électromobiles.
- Quelques autres demandes ont été ajournées pour enquête.
- La prochaine séance du Comité, aura lieu tin juillet.
- La Revue de Paris, revue d’habitude exclusivement littéraire, publie dans son numéro du 1er juillet un article intitulé « Automobilisme » sous la signature de M. Georges Desjacqups, notre rédacteur en chef. Rien ne montre mieux la vogue ac tuelle de notre industrie que cette préoccupation des grandes Revues à s’y intéresser.
- La Bourse
- Il n’y a que peu de changement spr les Omnibus et les Voiturei ; 1 930, d’une part, 830 à 885 de l’autre.
- L’action de la Compagnie générale Française de tramways vaut 2 050. ; les deux actions de Thomson Houston, font : 1535 pour l’ancienne, 1498 50 pour la nouvelle ex-coupon au comptant.
- La Compagnie générale de traction fait 117.
- L’action Continentale des Automobile se consolide vers 116 ; Automobiles Decauville 106 à 107.
- Nous rappelons à nos abonnés et lecteurs que. vu le nombre toujours croissant des lettres que nous recevons quotidiennement, il nous est impossible de répondre directement à celles d’entre elles qui ne comportent pas de timbre pour la réponse. D’autre part dans la Petite Correspondance nous ne pouvons insérer que des communications de quelques lignes et non pas des consultations, véritables travaux d’ingénieurs, qui relèvent alors do notre bureau technique.
- Petite CorrespondaDee
- M. L. L. à Lyon. Monplaisir.
- Nous ne pouvons vous répondre longuement dans cette rubrique. Les Scotte sont indiqués pour ce que vous dites ; à votre disposition pour un travail complet (voir note précédente).
- Sociétés
- MM. les Actionnaires de la « Société dos Appareils à changement de vitesse système Monniot et Gie », sont convoqués en assemblée générale ordinaire pour le samedi 30 juillet au siège sociale, 63 bis,, rue de la Victoire.
- (P. A. 28 juin.)
- * *
- Il vient de se fonder sous le titre de « Compagnie Parisienne des Voitures Electriques, » une Société ayant pour objet l’étude et l’exploitation des voitures automobiles pour services publics ou particuliers.
- Le siège social est fixé à Paris, 72, boulevard Haussmann. Le capital social est de 20,000 francs.
- Ont été nommés premiers administrateurs pour une période de six années :
- MM. Ernest Cuénod, ingénieur; Pierre de Boissieu, ingénieur ; Fritz Bentz-Audéoud, banquier; Henri Charlois, directeur d’assurances; Alexandre Leresche, rentier.
- .Le commissaire des comptes pour le premier exercice est M. Gustave Koch, rentier.
- CHEMINS DE FFR DE PARIS A LYON fy ET A LA MÉDITERRANÉE
- Fête Nationale du 14 juillet
- A l’occasion de la Fête Nationale du 14 juillet, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 8 au 17 juillet inclus, seront tous valables jusqu’aux derniers trains de la journée du 19 juillet.
- Administrateur-gérant : YUILLEMOq
- Imprimerie spéciale de )a Locomotion Automobile f» DKSTVîygîliv !üj «yepiiB 4u Rqipp, ÜJeuiily •nç-Seine
- BilMépe de la «Locomotion automobile))
- En vente dans nos bureaux : "
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1" vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2* — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3e — — à pétrole............. 5 »
- 4* -- — électriques, etc........ 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par 1VR Rick Farman.
- Prélacp de M. le baron de Zuyleg. pn volume in-8°, 320 pages et 112 figures dap§le tgjpe. Prjjf:, broché, 5 francs. — Franco, 50 ceptipnes en sgs.
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yve* Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M- 1® conRp de La Valette, 1 vol. ip-16, 2 fr., et 2 fr. 25 ppx la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur La Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride dés virons de Paris, en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres....... 1 fr. 25
- — — 80 — ...... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — F'ranco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco, 3 francs.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo biles et Motocycles, Société O. Englebert et C1,-Liôge (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.431 - vue 433/833
-
-
-
- 432
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly (Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et Ce,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C*® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dali fol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-H ilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commmes.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillarde!), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-HéFne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- Tenting (H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C» générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin-Schivre, 34, rue Taitbout.
- Ce Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C6 générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Blot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes.
- p.432 - vue 434/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N» 28
- 14 Juillet 1898
- SOMMAIRE DE AI0 88
- Notre Concours.
- La question de la pompe.
- Les Automobiles Ducroiset.
- Voiture Brûlé avec avant-train Ponsart-Ansa-loni et moteur Roser-Mazurier, Paul Sarrey. Course Paris-Amsterdam-Paris.
- Léon Serpollet.
- Avis aux propriétaires de motocycles. Tracteur à pétrole (système Daniel Best). Exposition générale Italienne à Turin. Communications officielles du Touring-Club, Petites Nouvelles.
- VOITURE BRULÉ AVEC AVANT-TRAIN PON SARD - AN S ALONI
- p.n.n. - vue 435/833
-
-
-
- 434
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hoirs Coneours
- L’auteur du Concours anonyme figurant, sur le classement donné dans notre dernier numéro, parmi les trois premiers ex-œquo, est M. Gustave Chauveau, ingénieur des Arts et Manufactures, à Paris.
- Nous sommes heureux de constater que non seulement des ingénieurs occupant leurs loisirs à l'étude de l’automobilisme, mais encore un grand nombre de ceux qui ont déjà conquis dans cette industrie une place importante ont répondu à notre appel.
- Devant l’impossibilité matérielle de publier in-extenso les travaux que nous avons retenus (plusieurs d’entre eux suffiraient à remplir deux de nos numéros) nous allons entreprendre de condenser ces mémoires en présentant de chacun d’eux ce qui en est la partie principale. -
- Nous suivrons pour cela l’ordre des questions posées afin de grouper autant que possible les remarques et les solutions se rapportant à un même sujet.
- Ajoutons que, poursuivant notre but constant de contribuer aux progrès de l’Industrie Automobile, nous signalerons également les idées intéressantes que nous avons rencontrées quand bien même elles ne répondraient pas exactement aux questions posées.
- Ce travail paraîtra sous peu et sera continué aussi rapidement que l’exigence de l’actualité nous le permettra.
- La Locomotion Automobile.
- La question de la trompe
- Dans un article que nous avons publié dans le numéro du Ier juillet de la Revue de Paris, nous avions l’occasion de parler de la question de la trompe, ou plutôt de la question des mesures répressives, projetées par la Préfecture de Police. Qu’on nous permette de citer ici, pour le public plus spécial auquel notre revue s’adresse, ce que nous disions à ce sujet :
- Le succès de l’exposition d’automobiles est arrivé fort à propos pour apporter une diversion aux polémiques fâcheuses que de récents incidents avaient soulevées.
- Depuis quelques mois il se fait une campagne terrible contre les automobilistes, les chauffeurs, les chauffards t comme on les appelle. Des voix se sont élevées, et ont jeté l’anathème sur ces écraseurs, qui jusqu’ici n’ont, par bonheur, pas écrasé grand monde. Des représailles terribles ont été annoncées par des piètonistes farouches. Comme toujours, il y a eu des paroles Excessives prononcées de part et d’autre. Mais il est un fait certain, c’est que les chauffeurs vont trop vite à Paris, que leur passage effraie les chevaux, et que la police se reconnaît jusqu’ici inhabile à empêcher ces inconvénients.
- Quelques chauffeurs prétendent avoir le droit d’aller trop vite; ils oublient que la liberté de l’un s’arrête où commence la gêne de l’autre. Ils disent encore que s’il arrive des accidents, ce n’est pas le plus souvent, parce qu’ils entrent en collision' mais parce qu’ils effraient les chevaux ; et que ce sont donc les propriétaires de ces chevaux qui ont tort d’avoir des chevaux peureux. Ce n’est pas là parler sérieusement, car le cheval le plus calme peut prendre peur soudainement et, d’ailleurs certains accidents auraient pu être évités par le' conducteur s’il était arrêté plus vite, Il s’agit donc de trouver un moyen d’empêcher les chauffeurs de marcher trop vite, et de passer, au risque d’effrayer les chevaux, par un passage trop étroit. La Préfecture a demandé au ministre des Travaux publics de faire apposer sur les voitures de gros numéros qui permettent de constater plus aisément la contravention. Cette proposition tant plaisantée a un caractère vexatoire qui en rend l’adoption difficile.
- Mais est-il donc si nécessaire de prendre des mesures répressives contre les chauffeurs ? Constituent-ils une race à part, une race différente de celle du piéton ou du cocher ? Les chauffeurs sont ou seront tout le monde : vos amis aujourd’hui, vous-même demain. Désirez-vous écraser votre prochain ? Dès que vous aurez le levier en mains, perdrez-vous toute prudence et tout sens moral ? Cela est invraisemblable.
- Il est vrai que quelques écervelés se laissent emporter par la griserie de la vitesse, la célérité, comme on dit pour caractériser cette nouvelle maladie, que des hommes fort raisonnables, et qui pestent volontiers contre les vitesses exagérées, s’amuse t presque inconsciemment, une fois montés sur leur automobile, à frôler les voitures et à terroriser les passants, et qu’en général le chauffeur se croit trop sûr de sa direction et de ses freins. Le piéton dit : « Est-ce assez ridicule d’aller si vite, au risque de m’écraser ! » Et le chauffeur riposte : « Je saurai bien l’éviter. Pourquoi s’occupe-t-il de moi ? »
- Mais pourquoi, justement, le piéton s’occupe-t-il tant de l’automobile? Parce qu’elle signale sou approche par des mugissements terribles ; le chauffeur est armé d’une trompe dont les avertissements répétés effrayent les plus braves, d’autant plus que le public n’est pas encore habitué à évaluer de loin la vitesse d’une automobile, comme il évalue celle d’une voiture d’après l’allure du cheval.
- Ici se produit un malentendu La Préfecture, dit le chauffeur, nous oblige à avoir une trompe qui s'entende de loin : donc nous avons le droit d’aller plus vite que les autres voitures. Si elle l’exige, ce n’est pas à cause de nos pneumatiques, puisque les autres voitures à pneumatiques ne sont astreintes qu’au grelot ; pourquoi donc l’exige-t-elle ? Elle nous force à avoir des freins puissants, à savoir nous arrêter si court qu’aucun cheval n’en pourrait faire autant. Elle impose à nos voitures et à nous des examens rigoureux dont est dispensé le jeune homme qui conduit deux chevaux lrin-gants et qui n’est pas capable de les maîtriser s’ils s’emballent ; il peut marcher, lui, à toute allure, faire facilement du seize à l’heure, et nous, on nous réduirait au douze à l’heure.
- Pour enlever au chauffeur ses arguments, qu’on interdise aux automobiles de se servir, dans Paris de la trompe. Laissons la corne aux tramways, qui ne peuvent pas se détourner de leur chemin. Le chauffeur cède au plaisir de descendre l’avenue des Champs-Elysées à toute allure, parce qu’il lui
- p.434 - vue 436/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE 435
- suffit de corner pour voir des files de voitures s'ouvrir devant lui, et les piétons s’arrêter au bord du trottoir, attendant qu’il ait passé. Privé de sa trompe, il ne se lancera que si la voie est libre ; s’il aperçoit des voitures, des piétons, il ralentira, car il n’a nullement le désir de tout écraser et il redoutera les risques d’une allure trop rapide. Si des voitures sont devant lui, il prendra la file et attendra un passage.
- Dans l’esprit de l’auteur du règlement, la trompe était une sauvegarde pour le piéton. Dans l’esprit du chauffeur, elle est devenue un instrument destiné à déblayer le chemin. Les cochers et les piétons l’admettent, et le chauffeur prend peu à l’habitude d’aller trop vite parce qu’on lui cède le pas. A marcher aussi vite qu’on peut quand la voie est libre, on ne risque que sa propre sécurité; à ne pas pouvoir aller vite quand la route est encombrée, on sauvegarde la sécurité des autres. Peut-être la suppression de la trompe contraindrait-elle le moins sage à plus de prudence. — Que ceux qui trouveront cette idée paradoxale proposent un meilleur moyen : ils rendront service à une industrie naissante, dont la mauvaise humeur du public risquerait de compromettre l’avenir. #
- Dans ses « Fagots » du Temps, Francisque Sarcey, dont l’approbation nous fait croire que notre idée était juste,disait, avec quelques paroles aimables dont nous le remercions :
- « Le chauffeur... A propos, est-ce qu’on ne pourrait pas trouver, pour le conducteur d’une automobile, un mot plus relevé, quelque chose comme autoduc, qui ferait autoduchesse... Entre nous, chauffeur, chauffeuse... Enfin, passons ; ce n’est pas d’une question de langue qu’il s’agit pour le moment.
- « Le chauffeur donc, puisque chauffeur il y a, cède au plaisir de descendre l’avenue des Champs-Elysées à toute allure, parce qu’il lui suffit de corner pour voir des files de voitures s’ouvrir devant lui et les piétons s’arrêter au bord des trottoirs, attendant qu’il ait passé. Sa trmpe lui crée un droit ou tout au moins un état d’esprit propice à l’écrasement des passants.
- « Laissons la corne aux conducteurs de tramways, qui, ne pouvant se détourner de leur chemin, ont absolument besoin qu’on s’écarte pour leur livrer passage.
- « Otons sa trompe au chauffeur; il 11e se lancera plus en avant que si la voie est libre; s’il aperçoit des voitures ou des piétons, il fera ce que font les cochers de maître, alors qu’ils marchent à toute vitesse, il ralentira son allure; car il ne saurait avoir le désir de tout écraser ; ce plaisir lui reviendrait trop cher. Si des voitures sont devant lui, il fera comme les camarades, il prendra la file et attendra un passage.
- « La suppression de la trompe contraindrait le moins sage à plus de prudence.
- « Quand .un villageois débarque à Paris, il 11e sait comment se garer des voitures; les Parisiens éprouvent le même désarroi d’esprit devant les automobiles. L’habitude arrangera les choses. Tout cela se tassera, comme disent les bonnes gens ».
- M. Frantz Reichel, dans un article qu’il a écrit dans le Vélo estime que la vérité est là. M. Jean Battaille déclare avoir toujours été de cet avis.
- Ces approbations nous confirment dans notre opinion et nous font croire que peut-être y aurait-il là un essai intéressant à tenter.
- Georges Desjacques.
- Les automobiles Durât
- Nos lecteurs connaissent la description de ces automobiles, description qui a paru dans le dernier numéro de 1897 de notre Revue. Les trois voitures exposées aux Tuileries par cette maison ont été une des principales nouveautés de l’Exposition.
- Tout en renvoyant nos lecteurs à l’article cité, voici les principaux dispositifs de ces voitures.
- Le moteur est formé de deux cylindres accouplés, actionnant simultanément un arbre rompu, sur lequel sont calés les volants et les poulies, servant à la transmission de la force d’un moteur de 8 chevaux.
- L’allumage électrique est fourni par deux piles en aluminium, donnant pendant quinze jours une étincelle puissante, sans qu’on ait à s’en inquiéter pendant toute la durée de leur fonctionnement 5 la recharge de ces piles est facile et peut se faire partout.
- Le mécanisme et la transmission sont d’une grande simplicité, facilement vérifiables et réparables dans toutes leurs parties ; un seul petit arbre, mis en rapport avec l’arbre moteur, commande l’allumage et la marche, qui est d’une grande douceur et très régulière ; un carburateui automatique et réglable fournit constamment la quantité de gaz nécessaire, sans variation ni modifications pendant toute la durée de la marche.
- Les changements de vitesse sont obtenus à l’aide de galets tendeurs en aluminium, agissant au moyen de leviers sur des courroies ajustées aux poulies; le résultat de ces dispositions particulières est une marche très régulière en même temps qu’une utilisation très avantageuse de la force produite par le moteur qui a permis de circuler sur toutes les routes carrossables des régions alpestres; les démarrages se font avec une grande douceur, même en pleine rampe.
- Ces voitures sont simples, robustes, très pratiques et d’un excellent usage pour les amateurs et pour les familles.
- Nous rappelons à nos abonnés que la LOCOMOTION AUTOMOBILE met à leur disposition les services d’un bureau technique comoosé d’ingénieurs competents sous la direction de M. Léon Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- Ecrire ou se présenter 4, rue Chauveau-Lagarde.
- Pendant la période des vacances, on est prié de prendre rendez-vous.
- p.435 - vue 437/833
-
-
-
- 436
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiture Brûlé
- avec avant-train Ponsard-Ansaloni et moteur Roser-Mazurier
- La maison de constructions mécaniques Brûlé et Ciu (ancienne maison Hermann-Lachapelle) exposait cette année aux Tuileries une voiture automobile avec avant-train moteur Ponsard-Ansaloni. L’idée première du système est dérivée des premiers essais de tracteur mécanique pour la remorque des voitures de carrosserie ordinaire ; mais on reprochait aux tracteurs leur aspect disgracieux et leur poids considérable ; ici rien de semblable, l’interchangeabilité des voitures est absolue également, mais tout le mécanisme est arrimé sur l’essieu d’avant, à la fois moteur et directeur, qu’il suffît de dis-
- poser aux lieu et place de l’essieu avant de la voiture ordinaire que l’on peut ainsi transformer instantanément en automobile, à l’aide de quelques boulons d’attache. La voiture ainsi transformée conserve son aspect général et tout le confort de la carrosserie ordinaire. De plus, le moteur étant disposé à l’avant, la voiture est traînée et non poussée, ce qui rend la direction plus sûre. Les organes du mécanisme, facilement accessibles, peuvent être instantanément visités et graissés en cours de route.
- On dispose sur l’essieu d’avant deux couronnes métalliques de grand diamètre super-
- Fitfl Fuf *
- Détails de la transmission et de la direction de Vavant-train Ponsard-Ansaloni.
- posées et séparées par une séries de billes permettant leur déplacement l’une sur l’autre.
- Le cercle supérieur est solidaire de la voiture ; le cercle inférieur porte tous les organes du mécanisme et est solidaire des roues d’avant motrices; en déplaçant les deux cercles l’un sur l’autre (avec l’interposition des billes), on dirige la voiture en faisant tourner ensemble les roues d’avant, le cercle inférieur et tout le mécanisme. Les trépidations du moteur sont rendues insensibles avec ce dispositif, puisque ce dernier, au lieu d’être suspendu au bâti de la voiture, repose directement sur l’essieu d’avant; l’on supprime également les chocs dus aux différences de tension de la chaîne Galle.
- Voici maintenant quelques détails de construction :
- Les roues d’avant, solidaires de la double couronne BC (en deux parties séparées par des billes //), sont actionnées par l’intermédiaire d’un différentiel D permettant aux roues de parcourir des chemins inégaux. Le bâti proprement dit est constitué par deux poutrelles EEi, en fers cornières, sur lesquelles reposent le moteur M et sa transmission T. La couronne supérieure C reçoit la charge de l’avant de la voiture par l’intermédiaire de ressorts longitudinaux et transversaux FF. Plusieurs étriers G, fixés sur le pourtour des couronnes, les empêchent de se séparer.
- La couronne inférieure B, solidaire de
- p.436 - vue 438/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 437
- l’essieu et du mécanisme, est seule mobile : elle est rattachée par les arceaux rigides K à un tube vertical Z, placé dans Taxe comme une cheville ouvrière. Un secteur denté N est boulonné sur ce tube et reçoit par l’intermédiaire des pignons O et P le mouvement de direction et le transmet à la couronne mobile B.
- Le tube central livre également passage à tous les leviers de commande du moteur, embrayage, changements de vitesse, frein, etc... ; il coulisse librement dansune douille S qui a pour objet de transmettre le mouvement d’entraînement à la caisse delà voiture proprement dite.
- Le moteur adapté sur cet avant-train est
- du système Roser-Mazurier, à 3 cylindres, de la force de 4 chevaux 1/2. Nos lecteurs se souviennent sans doute de ce moteur qui a été décrit en détail dans le numéro du 14 janvier 1897. ^ se compose de deux cylindres à 4 temps ordinaires, constituant le moteur à pétrole proprement dit, avec adjonction d’un troisième cylindre, faisant fonction de moteur à air chaud : les gaz bmlés, au sortir des deux premiers cylindres, possèdent encore une température très élevée qui est utilisée pour chauffer une certaine quantité de gaz préalablement comprimé dans le troisième cylindre à air chaud.
- On obtient en quelque sorte un moteur
- ftp
- Profil et vue en bout de l'avant-train Ponsnrd-Ansaloni.
- Compound améliorant le rendement dans ues proportions telles que la consommation ne dépasse pas un demi-litre d’essence par cheval-heure effectif. Comme, sur ùn parcours moyennement accidenté, le travail nécessaire à la remorque de la voiture représente à peine deux chevaux, il s’ensuit que la dépense ne dépasse pas un litre d’essence par heure de marche ; c’est donc là un moteur essentiellement économique.
- Le réservoir d’essence à 700° dont est muni la voiture est d’ailleurs suffisant pour une journée de marche.
- Le moteur comporte un carburateur spécial à barbotage et à niveau constant.
- Le mouvement de l’arbre moteur est transmis par engrenage, à l’arbre intermé-
- diaire T d’une part et, d’autre part, à l’arbre à cames qui comman le les soupapes, lequel n’est pas figuré sur nos schémas.
- L’arbre intermédiaire porte deux trains de changements de vitesses (7 et 16 kilomètres à l’heure) et un dispositif de renversement de marche.
- La voiture exposée était un cab français du type de la Compagnie Générale des voitures à Paris. Le modèle primitif vient d’ailleurs d’être perfectionné au point de vue de l’aspect extérieur par deux changements peu importants qui donnent cependant plus de légèreté à l’aspect général de l’ensemble. Le moteur sera dorénavant retourné, c’est-à-dire disposé vers l’arrière de l’avant-train, ce qui le soustraira en partie à la vue ainsi
- p.437 - vue 439/833
-
-
-
- 438
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- qu’une partie de la transmission. Enfin tous les leviers de manœuvre sont groupés sur une colonne (que montre notre gravure de l’ensemble de l’avant-train et qui comporte : le tube de direction; à l’intérieur de celui-ci, le levier de manœuvre de l’embrayage à
- friction; le levier de manœuvre du régulateur du moteur; le levier du frein à corde placé sur le différentiel; la commande de la marche arrière. Pour plus de sécurité le débrayage du moteur se fait automatiquement lors de l’application du frein et l’on a
- L'avant-train Ponsard-Ansaloni.
- ajouté deux freins Lemoine sur les roues arrière du véhicule.
- Notons encore que le moteur comporte l’allumage électrique par accumulateurs et une pompe pour la circulation d’eau autour des cylindres avec envoi dans lin réfrigérant spécial, qui sera à l’avenir dissimulé sous la voiture.
- Ce système d’avant-train est très curieux par sa nouveauté et la multiplicité des solutions élégantes des divers problèmes de mécanique qu’il comporte. Son adaptation facile à une foule de voitures de carrosseries diverses le rend commode et économique.
- Paul Sarrey.
- BIBLI OGR APH I E
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- île Baudn de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, postal en sus.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour tricycles et bicyclettes 25 fr. Pris dans nos bureaux.
- Emballage, 1 fr.; colis-postal én sus.
- p.438 - vue 440/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 439
- Course Faris-Amsterdam-Farls
- (5-16 juillet)
- Catégorie des touristes
- Première étape Paris-Reims (155 Ml.)
- Le rendez-vous était fixé à 8 heures à la fourche de Champigny. Mais le contrôle du départ était à Villiers-sur-Marne, à 3 kilomètres delà fourche.
- Signalons parmi les partants, la voiture n° 130, conduite par M. de Gesti et sur laquelle se trouvent les lecteurs du Journal des Sports dont les noms sont sortis du tirage au sort.
- La voiture n°103 se fait remarquer par ses voyageurs vêtus de blanc.
- Le tricycle n° 107 monté par M. Riguelle ôtant par erreur parti avant son tour, est chronométré
- parti à l’heure où il a effectivement démarré, soit 0 h. 20 m.
- La voiture 120 de M. Michelin, ne pouvant démarrer, perd trois minutes au départ.
- Aucun accident grave n’est signalé. Tout se borne à de légères avaries.
- Le 131 a une roue abimée ce qui ne l’empêche pas d’arriver à Reims. Le 114 moins heureux avec un accident du même genre reste en panne à. Pierry. Le Vélo dit que le tricycle n° 107 de M. Riguelle a des avaries qui l’empêchent de continuer la route.
- Course Paris-Amsterdam. — Touristes.
- w X O X O CO C X ‘W S Z NOM DU CONSTRUCTEUR PROPRIÉTAIRE OU CONDUCTEUR NOMBRE DE PLACES NOMBRE DE CHEVAUX « « s <Jï 1-1 S 2 w 3 hJ « REIMS A ARDENNE 148 K. ARDENNE A LIEGE IOO K. w D w 0 J O 'W 'W S IA 3 5 L' < NIMÈGUE A AMSTERDAM I 14 K. A X H W ° H CO ^ X A S W W p H W
- H. M. H. M. S. H. M. H. M. H. M. H. M.
- IOI Panhard L. Prévôt 6 12 5 ll 5 o 9 3 58 6 3 3 57 24 l6
- 102 L. Bollée Piet-Lataudrie i 3 5 28 5 33 4 53 6 9 3 42 25 44
- io3 Panhard L. Delizy 5 6 7 7 55 5 36 7 48 5 *5 34 25
- 104 Mors B°" de Zuylen 2 5 7 3 5 10 5 M 12 35 4 !9 34 26
- 106 Panhard-Lev. Manchon 2 4 7 44 8 2 5 a4 8 18 6 13 35 40
- 111 Marot Degrais 1 1 3/4 4 3° 4 5i 3 3 5 G 3 29 21 6
- 112 Créanche Cte de Périgord 1 13M 8 11 8 43 4 52 7 6 4 41 33 34
- n5 de Diétrich Noirel 2 6 5 33 5 32 3 55 5 56 3 48 24 42
- 118 Am. Bollée de Berthier 6 9 6 29 5 52 4 00 5 42 3 32 25 36
- 120 Panhard L. A. Michelin 2 6 7 26 » 5 18 8 33 5 53 »
- 121 Mors Walrus 4 6 5 38 5 18 4 42 5 23 3 47 24 49I
- 122 Berthaume Griet 1 1 3/4 5 48 3 37 3 52 5 29 4 4 22 50,
- I24 Peugeot Ricard 2 - 6 6 25 7 1 4 43 7 8 4 38 28 54!
- I25 Panhard L. Lapanne 4 6 7 2 4 54 9 25 4 ai £
- I2Ô Diligeon Saint-Clair 2 4 7 l9 5 45 3 41 6 48 3 57 27 3°
- I 27 L. Bollée Roux 1 3 7 23 7 32 5 22 7 47 4 I2 32 38
- 128 Delahaye Guiet 2 6 4 13 3 33 3 3° 5*7 3 37 20 12
- '31 Delahaye Bn“ Fleury 6 8 9 26 » 6 48 3 53
- 132 Delahaye de Lucensky 6 8 5 49 5 45 4 25 5 38 3 42 25 l9
- 133 Panhard L. B0u de Zuylen 2 » 7 47 6 42 5 5 7 59 5 +20
- Deuxième étape Reims-Ardenne (148 Ml.)
- Le départ de Reims a été donné le mercredi à partir de 8 h. 1/2 du matin, vingt-trois véhicules sont partis dans l’ordre où ils étaient arrivés.
- Des véhicules partis de Paris, sont absents les numéros 105, 110, 114, 110, 120, 130, ainsi que le 107, Riguelle qui suit la course sans être contrôlé, tantôt sur la route, tantôt en chemin de fer.
- A l’arrivée à Arderne les voitures trouvent la route détrempée par la pluie qui tombe. Quelques accidents à signaler.
- Le 127, Roux casse son carburateur à Givet. Le 130, de Cesty, a un essieu enrayé vers Rilly.
- Le n° 130, Moranne qui était parti de Reims à 1 h. 1/2, grippe peu après. Le choc est si violent ! qu’une roue se brise et la voiture verse. Deux des voyageurs ont des contusions sans gravité.
- Plusieurs chauffeurs disent avoir trouvé des clous semés sur la route.
- A l’arrivée, Griet dépose une réclamation. Par suite du manque d’indications à Sanzinnes, il a pris une mauvaise route et a perdu de ce fait 10 minu-
- tes qu’il voudrait voir défalquer de son temps de marche.
- Sur 23 partants 19 sont classés.
- La voitur i n° 110, Michelin,est arrivée à 5 h. 38 m. le n° 131, de Fleury à 0 h. 20 m,, le n° 108, Roch Brault, à minuit.
- Troisième étape Ardenne-Liège (100 Kil.)
- Le départ est donné en dehors du château, à Houyet, à partir de 8 h. 15 m.
- Le n° 105, Boittier qui est arrive le matin a 7 heures repart avec les autres.
- Le n° 108 Roch-Brault casse son volant au de-part.
- Le n°104, Escargot arrive à Liege ayant parcouru 70 kilomètres avec un pneu crevé.
- A. Ilamoir, Griet travers avec son tricycle une mare à canards. Il repart aussitôt, son moteur ne s’étant pas arrêté.
- La voiture n» 110, Balvay culbute dans un iosse. Le mécanicien Pilot a un pied foulé. La voiture est renvoyée à Paris.
- p.439 - vue 441/833
-
-
-
- 440
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le ri0 421, Walrus, casse sa chaîne au départ, il répare et repart immédiatement.
- Quatrième étape, Liêge-Nimègue (175 kil.) *
- Cette portion de la route est superbe, les routes sont larges et splendides.
- Les coureurs reçoivent un accueil chaleureux.
- L’organisation est parfaite et il faut féliciter M. Hoiry de la façon dont il a su mener à bien la tâche considérable que les événements l'avaient fircé à accomplir en un temps très ourt.
- Le bruit avait couru que la baronne de Zuylen avait été victime d’un acident. Il n’en est heureusement rien et la vaillante chauffeuse reçoit de la foule massée au contrôle une ovation enthousiaslo
- Cinquième étape, Nimègue-Amsterdam (114 kil.
- Après la traversée du Waal sur le bac par groupe de 10 voitures, les touristes partent à 9 h. 19 m., de 2 en 2 minutes.
- Aucun incident. Les 21 partants arrivent à Amsterdam.
- Classement
- Touristes
- Classe A (Voitures). — lre série 2 ou 3 personnes
- 128 Guiet.
- 115 Noirel.
- 126 Saint Clair.
- 124 Ricard.
- La voiture Roc-h-Brault.
- Les voitures en marche, la voiture Mors, n° 46.
- 133 Baronne de Zuylen.
- 104 Escargot.
- 106 Manchon.
- Classe A (Voitures). — 2* série 4 ou 5 personnes
- 121 Walrus.
- 125 Lapanne.
- 103 Delizy.
- Classe A (Voitures). — 3e série 6 personnes
- 101 Prévost.
- 132 De Lucenski.
- 118 De Berthien
- Clasre B (Molocycles de 0 à 100 kilos)
- 111 Degrais.
- 122 Griel.
- 112 Comte de Périgord.
- Classe C. — Divers
- 102 Piet Lalaudrie (voiturelle).
- Coureurs de vitesse Première étape, Paris- Ardenne (303 h il.)
- C’est le jeudi 7, à 8 h. 37 m. qu’est partie la première voiture do la catégorie des coureurs de vitesse. Le départ a été donné au même endroit que pour les touristes, c’est-à-dire à la sonie de Vil-liers. Sur 48 concurrents partis, 26 arrivent à Ardenne.
- Un peu après le départ, le n° 56 Parvillée accro-
- che une voiture et par suite de l’écart va dan 8 un
- p.440 - vue 442/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 441
- champ. Ses conducteurs la réparent en deux heures et repartent.
- M. Albert de Sanlos Dumont qui montait le tricycle n° 18 casse son réservoir à La Ferté-Gaucher et abandonne.
- Gilles Hourgières n° 2 grippe à Thieroellieux. La réparation le tient jusqu’au soir.
- Le n° 15 vicomte de la Combe brise sa voiture après Montmirail. Pas d’accident de personne.
- Le n° 33 conduit par M. Georges Richard resté
- La voiture Arnédëe Dollèc, n° 'JO'k(M. Vinet)
- Le dernier• coup d'œil : Le comte de Dion et le\camp des tricycles.
- en panne à Epernay, par suite de réchauffement d’un coussinet. Il est rejoint par le n°34 deM. Max Richard qui, fatigué par la réparation de quatorze crevaisons, cède la place à M. Georges Richard, et revient à Paris sur le 33.
- Charron n° 1 s'arrête 10 minutes à Rocroy pour prendre de l'eau et de l'essence.
- La voitureTClément-Girai dot crève un pneu,1ainsi que Gaudry ; Loysel^a cassé son frein.
- Deuxieme étape, Ardenne-Nimègue (275 kil.
- Pendant la nuit, Il concurrents sont arrivés, terminant la première étape.
- p.441 - vue 443/833
-
-
-
- 442
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Au départ d’Ardenne, 37 coureurs sur 43 sont présents.
- Dans le tournant de Rothem, un peu après Maëstricht, le n° 20, Kœclilin glisse et va heurter un arbre ; la voiture est brisée. Les deux voyageurs sont projetés dans la Meuse mais n’ont aucun mal.
- Troisième étape, Nimègue-Amsterdam (114 kil.)
- Les voitures arrivées à Nimègue sont au nombre de 33. Après un défilé des 54 voitures des deux oa-tégories, on traverse le Waal sur le bac qui transporte 10 voitures à la fois. La traversée de ce fleuve de 300 mètres de large est des plus pittoresque.
- A 8 h. 12 m. part de Lent la première voiture de vitesse; les autres suivent de 2 en 2 minutes.
- A Arnlieim, la voiture n° 13 du baron de Turckheim prend feu.
- La voiture n° 36 Breuil butte contre un arbre et est mise hors de course.
- Classement
- Coureurs de Vitesse
- Classe A. — lre série Voitures à 2 ou 8 places
- 3 Girardot.
- 11 Gaudry
- 1 Charron.
- 4 Adam.
- 14 Loisel.
- 31 Bollée frères.
- 6 de Ivnyff.
- Course Paris-Amsterdam. — Vitesse
- NUMÉROS D’oRDREjl NOM DU CONSTRUCTEUR CONDUCTEUR OU PROPRIÉTAIRE NOMBRE DE PLACES NOMBRE DE CHEVAUX VILLIERS A ARDENNE ARDENNE A NIMÈGUE NIMÈGUE A AMSTERDAM TRM PS BRUT
- H. M. H. M. H. M. H. M.
- I Panhard L. Charron 2 8 7 43 7 2 1 2 48 [7 54
- 2 Panhard L. Cilles Hourgière 2 8 » 0 44 2 48 »
- 3 Panhard L. Clém. Girardot 2 8 7 44 7 °3 2 36 17 23
- 4 Panhard L. Adam 2 8 8 4 7 *5 8 45 3 01 l8 20
- 5 Panhard L. Leys 2 6 10 29 4 °9 23 23
- 6 Panhard L. de Knyff 2 8 8 15 7 39 2 45 18 39
- 8 Panhard L. Heath 2 6 10 27 9 5b * »
- io Am. Bollée Vinet 2 8 11 12 8 49 3 5Ü 23 41
- 11 Am. Bollée Gaudry 2 8 8 12 6 55 2 37 x7 34
- x3 Am. Bollée de Turckheim 2 ; 6 11 05 9 31 » »
- M Am. Bollée Loysel 2 8 8 18 7 16 2 56 18 30
- i7 Peugeot Antony 2 6 10 00 7 44 3 c4 20 48
- l9 Peugeot Doriot 2 8 8 21 7 44 2 51 19 1
- 21 Peugeot Kraeutler 0 8 9 06 8 27 3 02 20 35
- 22 Peugeot Bousquet 4 8 9 10 7 52 3 °9 20 11
- 27 de Dion-Bouton de Méaulne 1 1 3/4 11 16 11 14 5 03 27 35
- 2 9 31 Decauville A. Bollée Corbière A, Bollée fils 1 2 2 1/2 10 48 8 37 9 °4 7 06 10 ' .fcs. CO C^' 23 28 18 31
- 36 Peugeot Breuil 2 8 9 32 7 12 » »
- 39 de Dion-Bouton Corre 1 1 3/4 9 35 11 22 4 16 25 33
- 40 dç Dion-Bouton Viet 1 1 3/4 » 8 45 3 24 »
- 41 de Dion-Bouton Teste 1 1 3/4 9 53 8 33 3 36 22 22
- 43 de Dion-Bouton Osmond 1 1 3/4 9 37 8 36 3 >5 2 1 48
- 44 de Dion-Bouton Bardin 1 1 3/4 9 5 1 8 27 3 11 2 1 29
- 46 Mors Roscoff 2 6 1041 9 41 3 47 24 9
- 47 Panhard L. Dr Pascal 2 8 » 10 21 4 24
- 49 Mors Levegh 2 6 8 53 7 2 9 2 39 19 21
- 5° Mors Chesnay 3 6 10 3 3 °9 »
- 69 Phébus Marcellin 1 1 3/4 8 27 7 x5 3 19 19 1
- 70 L. Bollée Wilfrid 1 4 » 11 03 4 où *
- 71 L. Bollée Léon 1 4 A' 9 57 3 35 li
- 10 Doriot.
- 40 Levegh.
- 21 Kraeutler.
- 17 Antony.
- 50 Chesnay.
- 5 Leys.
- 10 Vinet.
- 46 Roscoff.
- 47 Dr Pascal.
- Classe A. — 2e série Voitures à 4 places
- 22 Bousquet.
- 41 Teste.
- 40 Vint.
- 27 De Méaulne.
- Classe B. — J" série Motocycles de 0 à 100 kilos
- 69 Marcelin.
- 44 Bardin.
- 43 Osmond.
- A l’heure où nous écrivons ces lignes, les cou-eurs sont déjà sur la route qui doit les ramener Paris. Dimanche a eu lieu à Amsterdam l’expo-tion des voitures arrivées. Nous y reviendrons, ailleurs, dans notre prochain numéro.
- p.442 - vue 444/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 443
- Vendredi arriveront les coureurs de la catégorie des Touristes.
- Les classements que nous donnons des deux catégories Touristes et Vitesse, sont approximatifs. Ils sont, en effet, établis d’après les temps bruts sans tenir compte des temps des passages neutralisés, temps qui ne sont pas les mêmes pour tous les coureurs.
- A cause de l’interdiction de la course dans le dé-artement de la Seine, l’arrivée avait été reportée Versailles. Mais au dernier moment, nous apprenons que sur le refus de quelques concurrents de pousser jusque là, le contrôle d’arrivée a été fixé à Montgeron. Après leur arrivée, les voitures iront où bon leur semblera, à Versailles ou à Paris.
- Lüod Serpollet
- Le jeudi 7 juillet a été célébré à la Madeleine le mariage de M. Léon Serpollet avec Mlle Madeleine Destamps.
- Une assistance considérable, où nous avons retrouvé tous nos industriels et tous nos chauffeurs, avait tenu à apporter ses
- souhaits au célèbre inventeur, dont le nom est si justement populaire.
- Léon Serpollet est né à Culoz (Ain) ; son père était entrepreneur de charpentes. Sa vocation pour la mécanique se manifesta dès sa première jeunesse; mais, si dès son
- Le cortège à la Madeleine.
- Cliché de M. Faine, phot., passage du Havre, Paris
- plus jeune âge il fut entraîné à la pratique da métier d’inventeur, ce ne fut qu'arrivé à l’âge d’homme, à l’âge où beaucoup croient avoir terminé leur éducation, qu’il put par son travail personnel acquérir les connaissances techniques qui en ont fait un des esprits les plus complets de notre époque.
- C’est lui qui a doté l’industrie de la chaudière à vaporisation instantanée dont les applications et les imitations sont si universellement répandues.
- Avis aux propriétaires fle motoeycles
- Nous recevons de Lyon, la lettre suivante, que nous nous empressons de communiquer aux intéressés :
- Monsieur le Directeur de
- La Locomotion Automobile, Je vous prie de vouloir bien informer vos lecteurs, propriétaires de tricycles avec moteur de Dion, 1 cheval et 1 cheval lji, que je puis trans-
- L’attention du gros public a été, ces temps derniers, détournée des travaux relatifs à> la voiture à vapeur.
- Mais voici que le succès se dessine ; passant de la traction sur rails à la construction de véhicules légers, Léon Serpollet assouplira la vapeur aux besoins de la locomotion moderne ; il sera applaudi de tous dans le monde de l’industrie où il ne compte que des amis.
- former les moteurs et leur faire donner 1 cheval 3(4.
- Je fabrique même un changement de vitesse breveté, donnant de très bons résultats, et très économique.
- Je puis également remplacer les cylindres des voiturettes Bollée n° 2 par des cylindres n° 3.
- Avec mes remerciements, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes saluts les plus empressés.
- Alphonse Eldin.
- Ingénieur-Constructeur,
- 9, rue Henri-IV, à Lyon.
- p.443 - vue 445/833
-
-
-
- 444
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Traetenr à pétrole
- Système Daniel Best (1)
- Ce nouveau tracteur, qui est destiné à remorquer sur les routes les véhicules lourdement chargés, est représenté par les dessins ci contre.
- La figure 1 de ces dessins est une vue en élévation du tracteur.
- La figure 2 représente une vue en plan des cylindres moteurs, l’un d’eux étant coupé horizontalement par la ligne y z de la figure 3.
- La figure 4 est une vue de la douille mobile por-ant les cames de distribution.
- Les figures 5 et 6 sont des vues en élévation de face et de côté du mécanisme d’embrayage et de changement de vitesse.
- La figure 7 est une coupe dans le sommet du carburateur.
- La figure 8 représente une coupe longitudinale et verticale dans une partie des cylindres moteurs.
- A est le châssis du tracteur, et B l’essieu moteur, portant à ses extrémités les roues C. A l’avant se trouveune roue directrice D, montée sur une chape
- K qui est articulée en A1 sur le châssis A. Les ressorts G et G' qui relient également le châssis et la chape, ont pour but d’amortir les chocs que reçoit le véhicule sur les mauvaises routes.
- Le moteur est constitué par deux paires de cylindres I, F, chaque paire contenant deux pistons réunis l’un à l’autre (fig. 8) et donnant à l’arbre J le mouvement qui se trouve ensuite transmis aux roues motrices G par les engrenages K (lig. 5 et (>).
- Les cylindres I, I’ possèdent des mortaises l permettant le passage des traverses L qui, avec les tirants M, servent à réunir les pistons. Cette disposition permet, par le simple démontage des tirants M, de n’utiliser que les cylindres d’avant lorsque la charge à remorquer est peu considérable.
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet, Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Noutells. — Paris.
- Le mélange gazeux est fourni parun carburateur vertical N, situé au point de réunion des quatre cylindres, et ce mélange est amené aux cylindres par des tuyaux 1°. Les gaz d’échappement traversent les tubes N’ pour réchauffer le pétrole, et lorsque la température est suffisamment élevée, on' fait sortir une parlic des gaz directement par les tuyaux
- Les soupapes sont actionnées par les cames 2 et 3 de la douille Z (fig. 4.) Cette douille peut se déplacer sur l’arbre Z, avec lequel elle est obligée de tourner par la clavette Z-, et son déplacement, qui est i btenu à l’aide d’un levier à fourche permet d’engager les cames avec les levier? ou de les dégager. Les cames 4 et 5 servent à régler l’inflammation du mélange gazeux produit par une étincelle électrique.
- Les soupapesd’échappement a sontactionnées par des leviers p, qui sont mus par les cames de la douille Z (fig. 3) et elles possèdent une disposition
- p.444 - vue 446/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 445
- toute particulière qui permet de supprimer automatiquement l’action de un ou plusieurs cylindres lorsque le véhicule descend une pente. Dans ce but le régulateur c, qui s’emballe au moment de la descente, relève l’équerre d dont la base vient ' reposer sur l’épaulement e du levier p, ce qui a pour effet de tenir ouverte la soupape a correspondante. Pendant la marche, le piston aspire l’air extérieur par cette s upape ouverte et le refoule à chaque course sans qu’il se produise aucune aspiration du mélange gazeux. Aussitôt que la marche se ralentit le régulateur c libère le levier p, la soupape a se referme, et le fonctionnement du cylindre reprend son état normal.
- L’embrayage qui sert à la transmission du mouvement du moteur aux roues d’arrière est constituée par un plateau / placé entre deux anneaux g. ces derniers sont reliés au volant 8 calé sur l’arbre J au moyen de broches filetées 7i, tandis que le plateau f fait corps avec une douille o qui tourne folle sur l’arbre J et porte les rouee dentées K K de diamètres différents. Ges roues K et K’ peuvent se déplacer longitudinalement sur la douille o et l’une ou l’autre peut être engagée avec un engrenage K1 calé sur l’arbre intermédiaire Ks dans le but de faire varier la vitesse.
- Les broches h qui sont vissées sur les anneaux g sont articulées sur des leviers i qui sont réunis par des bielles h à un manchqn m coulissant sur l’arbre J. Lorsque l’on pousse ce manchon dans le sens convenable, le plateau f se trouve serré entre les anneaux h et tout le harnais d’engrenages est entraîné par le volant 8. Par contre, aussitôt que le manchon m est repoussé dans l’autre sens, le plateau /devient libre et la transmission du mouvement est interrompue.
- Le changement de marche de la machine* est obtenu par le moyen d’un pignon O’ monte excentriquement sur un axe 0!, ce qui permet de l’engager avec les roues K et K“ ou de l’en dégager.
- Lorsque les roues K et Ks sont reliées l’une à l’autre, la voiture marche en avant. Si l’on désire la faire reculer, on desserre l’embrayage f g, ce qui produit l’arrêt de la roue K que l’on dégage de üTs par un levier à fourche, tout en la laissant en prise avec le pignon O’. Il ne reste plus qu’à faire tourner l’excentrique O2 pour engager le pignon O’ avec les roues K et Ks.
- Le réservoir à essence est placé en r et le liquide est amené au carburateur par une pompe ordinaire.
- Les cylindres et les soupapes sont entourés d’eau et le refroidissement a lieu au moyen d’un serpentin
- placé sous le châssis de la voiture.
- Exposition Générale Italienne
- à Turin — Avril-Octobre 1898
- Règlement du Concours International d'Automobiles.
- Article premier. — Le 17 juillet aura lieu une course de voitures automobiles entre Turin et Alexandrie, aller et retour (192 kilomètres). Le maximum du temps dans lequel le parcours devra s’effectuer sera de 12 heures.
- Art. 2. — Les automobiles seront divisés en deux catégories :
- Ier Les voitures automobiles du poids supérieur à 200 kilogr. portant deux ou plusieurs personnes.
- 2e Les motocycles du poids inférieur à 200 kilogr. en ordre de marche portant une seule personne.
- Art. 3. — L’itinéraire sera le suivant : Turin (ponte Isabella), Stroncalieri, Trofarello, Com-biano, Poirino, Villanova, d’Asti, Villafranca, Asti, Félizzano, Solero, Alessandria (ponte sul Tana^o).
- Art. 4. — Les concurrents devront se trouver à 4 h. 1/2 au ponte Isabella, pour tirer le numéro d’ordre qui devra se placer sur la voiture, de
- façon à ce qu’il soit visible et l’y garder pendant tout le parcours, signer la feuille de présence et attendre le signal du départ qui sera donné à 3 heures précises et successivement, avec un intervalle de 5 minutes entre chaque voiture.
- Art. 3. — La traversée de Poirino, de Villa-novo d’Asti, de Asti et Félizzano devra se faire à une allure modérée. A leur entrée les concurrents recevront un billet sur lequel on aura signé l’heure de leur arrivée, et ils ne pourront sortir de l’habité que 5 minutes après leur entrée, pour Poirino, Villanova, d’Asti et Félizzano, et 10 minutes après pour Asti. Dans lesdites localités on trouvera aussi le nécessaire pour se refournir d’eau.
- Art. 6. — Le signal du départ de Alexandrie sera donné à 4 heures précises sur le ponte du Tanaro avec les mêmes réglés du départ de Turin. Par conséquent les concurrents devront être prêts pour 3 heures 1/2.
- Art. 7. — Le contrôle de Poirino, de Villanova, d’Asti, d’Asti et de Félizzano, cessera de fonctionner respectivement à 7 heures, à 8 heures à 9 heures 1/2 et à n heures pour l’aller, et à 20 heures, à 19 heures, à 17 heures 1/2 et à 16 heures pour le retour.
- Art. 8. — Pour la commodité des concurrents, aux carrefours on marquera la route à suivre avec bannière blanche, les endroits dangereux on les marquera avec bannière verte et les arrêts, avec bannière rouge. Les membres du jury porteront un brassard blanc, les commissaires-contrôleurs un brassard rouge et les contrôleurs-volants un brassard bleu.
- Art. 9. — Un commissaire exprès, marquera la durée des arrêts aux passages à niveau des chemins de fer dans le cas que ceux-ci fussent fermés.
- Art. 10. — Le Comité aura soin d’établir soit à Asti soit à Alexandrie, dans des endroits expressément désignés, où les concurrents pourront envoyer pour leur propre compte des dépôts de benzine, de pétrole ou autre combustible.
- Art. 11.— Les concurrents ne pourront par aucun motif changer de véhicule durant le concours ; ils pourront faire quelconque réparation, averti cependant que le temps qu’on y aura employé ne sera pas défalqué.
- Art. 12. — Les inscriptions seront closes le 30 juin 1898. Pour chaque voiture présentée au concours, chaque concurrent paiera, au moment de l’inscription une somme de 100 francs pour les voitures automobiles et de 30 francs pour les motocycles. Le concurrent devra déclarer sur sa demande d’inscription :
- a) Le type du moteur qui actionne l’automobile.
- b) Si le moteur est électrique, à vapeur ou à combustible gazeux ou liquide, déclarant en outre la nature du combustible et le système d’allumage la force en chevaux, les qualités spéciales des différentes vitesses et les qualités du sterr (fourchette de commande).
- c) Le lieu de fabrication du moteur, du mécanisme et du véhicule.
- d) Le poids total de l’automobile en ordre de marche axec ses provisions d’eau, de combustible de lubrifiants, parties de rechange, etc., etc.
- e) Le prix de vente de l’automobile.
- Art. 13. — Le jury en tenant compte de la force des moteurs du poids mort, du nombre des personnes que chaque automobile pourra contenir, accordera les prix suivants :
- i«r Un prix international de 4 000 francs à la
- p.445 - vue 447/833
-
-
-
- 446
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- voiture qui dans le concours de 192 kilomètres sur la route Terrin-Ast-Alessandria aller et retour sera jugée la mieux construite et la plus économique.
- 2e Un prix de 3 000 francs à la voiture de construction nationale qui dans le concours sur route se sera montrée la plus pratique et la mieux construite.
- 3e Un prix international de vitesse de 2 000 francs à la voiture qui aura fait le parcours dans le temps le plus court.
- 4' Un prix international de 1 000 francs à la voiture la plus simple, la plus pratique et la moins coûteuse.
- Ÿ Un prix international de 500 francs au bicycle ou tricycle à moteur, ou motocycle qui sera jugé le meilleur pour vitesse, solidité et fonctionnement général.
- Art. 14. — Les deux premiers prix ne pourront pas être décernés à la même voiture.
- Art. 13. — 11 sera donné à chaque conducteur qui aura fait le parcours en 12 heures un diplôme et à tous ceux qui auront gagné un prix, une médaille.
- Art. 16. — Les prix seront décernés au mérite absolu et si les concurrents sont au moins trois dans chaque catégorie.
- Art. 17. — Les concurrents ne pourront pas faire partie du jury.
- Art. 18. — A leur arrivée les concurrents de-, vront laisser leurs véhicules dans les locaux, expressément fixé par la Commission. Le jour après et à l’heure fixée par la même Commission, après avoir examiné les véhicules, on décernera les prix.
- Art. 19. —Les concurrents seront seuls responsables des accidents qu’ils pourront occasionner.
- Art. 20. — Toute réclamation devra être présentée par écrit immédiatement après la course en déposant la somme de 10 francs, qui sera rendue si la réclamation a été accueillie.
- Art. 21. — Le jugement du jury sera sans appel.
- Art. 22. — Par le fait même de s’être inscrit, le concurrent déclare avoir pleine connaissance du règlement présent.
- Le président de la Commission, C. Penali.
- Le président du Comité exécutif,
- T. Villa.
- Commuaications officielles 4o Tonnni-Cloti
- 2 084 candidats au Touring-Club pour le mois de juin.
- Sur cette longue liste, nous relevons les noms de MM. le générai Marin, G. #, commandant la brigade d’Evreux ; Babin, O. colonel d’infanterie à Nancy ; le colonel Moreau ; Pelletier, 4ü, lieutenant-colonel d’artillerie; les commandants Coinet, O; Thirion, # ; Abinal, ; des Termes, Galopin, # ; les capitaines de Noiron, Duc, # ; Pons, # ; Tho-reux, # ; d’Albis de Gissac, de Rambert, Bre-deaut, # ; de Boissière, Pruvost, médecin-major ; du Chayla, conseiller référendaire à la Cour des Comptes ; Méret, conseiller à la Cour de Rouen ; Ausset, conseiller à la Cour d’Amiens ; Yvert, président du Tribunal civil de Lorient; Dissard, procureur de la République; Barois, O. #, ingénieur en chef des ponts et chaussées, secrétaire général du ministère des Travaux publics d’Egypte, et Mme Barois; MM. Violette de Noircarme, agent-voyer en chef du Rhône ; Homolle, # ; Prince,
- Cauckler, Guibert, ingénieurs des ponts e^ cliausées ; Herdner, ingénieur en chef au matériel et à la traction des Chemins de fer du Midi ; Claude Lafontaine, O. * ; A. de Schulten, président de l’Union des cyclistes de Finlande; Gorst, G.-C, conseiller au ministère de l’Intérieur égyptien; Sir William E. Garstin, sous-secrétaire d’Ètal au ministère des Travaux publics d’Egypte, et Lady E. Garstin ; Cantel Bey, O, président de l’Union vélo-cipédique du Caire, sous-directeur au ministère de l’Intérieur d’Egypte ; Kergall, président du Comité de Palis, de la Compagnie royale des Chemins de fer portugais ; Monbrun, président du Conseil général d’Oran, Vapereau, #, commissaire général de la Chine à l’Exposition de 1100; Crampon, consul général e France, en retraite ; Barthélemy-Benoist, administrateur colonial, résident de France au Dahomey; Baland, #, artiste peintre ; D1- Rohmer, O, professeur à la Faculté de Nancy; Gascard, professeur à l’Ecole de médecine de Rouen ; Maurou, #, artiste graveur; Lecomte, O, capilaine de vaisseau, commandant la marine, en Corse ; les lieutenants de vaisseau Gouin-d’Am-brières, Lotte, Grout, # ; Colso , # ; Pelletier-Doisy, Thomas, # ; marquis et marquise de San Damiano, baronne de Boetzelaer, baron et baronne de Fontenilliat, comte de Breignon, vicomte d’Au-bigny d’Esmyards, baron de Souancé, de Charelte, comte F. de Noailles, vicomte d’Harambure, comte de Sayve, comtesse de Grailly, comte Olivier de la Buée, comte du Chaslel de la Howarderie, comtesse de Souto, baron et baronne de Verna, marquis Spataro, vicomtesse de Saint-Toman, comle Ch. de Beauffort, baron de Slane, comtesse Grabbê, vicomte J. de Sombreuil, marquise de Valori, baron de Saint-Genest, princesse Bariatirisky, baron de Blonay, comte de Montai, marquis Gandolfi etc.
- Le nombre total des sociétaires au 1er juillet s’élève à 64 457.
- *
- Le Touring-Club de France vient de publier la deuxième édition de XAnnuaire 1898.
- Depuis la première édition, parue en janvier dernier, de nouveaux contrats ont été passés avec de nombreux hôtels, lesquels sont mentionnés dans cette nouvelle édition qui indique également, en nombre sensiblement plus considérable, des méca-niciens-voituristes et des dépôts d’essence.
- La partie concernant les douanes a été remaniée et mise à jour, plus particulièrement en ce qui concerne la Belgique, en raison des nouvelles dispositions prises par l’Administration des Douanes Belges.
- Nous engageons vivement les membres du Club qui préparent leur voyage de vacances à se munir de ce petit volume, où sont condensées, sous la forme la plus réduite, les indications les plus précieuses pour le voyageur.
- *
- * *
- L’Exposition organisée par l’Automobile Club vient de fermer ses portes et a clôturé par un coup de maître : Banquet en l’honneur des Exposants à la Tour Eiffel, auquel le Ministre du Commerce s’est fait officiellement représenter, et fête offerte aux membres de l’Automobiie-Club.
- Les illuminations, l’embrassement de la Tour, le leu d’artifice, favorisés par une nnit calme et un ciel étoilé, ont pioduit un effet considérable ; les autres attractions : représentation théâtrale, à-propos automobiles, retraite aux flambeaux par l’Harmonie Dufayel, etc., ont été également des plus réussies.
- En somme, très grand succès dont attestent les cent mille visiteurs de l’Exposition et la recette qui dépasse 200,060 francs.
- * ¥* +
- La Commission de bibliographie du tourisme, composée de MM. le général Sebert, membre de l’Institut ; Ch. Gariel, C. Bourlet, capitaine Fer-rus et J.Vallot, membre du Comité technique, s’est réunie pour la première fois, au siège social du Touring-Club, sous la présidence du général Sebert.
- p.446 - vue 448/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 447
- Celui-ci, après un très intéressant et très complet exposé du but que poursuit l’institut bibliographique de Paris, lequel se propose de dresser la bibliographie de toutes les sciences, a démontré l’intérêt que présenterait l’établissement d’une bibliographie spéciale d s questions se rattachant au tourisme, au cyclisme et à l’automobilisme.
- Après échange de vues entre ses divers membres, la Commission a arrêté le plan de ses travaux.Elle a prié ensuite le président du Touring-Club, qui assistait à la séance, de prendre les dispositions nécessaires pour établir une bibliothèque aussi complète que possible de tous les ouvrages traitant de ces questions.
- La dépense en résultant seraimputée sur les fonds mis à la disposition du Comité technique
- Petites Honvelles
- L’Automobile et la Préfecture de police
- Ainsi que nous l’avons fait pressentir dernièrement, M. Blanc, préfet de police, vient de constituer un Comité cons ltalif permanent de la locomotion automobile.
- Ce Comité, dont la mission serait analogue à celle des grands comités déjà existants à la préfecture de police, c’est-à-dire le Comité de perfectionnement des services d’incendie et la Commission supérieure des théâtres, sera chargé de donner son avis sur les mesures à prendre pour améliorer les conditions actuelles delà circulation et sur les précautions à adopter pour assurer, au moment de l’Exposition universelle de 1900, toutes les garanties au double point de vue de la rapidité du transport des personnes et de. la sécurité de la voie publique, ainsi que sur les diflicullés que présentent dans la pratique certaines dispositions de l’ordonnance de 1897 qui est relative à la circulation.
- Le préfet de police a demandé au Conseil municipal de choisir dix de ses membres pour faire par tie de ce Comité permanent, qui comprend des fonctionnaires de la préfecture de police. M. Blanc a, en outre, désigné comme membi’es de cette grande Commission le baron de Zuylen, président de l’Automobiie-Club de France, et M. Ballif, président du Touring-Club.
- Il est probable qu’un ou plusieurs membres influents d’une Chambre syndicale des cochers, qu’un directeur de Compagnie de tramways électriques, seront choisis pour compléter la Commission de circulation parisienne.
- Gros émoi dans le monde des constructeurs la veille du départ de la catégorie des coureurs de vitesse. Jusqu’alors on avait cru que les voitures pourraient • prendre part à la course munies d’une autorisation provisoire. Mais la veille même du départ, MM. Walkenaer et Boehet sont venus à l’Automobile-Club, prévenir que par suite de la volonté du préfet de police, ils ne laisseraient sortir du département de la Seine que les véhicules vérifiés par eux.
- Ils donnaient d’ailleurs rendez-vous aux chauffeurs non en règle de 5 à *J sur la place du Troca-déro. A fi heures nous avons pu voir sür la place un véritable campement d’automobiles qui présentait un coup d’œil deo plus pittoresques.
- La proportion des refusés était assez forte et quelques voitures n’avaient pu être examinées. Comme personne ne voulait manquer au départ, certains concurrents refusés ont organisé de véritables conspirations pour franchir la limite du département. La plupart ont quitté leur remisage la nuit et se sont rendus à Yilliers par Versailles et Choisy-le-Roi. D’autres ont ammenè leurs voilures sur des camions à chevaux. D’ailleurs nous ne connaissons pas de concurrent qui ait été empêché de partir par suite d’absence du permis de circulation.
- Administrateur-gérant : VUILLEM.U'1
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile
- G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-iur-Seine
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Excursion en Savoie, en Dauphiné et en Italie
- La Compagnie P. L. M. organise, avec le concours de l’agence des voyages Economiques, une excursion en Savoie, en Dauphiné et en Italie, du 24 juillet au 3 août 1898. Prix au départ de Paris (tous frais compris): lrB classe, 400 francs; 2e classe 355 francs.
- S’adresser pour renseignements et billets, aux bureaux de l’agence des Voyages Economiques, 10, rue Auber, et 17, rue du faubourg Montmartre, à Paris.
- Bliotlièpe le la «Locomotion automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 ôO
- 2* — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3’ — — à pétrole............. 5 »
- 4“ -- — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 82 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix :
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. fiO franco.
- 10° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Il» Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre
- feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — F'ranco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco, 3 francs.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo biles et Motocycles, Société O. Englebert et C1,-Liêge (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.447 - vue 449/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 44?
- 432
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant-tram), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse( Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C%92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1” des Moteurs et Automobiles M. L B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- Cie des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1’ des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière. Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C', 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Bouiogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Alhouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brCileurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivrv.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avaDt-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme d :s Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, â Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hêl ne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le MaDS.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence, Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- Ce Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C0 générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de Lous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Blot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes.1’
- Fulmen, 18, quai de Cliehy, Clichy.'
- Sté anonyme Laurent-Céïy, 13 rue I nfa^etle.
- p.448 - vue 450/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 29
- 21 Juillet 1898
- sommaire: OC A' 90
- La Course Paris-Amsterdam.
- Course Paris-Amsterdam-Paris.
- Motoeycles Poron.
- Le Concours d’Automobiles à Lille.
- Exposition internationale de Cycles et d’Automobiles à Grenoble.
- L’Automobile et la Préfecture de Police. Automobiles Lepape, Paul Sarrey.
- L’automobile au Conseil municipal. Tours-Blois-Tours. Automobile-Club de France,
- Un « Fait Divers » Jeau Goudkzki. Petite Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- Bibliographie.
- Sociétés.
- VOITURE LEPAPE
- p.n.n. - vue 451/833
-
-
-
- 450
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Coursa Paris-Amsterdam
- La course Paris-Amsterdam et retour vient de se terminer à la satisfaction générale. Ceux qui veulent voir dans ce genre de manifestations le critérium de la qualité des voitures se rejouissent du résultat : quelques véhicules ont accompli le parcours sans accident grave, et cela prouve qu’ils soiit parfaits ; d’autres ont culbuté dans des fossés, buté contre des arbres ou démoli des palissades, cela a servi à montrer quelles étaient les pièces défectueuses. Ceux qui sont moins convaincus de l’utilité des courses sur route, ceux qui savent que le fameux principe « qui peut le plus peut le moins» est un non-sens en fait d’automobiles à pétrole, se réjouis-Ssefit àussi dü résultat : aucun accident mortel à signaler; quelques contusions ou foulures, des bains, des «pelles» mais, par uu hasard providentiel, rien de grave. C’est là un résultat auquel nous applaudissons de tout cœur. MM. de la Valette et Hoüry méritent tous nos compliments pour la façon parfaite dont ils avaient organisé Les parcours.
- Nous ne connaissons pas encore le classement définitif. On trouvera les temps complets du retour des deux catégories, comme on a trouvé dans notre dernier numéro ies temps complets de l’aller. Mais il faut en déduire les temps mis pour parcourir les zones neutralisées, — traversées des villes, des bacs, etc. — et rectifier les erreurs matérielles qui ont pu être commises.
- Ce n’est donc que dans quelques jours que l’on connaîtra le grand vainqueur des courses de vitesse et, âussi, celui des « touristes », car il y fut, par iliie Contradiction bizarre, une « course t dé ( touristes ». On verra que les tenips totaui. diffèrent peu pour les deux catégôfiës^ rendant assez illusoire cette distinction. Si Tbh tient compte du nombre des t v'bÿdgëür$; beaucoup ,‘d’e « touristes » ont mieux iiiàfché que les « vitesse ».. , »...
- Quoi cjü’il en stjit, voici lès résultats bruts de la coUrsë de vitesse i
- 47 véhicules sont partis, ï6 Sont arrives aux contrôles.
- Sur ces 47 véhicules :
- Sur 30 voitiires dé la classe A, 1, 11 arrivées
- — 2 — A, 2, o —
- — x — a; 3, o —
- — 10 — B, 1, 3 —
- — 4 — B, 2, 2 —
- En somme, 13 voitures sur 37 et 3 tricycles sur 10 ont accompli le parcours en se présentant aux contrôles.
- Quant aux touristes, 30 étaient partis, 11 sont revenus àTilliers.
- Ces nombres ont toutes les significations qu’on veut bien leur prêter : enseignements
- pour l’avenir, succès remarquable pour un parcours de plus de 1 500 kilomètres, etc. Nous les citons uniquement au point de vue de la statistique et nous souhaitons bien vivement qbe beux qui prétendent tirer des courses des enseignements qu’aucun autre rrtoyèn lie fournirait, aient raison • car sinon ce serait biefl déplorable de voir qu’on s’extasie sur une épreuve qui a mis hors de course les deux tiers des véhicules, mettons la moitié, pour tenir compte de ceux qui peuvent avoir abandonné par suite d’erreurs de parcours ou par suite de la lassitude de leurs conducteurs.
- G. D.
- A dos Lecteurs
- Nous devions publier les résultats officiels du concours des voitures de place automobiles ; malheureusement, une fois de plus, constatons que l’entente est loin de régner dans les commissions : le rapport qui devait paraître a été ajourné. Certains diagrammes, paraît-il, étaient plus ou moins exacts, les appareils contrôleurs n’ayan! pas été vérifiés à l’avance ne donnaient que des indications approximatives ! On nous a affirmé qu’une ieuille de résultats contenait des chiffres faux. En somme disons-le bien vite tout cela est insuffisamment préparé, est loin d’être âü point. Ces Messieurs veulent aller à là grande vitesse, les conséquences en sont fâcheuses. Eépërbhs que l’année prochaine ils auront ün peu mieux pris leurs précautions, l’avenir de l’électricité en dépend.
- Ajoutons que certains journaux publient des résultats ; il est inutile de dire que les chiffres en sont moins que définitifs. Nous avons dans ces conditions préféré attendre.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus eh p lu à grande a en ce moment un certairi nombre de brêtets à vendre dont voici là liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole àÿântpfis part à une course et fonctionnant bâHâlteinëilt; ôn traiterait avec 25 000 francs cbmptâht.
- , à0 Le bfevet Français et lès brevets Anglais et belge de roues élastiques; Mr L. B., leur ihVenteùr s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lâmpe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Inventeur de province ayant mis au point une voiture qui reviendrait, pour trois places, à 1 200 francs, fabriquée en grand, voudrait trouver constructeur avec qui s’arranger.
- p.450 - vue 452/833
-
-
-
- 451
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- CoM Pafis-Àmsterûain-Paris
- (5-16 juillet)
- Nous avons, dans notre dernier numéro, donné le compte rendu de la première partie de la course et flous avons laissé les concurrents à leur arrivée à Amsterdam.
- Arrivés le samedi, les chauffeuts se sont reposés le dimanche, pendant que devant leurs voitures défilaient de nombreux visiteurs.
- La plupart des concurrents ont profité de leur jour de repos pour effectuer la promenade en bateau à l'ile Marklen, à travers les canaux de Brode in Waterland.
- Puis après les banquets obligatoires, tout le monde se sépare pour reprendre, dès le lendemain la route de Paris.
- * *
- CATÉGORIE DES TOURISTES
- Sixième étape, Amsterdam-Nimègue (114 kil.)
- Vingt et un concurrents sont présents au contrôle du départ. Le signal est donné à Degrâis à 8 h. 40 m. Les autres véhicules suivent de deux en deux minutes.
- La baronne de Zuylen revient par le train spécial, mais sa'voiture, conduite par M. Journu, continue la course. De même le baron de Zuylen reste à Amsterdam et sa voiture continUe,conduite par Un mécanicien.
- Un kilomètre avant Nimègue, la voiture n° 115, voulant dépasser un de ses concurrents, heurte ün talus.
- Le choc brise le'tuyau d’alimentation des brûleurs et l’essence, s’enflammant, endommage sérieusement l’avant.
- La voiture a pu cependant être poussée jusqu’au contrôle où elle a été remisé en état.
- Le tricycle n* 112, contrôlé à 9 h. ro ne part en réalité qu’à 9 h. 45 par suite d’un accident.
- Septième étape N imègue-Liège (175 kil.)
- Dès sept heures, les concurrents se préparent et le départ est donné à Guiet à 8 heures.Les voitures se suivent de minute en minute.
- A Maëstricht, la voiture n- 101 est mise hors de course. Dans un virage trop brusque, le caout
- Course Paris-Amsterdam. — Touristes.
- w X Û x j0 CO O X % D y. NOM DU CONSTRUCTEUR PROPRIÉTAIRE OU CONDUCTEUR NOMBRE DE PLACES ; NOMBRE DE CHEVAUX 1 AMSTERDAM A NIMÈGUE I 14 K. NIMÈGUE A LIÈGE 175 K. LIÈGE A LUXEMBOURG 168 K. LUXEMBOURG A CHALONS 180 K. I CHALONS I A VILLIERS 158 K. j TEMPS TOTAL DU RETOUR
- H. M. H M. H. M. H. M.’ H. M. H. M.
- 102 L. Bollée Piet-Lataudrie I 3 3 26 4 33 8 26 6 39 7 52 3° 56
- 104 Mors B0n de Zuylen 2 5 3 39 3 38 , 9 54 7 54 5 5 32 3o
- U5 de Diétrich Noirel 2 6 3 32 4 58 8 17 3 43 4 25 25 r5
- n8' Am. Bollée de Berthier 6 9 3 13 6 3° 6 55 6 1 4 20 27 8
- 120 Panhard L. A. Michelin 2 6 5 33 7 19 23 6 8 30 7 21 52 43
- 121 Mors Walrus 4 6 3 28 4 9 6 1 6 10 4 l6 25 35
- 122 Berthaume Griet I 13/4 2 58 4 *3 22 7 28
- I25 Panhard L. Lapanne 4 6 4 10 3 36 10 18 9 11 6 I 36 25
- 127 L. Bollée Roux 1 3 4 42 5 35 13 24 7 42 5 56 37 39
- 128 Delahaye Guiet 2 6 2 33 3 52. 7 7 5 4 21 26 9
- *32 Delahaye de Lucensky 6 8 3 44 4 42 10 3 9 8 6 l7 35 33
- *33 Panhard L. B°nne de Zuylen 2 » 421 3 40 D 9 6 H 4° ÿ
- chouc plein d’une roue a sauté de la jante. Il n’y a pas d’accident de personne, mais la voiture est hors de course et est réexpédiée à Paris par chemin de fer.
- Dix kilomètres avant le contrôle de Liège, le m 118 casse sa direction.
- L’avarie est réparée sommairement et la voiture peut, à petite allure, gagner le contrôle.
- Dans la soirée, l’Automobile-Club Liégeois avait organisé un concert très réussi en l’honnèur des concurrents.
- L’après-midi, les touristes avaient tait la charmante excursion de Bergendal à la frontière hollandaise et allemande.
- Huitième étape Liège-Luxembourg (168 k.)
- C'est l’étape la plus dure du parcours. La route présente un profil extraordinairement valonné
- pendant plus de 120 kilomètres et de plus la pluie a accompagné les touristes pendant tout le trajet.
- Les voitures partent de Kinkempois près Liège. Les départs sont donnés de minute en minute. Guiet est parti le premier à 8 h. 31 m. ,
- Sur tout le parcours on signale la pluie et parfois même la grêle.
- Le n° 128 a vü deux fois ses pneumatiques coupés par les silex mis à nus sur les routes ravinées par l’averse.
- Lé tricycle n° 111. monté par Degrais, ne peut continuer, ses accumulateurs ayant été déchargés par un contact dû à la pluie.
- Le n° 126 arrive poussé par son conducteur. Il a eu sa bielle grippée à 5 kilomètres de l’arrivée.
- Tous les chauffeurs sont dans un triste état, transpercés par la pluie, couverts de boue et affamés.
- A l’occasion du passage de la course à Luxem-
- p.451 - vue 453/833
-
-
-
- 452
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- bourg, les élèves des écoles avaient bénéficié d’un congé.
- Neuvième étape Luxembourg-Châlons (180 k.)
- Aux ondées de la veille a succédé un beau et chaud soleil. *
- Le n° 132 qui est contrôlé parti à 9 h. 526 m. n’est pas prêt à démarrer et ne quitte Luxembourg qu’à 10 h. 36 m. ayant ainsi perdu plus d’une heure.
- A leur rentrée en France, les concurrents sont arrêtés pour boire une coupe de champagne. Les voitures arrivent à Verdun couvertes de fleurs.
- Le n° 120 a un accident et reste en panne à Sainte-Menehould.
- Le n° 128 casse son engrenage de petite vitesse et c’est bien juste s’il peut gravir les côtes avec sa moyenne vitesse.
- Le n° 118 est signalé comme ayant écrasé un chien et deux poulets.
- Le soir, M. Lemaitre, de Reims, offre aux touristes un banquet des plus réussis.
- Dixième étape : Chatons- Villiers (158 k.)
- Les touristes accomplissent aujourd’hui leur dernière étape. Cette fin de course est favorisée par un temps superbe.
- Le départ est donné de Châlons à 9 h. du matin, les voitures se suivant de minute en minute.
- Griet arrive à Coulommiers avec sa chaîne
- cassée. Il répare. La voiture de M. de Lucensky conduite par M. Daniel Courtois, arrive au contrôle avec son différentiel grippé.
- * *
- COUREURS DE VITESSE
- Quatrième étape : Amsterdam-Liège (s8p k.
- A 7 h. 30 m. M. Rahusen commence à donner le départ aux voitures qui partent de deux en deux minutes.
- Le n° 29 contrôlé à 8 h 8 m. n’est parti qu’à 9 h. 10 m.
- La voiture A. Bollée n° 31, dans un virage trop large va se jeter dans la grille d’un jardin. L’essieu d’avant est tordu et la poulie brisée. Le véhicule est mis hors de course alors qu’il était en bonne position.
- Les coureurs arrivent du côté droit du Waal. On leur fait traverser le fleuve dans le bac en chronométrant les heures d’arrivée et de départ des véhicules aux extrémités de la zone neutralisée .
- Gaudry a crevé deux fois. Il se plaint d’avoir trouvé de l’eau dans ses brûleurs.
- Adam casse sa chaîne à 20 métrés de l’arrivée et pousse sa voiture à la main.
- Le n° 10 Vinet a brise sa voiture contre un arbre.
- Le contrôle d’arrivée est installé à Jupille, à
- Course Paris-Amsterdam. — Vitesse
- W 0s 0 « O ai 'M S Z NOM DU CONSTRUCTEUR CONDUCTEUR OU PROPRIÉTAIRE NOMBRE DE PLACES NOMBRE DE CHEVAUX AMSTERDAM A LIÈGE 289 k. LIÈGE A VERDUN 264 k. VERDUN A MONTGERON 276 K. TRMPS TOTAL
- H. M. H. M. II. M. H. M.
- I Panhard L. Charron 2 8 6 22 5 59 5 55 l8 l6
- 2 » Gilles Hourgière 2 8 6 39 6 1 632 19 12
- 3 » Girardot 2 8 6 28 6 1 6 35 19 4
- 4 » Adam 2 8 7 11 6 35 6 40 20 26
- 5 » Leys 2 6 9 8 54 » • >/
- 6 » de Knyff 2 8 6 55 6 24 6 2 19 2 1
- 8 » Heath 2 6 8 43 8 49 9 41 27 13
- 11 Am. Bollée Gaudry 2 8 7 27 5 57 6 14 19 38
- 14 » Loysel 2 8 » 6 8 5 58 »
- 17 Peugeot Antony 2 6 7 21 7 12 7 1 21 34
- 19 » Doriot 2 8 » 6 29 6 37 »
- 21 » Kraeutler 2 8 7 38 6 43 6 35 20 56
- 22 » Bousquet 4 8 10 41 » » »
- 27 de Dion-Bouton de Méaulne 1 1 3/4 12 6 9 59 11 37 33 42
- 29 Decauville Corbière 1 2 1/2 8 49 11 5 »
- 34 G. Richard » » » 8 20 9 35 10 4 27 59
- 39 de Dion-Bouton Corre 1 1 3/4 8 51 8 26 11 56 2 9 G
- 40 » Viet 1 1 3/4 7 55 7 17 » »
- 41 » Teste 1 1 3/4 7 48 » » ))
- 43 » Osmond 1 1 3/4 7 46 7 19 7 29 22 34
- 47 Panhard L. Dr Pascal 2 8 8 46 9 35 9 39 28
- 49 Mors Levegh 2 6 8 45 7 4 6 33 22 32
- 5° » Chesnay 2 6 6 52 8 52 8 2 23 46
- 51 G. Richard 2> » » 8 37 9 8 921 27 6
- 69 Phébus Marcellin 1 1 3/4 7 ^ 7 18 9 15 23 39
- 71 L. Bollée Léon 1 4 10 22 9 9 9 56 29 27
- p.452 - vue 454/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 453
- ^kilomètres de Liège. Le soir, les chauffeurs ont été reçus par l’Automobile-Club de Liège.
- Comme à l’aller, le train spécial suivait la course. Il n’est arrivé que troisième à Liège, Charron et Girardot étaient déjà là.
- Cinquième étape Liège-Verdun (264 kil.)
- Assez d’animation devant le contrôle situé à Engleur à 500 mètres de Liège. Le premier départ est donné à Charron à 7 h. 30, les autres voitures suivent de 30 en 30 secondes.
- Les chauffeurs reçoivent à Longwy un accueil enthousiaste. Le train spécial arrive ce jour là bon neuvième.
- Gaudry a eu à 40 kilomètres de Verdun, un accident qui n’a eu par bonheur aucune suite mais qui eut pu être fort grave. Dans un virage la voiture versa complètement. Le mécanicien put sauter par terre sans mal, mais Gaudry tomba sous la voiture sans se faire par miracle aucune blessure.
- Aidés par les habitants, les voyageurs remettent tout en place et repartent n’ayant perdu que 15 minutes.
- Marcellin a dû pédaler sur son tricycle pendant 10 kilomètres.
- Le n° 46 Roscoff a abandonné.
- Le soir les commerçants de Verdun ont réunis tous les chauffeurs en une fête magnifique. De nombreux toasts ont été portés.
- Sixième étape Verdun-Montgeron (276 kil.)
- L’arrivée devait primitivement avoir lieu àVer-sailles par Choisy-le-Roi. Mais en présence de l’interdiction faite aux voitures non examinées de circuler dans le département de la Seine, on avait décidé d’arriver à Versailles par Corbeil, Palaiseau et Jouy. Les concurrents ne connaissant pas ce parcours refusèrent, en sorte que le contrôle d’arrivée fut reporté à Montgeron.
- Le départ a été donné à Verdun à 26 véhicules.
- Le temps qui s’était maintenu jusque-là, s’est gâté vers 10 heures et la course s’est terminée sous la pluie.
- Charron arrive premier au contrôle. Il roule depuis Melun sur un pneumatique crevé.
- Le n° 14 Loysel a perdu du temps, sa courroie ayant sauté.
- Girardot a crevé deux fois, à Clermont et à Chaulmcs.
- Adam crève juste en arrivant au contrôle.
- Antony, sur le tricycle n° 17 roule sur ses jantes depuis une centaine de kilomètres. Il est de plus, littéralement gelé.
- La voiture n° 50 (Chesnay) arrive avec le ressort d’avant brisé.
- Après l’arrivée quelques concurrents se sont rendus en promenade à Versailles.
- Aussitôt après l’arrivée, Osmond dépose une réclamation contre Marcellin qui aurait changé de tricycle en cours de route.
- *
- M. H. Vallée nous avait adressé la lettre suivante :
- Le Mans, le 8 juillet.
- Monsieur le Directeur de la
- Locomotion Automobile.
- Hier un accident m’est arrivé à Brugny à 8 ki* UimitteH d’ISparnuy» suivais l,« n” aà do tr^<*
- près quand dans une descente, arrivant à un tournant brusque, j’ai été complètement aveuglé par un nuage de poussière soulevé par la voiture qui me précédait et je suis allé heurter la bordure de la route qui m’a fait faire panache complet avec ma voiture ; mon compagnon projeté au loin n’a eu que quelques égratignures ; quant à moi j’ai reçu des contusions à la figure, au bras, et au côté droit qui m’ont mis dans l’impossibilité de continuer la route. Je suis rentré par le train et mon compagnon ramène la voiture par la route après lui avoir fait les quelques réparations occasionnées par cette chute.
- Recevez, etc. H. Vallée.
- •¥ *
- Temps totaux des concurrents ayant fait le trajet complet (sauf rectifications)
- CATÉGORIE VITESSE
- N°S Propriétaires lr<> Etape 2° Etape Temps total
- — — H. M. LI. M. H. M.
- I Charron *7 54 18 16 36 10
- 2 Gilles Hour-
- gières » 19 12 »
- 3 Girardot 17 23 19 04 36 27
- 4 Adam 18 20 20 26 38 46
- 6 de Knyff CN 00 19 21 38 »
- 8 Heath » 27 G »
- 11 Gaudry T7 34 19 38 37 12
- !7 Antony 20 48 21 34 42 22
- 21 Kraeutler 20 35 20 56 41 21
- 27 de Méaulne . . 27 35 33 42 61 17
- 34 G. Richard... » 27 59 £
- 39 Corre 25 33 2 9 G 54 46
- 43 Osmond 21 48 22 34 44 22
- 47 Dr Pascal.... » 28 » »
- 49 Levegh 19 21 22 32 4i 54
- 5° Chesnay » 23 46 »
- 51 Védrine » 27 6 »
- 69 Marcellin .... 19 1 23 39 42 40
- 71 Léon » 27 59
- CATÉGORIE TOURISTE
- N°. Propriétai' es 1re E t pe 2eEtape Temps total
- — — - H. M. IL. M. Tl. M.
- 102 Piet Lataudrie 25 44 3° 56 56 4°
- 104 B°n de Zuylen. . 34 26 32 30 66 36
- 11 b Noirel 24 42 25 J5 49 57
- 118 de Berthier.. . • 25 36 27 8 52 44
- 120 A. Michelin. . » 25 43 »
- 121 Mors 24 49 25 35 50 24
- 122 Griet 22 50 » »
- 125 Lapanne . » 36 25 »
- 127 Roux • 32 38 37 39 70 17
- 128 Guiet 20 12 26 9 46 21
- 132 de Lucensky . 25 19 35 33 60 52
- 133 Snail . » 40 15 »
- Comme pour l’aller nous donnons deux tableaux pour les touristes et pour les coureurs de vitesse, qui résument les temps mis par les concurrents pour accomplir chaque étape. Les temps que nous donnons sont les temps bruts des parcours. Pour établir le classement, il faut déduire de ces temps, les arrêts chronométrés pour les passages neutralisés. Comme ces chiffres ne sont pas les mêmes pour tous les concurrents, cela nécessite un travail assez compliqué qu’est en train de faire la Commission de la course.
- Nous donnons également deux tableaux comparatifs des temps mis par les coureurs pour effectuer l’aller et le retour. Ces temps sont toujours donnés sous la même réserve, et peut être y aura-t-il des différences sensibles dues aux neutralisa-1 tirmai
- p.453 - vue 455/833
-
-
-
- 454
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hotoejele Poron
- Le châssis tubulaire de ce rpot°cycle supporte les 2 cylindres, b bi, disposés transversalement bout à bout et séparés par une chambre de charge, communiquant avec la cffambre d’explosion, laquelle est conimune aux 2 cyljndres. Les 2 pistons soumis ensemble à l’action motrice de l’explosion du mélange gazeux, sont donc animés d'un mouvement d’égale force, mais en sens contraire, mouvement transmis à 2 arbres coudés c c’ accouplés par la même bielle c’ qui actionne également par la manivelle d’, l’arbre moteur longitudinal. Celui-ci commande, par les plateaux de friction J et K, la transmission intermediaire qui entraîne à son tour par engrenages les roues R motrices F et F’.
- Les soupapes d’admission et d’échappement des moteurs sont actionnées par un arbre à cames intermédiaire.
- La position du plateau de friction K pouvant varier par rapport au centre du plateau de com
- "yt îf
- mande J, on obtient comme à l’ordinaire, les va-riations de vitesses et la marche R du véhicule en faisant varier, dans un sens ou dans l’autre, l’excentricité relative des 2 plateaux: des ressorts appliquent énergiquement les 2 plateaux l’un contre l’autre pour assurer en marche une adhérence suffisante. Une transmission, manœuvrable à la main, permet de contrebalancer au contraire, l’action de ces ressorts pour séparer les 2 plateaux lorsqu’on veut dése’mbrayer le moteur.
- Les roues d’avant directrices sont montées à pivot, conjuguées par des bielettes et actionnées comme d’habitude par la barre de direction M que tient en main le conducteur assis à l’arrière. Le motocycle peut comporter 3 places ou 2 places à l’arrière avec tablette à bagages à l’avant*
- P. S.
- c Le Concours d'Antomotiiles fle Lille
- Ce concours que nous avons annoncé en juin dernier a ouvert ses portes le-18 juillet. Ce concours comprend : i° les voilures automobiles prenant part ‘au concours ; 20 les voitures prenant part à la course ; 30 les autres véhicules présentant un inlérèt; 40 les moteurs d’automobiles non fixés aux voitures; 50 Les accessoires et outils.
- Le concours est ouvert aux fabricants français seulement. Les voitures sont divisées en cinq catégories : i° voyageurs, service personnel; 20 voyageurs, service public; 30 marchandises, factage ; 40 marchandises, camionnage ; 50 service de traction ou remorquage sur route.
- L’itinéraire de la course est ainsi fixé :
- Lille-Armentières-Bailleul - Cassel-Vormhoudt-Bergues-Dunkerque-Gravelines-Calais et retour par Ardres- Saint-Omer-Wizernes-Thérouanne-Divion-Béthune-La Bassée-Lille.
- La course est ouverte aux voitures et aux moto-cycles.
- Elle sera courue en deux étapes : Lille-Calais et Calais-Lille.
- Le droit d’inscription est fixé à 50 francs pour les voitures et 25 francs pour les motocycles.
- Adresser les engagement à la Société Industrielle du Nord de la France.
- La réception des engagements des automobiles ne prenant part qu’à la course de vitesse est fixée au 30 juillet à midi.
- Les voitures qui ne prennent part qu’à HExpo-sition pourront sortir tous les jours jusqu’à midi.
- Il est bien entendu que les voitures de course seront admises dès l’ouverture de l’Exposition, si cela convient à leur propriétaire.
- Les prix
- La commission d’organisation de la course a décidé de répartir les prix comme suit :
- VOITURES
- Ier prix : 1 500 fr. plus la moitié des engagements de la série et une médaille d’argent de l’Automobile Club ;
- 2e prix : 500 fr. et médaille de bronze de l’Automobile Club ;
- 3e prix : 250 fr. et médaille de bronze de l’Automobile Club ;
- 4e prix : 100 fr. offert par la raffinerie de pétrole de Wasquehal et médaille de bronze de l’Automobile Club.
- MOTOCYCEES et voiturettes
- Ier prix : 500 fr. plus la moitié des engagements de la série avec médaille de bronze de l’Automobile Club ;
- 2e prix : 200 fr. avec médaille de bronze de l’Automobile Club ;
- prix : 100 fr. avec médaille de bronze de l’Automobile Club.
- Le succès de cette manifestation automobile est dès maintenant assuré et nous aurons d’ailleurs l’occasion d’y revenir pour en donner les derniers détails.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- uu Bauür> du Saunier, prix, dans nos bureaux ; 4 francs. — prp,nco, en sus... ' 1 ’
- p.454 - vue 456/833
-
-
-
- LpqÇ^OT|QN ^UTpi^tppiLE 455
- Exposition internationale
- de Cycles et d’Automobiles à Grenoble Du 7 au 21 août
- Nous avions annoncé, il y a quelque temps, qu’une Exposition de Cycles et d’Autqmobiles était organisée à GfenojRe.
- La daté de cejte'èxpositaon est aujourd’hui définitivement fixée du7'aù 21 août prochain'.''
- Elle aura lieu à Grenoble, au Gymnase municipal, mis à "la disposition des organisateurs par la municipalité, sous la présidence d’honneur de M. Stéphane Jày, maire de Grenoble, et sous le haut patronage de :
- Messieurs :
- Legrix, président de la Cour d’appel ;
- Le général Marchand, commandant la 27e division d’infanterie.
- Duboin, procureur général, délégué départemental du Touring-Club de France.
- Lachmann, professeur à la Faculté des Sciences, adjoint au maire de Grenoble ; ’’
- Gontard, industriel, adjoint au maire de Grenoble ;
- Le général Bonnet commandant la 53e brigade d’infanterie ;
- Le général Chanson, gouverneur de Grenoble ;
- Rivoire-Vicat, ingénieur des Ponts-et-Chaus-
- , 7 0,-. i - ’ I 11
- sees ;
- Brenier, président de la Chambre de Commerce ;
- Primat, ingénieur des mines, à Grenoble ;
- Docteur Berthollet, médecin en chef des'{hospices ;
- Capitant, professeur à ja faculté de droit de Grenoble, conseiller municipal, délégué du Touring-Club de France ;
- Rossignol, industriel ;
- Le capitaine Barisien, du 4e régiment du génie; _ __ ' ........
- Du Syndicat d’Inifjative de Grenoble et du Dauphiné ;
- Du Vélo-Club Grenoblois ej: de D’Union cycliste Grenobloisè;
- De la Presse Grenobloise : (le' Petit Dauphinois, le Clairon cÇ,es Alpes, la Croix, là Tribune de Grenoble
- Des correspondahfs des journaux de Lyon, Marseille et Paris;
- Des représentants c|e la presse technique :
- (Le Vélo, le Journal' des Sports J %ous jes Sports, le Lyon-Sport, Ta Suisse sportive, la Pédale de Genève,'L'Echo mondain d,es i\ipes Dauphinoises).
- Le Comité d’organisation est ainsi composé :
- Président : M. Paul Lacroix, président de l’Association du Commerce et de l’Industrie ;
- Vice-présidents : M. Charles Milly-Brionnet, industriel, président du Vélo Club Greneblops ; M. Emile puchemin, négociant ; 1
- (Commissaires généraux : M. E. Guérin fils, carrossier; M. Rambaud, artiste-peintre, secrétaire de l’Union Cycliste Grenobloise ;
- Secrétaire général ; M. H de Lamorte-Félines, commissaire général des courses au Vélo-Club Grenoblois, directeur de la Tribune de Grenoble..
- Comme nous l’avons dit en commençant, cefte •Bÿp.qçjtjon appa lieu, à Grenobje, du 7 aopt au
- 2i août inclus, au Gymnase municipal, boulevard Gambetta.
- Elle sera internationale et comprendra les différentes classes ci-après :
- i° Vélocipèdes de tous systèmes, de fabrication française et étrangère ;
- 20 Voitures et vélocipèdes automobiles et leurs moteurs;
- 30 Pneumatiques et autres bandages de roues;
- 40 Accessoires et pièces détachées de vélocipèdes et d’automobiles;
- 50 Matériel et outillage de fabrication ;
- 6° Costumes, habillements, équipements et accessoires pour cyclistes et automobilistes ;
- 70 Journaux, publications, photographies,' dessins, etc. ' .
- L’Exposition sera ouverte tous les jours, de 9 heures du matin à 6 heures du soir. 1
- Le prix d’entrée sera fixé, pendant la durée de l’Exposition, selon les jours et les fêtes organisées, à 1 franc, 50 centimes et 25 centimes.
- Après je'succès 4e l’Exposition d’automobiles, qui vient d’avoir liéu à Pàris ; étant donnée la situation éxceptionnelle de Grenoble,qui est devenue ùn centré 4’bxcursiqns important, et qui a été dénommée à jusje tijre la Ville sainte de la Pédale; étant qonné également qu’aucune manifestation dé ce genre n’y a' été jusqu’ici organisée, malgré les développements constants du cyclisme et maintenant' 4e l’automobilisme, nul doute que l’Exposition cfé Grenoble'ne remporte un légitime succès.'”’
- Te préfet 4e police a institué un comité consulta™‘permanent’charge de déterminer les me-sures a prendre dans I interet de la circulation a Paris.
- Cette commission est composée de la manière . 1 niïüHlWi'Hi -'•>! • suivante : 1
- j^M. |4assinet, Blacfietfe, Caron, Daniel, Fro-nrenf-îdéùrice' 'fjifîè, ’ FèJ'icien râris, Quentin-Bauchart,1 Georges ^ilain, j^âx' pincent, conseil-
- lûrc mnni/'inon vd ^
- • t rî j.i i v !,: |nU ,'l pNMfVHix ,• . . v ’
- vard, directeur des services municipaux d archi-teeture ; jjavard, contrôleur general a la direction
- de la* 'sûretè'gehéràie,'1 rè'plésenfànt le ministre de ,i*- - m .'‘Mi 1 le g- lu-i .ih1 11 f i >‘M>nf.1; la justice . - '
- 1 pe’f/ahée, directeur 4e }a voie publique ; Gauthier, ingénieur des ponts et chaussées ; Gérard, chef de bureau à la préfecture de police ; Hetier, ingénieur en chef des ponts et chaussées ; Laurent, secrétaire général de la préfecture de police; Menant, direcfeur à la préfecture de la Seine; Michel Lévy, ingénieur en chef des mines ; IVIil-lier, sous-chef de bureau a la préfecture de police; Nivart, avocat au 'Conseil1 d’Etat ; Paillard, p'ro-
- . • • >: > l< " (, • 1 1 ’
- prietaire.
- 1 Pujallet, chef de cabinet du préfet de police ; Leleu, chef adjoint du cabinet pRoudil, chef de la brigade des voitures; Taylor, commissaire de police ; Touny, directeur de la police municipale ; \yalkenaer, ingénieur e:i chef des mines ; barpp de Zuylen, présidenf de l’Automobile piub d? fjrance.
- p.455 - vue 457/833
-
-
-
- 456
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Automobile Lepape
- Nous avons depuis plusieurs années rendu compte à nos lecteurs des travaux du chercheur infatigable qu’est notre camarade M. Lepape. Dans le n‘ du Ier août 1896, nous décrivions son premier système de transmission par plateau et galet de friction ; dans le n1 du 25 février 1897, nous donnions tous les détails de son nouveau moteur à pétrole à quatre temps avec refroidissement par ailettes.
- M. Lepape exposait dernièrement aux Tuileries son dernier type de voiture, mis au point, d’aspect élégant et confortable.
- Nous allons en peu de mots indiquer ses der-
- niers perfectionnements, sans oublier son nouveau carburateur qui est un vrai petit bijou.
- Moteur et transmission. — Le moteur de la voiture que reproduit notre gravure de tête est d’une force de 8 chevaux tournant à 1 200 tours ; il pèse 170 kilos, comporte deux cylindres verticaux de 110 m/m de diamètre d'alésage (fig. 2). Le cycle du moteur est à quatre temps : l’allumage est électrique. Les contacts d’allumage et les cames des soupapes d’échappement, sont portés par un arbre horizontal unique (fig. 3) recevant son mouvement de l’arbre moteur par une chaîne
- Fig. 2. — Le moteur Lepape.
- '(dont l’allongement est négligeable, cet arbre tournant deux fois moins vite que le moteur). L’arbre à cames porte également un régulateur à boules qui a pour effet, lorsque le système s’emballe, de faire glisser la came de commande de la soupape d'échappement de l’un des cylindres,c’est-à-dire d’annihiler celui-ci.
- Dans le dernier type de moteur, les ailettes et leur chemise ne sont plus venues de fonte ; la gaîne extérieure est indépendante) mais la retroi* dtanemertt ne fait toujours par elreulatiort d'air
- autour des ailettes, cet air étant appelé par le tirage forcé produit par l’échappement des gaz brûlés venant souffler dans une tubulure faisant suite à une gaîne enveloppant le bas des cylindres.
- La transmission du mouvement aux roues motrices se fait par l’intermédiaire d’une seule courroie : l’arbre intermédiaire est entraîné pat des cordes à boyaux sans fin montées sur des poulies à gorge»
- Get arbre porte de* pcvffie* dtagAe*, réunie* P**
- p.456 - vue 458/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 457
- des troncs de cône ; un tambour semblable mais renversé est calé vis-à-vis, sur l’arbre de commande des roues motrices; en déplaçant la courroie sur ces tambours, on obtient les divers changements de vitesse (6 à 28 kilom. à l’heure).
- Ce second arbre intermédiaire est monté sur
- deux supports ou paliers mobiles autour de leur axe. Une extrémité de cet arbre porte un pignon qui engrène avec une couronne à fuseaux,fixée à la roue ; à l’autre extrémité est un galet, garni de cuir, entraînant par friction un anneau de diamètre égal à celui de la couronne, fixé à l’autre
- Arbre de distribution\du\moteur
- PQ, arbre de distribution portant les cames. — AA’, cames d’allumage. - CC’, cames de distribution. — Tl’’, règle à paliers. — GG\ graisseurs. — H, roue d'entraînement par chaîne. — R, régulateur. — N, corde actionnant le graisseur du moteur.
- roue, ce qui permet le glissement dans les tournants, sans interposition de différentiel. La rotation des supports mobiles autour de l’essieu (le pignon restant parfaitement engrené), est utilisée pour donner à la courroie la tension voulue, ten-
- Iranstnission par courroie
- sion que l’on peut également obtenir directement par un renvoi de mouvement à la disposition du conducteur.
- La déplacement 4# la eoun'oiu sut1 le# poulies-oâinis P et Æ S (Hg. 4), sa fait pur deux four-*
- chettes, mues par bielles, montées en parallélogramme articulé AA’ B B’ et CC’ DD’; la bié-lette DG accouple les bielles entre elles; la biélette F et le pignon E produisent le déplacement; on évite ainsi les torsions de courroie.
- Détails de construction, — Sur l’arbre à cames de distribution, on peut déplacer les touches d’allumage, de façon à obtenir une avance à l’allumage qui permet de faire varier la vitesse de 4oo tours à 1 200 tours. L’allumage électrique comporte une pile et une bobine pour chaque cylindre, ce qui permet de marcher avec un seul cylindre sans aucun inconvénient.
- Le conducteur règle de sa place la carburation du mélange et l’allumage.
- Il y a deux freins à sabots et deux freins à lame agissant sur des cercles fixés aux roues motrices.
- Tous les organes de commande sont groupés sur la colonne de direction (fig. 5).
- Un graisseur multiple, système Hamelle, recevant directement son mouvement du moteur assure une parfaite lubrification de tous les organes et cela proportionnellement à la vitesse.
- La caisse est montée sur le châssis par l’intermédiaire de ressort en C ou à pincettes ; l’on supprime ainsi toutes vibrations. Les caisses de voitures sont interchangeables, le bâti peut s’adapter à toutes les formes de carrosserie.
- Le moteur est disposé à l’avant sous les yeux du conducteur; il est d’un accès et d’une visite laciles.
- Néanmoins l’aspect n’en est point disgracieux, grâce à un système d’enveloppe à volets, -mobiles comme des hublots de marine, indiquant la présence du moteur tout en le dissimulant très sujfi-samment. Les volets et glaces mobiles permettent l’accès de toutes les pièces ; néanmoins, en s mi-nutesj en enlevant a crochets et a boulonsq ©n peut rotire»* toute l'enveloppe du moUuti
- p.457 - vue 459/833
-
-
-
- 458
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Carburateur. —Mentionnons enfin le nouveau carburateur Lepape qui permet d’utiliser toute la provision d'essence,1 saris laisser aucun résidu.
- '• Il se compose essentiellement (fîg. 6) d’un clapet S qui Terme l’arrivée de l’essence venant du réservoir, où elle est en charge de quelques centimètres. Ce clapet peut venir obstruer, sous l’action d’un ressort en spirale, une tubulure b placée au centre d’un cylindre ouvert et coiffé d’un capot embouti C pouvant glisser à frottement doux. Le bas de ce cylindre est fermé par une tubulure présentant d’un côté une prise d’air chaud (vers E) et de l’autre une grande surface garnie de toiles métalliques.
- Colonne de manœuvre
- A, direction. —B, frein à sabots. — G, tension de , courroie. — Q, changeaient de vitesse.
- « Dès que l’on fait aspiration par le bas du cylindre formant le corps du carburateur, il se produit dans la chambre supérieure une dépression qui fait abaisser le capot embouti, lequel ouvre par compression le clapet S : quelques gouttes d’essence coulent à ce moment sur fa tubulure à toiles métalliques et s’y évaporent au contact de l’air chaud aspiré par JB. ’ M ‘
- Plus la dépression est considérable, plus forte est la proportion d’essence que laisse passer le clapet S. Si par un robinet on 'ajoute une plus o’ù moins grande quantité d’air pur, pour constituer un mélange détonnant plus ou moins riche, on déterminera dans l’appareil, sous l’aspiration produite par le moteur même, un vide proportionnel qui réglera automatiquement le débit d’essence
- Carburateur système Lepape (breveté et dépose)
- a, arrivée de l’essence. — S, soupape et son ressort. -- C, capot s’abaissant par la' dépression produite par le moteur. — b, bouchon 'de [ essence. — e, ouverture faisant communiquer les chambres supérieure et inférieure. —lanterne entourée d’une toile métallique' permettant l’évaporation de l’essence. — E, entrée de l’air fchàüd. — G, sortie de l’air carburée.
- par le clapet. Ce petit appareil est simple, ingénieux, coquet et très peu encombrant. Il peut s’adapter à tous systèmes de voitures et tricycles, c’est-à-dire à un moteur à pétrole quelconque.
- Telles sont les améliorations sensibles (surtout au point 4$ vue élégance et perfectionnements de détail) que nous apporte cette année M. Lepape, lequel entreprend 1^ construction en séries de ses voitures si consciencieusement étudiées.
- Paul Sarrey.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Tris dans nos bureaux.
- Emballage, ! fr.[,coJJ«-pQBtal en jijUB.
- p.458 - vue 460/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 459
- L'Automobile au Conseil Municipal
- Le Conseil clôturait veriçjreç|j sa session. La dernière séance s’est prolongée fort avant dans la soirée et c’est à sept heures et demie que M. Ber-thelot a pu, d’accord avec le préfet, lui poser ses questions. ' '
- « L’automobilisme, a-t-il dit, est l’une des rares industries françaises, la ’spule peut-êtp, ç|ans laquelle notre pays tienne la tête. C’est cqpipro-mettre cette bonne situation que de créer des ennuis, susciter des difficultés à ceux qui usent d’automobiles. Je tiens particulièrement à signaler ma surprise en voyant les embarras créés aux participants de la dernière course. Il s’agit de songer aux nombreux quvrjers quj vivent de cette industrie, actuellement, et aux plus nombreux eq-core qui en vivront plus tard. »
- Puis l’orateur dit que son intention était de demander : la suppression de l’obligation du permis pour les motocycles et l’autorisation de circuler pour les voiturettes remorquées par des tris.
- — Mais, dit-il, j’ai vu que l’Administration avait d’elie-mème renoncé à ces prétentions ; j’en prends acte. Mais je voudrais plus encore. Je voudrais que l’examen (je « chauffeur» fut aboli.
- Vérifie-t-on si les cochers autres que les cochers de fiacres savent conduire? Connaît-on, les capacités « cavalières » de telle noble dame qui dirige un brillant attelage dans le Bois, ou le degré d’apprentissage d’un garçon de dix ans à qui a été confié le sort d’une voiture de livraison attelée d’un cheval — animal volontaire et peureux ?
- Et la vitesse, continue M. Berthelot, ne pourra jamais être constatée d’une façon exacte.
- Dir; si telle automobile faisait du 12 à l’heure — vitesse autorisée — ou si elle faisait du 13 — vitesse interdite — est impossible, même, surtout à un agent. Des ordres ont été donnés ; mais il faqt les suivre intelligemment et pas« à la lettre».
- Pourquoi du 12 à l’heure? Vous verbalisez contre ceux qui dépassent ce chiffre. Que ne dresse-t-on contravention aux tramways mécaniques : Louvre-Versailles atteint parfois 20 et 25 à l’heure 1 Et certains fiacres — pas tous, non, certes — mais quelques-uns passent à des allures effrayantes...
- Les voitures de maître ne le cèdent en rien aux voitures de louage ; l’une d’elles est célèbre : l’équipage de Mlle Balthy est connu pour son brio, sa beauté, du reste, et la folle vitesse avec laquelle il brûle le pavé parisien.
- — Enfin, l’examen des voitures est nécessaire. D’accord. Mais, quand une voiture est acceptée, après examen, que n’accepte-t-on toutes celles qui sont construites rigoureusement sur le même modèle, toutes celles qui sont identiques ?
- ... M. le Préfet de police se lève et va répondre, point par point :
- i° Motocycles. — L’affaire est entendue.
- 20 Permis de circulation. — Il affirme que l’examen est encore nécessaire, mais que cela n’engage en rien l’avenir.
- 30 Type de voiture. — M. Blanc accepte.
- Dorénavant, le constructeur qui s’engagera d’une façon absolue à construire ses voitures sur le modèle exactement identique à celui d’une voiture examinée et acceptée, se verra dispensé de tout examen pour les autres voitures.
- 4° Vitesse. Le préfet donne raison à M. Berthelot, mais il ajoute^ et le Conseiller "l’ap-
- prouve d’ailleurs à ce sujej, corrime nous-mêmes l’approuvons, qu’il faut empêcher les allures extravagantes de certains chauffeurs. Il ne veut pas inquiéter les automobilistes raisonnables, et donne des ordres pour que les règlements soient interprètes d'une façon aussi modérée que possible.
- Enfin, M. le préfet nous apprend qu’il songe à attribuer à chaque genre de locomotion son genre d’avertisseur : l’automobile aura la trompe à une seule note, différente par conséquent de la trompe des pompiers, à deux notes; le cycle aura’ iè timbre ; la voiture hippomobile à roues caoutchoutées aura le grelot.
- Mais la Commission de circulation, récemment instituée, aura à examiner cette innovation.
- Tours-Blois-Tours
- Mptpcycjç?. — 24 jpijlpt
- C’est de dimanche en huit, c’est-à-dire le 24 juillet,«que sera disputée la course de motocycles Tours-Blois-Tours jioo kil.), dont le Véloce pluj> de cette dernière vil|e 4 pris l’initiative. ‘
- De nombreux prix seront distribués aux vainqueurs de cette épreuve qui comportera quatre catégories de motocycles.
- i° Motocycles d’un cheval 1/4.
- 20 Motocycles d’un cheval 3/4.
- 30 Motocycles pesant moins de 200 kilos, à une seule place, moteur d’au moins un cheval
- 3/4- . .
- 40 Motocycles pesant moins de 200 kilos, à deux places, moteur d’au moins un cheval 3/4.
- Les engagements, entrée 10 francs, sur laquelle la moitié sera remboursée aux partants, doivent être adressés au secrétaire du Véloce Club de Tours, 6, boulevard Béranger, à Tours.
- A l’AntomoMlB-Clim
- Samedi soir, le comité de l’Automobile-Club s’est réuni à la villa du Bois de Boulogne. Au scrutin de ballottage ont été reçus :
- MM. Théodore Dentz, Camille Besançon, Adolphe Kreiss, Robert Guichard, Sally Schnap-per, Georges Boin, Léon Tedesco, Abram Tedes-co, Joseph Tedesco, Spiro Clado, Louis de Mar-cheville, Félix Grimault, David Léon, comte Antoine de Gontaut-Biron, comte Max Lavison, André Delattre, Georges Kinen, vicomte Antoine de Contades, Edward Brandus, Pierre Gailhard, directeur de l’Opéra.
- MM. le comteWrangel, Adrien Hébrard, directeur du Temps ; Melville Wassermann, le baron Alexandre Pallu de la Barrière, Georges Demary, Edwarcj Tuck, Antoine Vlasto, comte Jean-Emile de Eerrol, Albert Aubry, Ernest Singer, baron de Langsdorff, Achillç Mélis, comte A. de Cas-tellane, Léon Reis, Henri Recules, Ferdinand Tauzin, François Miron.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changernept d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-postq à toute demande de changement d’adTesse.
- p.459 - vue 461/833
-
-
-
- 460
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- On « Fait divers »
- Du Journal :
- Un de nos plus intrépides chauffeurs, le comte Eugène de..., vient d’être la victime d’un bizarre accident, d’ailleurs sans suites fâcheuses. Avec quelques amis, dont Maurice B..., il était arrivé pendant la nuit à Tarascon, quand il se trouva devant la Tarasque, que, pour une fête prochaine, des jeunes gens s’exerçaient à porter et dont ils réglaient les mouvements.
- Que se passa-t-il alors dans le cerveau du chauffeur? Nous laissons la parole à un poète, qui, s’inspirant du classique récit de Théramène, narre ainsi le fait, dont il fut le témoin :
- A peine nous sortions des portes de la ville.
- Il était en auto Ses amis éméchés Imitaient son silence autour de lui couchés.
- Il suivait tout pensif la route de Beaucaire...
- Sa main sur le guidon, hélas! n’appuyait guère.
- Et la trompe, qu’on vit effrayer maintes fois De ses mugissements les promeneurs du Bois, Muette — sous sa main si mollement pressée — Semblait se conformer à sa triste pensée.
- Un effroyable cri qui monte tout à coup,
- Secouant nos torpeurs, nous fait dresser le cou,
- Et dans la nuit épaisse une voix redoutable Répond en marseillais à ce cri formidable.
- Nos visages étaient aussi blancs qu’un linceul Et le frein stupéfait nous fit stoper tout seul. Cependant, aussitôt, au milieu de la route,
- Parmi le brouhaha d’une foule en déroule,
- La poussière s’élève et vomit à nos yeux Encore mal ouverts un monstre furieux.
- Son front large est urné de cornes menaçantes, Tout son corps esc couvert d’écailles jaunissantes; Indomptable taureau, dragon impétueux,
- Sa croupe se recourbe en replis tortueux,
- Ses longs mugissements font trembler le rivage,
- Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
- La terre s’en émeut, l’air en est infeclé, L’automobde, enfin, recule épouvanté.
- Tout fuit, et sans s’armer d’un courage inutile Au cabaret voisin nous cherchons un asile.
- Mais le chauffeur, lui seul, restant sur le terrain, Contre le monstre affreux sc jette à fond de train Et, d’un grand coup de pied lancé d'une main sûre. Lui fait dans le derrière une large blessure. L’automobile est pris de terreur cette fois,
- IL ne reconnaît plus ni le frein ni la voix;
- En efforts impuissants son maître se consume Et casse son porte-cigares en écume...
- A travers les fossés l’epouvante l’emmène.
- L’essieu crie et se rompt. Et l’intrépide Eugène Voit voler en éclats tout son char fracassé.
- Et sur le garde-crotte il tombe embarrassé;
- Le pétrole s’éteint dans ce choc indicible Et le combat cessa faute de combustible.
- J’arrive, je l’appelle, et me tendant la main.
- Il ouvre un œil mourant qu’il referme soudain, Mais peut me dire en battant la campagne :
- «Vois doncdans le caisson, s’il reste du champagne.» Il boit. Son œil s’allume, et bientôt sa pâleur Disparaissant nous dit La lin de ce malheur.
- Nous repartons à pied traînant l’automobile...
- Et c’est ainsi qu’Eugène, en stratégiste habile, Ayant fait à son nez passer le rubicond A vaincu la Tarasque auprès du Tarascon.
- Jean Goudezki.
- PENDANT LA PERIODE DES VACANCES le bureau technique de la « Locomotion Automobile » restera à la disposition de nos abonnes.
- Mais pour faciliter la tâche à nos ingénieurs en cette saison de villégiatures on est prié de prendre Rendez-vous.
- «borire eu «e pré» mter A notre bureau technique, 4, rue ^hauveau-Lagarde,
- Concours de voitures de place automobiles de l’Automobile Club de France.
- Nous recevons de notre collaborateur M. E. Hospitalier la lettre suivante :
- Après avoir décrit, dans les numéros des 23 et 30 juin de la Locomotion Automobile les véhicules ayant pris part au concours, nous nous proposons de consacrer un troisième et dernier article à l’analyse des résultats du concours d’après le rapport de la Commission dont nous avons l’honneur de faire partie. Si nous n’avons pas encore rempli notre engagement c’est que ce rapport n’existe pas encore, et, les vacances ayant déjà dispersé les différents membres de la Commission aux quatre coins de la France, y compris son si dévoué et infatigable président M. Forestier, ce rapport ne pourra être approuvé et, par suite, rendu officiel et public avant le mois d’octobre prochain. Nos lecteurs comprendront que nous les fassions attendre jusqu’à cette époque l’achèvement de nos articles sur le concours des fiacres, et que nous reprenions prochainement la suite de nos Notesèlectromobiles. F EH.
- Monsieur le directeur de la L. A.,
- * Lecteur assidu de la Locomotion Automobile, en attendant la livraison prochaine d’une automobile commandée depuis longtemps, je vous approuve complètement dans les justes critiques que vous adressez aux automobilards qui font du 45 à l’heure jusqu’au bout du Bois exclusivement pour revenir chez eux à la môme allure de projectile ; il est à remarquer que si on va seulement au bout de la forêt de Saint-Germain à une vingtaine de kilomètres des fortifications, on ne rencontre plus ces Messieurs qui ont besoin d’une galerie à épater.
- « Mais, d’autre part, permettez-moi de protester contre des articles, comme celui de ce jour où vous trouvez bien la vitesse de 12 kilomètres à l’heure voici pourquoi je proteste :
- « Il n’entrc pas dans vos idées assurément de vouloir qu’une automobile doive aller plus doucement qu’un attelage de chevaux.
- Or, votre excellente revue semble peu au courant de la vitesse du cheval. Je suis fils do maître de poste et ai des chevaux depuis 20 ans ce qui me permet devoir des données sur la question.
- La jument Pomponne possédée par M. Paillard, l’homme de cheval bien connu, réalisa pendant dix ans une moyenne de 26 à 27 kil. à l’heure et fit gagner à son propriétaire de nombreux paris.
- « Je possède deux chevaux achetés chez Frézier pour 3 200 francs les deux ; ils couvrent le kdornè-tre en 3 minutes soit 2J kil. à l’heure et dans Paris un bon fiacre de la Générale ou do l’Urbaino pris a la course tait 14 à 15 kil. à l’heure.
- « Il paraîtrait donc excessif d’imposer à une au'o-mobile une allure plus lente que celle d’uu fiacre bien attelé. Je parle bien entendu de la vitesse du ctieval pendant qu’il trotte; si l’on tient compte des pertes de temps occasionnées par les embarras des rues, la moyenne ne sera guère que de 12 kilom., mais h-s arrêtés de police visent lion pas la moyenne mais la vitesse effective, il ne faut pas l’oublier.
- « Un de vos lecteurs vou irait qu’on se livrât à une sorte de referendum sur la vitesse utile et raisonnable. Je crois qu’une pareille consultation arrivera à une absurdité, parce que l’on confond la vitesse effective avec la vitesse moyenne.
- « Vous habitez en province à 12 kilom. d’une gare, et votre cheval vous y mène en une heure, vous dites : mon cheval fait 12 à l'heure. C’est une erreur, il y a des pertes de temps et pour faire en une heure vos 12 kilomètres, votre cheval, pendant qu’il trotte, lait 18 kiloin. à l’heure. Si vous le remplaciez par une automobile taisant du 12, vous ne feriez plus que du 8 à l’heure en moyenne.
- « Tout cela saute aux yeux truand ou y réfléchit* maisl nouveau on n*y réfléchit pas. , ,
- « ku. qüHstlOfi dit nom te dolft VnJptu? devrait «R0
- p.460 - vue 462/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 461
- ainsi modifiée : Quel est votre avis sur la vitesse raisonnable d’une automobile, étant entendu que cette vitesse doit être égaler où supérieure à celle d’un bon cheval ?
- « Ainsi votre correspondant qui signe P. C., demande 15 à 20 à l’heure pendant plusieurs jours de suite, il entend donc parler de vitesse moyenne, s’il veut assurer cette moyenne, il faudra que son automobile fasse 5 ou 6 kilom. de plus de vitesse effective.
- « Croyez, Monsieur le Directeur, à ma haute considération.
- « A. D. »
- Nous sommes absolument de l’avis de notre honorable correspondant; une vitesse effective de 12 kilomètres est trop faible évidemment. Mais, il sait comme nous, que le réglement Français est fait pour être seulement côtoyé; si l’on permet 12, on autorisera 15 à 16. Or, si les automobilards dont il parle dans sa lettre n’avaient jamais dépassé non pas seulement 15, mais bien 30 ou 40. en pleines rues de Paris ou au Bois, il n’y aui’ait jamais eu de réclamations.
- * *
- Un progrès sur les roulements à billes
- De notre correspondant du Puy, le 15 juillet
- Il vient de se créer au Puy une usine modèle avec un outillage spécial pour la construction des paliers à billes pour transmission.
- Toutes les transmissions de cette usine qui mettent les machines outils en mouvement sont montées à billes d’après un nouveau système brévetê en France et à l’étranger et tous les visiteurs se plaisent à admirer ce fontionnement qui est très doux et qui donne une économie de force considérable.
- Je suis certain que tous les industriels, soucieux de leurs intérêts, ne manqueront de faire l’expérience de ces paliers dans leurs usines et constateront par eux-mêmes le grand avantage que j’ai signalé plus haut.
- J. P.
- * *
- La Carte électrique
- Nous avons reçu la lettre suivante que l’abondance des matières nous a empêché d’insérer dans notre dernier numéro.
- Monsieur le Directeur,
- En présence des perfectionnements considérables appportés pendant ces dernières années aux voitures automobiles actionnées par de^ moteurs électriques, le Syndicat des Industries Electriques, de concert avec l’Automobile-Club, s’est préoccupé de procurer aux automobiles le moyen de pouvoir se recharger facilement tant à Paris et les environs que dans toute la France.
- Une Commission a été nommée dans ce but et comprend des représentants de l’Automobile-Club et du Syndicat professionnel des Usines d’Electri-cité. Cette Commission a décidé de préparer une carte de France indiquant tous les endroits où les automobiles pourront trouver du courant électrique et les conditions auxquelles il leur sera fourni.
- Pour mener à bien cette entreprise, nous avons recours à la grande publicité de votre journal, et vous demandons de vouloir bien insérer cette lettre dans le but d’attirer l’attention de tous les directeurs de stations centrales d’Electricité et des Industriels et manufacturiers de France qui produisent de l’électricité, à un titre quelconque, pour qu’ils veulent bien nous faire connaître s’ils seraient disposés à fournir du courant électrique aux automobiles.
- Nous leur serions très vivement reconnaissants de vouloir bien nous indiquer, sans aucun engagement, d’ailleurs, les conditions, le prix et les heures auxquels ils seraient disposés de fournir le courant.
- L Les renseignements doivent être adressés au Pré-
- sident du Syndicat des Industries Electriques, rue Blanche. 19, qui donnera également toutes les explications dont pourraient avoir besoin les intéressés.
- Veuillez agréer. Monsieur le Directeur, l’assurance de nos sentiments les plus distingués.
- Le Secrétaire rapporteur, Le Président,
- Eug. Geoffroy. E. Sartiaux.
- * +
- De notre correspondant de Nantes :
- Nous apprenons que M. Guillet est en pourparlers avec une maison de Paris pour la représentation et la vente d’automobiles. La vélocipédie et l’automobilisme vont perdre en lui un dévoué pratiquant. A Paris comme partout, M. Guillet se dévouera, nous en sommes sûr, à la propagation du tourisme soit en auto soit en vélo. Aussi souhaitons-nous beaucoup de succès à notre vieux routier.
- Nous sommes heureux de savoir que l’industrie nantaise a été brillamment représentée à l’exposition de Paris par un omnibus automobile fabriqué route de Rennes, dans les ateliers de MM. Briest frères, pour le compte de M. Allaise, de Savenay.
- Dans cette automobile, huit personnes peuvent prendre place.
- Conçu sur des plans nouveaux inaugurés par MM. Briest, cet omnibus nous paraît destiné à un grand succès. Contrairement au reproche que l’on fait pour presque toutes les automobiles, de manquer d’esthétique, l’omnibus de MM. Briest est des plus élégants. Ses lignes sont très belles et il réalise tout le confort et la commodité désirables.
- Les parois sont toutes en glaces biseautées et l’intérieur reçoit la lumière à flot, comme si la voiture était entièrement découverte. La direction et les pédales sont à l'intérieur et le chauffeur est absolument à l’abri et de la poussière et du froid.
- Fait-il chaud et veut-on respirer l’air pur à pleins poumons, on baisse les glaces et aucune atteinte de chaleur n’est plus à craindre.
- L’auto a quatre vitesses de 7, 15, 20 et 30 kilomètres ; la première peut être même réduite à 7 kilomètres pour le passage dans les villes par suite de diminution de force.
- Le mouvement de transmission se fait par roues et pignons en bronze. L’arrêt se fait sur une distance de 3 m. 50.
- Le poids du véhicule brut est de 1 400 kilogrammes ; il peut transporter 1 000 kilogrammes.
- Des aménagements intérieurs et extérieurs qui n’alourdissent en rien la voiture sont disposés pour le transport des bagages.
- Le véhicule s’est rendu à Paris avec ses propres voyageurs, sans ennui.
- La mécanique a été faite dans les ateliers de MM. Briest, la caisse par M. Bénéteau et toute la garniture, par notre grand carrossier, M. Breton-nière, place de la Duchesse-Anne.
- Un regret pour terminer : MM. Briest abandonnent leur usine de Nantes pour aller s’installer à Villers-Cauterets. Cependant nous croyons savoir que des contrats sont passés pour la construction et l’aménagement des caisses avec des industriels nantais.
- Voilà donc la ville de Nantes privée d’un de ses constructeurs. Nous ne comptons plus maintenant que M Dercelles qui construit des automobiles Gautier-Wherlé et M. Underberg, des voitures Mors.
- Espérons que la nouvelle industrie va stimuler le courage des chercheurs et que d’ici quelque temps on verra se lever à Nantes de nouveaux constructeurs qui feront leur possible pour livrer au public quelque chose de beau, de bon et solide.
- 'Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, etc.
- E. S.
- p.461 - vue 463/833
-
-
-
- 46â
- LA locomotion automobile
- Fiacres à Strasbourg
- Un service de fiacres automobiles sera prochainement organisé à Strasbourg.
- Ces fiacres stationneront place Kléber a la station toême — ô ironie! — des fiacres hippomobiles.
- Le tarif, à la course et à l’heure, sera le même que celui des véhicules tirés par des nobles bêtes.
- * *
- La course de Motocyoles du «Petit Ardennâis»
- Le journal le Petit Ardennâis de_ Sedan qui, les années, précédentes, avait organisé des courses à pied, des courses de bicyclettes, annonce son intention dé donner une course de motocyles.
- Il reçoit dès aujourd’hui les engagements, et s’ils sont eh nombre suffisant, il organisera une épreuve.
- * *
- Un automobile club Hollandais
- Les chaufi'eürs hollandais viennent de décider la c'onstithtiori de l’Automobile Club Hollandais, d'est là jjréihiére association d’automobilistes en Hol-làfide.
- Le Comité est coihpo.sé de MM. J.-C. Bax, de ’WTeringerwaard, président; AePtnvs. de Nimègue, secrétaire: J. Kneppers, de Nimègue, trésorier ; C. Testas, de Houton, et H. Mos, de Nimègue, commissaires.
- Nous n’avons qu’à souhaiter au jeune club la prospérité de son aiûé de France.
- *
- * *
- tJné course à chalonnes-sur-Loir'e
- Une course d’automobiles a été disputée sur le parcours Chal'onnes, Montjean, Saint-Georges-sur-Loire, Chalonnes (28 kil.)
- En voici les résultats:
- l*r Liré (tricjcle) en 45 m., 2e Vallet (tricycle) en 46 m. 30. s., 3e Robert (tricycle) en 47 m. 30 s , 4e Gaillard (tricycle) en 49 m.
- * *
- Un côncûiirs pour la nomination d'inspecteurs chargés de surveiller Texécütî'on dés règlements applicables à la circulation des véhicules à moteur mécanique s’oüvrira le 3 septembre à la préfecture de police.
- Les candidats à ce poste trouveront dans les bureaux de cette administration les conditions d’admission à ce concours.
- Un nouveau magasin d’automobiles vient de s’ouvrir dans le quartier de l’Etoile, 35 avenue de Wa-gram. M. le vicomte de Caix de Saint Avmour, ad ministrateur délégué de la Compagnie générale des automobiles en a pris la direction. Les chauffeurs trouveront là tous les renseignements désirables sur les voitures et mqteurs que construit cette Spciété dmt les ateliers restent 65 boulevard Soult, à Paris-Bel-Air.
- *
- * *
- Nous somires heureux d’annoncer que notre excellent ami M . Ducasse, ingénieur des mines, bien'connu dans le monde de l’automobile, entré comme administrateur-délégué à la Société l’Elec-trique. Pour les débuts la Société compte employer des voitures électriques Kriéger, d’ailleurs elle n’aura pas de type absolu, et traitera au fur et à mesure avec les maisons ayant les meilleurs véhicules. Nos souhaits de réussite à la nouvelle Société et à son vaillant administrateur.
- *
- * ¥
- UNE USINE BELGE de prentier ordre, disposant de capitaux, nouvel outillage américain de précision, production 50 0/0 .moins cher qu’en France,
- demande à éHtreprendrë la fine cBhstrÜcbbb ihéca-nlqfie; se làncerait de préférence dans TÀutoHrlôbi-liSme, la Direction connaissant parfaitement la fabrication des moteurs.
- On accepterait diverses boffibihaisons, si pdssible avec üfie Armé déjà bonhue, pDiir ebgàgemefit de longue duréb. Adresse r dé T. 20 Bruxelles.
- Traité de la construction de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, publié Sous la direction de M. Charles Vigreux, répétitefil’ à l’Ecole Centrale, pâr MM. Ch. Milandre et R. P. Bouquet.
- Le tome Ier de ce traité (qüi doit cbmporter 4 volumes) Vient de paraître chez E. Bernard et Cîe 53 ter, quai des Grands-Aügustins
- Ce premier tome, après une partie historique exacte mais sommaire, donne toutes les indications sur les divers éléments constitutifs des véhicules automobiles.
- Les auteurs ont décrit les principaux types d’essieux de ressorts.de roues, de freins, de transmissions, d’ernbrayage usités, dans les voitures automobiles. Us y ont joint les formules et les nombres nécessaires à l’ingénieur.
- Un chapitre très bien conçu étudie les résistances au frottement dans tous les cas.
- C’est un des ouvrages les plus sérieux que nous possédions sur la question.
- Prochainement paraîtront les autres tomes, voitures à vapeur, voitures à petrole, voitures électriques.
- tl a été fondé sous lé nom de « Société d’Etüdes d’Omnibus et de Voitures Automobiles », üne société ayant poür but l'exploitation des transports particuliers et en commun par voitubes automobiles.
- Le siège de la Société est boulevard Pereire, n° 100.
- Le fonds social est fixé à cent mille francs.
- Sont nommés aux fonctions d'administrateurs :
- M. ’Emile-Honoré-FrançoisLével, fondateur-ingénieur.
- M. Albert Elissen, ingénieut.
- M. Albert de Biedermann, propriétaire.
- M- Charles-Ernest Paulmier, député.
- M. Henri Haguet, publiciste.
- M. Léon Molinos, ingénieur.
- Sont nommés aux fonctions de commissaires aux comptes, MM. H. Wiéner et G. Level fils.
- (P. A. 7 juillet)
- ¥ ¥
- Il a été formé entre M. Charles Bisacher, ingénieur-constructeur et M. Paul Hebert, ingénieur, une Société sous la raison sociale « Risache'r et Hebert », ayant pour objet l’exploitation d’une maison de commerce de construction de toutes machines et spécialement de graisseurs mécaniques et autres, indicateurs métalliques de niveâux d’eâu, système Chaudé. etc.
- Le siège social est boulevard Pasteur, n» 58. Le capital social est fixé à quarante mille francs.
- (P. A. 9 juillet).
- MM. les Actionnaires de la Sôciété anonyme des Huiles Minérales de Colombes, sont convoqués en AsserVi bléè générale eXtràhrdinair’è pour le 5 août 1898.
- (P. A. 11 juillet.)
- ♦ *
- MM. les Actionnaires de la Société Française d’Autopnobiles sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le lundi 25 juillet 1898 à 3 heures, à Paris, 92, rue Richelieu.
- (P. À. 14 juillet).
- p.462 - vue 464/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 463
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON fcf A LÀ ilÊBitfeRftÀNËË
- '4
- Excursions aux. (iorgeti du Tarn par le Bourbonnais
- Les Compagnies P. L. M., Orléans et "Midi, organisent, avec le concours de l’agence Desroches des excursions aux Gorges du Tarn du 23 juillet au 3 août, du 13 au 24 août et du 10 au 21 septembre. . .t..
- Prix (tous frais compris) : lre classe, 325 francs ; 2° classe 275 francs. . , , >,<. ,
- S'adresser, pour renseignements ,î*t billets, aux bureaux de l’agence Desroches, 2i, rue au faubourg Montmartre, à Paris.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- Paris à Londres
- Via Calais ou Boulogne. Ciri<4 services rapides quotidiens dans chaque sens. Trajet en 7 heure. — Traversée eri 1 Heure.
- Tous les trains comportent des 2e classes.
- En outre, les trains de malle de nuit partant de Paris pour Londres et dè Londres pour Paris à 9 heures du soir et les trains de jour partant de Paris r>our Londres à 3 h. 45 du soir et de Londres pour Paris à 2 h. 45 dh soir via Boulogne-.Folkes-tone, prennent les voyageurs munis de billets de 3e classe. , " ;i.
- Départs de Paris :
- Via Oalais-Douvres : 9 heures, Il h. 50 du matin et 9 heures du soir.
- Via Boulogne-Folkestone : 10 h. 30 du matin et 3 h. 45 du soir..
- Départs de Londres: ,
- ..Via Douvres-Dalais :9 heures, 11 heures du matin et 9 heures du soir.
- Via Folkestone-Boulogne : 10 h. du matin et 2 h. 45 du soir.
- Services officiels de la Poste (Via Calais)
- La gare de Paris Nord, située au centre des affaires, est le point de départ de tous les grands express Européens pour l’Angleterre. l’Allemagne, la Russie, la Belgique, la Hollande, l’Espagne, le Portugal, etc.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Le Conseil d’Administration des chemins de Fer de l’Ouest vient de décider de proposer à l’Administration supérieure de donner aux abonnés des lignes des environs de Pans les facilités nouvelles suivantes:
- Coupure des abonnements. — Il n’est actuellement délivré de cartes d’abonnements que pour un mois, trois mois, six mois ou un an, ce qui laisse une lacune pour la période de neuf mois; elle serait comblée.
- Paiements échelonnés. — La Compagnie accepte déjà les paiements échelonnés: ainsi, un abonné d’un an peut se libérer en 3 paiements; ce qui ne manque pas d’être un peu lourd pour les bourses modestes.
- Les abonnés de 2* classe de la Banlieue (qui n’a pas de 3° classe) et de 3° classes sur les grandes lignes, auraient désormais la faculté d’échelonner mensuellement le paiement de leurs abonnements. Cette mesure serait applicable à tcus les abonnés sans exception de 28 classe de la Banlieue et aux seuls abonnés dé 3° classe de grande ligne, ces derniers jusqu’à une distance maxima de 40 kilomètres de Paris.
- Cette mesure sera favorablement accueillie, nous n’en doutons pas, par les petits employés et aussi par les ouvriers qui résident sur les grandes lignes à des distances de Paris variant entre 16 et 40 kilo-mèWes. ,
- Abonnements de Famille — Jusqu’à présent, les membres d’une même famille, habitant hors Paris, lorsqu’ils voulaient s’abonner, payaient tous le rrt'êrhe prix.
- Désormais, la CôVnpàghre de l’Oüfest fer'ait. des réductions proportionnées à’u h'oÜibYe aeé membres
- d’une même famille (v comprisles domestiques) rési-daüt ensemble, sur les bases suivantes : ,
- Deux cartes (celle du çhelf de la fâmile
- et d’un de ses membres 10 0/0
- Trois cartes 15 0/0
- Quatre cartes 20 0/0
- Cinq cartes et au-dessus 25 0/0
- Espérons que les autorisations administratives arriveront assez à temps pour que le pubiic puisse profiter, des le commencement de la prochaine campagne d’été, de ces imposantes améliorations consenties par là Compagnie de l’Oiiest eîi faveur dè ées abonnés.
- Administrateur-gérant : VUILLÈMOT
- Imprimé rie sbecikie «je la Locomotion Automobile G. t>ESMÂRE8. 1S1. avenue du Roule. NenilHr-inr-Seine
- Bibliothèque de la ((Locomotion automobile »
- En.vente dans nos bureaux:
- 1° Traité des véhicules autofnobiles, par Louis Lockert, ingéüieür des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Leb Vélocipèdes............. 2 50
- 2° — Voitures à voùpeïir. ........... épuisé
- 3e — — à pétrole............ 5 » vj
- 4e -- — électriques, etc....... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farthan.
- Préface de M. le baron de Züyleb. Un frolume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en éü's.
- 4° Manuel pratique. du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, p'âr M. le coriiïe de La Valette, 1 vol. iÜ-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils 'pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages.; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par'Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par fa poste,
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et VEntrelien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent. ____________
- 11° Cartes Tdrride des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres...... 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs. ___________
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco, 3 francs.
- « PNEU ENGLEBERT «pour Voitures automo biles et Motocycles, Société O. Englebert et CJ,-Liêge (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chaséeûet, àgeût général ^otir la France.
- p.463 - vue 465/833
-
-
-
- 464
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES ÂUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92, r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicvcl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc. -auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C1” des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C'8 générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 4, rue Commines.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc., 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.,
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Etoilée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roeh-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.), 40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne | Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. I Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence.
- Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris. I
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C8 générale des Transports automobiles (Jenatzy), 50, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bergeon et C‘°, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12. rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. 1 i
- Accumulateurs
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy/
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Blot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes.*
- p.464 - vue 466/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 30
- 28 Juillet 1898
- 4
- 0122 obile
- HEÏJB DES VOITDftES ET VÉHICULES MÉCANIQUES, publié sw le HAUT PATRONAGE il TODPING-CLDB 1E FRANCE
- SOMMAIRE DE 1“ 30
- Les expositions de voitures automobiles et la loi sur les brevets d’inventions, Albert Ro-
- DA.NET.
- Des deux côtés de la Manche, David Salomons. Lille-Calais-Lille.
- Voiture automobile « Elan ».
- Bordeaux -Biarritz.
- Course Tourcoing-Béthune et retour. L’Exposition de Grenoble.
- Le classement de Paris-Amsterdam-Paris.
- Un écho de la Course.
- Course Paris-Amsterdam-Paris. L’Art et l’Automobile.
- Turin-A sti-Alexandrie-Turin. Spa-Paris-Spa.
- Chambre Syndicale de l’Automobile. Petites Nouvelles.
- C orrespondance.
- Bibliographie.
- Sociétés.
- LA VOITURETTE “ÉLAN”
- Cliché Barenne
- p.n.n. - vue 467/833
-
-
-
- <M66 LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les expositions it voitures antoiobiies
- et la loi sur les brevets d’inventions
- La récente exposition des voitures automobiles qui a eu lieu au Jardin des Tuileries, première grande manifestation industrielle de ce genre, a soulevé plusieurs questions juridiques qui ont ému les acheteurs et les fabricants. L’usage dans les commandes ou achats de voitures est de payer une partie du prix comptant et le surplus lors de la livraison. Beaucoup d’automobiles se sont vendues pendant la durée de l’exposition, les acheteurs ont versé en général un acompte à valoir sur le mon* tant du prix dont le solde était payable à la fermeture de l’exposition, époque d’entrée en jouissance des véhicules achetés.
- Un certain nombre de personnes craignant la rigueur de la loi et de la jurisprudence en matière ^e contrefaçon se sont demandé si les propriétaires ou prétendus tels de brevets ne pourraient pas saisir les voitures exposées ; d’où privation de la jouissance de l’objet acheté pour l’acquéreur et recours peut-être illusoire vis-à-vis d’un vendeur insolvable.
- Pour bien comprendre la question et la traiter au point de vue général, le lecteur doit savoir que la loi permet la saisie-réelle d’un objet prétendu contrefait, mis en vente par le propriétaire d’un brevet d’invention sur l’autorisation du président du tribunal civil ; cette autorisation est accordée au breveté sur simple requête d’avoué.
- Il est bien entendu que le législateur permettant la saisie-réelle autorise la saisie-description qui laisse les objets en la détention de leur propriétaire.
- En général le Parlement vote des lois spéciales relatives à chaque grande exposition internationale accordant une protection provisoire aux marques non déposées, et constituant l’enceinte de l’exhibition en un entrepôt réel. Quand au droit de saisie réelle de la part du breveté la jurisprudence administrative est très incertaine.
- Les Commissions des expositions ont été plusieurs fois requises par les jurys des récompenses d’exclure des fabricants exposant des objets évidemment contrefaits. Elles s’y sont presque toujours refusées dans la crainte du discrédit qui poürrait en résulter pour l’ensemble de l’exposition.
- MM. Maillard et de Marapy, les savants auteurs du Dictionnaire de la propriété industrielle, relatant un incident qui s’est passé à l’Exposition universelle d’Anvers en 1885 où il fut découvert une contrefaçon de montres suisses, mentionne que la Commission ne voulut point procéder à l’expulsion pourtant bien méritée du contrefacteur. (1). « Il semble, ajoutent-ils, que les considérations qui avaient influencé la Commission internationale aient gagné du terrain bien malheureusement,dans l’opinion des Commissions d’organisation. Celle de l’Exposition de 1889 parait avoir obéi aux mêmes impulsions. Il fut décidé, en effet, à cet époque, que les contrefaçons qui pourraient être exposées, et qui feraient l’objet de saisies, n’en continueraient pas moins à figurer dans les vitrines, sans qu’il pùt être prélevé d’échantillons. Il fut établi que la saisie ne pourrait être effectuée que par description. Or, on sait-.ce que vaut en justice, une saisie par description ». Cependant les contrefacteurs ne doi-
- (1) A. 4 mot expositions p. 153 et 154.
- vent pas se croire à l’abri des effets de la saisie réelle ; il est bien évident qu’à moins d’une loi spéciale abrogeant pour telle exposition les effets de la loi de 1844, nulle Commission administrative ne peut arrêter les effets d’une décision judiciaire. C’est une simple pratique suivie dans les expositions.
- Quoiqu’il en soit, l’acheteur d’un objet contrefait pourra éprouver un préjudice. Non seulement l’article exposé sera saisi-décri.t, mais au lendemain de la fermeture de l’exposition les huissiers feront une saisie-réelle avant que les contrefacteurs ou prétendus tels aient pu retirer leurs produits exposés. Bien que la loi ait pris soin d’obliger le saisissant à assigner le saisi dans la quinzaine devant un tribunal compétent, sous peine de dommages-intérêts ; pendant toute la dur e du procès qui sera souvent de plusieurs mois l’acheteur sera privé de la jouissance de son achat. Il aura naturellement un recours contre son vendeur, mais ce recours pourra être illusoire, si le saisi est insolvable.
- A moins de fortes garanties ou d’une solvabilité évidente, nous conseillons donc vivement aux acheteurs de voitures automobiles, supposées être des contrefaçons, de ne pas verser d’acomptes à valoir, mais de solder leur achat lors de la livraison du véhicule. Ils s’épargneront ainsi bien des ennuis, sans compter la privation de jouissance d’un objet de luxe vivement désiré.
- Est-ce à dire que la livraison effectuée, l’acheteur sera mis à l’abri de toute revendication des propriétaires de brevets? Notre jurisprudence toujours flottante ne permet pas de répondre catégoriquement. par l’affirmative; une distinction s’impose.
- Tout d’abord il est certain que l’usage personnel étant exclusif du délit de contrefaçon ; le particu lier qui a acheté une automobile ne peut être poursuivi comme contrefacteur d’un objet breveté. Il peut même revendre avec profit sa voiture, il ne fera pas d’acte de commerce ; il n’a pas acheté dans le but de revendre, dans un espoir d gain ; il a î-evendu fortuitement, la vente reste civile, les tribunaux consulaires sont incompétents, il n’y a pas acte de commerce.
- Par contre, la jurisprudence est divisée sur la question de confiscation; celui qui emploie un objet contrefait même pour son usage personnel peut encourir la peine de la confiscation, sauf son recours contre le vendeur, s’il y a bonne foi. Certains arrêts décident qu’il ne peut y avoir confiscation prononcée contre un particulier qui est de bonne foi, d’autres décisions ne reconnaissent pas cette exception.
- L’acheteur d’automobile peut donc encourir la confiscation, mais cette mesure ne pouvant être ordonnée que par un jugement, il n’aura pas à craindre d’être privé de la jouissance de son objet pendant la durée du procès; en outre, les litiges durent toujours plusieurs mois et le particulier pourra prendre tout arrangement qu’il jugera utile.
- Albert Rodanet
- Docteur en droit, Avocat à la Cour d’appe).
- PENDANT LA PÉRIODE DES VACANCES le bureau technique de la « Locomotion Automobile » restera à la disposition de nos abonnés.
- Mais pour faciliter la fâche à nos ingénieurs en cette saison de villégiatures on est prié de prendre rendez-vous.
- écrire ou se présenter à notre bureau technique, 4, rue Chauveau-Lagarde.
- p.466 - vue 468/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 467
- Des deux eotês ie la Haiebe
- (Au rédacteur en chef du Vélo)
- Londres, 15 juillet.
- Cher Monsieur Gifïard,
- Votre nation, j’en suis certain, n’hésitera jamais à reconnaître que peu de peuples sont aussi disciplinés et réclament aussi peu la tutelle administrative que les citoyens de notre Grande-Bretagne.
- J’ai observé dans plusieurs occasions ce lait, que les journaux français relataient avec surprise, de la police applaudie par la foule anglaise. Egalement, le fait qu’un mot ou un simple geste d’un policeman suffit pour faire rentrer dans l’ordre les gens de n’importe quelle classe. Tout cela est dû à nos lois et au genre d’éducation que nous recevons.
- En France, le Gouvernement fait tout pour le public. Il dirige les hôpitaux, organise des fêtes,, populaires par le moyen de subsides, protège toute branche du commerce qui paraît faible, en un mot aide le Français comme s’il était hors d’état de marcher tout seul.
- En Angleterre, le citoyen est livré à lui-même et ne reçoit de son gouvernement ni assistance ni encouragement. Il est donc très naturel que depuis sa plus tendre enfance il apprenne à être indépendant; ainsi, plus tard, il possède la confiance en lui-même et l’initiative nécessaires pour les batailles de* la vie. Ceci explique que chez nous chaque individualité s’emploie de son mieux à maintenir l’ordre au lieu d’attendre que d’autres le maintiennent pour elle. Mais, allez-vous me dire, que viennent faire ces remarques dans la question des règlements concernant la circulation des automobiles en France ? Pourtant elles s’y rattachent d’une façon évidente.
- En Angleterre, il existe certains règlements que vous connaissez aussi bien que moi, limitant le poids des véhicules et portant sur bien d’autres détails encore, dans le seul but d’empêcher la voiture automobile de devenir un danger public. C’est ainsi que, en cas d’accident, le propriétaire est passible de dommages-intérêts sans préjudice des pénalités prévues. De cette façon, personne, en Angleterre, ne, penserait à mettre sur la route un véhicule qui soit dangereux, pas plus qu’on ne penserait à confier la direction d’une voiture à un conducteur qui ne soit pas parfaitement éprouvé.
- A part cela, nous sommes donc absolument libres en ce qui concerne le nouveau mode de locomotion ; aucun examen n’est nécessaire, aucun permis de conducteur n’est demandé.
- E11 France, au contraire, les restrictions les plus absurdes sont imposées au public, aussi bien en ce qui concerne les voitures qu'en ce qui concerne les conducteurs.
- La méthode anglaise est bien préférable pour cette raison que c’est l’individu possédant ou dirigeant une automobile qui est considéré comme responsable de la sécurité du public, alors qu’en France, le système des examens et des permis enlève à l’individu cette responsabilité, jusqu'à un certain point.
- En réalité, l’examen des voitures est absurde, dès l’instant où il n’est pas passé chaque fois que le véhicule quittera la remise ; il faudrait donc qu’un ingénieur de la préfecture soit chargé de
- surveiller chaque sortie de voiture. Vous voyez d’ici où cela nous conduirait!
- Ayant toute ma vie conduit des chevaux, je puis par expérience personnelle certifier qu’il est plus facile de conduire une automobile que de tenir une « noble bête ». Pourtant, aucune difficulté n’est faite en France aux cochers, alors que pour être logique chaque voiture et chaque cheval devraient être examinés, attendu qu’un accident « chevalin » est tout aussi sérieux qu’un accident d’automobile. Le nombre de personnes tuées ou blessées chaque jour à Londres par des chevaux est considérable, mais probablement parce qu’il en est ainsi depuis des siècles, on n’y prête pas d’attention. La rubrique des « Nobles Bêtes » inaugurée par le Vélo n’est-elle pas instructive?
- Je sais bien qu’on répondra que le nombre des voitures à chevaux est bien plus considérable que celui des automobiles, mais ceci me paraît être le meilleur argument en faveur d’une liberté plus grande pour les nouveaux véhicules. Au début des chemins de fer, les accidents étaient beaucoup plus fréquents qu’aujourd’hui bien qu’actuelle-ment le nombre de voyageurs ait augmenté dans des proportions énormes.G’est grâce à ce fait qu’aucune restriction ridicule ne fut édictée, qu’on est arrivé aux résultats actuels.
- Qu’on fasse de même pour l’automobile et je suis persuadé que d’ici quelques années la peur que les voitures sans chevaux inspirent à une partie du public aura disparu, et que les accidents seront très rares.
- C’est d’ailleurs la pensée qui a guidé nos législateurs lorsque la nouvelle loi réglementant la circulation des automobiles en Angleterre a été votée par le Parlement.
- J’espère que vous interpréterez mes remarques dans l’esprit qui les a dictées, c’est-à-dire non pas comme une critique des tendances françaises, mais bien comme les idées d’un homme qui a beaucoup de respect et d’affection pour le pays qui a donné au monde tant de leçons de civilisation, et qui peut être considéré comme le berceau de l’Art dans les temps modernes.
- Recevez, cher Monsieur Giffard, l’assurance dt mes meilleurs sentiments.
- David Salomons.
- Lille-Calais-Lille
- La Société Industrielle du Nord de la France prépare activement sa course d’automobiles Lille-Calais-Lille, qui aura lieu de Lille à Calais par Dunkerque, le 31 juillet, avec retour de Calais à Lille par Saint-Omer et Thérouanne le l«r août.
- Les véhicules engagés devront etre rendus à l’Exposition le 30 juillet, à cinq heures du soir.
- Toutefois le hall des Arts et Métiers est dès maintenant à la disposition des futurs concurrents. L’inauguration officielle a eu lieu dimanche dernier, sans que rien ne soit prêt.
- La Société Industrielle a fait imprimer un très intéressant fascicule contenant le reglement de la course, l’itinéraire par Armentiéres, Daillouil, Cas-sel Wormhoudt, Bergues, Dunkerque et Gravelines (aller), Ardres, Saint-Omer, Wizernes, Thé-rouanne Divion, Béthune et la Bassée, une carte générale de la course, la liste des prix ainsi que le profil en long.
- p.467 - vue 469/833
-
-
-
- 468
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiture aatomobile « Elan »(1)
- La voiture automobile t Elan » dont nous reproduisons une photographie en tête de ce numéro, est à deux places côte à côte.
- Son poids en ordre de marche est de 310 kilogrammes, montée sur quatre roues pneumatiques. La caisse est, en outre, suspendue par quatre ressorts, ce qui lui donne un confortable très-apprécié.
- En dehors de sa remarquable élégance la voiture automobile « Elan » se recommande par sa construction à la fois robuste et légère, sa direction très-facile, ses organes parfaitement accessibles et sa conduite sûre.
- Le moteur est vertical à deux cylindres, équilibré par accouplement spécial breveté.
- Grâce à un dispositif particulier des cylindres et de l’échappement, le moteur fonctionne sans circulation d’eau, sa force est de trois chevaux effec-
- tifs ; l’allumage est électrique et permet, par un dispositif spécial, l’avance à l'allumage par la variation du point précis. La vitesse du moteur varie ainsi de 200 à 1 200 tours par minute ; les bielles et vilebrequins fonctionnent dans ur. carter étanche à bain d’huile. Un graisseur compte-goutte assure le renouvellement constant de cette huile. Ce graisseur permet, lorsqu’il est nécessaire, d’envoyer une certaine quantité de pétrole pour faciliter les mises en marche.
- Un carburateur spécial assure le bon fonctionnement du moteur ; il est automatique, son robinet de dosage du mélange manœuvré au départ assure le réglage précis. Il n’y a plus à y toucher ensuite.
- L’essence de pétrole employée à une densité de 680 à 700 ; on la trouve partout.
- -teQWr.IV Châssis de la vo'ture « Elan »
- Le poids du moteur, volant et carburateur compris est de 52 kilos ; sa mise en marche n’exige pas plus d’une demi-minute.
- L’électricité est fournie par un accumulateur donnant 150 heures de marche avec une moyenne de 20 kilomètres à l’heure.
- Le réservoir à pétrole de la voiture à une contenance de 10 litres ; l’intérieur de la caisse peut-être agencé, si le client le désire, pour emporter un supplément de 10 litres et un accumulateur.
- La consommation de pétrole est d’environ 300 à 350 grammes par cheval-heure. Le prix de revient du kilomètre parcouru est d’environ cinq centimes, graissage et entretien compris.
- Le volant du moteur porte un enbrayage à friction qui isole le moteur du mécanisme de la voi-
- (1) Voiturette « Elan » 64, avenue de la Grande-Armée.
- ture au moment de la mise en marche, des arrêts ou des changements de vitesse.
- Quatre vitesses de 6 à 25 kilomètres à l'heure et marche arrière par un seul levier, permettant à la voiture d’évoluer partout avec facilité et de gravir toutes les rampes que l'on rencontre sur routes carrossables.
- Entre chacune des vitesses marquées par le rapport d’engrenages, l’avance à l’allumage permet de réduire et d’augmenter ces vitesses à la volonté du conducteur. Ceci est d’une grande utilité pour la circulation dans les villes.
- Deux freins puissants, l’un agissant sur l’arbre du mouvement différentiel, l’autre sur les deux roues motrices arrêtent séparément la voiture dans toute sa vitesse et sur n’importe quelle rampe, dans l’espace de quelques mètres.
- p.468 - vue 470/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 469
- Ces deux freins sont alternatifs ou simultanés et débrayent le moteur avant d'agir sur la voiture.
- La manœuvre seule de l’interrupteur du guidon suffit à arrêter également la voiture, en supprimant l’allumage, et faisant ainsi agir le moteur comme pompe à vide. Il faut naturellement le laisser embrayé.
- Tout le mécanisme de changement de vitesse et différentiel est enfermé dans un carter étanche à bain d’huile, effectuant ainsi le graissage de tous ces organes.
- Le châssis, les essieux et grand nombre de pièces de la voiture, sont construites en tubes d’acier, ce qui donne a l’ensemble une rigidité et une légéreté analogues à celles des cycles.
- Les roues sont montées sur grosses billes et rayons tangents renforcés aux deux extrémités.
- La transmission de mouvement du changement
- O
- de vitesse aux roues motrices, s’effectue par l’intermédiaire de deux chaînes à rouleaux, dont la tension est réglée par deux tendeurs spéciaux parfaitement accessibles.
- La direction se fait par essieu brisé. Elle est d’une grande sûreté et d’une douceur remarquable.
- Nous ajouterons que la stabilité de la voiture est assurée par un quadrilatère de base suffisamment grand et par la faible hauteur du centre de gravité de la masse au-dessus du sol.
- La carrosserie peut-être faite suivant les ordres du client, à deux ou trois places et de n’importe quel type.
- Moteur de la voiture Elan
- Le moteur à pétrole « Elan » est du type à quatre temps suivant le cycle Beau de Rochas.
- Moteur de la voiture « Elan »
- L’essence employée pour la carburation de l’air à une densité de 680 à 700, la consommation est d’environ de 300 à 350 grammes par cheval heure effectif.
- Le poids total, volant et carburateur compris, est de 52 kilos, il est vertical à deux cylindres, les cycles des deux cylindres sont alternés de manière à obtenir une explosion ou période active par chaque tour de l’arbre moteur. A cet effet, les soupapes d’échappement sont commandées par des cames calées à 180° l’une par rapport à l’autre et mues par un engrenage double de diamètre du pignon claveté sur l’arbre moteur. Les soupapes d’admission sont automatiques.
- Un regard placé au-dessus de chacune des soupapes d’admission et d’échappement permet de les vérifier ou de les remplacer, au besoin,
- sans avoir à toucher à la tuyauterie ou à aucune autre partie du mécanisme.
- Les cylindres et les chambres d’explosion 11e comportent pas de circulation d eau. Le refroidissement est assuré par des ailettes et par un dispositif spécial des cylindres et de l’échappement. A cet effet, les brides des cylindres sont entretoisées par de petits tirants en acier dont les tètes sont noyées dans ces brides, la paroi du cylindre peut être ainsi réduite à quelques millimètres d’épaisseur sans crainte de rupture, or, de ce fait, cette paroi arrière amincie rayonne une quantité de chaleur beaucoup plus grande pendant un temps donné.
- Les cylindres portent, en outre, à la fin de course du piston une lumière rectangulaire de quelques millimètres de hauteur. Lorsque le piston
- p.469 - vue 471/833
-
-
-
- 470
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- arrive à fond de course, vers la fin de la détente du gaz après explosion, il démasque cette lumière il s’ensuit une dépression tendant à s’établir entre celui-ci et l’échappement avec lequel la lumière est en communication constante.
- Avec la dépression brusque suit une chute de température également brusque qui apporte un concours efficace au refroidissement du cylindre. Lorsque le piston remonte et ferme la lumière, la soupape d’échappement est soulevée pour permettre à la cylindrée déplacée par le piston de l’évacuer par l’échappement. La soupape d’échappement se meut ainsi dans un milieu équilibré. On gagne donc la force qui, dans les autres moteurs, produit le choc nécessaire au moment de la levée de la soupape.
- L’échauffement du cylindre est aussi moindre, car la paroi interne se trouve en contact avec les gaz chauds, seulement au moment de l’explosion, étant évacués pour la période d’échappement correspondante des autres moteurs, d’un autre côté, la soupape d’échappement ne peut plus se détériorer rapidement puisqu’elle ne reçoit au passage que des gaz éteints dont la température ne dépasse pas 150 degrés.
- Il y a, en outre, au moment de l’admission une évacuation partielle des gaz brûlés restant dans l’espace mort du cylindre au-dessus de la fin de course du piston lorsque celui-ci démasque cette lumière, on obtient ainsi un mélange plus riche, c’est-à-dire renfermant moins de gaz inertes.
- Chacune des deux bielles est reliée à un vilebrequin, les deux vilebrequins sont rendus solidaires l’un de l’autre par deux engrenages égaux, un seul de ces vilebrequins porte le volant. Les deux masses en mouvement dans chaque cylindre ayant un mouvement simultané, il s’en suit que, en chacun des points de la course, les efforts d’inertie exercés par un des vilebrequins ont une direction inverse de ceux 'exercés sur l’autre par le fait de l’accouplement au moyen des engrenages égaux. Les masses étant égales de part et d’autre, ces efforts se détruisent, le moteur est ainsi équilibré sans le secours d’aucune masse compensatrice auxiliaire.
- L’allumage est obtenu par une étincelle de rupture produite par pile ou accumulateur et deux transformateurs ou bobines d’induction. Un dispositif permet de faire varier le point précis d’inflammation avec cette variation que l’on désigne sous le nom d’avance à l’allumage, le moteur tourne à des vitesses variant de 200 à 1 200 tours à la minute.
- La carburation est automatique et assurée par un appareil à flotteur maintenant un niveau constant de liquide. Une petite quantité d’air chaud est fournie par un, tuyau chauffé par l’échappement des lumières des cylindres, lorsque la température extérieure est trop froide.
- En outre, un robinet permet de doser le mélange d’air et de gaz à introduire dans les cylindres ; ce réglage s’effectue simplement à la mise en marche..
- La mise en marche s’effectue au moyen d’un encliquetage spécial.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos. bureaux.
- Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus.
- Bordeaux-Biarritz
- Automobiles — 20-21 août
- Nous avons déjà parlé de la course Bordeaux*-Biarritz. Voifci de nouveaux détails.
- L’itinéraire du parcours que devront suivre les coureurs vient d’ètre définitivement arrête ainsi qu’il suit :
- Bordeaux, Langon, la Réole, Marmande, Castel-jaloux, Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne, Biarritz, par l’embouchure de l’Adour — autrement dit par la Barre — soit un total .de 300 kil.
- Cet itinéraire vient d’ètre étudié et parcouru en automobile par MM. Borotra, président de la commission d’organisa .ion, et Hautier, commissaire technique. Ce parcours est absolument unique en France. En effet, à part deux côtes de 500 mètres environ près Bayonne, la route est presque droite et plate, avec quelques légères ondulations de terrain.
- C’est bien là une route à records, une route sur laquelle les coureurs et touristes se livreront à des vitesses fantastiques.
- Les engagements sont reçus à l’Automobile-Club Bordelais accompagnés d’un droit de 25 fr. pour les véhicules au-dessus de 400 kilos, et de 15 francs pour les véhicules au-dessous de ce poids.
- S’adresser à M. Lafitte, secrétaire général, 6, place de la Liberté, à Biarritz.
- Les prix
- Malgré les dons nombreux sur lesquels on peut compter encore, le comité d’organisation a déjà élaboré une liste des prix acquis et les a répartis ainsi qu’il suit pour la catégorie touristes :
- Motocycles : Ier, 2e, y et 4e prix, objets d’art; y prix : médaille de bronze offerte par l’Automo-bile-Club Bordelais.
- Voitures à 2 places : Ier et 2e prix, objets d’art; 30 prix, médaille d’argent, offerte par l’Àutomo-bile-Club Bordelais ; 4° prix, médaille de bronze, offerte par f Automobile-Club de France.
- Voitures à 4 places et au-dessus : Ier, 2' et 3e prix, objets d'art et 50 litres de stelline.
- La valeur de ces prix atteint la coquette somme de 3000 francs, sans compter de magnifiques dons promis et qu’on aura bientôt.
- Pour la catégorie vitesse, les prix seront en espèces. Une somme de 2 500 francs est déjà affectée à cette catégorie.
- Les journées
- Le touristes effectueront le parcours en deux journées. Le départ de la première se fera le samedi 20 août à 9 heures du matin, et ils s’arrêteront à Mont-de-Marsan jusqu’au lendemain.
- Le départ leur sera donné le dimanche de cette ville, après le passage des coureurs de vitesse. Ceux-ci se mettront en route de Bordeaux le dimanche 2i août à 9 heures du matin.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix,dans nos bureaux: 4 francs. — Franco, poital en sus.
- p.470 - vue 472/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 4?1 '
- Conrse Tonreoing-Bétüune et retour
- (180 kil., 21 ^oût)
- Nous avons annoncé que à l’occasion d’une course de bicyclettes organisée par l’Union Vélo-cipédique Tourquennoise, qui aura lieu le 21 août prochain, une catégorie internationale sera ouverte aux motocycles(2 et 3 roues) d’un poids maximum de 220 kil.
- Les changements de motocycles en cours de route sont formellement interdits.
- Pour éviter toute fraude à ce sujet, les moto-cycles seront plombés au départ de Tourcoing, et contrôlés à Béthune, ainsi qu’à l’arrivée à Tourcoing. Les engagements sont reçus à partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 18 août à minuit, à Tourcoing, chez M. Ch. Heldewart, secrétaire, de l’Union Vélocipédique Tourquennoise, café Del-voye, place de la République.
- Le numéro d’inscription servira de numéro d’ordre pour le départ.
- Le droit d’inscription pour bicyclettes et motocycles est fixé à 3 francs, non remboursable. Tout engagement n’étant pas accompagné de ladite somme ne sera pas valable.
- Le départ des motocycles sera donné à 7 h. 30 m.
- L’itinéraire de la course a été ainsi établi :
- Gravier de Bondues, tourner à gauche à la Croix-Blanche, suivre la grande route de Lille en passant au fort de Bondues, tourner à droite, à l’estaminet des Six-Coins. Continuer directement jusqu’à Wambrechies, virer à droite, arriver à Quesnoy, et continuer par la Prévôté, Wez-Macquart, La Chapelle-d’Armentières, Bois-Grenier, Fleurbaix, La Bombe ; arrivée au vélodrome de Béthune, sur lequel les coureurs auront un tour de piste à faire.
- Pour le retour, l’itinéraire est le même.
- L’arrivée à Tourcoing se fera par le passage à niveau de Tourcoiîig-les-Francs, les rues de Paris, de l’Abattoir, Nationale, de l’Hôtel-de-Ville, et arrivée place de \a République, au siège de l’Union Vélocipédique Tourquennoise.
- Des affiches indicatrices seront d’ailleurs placées le long de la route.
- Trois contrôles fixes seront établis ‘ au départ de Tourcoing, à la sortie du vélodrome de Béthune et à l’arrivée. Les coureurs devront signer à ces trois contrôles et seront tenus de crier leur numéro aux divers contrôles volants établis en cours de route.
- La course sera courue par 11’importe quel temps.
- L'exposition de BrenoMe
- Nous recevons les meilleures nouvelles de l’exposition de Grenoble et les adhésions des principales maisons étant aujourd’hui un fait acquis en assurent d’ores et déjà le succès.
- Tenant en considération certain retard apporté dans l’envoi des circulaires et règlements, la commission d’organisation, sur les réclamations qui lui ont été faites, a reporté an jeudi 28 juillet la clôture des adhésions et fixé le tirage au sort des emplacements au lundi iCI août.
- Le classement de Parïs-Amsterdai-Paris
- Voici le classement officiel de la grande course tel que nous le communique l’Automobile Club de.,.. France. ,.
- • . . , : * ,i
- Coureurs de vitesse .......
- Classe A, série 1 (voitures â 2 places!
- Numéros Numéros Temps Vitesse
- NOMS des * moyenne à
- d’ordre véhicules rectifié l’heure r
- . h. m. kil. -
- 1 Charron........... 1 33 4 44,7.
- 2 Girardot.... 3 83 25 42,9
- 3 Gaudry...... U 34 8 42
- 4 de Knyff.... b 34 58 41,1 .
- 5 Loysel...... 14 35-19 4J,0 .
- 6 Adam............. 4 35 45 40
- 7 Doriot......... 19 36 20 39,4
- 8 Kraeutler... 21 38 26 37.3
- 9 • Levegh........ 49 38 41 37 ;
- 10 Antony......... 17 39. 30 3fi.
- 11 Ghesnay.,...... 50 43 58 32,6
- 12 Hourgières. 2 46 50 ; 30,8
- 13 Heath........... 8 48 58 ' * 29,3
- 14 J. Parix.-. 47 52 30 < ’ 27,3-
- 15 Védrine........ 51 57 27 24,9
- Classe B (tricycles) , : ,
- 1 Marcelin..... 69 , 39 36 - ,30,8,
- 2 Osmond...... ,43 41 20.. 34,7..
- 3 Gorre....... 39 52 42 27,2
- 4 Teste.,.'_____ 4L 54 19- 1 26,4
- 5 de Méaulne.... 27 58 24,4
- Classe C, série 3 (voiturettes et voiturelles)
- 1 Corbière..... 29 50 14 28,0:
- 2 Léon............ 71 54 3 26,4
- Touristes
- Classe 4, série i (voitures à 2 placer)
- Numéros Noms Numéros Temps . Vitesse -y
- des u es moyenne a, ^
- d’ordre véhicules véhicules compensé l’heure
- • h. m: ’ kil. *'
- 1 Guiet.......... 128 44 33 31,9
- 2 Noirel . 115 48 59 29 1
- 3 Escargot . 104 . 66 5 21,4 f
- 4 Snail . 183 70 -2 20,1' : -,
- 5 Michelin . 120 75 48 18,7 :
- Classe A série 2 (voitures à 4 places)
- 1 Walrus . 121 45 31 3U,4
- 2 Lananne . 125 56 54 < 24,9
- Classe A, série 3 (voitures à 6 placés)
- 1 de Ber [hier.... . 118 50 50 ' 2/.a
- 2 de Lucenskv.. . 132 57 54 . 2:4,5
- Classe B (tricycles) «
- . 122 . 58 24 24.2
- Classe C (voiturettes) :
- 1 Piet-Lataudrie . 102 53 40 26,4
- 2 Roux . 127 65 27 21,0
- On remarquera que plusieurs touristes se Se- : raient honorablement classés dans ! la catégorie
- Ces résultats ont été communiqués au comité delà course. . . ' ’’ !\ /
- Le rapport du, comité, sur ces chiffres et, s.ui Tes;>
- réclamations portées pendant la course, pourra aipm , être fait à l(i prochaine réunion. ,, . . , r.
- * ....... - - ' •’
- ¥ ¥
- Il est à remarquer d’ailleurs que cé tableau .n’|st * certainement pas exact. Il sera d’ailleurs suscép-tible de modifications de la part du Comité de la.
- C’est ainsi que le parcours étant de 1.521 kilo mètres le temps de 33 h.. 4 m. ne correspond pa£ b 44 kil. 7 à l’heure. > - - .<.c
- De même le temps du second 33 h, *5 m. correspond encore moins à 42 kil. 94 Lheurç.
- Peut-être ces nombres séront-ils modifies. '
- p.471 - vue 473/833
-
-
-
- 472
- 473
- LA LOCOMOTKN AUTOMOBILE
- UU oullU uu ia uuursu
- Nous avons reçu d’un de nos amis, au sujet de la course Paris-Amsterdam une longue lettre d’où nous extrayons les quelques passages qui suivent :
- ....A ce propos, je suis étonné de
- voir que le récit anecdotique de la course ait été si succinct dans la plupart des journaux. Pourtant, comme on se réunissait chaque soir, il était facile à chacun de connaître les menus faits divers survenus dans le courant de la journée.
- Vous savez déjà que quelques touristes ont protesté contre la transformation en course échevelée de ce qui devait être une promenade. Mais il ne pouvait pas en être autrement et, parti avec les plus sages intentions du monde, on n’avait bientôt plus qu’une idée, celle de dépasser les autres... quand on pouvait. Les patrons eux-mêmes, les propriétaires de voitures étaient assez raisonnables, mais les ouvriers étaient pour la plupart de vrais enragés, prenant à cœur le succès de leur machine et sacrifiant leurs nuits à en assurer le bon fonctionnement.
- Car ce qu’il faut qu’on sache bien, c’est que la plupart des voitures ont usé nombre de pièces de rechange. Des ouvriers suivaient par le train et s’occupaient spécialement des réparations aux étapes. Je ne parle pas des accidents de pneumatiques — certains concurrents ont crevé 15 fois en une étape — ce sont là des accidents bien prévus ; chaque concurrent avait ses pneumatiques de rechange : quelques uns les portaient à l’avant de leurs voitures, ficelés en un paquet ressemblant à une couronne funéraire. Mais je veux parler aussi des véritables réparations d’atelier, des remplacements de pièces, qui s’effectuaieni aux étapes. Si bien que plus d’une voiture était un peu comme le couteau de Jeannot... Ne m’a-t-on pas dit qu’à Amsterdam un mécanisme neuf presque entier fut mis à la X....
- Ces réparations n’allaient pas tou-jouis sans accroc. M.X... ayant rompu sa chaîne juste à l’arrivée d’une étape, fut obligé d’en envoyer chercher une en Allemagne, et comme la grandeur des maillons n’était pas la même, il fallut passer toute la nuit à limer les dents des pignons.
- On voyait arriver des tubes de réfrigération, des roues, des pignons et tout le monde travaillait. C'était, je vous assure, un spectacle peu banal. Le hasard des logements groupait souvent plusieurs marques au même endroit : j’ai vu jusqu’à 20 voitures chez le même carrossier. Ah ! nos voisins auront bien pu se rendre compte des défauts de nos véhicules.
- COURSE PARIS-a
- Classement des constructeurs
- Vitesse
- tÆSTERDAM-PARIS
- Classement des constructeurs
- Touristes Classe A, série 1 Delahaye.
- De Diétrich.
- Mors.
- Panhard-Levassor. Classe A, série-2 Mors.
- Panhard-Levassor. Classe A, série 3 Arnédée Bollée, Delahave.
- 1. Le n° 128 {Delahaye), MM. Delahaye et Guiet, voiture classée lTe des touristes.
- 2.Len° 3 (Panhard), MM. Clément etÿGirardot. Voiture munie du nouveau volant de direction. —3. La foule au Contrôle de l'arrivée à Amsterdam
- 4. Le n° 132 [Delahaye), MM. de Lucensky, J- U. Aubry; conducteur M. Daniel Courtois.
- 5. La vérification à un contrôle.
- 6. Le n° 115 (Amédée Bollee);, Ie n de Diétrich; conducteur M. Noirel.
- 7. Une voiture a chiens hollandaise.
- Ajoutèz à ceîa la lutté pour l’essence, lutte'sauvage, pleine de ruses de peaux-rouges : se fournir soi-même et empêcher les autres d’en avoir, tel était le but de quelques concurrents combattifs. Un pauvre motocycliste arrivé en retard ne trouvait plus chez les débitants que des fonds de tonneaux, autant dire de l’eau. Je l’ai rencontré qui faisait la quête, je ne sais s’il a pu réunir le peu qu’il lui fallait.
- ... Il fallait vraiment une énergie invraisemblable pour marcher à toute allure, sur des chemins peu entretenus, quelque fois par une pluie battante, après avoir passé la nuit' à souder, à forger, à limer.
- Nous avons vu M. Roch-Brault, arrêté par un accident dû à üne mise au point hâtive —les tubes réfrigérants placés trop près du sol et éventrés par un pavé — continuer quand même, hors des temps contrôlés, et venir nous rejoindre le dimanche à Amsterdam. Vous savez d’ailleurs qu’au retour, à 40 kilomètres de Villiefs, il faillit être victime d’un accident heureusement sans suites graves : il eut, en réparant un pneumatique, deux doigts de la main droite'pris entre la chaîne et le pignon.
- M. de Lucensky ne se départit pas de son exubérant entrain. A chaque étape ce n’était que toasts, champagne, etc. Sa voiture était dirigée par D. Courtois, et si elle marcha vite ce ne fut pas sans peine de la part de MM. de Lucensky et Aubry. Il fallut, comme je vous le racontai, prendre le conducteur par la fariiine : de vrais scènes de vaudeville.
- J’ai été émerveillé de l’endurance de M. le baron de Diétrich. Ce qu’il a fait tient du prodige à son âge. Il était un des rares concurrents chez qui le désir de vaincre n’étouffait pas les sentiments de solidarité. Un motocycliste qui n’avait plus d’électricité, fourbu par 30 kilomètres de route faits en pédalant fut remorqué par lui, pendant 25 kilomètres, jusqu’à une station. 11 faut avoir « couru » pour savoir combien cela était méritoire.
- Je ne sais comment ce fut pour les coureurs de vitesse, mais chez les touristes il fallut décider que ceux qui 11e laisseraient pas le passage libre après « sommation » seraient disqualifiés, tellement certains mettaient de mauvaise volonté à se ranger à droite pour laisser passer un concurrent plus rapide.....
- ... Et le soir on arrivait, rompu, fourbu, trempé malgré les imperméables, aspirant au lit plutôt qu’à la table. Le D.r N.., qui se multipliait, nous apportait des grogs, bien chauds, et, quelques heures de sommeil aidant, on retrouvait un peu d’énergie.
- D’ailleurs en certains endroits on était bien reçu. Vous savez en particulier qu’à Longwy et à Reims nous
- p.dbl.472 - vue 474/833
-
-
-
- 474
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- fûmes fêtés par M. Aubé et M. Lemaître. A Longwy une jeune fille en blanc nous offrit un bouquet, Un grand banquet nous fut offert par M. Lemaître, et partout du champagne et des toasts,
- A Amsterdam je m’attendais à voir une population enthousiaste. Il n’en a rien été ; un peu de curiosité, beaucoup d’indifférence ; pas de réception, à peine 4 000 personnes échelonnées du contrôle au garage. Et à l’exposition bien peu de visiteurs; d’ailleurs nos voitures n’étaient vraiment pas belles à voir, fatiguées et sales comme elles l’étaient...
- ... Nous avons fait connaissance avec les routes du Luxembourg; il faudra que les ponts et chaussées de ce pays fassent bien de la- besogne pour que jamais nous y retournions. Je vois que vous ayez signalé dans votre dernier numéro quelques accidents. Je ne sais vraiment pas comment il n'y en eut pas plus dans ces chemins horribles. D’ailleurs on a un peu atténué l’importance de quelques accidents. Mais, n’insistons pas, car si les battus sont contents que demander de plus.
- Toujours est-il que tout le monde n’est pas enchanté comme vous semblez le croire et, pour ma part, je connais deux constructeurs, et non des moindres qui déclarent en avoir assez...
- L’Art et l’Aotoinoliile
- Ceux que préoccupent toutes les manifestations de la vie ont été attirés par l’exposition des automobiles ouverte récemment aux Tuileries.
- Dès le premier coup d’œil, iis ont pu se rendre compte que c’est une immense industrie à ses débuts, et dont on ne saurait prévoir le degré d’extension. D’ailleurs, dans les rues mêmes de Paris, l’automobile n’a-t-elle pas déjà affirmé son existence, et à ce titre n’attire-t-elle pas l’attention non seulement du simple passant, au point de vue pratique, mais encore de l’artiste, au point de vue de la place qu’il occupe dans le spectacle de la ville ?
- Aussi, les gens qui, sans avoir la manie de vouloir mettre systématiquement de la beauté partout, ne croient pas que les choses utiles doivent être forcément disgracieuses, ont-ils peut-être quelque •droit de faire leurs remarques sur les nouveaux véhicules, tout comme sur les maisons, l’aspect dçs rues, des places, le costume, etc.
- Ce qui les a frappés, d’une manière générale — autant que nous avons pu nous en rendre compte d’après les personnes que nous avons consultées — c’ést que les automobiles laissent encore beaucoup à désirer, esthétiquement. Une remarque d’abord, que tout le monde a faite, c’est qu’involontairement l’œil cherche les chevaux. Ce sont des voitures comme les autres, dont on paraît avoir oublié l’attelage.
- On peut tirer de là cette première conclusion que ce n’est pas dans les formes usuelles de la carrosserie qu’il aurait fallu chercher les lignes, la coupe, l’aspect des nouvelles voitures.
- D’autre part, observez que jamais les nouveaux moyens de locomotion, lors de leur apparition, ne provoquèrent pareille critique. La première locomotive ne fit pas dire : « On"a oublié les chevaux. « On vit fort bien que c’était une mécanique nouvelle, et l’œil, bien qu’elle fût absolument neuve pour lui, l’accepta d’emblée.
- De même, la bicyclette, le tricycle, de tous les modèles, avec ou sans moteur, électrique, à pétrole ou non, avec ou sans chaîne, ont été tout de suite admis, n’ont provoqué aucune surprise, aucune gêne ; on voyait d’un seul coup tout ou partie du mécanisme et de son fonctionnement.
- Bien plus, parmi les automobiles mêmes qui déjà sillonnent Paris dans tous les' sens, 11 en est qui nous paraissent beaucoup plus « naturels » que les autres: Je veux parler de ces grands tramways qui vont, par exemple, de Saint-Augustin à Vin-cennes, et dont on voit, à l’âvant, le conducteur manœuvrer le propulseur. Pourquoi « chercherait-on les chevaux », puisque le mécanisme est visible ?
- D’autre part, est-il rien de beau comme l’énorme levier brillant que l’on voit dans les locomotives en marche, actionnant les roues de son puissant et tranquille va-et-vient ?
- Tout ce qui est machine a sa beauté propre, beauté artistique véritable, qui provient de la juste proportion des lignes, de leur agencement logique, et de l’emploi loyal des matières. Une visite dans une usine donne une profonde, une incontestable impression d’art. Tant pis pour les artistes qui ne le verront pas ou qui le nieront, et qui prendront l’ignorance scientifique pour une condition de l’inspiration artistique !
- Or, pour en revenir aux automobiles, que sont-elles? Des machines. Il faut donc que l’on voie que ce sont des machines, pour qu« l’œil ni l’esprit n’éprouvent de gêne. Le défaut delà plupart, c’est qu’elles sont, actuellement, des machines déguisées et c’est pour cela que l’on les déclare couramment laides.
- Sans doute, nous n’allons pas entrer dans l’examen critique des principaux modèles exposés. Cela sortirait de notre domaine et nous n’avons d’ailleurs pas le droit de nous prononcer dans des questions d’industrie privées. Il en est de très élégantes parmi ces nouvelles voitures. Mais, par exemple, le modèle du fiacre automobile paraît, décidément, à la fois très lourd et très incomplet à l’œil. Pourquoi? C’est parce que l’on ne s’est pas donné la peine de chercherune autre forme que celle du fiacre actuel, qui était très suffisant pour l’attelage et cesse de satisfaire dès que le cheval à quatre pattes dispa-pour faire place au... cheval-vapeur.
- On ne se méprendra pas sur notre idée,et lorsque nous attirons l’attention des fabricants sur la nécessité de mettre de l’art dans leurs formes, nous ne leur demandons pas de faire appel aux ornemanistes. aux peintres aux sculpteurs
- Une automobile qui aurait la forme du cygne de Lohengrin serait grotesque, et si on mettait à l’avant d’un fiacre ou d’un omnibus électrique la Victoire de Samothrace, ou telle figure semblable à celle qu’on se proposait d’infliger à la pointe de la Cité* ce serait a siffler.
- Mais si, dans une voiture d’ailleurs confortable, et pouvant offrir une forme nouvelle — soit, par exemple, à l’avant, la forme éperon, ou toute autre en harmonie avec la destination — Ton voulait bien laisser voir tout ou partie du mécanisme, quelque beau rouage ou levier en cuivre poli, en acier étincelant, il est certain que l’aspect artistique en serait augmenté.
- Ce serait même rendre un grand service à l’art, en général, car il y aurait une démonstration de plus que le chiffre a sa beauté. Et les vrais artistes seraient peut être tentés d’en rechercher le principe et les applications.
- {Le Figaro). Arsène Alexandre.
- TüriD-Asti-Atanûrie-Tiirio
- Résultats
- Quatorze des véhicules présentées au concours d’automobiles, organisé à Turin à l’occasion de l’Exposition,ont pris part à la course Turin-Asti-Aiexan-drie et retour (200 kil.), dont le départ a été donné le dimanche 17 juillet.
- L’étape d’aller adonné le classement suivant :
- Tricycles. — V Storero, 2. Bigatti, 3. Tarlarini, 4. Caligaris, 5. capitaine Nemo.
- Voitures. — 1. Pugliese, 2. Errefreud, 3. Feder-man fils, 4. Miari et Giusti.
- p.474 - vue 475/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE 475
- L’arrivée à Turin a eu lieu dans cet ordre :
- 1. Storero (Iricvcle), malgré une .chute à Asti : 2. Calligaris (tricycle), 3. Federmann (voiture), 4. Mâlanotti (voiture).
- Les autres concurrents avaient abandonné par suite d’accidents.
- Spa-Faris-Spa
- Projet
- Après le succès considérable remporté par la course de Bruxelles-Spa et les divers concours organisés. par l’Automobile Club de Belgique, nous apprenons qu’il serait sérieusement question d’organiser pour l’année prochaine, avec des allocations _ plus importantes que celles qui ont été données jusqu’à présent dans aucune course d’automobiles, une épreuve monstre : Spa-Paris-Spa.
- Les bases de cette course ont été déjà étudiées par M. Lemaire de Warzu, directeur des l'êtes de Spa, et les principaux membres de l’Automobile Club de Belgique, qui songent, nous dit-on, à partager avec l’Automobile Clud de France l’honneur de l’organisation de cette grande épreuve.
- L’intérêt de cette course "sera d’autant plus considérable que quelques grandes usines belges qui viennent de se mettre à la construction des automobiles pourront mettre en ligne leurs voitures contre celles des maisons françaises.
- Chambre Syndicale fls l'Automobile
- La Chambre Syndicale de l’Automobile et des industries qui s’v rattachent s’est réunie à son siège provisoire,dans ia bibliothèque de l’A.C.F., place de l’Opéra,sous la présidence de M. le comte de Dion.
- La séance a été ouverte par le scrutin de ballo-tage dans lequel ont été reçus membres de la Chambre les candidats dont les noms suivent: MM. Du-croiset, de Grenoble; Imbault, administrateur de la Société des voitures électriques Kriéger ; Vital-Bouhours, fabricants de pneumatiques ; Pellorce, de Courbevoie ; Noël, constructeur d’indicateurs de vitesse; Lelong, directeur de la Métropole; Michel et Eugène Werner ; Qucnay, directeur de la Société des Chaudièreset Voilures â vapeur svslème Scotte; Lepape; Ducellier, fabricant de lanternes ; Jussy, de Saint-Etienne; J.-A. Amiot,d’Asnières ; Léniau, directeur de la Compagnie Française des Voitures Electromobiles; Goffard et Vauzelle.
- M. le comte de Dion a entretenu ses collègues de la proposition de loi que M. Paulmier va déposer sur le bureau de la Chambre des députés, modifiant les articles relatifs à l’industrie automobile.
- Les chiffres proposés par M Paulmier n’ont pas réuni tous les suffrages et la Chambre a décidé de les revoir à une prochaine séance, après avoir donné mandat à quelques-uns de ses membres, notamment à l’un de ses vice-présidents,'M. Jeantaud, de les approfondir.
- La Chambre Syndicale a ensuite arrêté la liste de ceux de ses memb"es qu’elle va proposer comme experts des douanes à la direction des douanes ainsi qu’au ministère du Commerce. Ce sont : MM. Jeanteaud, Diligeon, Cohendet, Chauveau et de Dion.
- Il a ensuite été question du réglement de circulation que les chauffeurs attendent depuis si longtemps et qui n’est pas encore prêt de voir le jour.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Petites Nouvelles
- Un Automobile-Club Autrichien
- Voici un cercle nouveau d’encouragement à l’industrie automobile, l’Automobile-Club autrichien Oesterreich Automobile-Club) qui vient de se onder.
- Dans une lettre au baron de Zuylen, le président du nouveau club, M. Poetting et le vice-pfé-sident, M. Hardy, annoncent leur but et leurs desseins « si vastes, qu’il faudra bien du temps, disent-ils, pour pouvoir les remplir ».
- Le club compte d’ailleurs déjà 280 membres, Avec une amabilité parfaite MM. PoettingetHardy déclarent qu’ils prendront l’A. C. F. comme modèle. Suit cet intéressant passage :
- « Au-dessus des frontières, disent-ils, nous formerons, si vous le voulez, en dehors de toute politique, une association de chauffeurs, qui discuteront et régleront eux-mêmes leurs devoirs et leurs droits. »
- Pour le moment l’Automobile-Club autrichien offre son concours aux chauffeurs français qui iraient en Autriche.
- * *
- Les Omnibus à vapeur de Londres
- Une Compagnie intitulée The London Steam Omnibus Company vient de lancer des prospectus en vue d’une souscription de 420 000 livres, par actions de 10 livres chacune.
- Il y est parlé des bénéfices énormes que rapportera certainement cette affaire, ainsi que des détails de l’exploitation. La Compagnie s’est assuré l’exclusivité du service dans un rayon ue 20 milles autour du General Post Office de Londres. Outre ce service urbain et suburbain elle propose d’entreprendre un service entre Piccadilly et Hendon, Westminster et Crystal Palace, London Bridge et Bnghton, la Banque d’Angleterre et Kingston, la Banque d’Angleterre et Barnet, Blackfriars et Blackheath, Knigtsbridge et Windsor, Liverpool Street et Enfield.
- Toute la semaine dernière un omnibus à vapeur, du type proposé, a fait un service gratuit entre Marble Arcb (Hyde Park) et Stepberd’sBush.
- La presse londo ienne est unanime à protester contre les projets de la London Steam Omnibus Company et engage le public à ne pas souscrire.
- M. Lawson, bien que ne figurant pas sur la. liste du Comité, est à la tête de cette nouvelle affaire.
- *
- ♦ •¥
- Chauffeuse royale
- Du Cri de Paris :
- Les automobilistes belges sont dans la joie.
- La reine des Belges, qui a assisté â l’arrivée de la course d’automobiles Bruxelles-Spa, a pris gofit au nouveau moyen de locomotion. Sa Majesté vient de commander une superbe voiture à quatre places. Journellement elle reçoit des leçons d’un chauffeur émérite et, dans quelques jours, on la verra évoluer dans les rues de la capitale brabançonne.
- Nous serions curieux de savoir si les autorités bruxelloise — « à l’instar de celles de Paris », comme on dit là-bas — imposeront à leur souveraine un maximum de vitesse.
- * *
- Sur les plages
- De Tous les Sports :
- Un de nos amis, en villégiature à Trouville, nous dit qu’il a trouvé cette plage aristocratique encore déserte à la mi-juillet. Toutes les villas si coquettes gardent leurs volets clos et l’aspect reste aussi triste dans toutes les stations voisines du Calvados, à Cabourg, Deauville, Houlgate et Vil-lers.
- Oui, mais si les baigneurs font défaut, il n’en ya pas de même pour les autos. Notre correspondant
- p.475 - vue 476/833
-
-
-
- 476
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- n’a pas compté moins de quarante-trois véhicules, tricycles ou voitures garés dans les divers établissements de Trouville.
- Allons, les amateurs de vitesse auront encore là-bas de belles journées, surtout si le doux M. Bouchet ne vient pas gâter les choses par sa présence.
- * ¥
- Les folles vitesses
- Du Journal des Sports :
- Si les folles vitesses sont intéressantes en courses elles sont dangereuses en temps ordinaire et nous croyons savoir qu’au ministère des Travaux publics on s’occupe sérieusement de les refréner.
- L’automobilodrome sera donc, à bref délai, le dernier coin où l’on pourra se livrer à la vitesse.
- Les victimes que font les enragés de vitesse se multiplient chaque jour.
- Hier encore, le docteur Ladevie, de Gisors, un chauffeur, a été victime d’un de ces fous. Voici la lettre qu’il nous adresse :
- Gisors, le 18 juillet 1898. *
- « Monsieur le Rédacteur,
- Je viens en qualité de lecteur de votre excellent journal vous signaler le fait suivant : Je fais mes visites en voiturette et ma machine était aujourd’hui garée le long d’une habitation où j’étais près d’un malade, quand arrivent deux automobiles de course, d’une marque que je n’ai pas eu de peine à reconnaître, marchant à une allure de 60 kilomètres à l’heure, sur la route de Dieppe à Paris. Lé conducteur de la seconde voiture, aveuglé par la poussière, fait une embardee et tombe sur ma voi-’ lurette qu’il brise. S’apercevant de l’accident, il crie : « Vite, vite » et... se sauve. »
- « L’accident a eu lieu à Sérifontaine, près Gisors!
- « Vous avouerez que la conduite de ce monsieur est bien dégoûtante ; aussi ai-je aussitôt télégraphié a la police de Pontoise, de, Paris et de Dieppe pour le pincer, et je vous assure que je ne le ménagerai pas, car, entre chauffeurs, on devrait avoir au moins le sentiment des convenances. ;
- Comment voulez-vous qu’apres de semblables exploits, le public ne soit pas irrité et ne devienne féroce. Je serais heureux que vous signaliez le fait dans le Journal des Sports, en le faisant suivre de commentaires. Si j’avais été dans ma voiture,j’étais bel et bien tué.
- Veuillez agréer, etc.
- Docteur Ladevie
- M. le docteur Ladevie a pleinement raison dë vouloir donner une leçon au chauffeur peu scrupuleux, qui a pris la fuite après lui avoir causé un pareil préjudice, et nous ne pouvons que faire des vœux pour qu’il découvre le coupable.
- J. J. H. A.
- * *
- Renversé par une vache
- Un chauffeur, M. Le François, propriétaire, conseiller d’arrondissement du canton nord de Boulogne-sur-Mer, vient d’être victime d’un curieux accident sur la route de Paris-Plage à Etaples.
- _M. Le François filait, sur un tricycle à pétrole, lorsque, au moment où il voulait dépasser trois vaches qui déambulaient sur la route, l’une d’elles, su utement affolée, fit un brusque écart et vint tête baissée se jeter sur l’arrière du tricycle projetant son cavalier en avant sur le soi et lui occasionnant des contusions très graves à la face et aux bras.
- La machine, elle, se trouve hors de service.
- Plainte a été portée contre le propriétaire des vaches, M. Merlot-Sailiy, cultivateur à Etaples.
- Une enquête est ouverte.
- *
- ¥ *
- La Journée d’une automobile.
- L'Automobiliste rentrant chez lui. — Dieu ! que j’ai faim !...
- Madame. — Bonne chasse, mon ami !
- L'Automobiliste. — Non... presque rien... Le gibier, je veux dire les passants, deviennent très méfiants.
- Madame. — Enfin, quoi? combien do pièces?
- L'Automobiliste. — Trois à peine.
- Madame. — C’est toujours ça.
- L'Automobiliste. — Mais j’ai eu un mal... J’ai cru un instant que j’allais rentrer bredouille.
- Madame. — Raconte-moi ta chasse.
- L'Automobiliste. — Je suis sorti à deux heures et demie, à peu près. Je pars à 25 kilomètres à l’heure, en plein boulevard Haussmann. Je me disais : « Le pavé glisse, ce sera très dur à se garer, il y aura du bon. » Eh bien ! pas du tout.. A la hauteur de la rue du Havre, je n’avais pas encore étrenné. Là, heureusement, un bonhomme d'une soixantaine d’années environ traversait la chaussée. En me voyant arriver, il veut monter sur le trottoir. Mais, forçant la machine, je me dirige de son côté avec une vitesse de trente-deux kilomètres et je l’atteints à l’épaule... Il a roulé en boule comme un lièvre.
- Madame. — Pas de contravention?
- L'Automobiliste. — Non. Il n’y avait pas de gardiens... Un petit attroupement s’est forme, mais j’étais déjà loin.
- Madame. — Et puis ?
- L'Automobiliste. — Deux heures de course pour rien. Enfin, j’ai renversé une voiture des quatre-saisons près des Halles et une vieille dame place de la Madeleine ! Et c’est tout.
- Madame. — Trois pièces au tableau , ce n’est pas grand’chose en effet.
- L'Automobiliste. — Je compte beaucoup sur dimanche. J’ai rendez-vous avec deux camarades; nous devons chasser dans l’avenue des Champs-Elysées.. .
- (Le Figaro) Alfred Capus
- * *
- Le Vélo annonce que, dépassant de loin toutes les prévisions, le bénéfice net laissé par l’Exposition des Tuileries atteindra 40 000 francs.
- * *
- L’Automobile Club de France s’étant mis dans ses meubles, l'Automobile Club de Belgique en fait autant. Mais,plus favorisé sous ce rapport,il n’ausa pas de longs mois à attendre ; la prise de possession de ses nouveaux locaux est fixée au 1er août.
- *
- * *
- Le Temps publie la note suivante :
- « M. Walckenaer, ingénieur en chef des mines, est nommé professeur du cours de machines à vapeur à l’Ecole des ponts et chaussées en remplacement de M. Hirsch, admis à faire valoir ses droits a la retraite. ».
- * *
- On lit sur les affiches annonçant les courses de chevaux du Mans :
- « Prix d’entrée :
- « Voitures à un cheval ou automobiles à une et deux places, 5 francs.
- « Voitures à 2 chevaux on automobiles à 4 places 10 francs.
- « Garage couvert pour bicyclettes ».
- Un petit bravo pour la commission des courses du Mans !
- * *
- Carnet de deuil :
- M. Kriéger, l’industriel bien connu dans le monde de l’automobile, vient d’être éprouvé douloureusement par la perte de sa jeune femme, Mme Krie-ger, décédée, à l’àge de 23 ans, à la suite d’une fièvre typhoïde.
- Nous adressons à M. Kriéger et à sa famille l’expression de nos sentiments de douloureuse sympathie.
- * *
- * ¥
- Triste écho que celui qui nous arrive de Caude-bec-en-Caux. Un des concurrents de Paris Amsterdam, le n° 51, M. Védrine, vient d’être victime d’un grave accident.
- p.476 - vue 477/833
-
-
-
- 477
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Lundi, vers dix heures et demie du matin, M. et Mme Marot et M. et Mme Védrine, habitant tous quatre Paris, revenaient du Havre en automobile, retournant à Paris, lorsque dans la descente de Saint-Amont, près de Caudebec-en-Caux, M. Marot, qui conduisait, voulut serrer ses freins.
- Un seul frein ayant sans doute fonctionné, la voiture tourna brusquement et se renversa sur le côté, en travers de la route. Mme Marot sauta à terre sans se faire aucun mal, mais les trois autres voyageurs furent violemment projetés sur le sol, et deux d’entre eux, M. et Mme Védrine furent blessés à la tête. Mme Védrine fut surtout sérieusement atteinte par le marchepied de la voiture qui lui fit une profonde blessure d’où le sang s’échappait avec abondance.
- Relevée sans connaissance, Mme Védrine fut placée sur un matelas dans une voiture et conduite à l’hôtel de la Marine, où M. Ghivé, médecin, aidé de M. Poirée, pharmacien, lui donna des soins ; dans la soirée, la blessée allait mieux et on espérait qu’à moins de complication cérébrale que la réaction peut amener, elle pourrait être rétablie dans quelques jours.
- La voiture, hors d’usage, est rentrée, à Paris, par le chemin de fer.
- ¥ *
- Le Temps publie cette note officieuse :
- « Au sujet d’un nouvel emploi d’inspecteur créé sur la demande du Préfet de police, certains journaux ont raconté que ce fonctionnaire serait chargé rie la surveillance de la vitesse des automobiles dans les rues.
- « Ce n’est pas pour cet objet que cette innovation a été faite. En effet, la surveillance de la voie publique est confiée aux agents de la police municipale, c’est-à-dire aux gardiens de la paix, et ce sont eux qui dès lors doivent veiller à ce que les automobiles n’aillent pas à une allure trop rapide.
- « L’emploi créé est un véritable emploi d'ingi-nieur. Le titulaire aura pour mission de seconder les ingénieurs des mines actuels, MM.Walckenaer et Bochet, dans la vérification des machines automobiles d’une part et, d’autre part, dans les examens de capacité des candidats chauffe rs. Ce renforcement du cadre si restreint des ingénieurs qui s’occupent de la question des voitures à moteur mécanique aura pour effet d’activer la délivrance des permis de circulation des véhicules et de leurs conducteurs. »
- ¥ ¥
- Le Vélo signale l’arrêté publié par le maire de Bergerac. Il y signale la fâcheuse promiscuité des articles 14 et 15.
- L’article 14 dit, entre autres choses sages et bonnes :
- « Les bicyclistes seront tenus de mettre pied à terre et de conduire leur machine à la main. »
- Et l’article 15 ajoute :
- « Les mêmes prescriptions sont applicables aux automobiles, mais les conducteurs et cavaliers doivent leur laisser libre la moitié de la chaussée. »
- J’ignore si la moitié de la chaussée doit être laissé aux conducteurs d’automobiles, mais je suppose que ce ne serait pas trop pour y voir M. Scotte, par exemple, mettant pied à terre pour conduire son train à la main.
- Le comte de Dion poussant sa berline, ou le colonel Pierron poussant un break nous paraissent d’ailleurs un spectacle assez suggestif.
- Ça vaudrait bien le voyage à Bergerac.
- ¥ ¥
- Les idées de quelques « intellectuels » sur l’automobilisme, sténographiées par Raitif de la Bretonne .
- « M.Catulle Mendès émet la forme du char antique, l’avancée balconnante et incurvée du char des bas-reliefs du Parthénon et des anciennes courses romaines du défunt Hippodrome : toute l’esthétique, d’un disciple, et fervent, de Leconte de Lisle s’affirme dans ce choix ;
- « Rodenhach, encore hanté des souvenirs de Bruges-la-Morte et des canaux gelés des villes flamandes opine pour la forme du traîneau : en effet gracieux, mais moins facile, il me semble, à imaginer, ce traîneau monté sur des roues !
- « Henri Bataille, sans se prononcer, pencherait plutôt pour le modèle du char.
- v Edmond Sée s’en remet aux sûres trouvailles de l’avenir, tandis que Rochegrosse,tout vibrant d’enthousiasme et de regrets pour les civilisations abolies, se déclare carrément hostile à une aussi laide chose que l’automobilisme, évoque en deux ou trois traits l’horreur attristante et mécanique des rues futures sillonnées de locomotives et vides de chevaux !... Le cheval, cette harmonie des mouvements, cette joie de l’œil ! Tout une humanité en bicycles, en tricycles, en automobiles, courant, se croisant, se heurtant et s’écrasant à toute vapeur, dans des odeurs de pétrole, de graisse et de charbon de terre, à travers des avenues bordées de casernes et d’usines ; le fracas des cornets à bouquin et des sifflets des chauffeurs criblé de sonneries de téléphone, l’assourdissement dans le tumulte et le vertige dans la clameur, toute une fantastique et stricte vision du vingtième siècle, dont l’évocation prend douloureusement sur les nerfs et effare. »
- ¥ ¥
- Une voiture automobile que conduisait M. Bord, remontait à une allure modérée le cours de l’Intendance, à Bordeaux, lorsqu’une dame, qui a refusé de faire connaître son nom, voulant traverser la chaussée, près de la place Gambetta, fut renversée bar le véhicule qui lui passa sur le corps.
- Relevée aussitôt par les passants et par M. Bord lui-même, désolé de l’accident, elle fut transportée à une pharmacie, où les soins les plus empressés lui furent donnés.
- Peu après elle a pu regagner seule son domicile. Elle a reçu au visage de légères contusions qui n’inspirent pas d’inquiétudes et a déclaré qu’elle ne portait aucune plainte contre M. Bord.
- ¥ ¥
- On a pu lire ces jours-ci sur les murs de Paris l’affiche suivante :
- Ecole des cochers de fiacres automobiles de la ville de Paris
- AUX COCHERS !
- « En présence de l’extension que prend journellement l’automobilisme (sic) à Paris et de la prochaine transformation des fiacres à traction mécanique, nous avons l’honneur de prévenir les cochers qu’à partir du 1er octobre 1898 nous tiendrons à leur disposition, pour faire leur apprentissage de cocher-mécanicien, deux voitures à traction électrique.
- « On traite à forfait. Prix modérés .. .
- « Pour se faire inscrire, i! faudra posséder un casier judiciaire vierge de toute condamnation; cela pour débarrasser la corporation des gens malpropres qui y oullulent et qui, par leur grossièreté et leur mauvais vouloir, éloignent le client de leur voiture.
- « Pernette,
- « Directeur-fondateur. »
- ¥ ¥
- Le Salon du Cycle de 1898 organisé par la Chambre Syndicale du Cycle et de l’Automobile se tiendra probablement dans la Galerie des Machines. Il comprendra une section automobile.
- Un des membres d’une maison de commission de Londres doit venir en France en vue de négociations avec les fabricants d’automobiles pour la représentation de leurs intérêts en Grande-Bretagne ; il serait heureux de savoir les noms des fabricants que cela intéresse.
- Adresse : The Consolidated Hardware Co., 79, Peckham Road, London, England.
- p.477 - vue 478/833
-
-
-
- 478
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Paris, le 26 juillet 18U8 Mon cher Directeur,
- Je suis étonné que vous ayez donné asile aux véritables potins de concierge qui font l’objet d’une petite note à la seconde page de votre numéro du 23 juillet. Il n’v a pas et il ne. pouvait y avoir de dissentiments e'ntre les membres de la Commission par l’unique et excellente raison que la Commission des fiacres de l’A. C. F. ne s’est pas réunie depuis le 30 mai et qu’elle n’a pu, par suite, échanger, aucune impression ni émettre aucun avis. Est-ce clair?
- En vous priant d'insérer ces quelques lignes, je vous envoie l’assurance de mes meilleurs sentiments.
- E. Hospitalier.
- *
- v *
- Monsieur et cher collaborateur,
- Est-ce bien à vous, critique éminent et impitoyable de chercher à refouler la voix de la critique ? Nous avons toujours usé d’impartialité, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons abandonner cette attitude. La note dont vous parlez a été publiée dans l’intérêt de l'avenir de la locomotion par l’élee-tricité ; j’en prends l’entière responsabilité.
- Les vérités sont toujours bonnes à dire, et vous êtes le premier à les proclamer en toutes circonstances. Vous montrez ainsi une indépendance louable, permettez que l’on vous imite.
- Et maintenant, si vous le voulez, mettons que l’ajournement du rapport est dû à un désir immodéré d’aller villégiaturer. C’est tout ce qu’il y a de plus clair,
- Veuillez agréer, Monsieur et cher collaborateur, l’expression de mes meilleurs sentiments.
- L. Béguin.
- Perissé (L.)» Ingénieur des Arts et Manufactures.
- — Automobiles sur ronces. Petit in 8°. (Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire.)
- Cet ouvrage dont nous avons déjà parlé se trouve aujourd’hui en dépôt dans nos bureaux.
- L’auteur y décrit les principaux types de moteurs, de mécanismes et de véhicules en usage, avec de nombreuses figures illustrant le texte. Il met ainsi tous ceux que la question de l’Automobilisme intéresse à même de saisir les grandes lignes de cette nouvelle industrie dont le développement particulièrement rapide est une preuve de grande vitalité.
- Après une Notice historique aussi résumée mais aussi complète cependant que possible passant en revue les essais faits en Angleterre et en France jusqu’à ces dernières années, i’Auteur, dans la première partie examine, les mécanismes des voitures automobiles ; les différents moteurs, leur fonctionnement théorique sont décrits ainsi que les sources d'énergie qu’ils nécessitent ; après la classification une étude succinteest présentée des mécanismes de transmission de mouvement et des mécanismes accessoires, tels que direction, freins, etc.
- Dans la deuxième partie, M. Périsse fait une étude générale des différents véhicules en usage; voitures de promenade ou de tourisme,solutions adoptées pour les fiacres automobiles, véhicules destinés aux transports en commun indique les résultats obtenus au concours de poids lourds en 1807 et les prix de
- revient qu’ont permis d’établir les expériences prolongées faites sur les automobiles de livraison.^
- Les conclusions de l’Ouvrage exposent! pour chaque type de véhicule les avantages, et les inconvénients que la pratique a indiqués et les desiderata que l’on peut tirer de l’expérience déjà acquise pour la construction d’automobiles.
- En vente dans nos bureaux. Broché, 2 fr. 50. Cartonné, 3 francs.
- *
- K 4
- Dumont (Georges), Ingénieur des Arts et Manufactures, Vice Président de la Société des Ingénieurs civils de France. — Automobiles sur rails. Petit in-8* (Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire.)
- Les nécessités imposées par les transports en commun, qui prennent de jour en jour un développement plus grand, amènent progressivement les Compagnies de tramways à substituer la, traction mécanique à la traction par chevaux. C’est l’automobile, c'est-à-dire la voiture qui porte en elle son moteur, qui présente le plus d’avantage pour la circulation dans les villes.
- L'Ouvrage de M. Dumont a pour but de passer en revue les différents moyens mécaniques qui sont actuellement employés dans les tramways automobiles.
- Nous en avons donné déjà un compte rendu ; ajoutons aujourd’hui que l’ouvrage est en dépôt dans nos bureaux. Broché, 2 fr. 50.
- Modification
- La Société H. Crouan et Cie, dénommée Société Française du gazomoteur avait reçu de M. H Crouan la licence exclusive pour la France et les colonies, du moteur industriel dit « Gazomoteur »', ainsi que des nouveaux moteurs à gaz et à pétrole et des nouveaux mécanismes d’automobiles apportées par M. H. Crouan.
- La Société a apporté diverses modifications à ses statuts et a consenti à l’augmentation du capital social, supérieure aux 200 000 francs prévus sou: certaines conditions.
- (P. A. 20 juillet!.')
- *
- *
- Le capital de la Société Y Automobile a été porté de 100 000 à 350 000 francs.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Billets de bain»» de mer de 3e classe
- La Compagnie de l’Ouest, désireuse de faciliter l’accès des bains de mer aux nombreuses familles qui cherchent des installations à bon marché dans les « Petits trous pas chers » de la Bretagne, vient de soumettre à l’homologation ministérielle un projet de création de billets de bains de mer de 3e classe, délivrés de toutes les gares de grandes lignes de son réseau et valables 33 jours avec minimum de perceplion de 33 francs (aller et retour).
- Ces billets permettront, en outre, aux voyageurs, ayant à effectuer un parcours total d’au moins 500 kilomètres (250 kilomètres dans chaque sens), de s’arrêter pendant 48 heures, soit à l’aller, soit au retour, dans une station de leur choix de l’itinéraire suivi. — Cette facilité sera étendu aux billets de 33 jours de lre et de 2e classe déjà existants.
- Killet de bains de mer de ÎO jours
- Pour tous les stations balnéaires de la Normandie, beaucoup plus rapprochées de Paris, il n’était délivré que des billets valables 4 jours (du jeudi soir au lundi soir), la Compagnie de l’Ouest vient de
- p.478 - vue 479/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 479
- soumettre à l’homologation ministérielle la création d’une nouvelle série de billets valables 10 jours et comportant des réductions de 20 0/0 pour les parcours de 126 à 200 kilomètres et de 30 0,0 pour les parcours supérieurs à 200 kilomètres.
- Au départ de Paris le prix de ces nouveaux billets pour les plages ci-après désignées serait ainsi fixé :
- Dieppe, 1" classe : 30 fr. 10, 2’ cl., 20 fr. 30; Fécamp, 1" classe : 35 fr 85, 2' cl., 24 fr. 15; Etretat, 1" classe : 36 fr. 05, 2' cl., 24 fr. 35; Le Havre, V classe : 35 fr. 85, 2* cl., 24 fr. 15; Trou-ville, l" classe : 35 fr. 85, 2‘ 24 fr. 15; Cabourg, 1-- classe : 37 fr. 80, 2' cl., 25 fr. 50, etc., etc.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- 1er juillet 1898
- Services directs entre Paris et Bruxelles
- Trajet en 5 heures
- Départs de Paris à 8 h. 20 du matin, midi 40, 3 h. 50, 6 h. 20 et 11 heures du soir.
- Départs de Bruxelles à 8 h. et 8 h. 57 du matin,
- I h. et 6 h. 4 du soir et minuit 15.
- Wagon-salon et wagon-restaurant aux trains partant de Paris à 6 h. 20 du soir, de Bruxelles à 8 h. du matin.
- Wagon-salon-restaurant aux trains partant de Paris à 8 h. 20 du matin, et dé Bruxelles à 6 h. 4 du soir.
- Services directs entre Paris et la Hollande
- Trajet en 10 heures
- Départs de Paris à 8 h. 20 du matin, midi 40 et
- II h. du soir.
- Départs d’Amsterdam à 8 h. 28 du matin, midi 20 et 6 h. 7 du soir.
- Départs d’Utrecht à 9 h. 6 du matin, 1 h. 8 et 6 h. 46 du soir.
- Services directs entre Paris, l’Allemagne et la Itussie
- Cinq express sur Cologne, trajet en 9 heures Départs de Paris à 8 h. 20 du matin, midi 40, 6 h. 20, 9 h. 25 et 11 h. du soir.
- Départs de Cologne à 4 h. 4ü et 9 h. 3 du matin, 1 h. 45 et 11 h. 21 du soir.
- Liste des Brevets d’invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelft Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 372276. — 17 novembre 1897. — Didier. — Nouveau dispositif de changement de vitesse applicable particulièrement aux moteurs des tricycles tomobiles.
- 272304. — 18 novembre 1897. — "Wacheux et Deguines. — Perfectionnements apportés dans la construction des tricycles et quadricycles automobiles.
- 272351. — 24 novembre 1897. — Juzan. — Avant-train applicable aux tricycles à pétrole et autres, pour les convertir en quadruplettes à plusieurs places.
- 272403. — 20 novembre 1897. — Toison. Système de cales-blocs pour véhicules et spécialement pour automobiles.
- 272519. — 25 novembre 1897.— Simpson. — Perfectionnements apportés aux voitures automobiles.
- 272602. — 2 décembre 1897. — Hidien.— Système d'automobile Hidien.
- 272647. — 30 novembre 1897. — Le Plastier Webb. — Perfectionnements dans les commandes à vitesse variable spécialement applicable aux automobiles.
- 272768. —3 décembre 1897. — Compagnie nationale d’Electricité (système Ferranti).
- — Perfectionnements aux bicyclettes automobiles à pétrole.
- 272801. — 4 décembre 1897.— Bapst et Grelot. — Voiture automobile mixte à pétrole et électrique.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule. Neuilly-sur-Seine
- BiMiotbèp âe la « Locomotion antomobilB »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2’ — Voitures à vapeur................. épuisé
- 3’ — — à pétrole............. 10 »
- 4e — — électriques, etc......... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles
- ar Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et VEntrelièn des Tricycles de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11 «Cartes Tarride des environs de Paris, en quatre
- feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres.......... 1 fr. 25
- — — 80 — .... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco, 3 francs.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cle, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Ghassenet, agent général pour la France.
- p.479 - vue 480/833
-
-
-
- 480
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C‘“ des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C,e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C‘“ générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dali fol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C°, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C', 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C‘“, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobiles Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobile Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme dos Voilurettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roeh-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence, Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- Ca Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- Ca générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bergeon et C*', 17, rue Esprit-dos-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaohat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Siôges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures {Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy."
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayetfe.
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes."-
- p.480 - vue 481/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N« 31
- 4 Août 1898
- SOMMAIRE DU N» SI
- Le nouveau règlement pour la circulation des automobiles G. D.
- Etude sur la construction des voitures automobiles, DE LEYMA.
- Petite voiture automobile à deux places système Mcrisse, D.
- Locomotion sur rails, P. S.
- Course Bordeaux-Biarritz.
- Moteur rotatif à détente (système Henry), Paul Sarrey.
- Arrière-train démontable.
- Le meeting automobile de Lille.
- La fusion des Clubs Automobiles Anglais.
- Le Concours des Poids Lourds.
- Concours pour la nomination d’un inspecteur. Tours-Blois-Tours.
- Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- Sociétés.
- Liste des brevets d’invention.
- -- -4-
- k >j£
- } ,f«
- PETITE VOITURE AUTOMOBILE A DEUX PLAGES MÛRISSE
- p.n.n. - vue 482/833
-
-
-
- 482
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le nouveau règlement pour la eireulation des automobiles
- La circulation des automobiles est actuellement régie pour le département de la Seine, par l’ordonnance de police du 14 août 1893.
- Il est maintenant question de remplacer cette ordonnance par une nouvelle réglementation s’appliquant à toute la France. Une commission spéciale en a élaboré un projet qui doit être soumis à la signature ministérielle et au Conseil d’Etat. C’est dire que nous ne pouvons encore prévoir le moment de la promulgation.
- Notre confrère Le Vélo a publié récemment le texte du nouveau règlement, tel qu’il est en ce moment, c’est-à-dire quelques mois avant sa naissance. Une plus longue gestation y fera peut-être survenir des modifications : il est probable qu’elles seront peu importantes.
- Nous n’entreprendrons pas de citer ici le texte in extenso. D’autant que, pour beaucoup de nos lecteurs qui n’ont pas très présente à l’esprit l’ordonnance de 1893, les modifications n’apparaîtraient, pas très nettement. Nous nous contenterons de mettre en évidence les principaux changements, par comparaison avec l’ancien texte.
- Mais, entendons-nous bien, ceci n’est pas officiel et cette réglementation n’a pas encore force de loi. Nous ne donnons cette comparaison que pour donner aux chauffeuis un avant goût des bonnes surprises qu’on leur ménage.
- Ancien texte
- L’emploi sur la voie publique, dans Paris et dans les communes du ressort de la Préfecture de police, de véhicules à moteur mécanique, autres que ceux servant à l’éxploitation des voies ferrées concédées est soumis aux dispositions suivantes :
- Nouveau texte
- Est soumise aux prescriptions du présent règlement la circulation sur les voies publiques de véhicules à propulsion mécanique, soit qu’ils circu lent isolément avec avant-train moteur à boggie ou non, soit qu’ils remorquent d’autres voitures d’attelage, à l’exception de ceux qui servent à l’exploitation des voies ferrées.
- Automobiles à avant-train moteur, à Boggie ou non, circulant isolément
- Recommandations diverses en vue de l’étanchéité, de l’absence de bruit de fonctionnement, de l’impossibilité de l’emballement du moteur au repos, du groupement et de l’éclairage des organes de commande analogues aux anciennes.
- Ancien texte
- Le véhicule sera pourvu de deux systèmes de freins distincts ou de deux systèmes de commande de ces freins indépendants l’un de l’autre.
- Par l’action d’un seul de ces systèmes, on doit pouvoir, en toutes circonstances, immobiliser le véhicule même lorsque le moteur donne son maximum de force. L’un au moins des deux systèmes de commande produira un serrage des freins aussi instantané que possible.
- Le véhicule sera muni d’un dispositif permettant de tourner dans les courbes de petit rayon.
- La demande d’autorisation sera communiquée à l’ingénieur en chef des mines chargé du service de surveillance des appareils vapeur du département de la Seine....
- Les véhicules en provenance d’une môme maison de construction devront faire l’objet d’un numérotage spécial à cette maison, en définissant chaque appareil sans ambiguité......
- En cas de changement de propriétaire, d’inexécution des épreuves ou vérifications prescrites par les règlements ou de changements relatifs aux énonciations de l’autorisation, cette dernière est caduque de pleins droits et le véhicule ne peut être maintenu en service sans nouvelle autorisation.....
- Nouveau texte
- Le véhicule doit être pourvu de deux système-de freins distincts, suffisamment efficaces et susceptibles, sauf pour les moteurs à vapeur, de supprimer automatiquement l’action du moteur sur la roue motrice. L’un au moins des systèmes de freins doit produire un calage des roues aussi instantané que possible. L’un des systèmes de freins peut être remplacé par un dispositif tel que la contre-vapeur permette l’emploi du moteur pour obtenir rapide-me t l’arrêt de la voiture.
- Le véhicule doit être disposé de manière à obéir sûrement à l’appareil de direction et à tourner avec facilité dans les courbes de petit rayon. Il doit être muni de dispositifs permettant iaTnarche arrière, à moins toutefois que son poids, en ordre de marche, soit inférieur à 250 kilos, non compris le poids des voyageurs.
- La constatation que les voitures automobiles satisfont aux diverses prescriptions sera faite par le service des mines sur la demande du destinataire ( u du constructeur. .
- Les voitures de l’étranger seront examinées avant leur mise en service en France, sur le point du territoire désigné par le destinataire dans sa demande.
- Les constructeurs français devront demander la vérification de tous les types d’automobiles qu’ils ont construits ou qu’ils établiront par la suite.
- Lorsque les ingénieurs des mines auront constaté que la voiture présentée satisfait aux prescriptions réglementaires, ils dresseront procès-verbal de leurs opérations et en remettront une expédition certifiée, dans le premier cas visé ci-dessus, au destinataire, et dans le second, au constructeur.
- Ce dernier aura la faculté de construire et de livrer au public autant de voitures qu’il voudra
- p.482 - vue 483/833
-
-
-
- 483
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Ancien texte (suite)
- Tout véhicule à moteur mécanique portera sur une plaque métallique, en caractères apparents et lisibles, le nom et le domicile du propriétaire et le numéro distinctif énoncé sür la demande d’autorisation. Cette plaque sera placée au côté gauche du véhicule; elle ne devra jamais être masquée.
- Nouveau texte (suite)
- suivant chacun des types qui auront été reconnus satisfaire aux conditions du présent réglement ; il donnera à chacune d’elles un numéro d’ordre dans la série à laquelle elle appartient et sera simplement tenu, sous sa responsabilité, de remettre à l’acheteur auquel il la livrera, une copie du procès-verbal de constatation sus-visè et un certificat attestant que la voiture livrée est conforme à celle qui fait l’objet de ce procès-verbal.
- Chaque voiture portera sur une plaque métalli-ue, en caractères lisibles, le nom et le domicile u propriétaire et le numéro d’ordre spécial donné à la voiture.
- En cas de refus par les ingénieurs des mines de dresser le procès-verbal de constat, il pourra être fait appel par les intéressés au ministre des travaux publics qui statuera.
- Dispositions relatives à la
- conduite et à la circulation des véhicules
- Ancien texte
- Nul ne pourra conduire un des véhicules à moteur mécanique spécifiés par la présente ordonnance s’il n’est porteur d’un certificat de capacité délivré par nous, à cet effet, et afférent au genre de moteur du véhicule.
- Il ne sera délivré de certificat qu’aux personnes âgées de 21 ans au moins...
- Tout candidat devra faire la preuve, devant l’Ingénieur en chef des mines chargé du service des appareils à vapeur, ou son délégué :
- 1° Qu’il possède l’expérience nécessaire pour l’emploi prompt et. sûr des appareils de mise en marche et d’arrêt pour la direction du véhicule;
- 2° Qu’il est à même de reconnaître si les divers appareils sont en bon état de service, et de prendre toutes les précautions utiles pour prévenir les explosions ou autres accidents ;
- 3° Qu’il saurait, au besoin, réparer une avarie de route.
- L’approche du véhicule devra être signalée toutes les fois que le besoin seia, au moyen d’une corne, d’une trompe ou de toutinstrument du même genre à l’exclusion des appareils qui feraient un bruit analogue à celui des sifflets à vapeur. Indépendamment de ce moyen d’avertissement qui doit être à la portée du conducteur, le véhicule sera muni, si sa marche est naturellement silencieuse, d’une clochette ou de grelots suffisamment sonores pour annoncer son approche.
- Cette clochette ou ces grelots ne porteront aucun dispositif d’arrêt.
- ..... L’autorisation fixera le maximum de la vitesse dans Paris et hors Paris, eu égard notamment à l’efficacité des moyens d’arrêt.
- Le maximum ne devra pas excéder 12 kilomètres à l’heure dans Paris et dans les lieux habités ; il pourra être porté à 20 kilomètres en rase campagne, mais ce dernier maximum ne pourra être admis que sur les routes en plaine, larges, à courbes peu prononcées et peu fréquentées. Ces maxima ne pourront jamais être dépassés ; le conducteur du véhicule devra même, à toute époque, réduire les vitesses de marche au-dessous desdits maxima orsque les circonstances le demanderont.
- Nouveau texte
- Nul ne peut conduire une automobile s’il n’est porteur d’un certificat de capacité afférent à la nature du véhicule et délivré par le préfet du département sur le rapport du service des mines.
- Cet avis est donné soit à la suite d'un examen pratique, soit sur le vu de toute pièce probante. Peuvent être considérées notamment comme pièces probantes les attestations émanées de toute personne jugée compétente par le chef du service des mines.
- Sont dispensés du certificat de capacité les conducteurs de motocycles d'un poids inférieur à 100 kilos en ordre de marche, non compris les passagers.
- ... L’approche du véhicule doit être signalée, en cas de besoin, au moyen d’une Corne, d’une trompe ou de tout autre instrument du même genre à l’exclusion de sifflets, sirènes à vapeur ou autres appareils produisant un bruit analogue.
- Ce moyen d’avertissement sera toujours placé à portée du conducteur.
- La vitesse de marche maxima ne devra dépasser en aucun cas 30 kilométrés en rase campagne et 20 kilomètres dans les agglomérations.
- Le mouvement doit être ralenti ou même arrêté toutes les fois que l’approche du véhicule, en effrayant les chevaux ou autres animaux, pourrait être une cause d’accident ou même de désordre.
- En tous cas, la vitesse doit être ramenée à celle d’un homme au pas dans les passages étroits ou encombrés.
- Les prescriptions concernant le bon entretien des mécanismes, les précautions a prendre à»l’arrêt sont analogues à celles que l’on connaît'bien. De même nous ne nous appesantirons pas sur les formalités de la demande d’autorisation — que 1 on semble vouloir simplifier — et sur le port du livret. D’autant que s’il y a des modifications à ce projet de règlement, elles porteront vraisemblablement sur ces détails administratifs plutôt que sur les points importants. Nous y reviendrons d’ailleurs quand le règlement sera devenu officiel.
- p.483 - vue 484/833
-
-
-
- 484
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le règlement de 1893 dit : « Il est défendu de faire remorquer par un véhicule mécanique une ou plusieurs voitures. » Le nouveau projet d’ordonnance contient une section spéciale réglementant la mise en circulation des attelages. Nous en citerons quelques passages :
- ..... Les automobiles remorquant d’autres véhicules dits d’attelage ne pourront circuler sur les voies publiques qu’autant qu’elles satisferont, en ce qui concerne leurs appareils moteurs, leurs organes oe transmission, de freinage et de conduite aux prescriptions du présent règlement.
- Indépendamment des freins de l’automobile, chaque véhicule d’attelage sera muni d’un frein sus-' ceptible d’être actionné soit par le mécanicien conducteur, à son poste sur l’automobile, soit par un conducteur spécial.
- ..... l^a vitesse des trains en marche ne dépassera pas 29 kil. en rase campagne et 10 kil. dans les agglomérations.
- Dispositions générales
- Pour tout ce qui n’est pas prescrit par le présent règlement, les automobiles, notamment celles employées à un service public de voyageurs, demeureront soumises, en tout ce qui leur est applicable,
- aux dispositions des lois et règlements sur la police du roulage, notamment delà loi du 30 mai 1851 et du décret du 10 août 1852.
- L’appareil contenant la source d’énergie reslc d’ailleurs soumis aux dispositions des lois et règlements sur les appareils du même genre en vigueur ou à intervenir.
- Aucun concours de voitures automobiles ne peut avoir lieu sur la voie publique sans une autorisation spéciale demandée un mois auparavant. Cette autorisation sera délivrée par le préfet sur l’avis des services de voirie compétents, si les voies publiques d’un seul département sont intéressées et, dans le cas contraire, par les ministres de l’intérieur et des travaux publics.
- Elle ne dispensera pas les organisateurs du concours de se pourvoir auprès des maires des communes traversées pour obtenirlesmesures de police nécessaires à la, sécurité, ni de prendre sous leur responsabilité toutes les mesures de police propres à éviter tout accident.
- Voici, dans leurs grandes lignes, les dispositions du règlement qu’on nous promet. Vitesses maxima, 20 et 30 kilomètres à l’heure; admission des pièces probantes pour la capacité, réglementation unique pour toute la France, simplification des formalités, tels sont les avantages que présente la nouvelle réglementation.
- Mais, en attendant, nous sommes toujours soumis à l’ancienne.
- G. D.
- Etals sur la Coostructioa les Voitures Automobiles
- Tour de précision
- Nous avons vu dans une précédente étude les conditions générales d’organisation d’un atelier destiné à la construction des voitures automobiles, et nous avons donné les moyens pratiquement employés pour produire la force motrice qui doit servir à actionner les différentes machines-outils qui servent au travail du fer. C’est de ces machines-outils que nous dirons aujourd’hui quel-
- ques mots : notre intention n’est pas de décrire par le menu les machines employées* mais d’indiquer seulement par une courte description et surtout par une gravure celles qui sont le plus utile ou qui ont aujourd’hui toute la faveur des constructeurs.
- La qualité générale des machines-outils doit être la stabilité : il importe par dessus tout d’éviter le
- p.484 - vue 485/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 485
- broutement sur les pièces à travailler. Aussi toutes les machines sont-elles des pièces lourdes etcom-pactes.
- A l’inverse de ce qui a lieu le plus souvent dans la construction mécanique, ce n’est pas la légèreté qu’on recherche avant toutes choses.
- La matière même employée en excès n’est pas perdue, et le constructeur retrouve bien vite d’un autre côté ce qui paraissait n’ètre qu’une dépense inutile et qui n’est qu’un supplément de force.
- Les machines-outils sont posées sur la terre, de façon à avoir une assise solide. On doit veiller en les plaçant à ce que le sol n’ait pas été fouillé et à ce qu’il ne se produise pas de tassement au. tour d’elles. Ce n’est que dans ces conditions que l’outil travaille bien. Nous connaissons plusieurs ateliers dans Paris où les machines sont situées au premier étage ; bien entendu ce ne peut être que des machines de moyennes dimensions et de poids restreint : d’autre part elles subissent
- tant de vibrations et en impriment de si fortes aux bâtiments où elles sont placées qu’une grande partie de la force motrice est perdue et que les outils broutent constamment sur les pièces à travailler.
- Le tour. — Le tour occupe incontestablement le premier rang parmi les machines-outils; tous les ateliers de construction, même les plus petits en ont au moins un en service. En plusieurs exemplaires, il constitue souvent la plus grande partie de l’outillage. Le tour a été la première machine inventée pour le travail mécanique des pièces; les perfectionnements qui ont été apportés à sa construction ont été des plus nombreux et on peut assurer qu’à l’heure actuelle il reste peu de chose à faire pour qu’il soit parfait sous tous les rapports : il a été étudié en même temps pour effectuer les travaux les plus divers. Non seulement il est employé pour façonner des surfaces cylindriques, mais encore des cônes, des
- J3>
- Tour à revolver
- surfaces planes, sphériques, des polyèdres, des hélices. 11 sert comme machines à percer et à aléser.
- Le tour est caractérisé par le mouvement en vertu duquel le corps vient se présenter au tranchant de l’outil au repos. L’outil est supporté par un chariot guidé par deux coulisses et qui peut recevoir un mouvement de progression au moyen d’une vis.
- Les tours se divisent en deux classes : les tours à pointes et les tours en l’air; dans les premiers la pièce est fixée entre deux pointes, dont l’une imprime le mouvement de rotation. Dans le tour en l’air, une des pointes est supprimée, et la pièce est placée à l’extrémité de l’arbre mobile; on peut alors l’attaquer de tous les côtés sauf de celui où elle est attachée.
- Tour à revolver. — Une des variétés les plus importantes du tour est le tour à revolver, l’outil par excellence pour la fabrication en série des petites pièces. C’est là le cas de beaucoup de pièces des voitures automobiles et on comprend que cette machine soit en faveur dans- les ateliers qui s’occupent de cette construction. Le tour à revolver permet sans décaler la pièce de la travailler successivement au moyen de plusieurs outils et de la finir entièrement. Le dessin du tour a revolver que nous donnons est celui d’un modèle de la maison Bariquand et Marre qui s’est fait une spécialité de la construction de ces machines de précision.
- Dans le tour à fileter l’outil est toujours monté sur le support à chariot glissant ; il suffit d’établir un rapport convenable entre la marche de la
- p.485 - vue 486/833
-
-
-
- 486
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- vis de rappel du support portant le burin de longueur convenable et le mouvement du cylindre. Ces machines forment l’outillage unique de certaines maisons qui se sont fait une spécialité de la fourniture des tiges filetées.
- (A suivre) De Leyma.
- Petite Miire automobile à l places Mûrisse
- Cette petite voiture automobile dont nous donnons la photographie sur notre couverture, présente quelques particularités nouvelles.
- Les roues d’avant sont motrices, les roues d’arrière directrices, ce qui donne une très grande stabilité dans les virages courts et une grande douceur de direction ; un petit volant placé à la main du conducteur sert au moyen d’un pignon et d’une crémaillère, pour la direction qui se fait par essieu brisé.
- Toute la caisse est suspendue sur quatre ressorts à pincettes ; les roues de 65 centimètres de diamètre sont garnies de pneumatiques ; tout l’ensemble étant monté sur un châssis en bois et fer à U est très rigide et absorbe complètement en marche les trépidations du moteur et de la route.
- Le moteur à pétrole horizontal à deux cylindres opposés de 2 ch. 1/2 environ attaque par un pignon un arb-e muni d’un engrenage de diamètre environ sept fois plus grand qui porte trois pignons de diiïéi\ nts diamètres : ces pignons engrènent alternativement sur trois autres pignons calés sur une même douille coulissant par un système de tringles sur un deuxième arbre horizontal qui porte une poulie de commande.
- Par l’intermédiaire d’une courroie, cette poulie donne le mouvement à l’essieu moteur sur le différentiel duquel est calée une poulie de diamètre 1/3 plus grand environ. A la marche normale du moteur les engrenages peuvent donner trois vitesses de 6, 14 et 20 kilomètres à l’heure : ces vitesses peuvent varier considérablement par l’avance à l’allumage qui se fait par l’électricité.
- L’essieu moteur présente cette particularité de pouvoir se déplacer dans le sens horizontal au moyen d’un levier placé à la portée de la main gauche du conducteur, tout le système de l’essieu, du pont qui le supporte et des ressorts étant mobile autour d’un axe de suspension sur lequel est fixée la branche supérieure du ressort.Un simple mouvement du levier et par suite de l’essieu moteur, produit l’embrayage et la marche progressive de la voiture par suite de la tension de la courroie : un mouvement inverse donne le débrayage et le freinage en faisant appuyer le bandage des roues sur des patins fixés sur les côtés de la caisse de la voiture.
- La mise en marche du moteur se fait au moyen d’une manivelle vissée sur le premier arbre intermédiaire ; le moteur étant lancé après un tour ou deux de la manivelle faits à la main, celle-ci se dévisse d’elle-mème et reste dans la main du conducteur.
- V. Morisse,à Morigny, près Etampes (Seine-et-Oise)
- La voie des roues est de o m. 90 seulement ; mais le siège a o m. 95 de largeur et dépasse de chaque côté de la caisse de la voiture qui n’a que o m. 70 de largeur.
- Le siège et le couvercle du coffre que l’on voit sur l’arrière sont à charnières de sorte qu’en les soulevant, on peut accéder facilement à tous lee organes moteurs.
- Les engrenages sont munis d’un carter qui les met à l’abri de la poussière.
- Les panneaux de la caisse sont en métal perforé pour assurer le refroidissement du moteur.
- Le poids total du véhicule d’essai que représente la photographie est de i4o kilos.
- Au premier aspect les organes sont peu visibles, ce qui donne à l’ensemble une grande apparence de légèreté.
- Le conducteur dispose d’un frein à ruban sur le différentiel fonctionnant par une pédale, de deux freins à ruban sur les moyeux des roues arrière, fonctionnant également au pied et d’une petite aiguille d’arrêt pour le recul.
- Les manettes de carburation et d’aljumage sont sous le siège, bien à portée de la main.
- L’inventeur doit exploiter lui-même son invention et compte pouvoir livrer cette voiture au prix de 2 400 francs.
- D.
- Locomotion sur rails
- La traction mécanique dans Paris
- Nous extrayons d’un très intéressant compte rendu, publié parla Revue Générale des Chemins de fer, les renseignements suivants qui permettent de juger de l’état de la question si complexe de la traction mécanique dans Paris.
- Actuellement il n’existe, à Paris, pas moins de 9 modes différents de traction mécanique qui sont :
- i° Automotrice à vapeur, système Rowan (1889);
- 20 Eau surchauffée, système Francq (1889) ;
- 30 Traction funiculaire (1891);
- 40 Vaporisation instantanée, système Serpollet (1892) ;
- 30 Accumulateurs à charge lente (1893);
- 6° Air comprimé (1895) ;
- 70 Traction électrique par contacts superficiels (1896) ;
- 8° Accumulateurs à charge rapide (1897);
- 90 Serpollet perfectionné (1897) ;
- La Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine va généraliser son système de traction par voitures à bogie avec accumulateurs à charge rapide, système Thomson Houston.
- La Compagnie Générale Parisienne des Tramways vient d’installer la traction mécanique sur la ligne Bastille-Charenton avec établissement du fil aérien (Trolley) à partir de la rue de Lyon.
- Quant à la Compagnie Générale des Omnibus, elle a demandé l’autorisation nécessaire pour établir la traction mécanique sur seize de ses lignes de tramways.
- En somme, il y a actuellement en service, dans Paris, 2ii voiturès à traction mécanique et 478
- p.486 - vue 487/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 487
- voitures à traction animale, non compris les voitures de réserve. Les lignes à traction mécanique offrent une longueur totale de 84 kilom. contre 208 de lignes à traction animale.
- On peut évaluer au moins à 90 millions, en nombres ronds, la dépense restant à faire pour achever la transformation des lignes de tramways. Le dernier projet de métropolitain prévoit une dépense totale de 220 millions. D’où on peut conclure qu’une somme de plus de 300 millions est actuellement prévue pour une amélioration prochaine des transports en commun dans Paris.
- P. S.
- Coum Bordeaux-Biarritz
- (293 kilométrés. — 20-21 août)
- Les engagements arrivent nombreux au secrétariat de la Course Bordeaux-Biarritz. Coureurs de vitesse et touristes s’inscrivent à l’envi. La Commission a eu l’heureuse idée de faire exposer les objets d’art dans la salle des dépêches du grand journal bordelais la France du Sud-Ouest.
- La beauté et la richesse des pièces d’orfèvrerie exposées vont amener et apportent déjà chez M. Joachim Lafitte, 6, place de la Liberté, à Biarritz, un courrier très chargé de demandes de programmes.
- La Course Bordeaux-Biarritz à laquelle on adjoint une exposition, va être une véritable grande fête sportive et mondaine. L’Automobilt-Club bordelais organise les départs à Bordeaux et ce sont MM. Campagne et Meyan qui seront juges à l’arrivée.
- La ville de Biarritz et le Comité des fêtes réservent à leurs hôtes et aux coureurs un accueil magnifique, l’arrivée de la course servant de motif à des réjouissances superbes. La haute société étrangère est représentée au Comité d’honneur par M. le marquis de San Carlos de Pedroso, président de la Société des Chasses; M. Prioleau, président du Country-Club ; M. le marquis d’Al-cedo, délégué du T. C. F. a Biarritz; M. Yan Zandt, et tutti quanti.
- De nombreuses maisons de construction vont participer à la course, non seulement pour l’attrait qu’offrent les prix, mais surtout à cause de l’exposition qui sera visitée par la foule élégante et riche qui peuple Biarritz au mois d’août.
- M. Bord, commissaire délégué à Bordeaux, 39, rue St-Clair et M. Lafitte, à Biarritz, adresseront le programme et le réglement sur toutes demandes.
- Rappelons qu’il y a deux catégories : touristes et coureurs de vitesse. Les coureurs de vitesse partiront le 21 août à 9 heures du matin. Les touristes partent le 20 à 9 heures du matin, et s’arrêtent à Mont-de-Marsan, d’où ils repartent le lendemai 1 21 à midi et demie.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, postal en sus.
- La Comité de Cireulation
- Le Comité consultatif permanent de la circulation, constitué ces jours derniers par le préfet de police, M. Blanc, s’est réuni mardi pour la première fois, à dix heures du matin, dans la grande salle du conseil d’hygiène et de salubrité, à la préfecture de police.
- L’ordre du jour de la réunion portait :
- i° Détermination de l’ordre des travaux du comité ;
- 20 Application de l’ordonnance de police du 31 août 1897 ;
- 30 Etude des mesures nécessitées sur l’emploi des véhicules à moteurs mécaniques.
- * *
- La séance a été ouverte par un discours de M. Blanc, qui a précisé le programme du comité ;
- Il se compose de deux grandes parties :
- i° La lecture, ou plutôt la relecture de l’ordonnance de police du 31 août 1897, qui régit en ce moment la circulation dans Paris.
- Toute ordonnance, après qu’elle a été promulguée doit être relue article par article, en tenant compte des réclamations que ces articles soulèvent.
- Or, l’ordonnance promulguée par l’ex-préfet, M. Lépine, n’a jamais été relue. Elle doit donc l’être, principalement sur les points principaux de la circulation des haquets, des voitures-annonces, de la nécessité des freins, du tarif des voitures et de la maraude, etc.
- Ce sera là l’une des deux attributions de la commission.
- L’autre portera sur le point plus spécial de la circulation des automobiles, de l’examen imposé aux chauffeurs, de l’avertisseur, etc.
- + *
- En face de ce double but, le comité a décidé de se scinder en deux sous-commissions, qui se partageront la besogne.
- Celle qui s’occupera de l’automobile se compose de MM. Caron, Quentin-Bauchard, Bla-chette, Louis Mille, Daniel et Max Vincent, conseillers municipaux; Walckenaer, ingénieur en chef des mines ; Michel Lévy, qui tint jadis la place de M. Walckenaer; Ballif, président du T.C.F.; le baron de Zuylen, président de l’Automobile-Club ; Pujalet, chef de cabinet du préfet; Gauthier, ingénieur des ponts et chaussées.
- La sous-commission a élu ainsi son bureau : MM. Caron, président ; Quentin-Bauchard et Walckenaer, vice-présidents.
- Le travail a été distribué entre tous les membres et la commission s’est ajournée jusqu’en octobre.
- Les sous-commissions entendront, chaque fois qu’elles le jugeront utile, les personnes intéressées, notamment les représentants des compagnies de transport en commun, du commerce et des industries visées par l’ordonnance de 1897, ainsi que les représentants de l’industrie des automobiles. Le Comité permanent s’est réservé la faculté de les entendre à son tour, si cette audition su pplémentaire lui paraît nécessaire pour éclairer complètement les résolutions à proposer au pré-f et de police.
- p.487 - vue 488/833
-
-
-
- fil CL
- 488
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Moteor rotatii à détente
- Système Henry (1)
- Nous avons dit déjà que la machine à vapeur rotative avait tenté nombre d’inventeurs, tant au point de vue industriel que comme moteur d’automobiles, le mouvement circulaire supprimant
- presque complètement le bruit et les trépidations inhérentes aux moteurs alternatifs même les plus perfectionnés ; la force vive de la vapeur est mieux utilisée et les frottements sont notablement diminués.
- Après de longs efforts, M. Henry est parvenu a
- (1) M. E. Honrv, 222, boulevard Voltaire, Paris.
- p.488 - vue 489/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 489
- établir un moteur industriel représenté fig. i et 2, que nous allons décrire rapidement. Le cylindre est traversé par l’arbre moteur sur lequel se trouve calé le disque moteur b, lequel porte 3 lames mobiles c constamment appuyées sur le pourtour du cylindre a ou mieux des rainures qui y sont pratiquées.
- La vapeur arrivant à la partie supérieure du cylindre a pénètre par l’orifice e (voir la coupe, fig. 2) et de là, par les fonds de cylindre, se rend derrière les lames mobiles c, qu’elle presse tout d’abord sur tout le pourtour intérieur du cylindre, assurant ainsi au dire de l’inventeur une étan-
- Dispositif applicable aux tramways avec un moteur sur chaque essieu
- chéité suffisante. La vapeur traverse ensuite un canal coudé placé à l’intérieur des lames mobiles pour venir déboucher dans l’un des 3 espaces h où elle travaille par réaction sur la lame mobile qui se met à tourner en sens inverse, entraînant ainsi le disque et l’arbre moteur à une vitesse qui atteint facilement 600 tours à la minute ; puis la vapeur, après une 1/2 révolution, s’échappe par
- les conduits d’évacuation, représentés enf et ainsi de suite, chaque lame rentrant dans son logement au moment de l’échappement par le fait même de la disposition des rainures h pratiquées partiellement sur le pourtour du cylindre.
- Lorsqu’une lame, telle que c, rentre dans son logement et atteint son point mort, la suivante est au commencement de la période d’admission et la troisième est en plein travail, de telle sorte que la pression exercée sur le disque moteur est continue et que le moteur n’a lui aucun point mort.
- On peut régler la durée d’admission de la vapeur et par suite le degré de détente dans chacun des espaces h, par un obturateur h (fig. 1), manœuvré par les tiges d d*, qui obéissent elles-mêmes à l’action d’un régulateur centrifuge placé dans le volant de la machine; mais le moteur peut naturellement fonctionner à détente fixe, en supprimant l'obturateur.
- M. Henry se propose d’adapter ce moteur à un motocycle, représenté schématiquement (fig. 3), où a représente le moteur même, b une chaudière tubulaire à air humide d’un système spécial; c, une pompe rotative: d, un humecteur d’air; e, le réservoir d’eau et f, le réservoir à essence de pétrole. Le tout serait évidemment accompagné du dispositif ordinaire de conduite et d’agencement d’un solide tricycle, à cadre tubulaire renforcé. La chaudière spéciale serait chauffée par un brûleur à pétrole.
- Quoique ce dispositif soit rudimentaire, l’idée du nouveau moteur rotatif est intéressante, si, comme l’affirme l’inventeur, l’étanchéité des lames mobiles, qui en constituent l’organe essentiel est bien réellement suffisante. On peut en s’adressant à l’inventeur, voir fonctionner à Paris un de ces petits moteurs.
- Paul Sarrey.
- Arrière-train démontable
- Nous recevons la lettre suivante :
- Monsieur le Rédacteur,
- Je vous envoie la photographie d’un tricycle de Dion muni d’un siège aussi commode qu’ingénieux, fabriqué par M. Mazière, mécanicien du T.C.F. à Bergerac.
- Je suis enchanté de ce petit dog-cart miniature, et je crois que' vous rendriez un réel service à vos lecteurs en le leur signalant.
- Veuillez agréer, etc.
- M. DE LASSERVE.
- p.489 - vue 490/833
-
-
-
- 490
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le meetiag automobile de Lille
- L’exposition qui avait ouvert ses portes le 17 juillet n’a été en réalité prête que pour le dimanche suivant, fort peu d’exposants étant prêts pour l’ouverture.
- Installée dans le vaste hall du grand atelier de l’Ecole Nationale d’Arts et Métiers, bâtiment national, l’exposition proprement dite occupe le quart de cette enceinte.
- Le public s’arrête en particulier devant le stand des maisons Peugeot, dans lequel sont exposés des véhicules de toutes sortes ; Georges Richard, Hurtu, Cambier dont on admire beaucoup la pompe à incendie automobile ; Wacheux, Serpollet, etc.
- Deux importantes et très complètes expositions de machines-outils par les maisons Jansens de Paris et Templeu de Lille sont très admirées
- Une application de l’acétylène pour lanternes de la maison Blériot de Paris; un appareil pour la clarification des huiles de M. Jules Delos de Lille, une installation électrique complète de MM. Henneton et Gie constructeurs électriciens à Lille, et un moteur en marche, aussi d’un constructeur de Lille, complètent l'exposition.
- Plusieurs voitures de coureurs étaient également arrivées et ont été exposées dans un stand spécial.
- * *
- Le meeting comprenait également une course d’automobiles en deux étapes Lille-Galais et le retour. Dimanche s’est courue la première étape.
- Les voitures rangées dans l’exposition ont défilé devant une foule énorme, pour se rendre au départ qui devait être donné devant le Moulin-Rouge.
- Les partants sont au nombre de 15; le premier départ est donné à 11 h. 43; les autres suivant à une minute d’intervalle. Le temps, incertain à 11 heures, se remet au beau à midi.
- Se présentent au départ :
- Voitures : Gaëtan de Ivnyff, Kreutler, Vallée, Declercq, Vaillant, Chameroy, Descamps et Giard.
- Motoeycles et Voiturettes : Marcellin, Bathiat, Bardin, Freignier et Gii’ardot.
- Tous prennent le départ à vive allure et se perdent dans le lointain aux acclamations de la foule.
- A Calais, l’Union Sportive de cette ville avait été chargée par les organisateurs du contrôle de l’arrivée des concurrents.
- L’arrivée avait lieu par le boulevard de l’Egalité, la rue Watteau, les boulevards Lafayette et Jac-quart et le parc.
- Au pont Watteau les voitures et motoeycles étaient contrôlés et chronométrés par MM. F. Le-pelletier et Noyon, commissaires de l’U.S. C.
- Le second contrôle, installé au parc, était tenu par MM. J. Humbert, Letailleur, Garpot et Sontoul délégué de l’U.S.C.
- Les voitures et motoeycles ont été garés sur la pelouse du tir à l’arc.
- L’arrivée à Calais
- Les arrivées à Calais ont eu lieu dans l’ordre suivant à partir de 3 heures de l’après-midi.
- 1. Girardot (bicyclette);
- 2. Kreutler (Peugeot);
- 3. De Knyff (Peugeot) ;
- 4. Marcelin (tricycle) ;
- 5. Bardin (tricycle);
- fi. Descamps (Panhard) ;
- 7. Freignier (Bollée);
- 7 Vallée (Vallée) ;
- 9. RossM (Rossel) ;
- * *
- Lundi s’est couru la deuxieme étape Calais-Lille.
- Cette deuxième journée a été aussi réussie que la première. Le temps était chaud et splendide. Un public aussi nombreux que la veille était échelonné sur tout le parcours du Moulin-Piouge au pont de la Citadelle où était installé le contrôle d’arrivée.
- On nous signale des incidents nombreux : chevaux effrayés, chiens écrasés. Girardot a crevé
- cinq fois; Marcellin, qui avait eu sa roue voilée au départ de Lille, n’en a pas moins continué,
- A Thérouane, Bardin écrase un chien M fait panache complet, conséquence 25 minutes d’arrêt pour réparer un clapet. René de Knyff, qui s’était brûlé à la main au départ de Calais, reste en panne à Lhomme, à 5 kilomètres de l’arrivée, par suite d’une roue brisée. 1L roulait depuis 30 kilomètres sur la jante.
- L’avis général est que les routes étaient affreuses.
- Le retour comptant 17 kilomètres de plus que l’aller, le départ avait été donné à 10 h. 30 à onze partants.
- Les arrivées se sont effectuées dans l’ordre suivant :
- 1er Kreutkler (voiture) à 2 h. 20 m. 30 s.
- 2e Marcellin (tri) 2 h. 30 m. 10 s.
- 3e Girardot (bicyclette) 2 li. 47 m. 52 s.
- 4° Bardin (tri) 2 h. 52 m. 12 s.
- 58 Descamps (voiture) 3 h. 55 m. 50 s.
- 6a Vallée (voiture) 4 h. 4 m. 45 s.
- 78 Rossel (voiture) 4 h. 43 m. 30 s.
- Après avoir signé, les chauffeurs se sont rendus à l’exposition.
- Le contrôle a été fermé à 5 h. 30.
- La fusion des déni Clubs Automobiles Anglais
- Les Anglais avaient, depuis un an, deux Auto-mobih-Clubs, l’un, le plus ancien, appelé la Self Propelled Traffic Association à la tête duquel se trouvait sir David Salomon, bien connu des chauffeurs français,l’autre VA utomobile-Club of Great Britain, présidée par M. Roger W.Wallace, qui a son siège social à Londres, dans Whitehall Court.
- Aucun de ces Clubs ne correspond à VAutomobile-Club de France. La Self Propelled Traffic Association a le défaut d’avoir son siège social à Liverpool et un petit bureau à Londres ; quant à VAutomobile-Club of Great Britain, il avait iusqu’ici le grave défaut de ne pas compter dans son sein les hommes éminents qui ont été en Angleterre les promoteurs du mouvement automobile.
- La situation a paru anormale de part et d’autre, et, après un échange de vues entre les présidents des deux clubs, il a été convenu qu’on provoquerait, de chaque côté, une assemblée plénière des membres dans laquelle on proposerait la fusion.
- En conséquence, la Self Propelled Traffic Association s’est réunie sous la présidence de sir David Salomons, au Cannon Street Hôtel, et a décidé la fusion à l’unanimité.
- De son côté, l'Automobile Chfb of Great Britain se réunissait à Whitehall Court, sous la présidence de M. Roger W. Wallace, et s’est rallié unaniment à la même proposition.
- L’Angleterre a donc désormais son Automobile Club unique, national, qui va devenir l’allié de l’A. C. F. et aura son siège social comme club d’abord et Société d’encouragement ensuite, d’où il dirigera le mouvement automobile.
- Félicitons les Comités des deux clubs qui ont compris le besoin de s’unir dans l’intérêt de la bonne cause. Grâce à l’unité d’action qui résultera de la fusion, c’est à un mouvement d’ensemble que nous allons assister et cette concurrence ne pourra qu’avoir de très bons résultats chez nous.
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus.
- p.490 - vue 491/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 491
- Le Concours des Poids Lourds
- Voici la lettre-circulaire adressée par l’A. C. aux constructeurs :
- Paris, 28 juillet.
- F.
- Monsieur,
- J’ai l’honneur de vous rappeler qu’un Concours International de véhicules portant au maximum une tonne de charge utile, doit avoir lieu à Versailles du 6 au 12 octobre 1898.
- Les itinéraires et les conditions de concours seront les mêmes que ceux du concours de l’année dernière.
- Les véhicules du type « voitures de livraisons pour la banlieue » y seront cependant admis avec uni charge utile minima de 750 kilog. Ils constitueront une catégorie spéciale.
- Chaque véhicule engagé payera une entrée de 200 francs jusqu'au 25 août et une entrée double à partir de cette date.
- La liste des engagements sera close le 25 septembre, à minuit.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- Le président de la Commission,
- G. Forestier.
- Les engagements devront être adressés à l’Automobile-Club, 4, place de l’Opéra, accompagnés du montant de l’engagement.
- * *
- Nous rappelons les principales lignes du réglement qui est le même que celui de l’an dernier.
- Sont admis au concours :
- i° Les véhicules pouvant porter, conducteurs non compris, au moins dix voyageurs à raison de 100 kg. par place, bagages compris;
- 20 Les véhicules à marchandises transportant au moins une tonne (1 000 kg.);
- 30 Les véhicules mixtes à voyageurs et marchandises avec minimum de une tonne (1 000 kg.) ;
- 40 Une nouvelle classe introduite cette année comprend les voitures de livraisons dont la charge utile est d’au moins 750 kg.
- Chaque concurrent ne peut présenter plus d’un véhicule du même type et de dimensions similaires.
- Chaque constructeur doit remettre une photographie de ses véhicules et indiquer le prix de vente.
- Les véhicules doivent pouvoir parcourir 15 kilomètres sans ravitailler.
- PENDANT LA PÉRIODE DES VACANCES le bureau technique de la « Locomotion Automobile » restera à la disposition de nos abonnés.
- Mais pour faciliter la tâche à nos ingénieurs en cette saison de villégiatures on est prié de prendre rendez-vous, écrire ou se présenter à notre bureau echnique, 4, rue Chauveau-Lagarde.
- Conconrs
- Pour la nomination d’an Inspecteur
- 2e DIVISION
- PRÉFECTURE DE POLICE
- Ÿ bureau
- ARRÊTÉ
- FIXANT
- la date et le programme du Concours d’admission à un emploi d’inspecteur chargé de surveiller l’exécution des règlements concernant la circulation des véhicules à moteur mécanique dans le département de la Seine.
- Paris, le 9 juillet 1898.
- NOUS, Préfet de Police.
- Vu : i° L’ordonnance de police du 14 août 1893 ;
- 20 Le rapport de M. l’Ingénieur en chef des Mines, chargé de la surveillance des appareils à vapeur du département de la Seine, sur le projet de concours à ouvrir pour la nomination d’un inspecteur ayant mission de surveiller l exécution des règlements applicables à la circulation des véhicules à moteur mécanique ;
- 30 La délibération du Conseil municipal de Paris du 20 juin 1898 ;
- ARRÊTONS :
- Article premier
- Un concours pour la nomination d’un Inspecteur chargé de surveiller l’exécution des règlements applicables à la circulation des véhicules à moteur mécanique, s’ouvrira, le 3 septembre 1898, à 9 heures du matin, à la Préfecture de Police.
- Les demandes des candidats seront adressées au Préfet de Police. Les candidats devront être Français, âgés d’au moins 21 ans et libérés de toute obligation de service dans l’armée aetive. Ils ne pourront être âgés, le 3 septembre 1898, de plus de 35 ans.
- Ils n’auront aucune inscription à leur casier judiciaire.
- Us seront examinés et agréés par un médecin délégué par le Préfet de police, qui s’assurera que leur constitution, leur vue et leur santé les rendent propres aux fonctions dont il s’agit et notamment qu’ils sont exempts de toute trace de maladie de cœur et aptes aux exercices de la vélo-cipédie.
- Toute demande qui n’aurait pas été produite et accompagnée des justifications nécessaires avant le 10 août 1898, sera écartée.
- Les pièces à fournir sont les suivantes :
- i° Demande sur papier timbré adressée au Préfet de police ;
- 20 Copie authentique sur timbre de l’acte de naissance;
- 30 Pièces militaires : livret et certificat de bonne conduite ;
- 40 Extrait du casier judiciaire (ce document es^. sans valeur s’il remonte à plus d’un mois de date).
- Art. 2.
- Les candidats dont les demandes auront été reconnues recevables devront, pour être admissibles aux épreuves définitives du concours, subir d’abord avec succès l’examen d admissibilité ci-après défini, à moins qu’ils ne soient admissibles de plein droit. Seront admissibles de plein droit
- p.491 - vue 492/833
-
-
-
- 492
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- les licenciés ès sciences, les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole centrale des Arts et Manufactures ayant satisfait aux examens de sortie de ces écoles, les candidats possesseurs du diplôme supérieur délivré aux élèves externes par l’Ecole des Ponts et Chaussées, l’Ecole supérieure des Mines, l’Ecole dû Génie maritime, ou du diplôme supérieur délivré par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, les Ecoles des maîtres-ouvriers-mineurs d’Alais et de Douai, les Ecoles nationales des Arts-et-Métiers d’Aix, d’Angers et de Châlons.
- L’examen d’admissibilité, pour ceux qui devront le subir, comprendra :
- i° Une dictée et un exercice de rédaction, dont l’ensemble donnera lieu à deux notes relatives, respectivement :
- a) A l’orthographe et à l’écriture de l’ensemble ;
- b) Aux qualités générales de la rédaction.
- 2° Un examen oral sur les matières ci-après :
- c) Arithmétique. — Numération décimale; addition, soustraction, multiplication, division; preuve de ces opérations. Opérations sur les fractions. Fractions décimales; opérations sur les nombres décimaux. Rapports et proportions. Système légal des poids et mesures;
- d) Mécanique élémentaire. Moment d’une force. Composition des forces. Centre de gravité. Travail, puissance : leurs unités usuelles. Equilibre du levier, de la poulie fixe et mobile, du treuil. Frottement ;
- e) Chaleur et combustion. — Dilatation des corps par la chaleur. Thermomètre. Vaporisation. Composition de l’eau et de' l’air. Combustion. Combustibles usuels. Mélanges détonants ;
- /) Notions élémentaires d'électricité et de magnétisme. — Courants électriques. Piles. Accumulateurs. Aimants. Aimentation par les courants. Bobine de Ruhmkorff. Principe des dynamos. Usage du voltmètre et de l’ampèremètre. Coupe-circuits, interrupteurs et rhéostats.
- Une note de mérite, suivant l’échelle de o à 20 sera attribuée à chacune des six matières ci-dessus (a à f). Pour être déclaré admissible, le candidat ne devra obtenir aucune note inférieure à 7, et la moyenne des six notes devra être d’au moins 13.
- Art. 3
- Seront admis à prendre part aux épreuves du concours les candidats admissibles de plein droit et ceux qui auront été déclarés admissibles à la suite de l'examen d’admissibilité.
- Les épreuves du concours consisteront en un examen oral et un examen pratique. Il sera, en outre, attribué par la commission a chaque candidat une note d’aptitude générale d’après ses antécédents.
- i3 L’examen oral du concours portera sur les connaissances ci-après, et les notes obtenues dans les différentes matières sont déterminées ainsi qu’il suit :
- Décret du 30 avril 1880 sur les appareils à vapeur ordonnance de police du 3 janvier 1888 concernant le fonctionnement de ces appareils sur la voie publique ; ordonnance de police du 14 août 1893 sur le fonctionnement et la circulation des vénicules à moteur mécanique : coefficient.............................................
- Description et fonctionnement des moteurs employés à la propulsion des véhicules sur route :
- Moteurs à vapeur d’eau................ . 1
- Moteurs à pétrole à explosion............ 1
- Moteurs électriques.......................1
- Dispositions mécaniques diverses des voitures automobiles et motocycles. Mécanisme de direction, de réglage de vitesse et d’arrêt. Embrayage, chaînes et engrenages. Systèmes de freins ; leur description, leur réglage et leur emploi . coefficient....................1
- Total des coefficients de l’examen oral 3
- 20 L’examen pratique du concours se composera de telles épreuves que la Commission jugera à propos de faire subir à chaque candidat pour s’assurer qu’il sait conduire avec sécurité et habileté les voitures automobiles, voiturettes, automobiles et motocycles, les faire évoluer avec aisance et stopper avec promptitude, en régler le mécanisme moteur et les appareils d’arrêt, en réparer les avaries de nature courante. La note obtenue dans cet examen pratique sera multipliée pour le calcul des points par le coefficient 2;
- 30 La note d’aptitude générale sera déterminée par la Commission d’après les antécédents techniques, professionnels ou scientifiques du candidat : coefficient 1.
- Art. 4.
- Les différentes notes dont il est parlé dans l’article précédent, seront données suivant l’échelle de o à 20. Tout candidat qui obtiendrait deux fois une note inférieure à 7 serait exclu du concours. Pour les candidats ne tombant pas sous le coup de cette exclusion, chaque note sera multipliée par le coefficient correspondant et les produits additionnés donneront le nombre des points obtenus par le candidat.
- Une liste, par ordre de mérite, sera dressée d’après les nombres de points ainsi obtenus. En cas à’ex-cequo, le Préfet de police, après avis motivé de la Commission, sera juge de l’ordre de priorité. Le premier de la liste ainsi établie sera présenté à la nomination du Préfet, à moins que le concours n’ait pas donné le résultat suifisam-ment satisfaisant.
- Art. 5.
- Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- Le Préfet de Police,
- - Charles Blanc.
- Par le Préfet de Police,
- Le Secrétaire général,
- E. Laurent.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° Un brevet d’une bicyclette à pétrole ayant pris part à une course et fonctionnant parfaitement; on traiterait avec 25 000francs comptant.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- p.492 - vue 493/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 493
- Toors-Blois-Tours
- C’est dimanche dernier, 24 juillet, que s’est couru la course de motocycles Tours-Blois-Tours organisée par le Véloce-Club de Tours.
- Le temps a été magnifique et le public a pris un grand intérêt à la course.
- Dès six heures et demie dumatin, il y avait foule au lieu du départ. Les officiels n’ont pas tardé à arriver et le départ a pu être donné au premier inscrit à 7 heures précises, puis aux autres, dans leur ordre d’inscription de minute en minute. Sur 21 engagés, 15 seulement sont partis. Au bout d’un quart d’heure, tous les concurrents avaient disparu dans un nuage de poussière.
- Virent à Blois les coureurs suivants : Jamin, à 8 h. 6 m. ; Marot à » h. 10 m. 6 s. ; Carburateur, à 8 h. 12 m. 50 s. ; Osmond à 8 h. 16 m. ; Bardin à. 8 h. 17 m. 36 s. ; Gardon à 8 h.22 m. ; Réservoir à 8 h.25 m.; Rivierre à 8 h.27 m.; Menigot à 8 h.29 m.; Marquis à 8 h. 42 m.
- Bouchardeau arrive ensuite ayant eu quelques accidents.
- Les concurrents arrivent à Tours dans l’ordre suivant :
- 1er Jamin en 1 h. 53 m. 1/2, voiturette.
- 2e Marot 2 h. 14 r?:. 4 s., tricycle. ,
- 3e Carburateur 2 h. 24 m. 17 s. 2/5, voiturette.
- 4e Osmond2 h. 26 rn.55 s. 2/5, bicyclette.
- 5e Bardin 2 h. 28 m. 54 s. 3/5, tricycle.
- 6e Réservoir 2 h. 29 m. 18s.2/5, voiturette.
- 7e Rivierre 2 h. 30 m. 18 s. 1/5, tricycle.
- 8e Gardon 2 h. 46 m. 52 s. 1/5, tricycle.
- 9e Menigot 2 h. 58 m. 15 s. 2/5, tricycle.
- 10e Bouchardeau 3 h. 10 m. 50 s., tricycle.
- Il» Marquis 3 h. 13 m. 20 s. 2/5, tricycle avec remorque.
- 12' Heintz 3 h. 17 m. 33 s., tricycle.
- Trois concurrents ont renoncé pour cause d’avaries légères. Carburateur, qui s’est classé 3% arrive avec sa direction cassée ; c’est dans ces conditions qu’il a, au risque de se rompre le cou, parcouru les 47 derniers kilomètres dirigeant sa roue avec le pied.
- Jamin a donc battu le record de Léon Bollée par 3 m. 47 s.
- Signalons que Osmond montait sa bicyclette à pétrole et que Marquis a effectué la course en remorquant une voiturette.
- Comiiiieatioï du Touring-Clnh de France
- Mardi soir, séance du conseil d’administration au Touring-Club.
- M. de Reinach, trésorier, a communiqué au Conseil l’état des dépenses et des recettes au 30 juin. Cet état accuse une situation des plus florissantes ; le solde créditeur à cette date s’élève à 229 000 francs.
- Le conseil a arrêté la ligne de conduite qui sera suivie par le Touring-Club, au Congrès de tourisme de Luxembourg, sur la principale question soumise à ses délibérations, l’institution d’une société internationale de tourisme.
- *
- * *
- Le conseil a approuvé les termes d’une note présentée à cet effet par le président et adressée à toutes les sociétés se faisant représenter au Congrès et a affirmé de nouveau son désir très formel de voir le Touring-Club de France conserver son entière indépendance.
- Il a pris connaissance également d’un rapport
- présenté par M. Etevenon, chargé de' l’organisation des voyages scolaires et tendant à l’institution de bourses de voyages créées parle Touring-Club en faveur de jeunes gens des écoles primaires supérieures, professionnelles, d’Arts-et-Métiers, des Beaux-Arts, de commerce, etc. Il a voté un crédit de trois mille francs à cet effet dont la dépense sera imputée sur les fonds mis à la disposition du comité technique pour subventions et encouragements.
- Il a voté de nombreuses et importantes subventions pour des travaux sur les routes, des gratifications en faveur de cantonniers, pour des sociétés d’encouragement, etc.
- Petites Hopelies
- Electricité contre pétrole
- Du Vélo :
- Vers six heures du soir, le car électrique n° 33, conduit par M. Ed. Fauquemberg, âgé de 24 ans, employé de la Compagnie des tramways, descendait le quai Gambetta, à Boulogne-sur-Mer, se dirigeant sur le coin Menteur. Au même moment, une automobile appartenant à M. le baron Merlin, et dirigé par le mécanicien Charles Félix, âgé de 29 ans, longeait à un mètre la voie des tramways lorsque, en face de l’hôtel de Paris, le conducteur de l’automobile,qui se trouvait à 50 mètres environ du car qui avait actionné ses sonneries, voulut prendre la gauche afin de s’engager rue de l’Entrepôt, en tournant brusquement. Mais il n’eut pas le temps de traverser la voie et le car vint heurter violemment l’automobile qui subit des avaries assez graves : deux rayons brisés, i ne jante, les deux essieux tordus à la'fusée, les ressorts déplacés, un porte-ressorts cassé, tout l’avant-train mis hors de service. Il n’y a pas eu d’accident de personnes. Une enquête est ouverte.
- *
- * *
- La taxe sur les motocycles à Liège
- Le conseil provincial de Liège vient de voter une taxe de 30 franc? sur les motocycles. La commission avait proposé 20 francs, le gouverneur 25. Finalement, c’est 30 qui a été voté.
- * *
- Le Concours d’accumulateurs de l’A. C. F.
- Nous apprenons que le règlement du concours d’accumulateurs que l’A. C. F. organise pour janvier prochain, est en préparation.
- *
- * ¥
- Un Accident
- M. Giraud, qui sous le pseudonyme de Gaudry a fini 3* dans Paris-Amsterdam, revenait de Tours au Mans dans sa voiture automobile accompagné de M. de Berthier.
- A deux cents mètres du bourg de Laillé ces chauffeurs aperçurent plusieurs enfants jouant au milieu de la route. M. Giraud, qui tenait sa droite, fit sonner sa trompe en poussant des cris répétés, mais les enfants s’amusèrent au jeu dangereux de danser devant le véhicule et de traverser brusquement la route. L’un d’eux réussit la manœuvre, l’autre, âgé de cinq ans, voulut imiter son camarade, mais il eut un moment d’hésitation ; il fut atteint à la tempe par le moyeu d’une roue de derrière, malgré une embardée terrible que fit M. Giraud pour éviter l’enfant qui fut tué net.
- M. Giraud, qui est un de nos premiers conducteurs d'automobiles, a fait sa déclaration à la gen darmerie du bourg, puis il est ensuite rentré âu Mans où il est arrivé vers 8 heures.
- p.493 - vue 494/833
-
-
-
- 494
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Tramway de Neuilly à Maisons-Laffitte
- 11 devait être à vapeur. Il sera définitivement à l’électricité. Ou l’on emploiera le trolley ou on en viendra aux accumulateurs des Tramways-Nord, dont l’usine toute proche pourrait peut-être offrir à la nouvelle Compagnie une hospitalité bien comprise.
- A coup sûr la traction électrique a un immense avantage sur la vapeur, un peu démodée aujourd’hui. Va donc pour l’électricité.
- Mais, dit le Vélo, que cette substitution ne retarde pas de quatorze nouvelles années l’ouverture de la ligne.
- * *
- Du Vélo :
- Voici une assez plaisante histoire. Vous savez qu’on poursuit toujours assez rudement, les chauffeurs et que les contraventions continuent à pleuvoir sur leur dos.
- Or. savez-vous qui a écopé de sa contravention ? Je vous le donne en mille ! C’est M. Ode — dont je vous ai parlé — M. Ode, sous ingénieur des mines, et chargé de faire passer aux chauffeurs leur examen. Un vrai record de police!
- Voici comment s’est passée la chose.
- M. Ode accompagnait un chauffeur et lui faisait passer son examen. Tous deux entrent au Bois. Un bâton blanc se lève. Halte ! Un agent surgit :
- — Que vous avez votre permis de conduire ? demande-t-il au chauffeur
- — Non, répond celui-ci, mais j’ai une lettre de l’ingénieur qui me convoque pour passer l’examen .
- — Que cela m’est égal! répond le bon agent. Et vous dit-il, à M. Ode. avez-vous votre permis de conduire ?
- — Je suis l’ingénieur chargé de faire passer les examens, dit en souriant M. Ode. Voici ma carte.
- — Sufflcit, dit l’agent — qui n’était pas un disciple de Jules Lemaître. — Je la connais. On ne me la fais pas ! Je confisque votre carte, je dresse procès-verbal, et que je vous... fiche la contravention !
- Voilà comment M. Ode chipa en qualité d’officiel la bonne contravention.
- Et M. Bochet, présent à la conversation, n )n croyait pas à ses oreilles. Une contravention officielle. Quelque chose comme un caporal arrêtant le ministre de la guerre, « Pauvre France » eut-il l’air de soupirer.
- *
- * +
- Record de chauffeur :
- M. Léon Degré a établi le record Clermont-Fer-rant-Paris à motocycle.
- Parti de la gare de Clermont à h h. 30 m. du matin,il arrivait le soir à 7„h- au café Arago, où M. Gaudichard, chronométreur officiel, l’attendait.
- M. Léon Degre a mis exactement 15 h. 30 m., quoique ayant eu plusieurs accidents de pneumatiques.
- Henri Farman en 1892 avait, à bicyclette, accompli le même parcours en 19 heures, chiffre rond.
- Le marché reste calme mais en légère augmentation. Les actions Omnibus de Paris arrivent à 1895. Compagnie générale de traction, à 128 et Thomson-Houston à 1715, la Compagnie Oênérale de Tramways accuse une augmoniation deàtranes arrivent à 1105 en clôture.
- Les actions Spçièté continentale d’Automobiles oscillent entre 115 et 116; Etablissements Decau-ville vers 117,
- Sociétés
- La réunion de l’assemblée générale de la Société Civle des Voitures électriques, système Krièger, qui avait ôté fixée au 25 juillet 1898, est remise au vendredi 23 septembre 1898 à 2 h. 1/2 au siège social, 80 rue Taitboui.
- (P. A. 26 juillet.)
- * *
- Il vient de se fonder à Montpellier une Société qui prend le titre de Compagnie des Tramways électriques de Montpellier, au capital de 4 000 000 de francs. Ont été nommés premiers administrateurs pour i.ne période de six années : MM. Albert Olry. ingénieur; Ludovic Dupuv-Dutemps, avocat; Edouard Cauderay, industriel.
- Le siège social est à Paris, 24, boulevard des Capucines.
- (P. A 28 juillet).
- Liste des Brevets d ioventioB
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Comihunication de MM. Majulliej: et Rorellt
- Office international poqr l’obtention de brevets
- d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 272804. — 4 décembre 1857. — Société anonyme des voiturettes automobiles. — Perfectionnements apportés aux voiturettes automobiles.
- 272809. — 4 décembre 1897. — Delmas. — Nouveau mécanisme moteur pour automobile.
- 272824. — 4 décembre 1897. — Rousseau. — Serpentin réfrigérant héliçoïde pour automobiles.
- 273038. — 11 décembre 1897. — Société anonyme des voiturettes automobiles. — Dispositifs perfectionnés de sièges mobiles pour véhicules automobiles.
- 273177* — l5 décembre 1897. — Bigot de Morogues. — Système spécial de transmission de mouvement par friction et par des cordes à boyaux pour automobiles et tricycles à moteur, ainsi qu’à tout véhicule à traction mécanique.
- 273247. — 17 décembre 1897. — Killen. — Mécanisme moteur perfectionne pour vélocipèdes, véhicules et autres machines.
- 273250. — 17 décembre 1897. — Bertin et Lefebvre. — Entraînement à lriction, avec embrayage et débrayage automatiques par la direction, suspension et train indépendant poür automobiles avec direction à l’avant et à l’arrière de la voiture, avec application à la navigation maritime, aérienne, et à toutes machines où elle pourra être appliquée.
- 273311. — 20 décembre 1897. — Société anonyme des voiturettes automobiles. — Dispo-smls perfectionnes de sièges fixes pour véhicules au .omobiles.
- 273315. — 20 décembre 1897. — Popp. — Voilure automobile.
- 273419. — 22 décembre 1897. — Lucas. — Système de carburateur.
- 273421. — 22 décembre 1897. — Deculan. — Système de régulateur équilibre dit : Système de Boisse.
- 273469. — 24 décembre 1897. — Compagnie Nationale d’électricité. — Tricycle \ 011m vite.
- 273503. — 27 décembre 1897. — Paterson. — Perfectionnements aux vélocipèdes avec force motrice auxiliaire. *
- p.494 - vue 495/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 495
- 273504. — 27 décembre 1897. — Paterson. — Perfectionnements aux vélocipèdes et autres véhicules similaires et aux moteurs qui les actionnent.
- 273517. — 27 décembre 1897. —Egg. — Véhicule automobile.
- 273540. — 28 décembre 1897. — Lacoin. — Système de transmission élastique pour voitures automobiles à pétrole.
- 273662. — 31 décembre 1897.— Roch-Brault et Malliary. — Système de commande à chan-aements de vitesse et de marche plus particulièrement applicable aux véhicules automobiles.
- 273707. — 7 janvier 1898. —Watier. — Chan-o-ement de vitesse et transmission pour automobiles.
- 273812. — 6janvier 1898. — Adamson. — Perfectionnements aux voitures automobiles .et leur adaptation a la publicité électrique.
- 273841. —6 janvier 1898. —Court. — Transmission de mouvement applicable aux voitures automobiles permettant la variation de vitesse progressive du véhicule, le freinage et la marche arrière.
- 273866. — 7 janvier 1898. — Werner. — Moteur à pétrole applicable notamment aux cycles et automobiles.
- 273907. ' ' 10 janvicr 1898. — Périssé. — Nouveau moteur pour voitures automobiles.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Vacances 1898
- Trains de plaisi r
- P Paris-Clermont
- Aller : départ de Paris, le 12 août à 11 h. 10 soir. Arrivée à Clermont lo 13 août à 9 h. 10 matin.
- Retour au gré des voyageurs, par tous les trains ordinaires (sauf les express', a partir du 15 août jusqu’au dernier train du 20 du même mois.
- Prix (aller et retour) : 2- classe 32 fr.— 3- classe 20 fr.
- 2’ Paris-Genève
- Aller : départ de Paris le G août à 4 h. 05 du soir. Arrivée à Genève le 7 août à 7 h. 44 matin.
- Retour : au gré des voyageurs par tous les trains ordinaires (saut les express), a partir du 9 août jusqu’au dernier train du 20 du môme mois. Toutefois les vovageurs pourront utiliser les trains express n- 44, 46 et 50 entre Mâcon et Paris.
- Prix (aller et retour) : 2- classe 50 fr. — 3- classe 26 fr.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- Nord-Express
- Les mercredis et samedis de chaque semaine un train de luxe Nord-Express circule de Paris et Calais à Berlin et St-Pétersboarg.
- Aller : Départ les mercredis et samedis de Paris à 1 h. 55 soir et de Calais à 2 h. 37 soir ; arrivée à Berlin les jeudis et dimanche à 8 h. matin. Ce train est en correspondance à Liège avec TOstende-Vienne; arrivée à St-Pétersbourg les vendredis et mercredis à 2 h. 50 du soir.
- Retour : Départ de St-Pétersbourg les samedis et mercredis à 6 h. du soir’ départ de Berlin les dimanches et jeudis à 11 h. du soir; arrivée les vendredis â Paris à 3 h. 25 du soir et à Calais à 3 h. 25 du soir.
- Services entre Paris, le Danemarck, la Suède et la Norvège
- Deux express sur Chistiania, trajet en 54 heures Départs de Paris à midi 40 et 9 h 25 ou 11 h. du soir.
- Départs de Christiania à 9 h. 40 du matin et 11 h. 15 du soir.
- Deux express sur Copenhague, trajet en 29 heures Départs de Paris à midi 40 et 9 25 du soir.
- Départs de Copenhague à midi et 8 h. 13 du soir. Deux express sur Stockholm, trajet en 46 heures. Départs de Paris à midi 40 et 9 25 ou 11 h, soir. Départs de Stockholm à 8 h. 10 et 9 h. 40 soir.
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, «venu* du Roule, Neuitly-» ur-Seine
- Bibliothèque de la «Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1» Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2e — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3e — — à pétrole............. 10 »
- 4e — — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4® Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à t'usage des amateurs de voitures automobiles .à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix:
- 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. —
- 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco•
- 10° U Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- Il® Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........ 1 fr. 25
- — — 80 — ...... 2 fr. 50
- 12“ Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 Ir. 50. — Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet, 1er volume : Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs.— Franco, 4 fr. 50.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C1®, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J .-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.495 - vue 496/833
-
-
-
- 496
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-tram), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse(Pierre), 10, ayen.de Madrid, NeuilIy(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller "(Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicvcl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 1Ô9, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Clienard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1' des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière. Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-H i lai re.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et Bravo, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Stô des Automob les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Stô anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles. 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d'Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, â Puteaux (Seine).
- Stô Franco-Belge d’Automobiles, Roeh-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vasrnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée. 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Vapeur
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C'®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux]
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St -Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun. Dinin, 154, quai Jemmapes.*-
- p.496 - vue 497/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 32
- llgjAouT 1898
- SOMMAIRE DE V 38
- Locomotion sur rails, P. S.
- Voiturette Tatin, Paul Sarrey.
- Chaîne d’engrenage Renolds, P. S.
- Graisseurs pour moteurs à gaz et à pétrole. Les canots à pétrole de M. Archdeacon. Lille-Calais-Lille.
- Course Paris-Dieppe.
- Le Salon du Cycle de Grenoble Etude sur la construction des voitures automobiles ("suite), DE LEYMA.
- Course Paris-Vitry-le-François.
- Les Motocycles à Amiens.
- Course Lyon-Lagnieu.
- Course Bordeaux-Biarritz.
- Automobile-Club de France.
- La rue Le Nôtre.
- Petites Nouvelles.
- Avis aux possesseurs de tricycles avec moteur de Dion.
- Bibliographie.
- La Bourse.
- Sociétés.
- VOITURETTE TATIN
- p.n.n. - vue 498/833
-
-
-
- 498 LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Locomotion sur rails
- Eclairage des voitures de chemins de fer et tramways
- On s’occupe beaucoup en ce moment des applications du gaz acétylène à l’éclairage, en attendant qu’on ait réussi à construire un moteur approprié. L’administration de l’Etat prussien vient pour l’éclairage de ses trains de substituer au gaz d’huile, un mélange de 75 pour 100 de gaz d’huile et de 25 pour 100 d’acétylène.
- Mais on a fait au préalable tout une série d’expériences sur les dangers d’emploi du gaz acétylène.
- On a recherché d’abord si, ainsi qu’on le prétendait, le gaz acétylène formait avec le cuivre et les alliages de cuivre des combinaisons explosives.
- 1 On a trouvé que ce n’est que dans le cas où il se forme des combinaisons oxyde de cuivre et d’ammoniaque ou du protoxyde de cuivre que, mises en présence d’ammo-
- niaque, il se produit de l’acétylure de cuivre.
- On a prouvé également que l’acétylène n’est pas plus toxique que le gaz de houille ordinaire,
- Un troisième danger à redouter dans l’emploi de l’acétylène réside dans la propriété que possède ce gaz de faire explosion, sans addition d’air en se décomposant en ses éléments.
- Cette décomposition se produit à la température de 780’ centigrades, température qui peut être atteinte dans la production même de ce gaz par suite de la réaction produite par contact du carbure de calcium et de la quantité d’eau nécessaire à sa décomposition totale : d’où nécessité de fabriquer ces gaz dans des appareils où le carbure est mis dans une quantité d’eau suffisante pour que la température ne puisse pas dé-
- passer ioo°. La compression du g3Z dans le générateur même ajouterait une pause d’élévation de température et doit par suite être écartée.
- On a remarqué qu’aygc l’gçétyMm© pur, comprimé ou non, on obtient des explosions violentes, soit ep chauffant les récipients^ soit en chauffant les canalisations. Des mélanges de 50 pour roo acétylène et 50 pour 100 gaz d’huile/comprimé# à 7 kilogs font explosion violemment quand on les chauffe; mais quand on arrive aux mélanges de 30 pour foo acétylène 70 pour fOQ gaz d’huile, comprimés de 7 à 9 kilogs, on constate que l'explosion ne se propage pins par une canalisation jusqu’au récipient.
- On a pu conclure de ces essais qu*un mélange de 3,0 pour iqo au plus d’acétylène et de gaz d’huffe ne peut offrir aucun danger pour les tramways ou chemins de fer ; mais d’autre part ce mélange améliore du simple au double le pouvoir éclairantdu gaz d’huile.
- C f/r C'if&nre «
- JlA Genniilein j d'ctcelytène L Tfcfîoiclissem Si
- (j mefr c
- PP' Cl^lc.s Y Tfegu/fifciiJ ~X de> f/a„
- FF /frr.^Mcurs 5 5 . Tttyau é«- c/hnd* 1
- On a installé pour produire l’acétylène une usine spéciale, juxtaposée à l’usine defa-brication du gaz d’huile : nous en donnons le schéma ci-dessus.
- L’usine se compose : d’un magasin à carbure ; d’une salle où se trouvent deux générateurs d’acéfyfène et un refroidisseur dans lequel passe le gaz à la sortie des générateurs ; d’une deuxième salle dans laquelle se fait le mélange (2s pour 100 acétylène, 75 pour ïoo gaz d’nulle) ; d’une troisième salle dans iaquefle le mélange est comprimé à 7 ou 8 kilogs : le mélange est conduit ensuite dans les accumulateurs.
- Le mélange est maintenu dans les proportions indiquées plus haut par l’interposition sur les canalisations d’anpenée de deux compteurs 4 et B conjugués au moyen d’une chaîne Galle, actionnant des roues d’engrenage de diamètres différents et fixés sur l’axe de rotation du volant à ailettes de chaque compteur; les diamètres des roues
- p.498 - vue 499/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 499
- sont dans un rapport déterminé par les proportions du mélange à oj^enir.
- *
- * *
- Quant aux voitures de tramways circulant notamment dans les grandes villes,'quand ia traction est électrique, soit par prise de contact continu, soit au moyen d’accumulateurs, la solution est facile ; mais il n’en est pas de même avec les systèmes de traction autres que l’électricité.
- Pour ce cas, la Compagnie Générale des Omnibus a mis en essai deux systèmes différents, pour eq comparer les résultats.
- Le premier système, appliqué sur les lignes à' traction mécanique Saint-Ouen-Bas-tille consiste dans l’emploi d’accumulateurs électriques portatifs, chargés chaque jour ap dépôt. '
- Le second système consiste dans l’emploi de l’acétylène gazeux que produit une petite usine spéciale, sise au dépôt d’Ivry, et qui servira à l’éclairage du dépôt et des voitures mécaniques. A cet effet, le gaz est chargé sous une pression de 3 kilogs dans des réservoirs de 230 litres placés sous la voiture; les réservoirs sont éprouvés à 30 kilogs et construits pour cette pression. Ces réservoirs alimentent 5 lampes ay^nt un pouvoir éclairant de 50 bougies environ • les produits de I4 cqmbpstion sont évacués au-dessus du tojj; dg [qmpériale.
- L*es pheqajns de fep belges
- L’adminjsfrqtion des chemins de fer de l’Etat Belgp s^ prpppse d’introduire la traction électrique sqf sa ligne de Mons à Boussu : le pqût es! pvalqé à ,650 000 francs, dont 240 oqo francs poqr le matériel roulant constitué par des voitures la Société des Chemins de fer vicinaux belges.
- Pendant la durée de garantie fixée à deux années, le fournisseur sera tenu d’exploiter la ligne sous le contrôle de l’Etat, moyennant une redevance d’exploitation fivée par kilomètre. La ligne de Mons à Boussu a un développement de 10 750 mètres, non compris les lignes de raccordement.
- P. S.
- Nous reproduisons ci-dessus l’élégante silhouette de la voiturette-tricycle que M. Tàtin vient d’exposer aux Tuileries.
- Noqg ayons indiqué dans le n° 14 du 7 avril 4?rnjer le principe du tricycle à vapeur, aux générateurs chauffés par le pétrole, 4d même inventeur. Cette fois-ci, il a eu rçcoups direcferpent au moteur a pétrole à 4 temps pour ce léger véhi-cule qui tient à la fois du motocycle, pour sa légèreté (210 kilos) et son unique roué d’avant directrice et de la voiturette pour sa stabilité : l’essieu (à large voie) porte en'effet presque tout le poids de 1 ensemble ce^qui tait que ce système ne risque aucupepaent de chavirer.
- Le moteur, d’une force de 1 ch. 3/4, comporte l’aljqmage électfjque, ayec piles primaires, et un système de circulation d’eau par thermo-siphon avec réfrigérant constitué par un système de tubes traversés par le courant d’air produit par la marche.
- Sur l’arbre intermédiaire sont calés les engrenages des deux changements de vitesses : 8 et 24 kilomètres à l’heqre ef vitesses intermédiaires obtenues en faisant variep la richesse du mélange par la carburation. L’embrayage se fait par cône de friction. Les roues d’arrière sont roupies de pneus et entraînées par chaîne.
- Là caisse, en noyer verni, a fort bon aspect ; elle peut recevoir à l’arriére uni petit bagage pour excursions : les approvisionnements sont suffisants pour une jourpée de marche ordinaire.
- Qn voit par cps quelques rensejgnppapqts que le but de l’inventeur 4 été çj? fqjre avant tout léger et so}ide, c’est à-4îfe pratique. Joutes les pièces sont facilement maniables et à portée du conducteur : c’est la voiturette pour courses ou promenades journalières, ne comportant ni nécessaire compliqué ni entretien dispendieux.
- Paul Sarrey.
- La nouvelle chaîne que représentent nos figures est formée d’une série de plaquettes articulées et réunies par des rivets assez courts, partant peu susceptibles de plier, ce qui évite que la chaîne ne se distende et ne change de pas, mais un disno-sitif spécial permet de plqs à la chaîne de fonctionner, même avec unè distension notable.
- La figure 1 représente les positions relatives de la roue et de la chaîqe, lorsque toutes deux sont neuves, tandis que la figqre 2 représente la chaîne
- Fjg. 1. Fig. 2.
- étant supposée distendue de 50 millimétrés par ipètt'.es euyiron : qn voit qu’à ce moment la chaîne et la roue engrènent encore dans de bonnes conditions, mais la chaîne travaille plus près des pointes des dents du pignop.
- La figure 3 représente le mouvement relatif des articulations lorsque la chaîne attaque le pignon ou le quitte, ces deux positions étant représentées l’une au-dessus de l’autre. On a cherche à diminuer autant que possible le frottement relatif et par suite la perte de travail par frottement. Les essais de puissance et de rendement ont, paraît-ij donné toute satisfaction.
- P. S.
- p.499 - vue 500/833
-
-
-
- 501)
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Graisseurs pour moteurs à gaz et à pétrole(1)
- On sait combien est importante la question du graissage dans les moteurs à gaz et à pétrole.
- En effet, un graissage insuffisant ou inégal détermine une diminution dans le rendement du moteur et occasionne le grippage du cylindre.
- D’autre part, un graissage trop abondant est coûteux, et de plus, malpropre, en ce sens que le moteur et ses organes voisins se trouvent inondés d’huile, laquelle est par surcroît mélangée de poussière et de sable lorsqu’il s’agit d’automobiles.
- Voici deux systèmes de graissage très dif-
- TLCfQ
- sont^concaves en leur milieu, servent de boîte à un diaphragme D, maintenu par son bord, et dont le centre est relié à la tige de la soupape V. Cette soupape est prolongée par une broche v rainurée sur toute sa longueur, et qui traverse le passage d’huile pratiqué dans l’axe du bossage b.
- L’espace vide qui se trouve au-dessus du diaphragme D communique par la tubulure P avec le tuyau d’arrivée du gaz, près
- (1) Communication de MM. Marillier et Ro-belet, Office international pour l’obtention des Brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- férents l’un de l’autre. Le premier, dû à un anglais, M. Holt, et qui nous paraît être le plus intéressant, est automatique. Le second, inventé par M. Brünler, ingénieur allemand, est continu. — Nous allons les décrire tous deux.
- Graisseur Holt. — Ce graisseur est constitué par une base circulaire B (fig. i) ayant en son milieu un bossage b que l’on visse sur un tube allant au cylindre ou moteur. La base B est surmontée d’un verre G au -dessus duquel se trouve un couvercle en deux pièces C et C\ Ces deux pièces, qu
- Fiq^i.
- de la soupape d’admission. L’entonnoir O sert au remplissage du graisseur, et le trou A permet à l’air extérieur de pénétrer dans l’appareil.
- Lorsque le piston du moteur est à sa période d’aspiration, la pression dans le tuyau d’alimentation de gaz est inférieure à celle de l’atmosphère, ce qui oblige à se soulever le diaphragme D et par suite la soupape V. Il s’écoule donc une certaine quantité d’huile qui est conduite au cylindre du moteur par le tuyau sur lequel est vissée la tubulure b. .
- Afin.que la hauteur de la colonne d’huile
- p.500 - vue 501/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 501
- au dessus de la soupape soit constante, ce qui est indispensable pour produire un débit uniforme par la soupape V, l’inventeur a placé dans l’intérieur du cylindre en verre G, un second second cylindre H, également en verre, et à côté duquel se trouve un tube K plongeant dans l’huile et communiquant par son extrémité supérieure avec la capacité qui se trouve sous le diaphragme D.
- Enfin, la tige de la soupape V porte une rainure L qui descend un peu plus bas que Je bord supérieur du cylindre H.
- Lorsque le diaphragme D est soulevé, il produit sous lui un vi le partiel qui fait monter, parle tuyau K, l’huile qui descend ensuite daus le cylindre H par la rainure L. L’excès d’huile déborde du cylindre H et ombe dans le cylindre G.
- Graisseur Brünler. — Le principe du dispositif représenté par la figure 2, qui a été inventé par M. Oscar Brünler, ingénieur à Tilenburg, diffère complètement de celui que nous venons de décrire.
- Dans ce dispositif, le piston A est creux,
- et sa tige a est prolongée par une autre tige a’. Cette tige a possède un canal central b qui commence à la crosse et communique par son autre extrémité avec le canal c, débouchant à l’intérieur du piston.
- Dans les canaux b et c, se trouve un tube d par lequel arrive l’huile ou la graisse sous pression, par exemple, au moyen d’un godet graisseur avec plateau à ressort. Ce tube d traverse le passage c’ ainsi que la bague /, dont la section a la forme d’un T. Cetto bague possède sur sa périphérie une rainure ou gorge circulaire g, recouverte par une bande de métal i perforée d’une grande quantité de petits trous qui sont placés à égale distance les uns des autres.
- L’huile ou la graisse refoulée parle graisseur à compression remplit totalement la gorge g, A est distribuée très régulièrement sur la paroi du cylindre par la bande à perforations i.
- Un courant continu d’eau froide arrive par les canaux b et c, remplit l’intérieur du piston pour abaisser autant que possible la température du lubrifiant, et sort par le canal h.
- Les canots à pétrole de H. Arehdeacon
- Les visiteurs qui sont venus pendant les derniers jours de l’Exposition des Tuileries °nt pu remarquer sur le grand bassin qui se . trouve près de la place de la Concorde, les petits canots automobiles de M. Arehdeacon évoluant avec une aisance remarquable au milieu des petits bateaux qui d’ordinaire sont seuls à voguer sur l’eau du bassin.
- Ces canots dont nous donnons le schéma sont d’une longueur variant de 6 à 12 métrés et munis, suivant cette longueur, et par suite suivant le nombre des passagers, d’un mo-
- teur à pétrole d’une puissance de 1 à 6 chevaux.
- Dans ces conditions, la vitesse qui ne descend pas au-dessous de 11 kilomètres à l’heure, peut atteindre 18 kilomètres.
- Le même constructeur fournit également une installation complète prête à placer sur une coque quelconque, comprenant: un moteur de Dion, un carburateur spécial, le mécanisme de mise en marche, un joint à la Cardan, la plaque de bronze supportant le tout, l’arbre, l’hélice, etc...
- p.501 - vue 502/833
-
-
-
- 502
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LIlle-CalaiMillfl
- (•?/ juillet et /er août)
- Nous àvôtlS; dails notre derhier riuhlëro, donné un compté tendu SüCcitlct de la ëoutse d’aütomo-bile qui s’ëst disputée sur le parcours Lillë-Catâis et retoiir. Voici quelques détails sür cette course :
- La première jôurüée
- LILLE-CALAIS
- Le départ a été donné à n h. 50 à urie minute d’intervalle, dans l’ordre süivant aux 16 cohcur-rents présents :
- Descamps à n h. 50* Kraeutler 11 h. 51, Rossel n h. 52^ Perez n h. 53; Rossel, n h. 54, Frei-gnier 11 h. 55j Bathiât n h. 36; Wilfrid 11 h. 37, Vigroux 11 h. 38, G. de Knyff 11 h 35), Declercq 12 h., Giard 12 h. 1, Bardin 12 h. 2, Chameroy 12 h. 3j Girardot 12 h. 4, Marcellirl 12 h. 5.
- On avait quelque doute sur la facilité avec laquelle les voitures « grimperaient » la côte de Cassel. Maisj le plus aisément du monde, toutes ont franchi l’obstacle.
- A Dunkerque, après quelques minutes d’arrêt pour le contrôle, départ pour Calais où successivement les vbitüres arrivent â partit dè 3 heures.
- Voici le classement de cette première journée :
- i° Voitures : ier Kraeutler en 3 h. 13 m., 2e Gaëtan de Knyff en 3 h. 28 m. 2ôs.j 3e Descamps en 4 h. 3 m. 40 s., 40 Vigroux en 4 h. 38 m., 5e Rossel en 4 h. 52 m. 45 s., 6e Rossel en 6 h. 33 m.
- 20 Motocy clés : i°r Girardot (bicyclette), en 3 h.
- 2 m. 30 s., 2e Marcellin en 3 h. 23 m. 10 s., 3' Bardin en 3 h. 26 m. 20 s , 4e Fraignier en 4 h. 4 m. 13 s.
- Le soir, au Casino, réception des coureurs et commissaires; soirée offerte par M. Bresson, fermier du Casino. Des toasts ont été portés par M. Arquembourg, président de la Commission ; Lepelletier et Letailleur, membre de la Commission des fêtes.
- La seconde journée
- CA LAIS-LILLE
- Le retour de Calais à Lille par Ardtes, Saint-Omer, Wizernes, Thétouanrte, Divion, Béthune, La Bassée, Lille, a été très brillant.
- Un certain nombre de localités avaient pavoisé sur le passage des automobiles.
- Le lundi, à 10 h. ij2 les voitures quittent le Parc. A 10 h. 33 le départ est donné par M. Arquembourg, au boulevard de l’Egalité, route de Saint-Omer.
- Un public nombreux et très intéressé assistait à ce départ. Onze automobiles étaient présentes.
- Au départ, Girardot prend la tête et emballe avec sâ bicyclette à pétrole. Mais aü bout de quelques kilomètres Uii püeii crève ; M. Kraeutler arrive à toute vitesse ët passe Girardot.
- M. Fraignier n’est pas plus heüreüx qtie Girâf-dot ; l’avant dii cylindre de sa voiture se détache soudain.
- Un peu avant Saint-Omer, M. Gaëtan de Knilï
- Ise brûle assez grièvement à la liiaih. Pâr mégarde, il avait laissé tomber tlti peu d’essetlce Sur ses gants. A l’approche de la flamme d’un brûleur; cette ëssehce s’éhflâmtiia, brûlârtt le gailt et 1,; chair. M. idè Kilyff ii’en continua pas moins sa marche vèrs Lille.
- A FoürhëS, M. vigroux perd une heure à réparer sa voiture.
- A Lambersart, la voiture de M. Gaëtan de Kniff, qui marchait lamentablement sùr deâ pneus ërein-téS; s’arrêta toüt à fait.
- Voici le classement de cette seconde journée : i° Voitüres .* 1. Kraéütler en j h. 27 m. ; 2. Déscamps eti 4 b. 3 m. 4° s.| jb Vigroüx, en 5 h. 4 m. 15 s. 4. RoSsëi en 5 h. 48 ha.
- 20 Motocy des : 1. Girardot (bicyclette), ëil 3 li 53 m. 22 s. ; 2. Marcellin ën 3 h. 53 m. 40 s. ; Bardin en 3 h. 54 m. 42 s.
- Classement total
- Le classement total donne donc : i° Voitures :
- 1. Kraeutler en 6 h. 30 m.
- 2. Desca.nps ërt 8 h. 7 m. 20 s.
- 3. Vigroux en 9 h. 42 m.
- . 4. Rossel en 10 h. 40 m. 45.
- 20 Mo tocy clés :
- 1. Girardot (bicyclette) en 6 h. 35 m. 32 s.
- 2. Marcellin (tricycle) en 7 h. 16 m. 50 s.
- 3. Bardin (tricycles) èn 7 h. 27 m. 2 s.
- * *
- A Calais devait avoir lieu l’exposition des automobiles, exposition qui vient d’avoir un dénou -riient assez inattendu.
- La commission municipale des fêtes de Calai avait octroyé aux organisateurs, la Société Indu trielle du Nord, une subvention de 1 000 francs.
- Cette subvention était accordée à condition qu les automobiles arrivant à Calais le dimanche vers 2 heures et ne devant en repartir que le lendemain lundi seraient exposées au parc Saint-Pierre et que la commission percevrait un droit d’entrée d'un franc pour l’entrée de l’exposition.
- Mais, dès l’arrivée, les concurrents recouvrirent leurs voitures de bâches, malgré les observations des commissaires, et lorsque les délégués de la Commission, voyant la manière de faire des chauffeurs, firent fermer les portes au public, une centaine de personnes avaient déjà versé 1 franc pour ne rien voir du tout, si ce n’est des masses informes etitourées de toiles.
- La constatation fut faite aussitôt par huissier et le commencement de recette versé àüx pauvres du bureau de bienfaisance, les entrées de faveür en empêchant le remboursement aux visiteurs.
- Voici où eh soiit les -choses à l’heure actuelle; il est à prévoir qüe là Commission municipale des fêtes, forte de son constat, rëfüsefâ de verser les 1000 francs promis, et ce sera justice, car rien n’expliquait la niahière d’agir des chauffeurs, qui a soülevé de nombreuses protestations.
- C’est la première fois que pareil fait se produit; il méritait d’ètre signalé.
- p.502 - vue 503/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 503-
- Cora Paris-Dieppe
- {Motocycles , il août)
- A l’bfcCasibh Üë là cbürsë de Bicyclettes PàriS-Dieppe organisée pat l’Assbciâtibil vélocipédiiqüe d’àrtiateürs, lë 21 âoût, üile clââse spéciale a été réservée aux motoCycieS. *
- L’A. V. A. a pettsé, sür là remarque dë M. G. de Lafreté, cjü’il était impossible de considérer cbmtllë il ri MotbCycle, ililë voitüre, pourvÜ qüë sdtl pbids tt’eXcëdât pâs 2bb kil. } ünë voitürë même très légère, thème décorée dü ttom îdc vbitürettë, resté uhë vblturë et tië sâürâit, eh aü-cühë fàçbn, être placée sür le thème râng, dâhs là fcnêmë catégorie qü’uh rhôtocydè. C’ést lk aü-aujourd’hui, vérité admise par tdus, mais qu’aucuh règlement, nous le répétons, ne permettait de reconnaître .
- La définition adoptée par l’A. Y. A . est la suivante :
- « La course Paris-Dieppe est ouverte à tbut amateur montant un motocycle, mû par un moteur et pouvant être en outre actionné par des pédales.
- Pour les motocycles, il est créé deüx catégôriës dans la course Paris-Dieppe ; sâvbir :
- i° Motocycles d’un cheval t/4 ët ttibins ;
- 20 Motocycles au-dessus d*üh cilevâl t/4.
- L’itinéraire est le suivant :
- Porte-Maillot : (chalet du T. C. F.}, traversée
- du bois de Boulogne, départ.
- KIL. M.
- Pont de Suresnes....................... 4 500
- Rueil.................................. 9 »
- Chatou................................ 12 >>
- Saint-Germain.................. .... 17 500
- Pont de Pontoise (Grand-Cerf)......... 36 300
- Grisy-les-Plâtres..................... 47 500
- Hénouville (descente rapide).......... 56 500
- Chaumont............................. 7! 500
- Gisors (café de Goürhay).............. 80 500
- Gournay (café de Rdllëh)............. ib4 500
- Gaument-la-Poterie................... 117 50b
- Forges-les-Eaux (h. dü LibU-d’Of). . . 125 50b
- Neufchâtel (h. de l’EcU-de-Ftahee) . . . 155 50e
- Dieppe (arrivée rue Thièrs} chez M.
- Durocher)........................... 176 >>
- Ajoutons, en oütre, que dés affiches seront apposées sur tout le parcoUrS} gui éviteront toute erreur de route.
- Le 21 août, tous les cbüfëüfS ti’bUvéirbiit à iëüf arrivée, vestiaire et lavabos confortables, remisage commode, pratique et leur offrant toutes garanties.
- Il lëüt suffira d’adrësSer la veille dë la coürse au plus tatd et par colis postai, oü ëii grande vitesse, leurs effets ou valises à M. Dürocber, füe Thiërs, potir trouver toüt ce qui léiir sera nécessaire à FatHvée.
- Il ëst cepehdant important de bien riiettre son nom stlf lë colis ëXpédië et d’ajoütër sur l’étiquette la hiëhtion SuivkHte ! « Cbürsë Pàris-bieppe. »
- Un diplôme sera accordé à tout motocycliste accomplissant la course Paris-Dieppe en moins de 7 heures.
- Pour être valables, les engagements doivent être adressés, par écrit, à M. Ad.de Pallissaux, 199, boulevard Pereire et contenant les indications suivantes :
- Le nom du club auquel on appartient ou le numéro de la licence qü’on possède 5 la catégorie dans laquelle on désire s’inscrire : haotocycles de 1 ch. 3/4; motocycles de 1 ch. 1/4 et au-dessous.
- Aucun engagement ne sera valable, s’il n’est accompagné du montant du droit d’entréèj fixé à 20 fr. par motocycliste.
- Les motocyclistes n’appartenant pas encore à un club de l’U.S.F.S.Aij oü n’aÿânt pas de licence de cette fédération ou d’une fédération affiliée à l’I.C.A. devront faire leur demande de licence dans un délai minimum de huit jours, à la Commission des licences de l’U. S. F. S. A., 229, rué ââiht-iîbnoré.
- Pour tbüs âütres renseignements, s’adresser au Club hotise dë l’A.V.A., 199, boulevard Pereire ou àü Jfiïüïhal des Sports, Faubourg-Montmartre} 4;
- Le Selon On Cjcle de Grenoble
- (/y au 28 août)
- La GdttimiSSion d’organisation, taisant droit à la déhhihdè d’un certain nombre d’exposants, a reculé në Huit jours l’ouverture de l’Exposition.
- Cettê Oüvbrture est irrévocablement fixée au samedi ij adût dans l’après-midi, et la clôture au 28 aoûti
- Oh hbÜ5 cite pâtnil lëS principaux exposants les mdtgUëS suivantes :
- Ftüthbëft} Clëvëlàhd} Gtiâdiator, La Française, Ralêighj, Colümbül, deDiOÙ et Bouton, Ducroiset, Aüdibert et Lâvifottë) bunlop, E. Sclave-1-âhdj etc.} etc.
- Mardi soir; ia Cbtttinission d’organisation de l’ËXpbsitibh s’ë'st réunie à huit heures et demie poüt ptèridre COnttaisSaffCë dë toutes les adhésions et procéder aü tirâge âü soit dès emplacements affectés aux divers exposants,
- LëS exposants Oht été avisés {hifiiédiatement de l’empiaeeffiefit cplie ië sort iëüf avait attribué.
- LëS tlavaüx d’amënageriieiit du Gymnase sont commencés.
- Nous fëlicitbhs lëS orgailiSateurs d’avoir pu arriver à un si joli résultat, malgré l’opposition d’un certain nombre de petits négociants en cycles de Grëndblè, ijfii drit tbiit fait pbür faire échouer l’Exposition, et dbht là cOUdUltë est sévèrement jugée ici.
- Le süccès n’ëh sera güe plus illëfitBlrë ët güë plüs apprécié.
- Rappelons que l’Èxpositibn a liëü Sbus la présidence d’honneur de M. Stéphahê Jây, maire tfb Grenoble, et qu’elle sëra oüvértë de ib heures dü .matin à 6 heures dü soir.
- p.503 - vue 504/833
-
-
-
- 504
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Etnde sor la ConsMioa des Voitnres automobiles
- {Suite)
- Les machines à percer dérivent du tour avec cette différence que c’est l’outil qui tourne et non le corps à travailler. Il existe des modèles multiples de machines à percer, on en trouve dans les ateliers et même chez des amateurs qui s’oc-ctrpent du travail du fer. Celle dont nous donnons le dessin a été exposé aux Tuileries par M. Besse. C'est iisfe machine qui se recommande à tous les
- poin^-d&'Vue.
- Afqckiî^.s à fraiser. — Le progrès réa'isé par l’emploi cfé’k outils tournants, des fraises, a été l’un des plus importants dans l’histoire des machines-outils. On sait comment fonctionnent ces
- outils : la fraise, cylindre muni de dents à sa périphérie, tourne sur elle-même, et la pièce à travailler vient présenter ses différentes pai'ties à cet outil. Les mortaises peuvent de cette façon être si bien exécutées que la morsure de l’outil s’aperçoit à peine sur les pièces travaillées et les fonds sont aussi bien dressés que par une machine à raboter. Cette machine a encore un autre avantage, des plus importants pour l’industrie moderne, c’est qu’elle permet de travailler bien plus vite qu’autrefois. La vitesse du travail est ordinairement limitée par réchauffement de l’outil qui a à mordre sur la pièce. Dans la fraise, au contraire, chaque dent ne mord que successivement, trois
- Fij J. — Ma hine a j,e>'cer i\alta e
- ou quatre au plus sont en prise alors que toutes les autres sont dégagées et peuvent se refroidir. Les machines à fraiser peuvent faire toutes sortes de travaux et, dans beaucoup de cas, remplacei la machine à raboter, faire les mortaises, etc. Elles sont très en faveur dans tous les ateliers et leur emploi tend à se généraliser de plus plus.
- Voici quelques exemples de travaux qu’il est possible de faire avec une fraiseuse.
- Fraisage d’une jante de roue, d’un coussinet, d’une crémaillère, taille d’une fraise, fraisage d’une glissière, d’une rainure, taille d’un pignon, d’un foret, etc., etc.
- L’une des propriétés les plus heureuses des fraises est la facilité avec laquelle un même type de machine peut se prêter par un outillage très simple à l’exécution des travaux les plus divers.
- Nous ne citerons que pour mémoire la machine
- p.504 - vue 505/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 505
- à tailleries roues dentées. Deux méthodes peuvent être employées : ou bien l’outil qui taille est une fraise qui tourne d’un mouvement rapide, ou bien si la roue est large, on emploie une machine qui rabote les dents. II est de toute importance que les roues dentées soient faites avec la plus grande précision.
- Les engrenages sont toujours une source de bruit pendant la marche des voitures; s’ils ont quelques défauts, quelques irrégularités, cet inconvénient se présentera à un haut degré ; il existe même avec les engrenages les mieux taillés. Dans leur lutte avec les courroies, les engrenages doivent mettre tous les atouts de leur côté et c’en est un très sérieux qu’une précision mathématique.
- Machines à tarauder. — La filière de Whit-
- worth est presque exclusivement employée pour faire les boulons et les écrous. La remarque que nous avons faite pour les machines à fileter s’applique également à ces machines. Il est souvent plus avantageux d’acheter à des spécialistes les boulons tout faits.
- A propos des pas de vis nous dirons quelques mots du nouveau système qui a été proposé il y a quelques années; c’est le système français ou système du pas français. Il s’applique seulement aux vis mécaniques, c’est-à-dire à celles dont le diamètre est compris entre 6 et ioo m/m. Une vis est obtenue par'l’enroulement en hélice à droite d’un filet simple obtenu par la troncature d’un triangle primitif, dont la base placée parallèlement à l’axe de la vis est égale au pas de la vis. Le triangle est équilatéral.
- Fig. 4. — Machine à fraiser
- Ce système contient une série normale de diamètres principaux croissant de demi en demi-millimètre. Au pas de i m/m correspond le diamètre de 6 m/m. Entre les vis principales on peut intercaler des vis intermédiaires dont le pas reste celui de la vis principale immédiatement inférieure.
- Voici les premiers numéros de cette série morale ;
- N° Pas Diamètre
- o jm/m 6
- i 1-5 IO
- 2 2 M
- 3 2-5 18
- 4 3 29
- etc. etc. etc.
- Ce système ne s’est pas encore généralisé. Mais comme beaucoup de grands ateliers l’ont déjà adopté, son usage s’étendra de plus en plus. Dérivant du système métrique, il en a comme lui la simplicité et la commodité et par la force même des choses il arrivera certainement un moment où tous les constructeurs grands et petits seront forcés de le reconnaître et même de l’appliquer.
- Les machines à raboter et à planer ont un objet qu'il est à peine besoin de définir. La pièce à travailler a un mouvement rectiligne tandis que l’outil est fixe, c’est le système anglais, ou bien c’est l’outil qui est mobile et la pièce fixe, c’est le système généralement préféré en France. Tous deux ont leurs avantages et leurs inconvénients : nous ne nous étendrons pas sur ces questions un peu
- p.505 - vue 506/833
-
-
-
- LÀ. LOCdMOflOBÎ AUfÔtaO&ILË
- 5dB
- spéciales d’autant plus que les pièces à raboter soiit relativement peu nombreuses dans la construction des voitures automobiles.
- Toutes ces machines tendent de plus en plus à avoir un caractère commun; permettre de terminer complètement une pièce sur la machine même en lui donnant des formes exactes et même le poli des surfaces. Parfois, cependant, il peut y avoir intérêt à soumettre la pièce successivement à plusieurs machines, les unes dégrossissent, les autres finissent au moyen de passes plus rapprochées; mais on doit toujours chercher au moins avec les machines d’usage général à faire le plus d’opérations possibles sur la même machine, sans avoir à décaler la pièce et par conséquent sans perte de temps, on est ainsi conduit à disposer sur le même banc plusieurs machines; l’augmentation du capital à dépenser pour l’organisation d’une usine est vite compensée par l’économie résultant d’une moindre main-d’œuvre et par la meilleure qualité des produits.
- En terminant, nous donnerons la Côttipdsitiôii d’un atelier de machines-outils d’une iristâllàtlôtl de moyenne importance :
- Force de la machine, 40 chëvàüx.
- 4 tours.
- 2 fraiseuses.
- 2 machines à percer.
- x machine à raboter.
- 1 marbre.
- 1 machine à fileter.
- dk Leyma.
- Coursa Paris-ïitrj-le-François
- (Motocycles, 14 et 15 août)
- A l’occasion de la course de bicyclettes Paris-Vitry-le-Franço:s, organisée par le Vélo-Club International ponr les 14 et 15 août et sur la demande du Véloce-Club Vitryat, le Vélo-Club International a décidé d’adjoindre à l’épreuve cycliste une épreuve de motocycles.
- Cette épreuve sera réservée aux motocycles pesant moins de 200 kilos et ouverte à tout coureur.
- Le départ sera donné le dimanche 14 août à 9 h. du matin, de la fourche de Champigny.
- Les prix consistent en deux médailles d’or et Une de vei'meil, affectées aux trois premiers ; de plus tout motocycle ayant parcouru les 170 kilom. qui séparent le départ de l’arrivéej recevra un diplôme constatant sa performance.
- Sur ces routes désertes, plates et roulantes de la Champagne, il est possible que le record de la route d’Etampes à Chartres soit approché ou même dépassé.
- Les chauffeurs qui iront à Vitry séront largement récompensés des fatigues de la roùte par la chaude réception qüi les attend là-bas où les chauffeurs sont nombreux.
- L’itinéraire est le suivànt :
- Champigny, là Queüè-en-Briej on arrive à Ozoir-la-Ferrière, suivre tout droit jusqu’au pas-sage à niveau de Belle-Croixj qu’il faut traverser et tourner aussitôt à droite pour arriver à Qretz,
- traverser toute la ville par la Grande-Rue et gagner Tournan ; la route décrit une courbe et monte légèrement à la sortie de Tournan. On arrive à Fontenay-Trésigny qu’il faut traverser par la porte qui sépare Fontenay de Trésigny ; dépassé Trési-gny une descente très douce amène à Rosoy-en-Brie.
- A la sortie de Rosoy une superbe ligne droite et plane mène au carrefour deVaudoy, formé par les routes de Bray à Coulommiers et de Paris à Provins.
- Bien faire attention à ce carrefour! Tourner à gauche et environ 300 mètres plus loin prendre a droite la route de Sézanne. A partir de là k route est droite comme un I et jusqu’à Sézanne il n’est pas possible de faire la moindrt erreur^ nous nous contenterons de donner les noms de localités tfâvètsëês : carrefour de Vaudoy, Le Cor-bier, Le§ Ëësarts, Breton-Bazaches, Fortail, Com iàcoti; SàHfcyj Montceaux, Courgivaux, Retourne ioüp, ici §e trouve le seul accident de terrain d pàtcdtifs; une descente courte mais assez rapid et ëli làcets dans le village. Elle est signalée d’ai! Ieürs pat un poteau du T. C. F., puis en cont nua ,t ôff arrive à Fanvet, Mœurs et Sézanne ou est installé, au café du Centre, le seul contrô' de la course ; il sera tenu par M. Mathieu, prés' dent de la société vélocipédique de Sézanne.
- En Champagne
- En quittant Sèzânne on entre dans la Charn pagrte pouilleuse âvêfc ses immenses plaines, o passe à Linthes et Connantré, puis on entre Fète-Cliàmpenoise où il faut abandonner la route de Sézanne, et tourner franchement à droite sur la grande route nationale n° 34 qui conduit e ' ligne droite à Vitry-le-François en passant par le* villages de Connantré, Sonnesons, Soudé-Sainte-Croix, Coole et Maisons. Tout Je long de ce ruban de 44 kilotnètrèë qui fëühit la Fère-Champt-noise à Vitry, on vôit cOhtihüellement à 10 kilomètres devant soi, c’est dite qu’on pourra faire ies plus belles vitesses.
- Uarrivée
- L’àtrivée se fait sür ùtie süperbe ligne droite de 1 000 mètres toute ombragée ; des tiûbunes pour le conseil municipal, le V. C. V. et les invités vont être installés de chaque côté de l’arrivée qui sera marquée par une banderole traversant la route.
- Les Motocycles â Amiens
- {14 et 15 août)
- Pendant le meeting cycliste des 14 et 15 août, deux courses seront réservées aux motocycles.
- Le premier jour :
- Internationale, motocycles x chev. 3/4 (IO kil.). 3 prix. Entrée : 1 fr.
- Le deuxième jour :
- Match handicap. Motocycles 1 chev. 1/4 contre 1 chev. 3/4.
- Pour les engagements, écrire : Vélodrome, J Amiens. Sera considéré comme nul tout engage-1 ment non accompagné de se» enti-éea»
- p.506 - vue 507/833
-
-
-
- LA Lüdotoofldtt AbfOkOÔlLE
- 5(37
- Course Lp-Lapieo
- (hî août)
- C’est le ii août qu’auront lieu les courses organisées par le Yélo-Club de Lagnieu, sous le patronage du journal le Lyon Républicain. Ces courses comprennent bicyclettes, automobiles et motocycles. Voici le programme de la partie automobile de la réunion.
- Automobiles, départ de Lyon-Saiilt-Clair ; contrôle d’àtrivéë à Lagnieu, clos Decrüizàt, route dé Bourg. Arrêt des voitüres devant i’tfôtel de Ville.
- ir* série, motocycles, voitüres ît 3 roues. Départ a 8 heutes du iilâtiii. Prix : plusieurs objets d’art, offerts par le journal le Lyon Républicain .
- 2e série, voitürés à 4 rbües. Départ à 8 B. 1/2 du matin. Une méciâille-brélôqüë argent, souvenir de 11 coürsè, sèrà dbnttëe â tôüs les inscrits de cës deüx courses arrivant à Làgniëü.
- Les inscriptions sbnt reçues contre il il vèrse-rttettt dè dôüic ftâhcs, dotlilliit droit à tdütës les coütSës.
- Adrëssët lës engâgërtiëhtS ôxclüsiveiÜëtlt au LpôH Rèpûblicàih et, poüt renseignements, s’adresser au président du V. C. de Lagnlëü.
- Clôturé des engagerllents le 18 août, à Midi.
- (Automobiles, 20 et £/ aoûtJ
- Les principaux contrôles de la course de Bordeaux-Biarritz qui së disputera les samedi et dimanche 20 et 21 août, seront établis à La Réole* à Martnandej à l’entrée de Mont-de-Marsan, ce dernier avec obligation aux coüteUrs de s'arrêter pour signer la feuille de contrôle.
- Aux entrées de Mont-de-Marsan et Bayonne, le concurrent recevra, des contrôleurs placés à cet effet, un ticket portant son numéro et l’heure de son arrivée. Ce ticket sera repris par les contrôleurs de sortie qui ne laisseront partir le concurrent que lorsque les 10 minutes qui sont imposées pour la traversée de ces deux villes seront écoulées.
- Enfin, le contrôle d’arrivée est fixé à l’église russe, au bas de la descente du phare; les coureurs sans s’arrêter devront tbürrter à droite cent mètres plus loin, poür accomplit les deüx tours réglementaires sur l’esplanade de la Plagë et se ranger ensuite dails les bâtiments réservés à l’exposition. Les concurrents qüi ârriveroht après 7 h. 1/2 dü soir ne seront plüs contrôlés. Pâssé cette heure, le contrôle sèrà fermé,
- Uhe condition importante ihscHté au règlement est la suivante :
- Parle fait de son inscription; lë coureur s’engage à prendre patt à l’ëxpôsition d’âutomobilës installée sur l’esplanade de la Grande Plage. Toüs les concurrents sont tenus d’y laisser exposé leur véhicule avec leqüel ils auront accompli le parcours, jusqu’au lehdemairtj lundi sa août, 7 heürés du soir.
- Âiitomotiilfl-Cliit) le fraies
- Unification dëë vis et boulons
- Sur la proposition de M. le comte de Dion, il est décidé qu’ürte Commission spéciale sera instituée pour étudier la question de l’ühiflcatibü des systèmes de « visserie % ët de << boülortÜërie » dans la construction âütôüiobile.
- Sans qu’il soit bôàoirt d'insister, dh conçoit aisément les avantages iqÜi Résulteraient de cette unification. Le chauffeur troüverait toujours et partout des vis et des boulons s’adaptant aux différents organes de sa voiture.
- Le besoin d’une telle mesure est si réel que les constructeurs d’appareils photographiques ont dû y venir.
- * *
- Lë élasüeitneüt dë Darife-Âtiasterdatü.
- La Commission de là course â présenté au Comité le classeméht dës voitures ; nous avons publié le classement, nous donnons ci-après la répartition des prix. Une partie de ces prix est due à i’A. C. F. et provient des bénéfices de l’Exposition des Tuileries (cpüi à permis de disposer de 23 000 francs en faveur de lâ cdurse). Il faut y ajouter 8 000 francs offerts par la maison Michelin.
- I. — Coureurs de vitesse Classe A. — /re série (Voitures à 2 ou 3 places)
- Nos i ChàtrOn, (Paühard) 4 000 ir.
- 3 Girardot, (Pâtthârd) 2 000 fin
- 11 Gaudry: (Amédée-ËoÜëe) i 700 fr.
- 6 R. de Khvff, (Parihard) i 500 fr.
- Loys-ei, (Atnédée-Boliée) 1 200 fr.
- 4 Adam, (Pârthard) 1 000 fin
- 19 Doriot, (Peügëot) 7 bob fr.
- 2I fGaeutier, (Pëügeot) 600 fr.
- 49 Levëgb, (Mors) 530 fr,
- 17 Antony, (Peugeot) 500 fr.
- 30 Chesnay, (Mors) 450 fr.
- 2 G. Hourgières, (Panhard) 400 fr.
- 8 Hëath, (Panhard) 350 fr.
- 47 Jüstin Parix, (Panhard) 500 fr.
- 5; Védrine (G. Richard) non classée, sa vitesse üioyëilne de 24 kii. 9 à l’heure étant inférieure au minimum imposé de 23 kil.
- Classe B. — B* série (Motocycles de o à 100 kll.)
- ÎSl0‘ 69 Marcelin, (Phébus) 1 000 fr.
- 43'Osmond, 300 fr.
- 39 Corre, 400 fr.
- 41 Teste, 300 fr.
- 27 Vicomte G. de Méaulne, 200 fr.
- Tous tricycles de Dion-Bouton.
- Classe B. — y6 série (Véhicules divers à 1 place)
- N03 29 Corbière (voiturelle Dècaüville) 900 fh
- 7i Léon (voiturette Bollée) 500 fr.
- p.507 - vue 508/833
-
-
-
- 508
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Déplus la médaille d’or offerte par le bourgmestre de Nimègue au véhicule classé premier à Nimègue est attribuée à Girardot, le conducteur du numéro 3.
- II. — Touristes
- Classe A — r* série (Voitures à 2 et 3 places)
- Nos 128 Guiet (Delahaye), 1 000 fr.
- 115 Norel (de Dietrich), 500 fr.
- 104 Escargot (Mors) 400 fr.
- 133 Snail (Panhard), 300 fr.
- 120 Michelin (Panhard), 200 fr.
- Classe A — 2e série (Voitures à 4 et 5 places)
- N°8 121 Walrus (Mors), 1 200 fr.
- 125 Lapanne (Panhard), 500 fr.
- Classe A — 50 série (Voitures à 6 places)
- N08 118 L. de Bertier (Amédée Bollée), 1 500 fr. •
- 139 de Lucenski (Delahaye), 750 fr.
- Classe B \
- (Motocycles de o à 100 kil.)
- 122 Griet (Berthaume), 650 fr.
- Classe C (Véhicules divers)
- NoS 102 Piet-Latauderie (Bollée), 650 fr.
- 127 Bollée-Roux (Bollée), 500 fr.
- Médailles
- Une médaille de vermeil a été votée à M. Michelin pour services rendus à la course.
- Un objet d’art a été attribué à M. Rives et à Ballif pour la part active qu’ils ont prise à l’Exposition des Tuileries.
- Le prix de la baronne de Zuylen est décerné à la voiture 115, conduite par le baron de Dietrich.
- M. le baron de Zuylen offre un objet d’art à M. de Lucenski pour la course qu’il a fournie.
- Les voitures qui n’ont pas eu de prix sont celles n’ayant prs fourni une vitesse moyenne suffisante.
- * ¥
- Le futur déménagement de l’Automobile-Club qui va, on le sait, porter ses pénates de la place de l’Opéra à celle de la Concorde, a inspiré un spirituel dessin à M. Bianco.
- Il a représenté M. de Morlhon, le secrétaire du cercle, conduisant, gardénia à la boutonnière, casquette de chauffeur sur le chef, une voiture automobile où s’empilent les dossiers et les cartons verts. On sait qu’à l’Automobile-Club il n’en manque point : Paris-Amsterdam, concours de fiacres, concours des poids lourds, exposition, comptabilité, villa du Bois, etc.
- A l’arrière de la voiture les malles d’où émergent les valets de pied du cercle, tous ressemblants et croqués avec humour.
- Au centre de l’avant-train l’écusson du cercle surmonté d’une terrible casquette. Autour, en exergue : Place de VOpéra-Place de la Concorde. Et au-dessous cette inscription malicieuse : Banque Lehideux.
- Le tout forme un petit tableau en couleurs» plein de chic et d’esprit.
- Tous les chauffeurs voudront en avoir une réduc tion. Nos compliments à M. Bianco.
- ¥ ¥
- Scrutin de Ballottage du 2 août 1898
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 567 MM.
- Achille Melis, avocat, 4, rue de l’Arcade. Parrains : MM. A. de Bocandé, E. Catois, E. Drau-lette.
- Léon Reiss, négociant, 60, rue de Londres. Parrains : MM. E. Draulette, E. Catois, Ché-ronnet.
- Le comte Adhémar de Castellane, propriétaire, 161, rue de Rennes. Parrains : MM. le comte de Castellane, E. Catoisj E. Draulette.
- François Miron, administrateur délégné de la Société Kriéger, 9, rue Clapeyron. Parrains : MM. E. Imbault, L. Kriéger, W. Huguet.
- Marius Coste, négociant àOrigny en Thiérache (Aisne). Parrain : M. Dénéchau, député de l’Aisne.
- Florent Villems, propriétaire, 100, rne de Miro-mesnil. Parrains : M2*l. Le Roy d’Atiolles, Gonet, Boureau.
- Léopold Caron, fabricant de soies, 15, rue de Turbigo. Parrains : MM. Strohl, Picard, Hérard.
- Emile Landais, directeur de la Compagnie d’As-surances maritimes l’« Avenir », 9, rue Desbordes Valmore. Parrains : MM. A. Lehideux Vernim-men, F. Hérard, Abeauvois Devaux
- Gaston Ferrand-Gimbal, industriel, 146, boulevard Raspail. Parrains : MM. le Capitaine Draulette,, E. Catois, Comte de La Valette.
- Alberto de Santos-Dumont, 69, avenue d’Antin. Parrains : MM. F. Charron, Henri Rudeaux, Marinier.
- Louis Rodolphe Schwartz, docteur en droit» 155, boulevard Haussmann. Parrains : MM. J. Béraud, J. Bernard, F. Raquez.
- Victor-Edouard Renault, avocat à la Cour d’Appel de Paris, 9, rue Marguerite. Parrains • IMM. le Prince Orloff, A. Marcotte, E. L. Renault.
- * M. L. H. Daniel Maurel, armateur, 8, place des Quinconces, Bordeaux. Parrains: MM. Pli. Monnier, F. Hérard, H. Dauflou.
- M. L. Lucien Maurel, armateur, 6, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Panains : MM. Ph. Monnier, F. Hérard, H. Dauflou.
- Georges Clinchant, attaché d’ambassade, 55, rue d’Amsterdam. Parrains : MM. de Bliguières, Walter Douglas Hogg, Lewis Scheuch.
- Henri Clinchant, 55, rue d’Amsterdam. Parrains : MM. de Bliguières, Walter Douglas Hogg, Lewis Scheuch.
- Thano Vuccina, négociant, 25, rue Dragon, Marseille. Parrains : MM. de Bocandé, G. Faure, M. Faure.
- Léon Dorigny, directeur de la Compagnie Transatlantique, 77, rue de Prony. Parrains : MM. de Bocandé, G. Faute, M. Faure.
- p.508 - vue 509/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 509
- La rue Le Hêtre
- Il est actuellement généralement admis que la rue Le Nôtre est interdite aux voitures. Il y a bien en effet en haut de la rue un écriteau interdisant cette rue aux voitures allant du boulevard Deles-sert au quai de Billy, c’est-à-dire devant descendre la rue Le Nôtre, mais il n’est nullement interdit de la remonter. L’arrêté en question a été pris en raison de divers accidents et en particulier à cause de celui arrivé à un camion de livraisons qui alla s’écraser sur le quai.
- Il est juste d’ajouter que la voiture n’avait aucun frein, ce qui n’est pas le cas des automobiles.
- Petites Nouvelles
- Terrible catastrophe
- Un terrible accident a jeté le monde des baigneurs de Trouville dans la consternation.
- Une famille parisienne avait loué une voiture pour faire une promenade sur la route d’Honfleur. Cette voiture contenait cinq personnes : Mme Bon-nevaux, ses deux fils, sa fille et le petit garçon de celle ci. Au moment où la voiture allait quitter la route de la Corniche, le cheval, très doux et très facile, fut effrayé par le passage d’une voiturette Bollée, que conduisait M. Bizet, fils du célèbre auteur de Carmen.
- La voiturette, qui allait à grande vitesse pour prendre la route formant un angle aigu en retour avec celle qu’elle suivait, se trouvait juste devant le cheval qui se jeta brusquement sur le côté. La voiture versa avec tous ses voyageurs.
- Un des fils de Mme Bonnevaux eut une contusion à la hanche ; son petit-fils fut blessé à la tête; Mme Bonnevaux gisait à terre, la tête fracassée.
- M. Bizet avait pour compagnon, sur sa voiturette, un médecin, russe, le docteur Wassiliew, qui donna ses soins à la victime et reconnut qu’elle ne pouvait être ramenée à son domicile.
- On la porta dans la maison du jardinier d’une villa voisine ; mais elle ne put reprendre connaissance et expira le soir même à minuit.
- *
- * *
- Le premier chemin de fer électrique à voie normale sur le continent
- Le premier chemin de fer électrique à voie normale sur le continent sera celui actuellement en construction, entre Burgdorf et Thoune (Suisse).
- Cette ligne, de 40 kilomètres de longueur, n’aura pour le moment qu’une importance locale ; elle servira de communication entre Berne et l’Ober-land, mais elle prendra une importance plus grande quand la ligne du Simplon sera terminée.
- La force motrice sera empruntée, dit le Journal des Transports, à la rivière Kander qui débouche près de Spiez dans le lac de Thun; l’énergie produite sera de 4 000 chevaux, une partie seulement sera utilisée pour la traction, le reste servira pour l’éclairage de la ville de Berne et la distribution d'énergie électrique dans cette ville.
- Le transport des voyageurs sera assuré par des voitures automotrices à la vitesse de 38 kilomètres à l’heure et celui des marchandises par des locomotives avec wagons à la vitesse maxima de 18 kilomètres à l’heure
- *
- » * ¥
- Le vrai tourisme
- On cite le passage à Champagnole du comte et de la comtesse Cagnard dans une superbe automobile installée avec tout le confort désirable et formant lit au besoin.
- Partis de Paris, les voyageurs continuent leur route par les Rousses et le col de la Faucille, sur Genève-Annecy et Albertville.
- Il serait h souhaiter que beaucoup d’automobiles se dirigeassent sur ce charmant pays, si pittoresque et trop peu connu. La beauté des sites et les bon-res routes doivent suffire pour y engager les chauffeurs. De plus ceux-ci trouveront un mécanicien expérimenté et un dépôt d’essence à Champagnole.
- * *
- L’Automobile le 21 août
- Le 21 août il n’y aura en France que la bagatelle de quatre courses d’automobiles :
- 1° Bordeaux-Biarritz.
- 2° Tourcoing-Béthune.
- 3° Lyon-Lagnieu.
- 4° Paris-Dieppe (motocycles A. V. A.).
- Et allez donc, dit Gazolin, il faut bien qu’on s’amuse un peu par cette chaleur.
- * *
- De la Voie Publique :
- Le cocher d’automobile
- Enfin, cette fois le rêve va devenir une réalité; nos vulgaires fiacres vont être changés en automobiles.
- Il y a déjà quelque temps que la Compagnie générale avait manifesté son intention d’en finir avec son moteur à avoine et de le remplacer par des accumulateurs : c’est fait, car elle vient d’informer ses cochers, par voie d’affiches, que ceux qui désirent apprendre à conduire la nouvelle voiture n’ont qu’à se faire inscrire.
- Nous allons donc devenir des cocher mécaniciens; pour ma part, j’en suis enchanté, et mon enchantement est partagé par tous les cochers sérieux qui voient d’un bon œil cette rénovation s’opérer, car elle fera disparaître la lie de la corportion.
- Si tout le monde peut conduire un fiacre, il n’en sera pas de même pour une automobile : il faudra être sérieux, sobre, poli, et surtout d’une tenue convenable ; comme plus de la moitié des cochers, actuellement, ne possèdent pas ces qualités, ils seront infailliblement évincés.
- Les hommes sérieux n’auront qu’à s’en féliciter, mais surtout nous crui, depuis longtemps, demandons la disparition de ceux que nous considérons comme une plaie dangereuse pour la corporation et ruineuse pour l’industrie de la voiture.
- ¥• *
- Les variations ’dune amende
- M. Lamberjack, pour avoir renversé une passante le 1er avril, rue de Presbourg, avait été condamné, le 20 mai dernier, à 50 francs d’amende.
- Ce n’était pas trop cher. Néanmoins, Lamberjack pour prouver au tribunal qu’il avait l’habitude de « faire appel », en appela du jugement. On était donc le 20 mai. Mai finit, juin passe, juillet commence; la fête nationale arrive. Le chauffeur, dont le métier n’est pas celui d’un flâneur et qui n’a pas coutume d'attendre, ne songeait plus à son affaire qui, dormant dans les dossiers des greffiers, ne fut réveillée que par les sons des orchestres faisant danser la population en liesse.
- Et le 14 juillet, le tribunal, constalant l'absence de Lamberjack, le condamnait à 200 francs d’amende et à 8 jours de prison.
- Nouvel appel, qui amenait finalement hier Emile Lamberjack devant la chambre des appels correctionnels. M> Ch. Viraut le défendait, avec brio. Après avoir retracé la carrière sportive de Lamberjack, après avoir détaillé les états de services de ce chauffeur qui a piloté successivement : et la duchesse d’Uzès, et le comte Potocki, et le marquis de Noailles et l’ancien président de la Chambre des députés, aujourd’hui président du Conseil, M. Brisson, il a obtenu satisfaction en entendant le tribunal réduire la peine à 200 francs d’amende et retirer les huit jours de prison, réellement excessifs.
- p.509 - vue 510/833
-
-
-
- 510
- la LOCOMOTION AUTOMOBILE
- De notre correspondant d’Apii§ps :
- ]La voiture é'eptrique Kxiéger était de passage •dans notre ville. Elle a fait dé nombreuses prome-pg.4éE et lé cqpducteur était partout assailli de qqegtjpoi, de sorte qu’il était presque obligé de faire à cbaéHP un petit cours de locomotion électrique. ppb)ic s’iptéresse de plus en plus aux ubqsieg concernant l’automobile ; il est vrai qu’à (Amiens plusieurs industriels s’occupent de la construction d’autos ; ainsi la maison Blot, de Boves, près Amiens, construit une voiture électrique.
- M. Magniez-Beaussart m’occupe d’une voiture à vapeur ; d’ici pèu un mécanicien va présenter une petite voitqrpttp qui, d’après ce que j’ai vu, sera un bijou, et enfin la maison Strock et C!* va entreprendre la construction des tricycles à pétrole. Comme vous voyez, l’industrie automobile est bien représentée à Amiens.
- Dimanche dernier, au Vélodrome d’Amiens, a eu ÜPU une course de jUQtopycles. Yoici les résultats de cette course qui intéresse vivement le public :
- 1er Deneux, 2° Foucher. Non placé : Bansson, que le mauvais fonctionnement de ses soupapes a obligé de s’arrêter ; deux coqpges dp ce genre sont encore annoncées pour ip 14 et le 15 qoût.
- C’est en grand nombre que l’on voit passer en ce moment les chauffeurs excursionuant sur les routes de France. ARercn l’autre jour un splendide mail-coach Panhard, une voiture Rochet. Quant aux tricycles, on ne les compte plus.
- M. B.
- JMqttveau garage à Bordeaux
- M. (Jepiès, riché industriel à Bordeaux, possédant un grand atelier dé construction mécanique à vapeur, vient dé créer dans cette ville, 11, rue du Chai-des-J’arines, c'est-à-dire en plein centre, up vaste local pour lé remisage, l’entretien et la réparation des voitures automobiles.
- Dans ce vaste local, les touristes et propriétaires d’aptompbiles trouveront : lavabo, vestiaire, salon de lppture, rémi.S4£P» etc.
- M. (jeniès me charge d’ipformer les coureurs de pasgagé pqur la poqrse de Biarritz, qu’il offre gratuitement son garage en l’honneur de son ouverture.
- Pour tous renseignements, s’adresser à Automobile, il, rue 4a Chai-des-Farines, ou à M. Paul Legendre, •> quai 4® Bourgogne, tout près du garage.
- * *
- Signalons l’apparition de la Voiture de demain, de M. John Grand-Carteret. Nous renvoyons nos lecteurs à ta « Bibliographie » placée plus loin, et nous remercions l’auteur de l’aimable attention qu’il a eue de faire figurer notre ancienne couverture parmi les documents illustrés. La Locomotion Automobile, la plus ancienne de toutes les Beypes d’automobilispie, françaises et étrangères, e§t heureuse de voir que l’Jristoire de l’automobile peut 4éj.à fournir la matière d’ouvrages aussi intéressants.
- MM Armand et pugène Peugeot, les grands manufacturiers d’autompbi}es et de cycles^ ont été réélus dimanche au premier topr 4e scrutin conseillers généraux des cantons d’Audjncourt pt d’fdë-ripioncôurt(Pouhs).
- Toutes nos félicitations.aux sympathiques industriels.
- Par suite d!une entente spéciale avec la Société Générale de Prévoyqnce Cycliste et Atitomoblie nou$ nous tenons à la disposition de ups lep-teqr? poqr tous lfs renseignements dont ils pourraient avoir besoin à ce sujet. Des contrats spéciaux prévoient tous les accidents qui pourraient survenir aux motocycles ou aux automobiles. L’administration dù journal se charge de les faire établir pour les abonnés.
- Avis aux possesseurs de tricycles
- Avec moteur de Dion-Bouton
- Nous recevons la lettre suivante que nous communiquons a nos lecteurs :
- Monsieur le Ijirectciir
- de la Locomotion Automobile
- Je vous prie de vouloir bien informer vos lecteurs possesseurs de tricyles avec moteur de Dion-Bouton que je vjens de créer up régulateur de lar-carbura-tifin,' dit régulateur Wolff, simple, minuscule, du poids de 5Q'grammes et s'adaptant instantanément a tout tricycle, sans vis ni entailles, tige explication suit chaque envoi.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes remerciements et nies civilités empressées,
- J. Wolff.
- Nous avons le plaisir d’informer d’autre part nos lecteurs qu’après gptgqtp gvec 1V|. J. Wolff. aulcur de la Notice de'route sur la conduite du tricycle, nous adressons franco ce régulateur au prix de 6 francs, prix dans nos bureqqx ; franco, colis postal en sus.
- La voiture de demain-, hjsf°ife 4® l’Automobilisme,‘par J olin Grand-Çar ter et, vient de Ràfaître chez Fâsquelie.
- Ce livre est l’histoire pittoresque, anppdotjqpe, documentaire, — pap l’image et par le texte — par des figurines exactes et par lâ c^picàtprg, qes voitures à vapeur du passé et dps voitupe§ automobiles du présent. Comment furent accùejljjes et enregistrées les expériences d/autrefoig, que}lés images, quelles satires, répondirent' glors 4 la nouveauté; quels rêves hantèrent les çefveauk qe nos ancêtres; — de même Jpprs effort pi leurs luttes; comment l’aqtomobihsmë triomphant est aujourd’hui considéré par la caricature pt par'ja chanson, quels soucis de formes plus élegaptes préoccupent nos esprits — et tout celg ep faisant défilef sops les yeux' du publicg quelques types de voitures sans chévaux bien modernes, sans oublier la chronique, le fait divers 4ê l’kùtbipobilisjpe, toqt ce qui, emprunté au renseignement quotidien, doit en un mot constituer son . dossier. — Voilà pe qû’on trouvera dans ce volume/
- C’est donc bien une œuvre nouvelle présentée au double point de vue de la curiosité pittoresque et technique et, c’est aussi une e^cpljpntp pcpgsion de prouver que lg, science pe pgrd riep de son côté sérieux en se laissant marier a la fantaisie.
- Voici le sommaire de l’ouvrage : Considérations philosophiques sur les moyens Je locomotion ; La recherche de la voiture sans chevaux dans le passé. — Les voitures à vapeur en Angleterre, 29 ans de fonctionnement et de lutte (1820-J846). — Les voitures à vapeur en France(l820-l870). - Les
- voitures à vapeur devant la caricature (1827-1870). — L’automobilisme (1870-1898). — De la forme future des automobiles. — L’automobilisme et la caricature contemporaine. — Le nausée de l’automobilisme. — Le dossier de l’automobilisme.
- (En vente à nos bureaux, voir à notre Bibliothèque).
- La Bourse
- Les Omnibus de Paris sont en baisse légère à 1 890 ainsi que la Compagnie générale de traction. à 116. L’action Thomson-fi oust on après une baisse sensible revient bien, en hausse à 1 700. La Compagnie Générqle frqnçatse des Tramways clôture à 1 065.
- L’action Société continentale d’Automobile s reste stgtiopgairp à 115 ainsi qpe }es Établissements Décaumlle à 117,
- p.510 - vue 511/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- «1
- MM. les Actionnaires de la.Société anonyme des anciens Etablissements Cail sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le mardi 80 août 1898 à l’IIôtel de la Société des Ingénieurs •ivils, 19, rue Blanche, à Parig.
- (P. A. 7 août).
- *
- f f
- MM. les Actionnaires de la Compagnie des moteurs et automobiles M.L.B. (système Landry et Beyroux) sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour lé 18 août 1898 à 3 heures, 54, rue Erlanger, à Paris.
- (P.A. 7 août).
- CHEMINS PE FEE PE PARIS A LYQN ET A LA MÉDJTEPRANüE
- Excursion de 8 jour* en Suisse et en Savoie
- La Compagnie P.-L.-M. organise, avqp lp ppn-cours de J’Agepce des Yopagé? Ecopprniqups, qpe excursion de 8 jours en Sqisge et pp Sayqje, dû 3'j août aii’8 septembre l‘898.
- Prix au départ de Paris (tous frais compris) ; lr® classe : 300 francs. 2e classe : 260 fpancs.
- S’adresser, poqr renseignements et billets, aqx bureaux de l’Agence des voyages Economiques, 10, rue Auber et 17, rue du Faûboui'g-Mfontmartre à Paris.
- Fête de l’A*soniptjpn
- A J’qcpasjon de l’Assomptiop, les coupons de retour des billets d’aller qt retour, délivrés du 12 au 19 août inclus, seront tous valables jusqu’aux derniers trains de la jourpée du 22 août.
- Vuyageu circulaire* à itinéraire facultatif sur le réseau P.-L.-M.
- Réductions très importantes
- Il est délivré, toute l’année, daps toutes lps gare? du réseau P.-L.-M., des carnets individuels oq collectifs pour effectuer sur ce réseau, en lr% 2* et 3* classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d’au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui atteignent rapidement , pour les billets collectifs, 50 0/0 du tarif généra}.
- La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu’à 1,500 kilomètres ; 45 jours de 1,501 à 3,000 kilomètres; 60 jours pour plus de 3,000 kilomètres.
- Faculté de prolongation, à deux reprises, de 15,23 ou 30 jours suivant ie cas, moyennant le paiement d’un supplément égal au 10 0/0 du prix total du carnet pour chaque prolongation.
- Arrêts facultatifs à toutes les gares situées sur l’itinéraire.
- Aeeessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco : colis postal en sus.
- * f
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 fp&pps. Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus.
- En vente dans nos bureaux :
- 1°’ Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2“ — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3e — — à pétrole............. 10 »
- 4” — électriques, etc...... % 5Ô
- Franco 0 fr. 40 en pus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotiop à pétpole, par Bqudry de Saunier, un vol. in-iofio, ' de 216 pàgesjprix 4 fr.— Franco, postal en sus. ’’
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farm$n.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Up Volump in-8°, 320 pages et 112 figures dans lé'texte. Prix) brq-chê, 5 francs. — Franco, 50 centirpes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, "par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8®; prix) broché,'5 francs.— Francq, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le oomte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix’: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et dy< Conducteur de Cycles et d'Automobiles, dé M. H.'de Grafûgny ; un vol. in-i2’de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite çt l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fï\ 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cept.
- 11° Cartes Tarridedes envirpps de Paris,eqquptrp feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........ 1 fr. 25
- — — 80 — ...... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes; par M. L. Périssé un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs. __________
- 13° ffutontobiles sur rails, par AL G. DWfflQnt un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr- 50. — Franco,
- 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet , 1er volume : Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs.— Franco,
- 4 fr. 50.
- 15° La Yoiture de demain, par John Grand-Car -téret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — franco 5 fr. 75.
- « PNEU ENGLEBERT «pour Voitures automobiles et Motocycles, Société Ô. Englebert et C‘®, Ljêge (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chas.s,eppt, agppt gépérgl pqqr la France
- Administrateur-gérant : VU1LLEMUT
- Imprimerie spéciale 4p la Locomotion Automobile G. DE8MÀRES, i61, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- J .
- p.511 - vue 512/833
-
-
-
- 512
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b- Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- C» générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris. .
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Le vallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philipj Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautn Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Dou
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, aven de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, systèn Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, r, de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillarde;;, 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Rooh-Brault et 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- L» Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porto-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12. rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georgos.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Blot, 39 bis, rue de Châteaudun. I Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Dinin, 154, quai Jemmapes. I Sté anonyme Laurent-Côly, 13 rue Lafayetfe.
- x
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.512 - vue 513/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 33
- 18 Août 1898
- /lUiOteo
- lie
- REVUE DES TOITURES ET VÉHICULES HËGAHIQQES, pMlitt sois le HAUT PATRONAGE È TOUBIRG-CLDB DE FRUICE
- SOMMAIRE DE AI® 33
- Tricycle électrique Barrow, G. D. L’Automobilisme et la liberté économique, A.
- Rodanet
- Moteur Boult, P..
- Changement de vitesse par courroie et engrenages, système Webb, A. P.
- La carrosserie automobile, G. Bell. L’Exposition de Grenoble.
- Course Paris-Dieppe.
- Course Bordeaux-Biarritz.
- Le traîneau à glace du docteur Casgrain.
- 3 OOO kilomètres en automobile.
- Course Tourcoing-Béthune.
- Les prix de Lille-Calais-Lille.
- Le train Scotte à Veulettes.
- Les fiacres automobiles.
- La carte à payer.
- Les progrès de la Science.
- Le match Bardin-Osmont.
- Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- Correspondance.
- TRICYCLE ÉLECTRIQUE DE LA “ BARROWS COMPANY "
- p.n.n. - vue 514/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- r. 514
- Trieyele éleetripe Berrows
- Tandis que chez noüs la grande majorité des constructeurs dirigent leurs études en vue de la réalisation de l'automobile électrique, en construisant uhiquenibnt des Toitures de poids moyen, les Américains, au contraire* imaginent ühe foule de petits véhicules Actionnés par des accumulateurs.
- Dans utt Téhicüle léger,, le rapport entre le poids total* y compris lés voyageurs* et le poids des accumulateurs* est nécessairement beaücoup plus élevé düe dahs uüe Toiture moyenne Aussi he doit-dh pas S’attendre à voir de petites voiturettes électriques fournir, sans recharger, des courses aussi longues que celles dont, au dernier Concours des fiacreë* Certains véhicules ont pu s’enorgueillir.
- Comme on a pu le constater avec les spécimens de voitures électriques que nous avons pu voir en France, le but des constructeurs américains est de fournir 50 ou 60 kilomètres au maximum. Ils disent que, dans leur pays, la multiplicité des usines de rechargement, — et l'empressement des prd-priétaires de ces usines à mettre leurs dynamos à la disposition des particuliers, — ieur permet de ne pas demander davantage. Ils disent aussi que l’on a fort peu besoin, chez eux, de véhicules pouvant fournir des courses de longue haleine : les routes hé sont bien entretenues que dahs uh rayon d’une vingtaine de kilomètres ailtour de chaque ville ; l’abondance des voies ferrées enlève une partie de l’utilité des routes carrossables, et ce n’est que dans un petit nombre de provinces qu’il est possible de faire du tourisme.
- ¥ *
- Le tricycle à deux places que représente notre photographie, eh tête de ce numéro, est fabriqué par la « Barrows vehicle Company » (1).
- Le but que s’était proposé l’inTenteur du tricycle Barrows était de pfoduire Utt véhicule simple, de fâible poids et de prix peu élevé.
- L’énergie fournie par des accumulateurs actionne un moteur agissant süf là fbue d’avant qui est à la fois motrice et directrice.
- Voici quelques détails sur la disposition de ce véhicule, détails que noüs empruntons à notre confrère anglais Y Autocar.
- Le châssis est formé d’ün long tube contourné. On le suit aisément sur notre gravure. A l’avant il se redresse en formant une sorte d’U rehTersé entre les deux branches duquel passe la roue d’avant. L’écartement de ces deux branches est suffisant
- (1) The Barrows Vehicle Company* 302-306, \y. 55* Street, New-York.
- pour ne pas gêner la roue d’avant lorsqu’on la dirige à droite et à gauche pour faire retourner le tricycle.
- A l’arrière, le tübe constituant le châssis se recourbe vers le bas et vient se fixer sur l’essibÜ arrière. Les roües arrière Sont simplement porteuses. ,
- A l’intérieur de la roue d’âvattt et, fixée a la jante de cëtte, route, se trouve une grande couronrie dentée intérieurement, placée à gauchë du plart de là foüe. Cette coufdhne dëütée engrène aTec utt pignon qüë l’dn ü’aperçdit p?\S sut notre figüre parce qu’il est caché par ia boîte contenant le ittoteur électriqüë.
- Ce moteur électrique est un moteur Biker. On le voit sur notre photographie sous forme d’une boîte rectangulaire.
- De l’autre côté de la roue d’avant et Symétrique du moteur, on aperçoit une autre boîte rectangulaire qui n’est autre chose qu’une des batteries d’accumulateurs, destinée à faire contrepoids au moteur. Quant aux autres batteries, elles sont fixées sous le siège du véhicule.
- La fourche de la roue d’avant étant destinée à supporter ün effort Considérable, est consolidée par utt contrefort en acier dessinant de chaque côté de la fourche une sorte de triangle dont la base est constituée par le prolongement de l’axe de la roue d’avant. Ces contreforts tout en consolidant la fourche servent aussi de base d’attache aüX brides qui supportent le moteüf, à gâuche, et la première batterie d’accilrti ulateürs, à droite.
- La couronne dentée fixée à la jante de la roue d’avant a 66 centimètres de diamètre et le pignon du moteur a environ 63 millimètres. La réduction de vitesse est donc supérieure à 10.
- La roue d’avant dü véhicule mesure 92 centimètres de diamètre, y compris des pneumatiques de 75 millimètres. Les roues d’arrière dttt seulement 71 centimètres de diamètre avec des pneumatiques de 5 centimètres. L’empattement est de im30.
- La direction s’obtient âü moyen d’un simple evier fikë à la partie supérieure de lâ fourche d’avant. Ce levier porte l’aver-tisseür* qui est ici ün timbre. Au point de Tue des déplacements latératix, il est solidaire de la roue d’avant.
- Ên SdüleTattt ce levier* on applique, sur le pneumatidüe de la fdtie d’avant, le frein à patin que l’on apefçôit dans le prolongement du levier. D’aiileurs il existe encore un autre frein formé par un roüleau de friction et qui est plaeé aü niveau du centre de la roue d’avant, entre le moteur et la batterie.
- Le tricycle Barrons est muni de 24 accumulateurs pesant chacun 7 k. 500. Le poids du moteur est d’environ 50 kilos. Les accumulateurs qui sont fixés sous le siège sont
- p.514 - vue 515/833
-
-
-
- 515
- LA LtlCÎOMOfiON AUTOMOBILE
- reliés électriquerheîit à la batterie d'avant et ail fnoteür par un câble flexible.
- Le poids total du tricycle est de 300 kilos et son prix de 3 250 francs. L’expériërifce a montré que ce tricycle pouvait^ avec les r8o kilos d’accumulateurs, parcourir une distance d’environ 32 kilomètres à bonne vitesse. La Compagnie dfnéficàiriê qui construit ceâ véhicules dit garantir ces accumulateurs cinq ans et pouvoir remplacer les batteries pour 1 200 francs.
- Ce tricycle peut monter des pentes assez fortes : la vitesse de rotation du moteur électrique est en effet fortement démultipliée, et, de tflüS, la Répartition du poids des accumulateurs fait dUe la roue d’avant a une adhéfëiitè bleil suffisante.
- La Barrow Compartÿ a, paraît-il, l’intention de fabriquer un grand nombre de ces tricycles qu’elle mettra ëq location.
- On annonce la mise à l’étüde d’un véhicule plus important et fin autre modèle de tricycle du genre de celui que nous avons décrit est en voie de construction.
- G. t>.
- 61 îü mm
- Les fabricants de voitures automobiles sont loin d’être mécontents de l'état de leurs affaires; parmi fous lès industriels français, ils sont peüt-être les plus favorisés ; dans cette branche d’itidusttie, chose bien rare à notre époque, là defflande est supérieure a l’offre.
- Les grandes marques jouissent de véritables monopoles de fait, monopoles parfaitement mérités d’ailleurs, puisque leurs propriétaires ont eu les premiers l’audace de se lancer dans une industrie nouvelle. Il serait à sdühaitèr que nos fabricants français eussent en toutes les branches du commerce le même esprit d’initiative et le même succès. Mais cëS mêmes fabricants qui ont conquis la fortuné par des coups d’audace; qui ont forcé le marché, voudraient conserver leur situation acquise sans effort, ils voudraient arrêter les progrès des concurrents étrangers ; d’industriels, ils voudraient devenir rentiers. Et que font-ils pour atteindre ce résultat, ce qtie fait tout bon Français, ils appellent l’Etat à leur aide, ils demandent au Parlement de bâtir un rtltif protectionniste, d’édifier des tarifs derrière lesquels ils puissent dormir tranquilles.
- C’est en vain que l’exemple des autres industries qui ont obtenu en 1891-92 i’abrogation des traités de commerce, le vote d’un tarif douanier tel que la France n’en avait jamais connu d’aussi prohibitif dans sort ensemble, c’est en vairt que le déplorable résultat de tant d’effotts devrait détourner l’industrie avtomobile d’une telle erreur. Que les agriculteurs voient le cours du blé osciller actuellement aux environs de 19 francs malgré le droit absurde de 7 francs qui frappe le blé étranger, l’opinion ne se demande pas si ce prix n’est
- pas rémunérateur par suite de la cherté Je la tnain-d’œuvte, dès vices du mode de culture, du système Successoral de notre code; elle préfère àccüser l’étaldn d’Or ou la suspetfsion du droit pertdartt deüx mois, œuvfe pourtant du plus protectionniste des hommes d’Etat français.
- Que nos ports soient déserts, que notre marine marchande soit diminuée dans de telles proportions qu’il a été possible au Président de la République en allant de Lunkerque à Cronstadt, de ne rencontrer qu’un seul navire battant pavillon français, ce n’est pas au manque d’esprit d’aventure, au peu de goût des choses de la mort que ce mal sera attribué, c’est à la concurrence étrangère qU’i sera imputé.
- Eh bien 1 nous avons une industrie vraiment florissante, l’automobilisme, née de l’initiative privée; elle a une supériorité écrasante sur la production étrangère et on veut elle aussi la mettre en lisières, l’entduter de bârfières douanières. On dit que nos brevets viendront à expiration, tomberont dans le domàirtè public, que nous perdrons ainsi un monopole précieux. Mais n’est-ce pas le sort de fout brevet d’avoir Une fin, n’est-ce pas l’esprit même de notre législation de 1844, de voir dans le monopole concédé à temps à un inventeur le prix de son invention dont bénéficie la société. La valeur d’un brevet est-elle d’ailleurs constante, n’est-elle pas supprimée par d’autres brevets plus modernes, n’est-ce pas l’appât même donné aux chercheurs qu’un monopole nouveau a substituer à un droit ancien ?
- La concurrence étrangère s’organise, dit-on, elle fera meilleur marché et mieux que nous, sans tarifs douaniers elle sera la maîtresse en notre propre pays. Sârts relever ce déplorable aveu d’impuissance, ni de notre éducation sans liberté, de notre formation communautaire, comme le dit si justement M. Elemolins dans son bel ouvrage : A quoi tient lâ Supériorité des Anglo-Saxons, ce calcul est-il juste dans l’irtdustrie de l’automobilisme?
- Quel eSt le fâcteur le plus puissant du développement d’tirtè industrie, n’est-ce pas la facilité pour le consommateur d’üser de ses produits? Où donc troUveta-t-on un plus beau réseau de routes qu’en Frârtcé', ce n’est certes ni en Angleterre, ni surtout èti Amérique oil les railways ne doublent pas les rôUtèS mais? les remplacent, il n’y a guère que la SüiSse et peut-être certaines partie3 de l'Allemagne qüi puissent rivaliser avec notre admirable systèîhfs routier.
- Nos goûts nationaux ne Sdht-ils pas eux-mêmes un solide appui pour l’automobilisme. Si malheureusement rtOUS n’avons pas l’esprit d’aventures qui caractérisait le Français de l’Ancien Régime, nous avons incontestablement le goût de la promenade ; nous aimons rayonner dans la banlieue parisienne, aller de plage en plage, errer sur notre splendide littoral de l’Océan et de la Méditerranée. N’est-ce pas ce goût qui fit le succès de la bicyclette, pourquoi n’amènerait-il pas une clientèle à l’automobilisme, ce qu’il fait d’ailleurs actuellement malgré des prix excessifs?
- Eh bien 1 on peut hardiment affirmer qü’üne
- p.515 - vue 516/833
-
-
-
- 516
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- industrie qui convient particulièrement à l’esprit national se développera mieux en France que partout ailleurs. Quand tout un peuple s’intéresse à une idée, elle triomphe dans le monde. Que l’on considère ce qu’à produit le goût maritime de la Grande Bretagne et ce qu’il tend à donner actuellement aux Etats-Unis ; tous les navires sortent des chantiers de Glasgow et de Cowes et la mer semble devenir un lac anglo-saxon. Pourquoi tout ce qui est voiture mécanique ne serait-elle pas française et pourquoi n’inonderions-nous pas nous aussi le monde de nos produits? Il suffit de vouloir et d’oser. Montrons aux orgueilleux Saxons que nous ne sommes pas morts et que loin de chercher seulement à nous défendre, nous pensons aussi à attaquer.
- Albert Rodanet, docteur en droit.
- Avocat à la Cour
- Moteur Bonlt
- Ce nouveau moteur à pétrole est un moteur ordinaire à 4 temps sans circulation d’eau, le cylindre étant muni de nervures de refroidissement. I se distingue par quelques dispositions de détail que nous allons expliquer rapidement. 1
- Le cylindre est vertical : il communique, à la partie supérieure, par le canal a avec la chambre d’explosion D Celle-ci comprend : i° la soupape automatique d’admission F, dont la tige G est
- FIG.!
- soumise, comme d’ordinaire, à l’action du ressort i ; 2° le ou les tubes incandescents j chauffés latéralement par le brûleur k ; 30 la soupape d’admission du gaz carburé, dont la tige F1 est commandée mécaniquement par les engrenages /, M et la came N auxquels le mouvement est transmis par l’arbre coudé, actionné par le piston H, muni de 3 segments b, b\ b!.
- La figure 2 représente la coupe du carburateur, lequel est formé par une chambre / à laquelle est
- fixée par une collerette m une conduite Q servant à l’introduction de l’air; cet air est chaud, car il pénètre à travers les toiles métalliques a (fig. 1) et se chauffe en traversant le tuyau (fig. 3), lequel est disposé au-dessus du brûleur k et des tubes incandescents y.
- Dans le carburateur (fig. 2), le pétrole arrive par un tube n* relié au réservoir, et jaillit par le conduit central n ; son débit est réglé par la soupape q et le pointeau q1, qui peut obturer l’orifice
- FIG.2
- ns du conduit n ; un ressort r est légèrement comprimé entre la soupape et son embase. L’air carburé au passage s’échappe par le conduit R pour se rendre à la soupape d’admission du moteur.
- Vis-à-vis dei? est disposé un branchement S,dar.s lequel peut tourner un tube T, percé comme S d’ouvertures telles que S1 S* ; ces ouvertures peuvent être amenées en coïncidence par un simple mouvement de rotation partielle, obtenu par un bras t> relié à un mécanisme de réglage. Un couvercle U ferme normalement le tube T ; il est maintenu par 2 tiges et 2 ressorts n et k1. S’il se produit une explosion en R, ie fond U peut ainsi céder sans danger.
- Voici maintenant le mécanisme de réglage:
- A l’une des extrémités lu de l’arbre coudé (fig. 1), est monté un volant v, muni d'un régulateur à boules x x, agissant sur un manchon y, commandant le système de leviers t!,
- FIG.3
- agissant sur le bras t mentionné plus haut, de sorte que lorsque le moteur s'emballe, le régulateur ouvre les orifices de la lanterne et le moteur n’aspire plus que de l’air. Le bâti inférieur du cylindre est complètement fermé, la rotation s'effectuant dans l’huile pour obtenir une lubrification parfaite.
- Mais, comme le va-et-vient du piston crée une série de compressions d’air successives, le cylindre porte latéralement une soupape réglée par un ressort at à la pression limite.
- P.
- p.516 - vue 517/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 517
- ChiupneDt de vitesse par courroie et engrenages système Webb
- DJFFÉRENT1C!
- ARRI
- Coupe du changement de vitesse Webb
- Les changements de vitesse appliqués aux voitures automobiles actuelles peuvent se diviser en deux grandes classes : les changements de vitesse par engrenages et les changements de vitesse par courroie.
- Les premiers présentent l’inconvénient d’occasionner un bruit désagréable lorsque l’on passe d’une vitesse à une autre, et l’usure des pignons est assez rapide, par suite du cisaillement des dents que l’on amène en prise.
- Les changements de vitesse par courroies ne présentent aucun de ces inconvénients, et semblent devoir être les plus parfaits. Mais, lorsque l’on passe d’une vitesse à une autre, dans les systèmes actuels, la vitesse angulaire ds la courroie varie, et le rendement qui dépend de cette vitesse varie lui aussi, en sorte que pour les petites vitesses, c'est-à-dire lorsque la transmission doit s’effectuer le mieux, puisqu’il y a un obstacle à vaincre, le rendement de la courroie est des plus faibles.
- Notre figure montre un système mixte, inventé par M. L. P. Webb. La position qu’occupe la courroie correspond au débrayage, le mouvement du moteur étant transmis à une poulie folle. Poussons la courroie sur la poulie voisine marquée petite vitesse, le mouvement de cette poulie est transmis par un arbre creux ait système de roue# Wsttlèps tftttjïitti'g git P V ci d@ là
- roues motrices. De même la poulie de moyenne vitesse est liée au système M V et la poulie de grande vitesse au système G V.
- Les engrenages sont toujours en prise et sont mis en mouvement progressivement puisqu’ils reçoivent ce mouvement par 1 intermédiaire d une courroie.
- Voiture munie du changement de vitesse Webb
- Quant à la courroie, il est facile de voir qu’elle tourne toujours avec la même vitesse angulaire et que cette vitesse est assez grande puisque c’est celle du volant du moteur. Donc la courroie fonctionne toujours dans de bonnes con ditionsi
- p.517 - vue 518/833
-
-
-
- 518
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- satisfaction en donnant des changeants 40 vitesse progressifs sans accoup et sans bruit.
- La figure montre aussi le 4ispositif 4e marche arrière par l’interposition 4’un pignon P qui engrenant constamment avec l’un 4es pignons 4u groupe M A vient engrener avec le secon4 lorsque la courroie vient sur la poulie 4e marche arrière.
- Sur les voitures munies 4’un différentiel tournant àgran4e vitesse, les deux plus gran4es roues d’engrenage, eq prise avec P V et M V sqr l’axe 4e ce 4ifférentiel, sont 4jsposées 4e façon à rester immobiles lorsque les autres roues actionnent la voiture.
- Toutes les pqulies peuvent être faites ep allu-minium et par suite considérablement allégées.
- On peut 4’ailleurs supprimer la poulie folle, 4ans les yoitures où la courroie est munie 4’un rouleau ten4eur. Dans ce cas, le levier qui com-man4e le rouleau commande en même temps le frein.
- A. P.
- La Garnie automobile
- C’est là aussi une industrie importante, complément indispensable de la grande industrie de l’avenir, l’industrie automobile. Et nous sommes heureux de voir nos carrossiers,passés maître en élégance et confort, apporter aux mécaniciens et aux ingénieurs un concours dont ceux-ci ne sauraient se passer. Si les uns possède la science, les autres ont pour eux de connaître mieux que personne les lois de l’esthétique ; ils se complètent donc.
- Il est certain que si le carrossier est déjà ingénieur lui-même, son concours ne sera que plus efficace. Pendant que le mécanicien s’efforcera de produire un moteur puissant etmaniable, le carrossier s’ingéniera à habiller ce châssis d’une caisse non seulement élégante et gracieuse, mais aussi légère autant que possible.
- Car la légèreté est une condition indiscutable de la voiture automobile. Nous faisons tous aujourd’hui, et sans crainte, sur des bicyclettes de dix kilos, ce qu’il y a dix ans nous osions à peine entreprendre sur des vélocipèdes d’un poids double. C’est la loi du progrès, et l’aufomobilisme la subit comme la vélopipédie.
- Nous venons d’en avoir une preuve dans la course Paris-Amsterdam, pour laquelle la majeure partie des véhicules concurrents avaient été construits spécialement. Si nous énumérons ceux-ci, nous trouvons que MM. René de Knyff, Charron, Clément, comte de Camondo, Mouter, Emile Mors, baron et baronne de Zuylen, Thibaut, Vital-Bouhours, comte de Taileyrand-Périgord, Welghe, An tony, Auscher, Chesnay, Heath
- HÎPbelin montaient des yqiturés de différentes formes, mais toutes aussi légères que possibles, afin qu’elles puissent donner leur maximum de vitesse.
- Comment MM. Rheims, carrossier, et Auscher, ingénieur, les directeurs de la maison Rothschild, qui ont constiuit toutes ces voitures, ont-ils pu résoudre le problème 4e telle sorte que chacune d’elles, dans leurs différentes séries, se soit trouvée à l’arrivée dans les premières places ? En employant judicieusement ce métal nouveau dont le Figaro a déjà parlé, le partinium ; en imaginant un moyen original et très ingénieux de river ce dérivé de l’aluminium, dont la découverte récente est due à M. Partin l’habile industriel de Puteaux, MM. Rheims et Auscher, sans retirer à ce produit une parcelle de sa qualité primordiale, la légéreté, lui ont donné la rigidité sous quelque forme qu’on l’emploie, en panneaux plats ou en rondes bosses.
- Et c’est là un des plus importants progrès réalisés dans l’automobilisme, que vient de nous révéler la course Paris-Amsterdam et retour.
- Nous avions donc raison de dire au début de cet article que la carrosserie automobile est une industrie importante, complément indispensable de l’industrie automobile.
- (Le Figaro) G. Bell.
- L’Exposition de Grenoble
- Same4i, à 4 fleures, s’est fait le vernissage 4e l’Exposition par les autorités 4evant tout Grenoble a4ministratif, ju4iriaire et in4ustriel.
- La musique 4u 4e Génie joue la « Marseillaise » quan4 les autorités font leur entrée, accompagnées des membres 4u comité 4’organisation, MM. Lacroix, Mdly, Erionnet, Ducfiemin, Guérin, 4e Ba-morte-Eéhnes.
- M- Paul Lacroix, présf4ent, prononce on dis-cours très applaudi, remerciant le maire et la rqu-nicipalité 4e leurs précieux encouragements.
- Il fait ressortir le but de l’exposition qui est de donner une impulsion nouvelle à l’industrie du Cycle et 4e l’Automobile et d’inspirer des initiatives profitables à Grenoble et au développement industrie} de U région dauphinoise.
- M- Stéphane lay répond quelques mots aima'
- blés et félicite chaudement le comité d’organisation dont la municipalité a été heureuse, fidèle à son programme, d’encourager l’intelligente initiative.
- Après quelques discours, aux accords de la musique du 4? génie, les yisiteurs se rendant dans l’exposition, admirant les objets qui s’y trouvent, parmi les principaux exposants.
- Citons les bpaqx stands automobiles,d’Audibert-Lavirotte avec deux ducs et deux voiturettes ; de Peugeot avec un duc et un vis-à-vis ; de Ducroi-set avec un breack très admiré ; de Collin-Dufresne avec un omnibus ; de Dion et .Bouton avec leurs motocycles et les voiturettes de Guérin. »
- p.518 - vue 519/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE q}9
- Course Paris-Dieppe
- (Motocyçleç , ai août}
- Au sujet de Ja course Paris-Dieppe, M. de Palissaux vient de recevoir la lettre suivante :
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- PRÉFECTURE DE POLICE
- — Paris, 9 Août 1898.
- 2e Division
- Monsieur,
- J’apprends que l’Association Vélocipédique d’Amateurs organise, pour le 21 de ce mois, une course de Paris à Dieppe. D’après votre programme, ces véhicules iorraercmt, dans cette course, deux catégories, suivant que la puissance de leur moteur sera inférieure op supérieure à un cheval un quart, et uu diplôme doit être délivré à tout motocycliste qui aura couvert le parcours, 176 kilomètres, en moins de 7 heures, ce qui donne une moyenne de 25 kilomètres à l’heure, au minimum.
- Je 'crois devoir appeler votre attention sur les termes des articles 6 et 23 de l’ordonnance de police du 14 août 1893 et vous prier de faire connaître aux membres de votre Association que mon administration, dans l’intérêt de la sécurité publique, ne peut que tenir la main a l’exécution de ces prescriptions ainsi conçues :
- «... Le maximum de la vitesse ne devra pas excéder 12 kilomètres à l’heure dans Paris et dans les lieux habités ; il pourra être porté à 20 kilomètres en rase campagne, mais ce maximum ne pourra être admis que sur les routes en plaine, larges, à courbes peu prononcées, et peu fréquentées. Ces maxima ne pourront jamais être dépassés ; le conducteur du véhicule devra même réduire les vitesses de marche au-dessous desdits maxima lorsque les circonstances le demanderont,... en tenant compte des facultés d’arrêt dont il dispose, de l’état des appareils et de la voie, des glissements possibles lors de l’arrêt et des circonstances atmosphériques... La vitesse devra être ramenée à celle d’un homme au pas dans les marchés, dans les rues étroites où deux voitures ne peuvent passer de front, au passage des grilles d’octroi ou des barrières,au détour ou à l’intersection des rues, à la descente des ponts et sur tous les points de la voie publique où il existera, soit une pente rapide, soit un obstacle à la circulation...»
- Je vous répète ce que j’ai dit à cet égard à plusieurs propriétaires d’automobiles : autant je serai conciliant lorsqu'il s’agira d’une circulation à vitesse limitée et modérée, autant je me refusai à lai sser organiser sur les voies publiques, presque toutes fréquentées, du départemept de la Seine, des courses d’automobiles ou de motocycles, attendu que le principe même des courses exclut toute indication d’un maximum de vitesse et que leur pratique comporte des vitesses très supérieui'OP fiU maximum fixé par l’ordonnance de 1893 .
- J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur, de m’accuser réception de cette lettre et de m’inforpier des dispositions prises par vous,
- Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée,
- Le préfet 4e police,
- CpAppps Blanc.
- Légèperpent inquiet de cette lettre qui était en somme l’interdiction de la course dans le dépar-ment de la Seine, M. de Palissaux eut l’idée d’aller se renseigner de vive voix à préfecture.
- De ]q cqnvpi'sation qu’il eut avec M. Besançon, nops e^trqypps }es passage sHfvqqfq l
- Je suis partisan absolu du nouveau mode de locomotion, me dit-il, et ppur moi l’automobile est le véhicule de l’avenir. Dans ces conditions, et pour aider aux progrès de cette industrie nouvelle, il est certain que nous serions très heureux 4’accorder toutes les autorisations possibles aux organisateurs dè courses, mais ne pensez-vous pas comme nous, pt ne prpyez-vous pqs que les routes, si elles sept à tout le monde, ne sont pas faites pour les courses ou lqp records.
- Voyez-vous quelques propriétaires de chevaux se groupant en société et lançant à travers le bois de Boulogne, eu spr la rqute du départent eut, des chevaux & toute allure.
- Non, la route est â tout le monde ; aux piétons, comme aux voitures, aux cyclistes, comme au£ chauffeurs, et, pour cptte raison même, nul n’a le droit de l’accaparer sous le prétexte d’upe coprae quelconque.
- Avertissez donc vos motocyclistes qu'ils se conforment à nos règlements, demandez leur de ne pas aller à une allure de course, du bois de Boulogne en haut de Suresnes, et comme le départ de votre épreuve sera donné à 6 heures du matin, à un moment où la circulation existe peu, je vous autoriserai bien volontiers, à faire votre course, mais, je le répète, et à la condition seule que vos chauffeurs s’engageront à marcher durant 2 800 mètres, c’est-à-dire jusqu’à la frontière du département de la Seine, à 20 kilomètres à l’heure.
- En conséquence les motocyclistes amateurs sont prévenus et s’ils veulent bien consentir durant quelques minutes à ne iparcher qu’à 2Q kil. à l’heure, le départ pourra leur être donné à la Porte Maillot, comme c’est l’usage pour la course Paris-Dieppe.
- * *
- Il est bien entendu que seuls les motocyclistes faisant partie de l’U.S.F.S.A. ou possesseurs d’une licence, soit de cette fédération, soit d’une fédération affiliée à l’International Cyclist’s Association, auront le droit de prendre part à la course.
- BorAeanî-Biarritz
- (Automobiles, 20 et 21 août)
- Le comité d’organisation nous informe que les coureurs de la catégorie touristes seront reçus à des conditions spéciales de bon marché dans les meilleurs hôtels, pendant toute la durée de leur séjour à Biarritz, à la seule condition qu’ils laissent exposé le véhicule avec lequel ils auront accompli le parcours, toute 'a journée dp lRndi 22 aoûf.
- De plus, les motocyclistes de la catégorie vitesse seront gracieusement reçus en invités dans ces mêmes hôtels pendant ces deux jours de fête dimanche et lundi 22 août.
- Des dons continuent à affluer norpbrefi? W se_ crétanat. Leur total dépasse actuellement 4 °°o francs.
- Un train spécial suivra la course.
- L’itinéraire
- L’itinéraire est aipsj fixé d’une façop définitive. Départ de Bordeaux, café du Printemps, boulevard de .Talence, Langon, La Réole, Mqrrnande, Casteljaloux, Mont-de-Marsan, Saint-Pol-lès-Dax, Bayonne et Biarritz par la barre de l’Adour, soit 293 kilomètres que les coureurs de vitesse couvriront en une seule étape et le^ touristes en deux avec arrêt à Mpnf-f!p-14ftfaan (177
- p.519 - vue 520/833
-
-
-
- 520
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les catégories
- Les véhicules sont ainsi classés :
- /re catégorie. — Vitesse.
- Classe A. — Voiturettes ou motocycles de moins de 400 kil. sans approvisionnement ni voyageurs.
- Classe B. — Véhicules au-dessus de 400 kil.
- Etant donné l’affluence des engagements et pour donner satisfaction aux nombreuses demandes qui lui sont paivenues, le comité d’organisation de la course Bordeaux-Biarritz vient de créer une nouvelle classe dans la catégorie vitesse, cette classe dénommée classe C, comprendra les mo-
- tocycles et voiturettes de 100 à 200 kil. ; des prix importants y ont été affectés.
- 20 catégorie. — Touristes.
- Ier série : Motocycles ou voiturettes portant une seule personne.
- 2e série : véhicules portant 2 ou 3 personnes.
- 3e série : véhicules portant 4 ou 5 personnes.
- 4e série : véhicules portant 6 personnes et plus.
- 5e série : motocycles ou voiturettes de 100 à 200 kil. portant 2 personnes.
- L’organisation
- Le départ sera donné à Bordeaux pour la catégorie touristes le samedi 20 août à 9 heures du
- PROPRIÉTAIRES CONDUCTEURS TYPE POIDS CONSTRUCTEURS PUISSANCE DU MOTEUR NATURE DU MOTEUR
- CH.
- Catégorie des Touristes
- Th. Leveilley Th. Leveilley Wagonnette 1400 Panhard- Levassor 8 pétrole 4
- P. Duanip Fonouvelle Duc 900 Audib.-Lavir. 6 — 2
- Barb. Bergeon Jules Ledot Victoria 1200 Berg, et Cle 5 — 4
- Léon Lacour Léon Lacour Petit duc 800 Audib.-Lavir. 6 — 2
- Barb. Bergeon M. Barbereau Duc 850 Berg, et Cie 5 — 2
- Ch. Mauzau C. Mauzan Dog-cart 800 Panhard- Levassor 4 — 2
- H. Lalfitte Laffitte Wagonnette 700 — 4 — 2
- Gaudoin Gaudoin Phaëton 900 Peugeot 6 — 2
- A. Bord A. Bord Duc 850 — 6 • — 2
- Voitures à 6 places
- Tevelac Tevelac Breack 1250 Peugeot 6 - 6
- Motocycles
- G. Debacker G. Debacker Tricycles 80 — 1 3/4 D.-B.
- Ch. Chaumont Chaumont — 80 — 1 3/4 D.-B.
- Yer Victor Yer Victor — 80 — 1 3/4 D.-B.
- Denalte D. natte — « 80 Clément » D -B
- Prat Dumas Prat Dumas — 80 — 1 3/4 D.-B.
- Coureurs de vitesse
- A. Gaudry A. Gaudry Bateau 850 Amédée Bollée 8 pétrole
- Barbereau B. M. Barbereau Duc 850 Bergeon et Cie 5 —
- Vallée Vigroux Phaëton 600 Vallée 6 —
- Isaac Kœchlin Isaac Kœchlin Duc 850 Peugeot 8 —
- René Loysel René Loysel Wagonnette 950 Amédée Bollée 8 —
- Lepape Lepape Duc 950 Lepape 8 —
- 100 à 200 kilos. — Motocycles sans pédales
- Decauville 1 — 1 Voiturelle 1 195 1 Decauville 1 3 1 —
- Cornilheau 1 — — » 1 — 1 » 1 —
- Motocycles
- Jules Clément Clément Tricycle 80 Jules Clément 1 1/4 D.-B. 1
- Phébus Marcelin — » Phébus » D.-B. 1
- Boyer Ducom — 80 Boyer » D.-B. 1
- Pinaud Duanip — » Phébus » D.-B. 1
- Phébus Pinaud — 80 — » D.-B. 1
- Comiot Comiot » Comiot » D.-B 1
- Bardin Bardin » De Dion et Bouton » D.-B. 1
- Peckert Peckert MA » Aurore » P1 “B i i
- æà * » 1
- Put §umM m * P a pion euiautan » p ,4 i
- p.520 - vue 521/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 521
- matin. Les voitures partiront, suivant leur numéro d'inscription à 30 secondes d’intervalle.
- Il sera procédé de la même façon le dimanche 21 août, à midi 1/2, pour le départ de Mont-de-Marsan, où les touristes passeront la nuit (177e kil). Le départ de la 2” étape (x 16 kil.) se fera sur la route de Bayonne, à la sortie de la ville.
- Les coureurs de la ire catégorie (vitesse) parti-tiront de Bordeaux, café du Printemps, le dimanche 21 août, à 9 heures du matin.
- Des contrôles volants seront établis à La Réole,
- Marmande, Casteljaloux, un contrôle fixe à Mont-de-Marsan avec obligation aux coureurs de signer la feuille de contrôle qui leur sera présentée.
- Le passage de Marmande sera neutralisé pour une heure, pour permettre aux coureurs de déjeuner.
- Des estaffettes à bicyclette, des affiches indicatrices et des drapeaux verts seront installés sur tout le parcours aux embranchements et passages à niveau.
- Les engagements ont été clos le 15 août.
- Le traieeau à place du docteur Casgrain
- Notre figure montre une nouvelle application de l’automobile, pour le transport pendant l’hiver, sur la neige et sur la glace. Cette application a été faite par le docteur Casgrain de Québec (Canada).
- Le véhicule employé que nous reproduisons d’après une gravure du Scientific American est une voiturette Bollée ordinaire munie de son moteur de 2 chevaux. Quelques modifications ont simplement été apportées aux points d’appui. Comme on le voit, les deux roues d’avant ont été remplacées par des lames de patin et la roue d’arrière a été munie, sur son pourtour, de pointes en augmentant l’adhérence, ce qui permet au véhicule de s’aventurer sur la glace*
- Teutfl cnanegn-yl1* d« véhicuU) *1* tait d’wiM fatirg co ht me pour unellullég ordinaire}
- Il y a là un perfectionnement dont le besoin ne se lait nullement sentir dans les pays tempérés, mais qui, au Canada où les routes sont couvertes de neige et les rivières gelées pendant la moitié de l’année, lendra certainement de grands services.
- En tous cas il y a là un nouveau débouché pour l’industrie automobile et surtout une façon de faire de l’automobile quand on a pas de routes à sa disposiüon.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- fVImii riktt* nea bùraiiuft J A ftünRfti Frlihtlbt hbfctiu 8U8*
- p.521 - vue 522/833
-
-
-
- 522
- LA I,qcPMÛTION 4JJT0MP3ILE
- 3 000 kilomètres en automobile
- Jusqu’ici l’automobile n’a guère été employée pour de longues étapes si ce n’est pour de sensationnelles épreuves, des courses.
- Rares sont ppcore les touristes qui pendant des jours parcourent à moteur que veux-tu des routes longues de kilomètres. On redoute peut-être les petits ennuis du pneu, les capricieuses siestes du moteur; on a en somme des inquiétudes qui, espérons-le, ne tarderont pas à se dissiper sous la rassurante poussée du progrès.
- Un chauffeur va d’ailleurs donner l’exemple. C’est Noé'Boyer qui, avec un quadricycle a pétrole, ira de Paris à Bayonne et de Bayonne à Paris. Il veut expérimenter lui-même Uff qpqdri-cycle qui, à l’avant, a un siège « berceur », ainsi qu’il l’appelle.
- Saul cas de force majeure le départ de Boyer est fixé aq J} sep} qcpQfnpagnd aiqelqu^^ amis, entré âpRcS Rpdpa.UX,et MprPdltq,
- que l’entjaflnswstffs dp l’ipstigatepr ^ converti.
- Voici l’jtinéfaire qp!i| suivra, 4e manière à être à Bayonne aff moment 4s l'épreuve Rqyqppe-
- Biarritz.
- Le 14 : Paris, Preux, Alençon, Laval, Vitré et Rennes;
- Le 15 : Rennes, Pinan, Saipt-IVfalp Pf RêffbPS j
- Le 16 : Rennes, Châteaubriapt, Segfp, Aqgefs et Nantes;
- Le 17 : Nantes, la Roche-spr-Yon, RaPpcltelle, Rocheforf pf $aintes ;
- Le 18; Saintes, Jonzqc, Bordeaux;
- Le 19 : Bordeaux. Repos.
- Le 20 : Bqrdeaux, Langon, La Réqle, Marmqpdp, Mont-de-Marsan ;
- Le 21 : Mont-cje-Marsan, Pax, Rayonne, Piaf'
- ritz ;
- Le 22 • Bayonne. Rppps.
- Le 23 : Bayqnpe, Orthez, Rqg, Tarbes, %jpt-Gaudens, Tqp}puse ;
- Le 24: Toulouse, MqnPnban, ^ojasap, Agoo? Villeneuve-sur-pot, Rergerpp, Térigpeqx, AngOU-lème.
- Le 25 : Angoulème, RpReç, ]?pjtjpp3. Tours.
- Le 26 : Tours, Plois, Qriéàna, Rtampps, Pari».
- Soit en tont un parcours d’enyiron a 8po à 3 000 kilomètres.
- Pour du tourisme, voilà du tourisme à pétrole I
- Course Toormg-Bétlmiie
- (21 août)
- Nous ayons donné les principales lignes du règlement de la course.
- Rappelons que le départ des motocycles sera donné à 7 h. 30 exactement.
- Le coureurs devront se tenir à la disposition du starter, trente minutes au moins avant le départ, au siège de l’Union Vélocipédique Tour-quennoise, café Delvoye, place de la République; le départ définitif ss fera au Gravier de Bon-dues.
- Les concurrents trouveront l’itinéraire dans notre numéro du 28 juillet. Donpops seulement quelques détails.
- Dans la traversée du Qupsnoy à l’aller, passer à l’estaminet du C}ieval-Blanc, traverser la place en face de l’églisp, prendre le ppnt et franchir le passage a piveap puis continuer directement la route.
- Voici les engagements déjà reçus pour la catégorie motocyclé de la course Tourcoing-Béthune de dimanche prochain.
- i. Messidor, voit. Bollée ; 2. Th. Delvoye, tricycle; 4. S. Accou tricycle ; 4. Renard, tricycle ; 4. M. Desurmont, tricycle; 6. Marc Deronbaix tricycle ; 7. A. Accou, tricycle ; 8. G. Lamon, tricycle ; 9- E. Hervqin.
- Les Fris de Lille-Calais-Lille
- Et l’Exposition de la Société Industrielle du Nord
- gnr lq prppq§jtiqn de la commission, les récompenses suivantes ont été accordées pour la course Lille-Calais-Lille et l’exposition qui l’a accompagnée :
- Puma THln-Pal^is-THlé [W &H-)
- yoRpres
- P Société Q francs.
- R- Prix.—Rpaeptlpr pyec yqifufe du h Anonyme dès Aptqmnbllns PeugpRt : \ fiai Temps : fin- 38 m- 3D s.
- ' Prix- — M- JpRs peaeamps aysp voiture Punharcf : fififi fr.' Temps : ü b. i m.
- 3° Prix. — M- Vallée avec voiture Vallée : 200 fy. Tpmps : U b-Tà m- J5 s.
- 4e Prix- — M. Rossef avec voiture Rochet-
- Rossni - jfij fr- Temps fjfi b* 40 m- 4b §•
- ypiturettes et mqtqpycles :
- P- Pnx- — M pfirardot sur bicyclette automobile jqirapipî ; a7b tù Temps : 6 h. 52 m. l‘j s.
- 2; Prix- — M • MarpejUn sur tripyolp pirébus : 2qt| fr- TPiflbS; fi lu 54 m- 27 s- .
- 3? Prix. — M- RafdlIT sur tricycle de Dion et Rqqtpn : jpp fr.' Teippé ; 7 b-12 m-2<J s-pRffPRRR
- ypif-pres à, 6 pjapps, — Ropiété Anonyme des Yptpmobiles Pepgepf : WPdmllP 4P vermeil, grand
- à 3 pjapps. - MW; Piligeon et Cie :
- médaiifp dp yprmml grand mfidnlP-
- Exposition
- Voitures et tbbb^TPlm3
- Sqpiéfp Anonyme des Automobiles Rougeot :
- Pt : diplôme de médaille de
- verrppib
- Société des Automobiles Rochet : diplôme de médaille d’argent.
- MM. Diliseon et Cie ; diplôme de médaillé de
- bronze.
- M. Vallée : diplôme de médaille de bronze.
- M. Waeheux : diplôme de médaille de bronze.
- M. Briat : diplôme de médaille dé bropze.
- JL est en qutreattribpé aux antres expRsants, une médaille commémorative, grand module de la Société Industriolle.
- Ce sont MM. Henneton et Cie, Janssens, P. Sée, Neu,Beeriot, Deloe, Defays et Cie, Beytlber-Vallet, Cliquennois, Tampleu, Raffinerie de pétrole de Croix-Wasqnehal, etc.
- Les exposants qui auraient des appareils ou procédés particuliers à faire ressortir sont invitas à prendre part au popcours qrdipairq de jq SRP*été quj s’ouvre en octobre,
- Des médailles commémoratives grand module de la Société Industrielle serqnt en outre offertes à toutes les Sociétés qui ont pyèlé leur gracieux concours à l’organisation de la course de vifesse.
- Les diplômes et médailles seront distribués dans la prochaine séance solennelle de la Société Industrielle.
- p.522 - vue 523/833
-
-
-
- LA ^QCQMQTIPrç ^tfTPMPP^E
- 523
- Le train Scotte à ïpulettes
- Des expériences de tpaips ropfiej's oint été faites ces jours-ci dans 1’arrondisspment d’Yvetot; i’jn-térêt qu’elles ont excité dans la région, et qui est considérable ainsi qu’on va le voir par les nouveaux renseignements qui parviennent au Vélo, s’explique par ce fait qu^on voit là l’unique moyen pratique de donner rapidement une première satisfaction aux besoins des populations privées de mqyens de transport.
- Le Conseil général de la Seipe-Inférieure a toujours hésité à se lancer dans la construction 4es chemins de fer d’intérêt local, car, poranje le rappelait M- Lemonnier dans son rapport sur le budget de 1898, les départements qui sont entrés dans cette voie ont leurs budgets grevés de sommes considérables pour la garantie d’exploitation. Les contribuables de la Somme, de l’Ailier, de la Gironde supportent de ce chef de lourdes charges.
- Dans sa session d’avril dernier, le Conseil général de la Seine-Inférieure avait décidé de mettre à l’étude la question des trains routiers. C’est ainsi que M. Scotte est venu, avec son matériel, faire un essai dans le département, sur l’invitation de M. Genevrière, agent-voyer en chef de la Seine-Inférieure.
- Le train était composé de deux voitures ; la première comprenant la machine à vapeur, un compartiment de dix places et la plate-forme à -cinq places, le second wagon avec un fourgon de bagages et up compartiment de douze places. C’est le train que nos lecteurs connaissent bien.
- A trois heures, dit le Journal de Rouen, le train routier partait pour Caudebee-en-Caux. Y avaient pris place.: MM. Lesouef, sénateur; Le-chevallier, député; Branet, sous-préfet; René Berge, conseiller général ; Genevrière, agent-voyer en chef ; Taillefesse et Dieppois, agents-vqyers d’arrondissement.
- Le trajet d’Yvefot à Caudebec s’est effectué dans de bonnes conditions, et on a remarqué la facilité avec laquelle la machine peut tourner et faire ses évolutions.
- C’est le lendemain mardi que s’est effectué le principal essai, qui consistait en un voyage à Yeulettes, aller et retour. Le train est parti d’Yve-tot à neui heures et demie. On remarquait MM. Duglé etLemonnier, conseillers généraux; Fournier, Tremblot,Beux,conseillers municipaux d’Yve-tot; Foliot, Bailhache, etc.
- A dix heures, le train s’arrêtait à Héricourt où il était accueilli avec enthousiasme par la population. MM. Guorin, conseiller d’arrondissement, et Quetteville, maire, prennent place avec les voyageurs d’Yvetot, et on se dirige sur Cany. Après quelques arrêts on arrive à Veulettes à onze heures et demie.
- Les étrangers, nombreux à Yeulettes, et les habitants étaient tous réunis devaqt i’hôtel Davourie. La réception enthousiaste et l’ovation faite à M. Scqtte disaient assez quel intérêt on attachait à la réussite de ces nouveaux moyens de commu-
- nication. M. Scqtte 4 qffept apx étrangers et aux habitants de Veulette une premenade de quelques kilomètres.
- Avant le départ pour Yvetot, MM. Davourie et Verdière ont réuni chez eux M. Scotte, tous les voyageurs et les étrangers en villégiature à Veulettes. M. Lemonnier, conseiller général, se faisant l’interprète des habitants d’Yvetot, de Veulettes et des communes parcourues, a remercié M. Scotte de l’ess^j qu’il a bien voulu faire. Ce|te expérience a été si satisfaisante que son collègue, M. Duglé, et lui, promettent leur concours le plus dévoué pour faire donner satisfaction à des populations qui réclament avec justice des moyens de communication plus réguliers et plus rapides.
- Le retour s’est effectué dans les naeUlpures conditions et après deux arrêts à Cany et à Héricourt, où M. Scotte, a aimablement promené les enfants des écoles; on est rentré à Yvetot vers huit henrps.
- Les voyageurs, enchantés de leur voyage, trouvaient que l’essai avait pleinement réussi et souhaitaient de voir le plus tôt possible des trains routiers établis entre Caudebec et Veulettes.
- Les Fiaeres automobiles
- L’automobilisme entre décidément dans nos moeurs et les Compagnies de petites voitures cherchent actuellement, de bonne foi, les moyens pratique de remplacer leur onéreuse cavalerie par les moteurs électriques ou les moteurs à pétrole.
- La compagnie 1’ « Urbaine », remarque qu’en rendant disponible les surfaces considérables des terrains occupés actuellement par ses écuries, elle n’aura t pas besoin de nouveaux capitaux pour effectuer la transformation : il lui suffira d’y affecter une portion des 6 ou 7 millions consacrés annuellement aux voitures et à la cavalerie, le changement pourrait ainsi se faire, progressivement.
- La Compagnie Générale songe à un emprunt de 40 millions pour transformer son matériel en vue de la prochaine exposition.
- Tout ceci est justifié par l’économie obtenue au moyen de la traction électrique ; on a relevé que les frais par voiture à un cheval sont quotidiennement de 15 fr. 50 et se réduisent à 8 fr. 50 à peine pour un ffacre électrique système Rrjéger.
- Mais il y a un aléa ; ce sont les modifications incessantes apportées aux moteurs ; aussi l’Urbaine préfère-t-elle attendre un peu afin de profiter des expériences des autres.
- La Compagnie générale est autorisé par licence spéciale à exploiter exclusivement le moteur Lun-dell pour automobiles ; celles-ci, au nombre de 100, doivent être expérimentées pendant un an pour le service des voitures de places et, si ces essais réussissent, 2.000 fiacres électriques seront construits pour 1900.
- Le moteur Lundell est d’une puissance de 3,5 chevaux ; il comporte deux induits. La variation de vitesse est obtenue en agissant sur le champ magnétique et aussi sur les induits que l’on peut mettre, soit en tension, soit en quantité. Le poids total du véhicule est de 1600 kilos ; la charge des accumulateurs pepmet de couvrir 80 kilomètres.
- p.523 - vue 524/833
-
-
-
- 524
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La Carte a payer
- Le Bulletin municipal officiel publiait dans un de ses derniers numéros, l’arrêté préfectoral relatif a la publication et à la mise en recouvrement, à dater du 7 août :
- i° Des rôles supplémentaires, pour le 2° trimestre de l’année 1898, de la contribution sur les voitures automobiles et des taxes sur les vélocipèdes munis d’une machine motrice;
- 2° Des rôles complémentaires de ladite contribution et des mêmes taxes.
- Les articles de ces arrêtés, touchant les réclamations à faire, sont les suivants :
- Art. 2. — Aux termes de la loi, les réclamations que les contribuables se croiraient en droit de former à fin de décharge ou de réduction des taxes qui leur sont imposées devront, à peine de déchéance, être présentées dans le délai de trois mois à partir dudit jour et, par conséquent, avant le 9 novembre prochain.
- Après l’expiration de ce délai, elles ne seront plus recevables, sauf dans les cas de faux ou double emploi, pour lesquels des dispositions spéciales ont été édictées far la loi du 29 décembre 1884.
- Art. 3. — Chaque réclamant doit signer sa demande, y joindre l’avertissement contenant l’extrait du rôle et l’adresser à la Préfecture de la Seine.
- Art. 4. — Les réclamations ayant pour objet des cotes de 30 fr. et au dessus sont" seules assujetties au droit do timbre.
- Art. 5 — Les réclamants ne pourront différer le payement des termes qui viendront à échoir pendant les trois mois qui suivront la présentation de leurs réclamations.
- Art. ü. —Tout payement doit, à peine do nullité, être effectué à la caisse du percepteur, et non ailleurs. La seule quittance valable est celle qui est délivrée sur un coupon détaché des journaux à souche tenus par les receveurs percepteurs ; il 11’en pont être donné de duplicata que sur papier ordinaire.
- Art. 7. — Los ileinan les en lemise ou modération pour perles résultant d’événements imprévus devront être présentées dans les quinze jours qui su.vronl ces evéni-menls.
- Paris, le 7 août 18c8.
- Le Préfet de la Se me,
- J. DE SELVES Par 1<* Préfet :
- Le Secrétaire général de la Préfecture,
- Dhuman.
- Les Progrès le la Science
- Il est à la mode, dans certains milieux, de décrier la science et ses progrès. M. Berthelot a vivement relevé ces appréciations si peu exactes, mais il nous a semblé utile d’opposer à l’éloquence des paroles de notre savant compatriote, l’éloquence, plus grande encore, des faits scientifiques, ues grandes conquêtes dont cette fin de siècle peut s’enorgueillir à juste titre.
- Supposons donc, pour rendre notre démonstration plus éclatante, un simple mortel tombé en léthargie au lendemain de la fermeture de l’Exposition de 1889, c’est-à-dire il y a moins de neuf ans, et ne connaissant par suite que les progrès réalisés et consacrés à l’époque de notre dernière grande manifestation internationale. Son admiration et ses études devraient se porter sur :
- i° La bicyclette, qui révolutionne les moeurs actuelles^ et dont il n’existait alors que de rares sp«eim«çns bi«n grossiers tfompuré* & I4 petits tfcbu; dg nui jritifà i
- 20 L'automobile, à pétrole ou électrique, dont l’avenir est peut-être plus grand encore que celui de la bicyclette ;
- 30 Les chemins de fer électriques, qui n’existaient pas en 1889 (il n’y avait que des tramways), et qui modifieront les conditions d’exploitation des grandes lignes au siècle prochain;
- 40 Les courants polyphasés, qui permettent de répandre et de distribuer à toutes distances les forces motrices naturelles ;
- 50 La turbine de Laval, un procédé nouveau — au point de vue industriel — de l’utilisation mécanique de la vapeur à haute pression ;
- 6° Le moteur à combustion intérieure, de M Diesel, qui constitue le procédé le plus économique actuellement connu de la transformation de la chaleur en travail ;
- 70 Le carbure de calcium, qui donne naissance à l’acétylène, l’un des illuminants du siècle prochain ;
- 8° Le cinématographe, dont on nous a émerveillés jusqu’à saturation ;
- 90 Les rayons Rœntgen, qui révolutionnent l’art de guérir.
- A ces neuf découvertes ou grandes inventions dont les résultats sont acquis, et dont nous faisons chaque jour notre profit ou notre agrément, il convient d’ajouter :
- io° L’air liquide industriel, aujourd’hui acquis par les travaux récents de M. T.inde;
- 11“ La photographie des couleurs dont les derniers résultats si merveilleux obtenus par M M. Lumière viennent d’être présentés à l’Académie des sciences par M. Mascart;
- 12°. La télégraphie sans fils, pleine de promesses :
- 13" La lumière froide, obtenue par luminescence de gaz raréfiés traversés par l’effluve électrique ;
- 140 T.es courants de haute fréquence, dont M. Tesla et le Dr d’Arsonval ont tiré un si merveilleux parti.
- En moins de dix ans. dans le seul domaine de la mécanique et de la physique, c’est quatorze numéros nouveaux à sensation que nous devons ajouter à la liste déjà longue îles connuètes scien-tiques du dix-neuvième siècle, et qu’il nous faudrait. expliquer à notre léthargique à son réveil. Et mine erudimini.
- (La Nature).
- A la suite de la note que nous avons publiée da^s notre dernier numéro au sujet de la Société Qé-nérale de Prèvoyance Cycliste et Automobile, nous avons reçu de nos lecteurs de nombreuses demandes de renseignements auxquelles nous avons répondu directement
- Nous avons pensé qu’en permettant à nos lec-teure de faire un essai gratuit de l’assurance, ils seraient plus sûrement renseignés.
- Nous avons donc fait une démarche à cet effet auprès de la direction et sommes heureux d’informer nos lecteurs, propriétaires d’automobiles ou de motocycle, que cette Société leur délivrera un contrat entièrement gratuit d’une durée d’un mois qui les garantira contre tous accidents pouvant sùfvenir à leur motocycle ou automobile.
- 11 leur suffira pour cela de remplit* le bulletin qu’ils trflvivoropt ii U sçeafidfi ptffrf de!) tttlUoHen* ét iWi1****»' a vit Uvu'eiivi* du jiiut'uul,
- p.524 - vue 525/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 525
- Le mateh Bariio-Osmont
- Bardin et Osmont, les deux champions du mo-tocycle ont, dimanche dernier, lutté sur le parcours Paris-Versailles.
- A 7 heures, tous deux étaient présents au rendez-vous, frais, dispos, les réservoirs à essence bien garnis, tous les organes de leurs machines soigneusement vérifiés. M. Geo P. Grignard, de l’Automobile-Club de France, était venu tout exprès pour leur donner le départ et chronométrer leurs temps.
- A 7 h. io m. ils se mettaient en selle, devant le restaurant Gillet, l’œil sur l'horizon trahissant le grand désir de vaincre.
- A 7 h. io m. 13 s., M- Grignard prononçait le sacramentel : partez ! et tous deux étaient bientôt hors de vue.
- Osmont virait le premier derrière la grille de l’octroi de Versailles avec une adresse extraordinaire et attaquait aussitôt la côte de Picardie en s’aidant des pédales. Bardin arrivait à deux minutes d’intervalle.
- Le retour s’est effectué comme l’aller, sans incident ; Osmont a pris quatre minutes de plus à son adversaire.
- Il passait devant le restaurant Gillet à 7 h. 33 m. 42 s. et était vigoureusement applaudi par un assez grand nombre de spectateurs venu pour assister à l’issue du match.
- Bardin arrivait à 7 h. 59 m.
- Le temps mis par Osmont pour accomplir aller et retour, la distance de Paris à Versailles est donc de 43 m. 29 s. ; ce temps bat le record moto-cycle de Charron qui était de 50 m. juste.
- Quelques jours avant Osmont avait établi, autour de Longchamps, le record de l’heure pour mctocycles.
- Voici tour par tour, le tour de Longchamp étant exactement de 3 kilom. 632 m., les temps d’Os-mont, chronométrés par M. Gaudichard, chronométreur officiel de l’U. V. F.
- ier tour, 4 m. 33 s. 3/5 ; 2* tour, 4 m. 29 s. 4/5 ; 3* tour, 4 m. 34 s. ; 4e tour, 4 m. 31 s. 1/5 ; y tour 4 m. 36 s. 4/5 ; 6* tour, 4 m. 38 s. ; 7* tour, 4 m.
- 37 s- 3/5 ? tour. 4 m. 36 s. 3/5 ; 90 tour, 4 m.
- 35 s. 2/5 ; io‘> tour, 4 m. 36 s. 3/5. ; 11e tour,
- 4 m. 37 s. 2/5 ; 12e tour, 4 m. 38 s. 2/5 ; 13e tour,
- 4 m. 42 s. 4/3.
- Après le 13e tour, Osmont a encore couvert 200 m., ce qui donne la distance dans l’heure de de 47 k. 515 par un vent assez fort. La performance a été établie à 6 heures du soir, devant un public assez nombreux.
- Osmont renouvellera sans doute cette tentative jusqu’à ce qu’il arrive à couvrir 50 kil.
- ConMQieatiQDS officielles in Tonrieg-Clili
- 2 305 candidats au Touring-Club pour le mois de Juillet.
- Nous remarquons les noms de MM. Demagny, O. conseiller d’Etat : Lutaud, #, préfet de la Haute-Garonne ; Sculfort, #, président du Conseil général du Nord ; Boutan, #, et Aubin, # ingénieurs en chef des ponts et chaussées ; Herpm, agent voyer en chef ; Pellé, ingénieur des ponts et chaussées; Tarry, #, C. inspecteur des finances, président de la Société des Africains ; Pommeret,
- I Masselin et Jacquot, inspecteurs des forêts ; Grimai, commissaire de police de la ville de Paris ; de Pressensé, receveur des finances ; Caron, conseiller à la Cour des comptes ; B0bot-Descoutures, #, consul de France : docteurs Albert Robin, O. #’ médecin des hôpitaux, membro de l’Académie dé médecine; Hirtz, #, médecin des hôpitaux; docteur Félix Brun, #, médecin des hôpitaux, professeur à la Faculté de médecine de Paris ; docteur Lenormand, professeur à l’Ecole de médecine, à Tours ; Angelier, doyen de la Faculté des lettres de Lille ; Paul Janet, #, professeur à la Faculté des sciences de l’Université de Paris ; Brieux, #, auteur dramatique, et Mme Brieux ; Martial Moulins, #, I., hommes de lettres ; Th. du Temple,#, ancien député ; Blanchenay, G.-C., G.-O, C. directeur du Crédit Lyonnais à Constantinople : baron de Vos Van Steennyk, référendaire au Conseil d’Etat à La Haye ; Marcel Monnier, #, I. O. explorateur; W. Ramsay, O.#, professeur de l’Uni-versile à Londres, membre correspondant de l’Institut ; docteur Landolt, O. & ; commandeur Trezza di Musella, président de la Chambre de commerce italienne à Paris ; Debled, président du Tribunal civil à Saint-Nazaire ; Fabre, juge d’instruction au Tribunal civil de la Seine ; Reverdet, Reynaud de Lygues, Lepelletier, Morand, procureurs de la République ; Martin, colonel d’artillerie sous-chef d’état-major du 1" corps d’armée; Delarue, #, lieutenant-colonel ; Duval de Freville et Valabrègue, #, chef d’escadron d’artillerie ; commandants Barbas, O. #, et Sue, #; Boucé, Boss,# Bardonnaut, François, O. #, Gervais, capitaines ; Peyrolle, O. #, 1. contrôleur de première classe de l’administration de l’armée ; docteur Mauguet, #, pharmacien major ; comtesse Vilain XIV, baron R. de Foucaucourt, vicomte de Sinéty, comte de Gourcy, comte de la Peyrousse, comte de Bzlandt, E.rD. Porgés, baron de la Salcette, comte de Ferré de Pérou, baron de Nioc, baron de Finfe, vicomte de Valdahon, marquis de Conet, baron de Trets, baron de Rothiacob, baron de Beurmann, baronne de Louvel, de Créty de .Saint-Paires, baronne de Treskow, marquis et marquise de Cousy deFageol-les, baron de Béthune, comte de Beaurepaire, baron de Welck, comte de Briey, vicomte Méri de la Ca-norgue, comte de Carnayet, etc., etc.
- Le nombre total des sociétaires au l«r août 1893 s’élève à 66,807.
- *
- * *
- Le Touring-Club tient gratuitement à la disposition de ses membres les guides édités parles Syndicats d’initiative d’Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand, Grenoble, Perpignan et Thonon-les-Bains.
- Ces guides, très bien rédigés et illustrés de belles photogravures, contiennent de nombreux itinéraires et d’utiles indications pour les cyclistes ; ils sont adressés franco sur demande, aux sociétaires habitant la province ou l’étranger.
- Petites Mies
- Transports automobiles
- Lundi soir, vers 9 heures, trois omnibus à vapeur, de Dion et Bouton, sont passés à Aiguillon (Lot-et-Garonne), venant de Puteaux et se rendant dans le Tarn. Ces omnibus contiennent chacun vingt places. Ils étaient suivis par un mécanicien monté sur tricycle à pétrole. Les voitures appartenaient à la Société des Transports automobiles du Tarn, dont MM. le comte de Solages et Cramaus-sel sont les directeurs. On remarquait surtout le tracteur avec voiture mixte destinee à transporter les voyageurs et les bagages. Depuis leur départ de Puteaux, nulle avarie n’était survenue. Après quelques heures d’arrêt, ces omnibus ont continué leur route, attirant partout l’attention.
- p.525 - vue 526/833
-
-
-
- 526
- LA LOCOMOTION AÜfüMoBlLE
- Coursé Lyou-Lagnieu
- (Motocycles, 21 août)
- HiVoici les engagements déjà reçus dans la catégorie automobiles :
- 1. Marcet ; 2. Ollier ; S. Règne! ; 4. Eldin; 5. Brufi; 6. Bourliard ; 7. Perrih ; 8. MiéUSSet ; 9. LoUlâ ; 10. Marèt ; 11. Georges ; 12. Pansu; i3. Bertrand; 14. Bernard ; 45: Merguln.
- Là course se fait sur une distancé de 48 kilotnè-
- tres.
- Lès chauffeurs èn manœuvres
- ftd. Jouffiu est officiellement autorisé à piloter en automobile le général Jamont pendant les prochaines manoeuvres des 6e et 18e corps d’armée.
- Deux motocyclistes MM. Marot et Osmood feront leürs 28 jours avec leur tricycle à pétrole.
- 4 *
- Là fusion des detix cltibs atifoihobiles anglais
- Il nous revient qu’il se produit une légère scission àtt sein de l’Automobile-Club de Grande Bretagno, OU plutôt que la fusion de cette société avec la Self-propelled traffic Association ne se fait pas sans difficultés. Il ressort d’une circulaire envoyée aux membres de la Société par M. Frédérick R. Simms, que la Self-propelled manœuvrerait de façon à s’assurer dans le comité un nombre de membres supérieurs au nombre fixé par l’Automobile-Club lorsqu’il conse tit à la fusion.
- M. Simms, nos lecteurs se le rappellent, est l’un des fondateurs du Club. Aussi doit-il juger la situation plus grave qu’elle n’est, et nous espérons qu’avec le temps, il se formera entre les deux groupes une fusion complète et amicale.
- La Compagnie des chemins de fer d’Orléans expérimente, depuis une quinzaine de jours, dans les. trains de la ligne de Nantes, un appareil destiné à préserver du vent et de la poussière, lorsque les glaces sont ouvertes, les voyageurs assis face en avant. L’appareil consiste eh deux minces lamés de bois fixées le long des montants de chaque portière, l’une à l’extérieur du côté de la poignée, l’autre à l’intérieur du côté des gonds.
- Ces lames ont pour effet de rejeter la poussière au dehors et de Couper lfes Courants d’air. Deux wagonë en sont actuellement munis et lés résultats sont jüèqU’ici pleinement satisfaisants.
- 4%
- Dû Vélo :
- L’àmi Charron retoür de Làngrune — en automobile, naturellement — nous a conté ses mésaventures sur les routes normandes.
- Là-bas, personne ne connaît ni gauche ni droite et ia nuit les lanternes allumées sont un tel objet de luxe que peu de voituriers se le permettent.
- De plus, l’ufbanité est à la mode (à la mode de Caen) et toute observation aux conducteurs de no- . blés animaux est accueillie à coups de fouet.
- Enfin, sans provocation, la nuit, Charron et son compagnon ont été assaillis pâf des voituriers au-tomobilophobes. Le simple fait d’avoir eu maille à partir avec eux par le poing indique que l’automobile n’allait pas à nnë folle vitesse.
- Aussi, pour visiter à nouvëaü cepaÿSde Cocaghe Ciiârron a-t-il juré de prendre ses précautions et |’est muni d’un revolver — tout comme Hugues Leroux, le piéton irascible.
- •*
- + *
- Le jeu de lawn tennis va être pratiqué à la villa de l’Automobile Club de France, au Rois de Boulogne. Üne Commission spéciale que préside le comte Rêcopé S’est occupée de réglementer le jeu, et une circulaire renfermant ses principales dispositions a été adressée à tous les membres de l’A.C.F.
- Le oecrétarifif del’ÀuioWofetlptlltiba été prévenu par M. Vinet qu’un portefeuille appartenant à un chauffeur a été trouvé à Maëstricht; il contient différents papiers et quelques photographies de voitures.
- Le propriétaire peut le réclamer à M. Soyens-Platielstraas, à Maëstricht.
- Nous recevons du Touring-Club Suisse là communication suivante :
- Monsieur le Directeur du journal
- La Locomotiân AMomobile.
- Monsieur le Directeur,
- Nous avons l’honneur de Vous faire pafvehif par ce courrier notre carte routière de la SüisSè, en quatre feuilles.
- Cette carte, au 1/250 000, a été établie d’après la carte générale de la Suisse, avec l’autorisation du Bureau topographique fédéral, pour le compte du Touring-Club Suisse, par MM. Kummerly et Frey, géographes à Berne, et M. Ch. Bastard, capitaine, président de la Commission technique dü T.- C. S. D’Une lecture très facile, cette carte a encore le grand avantage de faire connaître immédiatement à l’excursionniste Si la route est plate, à pente douce ou dangereuse. Des teintes différentes, indiquant la déclivité des terrains, ont été adoptées pour le tracé des routes.
- Tout membre d’un Touring-Club peut se procurer cette carte au siège social du T.-C. S , boulevard du Théâtre, 9, Genève, ainsi qu’au siège social du T.-C. P., au prix de 10 francs sur papier, 12 flancs sur papier japon, 14 francs collée sür toile, format de poche, et 20 francs collée sur toile avec rouleaux et vernie.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de notre considération distinguée..
- Pour le Touring-Club Suisse, Le Secrétaire général :
- Sidney Jackson.
- P.-S. — La carte en question, en 4 feuilles, est visible dans les bureaux de la Locomotion Automobile.
- Nous recevons la lettfé suivante que noüs inSé-rofis avec plaisir.
- Houilles (Seine-et-Oise), le 10 août 18(J8.
- Monsieur le Directeur
- de La Locomotion Automobile.
- Je reçois une lettre de mon ami Georges Richard au sujet d’un article paru dans votre estimable journal et je vous serai bien reconnaissant de vouloir faire la petite rectification suivante :
- La chute dont nous avons été victimes à CaUde-bec-en-Caux n’a pas été due au mauvais fonctionnement des freins, mais à un dérapage produit par suite de i’ensablage d’une des roues arrière dans un tournant et une descente brusque et par suite du mauvais état de la route.
- l’ai toujours été enchanté de ma Voltufe et je tiens à ne pas faire une mauvaise publicité à mon ami et ancien associé Richard, surtout pour un accident qui n’incombe nullement à la voiture.
- Espérons que vous répondrez favorablement à ma demande,
- Agréez, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.
- A. Véjdp.ine, membre de l’Â. C. F.
- P.-S. — Ma vôiturè était celle qui rti’âVait servi pour .Amsterdam sbus le n° 51 et que j’âl vendue à M. Marot, directeur-propriétaire de là ifidièon Créanche (motocycle) qui la conduisait.
- p.526 - vue 527/833
-
-
-
- la Locomotion âütOMobilè
- 527
- Modifications aux Statuts
- Les actionnaires de la Compagnie du tramway électrique de Montpellier sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour lé mercredi 7 septembre, â deut heures, 24, boulevard des Capucines.
- (P. A., il aoôt.)
- *
- ♦ *
- Les actionnaires de la Compagnie des tramways électriques de Châlons-sur-Marne sont Convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le mercredi 7 septembre, à quatre heures, 24, boulevard des Capucines.
- {P. À., Ü août.)
- Les actionnaires de la Compagnie des tramways èlectriquès de Montmorency-Ënghien-St-Gratien, sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le mercredi 7 septembre, à quatre heures, 24, boulevardi des Capucines.
- (P. À., 9 ào-ût.)
- ¥ *
- Âügüiëiitation de capital
- L’assemblée générale extraordinaire dé la Cô'mpd-gnie des Automobiles et Moteurs Ëenriod, a décidé l’augmentation du capital Social qUi de 500 000 fr., sera porté à 1 millioh de francs par l’émission de 5 000 actions à 100 francs.
- (P. A., 0 août.)
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Itlllets priai à l'avan ée
- Les gares de Paris, Lyon, Marseille, St-Ètienne, Aix-les-Bains et Genève délivrent à l’avance,par •érie de 20, des billets de 1'®, 2* et 3e classe, pour les gares de la banlieue de ces villes et réciproquement.
- Ces billets peuvent être utilisés dans les deux »ens (aller ou retour). Leurs prix présentent une réduction de 10 0/0 sur les prix des billets ordinaires.
- Lfes billets délivrés pendant les dix premiers mois de l’année sont valables jusqu’au 31 décembre inclus, et ceux délivrés pendant les mois de novembre et décembre, jusqu’au 31 décembre inclus de l’année suivante.
- Les demandes doivent être adressées aux chefs das gares intéressées ou dan» les bureaux succursales.
- Pour se procurer un carnet individuel ou collectif, il suffit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de la Compagnie, le voyage A effectuer, et d’envoyer cette carte 5 jours avant le départ, à la gare où le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une provision de 10 francs. Le délai de demande est réduit à 3 joürs pour certaines grandes gares.
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco : colis postal en sus.
- INDICATEUR DE pENtes
- Pour voilures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus.
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1" vol. Les Vélocipèdes............... 2 50
- 2' — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3* — — à pétrole............. 10 »
- 4“ — électriquéS, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 èh sus.
- 2° Cours élémentaire de LOCOHidliôn à pélhole, par Baudry de Saunier, üh toi. iû-folid, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal etl Sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dlck Farmâti.
- Préfacé dë M. le bâton de Züylen. Un volume in-8°, 320 pâges ët 112 flgüreS dans lë texte. Prix, brb-ché, 5 francs. — FrânCb, 59 Centimes en sus.
- 4» Manuel pratique du conducteur d’automo-biles, par Pierre et Yyes Guédotl ; un vol. in-8°; prix, brobhê, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 etl plus, f
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de Lâ Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 2Î) par la
- poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardÿ-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’autoniobilei par Maurice Farmâh, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et dit Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de. M. H. de Grafhgny : un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite èt l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — i fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent. ______________
- 11® Cartes Tarride des environs de Paris,enqtiàtre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres......... 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périsse Un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fT. 50. — Franco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 Ir. 50. — Franco,
- 3 francs. __________
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet, 1er volume ; Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs.— Franco,
- 4 fr. 50.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol., de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — franco 5 fr. 75.
- « PNEU ENGLEBERT «pour Voitures automobiles et Motocyeles, Société O. Englebert et C1®, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassehet, agent général pour la France
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spéciale dé 1» Locomotioa Automobile G. DESMARES, 151, avenu» du Roule, Nouilly-sur-Seib#
- p.527 - vue 528/833
-
-
-
- 528
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse(Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilliy(Seine) Ateliers de construction de Bitschwiller "(Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C’,92, r. des Arts, Levallois-Perret. Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse. Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres. Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine).
- Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C*8 des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C“ des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C'* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiôgne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris. Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière. Paris David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C*, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C8, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C", 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1*, 17, chemin de Change Rouge, Mon-plaisir, Lyon
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- S té Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Stô des Automob’les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Stô Française d’Automobiles (voitures Gaillardet),
- 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sié Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Ganet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris
- Vapeur
- C* générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provenc Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de | Madrid, à Neuilly-sur-Seine. |
- C8 Française des Voitures électromobiies, 20, rue 1 Taitbout.
- C8 générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire. '
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Joantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour Accumulateurs Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin. 154. quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. p. g.
- Bronze extra, dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.528 - vue 529/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N» 34
- 25 Août 1898
- Ofôo
- jVHE DES VOITURES ET VÉHICULES
- publiée sous le HAUT
- IdU TOUPING-CLDB DE FRANCE
- SOMMAIRE DU 34
- Voitures électriques Mildé-Mondos, Paul Sa.r-
- REY.
- Les Courses.
- L’Exposition de Grenoble.
- Exposition de 1900.
- Les Poids Lourds anglais.
- Le prix de revient d’un tricycle à pétrole. Petites Nouvelles.
- VOITURE DE
- LIVRAISON ÉLECTRIQUE MILDÉ ET MONDOS
- p.n.n. - vue 530/833
-
-
-
- 530
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voitures Mips Milié-Mowlos(l)
- Dès 1883-84, M. Mondos s’occupa de traction électrique, lors des premiers essais de l’omnibus électrique de la Compagnie Phi-lippart, propriétaires des brevets F.aure-Sellon, le premier véhicule automobile mû par l’électricité. C’était un tramway de la Compagnie générale sous le plancher duquel on avait installé une dynamo qui empruntait le courant à des accumulateurs et transmettait la force par l’intermédiaire d’une courroie à un essieu intermédiaire portant le différentiel et commandant par chaînes l’essieu arrière. Le mécanisme était insuffisant; l’emploi de la courroie fut reconnu défectueux, mais le véhicule marchait néanmoins.
- M. Mondos s’intéressa ensuite, comme ingénieur-conseil de M. Hargreaves, aux essais de traction par accumulateurs tentés à Bruxelles, sous la direction de M. Jullien : en 1887, la Compagnie générale des tramways de Bruxelles passait un traité pour l’exploitation de la première ligne de tram-
- ways électriques; mais l’exploitation ne dura qu’un an, car le prix de revient fut excessif à cause du coût d'entretien des accumulateurs, dont les. plaques étaient usées en un mois; mais la traction électrique en elle-même donnait déjà des résultats passa blés, mais seulement trop onéreux.
- A la suite de ces études, M. Mondos prit, en 1888, son premier brevet pour la locomotion électrique « sur route » et fit ses premiers essais à l’aide d’un tricycle trans formé ; mais la surcharge due aux accumu lateurs rendait l’appareil fort lourd et l’insuccès des premiers tramways électriques fit échouer la combinaison financière d’of aurait pu sortir la première automobile éle: trique sur route.
- Pompe à rncendie électrique automobile. Ce fut vers cette époque que M. Monde inventa sa pompe à incendie automobile, laquelle s’intéressa beaucoup le colonel Coustou, alors à la tête du régiment d• :
- sapeurs-pompiers de Paris. En voici une rapide description (fig. 1).
- Sur le châssis du véhicule, porté paÇqua-tre roues dont deux motrices, se trouvent établis : un moteur dynamo-électrique, un coffre renfermant une batterie d’accumulateurs, une pompe à eau et un réservoir de compression. Ep outre, tous les accessoires nécessaires à la régulation du courant électrique, à la conduite de l’automobile, ainsi qu’au fonctionnement de la pompe.
- On voit sur la figure le gouvernail de commande des roues d’avant directrices et le frein ; sur la plateforme d’avant, sont les dévidoirs à tuyaux ; sous la voiture sont les prises d’aspiration et de refoulement de la pompe, ainsi que les raccords permettant de relier, au moyen de câbles souples, la
- (1) M. Mildé, 60, rue Desrenaudes, et M. R. Mondos, 4, rue Brochant, Paris.
- batterie aux canalisations électriques de la voie publique; un crochet d’attelage permet de remorquer un véhicule destiné à porter des accessoires (échelle, etc.) La plateforme d’arrière reçoit les hommes de service.
- Le tout est éclairé par des lampes à incandescence alimentées par la batterie d’accumulateurs.
- La pompe électrique doit être, au dépôt, munie de tous ses accessoires, avec sa batterie d’accumulateurs chargée (au moyen d’une dynamo spéciale établie dans le dépôt, ou mieux, si possible, d’une prise de courant branchée sur la canalisation électrique de la ville).
- Au signal d’alarme, les dix hommes de service se placent sur l’automobile et le machiniste engrène, au moyen d’un levier, la roue dentée du moteur avec l’engrenage de marche et opère de suite la mise en route au moyen du manipulateur. Arrivé sur le
- p.530 - vue 531/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 531
- lieu de l’incendie, il engrène le moteur avec la pompe, et les tuyaux une fois mis en place, il actionne la pompe au moyen du même manipulateur.
- Rien de plus simple, ni de plus rapide. Nous avons dit combien cette automobile avait séduit le colonel Coustou; il ne fut pas donné suite aux premiers essais, car on "re-
- cula devant la dépense de l’installation d’un moteur à gaz et d’une dynamo dans chaque dépôt pour la recharge des accumulateurs ; mais maintenant que les secteurs électriques se sont développés partout dans Paris, l’idée pourrait être reprise avec fruit.
- Ajoutons que la batterie d’accumulateurs prévue est capable de fournir 50 chevaux-
- • , \ \ \
- , \ \
- Fig» 2. 3, 4. — Dispositif du mouvement différentiel électrique
- heure et que l’automobile peut emprunter les voies de tramways,les roues étant calées à l’écartement voulu et munies d’un léger boudin spécial permettant de suivre ou de quitter les rails à volonté,
- Cette pompe peut travailler dix heures sans recharge et on pourrait très bien, dans
- Paris notamment, disposer à côté des bouches d’eau d’incendie des prises de courant électrique,branchées sur le secteur, permettant d’alimenter directement sur le lieu du sinistre le moteur de la pompe ; de cette façon, son fonctionnement est sans limite.
- p.531 - vue 532/833
-
-
-
- 532
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le grand avantage de cette pompe sur la pompe à vapeur réside dans la célérité du secours, sa puissance, sa sécurité et surtout sa régularité de fonctionnement, l’exiguïté de la chaudière d’une pompe à vapeur
- étant une cause d’instabilité de pression qui ne permet pas un pompage en plein, régulier et qui, dans les meilleurs conditions ne fournit qu’une moyenne de 3 chevaux-vapeur.
- 1 /
- Fig. 5, 6. — Voiture électrique (système Mildè et Mondos) coupe et vue en plan
- Premiers essais d’automobile sur route. — En octobre 1896, M. Mildé s’entendit avec M. Mondos et ils se mirent à étudier différents types de voitures électriques, pour lesquelles ils prirent de nouveaux brevets
- (voitures de livraison et automobiles de luxe).
- Les premiers essais furent faits à l’aide d’un phaéton Panhard-Levassor transformé, qui reçut un châssis double supportant une
- p.532 - vue 533/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 533
- dynamo actionnant directement l’arbre intermédiaire par engrenages ; celui-ci entraînait par chaîne l’essieu moteur sur lequel était calé le différentiel. La batterie comportait 400 kilos d’accumulateurs Faure-Sellon-Wolckmar, la voiture, en ordre de marche, pesant 1 200 kilos tout compris. La consommation kilométrique moyenne, relevée d’après de nombreux diagrammes et un service chargé et très variable, fut de 1,2 hectowatt.
- Voitures actuelles. — MM. Mildé etMon-dos construisent actuellement des automobiles électriques de tous genres dont nous allons décrire le dispositif de principe. A la
- dernière exposition des Tuileries, on pouvait voir d’ailleurs le mylord (fig. 7) et la voiture de livraison, dont nous reproduisons la photographie sur notre couverture.
- Dynamo. — La dynamo-motrice a été étudiée spécialement pour être, sous un poids minimum, très robuste, offrir à la fois une grande élasticité de puissance et un rendement très élevé. Pour obtenir ce résultat. MM. Mildé et Mondos ont eu recours à un enroulement Duplex sur l’inducteur avec champ magnétique unique, c’est-à-dire que l’inducteur comporte deux enroulements distincts, ce qui permet de les réunir à volonté en tension ou en quantité.;
- f^'-jSur les premières voitures, les moteurs comportent double enroulement et deux collecteurs distincts ; une disposition récemment brevetée permet de supprimer le différentiel ; ce dernier est remplacé par le dispositif suivant,représenté figures 2,3 et4 : i et P sont les deux anneaux induits comportant chacun un enroulement spécial ; l'un i est calé sur l’arbre plein l’autre i est calé sur l’arbre creux Y partiellement concentrique au premier ; chacun d’eux porte à son extrémité un pignon de commande indépendant (m et m’) engrenant respectivement avec les grands pignons n et n ; ceux-ci, par transmission, flexible ou autre ; actionnant à leur tour les pignons g, g’ qui engrènent avec
- les couronnes dentées r, r fixées sur les roues motrices du véhicule.
- On voit que, grâce à ce dispositif, les roues peuvent se déplacer l’une par rapport à l’autre, la compensation étant faite par- la différence de vitesse de rotation des anneaux i et /’, et cela dans les meilleures conditions puisque l’action motrice deviendra justement plus puissante, précisément dans l’anneau correspondant à la roue supportant l’effort maximum.
- Les inventeurs avaient d’ailleurs essayé différent es sortes d’enroulement sur les inducteurs; ils se sont arrêtés à l’enroulement Duplex tantôt accouplé en série, tantôt en quantité, maisrecevanttoujours l’excitation du cou-
- p.533 - vue 534/833
-
-
-
- 534
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- rant traversant l’induit, parce que toute adjonction d’enroulement shunt présentait l’inconvénient de ne pas pouvoir augmenter suffisamment le champ de l’inducteur, au moment où on demande au moteur le travail maximum, tout en lui conservant un rendement normal.
- Distributeur. — Le distributeur de courant (appelé parfois assez improprement contrôleur) permet d’effectuer les couplages correspondant aux diverses vitesses; la position médiane correspond au repos, le secteur de droite, à la marche avant et le secteur de gauche, à la marche arrière.
- Il se compose de secteurs concentriques à divers plots isolés sur marbre; les frotteurs sont reliés à la manette du conducteur et établissent les fermetures de circuit suivants pour la marche avant, par exemple :
- zïïi*T plot de démarrage — Le circuit de la batterie est fermé au travers d’un rhéostat, des deux enroulements d’inducteurs accouplés en série et des deux induits en série.
- j*'e vitesse. — Même couplage, le rhéostat étant supprimé.
- 2e vitesse. - Enroulements d’inducteur en quantité et les deux induits en série.
- 3* vitesse. — Idem pour l’inducteur en quantité et les induits en quantité également.
- 4e et 5e vitesse.— Obtenues par des shunts établis en dérivation des circuits inducteurs : le champs s’affaiblit et la vitesse des induits augmente.
- Ces divers couplages donnent au véhicule une élasticité d’allure considérable : de 5 à 25 kilomètres à l’heure.
- Le conducteur a en outre deux pédales à sa disposition : la première, placée sous son
- Fig. 8.— Voiture automobile électrique à caisse interchangeable (système Mildé-Mondos)
- pied gauche, commande une in terruption coupant instantanément le courant qui passe à travers le moteur ; la seconde, placée à droite, est la pédale de frein ; elle est reliée automatiquement à la précédente, pour éviter qu’en cas d’arrêt brusque, le moteur ne soit mis en court circuit. Ce frein est un frein à lames puissant ; les inventeurs ont essayé également un frein électrique, réalisé en mettant le moteur en court circuit sur un rhéostat mais il n’est pas aussi sûr qu’un bon frein mécanique.
- Batterie. — La batterie employée est répartie dans les divers caissons figurés sur le schéma (fig. 2); elle est constituée par 40 éléments Faure-Sellon-Wolckmar (ou Ful-men ou Bristol) chargés sous 110 volts et donnant à la décharge 1,9 volts par élément, soit environ 75 volts comme voltage utilisable au moteur.
- Châssis. — Le châssis , uniformément
- employé est un châssis rigide, très solide, avec plaques de garde et essieux parallèles, comme pour les véhicules de chemin de fer (fig. 5(à 10).
- La direction s’obtient par les roues d’avant montées à pivot, extérieurement au châssis (essieu brisé Lemoine). Le guidon du conducteur transmet le mouvement voulu par axe vertical, chaîne et pignons à l’entretoise qui relie les roues directrices.
- Le moteur est solidement encastré dans ce châssis ; il commande l’arbre intermédiaire qui porte le différentiel dans l’ancien dispositif : l’essieu moteur arrière est entraîné à son tour par chaînes et pignons extérieurs comme le montrent les figures.
- Pour éviter que les trépidations ne soient transmises à la caisse, celle-ci est suspendue sur cinq grands ressorts à lames (dont un transversal) dont les menottes sont reliées au châssis par l’intermédiaire de ressorts à boudins figurés sur la coupe longitudi-
- p.534 - vue 535/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 535
- nale, lesquels emmagasinent toute secousse brusque.
- La vue en plan montre également le frein à pédale agissant par colliers sur deux tambours calés sur l’arbre intermédiaire, ainsi que les deux sabots montés sur l’entre-toise arrière qui agissent par frottement sur les bandages en caoutchouc ; pour ne pas les détériorer ce frein n’est utilisé en général que pour maintenir l’arrêt, comme frein de
- sécurité ; il est manoeuvré par une manivelle calée sur un arbre à vis et placée à la droite du conducteur.
- Voiture de livraison. — Le fourgon pèse 3 ooo kilos et peut porter i tonne dé charge utile; son moteur est de 6 chevaux, pouvant donner le triple au démarrage. La batterie pèse r tonne et la dépense moyenne kilométrique est de 2,6 hectowatts.
- Fig. 9 — Coupe transversale de l'essieu d'avant
- Fig. 10. — Coupe transversale de l'essieu d'arrière
- Voitures de luxe. — Si nous prenons comme exemple le mylord exposé aux Tuileries (fig. 7), notons que son poids est de 1 750 kilos et qu’il peut porter 6 personnes ; sa batterie pèse 600 kilos ; le moteur, d’une force brute Te 4 chevaux, absorbe en moyenne 1,6 hectowatt par kilomètre. Ces véhicules, destinés à circuler dans les grandes villes ou à proximité de sources d’électricité bien déterminées, peuvent faire 50 kilomètres sans recharge de la batterie) on pour-
- rait faire plus, mais ce chiffre permet l’emploi d’une batterie plus robuste, d’un entretien moins onéreux.
- Danscette notice sur les voitures Mildé-Mondos, nous nous sommes attachés à noter seulement les points essentiels des brevets; ils suffisent à montrer avec quel soin ces dispositifs, fruits de longues recherches, ont été étudiés.
- Paui, Sarrby*
- p.535 - vue 536/833
-
-
-
- 536
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les Courses
- Dans la journée du dimanche 21 août se sont disputées simultanément, en quatre endroits différents, quatre courses de véhicules automobiles: Bordeaux-Biarritz, ouverte aux voitures, voitu-rettes et motocycles, organisée par l’Automobile-Club Bordelais et le Comité des fêtes de Biarritz ; Lyon-Lagnieu, ouverte aux mêmes véhicules, organisée par le Lyon-Républicain et le Vélocc Club de Lagnieu; Tourcoing-Béthune, voiturettes et motocycles, organisée par l’Union Vélocipédi-que Tourquenoise et Paris-Dieppe, motocycles.
- La première course seule était purement automobile. Les trois dernières étaient organisées en même temps que des courses de bicyclettes données sur le même parcours.
- Par une fâcheuse coïncidence ces courses ont eu lieu par une des journées les plus chaudes de l’année.
- Aussi les chauffeurs et plus particulièrement les motocyclistes sont-ils arrivés presque tous fourbus à l’étape, ayant eu à lutter contre la chaleur, la poussière et ayant de nombreux accidents de pneumatiques.
- * *
- Bordeaux-Biarritz
- Nous avions, dans notre dernier numéro, donné une liste des coureurs engagés dans la grande épreuve Bordeaux-Biarritz. La clôture des engagements ayant eu lieu le jour même où nous paraissions, cette liste ne comprend pas tous les concurrents. Nous donnons donc ci-dessous la liste complète des engagements :
- Touristes
- Voitures à 4places
- N°* 31 Th. Leveilley ; 33 J. Ledot.
- Voitures à 2 places
- Nos 35 Barbereau Bergeon ; 37 Léon Lacour ; 39 Henri Lafitte ; 41 Ch. Gondoin; 43 A. Bord ; 47 H. Lepape ; 49 Cornilleau, voiturette ; 50 Ch. Mauzan ; 56 H. Lafitte, voiturette ; 58 de Castel-pers, quadricycle.
- Motocycles au-dessous de 400 kilos
- N0’ 32 G. Debacker ; 34 R. Chaumont ; 36 Prat-Dumas ; 38 P. Couderc ; 40 Y. Rey, voiturette.
- Voitures à 6places
- N°* 51 Tévelac ; 53 H. Laffitte.
- Vitesse
- Classe A. — Véhicules au-dessous de 400 kil.
- Nos 2 J. Clément; 4 Marcellin; 6 Ducom ; 8 Pinaud-Duanip ; 10 V. Rigal ; 12 Bardin ; 14 H. Deckert; 16 E. Gardon; 18 J. Corre ; 20 Ch. Comiot; 22 Charley; 24 Paulin-Denat ; 30 Dua-nip.
- Classe B. — Véhicules de 400 kil. et au-dessus
- N08 1 Gaudry ; 3 M. B.Bergeon ; 5 A.Vigrouk ; 7 I. Kœchlin ; 9 A. Lemaître; 11 J. Descamps; 13 R. Loysel.
- Classe C. — Motocycles à une place, sans pédales, de ioo*à20o\kilos
- N°‘ 15 Decauville ; 17 Cornilleau.
- La première journée des touristes Bordeaux-Mont-de-Mars an
- Samedi matin a été donné à Bordeaux le départ de la première étape des touristes.
- Dès 7 h. 30 du matin, les allées d’Orléans présentaient la plus vive animation. La police avait de la peine à maintenir la foule en dehors de l’espace réservé aux touristes qui devaient s’y grouper avant de se rendre au point de départ de la course. Sur la place des Quinconces et le Cours du XXX-Juillet, les curieux stationnaient pour voir passer les concurrents.
- Les touristes arrivaient peu à peu et se sont rangés sur une file, les uns derrière les autres. Le docteur Creuzan se multiplie pour que rien ne cloche. A 8 h. 15, il a donné le signal du départ et le monôme des chauffeurs s'est ébranlé à toute petite allure. L’ordre était parfait et l’ensemble a produit une vive impression sur la population massée sur le passage.
- L’itinéraire suivi passait par la place de la Comédie, le cours de l’Intendance, la rue Vital-Carles, la porte Dejaux, la place Gambetta, la rue Dauphine, les cours d’Albret, d’Aquitaine et la route de Toulouse. Devant le café du Printemps, où était installé le contrôle de départ, il y avait une foule énorme dans laquelle les cyclistes dominaient.
- Le service d’ordre était parfaitement organisé par M. Hossenlopp, lieutenant-officier de paix; le contrôle de départ dont les formalités avaient été singulièrement abrégées, était assuré par MM. Simon, Prudhomme, Farge et Daugaron.
- Le starter était U docteur Creuzan, le sympathique président de l’Automobile Bordelais.
- Les voitures des coureurs étaient très entourées.
- A 9 heures précises, M. Creuzan abattait son drapeau rouge et les voitures partaient dans l’ordre suivant :
- 9 heures. — N° 31 Léveilley, wagonnette,
- 1 400 kilog., 8 ch., 4 personnes, et le n° 32 Debacker, tricycle, x ch. 3/4.
- 9 h. 1 m. — N° 33 Mayen, mécanicien, montant la voiture Bergeon, Victoria, r 200 kilog.,
- 5 ch., 4 personnes ; passagers : MM. Thommeret, Vivin et Noël.
- 9 h. 2 m.—N° 36 Prat-Dumas, tricycle, 1 ch. 3/4, et n° 37 Lacour, petit duc, 800 kilog., 6 ch., 2 pl., avec Me Brétenet, avocat.
- 9 h. 3 m. — N° 38 Couderc, tricycle, et n® 39 Laffitte, Victoria. 700 kilog., 6 ch.
- 9 h. 4 m. — N°40 Rey, voiturette Bollée, 4 ch., et n° 41 Gondoin, phaéton, 900 kilog., 6 ch.
- 9 h. 5 m. — N° 43 Bord, duc, 900 kilog.
- 9 h. 6 m. — N° 45 Fonnouvelle, duc, 650 kilog.
- 9 h. 8 m. — N° 49 Cornilleau, voiturette, 250 kilog., 3 ch.
- 9 h. 9 m. — N° 50 Mauzan, dog-cart, 800 kilog., 4 ch.
- 9 h. 10 m. — N° 61 Tevelac, breack, 1 100 kilog., avec 6 personnes dont deux dames.
- 9 h. 11 m. — N° 53 Baherle, break, 1 100 kilog.,
- 6 ch.
- 9 h. 12 m. —N° 56 Laffitte, voiturette de 150 kilog.
- 9 h. 13. — N° 58 de Castelpers, avec une dame, quadricycle de 125 kilog.
- 9 h. 15 m. — N° 61 Lhuillier, charrette, 900 kilog., portant quatre personnes dont un dame.
- p.536 - vue 537/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 537
- Comme on le voit, plusieurs dames, toutes du reste vêtues en parfaites chauffeuses, ont pris part à l’épreuve.
- M. Journu, qui devait partir, en a été empêché au dernier moment, la voiture qu’il devait monter n’étant pas arrivée.
- Ce contre-temps est d’autant plus regrettable que cette voiture, destinée aux prochaines manœuvres militaires dirigées par le général Jamont devait faire ses essais dans la course Bordeaux-Biarritz.
- Il y a eu 18 partants, c’est donc un résultat superbe.
- Quelques accidents, dont un seul a une réelle gravité, ont malheureusement marqué cette première journée.
- M. de Castelpers, le n° 58, qui faisait la course avec Mme de Castelpers sur un quadricycle, a versé à 2 kilomètres de l’arrivée en passant sur un chien. La malheureuse compagne du chauffeur a eu, dans la chute, une côte fracturée, M. de Castelpers, lui, en a été quitte pour quelques contusions. Nous sommes heureux d’apprendre que l’accident de Mme de Castelpers, n’aura aucune suite grave.
- M. Couderc a fait une chute sans gravité ; M. Prat-Dumas a terminé la course avec son frein cassé.
- C’est devant une foule nombreuse que les véhicules sont arrivés à Mont-de-Marsan, à l’Hôtel Richelieu où les attendaient les contrôleurs officiels, MM. Labarbe et Rincazeaux.
- Voici l'ordre des arrivées :
- 1. N° 38. Couderc à 4 h. 33 m., soit en 7 h. 30 m.
- 2. N° 36. Prat-Dumas, à 4 h. 36 m. soit en 7 h. 34 m.
- 3. N° 41 .Gondoin à 4 h .41 m. soit en 7 h.37 m.
- 4. N° 31. Léveilley, 5 h. 6 m. soit en 8 h. 6 m.
- 5. N° 51. Tevelac 6 h. 10 m. soit en 9 heures.
- 6. N° 53. Baherle, 6 h. 51 m. soit en 9 h. 40m.
- 7. N° 61. Lhuilier, 7 h. 20 m. soit en 10 h. 5 m.
- Sont ensuite arrivés dans la soirée les nos 39,
- Lafitte à 8 h. 48 m. ; 45, Fonnouvelle, à 9 h.45 m., et 37, Lacour, à 1 h. du matin.
- La deuxième journée des touristes Mont-de-Marsan-Biarritz
- Le départ du second jour
- Les concurrents sont partis à midi 30 dans l’ordre suivant :
- N° 36, Prat-Dumas (tri), à 12 h. 30; n° 38, Couderc (tri), à 12 h. 31; n° 41, Gondoin (voiture), à 12 h. 32; n°3i, Leveilley (voiture), à 12 h. 33; n° 51,Tevelac (voiture), à 12 h. 34 ; n° 53, Baherle, (voiture), à 12 h. 34; n° 61, Lhuillier (voiture), à 12 h 36; n° 39, Lafitte (voiture), à 12 h.37; n°45, Fonnouvelle, à 12 h. 38.
- Soit 9 concurrents seulement sur les 18 partis de Bordeaux.
- Les touristes sont arrivés à Biarritz dans l’ordre suivant : Ier Couderc (tricycle), à 4 h. 42 m.; 2* Lhuillier (voiture), à 5 h. 16 m.; 3e Tévelac (voiture), à 5 h. 19 m.; 4* Leveilley (voiture), à 5 h. 30 m.; y H. Lafitte (voiture), a 5 h. 31 m.; 6“ Lafitte (voiture à deux places), à 5 h. 37 m. ; 7e Prat-Dumas (tricycle), à 6 h. 3 m. ; 8e Gondoin (voiture), à 7 h.
- La course de vitesse
- Alors que les touristes faisaient la course en
- deux étapes, les coureurs de vitesse|ont effectué la course en une stule fois.
- Le départ a été donné dimanche matin à Bordeaux. Seize chauffeurs sont partis pour Biarritz par un soleil de plomb après avoir défilé dans la ville, comme la veille les touristes.
- A 9 heures précises, le docteur Creuzan, starter, assisté de M. Carrère, chronométreur officiel de l’U. V. F., a donné le départ dans cet ordre :
- heur
- 9 h. cellin ; 9 h. 9 h. 9 h. din ;
- 9 h. 9 9 9 9 9 9
- m. — m. — m. —
- N°
- N°
- N°
- N°
- N°
- N°
- 1 Gaudry,et n° 2 tri Clément; 3 Barbereau, et n° 4 tri Mar-
- 7 Kœchlin ;
- 9 Lemaître ;
- 11 Descamps, et n° 12 tri Bar-
- il, h.
- h. 9 h. 10 h. 13 h. 14
- m.
- m.
- m.
- m.
- 6 m.— N° 13 Loysel ;
- 7 m.— N° 13 Chabrière.
- 8 m.— N° 17 Ravenez ;
- N° 20 Comiot, et n° 18 tri Corre; N° 22 Terront ;
- N° 27 Lafargue ;
- N° 30 Duanip.
- M. Lemaître, qui tenait la tète, a eu un accident qui lui a fait perdre la course. Le pontonnier de Marmande ayant fermé le pont juste au moment où il arrivait, M. Lemaître dut arrêter net et la secousse disloqua sa machine. M. Lemaître 11e put repartir qu’à midi 10 m., ayant perdu 1 h. 19 m., avec des freins cassés et des pneumatiques crevés.
- A Marmande, Marcellin a abandonné.
- A Mont-de-Marsan, le n° 13,Loysel est passé le premier.Comiot crève son pneumatique; il continue cependant la course.
- Les chauffeurs se plaignent vivement de la chaleur.
- Le train spécial est arrivé à Biarritz juste au mordent où le premier coureur, Loysel y arrivait.
- Le jury était au contrôle: C’était M. Campagne directeur de l’Hôtel du Casino, qui faisait fonction de chef de contrôle. Autour de lui, MM. Journu, Gondoin et son compagnon de voyage le Dr. Creuzan, Bord, Simon, Carrère.
- Au dernier moment, jugeant l’endroit où était l’arrivée dangereux, à cause de la descente, M. Campagne avait avancé le contrôle de 2 kilom.
- I Le service d’ordre était fait par 30 soldats du 49e de ligne commandés par un adjudant. Une foule énorme était répandue de l’un et de l’autre côté de la route sur une longueur de plus de 10 kilomètres.
- Voici l’ordre des arrivées :
- 1. Loysel à 3 h. 54 m.; 2 Kœchlin, à 4 h. 39 m. 3. Couderc (touriste), à 4 h. 52 m.; 4. Lemaître, à 5 h. 7 m.; 5. Lhuilier (touriste), à 5 h. 16 m.; 6. Tevelac (touriste), à 5 h. 19 m. ; 7. Bardin, à
- 5 h. 23 m.; 8. Léveilley (touriste), à 5 h. 30 m. ; 9. Lafitte (touriste), à 5 h 31 m.; 10. L. Lafitte (touriste), à 5 h. 37 m.; 11. Corre, à 3 h. 46 m. : 12. Prat-Dumas (touriste), à 6 h. 3 m. ; Duanip, à
- 6 h 41 m.; 14. Gondouin (touriste) à 6 h. 55 m.; 15. Cornilleau (touriste), à 7 h. 15 m.; 16. Gau-dry, à 7 h. 22 m.
- Tousles motocyclistes étaient épuisés. La voiture de Gaudry était restée en panne, entre Bayonne et Biarritz, avec sa courroie de transmission cassée.
- Dans la soirée, tout le monde s’est trouvé réuni au Casino où un punch d’honneur était servi. Après de nombreux discours, M. Borotra, président du Comité des fêtes,a proposé d’organiser une course Biarritz-St-Sébastien. Cette course a été
- p.537 - vue 538/833
-
-
-
- 538
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- réduite à une simple excursion qui a eu lieu mardi.
- Le Comité des fêtes a établi le classement définitif des concurrents.
- Vitesse
- Classe A. — i. Bardin, 7 h. 58 m.; 2. Corre, 8 h. 18 m.; 3. Duanip, 9 h. 7 m.
- Classe B. — 1. Loysel, 6 h. 28 m. ; 2. Kœchlin, 7 h. 16 m. ; 3. Lemaître, 7 h. 43 m.; 4. Gaudry, 10 h. 4 m. ; 5. Rarbereau, 15 h. 6 m.
- Classe C. — 1. Cornilleau, 15 h.
- Touristes
- Motocycles. — 1. Couderc, 9 h. 41 m. ; 2. Prat-Dumas, i2 h. 12 m.
- Véhicules à 2 ou y places. — 1. Gondoin, 12 h. 21 m.; 2. H. Lafitte, 16 h. 1 m.
- Véhicules à 4 places. — 1. Léveilley, 11 h. 26 m. ; 2. Lhuillier, 13 h. 8 m.
- Véhicules à 6 places. — 1. Calvet, 12 h. 11 m. ; 2. Baherle, 13 h. 16 m.
- Des récompenses spéciales ont été accordées à MM. Jiel-Laval et Legendre, non engagés, mais qui ont fait le parcours.
- * +
- Lyon-Lagnieu
- Automobiles
- Dimanche se sont disputées les courses de Lyon-Lagnieu, organisées par le Lyon Républicain et le Vélo-Club de Lagnieu.
- La journée a été un immense succès qui a récompensé les organisateurs, mais, malheureusement, la chaleur était torride.
- Cette course comprenait deux catégories automobiles.
- i° Les motocycles et voitures à 3 roues.
- 20 Voitures à 4 roues.
- Les engagements pour ces deux catégories étaient les suivants :
- I. Marcet, du Bicycle Automobile-Club; 2. Ollier, du B.A.C.; 3. Regnet, du B.A.C.; 4. El-din, du B.A.C.; 3. Brun, du B.A.C.; 6 Bourliard ; 7. Perrin, tricycle de Dion ; 8. Mieusset, voiture 4 places 59. Louis Bollée ; 10. Maret,de Bourgoin, motocycle.
- II. Georges, voiture Benz; 12. Pansu,duB.C. A; 13. Bertrand, du B. C. A., voiture; 14. Bernard, du B. C. A., motocycle; ^.Merguin, du B.C.A. motocycle; 16. Eynard, voiture; 17. Kraeutler, voiture ; 18. Jacquemin, voiture ; 19. David, voiture; 20. Martin, voiture.
- 21. Lara, voiture ; 22. Tortue, voiture; 23, Christy, voiture; 24. Sommier, motocycle; 25. Lara, motocycle ; 26. Pitiot, motocycles ; 27. Ledin, motocycle ; 28. Charvieux, tricycle ; 29. Merland, tricycle; 30 Léveillé, tricycle.
- Les motocycles étaient, de plus, divisées en tricycles et voiturettes.
- Le départ a été donné à 8 h. 24 m., de Lyon-St-Clair.
- Voici les résultats de cette catégorie qui a réuni 11 partants et a donré les résultats suivants :
- ire catégorie (tricycles). — ier Léveillé, en 1 h. 18 m., 2e Camus, y Charvieux.
- 2e catégorie (voiturettes). — ie' Jacquemin, en 1 h. 20 m., 2e David fils ; 3e Martin, 4' David père.
- 3® catégorie (voitures).— ierEldin, en 1 h. 3 m. a’ Schneider, 3* Lara, 4” Tortue, 5* Diederichs.
- Tourcoing-Béthune
- La course Tourcoing-Béthune et retour, 108 kilomètres, a eu lieu par un temps magnifique.
- Un accueil chaleureux a été fait aux coureurs parla foule, qu'on peut évaluer à 10000 personnes, qui se pressait à l’arrivée.
- Cette épreuve avait réunis dans la catégorie motocycles, 16 engagements •
- 1. Messidor (voiturette). 2. Th. Delvoye (tricycle). 3. S. Accou (tricycle). 4. Renard (tricycle). 5. Desurmont (tricycle). 6. Marc Deroubaix (tricycle). 7. A. Accou (tricycle). 8. G. Lamon (tricycle). 9. E. Hervein (tricycle). 10. Osmont (tricycle). 11. A. Lambert (tricycle). 12. Bathiat (tricycle). 13. Hautvast (tricycle). 14. Georges (tricycle). 13. Pr. Lambert (tricycle). 16. Denys (tricycle).
- Onze concurrents ont pris part à l’épreuve. Ce sont MM. Delvoye, Dussart, Renard, Accou, Lamon, Hervein, Osmont, Georges, Denis, Lambert et Hautvast.
- Le départ leur a été donné à partir de 8 h. 8, de minute en minute, afin d'éviter tout accident.
- L’arrivée donne : i®r Osmont (de Paris), à 10 h.46 m. ; 2® Accou (Je Roubaix), à 10 h. 54 m. ; y Lamon (de Tourcoing), à 11 h. 4 m ; 4® Renard (de Mouscron), à 11 h. 18 m; 5e E. Dussart (de Roubaix), à n h. 20 m.
- Les autres concurrents sont restés en panne par suite de crevaisons et accidents de machine.
- * +
- Paris-Dieppe
- (.Motocycles)
- Dimanche matin, s’est courue la course Paris-Dieppe. Alors que le départ des cyclistes était donné comme d’habitude à la Porte-Maillot, les motocycles sont partis de Chatou où le départ a été donné devant la mairie à 6 h. 172.
- Etaient engagés les coureurs suivants :
- Motocycles au dessus de 1 ch. 114. — 1. E. Gardon, A. V. A. ; 2. G. Bar, A. V. A. ; 3. Ph. Marot, A.V.A.; 4. P. Caron, A.V.A.; 5. Léonce Girar-dot, A. V.A.(bicyclette) ; 6. W.-D. Attrill, A. V. A.; 8. F. Sevette, U.S.F.S.A.; 10. Lucien Girardot, V.C.A.; 11. J. Bax, U.S.F.S.A.; 12. Vicomte G. de Méaulne, U.S.F.S.A.; 14. L. Degré,
- A. C. P. ; 16. Geo Teste, U.S.F.S.A; 17. E. Wi-tichurch, A.V.A.; 18. H. Deckert, U.S.F.S.A,; 20. Vicomte René de Madec, A.V.A.
- Motocycles / ch. 114 et moins. — 7. Cormier, S.E.S.N.; 9. E. J. Brierre, U.S.F.S.A.; 13. E. Chenard, U.S.F.S.A.; 15. Geo de la Reizen, S.F. (bicyclette); 19. M. Vial, U.S.F.S.A.
- MM. Attrill, Girardot, de Madec pour la première catégorie, de la Reizen pour la deuxième, ne se sont pas présentés au départ.
- Deckert a abandonné à Gisors, le réservoir de son motocycle étant brisé. Il déjeune et ne repart que longtemps après.
- La chaleur accablante aoccasionné de nombreuses crevaisons de pneumatiques.
- Gardon est resté en panne avant l’arrivée.
- Comme les années précédentes, de véritables ovations ont été faites aux premiers arrivants et tous les coureurs ont trouvé à Dieppe un accueil inoubliable.
- Voici l’ordre d’arrivée :
- Motocycles
- 1. Teste, U. S. F. S. A. à 10 h. 55 tn. 17 s. 11
- p.538 - vue 539/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 539
- :i donc couvert le trajet, 166 kilom., en 4 h. 10 m., soit une vitesse moyenne de 40 kitom. à l’heure itri. 1 cheval 3/4).
- 2. Bar, A. V. A. à 11 h. 23 ni. 15 s.; tri. 1 ch. 3/4.
- 4. Marot, A. V. A. à 11 h. 24 m. 55 s.; tri. 1 chev. 3/4.
- 4. G. de Méaulne, U. S. F. S. A. à 11 h. 25 m. 40 s. ; tri. 1 chev. 3/4.
- 3. J. Bax, U. S. F. S. A. à 11 h. 43 m. 45 s.; .ri. 1 chev. 3/4.
- 6. Whitechurch, A. Y. A. à midi 19 m. 40 s.; tri. 1 chev. 3/4.
- 7. Sevette, U. S. F. S. A. à midi 22 m. 43 s.; tri. 1 chev. 3/4.
- 8. Caron, A. Y. A. à midi 24 m. 40 s.; tri. 1 chev. 3/4.
- 9. Cormier, S. E. S. N. à 1 h. 24 m. 57 s.; tri. 1 chev. 1/4.
- 10. Viaî, U. S. F. S. A. à 1 h. 35 m. 14 s. ; tri. 1 chev. 1/4.
- On peut remarquer que les 8 premiers sont des tricycles de 1 chev 3/4 et les 2 derniers de 1 chev. 1/4.
- Exposition fle BrenoMe
- L’Exposition de Cycles et d’Automobiles bat son plein et malgré une chaleur de 45 à 50 degrés les visiteurs sont encore nombreux.
- Il nous revient que les organisateurs auraient décidé de faire pour le dimanche 28 août, jour de clôture de l’Exposition, une gj-ande manifestation automobile à Grenoble, une sorte de concours d’élégance entre tous les fabricants et propriétaires d’automobiles se trouvant en ce moment dans la région.
- Voici les gra ides lignes de cette fête qui s’annonce comme un très grand succès.
- En principe, seraient admis tous les modèles d’automobiles et de motocycles de la région ou de passage dans la région.
- Le rassemblement des voitures se ferait, à huit heures et demie, le 28, sur la place de la Constitution où aurait lieu, en présence des autorités invitées devant la Préfecture et devant l’hôtel de la Division, un important défilé de toutes les voitures à une allure très modérée.
- Un jury décernerait des prix (médailles de vermeil, argent, bronze et diplômes) et en outre toutes les personnes ayant pris part au défilé recevraient, en souvenir, soit un diplôme, soit une médaille commémorative.
- Le défilé se continuerait ensuite dans les principales artères de Grenoble, à l’Esplanade, sur le cours Saint-André et, à midi, un grand banquet soit à Grenoble, so)t à Uriage, réunirait tous les chauffeurs et invités.
- Nous félicitons les organisateurs de l’Exposition de cette excellente idée qui ne peut qu’être favorablement accueillie par tous les fabricants et propriétaires d’automobiles.
- La Commission prie toutes les personnes qui auraient l’intention de prendre part à cette fête de vouloir bien envoyer de suite leur adhésion à M. de Lamorte-Félines, secrétaire général de 1 Exposition, boulevard de Bonne, 1, en indiquant très exactement le modèle de voiture et le jour de l’arrivée.
- Depuis l’ouverture, un public nombreux de connaisseurs n’a cessé de visiter l’Exposition et de fé-uciter les organisateux-s de leur heui'euse initiative.
- Les stands ont été complétés et mieux installés.
- Nous avons à signaler, une nouvelle voiture automobile de la maison Rochet et Schneider, da Lyon ; un motocycle de MM. Audibert et Lavi-rotte, et plusieurs marques nouvelles de bicyclettes.
- Les exposants, qui n’ont pas craint de se déranger, ne s’én repentiront pas, à en juger par les affaires déjà conclues ou en négociation.
- Exposition île 1900
- Demandes d’admission
- Voici la rédaction officielle des demandes d’admission. Elles doivent être adressées par les personnes habitant Paris et le département de la Seine, au Commissariat général, direction générale de l’exposition, avenue Rapp n® 2, à Paris, et par les personnes habitant la province au Comité départemental, à la Préfecture du département qu’elles habitent. Nous rappelons que des exemplaires du Règlement général sont déposés, pour être communiqués à tous les producteurs français : i° à Paris, Commissariat général, au Tribunal du commerce, à la Chambre de commerce; 2“ dans les départements, aux préfectures, sous-préfectures, tribunaux de commerce, chambres consultatives des arts et manufactui'es, ainsi qu’aux sièges des comités départementaux.
- MINISTÈRE DÉPARTEMENT
- DU COMMERCE,
- DE L’INDUSTRIE, ARRONDISSEMENT
- DES POSTES
- ET DES TÉLÉGRAPHES. GROUPE N°
- Exposition universelle de 1900
- — Classe n°
- DIRECTION GÉNÉRALE
- de l’Exploitation.
- — DEMANDE D’ADMISSION
- Section française. —
- Je soussigné (1) demeurant à (2)
- démande à exposer les produits ci-dessous désignés (3)
- pour l’installation desquels j’ai besoin d’un emplacement correspondant aux dimensions suivantes (4) :
- Largeur : Hauteur : Profondeur :
- Je me soumets aux décisions des Comités et Jurys ; j’ai pris connaissance du Règlement et j’y adhéré sans réserves.
- Signature ;
- (!) Noms, prénoms; raison sociale.
- (2) Indiquer le domicile social dans les villes ; spécifier soigneusement la commune le canton, l’arrondissement dont dépendent les usines ou établissements isolés.
- (3) Donner le détail aussi complet que possible des produits exposés. Indiquer si l’on veut exposer des machines ou autres objets exigeant des fondations, des constructions spéciales et fournir autant que possible un croquis annexé de ces fondations ou constructions avec leurs cotes. Dans le cas où l’on voudrait exposer des appareils exigeant l’emploi de l’eau, du gaz ou de la vapeur, on est prié d’indiquer quelle quantité et quelle pression de gaz ou de vapeur seront nécessaires. Si l’on veut mettre des machines en mouvement, il est essentiel de savoir quelle sei'a la vitesse propi-e de chacune d’elles et la force moli'ice dont elle aui’a besoin exprimée en chevaux vapeur.
- (4) Ces dimensions doivent comprendre celles des vitrines, meubles ou plates-formes nécessaires k l'installation des pi'oduïts.
- p.539 - vue 540/833
-
-
-
- 540
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les poids lourds anglais
- Le Comité de la Self Propelled Traffic Association, qui organisa en mai dernier le concours de poids lourds de Liverpool, nous» informe que les récompenses viennent d’ètre décernées.
- A l’unanimité le Ier prix de ioo livres sterling — 2 500 francs— estaccordéauvéhicule n° 5 de The Lancashire Steam Motor Coy Leyland.
- Le second prix de 75 livres — 1 875 francs — au véhicule n° 1 de The Liquid Fuel Engineering Co Ld., East Cowes I. of W.
- Le troisième prix de 50 livres,— 1 250 francs — est accordé au véhicule n° 4 de The Steam Car-riage Co Ld. Chiswick.
- Le rapport complet du Jury sur le Concours est en cours de préparation et sera publié plus tard.
- Le prix de revient d'on trieyele à pétrole
- ia
- Nous trouvons dans le dernier numéro de Revue du T. C. F., l’intéressante lettre suivante, que le docteur Boulle a adressée à MM. de Dion et Bouton, au sujet du prix de revient d’un tricycle à pétrole employé pour faire ses visites.
- « Le Buis, 22 juillet 1898.
- « Je m’empresse de vous fournir les renseignement? que je vous avais promis sur les dépenses faites par un médecin qui emploie exclusivement votre tricycle pour faire ses visites.
- Depuis deux ans environ (janvier 1897) j’emploie à ma grande satisfaction votre petit tricycle et vous donne ci-après le tableau comparatif des dépenses pour un médecin se servant de chevaux et de voitures.
- Exerçant depuis 1895, j’ai usé de ce dernier moyen de locomotion pendant un an et demi environ; j’ai eu deux voitures brisées dans une chute, un cheval mort de maladie, un deuxième fourbu par suite de longues et fatigantes c mrses a dû être revendu avec une perte de 450 francs,
- Achat d’une voiture à 2 roues. 70) fr. Achat d’une voiture à 4 roues. 1 100
- Achat de deux chevaux........ 1 200
- Harnais....”................. 300
- Total.... 3.300 fr.
- J’ai revendu le tout un an et demi après 1900 francs, perte 1 400 francs.
- L’achat d’un tricycle î cheval de force m’a coûté (d’occasion) 1 250 francs. Je l’ai gardé un an'et demi et l’ai revendu il y a quatre mois 900 francs soit une perte de 350 francs seulement; il faut dire qu’il marchait comme au premier jour. Après avoir été gardé un an par son propriétaire, il avait parcouru depuis que je l’avais en ma possession environ 12 000 kilomètres.
- Voici maintenant le tableau comparatif pour un an des dépenses journalières avec cheval et voi-
- ture :
- Un domestique............... 1 000 fr.
- Au charron..................... 100
- Au bourrelier.................. 100
- Au maréchal-ferrant.............. 50
- Avoine.......................... 700
- Foin et paille................. 400
- Vétérinaire....................... 50
- Total....... 2 400 fr.
- Avec le tricycle :
- A un serrurier qui nettoie le tricycle, remplace les clavettes et boulons perdus et fait les petites réparations* 10 fr, par mois. 120 fr.
- Réparations comprenant l’échange des accu-
- mulateurs pour une pile sèche et remise à neuf du moteur par la maison de Dion
- et Bouton.............................. 140
- Réparations diverses (changé un pignon, une pédale, une manivelle, bougies
- d’allumages, etc....................... 110
- Essence : 700 litres à 0.40............... 280
- Huile de naphte : 60 litres à 0.30....... 18
- Deux bandages et chambre à air changés.. 64
- Total....... 732 fr.
- Auquel il faut ajouter 150 fr. pour 20 jours de l’année où par suite de pluie ou neige j’ai pris une voiture pour me conduire, soit en tout : 880 fr. au lieu de 2 400 fr.
- .T’ai fait comme vous pouvez vous en rendre compte par la quantité d’essence employée environ 20 000 kilomètres, ayant un service très chargé dans un canton de 23 communes dontquelques-unes sont distantes de 40 kilomètres de ma résidence.
- J’ai passé par des chemins épouvantables et n’ai eu que des fractures de bougies sans jamais rien ne dérangé dans la machine.
- Je n’ai été contraint de revenir aux pédales que cinq ou six fuis dans tuUie l’année et dans ce cas il est très facile de se procurer dans une ferme un mulet qui traîne la machine aux fortes montées.
- Avec le tricycle d’un chevalj’avais passablement à pédaler; actuellement le modèle I ch. 3/4 monte toutes nos côtes et me permet de faire dans 2 ou 3 heures des courses qui me demandaient une journée avec cheval et voiture. La fatigue est moins considérable avec le tricycle et l’appétit est doublé ; bref, ce mode de locomotion me paraît devoir remplacer (étant bien supérieur à tous les points de vue) le cheval et la voiture.
- Il suffit de trois semaines pour connaître sa machine à fond, être à même de tout réparer ou faire réparer en cas d’avarie; il est bien entendu qu'au début on a toujours, uo connaissant pas bien sa machine, quelques difficultés, mais lorsqu’on a fait cet apprentissage on est à même de se passer définitivement de chevaux et de voitures
- Je ne compte pas dans mon état les économies de diligence et voitures pour aller rejoindre le chemin de fer qui est à 40 kilomètres et les nombreuses excursions, même très éloignées, que j’ai pu faire grâce à mon tricycle.
- Tout à votre disposition pour d’autres renseignements.
- Dr Boulle.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus eu plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- y Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Les licences d’exploitation d’un nouveau véhicule entièrement terminé et que l’on peut voir fonctionner, de dispositifs nouveaux et d’une grande simplicité, d’un prix de revient très faible.
- p.540 - vue 541/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 541
- Petites Nouvelles
- Automobile et Tramway-
- Un accident, sans grande importance heureusement, mais qui aurait pu avoir des suites plus graves, s’est produit l’ajutre matin avenue de la Grande-Armée, en face de la gare de la Porte-Maillot. A cet endroit, assez dangereux pour le moment, existe une clôture en planches qui masque complètement la vue pour les cyclistes ou chauffeurs qui arrivent du boulevard Péreire. M. Marcel Gahen quittait son domicile du boulevard Péreire en automobile, regagnant son régiment où il va accomplir une période de vingt huit jours, lorsque au détour de la palissade, il fut tamponné par le tramway de Courhevoie qu’il n’avait pas aperçu. Le choc, par bonheur, ne se produisit que sur l’arrière de l’automobile qui fut projetée violemment de côté. Les chauffeurs en furent quittes pour la peur, mais la roue arrière de la voiture eut son moyeu complètement faussé. M. Marcel Gahen en été quitte pour faire changer la roue et il a pu continuer son chemin, heureux de s’en tirer à si bon compte.
- * *
- Le coût du Transsibérien
- Le consul des Etats-Unis à Moscou emprunte au rapport de la Commission spéciale du Transsibérien les chiffres suivants relatifs aux dépenses faites de 1893 à 1897 pour la construction de la ligne :
- Millions de francs
- Construction du Transsibérien occidental
- sans la branche Baïkal................ 126 8
- Transsibérien central.................. 244 4
- Embranchement Ekaterinenbourg-Chella-
- binsk................................. 16 3
- Embranchement Ouroussik Sud......... 56 0
- — Ouroussik Nord...... 56 0
- — Irkoutsk Baïkal..... 6 0
- Bac à vapeur à travers le lac Baïkal .... 80
- Chemin de fer Zabaikalski.............. 181 1
- Embranchement de Tomsk............. 6 5
- — Onon-frontière chinoise. 81 8
- — Nicolkiki-frontière chinoise. ., 22 0
- Perm-Cotlass........ 81 2
- Dépenses diverses....................... 52 9
- Total..... 940 00
- Il faut compter, en outre, pour les opérations topographiques et astronomiques, irrigations, recherches géologiques, instruments agricoles, etc., une somme de 30 millions environ.
- {Journal des Transports).
- *
- Les tramways de Bordeaux
- Du Vélo :
- Un violent tumulte s’est produit l’autre soir au Conseil municipal de Bordeaux, à propos de l’importante question — il s’agit d’une vingtaine de millions — de la transformation des tramways à traction animale en tramways électriques.
- La séance s’est prolongée jusqu’à une heure et demie du matin. L’administration municipale s’est divisée, et les élus du peuple se sont renvoyé, au milieu de cris et d’injures variés, « l’accusation d’avoir reçu des pots-de-vin ou quelque chose d’approchant ; de n’avoir rien fait depuis qu’ils sont en possession de leur mandat et de vouloir encore empêcher de faire quoi que ce soit ».
- Deux Compagnies étaient en présence sollicitant la concession municipale. La Compagnie générale de traction dont le siège est à Paris, et la Compagnie Thomson-Houston , associée en la circonstance avec la Compagnie qui exploite les tramways actuellement. Ce sont ces derniers qui
- l’ont finalement emporté, malgré l’opposition^du maire, M. Cousteau, et de l’un des deux adjoints aux travaux publics.
- La transformation du réseau des tramways bordelais devra être faite le 1" septembre 1899, à peine de 200 francs d’amende par jour de retard.
- * *
- Fiacres fantômes
- Et les fiacres automobiles?
- Depuis six mois, de temps à autre, on annonce l’apparition pour le lendemain d’un certain nombre de fiacres électriques Et le Parisien inquiet attend toujours la venue de ce sapin dernier cri. Quelle pouvait donc être la cause'de ce retard? C’est ce que nous avons essayé de savoir et voici le résultat de la petite enquête à laquelle nous nous sommes livré.
- A l’heure présente, près de cinq cents voitures électriques sont prêtes à être mises en circulation, mais comme les victorias sont en très petit nombre, l’intention de la Compagnie générale est de ne les lancer que le 1er octobre.
- Si, comme il y a lieu de le croire, ces nouveaux véhicules obtiennent auprès du publie un certain succès, une commande de trois mille autres voitures sera aussitôt passée, ce qui fait que pour 1900, Paris sera doté de 3 501) fiacres électriques.
- Actuellement, par groupes de dix, les cochers s’exercent le matin de très bonne heure sur les boulevards qui longent les fortifications entre la porte de Levallois et celle de Saint Ouen pour que, le moment venu, les cochers mécaniciens soient assez expérimentés pour pouvoir circuler dans les rues les plus encombrées.
- {Le Gaulois).
- *
- * ¥
- Un accident d’automobile
- Mardi dernier, vers 8 h. 1/2 du matin, M. le comte de Bourmont descendait à toute petite allure la côte de Marbache, près de Nancy, tandis que M. Ferry, un carrier, accompagné de son chien, la montait.
- Chacun tenait sa droite. Tout à coup, le chien du carriér se jeta de l’autre côté de la route sur un autre chien, et une bataille acharnée s’engagea.
- M. Ferry, sans prendre garde que l’automobile du comte de Bourmont était à quelques mètres de là, traversa la roule à son tour pour séparer les deux bêtes.
- M. le comte de Bourmont cria à plusieurs reprises : « Gare ! » Mais Ferry, très préoccupé, n’entendit pas. Accroché par la lanterne de droite du véhicule, il fut renversé et sa tête ayant porté violemment par terre, il fut gravement blessé.
- M. le comte de Bourmont, dont l’émotion était grande, s’est empressé de ramasser le malheureux carrier, qui était resté sans connaissance, et de le transporter à l’hospice, où il fut admis d’urgence.
- Ajoutons que l’état du blessé qui avait ôté considéré d’abord comme désespéré, n’a pas empiré et que l’on espère le sauver.
- * ¥
- Match de motocyclistes
- Un nouveau match à motocycle de 50 kilomètres, autour de Longchamp, vient d’être conclu entre MM. de Santos-Dumont et de Pontès-Camara avec un enjeu de 5 000 francs. Il reste à fixer la date, qui ne peut-être que prochaine.
- * *
- L’école des cochers
- Six heures du matin. Derrière la butte Montmartre, assis sur le talus des fortifications, un groupe de cochers se lève à l’appel bruyant d’une trompe d’automobile. La voiture s’arrête. M. Per-nette, président de l’Union syndicale des cochers de fiacre, en descend. Bedonnant, l’œil réjoui, le sourire aux lèvres, il fait former le cercle et commence sa leçon sur la nomenclature, le fonctionnement et la conduite de l’automobile.
- p.541 - vue 542/833
-
-
-
- 542
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- C’est l’école des cochers de fiacre, l’école nouvelle, rendue nécessaire par la prochaine transformation de nos véhicules publics.
- Qui donc a dit que nos automédons étaient grossiers, ivrognes et de mauvaise tenue? A voir ceux-ci. on se croirait transporté dans quelque cour de caserne à l’heure où le caporal fait la théorie aux jeunes conscrits.
- Réunis autour de leur professeur, les cochers, attentifs et corrects, écoutent, vont et viennent autour de la voiture, touchent, émerveillés, les pièces du mécanisme qu’ils seront appelés à manœuvrer depnain.
- Le cours terminé, M. Pernette nous invite à prendre place à ses côtés. Un nouveau coup de trompe ; et en route pour la rue Marcadet, siège de l’école des cochers.
- Après avoir longtemps tenu le fouet, M. Pernette est arrivé, par son intelligence et sa connaissance approfondie du métier, à grouper autour de lui d’anciens collègues qui, par reconnaissance et par amitié, le chargent de « dresser les pays # arrivant de province.
- (Le Matin).
- *
- * *
- Opinions de cochers
- L’automobile a ses admirateurs et aussi ses détracteurs parmi le personnel des cochers.
- Un brave cocher de l’Urbaine, que nous interrogions hier, nous a donné sur ce sujet l’opinion suivante :
- — A l’apparition de ces « guimbardes » bruyantes, disgracieuses, j’ai vivement protesté. Ces machines faisaient peur à nos chevaux et étaient la eau se de fréquents accidents. Peu à peu, cependant, les bêtes se sont habituées au bruit et on ne risque plus guère de les voir s’emballer et vous casser la tête quand on croise une automobile.
- — îîe va-t-on pas dans quelques mois, lui avons-nous démandé, remplacer la traction mécanique, et alors que deviendrez-vous ?
- — Ce n’est pas encore fait chez nous. Mais je vous avoue qu’elle ne m’embarrassera pas énormément. Il paraît que ce n’est pas difficile d’être « chauffeur». Le métier, assure-t-on, est plus aisé même que le nôtre. Je crois que, dans ces conditions, l’automobile ne nous fera pas un trop grand tort. Beaucoup de mes collègues savent déjà conduire ; à la Compagnie générale ils sontnombreux. C’est du reste là que ça commencera, dit-on. »
- Mais si les jeunes cochers ne se montrent pas trop inquiets de la transformation de la traction, il n’en est pas de même des vieux.
- — Ah ! nous dit avec une sourde exclamation un vieux cocher qui conduit une voiture de loueur depuis de longues années, l’automobile, c’est notre mort à nous! Comment voulez-vous qu’à mon âge on fasse un nouvel apprentissage? A peine veut-on de nous pour conduire un cheval. Que sera-ce quand il s’agira de nous confier une machine à vapeur dont nous connaîtrons à peine le maniement !
- « Quant à songer à conserver son « biquot » c’est autre chose. Le client ira plus volontiers à l’automobile dont l’allure peut aller à tous les goûts. Alors ce sera fini. Nous n’aurons plus qu’à nous laisser mourir de faim. »
- Nous essayons de le rassurer en lui affirmant que la voiture automobile n’est pas difficile à diriger. Mais le brave homme hoche la tête. Sa conviction est faite.
- Nous terminons cette rapide enquête en interrogeant différents cochers sur lis conséquences que pourra avoir, sur la circulation, la présence des fiacres aulomobiles. La réponse est à peu près la même.
- — On ne peut encore rien préciser à ce sujet. Il faut attendre l’expérience et ses résultats.
- (L'Intransigeant) Olivier Pain.
- Les motocycles à Antibes
- Voici les résultats des courses de motocycles données à l’occasion des l'êtes de Juan-les-Pins :
- lr* journée, motocycles 10 kilomètres : 1er Rou-bert; 2e journée, motocycles 5 kilomètres : l*r Rou-bert; 2e Bruyès.
- * »
- L’automobile à Berlin
- La police de Berlin vient de prendre des mesures en vue d’empêcher les chauffeurs de se iivrer à de trop grandes vitesses.
- Le directeur de la police municipale vient d’ordonner que tous les motocyclistes ou conducteurs de véhicules automobiles allant trop vile dans les rues de Berlin, soient arrêtés et leurs véhicules mien fourrière.
- Du Journal des Sports :
- Une précaution élémentaire, et que la plupar des chauffeurs négligent, c’est de vider les réser voirs d’essence lorsqu'il y a urgence de réparer la faveur d’une flamme.
- Cette précaution, M. Robert Reboul, de Reims soldat au 132e de ligne, a négligé de la prendre, avant, de se mettre à rebraser un tuyau. Ceti imorudence lui coûte la perte totale d’une automi bile de 4 000 fr., et la perte d’un hangar auquel 1 feu s’est communiqué.
- Chauffeurs, videz vos réservoirs.
- *
- * *
- Pendant le meeting de Vitry-le-François, la hall dans laquelle a eu lieu le bal était éclairée pa des lampes électriques, nouveauté pour Vitry. I Vélo nous apprend ce détail curieux que ladynanr qui fournissait le courant était actionnée par b moteur de la voiture d’un chauffeur de la région. M. Grange.
- *
- * *
- De notre correspondant d’Amiens:
- Dimanche dernier, dans une commune des environs d’Albert, à Miraumont, avait lieu une fêb religieuse qui comprenait une procession à laquel! prenait part une statue de la Vierge. Cette dei. nière était placée sur un char traîné par une... Panhard, conduite par M. Fafet, d’Amiens. Certe> voilà une application de l’automobile dont on ne se serait pas douté et qui n’est pas ordinaire.
- — Le club automobile fondé par M. Maurice Berson est définitivement installé ; on a choisi comme titre la dénomination suivante : Automobile de Picardie. La présidence a été confiée à M. AIL Jumel.
- - A signaler deux petits accidents matériel1-' sans importance :
- Une Bollée conduite par M. de Lagrené, qui fait actuellement comme officier une période d’instruction à Amiens, a heurté une voiture. L’axe de la BolLe a été tordu.
- M. Dubrulle de Péronne, propriétaire d’une voiture Mors, a eu, en venant à Amiens, le pneu d’une de ses roues complètement arraché.
- Dans ces deux accidents, ces Messieurs ont été quitte heureusement pour la peur.
- Amiens compte un nouveau chauffeur, M. Mathieu qui vient de faire l’acquisition d’un tri 1 cheval 8/4.
- —Courses de motocycles du 14 et 15 août au Vélodrome.
- Internationale : 10 kilomètres : 1" Deneux ;
- 2* Ransson; 3e Courbe d’Outrelon ; 4e Foucher.
- Handicap : 10 kilomètres: V Ransson ; 2" Deneux (200 mètres).
- Courbe d Outreion partant scratch, arrête, un fil de sa bougie s’étant rompu.
- M. B.
- p.542 - vue 543/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 543
- Les Chauffeurs militaires
- M. Jules Prat, de Béziers vient d’être autorisé par le commandant le 16* corps à suivre les manœuvres d’automne en automobile.
- M. Prat est maréchal des logis réserviste au 12e bataillon d’artillerie à pied.
- Voici copie de la note officielle qu’il a reçue à c<* sujet:
- « Perpignan, 19 juillet,
- « Par note du 6 juillet courant, le général commandant le 16' corps d’armée me fait connaître que vous êtes disposé à participer aux manœuvres d’automne avec votre voiture automobile.
- « Saut modification, qui vous serait ultérieurement communiquée, vous serez convoqué pour ld jours, le 2 septembre, à la mairie de Lézignan, à midi, où vous recevrez des instructions de M. le général commandant la 63* biigade d’infanterie auquel vous serez momentanément attaché.
- « Signé : Michaud »
- * *
- Fournier partira pour Le Mans vers la fin de ce mois. L’ancien champipn de France va faire ses 28 jours dans la patrie des Bollée.
- C’est en qualité de motocycliste militaire que Fournier accomplira sa période d’instruction.
- Mais, il nous semble que l’armée s’automo-bilise !
- Du Vélo :
- « Dans un essai de vitesse effectué sur la rivière Hudson, sur une distance mesurée de 1 mille (1609 mètres), le yacht Ellide, construit parM. E.-B. Warren, a franchi cette distance en 1 m. 85 s., soit 37,89 milles à l’heure, battant ainsi le record de 37,7 milles établi par la Turbinia. »
- Le record du yacht à vapeur égale donc à peu près celui de la bicyclette avec entraîneurs.
- Voici quelques détails sur le yacht recordman :
- « L’Ellide a 80 pieds de long (24 m. 32), 8 pieds 4 pouces (2 m. 53) de large et 3 pieds 6 pouces (1 m. 06) de creux. Sa coque est formée de deux épaisseurs de bois d’acajou sur des bâtis d’acier, fixées par des boulons de bronze. Cinq cloisons d’acier la divisent en compartiments étanches, et, de plus, on a ajouté de nombreux réservoirs d’air. La machine motrice est une machine à quadruple expansion avec des pistons de 9, 13, 18 e t 24 pouces et une course de 10 pouces. La chaudière est du type de celle employée, par le bateau-torpille sous-marin construit à Baltimore. »
- On ne sait pas encore comment va le sous-marin, mais VEllide avance à plus de 60 kilomètres à l’heure, et cela commence à bien faire.
- Du Vélo :
- Digne protestation :
- Le voyageur. — Mais vous dormez, cocher? Marchez plus vite.
- Le cocher, dignement. — Je ne dors pas, bourgeois. Je tiens à protester, en marchant au pas, contre l'allure désordonnée des automobiles.
- Accessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus.
- Biiiiiotiiepe de ia ((Locomotion automobile »
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2' — Voitures à vapeur................ épuisé
- 3* — — à pétrole............. 10 »
- 4' — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4® Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francsFranco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix: 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d'Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, \ fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° U Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — ‘ — 80 — ..... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé un vol. in-8 de 20ü pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voilures automobiles, par Milan-dré et Bouquet, 1er volume: Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs.— Franco, 4 fr. 50.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 lrancs — franco 5 fr. 75.
- « PNEU ENGLEBERT »pour Voitures automo biles et M otocycles, Société O. Englober t et C1®, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- Administrateur-gérant : VU1LLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DES MARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-aur-Seine
- p.543 - vue 544/833
-
-
-
- 544
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES ÂUTOMODILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C%92, r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles Express, Corbeil.
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C'* des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C’* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne. '
- C‘* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et Ce, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C» générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste .
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- S té Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 81, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob’les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollêe, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hôlêne, Lyon.
- Vallée. 60, rue d’Australie. Le MaDP.
- Tenting (H.), 40, rue Curial, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C” Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C' générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeou et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- l,a Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flarhat
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Perdre)
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger. 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour Accum ulateur s Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin. 154. quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Compteurs d’énergie
- M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision. H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- pour Electromobiles
- p.544 - vue 545/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N° 35
- 1er Septembre|1898
- REVUE DES VOITURES ET VEHICULES HUCHES, prtliJe SOIS le EIUT PATROHAUE h TUUFIHG-CLUD DE FRAUCE
- SOMMAIRE D(J »• 35
- La Voiture idéale, G. Desjacques.
- Les assurances d’automobile, R V. Automobiles Dalifol et Thomas, moteur A.C., Paul Sarrey.
- Oui, nous volerons, Ernest Archdeacon.
- Les toutes Françaises, G. de La frété Chariïot à vapeur, système W. Freakley, R.D.
- Le moteur est-il vivant ? (fantaisie), L. Baudry de Saunier.
- Au Touring-Club.
- Petites Nouvelles.
- Nécrologie.
- Bibliographie.
- Sociétés.
- LA VOITURE A VAPEUR FREAKLEY
- p.n.n. - vue 546/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 546
- La Toiture idéale
- Il ne se passe pas de semaine qpe l’on ne trouve dans une revue l’annonce de l’apparition de l’automobile idéale. On sait avec quelle attention la Locomotion Automobile écarte les informations trop Hâtives, et si nous reproduisons à titre de curiosité quelqu’une de ces fantaisies, c’est en prenant soin d’avertir nos lecteurs que ce ne sont en effet que des fantaisies.
- Tout récemment notre confrère La Métallurgie publiait la note suivante :
- Un jeune inventeur vient de faire faire un grand pas à l’automobilisme en créant une automobile qui supprime totalement les nombreux inconvénients qui, jusqu’à présent, s’opposaient au développement de ce mode de locomotion.
- L’énergie motrice est empruntée au pétrole, qui est d’un renouvellement facile, mais au lieu de l’employer à actionner le moteur t piston dont les explosions brusques et les mouvements alternatifs produisent les cahots et le bruit désagréable que l’on connaît, il actionne une turbine ou roue à ailettes.
- Le pétrole tombe goutte à goutte dans un récipient fixe, appelé détonateur, où mélangé avec une proportion d’air convenable, il explose. Les gaz sous pression (12 à 15 kil. par cmq) sont dirigés sur les ailes de la turbine et communiquent à celle-ci une vitesse excessive pouvant aller jusqu’à 15 000 tours par minute.
- La turbine met en mouvement une machine dynamo qui envoie son courant à deux moteurs distincts faisant corps avec chacune des roues. Ces réceptrices ont chacune la force d’un cheval.
- L’ensemble du véhicule çsf du système voitu-rette, les roues directrices sont à essieux dn type dit « brisé ». Un manipulateur et une petite valve strvant à l’admission sont placés sous la main du mécanicien pour conduire la machine. L’allumage du détonateur est emprunté à une faible partie du courant de la machine électrique.
- On comprend facilement les avantagés de cette disposition ; poids relativement restreint de la voiture eu égard à la force développée ; faculté de faire varier à volonté la vitesse, et, par conséquent, de monter les rampes à pleine force, démarrage rapide, suppression de toute trépidation et de tout bruit, facilités de virage, même dans les courbes de petit rayon grâce à l’indépendance absolue de roués motrices, et, enfin, commodités de manœuvre, surveillancè presque nulle.
- Dans les essais qui viennent d’être faits sur des terrains variés, on a obtenu une vitesse de 45 kij. à l’heure à pleine charge sur un terrain uni et de 39 kil. avec une pente de 4 0/0.
- Le poids total de la voiture est de 350 kilogrammes.
- Cette note fut reproduite par quelques-uns de nos confrères et voilà immédiatement les lecteurs divisés en plusieuis camps :
- ceux qui croient bénévolement à des résultats aussi merveilleux, alors qu’on ne donne ni le nom de l’inventeur, ni le lieu qui a vu naître ce prodige; ceux qui n’en croient pas un mot jusqu’à plus ample infprmé et qui comprennent qu’il peut y avoir là une simple information, vraie au fopd, mais exagérée par le reportage; enfin il existe encore ceux qui s’indignent qu’on puisse écrire des choses pareilles et qui veulent nrouver non seulement que l’invention n’a pas été faite mais qu’elle n’est même pas possible.
- C’est ainsi que nous avons reçu parmi d’autres la lettre qu’on va lire, qui résume à peu près ce qu’elles disent toutes :
- Monsieur le Directeur de la Z. A.
- Je lis chez un de vos confrères spéciaux un article, tiré du journal La Métallurgie,* qui a pour titre Automobile Ga\o-Electriqué.Perniettez^moi de vous signaler le préjudice que les articles de ce genre peuvent causer aux constructeurs sérieux.
- L’acheteur de demain qui ne connaît que fort peu la question, ouvre de grands yeux devant d’aussi belles promesses ; il était peut-être sur le point d’acheter une voiture X. ou Z. mais la promesse alléchante du « jeune inventeur » l’arrête. Pensez-donc I Une voiture qui ne donnera plus de cahots, plus d’explosions brusques, plus de mouvements alternatifs de piston, plus de bruits désagréables, etc., etc... une toute petite (oh! combien petite) valve, un manipulateur et c’est tout...
- Devant ce séduisant miragel’acHefeur imminent se dit : Si j’attendais. Et pendant qu’il attendra pour ne rien voir venir M. X... et M. Z... constructeurs sérieux auront dans leurs ateliers plusieurs voitures qui marcheraient fort bien mais qu’ils ne pourront vendre n’ayant pas voulu promettre l’impossible.
- Analysons en effet rapidement et sans termes techniques quelques-uns des avantages promis par le « jeune inventeur ».
- i° Le pétrole tombant goutte à goutte dans un récipient, mélangé ensuite avec deTair puis explosant, ne fournira janiais une pression de 12 à 15 kil. par cm3 car pour atteindre cefte pression au moment de l’explosion il est indispensable d’avoir au préalable comprimé à 3 kil. minimum par cm3 le mélange gazeux, car la turbine elle-même ne peut pus comprimer, il faudra donc lui adjoindre un cylindre muni d’un piston compresseur, sa bielle, son arbre coudé, son volant, ses soupapes, etc., cette modeste adjonction est tout simplement un moteur complet avec tous ses ennuis.
- 20 Plus d’explosions brusques 1 L’inventeur pense-t-il que la déflagration des gaz va caresser comme une douce brise les ailes de sa turbine ? Par le fait de l’étincelle électrique ou le contact d’un brûleur il y a combinaison de l’hydrogène et de l’oxygène. Cette combinaison est spontanée et on la nomme explosion ; si elle n’était pas instantanée ce ne serait plus une explosion. Où donc est sa suppression d’explosion brusque ?
- p.546 - vue 547/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 547
- Plus de bruit ! Une turbine n’utilise que la iorce vive des gaz et ne permet que fort peu leur détente, les gaz brûlés s’échapperont donc de la turbine avec une pression encore très élevée d’où iorcément bruit très fort à l’échappement, (et perte de travail proportionnelle).
- 4° Aperçu du rendement. Le rendement d’une turbine de ce genre ne dépassera sûrement pas
- o/o de celui d’un bon moteur à pétrole, si le endement de la dynamo génératrice ainsi que des deux dynamos réceptrices atteint pour chacune 95 o/o ce qui sera fort beau nous aurons pour l'ensemble de ces trois organes 15 0/0 de perte qui venant s’ajouter aux 50 précédents nous mènent au joli chiffre de 65 0/0 de perte totale d'énergie.
- Ajoutez à cela la surveillance de la turbine, de . on compresseur inévitable, le calage précis des 6 balais que comportent les trois dynamos le graissage et l’entretien de cette véritable usine roulante et il ne nous restera plus qu’à toucher une petite valve et un manipulateur pour dévorer l’espace.
- Veuillez agréer, etc.
- A. Larrieu.
- Notre correspondant a bien évidemment raison, en thèse générale; les résultats annoncés sont manifestement exagérés : la nécessité de la compression préalable et la faiblesse du rendement de la turbine sont choses acquises.
- Mais, puisque l'occasion s'en présente, qu’on nous permette de nous élever contre la tendance générale, qu’ont beaucoup de lecteurs, de refuser toute possibilité aux tentatives analogues à Yheilmanisation pour la propulsion des véhicules légers. En grand, pour les locomotives, les essais qui ont été faits n'ont peut-être pas fourni ce que l’inventeur espérait; le résultat n’a pas, jusqu’ici, dépassé ceux de la locomotive ordinaire, surtout au point de vue économique. Mais il ne faut pas croire que la faiblesse du rendement d’un système, dût-il même être de 35 0/0, soit une cause suffisante pour le faire rejeter a priori.
- D’abord on pourra parfaitement imaginer une turbine dont le rendement soit plus satisfaisant que celui des turbines actuelles. Et, du coup, les calculs se montreraient déjà plus favorables.
- Mais il est un autre point sur lequel il est bon d’attirer l’attention.%Croit-on donc que les mécanismes des voitures à pétrole aient un rendement si remarquable? Il n’en est rien : de la puissance du moteur il n’y a guère que la moitié qui soit transmise aux roues.
- Le reste est perdu dans les frottements des changements de vitesse et dans ceux des chaînes.
- Qu’on compare le travail donné par le moteur dans un essai au frein avec le travail accompli par les roues quand la voiture
- gravit une pente, on verra, avec la même surprise que nous avons eue nous-mêmes la première fois, qu’une voiture dont le moteur donne 7 chevaux au frein, monte la rue Le Nôtre en fournissant 3 chevaux aux jantes.
- Je ne dis pas que toutes les voitures présentent une perte de travail analogue ; je n’ai pas encore fait l’étude sur un grand nombre de véhicules. Mais ce qu’il importe de remarquer, c’est que si, comme dans l’exemple cité, on avait « un moteur sur chaque roue » le travail total, ou presque, fourni par le moteur, servirait à la propulsion du véhicule.
- En résumé, dans le système actuel le rendement du moteur est bon, mais celui des transmissions est mauvais. Dans le système proposé le rendement du moteur est moins bon, mais il n’y a pas de perte aux trans. missions.
- Ceci n’est d’ailleurs qu’une simple remarque que nous suggéraient ces notes. Contentons-nous de ce qui marche bien ; mais ne croyons pas a priori qu’on ne puisse faire mieux.
- G. Desjacques.*
- Lis asjaranees d'automobiles
- Maintenant que le nombre des automobiles augmente chaque jour le nombre des accidents augmente aussi dans la même proportion. Nous avons annoncé que nous nous mettions à la disposition de nos lecteurs pour leur faciliter la conclusion de contrats d’assurances pour eux et leurs machines. Nous avons reçu beaucoup de demandes de renseignements et la question qui revient dans presque toutes les lettres est la suivante : A combien revient à peu près l’assurance ? Nous répondrons donc ici une fois pour toutes à cette question. Evidemment les chiffres que nous donnons sont ceux d’une des Compagnies pratiquant ce genre d’affaires. Us peuvent être un pen modifiés par d’autres Compagnies. Nous ne les donnons donc qu’à titre d’exemple, mais l’exemple donne une moyenne très approchée.
- Ainsi, pour les accidents causes aux tiers, jusqu’à concurrence d’une somme de 5 000 francs, la prime est de 60 francs ; pour l’incendie de la voiture, quelle qu’en soit la cause, poui une somme de 5 000 francs, prime de 20 lrancs ; pour recevoir 10 000 francs en cas de mort, 10 000 franc en cas d’infirmité, 6 francs par jour en cas d’incapacité temporaire de travail, pour ces trois cas prime de 16 francs par semestre.
- Voici les quelques renseignements généraux que nous pouvons donner J nous avons choisi des cas simples qui suffiront à donner une idée de ce que sont ces assurances.
- R. V.
- p.547 - vue 548/833
-
-
-
- 548
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Aûtomoies Dalifol et Thomas
- Moteur A. C.
- MM. Dalifol et Thomas ont appliqué à leurs automobiles soit deux moteurs de Dion accouplés soit un moteur spécial breveté.
- Ces automobiles, montées sur cadre en tubes étirés, ont leur caisse bien suspendue par l’intermédiaire de doubles ressorts qui amortissent complètement la trépidation du moteur.
- Les changements de vitesse et la marche arrière sont commandés par le même levier. Les autres dispositifs sont analogues à ceux que nous avons maintes fois décrits.
- La caisse peut varier de forme bien entendu suivant les désirs de Tacheteur qui, en un mois, peut obtenir une voiture à son choix, solidement construite dans les ateliers Dulac et Cie, les grands constructeurs-mécaniciens de Montreuil-sous-Bois, dont la réputation n’est plus à faire.
- Moteur à pétrole A. C. — MM. Dalifol et Thomas exploitent également, les brevets du nouveau moteur à pétrole A. C., spécialement applicable à leurs automobiles.
- Ce moteur (fig. 2) comporte un cylindre C horizontal terminé vers l’avant par une large soupape S à ressort dont le fonctionne ment est automatique. C’est la soupape d’admission du mélange hydrocarburé, lequel est dirigé, dès son entrée dans le cy lindre, vers l’allumeur électrique A par ur disque 5 qui renvoie les gaz sur le pourtour. Ce dispositif n’est utile d’ailleurs qu’à la mise en train; car, après quelques touî-l’inflammation du mélange se fait spontanément, comme dans un briquet à air, au contact des parois échauffées par les explosions mêmes.
- Dans le cylindre C se meut le piston à foureau D et la bielle articulée v. Le piston comporte des garnitures étanches h et des ouvertures ou évents d, communiquant avec une rainure du cylindre C,disposée soit cir-culairement, soit en hélice; cette rainure communique avec le carter B qui sert de boîte de détente avant l’échappement des gaz brûlés. La bielle v est articulée sur la manivelle m qui relie deux plateaux-manivelles V symétriquement juxtaposés.
- Voici maintenant comment fonctionne très simplement ce moteur à 2 temps et à compression. Dans la première phase (motrice), le piston, poussé par l’explosion du mélange gazeux, rétrograde jusqu’à ce que les évents d se présentent en regard des cannelures c. L’échappement des gaz brûlés
- se produit alors de façon à ce que les gaz restant dans le cylindre soient en équilibre avec la pression atmosphérique; mais un instant après, les évents ayant dépassé la rainure, une raréfaction se produit dans le cylindre et une aspiration de mélange tonnant se produit automatiquement par la soupape s jusqu’à ce que le piston arrive à fond de course. : c’est la seconde phase (aspiration). Puis, en vertu de la puissance emmagasinée par les volants, le pistou repart vers l’avant en comprimant 2 couches de gaz : Tune de gaz brûlés, en contact avec lui, l’autre de gaz neufs, vers le fond du cylindre. Quand les évents reviennent en regard de la rainure c le restant des gaz brûlés est expulsé (échappement) en vertu de la compression existant à ce moment; puis,
- p.548 - vue 549/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 549
- Je piston dépassant la position où les évents communiquent avec l’échappement, le mélange restant se comprime à nouveau (compression) jusqu’à ce qu’une nouvelle explosion coïncidant avec le fond de course, donne lieu à une nouvelle explosion et ainsi de suite.
- Le carter ou bâti fermé dans lequel tournent les plateaux-manivelles comporte une soupape d’échappement à ressort donnant
- Moteur à pétrole A. G.
- issue aux gaz brûlés qui s’étaient préalablement détendus dans le carter, sortent ensuite sans produire le bruit désagréable que l’on connaît bien.
- Ce moteur très simple est de plus de construction très économique, car tout le travail peut se faire au tour. Ce système d’évent est fort ingénieux; il permet d’obtenir une période motrice pour chaque révolution de l’arbre moteur.
- Paul S4RREY.
- Oui, noos volerons !
- M. Archdeacon a publié dans le Vélo le curieux article qu'on va lire. Ce ne sont encore que des rêves; ce sera peut-être réalisé demain.
- En vérité, je vous le dis, mes chers confrères en locomotion, la vraie, celle de l’avenir, n’est pas l’automobile actuelle. Se traînant prosaïquement sur terre au moyen d’un appareil mécanique barbare qui s’appelle roue, elle est l’esclave de tous les écueils, de tous les obstacles.
- Condamnée à rouler alternativement dans l’aveuglante poussière, dans la boue immonde, ou sur les affreux pavés de nos routes, elle est obligée de les subir, ne pouvant les dominer.
- Une t'ois qu’elle a franchi les monts ou vallons accumulés par la nature, elle va se heurter aux obstacles administratifs entassés par la bêtise humaine : contraventions stupides édictées par des ingénieurs ignorants et grincheux, ou revolvers menaçants de plumitifs hypocondriaques.
- Il faut absolument s’élever au-dessus do tout cela et dominer de plus haut les contraventions et les pistolets...
- Non, mille fois non, l’automobile actuelle, le véhicule quel qu’il soit, marchant sur roues, ne peut plus suffire à notre insatiable besoin de progrès : il n’est plus l’avenir, il est peut-être le présent ; dans quelques jours il sera le passé ! Le rédacteur en chef du Vélo m’a invité, l’autre jour, à dire ici ma façon de penser là-dessus. Je la dis.
- En 11)00, à mon avis, le Vélo, pour ne pas faillir à sa devise : « Toujours de l’avant! » sera obligé de troquer son nom, pourtant si alerte, contre quelque chose de plus « aérien », de plus adéquat à la locomotion nouvelle.
- Alfred de Musset nous a laissé le vers célèbre :
- Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux.
- Pour moi, sans avoir un instant la fatuité de me comparer à ce grand homme, je pense toujours que je suis venu « trop tôt dans un siècle trop jeune ». J’ai fait mes premiers voyages en automobile, il y a quelque dix ans, avec mon éminent ami Serpollet qui, le premier, a donné un corps à mes rêves. Mais, bien des années auparavant, je m’indignais déjà de voir que la merveilleuse science des mécaniciens, qui avait su plier la vapeur à des exigences si diverses, ne fût pas parvenue à remplacer cette machine si coûteuse, si défectueuse, si intermittente. enfin, que l’on appelle un cheval!
- •¥ *
- Aujourd’hui que mon rêve est pleinement réalisé, je suis assoiffé de la réalisation du second.
- Je ne puis comprendre comment l’homme n’a pu encore s’affranchir du boulet de la pesanteur et pourquoi, je ne puis, aujourdhui, suivre les oiseaux dans l’atmosphère.
- L’homme qui, par son génie, paraissait devoir asservir tous les éléments, n’est pas encore parvenu a explorer l’air, la plus belle partie de son domaine !
- Il a pleinement conquis l’autre élément parfois indomptable qui s’appelle l’eau; il se rit à peu près de ses fureurs avec ces instruments extraordinaires qui sont les navires modernes ; ses locomotives sillonnent la terre en tous sens a des vitesses vertigineuses; tout cela est fort beau; mais sur la terre comme sur l’eau, tout cela n’est que ramper : c’est voler qu’il nous faut !
- Ovide a dit en parlant ae la divinité !
- Os homini sublime dédit. .
- Ce qui signifie que la tête de l’homme est tournée vers le ciel. Il exprimait ainsi cette pensée philosophique que l’homme est le seul animal qui regarde en haut. Cette admirable réflexion perdra bien de son charme au jour prochain où le ciel sera devenu, comme la terre, le domaine absolu de l’homme : il n’aura plus la peine de regarder le ciel, il s’y promènera.
- *
- * *
- Pour moi, je suis intimement convaincu que la solution du grand problème est une question de jours, d’heures peut-être.
- Tous les savants qui se sont occupés d aérostation et d’aviation ont fait sur ce sujet des montagnes de chiffres contradictoires qui ne prouvent absolument rien, et dont ils sont, en général, les premiers à reconnaître la fantaisie.
- En revanche, et c’est ce qui nous importe, ils sont tous d’accord sur les deux difficultés principales, nullement insurmontables, qui nous empêchent de voler encore. Il nous manque :
- Primo. Une connaissance suffisante des lois qui régissent le vol et en particulier le planement des oiseaux.
- Il est aujourd’hui absolument reconnu que les oiseaux planeurs arrivent à parcourir des distances considérables sans u i seul battement d’aile, et qu’en tous les cas, les queLques battements qu’ils fournissement de temps à autre pour conser-verver la même altitude oxigent une dépense de force relativement minime.
- Il n'est pas douteux que si nous pouvions reproduire mécaniquement, exactement et en grand, un de ces oiseaux planeurs, les moteurs légers actuellement existants dans l’industrie seraient largement suffisants pour maintenir l’appareil un assez longtemps dans l’atmosphère.
- Tout le monde a entendu parler des expériences du professeur allemand Lilienthal, qui a pu (la chose est établie) avec un aréoplane de son invention, en s’élençant du haut d’une colline, franchir la distance dé trois cents mètres sans toucher
- terre. .
- Cet appareil, notez le bien, n était muni d aucun moteur et ne fonctionnait pas comme un simple parachute ; car il est également établi que, dans
- p.549 - vue 550/833
-
-
-
- 550
- LA LOCOMOTION ÂUTOMO&ILË
- plusieurs expériences, il s’est élevé pendant le trajet à un niveau supérieur à celui du point de départ. .
- Si donc un homme a pu, avec un appareil de ce genre, et; sans aucun moteur, s’élever dans l’air au-dessus de son point de départ, il semble évident, à priori, qu’avec un moteur léger, convenablement ajusté pour cet usage spécial, il obtiendra facilement le très minime excédent de force qui lui manque.
- Secundo Ce que tous les savants spécialistes s’accordent encore 4 reconnaître, c’est que la base même de la solution du grand problème est l’emploi de moteurs extrêmement légers par rapport à leur puissance. Ceci est de la dernière évidence.
- Précisément les progrès inouïs de la locomotion automobile auxquels nous assistons en ce moment ont pour cause première un allègement extraordinaire obtenu dans les moteurs. Et, remarquez-le bien, cet allègement qui nous paraît extraordinaire n’est que la dixième partie de ce que l’on pourrait obtenir en étudiant un moteur spécial pour la navigation aérienne.
- d'elle grande maison d’automobiles que no,us connaissons bien construit pour ses voitures des moteurs qui pèsent 15 kilos par cheval; je mets en fait que, si elle en avait le loisir, elle nous étudierait en quelques semaines un moteur pesant 3 kil. pour la même force.
- Le jour où nous aurons,ce moteur, sauf des questions de détail qui seront bien vite réglées, la navigation aérienne sera virtuellement acquise à l’humanité.
- Si l’on ne vole pas encore, c’est parce que les moteurs vraiment légers, sont nés d’hier, qu’on n’a pas eu le temps matériel d’étudier leur application à cet objet spécial, et que ceux qui auraient voulu l’étudier n’ont pas eu les moyens matériels de le faire. Mais aujourd’hui la poire est mûre et il est temps delà cueillir.
- * *
- Il y a plus. En fait, sans parler du ballon qui, pour la dirigeabilité et la stabilité a de gros inconvénients dont je parlerai quelque jour, l’oiseau mécanique n’est pas une chimère. Il existe depuis de plus 25 ans... et je suis certain que beaucoup de mes lecteurs ne s’en doutent pas.
- La plupart d'entre nous ont eu certainement entre les mains le merveilleux petit instrument dont je parle sans lui accorder tout l’intérêt qu’il mérite : il coûte environ quinze sous dans tous les bazars II se compose d’une sorte de papillon en baudruche dont les ailes sont fixes. L’extrémité avant de ce papillon, qui pourrait figurer les antennes, est une sorte d’hélice,également en baudruche, tendue par une petite latte de bois.
- Cette hélice est reliée à la carcasse par une lanière en caoutchouc, qu’il suffit de tordre un grand nombre de fois sur elle-même pour remonter l’appareil, tout comme les petits jouets mécaniques des baraques du jour de l’qn. ,
- Vous n’avez plus qu’à abandonner à lui-même cet étonnant papillon, vous le .verrez s’enlever facilement à une vingtaine de mètres, et cela, ne l’oubliez pas, en emportant avec lui $on moteur.
- V ilà pourtant un instrument anonyme que, malgré sa barbare simplicité, les plus habiles mécaniciens de l’univers n’ont pu réaliser en grand, ne fût-ce que pour enlever une poule ou ;qn canard, comme le fit la première montgolfière ! Î1 me semble qu’en pensant à cela tous ceux de nos contemporains qui se disent grands mécaniciens devraient rougir de honte.
- Le problème qu’on leur pose n’est pourtant pas bien compliqué, et ils restent « collés » sur cette question comme un collégien par son professeur ;
- « Trouver un moteur quelconque renfermant dans ses flancs autant d’énergie spécifique qu’un brin de caoutchouc tordu ! ! »
- *
- * *
- Allons, messieurs les ingénieûrs; à l’œuvre! A l’œuvre, vous aussi, messieurs du capital!
- Vous ne pouvez pas permettre cfue lft France, berceau de tant de grandes inventions et patrie de Montgolfier, .ne soit pas la première à conquérir définitivement l’empire des airs !
- Je le répète encore, nous sommes à la veille de la grande découverte et nous ne devons pas franchir le seuil du vingtième sjèçle sans avoir ajouté ce beau fleuron à la couronne scientifique de ia France. Attention, il n’y a plus que deux ans à courir !
- Nos premières machines aeriennes, j’en ai le ferme espoir, seront le vrai clou de. notre Exposition de i'JOO ; elles promèneront au-dessus de notre bonne ville de Paris les représentants de tous h-s peuples de l’univers, accourus pour hôü^ voir, leur montreront une fois de plus què la France entend rester à la tète... du mouvement, sous quelque forme que le mouvement, c’est-à-dire le progrès, se manifeste ici-bas.
- Ernest Abchdeacon.
- Les Rentes Françaises
- Quiberville-sur-Mer* 17 août.
- Partout en France, du Sud au Nord, de l'Est à l’Ouest, les touristes de toute espèce sillonm at en ce moment les routes dont nous usons et abusons même, sans réfléchir une sëconde à nui nous les devons. Elles ont, cependant, une histoire assez intéressante et dont je vais essayer de tracer brièvement les grandes lignes.
- Sans remonter au déluge, on peut alfirmer que les anciens ont eu des routes. Hérodote en signale qui aboutissaient aux portes de Thèbes. Bien avant l’invasion romaine ia Gaule était déjà pourvue de voies de terre. C’est du moins ce que semble prouver l’existence certaine de chariots et de chars de guerre, car autrement on ne s'explique guère comment ils eussent pu circuler. Ces routes étaient plutôt des passages commodément établis, et à peu de frais, a travers les vallées.
- Mais les voies romaines sont créées sur notre territoire et s’étendent jusqu’aux confins du jjrand empire. Elles sont superbes d’audace et de sûr.èté, ces routes dont on trouve encore la trace dans diverses régions de la France et particulièrement en Auvergne* aux environs de Clermont-Ferrand. Je me rappelle, qu’étant à Royat, les cochers des voitures d’excursion les préféraient aux routes modernes.
- A quels travaux gigantesques faliut-il se livrer pour les établir et quelles armées de travailleurs n’a-t-on pas dû employer pour vaincre les obstacles naturels? A côté de cet œuvre immense, la confection du Métropolitain nous parait être un jeu d’enfants, étant donné, surtout, les moyens dont nous disposons à notre époque.
- Et si le profil de ces chemins magnifiques est si moral, c’est que les « ingénieurs » romains mettaient leur amour-propre à éviter les sinuosités du terrain. La terre était enlevée et remplacée par des matériaux de construction.
- S’agissait-il de relier deux collines ? On élevait la route à la hauteur de ces coteaux ; on perçait les montagnes !
- Si toutes les routes avaient été construites par les lieutenants de César, nos muscles fatigueraient moins à grimper les côtes.
- Bientôt les voies militaires aboutissent aux Océans ; d’autres, mpi,ns importantes desservent les villes. En un mot la Gaule est déjà sillonne#
- p.550 - vue 551/833
-
-
-
- LÀ LbbÔMOTlbN ÀüTbMOBlLÉ
- 531
- par 30 000 kilomètres de voies principales, vice publicœ, et secondaire, vice vicinales.
- Les rois francs ne purent qu’une chose pour le système cadastral de leur maigre royaume : ce ut d’enrayer la destruction des voies romaines. Efforts presque vains d’ailleurs, car sous le bon roi Dagobert, les paysans faisaient paître leurs troupeaux sur les routes et les rares véhicules qui y circulaient se frayaient avec peine un chemin.
- Charlemagne — grand administrateur — s’occupa des routes. Mais les seigneurs —- comme nos maires d’à-présent, à l’apparition dès cycles — empêchèrent d’aboutir à une réglementation sérieuse, chacun d’eux édictant des décrets de circulation absolument contradictoires, d’où l’anarchie la plus complète : il y eut des chemins royaux, des chemins publics, des traverses et des sentiers
- La renaissance des routes est enfin marquée au XIVe siècle — époque de la Renaissance des arts et des lettres — par le ralliement des provinces féodales au gouvernement central. Louis XI crée les Postes et Charles IX introduit les coches publics ; des ponts remplaçent les bacs ; le roulage est plus régulier. Pourtant, les premières ordonnances de police des routes ne sont pas édictées avant le XVIe siècle.
- L’on ne peut considérer, du reste, ces premiers tronçons de voies que comme des jalons de grandes routes de l’avenir, car elles ne furent pas construites sur toute la longueur que prévoyaient les projets d’établissement. Il y eut des lacunes où le terrain naturel reprenait ses droits. Cependant, Colbert fait terminer les routes de Champagne en Alsace, de Paris à Versailles et du Sois-sonnais en France. Mais que déplorable était leur entretien !
- *
- 4 *
- Ici, je tiens à signaler une chose curieuse et peu connue. L’homme qui a le plus fait pour l’établissement des grandes et belles routes de France est ce Law, ce banquier-ministre dont le nom, attaché au premier des grands kracks financiers, est presque aussi tristement célèbre que celui d’Arton. ___
- En 1720, Law fait publier un édit où la largeur des grandes voies est fixée à 60 pieds (environ 30 mètres) ; elles devront être flanquées de 6 pieds de largeurs. Naturellement, les crédits sont dépassés par les dépenses et l’on est obligé de s’arrêter en si belle voie (avec ou sans jeu de mots).
- Mais les cyclistes et les chauffeurs ne devraient-ils pas s’entendre pour, malgré la notoriété fâcheuse du ministre, lui élever un petit monument de reconnaissance. C’est à ses heureuses prodigalités que nous devons l’admirable réseau de routes cjui nous permet de nous diriger en tous sens. Sans lui, les modes nouveaux de locomotion n’auraient, ainsi qu’aux Etats-Unis qu’un faible champ d’expériences.
- Il ne faut pas non plus oublier Perronet. Mais Perronet a sa rue et sa statue à Neuilly-sur-Seine et, de sa demeure dernière il aurait mauvaise grâce à se plaindre.
- Alors, la longueur des routes était évaluée à 40 000 kilomètres. Elles avaient coûté 800 millions de livres, les trois quarts fournis par la corvée, le reste par lè trésor royal. Aux abords de Paris, leur largeur atteignait 20 mètres C’était l’apiorce des futures routes naiionales. Malheureusement pour nous, la presque totalité de ces
- voies furent pavées de ces gros pavés dont nos modernes pneus peuvent à peine adoucir la rigueur.
- *
- * *
- Dès le début de la Révolution, les routes tombent dans un état déplorable. Un projet dë Roland, en vue de créer la taxe d’entretien, tombe à l’eau. Ori se contente de classifier les voies : x° routes de Paris aux frontières ; 20 routes de communication entre deux grandes villes; 30 routes départementales.
- Plus généreux est l’Empire; une somme élevée est affectée à la voirie, et, en 1811, les routes sont simplement classées eh impériales et en départementales Les premières s’appelleront plus tard nationales et leur nombre s’élèvera — à la Restauration — à 182. En 1830, 18 000 kilomètres de routes nationales, sur 34 000 sont suffisamment entretenues; en 1847, ce chiffre monte à 36 000 kilomètres.
- L’apparition des chemins de fer a mis cependant les routes au second plan. On est tout aux voies ferrées et les autres sont jugées inutiles. Seules, les routes départementales acquièrent quelque développement; 48 000 kilomètres du genre existent en 1850.
- Il ne faut pas trop se plaindre de ce que les travaux publics ont fait depuis la guerre de 1870-71. Celle-ci démontra, en effet, la nécessité de belles routes au sol solide pour le transport de l’artillerie.
- Enfin le cycle — musculaire ou automobile — est venu, amenant la création d’un Touring-Club qui veille avec vigilance à l’entretien et l’amélioration du système cadastral
- Et voilà, en quelques mots, un court historique, à travers les âges, des belles routes de France.
- (,Journal des Sports) G. de Lafreté.
- Le Biireaü technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de pliis en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 20 Le brevet. Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur poür exploiter eh commun ; on n’exige âücun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acét)rlène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Les licences d’exploitation d’un nouveau véhicule entièrement terminé et que l’on peut voir fonctionner, de dispositifs nouveaux ef d’une grande simplicité, d’un prix de revient très faible»
- p.551 - vue 552/833
-
-
-
- 552
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Chariot à vapeur système W. Freaklej
- Nous reproduisons en tête de ce numéro et d’après une photographie de VEngineer une nouvelle voiture à vapeur inventée et construite par M. William Freakley de Stoke-on-Trent. Son apparence un peu bizarre et inélégante tient à ce que c’est seulement un véhicule d’essai.
- Ce grand chariot est capable de transporter environ trente passagers; il pèse à vide un peu moins de deux tonnes. Il a été soumis à des essais
- très durs, portant de lourdes charges à de grandes vitesses, et il a fait preuve d’une remarquable solidité et d’une grande élasticité ; d’ailleurs sans rien enlever de sa résistance, on pourrait aisément diminuer le poids de certaines parties qui, dans ce véhicule d’essai, ont été faites beaucoup trop fortes. L’ensemble du mécanisme jouit d’une grande flexibilité ce qui explique en partie la légèreté réelle de la voiture. Son poids est en effet
- Voiture à vapeur Freakley (élévation et plan)
- moins de moitié moindre que celui des véhicules analogues que nous connaissons.
- La disposition ingénieuse de la chaudière mérite d’être signalée, ainsi que le soin avec lequel le constructeur a mis tous les organes du moteur très facilement accessibles, ce qui est d’une importance capitale.
- M. W. Freakley destine son véhicule non seulement au transport des voyageurs, mais aussi aux services de la voirie et des eaux pour les municipalités. C’est là un genre de débouchés dont nos constructeurs trouveraient difficilement un équivalent aussi important en France.
- La chaudière contient no tubes en cuivre étiré de 2 cm. 5 de diamètre extérieur et de 96 cm. de longueur. Ces tubes sont horizontaux et se raccordent à des tubes d’acier verticaux dont les parois ont 1 cm. d’épaisseur. Les tubes sont disposés horizontalement, les inégalités du sol étant toujours suffisantes pour leur donner une inclinaison dans un sens ou dans l’autre.
- Chacune des plaques où aboutissent les extrémités des tubes est recouverte par un dôme boulonné. On a ainsi deux chambres, dont l’une com munique avec une chambre de vapeur placée au dessus des tubes à eau. Le tout est renfermé dans
- p.552 - vue 553/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 553
- une boîte en tôle revêtue intérieurement d’une couche d’amiante.
- Le foyer est situé immédiatement au-dessous des tubes à eau. Ses côtés sont à écrans d’eau et formés de plaques d’acier solidement reliées par des entretoises de cuivre vissées et rivées.Ces entretoises ont i cm. 5 de diamètre et sont espacées de 6 cm. 5. Les extrémités du foyer sont revêtues de briques réfractaires. La grille est supportée par des cornières en fer et au-dessous se trouve le cendrier muni de portes.
- Chacun des écrans d’eau a une entrée et deux sorties. L’entrée est réunie par un tube à la base du dôme des tubes à eau que l’on voit à gauche
- sur la figure, tandis que les deux sorties communiquent avec le dôme de droite par un tube qui aboutit aux environs de la surface libre de l’eau, c’est-à-dire aux deux-tiers de la hauteur de la chaudière.
- De cette façon on obtient une circulation active de l’eau. On voit aussi que la vapeur produite dans les écrans d’eau du foyer et amenée par la circulation de l’eau dans le dôme de gauche est obligée de traverser les tubes supérieurs qui sont au-dessus du niveau de l’eau de la chaudière, pour se rendre dans le dôme de droite où elle se trouve surchauffée. Cette vapeur surchauffée passe, par l’intermédiaire d’un tube, dans la
- chambre de vapeur où sa température est maintenue par le passage des gaz chauds de la combustion qui, se rendant à la cheminée, enveloppent la chambre. Lorsque la machine travaille, 1 eau et la vapeur sont forcément et continuellement en mouvement.
- Le combustible employé pour les essais était le coke de gaz. Des mesures avaient été prises dans le projet original pour utiliser aussi le pétrole, de sorte que le véhicule était capable de fonctionner avec l’un ou l’autre combustible; mais le chauffage
- au coke a donné de si bons résultats, que le dispositif du pétrole n’a pas été appliqué.
- Le niveau de l’eau dans la chaudière est indiqué par un double niveau à tubes de verre. Ce niveau d’eau est placé au centre de la chaudière et est mis en communication par des tubes horizontaux, placés à la hauteur de la surface de l'eau, avec les extrémités des dômes des tubes à eau. De cette façon le niveau de l’eau est donné avec sûreté, par une simple lecture, et les oscillations de la chaudière sur les routes cahoteuses, n’ont aucune importance;
- p.553 - vue 554/833
-
-
-
- 554
- là LdcbMOîiON ÂtiidMdôlLÉ
- L’alimentation d’eau de la chaudière se fait à l’aide d’une pompe Worthington à vapeur à double effet, qui est suffisante pour les besoins de la chaudière et a jusqu’ici fonctionné parfaitement. La pompe se déverse dans un récipient de chauffe situé dans le foyer au-dessus de la porte. De cette façon, il ne peut arriver que l’eau froide vienne en contact avec les parois chauffées des tubes et des plaques. Avant l’emploi de ce chauffage, on n’avait que des ennuis à cause des fuites qui se produisaient dans les tubes, mais depuis ce perfectionnement ce s inconvénients ont disparu.
- Le fonctionnement de la chaudière est facilité par les cahots du véhicule quand il marche. La surface de chauffe de la chaudière est de 93 mètres carrés et la surface de la grille de chauffe est dans le véhicule d’essai de 18 décimètres carrés environ.
- La chaudière n’est pas fixée d'une façon rigide au châssis. Elle est supportée par des ressorts de manière à éviter les trépidations.
- Des soupapes de sûreté « Pop » du modèle Ashton à serrage de vis sont fixées sur le récipient de vapeur, sur le tube qui conduit la vapeur au moteur.
- '
- ¥ ¥
- Le moteur est à deux cylindres verticaux chaque cylindre an cm. 5 de diamètre et 22 cm. de course du piston. Les fonds du cylindre sont fondus d’une seule pièce et sont munis d’un rebord qui permet de les fixer sur une plaque d’acier percée de trous pouf le passage des boîtes à étou-pes de la tige du pisfon et des tiges de soupapes. Cette plaque est supportée par deux autres plaques d’acier verticales qui sontboulonnées à l’intérieur du châssis, de chaque côté. Les tiges des pistons sont en acier. Elles sont fixées au té par une gorge en bronze phosphoreux et maintenues par des clavettes.
- L’arbre coudé est serré entre deux mâchoires en bronze phosphoré réunies par des goupilles, de façon qu’elles puissent tourner autour de l’arbre. Il ne peut ainsi y avoir aucun jeu dans le serrage. Chaque arbre est guidé par deux barres d’acier glissant dans des guides fixés aux deux plaques verticales du châssis du moteur.
- Les vilbrequins tournent dans des paliers en bronze phosphoreux. Ces paliers sont montés sur vis, pour permettre au châssis de fléchir sans occasionner réchauffement des tourillons.
- Les paliers ont 5 cm. et 9 cm. de diamètre, le corps de l’arbre a 7 cm. de diamètre.
- Cet arbre porte deux manivelles en bronze phosphoreux dur, venues de fonte d’une pièce avec les extrémités qui sont sphériques et creuses; de telles sorte qu’elles peuvent contenir de l’huile qui se rend dans les paliers par de petits conduits. Ces extrémités sphériques sont entourées par l’extrémité d’une longue bielle tubulaire, de façon à être capable de se mouvoir dans n’importe quelle direction.
- De cette façon la caisse de la voiture est libre de remuer et d’osciller à un degré raisonnable, sans affecter sérieusement la marche du véhicule.
- Le mouvement des pistons est traushns aux
- plateaux manivelles par de longues bieiles de 1 m. 50 de long.
- Lès tiroirs sont mariœuvrés suivant lé dispositif ordinaire de Stephensoh.
- Les ressorts qui supportent la caisse de la voiture sont fixés aux boîtes à graissé, leurs extrémités supérieures glissant dans des boîtes d’acier fixées au châssis.
- Le mouvement du moteur est transmis aux roues d’arrière au moyen d’un pigrtoii monté siir l’arbre. Ce pignon engrène avec une grande roue montée sur l’axe du différentiel. Les diamètres de ces roues sont dans le rapport de 5 à 1. L’axe central a 7 cm. 5 de diamètre ; il tourne dans un palier de 17 cm. 5 de long. La grande roue dentée et les coussinets sont en fonte et les roues d’angle du différentiel sont en bronze.
- Les roues motrices ont environ x m. 33 de diamètre et les roues directrices 90 cent. La direction s’obtient comme on voit sur la figure par des engrenages et une vis commandée par un volantver-tical placé sous là main du conducteur. Ce dispositif a été confirmé par là pratique et donne une direction des plus sures à n’importe quelle vitesse.
- L’eau de la chaudière est contenue dans quatre récipients qui servent de supports aux sièges de la caisse de la voiture.
- Le tube d’échappement de la vapeur passe dans la boîte à fumée où il est fortement chauffé, en sorte que la vapeur sort invisible, sauf parles temps humides et très fioids.
- R. D.
- Sur la cote Noriânile
- Sur toute la côte, c’est vin continuel défilé de voitures sans chevaux, rapides, conduites par d’impeccables sportsmen. Des noms? En voici:
- Les princes Soltycoff, Pierre d’Aremberg, duc d’Uzès, comtes de Genay, Dozon de Périgord, MM. Pellerin, Larivière, Gilles-Hourgières, Dubut de Laforets, Albert Menier, Labertbe, Charron, Girardoi, Maxime Dreyfus, Bernstein, Thorel, Normand, Antony, sans, oublier notre directeur A. de Lucenski. Ils chauffent dous. vers la côte, sur des Panhard-Levàssorj des Delahaye, des Mors, des voitui’es de tous systèmes,,
- A noter lotit, spécialement : M. Piefre Decauville dans sa magnifique petite voiturette à 2 places ; M. Iiurtu, avec un siiperbe break de 8 chevaux ; et deux voitures électriques Columbia, conduites par le docteur Segond et M. Legru.
- La présence de tous ces chauffeurs sur les diverses plages de la côte entraîne avec, elle une ipnppr-tante. question : celle des mécaniciens. Il est difficile de trouver sur ces plages des hommes connaissant. sinon parfaitement du moins très suffisamment, les voitures pilotées — assez pour les vérifier et,, au besoin, les réparer. . ,
- Pourquoi les grandes maisons d’autoniobiles ne délèguent-elles pas, pour la durée des vacances,ùn de leurs bons mécaniciens? Les clients de ces maisons ne se plaindraient certes pas, et les maisons n’auraient pas non plus à se plaindre. Ce qui serait plus simple encore, les agences d’autoriiobiles (fui possèdent des voitures de toutes marques ne pourraient-elles instruire un mécanicien-chef qqe ,tPVd chauffeup irait consulter avec joie lors d’un incident i quelconque V
- p.554 - vue 555/833
-
-
-
- là LcJcbMÔ+ioft ÀüfbMciBiLÈ
- 555
- Le moteur est-il Met ?
- (Fantaisie)
- Le Neveu. — Vous êtes un Homme admirable, mon oncle! Je le pensais depuis longtemps. J'en ai eu ia conviction cette après-midi pendant la promenade que nous fîmes dans votre voiture automobile !
- — Vous jouez avec ce monstre comme avec un chien. Un peu plus vous le caresseriez. Quand vous ouvrez les portes du mécanisme, je me tiens malgré moi un peu en arrière. Vous, vous y plongez ies bras et bientôt la tête !
- L’Oncle. — Nous sommes bons camarades en effet. Elle me connaît bien, va.
- Le Neveu. — Mais, dites-moi, est-ce cjue vous l’aimeriez vôtre automobile? Est-ce cjue vous auriez pour elle plus d’affection que pour moi, par exemple?
- L’Oncle. — Mon pauvre gamin, que vas-tu comparer l’affection d’un oncle pour son neveu à celle d’un chauffeur pour sa bécane à pétrole ! Tu es presque mon enfant, toi, et je n’ai rien à joindre à ce mot.
- Elle? Eh bien, non, je ne m’en détends pas, elle ne m’est pas indifférente comme une mécanique semblerait devoir l’être à un homme sensé ! Je lui suis attaché, c’est vrai; il y a en moi pour elle quelque chose quasiment ému !.. le souvenir des excursions qu’elle m’a procurées, si délicieuses... des angoisses même qu’elle m’a souvent données... ia mâtine, en rase campagne la nuit I. . Oh ! ses pannes h.
- Oui, pour tout cela, je l’avoue, elle m’intéresse. Je la soigne comme un être vivant, parce que je comprends qu’elle en est un.
- Le Neveu. —- Vivant !..
- L’Oncle. — Oui. Et si tu veux bien y réfléchir, ma comparaison te paraîtra profondément juste. Que de personnes redoutent encore l’automobile et la baptisent engeance compliquée comme tu le fais,qui en auraient subitement l’éclaircissement si elles comparaient ses organes à ceux d’un homme ou d’un cheval !
- Le Neveu. — ! !.. (ses yeux s'agrandissent).
- L’Oncle. — Le moteur, je le définis : un cheval en fer qui mange du pétrole et boit de l'air. Si tu verses du pétrole dans le réservoir de la voiture, tu emplis la mangeoire. Le tube d’alimentation qui va au carburateur n’est autre chose que l’œsophage. Le carburateur, n’est-ce pas manifestement l’estomac? C’est l'appareil qui malaxe nourriture et boisson, qui prépare le bol alimentaire dont le moteur va s’assimiler la meilleure substance et rejeter les déchets. Le tube d’échappement n’est qu’un intestin métallique; et, sans te faire sourire, je pense, j’appellerai la boîte d’échappement ie W. C. du moteur.
- Le Neveu. — Est-ce à cause de cette fonction, mon oncle, qu’on appelle souvent cette boîte «le pot d’échappement? »
- L’Oncle. — Sans doute. C’est par elle que le moteur restitue à l’atmosphère le superflu de sa digestion, comme le cheval donne la manne aux moineaux.
- Le Neveu. — Mon oncle, vous êtes un homme admirable !
- L’Oncle. — N’y a-t-il entre cet être métallique et l’être vivant que des ressemblances extérieures?
- La comparaisqn s’affirme au contrair.e d’autant plus vraie qu’on la poursuit,davantage. Ce dégagement de chaleur qui accompagne la marche d’un
- moteur à pétrole, a-t-il d’autre cause que la loi inéluctable de la transtormation de la nourriture en travail, avec dégagement de calories à laquelle le cheval, pas plus, que l’homme ou tout autre mammifère ne peut échapper?
- Les moteurs ont leur caractère personnel comme nous-mêmes. Nés tous d’un même fabricant, il en est cependant de.mous et de vigoureux, de doux et de bruteaux. Il en est de capricieux. Chacun d’eux a sa complexion particulière. J’en connais de ,maladifs qui fonctionnent bien un jour et mal le lendemain, sans cause apparente de changement.
- Je les vois souvent plein d’ardeur : ils arracheraient ia voiture plutôt que de la laisser sur place. Parfois aussi je les sens fatigués, haletants : ils semblent heureux de rencontrer une descente pour que la voiture ies pousse un peu.
- On dit de temps en temps qu’ils « chauffent ». Traduis qu’ils ont la fièvre et qu’il faut décoller leurs segments. La burette à pétrole est l’arme moderne des Diafoirus.
- Le Neveu. — Ah! mon oncle, vous êtes un homme admirable 1 , t
- L’Oncle. — A quelle loi physiologique d’aîU leurs ne se conforme pas un moteur? L’animal n’est-il pas d’autant plus élevé dans l'échelle des êtres qu’il s’assimile mieux la nourriture, ou, si/tu le préfères, qu’il n'en exige nioifis?Un roitelet emporte dans son bec, pour son déjeuner du matin, un insecte pesant souvent le quart de^ s,op propre poids. L’homme.est supérieur au roitelet, au point de vue du rendement mécanique, en çé qu’il abaisse considérablement cette proportion de nourriture et ne consomme pas vingt kilos de pain en prenant son thé 1
- Eh bien, dis-moi, à quoi tendent les efforts quotidiens de nos constructeurs de moteurs, sinon à augmenter le rendement sans augmenter la nourriture, c’est-à-dire, à faire grimpev peu à peu^ leurs produits quelques degrés de i’échelle de la perfection ?
- Le Neveu. — Pourtant, mon oncle, je vois une grosse différence : un moteur ne meurt pas !
- L’Oncle. — Les moteurs meurent comme nous» usés, fourbus dans tous les organes, à la fin! Mais du moins, avant de recevoir le rancart définitif, ont-ils pu être maintes fois rappelés à la vie par d’habiles chirurgiens ès-mécaniqne.
- Tandis que nous, petit, quand notre, tète dé bielle est grippée, c’est pour longtemps !
- (Les Petites Annales)
- L. Baudry de Saunier.
- Une eoorse automobile ou Italie
- Le Club Automobile italien a résolu d’effacer l’impression plutôt fâcheuse qu’avait produite sur le public la cogrse Turin-Alexandrie, par une autre qui vient d’être décidée à Varese. Le principe de la course a seul été adopté; le mois de septembre a été choisi, niais la date n’est pas encore arrêtée.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Sauhier.
- j Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Fiauoo, postal : en sus.
- p.555 - vue 556/833
-
-
-
- 556
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Ao TüüFing-Clul)
- Jeudi soir, séance du conseil d’administration au Touring-Club de France ; séance très chargée, comme d’habitude.
- Le conseil a adopté les termes d’une lettre au ministre des Travaux publics et de l’Intérieur, demandant que les charretiers soient obligés de munir leurs voitures d’une cale, de nombreux accidents ayant eu lieu par suite de l’abandon, sur les routes, des grosses pierres dont ils se servent pour caler leur voiture.
- Il a approuvé également les termes d’une note adressée au ministre des Finances au sujet de la plaque de contrôle. Cette médaille est d’un effet très disgracieux, et les conditions dans lesquelles elle sera donnée aux cyclistes sont absolument inacceptables.
- * if
- Le conseil a ensuite voté.
- 4 800 francs au département du Nord pour établissement d’une carte vélocipédique de ce département. 1 000 francs sont affectés à une souscription à 100 exemplaires de cette carte.
- 300 pour aménagements divers dans la forêt de Meudon.
- 150 francs pour part contributive du Touring-Club dans la dépense des travaux nécessités par l’enlèvement de la grille d’Hennemont, à Saint-Germain. Cette somme représente la moitié des frais, la ville de Saint-Germain se chargeant de la seconde moitié.
- 50 francs pour une bourse de voyage en faveur de la Société de protection des enfants du papier peint.
- 100 francs pour participation dans les frais d’installation de massifs de maçonnerie munis de plaques indicatrices dans le Cantal, route de Mauriac à Salers, au col du Pas, de Peyral, au Puy-Mary et à Salers.
- * *
- Le conseil a procédé ensuite à la nomination de délégués auprès des associations qui composent la Ligue des Sociétés de Tourisme instituée au dernier Congrès du Luxembourg.
- En voici la liste :
- Cyclist’s Touring-Club : M. Just, délégué du Club à Londres.
- Oesterreichischer Touring-Club : M. le chevalier de Lœhr, délégué du Touring-Club à Vienne.
- Touring-Club de Belgique • M. Bossut, délégué gué principal à Bruxelles.
- Algemeiner Nederlandsch Wielrydersband : M. Rahusen, délégué à Amsterdam.
- Deutche Radfahrer Bund : M. le comte Schulen-burg-Angern, délégué à Berlin.
- League of American Wheelmen :M. Hesseltine délégué à Boston.
- Ligue Vélocipédique Belge : M. Bossut, délégué principal a Bruxelles.
- Svenska Turistforeningen : M. Ernst Sjoberg, délégué à Stokolm.
- Touring-Club Suisse : M. Schauenberg, délégué principal à Genève.
- Touring-Club Russe : M. Delorme, délégué principal à Saint-Pétersbourg.
- Touring-Club Italien : le prince Alexis Trou-betskoy, délégué à Milan.
- Touring-Club Luxembourgeois : M. Liger, délégué à Luxembourg.
- Petites Mies
- Sages conseils
- Les accidents causés à des tiers, piétons ou voitures attelées, par les automobiles deviendraient de plus en plus fréquents, s’il faut en croire les récits des derniers détracteurs du nouveau mode de locomotion.
- On n’hésite pas, en effet, à accuser les automobiles de nombreux méfaits où elles n’ont rien à voir; un cheval s’emporte-t-il, c’est, dit-on, qu’il a été effrayé par une voiture à pétrole. La plupart du temps, la cause de l’accident est tout autre, mais l’automobile a bon dos, et, puisqu’elle a encore des ennemis, il est tout naturel de lui imputer les faits incriminés.
- Le public devrait pourtant se bien persuader que la plupart des voitures à moteur actuelles ne font presque plus de bruit ; qu’en outre elles possèdent des freins plus puissants que ceux de tous les autres véhicules, et qu’elles peuvent s’arrêter en l’espace de quelques mètres ; qu’en un mot, ce sont les voitures les moins dangereuses que l’on puisse voir.
- Leur facilité de direction leur permet, en outre, une telle mobilité que les piétons n’ont pas besoin de se garer comme ils le feraient d’une voiture attelée ; nous leur donnerons le même conseil que lorsqu’ils aperçoivent un cycliste, c’est de rester immobile quand ils entendent la trompe du conducteur ; la voiture passe à côté d’eux avec une sûreté de direction qui les étonnera et les rassurera pour l’avenir.
- {L'Autorité).
- Automobile-Club de Grande-Bretagne
- La fusion de l’Automobile-Club of Great Britain avec la Self Propelled Trafflc Association, est un fait accompli.
- Dans une réunion plénière des membres des deux associations automobiles, tenue à Whitehall Court sous la présidence de M. Roger W. Wallace, l’admission des membres suivants de la S.P.T.A a été prononcée :
- Sir David Salomons, M. Alexander Siemens, M. John I Thornycroft, the Hon C. S. Rolls, M. Andrew W. Barr, M. Alfred Bird, Professor Vernon C. Boys, M. R. E. B. Crompton, M. Walter Hancock, M. Bayntum Hippisley, M. J T. Hopwood. M. Alfred L. Jones, M. E. Macrory, M. Harry Melvill, M. E. Shrapnell Smith, M. E. R. Shipton.
- Dans la même réunion, les candidatures d’une vingtaine de nouveaux membres ont été admises.
- *
- - * *
- L’exposition du travail
- La sixième exposition nationale du travail s’ouvrira, le 16 octobre prochain, au Palais Sport, rue de Bern.
- L’exposition, qui comprend des sections pour toutes les manifestations industrielles comporte, bien entendu, une section, la VIIIe réservée aux cyclistes et aux automobiles.
- Elle est en effet ouverte :
- Classe 109 Voitures automobiles en tous genres et motocycles.
- » 110 Moteurs pour automobiles.
- » 111 Matériel de construction et outillage automobiles.
- » 112 Carrosserie pour automobiles.
- » 113 Bandages de roues de voitures automobiles, motocycles et cycles.
- » 114 Vélocipédie.
- » 115 Lanternes et fournitures de vélocipédie.
- En attendant le Salon annuel du Cycle et de l’Automobile, aux fabricants de faire leur profit de cette manifestation industrielle.
- p.556 - vue 557/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 557
- Paris Saint-Sébastien
- Le Journal des Sports se propose d’organiser une course d’automobiles sur le parcours Paris-Saint-Sébastien comprenant ainsi les trois grands itinéraires Paris-Bordeaux, Bordeaux-Biarritz et Biarritz-St-Sébastien.
- Notre confrère annonce, ce qui ne peut que nous faire plaisir, que cette course sera conçue sur des bases nouvelles qui en exclueront les folles vitesses. Nous publierons le réglement aussitôt qu’il sera paru.
- *
- ♦ *
- Une nouvelle course de motocycles.
- Une réunion importante s’est tenue dernièrement à Dijon, au café Américain, siège du Cercle des Sociétés de Sports, à l’effet de s’entendre sur l’organisation d’une épreuve de motocycles.
- Il a été décidé que la course serait régionale, qu’on accepterait tous les genres de machines à essence de pétrole et à l’électricité. Seules seront exclues les voitures à 4 roues.
- La distance ne dépassera pas 200 kilomètres. La course se fera sous le patronage du journal Le Vélo (le droit d’inscription est fixé à 5 francs). Il a été également décidé de faire un appel à tous les motocyclistes de la ville et de la région pour assister à une grande réunion, dans laquelle la date exacte de la course sera fixée.
- On dit même que les bases d’un Club d’Automo-biles seront discutées ce soir-là.
- L’affaire Giraud
- Le 24 juillet dernier, M. Etienne Giraud, le chauffeur parisien bien connu, revenant de Tours au Mans en voiture automobile, renversa et tua le jeune Bouillard, âgé de 2 ans 1/2, qui s’était imprudemment jeté devant le véhicule, au lieu dit « Laillé ».
- L’affaire est venue ces jours-ci devant le tribunal correctionnel du Mans.
- L’interrogatoire de M. Giraud et les dépositions des témoins ont occupé toute l’audience du matin. L’audience a été reprise à 2 heures, l’après-midi, pour le réquisitoire, les plaidoiries et le jugement.
- Le ministère public a réclamé une condamnation qui puisse servir de leçon aux imprudents de l’avenir.
- M° de Gayffier, avocat de M. Giraud, a, dans une éloquente plaidoirie, décliné toute responsabilité de la part de son client, et, sans ajouter à la douleur des parents, il a dit fort délicatement quelle grave responsabilité pour manque de surveillance ils ont encourue dans la mort de leur enfant.
- Avec beaucoup de tact, M* Gayffier déclare que devant un acquittement son client suivra la conduite que lui dicteront son cœur et ses sentiments d’humanité.
- Le tribunal, blâmant la vitesse de l’automobile, mais déclarant qu’il existe en faveur de M. Giraud des circonstances atténuantes résultant de l’imprudence extrême de l’enfant, sans que toutefois cette imprudence puisse faire entièrement disparaître la responsabilité et la négligence de M. Giraud, a condamné ce dernier à 500 francs d’amende et aux dépens.
- Une automobile emballée
- M. André Hartmann, industriel à Munster, était venu en France chercher une automobile toute neuve, qu’une usine venait de lui adresser à Gé-rardmer, accompagnée d’un mécanicien.
- La voiture fut essayée et plut à M. Hartmann, qui est un chauffeur assez expérimenté. La livraison faite, M. Hartmann et un employé de son établissement montèrent dans l’automobile pour retourner en Alsace. Elle gravit les rampes de la route de Gérardmer au col de la Schlucht, le long des lacs, avec une aisance parfaite. On s’arrêta à l’Hôtel Dufranoux, tant pour vérifier toutes les
- pièces que pour se mettre en règle avec la douane. L’automobile en question n’était pas de la fabrication française. C’était une voiture montée en Angleterre et que M. Hartmann avait acquise sur l’affirmation, à lui donnée par le constructeur, que la fabrication anglaise est bien supérieure dans tous ses détails à celle des véhicules semblables français ou allemands qui, on le sait, ont une réputa tion méritée.
- M. Hartmann avait donc laissé la voiture, seule sur la route, le moteur débrayé, bien entendu. Quelle ne fut pas la stupéfaction des chauffeurs, lorsque la voiture partit toute seule, à une allure très rapide et cela par suite d’une des beautés du dispositif anglais : par la trépidation, l’embrayage se faisait tout seul. Le véhicule emballé fit quelques centaines de mètres et s’engagea à toute allure dans un bois de sapins,où il prit feu communiquant l’incendie aux arbres environnants.
- On n’eut d’ailleurs aucune peine à éteindre ce commencement d’incendie, mais, de la voiture, il ne reste absolument que les organes incombustibles. Tout ce qui était bois, caoutchouc, etc., a été complètement consumé.
- Les débris informes du véhicule sont chez le carrossier parisien Kellner, qui est chargé de refaire la carrosserie complète.
- *
- Le second concours des Poids Lourds
- Nous avons annoncé que l’Automobile-Club de France reprenait cette année la série d’épreuves autour de Versailles qni porte le nom de concours des poids lourds.
- Le concours est fixé du 6 au 12 octobre, soit sur une durée de six jours. Les véhicules auront donc à parcourir deux fois chacun des trois itinéraires qui leur sontimposés et qui sont les mêmes qu’en 1857.
- Jeudi dernier a été close la première série des engagements pour le concours. A cette date, il était parvenu à l’Automobile-Club 10 engagements. Les voici avec le numéro d’inscription des véhicules :
- N° 1. Panhard et Levassor : voiture de livraison à pétrole.
- N° 2 Roser (de Saint-Denis) ; omnibus à voyageurs, à pétrole.
- N° 3. Mildé et Cie ; voiture électrique livraison de banlieue.
- N° 4 Compagnie Française des voitures électromobiles : voiture d* livraison.
- N° 5. De Dion-Bouton: omnibus à 20 places ; moteur à vapeur de 30 chevaux.
- N® 6. De Dion Bouton : char-à-bancs à 24 places; moteur à vapeur de 30 chevaux.
- N° 7. De Dion-Bouton : camion à vapeur de 30 chevaux.
- N° 8. De Dion-Bouton : remorqueur-porteur à vapeur de 50 chevaux.
- N° 9. Valentin Purrey ; camion à vapeur.
- N° 10. De Dietrich : camion à pétrole.
- N° 11. De Diétrich : voiture de livraison de banlieue à pétrole.
- Nous rappelons que la liste d’inscription est toujours ouverte jusqu’au25 septembre à minuit. Mais le droit d’engagement est doublé : il est donc à présent, de 400 francs.
- 4 4
- Le Train Scotte en province
- Des expériences fort intéressantes de traction mécanique sur route ont été faites à Niort tout dernièrement. La Compagnie Scotte a fait circuler, dans les rues les plus étroites de la ville et dans les quartiers les plus accidentés, un petit train comprenant deux voitures.
- Les essais, exécutés en présence du préfet, du maire, de l’agent-voyer en chef et de plusieurs autres personne^, ont ôté très satisfaisants.
- *
- ♦ *
- Accidents d’automobile
- Jeudi matin 25 août, MM. Louis Poizat; Malo. architecte; Fougère, étudiant en médecine, de
- p.557 - vue 558/833
-
-
-
- 558 LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Paris; Fricaud fils, de Paris et Chaumont, mécanicien à Chalôn, sè trouvaient dans une aù't'omobïîe sur là route de Pierre à Neublans. La machine marchait sur une route assez étroite à raison de 25 kilomètres à l’heure.
- 'Le mécanicien Chaumont qui se trouvait à côté de Louis Poizat, qui tenait 1a. direction, en se' levant pour accrocher la banquette mobile qui était mal placée fia. voiture étant une charrette six places Panhard) butât le coude de M. Poizat, et cômme la route en cet endroit était très étroite, avant que la direction ait repris son aplomb, ils étaient dans le fossé.
- Il était alors 9 h 04 ainsi qu’en témoigne la montre de l’automobile qui s’est arrêtée net pendant que les brûleurs s'éloignaient de leur côté.
- La secousse, on le comprend, a été terrible, bien que la chute se soit faite sur l’herbe. La voiture a pirouetté en quelque sorte sur son devant et les voyageurs ont ressenti deux chocs bien distincts.
- M. Edmond Malo s’est relevé le prerr ier, ne ressentant que quelques douleurs au côté gàuche Il fit aussitôt le tour de la voiture et aperçut MM. Poizat et Chaumont, quittaient pris sous elle en sens inverse de leur position, et se débattaient. Il essaya tout d’abord, mais en vain, de les retirer de cette pénible situation, lorsqu’il aperçutMM. Fricaud et Fougère, ce dernier, la figure tout en sang, qui sortaient de la voiture. A eux trois et en combinant leurs efforts, ils réussirent à soulever l’automobile et à dégager MM. Poizat et Chaumont, qui pensaient étouffer, celui-ci surtout, qui se trouvait sous le premier.
- ' Aidés d’une personne qui passait avec un cheval ils ont pu atteler celui-ci à l’automobilè et la ramener sur le chemin.
- La capote est entièrement perdue ; quelques ressorts devront être changés et la direction redressée.
- - mm. Poizat et Malo ont pu revenir avec l’auto jusqu'à Chalon ; MM. Chaumont, Fougère et Fricaud sont revenus par le train.
- 'AA Pierre, M. le docteur Gilbaud a donné les premiers so’ns aux biessés, qui ont été visitas également à leur arrivée à Cnalon par M. le docteur Lagrange. C’est cùez lui qu’est soigné M- Fricaud. qui se plaint de douleurs internes, et dont les parents ont été prévenus.
- 'M. Fougères a une entaille au nez et des contusions à la tête. Les autres personnes ne ressentent que des courbatures plus ou moins fortes.'
- — M* C..., d’Angers, partait en automobile pour les Sables-d’Olonne, quant il vint à croiser sur la route, près de Saint-Georges-sur-Loire, une voiture attelée dans laquelle se' trouvaient M. et Mme Sécher et leurs deux fillettes.
- Effrayé par le bruit du moteur, le cheval fit un écart et alla donner contre un arbre où la voiture se brisa, projetant les quatre voyageurs dans le fossé, assez profond en cet endroit.
- Les époux Sécher n’eürent pas grand mal, mais les deux pauvres fillettes furent relevées gravement contusionnées. Pendant ce temps, le cheval emballé emportait au grand galop les débris de la voiture. Des paysans réussirent à l’arrêter à cinq ou six cents mètres plus loin, tandis que M. C..., dont la voiture avait causé l’accident, s’empressait de se porter au secours des victimes.
- *
- * ¥
- Tous les Parisiens connaissent le véhicule antédiluvien qui a succédé à l’omnibus de M. Roser et qui fait actuellement le service de la gare de la Porte-Maillot à la Yilla de i’Automobile-Club. Dernièrement nous dit-on, un agent en mal de contravention, a voulu lui dresser contravention pour absence de la plaque réglementaire.
- *
- 4 4
- De notre correspondant de Biarritz :
- Voici les résultat de la course avec les temps définitifs :
- Catégorie vitesse : 1“ René Loysel, 3 h. 54 m., voiture bateau, % places de A. Bollée, moteur 8 chevaux; ppids95ûkilôg«.
- 2' Isaac Koecbjin, 4 h. 39 m., duc, 2 places Peugeot. ..... '
- 3e A. Lemaître, 5 h. 7 m., duc, 2 places Peugeot.
- 4e Bardin, 5 b. 23 m., tricycle, 1 place, Dion et Bouton.
- 5e C'orre, 5 h. 46 m., tricycle, 1 place, Dion et Bouton.
- 6“ Duanip, 6 h. 50 m., tricycle, 1 place, Phébus.
- 7* Decauville, 7 h. 18 m., voiturette, 1 place, De-cau ville.
- 8® Gaudry, 7 h. 24 m., bateau, 2 places, A. Bollée.
- Catégorie touristes : 1er Couderc, 4 h. 42 m., tricycle, 1 place, Peugeot.
- 2° Lhuillier, 5 h. 16 m., Victoria, 4 places, Pan-hard-Levassor.
- 3° Tévelac, 5 h. 19 m., break, 6 places, Daim-bers.
- 4e Th. Leveilley, 5 h. 30 m , wagopnette, 4 places, Panhard Levassôr.
- 5® H. Lafitte, 5 h. 31 m., break, 6 places, Daim-bers.
- 6e H. Lafitte, 5h. 37m., voiturette, 2 places, Dion et Bouton.
- 7e E Prat Dumas, 6 h. 5 m., tricycle, 1 place, Phébys.
- 8e Ch. Gaudoin, 7 h. 10 m., phaéton, 2 places, Peugeot.
- Un grand nombre de machines ont excessivement souffert de là dureté aes routes due à la sécheresse extraordinaire que nous avons. 15 concurrents ont dû s’arrêter. Plusieurs accidents se sont produits sans beaucoup de gravite. ‘ M- P-
- Le peintre Duverger. auteur du célèbre tableau : le Laboureur et «es enfants, du musée du Luxembourg, vient de’mourir à Ecouen, à l’âge de soixante-dix-sept ans.
- M. Duverger était l’inventeur d’un appareil de locomotion aerienne, l’Auto-Propulseur, décrit par nous dans le n° du 15 avril 1896.
- Nous adressons à sa famille nos sincères compliments de condoléances.
- Le Tome II du Traité de la Construction, de \a Conduite et de l'Entretien des Voitures Automobiles, publié sous là direction de M. Ch’. Vigreux, par MM. Milandre et Bouquet, ingénieurs, vient de paraître chez E- Bernard et Cie.
- Ce volume est ' relatif aux Voitures à vapeur ; il comprend 160 pages de texte et 104 figurés donnant les plus grands détails sur les principaux types de voitures'et leurs divers organes.
- L’auteur décrit les principaux types de chaudières tubulaires, donne les règles de construction et, en particulier, la détermination d»-s dimensions principales au point de vue de la résistance des matériaux. Puis il étudie les appareils d’alimentation et les appareils de sûreté et décrit le chauffage au pétrole.'
- La deuxième partie du volume étudie le travail de la vapëur sur le piston d’une machine les appareils de distribution et les principaux types de moteurs à vapeur. Enfin, dans la troisième partie nous trouvons la description dés voitures de Dion-Bouton, Weidknecht, Scotte, Le Blant, Sërpollet.
- Rappelons que le tome 1. paru précédemment, était relatif aux Eléments de construction des voitures et que les tomes 3 et 4 s’occuperont respectivement des Voitures à pétrole et des Voitures électriques.
- Ces, quatre volumes constituent l’encyclopédie la plus pratique et la plus complète, en même temps que la plus à la portée de toutes les bourses qui ait été publiée jusqu’ici.
- (En vente à nos bureaux, voir à notre Bibliothèque).
- p.558 - vue 559/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE 559
- Formation de Société
- Il vient de se former sous la raison sociale, « Le Brun et Cie » une Société en nom collectif entre MM. Le Brun et Béguin. Le siège social est à Montrouge (Seine), Grande-Rue, n° 4.
- ’ ' (P. 4. 21 ao(tt)
- Augmentation du capital social. — Changement de siège
- Dans la dernière réunion du Conseil d’Administration de la Société Française d’Automobiles, il a écé décidé que le siège social, établi provisoirement à Paris, rue Ampère, 24, serait transféré à Puteaux (Seine), 1, quai National.
- L’Assemblée a également décidé que le capital social serait porté de 600 000 fr. à' 1 200 000 francs. '
- (P. A. 23 août).
- * ¥
- Prorogation de Société
- L’assemblée générale des actionnaires de la Société Anonyme des Huiles Minérales de Colombes, dont le siège est 20, rue de Paradis, à Paris, a prorogé la dürée de la Société jusqu’au 26" novembre 1923.
- La Bourse
- Les Omnibus ont reculé à 1 880, de même les Pétites Voitures sont revenues de 832 à 820. On a traité les Tramways généraux àl 130. Les tramways dé Paris et du département dé la Seine ont gagné 35 francs à 585. Les fIrpairies ont été offertes à 61 trafics.
- Les Sociétés électriques ont été faibles, Edison à 780. ' ' ’
- Parmi les Sociétés qui emploient l’électricité comme force motrice, nous noterons fa Thomson-Houston, à 1 665, la Compaqnie générale de traction à 126.
- CHEMIN DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- Excursion au Château et dans la Forêt de Fontainebleau
- La Cie P.L.M. organise, avec le concours de la Société des Voyages Economiques, une excursion au Château et dans la Forêt de Fontainebleau pour le dimanche 4 septembre 1898. Départ de Paris: 9 h. 05 matin. Retour à Paris : 11 h. 50 soir.
- Prix (tous frais compris) : Ire classe, 20 fr. ; 2e, 17 fr. 50; 3e, 15 fr.
- Les souscriptions seront reçues aux bureaux de la Société des Voyages Economiques, 17, rue du Faubourg-Montmartre et 10, rue Auber, Paris.
- Accessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 'fr. 25 ep sus
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux. Emballage, 1 fr.; colis-postal en sua.
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.............. 2 50
- 2e — Voitures à tapeur................ épuisé
- 3e — — à pétrole............. 10 »
- 4” — électriques, etc...... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un''vol. in-fofi'o, de 216 pages,prix 4 fr.— Frahco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Fârman.
- Préface de M- le baron de Zuylen. Ufi volume in-8°, 320 pageS et 112 figures dans jè texte. Prix!) broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes eû éus.'
- 4® Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre èt Yves Gùédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Francô, 0 fr. 50 en plus.
- 5® Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16,' 2 fr.,f et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à Vusage des amateurs de voitures automobiles à pép'oleffpa.t Tardÿ-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 51». — Franco, 0 fr. 60.
- T Manuel du conducteur chauffeur d'automobiles par Maurice Farmân, in-16, avec ' grâvurës. Prix : 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et d,u Conducteur de Cycles et d'Automobiles, 4e M. "fi. 4e Grafügnÿ ; un vol. in-12'de 35ü pages, prix, 4Tfr. — 4 fr. 50 pranco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l'Entretien des Tricycles de D'ion, par J. Wolff ; édition’ 1898, 70 pages, 1 ïr. 50. — 1 Ir. 60 franco. f'
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre envoi de mandat ou timbres, au prix de 3 fr. 50 cent.
- 11® Cartes Turrid,e des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon 40 45 kilomètres......... 1 fr. 25
- — — 80 — .... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périssê un vol. in-8 de 20u pages, prix, 2fr. 50. — Franco 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50. — Franco,
- 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet, ier volume : Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs.— Franco,
- 4 fr.50.— 2e volume: Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — franco 5 fr. 75.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C1®, Liège (Belgique). '— Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tiquê-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France
- __________Administrateur-gérant : VUILLEMQT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DEÇMAREÇ, m, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.559 - vue 560/833
-
-
-
- 560
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue au Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles «Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, Ï09, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1” des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C“ des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C® générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-AIIez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris,
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 81, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Doubr
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, ru de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C , 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.), 40, rue Curial, Parip.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de ;
- Madrid, à Neuilly-sur-Seine. I
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout. j
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy), !
- 56, rue de la Victoire. 1
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire)
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger. 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154. quai Jemmapes Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayetle.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale, pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra, dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision. H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.560 - vue 561/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 3@
- 8 Septembre 1898
- BEVUE BES TOITURES ET VÉHICULES MECANIQUES, publiée sois le HAUT PATBONAUE dl TOUPING-CLUB HE FBANCE
- SOMMAIRE DU 36
- La Voiture Winton, G. D.
- Automobilisme et accidents, A. Rodanet. Exposition de Grenoble.
- L’Exposition de l’Agricultural-Hall, R. D. Moteur à poudre, système Freeble.
- Les bateaux électriques et la nouvelle cation « Le Planté », Daniel Bellet. Au Touring-Club.
- Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- NOUVELLE VOITURE WINTON
- p.n.n. - vue 562/833
-
-
-
- 562
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La voitare Winton
- La nouveauté américaine de î 898 est la voiture que la « Wintofl Motôf Carfiâge Company» de Cleveland (Ohio) à lancée sur le marché. Nous donnofls la phôtogra = phie d’uii modèle de ces voitures, disposé pour une place et pouvant porter, pâraît-il, deux et même trois personnes lorsque cela est nécessaire.
- Le véhicule est actionné par un moteur à pétrole horizontal à un seul cylindre sans bruit et sans vibrations.. Aü dire des constructeurs, la vitesse de rotation du moteur pourrait varier dans de grandes proportions de 200 à 900et 1000 tours par minute.
- Cette grande souplesse a permis de ne mettre que deux changements de vitesse : une petite multiplication pour l’ascension des côtes et une marche arrière. Les autres vitesses s’obtiennent en faisant varier la vitesse de rotation du moteur.
- La voiture est montée sur des roues de bicyclettes munies de pneumatiques.
- Tout le mécanisme est contenu dans la caisse que l’on voit à l’arrière du véhicule.-La manœuvre se fait par des leviers placés bien à portée du conducteur. La direction se fait par une barre.
- Nous avons annoncé en son temps que la « Winton Company » avait lancé un défi à tous les constructeurs de véhicules mécaniques du monde.
- La chose semblait sérieuse parce que la « Winton » est une importante Société dont on dit le plus grand bien en Amérique. Le défi en question stipulait Une course de Chicago à New-York ôü un parcours quelconque de 1 000 milles aux.Etàts-Utiis» L’enjeu à volonté de Celui qüi relèverait le défi.
- Et nous nous étonnions de fié pas vôil la « Winton Cô », Si désireuse de lutter, nous envoyer quelques véhicules pour pfem dre part aux courses qui abondent chez fiôUS.
- A ceci la Compagnie nous répondit par l’intermédiaire dé la Cycling Ga{ètté, de Cleveland, que ié but principal dé Son défi était d’exciter la curiosité du public affiéfL cain et de montrer à tous la possibilité de la circulation sur les routés du pays. M. Winton, personnellement, n’e'ut pas de^ mandé mieux que de prendre part ati£ courses françaises, niais fie croyait pas Obtenir par là le résultat qu’il se proposait.
- Défis d’outre-Maiiche, défis d’outfe-Océàn ne sont bien souvent valables qu’avec des restrictions. N’est-il pas curieux qu’en Amérique on en soit encore à vouloir prouver au public que les automobiles marchent.
- G. D.
- Automobilisme et accidents
- Les tribunâüX et l'âdtninistfatiort redoublent en ce montent de sévérité à l’égâfd des conducteurs de voitures automobiles. Il si produit la réaction que devait fatalement amener l’excès de Vitesse de Certains véhicules.
- Üil tribunal correctionnel de province s’est même montré tout particulièrement dur à l’égard d’un chauffeur, qui aurait renversé et blessé deux enfants ; il est à noter que ledit conducteur s’était écarté de sa route pour éviter l’accident, que la faute est imputable aux enfants, et que le jugement au dire de la presse s’est borné à relever un excès de vitesse. Le délinquant a été condamné à 500 francs d’amende pour homicide par imprudence. De pareilles décisions sont peut-être trop sévères, une condamnation correctionnelle figurant aü casier judiêlâife et dont Ott ne peut demander la radiation par voix de réhabilitation qu’après trois années est toujours chose grave. Mais les chauffeurs doivent faire leur meâ culpâ, ils irritent continuellement les populations rurales par leur allure rapide, véritable danger pour les piétons et voitures. De là à s’attirer les foudres des pouvoirs publics, il n’y a qu’un pas facile à franchir.
- Il faudrait nous pénétrer en France de cç vieil axiome juridique, base de tout droit ; tiotre liberté .est limitée parcelle d'autrui. Si chacun avait le respect du droit des autres, de la liberté iiidivi-duelle, lé nombre dés àccidénts Sut route diftib nuerait considérablement et là circulation serait rendue plus sûre et plus agréable. Au cours d’un récent voyage en Angleterre, où l’automobilisme commence à naître, j’ai été surpris des bons rapports existants entre voituriers, cyclistes et chauffeurs.
- Est-ce à dire que la même jalousie n’existe pas de l’autre côté du détroit de la part des automé-dons, vis-à-vis de véhicules plus rapides, plus pratiques que les leurs? Est-ce à dire même qu’en boiis Anglais les conducteurs de cabs ne se réuniront pas en comités, ne se coaliseront pas pour arrêter le développement de l’automobilisme? Ce serait mal connaître le caractère anglo-saxon que supposer un seill instant que l’intérêt peut être primé par tout autre sentiment, ce qui nuirait d’àiUêüfs à la prospérité du commerce britannique ; tnàis Uti Aftglais à le respect inné du droit d’au-tfüi. Il sait que la fUe est à tous, que chacun peut y circuler en sê conformant aux règlements de police, et que d’ailleurs tôütê fêrttative pour «mettre en marmelade », quelque cyêlisté serait sévèrement réprimée $ il n’igiiôfe pas que toute infraction à la loi se paie chèrement, que le juge ne connaît ni chauffeur, ni cocher, ni vélocipédiste, et que toute atteinte à la liberté d’un citoyen se traduit par de la prison et de lourdes indemnités pécuniaires. Aussi voit-on cette chose extraordinaire en Angleterre, des automobiles marcher au pas, quand telle est la loi, et des cabmen prendre leur gauche quand un cycliste vient en sens inverse.
- Heureux pays où la liberté individuelle est si
- p.562 - vue 563/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 563
- fort respectée et combien différent de notre Normandie, qui n’en est pourtant distante qtlê d’utlê soixantaine de milles marins. Le Normand est né chicanier et d’un contact peu aimable, il suffit pour s’en convaincre de prendre le train Scotte allant de ’frouville à Viilers. G’ett une bonne fortune pour le voyageur, s’il ne rencontre pas sur sa route une dizaine de chariots mis en travers et dont les conducteurs refusent de laisser la voie libre; tous ils maugréent contre l’invention nouvelle, la chargeant d’imprécations, l’accusant de vouloir leur ruine et rendant au mécanicien le chemin aussidifficile que possible, Si nous conseillons toujours aux chauffeurs une allure mo dérée, nous pensons par contre qu’en de telles conditions rien ne vaut pour rétablir la liberté de la grand’route de se laisser attaquer en responsabilité par un voiturier mal embouché, et d’obtenir d’un tribunal un jugement de débouté. C’est faire oeuvre utile que de défendre le droit de tous, et nous sommes certains que l’autorité judiciaire saura punir le délinquant.
- Albert Rodanèt.
- Docteur en droit,
- Avocat à la Cour.
- L’Exposition fie Grenoble
- Lundi 29 août a eu lieu la clôture de l’exposition de cycles et d’automobiles dont nous avons relaté ici à diverses reprises tout le succès.
- Ainsi que nous l’avions annoncé, la Commission d’organisation avait eu l’heüféüse idée de clôturer l’Exposition par un défilé d’automobiles dans les principales rues de Grenoble. Le départ était fixé à 4 heures.
- Dès 3 heures, les automobiles et les motocycles venaient se ranger boulevard Gambetta, devant le gymnase municipal. Un nombreux public admirait les divers modèles qui allaient prendre part au défilé.
- Le temps, jusque-là très beau, était devenu in-ceitain et un vent violent commençait à souffler.
- A 4 heures précises, le signal du départ a été donné, en présence de 2 000 personnes. A ce moment, une bourrasque épouvantable s’élevait et c’est au milieu d’un tourbillon de poussière et sous la pluie que le défilé s’est établi et que nos intrépides chauffeurs, pendant plus d’une heure, ont parcouru l’itinéraire fixé.
- Voici la liste complète des automobiles qui ont pris part au défilé :
- En tête, un duc Peugeot, dans lequel ont pris place M. Emile Duchemitt, Vice-président de la Commission, et M de Lamorte-Félines, secrétaire général, venaient ensuite :
- M. le capitaine Desfrancs, sur un fricycle de Dion-Boutoh; M. Guérin fils, sur Un tricycle, auquel est attelée une voitürette Guérin ; M. Morel de Domène, sur une voitürette; M. Férotin, à tricycle; M. et Mme de Chapuiset, à voitürette; M. Blanc, de Rives, sur tricycle à deux places; M. de Chapüiset, sur un tricycle, auquel est attelée une voitürette; M. Lavirotte, sur un duc Audibért-Lâvirottë'; M le capitaine Barisien, sur
- un duc Peugeot; M. Schneider, sur un vis-à-vis Rochët-Schtteidêr; M. Béridot, de Voiron, sur un motocycle; M. Albert, sur un vis-à-vis Peugeot; M. Ducroiset, dans son magnifique breack à six places, très artistiquement décoré de fleurs naturelles; M. Gollin-Dufresne dans son grand omnibus; le docteur Duclos, de Chambéry, dans un vis-à-vis Bentz; M. le président de Lubechi, dans une voiture magnifique et fort remarquée; enfin la fameuse Pauline de Dion-Bouton, qui fait l’admiration depuis un mois des étrangers à Aix-les-Bains, avec ses 26 places, et dont le mécanicien, M. Louis Ditton, mérite une mention spéciale pour son adresse et son habileté.
- Malgré le mauvais temps et la pluie qui faisait de plus en plus rage, l’itinéraire fixé a été suivi et accompli en son entier.
- Place de la Constitution, le préfet de l’Isère, M. Christian Nano et son chef de cabinet assistaient au défilé du haut du balcon de la préfecture. Les chauffeurs,ont gagné ensuite, par la route d’Eybens, le restaurant Mounet, à la Bazatière, où s’est fait un banquet de 40 couverts.
- Au dessert, M. Collin-Dufresne, qui présidait, a remercie lés exposants étrangers qui ont bien VOüll àSStitêf lé sueeès de l’exposition en y prenant part, malgré lés sacrifices que leur imposait Cette participation î il constate le succès complet de l’ekpositiôll et en félicite la Commission d’or-gafiisation; il rend hommage au capitaine Barisien, à qui l’on doit éh grande partie le développement qu’a déjà à Grenoble l’automobile ; il remercie au nom de tous celui qui a été l’âme et la cheville ouvrière dé l’exposition, l’infatigable et dévoué secrétaire général, enfin, il boit à tous les automobilistes.
- M. de Lamorte-Félines remercie M. Collin-Dufresne de ses paroles trop flatteuses.
- Ces toasts ont été couverts d’applaudissements.
- Puis, comme l’heure s’avançait, chacun remonta en voiture, et à 9 heures et demie le défilé d’automobiles faisait Son entrée triomphale sur la place Grenetté.
- Après avoir donné tous ses soins au développement général de l’industrie automobile dont il aura été un des principaux soutiens, notre directeur, M. Léon Béguin, vient de se décider à se consacrer plus spécialement à la construction des automobiles. Devenu, ainsi que nos lecteurs ont pu le voir dans notre dernier numéro, copropriétaire de la maison Le Brun et Cie, M. Béguin estime devoir consacrer tous ses efforts à sa nouvelle entreprise. Tout en continuant à notre Revue sa sympathie et son appui, il désire ne plus conserver le titre de Directeur de la Locomotion automobile afin de laisser à notre Revue son caractère de complète indépendance. Il laisse la Locomotion automobile forte par l’union de tous ses collaborateurs et par la sympathie dont ses lecteurs lui ont donné tant de preuves. Ajoutons que la Rédaction en chef reste, comme par le passé, confiée à M. G. Desjacques, et l’Administration à M. R. Vuillemot, fondateur de notre Revue, qui fut l’ancêtre de toute la presse automobiliste du monde entier.
- p.563 - vue 564/833
-
-
-
- 564
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- [L’Exposition fle l’Agricultural Hall
- «“«Du 22 août au 3 septembre s’est tenue au « Royal Agricultural Hall » l’exposition organisée par notre confrère anglais Industries and lron et qui comprenait une section importante d’automobiles.
- Les stands les plus importants étaient sans conteste ceux des deux grandes sociétés anglaises : la Motor Manufacturing Co, et la Daimler Motor Co. Cependant la plus grande partie des véhicules exposés avaient été importés du continent et l’on déplorait l’absence des véhicules à vapeur fabriqués en Angleterre. En somme à part
- les deux stands en question et trois fabricants de véhicules éfectriques, aucune maison anglaise de construction n’exposait.
- La Motor-Manufacturing Co, de Coventry, exposait une douzaine de voitures de types variés dont sept munies du moteur Daimler.
- Dans le même stand se trouvaient deux tricycles Beeston à moteur de Dion. A l’un d’eux était attelée une voiturette en forme de cab avec siège pour deux personnes, dont nous donnons ci-contre la photographie. La Motor Manufacturing Co, exposait également :
- Tricycle anglais avec voiturette-rem orque
- Une motocyclette Werner, la première que l’on ait vu en Angleterre. La Société va en construire un grand nombre.
- Une voiturette Bollée à moteur de 4 chevaux et munie des derniers perfectionnements.
- La Daimler Motor Co, de Coventry, présentait six voitures d’un fini achevé.
- Cari Oppermann exposait une Victoria et un cab électrique.
- La Elieson Lamina Accumulator Co, avait deux voitures dont un dog-cart à 4 places que nos lecteurs connaissent bien.
- La principale exposition électrique était celle de la Headland's Electric Co. Cette maison exposait une voiture, munie de quatre batteries des nouveaux accumulateurs
- Headland’s, d’une puissance de 4 chevaux, ayant une vitesse moyenne de 20 kilomètres à l’heure et pouvant marcher sur routes ordinaires de 60 à 75 kilomètres.
- A côté de ce stand, le Prétot Moteur Syndicate expose une wagonnette munie de l’avant-train Prétot.
- Le Electrical Vehichle Syndicate expose une voiture de livraison Harrod.
- La London Electrical Cab Cof a deux voitures dont l’une est construite d’après les nouveaux brevets avec suspension séparée du châssis à l’arrière évitant au moteur les trépidations de la route.
- La Automobile Association expose un dog-cart et une Victoria Le Blon, ainsi qu’une voiturette Klauss et un duc Cambier. La
- p.564 - vue 565/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 565
- même Société expose une voiture Vallée très admirée.
- La Southern Motor Car and Cycle Co, sont les agents de M. Georges Richard. Ils exposent une voiture Panhard, une Bollée, une Cambier et un tricycle de Dion-Bouton. Ils ont aussi la nouvelle voiture Richard.
- Les Accumulateurs Fulmen, de Paris, ont une exposition des plus réussie.
- Le Motor Car Emporium expose deux
- tricycles à pétrole Barrière et Cie, des voitu-rettes de motocycles et une Mors.
- Nous citerons encore parmi les exposants: H.Hewetson and Co, qui expose quelques voitures Benz; F. Jackson and Co, avec le nouveau quadricycle de Dion à deux places; la London Motor Van Ço, qui expose une voiture de livraison et une Victoria munies du moteur Daimler ; L. Mégy, de Paris, avec un embrayage ingénieux et enfin Simms and Co, qui exposent un nouveau système d’allumage électrique. R. D.
- Moteur à Foudre
- Système Freeble (1)
- L’idée d’employer la poudre comme agent moteur n’est pas nouvelle. Il y a environ quarante ans, quelques essais ont été faits, sans grand succès d’ailleurs, avec la poudre dont on disposait à cette époque c’est-à-dire
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet. Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- la poudre noire ordinaire. Les moteurs mis en mouvement par ce moyen s’encrassaient et s’échauffaient fortement ce qui les condamnait à l’immobilité apres quelques tours de volant.
- Peut-être, ce que nous ignorons, les nouvelles poudres sont-elles appelées à donner de meilleurs résultats. Quelques personnes l’espèrent sans doute puisque nous
- p.565 - vue 566/833
-
-
-
- 566
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- avons trouvé parmi les derniers brevets délivrés aux Etats-Unis un moteur basé sur ce principe et qui peut comme l’indique une des figures ci-contre être appliqué aux bicyclettes.
- Voici la description du système :
- La figure,i est une vue en perspective du moteur.
- La figure 2 est un plan.
- La figure 3 est une coupe longitudinale par Taxe.
- La figure 4 représente une coupe verticale par_y de la figure 3.
- Les figures 5, 6 et 7 représentent le moteur disposé pour être monté sur une bicyclette.
- Le bâti de ce moteur est constitué par une base A et par deux montants B B’ qui sup-portentle cylindre C à parois très épaisses. L’explosion de la charge se produisant di-
- rectement dans ce cylindre pour actionner le piston D, il est recouvert intérieurement d’un métal ne pouvant être corrodé, du platine par exemple.
- L’arrivée des charges de poudre dans la chambre d’explosion est effectuée à travers le passage c, et l’échappement des produits de la combustion a lieu par le passage c’ placé immédiatement au-dessous de l’alimer,-tation. L’explosion est déterminée par la çhûte de la poudre sur un fil de platinée5 maintenu canstarnent à l’état incandescent par une pile quelconque. De cette manière, aucune accumulation de charge de poudre ne peut avoir lieu dans le cylindre par la raison que si l’une d’elles ne s’enflamme pas elle sort aussitôt du dit cylindre parle canal d’échappement c placé dans sa ligne de chûte.
- En outre du piston D, le cylindre C contient un piston supplémentaire D’ ; ces deux pistons sont placés de chaque côté de la chambre d’explosion et l’un d’eux, le piston D, est relié à une tige E tandis que l’autre est constamment appuyé sur un épaulement J’ par un ressort G que comprime un bouchon à vis H. Ce piston D’ a pour but d’atténuer l’effet destructeur des chocs dûs aux explosions.
- A la tige de piston E est articulée une bielle Z, qui actionne l’arbre moteur K au moyen d’un plateau J.
- La distribution des charges de poudre est effectuée au moyen d’un dispositif consistant en un réservoir à poudre Z, un tuyau à robinets M et un récepteur N. La poudre tombe du réservoir Z successivement dans les cavités o des deux robinets O comme il sera expliqué plus loin.
- Le robinet inférieur O laisse tomber sa charge de poudre, non pas directement dans la chambre d’explosion, mais dans un récepteur constitué par un bloc de métal N; cette charge arrivant en n est transportée parla chambre / de l’arbre à mouvement alternatif P, jusqu’au canal de chûte n’. Le mouvement est donné à l’arbre P au moyen d’un excentrique P calé sur l’arbre moteur A, et d’une bielle P’. L’arbre P est formé de deux parties P3 et Pi : la première pouvant tourner sur elle-même pour le réglage des charges de poudre au moyen d’une roue dentée P3 calée sur elle et qui correspond avec un fuseau denté Z16 que l’on peut faire tourner à la main au moyen d’une poignée P8. On comprendra facilement qu’en faisant tourner la poignée P8,on raccourcira ou on augmentera la longueur de l’arbre P, et par suite on amènera à volonté sous le canal de
- p.566 - vue 567/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 567
- chûte w, soit la totalité, soit une partie seulement de la chambre p.
- Les robinets distributeurs O sont actionnés par l’intermédiaire d’un tourillon S, fixé sur le bras S’, que conduit l’arbre P par l’intermédiaire d’un coude s. Le tourillon S glisse dans la mortaise T’ du levier T fixé au robinet inférieur, et ce levier T porte
- Fig. 5
- : O .•
- Le godet V contient une petite quantité d’eau, dont quelques gouttes tombent dans le cylindre après chaque explosion. Cette eau combinée avec les gaz brûlés, produit, à ce qu’assure l’inventeur, un excellent nettoyage du cylindre.
- Le moteur représenté figures 5, 6 et 7 est légèrement modifié pour être appliqué à l’automobilisme. Les robinets distributeurs I et /’ sont actionnés par la roue dentée 3 fixée au robinet 1 et conduite par la chaîne 4, ladite chaîne passant sur le pignon 5 du moyeu de la roue d’arrière. Sur le même axe de la roue 3, est calé un pignon 6 qui engrène avec le pignon 9 du robinet distributeur/’et avec le pignon 7 da robinet d’échappement 2. Le réglage des charges de poudre s’effectue au moyen d’un robinet 10.
- Aotita-Grassî-Aoüto (Motoeyeles)
- lui-même un tourillon 7* engagé dans la mortaise 7* * 3 4 5 du levier T\ appartenant au robinet supérieur.
- 11 résulte de la combinaison de ces divers organes que, lorsqu’un des robinets O a sa
- Notre confrère le Pneu organise pour le 18 de ce mois une course de motoeyeles d’Antibes à Grasse et retour par Villeneuve et Magagnoc à l’aller, et Mouans-Sartoux au retour.
- Les concurrents seront répartis en deux catégories :
- ir8 catégorie. — Voiturettes au-dessous de 200 kilos et motoeyeles de 1 cheval 3/4;
- 2e catégorie, — Motoeyeles de 1 cheval 1/4 et au-dessous.
- 11 y aura deux départs devant l’octroi de l’ancienne porte de France à Antibes. Le premier sera donné à 7 heures du matin à la première catégorie; le second à 7 h. 1/2 à la deuxième.
- Les prix, au nombre de six, trois par catégorie, consistent en médailles et objets d’art.
- On s’engage aux bureaux du Pneu, 32, rue d’Antibes à Cannes.
- Fig. 7
- cavité o tournée vers le bas, la cavité de l’autre robinet est dirigée en sens inverse et réciproquement.
- Le robinet d’échappement U, qui se déplace d’un quart de tour à chaque révolution de l’arbre moteur, est actionné par la bielle u' reliée à l’excentrique R.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici la liste :
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 2° Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques; Mr L. B., leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- y Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Les licences d’exploitation d'un nouveau véhicule j entièrement terminé et que l’on peut voir fonctionner, de dispositiis nouveaux et d’une grande simplicité, d’un prix de reyient très faible,
- p.567 - vue 568/833
-
-
-
- 068
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les bateaux Mips et la nouvelle embarcation " Le Planta "
- Il me souvient que, lors de la fameuse exposition de l’électricité qui se tint au Palais de l’Industrie en 18Si, et qui fut comme une révélation pour bien des gens, je m’étais longuement arrêté comme bien d’autres devant un joli petit canot électrique qui portait, je crois bien, le nom de Microbe.
- C’était essentiellement un bateau de promenade( long de quelques mètres à peine, mais il est évident que l’électricité était et est toujours toute indiquée pour un bateau dé plaisance : en principe elle supprime les ennuis divers, fumée, chaleur, qu’entraîne avec lui l’emploi d’un moteur ordinaire; e'ie vaut même encore mieux que le pétrole. Malgré tout le Microbe de 1881 n’a guère pullulé, car on en est encore à signaler les bateaux électriques que l’on a construit : ils continuent d’ètre
- presque dans le domaine de la curiosité, tout au moins de la rareté. Cela se comprend d’ailleurs, car, tant qu’il ne s’agit point de chalands circulant suivant un parcours toujours identique le long d’une rive de canal, il faut recourir aux accumulateurs pour fournir la force au moteur électrique et de là à l’appareil propulsif ; et on sait, par l’exemple des voitures électriques, à quelles difficultés l’on se heurte.
- Une usine hollandaise vient précisément de mettre à flot un petit bateau électrique qui nous a fait faire un retour en arrière, non pas pour passer en revue la série de tous les bateaux de ce genre qui ont pu être construits ou simplement projetés, mais simplement pour revoir rapidement quelques-uns des types divers qui ont été imaginés.
- Moteur du bateau électrique « Le Planté »
- On se rappelle assurément que l’Exposition de de Chicago a été l’occasion d’une expérience importante qui s’est poursuivie plusieurs mois, les visiteurs de l’Exposition trouvant à leur disposition des canots électriques qui fonctionnaient assez bien : on en a parlé suffisamment pour que nous n’ayons pas besoin d’y insister. On a certainement considéréaprès cela aux Etats-Unis que la locomotion électrique sur l’eau était un progrès acquis, car en 1864 un ingénieux inventeur avait imaginé, quand un tramway électrique passait re-litivement près d’une voie d’eau, de mettre en déviation son conducteur sur une station de chargement où les bateaux viendraient recharger leurs batteries motrices.
- Cependant c’était encore un luxe que ne pouvait se paver qu’un millionnaire M. John Jacob Astor de se faire construire une embarcation pourtant de petites dimensions, mais mue par l’électricité. Ce bateau, long de 11 mètres environ,devait à la fois servir d’instrument de promenade par lui-même et aussi devenir une embarcation de bord du magnifiqueyacht du célèbre millionnaire.
- Fait pour transporter au plus 25 personnes, les 7 éléments placés sous les sièges alimentaient un moteur de 4 chevaux et demi et pouvaient fournir une course de 96 à 112 kilomètres à une vitesse moyenne de 8 kilomètres; mais cette vitesse pouva't s’élever jusqu’à 16 kilomètres sur un par cours moindre.
- Il faut croire que cette embarcation n’a pas donné satisfaction et que cependant (ce que lui permet sa fortune) le propriétaire ne s’est pas découragé, puisqu’en novembre 1895 nous avons appris qu’il faisait construire un autre bateau analogue de 14 mètres de longs et muni de deux moteurs attaquant chacun une hélice; ceux-ci étaient alimentés par leurs batteries respectives, représentant en tout 168 éléments, fournissant 10 chevaux en service courant et 30 chevaux pour de courts instants. Presque au même moment on mettait en service en service régulier à Bergen huit petits bateaux électriques partant tous les 5 minutes. Longs de 7 m. 90, larges de 2 mètres, jaugeant 9 tonnes, transportant 18 personnes, ils chargeaient leurs accumulateux-s la nuit. On ne
- p.568 - vue 569/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 569
- nous dit pas toutefois, le point important en ces matières, ce qu’ont coûté ces embarcations de frais de premier établissement et surtout leurs dépenses de fonctionnement.
- Si cette fois nous envisageons le temps présent, nous voyons que des efforts légitimes se continuent pour obtenir des bateaux de taille un peu plus respectable qui empruntent leur force motrice à l’électricité. C’est encore M. Astor, ou du moins son nom porté par son fils que nous retrouvons ici : en effet, au commencement de 1897, M. Ch. Moshex-a lance pour M. John Astor l’£7-topie, yacht de 22 mètres de long sur 3 m. 60 de large et ayant 1 m. 20 de tirant d’eau dont les deux hélices sont actionnées chacune par un moteur électrique Riker. On compte que les 408 éléments imprimeront au bateau une vitesse de 25 kilomètres Des détails ont été donnés dans plusieurs séries sur ce bateau électrique. Il en a été un peu de même à ce point de vue delà Libellule qui a 22 mètres de long, elle aussi, et qui a été contruite pour la location, par la Compagnie des Bateaux-Parisiens.
- Les essais, car tout cela ne peut compter que comme essais, se poursuivent toujours, et, si l’on veut nous passer une expression vulgaire « le jeu
- en vaut la chandelle » étant donnés les énormes avantages que procurerait l’électricité dans la propulsion des bateaux.
- C’est ainsi que la Compagnie des Messageries Maritimes a fait construire en Angleterre, pour une de ses escales d’Indo-Chine, une chaloupe élégante de 10 mètres sur 1 m. 80, non pontée, dont le moteur électrique peut emprunter aux accumulateurs la force nécessaire pour une marche à 8 noeuds pendant 6 à 7 heures.
- Comme nous le disions en commençant, il s’en faut que nous ayons cité toutes les expériences qui ont été faites, mais les différents types que nous avons signalés suffisent pour montrer qu’on n’en est point arrivé à un seul qui fût essentiellement pratique. C’est une j-aison de plus pour qu’il soit particulièrement intéressant ici, et au point de vue absolu et au point de vue de la compai'aison, d’étudier la nouvelle embarcation qu’annonçait notre titre, le Planté, pour l’appeler par son nom fort heureusement choisi. Les détails que nous voulons donner seront d’autant plus résumés que nous pouvons mettre sous les yeux du lecteur d’excellents dessins empruntés à notre savant confrère Engineering de Londres.
- Le Planté a été construit par MM. L. Smit et
- 00000
- Coupe et plan du bateau électrique « Le Plctntè »
- et fils, constructeurs de navires à Kinderijk, en Hollande ; comme coque proprement dite, il est fort intéressant, eu égard à ses lignes fines et ses formes, dont on peut bien juger en examinant la coupe longitudinale et le plan que nous en donnons.
- Comme on le remarque au premier coup d’œil, le gouvernail est très lai-ge ; quant à l’hélice, dont l'aile inférieure descend plus bas que la quille de l’embarcation, elle est protégée de tout choc par un talon spécial et par une sorte de ceinture métallique.
- L’embarcation a une longueur de 15 m. 98 sur 1 m. 69 de large et un creux de 1 m. 18; toute la coque est d’acier. Quant à la cabine qui occupe le milieu elle est en teck comme le reste de la menuiseiûe, sièges de l’arrière, lambris de la cabine et de la chambre, etc., en avant de la cabine est une sorte de petite chambre où donne une des deux portes de cette cabine, et où l’on trouve deux petites banquettes latérales, et le poste du mécanicien pilote. C’est qu’en effet ce n est pas un des moindres avantages de ces bateaux électriques de ne demander qu’un homme pour les conduire; il a en mains la roue du gouvernail
- et devant lui un commutateur qui 'lui permet de faire bien facilement toute la manœuvre électrique. Extérieurement nous remarquons la tengue qui couvre l’avant comme d’un dos de tortue, et qui est destinée à rejeter l’eau que la marche à grande vitesse fait forcément sauter par-dessus l’étrave ; sur l’extrémité arrière de cette tengue est fixé un projecteur électrique A, qui permet d’éclairer puissamment la route. Les jeux de position sont complétés par une lampe montée au bout d’une hampe sur le toit de la cabine; à son pied est une autre lampe à incandescence qu’un écran oblige à n’éclairer que sur l’arrière. Ajoutons, puisque nous en sommes à la question de l’éclairage, que, naturellement l’intérieur de la cabine est éclairé au moyen de lampes à incandescence. A l’extrême avant est un coqueron qui forme compartiment étanche en cas de choc.
- Si nous pénétrons maintenant dans l’intérieur, nous trouvons les 80 accumulateurs (en vases d’ébonite), disposés sous les planchers, vers le milieu et en une autre série un peu plus vers l’avant sous l’abri qui recouvre le tengue; ces accumulateurs sont du type Tudor-Planté, et ont été fournis par la « Accumulatoi'en Fabritz », de
- p.569 - vue 570/833
-
-
-
- 570
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hager; ils sont garantis comme devant donner un débit effectif de 30 chevaux pour une heure avec un moteur ayant un rendement de 82 0/0. Avec le moteur qu’on emploie en réalité le rendement est plus élevé, si bien qu’on peut obtenir 35 phe-vaux pendant une heure. En somme on arrive jusqu’à une allure de 19 kilomètres à l’heure,
- Le moteur est suspendu par des crochets un peu sur l’arrière, en de sous des sièges de la chambres : la photographie que nous en donnons montre parfaitement ses dispositions, En travail normal il donne une puissance de 25 chevaux • son poids est de 952 kilos. En plaçant les accumulateurs en deux groupes de 40 éléments chacun, on réduit le voltage de telle façon que la puissance développée n’est plus que de 8 chevaux, ce qui suffit pour assurer une vitesse de 13 kilomètres seulement, ce qui est suffisant en promenade ordinaire. Pans ces conditions le moteur fonctionne pendant 7 h. 1 ]2 sans être rechargé. Ce moteur est du type à 4 pôles} dont deux seulement avec enroulement en série ; le champ magnétique est formé par une enveloppe d’acier fondu qui forme le châssis même du moteur. On voit sur la photographie de celui-ci et sur la coupe longitudinale, que son axe se continue directement par l’arbre de l’hélice, dont la puissance s’exerce sur un roulement à billes.
- Notons encore que le rhéostat d’excitation, qui est logé à l’avant, près du mécanicien, est employé seulement pour mettre le moteur en vitesse ou pour ralentir au moment d’nn arrêt ou encore pour renverser la marche. Toutes ces installations électriques ont été faites par la « Société Electro-technische Industrie » de Slikkerveer.
- Le Planté marche bien, donne satisfaction à ses propriétaires ; mais cela ne veut pas dire qu’il fonctionne économiquement et surtout cela ne prouve point que l’électricité soit susceptible, en l’état actuel,d’être employée comme force motrice à bord de navires de dimensions assez importantes. Nous ne pouvons, à ce sujet que rappeler les calculs faits par M. le professeur Durand, dans le Cassier's Magazine, où il indiquait le poids énorme, l’espace considérable demandés pour une installation d’accumulateurs. Pour développer la même puissance sur l’arbre l’hélice, les batteries devraient peser 40 lois plus que les approvisionnements de charbons et occuper 60 fois plus d’espace. Il est vrai qu’on ferait, avec un moteur électrique, une sensible économie de poids et d’espace sur une machine à vapeur et sa chaudière mais la compensation serait fort insuffisante.
- Tout au plus serait-il possible de recourir à l’électricité comme un intermédiaire entre la machine à vapeur «t l’hélice, comme dans la locomotive électrique Heilmann où elle est employée comme un intermédiaire entre l’engin à vapeur et les roues motrices : c’est précisément le but d’un brevet qui a été dernièrement pris par M. Heilmann lui-même et, d’un autre pris par M. Richard Painton. Ce dernier, qui semble s’être inspiré d’assez près des idées de Ivi. Heilmann, espere, avec son système, atteindre une allure de 40 nœuds ; il table, pour obtenir pareil résultat,
- J sur l’énorme vitesse de rotation que pourront prendre les hélices mues électriquement. Et, du reste, il compte mettre en action sur son bateau 14 hélices, dont 6 à l'avant, recevant tout le courant par des fils venant des dynamos.
- Tout cela n’est encore qu’un rêve et la réalité nous ramène au modeste petit Planté qui,llui, est du moins uniquement à propulsion électrique.
- Daniel Bellet
- Les Aotomotiiles postales
- L’administration des postes anglaises vient d’inviter l’industrie privée à un concours pour la construction de voitures automobiles destinées au transport dos dépêches dans les régions rurales et pour la construction de tricycles qui seraient délivrés à certaines catégories de facteurs.
- L’industrie automobiLe a vu le jour en France et nous sommes loin d’en être arrivés là !
- La poste de Berlin a mis en essai à partir du l6r septembre sa première automobile.
- C’est une des voitures ordinaires dont les roues de devant ont été enlevées et remplacées par un moteur, ce qui permettra, si l’automobile rend de bons services, de remplacer peu à peu, et sans trop de frais, toutes les nobles bêtes de la poste, par des autos.
- C’est l’ingénieur Vollmer qui s’est chargé de la construction. Le moteur est à pétrole. L’allumage est électrique.
- Dès que l’on se sera convaincu que la machine marche bien, d’autres ne tarderont pas à suivre.
- Au Tonrlag-Clnb
- L’Auvergne Cycliste et Automobiliste
- Sous le patronage et avec le concours du Tou-ring-Club de France, le Syndicat d’initiative de Clermont-Ferrand et de l’Auvergne vient de publier une brochure des plus intéressantes intitulée : L'Auvergne Cycliste et Automobiliste.
- Cette brochure, appelée à rendre les plus grands services aux cyclistes et aux chauffeurs, contient, outre un aperçu géographique sur la région, des conseils pratiques de la plus grande utilité et une série de profils de routes établissant clairement que l’Auvergne est parfaitement accessible aux voitures automobiles.
- Les membres du Touring-Club peuvent se procurer cette brochure au siège social. Prix : o fr. 60, franco.
- * *
- La douane et les automobiles
- M. Balltf, président du Touring-Club vient d’être informé par la Direction des Douanes que la formalité, prescrite jusqu’à ce jour, du plombage des voitures automobiles, quittant momentanément le territoire français est supprimée, et remplacée par celle du passavant descriptif, en usage pour les voitures ordinaires, et délivré par le bureau de sortie. 11 suffira, pour éviter de payer les droits, de remettre ce passavant au bureau par lequel on rentrera en France.
- p.570 - vue 571/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 571
- Paliers à les
- Système A. Ferx (1)
- L’avantage, résultant de l'emploi des paliers à billes dans les transmissions, a, dans bien des cas, contrebalancé les inconvénients qui en résultent, En particulier, dans les véhicules automobiles, ces roulements sont employés dans le plus de cas possibles.
- Les paliers à billes de M. Feix peuvent s’adapter à toutes les transmissions existantes, le montage en est aussi simple que pour les paliers ordinaires. Les boîtes à billes
- sont indépendantes des paliers, afin de permettre, à chaque instant, la vérification des billes et leur changement rapide lorsqu’il en est besoin. De plus le graissage est supprimé, les billes roulant tout le temps dans un bain d’huile.
- On voit sur notre figure trois sortes de paliers pouvant s’adapter à différents usages : un palier ordinaire à billes; un palier oscillant avec coussinets à billes et une chaise pendante avec coussinets à billes.
- (1) M. A. Fiiix, ingénieur, Lh Puy (Haute-Loire).
- L’inspeetaur des antomoies
- C’est samedi que les candidats aux fonctions d’inspecteur chargé de l’exécution des règlements applicables à la circulation des automobiles, devaient subir, à la préfecture de police l’examen dont le programme a été déterminé par un arrêté de M. Blanc, préfet de police, arrêté que nous avons d’ailleurs publié.
- Le programme — que nous avons déjà publié — comportait trois parties : un examen écrit, un examen oral et un examen pratique. Par mesure spéciale, les licenciés ès sciences et les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole centrale des Arts et Manufactures ayant satisfait aux examens de sortie de ces écoles, les candidats possesseurs du diplôme supérieur délivré aux élèves externes par l’Ecole des Ponts et Chaussées, l’Ecole supérieure des Mines, PEcole du Génie maritime, ou du diplôme supérieur délivré par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, les Ecoles des maîtres ouvriers-mineurs d’Alais et de Douai, les Ecoles nationales des Arts-et-Métiers d’Aix, d’Angers et de Châlons étaient dispensés de l’examen d’admissibilité.
- Contrairement aux prévisions, le nombre des candidats a été des plug restreints, Sept compétiteur s seulement se sont mis sur les rangs, et sur les sept un seul a dû subir l’examen d’admissibilité. Les autres étaient des dispensés.
- Le candidat qui s’est présenté ponctuellement à 9 heures du matin à la préfecture de police, a dû faire un rapport circonstancié sur le thème suivant : accident d’automobile ; donner la cause de l’accident, le détail des dégâts survenus au moteur, le moyen de les réparer, etc.
- Le rapport — la seule épreuve du concours écrit — a été examiné par la commission spéciale constituée à cet effet et qui se composait de : MM..
- Linder, inspecteur général des mines, président ;
- Max Vincent, conseiller municipal:
- Bezançon, chef de la 2e division de la préfecture de police ;
- Walckenaër, ingénieur en chef des mines;
- Le baron Zuylen de Nyevelt, président de l’Automobile-Club ;
- Le commandant Krebs, directeur de la Société anonyme des anciens établissements Panhard et Levassor;
- Maréchal, ingénieur des ponts-et-chaussées.
- Bochet, ingénieur des mines, secrétaire.
- Mardi ont eu lieu dans la cour de la caserne de la Cité les examens pratiques des candidats admissibles : MM. Hommen, Sire, Rey, Andry Bourgeois, Raby.
- C’est M. Bochet qui dirigeait l’examen pratique; c’est lui qui a commandé dans la cour de la caserne de la Cité les virages, les arrêts brusques, la marche en arrière, les changements de vitesse. Il y avait là différents véhicules à pétrole et électriques. Pour augmenter les difficultés, certains véhicules à pétrole contemporains de la période d’incubation avaient été choisis ; il a fallu aux candidats une forte connaissance des types anciens pour s’en tirer. Un candidat est même resté en panne au milieu de la cour, au grand étonnement de M. Laurent, le sympathique secrétaire général de la préfecture de police.
- A quatre heures, les cinq candidats ayant subi leur examen, le jury se rendait, M. Bochet en
- p.571 - vue 572/833
-
-
-
- 572
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tête, dans la salle des délibérations, le cabinet de M. Besançon, en l’espèce.
- Au bout d’une demi-heure, peut-être un peu moins, M. Hommen était proclamé inspecteur d’automobiles en disponibilité.
- M. Sire a été déclaré également disponible, mais à la suite.
- Nous sommes heureux d’apprendre la nomination de notre ami M. Hommen, Officier d’académie, ancien élève del’EcoledePhysiqueet Chimie, licencié-ès-science et bien connu pour les cours qu’il professe depuis plusieurs années à l’Ecole Professionnelle des chauffeurs.
- Nous félicitons surtout les futurs candidats chauffeurs qui auront ainsi à faire à un examinateur aussi compétent.
- Nous recevons la lettre suivante que nous croyons utile de reproduire. Elle montre le danger qu’il y a à employer les directions à barre et indique en tous cas qu’il faut prendre de grandes précautions dans les voitures munies de cette direction:
- Je suis venu ici pour l'ouverture de la chasse; c’est vous dire que je me suis tiré assez bien de la chute terrible faite le 24 août. Je ne suis toutefois parti que lorsque j’ai été tranquille sur l’état de mes compagnons de l’autre jour. Nous étions cinq, en effet, dans une voiture lorsque nous avons culbuté dans le fossé. Un seul avait été assez fortement atteint et on a pu craindre un instant pour une lésion interne grave, mais samedi il allait tout à fait bien et ce n’était que quelques jours de repos au lit qui lui étaient nécessaires.
- Vous savez comment l’accident est arrivé. C’est encore cette direction horizontale et la longue barre qui en est la cause. En effet, avec la roue horizontale ou inclinée l’accident ne pouvait se produire. Et je suis effrayé en pensant que dans maintes circonstances j’ai eu à côté de moi quelquefois deux personnes, ce qui me gênait un peu pour la direction et aurait pu nous faire aller en dehors de la loute.
- Mon voisin de gauche, fort gaillard très gros, s’est levé à un moment donné lorsque nous marchions à 28 kilomètres à l’heure sur une très bonne route, pas très large, 5 mètres à peine ; la personne placée derrière lui lui ayant frappé sur l’épaule pour lui dire : « Levez-vous donc un peu pour remettre le dossier du siège », qui est mobile dans le trou où il doit retomber quand on fait passer quelqu’un au second banc dans ce genre de voiture (dite charrette américaine).
- Je n’avais* pas entendu l’interpellation, je regardais la route, loin devant, car à cette allure, sur une route peu large, il faut ouvrir l’œil ; tout d’un coup je sentis appuyer fortement ma barre sur la droite, je cherchai à résister, mais en même temps en moins d’un quart de seconde la déviation imprimée à tout l'avant-train nous faisait sauter de la route dans les champs en contre-bas de 1 mètre environ. Mon voisin, qui s’était levé et retourné en me tournant son postérieur, avait
- imprimé ce coup violent et persistant sur la barre, et à la vitesse à laquelle nous marchions, 5 mètres à la seconde, vous voyez le temps qu’il faut pour franchir, sur une route de 5 mètres de large lorsqu'on est au milieu de la route, la distance qui vous sépare du fossé !
- Heureusement que la différence de niveau n'était que de 1 mètre et que nous tombions dans un champ de chaume; en tout autre cas nous étions broyés, ou noyés si c’eut été un étang. Nous avons été en effet, mon voisin et moi, pris sous la caisse de la voiture, pendant que mes trois amis, à peine remis de leur chute et de leurs contusions, firent de vains efforts pour soulever un peu la voiture. Cinq minutes et nous étions étouffés.
- Prêchez donc pour la nouvelle direction à roue et qu’on supprime cette direction à barre horizontale qui a déjà causé de si nombreux accidents.
- L. P o 1Z AT.
- Petites Nouvelles
- L’automobilisme en Espagne
- Nous apprenons que MM. Jules Rasson et de Raime vont entreprendre, à motocycle, un voyage à travers l’Espagne. Voici l’itinéraire arrêté : Madrid, Valladolid, Burgos, Vitoria, Saint-Sébastien, Bilbao, Santander, Gijon la Coruna, Santiago, Fontevedra, Vigo, Orenze, Zemora, Salamenca et Madrid.
- C’est la première fois qu’un si long voyage se fèra en Espagne sur tricycle automobile
- La haute société espagnole est entièrement favorable à l’automobilisme et la formation de l’Automobile-Club Espagnol est prochaine.
- L’année dernière, M. le duc de Monteleon, comte de San Bernardo, ancien ministre des Travaux publics d’Espagne, est venu étudier chez nous la question de l’automobilisme. Le due de Monteleon avait, à cette époque, l’intention de développer devant les Cortès l’intérêt qu’aurait, sur certaines petites lignes de chemins de fer en projet, l’adoption d’automobiles.
- Tout cela est resté à l’état de projet, en raison des douloureux événements qu’a traversés l’Espagne ; mais il sera bientôt repris.
- *
- ¥ *
- Une course d’automobiles Liège-Bastogne
- L’Automobile-Club Belge étudie en ce moment un projet de course d’automobiles Liége-Bastogne, qui se courrait au printemps prochain.
- *
- * *
- Accident de motocycle
- M. Marca, restaurateur, boulevard Saint-Martin, faisait hier une promenade â motocycle. A ce motocycle était attelée une voiturette où avaient pris place Mme Marca et son jeune fils, âgé de cinq ans. Comme ils passaient à Rueil au coin du Rendez-Vous de Chasse pour prendre l’avenue des Pages, l’attelage culbuta.
- Dans sa chute, M. Marca s’est brisé la jambe gauche à la hauteur de la cheville. Mme Marca a eu des contusions à la face et au côté gauche. Le bébé a eu des contusions à la tète et aux jambes.
- M. Marca a été ramené dans la soirée à son domicile. C’était sa première promenade en auto;
- p.572 - vue 573/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 573
- Les fiacres automobiles
- Depuis samedi dernier, on peut trouver devant le Grand Hôtel un fiacre automobile, de la Compagnie générale des transports automobiles.
- * ¥
- Cyclistes contre chauffeurs
- Un match entre une voiturette Bollée et deux bicyclistes vient de se courir sur le parcours Nice, Cannes, Nice.
- Les concurrents on viré ensemble à Cannes, mais au retour, la voiturette a dû ralentir par suite de poussière, et n’est arrivée que 42 m. après les cyclistes.
- *
- * *
- Accidents d’automobile
- Un terrible accident est arrivé à Villers-Bocage, près de Caen, qui a causé la mort du chauffeur.
- M. Georges Busser, âgé de vingt-six ans, secrétaire de M. Blassis, négociant en soieries, 15, rue Turbigo, à Paris, allait au Mont-Saint-Michel dans une voiturette à deux places.
- Par suite de la rupture de la transmission, la voiturette s’arrêta net dans une côte rapide après Villers.
- La personne qui accompagnait M. Busser n’a reçu que des blessures légères; mais, M. Busser, projeté violemment, rendait le sang par les oreilles, le nez et la bouche.
- Transporté à l’hôtel par des cycliste anglais passant sur la route, il y est mort une heure après.
- — Un accident d’automobile s’est produit à la Ferrière, commune de Champagne-Saint-Hilaire (Charente).
- Au moment où une voiture automobile croisait une charrette chargée de blé appartenant à M. Imbert Parfait, maire, le cheval de ce dernier véhicule fit un brusque écart et fut pris en travers par l’automobile et jeté sur les nommés Pulin, conducteur, et Sainturent, domestique, qui ont reçu des blessures assez graves. Il faudra abattre le cheval.
- L’automobile, brisée, s’est renversée dans le fossé et a pris feu. Les deux personnes qui la montaient ont reçu des contusions sans gravité.
- — Une jeune bergère, nommée Thévenin, qui conduisait son bétail au pâturage, a été renversée et traînée sur un assez long parcours par une voiture automobile montée par un monsieur et une dame restés inconnus, et marchant à une allure des plus rapides, sur la roule de Saint-Amour à Poli-gny (Jura).
- Après l’accident, les deux voyageurs ont jeté une pièce de 5 francs à la pauvre enfant, puis sont repartis à une allure encore plus rapide, dit une dépêche que publie le Temps et à laquelle nous nous refusons à croire tant elle est révoltante.
- Des paysans, attirés par les cris de la blessée, l’ont ramassée sur la route, toute couverte de s_ang, le cuir cheveu en partie enlevée, une joue abîmée et une épaule démise.
- Suivant les médecins qai lui ont donné les premiers soins, l'état de la victime est désespéré.
- Le signalement des deux voyageurs a été donné à la gendarmerie.
- Du Vélo :
- L’extraordinaire M. Pennington, le constructeur d’automobiles mirobolantes, continuerait-il la poursuite de ses extraordinaires inventions qui n’ont, pour le moment, révolutionné que les chroniques amusantes ?
- Il faut le croire, car il paraît qu’une fabrique anglaise construit en ce moment des automobiles de guerre destinées aux routes ferrées en construction dans la Haute-Egypte.
- Ces voitures sont protégées par une cuirasse de
- cinq millimètres d’épaisseur et peuvent contenir trois hommes. On s’en servira avant tout pour l’inspection des lignes.
- L’armement consistera en un canon Maxim à tir rapide, dont le feu peut être dirigé dans n’importe quel sens.
- Une autre voiture militaire en construction est destinée aux routes ordinaires.
- Dans ce modèle, la cuirasse protectrice aura une élévation de 1 m. 30 au-dessus du sol ; la forme est ovale et les extrémités seront renforcées de façon à pouvoir servir d’éperon ou de bélier. Deux canons Maxim de 8 millimètres formeront l’armement de cette forteresse mouvante, dont la force motrice sera de 14 chevaux vapeur et la garnison consistera en 6 hommes.
- Hum ! C’est très gentil, cette historiette, mais si vous voulez mon avis, je ne coupe pas dedans. Je me contente de la reproduire à titre de simple curiosité. Quelque chose comme un canard à trois becs.
- — Il vient d’en arriver une bien... mauvaise à notre confrère Gaëtan de Knyff, du Petit Parisien.
- Le cheval d’un fiacre de l’Urbaine pris d’une rage automobilophe, a foncé d’autorité sur l’automobile de Gaëtan de Knyff, arrêtée boulevard Montmartre devant la salle des dépêches du Petit Parisien.
- Résultat : roue voilée, radiateur faussé, lanternes brisées, etc...
- Et mais, voici donc les chevaux qui se mêlent de faire la guerre aux autos ! ! !
- La vengeance n’est pas seulement le plaisir des dieux, elle est aussi celui des nobles bêtes.
- *
- ♦ *
- Croquis d’actualité par Henriot, dans l’Evénement. C’est une aimable allusion à ces dévaiiseurs et escrocs de haut vol qui faisaient dernièrement la Normandie en automobile.
- Deux affreux voyous échangent leurs idées :
- Il nous faudrait tâcher moyen de subtiliser une automobile... nous nous collerions une casquette russe, et aïe donc !
- — Ça c’est vrai... avec ces voitures-là, on inspirerait confiance tout de suite.
- * *
- L’automobile, hélas ! a beaucoup détrôné la bicyclette. Ceux qui en font sont dans l’enthousiasme, ceux qui en voient faire sont plus froids et souvent plus refroidis. Au risque de me faire des ennemis parmi les automobilomanes, je dois constater que j'en ai aperçu sept en panne sur la rouie de Trou-ville à Cabourg, le premier jour des courses. Entre autres, l'automobile du comte Jean de Ganay qui a l’air d’être toute neuve et paraît « donner toute satisfaction à son propriétaire ».
- En dehors des automobiles en panne, j’ai vu des motocycles en détresse et pas mal a’accidents causés par l’allure rapide desdits véhicules.
- Une automobile passe rapide comme l’éclair, elle commence par envelopper les voitures qu’elle côtoie d’un nuage de poussière. On est aveuglé. Après avoir été aveugle, c’est l’asphyxie; le pétrole joue son rôle.
- Je ne mentirai pas non plus enraconlant que sur cette même route de Cabourg, le jour en question, mes compagnons d’excursion et moi nous avons retiré de sous une voiture, dont le cheval effrayé les avait versées dans un fossé, trois femmes et une jeune fille. C’est par l’automobile que tout le monde finira
- A. de Saint-Albin {Le Figaro).
- * *
- La semaine dernière est mort à Beaucourt, près Délié (territoire de Belfort), M. Albert Japy, president du conseil d’administration des établissements Japy frères.
- M. Japy n’avait pas seulement une belle carrière industrielle mais encore une belle carrière militaire : il avait, étant officier d’ordonnance du général Crouzat, pendant la guerre franco-allemande, reçu
- p.573 - vue 574/833
-
-
-
- 574
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ld croix do ht Légion d'honneur pour une action d'éclat à la bataille de Beaune-la-Rollande.
- La mort de M. Japy met en deuil M. Philippe Bovel, lo jeune et actif directeur de la maison Peugeot.
- Nous adressons à M. Philippe Bovet et a Mme Bovet, née Japy, nos plus vives condoléances.
- 'k
- ¥ ¥
- La ville des Sables-d’Olonne est en train de devenir une des premières stations balnéaires de France, après être restée quelque temps en retard au point de vue des ameliorations et du confort
- moderne. .
- Depuis quinze jours* un service de voitures électriques fonctionne régulièrement depuis le casino jusqu’au bois de sapins, distance : 6 kilomètres.
- Le système adopté par M. (Jaillau i,( directeur de celte entreprise, est celui de la Société Alsacienne. Huit tramways peuvent circuler à la lois, la dynamo fournit 100 ampères et 500 volts. L’année prochaine le directeur aurait l’intention de prolonger la ligne eu la faisant passer par le port et la g île* ce "qui ferait complètement le tour des Sables. En outre, toute la plage serait éclairée à l’électri-
- C té.
- Il y a* aux Sables, un loueur d’automobiles, qui p isse ie plus de 12 motocycles à louer.
- *
- *
- Un jeune homme, M. Soureau, en faisant l’essai d’un tricvele à pétrole récemment réparé n’a pu enlever un tournant très dangereux situé à l'entrée du bourg île Verteillac (Dordogne), et est venu s’abîmer avec son Véhicule contre un mur de clôture. Un Moment d'indicible émotion a suivi et on pensait ne relever qu’un cadavre ; mais après les premiers soins il a semblé, qu’à moins de complications, l’accident n’aura pas de suites graves.
- *
- * *
- Du Vélo :
- Le lundi 12 septembre, à l’occasion de la kermesse annuelle, les autorités communales de Baltice (Belgique) organisent, avec le concours de l’Auto-mobüe-Club Belge, une course d’automobiles : Bat-tice-Maastricht et retour, soit 60 kilomètres.
- Le programme des fêtes comporte également un concours agricole composé d’une exhibition d’animaux et de machinss agricoles.
- A ce propos, un article du programme dont tous les chauffeurs seront charmés. Savourez :
- « Si, à la suite de l’arrêté ministériel relatif à l'épidémie do stoinatie aphteuse, dit cet article, le concours agricole ne pouvait avoir lieu, le comité désireux de donner à la fête le plus d’éclat possible, compléterait le programme par un concours d’automobiles où les chauffeurs rivaliseront d’adresse dans la direction de leur véhicule lin de siècle. »
- Quand on n’a pas de bœufs, on se corneille d’autos.
- * +
- Un signe, tout petit, mais un bon signe des temps. Dans le Matin paraît chaque jour Une sorte de meménto pour les Vingt-qualre heures, l’un des derniers disait :
- « AUJOURD’HUI »
- « Manœuvres d’ensemble de cavalerie, sous la direction du général Jacquemin, dans la zone comprise entre Tours, Bléré, Poitiers et Saumur.
- __ Ouverture de la chasse en Autriche. — Course
- d'automobiles B or de aux-Biarritz : départ de la première categorie (touristes). — Courses à Deau-vilie. »
- Eh! oui! C’est bien là le signe des temps ! « Nous sommes )> passés dans les mœurs Pas dommage ! Et après quelle course d’attente !
- ¥ ¥•
- Je crois que le record de l’arrêté sur la circulation cycliste ou automobile a quelque chance d’ètre
- détenu par le maire de TrouVille, la délicieuse plage de la Manche.
- Cet excellent magistrat ne vient-il pas de faire afficher sur les murs de sa commune un arrêté réglementant la vitesse des automobiles et la limitant à 4 kilomètres à l’heure — vous avez bien lu, quatre kilomètres.
- Après cela, je efüis qü’oh petit tirer l’échelle. D’ailleurs, comme la moindre vitesse des voitures est en général de 6 ou 8 kilomètres à l’heure, il ne restera plus aux propriétaires qtl’à les poussera la main.
- Fort heureusement, les chauffeurs ne tiennent, paraît-il, aucun compte de cet ukase, bien que la bôhnè Contravention figure, elle aussi, comme menace sur le placard de l’excellent maire de Trou-ville.
- Et dire que c’est dans Paris-Trouville qu’on a fait pour la première fois de folles vitesses!
- *
- ¥ ¥
- Après le maire de Trouville dont nous avons parlé, voici lo maire de Vieille (Isère), qui vient de prendre un arrêté réduisant, dans la traversée de la ville, la vitesse df“s automobiles à celle d’un homme au pas.
- *
- * *
- Un autre maire, qui ne veut pas rester en arriéré sur cette nobie voie de la routine, c’est le maire de Saint-Quay-Etables, près de Saint-Brieuc. Cê bon magistrat vient de faire acte d’initiative.
- M. Maurice Leblanc termine en ce moment des essais d’omnibus automobile entre Saint-Brieuc et Portieux. Comme il passait par Saint-Quay et qu’il avait besoin d’eau, le maire de cette honorable cité lui a fait réfuser l’eaü aux fontaines publiques.
- Vous entendez bien! Refusez l’eau à l’automobile : c’est l’ennemi. Quand elle passe, fermez vos fenêtres, barricadez Vos portes.
- Pourquoi pas prendre un fusil tout de suite? Qu’en pensez-vous, joyeux maire de Saint-Quay?
- Vient de paraître l’H B C du Chauffeur, par Dick Farman. Ce petit ouvrage, destiné comme son nom l’indique, à donner aux chauffeurs les éléments de leur science, comprend toutes les indications, exclusivement au point de vue pratique, qui peuvent être nécessaires aux débutante pour apprendre à connaître leur moteur. L’auteur explique notamment les causas et le diagnostic des menus accidents qui peuvent survenir et indique des remèdes appropriés Son étude porte sur les principaux types de voitures connus.
- — Vient de paraître également une deuxième édition du volume les Automobiles, du même auteur.
- (Voir à notre Bibliothèque).
- PENDANT LA PERIODE DES VACANCES le bureau technique de la « Locomotion Automobile » restera à la disposition dé nos abonnés.
- Mais pour faciliter la tâche à nos ingénieurs en cette saison de villégiatures on est prié de prendre rendez-vous.
- jLcrire ou se présenter à üotre bureau technique, 4, rue ChaüveaU-Lagârdè.
- p.574 - vue 575/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 575
- Liste ta Brevets d'invention
- Relatifs a la
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillieb et Robelet Office international pouf l’obtention de breveté d’invention eh France et à l’Etrahger, 42, boulevard Bonhe-Nouvélle, Paris.
- 273948. — ii janvier 18984 — LeSage. — Système de commande d’embrayage pour véhicules automobiles, supprimant le différentiel.
- 273986. — 12 janvier 1898. — Bôniieflis. —^ Moteur à pétrole destiné à actionner des véhicules automobiles.
- 274038.— 13 janvier 1898. — Laroche. Moteur rotatif à mélange tonnant destiné à la traction de véhicules automobiles.
- 274142s — 17 janvier 1898. — Lauty Hôm* men et Dumas. — Système de voitürette automobile.
- 274161. — 18 janvier 1898. — Lefebvre. — Perfectionnements aux véhicules automobiles.
- 274192. — 19 janvier 1898. — Gréanche» - -Boîte carter à démontage rapide pour enfermer les organes de transmission pour tous genres de véhicules automobiles et autres machines.
- 274S44. “ 20 janvier 1898. — Scbimdt. — Système d’essieu moteur indépendant pour véhicules automobiles.
- 274280. — 24 janvier 1898; — Befliet. — Perfectionnement dans la disposition des voitures automobiles.
- 274301. — 22 janvier 1898. — Conté. — Nouveau mode de transformation du matériel existant en voitures automobiles.
- 274317. — 22 janvier 1898. — Graviez —
- Nouveau système de transmission de mouvement applicable aux automobiles.
- 274332 — 23 janvier 1898. — Palmers dô Goote et Paillot. — Cylindre extra-léger à enveloppe d’eau pour moteurs à explosion spécialement destinés à l’automobilisme.
- 274408. — 26 janvier 1898. — Archdeacon. — Nouvelle suspension articulée k ressorts invisibles pouvant s’appliquer à tous véhicules attelés ou automobiles. «
- 274554, — icr février 1898. — Jênatzy fils. — Perfectionnement à la traction électrique des véhicules automobiles.
- 274555. — itr février 1898. — Jenatzy fils. — Dispositif pour la transmission du mouvement et la variation de la vitesse dans les véhicules automobiles.
- Accessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFE S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus *
- * *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes ; 25 trancs. Pris dans nos bureaux Emballage, 1 lr.; eoils-p03tal en sus
- _______Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimerie spèciale de la Looomotion Automobile DESMA.RES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- lar vol. Les Vélocipèdes........ 2 50
- 2° — Voitureb à vapeur........... épuisé
- 3“ — — à pétrole............ lu *
- 4* - — • élebtriques, etc... 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire dé Locomotion à pétrole, par Baudfy de Saunier, un Vol. in-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Diok Farman.
- Préfacé de M, le baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol. in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 en plue.
- 5» Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 ff., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tardy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco, 0 fr. PU.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'alliomobilct par Maurice Farman, in-16, avec gravures. Prix : 3 fr. — 3 fr. 50 par là poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et VEntretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 lr; 60 franco.
- lü° L'Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 fr. 50 en mandat ou timbre.
- Il0 Cartes Tarride des environs de Paris,en quatre feuilles.
- Dans un rayon dë 45 kilomètres.......... 1 fr. 25
- — — 80 — .... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périsse ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2fr. 50.
- F’raneo, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dufnoht; un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voilures automobiles, par Milan-dre et Bouquet :
- ier volume : Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs. — Franco, 4 fr. 50.
- 2* volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-téret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — franco 5 fr. 75.
- 16° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol. relié, 2 fr. 50. —F’raneo 2 fr. 75.
- « PNEU ENGLÉBERT «pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C‘e, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Çhassenet, agent général pour la France.
- p.575 - vue 576/833
-
-
-
- 576
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitechwiller "(Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé Laniel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles « Express )>, Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bioycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Pans.
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1' des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Ciément (motooycles), 20, rue Bruuel.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diiigeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C'*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollêe, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C’®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, HJ, rue Si Alarun, V'ersailies.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures {Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154, quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. o. n. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonto de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.576 - vue 577/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 37
- 15 Septembre 1898
- SOMMAIRE DU 39
- Dans les airs, Jules Deschamps.
- Voiture automobile Faugère. Régulateur Wolff, A. P.
- L’Art et l’Automobilisme-Le premier Fiacre automobile parisien. Les Automobiles postales allemandes. Lanternes Blériot pour automobiles, Sarrey.
- Paul
- L’Exposition de l’Agricultural-Hall, R. D. Système de commande d’engrenage remplaçant le c ifférentiel, C. B.
- Voiturette Pinède, Paul Sarrey. Communications officielles du Touring-Club. Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Sociétés.
- .ViisuonKO*®8’
- VOITURE AUTOMOBILE FAUGÈRE
- p.n.n. - vue 578/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 578
- Dans les airs
- Nos lecteurs se rappellent le très intéressant article publié par M. Arcbdeacon dans le Vélo, article que nous avons reproduit dans notre numéro du iel septembre. Dans cet article le sympathique constructeur dont l’esprit est toujours en quête de nouveauté, lançait une sorte de professsion de foi enthousiaste — et documentée — au sujet de l’imminence probable de la solution du problème de la locomotion aérienne.
- L’auteur rappelait les expériences de Li-lienthal sur le vol plané, la constatation du fait que l’aéroplane a pu s’élever quelquefois plus haut que l’endroit où il était parti, les progrès amenés par l’automobilisme pour h recherche du moteur léger. Enfin, rappelant ce papillon à caoutchouc, jouet d’enfant bien connu qui réalise l’appareil aviateur, M. Archdeacon faisait appel aux inventeurs et émettait l’espoir que les machines aériennes seront le clou de l’Exposition de 1900.
- *
- * *
- A la suite de cet article nous trouvions dans le même journal, sous la signature Aviator un article historique qui fixe certains points intéressants dont quelques-uns sont peu connus. Le voici :
- Voici, selon moi, les principaux points historiques de la question et son état actuel :
- L’appareil-jouet dont il est question dans l’article précité n’e«t point anonyme, comme M. Archdeacon semble le croire. Son invention et son perfectionnement sont dus à des Français. Le premier de ces petits appareils fut, en effet, construit par Launoy et Bienvenu, qui le présentèrent à notre Académie des Sciences etl 1784. 11 date donc/ comme on le voit, de plus de 100 ans.
- Son moteur était alors composé d’un arc en baleine dont la corde, s’enroulant sur une tige centrale formant l’axe d’une hélice, lui donnait la lorce nécessaire pour s’enlever bien franchement, quoique pour peu de temps.
- C’est vers 1870 qu’un autre de nos compatriotes, le jeune et intelligent A. Pénaud, eut l’idée d’employer le caoutchouc tordu pour actionner un appareil analogue; c'est à partir de cette époque que l’industrie parisienne des jouets put réaliser assez économiquement le petit hélicoptère que nous connaissons tous, mais sans faire connaître le nom de son véritable inventeur, lacune qu'il serait injuste de ne pas combler, car ce jouet est vraiment des plus intéressants.
- *
- ¥ ¥
- De ces expériences à une mise en pratique sur une plus grande échelle, par exemple, quelle distance ! Un essai fut fait dans cette voie, en 1878, par un Italien, M. Forlanini; son appareil était mû par une petite machine à vapeur (laquelle
- machine, soit cÿt en passant, est encore celle dont on peut le plus facilement régler et mesurer le travail). Or, le résultat, assez inattendu sans doute, fut que cette machine ne pouvait neser plus de 10 à 11 kilos par force de cheval, ce qui, vu ses dimensions relativement grandes, ne laisse que bien peu de poids disponible pour le moteur : aussi ce système fut-il abandonné par les chercheurs, qui paraissent s’être surtout occupés de perfectionner les aéroplanes.
- Ce système d’aviation est basé sur le même principe que le cerf-volalit : au lieu de tirer celui-ci au moyen d’une ficelle, on le tire au moyen d’hélices prenant leur point d’appui dans l’air même.
- C’est encore A. Pénaud qui, peu après avoir fait le petit hélicoptère dont nous parlons plus haut, réalisa le premier aéroplane volant, toujours grâce à l’emploi du ressort de caoutchouc. Depuis cette époque, un grand nombre d’essais furent faits, avec des succès, ou plus souvent des insuccès divers ; les plus intéressants sont évidemment ceux qui ont donné quelques résultats appréciables, et ils sont, hélas ! bien peu nombreux ; c’est qu’il y a loin de la théorie à la pratique.
- *
- * *
- En voici un exemple tout à fait remarquable, à cause de la valeur indiscutable de l’expérimentateur. Il s’agit du professeur Langley, du « Smith-sonnian Institute. » En 1890, à la suite d’expériences très bien conduites, M, Langley communiquait le résultat de ses travaux sur cette question si injustement controversée de la résistance de l’air sur les surfaces obliques, et conciliait que le travail mécanique d’un cheval-vapeur était suffisant pour maintenir sur l’air un poids de 95 kilog. et le propulser à la vitesse de 20 mètres à la seconde : le problème était donc résolu.
- Le savant professeur s’occupa dès lors de réaliser la machine rêvée; or, après quelques années de patients travaux, souvent défaits et refaits, ii obtint un résu.tat remarquable, sans doute, mais si éloigne des données premières qu’il semble que tout espoir d’obtenir un appareil pratique soit écarté, au moins dans cette voie. En effet, il n’a pu faire beaucoup mieux que M. Forlanini en 1878, et son appareil, de la puissance d’un cheval-vapeur, ne peut peser, tout compris, que 13 à 14 kilogs; enfin, la vitesse obtenue n’est que de 10 mètres, par seconde. On voit combien nous sommes loin des 95 kilogs remorqués à la vitesse de 20 mètres, que semblaient promettre les expériences de laboratoire publiées en 1891 !
- «
- * ¥
- Cette expérience est pourtant l’uae des meilleures qui aient jamais été faites, car l’appareil put parcourir un espace de plus d’un kilomètre, ce qui surpasse de beaucoup tout ce qui a été obtenu dans les essais analogues.
- Cependant, en France, où, à défaut d’audace, nous ne manquons pas d'initiative, cette question a aussi occupé bien des chercheurs et, parmi les derniers progrès réalisés en aviation, nous devons citer les expériences de MM. Richet et Tatin.
- Ces chercheurs, qui ont dès longtemps taquiné la question, sont arrivés à porter le poids disponible qui, jusqu'à eux, ne dépassait guère 13 à 14 kilogs par cheval, à 25 kilogs, et cela en portant la vitesse à 18 mètres par seconde. Remarquons qu’ici, comme en marine, la force mo-
- p.578 - vue 579/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 579
- trice doit croître comme le Gtibe de la vitesse ; le résultat est dohë remarquable* Bar éOfltfé, l’appareil français ne put, fatne d’équilibre suffisant, parcourir que iqd tiiètres, qtiOJqlie ses réserves d’àlittierttâtiôrt eussent pü lui permettre d’atteindre environ 5 kilomètres*
- D’autres expériences furent faites aussi en diverses contrées, notamment en Angleterre par H, Maxim, dont la machine très belle mérite d’étre citée, mais les résultats furent a peu près nuis,
- Ë11 somme, on peut conclure que la légèreté deS moteurs connu aujourd’hui est parfaitement Suffisante ; d’est de letlr bonne Utilisation Seületîletlf qtie dépend le süC'tès final.
- Enfin constatons que la Ffance ne fait pas trop mauvaise figure pafmi lés nations qui 9’oéeupent de la solution de eët attachant problème et souhaitons, avec M, Arehdeacon, de voir l’atmosphère de notre beau pays sillonnée par les nouvelles machines.
- *
- D’autre part nous avons reçu nous-mêmes de M. Jules Desehamps la lettre que l'on va lire. Nous la reproduisons avec plaisir et nous espérons que quelques-uns de nos lecteurs y puiseront des idées précises et utiles.
- Bien se rendre compte de la nature du problème posé, c’est avancer sensiblement dans sa solution. Nous n'avons pas encore les données expérimentales nécessaires pour pouvoir construire logiquement un aéronef. Peut-être les expériences proposées par M. Deschamps feront-elles faire un pas important à la question.
- Nous lui laissons la parole ;
- Vtnls avez reproduit dans votre nttfiléro du Ier septembre une lettre de M. Arehdeaeûn au Vélo sur la navigation aérienne. Voulez^vons me permettre d’exposer dan9 Votre journal quelques observations.
- Dans son afticle fort intéressant, plein d’entrain et de confiance, M» Arehdeacon dit : « sauf dés questions de détails qui seront vite réglées, le problème de la navigation aérienne serait vite résolu, 9i l’on possédait un moteur suffisamment léger* Que vite l’on se mette à l’œuvra et l’emploi aux aéronefs assurera un débouché à l’inventeur de pareils moteurs.
- Or, autant je crois dangereux de décourager l'inventeur en traitant d’utopie la possibilité d'un perfectionnement, ainsi que vous le faisiez si justement observer dans un article du même numéro, autant il faut lui évite*' les désillusions et leurs tristes conséquences,
- M. Arehdeacon qui connaît foit bien la question de la navigation aérienne n’a certainement émis cette opinion que dans l’enthousiasme où le met le développement de l’automobilisme et dans la ferme croyance que beaucoup partagent avec lui que l’avènement de la navigation aérienne est proche.
- Mais il y a proche et proche. La voiture automobile ne s’est pas faite en deüx ans et nous lie
- verrons pas d’aéronefs transportant des voyageurs en 1900.
- Il est de toute évidence que là légèreté du iîicM teur présente un intérêt capital. Maxim, Langley, tous ceux qui se sont vivement Intéressés au* aéronefs l’ont étudié avec le plus grand Soi fl. Mais ils ont fait des machines qui ont volé, fût-ce pendant un temps court, qui ont défhârré, ce qtil nécessite un effort tout autre que l’entretien du vol. Donc au moins eti principe, au moins pour des aéronefs d’expérience, Oh possède déjà des moteurs suffisamment légers. Nul doute que le jour où un aéronef sera devenu pratiquement utilisable la recherche de la légèreté du moteur en activera ie süccés.
- Bien d’autres questions restent à résoudre, je citerai seulement la difficulté dti démarrage et de l’atterrissement* St nous comparons un aéronef à un oiseau, malgré les dangers de cette comparaison, notons que l’oiseau a des pattes. EUeslui servent à marcher là où il ne peut voler, elles jouent certainement un rôle dans le système si peu connu de ses variations de conditions de stabilité; mais elles servent dans le vol surtout à lancer l’oiseau au départ, à le recevoir à l’arrivée,
- Beaucoup d’aéronefs d’expérience qui, lances dans une atmosphère calme eussent peut-être très bien fonctionné en plein vol, ont échoué au démarrage, presque tous; en tous cas aucun n’a atterri sans grands dégâts. Lilîertthal avec son aéroplane devait chercher une colline pour pouvoir s’enlever, non sans le secours de ses jambes. L’arrivée en terrain connu de lui était toujours périlleuse.
- En résumé, trouver le moteur léger serait faite faire un pas à la navigation aérienne, mais le problème est multiple et ne serait pas résolu.
- En automobile, de même, la question du moteur joue un grand tôle; sans les découvertes de la direction à essieu brisé, dü différentiel, etc., rien n’eut pu être fait de pratique'.
- Ce n’est pas que je veuille découtager ceü* qui s’occuperaient volontiers de navigation aérienne. Loin de là, je trouve qtie c’est une question passionnante et d’avertir certain. Mais qu’on me permette d’indiqtier la voie à suivre potlf arriver selon moi à des résultats probants en évitant des expériences inutiles, coûteuses et dangereuses.
- Ce qui arrête le développement des études sur la navigation aérienne, c’est que' te problème de la stabilité n’est pas résolu, je rte parie pas ici des ballons dirigeables. Quoique dise M. Arcli-deacon il n’a pas été si inutilement noirci du papier sur cette question, ni sur Celle du vol des oiseaux, ni même sur* celle du vol plané; et M. Rodolphe Soreau, dans un remarquable travail exposé devant la Société des Ingénieurs Civils, a clairement féstifflé les principales équations de stabilité des aéfoüefs.
- Mais, ces calculs sont forcément établis dans l’hypothèse' de l’air dormant, oü de vitesse uniforme. Il a été démontré que les variations de vitesse eu grandeur et en direction sont considérâmes et très nombreuses même en une minute. A
- p.579 - vue 580/833
-
-
-
- 680
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- chacune de ces vitesses et de ces directions convient un état d’équilibre différent. Si un aéronef, fût-ce un oiseau, est frappé par l’air à la surface supérieure de ses organes de sustentation il perd tout équilibre. C’est certainement un accident semblable qui a coûté la vie à Lilienthal qui avait osé pratiquement étudier les conditions de stabilité.
- il faut donc qu’un aéronef soit extrêmement mobile en certaines de ses parties; et même comme il semble impossible qu’un aéroman ait la promptitude de décision, que l’oiseau trouve en son instinct, pour modifier constamment soit l’angle d’incidence, soit plutôt à mon avis la position du centre de gravité de l’aéronef, faut-il que cette manœuvre soie automatique.
- La stabilité de l’aéronef est donc un problème considérable, qui est encore presque entier et sans la solution duquel aucun perfectionnement ne peut-être utilement créé.
- Puisque le problème est d’une grande complexité, il siérait de ne pas l’aborder dans toute son étendue. Déjà M. le vicomte Decazes a cherché à employer les hélices aériennes à d’autres usages que celui de la traction d’aéronefs. De semblables travaux doivent perfectionner le propulseur, et faire mieux connaître les conditions dans lesquelles il agit.
- De même quelques essais, quelques emplois même de coupe-vents ont été faits dans les chemins de fer, les vélos; il y aurait là encore beaucoup à faire, il y aurait peut-être lieu d’étudier la question d’aéroplanes adoptés aux voitures légères de course pour les alléger encore, et modifier les surfaces qui présenteraient moins de résistance à l’air.
- Enfin, la grosse difficulté en navigation aérienne étant le manque de certitude dans les conditions de stabilité, n’y aurait-il pas lieu de tenter l'établissement de lignes aériennes dans la traversée d’une vallée par exemple, avec un aéronef guidé par un câble.
- Je crois dans l’état actuel de nos connaissances e problème soluble, non seulement avec le ballon dirigeable que je n’ai pas entendu discuter ici, mais avec un aéronef voyageant le long d’un câble, câble léger insuffisant pour le porter, servant uniquement à le gu der et peut-être à lui transmettre l’énergie d’un moteur fixe. On a échoué au début de la machine à vapeur avec la voituie automobile, et c’est en plein succès qu’en guidant la voiture par des rails on a donné naissance à la locomotive. C’est une solution analogue en navigation aérienne que je voudrais voir étudier.
- Quant on connaîtra pratiquement les conditions d’équilibre bien simplifiées d’une machine volante guidée par un câble ou par un seul rail, l’étude de l’aviation aura singulièrement progressé. 11 semble téméraire de vouloir d’un premier coup créer un aéronef. Il y a dans l’évolution de la conquête des sciences, des règles que le génie des hommes ne sauraient modifier.
- Jules Deschamps.
- Toiture automobile Faugère
- Jasqu’ici, la plupart des constructeurs se sont arrêtés à deux types bien différents de voitures automobiles : d’une part les voitures légères connues sous le nom de voitu-rettes ou analogues, non suspendues sur ressorts, et qui, en donnant de bons résultats au point de vue de la vitesse et du fonctionnement, n’offreht pas cependant le confort et la solidité nécessaires à des voitures destinées à un service courant sur routes plus ou moins bonnes ; d’autre part les voitures, plus confortables, mais beaucoup plus lourdes, et d’un entretien difficile.
- L’automobile Faugère dont nous donnons la photographie en tête de ce numéro tient le milieu entre ces deux types. Elle tient de la voiturette par son faible poids et sa facilité d’entretien et de direction ; elle tient de la voiture par son confortable et sa suspension à ressorts.
- Cette petite voiture a été d’ailleurs comprise non en vue de vitesses exagérées, mais comme voiture de famille. Elle peut marcher à trois vitesses de 8, 15 et 25 kilomètres à l’heure en terrain plat et possède une marche arrière et deux freins indépendants.
- Le moteur est horizontal à deux cylindres. Il occupe un espace très restreint et est complètement renfermé dans le caisson de la voiture. Lesclapets d’aspiration et d’échappement sont au-dessus, très facilement accessibles en soulevant le siège du véhicule. L’allumage est électrique. Les pistons peuvent se démonter sans toucher à autre chose qu’aux têtes de bielles.
- L’embrayage obtenu par une combinaison de courroies, d’engrenages toujours en prise et de cônes de friction permet une grande douceur de manœuvre et de démarrage.
- Une particularité des plus intéressantes est la mise en marche et l’arrêt du moteur à l’aide d’un levier et d’un commutateur manœuvré du siège même du conducteur. Cette particularité est très précieuse, car elle permet d’arrêter le moteur et de le remettre en marche aussi souvent qu’on le désire, avec la plus grande facilité, soit dans les descentes, soit lorsque la voiture stationne. Ce dispositif permet ainsi d’éviter les trépidations si disgracieuses des véhicules à l’arrêt.
- Une voiture est à la disposition des acheteurs au garrage Charron, où l’on peut l’essayer après entente préalable avec le constructeur.
- Ajoutons enfin, que cette voiture à deux places avec strapontin pour un enfant est livrée sans capote et sur caoutchoucs pleins au prix de quatre mille francs.
- Sur demande spéciale et avec majoration correspondante, le constructeur livre tous les accessoires.
- Le délai de livraison est d’environ trois mois à dater de la commar^de.
- p.580 - vue 581/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 581
- Régulateur Wollf
- Pour tricycles et Voiturettes avec moteur De Dion-Bouton
- L’essence, en se volatilisant, produit un refroidissement dans le carburateur ; c’est pour parer à ''e refroidissement qu’il a été pris, sur l’échappement, un embranchement réchauffeur qui traverse l’essence.
- L’essence trop froide, tout comme l’essence usée se volatilise mal ; c'est pourquoi, en hiver surtout, les départs sont souvent hésitants. L’essence surchauffée, au contraire, se volatilise trop généreusement et occasionne ces arrêts dont on recherche de toute part la cause sans la trouver. Désespéré, on monte sur son tricycle et il repart, mais le plus souvent sans que l’on ait saisi qu’il a suffit, pour repartir, de donner le temps à l’essence de se refroidir un peu. L'un et l’autre cas sont nuisibles à la bonne carburation.
- Soit par la température extérieure, soit par l’embranchement réchauffeur, mais surtout en raison du travail que l'on demande au moteur, le degré d'é-chauffement de l’essence contenue dans le carburateur, est essentiellement variable ; telle est la principale cause du déréglage fréquent de la carburation. (Voir article 25 de la Notice de route sur la conduite des tricycles, prix 1 fr. 60 franco).
- Pour régler réchauffement de l’essence sur les tricycles, par exemple, une sorte de vis-bouchon a été ajoutée à l’extrémité du tuyau réchauffeur, en dessous du carburateur ; mais cette vis, un peu fragile pour peu qu’on l’ouvre, est promptement
- égarée, quelques motocyclistes même ne la remplacent pas, ne se doutant aucunement de son utilité, d’où impossibilité de marcher convenablement par certains jours.
- Le Régulateur ~Wolff, en bronze ciselé, a été créé pour parer à ces inconvénients, fixé fortement en lieu et place de la vis-bouchon, il ne peut s’égarer en route et permet un réglage plus précis de réchauffement.
- Voici comment on se sert de cet appareil :
- En temps chaud, on fermera le régulateur en
- vissant la dé à fond, afin d’éviter un échauffement trop grand de l’essence.
- En temps froid, on ouvrira le régulateur en dévissant la clé entièrement afin de faciliter réchauffement.
- En temps ordinaire, on dévissera-la clé à moitié environ, quitte à vis«er ou dévisser davantage selon que l’essence deviendra trop chaude ou trop froide.
- Pour que la carbur ration soit régulière, l’essence doit rester très légèrement tiède, c’est-à-dire presque froide en temps chaud et donner une légère sensation de chaleur en temps froid ; il est facile de suivre le degré d’échauffement en appuyant de temps à autre la main sur le carburateur, à hauteur de l’essence.
- 11 va sans dire, toutefois, que si l’essence est un peu usée, il faudra l’échauffer plus que si elle était neuve, afin d’obtenir la même intensité de volatilisation.
- Quelques tricycles., entre autres les premiers livrés, n’ont pas, à l’extrémité du tuyau réchauffeur, le pas de vis propre à recevoir ce régulateur ; il suffira, en ce cas, de le faire souder à l’extrémité du dit tuyau que l’on peut au besoin raccourcir de 3 ou 4 centimètres pour lui donner plus de rigidité. On aura soin de placer la clé bien à sa portée, c’est-à-dire à droite en regardant le tuyau.Sur les nouveaux tricycles, cette posi l obtenir à l’aide de fêles deux extré-
- Règulateur Wolff (Grandeur nature).
- lion de la clé sera facile crou d’attache ; visser fortement mités du tuyau pour éviter toute trépidation du régulateur au boulon.
- Il est bien de temps à autre, de nettoyer le régulateur en le plongeant dans un peu d essence. (Son prix est de 6 fr. ; 1 envoi en est fait franco contre mandat-poste.)
- Une simple goupille permet le démontage du régulateur.
- A. P.
- p.581 - vue 582/833
-
-
-
- 582
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’art et l'automobilisme
- Ceux que préoccupent toutes les manifestations de la vie ont été attirés par l'exposition des automo biles ouverte récemment aux Tuileries.
- Dès le premier coup d’œil, ils ont pu se rendre compte que c’est une immense industrie à ses débuts, et dont on ne saurait prévoir le degré d’extension. D’ailleurs dans les rues mêmes de Paris, l’automobile n'a-t-elle pas déjà affirmé son existence, et à ce titre n’attire-t-elle pas l'attention non seulement du simple passant, au point de vue pratique, mais encore de l’artiste, au point de vue de la place qu’il occupe dans le spectacle de la ville ?
- Aussi, les gens qui, sans avoir la manie de vouloir mettre systématiquement de la beauté partout, ne croient pas que les choses utiles doivent être forcément disgracieuses, ont-ils peut-être quelque droit de faire leurs remarques sur les nouveaux véhicules, tout comme sur les maisons, l’aspect des rues, des places, le costume,etc.
- Ce qui le6 a frappés, d’une manière générale — autant que nous avons pu nous en rendre compte d’après les personnes que nous avons c.oi-ultéeg c’est que les automobiles laissent encore beaucoup à désirer, esthétiquement. Une la. marque d'abord, que tout le monde a laite, c’est qu\iivolontairenient l’œil cherche les chevaux. Ce 3.ml des voitures comme les antres, dont on paraît avoir oublié l’attelage.
- Ou peut tirer de cette première conclusion que ce n’est pas dans les formes usuelles de la carrosserie qu’il aurait fallu chercher les lignes, la coupe, l'aspect des nouvelles voitures.
- D’autre part, observez que jamais les nouveaux moyens de locomotion, lors de leur apparition, ne provoquèrent paix ilia critique. La première locomotive ne fit pas dire : « On a oublié les chevaux ». On vit fort bien que c’était une mécanique nouvelle, et l’œil, bien qu’elle fut absolument neuve pour lui, l’accepta d’emblée,
- De même, la bicyclette, le tricycle, de tous les modèles avec ou sans moteur, électrique, à pétrole ou non, avec ou sans chaîne, ont été tout de suite admis, n’ont provoqué aucune surprise, aucune £ène : on voyait d’un seul coup tout ou partie du mécanisme et de son fonctionnement. Bien plus, parmi les automobiles mêmes qui déjà sillonnent Paris dans tous les sens, il en est qui nous paraissent beaucoup plus « naturels » que les autres : Je v.ux parler de ces grands tramways qui vont, par exemple, de Saint-Augustin à Vincennes, et dont on voit, à l’avant, le conducteur manœuvrer le propulseur, Pourquoi « chet cherait-on les ehavaux », puisque le mécanisme est visible ?
- D'autre part, ast.il rien de beau comme l’énorme levier brillant que l’on voit dans les locomotives en marche, actionnant les roues de son puissant et tranquille va-et-vient?
- Tout ce qui est machine a sa beauté propre, beauté artistique véritable, qui provient de lajuste proportion des lignes, de leur agencement logique, et de l’emploi loyal des matières, Une visite dans une usine donne une profonde, une incontestable impression à’art. Tant pis pour les artistes qui ne le verront pas ou qui le nieront, et qui prendront l’ignorance scientifique pour une condition de l’inspiration artistique 1
- Or, pour en revenir aux automobiles, que sont-elles ? Des machines. Il faut donc que l’on voie
- que ce sont des machines, pour que l’œil ni l’esprit n’éprouvent de gène. Le défaut de la plupart, c’est qu’elles sont, actuellement, des machines déguisées et c’est pour cela que l’on les déclare couramment laides.
- Sans doute nous n’allons pas entrer dans l’examen critique des principaux modèles exposés. Cela sortirait de notre domaine et nous n’avons d’ailleurs pas le droit de nous prononcer dans des questions d’industries privées. Il en est de très élégantes parmi ces nouvelles voitures. Mais, par exemple, le modèle du fiacre automobile paraît, décidément, à la fois très lourd et très incomplet à l’œil. Pourquoi? C'est parce que l’on ne s est pas donné la peine de chercher une autre forme que celle du fiacre actuel, qui était très suffisant pour l’attelage et cesse de satisfaire dès que le cheval à quatre pattes disparaît pour faire placé au... cheval vapeur.
- On ne se méprendra pas sur notre idée, et lorsque nous attirons l’attention des fabricants sur la nécessité de mettre de l'art dans leurs formes, nous ne leur demandons pas de faire appel aux ornementanistes, aux peintres, aux sculpteurs.
- Une automobile qui aurait la forme du cygne de Lohengrin serait grotesque, et si on mettait à l'avant d’un fiacre ou d’un omnibus électrique la Victoire de Samothracc, ou telle figure semblable à celle qu’on se proposait d’infliger à la pointe de la Cité, ce serait à siffler.
- Mais, si dans une voiture d’ailleurs confortable, et pouvant offrir mu forme nouvelle — soit, par exemple, à l’avant, Informe éperon, ou tout autre en harmonie avec la destination — l’on voulait bien laisser voir tout ou partie du mécanisme, quelque beau rouage ou levier en cuivre poli, en acier étincelant, il est certain que l'aspect artistique en serait augmenté.
- Ce serait même rendre un grand service à l’art en général, car il y aurait une démonstration de plus que le chiffre a sa beauté. Et les vrais artistes seraient peut-être tentés d’en rechercher le principe et les applications.
- (Le Moniteur des Pétroles).
- Coneonrs du Tour Ad Lac
- {Automobiles)
- Un groupe de chauffeurs français et suisses, voulant profiter des derniers beau* jours pour faire une belle manifestation automobile viennent de décider l’organisation d’un défilé-promenade ui se fera autour du lac de Genève, les 17 et 18 e ce mois. La vitesse est strictement exclue du programme.
- Le samedi 17, à midi, les chauffeurs partiront de Genève pour Evian-les-Bains, où ils dîneront et coucheront, après une étape de 150 kilomètres.
- Le dimanche 18, le départ sera donné à Evian-les-Bains, assez tôt pour permettre aux chauffeurs d’être rendus à Genève pour le déjeuner dé midi, dans le superbe parc des Eaux-Vives, où les véhicules seront exposés tout l’après-midi.
- M. Monod, rue du Stand, à Genève, a été chargé par le Comité de recevoir les adhésions et de donner tous les renseignements.
- p.582 - vue 583/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 583*
- La premier fiaere eisctrip Parisien
- Nous avons annoncé dans notre dernier numéro, l’apparition du premier fiacre électrique mis à Paris en service public.
- Ce fiacre historique porte le numéro 16 oôo, numéro désormais célèbre. C’est le véhicule qui, sous le numéro 13, a pris part avec le succès que l’on sait au récent concours des Fiacres de l’Au-tomobile-Club de France. Il a été fabriqué par la Compagnie générale des Transports Automobiles.
- Depuis le concours, il n’a cessé de servir à des expériences et c’est en toute connaissance de cause que la Compagnie générale des Transports Automobiles l’a mis en circulation, sans l’avoir modifié. On le trouvera sans doute lourd d’aspect. Il l’est, en effet; mais il ne faut pas perdre de vue 1 idée qui a présidée à sa construction.
- Le seul objectif des constructeurs et inventeurs était, au mois d’août dernier, date à laquelle on a songé à réaliser le fiacre t6 000, d’utiliser le vieux matériel des compagnies. C’est donc un fiacre ordinaire que l'on a muni de roues pneumatiques, auquel on a ajouté des caisses pour recevoir les batteries d’accumulateurs. Les autres fiacres auxquels travaille la C. G. T. A., ne lui ressembleront pas; ils seront beaucoup [ lus élégants et beaucoup plus confortables; ce seront, en un mot, des fiacres électriques.
- Tel qu’il est, malgré sou peu d’élégance, il ne manque pas de confortable ; un petit strapontin permet, à la rigueur, d’asseoir une troisième personne, et une petite lampe électrique, mise en action par un bouton, à la disposition du voyageur, permet d’éclairer l’intérieur de la voiture. Avantage qu’apprécieront tous ceux qui ont erré pendant des heures dans l’obscurité des fiacres parisiens. Electriques aussi, les deux lanternes extérieures qui remplacent les fumeux lumignons de nos automédotis ordinaires.
- Le seul changement notable apporté à la voiture a été le changement des pignons calculé de façon à ne pas permettre de dépasser la vitesse de 14 kilomètres à l’heure. On n’en « gratte » pas moins, en terrain plat comme sur les côtes, les sapins les mieux montés.
- En outre, les chaînes plates ont été remplacées par des chaînes à double rouleaux, tout comme dans les bicyclettes.
- La direction est des plus faciles et des plus sûres; il y a déjà du reste, plusieurs mois qu’elle a été mise entre les mains du conducteur actuel. C’est un jeune homme de 21 ans, nommé Lecocq, qui va partir au mois de novembre pour un an au service militaire. Très correctement vêtu d’une livrée bleue à passepoils rouges, boutons d’or, avec, au collet et sur la casquette, les quatre lettres G. G. T. A. (Compagnie Générale de Transports Automobile ), le cocher électrique a ti ès bon air.
- . L’initiative de cette heureuse innovation est due à la Compagnie Générale des -Transports Automobiles, société de construction, laquelle a formé,
- avec la Société l’Automobile et la Société pour le travail électrique des métaux, une Société d’exploitation au capital de 175 000 fr., capital qui sera augmenté suivant les besoins de l’exploitation.
- Le Conseil d’administration de cette Société nouvelle d’exploitation qui a pour nom : Compagnie Parisienne des Fiacres électriques, se compose de MM. le baron Rogniat, président ; Esch-wège, directeur de l’éclairage ; Salvago, Peter et Delorme. Cette Société a commandé à la C. G. T. A. 200 fiacres électriques, y compris le premier, le fiacre 16000, qui a commencé son service avant-hier.
- Ces messieurs ont confié au cocher Lecocq, un homme de confiance, la mission de consigner fidèlement les recettes auxquelles on peut prétendre dans la pratique. C’est d’après un travail d’ensemble qui sera fait sur ces données, que l’on établira le règlement de l’exploitation future.
- Le fiacre électrique marche actuellement au tarif ordinaire 1 fr. 50 la course et 2 fr. l’heure. Il n’aurait pas eu l’autorisation de stationner autrement.
- Les automoMles postales aliénées
- Nous avons annoncé la création des automobiles postales allemandes. Voici quelques détails sur ces véhicules :
- Au lieu de songer à substituer aux véhicules actuels des véhicules automobiles, l’administration des Postes adapte au vieux matériel un avant-train moteur du système de l’ingénieur Vollmer qui, à bien des points de vue, peut être comparé à l’a-vant-train Amiot et Péneau, que nos lecteurs connaissent bien tt qui était exposé au Palais des’ Tuileries, à l’exposition de l’Automobile-CIub de France. Le réservoir contient une quantité d’essence de pétrole suffisante pour assurer le service sur 100 kilomètres.
- Jusqu’à ce jour, le service inauguré il y a envi-, ron un mois, a donné toute satisfaction. Peu à peu on a augmenté la distance à parcourir qui 11’était, au début, que de 20 kilomètres. La vitesse de ié kilomètres à l’heure n’a pas été dépassée. La voiture postale automobile qui a été, jusqu’ici, suivie par une voiture à chevaux, pour parer à toute éventualité, va commencer le service seule.
- Au bout de quelques semaines, le gouvernement étudiera le moyen d’étendre le service pour automobiles à toute une région.
- On ne construira plus de véhicules de l’ancien type et, au fur et à mesure que ces véhicules seront retirés du service pour cause d’usure, on les remplacera p3r des véhicules automobiles spécialement construits.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à, pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry do Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs.— Fiance, postal en sus.
- p.583 - vue 584/833
-
-
-
- 584
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Lanternes Blériot pour automoMles
- (à 1 acétylène)
- On sait combien l’acétylène est en faveur en ce moment auprès des cyclistes et des chaufleurs pour obtenir l'éclairage intensif
- nécessaire pour toute course de nuit. Plusieurs voitures, dans la course Paris-Amsterdam, ont utilisé les grosses lanternes à acé-
- Fig. 1. — Générateur portatif pour voitures
- tylène deM. Blériot (*), lequel a réalisé pratiquement dans le commerce l’application des brevets Létang et Serpollet.
- Rappelons en deux mots que le grand inconvénient qu’avait présenté jusqu’ici l’emploi direct du carbure de calcium pour la production de l’acétylène était la continuation du dégagement du gaz ou « surproduction » qui se poursuit quand la consommation a cessé : elle résulte, d’ailleurs, de l’imbibition de la chaux provenant de la décomposition du carbure. M. Létang est arrivé, à la suite de longues expériences, à recouvrir chaque morceau de carbure de calcium d’une couche de sucre, ou glucose, comme l’amande d’une dragée : le carbure ainsi enrobé, est préservé de l’action d’une humidité moyenne ; le sucre contient un peu de pétrole, de telle sorte que les proportions
- soient :
- Cs Ca.......... 88
- Pétrole......... 2
- Sucre.......... io
- ioo
- La proportion de sucre suffit à rendre la chaux assez fluide pour lui permettre de se séparer sans difficulté et de tomber à tra-
- (l) M. Blériot, 43, rue Richelieu. ’
- vers les mailles du panier. Le carburej glu-cosé a reçu le nom d’acétylithe.
- Fig. 2.— Lanterne avec le; à ressort.
- M. Blériot construit des appareils portatifs qui se mettent très facilement dans la caisse
- p.584 - vue 585/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 585
- d’une voiture. C’est un récipient prismatique de 25 centimètres de hauteur, se plaçant très facilement dans les coffres : notre figure 1 en donne le détail. La capacité intérieure comporte 2 grilles : l’une, supérieure, à mailles très larges, pour donner au lait de chaux un écoulement facile; l’autre, inférieure, plus serrée, pour retenir au passage les petits fragments de carbure.
- A la partie supérieure est le réservoir d’eau , laquelle s’écoule latéralement et remonte par la partie inférieure, où elle vient noyer le carbure disposé sur la première grille : la production du gaz fait refluer le liquide tt modère l’attaque du carbure suivant les besoins de la consommation. Le dégagement du gaz s’opère au travers d’une colonne de carbure qui des-
- Fig. 3. — Lanterne phare à 2 becs
- sèche le gaz au passage avant d’atteindre le robinet supérieure par lequel il se rend aux brûleurs* Le tube de dégagement porte à sa base un tampon d’amiante pour filtrer le gaz.
- On peut employer un bec de 10 litres par chaque lanterne, avec un support de bec à ressort (fig. 2); ou bien 2 becs accouplés vis-à-vis dans une forte lanterne-phare (fig. 3) a réflecteur parabolique. Ce dernier appareil, étudié spécialement pour les automobiles, projette sur la route un faisceau lumineux de 40 à 50 bougies qui l’éclaire sur près de 6b mètres dans ses moindres détails, ce qui permet de faire de la vitesse par les nuits les plus obscures.
- Paul Sarrey.
- L’Exposition d’automobiles, organisée par M. Cordingley, le propriétaire du journal Industries and Iron, et dont nous avons dans notre dernier numéro donné un compte rendu succinct, a pris fin dimanche.
- Elle a été clôturée par un défilé des principales voitures exposées, celles qui marchent. Dimanche, à 3 heures de l’après-midi, le défilé a traversé Londres du Nord à l’Ouest pour se rendre à Whitton Parc, ancienne propriété des ducs d’Argill, acquise tout récemment par l’Automobile-Club de Londres.
- Ce magnifique parc de deux cents hectares est situé à l’ouest de Londres, à environ douze mille ; on traverse pour s’y rendre les plus beaux quartiers : Piccadilly, Kensington, Hammersmith, Brentford et Hounslow.
- Tous les journaux londonniens, y compris le Times, avaient annoncé le défilé-promenade des automobiles. Aussi le public anglais, qui n’est pas blasé comme nous sur les manifestations automobiles, s’était massé sur le parcours annoncé, et c’est au milieu d’une grande affluence de curieux que le défilé a eu lieu. Les voitures françaises ont été acclamées par cette foule enthousiaste et c’est miracle qu’il ne se soit pas produit d’accident, car sur une longueur de 10 kilomètres, les policemen avaient eu beaucoup de mal à ménager un chemin, à peine de la largeur des voitures, au milieu des curieux.
- Un dîner a été offert par M. Cordingley aux chauffeurs qui avaient pris part au défilé. Les Français, placés à la table d'honneur, étaient trè^ entourés et très complimentés.
- Le retour, à dix heures du soir, a eu lieu au milieu de la même foule persistante et enthousiaste. Les voitures électiiques, silencieuses et rapides, semblaient glisser, vivement éclairées, dans cette marée humaine de laquelle partaient des hourras frénétiques.
- Cette brillante manifestation aidera puissamment au développement du goût de l’automobilisme chez nos voisins, qui se plaisent à reconnaître la supériorité des voitures françaises.
- R. D.
- Bordeaux - Castelnau
- (.Automobiles)
- Le Club Cycliste de Castelnau a décidé d’organiser pour fin septembre une course d’automobiles et de motocycles de Bordeaux à Castelnau, en passant par Margaux, Pauillac et Lesparre (environ 100 kilom.)
- Il n’y aura qu’une seule catégorie de coureurs.
- Le départ sera donné avenue Carnot, en face du domicile de M. Laffargue, chargé de l’organisation.
- Les prix consisteront en de superbes objets d'art.
- p.585 - vue 586/833
-
-
-
- 586
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Système de commande d'engrenage remplaçant le différentiel
- Lorsqu’une voiture tourne, les deux roues du train d’arrière décrivent des chemins de longueur di(Térente. Si les roue* sont folles sur leur axe, comme dans les voitures à chevaux, cela n’a aucune importance; mais si, comme dans les voitures automobiles, elles sont liées invariablement à une transmission de mouvement, il faut adapter au véhicule un système permettant aux roues de ne nas rester solidaires l’une de l’autre lorsque le besoin s’en fait sentir.
- Le différentiel à pignons appliqué généralement
- aujourd'hui sur les automobiles remplit bien cetL condition. Mais les trois et même quatre pignons qu’il comporte sont d’une construction difficile et leur assemblage nécessite une grande précision • aussi le différentiel est-il un appareil assez coû teux.
- Il est déplus sujet à des accidents, bris des dents, desserrage des écrous qui peuvent occasionner de-accidents ou tout au moins laisser la voiture eu panne. Aussi a-t-on fréquemment cherché à supprimer ce différentiel. Voici un système imaginé p.v
- ift. Louis Lesage qui semble résoudre le problème d’une façon satisfaisante.
- La barre de direction d’ commande au moyen d’un dispositif convenable tel que d, deux bai’res G et G' pivotant autour de p jé et actionnant par leurs bras de leviers, deux embrayages f et f disposés de façon que lorsque la barre de direction est sur la position de marche en ligne droite, les deux embrayages sont en prise et les deux roues motrices.
- Tournons maintenant la barre de direction pour virer à gauche : la roue de gauche se désembraye et la roue de droite seule reste motrice. Si au con-
- traire elle est tournée vers la droito, la roue île droite se défembraye et la roue de gauche seule est motrice. . '
- En remettant la barre dans la position droite, les deux embrayages sont remis en prise et les deux roues rendues motrices.
- Si la voiture suit une ligne droite les deux roues sont donc bien motrices ; aussitôt qu’il y a virage, la roue qui doit décrire la courbe de plus petit rayon devient folle, tandis que l’autre roue reste motrice. Le virage se fait donc sans glissement ni coincement et ta présence d’un différentiel dev.ent inutile. C. B.
- Le Bureau technique de la Locolnotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 2° Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- y Un brevet de moteur rotatif.
- 4° Un brevet de lampe à acétylène ; la sur~ production est évitée et la pression reste constante.
- 5° Les licences- d’exploitation d’un nouveau véhicule entièrement terminé et que l’on peut voir fonctionner, de dispositifs nouveaux et d’une grande simplicité, d’un prix de revient très faible.
- 6° Vente ou exploitation de brevets rela tifs à l’application de l’automobilisme aux voitures existantes sans rien changer à leur carrosserie, et facilité de les remettre instantanément à la traction par chevaux. —Traction à pétrole ou électrique à volonté. — Expériences faites.
- p.586 - vue 587/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 587
- Mnrette Pinède
- La voiturette Pinède procède directement du cycle ; les formes de carrosserie très nettement accusées en sont néanmoins élégantes.
- Le cadre ou bâti est exclusivement composé de tubes d’acier étirés sans soudures, assemblés par des raccords en acier, solide-’ ment goupillés et brasés. La partie arrière qui supporte tout le poids du mécanisme, du réservoir à pétrole et qui reçoit également
- les vibrations du moteur à pétrole, est consolidée par des croisillons qui assurent au cadre une rigidité suffisante pour atténuer dans la mesure du possible les trépidations, déjà atténuées d’ailleurs par l’emploi d’un moteur équilibré.
- Ce moteur, étudié spécialement par la maison se compose de deux cylindres ( à 4 temps, du cycle ordinaire) opposés l’un à l’autre et disposé transversalement à l’ar-
- rière du véhicule , les pistons attaquent un même arbre coudé sur lequel est calé directement uu volant qui sert également pour transmettre le mouvement à l’aide d’un embrayage à friction.
- Ce moteur développe 3 chevaux, les cylindres à ailettes ont 130 millimèties de course et 83 millimètres de diamètre. L’allumage peut-être électrique ou par incandescence suivant le désir de l’acheteur.
- Le carburateur-vaporisateur est à jet constant et d’un petit volume du genre adopté à l’heure actuelle, de préférence au carburateur ordinaire à barbotage qui peut être dangereux.
- ; Le mouvement est transmis aux roues d’arrière par engrenages à rouleaux actionnés par d’autres engrenages différentiels
- donnant les trois vitesses de 7, 15 et 22 kilomètres à l’heure : on peut également obtenir des vitesses intermédiaires en agissant sur l’allure du moteur par la carburation, etc,
- La direction de la voiturette est d’un nouveau dispositif à parallélogramme articulé dans les deux sens avec avant-train système Akermann : elle se règle par le volant placé à main droite du conducteùr. Les roues sont montées sur moyeux à billes de 10 mm avec rayons tangents renforcés ; elles sont garnies de pneus Michelin.
- Les cylindres sont pourvus d’un graisseur à gouttes, à dépense strictement limitée : la transmission, les divers coussinets et le différentiel possèdent des graisseurs à grai'se consistante.
- On change la vitesse par la manœuvre
- p.587 - vue 588/833
-
-
-
- 588
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- d’un levier, placé à gauche du conducteur, et se déplaçant sur un secteur gradué.
- Deux freins : l’un à ruban sur les roues motrices; l’autre, encore plus énergique, agit directement sur le volant du moteur.
- Le modèle à 2 places que représente notre gravure pèse 120 kilogrammes. Le modèle à } places, dont 2 à l’arrière, paraît plus élégant et de meilleure stabilité encore si possible ; il pèse 250 kilogrammes à vide.
- Prix : de 4 à 6 000 francs avec les accessoires.
- Paul Sarrey.
- L'aotomole anx mantes
- Le Matin a publié ces jours-ci l’intéressante lettre suivante sur l’emploi des automobiles aux grandes manœuvres :
- Camp de Châlons. 6 septembre. — Les véloci-pédistes pullulent ici. En dehors de ceux qui font partie des cadres réglementaires, et qui me paraissent, d’ailleurs en nombre bien supérieur à celui de l'effectif stipulé par bataillon, escadron ou groupe de batteries, par état-major de régiment, de brigade, de division ou de corps d’armée, beaucoup d’officiers, de sous-officiers, de soldats et de réservistes font de la vélocipédie en amateurs. Les uns ont apporté leur machine ou la font venir ; les autres en ont loué une, et, bien qu’il y ait abondance de demandes, la location se fait dans les prix doux.
- Pour un fervent de la pédale, je ne crois pas qu’il y ait en France un terrain comparable à celui du camp de Châlons et de la partie de la Champagne pouilleuse qui l’entoure. Les routes et les chemins unis, plats, bien entretenus, avec des montées et des descentes à peine sensibles, permettent à la machine de glisser presque sans effort ; le sol du camp, aussi sec qu’un plancher, très élastique, est aussi praticable que les voies de communication, et l’on voit à certaines heures des nuées devéloci-pédistes sillonner la vaste plaine dans toutes les directions comme en un immense vélodrome. Le soleil seul est gênant; car, depuis le 2 septembre, il darde d’aplomb pendant toute la journée. Dimanche, il n’a pas empêché un cycliste de parcourir les quatre-vingts kilomètres qui forment le pourtour du camp. En quelques endroits, notamment du côté de la Suippe et du Cheneu, il a éprouvé un peu de difficulté, mais, partout ailleurs, il a circulé facilement.
- Quelques automobiles se font voir par ci, par là, mais en très pelit nombre; elles sont présentées par des réservistes auxquelles elles appartiennent et qui, lorsqu’ils ont reçu leur ordre d’appel, ont demandé à être adjoints à un service d’état-major avec leur machine.
- Le général Jamont est, dit-on, un fanatique de l’automobile, et c’est en chauffeur qu’il a regagné, samedi, le quartier National en revenant de Château-Thierry, où il était allé visiter la station-magasin, parcours qui est d’environ soixante-dix kilomètres.
- Parmi les machines qui roulent sur le camp, il en est deux qui attirent les regards, une voituretto et un tricycle à pétrole ; elles ont été amenées, par leur fabricant; il s’en sert, d’ailleurs, admirablement.
- C’est lui qui dirige, comme chauffeur, la voitu-rette ; généralement, un officier de l’état-major l’accompagne. L’emploi de ce véhicule peut rendre de réels services, comme pour faire porter un ordre par un officier sans attendre que son cheval soit sellé ou qu’une voiture d’état-major soit attelée. Mais on éprouve un sentiment désagréable en
- voyant le costume militaire du chauffeur; cela ne produit pas du tout le même effet que la vue du soldat qui conduit un fourgon à grandes guides. On s’y fera sans doute. Mais, pour l’instant, c’est déplaisant.
- Quant au tricycle à pétrole, il paraît appelé à un complet succès. Sa vitesse atteint jusqu’à quarante kilomètres, et il passe partout. Je crois, d’ailleurs, qu’il y en a plusieurs au camp. Mais, avec une allure semblable, la rapidité doit soulever des nuées de poussière, car les routes, les chemins, même la plaine sont couverts d’une pelite poudre blanche qui dessèche la gorge et brûle le? yeux.
- Communieatians officielles U Touring -Ciel)
- 1 462 candidats au Touring-Club pour le mois d’août.
- Parmi les notoriétés, signalons :
- MM. de Salignac Fénelon, député de la Haute-Saône ; Bouctot, député de la Seine-Inférieure ; A Mercié G. #, statuaire, membre de l’Institut Robert de Massy, #, trésorier général, et Mme Robert de Massy ; Bourdonnay, conseiller à la Cour d’appel de Rennes; le général de division Swiney, G $*, Mutin, O #, médecin principal de 1re classe; L.Jaulmes, médecin-major de lr0 classe ; Jacques-le-Seigneur, #, commissaire de la marine; les commandants Chedeau, ijfc, Frique, #, Cham-blay # • les capitaines Denevault Henrio, O. #, Bigeard, Neveux, Chanson. Yalin, Mouy# les lieutenants de vaisseau Duval, d’Hespel ; lord Borthnick, baron Arthur de Rothschild, #, vicomie de Marcé, comte de la Barre, comte de Casteras-Sournia, vicomte Ed. de Seynes, baronne du Bourget, comte de Grenaud, chambellan de S.A.Pt. le prince de Bulgarie; marquis et marquise de Glu-gny, comte Gh. de Glugny, comte de Saulchoy, comte de Fieurieux, baron d’Olhoff de Groole, comte Desson de Saint-Aignan, baron de Welck, marquis de Valangtart, comte de la Berthelière, vicomte de Trébons ; vicomte de Sambœuf.
- Le nombre total des sociétaires au 1er septembre s’élève à 68 265.
- Petites Noutelles
- L’automobile et la chasse
- « J’ai accompagné, hier, en automobile, un chasseur qui, son fusil à son côté et son chien à ses pieds, se rendait à la Logette pour l'ouverture. Le voyage est charmant...
- 0.,. Le vent frais emporte les microbes ; un tour de roue — et la vue d’un paysage donne le calme au cerveau qui brûle. Des champs, des prés, des blés, des vignes, la vie, la vie saine, forte, nourrie par la terre, — et l’on oublie...
- « Pyrame n’est pas de cet avis. Lebon vieux chien pleuré et gémit, secoué par l’automobile qui file à travers bois, et son œil fixe contemple avec effroi la route qui se déroule comme un long cordon jaune et sans fin.
- « Et — chacun a ses préoccupations — tandis qu’à travers la plaine, le long des côteaux qui passent, emportés dans une vision éperdue, je regarde j’entrevois, en une suite de pittoresque instantanés, les meules géantes et les vignes où, ça et là, le bleu des feuilles piquées se mêle aux raisins qui gonflent, mon chasseur contemplant l’horizon dit avec mélancolie :
- « — Je n’aperçois pas un perdreau! pas un ! Le gibier est rare, cette annéo !
- « J’avoue que le gibier m’importe peu. La joie du voyage et de l’oubli m’entraîne. Et médise qui vou-
- p.588 - vue 589/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 589
- dra de l’automobile! C’est un rêve, le rêve de l’homme moderne qui veut vivre vite. Après l’automobile qui fend l’air, nous met aux tempes le baiser du vent, tout paraît pénible et comme attardé :
- « Le fiacre semble une tortue
- « Et le sleeping une prison ! »
- Jules Claretie.
- — La veille de l’ouverture de la chasse, une voiture automobile, dans laquelle se trouvaient trois chasseurs, parcourait la route de Gernay à Rambouillet, lorsque au lieu dit des Iiogues, propriété du baron Rothschild, l’un deux voyant un faisan lui tira deux coups de fusil, puis sautant à terre ramassa vivement sa proie.
- Malheureusement pour lui il avait été vu par le garde dont le poste est voisin. Celui-ci, sautant aussitôt à bicyclette en compagnie de ses deux fils, s’élança à la poursuite de l’automobile qu’ils rejoignirent à Rambouillet, après une lutte acharnée.
- Amenés à la gendarmerie, nos deux nemrods nièrent. Malheureusement pour eux, on trouva entre les deux banquettes le fusil dont les canons portaient encore les traces de la poudre fraîchement tirée, ainsi que les deux douilles de cartouches.
- Procès-verbal a été dressé.
- * *
- Nos chauffeurs en villégiature
- M. René de Knyff a été en automobile aux environs de Mayence faire l’ouverture de la chasse ; M. Gilles Hourgières est dans ses propriétés du Loiret; MM. Gaudry et Voigt sont partis visiter l’Auvergne et les gorges du Tarn. Charron, lui, est à Paris, ce .qui n’empêche qu’on le rencontre à 7 heures du’ matin à Mantes, à 'J heures avenue de la Grande-Armée, à midi à Etampes, à 4 heures à Paris, à 6 heures à Beauvais-
- De son côté, à une allure raisonnable M. le comte do La Valette s’est rendu à Vichy.
- * *
- Un1} explosion d’automobile
- Du Vélo :
- Un terrible accident s’est produit dans la nuit de dimanche 4 à lundi 5 sur la route de Lavaur à Guaulhet desservie par la Compagnie des Transports Automobiles du Tarn.
- A l’occasion des fêtes de Lavaur, le départ du dernier courrier se rendant à Guaulhet se fit vers trois heures du matin. Vingt-sept voyageurs y avaient pris place.
- Tout à coup, dans une partie de la route très étroite, après La Ramier, le moteur éclata. Les voyageurs s'empressèrent de descendre de voiture. Dans l’affolement général, le nommé Aversenc, ouvrier à Guaulhet, tut pris sous les roues de l’automobile et écrasé. La morta été instantanée.
- Les autres voyageurs, légèrement contusionnée par le choc brusque, ont continué leur route à pied, ayant refusé de se laisser transporter par une autre voiture partie de Lavaur dès l’accident annoncé.
- Le service des automobiles faisait le transport des voyageurs de Lavaur à Guaulhet depuis le 12 août dernier.
- * *
- L’Hôtel de l’A.C.F.
- Il est, paraît-il à craindre que l’emménagement si désiré des chauffeurs, dans le bel hôtel de la place de la Concorde ne puisse se faire, comme on l’espérait, dès les premiers jours de janvier.
- Certains locataires ne quitteront les appartements qu’ils y occupent que vers cette époque ; étant donné les travaux d’appropriation et d’installation à faire, M. Rives, malgré son zèle et son talent dont il a déjà fourni maintes preuves, ne pourra du jour au lendemain en ouvrir les portes à ses collègues, toujours plus nombreux de T Automobile-Club de France.
- Accidents de motocycles
- L’autre jour, vers dix heures du matin, deux tricycles à pétrole traversaient le Vésinet à une allure excessive. Tout à coup, le tricycle qui marchait le premier ralentit sa vitesse et le second vint se heurter contre le premier.
- Les deux chauffeurs furent précipités à terre. Fort heureusement, ils en furent quittes pour des contusions et des foulures au poignet sans gravité.
- Quant aux tricycles, ils étaient tous deux dans un piteux état et leurs conducteurs se trouvèrent dans la nécessité de rentrer à Paris par le chemin de fer, non sans avoir éprouvé toute-s sortes de difficultés pour transporter leurs machines à la gare.
- Dimanche soir, vers 6 h. 1/2, un jeune chauffeur, M. Edouard Six fils, revenait à Roubaix à moto-cycle. II marchait à toute vitesse. Arrivé au Bois Central, il n’entendit pas le signal du tramway électrique et vint donner en plein dans le devant de la voiture.
- Machine et chauffeur furent relevés dans un piteux état. Le motocycle était complètement télescopé. Quant à son conducteur, il avait la mâchoire fracassée et la tête couverte de plaies.
- Malgré les soins qui lui ont été prodigués la victime a succombé aux suites de ses blessures.
- *
- ♦ *
- Histoire de M. Félix Faure, d’une truelle d’argent et d’une automobile.
- Dernièrement, M. Félix Faure posait la première pierre de la nouvelle digue du Nord, au Havre.
- La cérémonie avait été décidée après une visite inopinée du Président de la République, le 27 juillet, aux chantiers des travaux, qui font suite au large boulevard de Strasbourg.
- Pris de court, les organisateurs de la fête avaient commandé de toute urgence à M. Leudière, architecte à Paris, les objets caractéristiques qui servent aux cérémonies de ce genre. La truelle d’argent avec inscription fixant les événements du jour, le marteau à poignée ciselée et l’auge à mortier en bois des îles devaient être arrivés au*Havre à trois heures au plus tard, sous peine de compromettre le succès de la fête.
- Les organisateurs de la fête me demandèrent le service, que je ne pus leur refuser, d’aller chercher à Paris les précieux objets indispensables à la célébration du culte d’inauguration présidentielle.
- Mais nos artisans parisiens, mobilisés trop tard, n’étaien iprêts que le mardi matin, à neuf heures ; les trains pour le Havre étaient partis; pas moyen, ni par eau ni par air, d’arriver en temps pour la cérémonie.
- Je ne pouvais pourtant pas affréter un train spécial exprès pour moi et mes menus emblèmes, tous décoratifs lussent-ils.
- Alors quoi faire? Mc passer la truelle par le ventre à grands coups du marteau au manche ciselé aux initiales R. F.?
- Vatel lui-même eût hésité.
- Restait une ressource :
- L’automobile, suprême espoir!
- « Faites-donner la garde automobile », eût dit Napoléon.
- Vite au téléphone !
- Je me rappelle fort heureusement que Serpollet, existe. Sauve ! grâce à la tée Automobile.
- Pas de temps à perdre par exemple !
- Et une demi-heure plus tard, l’agile Serpollet, sur son agile serpoleite, prenait ma personne et les emblèmes sacrés de l’inauguration et nous filions dare-dare vers le Havre.
- J’ai connu sur cette route les vitesses de la course d’Amsterdam.
- Et nous sommes arrivés, couverts de la noble poussière de la route, une heure avant la cérémonie. Je rendais la truelle, le marteau et l’auge à mortier intacts ; l’honneur était sauf !
- p.589 - vue 590/833
-
-
-
- 590
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Vive Serpollet et vive l’Automobile !
- M. Félix Faure sait ce qui lui resté â faire, comme disait Alphonse Allais, que ftoüs avons pris efl route.
- (Le Vélo). Yves Guédon.
- Beyroux), sont informés qu’il est fait appel de 30 francs par action, à verser avant le 5 octobre 1808.
- (P.A. 10 Septembre).
- Une minute d'émotion jeudi soir, à la brasserie de l’Espérance.
- Par suite d’un faux mouvement un motocycliste avait renversé son réservoir à pétrole dans le ruisseau bordant la terrasse de la brasserie, et malheureuse coïncidence, un consommateur lançait au môme moment une allumette enflammée dans ledit ruisseau.
- L’essence prit feu immédiatement, et les flammes s’élevèrent jüSqu’â un mètre du sol sur une étendue de 10 mètres, éclairant sinistrement l’avenüe de la Grande-Armée.
- Dn put croire un instant à un épouvantable sinistre, mais quelques pelletées de terre eurent vite raison des flammes qui se dissipèrent en fumée.
- *
- * ¥
- Un agent, préposé à la circulation des voitures au coin des boulevards et du faubourg Montmartre, vient de trancher â sa façon ia question de la définition des motocycles, en levant son bâton devant une voiturette Bollée et en laissant passer un tricycle h pétrole.
- Gomme notiS lui demandions la raison de cette distinction :
- — La différence est grande, nous dit le matri-culé, on voit bien que ceci est une voiture, et il nous montrait la voiturette arrêtée.
- Le brave agent ne put entrer dans de plus amples considérations techniques.
- La Bourse
- CHEMIN DE FER DE L’OUEST
- PAnlS 4 LONDRÊS
- vià Rouen, Dieppe et Newhaven
- par la gare Sc- Lazare
- Services rapides de jours et do nuit tous les jours (dimanches et fêtés compris) et toute l’année
- Trajet de jours en 9 heures (lr° et 5e cl. seulement) Grande Econotnie
- Billets simples, valables pendant 7 jours :
- 1- cl., 43 f. 25; 2- cl, 32 f. ; 3. cl. 23 f. 25
- Billets d’aller et retour, valables pendant un mois :
- 1- cl., 72 f. 75 ; 2, cl., 52 f 75; 3- cl., 41 f. 50
- Départs de Paris Saint-Lazare, 10 h. matin, 9 h.
- soir.
- Arrivée à Londres : London-Bridge, 7 b.soir,7 h, 40 matin ; Victoria, 7 h. soir, 7 b 50 matin.
- Départs de Londres : London-Bridge, 10 h. mat , 9 h. soir; Victoria, 10' h. malin, 8 h. n'J Soir.
- Arrivées à Paris St-Lazare : 6 h. 55 soir, 7 h, 15 matin.
- Des voitures à couloir (W.-C. toilette, etc.) sont mises en service
- dans les trains de marée de jour entre Paris et Dieppe
- Des cabines particulières sur ies bateaux peuvent être réservées sur demande préalable.
- La Compagnie de l’Ouest envoie banco, sur demande affranchie, des petits guides-indicateurs du service de .Paris à Londres.
- Le» Sociétés d’éclairage électrique ont trahi un peu de '•faiblesse. Dans le groupe des valeurs de traction par l’électricité, on a traité les 7homson-Hoùston à 1611, la Compagnie Générale à 125 fr.
- L’action de la Compagnie de* Omnibus s’est échangée al894fr. ; celle des Petites Voitures à valu 8Î6 fr, Nous avons noté lés Tramways Généraux à 1 120 ; ies Tramways de Paris et de la Seine à 565 Ir.
- Saslêiés
- Liste îles Brevets invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM, Mabillier et Robelbt Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- MM- Albert Mantez et Louis Bonnet ont formé entre eux une société en nom collectif ayant pour objet l’exploitation d’un fonds de commerce de cycles et automobiles, pièces détachées et tous articles s’y rattachant, établi a I aixs, iuc PmiiC Chausson, 5. Le capital social est fixé a 40 060 fr.
- (P.A. 10 Septembre)
- *
- * *
- Avis aux actionnaires
- MM. les actionnaires de la Société l’Automobile sont informés qu’il est fait appel du quatrième quart soit 25 francs par action sur les 2 500 actions nouvelles émises en vertu delà délibération du 11 tuai
- 1808.
- Le versement 5 octobre 1898.=;
- devra être effectué au plus lard le (P.A. 10 Septembre).
- MM. les actionnaires de la Compagnie des moteurs et automobiles M.L.B. (Brevet Landry et
- 274571, Ie1' février 1898, — Périssé. — Divers perfectionnements dans la construction des voitures automobiles.
- 274589. — ier février 1898. — RebOiS, - • Système de changement de vitesse applicable h diverses machines et particulièrement aux voitures automobiles,
- 274632. — 2 février 1898. — Société « Sirius » Luftg-as Automaten Gesellschaft Hamburg m. b, u. — Carburateur pour automobiles à gaz aériformes.
- 274664. — 3 féviier 1898, —Bary et Gasnier. __ Système de voitures automobiles.
- 274774. — 7 février 1898. — Rénaux,. — Dispositif de moteur à pétrole ou à gaz pour moto cycles, automobiles, etc,
- 274863, -—9 février 1898. — Girardot et
- Charroïi. -— Dispositif de transmission de mouvement à changement de marche et de vitesse, pour voitures automobiles.
- p.590 - vue 591/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 591
- 274899. — 10 février 1898. — Morel. — Voi-turette automobile.
- 275076. 16 février 1898. — Société nou-
- velle des établissements Decauville ainé.
- Nouveau dispositif d’allumage pour moteur à explosion.
- 274934. — 11 février 1898. — Société nouvelle de» établissements Decauville ainé. — Nouveau dispositif de Carburateur.
- 274935. — it février 1898. — Société nouvelle des établissements Decauville ainé. ~~
- Nouveau dispositif de voiture automobile.
- 275034. — 15 février 1898 — Savary. — Dispositif de mise en marche applicable aux voitures automobiles.
- 275107. 17 février 1898. - Savary. —
- Nouveau système de traction polir automobiles et tous autres véhicules etc.
- 275334. — 25 février 1898. (— Société française d’automobiles. — Dispositif d’allumage électrique pour moteurs à explosion^.
- 275126 — 18 février 1898. — Lockert. — Avant-train moteur indépendant.
- 275162 — 19 février 1898. — Société anonyme de mécanique industrielle d’AnZin.
- - Changement de vitesse»
- 275197. — 21 février 1898. — Bütikofer. — Vélocipède h moteur.
- 275205. — 21 février 1898. — Société Em. Delahaye et Cîe. — Système de tratsmission de mouvement pour automobiles.
- 275231. — 22 février 1898. — Altham. — Mécanisme de transmission de mouvement.
- 275241. — 22 février 1898. — Brewes et Cooper. — Perfectionnements apportés aux véhicules automobiles.
- 275264. — 26 février 1898. Court et Benoit. — Moteur à explosions équilibrées applicab.e aux automobiles.
- 275310.— 24 février 1898. — Arnould. — Nouveau moteur à vapeur pour automobiles.
- 275348. — 25 lévrier 1898. — Rozer et Ma* zurier. — Système de changement de marche et d’embrayage pour la commande des automobiles.
- 2753s 1 - — 25 février 1898. — Compagnie française des cycles. — Système d’embrayage progressif pour voitures automobiles et autres applications.
- 275420. — 28 février 1898. — Brillié. — Perfectionnements aux véhicules automobiles.
- 275539. — 3 mars 1898. — Féroo. — Chaudière tubulaire à vapeur, système Férot, spécialement applicable aux automobiles et aux locomotives sur route et sur rails.
- Accessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle ; régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 eu sus
- •k
- 4 4
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs, bris dans nos bureaux Emballage, 1 fr.; colis-postal en sus
- ___ __ AélminiStrateUf-gèrant : VUILLEMOT
- „ Imprimerie spéciale de la Looomottott Automobile DESMARKS, 151. a-rennc da Reale, Neailly-iur-Seite
- Bibliothèque fle « La Locomotion Automole »
- En vente dans nos bureaux :
- 1® Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes........... 2 50
- 2' — Voitures à vapeur............. épuisé
- 3® — — à pétrole ...... 10 »
- 4' — électriques, etc... 2 50
- Franco 0 fr, 40 en sus.
- 2° Couré élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un Vol. iu-folio, de 216 pages,prix 4 fr.— Franco, poslal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M, Diek Farmau.
- Préface de M. le baron de Zuylen. Un volume in-8®, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 francs, — Franco, 50 centimes en sus.
- 4<> Manuel pratique du conducteur d'automobiles, par Pierre et Yves Guédon ; un vol, in-8°; prix, broché, 5 francs.— Franco, 0 fr. 50 ou plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr,, et 2 (r. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par TarJy-pjgeiet; 1 broch. de 32 pages ; 0 lr. 50. — Franco, u ir. OU.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'au'omnb'ir» par Maurice Farmau, in-16, avec gravures. Prix : 3 fr, — 3 fr, 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et du Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M, H. de Grafligny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 ïr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles^de Dion, par J. Wolff; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco<
- 10® U Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 fr. 50 en mandat ou timbre.
- 1 vCartes Tarride des environs de Paris,eu quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres.. 1 fr. 25
- — — 80 — ..... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périsse ; un vol. in-8 de 20o pages, prix, 2fr. 50.
- Franco, 3 francs. _______
- 13“ Automobiles sur rails, par M. G. Dumont; un vol. in-8 de 184 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14“ Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet :
- 26r volume : Eléments de construction, 1 vol. in-16, cartonné, 4 francs. — Franco, 4 fr. 50.
- 3e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — franco 5 fr. 75.
- 16° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farinan, 1 vol. relié, 21r. 50. —Franco 2 fr. 75.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C®, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B. Chassenet, agent général pour la France.
- p.591 - vue 592/833
-
-
-
- 592
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILK
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTONOMES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Auüt- bamel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles & Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonnevilli* L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly K., bn-vcl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest frères, 109, rue de Rennes, Nantes.
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cuiieudet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C* générale des automobiles, dir. Trioulevre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol. et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Moni-rouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mot -plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philipus-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sfé Continentale d’Automobiles, système Gautu-r-Wehrlé, 31, rue Gavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme d-_s Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armee.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, systè me Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roeh-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Parip.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivi e, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine. j
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue , Taitbout.
- C' générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Lfergeon et C®, 17, rue Esprit-ues-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Destrayes trères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobilo Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe do tous systèmes, 5-1, avenue Montaigne. Lalitte(Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreint pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontame-Saint-Georges.
- Moteurs ^
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs B'ot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin. 154. quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Côly, 13 rue LafavpHe.
- Compteurs d’énergie
- M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour autorpobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision. «--H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- pour Electromobiles
- p.592 - vue 593/833
-
-
-
- Cinquième Année.
- N° 38
- 22 Septembre 1898
- ME DES YOTTQRGS ET VEHICULES MÉCAHUBES, pnbliEe sous le MHT PiTBOHAEE do TOBÎIIM.BB DE FRANCE
- SOMMAIRE DU IV* îtS
- Le Fiacre automobile, G. Desjacques.
- Sur les appareils d’aviation, Ader. L’Exposition de l’Agricultural-Hall, R. D. Nouveau dispositif de siège supplémentaire pour tricycles à pétrole.
- Moyeu tournant pour roues de voitures automobiles (système Haynes et Apperson). L’automobilisme aux Etats-Unis J.-H. Aubry.
- Tombereaux automobiles et balayage municipal, Daniel Bellet. '
- Attelages mécaniques, A. P.
- L’automobile aux manoeuvres du 1er corps. Antibes-Grasse-Antibes.
- Petites Nouvelles.
- Sociétés.
- La Bourse.
- NOUVEAU DISPOSITIF DE SIÈGE SUPPLÉMENTAIRE POUR TRICYCLES A PÉTROLE
- p.n.n. - vue 594/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 591
- Le fiaers automobile
- On sait que depuis trois semaines les Parisiens peuvent, sinon voyager en fiacre automobile, — on n’y monte que 2 ou 3 à la fois — du moins savoir que certains d’entre eux ont pu le faire.
- Un seul fiacre, c’est déjà un commencement. Il est lourd et laid, mais c’est un ancien fiacre transformé par l’addition de boîtes qui le rendent un peu bossu. Dorénavant la Compagnie Générale des Transports Automobiles nous donnera des véhicules construits spécialement en vue de l’usage auxquels ils sont destinés.
- La Compagnie Générale des Transports Automobiles, la C. G. T. A., comme dit la casquette du conducteur, nous promet 200 fiacres : croyons la, elle nous en a déjà donné 1. Et que deviennent donc, direz-vous, les autres fiacres ? Ce n’est pas la C. G. T. A. qui avait eu le ier prix à ce curieux concours de fiacres où les prix ont été décernés, paraît-il, bien que la Commission ne se soit pas réunie depuis le 30 mai? Comment se fait-il que le Ier prix ne se montre pas, lui aussi ?
- Ce serait encore là le meilleur concours de fiacres.
- Que deviennent aussi les fiacres anglais, dont M. Bixio nous menaçait. On disait, il y a trois mois, qu’il en sortirait 110 au ier octobre. Dans huit jours nous serons fixés.
- En attendant nous ne pouvons répondre à toutes ces questions. Point n’est besoin d’avoir 110 ou même 20 fiacres pour les mettre en circulation. Les constructeurs attendent-ils le moment où ils pourront faire du 20 à l’heure? Déjà le fiacre existant fait officiellement du 14, ce qui dépasse les 12 de la préfecture, chiffre dont celle-ci semble avoir reconnu le ridicule. Les constructeurs trouvent ils qu’il est impossible de faire ses frais autrement que par une vaste exploitation quand on fait payer la course 1 fr. 50 et l’heure 2 fr.
- Il paraît, en effet, « que les voitures ne pouvaient, autrement, avoir l’autorisation de stationner. » Donner plus de confortable, plus de vitesse et ne pas pouvoir faire payer plus cher, est évidemment regrettable. Et s’il faut quelqu’un pour porter l’anathème des Parisiens humiliés de leurs pauvres moyens de locomotion, que ce soit encore la Préfecture, elle a bon dos.
- Mais souvenons-nous qu’il a îallu un rare courage à la C. G. T. A. pour faire sortir un seul fiacre et non pas attendre 3 ans qu’elle en ait 200 pour « inonder » Paris.
- MM. le baron Rogniat, Eschwège, Sal-vago, Peter et Delorme, qui constituent le Conseil d’administration de la Compagnie Parisienne des Fiacres Electriques, ont bien mérité de la population parisienne.
- G. Desjacques.
- Sur les appareils d’aviation
- Nous reproduiàfcnê à titre de document la note déposée par M. Ader à l’Académie des Sciences. M. Ader a construit, comme l’on sait, des aviateurs à ailes articulées, qu’il a baptisés Avions.
- Les appareils d’aviation auxquels je travaille depuis de longues années et que j’appelle avions n’appartiennent pas à la famille des aéroplanes ; ils reproduisent comme forme générale l’aile de la chauve-souris.
- Depuis longtemps j’ai observé que les ailes des oiseaux forment, de l’avant à l’arrière, dans le sens de la translation, une spirale caractérisée par l’angle invariable du rayon avec les tangentes menées aux points de la courbe. Cette spirale présente une courbure plus ou moins accentuée, selon la charge des ailes, mais on la retrouve toujours et partout. J’ai donc appliqué à mes appareils ce principe dont ne se déparlit pas la nature et qui semble être la base fondamentale de l’aviation.
- Les formes que je donne aux charpentes des ailes se rapprochent de celles des chauves-souris. Leurs incurvations d’apparence bizarre sont la conséquence des efforts de directions multiples qu’elles doivent supporter. Ces charpentes sont creuses et faites par un procédé spécial qui me permet d’obtenir d’elles une très grande rigidité, tout en leur maintenant une légèreté extrême. Elles sont maintenues en position par des tirants en fil d’acier. Les voiles ou membranes qui servent de point d’appui dans l’air sont en étoffe de soie ; quelques-unes sont élastique, d’autres sont sillonnées par de petits tirants logés sur l’étoffe et qui suivent les lignes de force. Les ailes sont articulées en toutes leurs parties et se plient complètement. Pendant l’action du vol, ces ailes ne sont pas battantes, elles restent étendues dans une position de planement; leur translation est obtenue par de puissants et très légers propulseurs ; elles sont mobiles à l’épaule et se manœuvrent sans efforts de l’intérieur de l’avion.
- La force motrice est fournie par la vapeur. Les machines, taillées dans l’acier, sont à quatre cylindres et à double expansion, avec une admission au cinquième de la course : elles commandent directement un propulseur de quatre branches, iationnellement établi. Le générateur est tubulaire; la vaporisation s’y fait, on peut dire, instantanément ; car, toutes issues fermées à la vapeur, la pression accusée par le manomètre monte d’un atmosphère' par seconde. Le combustible est approvisionné à l’état liquide et envoyé vaporisé dans le foyer. Les vapeurs d’échappement se liquéfient dans un condenseur spécial qui ne laisse rien perdre. Le poids total des générateurs, machines, condenseur, est d’environ 3 kg. par force de cheval nominal ; la machine seule, à son maximum de vitesse et à sa plus grande pression, n’arrive qu’au poids de 3 kg par cheval. Pratiquement, dans l’air, on peut disposer et compter sur
- p.594 - vue 595/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 595
- une force de traction effective, au bout des propulseurs, variant entre Ja moitié et le tiers du poids total de la force motrice, combustibles et iquides exceptés.
- Ainsi qu’on le voit, en dehors de l’aviation, cette force motrice est susceptible d’être appliquée aux aérostats dirigeables. Il serait possible en effet, avec un appareil moteur de i ooo kg, d’obtenir une traction permanente de 300 kg à 500 kg.
- Le dernier appareil que j’ai construit et avec lequel j’ai exécuté quelques expériences, a environ 15 m. d’envergure ; les ailes sont chargées, selon le poids du conducteur, du combustible et des accessoires, de 10 kg à 20 kg par mètre carré. Le poids total, sans conducteur ni combustible, est de 258 kg ; à charge complète, il atteint 500 kg.-
- Les roues d’atterrissage qui supportent l’avion sont folles et peuvent prendre toutes les obliquités pendant les manœuvres sur le sol. Il existe, en outre, un gouvernail à l’arrière qui agit isolément.
- L’appareil est à double traction ; chaque machine commande directement son propulseur ; elles tournent en sens inverse l’une de l’autre et sont complètement indépendantes; il en résulte que les propulseurs servent aussi à la direction de l’appareil. Dans ce but, une barre de gouvernail commande un régulateur de prise de vapeur appartenant à la machine de gauche et une autre à la machine de droite, de telle sorte que, quand l’un s’ouvre, l’autre se ferme de la même quantité; comme c’est le même générateur qui fournit la pression, la somme d’énergie totale reste constante; la répartition seule de cette énergie est modifiée et l’évolution de l’appareil est obtenue.
- Tel est, dans ses grandes lignes, le dispositif que j’ai l’honneur de soumettre à l’Académie, et sur lequel je vais entreprendre des exnériences, dès que les circonstances me les rendront possibles.
- Ader.
- Nous avons, dans un de nos derniers numéros, donné un compte rendu rapide de l’exposition d’automobiles de Londres Citons encore parmi les exposants la Riher Electric Motor Company, de New-York, représentée par MM. Shippey frères, qui exposait un véhicule à quatre places, muni d’accumulateurs Headland et actionné par le moteur Riker.
- MM. Daniel Augé et Ci9 exposaient une voiture munie du moteur Cyclope.
- La Société le Carbone, de Levallois-Perret, exposait des accessoires d’allumage Dans le Sland de l’Automobile Association, les voitures qui attiraient le plus l’attention du public étaient les voitures Dueroiset (système Berret) connues en Angleterre sous le nom de voitures Hercules et bien connues de nos lecteurs. R. D.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Hmu dispositif Se siège supplémentaire
- pour tricycles à pétrole
- Les voiturettes attelées derrière les tricycles ont l’inconvénient d’être relativement lourdes et de ne pas permettre de conversation avec le conducteur qui semble être le postillon des voyageurs qu’il conduit.
- D’autre part, les sièges placés à l’arrière fatiguent l’essieu du tricycle et tendent à faire se soulever la roue d’avant, ce qui donne une direction peu sûre.
- Nous donnons, en tête de ce numéro, la reproduction d’une photographie que nous envoie un de nos lecteurs, M. Pasquet. Comme on le voit, la nouvelle remorque qu’il a imaginée, se compose simplement d’une roue et d’une selle de motocycle.
- L’attelage d’une très grande simplicité est fixé à l’arrière d’un tricycle à pétrole par une sorte de pont permettant toutes les oscillations autour du point d’attache, dans le sens vertical, pour suivre les irrégularités du terrain et dans un plan horizontal, pour éviter le fringalement dans les tournants, de telle sorte que l’appareil peut suivre toutes les sinuosités de la route.
- M. Pasquet vient de faire, avec ce siège remorque attelé à son tricycle, une longue excursion dans le Gâtinais dont on connaît lés routes assez accidentées. Il était accompagné d’un de ses amis n’ayant jamais monté à bicyclttte. Malgré cela, les deux voyageurs ont pu faire, sans fatigue, des étapes de 130 kilomètres par jour.
- Les routes les plus accidentées peuvent être parcourues sans avoir besoin de pousser la machine. Lorsque dans le haut d’une côte longue et dure, le moteur menace de s’arrêter, le second cavalier met pied à terre, ce qu’il peut faire facilement n’étant gêné par rien, et une fois le moteur reparti, reprend facilement place sur la selle. C’est pour, cette raison qué cette deuxième selle est plus basse que celle du tricycle, ce qui d’ailleurs n’est pas une condition indispensable.
- Ajoutons que l’appareil que nous reproduisons aujourd’hui et qui a toujours fonctionné parfaitement a été construit sur les données de M. Pasquet, par un simple serrurier de village et peut être réalisé à peu de frais avec une roue de motocycle et une selle pneumatique.
- Il suffit pour le fixer au tricycle de visser deux boulons sur une barre attachée au bâti du motocycle. En temps ordinaire, cette barre peut être utilisée comme porte bagages.
- p.595 - vue 596/833
-
-
-
- 59G
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Moyeu tournant pour roues de toitures automobiles
- Système Haynes et Apperson (1)
- Ce nouveau système de moyeu offre cette particularité que l’axe vertical, suivant lequel tourne le plan de la roue pendant le changement de direction, se trouve exactement dans le plan de la circonférence de roulement, ce qui annule presque complètement la résistance qu’éprouve le chauffeur pour diriger sa voiture.
- La figure i ci-dessous représente une vue en plan de ce moyeu avec une coupe dans
- la roue sur laquelle il est monté. La figure 2 est une coupe horizontale par v-x de la figure 1 et la figure 3 représente une coupe par jy-i de la figure 2.
- Sur ces dessins, V représente l’essieu d’avant, qui est fixé sous la caisse de la voiture et ne peut se déplacer sur elle. Les extrémités de cet essieu, dont la section est carrée, pénètrent dans les moyeux Ç” de chaque roue, et sont reliés par des chevilles
- Vue extérieure'et
- c à des boîtes triangulaires A, sur lesquelles les moyeux sont montés et qui font fonction de fusées. Dans l’évidement triangulaire a, est logée l’extrémité de l'essieu b\ de telle sorte que le moyeu C’ peut recevoir un mouvement d’oscillation horizontal par rapport à l’essieu V et en tournant sur la cheville c.
- La boîte A est munie d’une partie annulaire c’ sur laquelle est vissée la cuvette à
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet. Office International, pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- A'rj. /
- 3.
- c y \ .
- 's du moyeu tournant
- billes c2 faisant vis-à-vis à la cuvette cz logée dans le moyeu C’. La boîte A est terminée par un axe c\ à l’extrémité duquel est fixée une cuvette à, qui roule sur les billes maintenues par la cuvette c6, appartenant au moyeu de la roue.
- D’après ce qui précède, on voit que la la cheville c établit une liaison rigide entre le moyeu et l’essieu ; mais pour assurer d’une façon encore plus certaine, l’indéfor-mabilité de l’assemblage, les parois horizontales de la boîte triangulaire a sont disposées parallèlement l’une à l’autre et soigneusement fraisées à l’intérieur, de façon à
- p.596 - vue 597/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 597
- parfaitement s’ajuster sur l’extrémité rabotée de l’essieu carré b’.
- La manœuvre s’opère du siège à l’aide d’un levier ordinaire qui actionne, par des moyens convenables, la tringle E et par suite le levier M boulonné sur la boîte A.
- Ce dispositif de moyeu tournant offre aussi l’avantage d’éviter que les roues directrices ne se déplacent accidentellement pendant la marche par suite de la rencontre d’un obstacle. Le levier de direction est donc beaucoup plus facile à tenir qu’avec les anciens systèmes.
- L'aotomobilisme aux Etats-Unis
- Nous sommes, en France, assez mal renseignés sur le développement de l’automobilisme aux Etats-Unis. Il ne faudrait pas en conclure que la question des véhicules mécaniques laisse indifférent un pays ouvert à toutes les idées nouvelles, très laborieux et outillé comme aucun autre pays du monde ne peut se vanter de l’ètre. On a bien mis en avant l’argument des routes, qui paraît-il sont pour la plupart aussi peu roulantes que nos chemins de terre que la moindre averse transforme en véritables cloaques et qui seraient à elles seules un obstacle sérieux au développement des véhicules mécaniques.
- Cet argument, qui n’est pas sans valeur, ne nous paraît cependant pas assez fort pour détourner les énormes usines américaines d’une industrie qui procure déjà à la main-d’œuvre française un salaire annuel de plus de 60 millions de francs.
- Lors même que les Américains renonceraient à fabriquer pour eux-mêmes, ils n’en fabriqueraient pas moins en vue des autres pays plus favorisés qu’eux sous le rapport des routes.
- Mais il n’est pas encore prouvé qu’on ne pourra bientôt circuler en automobiles de New-York à San-Francisco. Les Etats-Unis d’Amérique sont un pays encore neuf à maints points de vue. Le développement et la multiplicité des voies ferrées ont rélégué au second plan la question des routes dans les soucis des gouvernants : mais, vienne un bouleversement dans la locomotion, comme celui qu’est appelé à causer partout l’automobilisme, et les millions de dollars sortiront comme par enchantement des coffres de l’Etat pour faire les routes spacieuses qui répondront aux besoins nouveaux de la circulation. N’oublions pas que c’est en Amérique que l’on trouve à cette heure les plus beaux trottoirs cyclables.
- *
- * *
- Vers la fin du siècle dernier, l’industrie mécanique n’existait pas aux Etats-Unis. 11 fallait la créer de toutes pièces, pour ne pas être plus longtemps tributaires des Anglais.
- Une Société d’ingénieurs se fonda sous le titre de Massachusetts Charitable Mechanics’ Associa-
- tion, qui eut d’humbles débuts, prit peu à peu une très grande extension et qui, de succès en succès, est devenue une institution colossale, au point de posséder au centre de Boston, dans Huntington Avenue un siège social qu’envierait plus d’un souverain pour son palais.
- Tous les trois ans, la Massachussets Charitable Mechanics’ Association organise à ses frais une exposition de mécanique où sont venus s’exhiber tous les perfectionnements mécaniques modernes et les machines-outils perfectionnées pour tous les usages possibles. Les Etats-Unis doivent à cette institution toute leur prospérité industrielle actuelle,ainsi que leur merveilleux outillage que s’em pressent aujourd’hui d’adopter toutes les usines du monde, outillage à tel point merveilleux qu’il menace la prospérité industrielle du pays par la surproduction qu’il entraîne.
- ♦ »
- L’idée devait venir aux éminents ingénieurs qu1 sont à la tète de la Massachusetts Charitable Mechanics’ Association, de faire quelque chose pour l’automobilisme naissant. L’automobilisme n’est-il pas en effet sa chose ; son extension n’intéresse-t-elle pas au plus haut point la mécanique ; l’outillage américain ne trouverait-il point dans la fabrication des automobiles un emploi tout indiqué ? Qui pourrait dire si l’industrie américaine ne va pas d’emblée se placer à côté des nations qui ont pris la tête du mouvement automobile ?
- On ne perd pas son temps en vaines discussions de l’autre côté de l’Atlantique, à Huntington Avenue pas plus qu’ailleurs. Une exposition d’automobile fut décidée : elle se tiendra à Boston, du 6 octobre au 20 décembre de cette année, dans le magnifique hall de Huntington Avenue. L’emplacement est prêté gratuitement aux exposants, qui n’ont même pas à faire les frais de leur installation. L’Avenue Huntington a été accordée par la police aux organisateurs pour permettre aux exposants de faire essayer des types de voitures semblables à ceux exposés ; la charge électrique et la fourniture de pétrole sont gratuites pour tous ; enfin, le comble des avantages, les bénéfices de l’entreprise seront partagés, suivant la coutume suivie jusqu’à ce jour par la Massachusetts Charitable Mechanics’ Association, entre tous les exposants.
- * *
- On comprend que le plus petit constructeur, l’inventeur le plus humble, n’hésite pas, dans ces conditions à exposer ses produits, et que le public accoure en foule à une exposition où il est sûr de voiç des choses intéressantes et tout ce qu’il y a de nouveau en mécanique.
- C’est à cette largeur de vues que la M. C. M. A. doit sa prospérité matérielle, son influence morale énorme sur l’industrie américaine tout entière qu’elle a couvée et fait éclore.
- Pendant la première quinzaine de l’exposition, la grande institution américaine veut aussi organiser un concours ; non pas une course, mais un concours. Pour ce concours; la police bienfiti^
- p.597 - vue 598/833
-
-
-
- 598
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- santé institution s’il en fut, en Amérique — laisse à la M. C. M. A. la libre disposition du vaste parc de Charles River, qui n’est situé qu’à un mille et demi des locaux de l'exposition. C’est dans les spacieuses allées de ce parc très étendu, allées plates ou accidentées, de pentes très différentes et se prêtant on ne peut mieux aux expériences auxquelles elles serviront, que les différents véhicules entreront en concurrence. Les points sur lesquels ils seront examinés son'; les suivants :
- Vitesse en plat, vitesse en côte très accentuée, virage dans le plus petit esp.ace, arrêts brusques sur un signal inattendu,économie de combustible, puissance des freins, bruit du moteur, trépidations, mise en marche, temps passé au remplissage du réservoir, au graissage, prix de la machine, poids, confortable.
- Ne sent-on pas à ce seul programme que les Américains vont ici droit au but, et n’est-on pas certain d’avance que la voiture primée après de telles épreuves et jugée d’après ce critérium, est celle qui se rapproche le plus de la voiture idéale.
- Ne comprend-on pas clairement que toute, la fabrication la prendra pour modèle et qu’elle sera le point de départ de recherches nouvelles, d’après des principes désormais acquis et reconnus supérieurs.
- *
- * *
- Nous n’avons pas été peu surpris, lors de l’Exposition d’automobiles des Tuileries, devant les modèles que nous expédiait déjà à cette époque l’industrie américaine ; attendons-nous àapprendre que l’exposition de Boston a mis en lumière des perfectionnements nombreux et, puisque la Mas-sachusets Charitable Mechanics’ Association s’en mêle, ouvrez l’œil, vous tous qui tenez entre vos mains les destinées de l’industrie automobile française, car on peut dire que l’industrie automobile américaine est née. ’
- (Journal des Sports) J.-H. Aubry.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 2° Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 3° Un brevet de moteur rotatif.
- 4° Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 5° Les licences d’exploitation d’un nouveau véhicule entièrement terminé et que l’on peut voir fonctionner, de dispositifs nouveaux et d’une grande simplicité, d’un prix de revient très faible.
- Tombereaux automobiles
- et balayage municipal
- Qu’elles y procèdent elles-mêmes avec leur propre cavalerie ou qu’elles aient recours à des entrepreneurs, les municipalités ont à payer des sommes fort importantes pour la traction animale des tombereaux employés à l’enlèvement des immondices de toutes sortes ; et avec les progrès de traction automobile, on devrait tout naturellement songer à celle-ci pour les transports dont .il s’agit. Il est évident que, en la matière, le bruit du moteur, ses odeurs sont tout-à-fait secondaires et le véhicule automobile à poids lourd est indiqué.
- La « Vestry », on pourrait dire l’administration municipale d’une ville anglaise, la ville de Chel-sea, s’inspirant de ces considérations, a examiné cette année s’il n’y aurait pas lieu d’adopter la propulsion automobile pour les tombereaux du service du nettoyage et elle a chargé M. J.-W.-E. Higgens, un ingénieur civil, de faire une enquête et un rapport sur ce sujet. Le rapport est assez développé et nos lecteurs s’intéresseront à en con -naître l’esprit et les conclusions.
- Après avoir fait remarquer l’usure réelle de la surface des rues qui est produite par les pieds des chevaux et en outre les immondices que produisent ces mêmes chevaux, M. Higgens se voit naturellement forcé d’exiger des véhicules automobiles proposés à la « Vestry », qu’ils remplissent les conditions posées par la fameuse loi dite « Locomotive on highways set » de 1896 et par les règlements d’exécution. On sait que tout véhicule automobile doit peser moins de 3 tonnes (3048 kilogr.) en ordre de marche, ne point émet tre de fumées ni de vapeurs visibles, mesurer moins de 1 m. 98 de largeur, toutes saillies comprises, avoir des bandages plats (larges de 76 ou roi millimètres, suivant qu’ils pèsent plus de 1 ou 2 tonnes), posséder la marche en arrière comme en avant et deux freins indépendants. M. Higgens insiste sur les conditions générales à remplir, facile accès du moteur et simplicité de ses différentes parties, notamment des appareils de direction, de mise en marche et de renversement de marche, possibilité de basculer par recul, de tourner court.
- Il faut qu’un homme puisse suffire à sa conduite et qu’il emporte avec lui un approvisionnement suffisant pour le travail d’une journée.
- Passant en revue les différentes sortes possibles de moteurs, l’ingénieur de la municipalité de Chelsea constate les avantages du moteur à pétrole, notamment l’absence de chaudière ; mais, par contre, il faut tenir compte de la complication des changements de vitesse, et de l’obligation où l’on est de laisser constamment tourner le moteur durant les arrêts. Les moteurs électriques suppriment le bruit, la fumée, l’odeur ; mais ils sont lourds, nécessitent des rechargements fréquents d’accumulateurs. Pour l’instant, dit M. Higgens, et nous sommes pleinement de son avis sur ce point comme sur beaucoup d’autres, la traction électrique ne peut s’appliquer qu’aux fiacres et aux voitures d’agrément, et encore ne s’éloignant pas des villes.
- Au contraire la machine à vapeur est un vieux
- p.598 - vue 599/833
-
-
-
- LA ^OCQMOTIQN AUTOMOBILE
- 599
- serviteur qui a fait ses preuves, et sa forfpe actuelle est le résultat de multiples améliorations successives. La vitesse s’en '•ègle aisément, la mise en marche, le renversement de marche se fqnt avec toute facilité ; on obtient la condensation de la vapeur, et on fait des chaudières de petites dimensions assurant parfaitement les besoins de l’automobilisme. En un mot, M. Higgens estime que les machines à vapeur sont appelées à un grand succèspour les véhicules à poids lourds.
- Il a fait une enquête complète auprès des différents constructeurs, et qu’on nous permette d’en citer les résultats quelque peu en détail : op y trouvera des renseignements fort intéressants sur l’industrie automobile anglaise, appliquée à des véhicules tout spéciaux du reste. Il avait demandé des devis bien précis à une série de maisons, en leur disant qu’il lui fallait des tombereaux susceptibles de contenir près de 5 mètres cubes d’ordures ménagères pesant au maximum 4 tonnes.
- Les fabricants de véhicules mécaniques électriques ne semblent même pas avoir songé à présenter de propositions. La « Daimler Motor Co » et la « Great Horseless Carriage Co », de Coven-try, qui ne font que des moteurs â pétrole, ont déclaré qu’elles étaient hors d’état de fournir des automobiles d’une pareille taille. MM. Rootes et Venables, de Westminster bridge, à Londres, proposent un tombereau avec moteur de 6 chevaux, donnant une allure maxima de 10 kilomètres avec une charge de 1 1/2 tonne, pour-un peu plus de 10000 francs. Le coût du combustible serait de o fr. 30 par heure.
- Cinq propositions ont été faites pour des véhicules à vapeur.
- Voici celui de la « Lancashire steam motor Co », de Leyland, répondant aux conditions posées et devant coûter 8 000 francs. Le corps du tombereau serait en bois et fer, son châssis en acier en U avec remplissage de chêne. Le moteur, placé comme la chaudière à côté du siège du cocher, serait de 14,5 chevaux, donnant une vitesse de 6, 5 kilomètres; la chaudière formée de tubes coniques en cuivre, fonctionnerait à une pression de 1 406 kgs par décimètre carré. Le chauffage est fait au pétrole, sans surveillance spéciale du conducteur; la consommation ressort au maximum à 9 litres par heure.
- Les proposions de MM. T. Cqulthqrii, de ]Rres-ton, comportent un prix de vente de 8 600 francs. La puissance du moteur sera de 9 chevaux ordinairement, et de 18 quand la haute pression sera employée dans les deux cylindres. Au moyen d’un seul levier et d’une soupape de distribution brevetée, on fera varier l’admission de la vapeur. La chaudière, chauffée au pétrole comme la précédente, sera du type à tubes d’eau droits; pour une journée entière de travail, on brûlera moins de 68 litres de pétrole.
- M, Toward and Co, de Newcastle-on-Tyne, demandent près de xi 000 francs popr un véhicule dopt le moteur sera compound, chauffé au charbon ou au coke, et donnera 8, 6 ou 4, 8 kilomètres. Tout compris, pareil tombereau coûterait environ de 33 à 44 francs par semaine, en tenant compte du salaire du conducteur.
- La « Liquid Fuel Engineering Co », de East Cowes, demande jusqu’à 13 300 francs pour un moteur qui pourrait, il est vrai, traîner 5 tonnes; la machine Compound lui fournirait une vitesse de 8 à 9, 6 kilomètres ; la chaudière à tubes d’eau serait chauffée au pétrole, le feu étant réglé automatiquement par la pression de la vapeur.
- Enfin, le dernier soumissionnaire, la « Steam carriage and wagon Co », de Chiswick, ne pourrait se contenter de moins de 16 900 francs pour un véhicule ne transportant que 3 tonnes, à charpente et à roues en acier. La chaudière sei'ait à tubes d'eau système Thornycrofl. La Compagnie en question a déjà construit 2 tombereaux qui fonctionnent régulièrement à Chiswick, et consomment par jour 102 kgs de houille pour ramasser et transporter 16 mètres cubes d’ordures.
- M. Higgens s’est formellement prononcé en faveur, des tombereaux automobiles, et naturellement des moins coûteux, et, en considérant qu’un de ces véhicules peut remplacer deux tombereaux à chevaux, il a dressé les deux devis comparatifs suivants, qui sont fort instructifs.
- TOMBEREA.U AUTOMOBILE
- Dépense d'achat........................8 080
- Dépenses annuelles Salaire hebdomadaire du
- conducteur................. 43 75
- Salaires de deux balayeurs 63 »
- Cqmbustible, eau, etc. . 30 30
- Total par semaine . . . 157 23
- Ce qui fait par an . . . 8 177 »
- Si l’on y ajoute. . . . 818 »
- représentant 10 0/0 de ce
- chiffre pour dépréciation,
- amortissement, etc.,nous aurons comme
- Dépense annuelle totale . 8 995 »
- DEUX TOMBEREAUX A I CHEVAL
- Dépenses d'achat
- Deux chevaux à 1 750 francs ... 3 300
- Deux tombereaux à 1 250 francs . . 2 500
- Total ... 6 000
- Dépenses annuelles Salaires des charretiers (4eux à 35 francs,. ... 7©
- Deux balayeurs à 31 fr. 50 63
- Nourriture et entretien des *
- chevaux,à 20 francs l’un. . 40
- Total par semaine. . . 173
- Ce qui fait par an. 8 996
- Si l’on y ajoute. . . . 45°
- pour dépréciation, amortissement, etc, nous arrivons au
- chiffre de...................9 44^
- pour la dépense annuelle.
- La conclusion s’impose nettement : les tombereaux autorqobiles sont plus économiques que les véhicules à traction animale ; d’autant qu’il faut tenir compte de la mortalité qui peut frapper les chevaux. Et l’ingénieur de la Ÿestry de Chelsea a conclu nettement à l’adoption des véhiculés automobiles. Daniel Bellet.
- p.599 - vue 600/833
-
-
-
- 600
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Des modifications intéressantes ont été apportées aux attelages mécaniques, depuis la description donnée l’année dernière par
- le journal (i). Comme l’indique le dessin ci-joint (pi. )), rien n’a été changé à ce qui constitue l’attelage proprement dit.
- i
- Planche I. — Dispositif d'attelage à l'avant.
- ' C’est toujours un truck suspendu par des ressorts sur l’essieu d’avant-train, destiné à porter le moteur et sa transmission dont la fonction consiste à faire tourner deux pi-(1) Voir le numéro du 2 décembre 1897
- gnons à chaîne Galle qui communiquent leur mouvement à deux roues du même genre fixées sur les rais de la voiture à laquelle est conservé son écuage ou carrossage.
- La direction a été modifiée4 Pour éviter
- p.600 - vue 601/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 601
- les soubresauts ressentis par la manette directrice, on a remplacé l’essieu ordinaire muni de deux roues par une roue unique manœuvrée par un parallélogramme aboutissant au siège du conducteur et une poi-
- gnée unique. De cette façon, les deux roues de l’avant-train et cette roue directrice forment un véritable tricycle d’une mobilité très grande.
- On peut d’ailleurs, pour augmenter la
- i
- Légende
- A Moteur, B Combinaison de roues d’angle pour transmission du mouvement moteur, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, Engrenages pour mise en marche et changements de vitesse, G Système différentiel, Z) Pignon de commande du système différentiel, E, El Pignon et roue recevant le mouvement de l’arbre portant le différentiel, (Les roues El sont fixées sur les rayons des roues motrices), I Châssis supportant le mouvement, 6rroue d’appui du châssis I, M, Ml Leviers de changement de vitesse, N Mise en marche du moteur, T, T1 Embrayages hydrauliques, K Secteur de guidage des roues directrices J, R,R1 Pièces d’attente pour l’attelage d’un cheval.
- Planche II. — Dispositif d'attelage à l'arrière.
- stabilité de tout le système, remplacer l’unique roue directrice par deux roues placées sur un essieu système Jeantaud, Le cas est prévu»
- Tout en ne préconisant aucun système de transmission j’ai choisi, en place de celui par engrenages, celui par courroies et tendeurs, sans obligation de faire glisser les
- p.601 - vue 602/833
-
-
-
- 602
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- courroies d’une poulie sur l’autre. C’est ici qu’interviennent les pistons hydrauliques dont la manœuvre facilite singulièrement le fonctionnement du système.
- Fixés à la partie inférieure des bâtis servant d’appui aux arbres supportant les engrenages de la transmission finale, des pistons hydrauliques au nombre de quatre autant que de courroies) sont actionnés, du siège de cocher, par quatre autres pistons du même genre reliés au premier par de petits tubes remplis de liquide incongé-lable.
- Les pistons fixés sur le garde-boues, à partir du cocher, étant dans la position de repos, le moteur peut tourner et rien ne marchera.
- Que l’ou manœuvre un piston de façon à faire tendre une courroie, l’attelage entre en marche à la vitesse voulue.
- Trois de ces courroies sont pour les diverses vitesses et la quatrième est pour la marche arrière.
- Le conducteur doit toujours avoir en main les deux poignées de manœuvre de sa voiture. De la main gauche il manœuvre la direction, et de la droite il appuie toujours sur celui des leviers qu’il convient pour l’embrayage de la vitesse qu’il a choisie. Qu’un accident, qu’une inattention se produise et la voiture s’arrête d’elle-méme.
- L’attelage par derrière (PL II) est représenté avec sa transmission par engrenages, absence de chaîne pour la mise en marche des roues de derrière et sa direction par l’avant-traip.
- C’est toujours le même système, mais on peut lui appliquer la transmission par courroies comme dans le cas précédent.
- Enfin pour les vpitures de luxe, on pourra appliquer la combustion à l’alcool en remplacement du pétrole dont l’odeur peut incommoder. En ajoutant à l’alcool une faible quantité de glycérine on obtient une légère odeur de sucre brûlé qui est loin d’être désagréable.
- En tous cas, l’application des moteurs électriques pourra toujours être applicable au système d’attelages qui vient d’être décrit.
- A. P.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- Ue Baudr> du Sauuiep
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, postal en sus.
- L’iatoioliile aax manœuvres in 1er Corps
- La première division du Ier Corps d’armée possédait une automobile, conduite par un réserviste, M. Jouville, l’un des directeurs de la maison Cambier.
- Depuis le début des manœuvres, cette voiture a été employée successivement par le colonel Guelle, commandant le 43* de ligne, et par le général Avon, pour aller reconnaître les terrains des manœuvres du lendemain et visiter les cantonnements disséminés sur plusieurs villages.
- C’est surtout jeudi que la voiture automobile a montré quels services elle pouvait rendre.
- M. Jouville, parti d’Avion à 8 heures du soir, arrivait à Arras où il couchait. Il en repartait le lendemain au petit jour pour Cambrai (45 kilomètres), où il devait prendre le général Chanoine.
- Aussitôt arrivé à Cambrai, le général Chanoine montait en voiture et se vendait sur le terrain pour assister à la fin de la manœuvre; puis, toujours en voiture, il allait au-devant des divers régiments se rendant à leur cantonnement.
- Le général est reparti à midi pour Lille en chemin de fer, quittant la voiture qui venait de parcourir 123 kilomètres en quelques heures à peine.
- A la deuxième division, le service d’automobile était assuré par M. Havard-Duclos, ingénieur des mines de Lens, qui a piloté dans sa voiture l’état-major du général Strohl.
- C’est avec cette voiture qui s’est comportée admirablement dans la région très accidentée de Nielles-les-Bléquin que le commandement de la 2e division, accompagné du colonel de Campi-omeulles, a visité les cantonnements et les ser-vices d’avant-postes.
- AntiDes-GrassB-AntiliBs
- {Motocycles)
- La course de motocycles organisée par notre confrère 1 q Pneu, a été un vrai succès.
- La course passait par Antibes, Villpneuve, Roquefort, le Rouret, Grasse, où les concurrents s’arrêtaient pour signer, et revenaient à Antibes par la même route.
- A Grasse, le contrôle de virage étqit établi sur la place du boulevard Thiers, où les concurrents signaient. Le parcours total de la course était de 65 kilomètres, dont 20 de montée assez dure.
- La course comprenait deux catégories :
- i° tricycles d’un cheval trois quarts ; 20 tricycles d’un cheval un quart.
- Etaient engagés : MM. Meyan, Gasté, Garin, Georgieff, Roubert, Allègre, Brueys, Vieil, Jouan, Franc, Luc
- La liste des engagements portait de plus deux voiturettes montées par MM. de Michaëloff et de Ville-d’Avray.
- Une foule compacte était venue, malgré l’hepiy matinale, assister à cet event qui, depuis huit jours, défrayait toutes les conversations dans le monde sportif.
- p.602 - vue 603/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 603
- La plupart des concurrents inscrits se sont rangés sous les ordres du starter. On a toutefois appris avec régi et que M. Georgieff n’était pas en état de partir, ayant tait une chute assez grave la veille. Roubert, qui était un des favoris de la course, est parti 40 minutes après le départ et n’a pu par conséquent se classer. Gasté, que Garin avait de fortes raisons de craindre, n’a pas rendu à celui-ci la victoire trop difficile, ayant été victime de deux accidents.
- Voici les résultats :
- ire série (tri., 1 cheval 3/4) : Ier Garin, en r h. 42 m. ; 2e Gasté, en 1 h. 44 m. 51 s.
- 2e série (tri., 1 cheval 1/4) : Ier Franc, en 1 h. 57 m. 45 s. ; 2e Allègre, en 2 h. 18 m. 17 s. 1/5 ; 3e Brueys, en 2 h. 49 m. 11 s ; 4e Roubert, en 2 h. 11 m.
- Ce dernier est parti avec 42 minutes de retard.
- La moyenne des deux premiers est ainsi de 37 kilomètres à l’heure, malgré les 20 kilomètres de montée.
- Fstites Nouvelles
- Une course de cotes
- Les Niçois, qui n’en sont plus à leur coup d’essai en matière de courses d’automobiles, jettent en ce moment les bases d’une course d’automobiles de Lyon à Nice par les Alpes. On voit que les Niçois commencent à se pénétrer de l’esprit nouveau, car une course dans ces conditions ne ressemblera en rien à ce que nous avons vu jusqu’ici.
- • *
- * *
- L’Automobilisme et la santé publique
- Au prochain Congrès annuel du « Sanitary Ins-titute », Congrès qui se tiendra du 27 septembre au 1er octobr-1 au «. Mason’s University College », à Birmingham, M. E. Shrapnell Smith doit lire un rapport sur « Les avantages sanilaires de l’introduction des automobiles ». L’auteur exposera l’intérêt que présente pour la santé et aussi pour l’économie, l’emploi des véhicules à moteur et l’im. portance qu’il y a pour les municipalités à en favoriser le développement.
- * *
- Un omnibus électrique à trolley
- Dans la dernière séance du Conseil général de Seine-et-Oise, il a été donné lecture de la lettre suivante :
- « Monsieur le Maire,
- « J’ai l’honneur de vous informer que nous serions très désireux de créer un service provisoire d’omnibus automobile électrique à trolley, entre le pont du Pecq et la place du Château à Saint-Germain, en attendant que toutes les formalités néces saires à la demande de concession de tramway entre Saint-Germain et Nanterre par Chatou aient été remplies.
- « Je viens donc vous demander, en ce qui vous concerne, un avis favorable afin que je puisse obtenir de l’Administration préfectorale toutes ies autorisations nécessaires.
- « Veuillez agréer, etc.
- « F. Nave. »
- L’avis favorable a été voté à l’unanimité. Quelques membres du Conseil ont fait remarquer que cet avis favorable qui n’engage en rien la ville, facilitera les, démarches de M. Nave et permettra de montrer si oui ou non le système d’omnibus à trolley sans rails est pratique.
- L’A. C F. saisi par le fisc
- Voulant, par une énerg.que protestation, montrer au fisc qu’on le confondait avec les cercles de jeux et tripots qui vivent de lacagnote, l’Automobile-Club de France, notre grande Société d’encouragement à l’automobilisme, qui a fait naître et se développer une industrie qui rapporte à elle seule, â la classe ouvrière, un salaire annuel de plus de soixante millions de francs— le calcul vient d’en être fait par le M. le comte de Dion — l’A.C.F., dis-je, sommé par le fisc d’avoir à payer l’impôt sur les cercles, de 20 francs par membre, s’est refusé à payer la somme de 30,000 francs, qui lui élait réclamé indûment.Le fisc fort de sa manu militari, a poursuivi, épuisé toutes les formes de sommation, a saisi le cercle et a annoncé la venle dans le délai de trois jours. Le troisième jour, jugeant que la protestation était suffisante, M. le baron de Zuvlen envoya le secrétaire du club payer L’impôt.
- Nous ne pouvons qu’approuver fattitude, loute platonique pour le moment, que l’A.C.F. a gardé en cette circonstance, vis-à-vis du fisc, et souhaiter que les pouvoirs publics laissent au club une somme dont il abesoin pour l’encouragement d'une industrie nationale si prospère et si pleine devenir.
- * *
- Les transports automobiles en Belgique
- Un groupe de chauffeurs belges est en train de travailler à la création d’une Société dans le but d’exploiter des services de transport en commun et de marchandises par des automobiles, auxquels on adjoindra, dans la suite, un service de livraison pour ies maisons de commerce.
- Bonne idée, messieurs les Belges, savez-vous?
- * *
- Dijon-Besançon
- (Motocycles et Voiturettes)
- La course d’automobiles, organisée à Dijon par un groupe de sportsmen avec le concours du Casino des bains salins de la Mouillière, à Besançon,dont nous avons déjà parlé, est entrée dans la période d’organisation. La date en est fixée au dimanche 2 octobre.
- Les véhicules admis à la course Dijon-Besançon comprendront -les motocycles (tricycles) et voitu-retles de tous systèmes ne dépassant pas200 kilos.
- Le parcours est de 200 kilométrés et traver-e Auxonne (32 k.), Dole (50 k.), etc. L’arrivée à. !>e— sançon se fera au Casino des bains salins de la Mouillière.
- Le propriétaire du Casino offre déjà de nombreux prix, consistant en médailles, objets d'arts de valeur, représentant une valeur totale d’environ ] 200 francs.
- Les engagements sont reçus, dès maintenant, au siège du comité d’organisation, café Américain. 5, rne Lamonnove, à Dijon.
- Le prix de l’inscription est de 10 francs par mo-tocycle ou’ voiturette. Espérons que de nombreux engagements viendront donner à cette épreuve le succès qu’on en attend.
- +
- * *
- Le Concours des poids lourds
- Divers ingénieurs en chef ont écrit au président du Concours des Poids Lourds que les conseils généraux saisis de demandes d’établissement de services réguliers par automobiles opt nommé des commissions pour assister aux épreuves du Concours de Versailles.
- Les demandes des concurrents seront examinées en tenant compte des résultats obtenus par leurs véhicules pendant le concours.
- Dans ces conditions, le délai extrême d’inscription estreportée du 2b septembre au l8r octobre pour permettre aux intéressés de prendre part à des essais si importants pour eux.
- p.603 - vue 604/833
-
-
-
- 604
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Quelques mots personnels
- Maintenant que l’inspecteur chargé de surveiller l’exécution des règlements applicables à la circulation des véhicules à moteur mécanique est entré en fonctions, je crois de mon devoir de me départir de la réserve que je m’étais imposée juso; ’à ce jour et de dire publiquement que, moi aussi, j’ai pris part au concours ayant pour objet la nomination de ce nouveau fonctionnaire.
- Voici le compte rendu exact de l’interrogatoire que m’a fait subir le jury d’admission et des réponse que j’ai cru devoir faire.
- D. — Qu’est-ce qu’une automobile?
- R. — C’est une voiture qui marche sans le secours d’aucun animal de trait, — et même sans aucun secours.
- D. — Comment pouvez-vous reconnaître qu’une automobile marche à une allure modérée?
- R. — Lorsqu’elle écrase un vieillard.
- D. — Bon. Et comment reconnaîtrez-vous qu’elle marche à une allure rapide ?
- R. — Lorsqu’elle écrase un enfant.
- D. —Et,enfin, comment reconnaîtrez-vous qu elle marche à une allure trop précipitée ?
- R. — Quand elle écrase un adulte.
- D: — Que devez-vous faire en ce dernier cas ?
- R. — Faire ramasser par des agents le corps de la personne écrasée, et le faire, selon les cas transporter dans une pharmacie, dans un hôpital, ou à la Morgue.
- D. — Et quelle conduite à i.enir vis-à-vis de l’automobile et de son conducteur?...
- R. — Faire en sorte, en me garant, de ne pas me faire écraser moi-même.
- D. — Avez-vous quelque idée personnelle, quelque projet de réforme particulière à soumettre au jury ?
- R. — Oui.. Je voudrais que l’on fit passer des examens aux piétons, et que l’on remît des diplômes de piétons à ceux qui auraient montré qu’ils sont capables de traverser une chaussée sans se faire écraser par les automobiles.-
- Mon interrogatoire prit fin sur ces mots. Quelques jours plus tard, j’apprenais qu’un autre obtenait la place que j’embitionnais !
- Que les honnêtes gens qui vont à pied reste chez eux !
- (Le Petit Bleu) Adrien Vély
- ♦ *
- Accidents d’automobiles
- Deux terribles accidents d’automobiles viennent de se produire coup sur coup qui ont causé chacun la mort d’un chauffeur.
- Lundi matin on découvrait sur la route de Paris au Lys, dans la côte de Viarme le cadavre de Justin Pau, mécanicien du baron de Rotschild, plus connu sous le nom de Justin Parix, pseudonyme sous lequel il avait effectué la course Pans-Amsterdam. La victime était couchée sur le dos, la nuque défoncée, sans aucune contusion sur le corps. A côté de lui était la voiture posée sur ses quatre roues mais paraissant avoir fait un panache complet, d’après les dégâts de sa carrosserie.
- L’accident était assez difficilement explicable aussi le baron de Rotschild chargea-t-il Charron d’aller vérifier sur les lieux les causes de cette chute. Voici résumé le résultat de l’enquête de Charron :
- La voiture lancée à trop grande vitesse dans la côte a pris le virage à droite qui se trouve à cet endroit, à la corde; la voiture a fait un tète à queue complet, en se soulevant sur un côté. C’est alors que Parix a été projeté sur le sol,en avant. La voiture a alors culbuté sur le côté gauche, puis par suite de l’élan qu’elle avait encore s’est retrouvée sur ces roues. La carrosserie est abimée et une roue est cassée. Le moteur lia presque pas souffert.
- Le malheureux Parix a du être projeté à grande distance, puisque son corps se trouvait encore deux mètres plus bas que la voiture, dans la côte. Il était marié et père d’une fillette de quatre ans.
- L’autre accident qui a coûté la vie à M. Mayade l’un des collaborateurs de M. Levassor, est aussi dû à la trop grande vitesse avec laquelle la voiture abordait la côte de Ghevanceaux. Voyant la voiture emballée, M. Gilbert, épicier, qui montait la côte dans une voiture attelée se rangea le plus possible et fit signe aux chauffeurs de passer au large. Néanmoins, l’automobile ne pouvant plus diriger heurta l’arrière de la voiture et les (rois chauffeurs qui la montaient furent précipités à terre. Deux d’entre eux se relevèrent sans mal, mais M. Mayade se plaignait de douleurs internes. Il remonta cependant sur la voiture, mais un instant après on dût s’arrêter pour le transporter dans une maison voisine que son propriétaire, M. Mauget, ouvrit au blessé avec un empressement louable. Le docteur Pillet procéda à un pansement et l’on transporta M. Mayade à Chevanceaux. Son état ne fit qu’empirer malgré les soins dont on l’entoura et il expira dimanche soir à dix heures.
- M. Mayade était bien connu dans le monde des chauffeurs. Il accompagnait M. Levassor sur la fameuse voiture n° 6 qui gagna Paris-Marseille en 1896.
- + *
- Quelques accessoires
- Le citoyen 16 000, encore inconnu hier, fait partie aujourd’hui de nos personnalités bien parisiennes, tout comme le roi des Belges, Tricot, le prince de Galles, Bourrillon et la belle Otero. De tous côtés, on publie les interviews de ce chevalier de la pile électrique, et nos confrères les plus autorisés lui posent des questions perfides.
- C’est ainsi que Recordman lui demande carrément, dans le Journal, si la grande casquette russe sera de mise pour aller dans le fiacre automobile.
- Notre confrère a mis le doigt sur une question des plus délicates ; elle aurait pu rester de longues années encore sans être tranchée, si le citoyen 16 000 n’avait pas pris sur lui de lui donner une solution.
- A côté du tarif de la course, à la course et à l’heure, l’honorable numéro a composé un tarif des accessoires dont nous devons donner un aperçu à nos lecteurs (les prix sont les mêmes à l’heure qu’à
- la course) :
- Casquette ordinaire....................... û fr. 25
- Casquette russe.......................... » 30
- Casquette très russe avec insigne de l’A.C.F.................................. » 50
- Photographie du baron de Zuylen........ 1 »
- Menu du déjeuner de l’A.C.F.
- (supprimé momentanément)
- Le Monologue du cheval, par Pierre Gif-
- fard................................... » 50
- Un revolver (modèle Hugues le Roux)
- pour piétons récalcitrants............. 5 »
- Lunettes,verre fumée, à grillages, avec le portrait de Charron sur chaque verre.. 1 25
- Buffon découragé, chromo de M. Arch-
- deacon................................. 2 »
- Jeu de loto (mobile)..................... » 75
- Assortiment complet de pantalons et vestons de toile bleue, la pièce........... 20 »
- Les mêmes vêtements avec taches d huile, de pétrole et de cambouis (aspect très
- chauffeur)............................ 25 »
- Recueil des principales phrases qu’il est bon de dire de temps en temps, pour faire croire qu’on y connaît quelque chose, par Pierre Lafitte................ » 50
- etc., etc...
- On le voit, le sympathique automobilodon a à peu près tout prévu On m’assure que son intelli gente initiative lui procure d’honnêtes bénéfices Les lecteurs du Vélo me sauront certainement gré de leur avoir signalé les efforts tentés par ce travailleur modeste, pour mettre l’automobile à la portée de toutes les bourses et de toutes les intelli-
- gences.
- Le Vélo)
- Pierre Lafitte.
- p.604 - vue 605/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 605
- Un ballon dirigeable
- Une intéressante expérience de ballon dirigeable a eu lieu, samedi dernier, à 5 heures, au Jardin d’Acclimatation.
- L’aérostat qui a servi à ces expériences appartient à M. A. de Santos-Dumont et était monté par son propriétaire. Cet aérostat ne cube pas plus de 180 mètres de gaz et a été construit par M. La-chambre.
- Malheureusement, l’expérience n’a pas réussi par suite d’un accident au départ. Le ballon est allé, en effet, s’accrocher dans les arbres.
- Sous peu de jours, on fera une nouvelle tentative.
- Mardi dernier a eu lieu un second essai. Le ballon s’enleva bien et commença à manœuvrer. Après avoir évolué avec facilité dans un air remar-uablement calme, on vit le cigare se plier et re-escendre avec rapidité. On craignait un accident, mais fort heureusement M. de Santos-Dumont alla atterrir sans autre mal qu’une forte secousse dans le champ d’entraînement de Bagatelle. Le ballon s’était dégonflé subitement et l’aéronaute n’a dû son salut qu’au ballonnet de sauvetage que comporte son appareil.
- *
- ♦ *
- La leçon de choses
- MM. V. de CottensetP. Gavault ont publié sous ce titre, dans le Petit Bleu une amusante fantaisie basée sur le fait — plus que problématique — que certains journaux ont annoncé. M. Félix Faure aurait un jour essayé le tricycle à pétrole de son gendre M. René Berge, chauffeur intrépide devant l’Eternel et membre du comité de l’Automobile-Glub de France.
- Personnages M. Félix Faure.
- M. Brisson (pour sa rentrée).
- Une Automobile (début).
- (La scène représente une route nationale aux environs du Havre. Sur un « Sociable-automobile», deux voyageurs dévorent l’espace. Ce sont MM.Félix Faure et Brisson. C’est M.Félix Faure qui conduisait la machine).
- M. Brisson. — Ce n’est point par plaisir que j’ai accepté de vous accompagner, monsieur le Président, C’est par devoir. Il faut absolument que je vous mette en éveil...
- M. Félix Faube {manœuvrant pour éviter un caillou. — Ouf! en voilà un de passé.
- M. Brisson. — ... contre les dangers qui menacent la République. Je ne suis pas de ceux qu’on abuse, et la réaction...
- M. Félix Faure {distrait). — Oh ! vous savez, la réaction ça tient au moteur.
- M. Brisson. — Je parle de la réaction cléricale dont les sourdes menées risquent...
- M. Félix Faure. — Vous savez que c’est la première fois que je monte là-dessus.
- M. Brisson — ... de compromettre l’œuvre des vieux républicains.
- M. Félix Faure. — Ah ! voici une voiture...
- M. Brisson {suivant sa pensée). — Il s’agit de gouverner habilement.
- M. Félix faure {suivant la sienne). — C’est ce que je vais essayer de faire.
- M. Brisson. — Si vous voulez bien accepter mes conseils...
- M. Félix Faure. — Mais je ne demande pas mieux.
- (Pendant qu’ils conversent la distance qui sépare la voiture de l’automobile diminue de plus en plus.) M. Brisson. — Je suis vieux routier...
- M. Félix Faure. — Moi, pas encore. Sapristi ça devient dangereux.
- M. Brisson.—Vous le voyez enfin, le danger. M. Félix Faure (ajustant son monocle). Je vous crois, il est tout près.
- M. Brieson. — Il n’y a qu’un moyen de vous en tirer.
- M Félix Faure. — Eh bien ! dites-le vite.
- M. Brisson {avec énergie). — Inclinez à gauche monsieur le Président.
- M. Félix Faure. — Vous croyez?
- M. Brisson.— J’en suis sûr. A gauche, toujours à gauche.
- M. Félix Faure. — Allons-y !
- (Il donne vigoureusement la direction à gauche.
- L’automobile se jette sur la voiture.Choc effroyable. M. Félix Faure saute à terre avec son élégance
- bien connue de sportsman accompli. Il n’a aucun
- mal).
- M. Brisson (roulant dans la poussière). — Vive la République !
- M. Félix Faure (avec un fin sourire à M.Brisson qui se frotte le derrière). — Vous voyez, mon cher Président du conseil, qu’il est quelquefois dangereux de gouverner trop à gauche !
- *
- ♦ *
- Une noce en tramway électrique
- On s’est fort amusé de voir des cortèges de noce se rendre à la mairie et à l’église, soit à bicyclette, soit en automobile. Cela paraissait le dernier cri. Voilà mieux encore, pourtant :1a noce en tramway électrique.
- Ceux qui ont eu le désir de contempler cette nouveauté bien fin de siècle n’avaient qu’à se rendre, à dix heures et demie l’autre matin, sur la place Voltaire, à Sotteville-lés-Rouen Ils y auraient pu voir une voiture de la Compagnie des tramways conduisant une noce à la mairie, pour la ramener ensuite, après la cérémonie civile et la cérémonie religieuse, au point de départ.
- Il n’y a pas encore bien des années, il était assez fréquent de voir, à Rouen, des noces se faire véhiculer en diligence, Tous les invités se trouvaient ainsi constamment réunis, et l’on n’en était pas moins gai; la glace était rompue avant le repas. Le tramway électrique ressuscite la tradition, avec plus de confort, mais aussi avec moins de facilité peut-être, car la diligence avait l’avantage d’aller prendre les invités à domicile.
- On ne saurait tout avoir.
- * *
- Hier, les habitants du quartier des Crottes, à Marseille, ont été mis en émoi par l’arrivée d’un break à pétrole qui s’est arrêté devant l’église. Les curieux qui s’étaient immédiatement attroupés en virent descendre une sage-femme portant dans ses bras un superbe bébé que le père, M. Despieds, mécanicien de M. Ravautte, minotier, allait faire baptiser. La cérémonie terminée, le père, le parrain, la marraine et les témoins, en tout neuf personnes, remontèrent dans le break et se dirigèrent à « tout pétrole » sur la demeure de M. Despieds où un lunch attendait les invités.
- Nos meilleurs souhaits au jeune et précoce chauffeur amateur.
- *
- * *
- Un bien joli mot d’enfant dont on nous affirme l’authenticité.
- Passait une voiturette Bollée, et l’enfant — une petite fille de quatre ans, dont le papa, un restaurateur des environs de la gare Saint-Lazare, est très vélophile — de s’écrier :
- — Tiens, papa, regarde donc le tricycle à pétrole qui marche à l’envers !
- L’événement sensationnel de la semaine, dit notre confrère Frisette, de la Fronde, a été l’automobile de M. Arthur Meyer. Jaune — l’automobile — élégante, fringante, elle a, jusque dans ses moindres trépidations, ce chic particulier, à la fois hautain et gracieux, qui a forcé le prince de Sagan à partager ses lauriers avec l’aimable directeur du Gaulois.
- Une foule de curieux avaient tenu à assister au premier départ de la rue Drouot, de M. Arthur Meyer et de son caniche marron — que de souve-
- p.605 - vue 606/833
-
-
-
- 606
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- nirs dans ce caniche ! — Toute la rédaction aux fenêties. On n’a pas applaudi ; mais il ne s’en est fallu que de ça que les fanatiques ne se couchent sur la chaussée pour empêcher le départ.
- Les journaux américains en ont parfois de bonnes lorsqu’ils se mêlent d’apprécier ou de commenter les choses qui se passent hors de chez eux.
- C’est ainsi que, dans un récent numéro, le New-York Journal a publié un article au sujet des fiacres automobiles à Paris. Entre autres choses intéressantes, il y est dit ceci : « les cochers parisiens destinés à conduire les nouveaux véhicules ont formé entre eux une association, sous le nom d’Automobile-Club ».
- *
- * *
- Dialogue sténographié par Henriot :
- — Je vais me promener avec un « Taffetas ».
- — Tu dis?
- — C’est idiot!... 11 paraît qu’on appelle comme ça les chauffeurs, à cause du bruit que font leurs voitures.
- Soeiêtés
- M. G Doré a formé une Société en commandite ayant pour objet l’exploitation de divers brevets concernant : un avant train à essieu moteur et son système de commande (brevet Doré et Bouissou) * une chaudière aquatubulaire démontable (brevet Turgan); et en général la prise, l’achat, la vente, l’exploitation de tous brevets relatifs à la traction mécanique. Le siège de la Société est rue de Cour-celles, 179. Le capital social est de 150 000 francs.
- (P. A. 15 septembre).
- *
- * ¥
- Il vient de se fonder sous le nom de « Compagnie Heilmann » une Société anonyme française d’exploitation des procédés J. J. Heilmann, M.Heilmann et Truchon fondateurs. Ont été nommés premiers administrateurs de la Société : MM. J.J. Heilmann, Ernest Leplus, Albert de Mare, Philippe Weiss, baron Nivière, Charles Baiser, comte de Ramaix. Est nommé commissaire, M. Emile Chan-dora. Le siège de la Société esté Paris, rue Laborde 38. Le fonds social est fixé à 3 millions de francs.
- (P. A. 16 septembre).
- La Bourse
- Les Sociétés qui emploient l’électricité comme force motrice ont des fortunes diverses : la Thomson-Houston fléchit à 1580; il est question d’une nouvelle augmentation du capital social : la Com-vagnie générale de traction se représente au cours de'l22 francs.
- Les Omnibus parisiens se négociant à 1860; les Petites Voitures valent 809 francs : le bon marché des fourrages pourra compenser la moins-value des recettes : les Tramways généraux finissent à 1,120 francs.
- Société Continentale d’automobiles, 106.
- Anciens établissements CaH. 440.
- Compagnie Générale de traction, 125.
- Tramways de Paris et du département de la beir e, 575
- Etablissements Deeauville aîné, 123.
- Liste des Brevets d'invention
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 275559. — 3 mars 1898. — Deculan. — Nouveau dispositif moteur applicable aux bicyclettes, tricycles et voiturettes, dit système de Boisse.
- 275593. — 4 mars 1898. — Aperto. — Système d’engrenages à denture hypocylindrique ou approximativement destiné aux transmissions mécaniques en général et appliqué particulièrement aux cycles.
- 27a685 — 8 mars 189S. — Société Industrielle des Véhicules Automobiles. — Obtention dans les véhicules automobiles à allumage électrique, de l’arrêt immédiat du véhicule en arrêtant automatiquement la marche du moteur par le serrage du frein.
- 275707. — 8 mars 1898. — Knap. — Voitu-rette-motocycle à moteur équilibré anti-vibrateur.
- 275712. — 8 mars 1898. — Bouilly. Bicyclette avec moteur à pétrole.
- 275722. — 8 mars 1898. — Du Biez, Trachet et Groussot. — Perfectionnements apportés aux voitures automobiles.
- 275789. — 9 mars 1898. — Norga. — Appareil carburateur appliqué aux moteurs d’automobiles.
- 275955. — 15 mars 1898. — Demeuse. — Nouvelle disposition pour automobiles.
- 275992. — 15 mars 1898. — De Rotschild.— Système de levier de manœuvre de la béquille des voitures automobiles.
- 275999. — 16 mars 1898. — Frappier. — Système de mouvement par engrenages héliçoïdes pour vélocipèdes et automobiles.
- 276001. — 16 mars 1898. — Lyon. — Perfectionnements aux voitures automobiles.
- 276008. — 16 mars 1898. — Riker. — Perfec-fectionnements apportés aux véhicules automobiles.
- 266117. — 19 mars 1898. — Société anonyme d’Automobilisme et de Cyclisme. — Mécanisme de changement de vitesse avec commande pour la marche arrière applicable aux voitures automobiles.
- 276185. — 22 mars 1898. — Whitney. — Perfectionnements apportés aux machines motrices particulièrement destinées à être employées comme moteurs pour les véhicules automobiles.
- 276226. — 23 mars 1898. —- Kammann. — Appareils de transmission perfectionnés.
- 276283. — 24 mars 1898, — Jeantaud. — Suspension pour voitures automobiles.
- 276303. — 25 mars 1898. — Philippart et La-combe. — Mécanisme de commande spécialement applicable aux automobiles et permettant de rendre toutes les roues des véhicules à la fois directrices et motrices.
- p.606 - vue 607/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 607
- 276132. — 26 mars 1898. — Von Zweig1-berg-k. — Perfectionnements aux véhicules automobiles électriques.
- CHEMIN DE l'ER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- Exposition Générale Italienne de Ttirin
- Trains de plaisir entre Paris-Turin Prix (aller et retour) : 2- cl. 59 f. CO - 3- cl. 38 f. 55
- Aller : départ le 24 septembre (trajet direct par train spécial.
- Retour : au gré du vovageur, du 27 septembre au 9 octobre inclus, par tous les trains ordinaires, sauf les express.
- Le nombre des places est limité.
- Aucune franchise pour le transport des bagages.
- Billets délivrés à dater du 10 septembre à la gare de Paris P.L.M., dans les bureaux-succursales de la Compagnie, dans les agences spéciales et dans toutes les gares et stations de la Compagnie du Nord.
- Visite facultative de Milan et de Gènes, à l’aide de billets spéciaux, valables 15 jours et donnant droit à la prorogation gratuite des billets du train de plaisir pour une seconde période de 15 jours.
- Excureîioft àu Château et dans la Foret de Fontainebleau
- La Oie P.L.M. organise, avec le concours de la Soeiéié des Voyages Economiques, une excursion au Château et dans la Forêt de Fontainebleau pour le dimanche 4 septembre 1858. Départ de Paris : 9 h 05 matin. Retour à Paris : 11 h 50 soir.
- Prix (tous frais compris) : Ire classe, 20 fr. ; 2e, 17 fr. 50; 3e, 15 fr.
- Les souscriptions seront reçues aux bureaux delà Société des Voyages Economiques, 17. rue du Faubourg-Montmartre et 10, rue Auber, Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLEANS
- Saison balnéaire de IS98
- Nouveau service rapide
- La Compagnie d’Orléans, en vue de faciliter les voyages vers les plages si fréquenté 'S de sa ligne de Saint-Nazaire au Croisic, met eu marche le samedi de chaque semaine, un train-rapide de P et de 2' classes, partant le Paris-Austerlitz à 11 h. 18 matin arrivant à St-Nazaire à 7 h. 40 du soir, à Pornichet à 8 h. 2 du soir, à Escoublacda-Baule à 8 h. 9 du soir, au Poulinguen à 8 h. 17 du soir, au Croisic à 9 h 20 du soir, et gagnant ainsi plus d’une heure sur la marche des trains-express.
- Au retour le train rapide part, le lundi de chaque semaine, du Croisic à 9 h. du matin, du Poulinguen à 7 h. 11 du matin, d’Escoublac-la-Baule à 7 h. 18 du matin, de Pornichet à 7 h. 26 du matin, de Saint-Nazaire à 7 h. 54 du matin, pour arriver à Paris-Austerlitz à 4 h. 48 du soir.
- Accessoires Automobiles
- 1REGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la curburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs.
- Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- Administrateur-gérant : V UILLEM OT
- Imprimerie spéciale de la I.ocomnt'on Automobile G- DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- HliotMp 8e «La LoeoMoi Automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules mitomobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.......... 2 50
- 2° — Voitures à vapeur..........épuisé
- 3e — — à pétrole.......... 10 »
- 4* — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman
- Préface de M. le Baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobile, par Pierre et Yves Ouédon : un voi. in-8° ; prix, broché, 5 frânes. — Franco. 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in 16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des an,ateurs de voitures automobiles à pétrole, par Taroy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'automobiles, par Maurice Farman, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50.par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffignv ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et VEntretien des Tricycles de Dion, par J. Wolfï ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 îr. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en
- quatre feuilles.
- Dans un ravoir de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — 80 — ......... 2 fr. 5,J
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Péiissé ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in 8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, parMilan-dre et Bouquet :
- lor volume : Eléments de construction 1 vol.
- in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- 16° A. B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol. relié, 2 fr. 50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBFRT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet, (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.607 - vue 608/833
-
-
-
- 608
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMODILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles « Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc..Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterels (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine) Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1' des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Atbouy.
- Le Brun, et C'*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob'les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollêe, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles .°1, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, J^orte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures {Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin. 154. quai Jemmapes Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Côly, 13 rue Lafayette
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.608 - vue 609/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 39
- 29 Septembre 1898
- SOMMAIRE DE IA» 39
- Paris Saint-Pétersbourg, G. D.
- Le Concours des Poids Lourds.
- Aviation : quelques considérations sur le vol à voile, Philo rnis.
- Course Dijon-Besançon.
- Exposition provinciale de la Flandre Orientale.
- Le Rappoit officiel sur le Concours des Fiacres. Nouvelle voiturette de livraison, de MM. L.
- H. DG. D.
- Le Concours d’accumulateurs.
- Cor respondance.
- Petites Nouvelles
- NOUVELLE VOITURE POUR LA. PETITE LIVRAISON
- p.n.n. - vue 610/833
-
-
-
- CIO
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Paris-Saint-FMoDrg
- On sait qu’il a été question d’organiser pour l’année prochaine ilne course Paris-Saint-Pétersbourg. Aussi bien n’y voyons nous nul inconvénient.
- Grâce aux efforts constants de nou9 et de nos amis — nous le constatons aux lettres de nos correspondants — le public est enfin revenu de l’erreur qui lui faisait vanter uniquement les marques qui triomphaient en course. On sait maintenant que « cela ne prouve rien » et. à voir que ce sont toujours les mêmes hommes qui se disputent la victoire on en est arrivé à conclure qu’il y a dans les courses bien plus une lutte entre la péritie, la prévoyance et l’énergie des conducteurs qu’entre la valeur des mécanismes. Le hasard joue un trop grand rôle dans l’accident banal de la crevaison, pour qu’on puisse tirer des rangs d’arrivée la moindre conclusion.
- Les constructeurs le savent bien ; longtemps ils ont pesté contre l’erreur du public qui les forçait sous peine de déchéance à figurer dans les courses. Maintenant le nombre d’entie eüx qui engagent eux-mêmes des voitures devient de plus en plus restreint. Us consentent encore à fabriquer, pour ceux de leurs clients qui le leur demandent, des voitures spéciales que ceux-ci conduiront à leurs risques et périls. Mais la dernière expérience de Paris-Amsterdam a pu leur montrer que ce mode de publicité n’étalt peut-être pas très efficace. On connaît les noms des conducteurs victorieux bien plus qu’on ne sait quelles voitures ils montaient,
- Et le public commence aussi à Savoir que plusieurs d’entre ëux ne Sont arrivés ait bout que parce qu’ils étaient suivis par un véritable atelier ambulant où, chaque nuit, on pansait les blesSüfes de la journée.
- On peut presque dire que la marque qui aura engagé lë plus grand nombre de véhicules est sûre dë triompher. Et l’epreuve a tellement peu de Signification qu’entré les performances des différentes voitures du même type provenant d’une même fabrication il y a autant d’écart qu’entre les temps des véhicules des maisons rivales.
- i
- * *
- Tout cèlà est chose acquise maintenant. Et pour ceux qui soutiennent encore les courses, pour ceux qui cherchent autre chose que la satisfaction d’un goût du moment, ou d’une vanité facile, si les courses présentent quelque intérêt c’est au point de vue de la vulgarisation de l’automobilisme.
- En France, il n’est certes plus besoin de vulgariser. Les courses organisées chez nous sont, à l’égal d’un cross-country, plaisir de sportsmen en mal d’agitation. Il est incontestable d’ailleurs que le succès des courses de voitures diminue et qu’elles sem-
- blent devoir faire place aux courses de mo-tocycles.
- L’Automobile-Club de France a parfaitement compris que s’il voulait faire œuvre de vulgarisation il fallait chercher à l’extérieur. Personne ne peut savoir si cette vulgarisation sera utile à notre indüstrie nationale ou si nous ne ferions que tirer les marrons du feu. En tout cas l’œuvre est utile aux autres, glorieuse pour nous et cela suffit.
- A propos de l’organisation de cette course Paris-Saint-Pétersbourg nous avons reçus de M. Pierfe Orlowskv, directeur du Samokat, la lettre qu’on va lire. Cette lettre témoigne tout au moins de la bonne volonté d’une partie des Russes et surtout montre qu’ils espèrent bien tirer de la course toutes sortes d’avantages. Cette lettre répond à des critiques publiées par un de nos confrères sur la qualité des routes russes; on verra qu’elle ne les réfute pas toutes :
- La course d’automobiles Paris-Saint-Petersbourg a été proposée l’année dernière et, peut-être, sera courue cet automne ; du moins l’Automobile Club de France prépare-t-il cette épreuve, mais semble-t-il, avec lenteur et indécision. Celle indécision s’explique facilement par suite de la longueur de l’épreuve, rnais surtout par le lait que la Russie est encore inconnue aux étrangers et que l’on a presque peur de difficultés et d’obstacles de tous genres. S), actuellement, on entend rarement à l’étranger, dire que « des loups et des ours se promènent dans les rues des villes russes », ce que nos amis se contentent de démentir sans toutefois en être très sûr, l’opinion que l’on se fait des routes russes que l’on considéré comme entièrement impraticables reste entière.
- La question de la course Paris-Saint-Pétersbourg a beaucoup intéressé là presse étrangère, et c’est ainsi que nous avons lu dans un journal spécial une lettre écrite par uii Français après sa visite en Russie.
- A notre grand étonnement, cette lettre est d'un caractère très pessimiste^ beaucoup plus que l’on ne pourrait s’y attendre : l’auteur y parle de l’impossibilité complète de parcourir la Russie en automobiles.
- Tous ceux qui connaissent la Russië un peu mieux qu’un citoyen français dë passage, savent cbmbien cette opinion est peu justifiée Nous comprenons fort bien comment l’auteur de la letifë a pu se faire des routes russes une telle opinibn; il avoue avoir fait tout lë trajet en chemin de 1er ; il lui était donc bien diificile d’examiner les choses par la fenêtre du wagon où il se trouvait. Après avoir lu la lettre en question, nous ne pouvons résister au désir de démontrer à nos amisfrançais que leur compatriote a été induit en erreur.
- En dépit de l’opinion du voyageur, l’automobilisme e i Russie pourra jouir d’un grand succès dans l’avenir, car il y a là à parcourir de très grandes distances, et les chemins de fer sont peu nombreux.
- Malheureusement, nous n’avons pas encore de fabrique d’automobiles et sous ce rapport, nous sommes entièrement à la merci des fabricants étrangers qui voudront bien s’occuper sérieuse-mt nt d’importer des automobiles en Russie.
- Malheureusement encore, les fabricants étran-
- p.610 - vue 611/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 611
- gers n’ont jamais pensé jusqu’à présent à s’occuper sérieusement de nous (à l’exception de la maison Clément qui, depuis le printemps de l’année courante, vend à St-Pétersbourg des tricycles à moteurs). Néanmoins depuis déjà assez longtemps, oh voit des automobiles dans les rues de nos principales villes.
- Mais, revenoüs à la lettre. L’auteur dit qu’il s’est formé une idée précise du pays au sujet de la circulation en automobiles (et cela par la portière du wagon 1). Nous ne dirons rien de ce que l’auteur raconte sur les employés, etc. ; il est clair que toutes ces descriptions sont très superficielles, et, par moment on se demande de quoi il s’agit. L’auteur embrouille tout eh prenant par exemple le chef de station pour un militaire. Tout cela n’a pas d’importance, et ce qui nous occupe c’est renverser les opinions fausses sur les voies de de circulation.
- L’auteur n’a sans doute pas entendu parler des courses qui ont été faites par plusieurs cyclistes de St-Pétersbourg à Paris ou inversement et entre autres du record de Ch. Terront, son compatriote. Il est bien évident que, du moment qüe l’on a pu établir un record remarquable sur un chemin quelconque, il serait d’autant plus facile d’aller confortablement sur ce chemin en automobile. Et si l’on ne voit pas un tel chemin par la fenêtre d’un wagon, et même si les interlocuteurs russes du voyageur français ne le connaissent prs, il ne faut pas en conclure que ce chemin n’existe pas du tout. Il est vrai que, chez nous, il n’y a pas plusieurs chemins qui rejoignent deux points déterminés. Mais c’est assez d’un pour que la course puisse avoir lieu. Les chemins villageois décrit par l’auteur de la lettre comme étant en très mauvais état, n’ont rien à voir avec la course, car ils n’auront pas besoin d’être utilisés.
- Plus loin, l’auteur écrit : « il n’y a pas d’automobiles en Russie» et il explique que c’est très compréhensible , à cause du mauvais état des chemins et du pavé qui les constitue.
- Nous objecterons que, malgré leur mauvais état, les routes ne sont pas assez abîmées pour n’être pas praticables pour les automobiles. Toutes les chaussées macadamisées sont très praticables, ainsi que le pavé des rues des grandes villes. Si on ne voit pas d’automobiles et s’il en existe trop peu (une dizaine seulement dans les villes importantes), c’est uniquement par la raison que l’on manque de voitures à acheter. Le public ne sait pas où il lui serait possible d’eh commander, et il ne peut peut pas attendre trop longtemps que ces machines soient prêtes.
- En somme, on trouve en Russie autant de véhicules à moteurs que les constructeurs étrangers ont bien voulu venir en vendre. Il dépend uniquement du bon vouloir des fabricants étrangers, de voir leur vente devenir cent fois plus forte en Russie. La clientèle est prête et ne demande qu’à acheter.
- N’ayant pas assez de place dans nos colonnes pour nous occuper d’autres points contenus dans la lettre, nous ajouterons que l’on a fait plusieurs fois en automobile le trajet de Saint-Pétersbourg à Moscou et de Varsovie à Saint-Pétersbourg, ainsi que plusieurs autres voyages.
- Puissent nos constructeurs se hâter de s’emparer des débouchés que notre confrère, M. P. Orlowsky, leur signale en Russie. Mais la phrase qii’on ne peut admettre est : « du moment qu’oü a pu établir un
- record de bicyclette sur un chemin il sera d’autant plus tacile d’aller confortablement sur ce chemin en automobile ». La comparaison n’a malheureusement aucune raison d’être. Une bicyclette passe facilement sur le dos d’âne que la route présente entre les deux ornières et l’automobile ne peut circuler sur cette même route. Il n’y a qu’un moyen c’est d’obtenir qu’à cette occasion or. refasse les routes. Nos amis les Russes y auront toujours gagné quelque chose.
- G. Desjacques.
- Le Concoors des Poids Lourds
- Depuis quelque temps, un otnnibus électrique, transportant 30 voyageurs, circule dans les rues de Berlin et semble donner d’excellents résultats.
- Afin de provoquer une comparaison intéressante avec les véhicules similaires construits en France, M. le baron de Zuylen, président de l’Automobile-Glub de Fran.ce a écrit à la Neue Berliner Omnibus Gesellschaft, à Berlin, pour lui demander s’il n’y aurait pas moyen de faire figurer cet omnibus au concours des Poids Lourds, qui aura lieu à Versailles entre le 6 et le 12 octobre. Malheureusement M. Kuhlstein, directeur de l’Union Electricitals Gesellschaft, constructeur de l’omnibus, a exprimé tous ses regrets de ne pouvoir expédier ladite voiture, des expériences publiques étant déjà fixées précisémént à ce moment par les autorités berlinoises.
- Voici qu’approcbe la date du prochain concours des « Poids Lourds », organisé pour la seconde fois par l’Automobile-Club de France.
- Il n’y aura de changé, à ce point de vue, que quelques haltes et points de ravitaillement, et M. Forestier, le distingué Ingénieur des Mines, qui a déjà mené à bien le dernier concours et celui des Fiacres, est en train de mettre la dernière main à cette organisation.
- Mais ce qui va être nouveau, et bien nouveau cette année, ce sera la participation de nombreux véhicules électriques au Concours des Poids Lourds. L’année dernière la lutte avait été circonscrite entre le pétrole et la vapeur, et la vapeur l’avait visiblement emporté.
- Cette année le pétrole va recommencer la lutte et la vapeur va avoir un nouvel adversaire, l'électricité.
- Voici la liste complète des engagements jusqu’à ce jour:
- 1. Voiture de livraison (pétrole) Panhard et Levassor ;
- 2. Omnibus (pétrole) Rozer;
- 3. Voiture de livraison de banlieue (électricité) Mildé ;
- 4. Voiture livraison de banlieue (électricité) Compagnie des Véhicules Electromobiles :
- 5. Omnibus à 20 places (vapeur, 30 chevaux), de Dion-Bouton ;
- 6. Ghar-à-bancs à 24 places (vapeur, 30 chevaux) de Dion-Bouton;
- 7. Camion à marchandises (vapeur 30 chevaux) de Dion-Bouton ;
- 8. Remorqueur-porteur (vapeur, 50 chevaux,), de Dion-Bouton ;
- 0. Camion à marchandises (vapeur) Valentin Purre}r ;
- 10. Camion (pétrole) de Diétrich ;
- 11. Camion (pétrole) de Diétrich ;
- 12. Voiture de livraison de banlieue (pétrole) de Diétrich;
- 13. Voiture de livraison (électricité) Compagnie des Transports Automobiles:
- 14. Petit camion (vapeur 0 chevaux), The Automobile Association;
- 15. Gros camion (vapeur 16 chevaux), Leyland.
- p.611 - vue 612/833
-
-
-
- 612
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Aviation
- Quelques considérations sur le vol à voile
- Depuis quelque temps nous avons consacré une certaine place dans notre Revue à la locomotion aérienne. Cela nous a valu une volumineuse correspondance et nous avons tout lieu de croire que nous sommes sur le point de voir de grands progrès se réaliser dans cette voie, et ceci, ajoutons-le, grâce aux progrès des moteurs, accomplis en vue de l’automobilisme.
- Nous avons reçu d’un ingénieur bien connu et des plus compétents dans la question, mais dont la modestie se cache pour le moment sous le pseudonyme, l’article que l’on va lire et dont nous croyons les données de la plus haute importance.
- Dans un remarquable article de M. E. Arch-deacon, publié par le Vélo et reproduit dans votre
- estimable journal, il est fait allusion aux expériences, fort intéressantes d’ailleurs, de Otto Lilienthal ; or tous vos lecteurs ont, sans aucun doute, vu de suite qu’il n’était question que de la réalisation par l’homme du vf>l dit a voile. Nous croyons ce genre de vol encore assez peu connu pour pouvoir nous pern^e'tre de dire que les tentatives du malheureux aviateur allemand ne pouvaient guère avoir d’autres résultats que la triste catastrophe qui les termina.
- Peut-être aurons-nous la bonne fortune d’intéresser quelque peu vos lecteurs en mettant sous leurs yeux un petit mémoire traitant seulement un point de cette question et qui n’a pas encore vu le jour, quoique écrit depuis plusieurs années ; le voici :
- « Tous les observateurs qui se sont occupés du vol des oiseaux ont pu constater que, dans cer-
- Fig. 1. — Oiseau changeant de direction dans un vent constant Les flèches indiquent le sens du courant d'air
- tains cas, ces animaux parcourent l’atmosphère en tous sens, soit en y décrivant les courbes les plus capricieuses, soit en y traçant des cercles de plus ou moins grand diamètre, soit enfin en y suivant une ligne sensiblement droite et que, quelle que soit l’allure adoptée par le volateur, celui-ci ne se sert pas de ses ailes autrement que pour s’appuyer sur l’air d’une façon toute passive, sans les agiter, et cependant il ne tombe pas ; loin de là, il peut s’élever.
- Ce fait, qui pourrait bien paraître quelque peu paradoxal, est certainement hors de doute ; les observateurs les plus autorisés l’ont souvent signalé ; nous l’avons nous même observé; enfin il est bien connu des personnes qui fréquentent les pays montagneux et surtout des marins, car pies-que tous les oiseaux de mer se livrent constamment à ce genre de vol qui semble, d’ailleurs, si simple et si facile.
- Qn a longtemps cherché, et l’on cherche encore,
- une explication satisfaisante de ce phénomène; un point est bien acquis, ce vol n’a jamais lieu que par un certain vent et il semble plus facile par un vent un peu fort; de là le nom de vol à voile généralement adopté pour le désigner.
- Parmi les causes auxquelles on l’attribue, signalons : les courants d’air ascendants ou mieux obliques et ayant ainsi une composante verticale ; les variations de la vitesse du vent; les orbes ou cercles que l’oiseau décrit dans l’air quand le vent a une vitesse constante ; enfin le vent lui-même tout simplement. Nous avons déjà étudié ailleurs (i) ces diverses causes du phénomène; aussi ne voulons-nous aujourd’hui que réfuter un argument généralement admis pour expliquer le vol à voile par un vent constant et qui implique visiblement l’admission du mouvement perpétuel. Voici l’explication que, sauf la forme, nous trouvons émise par un grand nombre d’auteurs :
- (1) Voir Revue Scientifique du 7 novembre 1891.
- p.612 - vue 613/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 613
- « Si un oiseau animé d’une vitesse propre .de io mètres par seconde suit un courant d’air dont la vitesse soit aussi de io mètres, la vitesse absolue du volateur deviendra 20 mètres; supposons maintenant qu’à un certain moment l'oiseau se retourne de façon à faire alors face au courant, il doit en résulter, dit-on, qu’avec sa vitesse de 20 mètres et grâce à son inertie, il pourra remonter contre le vent de 10 mètres avec une vitesse égale à la différence de ces deux valeurs, soit : 10 mètres; il pourrait aussi, s’il le préfère, transformer sa vitesse en hauteur, ce qui pourrait lui permettre diverses évolutions ; l’oiseau n’a donc pas à craindre de tomber ou d’ètre entraîné puisque tant qu’il ferait du vent, il pourra, en se retournant contre ce vent, soit le remonter, soit gagner en hauteur, soit même combiner l’emploi de ces deux moyens réunis ».
- Nous voici bien en plein mouvement perpétuel. Or, le vent n’est que relatif à la terre et l’oiseau qui se trouve plongé dans un vent constant et régulier, se trouve évidemment dans ce milieu, absolument dans les mêmes conditions que s’il était en air calme et que la terre tournât au-dessous de la couche où il vole; comment donc pourrait-il doubler à un certain moment sa vinsse relative ? Sans dépense de travail, c’est impossible, l’explication doit donc être erronée; elle l’est en effet. On invoque l’inertie de la masse de l’oiseau pour lui permettre son mouvement tournant et sa pénétration à contre-sens dans le courant qui le baigne ; ce serait peut-être possible si le vent cessait pendant le mouvement tournant et qu’alors ce mouvement pùt s’accomplir suivant la courbe A B C D E (fig. 1), qu’on semble admettre, mais il ne saurait en être ainsi, puisque le vent ne cesse pas d’agir pendant ce changement de direction; la trajectoire réelle de l’oiseau pendant ce mouvement ne peut être autre si l’on veut bien tenir compte de l’entraînement, que la courbe A B’ C’ D' E’, pendant le parcours de laquelle l’oiseau prendra successivement les positions indiquées sur la figure ; cette courbe est évidemment une cycloïde engendrée par le déplacement du point A pendant le roulement du denn-cercle ACE sur le plan E E’.
- Admettons donc que l’oiseau ait une vitesse de 10 métrés par seconde relativement au milieu dans lequel il était plongé et que ce milieu était un vent également de io mètres; il est évident que pendant son évolution il a conservé sa vitesse, mais toujours une vitesse relative seulement, puisqu’il 11’a pu éviter l'entraînement ; il se retrou-\era donc au point E’ avec cette même vitesse, 10 mètres, dans un vent toujours égal, mais cette lois de direction contraire ; ainsi il restera en place, sans avancer ni reculer. Remarquons pourtant que, comme il ne pourra se soutenir sans une certaine dépense de travail, il baissera certainement. Si nous admettons, de plus, que l’oiseau ne saurait trouver sur l’air un point d’appui aussi résistant que sur un solide, il sera, à cause même de l’inertie de sa masse, entrainé plus loin que ne l’indique la courbe théorique AE’ et probablement c'est en F qu’il se trouvera, peut-être même plus loin encore.
- On a comparé l'oiseau à une masse en mouvement pénétrant dans un fluide et profitant de sa force vive pour s’y élever, grâce à ses formes : on a assimilé cette proposition à celle qui fait retourner l’oiseau dans un courant pour y gagner une plus grande vitesse relative ; il ne pourrait en être ainsi bien longtemps, car si l’inertie de sa masse peut, en effet, être utilisée, sa force vive sera bientôt épuisée et ne saurait expliquer le vol à voile pendant plusieurs heures.
- Voyons donc quelle serait la valeur de cette force vive : supposons un oiseau de 1 kilog pénétrant dans l’air avec une vitesse de 10 mètres ou, ce qu: sera la même chose, un oiseau d’abord immobile se trouvant tout à coup dans un vent de xo mètres, sa force vive sera évidemment :
- 1 A/V2
- —MV%, et le travail T correspondant: T — -----;
- 2 2 g
- ou bien, ce qui reviendra au même, cherchons la
- hauteur de chute correspondante à la vitesse V2
- xo mètres, soit : H — —; le travail T sera évidem-
- 2g
- ment : T = HM ; ces deux modes d’opérer nous donnent tous deux 5 kgm 1/10 pour un oiseau du poids de 1 kilog. Or, un oiseau qui plane en air calme éprouve toujours une certaine chute (ordinairement 1/8 du chemin parcouru); supposons cette chute de 1 mètre pour 10 métrés de parcours ; il faudra évidemment, pour éviter cet.e chute, que l'oiseau dépense un travail équivalent, soit, à la vitesse de 10 mètres, x kgm par seconde; c’est-à-dire qu’après 5 secondes 1/10, il aura épuisé la réserve de travail que lui avait procurée l’inertie de sa masse et, dès lors, il commencera à tomber. Supposer que, par un artifice quelconque, il échappe aux lois de la gravité, c’est bien admettre un système de mouvement perpétuel.
- Enfin, sx un pareil tait était possible, quel parti n’en pourrait-on pas tirer en navigation. On conçoit, en effet, qu’un bateau placé sur le courant d’un fleuve se trouve là dans une position bien plus avantageuse que l’oiseau dans l’air, puisqu’il n’a besoin a’aucun travail de suspension, tandis que l’oiseau a besoin, pour se soutenir et avancer, de dépenser un certain travail dont une partie est absorbée par la progression et le reste par la sus-pension.
- Il est cependant bien évident que quelle que soit la vitesse initiale que i’011 imprime à un bateau, quelle que soit la vitesse du courant sur lequel ou le lance, il pourra se livrer sans doute à quelques manœuvres, mais uès qu'il aura épuisé sa force vive, il suivra tout simplement le fil de l’eau et il coulerait même s’il 11’était soutenu par sa légèreté relative.
- Il nous est donc impossible d’admettre les explications que nous combattons ; quelquefois les apparences ont pu les taire supposer exactes, mais nous nous sommes trompé sur les apparences, voila tout; puisque l’explication proposée n’est pas admissible, nous préférons supposer que le vent n est jamais régulier, ni comme vitesse, ni comme direction ou mieux encore^ reconnaître
- p.613 - vue 614/833
-
-
-
- 614
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- que nos observations sont insuffisantes, que nous avons manqué de perspicacité, etc., plutôt que d’appuyer notre interprétation de faits sur une hérésie physique. »
- Le malheureux Lilientbal employait pour ses expériences un appareil qui n’était autre qu’un grand oiseau à ailes immobiles et avec lequel il comptait pratiquer le vol à voile tel que font les oiseaux; il a pu obtenir quelques demi-succès, mais dans des conditions mal déterminées et, en tous cas, il y eut toujours bien loin de sa sustentation momentanée à un vol réel , il s’est, paraît-il élevé à une altitude supérieure à son point de départ, mais il ne faut pas oublier qufil se lançait sur la pente d’une colline et faisant face au vent ; or, dans ces conditions, il profitait certainement d’un courant d’air ascendant; son but qui était probablement de faire du vol à voile en toutes directions, pourvu qu’il y eût du vent, comme le font d’ailleurs les oiseaux voiliers, ne parait pas pouvoir être obtenu par l’homme par l’excellente raison qu’en donne M. J. Deschamps savoir : « Il est impossible qu’un aéroman ait la promptitude de décision que l’oiseau trouve en son instinct etc. »
- Enfin nous croyons avoir démontré que ce vol est impossible dans un veut constant et régulier, même pour l’oiseau; celui-ci emploie donc d’autres moyens, ou plutôt il est possible que le vent ne soit jamais, ni constant, ni régulier, ce qui est le plus probable. Mais alors quelle difficulté pour l’homme et quelle folle témérité pour oser se livrer à des essais anologues à ceux de Lilienthal ! Nous ne conseillerons pas de l’imiter et nous préférerons munir l’appareil d’un bon moteur suffisamment puissant ; ce sera plus prudent et pas très difficile.
- Philornis.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 2° Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- y Un brevet de moteur rotatif.
- 4° Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- y Vente ou exploitation de brevets relatifs à l’application de l’automobilisme aux voitures existantes sans rien changer à leur carrosserie, et facilité de les remettre instantanément à la traction par chevaux. —Traction à pétrole ou électrique à volonté. — Expériences faites.
- La Canrse Dijan-Besanpo
- (Motocycles)
- La course de motocycles Dijon-Besançon, organisée par un groupe de sportsmen dijonnais, avec le Casino des Bains Salins de la Mouillère, à Besançon, est fixée au 2 octobre.
- Cette course aura lieu sous la présidence d’honneur de M. le Maire et avec le concours de la municipalité de Besançon.
- Les véhicules admis à prendre part à la course sont divisés en deux catégories :
- i° Motocycles (tricycles) ;
- 2° Voiturettes de tout système, n’excédant pas 200 kilos.
- Le départ aura lieu route d’Auxonne, après le passage à niveau, à i heure de l’après-midi.
- Les concurrents partiront à dix secondes d’intervalle. Les chauffeurs devront être réunis un quart d’heure avant le départ pour la remise des brassards.
- Le parcours qui comprend un total de 96 kilomètres, traversera Auxonne, Dole, etc. L’arrivée à Besançon se fera au Casino des Bains Salins de la Mouillère.
- Le propriétaire du Casino a envoyé de nombreux prix, consistant en objets d’art de valeur et médailles,le tout représentant un total de 1 200 fr.
- Etant donné le nombre des engagements qui parviennent chaque jour au Comité d’organisation tout fait prévoir un grand succès.
- Voici la liste des engagés :
- MM. 1. De Falletans, de Dijon; 2. Fournerie, de Saint-Jean-de-Losne ; 3. Noblot; 4. Chesnay; 5. Dumay ; 6. Cané ; 7. Guillemin ; 8. Raoul Marque, de Dijon; 9. Deckert, de Paris ; 10. De- Su-îich, de Dijon; 11. Raviot de Saint-Anthot, de Dijon; 12. Prével de Weibenome, de Dijon; 13 et 14. M. et Mme Gaudelet de Fontaine ; 15. Wil-frid, de Paris (voiiurette) ; 16. Louis Cottereau, de Dijon; 17. G. Rivierre, de Paris; 18. Jacquot, de Dijon (voiturette).
- Rappelons que les engagements sont reçus au Comité d’organisation, café Américain, 5, rue La-monnoye.
- Prix de l’engagement : xo francs par voiturette ou tricycle.
- Voici la liste des prix affectés à cette course de motocycles.
- Ier prix : objet d’art en bronze offert par la ville de Besançon.
- 2e prix : « Figaro », par Auguste Moreau, bronze offert par la Cte des Bains Salins de la Mouillère.
- y prix : remontoir en or offert par M. Dussol, fermier du Casino des Bains.
- 4e prix : « Diane Chasseresse », vase d’orfèvrerie, offert par la Cie des Bains.
- y prix : remontoir vieil argent gravure eau forte offert par la Cie des Bains.
- 6“ prix : JarJinière milieu de table, orfèvrerie, offert par la Cie des Bains.
- Ajoutons encore cinq autres prix, ce qui porte à onze le nombre de ceux qui ont été recueilli-? jusqu’ici.
- p.614 - vue 615/833
-
-
-
- LA- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 615
- Exposition
- Provinciale de la Flandre-Orientale
- (Gand, Juin-Septembre 1899)
- Extrmt du Programme
- Une exposition internationale de sauvetage sera annexée à l’Exposition provinciale de Gand 1899 (juin à septembre).
- Vers la mi-juillet aura lieu la réunion de la Fédération des Sapeurs-Pompiers de Belgique, ainsi qu’un congrès international dans lequel seront traitées quelques questions relatives aux secours en cas d incendie et dans les cours d’eau.
- Le comité l ical appelle particulièrement l’attention des spécialistes sur la façon dont les questions seront traitées.
- Ici il ne s’agira pas de théories pures, mais de l’application sérieuse et réelle des procédés...
- Parmi les concours nous trouvons :
- Concours d’automobiles (camions), de tracteurs électriques ou autres pour poids l mrds sur routes ordinaires.
- Les concurrents ne devront pas perdre 4e vue :
- 1° Que ces tracteurs sont destinés à remplacer les chevaux pour le transport des engins de saiive-tage tels que pompes, échelle, trains de secours divers ; par conséquent toujours prêts à partir au premier signal ;
- 2° Que_ la cniservation de la force motrice emmagasinée ne soit pas trop onéreuse.
- Il y aura deux catégories :
- La lre pour la traction d’un poids utile de 2 500 kilogr. ;
- La 2’ pour la traction d’un poids utile au-dessus de 2 500 et jusqu’à 5 OOOkilog. ;
- Dans ces poids ne sont pas compris celui du tracteur.
- Ces engins devront, à charge pleine, pouvoir par-• courir au maximum 20 kilomètres à l’heure sur p.dier et 4 kilomètres sur rampes de 0,08.
- Tous les objets ou procédés exposés et présentés seront soumis à un examen et des essais sérieux, à la suite desquels il sera publié pn rapport détaillé au sujet des résultats ojelenus.
- Pour rentre la rédaction de ces rapports plus facile, les exposants et inventeurs sont priés de mettre à la disposition du comifé les pliches typographiques reproduisant la vue des objets, qir,si que les explications qu’ils croiront devoir donner sur les avantages de leurs systèmes.
- Pour faciliter la tâche du Comité de l’exposition, ainsi que celle du comité de sauvetage, les personnes qui désirent prendre part au Concours soit comme exposants d’engins, soit comme inventeurs d’un procédé, feront bien d’adresser leurs adhésions le plus tôt possible en donnant en même temps toutes les indications nécessaires pour la bonne réussite de leurs concours. Le Comité de la section de sauvetage, de son côté, fera tout, sop possible pour venir en aide aux adhérents et leur éviter tous les frais inutiles.
- Un règlement général concernant l’exposition et lp prix a paver par tps exposants pour j’emPÎàee ment à occuper par les eqgins, sera envoyé à toute personne qui en fera la demande.
- Le Président du Comité,
- J.-A. Welsch.
- Vu et approuvé par le Comité exécutif de l’Exposition provinciale.
- Gand, le 2 juillet 1898.
- Le directeur, Le Président,
- Louis de Vrtese. Oct. Bruxkel.
- Le Secrétaire général,
- Léon de Smet.
- Bureaux : Rue de l’Académie, 4, Gand,
- Extraits
- Quelques lecteurs ont bien voulu me demander des renseignements sur la petite brochure qui figure au nombre des accessoires offerts au pub'ic par le cocher 16 000 et dont je suis l’immodeste auteur.
- Le titre on est peu long, mais combien explicite! Jugez-en:
- Recueil des principales phrases qu'il est pop, de dire de temps à autre à propos d'automobile afin de faire croire qu'on y cannait quelque chose quand on n’y cannait rien. l’ersonne ne song ), je pense à discuter Vutilité de cette brochure qui vient à son heure. En effet,il ne se passe pas de dîner ou de soirée sans que la jeune fille placée à votre droite et la grosse dame étalée à votre gauGhe ne vous disent à brûle-pour-ppint, entre le tournedos milanaise et les haricots panachés :
- — De combien de chevaux est votre moteur?
- Et je connais pas mal de gens que cette question embarrasse.
- Avec rqa petite brochure, vous vous tirez toujours adroitement de ces situations difficiles. Les phrases à apprendre ne sont pas innombrables. Quelques-unes suffisent. Celles-ci, par exemple :
- — Ma femme et mqi nous attendons i’Exposition pour nous eg gcheter une.
- — ... Assurément, mais ça sent bien mauvais.
- — IL est évident que c’est l’avenir !
- — Le jouf où l’on arrivera à supprimer la trépidation...
- — Vous verrez que d’ici trois ans on pourra avoir quelque chose de très bien dans les cent-cinquante francs.
- — J'ai vu, petto après-midi, un imbécile qui marchait à cent kilomètres à l’heure en plein boulevard.
- — On ne peut plus se promener au Bois de Boulogne.
- — Moi, je ne tiens pas à marcher à soixante kilomètres à l'heure.
- — Pas d’avoine... pas de vétérinaire... pas de cocher... pas d’écurie...
- — Pourquoi ça fait-il tant de bruit?
- — Il y avait vraiment des choses très bien à l’Exposition des T"ileries.
- — Je me suis mis lu club à cause de la villa. C’est une jolie promenade à faire à cheval.
- — J’ai les pieds grippés.
- — Mon cœur fait teuf ! te<>f !
- — J’ai rencontré le baron, ce matin.
- — Etc., etc.
- ... Qn voit, par ces courts extraits, que ma bro-cdnre comblé une lacune.
- Surtout dans mon porte-monnaie.
- (Le Vélo). Pierre Laffitte.
- Le Rapport oflieiel
- sup le concours des fiacpes
- Le Rapport officiel du Concours des Fiacres 4ù mois de juin dernier va enfin voir le jour.
- Le jury se réunira le icr octobre prochain à l’Automobile-Club son président, Ml Forestier, lui soumettra le rapport qu’il a préparé.
- Notre confrère le Génie Civil a publié ce rapport sur le Concours des Fiacres.
- On voit d’après ce qui précède que les termes en deviendront probablement officiels, mais cjü’ils ne le sont pas encore puisqu’ils n’ont pas été encore soumis à l’ap.probation des-membres du jury.
- p.615 - vue 616/833
-
-
-
- 616
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Nouvelle Voiturette de Livraison
- de MM. L. H. D. (1)
- La voiture dont nous donnons la photographie en tête de ce numéro est spécialement destinée à la livraison des colis, des paquets, dans les grandes villes.
- MM. Lanty, Hommen et Dumas, créateurs de ce type de véhicule, ont pensé qu’il y avait utilité à construire une voiture légère, peu encombrante et économique per-
- mettant à nombre de commerçants de faire leurs livraisons à bon compte.
- Cette voiture n’est pas destinée à porter des poids considérables Elle est construite pour 150 kilogs de marchandises que l’on peut placer tant à l’intérieur de la caisse que sur la galerie. Le conducteur est placé sur le siège d’avant et la disposition du véhicule
- Prafil et plan du moteur
- ne suppose pas l’emploi d’un garçon livreur distinct du mécanicien.
- Comme on le voit sur la photographie, la voiture est petite : sa hauteur totale est 1 m. 85; largeur im. 35. Les dimensions intérieures de la caisse sont de o m. 83 de largeur, o m. 88 de hauteur et 1 mètre de profondeur. Cette caisse s’ouvre par une porte à deux battants qui occupe tout le panneau arrière.
- Le poids total du véhicule est de 450 kilogs. Le moteur, à allumage électrique est de 2 ch. 1/2 permettant des vitesses de 8 kilomètres et de 14 kilomètres à l’heure. — La transmission se fait par courroies, ainsi que la marche arrière. La direction, com-
- mandée du siège par un volant, est des plus sûres et le véhicule satisfait à toutes les prescriptions préfectorales : il a ses deux systèmes de freins, et deux lanternes non représentées dans notre gravure.
- Le dispositif mécanique de cette petite voiture de livraison se distingue par un certain nombre de particularités dont nous allons décrire les principales : commande de la soupape d’échappement et surtout mode de suspension assurant la conservation du moteur et de la carrosserie et permettant une bonne transmission du mouvement.
- *
- + *
- Le moteur lui-même est un simple moteur à quatre temps dans lequel la plus
- (1) M. J, Lanty, 143, ran Lafayetfce, Pari»,
- p.616 - vue 617/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 617
- grande simplicité a été recherchée. Sa puissance est de 2 chevaux ij2 à la vitesse de 600 tours. La longueur de course du piston est de 120 millimètres, et le diamètre intérieur du cylindre est de 102 millimètres. Par variation de l’instant de l’allumage et par modification de la composition du mélange détonant on peut faire varier la vitesse de rotation du moteur depuis 400 tours jusqu’à 700 tours à la minute.
- Dans ce moteur nous devons signaler particulièrement un dispositif spécial de commande de la soupape d’échappement des gaz brûlés.
- Ordinairement la soupape d’échappement est commandée par une tige coulissant dans un support et poussée par une came. Ce dispositif est coûteux et donne des frottements très appréciables que la came, mûe
- par le moteur, est toujours à même de vaincre, mais que le ressort destiné à ramener la soupape sur son siège n’est pas à même de surmonter avec la même facilité.
- La soupape se trouve quelquefois n’être pas ramenée sur son siège avec une rapidité suffisante et il s’ensuit une perturbation dans la marche du moteur.
- Pour remédier à ces inconvénients, les inventeurs ont remplacé la tige coulissante par un levier oscillant autour d’un point fixe, comme le montrent les figures ci-contre.
- En a se trouve la came de commande, qui, puisqu’il s’agit en l’espèce d’un moteur à quatre temps, est portée par une roue dentée b de diamètre double de celui de la roue c, solidaire du volant, et avec laquelle engrène la roue b. La came a accomplit
- lié. 1
- Suspension de la voiture. — Vue de profil.
- donc un tour complet pour deux tours du volant. Ajoutons que l’axe d de la roue b est porté par un support e maintenu par les boulons du chapeau du palier de l’arbre j du moteur.
- La came a appuie sur la +ête cylindrique m de la tige g1 et le levier coudé glgs est articulé sur un axe h porté par un support i fixé sur le corps du moteur.
- L’extrémité de la tige g‘ est terminée par un patin n constamment en contact avec l’extrémité de la tige k de la sorpape d’échappement que le ressort r tend à maintenir sur son siège ; la forme du patin n est convenablement déterminée pour que le contact de la tige s’effectue normalement à la surface.
- On voit alors Gomment fonctionne ce
- dispositif quand le moteur est en mouvement : après chaque explosion la came a poussé la tige g\ et, par suite, la tige g* appuie sur la tige k de la soupape d’échappement. Cette soupape se trouve ensuite rapidement ramenée à sa position initiale par le ressort antagoniste r. Dans cette dernière phase du mouvement on voit que le ressort n’a à vaincre que le frottement du levier coudé ^•1^2 sur son axe h. Le chemin parcouru est ici très petit par rapport au déplacement de l’extrémité n, en sorte que le travail absorbé est beaucoup moins considérable, et surtout la fermeture se fait bien au moment voulu.
- * *
- Voyons maintenant le dispositif de sus-pension dont nous avons parlé»
- p.617 - vue 618/833
-
-
-
- 618
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Daqs Ja plupart des véhicules construits jusqu’ici deux dispositifs principaux ont été employés : vqu bien le moteur, fixé sous la caisse du véhicule, est relié par une transmission mécanique appropriée à l’essieu moteur. Cette transmission mécanique ne peut pas être rigide puisoue l’intervalle existant entre le moteur et 1 essieu moteur doit
- nécessairement varier sans^cesse sous l’acr tion des cfiocs et des cahots de Ja voiture. — Ou bien le moteur est relié par upc transmission rigide à l’essieu moteur, le moteur et la commande étant supportés par un bâti qui porte lui-même les essieux des roues.
- C’est au-dessus de ce châssis que sont disposés les ressorts qui supportent le yéfii-
- Es sieu d'arrière
- Essieu d’avant
- Ç ( ( ( ( r
- Vue en plan du châssis
- cule. Ce dispositif a l’inconvénient d’exposer le moteur et toute la transmission du mouvement aux chocs brusques et aux trépidations saccadées dns aux accidents du terrain.
- Le système qui a été imaginé est un système mixte : le moteur est relié à l’essieu moteur par une commande rigide, et ep second lieu, toute cette partie mécanique est
- supportée elastiquement d’une manière suffisante pour ne pas être endommagée paf les chocs dus à la route. Ce résultat est obtenu en disposant en dessous de la caisse de la voiture un châssis D qui, à barrière, c’est-a-dire au-dessus de l’essieu moteur, est relié à la caisse de la voiture par des ressorts B.
- C’est entre ce châssis/? et l’essieu moteur,
- p.618 - vue 619/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 619
- et portés par ce châssis, que sont disposés le moteur M et la commande de transmission.
- D’autre part, à l’avant, le châssis repose sur des ressorts K interposés entre ledit châssis et l’essieu d’avant.
- On comprend que, de cette façon, le moteur et la transmission supportés par un châssis dont l’avant est soutenu par des ressorts, ne sont pas exposés à des chocs et des ébranlements.
- On comprend, d’autre part, que puisque tout ce système peut, pour ainsi dire, tou-rillonner autour de l’essieu d’arrière, lorsque les ressorts de suspension d'avant fléchissent ou se relèvent, il y a toujours connexion parfaite entre le moteur et l’essieu qu’il doit actionner.
- La caisse de la voiture A repose à l’arrière sur les ressorts B B et à l’avant sur le ressort unique G.
- Les branches inférieures de ces trois ressorts sont fixés au châssis D dont la traverse postérieure a porte des bras b b b’ b’, qui s’ajustent sur des portes de l’essieu d’arrière moteur E. Les bras intermédiaires b’ b’, portent d’autres bras divergents C C qui supportent un arbre intermédiaire E, cet arbre F est relié à l’essieu d’arrière E par l’intermédiaire d’un pignon et d’une roue d’engrenage de; Z3 est le diffrentiel ordinaire.
- Le mouvement du moteur E, indiqué par la lettre M dans le plan (fig. 4), est transmis à l’arbre O, lequel porte les poulies de marche avant à deux vitesses G G’, ainsi que )a poulie de marche arrière //; ces poulies sont reliées par des chaînes aux poulies g g h de l’arbre intermédiaire F.
- Comme on le voit, (a transmission de mouvement ne comporte aucune articulation flexible, et giâce aux ressorts d’avant K, R, par lesquels le châssis D repose sur l’essieu d’avant L, cette transmission ne reçoit pas de secousse brusque.
- *
- * *
- En résumé cette petite voiturette de livraison, simple et légère, nous semble devoir rendre des services très appréciables et répondant à un besoin fréquent. Beaucoup de commerçants ont à livrer des cartons, des paquets, plus encombrants que lourds et qu’il faut transporter aux quatre coins de Paris. Nous voyons dans l’emploi de ces légers véhicules une solution économique et simple de fout ce qui concerne la petite livraison.
- Ajoutons enfin que la forme de la caisse est absolument libre ; tout le mécanisme est porté par le châssis, et comme on l’a vu plus haut, la caisse ne fait que reposer par des ressorts sur ce châssis.
- G. D.
- Le Concours i’Aeeaianlatears
- A la fin du rapport que M. Forestier présentera le 1" octobre au jury 'lu Concours des Fiacres se trouvent quelques considérations sur le lutur Concours d’Accumulateurs. Nous croyons utile de les reproduire.
- Si, pour aucun des organes des voitures automobiles, les constatations du concours ne permettent de formuler des conclusions précises, à plus forte raison en est-il de même pour la quesr tion, capitale cependant, de l'entretien et de la durée des accumulateurs à grande capacité : un seul type a figuré sur les voitures qui ont accompli toutes les épreuves du concours ; d’un autre rôtéj les essais n’ont pas pu du. er assez longtemps pour permettre d’apprécier l’influence des causes fié dégradations.
- Pour pouvoir faire des essais assez prolongés pour obtenir à ce sujet des renseignements suffisants, il faut renoncer à étudier les accumulateurs en service sur des voitures e.t se résigner à les essayer dans un laboratoire. A condition, du reste, de les soumettre aux mêmes variations de régime de décharge que celles constatées pendant le com cours, les résultats de ces essais semblent pouvqir être suffisamment comparables à ceux de la pratique.
- Dans ces conditions, le Concours d’accumulateurs que la Commission de l’Automobile-Club a décidé d’organiser, paraît devoir se faire assez facilement comme suit :
- Chaque constructeur présentera des éléments d’une même surface déterminée. Afin que l’on puisse avoir une moyenne, ces éléments seront au nombre de cinq.
- Tous les éléments concurrents seront montés en série. Un appareil automatique, disposé de manière à répéter exactement les variations de force électro-motrice et d’intensité constatées dans lé concours, comme résultant du service de voiLpre de place uans Paris, soumettra chaque jour pendant cinq heures tous les éLéments aux mêmes variations de régime de décharge et de récupération.
- Les concurrents assisteront à ces essais effectués, sous la direction d’une Commission de l’Automo-bile-Club, par des électriciens compétents pour effectuer toutes les vérifications et mesures nécessaires.
- La charge des divers éléments sera effectuée par les soins des concurrents ou de leurs représentants dûment accrédités auprès de la Commission.
- Vu la faible force électro-motrice nécessaire à la charge de cinq éléments, l’électricité sera fournie par les soins de la Commission à l’aide d'accumulateurs soit chargés à l’avance dans un secteur, soit interposés entre la conduite de distribution et les éléments.
- La durée de la charge de chaque groupe d’accp-mulateurs sera notée par les soins des électriciens de la Commission.
- Le concours ainsi réduit au strict nécessaire pourra probablement durer, sans trop grandes sujétions ni dépenses aussi longtemps qu’il le faudra pour mettre hors de service les plaques positives des accumulateurs.
- Evidemment ce programme sommaire est celui d’un concours purement industriel ; mais tel a été et paraît devoir être le caractère des concours institués par l’Automobile-Club de France.D’ailleurs cet avant-prejet de programme n’est donné ici qu’à titre d’indication, clans le but de susciter les observations et propositions des futurs concurrents et commissaires.
- Le Président de la Commission, G. Forestier.
- p.619 - vue 620/833
-
-
-
- 620
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Nous recevons d’un de nos lecteurs la lettre suivante :
- Monsieur le Directeur,
- « Je ne crois pas que l’usage de baptiser les voitures automobiles, je veux dire de leur donner un nom. se soit encore introduit. On peut s’en étonner et le regretter. Les navires et les locomotives portent un nom; pourquoi pas les automobiles? Une machine se comporte, dans une certaine mesure, commo un être animé, et puisque le chauffeur est enclin à lui prêter un caractère et un tempérament et à lui constituer une sorte de personnalité, ne serait-il pas logique de la baptiser? S’il y a là une simple question de sentiment, à quoi bon s'en défendre? Mais, à part cela, n’y aurait-il pas un certain intérêt à retrouver, dans une course, telle voiture qui se serait distinguée précédemment? Si la voiture Panhard, qui a gagné Pans-Marseille, s’appelait Triomphante, cela ne vaudrait-il pas mieux que « N° 5 ? »
- « Quant aux noms à choisir, il est évident que les propriétaires n’auraient que l’embarras du choix, Yvette, Fédora, Passe-partout, Caprice, Eclair,etc. Mais encore si l’on voulait éviter la banalité qui préside généralement à ces dénominations, il ne serait pas difficile de trouver des qualificatifs originaux et caractéristiques tels que Amiantine, Trépidante, Berceuse, sans parler de Parfumeuse et Pétomane qui pourraient convenir à souhait à quelques véhicules?... »
- C’est là, croyons-nous, une proposition qui avait déjà été faiie. D’ailleurs les voitures à vapeur de M. Bollée avaient, on s’en souvient, reçus des noms (le baptême. Il y avait VObeissanie, la Marie-Anne, la Mancelle, la Nouvelle. Plusieurs constructeurs ont aussi donné des noms aux types principaux de leur construction : on trouve la Mignonnette, l’Eclair, etc... S’il fallait différencier par des noms les voitures d’un même type, ce serait souvent une besogne demandant pas mai d'imagination, à moins toutefois qu’on ne s’en tienne aux prénoms humains. Gageons que, dans ce cas, quoi qu’en disent ceux qui •veulent écrire un automobile, on emploiera toujours le prénom féminin.
- Petites Nouvelles
- Les Fiacres électriques à Bordeaux
- La grande cité girondine qui a montré le chemin à la province pour le cyclisme et l’automobile, au début de ces ueux évolutions dans les moyens dé transports modernes, voudrait bien être la première à avoir, elle aussi, sinon son fiacre 1(5 UOd — tout est relatif— tout au moins son char numéroté 2 ou 3 OuO.
- 11 parait, en effet, que depuis quelques jours on voit circuler dans les rues de Bordeaux, une automobile — type dog-cari — mue par l’eloctricUe.
- Inutile de dire la curiosilé qu’excite cette automobile parmi les Bordelais, jusqu’ici habitués au petroie.
- Un véritable mouvement en faveur des transports publics mécaniques s’opère d’ailleurs à Bordeaux depuis quelque temps, et il y a beaucoup de chances pour que Lyon Marseille et Bordeaux soient, par leur nnporlance, les premières villes dotées de transports eleciriques publics (tramways à part, bien entendu).
- il se passerait meme ceci d’assez curieux pour Bordeaux que l’on y verrait circuler des liaeres électriqu is avant la transformation mécanique des tramways, transformation qui a récemment soulevé loi ce discussions au Conseil municipal bordelais.
- Ce mouvement s’est si accentué qu’un des princi~
- paux hôteliers bordelais venait récemment à Paris, au nom d’un groupe corporatif, en vue de l’acquisition possible d’un certain nombre d’omnibus électriques pour le transport des voyageurs aux gares.
- * ¥
- Les splendeurs de l’hôtel de l’A.C.F.
- Les travaux nécessités par l’aménagement de l’ancien hôtel de Plessis-Bellière en vue de la réception de l'Automobile-Club de France sont en pleine activité. On nous dit que cette fois encore M. Rives effectue une de ces transformations féeriques dont il est coutumier.
- Voici d’ailleurs ce que dit notre confrère :
- « J’ai fait, hier, une entrée... triomphale? Oh! que non, modeste, très modeste, sur mon humble bécane — dans le catapultueux hôtel <le l’Automo-bile-Club, ci-devant du Plessis-Bellière, place de la Concorde.
- « J’y suis entré tout noir, j’en suis sorti tout blanc.
- « Que de plâtras, Seigneur ! Que de gravats ! Ce ne sont que démolissant, manouvriers manoeuvrant, charretiers charriant ; une ruche de maçons, quoi ! Sont-ils vingt-cinq ou trente? Je ne les ai pas comptés ; mais à coup sûr, ils sont beaucoup. Us ne sont pas trop pour que les devis de reslaura-tion du palais des chauffeurs soient exécutés à l’heure, je veux dire à 0 h. 0 m. 01 s. le 1er janvier 1800.
- « Et vous savez, l’actif architecte du* cercle, M. Rives est là. C’est tout dire. Les cloisons et les planchers qui faisaient de cet hôtel, si beau à l’extérieur, une abominable turne, sont abattus. Ce ne sont que trous béants, soupentes démolies. Il faut voir ça, messieurs, pour avoir une idée du logement bizarre qu’on avait là-dedans, pour très cher. Dans la hauteur des pièces nouvelles, il y en avait trois hier encore. C’est tout dire.
- « Ça me rappelait les restaurations du Mont Saint-Michel, où l’ignorance et l’erreur avaient divisé en trois étages de 2 m. 60 à peine la magnifique salle des Chevaliers.
- « J’ai fait mon apparition sur la prestigieuse terrasse, au milieu d’un nuage de plâtre. C’était le seul qui obscurcit, hier, un soleil bienfaisant et vraiment généreux cetle année. Illico, j’ai eu la vision des fêtes futures, avec cette loggia superbe, devant le décor de la place de la Concorde, de l’Obélisque et du reste.
- « Et puis... ce n’est rien, ce qu'on fait à présent. On démolit des cloisons, Bagatelle! Mais quand on va commencer, sur la cour, la construction de la grande salle des fêtes. Oh ! oh ! J’ai vu le plan. Il était là, sous le mètre fiévreux du contre-mètre (pardon pour ce jeu de mots bien parisien). Voilà ce qui esbrouffera tous les cercleux de Paris et d’ailleurs.
- « Ah! la Société qui a baillé ce joli lopin au cercle, fait rudement bien les choses. Quel luxe, mon empereur !
- « Les chauffeurs peuvent dii’e, dès à présent : C’est nous qui serons les princes... avant six mois ».
- Ajoutons aux renseignements de noire confrère que, depuis cette visite, la grève des terrassiers a eu sa répercussion sur les travaux, amenant dans la construction un retard sensible, au grand désespoir de M. Rives qui craint de ne pouvoir remettre l’hôtel à l’A.C.F au 1er janvier.
- M. Félix Faure en automobile
- On a plusieurs fois annoncé les débuts de M. Félix Faure comme chauffeur. La vérité, c’est que le Président de la République est monté dans une automobile, pour la première fois, lundi dernier, chez M. le comte Potocki, qui possède un omnibus de Dion-Bouton, qu’il appelle omnibus de chasse. Cet omnibus est du type ordinaire des omnibus de Dion construits pour le transport en commun. Il ne se différencie des autres que par le luxe de son aménagement intérieur et les couleurs de son vernis*
- p.620 - vue 621/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 621
- M. Félix Faure a parcouru dans cette automobile la distance de 20 kilomètres qui sépare le château du comte du rendez-vous de chasse.
- Le Président s’est déclaré très satisfait de sa promenade dans un véhicule si confortable, et a souhaité que l’adoption de telles voitures se répande pour le service vicinal.
- *
- * *
- L’automobilisme en province
- Le premier tricycle automobile vient de faire son apparition à Cahors. Il appartient à M. Léris-Gam-betta, neveu de Léon Gambetta.
- * *
- L’automobile au Havre
- Depuis mercredi les murs du Havre sont couverts de nouvelles affiches, concernant la « réglementation des voitures à moteur mécanique » pour la Seine-Inférieure, d’après un arrêté préfectoral.
- Voici quel devra être le maximum des vitesses qui ne devront jamais être dépassées :
- 12kilomètres dans les lieux habités, 20 kilomètres dans la rase campagne et la vitesse d’un homme au pas dans les rues étroites, aux passages d’octroi, etc.
- Autres prescriptions: Le conducteur devra arrêter son véhicule dans le cas où celui ci viendrait à effrayer un animal quelconque.
- L’automobile devra être munie, outre l’avertisseur ordinaire, d’un grelot ou d’une clochette sans arrêt.
- Voici maintenant l’article 29 du présent arrêté, il mérite d’être cité :
- « Il est défendu de faire remorquer par un véhi-« cule à moteur mécanique, une ou plusieurs voi-« tures ».
- C’est la fameuse assimilation des tricycles attelés aux trains de chemin de fer. C’est un peu excessif.
- On nous dit qu’un des chauffeurs de la ville a l’intention de faire signer une protestation contre cet arrêté par les nombreux membres du T.C.F. habitant la région.
- Ce règlement n’est autre chose que l’ancien règlement encore en vigueur, pour peu de temps, espé-rons-le. En le faisant afficher, le préfet, M. Hendlé, n'a fait que donner satisfaction aux plaintes contre les vitesses exagérées. Dès que le nouveau règlement sera promulgué, nul doute qu’il ne remplace ces affiches aussitôt.
- * *
- Un précédent
- Depuis longtemps les cyclistes et les chauffeurs de Vitry étaient en butte aux manœuvres les plus coupables d’un nommé Dulbin, boulanger à Vitry-en-Perthois.
- Tour à tour, MM. Auguste Grange, Eugène Grange et Robert, tous trois chauffeurs, avaient essuyé les injures les plus grossières, après s’être vu serrés sur le fossé ou barrer la route. M. Robert, même, avait été menacé de voies de fait; néanmoins, aucune plainte n’avait été portée, lorsqu’un juge du tribunal de Sainte-Menehould, M. Delaunay, monté à bicyclette, s’est vu poursuivi et, finalement jeté sur le bas-côté de la route parla voiture du fameux boulanger.
- Moins complaisant que les autres, il déposa une plainte au parquet et le coupable parut enfin en correctionnelle.
- Là, après avoir successivement entendu les dépositions des frères Grange, Robert et Delaunay, le procureur prononça un réquisitoire des plus énergiques contre cet homme « qui, dit-il, ennemi du progrès, commettait un acte criminel en cherchant à causer les plus grands malheurs. S’il n’a pas réussi, il n’en est pas moins coupable : il mérite d’être puni très sévèrement ».
- Le prévenu, n’ayant aucun antécédent judiciaire a été condamné à 200 francs d’amende et aux frais.
- Un Tarif S.V.P.
- Allons, voici que les Compagnies de chemins de fer font de nouveau parler d’elles. Elles ne ratent pas une occasion de faire de l’arbitraire dans l’application de leurs tarifs, et chaque jour c’est une nouvelle incohérence qu’on nous signale.
- Dimanche dernier, le coureur cycliste Deschamps* était à Agen pour prendre part à une importante réunion de courses. Ayant l’intention de faire de la route avec un ami qui l'accompagnait, il avait emporté son tricycle à pétrole et une petite voitu-rette-remorque.
- Au bureau des bagages, on s’est empressé d’enregistrer son tricycle ; quant à la voiturette on s’y refusa catégoriquement, prétendant que la voiturette, qui est plus courte qu’une simple brouette, ne pouvait être enregistrée que comme voiture ou tramway.
- Deschamps qui njy comprenait rien donna l’ordre, au moment où le train allait se mettre en marche, d’embarquer sa voiturette.
- Savez-vous, une fois rendu à Agen, ce que le coureur se vit réclamer ? 265 francs !
- Cette histoire se passe de commentaires.
- Bien entendu la voiturette est restée en gare sur le refus de Deschamps de payer cette somme exorbitante, et l’affaire va venir devant les tribunaux.
- Et dire que ces mêmes Compagnies transportent chaque jour des petites voitures de blanchisseuses et même des petites voitures de marchands ambulants pour deux sous !
- Le nouveau ministre des Travaux publics devrait bien rappeler les Compagnies à l’application de leurs tarifs.
- Incendies d’automobiles
- Vendredi, à 2 h. 1/2, une voiture de passage à Louviers et allant à Rouen a pris feu au moment où son conducteur remplissait son réservoir à essence. Cette voiture, qui était partie la veille de Paris, appartient à M. Barthélemy qui l’avait en location. Il n’y a heureusemeut pas eu d’accident de personne à déplorer et le feu a été éteint par les voisins avec du sable et de l’eau. Les flammes montaient à la hauteur d’un deuxième étage. Tout l’extérieur du véhicule a brûlé ; on espère que le matériel et les organes mécaniques n’ont pas trop souffert.
- — La chaloupe’ à pétrole du yacht Julie appartenant à M. Gaston Meniar, a pris feu l’autre après-midi, au cours d’une promenade sur le bassin du Commerce, au Havre. M. Gaston Menier, un de ses amis, une dame et deux matelots étaient à bord. En quelques minutes, la chaloupe fut en flamme.
- Fort heureusement, une embarcation de la Julie se trouvait non loin de là. Elle accourut à force de rames et put recueillir les passagers qui étaient dans une périlleuse situation.
- * *
- Accidents d’automobiles
- M. Mazurier, constructeur, demeurant à Saint-Ouen, 87, boulevard Victor-Hugo, revenait de Neuilly, jeudi matin, vers 11 h. 1/2, monté sur son tri à pétrole, tenant bien sa droite, quand au coin de la place de Clichy et de la rue de Neuilly il fut culbuté par une voiture, venant en sens inverse, appartenant à la Société Lille et Bonnières et conduite par le cocher Moulard auquel les agents dressèrent contravention.
- Dans la collision le cadre et la fourche furent complètement faussés. Quant à M. Mazurier, il en est sorti heureusement indemne.
- — Dimanche soir, vers dix heures, une automobile a versé sur la route de Lazerac, à 500 m. d’environ de la barrière d’octroi.
- M. Lucien G..., de Bordeaux, et sa femme, qui se trouvaient sur la voiture, ont été projetés sur la
- p.621 - vue 622/833
-
-
-
- 622
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- chaussée, ne se faisant heureusement, que des contusions peu graves.
- La voiture est quelque peu endommagée.
- — Trois chauffeurs, montés sur des tricycles à pétrole, se dirigeaient sur Vienne, à toute vitesse. Arrivés au passage à niveau du hameau du Bans, ils ne remarquèrent pas que les barrières étaht fer-• mées et se flanquèrent dessus.
- Des témoins de Lacement vinrent à leur secours, mais personne n’était blessé grièvement.
- Il n’en a pas été de même pour les tricycles ; deux d’entre eux ont été mis hors de service.
- *
- ♦ *
- Les obsèques de M. Mayade
- Vendredi, à midi, ont été célébrées en l’église Notre-Dame de la Gare les obsèques de M. Mayade, dont nous avons, dans notre dernier numéro, raconté la triste fin.
- Au haut de la nef, près de la grille du chœur, était dressé un catafalque entouré de cierges
- M. Mayade, frère du défunt conduisait le deuil, ayant à ses côtés Jules et Louis, les deux fils de notre malheureux ami. Mme Mayade, dont la douleur faisait mal à voir, assistait à la cérémonie, soutenue par sa belle-sœur.
- Nous avons remar uè dans l’assistance: MM. le baron de Zuylen, président de l’A. C. F. ; Panhard, président au conseil d’administration ; P. ferebs, ingénieur en chef; Pierron, administrateur délégué ; Prévost, membre du conseil d’administration et tous les employés et ouvriers de la Société des anciens établissements Panhard-Levassor; le baron Thénard, Pierre Giffard, Daniel Augé, J. H. Aubry, Lemoine, Beaulieu, Jeantaud, baron Rogniat, de la Valette, G. Collin,. Thévin, Amiot, de Morlhon, G. Richard, Laubière, Hurtu, Daimler, Mmes Levassor, Panhard, etc. M. R.Vuillemot, représentait la Locomotion Automobile.
- Après la cérémonie religieuse, le cercueil, en cœur de chêne rustique, portant encore les scellés, estplacésur un corbillard de 4e classe qui disparait bientôt sous les couronnes de fleurs naturelles envoyées de tous côtés. Nous remarquons la magnifique couronne mauve et blanc de l’Automobile Club de France (bien que Mayade n’ait jamais fait partie du club, le Comité a tenu à honorer ainsi la dépouille d’un des pionniers de l’automobilismei ; celle de Mme Levassor, de M. Daimler, de MM. Panhard père et Hippolyte Panhard, du conseil d’administration de la maison Panhard- Levassor, de M. de la Valette.
- Deux énobmes couronnes étaient porlées par les ouvriers de la maison.
- Au cimetière dè Gentilly, le corbillard s’arrête devant une tombe fraîchement oüverle Contre le mur de clôture du fond. On y descend la dépouille de Mayade, et M. Panhard, d’une voix très émue ét souvent étranglée par les sanglots, prononce l’éloge de l’ex-chef des ateliers. Il ne peut mieux faire cet éloge qu’en rappelant la vie de labeur et de parfaite droiture de celui qui n’est plus. L’émotion de M. Panhard gagne toute l’assistance et c’est dans cette douleur commune qu’on sent mieux tout ce que Mayade emporte de regrets et de sympathies.
- * +
- Le nouvel inspecteur
- Secrétariat General
- — Le 23 septembre 18118
- Le Préfet de Police
- Arrête :
- Article Premîeh
- M. Hommen, Louis-Charles-René, licencié es sciences, diplômé de l’Ecole Municipale de Physique et Chimie industrielles_ de la Ville de Paris,est nommé inspecteur du service de surveillance des véhicules à moteurs mécaniques (emploi créé) à dater du 15 de ce mois.
- Il recevra un traitement annuel de 3 000 francs et recevra en plus une indemnité de 500 francs par an pour frais de déplacement.
- Art. 2*
- M. Hommen sera placé sous les ordres! de l’Ingénieur en chet des mines (1) chargé de la surveillance des appareils à vapeur du département de la Seine, qui continuera à assurer l’exécution des règlements concernant la circulation des voitures à moteurs mécaniques.
- Pour extrait conforme :
- Le Secrétaire Général, Le Préfet dePolice, E. Laurent. Signé : Charles Blanc.
- *
- ¥ ¥
- Les Fiacres Automobiles de là Compagnie Générale.
- Nous apprenons de source certaine que la Compagnie Générale des Petites Voitures s’occupe plus activement qu’on ne le croirait dé la question des fiacres automobiles
- Une piste d’apprentissage, avec toutes les variétés d’obstacles et d’encombrementsest en construction à Aubervilliers. On a commencé l’instruction d’un certain nombre de cochers qui se sont fait inscrire pour être conducteurs.
- *
- * *
- La course de la Lanterne
- Dimanche dernier se sont courues les courses organisées parla Lanterne.
- Aux épreuves de lenteur à bicyclette avait été ajoutée une course de côte pour motocycles dont voici les résultats :
- Course de côte pour motocycles à 1 place. 18 partants- 6 séries. — l*« série : 1. Osmonl. 2. Legns.
- 2' série: 1. Ducom, 2 Pelisson.
- 3e série : 1. Rolland, 2. Bardin.
- 4e série: 1. Vigneaux, 2. Moutiers.
- 5e sérié : 1. Bax, 2. Camara.
- fl' série: 1. Hacbin, 2. Téo Leclerq.
- Finale: 1. Vigneaux, 2. Ducom, 3 Osmont, 4. Rolland 5. Bax, 6. Hachin.
- La Bourse
- Parmi les Sociétés qui ernploiënt l’électricité comme force motrice la Thomson-fiousion, toujours agitêë, clôture à 1587; la Compagnie générale de Vrâction se tient ferme à 123 francs.
- On échange l’action Omnibus à 1 868. un peu au-dessus de la semaine précédente. Les Petites Voitures reculent à 803 francs.
- On négocie les Tramways généraux a 1 126; les Tramways de Paris et du département de la i>eine, à 576.
- La Société Cail clôture à 449. Il est question de reconstituer l’affaire.
- kiêtès
- Parmi les administrateurs de la Compagnie Heil-man, nous avions omis de citer M. Désiré Truchon qui est nommé premier administrateur au même titre que les autres.
- *
- ♦ ¥
- Le capital social de la Société Française do l’Accumulateur Tudor augmente de 600 000 francs par l’émission de 3000 actions à 200 francs.
- (P.A. 24 septembre).
- ¥ ¥
- Il vient de se former entre MM. L. Charnet, Paillés. Pernoo, Lefebvre, Brandt, Ruger une Société sous le titre Société générale Française de Cycles et Automobiles, avant pour objet le commerce des cycles et automobiles. Les crémiers administrateurs p .ur trois ans sont : MM. Charmet, Paillés, Lefebvre ; MM. Claperon et Humblot, commissaires. Le capital social est fixé à 1 325 000 francs. Le siège social, 60, rue la de Chaussée-d’Antin.
- (P. A. 25 septembre).
- (1) M, Walckenaër.
- p.622 - vue 623/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Liste des Brevets d’ioientioD
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Maeillier et RobelFt Office international pour l’obtention de brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulfe-vard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 276393. — 28 mars 1898 — Pender. — Per-
- fectionnements concernant les moteurs et le mécanisme des véhicules automobile'.
- 276509. 30 mars 1898. — Bardon. —Chan-
- gement de vitesse et changement de marche pour véhicules -automobiles.
- 27654 t. — tr mars 1898 —Compagnie générale des Chemins de fer à traction automobile (système don Simoni) — Changement au système de voiture automobile électro-dynamique faisant l’objet du brevet n° 268958.
- 276562. — ier avril 1898. — PtétOt. — Dispo • sitifde mise en marche pour moteurs thermiques, principalement applicable aux véhicules automobiles.
- 276740. — 6 avril 1898. — Société Anonyme l’Automobile. — Train moteur de véhicule mû par l’électricité.
- 276578. — 1e1' avril 1898. — Py. — Frein sans friction.
- 276705. — 5 avril 1898. — Ravasse. —Dispositif de changement de vitesse et de marche pour voitures automobiles et autres.
- 276734. — 6 avril 1898. — Symon. — Perfectionnements aux machines à vapeur ou autres machines à calorique et spécialement applicables à ces machines, lorsqu’elles sont destinées aux voitures automobiles.
- 276781. — 7 avril 1898. —G-oullet. — Système de voiture automobile, dénommée : moto-voitu-rette.
- 276788. — 8 avril 1898. — Martha, Luc et Marozeau. — Appareil dénommé Transmission lue.
- 276851. — 6 avril 1898. — Verney. — Poulies à diamètres variables et leurs applications aux changements de vitesse dans les véhicules automobiles.
- 276859. — 9 avril 1898. — Millot. — Système de transmission de mouvement applicable aux voilures automobiles.
- Accessoires Automobiles
- REGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularisé la curburalion.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus *
- ¥• *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes: 25 francs.
- Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- Administrateur-gérant : VUILLEMOT
- Imprimera spéciale de la Locomotion Automobile DE&îviARLS. 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- Bibliûtbbp U «La Looomotlofi Automobile))
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.......... 2 50
- 2° — Voitures à vapeur..........épuisé
- 3" — — à petrole........... 10 »
- 4* — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-foho, de 216 pages, prix 4 fr. — Franco, postal eh sus.
- 3° Les Âutopiobiles. par M. Dmk Farrhàn
- Préface de M. le Baron de Zuylen. Uh volume in-8°, 320 pages ei 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco* 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobile, pâf Pierre et Yves ( uêiion ; un vol. in-8° ; prix, broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Cdmet Au ChavJJèur, par M. le Comte de La Valette, i vol. in 16, 2 fr., et 2 ff. 25 pàr la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage dès amalêürs de voitures automobiles à pétrole, par Tarrty-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles, par Maurice Farlnan, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur èt Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graf'figny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route Sur la Conduite et VEnirètièn des Tricycles de Dion, par J. NVolfï ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10°L’/l/"t de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 ir. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en
- quatre feuilles.
- Dans 1111 rayon de 45 kilomètres.......... 1 fr. 25
- — . " — 80 — ......... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Pèiissé ; un vol. iri-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in 8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction. de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, parMilan-dre et Bouquet :
- Jer volume : Eléments de construction 1 vof.
- in 16, cartonné 4franes. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Gar-teret, un vol de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- 16° A. B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol. relié, 2 fr.50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris, J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.623 - vue 624/833
-
-
-
- 624
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILK
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMODILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles «. Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Pans
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C‘* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- Cie des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C® générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Pilain et C1', 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 81, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C6 générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 5b, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehai
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire)
- Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger. 80, rue Taitbout
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154. quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafavette
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium,, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.624 - vue 625/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 40
- 6 Octobre 1898
- REVOB DES VOITURES ET VÉHICULES HËCAHIBUES. publiée sous le HAUT PATBQHAËE de TOERISE-CLDB DE FRISEE
- SOMMAIRE DU IV" 40
- Le deuxième concours des Poids Lourds,L. A.. Le Concours des Fiacres.
- Le Concours des Poids Lourds, plans et descriptions des trois itinéraires.
- Touring-Club de France. Automobile-Club de France.
- Le Refroidisseur Loyal, PaulSarrey. Petites Nouvelles.
- VOITURE DE LIVRAISON DE LA LANCASHIRE STEAM MOTOR CO, DE LEYLAND, LANCASHIRE
- p.n.n. - vue 626/833
-
-
-
- 626
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Deuxième Concours des Poids Lourds
- Aujourd’hui jeudi commencent les épreuves du Deuxième Concours des Poids Lourds organisé par l’Automobile-Club de France. Il était hors de doute qu’une telle épreuve répondît à un besoin du public ; il était moins évident qu’elle fût à la portée de nos constructeurs.
- L’expérience a prouvé que, même de ce côté, il y avait largement matière à concours.
- L’an dernier déjà 16 véhicules avaient été inscrits : 3 de la Société Scotte, 1 Weid-knecht, 1 Gandon, 3 Le Blant, 1 camion de Dietrich, 1 Pellerin, 1 Panhard, 1 Compagnie Anglo-Française, 2 de Dion-Bouton, 1 Maison Parisienne.
- De tous ces véhicules il en est qu’on ne vit pas l’an dernier et qui ne se sont pas non plus inscrits cette année. — D’autres n’ont pas jugé utile de prendre part aux épreuves qu’ils ont subies l’an dernier. C’est ainsi que la Société Scotte estime que les nombreux services publics que ses véhicules assurent depuis dix-huit mois suffisent à la dispenser des concours.
- Mais, cette année, le succès de l’épreuve est tout autre, — si, toutefois, tous les inscrits font honneur à leur engagement. A côté des vétérans, de Dion-Bouton, de Dietrich, Panhard-Levasssor, qui engagent 8 véhicules au lieu de 4, nous trouvons 10 voitures engagées par 8 constructeurs nouveaux.
- Ces nouveaux venus sont : MM. Roser-Mazurier, Cambier, pour le pétrole ; Mildé et Cie, Compagnie Française des Voitures Electromobiles, Compagnie Générale de Transports Automobiles pour l’électricité ; enfin Leyland Co, Serpollet, Valentin Pur-rey, pour la vapeur.
- Il est à désirer que les deux voitures Leyland (nous donnons en tête de ce numéro la photographie d’une voiture de livraison Leyland) prennentpart au concours. Ce sera un léger point de comparaison entre l’industrie de nos voisins et la nôtre.
- Nos lecteurs connaissent déjà la plupart des véhicules engagés, plusieurs constructeurs, qui figurent pour la première fois dans les Poids Lourds étant depuis longtemps connus pour d’autres types de fabrication.
- Nous avons fait dresser pour nos lecteurs les plans, aussi complets que possible, des trois itinéraires du Concours. Nous attirons l’attention des concurrents vétérans sur ce fait que, pour deux des parcours les points de ravitaillement ne sont pas placés aux mêmes halfes que l’an dernier.
- Nous leur signalons aussi le départ de Versailles par l’itinéraire C. Il leur sera utile de se reporter à la description de cet itinéraire, page 635.
- Le Codws des Fiacres
- Extraits du Rapport de M. Forestier, publié par le Génie Civil (1) et lu devant le Jury, à la séance du /er Octobre i8p8.
- Considérations générales
- Le service expérimental indiqué dans le premier règlement comme devant être de 15 jours, fat réduit à 12, dans le règlement modifié; puis, enfin à 9 jours, par suite des fêtes de la Pentecôte et de l’ouverture de l’Exposition des Tuileries.
- D’un autre côté, quelques-uns des conducteurs des véhicules concurrents n’étant pas très versés dans la connaissance des rues de Paris, il a fallu, par suite, renoncer aux itinéraires que M. Bixio avait eu l’obligeance de préparer : ils comprenaient des séries de rues trop courtes pour qu’un conducteur inexpérimenté pût y prendre une vitesse normale.
- M. le comte de Chasseloup-Laubat, que la maladie retenait malheureusement chez lui, mais sans toutefois pouvoir l’empêcher de prendre une part active aux travaux préparatoires de la Commission, a bien voulu étudier trois itinéraires, de 60 kilomètres environ chacun, empruntant les artères les plus longues de Paris.
- Pour être plus ajsés à suivre par les conducteurs, ces itinéraires n’en étaient pas plus commodes pour les véhicules. Les rampes des rues Ray-nouard,de Magdebourg et Lepic, la descente de la rue Ménilmontantjles pavés du boulevard Sérurier, qui resteront légendaires parmi les concurrents et les commissaires, etc., montrent que l’auteur des itinéraires du Concours des Poids Lourds est resté fidèle à son idée, si juste, de donner aux épreuves de nos Concours la sanction de difficultés même plus dures que celles que l’on rencontre dans la pratique.
- Les encombrements de certaines voies réparties entre les divers itinéraires, comme la rue La-fayette, la rue de Rivoli, la rue Turbigo, les rands boulevards, la rue d’Aboukir, la rue des etits-Champs, etc., rendaient inutile d’imposer aux voitures des arrêts et des démarrages, soit fixés à l’avance, soit à faire au commandement.
- Les incidents de la circulation devaient suffire aux commissaires, pour apprécier la puissance du moteur dans les démarrages, aussi bien que pour constater l'efficacité des freins et la sûreté de l’appareil de direction. Il eût été d’ailleurs imprudent de lancer dans Paris un grand nombre de voitures automobiles à une allure relativement rapide sans avoir été fixé sur les deux derniers points.
- Le premier jour du Concours a été consacré à l'essai du frein de chaque voiture à la montée et à la descente de la côte de la Tuilerie, d’une déclivité moyenne de 6 pour 100, ainsi qu’à l’épreuve de la force du moteur en faisant gravir à tous les véhicules la côte du Mont-Yalérien qui, sur 600 mètres de longueur, a une déclivité moyenne de 8,20 pour 100, atteignant 8,80 à un certain point.
- Pour juger de l'effet que les trépidations, d’une course de 540 kilomètres dans toutes les voies de Paris, avaient pu exercer ces épreuves ont été recommencées avec plus de soin encore le 11 juin.
- L. A.
- (1) Numéros des 3, 10, 17 septembre.
- p.626 - vue 627/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 627
- On a profité de ces essais pour relever minutieusement la consommation d’énergie des véhicules à moteur électrique, à différentes allures : en palier, sur un excellent' macadam récemment cylindré le long de la Seine, et en rampe, sur l’empierrement assez défectueux de la côte du Mont-Valérien.
- Quant à la facilité et à la sûreté de la direction, aucun essai spécial n’a paru nécessaire, car pour entrer dans le grand hall de la nouvelle usine de Levallois, si obligeamment mis à la disposition de l’Automobile-Club de France par M. Clément, les voitures avaient brusquement à tourner deux fois à angle droit.
- Pour en finir avec l’organisation du Concours, nous croyons devoir dire un mot sur les raisons qui nous ont conduit à adopter un lieu de remisage dont l’éloignement du centre de Paris a été quelque peu critiqué.
- 26 voitures avait été engagées, dont 14 avec moteur électrique et 12 avec moteur à essence. Il nous fallait pouvoir disposer d’une surface couverte d’au moins :
- 26 X 3X4= 3i2m*.
- De plus, il ne nous suffisait pas, comme pour le concours des Poids lourds, d’avoir un remisage clos quelconque pour mettre les voitures à l’abri des dégradations et des intempéries; il fallait, pour les voitures électriques que ce parc fut voisin d’une usine électrique, pouvant leur restituer tous les soirs l’énergie consommée dans la journée afin de les mettre en état d’effectuer l’itinéraire du lendemain.
- Les secteurs auprès desquels nous aurions pu trouver des remisages suffisants, ne disposent pas de l’énergie nécessaire, c’est-à-dire environ 150 kilowatts-heure, aux heures où les véhicules devaient charger leurs accumulateurs, c’est-à-dire de 4 heures à minuit. Au contraire, près des secteurs comme celui de Saint-Ouen, où nous aurions eu à notre disposition toute l’énergie que nous pouvions désirer, mais c’est le local couvert qui nous manquait.
- Bref, obligés de tabler sur 26 voitures, dont 14 électriques, nous avons été trop heureux d’accepter l’offre de M. Clément et nous avons adopté pour remisage le hall de l’immense et splendide usine en construction sur le quai Michelet à Le-vallois-Perret.
- Nous avions à y faire fonctionner une usine électrique provisoire
- Grâce aux bons soins de nos collègues, MM. Hospitalier et Camille Brault, nous avons pu, en quelques jours, faire installer par MM. Beau et Bertrand-Taillet, dans des dépendances voisines du hall de remisage, une usine composée de trois locomobiles d’une puissance de 100 chevaux, actionnant trois dynamos.
- Elle nous a permis de produire aisément, à la tension de 110 volts, de trois heures de l’après-midi à minuit, les 115 kilowatts-heure dont les concurrents ont eu besoin, en moyenne.
- La constatation des quantités fournies aux divers concurrents, a été effectuée sous la direction deM. Hospitalier, parM. Girault, ingénieur-électricien,
- La charge régulière des accumulateurs Fulmen a ete tout spécialement surveillée et dirigée par notre collègue M. Camille Brault et par l’ingénieur de la Compagnie, M. Bertifort, qui ont assisté toutes les nuits à cette opération délicate. Bien que concurrents et principaux intéressés, leur zèle et leur dévouement n’en méritent pas
- moins d’ètre relevés et signalés car ils ont été les principaux facteurs de la réussite du Concours.
- *
- Le Concours de fiacres de 1898 n’a pas eu un succès moins grand que le Concours des Poids Lourds de Versailles en 1897.
- Les étrangers qui ont suivi nos opérations avec soin ont été nombreux. Des Ingénieurs français, délégués par diverses Compagnies ou Sociétés de transports, ont tenu à circuler dans tous les véhicules pour se rendre compte des avantages et des inconvénients de chaque système. La presse spéciale avait de nombreux représentants : comme pour Versailles, nous ne saurions trop les remercier des articles qu’ils ont publiés au fur et à mesure des opérations du Concours; nous leur devons le vif intérêt avec lequel le public parisien les a suivies. Si l’éloignement et l’heure matinale du départ des voitures ont écarté du quai Michelet quelques curieux, un grand nombre étaient postés aux passages intéressants que la presse leur avait signalés.
- Comme preuve de l’intérêt général qu’a suscité le Concours des voitures de place à traction électrique, nous rappelerons que la Société des Ingénieurs civils de France a bien voulu associer la Commission du Concours au graud honneur que lui a fait le Président de la Republique en assistant à sa séance du 11 juin, à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire. Parmi les sujets traités devant le Président de la République, a figuré le compte rendu sommaire des résultats merveilleux obtenus par les voitures électriques.
- Du reste, le lundi 13 juin, au sortir du déjeuner offert aux délégués étrangers par M. Loreau, président de la Société des Ingénieurs civils de France, les concurrents leur ont, à fort belle allure, fait remonter la rue de Magdebourg dans leurs voitures.
- Le succès des fiacres électriques est consacré, pour les étrangers, par cette manifestation. Il l’a été, poür le public parisien, par l’ascension de la rue Lepic : c’est au sommet de la Butte que l’accumulateur électrique à grande capacité a pris possession de la circulation dans Paris.
- Toutefois, nous ne voudrions pas qu’on pût croire que, dans notre pensée, le fiacre à essence le cède, au point de vue mécanique, au nouveau venu, le moteur électrique. Le coupé Peugeot, qui a si bien soutenu dans le Concours l'honneur du moteur à essence, s’est, en effet, montré digne de la réputation de la maison qui l’a construit.
- Si le programme du Concours ne nous interdisait pas dans ce rapport tout rapprochement, toutes comparaisons entre les divers concurrents, nous expliquerions avec preuves à l’appui que, si la voiture électrique satisfait mieux aux exigences des grandes sociétés ainsi qu’aux préventions du public et de l’administration, le fiacre à moteur à essence est le seul qui peut permettre au conducteur isolé de se lancer dans l’arène parisienne.
- C’est donc avec regret que nous avons à relever l’abstention en masse des voitures de place automobiles à moteur à essence qui, après s’être fait inscrire au nombre de douze, n’ont été finalement représentées que par le coupé Peugeot.
- Classification des véhicules
- Sur 21 véhicules engagés, il ne s’en est présenté que 14 au Concours, pour en remplir les obligations d’une manière plus ou moins intermittente, et 7 seulement ont accompli l’intégralité des
- p.627 - vue 628/833
-
-
-
- 628
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- épreuves et en ont surmonté victorieusement les difficultés. Le rapport officiel ne parle, naturellement, que de ces derniers.
- D’après l’article 4 du programme, les véhicules étaient classés en diverses catégories :
- I. Voitures à deux places
- a) Fermées.
- b) Découvertes avec capote.
- c) Pouvant se fermer et se découvrir instantanément.
- II. Voitures à quatre places
- a) Fermées avec galerie pour bagages.
- b) Découvertes avec capote.
- III. Voitures à six places
- Fermées avec galerie pour bagages (600 kilogrammes)
- A prendre à la lettre les prescriptions du programme nous devrions rendre compte des constatations des commissaires et donner le résultat des calculs de la Commission dans l’ordre suivant :
- ira Catégorie. — Voitures à deux places fermées :
- à) Electricité. ( ‘3’
- ' \ Cab n° 25.
- 2e Catégorie. — Voitures mixtes à deux places pouvant se découvrir et se fermer instantanément:
- b) Electricité : Landaulet n° 23.
- 3e Catégorie. — Voitures à quatre places fermées et à galerie :
- c) Electricité : Coupé n° 16..
- 4* Catégorie. — Voitures à quatre places découvertes :
- d) Electricité : Yictoria n° 3.
- Hors catégorie. — Voitures à trois ou quatre places fermées, sans galerie :
- e) Essence : Coupé n° 12.
- f) Electricité : Coupé n° 1.
- Dans ces conditions, nous adopterons, pour les diverses voitures du Concours, l’ordre suivant.
- ire catégorie. — Voitures à moteur unique où le mouvement est transmis aux roues motrices par l’intermédiaire : d’un équipage d’engrenages permettant d’obtenir la variation mécanique de la vitesse, d’un différentiel et de chaînes.
- Fssence : Coupé n° 12 (Peugeot).
- Electricité. — Coupé n° 13 (Jenatzy).
- 2e catégorie. — Voitures à moteur unique où le mouvement est transmis aux roues motrices par l’intermédiaire d’uh équipage d’engrenages invariable, d’un différentiel et de chaînes, et où la variation de vitesse des roues motrices est obtenue par une variation correspondante de vitesse de moteur.
- Electricité, j j (Jeanteaud)>
- 3e catégorit. — Voitures à deux moteurs, un pour chaque roue motrice, avec le moyeu de laquelle l’axe moteur est en relation directe par un jeu d’engrenages invariable et où la variation de vitesse de chaque roue motrice est obtenue par une variation correspondante de la vitesse du moteur :
- I Coupé n°i. 1
- Victoria n° 3. > ( Kriéger).
- Coupé à galerie n° 16. )
- Quelques personnes ont exprimé le regret d’avoir à constater que certains concurrents avaient négligé le type de la voiture légère, à deux places,
- indispensable cependant à l’homme d’affaires qui, dans sa matinée, a besoin de visiter beaucoup d’industriels, de constructeurs dont les usines se trouvent fréquemment en des points opposés de la périphérie de Paris
- Surtout pour la voiture électrique, obligée de porter un poids relativement considérable d’accumulateurs, il semble désirable que l’on cherche à en réduire le poids autant que possible, au lieu de l’accroître en vue de satisfaire à des besoins moins probables.
- Il faut évidemment des fiacres à quatre places et à galerie pouvant porter 400 kilogr., mais il est non moins indispensable d’en avoir à deux places, ne transportant que 140 kilogr. au plus de charge utile.
- En tout cas, la voiture fermée à quatre places, sans galerie, paraît un type défectueux.
- Ceci nous conduit à signaler les poids d’acu-mulateurs que tous les concurrents avaient cru
- devoir adopter : Poids des Poids Poids
- accumulateurs à vide en charge
- — — —
- N° 25... Kilogr. 400 1.270 1.340
- N° 23 450 1.520 1.660
- N° 1 450 1.360 x. 640
- N° 16 450 1.370 x .850
- N° 13 540 1.740 1.880
- Alors que pour le coupé n» 12, à moteur à es-
- sence, on a seulement : Poids Poids Poids
- du moteur à vide en charge
- N° 12... Kilogr. 64 1.080 1.360
- Cependant une voiture légère électrique a figuré au Concours, le Drowski de M. Jeantaud, dont les poids étaient :
- Poids des Poids Poids accumulateurs à vide en charge
- N° 26... Kilogr. 350 950 1.090
- Aussi, regrettons-nous vivement que des accidents dus à la direction, et peut-être aussi au conducteur, n’aient pas permis à cette voiture d’accomplir tous les parcours.
- Rappelons que le coupé à deux places de la Compagnie Générale des Voitures pèse, avec son cocher, 529 kilogr., et le mylord, avec son cocher, 500 kilogr. Aussi le cheval n'a-t-il à exercer qu’un effort de traction moyen de 2 1 ou 26 kilogrammes, suivant que la voiture est à vide ou en charge, tandis que dans les constatations du concours nous relevons, pour certaines voitures, des chiffres de traction notablement plus élevés.
- ♦
- ♦ *
- Prix de revient : nature et durée du travail
- Le programme porte que les Voitures devront pouvoir effectuer chaque jour 60 kilom. en 16 heures, mais que pour la commodité des Commissaires, cette distance sera parcourue aussi rapidement que possible.
- E11 fait, le parcours a été effectué en trois étapes d’à peu près 20 kilom. chacune, séparée; : les deux premières, par un repos d’une demi-heure, les deux dernières par une halte d’une heure consacrée au déjeuner.
- Les consommations constatées pendant le concours ne correspondent donc pas à la réalité du service des fiacres.
- p.628 - vue 629/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 629
- Ceux-ci, en effet, ne travaillent que quelques heures effectives sur les 16 heures qu’ils passent sur la voie publique.
- La durée de sortie de la voiture est de.................. 16 heures.
- Le nombre de kilomètres parcourus est de................ 65 kilomètres.
- Le travail s’effectue en..... 10 chargements.
- La durée moyenne d’un chargement à la course est de. . 20 minutes.
- La durée moyenne d’un chargement à l’heure est de. . .. 1 h. 10 m.
- Les 10 chargements par jour se divisent en 4 courses et 6 chargements à l’heure.
- Les 16 heures de travail se répartissent en :
- 1 h. 20 m. pour 4 courses de 20 minutes en moyenne ;
- 7 h. pour 6 chargements à l’heure de 1 h. 10 m. en moyenne ;
- 5 h. 10 m. en maraude et 2 h. 30 m. pour repas.
- La vitesse de travail est :
- A la course, de 4 m. p. 1 kilom., soit 15 kilom. à l’heure.
- A l'heure, de 6 m. p. j kilom., soit 10 kilom. à l’heure.
- En maraude, de 15 m. p. 1 kilom., soit 4 kilom. à l’heure.
- Le parcours des 65 kilomètres se répartit ainsi :
- 20 kilomètres pour 4 courses, à 15 kilom. à l’heure ;
- 25 kilomètres pour 6 chargements à l’heure, à 10 kilom à l’heure;
- 20 kilomètres en maraude, à 4 kilom. à l’heure.
- Le travail à 15 kilom. à l’heure représente 30,76 p. 100 du travail total.
- Le travail à 10 kilom. à l’heure représente 37,53 p. 100 du travail total.
- Le travail à 10 kilom. à l’heure représente 31,69 p. 100 du travail total.
- Nous admettrons donc que le travail se répartira de la manière suivante :
- 45 hilom. à l’allure de service ou de 15 kilom. à l’heure en moyenne ;
- 5 kilom. à l’allure de service ou de 10 kilom. à l’heure en moyenne ;
- 20 kilom. à l’allure de maraude de 6 kilom. à l’heure en moyenne.
- Un des plus grands avantages que la traction mécanique offrira aux Sociétés de voitures de place sera certainement de leur permettre de reporter leurs remisages ou dépôts, en dehors de l’enceinte de Paris où les terrains sont beaucoup moins chers et où les droits d’octroi sont moins élevés.
- Dès lors, les courses improductives paraîtraient devoir être augmentées de 2 kilom. 5 le matin et de 2 kilom. le soir; mais le relayage sera supprimé : dès lors le trajet total restera probablement le même.
- D’un autre côté, avec le système des petites courses à o fr. 60 et o fr. 80, il y a lieu d’espérer que le temps des voitures automobiles sera mieux utilisé, c’est-à-dire que leur conducteur aura moins d’allées et venues à faire qu’à la recherche du client à 1 fr, 50.
- Nous admettrons donc que le travail se répartira de la manière suivante :
- 45 kilom. à l’allure de service ou de 15 kilom. à l'heure en moyenne;
- 5 kilom. à l’allure de service ou de 10 kilom. à l’heure en moyenne ;
- 20 kilom. à l’allure de maraude de 6 kilom. à l’heure en moyenne.
- Pour les moteurs électriques, cette hypothèse suffit pour déterminer leur consommation d’énergie, puisque cette consommation est nulle pendant les arrêts.
- Pour les moteurs à essence, il faut encore faire une autre supposition.
- En effet, s’il est certain que les brûleurs ne devront jamais être éteints, sauf pendant la durée des repas, on est moins fixé sur ce qui se passera en pratique pour le moteur. Devra-t-il marcher à vide, ou pourra-t-il être arrêté lorsque le fiacre sera en station?
- Avec les habitudes actuelles des fiacres, il faudra toujours que la voiture avance en même temps que celle qui la précède. S’il veut éviter les récriminations des autres cochers peu bienveillants pour l’automobile, le conducteur d’un pareil fiacre devra ou conserver son moteur en marche lorsqu’il sera en station, ou se résigner à pousser sa voiture à bras.
- Par suite, nous pensons que pour calculer le prix de revient de la journée d’un fiacre automobile à essence, il faut admettre.
- i° que les brûleurs resteront allumés (1), sinon pendant 10 heures de présence sur la voie publique; de 8 heures du matin à minuit, au moins pendant 13 h. 1/2, déduction faite des repas ;
- 20 que le moteur marchera à vide au moins la moitié du temps qu’il restera en station, et que sa consommation en maraude, au pas, sera sensiblement la même que marchant à vide, soit pendant 5 heures ;
- 30 qu’il sera éteint 2 h. 1/2, pendant le déjeuner et le diner du conducteur ;
- 40 que le moteur marchera à pleine consomma-durant 8 h. 40 m., c’est-à-dire pendant le temps nécessaire à effectuer :
- 45 kilomètres à l’allure de 15 kilomètres à l’heure, en 4 courses de 20 minutes en moyenne, et en 7 heures, utilisées pai des clients pour faire des visites d’affaires ou de société, avec arrêts plus ou moins prolongés, soit pendant 8 h. 20 m.;
- 5 kilomètres pour se rendre du dépôt au lieu de travail et vice versa, soit pendant 20 minutes.
- De même pour calculer le prix de revient de la journée d’un fiacre électrique, nous admettrons :
- i° que le moteur marchera à pleine consommation pendant le temps nécessaire à effectuer 45 kilomètres,en 4 courses de 20 minutes en moyenne et en 7 heures de chargements, soit pendant 8 h. 20 m.;
- 20 que le moteur marchera à la consommation correspondant à la vitesse de 6 kilomètres, pendant 5 h. 10 m., à la recherche des clients, dans les endroits fréquentés ;
- 30 que le moteur marchera à la vitesse de 10 kilomètres pour se rendre du dépôt au centre de ses opérations et vice versa le soir, en effectuant 5 kilomètres ;
- 40 que le moteur restera utilisé le reste du temps.
- (A suivrej
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- (1 ;Pour te fiacre à essence, l’allumage électrique semble devoir s’imposer.
- p.629 - vue 630/833
-
-
-
- 630
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Concours des Poids Lourds
- C’est le ier octobre qu’a été close, à l’Automobile-Club, 4, place de l’Opéra, la liste des concurrents inscrits au concours des Poids lourds. La Commission réunie au Cercle, a approuvé le programme que lui présentait son président, l’infatigable M. Forestier.
- L’épreuve du concours se compose d’uni service de six jours, constituant un parcours total de 300 kilomètres. Chaque véhicule fera deux fois la série suivante :
- Ier jour. — Itinéraire A, 41 k. 500 avec arrêts tous les kilomètres.
- 2e jour. — Itinéraire B, 46 k. 500 avec arrêts tous les 5 kilomètres.
- 3e jour. — Itinéiaire C, 66 k. 500 avec arrêts tous les 10 kilomètres.
- Les véhicules sont divisés en trois groupes de façon que chaque jour les trois itinéraires sont parcourus.
- L’A. C. F. admet au concours :
- i° Les véhicules pouvant porter, conducteur non compris, au moins dix voyageurs avec 30 kilog. de bagages (soit 100 kilog. par place offerte).
- 20 Les véhicules à marchandises transportant au minimum une tonne.
- 30 Les véhicules mixtes établis en vue du transport simultané des voyageurs et des marchandises avec un minimum de poids transporté de 1 000 kilogrammes.
- Toutefois les véhicules du type « voiture de livraison de banlieue » pourront ne porter qu’une charge utile de 750 kilog.
- Le Concours des Poids Lourds eut lieu en 1897, au mois d’août. Les chaleurs, très fortes, ne purent pas nuire à son succès, qui était fatal et certain; mais elles fatiguèrent concurrents et examinateurs. Aussi, cette année, en a-t-on reculé la date jusqu’au 6 octobre (c’est-à-dire jeudi prochain). Et il faut espérer que la pluie et le froid voudront bien ne pas nous faire regretter un changement de date qui s’imposait.
- Le 6 donc, à 8 h, 1/2 du matin, les départs seront donnés aux concurrents, place d’Armes, à Versailles. Le concours commencera. Il durera six jours, les 6, 7, 8, 10, 11 et iz octobre, durant lesquels les voitures auront à couvrir un parcours total de 300 kilomètres.
- Les concurrents iront chaque soir remiser sous une tente qui est dressée, sur l’avenue de Paris, au coin de la place des Tribunaux.
- Il y a 18 concurrents dont la plupart, espérons-le, se mettront en ligne. Sur ces 18 véhicules, 8 marchent giàce à la vapeur, 7 par le pétrole et 3 par l’électricité.
- La lutte s’annonce donc féroce entre ce que nous pourrions appeler les trois éléments. Voici la liste complète des engagés :
- i° Panhard et Levassor : une voiture de livraison, à pétrole.
- 20 Rozc'-ivlazurier : un omnibus pour voyageurs, à pétrole.
- 30 Ch. Mildé et Cie : une voiture de livraison de banlieue, à l’électricité.
- 40 Compagnie Française de voitures électromo-
- biles : une voiture de livraison de banlieue, à l’électricité.
- 50 de Dion et Bouton : un omnibus, 20 places, 30 chevaux, à vapeur.
- 6° de Dion et Bouton : un char à bancs, 24 places, 30 chevaux, à vapeur.
- 70 de Dion et Bouton : un camion, 30 chevaux, à vapeur.
- 8° de Dion et Bouton : un remorqueur-porteur, 30 chevaux, à vapeur.
- 90 Valentin Purrey • un camion à vapeur.
- io° de Diétrich : un camion à pétrole.
- i i° de Diétrich : un camion à pétrole.
- 12° de Diétrich : une voiture de livraison de banlieue, à pétrole.
- 130 Compagnie Générale de Transports Automobiles : une voiture de livraison électrique.
- 140 The Automobile Association : une voiture à vapeur (Leyland-Van) pour le transport de voyageurs ou de marchandises, 6 chevaux.
- 150 The Automobile Association : un camion à vapeur (Leyland-Wagon) 12 chevaux.
- x6° Cambier et Cie : une pompe à incendie, à pétrole.
- 17° Cambier et Cie : un camion à pétrole.
- 180 Société des Générateurs Serpollet : un omnibus à vapeur, 15 chevaux, chauffé aux huiles lourdes.
- Nous regrettons, pour l’éclat du concours^’abs-tention du train Scotte au concours de cette année. Voici d’ailleurs la lettre que M. Quénay, directeur de la Société des trains Scotte vient d’adresser au président de la Commission des Poids Lourds, M. Forestier.
- « Monsieur le Président,
- « J’ai l’honneur de vous informer qu’à son grand regret notre Société ne pourra pas prendre part au prochain Concours des Poids Lourds.
- « Nous aurions été heureux de soumettre à l’appréciation du jury que vous présidez nos nouveaux types de trains à voyageurs, de trains à marchandises et de trains mixtes, à la fois plus puissants et plus rapides que ceux qui ont figuré à l’épreuve de l’an dernier mais, à la suite du grand nombre de commandes qui nous ont été adressées, nous avons dû prendre des engagements de livraison qu’il nous est déjà difficile de tenir.
- « Dans ces conditions, il ne nous est pas possible de disposer d’un train des nouveaux types pour prendre part au Concours de cette année.
- « Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments les plus distingués.
- « Le Directeur :
- « E. Quénay. »
- * *
- Itinéraire A
- Haltes et points de ravitaillement La Faisanderie; Etoile Choisy; Saint-Cyr, devant l’hôtel du Soleil d’Or ; Saint-Cyr, devant l’Abbaye ; les Missionnaires, devant le café ; château de Ternay, un peu avant la ferme des Graviers : ferme du Trou Moreau; Villepreux, dans la descente avant le coude à droite ; Villepreux, au point de rencontre
- p.630 - vue 631/833
-
-
-
- Itinéraire
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 63!
- <
- de la route du Trou-Moreau à Villepreux, avec la route de Villepreux à Rennemou-lin ; à la sortie de Renne-moulin ; passage à niveau de Noisy-le-Roi.
- A Villepreux, les véhicules pourront se ravitailler chez le directeur de l’Ecole d’Horti-culture.
- Halte de la Carrière,à Bailly, deuxième halte à Bailly, au coin de la rue qui va à l’église ; dans la montée au lieu dit le Tillet au coin de la route qui va à la Porte de Maintenon ; Rocquencourt, au commencement de la montée ; deuxième halte à Rocquencourt, au croisement de la route Versailles à Marly (route nationale n° 184).
- Ravitaillement au château de Beauregard.
- Passage à niveau de Vau-cresson ; halte en face de l’hospice Brézin, à l’endroit où aboutit la route allant à Marnes et Ville-d’Avray ; station de Villeneuve, devant la gare ; Petit-Garches à la Porte Jaune ; rond-point Magenta ; grille de Montre-tout, dans la descente qui aboutit au pont de Saint-Cloud. Dans la pointe de la ,r Seine, trois haltes : Avenue de ^ Saint-Cloud,*au coin du boulevard de Strasbourg; porte de Saint-Cloud, à Paris ; avenue de Sèvres, au coin du boulevard de Strasbourg ; nouvelle halte avant le pont de Sèvres ; à Sèvres, halte devant la Manufacture et devant l’église.
- Ravitaillement à Sèvres, chez M Schaffner, maison David, place du Parc.
- Halte entre l’hospice Jean et la Femme sans-Tête, à 200 mètres après l’hospice Jean; au lieu dit la Femme-sans-Tête, devant le café au Retour d’Afrique ; pointe de Chaville, à l’endroit où aboutit la route de Meudon ; Bas-Viroflay, au pont du chemin de fer; grille de Versailles; dans la rue de Paris, au coin de la rue des Chantiers.
- p.631 - vue 632/833
-
-
-
- 632
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Itinéraire B
- Haltes et points de ravitaillement
- Côte de Picardie, dans la montée, au carrefour de la route des Deux-Moulins ; à Ville-d’Avray dans la descente de la côte de
- l’Eglise, environ 200 mètres avant l’église ; rond-point Magenta.
- Ravitaillement au pont de Suresnes à la Belle Gabrielle.
- Halte à la Porte-Maillot ; Suresnes à l’endroit où l’on a déjà fait un premier arrêt ; à
- 1 !m
- t
- «3£
- Rueil, halte sur le tronçon de la route Nationale qu’emprunte l’itinéraire.
- Ravitaillement chez M. Lachenal,auPecq.
- Halte à la place Royale de Saint-Germain, et une seconde dans la descente qui suit ; avant la grille royale de Louveciennes, dans la côte du Cœur-Volant, 200 mètres avant le sommet de la côte; dernière halte sur la place de Rocquencourt.
- Itinéraire C
- Haltes et points de ravitaillement
- Voisins le Bretonneux, en face de l’église. A Vaumurier, au coin de la route qui mène au château, ravitaillement à l’auberge du Pavé.
- Dampierre, halte au sommet de la côte.
- p.632 - vue 633/833
-
-
-
- Itinéraire
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 633
- p.633 - vue 634/833
-
-
-
- 634
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Cernay-Ia-Ville, ravitaillement au restaurant Avril.
- Chevreuse, halte devant l’église.
- Ravitaillement près de la station de Gif, après avoir traversé lYvette, à l’hôtel de la Croix-de-Grignon.
- Halte à Orsay, devant l’église à la bifurcation.
- Ravitaillement à Palaiseau à l’hôtel de l’Eléphant au carrefour des routes de Chartres à Paris et de Versailles à Fontainebleau station de Jouy-en-Josas, halte devant la gare.
- Comme nous l’avons dit les voitures auront à parcourir trois itinéraires dont voici la description détaillée :
- Itinéraire A
- En quittant la place d’Armes, les véhicules s’engagent dans l’avenue de Sceaux. Puis ils prennent la rne de Satory, à droite et au bout de 200 mètres environ trouvent la rue de l’Orangerie toujours à droite. Cette rue est prolongée hors Versailles à partir de la grille de l’Orangerie par la route de Saint-Cyr, route Nationale qu’ils suivent jusqu’à l’école militaire en passant devant la Faisanderie et la ferme de la Ménagerie. Un peu après la station de Saint-Cyr, la route se bifurque : la route Nationale continue en tournant à gauche, l’itinéraire emprunte la route de droite qui longe la ville, passe à l’Abbaye, aux Missionnaires, au château de Ternay et à la ferme des Graviers pour arriver a la ferme du Trou-Moreau. Là, l’itinéraire emprunte une route qui aboutit à angle droit pour arriver à Villepreux en rencontrant juste avant cette ville une descente de 300 mètres à 5 0/0. A Villepreux, nouveau virage, à droite presque à angle droit et la route nous amène à Rennemoulin en laissant à droite la Faisanderie.
- A la sortie de Rennemoulin nous trouvons une montée de 400 mètres à 5 0/0, et après un virage à gauche, nous arrivons à Noisy-le-Roi après avoir traversé le passage à niveau du chemin de fer de l’Etang-la-Ville. Là, nouveau virage accentué, traversée de la ville puis, après une descente de 300 mètres à 3 0/0, la route arrive à la Carrière puis monte sur 300 mètres également à 3 0/0 pour arriver à Bailly, on laisse à gauche le Tillet et l’on arrive à la route de la Grille de Maintenon, qui coupe l’itinéraire et à laquelle fait suite une descente de 4 0/0 sur 400 mètres, qui nous amène à Vauluceau.
- La route continue ensuite en passant devant la gendarmerie et en laissant à droite la ferme de Chèvreloup pour arriver au carrefour de Rocquencourt où l’itinéraire est coupé parla route Nationale n° 184; un peu après le carrefour, se présente une bifurcation : prendre la route de gauche qui laisse à sa droite Cbesnay et à sa gauche Beaure-gard.
- Nous arrivons au croisement avec la route de Versailles à Bougival, et après une descente de 500 mètres à 3 pour 100, la route traverse le passage à niveau de la ligne de Marly et laisse à gauche Vaucresson et à droite le château de la Marche. Puis on arrive à l’hospice Brézin, on laisse à droite la route de Marnes. La station de Garches marque une halte dans une descente à 3 pour 100, longue de 700 mètres. La route passe ensuite au carrefour Magenta au croisement avec la route Nationale n° 185 de Versailles à Suresnes. Dans Saint-Cloud la route forme un lacet et descend jusqu’au pont de St-Cloud par une très longue descente de 1 kilomètre environ. Puis on arrive en terrain plat pendant la traversée de la pointe de la Seine à Boulogne par l’avenue de St-Cloud. Au Point du Jour, à la porte de St-Cloud, on revient sur ses pas par l’avenue de Sèvres en suivant les rails du tramway à air comprimé jusqu’à Versailles par le pont de Sèvres, la Femme-sans-Tête, Bas-Chaville, Bas-Viroflay, et l’on rentre dans Versailles par l’avenue de Paris.
- Itinéraire B
- L’itinéraire B qui mesure 46 kil, 500 environ , sort de Versailles par la route de St-Cloud, route Nationale n° 185, Presque au sortir de Versailles nous trouvons la réputée rampe de Picardie dont la pente de
- 5 pour 100, monte pendant près d’un kilomètre et est suivie d’une descente également à 5 pour 100 mais pendant 500 mètres seulement. Puis, traversant les bois de Fausses-Reposes, la route arrive à Ville-d’Avray, ayant laissé à gauche une bifurcation sur la Marche-Vaucresson. Dans Ville-d’Avray nous trouvons une petite descente à 5 pour 100, puis un raidillon de 200 métrés à 6 pour 100. La route se poursuit alors à travers le parc de St-Cloud jusqu’au carrefour Magenta où elle traverse à angle droit l’itinéraire A. A environ 400 mètres du carrefour, la route s’infléchit brusquement à droite pour contourner la hauteur de Montretout qu’elle laisse à sa gauche, elle remonte vers le Nord presque parallèle à la ligne du chemin de fer, puis incline à droite franchit successivement les lignes de Versailles et des Mou-lineaux.
- L’itinéraire suit le bord de la Seine jusqu'au nouveau pont de Puteaux qu’il prend pour aller à la Porte-Maillot par le boulevard Richard-Wallace et le boulevard Maillot. Puis il revient sur ses pas jusqu’à Suresnes où il bifurque pour remonter plus au nord par la rampe de la Briquetterie à
- 6 pour 100 pendant 400 mètres, et RueiL
- A Rueil, la route suit le boulevard qui contourne la ville pour déboucher sur la route nationale de Paris à. Saint-Germain, que l’on emprunte pendant 500 mètres pour tourner à droite et arriver au pont de Cha-
- p.634 - vue 635/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 635
- tou. La traversée de la boucle se fait en terrain presque plat par Chatou, le Vésinet et le Pecq.
- Pour arriver à Saint-Germain, les véhicules ont à gravir une assez longue côte de 5 à 4 pour ioo. Ils arrivent à la place Royale et redescendent par Monte-Christo. Brusque tournant à angle aigu pour prendre à gauche la route de Port-Marly. On franchit le via-duc de Marly, on arrive à Port-Marly et l’on trouve la côte du Cœur-Volant à 4 pour 100 pendant 800 mètres et 7 pour 100 pendant 600 mètres. Puis on rentre à Versailles par Louveciennes et les boulevards Saint-Antoine, du Roi et la rue des Réservoirs.
- Itinéraire C
- L’itinéraire C est de beaucoup le plus long puisqu’il mesure environ 66 kil. 500. On sort par l’avenue de Sceaux et la route de Satory. Dans l’itinéraire prévu par M. le comte de Chasseloup-Laubat la route passait, comme notre plan l’indique, par Satory, la Minière et Guyancourt. Dans les Poids Lourds de l’an dernier, des rechargements forcèrent à prendre l’itinéraire suivant : longer le parc en se dirigeant vers Saint-Cyr, puis redescendre au sud versTroux et rejoindre la route à Guyancourt. C’est cet itinéraire qui reste cette année.
- La route se poursuit par Voisins-le-Bre-tonneux, suivant la route nationale, rencontre une petite descente à 5 pour 100 sur 300 mètres pour traverser le ruisseau de Girondelle, traverse le bois de La Garenne, Port-Royal et par une descente de un kilomètre à 7 et 5 pour 100 arrive au ruisseau de Misère, puis à Vaumurier au milieu d’une longue côte à 4 pour 100. On laisse à gauche Saint-Lambert, à droite La Brosse et le Ménil-Sévin et lorsqu’on arrive au carrefour dit les Trois-Chemins, la route forme un coude à angle aigu pour aboutir à l’Yvette par une pente de 500 mètres à 9 pour 100.
- Le terrain devient presque plat. On passe par Dampierre, Fourcherolles, Garnes, on traverse le bois des Maréchaux et le ruisseau des Vaux de Cernay et l’on arrive à la pointe des bois Saint-Robert. L’itinéraire fait une pointe et revient à gauche par Cernay La Ville, la ferme de la Petite Barre, la ferme Bel Air, on laisse à droite la Ferté-Choisel et Choisel, la Faisanderie, on traverse le parc de Dampierre on trouve la Braquerie puis la ferme du Petit Breteuil, l’Yvette, Chevreuse, où l’on prend la rue la plus à droite pour traverser la ville. Une petite descente de 5 et 3 pour 100 nous amène au ruisseau et à Saint-Rémy ; puis la route longe le chemin de fer laissant à droite Sagis, Vaugien, passe à Courcelle, la ferme de la Grange, le Buton, laissant à gauche la route de Chevreuse à Paris. A Gif la route descend vers le sud pour rejoindre la station, traverse l’Yvette et arrive à Bures ; après le
- chemin de fer on prend pendant 300 mètres la route Nationale que l’on quitte à gauche pour ne pas traverser Orsay et aboutir directement à l’église. On tourne à gauche et l’on traverse l’Yvette.
- On passe à la Guilloterie, Libernon, Mail-lecourt, Lozère ; à Foucherolles on retrouve la route Nationale, on traverse Palaiseau dans toute sa longueur et au carrefour où se trouve l’hôtel de l’Eléphant, on prend la route de gauche, de Versailles à Fontainebleau On laisse à droite Amblainvilliers, et l’on suit le chemin de fer, on traverse Igny, Bièvre, la ferme des Hommeries, les Roches, la Vallée d’Enfer, Jouy en Josas. Au Petit Jouy la route s’infléchit à droite et regagne Versailles par le pont Colbert, le Petit Montreuil, la rue des Chantiers et l’avenue de Paris.
- Taaring M te Franee
- Lundi soir a eu lieu, au siège social'du T. C. F. la séance mensuelle du Conseil d’administration.
- Le président M. Ballif a ouvert la séance à 9 heures exactement.
- * *
- La première question traitée a été celle de l’hôtel du Touring Club — car le T. C. F. a la ferme intention de se payer, à bref délai, le petit hôtel, sans concierge et sans voisins, rêve des gens arrivés.
- Les sociétaires seront enfin là comme chez eux; ils pourront lire, travailler, se reposer sous des lambris bien à eux et le prestige de l’Association ne pourra que gagner infinimentà ce changement de domicile.
- Le président a jeté ses vues sur une très confortable installation voisine de la Bourse.
- Le Conseil a donné carte blanche au président pour mener à bien les négociations. C’est assez dire que les prélimitaires ne traîneront pas en longueur : M. Ballif est un homme actif.
- A bientôt donc la crémaillère du Touring Club.
- + *
- Autres affaires traitées au cours de la séance :
- Le Conseil a voté une somme de 2 000 francs pour réfection et remplacement des poteaux indicateurs abîmés et effacés de la forêt de Fontainebleau. L’opération totale coûtera 4 à 3 000 francs. Le T. C. F. renouvellera probablement en 1899 sa subvention de 2 000 francs. Ces malheureux ponts-et-chaussées sont, paraît-il, dans la dèche la plus noire.
- Il a été décidé que l’appui du Conseil d’administration serait accordé au bal que les délégués donneront cet hiver à l’hôtel Continental, sous la présidence de notre ami le docteur Léon Petit. Le bénéfice de la fête sera affecté à la fondation d’une caisse de secours pour les cantonniers.
- Un premier fonds de caisse de 1 000 francs sera versé par le T. C. F.
- Le président a annoncé que les 80000 francs affectés pour 1898 aux travaux d’utilité générale seront dépensés en fin d’année.
- p.635 - vue 636/833
-
-
-
- 636
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Conseil a ensuite attribué les subventions suivantes :
- i° Pour l’aménagement, 448 mètres de trottoir cyclable dans la traversée de Cléry, canton de Meung-sur-Loire (Loiret), 650 francs.
- 20 Sur la demande de M. Hamon, agent-voyer des Côtes-du-Nord, 300 francs pour la réfection de la route très-fréquentée par les cyclistes de Matignon à Saint-Cast.
- 30 Au syndicat d’initiative de Grenoble : 500 francs.
- 40 Sur la proposition de M. Riquet, conducteur des ponts, 75 francs pour amélioration du trottoir cyclable dans la traversée de la Queue-des-Yve-lines (Seine-et-Oise).
- ¥ ¥
- L’assemblée générale de 1898 aura lieu, à la salle de Géographie, le jeudi 8 décembre.
- Le président a annoncé, en fin de séance, que le Touring-Club comptait maintenant 70 000 membres. Il a exprimé l’espoir d’arriver à 100 000 pour l’Exposition.
- Aotomotile-CloHe France
- Le Comité de l’A.C.F. a tenu mercredi une importante séance qui, commencée à 5 heures précises, ne s’est terminée qu’à 7 h. ip.
- La séance a été ouverte, suivant l’usage, par le scrutin de ballottage dans lequel les candidatures suivantes ont été acceptées :
- MM.
- Thano Vuccina, négociant à Marseille.
- Léon Dorigny, directeur de la Compagnie Transatlantique ;
- Léon Bénech, avocat;
- Léon. Cheylus, négociant en métaux ;
- Adrien Genty, juge suppléant au tribunal de Vire ;
- Leon-Ludovic de Banville, ingénieur civil ;
- Marius Coste, négociant à Origny-en-Thé-rache ;
- Paul Colardeau, ingénieur ;
- Charles-Hubert Tollin de Rivarol, industriel ;
- Lucien Haarbleicher, ingénieur civil ;
- Leicester Holme, ancien avocat, magistrat honoraire ;
- Grateane Harris, ingénieur ;
- Bernard Chan ;
- Jules Bancherau ;
- Prince Constantin Lubomirski;
- Francisque de Paula Alvarez ; ‘
- Charles Moore ;
- Williams Moore ;
- Robinson Neubauer.
- Le nombre des membres du Club s’élève, à ce jour, à 1 589.
- *
- ♦ *
- M. Rives, directeur général du Salon des Tuileries et M. Baillif, contrôleur des comptes, donnent ensuite lecture au Comité des comptes officiels de ce Salon.
- Au milieu d’acclamations générales, M. Rives annonce que les bénéfices nets s’élèvent à 50 150 fr. 50.
- La majeure partie de cette somme a d’ailleurs été affectée à l’organisation et aux prix de Paris-
- Amsterdam. On n’a déduit que les frais des diplômes des exposants. Cela fait environ 50 000 francs sur les 55 000 qu’à coûté la course.
- Les exposants des Tuileries recevront tous un diplôme d’honneur.
- M. le comte de Dion rappelle qu’il a pris l’initiative d’un Congrès international de la visserie pour 1900 à Paris. Le Comité charge M. le marquis de Chasseloup-Laubat de cette affaire.
- M. le baron de Zuylen annonce au Comité qu’il a reçu la visite du secrétaire du prince d’Oldem-bourg, lequel lui a demandé, au nom du prince Orloff e'; de l’empereur de Russie, si la course aurait lieu, afin que le ministre des Voies et Communications pût prendre ses mesures à temps.
- Le Comité à décidé de faire reconnaître l’itinéraire Varsovie-Saint-Pétersbourg par un membre de l’A.C.F. habitant Varsovie et de faire étudier de suite par son secrétaire technique les conditions matérielles de la course. Le chiflre des prix s’élèverait, dans la pensée du Comité, à la somme de 200 000 fr.
- M. de Lucenski a été chargé par le Comité de faire le nécessaire pour que la route soit au plus tôt reconnue avant la tombée des neiges.
- Les fiacres électriques
- 16 001 à 16 010
- Dix nouveaux fiacres électriques vont être mis en circulation dans la première quinzaine d’octobre. Cette fois, ce sont des fiacres Kriéger qui vont prendre possession du pavé parisien. La compagnie d’exploitation qui va lancer cette première série de véhicules s’appelle l'Electrique, et a à sa tête M. Ducasse, le sympathique membre de l’A. C. F.
- Cette première série sera à bref délai suivie d’une autre.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’èxige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la sur production est évitée et la pression reste constante.
- 50 Vente ou exploitation de brevets relatifs à l’application de l’automobilisme aux voitures existantes sans rien changer à leur carrosserie, et facilité de les remettre instantanément à la traction par chevaux. — Traction à pétrole ou électrique à volonté. — Expériences faites.
- 6° Un moteur nouveau, breveté.
- 70 L’exploitation d’une voiture déjà connue
- p.636 - vue 637/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 637
- Relroidisseor Loyal
- Un de nos constructeurs, bien connu déjà de nos lecteurs par son moteur à pétrole aujourd’hui très répandu dans l’industrie, vient d’établir un nouveau modèle de tube réfrigérant à ailettes pour automobiles.
- Ce nouveau dispositif se compose d’un tube de cuivre sur lequel sont soudées à l’étain des ailettes gaufrées, juxtaposées à distance suffisante pour laisser entre^elles
- un espace suffisant à une active circulation d’air pendant la marche. Comme on le voit sur nos figures, les ailettes sont gaufrées, c’est-à-dire ondulées du centre à la circonférence, ce qui leur assure une très grande rigidité ; elles sont ainsi indéformable =. et leur gaufrage donne une plus grande surface de radiation pour la chaleur empruntée au tuyau sur lequel elles sont soudées.
- Quant au tuyau,ainsi muni de ses ailettes, pour constituer un refroidisseur facilement logeable (sous la voiture en général), il peut être recourbé par portions rectilignes comme d’ordinaire, mais le constructeur préconise un nouveau dispositif en hélice (représenté par nos figures) qui donne un rendement excellent, car l’eau, obligée de suivre ce serpentin, prend une régularité d’écoulement et de refroidissement qu’on
- ne peut obtenir avec des lignes droites brisées par des coudes brusques.
- On sait d’ailleurs que la forme en serpentin est universellement adoptée pour tous appareils de distillation et autres, destinés à la circulation des liquides.
- Ce système présente encore un autre avantage : à moins de longueur anormale, le tube de cuivre rouge, qui reçoit les ailettes, est d’un seul morceau, sans aucune bra-
- p.637 - vue 638/833
-
-
-
- 638
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- sure ; toute cause de fuite est ainsi évitée et le nettoyage est facilité grandement ; l’ensemble est très léger et pas plus coûteux que tout autre système.
- Ce nouveau réfrigérant pour l’eau de circulation des moteurs mérite d’être signalé à l’attention des amateurs du nouveau sport. Paul Sarrey.
- Petites Nouvelles
- Les automobiles et l’octroi
- M. Maurice Hottinguer vient de faire résoudre au mieux des intérêts des chauffeurs une question d’octroi passablement abracadabrante.
- Il était sorti de Paris avec 15 litres d’essence, et il avaitfait constater sa sortie. Là-desfcus il va faire un tour à la mer et revient un mois après avec 12 litres d’essence. Il a donc droit à l’entrée en franchise. Pas du tout. L’oclroyen lui sert cette théorie ahurissante : « Après trois jours, la franchise n’existe plus.
- Etonnement de M. Hottinguer qui charge l’Automobile Club de tirer la chose au clair. Echange de lettres : finalement on apprend que c’est un sous-ordre trop zélé qui a — une fois de plus — faitdes siennes.
- Les automobiles postales en Angleterre
- Nous avons, à plusieurs reprises parlé des automobiles postales à l’étranger. Voici quelques détails sur leur service en Angleterre.
- L’essai fut fait sur une petite voiture Daimler de la British Motor Syndicate. L’essai se poursuivit pendant deux semaines. La première semaine, la voiture servit à porter les lettres ,de la Grande Poste au Bureau Central, la deuxième, elle servit au transport des colis-postaux sur une distance de 15 milles.
- L’essai fut repris plus tard avec une grande voiture à vapeur de MM. Julius Hervey etC°de Londres, qui faisait le service de nuit de Londres à Red Hill.
- Ces divers essais ont montré les avantages que l’on peut retirer de l’emploi des automobiles et, comme nous l’avons annoncé, le service automobile des postes s’organise rapidement en Angleterre.
- *
- * *
- Omnibus avec accumulateurs à Berlin
- La KælnischeVolh$ zeitung donne les renseignements suivants sur l’omnibus automobile que vient de mettre en service VAllgemeinen Omnibus-gesellschaft de Berlin. .
- Cet omnibus, qui contient vingt places assis et six debout, mesure 7 mètres de long sur 2 mètres de large et pèse, y compris sa batterie d’accumulateurs, 6 650 kilogrammes. La batterie se compose de vingt-quatre caisses contenant chacune cinq éléments et son poids total est de 1.700 kilogr. supporté pour les trois quarts par l’essieu d’avant qui est l’essieu moteur.
- La vitesse est de 6 à 12 kilomètres à l’heure et la batterie doit être rechargée après une course de 60 kilomètres. Au départ il faut un courant de 50 ampères sous 225 volts; en vitesse moyenne il suffit de 35 ampères et 40 ampères assureftt la vitesse maxima. La voiture est très mobile et agencée de manière à pouvoir tourner dans un très petit rayon. Si les essais en cours donnent satisfaction, le système sera appliqué sur une grande échelle.
- * *
- Les voitures de la « Serpollet Co »
- Plus heureux que nous les Anglais ont des voitures à vapeur du système Serpollet, Nos confrères
- de la Presse anglaise annoncent que des véhicules vont bientôt sortir qui ne laisseront rien à désirer comme fonctionnement et comme prix de revient. Ils constatent avec une certaine malice qu’ils sont servis avant les Français.
- ♦ *
- Un omnibus électrique à Londres
- Un omnibus électrique a fait son apparition en service public à Londres,dans la Gray’s Inn Road. Il fait pour le moment des affaires superbes ; mais si l’on en juge par le peu d’enthousiasme que le public Londonien marque maintenant pour ses fiacres automobiles tant vantés au début on est tenté de croire, comme Y Autocar, que les anglais sont trop conservateurs pour adopter vite une locomotion nouvelle, et que peut-être le succès de cet omnibus est douteux. Les Anglais le trouvent lourd et laid. Que doit-ce être, puisqu’ils admiraient le fiacre Bersey.
- * *
- Course Dijon-Besançon
- Motocycles
- La course pour tricycles et voiturettes, disputée dimanche sur le parcours Dijon-Besançon, soit 96 kilomètres, a été un gros succès. Il n’y a pas eu d’accidents sérieux à signaler et la journée, à tous points de vue à été bonne pour la locomotion automobile. Le départ a été donné route d’Auxonne, au passage à niveau, à 1 heure. Les concurrents sont partis selon l’ordre d’inscription, à dix secondes dlntervalle.
- Voici dans quel ordre les chauffeurs sont arrivés au contrôle :
- L Marcellin, 2 h. 13 m. 9 s.
- 2. Osmont, 2 h. 22 m. 30 s.
- 3. Verlay, 2 h. 29 m. 4 s.
- 4. Ducom, 2 h. 29 m. 45 s.
- 5. Coltereau, 2 h. 30 m. 20 s.
- Dans cel ordre : Guilleinin, Dumay, Chesnay, Deckert, Guux, de Weybonome, Carré, de Saint-Anthot, Fournerie, de Falletans, Jacquot, de Sur-rick, Gallimard, Noblot, Mme Gaudelet.
- Le soir, un grand banquet a réuni chauffeurs et organisateurs au Casino des Bains Salins de la Mouillère.
- *
- * *
- La première course d’automobiles en Suisse
- Sur la proposition de MM. Schauenberg, délégué principal, en Suisse, du T. C. F. ; E Cuenod, de l’Automobile Club de France et délégué à Paris du T. C. F.; L. Desjoyaux, propriétaire, il a été décidé que la course aura lieu le jeudi 6 oetobre prochain et qu’elle comprendra le parcours, aller et retour, de la rive gauche du lac de Genève, soit une dislance de 105 kilomètres.
- La course est réservée aux propriétaires amateurs moniant leur propre machine et se composera de 4 catégories, savoir :
- Voitures à 4 places de 600 kilos et au-dessus ; Voitures à 3 places de 400 à 600 kilos ;
- Voitures à 2places n’excédant pas 400 kil. ; Motocycles.
- Le prix d’admission est fixé à 20 francs pour les trois premières catégories et à 10 francs pour les motocycles.
- Les prix consisteront en objets d’art ou en médailles.
- Le rendez-vous et l’appel des coureurs se feront jeudi matin, 6 octobre, à 7 heures, à la Place-Neuve à Genève; le départ sera donné à 7 h. 3/4 précises devant l’ex-bureau de l’octroi, à l’entrée du quai des Eaux-Vives.
- Le virage se fera à l’entrée du village de Meillerie (52 kil. 5) et l’arrivée au point de départ.
- Pour la traversée de Thonon, les concurrents devront prendre la petite vitesse, et ne pas mettre moins de 4 minutes.
- *
- ♦ *
- L’impôt sur les automobiles
- Un cas de conscience.
- D’après la dernière loi du 13 avril 1898, les voitures automobiles sont soumises à l’impôt et assi-
- p.638 - vue 639/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 639
- milées aux voitures suspendues, à la condition d’être elles-mêmes suspendues.
- Au sens ordinaire du mot, « suspendue >> veut dire que la caisse est reliée aux essieux par un assemblage flexible formant ressorts.
- Dans certains systèmes, notamment dans les voiturettes, les sièges reposent directement sur le bâtis des essieux et il ne semble pas y avoir de suspension, partant pas d’imposition. Un certain nombre de possesseurs de voitures de ce genre n’ont donc pas déclaré leurs véhicules.
- Or, il paraît que l’Administration qui, elle, n’y voit par tant de finesse, prétend les soumettre au doublement de la taxe pour non déclaration, et elle ajoute que le bandage pneumatique est un mode de suspension.
- Il y a là un cas épineux à trancher, un vrai cas de conscience. Malheureusement, le fisc n’en a guère et e s’en pique d’ailleurs point.
- Aussi le cas sera-t-il vraisemblablement résolu au mieux des intérêts... du budget.
- Bibliotlièp de «La Locomotion Antomoitile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes......... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur...........épuisé
- 3” — — à pétrole........... 10 »
- 4* — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr.40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman.
- Préface de M. le Baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes en sus.
- Le Tourisme automobile
- M. Mouter, le sportsman bien connu est rentré à Paris, retour d’un grand voyage en automobile :
- 4 000 kilomètres environ à travers le Wurtemberg, la Bavière, la Saxe, la Bohème, la Suisse, elc.
- Au point de vue pittoresque, le voyage a été ravissant. Par ailleurs, M. Mouter et son compagnon de voyage n’ont rien eu à regretter. Le temps s est maintenu au beau. L’état des routes était assez bon, quoique d’une façon générale elles fusent inférieures a celles do France ; en Autriche, cependant, les chemins étaient affreux, coupés transversalement de larges et fréquentes saignées, qui empêchèrent les voyageurs de faire plus de 15 kilomètres à l’heure en moyenne. Aucun dépôt d’essence nulle part, bien entendu ; on s’approvisionnait de benzine chez les droguistes.
- Le seul incident notable du voyage se place à Nuremberg. Là, nos deux chauffeurs et leur voiture furent, plus que partout ailleurs, l’objet de la curiosité générale. S’étant arrêtés pour s’approvisionner de benzine dans l’une des grandes rues de la ville, que suivait une ligne do tramways, il se forma aussitôt un attroupement considérable, à tel point que la circulation des tramways se trouva interrompue.. La police locale vint aussitôt intimer aux voyageurs l’ordre de déguerpir...
- *
- * *
- .Un de nos abonnés, nous ayant demandé d’urgence un régulateur, nous nous sommes empressés de le lui expédier recommandé ; il nous le retourne brisé, six jours plus tard, n’ayant pas su le fixer, ne nous le paie pas, et ne nous rembourse même pas nos frais d’expédition : nos lecteurs ne I seront pas surpris, à l’avenir, de nous voir refuser toute demande d’appareils non accompagnée du montant en chèque ou mandat.
- Accessoires Automoiiiies
- REGULATEUR WOLF F S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la curburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- •¥• *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes: 25 francs. Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- Administrateur-gérant : V UILLEMOT
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile bEbivjAKLSj 151, a\enue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobile, par Pierre et Yves Guédon : un vol. in-8° ; prix, broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du ChauJJèur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Taroy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles, par Maurice Farman, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et VEntretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 ir. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en
- quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres........... 1 fr. 25
- — 80 — ......... 2 fr. 50
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Léiissê ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet :
- 1er volume : Éléments de construction 1 vol.
- in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Gar-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs — Lranco, 5 fr. 75.
- 16° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol. relié, 2 fr. 50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBëRT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cis, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique tonne, Paris, J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.639 - vue 640/833
-
-
-
- 640
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOHODILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles « Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hautcville, Pans
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine) Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cu des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cl* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, à Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C* générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris,
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Lovassor, 19, avonuo d’Ivry.
- Pilain et C1®, 17, chemin de Grange Rouge, Mon-plaisir, Lyon.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 81, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob'les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine).
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint-Ferdinand, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- Tenting (H.),40, rue Curial, Paris.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St -Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154. quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafavett*.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- p.640 - vue 641/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 41
- 13 Octobre 1898«P
- SOMMAIRE DU IV0 41
- Le deuxième concours des Poids Lourds.
- Les lois sur la saisie-arrêt et la responsabilité des chefs d’industrie, A. Kodanf.t.
- L’ « Inséparable » Dorigny à moteur à trois places devront, P. D
- Bandages Compound pour automobiles, Paul Sarrky.
- Locomotion sur rails.
- Le Concours des Fiacres (suite).
- Locomotion automobile dans l’air : Sur quelques aéroplanes,^V.-îIatin.
- Nouvelle voiturette tender.
- Petites Nouvelles.
- l’ “INSÉPARABLE ” DORIGNY A MOTEUR
- p.n.n. - vue 642/833
-
-
-
- 642
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Deuxième Concours des Poids Lourds
- Jeudi dernier, 6 octobre, ont commencé les épreuves du deuxième Concours des Poids Lourds organisé par l’Automobile-Club de France. Pour la deuxième fois, les véhicules destinés au transport en commun et au transport sur route des marchandises, ont évolué autour de Versailles sur trois itinéraires dont nous avons donné la description et le plan dans notre dernier numéro.
- Comme nos lecteurs le savent, là durée du Concours est de six jours pleins, divisés en deuxpériodes de trois jours. La première période est maintenant terminée. Chacun des véhicules prenant part au Concours a parcouru une fois chacun des itinéraires A. B, C. La deuxième période qui a commencé lundi est en train de s’accomplir, chaque véhicule refaisant les mêmes parcours dans les mêmes conditions que la première fois.
- A l’heure où nous écrivons ces lignes, les concurrents sont en train d’effectuer le parcours de leur 6e journée de concours.
- Aussi nous ne pouvons donner les résultats complets de la deuxième période. D’ailleurs, iL ne semble pas que des incidents nouveaux se produisent maintenant dans la marche des véhicules. Nous donnons donc, dans ce numéro, seulement les résultats de la première période de trois jours du concours et nous reviendrons dans notre prochain numéro, sur les résultats des trois derniers jours.
- Disons seulement que nous avons à enregistrer la participâtidtt à la deüxîèiüe série d’épreuves du concours, d’üüe vbitüre électrique de livraison, système Kriéger, qui prend part aux épfèüves SoüS le numéro 19. Cette voiture, destinée âü Coücburs, n’avait pu être terminéê polir lé 6 et c’est à peine si elle a pu être prête pour lundi.
- L’autorité militaire avait délégué plusieurs officiers pour suivre les épreuves du Concours. C’est ainsi que deux des délégués du ministre de la güerre, le commandant Mangin et le colohel Lambert, directeur de la section technique d’artillerie de Saint-Thomas-d'Aquin, avaient pris place, le premier jour, sur le camion de Diéfrich où le commandant Mangin remplissait même le rôle de commissaire.
- Plusieurs Conseils généraux avaient envoyé des délégués pour étudier la possibilité d’établir des services d’automobiles dans leurs départements. De même le gouvernement dû Luxembourg avaii envoyé un ingénieur.
- Enfin, mercredi dernier, M. Trouillot, ministre des colonies est venu à Versailles où il a pu examiner les 'voitures en service.
- Le Concours des Poids Lourds semble avoir conquis bon droit de cité, les encouragements officiels ne lui manquent plus; mais la curiosité publique semble ne plus être excitée à un aussi haut point que l’an dernier, L’âutombbilisme, sous toutes ses formes, est devenu chose courante.
- * +
- D’ailleurs tous ceux qui se trouvent dans le voisinage de l’uh des 3 itinéraires désormais consacrés n’en ont pas fini avec les « Poids Lourds. » Déjà cette année on semble devoir considérer les 3 premiers jours comme le «galop d’essai» des véhicules. M. Forestier a décidé que, dans les 3 derniers jours il fallait être impitoyable. Tous les véhicules qui n’accomplissent pas les parcours entiers sont éliminés.
- De ce nombre, sont le n’ 15, le gros wagon anglais, le n° 16, la pompe à incendie qui, nous le disions hier, n’a pas été construite pour d’aussi longs parcours, le n° 2, omnibus Rozer-Mazurier, dont nos lecteurs verront plus loin l’accident.
- . *
- ¥ ¥
- L’année dernière, 16 véhicules avaient été inscrits pour prendre part au Concours des Poids Lourds: 10 mûs par la vapeur.
- 5 par le pétrole, 1 par l’électricité.
- Le véhicule électrique déclina la lutte ; sur les véhicules à vapeur 7 se sont présentés et le pétrole avait trois représentants ; en résumé 10 présents sur 16 inscrits.
- Cette année nous relevons dix-huit Inscriptions parmi lesquelles nous trouvons 8 véhicules à vapeur :
- 5. De Dion-Bouton. — Omnibus de 30 chevàüx, 2b places dont 14 d’intérieur et 6 de piâte-ïbHme. Vitesse normale, 16 kil.
- 6. De Dioii-Bô'uïo'n. — Char à bancs à vapeür, 30 chevàüx-, 24 places, vitesse 16 kil.
- 7. De Diô'n-Êôutoh. — Camion marchandises à vâpeür-, 30 chevàüx, charge utile, 4 tonnes. Vitesse nortnâle, 12 kil.
- 8. De Diùn-Boutà'n. — Remorqueur porteur à vapeur^ 45 chevàüx. Charge utile, 4 tonnes, charge remorquée, 8 tonnes. Vitesse normale, 6 à 8 kil.
- 9. Valentin Purrey. — Camion à marchandises à vapeüh
- 14. The Automùhiie Association. — Petit camion à vapeur, (syStèMe Leyland), 6 chevaux, voyageurs ou marchandises.
- 15. The Automobile Association. — Camion à vapeur, 12 chevaux (système Leyland).
- 18. Société des Générateurs Serpollet. --Omnibus à vàpeur. 15 chevaux, chauffé aux huiles lourdes.
- p.642 - vue 643/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 643
- Le pétrole présentait 7 inscrits :
- 1. Panhard et Levassor. — Voiture de livraison au pétiole.
- 2. Roqer-Ma^urier.— Omnibus pour voyageurs, au pétrole.
- 10. De Dictrich. — Camion à pétrole, 0 chevaux (système A. Bollée). Charge utile, 2 400 kilogs. 4 vitesses.
- 11. (Comme le précédent).
- 12. De Dietrich. — Voiture de livraison de banlieue à pétrole, 6 ch. 1/2 (système A. Bollée). Charge utile, 800 kilogs. 4 vitesses,
- 16. Qambier et Cie. — Pompe à incendie à pétrole.
- 17. Cambier et Cie. — Camion à pétrole.
- * +
- Enfin l’électricité avait trois représentants :
- 3. Ch. Mil-dé et Cie. — Voiture de livraison de banlieue à l’électricité.
- 4. Compagnie des véhicules électromobiles. — Voiture de livraison de banlieue, à l’électricité.
- 13. Compagnie Générale de 1-ransports Automobiles. — Voiture de livraison, électricité 30 chevaux (système Jenatzy), 4 freins dont deux électriques. Vitesse maxima 20 kilomètres.
- Il faut remarquer que la présence de l’électricité n’est due qu’à la création de la classe spéciale des voitures de livraison de banlieue, mais qu’elle continue à décliner la lutte pour les véritables Poids Lourds.
- *
- ♦ *
- Nous allons maintenant passer en revue chaque véhicule, en notant les incidents de parcours. Nous n’avons pas indiqué la durée de marche des concurrents. Les chiffres connus actuellement sont, en effet, les chiffres bruts et il faudrait déduire les temps des haltes, temps variant avec chaque véhicule. Nous reviendrons, d’ailleurs, sur ce sujet lors de la publication du rapport officiel.
- ♦ *
- Véhicules à vapeur
- La maison de Dion-Bouton présentait quatre véhicules à vapeur.
- Le n° 5 est un omnibus à voyageurs de 20 places, muni d’un moteur de 30 chevaux. 11 est du même type que celui qui a figuré aux Poids Lourds de l’an dernier, mais il est plus long ayant quatre fenêtres au lieu de trois. Il a parcouru les trajets B, A, C.
- Le n° 6 est le grand char-à-bancs de 24 places, type classique de la Pauline des courses. Son moteur 'est également de 30 chevaux. Il effectue le parcours C, B. A,
- Le premier jour, il se trompe deux fois de parcours.
- Après les voitures à voyageurs, voici les véhicules destinés au transport de marchandises.
- Le n° 7, de Dion-Bouton, est un camion à moteur de 30 chevaux attenant au véhicule et portant une charge de 3 000 kilogs. Il a fait les itinéraires C, B, A,
- Le premier jour, ce véhicule est resté en panne à Dampierre, à 1 heure de l’après-midi. Le moteur avait chauffé par suite de l’absence des graisseurs négligés dans la hâte de la fabrication pour prendre part au concours.
- Ses conducteurs ont fait preuve d’un courage réel. Ils se sont mis immédiatement à réparer, et à sept heures du soir ont repris la route.
- Nuit noire, naturellement, et de plus, itinéraire inconnu des passagers; une seule lanterne. Le lecteur s’imagine-t-il, en pleine campagne, dans l’obscurité, le capitaine Ferrus empruntant au mécanicien, pour examiner sa carte, l’unique lanterne que par chance il avait emportée et repassant le lumignon au conducteur pour éclairer le manomètre.
- Avec cela, le froid... Deux heures de route... de la sorte. Le camion toucha enfin la place d’Armes à huit heures cinquante-six du soir.
- Le véhicule a pu repartir le lendemain et effectuer son parcours sans encombre.
- Le n° 8 qui ne s’est pas présenté le premier jour est un Remorqueur-porteur. Il se compose d’un camion muni d’un moteur de 52 chevaux, et traînant un second chariot portant aussi des marchandises. Il ne s’est présenté que le second jour, pas complètement achevé, sortant de l’atelier le jour même. Aussi est-il resté en panne au passage à niveau de Saint-Cloud après Ville-d’Avray, sur la route A.
- Le camion n’était pas muni de sablière de sorte que les roues patinèrent sur le terrain qui, à l’endroit du passage à niveau, est très sablonneux.
- Chacun se mit immédiatement à aider le mécanicien à sortir de ce mauvais passage, et il a pu rentrer place d’Armes à 3 heures du matin.
- Ii n’est d’ailleurs pas reparti de Versailles le jour suivant.
- Les deux voitures de l’Automobile-Asso-ciation avaient été retenues à la douane par les formalités et ne sont arrivées à Versailles que dans la journée du jeudi. Elles auraient pu, à la rigueur, prendre part de suite au Concours, mais réflexions faites elles ont préféré attendre au lendemain.
- Rappelons que ces véhicules construits par la Lancashire Steam Motor Company,de Leyland,sont chauffés au pétrole avec chauf-
- p.643 - vue 644/833
-
-
-
- 644
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- fage réglé automatiquement par la pression de la chaudière. Nous avons d’ailleurs décrit ces véhicules au sujet du Concours de Liverpool, dans notre numéro du 9 juin 1898.
- Le n° 14, camion de livraison à moteur de 8 chevaux, s’est présenté le second jour et a effectué l’itinéraire B et le lendemain, l’itinéraire C. Le second jour il a un accident aux étangs de Cernay et ne rentre à Versailles que tard dans la soirée.
- Le camion à marchandise n° /y, également de la Lancashire, ne s’est joint aux concurrents que le troisième jour : il suit l’itinéraire A et a également un accident.
- La Société des Générateurs Serpollet présentait sous le n° 18, un omnibus à moteur de 15 chevaux muni de la célèbre chaudière à vaporisation instantanée. Particularité très intéressante, cette chaudière est chauffée aux huiles lourdes. C’est là une utilisation de résidus encombrants qui n’ont eu jusqu’ici que peu d’application et dont la plus grande partie était perdue.
- Cet omnibus a tait les parcours B, C, A, emportant 12 voyageurs.
- * ¥
- Véhicules à pétrole
- Le n° 1 est une voiture de livraison construite par la maison Panhard-Levassor. Elle est du type classique des voitures de livraison avec caisse fermée, son moteur est de huit chevaux. Cette voiture a accompli, sans défaillance, les trois premières étapes en transportant 1 000 kilos, parcourant les itinéraires C, B, A.
- Len0 2, omnibus à pétrole Rozer-Mazurier est celui qui, pendant quelque temps, a lait le service de la vida de l’Automobile Club et dont nous av< ns, à cette occasion, donné une photographie. Il est muni d’un moteur de 10 chevaux à pétrole à 3 cylindres, d’un système tout à fait particulier et dont nous avons donné la description dans notre numéro du 10 mars 1898. Cet omnibus a fait successivement les itinéraires C, B, A.
- Il portait douze voyageurs plus le conducteur et une centaine de kilos de menus bagages.
- La première journée, un accident grave a été évité : à la descente de Port Royal, une des tringles de direction de l’omnibus s’étant faussée, le conducteur n’était plus maître de son véhicule qui zigzagait de façon inquiétante.
- A un moment donné, il est monté sur le trottoir de gauche pour revenir s’arrêter au milieu de la route, sous l’énergique pression des freins.
- Il était temps, car de l’autre côté de la route se trouve un talus de 100 mètres dans lequel l’omnibus aurait été entraîné. Cet accident a d’ailleurs étéheureusement réparé et l’omnibus est revenu sans encombre à
- Versailles. Les deux autres jours se sont passés sans incident.
- Le n° 10 construit par la maison de Dié-trich, de Lunéville, est un camion à pétrole système Amédée Bollée. Son moteur est de 9 chevaux. Ce véhicule est destiné à faire le service des Transports Automobiles du Soudan Français. Il peut transporter 12 personnes et des messageries sur la galerie du toit, soit 1 000 kilos en tout. Il a parcouru successivement les itinéraires B, A, C. Ces trois parcours ont été accomplis sans aucun accident.
- Le même constructeur avait également inscrit les numéros n et 12. Le numéro 12 ne s’est pas présenté. Quant au n° //, c’est un camion à pétrole destiné au transport des marchandises avec deux places de conducteurs abritées par un toit. Comme mécanisme il est semblable au n° 10. Comme le n° 10 il a fait dans l’ordre les itinéraires B, A, C. Le premier jour il a été quelque peu retardé, au Pecq, par la perte des écrous de la roue arrière gauche. Le troisième jour sur l’itinéraire C, un peu après Cernay, une de ses roues grippe ; il peut néanmoins rentrer à Versailles avec un peu de retard.
- A propos de ces véhicules voici une conversation que notre confrère I. Amy a eu avec M. Félix Dubois, l’explorateur bien connu.
- — Supposez, disait M. Dubois, des pays de la fertilité de la Brie et d’une superficie énorme, où les produits de la civilisation ne sont que peu connus, pas du tout fabriqués, où il n’y a aucun moyen de locomotion et où l’on ne peut rien transporter que sur le dos de commissionnaires ! Voilà nos colonies. Elles sont exactement dans cette situation. Leur prospérité ne dépend que d’une cause : la facilité du -transport ; et si les Anglais obtiennent de leurs colonies d’excellents résultats, c’est qu’ils comprennent ce besoin et qu’ils savent y parer.
- M. Dubois ne croit pourtant pas que le chemin de fer donne toute satisfaction. Son entretien coûtera trop cher. Ce qu’il veut, ce sont des automobiles, qui n’exigent aucun travail d’établissement, et qui seront plus appropriées aux besoins du pays.
- Et il va partir dans trois ou quatre semaines pour Saint-Louis ou Dakar, emportant à fond de cale, soigneusement emballés dans un double cercueil de zinc et de bois, deux camions Diétrich.
- Le parcours qu’il leur fera faire sera le suivant :
- Badoumbé, Bamnakou, Koulikoro, soit quatre cents kilomètres. Badoumbé est le point terminus de la partie de voie ferrée utilisable à l’heure actuelle; Bamnakou, une ville intermédiaire, et Koulikoro, le point où l’on peut prendre un bateau et remonter le Niger. M. Dubois compte faire le voyage, aller et retour, en dix jours.
- p.644 - vue 645/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 645
- Si les essais réussissent, l’importateur de l’automobile au Soudan formera des convois de dix camions, dont il confiera la direction générale à deux mécaniciens blancs. Chaque voiture aura son mécanicien noir. Car M. Dubois est certain que les Soudanais intelligents, qui sont d’une adresse et d’une habileté extrêmes, formeront des mécaniciens parfaits. Déjà, sur le tronçon de chemin de fer qui existe, les chauffeurs et même les mécaniciens sont des noirs.
- Les quatre cents kilomètres de route qu’il y aura à couvrir ne sont pas bons, mais ils sont très praticables, et ce que M. Dubois redoute le plus, c’est l’action des très chauds rayons du soleil sur l’essence.
- Il vient de suivre k Concours des Poids Lourds avec assiduité. Nul doute que s’y affermisse sa conviction du service énorme que l’automobile rendra aux pays du Sénégal et du Niger.
- Le nn 16 est une pompe à incendie à pétrole, de la maison Cambier. Nos lecteurs ont pu la voir à l’Exposition des Tuileries, dans le stand de ce constructeur. Elle est munie d’un moteur à pétrole de 20 chevaux et pèse 1 086 kilos. Le deuxieme jour, la pompe n’a pas effectué le parcours entier, sa courroie s’étant cassée dans un arrêt en pente au carrefour Magenta.
- Elle est néanmoins rentrée, après réparation, mais en abrégeant. Elle a fait les parcours A, C, B.
- Le même constructeur présentait aussi un camion à pétrole n° 77. Ce camion, analogue comme type aux camions de Diétrich, porte x 000 kilogs de bagage et est muni d’un moteur de 9 chevaux.
- Il ne s’est pas présenté les jours suivants et n’a ainsi fait que l’itinéraire A.
- *
- * *
- Véhicules électriques
- La voiture électrique Mildé et Cie, inscrite sous le w°y, est une voiture de livraison de banlieue semblable à celle que nous avons décrite dans notre numéro du 25 août 1898. La caisse en est un peu différente, le siège du conducteur étant à l’extérieur et la caisse des marchandises complètement fermée. Elle transportait 820 kilogrammes. Elle devait faire les itinéraires A, B, C. Le premier jour, partie à 1 h. 30 m , ses accumulateurs n’ayant pu être chargés plus tôt, elle n’est revenue qu’à 6 heures, mais n’a pu arriver à la place d’Arrnes, faute d’électricité. Le lendemain, partie 1 h. 14 m., elle n’est rentrée que tard dans la nuit et n’a pu repartir le samedi. Ce n’est que très difficilement que l’on avait pu charger ses accumulateurs jeudi, et par suite de l’absence d’une organisation suffisante on n’avait pu le faire avec tout le soin nécessaire. Ses batteries en
- avaient fortement souffert, ce qui explique sa défaillance.
- La Compagnie française de voitures électromobiles avait engagé sous le n° 4 une voiture de livraison à moteur électrique pouvant développer une puissance de 3 à 10 chevaux. Le premier jour elle n’a pas pu se charger à l’usine, celle-ci n’ayant plus d’énergie disponible. Aussi part-elle vers 4 heures accomplissant d’ailleurs le parcours dans de bonnes conditions, puisqu’elle était de retour à 7 heures et quart. Elle a fait les itinéraires A, B, C, ces deux derniers sans incident.
- La troisième voiture électrique était la voiture de la Compagnie Générale des Transports Automobiles (C. G. T. A.), système Jenatzy, inscrite sous le n° 13 qui a fait ses trois parcours A, B, C, sans défaillance. Cette voiture du même système que le fameux fiacre 16000, a l’aspect d’une grande voiture de livraison, elle est munie d’un moteur pouvant donner jusqu’à 30 chevaux et portait 1,500 kilogrammes de marchandise.
- *
- * *
- Deux véhicules seulement sur les 18 se sont donc abstenus. Ce sont le n° 12, voiture de livraison de Diétrich et le n° 9, camion à vapeur, système Valentin Purrey. Voici, au sujet de ce dernier, la lettre que son constructeur a adressée à M. Forestier, président du Jury.
- Monsieur,
- J’ai l’honneur de vous informer que le camion à vapeur que je désirais présenter au Concours des Poids Lourds n'a pu être achevé en temps utile.
- Commencé il y a deux mois à peine et très occupé par une commande de la Compagnie Générale des Omnibus, j’ai dù retarder la construction de ce camion dont je voulais avoir le plaisir de vous soumettre le bon fonctionnement qui sera aussi parfait que celui des automotrices de mon système fonctionnant déjà à Paris.
- Daignez agréer, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées.
- Valentin Purrey.
- *
- ¥ *
- Il nous faut aussi mentionner l’accident regrettable survenu à l’omnibus Rozer-Mazu-rier, le n° 2, mardi dernier. Dans la côte qui suit Ville-d’Avray, entre la passerelle en bois et le tunnel, la roue gauche de la voiture ayant heurté le trottoir se brisa, et la voiture se trouvant en travers de la route et soutenue précisément du côté de la pente par une seule roue, versa.
- Deux voyageurs ont été blessés : M. Boyer-Guillon, contrôleur, a la clavicule cassée et M. Thierry-Delanoue a une forte contusion à la tête.
- Cet accident interrompt les épreuves pour l’omnibus Rozer-Mazurier que la chute a fort endommagé, et qui avait jusque-là marché parfaitement.
- p.645 - vue 646/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- it ;
- Les lois snr la saisie-arrêt
- et la responsabilité des chefs d’industrie
- Quels sont les obligations et les droits d’un chef d industrie qui reçoit copie d’une opposition faite par un créancier d’un de ses ouvriers sur le montant de ses salaires? Quelle portion d’appointements un patron peut-il payer au débiteur saisi sans encourir de responsabilité pécuniaire à l’égard des tiers ? Comment prend fin une opposition ? Telles sont les questions qu’il nous a paru intéressant d’examiner rapidement ; en présence de la trop fréquente intervention de certains agents d’affaires qui profitent de paiements faits à tort par le patron pour lui intenter des actions en responsabilité, quelques notions de la matière sont utiles à connaître pour tous les chefs d’industrie.
- La saisie-arrêt, mode très énergique de paiement mis à la disposition du créancier peut se définir : « La défense faite par un créancier au débiteur de son débiteur de donner à celui-ci la somme ou la chose mobilière qu’il lui doit. C’est une sorte de mainmise exercée par un créancier sur la créance qui appartient à son débiteur » (i). Ainsi, l’opposition ou saisie-arrêt n’est qu’une défense au tiers-saisi, au patron de payer son créancier, l’ouvrier ou l’employé.
- Avant la loi du 12 janvier 1895, le chef d’industrie devait retenir tout le salaire d’un ouvrier ou employé, quand il recevait une opposition, même si les appointements dûs étaients supérieurs au montant delà saisie-arrêt. En effet, si le patron se bornait à retenir la somme visée dans l’opposition et que de nouvelles oppositions sui vinssent avant l’attribution définitive de l’argent retenu par jugement au créancier saisissant, celui-ci n’obtenant qu’une partie proportionnelle de l’avoir pouvait actionner en dommages-intérêts le tiers-saisi, qui risquait de payer deux fois.
- Il en serait de même a fortiori, si conformément à une pratique usuelle, le commerçant réduisait de sa propre autorité les effets de l’opposition au cinquième du salaire.
- Le tiei s saisi est tenu de respecter complètement une opposition et il ne doit payer sa dette même partiellement, que si son créancier a obtenu du juge une ordonnance de référé le lui permettant.
- La seconde obligation du patron tiers-saisi est de faire au greffe du tribunal civil une déclaration affirmalive des sommes par lui retenues, quand il est assigné à cet effet par le saisissant. Faute par l’industriel de satisfaire à cette obligation ou de faire une fausse déclaration, la loi permet au tribunal de le condamner comme débiteur pur et simple des causes de la saisie.
- Les frais ainsi exposés sont d’ailleurs à déduire du montant des fonds retenus.
- Le législateur a pensé avec raison que ces dispositions du code étaient trop strictes pour l’industriel qu’elles le poussaient à menacer son employé saisi d’un renvoi prochain s’il ne rapportait pas une main-levée de l’opposition; main-levée souvent obtenue par de grands sacrifices consentis à
- (1) Baudry-Lacantinerie. Droit Civil, t. II, p. 723.
- des usuriers. C’est dans cet esprit humanitaire de défense des intérêts des salariés que le Parlement a voté la loi du 12 janvier 1895.
- L’article premier restreint les effets d’une saisie-arrêt au dixième du montant des salaires des ouvriers ou des appointements des employés; mais pour ces derniers la loi limite ses effets à ceux dont le traitement ne dépasse pas 2 000 francs. En ce qui concerne les autres employés à appointements supérieurs à 2 000 francs, la législation antérieure continue à être applicable.
- Ce dixième est porté au cinquième quand il s’agit de certaines créances alimentaires énumérées dans l’article 2 de la loi.
- Le premier effet de cette disposition est de permettre au patron de ne pas s’inquiéter des oppositions pouvant survenir postérieurement ; il peut payer sans crainte son ouvrier en retenant un dixième du salaire.
- Le second effet est de dispenser l’ouvrier de demander au juge statuant par ordonnance de référé de restreindre la saisie-arrêt de manière à permettre au patron de lui verser une partie du salaire. Cette restriction est limitée par la loi elle-même.
- Le patron, tiers-saisi, n’est pas par contre déchargé de l’obligation de faire une déclaration af-firmative du montant dessommes retenues; mais l’article 9 prévoit qu’elle aura lieu sur avertissement du greffier de la justice de paix au greffe de ce tribunal. N’entraînant plus constitution d’avoué la procédure sera moins onéreuse pour l’avenir.
- Tels sont au regard de l’industriel, tiers-saisi, les principaux effets de la loi de 1895. Peut-être y a-t-il un arbitraire fâcheux à distinguer l’employé gagnant moins de 2 000 francs à celui plus rétribué, quand la loi n’établit aucune différence entre les ouvriers salariés à un taux plus élevé; il n’en est pas moins vrai que ce texte constitue un progrès sensible sur la législation antérieure. En fa-ci 1 i tan t les obligations du patron, la loi défend les intérêts de l’ouvrier, elle est une cause de progrès pour l’industrie.
- Albert Roda.net.
- Docteur en droit, avocat L la Cour d’appel.
- Course Dp-Besançon
- (.Moto cycle s)
- Nous avons donné les résultats succiuls de cette course.
- Voici quelques détails :
- Le départ s'est donné à Dijon sur la route d’Auxonno. Sur 26 engagés, il y a eu 24 partants. Les véhicules sont partis de 80 en 30 secondes, à partir de 1 heure. Sur 24 partauts, 20 sont arrivés à Besançon dans l’ordre suivant :
- 1. Marcellin, 2 h. 13’ 0”; 2. Osniont, 2 h. 22’ 30”; 8. Veriet, 2 h. 20’ 4”; 4. Ducom, 2 h. 29’ 30”: 5. L. Gottereau, 2 h. 30’ 20" ; (5. G. Guillemin, 2 h. 30’ 33”; 7. Dumav, 2 h. 33’ 2”; 8. E. Ghesnay, 2 h. 37’ 12”; 0. Deckert, 2 h. 4L 47” ; 10. .Toux,
- 2 h. 44’ 59”; 11. Prevel, 2 h. 55’ 26”; 12. Cané,
- 2 h 55’ 58”; 13. de Saint-Anthod, 2 h. 56’; 14. Four-nerie, 3 h. 3’ 38 ’; 15. de Falletans, 3 h. 4’ 15” ; 16. Jacquot, 3 h. 1.3’ 33”; 17. de Zurich, 3 L. 18’22”;
- 18. Gallimard, 3 h. 3f 23”; 20. Noblot 3 b. 37’ 0” ;
- 20. Mme Gaudelet.
- Quelques accidents à signaler :
- p.646 - vue 647/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 647
- Wilfrid a eu sa direction cassée à Dole (48kil.). Gaudeiet est resté en panne à Genlis.
- Le banquet du soir, qui réunissait concurrents et organisateurs au Casino, a été très animé.
- Nous aurons probablement, sous peu, à noter la fondation du Cercle de l’Automobile Dijon-nais.
- L’exposition *des véhicules a eu lieu lundi, à Besançon, au Casino des Bains.
- L’ " Inséparable ” Dorigoj à Moteur
- à trois places de front
- M. Dorigny, le fabricant bien connu du frein Le Merveilleux, construit aussi, depuis plusieurs années déjà, un tricycle à deux places de front : Y Inséparable, qui a eu d’ailleurs une vogue très méritée.
- Tout étant à l’automobilisme,il devait forcément venir à l’esprit de M. Dorigny d’appliquer un moteur à Y Inséparable, et c’est ce qu’il vient de faire avec un plein succès.
- Nous représentons en tête de ce numéro une vue de cette machine et allons en donner une description.
- Y!Inséparable à moteur est un tricycle dont les deux roues arrière ont un écartement de 90 centimètres, ce qui lai donne une très grande stabilité Une selle est placée dans le plan de chaque roue arrière.
- Un siège mobile peut être placé, sur le bâti du tricycle, entre les deux selles, ce qui constitue les trois places de front. Dans cette position, on a toutes ses aises, l’on peut se voir facilement et pauser sans être obligé de se retourner ou de faire des contorsions.
- Le siège du milieu étant démontable, on peut instantanément transformer le véhicule comme on le désire, soit en deux ou trois places de front.
- La troisième place peut même servir à emporter une malle, une valise, etc., etc.
- Dans l’armee, Y Inséparable pourrait servir au transport de deux artilleurs et d’une légère pièce de campagne, une remorque portant les munitions nécessaires à la pièce.
- Le moteur qui actionne Y Inséparable est d’une puissance de 2 chevaux. L’allumage est électrique au moyen d’une pile sèche dont la charge est suffisante pour 200 heures de marche. Le récipient à essence est d’une contenance de 10 litres, de quoi couvrir 300 kilomètres.
- La vitesse maximum que l’on peut obtenir est de 30 kilomètres à l’heure, vitesse plus que suffisante pour un véhicule n’étant pas destinée à être une machine de course mais un instrument pratique et agréable qui pourra être utilisé dans les familles pour les promenades, les excursions et les voyages en touriste.
- La commande du moteur ainsi que la di-
- rection sont laissées à la personne qui occupe la place de droite.
- La direction est commandée par un guidon comme dans un tricycle ordinaire, la poignée de gauche forme interrupteur d’électricité pour la marche ou l’arrêt.
- Sous le guidon, sur le bâti du tricycle et à portée de la main, 2 manettes; à gaiiche la manette du carburateur, à droite celle de l’avance à l’allumage.
- La manette de compression se trouve à côté de la selle. Elle est d’un accès facile et se manœuvre de la main gauche sans se baisser et sans, effort.
- La mise en marche du moteur se fait au moyen des pédales. M. Dorigny a cru, devoir laisser les pédales, car en cas d’avarie au moteur, manque d’essence ou arrêt de l’électricité, on n’est pas arrêté pour cela et l’on peut revenir, ou atteindre, au moyen du double jeu de pédales, une ville ou un village, où on peut faire le nécessaire pour repartir.
- Deux freins le Merveilleux, agissant sur les roues arrière, permettent un arrêt brusque ou gradué à volonté.
- Nous avons été à même d’apprécier ces freins qui, depuis plusieurs années déjà, sont appliqués aux bicyclettes, tricycles et moto-cycles, et nous avons pu constater leur puissance. Lancé à toute vitesse, sans arrêter la marche du moteur, rien que par l’action d’un seul des deux freins le Merveilleux, nous avons arrêté Y Inséparable dans un espace de 2 mètres. La sécurité est donc absolue, et nous n’aurions pas à déplorer tant d’accidents si toutes les machines en étaient munies. La marche régulière, la direction facile, la position aisée et commode permettent la conversation ; en deux mots, Y Inséparable joint l’utile à l’agréable.
- Un dispositif spécial permet d’adapter un parasol.
- Le prix de Y Inséparable à moteur est de 2 500 francs.
- On voit par ce qui précède que Y Inséparable à moteur est un instrument bien étudié au sens pratique du mot. Rien n’a été laissé à l’imprévu, la fabrication et les matière* employées sont irréprochables, et cette machine est appelée à rendre de réels services.
- Sur demande, Y Inséparable peut se faire à 4 places (dos à dos).
- P. D.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.647 - vue 648/833
-
-
-
- 648
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Baidage Compound poor automobiles
- La maison Falconnet, Perrodeaud et Cie exposait aux Tuileries son nouveau bandage « Compound » dont les essais sur automobiles ont donné les meilleurs résultats.
- Ce bandage est essentiellement composé d’un caoutchouc plein de toute première qualité comportant, enrobé dans la masse, un anneau central de matière très plastique, plus souple que le corps du caoutchouc et donnant à l’ensemble une plus grande souplesse, une plus grande facilité à la déformation au contact d’un obstacle quelconque de la route. Par suite de cette structure composée (compound) le bandage se déprime, comme un pneu, et ne se coupe ni
- ne se crève : il tient donc à la fois du plein par sa résistance et du pneu par sa souplesse.
- Les éléments qui le constituent sont préparés avec de la gomme Para, disposée rationnellement en vue d’obtenir le maximum de résistance aux différents efforts de traction, compression, cisaillement et frottement. Il est monté, en anneau, c’est-à-dire d’une seule pièce, sans joint.
- Ce bandage est inarrachable car, à l’intérieur de l’anneau, des plaques métalliques sont noyées et soudées au moment même de la vulcanisation du caoutchouc; dans ces plaques sont vissées des tiges filetées avec
- écrous qui fixent le tout et permettent de résister aux chocs violents.
- Le profil des jantes, en acier de première qualité, est établi pour satisfaire aux conditions suivantes :
- i° Ne pas couper le caoutchouc. A cet effet, l’acier présente un repos double : un repos permanent sur lequel le bandage s’appuie en marche normale, et un repos de déformation, sur lequel le bandage prend appui lorsque, sous l’influence d’une poussée latérale provenant d’un choc, d’un virage ou de toute autre cause, le bandage est sollicité à se coucher sur sa jante;
- 2° Présenter de chaque côté une rainure suffisante pour loger les talons très prononcés de l’anneau compound;
- 3° Préserver|le caoutchouc et le bois de la jante des chocs et des frottements contre les trottoirs grâce à une grande largeur des ailes de l’acier ;
- 4° Prévoir cependant une base de jante étroite afin de ne pas nécessiter des épaisseurs disgracieuses de jante en bois.
- L’avantage du bandage « compound » est en résumé, de ne jamais occasionner d’arrêt en marche, n’ayant pas les inconvénients du pneu, mais en présentant toute la souplesse : il est inarrachable, d’un changement lacile, ne durcit pas, n’est pas entamé par son acier, ne présente pas de joints et peut se monter sur roues de tous modèles.
- Paul Sarrey.
- p.648 - vue 649/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 649
- Locomotion snr rails
- La Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine vient de faire entre Paris (place de la République) et Aubervillliers et Pantin une curieuse application d’un système .nixte de traction électrique : par accumulateurs dans l’intérieur de Paris et par trolley avec ligne aérienne extra-muros. On s’est, de plus, ménagé la possibilité de recharger les accumulateurs en cours de route par le trolley, au moins partiellement. Les accumulateurs sont du type Laurent-Cély et ont une capacité utilisable de 45 ampères-heure; ils sont contenus dans une caisse située sous la voiture et contenant 224 éléments. Chaque voiture repose sur deux boggies à roues d’inégal diamètre, les grandes roues étant seules motrices. Cette disposition permet une très facile iuscription dans les courbes de faible rayon.
- Il y a donc deux moteurs et deux contrôleurs ou commutateurs pour la direction de la voiture, un à chaque extrémité du véhicule ; ce qui permet de marcher dans les deux sens sans tourner la voiture.
- Il y a 2 freins : un frein à main agissant sur toutes les roues et un frein électro-magnétique, constitué par un plateau de 50 centimètres de diamètre, calé sur chacun des 2 essieux moteurs et tournant avec eux en regardées pôles d’un fort électro-aimant. On peut arrêter sur 17 mètres la voiture lancée à 20 kilomètres à l’heure sur pente de 30 millimètres par mètre.
- La station génératrice est à Aubervilliers ; elle a été installée ainsi que tout l’équipement électrique des voitures, par la Compagnie Thomsor.-Houston, elle comporte 3 dynamos Thomson à 6 pôles d’une puissance de 120 kilowatts, avec 600 volts de voltage aux bornes.
- Un chariot transbordeur mû hydrauliquement dans une fosse spéciale de la remise de 3 voitures, permet de changer rapidement les caisses d’accumulateurs, qui sont rechargés complètement pendant la nuit. Une disposition spéciale très ingénieuse a permis d’installer la perche du trolley tout en conservant à l’ensemble de l’automobile l’aspect extérieur des tramways à impériale couverte que nous voyons circuler depuis quelques années dans Paris.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteuis à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudrj de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. —Franco, postal en sus.
- Le Coeeours les Fiaeres
- Extraits du Rapport de M. Forestier, publie par le Génie Civil (1) et lu devant le Jury, à
- la séance du /er Octobre 1898.
- Considérations générales (Suite)
- Nous avions d’abord pensé n’avoir à nous occuper que du prix de revient de la journée de fiacre, puisque actuellement le plus grand nombre des voitures sont louées à la journée aux cochers et que le tarit, c’est-à-dire la recette, reste le même quel que soit le nombre des voyageurs dans certaines limites.
- Cependant, comme on nous fait remarquer qu’il est de plus en plus question des petites courses au-dessous du tarif, il nous a paru bon de faire ressortir le prix de revient delà voiture-kilomètre.
- Du reste, ce prix se déduira facilement du précédent, en le divisant par le nombre de kilomètres (45) supposés devoir être effectivement utilisés.
- Nous ferons également ressortir le prix de revient du kilomètre en sus,c’est-à-dire du kilomètre pour lequel, admettant que tous les fraisgénéraux sont payés par les chargements déjà effectués, on n’a à compter que la dépense afférente à l’énergie consommée.
- Consommation d'énergie. — Les éléments nécessaires au calcul de consommation réelle de l’énergie dans les conditions pratiques que nous venons de faire connaître, résultent des constatations suivantes, faites pendant le concours.
- i° Essence. — Le matin, avant le départ du coupé n° 12, on constatait le niveau de l’essence dans le réservoir placé sous le siège du conducteur.
- A la rentrée à l’usine, le commissaire notait la quantité d’essence qu’il fallait verser dans le réservoir pour obtenir le niveau constaté avant le départ. On avait ainsi la consommation du moteur pendant le service car, pendant les deux haltes, le moteur était éteint.
- Pour déterminer la quantité d’essence consommée par les brûleurs, dont le réservoir était distinct, on a, le 8 juin, procédé à un essai de deux heures à l’usine. On a ainsi constaté ce que les brûleurs consommaient en une heure.
- Le même jour, ôn a également fait marcher le moteur à vide pendant 2 heures. Sa consommation, soigneusement notée par M. le commissaire Bardy, a permis de constater ce qu’il faudrait compter pour la dépense de la marche à vide en station.
- 20 Electricité. — Outre les relevés fort intéressants de l’énergie consommée pendant les essais à différentes vitesses, en palier et en rampe, par la lecture des ampèremètres et des voltmètres dont chaque voiture du Concours était munie, il a été tenu tous les jours à l’usine un compte très exact de l’énergie électrique fournie à chaqué voiture pour compenser ce qu’elle avait dépensé dans la journée
- Evidemment ces consommations journalières prises isolément n’ont pas grande signification.
- En effet, on ne connaissait pas la quantité totale d’énergie électrique contenue dans les accumula-
- (1) Numéros des 3, 10, 17 septembre.
- p.649 - vue 650/833
-
-
-
- 650
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- eurs de chaque voiture à son arrivée au Concours.
- D’un autre côté, diverses causes ont empêché, à certains jours, quelques concurrents de restituer exactement chaque soir aux accumulateurs, la quantité d’énergie consommée.
- Seule la somme de toutes les quantités fournies peut donner un renseignement sérieux ; mais à la condition cependant que chaque journée ait été consacrée à des épreuves à peu près identiques. Or, il n’en a pas été ainsi tous les jours.
- Les ier et 11 juin, les parcours n’ont en rien ressemblés à ceux des jours intermédiaires D’un autre côté, le io juin, certains véhicules ont procédé à des expériences dites d’épuisement, pour établir le nombre total de kilomètres que permettrait d’effectuer à la rigueur l’énergie totale emmagasinée dans leurs accumulateurs. Quelques-uns sont rentrés tellement tard à l’usine qu’ils n’ont pu certainement restituer entièrement a leurs accumulateurs toute l’énergie consommée dans ces expériences.
- Dans ces conditions, nous estimons que pour retirer des constatations faites à l’usine, une notion précise de la consommation en énergie électrique des divers véhicules, il ne faut considérer que les quantités d’énergie fournie les 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 juin.
- Elle nous permettront de déterminer la consommation moyenne de chaque voiture-kilomètre correspondant a la vitesse de service ; de même la consommation de la voiture-kilométrique en sus Les éléments nécessaires au calcul de la consommation d’énergie pendant la maraude et pendant les allées et venues du dépôt au centre du travail et vice-versa, nous seront donnés par les constatations faites par les Commissaires pendant les essais à différentes vitesses en palier.
- Toutefois, le calcul de la consommation d’énergie correspondant à ces particularités du service des fiacres exige une certaine hypothèse que voici.
- Nous avons : d’une part, la quantité d’électricité consommée en palier par voiture-kilomètre ; de l’autre, la quantité d’électricité consommée en palier par voiture-kilomètre d’après les relevés des ampèremètres et voltmètres par les Commissaires pendant les essais.
- Nous remarquerons de suite qv-<?il .ex ste entre ces deux quantités un rapport qui est variable pour chaque voiture. Il dépend évidemment du rendement des accumulateurs (1) et de celui du moteur, mais aussi de la maniéré dont le conducteur a su manœuvrer son combinateup, de façon à éviter les démarrages inutiles, ou imprimer à son véhicule la vitesse qui correspondait au maximum de rendement d’après les déclivités. •
- Pour déduire des consommations constatées aux différentes vitesses, pendant les essais en palier, la fourniture d’énergie électrique correspondant à ces mêmes vitesses en service, nous avons admis qu’il suffisait de multiplier les premières par le rapport trouvé ci-dessus.
- Pour une évaluation approximative de la dépense d’énergie en maraude et l’allure lente de la voiture regagnant son dépôt, nous croyons que cette supposition est admissible.
- (1) Comme tous les accumulateurs provenaient de la même maison, nous avons éliminé cette cause de variation en admettant un même rendement (75 pour 100 pour toutes les voitures), et alors nous avons obtenu de nouveaux rapports entre l’énergie consommée par chaque voiture-kilomètre en service et en essai.
- Entretien. — La consommation d’énergie et la conduite de la voiture automobile ne sont pas les seules dépenses dont nous avons à tenir compte. Le prix de revient de la journée comprend aussi l’entretien des pneumatiques et du moteur, des accumulateurs et du véhicule proprement dit.
- Les pneumatiques nous paraissent indispensables à la voiture automobile, que son moteur soit à essence ou électrique, non seulement pour le confortable du voyageur, mais encore pour le bon fonctionnement et la conservation du moteur et des accumulateurs. Dans l’état actuel, on ne peut compter guère moins de 2 francs par jour de service pour leur entretien.
- Pour les moteurs il y a lieu de distinguer entre ceux à essence, c’est-à-dire à mouvement alternatif par explosion, et ceux électriques, c’est-à-dire à mouvement rotatif à peu près uniforme.
- Dans les premiers, tous les organes fatiguent évidemment beaucoup plus que dans les seconds.
- Pour tous, les renseignements précis manquent au sujet des dépenses journalières qu’entraîne leur entretien normal, c’est-à-dire le remplacementdes pièces usées par le jeu régulier des organes.
- A prendre à la lettre les chiffres indiqués dans le compte rendu des essais des voitures de livraison, à essence, des grands magasins du Louvre et du Printemps, ces dépenses seraient très élevées ; mais si l’on remarque qu’elles comprennent des transformations exigées par le Service des Mines, on arrive à espérer qu’après quelque temps de service, elles ne dépasseront pas 3 francs par jour.
- Pour les moteurs électriques, nous ne croyoqs pas que la dépense puisse s’élever au tiers de la précédente, soit 1 franc par jour : car on connaît aujourd’hui, avec assez d’approximation, la dépense d’entretien des moteurs électriques pour tramways: elle est d’environ 20 pour 100 de leur prix d’achat.
- Or, le moteur électrique d’un fiacre, avec toutes ses transmissions, ne coîitera pas 1 000 francs, lorsqu’on le construira industriellement par centaines à la fois. La dépense d’entretion, d’après la proportion des tramways, serait donc de 200 francs par an.
- Nous la porterons cependant à 365 francs, pour tenir compte de ce que, malgré les pneus, les trépidations seront toujours plus fortes sur les fiacres, et aussi de ce que, pendant au moins les premiers temps, le moteur coûtera certainement plus de 1 000 francs.
- Pour les fiacres à moteur électrique, il faut en outre tenir compte de l’entretien des accumulateurs, qui comprend le renouvellement progressif des plaques fatiguées ; il varie avec leur mode de confection et les variations de régime et service.
- L’expérience des tramways électriques qui, dans l’intérieur de Paris où le conducteur aérien est interdit, sont obligés d’utiliser les accumula-teurs, est aujourd hui assez longue pour qu on soit à peu prés fixé sur le prix de leur entretien ; mais ces accumulateurs à base de plomb sont trop lourds pour être adoptés sur les fiacres.
- Pour ceux-ci, où la rapidité de charge n’est pas indispensable, il faut des accumulateurs à grande capacité, sous un poids relativement faible. Jusqu’à ce jour, les accumulateurs à oxyde rapporté jouissent seuls de cette propriété.
- L’expérience ne s’est pas encore prononcée, et nul ne peut dire exactement ce que coûtera l’entretien de pareils accumulateurs, en service sur des voitures de place, dans une ville comme Paris.
- p.650 - vue 651/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 651
- On a cité le prix de 2 fr. 50 alloué pour l’entretient des accumulateurs des fiacres électriques à Londres ; mais, outre que ces accumulateurs sont un peu lourds et ne semblent pas avoir une capacité suffisante, on prétend que la Compagnie contractante est loin de trouver ce prix rémunérateur pour elle.
- Nous basant sur des propositions sérieuses faites à divers concurrents, nous compterons 4 francs par charge et pour un poids d’accumulateurs (genre Fulmen) de 450 kilogrammes.
- Dépenses diverses. — Evidemment, toutes ces dépenses ne représentent pas les charges journalières d’un fiacre en service à Paris.
- Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à se reporter au rapport que chaque année le Conseil d’administration delà Compagnie Générale des Voitures à Paris remet à ses actionnaires.
- On y voit qu’actuellement le prix de revient de la journée d’un fiacre à traction animale peut, après modification de certains chiffres, à raison des conditions spèciales à cette Compagnie, ê;re fixé à :
- Tableau Comparatif
- Dépenses d’administration et divers. o 82
- Accidents et avaries................ 0 34
- Loyer des dépôts et entretien des
- bâtiments....................... 1 02
- Personnel : palefreniers, laveurs, etc. o 94
- Cochers............................ 5 37
- Taxes et impôts..................... 2 42
- Cavalerie.......................... 5 68
- Matériel........................... 2 67
- Total. . . 29 26
- Parmi ces frais, un certain nombre resteront les mêmes, et d’autres varieront peu :
- Les 5 fr. 68 de cavalerie, correspondant à 3 chevaux et demi par numéro de fiacres, disparaissent, mais ils sont remplacés par la consommation d’énergie et d’entretien d’accumulateurs.
- Les 2 fr. 07 du matériel seront notablement augmentés, car, a l’entretien de la caisse et des roues, compté cierux francs, viendront s’ajouter l’er.tretien des pneumatiques, soit 2 francs, et celui du moteur et de ses transmissions, pour lesquels nous compterons : 3 francs avec le moteur à essence et 1 fr. 50 avec le moteur électrique, des Prix de revient
- Nature des dépenses
- Cheval
- Essence
- Electricité
- Dépenses d’administration et divers.
- Accidents et avaries.....................
- Taxes et impôts..........................
- Loyer des dépôts. Entretien des bâtiments
- r, , t Cochers................
- Personnel . . j r • T
- ' Palefreniers, Laveurs.
- ^ Véhicule...............
- Matériel . . ' Pneus..................
- ( Moteur et Transmission
- Entretien des accumulateurs .... Energie..................................
- fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- 0,82 \ i 0,82 ' ! 0,82 \
- °>34 3,58 °>34 i 3>l6 °»34 3,16
- 2,42 ) 2,00 t 2,00 ’
- 1,02 1,02 0,30 O O 0,51 0,51
- 5)37 °)94 j 6-31 5.37 l 0,34 ( 5-71 5)37 i 0,44 ( 5,81
- 2>67 , r 2,00 'j 2,00 \
- » î 2,67 2.00 7,° 0 2,00 [ 5,00
- » : l 3,00 ) 1,00 1
- Gô8 16,38 !4,48
- 3,68 \ 5,68 » »(r) » »(i) 4,oo
- 19,26
- Calcul du prix de revient. — En résumé, nous estimons qu’on peut établir comme suit le prix de revient d’un fiacre à traction mécanique (essence et électricité) comparativement avec celui d’un fiacre à traction animale. (Voir le tableau ci-dessus).
- Si les constatations du concours nous permettent de déterminer, au moins approximativement, la quantité d’énergie consommée par journée de voiture ou par voiture-kilomètre, les conditions toutes spéciales dans lesquelles a fonctionné l’usine provisoire, ne peuvent nous fournir aucun renseignement sur son prix de revient.
- Heureusement, pour cette question, les documents abondent.
- Nous adoptons le prix de 0,12 pour le kilowattheure fourni aux bornes des accumulateurs que la Compagnie générale des Voitures à Paris espère obtenir dans l’usine qu’elle va établir pour la mise en service de 1 000 fiacres électriques.
- Ce prix de revient, notablement inférieur à celui auquel les divers secteurs livrent l’électricité, même aux tramways, ne pourra être obtenu que si chaque voiture dispose d’assez de batteries d’accumulateurs pour que l’une soit en service pendant que les autres seront disponibles pour être chargées dans les conditions de constance et
- (1) A déterminer d’après les résultats du concours, t
- de continuité de production d’électricité qui seules assureront la marche économique de l’usine.
- Cette dernière considération corrobore donc ce que nous avons dit sur l’absolue nécessité d’avoir, au point de vue du lavage de la voiture, des accumulateurs facilement et économiquement amovibles.
- Ici s’arrêtent, dans le rapport de M. Fo-rastier, les considérations générales sur l’ensemble des véhicules. Le rapport continue par l’étude détaillée de chaque voiture ayant pris part au Concours des fiacres.
- Nous ne donnerons la suite du rapport que lorsque cette partie qui contient les données numériques relatives à chaque véhicule aura été rendue officielle.
- Nous avons tenu néanmoins à publier les considérations générales, qui, même si quelques modifications y étaient apportées, n’en sont pas moins des plus intéressantes.
- * *
- Erratum. — A la dernière lighe du Concours des Eiacies publié dans notre dernier nunuro : 40 que le moteur restera utilisé tout le temps, lijv i inutilisé.
- p.651 - vue 652/833
-
-
-
- 652
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- loeomotion automobile dans l’air
- Sur quelques aéroplanes
- La question des machines volantes a, depuis quelques années, préoccupé un certain nombre de chercheurs, et pourtant, contre l’attente générale, les progrès ont été assez peu importants. On a paru rechercher surtout la diminution du poids des moteurs ; il est bien évident que c’est là l’un des points principaux ; mais il nous a semblé que l’attention aurait dû être portée aussi vers d’autres points non moins importants tels que, par exemple, la vitesse de translation des appareils expérimentés et surtout le poids total transporté avec une dépense donnée de force motrice.
- Nous voici donc en présence de (rois fracteurs principaux dont les rapports doivent être optima.
- i° Le plus grand poids transporté,
- 2° La plus grande vitesse obtenue.
- 3° La plus minime dépense de force motrice.
- C’est à ce point de vue que nous allons chercher à comparer entr’eux quelques-uns des essais ayant donné quelques résultats. On verra par l’analyse que nous allons en faire combien certaines expériences ont pu tromper les observateurs superficiels, qui sont, hélas ! le plus grand nombre.
- Nous prendrons nos exemples dans les essais de machines dites aéroplanes ; c’est ce genre d’appareils que nous avons le plus étudié ; il nous est donc plus familier ; et puis il nous a toujours semblé que c’était celui qui avait toujours donné les meilleurs résultats ainsi qu’on pourra croyons-nous, s’en convaincre en soumettant aux mêmes calculs les appareils de systèmes différents.
- On comprendra que nous ne passions pas en revue tous les essais qui ont été faits ; il y faudrait un volume au lieu de quelques pages et les conclusions de la présente étude n’en seraient pas plus claires ; d’ailleurs, fort peu ont vole et l’analyse des autres serait d’un intérêt médiocre.
- Nous avons donc choisi quelques types parmi ceux qui ont donné des résultats appjéciables. Nous allons d’abord décrire sommairement ces appareils en commençant par celui de A. Pénaud, le premier qui ait réellement volé.
- A. Pénaud 1871
- Ce petit appareil très léger était formé d’une tringle rigide en bois formant le corps principal ; à l’une des extrémités de cette pièce était fixé un petit palier supportant l’axe de l’hélice unique; à l’autre extrémité un petit crochet recevait un fil de caoutchouc fixé d’autre part à l’axe de l’hélice; cette partie du mécanisme était, on le voit, analogue à celle des hélicoptères-jouets bien connus aujourd’hui ; le plan sustenteur était formé d’un losange, en carte assez rigide, et fixé sur la tige principale vers le milieu de la longueur de celle-ci ; enfin, à l’extrémité opposée à l’hélice, un autre plan de même forme que le premier, mais beaucoup plus petit, faisait l’office de queue ; ces deux plans formaient entre eux un angle d’environ 8 degrés à sommet inférieur et étaient, de plus, courbés transversalement de façon à présenter leurs faces convexes en bas : cet ensemble de
- surface aurait donc pu, para peu près, se découper dans un cône très évasé et à pointe inférieure, ou mieux dans une calotte sphérique.
- Les principales dimensions de cet aéroplane étaient : longueur du corps principal o m. 30; largeur transversale du plan sustenteur ou envergure o m. 45 ; longueur antéro-postérieure du plan o m. 11 ; diamètre de l’hélice o m. 21. L'hélice étant unique, il y avait naturellement à craindre que, par réaction, elle ne fit culbuter l’appareil latéralement; pour obvier à cet inconvénient, Pénaud avait eu le soin de lester légèrement l’extrémité du plan, d’un côté seulement et, dès lors, l’équilibre latéral fut assuré ; quand à l’équilibre longitudinal, il était obtenu par l’application de la loi bien connue d’Avanzini sur la position du centre de pression dans le mouvement oblique des plans; enfin la queue, ou plutôt le petit plan qui en tenait lieu, avait pour fonction principale de maintenir la direction de telle façon que l’angle d’attaque de l’air sous le plan principal fût toujours d’environ 8 degrés, ces dispositions sont d’ailleurs communes à tous les aéroplanes, ou à peu près, et étaient connues avant l’expérience de Pénaud. Ce petit appareil était si légèrement canstruit que le tout ne pesait que 16 grammes. On tordait le ressort de caoutchouc en faisant tourner l’hélice en sens inverse de sa marche et l’on abandonnait ensuite l’appareil en le lançant légèrement. Son vol était parfait; il pouvait, dans de bonnes conditions, parcourir près de 60 mètres et sa vitesse était d’environ 3 mètres par seconde; enfin, point très intéressant, il conservait son équilibre jusqu’à épuisement de sa force motrice. Pénaud a tiré de ses expériences quelques chiffres qui nous serviront plus loin pour établir les comparaisons *ui font l’objet principal de cette étude; voici ceux que nous utiliserons :
- i° Poids transportée 16 grammes.
- 20 Vitesse à la moindre dépense de travail = 2 m. 7 par seconde.
- 30 Dépense minimum = 32 grammètres seconde. (1)
- (A suivre) V. Tatin.
- Le train Scotte dans le Calvados
- Les lignes de trains routiers exploitées à l’aide des trains Scotte se multiplient; la Bourgogne en compte déjà plusieurs, la Normandie en aura une, elle aussi, dans quelques jours.
- Cette semaine la Société Scotte a fait recevoir à la Société des Automobiles du Calvados les premiers trains destinés à faire le service entre Caen et Caumont-l’Eventé, soit, un parcours de 32 kilomètres fortement accidenté.
- A ces expériences assistaient MM. Bonnefille, maire de Many, sénateur de Seine-et-Oise. Babin, ingénieur des Ponts-et-Chaussées de la Loire-Inférieure, etc.
- La Société des Automobiles du Calvados, à la tête de laquelle se trouvent MM. Guerrier et Qua-travaux, ingénieurs, poursuivra, ces jours-ci, les essais des nouveaux trains qui doivent lui être livrés.
- Aussitôt tout le matérieL livré, commencera l’exploitation delà ligne; d’autres lignes seront exploitées dès le commencement de 1899.
- (1) Ces valeurs ont été publiées par Pénaud lui-
- même.
- p.652 - vue 653/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 653
- Nouvelle TOorette Teuder
- L’usage des voiturettes attelées aux tricycles à pétrole, tend à se généraliser de plus en plus.
- Mais parmi les appareils mis en vente, tous ne présentent pas une sécurité suffisante et l’une des premières conditions qui semblent nécessaires est l'adaptation, à la voiturette, d’un frein automatique agissant lorsque le tricycle s’arrête.
- La voiturette brevetée par M. J. H. Richard et dont nous donnons un dessin, est munie d’un frein et présente quelques particularités que nous allons décrire.
- L’attelage A porte une pièce articulée faisant charnière en tous sens pour permettre aux loues des véhicules d’embrasser toutes les formes du terrain sur lequel ils rouleront étant accouples sans causer de torsion dans les bâtis du tracteur ou de la voiturette tender. Cette charnière genouillère est disposée pour résister aux trépidations et aux chocs des arrêts brusques ainsi qu’aux excès de propulsion dans les descentes.
- Le tampon B relié aux leviers des freins les fait fonctionner chaque^ fois qu’il vient buter contre la genouihère, et son action est d’autant plus puissante que la buttée est forte, ce qui proportionne le serrage aux besoins suivant les degrés des descentes ou la précipitation des arrêts.
- Le conducteur du tracteur possède en outre à sa portée, un levier D pour provoquer ou maintenir le serrage des freins en permanence ; un levier semblable D’ est également à la disposition de la ou des personnes pouvant prendre place dans la voiturette le cas échant.
- Dans l’idée de l’inventeur, on peut adapter à la voiturette un moteur, indiqué par le pointillé en E' destiné à aider à la propulsion du système.
- La Route électrip Paris-Bruxelles
- Si nous en croyons une lettre que nous fait connaître Emile Gautier dans le Petit Journal, la route de Paris à Bruxelles serait bientôt jalonnée de points électriques ou relais d’électricité qui permettraient aux voitures automobiles électriques le rechargement de leurs accumulateurs.
- Voici donc ce qu’on écrit de Bruxelles à notre confrère :
- « J’ai le plaisir de vous annoncer que d’ici à six mois ce sera chose laite et tout le long du trajet de Paris à Bruxelles, la route sera jalonnée de relais électriques où les voitures automobiles s’approvisionneront de courant au passage, ni plus ni moins que s’il s’agissait du pétrole
- « Il va de soi que dans cettte révolution les moulins à vent qui ne servaient plus à rien si ce n’est à mettre une note d’archaïsme pittoresque dans le paysage, "ont être appelés à jouer un grand rôle. »
- Et le chroniqueur ajoute :
- « On sait que l’aménagement des routes carrossables de France en vue de la circulation des voitures électriques est la grosse question àl’ordre du jour.
- * Déjà, en France, un comité de spécialistes s’est constitué pour étudier les moyens de résoudre le problème, dresser une carte topographique ad hoc, rechercher les endroits où l’on pourrait disposer des postes de recharge, et les conditions les moins onéreuses auxquelles cette machinerie pourrait fonctionner.
- « C’est par les départements de la Seine et do Seine-et-Oise que ce comité d’initiative commencera sa besogne, sauf à s’étendre ensuite, par étapes successives et rayonnantes, sur le pays tout entier. »
- Service d’automobiles à Bordeaux
- M. Jean Lacou a été autorisé par M. le Préfet de la Gironde à organiser plusieurs services de voitures automobiles ou machines dites routières, sur diverses routes du département, pour le transport des voyageurs, bagages, colis et marchandises.
- Les voitures pourront porter 50 voyageurs, les vagons 12 tonnes.
- Citons, parmi les lignes principales :
- Bordeaux à Langon, embranchements sur Léo-gnan, Villenave-d’Ornon, Lu Brède et de Podensac sur Langon.
- Bordeaux à Belin avec embranchement de Gradignan sur Léognan.
- Bordeaux à la Teste et Arcachon.
- Bordeaux à Arès.
- Les départs des Bains auront lieu pour les voyageurs place Gambetta ou Magenta, sur le cours d’Albret à Bordeaux, et pour les marchandises sur les boulevards. Voilà pour les lignes du côté des Landes.
- Du côté de l’Entre-deux-Mers, le départ aura lieu à Bordeaux, place Pey-Berland ou place du Pont en haut de la deuxième côte de Cenon, pour se relier au tramway de Bordeaux à Camarsac.
- En outre des services réguliers du matin et du soir, des machines routières feront des services toute la journée entre Bordeaux, Castres, Beauti-ran ; Bordeaux, Taleuce, Gradignan et Léognan ; entre Bordeaux et ïoctoucau, Pierton et ldordeuux et Saint-Jean-d’Illac ; et du côté de i’Entre-deux-Mers, entre Bordeaux, Libourne et Branne.
- M. Lacou pense, paraît-il, pouvoir commencer un de ces services le 1er novembre prochain, pour la Compagnie des Messageries générales de la Gironde qu’il a déjà formée.
- La première eourse è'aulomaèiles ea Suisse
- Jeudi dernier, par un temps brumeux au départ, et tout ensoleillé ensuite, a eu heu la première course d’autmnobiles organisée en Suisse. Elle s'est aisputée sur le parcours Genève-Meillerie et retour, soit 105 kilomètres.
- La course avait réuni dix inscriptions; neuf voitures se sont mises en ligne au départ, dont cinq ont effectue entièrement le parcours.
- Voici te classement officiel :
- ire catégorie. — Voitures à 4 places pesant 600 kïlogs au moins 1. M. Jones (Lausanne), voiture Delahaye, en
- 3 h. 2ü m. 7 s. 3/5; 2. M. Desplands (Lausanne), dog-cart Benz, en 3 h. 38 m. 3 s. l/ô ; 3. baron Merlin (Paris), voiture Panhard et Levassor, en
- 4 h. 54 m. 1 s. 1/5.
- 20 catégorie. — Voitures de 4 600 kilos de 3 places.
- Pas de prix le seul concurrent inscrit n’ayant pas terminé te parcours dans le temps fixé par le jury, par suite d’une avarie survenue en cours de route. Cependant ce partant M. E. Guénod de Paris, montant une voiture Georges Richard de Paris, ga
- p.653 - vue 654/833
-
-
-
- 654
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- gne la médaille offerte par l’Automobile-Gluh de France, décernée par le jury au premier arrivant au virage de Meillerie (52 kil. 5ÜÜ) en J li. 40.
- ,2* catégorie. — Voitures à 2 places, au-dessous de 400 kilogs
- a) A4 roues : 1. M. Panchaud (Genève), voitu-rette Parisienne, en 4 h. 10 m. 4 s. 2/5.
- b) A3 roues : 1. M. Min (Lyon), voi lurette Bol-lée, en 4 h. 8 m. 18 s. 2/5.
- Parmi ceux qui n’ont pas terminé le parcours, signalons M. David, de Lyon, qui, pour éviter un lourd camion, dont le charretier lui a intentionnellement barré la route, a dû se jeter dans un fossé où il ne s’est heureusement fait aucun mal.
- On parle déjà d’une grande course d’automobiles et de motocycles dont l’itinéraire comporterait la traversée de la Suisse du nord-est au sud-ouest, de Romanshorn à Genève, et dont, notré confrère la Suisse Sportive prendrait Pnitialive... Ce serait pour le printemps.
- CGminuniealions officielles du Touring CM
- 530 candidats au Touring-Club pendantle mois de septembre, le dernier de L’exercice et toujours très faible.
- Citons : MM. Plichon, député du Nord ; Reibell, trésorier général du département de l'Aisne ; Moussy, conseiller généra J d’Indre-et-Loire ; Frouin, ingénieur des télégraphes à Paris; Boisnier, ingénieur des ponts et chaussées ; Du-priez, direcleur.du chemin de fer de l’Oise ; Le Clézio, commissaire de la marine ; Hamclle, Fournier, conseillers de préfecture ; Spire, président du Tribunal civil de Brest ; Sauvage, professeur à l’Ecole de médecine et de pharmacie de Poitiers; colonel Johnson, à Londres; Scheror, membre du Conseil des Indes néerlandaises ; Audouard, baron de Mandat-Orancey. lieutenants de vaisseau ; Nicolas, enseigne de vaisseau; Meyer capitaine au lbe chasseurs ; de Sezille, lieutenant au 7e cuirassiers ; Blaquiere de la Granville, baron de Montesquieu , baron de Saint-Didier , Tito Hékékyan-Pacha, comle de Sainte-Marie d’A-gneaux, etc.
- Le nombre total des sociétaires au 1er octobre s’élève à ü8 761.
- ¥ *
- Le Conseil d’Administration du Touring-Club de France a, dans sa dernière séance, jeté les bases d’une institution qui. sous le nom de a Caisse de secours aux Cantonniers », nous paraît appelée à rendre un excellent service à la cause de la circulation cycliste et automobile.
- Il a (voté un premier fonds de mille francs, somme à laquelle d’aulres, dues à la libéralité des membres du Club, viendront très certainement s’ajouter.
- Cette caisse permettra, sur avis favorable des ingénieurs en chef et agents voyers en chof.de délivrer immédiatement des secours eu espè es aux cantonniers malades ou blessés, ou venir en aide à leur veuves ou à leurs orphelins.
- Les cyclistes, les automobilistes ont besoin de bonnes routes, ils saisiront l’occasio qui s’offre à eux de secourir les modestes ouvrier» qui les entretiennent.
- Pütltsss tailles
- Le tourisme automobile
- Après un long voyage à motocycle à travers toute l’Europe (ils ont poussé jusqu’à Copenhague) M. et Mme Laumaillé, les sportsmen amateurs parisiens bien connus, viennent de regagner leur coquette villa, de Saint-Maurice,
- Les 5 000 kilomètres ont élé atteints; et les touristes 'sont enchunlés de leur voyage. Aucun accident de machine n’est venu les retarder, sauf de menues réparations.
- Voilà de quoi répondre victorieusement à ceux qui prétendent que le iricyclo à pélrole est un instrument délicat et peu maniable.
- De l’avis même de M. Laumaillé, expert en la matière, les voyages sont plus agréables à moto-cycles, qu’en voiture.
- + *
- L’Exposition de Boston
- Pendant qu’à Versailles ont lieu les épreuves du concours des poids lourds, les Américains inaugurent leur première Exposition d’automobiles, dont nous avons parlé il y a déjà quelque temps.Rappelons seulement qu’elle se tiendra à Boston jusqu’au 20 décembre, dans le magnifique bail de Huntington-Avenue. L’emplacement est prêté gratuitement aux exposants, qui n’ont même pas à faire les frais de leur inslallation.
- L’avenue Huntington a été accordée par la police aux organisateurs pour permettre aux exposants, de faire essayer des types de voitures semblables à ceux exposés : la charge électrique et la fourniture de pétrole sont gratuites pour tous ; enfin les bénéfices de l’entreprise seront partagés entre tous les exposants.
- * *
- L’automobile royale
- L’automobile a reçu la consécration royale.
- Le roi de Portugal possède depuis quelques jours une superbe automobile qu’il s’exerce en ce moment à conduire, après avoir reçu les leçons d’un ouvrier venu tout exprès au château de Carcaës, résidence actuelle de la famille royale.
- Le lui avait été devancé dans cette voie par son frère qui monte depuis plusieurs mois un tricycle à pétrole, sujet de profond étonnement pour les habitants de Lisbonne et des environs, où sont inconnus le cyclisme et l’automobile.
- Course Lisbonne-Paris
- La course Paris Saint,-Pétersbourg n’aura probablement pas lieu. Voici maintenant que Ton parle d’une course Paris-Lisbonne pour lancer des spéculations de terrains et de maisons de jeux. On parle de 100 000 francs de prix dont 25 000 francs au premier. La course aurait lieu en avril prochain.
- *
- * *
- Un nouveau moteur
- Nous apprenons que M. Cbapel, constructeur à Vincennes est en train de mettre la dernière main à un nouveau moteur à pétrole destiné aux tricycles et voitureltes. Ce moteur à un seul cylindre pèserait au dire du constructeur 22 kilos pour une puissance de 2 chevaux et demi, avec une vitesse de 1 400 tours à la minute.
- *
- * ¥
- On nous annonce que le transfert de Lyon à Villelranche (Rhône) des ateliers de l’ancienne usine Pilain et Cle vient de se terminer.M. Vermo-rel, le successeur de la Société Pilain et Cle, en réunissant les deux usines Villefranche et Lyon en un atelier unique se propose d'apporter une grande activité 5 la fabrication des automobiles. Un moteur de 200 chevaux et plus de lüd machines-outils spécialement affectés à cette construction sont déjà installés et fonctionnent.
- ¥ ¥
- M. René de Knvff est allé chasser quelques jours en Allemagne et il vient d’en revenir, aller et retour en automobile.
- Et pour sa dernière étape, il a effectué l’èlape Lunéville Paris d’une seule traite, et sans un accroc.
- Que faut-il de plus aux incrédules.
- Ajoutons encore, pour leur instruction, que tout cet été la vie de château a élé, un peu partout, transformée par l’automobile. Dans tous les châteaux, l’auto a été de toutes fêtes, promenades, excursions, chasses, etc.
- p.654 - vue 655/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 655
- Croquis d’Henrio't, dans le Fiqaro.
- TTn bourgeois et sa bourgeoise hèlent un fiacre
- — Cocher, votre numéro ?
- — 15 999
- — Nous approchons......Un numéro de plus et
- nous monterions dans le fiacre automobile !
- * *
- M. Alberto de Santos-Dumont, point découragé nar la fausse alerte de sa dernière ascension va prochainement tenter de nouveaux essais. Il a modifié et considérablement allégé son aérostat ; c’est ainsi qu’il a placé un gouvernail en aluminium et roseau; il a gagné un kilogramme environ sur l’axe de l'hélice en rapprochant celle-ci; le carburateur actuel pèse (3l) i grammes au lieu des 4 kil. 509 de l'ancien ; les piles pèsent 1 kilo au lieu de 4 kil. 299 ; les tuyaux de cuivre de 4 kilos sont remplacés par des tuyaux d'alumiuium de 1 kilog. Enfin, k la place d’un énorme bidon de pétrole, M. de Santos-Dumont emportera de petits bidons dont il se servira comme lest, une fois vidés.
- * +
- Bien rares sont encore les « chauffeuses » allemandes. Cependant, la splendide publication d’ou-tre-Rhin-, die Radlerin —la Cycliste — suivant le mouvement — publie maintenant un supplément, dans chacun de ses numéros intitulé die Motor-Radlerin — la Chauffeuse.
- Ça marche, les moteurs, comme la conquête des esprits.
- * +
- La maison Em. Delahaye et Gie vient de remporter un nouveau succès à Genève dans la pre mière course d’automobiles qui a eu lieu jeudi dernier dans cette ville et dont nous donnons plus haut les résultats.
- Le premier arrivant des voitures à 4 places pesant 600 kilos et plus est M Jones, de Lauzanne0 sur sa voiture Delahaye. Il a couvert le parcours de Genève-Meillerie, 105 kilomètres, en 3 h. 29 m. 7 s. 3/5.
- Eu outre du premier prix, M. Jones gagne la médaille de vermeil offerte par l’Automobile-Club de France, à la voiture ayant couvert le parcours dans le temps le plus réduit.
- Il y avait au total 9 partants.
- *
- ♦ *
- La Compagnie Générale des voitures à Paris a chargé les Docks de l’automobile de vendre les quatre voitures, 2 Panhard, 1 Peugeot, 1 Delahaye qui ont servi à faire les études comparatives entre le pétrole et l’électricité au point de vue des fiacres; études qui sont aujourd’hui terminées.
- CHEMINS DE FER DE P.-L.-M.
- Fête de la Toussaint
- A l’occasion de la Fête de la Toussaint, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 28 octobre au 2 novembre inclus, seront tous valables jusqu’au derniers trains de la journée du 4 novembre.
- Accessoires Automobiles
- REGULATEUR WOLFF j S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularisé la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- * *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- - Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Fris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- Biblioibupe ie «Lu Locomotion Automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.......... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur............épuisé
- 3e — — à petrole........... 10 »
- 4e — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-loho, de ül6 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick karman.
- Préface de M. le Baron de Zuylen. Un volume in-8°, 320 pages et 112 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes eu .--us.
- Manuel pratique du conducteur d'automobile, par Pierre et Yves Guôdon : un vu,, in-8° ; prix, broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 ou plus.
- 5° Le Carnet du Chaufeur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l'usage des a>uateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tar y-Pu/rbu; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco O li\ 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles, par Maurice Farinait, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolf'f ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 lr. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en
- quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres............ 1 fr. 25
- — 80 — ......... 2 fr. 5j
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Péiissé ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet ;
- Ier volume : Eléments de construction 1 vol.
- in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Cai-teret, un vol. de 449 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —branco, 5 fr. 75.
- 16° A. B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol. relié, 2 fr. 50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo* biles et Alolocyeles, Société O. Eiiglubei t et C" Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique tonne, Paris, J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.655 - vue 656/833
-
-
-
- 656
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Araiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdêacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibei i et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-soas, Lyon.
- Aium b;iiuel)et C®,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles a Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briast et Armand, n Villers-Coftercts (Aisne).
- Cainbier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine) Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1* des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (môtocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalitol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S l-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C« générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest. Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve,, brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C®, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Teuting (H.).40, rue Curia!, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- V. Vermorel, à Villefranche, Rhône.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue do Provenc . Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 bis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C' generale , des Transports automobiles (Jenatzy),
- 5ü, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeou et C1®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue do Courcelles (Place Péreire)
- Jeantaud, 61, rue de Ponthieu.
- Krieger, 8>J, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri), 124, Cours du Aledoc, Bordeaux.
- Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Siéges-lits-marme brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs B!ot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dimn, 154, quai Jemmapes Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cêly, 13 rue Lafavelte.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, brovolé s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 10d, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles
- M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris
- Administrateur-gérant : V UILLEM OT.
- Imprimerie spéciale ne la Locomotion Automobile, G. DhSjüAKLS, 151, a^nue au houle, Neuilly-sur Seine
- p.656 - vue 657/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 42
- 20 Octobre! 1898
- 4
- Oteo
- lie
- REVUE DES TOITURES ET VEHICULES
- UUT
- TODBMDB DE FB1RCE
- SOMMAIRE DE AI" AS
- L’Exposition des Automobiles, G. D L’Automobilisme en Angleterre, J. Lanty.
- L’Aéro-Club de France.
- Les Automobiles coloniales.
- Le deuxième concours des Poids Lourds. Changement de vitesse pour automobiles, sys--t'eme Haynes et Apperson.
- Voiturette Knap, Paul SarreV.
- Les Voitures automobiles et la Société d’Agriculture Anglaise, Daniel Bellet.
- Locomotion automobile dans l’air : Sur quelques aéroplanes {suite), V. Tatin.
- Petites Nouvelles.
- Sociétés.
- VOITURETTE KNAP
- p.n.n. - vue 658/833
-
-
-
- 658
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L'Exposition des Automobiles
- L’automne de cette année 1898 aura été marqué par deux événements dont l'importance est beaucoup plus considérable qu’on ne serait tenté de se le figurer au premier abord.
- Ce sont l’exposition de l’Agricultural Hall et le Concours des Poids Lourds. Mais ce n’est pas en tant qu’Exposition ou Concours que nous sommes tenté d’y trouver une nouveauté : la Société d’Agriculture Royale de Grande-Bretagne n’a pas pu réunir un nombre d’exposants comparable à celui que nous pûmes admirer aux Tuileries ; et le Concours des Poids Lourds ne fut pas, au point de vue du simple spectateur, plus instructif ni plus émouvant que celui de l’an dernier.
- Mais ces deux manifestations on marqué le début de l’exportation des automobiles. Déjà, en Angleterre, quelques-uns de nos fabricants avaient concédé des licences à des Sociétés qui fabriquaient pour leur compte des véhicules connus sous des noms spéciaux en dissimulant à nos voisins l’origine française. On vit même en Angleterre des Sociétés exploitant des véhicules français qui ne marchent pas en France.
- Déjà aussi quelques amateurs ont importé, pour leur propre compte, des voitures françaises. Mais c’est à l’Exposition de l’Agricultural Hall que l’on vit pour la première fois un grand nombre de nos constructeurs exposer des voitures et entreprendre de porter jusque chez nos rivaux industriels la lutte commerciale.
- Sous les auspices d’une Société récente, l’Automobile Association, od. put voir les voitures Du-croiset, sous le nom de voitures « Hercules », les voitures Le Blon, de la Forest et Maus, dites voitures « Lynx », les voitures Mors, Cambier, Vallée, Klauss, Onfray (Compagnie Française des cycles et automobiles).
- Parmi les exposant* ne figurant pas sous l’égide de l'Automobile Association citons MM. de Dion-Bouton, qui ne manquent jamais de figurer à toutes les expositions, les seuls peut-être qui aient toujours représenté à l’étranger notre industrie automobile ; Prétot, Daniel Augé, Wer-ner. Pour les accumulateurs, les appareils d’allumage, les bobines d’induction, nous pouvons citer la Société Fulmen, M. Mégy et la Société le Carbone.
- On voit que, si nous n’étions pas représentés par tous nos constructeurs, dont plusieurs parmi les plus importants n’ont pas cru devoir se déranger pour figurer à Londres, tout au moins pouvons-nous dire, que les voitures françaises semblent plus facilement entrer chez nos voisins que les leurs ne viennent chez nous.
- C’est en effet au concours des Poids lourds de ce mois que nous vîmes pour la première fois une automobile anglaise venir prendre part à nos épreuves. Cette fois ce fut un omnibus à vapeur, l’omnibus de Leyland, qui est loin d’avoir lait mauvaise impression. Il ne figurera d’ailleurs pas au rapport officiel du concours n’ayant pu prendre part à la première journée du concours, par suite de la lenteur des formalités de douane ou par un
- retard d’expédition. On l’a laissé à vendre à Paris: la vapeur n’a pas en ce moment la faveur de la masse du public, mais c’est là une tentative dont la date est à retenir.
- Nous semblons d'ailleurs avoir pour le moment un avantage marqué. Un de nos amis, M. J. Lanty, qui a passé de longues années en Angleterre, a bien voulu rédiger pour nos lecteurs les lignes que l’on va lire et qui contribueront à expliquer les causes de cet avantage.
- G. D.
- L'automobilisme en Angleterre
- Pourquoi n’est-il pas aussi développé qu’en France
- « Ce qui me frappe surtout à chacun de mes voyages en France c’est le nombre sans cesse croissant des voitures sans chevaux que je vois circuler ; il est certain que l’on remarque plus d’automobiles à Paris en cinq minutes, qu’à Londres de toute la journée. »
- Telle était la réflexion qui m’était laite par un Anglais de mes amis que ses affaires appellent très souvent dans notre vieille Lutèce. Si bien des pages ont déjà été écrites, si bien des parallèles entre les deux capitales ont déjà été faits sur cet intéressant sujet, peu de personnes à mon avis ont donné la véritable cause de ce contraste. Les unes ont vu dans cet état de choses • des causes purement matérielles ou atmosphériques, la température toujours brumeuse et humide rend, di sent-ils, les chaussées très glissantes, et les routes elles-mêmes étant en général assez mal entretenues, la circulation devient très difficile pour des roues caoutchoutées ; d’autres prétendent que les moyens de communications étant très bien établis, les londoniens n’ont pas besoin d’avoir recours à ce nouveau genre de locomotion; d’autres ont même été jusqu’à dire que les Anglais vexés de voir cette branche nouvelle de l’industrie aujourd’hui presque entièrement française, se montraient récalcitrants à encourager une branche commerciale dont les succès étrangers portaient ombrage à l’orgueil national ; enfin quelques uns affirment que l’Anglais étant par goût un individu aimant le cheval pour le cheval, voit dans l’automobilisme une chose nouvelle peu digne d’attention.
- Quand on connaît à fond le peuple de Sa Majesté, quand on a vu et étudié de près une nation qui à su et sait encore exporter tous les jours aux quatre coins du monde les produits de ses manufactures et de ses usines, on est amené à conclure que cette nation si pleine d’organisation et de ténacité commerciales n’a pas dû être arrêtée seulement par des causes qui après tout semblent plutôt superficielles
- J’ai assisté au fameux départ du 15 novembre 1896, date à partir de laquelle un acte du Parlement autorisait la circulation des automobiles dans la rue, abrogeant ainsi les lois précédentes qui ne permettaient la marche de ces véhicules, que lorsqu’ils étaient précédés d’un homme brandissant
- p.658 - vue 659/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 659
- un drapeau rouge. Une foule immense était venue pour assister au « start » des chauffeurs partant non pas pour la Syrie, mais simplement pour Brighton, distante seulement d'une soixantaine de milles.
- Le succès fut énorme, les journaux publièrent les articles les plus élogieux, l’automobilisme semblait avoir triomphé de l’esprit conservateur de nos voisins d’outre-Manche.
- Ici nous arrivons au point délicat de la question. A l’élan sympathique succéda bientôt un élan plus tangible, je veux dire que connaissant la valeur du proverbe : « Il faut battre le fer quand il est chaud », aussitôt on fit un appel au capital. Une énorme Société financière prit naissance. Cette Société, subdivisée elle-même en différentes autres Compagnie aux noms divers émit des actions de 25 francs chaque. L’émission s’élevant à presque deux millions de livres sterling fut largement couverte par le public '«jui s’attendait à voir bientôt doubler et tripler la valeur des actions. La désillusion vint vite, lorsque l’on s’aperçut que cet argent qui avait été versé dans un but industriel, n’avait servi qu’à l’audacieuse spéculation de deux ou trois financiers dont le plus connu est Lawson.
- Si quelques-uns des vétérans de l’automobilisme français et allemands, touchèrent la forte somme pour la vente de leurs brevets, il est certain que ce ne fut qu’une bien faible partie du total, qui fut gaspillé sciemment ou non. La lumeur publique s’émut à juste titre de cet état de choses, le manque de confiance se glissa aussitôt dans les esprits, la conséquence fut qu'une forte baisse eut lieu et qu’aujourd’hui encore les actions d’une livre sterling sont cotées au Stock-Exchange avec avec une moins-value de presque 100 pour 100. Ce n’est pas tout. Ces spéculateurs si désappointés dans leurs projets, cherchent quand même à rester maîtres du marché en empêchant les industriels sérieux de toucher à l’automobilisme.
- S’éta t rendus acquéreurs d’un assez grand nombre de brevets dont quelques-uns sont d’une valeur relative, mais dont beaucoup expirent tous les jours, ils cherchent quand même à conserver le monopole de cette branche nouvelle en terrorisant par les menaces d’un procès immédiat, tout nouveau venu se hasardant à faire incursion sur un domaine commercial dont ils veulent faire leur propriété.
- Telle est la situation actuelle; tant que l’impression fâcheuse de cette vaste spéculation n’aura pas disparu, tant qu’une fois pour toutes les auteurs de ces vaines menaces (en attendant leur effondrement qui ne saurait tarder) n’auront pas été mis à la raison, l’automobilisme en Angleterre conservera un discrédit néfaste autant qu’immérité. Néanmoins, maintenant que les deux clubs du Self Propelled Traffic Association et de l’Automobile-Club de Grande-Bretagne sont fondus en un seul, il est à espérer que des hommes de valeur comme Sir David Salomon et M. Roger Wallace arriveront à dissiper la mauvaise impression du commencement; « where there is a will there is a way. »
- J. LANTY.
- L’iMM île Fraoee
- U est question de fonder sous le tire d’Aéro-Club de France, une Société d’encouragement qui sera pour l’aérostation, ce que l’Automobile-Club de France est pour l’automobilisme.
- Pour donner le bon exemple, les promoteurs du mouvement vont payer de leur personne, et sans tarder.
- Dimanche prochain, 23 octobre, ils partiront en ballon— en ballons plutôt, car il y en aura quatre.
- i° Un ballon cubant 100 métrés, monté par M. de Santos-Dumont;
- 20 Un ballon cubant 500 mètres, monté par M. le comte de La Valette et un autre passager , y Un ballon cubant 700 mètres, monté par MM. Archdéacon, Singer et Mme X... ;
- 40 Un ballon cubant 1 200 mètres, dans la nacelle duquel prendront place MM. Lachambre, le constructeur connu; Ballif, Serpollet, Ducasse.
- Le départ sera donné aux aéronautes à trois heures précises, à la pelouse du Jardin d’Acclima-tation.
- Les Automobiles coloniales
- Il est question, si l’entreprise de M. Félix Dubois réussit au Soudan, de faire quelque chose d’analogue à Madagascar, entre Tamatave et Tana-narive.
- Les automobiles aideraient en premier lieu à la construction du chemin de fer. Puis elles le compléteraient en reliant les localités éloignées de la ligne. De sorte que le chemin de fer aurait, pour ainsi dire, comme « affluents » des automobiles.
- Les Malgaches auront des autos avant nous, Parisiens.
- — Nous avons dit que certaines des voitures qui ont pris part au Concours des Poids Lourds étaient destinées à faire, dans un avenir prochain, un service au Soudan, et devaient être emmenées par M. Félix Dubois.
- La Société Industrielle et Commerciale du Soudan Français, administrée par le comte de Chauny, s’est occupée de réaliser la même idée. La Société a même expédié au Soudan trois automobiles à vapeur pouvant porter chacune six tonnes.
- Pour rendre praticable à ces poids lourds la route Dioubéba-Kita-Siguri, des ponts de fer ont été envoyés. Us serviront à franchir les nombreux marigots — sorte de marais — do la région.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco, posta eu sus.
- p.659 - vue 660/833
-
-
-
- 660
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Deuxième Cooeours des Poids Lourds
- Nous avons, dans notre dernier numéro, donné le compte rendu des trois premières journées du Concours ; nous allons passer en revue les trois dernières journées.
- L’élément nouveau du Concours, l’Electricité, a prouvé la possibilité de son emploi pour les voitu res de livraisons, tout en montrant que les itiné-nèraires parcourus élaient peut-être un peu longs et accidentés pour les véhicules électriques actuels.
- Certains journaux ont parlé des vitesses réalisées par quelques véhicules sur les parcours du Concours, Nous laissons ces chiffres entièrement de côté, toute considération de vitesse pure n'ayant dans le Concours des Poids Lourds, aucune signification, prise isolémenl.
- Véhicules à vapeur
- Sur les véhicules à vapeur, deux n’ont pas terminé les épreuves du Concours.
- Le n° 8, remorqueur-porteur de Dion-Bouton après avoir marché sans encombre le premier jour, sur le parcours A, reste en panne le second jour. Environ 150 mètres après le départ, une bielle de tiroir se brise. Finalement, vers 4 heures de l’après-midi, le tracteur est rentré tant bien que mal au garage, abandonnant son chariot.
- Le n° 15, camion Leyland abandonne également le second jour. Il avait été expédié un peu tard, et le transport hâtif lui avait causé quelques avaries dont il s’est ressenti par la suite.
- Le Concours des Poids Lourds
- Omnibus de Diétrich Camion de Diétrich
- Omnibus Serpollet Pompe Cambier Omnibus de Dion et Bouton
- Quant aux autres véhicules, les n°s 5, G, 7,18 se sont parfaitement comportés, ainsi que l’omnibus Leyland qui n’a eu que quelques légers arrêts le deuxième jour, provoqués par le manque de pétrole, la provision emportée ne suffisant pas pour le parcours C.
- *
- ♦ ¥
- Véhicules à pétrole
- Un accident grave est arrivé le second jour du n° 2 omnibus Rozer-Mazurier. Nous l’avons succinctement relaté dans notre dernier numéro. Voici comment l’accident s’est produit :
- Le véhicule était conduit par M. Mazurier, un de ses constructeurs et à son côté, à l’avant avait pris place, à côté du conducteur, le commissaire de route M. Boyer-Guillon, ingénieur, civil des mines, préparateur au cours de M. Hirsch, qui a professé sur les machines au Conservatoire des Arts-et-Métiers. A l’intérieur de l’omnibus les douze voyageurs réglementaires parmi lesquels M. Therry-
- Delanoue, député de l’Aube et délégué de ce département au Concours des Poids-Lourds. L’omnibus devant parcourir l’itinéraire B qui passe par Suresnes, la Porte-Maillot et revient par Marly et le Cœur-Volant, partit par l’avenue de Saint-Cloud et se diriga vers la côte de la Picardie. Tout allait bien au début.
- La traversée de Ville-d’Avray s'effectua de même parfaitement. C’est après cette localité, entre la légère passerelle de bois qui traverse la route, et le tunnel sombre et humide que connaissent tous les touristes, que s’est produit l’accident. La côte, à cet endroit est assez prononcée. M. Mazurier la descendait à une allure d’environ vingt à vingt-cinq kilomètres à l’heure lorsqu’on rencontra une série de caniveaux : le frein fut mis en action, mais le sol étant très glissant, presque marécageux, un dérapage se produisit par l’arrière de la voiture qui lança l’avant dans le trottoir. La roue gauche de devant heurta le trottoir et s’y brisa, les rais de bois cédant tous. La voiture tomba sur le côte gauche, barrant la route ; les voyageurs, naturellement,
- p.660 - vue 661/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 661
- furent précipités les uns sur les autres. Le plus grièvement blessé, comme nous l’avons dit, le contrôleur, M. Boyer-Guillon, avait la clavicule cassée. Les autres personnes étaient plus ou moins fortement contusionnées. Le député de l’Aube, M. Thierry-Delanoueétait touché à l’œil, un délégué du Cantal, M. Ginisty, avait la figure abîmée. Les vitres qui avaient volé en éclats, par chance n’avaient atteint personne.
- Ajoutons que tous les blessés sont en bonr.evoie de guérison.
- Parmi les autres pétroliers, les n°» 1, 10, 11 ont accompli triomphalement leurs parcours entiers. La pompe à pétrole Cambier n’ayant pas effectué son parcours en entier le premier jour, s’est trouvée éliminée de droit. Elle n’en a pas moins continué courageusement les jours suivants, prouvant ainsi, malgré ses accidents de courroie qu’elle est pratique pour un service d'incendie. Il est, en effet, certain qu’elle n’aura jamais, dans la pratique, à parcourir des itinéraires aussi longs ni aussi durs que ceux des Poids Lourds, et elle n’avait d’ailleurs pas été construite dans ce but, son étape sans ravitailler étant de 20 kilomètres.
- *
- * *
- Voitures électriques
- Un nouveau concurrent est venu, pour effectuer la deuxième partie des épreuves, s’adjoindre aux véhicules déjà décrits. C’est une voiture de livraison de la Société anonyme des Voitures électriques Kriéger. Cette voiture a effectué les trois parcours sans aucun accident.
- La voiture électrique Mildé et G8 n’a marché que les deux premiers jours, faisant les itinéraires A et B et n’est pas partie pour l’itinéraire C. La voiture Jenatzy a eu le premier jour un léger accident un peu après Cernay, ce qui ne l’a pas empêchée de finir le Concours. Enfin, la voiture de la Compagnie française des Voitures électromobiles a effectué les parcours sans encombre.
- * *
- En résumé, 19 véhicules étaient engagés, en comptant la voiture Kriéger qui a été inscrite après la clôture des listes. Sur ces 19, quatre se sont abstenus, les n°* 9,12,15 et 17 et douze se sont présentés le premier jour; sur les autres, les n°* 8 et 14 n’ont pris part au Concours que dès le second jour, le n° 19 s’est présenté le quatrième jour, premier jour de la deuxième partie.
- Le n° 8 a fait deux parcours sur ses cinq ; on se rappelle que, sorti non terminé de l’usine, ses roues ont patiné sur le soi glissant et que, le second jour, il n’est rentré à Versailles qu’à trois heures du matin. Dans la deuxième série, une tige de soupape s’est brisée, également le second jour (cinquième du Concours).
- Le n° 14 a fait ses cinq et le n° 19 ses trois parcours.
- Enfin, les n°* 1, 5, 6, 7, 10, 11, 13 et 18 ont effectué les parcours en entier. Le n° 3 a fait un parcours ; le n° 16, deux; le n° 2, quatre et le n° 4, cinq, sur les six qu’ils avaient à faire.
- La sixième et dernière journée du Concours a été marquée par la visite de M. Trouillot, ministre des Colonies.
- C’est par une petite pluie fine et agaçan te qu’es arrivé le Ministre. M. Trouillot était dans la première voiture que conduisait le baron de Diétrich. M. Chapsal, chef du cabinet du ministère des colonies et M. Bouteville, inspecteur des travaux publics, y avaient pris place également.
- M. de la Valette, inspecteur des travaux publics et secrétaire technique de l’Automobile Club, conduisait dans la seconde voiture le colonel Binger, directeur des possessions françaises en Afrique M. Roume, directeur au ministère, et M. Moittet, gouverneur de la Guyane.
- Le baron Rogniat, pilotait dans la troisième voiture le colonel de Trantinian, M Joly et M. Félix Dubois,- à qui l’on doit le déplacement du ministre.
- Le baron de Zuylen et M. Forestier ont fait les honneurs des voitures au ministre.
- M. Trouillot s’intéresse fortement aux véhicules automobiles, et, après avoir regardé évoluer le camion de Diétrich n° 10, il est monté dedans et a pris place près du conducteur.
- Il a témoigné son admiration pour les résultats de l’épreuve des Poids Lourds et dit à son grand organisateur, M. Forestier :
- — C’est la quatrième voie : il y avait les voies d’intérêt général et d’intérêt local ; il y avait le tramway. Il faut, maintenant, compter avec les automobiles.
- A trois heures et demie, M. Trouillot et sa suite repartaient pour Paris, le ministre dans la voiture de M. Amédée Vernes, de Maisons-Lafitte, conduite par M. de Turckeim ; ses amis et collaborateurs dans les automobiles dirigées par MM. de la Valette, baron Rogniat, Védrine, etc.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 2° Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 3° Un brevet de moteur rotatif.
- 4° Un brevet de lampe à acétylène ; la sur production est évitée et la pression reste constante.
- 5° Vente ou exploitation de brevets relatifs à l’application de l’automobilisme aux voitures existantes sans rien changer à leur carrosserie, et facilité de les remettre instantanément à la traction par chevaux. —Traction à pétrole ou électrique à volonté. — Expériences faites.
- p.661 - vue 662/833
-
-
-
- 662
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- t de vitesse pour automobiles
- Système Haynes et Apperson (1)
- Ce changement de vitesse, qui permet aussi de renverser instantanément la marche, est d’une construction assez compliquée. Mais il comporte un certain nombre de dispositions nouvelles, qui nous ont semblé assez intéressantes pour pouvoir être signalées.
- (t) Communication de MM. MariLlier et Robelet.
- Office international, pour l’obtention des breveté d’Invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle. — Paris.
- La fig. i ci-contre représente ce mécanisme vu en élévation.
- La fig. 2 est une vue de côté du balancier oscillant.
- La fig. 3 est une vue de face du disque calé sur l’essieu moteur.
- La fig. 4 est une coupe par x y de la fig. 3.
- La fig. 5 représente le mode de fonctionnement des pinces mobiles.
- p.662 - vue 663/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- GG3
- Les fig. 6 et 7 sont des vues du manchon servant au changement de marche.
- J est un plateau calé directement sur l'arbre du moteur du véhicule et qui possède une rainure dans laquelle on Fixe d’une manière rigide le tourillon J’.
- D’autre part, l’appareil comporte un disque K, calé sur l’essieu d’arrière D et soumis à l’action de deux bras à coulisse Z, Z’ portant des pinces M,M’ qui sont articulées sur eux en m. Ces pinces sont armées de mâchoires ni2 qui s’engagent dans le rebord saillant k du disque K. Les bielles N et N’ servent à transmettre, par l’intermédiaire de la bielle V’ et du balancier V, le mouvement du plateau J aux bras Z Z’, de telle sorte que lorsque l’une des pinces M M’ qui oscillent avec lesdits bras, fait tourner le disque K dans un sens, l’autre pince revient en arrière, d’où résulte une rotation continue dans le même sens dudit disque K, et par conséquent des roues motrices du véhicule.
- Les bras Z et Z’ sont articulés indépendamment l’un de l’autre sur l’essieu D, et les mâçhoires m2 de leurs pinces M M’ sont disposées de telle sorte que, lorsque lesdites pinces occupent une position radiale, elles glissent librement sur le rebord k (fig. 5), tandis que lorsqu’elles sont inclinées, elles coincent sur ce rebord et l’entraînent dans leur mouvement.
- Le sens suivant lequel les pinces M M’ sont inclinées détermine donc le sens du mouvement du véhicule, de telle sorte qu’il suffira de déplacer ces pinces pour changer la direction. Ce changement est obtenu au moyen de la disposition suivante :
- Sur les bras Z et Z’ sont montés des levièrs oscillants O O’ articulés respectivement en o et o, et possédant à leurs extrémités libres des doigts 02 03, qui traversent les mortaises circulaires IF des bras Z Z’, et pénètrent légèrement dans les bouts des pinces M M’ (fig- 4)-
- D’autre part, sur l’essieu Z>, coulisse, au moyen d’un renvoi de leviers mis à portée de la main du conducteur, un manchon P armé de quatre coins Q Q et Q’ O’ (fig- 6 et 7), inclinés en sens inverse les uns des autres. Ces coins glissent dans les quatre rainures 1,2 1,3 1,4 1,3 (fig. 5) et font osciller, lorsqu’on déplace le manchon P, les leviers O O’ dans un sens ou dans l’autre; des vis de butée, ajustées sur les projections 04 desdits leviers, permettent de régler le mouvement.
- La variation de vitesse est obtenue ail moyen du balancier V (fig. 1) dont la. vis V3 permet de faire varier la position du coulisseau V, et par conséquent la longueur du bras de levier agissant sur les bielles N et N’. Le conducteur actionne cette vis aü moyen d’un volant à main Vj et d’un arbre Và qui,
- Par* Intermédiaire de pignons et d’une chaîne galle V3, attaque la roue dentée V4 fixée à la vis V3 (fig. 1 et 2).
- La Cm HicB-Castellane-Hiee
- {Automobiles)
- Une course d’automobiles Nice-Castellane et retour aura lieu le 21 mars 1891, sur l’itinéraire suivant :
- Nice, Cagnes, Villeneuve-Loubet, Roquefort, Magagnosc, Grasse, Saint-Vailier, Escragnolles, Sèranon, le Logis-du-Pin, la Garde, Castellane (contrôle, 5 minutes pour traverser la ville). Castil-lon, Saint-Julien, Vergous, Rouaine, les Scaffarels, Entrevaux, Puget-Théniers, Toüet-de-Beuil, la Mescla, Sàint-Martin-du-Var et Nice.
- Soit au total, 206 kilomètres,
- Les points culminants du parcours sont : 1 170 mètres entre Escragnolles et Séranon, et 1 124 mètres au col de Toutes-Aures, à 2 kilomètres après Vergous.
- Plusieurs inscriptions sont déjà parvenues aux organisateurs, entre autres celles de MM. E. Gau-dry, Antony, Mouler, Ed. Adam, Heath.
- Le parcours adopté semble, à cause de ses rampes longues et dures, très avantageux pour la vapeur ; mais si l’on considère la longueur du trajet, 206 kilomètres, on voit qu’elle nécessitera au moins cinq arrêts pour prise d’eau et de charbon, d’où cinq retards qui permettront au pétrole de lutter avec de grandes chances de succès.
- CoarsB Borfleaui-Biarrltz
- Le Syndicat des Fêtes de Bordeaux a décidé, dans sa dernière séance, sur la proposition de deux de ses membres, de rendre désormais annuelle la v-ourse d’automobiles Bordeaux-Biarritz,qui a remporté cette an èe-ei au sein de nos populations un si vif succès de curiosité et d’intérêt.
- Mettant à profit l’expérience acquise,les membres de la Commission ont eu à cœur d’épargner désormais aux concurrents de la course les affres des chaleurs déprimantes de la canicule, et d’un commun accord il a été convenu que la course et l’ex-posilion auraient lieu, à partir de Tannée prochaine, dans la seconde quinzaine de septembre, après les courses de chevaux de la Barre et les journées tauromachiques de Bayonne, c’est-à-dire en pleine et vraie saison de Biarritz, qui tend à devenir chaque année plus automnale.
- La « temporada » s’en trouverait allongée d autant, car les chauffeurs parisiens, retour des plages normandes ot bretonnes, ne manqueront pas et séduits autant par les charmes de nos étés tempérés do la Saint-Martin que par les attraits de ballados en chœur aux environs do Gambo, Pas-de-Roland* Saint-Sébastien prolongeront certainement leur séjour.
- p.663 - vue 664/833
-
-
-
- 664
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Voiturette Kiap
- La Construction liégeoise d’Automobiles exposait, aux Tuileries, une petite voiturette, à 2 places côte à côte, qui avait accompli en 2 étapes seulement, le voyage de Liège à Paris. C’est un modèle robuste, à l’épreuve
- des épouvantables routes belges, mal pavées, dont les coureurs de Paris-Amsterdam se souviendront longtemps; il ne comporte ni courroie, qui ramasse la boue et la poussière, ni engrenages de changement de vi-
- Fiy.J.
- i/
- Elévation et plan de la voiturette Knap.
- tesse qui grincent et cassent lorsqu’on les met en prise et absorbent une grande partie de la force du moteur.
- La fig. i montre le bâti de la voiturette en élévation ; à gauche, la manivelle de direction, l’embrayage et le changement de vitesse ; derrière le siège, le réservoir à essence, contenant 8 à io litres, A l’arrière, le cadre est constitué par 4 tubes superposés, dont 2 supportent les coussinets de l’unique roue
- motrice arrière et les 2 autres soutiennent le moteur. Les coussinets de la roue motrice sont mobiles : il suffit de dévisser 2 écrous pour la démonter en cas d’avarie grave du pneu.
- Le moteur à 4 temps développe 4 chevaux de puissance à 700 tours : il est coulé d’une seule pièce, ce qui évite les fuites qui se produisent inévitablement au joint d’assemblage des moteurs en 2 pièces.
- p.664 - vue 665/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 665
- Il est muni d’ailettes longitudinales, de sorte que le refroidissement est augmenté par la vitesse même de la marche : les soupapes d’admission et d’échappement sont à la partie supérieure, pour être plus facilement accessibles.
- Sur la fîg 2, on voit : en H, le levier et la tringle d’embrayage ; en J, K les tringles-poussoirs actionnant les embrayages M et N, correspondant l’un à la petite, l’autre à la grande vitesse : 8 à 12 et 28 à 30 kilom. à l’heure, les vitesses intermédiaires étant obtenues en faisant varier l’avance ou le retard à l’allumage, ainsi que la richesse du mélange explosif.
- En O, sous le siège, sont logées la bobine et les piles sèches servant à l’allumage.
- La fig. 3 est une vue en coupe partielle du
- Coupe du moyeu arrière
- rectement la roue sans d’inutiles pertes de forces par engrenages ou transmissions intermédiaires.
- Lorsque la voiture est arrêtée et que le moteur tourne, les plateaux R R prennent la même vitesse que le moteur; si, l’on embraye, l’on met en contact l’un des plateaux R avec le plate£u correspondant Q ; immédiatement, la résistance se faisant sentir, 1 intermédiaire O se met à tourner entraînant la couronne B dentée intérieurement et par suite Ja roue motrice.
- Les engrenages sont hermétiquement enfermés dans des emboutis de tôle ; une petite porte permet d’introduire la vaseline nécessaire à la lubrification.
- moyeu arrière. Les couronnes Q Q sont raînées à leur pourtour pour recevoir le frein à bande. La roue motrice repose sur des coussinets à billes.
- L’arbre du moteur passe au centre du moyeu et porte à chaque extrémité un pignon de diamètre différent Z ou F, entraînant, à deux vitesses différentes, les engrenages O O, commandant par les couronnes A B dentées intérieurement les plateaux des embrayages à friction Q R.
- Les plateaux R tournent fous sur l’arbre moteur et sont commandés par lui ; ils peuvent entraîner par friction les plateaux Q, calés sur le moyeu de la roue motrice unique . c’est là tout le système de transmission réduit comme on le voit à sa plus simple expression ; le moteur entraîne presque di-
- Tiy.4.
- Vue extérieure de l'arrière
- La manœuvre de ce motocycle est très simple : après avoir mis le moteur en marche et pris place sur le siège, de la main droite on saisit la manivelle de direction et de la gauche on tire à soi le levier d’embrayage ; la voiture se met immédiatement en marche à la petite vitesse. Pour marcher à la grande vitesse, on débraye la petite en repoussant le levier à moitié de sa course, puis on tire le levier de changement de vitesse dans le cran marqué G V et l’on embraye de nouveau. Pour freiner il suffît de pousser à fond le levier d’embrayage, la combinaison de l’embrayage et du frein, réalisée par un même levier, offre une sécurité absolue, en ce sens que l’on n’a qu’à
- p.665 - vue 666/833
-
-
-
- 666
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tirer ou pousser pour obtenir les deux effets contraires : marche ou arrêt.
- C’est là un type de voiturette-motocycle dont le système de transmission très simplifié donne à l’ensemble une force et une simplicité remarquables et en font un véhicule robuste et pratique.
- Paul SARREY.
- Les Mores automobiles
- et la Société d’Agriculture Anglaise.
- On n’a peut-être pas oublié qu’en juin dernier la « Royal Agricultural Society » de Grande-Bretagne, l’équivalent de notre Société Nationale d’Agriculture, a organisé un concours de véhicules automobiles. Elle était dirigée dans cette voie par la pensée que ces véhicules sont susceptibles de rendre de précieux services, encore mieux que les lourdes locomotives routières, pour les transports agricoles ; c’est même pour cela qu’elle avait voulu que le concours en question eût lieu immédiatement avant la show, avant le concours agricole, afin que les visiteurs de celui-ci pussent, en venant un peu plus tôt, assister aux épreuves, ou, tout au moins, examiner les automobiles en sachant par les résultats acquis, les conditions pratiques de leur fonctionnement.
- Le fait est que, immédiatement après le concours (qui n’était pas une course, heureusement, mais une véritable épreuve de service courant), on a publié un certain nombre de détails qui avaient bien leur intérêt. Mais aujourd’hui nous sommes en possessioil d’un document complet : c’est le rapport des juges du concours, M. F. W. Webb, de Crewe, M. Bryan Donkin et le professeur Un-win; en réalité c’est M. le professeur Unwin qui a rédigé le rapport. Il vient d’être publié dans le volume IX, 3' partie du Journal of the Royal Agricultural Society of England (John Murray, éditeur, Londres).
- Si l’on y cherchait une appréciation générale sur les véhicules automobiles, on y trouverait exprimée l’opinion que ces self-moving véhicules se présentent maintenant sous une forme pratique, qu’ils sont susceptibles d’entrer effectivement dans le commerce. En parlant du type Daimler de moteur, le professeur Unwin dit : « Il est clair qu'il est maintenant arrivé à une forme complètement pratique, et que dans les mains d’un conducteur expérimenté, il pourra accomplir tout ce qu’oil lui demandera dans les épreuves; et cela économiquement, sans accidents, sans arrêts inopinés, à une bonne vitesse ». Parlant d’une manière générale des « poids lourds », il dit : « Eu somme les deux véhicules à poids lourds qui ont concouru dans ces épreuves doivent être considérés comme ayant démontré que les automobiles mues par la vapeur sont capables de transporter des charges de 3 tonnes (1), à bonne vitesse et très économiquement, sur des routes rurales ne présentant pas une surface exceptionnellement bonne, et en montant des rampes de 1/12 ou même de 1/9. »
- Dans le rapport que publie le Journal de la Société d'agriculture, il y a quelques tableau fort intéressants ; eh voici un, par exemple, qui donne, sous une forme concise, la dépense d combustible (et d’eau) pendant le second jou d’épreuves ; et cela pour les trois automobiles en présence, celle de la Daimler Company, celle de la Lancashire Steam Motor Co, de Leyland, et enfin celle de la Steam Carriage and jWagon Co, de Chiswick. Nous les désignons chacune par i caractéristique du nom de la Compagnie intéressée.
- Disons tout de suite que, pour apprécier les de penses entraînées par le combustible consomme on a admis que la benzoline employée par la Daimler revenait à 7 pence 1/2 le gallon (à pe; près o fr. 75 les 4,34 litres); pour l’huile lampant brûlée par la Lancashire, le prix ressortait à 4 3/ penny le gallon (47,5 cent, les 4,54 litres), et enfin le charbon alimentant la voiture de Chiswick coi tait 20 shillings la tonne (24 francs les 1 016 kgs; Dans le tableau que nous allons reproduire, nous conservons les mesures anglaises, pour lui laiss. son allure, et aussi parce que les proportions res tent les mêmes; d’ailleurs nous donnons tous éléments pour convertir les poids et mesures Grande-Bretagne en unités du système métriqr : La tonne anglaise (nous ne faisons que le rappeler) pèse 1 016 kilogs, le quintal qu’on appelle a réalité hundredweight, est de 50,8 kilogs, le gallon (nous l’avons déjà dit) vaut 4,34 litres, :e penny {pence au pluriel) est sensiblement égal à 10 centimes, enfin le mille anglais est de 4 609 mètres.
- Voici le tableau annoncé, tel qu’il est donné dans le rapport auquel nous faisons des emprunts :
- Daimler Lanças Lire Chiswick
- Poids total de la voi-
- ture et de son chargement, tonnes 2,49 6, 54 6,88
- Charbon consommé , quintaux )) )) 7,5
- Pétrole consommé,gallons 2,81 23,5 »
- Eau consommée, gallons 13 1(35 163
- Goût de combustible, par vovage, pence.. 21,1 116,6 90
- — par mille 0,45 2,38 2,10
- — par tonne et par mille pence 0,18 0,36 0,30
- — par tonne de chargement et par mille pence 0,465 0, 774 0,704
- Les chargements transportés étaient de 19 quintaux 1 quarter (977,9.kilogs) pour la voiture Daimler, de 3 tonnes 1 quintal 2 quarters (3124,2 kil.) pour le véhicule dit Lancashire et de 2 tonnes 19 quintaux 2 quarters (3022,6 kilogs) pour l’automobile de la compagnie Chiswick.
- Notre excellent confrère Engineering, analysant le rapport officiel de la Société d’agriculture anglaise, fait remarquer comme une particularité curieuse que, en dépit de son combustible assez cher (surtout par rapport à la houille quand on est en plein pays charbonnier), et bien qu'il ne portât même pas une tonne, la voiture Daimlei a circulé avec une moindre dépense que les autres
- (1) Ce qui l'ait en poids français 3 048 kgs
- p.666 - vue 667/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 667
- véhicules. La dépense totale ressort à moins de 1/2 penny (environ 5 centimes) par mille; et comme elle parcourait 8 milles à l’heure en moyenne, on est en droit de dire qu’elle parcourait ses cent milles par jour moyennant 4 shilling environ (un peu moins de 5 francs) sans compter le salaire d’un conducteur.
- Il est évident que les résultats obtenus avec les autres véhicules ont été fort satisfaisants ; il faudrait tenir compte toutefois de ce fait que la voiture que nous appelons « de Chiswick » était un peu surchargée car, normalement, elle n’aurait dû porter qu’un poids de2 tonnes.
- Les commissaires du concours sur lequel nous voulons renseigner nos lecteurs, ont cherché à se rendre coînpte de la puissance effective développée par les trois automobiles en question.Un certain nombre d’essais ont été effectués pour déterminer la résistance au mouvement que rencon-raient les trois véhicules, en tenant compte à la fois, de la résistance due à la route et de celle causée par le frottement des engrenages. C’est ainsi qu’on est arrivé à dresser le tableau suivant donnant la puissance en chevaux développée sur palier par chaque voiture, à la vitesse moyenne observée pendant un long parcours. La puissance a été de même calculée pour une rampe de 1/12, étant supposé que le véhicule considéré pourrait aborder une pareille rampe à une vitesse égale à la moitié de la vitesse moyenne constatée durant un parcours prolongé. Il ne faut pas oublier, à ce propos que la voiture Daimler a 4 vitesses et la Lancashire 3 seulement, la Chiswick n’en a qu’une, ce qui est peu, mais ort peut en augmenter la puissance en admettant la vapeur à haute pression dans le cylindre à basse pression.
- Notons que la livre anglaise est de 453 giam-mes, le pied vaut o m. 304 ; nous pouvions ajouter, détail trop souvent négligé, que le horse-power, le cheval-vapeur, cheval de force anglais vaut 1,01385 cheval-vapeur français. Voici maintenant le tableau des puissances développées par les trois automobiles :
- Daimler Lancafrhire Chiswick
- Poids total, tonnes... 2,40 6,54 6,88
- Coefficient de frottement Résistance en paliers, 1/44 1/27 1/31
- livres Vitesse moyenne effective , milles à 126,8 542,6 497,2
- l’heure Vitesse moyenne effective, pieds par se- 7,82 6,48 6,20
- conde Puissance effective en 11,47 9, 50 9,09
- palier, chevaux Résistance due à une rampe de 1/12, li- 2,64 9,38 8,20
- vres Résistance totale en 464,8 1221,0 1284,0
- rampe, livres Vitesse supposée en rampe, pieds par se • 591,6 1763,6 1781,2
- conde.. Puissance effective en 5,78 4,75 4, 54
- rampe, chevaux 6,16 15,23 14,72
- Tous ces renseignements sont fort intéressants et viennent éclairer bien des points encore obscurs.
- LoeomotioD automobile dans l’air
- Sur quelques aéroplanes (1)
- (Suite)
- V. Tatin, 1879
- Après avoir construit un grand nombre d’oiseaux mécaniques, de grandeurs et de poids les plus divers, depuis o gr. 60 jusqu’à 1 kilog. 5 et nous être assuré que la dépense de force motrice était hors de proportion avec les résultats obtenus, nous avons voulu essayer d’atteindre un résultat meilleur avec le type aéroplane.
- L’appareil que nous avons construit à cet effet, entièrement sorti de nos mains, avait pour moteur une petite machine à air comprimé; le réservoir d’air, tout en acier, formait le corps principal de l’appareil, et c’est sur lui que tous les autres organes étaient fixés ; c’était un tub.e formé d’un long ruban roulé en hélice et terminé à chaque extrémité par une partie coniqut ; sa longueur était de o m. 85 et son diamètre de o m. 12 ; aux deux côtés de ce corps étaient fixées les ailes faites d’un léger cadre garni de soie ; l’étendue de ces ailes était : dans le sens de l’envergure 1 m. 00 ; dans le sens antéro-postérieur o m. 40 ; les exrémités externes étaient arrondies à peu près en demi-cercle et le reste d’une largeur régulière. A l’arrière était fixée une queue dont la forme était approchée de celle des oiseaux et formée des mêmes matériaux que les ailes ; ces ailes formaient les deux côtés d’un angle dièdre avec arrête inférieure ; enfin elles formaient avec la queue un angle de près de 6 degrés de façon à ce que le sinus a fût de 0,1. Au milieu de cet ensemble et comme placé sur son dos, se trouvait une petite machine à piston, actionnée par l’air comprimée dans le réservoir ; ce moteur faisait tourner un arbre transversal qui, au moyen d’engrenages d’angles donnait le mouvement à deux hélices placées à droite et à gauche du corps, en avant des plans sustenteurs et de pas inverses; le diamètre de ces hélices était de o m. 40; de fins haubans d’acier maintenant en position les ailes et la queue, achevaient cet ensemble. Le travail moteur produit par la machine diminuait à mesure que la pression tombait dans les réservoirs ; mais la moyenne du travail utilisable atteignait 2,6 kg. par seconde, étant d’à peu près 3 kilogrammes au départ. Le poids total de cet appareil, y compris trois légères roulettes dont nous l’avions muni et environ 80 grammes d’air, était de i,8 kilog.
- Les dispositions prises pour expérimenter étaient les suivantes : au milieu d’une grande plate-forme circulaire, d’environ 42 mètres de circonférence, était fixé une tige d’un pied de haut ; <^e cette tige partait une cordelette dont l’autre bout était fixé à l’appareil en expérience y le but de cette disposition était de peimettre à l’aréoplane de courir autour de cette sorte de piste, sans pouvoir en sortir sous l’influence de la force centrifuge.
- La machine étant alors mise en action, le petit appareil prenait une vitesse toujours croissante, jusqu’à ce qu’enfin, celle-ci atteignant huit mètres par seconde, l’ensemble se soulevait en continuant sa course dans l’air
- (1) Voir le numéro précédent.
- Daniel BELLET,
- p.667 - vue 668/833
-
-
-
- 668
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Cette étude avait été faite seulement dans le but de rechercher combien de kilogramètres seraient dépensés par seconde pour soutenir dans l’air un poids de N kilog. Il n’a jamais été abandonné à l’air libre, ce qui n’a pas permis de vérifier ses qualités d’equilibre. Nous pouvons pourtant tirer de cette expérience les chiffres principaux suivants et que nous reprendrons un peu plus loin :
- i° Poids transporté := i kilogr. 800.
- 2* Vitesse obtenue = 8 mètres par seconde.
- 3° Dépense de travail nr 3 kilogrammes par seconde.
- Professeur Langley, \ 896
- Dès l’année 1891, le professeur Langley; secrétaire du Smithsonian Institute à Washington communiquait à notre Académie des sciences les résultats d’expériences, d’ailleurs fort bien conduites, qu’il avait faites sur la résistance de l’air sous des plans inclinés en mouvement. Disons de suite que sa note ne nous apprenait pas beaucoup plus que ce que nous connaissons déjà depuis les travaux de Huttofl, Thibault, Duchemin, etc., etc. Sa conclusion était que, grâce à ses recherches nous étions enfin en possession de ' données suffisantes pour entreprendre la construction des aréoplanes, puisqu’il ressortait de ses expériences qu’un cheval-vapeur pouvait maintenir sur l’air un poids de 95 kilogs, tout en le propulsant dans ce milieu à la vitesse de 20 mètres par seconde. C était bien beau, on en conviendra ; aussi personnellement, n’y avons-nous jamais cru.
- Cependant le professeur Langley construisit plusieurs appareils et en obtint enfin un qui put être expérimenté. Nous manquons de renseignements sur les détails de cette machine, mais nous en connaissons suffisamment les points principaux. C’est en 1896 qu’elle fut essayé et c’est donc au commencement de cette année et pendant le cours de l’année précédente qu’elle fut construite. Elle offrait cette particularité de comporter deux paires de plans ou ailes fixes, placés de façon à présenter l’aspect de deux aéroplanes successifs, l’un précédant l’autre ; vers le milieu, un peu en avant, et tout à fait sous l’arrête de l’angle formé par les plans, se trouvait le moteur à vapeur destiné à actionner les hélices; celles-ci, au nombre de deux, étaient placées de chaque côté, dans l’espace laissé libre entre les plans avant et ceux arrière; des supports spéciaux maintenaient les paliers de ces hélices dans la position choisie, une petite queue était placée à la dernière paire de plans. Enfin, d’après une photographie que nous avons vue, cet ensemble était maintenu par un certain noqjbre de haubans. L’ensemble du corps maintenant le moteur et ses accessoires et qui, selon nous, aurait dû offrir à l’air le moins de résistance possible, était composé de plusieurs pièces séparées : une sorte d’abri formant coupe-vent au devant du moteur, ici et là un réservoir, rejoint au reste par des tuyaux ; enfin un fort mauvais projectile, ce qui devait être déplorable et l’a été, comme nous le verrons plus loin.
- Le tout avait 4 mètres d’envergure, une longueur d’un peu plus de 5 mètres, croyons-nous et
- un poids de 11 kilogrammes, non compris les approvisionnements de feu et d’eau. Quant à l’angle sous lequel cet appareil attaquait l’air, nous ne le connaissons pas, mais nous devons supposer qu’il était très faible étant donné que la surface des plaus était relativement grande et le poids total à supporter assez faible.
- Cet appareil fut expérimenté à diverses reprises et toujours avec succès ; on lui faisait prendre son vol du haut d’un échafaudage spécial construit sur un bateau ; l’expérience se faisait ainsi au dessus de l’eau, dans une baie du Potomac, un peu en aval de Washington. Le trajet obtenu fut de près d’un kilomètre et l’on pût, paraît-il obtenir dans certaines circonstances (vent favorable ?) un parcours d’un mile = 1 609 mètres. Le travail requis avait été d’un cheval-vapeur, et la vitesse obtenue 10 mètres par seconde en moyenne.
- Ce résultat est très remarquable à cause de. la grande stabilité dont cet appareil a fait preuve ; son équilibre s’est maintenu pendant toute la durée de l’expérience. Rappelons que, d’ailleurs, celui de Pénaud conservait aussi toujours son parfait équilibre, mais sa course n’était que de 60 mètres. Enfin l’appareil de M. Langley est celui qui, et de beaucoup, a obtenu le plus long parcours. Pour faire au sujet de cet appareil le même tableau de chiffres que pour les précédents, il nous manque le poids des approvisionnements du moteur ; or, comme, à première vue, cette machine dépense une force un peu trop importante pour une vitesse et un poids assez faibles, nous supposions que le moteur n’était pas très économique et que sa dépense était un peu excessive ; admettons, par exemple, que la dépense en eau par cheval-heure pouvait atteindre 35 kilogs ; la dépense en combustible, pour le même temps : 6 kilogs; la machine pouvant fonctionner deux minutes, ce qui ne ferait pas encore 700 grammes; admettons donc aussi que le système de chaudière employé nécessitait une certaine réserve d’eau; admettons enfin que le poids total atteignait 14 kilogs au lieu de 11 lorsque l’appareil était vide. Ces dernières suppositions, évidemment défavorables, ne sont sans doute pas exactes; mais nous les faisons pour que l’écart entre le travail mécanique dépensé et l’effet obtenu ne soit pas par trop grand. Nous pourrons donc établir comme suit, les chiffres de comparaison relatifs à cet appareil :
- i° Poids transporté = 14 kilogrammes;
- 20 Vitesse de translation = 10 mètres par seconde ;
- 30 Dépense du moteur = 75 kilogrammes par seconde.
- (A suivre). V. TATIN.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.668 - vue 669/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 669
- Petites Nouvelles *
- Service d’automobiles
- L’inauguration officielle des automobiles Aix-Sa-ion (par Lambesc) a eu lieu dimanche dernier et le service régulier a commencé le lundi 17.
- Les essais ont eu lieu toute la semaine, pour habituer les mécaniciens à la route et au montage et démontage des voitures.
- Un championnat de chauffeurs
- A la suite du succès remporté par la course de motocycles donnée à Lille le 22 septembre, la direction du Vélodrome Lillois a décidé d’organiser pour le 23 octobre un championnat de motocycles ouvert à tous — amateurs et professionnels — et doté de prix importants.
- Au cours de cette réunion sera disputé un match nouveau genre dont Lille aura la primeur.
- Ce sera un match entre deux tandems mixtes... à pétrole entre M. et Mme Accou de Roubaix et M. et MUe Dutrieu de Lille.
- Le championnat des motocycles sera doté des prix suivants : 120, 60 et 25 francs ou objets d’art de môme valeur.
- Nul doute qu’avec un tel programme le Vélodrome Lillois ne retrouve ses beaux succès d’autrefois.
- Envoyer les engagements pour la course des motocycles à M. Eugène Lavechin, 73, boulevard de la Liberté, à Lille.
- 4 4
- Invitation aux chauffeurs
- L’Automobile-Club de Grande-Bretagne donne le 14 novembre une grande fête suivie d’un banquet monstre — un vrai banquet anglais — à Londres,
- A cette occasion sir David Salomons, le Mécène de l’automobile en Angleterre, nous prie d’inviter en son nom tous les membres de l’Automobile-Club de France qui seront ses hôtes à ce banquet.
- Avec une générosité vraiment royale sir David Salomons prie ses collègues de l’A.C.F de bien vouloir lui permettre de faire en leur nom tous les frais que nécessitera leur participation à ce banquet monstre.
- Les chauffeurs n’auront qu’à s’inscrire avant le 1er novembre au Cercle, 4, place de l’Opéra. Ils recevront peu après une carte d’invitation personnelle.
- 4 4
- Un Congrès d’automobiles
- Il est, paraît-il, question d’organiser à l’occasion de l’Exposition de 1900 un Congrès international d’automobiles auquel seraient conviés les Clubs automobiles étrangers. Ce Congrès, dont l’initiative serait prise par l’Automobile-Club de France, se tiendrait à Paris.
- * *
- Au Conseil général de Seine-et-Oise
- MM. Paul Lebaudy, Collet et de Labriffe ont déposé sur le bureau du Conseil général de Seine-et-Oise une proposition tendant à l’allocation d’une subvention de 4 000 francs à la Compagnie nationale des automobiles pour la création de services de Mantes à Vétlieuil et de Mantes à Septeuil. Cette proposition n’a pas été acceptée. M. le préfet est invité à faire procéder à une enquête d’ensemble sur les propositions actuellement présentées pour l’installation de lignes de ce genre.
- Extrait du compte rendu de l’une des dernières séances.
- 4 M. Gauthier appelle l’attention de M. le préfet sur la vitesse avec laquelle les automobiles par-
- courent les routes et les dangers qui en résultent pour les populations.
- « M. Paul Lebaudy s’associe aux observations de M. Gauthier.
- « M. le préfet a pris un règlement prescrivant une vitesse maxima de 12 kilomètres dans les villes et de 20 kilomètres dans les campagnes, mais les conducteurs d’automobiles n’en tiennent aucun compte. Une commission spéciale étudie en ce moment la question à la préfecture de police, si de ce côté un moyen pratique d’atteindre les délinquants est indiqué, M. le préfet s’empressera de l’introduire dans son arrêté-
- « M. Gauthier remercie M. le préfet de ses explications, il le prie de s’appuyer sur le vœu du Conseil général tout entier pour insister de la manière la plus énergique pour que la commission spéciale, chargée d’étudier cette question, hâte ses travaux, dans l’intérêt des populations journellement exposées à de graves accidents. »
- *
- * *
- Les automobiles postales
- L’automobile est née en France ; ce sont les administrations étrangères, naturellement, qui s’occupent de l’utiliser.
- Nous avons déjà signalé les expériences d’automobile p.ostale faites à Berlin. La Hollande suit le mouvement. Le budget des Pays-Bas a été augmenté de 10 000 florins, soit 21000 francs pour faire on 1899 des essais sur l’emploi des automobiles au services des postes.
- Les administrations françaises s’occuperont de l’automobile lorsque l’aviation, par exemple, l’aura détrônée.
- +
- ♦ »
- Le 7e Salon belge du Cycle et de l’Automobile
- Les membres du Comité organisateur du 7e Salon du Cycle et de l’Automobile sont saisis du projet suivant :
- Le prochain Salon sera organisé dans la Salle des Machines ou dans la Salle des Fêtes du Palais du Cinquantenaire à Tervueren.
- A cette occasion, des essais de voitures automobiles de poids lourds, moyen et léger, seraient faits sur les routes du Parc, qui s’y prêtent merveilleusement.
- Il est certain que le Salon, ainsi compris, présenterait un intérêt pratique considérable, et nul doute qu’il ne reçoive un accueil des plus favorables du gouvernement et des chauffeurs.
- 4 4
- L’omnibus Leyland
- A l’issue du Concours des Poids Lourds, les représentants de la Lancashire Steam Motor Go de Leyland, dontM. Lehweiss, de l’Automobile Association, ont expédié en Angleterre le grand camion déjà vendu et ont chargé les Docks de l’Automobile, 241, boulevard Pereire de vendre l'omnibus qui a pris part au Concours.
- On se rappelle que cet omnibus, inscrit sous le n° 14, a effectué, sans accident, les cinq dernières journées des Poids Lourds.
- Il n’avait pu se présenter le premier jour, ayant été retardé à la douane par les formalités.
- *
- * *
- L’automobilisme en Australie
- Le Courrier Australien du 27 août nous apporte de Sidney d’intéressantes appréciations sur l’automobile, que notre confrère appelle une « Industrie Française ». Après avoir rappelé les diverses manifestations de l’Automobile-Club, le Courrier ajoute :
- Il est assez surprenant qu’en Australie où on s» pique d’avoir le sens du progrès et de l’initiative, où l’on a la prétention et le devoir d’être moderne, enfin où — vous excuserez ce prosaïque détail —
- p.669 - vue 670/833
-
-
-
- 670
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- on est voiture par d’inconfortables eabs au prix de 5 francs l’heure, le double du prix moyen en Europe, on n’ait pas encore porté la moindre attention au développement de l’automobile.
- A Sydney, par exemple, et dans ses aimables « suburbs » où ce ne sont que crêtes et vallées, ces mécaniques qui grimpent les côtes aussi vite et aisément qu’elles les descendent, qui s’arrêtent en deux mètres, qui pivotent sur place, seraient d’un usage agréable.
- *
- * *
- Dimanche prochain, 23 octobre, se disputera sur le parcours Saint-Germain à Evreux avec retour par Yernon et Nantes, soit 180 à 200 kilomètres, une course réservée aux seules voitures de la maison Mors. Une douzaine de voitures y prendront part.
- *
- * *
- M. Herbert de Stern, qui est l’ami et parent de Sir David Salomons, le promoteur du mouvement automobile à Londres, est venu assister au Concours des Poids Lourds. Il vient de se faire inscrire comme membre donateur à l’Automobile-Club de France.
- On devient membre donateur en versant au Cercle une somme dont le minimum est de cinq mille francs.
- M. Herbert de Stern devient ainsi le second membre donateur de l’Automobile-Club. Le premier est M. Paris-Singer.
- *
- * *
- Le Touring-Club entreprend en ce moment de compléter son annuaire au point de vue de l’automobile ; il est de même à présumer qu’en raison des documents qu’il réunit, ceux-ci devront faire l’objet d’un fascicule spécial.
- Le point principal sur lequel s’est porté son attention est l’établissement d’une liste de mécaniciens.
- Plus de 2000 circulaires viennent d’être lancées aux propriétaires d’automobiles et accompagnées d’un questionnaire à remplir. Les questions posées sont les suivantes : Existe-t il un mécanicien dans la locaüté, son nom, son adresse, a-t-il les outils nécessaires aux grosses réparations? Etc.
- Dans une seule journée, 259 réponses sont parvenues au siège social.
- Nous nous plaisons à signaler cette nouvelle initiative du Tourinfe-Club, elle nous paraît des plus heureuses.
- * ¥
- Quelques détails sur l'hôtel de Plessis-Bellière qu’on transforme en siège social de l’Automobile-Club.
- Les salles de réception, salons, salles à manger, billards seront installés dans le corps de bâtiment en façade sur la place de la Concorde. Au quatrième étage, destinées aux membres du Cercle nabitant la prt vince, des chambres seront aménagées. Et tout en haut, à l’instar de ce qui se trouve au Cercle de la rue Royale, une large terrasse.
- De l’autre côté, sur la face postérieure, remise pour autos et, au-dessus, salle des Fêtes spendide.
- Attendez le 15 janvier. Nous verrons alors toutes ces beautés.
- * *
- A propos de la grève générale, on avait annoncé que les ouvriers des usines d’automobiles allaient suivre le mouvement. Notre confrère Frantz Rei-chel a fait chez les fabricants une enquête h ce sujet. Il rapporte de cette visite un bon mot de Charron.
- Comme il lui posait la question, celui-ci s’écria, ravi :
- — Vraiment?
- Reicbel s’étonnant de cette joie qu’il jugeait bizarre, Charron d’ajouter :
- — Non, ils ne se mettent pas en grève dans l’automobile, malheureusement!
- — Pourquoi malheureusement?
- — Pourquoi ? Mais parce qu’un arrêt dans la construction des automobiles aurait pour nous l’excellent résultat de faire monter le prix des autos.
- . — Alors, c’est le cas de dire : moins ça irait, plus ça irait.
- — Parfaitement !
- * ¥
- M. Jarry, collaborateur de la Revue des Transports Parisiens, vient d’être chargé par les Chambres syndicales de la Bourse du Travail de faire un cours sur les automobiles.
- Ce ccurs se fera à la Bourse du Travail, rue du Château-d’Eau, tous les samedis à 9 heures du soir. La première conférence aura lieu samedi pro-chain 22 octobre.
- Sociétés
- Formation de la Société de Pétiole des Andes sous la raison sociale Delort, Hochet etCie. Société en participation. Siège social, 53 bis, rue Saint-Lazare.
- P. A. 2 octobre.
- ¥ ¥
- MM. L. E. Goyet et M. A. Legras, ingénieurs, ont fondé une Société pour l’exploitation d’un fonds de commerce de construction d’automobiles, sous la raison sociale Goyet et Legras, Siège social, 23 bis, rue du Marché à Neully-sur-Seine.
- P. A. 16 octobre.
- * ¥
- Il a été formé entre MM. E. J. Brierre, A. Perre-noud, M. Gansenvinkel, une Société en nom collectif pour la construction des automobiles et cycles, sous la raison sociale, E. J. Brierre et Cie ; Siège social, 239, boulevard Péreire.
- P. A. 13 octobre.
- ¥ ¥
- lia été formé une Société anonyme au capital de 710 000 li anes sous le nom de Société Générale Industrielle pour opérations se rattachant notamment à l’automobile ; Siège social, 26, boulevard Bonne-Nouvelle.
- P. A. 12 octobre.
- ¥ ¥
- Les actionnaires de la Société Française de l'accumulateur- Tudor sont convoqués en assemblée générale extraordinaire le jeudi 10 novembre 1898 à 3 heures au Siège social, 48, rue de la Victoire.
- Vérification de l’augmentation du capital social.
- F. A. 15 octobre.
- ¥- ¥
- MM. les actionnaires de la Compagnie française pour l’exploitation des procèdes Thomson-Houston sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le samedi 22 octobre, à 3 h. 1/2, 19, rue Blanche (augmentation du capital social, etc.).
- P. A. 8 octobre,
- *
- * *
- La convocation des actionnaires de la Compagnie des moteurs et automobiles M. L. B. en assemblée extraordinaire est prorogée au 25 octobre, à 2 h. 1/2, 54, rue Erlangér.
- P. A. 8 octobre.
- ¥ ¥
- Convocation en assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Société Anonyme des Huiles Minérales de Colombes le vendredi 25 novembre à 10 heures du matin, 20, rue de Paradis.
- P. A. 12 octobre.
- p.670 - vue 671/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 671
- La Bourse
- IHotMp de «La Locomotion Antomotnto
- La Thomson-Houston, toujours suivie, parait être l’objet de ventes de spéculation; elle a reculé à 1562 pour reprendre un peu à 1570. Les actionnaires doivent se réunir le 22 courant pour ratifier une nouvelle augmentation du capital. Bien que l’ordre du jour n’indique pas quel chiffre le conseil proposera, nous croyons savoir, dit le Moniteur Industriel, que l’augmentation sera de 15 millions par la création de 30,000 actions nouvelles qui seront réservées aux porteurs actuels dans la proportion de trois pour cinq anciennes. Les nouveaux titres seront émis à 1000 francs ; ils produiront donc 3(1 millions dont la moitié sera portée aux réserves. Après cette opération, les ressources sociales provenant des obligations, des actions et des réserves atteindront 76 millions 1/2 environ.
- La Compagnie générale de traction remonte à 120. Les Omnibus faiblissent un peu à 1840. Les Petites Voitures stationnent aux environs du cours de 800 francs, en attendant la fin des expériences d’automubdes.
- Les Urbaines sont à 61 francs. Les actionnaires ont donné les pouvoirs nécessair s aux administrateurs pour présenter un concordat à l’acceptation des créanciers.
- Les Tramways généraux sont à 1081. Les De-cauville se retrouvent à 120 francs.
- Les actionnaires de la Société des anciens établissements Cail ont voté à l'unanimité les résolutions A l’ordre du jour. L’aclii social est donc divisé en deux parts : 1° Les terrains et immeubles de Grenelle, qui restent la propriété des actionnaires ; 2" Les usines, etc , qui sont reprises par la Société française de constructions mécaniques pour une valeur nominale de 5 millions à répartir entre les actionnaires des Anciens Etablissernen's Cail.
- CHEMINS DE FER D’ORLÉANS
- Fête de la. 'l’oiiNNaint
- l'r novembre 18S8
- Extension de la durée de validité des billets d’aller et retour
- A l’occasion de la fête de la Toussaint, les billets aller et retour à prix réduits qui auront été délivrés aux conditions du tarif spécial G. V. n° 2, du vendredi 28 octobre inclus au jeudi 3 novembre inclus, seront valables pour le retour jusqu’aux derniers trains du vendtedi 4 novembre.
- Les billets de même nature conserveront la validité déterminée par ledit tarif lorsqu’elle expirera après le 4 novembre.
- CHEMINS DE FER DE P.-L.-M.
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes......... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur...........épuisé
- 3e — — à pétrole........ 10 »
- 4® — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de *16 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le Baron de Zuylen. 2e Edition, refondue et augmentée. Un volume in-8°, 430 pages et 184 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4" Manuel pratique du conducteur d'automobile, par Pierre et Yves Uuédon ; un vol. in-8° ; prix, broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Taroy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles, par Maurice Farman, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. jn-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9U Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 tr. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Cartes Tarride des environs de Paris, en
- quatre feuilles.
- Dans un rayon de 45 kilomètres............ 1 fr. 25
- — 80 — ......... 2 fr. 5u
- 12° Automobiles sur routes, par M. L. Périsse ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- A l’occasion de la Fête de la Toussaint, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 28 ocLobre au 2 novembre inclus, seront tous valables jusqu’au derniers trains de la journée du 4 novembre.
- Accès» Automobiles
- RÉGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- * *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes: 25 francs. Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- 14° Traité de la construction, de la conduite et de Ventretien des voitures automobiles, par Milan-dre et Bouquet :
- 1er volume : Eléments de construction 1 vol.
- in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 15° La Voiture de demain, par John Grand-Gar-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- 16° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol., 170 pages et 52 figures. Prix : relié, 2 fr.50. — Franco, 2 fr.75
- « PNEU ENGL.EBERT » pour Voitures automo biles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique: tonne, Paris ,-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.671 - vue 672/833
-
-
-
- 672
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMORILES
- Pétrole
- Amiot (avant-^rain), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles « Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1® des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C1® des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1® générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C‘® des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C» générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rué de Paris, à Boulogne-s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve;, brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- A. Loyal, (refroidisseur),204, rue Saint-Maur, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob'les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50,- rue Saint-Ferdinand, Paris.
- Tenting (H.).40, rue Curial, Parir.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon.
- Vallée. 60, rue d’Australie. Le Mans.
- V. Vermorel, à Villefranche, Rhône.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12*6is, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C® Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C' générale des Transports automobiles (Jenatzy),
- 56, rue de la Victoire.
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-MailJot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Siêges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur^pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154, quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Par tin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- . Compteurs d’énergie pour Electromobiles
- M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Direeteur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.672 - vue 673/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 43
- Octobre 1898
- SOMMAIRE OU IV» A3
- Le premier fiacre à pétrole, G JD.
- La Chambre Syndicale de l’Automobile. Locomotion automobile dans l’air : Sur quelques aéroplanes (suite), V. Tmtn Voiturette de la Compagnie Française des Cycles et Automobiles, Paul Sarrey. L’Aéro-Club de France.
- Nouvelle suspension Jantaud. Automobile-Club de France.
- La Classe 30 et les Automobiles en 1900. Nouveau système de régulateur pour moteur à pétrole, N. B.
- L’importation de^s objets fabriqués à l’étranger. Le Concours de la « Locomotion Automobile » :
- Etude sur les mémoires récompensés, X.
- A propos des routes de Russie.
- Petites Nouvelles. Df.
- Sociétés. *
- <T'\
- J#
- VOITURETTE DE LA COMPAGNIE FRANÇAISE DES CYCLES ET AUTOMOBILES
- p.n.n. - vue 674/833
-
-
-
- 674
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le premier Fiaere à pétrole
- Le 16 030 de la Société l’Automobile
- Alors que le premier, le fameux 16000, était électrique, celui-çi, qui porte le numéro 16 030 est à pétrole.
- Ce fiacre est mis en circulation par la Société Y Automobile, dont le président est le baron Rogniat, membre de l’Automobile Club.
- Quant aux fiacres de la Société l’Elec-trique, que nous avions annoncés, nous n’avons pas encore appris qu’ils soient sortis.
- Le fiacre 16 030 est un simple break à quatre places, Panhard-Levassor, avec moteur de 6 chevaux.
- Le break est couvert et fermé à l’arrière par un bâti vitré percé d’une portière. En cas de pluie ou de soleil des rideaux de cuir permettent en les abaissant de se mettre à l’abri.
- Il est approvisionné pour marcher 180 kilomètres ènviron. C’est plus qu’il n’en faut, puisque la moyenne des étapes quotidiennes d’un fiacre est 60 kilomètres.
- Au besoin cinq voyageurs peuvent être chargés, car à côté du conducteur il y a une place de libre.
- Au demeurant rien de bien particulier ne distinguerait ce fiacre des automobiles courantes s’il ne portait sur ses lanternes et sur sa caisse le n° 16 030.
- *
- * *
- Le 16030 est lancé tout spécialement pour faire des expériences de consommation.
- En effet, la consommation d’un fiacre à pétrole est assez coûteuse.
- Il use par heure trois litres de pétrole, soit 1 fr. 80 de dépense plus 20 centimes de graisse.
- Le prix de revient de l’heure est donc de 2 francs. Cette dépense est supérieure à celle des fiacres hippomobiles.
- Le 16 030 qui a dûment en règle son autorisation de la préfecture de police circule au tarif des fiacres à quatre places dits à galerie, c’est-à-dire 2 francs la course et 2 fr. 50 l’heure.
- *
- ♦ *
- L’expérience qui vient d’être tentée par le baron Rogniat — on se rappelle que le baron Rogniat est aussi président de la Compagnie Parisienne des fiacres électriques, Société qui a mis en circulation le premier fiacre électrique, le fiacre Jenatzy — cette expérience est d’autant plus utile qu’elle va pouvoir donner d’une façon précise des indications sur les conditions économiques de fonctionnement d’un fiacre à pétrole.
- Les chiffres donnés jusqu’ici semblent devoir amener sa condamnation définitive pour le service à l’heure, tout au moins.
- Ajoutons, en terminant, que le conducteur du nouveau fiacre, Aquila, le professeur de beaucoup de chauffeurs, n’est pas enchanté de sa recette, jusqu’ici : on ne remarque pas que ce break est une voiture de place, et il lui arrive de stationner longtemps aux environs du Grand-Hôtel alors que tant de Parisiens ne demanderaient pas mieux que de s’offrir une promènade en automobile.
- G. D.
- La Cbambre Syndicale île l'Automobile
- La Chambre de l’Automobile s’est réunie l’autre jour à son siège social, dans les salons de l’Auto-mobile-Club, 4, place de l’Opéra. Une vingtaine de membres assistaient à la séance que présidait le comte de Dion.
- * *
- La Chambre a consacré un sérieux examen à la question de la tarification du transport des moto-cycles par voies ferrées. Certaines compagnies demandent tantôt 25, tantôt 50 centimes du kilomètre, en se basant sur ce que le véhicule transporté est ou n’est pas motocycle ou voiture.
- La Chambre a défini, sans distinction de places de front le motocycle par un maximum de poids de 250 kilogs. Tout véhicule automobile au-dessous de ce poids est donc considéré par elle comme motocycle. La limite du poids d'emballage a été fixé à 100 kilogs.
- Ce vote de la Chambre a été transmis à M. Forestier pour qu’il distribue en ce sens, la taxation prévue par le projet d’impôt sur les véhicules automobiles, voitures et motocycles.
- * *
- La Chambre syndicale adopte le projet d’amendement Paulmier à la loi de finances fixant les droits de douane sur les automobiles et pièces détachées venant de l’étranger. Ce projet avait été présenté par MM. Paulmier et Descubes à la Chambre des députés, comme amendement aux articles 567 et 614 de cette loi-
- La Chamhre syndicale a émis le vœu qu’une loi de protection fût votée par la prochaine session parlementaire,
- h
- ♦ *
- Pour compléter l’école des chauffeurs déjà existante, la Chambre syndicale a décidé de s’occuper officiellement de cette école, et pour ainsi dire d’en fonder sur des bases nouvelles, une seconde qui aurait officiellement son appui.
- MM. Chauveau, Jeantaud et Pozzi ont été nommé membres d’une commission qui étudiera les moyens théoriques et pratiques de créer de bons mécaniciens-conducteurs.
- + *
- Sur la proposition de M. Thévin, une somme de 100 francs a été allouée à la caisse des cantonniers, créée par M. Ballif au T. C. F.
- Enfin M. Thévin a présenté aux membres le premier exemplaire du Bulletin officiel de lu Chambre Syndicale de VAutomobile.
- p.674 - vue 675/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 675
- Locomotion automobile dons l’air
- Sur quelques aéroplanes
- Voir les numéros précédents (Suite)
- Richet et Tatin, 1896-97
- Dès 1891, et au moment où nous parvenaient en France les comptes rendus des expériences du professeur Langley sur la résistance de l’air, nous expérimentions, le professeur Richet et nous, un aéroplane à vapeur que nous avions construit l’année précédente. Nos essais faits au cap de la Hève avec cet appareil furent interrompus dès la première expérience par la rupture d’un organe principal : la queue. Comme conséquences : chute verticale, après un très bon parcours d’environ 70 à 80 mètres et rupture presque totale du reste de l’appareil ; quelques pièces du moteur pouvant encore être utilisées,nous en construisîmes un autre à peu près semblable. Dans le premier la force motrice était d’un cheval-vapeur ; en agrandissant un peu, dans le second, le foyer, la chaudière et le cylindre du moteur, nous avons obtenu facilement 100 kilogrammètres ; nous avons pensé qu’ainsi, la vitesse prévue, qui pour le premier appareil devait être de 15 a 16 mètres, atteindrait, dans le second, de 17 à 18 mètres, c’est en effet ce qui arrva, le poids n’en ayant pas été augmenté.
- Cet aéroplane était formé d’un corps principal, en forme de carène allongée, l’arrière un peu plus effilé que l’avant et contenant tout le mécanisme, sans qu’aucune partie de celui-ci puisse faire saillie au dehors. Les plans sustenteurs avaient la forme de trapèzes fixés au corps par le plus grand de leur côtés parallèles ; à l’arrière, une queue assez grande, de sorte'que le tout représentait vaguement un énorme oiseau à queue un peu développée et dont les contours se terminaient par des lignes droites. L’envergure de cet oiseau atteignait 6 m. 60. Les surfaces qui le composaient étaient toutes construites en sapin et la plupart des pièces composant cette carcasse étaient faites de petites charpentes très légères à double T et de formes appropriées ; une étoffe de soie recouvrait soigneusement toutes les parties de l’appareil, de sorte qu’au dehors, aucune aspérité ne pût créei de résistance nuisible à la translation, pas plus par dessus que par dessous. Les ailes étaient, comme toujours, légèrement relevées et la queue formait, avec elles, un angle de 3 degrés.
- Tous ces organes étaient maintenus dans leurs positions relatives au moyen d’un certain nombre de haubans en corde à piano et tous munis de petits tendeurs à vis, permettant de les régler très exactement. Les propulseurs étaient deux hélices de pas inverses placées, l’une tout à fait à l’avant, à l’emplacemept du bec, et la seconde à l’arrière, entre la queue et le bord postérieur des ailes; le diamètre de chaque hélice était de 0 m. 85 ; elles étaient formées d’une légère carcasse en acier, à bords tranchants, et recouvertes de plusieurs couches de baudruche sur toutes leurs faces et le tout bien enduit de vernis.
- Le moteur se composait d’un assez grand foyer, a fort tirage provoqué par l’échappement, et alimenté de charbon de bois; la chaudière était un serpentin en tube de cuivre rouge, d’environ
- 20 mètres de long, et placé immédiatement au-dessus du feu; la machine était une machine à vapeur ordinaire, tout en acier, très solide et à détente ; enfin une bâche en paillon de cuivre rouge contenait une réserve d’eau de 3 kilogs, suffisante pour assurer un parcours d’environ 5 kilomètres. Ce moteur seul pesait ii kilogs et l’ensemble de l’appareil, y compris les approvisionnements, 33 kilogs.
- Remarquons que, dans ce second aéroplane nous avons conservé les dimensions des surfaces suspensives adoptées dans notre première construction ; or, comme dans le nouvel appareil la vitesse devait être plus grande, ces plans auraient pu être un peu réduits; nous les avons cependant conservés de la même dimension, pensant qu’en cas d’accident en route, ils feraient un meilleur parachute, leur résistance à la translation n’étant, d’ailleurs, pas très considérable.
- Pour expérimenter cet appareil, nous le laissions d’abord courir sur un petit chariot guidé par un assez long plan incliné muni de rails; arrivé en pleine vitesse au bout de cette piste, un mécanisme spécial rendait le chariot indépendant; celui-ci tombait et l’appareil débarrassé continuait seul sa course au-dessus de la mer, au bord de laquelle aboutissait la piste. Trois expériences furent faites dans ces conditions en 1896 et 1897, sur la rade de Giens, entre celles d’Hyères et de Toulon ; malgré quelques modifications que chaque fois nous apportions à notre aéroplane, nous n’avons jamais pu obtenir le long trajet que nous avions prévu : l’appareil se comportait très bien, s’élevant même un peu pendant 140 mètres (les deux dernières épreuves ont donné exactement la même distance) mais après ce parcours, il semblait tendre à se redresser verticalement, dès lors l’équilibre, excellent jusque-là, étant rompu, il tombait dans un mouvement tournant latéral. D’après nos observations, ii est évident que si cet appareil avait pu être dirigé par un pilote embarqué à son bord, il eut été facile d’empêcher cette embardée verticale désastreuse; mais nous sommes aussi d’avis qu’un équilibre automatique est indispensable si l’on veut que la sécurité ne soit pas illusoire à bord de ces machines.
- En somme, comme l’obtention de cet équilibre n’est qu’une affaire de disposition de la queue, cette partie du problème n’e§t pas insoluble ; il ne manque, pas, d’ailleurs, de précédents. Cette expérience est donc, à part celle de M. Langley, celle qui a donne le plus long parcours ; c’est aussi la machine la plus lourde que l’on soit parvenu à faire voler ; enfin,c’est celle qui, de beaucoup, obtintla plus grande vitesse. Les mêmes chiffres que pour les machines ci-dessus décrites nous donnent pour celle-ci :
- i° Poids transporté = 33 kilogs.
- 20 Vitesse obtenue = 17 mètres par seconde.
- 30 Travail du moteur 100 kilogrammètres par seconde.
- (A suivre). V. TATIN.
- N.-B.— Quelques erreur» d'impression se sont glissées dans l’article précédent paru dans notre dernier numéro ; c’est ainsi qus le mot kilogramme a été employé plusieurs fois pour kilogpamraèlre, par suite de la confusion faite par les eomposileurs entre kg. et kgm.; mais nous pensons que nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes.
- p.675 - vue 676/833
-
-
-
- G76
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- VoiMte de la Compagnie Française des Cycles et Automoiiiles
- Notre gravure représente la nouvelle voi-turette de la Compagnie Française des Cycles; c’est un motocycle à 3 roues, dont 2 à l’avant directrices et l’unique roue d’arrière motrice.
- Le moteur horizontal à pétrole est à 4 temps ; il développe 3 chevaux à 450 tours,
- marche normale. L’allumage est électrique, par bobine d’induction H et accumulateur C de 30 ampères. Le refroidissement est assuré à la fois par ailettes et par circulation d’eau, qui, venant du réservoir K (40 litres) est amenée par le tuyau I dans la double enveloppe du cylindre, puis retourne automate
- Voiturette de la Compagnie Française des Cycles et Automobiles. — Coupe verticale et plan.
- quement an réservoir K, traversé par les tabes réfrigérants M à circulation d’air ; on complète l’approvisionnement d’eau toutes les 5 heures. Le carburateur est à niveau constant du système Longuemarre; les gaz brûlés s’échappent par un assourdisseur N.
- Le bâti du moteur est composé de 2 parties jointes hermétiquement et reçoit l’huile nécessaire au graissage pendant 5 heures de
- marche environ. Le pétrole est emmagasiné dans un réservoir installé-sous le siège, d’où il s’écoule dans le carburateur V.
- La proportion d’air pur et de vapeurs car-burées admis dans la chambre d’explosion est réglée au moyen de la manette A
- La poignée B sert à régler la position de la came d’allumage B’.
- Il y a 2 vitesses : 12 et 24 kilomètres à
- p.676 - vue 677/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 677
- l’heure : les vitesses intermédiaire* sont obtenues en faisant varier par B la position de la came d’allumage B\
- Cette voiturette est munie d’un changement de vitesse breveté à embrayage progressif et débrayage instantané par poulies extensibles. A cet effet, l’arbre moteur porte les manchons d’embrayage X’ X’: actionnés par les poulies extensibles et commandées par la poignée D. X’ A” tournent librement sur l’arbre X et portent respectivement des engrenages Y Yquitransmettent par chaîne le mouvement à l’un ou l’autre des pignons y’ y”, clavelés sur l’arbre intermédiaire Z. La poulie motrice, montée sur Z entraîne à son tour laroue d’arrière par la poulie O et grâce à une courroie lâche, qui n’est mise en prise qu’en abaissant le tendeur G’ au moyen de la poignée C, laquelle commande égalementle frein S qui agit sur la poulie O il faut donc toujours détendre la courroie, c’est-à-dire débrayer, avant de serrer le frein S.
- Un second frein à lame, actionné par la pédale F, agit sur un tambour F’, calé à l’opposé de la poulie O, de l’autre côté de la roue arrière motrice.
- Le moteur est également désembrayé en maintenant la poignée D dans la position médiane, alors que ni X ni X’ ne sont embrayés.
- En élevant le levier commandé par la poignée D, on embraye à la petite vitesse, en le maintenant horizontal, on débraye et en appuyant sur le même levier, on embraye à la grande vitesse.
- Le tout pèse 310 kilos et coûte 3 500 francs. La dépense est d’environ > litre d’essence à l’heure.
- Ce sont de très bonnes voiturettes, de construction soignée, ayant déjà fait leurs preuves : nous reparle ons prochainement d’une nouvelle création de la même Société.
- Paul SARREY.
- Le Moteur Boult"'
- Nous avons décrit précédemment, sous le nom de moteur Boult, un moteur à un seul cylindre, présentant un certain nombre de dispositifs particuliers. La Société d’automobilisme et de Cyclisme, qui construit les voitures « Elan » (que nous avons également décrites), nous prie de laire savoir que ce moteur n’est autre que le type monocylindrique du moteur qu’elle applique à ses voitures.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de tou/ours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- L'Aéro-Club île France
- L’Aéro-Club de France est maintenant constitué. Grâce à ce fait que ses fondateurs font partie de l’Automobile-Club de France, la plus large publicité à été accordée à ce nouveau club. Mais il ne faudrait pas croire qu’il est le premier fondé dans le but d’encourager la locomotion aérienne.
- Il a en effet un précurseur vieux de même pas une année, qui porte le nom d’Aéronautique-Club.
- Ce cercle s’est fondé le 20 mars dernier et a été autorisé, par le préfet de police, à la date du 26 mai.
- Le but de l’Association est :
- i° L’étude pratique et la construction des appareils aérostatiques ainsi que des divers pertec-tionnements qui peuvent y être introduits.
- 20 L’organisation de nombreuses expériences, tant à Paris qu’en province, dans un but scientifique et patriotique.
- 30 L’étude de la photographie aérienne.
- 40 L’observation des courants au point de vue météorologique et de la direction des ballons.
- Parmi les membres d’honneur qui ont bien voulu accepter de patronner l’Acronautique-Club, il faut citer :
- MM.
- Becquerel, membre de l’Institut; O. Callan-dreau, membre de l’Institut ; Camille Flammarion, astronome; Eug. Gilbert, maire .le la ville de Le-vallois Perret; G. Lippmann, membre de l’Ius-t.tut, professeur à la Faculté des Sciences; Radau, membre de l’Institut, président de la Société Française de navigation aérienne ; L. Vernanchet, président-fondateur de l’Ecole Normale d’Acrosta-tion, trésorier de la Société Française de Navigation Aérienne; Gaston Tissandier.
- La Société organise des cours gratuits d’aérostation militaire, qui commenceront à Paris dans la deuxième quinzaine du mois prochain.
- D’autre part, suivant décision de M. le Ministre de la Guerre, en date du 26 septembre 1898, les jeunes gens qui auront suivi ces cours seront incorporés dans l’armée spéciale du génie pour être affectés aux compagnies de sapeurs aérostiers.
- Toutes les personnes qui s’intéressent à la constitution du nouveau club sont priées de s’adresser à M. E. J. Saunière, président de l’Aéronautique-Club, 89, rue Chevaille!, à Levallois-Perret.
- Si ces deux clubs poursuivent le meme but, il faut s’attendre à les voir fusionner.
- Voici d’ailfceurs la formation de l’Aéro-Club ; M. le comte de Dion est nommé président et M. Archdeacon, est nommé vice-président.
- A titre provisoire, toutes communications ou demandes relatives à l’Aéro-Club devront être adressées à M. Emmanuel Aimé, secrétaire du Club, 68, avenue d’Orléans.
- ¥ ¥
- La première sortie
- Dimanche dernier a eu heu l’ascension de l’Aero-Club sur la grande pelouse du Jardin
- (1) Voir notre numéro du 18 août,
- p.677 - vue 678/833
-
-
-
- 678
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- d’Acclimatation. Trois ballons seulement se sont élevés, au milieu d’une foule considérable.
- M. de Santos-Dumont est parti le premier djans son si curieux petit ballorl. Il voyageait au guide rope.
- 11 voyagea ainsi pendant deux heures, et ce tut justement le guide-rope qui fut cause de son arrêt.
- Ce cordage se prit dans les fils télégraphiques à Yiarmes près de Chantilly, et l’aréonaute ne put l’en dégager, malgré tous ses efforts. Il se trouva donc dans l’obligation d’atterrir. Il était cinq heures et demie. A sept heures, M. de Santos-Dumont était à Paris.
- Le second ballon cubant 500 mètres partit un quart d’heure après le ballon nain, ayant deux passagers à bord, MM. Archdeacon et Kriéger.
- Une première fois il fit une descente à Presles où il jeta l’ancre. Grâce aux paysans, il put opérer son atterissage. Mais en rester là était un peu court. M. Archdeacon voulut repartir. J1 mit la corde d’ancre et le guide-rope bout à bout, laissa l'ancre et remplaçant par de la terre comme lest,
- à nouveau il s’élança en guide-ropant, et il ne perdit plus contact avec la terre à partir de ce moment.
- La seconde et réelle descente eut lieu à Nointel près Beaumont, vers 5 h. 1/2. Comme l’obscurité venait, et que les aéronautes îi’avaient pas de provisions pour la nuit, ils décidèrent de s’arrêter; la gare était d’ailleurs à 60 mètres, le ballon y fut porté et enregistré pour Paris.
- Enfin le troisième ballon de 1 200 mètres cubes est parti emportant quatre passagers, Mme Mar-c lie Grancey, M. A. Ballif, M. Boureau et M. Lachambre. Il quittait le Jardin d’Acclimation à quatre heures moins dix minutes.
- On redoutait fort la pluie à ce moment, mais les voyageurs s’élevèrent rapidement jusqu’à 1000 mètres où pendant 20 mètres ils planèrent sur une mer de nuage. Puis après être retombé dans les nuées de 1 200 mètres, le ballon dirigé par M. Lachambre,a atterri non sans quelques chocs, à Poincy, minuscule commune de 126 habitants, située à 4 kilom. de Meaux. Les passagers étaient de retour à Paris pour dîner.
- Mourelle Suspension Jeantaofl
- Brevet français n° 276,283
- Le carossier bien connu M. Ch. Jeantaud, vient de faire breveter un nouveau dispositif de suspension particulièrement applicable aux automobiles, qui ne réduit pas l’angle de braquage des roues et assure, sans glissières ni coulisses, la rigidité de la translation en avant du véhicule.
- S: l’on se reporte au dessin, la figure 1 est une vue en bout, la figure 2 est une coupe transversale et la figure 3 eât une vüe en plan.
- Le dispositif de suspension se compose de deux
- ressorts /,/ disposés parallèlement à l’essieu d’a vant 2, de part et d’autre de cet essieu et à une distance suffisante l'un de l’autre pour former un parallélogramme d’appui dont les grands côtés ne défo rment pas.
- La caisse^ du véhicule repose sur le milieu de ces ressorts 1,1, par l’intermédiaire de deux supports 4,4, autour des axes desquels elle peut osciller.
- Les ressorts /,/ sont reliés de chaque côté à
- ''essieu 2 par une ferrure spéciale 3,3, placée tout près d i point d’appui de l’essieu 2 sur la roue 6 de façon à réduire le porte a taux.
- Les jumelles 7 qui relient les ressorts 1 aux goujons 8 de ces ferrures 3, sont disposées de façon à laisser aux ressorts / toute leur élasticité mais sans permettre les déplacements latéraux malgré l’absence de guidages.
- Ce système de suspension, conclut M. Jeantaud,
- permet de braquer les roues à 90° et assure la translation des roues avant sans glissières ni coulisses, ni guidages. Il diminue considérablement le porte-à-faux de la charge au point d’appui. Il admet les oscillations de la charge, ce qui permet aux roues de franchir les obstacles sans avoir a soulever cette charge. Enfin, par la disposition des jumelles, il laisse aux ressorts tout leur jeu sans permettre les déplacements latéraux qui gênent la direction.
- p.678 - vue 679/833
-
-
-
- 679
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Aotomobile-Cliib de Franee
- Dans la dernière séance du Comité de l’Automobile-Club, on s’est occupé de la question des courses.
- L’idée de la grande course Paris-Saint-Pétersbourg semble abandonnée par presque tous ses défenseurs.
- On a même parlé de ne plus faire de courses du tout. Néanmoins le principe à prévalu et on organisera sans doute quelque course.
- On a proposé Paris-Toulouse, Brest-Belfort. Le colonel Pierron a parlé un instant de faire un circuit autour de la France, long de 4000 kilomètres, par Châlons, Belfort, Gap, Marseille, Biarritz, Rochefort, Quimper, Rennes, Caen et Rouen.
- M. le comte de Dion, alors, a fait observer, très justement, que l’Automobile-Club ayant l’intention d’organiser de nombreux concours en 1899, les constructeurs auraient suffisamment à travailler sur leurs machines de concours sans avoir encore à songer aux véhicules de courses, et que la multiplicité des épreuves techniques pouvait parfaitement suppléer, pour une année, à une épreuve de vitesse sur route.
- Finalement, le Comité ne s’est rangé à aucun de ces avis. Il examinera chacun d’eux en détail dans sa séance prochaine.
- * *
- M. Jeantaud s’est présenté avec un programme de concours qui, en somme, constitue le programme de l’année 1899 pour l’A.C.F.. et qui, après discussion, a été adopté presque intégralement.
- Voici le texte de la proposition Jeantaud .
- Seront organisés dans l’année 1899 sous, le patronage de l’A.C.F,, les concours in-* ternationaux suivants :
- Concours iïaccumulateurs
- i° En avril, à Paris, un concours d’accumulateurs spéciaux pour la traction mécanique sur route ou sur rails.
- Ce concours aura lieu dans le laboratoire d’essai de l’A.C.F.
- Concours de fiacres et de voitures de petite livraison
- 20 Au icr juin, à Paris, concours de voitures à moteurs mécanique pour services urbains comprenant trois catégories :
- A. Voitures pour service déplacé : fiacres.
- B. Voitures pour services de livraison (petits véhicules pouvant porter de 50 a 100 kilos de charge utile au plus et pouvant être conduits par une seule personne : voitures réclame).
- C. Voitures de livraison pouvant porter au moins 500 kilos de charge utile.
- Concours des Poids Lourds
- 30 En octobre, â Versailles, véhicules à moteurs mécaniques comprenant les trois catégories suivantes :
- A. Voitures pour transport de voyageurs commun; omnibus, chars à bancs, minimum de charge utile : 1 tonne.
- B. Véhicules pour transport de marchandises portant au moins 1 tonne de charge utile : camions, fourgons, etc.
- C. Véhicules spécialement destinés auser-vice de livraison suburbaine, charge utile maxima : 750 kilos.
- Comme on le voit, c’est bien toute l’année prochaine automobile qu’a réglée le programme de M. Jeantaud.
- % *
- Pas de scrutin de ballofage, dette fois-ci, par extraordinaire.
- Les appartement du cercle, place de l’Opéra, sont loués à la Compagnie la New-York. Donc le 15 janvier prochain. l’Automobile Club sera comme on dit, pour quelque temps entre deux selles, en attendant que l’hôtel des chauffeurs soit prêt au n° 6 de la place de la Concorde. D’ailleurs grâce à l’activité de M. Rives on n’aura pas à attendre bien longtemps.
- La Classe 30
- et les Automobiles en 1900
- L’Exposition approche et aucune solution n’est encore intervenue au sujet de i’expo-sition des voitures automobiles qui devrait être un des clous de 1900. Comme nos lecteurs le savent, les automobiles sont reléguées dans la classe 30, avec la carrosserie et le charronnage, laquelle classe 3° n’a à sa disposition que 7.000 m. Ces 7.000 mètres ne font d'ailleurs, avec les passages à établir, que 3500 mètres, ce qui est tout à fait insuffisant, étant donné le développement considérable de notre industrie.
- D’ailleurs avec une amabilité parfaite M. Picard offre toujours aux « automobilistes » autant de terrain qu’ils veulent... à Vincennes.
- M. Jeantaud propose le Palais de la Locomotion qui aurait certainement autant d’attraits en 1900 que le Palais de l’alimentation en avait en 1889. Les frais pourraient être au besoin supportés en partie par les exposants et l’emplacement ne serait, dit-il, pas bien difficile à trouver dans l’exposifion.
- Le comte de Dion est de son côté, décidé à agir-et déclare que si la question de la classe 30 ne s’oriente pas dans le sens qu’il désire, il donnera pour sa part sa démission de membre du Comité d admission.
- Espérons que tous ces efforts aboutiront et que à l’Exposition universelle de 1900, la locomotion automobile aura une place digne d’elle.
- p.679 - vue 680/833
-
-
-
- 680
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Puisque M. Picard, malgré ses bonnes dispositions bien connues pour la nouvelle industrie, n’offre pas mieux aux chauffeurs, c’est qu’il ne le peut pas.
- Il nous semble qu’il vaudrait mieux être bien n’importe où que mal au Champ de Mars.
- Nom système de régulateur
- pour moteurs à pétrole
- Brevet français n°2J5 642 Le dispositif breveté par M. F. Malézieux et dont nous donnons ci-dessous, une coupe, permet de faire diminuer la compression du
- A, piston régleur. — B, vis de manœuvre du piston régleur. — C, piston moteur. - D, chambre d'explosion.— E, soupape d'admission.— F, soupape d'échappement.— G, Boite d allumage.
- gaz carburé dans le cylindre, depuis son maximum pour lequel le moteur a été établi, jusqu’à sa limite minimum et même au-delà si c’est nécessaire.
- Voici le fonctionnement de l’appareil :
- Soit a b la ligne de compression m'axima pour laquelle le moteur donne son maximum de puissance ; soit c d celle pour laquelle le moteur marche encore à vide. 11 est bien certain que dans les positions intermédiaires telle que m n du piston régleur, la compression du gaz carburé aura varié en
- sens inverse de la capacité occupée par le gaz carburé puisque le volume de chaque cylindre reste constant.
- En augmentant ainsi par le piston régleur la capacité de la chambre d’explosion, on a pour but de rendre les explosions moins fortes et par suite de maîtriser le moteur.
- Ainsi examinons le cas d’un moteur muni de cet appareil, actionnant une voiture automobile. A l’arrêt on réglera la position du piston régleur de façon à n’obtenir que le nombre de tours voulu pour maintenir le moteur en marche.
- En cours de route on agira sur ce piston régleur de façon à faire varier la puissance du moteur suivant les exigences et accidents du terrain.
- Il est d’ailleurs facile d’imaginer un dispositif permettant de manœuvrer l’appareil du siège même du conducteur. N. B.
- L'importation
- des objets fabriqués à l’étranger
- Un de nos confrères publiait dernièrement une lettre d’un de ses lecteurs sur les questions d’importation. Cette lettre contenait un certain nombre d’assertions erronées qui ont inquiété quelques-uns de nos lecteurs et ceux-ci nous ont demandé ce qu’il fallait croire. Notre confrère a d’ailleurs depuis redressé les erreurs de son correspondant. Mais nous avions reçu de M. R H. Brandon, ingénieur-conseil, la lettre suivante, relative à un point particulièrement important de la loi sur les brevets d’invention, (t que nous croyons bon de publier pour préciser ce point important :
- La loi du 31 mai 1856 modifiant l’article 32 de la loi de 1844, énonce « qu’est « déchu de tous ses droits le breveté qui « aura introduit en France des objets fab.-i-«c< qués en pays étrangers et semblables à « ceux qui sont garantis par son brevet ».
- Il ne peut donc être question, comme on le voit, de confiscation, mais purement et simplement de déchéance.
- Or, il convient d’ajouter qu’une convention postérieure à cette loi de 1856, portant la date du 20 mrrs 1883 et connue sous le nom de Convention Internationale, est venue encore tempérer pour un grand nombre d’Etats ce que pouvait avoir d’excessif, aux yeux de certains, cette disposition de la loi de 1856. Aux termes de l’article 5 de cette convention, à laquelle ont adhéré la Belgique, le Brésil, le Danemark, la République Dominicaine, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne avec la Nouvelle Zélande et le Queensland, l’Italie, la Norwège, les Pays-Bas, le Portugal, la Serbie, la Suède, la Tunisie, « l’introduction « par le breveté, dans le pays où le brevet « a été délivré, d’objets fabriqués dans l’un « ou l’autre des Etats de l’Union, n’entraî-« nera pas la déchéance ».
- p.680 - vue 681/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 681
- Le Concours de la « Locomotion Automobile »
- Etude sur les mémoires récompensés
- Nous allons entreprendre, en priant nos lecteurs d’excuser le longtemps qui s’est déjà écoulé depuis la « distribution des prix » de notre Concours, l’étude des mémoires récompensés. — Nous commencerons par la partie de ces mémoires qui a été, en général, la moins développée par les divers concurrents, c’est-à-dire la partie relative au genre de concours qui pourraient remplacer en ce moment les courses de vitesse.
- Remarquons, en tout cas, qu’au moins en ce qui concerne les voitures proprement dites, la question n’a pas encore reçu de commencement de solution. On parle bien de quelques « courses de côtes » qui seraient organisées ; mais elles seront toujours jugées au point de vue de la vitesse.
- Nous allons donner la parole successivement à ceux des concurrents qui nous sembleront avoir présenté les observations les plus intéressantes. Il arrivera forcément que, deux ou plusieurs mémoires présentant la même idée, nous serons obligés de citer l’un d’eux en laissant les autres de côté. Mais comme nous savons que tous ceux qui ont pris part à notre Concours n’ont d’autre but que de contribuer au développement de notre industrie et qu’ils tiennent plus à voir publier leurs idées que leur nom, nous nous résoudrons à cet arbitraire.
- Nous avons extrait du Concours ce qui nous semblait devoir être publié, laissant souvent de côté d’excellentes choses qui n’avaient que le tort d’avoir été dites trop souvent. Laissant d’ailleurs à chacun le mérite et la responsabilité de son avis, nous espérons que la réunion de ces opinions diverses soulèvera encore d’autres idées nouvelles, ce qui était le but de notre Concours.
- *
- * *
- Par quel genre de concours pourr ait-on remplacer en ce moment les courses de vitesse
- Une minorité aimant le paradoxe, ou fuyant les efforts d’imagination, s’est déclarée satisfaite de l’état actuel des choses. Quelques autres, tout en déplorant les conséquences tunestes des courses de vitesse, ne se sont pas donné beaucoup de mal pour préciser les nouveaux modes de concours qui devraient convenir.
- Nous laissons la parole à M. Chauveau qui, s’il ne résoud pas entièrement la question, se rend au moins compte de la nécessité d’une solution au problème qu’il pose nettement.
- Les courses d’automobiles ne sont pas sans avantages pour le développement de ces dernières. Elles ont, en effet, forcé les constructeurs,
- pour attirer l’attention sur les résultats obtenus, d’établir des véhicules faisant des performances remarquables et étant donné la concurrence, on augmente de plus en plus la puissance des moteurs sans augmenter les résistances. C’est ainsi que l’on arrive à mettre sur des voitures des moteurs plus puissants, à diminuer le poids, la résistance au vent, à augmenter la stabilité.
- Mais fatalement, il doit arriver un moment où il y aura exagération amenant des accidents ou des résultats peu favorables. Ce moment est prêt de se produire : les courses se multiplient de plus en plus ; leur organisation placée entre des mains quelconques devient de plus en plus douteuse ; il nous semble donc bon de songer à leur substituer autre chose frappant peut-être moins l’imagination, mais permettant de mieux se rendre compte de la valeur relative des divers types en les mettant en présence dans des conditions plus semblables à celles qu’ils devront remplir journellement.
- L’idée d’un concours vient immédiatement à fidée, mais l’organisation en est bien difficile ; les constatations sont en effet très nombreuses et variées. Pour faire bien il serait nécessaire que ce concours eût une durée très longue car ce n’est pas en examinant une machine pendant quelques jours, sous des conditions multiples, qu’on pourra savoir son degré d’usure ; ce qui permettra d’établir des types répondant très bien aux conditions de concours pendant sa durée seulement ou à peu près.
- Quoique cela nous pensons que quelques concours, si on ne tombe pas dans l’exagération, semblable à celle que nous signalons au sujet des courses, pourraient donner des résultats favorables. Quant au programme, il nous semble déjà établi d’une façon convenable. Le concours des < Poids Lourds », de l’Automobile-Club de France nous semble remplir les conditions générales requises, puisqu’il permettait à la fois de connaître la consommation des véhicules, leur vitesse et leurs aptitudes diverses.
- ♦ ♦
- M. G. Hugon propose un moyen de mesurer effectivement le travail disponible aux jantes, mesure tant préconisée par notre rédacteur en chef. Il explique aussi un mode de fonctionnement de concours net et bien étudié.
- Supposons une machine dynamo (ou magnéto) enfouie au niveau du sol et portant à gauche et à droite de l’induit, calés sur les prolongements de son aibre, deux rouleaux de diamètre convenable revêtus de cuir ou de caoutchouc. Amenons la voiture à essayer de façon que ses roues motrices soient placées sur ces rouleaux et soutenues, par exemple, par deux autres rouleaux fous sur leurs axes placés parallèlement aux premiers, à peu de distance, de façon que les roues ne puissent s’échapper.
- Il est évident qu’en mettant en marche le moteur de la voiture et fermant le circuit de la dynamo sur une résistance convenable, la dynamo enre-
- p.681 - vue 682/833
-
-
-
- 682
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- g:strera par ses watts le travail utile à la jante des roues. Un indicateur magnétique de vitesse et un watt-mètre enregistreur, tels que ceux que construit la Société des Compteurs à gaz, permettront donc d’avoir le rendement réel aux roues et, par suite, si on enregistre, d’autre part, la consommation d’essence pendant un temps donné, la comparaison des deux chiffres donnera un coefficient des plus caractéristiques du mécanisme. Ceci dit en passant, revenons aux opérations de notre concours.
- Le premier jury ayant terminé ses opérations, un deuxième jury composé de carrossiers et de chauffeurs émérites inspecterait chaque voiture et donnerait une note visant la carrosserie, le mode de suspension, la manœuvrabilité et la stabilité du véhicule, la bonne disposition et la simplicité des divers organes de commande ou de régulation de marche, leur facilité de manœuvre, le facile accès des organes et le confortable de la voiture.
- Pendant tout le cours de ces épreuves devant les deux jurys, le public payant, comme je l’ai dit, une entrée assez forte, pour éviter l’encombrement, serait admis et parmi ce public tous les membres du Touring-Club recevraient sur présentation de leur carte, immédiatement visée, pour éviter un double emploi, un bulletin de vote sur lequel le votant inscrirait dans l’ordre de mérite les numéros des voitures lui paraissant réaliser les conditions esthétiques les plus heureuses. Le dépouillement de ces votes, qui aurait lieu après la clôture des opérations des deux jurys techniques, donnerait un classement attribuant la note 20 au premier, la note 19 aux deux suivants, la note 18 aux trois suivants, etc., ou tout autre mode de répartition de points en rapport avec le nombre des concurrents probable et déterminé à l’avànce. L’ensemble de ces différentes notes qui pourraient d’ailleurs être affectées chacune d’un coefficient spécial, permettrait d’obtenir le classement des véhicules, celui-ci serait publié pour Jes 10, 15 ou 20 premières voitures ; des prix seraient accordés aux premiers, et pour les autres le classement 11e serait pas publié afin de ne pas décourager les bonnes volontés malheureuses. Je crois qu’un concours de cette nature serait utile, il intéresserait le public et rendrait de vrais services à la construction en signalant à chaque constructeur ses points faibles.
- Un assez grand nombre de concurrents ont proposé des formules d’allégeance. Nos lecteurs sont familiarisés avec ce genre de calculs. Nous en citerons deux, la première est extraite du mémoire de M. Tnouleyre.
- Les concours qui nous sembleraient répondre le mieux à ce que désire le public, sont ceux qui permettraient à ce même public de les suivre facilement sur place, et non seulement par des rapports. 11 en est comme des expositions où l’œil du visiteur s’instruit bien mieux, conservant une image plus durable, permettant une comparaison plus sûre que l’inspection des plans ou images représentant cette exposition. Donc, à notre avis,
- tout concours devrait être précédé et suivi d’une exposition, et le concours devrait se faire dans une faible étendue pour être facilement suivi de tous ceux qu’il intéresserait. Les éléments sur lesquels il devrait porter, pour chaque type déter • miné d’automobile, seraient :
- Poids utile transporté = p coefficient p.
- Vitesse commerciale = v coefficient v.
- Facilité de manœuvre et d’entretien, coeflf. m.
- Prix d’achat = a, coefficient i/a.
- Dépense journalière = d coefficient i/d.
- En sorte que nous proposons pour formule d’estimation de la valeur d’une voiture :
- m. b. v.
- V =
- a. d.
- Peu nous importe la force annoncée par le constructeur, qui oblige à tenir compte du rendement organique; nous allons immédiatement à la constatation des résultats. La comparaison de deux voitures s’obtient donc ainsi :
- m. p. v.
- V a. d.
- Vi m1. p1. v1.
- a\ d\
- Les calculs sont simples, à la portée de tout le monde, et répondent, croyons-nous, aux plus grandes préoccupations du public, puisqu’ils contiennent les éléments principauxdu problème sous la forme qui le frappe, c’est-à-dire des rapports directs entre les travaux utiles, des rapports inverses entre les dépenses, et, dans une certaine limite, un compte de la maniabilité de la voiture. Il est clair que le coefficient m peut se rapporter à d’autres éléments que ceux énoncés et notamment au confortable; à l’élégance et aux diverses conditions particulières qui répondraient à un programme plus spécial.
- * ¥•
- La deuxième formule d’allégeance, ou plutôt formule de classement est dûe à M. Caplet.
- A la suite de la disproportion trop grande existant entre les divers types de voitures se présentant dans les courses, plusieurs personnes ont proposé de modifier les résultats bruts des temps constatés en leur appliquant certains coefficients de mérite, qui ramenaient ces diverses voitures à un même terme de comparaison.
- Par ordre de date MM, Caplet, Chauveau, Hospitalier,ont proposé diverses formules faisant entrer en ligne de compte la puissance du moteur,le nombre de personnes transportées,le poids du véhicule,etc., et, en appliquant ccs formules, ils ont déduit pour les courses effectuées, des classements fictifs, analogues d’ailleurs pour les diverses formules, et, qui, bien différents des ordres d’arrivée officiels, montraient que les conclusions que l’on tirait de la vitesse seule étaient tout à fait erronées; telle voiture, par exemple, ayant eu une marche bien meilleure, avec un moteur de puissance restreinte, que telle autre, à moteur plus puissant, mais qui n’avait réalisé qu’une vitesse très peu supérieure.
- p.682 - vue 683/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 683
- Mais ces formules ont le défaut d’être empiriques, et il est à craindre que les hypothèses qui ont servi à les constituer ne se trouvent pas réalisées dans la pratique; ce qui leur enlève beaucoup de valeur.
- Aussi, venons-nous, maintenant, proposer de substituer aux courses pures de vitesse des courses-concours, établies dans les conditions suivantes :
- Chaque voiture effectuerait, en course, un parcours déterminé, un temps maximum étant fixé, et le classement serait déterminé par la consommation d'essence par kilomètre-heure, et par voyageur effectif. La plus faible consommation étant classée la première.
- Précisons un peu les conditions de ce concours.
- On sait que dans les moteurs actuels, la consommation d’essence est un chiffre à peu près constant par cheval ; par suite, la consommation constatée indiquera la somme du travail moteur effectué. Or, ce travail est proportionnel à la vitesse du véhicule, à son poids, au nombre de voyageurs ; et notre formule contient bien ces divers facteurs.
- Notre mcde de classement revient, en résumé, à primer la voiture qui, avec une quantité d'essence donnée, a transporté un voyageur le plus loin possible, en une heure.
- Pour fixer les idées considérons quelques chiffres, résultant d’une course passée : une voiture A dépense 20 lit. 5 et réalise, sur un parcours donné, une vitesse moyenne de 34 km. 2, portant deux
- personnes : son coefficient sera —— soit 0,200
- 2X34,2 ^
- (les quantités d’essence ont été calculées à raison de un demi-litre par cheval-heure de puissance nominale; dans notre projet, elles seraient mesurées directement; nos conclusions n’ont donc qu’une valeur relative, et l’on ne peut rien en déduire de valable sur les voitures caractérisées par es chiffres que nous citons.)
- Pour d’autres suivant : voitures, nous aurons le tableau
- Consommation Vitesse Coefficient Place Moteur
- A 20 lit. 5 34 km 2 0,299 2' 6 ch.
- B 18, 5 3 1, 6 0,292 ier 5 »
- C 19, 5 3°» 4 0,322 3e 5 »
- D 22 » 21- 3 1,030 4e 4 »
- Nous en concluons que B a eu un mérite plus grand, son moteur étant moins puissant.
- Dans une autre course, nous retrouvons les voitures A et D.
- Consommation Vitesse Coefficient Moteur A 13 lit. 1 41 km 0,16 6 ch.
- D 10, 5 25 » 0,21 3 »
- Des chiffres précédents nous pouvons légitimement conclure, je crois, que la voiture D possédait un défaut qui la mettait en état d’infériorité vis-à-vis de la voiture A.
- Ce procédé tient compte de la perfection du mécanisme, car meilleur et mieux réglé sera le moteur, moindre sera la consommation d’essence; il apprécie aussi le talent du mécanicien conducteur, car s’ils manœuvre mal ses changements de vitesse, par exemple, il diminuera sa vitesse moyenne et l’indice de classement sera plus fort. Il est possible, et des essais seuls pourraient
- fixer sur ce point, qu’il soit nécessaire de créer deux classes distinctes, pour les véhicules de course, faisant du 35 à 40 et pour ceux de promenade, faisant du 20 à 25.
- Il faudrait d’ailleurs que chaque voiture portât un contrôleur qui noterait tous les incidents de route pouvant disqualifier les coureurs tels qu’ar-rèts, marche à pied dans les côtes (comme cela s’est pratiqué dans Paris-Marseille), etc.; il constaterait aussi les ravitaillements d’essence.
- Je ne crois pas que cette mes re de l’essence dépensée soit difficile à faire; les léservoirs des voitures sont assez grands pour faire un trajet notable, sans être remplis à nouveau, et les vérifications, plombage, remplissage avec des quantités mesurées à l’avance ne paraissent pas offrir d’inconvénients spéciaux.
- Un autre mode de classement, tenant encore mieux compte de toutes les particularités de la marche, serait le suivant, qui nous semble d’ailleurs beaucoup plus difficile à appliquer.
- A la consommation moyenne E d’essence des véhicules, définie de la façon précédente, seraient attribués à un certain nombre de points N et chaque voiture, en particulier, recevrait un nombre
- E
- de points analogue N' = N -g7
- mais en raison in-
- verse de sa consommation réelle E'. Puis le jury retrancherait de ce chiffre un certain nombre de points qu’il déterminerait, et fixerait après discussion pour chaque incident de route ou de fonctionnement, sortes de fautes qu’aurait noté le contrôleur. On comprendrait sous ces termes, l’absence de confortable (pneus, ressorts, capote, trépidations, etc.), temps pris par le graissage en route, par le renouvellement de l’eau du moteur, la mise en train, les arrêts intempestifs, etc,
- Le concurrent ayant le plus grand nombre net de point serait classé premier.
- (A suivre) X.
- Le Bureau technique de la Locomotion Automobile qui prend une extension de plus en plus grande a en ce moment un certain nombre de brevets à vendre dont voici quelques-uns .
- i° La licence, pour la France, du changement de vitesse Webb décrit dans notre numéro du 18 août.
- 20 Le brevet Français et les brevets Anglais et Belge de roues élastiques ; Mr L. B. leur inventeur s’entendrait par exemple avec un constructeur pour exploiter en commun ; on n’exige aucun capital d’avance.
- 30 Un brevet de moteur rotatif.
- 40 Un brevet de lampe à acétylène ; la surproduction est évitée et la pression reste constante.
- 50 Vente ou exploitation de brevets relatifs à l’application de l’automobilisme aux voitures existantes sans rien changer à leur carrosserie, et facilité de les remettre instantanément à la traction par chevaux. — Traction à pétrole ou électrique à volonté. — Expériences faites.
- p.683 - vue 684/833
-
-
-
- 684
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A propos dos rootes de Rassie
- Nos lecteurs se rappellent la lettre de M. Pierre Orlowski, dans laquelle celui-ci disait que, de tous les fabricants étrangers, seule la maison Clément s’occupait, en Russie, de la vente des tricycles à pétrole, et cela depuis le printemps 1898. Il concluait que le peu de développement de l’automobilisme en Russie résultait de cette abstention et ajoutait : autant on enverra ici d’automobiles, autant on en vendra.
- Nous recevons de M. Clémens Natalis, établi à Moscou, une lettre dans laquelle il rejette au contraire l’insuccès des véhicules à moteur, non sur leur pénurie, mais sur le mauvais état des routes. Depuis trois ans, nous dit-il, il a vendu une vingtaine de tricycles à pétrole. Quant aux voitures, M. Natalis offrait aux Russes des victorias Daimler; il dit n’en avoir pour ainsi dire pas vendu. Nous le comprenons aisément.
- L’emploi de la force animale revient d’ailleurs trop bon marché comparé au prix d’achat d’une automobile et de plus, ajoute-t-il « il n’y a pas ici beaucoup de sportmen riches qui s’intéressent à autre chose qu’aux chevaux et aux femmes ».
- M. Natalis déclare qu’il a été le premier, en Russie, à faire marcher sur piste une bicyclette à pétrole, et qu’il a pris part, en 1898, sur tricycle de Dion et Bouton, à une course sur route Moscou-Saint-Pétersbourg. Mais la distance était trop longue, et après quelques heures de pluie, la route était dans un état si déplorable qu’il était presque impossible d’avancer. Deux seulement sur les quinze cyclistes partis sont arrivés à Saint-Pétersbourg.
- Quant au tricycle, il a marché 14 heures, faisant 225 kilomètres. Les premières heures il marcha à près de 30 kilomètres à l’heure. Mais la vitesse dut bientôt descendre à 10 et à 5 kilomètres à l’heure. Il n’eut pas été prudent de marcher plus vite, le tricycle ayant déjà eu de brisées une jante et la chaîne.
- «Oh! ajoute M. Natalis, nos routes seraient bonnes s’il n’y avait pas de pluie. Et d’ailleurs elles sont excellentes, si Dieu a soin de les recouvrir d’un voile de neige.»
- Petites Mies
- La course des voitures Mors
- (126 kilomètres)
- La course d’automobiles organisée dimanche par MM. Mors pour leurs clients sur le parcours Saint-Germain-Vernon et retour a obtenu un vif succès. Si par suite d’abstentions regrettables l'épreuve n’a réuni qu’un nombre assez restreint de partants, six pour préciser, constatons que sur six partants il y a eu six arrivants, ce qui n’est pas banal.
- Le départ de la course organisé par M. R. Mors
- a été donné au milieu d’une grande animation, à la grille d’Hennemont.
- Cinq minutes d’arrêt étaient obligatoires à Mantes et à Vernon, à l’aller et au retour.
- Voici les résultats de l’épreuve :
- l'r Levegh, en 2 h. 41 m. Vitesse moyenne à l’heure, 46 k. 809.
- 2’ Colonna, en 2 h. 58 m. Vitesse moyenne à l’heure, 42 k. 060.
- 36 Marcel Cahen, en 3 h. 10 m. Vitesse moyenne à l’heure, 89 k. 780.
- 4e Broc, en 3 h. 17 m. Vitesse moyenne à l’heure, 38 k. 400.
- 5e Brasier, en 3 h. 26 m. Vitesse moyenne à l'heure, 86 k. 600.
- 69 Perrot, en 3 h. 27 m. Vitesse moyenne à l’heure, 36 k. 400.
- Quelques incidents : Broc a crevé six fois; Co-lonna a eu une chaîne cassée et a perdu 16 minutes ; Levegh a crevé un pneu et perdu 17 minutes ; Brasier, en .arrivant à la fabrique de ciment à Mantes, a dû, faute d’essence, gagner Mantes à pied pour se ravitailler.
- Après la course, un joyeux dîner a réuni les concurrents au pavillon Henri IV, sous la présidence aimable de M. E. Mors.
- ♦ *
- Terrible accident d’automobile
- Vendredi dernier, vers 4 h. 30 de l’après-midi» M. Valentin, directeur de la succursale de la Banque d’Algérie, était parti se promener avec sa famille et un ami en automobile, Il avait acheté il y a deux mois à Paris cette machine de fabrication anglaise. On croit que dès leur départ la machine a mal fonctionné. Toujours est-il qu’au bout do 1 800 mètres avant Tizi-Ouzou, et dans une descente très rapide sur la route de Fort-Nationle, la voiture s’est complètement emballée.
- Arrivé au bas de la cote qui se termine par un tournant brusque, M. Valentin a bien essayé de virer, mais la vitesse acquise était tellement forte que la machine est venue se broyer sur le parapet de la route pour de là rouler au fond d’un ravin de 6 mètres de profondeur environ.
- Mme Valentin a été tuée sur le coup ; sa cousine Mlle Julie Berthet est morte pendant qu’on la transportait. Quant à M. Valentin et à ses enfants, ils ont reçu des contusions assez sérieuses ainsi que le jeune Raoul Berthet. L’ami de M. Valentin, M. Alzingre, a pu sauter au moment du choc et n’a eu que des contusions légères.
- Au moment où l’accident s’est produit, la diligence qui fait le service d’Azazga venait à passer ; les voyageurs qu’elle contenait descendirent précipitamment et se portèrent au secours des malheureux blessés.
- Samedi ont eu lieu les obsèques des deux malheureuses victimes, au milieu d’une affluence considérable. Toute la population française y assistait ainsi que les notabilités indigènes.
- M. Valentin était très estimé dans le pays et ?a douleur est partagée par tous.
- * ¥
- L’impôt sur le revenu et les automobiles
- Dans son projet d’impôt sur le revenu, M Pey-tral estime une automobile à3 090 francs de revenu et un motocycle à 500 francs de revenu.
- Il y a là évidemment une exagération qui, si elle n’était pas corrigée, pourrait causer un grave préjudice à la nouvelle industrie. Il serait bon tout au moins de distinguer les automobiles de luxe des automobiles de commerce.
- * ¥
- L’automobilisme en Espagne
- Il paraît, dit le Vélo, que la locomotion nouvelle se répand en Espagne, en dépit des routes peu favorables.
- p.684 - vue 685/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 685
- C’est ainsi qu’on doit i augurer sous peu des I services d’omnibus automobiles à Barcelone et à Madrid, et que la première voiture sans chevaux vue à Séville vient d’y être introduite par Antonio Reverte, un matador bien connu, qui l’a achetée à Paris.
- D’ailleurs le tricycle à pétrole doit être bien connu dans le pays, car de nombreux motocycles ont déjà fait des excursions en Espagne.
- * *
- Conséquence des Poids Lourds
- Il est question d’établir, dans l’Eure, un service de voitures automobiles pour le transport des voyageurs et des marchandises entre Gaillon et Vernon, en passant par Saint-Pierre-d’Autils,Saint-Just et Saint-Marcel.
- Les communes intéressées ont été invitées à faire connaître les sommes qu’elles consentiraient à verser pour l’établissement de ce service.
- A
- * *
- Course d’automobiles à Machecoul
- La municipalité de Machecoul avait organisé, pour célébrer l’inauguration de l’éclairage de l’électricité toute une série de fêtes au programme desquelles figurait une course d’automobiles.
- Le départ avait lieu à l’hôtel R,aimbaud, à Pont-Rousseau, et l’arrivée à l’hôtel de la Croix-Verte,à Machecoul. La pluie n’a pas cessé de tomber pendant toute la course.
- Voici les résultats:
- lre catégorie. Voitures automobiles. — 1. M. E. Dercelles,l h. 11 m. 53 s.
- 2. M. Hersant, 1 h. 12 m. 32 s.
- 3. M. J. Dercelles, 2h. 25 m.
- 2e catégorie. Motocycles. — 1. M. Beaunier, lh.
- 9 m. 50 s.
- 2. M. Métayer, 1 h. 23 m. 50. s.
- 3. M. A. Faivre, 1 h. 55 m. 50 s.
- A cette catégorie n’ont pris part que des tricycles à moteur de Dion-Bouton.
- *
- * *
- Vêtements imperméables
- Le docteur Berthier vient de trouver un procédé de la plus grande simplicité pour rendre les étoffes de laine imperméables. Ce procédé décrit dans la Revue Hebdomadaire consiste tout simplement à restituer à la laine le suint que leur ont enlevé les procédés de fabrication.
- Le suint de mouton, connu dans les grands établissements de peignage de la laine, sous le nom de suintine, prend, chez les pharmaciens, le nom de lanoline ou agnoline, quand il a été épuré.
- Le docteur Berthier a constaté que la lanoline imperméabilisait à la dose de dix à vingt parties pour mille parties d’un dissolvant, par exemple, d’essence lourde de pétrole
- Pour imperméabiliser des vêtements de laine, il suffit alors de les tremper dans cette solution, puis de les tordre pour enlever l’excès du liquide ou bien de les imbiber, sur leur face extérieure, à l’aide d’une éponge.
- Les essais ont donné d’emblée des résultats très favorables, ils présentent un intérêt considérable pour les chauffeurs, ainsi que pour toutes les personnes qui sont appelées à être fréquemment exposées aux intempéries.
- * *
- Une petite pompe automobile à Nancy-
- Une innovation, qui présente d’incontestables avantages sur les pompes à incendie jusqu’ici en usage, vient d’apparaître. La ville de Nancy a fait l’acquisition d’une nouvelle pompe automobile à vapeur, du modèle des engins poussés à bras par les pompiers. Au lieu d’être poussée par eux, elle les emportera à toute vitesse vers le théâtre de l’incendie. On gagnera ainsi un temps précieux et les secours pourront fonctionner en attendant que l’autre pompe à vapeur, plus puissante, puisse être
- mise en place, ce qui ne sera nécessaire que dans les cas très graves.
- ¥ *
- Chauffeurs attaqués
- Deux chauffeurs voyageant en voiturette ont été, mardi soir, victimes d’une agression dans les environs de Rouen.
- Partis d’Elbeuf dans la journée, ils revenaient à petite allure, lorsque vers huit heure, arrivés à six cent mètres de Petit-Qùevilly, dans la côte qui coupe le bois Cany, ils virent soudain se dresser devant eux un individu. Craignant de le renverser, le conducteur dirigea la voiturette sur la droite, mais au moment même où il opérait cette manœuvre, il reçut sur l’œil gauche un coup d’une violence inouïe qui lui fit presque perdre connaissance.
- Les chauffeurs ne sachant s’ils étaient en présence d’un agresseur ou d’un bandit accélérèrent l’allure et revinrent à R,ouen en toute hâte.
- Après avoir reçu quelques soins, le conducteur dut s’aliter, car l’œil qui était tuméfié lui causait une douleur insupportable.
- Sur la plainte déposée par les victimes de l’agression, la police a ouvert une enquête qui, à l’heure actuelle, n’a encore donné aucun résultat.
- Un cours automobile
- La section de l’Opéra de l’Association Polytechnique pour le développement de l’instruction populaire nous informe que parmi les cours publics et gratuits qu’elte organise se trouvent des Conférences sur VAutomobilisme professées par M. F. Michotte. Ces conférences qui se font à la mairie de la rue Drouot, n° 6 (prétoire de la justice de paix), auront liéu les samedis soir de 8 h. 1/2 à 10 h. La première conférence a eu lieu samedi dernier.
- *
- * *
- Le caoutchouc artificiel
- L’industrie du caoutchouc intéresse vivement le monde automobile. Voici quelques détails intéressants que donne à ce sujet le National :
- Cette singulière et précieuse matière n’est pas de celles, en effet, que l’industrie chimique a pu aisément réaliser par des opérations de synthèse. Les procédés barbares employés jusqu’ici pour l’exploitation des végétaux producteurs de la sève caoutchouc ont tendu à raréfier les sources de provenance. On s’est occupé de replanter, de cultiver les plantes spéciales ; on s’est occupé à en découvrir de nouvelles, ayant des propriétés identiques ou au moins analogues.
- On a analysé dans les laboratoires le suc contenant la gomme élastique et l’on s’est évertué à en composer de toutes pièces. Bien des formules ont été indiquées et même brevetées. En voici une que notre confrère trouve dans une publication de brevets étrangers.
- La présente invention, disent les auteurs de cette a. découverte », a pour objet un procédé de fabrication, de caoutchouc, dénommé ordinairement gomme arabique et dont la composition chimique peut être représentée par Ja formule G5 H8. (Comme formule, cela paraît bien simple à réaliser !)
- Voici d’ailleurs en qu i consiste le procédé: on fait macérer, à une température variant entre 18° et 27° centigrades, des substances végétales résineuses ou analogues dans de l’acide sulfuriques étendu, — puis on ajoute à la liqueur séparée de la niasse pâteuse, la solution de l’hydroxyde d’un métal dont la substance est difficilement soluble dans l’eau (par exemple l’hydroxyde de calcium Ca (OH) (2) ; — finalement on introduit de l’acide chlorhydrique dans le mélange. Une fois cet acide introduit, le caoutchouc se forme lentement et comme il est plus léger que le mélange, il monte à la surface. On le recueille, onjle sèche et on le traite ensuite de la même manière que le caoutchouc naturel provenant fraîchement de l’arbre.
- Je n’ai pas grande confiance dans la réussite de ces manipulations ; mais si elles donnaient vrai-
- p.685 - vue 686/833
-
-
-
- 686
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ment un résultat, ce serait certes une des plus belles découvertes de ce temps — et une des plus fructueuses.
- D'ailleurs une falsification habituelle du caoutchouc consiste à y mélanger de la pierre ponce pulvérisée. On obtient ainsi une composition d’une grande ténacité et d’un prix de revient très bas ; elle possède les propriétés d’être absolument sans odeur, de ne pas être nuisible à la santé et, lorsqu’elle est préparée dans des proportions telles que ladite poudre de pierre-ponce soit en excès, le tout peut être employé pour fabriquer une substance susceptible de remplacer la toile cirée pour les planchers, les tentures, etc. ; alors, ce produit est ininflammable et d’un poids beaucoup plus faible que les substances qu’il est destiné h remplacer.
- *
- * *
- Un meunier automobilophobe
- M. Lainé, manufacturier à Beauvais, se rendait l’autre jour à Vernon avec sa famille dans son automobile que conduisait son fils.
- Un peu avant Gisors, M. Lucien Laine aperçut un voiturier qui tenait sa gauche, et qui, malgré les appels du cornet avertisseur, ne se pressait nullement de se ranger à sa place. Le chauffeur, devant la mauvaise volonté de l’individu, dont le cheval d’ailleurs ne bronchait pas, mk sa voiture à la petite vitesse de 8 kilomètres. Mais sans rime ni raison, le paysan, qui occupait toujours la gauche, prit son cheval par la bride et le retourna obliquement, le plaçant ainsi en plein travers de la route. M. Lainé voyant l’impossibilité de passer, arrêta sur place tout près du véhicule. Le conducteur de la carriole làcha-t-il son cheval, le fit-il reculer par maladresse ou par mauvaise volonté ? Toujours est-il que le cheval fit marche arrière de toute son énergie. Résultat: une lanterne de l’auto réduite en bouillie et le tablier avant complètement brisé.
- Le mécanicien, qui se tenait à gauche de M. Lucien Lainé, dût se rejeter en arrière pour ne pas être blessé. On arrêta le tamponneur qui avait grand désir de fuir, mais n’en eut pas le temps.
- Il fut conduit à Gisors, et laissé sous bonne garde dans une auberge, où il répara les deux traits que le cheva1 avait brisés par la violence du recul. Pendant ce temps, M. Lainé fils courut à la gendarmerie.
- Avant son retour, le bonhomme, profitant d’un moment d’inattention, part au triple galop de son cheval blanc. Dix minutes se passent, gendarme et chauffeur, montés en auto, arrivent à grande vitesse et se lancent sur les traces du fuyard. C’est à Trie-Château seulement, à 3kilomètres de Gisors, qu’on le rattrape.
- Le voiturier, par malheur pour lui, n’entendit pas le bruit de la voiture, de sorte que les chauffeurs lui passèrent sous le nez sans crier gare. Le cheval, point peureux du tout, ne s’effraya nullement, pas plus que précédemment.
- Le brave gendarme trouva la farce bonne et trouva encore meilleur de dresser, au « tamponneur », une excellente contravention pour défaut de plaque. .
- C’est une journée qui coûtera cher à cet individu, un nomu.é Helluin, meunier au Vaumain (Oise), qui trouve bon, non seulement de haïr les autos, il le dit bien franchfiment, mais encore de faire de la casse et de fuir à toutes jambes... de son cheval.
- Nous le verrons devant le tribunal, qui saura montrer, à lui et à ses collègues normands, si peu sociables, qu’un chanffeur tout autant qu’un cocher, fût-il meunier, a droit à la route et que, s’il est soumis aux mêmes exigences, il jouit des mêmes avantages.
- *
- 4 4
- Notre confrère le Vélo annonce que l’on construit, à Paris, plusieurs coupés électriques destinés à Saint-Pétersbourg.
- De plus, l'impératrice de Russie recevra bientôt un coupé à pétrole que l’on est en train de terminer à Paris.
- 4 4
- Nous recevons avis que la Société qui existait entre MM. Ducasble, Mouter et Firnhaber sous la raison sociale Firnhaber et G1* est dissoute d’un commun accord à dater du 8 octobre 18'*8.
- M. F. Charon reprend avec M. Ducasble l’exploitation de ses brevets pour ses bandages en caoutchouc.
- *
- * *
- Du Vélo :
- Samedi, à trois heures, il nous a été donné d’as sister à un spectacle peu banal. Dans la rampe de la rue d’Hautpoul un lourd camion sur lequel se trouvait un énorme arbre en fer pesant 6 091 kilogrammes et traîné par trois chevaux était en panne, les chevaux ne pouvant monter la rampe.
- A ce moment un tracleur Scotte venait à passer; en quelques minutes les chevaux étaient dételés, un câble attaché au camion et le tracteur enlevait le tout avec la plus grande facilité et conduisait le matériel chez le mécanicien, M. Fauyel.
- Le moteur à vapeur venant au secours du moteur à avoine !
- 4 4
- Au dire d’Edison, une livre de oharbon contiendrait assez d’énergie, pour, bien appliquée, lui faire passer l’Atlantique.
- Et le savant inventeur du téléphone, du phonographe, de la lumière électrique, cherche la formule qui permettrait d’employer directement le charbon à la production de l’électricité, sans autre secours que celui du plus simple appareil.
- Sera-ce Edison qui dotera automobiles et moto-cycles du moteur léger, sûr, économique, définitif?
- *
- » *
- Nous apprenons que M. E. Weles vient d’ouvrir à Poitiers un garage couvert pour automobiles. A ce garage sont attachés un dépôt d’essence pour automobiles (Stelline), huiles et graisses spéciales, et un atelier de réparations.
- De plus l’établissement possède une dynamo toujours prête à recharger les accumulateurs.
- Soeiâtûs
- Formation de sociétés
- L’ancienne Société G. Barthélemy et Gie. 13, rue Descombes a été dissoute et il est formé entre MM. G. Barthélemy et V Garnier une nouvelle Société sous la raison sociale Rarthélemy et Cie, môme adresse, au capital de 300 0C0 francs.
- P. A. 18 octobre.
- 4 4
- Convocations
- Convocation des actionnaires de la Société Industrielle de moteurs électriques et à vapeur, Établissements Heilmann, en liquidation la samedi 12 novembre à 3 heures ; assemblée générale extraordinaire; 38, rue Delaborde, Paris.
- La Bourse
- Les Omnibus, malgré la bonne allure de leurs recettes brutes sont presque sans affaires, cependant ils remontent à 1 850, sans doute sur la perspective des recettes de l’Exposition de 1000. Les Petites Voitures se tiennent aux environs de 780. On prête, à M. Bixio, dit le Moniteur Industriel, l’intention de racheter l’actif de l’Urbaine en
- p.686 - vue 687/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 687
- liquidation. Souhaitons que si cela est vrai, cela ne retarde pas la solution du fiacre automobile.
- Dans le compartiment des Sociétés qui emploient l’électricité, nous trouvons la Thomson-Houston à 1 512. L’augmentation du capital s’est faite comme nous l’avions prévu. La Compagnie. générale de traction clôture à 117.
- On recommence le mouvement sur les tramways, la Compagnie générale monte à 1 145, la Compagnie Lyonnaise à 1 147, les Tramways à Paris, à '750 et les Tramways de Rouen à 740, les Tramways de Tours se tiennent à 115.
- La Société continentale est à 106. Les Etablissements Decauville ainé à 121 et les anciens établissements Cail, à 440.
- CHEMIN DE FER DE L’OUEST-
- Billets cl’aller et retour à prix réduits La compagnie des chemins de fer de l'Ouest délivre toute l’année, de Paris a toutes les gan s de son réseau (grandes lignes) et vice-versa, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 en première classe et de 20 0 0 en deuxième et troisième classe sur les prix doublés des billets simples à place entière.
- La durée de validité de ces billets est fixée ainsi
- qu’il suit :
- De 1 à 30 kilomètres.......... 1 jour
- De 31 à 125 — ...... 2 —
- De 126 à 250 - 3 —
- De 251 à 400 — 4 —
- De 401 h 500 — 5 —
- De 5 11 à 600 — 6 —
- Au-des.de600 — ...... 7 —
- Les délais indiques ci d ssus no comprennent pas les dimanches et jours de fête. La durée des billets est augmentée en conséquence.
- CHEMINS DE FER D’ORLÉANS
- Fête de la Toussaint
- 1er novembre 1898
- Extension de la durée de validité des billets d’aller et retour
- A l’occasion de la tête de la Toussaint, les billets aller et retour à prix réduits qui auront été délivrés aux conditions du tarif spécial G. V. n° 2, du vendredi 28 octobre inclus au jeudi 3 novembre inclus, seront valables pour le retour jusqu’aux derniers trains du vendtedi 4 novembre.
- Les billets de même nature conserveront la validité déterminée par ledit tarif lorsqu’elle expirera après le 4 novembre.
- CHEMINS DE FER DE P.-L.-M.
- A l’occasion de la Fête de la Toussaint, les coupons de retour des billets d’aller et retour délivrés du 28 octobre au 2 novembre inclus, seront tous valables jusqu’au derniers trains de la journée du 4 novembre.
- Accès» Automobiles
- REGULATEUR WOLFFj S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- * +
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicyclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr, ; colis-postal en sus
- Bibliotbèpe de «La Locomotion Automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.......... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur............épuisé
- 3* — — à pétrole........... 10 »
- 4e — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-folio, de 216 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le Baron de Zuylen. 2“ Edition, refondue et augmentée. Un volume in-8°, 430 pages et 184 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d’automobile, par Pierre et Yves Guédon : un vol. in-8° ; prix, broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in-16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Taroy-Pigelet; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d’automobiles, par Maurice Farman, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol..in-l2 de 350 pages, prix, 4 fr.— 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolff ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 10° h’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier, franco contre 3 îr. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Automobiles sur routes, par M. L. Périssé ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50,
- Franco, 3 francs.
- 12° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, parMilan-dre et Bouquet :
- J8r volume : Eléments de construction 1 vol.
- in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 14° La Voiture de demain, par John Grand-Gar-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- 15° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol., 170 pages et 52 figures. Prix : relié, 2 fr. 50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo* biles et Motocycles, Société O. Englebert et C'8, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique tonne, Paris ,-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.687 - vue 688/833
-
-
-
- 688
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES
- DE VOITURES AUTOMODILES
- Pétrole
- Araiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Arehdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse(Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly (Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- Augé (Daniel)et, C%92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles « Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Bnest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- Cu des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- Cu générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- C1' des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et Ce, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C*, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C* générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C», 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne-s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy. *
- Le Brun, et C1*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve,, brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- A. Loyal, (refroidisseur),204, rue Saint-Maur, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob'les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Tent.incr (H.'.40, rue Curial. Pari».
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hôléne, Lyon.
- Vallée. 60, rue d’âustralie Le Man«.
- V. Vermorel, à Villefranche, Rhône.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et 12 Jbis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C* Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C6 générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- %
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux.
- Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles.
- Deshayes frères, Avesnes (Nord).
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Martin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreiro) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteurjpour voitures {Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs
- B lot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154, quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafavette.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces ae précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.688 - vue 689/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N® 44
- 3 Novembre 1808
- SOMMAIRE DU 41
- Le Fiacre 16030, G. D.
- Autorités administratives et automobiles, A. Rodanet.
- La Classe 30 en 1900.
- Expositions automobiles en Allemagne. Camion automobile avec moteur Nègre, Paul Sarrey.
- Le Concours de la «Locomotion Automobile»,:
- Etude sur les mémoires récompensés (suite), X. Conservatoire National des Arts et Métiers. Locomotion automobile dans l’air : Sur qu 1-ques aéroplanes (suite), Y. Tatin.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- LE
- premier fiacre a pétrole, le 16 030
- p.n.n. - vue 690/833
-
-
-
- 690 ' : LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le liaere 16 030
- Nous donnons en tête de ce numéro la photographie du fiacre à pétrole 16 030 dont nous avons parlé la semaine dernière. Quand on prononce le mot « fiacre », chacun s’attend à retrouver le coupé ou la Victoria, et ceci est tellement vrai que fort peu de Parisiens ont encore remarqué le fiacre 16030 que l’on peut pourtant voir constamment dans la région des grands boulevards.
- La Société 1’ « Automobile», rompant avec la routine qui veut que la voiture de place soit d’un modèle bien déterminé et distinct de la voiture d’excursion, a mis en service un break à 6 places y compris le conducteur. Nous avons déjà parlé à cette place des résultats économiques de cet essai; l’expérience aura aussi cela d’intéressant qu’elle montrera si le public admet qu’on lui change ses vieilles habitudes et si la voiture que le touriste juge agréable peut être aussi utilisée pour le service de place dans Paris.
- G. D.
- Autorités administratives et Antsmllsme
- Les autorités administratives et locales se préoccupent beaucoup des progrès du sport automobile ; au gré des chauffeurs, cette sollicitude est souvent exagérée. Il est toujours dangereux pour les citoyens de sentir l’administration soucieuse de leur assurer un bonheur, trop voisin des futures joies socialistes ; c’est la sécurité au prix de la liberté. Nous avons pensé qu’il serait intéressant pour tous ceux que passionne l’automobilisme d’avoir un aperçu des droits de l’administration, de connaître leurs limites et de savoir par quels moyens légaux il est possible de lui résister.
- Les grandes lois des 16-24 août 1790 et du 5 avril 1884 ont donné aux autorités locales un droit presque illimité de prendre toutes mesures nécessaires à la sécurité publique. A défaut de sanctions spéciales édictées par des lois et règlements particuliers, l’article 481, § 15 du Code pénal prévoit une amende de simple police de un à cinq francs pour tous ceux qui auront contrevenu aux règlements légalement faits. Les juges de paix, outre le prononcé de l’amende, peuvent, à titre de réparations civiles, ordonner toutes les mesures nécessaires à la remise des choses en état, détruites ou dérangées par le contrevenant. Comme il s’agit de contravention, la bonne foi ne peut servir d’excuse, la force majeure seule peut et doit être une cause d’acquittement. C’est donc en vain que le prévenu exciperait de son ignorance des règlements devant le tribunal de simple police, le juge n’a à se préoccuper que du fait matériel qui constitue la contravention.
- Mais si la loi a donné des pouvoirs très étendus aux autorités administratives chargées de veillera la liberté de circulation et à la sécurité du trafic,
- elle leur a interdit d’empiéter par des mesures réglementaires sur les droits privés.
- Les administrateurs locaux ne peuvent prendre des arrêtés interdisant dans telle fraction* de route de leur circonscription le passage des voitures automobiles, sous prétexte que leur vue effraie les chevaux ou qu’elles nuisent au trafic des habitants.
- Les maires ou les préfets peuvent bien empêcher de passer sur un pont, par exemple, les voitures non suspendues, mais ils ne peuvent établir de classe entre les véhicules attelés ou non, et encore faut-il que cette interdiction soit basée sur une raison plausible de sécurité publique.
- Il est certain qu’il y a un grand nombre d’arrêtés illégaux, émanés de petits tyrans locaux, plus ou moins soutenus par un conseil municipal inintelligent. Les intéressés protestent rarement contre ces illégalités, soit par ignorance des voies de recours, soit par indifférence. v .
- L’arrêté d’un maire ou d’un préfet peut toujours être annulé par l’autorité supérieure, même si la la mesure décrétée est légale; c’est le recours hiérarchique qui est ouvert en tous temj s et en tous lieux à tout intéressé. S’il s’agit d’un maire, l’autorité supérieure sera le préfet, puis le ministre de l’intérieur; s’il s’agit d’un préfet, ce sera le ministre seul. . .
- Ce recours qui porte sur l’opportunité de l’arrêté est donc aussi large que possible, il est également le moins dispendieux du monde, puisqu’i.' se présente sous forme de pétition.
- Le préfet et lé ministre ne peuvent d’ailleurs que suspendre ou annuler un arrêté d 1 maire, ils ne peuvent le réformer, ce droit leur a été refusé lors du vote de la loi municipale du 5 août 1884.
- O11 voit combien il est facile à un groupe d’habitants d’une commune, mécontents des mesures édictées par leur maire, de protester contre sa décision.
- Le succès du recours hiérarchique est surbor-donné au bon plaisir de Pautoiilé administrative ; aussi la loi permet-elle de se pourvoir devant le Conseil d’Etat statuant au contentieux contre tous arrêtés du maire, du préfet ou du ministre. Ce recours doit être exercé pour les mesures réglementaires dans les trois mois de leur publication, et pour les mesures individuelles concernant tel citoyen, dans le mois de leur notification. Cette voie de protestation n’est ouverte aux intéressés que s’il y a excès de pouvoir, c’est-à-dire illégalité de l’arrêté pour défaut d’observation des formalités légales ou atteintes aux droits privés.
- Il est enfin un troisième mode de recours contre les arrêtés illégaux, qu’il est très aisé de faire valoir à tout citoyen. Il suffit de commettre une contravention à l’arrêté, et traduit devant le tribunal de simple police de soulever l’exception d’illégalité. Le juge de paix ne pouvant prononcer la peine de l’art. 471 § 15 du cole pénal, que si l’arrêté a été « légalement » pris, il devra renvoyer le prévenu des fins de la poursuite, s’il reconnaît l’illégalité. La même procédure serait suivie si la contravention entraînait une pénalité relevant du tribunal correctionnel, comme en matière de police des chemins de fer.
- p.690 - vue 691/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 691
- Nous recommandons vivement à nos chauffeurs de ne pas se laisser condamner bénévolement, même en simple police, sans examiner sérieusement la légalité d’arrêtés plus ou moins fantaisistes. Nous pensons surtout que les sociétés d’encouragement pour les sports doivent au besoin soutenir de leurs deniers les droits de leurs membres, et s’il y a lieu les inviter à se pourvoir en cassation; ce sont des questions de principes, de liberté individuelle. S’il est fâcheux de piotester contre les mesures de l’autorité par du tumulte sur la voie publique, il est utile de le faire en recourant aux voies légales.
- Albert RODANET.
- Docteur en droit, Avocat à la Ceur d’Appel.
- La Classe 30 eu 1900
- Cet le malheureuse classe 50 où les organisateurs de l’Exposition de 1900 ont fait entrer pêle-mêle et tant soit peu de force le charronnage, la carrosserie, la vélocipé-die et l’automobile, est en proie à tous les avatars les plus funestes.
- Nous relations l’autre jour les réclamations qu’elle soulevait. Les organisateurs ont adopté une solution mixte en donnant aux automobiles un espace à peu près suffisant mais bien mal situé.
- La classe 30 qui était d’ordinaire, en 1867, en 1878 et en 1889 à Rentrée du côté de l’avenue Rapp, sera en 1900 du côté drs Arts-Libéraux, à Remplacement de la rue du Caire de l’Exposition 1889.
- Pour préciser ce sera vers l’ancienne galerie des Arts-Libéraux, là où fut l’Exposition rétrospective,qu’on mettra — au milieu des steppes des galeries d’alentour — la locomotion de l’avenir.
- Course Ce Motueples eu Russie
- Le 23 octobre a eu lieu une course de motocycles sur le parcours Tsarskoyé-Sélo-Slrelna et retour, environ 40 kilomètres.
- Sur les 12 inscrits, 6 concurrents sont partis à deux minutes d’intervalle. Le premier motocycle piloté par M. Lode a effrayé un cheval qui s’est jeté dans les roues du tricycle et l'a mis hors de c)urso.
- Voici l’ordre des arrivées ;
- 1er Bekijeff, 1 h. 33 m. 36 s.
- 2’ Merle (de Paris), 1 h. 49 m. 24 s.
- 3e Slepanow, 1 h. 49 m. 24 s.
- 4" Schneidersw, 2 1). 4 m.
- Le sixième M. Mazzi a dû abandonner pour cause d'avaries.
- Toutes les machines étaient des tricycles. Une seule voi ure automobile, un omnibus appartenant à M. Lavvrentieff, partait hors concours. Il a fait le trajet en 2 h. 11.
- Automobile-Club de Bordeaux
- Les membres de l’Automobile Bordelais ont tenu, le 26 octobre dernier, Allées d’Orléans, 45, sous la présidence de leur président, M. le docteur Creuzan, une importante réunion à laquelle assistaient le plus grand nombre des sociétaires.
- Il a été décidé tout d’abord que l’Automobile Bordelais prendrait désormais le titre d’« Automobile-Club de Bordeaux ». Ce titre s’appliquera également au journal de la Société.
- Le trésorier a ensuite établi le bilan de la Société. L’Automobile Club de Bordeaux est très prospère malgré les lourdes charges que la caisse a eu à supporter durant, la saison sportive dernière.
- A citer notamment dans les dépenses de l’Automobile Club de Bordeaux, celles provenant de la course Bordeaux-Agen. Cette épreuve a obtenu un brillant succès mais les frais de son organisation sont considérables. En principe, elle devrait être classique; mais en présence du peu d’empressement des villes parcourues à encourager les organisateurs en accordant des prix soit en espèces, soit en médailles, la Société a cru devoir réserver sa décision définiiive à ce sujet.
- Aussi, eu égard à cette situation spéciale, l'Automobile Club Bordelais a examiné s’il ne serait pas plus avantageux de choisir un autre itinéraire en s’assurant au préalable le concours des localités traversées.
- Dans cet ordre d’idées, il a été question de Bordeaux-Périgueux-Bordeaux. Cette pioposition sera examinée ultérieurement.
- Expositions automobiles en Allemagne
- La Zeitung des Vcre'.ns annonce, pour le mois de mai 1899,l’ouverture, a Berlin, d’une exposition internationale de véhicules automobiles. Cette exposition est organisée par l’Union des automobiles de l’Europe centrale.
- Seront admis : les automobiles de toutes sortes, motocycles et voiturettes, les moteurs et accumulateurs pour automobiles, ainsi que les divers accessoires et tous les ouvrages se rapportant à la question de l’automobilisme. En outre, pendant la durée de l’exposition, des cours seront organisés. *
- * *
- Un comité provisoire vient de se former à Munich pour faire une exposition sportive l’année prochaine, en même temps que l’Exposition de travail et de mécanique. Plusieurs palais seront réservés aux instruments de chasse et de pèche, à l’alpinisme et à l’équitation, et surtout au cyclisme et àl’au-mobiie. Le comité a même l’intention d’organiser un grand concours athlétique dans l’Exposition.
- La question financière est entièrement résolue : tous les plus gros financiers et industriels de Munich ont assuré leur concours.
- Le bénéfice entier de l’Exposition sera versé dans la caisse des pauvres.
- p.691 - vue 692/833
-
-
-
- 692
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Camion antomoliile avec moteur Nègre
- Nous avons décrit en détail dans le numéro du 18 mai 1897 le moteur alterno rotatif à vapeur de M. Nègre; on se souvient que c’est un système mixte à 4 pistons conjugués deux à deux avec tiroirs plans manœuvres par un seul excentrique.
- Ce moteur puissant et peu volumineux se prête admirablement à la traction des Poids
- Lourds. Aussi M. Nègre l’a-t-il appliqué sur le camion représenté schématiquement sur nos figures, lequel peut aisément transporter une tonne de charge : mais la chaudière a été changée; ce n’est plus du tout le même système que nous décrivions l’an dernier ; nous en indiquerons le principe.
- En réalité, ce n’est pas un moteur, mais
- Fig- 1 et 2. — Application du moteur Nègre à un camion automobile
- 2 moteurs Nègre, de dimensions différentes (pour pouvoir marcher en compound), qui sont établis à l’avant du camion. On sait quelle élasticité de puissance, indispensable pour les Poids Lourds, donne l’emploi de la vapeur. Ici cette élasticité est doublée par l’emploi des 2 moteurs qui peuvent, à la volonté du conducteur, fonctionner soit en
- compound, la vapeur du petit moteur achevant de se détendre dans le grand, soit séparément soumis à la vapeur vive, en pleine pression, et ce par la manœuvre d’un simple robinet à 4 voies. Dans ce dernier cas, on dispose d’une puissance totale de 16 chevaux; car chacun des moteurs comporte 4 cylindres recevant de la vapeur à 14 kilos; le
- p.692 - vue 693/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 693
- petit donne alors 6 chevaux et le grand io.
- Lorsqu’ils travaillent en cornpound (cas normal), ils développent près de io chevaux de puissance, la vapeur est mieux utilisée et chaque moteur peut servir de réserve à l’autre en cas d’avarie.
- Les moteurs qui tournent à 400 ou 500 tours actionnent directement l’arbre moteur qui entraîne par chaînes l’arbre intermédiaire, puis les roues motrices arrière.
- Le camion est solidement assis sur un cadre robuste en fer qui supporte à l’avant les moteurs et la plateforme, vers le milieu, la chaudière, puis se courbe pour recevoir le plancher de charge.
- Un embrayage permet d’utiliser 2 vitesses: 8 et 16 kilomètres à l’heure, par pignons de
- PO O O OOOO,
- >00000 o 00 00o®o<
- Fig. 3. — Chaudière Nègre
- diamètres différents calés sur le différentiel que supporte l’arbre intermédiaire.
- Les roues d’arrière sont commandées par chaînes et pignons distincts. Les roues d’avant sont directrices et guidées par un volant placé sous la main du conducteur: les bielles qui les commandent sont à déplacement angulaire variable, comme le montre schématiquement le plan, afin de donner une plus grande inclinaison à la roue qui se trouve du côté du centre de la courbe à décrire : on obtient ainsi des viragesj très doux qui se font en toute sécurité.
- A l’arrière des roues motrices, on voit, en élévation, un appareil de réglage pour la tension des chaînes : la manœuvre de 2 bou-
- lons combinés règle, en effet, simultanément la tension des chaînes des roues motrices et de l’arbre intermédiaire, par le déplacement angulaire qu’ils peuvent donner à ce dernier.
- Le conducteur dispose d’un frein triple : frein Lemoine à enroulement agissant sur l’essieu d’arrière ou sur l’essieu intermédiaire et frein à sabots, actionné par pédale, et dont on peut maintenir le serrage pendant les arrêts par le système ordinaire (frein à vis) dont la manette est placée à la droite du conducteur.
- Tout est d’ailleurs disposé bien à sa main sur la plateforme pour qu’un seul homme puisse suffire à la rigueur pour la conduite du camion. Les moteurs sont placés aux 2 extrémités avant de la plateforme afin d’en rendre l’accès très facile pour graissage, visite rapide, etc.
- Disons enfin quelques mots de la nouvelle chaudière Nègre, à production intensive. Notre schéma (fig. 3) indique qu’elle se compose d’un foyer ordinaire F, chauffé au coke, d’un corps cylindrique vertical B, entre lesquels séjourne l’eau et la vapeur, le tout recouvert d’une double enveloppe C et D entre lesquelles courent les spires d’un serpentin unique s s s, dont le rôle est d’accroître sensiblement la rapidité de production de vapeur, en amenant à la chau-\ dière de l’eau préalablement chauffée par les gazchaudsdanscette sorte« d’économiseur».
- Voici comment fonctionne cette chaudière : A l’allumage, le régistre R est ouvert (vertical) et les produits de la combustion s’échappent directement dans l’at-mcsphère par la cheminée.
- Lorsque le feu de coke est bien prU, on ferme le registre R et les gaz chauds sont forcés de traverser les trous ronds 00 et de circuler dans la double enveloppe tout autour du tuyau serpentin, en suivant le chemin indiqué par les flèches pour se rendre finalement à la cheminée.
- Quant à l’eau d’alimentation, elle circule en sens inverse ; refoulée par la pompe alimentaire dans le haut du serpentin en st elle suit toutes les sinuosités de celui-ci, s’enrichissant progressivement des calories abandonnées par les gaz de plus en plus chauds qui l’entourent pour pénétrer finalement dans le haut du corps cylindrique à la hauteur des tubes renversés // qui sont soumis directement àVaction. Des flammes s’échappant du coke disposé sur la grille
- On obtient ainsi une vaporisation très intense qui n’est pas moindre de 6 k. 3 de vapeur pour 7 kilos de coke avec production totale à l’heure de 280 kilos de vapeur à 14 kilos de pression.
- Une bâche de 500 litres fournit l’eau nécessaire à deux ou trois heures de marche environ.
- C’est avec ce puissant engin de produc-
- p.693 - vue 694/833
-
-
-
- 694
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tion de vapeur, travaillant très économiquement dans les 2 moteurs en compound, que M. Nègre arrive à disposer d’une force motrice considérable permettant de parcourir les routes dans d’excellentes conditions avec 1.000 kilos de charge. Quant aux coups de collier sur les rangées, ils seront très facilement produits par l’action directe de la vapeur vive dans chacun des 2 moteurs, obtenue par la simple manœuvre d’un robinet à 4 voies, comme nous l’avons dit plus haut.
- Paul SARREY.
- Le Concoers de la « Locomotion Automobile »
- Etude sur les mémoires récompensés
- {Suite, voir le n° 4t.)
- Voici maintenant ce que propose M. Vi-don fils. C’est encore une formule de classement relative uniquement à un concours de côtes.
- Continuer les courses qui sont un spectacle pour le public, mais ne fa:re compter comme temps que les montées, sans tenir compte des paliers et des descentes. En effet la valeur de la voiture ne s’affirme que dans les côtes ; en palier et en descente le moteur 11’est plus rien, la vitesse ne dépend que de l’habileté ou de l’audace du conducteur. Maintenant vous me direz qu’il y a deà rampes de diverses pentes, c’est bien facile d’en tenir compte.
- Supposons une rampe de 12 0/0 pendant
- 1 000 mètres, je fais le décompte ainsi. Une voiture l’a franchie en 4 minutes, ce qui fait du 15 à l’heure. J’établis le compte ainsi 15 X 12 = 180 X 1 000 = 180 points; si la rampe n’a que 600 mètres 15 X 12 = 180 X 6cm = io8 points; si une autre voiture a mis 3 minutes seulement, son compte sera de 20 à l’heure, soit 20 X 12 = 240 X 1 000 = 240 points, et sur 600 mètres 20 X 12 = 240 X 600 = 144 points; on totalise toutes les rampes de la course et la voiture qui a le plus de points est classée première.
- * *
- M. Briot a très complètement étudié cette question du concours. Il a eu la bonne idée de proposer un type de règlement pratique au lieu de se borner à des considérations générales sur ce qu’il faudrait faire. Si ce règlement 11’est pas complet, il présente du moins une base de discussion bien nette.
- Un concours d’automobiles, pour être utile et bon, doit mettre en lumière les machines les meilleures, celles qui répondent le mieux aux besoins du public.
- Or, jusqu’ici on a récompensé la vitesse : l’affiliation étroite de l’industrie des voitures mécaniques à,l’industrie v.élocipédique, la vogue énorme des courses de bicyclettes dans les dernières an-
- nées, ont sans doute conduit naturellement à l’organisation de courses d’automobiles. Les premières de ces courses furent utiles en attirant l’attention sur une industrie naissante et en donnant la mesure de ses forces. Aujourd’hui de telles courses sont une absurdité.
- La traction des poids lourds mise à part, le problème poursuivi par l’industrie des voitures mécaniques peut en effet s’énoncer ainsi : construire des véhicules capables de rendre, sans moteur animé, les service que l’on demande habituellement au cheval de trait léger. Ces véhicules doivent donc, chargés de trois ou quatre personnes, gravir les côtes qui se présentent sur nos routes, être solides et ne pas être plus exposées aux accidents que le cheval, être économiques. La vitesse de ces véhicules doit être au moins celle du cheval, 12 kilomètres à l’heure, mais il est tout naturel de chercher à obtenir 20 kilomètres ou même 30 kilomètres à l’heure, seulement c’est là une limite supérieure, car nous ne pensons pas qu’une vitesse plus grande puisse être tolérée et pratiquée sur la voie publique sans occasionner de fréquents et terribles accidents. En un mot, la vitesse des voitures automobiles doit être limitée.
- Il est donc absurde de récompenser une voiture par ce qu’elle atteint une vitesse fantastique qui ne saurait être mise en pratique. Nous sommes bien avancés d’apprendre qu’avec un escadron de chevaux-vapeur montés sur quatre roues on a fait du cinquante à l’heure ! Nos locomotives font de plus grandes prouesses tous les jours en remorquant les tonnes par centaines.
- Plus tard, lorsque l’Etat ou de grandes Compagnies nous auront dotés de routes spécialement réservées aux automobiles, on pourra sans doute aborder les grandes vitesses ; à ce besoin nouveau l’industrie répondra par des voitures nouvelles, mais pour l’instant nous devons nous en tenir à des vitesses inférieures à 30 kil.
- Cependant le public ne s’intéressera vraiment à un concours que s’il voit les voitures en marche ; c’est bien naturel. Nous croyons aussi que l’exécution de longs parcours comme Paris-Marseille, Paris-Bordeaux, etc., frappe l’imagination de la foule et excite sa curiosité. Il 11e convient donc pas de les supprimer, il faut seulement imposer aux concurrents une vitesse déterminée. Le programme du concours doit annoncer : la vitesse moyenne désirée en palier et aux côtes, et la vitesse maxima exigée.
- Il faut aussi fixer une limite au poids des voitures admises à concourir. De préférence on fixera le poids maximum par essieu ou par roue.
- La longueur et la largeur des véhicules doivent aussi être limitées par les programmes ; on leur imposera également de pouvoir décrire un tournant de rayon donné.
- La longueur maxima doit être telle qu’une voiture de quatre essieux (par exemple un véhicule comportant un tracteur) soit admise au concours. En voici les raisons : Un tel véhicule n’est pas plus encombrant qu’une* hippomobile actuelle, à condition d’avoir le même tournant et pourquoi le chauffeur n’aurait-il pas droit à la même place
- p.694 - vue 695/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 695
- qu’un cocher? Le système du tracteur, si décrié, - nous paraît cependant intéressant et digne d’ètre encouragé. On lui reproche de diminuer l’adhérence des roues motrices, mais est-il prouvé qu’il y ait intérêt à toujours augmenter celle-ci? S’il en était ainsi le modèle classique de la bicyclette serait depuis longtf mps abandonné par lescoureurs, car leur poids porte également sur les deux roues ; l’adhérence de deux roues de locomotive sur un rail suffit à remorquer des poids ' onsidérables et les ingénieurs des chemins de fer ne paraissent pas s’en émouvoir. Charger le moteur d’un véhicule sur des essieux spéciaux c’est se donner le moyen d’employer un moteur puissant, confortable, d’un poids suffisant et dont toutes les parties s’étaleront à l’aise dans l’espace voulu ; de leur côté les voyageurs seront plus au large ; c’est donc une solution assez rationnelle.
- Classement des voitures. —Pour être récompensée une voiture devra exécuter le parcours imposé avec une correction parfaite; tout retard, tout arrêt involontaire dans la marche, causés par -un accident à la voiture constituent des fautes. Pour plus de simplicité nous allons donner un exemple de règlement pour une course Paris-Marseille par exemple (on peut conserver à ce genre d’épreuves le titre de course).
- Chaque concurrent fournira deux personnes : i° Un conducteur du véhicule; 20 Une personne agréée par le jury pour faire fonction de contrôleur sur une voiture autre que celle du constructeur qui l’a choisi.
- Le jury après un essai préalable des véhicules établira un premier classement d’après le plus ou moins de confortable des voitures, leur aspect, et l’absence plus ou moins complète de trépidations.
- Chaque voiture recevra et portera un numéro très apparent indiquant l’ordre de départ.
- Les routes suivies par la course seront toutes kilométrées.
- Chaque conducteur recevra tous les matins un tableau de marche indiquant l’heure prévue pour son passage à chaque borne kilométrique. 11 aura droit a une avance ou à un retard de 3 minutes sur l’heure indiquée. Le départ aura lieu dans l'ordre des numéros de 3 en 3 minutes.
- Lorsqu’une voiture n’aura pas un retard de plus de 3 minutes sur son tableau de marche, inséra interdit à la voiture portant le numéro suivant de la dépasser.
- A chaque voiture il sera attribué au départ 100 000 points.
- - Des membres du jury prendront au chronomètre les heures de passage des voitures en différents points du parcours. Déduction faite des 3 minutes d’écait tolérées, on évaluera en secondes le retard ou l’avance de chaque voiture aux points de contrôle. Il sera retranché à chaque voiture un point par seconde de retard ou d’avance.
- Chaque voiture portera au moins deux personnes : un conducteur et un contrôleur; elle pourra transporter d’autres voyageurs.
- Les contrôleurs placé sur les voitures n’auront d’autre fonction que de constater. les arrêts occasionnés par le fonctionnement même de la voiture. A chaque arrêt ils dresseront un procès-
- verbal indiquant l'heure, le lieu et la cause de l’arrêt; ils le feront signer au conducteur de la voiture.
- Il sera déduit 500 points pour chacun de ces arrêts, sans tenir compte de leur durée ; il faut noter que celle-ci occasionnera des retards qui seront constatés aux points de contrôle.
- Le Jury statuera sur les infractions au règlement qui se produiraient.
- Lorsqu’un retard aura été constaté à une station de contrôle, les membres du jury présents modifieront le tableau de.marche de la voiture, de façon qu’elle n’ait pas à rattraper son retard.
- Pour la traversée des villes, la vitesse prévue par les tableaux de marche ne dépassera jamais 10 kil. Cette allure sera prise depuis la dernière borne kilométrique avant l’entrée en ville jusqu’à la première borne après la sortie. Il y aura généralement une station de contrôle avant l’entrée en ville et quelquefois à la sortie.
- La voiture n° 1 portera des membres du jury et prendra le nom de voiture-guide.
- Dans certaines circonstances, les voitures au lieu de suivre leur tableau de marche, devront former un cortège en se suivant à 15 mètres de distance environ. A cet effet chaque voiture portera un fanion; pour former le cortège, la voiture guide ralentira et hissera son fanion, ce signal sera transmis de voiture à voiture et celles-ci serreront à la distance de 13 mètres. Quand la voiture-guide abaissera son fanion, les autres voitures agiront de même et se conformeront dès lors à leur tableau de marche modifié par le jury, s’il y a lieu.
- Ces dispositions seront prises pour la tiaversée des grands centres (Dijon, Lyon, Marseille), pour l’entrée dans les villes où l’on devra séjourner, ou lorsqu’un vent violent oblige à réduire l’allure.
- Le pétrole sera distribué en certains points du parcours, les quantités non consommées seiont rendues et pesées.- On en déduira la dépense de chaque voiture en fj-ancs. . .
- Les voitures seront pesées et lestées de manière à représenter à peu près un multiple de 100 kilogs.
- A la fin du parcours on calculera en francs la dépense totale de chaque voiture.par 100 kilogrammes du poids brut. On déduira aux concurrents dix points par francs.
- Les voitures seront classées d’après le nombre de points qui .leur restera à la fin de , la course ; quand deux voitures auront le mème mombreide points, on les placera dans l’ordre.du classement-préalable. 1 .
- Remarque. — Dans ce qui précède, la dépense pour 100 kilogrammes de poids brut intervient? seule ; dans ces conditions les concurrents n’auront pas intérêt à employer des.moteurs extralégers ; or, c’est là croyons-nous, un des défauts des automobiles actuelles et cette considération» nous a guidés dans la rédaction des articles. Mais nous nous gardons bien de considérer ses dispositions comme définitives. Nous croyons, au contraire, que les conditions, du concours doivent être sans cesse modifiées. Avant de les publier, le jury se pénétrera des besoins de l’industrie et s’efforcera de donner à celle-ci une direction utile. Ainsi, dans certains concours on fera, intervenir la dé- .
- p.695 - vue 696/833
-
-
-
- 696
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- pense pour ioo kil. de poids utile transportés ; dans d'autres la légèreté du véhicule, etc., etc. D’ailleurs on pourra toujours encourager certaines qualités des voitures en leur attribuant des prix spéciaux : prix d’élégance, prix de commodité, prix à la voiture qui donnera le moins de trépidations, etc., etc. De la sorte, croyons-nous, les courses d’automobiles seront vraiment utiles à l’industrie en favorisant les perfectionnements des voitures à pétrole.
- * *
- Nous citerons encore quelques extraits de concurrents ayant imaginé des examens plutôt que des concours. Mais rien n’empêche en effet de supposer qu’à côté du concours proprement dit, on tienne compte des qualités de facture du mécanisme ou de la voiture. N’y a-t-il pas déjà eu d’ailleurs des concours d’esthétique ?
- M. Paillet écrit :
- On abuse un peu aujourd’hui des courses de vitesse, et leur résultat pratique n’apparaît pas très bien aux yeux de qui n’a pas uniquement en vue « le Sport ». Elles sont surtout une excellente occasion de réclame pour la maison dont telle voiture sera arrivée première, et l’on se garde bien de faire remarquer que telle autre voiture de la même maison, identique à la première, a été arrêtée en route par un accident quelconque provenant d’un défaut de construction. De sorte que le public un peu superficiel, assourdi par une tapageuse réclame faite autour de cette victoire, n’est pas loin de conclure radicalement qu’il a affaire à la meilleure maison d’automobiles. Il faut bien l’avouer, il y a dans les courses de vitesse une grande question de chance : il y a tant d'imprévu, tant de petits accidents que le chauffeur est impuissant à éviter à cause de sa vitesse, que la voiture classée première ne le doit généralement pas à son seul mérite. Par conséquent ce n’est pas sur de telles épreuves qu’il faut asseoir son jugement.
- Il convient d’abord de diviser les automobiles en plusieurs classes dont la distinction a d'ailleurs été faite depuis longtemps.
- En première ligne les naotocycles, dont la définition donne lieu à tant de chicanes, et pour lesquels le besoin de confort ne se fait pas trop sentir.
- Pour les motocycles on pourra conserver les courses de vitesse qui ont dans ce cas l’avantage d’inciter les constructeurs à faire léger en même temps que solide, ces deux conditions étant inséparables d’une grande vitesse et d’un long parcours mené à bonne fin.
- Viennent ensuite les voitures proprement dites à trois, quatre ou six places qui conviennent au tourisme aux excursions de longue haleine, à la circulation dans les villes. Là, les conditions sont tout autres.
- Plus de vitesses exagérées ni de voitures rudimentaires réduites à leur . châssis et leurs roues. Il faut ici un certain confort, une grande facilité
- et une grande souplesse dans la marche, une action sûre du moteur et des ralentissements de vitesse aussi prononcés qu’il peut être nécessaire dans des passages dangereux ou des rues très encombrées. Le moteur devra être autant que possible silencieux et inodore.
- C’est sur ces qualités en même temps que sur l’esthétique de la voiture que l’on devrait juger ce genre d’automobiles.
- Le concours comprendrait un parcours, sur lequel les obstacles seraient distribués comme ils peuvent l’être dans des rues très encombrées, comprenant pavé et asphalte, même un sol glissant pour juger de la résistance au dérapage. Ce parcours devrait être effectué dans un temps fixé correspondant à une vitesse moyenne de 8 à io kilomètres à l’heure. Un coefficient serait donné aux diverses qualités dont ferait preuve la voiture dans cette partie du concours. Un autre serait affecté à un parcours sur route avec une vitesse fixée de 25 à 35 kilomètres au maximum et daus lequel serait examinée la régularité de marche et la stabilité de la voiture. Enfin un autre coefficient coterait l'élégance, la construction plus ou moins soignée de la caisse et le confort qu’elle présente.
- De ces différentes épreuves résulterait un classement qui désignerait les voitures pratiquement les meilleures et serait à mon avis, le seul rationnel.
- Pour la 3* classe, celle des poids lourds, une autre question entre en jeu ; c’est le prix de revient. Ces véhicules sont destinés à des usages industriels : transports publics de voyageurs, transport de marchandises, etc., et le prix de la tonne-kilomètre ou du voyageur-kilomètre, prend une importance capitale. Mais il y a d’autres considérations et, pour le transport des voyageurs, par exemple, ou le service postal, la rapidité de la marche entre en ligne décompté. Les concours comprendrait donc un parcours, assez long pour pouvoir donner une moyenne de résultats, effectué avec une vitesse maxima donnée, environ 15 kilomètres pour les transports de voyageurs, successivement à pleine charge et à charge réduite. Pour les marchandises, même chose, mais il n’y aurait plus lieu de tenir compte du confort comme dans l’autre cas. Un coefficient spécial avantagerait les majorations de la vitesse qui pourrait être portée jusqu’à 30 kilomètres, pour les transports de voyageurs, et enfin les prix de revient par voyageur ou tonne-kilomètre donneraient lieu à une cote. De toutes ces cotes avec leurs coefficients suivant la destination du véhicule, résulterait un classement évidemment plus logique que de faire effectuer une sorte de course au clocher par une foule de véhicules n’ayant absolument de comparable que d’être montés sur roues et d’a-vançer tout seuls.
- *
- * *
- Dans le même ordre d’idées voici quelques passages du mémoire de M. Courtois.
- Pour remplacer les courses de vitesse, cause de trop d’accidents, il faut logiquement se livrer à la recherche d’un genre d’épreuves pouvant offrir
- p.696 - vue 697/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 697
- les mômes données sur la résistance du véhicule et la régularité de fonctionnement du mécanisme.
- Il semble que l’action consistant à faire gravir une longue rampe avec le maximum de charge, à toute une série de véhicules, est de nature à fournir à ce sujet beaucoup de renseignements.
- En effet, sur une forte rampe et pour vaincre l’inertie découlant du cycle à quatre temps, le moteur doit, étant démultiplié, fonctionner à très grande vitesse. Cette dernière condition a donc beaucoup de rapports avec la course rapide en palier et, de plus, le véhicule étant chargé au maximum tous les organes ont à subir les plus grands efforts, principalement si le terrain, choisi à dessein, n’est pas des plus propres au roulage.
- Après une dizaine de montées et de descentes, effectuées sans interruption, un jury constaterait s’il n’y a pas échauffement exagéré des organes, grippages, etc. En outre, comme il faut proscrire tout dispositif adopté seulement pour le concours, des délais seraient exigés afin de juger si les systèmes concurrents conservent, en permanence, tel mode mis à contribution pour l’épreuve primée.
- Enfin la côte choisie devrait être la plus longue possible, de roulage médiocre et la plus éloignée que l’on trouverait du siège des principales maisons, c’est-à-dire de Paris. Les concurrents s’y rendraient par la route et les circonstances en seraient contrôlées, d’où épreuve préparatoire.
- On pourrait naturellement essayer les véhicules sous un hall, à l’aide du frein et vérifier la consommation, mais on manquerait là du facteur apporté par le terrain, c’est-à-dire les cahots et leur répercussion en chocs de toutes sortes.
- La course sur rampe, forcément plus lente, de nature à ne pas apporter de troubles dans les villes et villages, semble donc un moyen apte à remplacer la course de vitesse, puisque le moteur arrive à posséder plus de rapidité qu’en palier et, qu’en outre, la descente, qu’elle soit vite ou lentement effectuée, constitue un facteur sur le bon fonctionnement du frein et la résistance des roues.
- (A suivre) X.
- Conservatoire National fles Arts et Métiers
- Cours publics et gratuits, année 1898-1899
- Géométrie appliquée aux arts. — M. A. Laus-sedat, professeur; M. P. Haag, professeur suppléant ; les lundis et jeudis, à 9 heures du soir.
- Géométrie descriptive — M. E. Bouché, professeur : les lundis et jeudis à 7 h. trois quarts du soir.
- Mécanique appliquée aux arts. M. J. Hirsch, professeur : les lundis et jeudis, a 7 h. trois quarts du soir.
- Les transpor ts mécaniques sur voies de terre et voies navigables. — Moteurs à gaz et à pétrole.— Automobiles pour poids lourds, pour poids moyens ; motocyeles ; vélocipèdes. — Traction mécanique sur les rivières, sur les canaux; machines marines.
- Constructions civiles. — M. J. Pillet, professeur : les lundis et jeudis, à 9 heures du soir.
- Physique appliquée aux arts. — M. Violle, professeur : les lundis et jeudis, à 9 heures du soir,
- Electricité. — Lois fondamentales des phénomènes électriques et magnétiques. — Instruments de mesure. — Générateurs, accumulateurs et transformateurs. — Transport de l’énergie. — Télégraphie. — Téléphonie. — Oscillations électriques. — Eclairage. — Galvanoplastie.
- Electricité industrielle. — M. Marcel Deprez, professeur : les mercredis et samedis à 7 h. trois quarts du soir
- Etude des lois fondamentales de l’électricité et du magnétisme au point de vue spécial de leur application à l’industrie. — Lois de la transmission de l’énergie sous toutes ses formes au moyen de l’électricité. — Appareils destinés à la mesure des grandeurs électriques. — Théorie générale des machines destinées à produire un courant électrique au moyen d’un travail mécanique ou inversement
- Chimie générale dans ses rapports avec l’industrie. — M. E. Jungfleisch, professeur : les mercredis et samedis à 9 heures du soir.
- Chimie organique. — Généralités sur les composés du carbone ou composés organiques : Principes immédiats des êtres vivants ; principes immédiats artiûciels.— Méthodes générales.— Classifications. Notions analytiques. — Histoire particulières des substances organiques les plus usitées : Carbures d’hydrogène, alcools, éthers, phénols, aldéhydes, acides, matières azotées, corps à fonctions mixtes ; leur production, leurs propriétés, leurs réactions et leurs applications.
- Chimie industrielle. — Une affiche spéciale annoncera l’ouverture des cours.
- Métallurgie et travail des métaux. — M. U. Le Verrier, professeur : les mardis et vendredis à 7 h. trois quarts du soir.
- Propriétés des différents métaux et alliages métalliques. — Affinage des métaux. — Emploi des métaux dans l’industrie et spécialement dans la. construction des machines.
- Chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique et de la verrerie. — M. V. de Luynes, professeur : les lundis et jeudis à 7 h trois quarts du soir.
- Chimie agricole et analyse chimique. —
- M. Th. Schlœsing, professeur, M. Th. Scnlœsing fils, professeur suppléant: les mercredis et samedis à 7 h. trois quarts du soir
- Agriculture. — M. L. Grandeau, professeur: les mardis et vendredis à 9 heures du soir.
- Filature et tissage. — M. J. Imbs, professeur : les mardis et vendredis à 7 h. trois quarts du soir.
- Economie politique et législation industrielle.
- — M. E. Levasseur, profossour: les mardis et vendredis à 7 h. trois quarts du soir.
- ..L’influence des moyens de communication —
- Le commerce et le tarif des douanes.
- Eoonomie industrielle et Statistique. — M. André Liesse, professeur: les mardis et vendredis à 9 heures du soir.
- Art appliqué aux métiers. — Une affiche spéciale annoncera l’ouverture du cours.
- Droit commercial. — M. E. Alglave, chargé de cours : les mercredis à 9 heures du soir.
- Les sociétés commerciales et particulièrement les grandes Sociétés anonymes. Leur historique. Leur rôle dans le mouvement industriel contemporain.
- Economie sociale. — M. P. Beauregard, chargé de cours : les samedis à 9 heures du soir.
- L’Economie Sociale : but, procédés.
- Législation du salaire et dû contrat de travail.
- — Droits communs et privilèges. — Délais de prévenance. — Rupture du contrat. — Marchandage.
- — Truck system. — Conseils de Prudhommes. — Protection du salaire. — Saisie des salaires et Ho-mestead. — Protection des femmes et des enfants. - Réglementation du travail. .— Accidents. —
- Grèves, conciliation et arbitrage. — Le placement.
- — Syndicats professionnels, unions de syndicats.— Bourse de travail.
- p.697 - vue 698/833
-
-
-
- 698
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Locomotion automobile dans l’air
- Sur quelques aéroplanes {Suite. Voir les numéros précédents)
- Pènaud
- latin
- Tatin et Richet
- Langley
- ASPECT GÉNÉR1L UES AÉROPLANES UÉCR1TS
- Nous nous sommes peut-être un peu étendu sur la description des machines que nous voulons comparer, mais il nous a semblé que le lecteur, en se rendant à peu près compte de ce qu’étaient ces machines, verrait plus clairement l’importance de ce que nous allons lui signaler maintenant.
- Les figures ci-contre donnent d’ailleurs une idée suffisante de l’aspect général de ces appareils.
- Comparaison. — Le plus grand poids transporté à la plus grande vitesse est évidemment un desideratum ; mais la plus faible dépense de force
- p.698 - vue 699/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 699
- motrice en est, non moins évidemment, un autre ; il y a donc lieu, pour nous rendre compte de la valeur de chaque appareil à ces points de vue, les
- PV
- seuls pratiques, de considérer le rapport ——
- dans chaque cas à étudier : P étant le poids transporté.; V la vitesse de ce transport; et T le travail dépensé par seconde.
- Nous aurons ainsi le premier tableau suivant dans lequel le plus gros chiffre sera le plus avantageux puisqu’il indiquera un diviseur plus faible proportionnellement aux deux autres facteurs :
- INDICATION DES MACHINES P V ~Y
- Penaud 1871 . . . . Tatin 1879 Langley 1896 .... Richet et Tatin 1896 . c 35 4, 80 1, 86 5, 61
- Remarquons que le petit chiffre obtenu par l’appareil Pénaud est excusable, vu l’extrême petitesse de cette machine; puis enfin, il ouvrait la voie, il fut le premier.
- Ces appareils étant assez différents les uns des autres, il nous a paru intéressant de rechercher aussi, pour chacun d’eux, ce que coûtait, en force motrice, le transport d’un kilog. àV mètre dédisse
- tance, c’est-à-dire la valeur de _______ et nous
- P V
- trouvons ce second tableau :
- DÉSIGNATION DES MACHINES T Tv
- Pénaud 1871 . . . . O, kgm. 74O
- Tatin 1879 O, » 208
- Langley 1896 . . O, 535
- Richet et Tatin 1896 . 0, » 178
- i i
- Dimensions relatives des quatre appareils
- Ce sont toujours, comme on devait s’y attendre, les deux mêmes machines qui sont les plus désavantageuses. ..
- Recherchons maintenant, sur toutes, un chiffre intéressant à connaître, savoir : comment la force motrice dépensée étai';-elle répartie entre la sus-tention et la translation ?
- Nous désignons par travail de sustention celui qui est nécessaire pour qu’à la vitesse obtenue, le poids total soit supporté ; il suppose l’emploi d’un plan idéal, sans épaisseur, n’éprouvant pas de résistance de frottement, dépourvu de tous accessoires et ayant cependant le poids de l’appareil complet. Quant au travail de translation, c’est ce^ lui qui est nécessaire pour que la partie matérielle de l’appareil puisse traverser l’air ; il comprend les différentes résistances à la marche suivantes ; du corps principal, de l’épaisseur des plans sus-tenteurs, de la queue, des haubans, etc., et aussi la perte due au recul des hélices ; c’est donc en un mot, la résistance à la translation de tout l’appareil considéré comme un projectile traversant
- un fluide et sans qu’il soit tenu compte de sa pesanteur, mais seulement de son déplacement.
- Nous avons déjà désigné par J1 le travail total dépensé ; nous désignerons donc maintenant par T le travail de sustention et par T” le travail de translation.
- Il est d’abord évident que le travail de sustention T’ ~ P V sin a, puisque la résistance est normale au plan et que ses deux composantes, l’une verticale, l’autre horizontale, sont dans le rapport :
- Cos a
- ------- 5
- Sin a
- le travail de translation sera donc T” — T — T\ Mais si nous connaissons a pour trois de nos machines, nous ne le connaissons pas pour celle de M. Langley; force nous sera donc de l’évaluer d’après les données que nous possédons ; nous lui avons déjà concédé un poids peut-être un peu plus fort que son poids réel; c’est que sa dépense de force motrice nous avait paru bien excessive ; nous lui ferons certainement une nouvelle con-
- p.699 - vue 700/833
-
-
-
- 700
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- cession en admettant que, dans sa machine, l’air était attaqué sous une ouverture d’angle égale au i/io de la largeur du plan sustenteur, ou a = 5040’ (ce serait de quoi supporter beaucoup plus que le poids que nous lui avons attribué); la sustension paraîtra ainsi avoir dépensé beaucoup, mais par contre T”’ sera sensiblement diminué, tout en restant énorme, comme on va le voir.
- Notons aussi que la relation de son expérience dit que l’appareil s’est élevé à environ 25 mètres de hauteur pendant sa course ; elle nous apprend aussi que le départ avait lieu à une altitude de 20 pieds, soit 6 métrés ; donc l’appareil, outre le travail dépensé pour son vol, a dû fournir pour cette ascension de 25 — 6=19 mètres, un travail de 19 fois son poids-mètre en 90 secondes ou 266
- 14 X 19 = 266 kgm. et-----=2,95 soit 3 kgm. par
- seconde que nous ajouterons à son travail de sus-tention, afin de ne pas trop charger son travail de translation.
- Nous pouvons maintenant établir le tableau suivant, auquel nous ajoutons une colonne indiquant combien 0/0 du travail total a été employé à la translation.
- MACHINES T" — P V sin a r”= t— t V ~Y
- Penaud. Tatin . Langley . R. et T. . 0, 0064 lt 44 u. 29> 5 0, 0256 I, 56 58, 7°> 5 0,80 0,52 °> 77 0,70
- Ainsi la quantité de travail dépensé pour la translation, sans être proportionnellement la même pour ces quatre machines, est cependant du même ordre de grandeur; pourtant, il est juste aussi de tenir compte des vitesses obtenues, et celles-ci sont très différentes, comme nous l’avons vu plus haut; alors qu'elles auraient du être sensiblement proportionnelles aux chiffres de la dernière colonne du tableau ci-dessus; aussi, pour nous rendre un compte exact de la plus ou moins bonne utilisation du travail dépensé, nous a-t-il semblé bon de rechercher combien il aurait coûté à chacun de ces appareils pour transporter 1 kilog. à la distance de 1 mètre et à la vitesse, égale pour tous, de 1 mètre par seconde ; or, comme nous savons que les résistances éprouvées sont proportionnelles au carré de la vitesse, nous n’aurons qu’à diviser le travail total T dépensé par seconde par le poids P de l’appareil et par V% carré de la vitesse obtenue; nous aurons ainsi des éléments comparables et nous pourrons nous rendre compte du degré de perfection de chaque appareil et des progrès réalisés.
- Nous exposons ces valeurs dans le tableau suivant qui est, en quelque sorte, la conclusion de ces analyses.
- On pourrait encore, au moyen des chiffres dont nous disposons, dresser quelques autres tableaux tels que : poids disponible par cheval-vapeur à
- telle ou telle vitesse, etc., etc., mais cela deviendrait presque fastidieux.
- DÉSIGNÂT ION DES MACI1INFS T
- P P 2
- Penaud . . . . 187 1 0kgin. 2740
- Tatin OO O » 0269
- Langley .... 1896 O » 0335
- Richet et Tatin. 1896 O » OI I I
- Nous avons dit que nous ne parlerions pas des machines n’ayant pas volé ; mentionnons cependant celle de M. H. Maxim à cause de l’importance de cette construction : 8 000 livres anglaises et 300 chevaux de force. C’est, selon nous, une machine à refaire, sauf le moteur.
- Dans tout cela, beaucoup d’efforts, mais le résultat final n’est pas encore obtenu ; pourtant le fruit semble bien près d’être mûr, qui le cueillera ?
- (A suivre). V. TATIN.
- CommDDieatiODS officielles lia Touring-Ciab
- Mercredi, séance du Conseil d’administration du Touring-Club.
- Le Conseil a fixé l’ordre du jour de l’assemblée générale qui se tiendra le jeudi 8 décembre dans la salle de la Société de Géographie.
- Il a adopté les termes :
- i° De deux lettres au ministre des travaux t publics, la première au sujet du transport des motocycles et de la création d’un tarif spécial à ces appareils.
- La seconde au sujet du nouveau tarif G.V. 8 (tarif réduit en faveur des membres des sociétés cyclistes voyageant en groupe), ^présenté à l’homologation de l’administration supérieure par la Compagnie P.L.M.;
- 20 D’une lettre au ministre des affaires ..étrangères au sujet des nouvelles formalités douanières suisses.
- *
- * *
- Le Conseil a déterminé ensuite les conditions de fonctionnement de la « Caisse de Secours aux Cantonniers ».
- Cette caisse sera alimentée : i° par les Crédits votés par le Touring-Club ; 20 par des dons.
- Une carte spéciale mentionnant leur qualité sera délivrée aux donateurs, qui prendront le titre de :
- (A) Membres souscripteurs (cotisation an-
- < nuelle de cinq francs) ;
- (B) Membres fondateurs (versement de
- cent francs, une tois payés) ;
- (C) Membres bienfaiteurs (versement de
- I___,_i$ cinq cents francs, une fois payés).
- p.700 - vue 701/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 701
- Le Touring Club reçoit de tous les ingénieurs et agents-voyers en chef des félicitations et des remerciements au sujet de la création de la Caisse de secours aux cantonniers.
- Cette mesure est portée partout à la connaissance de ces derniers par voie d’ordre du jour.
- Sur la proposition des ingénieurs en chef et agents-voyers en chef, le Conseil décide l’inscription du Touring-Club en qualité de membre bienfaiteur des sociétés de secours mutuels aux cantonniers des départements suivants :
- Drôme, Loire, Indre, Nièvre, Tarn, Seine-Inférieure, Ardennes, Vienne, Eure, Haute-Saône.
- Le baron de Zuylen, président de l’Automobile Club, s’est fait inscrire en qualité de membre bienfaiteur de la « Caisse de Secours aux Cantonniers » crée par le T.C.F.
- Se sont fait inscrire en qualité de membres fondateurs de la Caisse de Secours aux cantonniers, dont le Touring Club a pris l’initiative, ainsi que nous l’avons plusieurs fois annoncé :
- MM. de Dion et Bouton ;
- Gariel, membre du Conseil d’administration ;
- E. Tillier, membre à vie ;
- Le baron Rogniat, président de la Société « L’Automobile » ;
- La Chambre Syndicale de l’Automobile ;
- *
- * *
- Secours délivrés depuis le 18 octobre
- Veuve Saint-Saens. — Le rmri bon cantonnier a succombé aux suites d’une longue maladie, 4 petits enfants. 50 fr. »
- Victor Prudent, grièvement blessé. 40 »
- Ducreux, cantonnier chef, a perdu coup sur coup, deux enfants, un troisième gravement malade. 50 »
- Veuve Chalier. — Le mari chef-cantonnier, décédé récemment laissant huit enfants dont un estropié 50 »
- Philippe (Félix), œil droit crevé par
- un éclat de pierre, à l’hôpital. 20 »
- Lévesque, aimant sa route, tout dévoué aux « touristes » ; salaire mensuel 53 francs. A femme et dou^e enfants. 50 »
- *
- * *
- Le Conseil a voté les allocation;: et subventions suivantes :
- 500 francs en faveur du Syndicat d’initiative des Pyrénées-Orientales pour contribuer à l’établissement d’une route menant au Canigou;
- 300 francs pour participation du Touring-Club dans les travaux de réfection du che-
- min ordinaire n° 1 de Paramé à Saint-Méloir (Ille-et-Vilaine);
- 350 francs pour amélioration de la route n° 6 entre la Tour-du-Pain et Cessieu (Isère);
- 600 francs pour réfection de la piste cyclable établie le long de la route de Laon à Soissons et détruite dernièrement par des troupes de cavalerie;
- Et pour terminer, le Conseil a décerné une médaille en vermeil à M. Samson, délégué à Rouen pour l’établissement de la carte des environs de Rouen, et à M. Johan Rahnsen, délégué principal pour la Hollande, et a voté enfin de nombreuses gratifications à des gardes-barrières et cantonniers qui se sont signalés par leur obligeance et le bon entretien de pistes cyclables.
- L’automobile Club de Dijon
- Le club automobile, qu’un certain nombre de chauffeurs dijonais avaient rêvé de créer, existe enfin. Il a déjà recruté trente adhérents, parmi lesquels des chauffeurs réputés comme MM. Chesnay, de Felletans, Fournerie, etc.
- On parle déjà d’une grande épreuve, qui serait organisée l’an prochain.
- L’automobile Club de Suisse
- Au moment de la distribution des récompenses de la course Genève-Meillerie, M. Terond, pié-sident du jury de la course, après avoir félicité lps concurrents, ajoutait :
- • « Il est à souhaiter que les premiers efforts de l’automobile en Suisse, dus à l’initiative de M. Cuenod, soient consacrés par la fondation d'un club automobile. »
- C’est chose décidée aujourd’hui. L’Automobile Club de Suisse va bientôt exister. Il aura son siège dans le parc des Eaux-Vives.
- M. Cuenod a accepté les fonctions de vice-président de l’A. C. S.
- L’Automohilismu aa Cap
- Les Allemands viennent de créer au Cap une société de construction d’automobiles qui fera aussi la vente et la location.
- La nouvelle Société The South african motor Car Co, a déjà construit et expérimenté un omnibus à pétrole à moteur de 9 chevaux et contenant onze personnes. Cette première expérience n’a cependant pas donné toute satisfaction ; sur la route de Cape Town à Caledon, l’automobile n’ a pu monter qu’avec difficulté les côtes rencontrées qui atteignaient, paraît-il, 13 0/0, et à deux reprises, les vovageurs ont dû descendre pour permettre à la machine d’avancer. Celle-ci a dû stopper trois fois pour changer l’eau des réfrigérants qui s’était trop échauffée.
- Les direeleurs de la Société, so sont déclaré satisfaits des résultats, et ils ont l'intention d’établir ainsi des services réguliers partout où ils entreverront une chance de succès.
- En dehors de son agence de Cape Town, la société possède un atelier de réparations. Les voitures sont garanties cinq ans.
- p.701 - vue 702/833
-
-
-
- 702
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Petites Mies
- Un défi
- M. Jenatzy, le constructeur bien connu des fiacres élecriques de la G.G.T.A., lance un défi sur une heure à n’importe quel véhicule automobile.
- Le véhicule qu'il mettrait en ligne sera muni de roues très petites calées directement sur l’induit du moteur électrique, et munies de gros pneumatiques. Comme la vitesse de rotation de cet en luit est de 1 500 tours à la minute, M. Jenatzy espère atteindre la vitesse de 80 à 90 kilomètres à l’heure.
- Il reste à savoir où cette course pourrait se faire sans danger.
- Puisque nous parlons de M. Jenatzy, annonçons que ce constructeur va livrer, d’ici à la fin de l’année, à la Compagnie, une trentaine de fiacres élec triques du même système que le 16 000, mais plus élégants d’aspect. Ces véhicules sont à caisse interchangeable, et seront livrés avec deux caisses, une pour l’été, l’autre pour l’hiver.
- *
- * *
- Exploits d’automobilophobes
- Une voiture automobile contenant quatre personnes revenait du Monastier au Puy. Elle arriva quand la nuit commençait à tomber.
- Tout à coup, en face de l’auberge Brive, d’Ars-sac, à une descente, l’automobile reçut une secousse formidable qui fit sursauter les voyageurs justement effrayés.
- L’un des mécaniciens, très habile du reste, porta immédiatement la main à son frein et, presque instantanément, arrêta l’automobile.
- Quelle ne fut pas la stupéfaction des quatre voyageurs, lorsqu'ils virent contre la voiture un arbre de 40 à 50 centimètres de diamètre et de 4 mètres de long qui barrait la route.
- Par chance, on s’est aperçu à temps de cet obstacle dangereux, qui avait été placé Jà par des mains criminelles puisqu’à l’aller il ne s’y trouvait pas.
- Plainte a été déposée entre les mains du Procureur de la République.
- * *
- Les motocycles sur piste
- Dimanche ont eu lieu à Lille des coursîs de motocycles dont voici les résultats :
- Motocycles, amateurs, 2 800 mètres. — lre série : 1. Pollet, 2. Delvoye. Temps : 5 m 20 s.
- 2e série: 1. Lamon, 2. Aime Accou. Temps : 5 h. 20 m.
- Finale : 1. Lamon. 2. Mme Accou, 3. Pollet. Temps : 4 m. 19 s
- Motocycles, professionnels, 2 833 mètres. — lre série : 1. Adolphe Accou, 2. Osmont. Temps :
- 5 m. 43 s.
- 2e série: 1. Marcellin, 2. Dutrieu. Temps : 5 m. 47 s.
- 3’ série : 1. Courbe, 2. Sylvùre Accou Temps :
- 5 m. 46 s.
- Finale : L Courbe, 2. Marcellin, 2 A. Accou. Temps : 5 m. 47 s. Gagné sur le poteau.
- Match de tandems mixtes à pétrole. — lre manche, 6 090 mètres : 1. team Dutrieu, 2. team Accou. Temps 6 m. 56 s. Gagné d’un demi-tonr.
- 2* manche:!, team Dutrieu, 2. team Accou. Temps : ü m. 56 s.
- En remplacement de la course-poursuite du tandem Dutrieu contre trois motocycles, a eu lieu un: Match entre Marcellin, Osmont et Courbe, sur 4 OOO mètres. — 1. Marcellin, 2. Osmont, 3. Courbe Temps :5 m. 18 s.
- Courbe est arrêté au départ par suite de la rupture de son fil d’allumage.
- Lundi s’est couru également au vélodrome un match Marcellin-Osmont sur 50 kilomètres qui ont été faits en 1 h. 6 m. 7 s. 2/5. Dans l’heure, 45 k. 290. La piste était mouillée et glissante.
- Enfin, mardi, une nouvelle réunion a eu lieu au cours de laquelle a été courue une course de motocycles sur 4 000 mètres, qui a été gagnée par Courbe en 7 m. 42 s. sur Ad. Accou, Syl. Accou et Dutrieu.
- Fournier chauffeur à New-York
- Le motocycliste français Fournier qui est depuis peu de temps en Amérique a déjà eu maille à partir avec la police. Il a été arrêté dernièrement et s’ost vu dresser procès-verbal à cause de son allure excessive en automobile, dans l’une des avenues les plus fréquentées de New-York.
- Fournier a été tout d’abord averti par un police-man à bicyclette; mais ne comprenant pas un mot dece que l'agent lui disait,il a continué son chemin; puis se rendant compte enfin de ce qu’on lui voulait, il s’est arrêté spontanément. Aucune amende ne lui a été infligée.
- *
- * *
- Le Salon du Cycle
- Le Salon du Cycle se tiendra, cette année dans la galerie des machines. Comme les autres années, il y aura une section pour les automobiles.
- *
- ¥• *
- Nice-Puget-Théniers et retour
- Pour les touristes que le parcours Nico-Castel-nane effraye, les organisateurs ont songé au parcours Nice-Puget Thôniers-Nice. La course sera une course-excursion avec arrêt obligatoire à Puget pour déjeûner. Les véhicules seront divisés en cinq parties : voitures à deux places, voitures à quatre places, voitures à six places et plus, moto-cycles pesant moins de 100 kilogs, motocycles de 10 ) à 200 kilogs. Le départ aura liou le 21 mars prochain, toutes les voitures partant ensemble.
- * *
- Tourisme automobile
- Une promenade que viennent d’accomplir avec succès le «vicomte de Fontarce et le comte de Failly.
- Partis de Paris en voiture automobile, ils ont traversé la France et la Suisse pour aboutir aux lacs de lTtalie septentrionale, par la voie du Sim-plon, dont les vingt-six kilomètres de côte très dure ont effrayé jusqu’ici les touristes.
- D’après les dires même du directeur de la douane d’lselle,au pied du versant italien du Sim-Iplon, ces intrépides chauffeurs étaient les seconds à franchir cette passe. Inutile de dire s’il fallait freiner aux descentes du Simpelnpass et bien examiner la roule aux si nombreux « tournants dangereux. »
- + * '
- Nouveaux garages
- Nous apprenons que M. A. Eldin, qui depuis longtemps représente à Lyon plusieurs maisons importantes de motocycles et d’automobiles, vient, par suite de l’extension prise par l’automobilisme dans sa région, d’ouvrir, 21, place Bellecour, un garage pouvant contenir plus de cent voitures.
- — Nous apprenons queM.E.Wells vient d’ouvrir à Poitiers un garage couvert pour automobiles. A ce garage sont attachés un dépôt d’essence pour automobiles (Stelline), huiles et graisses spéciales, et un atelier de réparations.
- Le plus, l’établissement possède une dynamo toujours prête à recharger les accumulateurs.
- * *
- Course de côtes
- Notre c infrère La France Automobile organise pour le 27 novembre prochain une course ouverte à tout véhicule actionne par un moteur mécanique. Cette course aura lieu dans la côte de Chantcloup, sur 1 820 mètres, au dessus de Carricres-sous-I’oissy.
- Le départ sera donné après le nassage à niveau du chemin do fer d’Argenteuil à Mantes; l’arrivée se fera 20 mètres après le poteau du T. C. F. Les points exacts de départ et d’arrivée seront marques par des galons placés en travers de la route.
- Les départs seront donnés à une minute d’intervalle. Le véhicule sera placé les roues d'avant sur le premier galon et sera considéré comme parti lorsque le signal lui aura été donné.
- p.702 - vue 703/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE 703
- Coquille amusante cueillie par le Vélo :
- « Le service des fiacres électriques fonctionne maintenant^ à New-York, d’une façon régulière. Les voitures sont des cabs à quatre rosses... » Assurément, il faut lire quatre roues.
- La Bourse
- Les actions do la Thomson Houston sont en baisse sensible à 1485. La Compagnie Générale de Traction n’a pas changé au cours de 113 francs.
- Les Omnibus se sont négociés aux environs de 1860 francs; les Petites Voitures ont varié de 180 à 175 francs. U Urbaine a réactionné à 95 fr.
- L’action nouvelle dos Tramways Générauæ s’est échange à 1095 francs.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Stations hivernale*» Slico, Cannes, Menton etc.
- Billets d’aller et retour collée.ifs. valables 30 jours
- Il est délivré, du 15octobre au 30 avril, dans toutes les gares du réseau P.-L-M., sous condition d’eflectuer un parcours minimum de 300 kilomètres, aller et retour, aux familles d’au moins 4 personnes payant place entière et voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3“ cl., pour les stations hivernales suivantes : Hvêres et toutes,les gares situées entre Saint-Raphaël', Vales-cure, Grasse, Nice et Menton inclusivement :
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de six billets simples ordinaires, le prix d’un do ces billets pour chaque membres do la famile en plus de trois c’est-à-dire que les trois premières personnes paient le plein tarit et que la quatrième personne et les suivantes paient le demi tarif seulement. Les demandes de ces billets doivent être faites 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- CHEMINS DE FER DE L’OUEST Billets d'aller et retour à prix réduits La compagnie, des chemins de fer de l'Ouest délivre toute l’année, de Paris à toutes les gares de son réseau (grandes lignes) et vice-versa, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 en première classe et de 20 0 0 en deuxième et troisième classe sur les prix doublés des billets simples à place entière.
- La durée do validité de ces billets ost fixée ainsi
- qu’il suit :
- De 1 à 30 kilomètres .......... 1 jour
- De 31 à 125 — 2 —
- De 126 à 250 - 3 —
- Pe 251 à 400 — 4 —
- De 401 à 500 — 5 —
- Do 501 à 600 — 6 —
- Au-des.de600 — ...... 7 —
- Les délais indiques ci dessus ne comprennent pas les dimanches et jours de fête. La durée des billets est augmentée en conséquence.
- Accessoires Automobiles
- RÉGULATEUR WOLF F S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 francs ; franco 0 fr. 25 en sus
- \
- * *
- INDICATEUR DE PENTES Pour voitures, 30 fr.
- Pour Tricycles et Bicjclettes : 25 francs. Pris dans nos bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- Bibliothèque le «La Locomotion Automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobiles, par Louis Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vol. Les Vélocipèdes.......... 2 50
- 2e — Voitures à vapeur............épuisé
- 3* — — à pétrole........... 10 »
- 4® — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 en sus.
- 2° Cours élémentaire de Locomotion à pétrole, par Baudry de Saunier, un vol. in-foho, de klé pages, prix*4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Farman. Préface de M. le Baron de Zuylen. 2e Edition, refondue et augmentée. Un volume in-8°, 430 pages et 184 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr. — Franco, 50 centimes en sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobile, par Pierre et Yves r.uédon : un vol. in-8° ; prix, broehé, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 en plus.
- 5° Le Carnet du Chauffeur, par M. le Comte de La Valette, 1 vol. in 10, 2 fr., et 2 fr. :5 [ ar la poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Taroy-Pigelei; 1 broch. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 fr. 60.
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'automobiles, par Maurice Farman, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 do 350 pages, piix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9° Notice de route sur la Conduite et l’Entretien des Tricycles de Dion, par J. Wolfï ; édition 1898, 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 franco.
- 1 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier,
- franco contre 3 ir. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Automobiles sur routes, par M. L. Péiissé ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 12° Automobiles sur rails, par M. G. Dumont ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Traité de la construction, de la conduite et de l’entretien des voitures automobiles, parMilan-dre et Bouquet :
- volume : Eléments de construction 1 vol. in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 Ir. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 14° La Voilure de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- . 15° A, B, C, du conducteur d'automobiles, par D. Farman, 1 vol., 170 pages et 52 figures. Prix : relié, 2 fr.50. — Franco, 2 fr.75
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo biles*et Motocycles, Société O. Englebert et Ci0, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique tonne, Paris .-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.703 - vue 704/833
-
-
-
- 704
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-soi s, Lyon.
- Augé i. l)aniel)et C',92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles <i Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Pans
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine) Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C1* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C16 des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1' générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiôgne.
- Cu des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-St-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollêe).
- Delahaye et C®, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C®, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Ducroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C* générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C®, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C®, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1®, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve,, brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- A. Loyal, (refroidisseur),204, rue Saint-Maur, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automob’les Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollêe, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C®, 50, rue Saint-Ferdinand, Paris.
- Tenting (H.).40, rue Curial, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélène, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie, Le Mans.
- V. Vermorel, à Villefranche, Rhône.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivro, 12 et 12Jbis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C” Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C® générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Darracq, 12, rue Eugène Flachat.
- G. Doré, 179, rue do Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et C‘®, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St Martin, Versailles. * Deshayes frères, Avesnes (Nord). i
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St-Mar-* tin, Paris.
- La Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brunei, Porte-Maillot. Téléphone.
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri), 124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaino-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteurjpour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Accumulateurs Blot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154, quai Jemmapes.
- Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- Sté anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. o. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Partin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, 6. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.704 - vue 705/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 45
- 10 Novembre 1898
- SOMMAIRE DU N» 45
- Les Voitures Le Brunet Cie, G. Desjacques. Locomotion automobile dans l’air : Sur quelques aéroplanes (suite et fin), V. Tatin. Moteur à pétrole avec mise en marche auto-t matique, système Bertheau.
- Salon du Cycle et de l’Automobile.
- Moteur Bidault, D. Farman.
- Les Fiacres automobiles de la Compagnie des petites voitures et la piste c 'apprentissage,
- Automobile-Club de France.
- Correspondance.
- Petites Nouvelles.
- La Bourse.
- Vrs-A-Vis A PÉTROLE DE LA MAISON LE BRUN ET G1
- p.n.n. - vue 706/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les Toitures Le Brui et Cie
- La maison de constrdction d’automobiles à pétrole dont M. L. Béguin, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, a pris la direction, — ainsi que nous l’avons déjà annoncé à nos lecteurs — a pour raison sociale Le Brun et Cie, son autre directeur M. A. Le Brun est un ingénieur mécanicien des plus compétents et des plus anciennement réputés en locomotion mécanique.
- Bien qu’étant une entreprise encore à son début, la maison Le Brun et Cie se présente sur le marché dans des conditions plus avantageuses que beaucoup d’autres concurrentes dont le nom est cependant plus connu. La raison en est la suivante : les directeurs ont attendu pour se faire connaître au public de pouvoir immédiatement faire essayer aux clients des voitures absolument aü point. Ils ont dans leüis remises plusieurs types terminés et les délais demandés pour la livraison sont d’ailleurs fort modérés.
- Le moteur qu’emploient les établissements Le Brun et Cie est du type Daimler ; il est vertical à deux cylindres inclinés ; nous ne pbuvonfe, polir le moment, le décrire complètement, à cause des exigences des brevets étrangers ; màis il est intéfessaht de signaler que, après simple déboulonnement de la lanterne du moteur on peut avoir accès aux deux soupapes chose fort importante, que sauront apprécier nos chauffeurs.
- De plus, les dimensions du moteur étant réduites au strict nécessaire* les constructeurs ont pu faire des Voitufes d’aspect élégant. La photographie reproduite en tête de ce numéro représente un type de vis-à-vis à quatre places; nous aurons l’occasioh d’eb. reproduire d’autres.
- Le carburateur est égalehletit d'un dispositif spécial ; un réglage d'air à portée de la main du conducteur permet d’économiser du combustible et la cortsohlttiatioh est moindre que dans beaucoup d'aütres types. L’allumage est à brûleurs et, grâcë à Une dis-position ingénieuse, ces brûleurs he s’éteignent pas, même par les vents les plus violents.
- M. L. Béguin, ayant été en rapport avec les abonnés de la LocôMotion Automobile, à pu mieux que personne se rendre compte des desiderata du public en matière automobile. Chacun demahde un véhicule solide et élégant tout à la fois, marchant bien, facile à visiter, simple au point de vue mécanique. Ce sont là des qualités que les deux associés ont réuni sur leurs voitures et qui font l’étonnement des ingénieurs ; mais de plus ils ont voulu que le client pût lui-mème indiquer la forme de voiture qu’il préférait.
- (1) Le Brun et C,e, 4, Grande-Rue, au Grand-Montrouge.
- Aussi, comme carrosserie, ne se sont-ils pas bornés à un type que les uns trouveraient convenable mais qüi ne plairaitpas à d’autres ; ils ont fait adapter à leurs châssis les caisses les plus dissemblables comme formes ; ils peuvent d’ailleurs livrer aussi bien la Victoria, le phaétoti ou le duc que l’omnibus de famille; toüsles goûts seront contentés.
- Comme performance de la voiture Le Brun et C‘% nous pouvons en citer une entr’autres qui fixera nos lecteurs : après sept ou huit leçons à peine, un client a amerlé sa voiture depuis Paris jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, (Basses-Pyrénées). La moyenne a été de 200 kilomètres faits chaque jour et cela sans aucune avarie.
- Pour ce qui est des prix auxquels les établissements Le Brun et Cie livrent leurs voitures, il va sans dire qu’ils varient suivant les exigences de la clientèle, il importe d’ajouter que ces prix sont fort raisonnables étant donné surtout qu’ils concernent la voiture complète, avec capote et roues caoutchoutées, et que toutes matières premières employées sont soumises à une visite minutieuse avant d’être acceptées. En somme, nos abonnés qui n’ont pas encore fixé leur choix seront certains de trouver, 4, Grand-Rue, à Montrouge, un accueil cordial, une voiture toujours prête à essayer et des délais de livraison très rapprochés, triple avantage que chacun appréciera.
- G. DÊSJACQUES.
- Le train Me en Algérie
- Samedi dernier sont partis de Paris, trois trains S col te à marchandises à destination de l’Algérie.Le convoi Se rend par la route jusqu’à Marseille.Chaque wagon porte dans ce voyage de 12 à 14 tonnes de marchandises, matériel d’outils et de pièces de rechange.
- Ces trains sont destinés à faire le service deSétif à BoUgie soit 115 kilomètres à travers la petite Rabylië par la vallée de l’Oued-bou-Sellim et de l’Otteii Sahel.
- L'établissement de ce service a une curieuse et instructive histoire que nous conte Georges Prade dans le Vélo :
- Sétif, sdus-préfecture importante du département de Cdnstantiae et centre agricole, n’est reliée par le chemin de fer qu’aux detlx ports très éloignés d’Alger et de Phiiippevillè;
- L’Atlas la sépare de la mer et de l’excellent port de Bougie, tout proche, lhais où le chemin de fer n’atteint que par un immense détour.
- Un groupe de négociants de Sètif se forma. Il fallait vendre son blé, son vin et pour cela le transporter vite et bon marché à la mer.
- Ët — saluez Messieurs les Français ! — ce groupe d’initiative privée üt vite et bien son affaire, sans avoir besoin des pouvoirs publics. Il fallait la forte somme, on la trouva. Il fallait les véhicules, ont vint les acheter à Paris, et toute la colonie des organisateurs, pilotée par M. Scotte, s’en va sur la route de Marseille, à petites journées.
- p.706 - vue 707/833
-
-
-
- LA LOddMofïcW AÜÏdtoÔÔÎLK
- LcGCDiütion antomotilB flans fur
- Sur quelques aérôplàâes
- (Suite et (In. Voir les numéros précédents)
- Considérations. — Noüs vôyoris dôric, par ce qui précède, l’énorme différence qu’il peut y avoir, au point de vue de la bonne utilisation du travail, entre des appareils assez différents peut-être, mais tous, eiï somme, basés sür le même principe.
- Peut-être, en en faisant ressortir la cause, contribuerons nous quelque peu au progrès de ces machines. Disons donc de suite que, selon nous, l’on s’est toujours trop peu préoccupé des résistances autres' que celle due à l’inclinaison du ou des plans sùsteiiteurs. il nous semble donc que toutes lès parties d’un appareil d’aviation doivent être étudiées et construites avec la préoccupation constante d’en faire le meilleur projectile possible, puisque l’expérience, quand elle est bien interprétée, nous montre toujours quelàestle gros écueil. Les mêmes recommandations subsisteraient avec diverses formes de plans sustenteurs ou divers modes de propulsion.
- Le travail de sustention est sensiblement invariable, quelle que soit la vitesse, (il diminuerait peüt-êire même un péu avec l’augmentation de celle-ci) mais le travail de translation absorbé par le projectile seul, déduction faite du travail dû à l’ouverture de Sangle d’aviation, croîtra toujours comme le cube de la vitesse; cela existe chaque fois qu’il s’agit de mouvoir un mobile dans un fluide ; en marine, par exemple, quant on s’est occupé un péu de « yachting », on conçoit bien l’importance qu’il y a à faire de son mobile le meilleur projectile possible; aussi les contours en sont-ils étudiés avec soin ;- on pousse la précaution ju'sqif’à' ne pas laisser traîner un bout de cordage dans l’eau ! nos expérimentateurs d’appareils d’aviation, au contraire, adoptent des formes un peu trop quelconques; les ailes ne sont souvent garnies que d!’un'côté, les nervures de la carcasse subsistant de l’autre ; enfin u'fie forêt de haubans semble q.u'antité négligeable.
- Aussi ces appareils atteignent-ils des vitesses ridicules et abso-lfirtfenf inutilisables, quand parfois ils parviennent à se soutenir sur l’air. On peut compUteri ces machines imparfaites à des bateaux qu’on ferait naviguer avec gréement, roufs, etc., danlr l’eau et desquels on attendrait une vitesse égale à celle obtenue en n’immergeant que la coque. Présentons un exemple dans lequel deux hommes éminents Ont, l’un évalué par à peu près, l’autre calculé avec soin les résistances offertes à l’ait par les cordages de Suspénsi'on' de ballons dirigeables ; l’aü'alogie avec la question qui nous occupé est parfaite : En 18*65, H. Gif-fard décrivait üh projet'de bal\ôli et exposait scs' calculs sur la force ni'otVice à employer pouf Vaincre les résistaiVréS" qüfil dêv’aif troué ér dans l’ai'r ; après avoir tenu' eoihpVé de la résistante du corps principal, puis d'e la nacelle, il* disait simpleriient : travail que nous augmenterons Vun dixième à caüSe des Suspensions (cet* appareil ne fii't* ja'nlais construit).
- Plus tard, en 1870, Dupuÿ-de-Lôme eut à construire pour le compte de l’Etdf fin ballon dirigeable ; il calcula, comme Giffarcf, les résistances qu’il pouvait éproüvèr du fait du corps principal et de. sa nacelle ; mais aù lieu d’évaluer légèrement la résistancè des supènsions, il en caiicùîa les surfaces ou projections dans lè sèns de la marche et, leur appliquant un coefficient cfe Résistance raisonnable, il se trouva que ces suspensions' absorbaient à elles seules, un travail de plus dit double de tout le reste !
- Faisons donc de nos appareils des projectiles aussi parfaits que possible et évitons soigneusement toutes saillies extérieures inutiles et nous trouverons dans cette pratique les meilleures chances de succès. Les hélices doivent èire aussi l’objet Je soins particuliers ; le dernier tableau nous fait voir l’énorme infériorité de l’aéro plane de Pénaud ; rien d’éton'naht à cela : Pénaud reconnaissait lui-même que son hélice était une causé de perte de travail de plus de 50 ô/o, c’était autant de perdu inutilement ; l’hélicè ou les hélices doivent donc être aussi bien étudiées et aussi bien exécutées que le resté.
- Résumons donc : tout lè mécanisme doit êfre enfermé dans un corps aussi bon projectile éjue possible, et en tenant bien compte que la résistance doit être aussi atténuée à l’arrière qu'à Pavant; ce corps ne doit comporter aucune saillie extérieure ; les plans ou ailes et la queue doivent avoir leurs carcasses entièrement recouvertes, dessus et dessous ; les étoffes, ou autres matières analogues, employées ne doivent former aucun pli, surtout perpendiculairement au sens du mouvement; enfin, les bords des ailes, de la queue, des hélices doivent être tranchants, ou au moins très amincis, en arrière comme en aéant ; les haubans ne doivent être qu’en nombre strictement nécessaire, et il est indispensable de les calculer afin de pouvoir les mettre aussi fins que possible.
- Nous croyons fermement que le succès final peut parfaitement être obtenu avec lès moteurs dont nous disposons aujourd’hui si l’on veut bien s’attacher par dessus tout à bien utiliser leur travail. Notre étude n’a porté que sur un genre de machines : l’aéroplane; disons donc que les mêmes calculs appliqués aux autres systèmes : ôTséaux mécaniques ou hélicoptères, nous montrent qu’on n’a encore obtenu avec ces derniers que d’es résiïï-tats très inférieurs. On' peut pourtant en èSsayér; qui sait ?
- Ajoutons à ce travail quelques lignes d'ont'nôus serions bien aise qu’on tint coiflpte. Nous aéons appelé aéroplane chacun des appareils qlié flous avons décrits ; or,-disons ceci Penaud1 aVait appelé le sifen planophore ;• dé soit' côté' lé profès-' seur Langleÿ appelait le sien cièrodro'ffle\ cès‘ appareils sont connus depuis fort lôhgtertî'pS sous le nom à!aéroplanes et nous 11e voyons aucune raison pour les qualifier différemment. D’ailleurs, il s’est tenu à Paris, eit ib'89, utv congrès d’aéro-" nautique, sous la présidence de M. Janssen, et dans lequel il a été décidé que’ c’est bien- ce dernier terme qui' devait désigner ce' géflre dfappa-' reils. Il y a été en outVe "convenir que lte lii'ôV sus-
- p.707 - vue 708/833
-
-
-
- t08
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tention, généralement employé par les aviateurs, serait admis en remplacement du mot, peut-être plus correct, mais bien long de sustentation. Enfin, nous avons vu avec peine, il y a environ un an, un journal scientifique employer le terme aviateurs pour désigner les aéronefs en général. 11 nous semble bien regrettable qu’on ne puisse se conformer aux décisions prises au Congrès de 1889 ; persévérer dans cette voie amènerait bientôt une confusion telle que le public n’y comprendrait plus rien... et peut-être les aviateurs non plus (1).
- V. TATIN.
- Moteur à pétrole
- avec mise en marche automatique (2)
- Système Bertheau
- La mise en marche de ce moteur s’obtient au moyen d’un réservoir supplémentaire dont le remplissage s’effectue ensuite au moyen des gaz d’échappement.
- La figure 1 ci-contre représente en élévation et en coupe le mécanisme adopté par l’inventeur pour atteindre ce résultat.
- La figure 2 est une vue en plan.
- A est le cylindre moteur et a est la soupape d’échappement, B est un cylindre qui entoure le carburateur portant à son sommet un clapet à ressort qui s’ouvre aussitôt que la pression dans le carburateur estinférieure à la pression atmosphérique. Le tuyau b' relie le carburateur au cylindre moteur, et le tuyau C relie ce même cylindre au réservoir de mise en marche non représenté sur le dessin. Ce dernier tuyau possède une soupape c, au-dessus de laquelle se trouve la tubulure C’ communiquant avec le cylindre.
- D’autre part, le mécanisme comporte une tige d actionnée verticalement par un excentrique calé sur l’arbre moteur, ladite tige étant munie d’une manette h avec douille fixée sur elle et portant un taquet n avec deux bossages e et j. La même tige est armée à son sommet d’un bras horizontal in dont l’extrémité se trouve figure 1 au-dessus de la tige a’ de la soupape d’échappement a. Cette tige a’ porte un collet a1 2 sur lequel vient s’adapter la fourche d’un levier oscillant /dont l’autre bout repose sur le taquet à ressort e.
- En dessous du levier f se trouve une tige horizontale k guidée dans des coussinets k’ et possédant à un bout un galet ¥ qui roule sur le taquet n, tandis que l’autre bout s’ap-
- (1) « L’Aèronaute » a déjà publié une protestation analogue et qui semble oubliée.
- (2) Communication de MM. Marillier et Robele-Offi.ce International, pour l’obtention des brevets alnvention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle — Paris.
- puie sur l’équerre p, destinée à transmettre le mouvement à une tige verticale qui détermine au moment voulu l’ouverture de la soupape c.
- Il résulte de cette disposition que lorsqu’on fait tourner la manette h d’un quart de tour la tige d tourne également, ainsi que le bras m et le taquet n, de telle sorte que les tiges a’ et k cessent d’être commandées.
- Ce mécanisme fonctionne de la manière suivante :
- Supposons un réservoir rempli préalablement d’air comprimé et dans lequel débouche le tuyau C. Admettons d’autre part que la tige d occupe la position marquée sur la figure: 1 et que la manivelle motrice soit située au-dessus de son axe de rotation. Aussitôt que le robinet du tuyau C et la
- soupape c seront ouverts le moteur se mettra en marche.
- A chaque course la tige d actionnée par un excentrique s’abaisse, le bossage / de la came e repousse la tige k, la soupape c s’ouvre de ce fait pendant un court instant et l’air comprimé pénètre dans Je cylindre.
- Immédiatement après, pendant le retour du piston la tige d remonte et par le bossage e soulève le levier f qui ouvre la soupape d’échappement.
- Aussitôt que la tige d commence à descendre, la soupape a se ferme pendant que la
- p.708 - vue 709/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 709
- soupape c est de nouveau ouverte et fermée par la tige et au moment où la dite tige arrive à sa position la plus basse le bras ni vient ouvrir la soupape d’échappement a.
- La machine fonctionne à air comprimé jusqu’à ce qu’elle ait atteint une vitesse suffisante. A ce moment la manette //, qui occupait la position i (Fig. 2) esc mise par le conducteur à la position 2, ce qui déplace en même temps le taquet n et le bras ni. La soupape a est donc rendue indépendante du bras m et la soupape c du taquet n. Le réservoir à air comprimé ne peut plus alimenter le cylindre.
- A partir de ce moment le mélange gazeux est aspiré par le tuyau V et le moteur fonctionne à quatre temps comme les autres moteurs, avec cette différence cependant qu’au moment de chaque explosion, la soupape c s’ouvre tant soit peu sous le choc et laisse pénétrer dans le réservoir d’air une partie des gaz brûlés, qui s’y compriment. Ces gaz sont plus tard utilisés pour remettre le moteur en marche.
- Essais trône pompe à incendie automobile
- La semaine dernière, des expériences officielles ont eu lieu sur la pompe à incendie construite par la maison Gambier sur les indications de M. Léon Porteu, capitaine des sapeurs pompiers de Rennes, Cette pompe que nos lecteurs connaissent bien était exposée aux Tuileries et a pris part au Concours des Poids-Lourds.
- Partie de la caserne de Port-Royal, la pompe a roulé sur un parcours de presque 12 kilomètres dans les environs du Parc Montsouris ; après cette promenade, el'e est revenue à la caserne où dans la cour on a procédé à un essai.
- Une minute ap^ès le commandement de mise en batterie, l’exercice était exécuté et deux lances inondaient d’eau un imaginaire foyer qui se serait trouvé à la hauteur du troisième étage de la caserne.
- Ces deux lances ont une portée de 39 mètres en horizontale et 18 mètres en verticale.
- Les expériences ont parfaitement réussi et vont être reprises dans plusieurs grands centres en France et à l’étranger.
- Âatoiobile Club le Belgique
- L’Assemblée générale statutaire de l'Automobile-Club de Belgique a été fixée au mercredi 7 décembre prochain. La réunion aura lieu dans les nouvelles installations du Club, 5, place Royale (ier étage de la Taverne du Globe), à Bruxelles.
- Les membres du Club qui désirent faire figurer à l’ordre du jour une proposition, sont priés d’en adi'esserle texte au Conseil, avant le 15 novembre.
- Ordre du jour général : montant des cotisations et du droit d’entrée ; nomination d’un vice-président ; organisation et date éventuelle d'un congrès pour le printemps prochain.
- Salon do Cycle et de rAotomobile
- 15-26 décembre 1898
- Une exposition de vélocipédie et d’automobiles, organisée par la Chambre syndicale du Cycle et de l’Automobile, aura lieu à Paris du 15 au 26 décembre 1898, au Palais des Machines (Champ de M ars). Voici quelques extraits du règlement.
- Cette exposition sera internationale et comprendra : i° Vélocipèdes; 2" Voitures et vélocipèdes automobiles et leurs moteurs; 30 Pneumatiques et bandages de roues; 40 Accessoires et pièces détachées de vélocipèdes et d’automobiles; Ÿ Matériel et outillage de fabrication; 6° Habillements et équipements pour cyclistes et touristes ; 70 Bibliographie, publications, journaux, revues, cartes, etc.; 8° Inventions et applications diverses.
- Les demandes d’admission devront être parvenues au Comité avant le 15 novembre au plus tard. Ces demandes seront établies sur des formules imprimées spéciales.
- L’ouverture de l'Exposition est irrévocablement fixée au 15 décembre. L’introduction des marchandises cessera donc le 14.
- Les marchandises étrangères bénéficieront de la franchise temporaire des droits de douane. Chaque exposant devra déclarer la valeur exacte de son exposition afin de permettre à l’Administration d’effectuer l’assurance. Aucun objet exposé ne pourra être enlevé pendant laduréede l’Exposition sans le consentement du Comité d’organisation.
- Ajoutons que les délégués du Comité d’organisation sont MM. Thévin etHoury. Nul doute que sous leur direction, l’Exposition 11’obtienne un grand succès.
- Pour tous renseignements et pour les adhésions s’adresser à MM. Thévin et Houry, 21, rue du Louvre.
- Les Automobiles coloniales
- La question de l’emploi des automobiles aux colonies a été beaucoup éluliêe. Bientôt plusieurs véhicules à pétrole ou à vapeur sillonneront nos colonies d’Afrique. Voici à ce sujet quelques extraits d’une conversation qu’a eue un rédacteur du Matin avec le colonel Binger :
- Je suis persuadé, dit M. Binger, que les essais que l’on va tenter réussiront. Car pourquoi les automobiles ne marcheraient-elles pas sur des routes où peuvent marcher de mauvais mulets épuisés par la chaleur et la fatigue ? Ce que nous recherchons surtout, vous le savez, ce n’est pas, comme en France, la vitesse : c’est un moyen commode de gros transports.
- Songez qu’avec le système des voitures actuelles on n’avance guère dans l’intérieur des terres — et encore, bien entendu, à condition qu’il y ait des routes — qu’à une vitesse de trois kilomètres et demi à l’heure, et les mulets ne peuvent supporter la marche que pendant un petit nombre d’heures de la matinée. En outre, les voitures dont on dispose ne reçoivent pas des charges dépassant six cents kilogrammes de marchandises. En munitions légères, elles contiennent à peine 100 kilogrammes.
- Or, si l’on utilise les voitures automobiles, tous ces inconvénients disparaissent. La vitesse se trouve portée à six ou sept kilomètres à l’heure, et elle peut se maintenir toute la journée, le moteur n’exigeant pas les mêmes ménagements que le mulet. De plus, le poids transporté par le camion peut être facilement doublé. Il résulte de tout cela que les transports — et c’est là !e gros obstacle des expéditions coloniales — peuvent être, avec les automobiles, quatre fois plus rapides au moins qu’avec les voitures à mulets. L’économie serait donc, considérabte.
- p.709 - vue 710/833
-
-
-
- 710
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Hoteor Bidant
- Par le temps qui court, tout le monde ne fait-!!, pas sa petite invention concernant l'automobile qui, comme toujours doit révolutionner notre industrie naissante? Pour mon compte je ne peux pas faire deux pas sans rencontrer quelqu’un qui me signale un moteur /extraordi'naiie ou une voiture qui doit manger les kilomètres, silencieusement s’il yous plaît, sans presque consommer d’essence.
- Mais hélas ! toutes ces inventions que l’on crie sur les toits alors que, pour la plupart du temps, elles ne sont que sur du papier, ne sont généralement que des chimères qui s’évanouissent plus vite encore qu’elles ne sont venues.
- Ba*-es sort les inventions réelles et sérieuses
- qui ont attendu la sanction de l’expérience avant de faire parler d'elles, et, ne serait-ce qu’à ce titre, le moteur Bidaut vaut la peine d’être signalé à nos lecteurs.
- Il existe, il est construit, il tourne tous les jours et cfest avec le frein de Prony qu’on a déterminé sa puissance, et non par de « vaines spéculations de l’esprit », comme l’a dit un praticien célèbre en parlant des calculs théoriques.
- La coupe ci-dessous peimettra au lecteur de se rendre compte des dispositions générales du moteur.
- D:sons d’abord que ce moteur est à 4 cylindres, et que chaque cylindre fonctionne suivant le cycle à quatre temps, c’est-à-dire, aspiration du mélange gazeux,
- compression du mélange aspiré, explosion et détente^ pt enfin expulsion des gaz brûlp§•
- Sur la figure on ne voit que deux cylindres A et A' montés en tandem dans le prolon-gement l’un ffe j’aqtre. Les doux antres sont identiques et se trouvent placés derrière les cylindres A et A’.
- Les deux pistons 1 et /’ sont reliés rigidement par une coulisse l dans laquelle peut se mouvoir un bouton de manivelle claveté sur une manivelle Z qui actionne l’arbre du moteur. Qn peut voir sur le cylindre de droite 1?§ soupapes d’admission et d’échappement R et D.
- D’après la disposition des deux cyjjpdresil est aisé de comprendre que, pendant que le piston /’ s’éloigne du fond du cylindre et par conséquent aspire le mélange explosif, c’est l’échappement qui a lieu dans le cylindre A et, lorsque l’explosion se produira en A’ à la course suivante dans le même sens, il y aura compression des gaz fraîchement aspirés par A et vice versa.
- Des opérations analogues se produiront dans les deux autres cylindres de façon que les explosions se suivent dans les quatre cylindres. Il n’y aura dope qu’une explosion à charnue tout dans l’un des cylindres.
- L’aaoptjpn de quatre cylindres aura donc
- p.710 - vue 711/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- m
- d’abord pour effet de régulariser l’effort moteur puisque toutes les courses seront ap-tives, mais aussi cette disposition aura l’avantage d’éviter presque entièrement les trépidations dues aux masses en mouvement, à tel point, que nous ayons vu ce moteur fonctionner sur un établi retenu seulement par quatre vis à bois.
- Du reste à un autre point de vue il était absolument indispensable de multiplier le nombre des cylindres et celà à cause du refroidissement. Jusqu’à i cheval r/2 un moteur tournant à grande vitesse peut être refroidi par des aijettes, mais au delà, cela devient problématique. Pour obtenir un mo-Jepr de 4 à 5 chevaux comme celui de M. Bidault, sans refroidissement par circulation d’egp, il fallait donc augmenter le nombre de pyjindres, et l’inventeur a certainement choisi le dispositif qui, à tous les points de vue, offre le plus d’avantage.
- Essayé au frein, ce moteur, du poids de 65 kilos, a donné plus de 4 chevaux et n’a consommé, paraît-il, qpe 300 grammes d’essence par cheval et par heure ce qui le classe comme moteur économique et même très économique attendu que la consommation du moteur d’automobiles tombe rarement en dessous de 600 grammes d’essence par cheyal-heure.
- L’adoptioTt de 4 cylindres permet aussi de graduer l’effort du moteur en supprimant l’aption d’un, deux ou même trois cylindres ef pelà à l’aide d’un dispositif spécial qui permet de soulever les soupapes d’échappement des cylindres que l’on veut rendre inactifs.
- L’allumage électrique permet également d’augmenter ou de diminuer la vitesse dq moteur en mettant du retard ou de l’avance à l’allumage.
- Outre l’adoption de quatre cylindres, ce qui caractérise surtout le moteur Bidaut, c’est le mode d’accouplement employé. C’est, proypns-nous, la première fois que l’on s’est ayenturé à employer une coulisse pour un moteur d’automobile, et cette nouveauté semble au premier abord d’autant plus risquée qu’elle est appliquée à un moteur à grande vitesse (700 tours envi-on). Nous avons cependant été à même de constater la bonne marche du moteurà la vitesse de 600 tours ; mais il est peu probable, toute-- fois, que ce dispositif soit pratique pour des vitesses de 1 500 et 2 000 tours qu’atteignent les moteurs de Dion. Cet accouplement a du reste l’avantage de supprimer tout jeu entre les deux pistons opposés, puisqu’ils sont réunis rigidement, et ce jeu des têtes de bielles,si difficile à éviter,est une des principales causes qui amènent souvent le mauvais fonctionnement des moteurs accouplés.
- Au point de vue de la construction, remarquons que les parois sont très minces (3 m/m) ainsi que les ailettes de refroidissement,
- Or, l’épaisseur des parois a une très grande influence sur la mrrche du moteur.
- C’est qu’en effet, toutes choses égales du resfe, mojps if entre de métal dans un cylindre et plus faible est le magasin de chaleur. Il en résulte donc qu’à chaque explosion les gaz qui atteignent une température de 2 ooo° pendant un instant, pe céderont au cylindre qu’une quantité de chaleur proportionnelle à sa masse métallique. Dans le moteur Bidaut cette quantité de chaleur sera relativement faible en sorte qpe le refroidissement se fera facilement.
- Au surplus, le moteur Bidaut tournant à unp vitesse relativement faible, il pe se produira que peu d’explosions en pp temps donné, ce qui facilitera encore le refroidissement, et, c’est probablement toutes ces causes réunies qui font que le moteur peut, tourner même dans un atelier fermé, sans s’échauffer outre mesure.
- Le volant qui se trouve claveté sur l’arbre entre les deux paires de cylindres a un grand diamètre, ce qui permet de le faire léger, sans compromettre la piarche régulière du moteur. Le moteur Bidaut quoi qu’en dise l’inventeur pops paraît dp peu faible comme moteur de voiture, ipais, il nous semble tout indiqué pour la voitprette légère, à laquelle nos constructeurs s’efforcent d’arriver pour vulgariser l’automobilisme.
- Malgré ses quatre cylindres qui effrayent au premier abord à çpuse de la multiplicité des soupapes, bougies, etc., le moteur Bidaut, offre, ainsi que nous layons vu de nombreux avantages.
- Il est léger, les trépidations sont réduites au minimum, la ponsommation d’essence est faible et le moteur ne chauffe pas outre mesure.
- En up mot c’est une des nouveautés de l’apnée qui est peut-être appelée à un vérifiable succès.
- D. FAR MAN.
- de la gare Saint-Lazare
- La Compagnie des chemins de fer de l’Oues * vient d’élaborer un projet tendant à remplacer les petits omnibus jaunes à deux chevaux par des vo/-ti.res électriques à accumulateurs, ce qui, paraît-i/j lui ferait réaliser une économie considérable. La’ gare Saint-Lazare, en effet, fabrique son électricité et, par conséquent, dispose d’une usine dont toute la production est disponible pendant la plus grande partie de la journée, surtout en été; la Compagnie de l’Ouest a donc pensé qu’elle pourrait utiliser cette usine pour charger ses fiacres.
- Les constructeurs d'automobiles peuvent soumettre leurs projets à la Compagnie. La voitqre devra pouvoir transporter quatre voyageurs et 150 kilos de bagages et pouvoir fournir un parcours minimum de 50 kilomètres par jour.
- Les differents types seront pris à l’essai pendant six mois, moyennant une redevance journalière à débattre ; au bout de cette période, la Compagnie fera un choix dans les différents types et achètera à un prix fixé dès le jour de la première entente les voitures qui apropt fourni le meilleur résultat.
- p.711 - vue 712/833
-
-
-
- 712
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les fiaores Éleetripes
- de la Compagnie Générale des Petites Voitures
- et la piste d’apprentissage
- 1 .'\Les)fVoitures d'essai avec le moniteur et les deux apprentis. — 2. La leçon préliminaire. — 3. Le landaulet. —4. Un coupé.— 3. La piste d'apprentissage et les silhouettes ; les hangars en construction. 6. Les dix fiacres. — 7. Exercices démontée et de descente.
- On sait qu’à l’heure actuelle Paris possède deux fiacres automobiles, j’entends deux voitures numérotées faisant le service de place : ce sont le 16 ooo,fiacre Jenatzy, mis en service par la Compagnie Parisienne des fiacres électriques et le 16030, fiacre à pétrole de la JSociété l’Automobile. On
- peut d’ailleurs en voir circuler un assez grand nombre d’autres : dix fiacres Kriéger qui doivent paraît-il porter les numéros de 16 001 à 16 010 et aussi les fiacres de M. Bixio.
- Les fiacres de M. Bixio, comme on les appelle communément,sont les fiacres de la « Compagnie
- p.712 - vue 713/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 713
- Générale des Voitures à Paris », de la Compagnie des Petites Voitures. Ce sont les fameux fiacres anglais, les Bersey, qui fonctionnent à Londres depuis un certain temps et qui sont exploités pour les « Petites Voitures » par la Compagnie Française des Voitures Electromobiles, 20, rue Taitbout.
- Ces fiacres de la Compagnie générale sont actuellement au nombre de dix, nombre auquel il faut ajouter quelques coupés servant à l’usage particulier de certains membres du Conseil d’administration. Ces dix véhicules ne sont pas encore numérotés; ils cnt « passé leur examen » ainsi que leurs dix conducteurs et sont prêts à circuler dans Paris En ce moment ils servent à la fois à l’apprentissage de nouveaux conducteurs et à l’étude comparative des différentes batteries d’accumulateurs.
- La Compagnie générale, si souvent plaisantée par quelques-uns de nos confrères, a l’ambition de faire quelque chose de définitif, ou tout au moins, de durable. A cela, naturellement, bien des objections : le mieux est l’ennemi du bien ! Voi'à plus d’un an que les expériences durent et nous n’avons rien encore! Voyez les Anglais, puisque vous employez les mêmes fiacres qu’eux, pourquoi ne marchez-vous pas aussi vite qu’eux?
- Voici justement un argument qui va se retourner facilement : les Anglais ont voulu marcher trop vite, ils ont reculé. Nous avons parlé en leur temps de ces fiacres sensationnels : au début ils marchaient bien ; importés chez nous, M. Bixio qui s’en occupait spécialement, les a expérimentés et c’est définitivement à leur type qu’il s’en est tenu, pour faire construire des fiacres. Mais, en pareille matière peu importe la forme extérieure de la voiture ; peu importe même le moteur en iui-mème. Presque tous les moteurs électriques sont bons, et leur rendement est très élevé. Ce qui donne tout c’est la qualité de la batterie d’ac-c imulateurs. Or, ce n’est pas eu un mois, ni même en trois mois qu’on peut se rendre compte île l’usure de ces batteries et, par suite de leur rendement économique. Au bout d’un an on commence à peu près à avoir quelques indications, encore faudrait-il que, la loi des grands nombres venant effacer les irrégularités du hasard, on ait pu peursuivre dis expériences parallèles sur un grand nombre de véhicules.
- Il appartenait à notre principale Société de voitures de mener cette étude sérieusement. Seule elle pouvait d’ailleurs s’imposer les dépenses considérables nécessitées par de tels essais, dépenses qui permettront peut-être de mettre en circulation des voitures marchant véritablement à un prix moindre que les fiacres à chevaux, conditions sans laquelle il serait inutile de changer. A Londres il est arrivé ce qui devait résulter d’une organisation trop hâtive. Les batteries ne sont actuellement plus neuves, les conducteurs n’ont pas été formés avec tous les soins désirables : on ne prend plus les fiacres électriques parce qu’ils sont en ce moment incapables de remonter la moindre pente. J’ajouterai même qu’un de mes amis m’affirme que les Londonniens ne sont plus si fiers de leurs fiacres ; demande-t-on une course peu longue et
- sur terrain plat, l’automédon accepte (ne dirait-on pas que ce mot automédon était prédestiné, en estropiant l’étymologie ?) mais si vous lui demandez une course peu avantageuse pour ses batteries, il use un peu trop souvent du péremptoire : je suis déchargé.
- Ne pas coûter plus cher que la traction animale, tout en profitant de la fabrication nouvelle pour faire des véhicules plus confortables, voilà le but nécessaire. Hors ceci, point n’est besoin de lancer des voitures.
- Mais, direz-vous, à quoi bon le mystère. Les voitures marchent : pour étudier les conditions économiques de leur fonctionnement, ne pourrait-on les faire circuler comme voitures de place, cela serait encore plus simple? Je le répète, c’est parce qu’011 fait des élèves conducteurs et nous allons justement parler de la piste d’apprentissage, du « fiacrodrome » d’Aubervilliers.
- * *
- Le dépôt des fiacres se trouve à Paris, 112, rue Cardinet; c’est là que les véhicules passent la nuit, c’est là qu’ils échangent les batteries vides contre des neuves. L’électricité, est fournie par lé secteur de la place Clichy.Nous reviendrons d’ailleurs sur ces opérations du chargement et sur la description technique des fiacres.
- Dans ce dépôt de la rue Cardinet, chaque matin les fiacres, rangés en bataille dans une cour encore toute souillée de crottin, se mettent en mouvement sous la surveillance de M. Gourdon, auquel est dévolue la lourde tâche de la formation des cochers. Munis d’une autorisation du très aimable Secrétaire général, M. Poincelet, nous prenons place dans une des voitures, me spacieuse Victoria et nous paitons, en file indienne, pour l’usine du Pilier, sise rue du Pilier à Aubervil-liers.
- La procession comprend :
- Des voitures d’essai, véhicules fort simples, dont on voit la photographie aux figures 1, 2, 5 et 6. Ils comprennent toute la carcasse mécanique du fiacre. Mais pour toute carrosserie ils ont deux bancs et un dais. Ce sont les voitures d’apprentissage.
- Les coupés, les victorias, et les coupés trois-quarts, de forme bien connue.
- Enfin un landaulet, représenté sur notre figure 3. C’est le fiacre de toute saison, c’est la tentative intéressante au point de vue de la carrosserie.
- La photographie montre suffisamment ce que c’est. La voiture est confortable et même luxueuse. Reste à savoir si l’on peut compter sur un entretien assez peu coûteux pour autoriser 1 usage d’une aussi grande surface de cuir.
- :k
- * *
- Les boulevards extérieurs, la rue de la Chapelle nous amènent à la porte de Paris (nul besoin de rien déclarer à l’octroi, c’est un sérieux avantage sur le pétrole), et, après un voyage assez long dans des quartiers absolument inconnus nous arrivons à l’usine du Pilier.
- C’est un vaste terrain de quatre hectares où
- p.713 - vue 714/833
-
-
-
- LA LQCQMQTJQM AUTOMOBILE
- m
- doit s’éjever pl|4S tard l’risipe électrique pour 5PP vojtufes.
- Hans cet espace a pté tracée pne large piste préspntapt la fprrqp d’up trapèze auy angles arrondis. Pans la figure 6 on eq vqit fige partie plane (les voitures sont rangées en (revers de }a piate).
- Les figures 5 et 7 dpnnent les photographies d’autres parties 4e la piste : une descente payée, de pente 10 o/p, une partie plane cimentée, puis une montée de 5 0/0, pavée en bois; puis des terrains variés.
- C’est sur cette piste que les cochers déjà pxpé-ripientés, au nombre de dix (pn les aperçoit, avec leurs costumes de drap et leurs casquettes blanches dans le groupe de la figure 2), les moniteurs comme on les appelle, font manœpvrer les novices et leur apprennent ce qu'il y a peut-être de plus difficile : descendre fine forte pente en jouant du frein (fig. 5). Chaque moniteur est chargé de former deux élèves. La Compagnie aura donc trente conducteurs expérimentés : le recrutement n’est d’ailleurs pas difficile. Plus de 3 000 postulants, nous dit-on, attendent leur tour d’apprentissage.
- M. Gourdon fait la leçon préliminaire : assis sur le siège d’une voiture d’essai, il explique la manœuvre du levier aux élèves du jour (fig. 2).
- Puis, pendant 1 h. 1/2, les apprentis vont évoluer sur la piste où l’on s’est plu à accumuler toutes sortes d’obstacles. Nos figures 5 et 7 donnent une idée de ces curieux mannequins en tôle découpée figurant les personnages usuels de la vie parisienne.
- On y trouve l’anglais, le petit apprenti peintre, le beau jeune homme, la dame avec la voiture d’enfant, les chiens, les nourrices, les militaires et même les cyclistes.
- On place toutes ces silhouettes sur la piste, éparpillées, de manière à rendre ce s chemins très difficiles et il faut que les apprentis circulent au milieu de tout cela, descendant, remontant, tour nant, reculant; ajoutons d’ailleurs qu’il ne leur faut pas longtemps pour savoir s’en tirer sans rien renverser; tous sont d’anciens cochers qui ont déjà le « sentiment » de la largeur de leur essieu, La plus grande difficulté est pour eux de manier la roue de direction qu’on tourne toujours trop ou trop peu et aussi de se rendre compte des précautions nécessaires à prendre avec un véhicule qui a les roues motrices à l’arrière.
- Ceux qui n’en sont plus à leur débuts apprennent à reculer suivant une courbe déterminée, à se ranger le long d;un trottoir.
- Enfin, sur toute la piste c’est un mouvement fort pittoresque et un travail exécuté par tous le plus gaiment du monde. Ce serait un des spectacles les plus intéressants si les industries du voisinage ne faisaient planer sur le tout des senteurs peu agréables. Heureusement, on dit que « c’est très sain ».
- * *
- Cette longue piste de 650 mètres de tours dont nous venons de parler, passe le long de plusieurs constructions en bonne voie d’achèvement.
- P’afiqpd, l’usine génératrice d'éjectripité, qui possédera fine force paotrice de 500 chevaux, ppurdfi rnpment, — la cheminée est prévue pour ?,«oo afi ippins — elfe chargera les batteries placées dans un antre bâtiment situé à cqté, où des ascenseurs permettront le transport des caisses au premier étage. Plus loin les remises et les ateliers de réparation . Enfin un autre bâtiment s’élève là, qui, pqur le moment, n’a lien d’fifitomobilp : qn profite de ce qu'on a de la place disponible pour éjever dans un coin les écuries pour le dépôt de réforme que l’accroissement des constructions force à quitter Charonne. Vieux chevaux et nouveaux fiacres!
- ¥ ¥
- Il résulte en somme de tout cela qu’il y a actuellement io fiacres, 30 conducteurs, une usine se monte pour 500 voitures. On fait fabriquer en ce moment d’autres voitures d’apprentissage du type de la figure 1 et une centaine de fiacres destinés à circuler. Quand ils seront finis on aura formé plus de 100 conducteurs. Il ne restera plus qu’à les faire numéroter et Paris aura, lui aussi, quelques fiacres électriques.
- G. D.
- Les Haoilestatioss automobiles
- en Grande-Bretagne
- L’Autumn Tour organisé par l’A. C. G. B. a pleinement réussi.
- Parties du Club, 4, Whitehall Court, Londres, vendredi dernier, les automobiles, au nombre d’une quinzaine, se dirigèrent vers Maidstone qu’elles atteignirent dans la soirée. L’étape du lendemain fut : Maidstone-Rye-Hastings.
- Après avoir passé lajournée du dimanche à Hast tings, le groupe se dirigea vers Tunbridge Wells. Là, un joyeux déjeuner a réuni, au Calverly Hôtel, chauffeurs et chauffeuses, sous la présidence de Sir David Salomons, qui, comme on le sait, a son château dans cette ville.
- De nombreux curieux ont admiré les automobiles exposées dans la cour de l’hôtel.
- Citons parmi les excursionnistes : Sir David Salomons, sur sa Peugeot ; puis, ensuite, l’omnibus du London Motor Van and Wagon Co à neuf places, monté par M. et Mme Blount, MM. Allday, Boulnois, Ptc., et l’omnibus Daimler à huit places, monté par MM. Taylor, Firth, Poole, citons aussi :
- M. et Mme S. F. Edge (Panhard et Levassor, 2 places); M. C. Rolls (Panhard et Levassor, 4 places), M. Lyons Sampson (voiture Benz); MM. le docteur Lehwess et amis (2 voitures : 1 Mors et 1 Lynx); M. S.-F. Beevot (voiture Benz); M. T. F. Tinne (voilure Daimler); M. frank Butler (voiture Benz); M. E. Townsend (tricycle de Dion); M- W. Crampton (tricycle à pétrole): M. C. Harrington Moore (tricycle à pétrole), etc.
- Terminons en disant qu’aucun accident n’a été à déplorer pendant tout le voyage qui s’est terminé par la courte étape Tunbridge-Wells-Lon-dres.
- ¥ ¥
- Nous avons relaté l’aimable ipvjt^tion de sir David Salomons aux chauffeurs dé Paris.
- ‘Rappelons qu’à l’occasion de l’anniversaire de la
- p.714 - vue 715/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 715
- fondation de l’Automobile-Club 4e Grande-Bretagne, sir David Soloippgg, a tpès gracieusement fait les frais d’une caravane de chauffeurs français qui iront fraterniser la coupe en main avec les chauffeurs d’outre-Manche.
- Voici le nom des chauffeurs inscrits:
- Le prince Délia Rocca, MM. Michel Werner, Ernest Guenod, Mathias, Daniel Courtois, Paul Cuvelier, Camhier, Gaston Senciep, Adrien Gentv, Raoul Vuillemot, notre directeur-administrateur, représentant la Locomotion-Ax^tomobiLe, Brancher, Vadon et P. A. Van den Beigh.
- La caravane partira le 13 novembre pour Londres.
- AotomoiihCloHe France
- Scrutin de ballottage du a novembre i8ç8
- Nombre exact des membres à ce jour : i 6o8
- Le Comité de l’Automobile-Club s’est réuni mercredi soir à 5 heures.
- Il a d’abord procédé à l’admission des membres suivants :
- MM.
- Paul Labbé, maître de forge, Gorcy par Longwy (Meurthe-et-Moselle). Parrains: MM. F. Raty, F. Hamoir, G. Liégeard.
- M. Bouts, 13, rue Pasquier. Parrains MM. marquis de Gouvello, baron de Zuylen, Rives.
- R. Grosdidier, maire de la ville de Com-mercy. Parrains : MM. comte de Chasseloup-Laubat, marquis de Chasseloup-Laubat, G- Lévi.
- Charles-Marie Walckenaer, ingénieur en chef des mines, professeur à l’Ecole des Ponts et Chaussées, 218, boulevard Saint-Germain. Parrains : MM. baron de Zuylen, comte de Dion, comte de Chasseloup-Laubat.
- ]oscph-Emile Boigues, proprietaire, chateau de Brain par Decize (Nièvre). Parrains : MM. N. Conii, A. Barbaut, P. Meyan.
- Gaston Boyer, industriel, 29, rue des Pyramides. Parrains : MM. A. Decour, G. Huillier, Thomine.
- Fernand Boyer, industriel, 71, rue de Richelieu. Parrains : MM. A. Decour, C. Huillier, Thomine.
- Victor-Manuel Seminario, banquier, 27, rue Auguste-Vacquerie. Parrains : MM. A. Seminario, baron Rogniat, marquis de Noé.
- Jules Boitelle, propriétaire, 40, rue Cortam-bert. Parrains : MM. comte Desmazières, baron de Zuylen, baron Rogniat.
- Emile Durand Dassier, 1, rue Bcaujon. Parrains : MM. Georges Berger, Berger fils, baron de Zuylen.
- Léopold Weisweiller, avocat à la Cour d’appel, 1, rue Nitot. Parrains : MM. G. Berger, Michel Lévy, H. G. Berger.
- Demetrio Pineyro, rentier"à Montévideo. Parrains : MM. comte de Casa Miranda, Mario de La Mata, E. Brancher.
- Joseph de Sard, propriétaire, 182, Faubourg Saint-Honoré. Parrains : MM. Melville Wassermann, Comte de CasaMiranda, Pallu de la Barrière.
- Athanase-Andrè Vagliano, négociant, 23, rue de l'Arsenal, Marseille. Parrains : MM. Brault, N. Salvago, H. Tête.
- Athanase-Marie Vagliano, rentier, 2, j-qe de Presbourg. Parrains : MM. Braqp, H. Tète, Lp$tj-boudois.
- Abilio de Çe\ar Borges, secrétaire de la Légation du Brésil, 47, rue de Lisbonne.
- Maurice Muller, avocat, 33, avenue Hoche-Parrains : MM. E. Muller, J. Descamps, Yui}letr|ot.
- Demonts, industriel, 63, rue de Courcelle§. MM. baron de Zuylen, Rives, Lehideux.
- De Villepin, propriétaire. Parrains : MM- Ie comte de Dion, Bouton, baron de Zuylen.
- Comte de Cartagenq, 37, me Pergolèsp. Parrains : MM. marquis de Gouy d’Arsy, marquif de Beauvoir, Quinônes de Léon.
- Georges Ville, 30, Cours-la-Reine. Parrains : MM. Muller, Menier, Barbet.
- Lagoguè. Parrains : MM. Prévost, Oudip, Roj land.
- Le Comité aborde immédiatement, après l’acceptation des candidats ci-dessus, la question de la course Paris-St-Pétersbourg. Mis aux voix, le principe de cette course est rejeté pour l’an prochain.
- M. A. de Lucensky offre de reconnaître l’itinéraire pour voir la possibilité d’organiser la course pour 1899 5 Comité accepte son offre.
- Par 16 voix contre 12, le principe d’une course est adopté. Laquelle? On examinera les divers trajets proposés dans la séance prochaine.
- M. le comte de Dion émet alors une proposition des plus importantes et des plus intéressantes.
- Sortant du domaine sportif, délaissant les folles vitesses à présent atteintes, le vice-président de l’A. C. F. aborde le côté pratique et les constructions robustes. Il demande à ce que, dans la course à venir, les automobiles soient munies uniquement de roues ferrées. L’emploi du pneumatique sur les voitures qui, avec roues ferrées, auront pris part à une course, rendra ces voitures à l’abri de tout accident ; leur bon usage sera absolument certain et rien ne sera à redouter.
- Cette proposition sera également examinée dans la séance prochaine.
- Toujours est-il que, quoi qu’en disent quelques membres du Comité qui traitent de « tardigrades » ceux qui ne sont pqs de leur avis, la balance semble prête à s’établir entre les partisans ues courses et leurs adversaires, 16 voix contre 12, tel est le dernier résultat encore y a-t-il un votant pour qui, par suite de la proposition du comte de Dion signalée plus bas est décidé a voter contre. Cela nous amène à 15 contre 13- Encore une voix à déplacer et les efforts de la Locomotion Automo-bile et de notre excellent conlrere le Chauffeur, seront couronnés de succès. Grâces en soient rendues a tous ceux qui nous ont soutenus, en tète desquels se trouve M. le comte H. de la Valette auquel reviendra une bonne part du succès.
- M. Walckenaer, ingénieur en chef des mines, .qui venait d’être reçu a été nommé membre dp Comité.
- L’Automobile Club de Suisse à Genève a 1 té norpmé correspondant de l’A. C. F. pour H Suisse.
- p.715 - vue 716/833
-
-
-
- 716
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Enfin l’on a voté pour 1900 l’ouverture d’un congrès scientifique de Locomotion automobile.
- Trente et un membres de TA. C. F. ont été désignés, par le Comité, pour constituer une commission ayant pour but l'organisation du concours d’accumulateurs de l’an prochain. 1
- Ils se sont réunis samedi en une première séance et ont commencé par élire leur bureau, ainsi formé :
- MM. Forestier, président; Hospitalier, rapporteur; de Cbass«loup-Laubat, secrétaire.
- Les principes généraux du concours — qui aura lieu en avril 1899 et fort probablement dans les locaux de la place de la Concorde — ont été discutés et admis, et il a été décidé que le concours serait réservé aux accumulateurs pour automobiles sur routes.
- La Commission a chargé treize de ses membres, dont deux du bureau, de préparer un projet relatif aux détails de l’organisation de cet intéressant concours.
- Le panonceau de l’A. C. F.
- Le panonceau de l’A. C. F. sera délivré :
- i° Aux industriels possédant un garage pourvu de l’outillage nécessaire pour faire les réparations les plus courantes auxautomobiles, garage auquel doit-ètre attaché au moins un ouvrier ayant fait un stage chez les principaux constructeurs.
- 20 Aux hôtels de premier ordre ayant des remises pouvant contenir au moins trois voitures à l’abri.
- 3° Aux mécaniciens n’ayant pas de garages, mais qui, ayant fait un stage chez un constructeur de voitures automobiles, possèdent l’outillage nécessaire pour faire des réparations.
- Outre ces conditions particulières, les détenteurs de panonceaux, quels qu’ils soient, doivent être expressément dépositaires d’essence spéciale pour automobiles (680 à 700 degrés) et d'huile pour moteurs.
- M. de Morlhon a envoyé une circulaire relatant ces conditions aux principaux mécaniciens et hôteliers de France, en les priant d’envoyer les renseignements nécessaires sur leurs . établissements.
- En même temps une circulaire demandait aux membres de l’A. C. F. de signaler au Club les établissements qui leur sembleraient mériter le panonceau. Le prix de ces insignes est fixé à 6, 12 et 15 francs suivant la taille. L’administration de l’Automobile-Club de France se réserve expressément le droit de retirer ledit panonceau, contre remboursement d’une partie de la redevance calculée au prorata des mois restant à courir jusqu’à la fin de l’année en cours de payement; le souscripteur s’engage à le restituer à la première demande du président, notifiée par lettre recommandée et sans qu’il soit besoin de motif exprimé et ce, dans un délai de huitaine, à peine de cinq francs d’indemnité par jour de retard, à titre de clause pénale.
- Dans le cas où la maison viendrait à changer de propriétaire, le souscripteur s’engagea en informer l’Autouiobile-Club de France, par lettre recommandée et avant la prise de possession, lequel pourra exiger la restitution du panonceau, s’il le juge convenable.
- Nous recevons d’un de nos lecteurs habitant Nancy, l’intéressante lettre suivante :
- Monsieur,
- Voulez-vous permettre à un provincial qui s’intéresse à l’automobilisme, et qui a quelque compétence en cette matière, de faire connaître aux constructeurs les idées et les préférences qui dominent dans nos régions et qui peuvent diffère.! de celles de la clientèle parisienne, avec laquelle ils ont été jusqu’ici presque exclusivement en rapport ; car la province, toujours un peu en retard et lente à s’emballer, commence seulement à entrer dans le mouvement.
- Jusqu’à présent, 011 n’a guère eu à choisir qu’entre deux systèmes d’automobiles, les moto-cycles et les voitures à large voie. Et ce n’est que tout récemment qu’a été annoncée, pour le printemps prochain, l’apparition de diverses voitu-rettes qui, d’après ce qu’on peut en juger dès maintenant, paraissent devoir donner satisfaction à la très grande majorité des amateurs d’automobiles, à qui, pour des raisons diverses, les moto-cycles et les voitures ne peuvent convenir.
- Les motocycles actuels ( tricycles , trans-fo rmés avec avant-train ou remorques, quadricycles, et analogues) ont un très grand défaut : les trépidations qui rendent si fatigantes, au moins pour le conducteur, les courses un peu longues. 11 est vrai qu’on y remédierait en grande partie, même sans changer l’agencement du moteur, par une suspension à ressorts que quelques constructeurs étrangers ont déjà réalisée (cette disposition aurait encore cet avantage de permettre de substituer des caoutchous pleins ou creux aux pneumatiques dont les inconvénients éloignent des motocyles un assez grand nombre d’amateurs). En outre, impossibilité avec les motocycles, d’emporter la moindre valise.
- Quant aux voitures à large voie, elles ne conviennent qu’à un public relativement très restreint. Leurs prix élevé, leurs grandes dimensions et leur poids considérable qui les rendent si difficiles à manier et à remiser en écartent le plus grand nombre des chauffeurs. Dans une ville de 40 000 habitants, par exemple, où on trouvera cinq ou six cents acheteurs de motocycles ou de voiturettes, on vendra à peine une trentaine de voitures.
- Il existe en effet un nombre considérable d’amateurs (médecins de campagne, percepteurs, inspecteurs divers, petits rentiers, touristes, etc.) que l’automobilisme séduit et à qui il faudrait un petit véhicule à deux places, c’est-à-dire soit un motocycle débarrassé de ses défauts, soit plutôt une voiturette à voie étroite, basse, suspendue, légère, qu’une personne seule puisse manier, remiser et au besoin pousser sur une route, facile à mettre en fourgon, et avec laquelle il soit possible d’entreprendre, seul ou avec un compagnon, et en emportant quelques bagages, non pas seulement une promenade dans les environs, mais un véritable voyage. Le jour où les constructeurs
- p.716 - vue 717/833
-
-
-
- LA-LOCÔMOTION AUTOMOBILE
- 717
- pourront livrer de pareilles voiturettes, actionnées par des moteurs aussi sûrs que le petit moteur de Dion etBouton,par exemple(dont le fonctionnement est très régulier pour qui sait s’en servir), l’automobilisme prendra un grand essor ; et c’est peu s’avancer que de prédire à ce système de véhicules, qui convient le mieux au plus grand nombre, une vogue rapide et durable. L’accueil fait partout, en province, aux annonces de voiturettes devant réaliser les conditions que j’ai énumérées, est des plus significatifs.
- J’ai parlé incidemment des caoutchoucs ; j’y reviens. Je n’apprendrai rien à personne en disant que le nombre des désabusés du pneu augmente chaque jour; partout on entend des doléances unanimes. Mais ce qui n’est qu’un léger ennui pour le cycliste est souvent plus qu’un désagrément pour le chauffeur touriste. Avec les automobiles à pneus, c’est l’appréhension continuelle. Eussiez-vous le moteur le plus sûr et l’automobile la mieux conditionnée, vous êtes toujours exposé à rester en panne. Il y a quantité d’amateurs que les motocycles tentent depuis longtemps et qui s’abstiennent à cause des pneus. Et le nombre des acheteurs de motocycles et de voiturettes augmentera certainement dans une forte proportion, — en province du moins, ou les chauffeurs tiennent plus à faire du tourisme avec sécurité que de la vitesse — , le jour où, par une suspension à ressorts, disposée de manière à protéger suffisamment le mécanisme et le chauffeur (disposition déjà réalisée à l’étranger), les pneus cesseront d’ètre indispensables et pourront être remplacés, comme dans les voitures à large voie, soit par des caoutchoucs pleins, soit par des creux collés ou mieux tringles (c’est-à-dire maintenus sur la jante par un fil d’acier qui passe dans la cavité et dont les deux bouts sont accrochés l’un à l’autre, système qui supprime toutes les causes d’ennuis par les caoutchoucs).
- Rigaud,
- Ingénieur Civil.
- Petites Mies
- Exploits d’automobilophobes
- Nous avons relaté cet accident dans notre dernier numéro cl d’après une lettre, omettant de nous dire à qui il était arrivé. Quelques heures après, mais trop tard pour l'insérer, nous recevions de notre correspondant du Puy, qui justement avait été victime de l’accident la lettre suivante que nous insérons et qui dépeint des moeurs automobilophobes heureusement fort rares :
- « L’autre jour, le correspondant de la Locomotion était parti avec quatre de ses amis pour Le Monastier; leurs affaires terminées, nos automobilistes s’en retournaient tranquillement au Puy où ils devaient rentrer vers 8 heures, lorsque arrivés au village d’Arsac, en face de l’auberge Prives où se trouvaient réunis un certain nombre de paysans avinés, ils furent subitement arrêtés par un arbre de hêtre d’environ 5 mètres do long sur 40 centimètres de diamètre que l’on avait placé en travers de la route, certainement avec intention.
- « Connaissant le pays, le chauffeur marchait à une allure modérée, malgré cela la secousse fut assez forte pour produire des dégâts qui arrêtè-
- rent l’automobile et obligèrent ces Messieurs à travailler près de deux heures pour se remettre en marche, sans trop récriminer, car ils étaient entourés d’un certain nombre de jeunes gens qui certainement avaient fait le coup et jugeaient de l’effet et auraient pu faire à nos voyageurs un mauvais parti, avec le caractère sauvage des paysans de cette région.
- Dès le lendemain, ces Messieurs ont porté plainte, la gendarmerie a ouvert une enquête ; nous espérons qu’elle aboutira, car le propriétaire de l’au-mobile est bien dans l’intention de ne pas s’en tenir là, attendu que c’est la troisième fois que pareil fait lui arrive à lui-même, sans compter les autres pièges qui ont été tendus aux autres propriétaires d’automobiles et à de nombreux cyclistes qui sont la bête noire de ces brutes.
- J. P
- * *
- Un cours de photographie
- M. L. P. Clerc, préparateur à la Sorbonne, commencera un cours public de photographie pratique le mercredi 16 novembre à 8 h. 1(2 du soir, et le continuera les mercredis suivants, 4, rue Christine.
- * *
- Un challenge pour motocycles
- L’épreuve pour motocycles qui fut organisée pour la première fois en janvier dernier, sur le parcours Nice-Cannes et retour, par notre confrère le Pneu et la Côte d'azur sportive, sera pour cette saison transformée en un challenge.
- Le parcours, par suite de la pose des rails de tramways sur la route de Nice à Cannes, sera modifié également. Quant à la date, elle sera dans le courant du mois de février, c’est-à-dire quelques semaines avant la grande épreuve d’automobiles.
- Cette course sera ouverte aux automobiles au-dessous du poids de 200 kilogs, divisées par catégories suivant leur sérié et leur force.
- D’ailleurs, nous aurons à reparler de cette épreuve.
- * *
- Fiacres automobiles
- La question de la création d’un service de fiacres automobiles est à l’ordre du jour, à Zurich. Le Conseil communal est actuellement saisi de deux demandes de concession
- * *
- Paris-Beauvais
- (Motocycles)
- Pas mal de monde dimanche au départ donné, suivant l’usage, au restaurant Gillet.
- Les motocycles au nombre de 7 sont partis à 8 h. 13. Voici les noms des partants: Grief, Coyez, Deckert, Rigal, Degrais, Rendre, Ducom.
- Voici l’ordre des arrivées : 1er Dacom, 2e Rigal à une demi-roue à 10 h. 40 m.,3e Degrais à 11 h. 31m. 4“ Coyez à midi 8 m., 5e Deckert à 1 heure.
- Degrais a du pédaler pendant plus de 10 kilomètres par suite d’une avarie à son moteur; Coyez a poussé son tricycle, au pas gymnastique, pendant une heure.
- * ¥
- Défilé cycliste et automobile à New-York
- Le 81 octobre a eu lieu un grand défilé aux lanternes organisé par les clubs cyclistes de New-York, dans le double but de fêter les victoires des Américains sur terre et sur mer et de démontrer aux autorités quel serait le pouvoir des cyclistes unis pour une cause commune.
- , D’après le nombre des clubs favorables, plus de dix mille bicyclettes décorées et illuminées ont dû défiler dans la Cinquième avenue.
- Le grand maréchal de la parade, le colonel Downs, du 71“ régiment d’infanterie de New-York, a défilé en automobile.
- D’ailleurs, les motocycles et automobiles étaient admis à prendre part au défilé. C’est la première
- p.717 - vue 718/833
-
-
-
- 718
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- fois que l’on organise à New-York un défilé d'automobiles et l’on espérait que les constructeurs y seraient largement intéressés. Nous aurons probablement le récit de ce défilé la semaine prochaine.
- América.
- * 4
- Le cours de M. Hirsch
- Lundi dermer, 7 novembre, M. Hirsch a inauguré son cours annuel au Conservatoire des Arts et Métiers, cours dont l’ouverture, qui devait avoir lieu le jeudi 3, avait été retardée par suite d’indisposition.
- Cette année le cours de l’éminent professeur est consacré aux automobiles, et, malgré les grandes dimensions de la salle, le nombreux auditoire qui s’y pressait était à l’étroit.
- Rappelons pour les personnes que la question intéresse, que ce cours public professé pour la première fois sur les automobiles, a lieu tous les lundis et jeudis à 7 h. 3/4 du soir au Conservatoire National des Arts et Métiers.
- * 4
- Les Conducteurs d’automobiles et leJConseil municipal
- Au cours de la séance de vendredi, an Conseil municipal, M. Landrin a rappelé que le Conseil a délégué plusieurs de ses membres à la commission d'éludes de la circulation dans Paris.
- Il a proposé d’inviter cette commission à étudier la question de la limitation de la durée du travail des employés conduisant les voitures à traction mécanique, afin d’éviter les accidents qui résultent du surmenage.
- Cette proposition a été adoptée.
- * 4
- Le Collège communal de Gand a décidé d’imposer les automobiles sur le même pied que les voitures à chevaux. Les véhicules à moteurs paieront donc ü francs pour deux roues, (J francs pour trois roues et 12 francs pour quatre roues.
- 4 4
- Au dernier Concours des Poids Lourds, on avait beaucoup remarqué les roues de la voiture de livraison de la Société Panhard-Levassor, destinée au Louvre, pesant 3 0L)0 kilos en charge. Les bandages’ de ces roues ne présentaient pas la moindre éraflure malgré la forte charge supportée.
- Ces bandages avaient été fabriqués dans les usines Falconnet, Perrodeaud et Cie de Choisy-le-Roi, les constructeurs bien connus du Compound que nous avons décrit dernièrement.
- 4 4
- Un curieux accident est arrivé mardi dernier à Fismes (Marne). M. Royer se trouvait en automobile quand il se heurta dans des bœufs dispersés sur le chemin. Une chaîne d’attelage des bœufs vint heurter la direction de sa voiture ainsi que la lanterne, qui furent un peu détériorées. Il est heureux que cet accident se soit borné à des dégàls simplement matériels.
- H paraîtrait que le conducteur n’était pas à la tête de son attelage, mais bien derrière.
- Biloppliie
- Les Bandages pneumatiques et la résistance ou roulement, étude théorique et pratique par M. le baron de Mauni, vient de paraître chez Dunod. (Prix : 2 francs.)
- Parmi les théories de la mécanique dont la révision est le plus impérieusement réclamée, celle de la roue de translation ou roue de voiture, soit sim plement portante, soit portante et motrice en même temps, est certainement une des plus en retard. L’ouvrage du baron de Mauni apporte à cette question une importante contribution. Reprenant les expériences de Coulomb, l’auteur fait un examen crifiqjue très serré dé l’interprétation faite depuis des
- résultats do ces expériences, et des généralisations arbitraires qui en ont ôté tirées. Le système de Du-puit est étudié soigneusement ainsi que les travaux plus récents. L’adleur expose ses propres idées sur la mesure de la résistance au roulement ; à ces considérations viennent s’ajouter des remarques sur la comparaison des divers systèmes de pneumatiques, l’appréciation de leurs qualités, de leurs défauts, et de leur valeur industrielle, les motifs parfois très confus, des praliques adoptées parles fabricants et par les coureurs, enfin sur la recherche de la voie où doivent s’engager les artisans des progrès fu lues. »
- La Bourse
- Les affaires sont de plus en plus limitées sur les Omnibus et les Voitures dont les cours sont très faibles. La Thomson Houston baisse brusquement au cours plus raisonnable de 1 260. Le déport de 100 francs inscrit en représentation du bénéfice do la souscription aux actions nouvelles est tombé à 60 francs. Les Automobiles Becauodle sont stationnaires à 109 La Société Continentale oscille autour do 99. La Compagnie générale Française de Tramways en légère baisse b 1 01,5.
- Sociétés
- Convocations
- Convocation en assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Compagnie Française des moteurs à gaz et des constructions mécaniques, le 39 novembre à 4 heures, dans les bureaux de la Compagnie, Ibô, rue Croix-Nivert. (P. A , 28 octobre).
- Convocation des actionnaires de la Compagnie générale des Transports automobiles en assemblée générale extraordinaire, le vendredi 2 décembre 1898, à 2 h. 112, en la salle du nouvel Hôtel des Ingénieurs civils, 19, rue Blanche.
- Augmentation de capital et modification du titre social. (P. A. 4 novembre).
- Formations
- Il a été formé entre MM. Gobron et Bridié une Société au capital de 500 000 francs pour l’exploitation de moteurs et automobiles. Siège social, 17, rue Philippe-de-Gérard.
- *
- Formation d’une Société E Merville et Cie, au capital de 25.0u0 francs pour l’ouverture d’un etablissement de garage et réparations de cycles et automobiles, 6, rue Saint-Ferdinand.
- *
- MM. Fossé-Rameau, Fayadslt, Ernst et Cie, viennent de former une Société dénommée « la Jeanne-d’Arc, » pour l’exploitation des voitures construites par MM. Normand-Poulet et Cie, de Vierz.m-Forges (Cher), et en général de tout ce qui se rapporte à l’automobilisme. Siège social, 13, rue Lalfitte *
- 11 a été formé entre MM. Yvon de la Motte et Raoul de Branville une Société en nom collectif avant pour but l’exploitation d’un bureau de commission à Paris tant pour Importation que pour l’exportation de tous articles de vélocipédie, u’au'-lomobiles et d’accessoires.
- Raison sociale : Ÿoon de La Motte et Cie.
- Siège social 11, rue du Faubourg-Poissonnière (P. A. 29 octobre).
- Une Société en nom collectif a ôté forirtée MM1 E. Barroux et A. Brehier pour l’exploitation d’un commerce d’automobiles, cycles et motoeyclès’..
- Raison sociale : E. Barroux, Brehier et Cie, 45, rue dé'Sèvres, Paris, (PI A. 3ü octobre)!
- p.718 - vue 719/833
-
-
-
- LA LOCOMOtlON AÜÏütoOBlLE
- 719
- Une Société vient de se former pour les transports automobiles défis.le Soudan Français, 46, rde de Provence, àti capital de 200 000 francs.
- Raison sociale : Féliæ Dubois et Cie.
- (Dr.26 octobre).
- *
- Une Société vierit dti se Foritlël' sdtls le noiü de : Société anonyme dés voitures automobiles « La Parisienne », 71, avëhüé de lé Grande Armée, étl capital de 225 000 francs.
- (G. T. 28 octobre)
- *
- Biùllolhep le «La Loeomotion Automobile»
- En vente dans nos bureaux :
- 1° Traité des véhicules automobileé, pàr Lotus Lockert, ingénieur des Arts et Manufactures.
- 1er vdl. Lés Vélobipèdès......... 2 50
- 2° — Voitures à vapeur...........épuisé
- 3e — — à pétrole........ io »
- 4* — — électriques, etc. 2 50
- Franco 0 fr. 40 eh Sus.
- Formation de la Compagnie Parisienne des Fiacres électriques. Cette société a pour objet l’exploitation de voitures de place autompbiles. Capital social : 170 000 francs. Siège social : 56, rue dé là Victoire. (Cette Compagnie est la promotrice du fiacre 16 000).
- CHEMIN DE FÉR D’ORLÉANS
- Hiver 1898-1899
- Killetts «l’Aller et Retour de Famille
- Pour les Stations hivernales des Pyrénées et du Golfe de Gascogne : Arcàfchori, Bi&rritz, Dax, Paü, Salies-de-Béarn, etc.
- Tarif spécial G. V. N° 106 (OHêâiis)
- Des billets de fathille.de 1”, 26-et 39 clàssës, comportant une réduction de 20 à 40 pour 100, süiVaht le nombre de personnes, sont délivrés toiitë l’année, à toütes les gares du réseau d'OrlêahS, pour les stations thermales et hivernales dü Midi, soüs condition d’effectüef Un parcours minimum de 300 kilomètres (aller et retour), et hotammeht pour Arca-chon, Biarritz, Dex, Guétharv (halte), Hendaÿe, Pau, Saint-Jeàn-de-Luz, Salies-de-Béârh, etc.
- Durée de la validité : 33 jours non compris les jours de départ et d’arrivée.
- CHEMIN DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- La Compagnie P.-L-M. organise avec le concours de l’agence de* Voyages économiques trois excursions permettant de visi er (tous frais compris) :
- La lre : la Syrie, la Palestine, la Basse-Egypte, du 23 novembre 1898 au 4 janvier I8b9. — Prix au départ de Paris : lre classa, 2,100 fr., 2e classe, 1,800 fr.;
- La 2° : la Syrie, la Palestine. l’Egypte et le Nil jusqu’à la P4 cataracte, du 23 décembre 1898 au 18 janvier 1899. — Prix au départ de Paris : lre classe, 3,000 fr., 2» cl., 2 640 fr. ;
- La 3e : l’Egypte jusqu’à la lre cataracte du Nil, du 21 décembre 1898 au 18 janvier 1899. — Prix MU départ de Paris : lrl classe. 2,000 fr., 2' cl., 1,68J fr.
- S’adresser, pour renseignements et billets, âUx bureaux de l’Agence des Voyages economiques, J0, rue Auber et 17, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris.
- Accessoires Automobiles
- REGULATEUR WOLFF S’adapte instantanément sur tout tricycle : régularise la carburation.
- Prix dans nos bureaux : 6 frâncs ; franco 0 fr. 25 en sus
- * •¥•
- INDICATEUR DE PENTES
- Pour voitures, 30 fr. ,
- _PQ»r Tricycles et. Bi<jyclet.tesi:.âè JtaÜCSll'. [• Élis dans nos, bureaux Emballage, 1 fr. ; colis-postal en sus
- 2° Cours élémentaire de Lôcomotion à pétrole, par Baudrÿ de Saunier, Un vol, in-folio, de 216 pages, prix 4 fr. — Franco, postal en sus.
- 3° Les Automobiles, par M. Dick Karman. Préface de M. le Baron de Zuylen. 26 Edition, refondue et augmentée. Un volume in-8°, 430 pages et 184 figures dans le texte. Prix, broché, 5 fr, — . Franco, 50 centimes én sus.
- 4° Manuel pratique du conducteur d'automobile,
- par Pierre et Yves Guédon : un vol. iu-8° ; prix’ i broché, 5 francs. — Franco, 0 fr. 50 eti plus.
- < 5° Le Carnetdu Chauffeur, par M. le Comte de
- La Valette, 1 vol. in 16, 2 fr., et 2 fr. 25 par la l poste.
- 6° Conseils pratiques à l’usage des amateurs de voitures automobiles à pétrole, par Tar iy-Pjge]np 1 brocli. de 32 pages ; 0 fr. 50. — Franco 0 If. 60.’
- 7° Manuel du conducteur chauffeur d'automobiles, par Maurice Fannan, in-16 avec des gravures. Prix 3 fr. — 3 fr. 50 par la poste.
- 8° Manuel pratique du Constructeur et Conducteur de Cycles et d’Automobiles, de M. H. de Graffigny ; un vol. in-12 de 350 pages, prix, 4 fr. — 4 fr. 50 franco.
- 9® Notice de route sur la Conduite et VEniretien des Tricycles de Dion* par J, Wolff ; édition 18OS 70 pages, 1 fr. 50. — 1 fr. 60 frànco. *
- 10° L’Art de la Bicyclette, par Baudry de Saunier franco contre 3 tr. 50 en mandat ou timbre.
- 11° Automobiles sur rôutes, par M. L. Péiissë ; un vol. in-8 de 200 pages, prix, 2 fr. 50.
- Franco, 3 francs.
- 12° Automobiles sur rails, par M. G. Dumoht ; un vol. in-8 de 184 pages, prix 2 Ir. 50.
- Franco, 3 francs.
- 13° Traité de la construction, de la conduite et de l'entretien des voitures automobiles, pér Milan-dre et Bouquet :
- 29r volume : Eléments de construction 1 voL in-16, cartonné 4francs. — Franco, 4 fr. 50 2e volume : Voitures à vapeur, 1 vol. in-16, cartonné, 2 fr. — Franco, 2 fr. 25.
- 14° La Voiture de demain, par John Grand-Car-teret, un vol. de 440 pages, illustré de nombreuses gravures ; prix 5 francs —Franco, 5 fr. 75.
- 15° A, B, C, du conducteur d’automobiles, par D. Farman, 1 vol., 170 pages et, 52 figures. Prix : relié, 2 fr. 50. — Franco, 2 fr. 75
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automo biles et Motocycles, Société O. Englebert et C‘V Liège (Belgique). — Usine française à Givel (Ardennes). — Maiaon de vente, 62, rue Tique tonne* Paris «-Ë Chassenet, agent général pour la France.
- p.719 - vue 720/833
-
-
-
- 720
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- LISTE DES CONSTRUCTEURS DE VOITURES AUTOMODILES
- Pétrole
- Amiot (avant-train), 47, rue du Château, Asnières, Seine.
- Archdéacon, 11, rue du Pont, Suresnes.
- Astresse (Pierre), 10, aven.de Madrid, Neuilly(Seine)
- Ateliers de construction de Bitschwiller (Haute-Alsace), Martinot et Galland, dir. gén.
- Audibert et Lavirotte, 12, chemin des Quatre-Mai-sons, Lyon.
- A'iste Laniel)et C*,92,r. des Arts, Levallois-Perret.
- Automobiles a Express », Corbeil (S.-et-O.).
- Bonneville L. (Train-Cycle), 60, b. Carnot,Toulouse.
- Bouilly F., bicycl. à pétrole, brev., motoc.,Chartres.
- Briest et Armand, à Villers-Cotterets (Aisne).
- Cambier, à Lille (St-Maurice), Nord, et 34, rue d’Hauteville, Paris
- Chenard, 7, rue de Normandie, Asnières (Seine). Avant-train brev. pour tricyc.-auto. Mot.à pétrole
- Cohendet et Cie, 166, quai Jemmapes, Paris.
- C‘* des Moteurs et Automobiles M. L. B. (Brevets Landry et Beyroux), 54, rue Erlanger.
- C‘e des Automobiles et Moteurs Henriod, 7 et 9, rue de Sablonville, Neuilly.
- C1* générale des automobiles, dir. Triouleyre, 2, r. de Compiègne.
- Cu des Moteurs Duplex, 130, rue Lafayette, Paris.
- Clément (motocycles), 20, rue Brunei.
- Cusset, 130, rue du Bois, Levallois-Perret.
- Dalifol, et Thomas,183 bis, faub. Poissonnière, Paris
- David et Bourgeois (moteur P. Gautier), 19, rue Geoffroy-S t-Hilaire.
- De Dietrich et Cie, â Lunéville (voiture à 4 places A. Bollée).
- Delahaye et C*, 34, rue du Gazomètre, à Tours, et 10, rue du Banquier, à Paris.
- Diligeon et C*, 54, rue St-Maur.
- Automobiles Dueroiset, système Berret, 15, rue Voltaire, Grenoble.
- Fageot, 2, rue Boutard, Neuilly.
- C* générale des automobiles, 2, rue de Compïègne. De Dion et Bouton, 12, rue Ernest, Puteaux. Fouque et C*, 12, rue de Crimée, Paris.
- F. Gros et C*, 188, boulevard Péreire, Paris.
- Fisson et Cie, 14, rue Maublanc, Vaugirard.
- Foucher et Delachanal, 3, rue Taylor.
- Klaus, 42-44, rue de Paris, à Boulogne s-Seine.
- Koch, 39, rue Fouquet, Levallois.
- Landry et Beyroux, 19, rue Albouy.
- Le Brun, et C1*, 4, Grande-Rue au Grand-Montrouge (Seine).
- Lepape, 23, rue Montaigne.
- Léon Lefebvre, 10, rue Emile-Allez.
- Longuemare (Veuve , brûleurs, carburateurs, etc. 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- A. Loyal, (refroidisseur),204, rue Saint-Maur, Paris.
- Maison Parisienne, 71, avenue de la Grande-Armée.
- Mors, 48, rue du Théâtre, Grenelle.
- Nègre, 21, avenue du Maine.
- Panhard et Levassor, 19, avenue d’Ivry.
- Popp et fils, 80, rue Taitbout, Paris.
- Prétot (avant-train-moteur), 44, avenue Philippe-Auguste.
- Richard, 13, rue Théophile-Gautier, Paris-Passy.
- Rochet et Schneider, 202, rue Paul-Bert, Lyon.
- Sté Continentale d’Automobiles, système Gautier-Wehrlé, 31, rue Cavé, Levallois-Perret.
- Sté des Automobdes Peugeot, à Audincourt, Doubs.
- Sté anonyme des Automobiles Elan, 64, avenue de la Grande-Armée.
- Sté anonyme des Voiturettes automobiles, système Léon Bollée, 163, avenue Victor-Hugo.
- Sté Industrielle des Véhicules automobiles, 31, rue de Provence, Paris.
- Sté Française d’Automobiles (voitures Gaillardet), 1, quai National, à Puteaux (Seine)
- Sté Franco-Belge d’Automobiles, Roch-Brault et C°, 50, rue Saint Ferdinand, Paris.
- Tenting (H.|,40, ru»* Curial, Paris.
- Vagnon et Canet, 36, rueSainte-Hélêne, Lyon.
- Vallée, 60, rue d’Australie. Le Mans.
- V. Vermorel, à Villefranche, Rhône.
- Le Blant, 10, avenue de l’Opéra.
- Société des chaudières Scotte, 56, rue de Provence. Weidknecht, 1 et 5, boulevard Macdonald, Paris.
- Electricité
- Bouquet, Garcin et Schivre, 12 et Yibis, avenue de Madrid, à Neuilly-sur-Seine.
- C” Française des Voitures électromobiies, 20, rue Taitbout.
- C” générale des Transports automobiles (Jenatzy), 56, rue de la Victoire.
- Darracq, 12, rue Eugène Flaehat.
- G. Doré, 179, rue de Courcelles (Place Péreire) Jeantaud, 51, rue de Ponthieu.
- Krieger, 80, rue Taitbout.
- O. Patin, 3, rue du Château, Puteaux (Seine).
- Carrosserie spéciale
- Bail aîné, 98, avenue Kléber, Paris.
- Bergeon et Cie, 17, rue Esprit-des-Lois, Bordeaux. Bogard, carrossier, 10, rue St-Martin, Versailles. Deshayes frères, Avesnes (Nord). f
- La Carrosserie Industrielle, 228, faubourg St Martin, Paris.
- lia Carrosserie Automobile Vinet, 25, rue Brupel, Porte-Maillot. Téléphone. ]
- pour automobiles
- Guiet et Cie, carrosserie pour automobiles de luxe de tous systèmes, 54, avenue Montaigne.
- Lafitte (Henri),124, Cours du Médoc, Bordeaux. Raygasse, 3, rue Fallet, à Courbevoie. — Sièges-lits-marine brevetés. — Aménagements restreints pour yachts et roulottes automobiles,
- Rose Louis, 23, rue Fontaine-Saint-Georges.
- Moteurs
- Monin (Ch.), 33, rue Saint-Ambroise. Moteur pour voitures (Le Touriste), système J. Bouché.
- Fondeurs
- Fonderie spéciale pour automobiles.
- Partinium, métal léger, breveté s. g. d. g.
- Bronze extra dur pour engrenages et pièces à frottement. Fonte de fer, pièces de précision.
- H. Par tin, 109, rue de Paris, Puteaux. Téléphone
- Compteurs d’énergie pour Electromobiles M. Brocq, 16, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Accumulateurs B ot, 39 bis, rue de Châteaudun.
- Dinin, 154, quai Jemmapes.
- F|ulmen, 18, quai de Clichy, Clichy.
- S té anonyme Laurent-Cély, 13 rue Lafayette.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, 6. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.720 - vue 721/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 46
- 17 ^Novembre 1898
- t,
- /1U lOfiî obile /r
- ram DES VOITDBES ET TÊBICDLES KAKIiES, pWiae sons le HAUT PATE0U6E in TOIIMDB DE FBM
- SOMMAIRE DE W 46
- A nos lecteurs, La. Direction.
- Compagnie française de Voitures électromobiles, P. Sarhey.
- Les perfectionnements du moteur à pétrole, Rodolphe Sobeau.
- Tricycle Reneaux, D. Farman.
- Salon du Cycle et de l’Automobile. Communications officielles du Touring-Club. Lanouvelle ligne électrique Bastille-Charenton» Petites Nouvelles.
- Bibliographie.
- Sociétés.
- VOITURE DE LIVRAISON DE LA COMPAGNIE FRANÇAISE DE VOITURES ÉLECTROMORILES
- p.n.n. - vue 722/833
-
-
-
- 718
- LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A dos lecteurs
- Comme nos lecteurs peuvent le voir par la disposition de ce numéro, nous avons reporté sur nos feuilles d’annonces un certain nombre de documents tels que la liste des constructeurs, les convocations de Sociétés, la Bibliothèque de la Locomotion Automobile, les Chemins de fer, la Bourse, etc. Il en résulte que nous pouvons ainsi consacrer entièrement nos 16 pages de texte aux articles de fond et aux informations.
- En même temps, par suite de l’accroissement du nombre de nos annonciers, nous avons augmenté l’importance de nos feuilles d’annonces. Sans rien changer à la pagination du texte, quelques-unes des feuilles consacrées à la publicité se trouvent intercalées.
- Nous satisfaisons ainsi aux demandes des constructeurs qui nous chargent de leur publicité, sans modifier l’état actuel de notre collection. Le papier des feuilles réservées aux annonces étant différent de celui du texte, le brocheur auquel on donnera la collection à relier, à la fin de l’année, n’aura aucune difficulté pour grouper les pages de texte.
- Nos lecteurs savent les agrandissements et perfectionnements successifs que nous avons apportés à notre Revue. Nous les ferons toujours profiter de l’acc.oissement de notre prospérité et nous profitons de cette occasion pour adresser nos remerciements à ceux d’entre eux en qui nous trouvons des collaborateurs précieux.
- LA DIRECTION.
- Compagnie Française de Toitures électromobiles
- Voiture de livraison électrique
- Nous 11e croyons pouvoir mieux présenter les électromobiles de la Compagnie Française qu’en rappelant les prouesses de la voiture de livraison qui a figuré, le mois dernier, dans le deuxième Concours des Poids Lourds sous le n° 4 et dont la Locomotion Automobile disait ce qui suit dans son numéro 42 du .20 octobre, page 661 : « Enfin, la voiture de la Compagnie Française des Voituies éle-dromobiles a effectué sans encombre 5 parcours, sur les 6 qu’elle avait à faire. » Voici d’ailleurs le tableau de marche de cette voiture que reproduit notre gravure de tète î
- Jeudi 6 Vendredi 7 Samedi 8 Lundi 10 Mardi 11 Mercredi 12
- itinéraire A 4* kil. en 9 h. 48
- — B 4r,kil. en 8 b. 03
- — C —
- — A 60 kil. en 8 b. 17
- — B 4=, kil. en 9 h. 06
- — C 66 kil en 9 h. 12
- C’est un joli résultat pour un début et qui justifie pleinement les demandes qui nous ont été adressées et auxquelles nous répondons par les renseignements techniques qui suivent : _ -
- Le type de la Compagnie Française d’Electromobiles comporte un truck en acier, monté sur 4 roues caoutchoutées, recevant
- le siège du conducteur, le mécanisme moteur, les appareils régulateurs de vitesse et la direction.
- C’est sur ce truck que l’on fixe la caisse de la voiture : coupé à deux places, coupé trois-quart, landaulet, vis-à-vis, Victoria ou voiture de livraison : interchangeabilité absolue en quelques minutes, d’où l’usage de plusieurs caisses pour un même truck.
- Le mécanisme moteur, des plus simples comprend un moteur électrique du type Lundell-johnson, à 2 collecteurs et double enroulement sur les électros, d’un rendement très élevé qui permet, sans intercaler aucune résistance, c’est-à-dire sans perte de travail, d’obtenir une vitesse pouvant varier de 4 à iS kilomètres à l’heure ~ ce résultat est obtenu sans changer le groupement de la batterie d’accumulateurs dont tous les éléments restent toujours couplés en série et travaillent également. Les différentes vitesses s’obtiennent en changeant le couplage de l’induit et des inducteurs, comme le montre le schéma n° 1.
- Ces différents couplages s’obtiennent au moyen d’un combinateur, composé d’un cylindre isolant sur lequel sont montés les plots de contact, disposés comme l’indique le schéma n° 2 qui représente le dévelop-
- p.718 - vue 723/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- peinent du cylindre. Cet appareil permet aussi d’obtenir le freinage électrique et la marche arrière ; voici comment : Ce com-binateur ou contrôleur est manoeuvré par un levier placé à la gauche du conducteur; il suffit pour obtenir la marche en avant de pousser la poignée du levier plus ou moins vers l’avant, suivant la vitesse que l’on désire obtenir (4 vitesses de 4 à 20 kilom. à l’heure); pour l’arrêt et le freinage électrique, on ramène d’autant plus la poignée vers l’arrière que l’on veut arrêter plus brusquement; enfin, pour la marche arrière, on pousse le levier à fond vers l’arrière.
- Le moteur électrique actionne, par l’intermédiaire d’une paire d’engrenages avec pignon en cuir, un équipage différentiel soutenu par de larges paliers, à graissage automatique, dont l’arbre piincipal est muni, à chacune de ses extrémités, d’un pignon
- qui commande les roues arrière de la voiture par l’intermédiaire d’une chaîne sans fin brevetée, représentée figure 3, laquelle fonctionne sans bruit avec une tension nulle.
- Tout le mécanisme moteur repose sur un châssis articulé porté par un arbre en acier et soutenu par des ressorts à houdin qui assurent une grande douceur dans la marche : tout reposant sur ce châssis unique, on peut en outre régler convenablement la tension des chaînes par la simple manœuvre de 2 vis.
- L’ensemble du mécanisme est placé sous l’arrière de la voiture, où il est facile de le visiter.
- La direction est à avant-train tournant, sur lequel repose le châssis du véhicule, par l’intermédiaire de galets assurant une grande douceur dans le mouvement; il
- porte une couronne dentée en bronze, commandée par un volant à vis sans fin par l’intermédiaire d’un pignon et d’un arbre vertical. Cette direction douce et sûre offre l’important avantage de permettre au conducteur d’abandonner momentanément le volant de manœuvre, la voiture continuant son mouvement dans la direction donnée.
- Indépendamment du freinage électrique, l’arrêt de la voiture peut être obtenu par deux autres freins : un frein à serrage instantané agissant sur le moyeu des roues arrière et un frein à sabot permettant de
- maintenir la voiture arrêtée, sur les rampes les plus fortes que l’on puisse rencontrer.
- Enfin, afin qu’on ne puisse faire marcher la voiture en l’absence du conducteur, un interrupteur à clef permet de couper le circuit électrique, en enlevant simplement la clef.
- Le courant électrique est fourni au moteur par une batterie d’accumulateurs placée directement sous la voiture et contenue l dans une seule caisse suspendue au truck. en acier par quatre ressorts à boudin, ce qui donne pouf les accumulateurs une double
- p.719 - vue 724/833
-
-
-
- t20
- LA LOCOMOTION automobile
- suspension. Cette batterie est établie pour être chargée sous un courant à no volts, tension habituelle des distributions d’électricité.
- La disposition adoptée permet de changer la batterie en trois minutes, ce qui est des plus avantageux pour une exploitation de voitures publiques, par exemple.
- Lorsqu’on ne désire pas parcourir plus de 50 à 60 kilomètres sans rechargement, comme lorsqu'il s’agit d’un service de fiacres où l’on emploie deux batteries par jour de façon à faire sûrement 100 kilomètres, les batteries employées sont du type Planté, dont le coût d’entretien est d’environ 1 franc par jour ; lorsque l’on veut pouvoir parcourir 70 à 80 kilomètres sans rechargement, on emploie des batteries dont le coût d’entretien par charge atteint alors 3 à 4 francs.
- Fig. 3. — Chaîne sans fin.
- Quant à l’énergie à fournir à la batterie, ont peut l’évaluer à environ 300 watts-heures par kilomètre parcouru ; soit 2,8 ampères-heures à 110 volts ce qui est l’équivalent delà consommation de 6 lampes (16 bougies) pendant une heure. Grâce au compteur kilométrique dont les voitures sont munies, il est facile de déterminer la quantité d’énergie à fournir à la batterie après chaque parcours. Les frais de traction comprennent : la fourniture d’énergie électrique, l’entretien de la batterie, le graissage, l’entretien de la carrosserie (caoutchoucs, chaînes, engrenages, coussinets) s’élevant, au dire de la Compagnie, de o fr. 10 à o fr. 18 environ par kilomètre, suivant le type d’accumulateurs employés et le prix de l’hecto-watt.
- Le poids de l’omnibus de livraison, que représente notre gravure, est de 2 000 kilogrammes à vide, avec 750 kilogrammes de charge utile ; ce qui représente, avec le conducteur, un poids total en ordre de marche de 2 820 kilogrammes.
- L’expérience a démontré, pour toutes ces voitures, qu’après un fort court apprentissage un cocher quelcon^pae est à même, grâce au système de direction, de conduire sans fatigue. Aussi, après des essais prolon-
- 1-------------------------——----------“
- gés, la Compagnie générale des Voitures à Paris a-t-elle adopté ce système pour les fiacres automobiles qu’elle commence à lancer dans Paris. Elle a préféré ces voitures propres, de conduite facile, ne dégageant aucune odeur, aux voitures à pétrole qui, incontestablement supérieures pour les trajets à grande distance, ont, en ville, l’inconvénient de dépenser pas mal, de répandre parfois une odeur désagréable, de donner à faible vitesse des trépidations désagréables, sans compter les dangers d’incendie que l’essence de pétrole peut présenter entre les mains d’un cocher maladroit ou imprudent.
- Nous souhaitons bonne chance aux nouveaux fiacres parisiens.
- Paul SARREY.
- Le Salon de Bretelles
- L’Union et Yéloce-Club de Bruxelles se dispose, cette année comme les précédentes, à organiser la 7e exposition bruxelloise, connue sous le nom de Salon de l’Automobile et du Cycle.
- Un Comité d’étude, ayant à sa tète M. de la Charlerie, président de l’U. V. C. B. et comme secrétaire M. Pardon, a été constitué pour mener l’entreprise à bien.
- Par les soins de ce comité le questionnaire suivant vient d’ètre adressé à tous les fabricants ou agents de Belgique, ainsi qu’aux principales maisons françaises :
- I. Participeriez-vous, ou la maison que vous représentez, au 7e S^on de l’Automobile et du Cycle ?
- II. Comme époque, le mois de mars vous paraît-il favorable ?
- III. Une durée de neuf jours vcus paraît-elle suffisante ?
- IV. Seriez-vous disposé à participer à ce Show :
- A. Comme exposant de VAutomobile :
- jre categorie : Voitures en tous genres et moto-cycles ?
- 2* catégorie : Moteurs pour automobiles?
- 30 catégorie : Matériel de construction et outillage pour la fabrication des automobiles ?
- 4e catégorie : Carrosserie pour automobiles ?
- B. Comme exposant du Cycle :
- ir* catégorie : Cycles?
- 2" catégorie : Matériel pour leur construction?
- 3e catégorie : Leurs accessoires ?
- V. Seriez-vous disposé à participer à un concours pratique de l’Automobile :
- ire catégorie : Poids lourds (voitures de livraison, d’hôtel, camions, omnibus, etc.)?
- 2e catégorie : Poids moyens (voitures de voyage, de promenade, etc.) ?
- 3e catégorie : Poids légers (voiturettes, motocy-cles, etc.)?
- Dès que les intéressés auront fait parvenir leurs réponses en nombre suffisant, les organisateurs prendront telles décisions qui leur seront dictées par ce plébiscite commercial. Ils fixeront alors la date, l’emplacement et les conditions générales de l’exposition.
- p.720 - vue 725/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 721
- Lbs PaMonmnts du Motear à PStroIe
- Extraits d’une Conférence faite par M. Soreau à la Société des Ingénieurs Civils (1).
- L’automobile à pétrole, qui a pris un si prodigieux développement, ne date que de onze ans, quand Benz et Daimler créèrent leurs moteurs, d’où dérivent tous ceux qu’on emploie encore aujourd’hui.
- Le moteur Benz était à un cylindre horizontal, et le moteur Daimler à deux cylindres légèrement inclinés à droite et à gauche de la verticale, de façon à faciliter les démarrages. Leur caractéristique commune, la cause de leur commun succès, est la compression de l’air carburé avant l’explosion.
- De la compression préalable. — Quels sont les avantages de la compression préalable ?
- A puissance égale, elle diminue le poids et surtout l’encombrement. Aujourd’hui, avec des moteurs qui tiendraient dans un chapeau à haute forme, on ne se îait pas faute d’obtenir 2 ou 3 ch : si l’on y ajoute le carburateur et le dispositif d’allumage, on arrive à un volume en somme très réduit.
- C’est que la compression préalable augmente singulièrement le rendement thermique. pour diverses raisons. La combustion est facilitée, ce qui permet d’opérer à dosage plus faible et de simplifier le carburateur. La valeur de la pression maximum est plus considérable, la période de détente plus prolongée. Enfin la perte de chaleur par les parois — très sensible avec les températures élevées produites dans le cylindre et la nécessité de les refroidir pour ne pas décomposer le lubrifiant, — est beaucoup diminuée par la compression, ainsi que l’ont montré MM. Mallard et Le Châtelier, Vieille et Aimé Witz.
- Pour traduire ces avantages par des chiffres, je citerai les moteurs à gaz d’éclairage, sur lesquels de nombreuses expériences ont été faites, et dont la théorie est du reste la même que celle des moteurs à pétrole. La machine de Lenoir consommait 2 500 / par cheval-heure ; aujourd’hui la dépense est encore de 2 000 / dans les moteurs sans compression ; elle tombe à 600 / dans les moteurs à compression.
- Le plus généralement, les moteurs d’automobiles sont à quatre temps: i° aspiration de l’air carburé; 20 compression de cet air ; 30 explosion ; 40 expulsion des gaz brûlés. Ils sont trop connus aujourd’hui pour qu’il y ait lieu de les décrire. D’ailleurs ils ne diffèrent que par le nombre des cylindres (qui permet de réduire les dimensions du volant en augmentant la fréquence des temps actifs), par le dispositif d’échappe-
- (1) Cette Cdhférence a ôté publiée in-extenso dans Ibs ,raomoii*e» da la ^ooiôté dap IfniîértièUï's Civils cta Jf’iftixeej
- ment, et par le mode d’allumage de l’air carbure. L’allumage électrique est, avec raison, de beaucoup le plus employé dans les automobiles ; l’avance à l’allumage, en produisant plus tôt l’explosion, donne un moyen simple de réduire la vitesse de marche. La soupape d’admission est toujours automatique, s’ouvrant ou se fermant suivant que l’excès de pression vient de l’intérieur, ou de l’extérieur ; au contraire, la soupape d’échappement s’ouvre mécaniquement grâce à une came commandée par le moteur.
- Ainsi compris, les moteurs à pétrole ont, sur les machines a vapeur, un désavantage très important. Ces dernières peuvent augmenter momentanément le travail développé et cela dans d’assez grandes limites ; dans les machines ordinaires, ce résultat est obtenu grâce au grand volant de chaleur constitué par la masse d’eau chaude sous pression et, dans les machines sans volant de chaleur, grâce à la très grande rapidité de la vaporisation. Les machines à vapeur sont donc très élastiques, c’est-à-dire qu’elles fournissent, avec une économie normale, des quantités de travail très variables : les démarrages et les coups de collier sont, par suite, relativement aisés. Au contraire, les moteurs à pétrole ne sont susceptibles d’une variation de puissance que dans le sens de la diminution . en effet, la quantité d’air carburé est réglée par le volume du cylindre ; d’autre part, la richesse de ce mélange ne peut notablement varier, puisque l’explosion ne se produit plus dès qu’on s’éloigne un peu, en plus ou moins, des proportions qui correspondent à une combustion chimique complète. La quantité et la richesse du mélange explosifétant à peu près invariables, il en résulte qu’on ne peut augmenter sensiblement la puissance.
- Perfectionnements du moteur à pétrole.— Nous devons nous demander maintenant, quels perfectionnements on peut prévoir dans le moteur à pétrole.
- Tout d’abord, constatons que le moteur à compression préalable date seulement d’un peu plus de dix ans, et que, dans ces conditions. il semble a priori susceptible d’amé -liorations beaucoup plus sensibles que son rival, qui date industriellement de plus d’un siècle, et sur lequel on a presque tout dit. Mais ce n’est là qu’une présomption ; il convient de la fortifier par des arguments.
- Tout le monde semble d’accord sur la nécessité de soustraire la carburation aux influences extérieures et de perfectionner l’allumage. Ce sont là des questions d’un très grand intérêt, mais secondaires au point de vue général auquel nous nous plaçons : car, si l’on s’en tenait à perfectionner la carburation et l’allumage, on augmenterait sans douta leâ réelles aptitudes du moteur à pétfola à la locomotion automobile sur rbu
- p.721 - vue 726/833
-
-
-
- 722
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- tes, mais on ne les étendrait pas d’une façon notable.
- Totit autre à botte sén§, pourrait être la Conséquence d’üh refroidissement mdinsbru-tal des parois du cylindre. L’explosion développe des températures considérables, et, plus elles sont élevées, meilleur est le rendement. Mais d'autre part, ort est tenu de refroidir lès parois, sûüs peine de décomposer le lubrifiant, absolument indispensable darts ces moteurs où l'arbre tourne généralement de i 20 > à 1 800 tours. Or, dans certains moteurs, le refroidissement absorbe jusqu’à 30 pour 100 du calorique. Il y a donc Un très grand intérêt à se servir d’ürt lubrifiant qui ne se décompose qü'à
- température aussi grande que possible ; on emploie exclusivement aujourd’hui les huiles minérales, et en particulier l’oléo-naphte, qui distille entre 350 et 400 degrés. Il y a également intérêt à ne refroidir que de la quantité nécessaire pour éviter sûrement cette décomposition ; le refroidissement par circulation d’eau, ou par ailettes que baigne le courant d’air dû à la marche, est le plus souvent très irrégulier, soit qu’on introduise des quantités d’eau par trop fortes, soit que les conditions atmosphériques se modifient, Il n'est cependant pas impossible de réaliserun refroidissement plus méthodique : il suffirait, par exemple, de régler, à l'aide d’un jeu de valves automa-
- ReüseigmémêiitS ïësultant du Rapport sur les voitures à pétrole ayant pris part à la course du & Times Herald » de CHiCago.
- des ESSAIS EFFORT DE TRACTION t W P w p en ^ en P O Ë â ; ** ‘W > W H 2 < w 11 Z - < en P eu PUISSANCE DU MOTEUR J sn chevaux effectifs Z ; RAPPORT : £ 2 t t H «,2 ^ * -~ < H 0 2-r ^ N » < O O en W * ^ Q S 0 "£ Pu
- kg. m./s. ch, ch. kg.
- f)e La Vergue. Moteur Benz à î cylindre. — Roues à caoutchouc plein avec roulements lisses. Poids total : 765 kg. 16, 2 2),6 3>12 5,10 0,70 i»57 i,4r 2,97 0,30 °>53 2,50 1,29
- Duryeâ Spingfïeld. < Moteurs à 2 cylindres. — Roues à pneu avec roulements lisses. — Poids total : 532 kg. .... , 38,0 2,20 I, lu 1,69 0,63 I,f)3
- Mueller. ' Moteur à 1 cylindre. — Roues àj caoutchouc plein avec roulements lisses. — Poids total : 714 kg. .1 I 3 5 41 > 9 J9>3 18,0 334 '5>7 2,13 2.74 2,86 5,00 5>9° 1.18 0,69 0,66 2.18 bs3 1.79 1,4 (> L47 3 >7 5 3>°9 0,66 °>47 0,38 0,40 i»34 2,34 2,60 0,7 t L33
- Moyennes pour le moteur Mueller o, 31 ‘.74
- T 11
- tiques, la quantité d’êaü chaude remplacée suivant la température des parois, ou d’in* jecter sur les ailettes du moteur une masse d’air d’autant plus grande que cette température serait plus élevée. Notre collègue, M. Diligeon, a tenté de réaliser ce dernier dispositif en faisant les ailettes longitudinales, et en plaçant suivant l’axe du cylindre un ventilateur actionné par le moteur même.
- Telles sont les principales considérations que j’avais à formuler relativement à l’anatomie du moteur à pétrole. Nous avons maintenant à nous occuper de sa physiologie, autrement dit de son rendement thermique,
- On conçoit a priori qu’il doit être plus grand que dans la machine à vapeur, puis-que le foyer est intérieur, que l’énergie calorifique se transforme en travail mécanique sans intermédiaire et dès sa mise en liberté par la combustion. C’est, du reste, ce que l’on constate, surtout avec le moteur à compression préalable.
- Comme pour la machine à vapeur, le rendement croît avec la puissance : il est donc sensiblement plus élevé pour les moteurs industriels que pour les moteurs applicables à l’automobilisme. A’nsi, dans l’industrie, les moteurs Priestinan consomment 500 grammes par cheval-heure effectif, ce qui donne un rendement de 13 pour 100,
- d » „ v.. L -, A •
- p.722 - vue 727/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 723
- Au contraire, sur des moteurs Daimler de 2 à 4 ch, le professeur Hartmann n’a obtenu qu’un rendement de 9,7; le rendement thermique fut 11 pour 100.
- Ces derniers résultats concordent avec des expériences prolongées et très consciencieuses faites sur les voitures automobiles inscrites pour la course du Times Herald de Chicago. J’ai calculé (voir tableau ci-joint), en éliminant les expériences suspectes, que la consommation de pétrole par cheval-heure à la jante des roues a été de 1,74 kg en moyenne, et que le travail au frein tut sensiblement double du travail à la jante. La consommation moyenne était donc de 870 g de gazoline par cheval-heure effectif, représentant un rendement de 7,3 pour 100, et un rendement thermique de 9 à 10 pour 100.
- Ces essais remontent à trois ans, et, depuis, des progrès assez sensibles ont été réalisés. On obtient aujourd’hui des rendements thermiques de n à 12 pour 100.
- (A suivre). Rodolphe SOREAU.
- Les droits de Douane sur les Automobiles
- M. Paulmier, député du Calvados, reprend la proposition de loi qu’il avait déposée, l'an dernier, de concert avec M. Descubes, et qui tend à l’établissement de droits de douane spéciaux sur les automobiles.
- Cette proposition est ainsi conçue :
- Article unique. — Le tableau A du tarif général des douanes est modifié ainsi qu’il suit :
- DÉSIGNATION TARIF TARIF
- générai rninim.
- Véhicules automobiles ou pièces détachées pour automobiles, moteurs à vapeur, pétrole, électriques ou autres pour automobiles ; mécanisme pour automobiles, chaudières pour automobiles, châssis pour automobiles, bandages de roues, pneumatiques, ou autres pour automobiles, accumulateurs pour automobiles, essieux spéciaux pour automobiles.
- Savoir :
- Véhicules au dessous dj üôO kil. » de 250 kilos à 5;j0 kilos » de 500 kil. à 2 000 kil. » au-dessus de 2 000 kil.
- 250 £r. 210 t'c.
- 180 » 150 »
- 120 » 100 »
- 60 » 50 »
- Les pièces détachées pour automobiles rentreront dans la catégorie déterminée par leur poids, sans qu’il y ait lieu de rechercher à quelle catégorie de véhicules elles sont destinées.
- BIBLIOfl RAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudpy de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux: 4 francs.— franco, postal
- La « 8002 »
- Les expériences sur les locomotives Heilmann continuent toujours; après les essais de vitesse et de réglage dont nous avons déjà parlé, on effectue actuellement de nouveaux essais dans le but d’examiner les effets produits sur la voie par le passage des locomotives. Voici à ce sujet quelques détails intéressants que nous donne M. C. de Boisgérard dans la Science française :
- « Les locomotives électriques dont nous avons, à plusieurs reprises, parlé à nos lecteurs et. qui viennent de terminer leurs essais de vitesse et de réglage sur la ligne de Mantes par Argenteuil, ont commencé, le mois dernier, une nouvelle série d’expériences, cette fois entre Mantes-embranchement et Rouen rive gauche.
- & Il s’agissait de déterminer exactement les effets produits (flexion, tassement, trépidation, etc.) sur les différents ouvrages d’art par le passage des nouvelles machines système Heilmann, dont le poids atteint cent-vingt-cinq tonnes en ordre de marche, c’est-à-dire presque le double du poids des locomotives ordinaires.
- « Aussi, aux abords de chaque pont, notamment ceux du Manoir et ceux d’Oissel, et sur les tabliers métalliques, des appareils spéciaux avaient été disposés pour enregistrer les diverses réactions élastiques, les courbes de résistance, de fou-lement, etc. Est-il besoin de dire que, grâce à son système de suspension, la locomotive 8002, qui procédait aux expériences, a parfaitement pu passer sur tous les ponts et ponceaux, sans déterminer d’ébranlements fâcheux, bien qu’en certains points, elle ait produit dans le sol des vibrations profondes de 3 et même 4 mètres.
- « Après chaque ouvrage d’art métallique, la locomotive s’arrêtait et, les ingénieurs relevaient les indications données par l’appareil enregistreur. C’est ce qui explique le temps qu’elle a mis pour effectuer le parcours de Mantes à Rouen.
- « Partie à io h. 50 du matin, la 8002, en effet, entrait à 3 h. 50 seulement sous le hall de la gare Saint-Sever, au milieu d’une double rangée de curieux et de tous les représentants de la presse rouennaise..
- « Sur la locomotive avaient pris place : M. H. de Grièges, le jeune inspecteur de la traction des Chemins de fer de l Ouest, deux délégués de la Compagnie Heilmann et trois ingénieurs principaux des chemins de fer de l’Etat hongrois. L’essai des ouvrages d’art a été fait spécialement sous la direction de M. Drion, inspecteur de la voie.
- « Sous le tunnel de Roilebuise, le plus important de la ligne du Havre, on a procédé à des expériences d’éclairage de la machine à la lumière électrique. La locomotive était accompagnée de son fourgon-tender, le 8002 DF, muni de caisses d’eau qui lui permettront, quand elle sera mise en service, de franchir sans arrêt des parcours de 250 à 300 kilomètres.
- « Ces derniers essais, dont les résultats ont été satisfaisants, vont être poursuivis méthodique^ ment ef progressivement sur la section de Roueq au Havre, puis sur la ligne de Paris à Cherbourg, enfin sur celle de Brest", »
- p.723 - vue 728/833
-
-
-
- 724
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Trieyele Reneaox
- Contrairement à beaucoup de tricycles que l’on voit éclore de tous côtés et qui en fait ne sont jamais que des copies plus ou moins réussies du de Dion, le motocycle Reneaux diffère totalement de tout ce qui s’est fait jusqu’à ce jour.
- Le moteur, ainsi que l’on peut s’en rendre compte sur la figure i, est horizontal et se trouve placé entre le pédalier et le différentiel. Il peut atteindre une puissance de y chevaux à la vitesse de i 200 tours et monte admirablement les côtes les plus dures.
- Sa position horizontale supprime en grande partie les trépidations qui, avec les moteurs verticaux, sont si sensibles et si désagréables.
- Un des points caractéristiques du moteur
- réside en ce que la tête de bielle attaque, par l’intermédiaire d’un petit pignon satellite, les deux couronnes dentées qui constituent le différentiel.
- Pour mieux apprécier ce dispositif ingénieux. rapportons-nous aux figures 2 et 3.
- Le cylindre, dont on ne voit qu’une partie en 1 vient se fixer à la façon ordinaire sur un carter H qui renferme tout le mouvement.
- Deux volants A et A, sur lesquels on a pratiqué deux gorges L pour recevoir un frein à bande, font corps avec les deux engrenages d’angle C et sont soutenus par deux arbres B\ du côté gauche par rapport à la figure, l’arbre B porte un pignon b qui sert à attaquer une couronne b1 clavetée sur l’arbre commandant une des roues du tri-
- Fig. 1. — Vue de profil du Tricycle Reneaux
- cycle. Un second engrenage m attaque (fig. 5) une roue dentée portant un nombre de dents double et sur laquelle est fixée une came double destinée à soulever les soupapes d’échappement et à produire l’allumage électrique au moment voulu.
- Du côté droit de la figure, l’arbre B reçoit un pignon b qui joue le même rôle que le pignon b de gauche, et un autre pignon a nui sert à la mise en route du tricycle par une chaîne actionnée par les pédales.
- Si donc dans un virage une des roues du tricycle tourne plus vite que l’autre, il arrivera nécessairement que les pignons C tourneront à des vitesses différentes, ce qui aura pour résultat d’animer le pignon satellite D d’un mouvement de rotation. La figure 3 laisse voir une tige /, traversant le carter et allant attaquer un des freins disposés sur les Volants L1
- La boîte //dans laquelle se meut la bielle joue donc à la fois le rôle de carter de différentiel et de frein, en sorte que l’encombrement de la transmission se trouve considérablement diminué. Remarquons aussi que que ce procédé assure toujours un graissage parfait du différentiel ce qui trop souvent est négligé dans les tricycles ordinaires.
- L’allumage et l’attaque de la soupape d’échappement se font à l’aide d’une roue dentée M qu’attaque un pignon m (fig. =>) et qui porte deux cames, l’une servant à établir le courant primaire au moment voulu dans la bobine d’induction, et l’autre portant un bossage qui soulève tous les deux tours la soupape d’échappement. La tige ^communique son mouvement à la soupape d’échappement, et, la tige permet d’avancer ou de retarder l’allumage. En outre, un dispositif spécial que l’en n’aperçoit pas bien 8tff
- p.724 - vue 729/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 725
- la figure permet de décoller la soupape d’admission, de sorte que les ratés dus à cette cause sont évités.
- Le réservoir d’essence, le réservoir à huile et la bobine se trouvent groupés d?ns un réservoir cylindrique disposé au-dessus du carter.
- La figure 4 en montre une coupe , en U se trouve l’essence, en V l’huile et en S1 la bobine.
- Le carburateur R (fig. 1) offre également une disposition toute nouvelle.
- La chaîne du tricycle vient frotter légèrement sur un petit galet qui entraîne de la sortf une petite roue à palettes sur laquelle vient tomber l’essence qui ainsi se trouve projetée et vaporisée. Le débit d’essence est réglé à l’aide d’une manette r5 qui agit sur un robinet à deux directions.
- Remarquons que le carburateur est placé
- Fig. 4. — Réservoir d’essence et d'huile et bobine d’induction.
- Fig. 5. — Commandes de l'allumags et de Véchappement.
- Fig. 2^et 3. — Dispositif de transmission
- du mouvement.
- à portée du pot d’échappement R de façon à être constamment à une température assez élevée qui favorise l’évaporation de l’essence.
- La manette r‘ sert à régler la quantité de mélange admise dans le moteur, la manette t’ l’avance à l’allumage et ql le robinet de compression pour le départ du tricycle.
- Les piles se trouvent en S.
- Bien que présentant une certaine complication au point de vue de la construction l’ériaentbié du WiuÿuU 11 « pàfaît psis itir*
- chargé ainsi que l’on peut s’en rendre compte sur la vue d’ensemble (fig. 1).
- Tous les organes en sont bien groupés et occupent un minimum de place surtout si l’on envisage que c’est un moteur de 3 chevaux que M. Reneaux a logé sur son tricycle.
- Les dispositions adoptées sont presque toutes originales, et, la bonne marche du tricycle a récompensé les inventeurs de s^tre écartés de la routine ordinaire.
- Ui FARM AN*
- p.725 - vue 730/833
-
-
-
- 726
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’ÀBtomoMIisme à Bardeaux
- La locomotion automobile a fait en quelques années des progrès très rapides tant à Bordeaux que dans la banlieue.
- Le mouvement est venu tout d’abord de la banlieue qui compte de nombreux tramways électriques, notamment au Bouscat, à Pessac, etc. Les localités plus éloignées du chef-lieu ont organisé à leur tour des services fonctionnant régulièrement plusieurs fois par jour. Tels sont les courriers de Bordeaux-Langon, de Libourne à Beaune, etc., etc.
- Bordeaux seul a conservé jusqu’ici ses tramways à traction animale.
- Mais le système va changer à bref délai et ses tramways seront convertis incessamment en tramways électriques. Les travaux sont entrepris depuis le commencement du mois, et grâce aux efforts de la municipalité sont menés si activement, qu’on espère utiliser la transformation dans les premiers jours de 1899. D’après le cahier des charges établi par le Conseil municipal, le public et les employés trouveront également avantage dans ce changement. Les fils électriques seront aériens dans les voies de second ordre et souterrains dans les grandes voies. Les lignes seront augmentées et les voitures se succéderont à intervalles très rapprochés pour la plus grande commodité des voyageurs.
- On construit également une ligne de tramways électriques de Bordeaux - Caudéran - Mérignac. L’inauguration du réseau aura lieu au printemps.
- A la réunion des courses hippiques du Bouscat, on remarquait Je nombreuses voitures automobiles. Grâce aux démarches constantes de l’Automobile Club Bordelais, un garage fort bien établi leur avait été spécialement réservé en bonne place. Tous les véhicules étaient placés sous la surveillance des agents de service et ne couraient aucun risque de détérioration.
- Lus Clubs ÀutofflaMles en Province
- Automobile-Club Bourguignon
- Le nouvel Automobile-Club de Dijon, dont nous avions déjà parlé, est définitivement constitué et compte déjà une trentaine d’adhérents.
- Dans sa dernière réunion, le nouvel Automobile Club a pris le titre d'« Automobile-Club Bourguignon ».
- Le Comité administratif a été ainsi élu pour 1898-1899 t
- Président d’honneur, faisant fonctions de président actif : M. Stephen Liégeard, membre de l’A.C.F.;
- Vice-présidents : MM. Bidault et Chesnay ; trésorier : M. de Falletans; secrétaire : M. E. La-chat.
- Le siège du nouvel A.C.B. est à la salle du Ier étage, au café Américain, où se trouvent déjà agglomérés quelques clubs dijonnais.
- La première réunion de l’A.C.B. s’est tenue samedi soir 5 novembre. Les membres présent-; ont approuvé ce que le Comité d’initiative avait fait.
- M. Gaudelette s’est fait inscrire comme membre donateur.
- Le Club s’est placé sous le haut patronage de l’A.C.F. ; les statuts du Club Bourguignon sont les mêmes que les siens. Plus de trente adhésions sont parvenues au Club, parmi lesquelles celles du docteur Morlet, président du Stand de Dijon; du docteur Robin, de Paris; de MM. Piével, de Weibenome, James Prat, Richaud, industriel, Jenné de Sochaux, Weil-Picard, de Cerval et plusieurs constructeurs et notabilités de Dijon.
- * »
- Automobile-Vélo-Club de Nice
- Les membres de l’Automobile-Vélo-Club de Nice, réunis samedi soir au nombre d’une iren-taine, en leur local de la rue Chauvain, ont procédé au renouvellement de leur bureau.
- Ont été réélus : président, M. René Thieiry; vice-présidents, MM. Ernest Sardou et Jacques Gondoin; secrétaire, M. Ciérissy; trésorier, M. Crossa.
- Au cours de cette réunion, l’assemblée a fixé au 21 mars la grande course Nice-Castellane-Nice
- Voici l’ordre et l’itinéraire des épreuves qui auront lieu ce jour-là :
- i° Course de vitesse : Nice-Castellane-Pucp t-Théniers-Nice ; 20 Course de touristes : N ie -Puget-Théniers-Nice.
- Un train spécial transportera les membres de l’A. V. C. et un banquet les réunira à Pugt t-Théniers.
- * *
- Un Automobile-Club Béarnais
- La ville de Pau va posséder son Club Automobile. La constitution est due à l’initiative de MâJ. W. K. Thorn et Nitot.
- Une réunion provoquée par ces Messieurs s'est tenue la semaine dernière dans le but de fonder une Société d’encouragement, sorte d’Automobile Club régional, dont le siège social serait à Pau.
- M. Nitot a commencé par exposer les services que rendrait une telle association, qui répandrait le goût de l’automobilisme dans la région et pourrait organiser dos courses et des promenades ayant comme point de départ ou d’arrivée, la ville de Pau.
- Après cet exposé, l’assemblée a constitué son bureau comme suit ;
- M. le président et M. le vice-président de l'Automobile Club de France, MM. Doux, préfet des Basses-Pyrénées, et Faisain, maire de Pau, sont nommés présidents d’honneur de l’Automobile Club Béarnais,
- MM. Thorn, président; M. Nitot, vice-président ; Berou, trésorier, et Couget, secrétaire général,
- Après la constitution du bureau, les statuts de la Société ont ôté discutés et adoptés.
- 4,.
- p.726 - vue 731/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 727
- Course d’AotomolÉs
- Tsarskoié“-Sélo, Strelna et retour
- Nous avons dans un de nos derniers numéros donné un compte rendu rapide de la course d’automobiles qui a eu lieu en Russie entre Tsarskoié-Sélo et Strelna. Cette course a été organisée par la Société Vélocipédique de Saint-Pétersbourg (Société Vélocipednoy- Yezdy).
- Elle a eu lieu éntie Tsarskoié-Sélo et Strelna. Le parcours, aller et retour était de 39 verstes. Le hasard, comme pour rendre l’épreuve plus concluante, avait accumulé sur cette route le jour de la course, toutes les difficultés que peuvent rencontrer les chauffeurs, l’hiver, en Russie
- La foute était couverte sur une profondeur de 25 centimètres d’une couche de neige, très peu durcie dans la nuit par le froid et dès le matin* elle commençait à fondre. C'est sur cette neige fondante que les chauffeurs russes ont dû montrer leur adresse.
- En outre, sur une partie du parcours, la route était en réparation, pleine de fondrières. Et, par dessus tous ces désavantages la route était encombrée, ce jour-là, par des traîneaux de moujiks qu; se rendaient à Strelna. Le chevaux, peu habitués à voir et à entendre les motocycles, se cabraient et menaçaient, à tout moment de provoquer des accidents.
- Heureusement tout s’est passé relativement bien. Un seul motocycle a eu une collision avec un traîneau qui venait à sa rencontre. C’est celui de von Loie, un des membres ies plus distingués de la Société Vélocipédique de Saint -Pétersbourg.
- Le départ a été donné près de la station Alexandrovo.
- Sur quatorze concurrents inscrits, sept d’entre eux seulement se décidèrent à affronter l’épreu-, e malgré l’état alïicux de la route.
- Les concurrents sont partis de 2 en 2 minutes dans l’ordre suivant :
- MM. Von Lode, Schueideroff, Bélaeff, Mazi, Stepanoff et Alphonse Merle, ce dernier arrivé spécialement de Paris, pour prendre part à la course.
- 11 est à remarquer que tous les concurrents montaient des motocycles de fabrication française. A la course participait en outre une voiture automobile à quatre places, que conduisait M. Lavrentieff.
- M. Mazi ayant eu le régulateur de son moteur cassé a dû rentrer sans accomplir le parcours. Le premier à l’arrivée fut Belaeff. Il avait mis t h. 33 ni. 36 s. pour parcourir les 39 verstes Si l’on compte les nombreuses difficultés de la route, on conviendra que c’est là un résultat remarquable.
- Merle est ariivédeuxième en 1 h. 45 m. 36 s.
- Stepanoff, troisième en 1 h. 49 m. 29 s.
- Schneideroff, quatrième en 2 h. 4 111.
- La voiture automobile de M. Lavrentieff est arrivé la dernière, ayant mis 2 h. 9 m; pour accomplir le parcours de Tsarskoié-Sélo à Strelna.
- Très satisfaite des résultats de cette première course automobile en Russie, la Société Véloci-pednoy Yezdy a décidé d’en organiser une
- deuxieme au printemps, en la dotant de prix de 800, 400, 200 et 100 roubles, soit 4000, 2000, 1 000 et 500 francs. La course internationale et ouverte à tous chauffeurs, se disputera sur la distance un peu longue de 650 verstes (693 kil. 500).
- Services d'AutooiÉles
- Le préfet du Var vient d’autoriser un ingénieur mécanicien de Marseille à établir un service public de voitures omnibus automobiles pour le transport des voyageurs entre Toulon et Draguignan, en passant par Brignoles,
- Voici quel sera l’itinéraire du service :
- Route Nationale n° 97 avec les traverses de Toulon, la Valette, la Fardéle, Solliès-Pons et Cueî3 ;
- Chemin de grande communication n° 111 delà route Nationale 97 au chemin d’intérêt commun n° t ; chemin d’intérêt commun n° t entre la ligne 111 et Garéoult et Forcalqueiret ; ligne m entre Forcalqueiret et Brignoles ; route Nationale n° 7 dans la traverse de Brignoles; ligne 1S0 entre Brignoles et la ligue 31 avec la traverse du Val ; ligne 31 entre le chemin 120 et la ligne 61 avec la traverse de Mmtfort; ligne 61 avec la traverse du chemin de grande communication au chemin 130 entre le pont de Cassole et Carcès, ligne 120 entre Caicès et Draguignan avec la traverse de Lorgues.
- La vitesse de ces voitures en rase campagne sera de 20 kilomètres à l’heure aux maximum, mais ne devra jamais dépasser 6 kilomètres a l’heure dans la traversée des agglomérations et sur les ouvrages d’art au-dessus de 2 mètres d’ouverture.
- La voiture sera conduite par un mécanicien ou un chauffeur.
- La longueur de la voiture sera de 7 m. 30 et sa largeur ne devra dépasser 2 m. 50.
- —- On vient d'inaugurer un service d’automobiles entre Aix et Salon (32 k.)
- La route assez accidentée présente en sortant a’Aix une côte de près de 4 kilomètres avec une différence d’ahitude de 130 mètres. Les voitures affectées à ce service sont des autos à vapeur sèche, chauffées au coke ce qui supprime la fumée, ayant une force de 33 chevaux et d’un poids, non chargées, de 5 000 kilogrammes. La vitesse possible est de 25 kilomètres à l’heure, vitesse que l’arrêté d’autorisation a réduit à 13 kilomètres. Les voitures comportent un tender, portant la chaudière et le charbon avec les places du chauffeur et du mécanicien. Un réservoir d’eau se trouve sous les pieds des voyageurs, chaque voiture comprend 8 places de première classe et 16 de seconde classe, avec filets pour bagages, lampes s’allumant par dessus comme aux chemins de fer, et une plate-forme à laquelle peut s’adapter une voiture supplémentaire
- Le dessus des voitures, recouvert par une bâche, recevra des colis. Sur la couleur gris-bleuté d,s voitures se détache le blason de Provence : fleur de lys d’or sur champ d’azur,
- 'a
- p.727 - vue 732/833
-
-
-
- 728
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Salon do Cjele et de l'Aetomoliile
- 15-26 décembre 1898
- Samedi matinle comité d’organisation s’est réuni, 21, rue du Louvre, il a constitué son bureau ainsi :
- MM. Onfray, président;
- Diligeon et Schildge, vice présidents;
- Michelin, trésorier;
- Simonnet, secrétaire.
- Trois commissions traiteront les questions spéciales, telles que l’éclairage,le chauffage, les parquets et tapis, la musique, le buffet, etc.
- Après quelques modifications, le Comité a adopté le plan définitif présenté par M. Thévin, et la disposition des Stands du Salon ; il a adopté également les demandes d’exposants qu’il avait reçues à ce jour et parmi celles-ci nous citerons, tant pour le Cycle que pour l’Automobile, les maisons suivantes :
- Barrière et C®, Boyer et C°, Blanc Frédéric, Caplain-Berger et C«, Caron, Chenard, Cohen-det et C«. Comiot, Compagnie française de Caoutchouc, Compagnie français des Cycles et Automobiles, Compagnie générale des Cycles, Craw-ford Manufacturing and Co, Cycles Clevelaud, Cycles Phébus, Diligeon et C% Dover Ltd., Dû-cellier, Enfer, Fabrique nationale d’Armes de guerre, Faugère, Ochin et Dangleterre, les fils Peugeot frères, Coyet et Legras, Grouvelle et Arquembourg, Hoffer. Klaus, Lamplugh et C°, Long fils, Lozier et C®, Marié et C», Marot-Gar-don et C°, Mauroux et Noury, Michelin et C°, Migeon, A. Peugeot, Planés, Portai et C°, Schildge and Co, Sclaverand, Société de constructions de Voitures automobiles, Société des Cycles et Automobiles Georges Richard, Société Gla-diator. Société des anciens Etablissements Ede-line, Société Parisienne de construction vélocipé-dique et automobile, Société des Moteurs Gobron et Brillié, Société des Voitures automobiles Bollée, C. Terrot. Thévenin frères, Séguin et Ce, Teste-Moret et C°, The Crescent Cycle and Co, Vauzelle-Morel et C°, Vermorel, Werner frères, Abramé, Alexandre, Barbou, Becker et C®, Billet, Cardot, Chauveau, Conte, Frainier et ses fils ; Gasne et C®, Gautier, Harti, Hugot, Lavigne, Lehut, Loyal, Mennessier, Théodore, Chanon et C\ Chassenet, Compagnie Westwood, Corbin, Fournier et Knopf, Fournier, Ditsch, Hermet, Landru, Pacon, Rosfelder, Société l’Automobile, Société française des Agences réunies, Société française des Cycles et Automobiles « Liberator », Société française des Spécialités industrielles, Société des Usines de Gravigny, Son, Sayer, Thelins, Megevaud et Ce, Corbin, Baillet, Garin, Bosch, Petitjean et Sevette, La Locomotion Automobile, Société anonyme d’Electricité et d’Automobiles Mors, Société « La Carbone », Oury, Lockert, Société des Automobiles « Elan », Brosse et C®, Steinberg, Vincent, Chardin, Vital-Bouhours et Duret.
- Nous rappelons à nos lecteurs que toutës les demandes de renseignements doivent être adressées à MM. Thévin et Houry, délégués du Go-» mité, ai, ru« du kouvr*i
- A la demande générale de nombreuses maisons insuffisamment renseignées, le Comité d’organisation du Cycle et de l’Automobile, vient de décider de reporter au 19 au soir, la date de clôture des engagements précédemment fixée au 15, les dates du tirage au sort restant les mêmes.
- Coneours pour on Coffret
- Avec prise de courant universelle pour les automobiles électriques
- Programme du Concours
- Le Syndicat professionnel des industries électriques, l’Association Amicale des Ingénieurs Electriciens, l’Automobile-Club, le Syndicat des Usines d’électricité, ont constitué une commission dont le but est de déterminer les conditions dansflesquelles les automobiles électriques pourront se ravitailler en énergie électrique.
- La Commission a décidé de mettre au concours un coffre avec prise de courant universelle. Un prix de 400 francs sera décerné à l’auteur de l’appareil qui aura été reconnu par la Commission comme répondant le plus exactement aux conditions du programme énoncé ci-après.
- Chaque concurrent présentera un appareil accompagné d’une note descriptive qui devront être adressés au Président du Syndicat professionnel des Industries Electriques, Hôtel des Ingénieurs Civils, 19, rue Blanche, à Paris, avant le 1er mars 1899.
- Les appareils resteront la propriété des inventeurs, mais la Commission se réserve la faculté d’en publier la description et de les exposer.
- L’appareil spécimen et la note descriptive ne porteront pas le nom de l’inventeur; il seront simplement marqués d’un signe distinctif reproduit dans un pli cacheté, annexé à la note descriptive et contenant les nom, prénoms, qualités et adresse de l’auteur.
- Spécifications (U
- Le coffret proprement dit devra être construit de manière à pouvoir être placé à l’extérieur et disposé de façon que les organes intérieurs, soient à l’abri de toute détérioration ou dérivation.
- Il devra contenir :
- 1° Un voltmètre avec commutateur double permettant de vérifier les polarités et les tensions de la source d’énergie et de la batterie à charger.
- 2° Un compteur de quantité ou d’énergie.
- 3° Un rhéostat avec interrupteur bi-polaire.
- 4° Une prise de courant universelle avec cables à 2 conducteurs. (Chaque conducteur sera terminé à ses deux extrémités par le même raccord et les deux conducteurs seront munis de raccords différents).
- 5° L’ensemble des appareils électriques du coffret devra pouvoir supporter un courant de 70 à 80 ampères sous 120 volts.
- 6° L’ensemble du coffret aura un encombrement aussi restreint que possible et possédera un isolement parfait.
- 7° Chaque projet devra contenir:
- 1° Le prix de l’appareil.
- 2° Le prix dss raccords.
- (1) La Commission laisse la faculté aux concurrents d’ajouter à la construction du coffret, telle disposition qu’il leur plairait, souâ réserva dé res^
- \9X dttua l'esprit du programme*
- p.728 - vue 733/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 729
- Conunnnieations officielles An Tonring-Club
- i 144 candidats se sontfait inscrire au Touring-Club pendant le mois d’octobre.
- Citons : MM. de Swarte, trésorier-payeur général du Nord ; Roussel, agent-voyer en chef; Hary, ingénieur des ponts et chaussées ; comte d’Haussonville, de l’Académie française; Léon Daudet, homme de lettres ; Coûtant, inspectsur général de l’Instruction publique ; D' Riefïel, chirurgien des hôpitaux, chef des travaux atanomi-ques à la Faculté de médecine de Paris ; lieutenant-colonel baron de Coubertin, et Mme la baronne de Coubertin; commandant Hocquet; les chefs d’escadron Faucompré et Hugé ; les capitaines Rouard, Méo et Chauvin ; Dr Julié, médecin principal ; Dr Delamare, medecin-major de ire classe; Bollot, capitaine de frégate; Dr J. Michel, médecin de ire classe de lamarine; Domergue, directeur de la Réforme économique; Maréchal, ingénieur de la voirie a Alexandrie (Egypte) ; E. Rey, receveur des finances; Volme-range, inspecteur des forêts ; Lejeune, président du Tribunal civil de Charleville ; de Lalagade, procureur de la République ; Mathon, membre du Conseil général du Sénégal ; prince Nicolas Calitzin, marquis A. Francica, baronne Paul Fredy de Coubertin, comte de Belleseize, marquis du Puy de Quinquereau, baron Robert Pas-quier, marquis de Jousselin, baron de Bodman, vicomte de Nantois, marquis de Nedde, vicomte de Guy de Gissac, etc.
- Le nombre total des sociétaires au Ier novembre s’élève à69 732.
- * *
- Bien qu’encore en voie d’organisation, la Caisse de Secours immédiats du Touring-Club destinée à venir en aide aux cantonniers blessés ou malades, à leurs veuves et à leurs orphelins, a déjà distribué de nombreux secours qui témoignent de l’utilité de l’institution.
- En voici la liste pour le mois d’octobre :
- Yaudois (Prudent), cantonnier à Frisches(Nord), blessé, 40 francs.
- Veuve Saint-Saens? de Torcy-le-Grand? (Seine-Inférieure), quatre petits enfants, 40 francs.
- Levesque (Aimable), d’Orgères (Orne), douze enfants, 50 francs.
- Veuve Chalier, de Saint Denis (Lozère), huit
- enfants, 40 irancs. ^ (
- Philippe (Pélix), cantonnier, près Gacé (Orne), blessé, en traitement aux Quinze-Vingts, 15 francs •
- Veuve Le Bouillonnec, de Callac (Côtes-du-Nord), le mari décédé à la suite d’une longue maladie contractée dans son service, sa veuve
- sans ressources, 40 francs.
- Veuve Saussois, d’Orsay (Seine-et-Oise), trois petits enfants, le mari décédé subitement 40 francs :
- Houot (Jean-Baptiste), cantonnier à Gérardmer (Vosges), huit enfants, 30 francs.
- Leconte (Nicolas), cantonnier au Val-d’Ajcl (Vosges), onze enfants, 30 francs.
- Perrin (Augustin), cantonnier à Isches (Vosges), neuf enfants. 30 francs.
- Rasconailles, cantonnier à Cahors (Lot), grièvement blessé sur le chantier, 50 francs.
- Tantôt, cantonnier à Treteau (Allier), gravement malade, la femme alitée depuis longtemps, 30 francs.
- Villain, cantonnier à Montabot (Manche), profonde misère, 30 francs.
- Veuve Dallon, de Noizay (Indre-et-Loire), huit enfants, le mari tué le 8 octobre, 50 francs.
- Sauvant (Hippolyte), cantonnier à Grignon (Drôme), blessé, 20 francs.
- Ducreux, chef cantonnier à Auxerre (Yonne), deux jeunes enfants décédés coup sur coup, un troisième gravement malade, 60 francs.
- Veuve Oudard, à Dourdan (Seine-et-Oise), trois petits enfants, 20 francs.
- Soit, au total, une somme de 615 francs.
- D’autre part, le Touring-Club s’est fait inscrire comme membre bienfaiteur des Sociétés de Secours mutuels aux cantonniers des départements suivants : Ardennes, Drôme, Eure, Indre, Jura, Loire, Nièvre, Nord, Orne, Haute-Saône, Seine-Inférieure, Tarn, Vienne, Yonne.
- Les ingénieurs en chef et les agents-voyers en chef ont fait savoir au Touring-Club, qu’en informant les cantonniers des dons que cette Association venait de faire à leurs Sociétés, ils les avaient invités à porter leur attention sur les routes plus particulièrement fréquentées par les cyclistes et automobilistes et à donner à ceux-ci, aide et protection.
- Rappelons à cette occasion que tous les membres souscripteurs de la Caisse de Secours reçoivent une carte spéciale mentionnant leur qualité dont ils peuvent se prévaloir en cas de besoin.
- Une course de motoejeles
- L'Avenir cycliste et automobile dans le but de rehausser l’éclat des fêtes hivernales de la côte d’Azur, organise pour le mois d’avril prochain une course de motocycles dotée de 300 irancs de prix. Cette épreuve sera en outre dotée d’autres prix.
- La date d’avril, permettra de donner le départ . à un grand nombre de chauffeurs se trouvant à ce moment sur le littoral.
- L’itinéraire est ainsi fixé : Cannes, Fréjus, Draguignan, Grasse, Cannes.
- Trois séries sont établies :
- i° Motocycles au-dessous de 100 kilogs.
- 20 Motocycles ou voiturettes de 100 à 250 kgs.
- 30 Motocycles au-dessous de 100 kgs., avec remorque ou avant-train chargé d’un voyageur.
- Les engagements doivent être accompagnés d’une entrée de 10 francs et adressés à M. Adrien Dorne, directeur tde Y Avenir cycliste et automobile, 41, square Mérimée, à Cannes. Ils doivent énoncer :
- i° Le nom et l’adresse du concurrent ;
- p.729 - vue 734/833
-
-
-
- 730
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 2° La description sommaire et la marque du motocycle ;
- 3° La puissance en chevaux, de son moteur ;
- 4° Le nombre de places du motocycle (ces places devant être occupées pendant la course) ;
- 5° La série pour laquelle l’engagement est donné.
- Les engagés seront placés au départ dans l’ordre d’arrivée de leurs engagements.
- La liste d’engagement est ouverte dès maintenant.
- La nouvelle ligne électrigoe
- Bastille-Charenton
- Quoique bien en retard sur les autres capitales et même sur les villes de province, Paris commence à s’améliorer au point de vue des moyens de transports.
- C’est ainsi que mardi 8 novembre dernier on a inauguré la première ligne électrique à trolley. A vrai dire, elle n’est pas entièrement à trolley, la partie de la ligne qui se trouve dans Paris prend son courant sous le sol, dans un rail creux.
- Ce tramway suit tout au long l’avenue Daumes-nil, où il emprunte son énergie, par trolley, à des câbles soutenus par d’élégants poteaux qui se trouvent entre les deux voies, et qui seront appelés à soutenir des lampes.
- En dehors de Paris, les poteaux ont été reportés sur le côté de la voie ; ils sont alors munis d’une console transversale où viennent s’attacher les deux fils de trolley.
- On arrive, après avoir passé à la porte de Pic-pus, à Saint-Mandé, où l’usine génératrice est située, ainsi que le dépôt des voitures. Cette usine fournira l’éleclricité nécessaire à la locomotion et à l’éclairage.
- Le trajet se continue à travers le Bois ; tantôt le trolley est aérien et les fils sont visibles — nullement disgracieux, d’ailleurs — tantôt, au contraire, le contact se-produit par un caniveau souterrain.
- Les voitures sans impériale sont larges et me surent 8 mètres de long. Elles peuvent recevoir trente-six personnes, la moitié à l’intérieur (lro classe), les autres, sur les vastesplate formes avai.t et arrière. Elles ont une-rande ressemblance, d’aspect extérieur, avec l’omnibus de Dion-Bouton dont nous avons donné la photographie.
- Malgré l'augmenlation de confortable les prix sont diminués puisque l’on peut en seconde aller de Paris à Charenton pour o fr, 25 : 0 fr. 10 dans Paris, 0 fr. 15 hors Paris.
- A l’inauguration de la ligne assistaient nombre de personnalités :
- MM. de Selves, préfet de la Seine ; Navarre, président du Conseil municipal ; Thullier, président du Conseil général; Defrance, président des travaux de Paris; Aigoin, directeur de la compagnie Parisienne des tramways ; Uhrieb, président de la Société protectrice des animaux: Laitier, Hospitalier, Mascart, Babinet, ingénieurs de la ville ; Huet et Humblot, inspecteurs généraux des eaux ; Muette ancien président des travaux de Paris; Mereet, président de la Société Thomson-Houston, Laumenie, directeur de cette Sociélé; Sirey, Postel, Vinay, Brice; les administrateurs; Goujon, sénateur ; Lampué, Marsoulan, Levey, Colly, Yaudet, Brard, Caplain, Labusquière, Le-breton, Hénaffe, conseillers municipaux, ; le maire
- du Perreux ; Roussel, maire d’Ivry ; Dussault, maire de Charenton, etc., etc.
- A l’arrivée, quelques discours ont été prononcés consacrant l’inauguration de la ligne et se félicitant de la décentralisation pralique qu’elle déterminera.
- Petites Mies
- Le record de l’heure à motocycle
- Le motocycliste Rigal a battu la semaine dernière le record de l’heure pour motoeycles sur piste que Marcellin détenait avec 45 k. 295 m. Ri-gal, sur la piste du Parc des Princes, a fait dans l'heure 46 k. 580 m. Il n’y a pas eu le moindre incident.
- *
- * *
- Un multiplicateur de force
- De l’Eclaireur de Nice .v
- « MM. Serraire et Vial, les actifs directeurs de l’Auto-Garage de Nice, ont expérimenté vendredi en présence de nombreux sportsmen un multiplicateur de la force (le Couget), appliqué aux tricycles.
- « Il s’agissait do faire gravir la route de la Corniche (Observatoire), dont la déclivité atteint douze centimètres par mètre, à un tricycle à pétrole ancien modèle, de la force d’un cheval et quart, remorquant une voiturette sulky laquelle contenait deux personnes pesant environ chacune 70 kilog.
- « Disons de suite que l’expérience a pleinement réussi. Les parties les plus accidentées de la route ont été franchies sans que le conducteur ait eu besoin d’aider au fonctionnement du moteur par les pédales. Le poids total, soigneusement vérifié, a donné pour cette première expérience 312 kilog.
- « Une deuxième expérience faite avec deux passagers pesant l’un 102 kilog., l’autre 85kilog. (poids total, y compris véhicule et conducteur : 361 kil.) a donné les mêmes résultats que la première.
- « De nombreux chauffeurs et motocyclistes de notre ville qui avaient tenu à constater de visu les résultats de ces expériences, ont été forcés comme nous de se rendie à l’évidence et se sont retirés convaincus que l’appareil expérimenté va rendre enfin le tricycle-tracteur d’un usage très pratique, même en régions accidentées. »
- Y Y
- Société Internationale des Electriciens
- Metcredi soir, L 8 h. 1/2, la Société internationale des Electriciens a tenu, dans la salle des séances de la Société d’Encouragernent, rue de Bennes, sa 130e réunion mensuelle aous la présidence deM. R. V. Priou.
- Le début de ia séance a été consacré à l’admission de nouveaux membres.
- M. de Marchena a fait ensuite un rapport sur les tramways à traction mixte de Paris à Pan'in Sa démonstration a été accompagnée do très intéressantes projections.
- L’assemblée a entendu le rapport de M. Maurice Leblanc, sur un nouveau système d'excitation des machines génératrices ou réceptrices, desmachir.es à courants alternatifs et à voltage constant.
- Une communication de M. G Pélissier sur la tarification de i’énergie électrique des stations centrales, a terminé la réunion.
- p.730 - vue 735/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 731
- Les automobiles dans l’artillerie de montagne
- En Autriche, on fait, en ce moment, de curieuses expériences dans la région montagneuse des 17’ et 18e circonscriptions dans le but d’étudier la possibilité d’utiliser les voitures automobiles pour le transport des bouches à feu et des munitions.
- Un certain nombre de ces voitures seraient, d’après la Militœr Zeitung, sur le point d’être affectées à l’artillerie de montagne.
- La voiture automobile pèse 3 000 kilogrammes ; elle peut supporter une charge de 5 000 kilos. Elle ressemble aux v. agons employés pour le transport des voitures. Elle est munie d’une chaudière cylindrique peu apparente, et le brûleur est alimenté avec de la benzine. La voiture est mise en mouvement au moyen d’une manivelle placée à l'avant et peut être instantanément arrêtée par un frein.
- Les expériences faites jusqu’ici sur les chemins étroits et escarpés de laGallicie, auraient, paraît-il, réussi au-delà de toute espérance, et l’on compte obtenir des résultats aussi satisfaisants dans les montagnes plus é'evées et plus abruptes situées au nord des 18° et 10° circonscriptions,
- Les Ar’trichiens prétendent que l’on peut transporter aisément avec ces automobiles une batterie complète de montagne, y compris les canons, les affûts, les accessoires et les projectiles à des hauteurs assez considérable. Là, les pmcessont mises en batterie par les servants.
- Les bêtes de somme et de trait ne seront pas complètement supprimées, mais, en tout cas, leur nombre pourra être réduit dans une proportion sérieuse.
- 4 4
- Au Conseil Municipal
- Le Conseil municipal a eu à examiner quelques demandes intéressantes : M. Berlier sollicite la concession d’une ligne de tramway souterrain, du carrefour de Châteaudun au boulevard Ornano.
- M. Gramraont soumet un projet d’établissement d'un réseau de tramways électriques dans la partie nord-ouest de Paris.
- M. J. Thévenet Le B ml a adressé une pétition au Conseil lui soumettant un projet de circulation souterraine dans Paris.
- Les piétons circuleraient sous terre et les voitures, tramways, bicyclettes, etc., dans les rues actuelles-
- 4 4
- Un challenge pour motocycles
- Notre confrère Le Pneu et la Côte d'Azur sportive a déjà reçu plusieurs engagements pour son challenge de février prochain. Le règlement sera bientôt prêt. Disons dès maintenant que le droit d'inscription est fixé à 10 francs, remboursables aux partants.
- * *
- La taxe municipale et l’A. C. F.
- L’Automobile Club de France va être obligé de paver la nouvelle taxe municipale.
- Le directeur de l’octroi a affirmé à un de nos confrères du Vélo que l’A. C. F. serait imposé, car la taxe municipale sur les cercleset sociétés estdis-tincte de celle de l’Etat, et l’A. C. F. est classé comme cmcle.
- Si l’Etat n'abandonne pas sa taxe, ce qui est probable, l'Automobile Club paiera deux taxes.
- *
- * *
- Course Paris Lons-le- Saulnier
- L AuCornobile-Club de Lons-le-Saulnieiy présidé
- par M. Donzel, avocat et grand propriétaire de vignobles à l’Etoile, s’occupe d’organiser pour l’été prochain une course d’automobiles Paris-Lons-le Saulnier, soit sur une distance de 460 kilom. Cette course serait suivie d’une excursion dans le Jura avec pour but Genève.
- *
- ¥ ¥
- Accident d’automobile
- Vendredi matin, M. Bîlgrade faisait sur la place du Champ-de-Mars, à Romans, une promenade à tricycle automobile II allait à une allure un peu vive, lorsqu'un chien vint brusquement se jeter sous la roue de devant et fit ainsi culbuter la machine. M. Belgrade fut précipité sur le sol où il resta inanimé. Relevé par des passants, il reçut aussitôt les soins d’un pharmacien et d’un docteur appelé en toute hâte, qui fort heureusement constata que le motocycliste n’avait aucune lésion grave et qu’il en serait quitte pour un repos forcé de quelques jours.
- — Mercredi soir à 5 heures, devant le numéro 41 de la rue Lafavette, s’est produit un arc dent d’automobiles qui eût pu être grave, mais qui heureusement s’est borné à une simple ren •entre avec le vulgaire fiacre hippomobile.
- Le fiacre numéro 7387 montait la rue Lafavette, le long du trottoir, suivi d’un phaëton automobile monté par M. Frédéric Marcellin. Le pavé très glissant à cet endroit, ou un autre motif, provoqua le rapprochement des deux véhicules. L’auto fit monter le fia re sur le trottoir et le cocher sauta à terre sans se blesser.
- Tout le mal fut en somme pour l’automobile qui eut son garde-boue d’avant et son marche-pied faussés. Sans plus. Tout est bien qui ne finit pas trop mal.
- 4 4
- La traction mécanique à Paris
- La Compagnie des Omnibus désirant substituer la traction mécanique à la tractioo animale sur la ligne gare de Lyon-place de l’Alma, une enquête sera ouverte à cet effet à partir du 14courant dans les mairies des 5% 6e, 7% 8e et 12e arrondissements.
- 4 4
- Un moteur à acétylène
- On annonce prochainement l'apparition d’une voiture avec moteur à l’acétylène qui ferait ses premières armes dans la course Niee-Gastellane.
- Voici, d'après le Petit Var, quelques renseignements sur ce moteur :
- « Le moteur sera de 8 à 10 chevaux, il est construit sur le principe du fameux moteur à combustion intérieure de Diesel, c'est-à-diie qu’il n’y aura ni pile sèche, ni tube de platine incandescent pour l’allumage qui s’effectuera par la seule chaleur de compression.
- « On obtiendrait le cheval-heure avec 81 à 70 litres d’acétylène coûtant de 0 fr. i3 à 0 fr. 15. Le cheval-heure reviendrait dor.e à 0 fr. 30, on réaliserait ainsi une économie de 50 0/0.
- « Bientôt, auront lieu devant un comité d’ingénieurs les expériences officielles de ce moteur. »
- « PNEU EN GLEBE BT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Ci8, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes) — Maison de vente, €2, rue Tique-tonne, Paris J -1) Ohassenet, agent général pour la ¥ rn «ce.
- p.731 - vue 736/833
-
-
-
- 732 LA LOCOMOTION AÜTOMOÊILE
- Exposition de Cycles et Automobiles en Amérique
- La Chambre syndicale du commerce des cycles d’Amérique a, cette année encore, décidé qu’elle n’organiserait pas de SaLn du Cycle,et s’opposerait à l’organisation d’un Salon ou à la participation de ses membres à un Salon.
- Or un grand nombre de fabricants non syndiqués vont préparer une Exposition à Madison Square Garden.
- Le Show de Madison aura une certaine importance malgré la crise qui sévit sur le commerce des cy-c i s L-n Amérique.
- Un emplacement assez vaste sera réservé aux automobiles. L’industrie automobile prend aux Etats-Unis une telle extension qu’on peut prévoir que, l’année prochaine, elle se détachera complètement de l’industrie du cycle et organisera une exposition particulière à l’instar de celle de Paris.
- * *
- Nice-Valence et retour
- Motocycles
- Le journal l'indépendant de Nîmes annonce qu’il organise, pour les premiers jours de mars, une grande épreuve de motocycles sur le parcours Nice à Valence et retour.
- * *
- Nouvelle voiturette
- Le commandant Krebs met en ce moment la dernière main à la construction d’une voiturette à deux places de son invention. Nous en reparlerons lorsque le moment sera venu.
- * *
- De notre correspondant du Puy :
- Vendredi dernier une voiture automobile montée par plusieurs voyageurs revenait de Langogne (Lozère), lorsque arrivée au village de Bargette, à 1 600 mètres de Costaros, une jardinière que diri. geaient deux paysans vint heurter le devant de l’automobile, le cheval ayant eu peur et marchant à reculons.
- Le choc que reçut l’automobile qui pourtant ne marchait qu à 12 kilomètres fut si violent qu’elle fut renversée, les voyageurs projetés dans un pré en contre-bas de 5 à 6 mètres, furent fort contusionnés.
- Les lanternes éteintes, car il était environ 6 h. 30 du soir, le premier soin des voyageurs, une fois debout, fut de courir après les deux paysans qui étant sans lanterne avaient causé l’accident et s’enfuyaient.
- Reçus à coups de fouet et à coups de poing, ils durent les lâcher, et après avoir remisé leur automobile, se contenter de porter plainte à la gendarmerie du canton.
- A l’heure actuelle, on est sur la piste des coupables qui auront à rendre compte, non seulement des dégâts qu’ils ont occasionné, mais des voies de fait auxquelles ils se sont livrés sur nos voyageurs, en dehors du procès-verbal que la gendarmerie aura certainement dressé pour défaut de lanterne.
- Mais où l’on voit les beautés de l’administration, c’tst dans le fait suivant : L’accident est arrivé à 1 600 mètres de Costaros, un des voyageurs courut à la gendarmerie qui aurait pu se mettre à la poursuite des fuyards qui ne devaient être qu’à 2 ou 3 kilomètres au plus ; il lui fut répondu que l’accident s’étant passé 36 mètres en dehors de leur circonscription, ils ne pouvaient rien faire et qu’il
- fallait aller prévenir la gendarmerie de Radelles, environ 20 kilomètres de là.
- * *
- Nos lecteurs se rappellent que nous avons publié une lettre d’un de nos lecteurs, M. Poizat, au sujet du danger de la barre de direction des automobiles. M. Vinet nous prie d’informer nos lecteurs que le l’emplacement de la direction à barre par une direction à volant avec démultiplication, est parfaitement possible, et que ses ateliers sont outillés pour effectuer cette transformation.
- * *
- Le cours public de photographie en vingt leçons, confié à M. Ernest Cousin, par la Société Française de Photographie, se réouvrira pour la 4® année, le mercredi 16 novembre courant, à 1) heures du soir, pour être continué les mercredis suivants, à la même heure, dans les locaux de la Société, 76, rue des Petits-Champs, à Paris. Les dames sont admises.
- * *
- Recette, paraît-il, aussi merveilleuse que simple pour conserver en état de neuf les pneumatiques :
- Mettre dans la chambre à air trois cuillerées
- Nous annonçons à nos lecteurs l’apparition d’une publication intéressante : la Bibliographie des Sciences et de l’Industrie, qui donne mensuellement le titre de tous les nouveaux livres et le s >m-maire des journaux relatifs aux sciences, à l’art de de l’Ingénieur et à l’industrie.
- Elle sera envoyée gratuitement à toutes les personnes qui en feront la demande à la librairie Vve Ch. Dunod, quai des Grands-Augustins, 49, Paris.
- * *
- Vient de paraître chez E. Bernard et Cie, 29, quai des Grands-Augustins. le troisième volume du Iraité théorique et pratique des Moteurs à gaz et à pétrole et des voitures automobiles, de notre éminent collaborateur M. Aimé Witz. Ce volume traite spécialement des moteurs à gaz et à pétrole au point de vue de leur application à l’automobilisme.
- Nous remettons à la prochaine fois l'analyse de ce très intéressant ouvrage trop important pour comporter un examen bâtit.
- Sociétés
- Formations de Société
- En date du 28 octobre a été constituée la Société concessionnaire des voitures automobiles à 2 et 3 places (Système Faugère) Capital 100 000 francs. Siège social, 25, rue des Mathurins, .Paris.
- *
- Modifications de Sociétés
- La Société existant entre MM. Dutheil. Fournier et Boyer sous la raison sociale L. Dutheil et Cie pour la construclion des véhicules automobiles, motocycles cycles et accessoires continue entre MM. Dutheil et Boyer sous la raison sociale L. Dutheil et Boyer avec même siège social 14, boulevard St-Germain, Paris.
- Directeur-gérant : VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.732 - vue 737/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 47
- 24 Novembre 1898
- SOMMAIRE DU
- A propos du choix d’une formule de classement dans les concours d’Automobiles, G. Des-
- JACQUES.
- Le transport des Motocycles.
- Moteur rotatif à pétrole (système Chaudun), P. SARREY.
- Les Voitures électriques.
- Les perfectionnements du moteur à pétrole
- (suite), Rodolphe Soreau.
- Nouveaux carburateurs (Carburateurs J'.’Êfàuehé et P. Gauthier).
- Le concours de la Locomotion Automobile^ étude *ur les mémoires récompensés (suite), X.
- Salon du Cycle et de l’Automobile.
- A l’Automobile-Club.
- Nécrologie.
- Voiturette defRiancey.
- Petites nouvelles. -"'.""1
- VOITURETTE DE RIANGEY AVEC AVANT-TRAIN MOTEUR ET DIRECTEUR
- p.n.n. - vue 738/833
-
-
-
- 734 LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- A propos du choix
- d’une formule de classement dans les Çoncours d’Automoblles
- Nous lisions récemment, sous la signature de notre confrère M. Meyan, les lignes sui-vantes :
- « Dans une épreuve de ce genre le point délicat est la formule à appliquer, formule dont les' éléments doivent pouvoir se mesurer mathématiquement sans être soumis à aucune appréciation ». — A cela peu de difficulté; chacun peut proposer sa formule en ne faisant intervenir que des temps, des longueurs, des poids, toutes choses mesurables et possédant contre toute licence d’appréciation la rigueur d’un fait.
- Mais-il faut encore que la formule soit raisonnable, ou plutôt juste.
- Comment, dira-t-on, peut-elle être injuste puisqu’elle est la même pour tous les concurrents? C’est à eux de se rendre compte des conditions dans lesquelles, cette formule étant donnée, il serait le plus avantageux pour eux d’affronter le concours.
- D’accord ; et si vous admettez comme point de départ que les voitures qui prendront part au concours ne sont pas rigoureusement les mêmes que celles que le constructeur livre au public, si vous pensez avantageux d’amener Je constructeur à produire des types spéciaux répondant le mieux possible à la formule imposée, alors nous ne dirons plus rien, et toute formule sera acceptable.
- Si, au contraire, le concours doit :
- i° Etre ouvert aux voitures d’usage courant et non seulement à des véhicules construits pour les besoins de la cause.
- 2° Donner la palme à la meilleure voiture ou du moins à une des meilleures.
- Alors il est nécessaire que la formule employée soit logique et juste.
- Prenons-en un exemple. Un de nos confrères a proposé récemment d’organiser un concours où le classement des véhicules serait jugé par la formule
- 7 D P
- d=
- D est la dépense totale de la voiture pour le parcours ; V est la vitesse par heure ; P est le poids du véhicule et P’ le poids utile.
- On prendrait donc la fraction :
- Dépense totale X Poids du véhicule Vitesse par heure X Poids transporté
- ei la voiture classée la première serait celle qui obtiendrait pour cette fraction la plus petite valeur.
- Tout d’abord nous avons pu constater avec satisfaction que l’idée même des Concours avec formule d’allégeance ou formule
- de classement finissait par s’imposer à ceux qui s’y étaient montrés le plus rebelles. Peut-être y sommes-nous pour quelque choseetnous nous apprêtions à nous réjouir de cet heureux résultat quand la formule même choisie est venue nous inspirer des inquiétudes.
- Elle est possible, je le répète, si on la considéré comme Une formule arbitraire à laquelle les constructeurs devront se conformer: peut-être n’est-elle pas juste si elle doit s’appliquer aux voitures existantes.
- Il est parfaitement exact que les éléments de cette formule croissent dans le sens que la France Automobile prévoit; mais ce qui est moins exact, c’est de dire : « la dépense sera d’autant plus faible que la vitesse V et P’
- le rapport -—seront plus forts. »
- P
- Prenons un exemple : supposons deux voitures identiques. L’une, portant deux personnes, a dépensé io francs de pétrole et a fait du 40 à l’heure. L’autre, au contraire, ne porte qu’une personne (c’est-à-dire que P’ est moitié moindre) il faudra que, pour la même dépense de 10 francs elle fasse du 80 à l’heure, ce qui est impossible ; ou bien que pour la même vitesse de 40 à l’heure elle dépense moitié moins de pétrole, ce qui n’est pas ; ou bien, en prenant un exemple parmi les nombreux cas intermédiaires, que, dépensant 7 fr. )o ail lieu de 10 francs, elle fasse du 60 à l’heure au ltelt de 40, ce qui ne se pourra pas.
- Ces deux voitures, identiques, né Sero..t pas classées ensemble.
- Une autre voiture, identique encore aux deux autres, sur laquelle monteront trois personnes aura droit, pour la même dépense de îo francs, à faire du 27 à l’heure, tout en étant classée de pair avec la première.
- La dépense n’est pas proportionnelle à la vitesse ; elle n’est pas non plus, elle e^t même bien loin d’être proportionnelle au poids utile transporté. Si donc on veut une formule, il 11e faut pas en choisir une qui soit basée sur ces hypothèses de proportionnalité.
- * -¥•
- Je sais bien ce qu’on va dire immédiatement 1 le mieux est l’ennemi du bien ! En voulant trop perfectionner la formule on perdra en complication démesures ce qu’on gagnera en justice.
- On nous dira encore : proposez-en donc vous-mêmes et organisez vous-même un concours !
- En proposer, cela est assez notre coutume. Nous croyons même que l’on en peut trouver dans notre collection un assez joli choix. Notre collaborateur M. Hospitalier a même soigneusement tiaité la question dans des articles aue nos lecteurs connaissent. Tout en donnant un classement rationnel, il est même arrivé â ne faire intervenir que
- p.734 - vue 739/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ?35
- des mesures simples. Et, en pareille matière, il ne peut pas y avoir deux bonnesformules : il faut toujours choisir la meilleure.
- Quant à l'organisation d’un pareil Concours, c’est autre chose : nous estimons que, dans l'état actuel de l’industrie, le nombre des maisons se soumettant à un concours juste ne serait pas assez considérable pour que ce Concours ait de l’intérêt. Peut-être en trouvera-t-on, au contraire, si la formule peut être a priori considérée comme fantaisiste. Il sera alors toujours loisible aux premiers de se vanter de leur classement et aux derniers de démontrer l’erreur de la formule.
- Il est hors de doute, et la formule en question l'admet, que c’est le minimum de dépense, le meilleur rendement économique qui devront être recherchés dans une automobile. Or, jusqu’ici ce n’est pas cela que les constructeurs ont étudié le plus : ils avaient bien assez à faire à s’occuper simplement de la bonne marche du véhicule. Un classement directement proportionnel à la dépense en francs risquerait de ne pas être juste.
- Dans un tel concours il faudrait, d'autre part, que les voitures fussent présentées par le constructeur lui-même et non par des clients qui en ont déjà fait un plus ou moins long usage et sur la faute desquels on rejetterait le mauvais classement du véhicule. Et, dans l’état actuel, où la concurrence ne s’est pas encore tait sentir, où toutes les voitures qui marchent ont des acheteurs, les constructeurs n’ont pour le moment présent aucun intérêt à se soumettre à un jugement technique.
- A ce point de vue il peut être en effet utile que la formule ne soit pas trop juste; le malheur est que si elle donne des classements par trop fantaisistes, si des voitures absolument semblables au point de vue tourisme sont espacées par la formule, beaucoup se diront que c’est la faute « des formules de classement, » au lieu de remarquer que c’est la faute d’« une formule » particulière.
- Toujours est-il que l’essai est fait pour nous plaire, malgré les critiques que l’on peut formuler contre les conditions de cette application de nos idées.
- G. DESJACQUES.
- Les Omailms eleetrips à Berlin
- On a procédé, à Berlin, à des essais très satisfaisants d’omnibus électriques. Le Journal des Sports, nous donne quelques détails sur ces véhicules. Chaque voiture est mue par deux moteurs de 5 chevaux chacun ; un troisième moteur, situé à l’avant, sert spécialement à la direction, qu il rend très douce. Le véhicule pese 8 ooo kilogrammes; la vitesse atteinte, 12 kilomètres à l’heure.
- Au printemps, le service régulier fonctionnera, l’expérience ayant été tout à fait concluante.
- Le transport des Hotoejeles
- A la suite des plaintes que, coup sur coup, le Touring-Club a reçues tant de sociétaires que de fabricants, concernant le tarif fantaisiste arbitrairement appliqué par la Compagnie d’Orléans, aux motocycles et appareils analogues, M. Bal1 if a saisi M. le Ministre des Travaux publics de la requête dont ci-dessous copie. Au préalable, il avait pris l’avis de la Chambre syndicale de l’Automobile et à sa demande M. Ballif a porté à 250 kil., au lieu de 200 qu’il avait indiqué dans son projet, le maximum de poids au-delà duquel l’appartil devra être considéré et taxé comme voiture.
- « Paris, le 26 octobre 1898.
- « Monsieur le Ministre,
- « Le développement du cyclisme et de l’automobilisme, l’apparition quotidienne et constante de petits véhicules automobiles de toute forme ot de toute dimension, rendent nécessaire la création d’un tarif spécial à ces véhicules,
- « En ce moment les compagnies, ou plus exactement la Compagnie d’Orléans — car c’est elle qui donne l’exemple — taxe tout comme voiture, quels que soient le poids et les dimensions des véhicules; elle émet même la prétention de taxer comme voitures les motocycles, tricycles, etc,, emportés comme bagages par les voyageurs et qui leur servent pour excursionner.
- « Si telle prétention était admise, si de tels tarifs devaient être appliqués, c'en serait fait de cette industrie nouvelle si intéressante dans laquelle la France occupe actuellement une place prééminente.
- « Toute la diificulté gît en cette question : Que doit-on considérer comme voiture ?
- « Pour la résoudre et en tirer des conséquences d’ordre pratique, l’Administration ne doit pas se placer sur le terrain des définitions grammaticales ou des dissertations juridiques. Dans un arrêt qui a eu son heure de célébrité (ierjuin 1894), la Cour de Cassation a gravement décidé que la bicyclette simple n’est pas une voiture, ce qui implique que la bicyclette compliquée est une voiture Ut « On arriverait dans une telle voie à des conclusions absurdes et qui feraient lever les épaules. C’est à la simple lumière du bon sens que la question doit être examinée et réglée.
- « Or, il est manifeste que dans nos lois fiscales, ou de police ou de transport, lorsqu’on a parlé de voitures, il y a quarante ans, vingt ans, dix ans, cinq ans même, le législateur, l’Administration n’ont jamais eu en vue que ce qui existait alors : la voiture attelée, c’est-à-dire cette lourde, massive et encombrante machirçe avec laquelle, depuis des siècles, on voiture les gens et les choses.
- « Prétendre appliquer ces lois, règlements et tarifs à ces petits appareils — véritables merveilles de mécanique — où, grâce à l’électricité et au pétrole, nos modernes ingénieurs, qui ne se sont jamais montrés aussi ingénieux, font entrer un attelage de douze chevaux dans une boîte grosse comme le poing, qui pèsent moins que la malle d’un Anglais et sont plus facilement mania-
- p.735 - vue 740/833
-
-
-
- 736
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- blés, qui trouvent aisément place dans les fourgons aux bagages, se prêtent on ne peut plus aisément aux nécessités de chargement et de déchargement — est un véritable abus des mots et les taxes perçues dans de telles conditions constituent, nous ne craignons pas de le dire, une véritable spoliation.
- « Un seul exemple : la Compagnie d'Orléans a osé — après avoir refusé d’accepter comme bagages ce qu’on appelle une remorque, c’est-â-dire une sorte de petit panier d’osier suspendu sur deux roues et qui s’attache derrière le motocycle, véritable voiture d’enfant, pesant trente kilos — refus qui constituait déjà un véritable excès de pouvoir, a osé, dis-je, taxer 263 fr. 85, c’est-à-dire quatre fois sa valeur, le transport de ce joujou de Paris à Agen, pour ce motif que c’était une voiture!! (Expédition 23001 du 17 septembre 1898 de Paris à Agen.)
- « Cédant sous la menace d’un procès dont notre Association s’était engagée à taire les frais, la Compagnie a consenti, mais à titre exceptionnel, à accepter trente francs.
- « C’est une honte !
- « La même Compagnie, décidant de sa propre autorité que les tricycles de Dion sont des voitures, donne partout des ordres en ce moment pour qu’on taxe ces appareils — merveille d’ingéniosité que le monde entier admire et nous envie — comme des voitures, et, à l’heure actuelle, refuse de les transporter à moins d’un engagement acceptant le tarif des voitures!
- « Or, ce qu’une Compagnie fait — en vertu du consortium qui existe entre elles — toutes les autres le font... ou s’apprêtent à le faire.
- « L’Administration supérieure a le devoir d’intervenir. Il ne s’agit pas là, en effet, de quelques expéditions isolées d’objets d’un intérêt secondaire, nous nous trouvons en présence d’une industrie qui prend de jour en jour un essor aussi considérable qu’inattendu, parce qu’elle répond à ce besoin d’aller vite qui est la caractéristique de notre fin de siècle.
- « Tous nos rivaux : Anglais, Allemands, Américains, marchent sur cette trace et s’efforcent, mais en vain, de regagner l’avance que nous avons prise. Cette industrie d’une mécanique si parfaite et si intéressante, où nos ouvriers français ont l’emploi de cette intelligence, de cette ingéniosité qui est une des supériorités de notre race, cette industrie est un bienfait pour le pays, il faut la protéger.
- « Or, elle ne réclame rien que ce que le bon sens et l’équité proclament, à savoir que les mo-tocycles, tricycles, quadricycles et autres véhicules automobiles de ce genre ne sont pas des voitures dans le-sens commun du mot et qu’il est inique de leur appliquer des lois et des tarifs qui visent ces dernières.
- « Mais alors nous revenons à ce point de départ :
- « Qui sera motocycle; qui sera voiture?
- « Où s’arrêtera l’un?
- « Où commencera l’autre?
- « En matière de transport, il faut trouver un
- caractère nettement tranché, simple et qui du premier coup résolve la question. Nous n’en voyons qu’un : le poids.
- « Il faut que l’employé de chemin de fer mis en présence d’un de ces « monstres » ou d’une de ces « merveilles » — comme on voudra, — qui ne sont ni voitures, ni machines, d’un de ces appareils qu’enfante chaque jour la cervelle de nos constructeurs, n'ait pas à se poser cette question : Qu’est-ce que cela? Est-ce une voiture? Est-ce un motocycle?
- « Il fera passer l’appareil sur la balance, c’est elle qui répondra.
- « Au-dessous de 250 kil. (*), motocycle.
- « Au-dessus, voiture (*).
- « Voilà qui est clair, net, indiscutable, qui écarte toute cause de conflit et de chicane.
- « Nous supplions l’Administration d’adopter cette formule pour base du tarif spécial à créer et qui serait dénommé :
- Motocycles et accessoires pouvant faire corps avec eux (avant-trains, remorques, etc.j.
- « En attendant qu’une décision ait réglé la question, nous sollicitons instamment de sa hauie justice et de sa sollicitude pour les intérêts de l’industrie et du commerce, une invitation immédiate à la Compagnie d’Orléans à surseoir à toute modification dans l’application des conditions de transport faites jusqu’ici aux nouveaux appareils qualifiés improprement par elle : voitures.
- « Deux mots encore :
- « La Compagnie d’Orléans — toujours en avant dans cette voie qui ne lui fera pas honneur — a refusé d’accepter comme bagages des motocycles ou appareils de ce genre, et, dans l’exemple cité ci dessus, c’était une remorque.
- « Or, les principes sont formels et la jurisprudence constante.
- « Sont bagages tous les objets remplissant cette double condition :
- « i° Etre emportés par le voyageur ;
- « Etre d’un poids et d’un volume conciliables avec la dimension des fourgons et les nécessités de chargement et de déchargement dans les délais usités par les trains de voyageurs.
- « Or, tous les motocycles, tricycles, quadricycles, remorques, etc., etc., facilement maniables à bras, qui n’exigent ni treuils, ni appareils, remplissent cette dernière condition.
- « Us sont donc bagages lorsqu’ils accompagnent le voyageur.
- « Nous sollicitons encore instamment un avis en ce sens aux compagnies.
- « Nous vous prions d’excuser, Monsieur le Ministre, la longueur exagérée de cetre lettre, qui tourne aux plaidoyer.
- « Le Touring-Club dont plus de deux mille
- * Poids nu pouvant correspondre à 300 ou 350 kil. au maximum, emballé.
- C’est sur la demande formelle de la chambre syndicale de L’Automobile que nous avons demandé ce chiffre; nous nous étions bornés dans le projet primitif à 200 kil., chiffre adopté déjà par la Commission de la réglementation.
- p.736 - vue 741/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 737
- membres pratiquent le motocycle et appareils du même genre, ne peut se désintéresser d’une telle question et, au nom du Conseil d’Administration, je viens vous supplier, Monsieur le Ministre, de consacrer à son’examen quelques-uns de vos instants.
- « Notre industrie a besoin de bons appuis pour lutter contre la concurrence acharnée de l’étranger, nous sollicitons le vôtre, Monsieur le Ministre, et nous reposons sur vous du soin de lui faire rendre justice.
- « Daignez agréer , Monsieur le Ministre, l’hommage de mes sentiments les plus empressés et les plus dévoués.
- « Pour le Conseil d’Administration,
- « Le Président,
- « A. Ballif ».
- Moteur rotatif à pétrole
- Système Chaudun
- Voici un essai vfort intéressant de moteur rotatif marchant à l’essence de pétrole Nous aurions bien voulu le voir fonctionner et pouvoir donner quelques menus détails de construction et quelques résultats, mais le constructeur, désireux sans doute de ne montier au public qu’un appareil bien mis au point, n’a pas voulu encore nous li-
- vrer ses secrets : aussi nous contenterons-nous d’en indiquer le principe.
- Sur un même bâti sont disposées deux boîtes elliptiques identiques A et A, renfermant deux cylindres B C, Bi Ct avec deux arbres parallèles D, E sous lesquels sont
- montées les portions de disques formant quatre pistons tournants .F et G, F, et Gi. Ils sont calés respectivement : F et F, sur l’arbre F>, G et Gi sur l’arbre F, les arbres F et Z) ayant leur mouvement conjugué par les engrenages extérieurs K qui sont égaux.
- Le groupe Bi C{ aspire par N l’air carburé et le comprime dans la chambre M où se produit l’exnlosion, puis l’effort moteur qui agit sur le groppe moteur B C; le piston F* comprime donc le gaz qui actionnera le piston F et le piston Gt le gaz qui agira sur G, les mouvements étant rendus synchrones par les engrenages extérieurs K, liaison entre les deux arbres D et F.
- L’air afflue à travers le tamis 03 et le robinet Ok ; le gaz arrive par Ot ; ils se mélangent en A d’où il pénètre dans la boîte Ai ; puis est refoulé par le conduit Na V, au-dessus de la soupape d’admission F, soupape automatique réglée par la tension du ressort F, ; comprimé en M le mélange gazeux s’allume par l’étincelle électrique produite par la bougie Ff,, puis agit sur l’un ou l’autre piston de la boîte A. L’échappement des gaz brûlés a lieu par M, au-dessous du bâti.
- Sur la figure i. le robinet Ne est disposé pour la marche normale donnant la continuité de la conduite A, As N3 Nt ; mais au démarrage on tourne le robinet Ne dans la position indiquée figure i bis ; le moteur marche alors sans compression : En suivant le cycle sur les figures 2 et 2 bis, on voit que le piston F (fig. 2) poussé par les gaz allumés en M, chasse par A2 les gaz de l’explosion précédente, tandis que les figures 3 et 3 bis montrent que G et Gt jouent ensuite le rôle de moteur et compresseur, comme précédemment G et F.
- En somme, le groupe A B eff le moteur proprement dit, donnant une explosion par tour, grâce à la compression préalable réalisée par le groupe A, F,, tous les mouvements étant conjugués.
- Reste à savoir ce que ce dispositif donne dans la pratique ; c’est ce que nous n’avons pu savoir exactement de l’inventeur.
- Paul SARREY.
- Ud ÀutomoMle-Cluli rosse
- La Russie, a, elle aussi, son Automobile-Club, et la cause de cet important événement, est la première course d’automobiles dont nous avons donné dernièrement les résultats.
- Se sont déjà fait inscrire comme membres fondateurs de l'A. C. R. : MM. Delorme, Mazi, Ren-nenkampf, Galtchenko, Lede, Fedesky et. les chauffeurs Belayeff, Schneideroff, Lode, Merle, Ahen et Krinsky.
- M. Delorme a été élu président du nouveau club et M. Rennenkampf, secrétaire.
- p.737 - vue 742/833
-
-
-
- 738
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Les Voitures ftleetrips
- Dans l’intéressant article de M. José Echcgaray, dans la Petite Revue Internation île, sur le mouvement scientifique, nous trouvons quelques considérations sur les voitures électriques, dont nous extrayons les passages suivants :
- Quelques tramways électriques assez en vogue, ont un conducteur qui, supporté par des colonnes, court le long de la voie. Üncusine d’électricité lance dans ce conducteur, un puissant courant qui retourne à la dynamo génératrice par les rails ou par un autre conducteur souterrain. De lorte que, tout le long de la voie, nous avons comme un fleuve d'électricité dans lequel on peut puiser à chaque instant le fluide, lorsqu’on 1 j juge convenable.
- Les voitures du tramway portent uneespè.ede ] erche qui, par son extrémité supérieure, et par I intermédiaire d'une pièce spéciale, prend l’élec-tiicité nécessaire, en appuyant sur le câble ou conducteur.
- Le système des ingénieurs Cafrey et Marson est le même : seulement, il comporte deux modifications. La première, c’est qu'on supprime les rails. La seconde, c’est que le système ne s’applique pas à un tramway, c’est-à-dire à une voiture publique, mais bien à une voiture privée quelconque.
- Supposons que, le long d’une route, une entreprise place deux fils ou conducteurs, parallèles et à peu de distance l’un de l’autre, sur des poteaux pareils à des poteaux télégraphiques ; et supposons qu’une usine, établie à l’extrémité de la ligne lance dans le circuit fermé, formé par les deux fils, un courant électrique. Ce qui est possible puisque l'entreprise est maîtresse de cette énergie électrique qui suit la direction de la route, et peut vendre Vènergie électrique aux particuliers qui la demandent et qui possèdent ou louent des voitures disposées pour utiliser le fluide électrique,
- Ces voitures sont beaucoup plus simples et beaucoup moins lourdes que les voitures automobiles ordinaires, parce qu’elles ne nécessitent pas de moteur : ni charbon, ni pétrole, ni acétylène, i l air comprimé, ni acide carbonique, ni machines génératrices de foree correspondant à ces divers fluides. Lavoiture ne porte qu'une dynamo.
- Entre le double fll du conducteur court un système spécial de deux roulettes ; la supérieure en contact avec le fil supérieur ; et l’inférieure également en contact avec le fil inférieur, et entièrement indépendantes l’une de l’autre.
- De chaque roulette, part un fil de 50 à 60 mètres de longueur. Les deux fils s’enroulent sur un tambour de la voiture et leurs extrémités s’appliquent aux deux pôles d'une dynamo.
- C’est le même procédé que pour les tramways électriques. Nous avons une dérivation du courant principal qui, passant par la dynamo de la yoiture, met cette dernière en mouvement et lui communique une vitesse qui peut aller de 20 à 24 kilomètres à l’heure.
- Comme le fil qui la relie au courant a une longueur considérable — nous avons parlé de 50 à 60 mètres —, la voiture peut se mouvoir librement d’un côté à l’autre de la route et jouit, pour ainsi dire, de toutes les franchises et de toutes les commodités des voitures particulières : augmenter ou diminuer la vitesse à volonté; aller à droite, à gauche et au .milieu ; s’arrêter lorsque le conduc-
- teur le désire et se remettre en route lorsqu’il le veut. En somme, tous les avantages de l’individualisme, au point de vue de la locomotion ; aucun des inconvénients du système tyrannique qui pèse sur les voies ferrées et sur les tramways, inconvénients plus ou moins tempérés par la prudence, mais toujours imposés par l’intérêt de la masse humaine en mouvement.
- C’est, en un mot, la locomotion libre d’un individu ou d’une famille sur une route, sans avoir à se soumettre à aucune volonté étrangère.
- Un particulier arrive avec sa voiture à la station de départ, demande deux fils de dérivation, les loue à l’entreprise — ce qui revient à louer de la force électrique —, enroule les deux extrémités sur le tambour de la voiture, les relie aux deux pôles de la dynamo et possède ainsi la force nécessaire pour marcher sut la route. Il peu: décrire des courbes d’un assez grand rayon en déroulant la quantité de fil nécessaire sur le tambour. 11 peut revenir en arrière, s’il le juge à propos.
- Jusqu’ici il n’y a que des avantages. Mais, où nous voyons des inconvénients d'une certaine importance, c’est dans les croisements.
- 11 est vrai qu’on peut établir deux systèmes de câbles conducteurs sur les deux côtés de la route. Le premier système, pour les voitures qui vont dans un sens ; le second, pour celles qui vont dans l’autre. Dans ce cas, les croisements n’existeraient plus; et plusieurs voilures pourraient marcher dans la même direction pourvu qu’elles ne voulussent pas se dépasser les unes les autres.
- Cette dernière difficulté comporte plusieurs solutions.
- On peut établir de distance en distance des systèmes de garage pour le câble et pour les roulettes. Et, au surplus, si une voiture veut marcher plus vite que l’autre, les deux n'ont qu’à s’anèter et à changer de fils.
- Ainsi donc, si le système ne constitue pas une nouveauté au point de vue technique, il en constitue une au point de vue de l’application ; et il se prête à des améliorations et à des combinaisons nombreuses.
- On se rend bien compte qu’eu utilisant les routes ordinaires, il peut permettre d’eiïectuer des voyages de centaines de kilomètres ; et, dans ce cas, les difficultés du croisements seraient résolues dans une certaine mesure par une bonne règlementation générale.
- Et, comme tous les goûts sont dans la nature, il pourrait y avoir des familles qui prélèreraient aller sur leur propre voiture ou sur une voiture louée — car il y aurait des voitures à louer — d’une capitale a une autre, avec une vitesse de 24 kilomètres à l'heure, plutôt que de voyager en chemin de fer avec une vitesse de 50 à 60 kilomètres.
- Comme conclusion, il ne s'agit pas, 110U6 l’avons déjà dit, d’une invention originale, mais bien d’une idée originale, Et qui peut connaître l’avenir qui est destiné à cette voiture électrique avec poulies de çontactpour routes ordinaires ; car tel est le nom qui a été donné au système que nous venons de décrire !
- BIBLIOGRAPHI E
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire :
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudrj de Saunier.
- Prix,dans nos bureaux: 4 francs. — Franco, postal en sus, • .
- p.738 - vue 743/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 739
- Les Perfectionnements ûii Moteur à Pétrole
- Extraits d’une Conférence faite par M. Soreau à la Société des Ingénieurs Civils (1).
- {Suite. Voir le numéro précédent).
- Ces rendements peuvent-ils» être améliorés ? Le rendement effectif est fonction du rendement organique, que nous ne pouvons examiner dans une étude générale. Par contre, le rendement thermique dépend surtout des principes appliqués, et c’est sur lui qu’il convient de porter notre attention ce qui nous conduit à examiner le cycle des moteurs a pétrole.
- i° Considérons le premier temps, aspiration de l’air carburé. Théoriquement la composition de cet air doit être celle qui correspond à la combustion complète : l’excès de pétrole abaissant le rendement en donnant une perte sèche d’une fraction du combustible ; l’insuffisance de carbure entraînerait une perte de la puissance. En pratique, avec les carburateurs généralement employés dans les automobiles, on règle l’admission de l’air au carburateur de façon à obtenir des explosions nourries, qu’une oreille exercée reconnaît assez bien. Les proportions chimiques donnent le maximum d’inflammation du mélange: au-delà et en deçà, l’inflammation diminue ; bientôt même, elle ne se produit plus. En fait, les proportions chimiques ne sont jamais obtenues ; il y a toujours excès d’air ou de carbure, et ce dernier cas se trahit par l’odeur si caractéristique et si désagréable que vous connaissez. De cette analyse résulte ce desideratum : carburateur d’un réglage facile et soustrait aux influences atmosphériques, — ou bien dispositifs permettant d’employer l’air en excès sans ratés et sans diminution sensible de la puissance, c’est-à-dire sans diminution de la quantité de carbure à brûler.
- 2° La compression préalable est une phase très importante puisque, grâce à elle, les moteurs à pétrole ont pu être appliqués aux automobiles. Plus elle est énergique, plus le rendemènt thermique augmente ; mais comme l’air carburé devient spontanément explosif à partir d’une certaine température et d’une certaine pression, il faut la limiter à 6 ou 8 kg, pour éviter des explosions prématurées et fort dangereuses. Le rendement pourrait donc être notablement amélioré si l’on parvenait à écarter sûrement le danger de ces explosions intempestives.
- D’autre part, comment y a-t-il lieu, théo-
- (1) Cette conférence a été publiée in-extenso dans es mémoires de la Société des Ingénieurs Civils , de Franpe.
- riquement. d’opérer la compression préalable? La supériorité de la compression isothermique a été admise jusqu’ici ; elle serait évidente si le degré de compression intervenait seul, puisque, pour obtenir une pression déterminée, elle exige un moindre travail que la compression adiabatique. Mais d’autres éléments sont en jeu, notamment la température de l’air comprimé : l’état final de cet air a une influence considérable sur le mode d’explosion, c’est-à-dire sur la phase importante .où l’indicateur décrit la partie supérieure du diagramme. Je ferai voir tout à l’heure comment on a pu, dans un exemple retentissant, sanctionné par des résultats extrêmement remarquables, préférer la compression adiabatique.
- 3° Passons maintenant au 3e temps, explosion suivie de détente. La théorie des moteurs à gaz tonnant montre que le rendement augmente avec la température et la pression maximum Dans ces conditions il semble qu’il convienne d’obtenir une explosion aussi brusque que possible, ce qui donne en outre l’avantage, toutes choses égales d’ailleurs, de prolonger la détente.
- Cette conclusion a été vérifiée sur les moteurs tels qu’on les construit actuellement. Toutefois, si elle était généralisée, elle ne serait pas exacte. Il convient seulement de dire qu’il y a intérêt à s’élever très rapidement aux pressions supérieures. On comprendra ma pensée en se reportant à ce qui s’est passé dans la balistique: tant qu’on n’a connu que les poudres vives, on a pu croire qu’il fallait obtenir rapidement une explosion très brusque ; avec l’apparition des poudres lentes, dont vous connaissez le mécanisme, on a été amené à obtenir rapidement les pressions élevées, sans brusquer toutefois l’explosion, qu’on prolonge au contraire, mais en maintenant la préssion.
- L’explosion élève notablement la température. Le rendement croît avec celle-ci, conformément au principe de Carnot, qui est vrai pour toutes les machines thermiques. Il y a donc intérêt à refroidir les parois avec précaution, ainsi que je l’ai déjà dit, car un refroidissement trop grand, en augmentant sans raison l’écart entre la température extérieure et la température intérieure, facilite la perte par les parois.
- Le 3e temps s’achève par une détente adiabatique, comme dans le cycle de Carnot. L’utilisation croîtaveclavitessede la détente, qui diminue la durée de contact des gaz avec les parois du cylindre. Il faut prolonger cette détente jusqu’à ce que la chute de température des gaz soit suffisante, sans toutefois descendre à un effet utile trop faible.
- (A suivre). Rodolphe SOREAU,
- p.739 - vue 744/833
-
-
-
- 740
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- HoDTeiDi carturateors
- Carburateur J. Bouché et
- La question du carburateur préoccupe tous les constructeurs de moteurs â pétrole. Du bon fonctionnement de cet appareil, dépend en effet la marche du moteur. Voici deux systèmes de carburateurs que nous avons cru intéressant de décrire.
- La fig. 1 nous montre un carburateur à pointeau et vaporisation sur toile métallique, breveté par M. J. Bouché (1).
- Le pétrole arrive en K fermé à sa partie infé-
- Fig. I. — Carburateur J. Bouché
- dilate, l’essence tombe sur la toile métallique G et se vaporise. La bille M sert à dilater, A, à la main, lors de la mise en marche.
- La ûg. 2 montre un carburateur à niveau constant, breveté par M. Paul Gauthier (2). L’essence arrive dans le corps X par le tube JB. Après avoir remoli le réservoir C, elle monte jusqu’en R. Elle soulève alors le flotteur A qui guidé par la tige B, vient soulever le butoir P qui ferme la soupape G d’arrivée de l'esence. A ce moment, le niveau de l’essence a le même niveau dans les cylindres A
- Carburateur P. Gauthier
- rieure par la bille ou soupape J, solidaire de la tige C. Cette tige C est fixée à la partie supérieure d’une chambre A, ondulée comme la boite des baromètres anéroïdes et qui, close du côté du carburateur, communique à l’air libre par le tube m. L’aspiration du moteur se fait en E, l’air libre arrive en D, et les ouvertures F servent, grâce â la calot (e qui les recouvre, à régler exactement l’appel d’air. Lorsque le moteur aspire, il en résulte une dépression dans l’appareil. La chambre A se
- ZZZZ
- Fig. 2. — Carburateur P. Gauthier
- et R, grâce aux ouvertures K. La vaporisation du pétrole se fait dans la chambre N, à l’exclusion de la chambre A. On voit que, aussitôt que le niveau baisse en R. le flotteur baisse aussi et le pétrole rentre de nouveau.
- On voit qu’il suffit de régler la sensibilité de la chambre A, suivant que l’aspiration est plus ou moins forte. Si elle est très forte, il suffira d’une simple plaque ondulée fixée sur tout son pourtour. Si l’aspiration est faible, on superposera plusieurs boîtes comme dans les baromètres enregistreurs.
- Aatomobfle-Clali Ab Belgique
- Une importante séance du Conseil d’administration de l’Automobile Club de Belgique s’est tenue jeudi dans les nouveaux locaux du Cercle, 15, place Royale. M. Drèze représentait, au sein de la commission présente, l’Automobile club liégeois.
- Le comité a procédé à l’admission d’une quinzaine de nouveaux membres effectifs. La question de l’augmentation de la cotisation a été longuement agitée ; il a été décidé finalement d’adresser
- (1) Brevet français n° 237 672.
- (2) Brevet français n° 263 155.
- aux membres de l’A. C. B. une circulaire par laquelle ils seraient priés d’exprimer leur avis.
- Le comité a arrêté les dates du meeting automobile de Spa en 1899; il se tiendra du 2 au 8 juillet ; il sera demandé à l’Automobile Club de France de réserver ces dates.
- Une pétition va être adressée au ministre belge à La Haye afin de pouvoir obtenir la révision du règlement draconien qui régit la circulation des automobiles en Hollande, ou un tempérament à ce règlement, afin que les chauffeurs belges puissent aller visiter les beautés qu’offrent les Pays Bas. La course de Paris-Amsterdam, au lieu de faciliter les voies aux chauffeurs les leur a plutôt compliquées, c’est un fait indéniable.
- p.740 - vue 745/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 741
- Le Concours de la « Locomotion Automobile »
- Etude sur les Mémoires récompensés
- (Suite, voir les nos 43 et 44 )
- Sans se préoccuper du moteur lui-même, M. de Horta-Hurbin propose un concours dans lequel un jury examinerait la voiture au point de vue extérieur : manœuvre plus ou moins facile, confortable, etc.; l’examen du jury devrait porter principalement sur l’embrayage et les freins ainsi que sur la facilité d’évolution.
- La principale préoccupation du chauffeur sera d’avoir une voiture dont l’apprentissage lui sera le plus facile, il voudra donc un mécanisme simple dont la commande lui soit aisée. Mais sera-ce tout? Non assurément. Il préf-rera entre deux véhicules d’égale simplicité celui qui se dirigera le mieux. En somme il tâchera d’avoir, réunis sur sa voiture, la simplicité du fonctionnement et la facilité de la direction, et c’est à notre avis sur ces deux points principaux que devrait porter un concours.
- Tout d’abord la simplicité du fonctionnement entraîne avec elle la simplicité de construction, dont la conséquence immédiate est l’économie de l’achat et de l’entretien. Plus une machine est simple moins elle coûte d’établissement et moins elle sera vendue cher, mais aussi meilleur sera son fonctionnement.
- Quant à la direction, elle devra exiger des manœuvres faciles en même temps que sûres, et de ce côté les machines actuelles ne semblent pas être trop défectueuses; on pourrait cependant reprocher à beaucoup de ne pas évoluer avec assez de facilité. Pour la plupart il faut un espace libie assez étendu pour virer ; elles exigent plus de place qu’un véhicule tiré par un cheval, malgré la place occupé par celui-ci, tandis que ce serait le contraire qui devrait exister.
- Mais examinons successivement sur quelles bases devrait s’établir une comparaison permettant un classement; car tel est au iond le but d’un concours .
- D’abord l’examen porterait sur l’embrayage ; il doit être simple, solide et sûr, mais aussi progressif, car un embrayage brusque, outre qu’il est désagréable aux voyageurs, est nuisible au matériel ; il produit des à-coups dont l’effet peut se manifester immédiatement par la rupture ou le faussage d’un organe, mais qui agissent aussi lentement en produisant des mattages et des usures qui amènent à la longue du jeu dans les pièces, et par suite des modifications dans le fonctionnement de l'ensemble. Il y aurait bien là peut-être la petite question d’appréciation personnelle, mais un comité bien composé d’hommes indépendants ne saurait manquer de se ranger à un avis unique, résultant de remarques et réflexions judicieuses; d’ailleurs un essai sérieux serait fait dans des conditions également désavantageuses pour tous les concurrents, et permettrait de contrôler sur place et par expérience les qualités des systèmes en présence .
- La machine embrayée, il y aurait lieu d’examiner ses diverses allures : par quels moyens le concurrent obtient-il ses différentes vitesses ? Fait-il varier la vitesse de son moteur ou agit-il sur la transmission ? Dans le premier cas, son procédé n’est-il pas de nature à diminuer le rendement ?
- Dans le second cas, combien emploie-t-il d’arbres intermédiaires, d’engrenages ou de cônes, etc., et la disposition qu’il a adoptée n’est-elle pas de nature à absorber beaucoup de force inutilement? Ce sont là des questions que les gens du métier jugeront aisément et leur appréciation basée sur des données indiscutables ne saurait être mise en doute par les concurrents. De même que pour l’embravage, il faut un changement d-* vitesse progressif de façon à ne pas marcher brusquement à l’allure de 25 kilomètres en quittant l’allure de 15 : les conséquences de ces changements biusques sont les mêmes que celles énumérées pour l’embrayage.
- L’arrêt serait soumis au même examen. Les freins sont généralement progressifs, mais il sont plus ou moins prompts ou efficaces ; l’expérience que l’on en ferait serait certainement le meilleur des juges ; étant lancé à une vitesse déterminée, on évaluerait facilement la distance nécessaire pour l’arrêt complet. On pourrait aussi examiner les dispositions prises en vue de débrayer le moteur au moment où l’on actionne le frein, car il perd beaucoup de son action s’il a à lutter simultanément contre la puissance vive de la voiture et contre le moteur.
- Il est une dernière question qui préoccuperait le jury : c’est la marche arrière ; elle doit être assez lente, à une seule vitesse Dour ne pas trop compliquer le mécanisme. Même remarque que précédemment, elle ne doit pas fonctionner simultanément avec le frein; mais surtout il faut un mécanisme de sûreté l’empêchant de fonctionner avec la marche avant; ne pas laisser au conducteur la charge de débraver la marche avant, puis embrayer la marche arrière : ce sont là des manœuvres embrouillées que l’on oublie dans certains moments et qui sont dangereuses. Dans la plupart des voitures automobiles, cette préoccupation a guidé le constructeur, mais combien peu ont résolu la question d’une façon absolument simple et sûre?
- Nous laissons un peu de côté la question du moteur pour le cas présent ; un bon moteur doit fonctionner seul, réglant lui-même sa vitesse et son carburateur ; le conducteur ne doit avoir à s’en occuper qu’au moment de la mise en marche, et nous ne croyons pas qu’il appartienne aux juges d’un concours d’automobiles d’examiner le moteur en détail. Cependant on pourrait s’assurer s’il donne beaucoup de secousses à la caisse ; ce défaut est actuellement assez rare, car presque tous les moteurs cont suffisamment bien équilibrés et bien placés, mais les voitures qui dansent se rencontrent encore, et bien que ce soit un défaut facile à corriger, c’est un des plus désagréables et des plus fatiguants pour les voyageurs.
- Il est un autre point sur lequel un jury pourrait porter son examen : c’est la facilité d’évolution. On pourrait soumettre les voitures à un examen analogue à celui que l’on fait passer aux conducteurs d’automobiles dans Paris. On lesterait virer suivant leur rayon minimum, on pourrait leur faire suivre une piste accidentée, c’est-à-dire tracée sur un sol uni, mais limitée par des traits figurant des coudes brusques, des culs de sacs, etc.
- De ces divers examens résulterait pour les juges un ensemble d’éléments leur permettant de se faire une opinion et d’établir un classement aussi sûr que dans une course de vitesse, mais dont le résultat serait autrement profitable. TI ferait progresser l’industrie de l’automobile dans sa vraie voie, l’émulation et l’ingéniosité des constructeurs se donneraient libre carrière et de toutes ces intel-
- p.741 - vue 746/833
-
-
-
- 742
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- ligences sortiraient des combinaisons mécaniques tendant à obtenir une voiture simple, docile, cjui ne soit pas la terreur des débutants... et des piétons.
- Nous n’avons pas parlé de la question de consommation, du prix du kilomètre parcouru, etc. Le touriste ou le voituriste amateur ne regarde pas a quelques centimes, ces préoccupations auront leur raison plus tard quand on fera du transport automobile. La question qui nous est posée mentionnant nettement « en ce moment » nous sommes restés dans la question telle qu’elle se pose actuellement.
- M. Claude Vibert de Vimy préconise une sorte de concours composé d’une épreuve de vitesse avec séries déterminées par la puissance du moteur, une épreuve de côte et un concours d’adresse.
- Dans les courses de vitesse actuelles pour lesquelles on fait des voitures spéciales avec des moteurs de 12 et 15 chevaux, il n’y a plus de raison de s'airêter dans cette voie des vitesses vertigineuses, qui n’a pas à mon avis d’application pratique et réellement intéressante.
- De plus, la vitesse n’est pas la seule qualité que l’on demande à une automobile. Il faut qu’elle soit facilement dirigeable; j’entends par là qu’elle soit douce à la direction, rapide de mise en marche depuis le moment où on la sort de la remise et qu’elle puisse s’arrêter dans l’espace le plus court possible. Je serais donc partisan d’une sorte de concours composé :
- i° D’une épreuve de vites'se de quelques kilomètres seulement, où la voiture devrait fournir au minimum une vitesse de A kilomètres à l’heure, A serait fixé et discuté par le Jury, suivant la catégorie de la voiture ;
- 20 D’une épreuve de difficultés sur une piste spéciale, où les voitures auraient à monter une rampe assez raide de 10 c'm, mesurés par mètre, comme la plus forte que je connaisse sur les routes de France, bien que j’entende couramment parler de routes montant de 15 et même 16 0/0 (à l’œil!).
- Il faudrait de plus faire un simulacre d’encombrement de voitures, figurées par exemple par des cadres faits en baguettes de bois très légères, de manière qu’aucun accident ne soit à craindre. Qu’à un signal donné, par exemple, une voiture marchant à une allure de N kilomètres, s’arrête le plus rapidement possible, etc., etc.
- On pourrait multiplier ces difficultés à l’infini.
- On me répondra : « Ce ne sera pas un moyen de prouver que telle voiture est supérieure à telle autre *. Assurément non 1
- Pas plus que dans les courses de chevaux où la victoire dépend souvent du jockey.
- Dans les courses de bicyclettes où presque tout vient du coureur.
- Dans les courses à la voile où la moitié au moins dépend du « Sailing master ».
- Enfin, pour avoir une comparaison plus exacte, prenons les courses de bateaux à vapeur. Pour peu qu’on aie un peu pratiqué ce sport, 011 sait que c’est le chauffeur qui est presque tout.
- D’un autre côte, il me paraît assez juste, que le prix soit décerné au propriétaire d’une voiture qui. connaît le mieux sa voiture, sait le mieux faire rendre à son moteur tout ce qu’il peut rendre et çfierche toujours à se perfectionner jusque dans
- ses plus infimes détails, pour avoir sa voiture absolument dans la main.
- Rien n’empêcherait du reste dans ce système de concours de faire différentes séries.
- À mon avis le classement le plus logique serait le classement par chevaux, comme pour les bateaux à voile on a le classement par tonneaux. On aurait pas à faire intervenir ici le poids de la voiture, puisque dans la première épreuve, qui pourrait au besoin être éliminatoire, on demanderait aux voitures de fournir au moins une certaine vitesse, mais ce ne serait pas une course de vitesse.
- On n’arriverait donc pas avec ce genre de concours à avoir des voitures où tout est sacrifié au moteur. Comme certaines voitures, que je nommerai pas, composées du moteur de 15 chevaux, d’un cadre et d’une planche pour s’asseoir, et qui deviennent des machines de courses pour se défier entre constructeur, mais nullement des voitures où on puisse faire une promenade agréable, ce qu’en somme tout le monde demande à l’automobile.
- {A suivre) X.
- Un me à créer
- On sr.it que des essais de transports automobiles furent faits en 1897, par les trains Scotte, dans l’Ardèche. Ces essais furent des plus probants, et un rapport très favorable fut même dressé par l’Ingénieur en chef du département, qui avait assisté en personne aux expériences.
- Malheureusement ces essais n’eurent pas de résultat pratique immédiat par suite de la difficulté qu’éprouva la Société d’exploitation à la réalisation du plan qu’elle s’était proposé. Il existe cependant, dans cette région un parcours qui pourrait être, dès maintenant avantageusement exploité. C’est le parcours de Pont-de-Lab?aume, Aubenas, Largentière, Joyeuse, Les Vans, St-Paul-le-Jeune, soit une distance de 70 kilomètres environ.
- Notre confrère, M. G. Forges, ingénieur civil, nous donne à ce sujet quelques renseignements intéressants :
- La ligne desservirait toute la Basse-Ardèche où il n’existe ni chemins de fer, ni tramway et qui comporte cependant des centres industriels et commerciaux importants. Le service donnerait certainement des bénéfices et n’exigerait que trois trains par jour, soit une dépense de 80 000 francs au maximum. Il pourrait se faire soit par la vapeur, soit par l’électricité. La nouvelle usine du tramway à vapeur Vals-Aubenas, de 400 kilowatts, pourrait en effet charger facilement les accumulateurs.
- Il est donc permis de supposer que si quelque constructeur d’automobiles voulait renouveler l’expérience de 1897 sur ces bases, il réussirait certainement. Ajoutons que M. Forges se tient à la disposition des constructeurs, pour leur fournir tous renseignements qui pourraient leur çtrç utile.
- p.742 - vue 747/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 743
- Salon Au Cycle et de l’Automobile
- 15-26 décembre 1898
- Le Comité d’organisation du Salon du Cycle s’est réuni vendredi, sous la présidence de M. On-fray. Dans cette séance, 200 nouveaux exposants ont été admis.
- Le total des stands concédés dépasse déjà en étendue, le total des emplacements sur lequel on avait compté, bien que la surface disponible dépassât 25 000 mètres carrés.
- Le Comité a décidé de reporter aux 23 et 24 de ce mois le tirage au sort des emplacements, pour lequel les exposants ont reçu d’ailleurs une convocation spéciale.
- M. Delombre, ministre du commerce, a reçu M. Onfray, président du Comité d’organisation du Salon du Cycle, accompagné de M. Georges Berry, député de la Seine.
- M. Delombre a accepté gracieusement la présidence d’honneur du Comité de patronage que lui a offerte M. Onfray, au nom de la Chambre syndicale du Cycle e( de l’Automobile. Le ministre a en outre promis d’une façon formelle de présider à l’inauguration du Salon le 15 décembre prochain.
- Complétons la liste des exposants :
- Allez frères (établissements) ; Arsandaux; Bom-sel, Cambier et C*, Card, Deitz, Dorigny, Drapier et Dubois, Drouet et Penot, Dugour et Ce, Gleizes, Goujon frères, Guérin, Hobrock et Barillet, Lauvergniat, Lavanchy (maison), Leduc, Lejeune, Martin, Mot et Talon, Noirault frères, Ostheimer brothers, Pichard, Société « La Gallia », Soly, Syndicat d’études du « Teuf-Teuf », Terrisse, Alvarado et C°, Aubert, Barré, Bennett, Besse et Hammond, Cayer, Chaussé, Chouanard, Cycles Clément, Doré et C°, Dupressoir, Fageot, Fenwick frères et C°, Jametel, Japy frères, Joris etDambrun, Larcher, Lemire, Loisel, Maillard, Marais, Markt et C°,Mathieu, Medinger Cycle et C°,Mercié,Mildé fils et C°, La Nationale, l’Omnia, Oury, Rivierre, Rose, Sanderson, Sarles, Seignerin, Société américaine des cycles Gendron, Société « Le Carbone », Souquet et C°. Stock et C®, Tourey, Société française des cycles et automobiles Charmet et C°, Whitworth-Rudge et C°, Société anonyme des anciens établissements Panhard et Levassor, Palais des Chauffeurs, Brion, Pied frères, Société des moteurs « Le Sphynx », The Dunlop Pneu-matic Tyre C°, La Belle Jardinière, La.Française (Société), Bandage Ducasble, Brown-Bros Limited, Cycles Waver'ey, Darracq et C°, Haufeurt frères, Maced et C“, Monier, Steiter et Pommeret, Peil-lon, Pomès, Raffaele, Regnier, Robert, Société anonyme des Voitures Automobiles « La Parisienne », Société générale de Prévoyance cycliste contre les accidents, Tellier, Vonhausen, Guyenet et Balvay, Société française de fabrication de Corps Creux, Guérin, Vinet, Girardet, Société anonyme des Applications électriques, Dumas, Gauthier, Chavanet, Gros et Pichard, Terlin, Desponts et Godefroy, Mortelette, Roubeaud, Cohendet et C°,
- Blériot, Cochot, Chanudet, The For Ever Cycles, Coutellier, Bizet, Industrie Vélocipédique et Automobile, Lobin, Bouté, Bax, Rupalley Rouxel et C°, Butler.
- A rAutoiobile-Clüb
- Le Comité de l’Automobile-Club de France s’est réuni mercredi à cinq heures dans les salons du Cercle, 4, place de l’Opéra.
- Au scrutin de ballottage ont été admis :
- MM.
- J. Safène, ingénieur, 108, avenue Kléber. Parrains : MM. F. Châtelain, J.-M. Barreau, Mildé.
- Fernand Stoffel, négociant, 8, rue de la Micho-dière. Parrains : MM. Pansard, Hospitalier, M. Richard.
- Georges Loisel, négociant, 17, rue de Monsi-gny Parrains : MM. Pansard, M. Richard, G. Mégret.
- Fernand de Doncker, ingénieur, directeur de la Société Carbonique Française, 1, avenue Duquesne. Parrains : MM. Pansard, M. Farman, M. Cahen.
- Loraine-Claude Barrow, rentier, villa Hait-sartea (Biarritz). Parrains : MM. Laveissière, prince Orloff.
- Edouard O tlet, sénateur deBelgique, 60, chaussée de Charleroi (Bruxelles). Parrains : MM. F. Hamoir, J. Faure, L. Kriéger.
- Alphonse Luuyt, 8, place de la Concorde. Parrains : MM. N. Conti, comte de La Valette.
- Ernest- Adolphe-Henri Bou\emont, propriétaire, 12, rue d’Anjou. Parrains : MM. Berlier, Camprogu, Giffard.
- Victor TatinJ mécanicien, 6, rue Mont-Louis. Parrains : MM. E. Pérignon, R. Varennes, A. Du-val.
- S. Bardac.
- Dimitn Monnier, ingénieur des Arts-et-Manu-factures, 1, rue du Général-Appert. Parrains : MM. Ch. de Lomenic, E. Thurnauer, Béguin.
- Henri Laurans.
- Georges Level.
- Georges Pauwels.
- Paul Sage,
- Wiart.
- + *
- Le Comité s’est ensuite occupé de la course de 1899. Après une assez vive discussion sur la distance, on a convenu d’étudier un itinéraire comportant au total 3 000 kilomètres; on avait même un moment proposé d’aller jusqu’à 6000 kil., mais 3 000 sont déjà un joli ruban de route. Plus du double de Paris-Amsterdam et retour !
- Le Comité d’organisation de la course est ainsi composé :
- MM. R. de Knyff, Meyan, René Varennes, pÎ0fi*oo, de Chasseloup-Laubat, Jeantaud, Ali— chelin, ’Lemoine, Peugeot, Delahaye, Pierre Giffard, Mors, Pozzi, Prévôt, Huillier, de Péri-crord, Loisel et Giraud.
- O '
- p.743 - vue 748/833
-
-
-
- 744
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- L’Automobilisme eu Angleterre
- L’anniversaire de l’émancipation des automobiles
- Le 14 novembre dernier a eu lieu le banquet anniversaire de l’émancipation des automobiles en Angleterre. A ce banquet, l’Automobile Club de France était représenté par MM. Cuvelier, Cambier, Cuénod, Brancher, Peugeot et Sencier le baron de Zuylen de Nyevelt s’était excusé par la lettre suivante qu’il avait adressé à M. Roger Wallace :
- « Je suis désolé qu’un voyage en Italie que je dois faire à cette époque, me prive du plaisir d’assister à votre belle manifestation, au cours de laquelle j’aurais été cependant heureux d’applaudir au succès de l’Automobile-Club de Grande-Bretagne.
- . « Je tiens toutefois à m’associer à la fête que vous donnez et à vous exprimer de loin les vœux ardents que je forme pour l’extension de la locomotion nouvelle en Angleterre et pour la prospérité de la grande association qui a tant fait en faveur de cette industrie.
- «r J’applaudis des deux mains à la fusion des deux Clubs, Automobile Club et Self-Propelled Traffîc Association, et je suis persuadé qu’en réunissant leurs efforts elles arriveront à faire triompher nos idées. »
- Le comte F. van der Straten, président et le comte L. van den Steen de Jehay, président du Comité administratif, de l’Automobile-Club de Belgique, s’étaient également excusés.
- Après un excellent dîner, M. R. Wallace prononça une allocution rendant hommage à l’initiative de la France dans la nouvelle industrie.
- M. Peugeot lui répondit en Anglais et but à la prospérité de l’Automobile-Club de Grande-Bretagne et d’Irlande.
- Puis après un discours de M. Roger Wallace au sujet des progrès du trafic automobile sur route divers toasts furent portés entre autres par MM. Shaw-Lefevre, L. Jones, Siemens, Cuénod, Lord Suffield.
- * *
- Le Motor Car Club a également donné lundi
- 14 novembre la fête que nous avions annoncée en . commémoration de la seconde année de la liberté de l’automobile en Angleterre. Quatre-vingt voitures et motocycles ont pris part au défilé de l’hôtel Métropole à Sheen-House dans Richmond-Park.
- Il n’y a eu aucun accident à noter.
- L’après-midi des courses automobiles ont été données sur la piste de Sheen-House. En voici les résultats :
- Bicyclettes à pétrole (un mille) : ier Bush. T. :
- 2 m. 51 s. 3/5., 2e Holiand, y Taylor.
- Motocycles à allumage par, incandescence (un mille) : ier Gorton, 2e Jarrott. T. : 2 m.
- 15 s. 1/5, y Whittaker, 4e Clay.
- Motocycles à allumage électrique (un mille) :
- ier Edge, 20 Jarrott, y Wridgway. T. : 2 m.
- 12 s. 4/5.
- Course omnium. pour tous motocycles (deux milles) : Ier Edge, 20 Gorton, y Stocks, T. : 4 m. 18 s. 1/5.
- Les concurrents des trois dernières courses montaient des tricycles à moteur de Dion et Bouton.
- La fête a obtenu le plus vif succès. Tout le monde est revenu en défilé à l’Hôtel Métropole où un banquet monstre a réuni les chauffeurs.
- * *
- Expositions automobiles
- L’industrie automobile a trouvé place aux deux expositions, ou plutôt le Staule}^ Show comprend comme avant une section réservée à l’automobile, tandis qu’au National Show quelques motocycles se sont faufilés sur deux ou trois stands.
- Au Stanley,l’Ariel Cycle Co. expose un tricycle à moteur de Dion-Bouton. Le Daimler Motor Co, expose quelques voitures avec moteurs de quatre chevaux comme ceux qu’on a fabriqué pendant le cours de la dernière saison, ainsique de nouveaux types avec moteurs de huit chevaux à quatre cylindres, les plus forts construits jusqu’ici en Angleterre : le char-à-bancs et l’omnibus appartiennent à cette catégorie. La Motor Manufacturing Co. qui a remplacé la Great Horseless Carriage Co. a une exposition bien complète en voitures et cycles dont les prix varient de 1 000 à 8 000 francs et comprenant des tricycles de Dion-Bouton, quadricycles de même manufacture, voitu-rettes Bollée, la motocyclette Werner que la maison a l’intention de pousser vigoureusement en 1899, plusieurs voitures à moteur Daimler et une Victoria et un phaéton construits sur les nouveaux systèmes brevetés de la Motor Mfg Co. ; des moteurs détachés tels qu’ils doivent être appliqués à ces voitures sont également exposés pour rendre leur examen plus facile ; c'est la première fois que ces deux types sont exposés. Mentionnons aussi les moteurs à pétrole de la maison Tangyes Ld. bien connue peur ses moteurs à gaz.
- Au National Show les tricycles de la Beeston Company et les quadricycles avec siège rapporté à l’avant, forment une exposition des plus intéressantes. Allard et Co Ltd exposent aussi un tricycle à moteur.
- les Cours fl'Éleetrieite
- à la Fédération des Chauffeurs-Mécaniciens
- Le 8 novembre ont commencé dans Paris les cours d’électricité établis depuis plusieurs années pour les adhérents de la Fédération des chauffeurs-mécaniciens.
- M. Hommen, le nouvel inspecteur des automobiles, reprend son cours.
- M. Augé a donné à son cours un cachet tout spécial et attrayant par les projections qu’il a installées à ses frais. Près de 150 clichés viennent tour à tour aider la démonstration.
- Au cours de 20 année de M. Laffargue, le jeudi, nul n’est admis sans avoir passé au moins une première année dans un des cours spéciaux.
- Les élèves très nombreux, 85 à peu près, sont
- p.744 - vue 749/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 745
- déjà tous initiés aux principales théories et vont surtout s’adonner à la pratique pendant cette seconde année.
- M. Laffargue dispose d’un certain nombre d’instruments et de machines, dynamos, lampes à arc, commutateurs, appareillage, etc.
- Le local est maintenant trop exigu et ce cours des plus sérieux devrait avoir lieu, par exemple, à l’Ecole Supérieure d’Electricité de la rue de Staël ou encore au Conservatoire des Arts-et-Métiers. Espérons que l’un ou l’autre de ces établissements sera mis à la disposition du persévérant professeur auquel nous adressons ici nos sincères compliments.
- au profit de la Caisse de secours immédiats aux Cantonniers
- Ce bal aura lieu à l’Hôtel Continental le samedi 7 janvier.
- Tout le rez-de-chaussée est mis à la disposition du Touring-Club. ,
- Deux orchestres, ensemble soixante musiciens, seront installés et placés sous la direction de M. A. Bosc, l’heureux auteur de la Polka des Pierrots, et de cent autres compositions plus enlevantes, plus entraînantes les unes que les autres.
- Une demande a été adressée à M. le général Zurlinden, gouverneur de la place de Paiis, afin que ceux des membres duT.C.F., très nombreux, qui sont officiers de réserve puissent venir au bal en tenue.
- Un certain nombre d’invitations (les seules) seront adressées aux colonels commandant les régiments de la garnison de ParD, pour être remises à de jeunes officiers.
- Dès à présent le succès du bai est certain et dépassera toutes les espérances.
- En effet, l’appel adressé le mois dernier en vue de la constitution d’un Comité de patronage pour lequel on demandait cinquante membres, s’en-iraereant à souscrire ferme cent francs de billets,
- O O . v . .
- en a amené près de soixante, des maintenante recette dépasse six mille francs.
- Le Comité s’est réuni le vendredi, 4, au siège social ; iL a élu, par acclamations, président d’honneur. M. le docteur Jnst-Championnière, président d'honneur de l’Association ; président M. Max-Vincent, vice-président; désigné quatre commissaires plus particulièrement chargés de l’organisation :
- MM. J. Ballif, Raffel, rumbeuf et Viguier, et douze autres commissaires pour le bal, MM. Baf-frey, Bossu, Bouilloux-Lafont, Bourguignon, Chaillet, Hennebutte, Janniaux, E. Langerock, Martel, Specht, Tandeau et Travers.
- Les billets, du prix de dix francs pour les cavaliers, de cinq francs pour les dames, se trouvent au siège social, 5, rue Coq-Héron, à l’hôtel Continental et chez les membres du Comité.
- Le T C.F. prie instamment tous ses sociétaires
- de vouloir bien 'l’aider dans cette circonstance, s’efforcer de placer un grand nombre de billets, rendre cette fête digne du Touring-Club, du but charitable qu’il s’est proposé.
- Nicolas-Jules Raflard
- La mécanique générale et la science automobile en particulier, ont fait une perte cruelle dans la personne de Nicolas-Jules Raffard, que sa famille et ses amis désolés viennent de conduire à sa dernière demeure.
- « Je n’ai pas connu, a dit sur sa tombe le savant professeur M. Hatton de la Goupillière, d'homme meilleur, plus modeste et doué d’un sens plus étendu des choses de la mécanique... »
- Raffard est né le 11 mars 1824, à Paris.
- Son oncle et son père avaient tous deux passé par l’Ecole Polytechnique, et lui-mème montra, dès sa jeunesse, des aptitudes très remarquables qu’il développa pratiquement en allant dès l’âge de 16 ans, travailler dans les ateliers de Saunier, mécanicien de la Monnaie.
- Dès 1841, il obtenait un prix de la Société d'Encouragement, et était admis à YEcole des Arts et Métiers d’Angers.
- Il rentra, à sa sortie, dans les ateliers de Saunier, puis passa dans ceux de Kentzy, où il donna largement essor à son génie inventif : à l’Exposition nationale de 1849, figuraient six modèles et dispositifs de son invention, dont un est encore exposé au Conservatoire des Arts et Métiers.
- En 1851, étant allé en Angleterre pour voir l’Exposition universelle de Londres, il fut autorisé à visiter les ateliers du fameux constructeur Johan Penn, et fut assez heureux pour être admis dans son bureau de dessin. Il y resta sept à huit mois, puis partit pour l’Australie, non pas comme chercheur d’or, mais en qualité de constructeur-mécanicien.
- Il y rendit de grands services, par son aptitude remarquable à trouver toujours, instantanément, la solution des difficultés techniques qui surgissent à chaque instant dans les exploitations Dri-mitives et dépourvues d'un outillage suifisant. Ses efforts, du reste, contribuèrent puissamment à la création de cet outillage indispensable, et on lui doit la découverte d'un grand nombre d’appareils ou de dispositifs spéciaux, tels que le bocard californien, la pompe à sable à piston plongeur, l’appareil de descente dans les puits de mines, etc...
- De retour en France, au mois d’o'ctobre 1866, il s’adonna plus spécialement à l’étude des applications mécaniques de l’électricité, et devint, pour cet objet, Ingénieur-conseil de la maison Breguet.
- Le premier, Raffard comprit le parti que l’on pouvait tirer de l’emploi des accumulateurs électriques pour la locomotion automobile.
- Le 18 avril J881, alors que l'invention de Camille Faure, datait de quelques mois ' à peine Raffard, d’accoid avec Berthier, directeur de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris, équipait, avec des accumulateurs et une dynamo,
- p.745 - vue 750/833
-
-
-
- 746
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- une grande voiture de tramway de la ligne Louvre-Charenton, et la faisait circuler sur rails et hors rails, avec la plus grande facilité, pendant une première période de 22 jours (du 25 mai au 16 juin x881 ) par toutes les rues, avenues et boulevards de Paris.
- L’Omnibus électrique de Raffard était muni d’une direction ail moyen de laquelle le cocher pouvait le faire sortir des rails, y rentrer, et le faire rouler par les rues comme une voiture attelée de chevaux, à telle enseigne, que la voiture de Raffard entra dans la cour du Grand-Hôtel, et... en sortit.
- Ses applications dans cette voie ne devaient pas, du reste, s’arrêter là : il inventa une locomotive électrique à grande vitesse, dont il déposa le brevet le 10 septembre 1883 (N° 157 466).
- La Compagnie Thomson-Houston avait conclu un arrangement par suite duquel elle se fit assurer aux Etats-Unis, la propriété exclusive de l’invention de Raffard, dont le brevet lui fut accordé, après un procès retentissant, le 10 mai 1893, sous le N° 527 125* faisant tomber tous les brevets similaires qui n’étaient que des contrefaçons (Siemens e* Halske, 1891; Short, 1892; Holing-worth, 1892 ; Ferranty, Sderry, etc.).
- Raffard avait encore touché, en 1896, sa redevance sur quatre machines locomotives à quatre essieux, construites par la General Electric Companyde Sckenectady, et mises en service, à cette époque, par la Baltimore and Ohio Railway Company.
- Raffard était modeste et ne recherchait pas la célébrité: nous ne croyons pas,cependant, offenser sa mémoire, en rappelant ici ces faits qui,en dehors et bien au-dessus des questions de personnes, assurent à l’Industrie française, d’une façon indiscutable, la priorité de l’une des plus remarquables inventions de ce siècle, dont elle est en Irain de révolutionner la fin.
- Voiturette de Rianeey
- Nous reproduisons, en tête de ce numéro, la photographie d’une nouvelle voiturette automobile construite.par M. de Riancey.
- Comme on le voit sur la figure, cette voiturette comporte un avant-train moteur et directeur portant tout le mécanisme. Le moteur est à deux cylindres se faisant vis-à-vis, fonctionnant suivant le cycle ordinaire à quatre temps. Il développe une puissance de 2 chevaux. Le pétrole se vaporise dans un carburateur breveté. La voiture est munie de deux freins. Enfin, signalons que tous les organes de manoeuvre sont groupés sur la barre de direction. Nous reviendrons d’ailleurs sur cette intéressante voiturette.
- A nos abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- Petites Mies
- Le papier comprimé
- On connaît les diverses applications du papier comprimé qui ont été réalisées, surtout en Amérique, pour la construction des maisons, des roues de wagons, des cadres et jantes de bicyclettes, etc.
- La plus récente application de ce genre, n’est pas des moins curieuses. Un chargement complet de pétrole est arrivé ces jours-ci à Dunkerque, emba-rillé dans des fûls de papier cerclés en fer. Les avantages do ce nouveau genre de récipients consistent principalement dans l’absence des joints entre les douves, ce qui supprime le coulage et par suite une perte notable du liquide.
- Trois fabriques établies récemment à Hartford, à Cleveland et à Toledo peuvent iivrer chaque jour 3 000 fûts en papier comprimé.
- ¥ *
- L’automobile chasse-neige
- L’hiver approche et bientôt nous aurons la neige, qui mobilise les légions de balayeurs en vue de débarrasser les voiec de circulation,
- Le service de la voirie, à New-York, fait usage, nous dit La Presse, pour accomplir cette ennuyeuse et longue besogne, d'un curieux procédé : c’est la fusion de la neige au moyen d’une voiture automobile, sorte de poêle roulant. En voici la description :
- Celte automobile porte à l’arrière Une sorte de caisse dans laquelle des hommes jettent la neige ramassée sur la rue. La caisse est bordée de brûleurs intensifs dont la chaleur assure la fonte de la neige, et l’eau est rejetée au ruisseau, puis à l’égout. Bien que des dispositions soient prises pour éviter de trop chauffer l’eau et de perdre ainsi une quantité importante de chaleur pour un travail inutile, l’eau sortant de la caisse est encore à une température de 16° à 25°, de sorte qu’elle nettoie les ruisseaux et les égouts, tout en facilitant la fonte de la neige qu’elle rencontre.
- Les brûleurs sont des brûleurs à pétrole avec tirage forcé assuré par un ventilateur qu’actionne le moteur de la voiture. Il faut quatorze hommes pour fournir la neige. La voiture porte, d’ailleurs, un réservoir de pétrole et aussi un réservoir d’eau pour la chaudière qui fournit b vapeur nécessaire au fonctionnement du ventilateur.
- ♦ *
- Le recensement des voitures
- L’administration des contributions directes a fait annoncer ces jours derniers qu’un procéderait à partir du 1" décembre au recensement des voitures.
- Mais ce recensement fait dans le but. de connaître le nombre des voitures susceptibles d’être réquisitionnées en cas de mobilisation n’atteint pas les voitures automobiles.
- Celles- ci ne sont pas encore comptées comme élément important par la Guerre. Il est toutefois probable qu’en présence du développement de l’automobile elles ne tarderont pas à être elles aussi recensées.
- ¥ ¥
- Une panne singulière et son remède
- Un de ses correspondants, M. de L. d’Isaac, adresseànotreconfrère, M. Baudrv de Saunier,directeur des Petites Annales, l’intéressante communication que voici :
- p.746 - vue 751/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 747
- « Apres mi Lie kilomètres couverts sans hésitation par un tricycle de Dion 1 ch. 3/4, un beau jour, par la grande chaleur, mon tricycle s’arrête à une petite côte., . Je le laisse reposer un peu, après quoi il repart de plus belle pour s’arrêter encore quelques kilomètres plue loin... Je suis obligé de le laisser refroidir ainsi toutes les dix minutes pour arriver au bout de l’étape.
- « Enfin, je découvre que la tige de la soupape d'échappement, trop longue, s’allongeait encore par l’effet de la chaleur, tenant la soupape ouverte dès que le moteur était chaud.
- « D’un coup de lime, j’ai enlevé un millimètre à cette tige, et depuis mon tricycle va à merveille.
- « Si j’avais connu plus tôt ce genre de panne, je je n’aurais pas perdu mon temps en inutiles recherches ; aussi serais je heureux de voir mes confrères chauffeurs répondre en plus grand nombre â l’intelligent appel des Petites Annales eh faisant part des pannes qui leur arrivent et des ntôyens de les réparer. »
- * *
- Une Exposition d’Automobiles â Londres
- Devant le succès remporté par l’exposition d’automobiles des Tuileries, a Paris, il vient d’être décidé qu’une exposition d’automobiles très importante aura lieu à Londres, l’année prochaine, du 3 au 15 juillet au Royal Agricultural Hall.
- *
- * ¥
- Service des postes automobile
- L’administration des postes et télégraphes d’Odessa avait mis en circulation au mois de mai quatre tricycles pour le service des fadeurs. Vu lë succès de cette expérience, il a été commandé encore vingt tricycles qui seront mis en circulation au printemps prochain.
- * *
- Cours de locomotion automobile
- La ligue de l’Enseignement laïque de Saint-Denis, qui organise tous les hivers des Cours du soir pour adultes, a ajouté, cette année, à son programme, en cmrs de locomotion automobile qui aura lieu .Laque samedi de 8 heures à dix heures du soir, o, cours sera fait par M. Godin, le sympathique c instructeur vélocipêdique, qui traitera : 1” De la conduite des moteurs à vapeur, à pétiole et électriques: 2° Des motocycles et tricycles à pétrole.
- ¥ ¥
- Le réglement et la vitesse des automobiles
- M. René Varennes vient d’adresser au Vélo l’intéressante lettre suivante :
- « Vous dites que le Conseil d’Etat, s’il ne veut pas admettre la vitesse de 20 kilomètres devrait formuler ainsi son réglement : Les automobiles sont . te«us à une allure modérée dans les villes.
- u Je préférerais le mot raisonnable au mot modérée. C’est l’adjectif adopté dans le cahier des charges des compagnies de chemins de fer anglais, qui dit que les voyageurs devront être transportés à une vitesse raisonnable.
- « Je trouve, pour ma part, cette formule parfaite et je voudrais Ja voir employée dans le nouveau règlement sous cette forme :
- « Dans les villes et dans la traversée des lieux habités les automobiles devront marcher à une
- VITESSE RAISONNABLE
- « La vitesse raisonnable est la seule compatible avec la sécurité.
- «Quand le pavé est gras ou le macadam glissant une vitesse modérée — 15 kilomètres à l’heure par exemple — pourra ne pas être raisonnable. tandis qu'une vitesse de 20 kilomètres le sera si le sol est sec.
- « Je ne parle, bien entendu, que de la traversée des villes»
- « Sur nos grandes routes de France, si désertes et si droites, les plus pusillanimes savent que 30 kilomètres à l’heure est une moyenne compatible avec une entière sécurité ; une expérience de plusieurs années le prouve maintenant.
- « D’ailleurs c’est la limite de vitesse dans les villes et dans les endroits habités qui est discutée par nos honorables Conseillers d’Elat et rien d’autre. »
- * *
- Rally-Paper Automobile
- La Vie au Grand Air organise, dans le courant de décembre, un rally-paper automobile léservé aux membres de l’Autoinobiie-Glub,
- Deux catégories: voitures et motocycles.
- De nombreux prix seront offerts aux gagnants. Adresser les engagements à la Vie ait Grand Air. Y joindre dix francs donnant droit au déjëü-her qui suivra cette petite fête.
- A
- * *
- A Nice
- Nice est décidément avancée au point do vue de la traction mécanique.
- Il vient de se former une société de Transports automobiles dont le siège actuel se tro rvo à Paris,
- Le promoteur de cette idée, le comte d'Aleatltanq a été autorisé par un arrêté préfectoral ou diite du 13 février 1898 à faire circuler des omnibus automobiles,
- Ie D’Antibes au Cap ;
- 2° de Nice à Mentor, par Eze, la Turbie, et Ro-quebrune;
- 3° de Nice à Fontan par la Trinité Victor-Drap, l’Escarène Lospel, Breil, Saorge;
- 4è de Nice à Saint-Martin-Vêsubie par Saint-An-dré-Tourette de Levens, Levens, La Vésubie, U telle, Lantosque et Roquebetlière.
- Les frais de voyage sont fixés à raison de 10 centimes par kilomètre.
- L’idée est très heureuse, appliquée surtout sur Certaines routes aboutissant à des villages qui ne Connaissent que La diligence comme moyen de transport.
- * *
- A l’Hôtel de Ville
- M. Bassinet vient d’être chargé d’établir un rapport sur une pétition de M. Pierson, sollicitant une concession au Bois de Boulogne pour l'installation d’un chalet de restaurant-glacier.
- Ce chalet aura, parait-il, pour titre : Le Chalet de VAutomobile.
- Une société portant te nom de Compagnie générale tromsaèrienne vient d’adresser une pétition au Conseil, sollicitant un terrain et une subvention.
- M. J. Berlier, l’ingénieur bien connu, vient d’adresser au Conseil général une demande do concession d’une ligne souterraine de tramways de pénétration de Saint-Cloud à Suresnes à la Place de l’Etoile. *
- *
- ¥ ¥
- Course Dinan-Guingamp et retour
- Le Dinan Cycliste propose d’organiser pour le dimanche de la Mi-Carème, 12 mars 1899, une course
- « PNEU ENGLEBLRT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et C,s, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison do vente, 62, rue Tique-tonne, Paris J -D Chassouet - geut général pour la France.
- p.747 - vue 752/833
-
-
-
- 748
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- d’automobiles et de motocycles, Dinan-Guingamp et retour.
- Notre confrère fait appel pour l’organisation de celte course aux Clubs, hôteliers, mécaniciens, etc., de la région, pour lesquels cette course pourrait être une source de bénéfices.
- * *
- La course de côte de Chanteloup
- La course de côte de Chanteloup qui a lieu dimanche 27 novembre a déjà réuni un nombre impuni n u'engagements. En voici la liste :
- i 'oitures. — MM. Georges Richard, Mouter, Vinet, Lo\sel, E. Giraud, Société Decauville,Charron, Girardot, E. I., Roscoff, E. Mors, Breuil, Brillié, baron Duquesne, Pierre Lalfitte, Serin, Gaëtan de Knyfl, La Parisienne I, La Parisienne II Compagnie genéiale des Transports Automobiles, Varennes, L. Mors, Colonna.
- Motocycles. — MM. Bardin, Osmont, Teste, Marcellin, Vignaux, Guyenet, Ducom, Gras, Houry, Bernier, Farman (Henry), Mercier, Vedrine, Rigal.
- M. René de Knyfl' jugera les arrivées et M. de Perrodil donnera les départs.
- + +
- Les fiacies automobiles parisiens
- Encore un nouveau fiacre électrique à l'horizon. Il n’y en a qu’un le numéro 16 COU, nous allons, paraît-il bientôt en avoir un second, le 16 100, fiacre Kriéger.
- Attendons donc le 16 100... et ses frères, nous l’espérons bien.
- + V
- Une grande activité règne aux ateliers Le Brui et Gie à Montrouge : de nombreux clients viennent essayer les voitures et tous sont enthousiasmés du bon accueil qui leur est fait et surtout de la complaisance des directeurs : il y a toujours une voiture prête et le conducteur ne refuse aucun trajet. Aussi les commandes sont-elles nombreuses et loin de perdre du temps à essayer des transformations et à mouifier ce qui existe MM. Béguin et Le Brun activent la fabrication de leurs différents types de voitures qui leur donnent pleine satisfaction.
- C’est la province que visent tout spécialement les’ directeurs des ateliers de Montrouge mais ils ont déjà de forts engagements pour Pans.
- * *
- La commission dite du « Pas Français» instituée au Touring Club de France il y a un an environ à l’effet de substituer aux mesures anglaises le système décimal dans la fabrication des chaînes d’automobiles et d’arriver à l’unification de celles-ci, de façon à les rendre interchangeables, a tenu séance jeudi dernier.
- M. Michel-Lévy présidait.
- MM. Hirsch et Sauvage ont donné lecture d’un rapport dea plus étudiés. La question parait bien pies d’ècre résolue.
- Toutefois, de nombreuses observations ayant été présentées par M. le commandant Krebs et MM. Sebin, Benoît el Rafer, constructeurs, la commission a décidé qu’un rapport définitif tenant compte des observations formulées serait établi.
- Ce rapport sera imprimé par les soins du Tou-nng Club et communiqué à tous les constructeurs, à l’Automobile Club, à la Sociétés des Ingénieurs Civils, à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, etc, etc.,
- * *
- Le Petit Niçois nous annonce que l’on va prochainement inaugurer fi Cronstadt un réseau de
- tramways électriques h trolley, c’est-à-dire avec fils aériens.
- Legrand port russe sera sillonné par trois lignes de chacune quatre kilomètres. Une quatrième ligne installée sur la glace, reliera Cronstadt à Orie-nenbaum, station de la ligne de Saint-Pétersbourg Ajoutons que c’est une compagnie française qui a obtenu la concession.
- * *
- Les chauffeurs voient avec plaisir se multiplier les garages et ateliers de réparations bien montés. Nous apprenons que M. Vinet dont le vaste établissement était divisé en deux parties : atelier de roues et carrosserie, et garage, vient de transfor-cette dernière partie en atelier de réparation mécanique.
- Le garage Vinet se trouve transporté vers la Porte-Maillot, 8, rue du Débarcadère dans un vaste local de 400 mètres confortablement installé.
- Nous sommes heureux de constater par des agrandissement successifs (M. Vinet venait rue Brunei en février) que les efforts du jeune constructeur sont couronnés d’un plein succès.
- ¥ +
- Par suite d’une ligne tombée à la mise en pages, une de nos dernières petites nouvelles était incompréhensible. Nous la rétablissons telle qu’elle doit être :
- Recette, paraît-il, aussi merveilleuse qu’elle est simple, pour conserver en état de neuf les pneumatiques :
- Verser dans la chambre à air deux à trois cuillerées de lait.
- * *
- On nous signale de Draguignan qu’au quartier de la Mappe, entre Carcès et Lorgues, un accident d’automobile dont les conséquences auraient pu être graves, s’est produit dans les circonstances suivantes :
- M. Llosa, fabricant de chocolat à Draguignan, venait de Marseille, où il avait acheté une superbe voiture automobile. La machine avait fait une centaine de kilomètres, lorsque, au quartier que nous venons de désigner, elle chavira.
- On ne sait trop si c'est par suite d’une fausse maœuvre sur un point du chemin formant un coude ou si c’est une pierre qui est la cause de l’accident. Toujours est-il que les six personnes qui la montaient furent projetées sur le bord du chemin violemment. Une d’elle, M. Llosa, fut sérieusement blessée au-dessus du genou et les autres personnes légèrement contusionnées.
- M. Collet, voiturier, venant de Carcès, s’étant trouvé là presque au moment de l’accident, a conduit le blessé à Lorgues où les soins les plus em-presssés lui ont été donnés à la pharmacie Guei-rard. Sitôt après, le blessé a été conduit à son domicile à Draguignan.
- kiéiés
- Formations de Sociétés
- Il a été formé sous le nom de Société des Moteurs Sphynx, Damas et Clément, une Société pour l’exploitation des moteurs Sphynx et de motocycles, 10, rue Barbés, à Levallois-Perret.
- (A. P. 18 novembre).
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.748 - vue 753/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 48
- 1er Décembre 1898
- REVUE DES V5IT0BES ET VÉHICULES
- publiée sois li HAUT PATBOHAGE É TCDRIHG-CLDB DE FBilCE
- SOMMAIRE DE »• 48
- Voiture à vapeur américaine, construite par MM. Stanley, à Waltham, Mass.
- Voitures Automobiles, acheteurs et vendeurs, A. Rodanet.
- Moteur rotatif à explosions, de M. E. Uhlenhuth. Les perfectionnements du moteur à pétrole
- {suite et fin), Rodolphe Soreau.
- Nouveau joint de tubes d’allumage pour moteurs à pétrole.
- Transmission de mouvement à vitesse variable, système A. Boyer-Guillou et H. Kapjerer.
- Lampe à Acétylène pour vélocipèdes et voitures automobi’es.
- Salon du Cycle et'de l’Automobile.
- VOITURE A VAPEUR STANLEY
- p.n.n. - vue 754/833
-
-
-
- 750
- LÀ LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Abonnements pour 1899
- Nous prévenons nos lecteurs dont l'abonnement empire fin décembre 1898, qu’ils peuvent le renouveler dès iliaitktainatlt Salis lirais dans tous les bureaux de poste.
- Nous rappelions à Hos collègues dü TtfUPtrtfc-dnl» que leür renouvellement (France, un an, 13 fr- Etranger, 18 fr. 30) doit être adressé à nos bureaux, 4, rue Ghauveau-Lagarde, Paris, pouf ne pas compliquer le service de notre association»
- AVIS. — Adresser un mandat att nom de M» Raoul Vulllertlot, DirécteUf-Adttiinistra-teur de la Locomotion Auiôhiobiiêi — Le talon servira de reçu.
- Toiture à vapeur américaine
- Construite par MM. Stanley à Wàltham, Mass.
- Cette voiture à vapeur, dont les Revues étrangères nous apportent la description, présente plusieurs particularités intéressantes qui en font un des Véhicules les mieux compris.
- La photographie que nous donnons en tête de ce numéro, d’après notre confrère anglais, VAutocar, montre le peu d’encom-bfëhiênt de ee véhicule à deux places, ne pesant que aoo kilos. Il est actionné par un moteur â deUx cylindres verticaux de 5 centimètres de diamètre, le piston ayant une course de 9 centimètres». Les manivelles sont calées sur l’arbre à 90 degrés. Les moteurs adoptés dans les plus récents modèles sont à tiroirs de distribution, mus par une excentrique. Tous les roulements du moteur et du véhicule sont montés à billes.
- La vapeur est fournie par une chaudière tubulaire, contenant 300 tubes de cuivre fixés de telle façon que les dilatations des tubes et de la paroi sorti toujours sembla* blés; ce dispositif rend, paraît-il, les fuites totalement inconnues.
- Cette chaudière est chauffée par un brtD leur automatique à pétrole dont le Système évite la nécessité d’avoir de l’aif comprimé» Ce brûleur soumis au contrôle d’un régula* teur Mason, produit une flamme silencieuse, et la combustion du pétrole est si complète qu’on ne serti jamais aucune odeur, quelle que soit la petitesse ou Eifitensite ae la flamme.
- La force est transmise par une chaîne de bicyclette engrenant avec deux pignons situés sur l’arbre du moteur et sur la boîte du différentiel» La démultiplication adoptée par les constructeurs est de § et demi à f, ce qui est suffisant poUf monter lës côtes des environs de Waltham. Le véhicule ne possède pas de marche arrière, les inventeurs estimant que l’avantage ne compenserait pas l’augmentation de poids nécessaire pour l’adapter.
- La direction du véhicule s’obtient par une simple barre de direction système si dangereux avec nos voitures, mais qui ne présente pas d’aussi grands inconvénients, la vitesse maxima du véhicule ne dépassant pas 40 ki’omètres à l’heure. Un frein à enroulement et à bande d’acier, manœuvré par une pédale, agit sur le différentiel; enfin le çôndücteür a à portée de la main, à droite du siège, un tout petit levier réglant l’admission de la vapeur.
- La consommation d’eau et de pétrole est 1-a suivante : 4 litres et demi de pétrole permettent de transformer ên vapeur 55 litres d’eau. La chaudière qui pèse à Vide 40 kilos contient 12 litres d’eau. Un réservoir de 45 litres complète la provision d’eau. Un second réservoir contient ëfivifôn êo litres de pétrole. A pleine charge, le véhicule peut marcher environ 63 kilomètres.
- Comme on le voit, ce véhicule comporterait de sensibles perfectionnements sur tout ee qui a été fait jusqu’à ce jour. L’étape de 65 kilomètres qu’il peut fournir sürtS ravitailler est très suffisante et d’ailleurs l’eau et le pétrole ne sont pas des substances bien diffleiies à se procurer.
- ‘ On peut remarquer sur la figure que le méeanisme de transmission n’est pas protégé eonlre la poussière ni la boue. De l’avis deg inventeurs, cette précaution serait inutile, ie table projeté par les roues ne pouvant, disiflt=il§, atteindre les engrenages, et la fine poussière de la route n’étant pas suffisante pour user les dents. Ce n’est d’ailleurs la qu’une question accessoire et Urt défaut, si ë’ett est Un, facile à corriger.
- A flabôflflês
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite Somme eh timbres-poste à toute demande de changement d’adresse.
- p.750 - vue 755/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Toitures Automobiles
- Acheteurs et vendeurs
- « Monsieur, j’ai acheté une voiture automobile livrable telle date; voici le reçu du fabricant constatant que j’ai versé un tiers du prix de ma commande) et mentionnant son obligation de livrer à l’époque convenue. Depuis deux ou trois mois j’attends en vain cette livraison, mon vendeur ne répond même plus à mes lettres de réclamation; que dois-je faire ? ». Si l’avocat à qui un tel client demande conseil répond : « Actionnez le fabricant en résiliation de marché, restitution des avances et en dommages-intérêts », le malheureux acheteur ne manquera pas de s’écrier : « Mais, Monsieur, sans compter qu’un procès est long, coûteux et ennuyeux à soutenir, le jugement du tribunal ne me mettra pas en possession de mon automobile. Je serai obligé de faire uh nouvel achat et ce sont des retards, à la réalisation de mon désir ». Telles sont les plaintes que nous entendons souvent dans notre cabinet et nous devons avouer qu’elles sont justes. L’argent rie guérit pas tous les maux, surtout quand il faut l’obtenir par un procès et quand on sait combien les tribunaux français sont modestes dans l’appréciation des dommages-intérêts.
- Parfois,exaspérés, les acheteurs demandent à un huissier de saisir une voiture automobile prête à être vendue chez le fabricant peu scrupuleux, qui préfère mettre sa marchandise aux enchères, plutôt que d’exécuter son contrat. Mais la loi ne permet pas une telle procédure, et l’huissier qui saisirait un objet sans titre exécutoire, jugement ou acte notarié, risquerait la destitution et des dommages-intérêts.
- Il est cependant un moyen indirect mais certain d’obtenir complète justice pour l'achettur spolié par la mauvaise foi de son vendeur.
- Le code civil nous dit « que toute obligation de faire ou de ne pas faire se résout en dommages-intérêts, en cas d’inexécution de la part du débiteur », mais il faut interpréter cet article de loi en ce sens que le tribunal ne peut contraindre manu militari celui qui a promis « de faire », à exécuter sa promesse ; il peut toujours et il doit l’y contraindre indirectement s’il est possible.
- Les dommages-intérêts alloués au créancier, dans le cas actuel à l’acheteur, ne sont qu’un subsidiaire, une sorte de pis aller.
- Au lieu d’assigner en résolution de marché et en dommages-intérêts, l’acheteur d’une voiture automobile peut demander l’exécution du contrat, la livraison de la voiture, avec Une astreinte de cinquante à cent francs à lui payer par jour de retard.
- Il peut obtenir une astreinte plus élevée encore si le dommage causé est plus considérable.
- Porteur de son jugement passé en force de chose jugée, l’acheteur ne pourra obliger le fabricant à livrer; mais chaque matin il pourra envoyer son huissier réclamer la somme dûe. Les tribunaux fixant généralement l’astreinte pour une durée de uh à deux mois, passé lequel
- délai il sera fait droit à une demande d’une nouvelle astreinte plus élevée, le vendeur se lassera vite de servir une rente à son acheteur et il se hâtera de lui livrer lavoiture promise. Le demandeur aura ainsi obtenu pleine et prompte satisfaction.
- Il est bien évident qu’avant d’éntfeprettdre le procès, l’avocat consulté devra examiner scrupuleusement lu teneur du contrat ; il devra aussi formuler l’assignation avec soin et réserver à son client tous les avantages de l’astreinte ; mais ceci est une question professionnelle dans les détails de laqüelle nous ne pouvons entrer ici.
- Nous avons simplement voulu montrer que la loi est mieux faite que beaucoup d’acheteurs de voitures automobiles ne le pensent el qu’elle les protège énergiquement.
- Albert RODANET,
- Docteur en droit, Avocat à la Cour d’appel.
- TeiAeof Se courroies Spamoiétrip
- Ce tendeur, qui a été décrit dans le Bulletin technologique de là Société des anciens élèves des écoles nationales d’Arts et Métiers, par son inventeur, M. Simon, se compose, comme tous les appareils de ce genre, de deux mâchoires dont le rapprochement peüt être produit soit par des vis, soit par une corde, suivant la dimension de la courroie. Le point particulier de l’appareil réside en cé qüe la tension n’est pas transmise directement d’une mâchoire à l’autre, mais par l’intermédiaire d’une sorte de barre d’attelage au moyen de ressorts de compression. Une aiguille fixée à la mâchoire mobile et qui se meut devant une règle graduée fixée à la barre, indique le degré de compression des ressorts et, par suite, la tension sur la courroie. Lorsque l’on a obtenu la tension désirée; il ne reste plus qu’à relier ensemble les deux extrémités par les procédés ordinaires. M.L. Simon décrit plusieurs dispositifs de son appareil suivant la dimension et la nature des courroies. Il donne ensuite le résultat d’expériences faitës par M. Ringelmann* directeur de la Station nationale d’essai de machines agricoles, avec des courroies dont la tension était exactement connue, glacé à l’emploi de son tendeur. Il en ressort que le coefficient de frottëméht varie avec la vitesse des poulies et qu’il est, en tout cas, bien supérieur à celui de 0,155 admis généralement.
- Ainsi, avec üne poulie en fonte tournée de 2 m. 5 de circonférence, tournant à la vitesse angulaire de 36 tours par minute et la courroie ayant une tension de 23 kilogs, on a trouvé pour une puissance moyenne variant de 25,21 à 58 k. 27 par seconde un coefficient de frottement variant entre 2,43 et 2,80.
- Avec la même poulie; mais la tension totale étant de 25 kilogs et la vitesse angulaire se tettant dans les environs de 40 tours par minute, ori a trouvé, pour une puissance variant de 0,52 à 23 k. 55 par seconde, un coefficient de frottement compris entre 1,14 et 1,60.
- p.751 - vue 756/833
-
-
-
- 752
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Moteur rotatif a explosions
- De M. E. Uhlenhuth (1)
- Le principe de ce moteur est basé sur la réaction de deux explosions simultanées qui ont lieu en opposition dans un mélange explosif comprimé dans des culasses à section elliptique et sur la
- force produite par la détente des gaz provenant de ces explosions.
- Le récepteur AA1 est constitué par deux disques juxtaposés, tournant en sens contraire sur un
- Moteur rotatif à explosions, système E. Uhlenhuth.
- manchon B fixé au bâti C. Sur la face latérale de chaque couronne sont creusées3 cavités D^D'\Di} dont une sert de chambre d’explosion et les deux autres de chambres de détente. Lorsque les culasses d’explosion des deux couronnes coïncident,
- elles forment une chambre à section elliptique dd, représentée en pointillé sur la figure.
- Le joint de deux couronnes coupe obliquement le plan de l’ellipse ; il en est de même pour les chambies de détente au moment de leur rencontre. Les deux couronnes sont venues de fonte avec un moyeu formant douille aal. Leurs faces laté-
- (1) Brevet français no 264479.
- p.752 - vue 757/833
-
-
-
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 753
- raies bien dressées sont rapprochées avec un jeu de quelques dixièmes, que l’on règle avec les écrous à billes E servant de butées, placés aux extrémités du moyeu. Pour rendre le joint étanche l'inventeur place dans une rainure F circulaire et concentrique un anneau G en métal ou amiante.
- Pour bien assurer la coïncidence des culasses et leurs relations réciproques pendant la marche des couronnes qui doivent avoir la même vitesse en sens contraire, elles sont reliées par des engrenages droits H,Hi qui engrènent avec des cercles dentés/7 placés sur les moyeux des couronnes AA1. Sur les arbres JJ tournant en sens opposé, se tait la prise de mouvement au moyen d’une poulie ou d’une roue à friction. Dans le manchon B servant d’axe aux deux couronnes est placé le vaporisateur K autour duquel circulent les gaz de l’échappement dans les canaux d’évacuation LL ; O est un manchon en toile métallique recevant le pétrole du vaporisateur P. La pompe Q à deux corps comprime de l’eau dans un récipient communiquant avec le réservoir de pétrole S par le tuyau recourbé T.
- Une soupape à ressort décharge la pompe dès que la pression dépasse la tare du ressort. Le régulateur U placé au bout de l’arbre / actionne la tige V de la valve f réglant l’introduction du mélange tonnant dans les distributeurs.
- Le graissage des différents organes est assuré par les graisseurs X1 Y pour les engrenages et butées. Les couronnes A sont lubréfiées par un graisseur disposé dans le canal inférieur d’échappement, la force centriluge tend à chasser l’huile vers l’extrémité des couronnes. Le refroidissement des parois a lieu au moyen de l’air déplacé par les ailettes Z.
- Voyons maintenant le fonctionnement du moteur. On commence au moyen de la pompe de compression par comprimer de l’air; on introduit dans P une petite quantité de pétrole qui pénétrant dans K se gazéfie ; on allume les brûleurs et ouvre le robinet c qui laisse pénétrer l’air dans le distributeur où il se mélange à une quantité de gaz du vaporisateur réglée par la valve / pour former le mélange explosif qui se rend dans les chambres de distribution. On fait alors tourner un des arbres J à l’aide d’une manivelle à cliquet, ce qui fait tourner ainsi les couronnes AA1.
- Quand les culasses ^passent au dessus des orifices d en tournant sur le manchon B elles se remplissent du mélange comprimé, puis en tournant, elles arrivent à se rencontrer au dessus d’un orifice d’allumage, d’où deux explosions simultanées chassant les couronnes en sens inverse. Les culasses rencontrent les chambres Di D\ où les gaz brûlés se détendent et s'échappent par les canaux i i communiquant avec L L, et s’évacuent dans l’air libre. Cette révolution accomplie, les culasses se rtmplissent à nouveau et ainsi de suite.
- Quand le moteur est en marche, on ouvre le robinet b qui règle l’écoulement du pétrole en P, et l’on règle, à l’aide du pointeau e, l’introduction de l’air dans le vaporisateur K.
- On voit qu’il y a deux explosions par tour, mais on pourrait aussi n’en avoir qu’une et prolonger la détente.
- Les Perleetioenemente ia Moteur à Pétrole
- Extraits d’une Confèrence faite par M. Soreau à la Société des Ingénieurs Civils sous le titre : La Vapeur, le Pétrole et l’Electricité dans les Automobiles (1).
- (Suite et fin. Voir les numéros 46 et 47).
- 4» Le cycle se ferme par l’expulsion des gaz brûlés. Contrairement à l’opinion d’Otto, il y a lieu de réduire autant que possible l’espace mort. Aussi n’est-ce pas tout à fait sans raison que, dans certains moteurs, comme le moteur à gaz Griffin, les produits de la combustion sont complètement chassés par une compression d’air pur, naturellement précédée d’une aspiration, ce qui porte à 6 le nombre des temps du cycle ; en outre, cette disposition peut offrir, à mon sens, l’avantage de permettre un refroidissement judicieux.
- La chaleur des gaz expulsés est parfois employée à élever la température du combustible pour faciliter la carburation, je goûte peu ce procédé, car il faut toujours se garder d’élever la température de l’air aspiré, sous peine de diminuer le rendement. J’estime au contraire qu’il y a un avantage certain et appréciable à attendre d’un carburateur dont le fonctionnement abaisserait la température du fluide sans compromettre la dilution du carbure.
- Cette rapide analyse nous montre que les moteurs à compression préalable ne sont rien moins que perfectibles. Et de fait, leur rendement thermique vient d’être, sans coup férir, plus que triplé par un dispositif qui réalise plusieurs des desi de-rata que je viens d’énumérer. C’est là, comme l’écrivait fort justement notre collègue M. Mallet, une victoire entièrement due à la Thermodynamique, et cette science, dont l’utilité est parfois méconnue, a le droit d’en être fière.
- On a deviné que le dispositif auquel je fais allusion est celui de M. Rodolphe Diesel. Il est la traduction matérielle d’idées que cet ingénieur avait exposées dès 1893 dans une brochure qui fit beaucoup de bruit; je n’en retiendrai que trois, qui me paraissent les plus essentielles.
- i° Pour avoir les avantages d’une compression préalable énergique sans les redoutables inconvénients d’explosions prématurées, M. Diesel comprime l’air sans le carburer. Cette compression se fait à 34 kg, soit une valeur 6 à 7 fois plus forte que dans les moteurs habituels. Elle est adiabatique, de façon à élever la température et à
- (1) Cette conférence a été publiée in-extenso dans les mémoires de la Société des Ingénieurs Civils de France.
- p.753 - vue 758/833
-
-
-
- 754
- LA. LOCOMOTION AUTOMOBILE
- provoquer la combustion spontanée dès l’admission du pétrole, sans l’intervention d’aucun appareil d’allumage. Pour atteindre ce résultat, la compression isothermique eût demandé une pression finale irréalisable, ioo atm au moins : en gardant dans le fluide toute la chaleur dégagée par sa compression, on n’a besoin qne de 30 3 40 atm, ce qui est facile en pratique ;
- a0 Grâce â la haute température obtenue au moment de l’injection du pétrole, la combustion a lieu même en présence d’un excès d’air, du moins tant que cette température est à peu près maintenue; la combustion n’est d’ailleurs sûrement complète qu’à cette condition. La combustion avec excès d’air est ur, fait nouveau et d’une haute importance. Elle ne peut se produire dans les moteurs à compression d’air carburé parce 11’il y a, dans ces moteurs, un écart consi-érable entre la température du fluide comprimé et la température de combustion spontanée, écart que l’étincelle a pour but de faire franchir ; encore faut-il qu’elle soit suffisamment chaude, et que la température qu’elle donne pendant un temps très court se continue grâce à la combustion de proche en proche, sans être absorbée par les parties inactives que constituerait l’excès d’air ou de carbure. Telle est l’explication qui m’a paru la plus rationnelle;
- 3° D’autre part, l’introduction du pétrole est graduelle, et la pression maximum obtenue dès le début du troisième temps ne faiblit pas sensiblement, puisqu’elle a lieu suivant une isotherme assez courte ; on peut ainsi obtenir des avantages que j’estime tout à fait comparables à ceux des poudres lentes'. Naturellement la détente est adiabatique.
- Le cycle du moteur Diesel est donc formé de deux adiabatiques, correspondant l’une à la compression, l’autre à la detepte ; elles sont coupées : à la partie supérieure du diagramme, par une isotherme à température élevée, et, à la partie inférieure, par une courbe de faible longueur qu’il est assez difficile de définir. C’est la réalisation presque parfaite du cycle de Carnot.
- L’inventeur prétend que, théoriquement, la consommation dcit descendre à 112 £"par cheval indiqué et par heure, ce qui correspond à un rendement thermique de 75 0/0. Un moteur monocylindrique de 20 ch, expérimenté avec le plus grand soin devant une Commission d’ingénieurs français dont faisaient partie M. Sauvage et plusieurs de ses collègues, a donné 34,2 0/0 en pleine charge et 38,3 en demi-charge. Ces résultats placent, et de beaucoup, le moteur Diesel à la tête de tous les moteurs thermiques, quels qu’ils soient. Remarquez que le rendement à demi-charge est plus élevé qu’à pleine charge : cela prouve bien, contrairement aux idées admises, que l’excès d’air n’est pas forcément nuisible. Quant au rendement or-
- ganique, il a été de 75,1 o/qen pleine charge et de ^8,7 en demi-charge, ce qui donne finalement, comme cela est naturel, un rendement total plus faible à demi-charge.
- Les résultats obtenus ont été très constants, car la marche est à ce point régulière que la Commission française a trouvé une superposition absolue pn*1»' 83 diagrammes consécutifs.
- En raison de son rendement singulièrement élevé, Je moteur Diesel est d’un poids assez faible ; il ne dégage pas d’odeur et ne s’encrasse pas, puisque la combustion du carbure est complète ; if fonctionne sans bruit, sans chocs et sans vibrations ; de plus, il n’a pas d’appareil d’allumage, ce qui n’est pas un avantage médiocre : en effet, l’allumage par brûleur:-, donne parfois des ratés, et l’allumage par étincelle, outre qu’il comporte d’assez nombreuses sujétions, nécessite des accumulateurs, des bobines, des bougies, etc., et encombre de ses fils le mécanisme des automobiles, toujours trop compliqué. La mise en marche est extrêmement facile, grâce à un réservoir auxiliaire où l’air est comprimé à 40 kilogrammes, de même qu’il suffit, dans une machine à vapeur sous pression, d’admettre la vapeur au cylindre, de même, dans le moteur Diesel, il suffit d’admettre l’air comprimé de pe réservoir. Enfin, toujours comme dans la machine à vapeur, les coups de collier sont possibles, puisque la quantité de carburé admis à chaque cycle est à la disposition du mécanicien, grâce à l’injection du pétrole après la compression en présence de l’air en grand excès Pour faire varier la puissance, il suffit d’agir sur une came; celle-ci commande une aiguille qui ouvre OU ferme plus ou moins l’injecteur de pétrole. Résultat remarquable : ces variations n’affaiblissent point le rendement, ainsi que le montrent les chiffres que j’ai donnés. Cette faculté de faire varier la puissance, que n’ont point les moteurs à compression d’air carburé, est très importante en automobilisme, où les démarrages, les coups de collier nécessités par les rampes ou l’état de la route, se présentent si fréquemment.
- Toutes ces propriétés semblent désigner le moteur Diesel à l’attention de ceux qui s’intéressent à l’automobilisme; ou plutôt, elles doivent retenir l’examen des ingénieurs sur les principes si féconds d’où il est né. Au surplus, il n’est pas douteux pour nous que, malgré les résultats remarquables obtenus avec fui, il n’y ait encore d’importants progrès à réaliser. C’est ainsi, par exemple, que le refroidissement des parois, obtenu par circulation d’e;u, ne répond point aux df sidérata que j’ai indiqués; c’est ainsi encore que la découverte d’un lubrifiant ne se décomposant qu’à haute température augmenterait le rendement thermique d’une façon appréciable.
- Rodolphe SOREAU.
- p.754 - vue 759/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Neuveau joint de tfe ùtop
- pour Moteurs à pétrole (1)
- La lutte se poursuit toujours entre l’allumage électrique et l’allumage à l’incandescence, dans Ips mPtewrs à pétrole appliqués aux automobiles. Si l'é^e îricifé semble triompher pour les petits niotgqrs 4es motocycles, il p’en est pas de même pour les fortes puissances où le tube de platine inç^nflesceqt règne encore malgré ses multiples inçpnyénieqjs. Aï}§sî çh§rphe-t on de tops côtés à perfectionner cet allumage.
- Liant le système adopté le plus généralement la Pelasse du moteur est munie d'on porte-tube vissé dans cette dernière, et contre lequel s’applique la collerette du tube de platine. Ce tube est maintenu par un écrou se vissant sur Je porte-tube» et l’étanebéité du joint est assurée par des rondelles eq amiante-
- Lorsque ces rondelles sont neuves, le système fonctionne parfaitement' Malheureusement, l’amiante ne tarde pas à se carboniser. Il se produit
- Nouveau joint cje tybes d'allumage <is la Huai été Anmyme des Vaitureues Automobiles.
- alors au joint une fuite qqi diminue la compression, gène le fonctionnement du brûleur, occasion ne des ratés et produit comme résultat une diminution de Ja puissance du moteur. Pour éviter ces inconvénients, il faut alors resserrer l'écrou et changer fréquemment les rondelles d'amiante» Ce changement si simple qu’il paraisse n'en présente pas moins de graves inconvénients que connaissent tous les possesseurs de moteurs à allumage à incandescence.
- Pour éviter ces ennuis, il y avait une chose bien simple ! supprimer l’amiante. C'est ce qui sa fait dans le nouveau brûleur que vient de breveter la Société anonyme des Vqiturettes Automobiles et dont nous donnons ci-dessus la coupe.
- (1) Société Anonyme de® Voimruites Automobiles, système Léon Collée, 103, avenue Victor-Hugo.
- Ce no.uveaq brûleur sç compose de 4 pièces : La pièce A (t qui st fixe par le pas de vis A, dans la culasse du moteur. Cette pièce porte en a un cône correspondant à l’évasement b du tube de platine B. Le tube B est appliqué, par son extrémité évasée, sur le cône a au moyen d’un écrou D qui se visse sur le pas de vis extérieur de 1$ pièce Aa, et d’une rondelle d'acier C profilée intérieurement de façon à s'appliquer exactement sur le cône du tube de platine. Ôn voit facilement qu'un tel dispositif doit assurer de lui-mème l'étanchéité du joint.
- Ajoutons que ce joint peut s'adapter à la place des joints actuels, ses pas de yi* étant faits d'après ceux du mpteur auquel il est destiné.
- Les Hetsups à pdtrola
- et les Apiers j*u njpkel
- Tout le mondç a entendu parler des propriétés merveilleuses dont jpuissent les aciers au nickel. En dehors de leurs propriétés magnétiques et de leur dureté, ces alliages présentent suivant leur teneur une curieuse anomalie-
- Prenons par exemple un acier à 15 pour 100 de nickel, si nous l'échauffons à la température de la forge et qu’op lp lalsse ensuite se refroidir, il se contractera jusqu’à une certaine température (vers 125 degrés) puis commencera à augmenter de volume si bien qu'à zéro degré son volume sera le
- même qu'à 3oq. Ces bizarres propriétés permettent une application assez inattendue.
- Tous les moteurs à pétrole sont sujets à une panne, terreur des chauffeurs, le grippage. Si nqqs examinons un moteur ainsi arrêté, nous Constatons un coincement du piston qui s’est dilaté outre mesure dans le cylindre, celui-ci étant à qne température moindre grâce aux ailettes ou à la circulation d’eau.
- Les pistons et les cylindres sont généralement en fonte; si dans un cylindre ordinaire nous adaptons un piston en acier au nickel, que va-t-il se passer? En s'échauffant, le pjgfon augmente^ de volume suivant la loi que nous ayons vu plus haut et toute cause d'arrêt sera par suite écartée.
- Ajoutons à celà que ces aciers sont très home* gènes, prennent un beau poli, s'oxydent très peu et qu'un piston peut être fait très léger tout en restant très résistant, ce qui n'est pas à dédaL gner.
- Cette application simple et pratique §st à la portée de tous les constructeurs qui peuvent l'&? dapter à leurs modèles quels qu'ils soient. J'en livre l'idée à la publicité pensant être utile au progrès en général.
- J. Bustabbet, Ingénieur.
- 3IBLI0§BAPÏ*IE
- Ppnr bien connaître les mote!Ur$ à pétrole
- U faut lire ;
- LE OQUES PE LOCOMOTION
- de Baudry de Saunier.
- Prix, dans nus bureau* : 4 frane*- — fftannn postal eu sus.
- p.755 - vue 760/833
-
-
-
- 756
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- TraDsmissioD de moovemenf à vitesse variable
- Système A. Boyer-Guillon et H. Kapferer
- Le problème que se sont posé MM. Boyer-Guillon et Kapferer est le suivant :
- Etant donné un arbre animé d’une certaine vitesse de rotation, le relier à un arbre parallèle à l’aide d’une transmission permettant de faire varier à volonté et sans arrêter le mouvement, la vitesse de ce second arbre.
- Ce problème a déjà fait l’objet de nombreuses recherches. Parmi les systèmes proposés pour le résoudre, on peut citer les deux suivants qui sont les plus usités :
- i° Les engrenages. Les deux arbres sont munis de roues dentées, pouvant engrener par paires, le rapport des diamètres des deux roues d’une
- même paire est différent d’une paire à l'autre ; suivant que l’une ou l’autre paire est en prise, le rapport des vitesses de rotation des deux arbres varie en conséquence.
- 2° Les courroies, montées sur poulies étagées, système bien connu sous le nom de cône et contre-cône.
- Ces deux dispositifs ne permettent pas de faire varier par degrés continus la vitesse de l’arbre conduit; ils se prêtent mal à la variation de vitesse en pleine marche, à moins de complications peu satisfaisantes ; les engrenages, notamment, donnent lieu au moment de la prise à des chocs destructeurs. On peut éviter ces chocs en
- Fig. i et 2. — Premier dispositif du changement de vitesse.
- faisant agir les organes mobiles non par engrène-ment mais par l’entraînement de deux surfaces unies et convenablement pressées l’une sur l’autre ; la force qui produit l’entraînement prend alors le nom d’adhérence ; elle est notamment utilisée pour produire le mouvement de progression des locomotives : l’avantage de l’entraînement par adhérence est que l’effort exercé ne peut dépasser une certaine valeur, au-dela de laquelle il y a glissement ce qui évite les avaries provenant des chocs.
- Pour transmettre par adhérence des forces un peu grandes, il faut que la pression des surfaces aux points de contact soit forte, ainsi que la réaction sur les arbres et leurs appuis. M. Minotto a imaginé, il y a plus de 40 années, pour tourner la difficulté, un dispositif bien connu qu’il a appelé engrenage à coin ; les jantes de deux poulies sont taillées, l’une en creux l’autre en saillie, cette dernière pénétrant à la façon d’un coin dans la gorge de l’autre.
- M. Minotto a perfectionné son invention en intercalant entre l’arbre moteur et l’arbre conduit
- un galet intermédiaire qui transmet le mouvement entre les poulies montées sur les deux arbres en vertu du même principe d’engrenage à coin ; le galet est monté sur un axe qui est parallèle aux deux arbres principaux, mais en dehors de leur plan, de sorte qu’il suffit d’exercer une pression sur l’axe du galet, pour obtenir une pression correspondante entre la jante du galet et celles des deux poulies. Le débrayage se fait instantanément par le simple soulèvement du galet.
- On a également appliqué le principe de l’entraînement par adhérence à la transmission à vitesse variable, au moyen du dispositif dit à roulette : les deux arbres à relier sont perpendiculaires entre eux ; sur l’un d’eux, l’arbre moteur par exemple, est monté à demeure un disque qui lui est normal, l’autre porte une roulette qui s’appuie par sa jante sur le disque et qui peut coulisser le long de l’arbre conduit, sans cesser de l’entraîner ; en déplaçant cette roulette le long de son axe on peut l’éloigner plus* ou moins du centre du disque et faire varier en conséquence la vitesse de l’arbre conduit. Ce dispositif et ses va-
- p.756 - vue 761/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 757
- riantes sont usités dans la construction des plani-mètres, intégrateurs et autres instruments analogues.
- MM. Boyer-Guillon et Kapferer ont imaginé un dispositif qui nous semble devoir réaliser un progrès dans cette voie.
- Les fig. i et 2 représentent un dispositif qui permet de faire varier les vitesses d’une manière continue, tout en pouvant servir à la transmission de forces quelconques.
- L’arbre moteur E supporte la poulieF et l’arbre conduit G porte la poulie H.
- Entre ces deux arbres et parallèlement à eux est disposé l’arbre intermédiaire /, lequel par un système de leviers peut être à volonté déplacé parallèlement à lui-même et rapproché de l’un ou l’autre des deux arbres E et G.
- Sur cet arbre /, et tournant avec lui, sont montées deux paires de disques, la première JJ’ embrasse avec pression la jante de la poulie F; la deuxième paire KK’ embrasse avec pression la jante de la poulie H.
- Si donc on déplace l’arbre / en le rapprochant de G, le rayon du cercle de contact de la poulie F sur les disques/J’ va augmenter, tandis que le rayon analogue pour la poulie H va diminuer : la vitesse de l’arbre G augmentera. Cette augmentation sera continue et dépendra du déplacement de l'arbre I. Un déplacement en sens inverse de cet arbre I produira de même une diminution de vitesse de l’arbre conduit G.
- Mais pour que ces manœuvres aient leur effet, il est nécessaire que les quatre disques restent en contact sous pression avec les jantes des roues.
- F :
- Fig. 3 et 4, — Deuxième dispositif du changement de oitesse.
- Pour obtenir ce résultat, les disques J J’, K K’ peuvent se déplacer le long de l’axe I et à cet effet l’arbre / a dans ses coussinets L L un jeu longitudinal ; d’autre part les disques J’ et K peuvent glisser ensemble le long de l’arbre I. En outre les pressions sont régularisées par les ressorts M et N, le ressort M tendant à rapprocher les disques J et K\ le ressort N tendant à éloigner les disques J’ et K; ces ressorts n’ont d’ailleurs que des flexions d’amplitude extrêmement petite et n’ont d’autre effet que d’assurer la répartition permanente des pressions aux contacts, malgré les faibles irrégularités dues à l’usure ou aux petits défauts de construction.
- Il résulte de ces dispositions, d’une part que les pressions aux contacts dépendent uniquement de la tension de ces ressorts, que cette tension étant réglée une fois pour toutes, la limite de l’adhérence reste indéfiniment constante ; d’autre part, que le déplacement que l’on doit imprimer à l’axe I pour faire varier la vitesse ne consomme
- aucun travail autre que celui dû aux frottements,que par conséquent cette manœuvre est très douce et se fait sans effort notable. Enfin on remarquera que les disques et les ressorts tournant en même temps que l’arbre I, la tension de ces ressorts ne donne lieu à aucune réaction susceptible de produire des frottements nuisibles.
- Le débrayage s’obtient très facilement : il suffit d’évaser légèrement le profil des disques près de leur circonférence extérieure, et de limiter par des arrêts la course des ressorts. Dans ces conditions le débrayage s’obtient en poussant l’arbre intermédiaire au-delà des positions donnant le maximum et le minimum de vitesse, ou bien l’une seulement de ces positions suivant la forme adoptée pour le profil.
- La disposition que nous venons de décrire peut d’ailleurs être modifiée de bien des manières, suivant les effets que l’on désire obtenir; on peut par exemple disposer l’arbre intermédiaire dans un plan différent de celui des arbres moteurs et
- p.757 - vue 762/833
-
-
-
- 758
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- çpndujtj co/nme on le voit sur la vue de côté fig.
- à la condition de donner aux disques un profil approprié.
- On pourrait aussi monter les disques spr l'arbre moteur ou sur l’arbre conduit et les poulies sur l'arbre intermédiaire, à condition de régler en conséquence la course des ressorts et les jeux longitudinaux, ou encore remplacer las ressorts par 4'autres organes pour produire la pression voulue aux contacts, ou les faire agir indirectement par des leviers, etc. Les ressorts ne sont d’ailleurs pas indispensables comme le montre la coupe longitudinale fig. 3.
- Pour vélocipèdes et voitures automobiles
- Système Wells (1)
- Cette lampe, tout récemment brevetée, mérite (l’être signalée en ce sens qu’elle comporte un dispositif tout nouveau pour éviter U surproduction dû gaz.
- Sur la figure ci=CQqtfC, A représente le
- pop Q
- 10 o o p 94
- b» ?
- corps de la lampe, lequel corps est muni d’une embase / en dessous de laquelle est vissé un réservoir a contenant une charge b de carbure de calcium- Au milieu de ce réservoir est placé un tube verîieal ç à parois perforées, contenant des débris d’é-onge c'; d est un entonnoir ajusté dans le ont du tube c et dont la partie supérieure repose sur le bord du réservoir a\ ç est UU réservoir d’eau fixé à la partie postérieure
- u) Communication dp MMjWxmwtmetftPBiscïîT QffU-e international pqur 1 obtention des brevets d'invention en France et à l'Etranger, 4B, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- de la lampe A, et fermé par un bouchon «A Ce réservoir porte à sa partie inférieure un tube /, qui aboutit à la partie supérieure du tube perforé c; ce tube c est rnupi d’uq robinet f et d'un clapet à bille g. Au-dessq* de ce clapet se trouve une tubulure /s,dans laquelle débouche un tube / qui tourne autour du réservoir d’eau e et vient déboucher à la partie supérieure du réservoir à carbure a.
- La formation du gaz est obtenue par l'écoulement de l’eau à travers le tube/, cette eau tombant alors, lorsque le clapet g est soulevé, jusqu’aux éponges à d'où elle est transmise au carbure b à travers les perforations du tube c. Lorsqu'il y a surproduction de gaz, la pression'qui passe à travers le tube / appui sur la bille g et arrête l’écoulement de l’eau jusqu’à ce que tout le gaz en excès ait été consommé par le brûleur a*.
- Cette lampe fonctionne de la manière suivante :
- Le robinet f étant ouvert, l’eau s’écoule du réservoir a par le tuyau/, soulève le clapet à bille g, tombe sur l’éponge c’ et attaque le pgrbure, comme il vjent d’être expliqué du reste. Le gaz ainsi fprmé traverse le robinet a6, qu’on a préalablement ouvert, et yieut se brûler en Aussitôt qu’il y a surproduction, l’éçpulemcnt se trouve arrêté automatiquement par l’excès de pression qui agit sur la bille#, et cela jusqu’à ce que la pression intérieure soit réduite à un tel ppipt qu’elle ne puisse plus résister au poids de la colonne d*§au du' tube f et du réser-ypir e.
- Paris et les tramwajs lÉcanipes
- — £ur la demande de M. Bassinet et de plusieurs de ses collègues, le Conseil général a renouvelé
- sa délibération du novembre 189bportant traits* formation d^ la traction animai® en traction élep*-trique des tramways de la ligne de Saint-Germain
- des-Liés-Clamait et Yanves,
- — Une enquête est ouverte sur le projet qui s pour but de substituer la traction mécanique à le traction animale sur la ligna de tramway de la Muette à la ru§ Taitbout.
- — Une enquête est également onyerte sqr la substitution de la traction mécanique à ia traetion animale, pour les différents tramways qui aboutissent à la plape de l’Etoile on ja traversent,
- Les pièces du dossier sont déppséêS a la pré" fepture de la Sejpe où les intéressés pourront les consulter et inscrire leurs observations.
- — Les travaux de transformation du tramway d’Arpajon actuellement à vapeur, en ligne à trolley aérien se poursuit activement par la Compagnie générale d'électricité de Croit, anciens ateliers Daydé et Pillé.
- p.758 - vue 763/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 759
- CommuDieadoDs Officielles Au Touring-Cluli
- La Caisse de Secours immédiats aux cantonniers blessés ou malades^ à leurs veuves et à leurs orphelins, instituée il y a environ six semaines par le Touring-Club de France, est en plein fonctionnement-
- Aux listes, précédemment publiées, il faut ajouter celle-ci :
- Se sont fait inscrire '• comme membre bienfaiteur» M- G- Pufayel; comme membres fondateurs- MM. G, Rives, Ch, Jean, Gaultier; comme membres souscripteurs, un nombre important de sociétaires.
- Le montant total des souscriptions atteint actuellement 4,000 francs.
- Ci-dessous la liste des secours délivrés dans la première quinzaine de novembre, sur les propositions des ingénieurs en chefs et agents-voyers en chef.
- Reymond, cantonnier à Tullins (Isère), doigt cassé dans son service, congé forcé, cinq enfants, 40 francs.
- Beyneix, cantonnier à Saint-Gei"main-du-Sa-lembre (Dordogne), rhumatismes aigus, anémie, cinq personnes à nounir, 40 francs.
- Duval, cantonnier retraité à Villers-Sainc-Fram-bourg (Oise), 66 ans, infirme, la femme folle à la suite de la mort de ses enfants, 40 francs.
- Veuve Chaume, de Saint-Jumien (Haute-Vienne), le mari décédé après 43 ans de services, malade et sans ressources, 30 francs.
- Hebras, cantonnier à Champsac, 65 ans, blessé dans le service, 30 francs.
- Bouret, cantonnier à Razès, blessé, six enfants, salaire 53 fr., 30 francs.
- Puychqffray, cantonnier à Jouac, malade depuis 15 mois, cinq enfants, salaire 50 fr., 30 francs.
- Beaudont, cantonnier aux Cars, quatre enfants, femme malade depuis un an, salaire 47 francs, 30 francs.
- Veuve Francillon, à fa Porcherie, son mari décédé il y U quelques mois, cantonnier vicinal, l’a laissée avec deux enfants et sans ressources, 20 fr.
- Dalby, chef cantonnier à Outarville (Loiret), a perdu trois enfants à la suite d’une longue maladie, 50 francs.
- Veuve Jouannean, de Girolles (Loiret), le mari décédé, la laissant sans ressources; épileptique, 20 francs.
- Tp*ier (Augustin), pantPmifar à Mavault, commune de Neuville (Vienne), malade depuis un an, sa femme toujours maladive, ne peut même pas subvenir aux soins du ménage, 40 francs.
- Veuve Breton, à Caussades (Tarn-et-Garonne), le mari décédé, la laissant dans une situation voisine de la misère, 20 francs.
- Veuve Avet, à Grésy-sur-Isère (Savoie), 68 ans, sans ressources, à la charge de son fils, ouvrier et père de quatre enfants, 30 francs.
- Veuve Roche, à Langogne (Lozère), restée sans ressources avec sept enfants, 40 francs.
- Roure, à Villefort (Lozère), sept enfants, atteint
- d’un cancer qui l'empêche de travailler, en traitement à l’hospice, 30 francs.
- Veuve Poire, le mari mort subitement, un enfant 20 francs.
- Ce qui donne, avec le total des listes précédentes, 1,135 francs.
- Course de Cote
- Dimanche dernier s’est courue à Chantpjoyp une course dont l’itinéraire était fa côte cpfi traverse ce village. Cette côte atteint en un point fa pente de 10,6 pour ioo, et elle a une ipçlinafapn moyenne de 5,3 pour 100. Le parcoure dç fa course était de 1 8oq piètres.
- Le meilleur temps a été obtenu par une voitUFè électrique rpfae en ligne par M* Jenatzy plfa a accompli le parcours en 3 m. 5a s,, battant (fa 10 g. le temps mis par fa voitutette Ù HlOtglir à pétrole de 8 chevaux montée par Jamin, et qui §§t arrivée seconde en 4 ro- 2 s- 1/5- Ra voiture Jenatzy a donc réalisé une vitesse moyenne de près de 30 kilomètres à l’heure, ce qui est remarquable sur cette cpte très dure auv virages eourts et avec un sol détrempé. Upe autre voiture électrique devait également prendre part à fa lutté» pilotée par M. de Chasseloup-Raubat, Malheureusement le véhicule a été mis hors de course dans les circonstances suivantes ;
- M. de Chasseloup-Laubat avait accompli G moitié du trajet à grande allure, lorsque arrivé à l'endroit où 1a pente atteint 10 pour ioo, fa chaîne sauta, ûn voulut alors recommencer Fessai et Fpn redescendit. Mais le véhicule n'avait plus son frein mécanique qui avait été oté, le frein électrique ne fut pas assez puissant et la voiture s’emballa. M. de Chasseloup-Laubat, ne perdant pas fa tèfa dirigea immédiatement sa voiture sur un mur et évita ainsi sans autre dommage que sa voiture brisée, un accident qui aurait pu être fort grave.
- Dans le classement général, le premier est une voiture électrique, le second une voiturette, les cinq suivants des tricycles et les trois suivants des voitures dont la première montée par Giraud a mis 4 m. 36 s. 2/5. Voici d'ailleurs le classement des cinq premiers par catégories :
- Voitures. — Ier Jenatzy en 3 m. 52 s.; 28 Giraud en 4 m- 36s* 3/5 ; 30 Charron on 4 mf 42 s-
- 1/5 ; 4e Breuil en 4 m. 44 s.; Ÿ A. Bollée en 5 m. 25 s. 4/5.
- Voiturettes et motocycles. — ier Jamin (voit.),
- pp 4 m- 2 s. 1/5;ae Marcellin (tri-), en 4 m» 5 s-; Ÿ H. Farmap (tri-), ep4 m, u 5-4/5; 4° QsmftRt (tri.), ep 4 ro, î8 s. 2/5 ; 5e MareelUn (tri,)» en 4 ro-32 s. t/5-
- Dans cette dernière catégorie, Mareejlin a or-fa deux fois part à la course sur deu* tripyefas différents. 11 est à remarquer que les tneyeles ont battu les voiturettes, résultat qu’il faut attribuer OU grande partie à Fusage faeultatif des pédales.
- p.759 - vue 764/833
-
-
-
- 760
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La « Course » do 1899
- La Commission de la « Course de 1899 » s’est réunie mercredi soir à l’Automobile Club. Elle avait à se prononcer sur l’itinéraire de la course que le Cercle organisera en 1899.
- La Commission a adopté en principe le projet dit du « Tour de France ». Voici le détail de ce projet qui pourra d’ailleurs être modifié sur tel et tel point de détail :
- Première étape, 309 kilomètres : Paris-Nancy.
- Deuxième étape, 232 kilomètres : Nancy-Chau-mont-Langres-Besançon.
- Troisième étape, 236 kilomètres : Besançon-Genève-Aix les Bains.
- Quatrième étape, 257 kilomètres : Aix Grenoble-Valence-Avignon.
- Cinquième étape, 352 kilomètres : Avignon-Nîmes-Montpellier-Carcassonne-Toulouse.
- Sixième étape, 268 kilomètres : Toulouse-Lu-chon-Tarbes-Pau.
- Septième étape, 226 kilomètres : Pau-Bordeaux.
- Huitième étape, 330 kilomètres : Bordeaux-Niort-Nantes.
- Neuvième étape, 349 kilomètres : Nantes-Rcnnes-Saint Malo-Avranches-Caen.
- Dixième étape, 236 kilomètres : Caen-Rouen-Amiens.
- Onzième étape, 185 kilomètres : Amiens-Com-piègne-Paris.
- En tout environ 3 000 kilomètres.
- A part l’incursion en Suisse, à Genève, la course mérite bien son nom du « Tour de France ».
- Mardi, la sous-commission s’est réunie et a accueilli favorablement un projet de M. Giraud.
- M. Giraud a représenté, non sans raison d’ailleurs, que la course du Tour de France coûteiait très cher et au Cercle et aux concurrents. Il a proposé de lui substituer une course par étapes partant toutes d’une même ville pour y revenir, quelque chose comme une série de rayons partant d’un même centre de jour en jour.
- La ville choisie serait probablement Royan où les chauffeurs auraient un centre d’action familier déjà à la plupart d’entre eux.
- La Commission qui se réunit vendredi aura ainsi à choisir entre ces deux projets.
- Salon du Cjele et io l'Automobile
- 15-26 décembre 1898
- Le salon du cycle de la galerie des machines s’annonce comme un grand succès. La plupart des fabricants d’automobiles que nous avons vus aux Tuileries exposent à ce salon ; l’automobile figure d’ailleurs pour 70 emplacements environ : près de la moitié.
- La semaine dernière a été consacrée au tirage au sort des emplacements.
- Un magnifique orchestre dirigé par l’habile
- compositeur M. Bosc, sera installé au centre de l’exposition.
- Cet orchestre sera composé de quatre-vingt-dix musiciens, choisis parmi les artistes de l’Opéra, de la Garde républicaine, etc.
- Il sera organisé deux grands festivals avec chœurs et deux artistes de premier ordre, dont nous 11e pouvons encore donner les noms.
- Il y aura également un buffet-restaurant du Salon, tenu par MM. Vianey frères, bien connus des habitués.
- On avait un instant pensé à utiliser la galerie supérieure comme piste d’essai des bicyclettes et des voitures. Cette intéressante idée a du être abandonnée par suite des difficultés d’organisation.
- Le Salon sera coupé par quatre grandes artères larges de 3 mètres. Les autres allées seront larges de 1 m. 75.
- Les expositions d’accessoires seront faites dans les palais, derniers vestiges des Salons de peinture, et qui donneront au Salon un caractère très éiégant.
- L'Automobile Club l'Italie
- Nous apprenons que l’Automobile Club d’Italie est définitivement constitué sous ce titre.
- Les fondateurs de la nouvelle Société d’encouragement se sont réunis dernièrement en une séance constitutive.
- M. Gatti-Goria a donné lecture du projet des statuts qui a été adopté avec quelques modifications.
- Entre autres questions restant à examiner, se trouve celle de la cotisation, que l’on se propose de fixer à 100 francs, avec entrée de 50 francs.
- Les élections de membres du Comité ont donné les résultats suivants :
- Président : Comte Roberto Biscaretti di Ruffia.
- Vice-président : Cesare Gatti Goria, avocat.
- Conseillers : Agneli Giovanni, Azimonti, Fe-lice, comte Emmanuel Cacherano di Bricherasio, Damerino Luigi, Racca, avocat.
- Dans une séance prochaine, on achèvera de discuter les statuts.
- Les Droits le loaane sur les Antomobiles
- Nous avons donné le texte du projet de loi déposé à la Chambre par M. Paulmier. Il est bien entendu que les prix (tarif général et tarif minimum) indiqués sont applicables par 100 kilogs, ce qui explique la diminution de cette taxe, suivant l’augmentation de poids de l’automobile.
- Complétons, à ce propos, notre information : le projet déposé par M. Paulmier a été, selon la propre demande du député du Calvados, renvoyé à la Commission des douanes, président : M. Ber-
- p.760 - vue 765/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 761
- ger, vice-président de l’A. C. F., qui l’étudiera dans une prochaine séance, mais, toutefois, pas avant une semaine ou deux, les questions, actuel-ment soumises à son examen, ne devant pas être résolues avant cette époque.
- Pétrole et Alcool
- L'Association pour l'emploi industriel de l'alcool va faire bientôt procéder à des expériences de démonstration pour le remplacement du pétrole par l’alcool dénaturé dans les moteurs à explosion.
- Ces expériences ont déjà réussi pleinement pour l’éclairage.
- On nous affirme qu’il n'y a « aucun doute que le succès ne soit aussi complet pour le moteur que pour la lampe».
- Toujours est-il que ces jours derniers, le Parlement a fortement dégrevé les alcools dénaturés qui ne paient plus que 3 francs par hectolitre au lieu de 37 fr. 50.
- On se rappelle que les expériences de M. Max-Ringelmann ont établi que pour pouvoir se substituer à l’essence de pétrole, toutes difficultés techniques et tout danger mis à part, l’alcool dénaturé ne devait pas dépasser le prix de 31 francs l’hectolitre.
- Demande de subvention
- L’Automobile Vélo Club de Nice a adressé à la municipalité une demande de subvention de 5 000 francs pour les prochaines courses d’automobiles.
- * *
- Le panonceau de l’A.C.F.
- Le travail entrepris par le secrétariat de l’Automobile-Club, qui s’inquiète d’avoir, en province, des hôtels et des mécaniciens qu’il recommandera aux chauffeurs, est mené avec diligence. Plus de deux cents réponses sont parvenues à l’A.C.F., où l’on est en train de les classer et de les examiner,, car, dans bien des villes ayant à choisir parmi plusieurs demandes, on veut s’attacher le pétitionnaire capable de rendre le plus de services aux chauffeurs.
- * *
- VIIe Salon Belge de l’Automobile et du Cycle
- Le septième Salon Belge s’annonce de la façon la plus heureuse, non seulement pour nos bons voisins les Belges, mais pour l’industrie française qui se dispose à y prendre largement part.
- Nous apprenons, en effet, qu’une cinquantaine de nos meilleures maisons ont fait savoir aux organisateurs, leur désir de participer au show belge, qui, on le sait, a une grande influence sur le marché belge comme sur ceux des pays circonvoisins
- Phébus, cycles et automobiles ; la Société anonyme des moteurs et automobiles Crouan, de Paris ; les cycles et automobiles de G. Barré, de Niort ; accumulateurs électriques Alfred Dinin, de Paris; Mot et Talon, cycles et automobiles, Paris; Lagarde, Paris ; Traction par l’électricité ; voitures
- mécaniques au pétrole, Fisson, Paris ; la Nationale, manufacture française de voitures automobiles et quantité d’autres de nos meilleures maisons défendront l’industrie française en regard des grandes usines belges, telles que la Manufacture Nationale d’armes de guerre d’Herstal, cycles et automobiles ; Belgica, cycles et automobiles ; Mi-nerva et Romania, de Jongh, cycles et automobiles ; Société Générale des automobiles» directeurs Grégoire et Wantier ; la construction liégeoise d’automobiles ; les cycles et automobiles Léon Mans ; cycles et automobiles, la Légia de Desprez-Joas-sart ; Louis Linon, à Ensival, cycles et automobiles ; la Société anonyme du Gyclodrome, cycles et automobiles ; Société anonyme des ateliers Germain, système Panhard et Levassor; etc., etc.
- Gomme on le voit, l’industrie essentiellement française jusqu’à ce jour de l’automobile, se développe également chez nos voisins. Il y va donc de l’intérêt comme de l’amour-propre national que toutes nos grandes maisons de France soient représentées au VII? Salon belge.
- * V
- Un jugement intéressant
- Au mois de juin dernier, M. L..., représentant de commerce à Reims, montant un tricycle à pétrole, passait sur la route de Reims à Neufchàtel; un chien s’élançant de dessous une voiture de livraisons appartenant à M. Charles M..., négociant à Reims, se précipita sous les roues du tricycle. M. L..., projeté sur le sol, fut gravement contusionné, et son tricycle fut sérieusement détérioré.
- Le chien, cause de l’accident, apparten ait à M. M... Celui-ci ayant refusé de payer à M. L... le seul prix des réparations matérielles qu’il lui réclamait et qui s’élevait à 72 francs, l’affaire fut portée devant le juge de paix qui : « Attendu qu on est responsable du dommage causé par le fait des personnes et animaux dont on a la garde» a condamné M. M... à payer la somme réclamée et les frais du procès.
- * *
- Les pompes automobiles
- Les Américains ont depuis longtemps fait usage des pompes à incendie automobiles , le cinématographe du Casino de Paris a même projeté un tableau saisissant de l’arrivée d’une pompe automobile géante aux environs de Chicago, sur le lieu d’un sinistre.
- On a fait ces jours derniers à Paris les essais satisfaisants d’une pompe nouveau type.
- L’idée fait son tour du monde. La brigade des pompiers de Hambourg aura sous peu à sa disposition une pompe automobile capable de faire à pleine charge une centaine de kilomètres, à îaison de 16 kilomètres à l’heure.
- * *
- Paris-Brest en motocycle
- M Charles Terront, l’ancien coureur cycliste bien connu, a l’intention d’établir, sur un motocycle, le record Paris-Brest et retour, record qu il avait déjà établi en bicyclette. La date de la tentative sera probablement en mai 1899.
- * *
- Avertisseur nouveau pour voies ferrées
- Le Vélo nous apprend que de curieuses expériences ont été faites récemment en Belgique,entre Roulers et Meuin, sur les lignes du chemin de fer
- p.761 - vue 766/833
-
-
-
- 762
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- de la Flandre-Occidentale, pour essayer un appa-réil holivëâü.
- Si par ihâttëntiori dü mêcâiiiciëh bü pàr Suite de broüillârds üti tfain dépassé tin Sighat à l’arrêt, âutoniâtiqüëîiieht iâ locomotive sifflé et lès freins se sérrëht.
- Lés essais ôbiidiiits par l’iüventëllf, M. Charles Adarhs, ont été faits à des vitesses de 20 à 60 kilomètres.
- Hans la plupart des moyens assurant ia sécurité des convois, c’est l’intervention du mécanicien qui eSt le seul élémeht moteur ; l’homme pouvant être fatigué, distrait ou même paralysé comme par i’ex-tinction d’un feu, par exemple, on conçoit l’impor-tahcë que pourrait prendre une action directe et mécanique du signai Sur le train.
- *
- ¥ *
- L’Aêto-Club
- Les membres de l’Àéro-Club se sont réunis lundi soir, ils ont élu leur bureau, dont voici là composition : MM. le comte de Dion, président; Ë. Àrch-deacon, comte de La Valette, vice-présidents ; Emmanuel Aimé, secrétaire général ; Jacques-Faure, trésorier.
- Mi Aimé a donné lëcture d’un projet de statuts, qüi ft été approuvé par rassemblée.
- Lé montant de la cotisation a été fixé à 50 francs. Lé Siège Social provisoire de l’A.C. est 46* avenue de la Gfande-Armée.
- Lés tràmwdÿa â Livëiqëaol
- La première section dü système de tramways éieetriqües par trolley qüi sillonnera Liverpoot a été ihaugufée mardi. Quinze Voitures* auxquelles utl Smokiüg-car est attaché* font le service dans chaque sehsi
- Gfttte Seule ligne* Voie et matériel* a coûté deux fïiilUôiiS d’installation. Elle a été construite à titre d’essai.
- La plaque de contrôlé dès motocycles
- A* la suite d’uné récente délibération du Conseil d’Etat, les cycles qui comprennent ies motocycles devront être munis d’une plaque de contrôle. Pour les motocycles, Cette plaque aura la forme d’un polygone régulier. Au milieu sera inscrit en chiffres apparents et assez gros le millésime. A ia partie supérieure se trouvera le poinçon de l’Etat et à la partie inférieure on iira la mention « moto-eyeles
- Rappelons* à ce sujet* que l’impôt est de 12 fr. et que la distinction adoptée actuellement entre les motocycles et les voitures est la présence ou l’absence de pédales pouvant faire avancer le véhicule.
- *
- ¥ ¥
- L’autdthobilisme au Havre
- Nos lecteurs së rappëllént qü’ün arrêté pbéfëfcto-rai rècemmèrit affiché au MâVre et dahs là tégioh, rappelait l’intêfdictiôh dê 'éirculëf âVeb des Vditu-rettes attelées aux tricycles. A la suite d’une pétition signée des chauffeurs havrais et appuyée par le distingué président du T; C. F.* M. A. Baillif, le préfet a donné des ordres pour que la circulation des voiturettès soit autorisée au ffàvfë, comme elle î!est d’ailleurs à Paris.
- Les transports automobiles en province
- La semaine dernière ont été faits sur les routes de Saint-André-de-Cubzac à Libourne, et de Libourne à Guîtres des essais officiels du train automobile Scotte, qui doit, dans un mois environ, si uneentente s’établit entre les communes intéressées le Conseil général et la Compagnie, faire un service quotidien entre Saint-André-de-Cubzac et Libourne et entre Libourne ët Guîtres*
- Une douzaine d’ihVités avaient répondu àl’appel du Comité de l’entreprise : M. Scotte et MM. Vil-lajua et Paul Chambon, ingénieurs, parmi lesquels MM. Delbov, Quancârd et Boutaricq, conseillers généraux.
- Les essais de la première journée ont été, raconte la France du 8ud-Ôuest, complètement satisfaisants.
- De Bordeaux â Saint-André, M. Scotte qui ëon-duisait le train, — d’une machine et deux WftgohS, — a donné successivement une Vitesse dë 12, lô et 20 kilomètres par heure.
- Un des principaux avantages du train Scotte est la facilité avec laquelle il peut être arrêté, même dans des descentes très rapides. C’est ainsi que mardi, près de la lande de Cadillac, M. Scotte ayant exécute un arrêt brusque au moment on l’oh descendait une côle de 8 0/0, le train s’ëSt arrête sür trois rnètrës seulement. C’ette eXpérieiicë était intéressante au point de Vue de la sécurité.
- Le convoi a également admirablement marché sür la belle roüte de Libourne à Guîtres qui coupe les luxueux vignoblesmaintenantjaunis par l’automne. Dans les bourgs les populations étaient sur pied et regardaient avec curiosité passer le convoi.
- A Saint-Dems-de-Piles et à Guitres les autorités ont demandé des explications afin d’étudier en connaissance de cause les services que pourrait rendre ce convoi d’un nouveau genre.
- . *
- ¥ ¥
- La vitesse des automobiles au Conseil municipal
- Depuis quelque temps de nombrouses plaintes s’élevaient contre la vitesse exagérée de certains conducteurs d’âutomôbilëS, éfi particulier au sujet des motocyclistes au Bois de Boulogne. A la suite de Cës plaintes, M. Caplain, conseiller municipal dü quartier de la Muette* ft soulevé la question aü sein dü Conseil municipal. La semaine dernière, il déposait sür le bureau la proposition suivante : k Le Conseil,
- r Cohsidérant que par suite de l’allure exagérée de certaihes automobiles dans Pans ët en particulier dans le Bois de Boulogne, 11 y a dàhger poür la circulation,
- « Délibère
- « L’Administration est invitée, à prendre les mesures nécessaires pour qu’une allure raisonnable soit imposée aüx automobiles dahs Paris.
- « Signé : Caplain. »
- Après une longue discussion, le renvoi à la sous-commission a été prononcé.
- *
- ¥ ¥
- La barre de direction des automobiles
- Nos lecteurs së rappëllént la lettre de M. Doizat qui avait été victime d’ün accident dû à la barre de direction de sa vôituré.
- Nous avons appris dernièrérilebt qüë les ateliers Panhâfd et Lëvassôr, qüi employaient la bârfë, avaiënt totalement abaridonhé la direction èn usage
- p.762 - vue 767/833
-
-
-
- 763
- LA LOCOMOTION aütomobilk
- sur leurs VditUtHS ÜeplilS 18112, pour 6îi Venir au volant et âti démüUipUca.têÜf1.
- Il va de soi qu’à 17 kilomètres à l’heure, cette baf-fe, à laquelle tenait Levassor, était admissible. A 28 et à 80, elle devient dangeréüsè.
- * *
- Aocideûts d’âutonibbllë
- üne voiture que Conduisait Mt Roch-Braull et dans laquelle avaient plis place Mule Roeh-Brault et M. Mégret a culbuté eh dérapant juste au bas de lft rampe dos Grottes dite communément côte du Pecq.
- La Voiture dont les freins étaient sériés, mais dont les roues d’arrière dérapaient sur ie pavé, était venue butter contre le trottoir.
- Mme Roeh-Rrault et M. Mégret ont eu quelques ëOntüsions et ufte forte émotion, et M. ttdch-Brâult a eu l’épaule droite démise.
- Quelques inslants après, un second accident à failli se produira au même endroit, de la thème façm. Le conducteur a pu heureusement arrêter Sa voitüre.
- — Un gravé accident dPUtOftlOblle Vient d’atriVer prés dé Melun,
- Dimanche dernier dans l'après-UUdt, M. Henri duillieri, domestique do M. QfavOisier, directeur dê i'Assurance Mutuelle, revenait en antmndhilë du village de Maincy, lorsque près du cimetière de éëitelocalité dans uuo peine descente, le voiii-culé lit une brusque embardée et fut prujeié sut la gauche. Il se heurta contre une homo et P. e.m-duetëur fut précipité sur le sol, se misant de graves CtirïtUëioits à la face et Itli biais gaiiClie. Qliant à la voiture elle a ête presque complètement brisée.
- *
- * *
- Le rally-paper de « Là Vie aü Grand Ali- »
- NttUs avons annoncé que notre confrère La \ie au Grand Air organisait un rall.v-paper automobile. '
- Lë départ sera donné le dimanche 11 décembre* à dix heures du matin, sur le lerriioire de Néuilty. NOUS ferons connaître Ultérieurement l’endroit esaet.
- Il y aura deui Catégories : voitures et motocy-cles.
- POÜr s’engager, il suffit d’être membre de l’Au-ttJffldbile Club. Si l’on Veut assister àu déjeüner qüi réunira ensuite les concurrents, joindre dix francs par couvert retenu.
- De plüS, notre confrère a décidé d’allouer un prix Spécial à la voiture dirigée par une « ehaüf-fense # qui se classera première dans sa catégorie.
- Les engagements pour e6 rally-pâper automobile sont reçus 106, boulevard Saint-Germain.
- *
- * *
- Le Yacht de l’Avenir
- Une information qui vient d’Amérique nécessite des réserves, Cependant, comme celle ddnt il s’agit est relative à une invention dont les applications présenteraient uü haut intérêt pour la navigation de plaisance à grande vitessë, celle qui paraît être l’Objëëtif actuel d’un grand nombre de yachtsmen, flUUS devons en lehir compte dans une certaine mesure.
- Ce n’est plus la vapeur, le pétrole, l’huile de naphte, VéléCtHcité, qu’on emploierait ctimtne force motrice, mais le gaz acide carbonique. Si nuisible âU* êtres animés, il dévient merveilleux pour ac-
- tioniiêr une hélice et assurëf au bateau un® vitesse éxtfâcrdi&aire.
- Bref, le launch en construction aurait 21 lü. 30 dê longueur, 2 ffl. 15 dé largeUr* 1 iü, 25 de creux l il recevrait Uhe machine dê la force dé î ooO chevaux, qui lui ferait tuer 40 hœuds. Le résultat serait tellement surprenant qu'il est bon d'ittendfë la confirmation de la nouvelle, et surtout lei essais.
- * *
- L’Oiÿlihë
- Lé consul de France à Dusseldorf donne sur un nouveau succédané du caoutchouc les renseignements suivants !
- L’oxyitne est un produit nouvellement découvert qui s’obtient par l’oxydation de l’huile de lin à laquelle on môle, comme substance agglutinahtej des déchets concassés de jute ou d’autres déchets presque sans valeur de matières textiles.
- L’tutyiine, dont le prix de revient est très bott marché, se fabrique déjà en Angleterre et l’Àllê-magne va en efilreprëhdre la production dans des usines qui se créent actuellement à PiesteritÉ, près de Wittemberg, sur l'Elbe. et qui entreront en activité l’été prochain,
- Les usines « Oxjdine Werke » appartiennent à une société par actions fondée par la Banque de Leipzig, qui a acheté le brevet pour l’Allemagne et l’Autrlche-Hongrieé
- Les applications de l’oxyline seraient très nombreuses : on s’en servirait principalement pour fa confection du matériel d’étahehéité des machines* pour tapis ch place de linoléum, pour garnitures de portes et de lavabos, etc., etc*
- Si réellement ce nouveau produit artificiel devait se montrer propre à tous ces usages, il est certain que les prix du caoutchouc ne sauraient se maintenir à leurnlveau actuel. On ne saurait cependant s’attendre à une baisse prochaine de quelque importance tant que la production de l’oxylihe n’aura pas pris d’extfenSlotL II reste à savoir st et dans quelle mo-ure il pourra remplacer le caoutchouc et quels résultats il donnera au point de vtfce de la durée.
- » *
- * *
- La fin dëS Phêvaux
- M. Pernecte, directeur de l’école des cochers, publie dans la Voie Pùbiiquè un intéressant arti-cl^.que nous reproduisons, câr il montre bien l’état d’âme actuel du plus grand nombre des cochers dê fiacre :
- i Décidément l’âütomobiie, tdüt doucement fait son chemin, trace sou ailloli, sème son gram et prépare sa récolte, il semblé que ce soit üne iii-vetytion qui conduit très sagement son existence, et 'sans s6 hâter bêtement, tend tout simplement à devenir de plus en plüs pratique.
- « Vous n’êtes pas sans avoir remarqué quels attroupements nombreux provoque tout de süité la sortie d’une voiture automobile. Il y a certes beaucoup de simple curiosité^dans cette foule compacte, il y a des ahurissements et des hébêtements
- « PNëü fiNGLÉÈtËtel1 » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O, Ènglebërt et Ch Liège (Belgique). — Usine française â Glvet (Ardenrles). — Mâiaoh de venté, 62, rue Tiqüe-tônne, Paris J.-B Chassenet, agëüt géüêrâi potir la France.
- p.763 - vue 768/833
-
-
-
- 764
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- aussi ; mais il y a principalement un rapport qui s’établit, de plus en plus étroit, entre la population et l’invention.
- « L’on est en droit de se demander, dès lors, si ce moyen de circuler, plus rapide et par suite plus économique, ne va pas tout à l’heure devenir la grande aide des familles, le moyen heureux de leur faciliter la vie, en permettant des relations plus nombreuses, avec moins de difficulté dans les distances.
- « Il est bon d’ajouter aussi que l’automobile sera facilement, et tout de suite pour ceux qui voudront bien le comprendre, sans hésitation, sans faiblesse comme sans crainte, une source de revenus indéniables pour les petits capitalistes qui, à force de labeur, ont su économiser quelques petits sous bien et dûment à eux, et mis de côté pour attendre la bonne occasion.
- « La bonne occasion, elle est là dans l'automobile, je veux dire dans l’automobile pratique, mise à la portée de tous et devenue moyen de locomotion ordinaire, passée à l’état de service dans les villes.
- « En effet, celui qui pourra mettre une dizaine de mille francs dans la combinaison sera sûr, ayant sa voiture, de pouvoir en retirer grand profit et de pouvoir faire produire à son avoir un intérêt qu’aucun placement sur l’Etat ou sur la Ville ne saurait jamais lui donner.
- « Aussi, sommes-nous très fiers de nous être placés sans retard à l’avant-garde des promoteurs de ce mouvement qui va faire pulluler dans Paris, d’ici quelques années, les Compagnies de fiacres automobiles dont tout le monde fera usage d’ici un laps de temps peu long également, le fiacre d’à-présent n’étant plus recherché que de quelques vieilles dames craiptives qui s’imagineront toujours que la machinerie va faire craquer leurs osselets.
- « Mais aux hommes vraiment dignes de ce nom, aucun progrès ne doit faire peur, et ils doivent même chercher à les connaître tous et à les étudier, à s’en servir, pour se trouver à la tête du pays.
- « Vive l’automobile !» :y
- Sociétés
- Formation de Sociétés
- MM. A. Tessier, E. Molas, et E. Lamielle ont formé entre eux une société en nom collectif ayant pour objet: 1° L’adaptation à une voiture de commerce d’un moteur à air comprimé; 2° la construction d’un système d’embrayage et de direction inventé par E. Molas et destiné à l’automobilisme • 3° la prise des brevets de ce système de direction ainsi que des brevets étrangers du moteur; 4° la mise en valeur de l’invention de M. E. Molas. La raison sociale est : E. Molas, E Lamiette et Tessier. Le siège social est à Paris, 1 bis passage du Chemin-Vert. 6
- (P. A. 24 novembre)
- *
- Il est formé sous la raison sociale Société Française des Cycles et Automobiles Libérator Une société entre MM. Dupont, Viar et Perrier ayant pour objet l’exploitation des cycles, motocycles et automobile, pièces ou accessoires s’y rapportant etc. Le siège social est fixé à Pantin (Seinfe), 47’ rue-Carticr-Bresson. ’ ’
- (P. A. 25 novembre).
- Liste les Brevets fl ioventieo
- RELATIFS A LA
- LOCOMOTION AUTOMOBILE
- FRANCE
- Communication de MM. Marillier et Robelet, Office international pour l’obtention des Brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- 276920. — 12 avril 1898. — Gauliard. — Perfectionnements aux voitures automobiles et motocycles permettant d’obtenir toutes les vitesses progressivement, le changement de marche et le frein à l’aide d’un seul levier.
- 276923. — 13 avril 1898. —Grandet Gulliet.
- - - Nouvel appareil permettant d’effectuer soit la carburation de l’air, soit le mélange de l’air avec un combustible gazeux.
- 276980. — 14 avril 1898. — Symon. — Perfectionnements aux dispositifs de commande pour la transmission de la force.
- 277015. — 15 mars 1898. — Duperron. — Moteur économique avec récupérateur, destiné à la traction sur route.
- 277072. — 18 avril 1898. — Société Japy frères et Cie. — Dispositif de changement de vitesse.
- 277109. — 20 avril 1898. — Société Audi-bert, Lavirotte et Cie. — Système de changement de vitesse à courroies sans poulies folles et à un seul galet de tension pour plusieurs vitesses, avec poulies permettant d’obtenir le débrayage automatique pour voitures automobiles, c’est-à-dire produire le débrayage du moteur en serrant le frein, sans avoir recours à un cône de friction.
- 277232. — 21 avril 1898. — Ravasso. — Tricycle à pétrole à deux vitesses.
- 277260. — 22 avril 1898. — Chaîne. — Système de fiacre automobile électrique.
- 277261. — 22 avril 1898. — Chaîne. — Voiture automobile sans chaîne galle et sans différentiel.
- 277276. — 23 avril 1898. — Wilcké et Hut-chinson. — Perfectionnements aux mécanismes moteurs pour véhicules automobiles à vapeur ou autres fluides compressibles.
- 277290. — 23 avril 1898. — Benoit et Julien.
- — Pompe de circulation d’eau pour le rafraîchissement des moteurs de voitures automobiles et autres usages.
- 277301. — 23 avril 1898. — Morrison — Méthode et appareil de transmission de force.
- 277434. — 26 avril 1898. Tiget. — Manivelle à encliquetage pour tricycles automobiles et autres véhicules du même genre.
- 277457. — 27 avril 1898. — Société Industrielle des véhicules automobiles.— Système de transmission avec vitesses graduelles et embrayage et désembrayage combinés.
- 277477. — 28 avril 1898. — Bernard et Barthe de Sandfort. — Système de véhicules automobiles.
- 277479. —28 avril 1898. — Gravier. — Appareil transformateur de mouvement rotatif continu en un mouvement rectiligne continu applicable à tous systèmes qui doivent être animés d’un mouvement de translation.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile G. DESMARES, 151, avenue du Ronle, Neuilly-sur-Seine
- p.764 - vue 769/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 49
- 8 Décembre 1898
- 4
- 0123 obi
- BEVUE DES VOITUBES ET VÎBICDIES MÉCiBIDUES, pabliée sois le HAUT PATBONAGE II TOURHIG-GLUB DE FRiBCE
- SOMMAIRE niÇIV";4»
- Le prix d’une course, G. D.
- La Çourse 1899.
- Salon du Cycle et de l’Automobile.
- La « Pittsburg Motor Vehicle Co ». Considérations générales sur bandages en caoutchouc pour voitures automobiles, R. Fal-
- CUNNET.
- Correspondance d’Angleterre Voiture à pétrole W J. Still.
- Le Rally-Paper du 11 décembre. L’Aéro-Club.
- Petites Nouvelles.
- Bibliographie.
- Sociétés.
- QUADRICYCLE A TROIS PLACES DE LA PITTSBURG MOTOR VEHICLE C'
- p.n.n. - vue 770/833
-
-
-
- 766
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Afloonements pour 1899
- Nous prévenons nos lecteurs dont l’abonnement expire fin décembre 1898, qu’ils peuvent le renouveler dès maintenant Sans Frais dans tous les bureaux de poste.
- Nous rappelons à nos collègues du Touring-Club que leur renouvellement (France, un an, 13 fr. 50, Etranger, 18 fr. 50) doit être adressé à nos bureaux, 4, rue Chauveau-Lagarde, Paris, pour ne pas compliquer le service de notre association.
- AVIS. — Adresser un mandat au nom de M. Raoul Vuillemot, Directeur-Administrateur de la Locomotion Automobile. — Le talon servira de reçu.
- Le prix d'une Course
- Que fera-t-on en 1899? Telle est la question qui émeut en ce moment les « spcrts-men » de l’Automobile-Club. Il semble convenu que l’on restera en France : en faire le tour ou choisir des parcours plus ou moins étoilés ?
- Nul ne sait ce que pourra être le vote du Comité, suivant le déplacement de la majorité. Au surplus, les opinions les plus contradictoires ont été émises à ce sujet et bien présomptueux serait celui qui voudrait imposer son idée aux autres et prétendre avoir trouvé la vraie solution.
- On trouvera plus loin l'intéressante lettre écrite par M. E. Archdeacon au Président de l’A.C.F. pour demander de la prudence dans la fixation du budget de la course. Une d] rem e de 3 000 kilomètres coûterait trop cher, en se basant sur ce qu’a coûté Paris-Amsterdam.
- Mais peut-être la comparaison n’est-elie pas tout à fait exacte : si pour Paris-Amsterdam les frais d’organisation ont été considérâmes. ce n’est pas une raison pour qu’il en soit ainsi pour une excursion en France.
- jT Nous avons très bien admis que M. Giraud ait propocé, au point de vue des commodités de logement, d’établir des itinéraires permettant de rayonner chaque jour autour d’une ville choisie où tous reviendraient passer la nuit : mais d’où viendraient donc ces dépenses si considérables qu’elles feraient reculer des sportsmen dont la parcimonie n’est pas excessive?
- Est-ce qu’il faut avouer que l’acheteur ne peut pas se payer son petit tour de France sur la voiture qui, d’après les catalogues, doit marcher au prix de o fr. 05 ou o fr. 10 le kilomètre ? Pour 3 000 kilomètres c’est une dépense de 200 ou 300 francs. Ce n’tst pas là qu’est la difficulté visée : comme frais de voyage, d’hôtels, c’est à peu près partout la même chose et une nombreuse caravane peut parfaitement jouir de conditions de faveur.
- Ce n’est pas non plus là le gros empêchement. Nos chauffeurs ne sont pas gens à reculer devant ces frais.
- Mais voici peut-être où gît l’énorme dépense. Telle maison engage 10 voitures et les fait suivre par des mécaniciens des pièces de rechange, un véritable atelier ambulant. Tout cela coûte excessivement cher à transporter par le chemin de fer, c’est tout cela qui constitue la dépense exagérée dont les constructeurs peuvent à bon droit se plaindre.
- Ces ateliers ambulants sont nécessaires parce qu’on marcl eàure allure que ne peuvent supporter les organes. Voulez-vous réduire les frais, faites tout simplement un tour de France ou tout autre circuit par étapes devant être faites à plus de 20 et à moins de 30 kilomètres à l’heure en moyenne, tout concurrent ayant marché plus vite étant considéré comme n’ayant fait que du 30 à l’heure au point de vue du classement.
- Dars ces conditions là on peut être sûr que les réparations seront bien peu de chose et l’on pourrait même arriver à interdire complètement les réparations aux haltes.
- Ajoutez à ceci une clause limitant à quatre, par exemple, le nombre des voitures de chaque marque pouvant prendre part au classement et ce sera la meilleure réclame pour un constructeur si quatre voitures sur ‘quatre ont fait leurs j 5 étapes de 200 kilomètres à plus de 20 et à moins de 30 kilomètres à l’heure en moyenne. Si toutes le font, comment savoir qui est premier? Mais quel besoin de savoir qui est le meilleur : ne suffit-il pas de savoir quels sont les bons ?
- G. D.
- * A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande fin rh:i-'rvi"nnl fi’nfiresse, accompagnée d’une ancienne bande.
- p.766 - vue 771/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 767
- La « Course » de 1899
- Nous avons enregistré le projet voté en principe par la commission : le tour de France en onze étapes.
- Puis la sous-commission émit le vœu d’une course par rayonnement autour de Royan.
- La commission dans sa dernière réunion a voté — toujours en principe — un troisième projet dont voici le détail :
- i*r jour : Paris-Vichy (324 k.) ;
- 2e, ÿ et 46 jours : Rayonnement autour de Vichy à 300 kilomètres par jour soit 900 kilomètres ;
- Ÿ jour : Vichy-Aix-les-Bains (300 k.);
- 6e jour : Repos ;
- 7% 8* et 9° jours : Rayonnement autour d’Aix-les-Bains (400 k.) ;
- 10e jour : Aix-les-Bains-Paris (600 k.) ;
- En tout 3 000 kilomètres environ.
- En attendant, il s’élève non plus contre le choix de tel ou tel itinéraire, mais contre le principe même de la course, plusieurs protestations.
- En voici une. qui émane de M. E. Archdeacon, le chauffeur bien connu. M. Archdeacon a envoyé au baron de Zuylen, président de l’Automobile Club, la lettre suivante :
- Monsieur et cher Président,
- J’apprends avec regret, et surtout avec inquiétude, que le Comité de l’Automobile-Club, dans sa dernière séance (d’où j’étais absent), a fixé à 3 000 kilomètres la distance de sa prochaine course : je tiens à protester de toute mon énergie contre la distance fixée.
- Vous savez à quelle faible majorité a été voté, dans sa séance précédente, le principe d’une course en 1899 : plusieurs de ceux qui ont voté oui (et j’en étais), ne l’ont fait qu’à la condition expresse que la course lut courte, 4 ou 500 kilomètres, au maximum; si les mêmes votants s’étaient j-etrouvés à la réunion où a été fixée la distance, je suis certain que cette course ultra longue eût été tout à fait blackboulée.
- Et puis, Monsieur le Président, outre l’inutilité absolue de cette monstrueuse randonnée, il y a la question financière que vous connaissez mieux que personne. Vous savez combien Paris-Amsterdam nous a coûté ; combien pensez-vous que coûtera la nouvelle course proposée, d’une distance presque double??
- Je considère que cette question est tellement grosse, qu’il serait nécessaire de la soumettre à nouveau par lettre, sinon à tous les membres du Cercle, du moins à tous les membres du Comité, en mentionnant la distance proposée et le chiffre approximatif des dépenses à prévoir en se basant sur Paris-Amsterdam.
- La réponse à ce plébiscite serait, à mon avis, le rejet presque unanime du chiffre de 3 000 kilomètres, comme exagéré et trop onéreux pour le Club.
- La majorité qui a voté cette course n’était assurément qu’une majorité factice, qui ne représentait nullement l’opinion réelle du Club.
- La fixation d'un budget, le plus restreint possible pour la course en question, budget que le Comité d’organisation n’aura le droit de dépasser sous aucun prétexte, quitte à lui de couvrir les différences avec le montant des entrées des coureurs et, en cas d’insuffisance, sur sa propre poche.
- Voilà, mon cher Président, les observations très sérieuses que m’a suggéré le projet de notre prochaine course ; aussi je vous demande instamment de lire la présente lettre au plus prochain comité, ne doutant pas que la grande majorité de mes collègues ne se rende à la justesse des observations qu’elle renferme.
- Recevez, mon cher Président, l’assurance de ma plus sincère considération.
- Ernest Archdeacon.
- Cette lettre sera donc lue à la prochaine séance du comité du Cercle.
- Salon 811 Cycle et 8e l'Automobile
- Le Comité d’organisation invite MM. les membres de la Presse à retirer leurs cartes d’entrée tous les jours de 2 à 5 h., du 3 au 10 courant, à !a Galerie des Machines ; c’est M. Théo Leclercq qui est chargé des rapports avec la presse.
- Le Salon occupera une partie seulement de la salle, la plus grande partie restant entre les mains de l’entrepreneur des travaux; une palissade séparera les deux régions.
- Depuis lundi, l’Administration et le Comité fonctionnent à la Galerie des Machines. Les bureaux sont installés à droite et à gauche de l’entrée de la galerie.
- La Commission des travaux a visité le palais, sous la direction de M. Onfray ; vu l’activité qui règne, tout permet d’espérer que l’Exposition sera prête à l’ouverture.
- Nous rappelons que les installations doivent être achevées le 14 décembre avant midi.
- * *
- M. Onfray, président du Comité du Salon du Cycle et de l’Automobile, à été reçu par M. Krantz, ministre des Travaux publics et M. Guillain, ministre des Colonies, qui ont accepté le titre de présidents d’honneur du Comité de patronage de l’Exposition, qui leur a été offert au nom de la Chambre syndicale.
- Ces hautes adhésions ajoutées à celles déjà accordées par M. Delombre, ministre du Commerce, et M. Picard, commissaire général de l’Exposition de 1900, témoignent du grand intérêt que prennent les pouvoirs publics au développement de nos industries nationales du Cycle et de l’Automobile.
- p.767 - vue 772/833
-
-
-
- 768
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La (( Pittsburg Motor Vebiele Co »
- Il y a environ un an s’est fondée aux Etats-Unis, à Pittsburg, sous le nom de « Pittsburg Motor Vehicle Co,» une Société pour l’exploitation de brevets pris par M. L.-S. Clarke.
- Cette Société a monté une usine munie d’un outillage complet, et a dernièrement lancé sur le marché de nouveaux véhicules qui ont fait sensation : un tricycle et un phaéton léger à trois places dont nous donnons la photographie en tête de ce numéro.
- Le moteur qui actionne ces véhicules est un moteur à pétrole à quatre temps ressemblant énormément au moteur de Dion et Bouton. Ce moteur qui développe une puissance de i cheval 1/2 pèse environ 30 kilos ; sa vitesse de rotation peut varier de 300 à 1 200 tours à la minute, les variations étant obtenues par l’avance ou le retard â l’allumage.
- Le tricycle pèse 55 kilos et coûte 1 750 fr. Le phaéton qui, comme on le voit, est un quadricycle muni d’une selle à l’arrière et d’un siège à deux places à l’avant pèse 90 kilos et coûte 2 500 francs. Ajoutons que les prix que nous donnons sont les prix des véhicules pris à Pittsburg.
- Tous ces véhicules sont montés sur des roues de 63 centimètres de diamètre munies de pneumatiques de 5 cent. 5. Le cadre est en tubes d’acier étiré.
- Par suite d’un dispositif particulier à double soupape,l’échappement ne ferait, paraît-il, pas de bruit.
- Le carburateur est à niveau constant et est traversé par un tube dans lequel passe une partie des gaz qui s’échappent du moteur. ce qui facilite la vaporisation de l’essence du carburateur.
- in Tonring-Clüb
- L’Assemblée générale
- C’est M. Krantz, ministre des Travaux publics, qui présidera l’assemblée générale du Touring-Club, et non pas M. Guillain, ministre des Colonies, qui se renferme très modestement dans son rôle de membre du Conseil d’administration.
- Le Président de la République, les ministres du Commerce et de l’Industrie se feront représenter.
- M. Ballif, qui a été reçu par M. Krantz, a fourni au ministre quelques indications sur les travaux d’intérêt général accomplis par l’Association. M. Krantz s’est vivement intéressé au fonctionnement de la caisse de secours aux cantonniers, tout nouvellement instituée et a prié M. Ballif de lui apporter le dossier de cette affaire.
- (Communiqué officiel.)
- Association des Amateurs Photographes duT.C.F.
- L'Association des Amateurs Photographes du Touring-Club de France a ouvert, le vendredi 2 décembre à 9 heures du soir, un cours public de photographie dans ses locaux, 47, rue de Turenne.
- Ce cours, confié à M. Baillot, vice-président du groupe, se continuera tous les vendredis à la même heure.
- * *
- Le transport des motocycles
- M, Ballif, président du Touring-Club, a vu, la semaine dernière, M, Sartiaux, chef de l’exploita tion aux Chemins de fer du Nord, et M. Nigond, chef de l’exploitation à la Compagnie d’Orléans, au sujet d’un tarif nouveau pour le transport des motocycles.
- La question est à l’étude dans l’une et l’autre des Compagnies, mais elle ne pourra être résolue qu’après une entente avec toutes les autres.
- La difficulté gît dans la définition du motocycle. M. Ballif a insisté pour qu’on adopte cette notion claire et simple et qui ne donne prise à aucune contestation possible du poids :
- « Seraient définis motocycles ou assimilés tous les véhicules automobiles pesant moins de deux cents kilos. »
- Au point de vue bagages, aucune difficulté, tous les motocycles, tricycles, voiturettes ou appareils analogues seront acceptés comme bagages.
- * *
- A sa dernière réunion, le Conseil d’administration du Touring-Club a voté 100000 francs, pour les travaux sur les routes (pistes cyclables, améliorations, subventions, etc.), et 5 000 francs pour la Caisse de Secours aux cantonniers.
- Il va bien le T. C. F. !
- La médaille d’or a été décernée à M. C. Bourlet, dont tout le monde connaît les remarquables travaux sur la théorie de la bicyclette, l’équilibre, le travail.
- Elle lui sera remise en assemblée générale, le 8 décembre.
- * +
- Le Bal du T. C. F.
- Soucieux de ne rien négliger pour assurer un succès fructueux au bal organisé au profit de la Caisse de Secours aux Cantonniers, le président du Touring-Club fait appel à tous les négociants, membres du club, à l’effet de placer à la devanture de leurs magasins l’affiche annonçant le bal.
- Les noms et adresses de ceux d’entre eux qui voudront bien, en outre, prendre des billets en dépôt et s’efforcer d’en placer dans leur clientèle seiont publiés dans la Revue.
- Il importe que cette fête, appelée à soulager tant d’infortunes, produise le plus possible pour le plus grand profit de ces modestes serviteurs de la route.
- Ecrire au siège social.
- p.768 - vue 773/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 769
- Considérations Générales sur les
- Bandages en Caoutchouc
- pour
- Voitures et Automobiles
- La question du caoutchoutage des roues de voitures préoccupe à juste titre les carrossiers, les constructeurs et propriétaires ' d’automobiles. Malgré son importance capitale, elle n’a été l’objet d’aucune étude d’ensemble embrassant et décrivant, d’une manière impartiale tous les systèmes existants.
- Il en résulte que la plupart des intéressés n’ont d’opinion sur ce sujet, que celle des prospectus des différents fabricants. Or, à quelques exceptions près, ces prospectus se bornent à affirmer que le système qui y est préconisé est la panacée universelle, qu’il est excellent dans tous les cas et que le meilleur p:irmi les autres ne vaut rien.
- Nous ne parlons pas des industriels qui •poussent la réclame jusqu’à assurer que ne nas employer leur système est s’exposer aux danger les plus terribles.
- Ces affirmations basées le plus souvent sur une expérience insuffisante et sur des données techniques imparfaites lèsent à la fois les intérêts des consommateurs et des fabricants.
- La vérité est, qu’un grand nombre de systèmes présentent des avantages sérieux,sanctionnés par la pratique, à la condition qu’ils aient été judicieusement choisis.
- Toute la question est là : choisir parmi tous les systèmes ayant fait leurs preuves, celui qui réalise le mieux les conditions spéciales à satisfaire dans chaque cas particulier.
- C’est dans cet esprit qu’a été conçue la présente étude; faite par des fabricants qui exécutent sans parti pris tous les systèmes indistinctement, elle présente les garanties de compétence et d’impartialité voulues.
- Elle comprend en outre quelques considérations de nature à servir de guide dans le choix d’un type de bandage, telles que : nature du moteur, poids de la voiture, mode de suspension du véhicule, nature du parcours à effectuer et du service à faire, vitesse de la voiture, nature des roues, frais d’entretien.
- Enfin, les auteurs ont pensé qu’il était utile de terminer un travail de ce genre par quelques conseils pour l'entretien et la conservation des bandages en caoutchouc.
- Description des principaux types de bandages existants
- Nous décrirons les systèmes qui ont fait leurs preuves :
- i° Bandages fixés par forcement dans la iante. Ce système reçoit les désignations les
- plus diverses: bandage à talons, à agrafes latérales, à gorges, etc.
- La figure n° i indique comment se fait le le montage de ce bandage ; le bandage est maintenu dans sa jante par l’accrochage des parties latérales ; en outre le caoutchouc est collé à la jante au moyen de colle à chaud à base de gutta-percha.
- Les aciers sont à champs droits ou à champs arrondis ; les champs arrondis protègent mieux le caoutchouc et sont plus agréables à l’œil.
- La figure n° 2 représente un bandage monté sur fers à champs ronds. Dans la figure 3 le fond de la jante est muni de stries destinées à empêcher le bandage de sortir de sa jante ; ces stries sont peu effectives. On a encore essayé d’assurer la solidité du bandage sur sa jante en plaçant des lamelles d’acier transversales (fig. 4); la jante à repos laléral (fig. 5) est une amélioration.
- Le dernier perfectionnement a été réalisé par la jante (fig. 6); cette jante à la fois très légère et très résistante offre un double repos: repos permanent et repos de déformation ; elle supprime toute cause de détérioration du caoutchouc par la jante.
- Enfin les figures 7 et 8 représentent respectivement un bandage creux et un bandage cellulaire fixés dans leur jante par forcement.
- 2° Bandages fixés par vulcanisation sur la jante (fig. 9 et 10). — Le caoutchouc est soudé sur la jante au moment de la cuisson du caoutchouc ; la liaison du bandage souple avec la jante est assurée par l’intermédiaire de couches successives au nombre de quatre ou cinq de plus en plus dures jusqu’au caoutchouc durci ou ébonite.
- Lorsqu’il s’agit de roues en bois, étant donné la température élevée à laquelle se fait la vulcanisation, on est obligé de cuire le caoutchouc sur le cercle seul, sans la roue; ce système comporte donc l’embatage à froid.
- 30 Bandages fixés par moyens mécaniques (fig. 14 à 19). — De nombreux systèmes à boulons ont été essayés ; la figure 14 représente un bandage composé d’une partie souple et d’une partie durcie, le boulon est passé par un trou pratiqué dans le souple et sa tête applique le durci contre la jante ; la figure 13 est une variante de la figure 14.
- Dans la figure 16, le caoutchouc est maintenu entre deux cercles métalliques profilés dont l’un repose sur la roue et l’autre sert de protecteur.
- Le bandage représenté figure 17 est maintenu au moyen de fils de fer.
- Dans les figures 18 et 19, le principe est le même ; le fil de fer est remplacé par un cercle intérieur profilé.
- 40 Bandages pneumatiques (fig. 11 à 13). — Ces bandages ont fait l’objet d’une étude
- p.769 - vue 774/833
-
-
-
- 770
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- complète présentée en juin 1896 à la Société des Ingénieurs civils.
- Nous extrayons de ce rapport ce qui a trait à la construction.
- Les matières employées sont le fer, matière rigide sur laquelle on accroche le caoutchouc, matière extensible.
- L’âme du pneu c’est la chambre à air, c’est un tube de caoutchouc, sans fin ; son but, est d’être étanche à l’air. Par conséquent on la fait en caoutchouc pur et sans toile, car la fibre textile est parfaitement perméable à l’air sous pression.
- Mais, d’autre part, la chambre à air en caoutchouc pur ne peut pas résister à une forte pression. Si on la gonflait fortement quand elle est nue on la ferait éclater. C’est pourquoi on loge la chambre dans l’enveloppe. Cette enveloppe est faite en toile. La toile seule peut être à la fois assez résistante pour supporter la pression intérieure et les frictions extérieures, et assez souple pour se déformer sans s’abîmer.
- La toile est rendue imputrescible par le caoutchoutage et est, en outre , protégée contre le frottement de la route par une couche de caoutchouc assez épaisse.
- La couche de caoutchouc extérieure est laite avec une section en forme de croissant et indépendante de l’enveloppe proprement dite, de sorte qu’en cas d’usure le remplacement de l’une ou de l’autre des deux parties devient moins coûteux ; à cause de sa forme on l’appelle le croissant de protection.
- L’enveloppe peut être réunie à la jante ar une foule de procédés.
- Le p’us courant e<û le suivant : L’enveloppe se termine à ses deux bords par deux bourrelets en forme de crochets qui viennent s’engager dans- les crochets correspondants de la jante.
- En outre, ces bourrelets sont maintenus en place et serrés par des boulons dits de sécurité et disposés de place en place. Ils ne peuvent donc ni. se déplacer ni sortir de la jante.
- Ce mode d’attache présente un grand avantage sur les systèmes dans lesquels les enveloppes sont maintenues sur la jante simplement par la pression de l’air; dans ce cas, si la pression de l’air diminue pour une cause quelc* nque on peut voir l’enveloppe s’échapper, se prendre dans les rais et causer des accidents. En outre, si la roue dérape et glisse dans une ornière ou dans un tournant, l’effort d’arrachement peut se trouver plus considérable que la pression de l’air et le pneu peut éclater.
- Les autres modes d’attache, par tringles, par pression d’air sans talons, single-tube, etc , paraissent donner de moins bons résultats.
- Ces bandages sont obtenus par vulcanisation dans des moules circulaires à noyaux.
- y Bandages « Compound » (fig. 20).
- A. Caoutchouc. — Les éléments qui constituent l’anneau en caoutchouc sont préparés avec la gomme Para préparée et disposée rationnellement en vue d’obtenir le maximum de résistance aux différents efforts de traction, compression, cisaillement frottement, auxquels le bandage est soumis.
- On comprend très bien que les efforts qui agissent sur la région centrale ne soient pas les mêmes qu’à la surface ou qu’à la base du bandage; d’autre part, telle matière résistant parfaitement au frottement, ne donnerait pas la souplesse voulue: telle autre résistant bien à la compression ne résiste plus suffisamment à la traction. C’est pour satisfaire à ces conditions multiples que le bandage a été étudié.
- En outre, les fabricants ont tenu à supprimer le joint que l’on trouve dans toutes les bandes caoutchoutées, et le caoutchouc est monté en anneau, sans joint, d’une seule pièce.
- Enfin, on a voulu éviter les ennuis que causent certains systèmes lorsqu’on veut changer le caoutchouc ou châtrer les roues. A cet effet, l’anneau Compound est moulé à part et se place sur l’acier aussi comme les bandes de caoutchouc ordinaires.
- L’expérience a établi que la conception de ce système était rationnelle, et que l’exécution était irréprochable.
- ne bandage est d’ailleurs garanti contre toute avarie intérieure.
- B. Fixation du caoutchouc sur la jante en acier. — Le mode de fixation du caoutchouc sur la jante en acier se rapproche de celui du pneumatique par talons latéraux et boulons de sécurité. Mais, tandis que dans ia la plupart des systèmes, les rebords de l’acier ont tendance à couper le bandage, dans le « Compound », au contraire, l’acier sert de repos double au caoutchouc. Nous nous étendrons plus loin sur ce point en parlant de la jante.
- Quant aux boulons de sécurité, ils sont disposés ainsi :
- A l’intérieur de l’anneau, au-dessous du plan des repos de l’acier, des plaques métalliques sont noyées et soudées au moment même de la vulcanisation du caoutchouc ; dans ces plaques sont vissées des tiges filetées avec écrous. Ces boulons sont prévus principalement pour le cas de chocs violents.
- C. Jantes en acier. — La qualité de l’acier employé permet de faire une jante à la fois très résistante et remarquablement légère.
- Le profil des jantes est établi pour satisfaire aux conditions suivantes :
- i° Ne pas couper le caoutchouc. A cet
- p.770 - vue 775/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 771
- effet, l’acier présente un repos permanent sur lequel le bandage s’appuie en marche normale, et un repos de déformation sur lequel le bandage prend appui lorsque, sous l’influence d’une poussée latérale provenant d’un choc, d’un virage ou de toute autre cause, le bandage est sollicité à se coucher sur sa jante.
- 2° Présenter de chaque côté une rainure suffisante pour permettre de loger les talons très prononcés de l’anneau Compound.
- 3° Préserver le caoutchouc et le bois de la jante des chocs et des frottements contre les trottoirs, grâce à une grande largeur des ailes de l’acier.
- 4° Malgré les grandes largeurs d’acier, prévoir une base de jante étroite pour ne pas nécessiter des épaisseurs disgracieuses de jantes en bois.
- Ce court exposé auffit pour expliquer pourquoi le bandage « Compound » réalise pratiquement toutes les conditions imposées au bandage d’automobile, conditions qui peuvent se résumer ainsi :
- Etre inarrachable, très souple, de longue durée, économique, d’un changement facile, ne pas être e itamé par son acier, ne pas présenter de joints, ne pas exiger de pièces de rechange, n’entraîner aucun frais d’entretien ni de réparation, n'occasionner jamais d’arrêt en marche normale, donner de la facilité à la direction.
- Choix du système
- Des considérations multiples, quelquefois en contradiction l’une avec l’autre, doivent guider dans le choix d’un système. Il n’est pas possible de les examiner toutes : nous appelons spécialement l’attention sur les suivantes .
- i° Nature du moteur. — S’il s’agit d’un moteur incomplètement étudié et qui n’est pas encore au point, ou si le moteur comporte des organes fragiles, tout doit être sacrifié à la souplesse.
- 2° Poids du véhicule. — Alors que les ennuis inhérents au pneu sont réduits au minimum sur un tricycle, ils deviennent appréciables sur une voiture légère, et insupportables sur une voiture pesant plus de 300 kilos par essieu.
- On doit aussi tenir compte du poids du véhicule lorsqu’il s’agit de choisir parmi les différents systèmes de pleins ; en principe à partir de 300 kilos par essieu il est bon de rejeter les systèmes dont le montage exige un joint; l’anneau sans soudure s’impose ; cet anneau doit être fixé sur le fer soit par vulcanisation, soit par un mode rationnel d’attache tel que celui du compound.
- 8° Mode de suspension du véhicule. — Le pneumatique donne un confortable très appréciable sur les véhicules dépourvus de
- ressorts ; lorsque le véhicule est muni de ressorts, la différence de souplesse entre le pneu et le plein diminue beaucoup ; cette différence devient presque nulle, avec certains bandages pleins très souples, tels que le compound.
- 4’ Nature duparcour s à effectuer et du service à faire. — Les bandages d’une voiture destinée à un service de ville, doivent avant tout être assez larges pour ne pas entrer dans les rails. Une voiture destinée à la campagne conduite par un touriste désireux de ne pas rester en panne, de ne pas emporter avec lui un homme exercé, ni nécessaires de réparations devra éviter avecsoin le pneumatique ; le meilleur pneumatique est exposé à crever, à se dégonfler, à éclater.
- Même observation pour la voiture destinée à la livraison, au médecin, au notaire, pour un service de chemins de fer, et dans tous les cas, en général, où l’exactitude et la sécurité sont indispensables.
- y Vitesse de la voiture. — Lorsque la voiture marche à une allure assez vive, la force centrifuge tend à détacher le bandage de sa jante; l’appui sur le sol tendant au contraire à le rentrer, il en résulte un mouvement de va-et-vient du bandage par rapport à sa jante, qui détruit le caoutchouc prématurément. A partir de 25 à 30 kilomètres à l’heure, il est prudent de n’employer que des bandages en anneaux dans lesquels le joint transversal collé n’existe pas ; c’est, en effet, la plupart du temps par le joint que périssent les bandages agrafés. C’est le cas d’employer, soit les bandages vulcanisés sur le fer, soit les bandages reliés invariablement à ce fer par moyens mécaniques.
- 6° Nature des roues. — A côté de ses immenses avantages, ie vulcanisé sur la jante présente l’inconvénient d’exiger le démontage des jantes lorsqu’il s’agit de remplacer le caoutchouc sur des roues en bois. En outre, si les bois employés étaient insuffisamment secs au moment de la fabrication des roues et que l’opération de châtrage devienne nécessaire, cette opération est un peu compliquée avec le vulcanisé.
- Avec les roues métalliques, ces inconvénients disparaissent et le vulcanisé donne, sur ces roues d’excellents résultats.
- 70 Frais d'entretien. — Le pneumatique est d’un entretien très cher par les réparations continuelles qu’il nécessite au croissant, auv toiles, a la chambre et à la valve.
- Parmi les bandages pleins, les plus économiques sont les plus larges, les plus hauts, et dans une certaine mesure les plus souples.
- Quelques explications suffiront pour justifier cette assertion.
- Plus un bandage est large, plus la charge par unité de surface est faible et moindres
- p.771 - vue 776/833
-
-
-
- 772
- BANDAGES FIXÉS PAR FORCEMENT DANS LA JANTE
- LALOCOMO
- automobile
- BANDAGES FIXÉS PAR FORCEMENT DANS LA JANTE
- 773
- Fig. 1.
- Bandage avant le forcement.
- Fig. 2.
- Bandage monté sur fers à champs ronds.
- Fig. 4.
- Bandage à la.melle transver salle.
- Fig. 3.
- Bandage à jante striée.
- BANDAi
- POUND.
- Fig. 5.
- Jante à repos latéral
- BANDAGES FIXÉS PAR FORCEMENT DANS LA JANTE
- Fig. 7.
- Bandage cellulaire.
- A-
- Fig. 8.
- Bandage creux
- Jante légère en acier à double repos.
- BANDAGES FIXÉS PAR VULCANISATION SUR LA JANTE
- Fig. 9.
- Jante pour roues métalliques.
- Fig. 10.
- Jante pour roues en bois.
- BANDAGE! !MATIQUEs.
- BANDAGES FIXÉS PAR MOYENS MÉCANIQUES
- Fig. 14
- Bandage fixé par boulon et caoutchouc durci.
- Fig. 15. Fig. 16.
- Bandage fixé par Bandage à protecteur boulontnoyè. métallique.
- Fig. 17.
- Bandage fixé par fils de fer•
- BANDAGES FIXÉS PAR MOYENS MÉCANIQUES
- Fig. 18. Fig. 19.
- Creux avec nervure intérieure Plein avec nervure intérieure
- p.dbl.772 - vue 777/833
-
-
-
- 774
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- seront par unité de surface les efforts produisant l’usure de la matière ou l’entaille du bandage.
- En outre, plus un bandage est haut, plus la section utile du bandage est grande par rapport à la section nécessitée par le mode d’attache : fils de fer, agrafes latérales ou boulons.
- Cette hauteur est toutefois limitée par la considération de la tendance au renversement sous l’influen :e de l’effort latéral produit par un obstacle ou un \irage.
- Enfin, lorsqu’un bandage est souple, il y a plus de chance pour que l’obstacle s’inscrive dans le bandage au lieu d’entamer celui-ci.
- En résumé, sauf les cas où la souplesse doit être obtenue à tout prix (moteurs fragiles ou insu 'fisamment étudiés.voitures non suspendues), les svstèmes qui s’imposent au triple point de vue de la sécurité, du confortable et du minimum de frais d’entretien, sont les suivants :
- i° Pour la voiture attelée. — Tous les systèmes à peu d’exceptions près, peuvent être adoptés.
- Toutefois ils donnent des durées inégales, suivant la qualité de la gomme et le mode d’attache.
- 2° Pour le tricycle, pour les voiturettes et voiturelles sans ressorts, le pneumatique ou un bandage très souple comme le creux ou le « compound» s’impose.
- 3° Pour les voitures automobiles jusqu'à 500 kilos (charge complète également répartie sur chaque essieu) presque tous les bandages existants peuvent résister, avec les restrictions faites pour la voiture attelée au point de \ ue de la durée
- Si une grande souplessse est exigée le pneumatique, le creux ou le compr und s’imposent; ce dernier bandage, plus souple que tous les pleins existants, ne comporte aucun risque de crevaison, de dégonflement ou de déformation permanente.
- 40 Pour les voitures automobiles de 300 à 3 000 kilos, il est prudent de ne pas employer les bandaves avec joint transversal, a.rafé, boulonné ou fixé par fils de fer, en outre les risques de détérioration prématurée du pneumatique de iennent considérables.
- • Tous ces inconvénients sont supprimés avec l’un des trois systèmes suivants:
- i° Compound très souple ;
- 2° Gros pleins en anneaux sans soudure avec boulons de sécurité;
- 30 Bandage soudé s ir la jante.
- Ÿ De 3 000 à 10 000 kilos, le bandage soudé ou vulcanisé sur la jante peut, seul, donner de bons résultats.
- En résumé, lorsqu’il s agit de choisir un système de bandage, il faut non pas se baser sur les affirmations de prospectus plus
- ou moins fantaisistes, mais consulter les personnes compétentes et sans parti pris.
- Les auteurs de la présente étude fabriquant d ailleurs tous les systèmes de roues caoutchoutées, de caoutchoucs creux, pneumatiques, caoutchoucs pleins fixés par forcement, par vulcanisation par fils de fer, caoutchouc '< compound » etc., n’ont aucune idée préconçue et sont particulièrement à même de désigner dans chaque cas particulier le bandage qui convient.
- C’est comme nous lavons dit en commençant une question capitale, et non accessoire, comme on la considéré à tort, car du choix judicieux du système de bandage en caoutcf ouc à employer sur une voiture, dépendent la sécurité, le confortable, le bon fonctionnement et la régularité de marche.
- Conseils pour l’entretien et la conservation des bandages
- Les quelques conseils qui suivent s’appliquent à la généralité des systèmes de bandages en caoutchouc.
- i° En principe, dès qu’une trace de coupure, de faiblesse, d’usure anormale vient a se produire, avertir le fabricant; une avarie accidentelle prise au début, est presque toujours réparable : ainsi lorsque dans un ' bandage ordinaire à joint transversal le
- joint vient à céder, la réparation est facile lorsque l’accident vient de se produire; elle
- est impossible si l’on roule avec le bandage _ décollé.
- ‘ 20 Avec les bandages d’une largeur infé-
- ( rieure à 40 millimètres prise sur le caout-j c, ouc, marcher à une vitesse réduite dans ; les chaussées recouvertes de gros pavés; le J bandage entre dans les joints de ces pavés s et ne repose sur le sol que par les côtés, la ; pression par unité de surface devenant \ considérable en cet endroit, le bandage se i cisaille si la vitesse du véhicule est trop
- I grande ; 2<-o kilomètres parcourus sur une route mal pavée à grande vitesse peuvent produire sur le bandage une usure corres-| pondant à un parcours de 2000 kilomètres sur une route normale et à vitesse raisonnable.
- 30 Lorsque le bandage n’est pas en an-
- Ineau et que le joint lâche, remettre les talons dans leurs logements latéraux et passer au travers un fil de fer transversalement jpour maintenir le caoutchouc dans sa ;] ante.
- ' 4" Ne pas laisser trop longtemps le caout-
- j ch ouc sans travailler.
- \ 50 Lorsque le caoutchouc ne travaille pas
- île laisser dans une remise obscure.
- ' 6° Eviter les aiguilles mobiles des rails de
- Tramways ;
- 70 Avec les bandages qui ont moins de I40 millimètres de largeur de caoutchouc,
- p.774 - vue 778/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 775
- éviter l’introduction du caoutchouc dans les rails.
- 8° Ne pas trop s’approcher des trottoirs, pour qu’à l’abordage ou au départ, la direction oblique prise par l’avant-train ne produise pas à la fois une usure latérale et un renversement du caoutchouc par rapport à sa jante.
- 9° Freiner modérément et éviter les arrêts brusques produits par le frein de jante ; nous conseillons plus particulièrement le frein à rouleau.
- Si le frein employé est un patin-caoutchouc, abattre les arêtes produites latéralement par 1 usure normale du frein.
- io° Opérer les virages à vitesse réduite ;
- ii° Dès qu’une incision appréciable s’est produite dans le bandage, il est bon pour éviter que la coupure augmente, de la nettoyer avec de la benzine, de Lisser sécher et de placer de la gutta fondue dans la coupure.
- Dans tous les cas, si la réparation n’est pas laite, il estindispensable que la coupure soit débarrassée du sable qu’elle peut contenir (voir i°).
- 12° Préserver le caoutchouc du contact de l’huile de graissage et de l’esssence de pétrole.
- H. FALCONNET, Ingénieur des Arts et Manufactures.
- Les progrès
- de l’automobilisme en Grande-Bretagne
- Si jusqu’ici l’Angleleire a été réfractaire au progrès toujours croissant de l’automobilisme, c’est qu’il manquait l’élan, la poussée qui donne l'impulsion à toute chose.
- Cette impulsion a été donnée par un groupe de sympathiques sportsmen de Liverpool.
- Une société s’est montée, elle a nom « La Self Propelled Traffic Association Liverpool centre », et a à sa tète le comte de Derby K. G., Sir David Salomon, les apôtres immuables de la cause sainte, comme secrétaire M. Shrapnell Smith, un homme courageux et étonnant, actif qui à force de travail et de veilles est arrivé a faire un succès véritable du « Concours des Poids Lourds de mai 1898 ».
- La population ébahie voyait pour la première fois ces voitures lourdement chargées évoluer facilement au milieu du « traffic » de la ville, filant bon train et respirant la force et la majesté qui impose.
- La seconde étape fut une conférence du professeur Hèle-Shaw, de 1’ « University Collège », conférence gratuite où tous les chefs d’ateliers, les mécaniciens, les ingénieurs et même les ouvriers prêtaient une oreille attentive à la haute
- valeur, reconnue par l’orateur à la grande nation Française, et enfin des yeux émerveillés au moteur de Dion etBouton qu’unintelligent et fervent de l’automobilisme, un Français, membre de l’A. C. F., avait consenti a montrer sur la scène.
- La troisième enfin fut une réunion du « Self Propelled Traffic Association » où tous les vaillants furent récompensés par des bravos nourris de l’Assemblée triée cette fois sur le volet. Il ne s’agissait rien moins que de rendre compte des « Liverpool Trials of Motor Véhicles for Heavy Traffic » sous la présidence du très honorable comte de Derby K. G. Tour à tour les plus éminents des membres du jury se firent applaudir, le professeur Hele Shaw rendit compte des appréciations du jury composé de MM. S. B. Cot-trell, professeur, H. S. Hèle Shaw L. L. D., Henry H. West.
- M. Alfred J. Jones était en chaire et MM. Holt et Cottrell dirent simplement mais énergiquement aussi tout ce qu’il y avait à tirer de cette manifestation si bien accueillie de la population de Liverpool. M. Wood fit remarquer que par exemple des marchandises parties de Manchester c’est-à-dire à 50 kilomètres de Liverpool pour être rendues en cette ville, demandaient par voie ferrée le temps énorme de 18 heures, alors que le dernier des camions récompensés en mai en demandait au plus 8 pour aller à la porte du destinataire, c’est-à-dire sans transbordements, abimant plus ou moins les marchandises, sans chocs, sans heurts, doucement et vite.
- La preuve était éclatante, rien à répondre : c’est vrai !
- Liverpool sort de son apathie et le « Salon du Cycle » de janvier prochain en sera le plus sûr garant, là les automobiles prendront la place de tête au lieu de la dernière qu’elles occupaient en i897-
- Et cela dit non sans orgueil, l’initiative hardie de quelques Français à Liverpool va faire prendre la première place à la France et à son industrie.
- L’Angleterre est sérieusement notre amie et les liens tendent à se rapprocher de plus en plus au lieu de se distendre comme sembleraient l’indiquer quelques journaux mal renseignés. Qu’on se le dise.
- A. C. STERN-NIELSEN.
- Os Salon do Cyele à Lyon
- Nous apprenons qu’un Salon du cycle et de l’automobile s’ouvrira à Lyon, du 15 au 81 janvier prochain, dans les vastes salles de l’ancien musée Guimet.
- C’est à M. F. Guelpa, qui fut le promoteur du premier Salon du cycle à Paris, au palais de l’Industrie, en 1890, que revient l’honneur de cette heureuse initiative. Plusieurs maisons de cycles et d’automobiles des plus réputées à Lyon ont fait le meilleur accueil à ce projet.
- M. Guelpa, voulant donner à ce premier Salon tout l’éclat qu’il comporte, constitue en ce moment le comité d’organisation.
- p.775 - vue 779/833
-
-
-
- 776
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Toiture à pétrole V. J. Still
- L’automobilisme n’est pas encore très développé au Canada, où il n'existe que fort peu de constructeurs.
- C’est à M. W.-J. Still que revient l’honneur d’avoir fabriqué la première voiture à pétrole canadienne. Ses études avaient d’abord porté sur l’électricité, mais s’étant
- occupé de moteurs à pétrole, il inventa la voiture que nous reproduisons ci-contre. Le moteur pèse environ 140 kilos pour une puissance de cinq chevaux. La voiture complète pèse 350 kilos.
- La marche du véhicule est réglée par un levier qui, poussé en avant donne la mar-
- che avant, ramené en arrière donne l’arrêt.
- Le conducteur a, de plus, à sa disposition deux freins l’un manœuvré au pied, l’autre à la main. La direction est manœu-vrée par une roue verticale.
- 11 paraît que les cylindres n’ont pas besoin de circulation d’eau, ce qui s’est rarement fait pour cinq chevaux et que le bruit et l’odeur sont supprimés. C’est décidément la caractéristique de tous les mo-
- teurs américains d’être silencieux et sans odeur.
- Le même inventeur construit également un omnibus automobile pour effectuer le service de Toronto à Richmond Hill, soit environ 15 kilomètres. Cet omnibus peut porter 25 passagers et est muni d’un moteur de 20 chevaux. L’inventeur a, paraît-il, l’intention de rendre toutes les roues motrices.
- La Concours ft’aaeoiDlataiirs
- Les sous-Commissions et Commissions de l’A. C. F. chargées d’élaborer le projet du concours d’accumulateurs, ont terminé leur travail.
- La sous-Commission a tenu séance de cinq à six heures, ses décisions ont été examinées de six à sept, par la Commission qui les a ratifiées.
- Le Comité de l’A. C. F. aura à accepter ou à modifier, le programme que lui présentera la Commission.
- HoDYsanx Carburateurs
- Dans l’article publié sous ce titre dans le n° 47, page 740, s’est glissée une erreur, par suite de la transposition d’un paragraphe, erreur que nos lecteurs auront facilement rectifiée d’eux-mêmes.
- Le paragraphe final de l’article commençant par : « On voit qu’il suffit... » se terminant par : «dans les baromètres enregistreurs. » se rapporte non au carburateur Gauthier, mais bien au carburateur J. Bouché.
- p.776 - vue 780/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 777
- Le Rallj-Paper in 11 décembre
- C’est dimanche prochain n décembre qu’aura lieu le rally-paper automobile organisé par la Vie au Grand Air. Nous rappelons que le rally est ouvert à tous les membres de l’Automobile-Club et aux invités de la Vie au Grand Air\ il y aura trois catégories avec prix spéciaux : A. voitures, B. motocycles, C. voitures conduites par une dame.
- Le départ sera donné le dimanche 11 décembre à io heures précises du matin dans la côte de Suresnes, à 500 mètres avant le monument de Montretout. Le trajet par la bonne piste sera de 30 kilomètres environ ; deux contrôles seront établis sur le parcours et indiqués par des drapeaux verts. A chacun de ces passages les concurrents n’auront qu’à jeter un des deux cartons qui leur seront remis au départ et sur lequel sera inscrit le numéro d’ordre correspondant à celui de leur brassard : les conducteurs de voitures auront un brassard bleu et les conducteurs de motocycles un brassard blanc, les dames un brassard rose.
- L’arrivée sera indiquée par un drapeau rouge.
- Les pistes seront indiquées par des morceaux de carton rouge collé sur les arbres et sur les murs (côté droit).
- Le déjeuner aura lieu à St-Germain a midi et demi. Nul ne pourra entrer dans la salle réservée du restaurant s’il ne remet pas en entrant le reçu du montant du déjeuner (10 fr.), reçu qui lui sera remis ou envoyé par la Vie au Grand Air (10, boulevard Saint-Germain).
- Quarante places sont à la disposition des membres du club dans le breack et l’omnibus a vapeur mis à la disposition des organisateurs par le comte de Dion.
- *
- * *
- Le départ sex-a donné par Pierre Giffard et la piste sera tracée par MM. Riguelle et Degrais. ^
- Voici les engagements déjà reçu par les organisateurs :
- Voitures i
- f
- MM. 1
- x. Descubes, •
- 2. Mauboussin, '
- 3. Houry, :
- 4. Victor Mathieu, j
- 5. Gaëtan de Knyfi,
- 6. Marcel Cahen,
- 7. Neubauër, ;
- 8. Charron, j
- 9. Ducasse, ;
- 10. Archdeacon, ‘
- 11. Pansard, j
- 12. Comte delà Vaulx.
- Tricy clés MM.
- 51. Boureau,
- 52. de Santos-Dumont,
- 33. de Morlhon.
- L’ibro Club
- Le nouveau cercle vient de se constituer d’une façon définitive. Il a arrêté ses statuts et élu son bureau. M. le comte de Dion a été élu président, M. Emmanuel Aimé, secrétaire.
- Le club prendra le titre d’Aéro Club et non plus Aéro Club de France pour éviter la confusion des initiales (A.C.F.) avec l’Automobile Club de France.
- Le but du cercle est le développement de l’aé-rostation par des ascensions répétées et des conférences. La cotisation est fixée à 50 francs. Il y aura des membres à vie et des membres donateurs dont les souscriptions iront de x 000 à 2 000 francs.
- Il est de plus créé une classe spéciale des membres diplômés réservée à ceux des membres qui aui'ont prouvé qu’ils savent diriger un ballon. L’aérostation militaire, pourra, en temps de guerre, recruter dans cette classe un personnel précieux.
- Si les pourparlei’s engagés avec M. Clément réussissent, ce serait le vélodrome de la Seine qui deviendrait le point de départ des futures ascensions du Club.
- Chambre syndicale à Genève
- Une association nouvelle vient de se fonder à Genève sous le titre de Chambre syndicale des Négociants et Réparateurs de Cycles et Automobiles.
- L’association a pour but de prendre en général, et en particulier, la défense des intérêts des négociants en cycles et en automobiles.
- Siège social : 10, rue du Rhône.
- Les adhésions doivent être adressées à M. L. Ansermier, 6, rue de Lausanne.
- * *
- Service d’automobiles à Milan
- Une Société au capital de 200 000 lires vient de se fonder à Milan pour établir un service public d’automobiles.
- On avait déjà essayé il y a quelques années, d’établir un service de voitures électriques, mais sans succès.
- Nous souhaitons bon succès à la nouvelle entreprise.
- ¥ *
- Course Paris-Bordeaux
- (Automobiles)
- Notre confrère le Vélo avait décidé que la course Paris-Bordeaux qui s’était l’an dernier courue sous le nom de Critérium des Entraîneurs serait désormais annuelle. Il vient de recevoir le premier engagement pour 1899 : M. Giraud s’est fait inscrire sous le n° 1.
- On se rappelle que cette course sert en quelque sorte de lever de rideau à la course de bicyclettes, Bordeaux-Paris.
- p.777 - vue 781/833
-
-
-
- 778
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le tramway à trolley
- Dans une dernière séance du Conseil municipal la question de l’exploitation du tramway électrique à trolley Bastille-Charenton a été agitée.
- M. Labusquière reconnaît que le nouveau tramway constitue un progrès sur celui à traction animale, puisque le trajet s’effectue en 25 minutes au lieu de 40 minutes, mais les voyageurs à 10 centimes n’ont que quatre places assises sur dix-huit et sont obligés de rester debout et exposées aux intempéries. Au contraire, l’espace réservé à la première classe est très large. M. Labusquière estime que le Préfet de police doit exiger que la compagnie fournisse un plus grand nombre de places aux voyageurs de 2e classe.
- M. Marsoulan insiste pour que les points d’arrêts du tramway soient mieux éclairés.
- MM. Colly, Morel et Patenne appuient la réclamation de M. Labusquière et déclare qu’il n’y aurait aucun progrès réalisé par les nouveaux tram’ ways, si l’on acceptait les voilures du type actuel où les voyageurs de 2e classe r.e sont pas admis.
- M. Laurent, secrétaire général de la Préfecture de Police, répond et donne lecture de divers passages d’un rapport de la Compagnie d’où il résulte que le Conseil peut compter que dans un délai rapproché, satisfaction sera donnée aux desiderata formulés.
- Finalement un ordre du jour de M. Labusquière, résumant les griefs exposés et invitant l’administration à faire le nécessaire pour obtenir satisfaction est adopté.
- ♦ *
- Les automobiles Henriod
- Nos lecteurs se rappellent la description que nous avons donnée des automobiles Henriod. Tout en conservant le même moteur, les constructeurs de la rue de Sablonville ont réalisé des modèles de voitures modifiés comme disposition des organes et entièrement différents comme forme extérieure.
- Le moteur horizontal à deux cylindres opposés est placé à l’avant du véhicule et nous avons vu chez le carrossier Kellner des carrosseries déformé toute spéciale permettant l’accès parfait du moteur et de l’allumage.
- Parmi les nouveautés de la prochaine Exposition les voitures Henriod seront certainement vivement appréciées. Le fait de ne se présenter au public qu’avec des voitures parfaitement mises au point est toujours une grande recommandation.
- ¥ ¥
- Sur le littoral
- A Cannes les chauffeurs commencent à arriver. M. Leys est arrivé en automobile venant de Paris ayant couvert les i>80 kilomètres à raison de 32 à l’heure en moyenne malgré le retard causé par six crevaisons.
- A Nice on nous signale l’arrivée de M. Audi-bert, le grand constructeur d’automobiles, administrateur délégué de la Société Anonyme des Anciens Etablissements Audibert-Lavirotte, laquelle possède une succursale pour le littoral à l’Auto-Garage de Nice, 15 rue d’Angleterre.
- Rappelons que le littoral verra cet hiver trois courses déjà annoncées. La course annuelle Nice-Castellane, le Challenge de motoevcles du Pneu et la Côte d’Azur, une autre épreuve de motocyele Nice-Valence et retour, organisée par l'Indépendant de Nîmes.
- ¥ ¥
- Automobile-Club Bourguignon ‘ Une importante réunion a été tenue par l’Auto-
- mobile Club Bourguignon qui s’est occupé de grandes réunions à organiser pour le printemps prochain. Quarante membres environ y assistaient.
- M. Gaston Liégeard, le très sympathique président du Club, s’est fait inscrire comme membre donateur.
- ♦ ¥
- Handicap Omnium
- L’Association Vélocipédique d’Amateurs al’inten-tention pour le printemps prochain, d’organiser un handicap pour tous modes de locomotion depuis la marche, jusqu’à l’automobile.
- On assure même que le parcours empruntant une route parallèle à une voie ferrée permettrait de faire participer au handicap une locomotive.
- ♦ *
- Automobiles militaires en Belgique
- D’après un précédent posé par l’armée française, le comité technique militaire belge essaie l’emploi de voitures automobiles pour le service. Le Cyclis'e Belge Illustré nous apprend que des expériences, déjà pratiquées avec une automobile à pétrole pour lourdes charges, dépendrait l’introduction éventuelle de ce nouveau mode de locomotion pour l’armée. Il a été trouvé que, sur une route, un train-transport occupe dans la colonne un espace 5 fois moindre que si l’on fait usage de chevaux, tandis que malgré des frais plus élevés, pour une longue course, il y a grande économie.
- Une voiture automobile de la force do 10 chevaux ne coûterait que 5 centimes par heure pour travailler.et marche plus rapidement, si toutefois il ne se produit point de haltes. De plus, les nouvelles automobiles peuvent être employées pour mouvoir de lourds canons de forteresse.
- ¥ ¥
- Le record de l’heure en motocyele
- Girardot, l’inventeur-constructeur, propriétaire de la bicyclette à pétrole, grâce à laquelle Charron batlit l’an dernier Osmont dans un match autour de Longchamp, Girardot s’est senti piqué au vi par la pluie de défis que tous nos motocyclistes se sont récemment adressés sur une heure. Sitôt que le temps le permettra, il veut, à son tour, tenter le record de l’heure.
- Il a remanié son engin dans ce but, a augmenté la multiplication et c'est plus de 55 kilomètres dans l’heure qu’il compte couvrir.
- *
- * v
- Nouveau moteur
- Nous apprenons avec plaisir l’apparition en Italie d’un nouveau moteur grâce auquel sont, paraît-il, supprimés la plupart des inconvénients des automobiles actuelles : M. Prinetti Stuccbi vient d’acquérir les brevets du moteur Eisa, inventé par MM. Guido Adami, et Bini.
- Un moteur Eisa, de la puissance de 3 chevaux environ, pesant 52 kilogrammes a été adapté à une voiturette et a donné de bons résultats, marene silencieuse et douce, mise en marche facile, absence absolue de trépidations. Le bruit d’échappement qui dans les automobiles fait le classique teuf-teuf est considérablement atténué au point que la voiturette aurait pu passer pour un véhicule électrique.
- p.778 - vue 782/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 779
- Nouvel accumulateur
- On nous annonce l’apparition d’un nouvel accumulateur dont le Zeitschrift für Electrotechnic nous dit monts et merveilles. Le progrès nous vient du nord. C’est en effet dans une séance de l’Association électro technique de Saint-Pétersbourg que le Dr Jérémin a présenté ses nouveaux accumulateurs qui ont excité une vive curiosité. Les plaques sont séparées par du verre pilé arrosé d’une solution d’acide sulfurique un peu plus concentrée que dans les éléments actuels et le tout est hermétiquement clos.
- Grâce à leur construction spéciale, ces accumulateurs sont, paraît-il d’une résistance exceptionnelle au courant et aux chocs.
- Souhaitons que ces belles promesses se réalisent.
- * *
- Le 7e Salon belge de l’Automobile et du Cycle
- Au cours de l’Assemblée générale de l’Union Véloce Club Bruxellois, le président du 7e Salon Belge de l’Automobile et du Cycle, a communiqué à ses membres le résultat du référendum ouvert auprès des personnalités belges et étrangères, de l’industrie automobile et vélocipédique. Le résultat de ce référendum a dépassé les plus optimistes espérances : plus de trente fabricants français ont donné leur adhésion au Salon belge, ce qui assure le succès de cette manifestation dont la date sera arrêtée dans deux ou trois jours.
- * *
- L’automobilodrome
- Le bruit court que M. Archdeacon. désireux do mettre en action son projet d’automo1 ilodrome, aurait entamédes pourpalers avec M. Oller, locataire de l’hippodrome d’Achères, dans la forêt de Saint-Germain, pour transformer le terrain et réaliser là la piste de ses rê/es.
- Les Automobiles en Italie
- A l’occasion de la foire aux chevaux de Vérone, une Exposition d’automobiles sera organisée dans cette ville L’ouverture se fera en mars prochain. Les voitures exposées devront prendre part à une course Vérone-Milan et retour, soit 320 kilomètres.
- En septembre prochain aura lieu une seconde exposition qui se tiendra à Pérouse
- Rappelons qu’à la première exposition automobile qui s’est tenue à Turin, figuraient seulement cinq maisons italiennes et quatre françaises.
- Souhaitons que la prochaine soit plus brillante et que l’industrie française y soit mieux représentée.
- * •¥
- Voyage d’études
- Le secrétaire technique de l’Automobile-Club de France, M, le cornte de La Valette, est parti pour l’Amérique dans le but d’étudier sur place l’état de l’industrie automobile aux Etats-Unis. Nous allons donc enfin être fixés sur la perfection des véhicules américains.
- * *
- Les routes hollandaises
- Notre confrère le Vélo a reçu d'un de ses lecteurs, M. Léon Chaffrais, une lettre dont nous extrayons quelques passages au sujet des routes hollandaises :
- Je revenais à la nuit tombante de Maestricht
- avec un tricycle à pétrole attelé d’une voiturette en remorque. Connaissant assez bién la route, je marchais à une vive allure d’autant plus que ma voiturette n’était pas chargée.
- La nuit était presque tout à fait venue lorsque soudain j’enfends des cris bruyants, quelqu’un court après moi, et je reçois dans les roues de ma machine une branche d’arbre au moins aussi grosse que la jambe. Je n’ai évité la chute que miraculeusement. Mon premier soin a été de descendre de machine et je m'apprêtais à corriger l’individu qui avait failli me faire tomber, lorsque j’eus l’explication de la mesure inqualifiable dont j’avais été l’objet.
- En effet, ce monsieur m’expliqua qu’il était le préposé à la barrière, c’est-à-dire un point déterminé d’une route où cette méthode pour arrêter les gens est tout à fait délicieuse. On risque de tuer un homme pour lui faire payer dix pfennigs.
- Ceci est d’autant plus charmant qu’il est très^diffi-cile de savoir où il y a une barrière. Il n’y a souvent qu’une simple perche et souvent rien du tout.
- * *
- De Houilles à Saint-Ou°n
- Le tramway projeté de Houilles-Saint-Ouen ne devant pas desservir l’usine élévatoire, les membres de l’Union Fraternelle du Commerce et l’Industrie de Colombes ont décidé de s’adresser à la municipalité et à l’administration supérieure; pour obtenir satisfaction aux désirs de la population en faisant passer ce tramway par l’incérieur de la ville en suivant les rues de la Bibliothèque. Saint-Denis, de la Reine-Henriette et Paul-Bert.
- Le Comité a hargé le président de l’Union Fra-tern die de transmettre à qui de droit l’expression de cette juste revendication.
- * *
- MM. Charron, Girardot et Voigt, propriétaires de l’Agence Générale des Automobiles, viennent de former une Société au capital de 400 000 francs pour la construction d’une petite voiture automobile (système Nicodémi), dont ils viennent d’acquérir les brevets.
- * *
- MM. Cacarrier et Coûtant se proposent de provoquer la création à Roanne d’une société pour le développement du motocycle dans la région. Les dames y seraient admises. Cette société aurait nom : « Le Moto Club Roannais »,
- * +
- L’Association professionnelle des Ingénieurs, dessinateurs industriels, chefs d’ateliers et similaires, dont le siège social est à Lyon, nous prie d’informer les constructeurs qu’elle tient à leur disposition des ingénieurs, dessinateurs, chefs d’ateliers, au courant de la mécanique générale et de l’automobile, quelques-uns pouvant présenter des dispositions nouvelles. S’adresser pour tous renseignements à M. Marius Bourlin, secrétaire, 23, rue Thomassin, à Lyon.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automp-biles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.779 - vue 783/833
-
-
-
- 780
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Une Visite à Clermont
- J’ai eu l’occasion de passer à Clermont il y a quelques jours. Naturellement ma première visite a été pour les usines Michelin « le Père des Démontables ». Je l’ai trouvé en train de surveiller le levage des fermes d’une énorme charpente qui va couvrir la grande cour que beaucoup de chauffeurs connaissent pour y être allés faire réparer un pneu, et dans laquelle ils ont admiré quatre grands ormes séculaires.
- Aujourd’hui plus d’ormes, mais des sheeds, des sheeds encore des sheeds.
- M. E. Michelin m’a naturellement fait faire le tour du propriétaire.
- J'avais visité l’usine il y a cinq ans. Quelle transformation, je ne m’y reconnais plus. Non seulement l'usine ancienne est triplée, flanquée d’énormes magasins destinés à contenir la production d’un trimestre, mais derrière cette première fabrique on achève à l’heure actuelle la construction d’une seconde, et cette seconde est déjà prévue pour pouvoir être doublée, c’est-à-dire qu’à côté d’une batterie de trois générateurs de chacun 200 chevaux qui ne sont pas encore en feu, l’emplacement est préparé pour en recevoir trois autres ; à côté d’une machine corliss de 600 chevaux, il y a la place d’une seconde et tout à l’avenant.
- C’est formidable, énorme et la visite de ses établissements montre, mieux que de longs articles, le développement déjà pris par ces industries nées d’hier la Vèlocipèdie et VAutomobile.
- Citons quelques chiffres :
- En 1892, j’avais vu deux machines à vapeur faisant 170 chevaux. J'en vois maintenant quatre pouvant produire plus de 1 000 chevaux.
- J’avais vu deux chaudières à vapeur ; j’en vois maintenant huit.
- La superficie des ateliers et des magasins était alors de 5000 mètres carrés ; elle dépasse maintenant 16 000.
- Voulez-vous savoir combien de mètres de chambres à air les Michelin ont fabriqués depuis 1892 jusqu’au 15 octobre de cette année.
- x. Pour le vélo. De ces tubes rouges dont tout le monde ^
- connaît la qualité.......567.000 mètres
- En tubes gris............259.000 —
- 2° Pour les voitures et automobiles. Bien que cette fabrication ne date que de 2
- ans sont sortis des ateliers. 72.000 déjà Cela jfait au total...........898 kilomètres.
- C’est-à-dire plus que la distance de Paris à Marseille.
- J’ai appris que la Maison Michelin émet des obligations. Voilà une valeur qu’on va certainement s’arracher, c’est bien là la valeur de tout repos que recherche le capitaliste.
- Soeitités
- Il a été formé sous la raison sociale : Société des Automobiles Koch, une société pour la construction de voitures automobiles, au capital de 300000 francs, dont le Siège social est 38, rue de Berlin, Paris.
- (A. P. 25 novembre).
- Il a été formé sous la raison sociale Lavarenne et Ce, une société sise, 11, rue de Vaugirard, pour la navigation aérienne.
- (A. P. 26 novembre).
- *
- Il a été formé sous la raison sociale Harry Rey-naud et C". une société au capital de 70 000 francs, ayant son siège, 49, boulevard Gouvion-Saint-Cvr, Paris, pour la construction de voitures électriques.
- (A. P. 25 novembre).
- *
- Le capital social de la Société française de l’Accumulateur Tudor, a été porté de la somme de 1 000000 francs à la somme de 1 600 000 francs, par l’émission de 3000 actions nouvelles de 200 francs.
- (P. A. 1er décembre).
- Le tome III du Traité de M. A. Witz
- Nous avons déjà annoncé l’apparition du 3° volume du Iraité théorique et pratique des Moteurs à Gaz et à Pétrole et des Voitures Automobiles de M. Aimé Witz, notre savant collaborateur, professeur à Lille.
- Ce gros volume (600 pages, Bernard et Cle, 29, quai des Grands-Augustins, 20francs) est l’ouvrage le plus complet existant sur la matière. Il est aussi le plus sérieusement établi. Après une très intéressante étude historique sur les moteurs à gaz, l’auteur expose d’une façon très complète toutes les données connues actuellement sur les combustibles des moteurs à gaz : gaz d’éclairage, gaz pauvres, gaz à l’eau, gaz des hauts fourneaux, acétylène, pétroles et alcools.
- Après un exposé concis et substantiel de la théorie générique et de la théorie expérimentale des moteurs à gaz, après une étude détaillée des dispositifs nouveaux se rapportant à la question si difficile des esais des moteurs, étude que l’auteur a très utilement complétée par un grand nombre de rapports exécutés d'après des essais prati-ues, M. Aimé Witz entreprend la monographie es principaux moteurs à gaz et à pétrole.
- Cette monographie complète par la description des types nouveaux l’étude des moteurs précédemment faite dans les tomes I et II de l’ouvrage. L’auteur conserve sa classification, devenue classique en :
- 1° Moteurs sans compression, à explosion.
- 2° Moteurs avec compression, à explosion.
- 3° Moteurs avec compression, à combustion.
- 4« Moteurs atmosphériques.
- 5° Moteurs rotatifs.
- Uu chapitre est consacré aux éléments de construction des moteurs : allumage, régulateurs, carburateurs, mise en train, accouplements et transmissions, amortisseurs, graisseurs. Puis l’auteur aborde l’application des moteurs à gaz et à pétrole et les automobiles. Nos lecteuis ont eu la primeur par la conférence faite par M. Witz que nous avons publiée, d’une partie de cette étude.
- Cet ouvrage, traité avec la plus haute compétence et la plus grande impartialité, doit former la base solide de toute collection d’ouvrages sérieux sur les moteurs et la Locomotion Automobile est fière d’avoir contribué par l’apport de documents nouveaux à l’éclosion de cette œuvre.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locotn otion Automobil Gl. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-eur-Sein
- A. P.
- p.780 - vue 784/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 50
- 15 Décembre 1898
- REVUE DES VOITDRES ET VEHICULES
- palliée sois le D1DT PATRONAGE di TODRING-ClüB DE JRANCE
- SOMMAIRE DE IV* 50
- La décoration de M. Ballif, G. Desjacques. Formules de Concours pour épreuves automobiles. E. Hospitalier.
- Le moteur « Le Sphinx », Paul Sarrey.
- Essieu moteur pour voitures électriques Salon du Cycle et de l’Automobile.
- Voiturette Tauzin avec moteur « Eapillon », Paul Sarrey.
- Tour ing-Club.
- Voitures automobiles : acheteurs et vendeurs,
- Albert Rodanet.
- Le Concours d’Accumulateurs de l’A. C. F. :
- Règlement.
- Petites Nouvelles.
- Sociétés.
- Bibliographie.
- VOITUPETTE TAUZIN
- p.n.n. - vue 785/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 782
- Abonnements pour 1899
- Nous prions ceux de nos abonnés qui auraient l’intention de ne pas renouveler leur abonnement de nous prévenir avant le 25 décembre.
- Passé cette date, la quittance pour 1899 sera mise en recouvrement postal Sans Frais-
- Le flûeoratioo de H. Bail
- Réparant l’omission du ministère précédent, MM. Guillain et Krantz ont profité de l’Assemblée Générale du Touring-Club de France, — assemblée dont on trouvera plus loin le compte rendu — pour annoncer aux técétîstes la bonne nouvelle de la décoration de M. Ballif.
- Ce n’est pas aux lecteurs de cette Revue qu’il est nécessaire de rappeler les titres auxquels M. Ballif doit cette distinction qui n’est que tardive. Dès l’origine de la fondation du Touring-Club de France, cette Société nous a accordé son patronage et les progrès de la Locomotion Automobile ont été parallèles à ceux du Touring. Et si Je T.C.F. fut au début destiné à grou-per les cyclistes, il est devenu bien vite le patron du plus séduisant des tourismes, du tourisme automobile. Ayant eu la bonne fortune que son nom, aussi bien que son esprit, ait été l’indice de la distinction établie entre le sport et le tourisme, le T.C.F. a été le promoteur de l’engouement actuel pour l’excursion intelligente, pour le voyage instruisant l’esprit et développant l’initiative individuelle.
- C’est là en effet ce que M. Ballif a su faire grâce à un dévouement de tous les instants et à une persévérance unique. Les 70000 membres que compte actuellement le T. C. F. sont venus peu à peu former cette armée sans précédent parce qu’ils savent que toute réclamation juste sera appuyée en haut lieu et que chacune des mille petites vexations auxquelles ils pourront être exposés sera peu à peu supprimée, Le Touring-Club n’est pas la réunion de personnes suivant un-e mode, ni même, ce qui serait déjà mieux, de bonnes volontés groupées dans une pensée commune ; le Touring-Club est l’agglomération de tous ceux qui veulent trouver un appui contre les ennuis de la route, contre les mauvaises volontés des administrations —- et son utilité explique sa puissance.
- Et que l’on ne croie pas que le T. C. F., cet Etat dans l’Etat, soit craint ou mal reçu. M. Ballif a su ne demander que des choses justes; il a su ne combattre que des abus notoires, dont ceux mêmes auxquels il s’adressait avaient pu être victimes ; chacune de ses campagnes a été poussée
- avec vigueur et bien peu d’abus attaqués par lui tiennent encore debout.
- Le Ministère des Travaux publics a trouvé en lui l’auxiliaire le plus précieux : loin de lui en vouloir des coups multiples qu’il a portés à la routine, on lui demande volontiers son avis parce qu’il est l’homme de France le mieux placé pour savoir ce que veut le touriste et, cüs°ns-le, parce qu’on sait que derrière lui marche une armée de 70000 hommes, — ou dames.
- « L’éclatante et toujours croissante prospérité du Touring-Club, cette ligue des cyclistes, est dit M. Jules Lemaître, un des phénomènes qui montrent le mieux et notre aptitude à nous associer librement, et la puissance de l’association libre.
- « Cette société, fondée il y a quelques années, a présentement un budget de 600 000 francs. On la respecte. Elle est forte et elle fait du bien. Ses bureaux sont comme un petit ministère, mais qui expédie beaucoup de besogne avec un minimum d’employés.
- « Elle aide de ses deniers toutes les oeuvres qui ont pour objet le développement de nos muscles et notre expansion commerciale et coloniale. (Il y a,'comme l’a fait remarquer M. Ballif, dans tout cycliste qui fait son tour de France, le germe des vertus d'un explorateur).
- « Enfin, l’exemple même du Président du Touring-Club nous est une leçon. Il nous montre ce que peuvent la volonté et l’énergie d’un homme. Il nous enseigne encore autre chose. Avant de créer le Touring-Club M. Ballif était chef de bureau ; mon Dieu, oui.
- « On voit donc par son œuvre de quoi est capable, avec ses sages méthodes et son souci professionnel de l'intérêt public, un honnête et intelligent chef de bureau à l'état libre. J’induis de là que maints chefs de bureau (ou de division) pourraient fournir d’excellent travail si on leur laissait plus d’initiative et plus de responsabilité, et si on débarassait les administrations de leurs rouages superflus et, par conséquent, nuisibles. »
- Aux innombrables félicitations déjà reçues par M. Ballif, la Locomotion Automobile, filleule du T. C. F., joint celles de ses collaborateurs et de tous ses lecteurs, certaine d’être l’interprète de leurs sentiments.
- G. DESJACQUES.
- p.782 - vue 786/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILÈ
- 783
- Formules de Concours pour
- Ëprsoves automobiles
- Après avoir épuisé les courses de vitesse sous toutes les formes, les partisans les plus convaincus de ces épreuves sont fatalement conduits à cette conclusion que la vitesse n’est pas tout en automobile, et que le moment est venu d’instituer des Concours dans des conditions plus conformes aux besoins et aux progrès de l’industrie naissante.
- L’unanimité n’existe encore malheureusement que sur le principe : elle disparaît et fait place à la plus extrême division lorsqu’il s’agit de fixer les bases de ce concours et d’en établir la formule. Le seul mot de formule fait dresser les cheveux sur la tête de bon nombre de chauffeurs pratiquants, et qui ne se doutent pas que toutes les courses d’automobiles auxquelles nous assistons depuis trois ans ont chacune leur formule spéciale, souvent compliquée, et dans laquelle figurent — implicitement — bon nombre de facteurs qui ne se révèlent qu’à l’analyse. Avant d’engager une voiture dans une course avec quelques chances de succès, les concurrents étudient soigneusement tous les éléments du problème, et s’ils n’écrivent pas toujours des équations algébriques, ils ne font pas moins de l’analyse, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose — sans le savoir.
- Il semble que, dans une course de vitesse pure, le constructeur n’ait à se préoccuper que de rendre cette vitesse v maxima. En étudiant d’un peu plus près, on voit qu’il n’en est rien, car la vitesse v est le quotient de la longueur de l’étape Z par le temps 7 mis à la parcourir, et voilà notre vitesse qui, d’élément simple se transforme en un élément plus complexe défini par la relation :
- Z
- C’est le premier pas dans le crime — dans les formules, voulons-nous dire.
- Dans notre course, Z peut être grand (course dite de fond) ou petit (course dite de vitesse) ; horizontal (plat) ou incliné (côte); une bonne route (piste), une mauvaise (pavé) ou une route variée ; propre ou sale, mouillée ou sèche ; en ligne droite ou en ligne sinueuse, etc., etc.
- Dans chaque course, l’itinéraire donné dans le règlement définit ces différents éléments et constitue en fait, une formule complexe écrite, non en algèbre, mais en langage ordinaire.
- Suivant cet itinéraire, il sera rationnel ou irrationnel d’engager tel ou tel type de véhicule, et en voici des exemples :
- Le concours des Poids Lourds d’octobre dernier convenait peu, par ses itinéraires, aux"! véhicules électriques, et la vérité est qu’ils n’y ont pas brillé. Par contre, c’est une voiture électrique qui est arrivée première dans la course de côte de Chante-loup le 27 novembre.
- Notre confrère M. Paul Meyan, organise pour le 18 décembre, à Achères une course record du kilomètre, départ arrêté et départ lancé, sur une longueur totale de 2 kilomètres dans laquelle on peut prédire — sauf accident — la victoire aux véhicules électriques qui y prendront part, à cause du couple moteur considérable que peut fournir un moteur électrique pour faciliter un démarrage foudroyant, et aussi à cause de la puissance spécifique énorme que peuvent débiter des accumulateurs bien établis dans ce but pendant quelques minutes.
- Dans les deux courses que nous venons de citer, le seul facteur explicite apparent est la vitesse; les facteurs implicites sont nombreux et assez importants pour favoriser jusqu’à l’évidence tel ou tel système qui serait, au contraire, systématiquement exclu ou tout au moins fortement handicapé par la modification d’un seul de ces facteurs implicites, la distance, dans l’espèce.
- Il est donc établi que le programme d’un concours, ne fût-il en apparence qu’une simple course de vitesse, est déjà l’équivalent d’une formule complexe, les données d’un problème dont la mise en équation n’est pas toujours facile ni réalisable, mais qui sont identiquement les mêmes pour tous les concurrents au moment du départ. Ces données ne sont plus identiquement les mêmes en course.
- On conçoit que si le problème renferme des données complexes, toute solution simple n’est qu’un leurre, car elle ne saurait faire intervenir équitablement tous les facteurs qui doivent entrer en ligne de compte, mais il y a plus : la formule de classement devra forcément se composer d’un certain nombre de termes, dont chacun affecté d’un coefficient spécial, soigneusement étudié, tiendra compte, dans la mesure qu’il convient, de chaque qualité spéciale.
- Chaque terme de la formule complète sera donc un coefficient de mérite représentant une qualité spéciale, et sera d’autant plus élevé que la voiture sera plus près de la perfection pour cette qualité spéciale. La somme de ces coefficients de mérite particuliers affectés de leurs coefficients respectifs fournira le classement.
- Dans ces conditions, des formules de classement ou d’allégeance-sont innombrables, et il sera toujours loisible à un constructeur de construire unë voiture satisfaisant aussi bien que possible aux exigences de la route et à celles (de la formule de classement^ Lorsqu’onrr4’a; t.fàit intervenir
- p.783 - vue 787/833
-
-
-
- 784
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- que la vitesse, les voitures ont été construites pour la vitesse, et rien de plus. Du jour où d’autres facteurs entreront en considération, les constructeurs modifieront leur construction pour en tenir compte dans le résultat final. Mieux la formule représentera les exigences actuelles du tourisme automobile, et plus les voitures victorieuses seront identiques aux voitures pratiques.
- La dépense pour un parcours donné, le poids utile, le poids mort, la régularité de marche, la faible oscillation de la vitesse autour d’une valeur moyenne, tous facteurs de vérification possible, sinon facile, devront, figurer dans le résultat final, et pour y figurer équitablement, il sera nécessaire, afin de traduire les résultats en chiffres, d’avoir recours à une formule à plusieurs termes, additifs ou soustractifs, dont quelques-uns renferment peut-être des puissances, des racines, des logarithmes et des exponentielles. Les progrès techniques des chemins de fer — Pierre Giffard va tressaillir — reposent en grande partie sur l'épluchage minutieux des résultats de ces formules qui permettent et facilitent les comparaisons : il suffit de jeter les yeux sur quelques numéros de la Revue générale des chemins de fer pour s’en convaincre.
- Les formules simples qui suffisaient au moment de l’engouement sportif ne répondent plus aujourd’hui aux exigences du tourisme : de gré ou de force, il faudra avoir recours à des formules compliquées, et l’établissemeut de ces formules ne sera pas, dans un avenir prochain, le moindre souci du Comité technique de VA utomohile-Club de France dont les compétences ne sont pas assez souvent mises à contribution.
- E. HOSPITALIER.
- La Plap de contrôle des motoejcles
- Nous avons déjà annoncé que à partir du mois de mai prochain, les vélocipèdes et motocycles devront être munis d’une plaque destinée à contrôler leur déclaration. Nous reproduisons ci-contre la plaque des motocycles. Ainsi que l’a
- décidé le Conseil d’Etat, cette plaque devra être placée sur le tube de direction où elle sera assujettie au moyen des lames flexibles qui la terminent de chaque côté. ,
- Nous rappelons à nouveau que la taxe est de 12 francs et que sont motocycles au point de vue de l’impôt, les cycles à moteur munis de pédales leur permettant d’avancer sans le moteur.
- Le Moteur « Le SpMnx »
- Le moteur « Le Sphinx » qu’a fait bréve-ter M. Damas, est de la famille des moteurs à ailettes extra-légers, tels qu’en comportent nos motocycles et légères voiturettes dont la vogue s’affirme chaque jour.
- Dans un cylindre à nervures A (fig. i) se meut le piston évidé P dont la tige oscillante T attaque le manneton M, fixé dans les flasques des plateaux-manivelles F et F% lesquels sont calés sur l’axe moteur en deux parties B et B’.
- Moteur « Le Sphinx ». Vue extérieure.
- L’axe B commande par engrenages réducteurs l’axe voisin C (fig. 2) dont le prolongement porte la came ou bossage E lequel, agissant sur la roulette r, vient soulever la biélette H qui oscillant autour de l’axe O, agit en même temps sur la tige 7 de la soupape d’échappement A (fig. 1) : ce dispositif a pour but d’agir toujours no.malement sur la soupape S, grâce à l’intermédiaire défia biélette H.
- p.784 - vue 788/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 785
- La soupape S découvre l’orifice qui conduit au tuyau d’échappement K; quant à la soupape d’admission S’, elle est automatique, le tuyau d’amenée des gaz explosifs A’ est barré de plusieurs toiles métalliques tf qui sont destinées à éviter, au moment de l’explosion, tout retour de flamme vers le carburateur.
- Le cylindre a 70 millimètres d’alésage ; le
- Moteur «Le Sphinx ». Vue en coupe.—
- mais lorsque le marteau / échappe le bossage b, en retombant brusquement dans l’encoche A, l’étincelle de rupture se produit sans possibilité de rater.
- Le moteur peutdonner jusqu’à 2 chevaux à 1 800 tours, mais tourne en marche normale à 1 200 tours.
- Ajoutons que la boîte à soupapes ou culasse est également munie d’ailettes de re-
- piston a également 70 millimètres de course ; le cycle est à quatre temps comme d’ordinaire.
- L’allumage est électrique, mais s’obtient par une étincelle de rupture, comme le montre la figure 3.
- L’axe 1 porte un bossage b qui force le marteau / à se soulever et par suite maintient le contact à la seconde borne en e ;
- h mk
- de la soupape d'échappement et de 'l'allumage.
- froidissement et que le robinet supérieur R (fig. 1) permet d’éviter toute compression pendant la marche à vide.
- Les flasques tournent dans un carter en bronze phosphoreux Q, plein d’huile peur le graissage automatique de toutes les pièces en mouvement.
- Le carburateur est du type courant à barbotage et niveau constant.
- p.785 - vue 789/833
-
-
-
- ^86 LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- , Ce moteur extra-léger pèse 27 kilos seulement ët s’adapte très facilement à un tri ou motocycle quelconque..
- Boucla petite voiturette légère, M. Damas, dispose un double moteur à deux cylindres du môme, type placés côte à côte, mais inclinas à 15 degrés environ et dont les tiges de pistons s’articulent sur le même vilbre-quin.
- On peut les faire travailler ensemble ou “séparément à volonté ; c’est-à-dire qu’en palier un seul moteur suffit en général pour le motocycle ; l’on met le second en prise pour donner le coup de collier nécessaire pour franchir une côte ou un passage difficile.
- PaulSARREY.
- Essieu moteur pour voitnres électriques
- Système Lindsay
- Ce nouvel essieu, dont la principale originalité consiste dans le dispositif employé pour la réduction de vitesse de la roue qu’il conduit, est représenté en détail par les figures ci-contre :
- La figure 1 est une coupe longitudinale dans une moitié de l’essieu, ainsi que dans le différentiel et dans le moyeu d’une roue.
- La figure 2 est une coupe par r s de la figure 1.
- La figure 3 représente une vue par bout du moyeu avec son chapeau enlevé.
- La figure 4 est une coupe horizontale par v x de la figure 3.
- La figure 5 représente une coupe verticale par y dans le moyeu figure 1,
- p.786 - vue 790/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 787
- Cet essieu comporte deux sections 22 et 23 tournant sur un pivot unique 26, et portant chacune un pignon d’angle 24 et 23. La grande roue dentée 27, qui sert à transmettre le mouvement du moteur à l’essieu, possède un large moyeu qui s’ajuste exactement sur les couronnes des pignons 24 et 25 et dans lequel sont montés sur tourillons les deux pignons 28.
- L’essieu est logé dans un tube horizontal 2, qui se termine à chaque extrémité par un support fixe 30, de forme cylindrique et placé excentriquement par rapport à l’axe de rotation de la roue. Ce tube 2 est coupé en un certain point de sa longueur pour porter le différentiel.
- Le support 30 porte la roue du véhicule au moyen de cônes à billes 31 et 32, ce dernier cône étant vissé sur une plaque 33. Ce dispositif permet le rattrapage du jeu lorsqu’il se produit.
- Dans le moyeu H de la roue, est fixé un manchon 38, denté intérieurement, et engrenant avec un pignon 39 calé sur la fusée de l’essieu 22. Par ce moyen les roues du véhicule, montées toutes deux de la même façon, tournent à vitesse réduite, ce qui est nécessaire quand on emploie! un moteur électrique.
- Le moteur AT (figure 2) est calé sur l’axe 40, qui porte un pignon 41 engrenant avec la roue]27 du différentiel. Le tout est logé dans un carter 42 (1).
- Salon do Cyele et Se l'Automobile
- Comité de patronage
- Le salon du Cycle et de l’Automobile constitue cette année une manifestation industrielle du plus grand intérêt et la composition du Comité de Patronage en est la confirmation.
- Il est ainsi formé :
- Présidents d’honneur : MM. les Ministres du Commerce, des Travaux publics et des Colonies ; Président : M. A. Picard, commissaire général de l’Exposition Universelle de 1900 ; Vice-présidents : MM. Delaunay-Belleville et Dervillé directeurs généraux de l’Exposition Universelle de 1900 ; Membres d’honneur : MM. Lourties et Siegfried, sénateurs, anciens ministre du Commerce ; Bernard, Prevet, de Gai, sénateurs, Boucher, Mesureur, députés, anciens ministres du Commerce, G. Berry, A. Berthelot, Muzet, députés, Max-Vincent et Quentin-Bauchard, conseillers municipaux, Ballif, président du Touring-Club, Descubes, ancien député", Forestier, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, P. Giffard, pu-( bliciste, Loreau, président de la Société des Ingénieurs civils, Chardon, Secrétaire général de l’Ex-
- (*) Communication de MM. Marillier et Robelet, Office International pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’étranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris,
- position de 1900, Goy, président du Tribunal de Commerce, Legrand, premier juge au Tribunal^ de Commerce, Cottenet, Grison, Jeantaud, Layne, Mulbacher, Quesnay, de la Classe 30 de l’Exposition de 1900.
- Comité d'organisation
- Président: Onfray; vice-présidents: Diligeon, Schildge ; Secrétaire : Simonet ; Trésorier : MI* chelin; Membres : Bovet, Besse, Caron, Char-met, Clément, Comiot, Edeline, Louvet, Petit, G. Richard, Vauzelle ;
- Délégués : Thévin et Houry.
- La liste des noms que nous venons de publier nous dispense de tous commentaires. Les personnalités qui ont bien voulu accorder leur patronage à l’organisation du Salon sont trop connues pour qu’il soit nécessaire d’insister sur le concours actif qu’ils donneront à nos industries du Cycle en cette circonstcnce.
- D’autre part, que dire de ce Comité d’organisation dans lequel nous retrouvons les noms de tous ceux qui sont intimement liés au développement du Cycle et de l’Automobile, et y ont consacré tous leurs efforts.
- Il est donc permis d’espérer que le plus grand succès couronnera cette Exposition et c’est de tout cœur que nous nous y associons.
- Le Rally-paper automobile
- de la Vie au Grand Air
- C’est dimanche matin que s’est couru le premier rally-paper automobile, organisé par notre confrère la Vie au Grand Air. Disons de suite que cette épreuve a obtenu un très grand succès, et qu’à dix heures, trente-deux concurrents, sur quarante-huit inscrits, sont venus se ranger au bas de la côte de Suresnes d’où s’effectuait le départ. En dehors des concurrents, de très nombreux spectateurs s’étaient rendus, qui à bicyclette, qui en automobiles, pour assister à cette course peu banale. Remarqué dans l’assistance, MM. Archdeacon, comte de Mézières, docteur Weill, comte de Dion, Chancel, Rueff, Hirsch, Pierre Laffitte, Paul Rousseau, directeur du Vélo-; Mérillon, Rodolphe Darzens, Jules Brasseur, Georges Prades, etc., etc., ainsi qu’un grand nombre d’élégantes chauffeuses.
- MM. Degraiset Riguelle avaient tracé la bonne piste et les fausses pistes du rally. La bonne piste traversait Montretout, Garches, Vaucresson, Rocquencourt, Bailly, Marly-le-Roi, la forêt de Marly, Etang-la-Ville, Saint-Germain, la Croix-de-Noailles, Maisons-Laffitte, Carrières, le Val, la terrasse de Saint-Germain. -, >
- On avait tracé de fausses pistes qui mesuraièrit chacune deux kilomètres environ. ' " J
- Voici dans quel ordre se sont effectuées lés arrivées sur la terrasse de Saint-Germain : ^
- Ier M. René de Knyff (voiture), à midi 5 ;m.
- 42 s-; . ... , .)
- 2® M. Girardot, à midi 7 m. 30 s.;
- p.787 - vue 791/833
-
-
-
- 788
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 3® M. Emile Mors, à midi 7 m. 32 s.;
- 4® M. Dalton, à midi 8 m.;
- 5e M. Marcellin; 6® M. Pelloux ; je Cahen ; 8" Baudet; 9» Welghe ; 106 Mauboussin; ii° de Gondkert; 12® Berges; 13® Bardin, qui a accompli le parcours sur un tricycle auquel était attelée une voiturette dans laquelle avait pris place une dame.
- 14® Faure, qui se serait certainement placé premier dans la catégorie des tricycles s’il n’avait manqué d’essence à 200 mètres du but, etc.
- M. Tampier, du Journal des Sports, en voulant éviter une voiture dans un tournant, a versé et a faussé son tricycle. Notre confrère n’a eu aucun mal.
- A l’issue du rally, les concurrents et quelques invités se sont réunis au pavillon Henri IV, où a eu lieu un déjeuner de 150 couverts.
- M. le baron Zuylen, président de l’Automobile-Club de France, assistait à ce déjeuner, ainsi que sir David Salomons, président de l’Automobile-Glub d’Angleterre.
- >
- ' Après pj|isieurs toasts très applaudis prononcés par MM. le baron Zuylen, sir David Salomons, Pierre Giffard. les convives ont regagné Paris, soit en automobile, soit dans le break à vapeur de Dion-Bouton, obligeamment mis à la disposition «les organisateurs de l’épreuve.
- f '
- -À---------------------------------------------------
- Voiturette Tanzln avee Moteur “ Papillon ”
- f AJJVNAMAAIV-
- -• Voiturette Tauzin. — Vue en flan
- Fig. 1.
- La légère voiturette à 2 ou 3 places au plus est décidément à la mode, s’il faut en croire les efforts de la presque unanimité de nos jeunes constructeurs qui cherchent tous dans cette voie en ce moment. Citons aujourd’hui parmi eux, M. Tauzin, dont nous reproduisons l’élégante voiturette, à.laquelle il vient d’appliquer son moteur « Papillon » à 2 cylindres.
- Sur un châssis tubulaire e c, renforcé par de solides entretoises e’ e” e’”, vient reposer une caisse très légère, dont notre gravure indique suffisamment le détail : elle est très bien suspendue par l’intermédiaire de grand ressorts en C'a l’arrière et de ressorts à boudin à l’avant et rendue ainsi indépendante du mécanisme qui est fixé directement sur le châssis tubulaire.
- Moteur « Papillon. » — Le moteur est à l’avant; les deux cylindres en fonte C,C’ (fig. 3 et 4), munis de larges ailettes pour
- le refroidissement, sont dans un même plan, mais également inclinés sur la verticale : ils sont boulonnés sur un carter cylindrique B en aluminium contenant de l’huile dans laquelle tournent les deux plateaux-manivelles V et V’. Les deux bielles d, articulées sur les pistons D et D' sont montées obliquement sur 2 vilebrequins distincts V et V’ (fig. 4), calés à 36 degrés environ l’un de l’autre.
- Le cycle des cylindres est à quatre temps : les soupapes d’admission x sont automatiques; celles d’échappement J sont mues mécaniquement par une tige que le ressortir* applique constamment sur une came /, contenue dans une boîte b, juxtaposée au carter B] cette came est commandée par l’arbre moteur A et l’engrenage réducteur c.
- Un second engrenage réducteur E entraîne le cône d’allumage électrique O qui, par l’intermédiaire des tiges Tt, ferment le
- p.788 - vue 792/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 789
- circuit d’induction, qui arrive de la bobine par la borne n, dans la lame flexible N et les bornes W, IF’ reliées alternativement par l’excentrique/aux 2 bougies d’allumage : on peut modifier l’avance à l’allumage, pour les deux cylindres à la fois, en déplaçant le système 0, T, t qui commande le contact.
- Notons que les moteurs étant munis d’ailettes sur toute leur hauteur, ainsi que les culasses et boîtes à soupapes, le refroidissement par simple contact avec l’air sans cesse renouvelé par le déplacement même est très suffisant pour ne pas exiger de circulation d’eau.
- Carburateur. — Le carburateur se compose de deux boîtes en tôle concentriques formant cloche, au centre desquelles une
- série de mèches de coton, imbibées d’essence par capillarité, offre une grande surface d’évaporation.
- L’air circule entre la boîte extérieure et la boîte intérieure, et pénètre par des orifices percés tout autour de celle-ci, à la hauteur du niveau d’essence qui est à peu près constant : cet air se charge d’essence au contact des mèches centrales puis remonte, ainsi hydrocarburé, pour s’échapper par la tubulure supérieure où il est mélangé à travers un papillon de réglage avec la quantité d’air par nécessaire à la constitution du mélange explosif : il se rend ensuite au moteur où il est appelé par l’aspiration produite par le jeu des pistons.
- Transmission. — Les figures 1 et 2 montrent que les moteurs M, placés à l’avant du
- Fig. 2. — Voiturette Tauzin. Vue de profil.
- châssis, commandent l’arbre moteur A qui règne tout le long du véhicule. Il porte d’abord, protégé par une boîte en tôle, l’embrayage à friction E formé de deux cônes concentriques, maintenus écartés par l'action du ressort de rappel r et dont la manette d’embrayage m provoque le rapprochement pour permettre l’entraînement progressif du véhicule, ou son arrêt, à volonté, le moteur tournant toujours.
- Sur le même arbre longitudinal A, se trouvent placés les engrenages de changement de marche G, commandés par un manchon à griffe dont le déplacement donne à volonté la marche avant ou arrière suivant le pignon conique que l’on met en prise.
- Le même arbre A se termine enfin, vers l’arrière, par l’appareil très simple de changement de vitesse F qui se compose de trois séries de pignons coniques Fi V» F» engrenant avec un même nombre de couronnes
- dentées ei e« ei, fixées sur le différentiel calé lui-même sur l’essieu moteur. Les vitesses correspondant aux trois pignons du changement de marche sont respectivement de : 9, 17 et 28 kilomètres à l’heure. Les couronnes e*. e> e* étant toujours engrenées avec les pignons F‘ Fa et F>, montés fous sur l’arbre A, on voit qu’il suffit d’immobiliser l’un de ces pignons en le rendant solidaire de A pour commander à volouté l’une des trois couronnes dentées, c’est-à-dire imprimer à la voiturette la vitesse voulue.
- Ce résultat est obtenu simplement à l’aide d’une clavette mobile c’ coulissant à l’intérieur de l’arbre A et commandée par le manchon U et le renvoi de mouvement qui le relie à la manette m du conducteur. Lorsque la clavette r’est en regard du pignon F* celui-ci est solidarisé avec l’axe A qui entraîne alors la couronner si l’on déplace la clavette c’ elle avance dans la rainure vers le diffé-
- p.789 - vue 793/833
-
-
-
- 790
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- rentiel, abandonne d’abord le pignon V3 qui redevient fou sur l’arbre, commeles deux autres, puis solidarise le pignon V» qui entraîne la couronne ca et ainsi de suite pour Vi et ei : les vitesses intermédiaires sont obtenues en faisant varier l’avance à l’allumage et la carburation.
- Direction. — La direction se fait à l’aide du volant D qui commande le pignon D lequel entraîne les deux demi-crémaillères a, qui agissent sur les bielles de direction des roues avant montées à pivot comme d’ordinaire, et munies de pneumatiques. Au dessous du volant de direction D se trouvent : la manette m qui commande le changement de vitesse V, que nous venons de décrire, et la manette m’ qui commande le changement de marche G.
- ; La pédale F actionne le débrayage E et
- ’ Fig. 3 et\4.i—*Moteur Papillon.
- une autre pédale juxtaposée^ actionne le frein à lame qui enserre le différentiel d : un autre frein_à patin peut-être mis en prise sur les roues motrices.
- Disons enfin que le carburateur est en C, le réservoir d’essence en R, sous la banquette et que l’échappement se fait travers un cylindre de tôle S (muni de chicanes), dénommé le silencieux parce qu’il évite tout échappement bruyant des gaz brûlés. Telle est cette petite automobile légère et simple dont le mécanisme très-réduit serait aisément compris par un enfant: c’est le plus bel éloge à faire de ce bijou, découvert un peu par hasard, et dont nous avons dû arracher les secrets à la modestie de son inventeur.
- Paul SARREY.
- BIBLIOGRAPHIE
- Pour bien connaître les moteurs à pétrole il faut lire
- LE COURS DE LOCOMOTION
- de Baudrv de Saunier.
- Prix, dans nos bureaux : 4 francs. — Franco postal en sus,
- An ToorinHM
- L’Assemblée générale
- Jeudi dernier s’est tenue dans la salle de la Société de Géographie l’assemblée générale annuelle du Touring-Club de France sous la présidence de M. Krantz, ministre des Travaux Publics. De nombreuses personnalités avaient pris place sur l’estrade. Citons : M. Guillahi, ministre des Colonies; M. Ballif, M. le commandant Moreau, représentant le Président de la République ; M. Jullemer, représentant le ministre des Affaires étrangères; M. Claude Bernard, représentant le président du Conseil; M. Grody, chef de cabinet de M. le ministre des Travaux publics : Quinette de Rochemont, directeur des routes au ministère des Travaux publics ; M. le général Henrion-Bertier, M. le docteur Lucas-Championnière, ces deux derniers membres d’honneur du T. C. F. ; M. Jules Lemaître, de l’Académie française; M. le général Lebert, M. le baron de Zuylen de Nyevelt, président de l’Automobile Club ; M. Maret, de l'Institut ; Lépine, conseiller d’Etat, ancien Préfet de Police ; Davanne, Martel, général baron Rebillot ; M. Forestier, inspecteur général des ponts et chaussées ; Bourlet, Max, Vincent, Duchesne, Pierron, Dufayel, Viellard, marquis de Chasseloup-Laubat, Rives, etc., etc.
- Dans la salle une foule nombreuse. Dès 8 heures toutes les places sont prises, on s’écrase dans les couloirs. A 9 heures, M. Krantz déclare la séance ouverte et cède la parole à M. Ballif.
- Celui-ci commence à remercier le ministre des travaux publics, « le grand voyer de France » pour qui, « comme pour nos touristes les routes sont un objet de joie et d’orgueil. » Il remercie également le ministre des colonies et les personnalités officielles présentes et commence de suite son rapport.
- Dans l’année qui prend fin, 18 000 membres nouveaux se sont affiliées au T. C. F., qui a eu l’honneur d’être appelé à faire partie de plusieurs Commissions ou Comités, entre autres la Commission de l’Education Physique.
- « On se meurt d’instruction, en France », dit-il. Le cyclisme a été un grand bien ; il a fait trêve un peu à cette instruction à outrance. L’automobilisme aussi.
- M. Ballif proteste, en passant, contre l’exagération de vitesse de certains champions de la vélo-cipédie, qui se sont jetés dans la locomotion nouvelle.
- « Ils sont peu, dit l’orateur, mais se montrent et se remontrent et font croire qu’ils sont beaucoup. »
- M. Ballif parle encore de la Caisse de Secours des cantonniers, de la future bibliothèque du tourisme dont l’organisation est confiée à M. C. Bourlet. Ensuite il passe la parole à M. de Reinach, trésorier, qui fait le rapport financier. L’excédent des recettes pour 1898 s’élève à plus de 100 000 fr.
- M. Krantz se lève alors. Dans une courte et spirituelle allocution il se félicite d'avoir été; appelé à présider l’assemblée du T. C. F. Cef
- p.790 - vue 794/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 791
- honneur lui a valu le plaisir d’être initié à la vie d’une association dont il admire le fonctionnement régulier. Ce qu’il vient d’entendre lui a révélé une telle prospérité, une telle puissance cycliste qu’il s’est senti touché de la grâce véloci-pédique, et avec bonne humeur le ministre se déclare prêt à affronter le ridicule des pelles qui attendent le débutant ès-pédales.
- Il a tenu à donner au T. C. F. un témoignage de la reconnaissance des pouvoirs publics pour les services rendus par l’Association en obtenant du Président de la République la signature d’un décret en date du 6 décembre 1898 par lequel M. Ballif, président du Touring-Club de France est fait chevalier de la Légion d’honneur.
- Au milieu d’un enthousiasme indescriptible, M. Krantz attache la croix sur la poitrine de M. Ballif.
- Quand le calme se rétablit, M. Ballif remercie du grand honneur qui lui est fait, et qui s’adresse plus au T. C. F. qu’à lui.
- — Ce n’est pas un légionnaire que vous venez de fairo, Monsieur le Ministre, dit le président du T. C. F., mais 70000 légionnaires.
- Comme les années précédentes, la séance se termine par une conférence très applaudie du docteur Léon Petit sur les mille et un tracas administratifs auxquels sont en proie les infornunés cyclistes. Les réglementations bizarres, les interdictions saugrenues, la taxe, etc.
- L’orateur a obtenu un vif succès pour sa causerie humoristique, et nul doute que ce gai exposé de ces ennuis journaliers, ne contribue pour beaucoup à les faire disparaître.
- * *
- Candidats de novembre du Touring-Club : 637, parmi lesquels :
- MM. Morcrette-Ledieu, député du Nord; Walc-kenaer, ingénieur en chef des mines, professeur à l’Ecole des ponts et chaussées ; Cuënot, ingénieur des ponts et chaussées; Fernand Faure, conseiller d’Etat, directeur de l’Enregistrement ; Thi-bon, If|, sous-préfet de Vouziers ; Dagoury, procureur de la République ; Dillais, #, chef d’escadron ; les capitaines Hoc, #, Lelièvre et Tétart : le colonel Dominguez, attaché militaire à la Légation argentine ; le colonel Porter, du 6e dragon anglais ; S. A. la Ranée Sarawak, marquise de Montmarin, comte de Penalver, baron de Domecy, comte de Grille d’Estoublon, comte Benoist d’Azy, comtesse de Fayet, etc.
- Le nombre total des sociétaires au ior décembre s’élève à 70 031.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse, accompagnée d’une ancienne bande,
- Voitares aotomoMles
- Acheteurs et vendeurs
- Dans un précédent article nous avons tenté de mettre en lumière les moyens offerts par la loi à un acheteur de voitures automobiles pour obliger son vendeur à exécuter la livraison à l’époque convenue. Nous exposerons aujourd’hui les obligations du fabricant qui a reçu une commande d’un automobile de la part d’un particulier. Nous nous référerons donc exclusivement aux règles du droit civil, laissant de côté les modifications qui peuvent y être apportées quand il s’agit des contrats commerciaux passés entre marchands et industriels.
- Le vendeur est tenu à deux obligations principales, auxquelles sont corrélatifs tous les droits de l’acheteur, livrer la marchandise à l’époque convenue, garantir les vices cachés de la chose vendue.
- La livraison de l’automobile doit s’effectuer aussitôt la vente, si elle est sans conditions ; s’il s’agit d’un ordre de construire, la commande stipule généralement la date de la délivrance; au cas où il en serait différemment, les délais d’usage devraient être observés. Il y a d’ailleurs le plus grand intérêt pour le chauffeur à stipuler la livraison à une date fixe, les coutumes étant encore flottantes en la matière.
- S’il n’y a pas de terme convenu pour le paiement du prix, le fabricant est en droit de retenir la chose vendne jusqu’à l’entière libération de l’acheteur ; s’il y a un terme stipulé, le vendeur n’est pas fondé à exercer son droit de rétention. La livraison comprend naturellement la délivrance de tous les accessoires nécessaires au fonctionnement de l’automobile.
- Quand l’acheteur est en possession de sa voiture, le fabricant reste garant des vices cachés de l’objet vendu. Cett'e garantie aux termes de la loi, sauf stipulation contraire, ne porte pas sur les défauts apparents, mais seulement sur les vices cachés C’est en ce sens qu’il peut interpréter cette clause de garantie inscrite dans la plupart des contrats de vente. A défaut de stipulation formelle sur une facture ou par convention séparée, le vendeur n’en serait pas moins garant dans les termes de la loi. La mention de garantie n’a pour effet que d’en réduire la durée au profit du fabricant pendant le temps pour lequel elle a été stipulée.
- Le Code civil décide que la garantie est due par le vendeur, qu’il connaisse ou non, l’existence des vices ; sa bonne foi le met
- p.791 - vue 795/833
-
-
-
- 792
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- simplement à l’abri d’une action en dommages intérêts.
- Que faut-il entendre par vice caché? La jurisprudence décide que ce sont les défauts qu’il n’a pas été possible à l’acheteur de découvrir et elle prend en considération l’ignorance technique du réclamant. « Ainsi on a jugé que la faiblesse du tube de direction d’une bicyclette constituait un vice caché, quand elle était dissimulée par certaines pièces aux yeux d’un acheteur sans connaissances techniques (Bourges 27 juin 1893,
- D-94-2 573)» (r)
- L’acheteur qui découvre un défaut caché dans son automobile a deux moyens d’en obtenir réparation ; la loi lui donne le choix entre une action en résiliation qui aboutira à une restitution du prix, avec ou sans dommages-intérêts, et une action en diminution de prix, telle qu’elle sera arbitrée par experts. Il est certain que si la voiture peut continuer à être utilisée après certaines réparations, le chauffeur aura grand intérêt à garder l’automobile, en demandant la réduction du prix ; il peut d’ailleurs jusqu’au jugement, après avoir intenté l’une de ces actions l’abandonner pour reprendre l’autre.
- Albert RODANET Docteur en droit Avocat à la Cour d’appel.
- Uae Ecole de Chauffeurs
- Dans une récente chronique, notre confrère M. J. H. Aubry demandait la création d’une école de chauffeurs où les acheteurs pussent apprendre à conduire leurs voitures. Voici l’idée qu’il proposait :
- Un certain nombre de capitalistes formeraient entre eux une Société et fonderaient l’Ecole des Chauffeurs, à la porte du bois de Boulogne, par exemple. L’emplacement choisi devrait être ascez grand et, en partie, ou mieux en totalité, couvert. Dans le hall, au cas où toute la surface ne serait pas couverte, on remiserait des voitures de tous systèmes, car tous les systèmes, sans distinction, devraient être représentés à l’Ecole des Chauffeurs. Les leçons théoriques seraient données sur les véhicules au repos et dépouillés de leur caros-serie. On ferait manipuler aux apprentis-chauffeurs la direction, les manettes de changements de vitesse, les freins a pied ou à levier, ils se rendraient compte des effets de leurs mouvements et on expliquerait sur des pièces détachées, que l’on posséderait en double, la partie cachée du mécanisme.
- (1) Hue. Commentaires du Code civil t. 10 p.202.
- Lorsque l’élève connaîtrait à fond tous les organes des différentes voitures et se rendrait un compte exact de leur fonctionnement dans les différents cas, on remonterait la carrosserie sur le châssis et alors commencerait l’enseignement pratique. Ces voitures d’apprentissage, qui devraient toujours être munies des derniers perfectionnements, comporteraient, pour l’apprentissage des chauffeurs, chacune deux directions solidaires et des freins en double, de telle sorte que, du premier coup, l’apprenti chauffeur fût, sans être gêné, dans la position du conducteur expérimenté. 11 prendrait place à droite et aurait seul, à sa portée, tous les changements de vitesse.
- Le proftsseur, qui se tiendrait à gauche, n’aurait que le double guidon, la double barre ou le double volant de direction pour rectifier une erreur de direction du débutant, et les doubles freins à pied ou à levier, pour arrêter rapidement le véhicule, s’il en était besoin. Ainsi l’apprenti chauffeur, livré à lui-même, ne pourrait faire que de rapides progrès et aurait tout de suite confiance dans sa voiture.
- Une école ainsi comprise ne pourrait que rendre de grands services à la cause de l’automobilisme, et il serait à souhaiter que l’idée de M. J.-H. Aubry fut appliquée le plus rapidement possible.
- Automohile-Cloh de Fraoee
- Scrutin de ballottage du 7 décembre
- Le Comité procède à l’admission des candidats suivants :
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 647.
- M. Jenat\y, Parrains : MM. le baron de Zuylen, comte de Chasseloup-Laubat, baron Rogniat.
- M. Léopold-Jacques Gautreau, ingénieur-constructeur, à Dourdan (S.-et-O.). Parrains : MM. C. Draullette, E. Catois, Ferrand-Gimbal.
- M. Maurice-Georges Mautin, rentier, 30, rue de Lisbonne. Parrains : MM. E. Archdeacon, M. Lainé, comte de La Valette.
- M. Louis d'Agujar, 22, avenue Friedland. Parrains : MM. le baron J. de Bellet, marquis de Noé, baron de Zuylen.
- M. Georges Maro\eau, intérim de la Société des moteurs Crouan, 71, avenue Victor-Hugo. Parrains : MM. F. de Coninck, P. Bersier, J. Koechlin.
- M. le comte Galli Godfroy, Consul général d’Italie en retraite, 164, avenue des Champs-Elysées. Parrains : MM. le comte de Castelli comte de Dion, de Villepin.
- M. le marquis de Biron, 27, rue de Constan-tine. Parrains : MM. le baron de Zuylen, S. Bar-dac:
- M. Félix-Jules Chary, industriel, 15, rue de la Ville-l’Evèque. Parrains : MM. Berlier, M. Cam-proger, A. Armande Callavet.
- M. Gabriel-HenriLesur, 32, rue de La Rochefoucauld. Parrains : MM. Berlier, Bouzemont, Camproger.
- p.792 - vue 796/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 793
- M. Amédée James de Gasquet, ingénieur, 4, avenue Bugeaud. Parrains : MM. Leclanché, Berlier, Giffard.
- M. Milliard-Fillmore Rust, agent général de la New-York et Cle, 4, rue de la Trémoille. Parrains : MM. Col. Mapleson, W. Ingersoll, F. Kimbel.
- M. Isidore Mendel, agent fiscal de la République Dominicaine, 25, rue de Bassano. Parrains: MM, A. Pellerin, E. de Stoppani, B. Ckan.
- M. le Prince de Tarente, 104, avenue Malakoff. Parrains : MM. le marquis de Chasseloup-Laubat, comte de Chasseloup-Laubat, prince d’Arenberg.
- M. le marquis de Bertemati, membre du Sénat Espagnol, 5, rue de Castiglione. Parrains : MM. le marquis de Gouy d’Arsy, Quinones de Léon, comte de Cartagena.
- M. François de Paulo de Villeneuve Al~ burquerque (comte), 12, rue de Chateaubriand. Parrains : MM. le marquis de Gouy d’Arsy, Quinones de Léon, comte de Cartagena.
- M. Joseph Xifre, 37, rue Pergolèse. Parrains : MM. le marquis de Gouy d’Arsy, comte de Cartagena, Quinones de Léon.
- M. Jacinto Anglada, 37, rue Pergolèse. Parrains : MM. le marquis de Gouy d’Arsy, comte de Cartagena, Quinones de Léon.
- M. Amèdee Bollée, constructeur d’automobiles, au Mans (Sarthe). Parrains : MM. le baron de Zuylen, baron de Diétrich, baron de Turckeim.
- M. Georges-François Desjacques, directeur rédacteur en chef de la Locomotion Automobile, 4, rue Chauveau-Lagarde. Parrains : MM. Hospitalier, Vuillemot, Béguin.
- M. A. Pourcheiroux, 5, rue de Sfax. Parrains : MM. le baron de Zuylen, comte de Dion, G. Rives.
- M. Demetrius Georgiades, publiciste, 6, rue Goethe. Parrains : MM. D. Farman, M. Farman, Neubauer.
- M. Ludovic de Sinoay, 5, rue de la Boëtie. Parrains : MM. Hottinguer, M. Hottinguer, A. de Diétrich.
- M. John Williams Perry, directeur de la Société des bandes Kelly, 67, avenue Malakoff. Parrains : MM. E. Cuénod, Houry, Thévin.
- M Armand Levy, banquier, 3, rue Yignon. Parrains : MM. A. Duchemin, A. de Lucenski, Berlier.
- M. Alfred Montrofit, éditeur, 15, rue d’Assas. Parrains : MM. A. de Lucenski, A. Périvier, P. Meyan.
- M. Félix Dubois, publiciste, 3 1, rue de Sures-nes. Parrains : MM. A. de Lucenski, A. Périvier, P. Meyan.
- M. Alfredo Pinto Leite, propriétaire, n, Queen Victoria Street, Londres. Parrains : MM. E. Récopé, comte Deligny d’Alosno, baron de Zuylen.
- M. Georges Carr Glyn, rentier, 27, Grosve-nor Place Londres. Parrains : MM. E. Récopé, comte Deligny d’Alosno, baron de Zuylen.
- JVf. Pierre Souvestre, avocat, Rocklands, Lancaster, avenue Liverpool. Parrains: MM. P. Meyan, Thévin, Houry.
- M. Paul F inet, ingénieur civil, 7, rue de Tilsitt. Parrains : MM. comte Vitali, Marquis de Gouy d’Arsy, Marquis de Beauvoir.
- M. Georges Marie Aigoin, président de la Société Générale Parisienne des tramways, 24, rue Montaigne. Parrains : MM. E. Récopé, comte Deligny d’Alosno, baron de Zuylen.
- * ¥
- Puis on passe à la question de la course de 1899.
- M. le baron de Zuylen ayant donné lecture de la lettre de M. Archdeacon que nous avons publiée dans notre dernier numéro, le Comité se rend aux observations de M. Archdeacon et décide que le Conseil d’administration étudiera au point de vue financier le projet de la Commission ; celle-ci devra présenter son budget au Conseil.
- * *
- Puis M. Forestier donne lecture du règlement du Concours d’accumulateurs. Ce règlement est adopte par la Commission. Nos lecteurs en trouveront plus loin le texte.
- * *
- Le garage de l’A. C. F. dans son hôtel de la place de la la Concorde sera mis en adjudication. Il paraît qu’un candidat a déjà offert 30 000francs.
- Le Concours d'aceumulateurs de l'Â. C. F.
- RÈGLEMENT
- Article premier. — Sous le patronage et la direction de l’Automobile-Club de France, Société d’encouragement pour le développement de l’industrie automobile, un concours international est organisé entre les fabricants ou inventeurs d'accumulateurs pour voitures automobiles circulant sur les chaussées ordinaires.
- Art. 2. — Le concours aura lieu à Paris le deuxième lundi d'avril et jours suivants.
- Art. 3. — Le concours portera :
- a. Sur la durée des éléments.
- b. Sur le rendement industriel de la batterie, c’est-à-dire sur le rapport entre l’énergie fournie aux bornes des accumulateurs pendant la charge et l’énergie débitée pendant la décharge.’
- c. Sur li fréquence, l’importance et la facilité des opérations d'entretien.
- d. Sur 1 e poids des accumulateurs comparé à leur débit et à leur capacité.
- Le tout dans des conditions de trépidation et de variations de débit aussi semblables que possible à celles que les accumulateurs auraient à subir en service sur des voitures automobiles.
- Art. 4. — Le nombre de batteries n’est pas limité, mais aucun concurrent ne pourra présenter plusieurs batteries d'un même type.
- Art. 5. — Pour chaque batterie engagée, il sera payé une entrée de 500 francs, jusqu’au 31 janvier inclus, et une entree double a partir de ce jour jusqu’au 28 février 1899, date à la-
- p.793 - vue 797/833
-
-
-
- 794
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- quelle la liste des concurrents sera irrévocablement close, à minuit.
- La Commission dont il sera question à l’article 14 pourra exonérer de la moitié de ce droit les concurrents qu’elle jugera le mériter.
- Toute demande d'inscription devra être accompagnée du droit d’entrée, qui, en tout cas, restera acquis à la caisse de l’A. C. F.
- Art. 6. — Les batteries chargées devront parvenir au local consacré aux opérations du concours le mardi 4 avril avant six heures du soir, délai de rigueur, pour permettre l’installation des appareils de mesure, de contrôle, de décharge et de trépidation.
- Ce même jour, les concurrents remettront au président de la Commission une notice descriptive accompagnée de tous les dessins et échantillons nécessaires. Cette notice devra indiquer aussi le prix de vente de la batterie.
- Art. 7. -- Les épreuves du concours dureront, en principe, autant qu’il sera nécessaire pour mettre hors de service toutes les batteries. Cependant ces épreuves seront closes après six mois.
- Art. 8. — Chaque batterie présentée au concours, composée d’un nombre approprié d’éléments et contenue dans une caisse de groupement, ne devra pas peser plus 110 kilogrammes, non compris la caisse de groupement. Cette batterie devra pouvoir fournir 120 ampères heure au régime constant de 24 ampères pendant cinq heures, sans que la différence de potentiel s’abaisse au-dessous de 8,5 volts.
- Art 9. - Les épreuves auront lieu par périodes de six jours séparées par un jour de repos.
- Un jour par semaine, les batteries seront déchargées en tension, sans trépidations, au régime constant de 24 ampères pendant cinq heures. Toute batterie dont la différence de potentiel aux bornes, pendant ces essais, tomberait au-dessous de 8,5 volts, sera retirée du circuit.
- Après quatre mises hors circuit, la batterie sera définitivement éliminée.
- Le septième jour (dimanche) sera un ’our de repos.
- Art. 10. — La charge sera faite en huit heures au maximum sur les batteries montées en tension, avec un courant décroissant dont l’intensité initiale ne dépassera pas 30 ampères et dont l’intensité finale sera d’environ 15 ampères. La charge de chaque batterie sera arrêtée chaque jour sur l’indication du concurrent ou de son représentant dûment accrédité.
- Art. 11. — Pendant les intervalles de repos qui sépareront la décharge de la charge et qui n’excéderont jamais deux heures, les concurrents ou leurs représentants seront autorisés à visiter leurs batteries, à maintenir la richesse de la solution électrolytique, à nettoyer les éléments, mais ils ne pourront échanger aucune plaque, ni rien y ajouter.
- Art. 12. — Outre un compteur de quantité servant à déterminer la quantité d’électricité totale fournie ou débitée par l’ensemble des' batteries, un compteur d’énergie affecté à chaque batterie
- mesurera les quantités d’énergie absorbées par et fournies à chacune d’elles, de manière à permettre la détermination de leur rendement industriel.
- Un voltmètre industriel monté en dérivation sur les bornes de chaque batterie permettra de suivre l«s variations de la différence de potentiel pendant les charges et décharges successives. Ses indications seront vérifiées périodiquement à l’aide d’un volt-mètre étalon.
- Pendant cinq autres jours, les batteries seront soumises, pendant cinq heures, à l’aide d’un appareil automatique, à des trépidations aussi analogues que possible à celles qu’elles éprouveraient sur des véhicules automobiles circulant sur des chaussées empieiTées ou pavées ordinaires.
- Pendant ces cinq heures, les batteries montées en série seront soumises à des régimes de décharge à intensité variable, suivant le tableau et le dia-giamme ci-dessous.
- Ce diagramme de décharge, réalisé à l’aide d’un commutateur tournant en une demi-heure, sera reproduit dix fois de suite, chaque tour complet correspondant à une quantité d’électricité sensiblement égale à 12 ampères-heure.
- Tableau de décharge des batteries :
- Intensités O Durée Quantités d’électricité
- en ampères. en minutes. en ampères-minutes.
- 20 2 40
- 100 °>5 5°
- 3° 3 90
- 40 2>5 100
- 70 3 210
- 3° 5 150
- 20 4 80
- 0 10 0
- Totaux. .. 30 720
- Art. 13. — Le courant sera fourni par la com-
- mission aux concurrents et à leurs frais, au prix maximum de 1 fr. le kilowatt-heure, tous auties frais restant à la charge de l’Automobile-Club.
- Art. 14. — L’exécution de ce programme sera confiée à une Commission composée de membres de l’Automobile-Club non concurrents bona fide, nommés par le Comité de l’Automobile-Club. En sus des commissaires, le président de cette Commission pourra utiliser des ingénieurs-électriciens nommés par lui, pour effectuer les essais et exercer la surveillance nécessaire.
- Du fait de leur inscription, les concurrents s’engagent à se conformer aux décisions de mtte Commission, qui demeure seule juge de toutes les questions que peut soulever l’application du présent programme.
- Art. 15. — Cette Commission sera chargée de rédiger un rapport détaillé. Outre ce rapport, elle publiera périodiquement un compte rendu sommaire des résultats obtenus.
- Art. 16. — Des médailles et diplômes pourront être délivrés aux concurrents.
- Art. 17.— Les responsabilités civiles et pénales
- p.794 - vue 798/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 795
- resteront à la charge des concurrents à qui elles incomberont, étant bien entendu que l’Automo-bile-Club décline toute responsabilité de quelque nature qu’elle soit.
- L’Assemblée générale de l’Automobile-Club Belge
- L’A. C. B. s’est réuni la semaine dernière en assemblée générale ordinaire, sous la présidence de M. le comte Van den Straten Ponthoz, président.
- Le président a rappelé les travaux de l’A. C. B. pendant l’année écoulée et remercié tous ceux qui ont prêté leur concours.
- L’ordre du jour comportait l’élection d’un vice-président. M. le comte de Henricourt de Grune est élu à l’unanimité.
- Après une discussion très courte, l’assemblée a décidé que la cotisation sera portée à 40 francs, le droit d’entrée restant fixé à 20 fr.
- M. Ruys-Orban ayant proposé l’organisation d’un congrès international de tourisme, la question est renvoyée à la Commission de tourisme avec avis favorable.
- M. Grégoire propose ensuite d’organiser des concours pratiques. Il demande que la course de vitesse soit remplacée par une course où entreraient en ligne de compte le poids du véhicule, le poids transporté, le nombre de pannes, le prix des essences employées et la vitesse. Ce projet a été renvoyé à la Commission d’étude.
- MM. Craninck et Hansez demandent que l’A. C. B. s’occupe de délivrer des diplômes aux conducteurs, le personnel officiel étant insuffisant. Il faut donc que l’A. C. B. s’en occupe sérieusement et que ceux qui auront le diplôme sachent non seulement bien conduire, mais connaissent les moteurs et tout ce qu’il faut savoir pour parer aux accidents. La proposition a été renvoyée au Comité avec avis favorable.
- La séance a été levée après que M. Solvay a obtenu qu’une entente soit faite entre la L. V. B et le T. C. B. pour arriver à l’amélioration des routes. ,
- * *
- Course d’automobiles Toulouse-Pau
- Sur la demande de MM. Thorn et Nitot, présidents de l'A.C.F. de Pau, le Conseil municipal vient de voter une somme de 2 000 francs en vue d’une course d’automobiles de Toulouse à Pau en janvier 1899.
- Il est probable que la date sera choisie de manière à ce qu’elle coïncide avec les grands prix de la ville de Pau qui seront courus sur l’hippodrome de Pont-Long.
- * *
- Exposition d’automobiles au Puy
- De notre correspondant du Puy :
- Une intéressante tentative de décentralisation sera faite au Puy à la saison prochaine.
- On nous annonce, en effet, qu’un commerçant a l’intention bien arrêtée d’organiser ici un Salon d’Automobiles auquel on peut annoncer, d’ores et déjà, un brillant succès.
- J. P.
- * ¥
- Le règlement de la circulation
- D’après le Journal des Sports, la question du règlement sur la circulation des automobiles serait ajournée. De sorte que la circulation des voitures automobiles serait encore, et pour longtemps soumise aux arrêtés préfectoraux.
- Ces arrêtés préfectoraux se multiplient d’ailleurs et après ceux de l’Isère, de l’Oise et bien d’autres, voici que le préfet de la Dordogue vient à son tour de faire afficher son règlement dont notre correspondant de Périgueux nous envoie un exemplaire.
- Remarquons d’ailleurs que presque tous ces arrêtés donnent comme limite maximum la vitesse de 30 kilomètres à l’heure en rase campagne et en liguedroite, cette vitesse devant être réduite à 20 kilomètres dans les agglomérations sans obstacles et de 5 à 12 kilomètres dans les villes.
- * *
- Nouvelles voiturettes
- De nouvelles voiturettes à deux places sont annoncées de tous côtés pour la saison prochaine. Quelques-unes seront exposées au Salon du Cycle et de l'Automobile. C’est ainsi que la voiturette construite aux ateliers d’Ivry sur les plans du commandant Krebs et que nous avons annoncée dernièrement, sera exposée.
- De son côté la maison Mors exposera une voiturette à deux places munie des derniers perfectionnements. Nul doute que ces voitures ne soient un des principaux clous du Salon.
- + *
- Course d’un kilomètre
- Le 18 décembre prochain aura lieu une course d’un kilomètre pour automobiles. Le terrain choisi est l’allée centrale du domaine d’Achères, allée en ligne droite de 3 kilomètres de long. Quatre catégories : i° Véhicules électriques ; 2° Voitures à pétrole ; y Voiturettes ; 40 Tricycles.
- La course aura lieu sur deux kilomètres, chronométrés chacun de sorte qu’on aura le temps du kilomètre, départ arrêté et départ lancé.
- * *
- Les Automobiles en 1900
- Le préfet de la Seine a officiellement informé le Conseil municipal « que le Gouvernement a « décidé le transport, sur cet emplacement, d’une « grande partie de l’Exposition des chemins de « fer, des tramways, des automobiles et des cy-« clés ».
- Dans l’idée de M. Picard, les constructeurs
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris J.-B Chassenet, agent général pour la France
- p.795 - vue 799/833
-
-
-
- 796
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- exposeront à la classe 30 un ou deux modèles de leur production, simplement pour montrer qu’ils existent. La véritable exposition d’automobiles se tiendra au bois de Vincennes, où les véhicules auront plus d’espace et pourront même circuler sous les yeux des visiteurs.
- . -S.
- * * - ' .
- Tourisme 'automobile
- Quelques chauffeurs russes ont l’intention, à la veille de l’Exposition de 1900, d’organiseï une grande excursion de Russie à Paris, en automobile. Deux voitures Panhard-Levassor, une Peugeot et une Benz doivent déjà effectuer le parcours O dessa-Kiew-Varso vie-Berlin-Paris.
- Cette promenade de près de 4 000 kilomètres est due à l’initiative de MM. le prince Abamélek et Guijitsky. La caravane s’augmentera certainement en route de nombreux touristes. Le succès de cette promenade nous fixera en tous cas sur la question si controversée de l’état des routes en Russie.
- * *
- Nous avons le plaisir d’annoncer la transformation de notre confrère belge Y Automobile illustré, organe officiel de l’Automobile Club de Belgique. De nombreuses améliorations ont été apportées au corps du journal qui se met ainsi au niveau des principales publications similaires des autres pays. La Revue comprend comme auparavant une partie oificielle et une partie non officielle. Cette dernière a été particulièrement soignée et est maintenant illustrée de nombreuses et intéressantes gravures.
- * +
- A l’occasion du Salon du Cycle et de l’Automobile les ateliers Le BrunetC*0, 4, Grande-Rue, à Montrouge, seront ouverts aux visiteurs qui y trouveront nombre de voitures à essayer. Les directeurs de cette maison n’ont pas pu prendre part au Salon du Cycle et de l’Automobile, surchargés de besogne par les commandes qui leur arrivent sans cesse. Ils peuvent au moins livrer dans de courts délais et à des prix abordables. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les maisons.
- * l
- * * 1
- De notre correspondant d’Avignon : ?
- « Les chauffeurs qui se rendent sur la Côté-d’Azur par la route Paris-Antibes, devront fajre attention à un passage très dangereux situé près de la borne 208 à quinze kilomètres au nJrd d’Avignon. En ce point, la route depuis plusieurs kilomètres très droite et très bien macadamisée est subitement coupée par le lit d’un torrent.
- « On arrive donc sur cet obstacle en pleine crise de célérité, et les ressorts les mieux trempés ne sauraient résister à deux épreuves de ce genre. Nous conseillons donc à nos lecteurs qui se proposent de parcourir cette région, d ouvrir l’œil entre Courthizon et Sorgues qui sent les deux agglomérations entre lesquelles se trouve ce point dangereux. »
- Bibliographie
- Vient de paraître chez Fritsch, 30, rue Jacob, Paris, la Pratique de la Photographie Instantanée par les appareils à main par M. E. Frippet, préface de M. Albert Londe. Cet intéressant ouvrage, l’un des plus complet qui aient été écrits sur cette question, passe en revue les notions nécessaires à l’instantanéïste Après une rapide revue des principaux appareils, l’auteur donne quelques conseils très utiles sur le temps de pose, la position à prendre pour opérer, le laboratoire, le développement, le tirage des épreuves et sur toutes les opérations photographiques. Quelques tableaux bien compris permettent de se rendre facilement compte de la vitesse d’obturation à employer.
- L’auteur consacre ensuite plusieurs chapitres aux positifs sur verre, agrandissements, projections, étude complétée par la description des principaux appareils pour l’étude du mouvement par la photographie Kinétoscopes, Cinématographes, etc.
- Signalons enfin une charmante notice de G. de Lafreté sur le tourisme et la photographie.
- Sociétés
- Il est formé sous la raison sociale Clément (J.-B) et Ce une Société pour l’exploitation d’un Garage pour automobiles au capital de 50 000 francs. Le siège social est à Paris, boulevard de Courcelles, n° 120.
- (Dr. 4 décembre).
- *
- Formation d’une Société au capital de 200 000 fr. pour l’étude, la mise en valeur et l’application éventuelle à l’automobilisme, etc... d’une pile électrique. Siège social, 8, rue de l’Echelle La Société prend la dénomination : Société d’Etude des Piles Electriques. Ont été nommés administrateurs : MM. de Rufz de Lavison, Gault, Tossizza. Commissaires : MM. de la Morlière, Gringoire.
- *
- Formation d’une société de Traction automobile sur route au capital de 100 000 francs sous le nom de Compagnie de Transports Automobiles, Réseaux d’intérêts locaux et départementaux, siège social, 10, rue de la Chaussée d’Antin.
- (A. P. 1 décembre)
- *
- Formation d’une Société entre MM. A Debière, Ch. May, A. Monier, et G. Bary pour la fabrication et la vente de motocycles et voitures sutomo-biles. Raison sociale: Société Française de construction des Automobiles France, Monier May, et Cie. Capital social 10 000 francs, siège social à Puteaux, 184 rue de Paris.
- PNEUS MICHELIN
- Capital : 2,000,000 de francs,dont 1,700,000 francs versés,
- ÉMISSION
- de 1.400 Obligations 4 °/0 (le 500 francs chacune
- Remboursables en 25 ans.
- Taux D’Emission : 485 francs
- ,, i t HO francs en souscrivant;
- t 435 francs lorg (jg la répartition.
- La Souscription est ouverte dès maintenant et sera close le 20 Décembre 1898.
- Pour reusefimni. uiire à Clermont-Ferrand ou à Paris, 7, Rue Gounod.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobil G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.796 - vue 800/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 51
- 22 Décembre 1898
- Otno
- lie
- REÏDE DES VOITURES ET VÉHICULES
- HAUT PATB0KA6E dn TDD1IHUÜB DE FIAICE
- SOMMAIRE RE »• 51
- Les Voitures Delahaye, Paul Sarrey.
- Le Nouveau Carburateur Longuemare, Paul
- Sarrey.
- La Course du kilomètre.
- Les Automobiles de la Compagnie des Automobiles Henriod, D.
- Course Nice-Castellane-Nice.
- Gonflage automatique des pneumatiques.
- La nouvelle voiture à 2 places de la Maison Mors, De Leyma.
- Le Salon du Cycle et de l’Automobile, revue le quelques stands, la nouvelle voiture à 2 places de la maison Panhard-Levassor.
- Petites Nouvelles.
- MOTEUR HENRIOD
- p.n.n. - vue 801/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Abonnements pour 1899
- Nous prions ceux de nos abonnés qui auraient l’intention de ne pas renouveler leur abonnement de nous prévenir avant le 25 décembre.
- Passé cette date, la quittance pour 1899 sera mise en recouvrement postal ^ans Frais.
- Voitures Delabap
- Nos lecteurs connaissent depuis longtemps la Maison Delahaye, de Tours,' qui, dès les premières manifestations automobiles tint un rang des plus honorable^, et dont la Locomotion Automobile pariait déjà avec éloges en août 1895.
- Depuis lors, cette maison n’a pas ce^sé détenir l’une des meilleures places; pour ne parler que des grandes manifestations automobiles, rappelons qu’elle se classait seconde en 1896 dans la grande course Paris-Marseille et retour (1 700 kilomètres), et cette année première dans Paris-Amsterdam .et retour (1 500 kilomètres).
- Cette maison, qui s’est transformée en Société, sous la raison sociale Em. Delahaye et Cie, achève en ce moment la construction, à Paris, d’ateliers modèles de montage et de réparation qui fonctionneront concurremment avec ceux de Tours, de façon à pouvoir quadrupler sa production actuelle.
- La Maison Em. Delahaye et Cie n’a cessé de perfectionner ses différents modèles, ainsi qu’il nous a cté donné de le voir, et comme nous allons l’expliquer succinctement.
- Elle emploie toujours ses moteurs à essence de pétrole, à deux cylindres horizontaux avec bielles agissant sur vilebrequins calés à 180 degrés, pour l’équilibre des pièces en mouvement; ils ont été l.'gère-j ment perfectionnés suivant les données fournies par l’expérience, et la force en a été portée à 6 et 8 chevaux, suivant les! types de voitures.
- L’allumage y est électrique, avec courant lourni par un seul accumulateur que l’on peut ne remplacer que tous les 2 000 kilomètres environ : les contacts sont commandés par un appareil nouveau et spécial, qui permet précisément l’emploi d’un seul accu-
- (1) Delahaye et Cie. 34, rue du Gazomètre à Tours et 10, rue du Banquier à Pans.
- mulateur, tout en assurant l’allumage d’une façon remarquable.
- Les cylindres sont refroidis par circulation d’eau à l’aide d’une petite pompe dont la poulie de commande est calée sur l’arbre intermédiaire; le réservoir d’eau est de très petite capacité, parce que l’eau chaude passe dans un refroidisseur tubulaire suspendu entre les roues d’avant du véhicule, et rafraîchi par le déplacement d’air produit par la marche même; ce dispositif, que la Maison Em. Delahaye et Cie a été la première à réaliser d’une façon pratique, permet de marcher des journées entières sans être obligé de renouveler ni rafraîchir la provision d’eau de circulation; il constitue donc une amélioration notable dans la construction de ses voitures.
- Les soupapes d’échappement du moteur sont commandées par deux cames : l’une, la plus grande fonctionnant normalement en tout temps; l’autre, plus petite qui n’est en prise qu’au moment de la mise en route et qui constitue un perfectionnement sensible pour cette opération.
- Le rôle de cette petite came est en effet de donner un peu d’échappement anticipé pendant la période de compression (moteurs a 4 temps du cycle ordinaire) ce qui peut nuire momentanément au bon rendement du moteur, mais qui permet une mise en route très facile, presque sans effort; dès que le moteur est lancé, on déplace la petite came qui n’a plus aucune action. Le lancé s’opère en agissant sur un petit volant X qui est déporté latéralement à l’extrémité de l’arbre moteur et en dehors de la caisse proprement dite du véhicule.
- Le graissage du moteur et des pièces en mouvement se fait à l’aide d’un graisseur Henry: le graissage des coussinets de bielles se fait par les flasques de l’arbre coude portant des réservoirs spéciaux d’atnenée d’huile.
- Le châssis tubulaire supporte tous les
- p.798 - vue 802/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 799
- organes de transmission et de direction comme le représente le schéma reproduit figure i.
- La transmission se fait par deux courroies se déplaçant sur des couples de poulies (folle et fixe) la plus grande et la moyenne vitesses sont obtenues directement sur l’arbre intermédia;re M ; la petite vitesse et la marche arrière s’obtiennent par un relai d’engrenages et un second arbre intermédiaire M\ c’est ainsi que sans augmenter l’encombrement ni le nombre de courroies de l'ancien type de voiture, on a réalisé trois vitesses principales et un mouvement de recul, à l’aide de ce dispositif spécial, et cela sans bruit, sans à-coups, ni chocs,
- Sur le schéma, le moteur est figuré ep A,
- avec soupapes d’admission en CC, soupapes d’échappement DD et en B, l’arbre intermédiaire (à vitesse réduite de moitié) commandant !a distribution.
- Le carburateur à barbottage est en E avec en F, le flotteur distributeur, réglant le niveau du pétrole. L’air qui se rend au carburateur, pénètre par G, s’échauffe dans la boîte H, superposée au moteur, et ressort en G’ : il se charge d’hydrocarbures dans le carburateur E, et pénètre par F dans le robinet/où il se mélange avec l’air pur affluant de l’extérieur par /”. R est la valve réglant le volume du mélange explosif. Le robinet / est manœuvré de l’avant du véhicule par la manette Z, et la valve K par la péfigle figurée en Z’.
- Ftg. i — Schéma du châssis des voitures Delahaye.
- L’arbre moteur porte ]es tambours /, a, dont la masse forme également volant, et qui commandent par courroies les poulies doubles F (une fixe et une folle) correspondant à la moyenne vitesse, le tout sur l’arbre intermédiaire M qui porte également le différentiel et les pignons d’entraînement par chaînes des roues arrière motrices.
- Un second arbre intermédiaire M' est commandé par un engrenage (4) fou sur l’arbre M, mais solidaire de la poulie folle (3); il porte les engrenages de réduction correspondant à la petite vitesse et à la marche arrière (celle-ci obtenue par un pignon (5) qui engrène la roue (6) dentée intérieurement pour le renversement de la marche).
- Ceci dit, voici comment le conducteur règle la vitesse.
- Il a, à portée de la main, sur la colonne de direction, une première manette qui commandela grande vitesse, et une seconde manette commandant la moyenne vitesse, à l’aide de simples fourchettes d’embrayage, qui font glisser la courroie intéressée, de la poulie folle sur la poulie fixe du couple correspondant à la vitesse voulue. Un autre levier figuré en S commande la marche arrière et la petite vitesse par le déplacement d’engrenages(4.5.6). Ces vitesses sont obtenues avec la même courroie, servant à la moyenne vitesse.
- Les vitesses sont proportionnées ainsi : avec moteur de 6 chevaux et 6 places, 8,18 et 30 kilom.à l’heure: avec moteur de 8 chevaux, 10, 21 et 36 kilom. à l’heure. Et au delà, avec de nombreusesvariantes,suivant la forme et le poids des voitures.
- p.799 - vue 803/833
-
-
-
- 800
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- La direction se fait par biellettes et roues d’avant à pivot, comme à l’ordinaire, commandées par une très forte chaîne de direction Pet colonne reliée au guidon. Tous les leviers de commande sont groupés autour de ce guidon : les manettes de commande des fourchettes d’embrayage de grande et moyenne vitesse: le levier S qui déplace les
- engrenages pour la marche arrière et la petite vitesse. En O est placé latéralement, mais à portée de la main, le levier commandant les freins à lame, montés sur le moyeu des roues arrière. Un autre frein à lame est monté en N sur le différentiel, il est manœuvré par la pédale N’.
- On sait que la pédale U actionne la valve
- Fig. 2 et 3. — Breaks de
- K qui réduisant l’arrivée de gaz explosif aux cylindres fait ralentir le moteur, sans cependant l’arrêter complètement, et diminue' ainsi sensiblement les trépidations si désagréables à petite allure, lorsqu’on est forcé de ralentir fortement ou même d’arrêter complètement par suite d’encombrement de la voie parcourue.
- Ajoutons que la béquille est supprimée et remplacée par un rochet sur le moyeu des roues arrière.
- Les automobiles Delahaye sont de bonnes
- la Maison Delahaye et O*
- voitures de fond, destinées au tourisme pratique, et fort bien étudiées comme stabilité, facilité de conduite, absence de trépidations, endurance aux longs parcours et puissance effective.
- Le châssis portant le mécanisme que nous venons de décrire, peut recevoir toutes les formes de carrosserie, depuis les voitures à 2 places, jusqu’aux breaks, voitures de livraison, etc.
- Nous reproduisons d’ailleurs différents types courants delà Maison, notamment le
- p.800 - vue 804/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 801
- Fig. 4. — Voiture Delahaye gagnante de la course. Geneve-Meillerie
- Fig. 5. — Nouvelle voilurette à deux places de la Maison'Delahaye et Cu
- break de M. Jones, lequel a gagné l’été der-nte , comme on s’en souvient, la course Genève-Aleillerie. La voiture type Limousine à 6 places; un break à avance de coupé et la voiturette, de création toute récente.
- Cette petite voiture, avec moteur de
- 4 .chevaux, une seule courroie et une seule manette de manoeuvre, transpone couramment deux voyageurs à l’allure de 28 à 30 kilomètres.
- Paul SARREY.
- p.801 - vue 805/833
-
-
-
- 802
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Le Nouveau Carburateur Lonpemare
- Le nouveau carburateur Longuemare est une des nouveautés du Salon : nous nous empressons d’offrir à nos lecteurs la primeur de sa description.
- Dans un réservoir (fig. i) ou boîte en bronze R se meut un flotteur en tôle F qui, lorsque le réservoir R est vide, vient appuyer, à ton 1 de course, sur les deilx petits leviers à contre poids II lesquels soulèvent à leur tour la masse p et par suite le pointeau qui découvre l’orifice de l’arrivée
- • [o
- du moteur, entre par le tuyàti| D, pénètre dans la pu ce déformée qu’es, l’étrangleur E, dont le rôle est de réduire la section d’écoulement pour en augmenter la vitesse et faire en quelque s.rte office d’ejecteur.
- Sous 1 effet de l’aspir^tu n ainsi produite, et par l’asp ration même du moteur, 1 essence, gui se tamise à travers les toiles mé-tall ques /, raverse la pièce /, tero inée par une rte de chapeau à rainures /z, à travers lesquelles elle s'échappe pour venir se mélanger inf inement à l’air chaud qui afflue de D. Le gaz hydrocarburé ainsi f rmé •traverse encore une autre série de toiles
- de l’essetice en A. L’essence monte alors dans le réservoir R, en soulevant le flotteur F et passe de là par le canal aa dans la seconde partie du carburateur, le vaporisateur V. Cette essence est légèrement chauffée, sur son parcours, au travers de la paroi b, par une circulation de gaz chauds qui, provenant de l’échappement, circulent dans la chambre C qui entoure le conduit de l’essence.
- D’autre part, l’air pur chauffé au contact
- métalliques 7 pour pénétrer dans le robinet à deux clefs K et A’.
- La clef À règle la quantité de gaz hydrocarburé à admettre au moteur. La clef A’ règle la quantité d’air pur, admise par la fente latérale m, qui doit être mélangée avec le précédent pour former le mélange explosif qui se rend finalement au moteur par la lubulure supérieure O. Les deux clefs ou robinets K et A’ sont munis de tring.es de manœuvre à la disposition du conducteur pour le réglage de la carburation.
- Ce nouveau carburateur léger, formé de pièces très simples et de panies faciles à visiter, est extrêmement sensible et absolument indéréglable: il est insensible aux trépidations delà route et son fonctionnement est très régulier.
- (I) Mme veuve Longuemsre, 12, rue du Buisson-Saint-Louis, Paris.
- Paul SARREY.
- p.802 - vue 806/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 803
- La Course du kilomètre
- Dimanche dernier s’est courue la course dite du kilomètre organisée par la France Automobile, Le parcours était en réalité de deux kilomètres, les temps étant pris de façon à avoir pour chaque voiture le temps du kilomètre départ arrêté et du kilomètre départ lancé. La piste était la route centrale du Parc agricole d’Achères, route qui traverse ce vaste parc entouré de murs, presque plate et en ligne droite sur près de trois kilomètres, et que l’on peut fermer à la circulation. Ajoutons que la Ville de Paris, à qui appartient le Parc, a, par l’intermédiaire de son ingénieur en chef, M. Launay, mis une fois pour toutes sa piste à la disposition des chauffeurs. C’est là un grand pas de fait dans l’acheminement vers l’automobilo-drome, grâce auquel on arrivera peut-être à supprimer les courses sur routes.
- Vingt et un concurrents ont pris part à l’épreuve ; i voiture électrique, 12 voitures à pétrole et 7 tricycles .
- Trois chronométreurs dont les chronomètres étaient réglés les ixils sür lès autres prenaient les heures de passage de9 concurrents, au départ, au bout du premier kilomètre et à l’arrivée. Disons de suite que* confirmant toutes les prévisions, la voiture électrique pilotée par M. le comte de Chasseloup-Laubat est arrivée première battant de loin les véhicules à pétrole. Elle a couvert le kilomètre arrêté en 1 m. 12 s. 3/5, ce qu-i donne du 50 à l’heure, et le kilomètre lancé en 57 secondes ce qui donne une vitesse de plus de 63 à l’heure.
- Le véhicule à pélrole qui a ensuite fait le meilleur temps est la voiture conduite par Loysel qui a fait 1 m. 26 s. 3/5 et 1 m. 3 s.
- Voici d’ailleurs le tableau des temps faits par les concurrents :
- Voitures électriques
- Ie1' K1L. 2e KIL. TOTAL
- m . s. c. m . s. c. in. s. c.
- I. Chasseloup-Laubat 1 12 3 » 57 » 2 9 3
- Voitures à pétrole
- I. Loysel 1 26 3 1 3 » 2 29 3
- 2 . Giraud 1 27 2 1 6 3 2 34 »
- 3- Breuil 1 28 » 1 9 1 2 37 1
- 4- Mouter 1 27 1 X 12 1 2 39 2
- 5- Baron Turckeim. . 1 33 1» I l7 4 2 5° 4
- 6. Leveg 1 34 i X 18 3 2 52 4
- 7- E. Mors 1 37 1 1 21 4 2 59 »
- 8. Lefebvre 1 46 3 1 26 3 3 l3 1
- 9- Roscoff 2 1 » I 46 3 3 47 3
- 0. Perrot 2 1 » x 48 2 3 49 2
- x1. Sphinx 1 58 1 1 53 » 3 51 1
- 12 s Ghameroy 2 27 2 2 27 2 4 54 4
- Tricyc les
- i ; %‘d. 1 20 0 X 13 3 2 33 4
- 2 B aras I 2 i 1 I 17 2 2 38 3
- 3 • Fai nian I 26 3 1 22 2 2 49 »
- 4* Marot 1 42 2 I 35 » 3 l1 2
- 5 • Duanip 1 43 >: X 36 > 3 19 »
- 6. Bar I 5° i X 36 4 3 27 »
- 7- Werner 1 54 4 I 5 2 » 3 46 4
- On voit que, la voiture électrique mise à part, le meilleur temps pour le départ arrêté a été fait par un tricycle tandis que le meilleur temps départ lancé appartient à une voiture.
- Les AutomoMles Moll
- Parmi les nouveautés du Salon du Cycle et de l’Automobile, nous devons signaler les voitures qu’expose la Compagnie des Automobiles et Moteurs Henriod. C’est en effet la première fois que cette maison présente des voitures au public.
- Nous avons déjà, dans notre numéro du 16 juin dernier, décritles principaux modèles des voitures de cette marque tels qu'ils existaient à cette époque, mais nous faisions prévoir que, la période d’essai n’étant pas lerminée, des perfectionnements pourraient être encore apportés au mécanisme; c’est ainsi, en particulier, que le moteur est maintenant à l’avant au lieu d’être à l’arrière, comme dans les premiers modèles. Aussi avons-nous cru intéressant, à l’occasion du Salon du Cycle, de refaire une étude plus complète des voitures de cette marque que nous croyons appelée à prendre une des premières places. M. H em iod n’est d’ailleurs pas un nouveau venu dans la mécanique, et ses machines à travailler les métaux sont bien connues, en Suisse particulièrement.
- * *
- Le moteur dont nous donnons en tête de ce numéro une vue et une demi-coupe est à deux cylindres opposés, fixés au châssis parallèlement à l’essieu d’avant au-dessus duquel ils sont disposés.
- Les pistons agissent par l’intermédiaire de bielles sur des manivelle calées à 180 degrés sur l’axe du moteur. Les deux explosions se produisant simultanément, tendent à s’équilibrer et il en résulte une diminution sensible des trépidations.
- Le moteur comporte deux particularités intéressantes. Le refroidissement est obtenu ; ar simples ailettes, sans circulation d’eau et ceci pour des moteurs d’une puissance de 2, 6, 8 et même 10 chevaux. C’est là un résultat remarquable et rarement obtenu.
- No’S avons pu constater par nous-mêmes que l’échaiiffement produit par la marche, avec u ! moteur de 7 ch. 1/2, e-t très normal : les ailettes, d'un disp si if tout spécial, 1 et o dissent suffi amment.
- Un autre point impoitant eA la suppression du 1 arbura’eur, le pétro e étan admis directement dans les cylindres. Ce dispositif a donné les meille rs résultats.
- Nous ne donnons pas encore aujourd’hui le détail de l'appareil d’admission du pétrole qui remplace le carburateur, étant
- p.803 - vue 807/833
-
-
-
- 804
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Fig. 9. — Mot, ur fixe pour l'industrie.
- Fig. 10. — Voiture de course à 2 places.
- p.804 - vue 808/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 805
- Fig. 4.— Omnibus à 6 places.$
- Fig. 8. — Première voiture Henriod de 1896.
- Fig. 12. — Break-à 4 places, avec pav.lion.
- p.805 - vue 809/833
-
-
-
- 806
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- arrêtés par des questions de brevets. Nous en ferons connaître le dispositif, fort ingénieux, sitôt que nous pourrons le faire sans inconvénient pour l’inveriteüi-, c’est-à-dire d’ici peu.
- Les oupapes d’admission et d’échappement ont été disposées de telle façon que formant en quelque sorte un organe distinct du moteur, la comtruction de celui ci est simplifiée et l’entretien des soupapes est des plus faciles.
- Le moteur se trouvant à l’avant, ses organes sont très facilement accessible- ce qui en rend la sürvei lance aisée dan - tous ses détails. Sur l’arbre moteur se trouvent disposés les engrenages de changement de vitesse et de marche arrière ainsi que l’embrayage. Le mouvement de cet arbre est transmis aux roues par pignons et chaîne.
- Les véhicules actuels sont munis de 3 et 4 vitesses, d’une marche arrière et d’un embrayage progressif dont l’emploi est des plus commodes pour la circulation dans les villes au milieu des embarras des voitures. Cet embiayage permet d’ailleurs la mise en marche douce du véhicule, sans choc désagréable.
- Comme nos lecteurs peuvent le voir sur nos figures, la Compagnie des Moteurs et Automobiles construit tous les modèles de voitures que l’on peut désirer, depuis la voiturette à deux places, jusqu’à l’omnibus de famille à 8 et jo places.
- Ces véhiculés sont munis de moteurs de puissance différente suivant le poids à mouvoir: 4 chevaux pour la voiture, 6 chevaux pour la Victoria à deux places, 7 chevaux pour la grande voiture et 8 à io chevaux pour l’omnibus de famille. La maison Hen-riod construit également la voiture de course à deux places pesant 700 kilos avec moteur de 10 chevaux.
- Les usines de la rue de Sablonville ne construisentpas que des voiture-; on peutéga-lement remarquer au Salon le tricycle avec ou -sans voiturette remorque et le quadricycle à deux places munis d’un moteur vertical de deux chevaux.
- Ce moteur possède le même dispositif d’admission du mélange carburé que le moteur horizontal. Il est fixé au bâti du tricycle par un simple collier à serrage central. Ce dispositif présente certains avantages au point de vue de la dilatation des parois du cylindre, et permet de démonter rapidement le moteur. Ces motocycles sont également munis d’un embrayage qui se manœuvre facilement et permet d’arrêter le tricycle sans arrêter le moteur. Ce dispositif est utile dans un grand nombre de cas et en particulier dans les embarras de voitures.
- Nous croyons savoir que la Compagnie a l’intention de vendre une licence de fabrication de ces motocycles, ses usines étant
- bien suffisamment occupées par la construction des voitures.
- Au Salon, là maison Henriod expose un certain nombre de voitures, voiturettes à deux places à moteur de 4 chevaux, voiturettes de course à moteur de to chevaux, un grand phaëton avec siège à l’arrière pour le mécanicien et un grand omnibus fort remarqué. Elle expose en outre ses tricycles et quadricycles à moteur vertical ainsi que le moteur industriel. De plus, pendant toute la durée du Salon, les Directeurs ont mis une voiture à quatre places à la disposition des visiteurs désireux d’étudier la machine en marche.
- En résumé ces machines sont de construction simple et le mécanisme en est surtout d’un accès particulièrement facile. Leur succès au Salon fait bien augurer de leur avenir.
- D.
- Course Hics-Castellaoe-Niee
- Une caravane de chauffeurs ëst allée reconnaître le parcours de la course Nice-Castellane-Nice Différents points ayant été reconnus dangereux, les organisateurs ont décidé de neutraliser la partie de l’itinéraire comprise entre Castellane et le Plan-du-Var, près d’Entrevaux. Une première arrivée aura donc lieu à Castellane et les concurrents repartiront en touristes jusqu’au Plan-du-Var,d’où un nouveau départ en course sera donné pour le parcours restant à couvrir jusqu’à Nice.
- Voici le programme du meeting automobile de mars sur la Côte d’Azur :
- Mardi 21 mars. — i° Course des coüreüts de vitesse sur le parcours Nice-Castellane-Nice. Départ sur la Promenade des Anglais à 7 h. i/à dü matin. Entrée 100 fr. — 20 Course des touristes sur le parcours Nice-Puget-Théniers-Nice. Départ à 8 h. r/2. Entrée 50 fr. La course sent süiviepât un train spécial. L’arrivée se fera probablement vers 2 h. 1/2 sur la Promenade des Anglais.
- Mercredi 22 mars. — Exposition obligatoire de tous les concurrents sur la place Anglicane.
- Jeudi 23 mars. — Concours pour le record du mille, du kilomètre départ arrêté et du kilomètre départ lancé. Départ à 2 heures sur la Promenade des Anglais.
- Vendredi 24 mars. — Course Nice-Monte-Carlo par la Turbie. Le départ sera donné sur la route de Gènes a 10 heures du matin. — A 2 heures de l’après-midi aura lieu un concours d’élégance sur la place du Casino à Monte-Carlo.
- Nous rappelons que les engagements pour toutes les courses doivent être envoyés au secrétariat de l’Automoblle-Vélo-Club de Nice, 15, rue Chauvain.
- Dès à présent, 22 voitures ont envoyé leur engagement, ainsi que 10 motocycles. Les départs étant volants, les positions au départ seront déterminées par les numéros d’ordre d’engagement.
- p.806 - vue 810/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 807
- Gonflage antomitigie les Pnenmatiques
- pendant la marche
- Système Ke^sting et Herz (1)
- MM. Joseph Kersting et Max Herz, ingénieurs à Berlin, viennent de faire breveter un système fort simple et qui paraît prati-tique, au moyen duquel les bandage > n’ayant subi que de légères perforations où ne fuyant qu’un peu par leur valve, peuvent être remplis automatiquement pendant la marche au fur et à mesure des pertes, et ainsi conserver leur pression initiale.
- La figure i ci-contre représente une coupe longitudinale dans le bandage.
- La figure 2 est une coupe transversale lorsque le bandage est gonflé.
- La figure 3 représente une coupe analogue lorsque le bandage est déprimé.
- La chambre à air / recouverte par Une en-
- veloppe ordinaire m est rétrécie en a et sa paroi est rendue inextensible en cet endroit par un entoilage. Sous l’action de la tension circonférentielle produite par l’air comprimé, la partie a s’appuie sur la face interne de l’enveloppe m correspondant à la jante, de telle sorte qu’il reste un espace vide entre la chambre et l’enveloppe du côté extérieur.
- Dans cet espace est logé une sorte de sac en caoutchouc p qui forme pompe, et dont les parois sont collés sur la chambre à air et sur l'enveloppe, de façon à suivre tous les mouvement; de compression et d’extension de ces dernièfes.
- La pompe p est munie d’une soupape d’aspiration 5 et d’une soupape de refoule-
- (I) Communication de MM. Marillier et Robelet, office international pour l’obtention des brevets d’invention én France et à l’étranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. *
- ment d. L’air extérieur arrive à la première de ces soupapes par un tube r qui traverse la chambre à l et la jante f.
- Lorsque pendant la marche, la partie de l’enveloppe qui est en contact avec la pompe p repose sur le sol, cette pompe est aplatie comme l’indique la figure 3, ce qui refou'e l’air qu’elle contient jusque dans la chambre le t à travers la soupape d. Il est à remarquer, cependant, que ce refoulement ne peut avoir lieu que lorsque la pression produite est inférieure à celle qui se trouve déjà dans la chambreàair; en d’autres tern es, cette dernière ne reççit d’air que lorsqu’elle en manque.
- Aussitôt que la partie du bandage qui contient la pompe a quitté le sol, cette pompe reprend sa forme initiale, par l’effet du redressement de l’enveloppe m, et une certaine quantité d’air est aspirée par le tube r et la soupape s, pour être refoulée au tour suivant dans la chambre intérieure /.
- Dès que la pression dans la chambre à air a atteint le degré voulu, la soupape d ne se soulève plus et la pompe ne produit plus aucun effet.
- L'AotiinlÉsnie en Angleterre
- Sir David Salomons, interviewé par un rédacteur de 1 'Automotor and Horseless Vehicle Journal, a fait un parallèle entre la situation actuelle de l’automobilisme en Angleterre et en France.
- « Les chevaux, a-t-il dit, sont considérés ici comme des amis. Il n’en est pas tout à fait de même en France. Et puis, en France, bien que de très rigoureux règlements aient été élaborés en ce qui concerne la locomotion autoombile, aucun n’est mis en vigueur avant qu’un accident survienne: 14 milles à l’heure, environ, constituent le maximum de vitesse, mais 30 et 35 milles à l’heure sont la vitesse qui se fait tous les jours sur les grandes routes, et ces allures sont considérées comme légalement admises.
- « D’autre part, un maximum de poids de charge est bien spécifié, mais jamais observé. Les circonstances favorisent donc étrangement la locomotion automobile de l’autre côté de la Manche.
- « Au fond, ajoute Sir David, le grand public ne regrettera pas les garanties imposées à la locomotion mécanique par la législation anglaise. Voyager à 35 milles à l’heure constitue sans ^oute, une expérience divertissante et ravissante pour les personnes qui sont dans les voitures ; mais il faut aussi songer aux piétons ët aux moyens de circulation moins rapides.
- « S’il était permis aux automobiles de brûler tous les chemins à des vitesses de 33 milles a l’heure, les coroners seraient en droit de réclamei une augmentation de salaire. »
- p.807 - vue 811/833
-
-
-
- 808
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Mie More à déni places de la Maison Mors
- La maison Mors a exposé cette année au salon du Cycle et de l'Automobile une voiture qu’elle vient de terminer et qui, s’il faut en juger par son ensemble, aura la faveur du public. Très bien placée à l’entrée du Salon, elle a été, dès le premier jour, particulièrement entourée : d’ailleurs la mode est aux voitures légères et pas trop chères.
- La voiture Mors est à deux places. Le moteur placé à l’avant avec le reste du mé-
- canisme a une puissance de quatre chevaux effectifs ; il se compose de deux cylindres horizontaux opposés. Les bielles sont réunies à la manivelle de façon qu’à un instant quelconque, toutes les pièces occupent des positions deux à deux symétriques; le résultat de cette disposition est que les trépidations sont à peu près complètement évitées ; le châssis a donc pu être construit très léger, et le poids de la voiture n’est que de 350 kilogrammes environ.
- Nouvelle voiture Mors; à deuio (-laces.
- Le carburateur est à flotteurîet à niveau constant : le piston dans sa course d’aspiration produit l’écoulement de l’essence par un petit ajutage, autour duquel passe l’air appelé en même temps : l’essence est immédiatement et complètement réduite en vapeur et les orifices sont calculés de façon que le nié ange de vapeur et d’air se fasse dans les propoitions les plus convenables.
- La voiture est munie d’un changement <jïe vitesse donnant trois combinaisons différentes et la marche arrièie : les transmissicfis se font toutes par engrenages ; dans :1a construction de cette voiture, M. Mors a, en effet, complètement abandonné les courroies dont il se servait autrefois exclusivement.
- L’allumage est électrique : il est produit par le mouvement même du piston. L’étincelle est donnée par une minuscule machine
- dynamo montée sur le cadre de la voiture. Le refroidissement se fait par circulation d’eau. L’eau, après avoir refrc idi les cylindres est envoyée par une petite pompe dans le radiateur placé à l’avant de la voiture : il se compose d’un serpentin dont les spires sont placées les une à côté des autres et sur lequel sont enflées de petites .bagues en aluminium munies d’ailettes. Il est très efficace et l’eau n’atteint jamais une température bien élevée.
- La direction se fait par essieu brisé et barre de direction. Sur la colonne de direction sont placées la manette de marche a\ant etairière et celle de changement de vitesse. Un accélérateur et un commutateur permettant de couper le circuit électrique de l’allumage complètent l’ensemble.
- La carrosserie a été très soignée et les deux spécimens exposés l’un noir, relevé de
- p.808 - vue 812/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 809
- rouge, dont nous donnons la photographie, l’autre, où la couleur bois et le jaune dominent se disputent l’attention des visiteurs : les roues sont à jantes de bois munies de pneumatiques.
- Le prix de la voiture est de 5.400 francs.
- De LEYMA.
- Le Salon in Cycle et le l'Automobile
- L’inauguration du Salon du Cycle et de l’Auto-bile qui se tient à la Galerie des Machines a eu lieu jeudi dernier 15 décembre, sous la présidence de M. Delombre, ministre du Commerce. A son arrivée, à 2 h. 1/2, le ministre a été reçu par le
- Comité. Après une rapide visite du Salon, tous les personnages officiels se sont réunis etM. Descubes, chargé, en l'absence du président de la Chambre Syndicale, de prendre la parole en son nom, l’a fait avec bonne grâce et talent, remerciant le ministre de l’honneur qu’il faisait aux organisateurs, en inaugurant le Salon.C’est aussi une preuve de bienveillance pour ces industries nouvelles, en faveur desquelles M. Descubes lève son verre.
- M. Delombre répond. Oh ! il répond d’une façon exquise et dont tous les auditeurs ont été charmés. Que dit-il ? « Qu’il ne veut pas employer le mot bienveillance pour caractériser les sentiments du gouvernement à l’égard des industries du cycle et de l’automobile. L’idée de bienveillance exclut généralement l’idée de sympathie. Et tel, n'est pas le cas.
- Nouvelle voiture à deux places de la Maison Panhard-Levassor
- — M. Descubes, continue le ministre, déclarait que ces industries étaient « à l’étroit » dans le local du Palais des Machines. N’ont-elles pas la France tout entière ? Le champ est vaste, « il ne l’est pas trop pour le génie français ! »
- Et c’est au « génie français » que boit, en terminant, M. Delombre.
- La physionomie générale de ce Salon est le grand nombre de moteurs que l’on y trouve, les bicyclettes ne se trouvant représentées que par quelques marques. Le Salon est divisé en quatre classes bien nettes. Les automobiles que l’on aperçoit de suite en entrant occupent le commencement de la nef. A gauche, se trouvent les machines-outils et les moteurs marchant. Au centre sont les bicyclettes montées et à droite et à gauche dans les petits salons, se trouvent les pièces détachées et les accessoires, pneumatiques,
- lanternes, etc. Mais un peu partout on trouve des motocycles et des voiturettes à 2 places.
- Nous ne pouvons aujourd’hui passer en revue tous les stands. Nous compléterons cette étude.
- La maison Panhard-Levassor expose quelques modèles très admirés de ses voitures et en particulier la voiturette que nous avions annoncée et dont nous donnons la photographie. Ainsi que nous l’avons déjà dit, cette jolie voiturette à deux places a été construite sur les plans du commandant Krebs. Le moteur, horizontal, est placé à l’arrière du véhicule et les roues d’arrière sont commandées par pignons et chaîne. L’avant de la voiture est d’une forme entièrement nouvelle. Ainsi qu’on le voit sur la figure, les deux roues d’avant sont très distantes du corps du véhicule auquel elles sont reliées par des tubes courbés.
- Cette disposition toute nouvelle donne à l’en-
- p.809 - vue 813/833
-
-
-
- m
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- semble une gracieuseté et une légèreté remarquables, tout en assurant au véhicule une base très stable. Nous reviendrons d’ailleurs d’une façon plus détaillée sur cette voiture qui est l’une des principales nouveautés du Salon.
- Les voiturettes Elan sont représentées par trois petites voitures très entourées. Elles sont du modèle que nous avons déjà décrit. La maison Blériot expose quelques modèles deses lampes à acétylène et, en particulier le dispositif dont nous avons parlé (i), qui permet de transformer les lanternes de voiture à bougie ou essence, en lanterne s à acétylène. Remarqué aussi le stand de la Maison Parisienne qui expose des modèles très réussis de ses voitures.
- Parmi les autres marques d’automobiles, nous trouvons Mors dont nous donnons plus haut la description; Audibert-Lavirotte, Cambier, Brouhot, de Diètrich, la Compagnie Française des Voitures Electromobiles qui expose les véhicules que nous avons décrits à propos des fiacres électriques des Petites Voitures, et à propos du concours des Poids Lourds (2).
- La maison Peugeot expose un certain nombre de voitures automobiles dont les types sont bien conuus de nos lecteurs(3). Toujours la même élégance de formes-, élégance un peu sévère, et le même soin dans la construction ; Voiture à deux places, vis-à-vis, phaëton transformable, break, omnibus, victoria milord, tout y est représenté.
- Signalons, comme particularité intéressante, que la maison Peugeot applique à son moteur horizontal à deux cylindres l’ajlumage électrique, l’allumage à incandescence étant d’ailleurs conservé pour les clients qui le désirent.
- Parmi les autres voiturettes les plus remarquées, nous devons aussi citer la voiturette électrique exposée par la maison Mildè et C‘e. Cette voiturette est à trois roues, l’unique roue d’avant étant à la fois motrice et directrice. Toute la partie mécanique, accumulateurs et moteur a été concentrée dans l’avant-train. Celui-ci est mobile sur des galets de roulement fixés au cadre, de sorte que la direction est d’une solidité absolue, par suite de l’absence de fourche risquant plus ou moins de fléchir souë la résistance opposée par le poids des accumulateurs. Le véhicule lui-mème à l’aspect d’une légère voiturette à deux places; a la droite se trouve la manette de marche qui donne par un simple déplacement les différentes vitesses et la marche anùère. Nous décrirons cette voiture dans un prochain numéro.
- Parmi les voiturettes les plus remarquées au Salon du Cycle, citons la voiturette Farman.
- Poids 275 kilogrammes, moteur 5 chevaux,
- 4 vitesses, une seule courroie tendue d’une façon rationnelle et le châssis a trois roues, suspendu sur deux bons ressorts, tels sont les caractères distinctifs de la voiturette Farman.
- Nous y reviendrons en détail dans un prochain article, et nous nous contentons aujourd’hui de constater le succès mérité de cette création.
- Cetle voiturette peut faire un maximum de 50 kilomètres à l’heure et monte des côtes de 8 0/0 à la vitesse de 18 kilomètres.
- La maison Victor Mathieu expose les voitures Rochet-Schneider (1) de Lyon, ainsi que des tricycles à pétrole.
- Quelques nouvelles bicyclettes à pétrole ont fait leur apparition. WAutocydette est munie d’un petit moteur du poids de 12 kilogs, placé verticalement sur le pédalier de la machine, dans le cadre. Sa puissance est paraît-il de près d’un cheval. Il peut d’ailleurs s’adapter à n’importe quelle bicyclette. M. Buttikofer expose dans le stand Peugeot une bicyclette originale de son invention. Nous la décrirons en détails tout prochainement. Disons seulement que le moteur est placé en travers de la roue d’arrière, formant en quelque sorte le moyeu de cette roue. Les autres organes sont disposés dans le cadre.
- La Compagnie Française des Cycles et Automobiles expose différents modèles de voiturettes à 2 et 3 places ainsi qu’une voiture forme phaéton à 4 places. Nos lecteurs se rappellent que nous avons donné la description de ces voiturettes dans notre numéro du 27 octobre 1898.
- Rappelons simplement que le moteur à pétrole horizontal est d’une puissance de 3 chevaux environ à allumage électrique. Les vitesses sont de 12 et 24 kilomètres à l’heure et ces véhicules sont munis d’un embrayage progressif très ingénieux.
- Nous ne pouvons malheureusement citer toutes les nouveautés. Nous reviendrons d’ailleurs sur chacune d’elle en particulier. Nous devons néanmoins parler de la voiture à pétrole exposée par MM. Gobron et Brilliè. Cette voiture est munie d’un moteur à deux cylindres et quatre pistons. Par suite d’un nouveau système à revolver, la carburation est assurée d’une façon régulière et peut-être variée à volonté. Pour mieux montrer les avantages de leur voiture, MM. Gobron et Brillié l’exposent dans la section des moteurs marchant et leur machine est en mouvement toute la journée, le moteur désembrayé. Les trépidations sont presque insensibles, le bruit et l’odeur à peu près nuis.
- Nous aurions encore à citer les nombreux mo-tocycles et moteurs légers qui ont fait leur apparition ; Yldole, l’Aster, etc., etc.
- L’exposition des pièces accessoires présente aussi quelques nouveautés. Indépendamment des noms bien coi. nus de nos lecteurs, Yinet, Vital Bouhours, etc., nous trouvons le Teuf-Teuf, nouveau bandage mi-plein, mi-pneumatique. L’extérieur de la roue est muni d'un caoutchouc plein épais, dont le talon repose sur une chambre à air couchée au fond de la jante, absolument à l’abri des accidents. Si même cette chambre à air venait à éclater, le véhicule pourrait encore
- (1) Voir la L, À. du 15 septembre 1898.
- (2) Voir la L. A. du 10 el du 17 novembre 1808.
- (3) Voir la L. A. du 10 février 1898.
- (1) Voir la L. A. du 7 juillet 1898.
- p.810 - vue 814/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 811
- parfaitement marcher en roulant sur caoutchouc plein.
- Un protecteur métallique est également exposé par M. A. Marché. C’est un anneau, enveloppant le pneumatique, formé de plaques métalliques assez courtes, fixées chacune au pneumatique par un boulon spécial; des courroies fixées à la jante maintiennent solidement l’ensemble. Enfin, citons encore le nouveau carburateur Longuemare dont nous donnons la description.
- P8tit6S Mies
- Le Prix de la Bicyclette
- On se rappelle que l’Académie des Sciences avait mis au concours la question suivante :
- « Donner la théorie du mouvement et discuter plus particulièrement les conditions de stabilité des appareils vélocipédiques en mouvement rectiligne ou curviligne sui un plan horizontal ou incliné. »
- Le résultat du concours a été proclamé lundi dernier. Nous sommes heureux d’apprendre que le premier prix a été décerné à M. C. Bourlet, professeur de mathématiques spéciales au Lycée Siint-Loui-, et membre du Comil-é techique du Touring-Club de France. .
- La deuxième place a été partagée entre MM. Car-' vallo, répétiteur à l’Ecole polytechnique, et Jacob, commandant d’artillerie.
- Enfin, une mention honorable a été décernée à M, A. Sharp, professeur au Central technical College, South Kensington.
- * ¥
- En Autriche
- Depuis quelques jours circule dans les rues de Vienne une bicyclette à pétrole. C’est la première que l’on ait vue dans la métropole autrichienne. Elle est pilotée par un ancien fabricant de cycles qui a l’intention d’installer une agence d automobiles près du Prater.
- L’Automobile Club Autrichien organise une fois par semaine des ballades nocturnes dans le Prater et à travers les principales rues de Vienne. Les voitures sont toutes munies d’éblouissantes lanternes à acétylène, et leur passage cause naturellement une grande curiosité.
- ¥ ¥
- Les bienfaits du T.C.F.
- M. Mellerio, membre du T.C.F. s’était rendu il y a trois ans, en Italie, avec son automobile.
- En sortant de France, il lui avait été délivré un passavant valable pour un an. Le délai de validité étant expiré depuis déjà deux ans, le bureau de douane de Modane dut, au retour de M. Mellerio, exiger de celui-ci le versement de la modeste somme de 462 fr. pour droits d’entrée d’une automobile venant d’Italie, bien que l’identité de la voiture ne fît pas de doute.
- C’était juste, mais un peu dur.
- Ne pouvant obtenir le remboursement de cette
- somme, M. Mellerio appela le Touring-Club à son aide, et celui-ci intervint auprès de l’Administration des douanes.
- Quelques jours après, par une lettre en date du 10 de ce mois, M. Bousquet, directeur général des Douanes, informait le président du Touring-Club qu’il autorisait la restitution des droits.
- * ¥
- Les excès de vitesse des motocycles
- Après la proposition de M. Caplain, M. Froment-Meurice vient à son tour de déposer sur le bureau du Conseil municipal la proposition suivante :
- « J’ai l’honneur de déposer sur le bureau du Conseil la proposition suivante en mon nom et au nom de quelques-uns de nos collègues :
- « Le Conseil « Délibère :
- « L’allée des Erables, au bois de Boulogne, est « exclusivement réservée aux cyclistes. La circu-« lation y est interdite aux motocycles et aux « voitures automobiles.
- « Signé : Froment-Meurice, Louis Mill, Max « Vincent, Quentin-Bauchart, Paul-Escudier. »
- Le Conseil a décidé le renvoi de la proposition à la troisième Commission.
- ¥ ¥
- Pour l’Exposition de 1900
- Turin-Paris en 4 jours
- Après le raid des chauffeurs russes, que nous avons annoncé dans notre dernier numéro, voici que nous apprenons que la section de Turin de la Fédération italienne Audax Italiano vient de prendre une décision analogue. Elle organise à l’occasion de l’Exposition de 1900 une grande expédition de Turin à Paris ouverte à tous les cyclistes.
- La promenade sera par exemple un peu rapide ; ce sera un véritable record ; voici en effet le tableau de marche avec ['itinéraire :
- i™ journée, Turin-Chambéry, 218 kil.;
- 2e journée, Chambéry-Cluny, 180 kil.;
- 3e journée, Gluny-Auxerre, 213 kil.;
- 4? journée, Auxerre-Paris, 161 kil.
- Il est vrai que les organisateurs de cette expédition comptent grouper tous les preilleurs routiers de l’Italie, et à l’heure actuelle ils sont nombreux.
- Une assemblée générale des promoteurs et adhérents à cette caravane s’est tenue à la brasserie Vogt, rendez-vous ordinaire de tous les sportsmen.
- A l’ouverture de la séance, le comte Biscaretti di Ruffia, qui présidait, a annoncé que le nombre des adhésions est, à ce jour, de 66.
- Le comte Capponi-Trenca a donné lecture du projet d’organisation et a annoncé qu’un groupe de chauffeurs accompagnerait la caravane.
- « PNEU ENGLEBERT » pour Voitures automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Cie, Liège (Belgique). — Usine française à Givet (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-tonne, Paris J.-B Chassenet, agent général pour la France.
- p.811 - vue 815/833
-
-
-
- 812
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Transports automobiles
- Le service d’automobiles entre Coudé et Vire par Vassy a commencé le Ier décembre.
- Cette exploitation est entreprise par la Société d’Etudes d’Omnibus et d’Automobiles ayant son son siège à Paris et qui a pour directeur M. Emile Level, officier de la Légion d’honneur, maire du 17e arrondissement.
- M. Level fils, secrétaire de la Compagnie, est venu présider à l’inauguration du nouveau service.
- .
- * *
- Automobile-Club Toulousain
- De notre correspondant de Toulouse :
- Un nouveau groupement de chauffeurs vient de se fonder à Toulouse sous le nom à’Automobile-Club Toulousain, son but est la défense des intérêts des chauffeurs et l’organisation de sorties-promenades excursions, etc.
- La première réunion a eu lieu samedi 3 décembre dans un des salons du café Riche et a réuni une trentaine d’adhérents. Une commission a été chargée d’élaborer les statuts.
- On a procédé ensuite à l’élection du bureau. Ont été nommés président, M. Gay; vice-président, M. Thomas; trésorier, M. de Corail; secrétaire, M. d’Aldéquier.
- La Société des Chauffeurs du Midi qui embrasse toute la région et qui a des groupes importants à Carcassonne et à Béziers, continuera à servir de trait d’union entre tous les chauffeurs Languedociens.
- Presque tous les membres de l’Automobilt-Club Toulousain font d’ailleurs partie de cette Société.
- * *
- L’Automobile-Club de Suisse
- Mardi soir, dans la salle des Amis de l’Instruction, l’Automobile-Club Suisse a tenu son assemblée constitutive. Quarante-sept membres étaient présents. Outre les chauffeurs de Genève, d’autres, habitant les différents cantons delà Suisse, étaient venus prendre part à cette assemblée.
- A l’ouverture de la séance, présidée par M. Aloïs Naville, on a annoncé que l’Automobile Club de France nommait la nouvelle Société son correspondant officiel. L’Automobile Club d’Autriche-Hongrie en a fait autant, en accordant au président et aux deux vice-présidents de l’A. C.
- S. le titre de membre d’honneur.
- Le Touring-Club suisse, de son côté, est tout disposé à prendre sous son patronage la jeune Société. Il lui offre ses locaux et lui ouvre les colonnes de sa revue.
- L’Automobile-Club Suisse a accepté avec empressement ces gracieuses propositions; toutes les communications officielles des chauffeurs suisses paraîtront dorénavant dans la feuille du
- T. C. S.
- Le Comité se composera de 30 membres dont seize ont été élus séance tenante. Ce sont MM. Aloïs Naville, Ernest Cuénod (Paris), Arnold Térond, Edouard Monod, Edgard Sautter, Paul Buchet, F. Panchaud, Hedmann, architecte ; Gustave Perrot, E. Pilet, Séguin, Vuagnat, Ch. Cay, Mayer, prince Valentin Bibesco et Jean Diodati.
- Les quatorze autres membres du Comité seront choisis par les soins des seize qui sont déjà nommés. Ils seront pris principalement en dehors de Genève et représenteront, pour ainsi dire, les différents groupements ou sections de la Société qui ne vont pas tarder de se créer dans les grands centres de la Suisse.
- La Société a offert le titre de membre d’honneur à S. E. le comte de Montholon, ambassadeur de France à Berne, qui a accepté cette distinction avec remerciements.
- Au cours de cette séance, MM. Sautter,de Bâle; Desplands et Jones, de Lausanne, ont été nommés délégués officiels en Suisse.
- Le Comité a été chargé des démarches à faire pour l’inscription du club au registre du commerce. Il portera comme sous-titre : Société d’En-couragement pour le développement de l’Automobilisme en Suisse.
- La cotisation annuelle est fixée à vingt francs. La Société a décidé, en outre, d’admettre comme membres des personnes ne résidant pas en Suisse ; celles-ci auront à verser une cotisation annuelle de dix francs.
- Dès le lendemain, le Comité s’est réuni dans les locaux du T. C. S., et, après avoir nommé M. E. Audéoud dix-septième membre du Comité, il a procédé à l’élection du Conseil d’administration, dont voici la composition :
- MM. Aloïs Naville, président; Ernest Cuénod et Arnold Térond, vice-présidents; Edouard Monod, secrétaire général; Paul Buchet, secrétaire technique; F. Panchaud, trésorier; Hedmann, G. Periot, E. Pilet, Edgar Sautter, membres.
- Le Comité s’est occupé ensuite de la formation des Commissions techniques des senices extérieurs, des expositions et courses et du contentieux.
- *
- * *
- Le record de l’heure pour motocycles
- Cette semaine, le record de l’heure pour motocycles a subi deux assauts. D’un côté, Rigal s’est approprié le record professionnel sur piste, détenu par Baras avec 47 k. 642 m. Rigal a couvert dans l’heure 48 k. 410 m. La tentative a eu lieu sur la piste du Parc des Princes.
- D’autre part, Boyer, à la Piste Municipale a établi le record amateurs avec 41k. 607 m. Le coureur a été gêné dans sa tentative par le froid et le vent.
- * *
- De notre correspondant de Marseille :
- La Vie Provençale, une nouvelle revue artistique, littéraire, mondaine et sportive, dont le premier numéro a obtenu un légitime succès, organise pour le mois de février deux courses d’automobiles : une course de côte (La Niste) pour voitures, et une course de motocycles sur le parcours Saint-Antoine, Bouc-Cabriès, Gardanne, Aix.
- Un banquet réunira auTholonet, près Aix, tous les concurrents voituristes et motocyclistes.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-s-Seine
- p.812 - vue 816/833
-
-
-
- Cinquième Année. — N° 52
- 29 Décembre 1898
- SOMMAIRE l>I 59
- Voiturette électrique Mildé à avant-train moteur et dirécteur.
- Moteur à pétrole électrique « LeJ- Satellite »,
- P. Sarrey.
- Automobile-Club de France.
- Petites Nouvelles. Correspondance. Bibliographie. Sociétés.
- VOITURETTE ÉLECTRIQUE MILDÉ AVEC AVANT-TRAIN MOTEUR ET DIRECTEUR SYSTÈME GREFFE
- p.n.n. - vue 817/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 814
- Raeonvrenient par la poste
- Il peut arriver que les quittances pour 1899 soient présentées à certains de nos abonnés, alors qu’ils viennent de nous adresser directement leur cotisation.
- Comme il est matériellement impossible d’éviter ce contre-temps, à l’époque où les renouvellements sont le plus nombreux, nous prions nos abonnés de ne pas se formaliser de cette apparence d’irrégularité, et de refuser simplement la quittance, qui fait double emploi avec le talon de mandat que nous les engageons toujours à conserver comme reçu.
- 1899
- La Locomotion Automobile entre dans sa sixième année et le siècle n’a plus qu’un an à vivre. Ces douze mois qui nous séparent d’une èie nouvelle apporteront-ils aux automobiles les perfectionnements que tant de nos lecteurs espèrent pour 1900? Ou seulement, si les progrès continuent leur marche régulière, avons nous le temps de produire pour l’Exposition la voiture parfaite? Autant de questions dont nous aurons bientôt la solution sans qu’il soit besoin de nous efforcer au rôle de prophète.
- D’ailleurs l’année 1898 restera certainement comme la vraie date de la diffusion de l’automobilisme. Plus de curiosité narquoise, plus de répulsion maniérée : le public accorde maintenant aux automobiles une bienveillante attention, et, constatant que petit à petit la majeure partie des défauts s’atténue, accorde aux constructeurs le crédit nécessaire pour l’étude des perfectionnements nouveaux.
- En même temps les constructeurs cherchent à se mettre plus à la portée du gros public. Aux Tuileries, c’étaient les voitures à quatre et six places, les omnibus, qui dominaient, mais déjà la foule s’écrasait autour des stands où étaient exposées les petites voitures à deux places. A la Galerie des Machines, au contraire, presque tout était voiturette : voitures légères, produits de maisons nouvelles ou concessions de maisons déjà connues, tricycles transformés en voiturettes, adaptation de moteurs de tricycles à des caisses légères, voilà ce que nous avons vu surtout.
- Jusqu’à cette année, trois ou quatre mai-
- sons seulement avaient conquis leur droit de cité. En 1898 une bonne douzaine ont apparu offrant de bons véhicules.
- La vie automobile se multiplie. Les clubs automobiles foisonnent, les courses, les matches, les concours sont arrivés à une multiplicité formidable dont on peut se rendre compte en parcourant la table des matières annexée à ce numéro.
- La Locomotion Automobile a eu l’honneur d’organiser le premier concours technique dont nos lecteurs connaissent le succès. Fiers des encouragements reçus, nous convierons nos amis à prendre part à d’autres concours, dont nous rendrons d’ailleurs la solution moins ardue.
- En terminant l’année, rappelons le progrès toujours croissant de notre Père, le Touring-Club de France, comblé de prévenances et d’honneur ; le développement miraculeux del’Automobile-Club de France devenu une des plus puissantes Sociétés d’encouragement et qui, chaque année, voit presque doubler ses ressources ; et le succès croissant de la Locomotion Automobile, succès pour lequel la Rédaction vous offre ses remerciements et ses vœux.
- Avis aux Abonnés
- Nos abonnés trouveront, encartés dans ce numéro un titre et un faux titre, devant servir à la reliure de la collection de l’année, et que nous avons fait imprimer à la demande d’un grand nombre d’entre eux.
- La table des matières se trouve comprise dans ce numéro. C’est la table complète pour l’année 1898, ce qui a semblé préférable, au point de vue des recherches, aux deux tables semestrielles.
- p.814 - vue 818/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 816
- Voiturette ileetrique Mil
- à avant-train moteur et directeur
- La nouvelle voiturette que la maison Mildé exposait au Salon du Cycle présente plusieurs particularités qui en font un des véhicules les mieux compris pour un service de voiture particulière ayant à effectuer un parcours de 60 à 70 kilomètres, au maximum, à proximité de stations de rechargement.
- Cette voiturette a l’aspect d’un tricycle dont l’avant-train forme un tracteur démon-tab'e et indépendant de la voiturette qui est tirée comme le serait une voiture à deux roues attelée à un cheval. La roue d’avant supporte toute la charge des accumulateurs et du moteur.
- Nos lecteurs peuvent se rendre compte sur la photographie que nous reproduisons, de la légèreté et de l’élégance que ce dispositif permet de donner au véhicule.
- Le tracteur, construit d’après les brevets de M. Greffe, est constitué de la façon suivante :
- Une roue verticale, dont l’arbre est actionné par le moteur électrique au moyen d’engrenages, tourne à la façon d’un giros-cope dans l’intérieur d’un cercle horizontal profilé qui roule entre huit galets disposés en octogone régulier sur un cadre en tubes d’acier prolongeant le châssis de la voiturette. Les galets à axe vertical peuvent se régler pour épouser le profil du cercle. Les coussinets à billes de l’arbre moteur sont fixés à la partie inférieure du cercle directeur et le tracteur constitué par la roue et le cercle tourne entre les galets sous l’action directe du guidon autour de la normale élevée du point de tangence de la roue avec le sol.
- L’adhérence et la stabilité sont obtenues par l’égale répartition de la charge du moteur et des accumulateurs qui sont fixés à des entretoises sous le ce.cle directeur de chaque côté de la roue motrice. Grâce à cette disposition, le virage se fait dans un rayon très court sans crainte de cahotage.
- Le châssis en tubes d’acier, très léger, pèse 14 kilogrammes. Il est monté par cinq ressorts sur un train de roues à rayons tangents, munies de bandages pneumatiques et de roulements à billes pour îéduire au minimum l’effort de traction de l’arrière. La caisse, très légère, pesant 26 kilogrammes, peut contenir côte à côte deux personnes confortablement assises à l’abri des trépidations, du bruit et de l’odeur. On peut y adjoindre une capote légère et un tablier ou la transformer en cab.
- La voiturette pèse 280 à 300 kilos à vide dont 200. à 220 pour l’avant et 80 pour l’arrière. , ,
- Cette voiturette est munie d un moteur a
- excitation en série, à induit en anneau et deux pôles d’une puissance normale de 550 watts sous 30 volts aux balais. La multiplication des engrenages étant de 17,3 donne pour 2.000 tours de l’induit 115 tours de la roue motrice, d’où une vitesse normale de 15 kilomètres à l’heure.
- La batterie est formée de 15 éléments Fulmen B pesant ensemble 105 kilos. Elle a une capacité de 85 ampères-heures permettant de parcourir sans recharge 60 à 70 kilomètres en palier au régime normal de décharge de 18 à 20 ampères en 5 heures environ. Cette batterie peut se charger en 10 heures au régime de 10 ampères sous 40 volts exigeant par conséquent une somme d’énergie de 40 à 50 hectowatts-heures si
- xMWW—WWW
- on charge 2 batteries en tension. L’entretien et I4, charge ne dépassent pas 3 fr. par jour.
- Les variations de vitesse sont obtenues par un coupleur cylindrique placé sous le siège et manœuvré par une poignée extérieure que l’on aperçoit sur la photographie. Cette poignée d’un accès facile se déplace sur un cadran gradué constitué par 7 balais venant successivement frotter sur les plots en cuivre disposés sur le cylindre suivant le croquis ci-contre.
- La manette peut prendre 7 positions ainsi que le montre le schéma. Chaque position correspond aux conditions suivantes de fonctionnement, la batterie étant toujours couplée en tension :
- p.815 - vue 819/833
-
-
-
- 816
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- — 2 : Marche arrière. — L’induit est en circuit inverti ; l’inducteur en circuit ; le iei rhéostat est en court circuit ; le 2e en circuit.
- — i : Marche arrière. — Celte position donne une vitesse de marche arrière plus faible que la précédente.
- o : Arrêt. — Dans cette position de la manette, 'e circuit est ouvert et le moteur n’est plus actionné.
- 1 : Démarrage. — Tout étant mis en circuit, sauf le shunt, on obtient une vitesse de 6 kil mètres à l’heure en palier, vitesse qui facilite les démarrages.
- 2 : ire vitesse. — Cette vitesse de io kilomètres à l’heure s’obtient en mettant le Ier rhéostat en court circuit.
- 3 : 2e vitesse. — La deuxième vitesse de 15 kilomètres à l’heure s’obtient en mettant les deux rhéostats en court circuit.
- 4 : 3e vitesse. — Enfin la troisième vitesse atteignant 19 kilomètres à l’heure s’obtient en laissant les rhéostats en court circuit et le shunt en dérivation.
- La clef de charge et les coupe-circuits de sûreté sont dissimulés sous le siège. L’am-pèremètie et le voltmètre sont réunis dans une même boîte à l’avant sous les yeux du conducteur.
- La voiturette est munie d’un frein mécanique à l'âme garnie de poil de chameau, agissant su1* deux poulies calées sur les roues arrière.
- Le conducteur a sous ses pieds deux pédales. S’il appuie sur la pédale de gauche, le circuit est ouvert, le courant ne passe plus et le véhicule ne continue à avancer que grâce à la vitesse acquise. La pédale de droite est le frein de sûreté qui à la fois coupe le courant et bloque le frein, produi-duisant l’arrêt immédiat.
- Ajoutons que cette voiturette a pu être établie à un prix très réduit et que les constructeurs acceptent des commandes à 3.000 francs. Le délai actuel de livraison est de trois mois environ.
- En somme ce véhicule peut rendre de grands services. Déjà dans la plupait des grands centies, la multiplicité des usines électiûques permet d’assurer un rechargement facile des batteries. La dislance de 60 kilomètres qui est courte en excursion est bien suffisante pour un service de ville à la vitesse raisonnable de 15 kilomètres à l’heure, vitesse pouvant atteindre 19 kilomètres à l’heure.
- A nos Abonnés
- Toute demande de changement d’adresse comporte cinquante centimes de frais. Prière de toujours joindre cette petite somme en timbres-poste à toute demande de changement d’adresse, accompagnée d’une ancienne bande.
- Moteur à pétrole épliDré « Le Satellite »
- L’idée qui a conduit M. Ernouf à établir son moteur à pétrole tournant équilibré est assez originale.
- Dans un cylindre unique se meuvent deux pistons, marchant en sens inverse, et commandant par tige bielle et manivelle de petits pignons engrenant avec une couronne dentée fixe.
- Si ce moteur est rendu solidaire d’une roue unique arrière de motocycle et si la
- roue dentée est solidement fixée au bâti, la mise en action des petits pignons, s’appuyant sur la couronne dentée, aura pour effet de faire tourner le moteur, et par suite la roue motrice, autour de la couronne dentée : d’où le nom de moteur Sateliite.
- Le moteur est un moteur à quatre temps avec deux j istons P et P' : R est une soupape d’admission d’air, automatique ordinaire : cet air se carbure immédiatement
- p.816 - vue 820/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 817
- dans le carburateur Ps puis pénètre dans le cylindre où l’explosion se produit par étincelle électrique; les gaz brûlés sont ensuite expulsés par la soupape d’échappement, qui est à l’opposé, et que le levier Q manoeuvre mécaniquement grâce à la came T. Cette came 7’, tournant avec le moteur, sert également à établir les contacts d’al umage.
- Lerapport des dents des petits pignons G et G’ et de la roue dentée fixe H est de i à 6 ; il peut être de i à 4, 1 à 6, 1 à 8, 1 à 12, 1 à 16 suivant l’effort et la vitesse que l’on
- f
- Roue arrière d’une bicyclette 1
- Le levier C sert à réaliser l’avance à l’allumage en déplaçant la touche d’allumage par rapport à la came.
- L’allumage est électrique et se fait par la bougie D, à laquelle le courant est amené par contact avec le cercle en cuivre E, encastré dans le disque en ébonite F qui l’isole du reste du moteur : un pôle de l’accumulateur est en contact avec la masse, l’autre est relié à la touche isolée dont le contact avec la came détermine l’étincelle électrique.
- Le cylindre est à ailettes pour activer son refroidissement. Chacune des manivelles motrices M et M’ porte à l’opposé du petit pignon G ou G’, un volant V ou V’ dont la masse sert à emmagasiner la force vive produite à chaque période motrice.
- veut obtenir. Dans le cas où il serait de 1 à 4,1e moteur serait réversible, c’est-à-dire qu’en lançant le moteur à l’aide de la jante A, il pourrait indifféremment partir en avant ou en arrière suivant l’impulsion donnée : il suffit, pour cela, de dép acer de 120 degrés le support de la came.
- Dans le cas où le rap rapport serait de 1 à 4, la came doit être teuninée par deux pointes ; pour le rapport de 1 à 8, ce sera, un carré; pour 1 à 12. ce sera un hexagone; pour 1 à 16, un octogone.
- du moteur « Le Satellite »
- Voyons maintenant comment fonctionne le carburateur. L’essence arrive par le petit tuyau O partant d’un réservoir supérieur avec un robinet de réglage du débit. Ce tube pénètre dans la boîte du carburateur P, grâce à une rainure circulaire ménagée sur le côté. La boîte P porte des ailettes courbes (figurées en pointillé sur notre ire vue) pour activer le brassage de l’air et de l’essence ; l’excédent tombe sur une toile métallique circulaire X, qui, tournant avec le moteur, offre une grande surface d’évaporation, tout en s’opposant à l’entrée au moteur d’un excès d’essence.
- L’air qui pénètre par la soupape E se mélange donc immédiatement au gaz car buré etpénètre parle conduit central dans le cylindre où il est d’abord comprimé; après
- p.817 - vue 821/833
-
-
-
- 318
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Roue munie du moteur « le Satellite « — Coupe et profil.
- l’explosion, les gaz brûlés s’échappent à l’opposé par le jeu de la came et de la soupape d’échappement comme nous l’avons vu plus haut.
- Ce moteur, figuré sur une roue arrière de
- bicyclette, ne nous semble applicable qu’à un motocycle ou à une voiturette à 3 roues du genre Bollée.
- Paul SARREY.
- intomobile-Clat) de France
- Scrutin de ballottage du 21 décembre i8ç8
- Nombre exact des membres à ce jour : 1 680.
- M. Ferdinand-Joseph Ochin, industriel, 59, rue de Montrouge. Gentilly. Parrains : MM. G. Longuemare, Th. Cambier, D. Augé.
- M. Maurice Jouet, rentier, 130, faubourg St-Honoré. Parrains : MM. J. Lusson, A. Saint-Val, R. de Mas.
- M. Antonin Dals'eme, négociant, 4, rue de Ma-rignan. Parrains : MM. P. Rémon, Poirier, Sor-mani.
- M. Lionel Nunes, avocat à la Cour d’appel de Paris, 130, faubourg St-Honoré. Parrains : MM. Schwartz, Emmery, Dantu,
- M. Irving Addison Lyon, ingénieur, 3, rue
- Castiglione. Parrains : MM. Oppenheim, Kinen, Holme.
- M. W.J. W ilkinson, ingénieur, 105, rue de Courcelles. Parrains : MM. Oppenheim, Kinen, Holme.
- M. G. Heath, 54, rue Charles-Laffitte (Neuilly). Parrains : MM. Pierron, commandant Krebs, chevalier R. de Knyff.
- M. le prince Alexandre Abamelek, propriétaire, à Odessa. Parrains : MM. Béguin, Vuil-lemot, Desjacques.
- M. le vicomte Gaétan de Mèaulne. Parrains : MM. le baron de Zuylen, comte de Dion, Védrine.
- M. le vicomte Hector de Galard, 64, boulevard Latour-Maubourg. Parrains : MM. M. Fouquier, marquis de Maussabré, baron de Zuylen.
- M. Paul Jamin, meunier, moulins de St-
- p.818 - vue 822/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE gî9
- Georges (Le Mans). Parrains : MM. le capitaine Draullette, Carel, E. Catois.
- M. Maurice Davillier, administrateur de la Compagnie de l’Est, 34, avenue Friedland. Parrains : Baron Rogniat, comte de Dion, baron ^e Zuylen.
- M. A. Escarraguel, maire d’Ambès, à Ambès (Gironde). Parrains : MM. le baron de Zuylen, Giffard, Journu.
- ¥ *
- L Automobile Club de France institue un prix unique qui sera décerné chaque année et récompensera Pacte, l’ouvrage ou l’invention qui sera jugé le plus méritoire pour la cause de l’automobile.
- Une commission spéciale nommée par le Comité sera chargée de désigner le lauréat.
- 500 francs sont votés à la Caisse de secours des cantonniers pour être remis au T. C. F.
- * *
- Sur la proposition de M. le baron de Zuylen il est créé un bibliothécaire de l’Automobile-Club.. Notre distingué collaborateur, M. Hospitalier, a accepté cette fonction aussi utile que peu aisée. Il était grand temps que l’A. C. F. se décidât à grouper la littérature automobile et le choix du bibliothécaire est un sûr garant de la bonne exécution de cette tâche documentaire.
- Petites Nouvelles
- La course Nice-Castellane
- Sur la proposition de M. Thiel, le Conseil municipal Niçois a voté à l’Automobile Vélo Club, une subvention de 3 000 francs pour la course Nice-Castellane-Nice, qui aura lieu le 21 mars 1899.
- L’A. V. C. avait demandé 5 000 francs.
- * *
- Le prochain Rallie-Papiers
- Annonçons aujourd’hui la date du prochain rallie-papiers automobile organisé par la Vie au Grand Air : le samedi 18 mars de Nice à Monte-Carlo.
- Le rallie aura lieu sous le patronage de l’Automobile Club de France et de l’Automobile Club de Nice.
- Il sera, cette fois, rigoureusement réservé aux membres des deux cercles.
- Trois catégories : A. voitures ; B. motocycles ; C. voitures conduites par une dame.
- De très beaux prix seront offerts par la municipalité de Nice et la Société des Bains de Mer de Monte-Carlo.
- Les engagements absoluments gratuits, sont reçus dès maintenant.
- Le fiacre électrique « 16 060 »
- Encore un fiacre électrique de plus à Paris. La semaine dernière, le n° « 16 060 » est sorti des ateliers de M. Jeantaud, son constructeur, pour aller charger le client de rencontre. Inutile dé dire qu’au coin de la rue de Ponthieu le « 16 060 » était déjà chargé.
- Ce fiacre est un landaulet de forme élégante, peint en rouge foncé du plus bel effet. Il marché au tarif ordinaire des fiacres hippomobiles, soit 1 fr. 50 la course et 2 francs l’heure.
- : . T
- * * ' -
- La course du kilomètre
- ^Conformément aux conditions de la coursé, M. C. Jenatzy vient de lancer un défi au vainqueur de l’épreuve du kilomètre.
- Suivant le règlement le match devra être couru dans le délai d’un mois, c’est-à-diré aVant le 18 janvier prochain. --v
- * *
- Salon du Cycle
- Toute la semaine les visiteurs n'ont cessé d'affluer au Salon, attirés d’ailleurs principalemen par les automobiles et les motocycles. Samedi, le, Président de la République est venu visiter l’Expo^ sition.
- M. Picard, directeur général de l’Exposition de 1900 a également honoré le Salon de sa visite.. Devant l’extension considérable de l’automobi-, lisme, M. Picard n’a pu que regrettèr une fois.de plus de nè pouvoir en 1900 donner une place plus importante à l’Industrie nouvelle. . "
- L’Exposition a clos ses portes lundi soir ayant remporté auprès du public un succès des plus mérités.
- Mardi soir un banquet a réuni les exposants, dans les salons de l’Hôtel Continental.
- * *
- Baras contre Marcellin
- A la suite de la course du kilomètre, Baras ayant défié Marcellin, les deux coureure se sont rencontrés lundi au Parc des Princes. Le match des deux motocyclistes s’est couru sur une dis-’ tance de 20 kilométrés et devant une trentaine de personnes. Il s’est terminé par la victoire de Baras, qui a battu Marcellin de 300 à 400 mètres. L’allure a été soutenue continuellement, variant entre 47 et 48 secondes au tour de piste. Il avait été stipulé que les cent premiers mètres couverts, l’aide des pieds était défendu.
- Au bout de deux tours, Marcellin, qui avait l’avantage d’un tri plus léger, prenait la tète-qu’il
- « PNEU ENGLEBERT » pour. Voitûres automobiles et Motocycles, Société O. Englebert et Liège (Belgique). — Usine française à Givet; (Ardennes). — Maison de vente, 62, rue Tique-! tonne, Paris J.-B Chassenet, agent général pour1 la France.
- p.819 - vue 823/833
-
-
-
- 820
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- conservait six ou sept tours. Puis, la carburation ne fonctionnant plus d’une façon aussi parfaite, il fut passé par Baras qui augmenta son avance jusqu'à la fin du match.
- Le lendemain, les deux motocyclistes se sont rencontrés dans les mêmes conditions, Marcellin ayant changé de carburateur. Après une lutte acharnée, les deux coureurs se passent et se repassent mutuellement, Marcellin a gagné d’une demi-longueur. Les io k. en n ni. 55 s. 3/5.
- Baras s’est alors arrêté, tandis que Marcellin a continué pour le record de l'heure, qu’il a battu par 49 kil. 331 m.
- Le dernier record était détenu par Rigal par 48 kil. 410 m.
- Ajoutons que comme la première fois il était interdit de pédaler. «
- * ¥
- Bagages non accompagnés
- Voici une nouvelle qui va réjouir tous les touristes. Le président du Touring Club a été reçu par le chef de cabinet du ministre des travaux publics, qui lui a annoncé la signature de l’arrêté homologuant le tarif G. V. n° 110, réglant, entre autres, la question des bagagesnon accompagnés.
- Dorénavant, des colis pourront être expédiés comme bagages sans qu’il soit nécessaire de prendre un billet ; on fera le voyage par la route et on trouvera son bagage à l’étape ; ou bien, on pourra expédier son bagage à une gare située au-delà du point pour lequel on prend son billet, on fera le voyage mi-partie par chemin de fer, mi-partie par voiture, cycle ou motocycle, et on trouvera, à l’arrivée, son bagage amené par le train.
- Ces facilités nouvelles seront fort goûtées de tous les excursionnistes, cyclistes ou voituristes, et il y a lieu de féliciter vivement M. Krantz, d’avoir donné une solution à cette affaire pendante depuis près de trois ans.
- if
- * ¥
- Le bal du T. C. F.
- La fête de bienfaisance que le Touring Club de France organise pour le 7 janvier, à l’Hôtel Continental, au profit de la Caisse de secours immédiats aux cantonniers s'annonce comme un très gros succès.
- On connaît le magnifique cadre où elle se déroulera. Le directeur des promenades et plantations, M. Bouvard, técéfiste convaincu, a mis à la disposition du Comité les serres de la Ville, fournissant ainsi un décor unique, de toute beauté.
- Les deux orchestres du maëstro A. Bosc joueront alternativement, de sorte que les danses pourront se succéder sans discontinuer.
- Bref, la fête sera belle et bien ordonnée. Hâ-ttz-vous donc de prendre vos billets. En dehors de l’attrait d’une magnifique soirée, d’une fête merveilleuse, ne nous lassons pas de le répéter, il y a une bonne action à faire, de réels infortunes à soulager, et... des amitiés à acquérir dont nous sommes tous appelés à profiter.
- Nous recevons la lettre suivante que nous reproduisons à titre de document intéressant :
- Monsieur,
- On a souvent publié des documents sur ce que dépensent les automobiles, en combustible. La dépense pour le bandage des roues est également intéressante.
- En publiant la note suivante dans voire estimée revue vous intéresserez certainement beaucoup de vos lecteurs.
- Voici ce qu’ont coûté l’achat et l’entretien de pneumatiques Michelin sur une voiture de 1 200 kilos ayant fait 3 000 kilomètres, du l°r août 1898 au 25 décembre, soit 5 mois :
- Achat de 2 pneus de 65 m/m et de
- 2 pneus de 90 m/m................... 910 »
- 2 enveloppes de rechange................ 312 »
- 4 chambres à air de rechange............ 219 »
- Réparation de 6 croissants............. 446 »
- Total........ 1.887 »
- Il y a eu 9 crevaisons, occasionnées presque toujours par des silex.
- La maison Michelin demande un mois pour faire la réparation d’un croissant.
- Croyez, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments distingués.
- Baron A. de Fleury.
- Chàteauneuf-sur-Cher /Cher).
- L’automobile théorique et pratique de M. Baudry de Saunier
- Un ouvrage bien fait traitant des automobiles ! N’est-ce pas là « le volume à acheter » qu’attend depuis longtemps toute personne curieuse de la locomotion nouvelle?
- C’est un gros succès que le fort volume de 400 pages que vient de publier notre distingué confrère Baudry de Saunier sous le titre L’Automobile théorique et pratique. Il est impossible d’être plus élégamment clair, d’expliquer mieux le moindre détail des organes et, sans la moindre formule de mathématiques, de rendre plus enfantins les problèmes les plus compliqués.
- Cet ouvrage remarquable, bourré de 200 gravures sur bois, a sa place obligatoire dans la bibliothèque de tout ami lu progrès, sur la table de tout homme attiré par la question passionnante de l’automobilisme.
- Nous tenons cet ouvrage à la disposition de nos lecteurs. Voir à notre « Bibliothèque. »
- Sociétés
- Formation de Société
- L’assemblée générale du 2 décembre des actionnaires de la Compagnie générale des Transports Automobiles a pris les résolutions suiventes :
- 1° Le capital social est augmenté de 500 000 francs par l’émission de 1 000 actions de 500 francs. Le capital est donc porté à 1 million.
- 2° Le titre de la Société est modifié et sera dorénavant, Compagnie Internationale des Transports Automobiles.
- Directeur-gérant: VUILLEMOT.
- Imprimerie spéciale de la Locomotion Automobile, G. DESMARES, 151, avenue du Roule, Neuilly-s-Seine
- p.820 - vue 824/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 821
- TABLE ANALYTIQUE
- DE L.’ ANNEE
- DES MATIÈRES
- 1 898
- Auto mobile-Club de France
- Touring-Club de France
- Séances, 13, 22, 29, 45, 60, 70, 83, 92, 102, 124 153, 204, 237, 269, 301, 331, 366, 397, 428
- 459, 508, 636, 715, 743, 792 818
- Annuaire de TA. C. F..............................190
- Album de l’A. C. F.................. 28, 83 197
- Assemblée générale de l’A. C. F.... 205 286
- Définition motocycle A. C. F.........». . . 205
- Panonceau A. C. F.......... 197, 716 761
- Villa de l’A. C. F......... 301, 331, 357 558
- Hôtel de l’A. C. F., 214, 243, 270, 508, 589, 620
- 670 793
- Congrès de visserie................. 507 636
- Programme pour 1899........................ 679
- Automobile-Club Amièueis....................315
- Automobile-Club Autrichien................5 811
- Automobile-Club Belge, 4, 46, 69, ICO, 115, 132 147, 165, 180, 197, 213, 229, 303, 476, 709
- 740 795
- Automobile-Club de Bordeaux, 20, 100, 111
- 132, 179, 260 691
- Automobile-Club Béarnais....................726
- Automobile-Club de Bar-le-Duc...............334
- Automobile-Club Angevin................ . 69
- Automobile-Club Bourguignon . . . 701, 726 778 Automobile-Club de Grande-Bretagne, 100, 239
- 244, 490, 526, 556 669 Automobile Club de Hollande .... 228, 303 462 Automobile-Club Italien, 21, 69, 100, 116, 555 760
- Automobile-Club de Liège.............. 147 229
- Automobile-Club de Picardie.................542
- Automobile-Club Russe.......................737
- Automobile-Club de Suisse.............701 812
- Automobile-Club Toulonnafi..................812
- Automobile-Vélo-Club de Nice................726
- Chauffeurs du Midi......................20 132
- Chambre Syndicale de l’Automobile, 228, 323
- 366, 475, 674
- Moto-Club Roannais..........................779
- Communiqués : 29, 44, 55, 76, 109, 154, 238,
- w0(7^ 400* Ov 1 | Oi. ( j OU / ^ 40u, ‘ii/t), wwdj
- 570, 588, 635, 654, 700 790
- Le Pas Français.................... 268, 430 748
- Excursions.............................. 430 493
- Annuaire du T. C. F.................... 441 670
- Assemblée générale....................... 636 790
- Caisse de Secours aux Cantonniers, 635, 654,
- 700, 729, 744, 759, 768 820
- Pavillon du T. C. F. en 1900. .............. 271
- Bibliothèque de tourisme....................446
- Congrès de tourisme.............• . . . 493 556
- Transport des motocycie^....................768
- Cours et conférences
- Desjouis......................................127
- Capitaine X...................................222
- Ecole des Chauffeurs (Chauveau)......... 318 371
- Fédération des Ch. Mécaniciens, cours d’électricité..................................744
- Jarry.........................................670
- Michotte......................................685
- Godin......................................747
- Hirsch........................................718
- Sociétés savantes
- Académie des sciences.............. 45, 66, 83 811
- Sté d’encouragement pour l’Industrie nationale
- prix proposés............................298
- Sté des Ingénieurs civils, fête du Cinquantenaire, L. Périssé........................370
- Sté Internationale des Electricien •.........730
- Conservatoire des Arts-et-Métiers....... 697 718
- p.821 - vue 825/833
-
-
-
- 822
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Concours
- Concours d’accumulateurs (A. C. F.), 371, 398
- 619,716,776 793
- Concours de Coffret électrique..............728
- Concours de Fiacres, 53, 166, 181, 205, 270, 279 301, 338, 364, 371, 378, 386, 403, 406, 450
- 460, 615, 626 649
- Concours du Nord de la France (Lille), 38, 172
- 244, 389, 430, 454 490 Concours des Poids Lourds de 1897. . . 7, 25 111 Concours des Poids Lourds de 1898. 205, 491
- 557, 603, 611, 626, 630, 642 660 Concours des Poids Lourds de Liverpool, 83
- 124, 300, 342, 360 510 Concours de Turin............... 92, 260, 367 445
- Expositions
- Exposition de l’agricultural Hall, 564, 595, 666 747
- Exp. de Berlin.................................691
- Exp. de Boston.................................654
- Exp. de Bruxelles......... 206, 669, 720, 761 779
- Exp. de Dijon..................................166
- Exp. de la Flandre Orientale...................615
- Exp. de Gren .ble, 367. 455, 471, 503, 518, 539 563
- Exp. de Liverpool (Cycle Show).................115
- Exp. de Lyon. .................................775
- Exp. de Madison Square.........................732
- Exp. de Munich.................................691
- Exp. de New-York (électricité..................356
- Exp. de Pérouse. ..............................779
- Exp. de Prague.................................214
- Exp. du Puv....................................795
- Exp. de Rochefoit.............................. 78
- Exp. de Saint-Pétersbourg....................... 5
- Exp. de Stanley Show......................... 744
- Exp. du Travail (6e)...........................556
- Exp. des Tuileries (A. C. F) 45, 53, 00, 85, 92 102.124,132, 181, 198, 205.210, 261, 309 329, 348. 355, 373, 392, 397, 405, 424. 430
- 446, 476 636
- Exp. de Vérone.................................779
- Exp. de 1900 (la classe 30), 46, 95, 271, 402
- 430, 539, 679 795
- Congrès d’automobile en 1900............. 669 716
- Salon du Cycle 1897 ............................ 8
- Salon du Cvcle 1898, 477, 709, 728, 743, 760, 767
- 787,809 819
- Courses et Matches
- Automobiles sur pistes, 212, 218, 228, 372, 398
- 542, 6u9, 702, 778
- Antibes.......................lil, 542, 567
- Aut. Vélo Club de Nice..................111
- Avenir C et A..............................
- Battice Maestrichl. . . .....................
- Bordeaux-Agen, lil, 132, 247, 254, 260, 277,
- 332, 341, 358
- Bordeaux-Biarritz, 340, 389. 470, 487, 507, 519
- 536, 558
- Bruxelles-Spa, 132, 147, 166, 191, 206, 303, 332
- 355, 375, 414
- Chalonnes.................................
- Chanteloup.........•.............. 702, 748
- 812
- 602
- 761
- 729
- 574
- 398
- 663
- 428
- 462
- 759
- Challenge des motocycles.............. 717 731
- Coupe des motocycles, . . . 303, 335, 340, 382 398
- Critérium de l’A. V. I............. 302, 334 347
- Critérium des Entraîneurs, 214, 253, 268, 277 314 Critérium des motocycles, 21, 186, 197, 243,267 278
- Dijon......................................557
- Dijon-Besançon.................. 603,614,638 646
- Dinan-Guingamp.............................747
- Echo de Paris................... 62, 287 , 319 372
- Genève, Tour du lac..........................582
- Genôve-Meillerie.................... 638 653
- Handicap A.V.A............................. 778
- La Lanterne..................................622
- Liège-Bastogne....................» . . . . 572
- Lille-Boulogne..................... 244, 303 355
- Lille-Calais............... 454 467, 490, 502 522
- Longchamps fleuri............180,398,415 422
- Lyon-Aix.....................................324
- Lyon Lagnieu....................... 507, 526 538
- Lyon-Nice....................................603
- Machecoul ............................... . 685
- Marseille-Nice.............. 21, 110, 126, 133 155
- Midi Sport........ 132, 166, 188, 213, 239, 254 279
- Nantes.......................................355
- Nice Puget-Théniers......... 83. 116, 173, 702 726
- Nice-Cannes-Nice.................. 12, 38, 63 75
- Nice-Castellane................ 663, 726, 806 819
- Nice-Valence.................................732
- Pans-Amsterdam, 95, 98, 101, 301, 315,381, 389 398,411, 419, 430, 439, 447, 450 , 451, 471,472 507
- Paris-Bordeaux,................................777
- Pari--Dieppe......................... 503, 519 538
- Parir-Lisbonne.................................654
- Paris-Lons-le-Saulnier.........................731
- Paris-Roubaix, 95, 115, 157, 166, 190, 197, 212
- 238 255
- Paris-Saint-Pétersbourg, 429, 610, 636, 679, 716,
- 743 760
- Paris-Saint-Sébastien...........................557
- Paris-Vitry.................................... 506
- Petit Ardennais................................462
- Périgueux, 63, 77, 111, 117, 132, 156, 180 206
- 212, 229, 2j4, 262 286
- Rallye Paper de la Vie au Grand Air, 741, 762
- 777, 787 819
- Courses de Relais 198, 318, 343, 359 371
- Rouen le Hâvre 115, 171, 300 340
- Russie 691 727
- Spa 382 475
- Turin-Asti . . 5, 63 , 92 474
- Toulouse-Pau 795
- Tours-Blois 459 493
- Tourcoing-Béthune . 415, 471, 522 538
- Vélo-Sport de Nice 197
- Vérone-Milan . . . 779
- Vie Provençale 812
- Voitures Mors 670 684
- Défi Montaignac ... 77, 170 254
- Défi Winton Co- 222
- Défi Jenatzy 702
- Matches : Ballon-motocvcle . . 14
- Bardin-Osmont 525
- Charron-Osmont 267
- Corre-Osmont . ... 20, 40 55
- Degrais-Bardin 77
- Fournier-Bardin. 55
- Records : Heure . . . 730, 778 812
- Kilomètre . 239,79 ,803 819
- 100 kilomètres 334
- Clermont-Pans ....... 494
- 3 000 kilomètres 522
- Pans-Brest 761
- p.822 - vue 826/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 823
- Questions diverses
- Les Expositions, L. Béguin...................
- Utilité des Concours, L. Béguin..............
- Conseils aux inventeurs, L. B................
- Contre la vitesse et les courses, O’ Tom Obile.
- Ceci ne tuera pas cela.......................
- Un résultat, L Béguin........................
- Hippomobiles automobiles.....................
- Les placements de capitaux, L. Béguin. . . . Conducteurs et moteurs. O’ Tom Obile ....
- Carte électrique, G. D.......................
- Une résistance fâcheuse, L. Béguin...........
- Documents rétrospectifs......................
- L’A. C. F. et les courses, L. Béguin.........
- Les phénomènes de combustion, L. B...........
- Toujours les courses, L. Béguin..............
- Le plus jeune constructeur du monde, M. Pierre
- Hospitalier...........................143
- Est-c*. le mom. d’acheter, L. Béguin.........
- Qu’est-ce qu’un motocycle, G. Desjacques. . .
- Chauffeurs, un peu de calme, L. B............
- La voiture électrique, L. B..................
- Le rôle de l’A. C. F.........................
- Tout pour la vitesse, L. Béguin..............
- La célérité, L. B............................
- Une opinion, lettre de M. de Lavalette,
- L. Béguin...............................
- Opin. d’un anglais, D. Bellet..............308
- La folie de la vitesse.......................
- Création d’un automobilodrome, L. Béguin, 372
- M. G. Ri ves.................................
- La crise (H. Le Roux)......................380
- Les deux évènements, L. Béguin...............
- Route électrique Paris-Bruxelles. ......
- Les Expositions d’Automobiles G. D...........
- L’Automobilisme en Angleterre J. Lantv . . .
- A propos des routes de Russie................
- A propos du choix d’une form&le de classement dans les concours G. Desjacques . . Les voitures électriques J. Echegarray ....
- Le prix d’une course, G. D...................
- Formules do concours pour épreuves automobiles E. Hospitalier.........................
- Une école de chauffeurs J, H. A..........674
- La décoration de M. Ballif. G. Desjacques . . La question de la trompe. G. Desjacques . . .
- Léon Serpollet...............................
- Paris-Amsterdam, G. D . •................450
- Un fait divers, J. Goudesky..................
- Les deux côiés de la Manche, Sir D. Salo-
- mons....................................
- L’art et l’automobile, A. Alexandre..........
- Les progrès de la Science....................
- Les routes françaises, de Lafreté............
- Un moteur est-il vivant ? B. de S. . • . . . .
- Automobile et Santé publique.................
- Fantaisie, Ad. Vély..........................
- Quelques accessoires, P. Laifitte............
- Paris-S t-Pétersbourg........................
- Fantaisie, Pierre Laffitte...................
- Mesure de la puissance d’un moteur, étude théorique et pratique, A. Brachët, 91, 108
- 141, 167
- La puissance des voitures G. D...............
- La montée de la rue Le Nôtre G. D............
- Evaluation sommaire de la puissance d’un
- moteur..................................
- Prix de revient d’un tricycle à pétrole, Dr
- Boude................'..................
- Prony et Poncelet, E. H......................
- Les perfectionnements du moteur à pétrole R. Soreau...........................721, 739
- Conférence de M. A. Witz
- Les automobiles dans le passé, le présent et l’avenir, de M. A. Witz, 199, 211. 227, 246,
- 275, 295. 307
- Notes électromobiles
- de M. E. Hotpitalïer
- Préface, définitions................... . . 18
- . Grandeurs et unités........................ 34
- Exemples numériques etc................... 51
- Générateurs d’énergie, eic................... 67
- Piles, leur abandon......................... 82
- -•» Les accumulateurs........................ 99
- _ 146
- ._ 164
- — . . .... 178
- _ 195
- _ 244
- Coefficients de traction, etc.............. 276
- Moteurs électriques..........................306
- Excitation des moteurs, etc..................322
- Le concours de la Locomotion Automobile
- Texte et règlements......... 17, 65, 114, 162 226
- Avis divers......... 46, 50, 66, 206, 245, 278 408
- Liste des lauréats...................... 418 434
- Etudes sur les mémoires récompensé^, 681, 694 741
- L’extension de l’automobilisme
- L’automobilisme en Algérie................142 174
- — en Angleterre 78, 116, 308,347
- 467, 714, 744, 775 807
- — en Australie........... 287 669
- — en Autriche......................811
- — au Cap...........................701
- — en Espagne............. 572 684
- — aux Etats-Unis 287, 356, 397 717
- — en Italie 143, 174, 221, 260,334 811
- — dans le Noi d....................157
- — à Mexico................ 309 318
- — en Russie........................796
- — en Suisse.............. 330 777
- Automobiles coloniales................... 659 709
- Automobiles militaires 6, 68. 106, 2i2 238, 350,
- 410, 526, 543, 573, 588, 602, 731 778 Automobiles postales 30, 39, 116, 271, 570, 583
- 638, 669 747
- Pompes autcmobiles 69, 116, 530. 615, 685
- 709 761
- Acétylène
- Lanternes : Blériot, 584. — Gallagher, 11. — Manchester C°, 299. — Wells, 758.
- Eclairage des wagons.................... 498
- Moteur à acétylène...........................731
- Accessoires pour automobiles
- Appareils enregistreurs. . . .................. 92
- Compteurs d’énergie............................259
- — kilométriques............................ 21
- 2
- 18
- 34
- 39
- 43
- 50
- 55
- 06
- 72
- 74
- 98
- 111
- 111,
- 117
- 131
- 154
- 162
- 194
- 195
- 210
- 226
- 258
- 266
- 293
- 347
- 309
- 779
- 373
- 394
- 386
- 653
- 658
- 158
- 684
- 734
- 738
- 766
- 783
- 792
- 882
- 434
- 443
- 472
- 460
- 467
- 474
- 524
- 550
- 555
- 603
- 604
- 604
- 610
- 615
- 251
- 274
- 290
- 340
- 540
- 242
- 753
- p.823 - vue 827/833
-
-
-
- 824
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Indicateur de pentes, de Montais............357
- Régulateur Wolff pour tricycles........... 581
- Train-cycle Bonneville . ................., 9
- Arrière-train de Lasserve...................489
- Siège Pasquet...............................595
- Voiturette-tender Richard.................. 653
- Vêtements imperméables......................685
- Avant-train Chenard.............. . . 289 292
- Accumulateurs
- Accumulateur Mouterde . ,.........' . . 7
- — Fulmen. ...................... 389
- Concours d’Aceumulateurs .... 371, 398 619 Etudes sur les Accumulateurs, voir Notes Electromobiles de M. Hosp talier.
- Traction par accumulateurs............ 75 264
- Accumulateur Jerémin........................779
- Les postes de rechargement . 7-j, 37i, 406, 461 653
- Alcool
- Syndicat allemand.......... 14, 111 116
- Pétrole et alcool........................761
- Appareils divers
- Appareil à explosions pour augmenter la pression de l’air comprimé, Mac Intyre .... 163
- Désinfection de l’échappement..............396
- Escalier automobile Dodge .......... 250
- Moteur à poudre Freeble.................. 565
- Régulateur Malézieux................ 680
- Appareil de mise en mareno .nuque
- Be' theau..............................708
- Gonflement automatique dee pneus...........8 »7
- Tendeur de courroie dynamométrique.........751
- Relroidisseur Loyal..................... 637
- Suspension Jeantaud........................078
- Systèmes d’allumage
- Barray, incandescence......................6 63
- Bernardi, incandescence. ... . . 219
- Duflos-Clairdent, électricité..................296
- Joint de la Sté des Voiturettes aui............755
- Peugeot, électricité........................... . 810
- Bandages
- Ducasble, 123. — Hannover, 407. — Chameroy, 411. — Compound, 648.
- Appareil de gonflement automatique............205
- Fuites des pneumatiques...................... 15
- Une visite à Clermont........................ 780
- Considérations générales mu- ms uandages en
- caoutchoucs. H. Falconnet.................769
- L’oxyline.....................................762
- Caoutchouc artificiel.........................685
- Conservation des pneumatiques.................748
- Bibliographie
- Régamey, véloc. et automobilisme........... 15
- Comte de La Valette, Carnet du Chauffeur. . 335
- Cartes Tarride.............................335
- L. Périsse, Automobiles sur routes. . . . 350 478 A Witz, Traité théorique et pratique des
- moteurs à gaz et à pétrole, volume II. 350 367
- L’Incendie, F. Michotte.........................350
- Guide Baroncelli................................350
- J, Grand-Carteret, Voiture de demain . . 367 510 Conseiller de l’inventeur, Boramé et Jullien. . 375
- La France de demain.............................396
- Vigreux. Milandre et Bouquet, construction
- conduite et entretien des voitmes automo- %
- biles. Tome I....................... . 415
- Tome II, vapeur.............................558
- A. B. C du chauffeur, D. Farmai............... 574
- Dumont, Automobile sur rails.................. 478
- Les Automobiles (2e édition) D. Farman. . . 574
- L’Automobile de 1822 h 1835. G. de Brandner. 127 Les locomotives nouvelles, Pierre Guédon . . 255
- Bibliographie des Sciences et de l’Industrie. . 732
- A. Witz, tome III....................... 732 780
- Pratique de la photographie instantanée de
- M. Frippet..................................796
- Bandages pneumatiques, et résistance au roulement. Baron de Mauni....................718
- L’Automobile théorique et pratique, Baudry
- de Saunier..................................820
- Brevets
- Liste des Brevets d’invention relatifs à la Lo comotion Automobile, 79; 159, 175. 191, 239 255, 319, 351, 479 494, 575, 51,0, 606, 623 764
- Carburateurs
- Carburateurs : Mille, Faignot, Lenoir, Schrab,
- Meyer, Delamare, Lothammer,.......... 28
- Chauveau.............................. 37
- Lepape.................. ... 458
- Reneaux...................- .........724
- ,1. Bouché.......................... 710 776
- P. Gautier................. • • • 740
- Longuemare.............. • 802
- Henriod...................................803
- Flotteur régulateur Rapin........ • 325
- Carrosserie
- L’état de la carrosserie.......................215
- La forme de l’automobile.......................477
- L’art et l’auto obile, A. Alexandre..........474
- L’emploi du Partinium, G. Bell.................518
- Changements de vitesse, Embrayages, etc.
- Cazeneuve.................................. 10
- Pennsylvania...............................310
- Boyer-Guyon et Kapterer....................756
- Ha,, nés et Apperson ......................662
- Webb...................................... 517
- Multiplicateur Couget......................730
- Urquhart...................................140
- De Dion-Bouton et Chaplet..................342
- Embrayage électrique Krebs......................131
- Bisonibrayage Greffe............................423
- Roues élastiques Ballin.........................169
- Roues élastiques Béguin ...................... 169
- Moyeu tournant Haynes et Apperson...............596
- Roulements à billes.......................... 161
- Chaîne Renolds................................. 199
- Paliers à billes Feix ..........................571
- Volant de direction.............................572
- p.824 - vue 828/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 825
- Chaudières et générateurs
- Simpson ...................-............... 54
- Serpollet......................... 106
- Valentin........... ... .......... i
- Freakley................................... 552
- Nègre.................................... 692
- Circulàtion des automobiles
- Circulation, 93. 174, 265, 291, 323, 331, 334, 350 380, 394, 447, 455, 459, 460, 477, 482, 487, 556
- 562, 574, 621 669
- Réglementation à Berlin . . .................542
- — en Suisse . ................330
- Vitesse exagérés, A. R., 358, 395, 621, 747, 761
- 795 '811
- Projet du nouveau règlement...................482
- La question de la trompe, G. D................434
- L’Inspecteur des Automobiles 462, 477, 491
- 571 622
- Construction des voitures
- Etude sur la construction des voitures automobiles, de Léyma,................ 252, 265, 484 504
- Le pas trançais................................268
- Correspondance
- Lettres : Vinet, 14. — Peugeot, 45. — Course à Turin, 63. — Louis Godard, 76. — H. Pérard, 93. — Pfeiffer, 94. — Vicomte Decazes, 94. — Louis Didon, 222. - Labouré, 270. — Un
- abonné de Cannes, 350. — P. C., 383. — Hospitalier, 460. — A. D., 461. — Sartiaux, 461. — Hospitalier, 478. - L. Béguin, 478 — Un du T. C. Suisse, 526. — Védrine, 526. — Poizat, 572. — Au. sujet du baptême des voitures, 620. — Rigaud, 716.
- Douanes, impôts etc.
- Fiacres automobiles : à Anvers............ 14
- — Bordeaux........................... 620
- — Bruxelles ..........................229
- — Leeds.............................. 20
- — Londres . . 167
- — New-York . ......................... 20
- — Strasbourg..........................462
- — Zurich..............................717
- Concours des fiacres de l’A. C. F., 53, 166, 181 205, 270, 279, 301, 338, 364, 371, 378, 386
- 403, 406, 450, 460, 615, 626 649
- Ecoles des cochers de fiacres.......... 477 541
- Les fiacres électriques................ 523 541
- Jurisprudence
- M. A. Rodanet
- Automobilisme et protectionnisme.................130
- Accidents........................................ 23
- Marques de fabrique..............................103
- Le nom commercial................................243
- Loi de 1806 (dessins et modèles'.................261
- Un précédent.....................................621
- Les expositions et la loi sur les brevets. . . . 466
- Brevets et automobilisme.........................324
- Automobilisme et liberté économique..............515
- Lois sur les saisies-arrêts et responsabilités des
- chefs d’industrie . . . . •.................646
- Importation des objets étrangers. ...... 680
- Autorités administratives........................691
- Acheteurs et vendeurs .................. 751 791
- Contrefaçon et délit d’usage personnel, conférence de M. Marillier à l’A. C. F..........283
- Lampes et Lanternes
- Blériot, acétylène............................584
- Gallagher, id................................ 11
- Manchester Co,id..............................299
- Wells, id.................................... 758
- Assurances automobiles.......................546
- Droits de douane, 70, 95,214, 382, 570, 638
- 674, 723 760
- L’A. C. F. et le fisc.................... 603 731
- Taxes sur les automobiles, 158, 173, 222, 228
- 243, 524, 638 684
- — A l’étranger ................... 132, 493 718
- La plaque de contrôh.........................784
- Taxes sur les Clubs.................. 165, 603 731
- Transports des automobiles, 127, 202, 260, 621
- 674,700 735
- Graisseurs
- Hoit, 500. — Brunler, 500.
- Fiacres automobiles
- Locomotion aérienne
- Historique ............................. 26, 76 94
- Ascension du T. C. F. . .......... 239 254
- Propulsion aérienne.......................... 38
- Aviation mécanique, Bouchard............ 298 312
- Oui, nous volerons! Archdeacou.................549
- Dans les airs (aviator), J. Deschamp...........578
- L’Avion de Ader................ .'..........594
- Ballon Santos-Dumont...........................605
- Vol à voiles, Philornis ..................... 612
- Aéro Club..................... 659, 677, 762 777
- Sur quelques aéroplanes (Tatin, Pénaud, Langlev, Tatin et Pichet) V. Tatin, 652,
- 667, 673, 698 707
- Ballon dirigeable, de Santos Dumont............655
- Fiacres : Compagnie générale des voitures
- à Paris. . " . . ............ 622 712
- Compagnie l’Elèctrique (Kriéger)...... 203 636
- Jeantaud............................... 403 819
- Jenatzy (C. G. T. A.) . . . . . . 388, 573, 583 594
- Oppermann...............349
- Société l’Automobile (16 030) ......... 674 690
- Urbaine............................. 77
- Locomotion nautique
- Traction électrique sur canaux.................... 38
- The Nymph (électrique)............................171
- Canot Archdeacon (pétrole)........................501
- Traîneau Casgrain (pétrole)..........'..... 521
- Canot Planté (électrique).........................568
- p.825 - vue 829/833
-
-
-
- 826
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Métallurgie
- Système de brasage Crowdeo..................147
- Le « Partinium », G. Bell...................51s
- Les moteurs à pétrole et les aciers au nickel.
- J. Bustarret............................755
- Moteurs à pétrole
- Moteur A.C. 548. — D. Augé, 24 — Benz, (Maison Parisienne) 250. — Berret (Ducroiset) 435. — Best, 444. — Bi laut, 710. — Bouché 413. — Brouhot, 8, 51. — Chapelle, 651. — Chnudun. 735. — Cle Générale des Automobiles iTriouleyre) 166, 280. — Daimler 15.— Diésel, 287 — Dori gnv, 647. — Dürr, 27. — Elan. 468, 677. — Eisa 778. — P. Gautier (David et Bourgeois), 419. — Gautier et Wehrlè, 182.— Goret, 200. Goujon, — 217. — Henriod, 376, 803. — Hunter, 172. — Klaus, 149. — Knap, 664. — Koch, 406 — Krebs, 8ü9. — Lacoste (Popp), 3, 148. — Landry Beyroux, 134. — Lanty Homraen Dumas, 616. Lepape, 456. — Morisse, 486. — Mors, 808. — Papillon (Tauzin)788. — Pinède, 587. — Pittsburg Co, 768. — Popp, 3, 148. — Pygmée (Léo Lefebvre) 101. — Reneaux, 724. — Rochet Schneider-, 425. — Ro^er Mazurier, 150, 436. — Sphynx, 784. — Still, 776. — Tenting, 104. — Uhlenhuth, 752. Werner, 249.— Le Satellite (Ernouf), 816.
- Tr. sans différentiel (Lesage)...............586
- Ducroiset....................................435
- Morisse......................................486
- Knap.........................................664
- C1'9 fr. des Cycles et Aut...................676
- Reneaux..................................... 724
- Tr. essieu moteur Lindsay....................786
- Delahaye.......................t...........798
- Henriod......................................803
- Transports en commun
- Services: Mantes-Septeuil,31. — Melun-Barbizon, 47. — Confolens-Angoulême, 78. — Côte-d’Or, 100, 383. — Mantes-Vétheuil, 100, 104. — Londres, 116, 475, 638. — Belgique, 190, 603. — Saint-Germain. 214. — Pont-Audemer, 255. — Eure, 260. — Turin, 334. — Doubs, 350, 382. — Nantes, 461. -- Paris, 486 — Tarn, 525. — Berlin, 638. — Bordeaux (Lacou), 653. — Aix-Salon, 669, 727. — Gailion-Vernon, 685. — Toulon-Draguignan, 727. — Aubenas 742. — Milan, 777„ — Nice, 747. — Condé à Vire, 812. Subventions aux services publics de transports
- en commun.................... 5, 21, 212 238
- Statistique.............................. 30
- Véhicules électriques
- Moteurs à vapeur
- Moteurs rotatifs : Arbel et Tihon, 407. — P.
- Ghersi, 374. — Henry. 488. — Nègre, 692. Brûleur Serpollet. . •.........................23 106
- Traction mécanique
- La traction électrique sur canaux............ 38
- Traction par accumulateurs............. 75 266
- Fischer Equipement Co........................114
- Traction sur rails...........................263
- Chemin de fer de Philadelphie................264
- Mons à Boussu................................499
- Chemin de fer Burgdorf à Thun.............509
- Bateaux Planté...............................568
- Omn. à trolley Nave..........................603
- Place de la République-Aubervilliei-.........649
- La 8 002 Heilmann............................723
- Tramways de Bordeaux.........................729
- Bastille-Charenton...........................730
- Traction mécanique à Paris............. 731 758
- Omnibus électrique à Berlin..................734
- Omnibus Gare Saint Lazare....................711
- La carte électrique et les postes du rechargement....................... 74, 371, 406, 461 653
- Transmissions
- Lufbôry....................................... 56
- Auble......................................... 71
- MLB (Landry-Beyroux)..........................134
- Gautier-Wehrlé................................182
- Tr. sans différentiel.........................329
- Tr. électro-élastique Morrisson...............354
- Doré et Bouissou............<...............412
- Rochet-Schneider..............................425
- Best (tracteur)...............................444
- Lepape........................................456
- Automobile gazo-électrique..................546
- Automobiles sur rails....................... 20
- Barrow, voiturette. . ......................514
- Bary et Gasnier.............................154 .
- Bouquet-Garcin-Schivre......................390
- Britannia Motor Car Co......................215
- Cie Française des Voit, électromobiles .... 718 Compagnie Générale des transports automobiles (Jenatzy).............. 388, 573, 583 594
- Columbia Motor Carr. Co................... . 409
- Doré........................................412 'L
- Eiieson.................................... 41 ^
- Epstein.....................................418 j
- Fiacre 16000, C.G.T.A............ 573, 583 594
- Fiacres Kiiéger........................ 636 748
- Fiacres de Londres..........................167
- Fiacres de la Compagnie.......générale des..Voitures 622 712
- Jeantaud....................................403
- Kriéger.......................... 203, 386 748
- Locomotive Compagnie d’Orléans . . .... 101
- Locomotive Nash............................ 263
- Locomotive Patton...........................263
- Maxim.................... . ...... 107
- Mildô, voiturette................. 810 815
- Mildé et Mondos . ..........................530
- Morris et Salom..........................*. 359
- Omnibus de Berlin...........................638
- Omnibus de Londres...................... . 638
- Oppermann.................. . 349
- Patin.................................. 317 326
- Tracteur Compagnie du Nord..................181
- Tramways de la Gironde ..................... 21
- Véhicules à pétrole
- Autocyclette, bicyclette...........................810
- Bellscher et Nibletl, m< lue.......................330
- Best, tracteur.....................................444
- L. Bollée, voiturettes.............................11U
- Boiily, voiturette................................ 42
- p.826 - vue 830/833
-
-
-
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- 827
- Briest, omnibus................
- Boult - voiture................
- Brouhot, voitures..............
- Brulé, avant-train.............
- Butikofer, bicycle i ;.........
- Cambier...........................
- Casgrain, traîneau................
- Chenard................... . . . ,
- C” Française des cycles et aut Cie Gén. des aut. (Triouleyre).
- Dairnler (allemand)...............
- Daimler (anglais).................
- Dalifol et Thomas..............
- David et Bourgeois.............
- Decauville................................
- Delahaye..................................
- De Dion-Bouton.........................31
- Doré et Bouissou..........................
- Dorigny...................................
- Ducroiset.................................
- Elan..................................146
- Ernouf (bicyclette)..........
- Farman.......................
- Faugère ...................
- Fortier....................
- Freeble (poudre)...........
- Gaillardet.................
- Gautier-Wehrlé, voit, et mot Girardot, bicyclette.......
- Gobron et Brillié...........................
- Goret.......................................
- Goujon......................................
- Henriod............................. 376, 778
- Knap, voiturette ...........................
- Krebs (Panhard)..................... 732, 795
- Koch........................................
- La Française................................
- Landry Beyroux...........
- Lanty, Hommen et Dumas
- Le Brun.................
- Lepape..................
- Lufbéry.................
- Maison Parisienne. . . . Malien, voiturette. . . .
- Millet, bicycleMe........
- Mexico (voiture de). . . .
- M. L. B............... .
- Morisse, voiturette. . . .
- Mors, voiturette..........................795
- Movsan, attelage.............................
- Nash, locomotive.............................
- Panhard Levassor.....................15, U1
- Patton, locomotive...........................
- Peugeot..............................15, 87
- Pinède, voiturette...........................
- Pittsburg, voiturette.......
- Ponsard Ansaloni, avant-train
- Popp........................
- Poron, motocycle............
- Reneaux, tricycle...........
- Do Rianeey..................
- Rochet-Schneider............
- Roser-Mazurier, omnibus...................69
- ^Société An. d’Aut. et Cy«l. (Elan). ... 146
- Société Continentale (G.-W.).................
- Sti 11, voiture..............................
- Tatin, voiturette............................
- Tauzin (Papillon;............................
- Tenting, voit, omn...................• . . 102
- Tourey, voiturette...........................
- Triouleyre...................................
- Werner, motocyclette.........................
- Winton....................................222
- 7
- Véhicules à vapeur
- Locomotive New-England Railroad. ......... 61
- Omnibus, Compagnie général des Automobiles 125
- — de Dion-Bouton............31, 100 430
- — Scotte 68, 100, 106, Il 1,238, 255,523 557
- 652, 706 762
- Pauline de Dion-Boulon.............. . 430
- Tombereaux automobiles..................... 598
- Voiture Freakley............................ 552
- — Motor Car Co.......................... 190
- — Serpollet......................... 106 638
- — Tatin................................ 221
- — Tnornycroft........................... 133
- — Stanley............................... 70o
- Camion automobile Nègre..................... 692
- Sociétés nouvelles
- Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de
- Paris...........................35 J
- de Tramways électriques de Montpellier .................................494
- — Générale des Transports Automobiles .................. 223 820
- — Heilmann.................................606
- — Internationale des Tr. Aul. . . . 820
- — Parisienne des Fiacres électriques. 719
- — Parisiennedes Voituresélectriques. 431
- Société des Voitures Automobiles Françaises
- David et Bourgeois.........................303
- — des Voitures Automobiles des Etablis-
- sements Decauville.........................271
- — d’Etudes d’Omnibus et de Voitures Au-
- tomobiles................................ 462
- :— d’Etudes des Piles électriques .... 796
- des Automobiles Koch.........................780
- — de Pétrole des Andes........................670
- — des Automobiles et Automobilettes
- Rhéda......................................287
- — des Moteurs Sphinx. (Damas et Clé-
- ment)......................................748
- — de Traction Electrique sur les voies
- navigables.................................319
- Société Anonyme des Cycles et Automobiles
- Belgicas........................... 95
- — — des Huiles Minérales do
- Colombes........................559
- — — du Palais de l’Automobile
- et du Cycle....................351
- — -- des Voitures La Parisienne 719
- — — de Traction Automobile. . 271
- — E Barroux, Brehier et C1’.......................718
- — Barthélemy et Cie...............................686
- — E. J. Brierre et Cie...........• . . . 670
- — Champagne el C1’................................383
- — Henri r.hanon et C‘®............................335
- — J.-B. Clément et Ci0............................796
- — Félix Dubois et C‘e.............................719
- — L. Dutheil et Boyer.............................732
- — Concessionnaire des voit. aut. à 2 et
- 3 places, syst. Faugère....................732
- — Française d’Automobiles.........................303
- — Française de Construction des Automobiles France, Monier, May et G*® 796 — Française de Voitures ôleclromobiles . 175
- — Générale Française, de Cvcles et Automobiles. . . ..................122
- — Générale Industrielle...........................670
- — Gesellschaft für Autornobil Wagon-
- bau........................................ 95
- — Gobron et Brillié...................... . 718
- 461 ’
- 346
- 8
- 436
- 810
- 69
- 521
- 292
- 676
- 280
- 269
- 249
- 548
- 419
- 73
- 7U8
- 53
- 24
- 647
- 435
- 468
- 820
- 810
- 580
- 344
- 565
- 31
- 182
- 260
- 810
- 200
- 217
- 803
- 664
- 809
- 406
- 69
- 134
- 616
- 706
- 456
- 56
- 230
- 216
- 206
- 309
- 134
- 486
- 808
- 600
- 263
- 118
- 263
- 395
- 587
- 768
- 436
- 2
- 454
- 724
- 746
- 425
- 357
- 468
- 182
- 776
- 499
- 788
- 104
- 391
- 280
- 249
- 562
- p.827 - vue 831/833
-
-
-
- 828
- LA LOCOMOTION AUTOMOBILE
- Société Gouin et Tinchant.................. 335
- — Goyet et Legras......................670
- — ]a Jeanne d’Arc......................718
- — Lavarenne et G'......................780
- — Le Brun et Cie.......................559
- — Française des Cycles et Antorenhiles
- Liberator. . . "...................764
- — E. Merville et C'....................718
- — E. Molas, E. Lamiette et Tesop". . . 764
- — Mot et Dumond........................383
- — Yvon de la Motte et Cie..............718
- P. Nicolas et Cie....................383
- Société Harry Reynaud et C,e. . . . . • • 780
- — Risacher et Cre.......................462
- Nécrologie
- M. E. Bazin............................. 54
- M. Duverger.............. ............558
- M. A. Japy. .........................• • 573
- Madame Kriéger............................ 476
- M. de Lamonta.............................. 49
- M. Mayade.............................. 622
- M. de Montaignac.......................... 297
- M. Raffard ................................745
- Imprimerie G. Desmares, 151, Avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine
- p.828 - vue 832/833
-
-
-
- p.n.n. - vue 833/833
-
-