La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE d’É L E C T RI CIT É
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- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi.
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- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLEGE DE FRANCE, MEMBRE DE L'INSTITUT.
- G. LI PPM AN N
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. BLONDEL
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES, PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GÉRARD
- DIRECTEUR DE L’INSTITUT] ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE.
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- M. LEBLANC
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES MINES.
- A. WITZ
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE, MEMBRE CORRESPONDANT DE L’iNSTITUT.
- TOME I (2e Série) rf TRIMESTRE I Q08
- ADMINISTRATION ET REDACTION
- [\Q, RUE DES ÉCOLES, L|0
- PARIS V°
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- Samedi 4 Janvier 1908
- Tome I (2e Série).
- Trentième Année.7-— N°l.
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- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi.
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- Eclair
- SOMMAIRE
- Editorial, p. 5.— A. Solier. Nouvelles voitures à bogies de la Compagnie Parisienne des tramways, p. 7. — J. Dalemont. L’énergie des cours d’eau en Suisse, p. 14. - Menges. Sur le rôle de la zone neutre dans la commutation, p. lo.
- Extraits des Publications périodiques. — F. Grünbaum. Sur la résonance relative dans les circuits à courants alternatifs, p. 19. — F. Siegwart. Étude expérimentale des propriétés magnétiques d’un alliage de fer de la maison Kapito et Klein, p. 20. — \V. Murdoch. Détermination des propriétés magnétiques des aciers, p. 20. — R. Goldsciimidt. Sur l’emploi de revêtements en fer pour recouvrir les encoches ouvertes, p. 22. — R. Hellmund. Calcul du coefficient des moteurs d’induction, p. 24. — E. Smith. Sur l’élément normal Weston au cadmium, p. 24. — Brevets, p. 25. — Variétés. — M.-A. Barbezat. Enseignement technique, p. 27. — Jurisprudence, p. 31. — Bibliographie, p. 32. — Chronique industrielle et financière. X» Salon de l’automobile (suite), p. 34. — Locomotive à accumulateurs, p. 35. — Renseignements commerciaux, p. 37.
- EDITORIAL
- « L’Éclairage Electrique » reprend aujourd’hui le titre de la Revue « La Lumière Electrique » « laquelle il avait succédé en 189h, et dont il avait conservé la forme et maintenu la tradition. Soutenues par d’éminentes et nombreuses collaborations, ces Revues constituent aujourd’hui une collection unique, où l’on retrouve, à travers toute une époque, les manifestations successives d'un puissant effort, et les étapes des progrès si imporlaids qu’il a réalisés.
- La Lumière Electrique continuera son passé en publiant des éludes techniques sur toutes les questions d’Electricité, et tous les documents industriels et financiers qui émanent des nombreuses sociétés de constructions électriques, de production et de distribution. Nous savons quelle importance ont ces renseignements pour les industriels et les ingénieurs, cl tout en nous
- limitant aux Jaits, nous étendrons cette partie de notre travail.
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- Le développement considérable des tramways électriques urbains donne une importance toute spéciale et un intérêt toujours actuel aux améliorations qui sont apportées au matériel de service et de traction. Nous publions ici la première partie d’une étude complète sur les nouvelles voitures de la Compagnie parisienne des tramways. Parmi les détails précis qu’on y trouvera, nous signalons la division de la voiture en deux compartiments séparés par une plateforme, qui occupe la partie centrale de la voiture. Le mouvement des voyageurs est ainsi plus rapide et. la surveillance du receveur plus aisée,
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- La disposition des deux moteurs sur un seul boggie — le plus chargé — mérite aussi d'être mentionnée. .<•
- D’une étude publiée récemment sur l'Energie des cours d’eau en Suisse, nous donnons un court extrait, où deux points intéressants sont mis en lumière, l’augmentation régulière de la hauteur moyenne des chutes utilisées, et la dépendance du pays vis-à-vis de la houille noire. La houille blanche ne parvient qu’à en atténuer les effets.
- M. Menges a publié récemment sur la commutation une étude fort intéressante, dont on trouvera plus loin un résumé ; cet auteur, reprenant en somme des idées anciennes, admet que la commutation parfaite correspond à un champ 'résultant vraiment nul dans les dents de l'induit situées sur la ligne neutre, contrairement à une opinion généralement admise. Parmi les arguments de l’auteur, le principal est la facilité d’expliquer ainsi certaines particularités des machines à pôles de commutation, mais l’on peut invoquer à l’appui de cette théorie des considérations plus immédiates. La Lumière Electrique publiera prochainement sur ce sujet un mémoire de M. Latour qui a adopté dès 1900 une théorie analogue à celle de M. Menges, et l’a appliquée à diverses reprises à l’analyse des phénomènes de commutation dans- les machines à collecteur.
- La résonance dans les circuits électriques à courants alternatifs a donné lieu l’an dernier à un certain nombre de travaux par suite des applications importantes de ce phénomène à la télégraphie sans fil. Dans une étude publiée dernièrement M. Griinbaum s’est tout particulièrement attaché à élucider le rôle du fer pour quelques cas simples. Il suppose (que le flux des bobines de self-induction est décalé d’un certain angle constant sur les ampèrelours correspondants,
- hypothèse faite dès 1888 par Ferraris Ç) à propos des transformateurs.
- Parmi les perfectionnements proposés dans la construction des machines, il convient de mentionner celui dû à M. R. Goldschmidt, consistant à employer des revêtements en fer pour recouvrir les encoches ouvertes. On leur.donne ainsi les propriétés des encoches fermées, tout en conservant leurs avantages au point de vue du bobinage.
- L’un des facteurs les plus importants dans le calcul des machines à courants alternatifs est certainement le coefficient de dispersion ; malheureusement, la prédétermination de ce coefficient est encore des plus aléatoires, et tout nouveau travail sur cette question ne peut qu’être accueilli avec intérêt. Nous donnons clans ce numéro une brève comparaison entre les résultats obtenus par M. R.-E. Ilellmund et ceux donnés antérieurement par MM. Rehn-Eschcnburg et Guilberl.
- La discussion qui s’est ouverte sur l’enseignement technique, dans l’un de nos derniers numéros est reprise par M. Rarbezat. Il expose des vues personnelles fort intéressantes, qui ajoutent une confirmation nouvelle aux idées que MM. Rlondel et Dalemont ont précédemment exprimées : réorganisation des écoles secondaires techniques et spécialisation de l’enseignement dans ces Ecoles.
- La mort de Lord Kelvin, le 15 décembre dernier, enlève à la science électrique un des hommes qui ont le plus contribué à son élaboration et d ses progrès. Nous avons demandé à M. Henri Poincaré, membre de l’Institut, de vouloir bien nous donner une élude sur l’ensemble des travaux de l’illustre électricien anglais. Nous la publierons dans l’un de nos prochains numéros.
- (’) G. Ferraris. Etudes récentes sur les transformateurs. Lumière Électrique, tome XXVII, 17 mars 1888, page 5oi.
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- A BOGIES DE LA COMPAGNIE GENERALE PARISIENNE DES T R AM YY A A S
- La Compagnie Générale Parisienne des Tramways a déjà adopté depuis longtemps la traction électrique pour toutes les nouvelles lignes de son réseau, et elle étend, au fur et à mesure des besoins, ce procédé de traction à des lignes déjà
- service, elle a commandé aux ateliers Thomson-Houston, qui lui avaient déjà fourni un grand nombre de voitures à 07 'ou 38 places, et en 1902 douze voitures à 67 places, cent nouvelles voitures également à 57 places.
- Fijr. 1. — Vue d’ensemble d’une voiture motrice..
- existantes, exploitées jusqu’ici au moyen de la traction animale. C’est ainsi que tout récemment elle a procédé à .l’électrification des lignes dont le point de départ est au centre de Paris, au Châtelet, et qui desservent Ivry, Bicêtre, Choisy-le-Roi, etc., c’est-à-dire toute la banlieue parisienne du sud-ouest. Pour assurer le nouveau
- Ces dernières voitures, dites « série 5oo », présentent un certain nombre de dispositions inédites, ainsi qu’on pourra en juger par la description suivante.
- Caisses.
- Compartimentage et contenance. — Les voi-
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- tures « série 5oo » comprennent six compartiments, dont voici la désignation :
- Deux plate-formes extrêmes (ireet 2e classes) ; dans chaque parcours, celle qui se trouve à l’arrière est seule ouverte aux voyageurs.
- Deux compartiments d’intérieur avec places assises (ire et 2(i classes);
- Deux compartiments de places debout (ire et 2e classes), formantensembie la plate-forme centrale de la voiture.
- Leur contenance est la suivante :
- irc Classe:
- Intérieur (places assises)....12
- — (plate-forme centrale). . . 5
- — (plate-forme extrême) 4/2.. 2
- 2e Classe :
- Intérieur (places assises)....18
- — (plate-forme centrale). . . 18
- — (plate-forme extrême) 4/2.. 2
- Total. . .
- La proportion des places est donc exactement i/3 en ire classe, 2/3 en 2e classe.
- La longueur totale de la voiture, entre tampons, est de i2lll,3o; la largeur maxima, qui est de 2 mètres, règne sur io'",38de longueur, laissant aux extrémités deux excédents de om,96 de longueur chacun, auxquels on a donné une forme trapézoïdale, pour faciliter le croisement des voitures dans les courbes.
- Accès. — L’accès des voyageurs.se fait par la plate-forme centrale, au point de démarcation entre le coté 1™ classe et le côté 2e classe.
- Cétte disposition à laquelle la Compagnie Générale Parisienne des Tramways attachait un grand prix pour son exploitation, offre les avantages suivants: permettre aux voyageurs de chacune dès deux classes de se rendre, séparément et directement, à leurs compartiments respectifs ; assigner au receveur un poste voisin du centre de la voiture, ce qui facilite son contrôle et ne l'oblige à s’écarter que le moins possible, pour effectuer la recette.
- Les portes latérales sont glissantes et suspendues à la partie supérieure par des chemins de roulement, assurant un fonctionnement doux et silencieux. Les portes ne peuvent prendre une position oblique, même en les poussant au voisinage de leurs angles inférieurs, Des bandes de
- cuivre sont disposées aux joints des portes, ou de la caisse, où la peinture pourrait être rayée.
- Les marchepieds offrent om,20 d’emmarche-ment et im,io de longueur; cette dernière dimension, ainsi que la largeur relativement grande des portes latérales, permet à un voyageur de prendre place sur le marchepied avant que le précédent ait achevé de pénétrer dans la voiture.
- Des portes transversales extrêmes, montées sur translateurs articulés, permettent aux voyageurs d’accéder h la plate-forme arrière, où la recette s’effectue par un guichet formé par une glace coulissant horizontalement. Indépendamment de ces portes, les wattmann ont a leur disposition deux petites portes de service leur permettant de monter directement aux plate-formes extrêmes.
- Plate-forme centrale. —On a vu plus haut que la plate-forme centrale peut admettre 5 voyageurs de 1™ classe et 18 voyageurs de 2° classe.
- La partie de iie classe est surélevée de 21 centimètres, par rapport à la partie de 2<! classe, dont elle est séparée par une portelle coulissante en fer forgé, que maintiennent un rail abrité par les lattes de caillebotis, et un support central garni de tôle perforée; le dessin du perforage a été choisi de façon à ne pas laisser passer le doigt, et à ne pas risquer d’accrocher les vêtements.
- Des barres d’appui en cuivre régnent surtout le pourtour des plate-formes ; il existe, en outre, en 2” classe, deux fortes colonnes d’appui en acier revêtu de laiton, placées dans l’axe longitudinal de la voiture.
- Les fenêtres latérales des plate-formes sont fermées par de grand châssis vitrés équilibrés, s’effaçant dans les panneaux pleins qui montent jusqu’à hauteur d’appui. D’autres châssis vitrés, plus petits et fixes, les surmontent jusqu’à hauteur du bandeau de la caisse.
- Les fenêtres sont en outre garnies de stores en étoffe opaque imperméables, susceptibles de rester fixes dans toutes les positions.
- Compartiments d*intérieur. — Ils sont garnis de banquettes transversales offrant 1 place à droite et 2 places à gauche du couloir central, regardé du milieu de la voiture. La position du couloir a été ainsi choisie, de préférence à la position inverse, parce que l’on évite dans le compartiment arrière, un courant d’air direct venant de la porte d’accès des voyageurs, qui est nor-
- 19 places.
- 38 places.
- 67 places.
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- malement celle de droite en suivant le sens de la marche.
- Les banquettes et les dossiers de irü classe sont constitués par un encadrement en acajou plein, avec panneau en tulipier, et sont garnis par des coussins a ressort, tendus de cuir verni.
- Les banquettes et les dossiers de 2l! classe sont constitués par des lattes en pitchpin verni, avec encadrement en chêne.
- Pour la commodité de la circulation dans le couloir central, des colonnettes, en acier revêtu de laiton, surmontent les angles des dossiers de banquettes et s'élèvent jusqu’au plafond, où elles sont solidement fixées.
- Les baies latérales sont fermées, a la partie supérieure, par de petits châssis vitrés correspondant à ceux de la plate-forme centrale, mais mobiles pour l’aération. Au-dessous, la fermeture est complétée par des vitres dormantes en verre double, disposées et garnies de manière h éviter les vibrations et à assurer une étanchéité complète. L’ensemble est monté sur un cadre commun très robuste, maintenu en place par des abattants noyés dans les montants; il suffit d’ouvrir ces abattants pour enlever lès cadres presque instantanément, et convertir les voitures « série 5oo » en voitures d’été; les baies des compartiments d’intérieur restent, d’ailleurs, pourvus de leurs stores, semblables à ceux de la plate-forme centrale. Le retour à la tenue d’hiver s’effectue avec la même facilité, les cadres étant interchangeables.
- Les cloisons transversales sont munies de petits bois en chêne, et vitrées en carreaux de verre de petite dimension. Il en est de même des portes transversales donnant accès aux voyageurs sur les plate-formes extrêmes.
- Plafond. — Les voitures ne comportent pas de lanterneau, car cette disposition ferait double emploi pour l’aération avec les châssis mobiles supérieurs que les prescriptions administratives admettent exclusivement h Paris et dans le departement de la Seine.
- La suppression du lanterneau permet, tout en donnant plus de hauteur aux voitures, de réaliser une construction plus économique, plus solide et plus étanche.
- Les plafonds sont lisses, en carton spécial laqué blanc, régnant sur toute la longueur du compartiment d’intérieur et de la plateforme centrale.
- Booirs.
- Les voitures de la « série 5oo » ont été montées sur des bogies a roues égales, qui offrent une grande sécurité par leur solidité et leur faible tendance au déraillement. L’un des bogies recevant les deux moteurs de la voiture, l’entretien se trouve facilité du fait que la moitié seulement des bogies sont équipés électriquement. Les autres ne diffèrent d’ailleurs des bogies moteurs que par le diamètre de leurs essieux. Pour obtenir plus d’adhérence, le bogie moteur a été placé du cété le plus chargé. Le coefficient d’adhérence atteint 04 % à vide et se réduit à environ 6o °/0 lorsque toutes les places sont occupées. Comme le bogie moteur est placé sous le compartiment de 2e classe, il supporte généralement un poids de voyageurs plus considérable que le bogie directeur.
- D’autre part, cette disposition a l’avantage de répartir le poids adhérent d’une manière sensiblement uniforme sur les deux essieux moteurs, ce qui offre un grand intérêt, comme on le sait, pour la marche avec couplage des moteurs en série.
- Dans certains cas, l’adhérence pourrait être accrue en rapprochant davantage le bogie moteur du centre de la voiture. Ce procédé n’a pu être employé avec les nouvelles voitures de la Compagnie Générale Parisienne de Tramways, parce qu’alors leur croisement dans les courbes se serait fait dans de mauvaises conditions, étant donné l'écartement des voies existantes.
- Houes et essieux, — Les essieux sont de deux catégories : essieux de bogies moteurs, dont le diamètre est de 0,127; essieux de bogies directeurs, dont le diamètre est de o,io4- Les fusées de tous ces essieux ont uniformément 0,102 de diamètre.
- Les centres de roues, en acier moulé, ne diffèrent que par l’alésage des moyeux.
- Les bandages, en acier dur, type Vickers, sont tous identiques, et du type dit à double talon. Leur diamètre au roulement est de o,84o.
- Châssis. — Les châssis des bogies, très robustes, sont entièrement construits en acier doux de première qualité ; leurs pièces sont interchangeables.
- Les longerons sont moulés d’une seule pièce; ils reçoivent l’assemblage des entretoises dans des pattes appropriées, et forment, autour des
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- boîtes à huile, des étriers que consolident des cclisses cornières en acier.
- Les entretoises, centrales ou extrêmes, sont prises dans des barres profilées de premier choix ; leur cintrage et leur sont exécutés sur gabarits.
- Pivotement. — Les pivots sont constitués par une crapaudine inférieure lormant cuvette ; une contre-cuvette supérieure fixée sous la traverse principale du châssis de caisse, et une cheville ouvrière traversent le tout.
- Indépendamment du pivot central, il existe /deux supports latéraux réglables, composés chacun d’une glissière circulaire creuse, fixée sur le bogie, et d’un sabot également circulaire, fixé sous la caisse.
- Des godets graisseurs assurent spécialement le graissage des pivots.
- Le pivotement normal correspond au passage d’une voiture dans une courbe de i8 mètres de rayon de Taxe, les bogies étant placés à 6m,/|28 d’écartement entre pivots.
- Suspension. — Le système de suspension est établi de manière à assurer la mobilité nécessaire a chacun des essieux, par rapport aux châssis de caisse, suivant les irrégularités que peuvent présenter les voies, tant dans leur profil longitudinal ou transversal que dans leur tracé en plan.
- Il est parfaitement équilibré, et répartit uniformément la charge du bogie sur les quatre boîtes a huile pourvu que les quatre points d’appui des roues sur les rails se trouvent dans un même plan.
- Les chapes des ressorts à lames et les étriers des ressorts spiraux permettent tout le balancement longitudinal ou transversal pratiquement nécessaire pour amortir les chocs accidentels.
- Les ressorts sont calculés de façon qu’eu faisant passer la charge de o à 4 5oo kilogs, leur fléchissement total, au repos, soit de 8 millimètres au moins, et io millimètres au plus. Cette dernière condition est imposée par la présence, sous la voiture, d’un châssis de prise de courant pour caniveau souterrain ; afin d’éviter la trop grande dureté qui en résulterait, la course des ressorts spiraux a été artificiellement limitée par des enveloppes cylindriques, grâce auxquelles les chocs légers sont amortis par des ressorts spiraux relativement sensibles, et les chocs violents reportés sur des ressorts à lames relativement très rigides.
- Boites à huile. — Les boîtes à huile sont du système Korbuly, « Isothermos ». Elles offrent une étanchéité parfaite, obtenue par un cuir embouti dont le serrage est très précis.
- Avec ces boîtes à huile, il est permis d’espérer que la dépense de graissage et l’usure des coussinets seront réduites au minimum.
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- Équipements électriques.*
- Moteurs. — Les voitures « Série 5oo » sont équipées de deux moteurs électriques, du type CLE. 74.
- Ceux-ci. (fig. 2) constituent un spécimen remarquable de la construction moderne des moteurs de traction. La puissance normale (*) est de
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- Fig. 3. — Moteur GE-7/è
- 70 chevaux avec l’induit à deux tours par section et de 60 chevaux avec l’induit à 3 tours; leur puissance en régime permanent est dé 3o chevaux. La carcasse, qui affecte une section transversale octogonale, est partagée horizontalement en deux parties inégales par un plan situé assez haut au-dessus de l’axe, en sorte que la partie supérieure est notablement plus réduite que l’autre et peut presque être considérée comme le couvercle du moteur.
- Les quatre pièces polaires sont feuilletées et inclinées à 45ü sur l’horizontale. Les paliers très larges sont munis de graisseurs h mèche. Les rapports d’engrenages les plus usités sont 4,56 et 3,68. La ventilation a été étudiée avec un
- (*) Suivant l'usage, nous désignons sous ce qualificatif la puissance développée sous 5oo volts pendant une heure démarché continue sans que l’échaufiemenl qui en résulte ne dépasse la température ambiante de plus de 7(1° centigrades.
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- soin spécial, et a cet effet, la carcasse magnétique comporte un certain nombre d’ouvertures dont les couvercles peuvent être entr’ouverts, si le service le permet, de manière à laisser une circulation d’air active entre l’extérieur et l’intérieur du moteur.
- la plupart des moteurs de carters d’engrenages en aluminium.
- Controleurs. — Les contrôleurs sont du nouveau type KZ, établi pour les équipements à 2 moteurs de 60 a 80 chevaux.
- 11 est actionné à l’aide de 2 manettes ; l’une
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- Fig. 3.
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- Ampères.
- Caractéristiques du moteur GE. 74-2T avec le rapport d'engrenages 4,56, et deux tours par section de l'induit.
- L’air est aspiré par les évidements du manchon d’induit et refoulé pendant la rotation à travers les cannelures ménagées dans le corps d’induit.
- La figure 3 donne les courbes caractéristiques de ces moteurs pour le rapport d’engrenages 4,56 et deux spires par section de l’induit, chiffres qui correspondent aux moteurs choisis parla Compagnie Générale Parisienne des Tramways. Une puissance de 70 ch. sur l’essieu exige un courant de 120 ampères et le rendement atteint alors 85 °/0. Avec un induit muni de trois spires par section, les enroulements inducteurs comportent 100 spires et avec deux spires par section, ils sont formés de 85 spires. Dans tous les cas le diamètre des roues est de om,84-
- Enfin, la figure 4 fournit les principales dimensions des moteurs G. E. y4.
- 11 est intéressant à signaler que l’on a muni
- pour le démarrage, l’accélération et la marche, l’autre plus petite pour l’inversion de marche et le freinage électrique de secours.
- La première met en mouvement le cylindre principal qui comporte 5 crans correspondant au fonctionnement des moteurs en série et 5 crans en parallèle. Ce cylindre est établi de façon a utiliser le mieux possible la capacité des rhéostats grâce h différents groupements en tension et en quantité de leurs éléments. En outre, on obtient ainsi pour chaque cran une valeur de la résistance aussi rapprochée que possible de la valeur théorique.
- Ces controleurs devant supporter des courants relativement intenses, on a renforcé les touches qui sontlespius souvent utilisées, et notamment celle qui est reliée au trolley; les segments correspondants sont doublés et le contact est as-| suré au moyen de deux doigts sur chacun d’eux.
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- Fig. 4. — Moteur GE-74 avec sa suspension.
- Poids du moteur complet sans la roue ni la boîte d’engrenage: I 4oo kilog.
- Poids de la roue d’engrenage de 70 dents : uo kilog.
- Poids de la boîte d’engrenage, en fonte malléable : 80 kilog.
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- Le cylindre inverseur peut occuper cinq positions correspondant respectivement à :
- Freinage arrière,
- Marche avant,
- Zéro,
- Marche arrière.
- Freinage avant.
- Le freinage électrique n’est qu’un freinage de secours obtenu parla mise en court-circuit des moteurs.
- Pour éviter que le wattman puisse au moment d’un freinage manœuvrer la petite manette avant l’arrêt de la voiture, ce qui déterminerait des arcs nuisibles, le cylindre inverseur est immobilisé par un verrouillage, obtenu a l’aide d’un électro-aimant dont la bobine est parcourue par le courant de freinage.
- Deux interrupteurs bipolaires correspondant aux moteurs permettent la mise hors circuit de l’un de ceux-ci en cas d’avarie.
- Appareils accessoires. — Les équipements comprennent :
- Un interrupteur automatique MR-5, toujours en circuit ;
- Deux interrupteurs ordinaires MS-8, l’un pour le trolley, l’autre pour le caniveau ;
- Deux coupe-circuits MA-i3;
- Trois rhéostats GF ;
- Un parafoudre ME-a ;
- Un commutateur trolley-caniveau TC-3.
- Câblages. — Cette partie des équipements a été extrêment soignée.
- On s’est proposé en premier lieu d’éviter les points faibles, en second lieu de faciliter la visite, et le remplacement éventuels des cables.
- A cet effet, il a été ménagé un intervalle ou faux plancher, entre le niveau supérieur du châssis de caisse et le dessous du parquetage.
- Dans cet intervalle a été disposée une large moulure ou goulotte en bois, et on y loge tous les câbles, préalablement préparés en plusieurs jeux ; on les serre fortement au moyen de taquets spéciaux ; on visse ensuite le couvercle en bois revêtu de zinc. Cette disposition offre toute facilité pour visiter les câbles ; on supprime les coudes brusques que doivent souvent faire les gaines pour contourner les traverses du châssis de caisse, quand il n’y a pas de banquettes longitudinales, et les câbles sont absolument à l’abri des projections de boue, ainsi que des chocs accidentels.
- On ne s’en est pas tenu là, et comme en cours d’exploitation la réfection des épissures est bien rarement faite avec tout le soin nécessaire, on a radicalement supprimé toutes les épissures. Les branchements en T, qui vont habituellement des gaines aux bornes des moteurs ou des résistances, sont remplacés par des boucles en V ; en d’autres termes, chaque contrôleur est relié directement et individuellement aux moteurs et aux résistances, dont les bornes sont dédoublées à cet effet.
- Boites de connexion.— Le dédoublement dont nous venons de parler s’effectue, pour chaque moteur, au moyen d’une boîte de connexions spéciale, dénommée OP-ioo.
- Au moyen de casses spéciales, dont les unes sont droites et les autres coudées à 90°, toutes les vis de fixation des pièces et de serrage des câbles sont facilement accessibles quand le couvercle de cette boîte est enlevé.
- Châssis de caniveau. — Le châssis de support de la prise de courant pour caniveau souterrain ne diffère que par quelques détails de ceux déjà en service sur les lignes existantes.
- Frein à air. — Une des principales difficultés du freinage des voitures à bogies vient de ce que, à cause de la longueur de la voiture, du déplacement des bogies et de l’encombrement existant sur les trucks et le châssis de la caisse, par suite de la quantité d’appareils divers qui doivent y trouver place, les pièces de timonerie reliant entre elles les barres porte-sabots des bogies sont forcément compliquées et nécessitent un certain jeu. En outre, lorsqu’on opère le freinage
- rapprocher, et, au bout d’un certain temps de service, il y a là deux causes de retards préjudiciables à la rapidité du freinage. Ces inconvénients sont accrus notablement par la mise en action de ces timoneries par un agent mécanique.
- Le freinage électro-magnétique, qui offre l’avantage de ne nécessiter l’emploi d’aucune timonerie, ne devant être accepté par le service du contrôle qu’avec l’adjonction d’une batterie d’accumulateurs de secours, on n’a pas cru devoir l’employer, malgré sa supériorité, et on a installé un frein à air comprimé. Chacun des bogies est considéré comme une voiture indépendante, et est muni d’un cylindre de frein, agissant sur une timonerie propre à ce bogie.
- , les deux bogies ojit une tendance à se
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- T. 1(2° Série). — N» 1.
- En ce qui concerne le choix du système de frein h air comprimé, on a été conduit à adopter un système automatique, bien que la plupart des voitures actuelles de la Compagnie Générale Parisienne de Tramways soient munies de freins directs. Dans le caS particulier, l’emploi d’un frein direct aurait présenté cet inconvénient que, si la communication souple entre la conduite générale et un des cylindres de frein venait à se rompre, le wattman ne pourrait au-
- cunement s’en apercevoir avant le moment où, voulant faire usage du frein à air, il en constaterait le non fonctionnement.
- Avec le frein automatique que l’on a installé, la rupture d’une communication produit l’arrêt immédiat de la voiture. En terminant notre étude, nous donnerons la description détaillée du système adopté.
- (A suivra.) A. Soi.icu.
- L’ÉNERGIE DES COURS D’EAU EN SUISSE ( )
- Pour aménager les chutes d’eau et mettre en valeur la houille blanche, il a fallu résoudre un certain nombre de problèmes techniques aussi importants et aussi difficiles que ceux qui furent résolus pour mettre la houille noire à la portée du consommateur.
- L’exploitation de la houille blanche a même fait surgir des faits économiques nouveaux dont les conséquences ne peuvent être aujourd’hui qu’incomplètement déterminées.
- Un premier fait qui mérite d’être mentionné, c’est l’altitude moyenne des chutes utilisées, qui va de 42 à i45 mètres de l’année 1891 à l’année 1903. On trouve là, en réalité, une véritable ascension vers la montagne.
- Les dernières années marquent cependant un retour vers les chutes d’altitude moyenne (5o à 80 mètres), qui, pour une puissance un peu importante, exigent souvent de longues dérivations et sont d’un aménagement assez dispendieux. Mais en général — et c’est un avantage — la variation annuelle de puissance de ces chutes est plus faible que celle des chutes glaciaires.
- Le tableau suivant contient les prix moyens par cheval, et les puissances de certaines usines utilisant des chutes moyennes et basses (4 à 8 mètres).
- \ (') Cotte note brève est le résumé d’un article que je viens
- de publier ailleurs, etoù les questions sont étudiées à un point de vue un peu spécial. Voir : J. Dalemont. — L’énergie des cours d’eau en Suisse in La Géographie. Bulletin de la Société de Géographie de Paris, 1907, p. agi.
- USINES FRAIS D’INSTALLATION PARTIE HTBRAÜLIQUi; et électrique, réseau non compris. *w W - o < . ^ So* ^ BW < a 5 S « 04 * 0 0 U w ëSoi 35 1® CO 0 fl g s! O g P a £ « ES 3 > H 7-% * H 5 en j W < « 5 X « 5 s PRIX DE REVIENT BU cheval produit, en Tgo4.
- La Goule. . 1 4a3 000 3 65o I 700 390 84o
- Genève. 5 220 000 12 OOO 8 100 435 645
- Linlhal. 414 000 I OOO 510 4x4 810
- Hauterivc.. G 5oo 000 7 300 4 900 9°° 1 35o
- Monlbovon. 5 85o 000 5 4oo 2 G5o 1 080 2 200
- Kubehvork. . 5 190 000 4 200 3 000 I 23o I 720
- Silil. . . . 2 54o 000 2 OOO 1 96o I 270 1 3oo
- Wynau. 3 000 000 5 750 2 800 800 I O7O
- Hagneck. . 5 4oo 000 5 200 2 7OO 1 o4o 2 OOO
- Beznau. 8 5oo 000 11 70O 8 45o 725 I OOO
- Pour échapper aux inconvénients des variations de puissance, on a eu recours aux réserves à vapeur, et à l’association de plusieurs usinesuti-lisant autant que possible des ^chutes dont les minima ne se produisent pas en même temps. On connaît aussi la solution adoptée à Ruppol-dingen, où, aux heures les moins chargées de la journée, des pompes refoulent l’eau d’aval dans un réservoir d’amont.
- Enfin la demande d’énergie croit — surtout dans les centres — très rapidement, et il en résulte qu’en un temps relativement court, elles atteignent le maximum de leur puissance et souffrent ainsi de leur propre développement.
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- A.
- D’après la statistique de 1902, on peut estimer h 180000 chevaux la puissance électrique utilisée par l’ensemble des centrales qui ont fourni a la statistique des données à peu près complètes. Cette puissance se trouve réduite à i35ooo chevaux pendant la période des basses eaux ; il s’ensuit donc une différence de 45 000 chevaux pour lesquels on trouve une réserve à vapeur ou à gaz qui ne dépasse pas iï 85o chevaux. Celte réserve devra nécessairement être augmentée a bref délai. On voit par là que ce n’est pas seulement l’industrie qui redevient, et plus que jamais tributaire de la houille, c’est la centrale elle-même. Elle est forcée, par suite de l’exagération des besoins qu’elle a provoqués, de recourir a cette source d’énergie étrangère et que certains prétendaient périmée en Suisse. Il faut remarquer cependant, que si depuis 1894 le nombre des chaudières fixes installées n’a cessé d’augmenter, passant de 8274 n 4 093, l’augmentation proportionnelle est surtout sensible dans les grandes unités. La houille blanche n’a donc pas, tant s’en faut, réduit la consomma-
- tion industrielle de la houille, mais elle en a provoqué une utilisation meilleure, en substituant, dans les installations mécaniques de faible et moyenne puissance, le moteur électrique au moteur thermique et en réservant celui-ci aux unités de grande puissance et de rendement élevé. Cet avantage industriel et social, si considérable, doit être imputé avant tout — il importe de le remarquer — aux progrès du transport a distance de l’énergie. D’ailleurs la possibilité de produire de l’énergie en grande quantité pour la distribuer ensuite dans un rayon plus ou moins étendu a des industries, qui ne pourraient aussi économiquement produire elles-mêmes ce dont elles ont besoin, a aussi été mise à profit et, depuis longtemps, dans les centres houillers.
- Quoi qu’il en soit, il était intéressant de signaler combien toute la production est dépendante de la houille et comment elle s’impose encore là où on avait cru échapper à son onéreuse sujétion.
- Julien Dalemont.
- SUR LE ROLE DE LA ZONE NEUTRE DANS LA COMMUTATION (')
- On admet en général que pour éviter les étincelles il faut donner au calage des balais un angle tel que la bobine en court-circuit soit déplacée de la zone neutre et portée dans un champ magnétique d’intensité convenable (Arnold : La machine à courant continu, vol. 1).
- L’auteur n’est pas de cet avis et pense qu’au contraire une commutation parfaite ou linéaire ne peut avoir lieu que dans la zone neutre.
- Il se propose d’appliquer ce principe à l’interprétation de différents cas particuliers de commutation et de compensation difficilement explicables par la théorie actuellement en faveur.
- La théorie de l’auteur peut se résumer de la façon suivante :
- Au moment du passage à la ligne neutre la bobine en court-circuit n’est traversée par au- (*)
- (*) Cet article est le résumé d’un travail publié dans YElek-Iroteohnische Zeitschrift, 3i octobre 1907, par M. Menges.
- cun courant, et par conséquent ne doit être soumise à aucune force électromotrice. Autrement dit cette bobine ne doit pas couper de lignes de force en ce point. Quant au champ magnétique il doit croître en sens inverse de part et d’autre de la ligne neutre, et son intensité doit être telle que la force électromotrice induite dans la bobine soit capable d’annuler à chaque instant la chute de tension que pourrait produire le courant de commutation.
- D’après l’auteur l’on n’a pas le droit de considérer le flux du à la self-induction de la bobine en court-circuit comme distinct du flux utile de la dynamo, et en admettant l’hypothèse d’une commutation parfaite dans la zone neutre, on ne cherche plus en réalité à contre-balancer l’effet de la self-induction par d’autres effets inverses, mais bien à éviter la self-induction elle-même, comme on le fait par exemple dans une bobine à enroulement bifilaire.
- Pour préciser ces idées considérons deux cas :
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- dans le premier une bobine se déplace par rapporta l’aimant constant, dans l’autre elle conserve sa position par rapport au môme aimant dont le flux varie. Si les deux variations se produisent en même temps, leurs actions peuvent s’annuler réciproquement de sorte que, malgré le mouvement, aucune ligne de force ne soit coupée par la bobine.
- Ce phénomène est absolument analogue à celui de la commutation linéaire ou parfaite dans la zone neutre.
- Fig-, i. — Machine compensée
- Le procédé de calcul de la self-induction actuellement en usage est d’ailleurs inexact. Le flux magnétique dépend des ampèretours totaux sur toute la longueur de son parcours. Il est donc évidemment impossible de calculer même en première approximation le champ en un point du parcours d’après les valeurs du courant et de la perméance magnétique en ce point.
- La figure 1 représente le champ magnétique d’une machine compensée, et la figure 2 celui d’une machine à pôles auxiliaires, toutes deux en charge.
- Si la compensation est bien réglée, tout décalage des balais est supprimé, et la zone neutre reste en place pour toutes les valeurs clu courant. Dans la machine à pôles auxiliaires c’est tout ce qui est possible d’obtenir. La distorsion du flux ne peut être évitée (voir la figure 2).
- Il n’en est pas de même pour une machine compensée.
- On voit que dans une telle machine non seule-rhent on évite le décalage, mais encore toute distorsion de champ, de sorte que la répartition du flux des deux côtés de la ligne neutre ne subit aucune modification.
- Ce qui précède montre clairement que dans le calcul des pôles auxiliaires il n’y a pas lieu de tenir compte de la réluctance de l’entrefer, contrairement à l’avis de M. Breslauer (JE. T. Z., 1906, p. 917, et Eclairage Electrique, t. XLIX, 2/1 novembre 1906, p. 006).
- L’auteur rappelle à cette occasion la récente polémique entre différents auteurs au sujet de la forme spéciale à donner aux pôles-auxiliaires, et fait observer que les expériences de Rotth (Z. f. Eigo5, p. /173, et Eclairage Electrique,
- Fig-. 3. — Machine à pôles auxiliaires.
- t. XLIV, 16 septembre igoô, p. 432) ont démontré l’inutilité absolue de toutes ces formes particulières.
- D’après Arnold, il convient, pour éviter toute fluctuation du champ, de donner au pôle auxiliaire une largeur recouvrant au moins une dent et une entaille. M. Breslauer a conclu au contraire de ses expériences qu’une largeur égale à 4° % de cette valeur était très favorable (Z. f. E., igoô, p. 700, et Eclairage Electrique, t. XLIV, 2 septembre igoô, p. 346). Ce résultat expérimental est évidemment en contradiction avec l’hypothèse d’un champ de commutation (Th éorie actuelle).
- La possibilité d’obtenir une bonne commutation avec plusieurs bobines par encoche, démontrée expérimentalement par Breslauer (E. T. Z., iqof), p. 645, et Eclairage Electrique, t. XLIV, 2 septembre 1906, p. 346), sur une machine à 5 bobines par encoche et munie de pôles auxiliaires d’une faible épaisseur, se trouve également en contradiction avec cette hypothèse. Car si l’on considère les différentes positions des encoches par rapport au pôle à l’instant de la commutation de chacune des bobines, l’on constate
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- une différence si considérable dans les réluctances correspondantes que toute hypothèse d’un champ de commutation commun aux 5 bobines semble impossible.
- Toutes ces difficultés de la théorie actuelle disparaissent aussitôt qu’on admet que la commutation s’effectue dans la zone neutre.
- En effet, la distribution du flux dans la zone neutre n’est pas modifiée par le déplacement des dents si le champ magnétique y est vraiment nul. La position relative d’une dent n’influe pas sur la zone neutre, et il devient possible de loger plusieurs bobines dans la même encoche.
- Pour les memes raisons la forme particulière du pôle auxiliaire n’a aucune importance si les conditions nécessaires à la formation de la zone neutre sont remplies.
- L’action d’un pôle auxiliaire consiste d’après l’auteur (fig. 2) en ce qu’il attire et absorbe les lignes de force, et l’essentiel est d’avoir une masse suffisante dans ce but(*).
- Les expériences sur les pôles auxiliaires en deux pièces séparées par un entrefer ont prouvé le peu d’importance de la forme particulière de la pièce polaire.
- Dans les dispositifs avec pôles auxiliaires munis d’une fente radiale (voir les essais de Rotth déjà signalés) la théorie actuelle faisait prévoir des valeurs très inégales du champ en regard des pièces polaires et de la fente radiale. L’expérience 11’a cependant démontré que l’existence d’une zone de commutation très large, et rien de plus.
- Il a été proposé deux procédés différents dans le but d’économiser le cuivre. Le premier consiste à diminuer la largeur axiale des pôles de commutation, le second à réduire leur nombre. Ils ont une influence tout à fait differente sur la commutation.
- Comme la "fonction des pôles auxiliaires consiste à absorber un certain nombre de lignes de force, il suffit de leur donner des dimensions en conséquence. On obtient indifféremment de bons résultats, soit avec les pôles de faible épaisseur mais d’une longueur suffisante (Breslauer), soit avec les pôles très courts mais suffisamment épais.
- (*) On peut exprimer ceci d’une manière plus rigoureuse en disant que le rôle des noyaux des pôles auxiliaires est d’empêcher la dispersion magnétique entre l’enroulement induit et les enroulements des pôles auxiliaires (N. D. L. R.).
- La zone neutre étant déterminée par un équilibre entre deux forces magnétisantes de sens opposés, sa réalisation dépend du nombre d’ampèretours du pôle auxiliaire et non de sa largeur, à la condition que cette dernière ne descende pas au-dessous d’une certaine limite.
- Cela suffit non seulement à expliquer pourquoi les pôles auxiliaires peuvent être moins larges que les pôles principaux, mais encore à déterminer l’économie de cuivre qui en résulte.
- Le second procédé consistant dans la réduction du nombre des pôles auxiliaires a toute autre influence sur la commutation, et celle-ci ne s’effectue plus dans la zone neutre.
- Supposons, par exemple, que l’un des pôles auxiliaires de la figure 2 soit supprimé ; il ne suffit plus maintenant de neutraliser la zone de commutation ; il doit exister un champ magnétique capable de combattre la force électromotrice induite dans le côté opposé de la bobine par suite de son mouvement dans un champ magnétique. Dans ce cas le champ de commutation a une réelle existence.
- Les forces électromotrices de sens opposés sont développées dans deux côtés différents de la bobine (et non en un seul et même point), et sont en équilibre.
- Une telle commutation dans un champ magnétique présente différents inconvénients comme par exemple : vibrations des pôles auxiliaires, impossibilité d’obtenir une commutation parfaite dans le cas de plusieurs bobines par eil-taille, saturation des pôles auxiliaires, etc.
- La dispersion magnétique et la saturation des pôles auxiliaires jouent un rôle très important mais tout différent de celui qu’on leur attribuait jusqu’à présent.
- Les lignes de force qui, dans le cas d’une machine ordinaire, pénétraient dans l’induit au delà de la ligne de symétrie, sont déviées par le pôle auxiliaire (voir fig. 2); à mesure que le courant débité par la machine augmente, la distorsion de champ s’accentue et le nombre des lignes de force qui doivent être absorbées par le pôle auxiliaire devient plus considérable, de sorte que son action se trouve limitée par la saturation.
- Les considérations qui précèdent permettent à l’auteur de comparer la machine compensée avec la dynamo à pôles auxiliaires.
- Dans la dynamo à pôles auxiliaires le calage
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- constant des balais n’est obtenu qu’au prix d’une utilisation moins parfaite du champ magnétique, car le flux dévié par le pôle auxiliaire est inutilisé.
- Par contre une machine compensée utilise complètement le flux. Cette particularité jointe à celle d’un champ uniforme conduit à une valeur plus faible de l’excitation.
- Dans une machine à pôlës auxiliaires toutes les conditions d’une parfaite commutation ne peuvent être remplies que pour une seule valeur du courant. Afin d’obtenir pour d’autres valeurs du courant une commutation admissible, on doit faire usage des artifices bien connus tels que : forte saturation, nombre de lames élevé, balais en charbon, etc.
- La machine compensée présente au contraire une parlaite commutation pour toutesles valeurs du débit, même dans le cas d’une variation brusque de charge, au point de rendre inutile un nombre élevé de lames. Cela permet de construire les machines avec une bobine par encoche et de choisir la saturation en se laissant guider uniquement par des considérations économiques.
- Les propriétés spéciales des balais en char-
- bon n’étant plus indispensables, on peut employer avantageusement les balais métalliques qui exigent un collecteur beaucoup mtiins volumineux.
- L’auteur pense que jusqu’à présent on n’a pas su réaliser pratiquement tous les avantagés de la compensation et que le prix relativement élevé d’une telle machine provient d’une construction peu appropriée pour laquelle on a eu le tort d’adopter le type d’une machine à épurant alternatif suivant le schéma de Déri.
- En concluant, l’auteur remarque que les expériences faites dans le but de démontrer l’existence d’un champ de commutation ri’ont aucüne valeur, puisque dans la plupart des cas le champ en question se trouve être de l’ordre de grandeurs des erreurs d’expériences, et ne doit ainsi son existence qu’à l’inexactitude des essais ou à une erreur d’interprétation. C’est par exemple le cas des essais de M. Pelikan (E. T. Z., io janvier 1907, et Eclairage Electrique, t. L, 2 mars 1907, p. 3io) qui conduisent en réalité à l’existence d’un champ nul dans la zone de commutation. '
- W. G,
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la, résonance relative dans les circuits a courants alternatifs. — F. Grünbaum. — Elck-trotechnische Zeitschrift, 21 et 28 novembre 1907.
- L’auteur se propose de tenir compte de l’influence du fer dans les cas simples où l’on a affaire à une combinaison d’une bobine de self-induction et d’un condensateur. Il examine en premier lieu le cas où
- K E ^
- Fig. 1. — Diagramme des tensions pour une bobine de self-induction avec noyau de fer.
- ces deux appareils sont en série ; en se reportant alors au diagramme de la figure 1, l’on voit que la tension aux bornes de la bobine EL doit équilibrer la chute de tension ohmique réelle ERo et la force électromotrice d’induction E en avance de l’angle — — ip sur le courant J, le flux étant décalé de
- l’angle en arrière de la force magnétomotrice dù à ce courant, par suite des effets de l’hystérésis. Cet angle toujours très petit constitue l’angle de retard magnétique suivant une théorie connue ; dans une première approximation, on peut le considérer comme constant.
- Dans ces conditions, le diagramme montre immédiatement que tout se passe comme si l’on avait affaire à une bobine de self-induction ordinaire sans fer ayant une force électromotrice inductive Es = LuiJ, et une nouvelle chute ohmique K r — E, tg = LiuJ tg<p.
- La résistance ohmique apparente due au fer est donc :
- H = = Lw tg ’b.
- Si l’on néglige d’abord la résistance ohmique réelle R0, l’on obtient finalement l’équation entre la tension U de la source et le courant J.
- U = .1 L*«* tg* + -h (»L - 2 - (1)
- C étant la capacité du condensateur.
- Cela posé, l’auteur examine les cas suivants :
- i° Maximum du courant. .1.
- Lorsque l’on fait varier L, l’équation 1 montre aisément, en égalant à zéro la dérivée de la quantité placée sous le radical, que le courant .1 est maximum lorsque l’on satisfait à l égalité :
- LCw2 = cos2 (2)
- tandis que, si l’on fait varier la capacité C, I on obtient comme condition, la relation LC«,2 == 1,
- identique à celle obtenue avec une bobine sans fer.
- '2° Maximum delà tension aux bornes du condensateur Ec.
- L’on a évidemment :
- E J - U
- ° Cto y/C2 L2.»'" tg2 ^ + (CLto — I )2
- expression dont le maximum a lieu pour
- LCto2 = cos2 .j.,
- que l’on fasse varier L ou C, puisque le radical précédent ne dépend que du produit LC.
- L’auteur cherche également le maximum de Es, mais ce cas ne nous paraît avoir peu d’intérêt en pratique.
- En procédant de lainème manière, il calcule ensuite les maxima des diverses grandeurs dans le cas où la bobine de self-induction et le condensateur sont en parallèle, mais ce montage ne présente pas non plus, à notre avis, un intérêt pratique aussi important que celui examiné plus haut.
- Il traite enfin le cas général où l’on tient compte de la résistance ohmique réelle R„ négligée jusqu’ici. Les conditions de résonance prennent alors une forme plus complexe ; la condition (3) devient notamment :
- LC.o2 — (1 —• wR0C tg.]/) cos2 'b.
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série). —Np 1.
- Dans la seconde partie de son mémoire, Fauteur donne quelques vérifications expérimentales des formules ci-dessus.
- J. IL
- Étude expérimentale des propriétés magnétiques d9un alliage de fer de la maison Kapito et Klein.— Franz Siegwart. — Zurich, 1907.
- Ce travail est la thèse de doctorat soutenue par Fauteur devant la section des sciences de l’Université de Zurich. Il consiste dans une détermination assez complète des propriétés magnétiques d’un anneau de tôles au silicium provenant de la maison Kapito et Klein de Benrath. Ces tôles, qui ont à l’heure actuelle une grande réputation en Allemagne, avaient la composition suivante :
- soutenues devant l’université de Zurich par Rossler (1892) et par Ivummer (1898).
- Mais, tandis que ces observateurs ne trouvaient entre 0,1 eto,o4, que des variations de ;j.ne dépassant pas 5 °/0, Siegwart trouve que la perméabilité passe de 204 pour un champ de 0,017 gaussa 318 pour un champ de o,o3i8.
- Il est regrettable que devant ces résultats intéressants au point de vue scientifique, Fauteur n’ait pas cru devoir insister sur la description de son mode opératoire et sur les précautions prises pour éviter les grossières erreurs auxquelles on peut être exposé dans ces mesures délicates relatives aux champs faibles. R. Jst.
- MESURES
- Fe 96,4 % S1 % Mn 0,2 °/0
- L’auteur a déterminé par la méthode balistique Finduction atteinte dans les tôles et les pertes, par hystérésis pour des champs compris entre 0,0001 et i5o gauss.
- Les résultats obtenus montrent que dans là région intéressante pour la construction des machines, c’est-à-dire j>our les inductions comprises entre. 5 000 et 18000, ces nouveaux alliages se comportent comme les meilleures tôles usuelles, et cela même dans les champs intenses, puisque pour io5 gauss, Finduction atteinte est de 17 900. Ce résultat est en contradiction avec le fait signalé par Watson(1) que les tôles de celle espèce seraient,inférieures aux aciers ordinaires pour les hautes inductions.
- C’est surtout au point de vue de Fhystérésis que d’après les travaux de Siegwart (qui ne font du reste que confirmer les résultats de bien d’autres expérimentateurs), ces alliages manifesteraient leur supériorité sur les aciers doux ordinaires et surtout pour les inductions moyennes.
- Ainsi, pour 5 5oo gauss, les pertes par hystérésis ne sont que de 2 225 ergs, ce qui correspond à un coefficient de Sleinmetz de 0,000784.
- L’auteur a également fait de très nombreuses mesures dans les champs faibles, mesures qui contredisent le fait signalé par lord Rayleigh que la perméabilité était constante dans les champs inférieurs à o,o4 gauss. Ce résultat, confirmé par VV. Schmidt, avilit été mis en doute précisément dans deux thèses
- Détermination des propriétés magnétiques des aciers. — W. H. F# Murdoch. —- Electrical Engineering, 28 novembre 1907.
- L’auteur a présenté à la section locale de Leed de l’Association des ingénieurs électriciens un nouvel appareil pour la détermination de la perméabilité des aciers. Cet appareil est une modification du per-méamètre à arrachement de Sylvanus Thompson. On sait que lorsque deux surfaces aimantées uniformément sont en contact, l’attraction entre ces deux surfaces est
- RA2
- A étant Faire en centimètres carrés de ces surfaces, B Finduction exprimée en gauss en un point de ces surfaces. Cette formule indiquée jadis par Maxwell a été vérifiée expérimentalement par Bosanquet et Taylor Jones.
- Murdoch remplace la mesure de cette attraction telle qu’elle était réalisée dans le perméamètre de S. Thomson par la détermination de là force nécessaire pour donner à l’éprouvette à étudier A (fig. 1) un mouvement uniforme sur la culasse B. En supposant remplie la condition du mouvement uniforme, il est facile de trouver la relation qui lie la force / nécessaire pour produire ce mouvementé Finduction.
- Soit W le poids de l’éprouvette, exprimé en dynes; la force qui doit être dirigée suivant la flèche pour que le système prenne un mouvement uniforme est dans le cas du système aimanté :
- (') Watson. Eclairage Electrique, 1907, tome LTIF, if) nov., p. a3i).
- f
- B2 A
- 8tt '
- M-Wy,
- (0
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- Il E V UE D ’ É L E G T R1GIT É
- 21
- y étant le coflicient de frottement des a corps en contact, A l’aire totale des deux surfaces de contact.
- A
- J^r\
- Fig. i. —Principe de l’appareil.
- Si l’on opère avant d’avoir aimanté le système, on détermine une force /„ telle que
- /- = wY 0)
- donc
- B = K \/j—j„ (»)
- en posant
- Dans ces conditions si f—/„ est égal à 456 grammes, une erreur de 28 grammes n’amène qu’une erreur de 3°/0 sur le valeur de l’iuduction (*).
- Le coefficient de frottement se détermine au moyen dé la relation (2). Il suffit de connaître le poids de l’éprouvette, poids qui ne figure plus dans la relation (3). La force /„ s’évalue soit au moyen de poids, soit.au moyen d’un dynamomètre. Mais une certaine difficulté se présente dans la détermination de y. Le frottement au départ n’est pas le même que quand le corps est en mouvement.
- En donnant avec la main une légère poussée à l’éprouvette, ort la met en mouvement.
- Dans ces conditions en cherchant à déterminer le coefficient de frottement entre une éprouvette de fonte et la culasse, on arrive à une valeur moyenne de y = 0,155, avec un écart maximum de 7,4 % Dn peut aussi en partant delà relation (3) déterminer ce coefficient de frottement en mesurant au galvanomètre balistique, la valeur de B.
- Il suffit de déterminer ainsi un certain nombre de valeurs correspondantes de /et de B.
- L’équation (3), qui peut se mettre sous la forme :
- /=K'B*-t-/„, (4)
- montre qu’en portant f en ordonnées et B en abscisses on obtient une droite dont le coefficient angulaire donne K' et par suite y (2)
- () Dans le texte ces poids sont évolués en livres et onces, nous avons cru devoir les exprimer dans le système métrique (N. D. T.)
- (2) On verra dans la suite dans quelles conditions cette détermination peut être précise.
- fl est bien entendu que dans toutes ces expériences 011 doit faire en sorte que le mouvement soit aussi uniforme que possible.
- En réalité, il est toujours uniformément accéléré, et la relation (4) devrait s’écrire en désignant par a l’accélération et en supposant que la force f est réalisée au moyen de poids
- 0
- g étant l’accélération due à la pesanteur.
- On arrive facilement à se placer dans des conditions telles que a soit négligeable.
- Pour connaître exactement le champ magnétisant auquel est soumis la barre à étudier, Murdoch donne à son appareil la forme de la figure a. L’éprouvette est constituée par deux barres dont une seule est mobile et reliée au plateau portant les poids destinés à mesurer les forces/et f„.
- Elévation
- Fig-. 2. — Plan et élévation du perméa mètre
- Ce dispositif est dérivé du procédé d’Ewing connu sous le nom de méthode du double joug.
- Dans ces conditions on augmente l’importance du métal à étudier dans le circuit magnétique constitué par l’éprouvette et la culasse.
- De plus on peut modifier la longueur de l’éprouvette, et opérer par exemple sur des bancs de 16 et 8 centimètres de longueur.
- Soit dans ces conditions II la valèur du champ magnétisant réel, H' et H" ses valeurs apparentés dans les deux expériences, e la force. magnétomo-trice nécessaire pour produire l’induction donnée dans la culasse et dans les joints, on n':- '
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- H = H'
- H = H"
- L,
- c
- TT
- Lt et L2 étant la longueur de l’ensemble des deux barres dans les deux cas. Si on suppose L) == aL2, il vient :
- H"
- Lj
- L’auteur a comparé les résultats fournis par cet appareil soit qii’on l’utilise par la méthode indiquée plus haut, soit qu’on opère comme dans la méthode d’Ewing en mesurant l’induction au milieu d’une des bobines au moyen d’un enroulement secondaire relié à un balistique.
- Les résultats obtenus diffèrent notablement, ce qui'tient à ce fait que par suite des fuites l’induction
- aux joints n’est que les ——de l’induction au centre
- des barreaux. Mais si on réduit dans ce rapport l’induction observée au balistique on trouve pour la courbe B =/ (H) une courbe parallèle à la courbe obtenue mécaniquement, mais donnant des résultats inférieurs d’environ T ooo gauss.
- Murdoch explique cette anomalie parce fait que même les lignes de force qui ne traversent pas les joints contribuent à augmenter le frottement de l’éprouvette sur la culasse.
- L’appareil à double éprouvette présentant dans son emploi certaines difficultés dues en partie à l’influence de l’hystérésis quand on fait varier la longueur des éprouvettes. Murdoch a réalisé un appareil à une seule éprouvette. Dans cet appareil le rapport entre
- A
- Fig. 3. — Diagramme des connections.
- l’induction au centre de l’éprouvette et l’induction aux joints n’était que de 1,07 et en vertu de l’influence signalée plus haut des lignes de fuite, on peut admettre que l’induction évaluée par la méthode de traction est la même que celle donnée par la méthode balistique.
- C’est ce que sèmblent indiquer des expériences faites sur une barre de fonte et dans lesquelles on a trouvé les mêmes résultats par la méthode balistique et parla méthode de traction.
- L’auteur estime ce nouveau perméamètre susceptible de donner des résultats exacts à 5 0/o près (*).
- R. Jst.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Sur l’emploi de revêtements en fer pour recouvrir les encoches ouvertes. — R. Golds-chmidt. — Elektrotechnische Zeitschrift, 5 décembre 1907.
- L’emploi d’encoches ouvertes est à peu près général pour les machines à courant continu d’une puissance supérieure à 1 cheval, et même est adopté pour certaines machines à courant alternatif. Cependant, malgré ses avantages au point de vue du bobinage, cette disposition augmente notablement comme on le sait la réluctance magnétique et les pertes par hystérésis et courants de Foucault dans les pôles. Pour remédier à cet inconvénient dans les moteurs d’induction, Behn-Eschenburg a déjà proposé d’enrouler du fil d’acier autour de la portion des bobines située dans les encoches, mais cet essai n’a pas été couronné de succès.
- Dès 1903, l’auteur a entrepris des essais avec la firme Crompton and Co pour remédjer aux inconvénients cités ci-dessus au moyen d’un revêtement en fer partiel ou total, et composé par des fils ou mieux par des baguettes ou des lamelles que l’on peut disposer comme l’indiquent les figures 1 à 5.
- Naturellement ces lamelles sont protégées de tout contact avec les conducteurs par des feuilles minces d’isolant visibles sur les figures. La dernière disposition, très simple, a été appliquée sur de nombreu-
- (!) L’auteur 11e dit pas, ou du moins l’analyse de l'Eleciri-cal Engineering ne l’a pas signalé, comment il a éliminé dans ce deuxième modèle, l’influence de la culasse et des joints.
- Il nous semble qu’il y a également une cause d’erreur due à ce fait que l’aimantation de l’éprouvette n’est pas uniforme et qu’on ne sait pas exactement quelle est la longueur de la ligne de force moyenne dans l’éprouvette. L’objection de la non-uniformité de l’aimantation de l’éprouvette a du reste été faite à M. Murdoch dans la discussion qui a suivi la présentation de cet appareil, sans que les explications fournies à ce sujet puissent paraître très probantes. Il semble du reste bien difficile de réaliser un perméamètre pratique basé sur . des mesures aussi délicates que celles des coefficients de frottement. (N. D. T.)
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- REV U E D’ÉLECT RiG1T É
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- ses machines et a donné toute satisfaction ; l’épaisseur de la tôle est comprise entre omm,5 et
- Fig. i. — Emploi de coins en fil de fer.
- i millimètre. Comme il est aisé de le comprendre, une faible portion des lignes de force passe dans la
- Fig. a et 3. — Emploi de coins massifs ou de cornières.
- tôle et rendent plus uniforme la répartition des lignes de force (fig. 6).
- La figure 7 donne les courbes comparatives pour la caractéristique à vide, et la figure 8 les pertes respectives à vide. Pour la caractéristique à vide, la
- Fig. 7. — Caractéristiques à vide comparatives.
- Fig. 4 et 5. — Emploi de lames de fer à la surface des encoches.
- La commutation n’est pas influencée par un tel dispositif, tant que l’épaisseur des tôles ne dépasse pas omm,75 à 1 millimètre.
- Fig; f). — Répartition des lignes do force dans l’entrefer.
- L'auteur donne les résultats d’expérience pour diverses machines, entre autres pour un moteur de üo chevaux, 44o volts, 800 t. p. 1 n. ; l’on a fait les essais suivants1 :
- A. Pôles massifs, encoches ouvertes ;
- B. Pôles massifs, emploi de la disposition de la
- figure 1 ;
- C. Pôles massifs, emploi de la disposition de la
- figure u ;
- Ci Pôles massifs, emploi de la disposition de la figure 4 ;
- Ca Pôles massifs, emploi de la disposition de la figure 5 ;
- Ct Pôles lamellés, encoches ouvertes.
- disposition C,, est évidemment à peu près équivalente à la disposition A, et les autres dispositions CiCiCa donnent entre elles des résultats sensiblement analogues ; les pertes à vide des quatré der-
- a!
- 6000
- VOOO
- Tension aux bornes,
- Fig. 8. — Pertes à vide, comparatives obtenues expérimentalement.
- nières dispositions sont du même ordre. Avec celles-ci réchauffement général'était également ndtablejnent plus faible. Pour un moteur d’induction de 75 chevaux, l’on a de même, trouvé les résultats suivants-:
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- LA LUMIÈRE Kl.KCTIilOl' E
- T. I (2‘ Série). — N° 1.
- ENCOCHES OUVERTES. ENCOCHES AVEC LAMELLES (fig. 5).
- Courant avide I0. . . i5 12,4
- Courant de court-circuit ICc- 00 0 425
- lo. Icc 0,o312 0,0292 O
- J. B.
- Calcul du coefficient de fuite des moteurs d’induction. — R. E. Hellmund. — FJcciriml Wolt, 23 novembre 1907.
- L'auteur se propose d’établir une formule simple pour le calcul du coefficient de dispersion <7 des moteurs d’induction triphasés. Dans ce but, il suit une marche des calculs analogue à celle suivie déjà par divers auteurs et que nous jugeons inutile de reproduire. Il arrive finalement à la formule
- G
- i,75
- N*
- + 8
- 20
- Na
- k
- b
- CO
- dans laquelle l’on désigne par :
- Nj -f-N
- :'des nombres d’en-
- N, la valeur moyenne
- coches primaires et secondaires par pôle;
- 3, l’entrefer ; a, le pas polaire ; h, la largeur axiale utile du fer ; k, un coefficient compris entre 4 et 5,5 suivant le type d’enroulement,
- Il est intéressant de comparer cette formule avec celles données par MM. Behn-Eschenburg et G.-F. Guilbert (Pour l’établissement de ces formules, voir VEclairage Electrique, toineXXXIX, i4 et 28 mai 1904, pages 241 et 33i, C.-F. Guilbert. Dispersion magnétique dans les moteurs asynchrones) ; dans ce but, nous avons conservé ci-dessus les notations des articles qui viennent d’être rappelés, et dans lesquels l’on arrive aux formules
- N 2
- -1-8
- N ahi
- -j (Behn-Eschenburg) (2)
- 6,26
- (C. F. Guilbert) (3)
- /q étant la largeur de l’ouverture des encoches dans l’entrefer.
- Ces deux dernières formules conviennent au cas où l’on sebt d’enroulements à phases séparées, cas pour lequel /c = 4 (formule 1), et l’on admet que la hauteur de la partie la plus étroite des encoches est de ocm,i (Dans l’article précité, M. Guilbert a donné une formule pour le cas général).
- L’on voit que le premier terme de la formule de M- Ilellmund, relatif à la dispersion en zigzag, est affecté d’un coefficient numérique notablement plus faible que les coefficients correspondants des formules (2) et (3).
- Quant aux seconds termes des formules, qui se rapportent à la dispersion périphérique dans les encoches, l’on voit que la formule (1) revient à supposer /q == -i- centimètre dans les formules (2) et (3),
- ce qui est certainement trop faible ; les résultats donnés par la première formule sont donc comparativement élevés, contrairement à ce qui se passe pour la dispersion en zigzag.
- Enfin, les derniers termes des formules, relatifs à ia dispersion extérieure due aux connexions latérales, sont assez comparables entre eux.
- D’après les tableaux donnés par M. Ilellmund,les résultats d’essais coïncident assez bien avec les données expérimentales ; mais il en est de même des résultats obtenus par M. Eschenburg, et en réalité l’on est porté à croire que ces diverses formules n’ont encore qu’un intérêt particulier et ne se rapportent qu’à un type de moteur bien défini.
- A notre avis, ces formules ne tiennent pas compte d une manière suffisamment exacte des coefficients d’enroulements tels que les a définis par exeuqsle M. Blondel, il y a plus de dix ans, et ce fait permet déjà d’expliquer la divergence des résultats obtenus.
- J. B.
- (') Le rapport est sensiblement égal au coefficient de dis-
- lei.
- persiou c, et l’on voit qu’il est plus faible avec les encoches fermées. C’est là une confirmation, par une méthode très élégante, des avantages des encoches fermées ou repercées sur les encoches ouvertesi Les constructeurs américains semblent d’ail-
- leurs abahdên'nér-complètement ces dernières, malgré leurs avantages au point de vue do la facilité do construction (N.D.T.).
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET PILES
- Sur l’élément normal Weston au cadmium. — F. E. Smith. — Xational Physical Laboratory.
- L’auteur a exécuté quelques expériences ayant .pour but d’améliorer l’élément Clark et celui au cad-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- rnium employés comme étalons de force électromotrice.
- Divers expérimentateurs ont déjà remarqué que le sulfate de mercure employé comme dépolarisant peut produire des variations dans la force électromotrice atteignant 0,002 volt, et le premier soin de l'auteur a été de rechercher un procédé de traitement de ce sulfate tel que l’on obtienne un produit absolument stable. Il a préparé à cet effet le sel par quatre procédés différents :
- i0 Préparationél ectroly tique (Méthode de Ca rhart-Hulett et Wolff) ;
- 20 Précipitation chimique par l’action de 1 acide sulfurique sur l’azotate de mercure ;
- 3° Recristallisation d’échantillons de sulfate de mercure du commerce en traitant par l’acide sulfurique concentré ;
- 4» Action de l’acide sulfurique fumant sur le mercure.
- La valeur moyenne obtenue avec la première méthode est de 1,01828 volts (*) ; avec la deuxième, elle est de i,oi83o volts, avec la troisième de i,oi832 volts, et enfin avec la quatrième de i,oi83i volts. L’on en conclut que le mode, de préparation du dépolarisant est sans importance pourvu que certaines conditions soient observées; le principe qui a guidé l’auteur dans le traitement du sel et la préparation de la pâte a été d’éviter toute hydrolyse en maintenant le sel en contact avec de l’acide sulfurique dilué (1 à 6) ou avec une solution saturée de sulfate de cadmium.
- L’influence de la dimension des cristaux du dépolarisant, signalée déjà par H. V. Steinwehr, a été étudiée en employant des cristaux de diverses tailles et en mesurant les forces électromotrices correspondantes. Vingt échantillons de sel ont été examinés au microscope, et dans douze cas l’on a pris des microphotographies, avec un grossissement de 25o. L’uniformité dans la taille des cristaux est plus accusée dans les échantillons préparés au moyen de la méthode 2, aussi l’auteur la recommande de préférence comme méthode type. En général, les cristaux varient en grosseur de 5 à 3o microns, et l’on a conclu des essais que les cristaux de taille inférieure, suffisamment solubles pour agir comine dépolarisant, donnent une force électromotrice sensiblement plus faible.
- (*) Pour la mesure do la force clectromolricc les unités choisies sont l’ampère (io-1C. G. S., mesuré au moyen d'une balance électrodynninique Ayrton-Jones) et l’ohm international.
- Un grand nombre des éléments expérimentés n’ont donné lieu, un mois après leur formation, qu’à une variation de 2/tooooo, et quelques-uns ont près de trois ans d existence. Certains éléments anormaux ont présenté une variation de 25/100 000, mais le dépolarisant avait alors une coloration particulière, et semblait indiquer une hydrolyse du sel.
- Des essais ont été faits en court-circuitant des éléments pendant 1 minute, 5 minutes, 5 heures et 5 jours ; dans chaque cas les éléments ont recouvré leurs propriétés très rapidement.
- La variation de la force électromotrice avec la température est très faible, et pour des températures < comprises entre io° et 3o°, l’on peut écrire :
- E; = En — 3,4sX 10-“ (i — 17)
- — 0,066 X io~ 5 (Z— 17)2.
- Ce résultat est en bonne concordance avec la formule donnée par le Reichanstalt.
- J. C.
- BREVETS
- Transformateur double. — Felten et Guil-leaume-Lahmeyerwerke A.-G. — Brevet allemand n° 189075.
- Ce brevet se rapporte à une disposition du circuit magnétique telle qu’elle permet la transformation simultanée de deux courants absolument indépendants l’un de l’autre, sans que cette transformation altère l’indépendance de ces courants. Dans ce but, la carcasse magnétique a (fig. 1) comporte trois
- h’ig-. I. — Transformateur double.
- noyaux parallèles, dont les deux extrêmes portent les enroulements primaires qui composent les deux circuits primaires distincts 12 et 34. Les enroulements secondaires, pour plus de clarté, n’ont pas été
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série).— N® 1.
- figurés sur la figure, mais ils sont analogues aux enroulements primaires correspondants. Comme on le voit d’après le sens des (lèches, les bobines s2s2 de l’un des primaires 34 sont connectées de manière à faire circuler un flux de retour dans la branche centrale, tandis que les bobines ,sIs1 de l’autre primaire 12 sont groupées de manière que les flux correspondants ne passent pas dans cette branche centrale, chaque branche extrême servant de retour au flux de l’autre.
- Dans ces conditions, l’on constate aisément que les flux produits par l’un des primaires a une action résultante nulle sur les enroulements de l’autre primaire et du secondaire correspondant à ce dernier. Ce montage permet donc bien la transformation simultanée de deux courants indépendants. Cette transformation peut avoir de l’intérêt dans certains cas particuliers ; l’on peut par exemple combiner ainsi un transformateur série avec un transformateur monté en dérivation.
- Système perfectionné d9alimentation des moteuis électriques auxiliaires necessaires au fonctionnement normal des générateurs à haute tension. — Société alsacienne de Constructions mécaniques. — brevet français n° 38o454, publie le io décembre 1907.
- Pour activer le refroidissement des générateurs électriques, l’on peut employer un ventilateur actionné par l’arbre de la dynamo ; il est toutefois assez souvent préférable de commander ce ventilateur par un petit moteur électrique auxiliaire alimenté directement par le générateur. Mais lorsque ce dernier est un alternateur a haute tension, il est peu commode d’établir un moteur de faible puissance pour une tension élevée, et l’on doit recourir en général à un transformateur. Pour éviter cet inconvénient, l’on propose d’alimenter le moteur auxiliaire au moyen d'une source à basse tension constituée par quelques conducteurs spéciaux logés dans les encoches de l’induit de l’alternateur.
- 11 est ainsi possible de bobiner le moteur pour la tension la plus économique au point de vue de la construction.
- Procédé et appareils perfectionnés pour emmagasiner la force motrice. — R.-A. Fes-senden. — brevet français n° 379364, public le 6 novembre 1907.
- Pour emmagasiner l’énergie obtenue au moyen
- d'une force naturelle intermittente telle que le vent, etc... l’inventeur propose d’employer un accumulateur hydraulique, constitué par deux réservoirs, l’un placé à la surface du sol et l’autre enfoui dans le sol à une profondeur convenable. Une pompe mue par un moulin à vent ou un moteur quelconque puise l’eau dans le réservoir souterrain et la refoule dans le réservoir supérieur placé à la surface du sol. L’énergie ainsi emmagasinée peut servir à la production de courants électriques au moyen d’une turbine actionnant un générateur, et l’eau après avoir produit un effet utile retourne dans le réservoir inférieur. D’après l’auteur, remplacement du réservoir supérieur à la surface du sol présenterait de grands avantages, au point de vue du prix d’établissement et de l’encombrement, sur l’emploi d’un réservoir placé en élévation au-dessus du sol (l).
- Dispositif pour porter a Vincandescence des filaments métalliques. — Allgemeine Elek-trizitâts gesellschaft. — Brevet français n° 38oi5g, publié le 3o novembre 1907.
- Lorsque l’on forme les filaments métalliques pour lampes électriques dans une atmosphère réductrice ou neutre, en les chauffant par le passage d’un courant, la résistance ohmique de ces filaments varie pendant ce traitement dans une proportion considérable (par exemple de 10 à 1) ; l’on risque ainsi de brûler ces filaments à moins de diminuer progressivement la tension d’alimentation au fur et à mesure. Pour éviter cette sujétion, l’on propose de monter en série avec les filaments des résistances ballast en fer dont la résistance ohmique croît rapidement avec le courant, et qui s’opposent par conséquent à toute augmentation dangereuse de ce dernier.
- (J) Comme ou le sait, l’on a déjà proposé l’emploi d’un tel Uunponnaqe hydraulique pour permettre aux usines génératrices hydro-électriques de passer les pointes du diagramme de consommation cl mémo l’on a procédé à quelques applications. Dans les régions montagneuses, il est souvent assez facile de constituer un réservoir en élévation en utilisant les accidents de terrain ; M. b.-A. Fessendcn se propose; sans doute au contraire d’employer son procédé à la production d'énergie électrique pour des stations radiotélégraphiques situées généralement sur des plages unies, avec lesquelles l’usage d’un réservoir inférieur souterrain semble indispensable. Le succès d’une telle installation dépend évidenimcnten première ligne du prix d’établissement, qui semble assez élevé a priori
- (N. D. L. R.)
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- Lampe à incandescence. — H. Kuzel. — Brevet français n° $79 947, publié le 22 novembre 1907.
- Cette lampe comporte l’emploi d’un filament métallique multiple en U ou en Y soutenu par des crochets et des œillettes fixés au support central (analogue à celui des lampes ordinaires au tantale) ou aux parois de l’ampoule, et disposés de manière que le filament constitue un enroulement hélicoïdal ; cette disposition permet de le placer horizontalement sans crainte de détérioration.
- Perfectionnements aux freins des voitures. — P.Braun. — Brevet français n° 38o 097, publié le 28 novembre 1907.
- Avec les freins électromagnétiques actionnés par es moteurs fonctionnant en génératrices, il est sou-
- vent utile de pouvoir également alimenter les enroulements magnétisants par le courant de la ligne ou par une source auxiliaire. Pour permettre l’emploi simultané de ces deux modes d’alimentation, l’on dispose les électro-aimants (supposés d'abord au nombre de 4 ou d’un multiple de 4) en pont de .Wheastone, deux des sommets diamétraux étant reliés au circuit des moteurs, et les deux autres à la ligne ou à la source auxiliaire (batterie d’accumulateurs, etc.). L’on peut ainsi régler indépendamment l’effet des deux sources de courant ; les électro-aimants peuvent d’ailleurs être répartis sur la voiture motrice et sur les voitures remorquées. Lorsqu’il n’y en a que deux (c’est par exemple le cas d une voiture motrice isolée), l’on complète le pont de Wheastone par deux résistances ohmiques de valeur convenable.
- VARIÉTÉS
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- Sous ce titre, M. Dalemont (’) a mis en discussion, pour les lecteurs de C Eclairage Elec-trique, une question qui touche aux intérêts les plus vitaux de l'industrie, et c’est pourquoi nous nous permettrons de soumettre ici quelques réflexions qui nous ont été suggérées par la comparaison de l’enseignement technique en Angleterre, en Allemagne et en France.
- Ces notes ont été écrites avant que nous ayons eu connaissance de l’intéressant article de M, Blondel (2) sur la même question. Après en avoir pris connaissance, nous avons complété ces notes sur un seul point, pour lequel — tout en reconnaissant les vues exactes du distingué professeur — nous n’étions pas tout a fait de son avis. Si nous nous permettons de publier ces quelques remarques après celles de M. Blondel, c’est que nous espérons être exactement l’interprète de nombreux ingénieurs qui pensent (*)
- (*) Cf: J. Dalemont. L’enseignement technique. Eclairage Électrique, tome LUI, 1907, p. 23o.
- (2) Cf: André Blondel. Quelques observations sur l’enseignement technique. Eclairage Électrique, tome LUI, 1907,
- .365.
- comme nous, mais qui sont en général peu disposés à mettre leurs réflexions sur le papier.
- Pour répondre à la question posée par M. Dalemont, nous croyons que l’enseignement technique doit se spécialiser dès l’école, si cet enseignement a pour but de fournir à l’industrie des hommes qui puissent être immédiatement utilisés; au cas où cette spécialisation indispensable serait obtenue par une préparation postérieure à l’école, l’enseignement y serait incomplet. Nous reviendrons plus loin sur cette question.
- A notre avis, la formation de l’ingénieur, dans l’état actuel de l’industrie, doit être envisagée soiïs des points de vue différents suivant la branche générale où le sujet doit être utilisé. Nous étudierons, à titre d’exemple, l’enseignement technique destiné à Vingénieur mécanicien, appelé, au cours de sa carrière, a diriger les études et la construction des machines.
- Dans cet ordre d’idées, l’organisation des études techniques françaises diffère sensiblement de la méthode suivie en Angleterre et en Allemagne.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). — N° i.
- Envisagé dans ses grandes lignes, l’enseignement technique en Angleterre ou en Amérique ne comporte pas d’école supérieure ; dans l’école secondaire, les études ne sont pas spécialisées ; l’école se borne à donner au futur ingénieur une culture générale à peu près suffisante et à lui montrer les principes fondamentaux qui doivent le diriger dans sa carrière. L’industrie doit ensuite prendre elle-même le soin de former et de spécialiser son personnel.
- L’enseignement technique, dans les écoles supérieures en Allemagne, repose sur la spécialisation dès le début des études : on ne cherche pas à développer les connaissances générales de l’étudiant ; mais au point de vue de sa formation spéciale, on lui demande d’avoir accompli à l’usine, comme ouvrier ou comme apprenti, un stage de travaux pratiques qui précède ainsi les études théoriques qu’elle va lui imposer.
- *
- * *
- Le système anglais présente l’avantage de donner à l’industrie un personnel formé sui ant sf?s méthodes ; il inculque aux ingénieurs des idées exclusivement pratiques et faciles à suivre dans l’exécution et il les habitue de bonne heure au rôle important que joue le point de vue économique, dans l’élaboration d’un projet de machine. Les ingénieurs ainsi formés s’accoutument à considérer les choses sous le jour le plus simple et apprennent dès le début que, pour construire dans les meilleures conditions, il faut savoir combiner et accepter une série de compromis. L’expérience acquise se traduit chez eux par ce qu’on peut appeler « avoir le sentiment de la machine » ; en la dessinant, ils se rendent déjà compte de la façon dont elle se comportera en marche et des difficultés à vaincre pour la mise au point. Grâce au contact intime pris dès la première heure avec l’industrie, ils sont à même de suivre les transformations qu’elle éprouve et de se tenir au courant de la réalisation des perfectionnements qu’on y apporte; les avantages qui résultent de ce contact sont d’autant plus grands que l’industrie mécanique progresse aujourd’hui avec une rapidité de plus en plus grande.
- Cette formation purement pratique présente par contre l’inconvénient grave de manquer de plan. Elle repose sur une longue série
- d’exemples particuliers, recueillis au hasard dès travaux en cours et souvent très incomplets. Elle conduit aux règles empiriques qui rétrécissent les vues d’ensemble. Entièrement soumise à l’industrie, elle reste ce que celle-ci veut bien la faire et par suite ne pourra donner des résultats satisfaisants qu’à la condition d’être réglée par une direction entendue. Ainsi comprise, la méthode se justifie dans des cas particuliers. Ainsi le chef d’une industrie, qui désire voir son fils lui succéder, pourra obtenir les meilleurs résultats en dirigeant et surveillant personnellement la formation technique de son futur successeur.
- La méthode allemande peut donner d’excellents résultats si les professeurs spécialistes ont des capacités répondant à la hauteur de leur mission. La difficulté du système réside dans le recrutement du corps enseignant. Celui-ci contient trop souvent des théoriciens abstraits qui se limitent à l’établissement de formules, en ignorant ou en négligeant volontiers les applications pratiques qui peuvent en découler. Les professeurs spécialistes devraient à notre avis être choisis parmi les ingénieurs de carrière et rester en contact avec l’industrie comme ingénieurs conseils, comme experts, ou de toute autre façon. Par ce moyen seul, les professeurs seront à même de donner un enseignement vraiment moderne et pratiquement utilisable.
- Cette méthode bien comprise permet de former de nombreux sujets bien préparés pour la carrière à laquelle ils se destinent, capables de rendre à l’industrie de réels services et de la diriger dans la voie du progrès. Sans doute on exige que l’étudiant choisisse sa spécialité à un âge où l’avenir de l’homme ne peut guère se dessiner encore, mais à tout prendre, on gagne du temps à se décider plus tôt et une avance de trois ou quatre ans n’est pas à négliger.
- Les deux méthodes de formation précédentes arrivent au même but par des chemins divers, en exigeant toutes deux la spécialisation du travail dès le début de la carrière, l’une à l’iisine et l’autre à l’école. Cette spécialisation nous semble indispensable, même pour celui à qui l’avenir réserve la direction d’une usine ou même d’une industrie tout entière. En effet, le chef ne peut vraiment diriger et commander qu’à la condition de bien connaître lui-même le travail qu’il demande, et s’il a acquis cette connais-
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- REVUE IV ÉLECTRICITÉ
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- sance par une étude successive et approfondie de tous les éléments qui concourrent a l’cnsem-ble du travail. C’est là le principe des chefs d’usine qui tiennent à former eux-mêmes leur successeur, comme nous l’avons mentionné ci-dessus.
- Nous concluons donc à la spécialisation des études au moins pendant les dernières années d’école, mais nous demandons que chaque cours soit enseigné par un spécialiste, par un homme ayant fait ses preuves dans l’industrie dont il décrit les procédés et les règles (*) ; le professeur de carrière, préparé lui-même pour renseignement seul, n’est pas à même de savoir ce qu’on peut demander de ses élèves à la fin de leurs études. Ce principe peut sembler évident en lui-même, mais son application est rare. La science de l’ingénieur ne peut pas se résumer dans des livres, car les véritables difficultés sont celles qui ne se peuvent écrire. Il est bien certain également que l’ingénieur le mieux qualifié ne pourra pas non plus transmettre intégralement sa science à son auditoire ; cette science repose pour la plus grande partie sur l’expérience que la pratique de la vie seule est capable de donner; ce point constitue, comme nous l’avons vu ci-dessus, l’avantage le plus remarquable de la méthode anglaise.
- Cette question fut un jour discutée devant nous par le professeur d’une spécialité technique dans une école polytechnique étrangère. Il résuma sa manière de voir dans les termes suivants : « Que pouvons-nous enseigner, si ce n’est la théorie ? La pratique, nous ne la connaissons pas ; notre programme renferme des matières qui ne sont pas susceptibles d’une application immédiate, mais tout cela fait partie de la culture générale. »
- En résumé, nous ne prétendons pas que la culture générale, poussée même assez loin, ou que l’enseignement très développé des mathématiques soient superflus et inutiles ; nous les jugeons très utiles, nécessaires même ; mais nous demandons que les applications en soient faites non par des théoriciens, mais par des pra-
- O En Allemagne et en Belgique, un grand nombre de professeurs des écoles techniques supérieures ont passé par l’industrie. Ils peuvent, nous paraît-il, rester facilement en contact avec l’industrie sans y occuper cependant uno fonction quelconque, ce qui présenterait peut-être certains inconvénients. (N. D. L. R,)
- ticiens qui ont pu vérifier par eux-mêmes les hypothèses sur lesquelles ils se basent et contrôlent les résultats auxquels ils sont amenés.
- *
- * *
- L’enseignement technique en France s’applique dans les écoles secondaires à développer la culture générale des élèves ingénieurs d’une façon plus étendue que dans les autres pays. Cela se justifie parfaitement lorsqu’il s’agit de matières qui se modifient peu. En ce qui concerne les écoles supérieures, l’enseignement encyclopédique, que l’on pouvait admettre il y a quelque trente ans, présente à l’heure actuelle des inconvénients très graves. L’enseignement veut embrasser à la fois la partie mathématique très développée, la partie historique et la partie technologique. Le temps suffit à peine à cette triple tâche et on en manque pour arriver à la pratique des procédés modernes. Le grand reproche que l’on peut adresser à la méthode française est de n’avoir pas assez évolué à la suite de l’industrie elle-même.
- Si on compare la moyenne intellectuelle des jeunes gens admis à suivre les études de l’Ecole Polytechnique ou de l’Ecole Centrale de Paris avec celle des étudiants d’une école similaire étrangère, on doit nettement reconnaître la supériorité des éléments français, en ce qui concerne l’étendue de la culture ; si on compare les résultats obtenus à la fin des études en France et à l’étranger, on doit reconnaître la supériorité de ces derniers au point de vue de l’utilisation immédiate des sujets dans l’industrie. L’enseignement technique, trop étendu, est nécessairement trop superficiel. Celui à qui on a voulu donner des connaissances en tout, croit tout savoir, tandis qu’il ne possède en réalité qu’un aperçu des choses, line teinture vague et diffuse qui s’effacera rapidement de sa mémoire surchargée. Il ne suffit pas de dérouler à dates fixes un programme brillant et bien tracé, dont la connaissance approfondie peut entr’ouvrir au jeune ingénieur l’horizon séduisant des situations élevées ; la matière est trop abondante et trop riche pour se l’assimiler. Mieux vaut réduire à l’essentiel la matière pour que le cerveau puisse l’absorber sans fatigue trop grande. L’esprit restera plus libre et plus lucide pour résoudre des problèmes concrets que la pratique va lui imposer.
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- On peut encore reprocher à l’enseignement technique français de manquer de sens pratique* Habitué à considérer les mathématiques sous leurs formes les plus abstraites, l'élève-ingénieur manie avec dextérité les équations même' compliquées, qui sont casées dans sa mémoire d’après l’ordre des difficultés ascendantes ; en face d’une application pratique de ces mêmes équations, il ne les reconnaît plus sous le léger manteau dont les entourent les réalités vraies.
- Les projets étudiés à l’école ne sont pas non plus développés avec l’ordre et la méthode d’une pratique industrielle; au lieu de dessins d’atelier, lisibles et largement munis des indications complémentaires nécessaires pour la mise en œuvre, on se borne à des croquis à petite échelle, à peine suffisants pour permettre aux initiés de reconnaître plus ou moins exactement la pièce représentée. Celui qui dessine une machine devrait d’abord connaître et les moyens de l'exécuter et les procédés de fabrication les plus économiques à employer. Faire faire à l’élève-ingénieur des croquis à main-levée et des coupes de certains modèles de pièces de machines existantes, sera le meilleur moyen pour l’habituer aux formes constructives à adopter, pour lui apprendre à représenter un corps de forme compliquée sur le papier, et à lire facilement un dessin donné.
- Dans l’enseignement technique, on doit rechercher l’emploi des méthodes graphiques ; elles sont parlantes et feront éviter des erreurs. Toute série de résultats doit se traduire par des courbes dont le simple examen suffit pour fixer dans la mémoire les lois dont ils découlent.
- Dans les écoles techniques supérieures françaises, on considère parfois avec une indifférence voisine du mépris celui dont l’ambition se borne i\ exécuter la construction des machines : on croit volontiers que le dessinateur ne doit être qu’un sous-ordre. C’est une erreur complète ; l’ingénieur, qui n’est pas capable de mettre lui-même ses idées sur le papier, ne saura pas non plus leur donner corps ni en surveiller l’exécution ; cette lacune peut mettre son industrie dans une réelle infériorité. De même l’aversion éprouvée pour les travaux manuels au début de la carrière ne èe justifie pas davantage ; pour connaître et savoir travailler la matière, il faut l’avoir touchée de près, C’est avec raison que les Compagnies de chemins de fer font faire à leurs ingénieurs
- un stage de chauffeur de six mois avant l’entrée dans les bureaux; ce stage est indispensable à celui qui doit remplir le poste de chef de traction. Et on mépriserait moins la modeste pratique si on se rendait mieux compte que c’est elle qui dirige parfois la théorie dans la voie du progrès.
- Après avoir critiqué les défauts de l’enseignement technique en France, il serait injuste de ne pas reconnaître ses nombreuses etimportantes qualités et de ne pas les apprécier comme elles le méritent. Dans une étude comme celle-ci où l’on cherche à indiquer le progrès de l’enseignement technique, nous croyons pourtant préférable de nous appesantir davantage sur les qualités que nous trouvons ailleurs et sur les défauts que nous reconnaissons chez nous, en vue de profiter de l’expérience des autres aussi bien que de la notre.
- La perfection n’existe nulle part et nous n’avons pas la prétention d’établir des principes permettant de l’atteindre. Nous croyons cependant qu’il serait lort utile de modifier le programme d’études des deux grandes écoles techniques de Paris, en diminuant quelque peu l’envergure des cours actuels et en donnant une autre direction au moins à la dernière année des études.
- D’autre part, il conviendrait d’agrandir ces deux établissements pour permettre à un plus grand nombre de jeunes gens de profiter de leur enseignement. Les dix écoles polytechniques allemandes comptent environ 16000 étudiants, d’après le chiffre indiqué pour la moyenne des trois dernières années. Le nombre des anciens élèves de l’École polytechnique et de l’École centrale de Paris est vraiment trop inférieur en lace de cette armée d’ingénieurs allemands.
- À la vérité, il nous parait tout à fait nécessaire d’exiger a la sortie de l’école des examens fort sérieux en vue de conserver au diplôme sa valeur réelle; mais il ne nous paraît pas nécessaire d’écarter dès le début des études un aussi grand nombre dé jeunes gens que le hasard d’un examen d’entrée ne permet certainement pas de juger d’une façon exacte.
- Si le nombre des élèves admis continue a être limité en France, alors qu’il ne l’est pas en Allemagne, les situations en France seront déplus en plus envahies par l’élément germanique déjà nombreux chez nous. Au jourd’hui toutes les carrières sans exception, sont encombrées en Aile-
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- magne et nous savons que l’on y rencontre non seulement un prolétariat de techniciens instruits, mais aussi un prolétariat de gens de tous les corps de métiers. On y trouve aussi trop d’étudiants qui passent les 9/10 de leur temps d’études a la brasserie et qui forcément doivent s’en ressentir un jour. — Il y aura toujours place pour de bons ingénieurs, et ceux qui ne trouvent pas d’emploi sont en général des jeunes gens sans vocation, qui n’ont pas trouvé leur vraie voie, et ne sont poutrant, malgré leurs prétentions, d’aucune utilité à l’industrie.
- Il est difficile de juger ce que renferment comme espérance d’avenir les capacités d’un jeune homme de 18 ans; ses capacités se complètent avec l’àge et dans un grand nombre de cas, il arrive qu’elles ne se révèlent meme pas au cours des études de l’Ecole supérieure. Maintenant que la durée du service militaire en France est réduite, un grand nombre de jeunes gens ne chercheront plus à entrer exclusivement dans l’une ou l’autre de nos grandes écoles, et il est probable qu’un plus grand nombre de
- jeunes Français iront faire leurs études à l’étranger si l’organisation de l'enseignement technique n’est pas modifié sérieusement dans notre pays.
- Nous ne conservons aucune illusion sur les difficultés de ce changement dans le programme de nos grandes écoles; il est plus facile de proposer et de discuter que d’essayer et d’adopter; mais nous comptons cependant sur la force d’entrainement du temps et des exemples venus d’ailleurs pour nous engager définitivement dans cette voie.
- Pour résumer les quelques observations précédentes, si nous avions à diriger l’éducation technique d’un jeune Français, nous lui donnerions, dans l’état actuel des choses, le conseil de faire en France ses études de culture générale, de les poursuivre par un an d’études pratiques en Angleterre et en Amérique, et de les terminer par des études spéciales dans une ccole polytechnique a 11 c m a 11 d e.
- A. RaîIBIiZAT.
- J IRIS PR IDEXGE
- COUR D’APPEL DE DOUAI
- BïlEVET d’invention.
- La Compagnie Thomson contre les Tramways de Lille. — L’action en contrefaçon intentée par la Compagnie Thomson-Houston contre les Tramways de Lille relativement à un controller protégé en France et à l’étranger, mais dont le brevet suédois était tombe dans le domaine public, vient de se terminer le 19 novembre.
- Nous ne reproduirons pas ici le jugement de la Cour avec ses nombreux « attendus », nous nous bornerons à signaler deux points importants :
- L L’article 29 de la loi du 5 juillet i844 dispose que la durée du brevet, pris en France pour une invention déjà brevetée à l'étranger, ne pourra excéder celle des brevets antérieurement pris à l’étranger.
- Faut-il entendre que si l’un des brevets étrangers tombe, le brevet français tombe aussi ; ou faut-il que tons les brevets étrangers soient tombés pour que le brevet français cesse d’exister ?
- Voici ce que dit le jugement :
- « Attendu que l’article 29 de la loi du 5 juillet i844 se borne à disposer que la durée du brevet pris en
- France pour une invention déjà brevetée à l’étranger ne pourra excéder celle des brevets antérieurement pris à l’étranger; que si l’on s’attache au texte et particulièrement à l’emploi du pluriel pour ne considérer que le sens naturel des mots, l’interprétation que ïa Compagnie propose devient la seule qui soil admissible ; qu elle fait du reste ainsi justice de sa première interprétation, disant que le sort du brevet français dépendait uniquement du sort du brevet originaire ;
- «Attendu que la Compagnie des Tramways de Lille traduit tout différemment l’article 29, en affirmant que le brevet français prend fin avec l’un quelconque des brevets antérieurement pris à l’étranger ; qu’ainsi il n’y a point à se préoccuper de l’ensemble des brevets antérieurement pris à l’étranger ; qu’en conséquence, si l’un seul disparaît, comme, dans notre espèce, le brevet suédois, le brevet français qui n’a pu excéder sa durée est frappé de caducité ;
- « Attendu que cette explication est contraire au texte de l’article 29, puisque la Compagnie est obligée de le modifier et d’y introduire un mol qui n’y figure pas, le mot « l’un », pour justifier son interprétation, etc., etc...»
- Le jugement précise encore la différence entre le
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- brevet de perfectionnement et le brevet d’invention :
- « Attendu, il est vrai, que dans une note communiquée après clôture des débats, la Compagnie des Tramways de Lille considère comme entaché de nullité. le brevet belge, parce qu’il n’aurait le caractère que d’un brevet de perfectionnement ;
- « Attendu que cette prétention est en contradiction absolue avec le rapport des experts qui constate que le brevet belge obtenu le i5 juillet 1892 constitue une véritable invention et qu’aucune antériorité n’a été découverte qui pût empêcher de considérer comme absolument nouveau, ce procédé industriel ; qu’il faut en conclure que dans son ensemble, l’invention Hinght et Potter était brévetable en tant que
- réunion nouvelle d’éléments en partie connus, auxquels on faisait subir une appropriation absolument nouvelle pour la solution d’un problème industriel bien déterminé ; que ces constatations, jointes à tous les documents de la cause, démontrent que l’on ne se trouve point en présence d’un brevet de perfectionnement, mais d’un véritable brevet d’invention ; qu’en cet état des faits de la cause, il faut reconnaître que la Compagnie des Tramways de Lille et de sa banlieue a contrefait ledit procédé de régulation, objet du brevet pris en France le 3o juillet 1892 etc...».
- La Cour a en conséquence reformé le jugement de première instance de Lille et condamné la Compagnie des Tramways.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés d la Rédaction.
- ExperimentaluntersuchungenüberdieSelbt-induktion in Nuten gebetteter Spulen bei bo-her Frequenz (Recherches sur la self-induction des bobines logées dans dos encoches aux hautes fréquences), par Hermann Niebuhr. — 1 vol. in-8, de 5g pages avec a3 figures. — Julius Springer, éditeur, Berlin. — Prix : broché, 1,60 M.
- Le sujet traité par l’auteur, est non seulement d’un grand intérêt au point de vue théorique, mais encore d’une importance pratique capitale : il s’agit en effet de déterminer la self -induction apparente des bobines logées dans des encoches et soumises à des courants de haute fréquence, et c’est le cas des spires en court-circuit sous les balais dans les machines à collecteur.
- La méthode employée pour les mesures a été indiquée par M.-II. llausrath dans son étude « Die Un-tersuchung elektrischer Système auf Grundlage der Superpositionsprincipien » analysée récemment ici même (') ; elle consiste à se servir d’un transformateur différentiel, en forme de tore, muni de deux enroulements primaires et d’un enroulement secondaire relié à un appareil de zéro pour courants alternatifs tel qu’un téléphone ou un galvanomètre à résonance genre Wien-Rubens. Les deux primaires, qui comportent des nombres de spires différents, sont en série l’un avec la bobine à l'essai et l’autre avec une
- (') Voir l'Éclairage Électrique t. LUI, p. 2i5, 1907.
- bobine de self-induction étalon variable et une boîte de résistances réglable; enfin les deux circuits ainsi formés sont alimentés en parallèle par un alternateur à haute fréquence donnant une tension sinusoïdale. L’on modifie la constitution du dernier circuit jusqu à ce que l’appareil alimenté par l’enroulement secondaire demeure au zéro; la somme des ampèretours dus aux deux primaires est alors nulle à chaque instant, et comme les deux circuits primaires sont alimentés sous la même tension, il est facile de déterminer les constantes delà bobine étudiée, connaissant le rapport des enroulements primaires. Les résultats ainsi obtenus par M. Niebuhr sont des plus intéressants ; leur discussion nous entraînerait trop loin, mais il est certain qu’ils permettront, convenablement interprétés, d’éclaircir certains points douteux de la théorie de la commutation.
- J.-B.
- Die Elektrizitàt aïs Wàrmequelle, par F. Schoenbeck. — 1 vol. in-13 de 100 p. avec 53 fig. — Hannovrc, M. Jankcke, 6d. —Prix: i,C> M.
- Si l'utilisation de l’énergie électrique comme source de chaleur semble peu économique dans les régions où le combustible est à bas prix, il faut reconnaître cependant que, dans certaines conditions, cette utilisation présente des avantages et procure même une économie.
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- La démonstration serait facile à faire. Mais pour que la clientèle des centrales prolite de ces avantages, il faut qu’on les lui fasse connaître et c’est ce que l’auteur de cette petite plaquette s’est proposé.
- Il décrit d’une façon très claire les divers appareils électrocalorifiques et s’il ne donne pas beaucoup de chiffres permettant de comparer les dépenses, c’est qu’en réalité les documents font défaut. Il y aurait là certainement d’intéressants sujets d’études.
- L.-C.
- Handbuch fiir den Bau der Oberleitungsan-lagen elektrischer Bahnen, par A. Ertel. — i vol. in-ia de 336 pages avec 29/1 fîg. — Ilannovrc, M. Janecke, éd. — Prix : 4.20 M.
- Ce livre est un excellent aide-mémoire pour l’étude des projets de lignes de tramways électriques et pour leur exécution.
- Les systèmes de distribution, d’alimentation y sont présentés avec méthode et l’auteur a fait suivre leur description, d’exemples numériques fort utiles. Uri grand nombre de données pratiques, une abondance de renseignements sur les matériaux employés, des formules de contrats et de conventions complètent l’exposé théorique.
- R.-M.
- Agenda Dunod, Électricité, par J.-A. Montpellier. — i vol. in-16 do 3oo pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : relié, 2 fr. 5o.
- L’agenda de M. Montpellier contient, d’abord, un résumé très bref des principes généraux et des lois fondamentales que tout électricien doit connaître, mais la partie essentielle et qui occupe d’ailleurs la plus grande partie de ce petit volume comprend des renseignements pratiques sur les machines électriques, leur installation et leur conduite, sur les piles et accumulateurs, les canalisations électriques à faible et fort courant . L’auteur a intercalé dans son texte la
- liste de toutes les centrales françaises d’électricité et l’indication des principaux fournisseurs du matériel électrique.
- Rien ne paraît plus aisé que de faire un aide-mémoire et cependant, si l’on veut y réfléchir un instant, on se rendra compte des difficultés du travail. M. Montpellier les a comprises et il nous présente un agenda complet et bien ordonné.
- J. D.
- VOLUMES REÇUS
- La télégraphie sans fil et la télémécanique à la portée de tout le monde (3° édition), par E. Monier. — i volume in-8 do i5o pages avec 20 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs. Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- La technique de la houille blanche, par E. Pa-COret. — 1 volume gr. in-8 de 83o pages avec 3oo figure# et 12 planches. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs. Paris. — Prix : broché, 25 francs ; cartonné, 26 fr. 5o.
- État actuel de la science électrique, par De-vauX-Charbonnel. — 1 volume gr. in-8 de 65o pages avec 346 figures. — H. Dunod et E. PiNAT, éditeurs. Paris. — Prix: broché, 20 francs ; cartonné, 21 fr. 5o.
- Die Elektrizitât auf den Dampfschiffen, par E. Bohnenstengel.—• 1 volume in-8 de 122 pages avec 117 figures. — D1' Max Janecke, éditeur, Ilannovre. — Prix : broché, M. 1,80; relié, M. 2, 20.
- Ruhende Umformer, par Victor Bondi. — 1 volume in-8 de i44 pages avec io4 figures. — D1’ Max Janecke, éditeur, Hannovrc. —Prix: broché, M. 2; relié, M. a,4o.
- Distribution de l’énergie électrique dans la ville de Grenoble, par F. Jenny. — Brochure in-8 de 5i pages avec 24 figures. — Gratier et Rey, éditeurs, Grenoble. — Prix : broché, 3 fr. 5o.
- La houille blanche et la question sylvo-pas-torale, par le Commandant Audejbrand. — Brochure in-8 de 4o pages. — Gratier et Rey, éditeurs, Grenoble. — Prix : brochée, 3 fr. 5o.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos .• lecteurs peuvent obtenir des renseignements ; r° sur toutes les ' gués lions gui se rattachent à l'Électrotechnique; sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Xe Salon de VAutomobile (Suite) Q).
- Les embrayages à disques multiples deviennent de plus en plus en faveur, et Ton doit reconnaître que cette faveur est justifiée par leur progressivité, la facilité de leur réglage, et l'entretien restreint qu’ils exigent; comme ils fonctionnent dans l'huile, Ton a été tout naturellement amené à les placer dans la boîte de changement de vitesse (Pânhard-Levassor, Esperia, etc). L'on rencontre encore cependant un certain nombre d'embrayages à cône garni de cuir dont le plus grand mérite est la simplicité, et qui ont été rendus plus progressifs par divers artifices ingénieux ; enfin certains constructeurs ont conservé ou adopté des embrayages métalliques spéciaux généralement analogues en principe à des freins à tambour, avçc serrage intérieur ou extérieur, ou constitués par un disque pincé dans des mâchoires appuyées par de puissants ressorts.
- Comme l'année dernière, la boîte de changement de vitesse présente généralement, surtout dans les voitures d'une puissance supérieure à i5 IL P., deux et même trois trains balladeurs, avec commande par levier se déplaçant également dans un sens latéral ; ce dispositif conduit à un changement de vitesse plus robuste et moins volumineux, tout en étant d’un maniement plus commode. Non seulement la grande vitesse est toujours en prise directe, à quelques très rares exceptions, mais même beaucoup de voitures avec transmission ;;par chaînes ont deux prises directes correspondant aux deux plus grandes vitesses .
- Il a été prévu en outre des dispositifs empêchant la rotation des engrenages non en service, afin de réduire le bruit et l’usure au minimum. Indépendamment de la transmission par engrenages, aujourd’hui classique, l’on a pu remarquer quelques transmissions originales, également entièrement rpécaniques, et appliquées notamment à des voitu-reltes. Telle est par exemple la transmission par ga-
- (* *) Voir Y Éclairage. Electrique, lomo LNÏ, \!\ cl 21 déc.
- *0°?' P- » 3()8 et \•>2.
- lets de friction, qui permet de réaliser un changement de vitesse progressif, et qui bien étudiée nous paraît susceptible de nombreuses applications aux véhicules de puissance modérée. Comme nos lecteurs le savent, cette transmission consiste à faire glisser un galet le long d’un arbre commandant les roues, perpendiculairernentà un volant calé sur l’axe moteur.
- Dans la voiturette Turicum en particulier, l’adhérence entre le galet et le volant est rendue automatiquement proportionnelle à l’effort résistant, grâce à une ingénieuse commande de l'essieu moteur par chaîne unique latérale; on évite ainsi une usure rapide et les frottements sont toujours réduits au strict minimum.
- Dans le même esprit de simplification, un constructeur commande directement les roues motrices indépendantes au moyen de courroies trapézoïdales actionnées par le moteur ; dans les virages l’une des courroies patine, ce qui dispense de l’emploi d’un mouvement différentiel. Pour obtenir le débrayage et les changements de vitesse, l’on fait simplement patiner les courroies; il est bien évident que tout ce que l’on peut espérer obtenir par ce procédé est de régler la vitesse du moteur indépendamment de celle de la voiture de manière qu’elle corresponde au couple maximum. Pour pouvoir gravir les côtes, il faut donc que le rapport du couple maximum au couple normal soit élevé, ce qui a conduit à adopter un moteur relativement très puissant; l’avenir nous apprendra bientôt si les inconvénients d’un tel dispositif ne l’emportent pas sur les avantages réels de simplicité.
- A signaler également une transmission par cônes inverses reliés par une courroie; en faisant glisser latéralement celle-ci, l’on obtient toute une gamme de vitesses. La courroie, sans attaches, est très longue et sa vitesse linéaire est très élevée ; ces deux conditions peuvent évidemment conduire à un résultat satisfaisant, au moins pour de faibles puissances.
- Enfin, d’autres constructeurs ont exposé des transmissions basées sur des principes divers, qui n’ont
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- souvent que le mérite de l’originalité ; c’est ainsi que Ton trouve des combinaisons de bras de levier variables et d’encliquetages, etc. Tout ceci ne paraît pas très sérieux, et nous ne croyons pas que ces organes puissent résister à un service prolongé.
- La transmission aux roues motrices se l’ait naturellement par chaînes ou par joints à la cardan. Pour les voitures puissantes, la chaîne est actuellement employée le plus souvent, tandis que les voitures de ville, peu puissantes, sont munies à peu près exclusivement de joints à la cardan, même par les constructeurs qui n’avaient construit jusqu’à présent que des voitures à chaînes.
- Cette orientation nous paraît des plus justifiées, et tout porte à croire qu’elle sera définitive ; les transmissions à la cardan se sont d’ailleurs considérablement améliorées au point de vue de la solidité et du démontage, et l’on peut citer un grand nombre de dispositions très heureuses telles que celles de Luc Court, La Buire, Peugeot, Standard, Bcrliet, etc.
- Les ponts arrière sont généralement étudiés de manière à permettre le carrossage des roues. Les transmissions sont le plus souvent à cardan longitudinal, bien que Ton rencontre quelques transmissions à cardans transversaux (Genre De Dion-Bouton ou Pilain). Pour les voiturettes, la transmission par chaînes est l’exception, sauf dans le cas des transmissions particulières étudiées ci-dessus.
- Les freins deviennent de plus en plus l’objet de l’attention des constructeurs en raison des vitesses élevées qu'atteignent les voitures actuelles; ils sont en général garantis soigneusement contre la poussière et l’huile. Nous signalerons en passant l’intéressant procédé de freinage à air comprimé par le moteur système Saurer; il consiste à décaler l’arbre de distribution de manière que l’effort résistant du à la compression dè l’air ne soit pas compensé par l’effort moteur du à la détente suivante, comme ce serait le cas avec une distribution réglée normalement.
- Les châssis sont à peu près exclusivement en tôle emboutie, même pour les voiturettes ; enfin en ce qui concerne les carrosseries, bien que le salon ait été naturellement rempli de carrosseries monumentales et extrêmement confortables, il semble que l’on revienne un peu de l’engouement exagéré pour les véritables roulottes que l’on a coutume d’exposer depuis deux ou trois ans. Ces véhicules dont le poids dépasse souvent 2000 kilogrammes et plus, et qui atteignent des vitesses très élevées, exigent
- un entretien trop coûteux pour la plupart des bud^-gets, même des plus importants.
- * / ’ .
- * *
- Les voitures à vapeur de luxe ont complètement disparu, et l’on ne trouve que quelques échantillons de camions ou autobus à vapeur. Sauf pour les poids très lourds, les moteurs à explosion nous semblent d’ailleurs préférables, surtout lorsqu’on sera arrivé à adapter à un service de traction les gazogènes à gaz pauvre (*). Nous ne nous arrêterons donc pas à cette question, et nous aborderons enfin celle des voitures électriques, mixtes ou à transmission électrique.
- (A suivre.) J. B.
- Locomotive électrique à accumulateurs.
- La fabrique d’accumulateurs et la Société de constructions électriques d’Oerlikon, près Zurich, viennent de construire une locomotive électrique à accumulateurs, pourvue d’un moteur électrique continu série de 3o chevaux à 800 tours. Le moteur actionne, par l’intermédiaire d’un train d’engrenages avec réduction de i/5, l’un des essieux. La batterie sè compose de \t\l\ éléments divisés en deux groupes, l\m disposé à l’avant et l’autre à barrière. Sa capacité est de a4o arnpère's-heures à 48 ampères et de
- Fiff. I.
- 177 ampères-heures à 89 ampères de décharge. Le poids total de la batterie est de 6670 kilogrammes. Les dimensions principales de la locomotive sont :
- (*) A. l’exposition des véhicules industriels, se trouvait déjà cette année un camion à gaz pauvre, mais les essais ne sont pas encore terminés.
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- longueur entre buttoirs, 6m,3a5 ; distance des essieux, am,8oo ; hauteur totale, 3ra,56o. Son poids total est de 18200 kilogrammes. La batterie peut être connectée au moteur soit en deux groupes en parallèle, soit en une seule série. La charge peut être opérée directement sur la locomotive.
- Un frein à main agit simultanément sur les deux axes. La figure 1 montre une vue de la locomotive. Celle-ci atteint une vitesse de 16 kilomètres à l’heure en palier et consomme, sous 288 volts, environ 20 ampères. L’effort de traction pour cette charge normale est de 15oo kilogrammes. Cette locomotive peut être très utile pour le service des chantiers, et pour les manœuvres dans les gares. Il serait assez intéressant d’avoir des renseignements précis sur les dépenses d’exploitation pour un service normal assez prolongé.
- Frais d’exploitation des centrales.
- A la récente assemblée générale de l’union des chemins de fer américains ont été présentées d’intéressantes communications, dont l’une notamment contient des indications utiles sur quelques centrales à vapeur.
- L’usine de Fort Waync et Wabasch Vallay Traction C° fournit un type de centrale alimentant un réseau de tramways et d’éclairage.
- Les bâtiments couvrent une superficie totale qui peut être estimée à om®,i3 par kilowatt aux machines. Pour la salle des machines seule ce chiffre se réduit à onic,o7. L’usine comprend des groupes électrogènes à turbines d’une puissance totale de 85oo kilowatts. La puissance des chaudières par kilowatt des machines atteint o,56 chv, tandis qu’elle atteint 0,75 chv dans d’autres usines où l’on n’alimente qu’un réseau d’éclairage ou un réseau de traction. Le facteur de charge moyen (alimentation combinée des deux réseaux) atteint o,33 ; le facteur de charge par unité génératrice est de o,5o environ et on remarque que ce facteur pour les générateurs de tramways est de 0,67, pour les générateurs d’éclairage o,34) avec un service d’usine de 24 heures. La charge maxiina par générateur atteint 0,88 de la puissance effective normale. Avec un accroissement du facteur de charge de 25 à 3o °/0, les frais d’exploitation s’abaissent de i5 °/0 environ, de 3o à 35 °/0 la diminution est de 9 °/0 en plus.
- L’installation a coûté 34o francs par kilowatt aux machines se répartissant comme suit : i5°/0 pour la construction, 45 % pour les machines,
- 20 °/o pour les chaudières et 0 % pour la condensation. Les frais d’exploitation par kilowatt-heure, y compris 7 °/0 d’intérêts et 4 % d’amortissement, s’élèvent à 4,2 centimes pour un facteur de charge de 0,23, et à 3,i centimes pour un facteur déchargé de o,33. Le prix du charbon étant d’environ 11 francs la tonne.
- Le prix du cuivre êlectrolytique.
- Cette année a été marquée par de fortes variations dans le prix du cuivre et par une baisse notable qui s’est maintenue depuis trois mois. Au début de l’année, de janvier à fin avril, les variations du cours étaient insignifiantes, 2 à 3 L. en moyenne.
- C’est depuis le début de mai que les cours ont baissé ; voici d'ailleurs la représentation graphique des variations (voir fig. 1) :
- Fig. 1.
- On n’attend pas de nous une analyse, toujours sujette à caution, des causes de la baisse.
- Elle est en général influencée par des facteurs qui échappent à notre critique, et tout ce que nous voulons ajouter ici, c’est que les exportations américaines pendant les onze premiers mois de 1907 ont atteint 161 tonnes et environ 160 tonnes pendant les mêmes mois de l’année précédente. Quant aux prévisions, celles que donnent les journaux financiers les mieux renseignés sont très contradictoires, mais il ne semble pas que les facteurs industriels puissent déterminer une hausse avant un certain temps.
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- BREVETS (*)
- 38i 7<ji, du ao novembre 1906. — Blaciion, Piî-retmère et Roger. — Accumulateur électrique.
- 38i 996, du ig septembre 1907. — Société Au-gemeine Elekthicitats-ges. — Alternateur à collecteur à champ transverse et bobines coin imitatrices.
- 38i 84g, du 2(3 août 1907. — Grisson. — Procédé de transformation des courants électriques particulièrement applicable aux instruments électro-magnétiques.
- 381 890, du i4 septembre 1907. •— Yannaisse. — Interrupteur électrique à clé de sûreté.
- 38i 818, du 5 août 1907. — Firme Rouert Bosch.
- — Dispositif de fixation du couvercle dans les iu-flammateurs magnéto-électriques.
- 38i 862, du 22 novembre 1906. — Lacroix et la Compagnie universelle d’acétylène. — Four électrique.
- 38i 952, du 17 septembre 1907. — Hartenstein.
- — Four électrique.
- 381 964, du 17 septembre 1907. — Jaffray. — Perfectionnements aux appareils pour le dépôt gal-vanoplastique des métaux et de leurs alliages.
- 382 o38, du 2 août 1907. — Stone Stone. — Perfectionnements à la télégraphie sans fil.
- 38a 039, du 2 août 1907. — Stone Stone. — Système récepteur pour la télégraphie sans fil.
- 38a io5, clu 30 septembre 1907. — Gallonier. — Perfectionnements au réglage du microphone solid-bàck.
- 381 172, du 23 septembre 1907. — Eisenstein. — Procédé pour la télégraphie simple et mullipde par un fil unique.
- P) Liste communiquée par M. 11. .Iosse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 38.2 173, du a3 septembre 1907. — Société Mar-coni’s Wireless Telegrapii G" Ltd. — Perfectionnements aux transmetteurs pour télégraphie sans fil.
- 38a 174, du 23 septembre 1907. — Société Marconi.— Transmetteur pour télégraphie sans fil.
- 38a 182, du 24 septembre 1907. — Association des Ouvriers en instrumemts de précision. — Appareil téléphonique à main.
- 38a 2C0, du 27 septembre 1907. — Coomus. — Perfectionnements aux diaphragmes d’appareils phonographiques et téléphoniques.
- 38a 113, du 20 septembre 1907. — Rauiudge. — Accumulateur électrique perfectionné.
- 38a 149, du 23 septembre 1907. — Rickmann. — Induits pour appareils d’allumage.
- 382 175, du a3 septembre 1907. — Société Fel-ten et G il i.ï.eaume Laiimeyeioverke Act. Ges. — Al-ternomoteur.
- 38a 047, du i4 août 1907. — Pouzor. — Galvanomètre.
- 382 i3o, du 21 septembre 1907. — Davis. — Système de conducteur électrique destiné aux installations électriques d’éclairage.
- 38a 167, du 3o novembre 190G. — Auvert et Ferrand. — Dispositif transformateur de courants alternatifs polyphasés en courant continu.
- 382 204, du 20 septembre 1907. — De Gasto y Lopez et Lapuente Carrila. — Rhéostat électrique.
- 382 228, du 26 septembre 1907. — Compagnie
- FRANÇAISE POUR I.’eXPLOITATION DES PROCÉDÉS TlIOM-
- son-Houston. — Perfectionnements aux isolateurs.
- 38.2 257, du 39 septembre 1907. — Société Siemens et Halske Act. Ges. — Procédé pour la fabrication de filaments en métaux peu fusibles pour lampes électriques à incandescence.
- RENSEIGNE M E N T S GO M M E R G1A U X
- TRACTION
- France. • — Tramways de Tours à \ ouvra?. — Prolongement en traction électrique de la ligne A des tramways de Tours jusqu’à la Ronde (commune de Sainte-Radcgonde). — Avant-projet. — Enquête d’utilité publique.
- Article Ier. — Une enquête d’utilité publique est ouverte sur l’avant-projet sus-visé concernant le prolongement en traction électrique de la ligne A des tramways do Tours jusqu’à la Bonde (commune de Sainte-Radégondo).
- Art. 2. — A cet effet, les pièces de l’avanl-projct resteront déposées au secrétariat de la mairie de Tours pendant un mois
- à partir du 1:1 décembre 1907 jusqu’au 12 janvier 1908, pour être communiquées sans déplacement pendant cet intervalle de 9 heures du matin à 11 heures et de 2 heures à 5 heures du soir aux personnes qui voudront 011 prendre connaissance.
- Saint-Claude. — Le Conseil municipal vient de voter une subvention de 4âooi> francs pour l’établissement d’un tramway électrique do Saint-Claude à Lajoux par Lamoura.
- Norvège. — Projet de construction d’un tramway électrique souterrain. — Il est question d’établir à Christiania un tramway électrique souterrain destiné à relier directement le contre
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- T. I (2R Série). — N° 1.
- 38
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- de la ville à la station de Majorstuen, point de départ du chemin de fer électrique de llolmenkollen, lieu d’excursion très fréquenté à 4oo mètres d’altitude à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale; une foule innombrable s’y rend en toutes saisons et surtout en février au moment du grand concours de « ski ».
- Le tramway électrique ordinaire aboutit déjà, après quelques détours, à la station de Majorstuen, mais ce parcours exige vingt cinq minutes en moyenne, tandis que le projet nouveau ne. prévoit plus que quatre ou cinq minutes.
- On devra creuser environ deux kilomètres de tunnel sous la ville. Les frais de premier établissement, sans le matériel roulant, sont évalués à i 5oo ooo couronnes. Les wagons seront d’un type spécial exclusivement en fer et acier.
- (Bulletin commercial, de Bruxelles.)
- ÉCLAIRAGE
- A C TIF
- !()<>-. lfjOt).
- Immobilisé et à amortir.. . fr. 17237 484 i4a83 070
- Réalisable et disponible.. . . 0 080 a4q 3788 oi5
- Totaux. . , fr. 23 923 733 18 071 o85
- P A S S ;if
- Envers la société : capital. . fr. 12 000 000 8 000 000
- ld. réserve.. . 2 024 là 1 899 42 /
- Envers les tiers : obligations 7 37?> 000 7 58o 5oo
- ld. créditeurs. . 1 G72 735 777 995
- Bénéfices * *53 267 8i3 iGq
- Totaux. . fr. 20 92,‘i 733 18 071 o85
- Société impériale ottomane d’éclairage par le gaz et l’électricité. — L’assemblée générale du 1(1 décembre 1907 a approuvé le bilan ci-dessous :
- Pujols. — Le maire a mis à l’étude un projet d’éclairage électrique de la commune.
- Projets divers.*—Des projets sont à l’étude pour l’éclairage des communes de Castillon, Larboust, Gazaux-Larboust 01 Sainl-Avcntin.
- Ostende. —Dans sa séance du 23 décembre le Conseil communal a décidé de résilier le contrat intervenu entre la ville et la Société anonyme Ostende gaz et électricité.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La chambre de commerce de Roaen a fixé le programme de l’outillage nouveau à construire pendant l’année 1908. Ce programme comprend :
- i° L’installation de cabestans électriques et des canalisations nécessaires ;
- 20 La construction de voies de grues sur les nouveaux quais de la rive droite et sur le quai du Havre en amont du pont à transbordeur ;
- 3° L’acquisition de grues électriques et d’un certain nombre de bennes automatiques;
- 4° L’installation d’une chaudière supplémentaire à la machinerie de la rive gauche.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Compagnie d’électricité <le UOucst-Parisien (Ouest-Lumière). — Les recettes d’exploitation de l’exercice 1906-07 se sont élevées à 3 281 277 francs et les charges à 2 435 869, laissant un bénéfice de 845 4o8 francs, porté à 853 267 francs par le reliquat du bilan précédent. Ce bénéfice a été appliqué comme suit: amortissements, 3/joooo francs; à la réserve légale, 25 270 francs; dividende de 6 francs par actiou, comme l’an dernier, 48oooo francs; reporta nouveau, 7987 francs.
- Voici quelques chiffres extraits des deux derniers bilans au 3o juin :
- BILAN AU 3o JUIN 1907
- ACTIF
- Premier établissement :
- Concessions et usines de Scutari (Kadi-Iveuy : Mobilier, outillages et installa-lions................. 9 979 33-ir‘ ,79
- A déduire :
- Amortissement.. . . 8 1G1 861 77 Installations. ... 9 979 332 79
- Approvisionnemens :
- Matières premières, sous-produits et divers en magasins à Scutari. . Marchandises en cours de roule. .
- Caisses, banquiers, débiteurs : Caisses :
- Scutari...............................
- Bruxelles.............................
- 1 817 47ifV>2
- 119060 3i 1 2o5 3o
- 7 7ofJ lf< 20884 52
- Banquiers :
- Banque Impériale Ottoman^.. Banque E.-L.-J. Empain.
- Débiteurs :
- i4 354 04 i3 200 8i
- Scutari....................................... 181 292 78
- Bruxelles....................................... 4 o5o 77
- Compte d’ordre :
- Scripts et bons d’arrérages restant à
- délivrer..................................... 3o 992 5o
- 3 322 actions ordinaires et i 2*75 obligations 4 °/o à échanger................ mémoire.
- V A S S î F
- Capital :
- i3 609 actions privilégiées sans désignation de valeur...........................
- i 2 000 actions ordinaires sans désignation de valeur...........................
- Obligations :
- Gréé 12 2i5 obligations do 100 francs 4 °/o dont 10941 en circulation et 1 274 à la souche. ......................
- 2 210 22I1'I‘,79
- mémoire.
- mémoire.
- 1 221 5oof'\oo
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- 4 Janvier 1908.
- REVUE Di’ ÉLECTRICITÉ
- 39
- Obligations remboursables cl à convertir :
- Créditeur à Scutari.....................
- — à Bruxelles...................
- — Société du Centre. ... '
- Coupons d’obligations :
- l'rorala payable en espèces des coupons de nos obligations 5 0/„................
- Coupons échus des obligations 4 °/u.
- Compte d’ordre :
- Prorata des coupons échus de nos obligations 5 % payable en scripts et bons d’arrérages......................... I:
- Profits et pertes :
- Solde disponible. ......................
- i6i>
- I0(J
- 468
- g65
- 36a
- i3o
- 9 9 2 65a
- 9b
- l3
- •>9
- no
- oo
- a a 10 aai1
- 3i
- -79
- l'ASSIl-’
- Capital ries pensions. . . fr. 1 afii 8a4 i a38 ooo
- Dépôts cl épargnes............. 10928 6a3 ' io 807 000
- Créditeurs divers et salaires. . io3ii a79 ’ 7 77Ü 796 Bénéfices nets.................. 6 707 /igi (i 61g S20
- Ateliers Ducoinmun. — [Les bénéfices bruts de l’exercice 190(11907 de cotte Société fondée aü capital action de f 600000 marks s’élèvent à 77 5g5 marks, en diminution sur l’exercice précédent. Il no sera proposé aucune rétribution aux actions.
- Recettes du mois de novembre 1907..
- ld. id.. 1906..
- Du 1Ç1' janvier au 3o novembre 1907. .
- Id. id. 1907..
- Longueur d’exploitation, al kilomètres.
- 8o76i(r2o 7° 799 45 914 481 i5
- 873432 .QU'-
- COMPTE DE PROFITS. ET PERTES Doit.
- Société des tramways de Bologne.
- Intérêts dos obligations et régularisation
- do différences de change............... 106 711 fl',4 1
- Réserves (art. 36 des statuts) :
- 10....................................... 8 062 6a
- 2a....................................... 84 67! 69
- Dividende de 5 francs par titre aux
- 13 609 actions privilégiées-.. . . . 68 o45 00
- 367 363fr,7a
- Avoir.
- Bénéfice net d’exploitation et intérêts en
- banques.............................. 267 363lr,72
- 267 363fr,7a
- Sicmcns-Sclwckcrlwerke G. m. b. U. — Cette firme, qui résulte de la communauté d’intérêts entre la Société d’électricité Schuckert etCic et la Société Siemens et llalsko, a réalisé pendant l’exercice clos le 3i juillet un bénéfice brut do 17327914 marks, contre 12 554900 marks en 1905-1906. Après déduction des frais généraux, intérêt des emprunts et d’une somme de 5 410 000 marks consacrée aux amortissements, le bénéfice net ressort à ioi65 53i marks, en augmentation de 1 166 810 marks sur celui de l’exercice précédent. Le dividende de la Société Schuckert est maintenu à 5 °/0, tandis que celui de la Société Siemens et llalske est porté à 11 °/o, contre 10 %> l’année dernière.
- Le Creusât (Schneider et (À-). — Les comptes de l’exercice clos le 3o juin dernier font ressortir un bénéfice net de 6 737 4qi francs, contre 7 649 820 Irancs en 1906. Ce bénéfice donne lieu à la répartition d’un dividende de 80 francs par action, comme pour les deux exercices antérieurs.
- Voici les principaux chapitres de ses deux derniers bilans :
- ACTH-’
- 10°7
- 1 (jo1;.
- Immobilisé et à amortir.. . fr.
- Magasins......................
- Débiteurs divers..............
- 7 700 000
- ai'742 208 2.4 543 oi5
- 7 4oo 000 22 445 22 1 18117 00(1
- RECETTES.
- Mois do novembre :
- Traction électrique.
- — à vapeur. .
- Totaux. .
- Du !“'• juin au 3o nov. 1907: Traction électrique.
- — à vapeur..
- Totaux. .
- Lougueur d’exploitation : Traction électrique, km.
- — à vapeur.
- 1907 1906
- 101701*51. 84972*61 18 845 70 .20 o5o 80
- iao547lai io5oa3l4i >-
- 620126*86' 5aQ 171'atV 107 457 00 14 x o56 66
- 726 583*86 670227*92.
- 37,006 28,970
- 3a,4oo 3 2,4 00
- Depuis le 2 mai 1907 la section de Bologne-Casalecchio delà ligne de Yignola est exploitée à l’électricité pour le service navette Bologne à Casalecchio et à vapeur pour le service Bologne-Vignola.
- Centrale d'électricité de, Moscou. — L’exercice clos le i3 janvier 1907, dont les comptes viennent d’èlro publiés, accuse un bénéfice brut de 647 og3 roubles insuffisant pour couvrir les charges, qui s’élèvent à 853 819 roubles, comprenant 1 o85 roubles d’amortissement sur outillage et i3q 113 roubles d’indemnités de résiliations de contrat par suite de la cession à la Société russe YVeslinghouse ; la perte est de 206705 roubles.
- Société industrielle dus téléphones, à Paris. — Le dividende de 1906-1907 a été fixé à 16 fr. 5o par action, contre i5 francs pour l’exercice précédent; un solde de 62 133 francs est porté à nouveau. Le rapport à l’assemblée du 19 décembre fait allusion à une augmentation du capital nécessitée par c[ développement constant des affaires.
- Société Cl Irati. -— Sous celte raison sociale, il vient de se constituer, à Pampeluno, une Société d’énergie électrique par l’exploitation des forces hydrauliques du mont Irati, et pour la construction de l’exploitation du tramway électrique de Pampeluno à Aviz et Sangües. Getlc Société est au capital de 5 5oo oûo pesetas, divisé on n 000 actions de 5oo pesetas, dont 8 25o actions seront offertes au public.
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- liA LUMIKRE KLHCTUIQUlî
- T. I (2“ Série). — N» 1.
- <tO
- La Canalisation électrique. — Voici quelques renseignements sur celte société dont nous avonB annoncé la constitution dans notre numéro du aC) octobre.
- Les actions ont été introduites à la cote en banque au comptant celte semaine. La Canalisation électrique, au capital de fi millions de francs en 4o ooo actions de ioo francs, constituée le iul' aoûti()07, a repris les établissements quo MM. G. et M.-B. do la Matho avaient fondés çn 1892 pour la fabrication des cèbles et fils électriques de toute nature, la construction de canalisations électriques, et autres applications industrielles et qui furent transférés en 1896 à leur emplacement actuel. Ces établissements couvrent 20 000 mètres carrés de superficie et sont munis d’un outillage et d’un matériel des types les plus récents. Les apports, comprenant, outre les machines et bâtiments, toutes les commandes et les contrats en cours, les produits manufacturiers existants ou destinés aux livraisons, ont été rémunérés par la remise à MM. de la Mathe de 12 000 titres entièrement libérés, plus une somme de 2 100000 francs en espèces. (Les produits et approvisionnements figurent pour 1 100000 francs dans le montant des apports.) Les principaux contrats existants ont été passés avec l’administration des postes et télégraphes et téléphones, le Métropolitain, les ministères de la marine, des colonies, du commerce et les grandes compagnies de chemins de fer.
- La répartition des bénéfices doit se faire de la façon suivante : 5 °/u à la réserve légale et la somme nécessaire pour servir un intérêt de 5 °/0 au capital versé; sur le surplus, i5 °/o reviennent au conseil et 85 °/0 aux actionnaires. MM. G. et M.-B. de la Mathe restent à la tête de la société, dont le conseil d’administration se complèto de M. Léon Mougcot, président, de M. H. de la Mathe et de M. Louchcur, ingénieur.
- ADJUDICATIONS
- Belgique.
- Adjudication de la fourniture et installation de grues. — Il sera procédé, le 3 février 1908, au Collège Echivenal de la ville do Garni, à l'adjudication, par voie de soumissions cachetées, de la fourniture et installation de 3o grues électriques destinées au nouveau bassin.
- Le cahier des charges relatif à cette adjudication est déposé au bureau dus travaux. Hôtel de Ville, Garni.
- Allemagne.
- Prochainement, à l’administration communale, à Lassait-en-Poméranie, établissement d’installations électriques.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mulliouse-en-Alsace, établissement d’une usine d’énergie, 20 millions de marks.
- Autuiciie-Hongiue.
- Prochainement, à l’administration communale, à Ladis lez-Landeck, établissement d’importantes installations électriques.
- Prochainement, à l’administration communale, à Niliol-sdorj les-Linz, établissement d’installations électriques.
- France.
- Troyes, 28 décembre. Installation d’un transport de la force électrique à la manutention militaire (rens,, 110, rue do . Paris).
- CHARTRES.
- IMPRIMERIE DURAND. RUR FULBERT,
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome I (2e Série). Samedi 11 Janvier 1908. Trentième Année. — N°2.
- La
- Lumière Électrique
- ECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi.
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p, 4^. — A. Mollis. Les moteurs h vent et leur utilisation à la production de l'énergie électrique, p. 43. — À. Solier. Nouvelles voitures motrices à bogies de la Compagnie parisienne des tramways (/m), p. 46.
- Extraits des Publications périodiques. — Théories et Généralités. Productions d’ondes entretenues au moyen d’une dynamo en série accouplée avec un moteur en dérivation, 0. M. Cohdino, p. 50. — Sur les pertes dans les condensateurs et sur l’amortissement dans les circuits à haute fréquence, \V. Hahnemann et L. Adelmann, p. 50. — Procédé pour augmenter la tension et trier le courant secondaire des bobines d(induction, B. .Fiuotka, p. 51. — Construction de machines. Calcul des périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction à commande électrique, E. Kulka, p. 52. — Transmission et distribution. Rigidité électrostatique des isolants des cables, A. Russell, p. 53. — Traction. Expériences faites avec un nouveau frein electro-mécunique, p. 55. —Brevetâ, p. 56. —Variétés. Quelques remarques sur l’enseignement technique (suite), A. Blondel, p. 59. — Jurisprudence, p. 64. — Législation, p. 63. — Chronique industrielle et financière. Notes industrielles, p. 66. — Renseignements commerciaux, p. 68.
- EDITORIAL
- Le développement industriel et les progrès de la technique nous ont conduit à rechercher les méthodes d’exploitation vraiment économique et non destructive de nos réserves d’énergie. Bien que la puissance du vent ait été mise à profit depuis longtemps, son utilisation avait été cependant fort négligée. De nombreux progrès ont été faits en ces dernières années, tant dans la construction des turbines éoliennes que dans celles des dynamos à vitesse variable, qui conviennent à cette application. On trouvera plus loin un article synthétique de M. Mollin sur cette question intéressante.
- Ladescription des voituresdelaCompagnie
- Parisienne des Tramways, publiée dans notre précédent numéro, est complétée ici parcelle des freins nouveaux qui' ont été adoptés.
- La production d’ondes entretenues, sans faire usage de l’arc et même de condensateurs, semble préoccuper à l’heure actuelle un certain nombre de savants. M. Corbino vient de proposer l’emploi d’une génératrice série alimentant un moteur shunt; les fréquences ainsi obtenues sont malheureusement beaucoup trop faibles pour donner lieu à des applications à la radiotélégraphie. Toutefois, le procédé mérite d’ôtre signalé, comme cas particulier d’un principe très général.
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- 42
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). — N» 2.
- M. Jirotka a imaginé un curieux procédé pour trier le courant secondaire des bobines d’induction ; il consiste à relier à la terre l’un des pôles au moyen d’un éclateur dyssymé-trique. En même temps l’on obtient une surélévation de tension qui peut dépasser ioo °/0. La théorie de ce phénomène n’est pas encore établie, et elle donnera lieu sans doute à des recherches intéressantes.
- L’établissement des machines d’extraction actionnées par des moteurs électriques n’a encore donné lieu qu’à un nombre très restreint d’études. Dans un mémoire publié récemment, M. Kulka a traité plus spécialement les questions si importantes du démarrage et de l’arrêt. Les formules auxquelles il arrive sont simples et peuvent donner de précieuses indications.
- Dans un long mémoire lu à VInstitution of Elecirical Engine ers, M. Russell a développé certaines considérations fort intéressantes sur la rigidité des diélectriques et sur l’isolant des câbles concentriques en particulier. Peu de questions méritent actuellement une plus sérieuse attention que celle-ci ; les transports d’énergie à longue distance deviennent de plus en plus nombreux, et pour faire pénétrer les lignes au centre môme des distributions urbaines, il est absolument indispensable d’établir des câbles à très hautes tensions, si l’on veut éviter toute transformation à l’entrée des villes. Parmi les résultats les plus importants obtenus parM. Russell, nous
- signalerons la formule relative au dimensionnement des câbles concentriques avec isolant homogène, l’analyse des effets dus à réchauffement qui rend la distribution des pressions électrostatiques plus uniforme, enfin, la différence entre le courant continu et le courant alternatif au point de vue de cette distribution, et l’étude des câbles à isolants étagés.
- La Compagnie des Tramways de Leeds vient de procéder aux essais d’un frein électromagnétique agissant uniquement sur les rails ; celui-ci donnerait, paraît-il, d’excellents résultats pratiques, supérieurs à ceux des freins mixtes agissant à la fois sur les roues etsurles rails. Le problème du freinage des tramways n’a pas encore reçu de solution complètement satisfaisante, et il est à souhaiter que de nouveaux essais méthodiques viennent confirmer ces premiers résultats.
- M. André Blondel reprend ici son étude sur la formation et l’avenir des ingénieurs électriciens. On remarquera avec quellenet-teté et quelle expérience des nécessités simultanées de l’industrie et des futurs ingénieurs, l’éminent professeur traite cette très importante question. La distinction des études générales et des études d’application, leur rôle, et la part qu’il convient de leur faire dans l’éducation technique sont indiquées d’une façon tellement précise, qu’on trouvera même dans cet exposé général le plan que l’auteur développera dans la suite de son travail.
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- il Janvier 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- LES MOTEURS A VENT ET LEUR UTILISATION A LA PRODUCTION
- DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Depuis longtemps la roue à ailettes planes ou courbes a été employée comme propulseur d’air. Des études très complètes et très documentées ont été faites pour fixer le nombre d’ailettes h adopter, la forme à leur donner, la quantité d’air déplacée et la puissance absorbée. Nous citerons notamment en ce qui concerne les petits ventilateurs (*) les travaux de Walker dans l’Engineering (?). Comme on le sait, ces appareils se prêtent très bien à la commande électrique.
- La réversibilité des turbines éoliennes permet d’utiliser la puissance du vent et si l’application de ces moteurs a vent est restée, jusqu'à ces dernières années, confinée à quelques cas spéciaux, moulins ou élévateurs d’eau, c’est que l’irrégularité de la vitesse du vent et son action discontinue étaient difficilement compatibles avec les exigences des travaux industriels. On a bien cherché à emmagasiner l’énergie et on a eu recours aux dynamos et accumulateurs, mais les études faites pour préciser les conditions de cette méthode ont fourni au début des résultats qui n’étaient ni concluants, ni concordants. Vers i8g5? l’Association néerlandaise pour l’avancement de l’Industrie avait mis au concours les questions suivantes : quelle serait la quantité d’énergie que pourrait fournir un moteur à vent ordinaire, associé à une batterie d’accumulateurs électriques, pendant une marche de 24 heures ? A combien reviendrait le cheval-heure ?
- Les nouveaux moteurs à vent pourraient-ils être appliqués sur une grande échelle, avec emploi d’accumulateurs, pour utiliser la puissance du vent ?
- Le mémoire couronné indique tout d’abord qu’il résulte des données fournies par l’Observatoire d’Utrecht sur la vitesse quotidienne des
- (1) Pour tes roues de grande puissance de nombreux et im. portants travaux ont paru dans la Revue Universelle des Mincst et dans la Revue de Mécanique. Voir en particulier dans cette dernière Revue les savants travaux du Pr Rateau.
- (2) Gf : Walker. Communication à Passociation anglaiscdes ingénieurs mécanicien*. Engineering, iqo5. Voir aussi : SoiULfe, die eleklrischen VentiL-loren. Zeitschrift des Vereines deutseher Ingenieiire, 1891, p.agc 5<j8.
- vents de 1888 à 1891 que la puissance moyenne sur laquelle on pourrait compter avec un moulin ordinaire de 80 mètres carrés de surface d’ailes ne dépasserait pas 1,32 chevaux. Il ajoute qu’avec les nouveaux moteurs h vent ce chiffre serait dépassé, mais que cependant les frais d’installation et d’exploitation sont trop élevés pour songer h utiliser la puissance de vent ailleurs que dans la meunerie ou l’élévation des eaux.
- Depuis dix ans de nombreux progrès ont été réalisés dans la construction des turbines éoliennes et on a pu les appliquer facilement à la commande directe des dynamos (1).
- Walker en étudiant les ventilateurs avait déjà indiqué en i8ç)5 qu’avec trois turbines de 24 pouces de diamètre ayant respectivement 2, 3 et 6 ailettes, on obtenait les débits suivants : 2 i4o, 2 535 et 2 35o pieds cubes. En Danemark, le Pp La Cour a confirmé ce (ait pour les aéro-moteurs et montré l’avantage des ailes concaves. On a d’autre part perfectionné, au point de vue pratique, les dispositifs de sécurité et de réglage de la vitesse, et ceux qui servent à l’orientation (par gouvernail ou turbine d'arrière). Ce n’est pas ici (2) le lieu d’indiquer tous ces perfectionnements, nous rappellerons seulement brièvement les principes suivant lesquels l’on a établi les régulateurs destinés à maintenir la vitesse suffisamment constante pour la commande de machines agricoles, malgré les sautes de vent. Les uns (type Halladay) sont basés sur la force centrifuge comme les régulateurs de machines à vapeur; lorsque la vitesse s’accélère par trop, des masses régulatrices agissent sur les ailettes de manière que la surface utile présentée par
- (*) Un essai assez curieux a même clé fait sur un navire de la marine allemande, le Gauss. On a placé un moteur à vent sur un pylône à l’avant du bateau; ce moteur actionnait uno dynamo pour l’éclairage du navire. La Inrbino avait om,5o de diamètre, et avec une vitesse d’air de 7 mètres par seconde, on obtenait 1,“5 chevaux Zeitschrift des Vereines deutseher Juge• nieure, u3 novembre 1901.
- (2) Cf. : L FontaI 'K. Les molcurs h vent employés en agriculture. Paris, Masson, 1901. — Tu. Reuters et Schumann, die Kegclwindmotorcn. Rie), 190/i.
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- ces dernières soit diminuée. Dans d’autres moteurs à vent (type Eclipse), c’est la roue motrice toute entière qui pivote autour d’un axe vertical, par exemple par l’action d’un plan normal au vent et placé latéralement, de manière qu’elle prenne une direction oblique par rapport aux filets d’air, et que l’effort moteur soit ainsi affaibli. Enfin, dans certains types, comme
- Fig. i. —Aéro-moteur Reuter.
- celui que représente la figure i, les ailes comportent chacune un certain nombre de palettes qui pivotent individuellement autour d’un axe lorsque l’effort exercé par le vent dépasse une certaine valeur. Un système de leviers et de tringles visible sur la figure permet d’effectuer cette manœuvre du sol, au moyen d’une chaîne ou d’un renvoi quelconque, de manière à provoquer l'arrêt de la roue ; c’est cette position qui est représentée sur la figure i. Quand la roue travaille avec un vent normal, chaque aile présente au contraire une surface continue, comme si elle était construite en une seule pièce.
- Indépendamment de ces trois catégories qui comprennent les moulins proprement dits, l’on distingue encore les turbines éoliennes basées sur un principe analogue a celui des turbines hydrauliques, et comportant par suite des aubes
- directrices fixes. La plus connue est la turbine Bollée, dont le réglage s’opère par un moulinet auxiliaire formant servo-moteur automatique. Tous ces dispositifs donnent de bons- résultats lorsqu’ils sont établis avec soin ; l’on doit tout particulièrement s’attacher à réaliser un graissage satisfaisant, et à protéger les engrenages et les articulations contre les intempéries.
- Avec les vitesses moyennes utilisées, 607 mètres par seconde, et une surface totale des ailes de ü5 mètres carrés, on obtient facilement une puissance utile de 3 chevaux et le nombre d’heures annuelles de travail à cette puissance varie suivant les pays et les régions. Si les applications dans l’agriculture restent encore les plus nombreuses, on signale néanmoins quelques essais intéressants pour la production de l’énergie électrique.
- Il est d’ailleurs à remarquer que depuis deux ou trois ans, l’on a étudié avec un soin tout particulier des dynamos lournissant un courant sensiblement constant malgré des variations de vitesse considérables. Bien que l’on ait envisagé ce problème en vue surtout d’une application à l’éclairage électrique des trains ('), la plupart des nombreuses solutions proposées pourrait s’adapter sans grande modification à la production de l’énergie électrique au moyen de moulins à vent ; les deux problèmes sont en effet identiques, et même dans le cas du moulin à vent, l’on n’a pas à se préoccuper du sens de rotation. En outre, les variations de vitesse sont généralement moins grandes, grâce aux régulateurs mécaniques mentionnés ci-dessus.
- Tout récemment M, Horsnail donnait dans YElectricianÇf) la description d’une installation d’éclairage comprenant un aéro-moteur de 7 mètres de diamètre donnant environ 6 chevaux et actionnant une dynamo de 3,9 kilowatts (i3o volts, 3o ampères). Cette dynamo alimentait pendant la journée une batterie d’accumulateurs et était munie d’une excitation différentielle. En comparant les frais d’établissement et d’exploitation de cette installation et d’une autre de même puissance avec moteur a pétrole, M. Horsnail constate que si les frais d’installa-
- (1) Pour Tétiidc de ces solutions, nous renverrons le lecteur aux études de M. de Valbrcuze, Éclairage Electrique, iqo5 et 1906, tonies XL1I, XLI1I, XLIV, XLVI, XLVUI, et XL1X.
- (2) Cf. : L'Elcclriciatu 10 mai 1907, p. 127.
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- tion avec aéro-moteur sont un peu supérieurs a l’autre, les dépenses d’exploitation sont de 12 °/0 plus faibles. De nombreuses applications ont été faites en Angleterre pour l’éclairage de petites installations isolées ; lorsque les conditions locales sont favorables, il semble qu’elles doivent se généraliser.
- L’installation d’éclairage électrique de l’école supérieure de Vallekilde en Danemark, mérite aussi d’être mentionnée (l). L’aéro-moteur est établi sur un pylône de i3 mètres de hauteur, au pied duquel se trouve la salle de machines.
- La roue a un diamètre de i4 mètres et une surface totale des ailes de 3imo,5; elle développe 8,5 chevaux avec une vitesse de vent de 7 mètres par seconde. La dynamo donne 5o ampères avec une tension variant de 110 à 160 volts, soit 5,5 a 8 KW. L’orientation se fait par une petite turbine d’arrière, dont l’axe doit être perpendiculaire à la direction du vent. Si une déviation se produit, la turbine se met en mouvement et ramène la roue principale dans une position exactement normale à la direction du vent. La roue fait environ 24 tours par minute.
- I y-y Jjg——j? ^lSL
- Fig'. 2. — Transmission mécanique pour la commande d’une dynamo par moulin à vent.
- La dynamo est commandée par l’intermédiaire de deux réductions (fig. 2), l’axe de la seconde étant fixé a un levier maintenu par un contrepoids. Pour une certaine tension produite par le contrepoids G, il existe une vitesse limite au-dessus de laquelle un certain glissement se produit dans la courroie et l’on peut ainsi régler facilement et automatiquement la vitesse. La dynamo sert a la charge d’une batterie d’accumulateurs, dont on évite la décharge dans la dynamo au moyen d’un dispositif ingénieux imaginé par le Pr La Cour (fig. 3). L’armature magnétique S entraîne le cavalier K, qui peut os-
- (3) Cf. : iV. Axker. Die elektrische Whidkraftwcrke. Klchtrotechnische Zeitschrift, 1907, p. 901.
- ciller autour de l’axe O. La batterie est reliée en B et la dynamo en D.
- Fig. 3. — Disjoncteur-conjoncteur automatique.
- Lorsqu’il y a peu de vent, les connexions sont celles qu’indique la figure et un courant faible passe de B en D dans le bobinage à fil fin ; mais si la tension de la dynamo s'élève par suite d’un accroissement de vitesse, le courant est inversé, l’armature S se renverse et c’est cette fois le courant de charge en traversant les spires a gros fil qui maintient le circuit fermé. S'il vient lui-même à changer de signe, S est repoussé a sa position initiale et interrompt le circuit.
- La batterie se compose de 60 éléments de 600 ampères-heures ; la plus grande consommation quotidienne en un jour d'hiver atteint 270 ampères-heures.
- L’installation comprend également un moteur de secours h pétrole d’une puissance de 4>5 chevaux.
- Les frais d’installation se répartissent comme suit:
- Aéro-moteur, transmissions et
- accessoires.............. 3o20fr.
- Moteur à pétrole................., 3o4o
- Dynamo et accessoires. -. 1 290
- Batterie d'accumulateurs. . . 5460
- Lignes de connexions................. 940
- Appareil La Cour...................... 590
- Batiments. ..........................1 780
- Main-d'œuvre et divers............... 2060
- Total..................t8 480fr.
- L’usine électrique alimentait également le moteur électrique d’une meule, et comme on put constater qu’on disposait en été d’une quantité d’énergie très supérieure à celle que l’éclairage réclamait, d’autres moteurs furent installés. Pendant l’année 1904, le nombre total d’heures de marche du moteur à pétrole ne dépassa pas 90 et les frais d’exploitation et d’entretien de cette réserve était inferieur à 120 francs.
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- Il est à souhaiter que ces applications soient généralisées. La pénurie de main-d'œuvre dont souffre l’agriculture les rend indispensables et en assure le succès.
- Sans doute l’extension des réseaux de distribution électrique peut atteindre les moteurs électriques les plus éloignés et les plus isolés, mais ce n’est pas sans compromettre parfois les bénéfices réels d’une centrale qu’on développe son réseau secondaire, surtout quand il s’agit d’at-
- teindre à basse tension des moteurs de faible puissance. On a déjà signalé que dans les villes un abonné nouveau n’apporte pas toujours un bénéfice positif à la centrale qui lui fournit l’énergie et cela est vrai, à plus lorte raison, dans les campagnes.
- I^es petites installations isolées utilisant l’énergie du vent pourraient fournir, au moins dans certaines régions, une excellente solution à toutes ces diilicultés. A. Mollin.
- NOUVELLES VOITURES MOTRICES A BOGIES DE LA COMPAGNIE
- PARISIENNE DES TRAMWAYS (*)
- Ce frein se compose essentiellement d’un compresseur d’air muni d’un régulateur dont le rôle est d’en arrêter le fonctionnement dès qu’une pression déterminée dans le réservoir principal est atteinte, et de le remettre en service quand cette pression est descendue au-dessous d’une certaine valeur.
- Une conduite partant du réservoir principal aboutit aux deux robinets de mécanicien placés sur chacune des plateformes extrêmes. Dans la position normale de ce robinet, position a laquelle il revient automatiquement, la conduite venant du réservoir principal est isolée à la fois de la conduite générale aboutissant aux cylindres de frein et de l’orifice d’échappement. La manœuvre du robinet permet de mettre la conduite générale en communication soit avec le réservoir principal, soit avec l’orifice d’échappement.
- Les cylindres de frein sont d’une construction spéciale : l’espace situé derrière le piston est en communication constante avec un réservoir auxiliaire, porté sur chaque bogie en même temps que le cylindre, et la partie en avant du piston, munie d’un presse-étoupe pour le passage de la tige, est reliée à la conduite générale. Le piston est muni d’un cuir embouti permettant a l’air de passer de l’avant h l’arrière du cylindre, mais non en sens inverse ; un ressort tend à l’appuyer sur la face arrière du cylindre.
- Le fonctionnement est le suivant: le réservoir principal étant rempli à la pression déterminée, le mécanicien le met en communication avec la conduite générale, ce qui remplit les réservoirs auxiliaires, par l’intermédiaire du cylindre de frein. La pression étant égale sur les deux faces du piston, celui-ci obéit à l’action de son ressort, et aucune action n’est exercée sur la timonerie. Le wattman lâchant alors la poignée de son robinet, celui-ci se place automatiquement dans la position d’isolement. Un ouverture de très faible section permet h l’air du réservoir principal de compenser les pertes qui pourraient se produire dans la conduite générale.
- Pour freiner, l’on met la conduite générale en communication avec l’atmosphère, soit par la manœuvre du robinet du mécanicien, soit par celle du robinet de secours. La pression diminuant sur la face avant du piston, celui-ci est actionné par Pair de son réservoir auxiliaire, et agit sur la timonerie avec d’autant plus de puissance que la différence de pression sur chacune de ses faces est plus grande.
- Pour desserrer les freins, on rétablit, par le robinet du mécanicien, la communication entre la conduite générale et le réservoir principal, manœuvre qui compense en même temps les pertes qui auraient pu se produire dans les réservoirs auxiliaires.
- 11 résulte de ces dispositions que toute rupture de la conduite générale produit automatiquement l’arrêt de la voiture. Le frein offre,, en
- (l) Cf. : Lumière Electrique, tome 1(2“ série), n° i, pige 7.
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- outre, l’avantage d’une grande modérabilité par suite de la très faible différence de pression qu’il suffit d’établir entre les deux faces du piston pour le mettre en action.
- Ce système répond donc aux prescriptions administratives, en offrant, en outre, l’avantage de ne pas présenter d’organe distributeur ou triple valve, d’un entretien difficile et d’un fonctionnement peu certain sur des voitures de tramways.
- Les timoneries établies sur les deux bogies
- O
- Après deux serrages à fond, la pression maximum est rétablie au réservoir principal en 48 secondes.
- Il en résulte que le compresseur permet d’effectuer un serrage a fond toutes les 24 secondes, ce qui est très supérieur aux besoins de la pratique; car si, d’une part, il y a des pertes supplémentaires d’air dues à la manœuvre des sablières, d’autre part, on n’a presque jamais besoin de vider complètement la conduite générale et l’avant des cylindres de frein.
- d’une même voiture (fig. 5 et 6), tout en étant parfaitement indépendantes l’une de Vautre quand elles obéissent à la poussée de leurs cylindres de frein h air comprimé, sont néanmoins disposés de telle façon qu’elles peuvent aussi être actionnées simultanément par un système funiculaire commandé, de l’une ou l’autre plate-forme, au moyen des manivelles de frein à main.
- Par des calculs qu’il serait trop long de reproduire ici, on a déterminé pour les réservoirs les volumes suivants:
- Réservoir principal : 35o litres;
- Réservoirs auxiliaires : sur le bogie moteur, 38 litres; sur le bogie porteur, 20 litres.
- Le compresseur aspire 4^5 litres à la minute, son rendement, a 5 kilogrammes, est de 75 °/0 ; il refoule donc 3op litres à la minute.
- On a souvent commandé les compresseurs d’air à l’aide des essieux mêmes des voitures motrices, mais on a reconnu à ce procédé de nombreux inconvénients qui le font abandonner aujourd’hui. Dans ce cas, l’installation de l’appareil sur la voiture est faite d’une façon analogue en principe à celle des moteurs, c’est-à-dire qu’on le supporte d’une part sur l’essieu par l’intermédiaire de paliers, et d’autre part à l’aide d’une suspension élastique reliée au châssis. Mais on dispose sur l’essieu de trop peu de place pour que ce montage puisse y être établi avec toute l’assiette désirable, et il en résulte pour l’ensemble une insuffisance de rigidité d’autant plus préjudiciable que le mouvement alternatif des pistons est une cause de fatigue pour le bâti. Aussi les avaries de ces appareils sont fréquentes, et elles entraînent souvent, par
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- suite de la solidarité du mécanisme de compression et des essieux moteurs, des arrêts de service onéreux pour l’exploitation. En outre, le compresseur étant nécessairement actionné d’une façon continue pendant la marche du véhicule, son usure est considérable, malgré qu'un régu-
- à un poste spécial de compression. Ils ont aussi l’avantage de s’arrêter automatiquement, grâce au régulateur, dès que la .pression nécessaire est atteinte, ce qui leur assure un refroidissement favorable au rendement.
- On a donc adopté pour les voitures « série
- Fig*. G. — (loimmintle des Freins à air comprimé.
- lateur permette de le faire fonctionner sans charge quand la pression dans le réservoir a atteint la limite fixée. Avec les compresseurs mus par un petit moteur électrique spécial, alimenté comme les moteurs de la voiture par le courant de la ligne, on a un service beaucoup plus économique, tant a cause du moindre entretien qu’ils exigent que par suite de la suppression de toute cahse d’arrêt de service de la voiture, leur fonctionnement étant tout à fait indépendant de celui des moteurs. Ils permettentdecharger les réservoirs avant de sortir du dépôt, sans avoir recours
- 5oo )) des compresseurs commandés par un petit moteur indépendant.
- Le compresseur est du type CP 21, avec régulateur MC.
- Il comporte deuxeÿlindres de i32,5 millimètres d’alésage et de 76.2 millimètres de course, et sa vitesse atteint 200 tours par minute ; il est commandé par une simple réduction avec engrenages h chevrons, et le courant normal absorbé atteint 4*7 ampères. Il est maintenu au-dessous de la plate-forme de deuxième classe au moyen de traverses en fer plat.
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- Le régulateur de pression est à membrane en caoutchouc ; grâce à cette disposition, les pertes et frottements inhérents à l’emploi d’un piston à garniture sont entièrement supprimés, de même que les inconvénients dus à l’humidité provoqués par l’écoulement de l’air h travers le régulateur.
- Celui-ci arrête ou met en marche le moteur du compresseur pour une différence de pression deok|\700 par centimètre carré. Il est muni d’un soufflage magnétique et donne des ruptures et des fermetures de circuit très franches.
- Frein à main. — Le Ireinage à la main est obtenu en actionnant les mêmes sabots que dans le freinage à air. Une difficulté spéciale dans l’établissement de la timonerie de commande résultait de la présence d’une plate-forme centrale. Si l’on avait voulu employer le dispositif habituel dans lequel les balanciers sont actionnés par l’intermédiaire de barres rigides, on aurait dû recourir à un grand nombre de renvois pour relier ces dernières; aussi a-t-on préféré recourir à des câbles métalliques supportés par des galets, ce qui a permis de conserver une simplicité d’organes très désirables pour cette commande des freins à mains.
- Ces Ireins sont actionnés de chaque plate-forme extrême à l’aide d’une manivelle à cliquet. L’arbre sur lequel elle est montée transmet par
- l’intermédiaire d’un engrenage son mouvement à l’axe sur lequel vient s’enrouler la chaîne de commande.
- Des butées ont été convenablement disposées en regard des balanciers, pour permettre le freinage par la manivelle de l’une des extrémités même lorsque le câble relié à l’autre extrémité se trouve rompu.
- Accessoires. —Les voitures sont munies d’indicateurs lumineux. Toutes les indications correspondant aux lignes sur lesquelles elles sont susceptibles d’être mises en service sont inscrites sur une bande d’étoffe, enroulée de telle sorte que l’on puisse laire apparaître l’indication voulue â l’aide d’une manœuvre très simple. Le soir l’appareil est éclairé de façon à permettre la lecture par transparence.
- Les voitures sont munies dq chaufferettes électriques disposées sur les planchers entre les banquettes, dans l’épaisseur du caillebotis.
- Nous ne nous étendons pas sur la description des autres accessoires, sablières, sonneries, etc., qui ne présentent rien de particulier.
- En ce qui concerne les chasse-corps, nous indiquons seulementquedeux systèmesde chasse-corps automatiques ont été mis à l’essai sur certaines voitures. Le système Mariage a donné jusqu’à présent pleine satisfaction.
- À. Solier
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES & GÉNÉRALITÉS
- Productions d’ondes entretenues au moyen d’une dynamo en série accouplée avec un moteur en dérivation. — O. M. Corbino. — L’Elet-tricista, Ier décembre 1907.
- Dans la première partie de son étude, l’auteur démontre analytiquement qu’un moteur en dérivation alimenté par un courant alternatif peut au-dessus d’une certaine vitesse présenter une inductance apparente négative, c’est-à-dire agir comme un condensateur ('). Si l’on désigne par L4L2 les coefficients de self-induction de l’induit et de l’inducteur, t\r^ les résistances correspondantes, K le coefficient de proportionnalité entre la tension dynamique induite dans le rotor et le courant inducteur, <0 la vitesse de pulsation du courant, l’on trouve pour le coefficient de self-induction apparente, la valeur
- t LqL2_________r\r2____
- "“Lt + L, (L, H-Ls) w* ’ CO
- si K est choisi égal à rt ~f- ;y
- Tout se passe donc comme si l’on avait affaire à
- un condensateur de capacité C = ——t-Ls en série
- rtr 2
- avec une self-induction définie par la relation
- A =
- Li -+- La
- L, L2
- Si maintenant l’on alimente ce moteur au moyen d’une génératrice excitée en série, l’on sait que celle-ci se comporte comme un conducteur inductif possédant une résistance ohmique négative; l’on peut donc arriver à compenser les pertes dans le moteur, c’est-à-dire à réaliser un circuit de résistance ohmique apparente nulle ; ce circuit sera par conséquent susceptible d’être parcouru par un courant alternatif non amorti, dont la période sera telle que la somme des puissances magnétisantes soit également nulle, ce qui est toujours possible d’après la valeur de L donnée par la formule (1).
- Comme conclusion, l’auteur fait remarquer que ce procédé exige que le moteur tourne dans un sens
- —---------------
- (') Cette propriété est très aisée à démontrer par les méthodes graphiques ; elle est d’ailleurs assez connue des ingénieurs spécialisés dans l’étude des moteurs monophasés à collecteur. (N. D. T.)
- déterminé, tandis que l’excitation indépendante conduit à une rotation alternative de l’induit (Condensateur électrodynamique de M. Leblanc) Q).
- J. B.
- Sur les pertes dans les condensateurs et sur l’amortissement dans les circuits à haute fréquence. — W. Hahnemann et L. Adelmann. —
- Eleklrotechnische Zeitschrift, 10 et 17 octobre 1907.
- Les auteurs emploient pour la mesure des pertes une modification de la méthode de Berjknes-Zen-neck; comme on le sait, cette méthode consiste à comparer les déviations d’un galvanomètre thermique (supposées proportionnelles au carré du courant efficace) en série avec un circuit résonant accouplé faiblement avec un circuit oscillant à haute fréquence, lorsqu’on intercale dans le circuit résonant soit le condensateur à l’essai, soit un condensateur à étalon à air. Les décréments logarithmiques sont alors dans le rapport inverse des déviations, lorsque l’amortissement du circuit primaire est élevé,
- (*) Il y a 5 ans environ, nous avons eu l’occasion de constater le phénomène signalé par M. Corbino, en alimentant un petit moteur shunt par une génératrice série d’une centaine de watts. Le courant se renversait périodiquement d’une manière régulière, ainsi qu’on pouvait le constater par les indications d’un ampèremètre électromagnétique intercalé dans le circuit, mais la fréquence des oscillations était très faible ; l’on se rend compte aisément qu’il doit en être ainsi au moyen de la formule (1) qui ne donne des valeurs négatives que lorsque l’inégalité
- est satisfaite.
- Ce montage n’est donc pas utilisable pour la production de courants de fréquence élevée, et ne constitue guère qu’une expérience intéressante.
- D’ailleurs les difficultés déjà signalées (Eclairage Electrique, tome L1II, 2 et 9 novembre 1907 p. 172 et 209) au sujet de l’emploi de dynamos série accouplées avec des condensateurs se rencontrent ici également; en particulier les tensions élevées qui seraient induites aux hautes fréquences dans les spires en court-circuit sous les balais, suffisent à rendre un tel procédé absolument illusoire.
- Nous ferons enfin remarquer que l’on pourrait imaginer de nombreuses combinaisons basées sur l'emploi de machines à collecteur et conduisant à des résultats analogues et même en général plus avantageux.
- (N. D. T.)
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- et que l’on se place à la résonance dans les deux essais (').
- Pour faciliter l’accord commun, un deuxième condensateur étalon peut être placé en parallèle avec le condensateur à l’essai.
- Pour plus de commodité et de précision, les auteurs ont procédé de la manière suivante (fig. i).
- Fig. 1. — Schéma du montage des appareils.
- L’on rabat le commutateur double (figuré en pointillé) de manière à mettre la capacité Cx en parallèle avec la capacité étalon variable C' (qui peut être remplacée par une bobine de self-induction réglable), et on agit sur cette dernière jusqu’à ce que l’on obtienne la résonance avec le circuit primaire I, c’est-à-dire la déviation maxima du thermique a.
- En rabattant le commutateur à droite, l’on répète cet essai en faisant varier cette fois le condensateur étalon à air C, sans toucher à C'; l’on obtient ainsi une nouvelle déviation maxima a'; celle-ci correspond encore à la résonance, et puisque la capacité G' n’a pas été modifiée, l’on a alors C=rCx. On ramène ensuite cette déviation à la valeur a au moyen d’une résistance réglable non inductive W. La valeur de cette résistance peut ensuite servir à la mesure de l’accroissement de l’amortissement du aux pertes dans le condensateur Cx ; à cet effet, les auteurs se servent de la formule
- A8 =
- wx
- 2 Lu
- Hü!. ^5^0 v X
- que l’on déduit aisément des équations de Thomson, et dans laquelle on désigne par L et C la self-induc-
- (*) Cela résulte de la formule connue de Bjerknes pour le carré du courant efficace J à la résonance :
- tion et la capacité totales du circuit résonant, par X la longueur d’onde, et v la vitesse de la lumière en centimètres. Des essais effectués, les auteurs ont déduit que cet accroissement A5 ne dépend que du rapport A de l’énergie mise en jeu à chaque décharge au volume de l’isolant. En exprimant les volumes en centimètres cubes, et l’énergie en joules par décharge, ils ont ainsi trouvé la relation linéaire
- AS = a —, -4- p, io4
- dans laquelle les constantes a et (3 ont les valeurs (’):
- Gommes diverses. . a P
- 20 23 3,3 1 >72 0,0264 o,oiG5 0,1280 0,0710
- Papier 8,85 0,0670
- Celluloïd 7,33 0,0726
- Ébonitc 2, IO 0,190
- Mica 23,7 o,og35
- Pour les condensateurs de verre, l’on a trouvé qu’indépendamment de l’amortissement dû aux perles dans le diélectrique, il fallait considérer un accroissement d’amortissement provenant des pertes extérieures dues aux décharges aux arêtes. Lorsque les condensateurs sont dans l’huile, l’amortissement augmente peu avec le coefficient A, à cause sans doute de la suppression de ces décharges dans l’air.
- P. S.
- Procédé pour augmenter la tension et trier le courant secondaire des bobines d’induction. — Bohumil Jirotka. — Elcktrotcchnische Zeitschrift, la décembre 1907.
- J* = K- ------------------,
- °i32 (Si -H 82)
- K étant une constante et 3,, 32 désignant les facteurs d’amortissement des circuits primaires et secondaires. (Voir par exemple Fleming, The Principles of Electric Wawe Telegra-phy, page 229 et suivantes), il suffit de pouvoir négliger 3., devant 8., (M. D. T.).
- (2) Pour l’établissement de cette formule, il semble que l’on devrait faire intervenir dans les calculs la capacité auxiliaire G', tandis que les auteurs no prennent en considération que la capacité C* (N. D. T.).
- Dans le cours d’essais effectués, il y a six ans environ, pour supprimer l’interrupteur dans les bobines d’induction servant à la production de rayons
- C) Les auteurs donnent également les droites représentatives correspondant aux diverses substances, mais les chiffres que l’on relève sur le diagramme, notamment pour l’ordonnée à l’origine (A = o), sont on désaccord avec ceux que l’on peut tirer du tableau ci-joint. Celte divergence semble provenir d’une confusion entre les lettres de référence (N. D. T.).
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- Rœntgèn, etc., et pour utiliser directement le courant alternatif ordinaire, l’auteur, après avoir obtenu des résultats peu satisfaisants par l’emploi, comme redresseur, d’un simple éclateur à électrodes dyssymétriques (par exemple une pointe et un plateau) intercalé sur le circuit secondaire, eut l’idée suivante :
- Afin d’éconduire les courants de sens non convenable, il disposa un second éclateur relié à la terre comme le montre la figure i ; dans ces conditions, il
- Fig. i. — Schéma du montage avec ampoule de Crookes.
- constata que le triage semblait s’effectuer parfaitement et que l’intensité des rayons obtenus était nettement augmentée. Ces essais, arrêtés par la rupture d’un isolant, furent repris ultérieurement avec une bobine possédant les caractéristiques suivantes :
- Enroulement primaire variable de 48o, 38o ou 280 spires ;
- Enroulement secondaire de 180000 spires de fil de omm,i de diamètre;
- Tension primaire de i5o volts ;
- Fréquence de 48 périodes à la seconde.
- Avec l’enroulement primaire complet, et un montage analogue à celui de la figure 1, en remplaçant l’ampoule par un éclateur dissymétrique, l’on obtint ainsi de longueur d’étincelle sans la prise de
- terre, et 28 centimètres avec cette prise de terre, soit une augmentation de plus de 100 °/0. Les autres enroulements primaires produisaient un effet analogue bien que moins prononcé. Enfin, en remplaçant la prise de terre par un contrepoids constitué par une plaque de tôle isolée de la terre ou même par des bobines, les résultats furent sensiblement équivalents, et ceci montre l'influence de la capacité de la terre.
- L’emploi d’une faible capacité diminue considérablement la valeur de la surtension.
- Lorsque la distance explosive est suffisante, l’on constate la production d’un vent électrique très violent, et l’on peut tirer des étincelles de plusieurs centimètres de toutes les conduites métalliques voisines, et même de celles situées dans des chambres contiguës.
- J‘. B.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Calcul des périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction à commande électrique. — E. Kulka. — Eleldrolechnisclie Zeitschrijt, 12 décembre 1907.
- L’auteur se propose d’étudier les périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction à commande électrique, en supposant que le courant soit maintenu constant pendant ces périodes ; cette condition est sensiblement réalisée en pratique par une manœuvre convenable des appareils de réglage.
- Désignons par :
- h', la hauteur parcourue pendant la période de démarrage ;
- h", celle correspondant à la période d’arrêt ;
- t1, t", les espaces de temps respectifs;
- y', y", les accélérations correspondant respectivement au début du démarrage et à la fin de l’arrêt;
- q, le poids du câble par unité de longueur;
- M, la masse totale en mouvement ;
- a — -Jz, une constante qui intervient dans les for-M
- mules.
- A chaque instant l de la période de démarrage correspondant à un parcours h, l’on doit satisfairè à la relation
- d2h e \
- Y=dF = ‘+2a/t’ (0
- qui exprime que le courant est constant pendant toute cette période (').
- 0) En efTot, au bout du temps t, l’un dos brins du câble qui s’éloigne du tambour s’est allongé de la longueur h, tandis que l’autre s’est raccourci de la même longueur ; il en résulte qu’à l’elTbrt de traction du moteur est venue s’ajouter une force 27/1 qui permet d’accroître d’autant l’efTort dû à l’accélération sans augmenter le courant absorbé ; la nouvelle accélération est donc définie par l’égalité
- yM = y'M -f- aqh,
- qui n’est autre que l’équation (1) (N. D. T.).
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- L’accélération variera ainsi pendant tout le démarrage depuis la valeur y' jusqu’à la valeur y'-f-a* */)'.
- En tenant compte des conditions initiales au temps
- et
- dh
- V = Â = °’
- l’on arrive finalement à l’équation du mouvement
- e----------------r
- 3
- = “ (cosh \ftïx t — i)- (a)
- Par différentiation successive, l’on obtient immédiatement la vitesse v à un instant quelconque du démarrage
- v = -H== sinh l/aa t, (3)
- V/ 2a
- et l’accélération
- y = y' cosh l/aa t. (4)
- Au moyen de l’équation
- y — y"-I-2 a/i, (5)
- que l’on établirait par un raisonnement identique à celui qui nous a conduit à l’équation (i) (voir la note), l’on trouverait des formules analogues pour la période d’arrêt ; l’accélération négative varie alors de la valeur absolue y1' -t- 2ah” à la valeur y", en supposant que l’effort résistant du au moteur demeure constant.
- Ces diverses formules permettent de résoudre aisément tous les problèmes relatifs aux périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction.
- L’auteur indique à cet effet une méthode graphique simple basée sur la construction des courbes de la vitesse v et du temps t en fonction de l’espace parcouru h, en combinant les courbes ainsi tracées soit pour le démarrage, soit pour l’arrêt.
- J. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Rigidité électrostatique des isolants des câbles. — A. Russell. — Institution of thc Eienlrienl Engineers.
- Après une explication, au moyen des tubes de Faraday, des efforts auxquels sont soumis les diélectriques, l’auteur définit la rigidité électrosta-
- tique (*) des isolants comme la valeur maxima de la pression électrique en un point de l’isolant qui peut être atteinte sans qu’il se produise de rupture. D’a- ' près lui, il n’est pas exact d’admettre que la décharge disruptive suit l’instant où la pression électrique atteint en un point la valeur qui entraîne la rupture ; la rupture d’une partie de l’isolant peut parfois réduire l’effort auquel est soumise la portion intacte, et une décharge disruptive ne se produit que si une rupture partielle en un point de l’isolant occasionne en d’autres points une pression électrique dépassant les limites de résistance.
- Pour étudier la rigidité électrostatique d’un isolant, l’auteur préconise l’emploi de la décharge disruptive entre deux sphères égales noyées dans l’isolant à l’essai. Il a montré précédemment (2) que lorsque la distance entre les deux sphères est inférieure au double de leur diamètre, la décharge disruptive a lieu au moment où la pressi >n électrique maxima entre les sphères atteint la vak ur limite de résistance à la décharge. D’après cela, il établi une formule et des tables permettant de calcul :r le coefficient de rigidité électrostatique de l'isolant considéré.
- Des tables données par le Dr Zenneck et par d'autres expérimentateurs, pour des essais faits .avec du courant continu et du courant alternatif, l’on peut conclure que ce coefficient s’élève à 38 kilovofts par centimètre pour l’air. Il est à remarquer que les sphères doivent être à une distance suffisante, toujours supérieures à 5 millimètres, sans quoi les potentiels explosifs deviennent indépendants de ia nature de l’isolant et les résultats obtenus ont peu d’exactitude.
- Cette méthode peut être appliquée à d’autres gaz que l’air ; J.-N. Collie et W. Ramsay (Proceeding of the Royal Society, vol.’ LIX, page 207, 1896) ont fait des essais intéressants sur les distances explosives dans des gaz divers, et ont ainsi trouvé que l’hélium a une rigidité électrostatique extraordinaire élevée (près de dix fois celle de l’air).
- Il en est de même des diélectriques liquides en plaçant les électrodes verticalement dans un tube en verre.
- La distance des électrodes ne doit pas descendre
- (*) Nous emploierons ce terme de préférence à celui de résistance diélectrique (dielectric strenglh) dont se sert l’auteur. La rigidité électrostatique se mesure en général, comme on le sait, en kilovolts par centimètre, et est égale à la force ou pression électrique au point considéré (N. D. T.).
- (*) Phil. Mag. (fi). Volume II, p. a58, igofi.
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- LA LU Ml E R E E L E G T RIQ U K
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- au-dessous de ocm,3 et à cette distance il faut de4o à 5o kilovolts pour faire jaillir l’étincelle dans de l'huile isolante de bonne qualité. Avant l’essai, il est nécessaire de la sécher par un courant d’air que l’on fait circuler au travers, sans dépasser une température de ioo° G, pour ne pas amener de décomposition.
- En ce qui concerne les isolants solides isotropes, l’on peut encore noyer les sphères dans l’isolant et opérer alors comme ci-dessus. Quant à la méthode qui consiste à placer simplement des plaques d’isolant entre les électrodes métalliques dans l’air, elle ne peut donner de résultats précis car l’air environnant est le plus souvent traversé par la décharge avant que la tension limite pour l’isolant soit atteinte.
- Le calcul du coefficient de la rigidité électrostatique des isola nts solides anisotropesrest évidemment très difficile II arrive souvent que les matières isolantes sont organiques et par suite non parfaitement isotropes lorsque l’on soumet de telles matières à des tensions élevées, pendant un temps par trop prolongé., il peut donc se faire que certaines parties seulement du corps à l’essai soient carbonisées, sans qu’il y ait étincelle disruptive apparente ; l’isolement n’en est pas moins sérieusement compromis, et l’on doit donc renoncer à de semblables essais.
- L’auteur aborde ensuite la question des câbles concentriques ; en désignant par a le rayon du conducteur intérieur, b le rayon du conducteur extérieur, V la tension, l’on peut démontrer que la pression électrique en un point x de l’axe est donnée par la formule
- x log „ -a
- c’est-à-dire a à sa valeur maxima Rmax pour x — a.
- Dans ces conditions, si V et b restent constants, 1 ’on peut écrire :
- dRn
- cia
- V / , 6'
- TŸ-i ,-|og
- «logAy ^
- et par suite, si a est inférieur à — (e étant la base
- e
- des logarithmes népériens), Rmax décroit lorsque a augmente. L’on voit donc que dans ce cas la rupture du diélectrique autour du conducteur inférieur peut dans certaines conditions diminuer la fatigue du diélectrique tant que le rayon intérieur de la
- couche intacte reste supérieur à — • Supposons que
- l’on se soit fixé V et que le conducteur intérieur de V
- rayon a soit plein ; si — est la pression électrique
- maxima admissible, l’on doit avoir V V
- 1 5 a loge-
- a
- d’où b = ae
- el
- d
- UlllllllUC
- Donc, tant que a est plus petit que ci, lorsque a augmente. Il y a alors avantage, pour réduire le poids de matière nécessaire à l’isolement et à l’armement du câble, à rendre creux le conducteur intérieur, tout en laissant constante sa section. L’on peut d’ailleurs aisément calculer la valeur de a qui rend mininum le volume du diélectrique it(a2—63); d’après ce qui précède, cela revient à
- rendre minimum le produit a2\e“ —i /, ce qui a lieu pour -jj — i,354 environ, d’où b = 2,22a. Lors-
- que a varie de d à i,25d, l’économie ainsi réalisée ne dépasse cependant pas 3 °/„, ce qui est négligeable par rapport à l’augmentation de prix de l’armature. Dans tous les cas a doit toujours être supérieur à d.
- Si l’on envisage à présent l’effet des différences de températures en utilisant les formules connues pour l’évaluation de la différence de température entre les surfaces extérieure et intérieure de l’isolant, l’on trouve que cette différence de température ne doit pas excéder io° dans les circonstances les plus défavorables ; or, la résistivité des isolants décroît rapidement avec la température, et d’autre part, si l’on applique une tension continue E entre les deux conducteurs, pendant un temps suffisamment long pour que l’on puisse faire usage de la loi d’Ohm, celle-ci conduit évidemment pour le potentiel v en un point à une distance r de l’axe, à l’égalité
- dv __ pA
- dr ~ r
- p étant la résistivité et A une constante.
- Comme p croît rapidement lorsque la température diminue, c’est-à-dire lorsque le rayon r augmente, l’on voit qu’une chute de température même très faible suffit à rendre la pression électrique plus élevée
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- R E Y U E D ’ E LE G T R i G I T K
- dans les couches externes que dans les couches internes lorsque le câble en est chargé, contrairement à ce que Ton a vu plus haut. L’auteur considère ensuite le cas d’un diélectrique composé de deux couches d’isolants différents (fig. i). Si on désigne par R4, R2, les résistances respectives des deux couches par unité de longueur du câble, K|, Ka les capacités des deux condensateurs ainsi montés en série, et par (o la vitesse de pulsation de la tension appliquée V, l’on trouve aisément pour le rapport de la tension Vj entre les surfaces extrêmes de la couche i à la tension V, la valeur
- l’on calculerait de même Y*.
- En appliquant cette formule à un câble soumis à une tension continue (oj — o), puis à une tension de
- Fig. i. — Étude de la répartition des potentiels dans un isolant à deux couches.
- que l’emploi de plusieurs V-ouches (4 par exemple) de matières isolantes de pouvoirs inducteurs spécifiques différents peut diminuai1 de aâ % la pression électrique maxima. Il rappelle à ce sujet l’idée émise par Mervyn O’ Gormand ('), qui consiste à constituer les isolants des câbles par des couches de papier ayant des pouvoirs inducteurs spécifiques tels que le produit Ar (r étant la distance à l’axe) demeure constant. L’on réaliserait ainsi un câble idéal dont l’isolant travaillerait d’une maniè re uniforme.
- Dans tout ce qui précède, Fou a supposé pour simplifier les formules que le conducteur inférieur était formé par un cylindre uni ; en pratique ce conducteur est au contraire toujours i\ rmé par des torons, et à cause de la courbure plus accentuée, l’on peut affirmer a priori que la pression maxima doit être augmentée. Pour calculer reflet produit, l’on se servira d’une formule due au PL‘ Lcvi-Ciyita et simplifiée par Jona; les résultats montrent que la pression maxima peut être ainsi augmenté*? de ao °/0. Pour remédier à cet inconvénient, l’on peut, ainsi que l’a recommandé Jona, recouvrir le conducteur intérieur d’un tube mince en plomb. Pour lo,s hautes tensions, le gain ainsi réalisé au point de vue de la rigidité électrostatique compense au delà le. léger accroissement de prix de revient.
- P. S.
- TRACTION
- Expériences faites avec un nouveau frein électro-mécanique. — The Electrician, 2Q novembre 1907.
- fréquence très élevée (o> = 00 ), l’on trouve que dans le premier cas
- V,=o, V3 — V, et dans le second
- \T 2 .T Y J
- en affectant de l’indice 1 les quantités relatives à la couche extérieure. L’on voit donc quelle influence importante la fréquence peut avoir dans certains cas sur la répartition des potentiels. Pour que les effets soient identiques, il faudrait que le produit pA de la résistivité p par le pouvoir inducteur spécifique A soit constant pour toutes les couches.
- Enfin, dans la dernière partie de son mémoire, M. Russell examine la question de la constitution de l’isolement des câbles et arrive à cette conclusion
- Ces expériences ont été réalisées sur la ligne de tramways entre Leeds et Halifax. Deux voitures, l une munie des freins ordinaires, l’autre du frein électromécanique, furent mises en circulation pour pouvoir établir une comparaison entre les deux systèmes. — Avec ce frein inventé par M. Maley, la pratique habituelle qui consiste à agir sur les roues est abandonnée et remplacée par une action sur les rails seuls. — Ce système est une combinaison de sabots situés en avant et en arrière d’un frein électromagnétique, l’ensemble agissant sur les rails. La figure 1 montre comment le frein magnétique M est relié mécaniquement aux deux sabots A et B. Lorsque le frein M fonctionne et vient appuyer contre le rail, son mouvement de descente entraîne par le
- () Jauni, of the Inst. Eiec. Entjvol. XXX, [K (Jo8.
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- jeu de leviers convenablement articulés le déplacement des sabots A et U, qui viennent à leur tour appuyer sur le rail. — J.l y a un équipement sembla-
- connus, inhérents aux freins agissant sur les roues, inconvénients dont les principaux sont la tendance que les roues ont à patiner et aussi les forts cou-
- Fig. i. — Montage du frein électromagnétique.
- ble de chaque côté de la voiture, c’est-à-dire que l’action est simultanée sur chaque rail.
- Quanlt au courant nécessaire à l’excitation des électrofaimants, il est pris soit aux moteurs de la voitur e, qui agissent alors en générateurs, soit directement au fil de trôlet par l’intermédiaire d’un inter-rüpteur spécial.
- Ajoutons enfin qu’en dehors de la commande électro-magnétique, ces freins peuvent être manœuvré^ à la main grâce à l’intermédiaire de leviers appropriés et cela depuis la plate-forme où se trouve le conducteur.
- On peut donc dire en résumé qu’un tel équipement comprend trois freins distincts :
- i° Le frein électro-magnétique M commandé par les moteurs de la voiture.
- Ce frein pourra agir en toutes occasions : marche normale et urgence.
- 2° Le frein électro-magnétique M commandé directement depuis le fil de trôlet.
- Il pourra alors servir de frein d’urgence.
- 3° Enfin le même frein commandé à la main.
- Il pourra servir en marche normale et. aussi dans le cas où les deux premiers systèmes ne fonctionneraient pas.
- Les expériences faites devant des commissions techniques sur ce nouveau frein, expériences qui seront ultérieurement poursuivies, semblent avoir montré, d’après les rapports de ces Commissions, que ce nouveau frein échappe aux inconvénients
- rants et forces électromotrices engendrés pendant le freinage (‘).
- A. Bq.
- BREVETS
- Compteur électrique. — Allgemeine-Elektri-zitats Gesellschaft. — Brevet français n» 38o i58, publié le 3o novembre 1907.
- Ce compteur, destiné aux distributions à courants continus, est caractérisé par l’emploi d’une cuirasse en fer massive qui remplit un double but : i° elle protège le compteur de toute action magnétique extérieure ; 20 par un déplacement longitudinal de cette cuirasse, l’on peut modifier l’action de l’inducteur sur l’induit, et par suite régler très commodément la marche du compteur. Normalement, l’induit mobile en fil fin est établi en forme de cloche extérieure, et l’inducteur fixe en gros fil est placé à l’intérieur,
- (') Les essais effectués sur de tels freins sont évidemment des plus intéressants. Mais il serait prématuré d’en tirer dès à présent des conclusions hâtives. Ce n’est qu’une expérience assez longue qui pourra véritablement conseiller en la matière, car les freins dits spéciaux (nous entendons par là les freins autres que les freins mécaniques ordinaires) ont joui jusqu’à présent d’une réputation peu encourageante. (N. D. T.)
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- ses bobines étant dirigées suivant un diamètre (disposition analogue à celle des anciennes machines Siemens à induit extérieur). La cuirasse est alors constituée par un cylindre fixe en fer disposé concentriquement à l’induit et pouvant recevoir un déplacement parallèle à l’axe par un procédé quelconque.
- Convertisseur de courant continu de tension constante en courant alternatif de tension variable. — Leonard Wilson. — Brevet américain n° 872 54g. publié le 3 décembre 1907.
- Ce convertisseur comporte une commutatrice avec excitation shunt et alimentée par du courant continu; cette commutatrice, du côté du courant alternatif, est montée en série avec un alternateur calé sur le même arbre et ayant le même nombre de pôles. Les excitations de ces deux machines peuvent être réglées indépendamment l’une de l’autre, de telle sorte que la fréquence et la tension du courant alternatif peuvent être modifiées dans de grandes limites. L’on peut même inverser l’excitation de l’alternateur, de manière que les tensions alternatives produites soient de signe contraire, et que par suite la tension résultante ait une valeur trèslaible, bien que les flux magnétiques soient notables. Un autre avantage de celte disposition sur un groupe ordinaire moteur générateur est son prix de revient moins élevé.
- Convertisseur de fréquence. — J.-E Noegge-ratll. — Brevet américain n° 872 535, publié le 3 décembre I9°7-
- Comme convertisseur de fréquence, l’on propose d’employer deux commutatrices ayant des nombres de pôles différents, et accouplées mécaniquement. Un tel dispositif a l’avantage d’être moins coûteux que les convertisseurs de fréquence ordinaires composés de deux alternateurs accouplés ; il n’exige pas en effet d’excitatrices spéciales. Dans certains cas ces deux machines peuvent être connectées ensemble du côté courant continu, et l’on peut alors intercaler dans le circuit local ainsi formé des enroulements d’excitation spéciaux, de manière à réaliser un compoundage automatique du convertisseur, et obtenir un facteur de puissance égal à l’unité pour toutes les charges, une tension secondaire augmentant avec le débit, etc.
- Appareil de démarrage pour moteurs électriques. — C.-C. Garrard. — Brevet anglais n° 24 208, 1906.
- Ce brevet est relatif à un démarreur revenant automatiquement au zéro, lorsque; le moteur est soumis à une surcharge de durée exagérée.
- +
- Fig. i. — Appareil de démarrage pour moteurs électriques.
- Sur la figure 1, o est l’induit du moteur à courant continu supposé excité en dérivation pour fixer les idées, p est l’inducteur, et le démarrage se t'ait comme à l’ordinaire à l’aide d’un rhéostat dont le frotteur f revient automatiquement au zéro dès qu'il n’est plus maintenu en place par l’électro-aimant b. En k est un shunt, grâce auquel une faible portion du courant principal parcourt la spirale g, en fil de maillechort, par exemple, lorsque l’interrupteur c est fermé ; l’air contenu daris la branche de gauche de l’appareil e atteint alors une pression suffisante pour refouler le mercure m dans la branche de droite et établir une communication entre ce mercure et le fil l telle que l’électro-aimant b, monté en série avec l’excitation p du moteur, se trouve court-circuité, et laisse échapper le levier f. Le fonctionnement de l’appareil est dès lors aisé à comprendre : lorsque le courant absorbé atteint une valeur suffisante pour que l’électro-aimant en série a ferme le contact c, la spirale g s’échauffe et provoque le déclanchement du démarreur, si la surcharge a une durée suffisante ; on peut régler à l’avance cette durée par un choix convenable du shunt et de la spirale, et elle est d’ailleurs fonction du courant atteint au moment de la surcharge, réchauffement de la spirale étant plus ou
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- moins rapide. Lorsque l<e courant d’excitation vient à manquer par suite d’uni accident quelconque, le démarreur revient également au zéro, en raison du montage de l'électro-rai-mant b.
- Résistances pour fours électriques. — F.-J. Tone. — Brevet américain n° 870826, publié le 5 novembre 1907.
- Ces résistances sont formées par des blocs de charbon empilés ou juxtaposés les uns à côté des autres, de manière à former une colonne verticale ou horizontale. La résistance ohmique d’une semblable colonne est la somme des résistances des blocs de charbons et de celles dues aux surfaces de contact. En multipliant le nombre de ces surfaces, l’on obtient ainsi des résistances élevées sous un volume beaucoup plus faible qu’avec un crayon de charbon d’une seule pièce.
- Four électrique. — P. L. T. 'Héroult. — Brevet américain n° 871 273, publié le 19 novembre 1907.
- Pour pouvoir régler la puissance absorbée par un foui“ électrique sans être obligé de déplacer les électrodes, l’on emploie une électrode auxiliaire d’une conductivité plus élevée que celle de la matière traitée, et dont on fait varier la position de manière à Régler la résistance totale au passage du courant. Par exemple, l’une des électrodes, horizontale, forme le fond du four ; l’autre électrode est constituée par un anneau en charbon à axe vertical et disposé à la partie supérieure de la chambre cylindrique du four. L’électrode auxiliaire est formée par un
- crayon vertical en charbon placé dans l’axe de la ohambre et qui peut recevoir un déplacement suivant cet axe au moyen d’une vis, son extrémité supérieure dépassant toujours l’anneau ci-dessus. Dans ces conditions, si l’on remonte l’électrode auxiliaire, la résistance entre cette électrode et l’électrode principale inférieure augmente au fur et à mesure, tandis que la résistance entre l’électrode auxiliaire et l’anneau concentrique reste à peu près invariable. L’électrode auxiliaire est maintenue par une tige métallique comportant deux tubes concentriques, de manière à pouvoir établir une circulation d’eau.
- Radiateur électrique. — E. Thomson. —Brevet américain, n° 867 122.
- Ce radiateur est destiné au chauffage au moyen de -courants alternatifs ; il comprend essentiellement un cylindre ou un tube en métal formant une boucle ovale dont le grand axe est placé verticalement. Ce tube en fer constitue le secondaire d’un transformateur dont le noyau magnétique, de forme annulaire, entoure la partie inférieure de l’une des branches verticales de la boucle. Le courant, alternatif primaire circule à travers une bobine enroulée sur le noyau magnétique, et donne naissance dans la boucle à un courant induit. Celui-ci produit à son tour des courants induits dans des tuyaux en fer entourant la partie supérieure de la boucle et parcourus par une circulation d’eau. Au moyen de cette disposition, l’enroulement primaire peut être isolé avec soin, car il est préservé de tout échauffement. Pour localiser autant que possible celui-ci à la partie supérieure de l’appareil, l’on peut d’ailleurs munir d’ailettes, activant le relroidissement, la partie médiane des branches verticales de la boucle.
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- T
- VARIÉTÉS
- QUELQUES REMARQUES SUR L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE (suite) (').
- FORMATION ET AVENIR DES INGÉNIEURS ÉLECTRICIENS
- Conséquences au point de vue du recrutement des futurs ingénieurs. — Une première conséquence des remarques précédentes, c’est qu’il est désirable, aussi bien dans l’intérêt des candidats eux mêmes que dans celui de l’industrie, de n’admettre autant que possible dans la carrière technique que ceux qui ont les aptitudes naturelles requises. Du moment que l’ingénieur est un rouage du mécanisme industriel, il faut que ce rouage soit de la meilleure qualité possible et non pas choisi au hasard. Non seulement un ingénieur mal doué pour les applications pratiques causera des déboires à ses employeurs et en aura beaucoup lui-même, mais encore il prend dans l’industrie la place que devrait occuper un autre homme mieux doué.
- Il ne convient donc pas de diriger vers les écoles d’ingénieurs les jeunes gens qui ont envie de porter le titre d’ingénieur ou l’uniforme d’une grande école, ou qui ont simplement le goût des mathématiques ou de la physique, mais il faut s’assurer qu’ils ont le goût des applications ; sinon ils deviendront des savants, non des ingénieurs.
- Le Pr Fleming dit même (-) qu’un ingénieur doit être formé dès l’enfance « in the cradle », et qu’on ne devrait diriger un enfant vers la carrière techniqne que s’il montre un goût indiscutable pour la mécanique « an* essentially mechanical turn of mind » ; il est facile de reconnaître les enfants qui aiment à monter et démonter des mécanismes, à faire fonctionner des moteurs, etc. Le plus sûr est d’ailleurs pour les parents de faire questionner leurs enfants, au point de vue de leurs aptitudes, par un ingénieur expérimenté.
- Faut-il, comme le demandent les Américains, par exemple, spécialiser l’enseignement de l’enfant de très bonne heure, en lui faisant aborder
- (') Voir Éclairage Electrique, tome LUI, 1907, p.3(i5. (3) Traction and Transmission, tome II, p. 8-19.
- par exemple l’étude de la mécanique avant les autres enfants de son âge, en lui faisant même faire un apprentissage manuel ? Cela est très logique pour l’enseignement technique primaire, et aussi dans une moindre mesure pour l’enseignement secondaire(').
- Mais pour un enfant que l’on destine à l’enseignement technique supérieur, oette solution ne me paraît pas désirable, d’une part parce qu’un bon ingénieur a besoin d’une éducation littéraire assez développée (11e fût-ce que pour écrire des rapports), d’autre part, parce qu’un enfant ne tire pas grand parti des études scientifiques avant un certain âge, et enfin parce qu’on ne peut subdiviser à l’infini les catégories d’enseignement dans les lycées. Ce qu’on devrait faire, c’est d’y mettre à la disposition de ceux qui en ont le goût, les moyens de faire un apprentissage manuel : menuiserie, forge, tournage, travail des métaux, etc. h titre de récréation ou de leçon facultative. Ensuite, il importe de développer la puissance cérébrale par l’étude des sciences pures, que l’enfant devrait commencer de bonne heure, c’est-à-dire vers la seizième année, pour profiter de la facilité d’assimilation qu’on a dans la jeunesse et pour hâter le moment où commenceront les études techniques. L’Université française devrait donc d’abord modifier ses programmes en vue de réduire le cycle normal d’études classiques des lycées, et réserver dans ceux-ci, pour les futurs littérateurs, une ou deux années complémentaires de lettres après le baccalauréat.
- Quant à la formation technique proprement dite, elle devrait comprendre, je crois, deux parties distinctes : l’étude de la technique générale théorique, destinée aussi à former la psychologie des ingénieurs, et des études de technique
- (') D’ailleurs beaucoup do candidats aux Ecoles des arts et métiers se préparent ainsi à l’examen dans des écoles professionnelles d’un degré inférieur, où ils entrent en sortant de l’enseignement primaire littéraire.
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- appliquée destinée à les spécialiser, d’une façon d’ailleurs assez large, en vue de leur carrière ultérieure.
- Les sciences pures, dont l’étude est souvent mélangée avec celle de la technique, ne peuvent guère en être séparées dans les écoles techniques secondaires destinées a une formation rapide ; au contraire, pour l’enseignement technique supérieur, il y a, je crois, grand intérêt à considérer l’étude des sciences pures comme une période préparatoire qui doit avoir lieu avant d’aborder les études techniques. La formation de l'ingénieur comprendra ainsi trois phases : une phase scientifique, une phase technique générale et une phase technique appliquée spécialisante. Je vais dire quelques mots rapidement de chacune d’elles.
- Phase préparatoire scientifique, — Le rôle préparatoire de la science pure est triple, je crois :
- i° Le futur ingénieur doit acquérir les connaissances scientifiques générales qui résument et systématisent les propriétés de la matière, les lois fondamentales des phénomènes naturels et les méthodes de calcul et d’expérimentation créées par les générations antérieures ;
- 2° 11 doit recevoir une certaine formation intellectuelle, différente de celle qui correspond à la culture littéraire, par la culture dite scientifique, c’est-à-dire apprendre la méthode déductive par l’étude des mathématiques et la méthode inductive par l’étude des sciences physiques.
- Si j’ai cru nécessaire d’insister beaucoup dans ce qui précède sur la différence fondamentale entre la technique et la science et entre le technicien et l’homme de science, ce n’est pas que je mette comme les plus célèbres techniciens allemands l’art de l'ingénieur au-dessus de la science pure (à laquelle vont au contraire toutes mes préférences personnelles), mais seulement parce que je trouve redoutable pour l'industrie de confondre des études scientifiques pures avec l’étude des théories générales de la technique. Celles-ci sont, à mon avis, un intermédiaire nécessaire entre la science et l’industrie, de même que l’ingénieur est un intermédiaire nécessaire entre l’homme de science et le praticien. Le rôle de l’ingénieur est de se renseigner sur les progrès de la science pure auprès des savants ou dans les traités, qu’il doit pouvoir lire, mais non pas d’être lui-même un savant; la science pure est
- pour lui non un but et un objet de travail, mais un moyen ; quand il a à effectuer une recherche technique d’un ordre scientifique trop élevé, il a toujours la ressource de faire appel à la collaboration d’un homme de science; je considère pour ma part cette collaboration comme très désirable et très fructueuse dans un grand nombre de cas, et comme un moyen beaucoup plus rationnel de réaliser la fameuse pénétration de l’industrie par la science, que de vouloir transformer des ingénieurs en savants, ou récL proquement, avec le risque qu’ils ne soient finalement ni savants ni ingénieurs (malgré quelques rares exceptions dont Léonard de Vinci fut le premier exemple).
- Les sciences mathématiques développent la puissance d’abstraction, la logique, l’habitude du raisonnement précis, les facultés d’analyse et de critique, et aussi la subtilité (mais non pas toujours le jugement, c’est-à-dire la comparaison des réalités avec les possibilités). L’étude des mathématiques constitue sans aucun doute le seul moyen de former des cerveaux vraiment pénétrants; les intellectuels qui n’ont eu qu’une formation littéraire, ou dans des ordres de science différents, atteignent difficilement la même puissance de travail, la même force d’analyse que ceux qui ont reçu une forte formation mathématique.
- Je ne crois donc pas qu’il faille limiter trop étroitement, comme le proposent quelques Ingénieurs l’étude des mathématiques, ni les restreindre directement au peu qui serait suffisant pour l’exercice de la plupart des professions d’ingénieurs. Il faut plutôt les considérer comme un procédé de développement cérébral et une base de sélection à appliquer, dans la période préparatoire, à tous les jeunes gens qui se destinent aux écoles techniques supérieures.
- Mais l’étude des mathématiques devrait laisser de côté nombre de sujets qui appartiennent à l’enseignement mathématique supérieur et développer au contraire solidement les parties élémentaires, qui restent le fondement le plus sûr du calcul pour les ingénieurs.
- La géométrie, en particulier, devrait être considérée comme un des enseignements essentiels, et on devrait en tirer tout le développement qu’elle comporte par les méthodes graphiques. C’est par la géométrie que raisonne le plus souvent l’ingénieur et c’est la science qui résiste
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- chez lui le mieux à l’oubli. La mécanique est le second fondement mathématique de l’instruction nécessaire et pour qu’elle présente le même caractère, on doit y faire appel surtout auxdémon-strations géométriques et à l’emploi des vecteurs. Ce n’est pas le lieu de faire ici un programme plus détaillé de cet enseignement mathématique tel qu’il devrait être, et d’autres plus compétents que moi certainement, ont <Iéjà traité cette question. Us ont, avec raison protesté contre la façon dont les programmes sont constamment étendus ou dénaturés par les professeurs, grâce à la prolongation abusive de ces études et au redoublement des classes préparatoires É1).
- En tous cas, l’étude par les raisonnements déductifs seule ne constitue pas une préparation suffisante aux qualités de l’ingénieur; elle a même l’inconvénient d’atrophier le sens pratique, le goût des idées concrètes et des applications matérielles. Il faut donc un antidote; c’est ici que doivent intervenir les sciences physiques.
- L’étude de celles-ci met les étudiants en face des propriétés de la matière et non plus seulement des abstractions mathématiques. Elle leur montre combien, dans la nature, les phénomènes sont souvent imprévus, combien les lois sont difficiles à établir et sont souvent empiriques: comment on peut rechercher ces lois suivant le procédé de raisonnement découvert par Bacon, c’est-à-dire par induction ; elle leur apprend l’utilité des recherches patientes dirigées d’une manière rationnelle, c’est-à dire en choisissant d’abord avec jugement les expériences qui peuvent permettre d’arriver a un but ; en se rendant compte de toutes les variables qui peuvent jouer un rôle dans une question donnée, en sériant les expériences de manière à ne modifier qu’une seule de ces variables dans chaque série; en faisant ensuite la critique de ces expériences et les coordonnant de manière à en tirer des conclusions ; en comparant ses résultats à ceux d’autres expérimentateurs. Cette méthode expéri-
- (') Le savant éminent Hermite n’avait pas craint lui-même de protester contre ces abus dans une lettre écrite au Directeur de l’École Polytechnique il y a une dizaine d’années ; il se plaignaitque l'enseignement des mathématiques spéciales eût dévié de son but primitif et rappelait qu’en définitive les ingénieurs n’ont besoin, pour comprendre à fond les études de construction, de mécanique appliquée, de balistique, etc. que des mathématiques telles qu’elles étaient connues il y a 5o an6.
- mentale est une introduction à la méthode expérimentale de la technique « mutatis mutandis », c’est-à-dire en tenant compte de ce que les problèmes techniques contiennent encore plus de variables que les problèmes physiques et sont encore moins souvent susceptibles d’une solution générale et élégante.
- L’étude des sciences physiques est donc une excellente préparation à l’étude des sciences techniques, mais à condition qu’on dirige convenablement l’enseignement dans ce sens.
- 11 n’en est pas ainsi malheureusement, au moins en général, dans l’enseignement secondaire des lycées; car on y donne des sciences physiques un exposé synthétique qui ne laisse deviner qu’imparfaitement la méthode et les tâtonnements qui ont présidé aux grandes découvertes; la chimie surtout est trop descriptive et monographique. On fait apprendre en détail aux élèves une foule de propriétés des corps (limités d’ailleurs en spéciales à la classe des métalloïdes) qu’ils oublieront plus tard et qu’ils seront finalement obligés de rechercher dans les ouvrages. Le rôle éducateur de la chimie, et trop souvent de la physique, est complètement détruit par cette méthode synthétique d’exposé. II faudrait, au contraire, s’attacher à montrer comment ont été faites les grandes découvertes surtout lorsqu’elles ne sont pas dues au hasard ; la méthode qui a dirigé les expériences et les interprétations, les erreurs qui ont été commises, la façon dont elles ont été rectifiées, les hypothèses qui ont édifiées sur ces expériences et la façon dont elles ont dirigé d’autres recherches.
- Sous ce rapport, l’enseignement des lycées ne vaut pas jusqu’ici celui des Facultés, ni de l'École Polytechnique. Les cours devraient d’ailleurs embrasser l’ensemble et non seulement une partie fragmentaire des Sciences, et être accompagnés de nombreuses manipulations de physiques et de chimie.
- Le programme devrait être, à mon sens, un programme de mathématiques générales, comprenant les éléments essentiels du calcul infinitésimal et de la mécanique rationnelle pour ingénieurs, combiné avec un programme de sciences physiques et chimiques générales analogue à celui du P. C. N. des Facultés des Sciences. Tout en supprimant les hors-d’œuvre des Mathématiques spéciales, et les « questions d’exa-
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- men », on ferait ainsi redescendre dans les classes préparatoires universitaires la plus grande partie des matières scientifiques pures qui prennent actuellement dans nos grandes écoles techniques la place des théories techniques générales ; au rebours, je crois, du bon sens et des programmes des écoles techniques étrangères(‘).
- Il ne m’appartient pas de dire si ces études préparatoires devraient se faire entièrement dans les lycées, ou être reportées dans les Facultés des Sciences ; c’est une question d’ordre universitaire. Je voudrais seulement que, contrairement à ce qui s’est fait jusqu’ici, chacun des deux ordres d’enseignement, scientifique et technique, appartienne à des maîtres differents, qui assument respectivement la responsabilité qui leur appartient mais non celle qui sort de leur compétence (* 2).
- Seconde période. Formation technique générale. — La tâche la plus importante des écoles techniques supérieures est de donner auxjeunes gens qui sortent de la période préparatoire de sciences pures la véritable formation générale de l’ingénieur. Celle-ci exige, avant toute étude du
- (>) D’autres motifs, que mon éminent maître, M. Cornu, avait admirablement développés il y a plus de dix ans, h propos de l’enseignement polytechnique (Iicvue générale des Sciences, t. 7, 1896, page 898) rendent désirable que l’enseignement préparatoire forme un ensemble homogène :
- i° C’est cet enseignement qui laisse dans l’esprit des ingénieurs, qui l’ont suivi avec l’ardeur de la jeunesse et l’aiguillon du concours, l’impression la plus durable ;
- 20 II faut réserver aux candidats qui échouent à l’entrée des grandes écoles la possibilité de trouver aisément d’autres débouchés ; cette condition n’est nullement remplie par les programmes actuels.
- Mais il ne semble pas que M. Cornu ait compris 1’ « enseignement homogène » dans un sens aussi étendu que celui que je préconise ici ; il semble plutôt, comme les Conseils de nos grandes Ecoles techniques, avoir voulu attribuer aux classes préparatoires, une simple partie, le premier chapitre de l’enseignement scientifique général donné par cos écoles. La Commission interministérielle constituée par l’Université il y a cinq ans pour discuter les programmes d’entrée aux grandes écoles, n’a proposé elle-même que de timides réformes de détail rentrant dans le même ordre d’idées, et n’a pas sensible ment modifié le « statu quo ». C’est d ailleurs dos Écoles seules que pourrait venir efficacement l’initiative de la réforme nécessaire, le jour où elles comprendront leurs intérêts et leur véritable rôle.
- (2) C’est dire en même temps que nos Facultés des Sciences ne me paraissent pas qualifiées (comme le seraient seules des Facultés techniques) pour assumer la tâche de la formation technique dont je vais parler.
- côté purement professionnel et même des arts spéciaux de chaque technique(qui constituent la tâche des écoles d’application), une étude générale des sciences appliquées communes à toutes les carrières de l’ingénieur, et en particulier des suivantes :
- i° La mécanique expérimentale, c’est-à-dire l’étude de toutes les méthodes de mesure et d’expérimentation qui jouent un rôle dans les applications mécaniques, telles que la mesure des dimensions, des déplacements, des vitesses, des pressions, des débits, des liquides, des gaz et des vapeurs ; l’étude des mouvements et des quantités dérivées de ces mouvements, l’étude des instruments qui permettent de réaliser ces mesures, de les amplifier (comme cela est nécessaire pour étudier les déformations de construction) de les enregistrer mécaniquement ou photographiquement (compteurs, enregistreurs), de les transmettre (appareils chrono-photographiques, oscillographes), tout cela constitue la plus excellente école pour l’esprit d’un ingénieur.
- 2° A la mécanique expérimentale peut se rattacher une partie de la mécanique appliquée, c’est-à-dire l’étude des machines; on peut faire au sujet de l’étude des machines un exposé des théories générales et des méthodes générales d’expérimentation et de calcul, sans exposer pour autant les principes constructifs qui doivent être l’objet des écoles d’application ; on peut faire de même un cours de thermodynamique appliquée, qui comprenne toute l’étude expérimentale des phénomènes internes des machines thermiques.
- 3° La physique industrielle, qui comprend l’étude scientifique du chauffage, de l’éclairage, de la vaporisation, et de même l’électrotech-nique générale, qui comprend l’étude générale des principes et des propriétés fondamentales des machines électriques, sont également indépendantes dans une large mesure de techniques spéciales du constructeur de chaudières et du constructeur électricien. La meilleure preuve, c’est que l’on commence à distinguer aujourd’hui l’électrotechnique appliquée (étude spéciale de la construction des machines) de l’électrotech-nique générale.
- 4° D autre part, l’application de la cinématique et de la dynamique aux appareils de transmission et de traction, l’hydrodynamique et sa sœur l’hydraulique, l’élasticité et sa sœur la ré-
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- sistance des matériaux, doivent faire l’objet de cours généraux communs aussi à toutes les branches des techniciens.
- 5° Dans la formation générale, une part importante serait à donner aux applications techniques de la géométrie, qui ont d’ailleurs été créées par des ingénieurs, telles que la perspective, la statique graphique, la nomographie, les procédés d’intégration graphique et les appareils qui la réalisent. On peut trouver aussi dans cette étude l’occasion de développements théoriques aussi intéressants que dans beaucoup des sciences pures, en même temps qu’on montre l’intérêt des applications et qu’on prépare les futurs ingénieurs à la fois à calculer parles procédés les plus rapides et à développer ultérieurement ces sciences appliquées par des découvertes nouvelles.
- 6° Des conférences complémentaires de physique mathématique ayant pour but l’étude des équations différentielles qu’on rencontre dans cette science et dans beaucoup de questions qui touchent à l’art de l’ingénieur, constitueraient aussi pour les élèves une meilleure préparation mathématique que l’étude des fonctions elliptiques et des fonctions variées qu’étudient les analystes modernes.
- Dans le même ordre d’idées, il est très intéressant de montrer aux futurs ingénieurs la pa^ renté entre des problèmes d’ordre très différent, qui se résolvent en pratique par les mêmes méthodes ; par exemple toute la série des phénomènes oscillatoires depuis ceux de l’acoustique et de l’optique jusqu’aux vibrations des ponts, aux courants électriques alternatifs, à la propagation des ondes électriques et à la propagation des vagues de la mer ; les phénomènes de résonance correspondants, élastiques, électriques, acoustiques, surtensions, roulis; le rôle et la richesse des amortissements pour éviter les résonances, pour étouffer les harmoniques.
- La philosophie des sciences et la philosophie de la technique pourraient être utilement développées par des conférenciers spéciaux.
- 7° Accessoirement la technologie chimique pourrait être enseignée avec plus ou moins de détails, a propos de l’étude des matériaux ; des principes généraux de métallurgie et l’étude des métaux et alliages de l’industrie d’après les méthodes modernes 3ont utiles à tous les ingénieurs. Je ne parle pas ici des chimistes.
- Ces études exigent, sinon autant de subtilité et de raisonnement, du moins tout autant de puissance d’analyse et certainement plus de sens pratique que les études scientifiques pures et notamment les études mathématiques supérieures. Ce sont donc elles qui doivent constituer le fond du programme des écoles techniques ; accompagnées d'exercices pratiques, elles présentent tous les caractères désirables pour la formation de l’esprit technique, c’est-à-dire d’un mode de raisonnement scientifique appuyé constamment sur des bases pratiques, en tenant compte des réalités de la matière et des difficultés des applications. Cet enseignement peut être d’un ordre aussi élevé et aussi désintéressé que renseignement des sciences pures. Il importe de réagir contre ce préjugé anachronique de certains milieux qu’un enseignement élevé est celui des sciences abstraites et que tout le reste manque d’élévation.
- Qu’y a-t-il de plus élevé comme exercice intellectuel que l’étude des lois mathématiques de l’élasticité et leur comparaison avec les méthodes de la résistance des matériaux? Et ne trouve-t-on pas là et dans les autres parties de la mécanique appliquée les meilleures occasions de compléter les connaissances mathématiques générales utiles pour les ingénieurs.
- 8° Enfin les études relatives aux machines, à la résistance des matériaux, à la physique industrielle, à Télectrotechnique et à la technologie devraient laire l’objet de manipulations ou exercices de laboratoire nombreux et méthodiques sans entrer dans les détails que doivent étudier les écoles d’application spécialisée, mais en ayant pour but de bien faire ressortir les questions de principe, les méthodes des expérimentations générales.
- 9° A ces études techniques il faut ajouter, à titre de délassement pour l’esprit aussi bien que pour élargir les idées, des conférences sur les questions économiques, primaires, juridiques et sociales que le futur ingénieur est appelé à rencontrer dans sa carrière.
- Ainsi se trouve constitué le programme d’études générales commun au futur ingénieur de génie civil, de mines, de chemins de fer et même de constructions navales.
- (A suivre.)
- A. Blondel.
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- JURISPRUDENCE
- Concession d’éclairage par une Commune. — L’acte par lequel une commune concède à une Société d’éclairage le droit exclusif de faire usage des canalisations établies sous les voies publiques et les terrains communaux et d’en établir de nouvelles, sans exiger aucune redevance ,à charge seulement par la Société d’exécuter les travaux d’entretien, de fournir le courant électrique pour l’alimentation d’un certain nombre de lampes destinées à l’éclairage public, et pour la force motrice nécessaire à l’adduction de l’eau, etc. est un acte qui constitue réellement un marché de travaux et de fournitures passible du droit de i °/„ et non un bail d’immeubles assujetti au droit de 0,20 °/0.
- Le droit proportionnel se liquide sur la déclaration estimative, à fournir parles parties, des travaux et fournitures à faire pendant toute la durée du traité, sans qu’il y ait lieu de s’arrêter aux clauses de résiliation ou de rachat que peut contenir le traité.
- Voici en effet le texte d’un jugement du tribunal de Béziers sur cette question :
- Attendu que, dans le courant des années 1901 et 1902, la Commune de Quarante a conclu avec la Société méridionale de transport de force de Carcassonne, un marché aux termes duquel ladite Société lui a concédé l’éclairage public à l’électricité ;
- Que cette concession a compris : 1" la fourniture du courant électrique pour l’alimentation de ia5 lampes à incandescence de 16 bougies, pour l’éclairage des rues et bâtiments communaux ; 20 le droit exclusif de placer des canalisations électriques sur les voies publiques et les terrains communaux ;
- Attendu que la commune a pris à sa charge la canalisation électrique extérieure, comprise entre Argelliers et le centre de la ville ainsi que la canalisation de distribution intérieure dans les rues, le transformateur, le tableau de distribution et la transformation ou la fourniture des candélabres, lanternes et lampes d’éclairage, et a accordé au concessionnaire l’usage de ces canalisations, du transformateur et du tableau pour le service des particuliers, sans exiger de lui aucune redevance, à charge seulement de supporter les Irais, d’exécuter les travaux d’entretien et de garantir le bon fonctionnement du réseau à ses risques et périls ;
- Attendu que la faculté a été expressément réservée au concessionnaire d’étendre, pour son service
- ou pour celui des particuliers, le réseau de distribution primitif, avec l’obligation de procéder à cette extension lorsque les demandes d’éclairage atteindraient 5o volts par mètre courant de conduit;
- Que la Commune a réservé : i° la faculté de se procurer ailleurs que chez le concessionnaire les lampes à incandescence pour l’éclairage public, à condition toutefois qu’il soit reconnu, au moment de la mise en service ou 21\ heures après, qu’elles ne consommeraient pas plus de 5o volts ; 20 l’usage du courant électrique pour la force motrice nécessaire à l’adduction d’eau ;
- Attendu que l’Administration, estimant que la convention qui vient d’être analysée aurait dû être soumise à la formalité du timbre et de l’enregistrement dans les vingt jours de sa date et qu’elle donnait lieu à la perception de certains droits, a, les 10 et i3 octobre igo5, signifié, tant au maire de Quarante qu’à la Société méridionale de transport de force, une contrainte aux termes de laquelle elle leur réclamait la somme totale de 3 8o5 fr. 4o;
- Attendu que, le 27 octobre igo5, la Société méridionale de transport de force a signifié opposition à cette contrainte, prétendant que le traité dont il s’agit constituait, non un marché passible du droit de 1 %, mais un bail immobilier assujetti seulement au droit de 0,20 0/o ; que le caractère de bail ressortait, en effet, de ce que la Société faisait usage d’une installation appartenant exclusivement à la Commune et était uniquement obligée aux charges d’entretien ; que la Commune assumait la poursuite des délits de détérioration du réseau ; qu’un agent communal était chargé de l'entretien des lanternes municipales ; que les interrupteurs étaient ouverts et fermés par un employé de la Commune ; que le prix du bail était représenté par la fourniture gratuite du courant nécessaire à l’éclairage de la voie publique et des bâtiments communaux ; qu’enfin le droit exclusif d’éclairer les particuliers ne constituait pas un monopole, la Commune ayant le droit de résilier, sans indemnité, si les progrès de la science réalisaient un nouveau mode d’éclairage meilleur et meilleur marché ;
- Attendu qu'en matière d’enregistrement, comme en toute autre matière juridique, il y a lieu, pour apprécier le caractère d’un contrat, de rechercher la commune intention des parties et l’objet essentiel qui a déterminé le concours de leurs volontés ;
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- Attendu que la cause déterminante de la convention actuelle a été, de la part du maire de Quarante, le désir de procurer à ses administrés la commodité de la lumière et de la force électriques ; que c’est pour obtenir cet avantage qu’il a concédé à la Société méridionale de transport le droit exclusif de placer des canalisations sur les voies publiques et sur les terrains communaux et d’établir un réseau électrique, en lui abandonnant l’usage pour le service des particuliers, et ce, sans aucune redevance ; qu’ainsi chacune des parties a stipulé à son profit, par un véritable marché, des prérogatives particulières qui, pour la Société, se traduisent en un véritable monopole de vente de l’électricité aux habitants dont elle est appelée à tirer des bénéfices ;
- Attendu que c’est donc à tort que les opposants soutiennent que le traité a eu pour but principal la concessionde l’usage des canalisations, simple transmission de jouissance ou bail d'une partie du domaine communal, dont le prix serait constitué par la fourniture de l’électricité à la Commune;
- Attendu qu’on ne saurait concevoir un prix de bail consistant dans une simple fourniture ; que si, d’autre part, le monopole résultant en fait du traité pour la Société n’est pas le privilège exclusif du monopole proprement dit, il n’en est pas moins vrai que, par les facilités qu’elle assure aux habitants, la Société peut évidemment compter développer ses opérations en réunissant de jour en jour un plus grand nombre d’abonnés; que, de son côté, la Commune peut, sous certaines conditions, exiger l’extension de son réseau quand le besoin viendra à s’en faire sentir, de telle sorte qu’on rencontre au premier chef, dans l’espèce, au profit de l’un comme de l’autre des contractants, le caractère aléatoire, la progression éventuelle des avantages, des bénéfices, qui est l’essence de marchés d’entreprise;
- Attendu qu’il résulte surtout de ce qui précède que, dans l’esprit des parties, la concession de l’usage des canalisations n’a été qu’une clause accessoire, un moyen d'effectuer les travaux nécessaires pour la mise en œuvre de l’entreprise ;
- Attendu qu’en matière de marchés ne comportant pas la stipulation d’un prix payable à l’entrepreneur, le droit de i u/„ doit être perçu sur l’évaluation, que les parties sont tenues de fournir, des objets mobiliers qui en sont susceptibles; que, dans le cas présent, les seuls objets pouvant être évalués sont les fournitures à faire, ou les travaux à exécuter ; qu’en conséquence, les droits doivent être calculés ;
- i" D’après la valeur de l’éclairage des ia5 lampes
- de 16 bougies dont la Société doit, dès le début, assurer le fonctionnement, sans préjudice des droits supplémentaires en cas d’augmentation ultérieure de la fourniture ;
- 2° Sur les frais d’entretien du matériel appartenant à la Commune dont la charge lui incombait et qu’elle a imposés à la Société ;
- Attendu qu’il appartient aux redevables eux-mêmes de déclarer la valeur desdits éléments sous le contrôle de l’Administration; que cette déclaration doit s’appliquer à l’ensemble des fournitures et s’étendre aux 5o années pour lesquelles l’engagement est contracté, sans qu’il y ait lieu de s’arrêter à la clause de résiliation ou de rachat stipulée aux articles i et io du cahier des charges, la condition résolutoire ne faisant pas obstacle à la perception immédiate du droit exigible au regard duquel la convention est réputée pure et simple.
- Par ces motifs, etc.
- LÉGISLATION
- Le Journal officiel du 7 janvier publie le décret approuvant la convention intervenue entre le maire de Perpignan et la Compagnie centrale des tramways électriques pour l’établissement d’une nouvelle ligne de tramways. Cette installation est déclarée cl’utilité publique sous réserve que cette déclaration serait nulle et non avenue si les expropriations nécessaires pour l’exécution dudit tramway ne sont pas accomplies dans le délai de deux ans, à partir de la date du présent décret.
- La ville de Perpignan est'autorisée à pourvoir à la construction et à l’exploitation de la ligne du tramway dont il s’agit suivant les dispositions de la loi du 11 juin 1880 et conformément aux clauses et conditions du cahier des charges annexé au décret susvisé du 28 juin 1902, ledit cahier des charges modifié et complété par la convention qui fait l’objet de l’article 3 ci-dessous.
- 11 est interdit à la compagnie centrale de tramways électriques, sous peine de déchéance, d’engager son capital directement ou indirectement, dans une opération autre que la construction ou l’exploitation des lignes de tramways qui lui ont été rétrocédées, sans y avoir été préalablement autorisée par décret délibéré en conseil d’Etat.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : i" sur toutes les questions qui se rattachent à 1Electrotechnique : 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES IND
- Dépenses des divers éclairages.
- D’après un travail du P1' IL Dorr de Francfort-sur-Mein, les frais des divers modes d’éclairage calculés pour dix bougies normales pendant une heure sont les suivants :
- GENEE DE LAMPES CENTIMES GENKE DE LAMPES tfl U S ’—i K H
- Pétrole sous pression. 0,12 Lampe à alcool. I ,00
- Arc à flamme.. O, 20 Arc à c1 alternatif. 1,00
- — à vapeurde mercure. o,3x Lampe Nernst. . *. 1,06
- Incandescence à gaz. . o,3i Petites lampes à are.. I , 12
- — à pétrole. o, 5o Lampe h acétylène. . x, 5o
- Lampe Osram. 0,62 Lampe fil. carb. 2,00
- Pétrole 0,87 Gaz (bec rond). . 2 , OO
- Lampe Osmium. . 0,94 Gaz (papillon). 3,12
- — Tantale. I ,00 Bougie stéarine. . 13,70
- Ces frais sont calculés à raison de 62 centimes par kilowatt-heure pour la lumière électrique, de 30 centimes par mètre cube pour le gaz; de 27 centimes par kilogramme pour le pétrole ; de 5o centimes par kilogramme pour l’alcool ; de i fr. 5o par mètre cube pour l’acétylène et de 1 fr. 85 pour la stéarine.
- Il laut remarquer d’ailleurs, que pour comparer complètement les divers genres d’éclairage, il ne faut pas seulement considérer le prix du fluide ou de l’énergie consommés pendant le temps donné, mais en outre les frais d’entretien, de renouvellement des appareils, etc. Dans certains cas certaines dépenses, tout importantes qu elles soient, pourront être volontairement laissées de côté lorsqu’il s’agira de donner la préférence à tel ou tel genre d’éclairage. Ce sont là des conditions de fait qu’il est impossible de fixer complètement et d’une façon absolument générale. L’Eclairage Electrirjae a publié d’ailleurs en août
- USTRIELLES
- dernier(*) une étude comparative de l’éclairage au gaz et à l’électricité.
- Appareil pour vérifier l’isolement des induits.
- Il est souvent nécessaire, dans les installations qui comportent un grand nombre de moteurs, tramways, mines ou ateliers, de pouvoir rechercher très rapidement un défaut d’isolement ou un court-circuit dans un induit. On a utilisé pour cela depuis longtemps des transformateurs de divers types (2). La Société Siemens et Halske utilise pour la recherche des court-circuits un transformateur dont le noyau a la forme d'un U, les extrémités des branches étant alésées au diamètre des induits à vérifier. Le transformateur étant appliqué contre l’induit, le fer de celui-ci ferme le circuit magnétique. Le transformateur porte une seule bobine excitée par du courant alternatif. Pour trouver la bobine en court-circuit, on a recours à un petit transformateur du même genre, dont la bobine est reliée à un téléphone ; on promène ce transformateur tout autour de l’induit pour découvrir le défaut. On peut encore trouver un défaut en observant un ampèremètre placé dans le circuit de la bobine du transformateur principal. Cette méthode se prête aux vérifications des bobines finies, bobines de transformateur ou d’électros ; pour essayer une bobine de ce genre on la dispose comme circuit secondaire du transformateur d’essai dont on ferme par une armature feuilletée le circuit magnétique. En plaçant dans le circuit primaire un ampèremètre on peut constater immédiatement la présence d’un défaut par la valeur que prend le courant.
- (*) Cf. J. Kennahd. Prix comparatif de l’Éclairage au gaz et à l’électricité. Éclairage Électrique, tome LIII, p. 366 et 4o6.
- (2) Cf. J. Dai.iîmont. La construction des machines électriques. Béranger, éd., Paris.
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- Emploi des moteurs Diesel dans les centrales d’énergie électrique Q).
- Les avantages de ce genre de moteur sont: faible encombrement, bon réglage, mise en marche rapide, pas d’allumage du pétrole injecté qui s’enflamme au contact de l’air comprimé, donc mécanismes simplifiés et enfin frais d’entretien réduits. La consommation du moteur dépend seulement de sa charge et varie peu avec la durée du service ; la consommation d’eau est deux à trois fois plus faible que dans les moteurs à gaz ; la régularité de marche est suffisante pour charger des accumulateurs. Le service de deux grandes machines se fait aisément par un seul homme. Une centrale avec moteurs Diesel d’une puissance de 2 200 kilowatts, comprenant quatre moteurs de 800 chevaux occupe un espace de 4o mètres sur 18, ce qui permet encore aujourd’hui de faire dans l’intérieur des grandes villes où les terrains sont d’un prix élevé, des centrales qui coûtent bien moins cher que les centrales à vapeur.
- Électrification des chemins de fer autrichiens.
- M. von Ferstel a fait récemment à Vienne une conférence sur cette intéressante question, d’où nous extrayons ce qui suit : La capacité de puissance des trains pourrait être élevée par l’introduction de la commande électrique ; les quelques chiffres qui suivent le montrent bien :
- SIMPLOÎS TRIPHASÉ NEW VORK CONTINU NEW HAVEN monophasé. EKIE VAPEUR
- Poids en tonnes. . 68 95 93 280
- Longueur en ms. . 11,1 11,2 I I 25
- Puissance en choix. 2 7ÜO 2 200 I OOO 2 OOO
- — maxima. 8 000 3 000 2 OOO 2 5oo
- — par tonne. 39.7 23,2 O 00 7,a
- La puissance pourrait être empruntée aux cours d'eau et l’on réduirait ainsi considérablement les frais d’exploitation.
- Le grand devoir à l’heure actuelle des pays qui disposent de grandes réserves d’énergie hydraulique, c’est de prendre immédiatement les mesures néces-
- C) Cf. C. Del Proposto. Bulletin de l'Association des ingénieurs sortis de VInstitut Monteflore, 1907, p. 129.
- saires pour éviter que l’industrie électrométallurgique s’approprie toutes les chutes.
- Une commission d’études a déjà précisé les conditions d’un projet relatif à la section ouest de Salz-bourg où l’on peut trouver 12 chutes, d’une puissance totale de 4oooo chevaux, réparties sur une Ion gueur de 90 kilomètres et les études se poursuivent d’une façon ininterrompue.
- BREVETS (3).
- 38a 3a3, du 10 septembre 1907. — Brown.— Perfectionnements apportés aux systèmes de télégraphes à câbles sous-marins.
- 38a 438, du 3o septembre 1907. — Société industrielle des téléphones, constructions électriques, caoutchouc, cables, etc. — Récepteur téléphonique.
- 38a 535, du 10 décembre 1906. — Riunoux. —Appareil destinés transmettre à distance les images des objets.
- 382890, du 6 décembre 1906. — Leumann. — Procédé de régulation automatique de la tension des alternateurs.
- 382 4o5, du 28 septembre 1907. — Szek. —Perfectionnements apportés aux électrodes de carbone.
- 38a 428, du 3o septembre 1907. — Firme Robert Bosch. — Refoulement pour l’arbre des appareils magnéto-électriques d’allumage avec pôle à la masse.
- 38a 499, du 20 octobre 1907. — Cook et Sokal. — Perfectionnements apportés aux plaques d’accumulateurs électriques.
- 38a 5a8, du 4 octobre 1907. — Joël. — Perfectionnements aux électrodes d’accumulateurs, bains galvanoplastiques et analogues.
- 38a 618, du 4 septembre 1907. — Bonne. — Con-joneleur disjoncteur automatique pour batterie d’accumulateurs.
- 382 386, du 6 décembre 1906. — Maiche. — Perfectionnements aux bobines d’induction.
- 38a42i, du 3o septembre 1907. —Gierse. — Clef pour fixer les isolateurs.
- 38a 432, du 3o septembre 1907. — Denieport. — Perfectionnements dans la construction des condensateurs électriques.
- 382 479, du 2 octobre 1907. — Meylan et la Com-
- (-) Liste des brevets concernant l’Electricitc communiquée par M. II. Jossi:, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard delà Madeleine, Paris.
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- L A LU MIÈ R E É L E C T RIQ U E
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- PAGNIE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS Ct MATÉRIELS
- d’usines a gaz.--- Electromètre.
- 38a /|8o, du a octobre 1907. — Meylan et la Cie.
- — Perfectionnements aux appareils de mesure électrique.
- 382 481, du 2 octobre 1907. — Meylan et la Cic.
- — Appareils de mesures.
- 382 518, du 3 octobre 1907. — Octrue. — Interrupteur de courant.
- 382 549, du 3o juillet 1907. •— Hickley. — Perfectionnements aux transformateurs électrolytiques.
- 38a 575, du4 octobre 1907.— Cervera.— Appareil enregistrant les quantités d’électricité consommées. 382 437, du 3o septembre 1907.— Clerc et Minet.
- — Pour électrique.
- 382 536, du 27 avril 1907. — Hausmann. — Perfectionnements dans l’éleclrolyse des métaux.
- 382 395, du 28 septembre 1907. — Cornu. — Perfectionnements dans l’incandescence des lampes électriques.
- 382 585, du 4 octobre 1907. — Philippe. — Lampe électrique à incandescence.
- 382766, du 11 octobre 1907. — Jancey. — Isolateur.
- 38a8i5, du 20 septembre 1907. — Steidle. — Commutation automatique.
- 58a 610, du 5 octobre 1907. — Schwarzwalder. — Pile.
- 38a 717, du i4 décembre 1906. — Lehman. — Indicateur pour machines dynamos.
- 382 63o, du 5 octobre 1907. — Société Ernest Eisemann ct Co. — Flèche de contact.
- 38a64t, du 12 décembre 1906. — Société Chauvin et Arnoux. — Wattmètre.
- 38a 714, du i4 décembre 1906. — Nodon. —Lampe électrique.
- 38a 769, du 11 octobre 1907. — Didier. — Douille-support pour lampes électriques.
- 382819, du 3° septembre 1907. — Jones. — Perfectionnements aux lampes à arc.
- R EN SE 1 GA EMENTS COMMERCIAUX
- La Production du Mercure. — D’après les statistiques officielles, il a été produit aux Etats-Unis, en 1906 : 26 238 bouteilles de mercure de 75 livres chacune, d’une valeur de g58 034 dollars, contre 3o45i bouteilles et 1 io3 126 dollars en igo5. La Californie a contribué au total pour 20 3io bouteilles, d’une valeur de 780808 dollars; le Texas, 4761 bouteilles, d’une valeur de 17882g dollars: l’Ulah, i i64 bouteilles, valant 48 888 dollars, et l’Orégon, 3 bouteilles, valant 100 dollars. La principale diminution provient des mines de la Californie qui ont fourni 4 000 bouteilles de moins.
- PROJETS DIVERS
- Bourges. — Le Conseil communal est en pourparlers avec la C1G des Tramways, au sujetde l’installation d’éclairage électrique dans la commune d’Asnières.
- Anvers. — Dans le budget de 1908 voté par le Conseil communal, nous relevons i6f) 000 francs pour installations électriques; 47D000 francs pour grues et canalisations.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- s Allegemeine E/ektricitats-Gese/Ischaft, Berlin. — Gaszentra- , len in berg-und Iliittonbctricben.
- Elektrische Walzenstrassen-Anlriebe.
- Weritys Lui, Birmingham.
- Electric Pitlings. ’
- Thomson-Houston, Paris. — Bulletin, septembre,novembre : disjoncteurs automatiques type G., forme G, pour circuits à courant continu et alternatif.
- Ateliers de constructions électriques de Charleroi.—Bulletin, septembre : Installations électriques du charbonnage du Fief de Lambrecbies à Pâturages.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Société d’électricité de Paris. — L’usine de Saint-Denis est encore loin d’être en pleine exploitation de sorte que l’exercice 1906-07 rentre encore dans la période de préparation. Deux turbines seulement sont en marche ; l’usine doit en re ccvoir dix.
- Aucun dividende ne sera encore proposé à l’assemblée convoquée pour le a3 décembre, la Société ayant intérêt à garder ses disponibilités pour achever ses constructions : celles-ci ont nécessité, au cours de l’exercice écoulé, des dépenses très importantes.
- :2jVoici d’ailleurs pour permettre la comparaison, les deux derniers bilans :
- ACTIF
- 3o JUS
- I <)0() I Ç)0-j
- Caisse el banques. ..... 0 077 o3of ,08 5 81/1 3t)Gr »u7
- Débiteurs el avances diverses.. f\ôf\ $t>7 iû 77 > i'i
- Approvisionnements 100 84o 73 a35 378 o5
- Portefeuille H 7/18 l\ 10 ?5 6 07D 601 1 r>
- Premier établissement i4 870 920 88 2 I 078 Ô02 77
- Actionnaires : Versements restant à effectuer 1 a5o 000 )) »
- at, 5o2 473rr,iy 35o55i3a 33
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-
-
- 11 Janvier 1908.
- R U V G !•; I) ’ K Ui C T 111G IT \i
- 09
- Passif.
- Cnpîtal..................... »5 ooo ooofr, » a5 ouo ooofr, »
- Créditeurs divers............. 63 585 K8 7 47^ 35a 14
- Profits et pertes............. ^38 887 3i 1 58i 780 f\h\
- a5 5oa ^73fr,i<) 3\ o“>5 i3;*fr,f»K
- Société Générale d'Electricité — L’assemblée générale du 21 décembre a approuvé le rapport des administrations et la distribution d’un dividende de 3o francs aux actions. Voici le bilan soumis à l’assemblée :
- Hn.w ai 3o jdix 1907,
- Actif.
- Immobilisations :
- Au 3o juin 190b :
- Terrains, immeubles, constructions et
- matériel. — Concessions et clientèle. 26 116 28if,\46
- De l’exercice :
- Stations centrales 1 i 12 020 Go
- Usines de fabrication 633 853 3o
- Actif réalisable :
- Caisse, banquiers, effets à recevoir. 2 553 i38 Ua
- Débiteurs divers 4 7°7 17^ o5
- Marchandises fabriquées Matières premières, matières on cours 1 743 891 08
- de fabrication et approvisionnements divers 4 732 868 4i
- Comptes courants des filialis. . 2 678 374 86
- Titres en portefeuille. • G 809 241 00
- Compte divers :
- Apports 600 ooofl’,oo Moinsamortissements. 699 99g 00 r 00
- Brevets 5o6 i72fr,6o Moinsamortissements. 5oG 171 60 1 00
- Fiais de constitution. 478 775tl‘,85 Moinsamortissements. 478 774 85 1 00
- 1 00
- Prime de rembourse-
- mentetfrais d’émission des 5oooo obligations émises. 1 78o558f,,,98 Moins amortissements. 58o 558 98
- -------------— 1 200 000 00
- Total....................... 5'ï 286 8/17^,68
- Passif.
- Engagements sociaux :
- Capital actions i5oooooo,r ,00
- Réserve légale. .... . . . 38q i36 35
- Réserve générale r 676 000 00
- Engagementsenvers les tiers : Oblig. il'ü, 2e et 3°
- séries.........25 000 ooor*',oo
- Remboursement do l’exercice, 367000 francs, remboursement antérieurs 2 oi5 5oo francs.. 2882600 00
- Fournisseurs, comptes courants, pro-
- visions, etc 7 645 332 9c)
- Coupons h payer, obligations à rem-
- bourser. O O r- X
- Profits et pertes :
- Bénéfices nets normaux de l'exercice. 2 096 44« 90
- Bénéfices exceptionnels de l’exercice.. 2 000 000 00
- Report de l’cxorcicc précédent. i4 734 4o
- Total 52 286 847fr,68
- CoMPTHS l)K PROFITS KT PKIITI CS.
- Doit.
- Intérêts des obligations 924 7oofp,oo
- Agios et intérêts divers 12 866 21
- Solde du compte 4 095 442 90
- Total 5 o33 oygfr,i 1
- Avoir. Produits industriels, commerciaux et
- divers. ........ 3 o33 oogf11,11
- Rcnéfices exceptionnels 2 000 000 00
- Tôt ai 5 o33 oo9r,‘,i 1
- Société française de Distribution et Constructions élec
- triques — Rapport du Conseil d’administration à L’assemblée générale ordinaire du 10 décembre 1907.
- Les résultats de l’exercice se traduisent par un bénéfice de 137 678 fr. 22.
- Conformement à l’article 46 de nos statuts, nous vous proposons :
- i° D’affecter aux amortissements.............45 000^,00
- 2° A la réserve légale.......................4 628 92
- 3° Aux actionnaires à titre de dividende à raison de 5 u/0....................................85 000 00
- (Sur cette somme, il vous a été versé sur l’exercice 1906-1907 34 000 francs.)
- Soit ensemble..................................i34 628fr,92
- Et de reporter à nouveau.........................2 949 3o
- Soit...........................................137 578fp,22
- Nous avons fixé au mois de décembre la date de notre assemblée annuelle, afin de pouvoir vous donner, non pas officieusement, mais officiellement, les résultats de l’exploitation de notre filiale, la Société anonyme d’entreprises et de travaux, à Bordeaux, dont l’assemblée a eu lieu le mois dernier,
- Nous vous annoncions l’an passé, pour sa première année d’existence, son premier dividende de 5 °/0, et nous vous disions notre espoir de voir s’accroître cette prospérité naissante.
- Les faits ont confirmé nos prévisions, puisque chaque action reçoit cetto année G °/0 de sa valeur nominale, soit 6 francs, et que les parts de fondateurs, dont votre Société possède un certain nombre, obtiennent, elles-mêmes, une première rétribution.
- Nos rapports avec la Société anonyme d’entreprises et de travaux ont été d’autant plus intimes qu’elle participe avec nous aux travaux de construction de l’importante usine et des
- 22617600 00
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-
-
- 70
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N» 2.
- réseaux, de canalisation de la Compagnie générale d'éclairage de Bordeaux, dont nous sommes les entrepreneurs généraux pour la partie électrique.
- Encouragés par le succès de la Société anonyme d’entreprises et de travaux, conformément au dernier paragraphe de l’article 4 du titre II de nos statuts, définissant l’objet de votre Société, en conformité également des décisions de l’assemblée extraordinaire du 20 juin 1905, nous avons pris une participation importante dans une Société nouvelle, dite « Société anonyme des Barytes de France ».
- Nous avons été amenés a examiner cette affaire d’une manière approfondie à la suite d’une étude de construction d’usine qui nous avait été demandée pour une entreprise analogue.
- La Société a été constituée dans les derniers jours de notre exercice ; nous aurons à vous en parler plus longuement lors de notre prochaine assemblée.
- Vous savez que nous avons, au cours de l’année précédente, cédé des licences d’exploitation de nos brevets de compteurs d’électricité à une puissante Société allemande,
- l’A. E. G.
- Cette Société continue ses expériences et ses éludes.
- D’autre part, nous avons la satisfaction de vous annoncer, relativement à la participation de votre Société dans le Syndicat formé en vue de l’achat des actions de la Société anonyme d’éclairage d’Àrcachon, que les alïaires de cette Société sont aussi en progression très marquée.
- Son dividende, jusqu’alors fixé a 5 °/0, a été, pour le dernier exercice, de 7 °/0. File vient d obtenir une prolongation de concession d’environ vingt ans, elle s’est de plus procuré la concession d’une ligue de tramways électriques dont l’avenir semble des plus sérieux et sera, en conséquence, amenée à construire une station centrale d’électricité.
- Les opérations poursuivies par le Syndicat, propriétaire de la majorité des actions, sont donc en excellente voie, et nous procureront assurément une nouvelle source de travaux des plus intéressants.
- Vous avez de la sorte passé en revue les divers éléments de notre activité sociale.
- H nous reste, messieurs, a vous faire part du transfert, i5, rue de Londres, de notre siège social, auparavant installé 29, rue de Mogador.
- Nous proposerons aussi à votre ratification la nomination, comme administrateur, de M. Gaston Duval, pour une période se terminant le 3o juin 1912.
- Résolutions.
- Après lecture du rapport du commissaire des comptes, les résolutions suivantes ont été adoptées à Tun^nimité :
- i° Approbation des comptes et de la répartition des bénéfices ; distribution d’un dividende de a5 francs par action sous déduction des impôts. Un acompte de 10 francs ayant été versé au cours de l’exercice, le solde sera payable a partir du ior janvier prochain ;
- 20 Désignation de M. Paul Choquart, commissaire des comptes pour l’exercice 1907-1908; fixation de sa rémunération à 600 francs ;
- 3° Nomination de M. Gaston Duval comme administrateur, ses fonctions devant expirer le 3o juin 1912 ;
- 4° Autorisations, aux administrateurs, prévues par l’article 4o de la loi du 24 juillet 1867.
- Société d’électricité de Paris. — Rapport des Commissaires des comptes présenté à l’Assemblée ordinaire du a3 décembre 1907.
- Conformément au mandat que vous nous avez confié dans votre Assemblée générale ordinaire du 29 décembre 1906, nous venons vous présenter notre rapport sur les comptes arrêtés au 3o juin dernier.
- Nous avons procédé, dans les délais légaux, à la vérification des opérations de l’année sociale 1906-1907, et notre examen nous a permis de constater la bonne tenue des écritures de la Société.
- Nous avons pointé les soldes du Grand Livre et nous avons reconnu leur conformité avec la balance générale et avec les documents justificatifs qui nous ont été présentés.
- Nous passerons en revue ici, comme de coutume, les divers postes du bilan.
- Actif.
- Caisse et banques..........................
- Fonds disponibles en caisse dans les banques.
- Débiteurs et avances diverses..............
- A celle rubrique sont portées les sommes dues par la clientèle pour fourniture d’énergie et travaux, les impôts à recouvrer, les coupons à l’échéance du i°r juillet 1907, les dépenses à charge de l’exercice 1907 1908 payées par anticipation et divers débiteurs pour une somme peu importante.
- A pprovisi on ne m en ts...................
- Combustibles, objets divers et de consommation nécessaires à l’exploitation ; les approvisionnements ont été inventoriés au prix de revient.
- Portefeuille...............................
- Comme précédemment, les titres du portefeuille sont portés au prix d’achat.
- Premier établissement......................
- Le compte de premier établissement est en augmentation de 6207681 fr. 99, par rapport au bilan précédent.
- Il se décompose comme suit :
- a) Dépenses générales, comprenant les frais de constitution de la Société, d’installation du siège social et divers
- frais d’études. ... i3i 548fr,oi
- b) Acquisitions de terrains.................... 2 o43 6q3 65
- c) et les dépenses effec-
- tuées au 3o juin dernier pour la construction, le matériel et l’outillage de l’Usine Centrale de Saint-Denis, soit..............18903 260 91
- 5 894 396f>’,o7
- 771 254 54
- 235 378 o5
- 6 075 601 i5
- 21 078 5o2 77
- Total de l’actif
- 21 078 5o2'’r,77
- 34 o55 i32fl‘,58
- Passif.
- Capital............................. 25 000 ooofr,oo
- Sans changement.
- Créditeurs divers......................... 7 473 352 i4
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-
-
- 11 Janvier 1908.
- REVUE D.’ÉLECTRICIT K
- 71
- Ce chapitre comprend d’une part une dette de 7000000 de francs, payable en obligations 4 °/o de votre Société et, d’autre part, les sommes dues en clôture d’exercice aux fournisseurs et aux entrepreneurs, les charges de l’exploitation restant à liquider et les salaires à payer.
- Profits et pertes............................ 1 581 780 44
- Total du passif......................34 o55 i3af‘.58
- Le compte de « Profits et Pertes » de l’exercice écoulé s’établit comme suit :
- Au crédit :
- Le bénéfice d’exploitation................... 984 445ll',o4
- Le produit des locations de terrains, les coupons du « Portefeuille » et le solde d’intérêts....................................... 219612 3a
- Soit ensemble........................ 1 ao4 067 36
- Au débit :
- Les frais généraux d’administration et l’abonnement au timbre, soit.................... 61 iG4 23
- Bénéfice net de l’exercice 1906-1907. . . 1 142896 i3
- En y ajoutant le solde de l’exercice précédent......................................... 438 887 3i
- Nous obtenons le bénéfice total au 3o juin
- 1907, soit................................ 1 58i 78or‘,44
- Le Conseil d’administration vous propose de reporter le solde bénéficiaire ci-dessus, nous appuyons celte proposition, nous vous engageons donc à voter le bilan et les comptes qui vous sont soumis et à reporter à nouveau le bénéfice de l’exercice.
- En réalité, cet exercice doit être considéré comme faisant partie de la période de construction. Eu effet, l’installation de l’usine de Saint-Denis, qui comportera dix turbines de 8 5oo chevaux, n’est pas terminée ; dans le courant de cet exercice, deux turbines seulement ont fonctionné dont l’une en charge normale et l’autre en charge très irrégulière.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy. — A ssemblée générale ordinaire du i5 novembre 1907.
- Le bénéfice Det réalisé pour l’exercice 1906-1907 a été de 949 72g fr. 95. Le dividende a été fixé à 6 0/o, soit 3o francs par action de 5oo fr.
- Voici quel a été le montant des bénéfices nets des exercices précédents :
- igo5-igo6................................ 755 548fl',56
- igo4-igo5................................ 655 197 07
- igo3-igo4................................468716 61
- igo2-igo3................................ 356 35i 55
- Bilan au 3o juin 1907 Apres répartition des bénéfices.
- Actif.
- I. — Immobilisé.
- A. — Capital non amortissable.
- Terrains à Nancy...............415 598fr,gG
- Terrains, chute d’eau à Frouard. 207308 85 622 go7fl',8i
- •
- R. — Capital amortissable.
- OnpitM dépensé. Amortissement*.
- Usine de Nan-
- cy. . . . 3 180 69 ifr,6a Usine de 1 451 665f,,.i7
- Frouard. . 786 544 81 Frais do i^' éta- 235 982 21
- Glissement. . 198186 12 198 186 12
- Totaux. . . 4 i05 422fr,55 1 885 833f|,,5o 4 165 422 55
- II. — Réalisable.
- Consignations et titres en
- portefeuille 295 283t'r,20
- Comptes litigieux. . Matières premières, appro- 42 354 o4
- vision nements et marchandises 2 462 526 45
- Caisses et effets à recevoir. 25 883 i5
- Clients et débiteurs divers. t 82g 38i iâ 4655427 99
- 9 443 758fr,35
- Passif.
- Capital actions 4 000 ooofr, »
- Réserve légale i3o 5i6<>,88
- Réserve spéciale Provision pour comptes liti- 5o3 138 55
- gieux Amortissements détaillés 42 354 o4
- d’autre part 1 885 883 5o
- 2 56i 832 97
- Obligations Annuités sur propriété de , . 38o 000 »
- Frouard 80 ooofl', »
- Coupons et remboursements
- non réclamés i4 G78 i5
- Comptes courants débiteurs. 1 Dividende, tantièmes et parts 482 202 08
- de fondateurs 425 845 i5 2001925 38
- 9 443 758fr,35
- Compagnie électrique Comtoise. — Société anonyme. Siège social : Marnay (Haute-Saône).
- Objet : Distribution de l’énergie électrique ou de l’éclairage. Dm ée : 3o ans à dater du 17 août 1899. Capital social 24oooo francs divisé en 2 4oo actions de 100 francs chacune entièrement libérées. Obligations et hypothèques gagées sur les immeubles et l’actif : 5o 5oo francs. — Apports par M. Guidet : le réseau électrique de Marnay ; en représentation, il lui a été attribué g 000 francs en actions et 3 000 francs en numéraire. — Les assemblées générales sont convoquées au siège social par annonces dans les journaux des arrondissements de Gray et de Besançon, vingt jours à l’avance. Répartition des bénéfices : 5 °/0 à la réserve légale ; 4 °/o au capital. Sur le reliquat : 10 °/0 au conseil d’administration et le reste k la disposition de l’assemblée générale.
- Émission d'actions nouvelles de 100 francs chacune au prix de io5 francs par série de 200 actions jusqu’à concurrence de
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-
-
- 72
- LA LU Ml LUE liUiCTRIQUli
- T. I (2° Série). — N» 1.
- i4oooo francs, le conseil d’administration se réservant la faculté do limiter le nombre des séries s’il le juge utile et de compléter la somme au moyen de l’émission d’obligations de ooo francs chacune, rapportant 4 fr. 5o °/0 d’intérêt annuel net d’impôts actuels, gagées sur les immeubles et l’actif, sauf confirmation et approbation par l’assemblée générale extraordinaire.
- Bilan de l’execice 1906-1907.
- ACTIF
- Compte de premier établissement, immeu-
- blés, réseaux et outillage. . 296 497rr, -95
- Approvisionnements . 2 286 16
- Caisse 6 37i 55
- Installations particulières. 3o 878 »
- Débiteurs divers. . 2 J 497 65
- 266 SSo*'1', ,3o
- PASSIF
- Actions.. . . , . . 24oooofr, , »
- Obligations, hypothèques 64 5oo y>
- Créditeurs divers . 21883 35
- Réserve légale. 3692 9°
- Réserve spéciale. . 17869 17
- Bénéfice de l’exercice. 17084 88
- 356 53o'>, ,3o
- Certifié conforme : L ’admini.il rateu r déléqné,
- II. Guidkt.
- céder le mercredi i5 janvier 1908, à 11 heures du matin, en son local, rue de la Science, 14• à Bruxelles, à l’ouverture publique des soumissions pour la construction de la partie du chemin de fer vicinal de Ilavay h Ilaulchin comprise entre la cumulée 100, à Quévy-le-Grand, et le terminus, à Estinncs-au-Mont (chemins de fer vicinaux du Borinage).
- Espagne.
- Adjudications pour la fourniture de six grues électriques. — La Commission des Travaux du réservoir de la Pena a ouvert un concourt pour l’achat, de six grues électriques du type«Der-rik ».
- La préférence sera donnée à la proposition qui répondra le mieux aux besoins des travaux, même si le prix indiqué n’est pas le meilleur marché.
- L’adjudication sera effectuée le ag janvier igo8, au siège de la Cummission, Calle Jaime, i°, 61, à Saragosse, au Secrétariat de laquelle les intéressés peuvent, dès à présent, prendre connaissance des conditions et du cahier des charges.
- ANNONCES DIVERSES
- MM. Iveyser et Sciimidt, Berlin-Charlollenburg, cherchent lin Représentant pour Compteurs d’Ëlec-tricité et Appareils de Tableaux.
- ADJUDICATIONS
- Prochainement, à l’administration do la ville, à Geeste-münde, extension des installations électriques, 267000 mark.
- La Société Nationale des chemins de fer vicinaux fera pro-
- Bon Contremaître kobineur est demandé à l’atelier de construction de Dynamos Fabius Henrion, Nancy.
- Écrire en donnant toutes références.
- CHARTRES ----IMPRIMERIE DURAND, RUE PUI.DERT.
- Le Gérant: J.-B. Nouet.
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-
-
-
- Tomè ï (2e Série). Samedi 18 Janvier 19Ô8. Trentième Année. — N°3.
- ___________________ _ __^ ^ _
- La
- Lumière Électrique
- ECTRIGI TÉ
- Paraissant le Samedi.
- ctnau
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 73. — J. de Beaupré. Résultat des essais effectués avec le nouveau matériel radiotélégraphiquc de la marine de guerre, p. 76. — J. Spadini. Usine hydro-électrique de Tusciano, p. 77. — O. Allen. Influence du rapport des engrenages sur la consommation d’énergie dans les tramways, p. 81.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Calcul de la self-induction des cercles, E.-B. Rosa et L. Cohen, p. 86. — Mesures. Indicateur de vide, G.Berndt, p. 87. — Détermination du facteur de puissance par la méthode des deux wattmèlres, F. Kuderna, p. 87. — Construction de machines. Machine à courant continu fournissant un courant dérivé constant, E. Rosenberg, p. 87.—Calcul des résistances liquides pour grande puissance, C. Richter, p. 88.— Transmission et distribution. Formules simplifiées pour l’étude des transmissions à longue distance par courants alternatifs, G. Breitfeld, p. 90. — Applications mécaniques. Sur la commande électrique des pompes, T.-L, Kolkin, p. 91. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Emploi du carborundum pour redresser les oscillations électriques, G. \V. Pierce, p. 92. — Brevets, p. 94. — Bibliographie, p. 95. — Variétés. Jurisprudence, p. 97. — Chronique industrielle et financière. X» Salon fie l’Automobile (suite), p. 98. — Régulateur d'induction Brown-Boveri, p. 99. — Renseignements commerciaux. — Sociétés. — Adjudications.
- ÉDITORIAL
- Les expériences éxécutées par des bâti-ments de guerre de la Méditerranée avec le nouveau matériel radiotélégraphique viennent d'être terminées après avoir conduit à des résultats tout a faiL remarquables. Malgré l’emploi d’une puissance très faible à la station d’émission (3 K. V. A.), l’on a pu notamment assurer des communications entre des bâtiments mouillés à Toulon et à Brest. Lorsqu’on compare ces résultats avec ceux obtenus naguère, l’on est frappé des progrès réalisés, dus aux patientes recherches des savants officiers de nos armées de (erre et de mer.
- L’usine de Tusciano qui vient d’être mise en exploitation présente quelques particularités intéressantes, soit à la prise d’eau où il a
- fallu avoir recours à certaines dispositions spéciales pour réduire la quantité de sable entraînée dans l’eau d’alimentation, soit à l’usine même. La description que nous donnons est accompagnée de plans cotés et à l’échelle. On pourra les comparer à ceux que nous avons précédemment publiés.
- Des essais fort intéressants ont été récemment entrepris en Allemagne par M. Bethge, pour déterminer l’influence des réductions par engrenages sur l’énergie consommée dans les tramways électriques. La pénurie de documents de cette nature donne à ces essais une valeur particulière. On remarquera notamment que les grandes réductions ont un avantage marqué sur les parcours les plus longs et que,
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- pour un même trajet et une même vitesse, la consommation d’énergie décroit jusqu’à un minimum pour augmenter ensuite. Il y a donc une valeur des réductions qui doit être choisie et cette valeur varie suivant l’étendue du parcours et suivant la vitesse.
- MM. Rosa et Cohen viennent d’établir une comparaison intéressante entre les diverses formules proposées pour le calcul important de la self-induction des cercles. Depuis Kirchholf (1867), un certain nombre de savants ont cherché à établir une formule aussi exacte que possible pour ce calcul, mais dans la plupart des cas l’ancienne formule de Kirchhoff donne des résultats suffisamment exacts tout en demeurant la plus simple de toutes.
- Parmi les nouveaux instruments de mesure, il convient de signaler un-indicateur de vide très ingénieux dû à M. C. Berndt. Il est basé sur le fait que la température d’un fil chauffé dans le vide par un courant constant augmente en même temps que le vide ambiant, puisque les pertes de chaleur par conduction diminuent lorsque ce vide augmente. Réciproquement, lorsque le vide est constant, le même appareil peut servir à la mesure de courants quelconques, de haute fréquence, par exemple.
- Récemment, M. Rosenberg a adapté sa machine à courant constant et vitesse variable à l’alimentation de circuits extérieurs de résistance variable. Sous cette forme inédite, la dynamo Rosenberg peut recevoir des applications nouvelles, telles que l’excitation des groupes ligner pour machines d’extraction. C’est là une nouvelle application inté ressante de cette curieuse génératrice.
- M. Richter a étudié les rhéostats liquides qui fournissent le moyen d’effectuer les essais de charge des alternateurs de grande puissance, dans de bonnes conditions et à peu de frais. 11 a recherché les quantités
- d’eau nécessaires pour une puissance donnée, les dimensions à donner aux bacs et aux électrodes et enfin la distance à laquelle il faut maintenir celles-ci.
- Continuant ses études intéressantes sur la transmission des courants alternatifs dans les longues lignes, M. C. Breitfeld a donné dans son dernier mémoire, une méthode simple pour le calcul approché du rapport de la tension à l’origine à la tension en un point de la ligne à vide ; ce rapport intervient d’ailleurs souvent dans les formules données par M. Rœssler dans son ouvrage sur la même question. 11 est toutefois à remarquer qu’en 1906 (J). M. Blondel a donné déjà, au moyen d’une méthode toute différente, des formules simplifiées pour ce genre de calcul ; elles ont même sur celles de MM. Rœssler-Breitfeld l’avantage d’être d’une application plus immédiate, et de conduire à des épures peu différentes de celles relatives au cas où la capacité est négligeable. L’étude de M. Breitfeld conserve néanmoins un sérieux intérêt dans certains cas particuliers tels que celui de la marche à vide.
- Un fragment de carborundum intercalé dans un circuit électrique possède la propriété curieuse de présenter une résistance ohmique différente suivant le sens du courant électrique qui le traverse; M. G. V. Pierce a entrepris, dans le but de préciser les effets produits, une série d’expériences qui montrent l’influence de la température et de la pression. Comme l’a indiqué le général Dunwoody, l’on peut réaliser, en utilisant un fragment de carborundum, un détecteur très sensible et très simple. M. G.W. Pierce montre comment cette propriété dérive de la précédente. 11 reste encore ,à expliquer celle-ci, et il semble qu’il y ait là une source de recherches d’une grande importance. (*)
- (*) Eclairage Electrique, 1906, tome XLIX.
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- RÉSULTATS DES ESSAIS EFFECTUÉS AVEC LE NOUVEAU MATÉRIEL RADIOTÉLÉGRAPIIÏQUE DE LA MARINE DE GUERRE.
- L’une des applications les plus importantes de la télégraphie sans fil est bien certainement celle faite aux communications entre bâtiments.
- Sans compter les services qu’un tel système peut rendre à la marine de commerce, il permet de transmettre instantanément les signaux à toutes les unités d’une escadre de guerre, même par temps de brume.
- Peu de temps après les essais de Marconi, la marine de guerre française a procédé à quelques installations dans le but de déterminer les meilleures dispositions à adopter, et les résultats obtenus furent très encourageants. En présence des perfectionnements réalisés pendant ces dernières années, le Gouvernement Français se décida à créer en 1906 une Commission d’études qui devait fixer définitivement le type des appareils installés à bord des bâtiments de guerre. A la suite des études de cette Commission Centrale de télégraphie sans fil delà Marine ('), les instruments de transmission et de réception lurent construits dans les ateliers de l’Établissement central de Télégraphie militaire, tandis que les machines génératrices et les transformateurs furent commandés à l’industrie privée. En vue de procéder sans retard à des essais concluants, ces divers appareils ont été installés sur 4 bâtiments de l’Escadre de la Méditerranée : les cuirassés République, Jauréguiberry, Gaulois, et le croiseur cuirassé Jules Ferry.
- Chaque station de transmission comporte un groupe moteur-générateur, composé d’un moteur à courant continu de 4-5 ch. accouplé à un alternateur de puissance correspondante. La transmission se fait en général par excitation indirecte de l’antenne ; quant à la réception, elle peut être opérée à volonté par l’un quelconque
- (') Cette Commission était composée comme suit : Président: Contre-Amiral Gaschard.
- Membres : MM. Ferrie, Capitaine du Génie. Colin \
- Jeance > Lieutenants de vaisseau. Tissot ;
- Mercier, Ingénieur de la Marine.
- des détecteurs connus. Malgré la faible puissance mise en jeu h la transmission, les portées obtenues au cours d’essais commencés en novembre, et qui viennent d’être terminés, dépassent de beaucoup celles que l’on avait obtenues jusqu’à présent. Ces résultats peuvent être considérés, à notre avis, comme devant faire époque dans l’histoire de la télégraphie sans fil; il est d’ailleurs à noter qu’ils sont absolument officiels, et ne reposent pas sur des affirmations plus ou moins intéressées. Jusqu’à présent, la distance à laquelle l’on pouvait établir des communications continues sur mer, entre navires, 11e dépassait pas 3oo kilomètres. Les appareils étudiés par la Commission ont permis au contraire d’assurer une communication permanente entre la rade des Salins d’Hyères et le port d’Alger, ce qui représente une portée de 800 kilomètres. Les télégrammes envoyés d’Alger par le République ont d’ailleurs été enregistrés par le Gloire mouillé devant Casablanca, et par le Du-ptit-Thouars et le Kléber, à Brest et à Lorient. De plus, les messages transmis par le Jules Ferry et par le République d’Hyères, du golfe Juan, d'Alger, d’Ajaccio et de Calvi ont été reçus par la station radiotélégraphique de la Pointe du Raz, à l’extrémité du Cap du Finistère (Bretagne).
- Certaines des portées ainsi obtenues atteignent au moins 1 4oo kilomètres, dont près de 700 kilomètres de terre.
- Enfin, tous ces télégrammes ont été reçus par la station de la Tour Eiffel, et à ce sujet il importe de faire une remarque des plus intéressantes : l’onde fondamentale de l’antenne multiple de la Tour Eiffel atteint environ 1 700 mètres, tandis que l’onde fondamentale des antennes à T des bâtiments de guerre ne dépasse pas normalement 600 mètres, soit très sensiblement le tiers. C’était donc seulement l’harmonique 3 de l’antenne de la Tour Eiffel qui se trouvait en résonance avec l’onde fondamentale des postes des bâtiments, et qui suffisait néanmoins à assurer ces portées inespérées ; cette circonstance
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- rend les résultats encore plus extraordinaires.
- Depuis quelque temps, Von a annoncé de divers côtés, à plusieurs reprises, que l’on avait réussi à atteindre des portées suffisantes pour permettre l’échange de communications radio-télégraphiques a travers l’Atlantique.
- Mais d’une part, les auteurs de ces diverses affirmations contestent mutuellement les résultats obtenus par leurs concurrents, et il s’agit en outre de stations transmettrices d’une puissance exceptionnelle, atteignant des centaines de kilowatts. Si l’on songe que dans les essais que nous venons de signaler brièvement, la puissance fournie par l’alternateur du poste de départ n’a jamais dépassé 3 kilovolt-ampères au maximum, l’on doit convenir qu’ils dénotent une telle amélioration du rendement, qu’il semble difficile, pour ne pas dire impossible, d’obtenir mieux avec les procédés usuels employant des ondes amorties.
- Au point de vue de la syntonisation les progrès réalisés ne sont pas moins considérables ; l’on a pu faire l’essai suivant (fig. i) :
- Jauréguiberry JulesFenry
- Fig*, i. — Position respective des bâtiments pendaut les essais de syntonisation.
- Les quatre bâtiments de guerre occupaient les sommets d’un rectangle étroit dont les dimensions sont indiquées sur la figure en milles marins (t 852 m.). Les bâtiments A et A7 n’utilisaient pour communiquer entre eux que la puissance minima donnant lieu à des signaux suffisamment nets (ioo volt-ampères environ) ; B, au contraire, communiquait avec B' en se servant de la puissance maxima (3 kilovolt-am-
- pères, comme nous l’avons dit plus haut). Il est certain que ce choix des distances et des puissances respectives correspond à des conditions extrêmement défavorables, qui ne se produiraient que très rarement en pratique. Malgré cette circonstance, la syntonisation a pu être réalisée d’une manière absolument parfaite, et les dépêches ont été échangées simultanément sans aucun inconvénient.
- C’est là encore un résultat des plus remarquables, et qui fait également le plus grand honneur à la Commission centrale de télégraphie sans fil de ta marine. Grâce à une étude extrêmement minutieuse des appareils, l’amortissement a été très notablement diminué ; c’est là sans doute une des principales raisons de ces succès. Avec des appareils transmetteurs de ce nouveau type, il sera sans doute possible à la station de la Tour Eiffel d’atteindre des distances prodigieuses, surtout l’on disposera d’une puissance d’une quarantaine de kilowatts, comme ce sera le cas avec la nouvelle installation. Dans toutes ces expériences, et dans celles effectuées sur terre par le capitaine Ferrié, si l’on est parvenu à un semblable perfectionnement des divers organes, cela est du en partie, selon nous, à l’emploi exclusif de puissances relativement très faibles, que l’on devait par conséquent chercher à utiliser le mieux possible.
- A ce point de vue, les stations monstres, dont les installations de Poldhu et de Nauen constituent les prototypes, ont même peut-être été établies un peu prématurément. Dans tous les cas, les résultats obtenus par les bâtiments de l’escadre de la Méditerranée méritaient d’être signalés, en attendant de nouvelles expériences (l).
- J. de Beaupré.
- (*) À l’instant où nous rédigeons cette brève note, nous apprenons que le Kléber doit partir à Casablanca, muni du nouveau matériel, afin de tenter d’établir une communication avec les bâtiments de l’Escadre de la Méditerranée, ceux mouillés à Brest, et enfin la station de la Tour Eiffel, en utilisant encore l’harmonique 3 de cette dernière. Nous ferons connaître aux lecteurs de la Lumière Electrique les résultats de ces essais.
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- USINE HYDRO-ÉLECTRIQUE DE TUSCIANO
- Cette usine est située près d’Olevano h 7 kilomètres de la station de Battipaglia dans l’Italie Méridionale. Elle utilise l’eau du Tusciano, petit fleuve à régime très variable et a fortes crues. L’usine doit produire l’énergie électrique et la distribuer à haute tension aux centres industriels de Salerno, Noeera, Scafati, Torre Annunziata, pour l’éclairage et la force motrice.
- La chute est obtenue par une dérivation en tunnel de 5700 mètres; la prise d’eau, établie à l’origine de la dérivation, à 20 mètres en amont du barrage, est normale nu courant et se compose de 4 vannes, qui ouvrent sur un premier bassin de décantation avec déversoir et dépotoir; un second bassin avec déversoir succède au premier. Les deux bassins communiquent par une vanne. Le tunnel a différentes formes de section suivant la nature des roches et une pente continue de 2 °/0 ; la vitesse de l’eau y est de im,35 par seconde. Il a été prévu pour un débit de 3 5oo litres, bien que le débit actuellement concédé n’atteigne que 1900 litres par seconde. Le tunnel a été exécuté en 44 tronçons pour accélérer le travail ; 21 fenêtres servaient à l’enlèvement des déblais.
- A la sortie du tunnel se trouve le bassin de charge avec trois déversoirs qui répartissent l’eau en l’envoyant dans deux chambres de charge indépendantes, pourvues de grilles et d’écluses, précédant l’embouchure des deux conduites forcées. A l’une des extrémités du bassin de charge se trouve une écluse de décharge, qui laisse passer le trop-plein de ce bassin, et envoie ces eaux au fleuve par un canal. La pente de ce canal de retour est de 2 °/o* et la vitesse de l’eau est d’environ /|,n>67 par seconde.
- Du bassin de charge partent les conduites forcées dont une seulement est actuellement construite. Afin d’éviter les joints élastiques qui, dans des installations similaires, n’ont pas donné des résultats satisfaisants, la tuyauterie a etc simplement sectionnée ; elle est ainsi sutlisam-ment élastique et peut résister sans pression dangereuse aux efforts de la dilatation. La tuyauterie est formée par des tubes d’acier de
- dix mètres de longueur, s’emboîtant bout à bout et assemblés par des rivets. L’épaisseur de ces tubes varie comme suit :
- 5 m/m pour une pression de 6,36 atmosphères.
- 7 m/m — 8,go —
- 9 m/m — 11,43 —
- ii m/m — i4,oo —
- 13 m/m — 16,5i —
- 14 m/m — 22,90 —
- 16 m/m — 26,20 —
- 18 rn/iri — 29,5o —
- Le tracé de la conduite est rectiligne, mais son profil en long présente plusieurs changements de pente ; elle aboutit à un tuyau distributeur placé parallèlement au bâtiment de la centrale hydro-électrique. De ce tuyau distributeur partent vers les turbines les dérivations qui sont munies de portes à coulisses indépendantes.
- La chute statique est de 283m,87 et la puissance totale qu’on pourra obtenir est de 18247 chevaux nominaux. Avec le volume d’eau actuellement concédé a la Société Méridionale d’EIec-tricité, la puissance disponible n’est que de 7191 chevaux, soit 5 4oo chevaux sur l’arbre des turbines.
- Usine.— La station génératrie comprend deux parties : la salle de machines de 44m X i2m,5o et un corps de bâtiment annexe divisé lui-même en plusieurs parties: la salle des transformateurs statiques, un atelier de réparation, etc. Les étages au-dessus de ces salles sont affectés aux bureaux et au grand tableau de distribution à haute tension.
- La salle des machines est en béton et la toiture est formée par une charpente métallique recouverte de tuiles ; la toiture et le plancher de l’annexe sont en ciment armé, système Luitpold.
- La figure 1 représente en plan la salle des machines avec le bâtiment latéral ; on y a porté les cotes d’encombrement des diverses machines. La figure 2 donne la coupe transversale de ce même bâtiment avec la disposition des groupes turbines-alternateurs, des transformateurs et du tableau de distribution. On remarquera ici la
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- 01 2 3 V S 67 89 10 •
- I--1-1----1--«-1--1-.--1-1
- Fig. i. — Vue en plan de l’usine génératrice.
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- Échelle :
- I 1 I I I IJ
- 0 1 2 3 4 d C
- CO
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- 3. — Schéma des connexions du tableau. — A.Î, alternateurs; D, départ de lignes; DH, disjoncteurs à huile; E, excitatrices; FP, fusibles à perche; IH, interrupteurs à huile; ÏBT, tableau basse tension; TE, tableau excitation; TF, transformateurs de 600 KVA; THT, tableau haute tension.
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- séparation absolue des divers services que nous avions déjà remarqué dans une de nos précédentes descriptions (’). '
- Du tuyau distributeur partent actuellement sept dérivations, cinq pour alimenter les turbines de 5 alternateurs de i4oo chevaux et deux pour les turbines des excitatrices (i5o chevaux). La Maison Picard et Pictet a installé des turbines ; elles sont du type à injection partielle et libre déviation (2).
- roue où il se termine par deux tubulures portant les distributeurs. Chaque distributeur est muni d’un seul orifice à section variable. Le vannage chargé de régler la section de cet orifice est situé à l’extérieur du distributeur, c’est-à-dire hors de l’eau. La pression de l’eau sur le vannage est entièrement supportée par un tourillon qui se graisse facilement enmarche et sur lequel l’amplitude du mouvement est très réduite. Grâce à cette disposition, le vannage se prête
- Fig. 4. — Vue extérieure de l’usine génératrice et du support de départ des lignes.
- L’arbre de la turbine est porté par deux paliers auto-graisseurs, entre lesquels se trouvent la roue et la partie supérieure du tuyau coudé d’amenée. Ce dernier, que l’arbre traverse dans (*)
- (*) Cf. Usine électrique d’Engelberg. Eclairage Electrique, 1907, p. i53.
- (2) L’Eclairage. Electrique, août 1907, a publié une étude sur l’usure des turbines où l’auteur indiquait les avantages des turbines à libre déviation au point de vue de l’usure anormale que l’on constate aux turbines d’un grand nombre d’usines hydro-électriques.
- très bien à l’action du régulateur automatique.
- Chaque turbine est munie d’un régulateur servo-moteur à déclic et statisme renversé, système Faesch et Picard. Les régulateurs possèdent une commande à la main du vannage, servant à la mise en marche et aux arrêts, munie d’un dispositif qui oblige l’opérateur à fermer lentement, de façon à éviter complètement les coups de bélier qu’une manœuvre maladroite du vannage pourrait causer dans la conduite forcée, un manchon (v, fig. 2), pénètre à l’intérieur de la
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- Les alternateurs accouplés directement à ces turbines ont été fournis par la Société Anonyme Westinghouse. Ils sont du type à inducteur tournant et arbre horizontal, et produisent du courant alternatif à 3ooo volts, 5o périodes. L’inducteur est constitué par un croisillon en fonte, avec douze pôles laminés, serrés au moyen de boulons et assemblés avec leurs culasses sur le croisillon, au moyen de rainures en queue d’aronde. Les tôles de l’induit sont segmentées et assemblées également à la carcasse par des queues d’arondes.
- Le courant triphasé est élevé de 3 ooo à 3oooo volts par 3 groupes de transformateurs statiques monophasés d’une puissance 'de Ooo kw. Ils sont connectés en triangle sur les barres de l’alternateur et en étoile sur la ligne de départ de sorte qu’on peut en changer sur cette ligne le montage, et réduire à 17 5oo volts la tension entre fils.
- Tableau de distribution. — Le tableau est divisé en 3 châssis distincts: i° Châssis à basse tension,pour les appareils des excitatrices, leviers de commandes des alternateurs et instruments de mesure. Ce tableau est situé contre le mur de la salle des machines mais à une certaine hauteur; on y a accès par une galerie’en porte à faux. De grandes baies ménagées dans le mur de la salle des machines donnent une communication lacile entre le service du tableau et celui des machines. 20 Un châssis pour le courant alternatif h 3ooo volts placé à l’arrière du précédent; il porte les disjoncteurs, transformateurs d’intensité, de tension, barres collectrices de 3ooo volts auxquelles les alternateurs sont reliés par des interrupteurs à huile et des commutateurs permettant d’envoyer le courant sur l’un des deux jeux de barres, d’où le courant passe aux transformateurs. Interrupteurs et commutateurs sont enclenchés. 3° Un châssis^à 3oooo volts, placé derrière le châssis à 3 ooo volts. Le courant, au sortir des transformateurs, passe par des fusibles à perche, servant en même temps d’interrupteurs pour couper le courant en charge, et par des commuta-
- teurs unipolaires à couteau à double direction permettant de brancher un groupe transformateur sur l’un ou l’autre des deux jeux de barres. De ces barres, le courant passe par des commutateurs à deux directions et des fusibles identiques à ceux des transformateurs. Le châssis à 3o ooo volts comprend également des transformateurs d’intensité alimentant les ampèremètres placés sur le premier tableau à basse tension. Nous donnons dans la figure 3 le schéma des connexions du tableau de distribution avec les appareils de branchement des machines sur le réseau. La légende renferme assez d’indications pour qu’il soit facile de suivre toute la disposition.
- Fig..5. — Coupe d’un isolateur de ligne. — AA.’, porcelaine; B, mastic de litharge et glycérine; C capsule en laiton filetée.
- Départs et ligne aérienne.—La figure 4 montre le châssis métallique, composé d’une traverse double soutenue par deux piliers, sur laquelle s’effectue les départs. La ligne a 60 kilomètres et est posée sur poteaux distants de 60 mètres. Lés isolateurs employés sont représentés dans la figure 5. Ils sont formés de 2 pièces en porcelaine scellées au moyen d’un mastic de litharge et de glycérine. L’isolateur est fixé au support métallique au moyen d’une capsule filetée en laiton. L’essai d’isolement a été fait sous 100000 volts, et a donné des résultats très satisfaisants.
- J. Spadini.
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- RK VU R IV ÉLECTRICITÉ
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- INFLUENCE DU RAPPORT DES ENGRENAGES SUR LA
- D’ÉNERGIE DANS LES TRAMWAYS
- CONSOMMATION
- Si des travaux ont été publiés sur la consommation d’énergie dans la traction électrique ('), si l’on a également étudié les conditions de démarrage des moteurs et des voitures, un certain nombre de points ont été cependant laissés un peu dans l’ombre.
- L’on trouve dans deux récentes études (2) quelques renseignements fort utiles pour fixer le choix des réductions par engrenages interposées entre le moteur et l’essieu.
- Il faut remarquer tout d’abord que pour une réduction donnée, la consommation d’énergie sera réduite si non seulement le moteur a un rendement avantageux, mais si en outre la vitesse de la voiture, dont la réduction fixe en somme la valeur pour une charge donnée, n’entraîne pas une trop grande perte d’énergie en frottements. Si le rendement des engrenages était supposé constant à toute vitesse, la réduction la plus avantageuse serait évidemment celle pour laquelle le moteur aurait son rendement le plus élevé.
- Or, en réalité, le rendement maximum du moteur n’est pas atteint pour la vitesse normale de la voiture, de sorte que si on accélérait la marche par une réduction appropriée on chargerait davantage le moteur et on atteindrait un rendement meilleur. 11 faut remarquer cependant (*)
- (*) On peut consulter aur cette question : G. Guéroui.t. Dépense d’énergie dans la traction .Eclairage Électrique, njoi, page 351.
- Jacquin. Emploi des appareils enregistreurs sur, les véhicules de tramways. Éclairage Électrique, 1902,page 17.
- Hutchijs'son. Relations entre l’énergie, la capacité du moteur et le diagramme des vitesses dans la traction. Éclairage Électrique, 1902. page 468.
- Volkers. Energie consommée par une voiture de tramways. Éclairage Électrique, 1902, page 181.
- J. Rev val. Consommation d’énergie dans la traction électrique. Éclairage Électrique, 1907, page 224-
- (2) Gesing. Bestimmung von Bahnmotoren auf Grund der gunstigsten Zahnradiibersetzung. Élektrisehe Kraftbetricbe, 1907, p. 648.
- W. Bethge. Eine Untersuchung über den Einlluss der Zalin radübersetzung auf die Hôhe des Arbeitsverbranches bei Bahnen. Elektrisehe Kraftbetriebe, 1907, page 711.
- que dans le voisinage de la pleine charge le rendement des moteurs de tramways 11e varie pas beaucoup, de sorte que le problème se simplifie.
- Pour trouver le rapport des engrenages donnant le rendement total maximum, l’on peut tracer, pour un profil et un train donnés, la courbe de la résistance totale au mouvement en fonction de la vitesse ; puis, l’on trace la courbe de l’effort correspondant au couple utile fourni sur l’essieu par le moteur, pour une réduction déterminée. Le point d’intersection de ces deux courbes détermine la vitesse atteinte en régime permanent sur le profil en question, et l’on en déduit d’après les courbes caractéristiques du moteur l’énergie électrique absorbée par tonne-kilomètre.
- O /|0 So 120 160 300 2/jO
- 8»
- W
- 1 000
- 800
- (>oo
- 4 ou
- 300
- O
- Fig'. 1. — Caractéristiques du moteur série des voitures d’essai. — Courbe I, vitesse; courbe TI, effort de traction; courbe III, rendement.
- Ee comparant les résultats ainsi obtenus pour
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- divers rapports, l’on détermine en définitive le rapport d’engrenages le plus avantageux pour un profil donné.
- Des essais ont été faits sur la ligne Berlin-Gross-Lichterfelde pour déterminer pratiquement l’influence des réductions. On a admis qu’un train de 4 voitures avec tout leur équipement pèse environ 200 tonnes. Chaque voiture était munie de 2 moteurs série à courant continu développant une puissance de 118 chevaux et fonctionnant sous une tension de 55o volts. Les caractéristiques de ces moteurs sont représentées dans la figure 1.
- La résistance au mouvement fut exprimée par R = (2,5 0,001V2) P. L’influence de la
- masse du moteur avec ses engrenages fut préalablement déterminée.
- On se limita dans les essais aux réductions 1 : 2, 1 : 3, 1 : 4, 1 : 5.
- Pour chaque cas on établit un diagramme de vitesse, et d’après cela la consommation d’énergie en fonction du temps, d’où l’on déduisit la consommation totale.
- Pi emier cas.
- Consommation d’énergie pour les tensions 5oo, 55o et 600 volts ; poids du train 26 tonnes;
- T3 /•* 75
- Réduction des engrenages
- Fig. 2. — Consommation pour diverses tensions (icr cas).
- \
- trajet moyen 1 5oo mètres ; vitesse moyenne 35 kilomètres à l’heure. Les résultats sont indiqués dans le tableau I et dans la figure 2.
- TABLEAU I
- HKDUCl'lONS CONSOMMATION K S W.-II. l'An TONNE KII.OM. A URB TENSION l>K
- 5oo v. G5o v. Goo v.
- 1 : 2 39.fi 42,9 47,5
- 1 : 3 28,2 34,70 31,4
- 1 : 4 20,7 20,2 27,9
- i : 5 3o, 2 25,3 25,9
- Deuxième cas.
- Consommation d’énergie pour des trains de 17, 26 et 33 tonnes; vitesse 35 kilomètres à l’heure ; trajet 1 5oo mètres ; tension d’alimentation 55o volts (tableau II etfig. 3).
- 7:3 , 7-'4 7.5
- Réduction des engrenages
- Fig. 3. — Consommation pour des trains de divers poids (2e cas).
- TABLEAU II
- REDUCTIONS CONSOMMATION EN W.-II. AVEC DES TRAINS WF.
- «7 25 • , . 33.
- I : 2 42,4 42,9 04,0
- r: 3 29,2 34,75 33,2
- 1 : 4 28,0 26,2 » O O
- 1 : 4,9 )) )) 34,9
- i : 5 27,1 25,3 ))
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- R E V U E D ’ Es L E G T RIG I T E
- 85
- Troisième cas.
- Consommation sous 55o volts pour des distances de i ooo, i 25o, i 5oo et a ooo mètres avec un poids de a5 tonnes par moleur et une vitesse moyenne de 35 kilomètres par heure.
- Les résultats sont indiqués au tableau III et la figure 4*
- Réduction des engrenages
- Fig. 4- —' Consommation pour divers trajets (3° cas).
- TABLEAU II l
- RÉDUCTIONS EN W.-It. G O N S 0 M MATION PATI TONNE RILOM. POUR DES DISTANCES EN
- I OOO 1 200 1 5oo 2 ooo
- 1 : 2 88 54.8 42,f) 34,7
- 1:2,5 73,5 )) » »
- 1 : 3 4q,5 37-9 34,75 23,4
- 1 : 4 53,7 33,o 26,2 2 I , I
- 1 : 4, 12 » » » »
- 1 : 5 » 33,8 a5,3 ÏQ,3
- Quatrième cas.
- Consommation pour des vitesses moyennes de 25 à t\o kilomètres à l’heure ; tension 5oo volts; poids du train par moteur, 25 tonnes; trajet moyen, i 5oo mètres (tableau IV et fîg. 5).
- Des courbes de la figure 2 on conclut aisément que la tension a une faible influence sur la con-
- sommation d’énergie. Dans les trois autres figures, on remarquera tout d’abord l'allure identique des courbes ; la consommation d’énergie décroît pour augmenter ensuite. Pour un trajet donné et diverses charges des essieux (17 à 33 tonnes, voir fig. 3), les résultats donnent l’avantage aux faibles réductions, tantôt aux grandes réductions.
- Réduction des engrenages
- Fig.v5. — Consommation pour diverses vitesses moyennes (4e cas).
- Il est a remarquer que pour deux points, l’un très voisin de la réduction i/3, l’autre de la réduction i/5, les consommations d’énergie sont sensiblement les mêmes avec les trois charges.
- TABLEAU IV'
- RÉDUCTIONS CONSOMMAT] ON EN W.-lf. PAU TONNE RILOM. POUR DES VITESSES
- 3o ,5 î,5 77»° 4o
- 1 : 2 25 , I 3o,4 3(i,3 42, fj 5o,5 »
- 1 : 2,5 » » » )> » 71,8
- i : 3 2 1,3 24,4 27,4 34,75 34,7 44,1
- 1 : i8,() 21,1 20,4 26,2 29,4 35,75
- 1 : 4 » 2 5 )> )> » )) » 4 2, n
- 1 : 4,8 » » » )) 39,2 »
- 1 : 5 18,1 20,1 22,2 2 5,3 )) »
- D’autre pari, l'augmentation de consommation avec les faibles réductions met en lumière l’in-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). — N® 3.
- fluence du rendement du moteur, qui est moins élevé lorsque le moteur tourne moins vite. On constatera d’ailleurs que les courbes accusent d’une part l’inconvénient du moteur à faible vitesse, et d’autre part l’inconvénient d’une vitesse linéaire trop grande des engrenages.
- Avec une même charge des essieux, l’avantage des grandes réductions est surtout sensible pour de longs trajets (voir fig. 4)-
- Et enfin pour un trajet donné, les faibles vitesses ont un avantage marqué (voir fig. 5) et
- pour ces vitesses les grandes réductions donnent une dépense d’énergie minima.
- Il y aurait lieu peut-être pour donner à ces essais toute leur valeur de les étendre à une ligne plus longue, en se rapprochant autant que possible des conditions normales d’exploitation, mais il faut reconnaître cependant que les résultats fournis par M. Bethge offrent déjà un très grand intérêt pratique et une incontestable utilité.
- O. Allen.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Calcul de la self-induction des cercles. — E.-B. Rosa et L. Cohen. — Bulletin of the Bureau of Standards, vol. 4. n° i, décembre 1907.
- La prédétermination de la self-induction des cercles est très importante, en raison des applications aux circuits parcourus par un courant à haute fréquence ; les auteurs se proposent de comparer les résultats obtenus à ce sujetpar Kirchhoff()), Maxvell, Rlathy (2), Wien(3), Minchin (4), Hicks (B), Russell (6).
- Ils arrivent à cette conclusion qu’il suffit d’employer dans la plupart des cas, lorsque le rapport
- a
- est petit, la formule simple de Kirchhoff
- L — l\-r.a ^log — — 1,75^ > (1)
- a désignant le rayon moyen du cercle, et p le rayon du conducteur supposé de section circulaire.
- Si l’on désire une très grande approximation, l'on emploiera les expressions
- L — 4m | -l-o, 1167
- — o.ooqS^—i,?5 C (2)
- é1) Poijcj. Annalen, 121, p. 55i, i864-(a) Rlectrician, 24, p. 63o, 1890.
- (;l) Wicd. Annalen, 53, p. 928, 18q4. 0 Phil. May., 37, p. 3oo, i8g4-(«) Phil. May., 38, p. 456, 1894.
- (°) Phil. May., i3, p. 4a8, 1907.
- ou
- L — liiza
- -+- ~ A log
- 16 a2
- 8a
- P
- o
- P'
- 16 a2
- (3)
- établies, d’après Maxwell, au moyen de la moyenne distance géométrique (*).
- La formule (2) convient au cas où le courant est uniformément distribué dans la section du conducteur, tandis que la formule (2) s’applique aux courants de très haute fréquence, localisés à la périphérie de ce conducteur.
- Wien a obtenu des formules à peu près équivalentes en divisant la surface du conducteur en une infinité d’éléments concentriques, et en calculant la valeur moyenne de la somme des coefficients d’induction mutuelle de chaque élément par rapport à tous les autres.
- Le terme 0,1137^ de la formule (2) est alors
- remplacé par AL., et ]e terme — 0,0095^ par
- o O CL“ K Cl~
- — o;oo83 ; si la densité du courant n’est pas uniforme,
- mais proportionnelle à la distance du point considéré à l’axe du conducteur, ces termes doivent être rem-
- 3 s2 0 2
- placés respectivement par - L et — 0,092 — • Cette
- 8 a'- a2
- formule, qui peut être considérée comme la plus exacte de toutes celles qui ont été proposées, a été modifiée par Rayleigh et Niven qui remplacent le terme
- (*) Voir Maxwell, Traité d’électricité et de maynélisme, vol. Il, p. 363 et 3q3 (N. D. T.).
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- 18 Janvier 1908.
- REVUE D’ELECTRIC [TE
- 87
- “ | A2
- soustractif —o,oo83 — par -4-----Quant h Rus-
- a2 24 a2
- sel, il a obtenu par une méthode inédite une formule équivalente à celle de Kirchhoff. Enfin, les formules compliquéesde Blathy, de Minchin et de Hicks contiennent des termes correctifs inexacts ou reposent même sur des hypothèses non légitimes.
- J. R.
- MESURES
- Indicateur de vide. — G. Berndt. — Elektro-lechntsche Zeitschrift, 21 novembre 1907.
- L’auteur décrit un indicateur de vide basé sur le lait que la température d'un fil qui reçoit une quantité de chaleur constante par unité de temps augmente en même temps que le vide environnant, car les pertes de chaleur par rconduction diminuent. Pour chauffer le fil, l’on se sert avantageusement d’un courant constant; ce fil, en argent par exemple, est placé dans l’axe d’un tube de verre, disposé horizontalement, et communiquant avec l’enceinte dans laquelle Ton fait le vide. Au milieu de ce fil est suspendue une petite niasse, au moyen d’un fil vertical, et l’on en observe le déplacement au microscope, lorsque le fil horizontal, se détendant par suite d’une élévation de température, présente une flèche plus accusée. Cette masse porte un disque en cuivre ou en aluminium qui se déplace entre les pôles d’un aimant, et produit ainsi un amortissement excellent. L’appareil, qui a donné de bons résultats, semble convenir comme indicateur de vide pour la fabrication des ampoules de Grookes, des lampes à incandescence, etc. L’on peut même l’employer à fermer un circuit et à provoquer ainsi un signal électrique annonçant l’instant où le vide désiré est atteint. Enfin, l’on peut réciproquement, pour un vide donné, se servir de l’appareil pour la mesure des courants à haute fréquence. L’emploi d’un fil chaud placé dans le vide augmente considérablement la sensibilité, et l’on obtient par exemple avec un courant 5 fois plus faible une flèche égale à celle que donne le même fil placé dans l’air; la sensibilité demeure d’ailleurs beaucoup plus constante.
- I. LL
- Détermination du facteur de puissance par la méthode des deux wattmètres. — F. Ku-
- derna. — Elektro technik und Maschinenbau. 22 décembre 1907.
- Gomme on le sait, la puissance d’un courant tri-
- phasé peut être mesurée au moyen de deux wattmè-tres ; l’angle de déphasage cp est alors donné par la formule bien connue
- W,
- (W2 + W,)L
- (0
- W2 étant l’indication du wattmètre accusant la plus grande puissance.
- Sous cette forme la formule (1) peut être interprétée graphiquement d’une manière très simple. L’on construit à une échelle convenable la longueur
- (YYL-f-Wi)^; pour cela il suffit de tracer un
- triangle rectangle OAB dont un côté de l'angle droit AB est égal à Wj -h W3 et dont l’angle AO B est
- égal à 6oü. Le côté OA vaut alors —^-7=—sur la b y/S
- direction AB, l’on porte ensuite AG —VV\ et
- l’on joint finalement OG. L’angle AOC est égal à o. Dans cette construction, il est évidemment nécessaire de tenir compte du sens Wj qui peut être de signe contraire avec W*.
- D'après l'auteur, cette construction donne des résultats exacts, et elle peut être effectuée très rapidement.
- J. G.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Machine à courant continu fournissant un courant dérivé constant. — E. Rosenberg. — Elektrotcchnischc Zeitschrift, nj décembre 1907.
- L’auteur a donné précédemment (*) la description d’une machine à courant continu jouissant de la propriété de fournir un courant pratiquement constant quelles que soient les valeurs de la résistance extérieure et de la vitesse.
- Elle donne donc une tension constante quelle que soit la vitesse, si la résistance extérieure est inva-riable. Dans certains cas cependant, l’on a besoin d’une tension constante, bien qu’une parlie de la résistance extérieure varie, et la dynamo doit alors être modifiée de manière «à satisfaire cette nouvelle condition. L’on doit résoudre notamment ce problème si l’on veut utiliser une semblable dynamo comme excitatrice d’un groupe ligner. Dans.ce cas,
- (!) E. T. Z. n)o5, page 3g3, et Eclairage Electrique, tome XL1ÎI, i3 mai 1905, page 207.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série).
- N° 3.
- en effet, il est impossible, afin d’éviter une commande spéciale indépendante, de se servir comme excitatrice d’une dynamo ordinaire directement accouplée avec le groupe moteur-générateur, puisque la vitesse de ce dernier est variable dans des limites étendues. D’autre part, le circuit extérieur de l’excitatrice se compose de l’enroulement inducteur du moteur actionnant la machine d’extraction, et de l’enroulement inducteur de la dynamo appartenant au groupe moteur-générateur.
- En général, le premier de ces deux enroulements n’est en série avec aucune résistance de réglage et doit être parcouru par un courant constant, tandis que le courant passant à travers le second doit être modifié dans une large proportion au moyen d’un rhéostat de réglage mis en série ; l’on se trouve donc bien dans les conditions énoncées plus haut. M. Rosenberg a tourné la difficulté de la façon suivante :
- Fig. i. — Machine à courant continu Rosenberg pour l’excitation des machines d’extraction.
- Sur la figure i, le circuit I représente l’enroulement d’excitation du moteur actionnant la machine d’extraction, tandis que le circuit II représente celui de la dynamo génératrice en série avec le rhéostat de réglage R. L’artifice employé consiste à ajouter sur l’excitatrice un nouvel enroulement inducteur F, en série avec le circuit II de résistance variable. Le nombre de spires et le sens de ce nouvel enroulement sont choisis de manière que ses ampère-tours neutralisent exactement la partie des ampère-tours de l’enroulement BB dus à un courant parcourant le circuit 11. Dans ces conditions, l’on conçoit qu’au point de vue du réglage de la machine, tout'se passe comme si le circuit invariable 1 était seul alimenté ; il est donc parcouru par un courant constant, quelle que soit la vitesse, et la tension aux bornes du circuit II est constante, ce qui résout
- complètement le problème ('). Un montage analogue peut être employé avec les machines destinées à l’éclairage des trains, lorsque le nombre de lampes allumées est variable, et que l’on veut que le courant de charge de la batterie d’accumulateurs auxiliaire soit indépendant de ce nombre. Cette batterie remplace alors l’enroulement I, et l’ensemble des lampes joue le rôle de l’enroulement IL
- Dans certains cas l’on peut même rendre le courant de charge automatiquement proportionnel au nombre de lampes allumées ; il suffit pour cela de supprimer l’enrouleinent excitateur f et de faire jouer à F le rôle de cet enroulement/, en adoptant à cet effet un nombre de spires suffisant. La tension entre les balais BB est ainsi d’autant plus élevée que le courant absorbé par le circuit II (constitué en l’espèce par des lampes) est plus considérable. Ce mode de charge est assez rationnel, puisque la batterie doit débiter à l’arrêt du train un courant proportionnel au nombre de lampes allumées (2).
- J. B.
- Calcul des résistances liquides pour grandes puissances, par Cari Richter. —• Elektrotechnik und Mcischinenbau, 17 nov. 1907.
- Les essais de charge des alternateurs de grande puissance s’effectuent d’ordinaire au moyen de résistances liquides qui présentent le double avantage de l’économie et de l’absence de self-induction. L’auteur examine d’abord les points suivants : i° quantité d’eau nécessaire pour une charge donnée ; 20 distance et dimensions des électrodes. Au sujet de la quantité d’eau il faut distinguer le cas où l’eau est poussée jusqu’à l’évaporation et où l’on remplace d’une façon quelconque la quantité d’eau vaporisée, et celui où l’eau est en circulation continue et portée simplement par le passage du courant de la température 6i à la température 02. .
- (') Sur la figure 1, l’enroulement inducteur /, qui pourrait d’ailleurs être alimenté par une source auxiliaire indépendante, est monté en dérivation entre deux des balais B et b, afin de réduire la tension d’alimentation de moitié, ce qui peut être avantageux pour la construction dans certains cas ; mais l’on peut également le monter en dérivation entre les balais BB suivant le montage primitivement indiqué.
- (-) Munie de ces perfectionnements, la dynamo Rosenberg semble convenir également tout particulièrement à la production de l’énergie électrique au moyen de moulins à vent. Ainsi que l’a signalé M. Mollin dans le précédent numéro de la Lumière Électrique, ce dernier problème est analogue à celui de l’éclairage des trains. (N. D. L. R.)
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- REVUE D*ÉLECTRICITÉ
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- 18 Janvier 1908.
- i° Si Ton désigne par P (K.W.) la puissance ma-xima qui se transforme en chaleur pendant la durée de l’essai, l’eau recevra par seconde 0,24 P (kil.-calories) et on voit facilement que l’eau atteindra la tenir
- , , , . V(ioo — 0.)
- perature de ioo° apres un temps t =—Q p j *
- étant le volume du liquide. J
- A partir de là, 537 calories seront enlevées par chaque kilogramme de vapeur, de sorte que la quantité d’eau à introduire est donnée par l’expression
- o,a4 P
- Qt =
- 537 -t- (100 — Ôj)
- litres par seconde.
- a0 S’il y a circulation continue, la quantité d’eau sera
- Q
- 0,24 P
- 6j -— Ô2
- litres par seconde.
- L’auteur a calculé les quantités d’eau nécessaire dans les 2 cas pour une puissance de 1 000 kilowatts (tableau I).
- TABLEAU 1
- EAU VAPORISÉE AVEC CIRCULATION
- 0, qT o, - h Qs 0a-ô, Q,
- 5 o,38o 10 24,00 55 4,36
- 10 o,383 i5 16,00 60 4,oo
- i5 o,386 20 12,00 65 3,69
- 20 0,389 25 9,60 70 3,43
- 25 0,392 3o 8,00 75 3,20
- 3o 0,395 35 6,86 80 3,oo
- » » 4o 6,00 85 2,82
- » » 45 5,33 9° 2,67
- » 5o 4,8o 95 2,53
- Pour déterminer les dimensions des électrodes il faut connaître la résistance de l’eau utilisée.
- Les résultats auxquels l’ont conduit un certain nombre d’essais qu’il a entrepris avec diverses eaux ordinaires sont indiqués dans le tableau IL
- La distance des électrodes doit être fixée eu égard à la charge, au courant par centimètre carré utile de la surface d’électrode et à la tension de la machine. Il faut naturellement connaître en outre la résistance spécifique du liquide et la forme de l’électrode.
- Avec une densité de 0,1 ampère-centimètre carré et une résistance spécifique du liquide de 2 000 Q centimètres l’auteur indique pour des tensions de 1 000 à Soooo volts les distances contenues dans le tableau III.
- TABLEAU 11
- Surface tics électrodes en cm'2 par uni|i. et densité admissible.
- TEMPÉRA- TURE FINALE DE l’f.AU Co SURFACE en etn^/amp. donnée par les essais. VALEURS A SUHFACE en cm- par amp. . ADOPTER DENSITÉ en amp. par cma
- 4o i t.O ! OC £ 3,5 0,29
- ôo 3,70 4,6 .0,22
- 60 4,85 0,i O, l6
- 70 6,25 7.8 0,13
- 80 8, i5 JO, 2 0,10
- 9° ï 2,00 i3,o 00 0 0
- 100 dc> 16,00 dc> 20,0 — deo,o5
- TABLEAU 111 Dislancc des électrodes.
- TENSION VOLTS DISTANCE DES ÉLECTRODES ans, TENSION VOLTS DISTANCE DES ÉLECTRODES ems.
- I OOO i£0 00 7 000 00 IlTO
- 2 OOO l6,6 8 000 66,4
- 3 000 24,9 9 000 74,7
- 4 000 33,2 10 000 83,0
- 5 000 41.5 20 000 iü6,o
- 0 000 4 9.» 3o 000 249,0
- Le bac de bois contenant le liquide était de section rectangulaire et les deux électrodes pouvaient être déplacées l’une vers l’autre en restant toujours parallèles à elles-mêmes.
- La hauteur immergée des électrodes était maintenue constante.
- L’auteur fait remarquer ensuite que dans les meilleures conditions la distance des électrodes doit être 20 à 3o fois plus grande que la distance explosive dans l’air pour la même tension et que naturellement celte distance doit être encore augmentée lorsque le liquide est fortement chauffé.
- Pour réduire les dimensions, notamment les distances pour les grandes puissances, on peut intercaler entre les électrodes une paroi isolante qui intercepte la communication.
- L’auteur donne enfin le schéma des connexions à établir dans les différents cas, courants monophasé et triphasé.
- S. B.
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-
-
- 90
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 3.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Formules simplifiées pour l’étude des transmissions à longue distance par courants alternatifs. — C. Breitfeld. — Elcktrotcchnik und Mas-chinenbau, a4 novembre 1907.
- Dans l’étude de la transmission des courants alternatifs à longue distance, l’on rencontre souvent le facteur (*)
- c ~ — y/e2ox -f- e ~2ax -1- 2 cos 2 bx ;
- C'est notamment le rapport de la tension à l’origine de la ligne E0 à la tension E* au point situé à la distance x de cette origine, avide, lorsque le câble est coupé à l’extrémité de la ligne.
- Les valeurs des coefficients a et b en fonction des constantes de la ligne sont bien connues, et se déterminent aisément d’après l’équation dite des télégraphistes ; nous ne les reproduirons donc pas, renvoyant le lecteur aux précédentes études.
- Tant que la longueur x ne dépasse pas la valeur — , la quantité placée sous le radical peut être
- développée en séries en négligeant les termes de deuxième ordre, et l’on peut écrire avec une approximation suffisante :
- o>=,-a-x»[Q'_1j+iaV[1 + Q‘|
- = 1 -+-?> en posant
- y = 3 a'^ (1-4- A'1) ~ a*x2 (A:2 — 1), ( [)
- et
- - = k.
- a
- (Avec les câbles ordinaires, ce rapport est tou-supérieur à l’unité.)
- En égalant à zéro les dérivées successives de 1 égalité (1), l’on vérifie immédiatement que la déri-t ,, c/y
- vee. première y- s annule pour x — o et pour
- (*) Cf. Rœssi.eh. Die Fernleitung von YVechselstromen, Julius Springer éditeur, Berlin iqo5. Ouvrage traduit on français par E. Steinmann, Béranger éditeur, 1906. Voir aussi A . Bi.ondei,. Méthode pratique pour le calcul des lignes à courants alternatifs présentant de la self-induction et de la capacité. Eclairage Electrique, 1906, tome XLIX, p. 121, ifu, ?./ii et 3si (N. D. T.).
- tandis que la dérivée seconde s’annule pour
- La forme générale de la courbe de la fonction/ est donc celle de la figure 1, dans laquelle cette
- f'ig. 1. — Valeur du facteur v cii fonction de la distance x,
- courbe est tangente à l’origine au point O, présente un point d’inflexion A pour l’abscisse xlt puis un minimum au point R, et enfin la fonction devient positive, après sètre annulée au point D d’abscisse
- Dans ces conditions, si l’on cherche les valeurs de k pour lesquelles l’abscisse x2 est inférieure à —, l’on trouve qu’il faut satisfaire à l’une
- 2rt
- des inégalités
- ou
- k <. 1 ,y( i
- A' >> 2,10.
- Moyennant cette condition, légalité (2) peut avec une grande approximation servir au calcul de la distance qui correspond au minimum du
- 11j
- rapport —- (puisque y.2 est négatif), E,
- c’est-à-dire au
- maximum de la surtension par effet Ferranti.
- D’autre part, l’auteur a montré précédemment (4) que l’on pouvait calculer facilement les valeurs approchées des résistances à vide et en court-circuit d’un câble, dont la longueur ne dépasse pas une certaine valeur critique l, lorsqu’on a effectué quelques mesures sur un échantillon de faible longueur. En se reportant à la valeur donnée pour /, l’on constate que cette longueur est inférieure à .t,, si l’on vérifie l’inégalité
- A:> 1,225.
- (') Elcktrotcchnik und Maschinenbun, 1907, p. 707 et Eclairage Electrique, tome LUI, 79 et 26 octobre 1907, p. ()3 et i33.
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- 18 Janvier 1908.
- R E V U E D ’ E L E C T R1G 1T E
- 91
- La courbe des y peut alors être confondue avec la parabole, tangente à l’origine à l’axe des x et passant par le point xt, yit dont le paramètre pt doit par conséquent être tel que
- x\= W i> c’est-à-dire dont l’équation est
- y — — o,8333 ci? (k2 — i)x~. (5)
- Examinons maintenant le cas où i, io5-</i:<C i,aa5; l’on a alors l^>xl} et la parabole OA doit être complétée par une deuxième parabole ayant la même tangente commune au point A, et dont le sommet se trouve en B. Son paramètre est donc déterminé par la condition
- (x2 — xQ2 = ap2 (y 2 — yi), d’où finalement l’on tire la l'elation
- y = y-2 — i,a5 «2 (fc2 — i) (x2 — xy, (6)
- valable pour tous les points dont les abscisses sont comprises entre x, et x2.'
- L’on peut donc aisément construire le segment de courbe AB (fig. i).
- 11 reste à présent à étudier le cas où k est supérieur à i,io5 ; d’après (2), l’inégalité fc<i,io5 revient à dire que la distance x2 est inférieure à l, c’est-à-dire que le point E' d’abscisse l se trouve à droite du point D (position justement indiquée sur la figure). L’on peut remplacer encore le segment BE' par un arc de parabole, au moyen d’une construction analogue à la précédente ; pour d’aussi faibles valeurs de k, la valeur minima du coefficient c, qui correspond évidemment au point x2, y2, est égale d’ailleurs à 0,9926, c’est-à-dire ne diffère de l’unité que de 0,8 %
- Enfin, dans certains cas, le point E peut se trouver à droite du point D; d’après l’égalité (4), cela a lieu pour k ^ i,o5. Lorsque le point E coïncide avec le point D (x3 — l, k — 1 ,o5), la valeur de c au point x2 y2 est égale à 0,9982 ; en d’autres termes, la tension en un point du câble est égale pratiquement à la tension du départ pour toutes les distances inférieures à la longueur critique l.
- En résumé, l’on voit que l’on a examiné successivement les cas suivants :
- i°
- 2°
- 3“
- 4°
- fc> 1,225 1,125 >> k~y> i,io5 i,io5>- k > i,o5 i,o5 > k
- d'où l<x,
- -- Xy < / <C x2
- — XiClKx-i
- ' a.‘;[ <C /,
- L’auteur a appliqué sa méthode à quelques câbles étudiés par Rœssler, et a trouvé une excellente concordance avec les résultats obtenus par la formule rigoureuse.
- J. IL
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Sur la commande électrique des pompes.
- — T.-Ii. Kolkin. — The, Elecirical Review, 6 décembre I9°7-
- Les applications de l’électricité à la commande des pompes sont particulièrement intéressantes dans les houillères et d’une manière générale dans les mines.
- Rappelons en effet les principaux inconvénients inhérents à la commande des pompes par moteurs à vapeur : longues conduites de vapeur continuellement maintenues prêtes pour le fonctionnement, pertes par condensation, chaleur rayonnée par les conduites.
- Au contraire, les avantages de la commande électrique sont l’économie d’espace occupé par les câbles conducteurs en comparaison des conduites de vapeur, l’absence de dépense d’énergie pendant les arrêts, la facilité de la commande du fonctionnement depuis un point quelconque.
- Au point de vue du type de moteur à adopter, le moteur triphasé est préférable au moteur continu dans la plupart des cas. II demande moins de surveillance et de soins, il peut mieux supporter les à-coups. Enfin il offre l’avantage de pouvoir être directement utilisé sous haute tension. On peut employer soit les moteurs à bagues, soit les moteurs à cage d’écureuil, mais de préférence les bagues avec résistances liquides pour les gros moteurs.
- Comme pompes, on peut utiliser soit les pompes rotatives, soit les pompes alternatives à pistons. Les premières sont indiscutablement supérieures pour les grands débits et les faibles hauteurs d’élévation, car alors les pompes à piston devraient avoir des dimensions trop grandes.
- Les pompes rotatives sont plus faciles à manier et à établir; elles ont un moindre encombrement, ce qui est fort important dans les installations souterraines. Do plus, le prix de premier établissement d’une pompe rotative, y compris son moteur, est inférieur à celui d’une pompe alternative de même capacité.
- Quant au rendement, l’auteur pense qu’il est généralement moindre pour une pompe rotative. Cepen-
- qui comprennent tous les cas de la pratique.
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-
-
-
- 92
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 3.
- dant dans certains cas, les rendements sont comparables. Il est facile de comprendre l’importance de cette question de rendement. Une différence de i °/„ seulement peut entraîner un bénéfice ou une perte annuel par ioo kilowatts installés de 375 à 5oo francs, suivant le prix de vente de l’énergie électrique et la durée d’utilisation.
- L’auteur décrit une pompe rotative présentant douze étages, six de chaque côté du moteur, tournant à i 48o tours-minute. Les deux parties de cette pompe sont reliées au moteur par accouplements élastiques. Le rendement aux essais était voisin de 73,6 °/0. La pompe est entraînée par un moteur triphasé de 3 000 chevaux sous 5 000 volts ayant un rendement de 94% et un facteur de puissance de.o,g3..
- Au sujet des pompes alternatives, il faut distinguer les pompes à basse tension qui tournent à faible vitesse (25 tours-minute) et les pompes à haute pression construites aujourd’hui pour des vitesses de 100,à 200 tours suivant leurs dimensions. Suivant leur vitesse, les pompes pourront être entraînées directement ou par l’intermédiaire d’engrenages réducteurs. Mais tandis que le rendement d’une pompe alternative à basse pression, y compris l’engrenage, est dans de nombreux cas à peine supérieur à celui d’une pompe rotative, le rendement d’une pompe à haute pression entraînée directement sans engrenages est de 10 à f 3 % meilleur que celui des pompes rotatives.
- Les pompes alternatives à haute pression ont déjà reçu de nombreuses applications en Europe sauf en Angleterre, ce qui est d’autant plus étonnant d’après l’auteur que les résultats obtenus avec ces pompes ont été excellents.
- A. Bq.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Emploi du carborundum pour redresser les oscillations électriques. — G.-W. Pierce. — Physical Reoiew.
- L’on sait déjà, d’après le Général Dunwoody (l), qu’un fragment de carborundum muni de deux électrodes peut être employé comme détecteur d’ondes électromagnétiques, et cet inventeur a indiqué plusieurs méthodes pour fixer les électrodes au cristal; c’est ainsi que l’on peut enrouler des fils métalliques autour des extrémités, ou encore maintenir (*)
- l’échantillon entre deux mâchoires, isolées l’une de l’autre, et formant les électrodes. Le détecteur ainsi, constitué, se montre comme un détecteur électrolytique, et l’on a même pu recevoir des ondes à une distance de plusieurs centaines de kilomètres sans employer de batterie auxiliaire avec le téléphone.
- L’auteur a entrepris quelques essais pour élucider cette curieuse propriété, et se propose d’étendre ultérieurement ses recherches à d’autres cristaux.
- Des expériences faites sur un échantillon soumis à une pression de 5oo grammes, et plongé dans un bain d’huile à 64° C., ont montré effectivement que le carborundum offre une résistance ohmique différente suivant le sens du courant. Cette propriété a été déjà signalée par F. Braun pour des oxydes et des sulfures cristallins, mais l’effet était beaucoup moins accentué qu’avec le carborundum ; avec ce dernier, le courantétait ioofois plus fort dans un sens que dans l’autre, pour une mêmetension de iovolts. L’effet diminue lorsque la tension augmente, et c’est ainsi que pour une tension de 27,5 volts, le rapport des deux courants n’est plus que de 17. En faisant varier la température du bain et la pression des mâchoires, l’on a obtenu des résultats analogues ; l’on a remarqué en outre, pour line pression de 2 kilogrammes notamment, que la courbe du courant en fonction de la tension appliquée, tracée d’après des valeurs croissantes de la tension, donnait des valeurs supérieures à celles correspondant à une même valeur de la tension, mais obtenues en faisant décroître cette tension ; ce phénomène a été observé dans le cas où le sens du courant était celui pour lequel la résistance était la plus faible, et dans le cas contraire l’effet était inverse.
- Dans les deux cas, il disparaissait d’ailleurs après plusieurs renversements de courant.
- Les irrégularités constatées au cours des essais précédents étant dues sans doute aux mauvais contacts provenantde l’extrême dureté du carborundum, l’auteur employa ensuite des cristaux possédant deux faces parallèles, choisies aussi planes que possible, et dont certaines étaient recouvertes d’un dépôt de platine. Dans une première série d’expériences, une seule des deux faces était platinée; elles avaient environ 1 millimètre carré de surface, et l’épaisseur du cristal (distance entre les faces) était d’environ omm,6. Les deux faces planes étaient en contact avec des mâchoires en argent permettant d’exercer les pressions suivantes : 35o grammes, 1, 2 et 3 kilogrammes ; pour une tension donnée, le courant étant le plus intense lorsqu’il pénétrait par la face plati-
- (*) Brevet américain 110 837616, publié le 4 décembre 1906,
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- T
- née. La figure i donne les résultats pour les pressions de 35o grammes et de i kilogramme ; Ton voit que la dyssymétrie est 'très prononcée, et que l’intensité est à peu près constamment nulle pour un certain sens de la tension appliquée.
- Fig. I. — Courbes du courant en fonction de la tension pour des pressions de o,35 et i kg.
- L’échantillon avait alors une résistance relativement basse, et à égalité de tension aux bornes de cet échantillon, les variations de résistance .apparente étaient encore considérables; dans ces derniers
- essais l’intensité des courants a atteint - ampère.
- Au moyen d’un tube de Braun, l’auteur a pu enregistrer le courant passant à travers un échantillon soumis à une différence de potentiel sinusoïdale ; la figure 3 donne une reproduction de la photographie ainsi obtenue. Le redressement partiel du courant est très visible et montre que le changement de résistance est très rapide, puisque la fréquence atteignait 120 périodes à la seconde.
- Fig. 3. — Courbe du courant relevée avec le tube de Hruun.
- La figure 2 donne les courbes analogues relatives à des pressions de 2 et de 3 kilogrammes ; lorsque la pression augmente, l’effet produit est donc moins sensible.
- 6 10 16 20 25 30
- Fig. 2*— Courbes du courant en fonction de la tension pour des pressions de 2 et 3 kg.
- 11 résulte enfin des essais que la température a une influence très importante sur les résultats ; la conductivité du carborundum augmente d’après les courbes relevées en même temps que la température, et à ce point de vue il se rapproche davantage d’un électrolyte que d’un métal.
- Lorsque l’on emploie un tel détecteur avec une batterie locale, l’on peut expliquer son fonctionnement de la manière suivante : d’après les courbes ci-dessus sa résistance apparente diminue lorsque le courant augmente, et par conséquent lorsque les oscillations électriques se superposent au courant continu dû à la pile, elles occasionnent un accroissement de l’intensité moyenne ayant une durée égale à celle d’un train d’onde, c’est-à-dire capable de produire un son dans le téléphone.
- Si l’on supprime la pile, le détecteur agit comme redresseur et les ondes ont un effet analogue à celui d’un courant continu intermittent, donnant lieu dans le téléphone à une note qui correspond encore à la fréquence des trains d’onde.
- P. S.
- D’autres essais ont été exécutés avec les deux faces de contact platinées et atteignant chacune 5 milli-< mètres carrés de surface.
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- BREVETS
- Moteur d’induction. — F.-V. Alexanderson.
- — Brevet américain n" 87a 55o, publié le 3 décembre 1907.
- Le stator de ce moteur porte deux enroulements primaires dont l’un possède un nombre de pôles double de celui de l’autre. Quant au rotor, il comprend un enroulement tel qu'il offre une résistance ohmique élevée aux courants relatifs au nombre de pôles le moins élevé. Dans ces conditions, le couple C est à chaque instant la somme des couples individuels C, et C.2 dus à l’action de chaque enroulement statorique sur les courants induits correspondants ; il est donc élevé au démarrage, puisque l’on peut s’arranger de manière à ce que le couple Cj, dû aux enroulements de moindre polarité, soit alors maximum. Au fur et à mesure que la vitesse o> s’élève, le couple C2, d’abord très faible, augmente progressivement, passe par un maximum, puis décroît très rapidement, peu avant la vitesse dé synchronisme £2 correspond à cette polarité, passe par zéro pour 10 — £2, et enfin prend très rapidement des valeurs négatives élevées. Le couple C2, au contraire, décroît progressivement jusqu’à la vitesse o> — 2£2, pour laquelle il s’annule. En définitive, l’on voit donc que le couple C = Cj 4- C2 s’annulera en général pour une vitesse légèrement supérieure à «, puisqu’alors les couples C, et C2 pourront être égaux et de signe contraire. Une fois la vitesse de régime atteinte, il suffira donc de modifier les circuits du rotor, soit par un mécanisme manœuvré à la main, soit par un mécanisme automatique, pour que le moteur continue à tourner comme un moteur ordinaire.
- Procédé de ventilation pour machines ho-mopolaires. — J.-E. Noeggerath. — Brevet américain n° 873 072, publié le 10 décembre 1907.
- Dans une machine unipolaire, les pertes par hystérésis dans le rotor sont supprimées, mais par contre les pertes par frottement et par effet Joule dans les bagues servant à recueillir le courant sont très notables, surtout dans les turbo-dynamos à grande vitesse, et il est absolument nécessaire de réaliser une ventilation énergique. Dans ce but, l’inventeur propose de disposer les bagues collectrices comine l’indique la figure 1.
- Entre deux bagues adjacentes, l’on a prévu un certain espace permettant une énergique circulation de
- l’air sous l’action de la force centrifuge. Des canaux,
- Fig’. I. — Procédé de ventilation pour machines unipolaires.
- visibles sur la figure, complètent d’ailleurs la circulation.
- Nouveaux enroulements. — R.-D. Mershon. — Brevet anglais n° 4 i85, publié le 1/1 novembre 1907.
- Ce brevet est relatif à une méthode d’enroulements permettant d’obtenir toute distribution du flux magnétique dans les machines à courants alternatifs. Les enroulements que l’on emploie habituellement sont composés ordinairement d’éléments distincts (enroulements à phases séparées), et lorsque l’on veut faire varier le nombre de pôles, il arrive que ce type d’enroulement ne convient qu’à l’une des polarités, et donne de mauvais résultats avec l’autre. Pour remédier à cet état de choses, l’inventeur propose d’employer un enroulement uniformément distribué présentant les mêmes avantages qu’un enroulement à phases séparées. Dans ce but, l’on injecte dans cet enroulement, en des points convenablement choisis, des courants de même phase, et de valeurs relatives telles que l’on obtient pour le flux de force résultant la distribution désirée.
- Pi'ocêdè pour fixer lès filaments des lampes à incandescence. — Westinghouse Métal Filament Lamp Company. — Brevet anglais n° 18 923, publié le 27 décembre 1907.
- Ce procédé concerne la fixation des filaments métalliques de lampes à incandescence aux conducteurs d’amenée du courant ; il est basé sur le fait que certains métaux tels que l’aluminium, le magnésium, le calcium, le cérium, etc., donnent lieu à une réaction exothermique lorsqu’ils sont combinés avec de l’oxygène, pour lequel ils ont une grande affinité.
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- Par suite, si l’on mélange un oxyde métallique avec de l’aluminium, du magnésium, etc., la réaction, une fois amorcée, se continue d’elle-même en produisant une très grande quantité de chaleur que l’on peut utiliser pour souder (l). A cet effet les extrémités des conducteurs d’amenée de courant sont munis de boucles permettant d’assujettir le filament.
- L’on forme en outre une pâte composée d’oxydes métalliques (correspondant de préférence aux métaux qui doivent être soudés), additionnés d’aluminium ou de magnésium etc., en proportion équimoléculaire, et d’un liquide convenablement choisi. Après avoir recouvert de cette pâte les joints à souder, l’on amorce la réaction au moyen d’une source de chaleur quelconque, un courant électrique par exemple ; elle se poursuit ensuite d’elle-même, en dégageant une quantité de chaleur suffisante pour provoquer la soudure.
- Naturellement, le liquide employé dans la fabrica-cation de la pâte ne doit pas avoir un effet nuisible; avec du calcium l’on doit choisir par exemple de l’alcool et non de l’eau, et avec de l’aluminium, une solution de chlorure de mercure ou d’un autre sel de mercure, etc.
- La réaction exothermique ainsi obtenue produit un léger dépôt d’oxyde d’aluminium ou de magnésium, etc., sur la soudure, mais ce dépôt n’a aucun inconvénient au point de vue de la conductivité. D’ailleurs on peut le faire disparaître aisément au moyen d’un traitement par l’acide chlorique.
- Alternateur à haute fréquence. — Vossnack. — Brevet allemand n° 184 385.
- Cet alternateur comporte un inducteur tournant
- (') C’est là le principe de l’aluminothermie dû à Golds-chmidt et appliqué surtout à la soudure des rails. (N. D.
- b. R.)
- hétéropolaire de type ordinaire ; quant «à l’enroulement induit, il comporte un certain nombre de bobines reliées en série et entre lesquelles sont intercalés des condensateurs ou même des bobines de self-induction en nombre égal.'D’après l’inventeur le rôle de ces condensateurs distribués (ou éventuellement de ces bobines) est de réduire la chute de tension à celle due à la résistance ohmique(').
- Détecteur d’ondes. — Dunwoody. — Brevet américain n° 85é 813.
- Cet inventeur a reconnu que la magnélite (Fe3Oi) peut servir à constituer un détecteur d’ondes. Un fragment de ce corps, sous forme de cristal par exemple, est relié directement ou non avec le circuit de l’antenne ; l’on peut encore utiliser un contact entre un fragment de raagnétite et une surface argentée et polie. Dans tous les cas l’on monte le téléphone et la pile auxiliaire aux bornes du détecteur ainsi constitué.
- Condensateur microphone. — W. Poulsen. —
- Brevet danois n° g g85.
- Pour la téléphonie sans fil, Ivl. Poulsen emploie comme appareil transmetteur un condensateur composé d’un certain nombre de plaques, empilées l’une sur l’autre, et vibrant sous l’action delà voix humaine. Il en résulte des variations de capacité suffisantes pour modifier les constantes du circuit transmetteur où ce condensateur se trouve intercalé (2).
- (') Avec colle disposition, la difficulté d’avoir un très grand nombre de pôles suffisamment épais sans dépasser une vitesse excessive demeure entière. (N. D. L. R.).
- (a) Gomme on le sait, le condensateur chantant est connu depuis fort longtemps, et a été également perfectionné récemment par MM. Argyropoulos et Abraham. (N. D. L. R.)
- BIBLIOGRAPHIE
- H est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés d lu flèduclion.
- La tecnologia delle saldature autogène dei Metalli. — Prof. S. Ragno. — i vol. in i8de 129 pages, avec 18 figures. — Hoeim.i, éd., Milan. —Prix : relié, 2 1.
- Dans cc petit traité de la soudure autogène des métaux, après avoir donné un court aperçu des con-
- ditions générales de ce procédé, l'auteur envisage successivement les conditions pratiques de réalisation de la soudure électrique, oxyhydrique et oxya-cétylénique. M. Le Chatelier, dans une communication à l’Académie, a "indiqué que l’acétylène donne, en raison de sa constitution endothermique, une
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- température beaucoup plus élevée que les autres gaz et en le mélangeant à l’oxygène, on peut réaliser des températures de 3ooo° alors que l’on ne dépasse pas a ooo à a 5oo avec le mélange d’hydrogène et d’oxygène. L’emploi de l’acétylène n’est pas cependant sans inconvénients ; leur importance est d’ailleurs aujourd’hui fort réduite eu égard aux améliorations qui ont été apportées à la production industrielle du carbure de calcium.
- L’auteur examine encore le procédé alumino-thermique si utilement appliqué à la soudure des rails et indique enfin, dans un dernier chapitre, les applications qui ont été faites des diverses soudures et celles qui conviennent le mieux à chacune d’elles.
- R. Tl.
- Prescriptions de l’association des électriciens allemands pour l’exécution des centrales de distribution d’énergie électrique. — Traduit de l’allemand, par E. Allain-Launay. — i vol. in-12 de 88 pages. — Ch. Béranger, éd., Paris. — Prix: broché, 3 francs.
- Les diverses publications de l’Association des électriciens allemands sont trop connues des électriciens pour qu’il soit nécessaire d’en souligner ici l’importance. On saura gré à M. Allain-Launay d’apporter au public français une traduction claire et précise des prescriptions relatives aux centrales. Le développement considérable de celles-ci marque l’opportunité de ce livre.
- Les prescriptions entreront en vigueur en Allemagne dès le Ier janvier 1908.
- Les nouvelles prescriptions diffèrent de celles qui avaient été édictées en 1901-1903 en ce que :
- i° On a supprimé la division en a parties dont l’une concernait la nature du matériel et l’autre la pose de celui-ci.
- a0 On a groupé les prescriptions relatives à la basse et-à la haute tension au lieu de les séparer. Les prescriptions pour la haute tension sont simplement en caractères spéciaux.
- 3° On a introduit une division nouvelle en réunissant toutes les règles de montage d’une part et les prescriptions d’autre part.
- 4° On a écarté les prescriptions relatives aux chemins de fer et aux installations dans les mines.-Ce petit livre constitue un guide indispensable et sûr pour tous ceux qui ont à exécuter des installations de lignes ou à monter des centrales.
- P. G.
- CORRESPONDANCE
- Nous recevons la lettre suivante :
- Turin, 26 décembre 1907.
- Je lis à la page 43i de votre honorable Revue une note relative à mon ouvrage « Notions d’électrotechnique ». Vos appréciations sur la valeur de mon très modeste ouvrage m'ont été sensibles parce qu’elles confirment la réalisation du but que je m’étais proposé. Cependant vous laissez croire que j’aurais pu me servir de l’excellent traité du P1' Eric Gérard sans prendre la peine, de le citër dans les notes bibliographiques. Or dans la préface de mon traité j’ai indiqué explicitement que je citais uniquement les ouvrages dont je m’étais servi pour le composer et je n’ai pas citer le' livre en question parce que je ne disposais que d’une ancienne édition (1895). Je n’ai pas davantage signalé parmi les Revues, votre publication que je considère pourtant comme la meilleure du genre. Il me jmraît néanmoins que je n’ai pas été avare de citation, d’abord par un sentiment de justice et ensuite parce que dans un ouvrage didactique, il ne peut qu’être utile de porter à la connaissance du lecteur les traités que l’auteur a consultés. Mon ouvrage n’est d’ailleurs destiné qu’à une certaine catégorie d’étudiants aspirant aux Instituts supérieurs dans le genre de celui de Monte-fiore. S’il ne s’agissait pas d’une Revue aussi appréciée que la vôtre, j’aurais trouvé superflu de vous envoyer cette rectification, parce que vos lecteurs trouveront que mon ouvrage ressemble moins à celui de M. E. Gérard, qu’à ceux de Ferraris, Lom-bardi, Sartori, etc.
- Veuillez agréer, etc.
- A. de Maria.
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- VARIÉTÉS
- ADMINISTRATION ET TECHNIQUE
- Le dernier numéro de la Revue de l’Union des ingénieurs allemands (Zeitschrift des Vereines deut-scher Ingenieure) est accompagné d’un fascicule fort intéressant, premier numéro d’une publication nouvelle destinée aux ingénieurs. Cette publication porte le titre « Technique et Economie » qui indique exactement son but et la matière qu’elle apportera à ses lecteurs. Nous donnerons ici l’analyse des articles qui seront publiés chaque mois, mais nous voulons, dès à présent, signaler cette pénétration nouvelle de la « science économique » dans la « science de l’ingénieur ». Depuis longtemps l’Amérique avait formé « Yingénieur commercial » (*) et, en Europe, on s’en préoccupait. Les ingénieurs allemands, en publiant ce supplément commercial à leur Revue technique, ont
- (!) Voir à ce sujet : M. VVaxweileh. L’ingénieur commercial, dans la Reçue Economique Internationale, igo5. Alcan, édit, à Paris.
- marqué une fois de plus l’importance que prennent dans la vie des ingénieurs sur lesquels pèse la responsabilité des grandes affaires industrielles, toutes les questions économiques et administratives. « Aucun technicien ne peut, lit-on dans un article, se passer de connaissances économiques, car le but même de la technique n’est pas de réaliser des constructions dans des conditions quelconques, mais de les réaliser avec le minimum de frais. Est-il possible à un ingénieur de faire utilement un projet de machine ou d’étudier une nouvelle installation sans considérer les dépenses d’exécution. »
- Faudra-t-il ajouter dès lors aux études techniques déjà fort chargées, des études économiques et financières ? Cela ne parait ni possible ni même nécessaire. Mais il faut retenir encore de ceci que la rapide évolution de l’industrie et les transformations qui s’y sont opérées nous obligent à changer nos formules d’enseignement pour les adapter à ces conditions absolument nouvelles.
- JURISPRUDENCE
- LA GRÈVE EST-ELLE UN CAS DE FORCE MAJEURE ?
- Les retards dans la livraison des commandes créent souvent aux industriels de très graves difficultés. 11 nous paraît intéressant de signaler que la Cour de Cassation vient de statuer sur le point de savoir si une grève peut constituer un cas de force majeure et permettre ainsi à un industriel de se libérer sans indemnité de ses engagements vis-à-vis des tiers.
- Les faits se rattachaient aux grèves qui se sont produites au mois de novembre igo5 dans le port de Rochefort. Un armateur transportait à Rochefort des charbons dans un navire dont la maison D... s'était engagée à effectuer le déchargement dans un délai déterminé. Une grève ayant éclaté parmi les ouvriers de celui-ci, il en était résulté un retard dans le déchargement des charbons. L’armateur avait à ce sujet réclamé une indemnité à D... qui, de son côté, invoquait la force majeure pour prétendre qu’il n’en devait aucune.
- La Cour de Cassation, saisie sur le pourvoi de l’armateur, a fait résulter la force majeure des cir-
- constances dans lesquelles la grève s’est produite et du fait qu’on ne pouvait reprocher aucune faute au patron. La grève avait éclaté à l’improviste, en plein travail, à la suite d’un léger différend intervenu entre un contremaître et un ouvrier pour une question de salaire. Bien que satisfaction eût été donnée à l’ouvrier, la grève n’en avait pas moins continué.
- C’est en s’appuyant sur ces circonstances de fait que la chambre des requêtes de la Cour de Cassation, dans son audience du 28 octobre, a rejeté le pourvoi de l’armateur. Dans un considérant intéressant de son arrêt, la Cour de Cassation a décidé que la résolution soudaine du syndicat do rompre le pacte librement accepté et ses variations étaient de nature à inspirer à la maison D... des doutes sérieux sur l’utilité des négociations auxquelles elle s’est refusée, et qu’on ne saurait attribuer l’origine et la continuation de la grève à une faute pouvant engager la responsabilité de D... Par suite la Cour a déclaré que la grève avait exonéré D... de l’obligation de décharger le navire dans le temps convenu, et qu’aucune indemnité ne pouvait lui être réclamée à cet égard.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2“ Série). — N* 3.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En
- s’adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : i° sur toutes les questions qui se l’Eleclrotechnique ; 3° sur les Sociélés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromélallurgie.
- rattachenl
- NOTES INDUSTRIELLES
- Le Xe Salon de l’Automobile (suite) (*).
- Voitures électriques, mixtes, et a transmissions
- ÉLECTRIQUES.
- A. Voitures électriques. — Il est indéniable que depuis un an ou deux, la voiture purement électrique, actionnée par accumulateurs, se trouve en défaveur, au bénéfice de la voiture à essence de puissance restreinte. Cette dernière a été en effet l’objet de perfectionnements importants au point de vue de la souplesse de fonctionnement et du silence, et dans son état actuel elle s’adapte parfaitement bien à un service urbain; l’on comprend donc que la voiture électrique, dont la vitesse et le rayon d’action sont nécessairement plus limités, ait trouvé en elle une concurrente redoutable. D’autre part, les constructeurs de voitures électriques ne semblent pas, jusqu’à ces derniers temps, s’être souciés de donner à leurs A'éhicules une apparence et une silhouette aussi satisfaisantes que celles adoptées pour les voitures à essence ; ces dernières ont acquis une allure bien caractéristique, tandis que jusqu’ici les premières ne ressemblaient guère qu’à des voitures ordinaires dételées (2). A ce point de vue les derniers modèles dénotent un progrès notable; parmi les formes les plus heureuses, l’on doit citer celle adoptée par la maison Dinin. Une partie de la batterie est placée à l’avant sous un capot, et la silhouette, très élégante, se rapproche beaucoup de celle d’une voiture à essence ; dans une des voitures exposées au salon le siège du conducteur est placé dans l’axe de la voiture, disposition très heureuse qui permet de masquer aussi peu que possible la vue aux voyageurs. Elle serait d’ailleurs assez difficilement applicable à une voiture à essence, avec moteur à l’avant sous capot; il deviendrait alors nécessaire de prévoir des renvois compliqués pour la commande de direction, car la présence de l’arbre moteur suivant l’axe du châssis rend impossible l’emploi d’un mécanisme de direc-
- (*) Voir la Lumière Electrique, tome I (a» série), p. oâ.
- (2) Ce détail, bien qu’accessoire au point de vue technique, a cependant une grande importance aux yeux de la clientèle.
- tion ordinaire. La même maison applique à ces voitures un dispositif ingénieux auquel sera consacrée ultérieurement une étude détaillée spéciale, et qui donne la faculté d’obtenir des ralentissements rapides tels que ceux nécessités par la circulation à Paris. A cet effet, il suffit d’appuyer le pied sur une pédale qui provoque un renforcement de l’excitation du ou des moteurs; ceux-ci deviennent alors générateurs, et fournissent à la batterie une certaine quantité d’énergie, jusqu’à ce que la vitesse soit ramenée à une valeur faible réglable par la manœuvre du pied.
- Cette pédale sert également au démarrage et au réglage de la vitesse; une manette disposée sur le volant de direction permet d’ailleurs au conducteur de conserver une vitesse intermédiaire déterminée, sans être obligé de maintenir le pied sur la pédale, au moyen d’un taquet qui empêche celle-ci de remonter au-dessus d’une certaine position. L’on peut ainsi toujours ralentir au moyen de la pédale sans toucher à la manette. Le réglage delà vitesse s’opère par couplage de demi-batteries et modification de l’excitation ; le moteur unique attaque l’essieu arrière soit par engrenages droits (voituretles), soit par pignons d’angle et joints à la cardan, et comporte un enroulement compound qui peut être réduit pour certaines vitesses à un enroulement shunt ou un enroulement série. Le procédé de ralentissement ci-dessus permet de ménager les freins mécaniques, son fonctionnement est plus régulier et moins brutal qu’un freinage par débit sur résistances ; enfin, la récupération ainsi réalisée n’est pas à dédaigner, et dans tous les cas ne peut qu’avoir une influence bienfaisante.
- Les autres constructeurs de voitures électriques ont conservé sans modifications notables leurs modèles des années précédentes, et nous ne reviendrons pas sur ces voitures, renvoyant le lecteur aux études parues (*) l’an dernier.
- (*) Cf. R. de Vai.bkeuze, Les voitures électriques, Éclairage Électrique, tome L, 26 janvier 1907, page 117.
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- Dans son état actuel, la voiture électrique nous paraît susceptible de lutter encore contre la voiture à essence pour le service urbain. L’une des conditions essentielles pour son succès est, selon nous, l’emploi de conducteurs intelligents possédant quelques notions élémentaires d’électrotechnique, leur permettant de tirer le meilleur parti de leurs voitures. Tandis qu’avec des voilures à essence, la brutalité et le manque de connaissances techniques n’ont comme effet qu’une augmentation d’usure des organes et de consommation de carburant, l’incapacité du conducteur d’une électromobile peut réduire de plus dans dés proportions excessives le parcours effectué sans recharge. C’est peut-être là l’une des causes prédominantes de l’insuccès obtenu dans certaines exploitations.
- B. Voitures mixtes. — Comme on le sait, les voitures mixtes comptent une dynamo, montée envolant sur l’arbre d’un moteur à explosion commandant les roues motrices, et reliée à une batterie d’accumulateurs ; elle fonctionne tantôt en motrice, tantôt en génératrice, soit pour utiliser en palier ou en descente la puissance superflue du moteur thermique, soit pour lui venir en aide dans les rampes. La voiture Automixte, système Pieper, a été décrite ici même(°), ce qui nous dispensera de l’analyser en détail.
- Elle est construite depuis cette année par la société G. E. M. (Société générale d’automobiles électromécaniques), qui a modifié certains organes de manière à obtenir une silhouette des plus élégantes. C’est ainsi que tous les leviers à main ont été supprimés ; le commutateur de changement de marche et le rhéostat d’excitation servant à régler la vitesse sont commandés par des manettes placées sur le volant; le frein à main est actionné par une pédale disposée à côté de celle qui sert à la manœuvre de l’embrayage et du frein magnétiques, et munie d’un dispositif permettant à volonté de maintenir le frein serré quand on abandonne la pédale. La transmission se fait par joint longitudinal à la cardan, et grâce à d’autres joints transversaux supplémentaires, les roues arrière motrices sont carrossées. Tous les organes de contrôle ou de réglage, voltmètres, ampèremètres, etc., sont renfermés dans une sorte de vitrine placée sur le tablier de la vitrine.
- La dynamo shunt est à 8 pôles et 6 lignes de balais, sans pôles auxiliaires de commutation.
- (!) Cf. R. de Valbreuze, Les voiturespétroléo-électriques, Eclairage Electrique, tome L, 2.3 février 1907.
- La batterie d’accumulateurs Tudor de 24 éléments ne pèse que 160 kilogrammes, et occupe un volume très restreint; elle comporte en réalité deux demi-batteries logées sous les sièges. Enfin le moteur, très étudié au point de vue mécanique, est muni d’un allumage par une magnéto spéciale, afin de rendre son fonctionnement indépendant de celui de la batterie. Les autres organes, régulateur automatique, embrayage, etc., sont analogues à ceux exposés l’an dernier.
- En résumé l’ensemble, très séduisant, semble devoir donné d’excellents résultats. Des essais vont, paraît-il, être entrepris à Paris avec un autobus de ce type, et il sera intéressant d’en connaître les résultats; pour un semblable service, il conviendra sans doute de munir la batterie d’une suspension élastique spéciale afin d’amortir les choses si nuisibles à sa conservation.
- (A suivre.) J.-B.
- Régulateurs d’induction Brown Boveri.
- Pour maintenir constante la tension d’un réseau, la Société Brown Boveri construit soit des transformateurs à bornes multiples correspondant à différents voltages, soit des régulateurs d’induction d’un type assez intéressant.
- Fig. 1. — Enroulements en série.
- Ils sont destinés aux réseaux à fortes variations et spécialement :
- i° Aux stations génératrices, pour régler la tension des barres collectrices pour un ou plusieurs feeders en même temps.
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- a Aux stations réceptrices, pour maintenir la tension constante aux points de consommation.
- 3° Pour équilibrer les phases inégalement chargées des stations polyphasées.
- Fig. ‘2. — Enroulements séparés.
- 4° Pour opérer graduellement la mise sous tension des câbles à haute tension.
- Ces régulateurs d’induction sont construits dans une carcasse de moteur asynchrone à quatre pôles, et constituent une sorte de transformateur dont un enroulement, celui du stator, est fixé tandis que l’autre, celui du rotor, peut se déplacer.
- Ce transformateur engendre une force électromotrice dont la valeur varie suivant la position relative
- Fig. o. — Régulateur d’induction avec réglage automatique commandé par le moteur de ventilation.
- des enroulements du stator et du rotor. Elle est maximum, lorsque les deux bobines sont en face
- Fig. 4. — Schéma des connexions de l’Usine électrique municipale de Renie.
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- l’une de l’autre, et elle diminue dès que les bobines s’écartent de cette position. Dans l’exécution tétra polaire, le rotor peut se déplacer de 90°. La bobine en dérivation peut être soumise directement à la tension de service, ou recevoir de la basse tension par l’intermédiaire d’un transformateur réducteur. Le déplacement du rotor se fait au moyen d une vis actionnant un secteur denté ou par un régulateur automatique Thury.
- Les figures 1 et a indiquent les dispositions des enroulements.
- La figure 3 montre une vue d’un régulateur d’induction avec commande automatique.
- La ville de Berne a installé dans sa principale sous-station un régulateur de ce genre.
- L’usine génératrice, située à Spiez, fournit de l’énergie électrique à la ville de Berne ; le transport se fait par une ligne aérienne d'une longueur de 33 kilomètres, à la tension de ibooo volts environ. Dans la Centrale à vapeur de la ville de Berne « Marzi-
- liinsel » la tension du courant est abaissée à 3000 volts.
- A l’arrivée dans l’usine, la tension du courant de la Kander est réglée par des régulateurs d’induction, jusqu'à ce qu’elle atteigne la même valeur que celle des barres collectrices de la ccnlrale; le relais de ces régulateurs étant cornpoundé, ces appareils règlent donc la tension d’après la charge.
- Il existe dans cette station deux de ces régulateurs d’induction, chacun prévu pour une puissance de 5oo KVA et une tension moyenne de 3 000 volts, — tension qui peut être réglée de ± 10 °/0. — Les deux régulateurs sont montés en parallèle et les dispositifs de réglage réunis mécaniquement. Ce réglage peut se faire à l’aide d’un volant à main ou d’un régulateur automatique Thury qui commande l’arbre commun aux deux appareils.
- Ces régulateurs sont du type normal ouvert et à ventilation artificielle. Le schéma (fig. 4) indique les connexions entre les barres collectrices et les appareils.
- RENSEIGNEMENTS COMMER IAUX
- Production du manganèse aux Etats-Unis. — Suivant un rapport du Service géologique des Etats-Unis, l’année 190C) a été témoin d’un certain revirement dans l’industrie américaine du manganèse; la production a dépassé celle des années iqo5, 1904 et 1903 et a presque égalé celle de 1902.
- En 1906, la production de minerais de manganèse a atteint 6921 tonnes (de 2 2^0 livres anglaises) évaluées à 88 i32 dollars, contre 4n8 tonnes évaluées à 36 2i4 dollars en it)o5. Toutes les augmentations sont causées par la Virginie et TUtah, car aucun autre Etat n’a produit en 1906 une quantité notable de maganèse.
- En plus de ces minerais de manganèse ayant une teneur relativement élevée, il y a dans l’Arkansas et le Colorado une production très importante de minerais de fer contenant de 20 à 4o °/0 de manganèse. Les minerais de cette espèce se sont élevés en 190b à 4i 3oo tonnes évaluées à 122400 dollars, contre 49ï58 tonnes évaluées à 117139 dollars en I9°5*
- A côté des minerais de manganèse et des minerais de fer manganésilère, depuis quelques anuées une quantité importante de manganèse a été retirée du résidu provenant d’une certaine usine à oxyde de zinc qui traite les minerais du New-Jerzey. Le minerai brut qui est envoyé à cette usine se compose d’un mélange de franklinite et de willémite, la première dominant. Après l’extraction de l’étain, ce qui reste se compose d’une masse de manganèse et d’oxydes de fer. La production de ce résidu manganésifère a atteint en 1906, 93 461 tonnes, contre 90289 tonnes en 1905.
- La production du ferromanganèse et de la fonte spéculaire aux Etats-Unis, pendant l’année 1906, s’est élevée à 3oo 5oo tonnes, contre 289 q83 tonnes en 1905.
- Cuivre. — Les exportations du Chili pendant la quinzaine
- écoulée s.e sont élevées à 900 tonnes, embarquées toutes à destination de l'Europe. Les arrivages pour la même période ont été de 24 323 tonnes contre des livraisons de 22 4oi tonnes. Les approvisionnements en vue ont donc augmenté de 1 922 tonnes et s’élèvent maintenant à 19710 tonnes. Le i5 décembre passé, la quantité était de 17 788 tonnes.
- 3i déc. M)°7 16 déc, 1907 31 déc. iqqG
- Stocks en Angleterre cl en
- France i3 0G0 11 o38 9324
- Stocks en route du Chili et
- do l’Australie 6 (35o 5 85o 7 600
- Total. 19 710 17788 16 924
- ÉCLAIRAGE
- Le Havre. — La Société d’énergie éloctriquc qui a le privilège de la distribution de cette ville arrivera bientôt au jterme de son contrat. Une Société parisienne d’énergie électrique a fait à l’administration parisienne des propositions pour effectuer la distribution sans monopole.
- NOUVELLE SOCIÉTÉ
- Société Ardenna/se d'énergie électrique (Société anonyme, constituée le 1 r décembre 1907 ; statuts déposés chez Mu Le-gay, notaire à Paris).
- Objet : L’exploitation des applications de l’énergie électrique sous toutes ses formes, spécialement dans le département des
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- Ardennes et dans la région de l’Est de la France, et toutes opérations s’y rattachant.
- Siège social : A Paris, rue Louis le-Grand, 19.
- Capital social : 5oo 000 francs, divisé en 5 000 actions de 100 francs chacune, dont 3ooo souscrites en espèces, libérées du quart, et 2000, entièrement libérées, représentent les apports.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Grande société des Tramways de Berlin. — Les recettes totales de cette Société, pendant l’exercice 1907, se sont élevées à 35 millions 973567 marks, contre 34G32o5i marks en 1906. La recette moyenne quotidienne a été de 98558 marks en 1907, contre 9^882 marks en 1906.
- Société dijonnaise d'électricité. — Dans le dernier bilan de cette Société (exercice 1906-1907) nous relevons la statistique et les renseignements suivants qui intéresseront nos lecteurs :
- La vente de l’électricité a continué à s’accroître a peu près
- dans les mêmes proportions que pendant les années précédentes.
- Le nombre des abonnés à la force motrico a passé de io4 à 129.
- Le nombre des abonnés à la lumière a passé de 1 298 à 1 53o. Dans ce nombre figurent encore 3g abonnements à forfait.
- Le nombre des lampes souscrites, converties en lampes de 10 bougies, a passé de 40268 à 434oo.
- Le nombre moyen des lampes de 10 bougies est de 28 3/io par abonné.
- Le nombre total de chevaux vendus a passé de 568 j/3o à 656 5g/6o.
- Le nombre moyen est de 5 chevaux 8/100 environ par abonné.
- Le tableau ci-contre résume ces chiffres et permet de les comparer à ceux des années précédentes :
- La recette moyenne annuelle par lampe de 10 bougies est de 8 fr. 10.
- La recette moyenne annuelle pour la force motrice est de i48 fr. 19 par cheval.
- LUMIÈRE FORCE MOTRICE
- nombre NOMBRE NOMBRE MOYEN de lampes de 10 bougies per abonne NOMBRE NOMBRE MOYEN
- d’abonnés total do lampes de 10 bougies d’abonnés de chevaux rendus de chevaux venuds par abonné
- Au 3o juin i8g3 261 3 565 i4 » » ))
- — 1894 374 6 479 17 )) » »
- 1 00 ÎO VI 44o 8 365 19 » » »
- — 189e 407 9 823 2 l )) » «
- — i897 5 20 12 o3o 23 » )) ))
- — 1898 579 14 411 25 7 69 1/2 9 9/ï6
- — i899 656 17 384 26 1/2 i3 IOO 7 69/100
- — 1900 739 19 358 20 l/2 22 t3i 1/2 5 97'/100
- — 1901 841 29 146 34 t/2 27 t84 6 81/100
- — 1902 926 32 108 34 I /2 37 217 1/2 5 88/100
- — 1903 I 000 35 499 35 1/2 55 267 i/3o 4 67/100
- — 1904 I 086 38 3gi 35 3/io 65 342 3/20 5 26/100
- — 1905 I 175 3g 531 33 6/10 80 412 19/60 5 i5/ioo
- — 1906 1293 4o 268 3i 1/10 io4 568 7/3o 5 46/ioo
- r- O 1 1 53o 43 4oo 28 3/to 129 656 5g/6o 5 8/100
- Société Lyonnaise des forces motrices du Rhône. — La Société Lyonnaise des Forces Motrices du Rhône fut constituée, en 1892, au capital de 12 millions de francs, qui fut porté à 16 millions en 1896, puis à 20 millions, et, enfin, à 25 millions, en 1901. Ce capital est représenté par 5o 000 actions de 5oo francs. Il existe 6 000 parts de fondateur qui furent'remises au Syndicat des Forces Motrices du Rhône en représentation de l’apport qu’il fit à la Société de sa concession'; Ces parts ont droit h 35 °/o sur les bénéfices nets, après prélèvement de 5 % sur ces mêmes bénéfices pour la constitution de la réserve légale, et d’un premier dividende de 5 °/„ aux actionnaires. De 1896 à 1901, il fut émis des obligations 5 °/0 converties en obligations 4 °/o en 1902. Ces titres,
- qui figurent au bilan pour 24 999 770 francs, sont remboursables jusqu’en 1962.
- Dès 1899, le canal entrepris par la Société était achevé, mais d’importants travaux de parachèvement, de compléments et d’augmentations des installations ont été exécutés jusqu’en 1902. Entre temps, c'est-à-dire en 1900, la Société s’était entendue avec la Compagnie du Gaz de Lyon, qui exploite également l’éclairage électrique. Les tarifs des deux Sociétés ont été unifiés ; la ville de Lyon et la banlieue ont été divisées en trois sections : chaque Société a le monopole dans l’une d’elles et la section centrale est restée commune; les deux Sociétés pouvaient s’y faire librement la concurrence. Le Gaz de Lyon avait, en outre, cédé aux Forces Motrices du Rhône, contre
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- redevance, scs concessions d’éclairage de diverses communes et renoncé à fournir le courant par la force.
- Voici le rapport sur le dernier exercice dont nous donnons de très larges extraits en raison des données statistiques qu’il renferme :
- RAPPORT STJR l’exercice IQoG.
- Dans son rapport présenté à l’Assemblée générale des actionnaires du 4 juin dernier, le Conseil d’administration mentionnait que les recettes de la Société en iç)o('), s’étaient élevées à la somme de 4 090 153 francs, supérieure de 416070 francs à celles de l’exercice igo5.
- Le compte de premier établissement d’installations hydroélectriques et de canalisations, figurait au bilan, pour un montant de 18 587 112 francs, au lieu de 17 863 462 francs au 3i décembre igo5. Il comportait les acquisitions relatives aux câbles, transformateurs, kiosques, survolteurs, etc., pour desservir de nouveaux quartiers, et, notamment, Venissieux et Saint-Fons.
- L’usine hydro-électrique avait suffi jusqu’alors à toutes les exigences du service, même aux heures de fortes demandes de l’hiver ; d’autre part, les disponibilités de la Société étaient encore loin d’être épuisées, et ce n’est que par mesure de précaution que le Conseil d’administration avait décidé longtemps à l’avance la construction d’une usine à vapeur auxiliaire dont la première partie a été terminée en décembre igo6. Au moment de l’Assemblée générale, le Conseil faisait procéder h un supplément d’installation qui sera achevé en igo8. En outre, les nécessités du service ont imposé à la Société des augmentations de canalisations, notamment pour la fourniture d’énergie électrique aux Compagnies de tramways de Lyon, et pour soulager celles des anciennes canalisations qui se trouvaient trop chargées. De ce fait, la Société a eu à faire face à des dépenses qui doivent être couvertes par des paiements successifs, et dont l’extinction se fera par les propres ressources sociales. Ces dépenses seront assurément, ajoutait le rapport, une source de bénéfices nouveaux, mais elles ont contraint la Société à donner à ses dividendes une progression moins rapide qu’elle le souhaitait.
- Au cours de l’année 1906, pendant les mois de sécheresse exceptionnellement prolongée de l’été, aussi bien que pendant les mois de l’hiver très long et très rigoureux, qui a suivi, la Société n’a pas eu un jour, une heure d’interruption dans le service de sa fourniture d’énergie hydro électrique. Cette concluante expérience a fait la preuve de l’excellence du système fondé sur l’utilisation du courant du Rhône.
- Le rapport observait que les canalisations, au 3i décembre 1906, atteignaient une longueur de 471 938 mètres, et donnait les tableaux suivants qui permettaient de suivre la marche toujours ascendante des abonnements, soit pour la force, soit
- la lumière. Force motrice Lumière
- Abonnements desservis en eu lampes
- au 3i décembre. chevaux. de 10 bougies.
- 1899 2 943 58 364
- 1900 6955 io4 2 34
- 1901 9 58o 142 520
- 1902 11 48o 164 54o
- i9°3 i3 076 189 073
- i9°4 i4 29.3 189 5oo
- i9°5 16 532 201 887
- 1906 19014 2l3 820
- Au i5 avril 1907. 20 oo4 216 651
- Le nombre d’abonnés, pendant la même période, s’est éta-
- bli ainsi :
- De force
- Au 3 1 décembre motrice. De lumici t*.
- i899- . . 634 1 368
- 1C)00. . 1 246 2 go5
- 11)01. 1 737 4 6g5
- 1902. . 1 g35 5 5a8
- iqo3. . 2 171 6 372
- 1904. . 2 316 6 901
- I ()Of>. . 2 485 7 44o
- 1906. • • 3 729 7 975
- Au K) avril 1907. 2 801 8 167
- D’autre part, le chiffre global de l’énergie était, en liée-
- towatlheures
- En 1899. . . 3o 121 141
- KJOO. g5 982 200
- M)OI. 169 o4o OOO
- 1902. . . . . . 191468870
- igo3. . . 221 079 48o
- 1904. • . . . 248992 i3o
- njof). 296 378 56o
- 190G. 343 970 270
- RECETTES d'exploitation*
- EXERCICES
- i()o5 IQ0Ü
- Janvier. 35o 5i2fl’,oo 4o5 84gfl',35
- Février. 3i3 781 00 344 265 75
- Mars. . 292 III 10 3i3 087 OO
- Avril. . 264 686 35 288 634 55
- Mai. . . 249 63g g5 272 663 75
- Juin. 233 86g 00 256 8gi 76
- Juillet. . 227 907 35 253 4g5 45
- Août. . 249 o48 4o 278 3i8 5o
- Septembre. 278 172 go 314 121 80
- Octobre. . 36o 670 00 402 995 3o
- Novembre. 3g4 6g3 75 428 418 85
- Décembre. 423 018 4g 4g6 029 i5
- Recettes diverses. 35971 93 35 382 o4
- 3 674 o82f,;,22 4 090 i53fr,o4
- Augmentation en 1906. O l> O O ^,82
- Pour les quatre premiers mois de 1907, les recettes étaient les suivantes:
- Janvier, 437086 fr. g5 ; février, 377659 fr. 60; mars, 35g864 fr. 85; avril, 325 842 fr. 60, en augmentation de plus de 148000 francs sur celles de la même période de i9oG-
- Le Conseil d’administration terminait son rapport on disant aux actionnaires que quelques dépenses et quelques efforts étaient encore nécessaires pour compléter la mise en valeur de l’outil merveilleux qu’ils avaient entre les mains et que les rendements actuels, déjà satisfaisants, promettaient à leurs capitaux une rémunération non 'prématurée mais certaine. Enfin, il déclarait pouvoir répéter sa déclaration faite au début de l’entreprise, à savoir : que la distribution électriquo do la Société Lyonnaise des Forces Motrices du Rhône, malgré des prévisions sceptiques et l’opposition d’intérêts effrayés à tort, serait, sans nuire à personne, utile à tout le monde.
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- T. I (2ft Série). — N° 3.
- Les comptes de l'exercice 1906, qui ont été soumis à l’Assemblée générale des actionnaires, se comparent ainsi à ceux du précédent :
- COMPTE DE PROFITS ET PERTES
- EXERCICES
- 1 (JOO IQOfi
- (En francs)
- Produits :
- Produits de l’exploitation. 3 638 110 4 o54 771
- Produits divers 35 972 35 382
- Ensemble 3 674 082 4 090 i53
- Charges :
- Frais généraux 276 826 276 364
- Frais d’exploitation et d’entretien.. 458 147 491 863
- Impôts, redevances et frais de con-
- trôle payés à l’Etat 186 6o4 166 386
- Intérêt des obligations. ... ; 1 o63 820 1 o63 820
- Redressement et non-valeurs. . 17 968 24 341
- Dépréciation d’inventaire. . 200 000 200 000
- Bénéfices nets de l’exercice. . 1 471 717 1 868 379
- Sommes égales. 3 674 082 4 090 i53
- Aux bénéfices susmentionnés, il faut ajouter les soldes reportés des exercices précédents. On obtient alors les soldes disponibles suivants :
- EXERCICES
- 190?) 1 (joli
- (En francs)
- Bénéfices de l’cxercice Plus : 1471717 i 868 379
- Report de l’exercice précédent. 85 656 70 667
- Soldes disponibles. 1 557 37.3 i 989 o46
- EXERCICES
- . 1—
- 1 f)OÔ 1906
- —
- Répartition : (En francs)
- Réserve spéciale Amortissement du compte spécial 73 586 <j3 419
- de premier établissement. Provision pour renouvellement de 363 120 5oo 000
- matériel et entretien Dividende de 19 francs pour 190a 100 000 200 000
- et de 21 francs pour 1906 960 000 1 o5o 000
- A reportera nouveau 70 667 95 627
- Sommes égales. 1 557 373 1 939 o46
- Le dividende pour 1906 fixé à 21 francs, a donc été supérieur de 2 francs à celui de 3905, qui déjà dépassait de 3 francs celui de 1904.
- Les dividendes de 5 °/o distribués aux actions pendant la période de construction ont été prélevés sur le capital, conformément aux statuts. A partir de 1899, c’est-à-dire du moment où commença l’exploitation, jusqu’en i(jo3 inclus, aucune répartition n’eut lieu. Pour 1904* il fut distribué 16 francs, puis 19 francs pour 1905 et, enfin, 21 francs pour 1906, comme il a été dit plus haut. La Société des Forces motrices du Rhône semble donc en bonne voie : ses recettes d’exploitation restent toujours des plus satisfaisantes, puisque pour les onze premiers mois do 1907 elles atteignent 4o47 236 fr. 25, contre 3 670 349 fr* 65 pendant les onze memes mois de 1906, soit une augmentation de 476886 fr. 60 en faveur de l’année qui vient de finir ; et, bien qu’elle ait maintenant à compter avec l’amortissement de ses obligations, il est permis de croire que l’èrc vraiment prospère ne tardera pas pour elle. C'est donc une entreprise très intéressante à suivre, d’autant plus qu’elle peut ne pas vouloir rester étrangère au grand projet né en 1900, repris en 1906, et qui a pour but le transport, à Paris, des Forces motrices du Rhône.
- ADJUDICATIONS
- Autkiche-Hongrie.
- Le 3o janvier, aux chemins de fer de l’État autrichien, à lnsbruck, fourniture et montage des installations électriques pour l’éclairage de la nouvelle gare de Bischofshofen.
- Canada.
- Le Ier mai, à la commission du port, à Québec, fourniture d’une grue flottante de 3o tonnes de portée.
- Espagne.
- Le 29 janvier, par la commission des travaux du réservoir de la Pena, calle Jaime i°, 61, à Saragosse, construction de six grues hydrauliques du type Derrik.
- n»l * «TRKS
- IMPRIMKRIK R UK KU'RKRT
- Le Gérant: J.-B, Nourt.
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- Trentième Année. — N°4.
- Tome I (2e Série).
- Samedi 25 Janvier 1908.
- La
- Lumière Electrique
- Paraissant le Samedi.
- SOMMAIRE
- ÉDITOBIAL, p. io5. — C. Herz. Sur la mesure du facteur de. puissance au moyen de deux wattmètres, p. i 07 — R. Weber. Projets d’usine hydro-électrique à Genève, p. 10g. — A. Bertuier. Compensateur automatique, p. 116.
- Extraits des Publications périodiques. — Théories, et Généralités. Propriétés magnétiques du fer aux basses températures, J. Stauber.p- 120. — Variation de résistance du fer sous l'influence de l’aimantation longitudinale, M. Dumermutii, p. 121. — Construction de machines Calcul du courant de court-circuit des moteurs d’induction, W. OEi.schlageb, p. 123. — Influence de la vitesse et de la puissance sur les éléments des dynamos à courant continu, fi.-M. Ho haut et A.-G. Elias, p. 124. — Télégraphié et Téléphonie. Les conditions de rendement maximum pour les appareils téléphoniques, H. Abraham et Devaux-Chaubonnel, p. 129. — Brevets, p. 130. — Bibliographie, p. 132. — Chronique industrielle et financière, p. 134.
- ÉDITORIAL
- Nous donnons dans ce numéro (p. 107) une construction simple de M. C. Herz, permettant d’évaluer très rapidement le facteur de puissance d’un appareil à courant triphasé. Indépendamment de son intérêt pratique, cetfe construction constitue une application ingénieuse du calcul graphique.
- Ainsi que nos lecteurs pourront le constater, l’épure que l’auteur donne à titre d’exemple fournit des résultats suffisamment approchés, malgré ses dimensions restreintes. Elle a de plus l’avantage de pouvoir s’appliquer, une fois tracée, à des appareils de puissance quelconque, avantage que ne possèdent pas des constructions publiées récemment en Amérique et en Allemagne.
- Les matériaux propres à l’étude des projets de grandes centrales hydro électriques ne sont pas très nombreux.
- Nous publierons prochainement quelques plans détaillés d’usines existantes, mais nos lecteurs trouveront dans la brève notice de M. Weber (p. 109) un certain nombre de renseignements sur les nouveaux projets de la ville de Genève, et quelques plans cotés des installations prévues, pour l’utilisation d’une chute basse à grand débit. Cette chute sera obtenue par un barrage sur le Rhône à la Plaine, à dix kilomètres en aval de Genève.
- Nous avons publié quelques études sur le réglage de la tension dans les réseaux et quelques descriptions d’appareils employés pour ce réglagé. Le compensateur Lecocq, décrit par M. A. Berlhier (p. nô) est un appareil un peu analogue au régulateur Brown ; c’est encore par la position variable dans un champ inducteur d’un induit mis en
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- série dans le circuit principal à régler qu’on maintient la tension à une valeur à peu près constante.
- Mais l’appareil est commandé par un voltmètre dit régulateur qui détermine dans un sens convenable, par l’intermédiaire d’un petit moteur, le déplacement du rotor du compensateur.
- Nous avons publié précédemment (*) une brève comparaison entre les résultats obtenus par divers auteurs pour le calcul du coefficient de dispersion des moteurs d’in-dufction. L’on a fait observer à ce propos le peu de concordance entre les formules établies par ces auteurs, en attribuant ce désaccord à un manque de généralité de ces formules. Elles sont en effet semi-empiriques, et les essais faits pour calculer certains coef-ficients impossibles à déterminer à priori, n’ont porté chaque fois que sur un type bien déterminé de moteurs. Il n’est donc pas étonnant, que chaque auteur ait trouvé une bonne concordance de sa formule avec ses propres essais, d’autant plus que toutes les formules ne tiennent aucun compte des coefficients d’enroulements dont le carré devrait cependant y intervenir. La récente étude de M. Œlschlâger (p. ia3) ne fait que confirmer notre opinion, et ne semble pas encore fournir une solution générale de ce problème capital.
- MM. H.-M. Hobart et A.-G. Ellis viennent de publier une intéressante élude relative à l’influence de la vitesse et de la puissance sur les éléments de construction des machines à courant continu. Leur grande expérience en cette matière rend très
- (*) Calcul des coefficients de fuite des moteurs d’induction. R.-E. Ei .lm'und. Lumière électrique, t. I (ae série), n° i, p. 24.
- précieux pour les ingénieurs-constructeurs les tableaux que ces auteurs ont dressés et que nous reproduisons in extenso (p. 124)* La comparaison entre les différents types de dynamos est d’autant plus instructive, qu’elle comporte des machines dont la vitesse varie depuis 125 jusqu’à 3ooo tours par minute ; elle s’étend par conséquent aux turbo-dyna-mos à courant continu. Pour ces dernières, les auteurs préconisent dans certains cas, afin d’améliorer le rendement journalier, l’emploi de deux machines accouplées au lieu d’une machine unique ; cette disposition a d’ailleurs été déjà proposée indépendamment parM. R. PohlQ. L’un des plus curieux résultats de la présente étude est l’existence d’un minimum pour le prix de la main-d’œuvre lorsque la vitesse croît, à puissance égale.
- Bien que les applications téléphoniques du courant électrique aient devancé en réalité les applications à la transformation et au transport de l’énergie, celles-ci ont été Fobjet de recherches beaucoup plus étendues, faute sans doute d’instruments d’observation assez sensibles. MM. Abraham et Devaux-Charbon-nel, continuant l’étude des courants téléphoniques au moyen de leur ingénieux galvanomètre pour courants alternatifs, ont réussi à élucider expérimentalement un certain nombre de questions importantes. Leur dernière étude (p. 129) se rapporte plus spécialement aux conditions de rendement maximum pour les appareils téléphoniques, pour les transformateurs en particulier. D’après la conclusion des auteurs, c’est surtout sur le microphone que doivent se porter les efforts des inventeurs.
- (*) Le développement des turbo-générateurs, R. Pohl, Institution of Electrical Engineers, novembre 1907. Elude analysée dans l’Eclairage Electrique, t. LUI, n° 52, 28 décembre 1907, p. 468.
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- SUR LA MESURE DU FACTEUR DE PUISSANCE AU MOYEN DE
- DEUX WATTMÈTRES
- Comme on le sait, l’angle 9 de décalage du courant sur la tension peut se déterminer ais'é-ment, avec les courants triphasés équilibrés, au moyen de la formule bien connue
- tg<p = \/3
- W, — W2
- w, + \v,
- (O
- en désignant par W4 et W* les indications relevées à deux wattmètres branchés de la manière connue pour la mesure de la puissance absorbée par le circuit. L’indication W* est celle correspondant au wattmètre accusant la plus grande puissance ; l’indication Wa peut d’ailleurs être de signe contraire, et l’on doit tenir compte de ce signe dans l’égalité (1). Dans des études récentes, MM. Radtke(1) et Kuderna (â) ont donné des méthodes graphiques simples pour la résolution de la formule (1), mais ces constructions ont l’inconvénient de nécessiter un tracé nouveau chaque fois que l’on expérimente un appareil de puissance différente. Dans ce qui suit, nous nous proposons d’exposer une nouvelle construction qui a l’avantage d’être extrêmement rapide et de pouvoir s’appliquer indistinctement, une fois établie, aux appareils de toutes puissances.
- Si
- on pose
- W2
- W,
- * X »
- la formule (1) prend la
- forme
- lg?
- — ySQ — -r)
- 1 —f- X
- 00
- Le rapport numérique x est par définition compris entre +1 et — t (3), et il est immé-
- (J) À.-À. Radtice. Méthode graphique pour déterminer le facteur de puissance au moyen de lectures au wattmètre. Elec-trical World, 20 juillet 1907, et Eclairage Electrique, t. L1I, i4 septembre 1907, p. 894.
- (2) F. Kufjer.na. Détermination du facteur de puissance par la méthode de deux waLtmètres, Elektrotcchnik und Maschinen-bau, 22 décembre 1907, et Lumière Electrique. t. .1 (2e série), 18 janvier 1908, p. 87.
- (3) Nous supposons pour simplifier que l'angle » correspond
- h un retard du courant sur la tension compris entre o et — ,
- 3
- comme ce serait le cas avec un moteur asynchrone. L'angle 9
- diatement lu sir: la règle à calcul dès que l’on connaît Wt et Wa ; si on le prend comme variable, la formule (2) convient dans tous les cas sans que la valeur absolue de W, et de W2 intervienne.
- Prenant donc x comme variable, traçons en PQ (fig. 1) la droite y = \/3 -—\/Ex; elle coupe
- P'
- Fig. 1. — Principe de la construction graphique.
- l’axe des abscisses au point 'x =z 1, y = o et l’axe des ordonnées au point x — o,y z=z y/3, et pour chaque valeur de x elle peut servir'à représenter le numérateur de l’cquation (2). Si on porte par conséquent en OR = OP la longueur fixe 1, l’on a en RH la longueur r —f— et l’angle MRP est égal, pour chaque valeur de .r = OII, a l’angle 9 cherché. Lorsque x varie de -f- 1 à — 1, l’angle
- © varie bien ainsi de o à-, L’on reconnaît im-*
- peut également être négatif ou plus grand que — ; la conslruc-
- 2
- tion ci-dessus donne encore dans ce cas la valeur absolue du tg 9, et il est facile de reconnaître, d’après les conditions de l’expérience par exemple, dans quel quadrant se trouve compris l’angle 9.
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-
- /
- 00
- vi-.-iT
- ~n-rf
- rrrr
- Fig*. 2. — Construction pratique pour l’évaluation rapide du facteur de puissance
- En portant suivant QP les valeurs positives du rapport x exprimé en centièmes, l’on obtient un point M tel que l’angle PRM est égal à l’angle ç> cherché, et que la corde RM mesure en centièmes le facteur de puissance correspondant. Par exemple, pour OM = 25 )> ^on trouve que cos ? est compris entre 0,69 et
- 0,695 tandis que le calcul donne 0,694. Pour des valeurs négatives de x, l’on opère de même en se servant de la graduation de gauche.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2* Séri«). — H® 4.
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- médiatement que pour x =. o(W2 — o), le déphasage est de 6o° (cos 9 = o,5), et que pour x — i (Wi = W2), le déphasage est nul.
- Pour les applications pratiques, l'on peut encore simplifier la construction ; remarquons en effet que le segment QM est toujours égal au double du segment OM, l’angle OQP étant égal
- à arc tff ——3o°.
- gV/3
- L’on pourra donc prendre pour la mesure du rapport x le segment proportionnel QM, et Y on obtiendra en joignant simplement RM la valeur de l’angle 9 correspondant a une valeur positive
- ; de même lorsque ce
- rapport sera négatif, le point M se déplacera sur le segment QP7 = QP, et si l’on mesure le rap-
- quelconque du rapport-—
- vv *
- W
- port—* en centièmes, ces segments QP , QP se-
- ront égaux à cent divisions de l’échelle.
- En définitive, la construction s’effectuera pratiquement de la manière suivante :
- Portons une longueur QP (fig. 2) égale a 100 divisions de l’échelle adoptée, et construisons le triangle équilatéral QRP ; si QM donne en cen-
- W
- tièmes, à l’échelle du tracé, le rapport-—» l’an-
- 2
- gle QRM est égal h l’angle 9 cherché, en supposant que le rapport précédent soit positif. Dans le cas contraire, l’on porterait le point M sur QP7, dans le sens des valeurs négatives. L’on peut d’ailleurs obtenir directement la valeur de cos 9 par l’une des constructions graphiques usuelles.
- Par exemple, sur la figure 2 où l'échelle est telle que PR =100 millimètres, l'on a décrit sur ce côté comme diamètre un demi-cercle dont la corde RL mesure directement en centièmes le cos© de l’angle de déphasage, h la même
- W2
- échelle que le rapport
- W,
- C. Herz.
- PROJETS D’USINE HYDRO-ÉLECTRIQUE A GENÈVE
- La ville de Genève possède depuis longtemps (Q deux importantes usines hydro-électriques. L’une est établie à Genève (Coulouvrenières). l’autre a été construite h Chèvres, h quelques kilomètr es en aval du confluent de l’Arve et du Rhône, à la sortie de Genève.
- A l’époque où ces usines furent construites, l’initiative de la ville était d’autant plus hardie qu’à Chèvres notamment, il s’agissait d’utiliser une chute basse à fort débit, à lortes crues soudaines. Et en outre, si l’eau sortant de ce grand réservoir de décantation qu’est le lac de Genève, est dépourvue de sable, l’Arve charrie au moment des crues d'énormes masses de sable et de pierrailles. Quoi qu’il en soit les deux usines ont été
- (*) On sait que Lucerne est la première ville suisse qui ait établi une distribution d’énergie électrique. L’usine primitive a été construite en 1886 ; elle produisait du courant monophasé et alimentait des lampes. La première usine do Genève date a été mise en marche en 1888.
- établies et leur exploitation s’effectue dans de bonnes conditions. Celle de Chèvres (A) alimente un réseau d’éclairage et de tramways, et fournit encore de l’énergie à l’usine de carbure de la Société Franco-Suisse d'Electrochimie.
- Toutes les usines suisses de distribution se sont assez rapidement développées, et arrivées à la limite de leur puissance, elles ont cherché un supplément d’énergie, soit dans une usine de secours à vapeur, soit dans l’aménagement d’une nouvelle chute, soit enfin dans l’appoint d'une usine voisine ayant encore de l’énergie disponible.
- La figure 1 montre les diagrammes de puissance de l’usine de Chèvres pendant ces trois dernières années. On y peut constater combien l’énergie disponible a, dans cette usine de
- (!) On trouvera la description de cette usine dans notre collection ; voir E. Guyk. Le transport de force Chèvres-Genève* Eclairage Elcclrit/ue, l. VH, [>. 38b.
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N® 4
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- 9000
- 8000
- 7000
- 6000
- Sooo
- 4ooo
- 3000 2000 1000 Ch? 0
- 11000 IOOOO 9000 8000 7000 6000 3ooo 4ooo 3000 2000 I 000
- Ch? 0
- ( I ooo 10000 9000 8oo o 7000 6000 Sooo 4ooo 3000 2000 1000 Ch? o
- JANVIER |février] MARS ÂVRIL | MAI | JUIN |jUILLET | AOUT [sEPTEMBR^OCTOBRE |nOVEMBRe|oÉCEMBRe] 10 20 31 10 20 29 10 20 31 10 20 30 10 20 31 >0 20 30 10 20 31 ,10 20 31 10 20.30 10 20 3> 10 2.0 30 10 20 31
- I I ! I i I I i I I 111 III • Il I I l. I I i 'I <1 I I • I j I I I I I l l. I L.l l I I I l I l I 1 I t I l I i l l I II | I I I I I I
- 1904
- 1906
- |l!) | 20 | 31 I lb |z'o |z8| 10 | 2Q JANVIER |fÉVRI£R| MARS
- ' i • • i i i i i \ i
- 10 | 20 | 30 | 10 j 20 ] 31 JUIN I J UI LLET '
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- aout |septembre| octobre InoveiyibreIdécembrf
- Puissance disponible
- de l'usine
- Consommation des usines élextro-chimiques et du Réseau " Force te Lumièi*e*
- i
- lHi^. i. —Diagramme de puissance de l’usine de Chèvres.
- .Nous devons ce cliché à l'obligeance do MM. Masson cl-O", éditeurs de « La Géographie » où ce cliché a paru. lNous lenous
- ;i leur exprimer ici nos remerciements.
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- 11
- 12000 chevaux diminué rapidement; en 1906 le supplément disponible atteint h peine 0,6 °/0 de la puissance totale.
- Il faut remarquer en outre que les basses chutes présentent le très grand inconvénient de voir leur puissance réduite lorsqu’il y a trop d’ëau, parce que la hauteur de chute diminue, et lorsqu’il y en a trop peu, parce que c’est alors le débit qui se trouve réduit.
- Dans ces conditions, pour faire face aux besoins grandissants des consommateurs d’énergie, la ville de Genève a mis au concours l’étude d’une troisième usine qui utiliserait l’eau du Rhône, en aval de Chèvres.
- Le débit varie entre 120 et 35o mètres cubes et la chute serait de 12 à i3 mètres.
- Les divers projets présentés ont été examinés par une commission spéciale, qui a rédigé un rapport justifiant ses préférences et indiqué par là les avantages des solutions proposées.
- L’étude qui a obtenu le premier prix, dont l’auteur est M. Conrad Zschokke, ingénieur à Aarau (') comportait deux projets, l’un dit A'aval, l’autre A'amont.
- Dans le premier, l’usine devait être établie au confluent de l’AlIondon et du Rhône (voir fig. 2), tandis que dans le projet d’amont, l’usine se trouve là où elle est dessinée dans la figure,
- (!) Nous empruntons ces notes au rapport de la Commission genevoise. On en trouvera des extraits dans la Schw. Bauzeitimy, vol. I, n° a5 et 36.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 4.
- immédiatement après un coude brusque et court du fleuve.
- La direction du courant change deux fois avant d'arriver à l’usine (le lit du fleuve forme un S en cet endroit), ce qui est, au point de vue de l’exploitation, une circonstance favorable. Le barrage, dont la figure 3 montre la section, serait construit dans le lit actuel du Rhône, et l’usine avec ses grilles de protection serait établie sur la rive, mais dans une direction faisant un angle de 1200 avec celle du barrage. À
- Les piles du barrage devront être pourvues a l’amont et a l’aval de rainures, qui permettent l’installation de bateaux-vannes pour la visite, et les réparations du radier et des piles. La commission, se basant sur les expériences acquises à Chèvres, propose d’adopter des vannes avec déplacement sur rouleaux et non sur billes. L’usine est prévue pour 12 groupes de 2 200 à 2700 chevaux. La figure 4 montre une coupe normale au grand axe de la salle des machines, et la figure 5 le plan des fondations de 1’ ensemble,
- ilau* û<îsses(560,js»i (Eau* moyenreSiX>o,ml
- ,Remouspour
- .Crues ordinairesosa.iç)
- tCrues ettraordinairesnh6.it»
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- .taux ùassesisit.m
- 6,00 - •
- Fig. 3. — Coupe du barrage (projet d’ainont 110 1).
- l’usine de Chèvres, le barrage et l’usine faisaient également un certain angle voisin de 120°, mais l’usine était établie dans la direction aval, tandis que dans le projet actuel elle est établie vers l’amont. L’usine de Chèvres a eu beaucoup à souffrir par suite de l’entraînement des sables, et on a été obligé d’établir une double protection de grilles. Il semble que la disposition de l’usine en amont du barrage soit préférable.
- La figure 3 indique les divers niveaux prévus en amont et en aval du barrage. Les fondations de l’usine et du barrage sont protégées contre les affouillements et les infiltrations d’eau, par un mur écran construit par caisson. Suivant la Commission, cet écran devrait entourer toute la fondation de façon à former une cloche enfermée dans le sol. On le protégerait également contre les infiltrations latérales en le prolongeant dans les falaises de droite et de gauche.
- barrage et usine. Les dimensions du bâtiment sont fixées d’après une distance de 10 mètres, d’axe en axe des machines ; sa largeur serait de i5 mètres.
- *
- * *
- Pour permettre une utile comparaison, nous ajoutons à ce projet celui auquel la commission a attribué le second prix. Dans ce projet, le barrage et l’usine sont en alignement. Le barrage comprend cinq vannes établies entre des piliers en maçonnerie et son seuil est à 3m,5o au-dessus du fond du Rhône. Le radier prévu, a i5 mètres de longueur en amont et 5o mètres en aval. La figure fi donne la vue en plan de l’usine; en comparant cette figure à la figure t, on remarquera les différences que les deux projets présentent notamment en ce qui concerne l’emplacement et la position relative de l’usine et du barrage.
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- *13
- Coupe transversale du bâtiment des turbines. 500
- (Niveau en bosses eaux 300,3s ) en eaux'moyennes 360,3'/ on eaux rl'pté 380.21
- Crues ordinaires 359.10
- bnues extraordinaires 358.20
- Fig.
- Coupe de l’usine (projet d’amont n° i).
- Fondation à loir comprimé
- Fondation ordinaire
- j-------v.
- Fondations de l’usine; vue en plan (projet d’amont n° i)
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- 1U
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 4.
- Fig. G. — Nouvelle usine de Genève (projet n° 2)
- Fig-, 7. — Coupe du barrage (projet n° 2).
- ..-13,00....
- ... 13,00
- -----v.
- •2,004*......... 9,00
- 9,00- y
- v..9,00....
- ...9,00....
- (361,60)
- 1362,20)
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- (369,*10)
- (363,10) .
- (363,10)
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- >k 3,00 ^
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- • I 5
- (360.50)
- Fig. 8. — Vue en plan du barrage (projet n° 2)
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- Les figures 7 et 8 reproduisent le barrage vu en coupe transversale et en plan; la figure 9 la coupe transversale de l'usine et la figure to, la coupe transversale des grilles de protection établies sur l’ancienne rive du fleuve en amont de
- position variable et il est à craindre que des tassements ne se produisent peu à peu sous la charge des maçonneries. L’usine d’aval serait par contre établie sur un sol moins compressible. D’autre part on gagnerait dans ce projet om,8o de
- Fig’. 9. — Coupe transversale de J’usine (projet'n° 2).
- l’usine. Ces grilles sont analogues à celles qui ont été établies a Chèvres il y a quelques années.
- Voici, d’après les déclarations de la commission, les avantages et les inconvénients des deux projets. A l’emplacement prévu pour l’usine dans le premier projet, la vallée est assez étroite pour que le barrage et l’usine suffisent presqu’à eux seuls pour former la digue de retenue des hautes eaux. Les travaux coûteux sont ainsi réduits au minimum, mais le sous-sol est de cotu-
- hauteur de chute. L’Allondon (voir fig. 1) devrait être déviée et rejetée en aval du canal de fuite, et de ce chef une digue assez importante devrait être établie. La commission, après avoir discuté ces différents points, s’est prononcée en majorité pour l’exécution de l’usine d’amont, si les sondages nouveaux, qui seront effectués, donnent à ceux qui ont manifesté des craintes à ce sujet tous leurs apaisements.
- R. W Eli EU .
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- COMPENSATEUR AUTOMATIQUE
- On a cherché à éviter les variations de tension des réseaux de distribution par différentes méthodes^). L’appareil dont nous donnons ici la description a été longuement étudié et paraît donner des résultats très satisfaisants. On en jugera par les courbes que nous publions plus loin.
- Cet appareil a été spécialement établi pour compenser les différences de voltage provenant des pertes de charges dans les lignes des stations centrales à courant alternatif ; mais il peut servir également pour les canalisations à courant continu. Il se compose de deux parties : un voltmètre-régulateur et un compensateur.
- Dans le cas du courant alternatif, le compensateur (fig. i) se compose :
- i° D’un inducteur A, enroulé pour deux pôles BB, créés par un courant dérivé du circuit général à régler ; 2° D’une armature C portant le bobinage lormant induit et qui doit être monté en série avec le circuit à compenser. La position de cet enroulement dans le champ détermine le survoltage positil, nul ou négatif du courant, suivant le nombre de lignes de force coupées par les spires mobiles et le sens de ces spires.
- Pour obtenir automatiquement ce mouvement de l’induit, on utilise un petit moteur asynchrone D qui l’entraîne au moyen d’une vis tangente et d’un train d’engrenages. La marche dans les deux sens ainsi que le démarrage de ce moteur s’obtiennent au moyen d’un double enroulement d’une façon spéciale.
- Le voltmètre régulateur E est destiné à provoquer la marche en avant et en arrière du moteur, suivant que la tension du courant à régler doit être élevée ou abaissée. Cet appareil est formé de deux solénoïdes et d’un système très simple de leviers en équilibre instable, donnant toujours des contacts assurés et indépendants des petites oscillations du courant de la ligne, ce qui
- (0 Voyez notamment J. Bi'unn Nouveau système de réglage de la tension pour réseaux à courants alternatifs. Éclairage Électrique, tome XLVII, p. 291. — Le Régulateur Brown Boveri. Lumière Electrique, tome I (2e série), n° 2, p.
- constitue un réel avantage. Pour les puissances de 5o kilowatts et au-dessus, un relai s’intercale entre l’appareil ci-dessus et le moteur.
- Le trait caractéristique du voltmètre-régulateur est l’obtention de contacts francs et de ruptures brusques. Pour obtenir ce résultat, on a composé l’appareil de deux systèmes de leviers doubles (leviers marqués 3 et 4 dans la fig. 2), mis en action par deux disques (1 et 6) placés à la partie supérieure de la tige-armature du solénoïde O. Les premiers de ces leviers (3) sont commandés par de véritables échappements à ancre (2) qui les sollicitent d’une manière discontinue. Le fonctionnement est lé suivant :
- Si la tension vient à monter — soit, par exemple, de 1 °/0 — dans le solénoïde O, le plateau inférieur 1, fixé sur la tige du noyau, s’élèvera entraînant par la fourche 2 la tige et le poids 3 vers la gauche. Après avoir franchi la verticale, cette tige retombera à gauche, entraînant la bascule 4 en équilibre instable, et donnera le contact 5. Le voltage étant redescendu à la valeur normale, l’effet en sens contraire se produit alors par la dent inférieure de la fourche; la bascule coupera dans ce cas brusquement le contact.
- En cas de baisse de voltage, la marche s’effectue par le plateau supérieur 6 et le système de gauche.
- Les petites ondulations de la ligne sont donc sans effet sur les contacts et ne concourent pas à leur détérioration, seules les élévations et les diminutions de tension, pour lesquelles l’appareil a été réglé, pourront l’influencer. Un de ces appareils a fonctionné pendant une année sans avoir eu 1/10 d’usure au platine des contacts.
- Pour de hautes tensions, ce compensateur peut se combiner avec un transformateur évitant ainsi les voltages élevés dans les enroulements de l’appareil.
- En cas de survoltage seul, une combinaison spéciale est employée.
- Ce régulateur se prête particulièrement bien à l’hypercompoundage d’une station de transformation d’un réseau secondaire étendu. En effet, si on alimente le voltmètre par une dérivation prise simplement sur le circuit compensé,
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- ^Sléi^itùctcui - ChupeuoocUwi,
- fx>ar couran/t af/eraa/i^j^
- Sa.
- 'ema c/ej
- CC’rlSL&XiOftJ
- ? 9 6
- Fig-, i. — Schéma «les connexions.
- LÉGENDE
- À. Caccasse du compensateur.
- B. Pôles inducteurs.
- C. Armature portant le bobinage
- compensateur.
- D. Moteur asynchrone actionnant
- l’armature G.
- E. Voltmètre régulateur.
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- cet appareil tendra à maintenir une tension con-
- Fig. 2. — Compensateur automatique.
- vation, c’est-à-dire dans la plupart des cas dans la station de transformation ; mais si au moyen d’un petit transformateur on s’arrange pour que la tension aux bornes du voltmètre soit influencée dans une certaine mesure par l’ampèrage fourni par la station de transformation, on peut obtenir que la tension de ladite station varie automatiquement avec le débit des transformateurs.
- Fig. 3. — Vue d’ensemble de compensateurs.
- En calculant convenablement les rapports du transformateur auxiliaire, on peut facilement obtenir que la tension de la station soit élevée de 8 à to °/o Par exemple, quand le transformateur principal passe de sa charge minima à sa charge maxima ; cette disposition supprime les fils pilotes.
- L’hypercompoundage permet donc, en admettant des pertes de charges relativement fortes, de faire dans la construction d’un réseau des économies de cuivre considérables ou d’utiliser facilement un réseau trop faible et surchargé.
- stante aux points de branchements de la déri-
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- Comme on le voit par la description ci-dessus, aucune résistance n’entre brusquement dans le circuit, comme cela a lieu avee les régulateurs ordinaires, il ne se produit donc aucune secousse dans le réglage.
- Le courant admis aux contacts est d’environ i ampère sous 120 volts, courant suffisant pour le moteur h actionner dans les deux’sens ou pour le relais des modèles les plus puissants.
- La figure 3 donne une vue d’ensemble du ré-
- facile, que sa consommation est fort peu élevée, puisqu’il ne fonctionne que lorsque les écarts de tension de la canalisation principale atteignent une certaine valeur et que les petites fluctuations, de minime importance, ne la mettent pas en action. Lorsqu’il est destiné à une distribution de courant continu, on substitue au transformateur il rotor mobile un ensemble de résistances à plots insérées automatiquement dans le circuit, soit directement, soit à l’aide
- 12 3
- 3o 45 i5 3o 45 (5- 3o 45
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- Fig-. 4- — Réglage de la tension par le compensateur automatique.
- gulateur-compensateur : le voltmètre-régulateur est placé au-dessus du compensateur.
- Le graphique 4 a été obtenu dans l’usine Le-coq-Martin et C‘c avec le courant de la ville de Genève. La tension entre deux traits consécutifs horizontaux est de 5 volts. On voit que, malgré les fortes variations de la tension de la ligne, les plus grands écarts de la tension réglée ne dépassent pas 3 à 4 volts.
- Comme on le voit, les variations du courant réglé sont de très faible amplitude. Ajoutons que le compensateur Lecoq est d’un réglage
- d’un servo-moteur. 11 est évident que cette combinaison peut être plus onéreuse que celle du transformateur dans le cas du courant alternatif. Il est juste de remarquer toutefois que grâce aux ruptures et aux fermetures brusques du circuit, réalisées par le combinateur, le passage d’un plot à un autre se produit d’une manière instantanée ; on évite ainsi la formation d’arcs et tous les inconvénients qui se présentent lorsque le rhéostat est commandé par des leviers agissant lentement ou progressivement.
- A. Berthier.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N» 4.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Propriétés magnétiques du fer aux basses températuies. — Jacob Stauber. — Thèse de doctorat, Zurich, igo6.
- L’auteur a étudié les propriétés magnétiques de 3 échantillons d’acier aux températures de 20°, o°, — 3a0, — 70° et — 1800. Ces échantillons d’acier avaient la forme d’anneaux (toroïdes) constitués par la superposition d’un certain nombre de tôles et leurs constantes magnétiques ont été déterminées par la méthode balistique. La température était déduite de la mesure de la résistance d’une bobine de cuivre enroulée sur l’anneau d’acier dont elle n’était séparée que par un ruban de lin. L’auteur avait déterminé pour les bobines de cuivre qu’il utilisait le coefficient de variation de la résistance avec la température entre -\- 20° et — 70°, et avait constaté que dans cet intervalle il restait sensiblement constant. Pour la température de l’air liquide, il a admis d’après Wrobleski et Fleming et Dewon qu’en utilisant le coefficient de variation moyen déterminé entre 20° et o°, on devait déduire de la variation de résistance du cuivre une température trop basse d’environ io°
- Les résultats obtenus par Stauber sur des trois éprouvettes montrent très nettement que l’abaissement de la température entraîne une diminution de la perméabilité dans les champs faibles. Si on cherche à caractériser la variation de la perméabilité p. correspondant à la température t par la considération du rapport
- f*20 - Pt
- --------3
- P-20
- on constate que ce rapport est maximum pour des valeurs du champ qui correspondent très sensiblement à l’abscisse du premier point d’inflexion de la courbe p.=/(H). Cette particularité n’avait jamais été signalée jusqu’ici. Dans cette région Staubera-
- trouvé pour le rapport —---— des valeurs atteignant
- [Aao
- 20 %.
- Pour les champs plus élevés (dans les expériences de Stauber le champ maximum utilisé a été de 3o gauss), on constate une très légère augmentation de la perméabilité lorsque la température diminue.
- Le rapport —------^ qui devient négatif est toujours
- P*20
- resté inférieur à 2 °/0 en valeur absolue.
- Ces résultats contredisent sur certains points ceux de Fleming et Dewar (') et ceux de Trowbridge, mais ils confirment ceux plus récents de Honda et Shimizu (2) Il est à remarquer que pour un champ magnétisant donné le coefficient moyen de variation de la perméabilité avec la température est plus élevé dans l'intervalle 20°, o°, que dans l’intervalle — 73°, — 183°; autrement dit, l’action d’une variation de température sur la perméabilité est d’autant moins sensible que la température autour de laquelle se produit cette variation est plus faible.
- Une éprouvette d’acier refroidie, puis ramenée aux températures ordinaires, conserve pendant un certain temps une partie des propriétés magnétiques acquises à basse température, mais il ne s’agit là que d'un effet purement temporaire qui avait complètement disparu 4 semaines après le refroidissement.
- L’auteur a également étudié l’influence du refroidissement sur les pertes par hystérésis, en envisageant les deux cas qui pouvaient se présenter, celui de cycles correspondant à la même valeur maximum du champ ou celui des cycles ayant même induction maximum.
- Dans le premier cas il a trouvé que lorsque la température diminuait, les pertes par hystérésis diminuaient dans les champs faibles, augmentaient dans les champs moyens et intenses. Le tableau sui-sant résumant une des séries et expériences de Stauber permet de se rendre compte de l’ordre de grandeur des variations observées.
- Pour les cycles d’hystérésis correspondant à la même valeur de l’induction maximum, c’est aux basses températures que l’aire est la plus grande, exception faite pourtant pour les inductions très faibles (inférieures à 900 gauss) où elle est au contraire un peu moindre qu’aux températures ordinaires .
- Pour les phénomènes d’hystérésis on constate, comme on l’avait fait pour la perméabilité, que l’acier
- (*) Des résultats identiques à ceux de Stauber avaient été obtenus par d’Arsonval. Bulletin de la Société internationale des Electriciens, tome II, 2e série, 1902.
- U) Éclairarje Électrique, tome XLIII, p. 268, igo5.
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- 25'Janvier 1908.
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- refroidi puis réchauffé conserve pendant quelque temps (moins de 4 à 5 semaines) une partie des propriétés acquises aux basses températures.
- Pertes par hystérésis par 17° et — i84*.
- TEMPÉRATURE H mai, GAUSS B mai. GAUSS PERTES EH ERGS H coerc. B rcma a.
- 170 1,627 552 23,3 0,4*2 153,4
- 2,783 1 678 a3g,6 1,281 824
- 3,68 3474 846,9 2,o4 2 272
- 4,466 5 066 i 563 2,3g 3 658
- 6,l49 7 54o 00 00 2,78 5 730
- 8 i 4o5 9458 4196 3,06 7 186
- — i84° 1,627 457,9 16,7 0,362 11 r ,3
- 3,783 1 284 i55 1,089 529,6
- 3,68o 2 733 612 i,938 1619
- 4,466 4317 I 302 2,4ï 2 963
- 6 * 1 4q 7 o5i 2 814 2,82 5 294
- 8,4o5 9 a35 4 317 3,26 7 022
- Ce travail de Stauber venant presque en même temps que celui de Honda et de Shimizu qu’il confirme sur presque tous les points montre bien que les variations de la perméabilité et des pertes par hystérésis en fonction de la température ont la même allure générale entre -4- 20° et — 1800 que celle trouvée pour ces variations entre -h 20° et — 8oo° par Kung, Wills, Morris, etc. (*). En montrant que l’influence du refroidissement se faisait sentir un temps assez court après le retour aux températures ordinaires, Stauber permet d’expliquer les divergences obtenues par certains expérimentateurs dont les uns comme Fleming et Dewar n’avaient pas constaté cette hystérésis de température que d’autres comme d’Arsonval et Forbes (2) avaient au contraire mise en évidence.
- R. Jst.
- Variation de résistance du fer sous Fin-fluence de F aimantation longitudinale, — Markus Dumermuth. — Bâle, 1907.
- L’auteur a repris dans ce travail, thèse soutenue devant la faculté des sciences de l’université de Zurich, l’étude de l’influence de l’aimantation longitudinale sur la résistance de l’acier, influence si-
- (*) Éclairage Électrique, tome XXXVil, p. 54» 1903. (2) Éclairage Électrique, tome XX, p. 3p5, 1898.
- gnalée en i856 par lord Kelvin et qu’avait déjà fait l’objet d’études de Beetz, d’Adams,de Towlinsen,de Goubasso, de Castone. de Gray et Taylor Jones, de Knott.
- La conclusion à laquelle étaient arrivés ces divers expérimentateurs était que le fer éprouvait sous l’action d’une aimantation longitudinale une augmentation de sa résistance électrique.
- De même que le fer primitivement à l’état neutre conserve après la suppression du champ magnétisant une certaine aimantation résiduelle, de même une partie de l’accroissement de résistance produite par l’aimantation subsiste après la suppression du champ.
- Dumermuth a étudié les différents cas suivants : i° 11 a fait parcourir à l’acier une boucle d’hystérésis en faisant varier le champ magnétisant entre les valeurs o et -f-H. Il a constaté à ce sujet le fait signalé il y a un certain temps par Ewing que celte opération devait être répétée en assez grand nombre de fois pour que les limites de la boucle-p-B et -h Brém. se fixassent. Lorsque cette précaution a été observée, on sait qu’on obtient en prenant pour abscisse la valeur h du champ magnétisant telle queo<4< H et pour ordonnée la différence entre la valeur de l’induction dans l’acier correspondant au champ h et celle correspondant à un champ nul, une boucle fermée. Si dans ces conditions on prend comme ordonnée la différence entre la résistance du fer correspondant au champ h et la résistance ré-raanante correspondant au champ o, on obtient une boucle dont la forme est identique à celle de la boucle d’hystérésis.
- Le mode opératoire était le suivant :
- L’éprouvette était constituée par un fil de fer isolé deomm,26 de diamètre dont 5 000 tours constituaient un anneau d’environ Socm,6 de diamètre.
- La résistance du fil était de 8717 ohms à o°. L’anneau ainsi constitué portait un enroulement magnétisant et un enroulement secondaire relié à un galvanomètre balistique. On pouvait ainsi étudier les variations de l’induction dans l’éprouvette.
- L’évaluation de la résistance se faisait de la façon suivante. Le fil formant l’anneau (qui était maintenu dans la glace de façon à éliminer autant que possible l’influence de la température) constituait une des quatre résistances d’un pont deWheatslone. Dans la même dérivation se trouvait une résistance à peu près égale à celle du fil, et en série avec celle-ci une résistance de 10 ohms pouvant être mise en court-circuit. Les deux antres bras du pont étaient cons-
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- T. I (2• Série). — N° 4.
- titués par des résistances de 900 ohms. Le courant traversant le pont était fourni par un accumulateur dont la force électromotrice pouvait être considérée comme constante pendant la durée d’une mesure.
- On se rend compte qu’on peut déduire des déviations observées du galvanomètre du pont, lorsqu’on a intercalé ou mis en court-circuit la résistance de 10 ohms mentionnée plus haut, la valeur de résistance du fil de fer aimanté. Cette mesure nécessite du reste certaines précautions pour éliminer l’influence de la température, celle des variations du courant, etc., sur lesquelles nous ne pouvons insister ici.
- Bornons-nous à citer quelques nombre montrant l’accroissement de résistance du fil entre les limites o et H de la boucle d’hystérésis.
- H AR H AU
- gauss. ohms.
- 5,6 o,o55 20 1,46
- 7,20 0,206 24 i,84
- 8,80 o,258 32 2,752
- io,4 0,402 4o 3,645
- 12 0,553 48 4,365
- 13,6 0,747 56 5,022
- i4,4 o,863 64 5,562
- 16 I ,023 80 6,6o5
- » )) roo 7»709
- )> » 120 8,796
- » » i4o 9*7°2
- » « 160 io,63
- L’auteur a vérifié que le renversement de sens du courant dans le fil seul n’influait pas sur les résultats. Cette constatation était importante à faire car on pouvait se demander si ce courant n’influait pas sur la valeur de la résistance du fil aussi bien par l’aimantation circulaire produite dans chaque partie du fil que par- l’aimantation transversale induite, produite par chaque spire dans les spires voisines (!).
- 3° Dumermuth a aussi envisagé le cas d’un cycle hystérésis, c’est-à-dire le cas où le champ magné-
- (*) Le courant utilisé pour la mesure était très faible sans quoi il est probable que le seul fait d’établir ou de rompre ce courant eût amené une variation de l’induction dans le fil et par conséquent aussi une variation de résistance. On sait en effet que le lait d’établir ou de rompre un courant dans un fil aimanté équivaut à un choc donné à ce fil. Voir à ce sujet P. Janet, Ç. R., t. CVIII. 1889 (N. D. T.).
- tisant varie entre deux limites égales et de signe contraire. Au cycle d’hystérésis d’induction correspond un cycle d’hystérésis de résistance, mais sa forme diffère cette fois de celle du cycle d’induction; puisqu’ici le sens du champ magnétisant n’intervient pas, à deux valeurs de l’induction égales et de signes contraires correspondent deux valeurs égales de la résistance du fil. La courbe obtenue en portant la résistance du fil a donc, suivant l’expression de l’auteur, la forme d’une paire d’ailes.
- Elle présente un point double sur l’axe des ordonnées et deux minima symétriques par rapport à cet axe et ayant par abscisses la valeur du champ pour laquelle l’induction est nulle, c’est-à-dire la force coercitive. Gumlick et Schmidt avaient montré il y a quelques années que la forme du cycle d’hystérésis d’induction dépendait un peu de la manière dont on produisait la variation du champ magnétisant entre ses valeurs extrêmes ; il semble d’après Dumermuth qu’il en soit de même pour le cycle d’hystérésis de résistance.
- 3° L’auteur a également observé ce qu’il appelle la variation absolue de résistance, c’est-à-dire la différence entre la résistance de l’acier désaimanté par le procédé ordinaire (cycles d’hystérésis d’arn-plitude décroissante) et sa résistance maximum dans une de ces boucles d’hystérésis dont nous avons parlé plus haut. Nous nous bornerons à citer quelques-uns des résultats obtenus :
- H AU ABSOLU II AU ABSOLU
- gauss. ohms.
- 8,80 0,355 56 5,947
- to 00 0,941 80 7,535
- 16 r- 00 -cr 120 9>78
- 32 3,7°7 160 I I ,762
- La température influe sur les phénomènes observés. Tandis qu’une élévation de température de 18 n’a qu’une influence inappréciable sur la perméabilité, elle entraîne au contraire une augmentation de la variation de résistance ARf due à l’aimantation, augmentation sensible surtout dans les champs faibles, et qui passe de 6 °/0 pour i3 gaussà 4 % pour 64 gauss.
- Mais si au lieu d’envisager l’augmentation de résistance ARf en valeur absolue, on envisage au
- , . AR(
- contraire sa variation relative - » on constate qu au
- Ri
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- contraire elle diminue lorsque la température s’élève.
- Pour terminer, l’auteur a cherché, mais sans succès, à relier par une formule empirique l’augmentation absolue de résistance à l’induction correspondante.
- R. .1 st.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Calcul du courant de court-circuit des moteurs d’induction. — W. Œlschlâger. — Elektro-teehnisohe Zeitschrift, 26 décembre 1907.
- partielles, proportionnelles respectivement aux trois termes du dénominateur du second membre (formule (1)) :
- i° La perméance due à la dispersion périphérique dans les encoches ;
- 20 La perméance due à la dispersien en zigzag ;
- 3° La perméance due aux connexions latérales.
- Il est facile de reconnaître que ces hypothèses sont les mêmes que celles faites par de précédents auteurs pour le calcul du coefficient de fuite (voir notamment la Lumière électrique, tome I (2e série), 4 janvier 1907,
- p. a4).
- D’après M. Œlschlâger, l’on peut adopter pour les constantes K', K", K'", les valeurs moyennes :
- Dans le but de faciliter la construction du diagramme du cercle l’auteur se propose d’établir une formule permettant le calcul direct du courant idéal de court-circuit, c’est-à-dire du courant de court-circuit qui correspondrait à une résistance ohmique rigoureusement nulle des circuits rotoriques (‘).
- A cet effet, il écrit que le flux traversant l’enroulement statorique à vide est égal au flux correspondant au court-circuit ; cela revient à exprimer que le stator est alimenté sous tension constante. L’on arrive ainsi aisément à la formule
- Aç,
- B
- 1U
- N
- a\K'
- 28/ N2
- s)K
- ()
- dans laquelle on désigne par :
- Acc le nombre d’ampère-conducteurs par centimètre de périphérie en court-circuit ;
- B, l’induction moyenne à vide dans l’entrefer (en supposant nulles les résistances ohmiques du stator) ;
- N:
- _Nj_|-_Na^ ja moyenne des nombres d’encoche
- du rotor et du stator par pôle ;
- 5, l’entrefer simple ; a, le pas polaire ;
- 6, la largeur utile du fer ;
- K', K", Kw des constantes appropriées.
- Pour établir la formule (1), il suffit d’admettre que la perméance des trajets suivis par les lignes de force lors du court-circuit est la somme de trois perméances
- (*) Comme on le sait, ce courant est également celui qui correspond à un glissement infini ; il détermine donc, dans le diagramme circulaire d’Heyland, le second point du diamètre dont le premier est connu d’après le courant à vide (N. D. T.).
- K' = 20,
- K" = 2,2,
- K'" = 0,0,
- en supposant des encoches repercées ayant une largeur égale au tiers de la hauteur, et en admettant que le rapport de la largeur de la fente des encoches dans l’entrefer au pas polaire est égal à 0,2 (*)
- La formule (1) permet de calculer Acc et par conséquent le courant de court-circuit, dès que l’on connaît les dimensions du moteur et la valeur de l’induction B. L’auteur l’applique à quelques exemples qui conduisent à une bonne concordance avec les données expérimentales.
- .1. B.
- (‘) Il est intéressant de remarquer que la formule (1) peut alors s’écrire :
- et sous cette forme, l’on peut comparer l’importance relative des trois perméances définies ci-dessus avec celle admise notamment par MM. Behn-Eschenburg, Guilbert, Hellmund (voir l’article précité). D’après la formule de M. Œschlager, comme d’après celle de M Hellmund, l’importance relative de la dispersion en zigzag est notablement plus faible que celle indiquée par les formules de MM. Behn-Eschenburg et Guilbert. D’autre part, la formule (1)' attribue à la dispersion latérale un rôle beaucoup plus secondaire que celui joué dans la formule de M. Hellmund. Nous avons déjà signalé toutes ces divergences, qui n’empêchent pas chaque formule de donner des résultats très voisins de ceux relevés expérimentalement, et cette circonstance montre bien que ces diverses formules n’ont encore aucune portée générale (N. D. T.).
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- T. I (2* Série). — N» 4.
- Influence de la vitesse et de la puissance sur les éléments des dynamos à courant continu.
- — H. M. Hobart et A* G. Elllis* — Electrical Rèview, 20 et 27 décembre 1907.
- MM. Hobart et Ellis ont calculé un certain nombre de dynamos à courant continu de différentes puissances, de manière à mettre en évidence l’influence de la vitesse de régime adoptée sur les dimensions et les conditions de fonctionnement de la machine.
- Les calculs ont été effectués pour des machines de a5o kilowatts 25o volts, 5oo kilowatts 5oo volts et 1 000 kilowatts 1 000 volts à des vitesses de régime variant depuis ia5 tours par minute jusqu’à la vitesse qui pourrait être obtenue en accouplant directement la dynamo avec une turbine à vapeur Parsons.
- Les spécifications sommaires des machines ainsi calculées sont résumées par le tableau n° i ci-dessous et les figures i, 2 et 3 représentent les croquis de ces machines.
- L’on met ainsi en évidence l’influence de la vitesse adaptée sur. le poids et le prix des matériaux ainsi que sur le prix de la main-d’œuvre.
- L’examen de ces résultats a conduit les auteurs à formuler les remarques suivantes :
- Pour les faibles vitesses, un accroissement de la vitesse produit une diminution considérable dans le poids et. le prix des matériaux ; mais pour les vitesses élevées, le poids et le prix ne décroissent que très lentement quand la vitesse augmente.
- Le prix de la main-d’œuvre totale, calculé par la formule
- P = KD(A9 + o,7t)
- (dans laquelle D est le diamètre extérieur de l’armature, lg la longueur de fer de l’armature, r le pas polaire et K un coefficient de proportionnalité), présente, pour chaque puissance, un minimum correspondant à une certaine vitesse de régime. Cette vitesse est approximativement :
- I 5oo tours par minute pour une dynamo de a5o kw. i ooo tours — 5oo kw.
- 75o tours — i ooo kw.
- Les watts par centimètre carré de l’armature croissent considérablement avec la vitesse ; il faut par suite prévoir une large ventilation pour les grandes vitesses.
- Le rendement à pleine charge dépend de la vitesse car les machines à grande vitesse ont moins de par suite de leurs plus faibles dimensions.
- Les renseignements qui précèdent permettent de déterminer grossièrement la vitesse la plus économique à adopter pour une machine de puissance donnée avec un voltage raisonnable.
- Ainsi, pour une dynamo de a5o kilowatts, a5o volts, on est conduit à prendre une vitesse de i 5oo tours par minute. Le tableau I fournit les principales données de la machine :
- Main-d’œuvre totale : 16 schillings par kw. Total 200 livres.
- ^Prix: 4 schillings par kw. Total 5o livres.
- Matériaux | p0i(jstotal : 10 kilog. par kwr. Total a5oo kgs. Tension de réactance : 8 volts (valeur modérée pour une machine à pôles auxiliaires de celte puissance). Échauffement de l’armature : 75 watts par d. m. q.
- Celte valeur n’est pas exagérée, car la vitesse périphérique totale était de 48 mètres par seconde ; une excellente circulation d’air pourra être maintenue pourvu qu’il y ait un grand diamètre intérieur d’armature et des conduits de ventilation suffisamment nombreux à travers les tôles.
- Le tableau n° II résume les principales données des machines de a5o kilowatts 200 volts, 5oo kilowatts 5oo volts, 1 ooo kilowatts 1 ooo volts, pour le régime de vitesse le plus économique.
- TABLEAU II
- Puissance en kw 25o 5oo I OOO
- Tension. ...... a5o 5oo I ooo
- Vitesse en tours par minute. . 1 5oo I OOO 750
- Prix de la main-d’œuvre totale
- en schillings 3 a4o 9 200 16 800
- Prix des matériaux effectifs en
- schillings par kw 4 7.6 7
- Poids des matériaux effectifs en
- kilogrammes par kw\ IO 12 n,5
- Vitesse périphérique de l’armature
- en mètres par seconde. . 42 5o 45
- Vitesse périphérique du collecteur. 26 3o 36
- Voltage de réactance 8 . 9 16
- Watts par d. m. q. de surface
- d’armature 76 85 85
- llendement à pleine charge. . 0,94 0,947 0,952
- Si on compare ces vitesses à celles des turbines à vapeur de même puissance actuellement en usage (tableau n° III ci-dessous), on constate qu’elles leur sont très inférieures.
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- IN?
- Fig. i, 2 et 3. — Comparaison des principales dimensions des génératrices à courant continu de 2ÔO, 5oo et i ooo K.W., calculées pour les vitesses
- de i25? 25o? 5oOj i ooo et 2 000 r. p. m.
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- ^TABLEAU I
- PUISSANCE ET VOLTAGE 25o KW 25o VOLTS 5oo KW - 5oo VOLTS 1000 KW 1000 VOLTS
- 7 Vitesse et tours par minute. ... R 120 2Ô0 5oo I 000 2 000 3 000 125 a5o 5oo 1 000 2 000 2 5oo 12.5 250 5oo I OOO 2000
- Nombre de pôles P 10 8 6 6 4 2 i4 10 8 6 4 4 16 12 8 6 4
- Fréquence en cycles par seconde. . K 10,5 l6,7 :?5 5o 06,6 5o i4,7 21 33,3 5o 66,6 83 16,7 a5 33,3 5o 66,6
- ARMATURE
- Diamètre extérieur D iôo 110 90 75 00 4o 210 160 120 96 7° 67 3oo :<3o IÔO 100 70
- Diamètre intérieur des tôles 110 73 5i 43 26 12 i65 IIO 77 55 29 16 200 190 110 60 3o
- Longueur du noyau ‘hg 28 3o 25 21 23 81 34 3o 3o 3o 36 5o 34 32 4o 5o 75
- Nombre d’encoches i4o 100 84 100 100 7° 240 i5o i44 100 88 64 4 00 33o 200 162 IOO
- Dimensions d’une encoche 3xi,2 4xi,2 4xi,2 4xo,8 4 x 0,7 2,0x0,95 3,5 x 1,1 3,5 x i,i5 4 x o,g5 4 X o,g5 3,5 X 0,8 3,5xo,8 4x i,o5 3,5 x i,i5 3,5x 1,2 4 X 1,07 3,5 x 0,96
- Vitesse périphérique de l’armature.. Sa 10 i5 20 4o 37 62 i4 21 3i 5o 70 7s 20 3o 4o 53 74
- COLLECTEUR
- Diamètre extérieur i4o 100 70 58 34 22 200 i3o 82,5 58 34 .7 290 170 86 58 34
- Longueur totale axiale d'une lame. . >9 25 33 34 54 86 i3,5 20 32 45 68 12 18 36 5o 76
- Nombre de lames. . 700 4oo 252 200 100 35 1 200 üoo 432 200 88 64 2 000 I 320 600 3î4 100
- Vitesse périphérique du collecteur. . 9 iS 18 OO 35 00 i3 '7 22 3o 35 .35 »9 2 2 3o 35 35
- Nombre de balais 10 8 6 t» 4 2 i4 10 8 6 4 4 16 1 2 8 6 4
- CARCASSE MAGNÉTIQUE
- Diamètre extérieur 227 187 161 142 120 111 000 25o 205 .70 iôo i4i 420 3a3 2.45 200 160
- Diamètre intérieur 197 161 i45 122 102 83 267 217 177 i43 127 18 384 2QÔ 217 i65 i32
- Largeur de la culasse 60 60 58 49 53 65 67 67 63 63 81 74 74 82 80 120
- Diamètre desnoyaux(s’ils sont circulaires). «Ho 28 27 21,5 21,5 3o .3.2,5 .52,5 3o 3o .52, «5 5o x 19,5 36 32 34 4g x 18 56 X 28
- Pas polaire t n 43 47 39 43 62 47 5o 47 00 55 45 »9 60 60 52,5 55
- Entrefer 0,5 o,5 0,5 o,5 o,4 o,4 0,8 0.7 0,6 n,6 o,5 1 0,8 y.7 °»7 0,6
- CONDUCTEURS INDUITS
- Nombre de conducteurs par encoche. . 10 8 6 4 4oo 2 1 ! 0 8 0 4 176 2 10 8 G 4 2
- Nombre total de conducteurs 1 4oo 800 5oo 200 70 2 400 I 200 860 4oo 128 4 000 2 64o 1 200 648 200
- Densité de courant en amp. parc.m. ca'rré. 420 420 420 420 36o 060 420 420 .'120 I20 4:»o 420 420 420 4.20 420 35o
- DONNÉES MAGNÉTIQUES
- Flux par pôles à pleine charge (méga- 8,8 10,5 10,5 8,8 io,5 i5,3
- ma wells) 7,'8 6,2 3,9 >.9 7,4 7,2 7 > 7 9.0 12,8 12 800 9.6 9.»
- Induction dans l’armature (gauss). 12 000 12 000 12 000 12000 I 2 GOÔ 12000 I 2 OOO 12 OOO 12 000 12 000 12 OOO 9 5oo 9600 10 5oo 9 5oo i53oo
- Induction dans l’entrefer sous le pôle. . Ampères-tours pour compenser la réac- q5oo 1 750 8700 8800 8000 0 600 53oo 10 OOO 10 000 8 3oo 1 Coo 8 5oo 7 3oo 1 5oo 9 800 1 3oo 9 800 2 5oo 8 3oo 7 3oo 2 5oo 7 200 6200
- tion d’armature 1 700 2 000 1 5oo I 000 2 000 2 OOO 1 5oo 1 700 2 000 2 5oo. 1 700
- Total des ampères-tours à pleine charge. 7 660 834o 9020 7960 G 910 7 200 u 470 9300 8 200 9 010 7900 8 33o i5 3oo 11000 11 900 10 700 835o
- Ampères-tours à vide (shunt) 5 200 O9OO 64oo Oooo 5 000 4 800 8 3 80 6u5o 6 i3o 6 780 6 160 6 85o 12 000 8000 8 900 7 7®o G 3 00
- POLES DE COMMUTATION
- Section du noyau Pas de Pas de ) 55 5o 55 5o Pas de Pas de 64 70 g® 9° Pas de 84 110 120 148
- Tours par bobine. . pôles pôles 13,5 1 11 10 pôles pôles i3 10,0 1 r ,5 10 pôles 18 18 i8,5 i3
- PERTES, RENDEMENT, ECHAUFFEMENT
- Total des pertes constantes (en Kw.). 8,4oo 8,710 8,54o 9.790 9.700 9,260 19,43o 17,550 17,780 19,98,. 19,870 19,690 38,960 31,5oo 3i ,800 28,460 34,840
- Total des pertes variables i3,85o io,i5o q,85o 7,44o 0,770 0,420 18,200 i3,q4o 12,900 9,23o 7,100 0,670 28,800 29,340 22,o4o 16,780 9,4io
- Total de toutes les pertes. ..... 22,250 18,860 i8,3go 17,230 10,470 i4,68o 37,63o 31,490 3o,G8o 29,210 26,970 25,36o 67,700 6o,84o 53,84o 44,24o 44>a5o
- Rendement à pleine charge. Echauffement d’armature (Watts par 0,92 0,928 o,g33 0,987 <>,942 0,946 85 0,93 53 0,94 „,944 0,946 0,98 0,951 0,94 0,945 0,90 0,955 0,958
- d. m. q.) 5i 56 60 72 82 60 74 86 9S 9fi 61 68 80 91 98
- Echauffement du collecteur 3= 38 46 56 64 70 38 ho 45 58 68 74 48 00 57 69 72
- DONNÉES TECHNIQUES
- Poids total des matériaux effectifs fenkgs). 8 200 6070 4970 2 880 2 210 2 425 i4 33o 10600 7 820 6 080 5 4oo 5 3io 20 110 14790 12 240 10 020 g4io
- Prixtotaldcsmatériauxe£fcctifs(ShiUings). 4 780 3020 .H 25o 2 260 i 655 1 38o 8 48o 0920 4 920 3 720 2 880 2 720 14 750 10100 8 000 6 800 4760
- Voltage de réactance 2,1 3,1 4,7 6,3 10 i4,4 2,8 4 G,8 9 i5 16 4,3 8 12,5 i3,3 20 28
- Volts par lame du collecteur. . 3,0 5 6 7.5 ÏO i4,3 5,8 8,3 . 9.3 10 23 3i 8 9 18,5 4o
- Ampères-tours d’armature par pôle. Ampères-tours par centimètre à la périphérie. Induction moyenne dans l’entrefer. . 7000 6250 7000 5üoo i4o G 200 i45 8 750 144 6 000 6000 • G 760 5 Goo 5 000 4 000 8 000 g3oo 9 4 00 i55 9 000 6 3oo
- i5o i45 T 48 110 120 i4o 112 100 90 135 i55 170 n5
- 6 700 6100 53oo 48oo 4 000 3 800 7 000 7000 5 200 5 100 4 5oo 4 3oo 6 4 00 5 000 4 4oo 3 600 3700
- D^ X t-g en décimètres cubes 63o 36o 200 118 69 5o 1 420 770 435 276 176 160 3 o5o 1 700 9°° 5oo 370
- Coeüicient de puissance Prix de la main-d’œuvre en shillings. . 3,2 2,8 2,5 2, T 1,8 i,65 2,8 2,6 2,3 1,8 i>4 1,20 2,6 2,4 * 2,2 2 1,33
- 9200 6880 5 4 00 41 Go 4 080 4 800 17 000 12 880 9 7a° 9 48o 10 800 11 200 32 4oo a5 200 18 000 17 600 2ù4oO
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série). — N® 4.
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- 25 Janvier 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 127
- TABLEAU III
- PUISSANCE bn rw. VITESSE ÉCONOMIQUE (Tune génératrice à c. c. TURBINES TYPE CURTIS TURBINES TYPE PARSO"S
- 200 i 5oo 2 200 3 ooo
- 5oo I OOO i 5oo 2 5oo
- I ooo 7Ôo I ooo 2 ooo
- 2 OOO 5oo 750 l 25o
- Ainsi, on voit que pour une machine à courant continu de puissance donnée, la vitesse à adopter est à peu près égale à la vitesse d’une turbine Curtis de puissance double.
- Si donc, on veut conduire directement par des turbines à vapeur des dynamos à courant continu, il vient naturellement à l’esprit l’idée de coupler deux dynamos sur une même turbine, celle-ci étant de puissance suffisante pour pouvoir conduire les génératrices lorsqu’elles sont à pleine charge et même lorsqu’elles reçoivent des surcharges déterminées pendant un certain temps.
- Ce dispositif aurait, dans les stations centrales importantes, l’inconvénient de compliquer les tableaux et d’exiger plus de surveillance. Mais dans une usine d’éclairage, avec des charges variant dans de larges limites, on peut de cette manière améliorer le rendement journalier. Ainsi le tableau n° IV donne les rendements de dynamos à courant continu à différentes charges.
- TABLEAU IV Rendements à differentes charges.
- PLEINE cuahoe DEMI-CUAUGE QUART DE CHARGE
- 25o kw. 0,94 °» 9° 0 00
- 5oo kw. 0,947 0,92 o,S6
- 1 ooo kw. 0,962 0,935 0,88
- TABLEAU V
- Rendement d’un groupe turbo-dynamo de i ooo kw.
- AVEC AVEC
- UNE SEULE DEUX
- dynamo, dynamos.
- Rendement à pleine-chargc. 95,2 94,7
- — à demi-charge.. 9.3,5 94,7
- — à quart de charge. 88 92
- Le. tableau V montre le rendement d’un groupe
- turbo-dynamo de i ooo kilowatts suivant qu’on emploie une seule ou deux dynamos.
- Ces résultats sont obtenus en supposant que, pour les charges égales ou intérieures à la demi-charge, une des machines de 5oo kilowatts est découplée, son circuit de champ étant ouvert, et ses balais relevés.
- Les calculs résumés au tableau n° I ont servi aux auteurs à contrôler les résultats de la méthode de détermination rapide des éléments d’une dynamo à courant continu qu’ils ont exposée précédemment^).
- Les chiffres fournis par les deux méthodes étant concordants, MM. Hobart et Ellis ont appliqué leur méthode à la détermination de quarante-cinq projets de dynamos résumés dans les tableaux VI, VII et VIII.
- L’examen de ces tableaux et des courbes que l’on peut en déduire a conduit les auteurs aux conclusions suivantes :
- i° La tension de réactance croît avec la vitesse et la puissance, et, pour les grandes puissances,-croît avec le voltage.
- La tension moyenne par lame du collecteur varie de la même manière.
- La vitesse périphérique du collecteur croît avec la vitesse et est plus élevée dans les machines de plus grande puissance.
- On n’a pas dépassé, pour cette vitesse périphérique du collecteur, 35 mètres par seconde qui paraît être l’extrême limite à admettre.
- 2° Le poids total et le prix total de la main-d’œuvre décroissent quand la vitesse croît ; au début, pour les plus faibles vitesses, la déci'oissance est très marquée, mais quand on atteint les grandes vitesses, cela est beaucoup moins appréciable.
- 11 y a, pour chaque puissance, une certaine vitesse à laquelle le prix delà main-d’œuvre est minimum.
- 3° Les pertes totales sont plus grandes quand la puissance est plus élevée et d’autant plus élevées que le voltage est plus bas.
- II est à remarquer que les pertes totales, pour une puissance donnée, varient peu avec la vitesse. Il en résulte que le rendement ne baisse pas beaucoup aux faibles vitesses. (*)
- (*) Méthode pour le calcul des dynamos puissantes à courant continu à grande vitesse. — H M. Hobart et A. G. Elus, Electrical Rcuiew, 6, i3 et 20 septembre 1907, et Éclairage Électrique, tome LUI, 2 et 9 novembre 1907, pages 161 etig5.
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. I (2* Série). — N» 4
- TABLEAU VI
- Projets de dynamos à courant continu de a5o K. W. pour a5o, 5oo et i ooo volts à différentes vitesses de régime.
- VITESSE EN TOURS PAH MINUTE 125 260 ^ — i Doo 1 ooo 2 OOO
- Tension r«5o 5oo I ooo 25o 5oo 1 ooo 25o 5oo 1 ooo 200 Doo I ooo 200 5oo 1 000
- Nombre de pôles Kl 8 8 8 G 6 6 6 4 6 6 4 4 4 2
- Cycles par seconde io,5 8,4 8,4 i0,8 12,6 12,6 25 25 16,8 5o 5o 33,6 67 67 33,6
- Diamètre do l’armature. . D iGo i5o 170 120 110 13o 85 90 75 75 60 60 55 55 5o
- Longueur brute du noyau d’ar-mature ï>g Ho 34 26 28 35 5*4 3i 28 4i a4 37 37 3o 3o 35
- Pas polaire t Do 59 °7 47 58 59 44 47 59 39 32 47 43 43 79
- Dx(/.ÿ +o,7t) io 4oo I I ooo 12 5oo 7 200 8 3oo 9 200 5 200 5 4oo 6 ooo 3 800 3 600 4 200 3 3oo 3 3oo 4 5oo
- >0 : * • • • • o,0 j 0,58 o,3ij j o,0 o,Gi o,35 °»7 0,6 °»7 0,61 1, i5 0,8 °*7 °»7 o,43
- Vitessepériphériquedel’arinaturc.Sa io,5 ! io "ï 16 i4 i6,5 22 23,5 20 38 3o 3o 59 59 53
- Ainpèreloursparpôlc sur l’armature. 7 5oo 8 8oo 10 ooo 7 ooo 8 700 10 3oo 6 Goo 7 ooo 8 800 5 800 4 800 7 ooo 6 5oo 6 5oo 11 800
- Ampères par circuit IOO 63 3.; I 25 84 4 a 1G7 84 63 167 84 63 25o 125 125
- Spires par pôle t 75 i4o 320' 5G io3 246 4o 83 i4o 35 57 110 26 52 9&
- Spires par lame du collecteur. . i i -,1 i 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 I
- Nombre total de lames du collecteur. 75o I 120 1 280 448 G18 738 24o 498 56o 210 342 44o io4 208 190
- Largeur d’une lame (isolant compris). o, 5o 0,35 o,35 o,5o o,5o o,5o o,5o o,5o o,5o o,35 o,5o o,5o o,5o o,5o o,5o
- Vitesse périphérique du collecteur.Sc 8 8,4 9*5 ; 9,4 i3 i5,5 10 21 15,5 17 28 25 *7 34 32
- Tension de réactance 2,3 2,4 4 1 3 5,7 7 4 4,4 5,8 6,5 7.8 8,5 , i3 12
- TABLEAU VII
- Projets de dynamos à courant continu de 5oo K. W. pour aôo, 5ooet i ooo volts à différents régimes de vitesse.
- , VITESSE EN TOURS
- PAR MINUTE 125 25o 5oo 1 ooo 2 ooo
- Tension. * 25o Doo 1 ooo 25o Doo I OOO; 25o 5oo 1 ooo 25o 5oo I ooo 250 5oo I ooo
- Nombre de pôles iG 12 10 12 10 8 10 8 8 6 6 6 4 4 4
- Cycles par seconde 16,8 12,6 io,5 25 21 16,8 42 33,6 33,6 5o 5o 5o 87 67 67
- Diamètre de l’armature. . D a3o 200 190 170 1G0 i5o i35 120 120 9 & 95 ' 90 70 70 70
- Longueur brute du noyau de l’ar-
- mature a <7 24 32 34 26 3o 34 25 3o 3o 29 2 9 33 33 33 33
- Pas polaire i5 i3 12,5 22 20 18 35 32 32 5o 5p 45 72 72 72
- Vitesse périphérique derarraature.Sa 45 52 60 44 5o 58 42 46 46 • • 49 49 46 55 55 55
- DX ('-0 +0,7*) 12 600 i3 600 14 4oo 9 800 10 5oo 11 000 7 3oo 7 4oo 7 4oo 5 900 5 900 5 900 5 100 5 100 5 100
- /•ÿ : t 4 o,54 0,62 0,57 0,6 o,G 0,6 0,6 0,65 0,65 0,6 0,6 0,7 0,6 0,6 0,6
- Ampère-tours par pôle 6 700 7 800 9 ooo 6 600 7 5oo 8 700 6 3oo 6 900 6 900 7 3oo 7 3oo 6 900 7 600 7 600 7 600
- Ampères par circuit I 25 83 5o 1G6 100 62 200 125 62 333 166 83 Doo 250 125
- Spires par pôle 53 94 180 4o 75 i4o 32 55 110 22 44 83 i5 3o 60
- Spires par segment 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
- Nombre total de lames du collecteur. 848 1 i3o 1 800 • 48o 700 1 120 020 44o 880 I 32 2O4 498 Go 120 240
- Lar- eur d’une lame (isolant compris). o,5 o,5 o,35 o,5 o,5 o,35 o,5 o,5 o,35 0,0 o,5 o,35 o,5 o,5 o,35
- Vitesse périphérique du collecteur. Sc 9 12 12,5 10 IÜ 16 i3,5 *9 26 11 22 2 9 10 20 28
- Tension de réactance 2,8 3 3 4,3 4,6 4,8 G 6,5 6,5 io,5 io,5 10,6 18 18 18
- TABLEAU VIII
- Projets de dynamos à courant continu de i ooo K. VV. pour a5o, Doo et i ooo volts.
- VITESSE EN TOURS
- PAn MINUTE l 25 2ÜO 5oo • 1 ooo 2 ooo
- Doo I OOO 200 5oo 1 ooo 25o Doo 1 ooo a5o 5oo 1 ooo 25o Doo 1 ooo
- Nombre de pôles 20 iG i4 iG i4 12 I 2 10 8 8 8 6 6 4 4
- Cycles par seconde 21 16,8 14,7 33,6 29.4 25 Do 42 33,6 67 67 5o 100 67 67
- Diamètre de l’armature. . . . D 320 290 270 225 225 2 I 2 175 162 i5o i35 i35 110 76 . 76 76
- Longueur brute du noyau d’ar-
- mature ‘t.g 27 3a ,5 87 3o 3o 34 26,5 3i 30 26,5 26,5 89 56 56 5G
- Pas polaire t 5o 57 Go 44 5o 55 46 5i 60 53 53 58 4o Go 60
- Dx(/.ÿ + o,7î). 20 ooo 21 ooo 21 4oo i3 700 14 Goo 15 200 10 3oo 10 800 11 700 8 Goo 8 600 8 800 G 4oo 7 4oo 7 4oo
- •v ; * o,54 0,57 0,62 0,69 o,G 0,62 o,58 0,61 o,6 o,5 o,5 0,67 » ,4 °»94 o,q4
- Vitesse périphérique de l’arinature.Sa 20 18,5 17,5 27,5 27,5 27 46 43 4o 72 72 58 80 80 80
- Ampère-tours par pôle 7 Doo 8 5oo 9 ooo G 600 7 5oo 8 200 6 900 7 Goo 8 800 7 9°° 7 9°° 8 700 G ooo 9 ooo 9 ooo
- Ampères par circuit 200 I 25 72 260 i43 83 333 200 125 Doo 250 167 670 5oo 25o
- Spires par pôle 38 G8 125 26 52 100 20 38 70 IÜ 32 5. 9 68 36
- Spiroç par segment 1 1 1 1 1 1 1 1 1 i 1 1 1 1 1
- Nombre total de lames du collecteur. 760 I (JQO 1 75o 4i6 73o 1 200 240 38o 56o 128 256 3i 2 54 72 i44
- Largeur d’une lame (isolant compris). o,5 0,5 o,45 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5 o,5
- Vitesse périphérique du collecteur. Sc 8 11,5 i6,5 8,8 i5 25 10 iG 2.4 11 22 26 9 12 24
- Tension de réactance 4,2 1 4,4 4,6 G 6,3 7 9,4 10,4 11 i4,5 20 17,5 3o 35 35
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 120
- En terminant cette étude, les auteurs font observer que les résultats qu’ils ont présentés, ainsi que ceux fournis par l’application des règles qu’ils ont données dans leur précédent article, ne doivent être considérés que comme un moyen d’établir rapidement les bases d’un avant-projet, mais que toutes les fois qu’on voudra réaliser une machine, il conviendra de la soumettre à un calcul bien plus approfondi et d’apporter à ces premières données les modifications désirables.
- « Il doit être bien fixé dans l’esprit du lecteur qu’aucun de ces projets ne doit être regardé autrement que comme une chose superficielle et préliminaire. Quoique une grande quantité de temps ait été consacrée à leur établissement, néanmoins, aucun ingénieur expérimenté, recevant la commande d’un projet d’une machine déterminée, ne devra écarter les renseignements qu’il pourrait avoir la chance de posséder dans ses notes ; mais un tel projet peut être considéré comme une base préliminaire d’où dérivera un projet final. »
- Observations. — La densité de courant au contact des balais est respectivement de 8, 7 et 5 ampères par centimètre carré pour les machines de 25o, 5oo et 1 000 kilowatts.
- La largeur d’une lame de collecteur avec l’isolant n’est jamais inférieure à 4 millimètres à la périphérie.
- Il n’y a en général qu’une seule spire induite par lame du collecteur.
- Les dimensions des bobines shunt sont établies pour 9,5 à 11 watts par décimètre carré de surface extérieure ; celles des bobines-série des pôles principaux pour 11 watts et celles des bobines-série des pôles de commutation pour 12 watts.
- G. M.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Les conditions de rendement maximum pour les appareils téléphoniques —Note de MM. Henri Abraham et Devaux Charbonnel, présenté par M. J. Violle. — Académie des sciences, séance du 23 décembre 1907.
- Dans les postes téléphoniques, sans changer les types d’appareils adoptés, on est libre de choisir les dimensions du transformateur et les caractéristiques de ses circuits, comme aussi la résistance des bobines dans les récepteurs téléphoniques.
- La question peut être tout à fait précisée en partant des données suivantes, établies expérimentalement dans des essais précédents (').
- i° Pour un son donné, le microphone se comporte comme un alternateur sans self-induction, ayant une résistance intérieure M. Cette résistance n’est guère définie, pour un même appareil, que du simple au double ; elle vaut environ une dizaine d’ohms.
- 20 La ligne, supposée très longue, se comporte, au départ, comme une résistance ohmique R, dé l’ordre de 5oo ohms, en série avec une capacité C d’une fraction de microfarad.
- 3° A l’arrivée, la ligne agit comme un alternateur qui aurait précisément ces mêmes caractéristiques intérieures R et C, et dtfnt la force électromotrice serait une fraction déterminée de la force électromotrice au départ.
- Moyennant ces données expérimentales, il est possible d’établir une théorie analytique complète de la transmission d’un son musical par une ligne téléphonique très longue.
- Voici les conditions auxquelles doivent satisfaire les appareils pour qûe la transmission fournisse, à l’audition, un son aussi intense qu'il est possible.
- Récepteurs téléphoniques. — Pour tout type de récepteurs, où l’encombrement des bobines est donné, le diamètre du fil doit être tel que la résistance de chacun des deux récepteurs soit un peu supérieure au quart de la résistance ohmique apparente R de la ligne (en y comprenant la résistance du fil fin du trans form ateur).
- Cette règle conduit à prendre des récepteurs ayant une résistance de 100 à 200 ohms.
- Rapport de transformation. — Désignons par R la résistance ohmique apparente de la ligne, et par M la résistance intérieure du microphone. La valeur la plus favorable du rapport de transformation est un peu supérieure à la quantité.
- JR
- 2M
- Cette règle conduit à prendre un rapport de transformation voisin de 6 ou 7.
- Bobinage du transformateur. — La condition de maximum est celle-ci : l’impédance du fil fin du transformateur doit être notablement plus grande que la résistance apparente R de la ligne ; mais il n’y a pas grand intérêt à dépasser beaucoup cette valeur.
- (’) Comptes rendus, t. GXLV, 1907, p. 867 et ii53, et Eclairage Electrique, t. LU et LUI, p. 176 et 3g|3.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N<* 4.
- Dans tous les bons appareils du commerce examinés, les trois conditions précédentes étaient généralement bien réalisées.
- Dimensions du transformateur ; son rendement en énergie. — L’on a déterminé le rendement des transformateurs téléphoniques en mesurant l’amplitude et la phase dés courants et des forces électromotrices primaires et secondaires de l'appareil en ligne. >
- Le rendement de tous les transformateurs téléphoniques industriels soumis aux essais était inférieur à 60%.
- Ce rendement médiocre tient à ce que les transformateurs des appareils téléphoniques sont trop petits.
- Rien n’est plus facile que de réaliser des bobines de transformation qui ne soient ni encombrantes ni dispendieuses (*), dont le rendement atteigne go °/0, et qui augmentent dans la même proportion la puissance de la transmission.
- Il ne faudrait pas, cependant, attribuer trop d’importance à ce perfectionnement. On gagne bien moitié sur l’énergie utilisée, mais l’oreille est si peu sensible aux variations de l’intensité des sons, que c’est à peine si, à l’audition, la transmission semble améliorée.
- Pour assurer une transmission régulière aux très grandes distances, c’est surtout sur le microphone que devraient se porter les efforts des inventeurs : cet appareil paraît encore susceptible de grands perfectionnements. ’
- BREVETS
- Perfectionnements au réglage des moteurs monophasés à collecteur. — Allgemeine-Elek-trizitâts Gesellschaft. — Brevet anglais n° 12 ogo (1907), publié le 5 décembre 1907.
- Ce brevet est relatif à un mode de régulation permettant de faire varier le rapport des ampèretours
- C) Voici, par exemple, les caractéristiques d’une pareille bobine de transformation :
- Longueur . . . lÿ™1
- Diamètre extérieur.
- Section totale des fils do fer. . . . . ocm2,3
- Nombre de tours du gros fil. 55o
- Nombre de tours du fil fin. . .... 33oo
- Diamètre du gros fil.. . • . I m m |
- 'Diamètre du fil fin. . O"11",/!
- Résistance du gros fil. • • • o,Q ohm
- Résistance du fil fin. . oluns
- Self-ùnduction du fil fin.. 0/1 henry
- du rotor aux ampèretours du stator dans les moteurs monophasés série du type Latour. Ce procédé, qui a l’avantage de ne nécessiter aucun transformateur de réglage Winter-Eichberg, permet notamment de réaliser au démarrage le rapport le plus avantageux. Soient abcd (fig. 1) les 4 balais correspondant à un moteur bipolaire. Le balai b par exemple est relié en permanence avec l’un des pôles de l’enroulement statorique, dont l’autre pôle est en communication avec le transformateur d’alimentation ; un commutateur double ordinaire permet de relier l’autre pôle de ce transformateur soit au balai a, soit à l’un des balais c ou d.
- Fig. 1.
- Dans le premier cas l’on réalise le montage ordinaire, et ce cas correspond à la marche normale du moteur ; dans le second cas, le courant du. transformateur ne circule que dans les portions de l’induit cb et bd, ce qui réduit à peu près de moitié les ampèretours rotoriques, pour un courant donné. Ce montage pourra être utilement employé pour le démarrage; il est alors préférable en effet au point de vue de la commutation de réaliser-des flux faibles, quitte à augmenter en même temps les courants de manière à obtenir néanmoins le couple désiré (*).
- Ce procédé peut s’appliquer très simplement dans le cas où deux moteurs sont reliés en série ou en parallèle ; il suffit alors de deux interrupteurs simples ou doubles pour pouvoir passer â volonté d’un montage à l’autre.
- Dispositif pour la ventilation des dynamos actionnant des voitures pétroléo-électriques. — W. A. Stevens. — Brevet anglais n° ai 129 (1906), public le 2.3 décembre 1907.
- Dans certaines voitures à transmission électri-
- (*) Voir notamment les études de MM. Latour, Bichter, Bothenod, sur cette question. Éclairage Electrique., 1905-1907, t. XL1I, XLV1, XLVII, LI, L1I. Le procédé ingénieux décrit ci-dessus a peul-être en pratique l’inconvénient de donner lieu à des attractions magnétiques dyssvmétriques sur le rotor.
- (X. I). L. R.)
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- ques, le moteur électrique actionnant les roues motrices est disposé longitudinalement dans le prolongement de la dynamo accouplée directement avec le moteur à explosion. Dans ce cas, l’inventeur dispose entre les deux un ventilateur tournant dans une enveloppe cylindrique qui relie les carcasses dès deux machines cuirassées. Ce ventilateur est calé sur l’axe de la dynamo et établit ainsi une circulation d’air active au moyen d’ouvertures pratiquées dans les flasques extérieures des machines.
- Système de transmission pour télégraphie et téléphonie sans iîl. — Barr. — Brevet anglais n° il Il4 (1906).
- Il est bien connu que la différence de potentiel alternative aux bornes d’un condensateur en série avec une bobine de self-induction peut atteindre des valeurs très élevées lorsqu’il y a résonance, c’est-à-dire égalité entre la période d’alimentation et la période propre du système ; d’autre part, une faible modification de la valeur de la self-induction diminue la tension dans des proportions très notables, et suffit pour empêcher l’étincelle entre les électrodes d’un éclateur branché aux bornes de la capacité. Pour obtenir à volonté une marche sans étincelles ou avec étincelles, il suffit donc de faire varier une résistance ohmique montée en dérivation aux bornes de la self-induction (*), et à cet effet l’inventeur se sert d’un arc comme résistance ohmique. Une légère augmentation de la longueur de cet arc, obtenue par exemple par un soufflage, permet dès lors de faire jaillir à volonté l’étincelle aux bornes du condensateur. Si la fréquence du courant alternatif est suffisamment élevée, l’on peut même se servir d’un courant téléphonique pour modifier les constantes de l’arc, et dans ce cas le rythme de l’étincelle peut reproduire les sons émis devant un microphone.
- tique muni d’une membrane dont le centre est relié par une baguette à un pendule ; celui-ci est pourvu de deux masses, l’une au-dessus, l’autre en dessous du pivot, susceptibles d’être déplacées verticalement de manière à faire varier la période propre d’oscillation du système. Les oscillations du pendule sont évidemment maxima lorsqu’il y a résonance entre les oscillations forcées et les oscillations libres, et l’on peut d’ailleurs calculer la fréquence de celles-ci ou la déterminer expérimentalement.
- L’on peut encore employer dans le même but les effets lumineux ou calorifiques de l’étincelle en remplaçant le cornet et la membrane par un élément au sélénium ou une pile thermo-électrique, et en intercalant ceux-ci dans un circuit électrique. En réalisant cette fois une résonance électromagnétique, l’on peut également mesurer ainsi la fréquence des étincelles.
- Détecteur pour ondes électromagnétiques. — H. Mosler. — Brevet allemand n° 184 44a.
- Ce détecteur comporte deux électrodes placées vis-à-vis l’une de l’autre et placées dans un récipient contenant de l’huile sous pression.
- Ce détecteur se monte avec pile et téléphone, comme un détecteur ordinaire.
- Détecteur pour ondes électromagnétiques. — Lepel. — Brevet allemand n° i85 201.
- Deux électrodes constituées par exemple par une sphère et une plaque métalliques sont séparées par une mince plaque isolante de caoutchouc, de gomme, de celluloïd ou d’oxyde métallique, et sont maintenues fortement pressées l’une contre l’autre.
- Procédé pour mesurer la fréquence des étincelles d’un éclateur. — Gesellschatt für draht-lose Télégraphié. — Brevet allemand n° i84 276.
- A côté de l’éclateur est disposé un cornet acous-
- (!) Comme on le sait, une inductance Z en parallèle avec une résistance ohmique R est équivalente à une impédance
- avant une résistance ohmique égale à l, ^ - , et une induc-
- ZR2 ID -+- ^
- tance apparente égale 'a — — ; en faisant varier R on fait
- donc varier l’inductance apparente (N. D. L. R ).
- Pi'ocèdé pour redresser les ondes élec-tziques. — Allgemeine Elektrizitâts Gesellschaft. — Brevet allemand n° 186 777.
- Il est avantageux de redresser les ondes électriques reçues par une antenne afin de pouvoir employer comme détecteur un instrument pour courant continu, beaucoup plus sensible qu’un instrument pour courant alternatif ; comme redresseur l’on propose un arc au mercure qui convient aux courants de toute fréquence.
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- la lumière électrique
- T. I (2e Série). — N° 4.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés d la Rédaction,
- Distributions publiques d’énergie électrique, par J.-A. Montpellier. — Un vol. grand in-8 de 56i pages. — Dunod et Pinat, éditeurs, Paris 1908. —- Prix : relié, a5 fr.
- Nos lecteurs connaissent la carte des centrales suisses du P‘'Wyssling, celle plus récente des réseaux de distribution, éditée par l’Association suisse des Électriciens, et enfin l’annuaire que publie cette association, où de très utiles renseignements sont donnés sur les usines centrales. La statistique suisse n’embrasse pas cependant la totalité des usines.
- M. A. Montpellier a entrepris ce grand travail de statistique pour la France et il nous présente aujourd’hui un volume de documentation parfaitement ordonné. L’auteur n’a pas groupé en tableaux les renseignements du même ordre sur les diverses usines, mais pour toutes les communes, classées par départements, il a donné successivement les indications de puissance, force motrice, nature de courant, et genre de distribution. Tous ceux qui voudraient étudier — comme cela a été fait pour la rubannerie de Saint-Étienne (') — l’influence économique ou industrielle des distributions d’énergie électrique trouveront dans l’ouvrage de M. Montpellier un guide indispensable et sûr.
- P. S.
- Les industries électrochimiques, par J. Es-oard. — Un vol. grand in-8 de 780 pages et 331 figures dans le texte. — Béranger, éditeur, Paris. — Prix : relié, 20 fr.
- « La puissance totale affectée aux diverses industries électrochimiques peut être évaluée aujourd’hui à 420000 chevaux ; la production annuelle représente une valeur de plus de 760 millions de francs. » L’auteur indique dans cette phrase de sa préface l’importance considérable des questions qui touchent aux industries électrochimiques et électrométallurgiques et c’est en même temps l’importance de son livre qu’il indique. M. Escard a consacré un chapitre à l’étude des phénomènes généraux et des appareils destinés à la fabrication industrielle des substances
- (•) Cf.: A. JiLiN. Les moteurs électriques dans les indus-'ries à domicile. Bruxelles. Ed. du Min. du Travail.
- chimiques par l’électrolyse. Il a ensuite passé en revue les divers procédés de préparation des métalloïdes, la fabrication du chlore, de l’ozone, cellè de. l’acide nitrique par les décharges. Quatre chapitres sont consacrés à la préparation des métaux, sodium, potassium, calcium, zinc, plomb, étain, fer, antimoine, cuivre, nickel et métaux rares ; enfin le dernier chapitre traite des composés organiques auxquels: les procédés électrochimiques ont été appliqués, soit pour la préparation, soit pour l’épuration.
- On voit qu’il s’agit là d’un travail considérable, dont la valeur objective, au point de vue industriel, est réelle. Il faut cependant remarquer que tous les procédés connus de préparation électrochimique sont souvent complétés par des données que l’expérience et la pratique peuvent seules révéler, et ceux qui les possèdent en conservent le secret, peut-être d’une façon excessive, pour s’en assurer les profits.
- L’auteur n’a d’ailleurs voulu que donner un exposé général des divers procédés et il faut reconnaître que son travail est très complet.
- Il a pris soin d’ajouter à la fin des chapitres une bibliographie qui sera fort utile à ceux qui voudront pousser plus loin l’étude spéciale d’une de ces fabrications.
- R. M.
- Le marché financier, par Arthur Raffalovich, correspondant de l’Institut. — Un vol. grand in-8 de 885 pages. — F. Alcan, éditeur, Paris. — Prix : broché, 13 fr.
- Le livre si important que publie chaque année M. Raffalovich, dans lequel il étudie avec une grande pénétration et une absolue impartialité, les événements financiers et le mouvement monétaire des divers pays, est bien connu de tous ceux que préoccupent ces questions. Ceux qui parcourent pour la première fois ces pages pleines de chiffres, de documents et de faits, ne soupçonnent pas toujours la somme de travail que leur classement méthodique réclame. Coordonner tous ces éléments pour en dégager les synthèses générales, qui les rattachent les uns aux autres et qui permettent d’en saisir la portée et les conséquences, est un travail qui exige une sûreté de jugement tout à fait exceptionnelle. 1111’est
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- peut-être sans intérêt de rappeler dans cette revue où nous enregistrons les fluctuations du prix du cuivre et où nous avons signalé la baisse considérable de ces derniers mois, les lignes qu’écrivait à la fin de l’année 1906 M. A. Raffalovitch : « La hausse des métaux, notamment du cuivre, de l’étain et de l’argent a été accompagnée, aux Etats-Unis, d’une véritable folie de spéculation sur les actions de mines ; on voit surgir de toutes parts de petites bourses qui prennent le nom de Mining Exchanges et qui servent à faciliter l’éclosion, la négociation et le placement de nouvelles valeurs minières... On peut apprécier la qualité de la marchandise offerte au public, lorsqu’on voit les réclames inouïes qui sont faites dans la presse, notamment dans les journaux à grand tirage, et lorsqu’on sait que les promoters paient jusqu’à 60 et 70 °/0 de commission aux intermédiaires. »
- On aurait même offert au public des actions de certaines mines, dont les actions d’un dollar sont cotées 8 dollars « mais il est impossible de savoir où est la propriété de cette compagnie ».
- Rapprocher ces déclarations des événements de ces derniers temps ce n’est, pas seulement montrer que certaines prévisions ont été vérifiées, c’est souligner encore toute la justesse de la critique et la sagesse des jugements de l’éminent statisticien, et toute la valeur de son ouvrage.
- J. D.
- La Réforme de renseignement, par Cyr. van Overbergh, Directeur général de l'Enseignement supérieur au ministère des Sciences à Bruxelles. — Deux vol. grand in-8 de 610 figures. — O. Schepens, éditeur, Bruxelles. — Prix : broché, i5 fr.
- Le Congrès d’expansion économique, mondiale tenu à Mons en 1905 avait pour but de rechercher
- et de préciser toutes les méthodes d’expansion. Et il ne faut pas entendre par là les seuls moyens que peut employer une nation pour développer son influence au dehors, mais ceux encore auxquels elle doit recourir pour préparer les jeunes générations à celte action nouvelle, qui résulte du développement même de sa propre vie.
- On 11e s’étonnera donc pas que le Congrès se soit occupé de l’enseignement à tous les degrés. Les nombreux rapports et les discussions des trois sections : enseignement primaire, moyen et supérieur ont été consciencieusement analysés par M. Cyr. van Overbergh qui nous en présente une analyse fort complète. De rapports rédigés par des esprits très différents, voyant souvent des choses sous des angles variés, l’auteur a su tirer des indications générales qui expliquent comment, au Congrès, l’accord a pu s’établir aisément sur certaines formules de transaction. Au moment où notre Revue publie quelques études sur l’enseignement technique, il est peut-être intéressant de rappeler le vceu émis sur ce point par le Congrès :
- Il y a lieu, tant au point de vue de l'expansion que de l’industrie nationale, d'assurer une formation générale à 1*ingénieur. Cette formation doit comporter un fond commun de connaissances scientifiques et techniques. Elle serait complétée par des études spéciales en vue de carrières déterminées.
- Cette formule paraîtra peut être un peu vague à ceux qui veulent fixer leur choix entre les systèmes adoptés dans les divers pays, mais pour en saisir complètement la donnée, elle ne doit pas être détachée des discussions qui en ont entouré la rédaction et qui en fournissent un commentaire indispensable.
- Tous ceux qui préoccupent les questions d’enseignement liront avec intérêt ces deux volumes.
- J. D.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série). — N° 4.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : in sur toutes les questions qui se rattachent à l'Électrotechnique : 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTE S I N T) U S T RIEI, L E S
- BREVETS ()
- 382 3a3, du 10 septembre 1907. — Brown. —Perfectionnements apportés aux systèmes de télégraphes. ,
- 38a 438, du 3o septembre 1907. — Société industrielle des Téléphones, Constructions électriques, Caoutchouc, Cables,' etc. — Récepteur téléphonique.
- 382 535, du 10 décembre 1906. — Rignoux. — Appareil destiné à transmettre à distance l’image des objets.
- 382 390, du 6 décembre 1906. — Lehmann. — Procédé de régulation de la tension des alternateurs.
- 382 4o5, du 28 septembre 1907. — Szek. — Perfectionnements apportés aux électrodes de carbone.
- 382428, du 3o septembre 1907. — Robert Bosch.
- — Roulement pour l’arbre des appareils électromagnétiques d’allumage.
- 382499, du 20 octobre 1907. — Cook et Sokal.— Perfectionnements aux plaques d’accumulateurs.
- 382 528, du 4 octobre 1907. — Joël. — Perfectionnements aux électrodes d’accumulateurs.
- 382 3i8, du 4 septembre 1907. — Bonne. — Conjoncteur-disjoncteur.
- 382 386, du 6 décembre 1906. — Maiche. — Perfectionnements aux bobines d’induction.
- 382421, du 3o septembre 1907. —Société Gierse.
- — Clef pour fixer les isolateurs.
- 382 432, du 3o septembre 1907. — Denieport. —• Perfectionnements dans la construction des condensateurs électriques.
- 382 479, du 2 octobre 1907. —Meylan et la Compagnie Française des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz. — Électromètre.’
- 382480, du 2 octobre 1907. — Meylan. — Perfectionnements aux appareils de mesure.
- 382481, du 2 octobre 1907. — Meylan. — Perfectionnements aux appareils de mesure. (*)
- (*) Liste communiquée par M. II. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 382 5i8, du 3 octobre 1907. — Octrue. — Inter rupteur de courant.
- 382 54g, du 3o juillet 1907. -— Hickley. — Perfectionnements aux transformateurs électrolytiques.
- 382575, du 4 octobre 1907. —• Cervera. —Appareil enregistrant les quantités d’électricité employées.
- 382 437, du 3o septembre 1907. — Clerc et Minet. — Four électrique.
- 382 536, du 27 avril 1907. — IIausmann. — Perfectionnements dans l’électrolyse des métaux.
- 38a 3g5, du 28 septembre 1907. — Cornu. — Perfectionnements dans l’incandescence des lampes électriques
- 382 585, du 4 octobre 1907. — Philippe.—Lampe électrique à incandescence.
- 382 766, du 11 octobre 1907. — Jancey. — Isolateur-protecteur pour conversations téléphoniques.
- 382 8i5, du 20 septembre 1907. — Steidle. —-Système de commutation automatique pour postes secondaires.
- 382610, du 5 octobre 1907. — Schwarzwalder.— Pile galvanique.
- 382717, du i4 décembre 1907. — Lehmann. — Indicateur pour machine dynamo à grande vitesse.
- 382 63o, du 5 octobre 1907. — Société Ernst Eisemann. — Fiche de contact élastique.
- 382 64t, du 12 décembre 1906. — Société Chauvin et Arnoux. — Wattmètre électro-dynamique.
- 382714, du i4 décembre 1906. — Nodon. — Lampe électrique à vapeurs.
- 38a 769, du 11 octobre 1907. — Didier. —Douille-support pour lampes à incandescence.
- 382819, du 3o septembre 1907. — Jones. — Perfectionnements aux lampes à arc.
- 382 883, du i4 octobre 1907. — Andrieux. — Téléphone.
- 382 9°°> du i5 octobre 1907. — Ateliers de Constructions électriques du Nord et de l’Est. — Dispositif de commutation pour moteur à répulsion « système Latour ».
- 383010, du 17 octobre 1907. — Société Ame
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Westinghouse. — Perfectionnements dans les enroulements d’induits.
- 383016, du 18 octobre 1907. — Graetzer. — Borne de connexion des fils conducteurs aux appareils électriques.
- 383898, du i5 octobre 1907.—Société Siemens et Halske A. G. — Fabrication de filaments pour lampes électriques.
- 382899, du *5 octobre 1907. — Même Société.— Fabrication de filaments en métaux peu fusibles pour la lumière électrique.
- 382922, du i5 octobre 1907. — Société Gluiilam-penwerk Anrer G. m. b. H. — Procédé de fabrication de corps éclairants électriques.
- 382970, du 16 octobre 1907. — Coombs. — Support-applique pour lampes électriques.
- 383 i4o, du 19 octobre 1907. — Kitsee. — Relais pour signaux télégraphiques.
- 383 ig5, du 22 octobrej 1907. — Paolu. — Diaphragme téléphonique.
- 383 202, du 22 octobre 1907. — Nikiforoff. — Microphone.
- 383 258, du 24 octobre 1907. — Meyek. — Procédé de transmission de signaux télégraphiques.
- 383 io5, du 18 octobre 1907. — Société Westinghouse. — Perfectionnements dans les enroulements d’induits.
- 383 125, du 19 octobre 1907. — Pigeaud. — Dynamo à vitesse variable.
- 383210, du 23 octobre 1907. —Pinton. —Machine magnéto-électrique.
- 382224, du 23 octobre 1907. — Weman. — Procédé pour établir une pile électrique primaire.
- 382 233, du 23 octobre 1907. —Société Allge-meine Elektricitats Ges. — Machine compound à collecteur pour courant alternatif.
- 383237, du 23 octobre 1907. — Compagnie Générale électrique. — Système de dynamos et électromoteurs.
- 383o4i, du 3o juillet 1907. — Hickley — Per
- RENSEIGNEMEN'
- TRACTION
- Remiremont. — Le Conseil a voté un crédit de 2160 francs pour frais d’études du tracé d’un tramway entre Le Thillot et Gérardmer pour la partie comprise sur le territoire de Remiremont.
- Toulouse. — Le Conseil général du département du Gers,
- fectionnements adressés aux redresseurs électrolytiques.
- 383 086, du 12 octobre 1907. — Pirdsciiun. — Commutateur électrique.
- 383 092, du 16 octobre 1907. — Timar et Von Dreger. -- Système de transformation de courant.
- 383 123, du 19 octobre 1907. — Société Felten et Guilleaume-Lahmeyerweke A. Ges. — Procédé et dispositif pour faire varier la différence de potentiel entre deux points entre lesquels doit circuler un courant d’intensité sensiblement constante.
- 383165, du 21 octobre 1907. — Société The Rowland Telegraphic Cy. — Équilibrage des lignes de circuits électriques.
- 383 206, du 23 octobre 1907. — Bergmann. — Interrupteur électrique.
- 388269, du octobre 1907. — Charbonneau et Malaquin. — Appareil permettant l’emploi de deux ondes du courant alternatif à haute fréquence dans un transformateur mono ou bipolaire.
- 383o55, du 17 septembre 1907.—Timar et Von Dreger. — Lampe à arc.
- 383 112, du 19 octobre 1907. — Baron. — Perfectionnements dans les enrouleurs pour lampes à arc.
- 383 ioi, du 19 octobre 1907. — Etkinscn’s Patents Limited. — Lampes à incandescence électrique.
- 383 208, du 23 octobre 1907. — Société Gebruder Siemens et Cie. — Électrodes de lumière à arc pour projecteurs.
- 383 236, du 23 octobre 1907. — Timar et Von Dreger. — Lampe à arc avec électrodes sur un axe commun.
- 383 2^7, du 24 octobre 1907. — Timar et Von Dreger. — Lampe à arc avec électrodes disposées axialement vis-à-vis les unes dès autres.
- 383 248, du 24 octobre 1907. — Timar et Von Dreger. — Procédé pour l’obtention d’une consommation plus lente des charbons des lampes à arc.
- 5 COMMERCIAUX
- dans la session qui avait été demandée pour étudier la création d’un réseau do tramway dans le département, a adopté définitivement les lignes ci après :
- 1° Cazaubon à Aire par Estang.
- 20 Gimont Saramon-Simorre.
- Le raccordement de Simorre à Masseube. Prolongement de Simorre à Boulogne. Raccordement de Saramon à Lom-bez.
- 3° Ligne de Lombez à l’Isle-Jourdain.
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- LA iLUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série), t- N« 4.
- 4° Ligne de Liélan à Plaisance.
- Sont également adoptées les deux dérivations sur Castennau E B et sur Risclc.
- Cependant on a fait observer que quant au tronçon Plaisance Castelnau une entente étant nécessaire avec les Hautes Pyrénées on a proposé la nomination d’une commission qui a été nommée immédiatement.
- Sont également adoptées les lignes :
- 5° Miélan-Masseube ; 6° Montclar-Mirande ; 70 Vic-Mon-tesquioi-Montcar ; 8“ Condom-Lestcure-Miradoux-Saint Clar ; 90 Valence sur Baise Fleuran Saint-Clar ; io° Saint Clar Valence d’Agen ; ii° Saint-Clar Mauvezin Cologne-Cadours ; 12° Auch Crastes Mauvezin ; i3° Vic-Fezensac k Manciet par Dému ; i4° Vic-Fezensac k Nogaro par Lupiac et Aignan.
- Rocour (Belgique). — L’Administration communale vient de décider l’établissement de l’éclairage électrique dans la localité.
- ADJUDICATIONS
- mtésii.
- Le 5 mars, k la direction du service des travaux publics, k Florianopolis (Desterro), adjudication pour rétablissement et pour l’exploitation de canalisations de lumière électrique pour la capitale de l’Etat do Santa Catharina.
- IIIANOIÎ
- Câbles téléphoniques. — Le 3i janvier 1908, k quatre heures, il sera procédé, k Paris, rue de Grenelle, n" io3, k l’adjudication publique d'une fourniture de cêbles téléphoniques k 27 paires sous plomb (4 lots).
- Les demandes d’admission k celte adjudication devront être parvenues au sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes.
- On pourra prendre connaissance du cahier des charges, rue de Grenelle, n° io3 (direction du matériel et de la construction, 4° bureau, tous les jours non fériés, de neuf heures k midi et de deux heures k six heures, ainsi que dans le bureau télégraphique central des chefs-lieux de département.
- Groupes moteurs-pompes. — Le jeudi 5 mars, 2 heures et demie, k l’Hôtel de Ville, concours pour la fourniture et l’installation de deux groupes élévatoires (pompes centrifuges actionnées par des moteurs électriques triphasés) destinés k l’élévation des eaux d’égout de Paris k l’usine de Clichy, située k Clichy (Seine), rue Fournier, n° 3.
- Un concours est ouvert pour la fourniture et l’installation l’usine élévaloirc des eaux d’égout de Paris située k Clichy (Seine), 3, rue Fournier, de deux nouveaux groupes élévatoires.
- La nouvelle installation comprend la fourniture, le transport et la mise en place, pour chaque groupe :
- 1° D’une pompe centrifuge, capable de fournir le débit nor-
- mal de 2 5oo litres par seconde k la hauteur maDométrique variable de 4"',5o k 7m,5o et dont l’axe sera situé k la cote (2G,4o).
- 2° D’un moteur triphasé, k axe vertical, destiné k actionner la pompe et dont tous les organes seront disposés do manière à être situés au-dessus de la cote (3o,2o), dessus du plancher de la salle.
- 3‘* D’un tableau de manœuvre avec rhéostat pour la mise en route du moteur triphasé.
- Une Commission administrative se réunira â l’Hôtel-de-Ville, salle des Commissions de la Direction des Travaux, le jeudi 5 mars 1908, k deux heures et demie après midi, pour recevoir, en séance publique, les propositions des concurrents et décider do leur admission.
- Tout constructeur qui voudra concourir devra déposer :
- i° Quinze jours au moins avant cette date, entre les mains de l’ingénieur en chef, chef du service technique des Eaux et de l’Assainissement, 9 place de l'Hôtel-de-Ville, les certificats de capacité.
- 2° Sur le bureau de la Commission les pièces suivantes :
- A. — Sous unt-première enveloppe.
- Un projet rédigé conformément aux indications du cahier des charges.
- B. — Sous une seconde enveloppe.
- i° Un engagement de verser, k la Caisse municipale, dans les trois jours qui suivront la décision favorable de l’Administration, k titre de cautionnement, une somme de 4 000 francs.
- Une soumission sur papier timbré, conforme au modèle de l'affiche. Le prix forfaitaire ne devra pas être supérieur k 176 000 francs pour les deux groupes.
- Rens. k l’Hôtel de Ville (bureau des Eaux, Canaux et Égouts).
- BREVETS A VENDRE
- PROCÉDÉ ET APPAREIL ÉI.F.CTR0LÏT1QUE
- Brevet Consortium fiir Eleclrocliemische Industrie, G. m. b. II. N° 33C 2i3.
- L’invention permet d’obtenir un mouvement approprié des liquides au cours de l’électrolyse, de manière k empêcher les réactions secondaires nuisibles qui ont lieu jusqu’ici dans tous les procédés électrolytiques, où les produits de l’anode sont gazeux ou insolubles dans le liquide.
- La titulaire de ce brevet rappelle qu’elle est toute disposée k le céder ou ken concéder des licences d’exploitation k des conditions avantageuses. S’adresser k II. Behtin, Ingénieur-Conseil E. C. P., 58, boulevard de Strasbourg, Paris, tél. 4so-i5.
- La Gérant: .l.-B. N ou et.
- CHARTRES ---- IMPRIMERIE DURAND, RUE FULEERT.
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- Tome 1 <2° série).
- SAMEDI 1“ FEVRIER 1908.
- Trentième année. — N° 5.
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- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
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- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 137.—H. Poincaré. Lord Kelvin, p. 139. — C. Herz. Fraudes dans les installations éleelriques a courant triphasé, p. 147.
- Extraits des publications périodiques.— Théories et Généralités. Antenne radio-télégraphique irradiant spécialement dans unedirection donnée, A. Montel, p. 149. — Emploi des flammes commesoupape des courants alternatifs à haute tension,
- ‘ A. Cathiard, p. 151. — Construction de machines. Réluctance de l'entrefer des machines dynamos-électriques, T. Wall, p. i52. — Electrochimie. Réduction éiectrolylique de l'indigo, H. Ciiaumat, p. 154. — Divers. Le roulement du tonnerre, D. Careenter, p. i55. — Brevets, p. i56. — Bibliographie, p. if>8. — Chronique industrielle et financière. Résultats d’exploitation obtenus avec un moteur à gaz pauvre, p. 1G0. — Influence du rapport de la surface d’évaporation à la surface de grille sur les frais d’exploitation d’une installation de chaudière, p. 1G0. — Dosage de l’acide carbonique dans les fumées, p. 1G1. — Installation d’une turbine à vapeur utilisant la vapeur d’échappement d’une autre machine, p. i6vs. — Exposition de Munich, p. 1G4. —- Exposition internationale de Marseille 1908, p. 1G4. — L’énergie électrique sans fil, p. 1G4. — Renseignements commerciaux, p. iG5.
- ÉDITORIAL
- M. Henri Poincaré a bien voulu écrire, pour les lecteurs de La Lumière Electrique, une notice biographique sur Lord Kelvin. Ce n’est pas seulement un hommage à l’illustre savant anglais, hommage à son génie et à son œuvre, que l’on trouvera dans ces pages, c’est le fécond enseignement qui se dégage de la vie d’un homme dont l’esprit put embrasser à la fois la science pure et ses applications.
- Parmi les sujets encore peu étudiés actuellement se trouve, très certainement, celui des fraudes dans les distributions d'énergie électrique; rien n’est cependant plus facile pour un technicien que d’imaginer des procédés permettant soit de diminuer les indications du compteur, soit même de le faire
- tourner à l’envers. L’on trouvera plus loin (p. 147) une étude de M. G. lier/ relative à une fraude spéciale aux distributions par courants triphasés. Après en avoir fourni une explication simple, l’auteur en indique le remède; nous espérons qu’une semblableétude en amènera d’autres sur des cas analogues.
- M. A. Montel, poursuivant ses études sur la radiotélégraphie, vient de publier la théorie des antennes composées de deux fils verticaux, reliés par un conducteur horizontal dans lequel se trouve intercalé l’éclateur (p. i4y). Il montre comment un pareil ensemble émet plus spécialement des ondes dans deux directions opposées, et ce mémoire forme un utile complément aux travaux de Fleming sur les antennes dyssymétriques.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- Lorsqu’on place clans une flamme d’alcool, d’hydrogène, de gaz d’éclairage, etc., deux électrodes présentant des surfaces très inégales, l’on obtient une soupape pour courants alternatifs à haute tension, et M. A. Cathiard a fait récemment, sur ce sujet, une série d’observations intéressantes (p. i5i). Il n’est peut-être pas sans intérêt de signaler, à ce propos, que M. Lee de Forest a pris tout dernièrement un brevet pour l’emploi d’un pareil l’edresseur comme détecteur d’ondes électromagnétiques ; ainsi qu’on l’a déjà fait remarquer ('), cette dernière propriété est, d’ailleurs, une conséquence nécessaire de la première.
- De même que le. calcul du coellicient de dispersion des moteurs d’induction, la réluctance de l’entrefer des machines dynamos-électriques est encore une de ces questions sur lesquelles on ne saurait trop insister, en raison de son importance pratique et des dillicultés que l’on rencontre dans son étude théorique et expérimentale. Les expériences de M. T. F. Wall (p. 102) semblent indiquer notamment que l’induction à la sortie des dents et des pôles est notablement plus élevée aux angles que dans la région médiane, tandis qu’à la surface d’un l’induit lisse elle est maxima vis-à-vis du milieu du pôle.
- En raison de l'intérêt de ces résultats, il serait à souhaiter que ces essais fussent confirmés par ceux d’autres expérimentateurs, étant donné surtout que la méthode de
- (') Voir, par exemple, une éludé de G. W. Pikkue, Lumière Electrique, tome I (a° série), 18 janvier 1908, p. g3.
- M. T. F. Wall prête à quelques critiques.
- M. H. Chaumat vient de présenter à l’Académie des sciences une note extrêmement intéressante sur un procédé de réduction électrolytique de l’indigo bleu usité en teinture; il utilise, à cet effet, l’hydrogène dégagé par l’électrolyse d’une solution aqueuse de carbonate de soude (p. 154)• Il est certain que les résultats obtenus sont très encourageants et peuvent conduire à des applications industrielles.
- Pour réaliser une utilisation rationnelle du combustible dans les chaudières, il est commode de pouvoir connaître, à chaque instant, la proportion d’acide carbonique contenu dans les fumées afin de régler, d’après cette teneur, l’arrivée de l’air. W.-J.-Il. Weslover a imaginé un appareil ingénieux (p. 161), réalisant automatiquement le dosage, et il suffirait de combiner avec cet appareil un contrôleur automatique de l’ouverture des registres pour résoudre entièrement un problème industriel d’une grande importance.
- Depuis quelques années, un cei’tain nombre de turbines utilisant la vapeur d’échappement de machines à piston, suivant les procédés Rateau, ont été installées, notamment en France par la maison Sautter-Harlé, et en Suisse par la Société Brown Boveri. Le fonctionnement est fort simple et très économique. La vapeur sortant des machines passe dans un appareil « régénérateur » contenant de l’eau et. formant accumulateur thermique. Nous donnons (p. 162) les résultats d’essais effectués en Amérique dans une installation de ce genre.
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- LORD KELVIN
- La mort de lord Kelvin a été un deuil pour le monde savant tout entier, elle a été ressentie à la fois par ceux qui ne connaissaient pas l’homme et qui ne faisaient que l’admirer et par ceux qui avaient eu le bonheur de l’approcher et qui avaient appris à l’aimer. La trace qu’il a laissée dans les sciences physiques, ou comme disent les Anglais dans la philosophie naturelle, est profonde et sera durable, non seulement grâce à ses travaux personnels mais grâce à l’influence qu’il a exercée et aux disciples qu’il a inspirés.
- Je ne puis, dans une aussi courte étude, que résumer les traits généraux de son œuvre, en cherchant à mettre en évidence les plus caractéristiques. Ce qui frappe d’abord tout le monde, c’est que le meme homme, qui a rendu tant de services aux praticiens, s’est complu dans les considérations les plus abstraites, et s’est constamment efforcé d’arracher à la nature les secrets qu’elle garde le plus jalousement et qui importent le moins aux ingénieurs. Cette alliance de la théorie et de la pratique est certainement le caractère distinctif du génie de lord Kelvin. Je le vois encore feuilletant devant moi scs carnets où des recherches sur la théorie cinétique des gaz se trouvaient mêlées à des calculs relatifs à un câble sous-marin, et si bien mêlées que lui seul pouvait s’y reconnaître. On voyait combien de fois en quelques jours son esprit avait passé d’une de ces deux préoccupations â l’autre.
- Et qu’on ne dise pas que cela est une tendance naturelle aux Anglais. « Que vous êtes heureux en France, me disait-il lui-même un jour, vous ne souffrez pas comme nous de ce divorce constant entre la science et la pratique. » 11 voyait peut-être ce qui se passe en France d’un œil un peu trop optimiste, mais c.ela prouve au moins que le mal dont il se plaignait n’est pas ignoré en Angleterre. Dans les deux pays, et sans doute dans tous les pays, bien rares sont les hommes qui réunissent, même à un faible degré, les deux aptitudes opposées, ceux, en un mot, qui sont de petits lords Kelvin.
- Je l’ai connu tardivement, mais je l’ai connu encore jeune, car il l’a toujours été. Jusqu’à son dernier jour, son ardeur juvénile, sa capacité d’enthousiasme étaient demeurées intactes. Mais
- il y a plus, ce que les vieillards ont le plus de peine à conserver, c’est la faculté de s’adapter, celle de changer, celle de brûler ce qu’ils ont adoré. Je fus donc fort surpris, au mois d’avril dernier, quand j’eus l’honneur de le voir à Glasgow, de l’entendre parler d’idées qui lui avaient été autrefois très chères et auxquelles, me dit-il, il avait renoncé. Il parait qu’il avait tenu le même langage à quelques-uns de ses disciples, ce fut une consternation, ils ne purent le suivre dans son évolution, ils étaient moins jeunes que lui.
- On ne peut s’empêcher de faire une autre remarque. Où faut-il aller chercher scs idées les plus profondes ? Dans ses Papalar Lectures. Ces leçons ne sont donc pas de simples vulgarisations, en vue desquelles il aurait sacrifié plus ou moins à regret quelques heures prises sur un travail plus sérieux. Il ne s'abaissait pas pour parler au peuple, puisque c’est souvent devant lui et pour lui que sa pensée prenait naissance et revêtait sa forme la plus originale. C’est donc dans les mêmes pages que le lecteur novice et le savant pourront aller chercher et trouver un aliment. Comment cela se fait-il? Cela vient évidemment de la nature de son esprit, il ne pensait pas en formules, il pensait en images; la présence de l’auditoire populaire, la nécessité de s’en faire comprendre lui suggérait naturellement l’image, qui était pour lui la génératrice habituelle de la pensée.
- William Thomson, le futur Jord Kelvin, naquit à Belfast le a(> juin iB^; c’était le second fils de James Thomson, professeur à l’Institut royal Académique de Belfast. Son père, fils d’un cultivateur, était un homme énergique qui s’était fait lui-même; il fut appelé en 18 à l’Université de Glasgow comme professeur de mathématiques, c’est dans cette Université qu’il lit inscrire scs deux fils James et William, destinés tous deux à la célébrité. Bien préparés par leur père, ils ne tardèrent pas à s’y distinguer. C’est cependant à Cambridge que William prit part au concours pour le grade de senior wrang'Ier en 1841 ; il n’obtint que., le second rang; ses juges reconnaissaient eux-mêmes que le premier n’était pas digne de tailler
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- les crayons de Thomson, niais ils avaient la superstition des points. Peut-être après tout l'Angleterre dilîère-t-clle moins de la France qu’un vain peuple ne le pense. La même année, William Thomson obtint un felhnvship à Saint-Pcter’s College.
- Ce fellowship est une institution qui nous étonne; l’idée d’avoir des fonctionnaires payés pour travailler librement, pour faire ce qu’ils veulent, répugne à tou Les nos traditions administratives. Mais en Angleterre et à cette époque, cette liberté était d’autant plus heureuse, que l’Université de Cambridge manquait d e laboratoire sérieusement organisé. Thomson vint donc a Paris et travailla avec Regnaut, il s’occupa de recherches sur la chaleur, et il avait à peine vingt-deux ans quand l’Université de Glasgow lui offrit la chaire de Philosophie Naturelle, qu’il devait occuper plus d’un demi-siècle et ne quitter qu’en 1899. Profitant de ce qu’il avait vu à Paris, il y créa un laboratoire annexé à la chaire, ce qui parait-il, était une nouveauté de l’autre coté de la Manche; les nêtres étaient pauvres, mais du moins ils existaient. 11 ne faudrait pas croire que, pendant sa jeunesse studieuse, il resta étranger à ces exercices sportifs si chers aux étudiants anglais. Il paraît qu’il figura avec honneur dans je ne sais quelles régates. C’est lui que les Anglais citent comme exemple quand on leur demande si ce sont les mêmes jeunes gens qui se distinguent dans les concours et dans les sports. Invoquent-ils toujours le même exemple, parce qu’il est éminent entre tous, ou parce qu’il est unique, c’est ce que je n’entreprendrai pas de décider.
- Nous passerons rapidement sur ses premiers travaux où, à coté d’études purement mathématiques assez élégantes, il a commencé à s’occuper de la théorie de la chaleur de Fouricr, delà théorie du potentiel et de l’éleclmstatique. Ces travaux l’ont conduit à la découverte de la méthode des images dont nous parlerons plus loin; mais ce qui commença à attirer P attention sur son nom, ce sont scs recherches sur la thermodynamique. (vêtait l’époque où cette science naissait: on venait de découvrir le principe de l’équivalence; mais ce principe n’était pas encore universellement accepté ni surtout universellement compris. D’un autre côté, un lecteur superficiel aurait pu croire qu’il n’y avait plus rien à tirer du célèbre ouvrage de Carnot, que ses idées dans ce qu’elles avaient d’essentiel étaient incompatibles
- avec le nouveau principe et qu’elles étaient définitivement condam nées.
- La tache à accomplir était donc de donner au principe de l’équivalence comme au principe de Carnot leur forme définitive et de les concilier. On allait voir marcher vers ce même but parallèlement et indépendamment l’un de l’autre Clausius, Hclmholtz, Rankinc et Thomson. C’était le même spectacle qu’avaient donné dans la période précédente Joule et Mayer, qui avaient été conduits simultanément au principe d’équivalence. Il y a des moments où le blé depuis longtemps semé est prêt a naître et où on le voit sortir de terre sur tous les points à la fois.
- \V. Thomson fut dans scs premières années fidèle aux idées primitives de Carnot ; il ne les connut d’abord qu’indircctement par la lecture d’un mémoire de Clapeyron; s’étant procuré enfin le mémoire original, il en donna un lumineux exposé intéressant à divers titres, et il y vit immédiatement la possibilité d’une définition absolue de la température, indépendante du choix arbitraire d’un corps thermométrique. A ce moment, c’est-à-dire en 1848, il écrivait encore que la conversion de la chaleur en travail est probablement impossible. Son frère, J. Thomson, venait de démontrer que la pression abaisse le point de congélation de l’eau, et William avait fait voir que ce fait expérimental est une confirmation de la théorie de Carnot.
- . En 1800, toutefois, W. Thomson se rallie aux idées de Joule, à la suite des recherches deRan-kinc; et dès l’année suivante il publiait dans les Transactions de la Société royale d’Edimbourg son grand article : On the Dynamical Theory of 1/eat, où il adopte définitivement les vues nouvelles sur la nature de la chaleur. Il adore ce qu’il avait brûlé, mais il a la sagesse de ne pas brûler tout à fait ce qu’il avait adoré; il avait vu souvent les idées de Carnot, qui avaient été les siennes, confirmées par l’expérience; ce 11e pouvait être par hasard; elles pc pouvaient plus être conservées telles quelles; mais il fallait qu’elles continssent une part de vérité, et c’est cette part qu’il s’appliqua avec succès à démêler. Par exemple, il 11’y avait pas lieu d’abandonner l’idée de l’échelle absolue des températures, conçue sous l’iniluence de Carnot; il suffisait de la modifier.
- Dans d’autres articles, Thomson introduisit la notion de la dissipation de l’énergie à laquelle
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- Rankinc ctClausius avaient été conduits de leur côté; et celle de la « motivité », c’est-à-dire du travail mécanique réellement disponible représenté par la chaleur enfermée dans plusieurs corps portés à diverses températures.
- Une autre découverte fut celle de l’effet appelé Joule-Thomson; la loi dite de Joule ne s’applique qu’aux gaz parfaits et des expériences plus délicates permettaient de mesurer l’écart entre la loi réelle et la loi théorique. C’était le moyen de déterminer effectivement cette échelle absolue des températures dont il avait conçu l’idée. On sait que cet effet Joule-Thomson a reçu depuis une application pratique importante et qu’il permet seul le jeu de la machine Undc pour la fabrication de l’air liquide.
- Les nouvelles théories thermodynamiques ne s’appliquaient pas seulement aux fluides, elles devaient être vraies aussi pour les solides, mais là elles devenaient plus compliquées, car les phénomènes thermiques se mêlaient avec les phénomènes élastiques; c’est là l’objet d’un article publié en 1878 dans Y Encyclopédie Britannique et intitulé Elaslicity and Beat; à cette époque, son esprit était déjà préoccupé par les questions cosmologiques; et c’est pour cela que les applications à la physique du globe tiennent dans cet article une place importante.
- La thermodynamique joue également un rôle dans les phénomènes électriques. Les phénomènes thermo-électriques ne peuvent échapper à ses lois; Thomson a montré comment ils y obéissent. Les choses ne sont pas aussi simples qu’on l’avait cru d’abord et c’est ainsi que fut découvert l’effet Thomson, c’est-à-dire la différence de potentiel au contact entre deux masses métalliques, chimiquement identiques, mais de température différente.
- En ce q<ii concerne ces phénomènes de différence; die potentiel au contact, il resta fidèle, jusqu’à la ' fin, aux idées de sa jeunesse. C’est en i85i qu’il publia son travail fondamental sur la pile deVolta; il considérait l’effet Volta comme une sorte d’action chimique à distance entre le zinc et le cuivre, et en i883, il revenait, sur la même idée pour y chercher un moyen de déterminer la grandeur des atomes. Sa façon de voir suj; ce point n’est pas adoptée par tout le monde.
- 11 n’est guère dans le domaine de l’électricité et du magnétisme de canton qu’il n’ait exploré et il serait trop long d’énumérer tous les mé-
- moires qu’il a consacrés à cet objet. Citons, en particulier, l’élégante méthode des images qui donne la solution de tant de problèmes d’électrostatique, comme, par exemple, la distribution de l’électricité à fa surface d’une lentille, ou sur celles de deux ou de plusieurs sphères voisines. Elle ne s’applique pas seulement à l’électrostatique, mais aussi, par exemple, à l’étude du magnétisme induit et elle nous apprend, entre autres choses, comment se comporte une plaque de fer en présence d’un pôle magnétique.
- La télégraphie sans fil emploie, comme on sait, les oscillateurs de Hertz; mais des oscillations électriques avaient été réalisées longtemps avant Hertz, par Feddersen, par la simple décharge d’un condensateur. Seulement ces oscillations n’avaient reçu aucune application pratique et ne pouvaient en recevoir, parce que la fréquence en était beaucoup trop faible. C’est Thomson qui a donné la théorie de ces phénomènes et c’était, en même temps, celle des oscillateurs hertziens, qui étaient encore à naître et qu’elle devançait ainsi de plus de trente ans.
- Les électriciens doivent être reconnaissants àr Thomson des instruments de mesure qu’il leur a donnés; qu’on n’oublie pas ce qu’étaient, avant lui, les mesures électriques, combien elles étaient difficiles et en même temps grossières, et qu’on se rende compte du chemin parcouru !
- En électrostatique, c’est à lui que nous devons l’élcctromètrè absolu et l’élcctromètre à quadrants, là où on n’avait, avant lui, que l’électro-scope à feuilles d’or ou la balance de Coulomb. Il nous [a donné aussi des ampèremètres et des instruments se prêtant à la détermination absolue de l’ohm. Sans ces instruments, l’électro-techniquc n’aurait pu naître, ou elle n’aurait pu que tâtonner dans l’obscur dédale d’un empirisme grossier.
- William Thomson a fortement contribué aussi à l’adoption des unités électriques absolues et du système C. G. S.; et ce n’est pas ici qu’il est nécessaire de rappeler quels services a rendus le triomphe de ce système en 1881. Il était aussi partisan du système métrique, et il a rompu beaucoup de lances en sa faveur; je suppose qu’il a convaincu les savants, mais il avait entrepris aussi de convertir le grand public et il revint sur ce sujet à plusieurs reprises dans scs Popular Lectures. Mais il avait à vaincre de fortes résistances; il paraît que les Anglais 11’ont
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- pas encore pu comprendre qu'il est plus facile de diviser par i<> que par 12, ou par les autres nombres plus compliqués encore qui sont les rapports de leurs diverses unités et que j’hésite à écrire. Après tout, nous continuons bien à diviser les degrés en soixante minutes. 11 est mort sans avoir définitivement triomphé; mais divers symptômes permettent d’espérer que ses efforts n’ont pas été tout à fait vains, et que la vérité, si elle marche bien lentement, n’en est pas moins en marche.
- Ce qui a beaucoup contribué à populariser le nom du grand physicien anglais, ce sont ses travaux sur la télégraphie sous-marine; ils ont été l’occasion d’un de ses premiers succès et il n’a jamais cessé de s’en occuper. Les ingénieurs qui se sont adressés à lui ont du avoir quelque hésitation, car ils ne devaient pas le regarder comme un practical man, mais ils n’ont pas eu à s’en repentir. Sans lui, il parait certain que les signaux n’auraient pu franchir l’Atlantique. Il s’est rendu compte de l'influence de la capacité du câble et il a formé ce qu’on a appelé depuis l’équation des télégraphistes. Mais c’était peu de Voir pourquoi les signaux ne passaient pas, il fallait trouver le remède. A ce problème, il donna deux solutions,'ce. furent d’abord les appareils à miroir, sensibles aux moindres variations de courant et puis le siphon recorder qui est encore employé aujourd’hui.
- La télégraphie sous-marine soulève d’autres problèmes, par exemple la pose même des câbles et la condition de leur résistance. Ce fut ainsi que lord Kelvin fut amené â s’occuper des sondages en mer. Autrefois, on estimait la profondeur par la longueur de la ligne qu’on était obligé de dérouler; l’appareil nouveau enregistrait la pression maxima atteinte; très simple et très pratique, il est maintenant partout en usage. Ce n’est pas là le seul service que Thomson a rendu à la navigation; ce n’est même pas le principal : le plus important, c’est l’invention du compas compensé. La boussole d’autrefois convenait aux vieux navires en bois; quand le fer remplaça le bois dans les constructions, on put craindre de 11c plus pouvoir s’en servir, car ses indications étaient faussées; la théorie du magnétisme fournissait la solution; on aurait pu songer à calculer la correction à faire; mais il était plus simple d’employer des masses compensatrices; c’est ce que fit Kelvin qui montra
- dans quelles conditions la compensation est possible et comment 011 peut l’obtenir une fois pour toutes, sous une latitude quelconque et pour un cap quelconque.
- William Thomson s’est occupé également des vagues de la mer et de la construction des phares ; mais, parmi les choses de la mer, ce qui a le plus attiré son attention, c’est l’étude des marées. Je me bornerai à citer les deux instruments dont il sé sert pour les prédire : Y Harmonie analyser et le T ides predictcr ; le premier, qui doit permettre d’analyser les courbes des marégraphes et d’en déduire les constantes d’un port, 11e s’est pas répandu ; on préfère, pour le calcul de ces constantes, faire d’innombrables additions. Mais une fois ces constantes déterminées, il faut en déduire la courbe des marées pour les années à venir et pour cela, il faut se servir du Tidespredic-ter; cet instrument très ingénieux est en même temps très simple, puisqu’il se compose essentiellement d’un fil passant sur une série de poulies excentriques; il est employé dans les services hydrographiques de tous les pays.
- Tous les Anglais ont entre les mains ce qu’ils appellent le ti and ti, c’est-à-dire le traité de mécanique de Tait et de Thomson. Il est peu d’ouvrages classiques qui contiennent tant de vues originales et profondes ; il y a des théories qu’on ne trouve que là et que les ouvrages similaires du continent ne reproduisent pas, je ne sais pas pourquoi. Telle est la théorie des petits mouvements par le moyen des équations de Lagrange ou de Hamilton, avec ses applications à la stabilité des mouvements gyroscopiques, soit qu’on 11e tienne pas, soit qu’on tienne compte du frottement. Telle est également la théorie tics Kinelic foci et de la stabilité d’une trajectoire. Rien de plus suggestif que ces théories très générales et en même temps très concrètes qui montrent tant de choses à la fois parce qu’elles embrassent beaucoup et parce qu’elles font image. Elles sc rattachent d’ailleurs aux principes du calcul des variations, principes qui paraissent peu accessibles aux débutants et que, cependant, Thomson n’a pas craint d’aborder devant tous les publics, puisqu’une de ses Popular Lectures les plus intéressantes est consacrée précisément aux isoperimetriealproblems. C’est dans ce livre qu’on trouvera beaucoup de ses recherches sur les marées, et sur Loul ce qu’elles nous apprennent au sujet de l’état intérieur du
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- globe; c’est là également qu’il a exposé scs résultats sur les ligures d’équilibre d’une masse fluide en rotation.
- Cela m’amène naturellement à parler des idées de Kelvin sur la cosmogonie et la physique du globe. Plusieurs de ses mémoires et de scs leçons populaires sont consacrées à des questions de géologie. Sur les points essentiels, il est en désaccord avec les géologues classiques et je puis meme dire avec les deux écoles classiques de la géologie. Aux partisans des causes actuelles, il oppose les données relatives au degré géothermique et au refroidissement graduel du globe. Etant donnée la chaleur que perd chaque année notre planète, il faut bien qu’elle ait été fluide il y a à peine un milliard d’années. Hier encore (au sens que les géologues actualistes donnent au mot hier), elle était certainement très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Le soleil lui--même ne peut être vieux; il fait une prodigieuse consommation de chaleur; la force vive des poussières cosmiques qu’il peut dévorer ne pourrait suffire à l’alimenter. L’origine de sa chaleur ne peut donc être que sa propre contraction; mais alors sa durée possible est limitée à quelques centaines de millions d’années. Qu’il reste peu déplacé pour la vie! Quelle perspective pour l’avenir de notre pauvre système solaire! Il est heureux que la découverte du radium ait fait concevoir à quelques personnes l’espoir de prolonger un peu le malade.
- Et d’un autre coté, Thomson nie l’existence de l’Océan en fusion que les géologues de l’autre école placent au centre de la terre, et dont nous ne serions séparés que par une croûte fort mince. D’abord quand la terre s’est solidifiée, il n’a pas pu se former une croûte comme sur un étang qui gèle; la glace reste à la surface parce qu’elle est plus légère que l’eau liquide; mais l’eau est, sous ce rapport, un corps exceptionnel. D’autre part, la théorie de la précession et de la nutation est remarquablement confirmée par les observations ; mais les fondateurs de la mécanique céleste ont fait cette théorie pour un globe solide, ils né se sont pas avisés que l’intérieur était liquide et, s’il l’était, les phénomènes seraient tout differents ; il y aurait une nutation semi-mcnsucllc fort sensible. Enfin, cet océan intérieur aurait scs marées, qui troubleraient celles de nos mers ; .Thomson a alors rapproché des observations de marées et il en conclut que, non seulement la
- terre'1 n’est pas intérieurement liquide, mais qu’elle est vingt fois plus rigide que l’acier. Tout dernièrement des expériences ont été faites avec un pendule horizontal, dans des conditions où l’on n’avait pas à craindre toutes les causes perturbatrices qui influent sur les marées. On n’a pas obtenu des résultats aussi extrêmes. La terre devrait se contenter de la rigidité de l’acier; ces expériences n’en constituent pas moins une confirmation des idées de lord Kelvin.
- Quittons maintenant notre terre, notre système solaire lui-même et jetons un coup d’œil sur l’ensemble de l’univers. Comment va se comporter la matière dont il est formé sous l’influence de l’attraction newtonienne. Supposons qu’à l’origine cette matière soit uniformément distribuée sur une sphère que la lumière mettrait G.ooo ans à traverser; une molécule placée à l’origine en repos à la surface acquerrait en quelques millions d’années des vitesses énormes, et la comparaison de ces vitesses avec celles que nous observons nous force à limiter les dimensions et la densité moyenne de l’univers; elle nous apprend en même temps que l’éther n’obéit pas à la gravitation; et en creusant cette idée grandiose de Thomson, on apercevra la Voie-Lactée se comportant comme font les gaz dans la théorie ciné-* tique, sauf que les atomes y sont remplacés par des soleils.
- Attiré par la physique du globe, Kelvin ne pouvait manquer d’appliquer à cette étude son habileté d’électricien. 11 fit donc d’importantes recherches sur le magnétisme terrestre et sur l’électricité atmosphérique; c’est pour étudier le potentiel des différentes couches de ^atmosphère qu’il imagina les appareils à écoulement d’câu qui ont rendu depuis tant de services;
- Mais le grand problème à ses yeux; celui auquel il rêvait sans cesse, c’était la constitution de l’éther et de la matière. 11 y a dans la façon de considérer ecvproblème un étrange,contraste entre les Anglo-Saxons et les penseurs du continent. Les uns et les autres ehetûrh'ent/à,tdécomposer la •matière vulgaire en êlénÆntsTres petits, à la remplacer par q^iel^que* matière subtile qui en fournira l’cxpliêation. Comment maintenant eon-cewï-t-on ces éléments ultimes? Sur le continent, ce seront des entités devenues aussi purement mathématiques que possible, vidées de toutes leurs qualités; ce ne seront pour ainsi dire plus des éléments matériels, puisqu’on les
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- Ie* Février 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- aura dépouilles de tout ce qui pourrait frapper nos sens. Il en est tout autrement de l’autre côté de la Manche, on veut faire de la matière, non plus avec quelque chose de plus pur que la matière, et qui n’est pas de la matière, mais bien avec quelque chose d’aussi semblable que possible à la matière qui nous est familière, quelque chose que l’on pourrait presque voir et toucher. Expliquer un phénomène physique, c’cstimaginer un modèle^ un appareil visible et palpable, qu’on pourrait à la rigueur commander à un constructeur, et dont le fonctionnement reproduirait grossièrement quelque chose qiii, ressemble au phénomène à expliquer. Si un de ces modèles devient insuffisant pour expliquer un phénomène nouvellement découvert, lord Kelvin n’hésite pas à y ajouter un « renvoi de sonnette » (sir), absolument comme s’il avait un serrurier à sa disposition. Et que dire de l’éther? En France ou en Allemagne, ce n’est guère qu’un système d’équations différentielles; pourvu que ces équations n’impliquent pas contradiction et rendent Compte des faits observés, on ne s’inquiétera pas si l’image qu’elles suggèrent est plus ou moins étrange ou insolite. W- Thomson, au contraire, cherche tout de suite quelle est la matière connue qui ressemble le plus à l’éther; il parait que c’est le scotch èhoe wax, c’est-à-dire une espèce de poix très dure.
- Nous nous posons alors une question un peu déconcertante; quand nous lisons les travaux d’un continental, nous voyons tout de suite dans quelle mesure il croit que c’est arrivé, si l’on veut me passer cette expression vulgaire; comme nous sommes accoutumés à sa façon de penser,' nous comprenons ce qui, à ses yeux, est une hypothèse plus ou moins justifiée et ce qui n’est qu’un symbole. Quand il s’agit d’un Anglais, nous ne savonâ^ plus que penser. Evidemment, quand on voit un modèle où s’entrecroisent une foule de tringles et de renvois de sonnettes, nous n’hési; tons : pas nous voyons bien qu’il s’agit d’une simple image, d’une manière de mieux se faire comprendre. Mais, d’un autre côté, il semble qu'c ces images grossières doivent être remplacées à bref délai par d’autres images, destinées )\ être définitives, à devenir la réalité même et qui n’en sont pas à une distance infinie. L’Anglais cherche tout de suite une mesure; c’est peiÇolç dire qu’il y a un éther, il veut savoir quelle est sa densité; il ne se contente pas.de. savoir que la matière se*"
- comporte comme si elle était discontinue; il se demande quel est le nombre des molécules et quel est leur diamètre. Dès qu’il aperçoit un symbole, il cherche à le toucher, comme si ce n’était pas un simple fantôme.
- La théorie cinétique des gaz est une des tentatives les plus heureuses qu’on ait faites pour expliquer la matière. Chose étrange, lord Kelvin était à la fois séduit et sur certains points réfractaire. Il n’a jamais pu se rendre compte de la généralité du théorème de Maxwell-Boltzmann. Il supposait que ce théorème devait comporter des exceptions, et quand on lui avait montré qu’une exception qu’il avait cru découvrir n’était qu’apparente, il en cherchait une nouvelle.
- La théorie moléculaire de la matière qui assimile un corps matériel à une sorte de système solaire où les molécules sont en mouvement continuel et où l’équilibre apparent n’est du qu’à la stabilité de ce mouvement., cette théorie, dis-je, avait, quand il était jeune, tout l’attrait de la nouveauté ; elle semblait une conséquence directe de la découverte de la Thermodynamique. II y resta attaché et d’ailleurs elle n’a pas encore fait son temps. Il fut ainsi conduit à une théorie de l’élasticité, plus générale que celle de,Cauchy, qu’il avait complétée par quelques renvois de sonnette complémentaires. Cela revenait à supposer plusieurs sortes de molécules, comme seraient celles d’un mélange gazeux, et c’est ainsi que nous l’exposerions^ en/, France. Mais, même après ce perfectionnement, elle ne le satisfaisait pas entièrement, elle ne lui paraissait pas représenter convenablement les. propriétés de l’éther telles qu’elles sont révélées par les phénomènes optiques. Il semble que l’éther ne résiste pas. à la compression, ni à la déformation; il veut bien se laisser comprimer pu cisailler, mais il ne veut pas tourner; c*est le contraire de ce que fait la matière ordinaire. Et alors, Thomson imagine un milieu formé de tringles assemblées, pouvant coulisser les unes sur les .autres, mais portant des gyroscopes animés de rotations rapides et résistant plus ou moins quand on veut changer leur orientation. C’est l'éther gyrostalique.
- À cet ordre d’idées Æ rattachent 'les atome*s*-tourbillons ; dans un liquide les tourbillons sont stables ; ils se transportent sans rien perdre de leur moment (le rotation qui lait leurJmlividùa-lité. Plus ,eettc,i:otation.es;t^rainde, plus ilsojlrent de résistance apparente, ^d’impénétrabilité."Èn
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- T. I (2a Série). — N° 5.
- augmentant cette rapidité, on atteindrait une rigidité pratiquement absolue. Et alors pourquoi les atomes matériels ne seraient-ils pas tout simplement de semblables tourbillons. Ils seraient insécables, mais aussi bien on sait qu’un sabre s’ébrèche sur une veine liquide dont le mouvement est assez rapide. Ainsi la matière ordinaire, comme l’éther, devrait ses caractères essentiels aux rotations rapides ctéterncllcs qui régneraient dans son sein.
- Autre assimilation curieuse ; supposons deux tourbillons dans un liquide, jquelle seraleuraction mutuelle? Thomson démontre que cette action sera la même que l’action électro-dynamique de deux courants qui auraient même forme et même position que ces tourbillons. Ce sera la même, au signe près ; tout sera renversé, les attractions seront remplacées pardes répulsions et inversement. Un renversement analogue avait été observé par Bjcrkncs quand il avait cherché à imiter par des procédés hydrostatiques les attractions et les répulsions électrostatiques.
- Dans cette revue des travaux de lord Kelvin, j’allais oublier ses idées sur la capillarité qu’il a exposées d’une façon si frappante .et si originale dans une de ses Populâr Lectures.
- Sur la fin de sa vie il se fit dans scs idées un remarquable changement que peuvent expliquer les découvertes inattendues de ces dernières années, les rayons cathodiques, les rayons Rôntgen, le radium. O11 se rendra compte du progrès de ses idées en lisant la nouvelle édition de ses Baltimore Lectures. Étant allé en Amérique en 1884 pour le Congrès de Montréal, il fit à Baltimore une série de leçons où il exposa ses idées anciennes sur l’éther de Fresnel. C’est là qu’on' trouve, réunies et présentées dans leur ensemble sous une forme qui semblait définitive, les théories jusque-là dispersées dans ses mémoires antérieurs.
- Dans la nouvelle édition, ces leçons se sont grossies d’appendices qui en doublent à peu près le volume. L’un de ces appendices porte un titre significatif : Nineteenth Cenlunj Clouds oçer the Di/namical Theorij of lient and Light (Nuages amassés au xixe siècle sur la théorie dynamique de la chaleur et de la lumière) et il avoue qu’il n’à pu encore complètement dissiper quelques-uns de ees nuages. Le litre d’un autre semblera d'abord moins clair, Aepinus atomized; eL il contribuera sans doute à illustrer le nom un peu
- obscur d’Aepinus ; quoi qu’il en soit, il a pour objet de faire une place à des nouveau-venus qui en réclament une et qui la réclament impérieusement, je veux parler des électrons. Lord Kelvin accueille ces intrus avec bonne humeur et accepte de les patronner ; il ne sc rallia jamais à la théorie ondulatoire des rayons cathodiques, un instant défendue par Hertz, et ne cessa pas d’attribuer ces phénomènes à des projectiles qui 11e diffèrent pas de nos électrons actuels. Il n’hésita pas à leur sacrifier l’éther gyrostatique et les atomes-tourbillons. 11 y a à peine quelques mois que parut son dernier mémoire où toutes ces questions sont envisagées sous ce nouveau biais et qui peut être regardé comme son testament scientifique ; ce mémoire était intitulé : On the Motions of Ether produccd 'by Collisionsof Aloms or Molécules Containing or not Conlaining Elevtrions. Cependant il est un point sur lequel il ne suivit pas les révolutionnaires ; il ne crut pas à la transmutation des éléments, que l’on proclame aujourd’hui sur des preuves assez légères.
- Que dire de sa vie ; elle fut heureuse, mais il ne fit aucun envieux, et il fut aimé de tous. Il vieillit dans cette université de Glasgow, où il avait été immatriculé à 10 ans, où il avait écrit à 16 ans ses premiers mémoires mathématiques, où il était devenu professeur à aa ans ; il ne quitta sa chaire qu’après plus de cinquante ans d’enseignement, et quelques mois avant sa mort, il présidait encore, comme chancelier, une cérémonie de l’Université. Il avait l’âme fidèle et ne voulut jamais quitter les lieux qu’il avait aimés.
- Il avait épousé en 185a îpiss Margaret Ci;u 111 qu’il perdit en 1870, il se remaria en 1874 avec miss Frances-Anna Blandy, de Madère, qu’il rencontra pour la première fois en allant à Pernam-bouc sur le navire où il fit ses célèbres expériences sur les sondages. Lady Kelvin fut pour lui une compagne charmante, en même temps que dévouée et attentive ; la maladie dont elle fut frappée, il y a six mois, contribua certainement à hâter la fin de son mari.
- Il serait trop long d’énumérer les honneurs dont il fut comblé ; William Thomson devint sir William Thomson, puis il fut élevé à la pairie ; il s’appela désormais lord Kelvin. Kelvin, est le nom d’une charmante petite rivière, ombragée et serpentante qui coule au pied de cette Université
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- 4« Février 1908. RE VUE D’ÉLECTRICITE
- quiluiavaitétésichère. Ces changements sont sans inconvénient quand on n’a pas d’enfants ; il en avaitde nombreux qu’il fallut débaptiser, c’étaient tous les effets Thomson, les compas Thomson, les sondeurs Thomson que des milliers de marins durent apprendre à nommer d’un nom nouveau.
- En 1896, on célébra son jubilé, plus de deux mille amis et disciples se réunirent à Glasgow, et lui expédièrent en sept minutes un télégramme de,félicitations deGlascowà Glascow, Terre-Neuve, New-York, Chicago, San-Francisco, los Angeles, Nouvelle-Orléans, Washington. C’était là un délicat hommage au créateur de la télégraphie transatlantique.
- Il travailla jusqu’au bout, la maladie qui l’em-porta ne dura que quelques jours. Ses obsèques eurent lieu à Westminster au milieu d’un concours de savants anglais et étrangers. Il fut enterré aux pieds de la statue de Newton. Ce si grand honneur n’était pas immérité. Cette façon de penser en ' voyant la réalité en face, sous forme d’image concrète, sans que cette vision vivante cesse d’être assez précise pour, que les calculs mathématiques puissent s’y appliquer avec rigueur ; en un mot, ce double génie mathématique et physique avait appartenu à Newton et on ne l’avait plus revu depuis.
- H. Poincaré.
- FRAUDES DANS LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES A' COURANT TRIPHASÉ
- Au Cours d’une installation effectuée sur un réseau à courant triphasé il y a quelques années, nous avons été témoin du fait suivant :
- Un client d’une société de distribution d’énergie, qui possédait déjà l’éclairage électrique, fit l’acquisition d’un inoteurtriphasé de faible puissance. Or, comme c’est l’usage général pour les petites installations d’éclairage,) toutes les lampes étaient branchées sur un seul pont de la canalisation, afin depermettre l’emploi d’un simple compteur monophasé; pour éviter les frais d’un nouveau branchement et d’un compteur spécial, étant donné que le moteur était de puissance très réduite et devait fonctionner d’une manière intermittente, la [Société proposa à son client de faire pénétrer chczlui un conducteur supplémentaire correspondant à la troisième phase. Dans ces conditions, le moteur était alimenté partiellement par la canalisation servant à l’éclairage. L’on estima que l’énergie supplémentaire enregistrée par le compteur de lumière tiendrait compte d’une manière suffisamment exacte de l’énergie réellement absorbée par le moteur, le tarif de la lumière1 étant très notablement plus élevé que celui de la force motrice. Contrairement à ces prévisions, l’on constata avec surprise que la consommation du client [était diminuée depuis la mise en service du moteur, et les con-
- trôleurs de la société, persuadés que le client fraudait, firent placer une canalisation distincte pour ce moteur. En réalité, il n’y avait là aucune fraude mystérieuse, et l’explication des phénomènes est des plus simples.
- Soit A (fig. 1) un appareil d’utilisation supposé d’abord monophasé et relié aux phases 1 et 3 (Circuit 1 A 3 en trait continu) ; le compteur (genre Thomson pour fixer les idées) aura son inducteur en gros fil en série, par exemple, avec le conducteur 1, tandis que l’induit en fil fin sera branché en dérivation entre 1 et 3. L’énergie ainsi mesurée est comme d’habitude
- W = VIcos fX T, (1)
- V étant la tension entre les deux conducteurs 1 3, I le courant, T la durée de l’essai, et <p l’angle de déphasage. *
- Remplaçons maintenant l’appareil monophasé A par un appareil triphasé (un moteur, par exemple), sans toucher au compteur ; il sera nécessaire à cet effet d’installer le conducteur a (tracé en pointillé), correspondant à la troisième phase, et l’énergie enregistrée par le compteur sera
- W'= VI cos (?± 3o°) T. -{->) j
- Pour établir cette formule, il suffit de remarquer que l’angle de déphasage entre V et I est
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série).—N“ 5.
- devenu égal à 9 ± 3o°, et l’on s’assure aisément que le signe-}- convientdans le cas où le courant traversant la bobine en série B est en avance sur le courant correspondant à la phase 3 ; dans le cas contraire, l’on devra prendre le signe — (*).
- Cela posé, si l’on adopte d’abord la première hypothèse, W' peut avoir une valeur négative, c’est-à-dire le compteurtourne à l’envers, lorsque l’angle 9 dépasse 6o° [cos (9 -)- 3o°) < o], et c’est ce qui se présentait dans l’installation mentionnée ci-dessus. En effet, le moteur fonctionnait à vide ou à très faible charge pendant de longs intervalles, et son facteur de puissance était alors certainement inférieur ào,5. Il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que la mise en service du moteur eut diminué la quantité totale d’énergie enregistrée.
- Bien que cette fraude était en l’espèce commise inconsciemment,. elle peut ou pourrait être exercée par des consommateurs plus ingénieux que scrupuleux, dans certaines conditions faciles à concevoir. Supposons, par exemple, que l’on ait affaire à une installation comportant une distribution à trois fils pour l’alimentation de moteurs, et une distribution à deux fils pour la lumière, chaque distribution étant munie d’un compteur sjîécial..Comme on le sait, les compteurs triphasés ne sont en général munis que de deux moteurs avecinduits caléssurlemêmearbre (d’après le principcdela mesure de la puissanceau moyen de a wattmètres) ; il peut donc se faire que ce soit justement le conducteur i (fig. i), sur lequel
- B
- 3
- Fig. i. — Montage du compteur.
- n’est intercalé aucun des deux inducteurs à gros fil, qui se. trouve inutilisé pour le branchement du compteur d’éclairage. Dans ces conditions, si le consommateur alimente un moteurAnu moyen
- (•) Tout ceci se rattache d’ailleurs immédiatement à la théorie bien connue cle la mesure de la puissance au moyen de deux watlmèlres, avecmue charge triphasée équilibrée.-
- des deux fils de lumière i, 3, sur lesquels est monté le compteur B b., et du troisième fil 2, le compteur de force motrice n’enregistrera rien, et pour les faibles charges, celui de l’éclairage tournera à l’envers (cos 9 < o,5).
- L’on peut d’ailleurs remplacer avantageusement le moteur à vide par une bobine de self-induction triphasée, qui, mise en circuit pendant toute la nuit, par exemple, suffirait à contrebalancer, ou du moins à réduire dans la proportion voulue, l’énergie dépensée pour l’éclairage pendant la soirée. Un pareil cas se présente assez souvent, ainsi que nous l’avons constaté nous-inême, et il serait bon que les Sociétés de distribution d’énergie prennent des mesures préventives contre cette fraude éventuelle. L’on pourrait munir les compteurs-moteurs d’un encliquetage les empêchant de tourner à l’envers; mais, indépendamment de la complication d’un pareil dispositif, qui nécessiterait un modèle spécial d’appareils, l’on n’cmpccheraitpas ainsi un usage illicite de l’énergie. L’on diminuerait seulement la sécurité des fraudeurs en les obligeant à mettre en service leur moteur ou leur bobine de self-induction pendant le fonctionnement môme des lampes. Un autre procédé plus avantageux consiste à se placer dans le deuxième cas où l’angle de déphasage entre Y et I est égal à ep — 3o°, le courant traversant la bobine B étant en retard sur celui de la phase 3 (fig. 1), L’énergie W’ne devient jamais alors négative lorsque 9 varie entre o et 90° (récepteur ordinaire) ; il peut même se faire que l’énergie W' soit supérieure à l’énergie
- VI y/3 cos 9 réellement absorbée, et il suffit pour cela que l’inégalité
- cos (<p— 3o°) > y/3 cos 9
- soit satisfaite, c’est-à-dire que cos y soit inférieur à o,5 (9 > 6o°). Pour 9 = 0 (cos 9 = 1) l’erreur atteint au maximum 5o % ; comme en outre l’éner: gie enregistrée serait tarifée au prix de la lumière, qui atteint souvent le double et pltis de celui de la force, motrice, il résulte de tout ceci qu’un tel procédé ne serait plus avantageux, au contraire, pour le consommateur.
- En procédant à la mise en place des compteurs, il sCrait du reste facile de s’assurer une fois pour toutes que l’on est bien placé dans les conditions requises ; celles-ci se trouveront toujours vérifiées dans là suite, à condition que l’on ne changé
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- 1er Février 1908.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- plus le sens de rotation dès machines ni les connexions des câbles.
- Ce procédé de fraude spécial aux distributions à courant triphasés nous a paru suffisamment intéressant pour être signalé en raison de son principe et de la facilité avec laquelle on peut le mettre en pratique sans toucher à la canalisation ou aux compteurs. Nous ferons remarquer en terminant que jusqu’ici l’on s’esl préoccupé assez peu de cette question de la fraude dans les distributions d’énergie électrique; dans les installations à courant continu notam-
- ment, rien n’est plus aisé que de renverser le sens de rotation des. compteurs-moteurs au moyen d'un aimant ou d'’un électro-aimant suffisamment puissant placé extérieurement (M.
- C. Hehz.
- (r) A signaler cependant un intéressant brevet, concernant un procédé pour soustraire les compteurs aux influences extérieures, pris récemment par l’Allgemeinc Elekl rizilats-Gesellschaft. Lumière électrique, tome I à* série), 11 janvier 190-, page 56.
- EXTRAITS DES PURIFICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Antenne radiotèlègr&phique irradiant spécialement dans une direction donnée. — A. Mon-tel. — Nuovo Cimento, octobre 1907.
- Le but de cette note est de démontrer qu’une antenne composée de deux conducteurs rectilignes, verticaux, de longueur égale, placés à une certaine
- A c
- Fig. 1. — Antenne.
- distance entre eux et parcourus au même instant par des courants en sens opposé, a la propriété d’irra-
- Fig. a.
- dier l’énergie non pas d’une manière uniforme dans l’espace environnant, mais avec des intensités différentes dans les différentes directions.
- Cette antenne peut être représentée par la fig. 1, AB, CD sont les deux conducteurs dont il est question, BD est un conducteur horizontal au milieu duquel se trouve l’éclateur, TT représente la terre.
- Supposons que le sol soit un conducteur parfait. Cela n’est pas absolument nécessaire pour l’.étudq, actuelle, mais cela nous permet (en négligeant l’irradiation du conducteur horizontal, sans intérêt ici) dè réduire l’antenne de la fig. 1 au cas simple de la fig. 1, où AA', CC' sont deux oscillateurs (BA' et DC' sont les images par rapport au plan du sol de AB et CD de la fig. 1) ; les axes des coordonnées O.r, O y, O z sont pris de manière que le plan O.r, O y coïncide avec le plan du sol et que Oz soit équidistant de AA' et CC'.
- Pour faciliter le calcul, nous supposerons qu’à chaque instant l’intensité du courant, qui parcourt les deux oscillateurs AA', CC', ait la même valeur en chaque point de leur longueur et que les dimensions de l’antenne soient petites par rapport à sa distance des points P de l’espace, dans le voisinage desquels on veut étudier le champ électrique et le champ magnétique (,).
- Considérons d’abord un seul oscillateur rectiligne ayant la même longueur que AA' ou CC', dont le centre coïùcide avec l’origine O des coordonnées et dont la direction est celle de l’axe des z.
- (') Ce procédé est analogue à celui employé par J.-A. Fleming dans le cas d’une antenne coudée. Electricien, 6 juillet 1906, et Éclairage électrique, tome XLVIII, 18 août 1906, p. 270.
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- LA LUMIÈRE K LE ÇT RJ QUE T. I (2°Sôrie). — N« 5.
- Soient — 1.x longueur d’onde et —— la période m p n . >
- employées et supposons que les oscillations soient
- sinusoïdales.
- Soient q la charge électrique instantanée à chaque extrémité de l’oscillateur, i le courant (Q et I sont. les amplitudes respectives), k la constante diélectrique du milieu, /• la distance PO.
- En appelant es la, longueur AA' = CG' de l’os: cillateur et V le potentiel scalaire existant en P, et en posant
- sin(#2/'• — nt)
- l’on a
- V = -
- Q dz dit k dz
- En appelant A, B, C les composantes du potentiel vectoriel en P, l’on peut écrire immédiatement :
- A = o, B = o,
- dit , ,
- C = Q dz
- dt
- . Posons B1) = dy et supposons que l’oscillateur dz
- se soit déplacé, parallèlement à lubmême de - dy.
- Alors les potentiels scalaires et vectoriels en P seront donnés par
- _ . Qdzdit i d 1 k dz - a dy
- Ct — Qdz
- dt
- /Qdz dzzX
- (î# <3> ('.)
- De même pour un autre oscillateur égal, dans la même position initiale que le premier, mais avec les pôles en sens opposé, et déplacé parallèlement à lui-
- même de — — dy, l’on aura :
- V2 =
- Qdz d%
- i d /Qdz dir\ k dz a dy \ k dz} * ^
- 4;K
- (5)
- (6)
- Les potentiels existant en P par la présence des deux oscillateurs seront donc :
- Qdz d2r.
- V = -T- -v-^- dy (7)
- k dz dy
- n ;
- - Qdz
- dtdy
- dy,
- .(8)
- et nous ayons encore :
- A = o,
- B
- Soit enfin ,011.;= I dzdy le moment magnétique de
- 011 ...
- notre antenne, l’on a Q dzdy = —, et les équations
- précédentes s’écrivent = —j :
- 011 d*iz
- kvm dz dy 011 d*%
- (9)
- vrn dtdy'
- En général, en appelant X, Y, Z les composantes de la force électrique en P, et M, N, R les composantes de la force-magnétique, l’on a :
- x = d A d\ M rfC rfB
- dt dx ~~ dy dz
- rfB dV N dA dC
- Y = dt dy dz dx
- Z == dC dV R dB dA
- dt dz dfX- dy'
- Dans notre cas elles se réduisent à :
- X = —
- Y = —
- Z =
- dV_
- dx
- rfv
- dy
- dC
- dt
- M
- d C dy
- dV
- dz
- N =
- R
- dC
- dx
- et en appliquant les (9) et (10) on obtient : 011 dsiz
- Y ——
- kvm dxdydz 011 d3%
- Z =
- kvm dy* dz
- 011 rf3u OU vm dy dt2 kvm dy dz2
- d%Tt
- OU d*% M —--------
- N
- vm dy'1 dt 011 rf3 TC
- vm dy dt dx R = o.
- Le développement de ces formules (la) contient le facteur mr à diverses puissances. Pour les points
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ- '
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- *
- suffisamment éloignés de O, ce facteur est de beaucoup supérieur à l’unité, et l’on pourra, en première approximation, négliger les termes où le facteur entre à une puissance inférieure.
- En posantQ = mv — ni et en tenant compte de ce que nous venons de dire, les (12) se transforment approximativement en les formules suivantes :
- y
- En posant — = Z =
- H =
- cos 9, on a enfin : DM cosQ
- kv / cosQ
- — m-r2 cos 9
- nrr- cos9.
- (16)
- X
- 011 cosQ
- kv
- /«V* - ^ -
- v v r
- DR cosQ y2 z Y = -- —-— m2r2 — -r1 r
- kv r*
- DM cosQ ks>
- Z =
- M = — 011
- )SÜ 2 2?// 28
- cosQ , , y2
- —r*m r H r\ r2
- N — OU
- cosQ
- * 2a% v m*r2 — -r r
- R
- o.
- (i3)
- Ce- qui nous intéresse, ce sont les points du plan xy (z = O) ; pour un point P de ce plan Ton obtient donc :
- X = o Y = o
- Z
- Oit cosQ
- Are r3
- m2/-2 V-
- M = _ £ r3 /•*
- N = DM
- cosQ
- m-r
- f K
- r r
- i'i)
- R
- Pour les points de ce plan, la force électrique est donc verticale et !a magnétique horizontale. Considérons la composante de la force magnétique dirigée perpendiculairement au rayon OP. En appelant 11 celte force, elle est évidemment donnée par l’expression :
- H = M - — N -,
- (.5)
- et en substituant l’on tire des (r/t) et (i5)
- II = — Oit
- cosQ
- m2r2 —.
- s> représente la vitesse de propagation dans l’espace et en désignant par p. la perméabilité du milieu
- 1
- Ton a v= . En substituant dans (16), il résulte
- vVf
- que pour des points placés à distance considérable de l anlenne la force électrique et la force magnétique sont dans le meme rapport que les racines carrées de la perméabilité et de lacçnstante diélectrique du milieu.
- Au moyen de (16), on obtient ainsi la distribution de Z et de H pour les points P situés dans le plan xy (c’est-à-dire placés dans le plan du sol suivant différentes directions autour de l’antenne). On en conclut qu’à condition égale les amplitudes de Z et H ont leur maximum pour les points P situés dans la direction des y, c’est-à-dire dans la direction donnée par le plan vertical de Tanlennc, et sont nulles dans la direction perpendiculaire.
- Le diagramme polaire qui donne les amplitudes de Z et de II dans les différentes directions autour de l’antenne est constitué par deux circonférences égales, tangentes extéricurementrune à' Y autre, ayant leur point de tangence à l’origine du diagramme polaire et leurs centres sur la trace horizontale du plan vertical où se trouve l’antenne.
- J. R.
- Emploi des flammes comme soupape des courants alternatifs à haute tension. — Note de M* André Cathiard, présentée par M. Lippmann. Académie des Sciences, séance du 6 janvier 1908.
- Si l’on présente à une flamme ne contenant aucun corps conducteur solide en suspension deux électrodes quelconques, l’une de surface très petite par rapport à l’autre (section d’uu fil ou d’une lige) et toutes les deux reliées à une source alternative à haute tension, on constate le passage d’un courant de meme sens, allant à travers la flamme de la grande électrode vers la petite. Le phénomène est très accentué si l’on prend comme petite électrode un conducteur de forme effilée. Dans ces conditions, il sc produit dans la flamme une sorte d’arc très peu
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- 152
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e- Série).— N° 5.
- lumineux et dont le point de contact sur la grande électrode, qui est positive, est en mouvement.
- Les expériences ont porté sur plusieurs sortes d'électrodes et de flammes, hydrogène, alcool, gaz d'éclairage, et en particulier sur celle dernière obtenue par un bec. Mecker de 3uol à l'heure, avec électrodes en charbon graphitique. La petite surface était constituée par la section cylindrique d’une baguette de charbon de 5mm de diamètre. Tensions de a.ooo à io.ooo volts obtenues par un transformateur. Fréquence : 4o périodes par seconde. Distance entre électrodes variant de 5inm à iocm, dans le meme plan ou dans des plans différents perpendiculaires à la flamme.
- Si l’on retirait la petite électrode de la flamme, le phénomène restait le meme jusqu’à devenir nul lorsque celle électrode était trop éloignée.
- L’intensité moyenne du courant, mesurée par un ampèremètre à cadre mobile, n’a jamais dépassé o,o3 ampère. Au-dessus il y avait formation d’arc brillant avec transport de carbone solide, et le phénomène cessait.
- Des relevés oscillographiqucs n’ont pas encore été effectués, mais disons de suite, à titre de renseignement, que le courant était suffisamment de meme sens pour permettre l’obtention de dépôts galvaniques.
- Enfin, pour une distance donnée d’électrodes, si l’on diminuait la tension, l’intensité du courant diminuait, puis le phénomène s'inversait. On était alors retombé dans les expériences de Hanckel (1).
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Réluctance de l’entrefer des machines dy-namos-èlectriques. — T. T. Wall. — Elcctrkal Engineering, t. II, p. 965, 19 décembre 1907.
- L’auteur résume dans une communication faite devant la section locale de Manchester de l’Association des Ingénieurs électriciens les expériences qu i! a faites au Laboratoire de l Institut éleclrolechnique de Karlsruhe sur la répartition des lignes de force dans les dynamos à induit denté et sur la réluctance apparente des entrefers dans ces machines. Le mode opératoire était le suivant. A une armature en tôle de 5acm de long sur nom de large, munie d’une (*)
- (*) Verdict, Annales de Chimie el de Physique} 1860, etc. Moreau, Jd,t 1903; Semenov, Id4f 1904.
- projection polaire entourée d’une bobine excitatrice, était opposé un noyau en tôle parallüipipédique dont une des faces était lisse et l’autre munie d’encoches. Des cales convenablement disposées entre les deux pièces permettaient de réaliser un entrefer de dimensions réglables. Suivant que l’une ou l’autre des faces du noyau était tournée vers la projection polaire on se trouvait dans le cas d’un induit lisse ou d’un induit denté.
- La répartition des lignes de force était étudiée au moyen d’une petite bobine exploratrice reliée à.un galvanomètre balistique. Cette bobine pouvait être déplacée dans l’entrefer de façon à 'permettre d’évaluer la valeur de l’induction en diverses régions. On observait les élongations obtenues au galvanomètre balistique lorsqu’on coupait le courant dans la bobine excitatrice (J).
- Toutes les encoches de la partie dentée avaient la meme largeur, icm,5. Les-dents au contraire avaient des largeurs variables de 3cl,,,5 à icm.
- Les principaux résultats obtenus par Wall sont les suivants :
- Vis-à-vis d’un induit lisse, avec un entrefer de icm et une largeur polaire de ùcm,8, la répartition d’une induction moyenne de 16.000 gauss n’est pas uniforme à la sortie du pôle. Aux cornes polaires cette induction est d’environ 32 % supérieure à la valeur observée au milieu.
- A la surface de l’induit c’est, au contraire, vis-à-vis le milieu du pôle que cette induction est le plus élevée.
- Dans une autre expérience où l’entrefer n’était que de ocm,23, et où l’induction moyenne sur la surface polaire n’était que de 5.000 gauss, la répartition des lignes de force est beaucoup plus uniforme et l'accroissement de l’induction au voisinage des cornes polaires est beaucoup moins marquée. Il faut en outre noter que dans le cas d’un grand entrefer le maximum d’induction à la surface de l’induit est moins élevé que le maximum d’induction à la sur-, face de la pièce polaire. Dans le cas d’un entrefer faible, au contraire, ces deux maxima sont presque égaux.
- (J) Lorsqu’on opère ainsi, les diverses parties du circuit magnétique conservent une ainientalion rémanente dont la distribution n’est pas la même que celle du flux qui lui a donné naissance. Il en résulte donc une cause d’erreur comme l’a fait observer le Pr E. W. Marchant dans la discussion qui a suivi lu communication. — (N. du T.)
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- 1er Février 4908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 453
- Les figures i et a montrent pour un induit denté la répartition des lignes de force au voisinage de la surface de l'armature. (Dans ces ligures les ordonnées sont des longueurs proportionnelles à la valeur de l’induction au point considéré.)
- L’induction moyenne dans les dents était de fS.ooo gauss, l’entrefer était de amin,3 et le rapport
- largeur d’encoche entrefer
- était 6,5; les rapports -
- largeur do dont
- cutrofor
- étaient respectivement 4,35; 0,51 ; 6,66; 8,48; 8,5a; i3,o5.
- On voit que dans la pièce polaire l’induction est beaucoup plus élevée vis-à-vis des dents que vis-à-
- 4
- D’après Arnold (*), dans les cas des induits dentés la force magnétomotrice absorbée par l’entrefer est égale à la force magnétomotrice qui serait nécessaire pour produire le même flux dans le même entrefer
- Distribution du ilux à la surface des pièces polaires . Induction dans les dents : B = 6.600.
- H u
- J 1 j x J V JJ
- j ? • i : J L
- — Distribution du flux à la surface des dents. Induction dons les dents : B = 6.600.
- Fig. 1. -r Distribution du flux à la surface de la pièce polaire. Induction dans les dents : B = 5.000.
- Fig. 2. —* Distribution du flux à la surface des dents. Induction dans les dents : B = 5.000.
- vis ses encoches. Dans les dents, l’induction est de io % plus élevée aux angles que dans la région .médiane.
- Les figures 3 et 4 se rapportent à un entrefer de 5mm,a, l’induction dans les dents étant de 6.600 gauss. On voit que les fluctuations de la valeur de l’induction à la surface polaire sont moins marquées dans ce cas que dans le précédent.
- En revanche, l'influence des angles des dents est encore plus considérable.
- La figure 5 se rapporte à des expériences faites avec le môme entrefer, mais avec une induction de i3.5oo gauss dans les dents.
- Cet accroissement de l’induction a pour effet d’augmenter encore la non-uniformité de répartition des lignes de force dans les dents.
- I------------------1
- I--------------1
- I_________________I
- 1_________________
- t_____________
- Fig. 5. — Distribution du flux à lu surface des pièces polaires. Induction dans les dents ; B = i3.5oo.
- vis-à-vis d’un induit lisse, multipliée par un facteur K 1. Ce facteur Iv est donné par la relation :
- K =
- t
- + X8*
- l± étant la longueur de l’arc correspondant à une encoche et à une dent, zt la largeur d’une dent et S la largeur de l’entrefer. X est un facteur qui dépend
- . , largeur de l’cncocho
- du rapport-------------------.
- 1 1 entrefer
- (!) Arnoi.d. — La machine dynamo-électrique, p. 238. (N. du T.)
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- 154
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). —N° 5.
- ——----------— ---------------/---------------------
- Les résultats expérimentaux signalés plus haut permettaient de déterminer, pour différentes valeurs de ce rapport, la valeur de K qui est égale au
- , induction maximum dans l'entrefer ^ ,
- rapport —:-----------------------r-. Comme valeur
- 1 1 induction moyenne dans l entrefer
- maximum de l’induction dans l’entrefer on prenait la moyenne entre la valeur de l’induction au milieu de la dent et celle du point opposé de la surface polaire. On pouvait ainsi déterminer les différentes valeurs de X et les comparer à celles indiquées par
- Arnold. Les résultats obtenus sont les suivants :
- Largeur de l’encoche
- entrefer K ' X
- D99 i,ï5 b, 49
- 2,o5 1,18 i,43
- '2. y Of> .,,5 i,5i
- 2,o5 b” Dr»9
- ! 2,83 1,26 1,88
- 2,93 1,26 1,88
- a>77 1,23 Dfi9
- 2,92 i,31 D79
- 2,83 1,28 1,61
- 2,83 I ,25 1,60
- 2,83 1,2.4 1,59
- 6,73 i,55 2,81 : . . 4
- 6,io 1 r'1 “ 2,70
- G,3o I,4o 2,9°
- 6,70 1,35 \ 2,78
- La figure 6 dans laquelle on a pris comme abs-
- cisse les valeurs du rapport Y == largeur de l'encoche
- entrofor
- permet de comparer ces résultats à ceux d’Arnold
- représentés par une courbe pointill ée.
- Il existe un autre moyen de tenir compte de L’in-
- fluence de la denture de l’armature sur la réluctance
- 0 1 2 8 4 5 0 7 8 » 10
- V
- Fig. 6. — Valeurs théoriques et pratiques du coefficient X en fonction du rapport V.
- de l’entrefer. On attribue aux dents une largeur idéale'qui serait celle de la dent, dont émanerait le même flux total avec une induction uniforme égale à l’induction maximaàla denture, et on calcule la réluctance do l’entrefer comme dans le cas d’une armature lisse en prenant pour longueur de l’arc polaire la
- largeur idéale d’une dent multipliée par le nombre des dents qui sc trouvent sous le pôle. Cette méthode a été indiquée par Carter qui a montré comment on pouvait déduire des dimensions relatives de l’entrefer et des encoches le rapport A entre la quantité dont doit être augmentée la largeur de la dent et la largeur de l’encoche. Dans les expériences précédentes on a facilement ce rapport A qui est égal au quotient de l’aire de la courbe de flux divisé par l’ordonnée maximum, quotient que l’on diminue de la longueur de la dent.
- On obtient ainsi :
- Largeur de l’encoche
- entrefer A observé A d'après Carter
- 2‘85 2,8 4 2,0-} o,45
- 0,574 0,640
- 0,620 , 0,640 1
- 0,780 0,712 !
- o,458 0,435
- L’auteur examine pour terminer le cas de la réluctance d’un entrefer entre un rotor et un stator ayant tous deux des encoches, comme c’est le cas pour les moteurs d’induction. ;
- Il conclut que la réluctance de l’entrefer est égale à celle qui correspondrait au cas de surfaces lisses multipliées par K,, IC2; Kt et K2 étant les deux facteurs calculés par la formule précédemment indiquée pour le cas où l’on aurait un stator lisse et un rotor denté et inversement.
- R. Jst.
- \
- ÉLECTROCHIMIE
- Réduction électrolytique de l’indigo. — Note de M. Henri Chaumat, présentée par M. A. Halley.
- Académie des Sciences, séance du 3o décembre 190,8 v,
- I. La réduction de l’indigo bleu, en vue dé son application à la teinture, sc fait actuellement soit par des procédés de fermentation, soit par des procédés purement chimiques.
- L’auteur s’est demandé s’il ne serait pas possible d’utiliser, pour celte réduction, l’hydrogène dégagé dans un phénomène électrolytique (').
- (•) A . sa connaissance, une seule tentative sérieuse a élédaile dans celte voie par la maison Meislcr Lucius et Brüning et Cio de Iloescht (brevet, allemand 1902). Mais dans ce procédé on obtient la réduction de l’indigo en suspension dans'le bain par une action secondaire (production électrolylique préalable d’hydrosulfile de sodium).
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- I« Février 1908.- REVUE, D’ÉLECTRICITÉ 135
- Si l’on soumet à l’élcctrolyse une dissolution aqueuse de carbonate de soude, par une action secondaire bien connue, il se forme à la cathode 2m<?' de soude caustique [pendant qu’il se dégage aat d’hydrogène. De l’indigo bleu en [poudre fine mis en suspension dans le compartiment cathodique n’esl pas réduit par l’hydrogène qui s’y dégage. Cela pouvait tenir à ce que l’hydrogène ne rencontrait les grains d’indigo que lorsque ses ions s’étaient déjà •soudés à l’état de molécules et qu’il était ainsi dépourvu des affinités spéciales qui caractérisent l’état naissant. M. Chaumat a cru qu’on obtiendrait un résultat en forçant l’hydrogène à se dégager sur l’indigo même, et a employé le dispositif suivant :
- II. De l’indigo en poudre très fine est intimement mélangé à une poudre conductrice quelconque en grains un peu plus grossiers, du graphite en poudre, par exemple. Le mélange étant fait, chaque grain de graphite est plus ou moins enrobé d’indigo. Ce mélange est tassé, autour d’une âme conductrice en charbon, dans un sac de toile. Le tout constitue une électrode qu’on relie au pôle négatif d’une source et qu’on plonge dans la dissolution aqueuse de carbonate de soude. L’anode est dans un autre compartiment du voltamètre et peut être quelconque.
- Dans ces conditions, la réduction se produit et l’on peut obtenir facilement dans le compartiment cathodique une solution très concentrée d’indigo blanc avec un rendement de 3o à /to % rapporté à la quantité d’électricité,
- III. Remarquons que, pendant qu’il se dégage 2at d’hydrogène à la cathode, c’est-à-dire la quantité d’hydrogène nécessaire à la réduction de imo1 d’indigo, il s’y forme 2m°l de soude caustique, c’est-à-dire la quantité nécessaire et suffisante d’alcali pour dissoudre l’indigo blanc formé. Si l’on avait pris, au lieu de carbonate de soude, une dissolution d’un sel alcalino-terrcux, pour aat d’hydrogène, on aurait eu cette fois une seule molécule d’hydrate. C’est encore la quantité nécessaire et suffisante pour la dissolution de l’indigo blanc. La méthode est donc théoriquement parfaite.
- IV. Certaines précautions doivent être prises. Si le mélange des poudres était trop intime et trop fortement tassé autour de l’âme conductrice, de façon à constituer une électrode à peu près imperméable aux liquides, on aurait une électrode sensiblement homogène, de conductibilité médiocre, et la réduction ne s’accomplirait que par sa surface exté-
- rieure apparente; le rendement serait insignifiant. Avec des poudres trop grossières ou un mélange peu intime, le rendement serait encore insignifiant pour des raisons évidentes.
- V. Avec du carbonate de soude comme électrolyte, pendant qu’il se dégage aat d’hydrogène à la cathode, il se dégage à l’anode ial d’oxygène, c’est-,à-dire la quantité d’oxygène juste nécessaire et suffisante pour oxyder à nouveau tout l’indigo réduit. D’où la nécessité de séparer le bac à élcctrolyse en deux compartiments par un diaphragme. Ce diaphragme augmente considérablement la résistance électrique du bac et accroît, par suite, la quantité d’énergie nécessaire pour réduire un poids déterminé d’indigo.
- VI. L’auteur a remarqué que si le bain contient des sulfites, bisulfites ou même des sulfures alcalins où alcalino-terreux, employés soit seuls, soit à l’état de mélange, l’oxygène naissant qui se dégage à l’anode est absorbé par ces sels plus facilement que l’indigo blanc, bien que ces sels ne réduisent pas directement l’indigo. Le rendement baisse pourtant en quantité, ce qui semble indiquer qu’il se forme dans la dissolution mixte un état d’équilibre. Mais, grâce à l’emploi de ces sels dans l’électrolyte, on peut supprimer le diaphragme et obtenir une production plus considérable pour la même dépense d’énergie électrique, malgré le rendement plus faible en quantité.
- VII. La méthode décrite et employée à la réduction de l’indigo relève d’une idée générale exposée ci-dessus (§ II). Cette méthode paraît devoir être féconde et se prêter particulièrement à la réduction des substances insolubles difficiles à réduire.
- DIVERS
- Le roulement du tonnerre. — D. S. Oarpenter.
- — Electrical World, 21 décembre 1907. ,
- Le roulement du tonnerre serait dû, d’après l’auteur, aux deux causes principales suivantes :
- i° Lorsqu’un coup de tonnerre éclate entre deux nuages, ou entre un nuage et la terre, les divers points du trajet suivi par la décharge sont à des distances différentes d’un observateur; il en résulte que les sons provenant de ces différents points arrivent successivement à l’oreille de l’observateur,
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- 1S6
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2* Série). — N" 5.
- avec une intensité qui va en décroissant comme le carré de La distance.
- 20 Un éclair ne se compose pas d’une décharge unique, mais bien de plusieurs décharges d’intensités très différentes se succédant à des intervalles de temps très variables.
- Cela résulte de l’examen de photographies d’éclairs exécutées à l’aide d’un appareil tournant, d’une part par le Dr Waller, de Hambourg, d’autre part par M. Alex. Larsen, de Chicago.
- Le premier a pu relever dans un seul éclair six décharges distantes les unes des autres de o'Vii, o'’o68, o"o75, o"ii9 et o"io3, la première et la dernière décharges paraissant être les plus brillantes.
- Le second a pu compter dans un seul éclair jusqu’à quarante décharges d’intensités très différentes, dont la durée totale a été évaluée à o"6a/i.
- La superposition, au point où se trouve l’observateur, des effets sonores produits par ces différentes décharges conduit à un effet total qui dépend des éléments suivants : Distance de l’observateur au point de l’éclair le plus rapproché de lui ; différence entre cette distance et celle du point de l’éclair le plus éloigné ; intervalles de temps entre les décharges successives; intensités relatives de ces décharges.
- L’auteur a appliqué cette théorie à deux exemples :
- i° Coup de foudre entre un point du sol placé à 3 milles (4.800 mètres) de l’observateur et un nuage placé à 1 riiille au-dessus de ce premier point, l’éclair se composant de 6 décharges séparées par les
- 1,
- L,
- i,5o 1,00 o,5o Secondes.
- i,5o
- 1,00
- ’tf)
- o, 5o £ a
- Fig. 1. — Intensité du son & chaque instant.
- intervalles de temps trouvées par le Dr Waller et données ci-dessus. En tenant compte des intensités relatives de ces décharges, on a obtenu le résultat représenté par la figure 1.
- a0 Coup de foudre entre deux nuages, le plus rapproché étant à 1 mille et le plus éloigné à 2 milles 646 de l’observateur; l’éclair se composant de douze décharges séparées par des intervalles de o"o338, o”poa6, o"oi56, o"oi3o, o^oii^, o"o22i, o”ooj8, o"o 117, o"oo9i, o"ooG5 et o”oo65.
- Le résultat obtenu a été donné par la figure 2. Enfin,, il arrive souvent qu’une décharge secondaire, due aux charges résiduelles, survient après
- 800
- 700
- 600
- 5op
- 400 a
- (V
- 3oo *“•
- 200
- 100
- 9 8 7 6 5 4 3 2 10
- Secondes.
- Fig*. 2. — Intensité du son à chaque instant.
- éclair principal. Il se produit alors tà un certain moment un renforcement du son du coup de foudre principal.
- G. M.
- BREVETS
- Régulation de moteurs monophasés à collecteur alimentés par un générateur spécial. — Siemens-Schuckert Werke. — Brevet allemand n° 190 793.
- Ce brevet se rapporte à une régulation des moteurs monophasés à collecteur actionnés par un alternateur spécial, obtenue en alimentant séparément lés enroulements d’excitation de ces moteurs au moyen d’une génératrice auxiliaire. Celle-ci est constituée par un petit alternateur accouplé mécaniquement avec la génératrice principale reliée aux induits des moteurs; les inducteurs (ou les induits) de cès deux machines sont décalés l’un par rapport à l’autre de manière que le courant d’excitation des moteurs soit déphasé, vis-à-vis delà tension d’alimentation de leurs induits, d’un certain angle voisin par exemple %
- de —. On sait que dans ces conditions les moteurs
- possèdent une caractéristique shunt, et que leur vitesse à vide peut être réglée en faisant varier le rapport des tensions d’alimentatiou respectives des
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- 1« Février 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 457
- induits et des inducteurs ('). Pour obtenir commodément une variation étendue de ce rapport, l’on alimente par exemple l’inducteur I de l’excitatrice de l’alternateur principal et celui I' de l’alternateur auxiliaire au moyen d’une source à courant continu quelconque; un rhéostat de manœuvre peut, par un montage facile k imaginer, servir d’abord à augmenter progressivement le courant dans I, puis à l’affaiblir dans P (démarrage), ou inversement (freinage par récupération).
- JProcédé pour charger une batterie d’accumulateurs avec une dynamo à vitesse variable en grandeur et sens. — Felten und Guilleaume Lahmeyer Werke. — Brevet allemand n° 189171.
- Afin de pouvoir charger une batterie d’accumulateurs avec une dynamo D, dont la vitesse de rotation varie en grandeur et direction, l’on alimente par cette dynamo un groupe moteur-générateur dont le moteur a une excitation shunt. Le courant dans l’inducteur de ce moteur changeant de sens en même temps que le courant dans l’induit, son sens de rotation est indépendant de celui de la dynamo D. Si son inducteur n’est pas saturé, sa vitesse n est en outre indépendante de la vitesse de cette dynamo D, dans une certaine mesure (â).
- Photomètre à sélénium. — Albrecht. — Brevet suisse n° 37 906.
- Les deux bobines d’un galvanomètre différentiel sont respectivement en série, l’une avec une résistance ohmique, l’autre avec un élément au sélénium, et les deux circuits ainsi formés sont alimentés en parallèle par une pile convenable. Un écran muni d’une ouverture variable permet de diriger sur cet
- (* 1 *) L’on peut répéter à ce propos les observations faites au sujet du procédé de récupération par moteurs monophasés à collecteur deM. W. Cooper , Eclairage électrique,
- l. LUI, p. 169. (N. D. L. R.)
- (3) Cela résulte de l’équation bien connue des moteurs shunt
- U = « N <I> X io—8,
- en négligeant la chute ohmique dans l’induit et en supposant le flux <l> proportionnel à la tension U. Un pareil dispositif repose sur une remarque ingénieuse, mais nécessite trois machines ayant chacune la puissance totale débitée. (N. D. L. R.)
- élément une portion déterminée des rayons lumineux émis par une source lumineuse.
- Pour une valeur donnée de la résistance de réglage, il est bien évident qu’il existe une ouverture pour laquelle l’aiguille du galvanomètre demeure au zéro. Si l’on veut comparer deux sources de lumière, il suffit donc de les placer successivement à la même distance de l’écran, et de chercher dans chaque cas l’ouverture qui ramène l’équilibre, pour une résistance donnée. Le rapport des deux surfaces de l’ouverture ainsi obtenues permet d’établir immédiatement la comparaison cherchée (•).
- Disjoncteur à action différée. — Siemens Bros. Dynamo Works, Ltd. — Brevet anglais n° 2 227 (1907), délivré le 27 décembre 1907.
- Le noyau plongeur commandant le mécanisme de déclanchement actionne par un train d’engrenage un volant régulateur, et l’inertie de ce dernier retarde l’instant du déclanchement, qui ne peut s’opérer que lorsque le volant a accompli un certain nombre de révolutions. Plus la surcharge est faible, et plus le retard est important. Le train d’engrenage est muni en outre d’un accouplement à friction réglé convenablement, de telle sorte qu’en cas de surcharge brusque très violente (due k un court-circuit par exemple) le disjoncteur puisse fonctionner immédiatement,. grâce au glissement de cet embrayage k friction.
- Four électrique à haute tension spécialement applicable à la nitrification de l’air atmosphérique. — C. Limb et F. Louis. — Brevet français n° 379.437, publié le 7 novembre 1907.
- Ce four électrique comporte deux électrodes en forme de cornes PjP2 (fig. 1) reliées respectivement
- (M L’Eleklromecanische Werkslalle de Mayence construit un photomètre également basé sur l’emploi du sélénium. Au moyen d’un mécanisme approprié un élément de sélénium, en série avec une pile et un galvanomètre, est éclairé alternativement par les deux sources de lumière à comparer; l’on déplace l’une de ces sources sur un banc photométrique jusqu’à ce que l’aiguille du galvanomètre 11e vibre plus, ce qui indique l’égalité des intensités lumineuses. Comme avec l’appareil décrit dans le brevet ci-dessus, l’on supprime ainsi les erreurs dues à l’oeil de l’observateur, et l’on rend les résultats plus comparables entre eux. (N. D. L. R.)
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- 138
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série).£
- aux pôles d’un transformateur à haute tension ; à la partie inférieure, elles sont munies de vis mobiles
- vanuua
- Fig. j. — Four électrique ù haute tension spécialement applicable à la nitrification de l'air atmosphérique.
- I
- au moyen desquelles l’on peut régler la distance explosive de manière à faire jaillir un arc entre les deux extrémités de ces vis taillées en pointes.
- Les extrémités des électrodes se trouvent placées dans ’ deux champs magnétiques de direction perpendiculaire à celle du plan de la figure et produits par des électro-aimants montés en série avec l’arc. Si l’arc s’amorce entre P, P2, le champ, de sens convenable, tend à le repousser de bas en haut, et à mesure qu’il s’éloigne, il s’allonge, et par conséquent sa surface de contact avec l’air augmente. Si l’arc se rapproche par trop de l’autre extrémité, le champ S exerce à son tour une action répulsive qui ramène l’arc vers le mi|ieu des électrodes. L’arc sous l’action opposée des deux champs prend donc une position convenable d’équilibre, et s’il vient à s’éteindre, il s’allume de nouyeau entre les pointes P4 et P2, et le même phénomène de déplacement et d’équilibre sa reproduit. Le réglage automatique est d’ailleurs rendu plus sensible par la disposition des électrodes qui diminue la longueur, c’est-à-dire la résistance de l’arc, lorsqu’il se rapproche des pôles. Le courant tend alors en effet à augmenter et l’action électromagnétique se trouve renforcée.
- L’on peut d’ailleurs monter àvantageusement en série plusieurs arcs.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Lehrbuch der Elektrotechnik (Leçons d’électro-technique)1, par Josh. J. C. Millier. — i vol. in-8 de 44a pages, avec 4^5 figures et 1 tableau. Friedk. Viewhg und Sohn, éditeurs, Brunswick, — Prix : broché, 6 m 40; relié, ç in.
- À en juger par son sous-titre, cet ouvrage semblerait plus spécialement réservé à l’étude des appareils destinés aux installations électriques à bord des navires; aussi éprouve-t-on une certaine surprise lorsque l’on constate, après l’avoir parcouru, qu’une bonne moitié, au moins, est consacrée aux courants alternatifs. D’autre part, les détails spéciaux aux installations ci-dessus sont assez peu nombreux, (le tclfè sorte qu’à notre avis le volume n’est à proprement parler qu’un traité général d’élcctrotechniquc, au sens ordinaire du mot. Il est certain, cependant, qu’à l’heure actuelle, il est difficile de donner la
- théorie des machines et appareils à courant continu, à peu près seuls usités à bord des navires ('), sans fournir quelques indications générales sur les courants alternatifs. Du reste, leur élude constitue un excellent exercice, nécessaire à la formation des élèves-ingénieurs auxquels ce traité est destiné.
- Quoi qu’il en soit, le traité de M. Josh.'J. G'. Millier, résultat d’un cours professé au Tcchnicum dé Brême, est d’une lecture très attrayante, ne nécessitant que des connaissances mathématiques élémentaires. Les quinze chapitres qui le composent sont répartis en quatre sections
- (’) Voir à ce sujet une intéressante communication de M. Maugas (Bulletin de la Société internationale des électriciens, décembre igo5, page 686), dans laquelle se trouyent exposées les raisons qui ont fait opter en faveur du courant continu.
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- 1" Février 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ >
- 1° Lois fondamentales;
- a0 Les machines à courant continu;
- 3° La technique des courants alternatifs ;
- 5° Production et distribution de l’énergie électrique.
- Dans ces quinze chapitres, l’auteur passe successivement en revue toutes les questions susceptibles d’applications, en leur consacrant un espace propor-. tionnel à leur importance pratique respective. C’est là une trop rare qualité pour que l’on ne nous sache gré de l’avoir signalée.
- J.-B.
- Les oscillations du matériel des chemins de fer et la voie. — Stabilité des automobiles, par Georges Marié. — Dunod et Pinat, éditeurs, Paris.— 5 volumes contenant 379 pages avec 68 figures.
- I. — Les dénivellations de la voie et les oscillations du matériel des chemins de fer. — I11-8 de i/(2 pages, avec 2G figures : 4 francs.
- II. — Les oscillations du matériel des chemins de fer à Ventrée en courbe et à la sortie. — I11-8 de 5o pages, avec 10 figures : 2 francs.
- III. — Les grandes vitesses des \chemins de fer, les oscillations du matériel et la voie. — In-8, de 66 pages, avec 10 figures : 1 francs.
- IV. — Les oscillations du matériel dues au matériel lui-même. — In-4 de 79 pages, avec 17 figures : 4 francs.
- V. — Formule relative à une condition de stabilité des automobiles et spécialement des autobus. — In-8 de 4a pages avec fi figures : 2 francs.
- Les quatre premières brochures constituent l’ensemble des travaux importants de M, G. Marié sur les oscillations du matériel des chemins de fen Parmi ces oscillations, les unes sont ducs aux dénivellations verticales ou aux défauts horizontaux de la voie (courbes, déformations, etc.), les autres sont dues au matériel lui-même ; M. G. Marié les a étudiées successivement, et il est arrivé notamment à cette conclusion que les vitesses atteintes avec, des locomotives à vapeur sont limitées plutôt par la puissance maxima réalisable que par la-sécurité. L’on peut, par contre,dès à présent,établir des lignes nouvelles électriques, exploitées au moyen de voilures automotrices à adhérence totale atteignant des vitesses de 200 kilomètres à l’heure, sans qu’il soit nécessaire d’employer normalement, comme dans les essais de Berlin-Zossen, des contre-rails surélevés intérieurs. Cette conclusion n’est pas pour nous déplaire, et nous sommes certains que tous les
- ingénieurs électriciens s’occupant de traction s’intéresseront à la lecture de. l’œuvre magistrale de M. G. Marié ; celle-ci a d’ailleurs été couronnée par l’Académie des Sciences et par la Société des Ingénieurs civils.
- Enfin, dans la cinquième brochure, après avoir établi une nouvelle théorie des. virages des automobiles, l’auteur applique à celte catégorie de véhicules la théorie développée dans les 4 premiers volumes. Celte dernière brochure, toute d’actualité, contribue à donner à l’ensemble de l’œuvre une portée des plus générales.
- O.-A.
- Les installations électriques de la ville de Grenoble, par Louis Brunhes. — I volume, in-8 de i34 pages avec planches et figures dans le texte. — Béranger, éditeur, Paris.-Prix : broché, 5 fr.
- M. Brunhes a dirigé les études et les travaux de la Société de la Romanche, concessionnaire de l’éclairage de Grenoble, et dès lors ce qui distingue pardessus tout son livre des descriptions ordinaires, c’est que l’auteur n’a point été un simple observateur. 11 a eu lui-même à déterminer le plan général et à faire choix des solutions de détail.
- Et si l’on 11c doit pas chercher dans ce livre, ainsi que l’indique M. Brunhes dans son avant-propos, « ni des dévclopements théoriques, ni une nomenclature détaillée et complète de l’installation », on y trouvera des données fort complètes qui seront très utiles à tous ceux.qui ont à étudier des projets analogues.
- C. II.
- VOLUMES REÇUS
- Annuaire pour Fan 1908, publié par le Bureau des Longitudes (avec notices scientifiques). — 1 volume in-18 de 760 pages. — Gauthier-VielXrS, éditeur, Paris. — Prix : broché, 1 fr. 5o.
- HandbuCh der _Physik(Elektrizii;U und Magnctis-mus), 2° édition, par le Dr A. Winkelmann. — 1 volume in-8 de 85o pages avec 194 figures. — J.-A. Barth, éditeur, Leipzig, — Prix : broché, 16 m,
- Projektierung und Betrieb von elektrischen Beleuchtungs- und Kraftübertragungs-An-lagen, par F. Hoppe. — I volume in-4 de 608 pages avec 685 figures, 53 planches. — F. Jutsch, éditeur. Karlsruhe. — Prix : relié, 28 m.
- Die englischen elektrochemischen Patente, (i« vol. : Eleclrolyse), par le D1 P. Ferchland. — Volume in-8 ill. de 176 pages. — W. Knapp, éditeur. Halle-a.-S.—‘ Prix ': broché, 9 m. ; .
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série). — N° 5.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- Eli s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 7° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Résultats d’exploitation obtenus avec un moteur à gaz pauvre. — Street Raihvay, ai décembre 1907.
- Dans une installation appartenant à la Morton Company de Worcester, une machine Westinghouse à double effet de 5oo chevaux est accouplée avec une génératrice de 3oo K. W. et alimentée par un gazogène à gaz bitumineux du type intermittent de la Power Mining and Machinery Company.
- La consommation moyenne était de 1.40a livres de charbon par kilowatt.
- L’utilisation de la chaleur du combustible est représentée, à charge moyenne, par le tableau suivant qui indique en % la répartition des travaux et des pertes, en prenant pour unité, soit la puissance calorifique du gaz (I), soit la puissance correspondant aux calories du combustible employé (II); dans chacun de ces cas, l’on a pris comme puissance utile, soit la puissance sur l’arbre du moteur (a), soit la puissance électrique disponible aux bornes de la dynamo ((ï).
- I 11 .
- a P a P
- — —- —
- Travail utile 34,9 22,98 18,38 16,97
- Pertes électriques » i,9* » 1,41
- Frottements et travail des pompes 4,58 ' 4,58 3;37 3,37
- Absorption des parois. . . 34,22 34,22 25,22 25)22
- Produits expulsés et rayonnement. 36,3o 36,3o 26,81 26,81
- Pertes dans le générateur. » » 26,22 26,22
- — — —
- IOO IOO ÏOO IOO
- Influence du rapport de la surface d’évaporation à la sui'face de grille sur les frais d’exploitation d’une installation de chaudières.— Street Raihvay, 21 décembre 1907.
- M. Walter S. Finlay, de New-York, a fait une étude minutieuse du rapport qu’il convient d’adopter entre la surface d’évaporation et la surface de grille d’une chaudière.
- On admettait précédemment que, toutes choses
- égales d’ailleurs : i° la capacité d’une chaudière varie, à très peu près, en raison directe de l’aire de la grille ; 20 un accroissement de cette capacité produit par l’accroissement de l’aire de la grille, sans modification de la surface d’évaporation, est accompagné d’une diminution du rendement calorifique, causé par l’accroissement de la température des gaz des fumées. Dans les conditions normales, cette perte se traduisait par une augmentation de o à i5 % dans la consommation de combustible pour un accroissement de 100 % de la capacité de la chaudière.
- On a pensé ensuite qu’en étudiant avec soin les détails de la chaudière de manière à améliorer la combustion et la répartition de la chaleur, on pourrait par un accroissement proportionnel de l’aire de la grille, obtenir une augmentation considérable dans la capacité, sans grand sacrifice sur le rënde-ment.
- Se basant sur cette idée, la Interborough rapid transit Company a fait transformer 18 chaudières de son installation à New-York. A cet effet, un second foyer a été construit sous chacun des foyers primitifs en se servant d’un dispositif appelé « Four hollandais ». On a pu, de celte manière, augmenter de 80 % la surface des grilles. Des essais exécutés avec celte nouvelle installation ont montré qu’on obtenait un accroissement de capacité proportionnel à l’augmentation de la surface de grille, avec une légère diminution du rendement et qu’un accroissement de 71 % de la capacité ne donnait pas de diminution de rendement.
- Se basant sur ces résultats, M. Finlay considère une installation de turbo-générateurs revenant a G5o francs le kilowatt, ce prix étant réparti de la manière suivante :
- Par kw %
- Constructions................. 2i8,5o 35
- Chaudières.................... 34,4o 5,5
- Grilles............................ 8,75 1,4
- Tuyauterie.................... 28,15 4,5
- Appareils de manutention du
- charbon.......................... n,3o 1,8
- Reste de l’équipement............ 3aa,5o 51,8
- Total............... 6a5,6o 100,0
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- 4CP Février 1908.
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- REVUE D’ÉLEGtIUCITÉ
- En supposant que, sans changer la puissance, on réalise la nouvelle installation, en supprimant une des moitiés de la première, et en doublant, dans la moitié conservée, la surface des grilles, par le procédé décrit ci-dessus (foyers superposés), on obtiendra approximativement les résultats suivants :
- Par lcw
- Constructions (chiffre réduit de 40 %). . i3a,o
- Chaudières (réduites de 5o %) . .
- Grilles (sans modification)............ 8,7.5
- Tuyauterie (réduite de 40 % )......... 18,65
- Appareils de manutention du charbon
- (réduit de i5 % )................... 9,80
- Reste de l'équipement (sans modification). 323,00
- Total. . h . . . 509,70
- Il résulterait donc de cette modification une économie de 19,6 % sur le prix d’établissement et aussi sur les charges fixes (évaluées à 12 % du capital).
- Le personnel et la main-d’œuvre donneront lieu probablement à une légère économie évaluée ào,a5 % et le second dispositif adopté pour l'installation se traduira en résumé par les économies suivantes :
- Prix d’établissement : 19,6 % ; dépenses totales d’exploitation : 5,64 % pour un facteur de charge de 100 % ; 7,64 % pour un facteur de charge de 5o % et 9,65 % pour un facteur de charge de /i, 16 % (365 heures par an).
- Dosage de l’acide carbonique dans les fumées. — Street RaiUvay, 21 décembre 1907.
- 11 a été reconnu que la proportion d’acide carbonique contenu dans les fumées d’une chaudière est intimement liée à la bonne utilisation du combustible. On s’est alors préoccupé d’avoir un appareil permettant le dosage rapide de ce gaz, de manière à pouvoir apporter des améliorations au fonctionnement des chaudières et spécialement au réglage de l’arrivée de l’air. Ce facteur est en somme le plus important de la combustion.
- L’appareil de M. J.-II. Westover présente celte particularité, que toutes les opérations du dosage sont effectuées automatiquement par l'intermédiaire d’un petit moteur électrique (voir fig. 1). Il est basé sur le môme principe que l’appareil d’Orsal représenté ci-dessus et qui fonctionne de la manière suivante :
- Le vase E, mobile et contenant de l’eau, communique avec un récipient D gradué sur une partie G
- de sa hauteur; il sert à faire pénétrer,par son déplacement vertical, les gaz à étudier successivement : i° dans 1) dont le volume est de ioocin3 par exemple; 20 dans II, composé d’une série de petits tubes renfermant une dissolution de soude ou de potasse caustique, où l’acide carbonique est absorbé ; 3° dans D où ils sont mesurés de nouveau après absorption de l’acide carbonique. La diminution du volume fournit le dosage de ce gaz en % .
- Fig. 1. — Appareil AVestovcr.
- Dans l’appareil de M. Westover, la succession des opérations est exactement la môme. La pièce E se compose de deux vases munis de contre-poids, qui sont élevés, abaissés ou tenus immobiles pendant un certain temps, par des systèmes de cames actionnées par le moteur électrique. L’un des deux vases sert pour l'introduction des fumées provenant de la cheminée, l’autre pour les opérations suivantes : irf! mesure, traitement, puis 2mo mesure. Le mouvement d’ascension des liquides déplacés entraîne un flotteur pouvant établir un contact électrique qui fait fonctionner un relai. L’appareil est entièrement métallique, le verre n’ayant été conservé qu’aux endroits où il est indispensable pour les lectures.
- 11 résulte d’expériences nombreuses que le pourcentage niaximiup en acide carbonique n’est que très rarement supérieur à i5 % dans la pratique et qu’il est habituellement beaucoup plus bas, descendant à 9 et même à 8. Le maximum réalisable dépend de raménagernentdela chaudière, de la qualité du charbon et de la manière dont il est brûlé. Un des enseignements les plus importants fourni par l’appareil
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- dont il vient d’être question est que, pour se rapprocher le plus possible du rendement maximum pouvant être obtenu avec une installation donnée, il est nécessaire de régler l’ouverture du registre beaucoup plus fréquemment qu’on ne le faisait jusqu’à présent.
- Avec des chaudières qui travaillent à charge à peu près constante et qui sont munies de chargeurs automatiques, l’ouverture du registre n’à pas besoin d’être aussi souvent modifiée ; mais, dans le cas de chaudières dont les foyers sont alimentés à la main et où la vapeur travaille à des charges variables, il semble, d’après les résultats des dosages, que l’ouverture des registres devrait être modifiée à chaque instant. Si on admet cette nécessité de modifier très fréquemment l’ouverture des registres, la question de trouver les moyens de le faire convenablement et à bon marché présente quelque importance. Dans beaucoup de cas, le problème a été partiellement résolu, avec des résultats satisfaisants, en faisant surveiller les dosages par le chauffeur lui-même qui ajuste les registres en conséquence. Quelquefois, dans les installations importantes, il pourra être avantageux d’avoir un homme spécial préposé à la surveillance des dosages et à l’ajustement des registres.
- La solution idéale consisterait en un contrôleur automatique des registres.
- Installation d’une turbine à vapeur utilisant la vapeur d’échappement d’une autre machine.
- M. Henry H. Wait a décrit récemment l'installation faite aux ateliers de laminage de la Wisconsin Steel Company, à Chicago, d’une turbine à vapeur utilisant la vapeur d’échappement d’une machine à deux cylindres (*).
- On connaît le principe de ce dispositif qui consiste à envoyer la vapeur d’échappement dans un réservoir, dit régénérateur, contenant de l’eau que la vapeur échauffe à une centaine de degrés. Ce régénérateur constitue alors une chaudière à très grande masse d’eau, qui fonctionne sous une pression voisine de la pression atmosphérique. Un condenseur produit un appel de la vapeur du régénérateur et celle vapeur agit sur la turbine.
- x II a été nécessaire de placer sur le trajet de la vapeur, avant le régénérateur, un appareil destiné à
- protéger le régénérateur contre les chocs très considérables que produiraient les jets de lâ vapeur qui sort de la machine à cylindre. Cet appareil, appelé récepteur, est une sorte de réservoir vertical muni de nombreuses chicanes ; des drains permettent d’évacuer le mélange d’eau condensée et de vapeur.
- Dans le régénérateur, du type Rateau, arrive la vapeur par des conduites percées de petits trous et vient ainsi au contact de l’eau.
- Dans l’installation dont il s’agit, la turbine à Vapeur, à action, du type Rateau, actionne deux dynamos de 25o kilowatts chacune, destinées à alimenter les moteurs électriques des laminoirs.
- La puissance moyenne fournie par la turbine pendant la période de travail est de i.oio chevaux et si le travail total par heure était uniformément réparti sur une heure, cette puissance moyenne serait de 820 chevaux.
- La consommation de vapeur est de 64 livres par cheval et par heure ; elle est de 54 livres pour les périodes de travail effectif. Le chiffre très élevé de cette consommation tient au mode spécial de travail des laminoirs qui sont à pleine charge au début de chaque passe et ne supportent pendant le reste du temps que des charges très faibles.
- La turbine fonctionne en Utilisant exclusivement la vapeur qui sort de la machine à cylindre, sauf toutefois lorsque cette machine vient à être arrêtée pendant un temps assez long, auquel cas le régénérateur peut recevoir de la vapeur vive. A cet effet, une soupape tarée ouvre l’arrivée de la vapeur, lorsque la pression dans le régénérateur atteint une pression voisine du minimum indispensable pour le fonctionnement de la turbine.
- Il est à remarquer qu’en raison de la faible pression de la vapeur, les conduites de vapeur et la valve destinée au réglage de la vitesse ont des dimensions très grandes.
- Le tableau ci-après donne le résultat d es essais thermiques de l’installation dont il s'agit.
- Les résultats économiques de cette installation ont été les suivants : On a pu supprimer deux groupes électrogènes de 20o kilowatts. Les chaudières de ces groupes, quoique chauffées habituellement par les gaz des fours consommaient cependant une certaine quantité de charbon en raison de l’insuffisance éventuelle de ces gaz. La dépense pour ce charbon a pu être estimée de 10.000 à 20.000 dollars (5o.ooo à 100,000 francs) par an.
- Mais c’est surtout au point de vue de l’entretien que l’économie procurée paraît devoir être très im-
- (*) Voir : Street Railway, 21 décembre 1907.
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- lep Février 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Tableau du résultat des essais.
- Date de l’essai Durée de l’essai • • 1907 . . heures Expérience n° i 11 murs 1 Expérience n° a 11 mars X Expérience n° 3 ix mars X Expérience n° 4 ix mars X
- Condenseur : Température moyenne initiale de l’eau .... . degrés F. 38,4o 39,10 38,90 39,55
- .... — C. 3,55 4,5 3,84 4,20.
- Température moyenne finale de l’eau — F. 80 68,3o 61,5o 66,55
- . -- C. 26,65 UO ,X 16,1 19,2
- Débit moyen d’eau froide par minute pieds cubes. i5i,9 19a, 8 247,2 295,4
- — — litres. 3 490 4 434 5 686 6 794
- Pression moyenne au baromètre . . pouces. *9,0 a9,(i 29,2 29,2
- . . millim. 75i> 8 701,8 /4i,7 74g7
- Régénérateur : Pression moyenne absolue à la turbine, livres par pouce carré. >6.9 16,6 I;M) i5,3
- — — kilogrammes par cm2 G >9 1,17 1,12 1,08
- Température moyenne de la vapeur à la turbine . degrés F ai 5,5 ai 5,5 217 216,3
- . — C 101,9 ioa,8o 102,40 ioo,65
- Température moyenne de l’air — F 48 48 64 64
- — C 8,9 8,9 17,55 17,5
- Poids moyen de vapeur délivré par heure. . . HJ î)0O xo xxo xx o5o 29 280
- — — . . • • • kS. 8845 9 «7 '2 10 002 i 3 281
- Turbine : Pression moyenne au-dessus de la valve de contrôle, pouces. 3a,9 3a, 4 30,93 29,7 5
- _ millim. 835,55 822,90 785,60 705,60
- Pression moyenne au-dessous de la valve de contrôle, pouces. 18,6 *9 21,47 24,85
- millim. 47'i,44 482,6 545,33 631,19
- Vide moyen au compartiment d’échappement. . . . pouces. a5,3i 26,6 26,90 26,40
- . . millim. 64 a, 7 5 675,75 684,55 670,55 869
- Chevaux moyens pris sur l’arbre de la turbine. 409 544 727
- Ensemble de Vinstallation :
- Puissance moyenne fournie en kw Vapeur consommée par minute par la turbine 265,1 365,7 489,2 5qi ,6
- . . . livres. 3a6 337 367,5 488
- • kg. 148,9 i5a,8 166,4 221,5
- Vapeur par kilowatt-heure . . livres. 78,3 55,a 45,2 49>5
- • • kg. 33,a 24 20,4 22,4
- Vapeur par cheval à la turbine par heure . . . . . livres. 4 7» 7 37,1 3°,7 33,7
- • • kg. a 1,6 16,8 '8,9 i5,6
- portante. Pendant trois mois où l’usine a marché à peu près à sa capacité maximum, la turbine a fourni une moyenne de i88.3oo kilowatts heures par mois ou 5i % du travail total qu’elle aurait pu fournir en marchant constamment à sa charge de régime. Les dépenses d’exploitation ont été les suivantes :
- Graissage............
- Personnel............
- Entretiens et divers. .
- Total d’exploitation. .
- Charges fixes . . . .
- 0,01 cent, par kw.-b. o,383 — —
- 0,007 — —
- o,44o cent, par kw.-h. >,«98 — —
- Total.
- 648 cent, par kw.-h.
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- T. I (2e Série). — N° 5.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Les charges fixes sont calculées sur une hase de 414 fr. 4<> par kilowatt. Celte évaluation peut, par suite, varier beaucoup, mais elle peut, cire admise comme une moyenne pour les installations de celle importance.
- Les intérêts et l'amortissement sont évalués à i‘i % .
- Rien n’a été compté pour le personnel de surveillance qui n’a pas dû être augmenté.
- Il est à remarquer que si la turbine dont il vient d’être question était employée pour un four électrique ou pour un usage semblable, il est probable que'le facteur de charge pourrait être de 8o % environ au lieu de 5i % ; le prix de revient du kilowatt-heure tomberait alors à i, i3(> centimes.
- Exposition de Munich (1903).
- Concours de modèles d*aéroplanes à l'occasion de PExposition « Munich 1908 ». — Le Comité sportif de l’Exposition « Munich 1908 » organise, avec la collaboration des Membres de la Société d’aérostation munichoise, un concours de Modèles d’aéroplanes. Seront admis au concours général les modèles avec ou sans moteur ; mais seuls les types sans moteur pourront prendre part au concours de course. Les surfaces glissantes d’un modèle devront avoir un rnètre carré au moins et 2 mètres carrés au plus. Le poids total d’un modèle admis au concours de course doit être d’au moins 5 kilogrammes j>ar mètre carré de surface glissante. 11 n’est pas assigné de limite de poids pour les types à moteur. Le concours de course aura lieu pendant l’exposition « Munich 1908 » dans un lieu propice, mis à la disposition des concurrents par le comité sportif.
- Ne seront jugés dignes d’un prix que les modèles qui auront couvert au moins i5 mètres en ligne horizontale à partir du point de départ qui sera élevé de 2 mètres au-dessus du sol. Les essais peuvent être repris deux fois. Les concurrents doivent tous consentir à produire leurs appareils devant le public, quelque nombreux qu’il soit. Les aéroplanes et aviateurs qui ne rentrent pas dans les cadres du concours pourront être néanmoins expérimentés en public par leurs constructeurs, pendant l’Exposition. Les inscriptions doivent parvenir avant le irr mars 1906. Sur demande, le Secrétariat du Comité sportif, Neuhauserstvasse, 10, Munich, envoie sans frais aux intéressés le programme détaillé du concours.
- (Communiqué.)
- Exposition internationale des applications de 1*électricité, Mai'seille 1908.
- AVIS IMPO«TANT.
- Modifications à la Classification générale.
- Les Commissaires généraux ont décidé de créer un groupe 1 bis comprenant les classes suivantes :
- A. — Matériel servant à la production de l’énergie électrique : turbines, chaudières, moteurs à gaz, etc., etc.; toutefois, ces appareils ne seront pas mis en mouvement, sauf accords à intervenir.
- B. — Les Expositions des Sociétés de transport et de distribution d’énergie électrique et Associations diverses.
- Les groupes XVI et XVIII sont augmentés des classes suivantes :
- Guoupk XVI.
- Classe 82 bis. — Pièces, machines en fer, fonte, acier, bronze, aluminium et métaux divers; pièces détachées, etc., etc.
- Classe 82 ter. — Courroies, câbles de transmission, etc., etc.
- Gmoupk XVIII.
- Classe 87. — Industries diverses.
- Classe 88. —r Produits divers.
- L9 affaire de F énergie électrique sans fil.
- O11 se rappelle la note que nous avons donnée dans nôtre numéro du 2 novembre dernier au sujet dè la prétendue découverte d’un ingénieur lyonnais. Voici une coupure d’un grand quotidien au sujet de celte affaire. Les capitalistes feraient bien d’être prudents. On reste parfois anéanti devant la facilité avec laquelle, certains montent des affaires qui ne reposent sur rien.
- Pour la traction sans fil, un syndicat avait été constitué; MM. Zafiropoulo, le banquier bien connu à Marseille, et Orosdi, de la Société Orosdi-Back, y avaient mis des fonds. Les parts étaient de 5.000 francs et elles devaient rester entre initiés ; néanmoins, elles montaient bientôt à des prix fantastiques, i5o.ooo francs et plus, tant était grande la confiance en l’ingénieur qui avait découvert le secret de l’énergie électrique sans fil ou sans câble.
- Dans les premières expériences, faites sur un modèle réduit, à Lyon, un accumulateur dissimulé aurait fourni la force. Les gens de la finance en sortaient émerveillés, mais rien 11e marchait si quelque technicien voulait les contrôler': une bobine brûlée ou quelque autre anicroche arrêtait tout.
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- Lors des essais entrepris à Marseille, un bateau équipé avec ce système marchait si bien, qu’il ne s’arrêta même pas lors d’une interruption de courant à la station génératrice. C’était plus qu’extraordinaire. Un intéressé, présent à l'expérience, vendit le lendemain sa part 5o.ooo francs, sous un prétexte quelconque ; nous ne nommerons pas cet homme heureux.
- Quelques jours se passèrent ; les cours montaient toujours. De nouvelles expériences, encore plus concluantes, étaient nécessaires. Elles le furent, mais autrement que l’aurait désiré l’inventeur : un pylône fort élevé devait alimenter à travers l’espace
- une petite locomotive électrique, spécialement construite ; en réalité, elle prenait le courant sur les rails. Celte fois, il n’y avait plus qu’à renoncer à l'affaire.
- On nous raconte, à ce propos, qu’un des intéressés avait vendu à M. O... une part avec option de ‘jio.ooo à fin décembre,’ au prix de 200.000 francs. Les dernières illusions tombent, M. O... devait payer 20.000 francs ou 200.000 francs, selon qu’il -prenait livraison ou non. Le vendeur, en relations avec M. Ô..., préféra ne rien lui réclamer.
- Tous ces faits se passent de commentaires.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- PROJETS DIVERS
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- L’usine électrique du Chemin de fer du ChampSctUr. — Un arrêté préfectoral, en date du 10 janvier courant, déclare ouverte une enquête d’utilité. publique sur le projet présenté par les ingénieurs des Ponts et Chaussées en vue de la création d’une usine hydro-électrique au Pont du Loup sur le Drac, près du Glaizil, et destinée à fournir l’énergie électrique nécessaire à l’exploitation du chemin de fer de La Mure à Gap.
- Le même arrêté nommé une commission présidée par M. Jean Fcrréol, maire de Gap, composée de MM. Allemand Baplistin, industriel à Saint-Firniin; Amar Alexandre, conseiller général de Saint-Bonnet; Bcllon, conseiller général de Sainl-Firmin ; Blanchard, propriétaire et maire à Saint-Eusèbe; Caillat, négociant, adjoint au maire de Gap; Grand, propriétaire et maire d’Àspres-lès-Corps; Jourdan, propriétaire, maire du Glaizil; Pélissier Oelavien, propriétaire à Asprès-lès-Corps, commission chargée d’étudier celle importante question et de donner son avis motive.
- La Chambre de Commerce de Gap est appelée à émettre également son avis sur Futilité et la convenance de celte entreprise destinée, comme on le voit, à fournir le moyen de traction propre à l’exploitation du chemin de fer du Champsaur.
- La Chambre de Commerce de Roche fort,
- appelée à délibérer sur le projet d’établissement, d’un réseau de tramways électriques à Rochefort et dans les environs, a donné un avis favorable au principe même de l’opération sans se prononcer sur les moyens financiers d’exécution.
- Ryrènèes-Orientales. — La Commission départementale des Pyrénées-OrioiilaleSj dans sa séance du jeudi 9 janvier, a pris acte du projet d’élablissemenl d un tramway électrique de Yillefranclie à Vernel-los-Bains.
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l'Est à Jeumont. — Bulletin mensuel. Installations électriques du charbonnage du Fief de Lambrecliics.
- Compagnie internationale d'Électricité. Liège. — Bulle -tin n° 30. Installations électriques des Aciéries d’An-gleur.
- Ateliers de Constructions Électriques de Charieroi. — Bulletin mensuel. Pompes centrifuges système Ralcan à haute pression.
- Les recettes du Métropolitain de Paris.
- Pendant le mois de décembre 1907, le nombre des billets de diverses catégories et les recettes correspondantes sur les diverses lignes ont été les suivantes :
- Ligne nn 1 (Place de la Nation, Porte-Maillot)
- 1.045.017 billets d’aller et retour.
- 933.741 — de irc classe.
- 3.996.611 — de 1e classe.
- 84 — collectifs.
- Au total : 5.975.461.
- Ligne n° 2 Nord (Boulevards extérieurs nord) : 5.198.483 billets ; ligne n° 2 Sud (Boulevards cxlér rieurs sud) : 4*559.267 billets ; ligne n° 3 (Villiers-Opéra) : 3.826^06 billets. Le total des billets distribués est donc de 19.519.517 elles recettes ont atteint 3.408.575 francs.
- Comparés aux recettes du même mois 1906, ces chiffres accusent une augmentation de i,6i4*4/i^ billets pour un montant de 85.000 francs.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série), — N° 5.
- Contrat pour la fourniture du courant à Toulon.
- Voici, à titre de renseignement, les principaux articles de la convention nouvelle modifiant le traité passé entre la municipalité et la Société concessionnaire de l’Eclairage.
- Le prix de l’éclairage public est ramené de o,8o k o,/|() le kilowatt-heure,-ce qui représente, la dépense actuelle étant de 5o.oo<> francs, une économie de ï&S.ooo francs pour la Ville.
- Le prix de l’éclairage du Théâtre est ramené de o,65 à o,/|0 le kilowatt-heure.
- Pour les particuliers, le prix de l’éclairage électrique est ramené de i franc à o,6ole kilowatt-heure; le prix de la force motrice est fixé à o,3o le kilowattheure.
- La Compagnie accorde k la Ville 5 % sur les recettes du gaz chez les particuliers, sur la somme qui dépasserait annuellement 600.000 francs et 5 % sur ,les recettes de l’électricité chez les particuliers sur la somme qui dépasserait 260.000 francs.
- La Compagnie abandonne à la Ville 200.000 francs sur sa créance et ses revendications et indemnités pour faits de grève. Le surplus sera payé par cinquièmes égaux et par an à partir du 1er juillet 1908, avec intérêts k 5 % a partir du icr juillet 1907.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- jamin), à Neuilly-sur-Seine ; Salles, à Paris ; Viearino (César), a Bkle.
- Société Hydro-Électrique de Cierp (Haute-Garonne). — Société anonyme française, en formation, au capital de 35o.ooo francs; siège social : Cierp (Haute-Garonne); ayant pour objet l’exploitation de l’éclairage électrique dans la vallée de la Garonne, entre Cierp et Montréjeau, la vente de la force motrice et la participation à toute affaire industrielle se rattachant à l’un de ces deux objets.
- Durée de la société : cinquante années. Capital social : 35o.ooo francs, divisé en 3.5oo actions de cent francs, dont 2.800 a souscrire en numéraire et payables cinquante francs en souscrivant, le surplus aux époques et dans la proportion qui seront fixées par le conseil d’administration.
- Apports du fondateur : usine de Cierp, en cours de construction et concessions d’éclairage. Il liti est attribué 700 actions de ioo francs entièrement libérées et 3o.000 francs en espèces.
- Répartition des bénéfices : 5 % à la réserve légale, 5 % d’intérêt aux actions ; le surplus : io % au conseil d’administration et au directeur. 90 % aux actionnaires. Pas encore de bilan.
- Assemblées générales; siège social, sur avis public dans un journal d’annonces légales de l’arrondissement, quinze jours au moins k l’avance ; assemblées constitutives sur convocations individuelles, par lettre recommandée, cinq jours au moins k l’avance.
- Le fondateur,
- V. Vi 1.1.a., à Cierp (Haute-Garonne).
- Société Électrique d'Evian-Thonon-Annemasse (Société anonyme, constituée le 20 décembre 1907 ; statuts déposés chez M. Lanquest, notaire a Paris).
- Objet : Toutes opérations relatives aux applications, sous toutes ses formes, de l’énergie électrique, en France et à l’étranger, particulièrement dans le département de la Haute-Savoie, et, par extension, toutes opérations relatives à l’éclairage et à la force motrice.
- Siège social : A Paris, rue Pillet-Will, 8.
- Capital social : 1 million de francs, divisé en
- 2.000 actions de 5oo francs chacune, toutes souscrites et libérées du quart.
- Année sociale : Du icr juillet au 3o juin.
- Répartition des bénéfices : 5 % k la réserve légale ; somme suffisante pour service 5 % d’intérêts aux actions sur le capital libéré, sans rappel; mais ces intérêts pourront être prélevés sur les réserves antérieures. Sur l’excédent : 10 % au Conseil d’administration, et lés
- sommes affectées par l'Assemblée générale à la constitution de réserves spéciales. Le solde sera attribué aux actionnaires à titre de supplément de dividende.
- Conseil d’administration; MM. Burckhardt (Charles-Albert), k Bille ; Kœchlin (René), à Baie : Rossier (Ben-
- BILANS, ÉMISSIONS, ETC.
- Secteur de la Rive Gauche de Paris. — Le Conseil d’administration a décidé de rembourser, le iel* avril 1908, un certain nombre d’obligations, en effectuant par anticipation les tirages prévus aux tableaux d’amorlisse-menl pour les années 1909 et 1910. Il sera procédé au tirage, le 29 janvier.
- . Électro-Métallurgie de Gives. -— On dit qu’en 1907 la Compagnie aurait gagné plus de 2 millions, alors qu’en 1906, le bénéfice s’était chiffré par 1.470.872 francs*
- Énergie Électrique du Centre. — Société anonyme française au capital de 6 millions de francs.
- Siège social k Paris, 69, rue de Miroinesnil.
- (Publications antérieures dans les bulletins annexes du Journal Officiel des 6 mai et 10 juin 1907.)
- La société va émettre i5.ooo obligations chirographaires, d'une valeur nominale de 5oo francs chacune, rapportant 5 % d’intérêts payables par moitié le i0r janvier et le 1er juillet de chaque aimée, sous déduction dos impôts; remboursables par voie de tirages au sort an-1 nuels au maximum en cinquante années.
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- Compagnie Générale d’Électricité : Note générale. — La Compagnie générale d’Electricité a été constituée en 1898 au capital de io millions de francs, qui a'été porté à i5 millions en 1900. En dehors de ce capital, la Société a émis, en diverses reprises, 25 millions de francs d’obligations sur lesquels 2.382.5oo francs avaient été remboursés au 3o juin dernier.
- Les établissements de la Société peuvent être classés en deux catégories : les usines de production d’énergie électrique (stations centrales) et les usines de fabrication. Elle était aussi intéressée dans la Société d’Electricité d’Angers, la Compagnie Générale d’Accu-mulaleurs, le « Trolley automoteur », dans l’Ouest‘Lumière, dont elle a rétrocédé la participation, dans la Société d’Eclairage électrique de Bordeaux et du Midi, quelle a cédée également, avec le profit mentionné dans les comptes de l’exercice 1906-1907. Enfin, elle a constitué la Compagnie d’Electricité de Marseille, qui est entièrement entre ses mains, et qui détient la concession qu’elle avait obtenue en 1905.
- Depuis sa constitution, la Société a réparti les dividendes suivants à scs actionnaires :
- Exercices Dividendes
- 1898-1899 27 5o
- 1899-1900 3o ..
- 1900-1901 25 . .
- 1901-1902 . Néant
- 1902-1903 . . 15 ..
- 1903-1904 20 ..
- 1904-1905 .. 22 5o
- 1905-1906 27 5o
- 1906-1907 3o ..
- Voici comment se compare le compte de « Profits et Perles » du dernier exercice avec celui de l’exercice précédent :
- COMPTE DE PROFITS ET PERTES
- EXERCICES
- 1905-06 1906-07
- (En francs)
- Crédit î
- Produits industriels, côm-
- merciaux et divers...... Bénéfices exceptionnels. . . . 2.645.774 » 3.o33.oo9 2.000.000
- Ensemble 2.645.774 5.o33.oo9
- Débit :
- Intérêts sur obligations... Agios et intérêts divers. . . . Solde bénéficiaire 822.35o 9*9r>3 1.813.471 924.700 12.866 4.095.4/i3 5.033.009
- Sommes égales 2.645.774
- A ces soldes, il faut ajouter les reports des exercices précédents, soit 12.977 francs pour 1905-1906 et 14 734 francs pour 1906-1907, de sorte que les soldes disponibles de ces doux exercices se sont établis respectivement à 1.826.448 francs pour 1905-1906 et à 4.110.177 francs pour 1906-1907. Ils ont reçu l'attribution suivante :
- EXERCICES
- Réserve générale, premier versement pour le service 1905-06 (En 1906-07 francs)
- des obligations 36o.5oo 367.000
- Réserve légale Tantièmes au Conseil d’ad- 72.642 186.422
- minislralion Dividende brut de 27 fr. 5o par action pour 1905-1906 69.016 177.101
- et de 3ofr. pour 1906-1907. Réserve générale, deuxième 825.000 900.000
- versement A un compte nouveau : « Ré- 3i4.5oo 340.5oo
- serve supplémentaire » . . Amortissement pour solde » 2.070.000
- du compte « Brevets »... Amortissement partiel du compte « Primes sur obli- 1 (9-999 »
- gâtions » ‘iO.oSo 5o.02o
- Solde à nouveau Sommes égales aux soldes 14.734 «9-«54
- disponibles I .826.448 4.110.177
- Le dividende réparti pour 1906-1907 a donc été de 2 fr. 5o supérieur à celui de 1905-1906.
- RAPPORT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
- L’exercice 1906-1907 a été particulièrement fructueux. Ses bénéfices nets s’élèvent, en effet, à 4.095.443 francs et ils comprennent :
- x° Les bénéfices normaux : 2.096.443 francs, supérieurs de 281.917 francs à ceux de l’exercice précédent ;
- 2° Le profit d’un million de francs provenant de la cession, par la Compagnie, des intérêts qu’elle possédait dans un des secteurs électriques de Bordeaux;
- 3° Enfin une provision d’un million de francs rendue disponible de ce fait, parce qu’elle avait précisément pour but de paref aux risques (pie pouvait faire courir cette affaire à la Compagnie. Celle provision avait été constituée à l’aide de prélèvements effectués avant inventaire, sur les bénéfices des exercices antérieurs.
- Ces deux derniers profils avaient donc un caractère exceptionnel et le rapport rappelle que l’année précédente le Conseil, en signalant leur existence, avait laissé
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N* 5.
- pressentir qu’il serait proposé de les porter en réserve. C’est ce qui a eu lieu, ainsi qu’on l’a vu plus haut.
- En présence d’un Compte de Profits et Pertes aussi largeriient pourvu, la Compagnie, en qualité de principal actionnaire des Sociétés d’Electricité d’Angers et de Nantes, a demandé, d’accord avec ses coactionnaires, que ces entreprises different, pour le moment, toute distribution de dividende. Pour le meme motif, elle n’a pas fait étal de l’intérêt intercalaire distribué, conformément à ses statuts, par la Compagnie d’Electricité, de Marseille. Cet intérêt figure, au passif du bilan de la Compagnie Générale d’Electricité, dans les comptes de provision.
- Le rapport observe que les usines de fabrication de la Compagnie ont donné un rendement très satisfaisant, bien que plusieurs d’entre elles n’aient pu maintenir les chiffres des livraisons du précédent exercice. Quant aux stations centrales, leur développement continu ne semble pas près de se ralentir. De plus, les exercices à venir devront profiter encore des traités que la Compagnie a conclus avec la Compagnie Générale Française de Tramways pour son réseau de Nancy et avec la Société des Tramways d’Amiens. Par ces traités, il est entendu que les stations centrales de la Compagnie Générale d’Electricité fourniront dorénavant à ces deux importantes entreprises de traction toute l’énergie électrique qui leur est nécessaire.
- Voici le nombre et l’importance des villes desservies, soit directement par la Compagnie, soit par des Sociétés anonymes, ses filiales :
- Nombre Durée actuelle de la
- Villes d’habitants concession
- — — —
- Angers 82.935 21 ans
- Amiens . .. Q0.Q20 26 ans
- Marseille 617.498 34 ans
- Nancy . . . I10.570 4 1 ans
- Nantes... . * . i33.247 22 ans
- Rouen . .. 1i8.45q 38 ans
- Plus i3 communes suburbaines, d’une population globale de 47.826 habitants.
- Ci-dessous, d’autre part, les chiffres comparatifs habituels fournis par le Conseil d’administratiou :
- (30 Juin) 1906 1907
- Nombre d’abonnés desservis... Lampes de 3o watts installées. Moteurs électriques en service, . puissance en chevaux..........
- 8.004 10.448
- 57I.899 784.668
- 6.188 8.432
- \
- (30 Juin) 1906 1007
- Nombre........................ 2.433 3.206
- Recettes en francs............ 3.395.062 4.279-34°
- C’est surtout de la Compagnie d’Electricité de Marseille dont parle ensuite le rapport. Cette dernière affaire se développe rajndement; l’usine qu’elle a au cap Pinède, au bord de la mer et à 5 kilomètres du centre de la ville, u été construite pour une puissance de 24.000 kilowatts, fournis par quatre unités de 2.000 kilowatts et quatre unités de 4.000 kilowatts. Des quatre premiers groupes électrogènes, deux sont en service et les deux autres seront installés en avril et en novembre. Celte Société, après avoir émis 4 millions de francs d’obligations, vient de porter son capital social de 4^8 millions.
- ADJUDICATIONS
- Répurlique Argentine.
- Le 3 février, à la direction générale de la comptabilité, à Buenos-Aires, fourniture d’une grue à vapeur pour le port.
- Bulgarie.,
- Adjudication pour la construction d'une ligne de chemin de fer. — Il sera procédé, le 7 mars 1908, au Palais de l’Assemblée nationale, à Sofia, à l’adjudication de la construction à forfait de la ligne de chemin de fer Mesdra-Viddin et ses embranchements, soit une longueur de 2vj3 kilomètres.
- Le cautionnement exigé est de i.o5o,ooo francs, en numéraire ou en titres de l’Etat bulgare.
- Le cahier des charges, les plans, les profils des lignes, ainsi que les types des ouvrages d’art, peuvent être achetés à la Direction des Constructions des chemins de fer et des Postes, 27, rue Moscowska, à Sofia, moyennant paiement de la somme de i5o francs.
- Les offres de soumissions doivent être adressées à la Direction précitée,
- Grande-Bretagne.
- Le 4 mars, à Sydney, fourniture de 33 batteries électriques.
- Le 2 mai, à Melbourne, fourniture de 4-3oo appareils téléphoniques et 14ï batteries diverses.
- S’adresser pour ces deux adjudications : à M. le député postmaster general.
- Turquie.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Smycnc, établissement de l’éclairage électrique.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome I <2° série).
- SAMEDI 8 FÉVRIER 1908.
- Trentième année. — N° 6.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- ©
- U'
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 171. — Herzog. Indicateur de vitesse pour chemins de Ter électriques, p. 171. —À, Solier. Le chemin de fer monophasé de Vienne à Baden, p. 175.
- Extraits des publications périodiques.— Théories et Généralités. Considérations théoriques et pratiques sur la marche en parallèle des alternateurs, G. Bentschme, p. 179. — Mesures. Sur la mesure de l’énergie dans un circuit triphasé à quatre fils, G. Lignana, p. 18ü. — Construction de machines. Calcul des induits des machines à courant continu, T. Rosskope, p. 181. — Arcs, Lampes électriques et Photométrie. Eclairement uniforme des plans horizontaux, A. Woliiauer, p. 183. — Transmission et Distribution. Recherches des défauts d'isolement dans les canalisations souterraines, W. Torpin, p. 185. — Brevets, p. 185. — Variétés Etude financière des Industries électriques, p. 187. —L’organisation des grands ateliers anglais, p. 190. — Chronique industrielle et financière. Le X° Salon de l’Automobile {suite et fin), p. 191. — Frein automatique à air comprimé pour tramways, p. 193. — Congrès de Munich, p. 195. — Installations électriques dans les usines métallurgiques, p.195. —Le régime futur des omnibus à Paris, p. 197. — Renseignements commerciaux, p. 197.
- EDITORIAL
- \
- Tous les ingénieurs qui s’occupent de l’exploitation de chemins de fer ou de tramways électriques savent quels services peut rendre un indicateur de vitesse robuste et facile à disposer sur les voitures. Le problème n’est pas cependant des plus aisés, car d’une part les moteurs ne laissent guère d/emplacement disponible sur l’essieu, entre les roues, pour la commande du tachyrnètre; d’autre part, celui-ci doit être placé de préférence dans le voisinage de l’essieu, afin de réduire autant que possible la longueur de la transmission mécanique. Grâce à 1 emploi d’une transmission électrique entre le tachyrnètre et l’indicateur de vitesse proprement dit, l’appareil décrit plus loin par :YL S. Herzog (p. 171) remplit pleinement ce dernier desideratum, L’on remarquera en outre la commande télescopique avec joints à la cardan qui permet de placer le tachyrnètre latérale-
- ment sur le truckjmême de la voiture. CetLe heureuse disposition facilite beaucoup d’ailleurs la visite de tout le mécanisme.
- Parmi les installations de traction parcourant monophasé actuellement en exploitation, l’une des plus intéressantes est sans contredit la ligne de Vienne à Baden (p. 170). En ellét, indépendamment du matériel monophasé de traction proprement dit, l’on y rencontre un certain nombre d’innovations assez remarquables. L’une des plus curieuses consiste dans l’emploi de groupes auxiliaires alternateurs-dynamo à courant continu. Ceux-ci établissent un accouplement électrique entre les alternateurs servant à l’alimentation de la ligne monophasée, et les génératrices à courant continu alimentant la section située dans Baden mémo. Cette liaison électrique a pour effet-de répartir les
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 6.
- charges sur les diverses machines ; un volant calé sur l’arbre de chaque groupe sert d’ailleurs à absorber ou à restituer une fraction notable de l’énergie lors des variations de fréquence. Un régulateur de tension Dick, analogue en principe à l’antique régulateur Ganz, sert de plus à maintenir la tension à peu près constante en agissant sur un rhéostat d’excitation intercalé dans le circuit des génératrices. Quant aux moteurs de traction, ils sont du type bien connu Siemens-Schuckert, et fonctionnent, comme on vient de le voir, tantôt sur courant monophasé, tantôt sur courant continu au voisinage des terminus.
- La théorie si intéressante du couplage des alternateurs, dont l’origine remonte au mémoire de J. Hopkinson ( 1884) et aux travaux classiques de MM. Boucherot (*) et Blondel (2), n’est pas encore complètement élucidée, s’il faut en croire une récente étude de M. Benischke (p. 179) Bien qu’au point de vue pratique cette question ne semble plus offrir actuellement de difficultés sérieuses, sauf dans des cas très exceptionnels tels que ceux cités par M. Benischke, les remarques de ce dernier sont néanmoins intéressantes, et méritent d’être signalées.
- M. Rosskopf vient de publier une étude sur le calcul des induits des machines à courant continu (p. 181). Les formules auxquelles il arrive sont simples ; il suppose pour les é tablir que c’est surtout, toute question de commutation à part, les pertes dans les dents et dans les encoches qui limitent la puissance des machines. D’autre part, dans le cas d’un induit de grand diamètre, l’auteur arrive à cette conclusion que les dents et les en-
- x (-1) P. Bouchkkot. La théorie des alternateurs accouplés. La Lumière électrique, 1892, tome XLV.
- (2) A. Blondel. Couplages et synchronisation des alternateurs. La Lumière électrique, 1892, tomes XLV et XLVI.
- coches doivent être sensiblement de même largeur ; nous tenons à faire remarquer à ce sujet que l’on peut arriver à un résultat analogue en appliquant une formule de comparaison publiée par M. Picou, il y a quelques années (*).
- L’usage des freins à air comprimé se répand de plus en plus dans les exploitations de tramways électriques. Sauf peut-être en Angleterre, les applications des freins électriques ou électromagnétiques n’ont pas en effet été, développées autant qu’on le prévoyait il y a quelques années. Les causes de cet insuccès relatif sont d’ailleurs bien connues, et nous n’entreprendrons pas ici une nouvelle discussion à ce sujet. Dans tous les cas, il est certain que les grandes maisons de construction qui s’occupent de traction électrique, se mettent actuellement à étudier elles-mêmes des systèmes de frein à air comprimé s’adaptant parfaitement à une exploitation de tramways. Gomme on le sait, un pareil service demande des appareils excessivement robustes etnenécessitantqu’un entretien réduit. D’autre part, l’on n’a jamais affaire à de longs et lourds convois, et des dispositifs spéciaux pour activer le serrage ou pour le rendre simultané n’ont alors aucun intérêt. En se basant sur ces considérations, la Société Siemens-Schuckert a réalisé un frein très pratique (p. 193). Il ne diffère d’ailleurs du frein des ateliers Thomson-Houston, précédemment décrit (a), que par la commande de la pompe qui est mécanique au lieu d’être assurée par un moteur auxiliaire. Il est à remarquer qu’en principe ces deux systèmes de frein dérivent immédiatement du frein Wengcr, qui nous semble d’ailleurs tout à fait apte à cette application.
- (') Sur les formules de comparaison des dynamos à courant continu. R. V. Picou. L'Eclairage électrique, igo3, tome XXXVII, page a56.
- p) La Lumière électrique, t. I (20 série), 11 janvier 1908, p. 46.
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- INDICATEUR DE VITESSE POUR CHEMINS DE FER ÉLECTRIQUES
- Le besoin d’un indicateur de vitesse, de mécanisme assez simple pour être un appareil d’emploi courant et pouvant donner en même temps des indications précises, est devenu général dans l’exploitation des tramways et chemins de fer secondaires à traction électrique. Les avantages qu’apporte dans le contrôle de l’exploitation l’emploi de ces appareils sont trop connus pour nécessiter ici de longues explications. Ce n’est cependant que dans ces tout derniers temps qu’on est parvenu à établir un indicateur de vitesse qui satisfasse aux conditions fondamentales posées par les exploitants de tramways et chemins de fer électriques. Ces conditions sont les suivantes :
- La sécurité de fonctionnement doit être assurée par un mécanisme à liaison complète; l’indication de l’instrument doit être immédiate et, naturellement, exacte ; l’appareil doit permettre l’intégration des kilomètres parcourus; la lecture de la vitesse doit pouvoir se faire dans les deux cabines du conducteur, à chaque] extrémité de la voiture ; l’appareil doit s’adapter aisément à tout système de voiture; enfin le dispositif qui transmet la vitesse de l’essieu à l’appareil, doit être simple et d’un fonctionnement certain.
- Le mécanisme de l’appareil doit être à liaison complète, afin d’éviter absolument toute manœuvre d’ajustage ou de réglage. La seconde condition, relative à la rapidité des lectures, est justifiée par la rapidité des variations de vitesses que doit enregistrer l’instrument, et par la nécessité où l’on se trouve de connaître en tout temps là valeur instantanée de la vitesse.
- L’Institut pour la construction d’appareils télégraphiques G. Hasler, à Berne, a réalisé un indicateur de vitesse,qui correspond en tous points aux conditions formulées ci-dessus. Il se distingue surtout par le mode de transmission du mouvement des roues au tachymètre proprement dit, par la position de celui-ci et par le système d’indicateur placé sous les yeux du conducteur (1). (*)
- (*) Nous n’entrerons donc pas dans les détails à propos du tachymètre lui-mème qui peut être en réalité d’un type quelconque.
- Le mode d’action de cet appareil « Tel » est basé sur un temps de mesure de i seconde, c’est-à-dire que l’aiguille indicatrice du tachymètre est mise au point toutes les secondes et indique la vitesse moyenne de la seconde précédente. La position de l’aiguille est enregistrée sur un ruban de papier mis en rotation par un mouvement d’horlogerie, de sorte que la lecture est pour ainsi dire continue. La courbe est tracée par une pointe métallique sur du chromopapier. Après l’arrêt de la voiture, la bande de papier se déroule encore pendant i5 minutes à peu près, de sorte que les temps d’arrêt du véhicule inférieurs à cet intervalle sont également enregistrés avec exactitude. L’appareil est de plus muni d’un compteur kilométrique qui fait l’intégration des kilomètres parcourus par la voiture aussi bien dans un sens de marche que dans l’autre. Dans chaque cabine du conducteur se trouve un dispositif indicateur à i3 crans; tous deux sont actionnés électriquement par l’appareil principal monté près de l’essieu. L’indicateur est fixé, à portée de la vue du conducteur, au châssis des fenêtres.
- Afin d’éviter les inconvénients des indicateurs de vitesse en usage jusqu’ici, et qui nécessitaient une transmission mécanique entre l’essieu et la cabine, la partie principale de l’indicateur décrit ici est disposée sous la voiture, dans une caisse
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- G I ? 3 t 5 S 7 8 9 10 11 12 13
- Distributeur
- Bornes dons la boite de protection
- 1 2 1
- Fig. i. — Schéma des connexions. La résistance des électro-aimants est de too ohms.
- 172 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2* Série).,— N°6.
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- Fig. 4.—Vues de la transmission mécanique reliant l’essieu au tachymètre.
- 00
- Hj
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- •**3
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2° Série). — N°6.
- de protection, ou directement sur le châssis de la voiture dans le voisinage immédiat de l’essieu. Par conséquent, au lieu d’une transmission mécanique, on ne trouve plus qu’un câble de conducteurs entre l’appareil même et les cadrans indicateurs dans les cabines.
- Fig. 3, — Boîte dé commande servant de couvercle â une des boîtes à graisse*
- Afin de transmettre les indications du tachy-mètre à l’appareil placé sous les yeux du mécanicien, l’aiguille marquant la vitesse sert de levier à un commutateur (fig. i et 2), et glisse, sur. i3 plots de contact disposés en éventail et isolés ; mutuellement. Chacun de ces plots correspond' à un volet indicateur. 11 y a donc en tout i3 volets, disposés verticalement, dans le même ordre que les contacts, dans la cabine du conducteur. Le levier du commutateur se meut en suivant les variations de la vitesse et, par l’intermédiaire de la pièce de contact et du 111 correspondant du câble, actionne un des volets constitués par une feuille d’aluminium. Ce volet devient visible au conducteur, qui connaît de cette façon la vitesse actuelle du véhicule en kilomètres à l’heure. Dès
- que le levier de contact abandonne le plot correspondant, le fil de transmission ne reçoit plus de courant, et le volet retombe dans sa position normale, devenant invisible au conducteur.
- La source de courant employée pour actionner les volets peut être soit une batterie indépendante, soit le courant d’alimentation des moteurs même, avec interposition de résistances convenables, bien entendu ;la tension nécessaire à l’ac-tionnement du système indicateur est seulement de 6 volts. Les électro-aimants actionnant les volets doivent de plus être shuntés convenablement, afin que la tension au levier de commutation n’atteigne jamais une valeur dangereuse.
- La commande mécanique de l’indicateur de vitesse se fait par une transmission d’angle, disposée à l’intérieurd’une des boîtes de l’essieu. Le couvercle ordinaire de la boîte est remplacé par un couvercle de forme spéciale, dont la face interne porte l’axe de la transmission d’angle, laquelle est entraînée par un goujon fixé excentriquement à l’un des bouts de l’essieu. A partir de cette transmission d’angle, le mouvement se communique à la suite des appareils par une transmission télescopique avec joints à la cardan. L’appareil principal est protégé par une boîte qui porte, dans une boîte plus petite, placée sous sa face inférieure, un second engrenage d’angle, qui transmet le mouvement de rotation de l’essieu à l’arbre de commande de l’appareil proprement dit, disposé verticalement. Les deux pignons coniques ont, outre la mission de transmettre le mouvement, également celle de modifier la vitesse de rotation dans un rapport convenable, l’appareil principal étant construit uniformément pour une vitesse rotative maximum de l’axe de commande de 180 tours par minute.
- Sur le ruban enregistreur en papier, s’inscrivent la vitesse du véhicule, les temps d’arrêts et les chemins parcourus parla voiture.
- S. Herzog.
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- LE CHEMIN DE FER MONOPHASÉ DE VIENNE A BADEN
- Le chemin de fer a été ouvert à l’exploitation normale à partir du iot’ mai 1907. Ce n’est pas une ligne nouvelle, car déjà en 1886 fut construit le premier tronçon de ligne entre Vienne et Wicner-Ncudorf. C’est en 189G qu’elle fut étendue jusqu’à Baden et qu’une première proposition, tendant à remplacer la traction à vapeur parla traction électrique, reçut un commencement d’exécution. Une deuxième proposition dans ce sens fut présentée en 1904; elle comportait l’électrification totale de la ligne, meme dans l’intérieur de Vienne. Une sujétion toutefois limitait les projets possibles, l’emploi du courant continu sous 55o volts était imposé sur les parcours dans Vienne et Baden.
- Pour les parcours entre ces deux villes, distantes de 20 kilomètres, deux solutions étaient acceptables : alimenter la ligne en courants alternatifs convertis dans des sous-stations par des commutatrices en courants continus, ou bien l’alimenter par des courants alternatifs à haute tension abaissée par des transformateurs statiques à une tension directement utilisée par les fils de trolct, tension qui ne devait pas dépasser r>r>o volts dans les parcours à travers les villes du trajet.
- La deuxième solution fut préférée à cause de son avantage économique. Du reste, comme chacun sait, il existe aujourd’hui des moteurs série à courants alternatifs simples à collecteur qui peuvent être alimentés soit par des courants continus, soit par des courants alternatifs, ce qui permet de satisfaire aux exigences sus-indiquées.
- La tension du courant alternatif dans la ligne primaire fut fixée à 10.000 volts. La station génératrice est à Lecsdorfjà 1 kilomètre de Baden.
- Cependant, à l’heure actuelle, les trains de marchandises sont encore remorqués par des locomotives à vapeur, en raison de leur poids considérable et de la faible fréquence de leur trafic. Nous allons dire successivement quelques mots de la voie, delà ligne aérienne,des sous-stations, de la centrale, du matériel roulant et enfin nous donnerons quelques résultats d’exploitation.
- La voie peut être divisée en plusieurs parties : pendant les trois premiers kilomètres à peu près
- le chemin de fer emprunte la voie des tramways urbains de la ville de Vienne; sur les 4 kilomètres suivants, la voie est particulière,mais durant tout ce trajet le courant est du courant continu à r)5o volts emprunté aux mêmes tramways déjà cités. Alors seulement et pendant 20 kilomètres, l'alimentation est faite en monophasé à 55o volts à la fréquence i5. La voie est double et établie avec des rails de 2O kilogrammes le mètre courant. Puis les deux kilomètres et demi qui restent avant le point terminus sont de nouveau alimentés en courant continu.En résumé,laligne aune longueur totale de 3o kilomètres, dont 20 seulement sont alimentés par du courant monophasé. Notons en passant que la pente maxima est de 2,7") % .
- Nous ne dirons rien des anciennes installations qui remontent à 1896. On a conservé toutefois le fil de trolet de 8 mm existant déjà et qui était en bon état, bien que le nouveau diamètre adopté sur le reste de la ligne soit de 9mm. Il est à remarquer qu’à certains endroits, sous les ponts par exemple, la hauteur du fil du trolet au dessus du sol a été ramenée de 5, 5o à 4 mètres.
- La ligne à courants alternatifs est divisée en sept sections par six postes de transformateurs statiques échelonnés sur les 20 kilomètres. Des interrupteurs de sectionnement permettent d’iso 1er ces sections entre elles. Des parafoudres protègent ces interrupteurs et les postes de transformateurs.
- La ligne à haute tension est formée de deux fils de 3omra2. Cette ligne est à 7“ 20 au-dessus de la voie, mais ce sont les mêmes pylônes qui supportent le fil de haute tension et les fils de trolet. Comme dispositif de protection en cas de rupture des isolateurs, l’on a adopté des cerceaux en fer portés par les pylônes et entourant les fils à haute tension, de chaque côté des isolateurs.
- Les six postes,de transformateurs comportent un seul transformateur à huile de no K. V. A pesant approximativement 4*000 kilogrammes. Ce sont des tours carrées de 7 mètres de haut sur 2 X ^m2 de surface, placées sur un massif de béton d’une épaisseur de 1 mètre. L’appareillage correspondant à la basse tension est placé au
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- bas fie la tour, la partie élevée étant réservée à la haute tension.
- L’étage inférieur est flanqué d'une sorte de placard, séparé par une cloison dans laquelle est encastré un tableau portant les interrupteurs et les appareils fie mesure pour la basse tension, et les leviers de commande des interrupteurs à haute tension.
- Ce placard est muni d’une porte extérieure spéciale permettant la manœuvre des interrupteurs.
- La station centrale de LeesdorfT produil.
- une horizontale de i5o HP, tournant toutes à 180 tours à la minute, à condensation ; deux des Irois premières actionnent directement deux alternateurs de Siemens-Schuckert(io.ooo volts, f = i5) de ion K. V. A ; la troisième, une dynamo à courant continu de i65 kilowatts (55o volts), enfin, la quatrième, une autre dynamo à courant continu de 90 kilowatts (55o volts). Toutes ces machines sont, du reste, munies de lourds volants.
- Afin d’utiliser le mieux possible la puissance disponible de ecs groupes, en dépit fies fluctua-
- Fig. 1. — Plan de l’usine génératrice de Leesdorf.
- comme nous l’avons dit, le courant monophasé à 10.000 volts et, de plus, Je courant continu à 55o volts destiné à alimenter les deux derniers kilomètres de ligne à l’arrivée à Baden et aussi les tramways de la ville de Baden. La figure 1 représente le plan de cette station centrale. La chaufferie contient trois chaudières de io5“12, de surface de chauffe chacune, et trois autres chaudières de 8om2, de surface de chauffe chacune. La pression de la vapeur est de 9,5 kilogrammes sans surchauffe.
- Quant à la chambre des machines (fig. 1), elle comprend trois machines verticales de 3oo IIP et
- lions qu’apporte un service chargé de traction, on a utilisé la méthode suivante :
- On a installé deux groupes moteur synehrone-génératcurcontinu. Chaque moteur synchrone est de 1 joK. Y. A,sous 10.000 volts,/*— i5, et45otours à la minute. Chaque générateur continu est de 100 kilowatts sous 55o volts. Les deux machines SonL directement accouplées, mais par l’intermédiaire d’un lourd volant de n tonnes. Chaque machine synchrone est mise en parallèle avec un alternateur, et de même chaque générateur est mis en parallèle avec une dynamo à courant continu des deux autres groupes. Ainsi, les deux
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- systèmes de courants, alternatif ou continu, sont mis en liaison électrique par l’intermédiaire de ces groupes moteur synehrone-générateur, et un échange de puissance devient possible entre
- eux. De plus, toutes les variations de la charge seront régularisées par le volant du groupe. Tant que les variations de charge ne seront pas excessives, la vitesse ne sera pas altérée, le groupe
- . 400 S
- 350
- 300
- i 1000
- + ïiioôô voits
- 10000
- Légkndu :
- À : Tension de la ligne.
- B : Charge des alternateurs.
- C : Puissance débitée sur la ligne en courant alternatif.
- D : Puissance restituée au réseau à courant continu par les groupes compensateurs.
- E : Puissance (côté alternatif) fournie ou absorbée par les groupes compensateurs.
- j Fig. 2. — Courbes indiquant l’effet des volants des groupes compensateurs.
- Fig. 3. — Automotrice
- Fig. 4. — Moteur Sicmens-Schuckcrt de 40 chevaux
- de la ligne de Vienne à Badcn.
- moteur-générateur tournant en synchronisme avec les alternateurs.
- Lorsque les variations de charge seront excessives, la vitesse pourra être altérée, mais le volant interviendra comme régulateur par le jeu de son énergie cinétique.
- La figure ‘± indique par des courbes le rote du volant. *
- Ajoutons enlin que, pour mainlenir le voilage constant en dépit des variations de vitesse cl de charge, on a utilisé un régulateur de voltage spécial du système Dick, dont l'intérêt est assez clair, par la seule inspection de la courbe A de la
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- figure 2. On y voit en particulier que la variation maxima de voltage atteint 2,7 % seulement. Quant au matériel roulant, il comporte desvoi-
- comparaison, les moteurs de même type de la ligne monophasée Hague-Rotterdam sont de 175 HP chacun et 'l’équipement électrique
- 200 ® 400
- a 200 £
- JL, .9. -iWr. 145"t NEUDOUF
- Légende :
- Em : Tension secondaire du transformateur.
- E' : Tension à un moteur.
- J: Gourant total.
- K\v : Puissance totale absorbée.
- S : Vitesse en k. li.
- Fig. 5. — Courbes expérimentales relevées en fonction du temps entre deux stations. Trains de 3 voitures. Parcours
- NViener-Neudorf-Krotienbach.
- .2 G00 ^
- 300
- 400 *
- 170 t KROTTENBACH
- LEGENDE :
- E»i : Tension secondaire du transformateur,
- E' : Tension à un moteur.
- J : Courant total.
- Kw : Puissance totale absorbée.
- S : Vitesse en 1c. li.
- Fig.
- 6. —
- Courbes expérimentales relevées en fonction du temps entre deux stations.
- Krottenbach-Wiener-Neudorf.
- Trains de 3 voitures. Parcours
- tures automotrices pesant 27,5 tonnes. Les voitures de remorque pèsent 17 tonnes.
- Les automotrices (fig. 3) ont été décrites précédemment ici même (*), ce qui nous dispensera d’y revenir en détail; elles sont équipées avec quatre moteurs de 40 IIP; l'équipement électrique pèse 65 kilogspar cheval. Si Ton veut établir une
- (!) Cf. R. de Valbbeuze. — Quclqnes récentes installations de traction électrique par courant monophasé. Eclairage électrique, t. L, 9 février 1907, p. 191.
- pèse 43 kilogrammes seulement par cheval.
- En décembre igo6, on effectua sur ce chemin de fer Vienne-Baden une série d’essais pendant la nuit, avec un service de trois trains par heure dans chaque direction. On releva des consommations de 3o à 55 watts-heures par tonne-kilomètre suivant la vitesse des trains.
- Les figures 5 et 6 donnent d’ailleurs à ce sujet des indications très intéressantes.
- A. SoLÏEli.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Considérations théoriques et pratiques sui• la mai-che en parallèle des alternateurs. — G. Benischke. — Eleklrotechnik und Mascliinenbau, •iç) décembre 1907.
- Revenant sur l’article de M. Ernde dont nous avons donné l’analyse (*), M. Benischke montre les différences qu’il y a entre la théorie établie par Gœrges et Rosenberg et la manière dont il a traité lui-même la question. Le fondement de celte théorie cstl’équa-tion
- *ë+4+G*=™- (,)
- Mais cela ne suffit pas et deux équations sont nécessaires, lorsque deux machines marchant en parallèle sont commandées par des machines indépendantes.
- Ce sont :
- d':t -1- G,, /'. -f- IÇ.^'i ~U{t) |
- Pa dp + 72 de ]
- Si l’une des machines n’a pas .un moteur indépendant, on a par exemple f \ (/) = o.
- Lorsque deux ou plusieurs machines marchent en parallèle, on obtient un nombre égal d’équations et chacune d’elles contient d’autant plus de termes qu’il y a de machines couplées. Les termes 11, et H2 ,tl représentent l'effet de couplage produit par le courant d’égalisation La figure 1 donne le schéma d’une réalisation mécanique approchée de la marche en parallèle. Les pendules 1 et II oscillent dans un plan, autour des points O et ils sont reliés entre eux par un lil A B tendu par l’action d’un poids G.
- Plus G est lourd plus le couplage est énergique. Ces pendules sont entraînés par deux échappements G et. D, qui peuvent se déplacer autour des points P et qui sont réunis aux pendules par les ressorts E et F. Ces ressorts représentent l’action de la vapeur sur les pistons des machines motrices.
- Lorsque les deux pendules sont en mouvement, le poids G se déplace, monte et descend, et représente, en somme, l’intensité du courant d’égalisation.
- Voici, suivant M. Benischke, les différences entre la théorie correspondant :à l’équation I et sa propre interprétation (équation II) :
- p p
- c u
- £ £ £’ £
- Fig. 1. — Roprésenlation mécanique du couplage en parallèle de deux alternateurs.
- a) D’après la première, il n’y aurait aucune réaction d’un système sur l’autre, bien que le courant d’égalisation traverse les deux machines et que celles-ci subissent certaines oscillations autour d’une certaine position relative des champs du rotor et du stator. Au contraire, l’interprétation proposée tient compte de la réaction réciproque des deux machines.
- b) Si une machine A n’effectue pas d’oscillations pendulaires par rapport à une autre machine B, elle n’en effectue pas davantage par rapport à une troisième machine qui a même moteur, d’après I.
- Suivant l’interprétation deM..Benischke, les oscillations peuvent se produire par rapport à la troisième machine ayant même moteur que la seconde, lorsque les deux machines sont différentes au point de vue électrique ou ont divers états de charge.
- c) Les oscillations pendulaires des deux premières machines ne se modifieraient pas, d’après la première théorie, si une troisième machine étaitajoutéc en parallèle. L’interprétation proposée, au contraire, n’admet-trail pas ce fait à cause de la réaction de la troisième sur les deux premières, par suite du courant d’égalisation qui se produirait entre la troisième et chacune' de deux autres.
- d) Suivant la première théorie, une résonance très prononcée peut se produire ; suivant l’interprétation de M. Benischke cela n’a pas lieu parce
- (i) Cf. Éclairage éluclriqaa, tome LIII, p. 1 >. i.
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- que les deux systèmes exercent l’un sur l’autre une certaine réaction. De fait, on n’a jamais eu à enregistrer dans la marche en parallèle des machines, une résonance prononcée, mais toujours une espece de balancement périodique. Ces balancements peuvent seulement provenir de l’interférence de deux oscillations au moins.
- e) D’après la première théorie, en augmentant la valeur del’amortissement, il se produirait néanmoins, dans certains cas, une augmentation des oscillations pour les deux machines. L’interprétation de M. Benischke écarte cette hypothèse, et de fait on n’a pu signaler aucun cas précis où l’on aurait effectivement constaté le phénomène.
- Une diminution du mouvement pendulaire se produirait seulement lorsque les deux machines seraient entraînées par l’intermédiaire d’un accouplement rigide. Ce cas serait représenté parla disposition de la figure 3. Celte figure ne réclame aucune explication.
- (MGU
- Q ' Ç>
- Fig. 2. — Accouplement rigide.
- De tels systèmes ne peuvent admettre d’oscillations propres et les amplitudes ne peuvent augmenter. Les oscillations forcées ne changent pas.
- f) Enfin, d'après la théorie, un calcul des oscillations pendulaires seraittrès facile, tandis qu’en réalité il n’en est rien.
- M. Benischke cite notamment le cas de deux alternateurs de43o K. Y. A._ à ia5 tours, commandés par moteurs à gaz à deux cylindres en tandem ; on
- avait calculé le moment G D2 = 280.000 kg./m d’après les formules de Rosenberg (]) et on ne put faire marcher les machines en parallèle, par suite des oscillations pendulaires.
- On mit alors en série des bobines àréactance mais sans succès et on porta alors le moment G D2 à la
- valeur 440.000 kg./m . On obtint une amélioration presque insignifiante. La marche cil parallèle put xèlre uniquement assurée par des changements aux appareils de réglage des moteurs à gaz.
- (t) Cf. Eclairage électrique, tome XXX1I1, 18 octobre 1902, page 90.
- Tout ceci prouve que cette théorie est inutilisable pratiquement et peut donner de désagréables surprises.
- En établissant, entre les bornes correspondantes de deux alternateurs marchant en parallèle, une bobine à réactance en dérivation, on modifierait les conditions électriques du système et on renforcerait le couplage, parce que le courant traversant cette dérivation serait un courant d’égalisation analogue à celui qui traverse des rails de connexions. Il agirait comme un second fil. tel que A G B, maintenu par un poids mobile. On peut remplacer les dérivations à réactance par un transformateur, dont chaque circuit serait établi sur les bornes de chaque alternateur, ou encore par deux transformateurs dont deux des quatre circuits seraient réunis directement, les deux autres allant comme précédemment aux bornes des machines.
- Cette dernière disposition a d’ailleurs l’inconvénient d’augmenter la chute de tension, tandis qu’avec les bobines à réactance cela ne se produit pas et on n’a un courant important que quand les machines sont hors de phase.
- Dans YEleklrotechnik und Maschinenbau du 12 janvier, M. Emde a publié la réponse suivante : M. Benischke a indiqué la forme des équations dans sa théorie et il donne des indications sur leur application aux machines. Nous devons espérer que nous n’allendronsjDaslongtempsle fondement de ces équations et la discussion de leurs intégrales et j’attends pour ma part,depuis plusieurs années, avec l'intérêt le plus attentif, la solution de M. Benischke (*).
- L. G.
- MESURES
- Sur la mesure de l’énergie, dans un circuit triphasé à quatre ûls. — G. Lignana. — L'Elet-tricista, i5 décembre 1907.
- Pour la mesure de l’énergie dans les distributions triphasées à quatre fils, l’on se sert généralement de trois compteurs de capacité comparable, en mesu-
- (') En réalité l’équation x correspond au cas d’un très grand nombre d’alternateurs en parallèle, en supposant que les variations de l'alternateur envisagé n’influencent pas la marche des autres. Elle peut donc évidemment conduire à des résultats inexacts dans certains cas, mais aboutit axx moins à une discussion aisée tandis que l’on 11e connaît pas la solution de l'équation 2, comme le fait remarquer M. Emde. (N. D. T.)
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- 181'
- rant respectivement la puissance absorbée par chacune des branches de l’étoile. En pratique, il arrive souvent, cependant, que l’on ne dispose pas de trois appareils de même capacité, car les circuits triphasés ordinaires n’en exigent que deux, et les distributions triphasées à quatre fils sont du reste peu fréquentes. La méthode de l’auteur a l’avantage de ne nécessiter que deux wattmètres de puissance identique, le troisième étant d’une capacité plus faible.
- La puissance totale absorbée est évidemment
- w = ^ /o Ul (v‘ ~ Vo) + 4 (V’3 ~ Vo)
- + 4 (y3 — V0)J dt, (.)
- en appelant V, V2 V3 les potentiels aux extrémités de chaque branche de l’étoile, V0 le potentiel au point neutre (centre de l’étoile), /, 4 4 4 les courants dans chaque branche et dans le fil neutre ; en tenant compte de la relation
- 4 ~h 4 + 4 + 4 — °J (a)
- il vient :
- W ~ F 4 (Vs - V,) ch + i F 4 (v, - v, dt)
- U o IJ o
- "f" f ?oO'o—VJdt (1)
- J 0
- Les deux premières puissances du second membre sont évaluées immédiatement au moyen de deux wattmètres A et B, dont les bobines à gros fil sont en série avec les phases 2 et 3 ; les bobines à fil fin sont branchées respectivement entre les phases i et 2, i et 3, le tout suivant le montage connu employé pour les circuits triphasés ordinaires.
- Quant à la troisième puissance, elle peut être mesurée au moyen d’un troisième wattmètre G, dont la bobine en gros fil est embrochée sur le fil neutre o, et dont la bobine en fil fin est branchée entre la phase i et le fil neutre o.
- Ce dernier wattmètre devra être en général de puissance notablement inférieure à celle des deux premiers (il demeurerait au zéro si les phases étaient également chargées). Comme son indication peut être positive ou négative, il importe de reconnaître le signe réel une fois le montage effectué.
- A cet effet, l’on peut, par exemple, couper les phases 2 et 3 dans un essai préalable ; le wattmètre G donne alors la puissance totale absorbée dans la • brandie oi, et l’on note quel est le sens de déviation correspondant.
- L’on peut encore couper au contraire la phase i et
- la phase 3 (/, = 4 = o, /0 = 4 = /). La différence des indications des watlmètres A cl G doit donner alors la puissance totale absorbée par la branche 02, ainsi qu’il est aisé de le démontrer en parlant de la formule (3) (*).
- Le signe relatif des indications de G est évidemment déterminé de ce fait.
- A. B.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Calculs des induits des machines à courant continu. —T.Rosskopf. |— Elecktroteclinik und Mas-chinenbau, 5 janvier 1908.
- D’après l’auteur, la puissance maxima d’un induit à courant continu dépend uniquement des pertes dans les dents et dans le cuivre des conducteurs utiles. D’une part, en effet, l’emploi de pôles auxiliaires a reculé considérablement les limites de la commutation, d’autre part, réchauffement des connexions latérales et du noyau de l’induit peut être combattu très efficacement par une ventilation énergique ou par l’adoption d’une induction convenable.
- Désignons par(2) :
- D, le diamètre de l’armature ;
- 4, sa longueur totale (isolant et canaux de ventilation compris) ;
- v, sa vitesse tangentielle ;
- (') Dans ce but, railleur développe les formules en supposant que les courants et tensions sont sinusoïdaux ; cette restriction est cependant inutile, car en appelant S et 80 les indications des appareils A et C, et en [désignant par K et K0 des constantes, l’on peut écrire, dans le cas particulier envisagé :
- d’où en retranchant membre ù membre
- ce qui démontre la propriété énoncée plus liant.
- (N. D. T.) ^
- (2) Nous conservons les notations allemandes de l’auteur en raison des nombreuses références à des ouvrages allemands.
- (N. D. T.)
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- W«, les pertes totales dans les dents ;
- la perte par effet Joule dans le cuivre utile; l’on peut calculer l’élévation do température au moyen de la formule
- T
- W,e -f- W.
- (i + <>,i
- (0
- C„ étant, une constante appropriée comprise entre 25o et 45o (Voir E. Arnold. — Die Gleichstrom-maschine. Tome 1, p. 743).
- Si l’on se place d’abord dans le cas d’un induit de très grahd diamètre, les pertes Wœ peuvent être aisément déterminées au moyen de la formule évidente
- W„ = we* xzx^x/ix K x / (a)
- dans laquelle wc2 désigne les pertes dans le fer par cm3, Z le nombre d’encoches, z la largeur de la dent, h sa hauteur, l la largeur de l’induit, non compris les canaux de ventilation, et fc2 un coefficient tenant compte de l’isolant. Cette formule suppose que les dents peuvent être considérées comme des paralléli-pipèdes rectangles.
- De môme, l’on a
- Wfa = ic? X N, (3)
- t\ étant la résistance d’un conducteur de longueur parcouru par le courant et N le nombre total des conducteurs.
- Pour une élévation de température de 5o°, l’on peut prendre pour la valeur
- 1 ' _ 48 X X q ^
- q désignant la section en cm2 d’un conducteur.
- D’autre part, le nombre d’ampèrcconducteurs est
- AS =
- 4N
- t;D’
- et l’on peut écrire l’égalité
- N}=/X'’XAXZ. (6)
- en appelant r la largeur d’une encoche, et f un facteur plus petit que l’unité.
- Finalement, en combinant les six égalités précédentes, l’on arrive aisément à l’équation
- H
- 7 Kl w.XiX-rX
- AS2
- h
- 48.10*. f. h
- X—1— ;
- /'J i-j—O, IP
- /, est le pas dentaire
- ttD
- T’
- L'expression précédente est manifestement minima en fonction de h, lorsque les deux termes entre crochets sont égaux ; l’on a alors en désignant par T ( 1 -f- o, ir)
- la perle admise par cm2 de surface :
- -x\
- h =
- «w.
- L t.
- xf,x-
- kJ z
- (8)
- Quant au rapport —, on peut le déterminer en cher-
- 4
- chant la valeur qui. rend le rapport
- D2 Ijii
- KW
- minimum.
- Comme on le sait, ce rapport intervient dans l’avant-projet d’une machine d’un type déterminé (voir notamment les études de Kapp, d’Arnold, de Silvanus P. Thompson, de Picou, etc.) ; on le suppose alors connu d’après les machines déjà construites et l’on peut ainsi déterminer par exemple la longueur idéale /,• (f), une fois que l’on s’est fixé la puissance KW, le diamètre D et le nombre de tours à la seconde/t.
- A cet effet, l’auteur fait remarquer que le rapport précédent peut se mettre sous la forme
- 6.1011 (X; . B,. AS’
- en désignant par oc; le rapport de l’arc polaire idéal (c’est-à-dire tenant compte de la dispersion) au pas polaire, et par Bj l’induction dans l’air(2).
- (*) D’après Arnold, l’on définit comme suit la longueur idéale de l’induit : On trace, pour une section par un plan passant par l’axe et par le milieu d’un pôle, une courbe de l’induction à la sortie de ce pôle en fonction des distances à une origine arbitraire, l’axe des abeisses étant la trace de la surface du pôle sur le plan considéré. La longueur idéale U est une longueur telle que, multipliée par la valeur maxima de l’induction, elle conduise à un produit égal à la surface comprise entre la courbe définie plus haut et l’axe des abeisses (pour plus de détails, voir E. Arnold. Die Gle ic h s Ira mmasc liine. Tome 1, page 267 et 276).
- En général, l’on a
- l < lt < h
- La différence entre U et / n’est d’ailleurs sensible que lorsqu’il est prévu des canaux de ventilation.
- (N. D. T.)
- (2) Voir par exemple E. Arnold, loc. cit., tome I,
- P.
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- Cetlc dernière est égale
- les dents B,; multipliée par le facteur
- l’induction idéale dans
- V/n.
- <i h
- k\ est le coefficient par lequel il faudrait multiplier la réluctance de l’entrefer et d'un induit lisse pour obtenir la somme de la réluctance de l’entrefer et de celle des dents, dans le cas d’un induit denté de même diamètre (2).
- En tenant compte de ces diverses relations, et de la condition (8), l’on arrive aisément à l’expression
- D ilin 6,i o9
- KW
- |/:
- „ . , if rz kd l,
- 2aiB*;W'„ 1/ —XnX-f Xr
- ^>rez M H li
- (9)
- Ce rapport est minimum, toutes choses égales d’ailleurs, lorsque les deux facteurs r et z, dont la somme h est constante, sont égaux (3) :
- L’on arrive donc finalement aux équations
- AS = 2oo (v„ et
- B ! ~ ^ B;i X -j, M
- qui jointes aux équations (8) et (io) résolvent le problème proposé.
- En appliquant ces formules à un exemple dans lequel les données sont :
- lt = 3i cm l—-x 8 — kj, = 20,2 --
- li = 3 O —
- f= °/l
- s> — i r> m. à la seconde (à5 périodes à la seconde) wa = 0,4 watt par cm2
- Bsi = 21 200
- w« == 0,1281 par cm3,
- (<) E. Arnold, loc. cit., tome I, page 277. L’on a _ Flux total par pôle zl section totale des dents
- (N. D. T.)
- (-) Id., tome I, p. 268.
- (3) Cette condition peut être également déduite d’une formule plus simple donnée précédemment parM. Picou.
- (N. D. T.)
- l’on trouve ainsi
- AS = 272 B, =8 900 h = 3,8"» cm.
- fformule (11)] [formule (12)] [(formule 8)]
- La densité dans le cuivre correspondante est
- .v
- n
- = 3,54 amp. par mm2.
- Dans la seconde partie de son mémoire, l’auteur étudie d’une manière analogue le cas des induits de petit diamètre pour lesquels les dents sont de section trapézoïdale (dans un plan perpendiculaire à l’axe). Les formules deviennent alors plus compliquées et conduisent notamment à choisir les dents plus larges que les encoches à la périphérie de l’induit.
- J. B.
- ARCS, LAMPES ÉLECTRIQUES ET PHOTOMÈTRIE
- Eclairement uniforme des plans horizontaux. — A. Wohlauer. — Elcctrical World, 21 décembre 1907.
- Comme on le sait, l’éclairement I, dû à une source lumineuse dont C est l’intensité lumineuse suivant une direction faisant un angle a avec la verticale, peut se déterminer par la formule
- I = 77 cos3 a, (1)
- h1
- pour une surface horizontale placée à une distance h au-dessous de la source lumineuse.
- Pour obtenir un éclairement constant I -- I0 avec une source lumineuse unique, il faudrait donc que l’intensité C varie en fonction de l’angle a suivant une loi déterminée par la relation (1) dans laquelle l’on regarde alors I et h comme constants.
- La courbe ainsi obtenue ne peut être réalisée avec les lampes normales que pour des valeurs de 1 angle n. restreintes, ne dépassant pas 25° pour les lampes à incandescence et 5o° pour les lampes à arc.
- Pour éclairer de larges surfaces, il est d’ailleurs indispensable d’employer plusieurs lampes disposées par exemple comme l’indique la figure 1, en divisant la surface à éclairer en un certain nombre de
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- carrés; à chaque sommet correspond une lampe placée h une hauteur //.
- Si Ton cherche d’abord à réaliser un éclairage uniforme sur la trace A B du plan vertical passant par deux foyers voisins, l’on voit immédiatement qu’il suffit pour eelaj par exemple, que l’éclairement dû à une lampe décroisse linéairement au fur et à mesure que la distance du point considéré à la projection horizontale de la lampe augmente, et s’annule pour
- Fig1/ i. — Disposition des lampes électriques pour l’éclairement uniforme d’une salle.
- une distance justement égale à la distance d entre doux foyers voisins.
- Si I0 est réclaircmcnt uniforme requis, l’éclairement I du à une des lampes doit; donc satisfaire à la relation
- chaque lampe est égal à I0, landis que pour
- avoir un éclairement absolument uniforme, il devrait évidemment être égal à o,a5I0; la variation ne dépasse donc pas l'j % pour la position la plus défavorable.
- a n
- Fig. a. — Répartition des intensités lumineuses donnant un éclairement uniforme suivant AB.
- Cependant, l’on peut réaliser un éclairement encore plus uniforme; cela a lieu, par exemple, lorsque les courbes de l’éclairement du à une seule lampe sont analogues aux lignes brisées indiquées, sur la figure 3, d’après lesquelles réclaircment individuel est d’abord constant dans le voisinage du foyer (formule i), puis décroit encore linéairement, et enfin demeure nul h partir d’une certaine distance en avant
- ' = i{d
- h I g a)
- laquelle, combinée avec (i), détermine la loi que doit suivre C :
- Iq/*3
- eos:* a
- h
- d'ga
- Les courbes polaires figurées sur le diagramme i correspondent au cas h = d = /(, I0 — 2,5 c.d.f. ; il est du reste aisé de se rendre compte que le rap-h
- port — a une influence considérable sur la forme des d
- courbes.
- D’après l’auteur, la limite pratique supérieure de ce rapport est i ,5.
- Dans ce qui précède, l’on n’a envisagé que les points situés sur une ligne telle que A B, tandis qu’on réalité l’on a affaire à une surface A B C D éclairée par quatre foyers A, B, C, et D; les variations de réclaircmcnt sur toute cette surface ne* sont pas toutefois importantes, lorsque la condition (3) est réalisée. Si l’on considère notamment le point E, l’on peut prouver aisément que réclaircmcnt dû à
- A B
- Fig. 3. — Répartition des intensités lumineusfes donnant lin éclairement uniforme suivant AC.
- du second foyer lumineux B. Au moyen de constructions graphiques dont l’auteur exposera la théorie dans un prochain article, l’on trouve dans ces conditions que l’éclairement total le long de la diagonale AC(fig. i) peut également demeurer constant. L’auteur donne en outre plusieurs autres distributions de l’intensité lumineuse réalisant le même but (’).
- (!) En réalité, pour sur une ligue telle que
- réaliser un éclairement uniforme A B (fîg. i), il existe évidemment
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- Les résultats théoriques précédents ont été confirmés expérimentalement dans des essais faits aux Electrical Testing Lahoralories; ces essais ont montré qu’il était possible de réaliser pratiquement un éclairage uniforme et. il semble que l'on peut en tirer des enseignements utiles pour la fabrication des réflecteurs (* *)
- P. S.
- TRANSMISSION ÊT DISTRIBUTION
- Méthode pour la recherche des défauts d9isolement dans les canalisations souterraines. — W. A. Toppin. — Electrical Rewiew (Londres), 3 janvier 1908.
- Pour localiser rapidement les défauts d’isolement par rapport à la terre dans une canalisation souterraine à deux fils, Fauteur propose la méthode suivante :
- L’on réunit à la terre le conducteur intact au moyen d’une résistance convenable, de manière à établir un courant de fuite passant par le défaut; pour cette mise à la terre, l’on se seryira de préférence d’une conduite de gaz ou d’eau. En mesurant alors au moyen d’un voltmètre la différence de potentiel entre cette conduite et des points successifs du sol pris le long de la canalisation, l’on obtient pour un point donné une déviation maxirna, et le défaut se trouve évidemment dans le voisinage immédiat de ce point. Un tel procédé a l’avantage d’èlre extrêmement simple et de ne nécessiter qu’un voltmètre ordinaire pour tout appareil; l’on peut se servir par exemple d’un voltmètre avec deux échelles, de 0,1 à 1 volt et de 1 à 100 volts. Cette méthode,qui donne les meilleurs résultats, a déjà été indiquée par M. Lee [Electrical Magazine) pour les distributions à courant continu à trois fils, avec fil neutre mis à la terre, afin de rechercher les défauts d’isolements des deux câbles principaux; il suffit dans ce cas de mesurer la tension entre des points successifs du sol voisin du câble avarié, et la prise
- une infinité de distribution de l'intensité lumineuse telle que la somme des éclairenients des deux foyers A et B soit constante le long do la ligne A B. (N. D. T.)
- (*) Il est à noter que même l'éclairemcnt sur une ligne telle que AB ne dépend pas seulement des foyers A et B; ainsi que le suppose les formules (2) et (3). mais encore dos foyers voisins D, C, etc. Les calculs ci-dessus qui négligent rcllèl. de ces derniers 11e sont donc qu'approximatifs.'(N. D. T.)
- de terre du fil neutre. On peut encore monter une résistance en série avec le conducteur avarié isolé du reste du réseau, entre le point où se trouve le défaut et les machines génératrices ; il est alors inutile d’intercaler une résistance sur le lil reliant le conducteur intact a la terre. Le premier montage indiqué ci-dessus a l’avantage de ne nécessiter aucune cou-f pure des câbles, c’est-à-dire de n’occasionner aucune ' interruption dans le service.
- P. S.
- BREVETS
- Perfectionnements auxmoteurs monophasés à collecteur. — Felten undGuilleaume Lahmeyer Werke A. G. — Brevet allemand n° 190 649.
- Avec les moteurs à répulsion compensés munis d’une excitation série, l’on peut se servir de l'enroulement statorique, pour éviter l’emploi d’un transformateur spécial. Il ne suffit pas cependant pour cela de relier simplement les balais d’excitation à une portion E de cet enroulement, car alors la tension entre les balais d’excitation serait constante, et Ton aurait un moteur à caractéristique shunt. Dans le but de réaliser une caractéristique série (vitesse variable avec la charge), l’on propose de créer entre la portion E et le reste de l’enroulement du stator une dispersion magnétique importante. La tension d’excitation augmente alors avec le courant de la ligne au lieu de demeurer constante. L’on peut obtenir une dispersion convenable en disposant par exemple la portion E de l’enroulement dans les encoches correspondant à tous les pôles d’un certain signe, tandis que le reste de l’enroulement statorique est logé dans les encoches correspondant aux pôles du signe contraire. Cette séparation des deux groupes est évidemment favorable aux fuites.
- Ti'ansformateur a prises secondaires variables. — Siemens-Schuckert Werke. — Brevet allemand n° 190 180.
- L’on a déjà proposé divers systèmes pour empêcher de court-circuitcr des spires lorsque l’on passe d’une touche à l’autre, avec les transformateurs à secondaire réglable. Le procédé décrit dans le présent brevet prévoit une bobine de self-induction B, munie de trois enroulements qui sont reliés en étoile
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- et dont les autres extrémités se rattachent, suivant le schéma de la ligure i, aux divers interrupteurs ou contacteurs I servant à la manœuvre. Trois interrupteurs auxiliaires permettent en outre de court-circuiter à volonté les enroulements de la bobine de self-induction B. Lorsqu’un seul des interrupteurs I est fermé, l’enroulement correspondant de labobineB étant en court-circuit, tout se passe comme si le moteur M était alimenté par un transformateur ordinaire. Lorsque l’on veut passer à la tension immédiatement supérieure, par exemple, on ouvre d’abord l’interrupteur auxiliaire et cette manœuvre a pour effet d’intercaler dans le circuit l’enroulement correspondant de la bobine B. On ferme alors l’interrupteur I situé immédiatementà droite de celui déjà sous charge, l’interrupteur de court-circuit correspondant étant supposé ouvert.
- Fig. i. — Transformateur à prises secondaires variables
- Dans ces conditions, l’on constate bien que la bobine reliée aux deux seuls contacteurs I fermés n’est pas en court-circuit sur elle-même, mais débite simplement sur deux enroulements de la bobine B disposés en série. Tout courant de court-circuit est donc évité de ce fait. Ce n’est pas tout; ces deux derniers enroulements, dont le point de jonction (centre de l’étoile) est relié au moteur M, forment un autotransformateur; de telle sorte que la tension disponible aux bornes du moteur est égale à la tension E due à la portion du secondaire a gauche du premier contacteur I fermé, plus la moitié de la tension e aux bornes de la section comprise entre les deux contacteurs 1 envisagés. Ainsi, au moyen de la manœuvre qui précède, non seulement l’on empêche tout court-circuit, mais l’on obtient une valeur de la ten-
- sion E -j— intermédiaire entre les valeurs E et e -[-E. % 1
- Cette dernière valeur est d’ailleurs atteinte lorsque
- l’on ouvre l’interrupteur I de gauche (on court-cir-
- cuite naturellement en. même temps l’enroulement de la bobine B correspondant à l’interrupteur I fermé en dernier lieu, afin que le courant principal ne rencontre aucune impédance sur son passage). En répétant toutes ces manœuvres dans le même ordre, l’on passerait de meme à la prise suivante, et ainsi de suite, en réalisant chaque fois un cran intermédiaire supplémentaire (1).
- Disjoncteur automatique à maximum. — Bri-tish Thomson-Houston Company. — Brevet anglais n° 29 584 (1906), publié le 16 janvier 1908.
- Ce brevet concerne un disjoncteur automatique à maximum comportant deux interrupteurs montés en série. Chacun de ceux-ci est muni d’un système de déclanchement par solénoïde parcouru par le courant de l’installation à protéger. Dans ces conditions, lorsque, après avoir fermé un de ces interrupteurs, l’on manœuvre le second pour compléter le circuit, le premier déclanche immédiatement et rompt ce circuit, si le courant est trop intense.
- L’on ne peut ainsi maintenir le disjoncteur fermé dans le cas d’une surcharge prolongée ou d’un court-circuit permanent.
- Détecteur pour radiotélégraphie. — Lee de Forest. — Brevet américain n° 867 878.
- Ce détecteur est composé d’un brûleur à gaz Bunsen qui constitue l’un des pôles du détecteur et dans la flamme duquel est placée une électrode formant l’autre pôle. L’ensemble est placé sur le passage des ondes et se trouve shuntc par un téléphone en série avec une batterie, comme un détecteur électrolytique ordinaire. La lecture des dépêches se fait donc également au son (2).
- Poste téléphonique. — F. F. Joeckel. — Brevet américain n° 866 i38.
- Afin de permettre un fonctionnement indépendant de la sonnerie et de l’appareil téléphonique propre-
- (1) Il est intéressant de comparer ce dispositif ingénieux avec celui breveté récemment par les Ateliers Thomson-Houston (Eclairage Electrique* décembre 1907, tome LUI, p. 470), qui résoud le même problème par un procédé sensiblement différent (N. D. L. R.).
- (2) Le fonctionnement fie ce dispositif est évidemment du au redressement des ondes sous l’action de la flamme, observé notamment par M. A. Catxiiard [Lumière Electrique, tome I (2e série), n° 5, page i5i (N. D. L. R.).
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- ment dit (microphone et téléphone), celui-ci est: relié à une ligne double, tandis que le signal avertisseur et la magnéto sont branchés entre un seul des fils de cette ligne et la terre. Les deux circuits n’ont: donc
- qu’un fil de commun, et, en outre de l’avantage précité, Ton évite ainsi les perturbations et les dérangements apportés dans la conversation par les signaux d’appel.
- VARIÉTÉS
- LES INDUSTRIES ELECTRIQUES : ETUDE FINANCIERE (').
- L’électricité a ouvert à raclivité industrielle un domaine extrêmement étendu et c’est ce qui explique que nous ayons vu s’édifier si rapidement de nombreuses affaires s’occupant, soit de construction de machines, soit de production ou de distribution d’énergie. Après les tâtonnements et les inévitables exagérations des débuts, conséquences d’un régime de trop grande liberté économique et de beaucoup d’autres causes encore, un certain tassement s’est opéré. Nous avons pensé que fixer les positions actuelles, indiquer les efforts tentés, le sens de ces efforts, et les résultats acquis, ce serait fournir aux lecteurs de la Lumière électrique non seulement des documents, mais un enseignement de très grande valeur parce qu’il résultera de l’observation positive des faits. En vingt ans à peine l’industrie électrique s’est édifiée et cela nous permet, ayant ainsi les documents de première main, d'étudier en quelque sorte l’histoire de cette industrie. Peut-être en remontant aux origines pourrons-nous préciser les méthodes suivant lesquelles l’activité humaine — plus ou moins consciemment — édifie et exploite une industrie nouvelle.
- Nous allons tout d'abord passer en revue les diverses sociétés qui construisent des machines ou vendent de l’énergie et nous dégagerons ensuite de cette étude toutes les conclusions qu’elle comporte. On ne s’étonnera pas que nous apportions un jugement personnel sur les faits constatés. L’impartialité ne consiste pas à s’abstenir de tout jugement, mais à éviter tout ce qui donnerait lieu à une interprétation incomplète ou inexacte.des faits. (*)
- (*) Nous rappelons â nos lecteurs, en commençant la publication de ce travail qui louche à des questions fort délicates et très discutables, que nous attendons leurs observations, mémo leurs critiques. Nous publierons volontiers toutes les correspondances que l’on voudra bien nous envoyer. (N D. L. R.)
- ENERGIE ELECTRIQUE I)U LITTORAL MEDITERRANEEN /
- L'Eclairage électrique du a6 octobre dernier a donné les résultats financiers du dernier exercice. Il nous parait intéressant d’indiquer à nos lecteurs les développements successifs dont est susceptible une affaire bien menée de distribution d’énergie; voici donc, année par année, la marche des recettes, des dépenses et des bénéfices de la Société (en milliers de francs).
- Bénéfice brut
- Exercice Recettes Dépenses d’exploitation
- 1900- -01 (19 mois) 38i 186 195
- 1902 419 ‘ao8 2 11
- i9o:i 674 3oi è 373
- 190/, 968 399 5G9
- i9o5 1.3o5 536 769
- 19°6 1.573 64'A 931
- Lc capital, qui était à l’or iginc (1900) de 4 millions,
- avait été porté en 1901 il l 8 millions , en 1904 à
- 16 millions, en 1906 à 3 a millions.
- La dette obligataire, nulle avant 1903, a été de :
- En 1903..................... 6.750.000 fr.
- En 1904.....................ii.i5o.ooo fr.
- En 1905.....................3i.i5o.ooo fr.
- La Société a en portefeuille des titres de la Société d’éclairage électrique de Cannes, des litres de la Société d’éclairage et de force motrice des Bouchcs-du-Rhônc, des titres de la Société des forces motrices de la Haute-Durance (qui livrera en 1909 à l’Energie électrique l’usine de la Brillanne, devant représenter i5.ooo chevaux d’abord, puis 3o.ooo), et enfin des titres du Sud-électrique. Ce dernier distribue l’électricité dans le Gard, l’Hérault,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- le Vaucluse,et dans une partie des Bouches-du-Rhône.
- Les contrats déjà passés par la Société semblent devoir absorber toute la puissance qu’elle pourra avoir à sa disposition.
- Cette puissance concentrée dans plusieurs usines hydrauliques et à vapeur, dont les plus importantes sont celles du Plan du Var, d’Entraygues, de la Siagnc, de la Brillanne et du Ventavose, est en effet distribuée par des réseaux multiples et sous des formes diverses, aux villes de Toulon, Marseille, Nice, Cannes, etc., vaste champ pour le développement des applications de l’énergie.
- Devant un programme si grandiose, il est permis de se demander si le Conseil n’eût pas sagement agi en dotant plus largement le compte de prévoyance.
- Si l’on ne faitpas état des 800.000 francs provenant de la prime d’émission des nouvelles actions qui ont couvert les frais d’émission et éteint le poste indemnités diverses, on constate que la réserve légale et les amortissements au bilan d’entrée au ierjanvier 1907 s’élèvent àla somme de/(aS.ySSfr. 71. Ce chiffre paraît bien faible au regard des immobilisations (36.110.174,98).
- Le Conseil, en distribuant 4 % aux actions anciennes et aux actions nouvelles, consacre au dividende plus de 71 % du compte de profits et pertes, et seulement 29 % aux différentes réserves et au report à nouveau,
- N’cût-il pas mieux valu renverser la proportion, et surtout ne pas attribuer au quart versé des actions nouvelles depuis le mois d’avril 1906 un intérêt proportionnel. Ce capital, vraisemblablement employé en travaux neufs, ainsi qu’il ressort des explications du Conseil, n’a pu produire un rendement net ressortant à 4 % .
- Seize millions des dépenses d’installation se rapportent à des travaux non productifs. En matière d’exploitation d’énergie électrique, ils peuvent le devenir rapidement quand ils s’appliquent à une région riche comme le littoral méditerranéen, où la clientèle ne se compose pas exclusivement des services publics d’éclairage.
- La progression annuelle des recettes que nous avons fixée au début de celte note tendrait à le prouver. Elle va plus vile que la progression des dépenses. Elles s’accentuera quand la Société aura achevé tous ses travaux d’aménagement et lui permettra aloi’S de réserver à ses actionnaires un bénéfice raisonnable et de doter largement scs réserves, seule condition d’une situation financière qui autorise les longs espoirs et les progrès certains.
- Aktien-Gesellschaft Brown, Boveri et C*8.
- D’après le rapport présenté à l’assemblée du 27 août 1907 sur l’exercice 1906-1907, tous les ateliers ont travaillé à leur limite pendant l’exercice, et aucun ralentissement des commandes n’a paru se manifester. Néanmoins les bénéfices nets n’ont pas augmenté dans la même proportion que l’activité industrielle; les prix de revient se sont en effet élevés, à cause de la hausse des matières premières, surtout du cuivre, à cause de la hausse des salaires et traitements, à cause enfin de la réduction du nombre d’heures de travail ; les prix de vente d’autre part n’ont pas suivi la même progression.
- La construction des turbines à vapeur et des dynamos correspondantes a constitué le principal élément d’activité de la Société. Leur puissance par unité a encore augmenté et atteint jusqu’à 9.000 kilowatts.
- Le Président du Conseil d’administration croit pouvoir affirmer que, malgré les efforts de- la concurrence, la turbine Parsons n’est surpassée par aucune autre.
- Elle est la première, en effet, qui ait solutionné pratiquement et économiquement le problème de la machine à vapeur rotative ; on la construit et on en rencontre de multiples applications en Angleterre, en France, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis.
- A notre connaissance, les plus belles unités (iS.ooo chevaux) qui en existent sont les machines motrices des paquebots Lusitania et Mauritania.
- Mais les types concui'rcnts qui ont nom Ratcau, Zoelly et Curtis ont des qualités incontestables qui leur ont permis, dans nombre de cas, de lutter contre leur aînée.
- Il y a donc lieu de ne pas prendre au pied de la lettre l’affirmation optimiste et exclusive du président sur la turbine Parsons.
- La Société a entrepris la fabrication des pomjjes centrifuges et compresseurs à grande vitesse. Cette fabrication devient une spécialité des grandes Sociétés de construction de matériel électrique sans qu’011 puisse dire, si elles l’entreprennent dans le but d’étendre leurs affaires ou en raison des facilités qu’elles trouvent à exécuter dans le même atelier des appareils qui font corps avec les moteurs électriques.
- Puis une grande partie de l’activité industrielle de la Société Brown-Boveri a été absorbée par l’équipement électrique du tunnel du Simplon.
- Celte entreprise a constitué pour elle un engage-
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- ment financier très important. Par un traité avec la Direction générale des chemins de fer suisses, la Société touche une redevance par kilomètre de locomotive parcouru. Cette redevance, plus faible que celle qui aurait pu être accordée à une exploitation à vapeur, n’a pas suffi, la première année, à couvrir les dépenses d’exploitation et le compte de cette première année se solde en perte. Mais il y a bon espoir que la seconde permettra de couvrir ce déficit.
- Pour se créer des ressources en rapport avec le, développement de ses affaires, la Société a émis 5 millions d’obligations et prévoit en outre l’augmentation de son capital actions.
- Celui-ci serait porté de i6 à 20 millions, tandis que la dette obligataire passerait de 5 à 10 millions.
- Les nombreuses succursales de la firme Brown-Boveri sont dans une situation prospère. Toutes ou presque toutes ont distribué un dividende de 6 % , résultat remarquable si l’on considère que très peu d’affaires s’occupant exclusivement de construction électrique donnentdes dividendes qui, dans les cas les plus favorables, ne dépassent pas 4 à 5 % . En France, la compagnie électro-mécanique dont les usines sont au Bourget a augmenté son capital de 2 millions pour poursuivre l’extension de ses moyens propres de production et se libérer le plus possible de la tutelle des usines de Baden. Elle s’outille pour construire des turbines de 5.000 kilowatts. Son dividende de cette année a clé de 5 1 /2 % et le nombre de ses ouvriers et employés est de 3oo, environ le dixième du nombre de ceux employés à Baden.
- Pour en revenir à l’Aktien-Gcsellschaft Brown-Boveri et Cie, signalons que son bénéfice brut d’exploitation pour l’exercice 1900-1907 a atteint 4.763.940 fr., auxquels il faut ajouter 1.047.311 fr. de bénéfices de participation et divers, et 11 '1-996 fr. du report de l’exercice précédent. Soit au total un bénéfice brut total de :
- 5.926.252 fr.
- A déduire :
- Amortissements . . . 812.186 fr.
- Frais généraux et financiers ................2.936.925 fr.
- 3.749.111 fr. 3.749.111 fr.
- Le bénéfice net a donc été de. . . 2.177.141 fr.
- Sur ce bénéfice il a été distribué au capital actions
- un dividende de 11 % absorbant 1.760.000 francs, et il a été attribué au Conseil d’administration 126.216 fr.
- Remarquons que les amortissements sont largement dotés.et avant toute attribution au capital. Sur la somme de 812.186 francs qui leur est consacrée et qui équivaut presque aux 3o % du bénéfice net, 272.ii2 francs sontattribués aux bâtiments et maisons d’habitation et 640.000 francs aux machines outils. Ce dernier amortissement balance exactement le compte amélioration d’outillage au cours de l’exercice 1906-1907 et précise l’intention du conseil d’assurer le renouvellement complet de l’outillage au bout de trois ans, car un amortissement de 540.000 francs représente 35 % de la valeur totale de l’outillage, qui est de 1.540.074 francs.
- Sans faire une comparaison qui est rendue impossible par la différence du but des deux affaires, nous ne pouvons cependant nous défendre de signaler les profondes divergences qui existent sur ce point, entre cette affaire et celle qui fait l’objet de notre étude précédente. Les immobilisations figurent au bilan amortissements déduits. Tous les comptes, modèles, agencements, brevets, mobilier sont portés chacun pour un franc et au passif le fond de réserve figure pour 4 millions. Le compte débiteurs divers est supérieur d’un million de francs environ au compte créditeurs divers.
- Dans ce bilan exposé très clairement, un seul poste peut donner lieu à réserves. C’est celui du portefeuille où les participations s’élèvent il plus de 14 millions. Mais nous avons vu plus haut que ces participations distribuent de beaux bénéfices.
- Disons en terminant que la Société est administrée par un conseil très influent qui comprend parmi ses membres deux administrateurs de l’Allgcmeinc Elektricitats - Gcscllschaft, -un administrateur de l’Allgemeine Deutsche Creditanstalt, un administrateur de la Bank für elcktrisc.he Untcrnehmungen, un des gérants de la Berliner Handclsgcsellschaft, et un administrateur de la Metallgesellscbaft de Francfort.
- COMPAGNIE MADRILÈNE d’ÉLECTHICITÉ.
- En 1906, la Compagnie a perdu la clientèle d’une Compagnie de traction, ce qui a amené une diminution de ses bénéfices nets. Le nombre des abonnés et l’importance de leurs installations sont en progrès, ainsi qu’il résulte du tableau suivant :
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- T. I (2e Série). — N° 6.
- Installations
- en service Kilowatts-
- Nombre ramenées à heures
- Années d’abonnés io bougies produits
- 1902 .............2o.5i5 336.857 10.195.642
- 1903 .............21.240 353.940 9.949.190
- 1904 .............22.118 36i.45o 10.448.995
- 1905 .............23.i5i 383.204 ii.683.614
- 1906 .............23.937 393.614 9.691.460
- En 1906, les recettes de l’exploitation ont atteint 5.426.472 pesetas. En déduisant les frais de fabrica-
- tion et d’exploitation et les frais généraux, et en ajoutant le solde de l’exercice précédent, on arrive à un bénélicc net de 315.511 pesetas, que l’Assemblée générale du 20 juin 1907 a décidé de reporter intégralement sur l’exercice 1907.
- Le capital de la Compagnie est de 6.000.000 pesetas, et sa dette obligataire de 22.000.000 pesetas, dont i.2o3.ooo pesetas sont amortis.
- A. M.
- (.A suivre.)
- L’ORGANISATION DES GRANDS ATELIERS ANGLAIS
- M. II. Lohest, ingénieur à la Compagnie internationale d’électricité de Liège, a exposé à la récente assemblée générale de l’Association des ingénieurs sortis de l’Institut Montefiore (*), les méthodes de travail et les plans d’organisation d’un certain nombre de grands ateliers anglais. Les indications que M. Lohest a pu fournir ont une valeur particulière parce qu’elles ont été recueillies dans les ateliers même pendant un voyage d’études en Angleterre. Ce qui frappe surtout l’observateur, c’est l’ampleur donnée dès l’origine aux installations des grandes usines de constructions électriques implantées d’Amérique, telles que la General Electric C°, la Westinghouse, etc. C’est par l’importance de sa production, par la perfection de son outillage, la rapidité de son exécution qu’une Société songera en s’établissant à empêcher toute concurrence de surgir, ou à écraser les concurrents qui ont voulu tenter les chances d’une lutte. On sent bien, et M. Lohest l’indique, de quels pays vient cette formule qui porte avec elle son extrait de naissance. Présente-t-elle une supériorité réelle, indiscutable et peut-on l’appliquer partout ? Est-elle un produit d’exportation ? Voilà ce qui parait douteux. Cette formule semble tout à fait temporaire et elle ne s’explique que dans une période de transformation générale et rapide.
- M. Lohest a étudié les moyens employés pour obtenir de l’effort humain, par une rémunération convenable, son rendement maximum et il signale notamment un gros inconvénient du système à forfait pour le payement des ouvriers. L’ouvrier sollicité à produire; davantage par les bénéfices qui lui sont, assurés est peu à peu entraîné à ralentir son travail ou à maintenir à une certaine
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- (1) Celle Assemblée générale s’est tenue Liège dans les locaux de l’Association, le dimanche 26 janvier.
- valeur sa production réelle, parce que son patron réduit le prix forfaitaire à mesure que le travail convenu s’effectue dans un temps plus court.
- Le système à primes estégalement fort employé; on sait quecc système consiste à fixer à l’ouvrier, non le prix d’une tâche déterminée d’après le nombre d’heures approximatif que réclame son exécution, mais d’après le temps d’exécution. Si l’ouvrier eff ectue le travail plus rapidement on lui paye comme prime la demi-différence du salaire qu’il devrait toucher pour le temps de travail réel et de celui qui correspondrait au temps fixé. Mais ce système paraît bien présenter le même inconvénient que le précédent. Si le patron réduit progressivement le temps fixé à mesure que l’ouvrier accroît son application, l’ouvrier verra sa prime réduite. Le système a cependant donné d’excellents résultats et moyennant un contrôle rigoureux des travaux exécutés, on n’a pas à regretter en général un trop grand nombre de malfaçons.
- M. Lohest signale encore que l’introduction des aciers rapides, conservant leur trempe à haute température a été mise à profit pour accroître notablement la capacité de production des machines-outils. On arrive à tourner des arbres à une vitesse linéaire de 60 mètres par minute. Les industriels anglais ne considèrent pas simplement les conditions de prix des machines-outils qu’ils commandent pour leurs ateliers ; ils fournissent le plus souvent à ceux qui leur feront les propositions les modèles de pièces à travailler, les croquis montrant le travail à faire et exigent avant tout des garanties précises de bon travail etde, rapide exécution. Une grande usine anglaise, la Daimler Malor de Covcnlnj, serait arrivée à décupler son chiffre de production par la combinaison simultanée du travail en série et des systèmes de rémunération'soule-nant l’initiative et l’activité du personnel
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- i REVUE D’ÉLEGTRICITÉ
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 10 sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotcchniquc ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromâtallurgic.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Le X° Salon de F Automobile. (Suite et fin.) (* 1)
- D. — Voitures a transmission électrique.
- Les voitures à transmission électrique exposées cette année étaient plus nombreuses que les années précédentes; indépendamment des firmes Kriéger et Mercédès-Mixte (brevets Lohner-Porsche), déjà anciennes dans ce genre de construction. Ton pouvait remarquer les nouvelles voitures de la Société Electromotion (brevets Balachowsky et Caire) et de la Société l'Energie Electromécanique (brevets Lavo).
- La Mercédès-Mixte 1908 ne semble pas présenter de différence essentielle avec le modèle de Tan dernier (J) ; l’emploi de deux moteurs électriques actionnant directement les roues-arrière motrices permet de supprimer le différentiel et les engrenages de réduction de vitesse. Par contre, le poids non suspendu sur les ressorts est très notablement augmenté et cette solution conduirait pour des véhicules ayant une vitesse modérée (tels que les autobus) à des moteurs tournant très lentement et par suite très lourds et de rendement médiocre. La suppression de tout engrenage, grâce à laquelle Ton obtient un silence parfait, est cependant séduisante pour les voitures rapides de grand luxe. L’effet nuisible de la surcharge de l’essieu duc aux moteurs logés dans les roues, relativement à la durée des bandages, doit être d’ailleurs à peu près contrebalancée par l’absence de tout-à-coup du moteur sur ces bandages grâce à l’élasticité idéale de la transmission électrique. Parmi les détails ingénieux, il convient de remarquer la commande d’un interrupteur à pastilles de charbon au moyen du loquet qui sert à maintenir à une position déterminée le levier du combinateur de manœuvre. Celui-ci donne 6 vitesses avant et 1 vitesse arrière au moyen de couplages divers.
- L’adoption de ces six couplages semblerait indiquer que les constructeurs ont abandonné leur système
- (*) Voir la Lumière Electrique, tome I (‘2e série), 18 janvier *908, page 98.
- (2) Voir VEclairage Electrique, Ionie L, 5 janvier 1907, p. 6.
- automatique de réglage par décalage des inducteurs (*) ; nous n’avons pu vérifier ce fait, mais, dans tous les cas, les deux types de moteurs à essence adoptés par la Mercédès-Mixte (35/4o et 55/6o HP.) sont assez puissants pour rendre un tel réglage inutile (2).
- La voilure Kriéger a également conservé la disposition générale de l’an dernier (3); toutefois, le combinateur permettant le couplage série parallèle des deux moteurs a été supprimé, et ceux-ci sont toujours connectés en série. La génératrice a été également simplifiée, et l’on a abandonné l’excitation indépendante au moyen d’une petite batterie. Si les renseignements que l’on nous a communiqués sont exacts, la dynamo est en somme une machine coin-pound dont l’enroulement série magnétisant (et non plus démagnétisant comme dans les modèles précédents) ne sert qu’à empêcher le désamorçage lorsque l’excitation shunt est très faible. Le réglage automatique pour la marche à puissance constante est dû tout simplement à un dimensionnement convenable de la machine qui permet d’utiliser une propriété connue des dynamos shunt non saturées (voir la note '2). Pour annuler le courant sans rompre le circuit, l’on intercale, paraît-il, dans le circuit principal, un nouvel enroulement qui neutralise et au delà l’enroulement série magnétisant et empêche l'amorçage. Le réglage de la vitesse a lieu au moyen de la pédale commandant l’admission des -gaz et de la manette actionnant le rhéostat d’excitation. Deux pédales servent à la manœuvre de deux systèmes de freins indépendants agissant sur les roues arrière (non motrices), et permettent également d’annuler le courant, comme il vient d’être dit. Le reste du châssis n’a à peu près pas changé depuis l’année dernière et nous n insisterons pas, renvoyant le lecteur aux études précitées.
- (1) Cf. R. DK Vàuïrkuze. Les voilures pélroléo-élee-Iriques, Éclairage Electrique, tome L, ‘2! février 1907, p. ’2 () ‘2 .
- (2) Etant donné surtout qu’une génératrice shunt a toujours des tendances à marcher à puissance constante, la force éleclromolrice baissant lorsque le débit augmente.
- (3) Cf. R. dk Yaliïueuzi;, loc. cil., page *268.
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- Un certain nombre de voitures ainsi équipées assurent depuis quelque temps un service de taximètres automobiles, et leur fonctionnement paraît très satisfaisant (*).
- Dans ses grandes lignes, la voiture Balachowsky et Caire ressemble à la Mercedès-Mixtc ; elle a également les roues motrices arrière commandées chacune directement par un moteur électrique* mais les collecteurs de ces derniers au lieu d’être radiaux sont cylindriques, avec la surface frottante située du côté intérieur. La génératrice, également k induit extérieur tournant, possède un double système de balais, analogue à celui usité dans les électromobiles à accumulateurs de la meme société (2) ; elle fonctionne automatiquement a puissance constante, et d'après les inventeurs, elle permet de faire marcher la voiture à des vitesses extrêmement lentes. Ce système a encore reçu trop peu d’applications pour que l’on puisse être fixé définitivement sur sa valeur ; il en est de même du système Lavo exploité par l’Energiè électromécanique (Suresne) ; dans ce système, le moteur unique comporte un induit et un inducteur tournant en sens inverse. L’un de ces organes commande l’une des roues motrices arrière au moyen d’une réduction par engrenagesordinaires, puis d’une transmission k chaîne ; l’autre organe actionne la deuxième roue, mais cette fois avec l’emploi d’un engrenage intérieur, de manière que les roues tournent dans le même sens. Un tel moteur supprime le différentiel mécanique sans qu’il soit nécessaire d’employer deux moteurs indépendants ;
- (*) 11 est intéressant de comparer ce procédé de réglage avec celui adopté par la British Thomson Houston Company. Cf. C. Lkoxard. Comparaison entre le système de transmission mécanique dés autobus et la transmission électrique, Eclairage Electrique, 1907, tome LUI,
- page 3a5 et 4°5.
- (2) Ce système consiste, pour un moteur bipolaire, à employer, indépendamment des deux balais ordinaires, deux autres balais décalés respectivement par rapport aux premiers et reliés à ceux-ci par une résistance ohmique de valeur convenable.
- Çe dispositif ne semble d’ailleurs présenter aucun avantage, au contraire, pour des moteurs. Dans le cas présent, il permet sans doute de réaliser une forte réaction d’induit grftcc aux courants circulant entre balais par l’interinédiaire des résistances, et la force électro-motrice induite diminue ainsi rapidement lorsque le débit augmente. Toutefois, il 11’esL pas prouvé a priori qu’un pareil réglage qui oblige à doubler les balais soit supérieur comme rendement k une simple machine shunt non saturée (voir la note ü précédente).
- reste k savoir si le gain ainsi réalisé sur le rendement de la transmission électrique proprement dit n’est pas compensé par les pertes dues k la double réduction mécanique (engrenages et chaîne). Dans tous les cas, il serait intéressant de posséder des renseignements détaillés, notamment sur le moteur, dont la construction semble très ingénieuse (*).
- En résumé, comme on peut le juger par cette brève analyse, des efforts sérieux semblent avoir été réalL ses celte année dans la construction des voitures mixtes ou k transmission électrique. Sans vouloir exagérer l’importance ultérieure de ces systèmes de propulsion, qui seront toujours peut-être l’excep^ tion pour les voitures de luxe, l’on peut certifier qu’ils sont appelés k des applications importantes aux camions et aux autobus. En effet, si le rendement maximum d’une transmission électrique est en général inférieur k celui d’une transmission mécanique munie d’une prise directe, le rendement moyen de la première peut être notablement supérieur, pour un parcours déterminé k profil accidenté ou nécessitant de nombreux démarrages ; elle permet en effet de maintenir le moteur k essence k son régime de puissance et de rendement maxima, malgré des variations considérables de l’effort de traction. D’autre part, pour la même raison, les démarrages ne nécessitent qu’une puissance relativement restreinte avec une transmission électrique, ainsi que l’a signalé M. Léonard dans son intéressante étude déjà citée. Enfin, l’usure des changements de vitesse mécanique, considérable avec les poids lourds, est complètement évitée, ainsi que le bruit qui enrésulte. Bien que nous envisagions plus spécialement, dans cette comparaison, les véhicules k transmission électrique, il importe de faire remarquer que les voitures mixtes possèdent des propriétés k peu près équivalentes. Car, si elles sont un peu inférieures pour les parcours k longues rampes qui nécessitent une batterie lourde et encombrante, elles semblent préférables pour les parcours ne présentant que de courtes rampes ou des démarrages fréquents. En effet, en palier, elles ont tous les avantages des voitures a transmission mécanique et k prise directe.
- Ces quelques considérations permettent, en définitive, de fonder de légitimes espérances sur les
- (A) À ce propos nous avons lu dans un journal technique que les balais sont lixes bien que l’inducteur soit mobile ; un tel résultat paraît, impossible k réaliser a priori, et c’est dans la rolaLion des balais que doit consister le point faible du moteur différentiel.
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- R K VUE
- d'Electricité
- applications indirectes de l’énergie électrique à la traction, et il est probable que la prochaine exposition nous apportera des nouveautés intéressantes à cet égard.
- J. E.
- Fi'ein automatique à air comprimé pour tramways.
- Le développement des réseaux de tramways électriques a eu pour résultat d'améliorer sensiblement les conditions de transport des voyageurs, grâce aux vitesses qui ont pu être facilement augmentées, sans aucun danger. Mais il est évident que le trafic à vitesse élevée oblige ceux qui exploitent les lignes
- On connaît suffisamment les avantages nombreux des freins de cette espèce pour qu'il soit inutile de les indiquer ici une fois de plus. Voici le principe du fonctionnement du frein Siemens-Schuckert analogue à celui du frein Thomson-Houston :
- Une pompe aspire l’air et le comprime dans un réservoir jusqu’à une certaine pression, a à 5 atmosphères. Une soupape est établie à l’entrée du réservoir et maintenue [sur son siège par la pression de l'air.
- Du réservoir l'air passe dans la conduite de distribution et va jusqu'à la cabine du conducteur où est établie la valve commandant les freins; de là l’air passe par la conduite dite « des freins » qui est établie sur toutes les voilures automotrices ou voi-
- Fig. i. — Pompe cle compression munie de son régulateur automatique de pression.
- à munir leurs voitures de freins énergiques et pouvant fonctionner automatiquement. Depuis longtemps l’air comprimé a été employé comme force motrice des freins de chemin de fer et dans le frein Siemens que nous allons décrire, on utilise aussi l’air comprimé. Nous rappellerons ici, à titre d’indication, que nous avons décrit, dans un précédent numéro de la Revue (’), les nouveaux freins a'ppliqués à Paris par la Cie Thomson Houston. (*)
- (*) Cf. Lumière électrique, tome I (üe série), ii janvier 1908, p.
- lures remorquées, toutes ces voitures pouvant être réunies par des bouts de tuyau souple. On peut évidemment, au moyen d’un robinet, couper la communication entre les voitures.
- Des dérivations sont prises sur cette conduite vers les cylindres de freins où Ton agit sur les deux faces du piston. Pour serrer les freins, la communication de la conduite d'air des freins avec la conduite de distribution est tout d'abord interrompue au moyen d'un robinet à levier, et on établit ensuite la communication de la conduite des freins avec l’air extérieur. L'air comprimé s’échappe d'un côté du piston et la
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- pression existant sur l’aütre côté entraîne les pistons et serre les freins. On peut modérer Faction des freins en laissant de nouveau pénétrer progressivement l’air comprimé dans la conduite qui les dessert.
- Fig*. 2. — Valve de manœuvre.
- On peut ainsi diminuer et annuler la pression qui maintient les sabots. Le cylindre des freins est donc divisé en deux compartiments ; celui qui ne contient pas la tige du piston est en communication avec la conduite d’air des freins et peut être mis en communication avec l’air extérieur. L’autre est à fermeture hermétique obtenue par un petit piston avec calfat, formant boîte à bourrage.
- La pompe (fig. i), commandée directement par un essieu au moyen d’un excentrique, est d’un type très simple à piston, mais elle présente cette particularité
- d’être extrêmement plate etde pouvoir dès lors se placer en dehors des châssis, en dehors de la boîte à graisse. Cette disposition des freins rend la surveillance et les réparations beaucoup plus aisées.
- Atrn
- Temps
- Fig. 3. — Diagramme des pressions pour un arrêt rapide.
- La valve de manoeuvre (fig. a) sert à régler la distribution d’air comprimé. Il faut distinguer cinq cas différents : Desserrage; marche normale; arrêt; freinage en service ; freinage subit.
- Une membrane soumise à la pression de l’air empêche la fermeture de la soupape d’admission, dès que cette pression dépasse une certaine valeur. La pompe tourne alors à vide.
- Le cylindre du frein est mis en communication avec le réservoir d’air par une large ouverture qui, en marche, est à peu près complètement fermée par un tiroir de façon à ne laisser passer que la faible quantité d’air qui peut s’échapper aux points défectueux. A l’arrêt, la communication avec le réservoir ou avec l’air extérieur est fermée complètement.
- Arm
- Fig. 4. — Diagramme des pressions pour un arrêt normal. Nota. — L’échelle des temps est la même que sur la figure 3.
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- Dans la position de freinage, le cylindre est mis en communication avec l’air extérieur par une très petite ouverture, de sorte que le freinage est suffisamment progressif.
- Pour freiner brusquement, l’ouverture est fortement élargie. Dans cette position, une sablière à air comprimé est mise «automatiquement en action. Les figures 3 et 4 donnent les graphiques de pression sur les freins dans les deux cas, en fonction du temps compté à partir de la manœuvre de la valve.
- Congrès de Munich (septembre 1908).
- Voici la seconde et dernière série des questionnaires relatifs à l’ordre du jour du Congrès des chemins de fer qui se tiendra à Munich :
- Première question : Usure ondulatoire des rails. — Rapport présenté par une commission internationale composée de MM. Boulvin, directeur général de la Compagnie Générale de Tramways et d’Elec-tricité, Bruxelles; Busse, ingénieur en chef des Tramways de Berlin ; Culin, ingénieur en chef des Tramways de Hambourg ; d’Hoop, directeur des services techniques ,de la Société « Les Tramways Bruxellois » ; Dubs, directeur des Tramways de Marseille ; Fischer, directeur des Usines Phônix, à Ruhrort ; Mariage, ingénieur en chef, directeur des services techniques de la Compagnie Générale des Omnibus, à Paris ; Reitz, ingénieur en chef des Tramways municipaux de Munich ; t’Serstevens, secrétaire général de l’Union Internationale.
- Deuxième question : Production de l’énergie électrique. Avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif, des turbines à vapeur, des moteurs à gaz, des moteurs Diesel, etc., dans les installations d’usines de force pour traction électrique. Prix de revient comparés. — Rapporteur : M. Rizzo, ingénieur, sous-directeur de la Société Générale de Chemins de fer économiques, Bruxelles.
- Troisième question : Avantages et inconvénients des voitures des essieux radiaux et des voitures sur boggies à un et à deux essieux. — Rapporteur : M. Spângler, ingénieur, directeur des Tramways municipaux de Vienne.
- Quatrième question : Données nouvelles, perfectionnements et dépenses d’exploitation des parties constitutives des freins en usage dans les exploitations de tramways électriques. — Rapporteurs : MM. Petit, ingénieur, chef de division à la Société nationale des Chemins de fer vicinaux, Bruxelles; Scholtes, ingénieur, directeur des Tramways muni-
- cipaux de Nuremberg; Schôrling, ingénieur en chef des Tramways de Hanovre.
- Sixième question : Renseignements et résultats comparatifs obtenus par l’emploi de la traction électrique sur les lignes de chemins de fer d’intérêt local. — Rapporteur M. Rcichol, professeur d’Elcctrotechnique appliquée à l’Ecole polytechnique de Berlin.
- Septième question : Durée et usure, d’après les parcours effectués, des parties essentielles du matériel roulant avant leur remplacement. — Rapporteur : M. Stahl, directeur des Tramways munici-p.aux de Dusseldorf.
- Douzième question : De l’emploi des voitures automobiles et automotrices sur les lignes de chemins de fer d’intérêt local. — Rapporteur : M. E. A. Zif-fer, président des Chemins de fer de la Bukowine, Vienne.
- Les organisateurs demandent que les réponses aux questionnaires soient données d’une façon aussi détaillée que possible. Ce n’est, en effet, qu’en s’appuyant sur un grand nombre de communications que les rapporteurs pourront présenter sur les questions mises à l’ordre du jour une étude approfondie et résumant fidèlement la manière de voir des membres de l’association.
- Les communications et réponses aux questionnaires doivent être adressées à l’adresse du Secrétaire général de l’Union pour le i5 février prochain au plus tard.
- Installations électriques dans les usines métallurgiques.
- Les génératrices de la Centrale électrique des aciéries d’Angleur ne comportaient primitivement qu’une puissance électrique de 376 kilowatts, fournie par deux groupes électrogènes, l’un de 225, l’autre de i5o kilowatts, produisant du courant continu à 120 volts qu’on utilisait seulement pour l’éclairage et pour quelques moteurs. Par suite des développements successifs de la Société, on a été amené à porter à 1.800 chevaux la puissance totale nécessaire à l’éclairage et à la force motrice. Cette puissance est fournie par la Centrale régionale du pays de Liège sous forme de courant triphasé à'6.000 volts 5o périodes.
- Ce courant triphasé est envoyé, d’une part directement à un moteur synchrone, d’autre part à quatre transformateurs de chacun 200 kilovolts-ampères qui abaissent la tension «à 5oo volts. Le moteur syn-
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- chrone sert à actionner l’ancienne dynamo à courant continu de 255 kilowatts 120 volts, qui est utilisée pour l’éclairage et pour la manœuvre des ponts roulants ; on a gardé comme unité de secours le groupe électrogène de i5o kilowatts.
- L’usine étant fort étendue, le courant triphasé à 5oo volts est transporté à cinq centres de distribution. Le groupe moteur-générateur est mis en marche à l’aide du courant continu fourni par un groupe composé d’un moteur asynchrone de 60 chevaux 740 tours, alimenté par le courant triphasé de 5oo volts et actionnant une dynamo à courant continu de 44 kilowatts.
- Le courant continu est utilisé pour la commande de neuf ponts roulants de puissances diverses et trois cabestans. L’usine est établie sur le bord de la Meuse, de sorte qu’une partie du trafic de ses produits se fait par bateau.
- On voit combien a été importante la transformation du travail dans ces grandes usines où la manutention des quantités énormes de matières premières et de matières finies joue un si grand rôle. Nous reviendrons sur ce point tout à l’heure.
- Le courant triphasé est surtout employé pour la commande de machines-outils, spécialement des machines-outils servant au parachèvement des produits des laminoirs : dresser les abouts des rails et des autres profils, poinçonner et forer leurs extrémités, cisailler et poinçonner les éclisses.
- Ces machines-outils étaient primitivement commandées par poulies ou bien par des machines à vapeur montées sur bâti commun. Ces machines à vapeur, très disséminées, exigeaient une canalisation de vapeur fort étendue qu’il fallait maintenir sous pression, meme le dimanche, sous peine d’avoir, au moment où l’on remettait en marche, une condensation impossible à purger. En outre, comme elles étaient aussi simples que possible, elles avaient un très mauvais rendement, consommantjusqu’à lokilo-grammes de vapeur par cheval-heure indiqué, ce qui conduisait, en comptant 2 fr. 65 le prix de la tonne de vapeur, à 10 centimes le cheval-heure effectif. Les moteurs électriques fournissent actuellement le cheval-heure au prix de 6 centimes, procurant une économie de 40 % .
- La puissance du moteur à adopter pour chaque machine, en tenant compte autant que possible des à-co^ips fréquents auxquels donne lieu le travail de ces machines, a été déterminée au moyen d’un moteur d’essai à courant continu, de a5 chevaux.
- Pour protéger autant que possible les moteurs
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- électriques contre les à-coups dont nous venons'de parler, qui provoqueraient des variations de courant considérables, on a placé entre le moteur et la ma-* chine une transmission élastique, courroie ou pignon de cuir vert.
- L’air des ateliers porte en suspension des poussières métalliques conductrices qui pourraient nuire aux moteurs. Mais, comme ces poussières sont très denses, elles restent habituellement à une faible hauteur et on remédie en grande partie à l’inconvénient signalé en plaçant autant que possible les moteurs à la partie supérieure des bâtis des machines ; si on ne peut les placer à un endroit élevé, il faut les protéger avec soin en les cuirassant.
- Outre les machines du parachèvement, le courant triphasé alimente un certain nombre d’autres moteurs appliqués aux machines à tourner les cylindres des laminoirs, aux transmissions des ateliers, ventilateurs pour cubilot, broyeurs à laitier, etc. (').
- En fait d’usine métallurgique, où la commande électrique a été poussée très loin, nous signalerons particulièrement les usines d’Homécourt-Jœuf à la frontière de Lorraine. Cette usine a été montée par les aciéries du Nord et de l’Est et appartient au jourd’hui aux aciéries de la marine. L’usine comprend des hauts fourneaux, aciéries et laminoirs et a pu être construite en étages, grâce à une disposition du sol assez favorable. Les hauts fournaux dominent. Leur chargement s’effectue,peut-on dire,automatiquement. Devant la batterie- des hauts fournaux rangés en une seule ligne, se trouve une galerie fermée dans laquelle circule un pont roulant électrique. Les wagons viennent avec le coke et la mine de chaque côté de cette galerie et déversent leurs produits devant des trémies ouvrant dans la galerie. Le mécanicien du pont amène une benne devant une trémie, y prend sa charge et l’amène sur le chariot d’un plan incliné, qui, devant chaque haut fourneau, part de la galerie et va jusqu’au gueulard. Par le plan incliné, les charges parviennnent à la partie supérieure du haut fourneau et sont déversées dans le dtp and cône. Quand la charge atteint un certain niveau, le cup and cône peut être abaissé automatiquement et les charges tombent dans le haut fourneau.]
- La fonte sortant du haut fourneau est envoyée aux aciéries établies au niveau inférieur. Après vient la halle des lingotières à acier, puis enfin, en contrebas, les fours Piltz et les halles de laminoirs. La Société
- (l) Installation électrique faite par la Compagnie Inter nationale d’Electricité do Liège.
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- pour l’Industrie électrique de Karlsruhe a construit pour soulever les couvercles des fours un chariot automoteur à crochets. Ici la halle des fours Piltz est perpendiculaire à la halle des laminoirs. Les rouleaux d’entraînement des trémies viennent par conséquent déboucher devant la série des fours. Un pont roulant circule dans cette halle, le mécanicien soulève le couvercle d’un four, prend le lingot et vient le poser sur les rouleaux qui l’entraînent immédiatement vers le train où commence aussitôt le laminage.
- Toute la commande des appareils, ponts roulants, etc., est électrique. Les génératrices électriques produisent du courant triphasé et sont actionnées par des moteurs à gaz pauvre. Elles sont munies d’amortisseurs Leblanc.
- Nous reviendrons plus tard sur ces installations et donnerons des indications précises sur les économies réelles que l’introduction de la commande électrique a permis de réaliser.
- L. G.
- Le régime futur des omnibus à Paris.
- La Compagnie des Omnibus arrivera, en 1910, au terme de son contrat avec la Ville de Paris. IJ est assez intéressant de signaler les fluctuations des recettes de la Compagnie, parce qu’elles marquent l’influence des tramways de pénétration et du Métropolitain. E11 i854, les recettes étaientde 8.400.000 francs ; en 1879, de 51.628.596 francs; en 1900, de 44.069.818 francs ; en 1906, de 44.600.57a francs. Les recettes des seuls omnibus ontpassé de 3o.66-2.126 francs en 1900 à ai .70-2.856 francs en 1906.
- Depuis 1906, une commission nommée par le
- RENSEIGNEMENT
- PROJETS DIVERS
- Éclairage électrique.
- Saint-Quentin. — Une grande usine de distribution de 4.5oo chevaux est actuellement en projet, elle fournirait l’énergie pour la lumière et la force motrice.
- Givet. — Une Société va se fonder à Givel pour 1 éclairage de différents quartiers de la ville.
- D.iidjelli (Constantine). — Le Conseil municipal s est occupé tout récemment de la distribution d’éclairage électrique. Le projet est à peu près achevé, mais on ne le réalisera que si les prévisions d’abounemculs sc vérifient.
- Granville. — Le Conseil municipal, dans sa séance
- Conseil municipal étudie le régime futur et voici les points qui ont été envisagés et les solutions adoptées :
- En ce qui concerne le régime de l’exploitation, on a écarté l’idée de la libre concurrence, en considérant les multiples inconvénients qui ont été relevés à Londres oit cc régime est admis. O11 adoptera donc le régime de la concession et 011 exigera des garanties toutes spéciales au point de vue de la solvabilité du concessionnaire.
- Le réseau actuel serait notablement modifié de façon à faire remplir aux omnibus leur rôle véritable, qui est d’effectuer convenablement le trafic des petites artères latérales vers les grandes où circulent le métropolitain ou les tramways. Les bénéfices de l’exploitation, au delà d’un dividende distribué de 8 % , seront répartis de la façon suivante : 45 % à la ville ; 10 % au personnel ; 4 > % à la Compagnie. Le droit de stationnement payé à la ville serait de 4,5 % des recettes brutes, taudis qu’il atteignait 6,08 % dans l’ancien système.
- Le matériel sera soumis au contrôle des agents de la ville et celle-ci se réserve de 11’accepter que des types offrant toute garantie. Enfin on diviserait le réseau en trois sections en adoptant pour chacune d’elle le même tarif et en comprc-nantnaturellementles cas de changements de réseau. Le prix de la course sera de 10 centimes en seconde et -25 centimes en première.
- Le concessionnaire devra fournir un cautionnement de '25 millions .cn capital-actions et consentir à la ville une garantie hypothécaire de 5 millions.
- i COMMERCIAUX
- du q janvier 1903, a été saisi d une proposition relative a une distribution d’éclairage électrique dans la localité.
- Larissa (Grèce). — Un avis du maire de la ville de Larissa (Thessalie), annonce la concession de la construction et de. l'exploitation du service des eaux et de 1 éclairage électrique de celte ville.
- O11 peut obtenir des renseignements sur celte aliaire au Musée commercial à Bruxelles.
- Nîmes. — Le Conseil municipal de la ville de Nîmes vient de décider linstallation d’une usine électrique.
- Séville. — La Société « The Séville Tramway C° li-milcd » a sollicité la concession d’un tramway électrique partant de Séville : Calle Oriente, et se terminant à Alcala de Guadaira.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N» 6.
- Constantine. — Le Conseil municipal s’est réuni récemment pour discuter diverses questions relatives à l’établissement de tramways électriques. On demandera incessamment au Conseil d’Etat la déclaration d’utilité publique.
- Bayonne. — Dans une délibération récente, le Conseil municipal a adopté les propositions présentées par M. Martinet concernant la création d’une ligne de tram-ways électriques entre Hendaye gare et Ondaraïls.
- Le télégraphe transsaharien. — On se préoccupe depuis longtemps de relier le Soudan à la côte algérienne. M. Étiennot, directeur des postes et télégraphes du département d’Oran, qui avait été chargé d’étudier cette question, vient de soumettre à M. Jonnart, gouverneur général, un projet complet d’installation télégraphique à travers le Sahara.
- Actuellement un fil existe entre Oran et Beni-Abbès, un autre entre Alger et Timmimoun. On prolongerait l’une de ces lignes jusqu’à Adrar, dernier point occupé par nos soldats, à 1.200 kilomètres de la côte.
- , De là on continuerait dans la direction du Niger, jusqu’à Bourren, soit 1.400 kilomètres, dont 1.000 en territoire algérien et 400 en territoire soudanais. Sur ce second tronçon, on établirait six fortins et trois postes à des intervalles de 80 à 200 kilomètres. Un méhari pouvant couvrir 100 kilomètres par jour, il ne faudrait jamais plus de vingt-quatre heures pour se rendre d’un de ces postes à un point de rupture de la ligne.
- Enfin, à Bourren, on bifurquerait d’une part sur Tombouctou pour se raccorder au Sénégal; d’autre part sur Say, pour atteindre Zinder et la région du Tchad. On desservirait aussi tout le Soudan, le Dahomey et la Côte-d’Ivoire.
- Les fils seraient accrochés à des poteaux métalliques distants de 100 mètres, et au moins à 4 ni. 5o du sol, de manière à laisser passer un chamelier monté. On évalue la dépense à deux millions et demi, eL la durée des travaux à dix-huit mois.
- SOCIÉTÉS
- Compagnie générale d'éclairage de Bordeaux. — Société anonyme française au capital de 12 millions de francs.
- Siège social à Bordeaux, 5, rue de Condé
- Bureau financier à Paris, 9, rue de Mogador.
- (Publication antérieure dans le Bulletin annexe du Journal Officiel du 22 juillet 1907.)
- L’augmentation du capital social de 8 millions à 12 millions de francs a été définitivement réalisée et sa réalisation constatée par l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 26 octobre 1907.
- Le Conseil d’administration, conformément à l’article 8 des statuts, a décidé l’émission d’une nouvelle tranche de 12.000 obligations qu’il a la faculté d’émettre, portant ainsi à 36.ooo le nombre des obligations émises.
- Ces obligations, d’une valeur nominale de 500 francs chacune, rapportant 4 % d’intérêt payable par moitié le Ier janvier et le Ier juillet, sous déduction des impôts, sont amortissables avant le 1er juillet 1934 par tirages au sort annuels ou pour rachat en bourse au-dessous du pair, suivant un tableau d’amortissement, avec faculté de remboursement au pair par anticipation à quelque époque que ce soit.
- ACTir : BILAN AU 30 JUIN I9O7.
- Premier établissement : 14.007.414 fr. 5o; caisses et banques, 1.653 o45 fr. 09; outils, ustensiles, mobilier, 180,985 fr. 83 ; installations en location, 1.179.617!. 98 ; fourneaux en dépôt, 174.625 fr. 45; impôts recouvrables, 17.733 fr. 58; cautionnement ville de Bordeaux, 517.570 fr. o3 ; redevance complémentaire de garantie ville de Bordeaux, 4°°.ooo francs; frais de constitution, 251.744 fr. 46; prime d’amortissement sur obligations, 993.191 fr. 32 ; approvisionnements et stocks, 855.799 f*”. 68 ; débiteurs divers, i.547.5o6 fr. 92; portefeuille, 863.654 fr. 40.
- Total de l’actif ; 22,642.889 fr. 46.
- PASSIF
- Capital-actions : 8.000.000 francs; obligations : 23.091 obligations en circulation ; ii.545.5oo francs; amortissement d’obligations ; 875 obligations amorties : 437.500 francs, coupons à payer et titres à rembourser, 243.915 fr. 98 ; bénéfices appartenant aux actionnaires, 58.547 fr'- °6 ; réserve légale, 20.15g fr. 43 ; amortissement du fonds social, 160.65o francs; créditeurs divers, 1.743.862 fr. i3.
- Total du passif.............. 22.210.134 60
- Profits et pertes............ 432.754 86
- Somme égale à l’actif..... 22.64a.889 46
- Société électrique du Centre. — Société anonyme française au capital de 6 millions de francs.
- Siège social à Paris ; 69, rue de Miromesnil.
- Les obligations que la Société va émettre seront soumises à une association syndicale.
- Le siège de l’association syndicale sera à Paris, au siège de la société Énergie électrique du centre.
- La Société s’interdit pour l’avenir de conférer hypothèque sur ses immeubles, de constituer tout gage ou nantissement, de quelque nature que ce soit, en un mot, de constituer un droit de préférence quelconque à ces créanciers actuels ou futurs sans le donner également aux propriétaires des i5.ooo obligations dont il s’agit, à moins de consentement des représentants des obligataires.
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- 8 Février 1908. REVUE D’ELECTRICITE
- Actif. — Bilan au 3o juin 1907.
- Secteur du Cher :
- Terrains................................... 381.7:17 86
- Barrage et usine hydro-électrique sur le
- Cher..................................... 67*2.531 21
- Usine à. vapeur de Montluçou................ 694.686 l\'i
- Postes et réseaux primaires et secondaires.................................. 1.291.815 09
- Réseaux téléphoniques................. 15.557 55
- Secteur de la Loire (postes et réseaux
- primaires et secondaires)........... 10.545 96
- Secteur du Roannais (postes et réseaux
- primaires et secondaires).................. 10.239 43
- Mobilier et outillage................. 41.976 35
- Apports.......... .................... 500.000 »
- Frais de premier établissement.............. 276.606 55
- Portefeuille et contrats.................. 4*680.278 »
- 8. Débiteurs :
- Actionnaires........................ 1.717.000 »
- Cautionnement spécial..................... i5o.ooo »
- Compagnie électrique du Midi.. ..... 1.000.000 »
- Divers.............................. 35.137 2*5
- 9. Caisse :
- Caisse de Saint-Etienne..................... 6.788 3o
- Caisse de Roanne.............................. 688 85
- Caisse siège social......................... 4.3o6 60
- Caisse de Montluçon......................... 4*4*6 44
- 10. Banquiers :
- Société générale............................ 6.537 60
- Crédit lyonnais.. ........................... 771 35
- OfFroy-Guiard........................ . 760 45
- Banque transatlantique ................... 130.778 q5
- Berthoud eL Cie..................... *79-77* '-5
- Total de l'actif........... 1 1.812.913 46
- Passif.
- i° Non exigible.
- Capital-actions :
- De priorité............................ 5.500.000 »
- Ordinaires de 2e rang................ . 5oo.ooo »
- 20 Exigible.
- Intérêts intercalaires........................... 727 20
- Créditeurs divers............................. 97.000 »
- 3° Exigible à teinte.
- Avances en banques et diverses......... -j. 715.180 26
- Total......................... 10.812.913 46
- Béuélice spécial....................... * .000,000 »
- Total du passif................ 11.812,913 46
- Certifié conforme :
- L'un des administrateurs délégués, Louis Louciieur,
- 69, rue de Miromesnil, Paris.
- Société mâconnaise d* éclairage électrique,, — Société anonyme en formation conslituée.sur le régime de la législation française.
- Siège social à Azc (Saône-el-Loire). La société a pour objet: l’exploitation d'une entreprise d’éclairage électrique sur les communes de Lugny, Bissy, Sainl-Gen-goux-de-Scissé, Azé, Igé, Verzé, Saint-Maurice et Pé-ronne (Saone-el-Loire) et, éventuellement, sur toutes autres communes voisines. Toutes opérations commerciales ou industrielles, la location à litre de preneur ou de bailleur, l’acquisition et la vente de tous les biens mobiliers ou immobiliers se rattachant à 1 industrie et au commerce dont s’agit ou pouvant en faciliter l'extension et le développement, l'obtention de toutes concessions. La participation directe ou indirecte de la société dans toutes les opérations commerciales ou industrielles pouvant se rattacher à son objet.
- M. Landré apjjorle à la société : i° le bénéfice des dépenses, études, frais et démarches qu’il a faits pour arriver à rétablissement de l’éclairage électrique sur les communes susdésignées et l'obtention de la concession de 1 éclairage public desdites communes elles-mêmes ; 2° le bénéfice do toutes promesses ou de tous contrats passés en vue dudit éclairage.
- A litre de rémunération desdits apports, il est attribué à M. Landré : i° Cent actions de la société entièrement libérées 5 20 une somme de vingt mille francs payable en espèces dès la constitution de la société.
- Le capital est fixé à la somme de 200.000 francs et divisé en 2.000 actions de 100 francs chacune, dont 100 actions sont attribuées au fondateur en représentation de son apport et 1.900 sont à souscrire et à libérer: im quart lors de la souscription eL le surplus suivant les appels du conseil d'administration.
- L'année sociale commence le jei> janvier et finit le 3i décembre.
- Sur les bénéfices nets il est prélevé : i° 5 % pour la réserve légale ; 20 somme suffisante pour servir aux actionnaires un intérêt de 5 % sur le capital libéré et non amorti des actions. Le surplus est réparti : 10 % au conseil d'administration, 90 % aux actionnaires. Le conseil d’administration a droit, en outre, à une somme annuelle fixée par rassemblée générale. Les administrateurs, délégués ou directeur ont droit à une rémunération fixe ou proportionnelle déterminée par le conseil.
- Eu cas de liquidation, l'actif social net est employé d'abord à rembourser le capital des actions. Le surplus est réparti mitre les actionnaires au prorata du nombre de leurs actions.
- Emetteur : la. Banque de Lyon%
- Nord-Sud Métropolitain. — La Compagnie a décidé qu'il ne serait émis actuellement que ro millions sur les 20 milliôns formant l'augmentation du capital social.
- Société d’Électricité Brown, Boveri et Cie, — La succursale italienne de la Société d’Électricité Brown, Boveri et C° a décidé de porter son capital de 3.5oo.ooo lires à 5 millions de lires en vue de l acquisition du chemin de fer électrique « Tadda »•
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 6,
- Compagnie allemande d’Électricitê & Outre-Mer à Berlin. — Cette Société a décidé d’émettre des obligations nouvelles 5 % pour un total de a5 millions de marks, dont la moitié seulement serait offerte prochainement en souscription publique. Cet emprunt est destiné à étendre les affaires de la Société à Buenos-Ayres, Montevideo et au Chili. Nous annonçons d’autre part le contrat de cette société avec la ville de Buenos-Ayres.
- Éclairage électrique de Saint-Pétersbourg.— On considère comme probables les dividendes de 20 francs à l’action privilégiée et de 15 francs à l’ordinaire, contre respectivement 16 fr. 5o et 5 francs l’an dernier.
- ADJUDICATIONS
- Brésil.
- Prochainement, au gouvernement de l'État de Santa-Catharina, établissement d’une distribution d’eau et de l’éclairage au gaz ou à l’électricité de Desterro.
- Belgique.
- Société Nationale des chemins de fer vicinaux. — La Société Nationale des chemins de 1er vicinaux fera procéder, le mercredi ia février 1908, à 11 heures du matin, en son local, rue de la Science, 14, à Bruxelles, à l’ouverture publique des soumissions pour la construction des chemins de fer vicinaux électriques de Namur : Nainur à Jambes, Nanmr à Saint-Servais, Namur à Wépion (La Pairelle).
- Montant du devis, 90.837 francs. — Cautionnement, 9.000 francs.
- Les soumissions devront être adressées à M. le directeur général par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Les entrepreneurs pourront prendre connaissance dos plans, cahier des charges, devis, etc., au siège de la Société Nationale (2e direction) Jet chez M. Bigot, ingénieur provincial, rue Lucien-Namèche, 3g, à Namur, à partir du 22 janvier.
- Le cahier des charges sera.délivré au prix d’un franc par exemplaire.
- Le Directeur- Général,
- C. DE BURLET.
- Société Nationale des chemins de fer vicinaux. — La Société Nationale dos chemins de fer vicinaux fera procéder, le mercredi 26 février1 1908, à 11 heures du malin, en son local, rue de la Science, 14, à Bruxelles, à l’ouverture publique des soumissions pour l’établissement de voies nouvelles et le déplacement de la voie entre les
- cumulées 2.266 et 3.£>70 de la section de Namur (station) à Namur (citadelle) des chemins de fer vicinaux électriques de Namur.
- Montant du devis, 29.011 5o. — Cautionnement, 2.900 francs.
- Les soumissions devront être adressées à M. le directeur général par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Les entrepreneurs pourront prendre connaissance des plans, cahier des* charges, devis, etc., au. siège delà Société Nationale (2e direction) et chez M. Bigot, ingénieur provincial, rue Lucien-Namèche, 39, à Namur, à parti]1 du 29 janvier.
- Le cahier des charges sera délivré au prix d’un franc par exemplaire.
- Le, Directeur-Géhérali
- C. de Burlet.
- — Jusqu’au 29 (au lieu du 3) février, à l'Hôtel de Ville, à Garni, soumissions pour la construction et placement de trente grues électriques le long du nouveau bassin.
- — Prochainement, à l’administration de : la ville, à
- Bosswein-en-Sa, - construction ' d’une usine- d’électricité pour énergie et éclairage. 1
- . France. ' ; ! >
- Le 28 février, à 4 heures, au sous-sécrétariat d’Élat des Postes et des Télégraphes, rue de Grenelle, io3, à Paris, fourniture : iü des pièces détachées d’appareils nécessaires au service télégraphique pendant les années 1908, 1909 et 1910, en un lot; — 20 de matériel et de produits chimiques pour piles et de la transformation de matières hors de service (zinc Callaud et Leclanché, lames de charbon, sulfate de cuivre, chlorhydrate d’ammoniaque, dexlrine), eu quatorze lots. Demaudes d’admission avant le 18 février.
- Bussie.
- La municipalité de la ville de Samara reçoit les offres pour la construction et l’exploitation d’une station centrale électrique et pour l’organisation des tramways à Samara.
- Espagne.
- L’établissement d’un service radio-télégraphique. — Le roi d’Espagne a signé un décrel autorisant la mise en adjudication d’un établissement pour l’exploitalion d’un service radio-télégraphique sur les cotes de la péninsule, des Baléares et des Canaries.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome I <2° série).
- SAMEDI 15 FÉVRIER 1908.
- Trentième année. — N° 7.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L9TTK‘ n o
- tclair
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 201. — Swync.edauw. Fabrication électrique de l’acide nitrique, p. 203. —J. Reyval. Dynamos et moteur à axe vertical, p. 209.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Sur la théorie des machines à courant continu, P. Riebesell, p. 212. — Mesures. Méthode simple d’essai à récupération pour dynamo, A. Kolken, p. 214. — Construction de machines. Oscillations magnétiques dans les alternateurs, G. W. Worral, p. 215. — Transmission et Distribution. Rrnsques variations du courant à la mise en circuit des moteurs asynchrones, L. Fleischmann, p. 217. — Brevets, p. 219. — Variétés Quelques remarques sur l’enseignement technique (suite), A. Blondel, p. 220. — Législation, p. 226. — Jurisprudence, p. 227. — Bibliographie, p. 228. — Chronique industrielle et financière. Moulin à vent Sehabaver, p. 229. — Congrès International de l’Electricité de Marseille (1908), p. 230. — Renseignements commerciaux, p. 231.
- ÉDITORIAL
- Divers procédés do production de l’acide nitrique au moyen des décharge électriques ont été déjà appliqués avec plus ou moins de succès; nous avons eu l'occasion de les indiquer à mesure que leurs ailleurs les faisaient connaître au public. M. Swynge-dauw, qui a, en ces matières, acquis une compétence spéciale par ses travaux sur les décharges électriques, nous donne aujourd’hui (p. ao3) une étude comparative des divers procédés; il en indique les caractères essentiels et il en explique les résultats. Successivement l’auteur examine le premier procédé de la Société américaine « Almos-pheric Products », le procédé Mac Dougall, celui de MM. de Kowalski et Moscicki, avec les modifications qui y ont été apportées.
- M. Swyngedauw montre enfin comment la solution industrielle, aujourd’hui acquise, pouvait être au moins indiquée par les conditions même de formation des vapeurs nitreuses sous l'influence de l’arc.
- Les procédés Hirkclund et Eyde, qui ont été décrits dans noire revue, sont aujourd'hui appliqués en Norwège où la Société qui exploite les brevets dispose de forces hydrauliques considérables et à bas prix. On a cherché aussi, en parlant de Pair liquide, à produire les vapeurs nitreuses par l’étincelle électrique; on a obtenu déjà quelques résultats, mais il est certain que la première condition pour appliquer utilement cetle méthode serait de prod ni re à bon marché l’air liquide.
- A mesure que la commande électrique des machines-outils se répand dans les diverses industries, les constructeurs sont de plus en plus amenés à étudier des types spéciaux de moteurs, de manière à obtenirles meilleures conditions de fonctionnement. A ce sujet, il nous a paru intéressant de publier une noie (j). 3oy) sur quelques modèles de moteurs à axe vertical établis récemment en Allemagne,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 7.
- notamment pour la commande des pompes. L’on remarquera en particulier un groupe moteur générateur très compact pour radiotélégraphie.
- Nous avons donné, dans un de nos derniers numéros, une étude de M. Menges (*) sur la commutation clés machines à courant continu, et nous annoncions à ce propos la publication prochaine, dans la Lumière Electrique, d’un nouveau mémoire sur celte question.
- Tout récemment,MM. Riebesell et'Rüden-berg viennent de publier indépendamment des théories tout à l'ait analogues, tenant compte des variations du courant débité par la machine. L’on pourra lire plus loin (p. ai a) un résumé de l’article de M. Riebesell, le premier en date. En résolvant les équations différentielles obtenues dans celte hypothèse, l’on trouve encore que la densité de courant sur une lame devient infinie à l’instant où celle-ci quitte le balai, si l’on ne remplit pas une certaine inégalité.
- Cette dernière est d’ailleurs plus aisée à satisfaire que celle donnée en 1898 par M. Girault; mais, comme le fait remarquer le traducteur, l’écart est assez faible à ce point dé vue.
- Quoi qu’il en soit, les équations données par M. Riebesell conduisent bien à la solution mathématique exacte du problème envisagé et semblent pouvoir donner lieu à des remarques très intéressantes. D’autre part, une discussion va s’ouvrir Irès probablement sur ce sujet d’une importance capitale.
- Nos lecteurs posséderont ainsi tous les documents nécessaires pour la suivre utilement et 11’en liront qu’avec plus d’intérêt l’élude annoncée de M. Latour.
- C’est un fait bien connu que les induits d’allernalcurs à encoches ouvertes donnent
- (Ù Mkkghs, Sur le rôle; do la zone noiili'o dans la coin-niulalion. Lumière Electrique, lomo IGr série), p. i5.
- lieu à des harmoniques dans les courbes de force électromotrice. Cependant, les essais méthodiques sur les oscillations du flux magnétique sont encore peu nombreux.
- Ceux décrits par M. E. Worrall (p. 215) contribueront, sans doute, à éclaircir le rôle des divers éléments qui interviennent dans ce phénomène assez complexe.
- M. F leischmann a observé un phénomène intéressant lors de la mise en circuit brusque des moteurs asynchrones dont le rotor est amené préalablement à la vitesse du synchronisme (j). ai y). 11 se produit alors une surinlensité notable et la cause eu est différente de celle signalée au sujet de là mise en-circuit des transformateurs à vide.
- Parmi les nouveaux brevets (p. 220), il importe de signaler un dispositif fort ingénieux de M. Marconi pour la production cl’ondes électriques entretenues à haute fréquence. Il serait intéressant de connaître les résultats des essais effectués avec cet appareil, qui possède, en plus d’une grande originalité, l’avantage d’une simplicité incontestable.
- Sur la spécialisation des études d’ingénieur, on a beaucoup dit et beaucoup écrit. Mais il faut reconnaître que si des critiques et des objections très fondées ont été adressées au système d’enseignement trop général, on n’a pas encore indiqué les formules vraiment satisfaisantes d’un enseignement spécialisé. M. André Blondel, en étudiant celte question, y distingue : 10 ce qui concerne l’école; 20 ce qui concerne le rôle de l’ingénieur, et enfin 8° ce qu’exigent les capacités individuelles des candidats. L’auteur réclame comme une nécessité d’intérêt, minéral la coexi-
- O
- slertee de plusieurs établissements d’instruction, de types différents, et il indique comment, et dans quelle mesure il convient d’y introduire une certaine spécialisation ip. 220).
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- 15 Février 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 203
- FABRICATION ÉLECTRIQUE DE L’ACIDE NITRIQUE
- A la fin du xvm0 siècle Cavendish et Prieslley liront de l’acide azotique en faisant éclater des étincelles dans un mélange d’oxygène et d’azote renfermes dans un eudiomètre en présence d’une lessive alcaline.
- Sous l'influence de l’étineelle, l’azote s’unit à l’oxygène pour former l’oxyde d’azote en absorbant 2f> Goo calories par molécule gramme d’AzO; cet oxyde d’azote s’unit ensuite directement à l’oxygène pour former du peroxyde d’azote en dégageant 19 poo calories par molécule AzO2 et ce peroxyde d’azote, en présence de l’eau, se dissocie en acide azoteux et acide azotique suivant l’équation
- 2 AzO2 -f 1120 AzOTl -f Az03H.
- Celte expérience contient en germe la fabrication électrochimique de l’acide nitrique.
- Je ne vais pas entrer dans les détails chimiques de l’oxydation des azotites en azotates; je m’occuperai seulement de l’oxydation de l’azote, provoquée par l’électricité. C’est le point capital de cette fabrication.
- L’expérience mémorable de Cavendish resta longtemps dans la semi-obscurité des laboratoires.
- En 18G0, J. Dewar montra que l’arc électrique produit des nitrites et des nitrates, et cela ne doit pas nous étonner, car l’are est en quelque sorte une étincelle maintenue constamment en ignition.
- En 1892, Sir William Crookes, en entretenant un arc à tension convenable dans l’air d’un ballon en verre, constate la production d’une llamme donnant naissance à des fumées de vapeur nitreuse.
- En 1897, l’expérience de Cavendish devint célèbre par les recherches de Lord Rayleigh sur l’argon.
- Dans un ballon on fait éclater entre pointes un arc de tension de 2 000 volts; on injecte un mélange convenablement dosé d’air et d’oxygène et on l’ail couler une lessive alcaline sur les parois du ballon. L’oxygène s'unit à l'azote et on recueille l’argon. Indépendamment de ce résultat fondamental, Lord Rayleigh mentionne que jo"1 d’acide azotique étaient produits par ki-
- lowatt-heure d’énergie électrique consommée, ou, ce qui revient au meme, 011 obtenait ainsi /i î8B1' d’acide azotique par kilowatt-an.
- Ce résultat plutôt secondaire au point de vue de Lord Rayleigh frappa vivement Sir W. Crookes et, en 1898, ce dernier physicien, préoccupé par l'épuisement, à brève échéance possible, desgisements de nitrate de soude du Chili (‘),mon traque si 011 pouvait produire le kilowatt-an de 2.4 heures pur jour d’énergie électrique à Go francs, le nitrate de soude pourrait être obtenu par le procédé électrochimique à raison de i2> francs la tonne, c’est-à-dire à meilleur compte que celui que fournissait le Chili, lequel se vendait à celle époque 187 francs sur le continent.
- Or, l’énergie hydro-électrique des cascades à grande hauteur de chute permet de fournil1 le kilowatt-an à des prix très bas en y comprenant les amortissements et l’entretien du matériel.
- Le problème de la fabrication industrielle et électrique de l’acide nitrique était posé, l’adaptation industrielle de l’expérience de Lord Rai-leigh 11e devait pas tarder.
- Nous examinerons successivement : i° les procédés de Mae Dougall; 2° le procédé Bradlcy et Lovcjoy employés par la Société « Atmosphcrie products » ; 3° les procédés de Kowalski et Moscicki; 4° enfin les procédés de Birkcland et Eyde.
- i° — Ritociimi Mac Doucai.l.
- E11 1900-1901, Mae Dougall prit un brevet pour la production industrielle de l’acide nitrique dont les caractères essentiels sont les suivants : Le vase dans lequel s’accomplissent les réactions est en terre réfractaire; les électrodes entre lesquelles éclate l’are ont des extrémités de platine iridié, ces électrodes sont isolées et leur distance est variable ; le jet d’air, en général d’azole et d’oxygène, entre par le bas du vase, traverse l’air et sort par le haut (voir fig. 1).
- (') Pour se rendre compte de l'énorme accroissement de consommation des 11i( raies, il sul'lit d'indiquer (pi’en 1870, l'exportation du Chili cl du Pérou atteignait à peine i.5o,ooo tonnes et qu’en 1901) elle dépassait 1,5oo.000 tonnes En (rente ans l’exportation a donc décuplé.
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- On commence par mettre l'alternateur en route et réunir les électrodes a et b, on approche a et b à la main presque au contact, de fat on à amorcer l’arc, et on les éloigne ensuite.
- 6i8000 VOLTS
- Fig. i. — Dispositif Mac Dougall.
- On remarque ([lie Mae Dougall s’est contenté d’industrialiser l'expérience de Lord Rayleigh.
- Uësullatx. — Il constata la dissociation du peroxyde d’azote en protoxyde d’azote et azote à haute température et lit les remarques suivantes:
- iJ Le rendement en oxyde d’azote par kilowattheure est d’autant meilleur que l’are est plus long;
- •>° Le rendement en acide nitrique est d’autant meilleur que l’intensité est plus faible;
- 5° Le rendement en acide nitrique douille environ lorsqu’on ajoute à l’air ordinaire la moitié de son volume d’oxygène pur.
- Avec l’air et un courant de. o,-i ampère à 5 ooo volts on obtient T>sr,b d’acide azotique par kilowatt-heure.
- Aupointde vue économique, on voit immédiatement les inconvénients du système : nécessité d’employer un très grand nombre de touries qui d’ailleurs sont mal utilisées.
- Nécessité de renouveler les terminaux des arcs qui pour o,a ampère à haute tension doivent s’échauffer et se détériorer.
- 2° — Piiocéini Atmosphjïiuc Pkoiiucts.
- En 190a, la Société. « Atmosphéric Products » acquiert les brevets Bradley et Lovejoy et achète iào 000 kilowatts de chute d’eau au Niagara.
- Avec les indications générales de Mac Dougall, Bradley et Lovejoy édifièrent un procédé basé sur les propriétés énoncées par Mac. Dougall. Ce n’était, en somme, que le développement logique et étendu jusqu’à l’extrême du procédé Mac
- Dougall et son perfectionnement au point de vue mécanique :
- iu L’are de faible intensité donne le meilleur rendement : Bradley et Lovejoy curent l’idée de diviser le courant de l’alternateur en une multitude de courant de faible intensité (1/1000 d’ampère environ) ;
- 20 Les arcs allongés étant meilleurs 'que les ares courts, ils amorçaient les ares et les allongeaient mécaniquement au-delà de la distance à laquelle ils pouvaient se maintenir jusqu’à les rompre (');
- 3° Toutes ces opérations se faisaient mécaniquement dans une tour en terre de i'V-ià cle diamètre et de de haut. Un axe central
- mobile, mu par un moteur extérieur, porte des électrodes terminées par des pointes de platine. Dans le plan des électrodes sur la périphérie de la tour sont disposées d’autres électrodes perçant les parois du vase de part en part et terminées par des pointes de platine.
- On les arrête à une petite distance, imm environ, des pointes mobiles et ces électrodes communiquent à l’extérieur avec des bobines de self-induction dont nous verrons le rôle.
- Aux divers étages on a un groupe d’électrodes analogues.
- On joint l’une des deux lignes à haute tension à l’axe porteur des pointes intérieures et l’autre à toutes les extrémités des bobines de self-induction réunies ensemble.
- Il éclate dans chaque tour /H4(>oo étincelles par minute, et la puissance totale dépensée dans chaque appareil n’est que de à kilowatts.
- Au moment où les pointes mobiles sont en présence des pointes fixes à une distance de l’ordre du millimètre, la tension de 8 000 à 10 000 volts employée est suffisante pour provoquer une étincelle à chaque groupe de pointes. Le courant de l’alternalcur est ainsi divisé en autanL de courants dérivés qu’il y a de pointes mobiles; ces ares s’allongent par suite du mouvement de Taxe jusqu'à-se rompre (voir fîg. 2).
- Une difficulté se présentait; au moment où l’étincelle éclate, lorsque l’are est court, sa résistance est très faible et si on 11e prenait
- {') Nous signalons ici le brevet pris récemment pour un four destiné a la production de l’ay.ole et dont nous avons donné la description. Cf. fMinière Electrique, tome I (2“ série), i,!1‘février 1908, p. i58.
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- aucune précaution, le courant qui passerait par chaque étincelle serait, si intense; qu’il brûlerait, les pointes <le platine et donnerait, d’après Mac Dougall, un faible rondement en acide nitrique.
- Fig. 2. — Dispositif Atmospheric Products.
- On empêche l’accroissement brusque du courant au moment de ramorccmcnt de l’arc, en intercalant dans le circuit de la pointe fixe, entre cette pointe et la borne correspondante de l’alternateur, une bobine de self-induction.
- Le procédé Atmospheric Products est caractérisé surtout par la division, pour ainsi dire à l’infini,de l’étincelle nitrificatriee,mais ce morcellement, poussé à l’extrême, entraîne des dépenses tellement considérables de premier établissement que, malgré un prix de revient de l’énergie hydro-électrique excessivement bas, la Société Atmosphéric Products a cessé de fonctionner.
- 3° -- PhOCÉDK DE KOWALSKI (*).
- Presque en même temps, MM. de Kowalski et Moscieki,au moyen d’étincelles de très haute tension, 5o ooo volts, et une fréquence de courant de îo ooo périodes environ par seconde, obtinrent un rendement de 5a à 55*r d’acide nitrique par kilowatt-heure avec l’air ordinaire et environ ioogl'par kilowatt-heure en enrichissant l’air de 5o % d’oxygène. Ils obtenaient leur courant de grande fréquence en branchant, entre les bornes d’un alternateur,des circuits comprenant chacun des bobines de self .et. un condensateur (v. fig. 3).
- Chacun de ces circuits était en outre interrompu par un interrupteur à pointes distantes de quelques centimètres.
- (1) Cf. de Kowalski. Fixation de l’a/.oie atmosphérique par les décharges électriques, Hall clin do la Sociale Internationale des Electriciens, tome III, a0 série, p. >i4.
- Sous rinllucnce du courant du transformateur de fréquence ordinaire de 5o périodes par seconde, le condensateur se. charge, lorsque lit Icnsion est suffisante line étincelle éclate entre les pointes et le condensateur se décharge en produisant, une étincelle (Mitre les pointes de l’interrupteur.
- A
- Fig, 3. — Dispositif Je Kowalski.
- Je n’insisterai pas sur ce procédé purement électrique, dont on voit immédiatement le grave inconvénient, c’est que :
- i° Les appareils à très haute, tension coûtent chers à cause de la difficulté d’isolement ;
- a° Si on veut accroître le rendement en diminuant l’intensité de l’étincelle, on est obligé de mettre en dérivation un très grand nombre d’appareils analogues.
- On si; trouve donc en présence des mêmes inconvénients que pour les appareils de la Société Atmospherie Products : la nécessité d’immobiliser un capital de premier établissement considérable.
- M. de. Kowalski attache une importance particulière à la haute fréquence tle son courant: il attribue on particulier l'amélioration de son rendement par rapport à celui de Mac Dougall à celle haute fréquence; mais conformément au résultat mis en évidence par le procédé Almos-pheric Products, il semble plutôt que cette amélioration de rendement soit due à des étincelles plus longues et dos courants plus faibles et à dos étincelles plu.s chaudes par la présence du condensateur.
- lié/le.fions générales. — Si.maintenant, nous jetons un regard d'ensemble sur les procédés de Mac Dougall, Atmospheric Products et de Kowalski, nous voyons que leurs auteurs ont été surtout frappés par le rendement en acide nitrique par kilowatt-heure; ils n’ont peut-être pas été assez pénétrés de celle nécessité indus-
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- triellc de réaliser un appareil simple et peu coûteux.
- Il ne suffit pas (l’avoir un bon rendement pour produire économiquement un produit, il faut encore que l'amortissement, du capital immobilisé dans cet appareil soit aussi Faible (pie possible.
- Ce n’est pus une raison électrique qui a compromis I(“succès des procédés (pic nous avons examinés,c'est plutôt une raison d’ordre économique. Les (•tildes de Duugall perfectionnées par Atmos-plieric Products ont résolu le problème électrique de la l'avon la plusclaire.On produitlcs meilleurs rendements d'acide nitrique par kilowatt-heure avec des arcs aussi longs et, aussi minces (pie possible, de façon à présenter la plus grande surface à l’air oxydé. Si Atmospheric Products a échoué dans son projet colossal d’alimenter le monde de nitrate de soude, c’est que le procédé employé pour accroître la surface de l’arc sans augmenter son volume était trop compliqué. Le point, technique à résoudre devenait le suivant : chercher un moyen simple d’accroître la surface sans changer l’intensité de son (murant.
- 11“ Pi ’océdé Atmoxphcric Produc/N. — Cette
- Fig. /(. — 2° Dispositif Atmospheric Products.
- solution économique et simple devait être mise en valeur par Birkcland et Eydc, mais on en trouve le germe dans les brevets d’Almosphéric Products.
- Outre le procédé, décrit précédemment, cette Société a décrit en elTet. une, méthode et un dispositif qui ne paraissent pas avoir donné d’assez bons résultats, et qui d’ailleurs, à la lecture du brevet, ne semblent pas avoir été utilisés: je le décrirai néanmoins en.principe parce qu’il me semble être le lien conducteur vers le procédé vraiment industriel de Birkcland.
- Ce procédé consiste tout simplement à utiliser le phénomène de l’arc souillé par le parafoudre à cornes. I
- Entre deux conducteurs divergents (fig. /|), on fait éclater un arc et pour une intensité suffisante on voit l’arc qui s’est produit dans les parties les plus rapprochées s’élever en s’allongeant jusqu’à la rupture. Cet arc est pour ainsi dire souillé par le courant d'air chaud qu'il crée lui-même.
- L’allongement de l’arc se fait automatiquement par une simplicité de dispositif remarquable.
- Mais ce procédé ne donnait pas le rendement sullisa nt.
- L’idéal eût été de concilier avec la simplicité du dispositif du deuxième procédé l’excellent rendement du premier; l'étude chimique des conditions de la formation de l’oxyde d’azote vont éclairer singulièrement le problème (1 ).
- ]Fig. 5. — Nouveau four de Kowalski-MoscicUi.
- (1) MM. de Kowafski et Moseicki ont modifie leur procédé. lis ont, adopté un four d’uu type assez spécial
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- Conditions de formation de l'oxyde d'azote. — L’oxyde d’azote sc forme aux dépens de l’oxygène et de l’azote avec absorption de chaleur aux températures très élevées réalisées par l’étincelle de l’are électrique.
- Sa formation obéit aux lois générales de formation des corps endothermiques que nous allons rappeler.
- Si on élève progressivement la température d’un mélange d’azote et d’oxygène, sa composition reste invariable jusqu’à ce que la température atteigne une certaine valeur critique et, à partir de ce moment, le mélange s’enrichit de plus en plus en oxyde d’azote, en proportion d’autant plus grande que la température est plus élevée.
- A chaque température supérieure à la température critique,correspond un mélange contenant une proportion donnée d’oxygène d’azote et de peroxyde d’azote.
- Cet équilibre est atteint avec une rapidité d’autant plus grande que la température est plus élevée.
- Lorsqu’on baisse progressivement la température, la proportion d’oxyde d’azote diminue de plus en plus jusqu’à s’annuler à la température critique.
- À chaque température correspond un état d’équilibre caractérisé j>ar les proportions données de peroxyde d’azote et d’oxygène et cet équilibre se produit dans un temps d’autant plus long que la température est moins élevée.
- À la très haute température de l’étincelle, l’air atmosphérique sc charge d’oxyde d’azote en un temps extrêmement court; mais, dès que l’étincelle cesse,l’oxyde d’azote, brusquement refroidi par l’air environnant, est rapidement amené au-dessous de la température critique et n’a pas le temps de se décomposer.
- Ces explications nous permettent maintenant
- dans lequel rélineclle est mise en rotation par l’aelion cFiui champ magnétique (voir tig. 5). L’arc se produit entre deux électrodes cylindriques et concentriques, entourées extérieurement d’une bobine h baignant dans de l’huile, refroidiepar circulation d’eau. L’air entre par l’ouverture et la partie supérieure et les gaz azotés sortent par la partie inférieure. MM. de Ivowalski et Moscicki estiment qu’ils produisent avec ce four 5*js5 ker par kilowatt-an.
- de nous vendre parfaitement compte de l’eflicaeité très différente des deux procédés d’Atmospheric Products.
- Lorsque l’étincelle est grêle, elle présente une grande surface refroidissante par unité de volume; par suite, au momentoù l’étincelle cesse, l’air traversé par l’étincelle se trouve pour ainsi dire dans toute sa masse en contact avec l’air froid ambiant. Au contraire, lorsque Tétincellc est grosse, la surface refroidissante par unité de volume est beaucoup plus faible et, au moment de la rupture, il n’y a que les couches extérieures du volume occupé par l’étincelle qui se refroidissent rapidement, le refroidissement du noyau intérieur est beaucoup moins rapide et le peroxyde d’azote a le temps de se dissocier partiellement en oxygène et azote. D’autre part, le passage de l’étincelle chaude qui monte à travers l’air ambiant est trop lent pour que l’air traversé puisse se charger d’une proportion d’oxyde d’azote suffisante; mais il est aisé de s’apercevoir qu’on obtiendrait un rendement bien meilleur en acide nitrique par le passage rapide de l’étincelle dans l’air. L’arc qui s’allonge automatiquement donnerait des résultats d’autant plus efficaces qu’il se déplacerait plus rapidement; or, nous avons un moyen de déplacer les arcs aussi vite que nous voulons, c’est de les produire dans un champ magnétique qui les souffle avec une vitesse proportionnelle à son intensité. Le soufflage des arcs était d’ailleurs connu depuis longtemps dans les parafoudres et on savait depuis 1860 que, lorsqu’un arc à courant continu est placé dans un champ magnétique,
- Fig. 6. — Arcs soufflés par un champ magnétique.
- cet arc se souille en prenant la forme d’un cercle dont le rayon croit très rapidement, de sorte qu’à cause de la durée de l’impression lumineuse sur la rétine, l’arc apparaît comme'un demi-disque dont le centre est au milieu de l’inlervalle des deux électrodes entre lesquelles on le produit. Ce demi-disque est perpendiculaire au plan des
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- électrodos et du champ magnétique et dirigé d'un coté ou de l’autre de ce dernier plan suivant le sens du courant; (voir fig. G).
- Lorsque le courant est alternatif, les électrodes changent tour à tour de signe et Tare apparaît comme un disque entièrement circulaire.
- 4° — Phockdé Bihkeland et Eyde (l).
- C’est ce phénomène qui a été utilisé dans le four de MM. Birkcland et Eyde.
- Les électrodes y sont distantes de i à 2 millimètres et le courant alternatif (pii produit les arcs est de 5<>o<> volts. Dès qu’un arc s’amorce, il est sou filé par un électro-aimant; extrêmement puissant qui le déplace avec une vitesse de 100 mètres et plus à la seconde, les arcs se suivent environ à 1/1000 de seconde d’intervalle et forment un disque lumineux de 1 mètre de rayon environ.
- Le four est constitué de la façon suivante représenté parla lig. 7 : N et S sont les pôles magnétiques d’un électro-aimant puissant, B B sont les bobines magnétisantes, PP sont les parois réfractaires entre lesquelles éclate l’arc, O est la projection des électrodes dont la direction est normale à la direction N S du champ, ce sont des tuyères d’injection d’air, 1) est l’ame du four où s’étendent les ares en forme de disque, l’air injecté par C se nitrifie en D cl sort par E chargé
- X
- (*) Voir la conférence donnée à la Société Faraday, à Londres, sur les procédés Birkcland dans la Revue Scientifique, 1 906 et Eclairage Electrique,•!/{ Février 1906, p. 9.97.
- de vapeurs nitreuses qui sont ensuite traitées et fixées sous forme d’acide nitrique ou de nitrate de chaux.
- Un four de 3oo kilowatts a marché pendant un an d’une façon continue sans aucune réparation, les électrodes formées de tubes de cuivre, refroidies par l’eau, sont changées toutes les 3 ou 4 semaines, le garnissage réfractaire tous les 4. à G mois; les fours donnent 5 % d’oxyde d’azote par litre d’air injecté.
- A Notodden les fours les plus productifs ont une puissance de àoo kilowatts, l’énergie électrique leur est fournie à raison de 3*2 francs le kilowatt-an (ce qui me paraît un peu bas), chacun d’eux est traversé par aaooo litres'd’air à la minute, les gaz mirés sortent à la température de joo à 700 degrés et on obtient ainsi 00 à G5 gp par kilowatt-heure, c'est-à-dire 5oo à Goo kilogrammes d’acide nitrique par kilowatt-an. Un four de 5oo kilowatts produit ainsi annuellement ‘240000 kilogrammes d’acide nitrique 1110-nohydraté. M. P. S. Thompson évalue le prix de la tonne d’acide monohydraté à 182 fr. 5o et la tonne d’azotate de chaux à 112 fr. 00. La Société Norvégienne a acheté 3ooooo kilowatts d’énergie hydraulique et elle se propose d’accroître notablement sa production d’acide nitrique.
- CONCLUSIONS
- La fabrication électrique et industrielle de l’acide nitrique est résolue. Le cauchemar de W. Crookcs de voir le monde livré à la famine par l’épuisement des nitrates de soude du Chili est évanoui, la terre pourra désormais être fertilisée indéfiniment par les azotates artificiels.
- L’électrochimie s’est annexée un nouveau domaine, la grande industrie chimique, grâce à la modicité extrême du prix de revient de l’énergie électrique. Les pays de houille blanche ont acquis une nouvelle source de.richesse.
- Une considération s’impose ; si, dans nos pays de houille noire, nous voulons lutter contre le déplacement possible de nos industries chimiques, nous devons développer l'industrie des fours à coke qui, comme nous l’avons montré antérieurement, peut produire l’énergie électrique dans des conditions comparables aux meilleures stations électriques de houille blanche.
- Les compagnies minières,en développant l’in-
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- dustrie et le commerce du coke,y trouveront non seulement une source de bénéfices nouveaux,mais rendront il la région du Nord, tout entière l’in-
- comparabic service de lui conserver la vie dans toutes les manifestations de son industrie.
- R. S W Y N < î 12 D Alî W.
- DYNAMOS ET MOTEURS A AXE VERTICAL
- Il y a peu d’années encore, même pour actionner des machines à axe vertical, on recourait le plus souvent à l’emploi des moteurs horizontaux agissant par l’intermédiaire d’organes de transmission convenables. La tendance actuelle à entraîner directement
- Fig1, i. — Moteur triphasé de 28 chevaux à axe vertical, avec bagues collectrices.
- les machines opératrices, chaque* fois que la chose est possible, a fait naître le moteur 'verticaldont l’emploi s’étend de jour en jour.
- Les pompes de fonçage offrent un exemple intéressant de cette pratique ; presque partout, aujourd’hui, ce sont des pompes centrifuges à hante pression, qui tiennent peu de place, ont un rendement élevé, pouvant atteindre 80 % dans des conditions favorables, et permettent de refouler l’eau à des hauteurs considérables avec une seule pompe contenant plusieurs roues à aubes. De plus, leur allure rapide les rend particulièrement propres à la commande directe par moteur électrique. Comme la place dispo-
- nible ne fait pas défaut en hauteur et que Von a intérêt à n’obstruer que le moins possible la section du puits, il est naturel de construire la pompe et son moteur à axe vertical d’autant plus que celle disposition ne nuit pas à leur fonctionnement. Dans le cas
- Fig. 2. — Moteur triphasé do i85 chevaux à axe vertical, avec rotor en court-circuit.
- présent, le réglage de la vitesse étant un point d’importance secondaire, on emploie* généralement des moteurs à champ tournant qui se recommandent par leur construction simple et robuste ainsi que par leur conduite facile. En outre, ils peuvent être alimentés sans danger par du courant à haute tension, soit directement si l’arbre du rotor porte des bagues permettant d’intercaler des résistances sur le circuit de l’induit au démarrage, soit par l'intermédiaire d’un transformateur-démarreur si Tinduit est eu cage d’écureuil. Les circonstances du fonçage exigent parfois que ces moteurs travaillent entièrement noyés ; il faut alors qu’ils soient renfermés dans une
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- enveloppe parfaitement étanche. Dans ce cas, le moteur est, en raison de réchauffement, beaucoup plus lourd qu’un moteur ouvert de meme puissance ; néanmoins, pour éliminer autant que possible celte
- Fig. 3. — Moteurtriphusé de 49. chevaux avec induit en court-circuit, accouplé avec une pompe de fonçage.
- chaleur nuisible, la cuirasse est pourvue de nombreuses ailettes. Mais-Jes conditions du travail ne sont pas toujours aussi défavorables et il suffit très souvent de disposer au-dessus du moteur, dans la construction duquel on a employé des isolants spéciaux pour mines, un écran horizontal en fonte (iig. 1) qui empêche l’eau, dégouttant continuellement des parties supérieures du puits, de tomber à l’intérieur dudit moteur. L’enveloppe en foule contenant celui-ci étant ouverte sous l’écran et; à la partie inférieure, si l’on munit le rotor d'ailettes, on assure une ventilation énergique des enroulements et le moteur n’a pas besoin d’être dimensionné plus largement qu’à l’ordinaire. La figure 1 représente un moteur vertical triphasé asynchrone avec induità bagues, livré^par la Société Fcllcn et Guilleaumo Lahineycr de Fraiicforl-sur-Ie-Mein au charbonnage du Mont-Gcnis, pour commander directement une pompe Wcise et Monski destinée à élever 2.000 litres d’eau
- par minute à 45 mètres de hauteur. 11 donne 28 chevaux sous une tension de 120 volts et en tournant à i/i5d t. rn. Le palier supérieur supporte tout le poids du rotor, l’inférieur servant uniquement de guide. La pompe a ses paliers propres et l’accouplement avec le moteur est élastique afin d’adoucir la transmission des efforts. Les bagues collectrices
- sont renfermées dans une boite eh tôle perforée avec porte de visite.
- A la mine Ewald, àllerlcn,en Westphalie, un fort moteur vertical de i85 chevaux (fig. 2), avec induit en cage d’écureuil, sortant des mêmes ateliers que le précédent, entraîne directement une pompe de fonçage centrifuge à haute pression système Sulzer. La tension de service est: de 5 00 volts, la vitesse de rotation de i5oo t. m. et la mise en route du moteur se fait à l’aide d’un transformateur-démarreur. Le système de lubrification mérite une courte description : Une. pompe rotative enfermée dans l’appendice qui surmonte le palier supérieur, aspire par le tuyau quefon voit adroite sur la ligure, l’huile d’un réservoir situé à la base du moteur pour renvoyer dans le palier supérieur. De là, une partie de l’huile s’écoule dans le palier inférieur par un canal ménagé entre l’arbre et le moyeu du rotor et tombe ensuite dans le réservoir, tandis que le reste retourne
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- directement au réservoir, par le tuyau visible à la gauche du moteur. Afin que l’huile ait le temps de se refroidir, le réservoir en contient vingt litres. Le
- Fig. 5. — Moteur à courant continu à axe vertical.
- refroidissement des enroulements et du fer est assuré par une circulation forcée d’air, due à l’action d’un ventilateur monté sur l’arbre du rotor.
- La figure 3 représente une pompe de fonçage entièrement montée avec son moteur dans un cadre de suspension en fer profilé et qui fut livrée au charbonnage Gabriela de Hrandau en Bohême. Comme le moteur devait travailler sous l’eau, il est entièrement cuirassé. Le raccord de la pompe et du moteur est rendu étanche par l’emploi de bagues en caoutchouc. Le moteur a une puissance de 4a chevaux, sous une tension de 5oo volts et avec une vitesse de rotation de 2900 tours par minute. Le rotor porte un enroulement en court-circuit, les raccords aux conducteurs d’amenée de courant sont renfermés dans une boîte entièrement remplie de matière isolante.
- Les moteurs asynchrones sont souvent préférés à cause de leur simplicité; mais il y a beaucoup d’exemples de l’emploi de moteurs verticaux à courant continu. Les conditions du travail n’exigent pas non plus dans tous les cas que les moteurs soient proté-
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- gés. Ainsi la figure 4 montre un moteur triphasé ouvert, avec induit à bagues, commandant la pompe de circulation du condenseur d'une turbine à vapeur
- Fig. 6. — Moteur générateur à. axe vertical. pour station radio télégraphique.
- installée chez Stumm frères à Ncunkirchen. Alimenté avec du courant à la tension de 5oo volts, il donne 20 chevaux et fait i45o tours par minute.
- De même le moteur à courant continu, représenté par la figure 5, n’a pas de protection spéciale, bien qu’il actionne une pompe de puits, parce qu’il est installé à bipartie supérieure de ce puits.
- Les moteurs-générateurs peuvent aussi avoir un axe vertical (fig. G) et cette disposition offre beaucoup d’intérêt, dans tous les cas où l’on manque de place pour installer un moteur'générateur horizontal, et en particulier a bord des vaisseaux de guerre et de commerce pour les besoins de la télégraphie sans fil. La Société Felten 'et Guillcaumc Lahmeyer a reçu tout dernièrement la commande de plus de cent cinquante de ces machines, spécialement étudiées en vue de cette application, pour la marine allemande*
- J. Reyval.
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- EXTRAITS DES PURLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la théorie des machines à courant continu. —P.Riebesell. — Annalen der Physik.N0! ,1908.
- La théorie actuelle de la commutation des machines à courant continu ne semble pas encore arrivée à sa forme définitive; l’on sait, par exemple,que la fameuse condition (*)
- IL. T l.b.h.
- >1
- (0
- n'est jamais satisfaite avec les machines normales.
- (Nous désignons, suivant les notations de M. P. Riebesell, par R* la résistance au contact par unité de surface, b la largeur d'une lame, / la largeur du collecteur suivant l’axe, T la durée du court-circuit d’une bobine et L, le coefficient de self-iiiduclion de la bobine morne.)
- M. Riebesell vient de publier à ce sujet, dans les Annalen cler Physik une étude intéressante dans laquelle il tient compte des variations du courant principal parcourant le circuit d’utilisation extérieur. L’on obtient ainsi, pour que la densité demeure finie à l’instant où cesse le court-circuit, une nouvelle condition qui semble plus voisine de la réalité que la condition (i).
- Au début de son étude, raulcur présente quelques considérations générales, notamment sur le calcul des forces éleclromolrices dans la spire en court-circuit et sur la force éleclromotrice réellement induite entre balais. Nous ne nous étendrons pas sur ces divers calculs, qui ne présentent selon nous qu’un intérêt restreint, et qui d’ailleurs ne conduisent; pas à des formules immédiatement utilisables. Nous dirons seulement que M. Riebesell fait intervenir dans le calcul de la force électromotrice E, qui agit sur la spire en court-circuit envisagée, non seulement l’action du champ inducteur et du champ du à la réaction d’induit et aux polos auxiliaires, s’il y a lieu, mais encore celle des spires en court-circuit
- (*) A ce sujet, il importe de faire remarquer que cette condition a été publiée pour la première fois, non par MM. E. Arnold et G. Mie, mais par M. Girault. Bulletin de la Société Internationale des Electriciens > mai 1898, et Éclairage Electrique, tome XV, 11 mai 1898, p. 33tj. (N. D. T.)
- voisines de la spire considérée (en se plaçant dans le cas général où plusieurs louches sont couvertes au même instant par le balai). Le coefficient de self-induction La est celui de la spire considérée isolément (‘).
- Cela posé, considérons une spire parcourue par un courant /, et soit 2 J le courant débité dans le circuit extérieur; en appliquant successivement les théorèmes de KirchhofF à la spire court-circuitée, puis au circuit principal comprenant l’induit et les appareils d’utilisation, l’on obtient (fig. 1) [(2) les deux égalités évidentes :
- 00
- (3)
- i
- J
- Fig. 1. — Schéma de la distribution des courants pour l’une des spires en court-circuit.
- () Ces hypothèses sont en contradiction avec les théories de M. Latour. (Cf. Eclairage Électrique, 16 août 1906, p. 422), et de M. Monges (Cf. lumière Electrique, tome 1 (2e série), 4 janvier 1908, p. i5). Nous n’entreprendrons pas ici une discussion à ce propos, hien que nous adoptions les vues de res derniers ailleurs, ceux-ci devant publier prochainement des études complémentaires à ce sujet. (N. D. T.)
- (-) En réalité les équations qui suivent 11e s'appliquent rigoureusement qu’au cas simple où la largeur des laines
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- 213
- Dans ces équations,Ton désigne par :
- 6, le rapport — , t étant le temps compté à partir
- de l’instant ou la lame est tout entière sous le balai ;
- E, la force élcctrornolrice induite dans la spire et définie plus haut;
- E*, la force cleclrornotrico de la machine agissant dans le circuit principal ;
- L, le coefficient de self-induction de l'ensemble du circuit principal, y compris la self-induction de l'armature ;
- R„ la résistance ohmique d’une connexion ;
- Rg, celle d’une spire ;
- Wfl, celle du circuit extérieur;
- le nombre de lames pour un induit supposé
- bipolaire ^la résistance de l’ensemble des spires
- parcourues par le courant J est donc R,^-
- L’on pose en outre pour abréger :
- R*T
- T =
- ib l; R.T U '
- |~^ Wa -|- ^ Ru -j- Rs — 1 ^ 1
- L
- (')
- . _ RfcT
- A — Ib 1/ )
- L’équation (2) n’est autre chose que l’équation ordinaire de la théorie actuelle, mais cette équation 11e doit pas être envisagée isolément, en supposant le courant J constant. L’on doit au contraire considérer en même temps l’équation (3) relative au circuit principal, car rien n’indique à priori que le courant J ne subisse pas lui-même des variations notables dans certains cas(').
- L’auteur admet de' plus que la valeur de la force élcctrornolrice.E ne dépend que du temps /, et peut en première approximation s’écrire
- E = Pi + P
- est égale ii celle du balai; c’est pourquoi nous avons cru devoir remplacer’ la figure de l'auteur relative au cas général par la figure i ci-jointc (N. IX T.)
- (I) Celle équalion (3) a élé également donnée par MM. Miïïhgrs (E. T.Z., p. i 137, 19°^) <il u* Rüdenbf.rg (E. T. p. 1 073, 1907).
- Dans ces conditions, la résolution de ces équations différentielles simultanées au moyen de la méthode d’Alembert-Ampère conduit par exemple pour la somme i J, à une expression de la forme
- J + / == 1I(, — ©) + G ((7—ôj) > (5)
- en désignant par n(i — 0) un développement en série en fonction de (1 — 0), et par C une constante.
- Or, la densité sous la lame 1, à l’instant où elle quitte le balai, est proportionnelle à la valeur-lirnite que prend le quotient.
- d[i + *)
- r/0 ’
- lorsque 6 tend vers 1.
- Cette densité sera donc infinie si la condition t + X > 1
- n’est pas satisfaite.
- L’inégalité précédente peut se mettre sous la forme R*T L -f L,
- Ib ' LL,
- > 1
- (6)
- Elle peut donc être satisfaite dans des cas où l’ancienne condition
- R*T
- Ib
- > 1
- n’est pas remplie (* l).
- Si l’on suppose, avec l’auteur que la meilleure commutation correspond aux égalités
- /rf.J
- U/o
- L=(
- dl\
- o.
- (ce qui est loin d’être évident), l'on arrive finalement aux équations
- T T*
- j („ + v) = p, r*+
- U» i-i* .
- (7)
- j(,X + V) = E*t
- qui permettent, d’après M. Ricbesell, le .calcul du décalage des balais nécessaire ou des pôles auxiliaires assurant un calage fixe.
- J. B.
- () En réalité,
- i l'on met l'inégalilé (6) sons la forme :
- elle semble cependant monlrer que la différence ne doit pas êlre très sensible, puisque L comprend la self-in-
- La
- duclion de. l'induit, cl que,par suite,le rapport — est
- 1j
- faible. (N. D. T.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 7.
- MESURES
- Méthode simple d’essai à récupération, pour dynamo. — A. Kolben. — Elcktvotechnik und Maschinenbau, 12 janvier 1908.
- On connaît la méthode d’Iiopkinson ou de Kapp pour l’essai des dynamos à courant continu. Deux machines de meme puissance sont accouplées directement ou par courroie, et l’une d’elles, dont on renforce l’excitation, fonctionne en génératrice, tandis que l’autre fonctionne comme moteur. Le courant de la génératrice est envoyé dans le moteur et, en réglant convenablement l’excitation, on peut faire marcher les deux machines au voisinage de leur charge normale. Une source extérieure en parallèle avec la génératrice alimente le moteur et fournit seulement l’énergie nécessaire pour compenser les pertes des deux machines. Les avantages et les inconvénients de cette méthode, en ce qui concerne notamment l’approximation des résultats, sont trop connus pour que nous y insistions ici. M. Kolben montre dans son article la possibilité de réaliser cet essai avec une seule machine bobinée en parallèle, anneau ou tambour.
- La chose est fort simple, puisqu’il s’agit de faire fonctionner une moitié de l’induit comme moteur et l’autre partie comme générateur.
- Une première conclusion s’impose immédiatement, c’est la nécessité d’avoir un nombre de pôles égal à 4 ou un multiple de 4 et ensuite deux circuits d’excitation parcourus par des courants d’intensités différentes.
- Si la machine est à 4 pôles et bobinée en anneau, ce sont les % pôles consécutifs N et S qu’il faut utiliser pour l’excitation de chacune des parties motrices ou génératrices. Si, au contraire, la machine possède un bobinage en tambour imbriqué, alors Pcnchcvètremcnt des circuits oblige à ne modifier l’excitation qu’aux deux seuls pôles nord ou aux deux seuls pôles sud. Ce sont donc les pôles opposés qui sont l’un renforcé, l’autre affaibli. 11 est facile de voir ce qui se passe pour une machine ;i 4 pôles (voir fig. 1).
- La détermination du rendement: pour une certaine charge ne présente aucune difficulté. Soit Y la tension aux bornes, JA, le courant qui traverse la partie génératrice de l’induit, i celui que la source extérieure fournit, le rendement est donné par l’expression
- 0 a VJA,-J- Y / -(- je’
- x représentant les pertes faites dans les divers circuits d'excitation.
- La méthode est en somme intéressante, puisqu’elle peut s’appliquer à une machine sans qu’on doive recourir à un moteur quelconque ou emprunter une trop grande puissance à une source extérieure. Elle exige un bobinage en parallèle et sans connexions équipotentielles ; on ne peut l'appliquer aux bobinages série et série parallèle.
- N*
- Source extérieure
- Fig*. 1. — Schéma du montage des connexions et de la distribution des courants pour une machine tétrapolaire avec enroulement en tambour.
- D’autre part, il importe de remarquer que les conditions de commutation sont différentes de ce qu’elles sont lorsque la machine fonctionne soit comme moteur, soit comme générateur. En effet, on voit qu’aux deux balais opposés, séparant les circuits moteur et générateur, le courant de circulation a le même sens dans les deux circuits aboutissant aux balais.
- Il est encore évident que, si le champ renforcé se trouve à la partie supérieure de la machine, l’attraction magnétique qui s’exercera sur l’induit réduira la pression sur les appuis.
- Cette attraction pourrait assurément, si elle était trop forte, avoir des inconvénients; sa valeur dépend d’ailleurs de la résistance d’induit. Il faut remarquer en outre que, en ce qui concerne la commutation, le côté moteur, ayant un champ affaibli, se prouve dans de moins bonnes conditions que le côté générateur et qu’on 11e peut, comme dans le cas de deux machines, établir des calages différents. On compense partiellement ce défaut en décalant un peu les balais en sens inverse de la rotation, ce qui facilite la commutation du côté moteur.
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- 245
- Enfin, les pertes clans le fer n’ont pas, non plus, dans cette disposition des circuits et ce fonctionnement spécial, la valeur qu'elles ont dans un fonctionnement normal comme moteur ou générateur. Les résultats que fournit cette méthode ne sont donc pas absolument rigoureux.
- L. G.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Oscillations magnétiques dans les alternateurs.— G. W.Worral. — Institution of Electrical En-gineers. — Section de Manchester, réunion du t4 janvier 1908.
- Dans une étude antérieure (') l’auteur a divisé ces oscillations en deux classes :
- i° Celles qui se produisent dans tout le circuit magnétique ;
- a0 Celles qui sont seulement locales, sous le pôle et dans l’entrefer.
- Il a montré que les premières sont pratiquement indépendantes de la forme des encoches et du courant d’armature, tandis que les secondes sont fortement influencées à la fois dans leur nature et dans leur amplitude.
- Oscillations se produisant à eide. — Soit un alternateur à encoches ouvertes.
- Le rapport de la largeur d’un pôle au pas dentaire peut avoir les valeurs suivantes: i°un 110111-bre entier ; 20 un nombre entier-|-o,5 ; 3° un nombre entier -f-une fraction comprise entre o et 0,0.
- Dans le premier cas, les positions relatives extrêmes de Taxe polaire et de la denture sont représentées ligure 1.
- r__________3
- aimjuuutr
- A
- ;rumnJT_n_n;
- B
- Fig. 1. — Production des pulsations de flux.
- On voit (Juepour la position A,le flux pénètre dans l’armature par une surface plus petite que pour la position B. Il y a donc une variation périodique de réluctance du circuit magnétique et, par suite, une
- (') Cf. Electrical Engineering, .vol. I, page 26'ï.
- variation correspondante du flux. Ces oscillations de l'amplitude du flux sont appelées par l’auteur «pulsation du flux ».
- /irijinjiar
- A
- 'mjTnJTJm,
- B
- Fig. 2. — Production du balancement de flux.
- Dans le deuxième cas, la figure % montre que, dans les deux positions extrêmes A et B, le flux a sensiblement la même surface pour pénétrer dans l’armature, mais qu’il est sujet à une variation périodique de position relativement à la pièce polaire. L’auteur dénomme ces variations « balancement du flux ».
- Dans chacun de ces deux cas, les phénomènes de « pulsation » et de « balancement » peuvent se sur-perposer, mais l’un d’eux est tout à fait prépondérant.
- Dans le troisième cas, les deux phénomènes existent si mu 1 ta n é 1 n eut.
- Pour les expériences qui vont être décrites, la machine employée était un alternateur triphasé à 4 pôles, 44 dents, 1100 tours par minute, i^3 volts à circuit ouvert. Les pôles étaient entièrement feuilletés et les pièces polaires avaient une largeur égale approximativement à 6 fois le pas dentaire. Les encoches étaient ouvertes et avaient 7nuu,i de large et 23mm,8de profondeur. La largeur des dents en tête était égale à celle des encoches. L’entrefer était de 3“m.
- Les oscillations magnétiques 'ont été étudiées en entourant certaines positions du circuit magnétique de plusieurs spires d’un conducteur d’essai. On enregistrait les forces électroinotrices induites dans chacun de ces conducteurs d'essai à l’aide d'un oscil-logi*aphe à haute fréquence DuddelL et d’un enregistreur photographique à pellicule tournante. La machine marchait à circuit ouvert. L’aire de la courbe de la force électromotrice induite dans un conducteur d’essai représente la variation périodique du ilux dans la section entourée par ce conducteur.
- Les expériences ont été effectuées en faisant varier
- de 6 à 5 — la valeur du rapport de l’arc polaire au
- pas dentaire, au-moyen d’extensions polaires démontables.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). - N<> 7.
- L’examen des courbes montre que la ,variation du flux est inaxima dans le cas ou le rapport de l’axe polaire au pas dentaire est un nombre entier ; en effet, cette variation, qui intéresse tout le circuit magnétique, a pour cause la « pulsation du flux» qui est maxima dans ces conditions.
- Le « balancement du flux », au contraire, affecte seulement rentrefer.
- 3 5,82
- 4 5,71
- 5 5,5
- 178
- 179 179
- Fig*. 3. — Oscillogrammcs de la force éloctromotrice
- arc polaire
- pour diverses valeurs du rapport 4r = -----*---;—.
- pas dentaire
- La figure 3 donne les résultats que T on a obtenus en oscillographiant la tension aux bornes de l’induit pour diverses valeurs de l'arc polaire. On voit, par leur examen, que les irrégularités de la courbe augmentent beaucoup lorsque l’arc polaire est réduiL à son minimum, et qu’en meme temps la tension s’élève.
- Dans le but d’étudier la distribution générale du flux, on a, en outre, oscillograpliié, dans le cas d’un
- rapport égal à 5 —, la force électromolrice induite
- dans une bobine d’essai dont les côtés utiles étaient logés dans deux encoches distantes du pas polaire. La figure 4 montre la courbe ainsi obtenue ; on voit que les irrégularités se produisent au sommet de la courbe.
- Fig. 4- — Tension relevée dans la bobine d’essai.
- Lorsque le flux est sujet à un « balancement », les irrégularités dans une spire d’essai placée sur l’armature se produiront surtout lorsque les côtés delà spire seront sous les centres de deux pôles voisins,
- l’induction étant alors inaxima. A ce moment, la force électromotrice induite dans la spire est maxima en valeur absolue, puisque le centre de la spire est alors sur une ligne neutre. Mais, lorsque la spire est toute entière sous un pôle, la force électro-motrice induite est nulle, et, à ce moment, le « balancement du flux» n’aura pas d’action sur la spire. Si, au contraire, on envisage le cas des cc pulsations du flux », les variations de la force électromolrice induite sont d’autant plus fortes qu’il passe plus de flux à travers la spire; mais le moment ou maximum du flux coïncide alors avec le zéro de la force électromotrice. Ainsi, suivant que l’on envisage le « balancement du flux » ou les « pulsations du flux », les irrégularités de la couche de force électromolrice induite dans une spire se produisent aux sommets ou aux points zéro de cette courbe, et il est facile d’étendre ce résultat aux enroulements induits complets d’un type quelconque.
- Ces conclusions ont été vérifiées par des essais faits par Tailleur sur diverses machines.
- Oscillations locales du flux, magnétique sous le pôle en charge. — Si l’on considère faction des conducteurs contenus dans deux encoches ouvertes adjacentes et parcourues par un courant, les conducteurs engendrent des flux magnétiques locaux qui ont pour effet de renforcer le flux principal à Tune des arêtes de chaque dent et de l’affaiblir à l’autre arête. Il en résulte que la ligne de symétrie du flux correspondant à chaque dent est légèrement déplacée. L’auteur a donné à cc phénomène le nom de « déplacement du flux ». il a pu mesurer ce déplacement au moyen de bobines d’essai dont les côtés actifs, séparés par une distance égale au pas polaire, étaient disposés sur la surface de deux pôles consécutifs. Par suite des variations de flux dues au passage des dents et des encoches, ces conducteurs sont le siège de forces éleclromolrices d’induction qu’on relève à l’oscillographe.
- Une touche en acier portée, par un bras fixé à l’arbre de la machine, tourne avec lui. Elle vient, une fois par tour,établir un ponl entre un ressort d’acier et une tresse de cuivre recourbée qui sont tous deux fixes.
- Au moment du contact, un accumulateur e^t branché en parallèle avec le conducteur d’essai, et, par suite, le courant passant à travers les bandes de l’oscillographe est momentanément altéré; il en résulte la production d’un crochet brusque sur la couche de force électromolrice.
- Après avoir vérifié la régularité du contact par la
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- production du crochet toujours au môme point précis de la couche, on faisait débiter la'machine et on constatait alors que le crochet se produisait en un point de la courbe différent du point obtenu à circuit ouvert.
- Le tableau I donne les déplacements observés, exprimés en pour cent du pas dentaire. Le signe -J- hi-dique un déplacement en avant de la courbe sur le dessin de l'oscillographe et, par suite, un déplacement en arrière du flux relativement à Parmalure.
- Taulkau I
- Cornu polaire Centre Corne polaire CHARGE de sortie du pôle d’entrée
- Circuit ouvert 0 0 0
- Demi-charge non inductive +8 +*
- Pleine charge non induct. + >5 -Mo,7
- Demi-charge inductive... —VI 0 4-2,8
- Pleine charge inductive. .. — t. > 0 h M
- On peut.remarquer que, dans le cas d’une charge non inductive, les déplacements sont tous positifs, tandis que, dans le cas d'une charge inductive, ils passent de positifs à négatifs en s'annulant. *
- Gela est dû à la répartition du courant sous le pôle. Quand la charge est non inductive, le courant: est en phase avec la force éleclromotrice principale, et, par suite, renforce le flux dans la partie postérieure de la dent et l’affaiblit dans la partie antérieure.
- Dans le cas d’une charge inductive, le courant sous le centre du pôle est nul, et, sous la corne d'entrée du pôle, il est en sens inverse de la force éleclromo-trice'. .
- L'examen du tableau montre en outre que, pour une charge non inductive, les déplacements sont plus grands à la corne d’entrée qu’à la corne de sortie; cela estprobablement dû au flux principal de réaction d’armature qui affaiblit le champ sous la corne d'entrée et le renforce sous la corne de sortie.
- Le « déplacement du flux » a une influence certaine sur la distribution des courants de Foucault dans les pièces polaires. Cotte distribution et, par suite, les pertes dues à ces courants, doivent donc varier avec la charge en même temps que le « déplacement du flux », surtout avec un alternateur monophasé.
- En outre, les pertes par courants de Foucault varient périodiquement, leur amplitude et leur fréquence étant liées au type et au nombre de phases de la machine.
- A. M.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Brusques variations du courant à la mise en circuit des moteurs asynchrones. — L. Fleisch-mann. — Elektrotechnik und Masc/iinenbau, i<) janvier 1908.
- Lorsqu'on opère le démarrage d'un groupe composé d'un’ moteur asynchrone avec rotor en court-circuit et d'une génératrice à co.urant, on entraîne tout d’abord le moteur par la génératrice fonctionnant comme 1001001% et, lorsque la vitesse du synchronisme est atteinte, on couple le moteur sur le réseau. On admet parla que le moteur en marche synchrone 11’absorbe que le courant à vide et c’est exact en effet en marche normale. Mais, dans l’intervalle de temps qui, dans le cas présent, sépare le couplage initial et l’établissement de l'état permanent de marche à vide, il y a un changement progressif du [courant; celui-ci ne revient que peu à peu à la valeur correspondant à la marche à vide.
- Considérons, d’abord, en effet, un moteur monophasé en marche normale et à charge nulle, c'est-à-dire au synchronisme.
- Le courant du stator produit un flux qui agit sur le rotor et y engendre une force électromotrice à laquelle fait équilibre une force électromotrice produite par la rotation dans le champ transversal produit par le rotor, et ce champ résulte lui-mème de l'action d'une force électromotrice qui prend naissance par suite de la rotation du rotor dans le champ du stator.
- Supposons que le stator soit déjà reiié au réseau et qu'on puisse considérer le flux produit comme une fonction périodique du temps. Le rotor est entraîné artificiellement et son bobinage est ouvert. Si on met brusquement le rotor en court-circuit, on peut admettre que deux courants le traversent, l'un produit par la force électromotricc statique due au flux du stator, l'autre par la force électromotricc qui résulte de la rotation.
- Le premier de ces courants peut être considéré' comme le courant secondaire d’un transformateur dont le primaire serait le stator. La constante de temps de ce circuit est très petite par rapport à celle de l’autre, car ce dernier, qui a une action magnétisante transversale à celle du stator, possède à résistance égale une self-induction beaucoup plus grande. Ce deuxième courant prendra donc naissance plus lentement et il en résulte que tout se produira comme si le bobinage du rotor était rem-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 7.
- placé par une spire en court-circuit placée sur le stator, tant que le régime permanent ne se sera pas établi (fig. i).
- Fig. i. -— Fermeture brusque du circuit rotorique d’un moteur
- La figure i montre les courbes des courants du stator et du rotor, relevées au moyen d?un oscillographe sur un moteur monophasé de rAllgemeine Elektricitâts Gesellschafl, à Berlin. La courbe du stator est marquée I, celle du rotor rrtarquée II. On voit que pendant la première période, après la mise en court-circuit du rotor, les courants sont semblables à ceux d’un transformateur, puis ils arrivent peu à peu à des fréquences différentes.
- Si on met le stator sur le réseau quand le rotor est au synchronisme, les phénomènes sont encore plus compliqués, puisque le stator lui-même ne se trouve pas à son état normal de marche. Mais puisqu’au moment où on ferme le circuit aucun flux transversal n’existe, on peut admettre les mêmes raisonnements que dans le premier cas, et que de même le rotor agit sur le stator comme une spire en court-circuit. La figure % se rapporte à ce
- Fig. 2, — Mise en circuit brusqua (l’un moteur monophasé
- d’induction.
- cas. On peut encore se rendre compte de la formation progressive du flux transversal par l’observation de la tension dans une bobine décalée par rap-’port aux bobines de stator de 90° électriques. La
- N
- Fig. 3. — Oscillogramme de la tension induite par le flux transversal dans la bobine d’épreuve.
- force électromotrice induite dans cette bobine dépend seulement du flux transversal. La figure 3
- montre bien que celte tension croît progressivement. La première onde résulte du flux rémanent du rotor.
- Considérons à présent un moteur diphasé; nous avons deux flux décalés dans le temps et dans l’espace de 90°. Si on mot brusquement en court-circuit le rotor entraîné au synchronisme, alors que le stator est branché sur le réseau, le courant qui traverse celui-ci prend une valeur considérable (fig*. /|j. El. en effet, si ou met le stator sur le ré-
- Pmse 1.
- Fig. 4: — Courants primaires au moment do la mise en circuit brusque d’un moteur triphasé d’induction.
- seau lorsque le rotor est au synchronisme, les flux n’étant pas alors encore établis dans leur position relative normale, les forces éleclromotriccs se faisant équilibre dans le rotor ne sont pas encore présentes et il en résulte que le bobinage du rotor agit sur chaque phase du stator comme une spire en court-circuit ('). Les deux courants reprennent peu à peu leur décalage de phase normal. La figure 5
- Phasel.
- PJraseJZ
- Fig. 5. — Courants primaires à l’instant do la mise en circuit brusque du stator d’un moteur triphasé, les circuits induits étant ouverts.
- montre à titre de comparaison les variations qui se produisent lorsqu’on branche brusquement le stator surlc réseau, le circuit du rotor étant ouvert (2).
- (•) Cela revient à dire qu’au lemps ! — o les courants slaloriques son! Ions nuis, e.’esl-à-dire peuvent èl re considérés comme eu phase (voir lîg. /|) (N. 1). T.)
- (2) Le phénomène de surinlcnsifé est alors analogue à celui observé aver les transformateurs à vide. Voir à ce sujet les résultats obtenus par Johann (/intlelin de la Société Internationale des Electriciens, 1906). (N. D. T.)
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- Pour éviter le& à-coups, il faut employer un appareil de couplage à fonctionnement lent.
- On peut employer un transformateur de démarrage qui permet d'appliquer une partie seulement de la tension du réseau et d’amener le rotor au synchronisme.
- On sépare ensuite le stator de ce transformateur et on le branche sur le réseau. Evidemment, la vraie solution est celle dans laquelle le stator serait toujours maintenu sous tension pendant les accroissements progressifs de celle-ci, de façon à maintenir toujours un flux transversal.
- L. G.
- BREVETS
- Système de transmission d*énergie par courants continus a haute tension. — British Thomson Houston. — BreveL anglais n° 98 (1907).
- L’invention consiste en principe à employer pour la transmission de l’énergie à longue distance des dynamos unipolaires à courant continu montées en série.
- Grâce à l’emploi de bagues au lieu de collecteurs, l'on n’a plus ainsi à redouter les étincelles lors des variations importantes du courant. Il est, par suite, possible d’adopter une distribution à potentiel constant au lieu d une distribution à intensité constante. D’autre part, l’autb-excitalion individuelle des machines peut être assurée en alimentant les enroulements inducteurs à la tension la plus convenable par une dérivation prise sur un nombre voulu de bagues collectrices f1).
- Il est loisible d’obtenir avec de pareilles machines une tension constante malgré les variations de charge, tant que celle-ci ne dépasse pas une certaine valeur.
- Rhéostat liquide de démarrage. — H. Richardson and Ch. Gooke. — Brevet anglais n° 640 Oïlo?)-
- Afin d’empêcher la mise en service du rhéostat, lorsque le niveau du liquide est inférieur à une
- (J) On suppose évidemment que la machine est du type Noeggerath avec plusieurs enroulements mis en série au moyen de bagues en nombre double.
- certaine valeur, le pourtour de la cuve porte à sa partie supérieure une gorge qui contient un anneau métallique isolé. IJn des pèles d'un électro-aimant monté en dérivation sur les fils d’alimentation du moteur est relié à cet anneau, de telle sorte que, si le niveau du liquide est tel qu’il ne touche plus l’anneau, le circuit de l'élcctro-aimant se trouve interrompu. Celui-ci* bloque alors le levier de manœuvre du rhéostat au moyen d’un verrou, tant que l’on n’a pas ajouté du liquide en quantité suffisante.
- Procédé de soudure des filaments métalliques. — British Thomson Houston. — Brevet anglais n° (1907).
- Les filaments métalliques pour lampes à incandescence ne peuvent êtres soudés à la manière ordinaire en raison de la température très élevée de ces filaments pendant le fonctionnement. Pour réaliser un mode d’attache résistant aux plus hautes températures, l’on constitue les attaches par des fils métalliques dont l’extrémité forme une agrafe dans laquelle se trouve maintenue le filament. En utilisant la chaleur produite par un arc, on fait fondre alors cette agrafe sous forme de gouttelette, et on réalise ainsi une soudure directe. Pendant l’opération, le filament est placé dans un récipient en verre dans lequel l’on fait circuler un gaz inerte tel que l’acide carbonique, au moyen de tubes disposés de manière à localiser cette circulation autour de la soudure.
- Isolant. — British Thomson Houston. —Brevet anglais n° 4 364 (1907).
- Ce brevet a pour objet un isolant nouveau pour fils conducteurs; on obtient par son usage une enveloppe mince, élastique, résistante, adhérant fortement au conducteur et possédant un pouvoir dialec-trique élevé. En outre,cet isolant ne craintpas l’eau, est infusible et non inflammable; l’on peut courtier fortement les conducteurs sans crainte de détérioration. Le procédé consiste à chauffer à 5oo-()oo° Kahr. un mélange d'huile végétale, telle que l’huile de lin, additionnée de % % d’oxyde de zinc et d’une égale quantité d’oxyde de plomb.
- L’on chauffe jusqu’à ce que le mélange ait obtenu une consistance convenable; on ajoute alors -j.6 % d’huile de résine, et on laisse refroidir. Après avoir appliqué ce produit sur le conducteur, l’on donne à la couche la dureté voulue en chauffant; on peut ensuite badigeonner avec un enduit convenable.
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- Procédé de production d9oscillations électriques entretenues à haute fréquence. — G. Marconi and Marconi’s wireless telegraph Company. — Brevet anglais n° 8 462 (1907).
- Entre les boules c d’un éclateur (fig. 1) est disposé un disque métallique a isolé et animé d'un mouvement très rapide de rotation (la vitesse langentielle est au moins de 90 mètres à la seconde).
- Fig. 1. — Procédé Marconi pour la production d’ondes entretenues à haute fréquence.
- Les sphères sont disposées très près du bord du disque et reliées à une source à courant continu de tension telle qu'une étincelle puisse jaillir entre chaque sphère et le disque.
- En série avec l'éclateur est monté le primaire d'un jigger, qui sert à exciter l’antenne suivant les procédés usuels. Dans ces conditions, l’on constatequ'il se produit un arc donnant lieu à des oscillations en-
- , tretenues de haute fréquence lorsque l’on réunit les bornes du condensateur e à une dynamo h à courant continu à haute tension. Dans certain cas, l’on peut meme remplacer cette dynamo par un alternateur.
- Dispositif pour la radiotélégraphie au moyen d9ondes entretenues.' ™ V. Poulsen. — Brevet anglais n° 4 802 (*907).
- Dans le circuit oscillant de l’appareil de transmission, l’on intercale une résistance ohmique que l’on court-circuite à volonté au moyen d'un manipulateur. Lorsque cette résistance ohmique est en circuit, elle produit un amortissement suffisant pour empêcher la production des ondes.
- Signal pour voitures automobiles. — Deutsche Telephonwerke. — Brevel allemand n° 189746.
- Ce signal s’applique plus spécialement aux voitures à essence munies d’un moteur à allumage par magnéto à basse tension.
- Celle-ci alimente les bougies au moyen d'un transformateur ayant un troisième enroulement relié à une sorte de téléphone haut-parleur par l’intermédiaire d’un interrupteur. Lorsque celui-ci est fermé, le téléphone produit un son suffisamment puissant pour servir de signal. T/on peut également employer un transformateur spécial, en série avec le circuit à basse tension de l’allumage, pour actionner le téléphone.
- VARIÉTÉS
- QUELQUES REMARQUES SUR L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE {Suite)
- Troisième période : Enseignement technique spécial. — La troisième partie de la formation doit être spécialisée, par suite du développement considérable des arts de l'ingénieur, qui ne permet plus à une intelligence de l’embrasser dans toutes ses applications, et aussi parce qu’il est nécessaire d'habituer les jeunes ingénieurs à appro-londir les questions, a réfléchir en détail sur des applications ou des méthodes spéciales à une
- h)Cf. Eclairage Électrique, tome LUI, 1907, p. 365. Lumière Électrique, tome I (20 série), p. 5g.
- branche donnée, en vue de développer chez eux les qualités psychologiques d’attention, de maturité, de jugement, de persévérance, d'initiative, etc., que nous avons déjà citées plusieurs fois (*).
- C) Il nVsL pus essentiel ee point de vue que la spécialité ainsi étudiée soit la même que celle dans laquelle
- 1 ingénieur fera sa carrière [joui* 1 que celle élude réalise son but éducatif; elle jeune homme qui a reçu la forma-Iion technique générale et qui a acquis par une éducation technique spéciale la méthode de travail nécessaire pourra réussir ensuite dans des spécialités différentes et
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- II y a, en outre, dans les différentes carrières d’ingénieurs, des particularités professionnelles, non identiques pour toutes et auxquelles on doit préparer les jeunes gens. La profession d’ingénieur d’exploitation électrique diffère de celle d’ingénieur de chemin de fer, autant que celle-ci diffère de celle d’ingénieur de constructions navales ou d’ingénieur de manufactures. Cette préparation professionnelle est tout à fait indépendante de la préparation technique générale, avec laquelle on la confond trop souvent au détriment dè Tune ou de l’autre.
- Pour régler le programme, il faut connaître très exactement les besoins de la progression et ne pas raisonner # a priori, mais a posteriori, d’après l’expérience d’un grand nombre des professionnels éclairés et progressistes.
- La question la plus délicate qui se pose à propos de renseignement spécial, c'est la détermination du degré de spécialisation. On va donjc l’examiner rapidement dans ce qui suit.
- II. -- Du LA SPECIALISATION DISS I NC EN IIS V IIS PAH
- l’eNSEICNJSMEXT ET EN PAimCIïUISH l)IS LA SPÉCIALISATION DES ÉLECTRICIENS.
- Peu de sujets ont donné lieu à des opinions aussi variées et contradictoires que la spécialisation. Cela tient, tout d’abord, à une différence fondamentale dans les concepts.
- Pour les uns, comme les dirigeants de renseignement technique (Ministère du Commerce et de l’Industrie), en France : « La science industrielle est une; tout industriel doit la connaître dans son ensemble sous peine de rester inférieur à sa tache. C’est en vertu de ce principe que tous les élèves de l’Ecole Centrale suivent les memes cours. » L’ingénieur d’industrie est donc un homme qui a appris toute l’encyclopédie technique de son temps.
- Pour d’autres, au contraire, comme l’a fait remarquer M. Dalémont, l'ingénieur n’est, pas seulement une entité sociale, il est un rouage iudus-
- los acquérir ultérieurement par des stages dans les professions correspondantes et par la lecture des ouvrages spéciaux à chaque industrie. Cependant, il est logique et désirable que le futur ingénieur, au lieu d’essayer de cette méthode paradoxale, s’oriente vers une spécialité d’après ses goûts et eu tasse ensuite l'objet de sa carrière.
- triel (’) et la division toujours croissante du travail dans l'industrie semble devoir entraîner comme conséquence une spécialisation croissante des techniciens. L’enseignement technique général ne parait meme plus nécessaire.
- C’est ainsi qu’on voit, par exemple, dans certaines usines allemandes, des ingénieurs électriciens chargés exclusivement du calcul des collecteurs de dynamos, tandis que d'autres calculent exclusivement des transformateurs, etc.
- Doit-on favoriser cette spécialisation comme Je font (sous réserves) la plupart des écoles techniques allemandes, ou, au contraire, la combattre comme le font en France les écoles industrielles et notamment l’Ecole Centrale?
- On peut être étonné de voir des hommes de valeur fournir à cette question les réponses les plus contradictoires, avec de bonnes raisons à l’appui.
- A mon avis, si l’on est si difficilement d'accord sur h* degré de la spécialisation, c’est tout simplement parce qu’on se place à des points de vue très variables, aussi bien dans la conception du rôle de l’école technique que dans l'idéal qu’on se fait d’un jeune ingénieur sortant de l’Ecole.
- i° Vin ce qui concerne le rôle de f’iù'ofe, certains directeurs lui donnent le caractère d’une entreprise de placement,et se préoccupent avant tout, pour s’attirer plus de clientèle, d'assurer à leurs élèves le plus grand choix de carrières possible (2); car les jeunes gens qui auraient nettement la spécialité* tic chimistes, par exemple, ne pourraient. pas devenir constructeurs de ponts métalliques ni chefs d'exploitation des mines ; combien il semble bien plus attrayant que, suivant les cir-
- (!) Cf. Daucmont, Ioc. cit. ante. Voir aussi M. Bird. A définition of an Enginea\ etc. (Journal of ihe ÏVorcester Polytcchnic Institute, mars 1904).
- (-) Ceci ne concerne pas les Ecoles françaises d’éleclri-eilé. Celles-ci a11iren 1 actuellement un nombre d’élèves disproportionné aux débouchés de l'industrie électrique, soit parce qu elles olfVent le plus fort « rabais w, dans les conditions de durée d’études et d'examens d’entrée à remplir pour l'obtention d’un « diplôme d’ingénieur », soit parce que l'électricité est à ta mode et cpie les parents des élèves se font des illusions touchantes sur les perspectives d’avenir de la carrière électrique ; cet engouement meme la rendra de moins en moins avantageuse au point de vue pécuniaire et elle est encombrée de chefs de service jeunes qui barreront longtemps l'avancement dans les Sociétés les plus importantes, tandis que dans les autres carrières un avancement régulier s est établi.
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- constances, ils puissent changer et accepter avec l’illusion de la compétence des postes dans n’importe quelle brandie de l’activité humaine ! Cet idéal utilitaire, qu’on croit habile, se retournera au contraire contre les écoles qui l’imposent, car leurs élèves se verront préférer des jeunes gens à spécialisation rationnelle provenant des écoles suisses ou allemandes, voire même, par excès contraire, des physiciens techniques à spécialisation étroite sortant des Instituts universitaires français (*).
- jl° En ce qui concerne le rôle de l’ingénieur sorti, de l’Ecole, il n’est pas uniforme ; il n’y a pas qu’un seul type d’industrie en France, il y en a plusieurs ; non seulement elles diffèrent par la nature même des produits qu’clles fabriquent (car il n’y a, par exemple, aucune similitude entre une usine de produits chimiques qui demande des hommes de laboratoire et une usine de construction mécanique ou une usine de production d’électricité qui demandent des hommes d’action extérieure); mais encore parla puissance de l’outillage et par l’importance des capitaux mis en jeu ; autrement dit, if y a une grande, une moyenne et une petite industries, qui n’ont pas les mêmes façons d’opérer, qui n’utilisent pas leur personnel de la même manière et qui n’ont pas les memes moyens de le former elles-mêmes.
- Il en est du jeune ingénieur comme du jeune soldat : il peut rendre des services immédiats, sans grand entraînement préalable, s’il est solidement « encadré », mais non pas s’il est isolé.
- Il faut aussi remarquer qu’en parlant de techniciens on fait trop souvent confusion entre deux agents industriels d’ordre différent :
- L’Auxiliaire scientifique (que les Allemands appellent « tcchnischer Mitarbciter ») (2), agent
- (*) Les partisans de « l’uni le de la science de l’ingénieur » objectent que l’élève ne peut pas savoir d’avance quelle carrière choisir; oseraienl-ils donc prétendre qu'un jeune homme de vingt ans ou davantage ne sache pas s’il préfère être chimiste ou mécanicien, ou constructeur, ou mineur ? Or, on ne demande pus de préciser davantage pour pouvoir diviser utilement l’enseignement en section ayant des programmes differents. L’objection ne tient donc pas debout.
- (2) Voir à ce sujet un intéressant arlicle de MM. de Kowalski et Dalémonl (/fer. gén. des Sc., i5 septembre >9°5-)
- de recherches scientifiques qui est souvent un inventeur de premier ordre et qui devrait recevoir une préparation d’un ordre scientifique élevé, mais auquel ne s’offrira dans l’industrie qu’un nombre de places assez restreint et souvent sans avantages adéquats aux mérites de ccs spé cialistes savants.
- U Ingénieur, qui doit être l’homme d’action intermédiaire entre la science et l’industrie, et qui, quelle que soit sa spécialité, doit avoir avant tout les qualités psychologiques et la formation générale suffisantes pour faire face, au cours de sa carrière, à des questions pratiques de tout ordre, y compris les questions administratives, financières, contentieuses, etc. Un chimiste n’est pas un ingénieur de manufacture .chimique et réciproquement.
- Ccs deux agents répondent à deux catégories différentes de besoins et de carrière, et devront, par conséquent, subir deux cycles d’éducation nettement différents : les premiers dans les Facultés des sciences aidées d’instituts chimiques et physiques, qui leur donneront une éducation mono technique et un diplôme de physiciens ou de chimistesseconds,dans les écoles techniques ou des facultés techniques où ils puissent trouver, avec une éducation polytechnique spécialisée, des ingénieurs pour les former et les examiner en vue d’un diplôme à'ingénieur, non pas hâtivement, mais d’après tout tin ensemble tle travaux variés et prolongés ; libre à eux de compléter ensuite leurs études théoriques; mais il ne faut pas intervertir l’ordre des facteurs, qui influe beaucoup sur la tournure d’esprit définitive, parce que l’adaptation sc fait avec d’autant plus de facilité qu’on est plus jeune de corps et d’esprit. Comme l’écrivait si justement l’autre jour M:, Henri Poincaré dans ce journal, il y a bien peu d’esprits capables comme lord Kelvin de mener de front le sens théorique et le sens pratique; il faut opter entre les deux.
- Enfin, la question de la spécialisation doit être envisagée au point de vue des capacités individuelles de chaque candidat. Une intelligence de faible portée ou une santédébileatoulprofilà tirer de la spécialisation, puisqu'elle lui permet de se faire rapidement une petite situation industrielle et de la remplir convenable ment; l’instruction plus générale qu’on pourrait lui donner seraitsans utilité. Au contraire, un esprit supérieur peut, grâce à une instruction générale, sc préparer à remplir
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- le rôle de « capitaine d’industrie », c’est-à-dire de chef d’usine, de directeur de société industrielle ou financière, rôle auquel l’éducation technique générale est une excellente préparation, comme on le voit par ce qui se passe aux Etats-Unis; mais il faut qu’elle comprenne des cours de droit industriel, de finances, d’économie politique, d’économie sociale, qui ne seront pas moins nécessaires au futur « capitaine ».
- Il ne faut donc pas vouloir couler tous les esprits dans le meme moule, ni réver un seul type d’enseignement technique ; là comme partout, les idées absolues sont dangereuses et doivent être écartées. De mênie que nous avons constaté la nécessité de distinguer un enseignement technique secondaire pour les futurs sous-officiers de l’industrie et un enseignement technique supérieur pour les futurs officiers (sans vouloir pourtant empêcher les premiers d’atteindre par la suite aux situations élevées, s’ils acquièrent au cours de leur carrière la formation complémentaire nécessaire, comme on en voit de nombreux
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- exemples) ?dc même ïious devons admettre parmi les candidats des catégories, suivant leurs dispositions naturelles, le besoin ou le désir qu’ils ont d’arriver plus ou moins vite à une position, le degré de leur ambition. 11 faut donc qu’on puisse donner à choisir à la jeunesse des voies différentes, les unes plus rapidement spécialisantes (comme c’est le cas, par exemple, pour les élèves externes des Ecoles des Ponts et Chaussées, du Génie Maritime, les élèves de l’Ecole de Physique et Chimie, de l’Ecole d’Elcctricité, etc.); les autres, au contraire, destinées à une élite peu nombreuse donnant la part principale aux études générales (comme, par exemple,la voie de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole des Mines et la voie de l’Ecole Ccntrale(si elles étaient réformées,comme je l’indique plus loin).
- La coexistence de plusieurs établissements d’instruction, de types différents, est donc un bien pour l’intérêt général, et seul un esprit étroit et autocratique peut dési rer imposer l’unité d’origine et l’unité de formation des ingénieurs.
- Quelques leçons à tirer de Vorganisation des établissements lee/iniques étrangers.—Il est intéressant, pour compléter les remarques précédentes, de faire quelques observations au sujet de l’organisation étrangère, qui, sur bien des points,est en avance sur la nôtre, quoique nous ayons
- autrefois fourni à l’étranger les premiers modèles d’enseignement technique et des modèles tout à fait remarquables pour le temps : le système imaginé par la Convention nationale quand elle a créé l’Ecole centrale des travaux publics (aujourd’hui Polytechnique) comme, tronc commun de tout un groupe d’écoles d’application à *2 ou ans d’études (Ponts et Chaussées, Mines, Postes et Télégraphes, Génie Maritime, Manufactures de-l’Etat, etc.), pouvant recevoir par ailleurs des élèves d’une instruction différente,constituait une des solutions les plus parfaites qu’on ait imaginées, il serait encore excellent si l’Ecole Polytechnique n’avait temporairement perdu de vue les principes directeurs de sa création, comme on le verra plus loin. Cette Ecole n’a du reste pas à donner l’instruction spéciale.
- Seules, nos Ecoles françaises du Génie Maritime et des Ponts et Chaussées sont encore vraiment spécialisées autant et mieux que les écoles analogues des autres pays ; aussi, ce sont les seules pour lesquelles les Ingénieurs étrangers, qui ont étudié renseignement technique français, montrent quelque sympathie admirative (*).
- Certains de ces établissements étrangers reçoivent les élèves avec examen préalable et constituent donc des organismes plus ou moins fermés (écoles ou instituts polytechniques), d’autres sont du type universitaire, ouverts à tous, sur présentation d’un diplôme (« technisehe Jloch-schulen »), ce dernier* système, plus libéral en apparence, peut conduire, comme je l’ai dit plus haut, au déclassement des ingénieurs par surproduction ; il exige, en outre,un personnel considérable, et des ressources de laboratoire en proportion du nombre des élèves,, d’où des dépenses énormes. Le « rendement » (c’est-à-dire le rapport du nombre des ingénieurs de valeur qui en sortent aux dépenses qui servent à les produire), de ces institutions est forcément plus faible que celui des écoles à sélection préalable du modèle français qui donnent le rendement maximum.
- L’espace me manque ici, bien entendu, pour faire une revue des programmes d’enseignement
- d) Voir par exemple E. L. Cortiiell (Report ou Engine-vin g éducation, 1900). Je ne parle pas ici de nos Facultés des Sciences pures, ni des écoles monolechniques spéciales desliitées à la formation des physiciens et des chimistes ; de ce côté, le niveau est relativement élevé.
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- technique étrangers (‘), d’autant plus qu’une grande diversité existe suivant les pays et les établissements; je me contenterai de quelques aperçus sommaires en considérant surtout la question du degré de spécialisation des mécaniciens et électriciens.
- Dans les écoles techniques supérieures étrangères, la spécialisation est comprise de plusieurs façons différentes.
- Ce qui les caractérise d’abord d’une manière générale, c’est que les cours sont divisés en un grand nombre de spécialités ayant chacune un professeur distinct qui développe d’une façon approfondie la spécialité; cela exige un corps professoral beaucoup plus nombreux que celui qu’on trouve dans la plupart de nos écoles, mais cela a le grand avantage d’apprendre aux étudiants à approfondir les questions, et en outre de leur olfrir la possibilité de pousser l’étude de certains sujets plus loin que d’autres.
- • Cet enseignement très spécialisé a l’avantage de préparer très directement l’ingénieur pour la carrière qu’il va suivre; par exemple un jeune homme qui désire se faire une spécialité de l’électrométallurgie, et qui, dans le système ordinaire d’enseignement, serait obligé de glaner quelques cours dans les sections de mines, de métallurgie, d’électricité, etc., pourrait suivre un ensemble de cours spécialement adaptés à ses besoins et comprenant une certaine quantité de mécanique appliquée, de physique, de chimie, d’élcctrotcchnique générale appropriée à sa carrière, une série de cours et d'exercices très complets faits par un ingénieur très expérimenté en électrométallurgie. A beaucoup il semble peut-être plus simple qu’il s’instruise dans une usine auprès des spécialistes qui remploieront; mais c’est au prix d’une plus grande perle de temps et au détriment de la formation critique du jugement; car on a moins de chances de comparer des méthodes variées dans une usine, où un choix a déjà été fait depuis longtemps, (pie dans un cours où on expose les diverses solutions (à
- condition que le professeur soit vraiment un spécialiste).
- Dans plusieurs « tcchnischen Ilochschulen », on a Conservé le principe universitaire de la liberté absolue des étudiants dans l’emploi de leur temps. Ils peuvent ainsi redoubler à volonté une année, choisir les matières les plus faciles, etc., toutes choses peu favorables à l’activité du travail; un inconvénient plus grave, c’est que l’obtention du diplôme dépend forcément trop d’un examen final plutôt que de la série de travaux contrôlés pendant toute la durée des études; si l’élève a des relations dans l’industrie, il sera beaucoup mieux en état de faire le projet de diplôme que scs camarades (f).
- Aux Etats-Unis,les «Colleges of Engineering» présentent des organisations du même genre.
- Mais il n’en résulte pas en général que les étudiants aient la liberté absolue de choisir la matière des cours, car on a remarqué qu’ils n’ont pas en général le jugement suffisantpour bien choisir eux-mêmes les leçons qui conviennent le mieux à leur future carrière. Il estdonc préférable, comme l’a bien démontré en particulier M. Morué, doyen de la Faculté technique de l’Université Colombia(2) de limiter Je droit de sélection des étudiants. C’est pourquoi la plupart des instituts américains et allemands ont établi des cours réglés suivant des programmes fixes et complets, très bien étudiés par le corps professoral en vue de chaque branche de l'art de l’ingénieur. Il leur reste seulement la possibilité, soit de compléter ses programmes obligatoires par des cours à option (système employé par exemple à Munich), soit d’approfondir certains sujets en suivant des cours supplémentaires, soit d’étendre leur instruction générale en suivant des cours faits particulièrement le soir en outre des spécialités, à l’intention des auditeurs libres; par exemple à Zurich, chaque division fait, en dehors des cours principaux pour les élèves qui la suivent, des cours spéciaux plus sommaires sur les mêmes sujets en vue des élèves des autres divisions.
- (*) Pour 1rs écoles allemandes un exposé d’ensemble très intéressant a été publié récemment par M. Pellclan sous-directeur de l’Ecole des Mines, dans la licvuc de Métallurgie (1907); on y trouvera des exemples assez détaillés des programmes et des exemples des laboratoires de mécanique appliquée créés à grands Irais dans ces écoles.
- (*) La même critique peut èlrc adressée au système d’examen de sortie do l’Ecole Centrale. Dans les écoles d’ingénieurs italiennes on pratique, pour éviter cet inconvénient, la mise en loge des candidats, comme en France, à l’Ecole des Beaux-Arts, mais il en résulte une grande complication matérielle.
- (2) Society for promotion of Engineering éducation.
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- Ce système est adopté aussi dans plusieurs institutions américaines, tel que l'Institut technologique de Massaclnisets, la Faculté technique de Colombia, oie... Dans les lfochscliulcn, on a créé, dans le meme but, une division dite de formation générale, que les étudiants peuvent suivre en dehors de leur propre spécialité et qui sert en même temps à donner une éducation technique à beaucoup d’étudiants qui ne désirent pas se spécialiser dans un art de l’ingénieur, mais devenir simplement des hommes d'affaires ou entrer dans les services commerciaux de certaines entreprises techniques, etc...
- Les avantages de ces différentes organisations sont évidents et n’ont pas besoin qu’on y insiste;, elles présentent plus de souplesse que les organisations correspondantes adoptées en matière scientifique dans nos Facultés des Sciences par le système des certificats, tout en évitant toute disproportion excessive entre les différentes matières étudiées. Mais elles ont l’inconvénient de compliquer beaucoup les instituts techniques, d’en faire de véritables Universités, concurrentes aux Universités proprement dites, et d’écarter de celles-ci, à tort,je crois, les étudiants techniques, pour leur formation purement scientifique ou littéraire.
- Aussi, les Américains sont-ils allés moins loin dans cette voie (sauf dans quelques institutions d’un caractère tout a fait supérieur, telles que l’Institut de technologie de Massachu-setsb II semble qu’en France aussi il y ait plus d’avantages, pour ne pas gaspiller les efforts, à éviter cette complexité d’organisme, .l’indiquerai plus loin comment nos institutions actuelles permettent de résoudre très simplement la question, si l’on veut bien en prendre la peine.
- Ce qu’il faut retenir aussi des remarques f>ré-oédentes, c’est qu’à l’étranger toutes les écoles supérieures d’ingénieurs se préoccupent, comme nos grandes écoles d’application (Ponts et Chaussées et Mines), de donner, en dehors de l’instruction technique spéciale une instruction générale et professionnelle, comprenant l’étude de sujets étrangers aux préoccupations scientifiques ordinaires, mais fort utiles sinon nécessaires à l’ingénieur, telles que l’économie politique, la science financière, la politique économique, la législation industrielle, les arts (au moins en ce qui concerne l’architecture), l’économie sociale, l’histoire et les langues vivantes.
- C'est pour ces écoles non seulement, le moyen de donner aux jeunes gens le jugement gémirai dont ils auront besoin dans leur carrière, mais encore d'attirer dans les écoles techniques les fils d’industriels, de commerçants, etc... ne désirant pas être ingénieurs, mais désirant cependant sc préparer à la carrière des affaires et aux grandes entreprises, par une culture complète de l’esprit. On constate, pur exemple, qu'aux Etats-Unis 5o % des hommes d'allàircs qui sont à la le te de grandes sociétés, de grandes administrations, de compagnies de chemins de fer, d’enlreprises industrielles, etc... sont sortis des écoles d’ingénieurs. En France aussi, du reste, on trouve à la tète des grandes affaires de ce genre beaucoup d’anciens ingénieurs, notamment les ingénieurs de l’Etat, qui ont acquis dans les écoles non seulement une forte éducation technique et scientifique, mais aussi une éducation administrative que la pratique de leur carrière a ensuite développée jusqu’à un niveau qu’on ne rencontre pas aussi facilement ailleurs.
- On doit remarquer aussi la grande préoccupation qu’ont les établissements supérieurs étrangers de ne pas réduire, par excès, la spécialisation à un enseignement mono technique ; ce caractère de l’enseignement supérieur est particulièrement remarquable en Allemagne, parce que les écoles industrielles inférieures de ce pays sont au contraire franchement monoteehniques. Partout on voit insister sur la nécessité pour les ingénieurs spécialistes d’avoir reçu une éducation pol// technique, c’est-à-dire un fond d’instruction technique commun à tous (J).
- Ou no confond pas ce fond technique, comme notre Ecole Polytechnique française, avec un enseignement mathématique ou exclusivement théo-
- (b Voici par exemple comment s’exprime le programme de l'Ecole universitaire d'ingénieurs de Lausanne, dont on connaît l'intéressant développement depuis quelques années : « Le principe de la généralisation des éludes, d’après lequel les futurs ingénieurs doivent posséder un fond d’instruction technique commun, quelle que soit la spécialité à laquelle ils se destinent, a été la base do forganisalion de l’Ecole de Lausanne dès sa fondation. L’expérience a démontré qu’une spécialisation trop accentuée dans les éludes techniques présente de sérieux inconvénients, car, aujourd’hui plus (pie jamais, l’ingénieur doit s’occuper dans sa carrière de questions ayant trait à lotilcs les branches de son art ; c’est pourquoi la plupart des cours principaux sont suivis par l'ensemble des élèves de l'Ecole. »
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- riquc, que le développement des sciences techniques doit forcer de réserver désormais aux seuls hommes de science.
- Cet enseignement n’a rien de commun non plus avec renseignement encyclopédique (tel que celui de l’Ecole Centrale de Paris), qui ne laisse pas aux élèves le temps de la ré II exion et ne leur donne pas l’esprit de recherche ni la profondeur de la pensée. Il ne ressemble pas davantage à l’enseignement monotechnique des instituts français universitaires et de l’Ecole supérieure (l’Electricité de Paris, qui semblent se préoccuper seulemen t de donner le plus vile possible un titre d’ingénieur à des jeunes gens qui n’ont souvent fait que des études purement universitaires, et, par-dessus le marché, fragmentaires (par exemple quand on n’exige que des certificats de calcul différentiel et intégral et de physique générale). La spécialisation étrangère peut être définie;, comme celle de nos écoles d’application citées plus haut, une spécialisai ion ralionnelle.VAie ne diffère du programme en trois périodes que j’ai esquissé précédemment que par une division moins nette entre les trois ordres d’enseignement correspondants (*).
- (•) Cependant, on peut signaler que, dans certaines Universités italiennes telles que celle de Rome, la distinction est parlai te entre un enseignement préparatoire, qui est donné pendant deux années à la Faculté des Sciences par des professeurs de cette Faculté et renseignement d’application qui est donné à l’Ecole d’ingénieurs pendant trois années, dont trois trimestres envi-
- Une autre caractéristique très importante des écoles étrangères, à laquelle tous les ingénieurs attachent une importance capitale, c’est que les professeurs sont choisis pour chaque cours technique (meme s’il s’agit de sciences appliquées ou de technique générale) parmi des spécialistes éprouvés dans l’industrie ou l’art de l’ingénieur correspondant. Il y a autonomie complète de ce corps professoral, qui se recrute par cooptation (avec ou sans examen d’agrégation préalable) et qui jouit d’une considération égale à celle des corps professoraux des Universités. Bien plus, dans les « Hochsehulen », les « Instituts polytechniques» russes, etc.,on a calqué la hiérarchie universitaire (avec recteur, doyen, professeurs ordinaires et extraordinaires et assistants. Dans les pays où les écoles sont entre les mains des Etats, comme en Allemagne, en Russie, en Italie, ces professeurs sont investis par l’autorité gouvernementale (ministères de l’Instruction publique, de l’Intérieur ou du Commerce suivant les cas), et sont assimilés aux autres fonctionnaires de l’Etat (de meme qu’en France les professeurs des grandes Ecoles).
- (A suivre.) A. Blondel.
- ron d’enseignement technique général commun, donné par des professeurs ingénieurs.
- Il en est de même dans les Universités belges, notamment à Liège et à Gand. C’est un exemple de la clarté de conception des peuples à civilisation latine ; il est regrettable qu’en France nous ne soyons pas entrés encore dans la même voie.
- LEGISLATION
- SURVEILLANCE ET CONTROLE DES DISTRIBUTIONS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Une loi du 15 juin 1906 a chargé le ministère des Travaux publics de contrôler lesdislributionsd’éner-gic électrique.
- D’après l’article 16 de cette loi ce service doit être exercé par les agents que le ministre des Travaux publics aura délégués à cet effet, lorsqu’il s’agit de concessions données par l’Etat ou de permissions pour distributions empruntant en tout ou partie la grande voirie, soit par les agents délégués par les municipalités, lorsqu’il s’agit de concessions donnéès par les communes ou les syndicats de communes ou de permissions pour des distributions n’empruntant que les voies vicinales ou urbaines.
- D'autre part, l’article 18 de la même loi porte que
- cc des règlements d’administration publique, rendus sur le rapport du ministre de l’Intérieur, du ministre des Travaux publics, dcsPostes et des Télégraphes, du ministre de l’Agriculture... doivent déterminer :
- « L’organisation du contrôle de la construction et de l’exploitation dont les frais sont à la charge du concessionnaire ou du permissionnaire. »
- L’administration a chargé de la préparation des cahiers des charges-type etdes règlements d’administration publique prévusauxarliclesô, 18 et*2o de ladite loi une commission présidée par M. Alfred Picard, président de section au Conseil d’Etat. Dans cette commission siègent un conseiller et un maître des requêtes au Conseil d’Etat, des représentants du ministère de l'Intérieur, du ministère des Finances, du ministère de F Agriculture, du ministère des Travaux
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- publics et du sous-secrétariat des Postes et des Télégraphes, ainsi que des membres professionnels des industries électriques.
- La commission a mené activement; ses travaux qui sont sur le point d’être terminés.
- Déjà un décret du 7 février 1907, rendu sur l'avis du Conseil d’Etat, a réglé le mode de fonctionnement du comité permanent; d’électricité, institué par l'article 10 de la loi.
- La commission a également dressé deux des projets de règlement d'administration publique prévus à l’article 18, l’un portant organisation du service du contrôle de la construction et de l’exploitation des distributions d'énergie électrique, l’autre portant fixation des redevances dues à l’Etat, aux départements et aux communes pour occupation du domaine public par les entreprises de distribution. Ces deux règlements ont été adoptés par le Conseil d’Etat dans sa séance du i<îr août 1907 et ont été promulgués le 17 octobre 1907.
- Quant aux autres règlements à faire en vertu de l’article 18 de la loi et aux cahiers des charges-type prévus à l’article 6, ils sont aujourd’hui, après avoir été rédigés en sous-commission, sur le point d’étre
- t
- discutés par le Conseil d’Etat. L’administration a promis de hâter leur promulgation et il est permis d’espérer que la loi du i5 juin 1906 pourra être mise en vigueur dès la lin de la présente année.
- Le règlement d’administration publique a fait l'objet d’un décret du 17 octobre 1907, et a réglé le service du contrôle et fixé le maximum des frais à percevoir, proportionnellement à la longueur des lignes des distributions, sans qu'ils puissent dépasser 10 francs par kilomètre de ligne et par an pour les distributions soumises au contrôle exclusif de l’Etat et 5 francs par kilomètre de ligne et par an pour les distributions soumises au contrôle des municipalités sous l'autorité du ministre des Travaux publics.
- Afin que le contrôle ordonné par la loi puisse être exercé, ainsi qu’il est prévu, aux frais des intéressés, un chapitre spécial nouveau a été inscrit dans le budget de 1908.
- Aux dépenses, ce chapilre est intitulé : « Frais de conlrôle des distributions d’énergie électrique » et le crédit demandé est de 100.000 francs.
- Quant aux remboursements au Trésor, ils figureront sous la rubrique : « Remboursement des frais de contrôle des distributions d’énergie électrique. »
- Les bases d’après lesquelles sont; fixés à forfait les frais de contrôle ont été indiquées plus haut pour
- cette année, mais elles pourront être modifiées chaque année par le ministre1 des Travaux publics (article 9 du décret du 17 octobre 1907).
- JURISPRUDENCE
- CONDITIONS DK CAPACITES DKS ACKNTS CHANCES, PA K LES MUNICIPALITÉS, DU CONTROLE DES DISTIUHU-TIONS d’ÉNENCIE ÉLE CT IUQUE.
- Le récent; arrêté du ministre dos Travaux publics dont iJ vient d’être question ei-dessus fixe les conditions suivantes : L’agent chargé d’un contrôle de distribution d’énergie doit avoir obtenu un certificat d’aptitude délivré par le ministre des Travaux publics, à la suite d’épreuves écrites portant sur des questions techniques et administratives. Voici le programme de l’épreuve technique :
- Electricité statique : distribution de l'électricité sur les corps; influence; potentiel; .machines électro-statiques ; condensation de l’électricité; électricité atmosphérique.
- Electricité dynamique: courants électriques; loi d’Ohm ; courants dérivés ; diverses espèces (de piles; actions calorifiques des courants; actions chimiques ; accumulateurs.
- Magnétisme : principes généraux; influence; procédés d’aimantation ; magnétisme terrestre.
- Electro-magnétisme et électro-dynamique : mouvements résultant de Faction des courants
- sur'les aimants, principes généraux de l’élcctro-dynamique ; mouvements résultant de l’action des courants sur les courants ; action de la terre sur les courants ; assimilation des courants et des aimants ; aimantation par les courants.
- Induction : phénomènes généraux; self-induction; courants de Foucault; bobine de RuhmkorlT.
- Mesures électriques : unités; mesure des intensités; galvanomètres; ampèremètres; électro-dynamomètres; mesure des différences de potentiel ; voltmètres; mesure des résistances; mesure de la capacité électrique; mesure de la puissance et de l’énergie électriques ; watt-mètres, compteurs ; mesures magnétiques.
- Production indus!rielle des courants : machines .à courant continu, à courants alternatifs monophasés ou polyphasés.
- Distribution de l’électricité : nature des conducteurs; lignes aériennes; lignes souterraines;, section des conducteurs ; isolement des canalisations; stations centrales ; distribu lion par cou-
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- vaut continu; distribution par couvants monophasés.; transformateurs.
- Eclairage électrique : are électrique ; éclairage par incandescence ; installation de l’éclairage électrique.
- Traction électrique : travail à développer; fonctionnement des moteurs ; génération de l’énergie; systèmes de distribution; lignes d’alimentation; conducteurs au niveau de la voie ; conducteur aérien; prise de contact; ligne en caniveau; ligne à conducteurs sectionnés ; alimentation par courants polyphasés.
- Précautions à prendre contre les dangers pouvant résulter des courants électriques industriels; accidents de personnes ; dangers d’incendie ; phénomènes d’élcctrolysc ; perturbations sur les communications télégraphiques ou téléphoniques ; contrôle des distributions d’énergie électrique (loi du i5 juin 1906 et règlements pris pour son exécution).
- Les candidats doivent être âgés de ai ans au moins. Sont dispensés des épreuves ci-dessus :
- i° Los ingénieurs des Ponts et Chaussées, des
- Mines, des Postes et Télégraphes, les conducteurs des Ponts et Chaussées, regus aux concours ouverts après l’émission de l’arrêté ministériel du u.r> novembre iyou; les contrôleurs des Mines admis aux concours réglementés par le décret et l’arrêté du 14 février 1907.
- 20 Les anciens élèves diplômés :
- De l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées;
- De l’Ecole nationale supérieure des Mines ;
- De l’Ecole centrale des Arts et Manufactures;
- De l’Ecole des Mines de Saint-Etienne ;
- De l’Ecole supérieure d’Electricité de Paris.
- 3° Les fonctionnaires chargés, en vertu de l’article 4 du décret du 17 octobre 1907, du contrôle des distributions établies en vertu de concessions accordées par l’Elat et des distributions empruntant en tout ou en partie la grande voirie, en vertu de permissions.
- 4° Les fonctionnaires de l’Etat, des départements et des communes étant actuellement ou ayant été attachés, pendant deux années au moins, au contrôle d’une distribution municipale d’énergie.
- BIBLIOGRAPHIE
- Jl est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Calculs et problèmes d9électricité théorique et industrielle, par A. Tétrel. — 1 volume iu-8, aulograUé, de 192 pages, avec figures. E11 vente du;/, l'auteur, 58, boulevard Saint-Marcel, Paris.
- Ce travail de M. Tétrel appartient à une catégorie d’ouvrages peu développée, et surtout trop peu développée au point de vue didactique.
- Seuls, parmi les nombreux auteurs de travaux sur l’électricité, ceux qui s’occupent du professorat technique paraissent s’êtrc rendu compte de l’importance que doivent prendre les applications numériques dans un enseignement.
- En réalité, ceci doit aller plus loin encore, car de nombreuses théories sont restées difficilement applicables à la pratique par suite de l’absence d’applications qui permettent d’en mieux saisir toute la valeur et toute la portée en même temps qu elles éclairent lumineusement le texte.
- Donner des idées sur l’ordre de grandeur des différentes quantités physiques qui entrent dans les for-
- mules de théories électriques, faire de nombreuses applications et calculs pratiques sur les appareils électriques, sur l’éclairage, la traction, tel a été le but que M. Tétrel a poursuivi.
- Les exemples traités, choisis parmi les meilleures questions posées aux examens de l’Ecole supérieure d’EIeclricité, de la licence, de l’agrégation et des grandes écoles, sont exposés avec beaucoup de concision et dé clarté, ce qui rend intéressant un sujet assez aride.
- La partie relative aux exemples courants d’application de rélectrolcchniquc appliquée n’est pas moins intéressante, l’auteur y donne quelques exemples de calculs de lignes pour courant continu et alternatif, de calcul de réseau, de calculs divers sur les dynamos génératrices et sur les moteurs, d’établissement d’égalisatrices de potentiels, etc.
- L’ouvrage est terminé par des applications à la traction électrique et au calcul des rhéostats de toutes sortes.
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- En résumé, tant parle classement méthodique des questions résolues que par la simplicité des solutions, l’ouvrage de M. Télrel est indispensable non seulement aux candidats aux divers grades de renseignement universitaire, mais encore aux candidats aux écoles électrotechniques et aux électriciens qui y trouveront de nombreux renseignements et chiffres intéressant leur profession.
- A ces nombreux litres, le livre dcM. Télrel est appelé à un très grand succès que nous sommes heureux de prédire à son auteur.
- C. F. Guilbeut.
- VOLUMES REÇUS
- Zeitungs-Katalog der Annoncen-expèdition, Itudolf Mosso,, 1908.— A. Rli. llolie Strasse, 94, Cologne.
- Elettrotermica, volume I : Applieaziom del riscal-damenlo elettrico alla ocouomia domeslica, par Picho Verole. — Camilla c Bertolero, éditeurs. Turin Prix. : broché, 3 1.
- Die englischen elektrochemischen Patente, volume I : Electrolyso, pur le D1’ P. Ferchland. — Wilhelm Knapp, éditeur, Halle a. S. Prix : broché, 9 ni.
- Ii*Année électrique (élcclrothérapique et radiographique), revue annuelle des progrès électriques en 1907, par le Dr Foveau de Gourmettes. — Béranger, éditeur, Paris. Prix : broché, 3 fr. 5o.
- Dictionnaire d’électrotechnie, par Kinzbrun-ner, ingénieur électricien, en six langues (français, allemand, anglais, russe, italien, espagnol). I11-16, 2.1 12 pages, 4*ooo (igures. — II. Dunod cl E. Pinat. éditeurs, Paris. Prix : relié, 3i fr. 25.
- Experimental Electrical Engineering and
- $
- Manual forElectrical ÜTesÿijigNpar V.Karapetoff, 1 vol. in-8 car. 700 pages, 538 ligures. — John Wiley cl Sons, éditeurs, New-York; Chapman et Hall, éditeurs, Londres. Prix ; relié, (5 dol.
- Cours de physique ('>-c partie), par II. Bouasse. 1 vol. in-8 rais.; de 2 (5 2 pages, avec (>4 lig. ' Thermody-namique, théorie des ions. — C. Delagrave, éditeur, rue Soufflol, Paris. Prix : broché, 7 fr.
- Cours d9électricité, tomeIII : Éleclrolyse, électro-capillarité, ions et électrons, par H. Pellat. In-8, *290 pages, 77 ligures. — Gàuthier-Villars, éditeur, Paris. Prix broché : 10 francs.
- Mesures électriques. Leçons données à l’Institut éleelroleehuique de Monleliore, par Fric Gérard. — 1 volume in-8 de 702 pages, 3o4 ligures, 3e édition refondue et complétée. — Gautiiter-Villars, éditeur, Paris. Prix broché : 12 francs.
- La Télégraphie sans fil, par J. Van Dam. — •2° édition, augmentée et remise à jour. 1 volume iu-8, 97 ligures dans le texte, 219 pages.— Béranger, éditeur, Paris et Liège. Prix : relié, 12 fr. 5o.
- Les découvertes modernes en physique, par O. Manville. — 1 volume in-8, 182 pages, 32 ligures. — A. Hermann, éditeur, Paris. Prix : broché, 5 IV.
- Messung induktiver Widerstânde mit hoch-frequenten Wechselstrômen. Méthode zur Messung kleiner Selhstinduktionskoeffizien-teil. par E. Grèbe. —Extrait des Annalen der Physik 1907.
- Uber die elektrolytische Ventilwirkung der Metalle Magnésium, Antimon und Wismut, par Günther Schulze. — Extrait des Attnitien der Physik, 1907.
- C H R 0 NIO U E 1N U U S T RIE L L E ET
- FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenu' des renseignements * /" sur toutes tes questions qui se rattachent à V'Électrotechnique ; 3° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, élcctrometallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Moulin à vent Schabaver.
- Un certain nombre de nos lecteurs nous ont demandé des renseignements complémentaires au sujet de l’iililisulion delà force du vent, dont.il a été (pies-lion dans un de nos précédents numéros.
- Aux types de moulin dont nous'avons donné une description sommaire, nous ajouterons ici celui que construit M. Schabaver, à Castres.
- Ce moulin est naturellement établi sur pylône en fer et sa voilure est composée de 12 volets radiaux
- comprenant; eux-mèmes de petites palettes radiales en bois minces cl. inclinées de 25°.
- Ces palol.les sont reliées par des arcs de cercle en bois des deux côtés de barres formant traverses; on obtient ainsi des panneaux d'une grande rigidité.
- A l'extérieur de la couronne mobile, l’arbre moteur porte une étoile en foule dont les rayons reçoivent les bras du moulin maintenant la voilure.
- Les traverses ainsi assujetties aux liras offrent l'aspect d un polygone régulier, dont les cotés sont
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- les axes dcsdils volets, et autour desquels la voilure peut se développer ou se ferler automatiquement, au moyen d’un mécanisme régulateur.
- Sous l’action d’un vent trop fort, les volets se replient en arrière et se placent de plus en plus obliquement par rapport à l’arbre horizontal, au fur et à mesure que la vitesse du vent s’accroît, jusqu’à ce que leur plan devienne parallèle à cet arbre. Le moulin, offrant alors au vent le périmètre seul d’un véritable polygone régulier, ne travaille plus. On obtient encore celte position au moyen d’un levier de débrayage, lorsque l’on veut arrêter le moulin à vent.
- Inversement, la voilure reprend sa position primitive lorsque la vitesse du vent diminue.
- L’orientation est produite par un gouvernail de grande surface placé à l’arrière. Le réglage de la vitesse se fait par un dispositif qui règle le développement des Volets.
- D’après le constructeur, avec, des vitesses de vent variant de 6 à 7 mètres et des diamètres de voilure allant de y/10 ms à 9,1 5 ms, la puissance disponible varie de o,5 à 8 chevaux.
- * *
- Exposition internationale de Vélectricité Marseille 1903.
- Congrès international des applications de l’électricité.
- PROGRAM ME
- irc section. — Réglementation.
- i° Rapport sur la comparaison de la législation française avec les lois similaires des pays étrangers.
- y0 Rapport sur les dispositions des traversées, par les lignes électriques, des roules, voies ferrées, lignes télégraphiques, téléphoniques et de signaux.
- 3° Rapport sur les accidents causés aux tiers ou par les tiers et sur les moyens de faire connaître au public et aux enfants des écoles le danger des lignes électriques, et les conséquences «pie peut avoir la rupture des isolateurs, supports, etc., au point de vue de la sécurité de tous.
- /i° Rapport sur la question des impôts et patentes do distributions d’énergie électrique.
- Ac SECTION. - CONSTRUCTION ET PROTECTION
- DES RESEAUX ÉLECTRIQUES.
- r»° Rapport général sur les isolateurs.
- (i° Rapport sur les isolants industriels.
- 70 llàpport. sur les divers types de supports pour l’installation des ligues-aériennes.
- 8° Rapport sur les conducteurs aériens.
- 90 Rapport sur les câbles souterrains.
- 1 o° Rapport sur les dispositifs de protection en cas de rupture des conducteurs aériens.
- 11° Rapport sur la protection des réseaux contre les surtensions.
- 3e section. — Exploitation technique
- ET COMMERCIALE.
- iy° Rapport sur la comparaison des différents modes de transport d’énergie électrique.
- i3° Rapport sur l’emploi des accumulateurs dans les distributions d’énergie électrique.
- i/i° Rapport: sur l’emploi de la terre comme partie de circuit électrique.
- i5n Rapport sur l’exploitation technique des réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique (surveillance, entretien des lignes, sécurité du personnel, réglementation, etc.).
- 160 Rapport sur les communications téléphoniques au moyen des lignes établies sur les supports des conducteurs d’énergie électrique.
- 170 Rapport sur les différents systèmes de vente de l’énergie électrique.
- 180 Rapport sur les compteurs d’énergie électrique.
- 19° Rapport sur les diverses assurances applicables pour les réseaux électriques.
- /ic section. — Eclairage et applications
- DOMESTIQUES.
- ‘20° Rapport sur les procédés d’éclairage électrique.
- 2j°.Rapport sur les spécifications et la photo-mélrie des lampes électriques.
- yy° Rapport sur le chauffage électrique.
- r)° section. — Applications a l’industrie,
- AUX MINES, A LA TRACTION ET A L’AGRICULTURE.
- Rapport, sur l’emploi de l’énergie électrique' dans les usines, ateliers et manufactures.
- y'i°‘ Rapport sur'les conséquences économiques et. sociales de la distribution d’énergie électrique à domicile.
- yV1 Rapport sur les commandes par scrvo-inoteurs électriques cl, sur les régulateurs électriques.
- y(>° Rapport sur la question de Féquipemenl électrique des mines.
- y70 Rapport sur la comparaison des différents systèmes do Iraeliou.
- y8ü Rapport sur l'application de la traction élec-Irique aux chemins de 1er.
- y.90 Rapport sur les résultats d’exploitation des différents chemins de fers métropolitains.
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- 3o° Rapport sur les méthodes d’essai du matériel de traction électrique.
- 3i° Rapport sur les signaux cl appareils de commande électrique des chemins do for.
- 3a° Rapport sur l'emploi de rélcclricilé pour les irrigations et dessèchements.
- 33° Rapport sur la culture électro-mécanique du sol.
- Gu section. — Electrochimie
- ET ÉLECTIt OMÉTALL UIU11K.
- 3 '|° Rapport sur la fixation de l’a/oto atmosphérique.
- 3'i bis. —Rapport sur la préparation des colloïdes.
- 33° Rapport sur l’étal actuel tle réleclromélal-lurgie.
- 33 bis. — Rapport sur l’état actuel de rélectro-chimic.
- 7e SECTION. -- TÉLÉGRAPHIÉ ET TELEPHONIE.
- 30° Rapport sur la téléphonie sans (il.
- 3^° Rapport sur la télégraphie sans fil.
- 38° Rapport sur l’état actuel de la téléphonie.
- 3cj° Rapport sur l’état actuel de la télégraphie sous-marine,
- /|O0 Rapport sur l’état actuel de la télégraphie terrestre à grand rendement.
- 8e section. — Enseignement et mesures.
- /i i° Rapport sur les écoles électrotechniques.
- Rapport sur ce que doit être l'ingénieur électricien.
- /|3° Rapport sur les appareils de mesure actuels et sur l’organisation d’un laboratoire industriel.
- !\fx° Rapport sur la responsabilité des écoles techniques en cas d’accidents aux élèves ou causés par les élèves.
- (f section. — Application a l’hygiène
- ET A LA MÉDECINE.
- /|3° Rapport sur les soins à donner aux personnes foudroyées.
- /i<)° Rapport sur la stérilisation des eaux et de l’air par les procédés électriques.
- /i7° Rapport sur les instruments de mesure électriques en radiothérapie.
- 47 bis. — Rapport sur les quanlilomètres usités en radiographie et radiothérapie.
- 48° Rapport sur la production des courants de haute fréquence, de grande intensité et leur emploi en médecine*
- /l9° Rapport sur l’action destructive de l'étincelle électrique sur les tissus.
- 3ou Rapport sur les tubes de Crookes de grande puissance.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- SOCIÉTÉS
- Société de !’énergie électrique de l’Ouest (en formation). — Société en formation devant fonctionner sous le régime de la législation française.
- Siège social : à Paris, cité d’Ànlin, n° /[.
- Objet : i° L’exploitation d’une concession relative à la distribution de l’énergie électrique pour toutes applications industrielles de l'électricité non monopolisées par l’Etat, dans la commune de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure); 2° l'obtention, l'acquisition, la‘cession, l'exploitation soit pour son compte, soit pour celui de tiers quelconques, de toutes concessions et entreprises ayant trait aux applications do l'énergie électrique; 3° la construction, l’acquisition, i affermage, l'installation et i aliénation de toutes usines productives de l'énergie électrique; 4° toutes opérations industrielles et commerciales relatives aux applications sous toutes ses formés, do l’énergie électrique et, par extension, toutes opérations ayant trait à l’éclairage et à la force motrice en général, par tous procédés et moyens, soit seule, soit en participation, par voit» de constitution de sociétés particulièrement ou autrement.
- Durée de la Société : soixante-quinze ans.
- Apports : i° Concession du droit exclusif d établir et
- de conserver sur ou sous les voies publiques de la commune de Saint-Nazaire les canalisations* destinées à la distribution de l’énergie électrique pour toutes applications industrielles de l'électricité, non monopolisées ; 2® traités, abonnements, promesses de traités ou d'abonnements souscrits ou eu cours de souscription ; 3° promesses de vente d’un terrain situé à Penlioèt, commune de Saint-Nazaire, d une contenante de 11.578 mètres carrés environ; 4° lus plans, projets, devis, éludes relatifs à la construction d une usine de production et de distribution d énergie électrique.
- La Société devra fournil* l’énergie nécessaire à l’exploitation des tramways de Saint-Nazaire et de Saint-Nazaire à Pornichcl. Eu représentation et pour prix de l'apport, il est attribué à l apporleur : i° 100.000 francs en espèces; 20 2.750 actions de 100 francs libérées; 3° une redevance annuelle de 5 millimes par chaque kilowatt consommé pour la force motrice et de 35 millimes pour chaque kilowatt consommé pour l’éclairage électrique.
- Capital : ;\ millions de francs divisé en [o.ooo actions de 100 francs char mie, dont 2.570 entièrement libérées en rémunération d'apport et 37.250 à souscrire et libérer en espèces, un quart à la souscription et le
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- surplus aux époques déterminées par le conseil d’admi-nislralion.
- Les administrateurs ont droit à des jetons de présence dont la valeur est fixée par rassemblée générale.
- Les bénéfices annuels sont répartis : i° 5 % à la réserve légale; 20 somme nécessaire pour servir 5 % aux actionnaires sur le montant dont les actions sont libérées. — Le surplus à concurrence de io % au conseil d'administration et de 90 % aux actionnaires.
- Les assemblées générales se réunissent au siège social ou dans tout autre lieu désigné par le conseil d’administration.
- En font partie les actionnaires propriétaires de 10 actions.
- Les convocations sont faites quinze jours au moins à l'avance, par avis inséré dans un journal d annonces légales de Paris, —» délai réduit à huit jours pour les assemblées extraordinaires ou convoquées extraordinairement ou réunies sur deuxième convocation.
- PROJETS DIVERS
- Rouen. — Là Chambre de commerce a ouvert un concours pour la fourniture de cabestans électriques à installer sur les quais.
- Les personnes intéressées pourront prendre connaissance des conditions du concours au bureau de l’ingénieur de la Chambre de commerce.
- Salins. — Le Conseil municipal a examiné récemment avec MM. Cailler et Serra, ingénieurs à Lyon, la question de l’éclairage électrique. Un projet définitif va être rédigé pour fixer l’accord des parties.
- Mulhouse.— Usine hydro-électrique de Kcmbs. Le projet cle création d’une usine hydro-électrique à Kembs est en bonne voie de réalisation. La pétition envoyée au ministère a réuni 134 signatures. Un comité s’est formé pour fixer notamment la sphère d’influence des différents intérêts qui concourent à l’entreprise. La dépense totale de l’installation de la station est évaluée à 4° millions, donl une moitié sera émise en actions, l’autre en obligations. Les entrepreneurs olIVeul préalablement la somme fie un million de marks à titre de garantie contre les risques de l'installation. Ils admettent une durée de cinq ans pour l’exécution des travaux et l’on admet que les formalités d'enquête et de concession prendront une année environ. Le gouvernement encouragerait l’entreprise.
- Des demandes du contint électrique sont arrivées des diverses contrées du pays, mais on prévoit que la première usine (on en construira deux) fournira une force de 3a2.ooo chevaux, qui seront absorbés par les rayons de Mulhouse et ses environs immédiats. La seconde
- usine desservira le réseau dont ni l’étendue ni le prix ne peuvent encore être fixés. Ou désire arriver à un prix uniforme pour le réseau.
- {Journal d’Alsace-Lorraine.)
- ADJUDICATIONS
- Autriche.
- — Prochainement, à l'administration communale, Ried (Tyrol), établissement d'une distribution d’eau et de l’électricité.
- Belgique.
- — Le 28 février, à 11 h , à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, vérification, entretien et amélioration des installations de paratonnerres établies sur les bâtiments civils de l’agglomération bruxelloise; caul. : 3oo fr. (cahier des charges n° 3; prix: o fr. 3o ; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles). Soumissions recommandées le 24 février.
- Franck.
- — Lu 22 février, à 11 h., à la préfecture des Pyrénéos-Orienlales, à Perpignan, fourniture des barrières métalliques du chemin de fer électrique de Villefranche à Bourg-Madame, 34.5oo fr.; caul. : 1.000 fr.
- — Le 22 février, à 4 b., au sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes,' rue de Grenelle, io3, à Paris, fourniture de hl de cuivre recouvert de gutla-percha et do coton paraffine, en 4 lofs.
- — Le 28 février, à 4 h., au sous-secrétariat des postes et des télégraphes, rue de Grcuellc, io3, à Paris, fourniture :
- i° Des pièces détachées d’appareils nécessaires au service télégraphique pendant les années 1908, 1909 et 1910, en 1 loi ;
- 20 De matériel el de produits chimiques pour piles eL.de la transformation de matières hors de service, zincs Callaud et Leclauché, lames de charbon, sulfate de cuivre, chlorhydrate d’ammoniaque, dexlrine, en 14 lots; Demandes d’admission à l’adjudication le 18 février au plus lard.
- On pourra prendre connaissance îles arrêtés et cahiers des charges, rue de Grenelle, n° io3, à Paris (direction du matériel el de la construction, 2e bureau), tous les jours non fériés, do 9 h. du matin à midi el de 2 h. à G h. du soir, ainsi que dans le bureau télégraphique central îles chefs-lieux de département.
- Asie mineure.
- La municipalité de Smyrne reçoit les propositions pour la concession de l’éclairage électrique de la ville.
- l'Ali)S. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Noijet.
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- Tome I <2« série).
- SAMEDI 22 FÉVRIER 1908. Trentième année. - N° 8.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D'ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIALy p. 233. — À. Manaud. Usure ondulatoire des rails, p. 233. — Alt. Bazille. Pompes centrifuges à haute pression, p. 240.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Mesure de l'amortissement dans les circuits oscillants, K. E. F. Schm'dt, p. 244. — Emploi des flammes connue soupape dos courants alternatifs à haute tension, A. Cathiaht, p. 246. — Construction de machines. Essai d’un alternateur à basse tension pour four à carbure de calcium,
- Ïi. 246. — Electrochimie et Electro-métallurgie, Sur un nouveau four électrique à arc, applicable aux recherches du laboratoire, j. Clerc et A. Minet, p. 247. Sur la réduction de l’indigo par voie éleetrolytiquc, IL Ciiaumat, p. 248. —. Brevets, p. 248. Bibliographie, p. 250.— Correspondance, p. 251. — Variétés. Législation, Comment sont établies nos feuilles de patente eL comment nous devons les vérifier, en ce qui concerne les usines électriques, P. Boucault, p. 253.— Jurisprudence. La Société Lilloise contre les Tramways do Lille, p. 256. — Chronique industrielle et financière. Régulateur automatique de pression pour frein à air comprime, p. 259. — L'électrification du réseau de l’Etat italien, p. 260. — L’industrie électrique en Suisse, p. 260. —Installations électriques dans les mines, p. 260. — Renseignements commerciaux, p. 261. — Chronique financière, p. 262. — Adjudications, p. 264.
- ÉDITORIAL
- L’on sc préoccupe beaucoup actuellement à l'étranger, surtout en Angleterre, de Y usure ondulatoire des rails constatée sur un grand nombre de lignes de tramways onde chemins de 1er électriques. Les causes réelles de ce phénomène ne semblent pas encore complètement connues; il est d'ailleurs certain qu’elles sont multiples. Dans un mémoire dontnous commençons.la publication (p. a35), M. Manaut a entrepris l’étude méthodique de cette question qui présente un extrême intérêt pratique. 11 expose d’abord un résumé des travaux antérieurs; la discussion de ces travaux l’a conduit à des réflexions personnelles ((ue l’on trouvera dans la seconde partie de son mémoire.
- Nous avons du reste annoncé précédem-
- ment (T à propos du Congrès de Munich (septembre 1908), qu’un questionnaire sur ce sujet a été adressé aux ingénieurs spécialistes. L’on 11e saurait donc nier l’importance d’un tel su jet, d’autant plus que Tusurc ondulatoire ne semble se produire de notable façon qu’avec la traction électrique.
- L’on conçoit donc qu’il est indispensable, pour les constructeurs de maLériel électrique comme pour les exploitants, que l’on en connaisse les causes exactes et partant le remède.
- A propos d’un article paru récemment ici meme, M. A If. J la/i lie présente quelques (*)
- (*) Voir par exemple La Lumière électrique, t. 1 (•2e série), p. 195.
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- revendications de priorité au sujet des pompes centrifuges à roues multiples (p. 240). D’après lui, c’est à M. Rateau, l’éminent ingénieur français, qu’est dû le principe fondamental universellement appliqué dans la construction de ces pompes. Il cite en outre des résultats d’essais obtenus dans plusieurs installations fort intéressantes.
- La mesure de l’amortissement dans les circuits électriques oscillants est une opération assez délicate et exigeant des précautions toutes particulières. M. K. E. F. Schmidt vient de publier une nouvelle méthode très simple qui, semble-t-il, doit donner de bons résultats en pratique (p. a44)*
- M. A. Cathiart vient de compléter son étude précédente sur Y emploi des flammes comme soupape pour les courants alternatifs à haute tension, par des observations sur la désagrégation de la cathode (p. 246).
- Il semble nettement établi actuellement que c’est à M. L. Clerc que l’on doit la première réalisation du four à arc électriq ue. Cet inventeur, reprenant, en collaboration avec M. Minet, ses études de 188.1, a fait d’intéressantes remarques sur les conditions de fonctionnement de l’arc dans un four électrique. Ces remarques ont conduit leurs auteurs à une disposition simple applicable aux recherches de laboratoire (p. 247).
- L’on trouvera dans ce qui suit (p. a5i) la correspondance échangée, par MM. Menges et Latour au sujet de la théorie de la commutation. La lettre de ce dernier, définit très nettement le problème en question et permettra en outre d’éviter tout malentendu dans les discussions ultérieures sur le meme sujet. En particulier M. Latour établit d’une manière très nette ce que l’on doit entendre par
- champ nul dans les dents situées sur la ligne vraiment neutre.
- M. Bougault, dont on connaît toute la compétence en matière de jurisprudence et de législation industrielles, expose dans ce numéro (p. 253) comment les usines qui distribuent l’énergie électrique, soit comme force motrice, soit pour Véclairage, doivent établir leurs feuilles de patente.
- La patente comprend un droit fixe et un droit proportionnel, le premier basé sur la puissance de la machine, le second basé sur la valeur locative. Il importe donc de bien connaître comment, dans les deux cas, les estimations doivent se faire et quelle justification on en doit fournir ou on en peut réclamer.
- C’est ce qu’indique avec précision M. Bougault et les exemples qu’il a introduits dans son exposé permettront aux industriels qui voudront bien s’y reporter d’établir rapidement et en toute exactitude leurs feuilles de patente.
- La Société des tramways de Lille a été autorisée à vend re ses excédents d’énergie à des consommateurs privés sous réserves du droit des municipalités et des tiers. Or, elle a fait usage de ce droit dans des conditions que la Société lilloise d’éclairage électrique juge contraires au monopole qui lui a été accordé, de sorte que cette dernière demande au tribunal de Lille de faire défense à la Société des tramways de vendre l’énergie électrique. Indépendamment des points de droit fort intéressants que ce procès soulève, il y a une question de fait assez importante, à savoir : quels sont les excédents d’une Société de distribution et en particulier d’une Société de tramways. Nos lecteurs trouveront (p. 206) des détails sur ce procès.
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- USURE ONDULATOIRE DES RAILS
- On sc préoccupe beaucoup, depuis quelque temps, en Angleterre, en Amérique el en Allemagne d’un phénomène désigné sous le nom d’usure ondulatoire des rails (corrugation) qui parait avoir fait son apparition peu de temps après celle de la traction électrique et être à peu près exclusivement inhérent à ce genre de traction.
- La question a donné lieu récemment, surtout en Angleterre, à des discussions parfois assez vives, et il nous parait intéressant d’en présenter un résumé mettant en évidence les remarques les plus importantes énoncées dans les documents publiés sur cette question par la presse technique anglaise.
- Nous indiquerons ensuite quelques réflexions que nous a suggérées la lecture de ces documents et nous examinerons quelles conclusions pratiques semblent se dégager de tout cet ensemble.
- Dans un rapport au London County Council Tramways, M. Fell expose que, dans presque toutes les exploitations de tramways ou de chemins de fer électriques en Amérique et en Angleterre, des ondulations régulières apparaissent sur les rails au bout d’un temps plus ou moins long, qui est. parfois de quelques jours, parfois de plusieurs années, mais habituellement
- de six mois à deux ans. Ces ondulations vont en général en s’accentuant et conduisent alors à l’obligation de refaire la voie. Elles ne sont pas habituellement perpendiculaires à la longueur du rail, mais ont une direction oblique. Leur
- longueur varie en général de 2 - à 5 pouces (Ù7 à
- nfm). Cette longueur parait d’ailleurs augmenter lorsque la vitesse croit. Elle a quelquefois atLeint 8 pouces (-ioy,111111) pour des vitesses de -a) à h> milles ('>2 à /|8km) à l’heure. Sur le chemin de fer élevé de Roslon, où la vitesse est de /,<> milles (6/|km) à l'heure, les ridements ont dépassé 3i pouces de long (790™™). Les rails de cette ligne doivent être renouvelés au bout de quelques mois de service.
- Les usures les plus graves se produisent aux courbes; celles des rails extérieurs apparaissent
- les premières, régulièrement espacées à courte distance les unes des autres et sont les plus profondes.
- Sur les rails intérieurs des courbes, les espacements des traces d’usure sont habituellement irréguliers et beaucoup plus grands, d’autant plus que le rayon de la courbe est plus petit. Ils sont moins irréguliers en alignement droit.
- Les ondulations sont plus profondes et plus régulières sur les rampes que sur les pentes et elles n’apparaissent presque jamais sur les pentes où Ion fait usage de freins magnétiques de voie.
- Sur les lignes où les rails ne sont pas ancrés, les ondulations sont en général plus prononcées que sur celles où les rails sont ancrés et reposent sur de larges traverses.
- Aucune détérioration de ce genre n’a été constatée sur les rails servant à la traction animale; on en a quelquefois trouvé sur les rails des tramways à vapeur, mais jamais sur ceux des chemins de fer à vapeur.
- On a constaté l'existence d’usures ondulatoires sur les rails de tramways à cable lorsque la vitesse atteints milles à l’heure (i3km environ).
- L’auteur estime que la production de ces ondulations peut-être attribuée aux causes suivantes :
- i° Rugosités produites sur les rails par les laminoirs;
- -2° Laminage à froid des rails par les roues de voitures;
- 3° Rails légers et voitures lourdes; t\° Sable ou gravier sur la table du rail; f>° Défauts des joints des rails;
- ()° Jeu trop faible ou trop grand entre la voie et les roues;
- 7° Rails ou éclisses trop élastiques ou trop relâchés ;
- 8° Voitures défectueuses;
- 9° Glissement des roues aux Courbes; m0 Roues de diamètres différents; ii° Présence de méplats sur les roues; i-2° Accélération ou ralentissement rapides, faisant patiner les roues;
- i l0 Mécanisme des freins défectueux ou trop rapide application du freinage, causant une série de vibrations et de chocs.
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- Pour M. Fcll, la cause originelle consiste en des inégalités qui existent à la surface des rails lorsqu’ils sortent des laminoirs; ces inégalités font sauter les roues des voitures, ce qui a pour effet d’augmenter les défauts primitifs. Il a constaté leur présence en lixant sous un truc un bloc d’émeri et le faisant passer sur un rail qui venait d’être posé. Le procédé suivant, qu’il a utilisé avec succès pour faire disparaître une usure accentuée, peut être employé pour débarrasser les rails de ces irrégularités primitives. Il consiste à faire passer sur la voie des blocs de carborandum appuyant sur les rails et adaptés à un wagon-citerne. Chaque bloc de carborandum
- peut avoir 10 pouces de long sur 2 — de large (environ u5cm sur 5).
- M. Fcll a fait des expériences destinées à étudier l’clfct d’une mise en vitesse trop rapide. Il s’est servi d’un pont transbordeur pesant i5 tonnes et mis en marche par un moteur Westinghouse recevant le courant à 5oo volts et actionnant par engrenages chacun des deux essieux sur lesquels étaient montées les quatre roues. Le pont transbordeur étant arrêté, on mettait rapidement le controleur à la 5e touche; les roues glissaient tant que le pont n’avait pas atteint une certaine vitesse. Dans une première série d’expériences les rails étaient nets et humides; à chaque essai, on constatait la production d’ondulations à environ deux pouces du point de contact des roues a l’arrêt; l’étendue d’une ondulation en longueur était de 9 pouces environ. Dans une deuxième série d’expériences, 011 recouvrait au préalable les rails d’une légère couche de graisse et on n’a pas trouvé de traces visibles.
- Il semble à M. Fcll que les trucs sont incriminés à tort. Il cite le fait suivant : Il avait fait étudier et construire des trucs avec un soin particulier; ces trucs furent mis en service sur deux lignes différentes. Dans Tune de ces lignes, les rails étaient posés sur des poutres longitudinales; les ondulations ont fait leur apparition au bout de quelques jours après l’ouverture de la ligne, niais, trois mois après, elles n’avaient pas augmenté cL étaient plu têt en légère décroissance. Les voitures étaient munies de, freins de voie magnétiques et de boîtes à sable à jet discontinu. L’autre ligne avait été construite en posant les rails sur de larges traverses et en les
- ancrant; malgré un service très chargé des voitures, les ondulations n’étaient pas encore apparentes au bout de dix mois. Les voitures étaient munies de freins de voie magnétiques et de boites à sable à coulée continue.
- Sur la première de ces lignes, la vitesse atteignait üo milles (*D1(m) à l’heure, tandis que sur la seconde elle était beaucoup plus faible.
- Pour éviter la production des ondulations M. Fell propose les mesures suivantes :
- A. Voie. — i° Ancrer les rails a des intervalles d’au plus 7 pieds 6 pouces (3m,8o) ;
- a0 Placer un bloc de bois dur de ~ de pouce
- d’épaisseur entre le coussinet et le rail;
- 3° Disposer les bouts des rails aussi jointifs que possible. Il serait avantageux de pouvoir les souder;
- /i° Avant que les voitures commencent à circuler, faire passer sur la voie un wagon-citerne portant des blocs frotteurs de carborandum pour faire disparaître toutes les irrégularités. Cette opération est simple et économique, et, si elle est exécutée immédiatement après la construction de la voie, retarde considérablement le développement de l’usure;
- 5° Exécuter la même opération aussitôt que la plus légère trace d’usure apparaît sur la voie.
- 6° Dans les courbes de faible rayon, combler la rainure du rail extérieur, de manière que la roue extérieure roule sur son boudin.
- L’avantage de cette mesure résulte d’une observation laite sur les tramways de Hambourg, il y a quelques années ; on remarqua que, cette circonstance s’étant produite fortuitement, la détérioration du rail intérieur était alors mi-nima.
- B. Matériel roulant.
- iD Munir les trucs de bons châssis qui 11c plient pas et ne se déforment pas dans les courbes.
- a0 Vérifier que les trucs soient absolument d’équerre.
- ;>° Prendre les diamètres des roues aussi égaux que possible.
- f\° Actionner chaque roue individuellement ou se servir d’un différentiel.
- 5° Se servir de boites à sable à jet continu.
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- f>° Avoir des freins magnétiques de voie.
- La publication de ce rapport est suivie d’un résumé des remarques et observations présentées par plusieurs des membres de la conférence.
- M. Dunsford signale qu’à Southampton on a été obligé de reconstruire la voie sur une longueur de 5 à 0 milles. Sur une section refaite avec des rails pesants, un massif continu aggloméré et des rails ancrés, les ondulations ont fait leur apparition au bout de trois semaines. Sur une autre section, elles se sont produites dès le premier jour de service. On a fait disparaître ces usures à Laide d’un bloc d’émeri et elles ne se sont pas reproduites depuis quatre ou cinq mois.
- M. Rlackburn cite l’exemple de Belfast où des traces sont apparues sur une pente dans une légère courbe, après environ neuf mois de service, et après quinze mois sur un alignement droit en palier.
- Il est d’avis qu’il convient d’incriminer le matériel roulant; au Liverpool Ovcrhead Railway, il ne s’est pas produit d'ondulations tant qu'on s’est servi de moteurs calés directement sur les essieux ; elles ont fait leur apparition presque aussitôt après le remplacement de ces moteurs par des moteurs à engrenages. 11 croit que l’action unilatérale de ces moteurs est la principale cause des ondulations et qu’il conviendrait de placier des roues et des pignons de chaque côté du moteu r.
- M. Mazley cite le fait que des ondulations se sont produites à Belfast sur une longue pente où l’on faisait usage de freins glissants. II donne le prix de revient de l’égalisation des rails au moyen des blocs en carborandum par yard
- de voie, soit xi centimes le mètre).
- M. Lcncastcr a trouvé que de légères ondulations, apparues pendant l’hiver avec un service peu intense, ont disparu pendant l’été alors que le service était chargé.
- M. Sclton est d’avis que ces défauts sont uniquement dus à la qualilé des rails. Il n’est pas étonnant qu’ils apparaissent d’abord aux courbes, où les chocs sont les plus violents. Mais ils ne sont pas du tout confinés aux courbes. Il expose (pic, voulant, il y a quelques années, profiter des bas prix pour s'approvisionner en rails, il avait fait établir avec le plus grand soin un cahier des charges. Il ne put trouver en Angleterre d’industriel acceptant les conditions imposées et dut s’adresser à l’industrie bclge'qui lui fournit
- les rails demandés, (les rails ont été employés à la construction de certaines portions de voies qui ne sont pas encore détériorées, tandis que celles construites ultérieurement avec des rails anglais sont couvertes d’ondulations. Les rails belges ne sont aucunement usés, bien qu’il y eût en service du matériel roulant de différents modèles et que la voie présentât de fortes déclivités et des courbes à faible rayon.
- M. Sclton voit comme remède le fait d’exiger pour les rails des aciers à forte teneur en carbone et en silicium et d’inspecter les rails avec soin avant leur mise en service.
- M. Briggs (l) donne l’explication suivante du phénomène.
- Lorsqu’une paire de roues montée sur un essieu passe dans une courbe, la roue extérieure ne pouvant pas tourner plus vite que la roue intérieure et devant parcourir un chemin plus long a toujours une tendance à rester en arrière. Il en résulte que la voiture marche en quelque sorte diagonalemont, le côté* intérieur étant en avance sur le côté extérieur. Les boudins des roues viennent alors presser contre les rails.
- -V)
- LO COJ
- Fig. i à 6. — Usure du bandage et du rail.
- Lorsque les rails et les roues sont neufs, les surfaces voisines du rail et de la roue présentent l’aspect de la figure i, de sorte que le flanc du boudin frotte simplement contre le bord du rail, sans tendance à grimper dessus. Le glissement causé parla courbe est continu, la voiture marche normalement et il ne sc forme pas d’ondulations.
- Mais supposons que la roue et le rail se soient arrondis par l’usage, ainsi que l’indique la figure 'X.
- L) The Electrician, a 5 octobre 1907.
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- Ces arrondis vont permettre au boudin de grimper sur le rail, comme le montre la figure 3. La roue peut alors glisser facilement sous reffort de l’essieu. Elle retombe alors sur la table du rail et le meme choc se reproduit à plusieurs reprises. Le rail extérieur est bien plus enclin à être soumis à ces effets que le rail intérieur, car la force centrifuge augmente Ja pression du boudin sur lui. Cela explique pourquoi il est toujours attaqué le premier et pourquoi les ondulations sur le rail intérieur, lorsqu’il s’en trouve, sont toujours très espacées.
- L'existence des arrondis aura des effets semblables en alignement droit, si, à un moment donné, I’un des rails est plus bas que l’autre; la roue voisine de ce rail pourra grimper sur lui en donnant naissance à des effets analogues a ceux qui se produisent dans les courbes.
- Il en sera de même si, à un moment donné, la voiture a un mouvement de balancement.
- En résumé, M. Briggs estime que la présence des arrondis est la véritable cause des rayures et il propose, pour les supprimer, de pratiquer, d’une part, sur les bandages des roues et, d’autre part (pour les chemins de fer seulement), sur les têtes des rails, des saignées comme il est indiqué sur les figures 4, 5 et fi.
- Pour les roues existantes, on pourrait se contenter de disposer les freins de manière à produire l’usure maximum sur la partie de la roue la plus voisine du flanc du boudin.
- Dans une note publiée récemment (*), M. Evans présente les observations personnelles suivantes, faites à différentes époques et en différents lieux :
- i°Lcs effets d’usure ondulatoire se produisent principalement lorsque la voie est humide et couverte d’une fine poussière grasse. Cette remarque fait penser que le phénomène a quelque rapport avec une action de glissement des roues des voitures.
- a0 Quand les conditions indiquées au paragraphe précédent sont réalisées, on a trouvé qu’après le passage de certaines voitures, des lignes brillantes apparaissent sur les rails à environ i pouces i/a d’écart. Ces lignes brillantes ont un aspect tout à fait particulier dont l’étude pourrait être la plus sûre méthode de déterminer la cause réelle du phénomène.
- (*) Electrical /tortca», icr novembre 1907.
- Le fait que ces marques sont si brillantes fait supposer que le rail a été soumis à quelque frottement considérable, cause de l’usure ondulatoire.
- 3° En palier et sur ligne comprenant une voie montante et une voie descendante,onatrouvéque leslignes brillantes ne sontpas à angle droit avec le rail, mais ont une orientation spéciale.
- Cette circonstance tend à faire écarter la théorie qui attribue la production des ondulations à des inégalités provenant des laminoirs, car de telles irrégularités se produiraient à angle droit avec la longueur du rail.
- 4° Les lignes brillantes obliquent presque invariablement dans la direction de la marche, comme l’indique (a figure 7.
- - ------------- ---------
- Fig. 7. — Usure ondulatoire des rails.
- Ceci confirme ce qui a été dit au paragraphe précédent, car meme en supposant qu’il put être prouvé que le laminoir produit des rayures obliques,comment expliquer quel’angle de celles-ci est toujours lié à la direction du trafic.
- 5° Quelques voitures produisent des marques plus brillantes et plus prononcées que d’autres ; à la vérité, beaucoup de voitures 11c laissent pratiquement, aucune espèce de traces.
- Ceci montre clairement que le phénomène est du à quelque particularité inhérente à des voitures déterminées.
- G° Le passage d’une seule voiture ne laisse jamais de marques brillantes a la même place sur les deux rails. Les traces apparaissent sur un rail par périodes ayant des étendues de om,3o à plusieurs mètres et passent ensuite habituellement sur l’autre rail.
- 70 Sur l’étendue d’une période, les marques commencent faiblement, atteignent un maximum et vont ensuite en s’affaiblissant.
- Ce fait semble, ainsi que le précédent, confirmer l’hypothèse que les marques correspondent à un mouvement de balancement des voitures d’un cêté à l’autre.
- 8° L’usure paraît varier beaucoup avec les con-
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- ditions locales ; elle se présente a des degrés très différents aux divers points d’une ville, meme lorsque la densité du trafic, la forme do la route et les conditions de la voie paraissent être tout à fait semblables.
- Cette observation indique que les voitures ne sont pas seules responsables de la production des ondulations. Parmi les autres'eauses, on peut citer :
- i° Manque de constance dans le profil en large de la voie.
- a0 Nature du sous-sol et des matériaux de la voie.
- 3° Largeur de la rue.
- 4° Hauteur des maisons et matériaux employés à leur construction.
- 5° Importance des déclivités et usage de freins glissants.
- La nature des matériaux employés à la construction de la voie est un important facteur, car on a trouvé, sur les tramways de l’Inde, que l’emploi de terre à briques pojnr le ballast causait presque invariablement la production des ondulations.
- Il est possible que la pratique qui consiste à se servir des mêmes voitures sur les mêmes trajets pendant une longue période puisse amener les roues à tourner inégalement, en particulier s’il y a plus de courbes suivant l’un des sens de trajet que suivant l’autre sens.
- Toutefois, la principale cause du phénomène parait résider dans les voitures. Aussi conviendrait-il de rechercher et d’examiner spécialement celles qui donnent lieu à la production de lignes brillantes. A cet effet, on recouvrirait certaines parties de la voie d’une couche de poussière grasse et on placerait des hommes en surveillance en vue d’examiner Pétât de la voie après le passage de chaque voiture. Celles qui auraient produit des marques seraient notées et surveillées dans leurs voyages postérieurs. Enfin, si une voiture laisse des marques à chaque voyage, elle sera mise à part et examinée soigneusement.
- INI. Panton (M critique plusieurs points du rapport de M. Fell résumé ci-dessus..
- Pour M. Panton, les remèdes indiqués par M. Fell, qui consistent à faire subir un polis (*)
- sage aux rails et à prendre des aciers plus durs ne peuvent être que des remèdes temporaires.
- Des treize motifs énumérés dans le rapport de M. Fell, quatre seulement méritent d’être retenus, les noS fi, 7, 8 et9 et il convient d’ajouter les suivants :
- Construction défectueuse des trucs.
- Défaut du système de transmission mécanique entre le moteur et l’essieu.
- Niveaux différents des rails.
- Il estime le double engrenage comme essentie-sur tout nouveau matériel roulant, ainsi que l’ont montré les exemples de Bedford, de Burnley et de Belfast qui l’ont employé avec succès.
- Cependant, même sans ce double engrenage, on peut éviter l’usure ondulatoire à condition d’apporter aux trucs certains perfectionnements. Ce fait a été mis nettement en évidence au Liverpool overhead Railway, où de graves ondulations qui s’étaient produites ont disparu après modifications des trucs, malgré le très mauvais état de la voie construite le long du rivage, dont les joints sont toujours plus ou moins défectueux, et où l’accuinulation du sable arrive parfois à entraver le service. Enfin, M. Panton n’est pas d’avis de combler les creux des rails de tramways dans les courbes.
- Nous terminerons cette longue série de documents par une analyse du rapport présenté au i ie Congrès annuel du Verein deulscher SLrax.senb. und Kleinb. Verwaltungen.
- Ce rapport signale des essais exécutés avec un disque de caoutchouc durci pressé entre deux pièces rectangulaires de même nature, en vue d’étudier les déformations des surfaces soit au repos, soit pendant le roulement, soit pendant le glissement. Il conclut que les ondulations se produisent lorsque les efforts entre la roue et le rail atteignent la limite élastique de la matière du rail. Il peut en être ainsi :
- i° Quand le bandage est plus dur que le rail ;
- a0 Quand un glissement des roues se produit, causé par :
- a) L’application d’un freinage trop fort ou trop brusque ;
- b) Un départ trop rapide ;
- c) Un passage de courbes occasionnant une avance de la roue intérieure et une marche saccadée de la roue extérieure ;
- d) Divers effets, tels que le diamètre inégal des
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- roues (Lun meme essieu, ou un profil défectueux des bandages et des rails.
- 3° Par suite de la combinaison de plusieurs de ces circonstances ;
- 4° Par suite de la combinaison d’une de ces circonstances avec Tune des suivantes:
- a) Vibrations ;
- b) A ugincntation de la vitesse ;
- c) Augmentation de la pression des roues ;
- d) Diminution de la surface de contact de la roue et du rail par suite d’un profil défectueux.
- (A suivre.) A. Manaut.
- POMPES CENTRIFUGES A HAUTE PRESSION.
- t t
- UEclairage Electrique des 2 3 et 3o novembre 1907, a publié sous le titre : « Les Pompes turbines », un article des plus intéressants de M. Otto II. Mucller.
- A la lecture de cet article on pourrait croire quç la pompe Worthington ou Jaegcr est le prototype des pompes à roues multiples et que tous les autres appareils de ce genre en sont dérivés, alors que c’est précisément en Erance, et grâce surtout aux travaux deM. Ratcau, que ce genre de pompes a pris naissance et a pu atteindre le développement rapide que l’on connaît.
- Nous croyons qu’il n’est pas sans intérêt de citer quelques dates à l’appui de cette opinion.
- Le premier brevet de M. Ratcau sur pompes centrifuges multicellulaires, c’est-à-dire constituées par plusieurs turbines dans un mêmccorps, est de 1898. Ccbrevet indique, comme disposition essentielle, l’emploi du canal en forme d’U (avec ailettes dans les brandies de ce canal) pour ramener à l’ouïe d’aspiration de la deuxième roue le fluide sortant de la première et ainsi de proche en proche jusqu’à la dernière roue mobile qui débite dans la volute de refoulement.
- 11 semble que, jusqu’à l’apparition de ce brevet, aucune disposition équivalente n’ait été publiée. Plusieurs esprits avaient eu évidemment l’idée d’accoupler plusieurs roues pour réaliser la pompe multicellulaire, mais avec des canaux allongés suivant l’axe, comme Reynolds, ou avec des canaux réunissant deux roues seulementpla-cées dos à dos, comme Sulzcr.
- Maiè'ces dispositifs ne possèdent pas le caractère capital, et maintenant universellement adopté, du canal en U à branches très rapprochées permettant de séparer deux roues consé-
- cutives par un diaphragme mince et, par suite, de loger dans la meme enveloppe un grand nombre de roues travaillant dans de bonnes conditions de rendement.
- Fig. 1. — Résultats d’essais d’une pompe multicellulaire.
- 8 : Coefficient de débit; p : Rendement de la pompe; p0 : Rendement total (Pompe et moteur) ; p, : Coefficient manométrique.
- M. Ratcau a donné en 1902 (.Bulletin de la Société de Vindustrie minérale, tome I, 1rti livraison) des résultats d’essais de pompes multicellulaires construites d’après ses théories, avec dessin en coupe dont nous donnons ici la reproduction (fig. 1 et a).
- La première de ces ligures montre que les rendements obtenus parM. Ratcau atteignaient déjà 70 %. Or, à l’heure actuelle, on ne possède guère d’essais réellement contrôlés qui accusent des rendements supérieurs à 74 %, même pour des unités de grande puissance. Peut-être a-t-on pu
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- atteindre 75 %, mais le fait n’a pas encore été bien établi.
- Si on compare la figure 2 à la construction actuelle des spécialistes en pompes à liante pression, on constate une similitude à peu près
- nous pouvons citer deux pompes de 75 et ioom3 à l’heure refoulant à r>5on» de hauteur. Ces pompes sont constituées par huit roues montées dans une enveloppe unique; leur vitesse angulaire est de tours par minute et
- Fig. 2. — Coupe d’une pompe multicellulaire.
- complète de dispositions et de formes ; on ne relève que certaines différences de détail, notamment en ce qui concerne l’équilibrage axial du mobile, que M. Rateau avait, d’ailleurs fort élégamment, résolu, même pour des pressions atteignant 3oom.
- Il n’est guère possible que les ingénieurs et constructeurs allemands, qui ont, dans ces quatre dernières années, donné un grand essor aux pompes centrifuges à haute pression, aient ignoré les travaux et publications de M. Rateau sur la question, aussi avons-nous pensé qu’il était juste de rétablir ce point d’histoire.
- La Société d’Exploitation des Appareils Rateau quia, en France,le monopolcdesbrevets de M. Rateau sur pompes centrifuges a réalisé un grand nombre d’applications dont quelques-unes sont des plus intéressantes :
- En ce qui regarde les pressions très élevées,
- elles sont accouplées directement avec des mo-
- Fig. 3. — Pompe linteau de aSo’"3 à 334m.
- teurs électriques de *22o et 3oo IIP de la Compa-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). —N° 8.
- gnic d’EIcctricité de Crcil. Les moteurs sont alimentés par des courants triphasés a 5o périodes par seconde, 5.ooo volts.
- ffempe centrifuge multicellulaire
- SYSTEME RATEAU
- 670 meAturt,___ 146 __ /J 30
- Essaia c/es 15et 16 Moremfirt W06
- Fig. 4. — Courbes de rendement en fonction du débit.
- 8 : coefficient de débit ; pt : rendement total du groupe; p : rendement, de la pompe;
- (jl : coefficient inanomélrique.
- Ces pompes, de meme (pic trois autres analogues mais pour des pressions de /p>o h .V20 1,1 sont destinées à l’exhaurc de mines de houille.
- 5oo IIP à Commande électrique qui ont été fournies à la ville de Genève par MM. Brown-Bovcri et Cü, à Badcn. Ces pompes, étudiées sous le contrôle de M. Bateau, ont réalisé, aux essais de réception chez le client, des rendements de (58 % (fig. /*), rapport entre l’énergie en eau montée et* l’énergie absorbée aux bornes des mo-
- Fig. ü. — Pompe Uateau pour ao“3 — 20 atmos-
- phères.
- teins ; cela correspond à un rendement propre des pompes de 7/1 % . La ligure 5 est une photographie de l'un des groupes.
- Les pompes centrifuges s’appliquent également bien à l'alimentation des chaudières, lorsque le débit atteint i5 à *2oni3 à l’heure; à litre d’exemple, nous signalerons la pompe
- Fig. 5. — Groupe moteur-pompe Brown-Bovcri-Rutcau do 5oo chevaux.
- Une autre pompe plus puissante, débitant •2^o1113 à l’heure sous bl/|m de hauteur, a été livrée récemment par la meme société aux mines de Roche-la-Molière et Eirminy (lig. i).
- Comme application au service d’élévation d’eaux de ville, nous citerons deux unités de
- ligure G fournie par la Société Bateau aux Compagnies Réunies du Gaz et d’Eleet ri ci t é de Lisbonne pour *2o,n3 — *20 atmosphères. Cette pompe est actionnée par un moteur (Cl° d’Elee-Iricité de Crcil) alimenté en courant continu 5o<> volts, tournant à 3.000 tours à la minute. Le
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- rendement mesure en usine est de 71 % pour la pompe, 88,5 % pour le moteur, soit 63 % au total (fîg. 7). Nul doute qu’une pompe de ce genre 11e donne plusde satisfaction qu’imopompe à pistons, tant au point de vue de l’entretien qu’en ce qui regarde la consommation.
- Pompe centrifuge multicellulaire
- SYSTEME RATEAU
- JS m oheure 200
- Fig. 7. — Courbes de rendement en fonction du débit.
- 8 : coefficient de débit; pt : rendement total du groupe ; p„ : rendement de la pompe;
- (jl : coeflicient munoinétriquc.
- Un grand nombre de petites pompes du meme modèle ont donné aux essais les memes résultats et assurent leur service chez différents indus-
- des pompes centrifuges à haute pression est celle que réalise la Société RaLeau pour la région du Caucase.
- Il s’agissait de refouler, dans une conduite de plusieurs kilomètres de longueur, du naphtc brut. Les pompes centrifuges se prêtent particulièrement bien à ce service, pour lequel elles présentent l’avantage de fonctionner au maximum de rendemenl, quel que soit le débit.
- Fig. 8. — Pompe Râteau.
- Dans le cas qui nous occupe, l’ingénieur chargé de l’étude eut l’idée d’utiliser, comme agent moteur, les vapeurs d’échappement provenant de treuils d’extraction. Ces vapeurs travaillent dans une turbine à basse pression, alimentée à
- 1 kg/cm2 absolu et desservie par un condenseur
- Fig. 9. — Turbo-pompe Brown Hoveri-Rateuu pour 2801 pur seconde à 108“.
- Iriels à des vitesses comprises entre '2.000 et 3.000 tours à la minute (fig. 8).
- Une installation très intéressante et originale
- de surface assurant un vide de 90 % .On récupère ainsi 200 IIP environ qui permettent de refouler jusqu’à 3ol,5 de naphte par seconde contre
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série).— N° 8.
- une résistance de conduite correspondant à une pression de 3iom de hauteur de fluide. La vitesse varie suivant le débit entre a.200 et 2.800 par minute.
- Comme les treuils sont à marche intermittente et qu’il fallait assurer à la turbine un flux de vapeur continu, 011 a eu recours à l’accumulateur de vapeur imaginé par M. Ratcau.
- L’emploi des turbines à vapeur pour la commande des pompes centrifuges semble d’ailleurs devoir se généraliser. Il peut être avantageux, dès que l’on a besoin d’unités d’une puissance atteignant 5oo IIP, ce qui est le cas des installations pour le service des villes.
- MM. Brown-Boveri et Cic, à Baden, viennent de construire pour la ville d’Elberfcld une pompe Ratcau débitant 2801 à la seconde sous io8m de hauteur, accouplée avec turbine BB Parsons de G00-700 IIP à 2.100 tours à la minute.
- Cette pompe, malgré sa vitesse élevée et son grand débit, peut aspirer à 5 m, grâce à un dispositif spécial breveté par M. Ratcau.
- La figure 9 montre ce groupe turbo-pompe.
- On peut, dans ccs conditions et avec de bonnes chaudières, atteindre des consommations de charbon, par cheval utile en eau montée, qui 11e dépassent pas ik8 à ikg, 100. Ces chiffres sont comparables aux résultats obtenus avec les meilleures pompes à piston. Ils sont supérieurs à ceux des moteurs à gaz pauvre, mais si l’on met dans la balance les prix de revient des appareils, des bâtiments et l’économie d’ex: ploitation, on constate qu’il est de nombreux cas où la pompe centrifuge commandée par turbine à vapeur présente des avantages incontestables sur les autres engins répondant au même but.
- Alf. Bazille.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la mesure de l’amortissement dans les cii'cuits oscillants. — K. B. F. Schmidt.—Physi-halische Zeitschrift, ier janvier 1908.
- Le calcul de l’amortissement dans les circuits électriques se fait ordinairement d’après la formule bien connue de Bjerknes :
- Aj -f- A2 = 2ite
- ?
- <p„ — <p
- dans laquelle Ai et A2 désignent les décréments logarithmiques primaires et secondaires, tq et les vitesses de pulsation correspondantes, e la différence
- y l’indication du galvanomètre indica-
- teur (supposée proportionnelle au carré de l’intensité moyenne efficace) pour la fréquence t>2, yR sa valeur à la résonance (e2 = <q) (').
- Cette formule très simple suppose évidemment qu’il deux valeurs de £ égales et de signe contraire correspond une même valeur de y. (Dans l’cxpres-sionxde e l’on prend le signe -f- si A2<^Ai, et le signe — dans le cas contraire.)
- Cependant les courbes relevées accusent une dys-syrnétrie assez notable par rapport à l’ordonnée yB, et d’autre part, la formule n’est valable que pour des différences e très faibles. Une erreur de o,5 % dans la
- f'o
- mesure de — suflil alors pour entraîner une erreur
- de 10 % sur la valeur de A, -J- A2.
- Quant aux méthodes graphiques telles que celles données par G. Tissot ('), elles conduisent à des constructions longues et nécessitant une grande précision. L’auteur a cherché à réaliser une méthode de mesure plus exacte en se basant sur les équations rigoureuses relatives au problème des ondes amorties.
- Le circuit dont 011 veut mesurer l’amortissement est. accouplé très faiblement avec le circuit résonant muni d’un condensateur variable ; en série avec celui-ci se trouve le primaire d’un transformateur à accouplement également extrêmement lâche, dont le secondaire alimente un détecteur suffisamment sensible, tel qu’un détecteur thermo-électrique placé dans le vide. Le primaire de ce deuxième transformateur doit avoir une self-induction négligeable par
- (') Voir, par exemple, .1. A. Fi.iiming. The'principles of electric wawes telegrap/iy, p. a3o.
- (’) Elude sur lu résonnance des systèmes d’antenne dans la télégraphie sans fil.
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- rapport il colle du secondaire du transformateur principal.
- Dans ces conditions, en négligeant la réaction dos circuits induits sur les circuits inducteurs, et en admettant que le circuit secondaire soit peu amorti par comparaison avec le primaire, l’on trouve que la quantité de chaleur Q dégagée pendant la durée de chaque onde est égale h
- Q=Q«
- X
- "+(&
- [‘(±'i+‘)+(îi)T+/'(îi)
- 2 ‘ |> 2* ( 1 )
- * H
- Dans cette formule, QR est la valeur de Q qui correspond à la résonance, et P (égal à PH pour la résonance) désigne une certaine fonction déterminée par les relations :
- Sj — §
- P cos [A =---------------------- cos (x -f- <V)-----------------sin (x + (J»)
- P sin [/, = cos (x + ty), avec
- <8X —
- i
- et
- t
- «4» =
- Si l’on calcule alors, ainsi que l’a fait l’auteur avec
- | Q
- l’aide de M. Mertens, les valeurs du rapport —,
- i Qr
- correspondant à divers amortissements du circuit primaire, en fonction de la dilférence e, l’on trouve une série de couches (lig. i) présentant une dissymétrie très nette, comme les courbes relevées expérimentalement.
- Considérons maintenant, la distance a — — a,
- entre deux points correspondant sur une courbe
- donnée à la meme valeur du rapport ; lorsque l’on
- On
- passe d’une courbe à une .autre (lig. i), le rapport
- r— demeurant constant, l’on constate alors que, mal-Oh
- gré la complexité de la formule (i), il existe une relation très simple entre A — A| A*j et la distance <7i — a2 —- a (lig. i) ; l’on a en effet
- A = cet, (»)
- c étant une constante pour chaque valeur du rap-
- f Q
- port —.
- On
- ô.“ ftT
- ( 10 IJIX
- 0!)li d,!K> O.!)'» <>.>•
- Fig. i. — Courbes d’amortissement théoriques. L’on a pris comme abeisses les valeurs de i zçz s.
- En relevant expérimentalement une courbe d’amortissement, l’on peut donc en définitive connaître la valeur A cherchée en fonction de a; il suffit de reporter cette courbe sur la ligure i, et d’utiliser une des droites de la figure 2,
- r
- A,
- Idg. 2. —- Courbes de A en fonction de af pour diverses
- . BQ
- valeurs du rapport — = —.
- 100 Qr
- La figure 2 donne les résultats obtenus pour les
- valeurs 85, 70, 55 du rapport; p = 100. — ; les
- Qr
- points marqués correspondent respectivement à chacune des courbes de la figure 1.
- i
- J. B.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 3,
- Emploi des flammes comme soupape des courants alternatifs à haute tension. —Note de M. André Gathiart, présentée par M. Lippmanïv. — Academie des Sciences, séance dn 3 février 1908.
- L'on a vu (*) qu’au moyen d’une flarnmc, il était; possible de ne laisser passer qu’une onde sur deux, par période et pour de faibles intensités, d’un courant alternatif à haute tension. Ce résultat est. conforme à ce qu’indique l’oscillographe. L’analyse du phénomène montre qu’il se produit, en ce cas, une véritable désagrégation de la cathode.
- Sur cette cathode, on aperçoit un point très brillant, avec arrachement de matière, tandis que sur l'anode il n’y a qu’une houppe violacée, étalée.
- La flamme favorise cet étalement, mais elle a aussi une action désagrégeante manifeste, car si l’on dispose parallèlement et dans un même plan perpendiculaire à la flamme deux électrodes identiques (cylindriques par exemple), et qu’on immerge l’une d’elles dans la flamme (il s’agit toujours d’une flamme ne contenant aucun corps conducteur solide en suspension), Vélectrode immergée est toujours cathode.
- Si l’on transporte la flamme sous l’autre électrode, celle-ci, qui se trouvait anode, devient immédiatement cathode.
- Les expériences peuvent être facilement réalisées avec des électrodes cylindriques en charbon, bien homogènes et à grain serré, surtout pour l’anode.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Essai dfun alternateur à basse tension pour four à carbure de calcium. — Electrical Revicw [Londres), 17 janvier 1908.
- La puissance de cet alternateur est de /(3o kilo-volls-ampères sous la tension de 5o volts.
- Les principales conditions imposées étaient les suivantes : une surcharge continue de 10 % ne devait pas endommager les isolants.
- Un travail continu à pleine charge ne devait pas provoquer dans toute partie accessible de la machine une élévation de température de 75° au-dessus de la température de l’air ambiant.
- Le rendement, pour un facteur de puissance égal à 1, devait être de 9a % , en tenant compte de l’excitation.
- (*) Comptes rendus, 1908, ii° 1, p. 20, eL Lumière Electrique, t. I (26 série), icr février 1908, p. 151.
- La self-induction de la machine devait être telle qu’aucun dommage ne puisse résulter de la production d’un court-circuit dans le four. L’on adopta une vitesse de 3oo tours par minute, ce qui permettait d’obtenir avec 10 pôles une fréquence de périodes à la seconde.
- Comme on ne disposait pas d’une puissance suffisante pour exécuter les essais à pleine charge, on avait adopté les dispositions suivantes.
- On faisait tourner la machine et son excitatrice à vitesse normale, de manière à obtenir la tension normale à circuit ouvert.
- La puissance mécanique fournie par le moteur servait à évaluer les pertes dans le fer, les pertespar frottement et résistance de l’air et les pertes dues à l’excitation.
- Le courant d’excitation nécessaire pour obtenir la tension normale, la machine marchant à vide, était mesuré, ainsi que le courant d’excitation nécessaire pour la marche en court-circuit. La résultante géométrique de ces deux courants portés sur des directions perpendiculaires était prise comme valeur du courant d'excitation à pleine charge et tension normale avec un facteur de puissance égal à l’unité (diagramme de Rotherl). On en déduisait les pertes dues ;i l’excitation en charge.
- 12009
- Courant d’excitation à circuit ouvert
- Courant d’excitation c» court-circuit Fig. 1. —• Courbes caractéristiques a vide et en court-circuit.
- A ces pertes, on ajoutait les pertes dans le cuivre déterminées par la mesure de la résistance des enroulements de l’induit.
- Les essais comprenaient en outre :
- Le tracé de la caractéristique à vide et de la caractéristique en court-circuit.
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- Un essai de mise en court-circuit pour vérifier l'aptitude de la machine à résister à un tel accident.
- Dans une machine de cette nature, il est essentiel d’avoir un certain nombre de circuits en parallèle (‘l il est très important qu'ils développent tous le meme voltage instantané et soient rigoureusement en phase l'un avec l'autre. Avant de coupler les circuits en parallèle, on vérifiait le voltage de chacun d’eux; ces voltages furent trouvés identiques. Pour vérifier leur concordance de phase,ils étaient connectés en parallèle à l'aide d’un fil de cuivre fondant sous ‘28 ampères environ. À pleine excitation, ce fil de cuivre devenait à peine chaud, de sorte que les courants de circulation nuisible ne dépassaient certainement pas 15 ampères.
- Les tableaux ci-après résument les résultats des essais.
- I. — Résistances des enhoulements
- ET l>’lSOLKiMENT.
- A. — Alternateur.
- Résistance Tension
- des Isolement appliquée pour
- enroule- en la mesure de
- ments mégohms l’isolement
- Induit (10 circuits volts
- en parallèle).. . ow,oooof>7:*> 0,8 1.000
- Inducteurs 9"’,6 0,75 1 .r><>o
- R. — Excitatrice.
- Induit '}. 7 (),!*) 1.000
- Inducteurs 9“,6 7 1.000
- Ce résultat coïncide presque exactement avec le chiffre préalablement calculé.
- II. — Calcul de. l’excitation en ciiaiic.e.
- volts ampères tours par minute ampères
- 5<> O 3oo M),0
- 0 8.G00 Hoo l8
- 5o 8.G0O (cOS<p: =1) 3oo V(i9,6)1+i8*=afi,fi“
- La caractéristique à circuit ouvert (fig. i) montre que cette excitation correspond à une force électro-motrice de f>G volts; la chute de tension à pleine charge est donc de n % .
- III. — Calcul nu dénuement.
- kw. kw.
- Total des pertes à vide, c’est-à-dire,
- puissance fournie au moteur....... iy,r>
- A déduire :
- Pertes d excilation à vide *>ç)v, u)a,G. o^G
- Perles du moteur et de la courroie
- (prédéterminées)................. 3,r>o
- ---- /|,*2() 4,af>
- A ajouter :
- Pertes d’excitation à pleine charge
- '2f>Vi........................
- Pertes dans le cuivre de l'induit (8.G00)2 X o,oooofi’j‘) X 1,1 t.........
- Total des pertes à pleine charge.
- O/2'i
- VI
- r>,7r>
- D’oïi :
- Puissance recueillie à pleine charge.....
- Puissance, fournie à pleine charge.......
- i> 1 /i>,°
- Rendements------------= o> %
- /|V2,V2 J
- kw.
- 4 lo 4 02,4‘2
- A. M.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÈTALLURGIE
- Sur un nouveau four électrique a arc, applicable aux recherches du laboratoire. — Note de MM. Louis Clerc et Adolphe Minet. — Académie des Sciences, séance du 3 février 1907.
- Dans le cours de scs études sur la lampe Soleil et sur les fours électriques qui en dérivent ('), l’un des ailleurs avait constaté que la longueur d’un are jaillissant dans une cavité ménagée au centre d’une masse réfractaire (chaux ou magnésie) atteint plusieurs centimètres pour des constantes électriques moyennes : 40 ampères, 5o volts,, notamment.
- En reprenant ces expériences, les auteurs ont fait les observations suivantes :
- iü Pour une force élcctromolrice constante (üo à f>o volts par exemple), on peut donner à l’arc une longueur quelconque, à condition de faire varier la section transversale de la cavité proportionnellement; à une certaine puissance (plus grande que 1’unité) de la longueur de Tare, et, en même temps, l'intensité du courant proportionnellement à une autre puissance (plus petite que l’unité) de cette section. Les valeurs de ces puissances correspondent à une température de l’arc sensiblement constante;
- (>) La construction du four Clerc-Minet est confiée à ta Maison Wiesnegg-f*equeux% de Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 8.
- 2° L'arc étant bien établi, on peut y introduire un creuset en substance réfractaire conductrice (charbon), ou non conductrice (chaux ou magnésie), sans que Tare s’éteigne ni que ses constantes électriques se modifient sensiblement.
- MM. L. Clerc et A. Minet ont, en outre, établi un four électrique (*) sur les bases suivantes.
- Ce four est représenté, en coupe verticale, par les figures i et a, avec deux positions extrêmes différentes du creuset.
- Il se compose de deux corps principaux ÂA et F, de forme parallélépipédique, constitués d’une substance réfractaire (chaux ou magnésie).
- Le corps AA est percé, suivant son axe vertical, de deux trous cylindriques, l’un, B, constitue l’enceinte proprement dite, avec, comme dimensions : diamètre 3cm; hauteur ficm; l’autre, d’un diamètre de 2cm, en prolongement du premier, livre passage au creuset C, ou chambre de réaction, dont la capacité est de aom3 environ.
- Fig. i. — Four électrique Clerc-Minct. Première position extrême du creuset.
- Le creuset est maintenu cl. soutenu dans l’axe par un support S, fait d’une substance réfractaire non conductrice (chaux ou magnésie) qui s’appuie sur un bras terminé par une glissière G, à vis d’arrêt, pouvant coulisser le long d’un des pieds P de l’appareil.
- Le creuset peut, de la sorte, subir un mouvement ascensionnel et occuper une position quelconque dans l’enceinte I>, suivant l'écartement des électrodes Eli, qui sont en charbon.
- Observations. — i° En employant des puissances électriques de i à a kilowatts, on peut elfcclucr, au moyen de ce four, les recherches par voie sèche, à
- toutes températures,. depuis le rouge sombre, le creuset et les électrodes occupant la position de la figure i, jusqu’à la température de l’arc (fig. a);
- Fig. a. — Four électrique Clerc-Minet. Deuxième position extrême du creuset.
- a° La capacité du creuset est suffisante dans tous les cas, puisque, suivant la densité des matières traitées, on peut opérer sur a*51* à 4<>gr de ces matières;
- 3° Avec des intensités de 3o à 4o ampères, l’arc se maintient malgré l’usure dos charbons; on peut, du reste, écarter les électrodes jusqu’à l’extrême limite sans qu’il s’éteigne, et lorsque, après avoir retiré .complètement une électrode de l’appareil, on l’y introduit rapidement, Farc se rallume à distance;
- 4° Le courant dérivé par les parois du massif portées à la température de fusion de la magnésie est insensible.
- Sur la réduction de Vindigo par voie èlec-troly tique.— Note de M. H, Chaumat, présentée par M. À. Haï.i.kk. — Académie des Sciences, séance du 3 février.
- Dans une note parue dans les Comptes Rendus du 3o décembre 1907, l’auteur décrit un procédé nouveau pour la réduction éleclrolytique de l’indigo. Il a cité comme antériorité le procédé de Meister Lucius et Bruning, de 1902. L’auteur a appris depuis que Goppclsrôder avait déjà réalisé, dès 1882, la réduction de l’indigo par voie électrolytique, par un procédé à la fois différent de celui de Meister Lucius et du sien. Les expériences de Goppelsroder ont été publiées dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse de 1884.
- BREVETS
- Convertisseur compensé pour la transfor-mation de courant polyphasé en courant monophasé ou vice versa. — Bruce Peebles and Go and La Cour. — Brevet anglais n° 24582 (njofi).
- . Ce convertisseur est compose d’un moteur d’induction ordinaire muni d’un rotor à deux enroule-*
- (1) Louis Guîkc, brevet belge, juillet 1881.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 249
- ments, et d’un stator avec enroulement polyphasé. Dans le cas où l’on convertit du courant monophasé en courant polyphasé par exemple, deux des bornes de l’enroulement triphasé statorique sont reliées au circuit fournissant du courant monophasé; un des enroulements rotoriques, constitué par une cage d’écureuil, permet alors au rotor de tourner à une vitesse extrêmement voisine du synchronisme et donne lieu, de ce fait, à un champ tournant sensiblement circulaire. L’on réalise dans ces conditions des tensions décalées de iüo° entre les trois bornes du stator prises deux à deux (*) ; quant au deuxième enroulement rotorique, il est [muni d’un collecteur sur lequel frottent des balais qui permettent l'injection du courant d’excitation dans le rotor.
- Ce courant d’excitation peut être pris au réseau au moyen d'un transformateur dont le primaire est en série avec l’enroulement parcouru par le courant d’alimentation. On réalise ainsi au besoin une excitation variant automatiquement avec la charge dans tous les cas ; le convertisseur possède des propriétés analogues à celles des transformateurs statiques et, malgré la présence de l’entrefer, n'absorbe pas de courant magnétisant important, comme le ferait un convertisseur non compensé.
- Condensateur èlectvolytique. — J. de Mod-zelewski et I. Mo&cicki. — Brevet suisse n° 3 8.5a 5 (*9<>7)-
- Les condensateurs électrolytiques à lames d’aluminium peuvent donner de bons résultats lorsque les lames ont été soumises à l’action d’un courant continu qui les revêt d’un dépôt d’alumine non conducteur. Il serait même à souhaiter que cette action soit maintenue pendant le fonctionnement sous coui'ant alternatif. Pour réaliser ce desideratum, les inventeurs proposent le dispositif suivant (fig. 1) : Ei E2 sont les plaques en aluminium du condensateur plongées dans un électrolyte convenable; le courant alternatif arrive par les conducteurs WW. En B se trouve une batterie de piles ou d’accumulateurs (ou même une source d’électricité quelconque à courant continu); son pôle positif est relié aux électrodes Ei E2 par l’intermédiaire de petites soupapes électrolytiques U qui empêchent tout courant en sens inverse de celui débité par la batterie. Une pelite électrode auxiliaire K estenfin reliée au pôle négatif de la batterie. Dans ces conditions, l’on voit que les soupapes
- (!) Jusqu’ici l'appareil est identique à celui proposé par M. Potier, il y a une douzaine d’années, (N. D, L.R.)
- U s’opposent h un court-eircuil entre les conducteur W, puisque l’une des deux est tou jours disposée dans le sens voulu pour arrêter le courant alternatif.
- g. r. — Condensateur électrolytique.
- Le courant continu, au contrairen’est; pas arrêté et peut passer des plaques principales Ef E3 à l'électrode auxiliaire K ; il forme donc sur les plaques principales un dépôt d'alumine qui forme un diélectrique suffisamment résistant pour que l’on obtienne un condensateur à basse tension ayant: une grande capacité et présentant des pertes, dues aux fuites, très peu importantes ('). D’ailleurs, la couche est suffisamment épaisse, le courant continu s’arrête de lui-rnêrne.
- Lampe a are à flamme sphérique. — C. C. Winther-Hanseu et P. Bouchsein. — Brevet allemand n° 190.470.
- Les deux électrodes sont verticales, mais ne se trouvent pas dans le prolongement l’une de l’autre.
- L’électrode inférieure est seule placée dans l’axe de la lampe, et au-dessus est dispose le noyau d’un électro-aimant à axe vertical qui souffle l’arc vers l’extérieur. L’électrode supérieure, parallèle à l’élcctro-aimant, est disposée excentriquement par rapport à l’électrode inférieure ; enfin, au moyen d’un petit moteur électrique, l’on anime d’un mouvementrapide de rotation, autour de l’axe de l'a lampe,l’ensemble de rélectro-aimant de soufflage et de l'électrode supérieure.
- En définitive, l’extrémité de cette électrode décrit rapidement un cercle ayant pour contre l'extrémité
- (!) II reste encore les perles par effet Joule dans l’élec-Irolyle, niais celles-ci peuvent cire réduiles en adoptant une surface de plaques el un volume do liquide suffisants.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). - N°8.
- del’électrodc inférieure,etl’on obtient ainsi,sous l'action complémentaire du soufflage magnétique, une llamrne présentant l'aspect d'une hémisphère lumineuse.
- Dispositif de transmission pour station télégraphique.— Q-esellschaft für drahtlose Télégraphié. — Brevet allemand n° 190*262.
- Ce brevet est relatif à un dispositif permettant d'éviter ou tout au moins de réduire considérablement les étincelles au manipulateur.
- Celui-ci est, à cet effet, monté en dérivation sur l'enroulement primaire du transformateur à haute tension; cet enroulement se trouve ainsi court-cir-cuité tant que le manipulateur se trouve «à la position de repos, et la source à courant alternatif débite alors sur la bobine de self-induction ou la résistance intercalée dans le circuit primaire .
- Lorsqu'on presse sur le levier du manipulateur, l’on rompt le court-circuit, et le transformateur peut charger le condensateur du circuit secondaire, dis-posétdc la manière ordinaire. Dans le meme brevet l'on recommande tout particulièrement l'emploi de convertisseurs rotatifs courant continu-courant monophasé pour alimenter le circuit primaire.
- En effet, lorsque le transformateur est court-cir-
- cuité, la vitesse du convertisseur augmente d’environ «5 % (*), et, par suite, son rotor emmagasine une certaine quantité d'énergie cinétique qui est restituée au moment où l'on fait jaillir l’étincelle en pressant sur le manipulateur. Grâce à cette circonstance, l'on peut diminuer la puissance nominale de la machine, ainsi que les à-coups dans l'énergie débitée par la source.
- Electrolyte alcalin pour accumulateurs au nickel. —- T. A. Edison. — Brevets américains ii° 87644^ ( 1007) et 14 (*908).
- Dans les accumulateurs avec électrolyte alcalin, les électrodes en nickel ont une capacité plus faible que celles des électrodes en fer et durent moins longtemps. Comme remède à cet inconvénient^ l'inventeur propose d'ajouter à l'électrolyte alcalin un peu d’hydroxyde de lithium (a %). L’on obtient ainsi une augmentation de capacité de 10 % . Il est également avantageux d'ajouter de l’hydroxyde de sodium (i5 %) ou de potassium (11 %).
- Gomme on le sait:, cet effet provient de la réaction directe démagnétisante produite par une charge déwat-tée dans tout générateur synchrone. (N.D. L.R.J
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Lezioni di Elettrotecnica (Leçons d'klectro-lechniquc), par L. Lombardi. — 2 vol. in-8 raisin. Tome I, Produzione dclV energia eletlricay 554 pages avec 124 ligures.— TomeII,Distribuzione ed utilizzazione deIV energia elettrica., 566 pages avec 85 ligures. —F.Giannini et Fioli, éditeurs, Naples. — Prix. : les doux volumes, reliés, 4° francs.
- La littérature italienne possède déjà un certain nombre de traités remarquables d’Eleclrotcchniqnc, cependant nous ne croyons pas que le récent ouvrage, de M. Lombavdi, le distingué professeur de l'Ecole supérieure, polytechnique de Naples, fasse douille emploi vrvec l’un de ceux déjà publiés. D'une part, en effet, ces leçons d'Klectrotechnique ont une portée des plus générales, et s’étendent à tous les phénomènes susceptibles d’une application industrielle;
- d’autre part, bien que les calculs, toujours élémentaires, ne nécessitent que quelques notions de calcul intégral, ce traité contient néanmoins tout ce qu'un ingénieur électricien normal doit connaître ou du moins doit avoir appris avant sa spécialisation.
- Le'premier tome traite de la production industrielle de l’énergie électrique sous ses diverses formes (courants continus, polyphasés, etc.). Les deux premiers tiers du volume (chapitres 1 à xvm) sont consacrés à l’étude des génératrices à courant continu; la question des enroulements et celle des caractéristiques des dynamos sont notamment, traitées d'une manière excessivement claire et très intéressante. La lin du tome I (chapitres xix à xxvi) s'occupe exclusivement du fonctionnement et de la construction des alternateurs polyphasés et monophasés. L’exposé de
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- celte deuxieme partie ne le cède en rien à celui de la. première; nous nous permettrons seulement de regretter que l'auteur se soit limité à la théorie de Kapp pour la réaction d'indnit des alternateurs, et n’ait pas adopté de préférence la théorie plus exacte de Potier, dont il utilise la construction classique pour la caractéristique à courant déwatté.
- Avec le volume 11 (Distribution et utilisation de l’énergie électrique), commence la troisième partie : transformateurs à courants alternatifs (chapitres i àx). Naturellement, celle-ci occupe une place considérable, proportionnée à l’importance du sujet; l'auteur emploie surtout les constructions graphiques qui ont certainement l’avantage de mieux satisfaire l’esprit que les calculs analytiques.
- La quatrième partie : moteurs électriques à courant continu (chapitres xi et xn) est beaucoup plus courte; les moteurs ont, en effet, de nombreux points communs avec les génératrices à courant continu, et ce fait dispense d’entrer de nouveau dans les détails donnés dans le tome I. Les moteurs à courants alternatifs font l’objet de la cinquième partie; le chapitre xiii est réservé aux moteurs synchrones et contient une théorie graphique simple do ces machines basée sur le diagramme de Kapp. L’élude des moteurs asynchrones aux moyens des diagrammes circulaires d’ïlcyland, d’Ossanna, etc., est présentée dans le chapitre xiv; celui-ci, fort intéressant, contient également quelques renseignements très utiles sur le calcul de ces machines.
- Le fonctionnement des moteurs monophasés asynchrones est analysé dans le chapitre xv, et enfin le chapitre xvi contient la description des principaux types des moteurs monophasés à collecteur récents, ainsi que rétablissement du diagramme circulaire du moteur série monophasé.
- La sixième partie (chapitres xvn cl xvm) est relative aux eommutalriccs et convertisseurs rotatifs, la septième aux accumulateurs électriques. Dans la huitième, l’on trouve un exposé complet des principes appliqués dans le calcul des lignes de transmission cl de distribution; en particulier, les mé-thodes graphiques, actuellement si en faveur pour ce genre de calcul, sont, expliquées de layon très claire. Enfin, la neuvième partie se rapporte à l’éclairage électrique par lampes à arc cl à incandescence (chapitres xxv et xxvi), et la dixième et dernière partie (chapitres xxvu et xxvm) à la traction par courants continus et par courants alternatifs.
- L’espace nous manque pour insister comme il conviendrait, sur le mérite respectif de ces diverses parties de l’ouvrage; nous dirons seulement que, pour l’étude de chaque sujet, l'auteur a fait des emprunts aux mémoires des meilleurs spécialistes. II cite d'ailleurs avec un soin scrupuleux la provenance de ces emprunts, et sa documentation très complète n’est pas une des moindres qualités de ses leyons. Il ne faudrait pas croire cependant que l'œuvre de M. Lom-bardi se soit bornée à rassembler tous ces documents ; bon nombre d’exposés lui sont personnels, et c’est ainsi que l’on remarque sa théorie fort intéressante du transformateur de phase (tome II, chapitre xvm).
- D’autre part, l’ouvrage est tenu au courant des derniers progrès réalisés dans l’Electrolcchniquc : compoundage des alternateurs, moteurs monophasés à collecteur, dynamos à courant constant et vitesse variable, redresseurs à mercure, etc.
- L’on est donc obligé de conclure avec nous que le présent traité doit connaître un succès des plus mérités. L’on no pouvait du reste s’attendre à moins de la part d’un savant tel que M. Lombardi, dont la réputation n’est plus à établir. - J. 13.
- CORRESPONDANCE
- Sur la Commutation dans les dynamos à courant continu.
- f
- M. le Piiïkcteuk de la Lumière Eieclrique.
- Par suite de circonstances fortuites, je n’ai pu lire qu’en ce moment votre numéro du !\ janvier.
- Je vous remercie beaucoup de vos remarques concernant mon article sur la commutation paru dans VE. T. Z. Le résumé que vous en publie/, dans
- le même numéro me semble rendre très bien mon idée.
- Cependant je ne suis pas du tout d’accord avec la réclamation de priorité de M. Latour. En réponse h mes autres honorés contradicteurs, j’ai rédigé une brochure qui est sous presse, et j’espère pouvoir vous en envoyer au moins un tirage provisoire cette semaine. Après la publication d.e celte brochure, ma réponse à M. Latour sera envoyée ;i la rédaction de VE. T. Z. C’est l’histoire connue de l’œuf
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- do Christophe Colon\b. Lorsqu'une chose simple et bonne parait, il y a toujours de ces réclamations de priorité non fondées, parce qu’on confond ce quon aurait pu faire avec ce qu’on a fait. Le premier article de M. Latour a été écrit après la publication de mon second article sur le sujet. Dans les brevets antérieurs de M. Latour, je n’ai même pas trouvé l’ombre d’une explication analogue à la mienne.
- J’attire votre attention sur l’article de M. Riebe-sell publié dans le dernier numéro des Annalen der Physih, qui vient de paraître. Je ne puis en aucune façon accepter les vues de M. Riebesell. Dès que mes occupations me le permettront, j’enverrai ma réponse à cette, revue.
- Veuillez agréer, etc.
- C.-L.-R.-E. Menges.
- Nous avons communiqué la lettre de. M. Menges à M. Latour dont voici la réponse :
- M. Menges est parfaitement excusable de ne pas connaître ce que j’ai écrit autrefois sur la commutation des dynamos il courant continu et de croire que mon premier article sur la question est de l’année dernière. Cependant, pour éviter tout malentendu de sa part, je me permets de reproduire ici des passages de ma communication à la Société des Electriciens du 7 mai 1902, sur les « Alternateurs à collecteur ». Parlant des dynamos à courant continu, j’ai écrit :
- « On appelle commutation dans les dynamos à plusieurs bobines la variation de courant qui se produit dans les sections lorsqu’elles passent sous les balais. La commutation s’opérera comme si les lames du collecteur correspondaient aux touches successives d’un rhéostat non inductif, si l’on cale les balais de telle façon que les sections en court-circuit soient soustraites à tout phénomène d’induction. Ceci revient à dire qu’il faut caler les balais de telle façon que les sections soient mises en court-circuit dans une région vraiment neutre. Le flux qui traverse la bobine à son entrée dans le court-circuit <pi étant le même que celui qui la traverse à sa sortie ç2, la
- f. é. m. induite J-----r (x étant la durée du court-
- x
- circuit) sera bien nulle. La self-induction propre de la bobine n’a plus à intervenir après qu’on a parlé de région vraiment neutre, il est bien entendu que le flux <p> comprenait déjà le flux propre à la bobine avant son entrée dans le court-circuit, de même que le flux <p2 comprendra la valeur de ce flux changé de signe.
- « Il reste bien entendu que je suppose que la largeur des balais atteint au moins celui d’une lame entière. )>
- Abordant la question des alternateurs auto-excitateurs, j’ai écrit ensuite :
- « Il est à remarquer que la commutation est parfaite dès que le rotor tourne en s}^nchronisme avec le champ de la machine. En effet, une section quelconque étant, à son entrée dans le court-circuit, traversée par un certain flux, est, à la sortie du court-circuit, traversée par ce même flux. 11 n’y a donc pas de f. é. m. induite dans les sections pendant leur court-circuit, et la commutation doit s’opérer comme dans une dynamo à courant continu, lorsque les balais sont calés sur la ligne vraiment neutre, c’est-à-dire par le jeu naturel du déplacement relatif des balais et du collecteur. »
- Celte même remarque est faite dans mon article paru dans VEclairage Electrique du n avril 1902, :ct est implicitement contenue dans mon brevet français du i3 décembre 1900 « Alternateur autoexcitateur ou générateur de courant déwatté ». Ainsi donc, bonne ou mauvaise, la façon de voir que Menges défend aujourd’hui au sujet de la commutation me revient sans aucun doute. Il ne s’agit nullement de ce que j’ « aurais pu faire », mais bien de ce que j’ai « effectivement fait ».
- J’ai pu, d’ailleurs, me rendre compte depuis que cette façon de voir était cejlc que l’on avait primitivement adoptée dans de vieux ouvrages, sur les machines à courant continu. Toute la nouveauté a consisté à comprendre la rigueur d’un point de vue qui avait semblé superficiel à beaucoup et à le transporter dans le domaine des courants alternatifs.
- Puisque M. Menges m’a conduit sur le terrain des revendications, je dirai, concernant les études analytiques de la commutation, que je crois être également le premier qui, pour le cas de la commutation linéaire ou parfaite, ne me suis pas embarrassé de la
- condition découverte par M. Girault -— > 1. (Voir
- i i 1
- mon article paru dans Y Eclairage Electrique du novembre 1901.)
- Cependant, dans le cas général, il existe une con-. dilion mathématique pour que la commutation soit possible sans densité de courant infinie à la fin du court-circuit. Mais que cetLe condition soit vérifiée ou non, il n’en est pas moins vrai que l’on peut obtenir telle commutation et telle forme de courant de court circuit que l’on désire, dès que l’on dispose d’une f. é. m. de renversement appropriée.
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- Pour ajouter quelques mots sur la théorie de la
- commutation basée sur la nécessité de caler les balais dans la région vraiment neutre, je dois dire
- que j'ai toujours été surpris de voir que la plupart des auteurs ne se rendaient pas compte que les (lux de fuite de toutes natures (tête de bobines, etc.), étaient déjà compris dans le (lux de l’induit purement et simplement, et que, lorsque l’on parle d’un champ nul dans la région où s’opère la commutation, on veut dire que la' valeur moyenne du champ magnétique sur toute la surface hachurée représentée sur la figure ci-contre est égale à o. On a représenté sur cette ligure deux sections successives situées dans la région où s’opère la commutation et les droites figurant les conducteurs sont en réalité les axes des conducteurs matériels disposés dans les encoches.
- Marius Latour.
- VARIÉTÉS
- IMPOTS ET PATENTES
- Comment sont établies nos feuilles de patente
- ET COMMENT NOUS DEVONS LES VERIFIER, EN CE QUI
- CONCERNE LES USINES ÉLECTRIQUES.
- Le mois de février esl la saison où l’on voit paraître les premières feuilles de... patente, chez les industriels, et cette éclosion, arrivant au moment où les affaires sont le plus intenses, surprend toujours les intéressés; aussi ils envoient facilement au lendemain la lecture de cette ennuyeuse correspondance, sans se douter qu’il y a une certaine urgence à répondre, ou tout au moins un certain intérêt à ne pas perdre la chose de vue. Chacun d’ailleurs accepte sa feuille, avec son caractère propre, les uns se lamentent sur le malheur des temps qui fait tout surenchérir, les autres tempêtent sur le gouvernement « qui les vole », et paient de suite, les derniers, enfin, envoient leurs papiers à des agences de détaxe = sans penser (pie les meilleurs agents ne peuvent rien faire s’ils sont dépourvus de toute indication concernant des chilires que, seul, l'industriel peut donner, et qu’il y a imprudence à faire des réclamations qui ne sont pas fondées.
- A la demande de plusieurs directeurs d’usine qui désircnl, comme ils nous l’ont dit eux-mêmes, apprendre à lire une feuille d’impôt, nous
- allons donner quelques réflexions très pratiques, permettant de juger, d’après des hases certaines, le bien-fondé ou l’exagération de la taxation.
- I
- La patente des usines d’électricité est établie par la loi du 19 juillet iqo5, applicable depuis le iur juillet 190(1, et elle comprend, comme toutes les patentes comprises dans le tableau C, deux droits différents, un droit fixe et un droit proportionnel qui doivent être étudiés séparément. 0
- O Voici le texte exact du tarif Energie électrique (.Exploitant une. usine pour la production ou la transformation de l\ ) :
- « 90 centimes par kilowatt ou fraction de kilowatt de la puissance utile des machines ou appareils de production ou de transformation, non compris les machines ou appareils de secours.
- Ce droit sera réduit :
- i° A 60 centimes pour les établissements à l'égard desquels il sera justifié que ta puissance des appareils d'éclairage n'excède pas les sept dixièmes de la puissance totale des moteurs et appareils de toute nature installés chez les clients.
- 20 A 30 centimes pour les établissements à l'égard desquels il sera justifié que la puissance des appareils
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- Le droit fixe est celui qui frappe la puissance de la machine productrice du courant, sur Limite prise par le législateur qui est le kilowatt. 11 ne doit être perçu que sur la puissance des machines qui fonctionnent d’une façon permanente, et par conséquent ne doit pas toucher les machines dites de secours.
- La première chose à vérifier sera donc l’indication donnée dans la feuille, qui doit être cantonnée dans la « puissance utile des machines non compris les machines ou appareils de secours. » Le mot utile signifie, en langage pratique, (pie, si la puissance était donnée en kilovolts-ampères, il y aurait lieu immédiatement de faire intervenir le cosinus<p, soit o,8o environ. Il faudra donc multiplier le nombre de kilovolts-am-pères par ledit cosinus <p pour avoir le nombre de kilowatts imposables.
- Ceci fait, il s’agira de savoir si le tarif de o fr., 90, ou celui de o fr. 6o, ou celui de o fr. 3o est applicable. Il n’y a aucune difficulté si la production du courant est employée intégralement à la fourniture de la lumière, ou intégralement utilisée à la force motrice. Dans chacun des cas, le tarif est facile a trouver, il est de : o fr. 90 pour le premier, o fr. 3o pour le second. S’il s’agit d’une usine mixte, c’est-à-dire fournissant lumière et force motrice, il y aura lieu de déterminer le tarif en cherchant si le rapport de la lumière seule à la consommation totale est
- plus grand que — ou que —.
- Si L représente le nombre de kilowatts utilisés à la lumière a raison de 3 watts par bougie, et F le nombre de kilowatts transformés en force motrice, on devra tout d’abord se demander ce
- i i L
- que donne le calcul-—r—p.
- i j b
- Supposons, par exemple, une usine ayaut un groupe d’une puissance instantanée de 8oo kilowatts, consacrant i 3oo chevaux à la force
- d'éclairage n'excède pas le dixième de la puissance totale des moteurs et appareils de toute nature installés chez les clients.
- Les conduites et câbles extérieurs n'entreront pas dans l’estimation de la valeur locative.
- Droit proportionnel sur la maison d’habitation : vingtième.
- Droit proportionnel sur Vétablissement industriel : cinquantième.
- motrice, et fournissant le courant à 8 ooo lampes de io bougies. Son compte s’établit ainsi :
- i 3oo chevaux en moteur font (ph,8 kilowatts; 8 ooo lampes de io bougies (3 watts par bougie) donnent kilowatts.
- La formule est donc
- •ü/|0
- 950,8 2/1O
- 2 4 O
- 1.196,8
- OU 0,2.
- Le quotient de la formule étant plus grand que
- I n
- — et plus petit que —, c’est le tarif de o fr. 60 10 10
- cpii doit être appliqué. Au contraire, si le quo-
- n
- tient avait été plus grand que — ou plus petit
- 10
- que —, c’eut été le tarif de o fr. 90 ou le tarif de 10
- o fr. 3o.
- Une question assez délicate se pose : la loi disant que le patentable <\o\\, justifier de la destination que reçoit le courant fourni, comment devra se faire cette justification ?
- Nous disons tout de suite qu’elle ne doit pas être faite par la production du contrat pour les raisons suivantes : a) l’administration n’a pas le droit d’en exiger la production ; b) cette production pourrait être gênante à divers points de vue, notamment par ce fait que le contrat appartient à deux personnes, et que le co-contractant peut avoir intérêt à ce que le contrat qui le lie ne soit pas présenté (sans compter les exigences de l’enregistrement,) ; c) le contrat lui-même, si l’administration voulait ergoter, 11e serait pas une preuve absolue de la puissance des moteurs, rien n’empêchant d’admettre que le client a installé une autre puissance que celle pour laquelle il a contracté.
- 11 en résulte (la régie d’ailleurs le comprend,) que c’est la déclaration faite par le chef de l’usine conformément à ses livres qui fait foi, sauf le droit de la régie de demander une expertise pour le cas où elle aurait des doutes sur sa sincérité.
- Pratiquement, nous conseillons de ne pas attendre la demande de justification; mais d'envoyer tous les ans au fisc et, en tout cas, de porter à sa connaissance, dès le premier jour de la réclamation, si elle a lieu, un tableau sur trois colonnes, la première indiquant le nom et l’adresse des clients, la deuxième donnant sous le titre de : Première catégorie : Puissance utilisée à tous emplois autres que Véclairage non industriel,
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- le nombre total des kilowatts fournis a) directement au consommateur, b) a une usine de transformation en lumière, r) au total.
- La troisième colonne comprend sous le litre de : Deuxième catégorie : Puissance utilisée à Véclairage, la puissance totale utilisé par i°X lampes a incandescence (3 watts par bougie), a0 Y lampes à arc )i,5 watts par bougie).
- On remarquera (pie Véclairage industriel doit figurer à la première catégorie, car il est vendu généralement au meme tarif que la force motrice et par conséquent ne doit pas être compris dans la seconde catégorie,
- Le nombre de kilowatts étant trouvé et le tarif étant déterminé, le produit des kilowatts par le chiifre indiqué au tarif (0,90; 0,60; o,3o) donne ce que l’on appelle la base du droit fixe, dont nous nous servirons pour le calcul de la patente totale au § III.
- II
- Cotte base étant connue, il reste à étudier le droit proportionnel. Celui-ci est égal au cinquantième de ce que Ton appelle la valeur locative. En théorie, la dite valeur devrait se trouver au moyen du bail de Fusine, si celle-ci était louée, ou par la comparaison avec des baux d'usines semblables, s’il en existait dans la région. Mais comme en matière d’électricité, les locations d'usines sont extrêmement rares, il faut recourir, pour la fixation de la valeur locative, à ce qu’on l’appelle « ]-estimation directe ».
- Cela veut dire (pie l’on recherche d’abord la valeur vénale, et qu’une fois qu’elle est trouvée, on en prend, suivant les cas, le 10 ou le 5 % , ce qui donne la valeur du loyer de l’argent que l’on réaliserait, si l'on vendait l'usine, c'est-à-dire la calcul' locative.
- 11 faut donc estimer la valeur vénale de chaque élément constituant l’usine. L’administration prend d’habitude pour base, conformément à la jurisprudence, le prix de l’acquisition, ce (pie l’on appelle vulgairement le prix coûtant, fait subira ce prix une diminution destinée à ramener le chiffre à la valeur vénale (la dile valeur étant toujours inférieure au prix coulant, car le lendemain de son achèvement toute chose se vendrait toujours avec une perte considérable sur son prix de revient), prend de ce chiifre le 10 ou le 5 %
- suivant l’élément en jeu, et additionne les valeurs locatives ainsi trouvées pour chaque élément, ce (pii donne la valeur locative totale.
- Nous allons analyser très rapidement les divers éléments en donnant le mode de calcul, à titre d’exemple.
- Le premier élément, c’est le terrain, appelé terrain bâti, c’est-à-dire la valeur de la surface ayant rcyu la construction. On ne lui fait pas subir de déduction, car ce terrain n’est pas susceptible de dépréciation ; la valeur locative sera donnée par le 4 % dudit terrain, (valeur d’acquisition).
- Le deuxième élément, c’est la construction. Du prix coûtant, on retranche le Pj % de ce prix ; on a ainsi la valeur rénale vraie. Et l’on en prend le 5 % , ce qui donne la videur locative.
- Le troisième élément, c’est le matériel jixe\ on suit absolument les memes méthodes que pour les constructions (prix d’achat, comme base, déduction de *a5 %, application du taux de 5 % au chiffre trouvé).
- Enfin, quatrième élément, matériel mobile. Le prix d’achat subira une diminution de *25 % et la valeur locative sera estimée suivant la durée du matériel au 0 % ou au 10 % de la valeur vénale.
- Nous donnons un tableau avec des chiffres supposés à titre d’exemple. Ce tableau comprend aussi des indications utiles pourlc calcul du foncier, et il permettra d’embrasser d’un seul coup d’œil la série des calculs que le controleur est censé avoir faits pour arriver au chiifre de ce que l’on appelle la base de la patente.
- Voici le tableau que nous avons annoncé :
- ARTICLES PRIX COUTANTS I DÉDUCTION VALEUR VRAIE TAUX PATENTE (base) FONCIER (base)
- Terrains avec
- constructions . I0.OOO néant. 10.000 4 % 400 400
- Bâtiments 200.COO 25 % iSo.ooo 5 % 7-5oo 7.000
- Materiel fixe ... 100.OOO 25 % 75.000 5 % 3.750 3.760
- Matériel mobile. '20.000 25 % i5 000 10 % 1.5oo néant
- 'totaux des bases i3.i5o 11 .(55o
- Ces bases trouvées, nous pouvons calculer la patente et le foncier.
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- T. I (2e Série). —N° 8.
- III
- Calcul de la-patente complète (droit fixe et droit, proportionnel compris. — Pour une usine de distribution d’énergie, Je taux étant du cinquantième, je prends le cinquantième de la base, soit le cinquantième de 13. i t>o, ce quidonne a63 francs; pour mon droit proportionnel j’additionne ce chiffre à celui que j’ai trouvé comme base du droit fixe; (voir à la lin du § 1), et je trouve ainsi ce que l’on appelle le principal de la patente, je multiplie le tout par le centime-le-franc que je trouve à gauche de ma feuille de patente et j’ai ainsi le chilïre exact de ce que je dois payer au percepteur, chilïre qui est inscrit sur ma feuille en face de l’indication : « total de la contribution des patentes ».
- Calcul du foncier. — Je fais subir, conformément à la loi, à la base donnée au tableau ci-dessus, soit il u.65o, une réduction de 4° % ; j’obtiendrai ainsi le chiffre imposable net, soit 6.990 francs et je multiplierai ce nombre par le nombre de centimes additionnels au principal du « foncier bâti » que je trouverai indiqué à gauche de 111a feuille d’impôt foncier.
- Nous ajoutons que les sous-stations et tous les emplacements qui regardent la transformation sont exempts de droit fixe, parce qu’il n’y est pas fait de production, mais comme ils concourent au fonctionnement de Fusille, il est de toute évidence qu’ils doivent être frappés du droit proportionnel, lequel se calcule absolument comme pour l’usine et au moyen des memes éléments.
- ‘ IV
- Si le contribuable, après avoir fait ce calcul, estime qu’il y a lieu pour lui de réclamer, nous lui indiquons à grands traits comment doit s’établir la réclamation. Elle se fait par une lettre adressée au préfet du département et pour la-
- quelle il faut tenir compte des détails suivants, prescrits tous â peine de nullité.
- A) La lettre doit être faite sur timbre de 60 centimes.
- 13) Elle doit parvenir dans les trois mois h compter du jour où le rôle a été publié (jour indiqué dans la marge de gauche de la feuille d’impôts, et qu’il 11e faut pas confondre avec le jour de réception de la feuille, ces deux dates n’étant pas les mêmes et la première ayant seule une valeur ofiicielle).
- G) Elle doit contenir — si la feuille de patente n’y est pas jointe, ce qui n’est pas nécessaire — l’indication exacte de l’article du rôle qui se trouve en tête de l’avertissement.
- D) Elle doit indiquer sommairement les motifs de la réclamation, par exemple spécifier si elle porte sur le droit proportionnel ou sur le droit lixe, en faisant remarquer une des causes alléguées pour la protestation ; il suffit de dire, si comme d’habitude c’est le droit proportionnel qui est en jeu, que la valeur locative ne correspond à aucun des éléments de comparaison acceptés dans la région.
- E) Elle doit réserver la possibilité de demander l’expertise devant le Conseil de Préfecture, et de faire entendre les réclamations orales par ministère d’avocat, si 011 le juge nécessaire. Ce n’est pas obligatoire et l’on peut opérer par mémoire déposé au greffe du Conseil.
- F) Au cas où la lettre ne serait pas signée par le réclamant lui-même, mais par un fondé de pouvoir, il y aurait lieu de joindre une procuration sur papier timbré et enregistrée'(coût total : 5 francs environ).
- Nous espérons vivement que les présentes réflexions permettront aux industriels de s’éclairer eux-mêmes et d’éclairer leurs conseils sur toutes réclamations qui pourraient les intéresser.
- Paul Boucault,
- Avocat ilia Cour d’appel de Lyon.
- JURISPRUDENCE
- Le Procès de la Société Lilloise d’Eclairage
- CONTRE LES TlïAMWAYS DE LlLLE.
- Nousxdonnons ici les conclusions de l’avocat des tramways de Lille dans cet important procès. On y verra suffisamment l’objet même du procès; nous y reviendrons lorsque le jugement sera prononcé.
- Conclusions pour les Tramways de Lille :
- Attendu que la Société Lilloise d’Eclairage électrique assigne la Compagnie des Tramways électriques de Lille :
- i° Pour lui voir faire défense de continuer la
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- X
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- vente de ses excédents d’énergie électrique et pour avoir fait cette vente s’entendre condamner à 200.000 francs de dommages-intérêts.
- a0 Pour se voir faire, en général, défense de faire tout commerce d’électricité.
- Attendu qu’en principe tout commerce ou industrie est libre en France, que la Société Lilloise, qui essaie d’étouffer une concurrence profitable au public, aurait à établir les circonstances exceptionnelles qui justifieraient sa demande.
- Sur le premier point :
- Attendu qu’il importe d’établir tout d’abord la situation de la Société Lilloise;
- Attendu que la Compagnie Continentale du Gaz est concessionnaire de l’éclairage public de la ville de Lille, avec droit exclusif de canaliser sur ou sous les voies publiques de Lille pour fournir aux particuliers l’éclairage, soit par le gaz, soit par l’électricité;
- Que de plus elle a une simple permission de voirie l’autorisant à établir sur ou sous la voie publique les canalisations nécessaires pour fournil- aux particuliers l’énergie électrique à usage de force motrice;
- ‘ Attendu que la Compagnie Continentale a été autorisée à confier, ainsi qu’elle l’a fait, l’exécution de la fourniture d’électricité à la Société Lilloise;
- Qu’en ce qui concerne la force motrice, la Société Lilloise jouit donc d’une simple permission de voirie ;
- Attendu qu’aux termes de l’article 5 de la loi du ï5juin 1906, aucune permission de voirie ne peut faire obstacle à ce qu’il soit accordé sur les mêmes voies des permissions ou concessions concurrentes;
- Qu’aux termes de l’article 8, s’il peut être accordé un privilège pour la distribution de l’énergie électrique servant à l’éclairage, ce privilège ne peut s’étendre a l’emploi de l’énergie pour tous usages autres que l’éclairage ou à son emploi accessoire pour l’éclairage des locaux dans lesquels l’énergie est ainsi utilisée ;
- Que l'Administration, ayant donné à la Société Lilloise une simple permission de voirie, avait donc toute liberté de donner des permissions identiques en ce qui concerne tous usages de l’énergie électrique, autres que l’éclairage;
- Attendu que la Compagnie des Tramways est concessionnaire de l’exploitation par l’électricité d’un réseau de tramways dans Lille et sa banlieue;
- Que si, en principe, elle ne peut sans autorisation du gouvernement user de ce qui fait l’objet de sa concession sur la voie publique, pour l’exercice
- d’une industrie autre que celle concédée, elle a cependant le droit d’user de sa concession do la manière la plus fructueuse pour elle, notamment en tirant parti de tout ce qui est déchet, arrière-produit, accessoire, force inutilisée, sans que personne ait le droit de s’en plaindre;
- Attendu que la force utilisée pour l'exploitation d’un réseau de tramways varie dans des proportions considérables entre les dimanches et fêtes et les jours de la semaine ;
- Que les Compagnies de tramways sont, donc obligées de s’outiller en vue des jours où le service est le plus chargé et ont; ainsi, les autres jours, des excédents d’énergie inutilisés;
- Que ces autres jours sont précisément ceux où l’on travaille dans les usines;
- Que toutes les Compagnies de tramways se sont préoccupées de fournir, pendant la semaine, leurs excédents à l’industrie;
- Que c’est certainement leur droit, et un accessoire naturel de l’industrie pour laquelle un monopole leur a été concédé ;
- Attendu que la Société Lilloise est non récusablc à se plaindre d'une concurrence qui n’est que l'exercice d’un droit;
- Mais attendu de plus que la Compagnie des Tramways a été autorisée par des actes administratifs à faire ce qu’elle fait;
- Attendu ([UC, par arrêté du 21 février 190b, le préfet du Nord, après instruction administrative ayant pour but de déterminer l’importance des excédents dont disposait la Compagnie des Tramways, l’a autorisée à vendre lesdits excédents, se réservant de délivrer une autorisation spéciale pour tout contrat que passerait la Compagnie;
- Que cette autorisation fut 'donnée pour tous usages de l’électricité autres que l’éclairage ;
- Que tous les traités passés par la Compagnie des Tramways stipulèrent que l’énergie ne pouvait être utilisée que comme force motrice ou éclairage accessoires ;
- Que tous les traités existants furent approuvés par arrêté préfectoral ;
- Que, par conséquent, tout ce que la Compagnie des Tramways vend aujourd’hui d’électricité est vendu en vertu d’autorisations préfectorales, c’est-à-dire d’actes administratifs ;
- Attendu que la Société Lilloise demande au tribunal de défendre ce que l’administration a autorisé;
- Attendu que si la Société Lilloise prétend que l’administration a, à tort, fait les actes dont il s’agit.
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- elle est libre de se pourvoir devant elle pour tâcher de les faire réformer, mais que la juridiction civile est sans droit pour le faire, qu’il lui est interdit de s’immiscer en rien dans les actes de l’administration, soit pour on connaître, les interpréter ou les réformer, soit pour en entraver l’exécution;
- Que, sur ce premier point, la demande doit donc être rejetée.
- Sur le second point :
- Attendu que la Société Lilloise demande qu’il soit fait à la Compagnie des Tramways une défense générale de faire tout commerce d’électricité;
- Attendu qu’actuellement la Compagnie des Tramways ne fait aucun commerce d’électricité autre que la vente des excédents;
- Qu’elle n’a, à ce jour, manifesté aucune intention à ce sujet et qu’elle-même ignore ce que les circonstances la conduiront à faire dans l’avenir;
- Que, par conséquent, la Société Lilloise demande au tribunal, soit de prononcer, par voie de disposition générale et réglementaire, ce qui lui est interdit par l’article 5 du code civil, soit de prononcer alors qu’il n’existe aucune difficulté née et actuelle ;
- Qu’une pareille demande est non recevable.
- Par ces motifs,
- Débouter la Société Lilloise do sa demande, la condamner aux dépens.
- Le président donne, aussitôt après, la parole à l’avocat de la Société demanderesse.
- Ma Poincaré a alors développé ses conclusions avec autant d’éloquence que de clarté.
- Résumé de la plaidoirie de Me Poincaré.
- Il indique tout d’abord que, s’il ne triomphait pas, la Compagnie des Tramways et tant d’autres pourraient, en violation d’intérêts privés et d’intérêts publics, devenir les maîtresses du marché et ramener tout à elles.
- Il examine ensuite la situation respective des parties et indique que la Société Lilloise d’Eclairage électrique, sous-traitant et rélrocessionnaire des deux Compagnies du Gaz de Lille, a la concession du monopole de la distribution d’énergie électrique à Lille.
- Cette Société, dit M° Poincaré, n’a guère pu réaliser de bénéfices appréciables par suite de la concurrence illicite de la Compagnie des Tramways.
- Par arrêté de M. le Préfet du Nord en date du ai fé-
- vrier 1906, la Compagnie des Tramways a bien été autorisée, en principe, à disposer de ses excédents d’énergie électrique, mais sous de multiples réserves, notamment du droit des municipalités et des tiers.
- C’est en vertu des réserves faites aux tiers par cet arrêté, prudemment rédigé, que la Société Lilloise d’Eclairage électrique vous demande, dit Me Poincaré, non pas d’aller à l’encontre de la décision préfectorale, mais de dire que les moyens de concurrence de la Compagnie des Tramways sont déloyaux. Et cette prétention de la Société Electrique serait même justifiée, si la Compagnie des Tramways respectait l’arrêté préfectoral, ce qu’elle ne fait d’ailleurs pas.
- Tout d’abord, la Compagnie est concessionnaire d’un droit de distribution de force électrique et elle ne peut tirer parti de cette concession pour se procurer les bénéfices imprévus par une exploitation commerciale qui ne fait pas l’objet de l’entreprise pour laquelle la concession a été accordée.
- A l’appui de cette prétention, Me Poincaré cite diverses décisions de justice.
- Au surplus, la loi n’a pas voulu qu’un concessionnaire ait, au détriment d’un concurrent, une situation privilégiée; or, en l’espèce, la Compagnie des Tramways ne peut faire aucune redevance et n’est imposée à aucun tarif, ce qui fait dire à l’avocat que le jour où la Compagnie se sera débarrassée de ses concurrents gênants, elle imposera aux consommateurs un prix excessif. D’autre part, alors qu’un kilomètre d’installation coûte à la Société demanderesse ioo.ooo francs, un embranchement ne revient guère à plus de 5oo francs à la Compagnie des Tramways.
- Et pour nous faire cette concurrence, ajoute Me Poincaré, la Compagnie des Tramways se sert de son matériel qui devait être affecté exclusivement à l’entreprise faisant l’objet de ladite concession.
- Enfin, termine Me Poincaré, la Compagnie ne respecte pas même l’arrêté préfectoral derrière lequel elle se retranche.
- Cet arrêté lui prescrivait trois autorisations préalables pour chacune de ces installations; or, elle se contente de demander l’autorisation du service des postes et télégraphes sans se préoccuper de l’auto-sation préfectorale et de la permission de voirie qu’elle a également l’obligation de demander.
- D’autre part, l’article a de cet arrêté stipule que la Compagnie des Tramways ne pourra vendre que l’excédent sans emploi, or, loin de se borner à distribuer des excédents, la Compagnie, dit l’honorable
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- avocat, vient d’augmenter sa production de force électrique de 3 6oo kilowatts.
- En raison de tous ces faits, M° Poincaré a terminé en demandant au tribunal de rétablir l’égalité entre
- les deux-concurrents en présence en lui adjugeant le bénéfice de ses conclusions.
- La suite des débats est envoyée au i3 février prochain.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent â l'Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Régulateur automatique de pression pour frein à air comprimé.
- Nous avons décrit récemment (*) les nouveaux freins à air comprimé adoptés par les ateliers Thomson-Houston. L’on trouvera ci-dessous, à titre de complément, la description du régulateur automatique de pression adjoint au compresseur; il a pour but de couper le courant du moteur du compresseur dès que la pression dépasse une certaine valeur rnaxima, et de remettre en route lorsqu’elle descend au-dessous d’une autre valeur minima.
- Fig. i. — Régulateur automatique de pression.
- La fig. i ci-jointe représente une coupe du régulateur type MG. La tête du cylindre est reliée au ré-
- (*) Voir la Lumière Electrique, tome I (ae série), 11 janvier 1908, p. 46»
- servoir par un conduit qui, à volonté, peut aboutir à l’arrière ou sur l’un des côtés du régulateur. Elle est boulonnée à la carcasse et applique le diaphragme contre la rondelle d’appui servant en meme temps de butée au plateau B. Celui-ci est maintenu par le ressort C qu’on peut régler au moyen de la vis de pression R.
- La tige D, fixée solidement au plateau B, commande par son extrémité inférieure l’un des leviers de manœuvre. Sur le plus grand de ceux-ci sont fixés l’attache de connexion et le ressort du contact dont l’extrémité est rapportée en vue d’un remplacement facile, en cas d’usure. Tous ces organes de contact sont entourés par des plaques en isolant moulé réfractaire garnissant les parois de la boîte. L’étincelle de rupture est soufflée par une bobine O, intercalée dans le circuit, et le 'couvercle lui-même est revêtu d’une plaque * isolante dans sa partie menacée, par cette étincelle.
- Fonctionnement du régulateur. — Lorsque la pression d’air au réservoir devient trop forte, le diaphragme A se soulève et force la tige D à manœuvrer le levier E autour de son axe F. Le pivot H est ainsi porté au-dessus de la ligne de tension des ressorts J reliant le levier intermédiaire G avec le levier K. A partir de cet instant, l’action propre de ces ressorts tend à porter leur ligne d’axe de l’autre côté du pivot P. et la rupture brusque du contact se produit au moment précis ou ce pivot est dépassé.
- Si la pression au réservoir vient à diminuer outre mesure, la tige D soulève l’extrémité relevée du levier E par un talon que porte le levier G. Ce mouvement porte la ligne de tension des ressorts au-dessus du pivot P et ramène le doigt de contact vers le haut, fermanL brusquement le circuit.
- L’avantage de ce double système de leviers est d’éviter la combustion des contacts en maintenant
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- entre eux une pression constante jusqu'à ce que la rupture se produise.
- La différence entre les valeurs maxinia et minima de la pression ne dépasse pas ok,7<)o par centimètre carré.
- Électrification du réseau de F État italien.
- Le rapport des chemins de fer de l’Etat italien qui vient de paraître contient quelques indications intéressantes par les projets d’extension de l’exploitation électrique.
- Rappelons que l’Italie exploite deux lignes à l'électricité, celle de Milan-Gallarale-Varcsc-Porto-Ccresio (75km), à courant continu et avec un troisième rail, et la ligne de la Valtcline (Lecco-Colico-Sondrio et Sondrio-Chiavcnna, ensemble J07bm), à courant triphasé à haute tension et avec trolley. Il paraît que ce dernier système a mieux fait scs preuves, car c’est le seul qu’on pense appliquer à l’avenir.
- Jusqu’en 1911 on doit électrifier dix lignes, ce qui entraînerait une dépense de 38.260.000 fr. environ, pour matériel fixe, et de 13.zi76.000 fr. environ pour matériel roulant. L’exploitation électrique ayant bien réussi dans le tunnel du Simplon, les chemins de fer fédéraux de la Suisse désirent que l’électricité soit appliquée jusqu’à Domodossola. L’administration des chemins de fer de l’Etat italien a décidé en principe de l’appliquer sur les tronçons Gallarate-Arona et Gallaratc-Laveno, ainsi que d’installer la ligne Galla-ratc-Milan avec le courant triphasé.
- Plus tard, on pense électrifier la ligne Domodos-sola-Arona, et alors la traction des trains du Simplon sera électrique de Brigue à Milan. De plus, on projette d’introduire la traction électrique sur les lignes de Milan-Lccco et d’Usmate-Bcrgamo, et alors Milan sera le centre d’un réseau de chemins de fer électriques qui s’étendra jusqu’à Brigue, Laveno, Porto-Ccrcsio, Bcrgarno, Chiavenna et Sondrio, du Simplon à la Valtcline. L’administration projette dos installations électriques importantes sur les lignes liguriennes de Pontedecimo-Busalla, de Savona-San-Giuseppe et dans les galeries autour de Milan où le trafic est excessif. La grande ligne vers le Mont-Ccnis (galerie de Fréjus) doit être électrifiée de Bardonccchia à Modane, de meme qu’en Toscane les lignes de Pistoja-Bains de Poretla et de Torre An-
- nunziata à Caslcllamare.
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- Lfindustrie électrique en Suisse.
- Jusqu’à l’heure actuelle la Suisse a mis 210.000 IIP en exploitation, tandis qu’il en veste environ513.000
- disponibles. Les maisons s’occupant d’électricité sont au nombre de 41, avec un capital investi de 23/| millions. Disons, à titre de comparaison, que, d’après les dernières statistiques, on estime à environ 55o millions de francs le capital engagé dans l’industrie hôtelière de la Suisse. En 1906, l’industrie électrique occupait 10.5ooouvriers (les hôtels 33.480, l’horlogerie 44.000 et l'agriculture /|5.ooo).
- Recettes brutes pour 190G : G7 millions de francs, exportation 37 millions de francs.
- Les Etats-Unis sont en tête pour l’utilisation électrique des chutes d’eau; leurs chutes aménagées représentent 1 .[>00.000 chevaux-vapeur; vient ensuite la France avec 800.000 HP, Tltalie avec 3oo.ooo, la Suisse avec 210.000, l’Allemagne avec 100.000, l’Espagne, la Russie, l’Angleterre et le Japon avec 70.000 IIP chacun ; les Indes avec 5o.ooo IIP, le Chili avec 36.000 IIP ; sous peu la Norwège qui ne ligure pas sur cette liste, se placera dans les premiers rangs parmi les nations européennes.
- De grandes entreprises y sont fondées pour exploiter ces colossales réserves de houille blanche évaluées à 28.000.000 IIP. La Suède posséderait 10.000.000 IIP, la Russie ii.ooo.ooo, l’Allemagne 700.000 HP seulement; la richesse de l’Ilaliccst de !\.000.000 IIP, et celle de la France de /j.ooo.ooo à réliage, de 9.000.000 en eaux moyennes.
- Installations électriques dans les mines.
- Nous, avons à plusieurs reprises attiré l'attention de nos lecteurs sur les applications en France de la turbine à vapeur dans les exploitations minières, et notamment celles faites aux mines de Lcns, aux mines de Maries, aux mines de Liévin, aux mines de Roche-la-Molière et Firminy, aux mines de Jarny, aux mines de Sainl-Picrremont, aux mines d'An-zin, etc.
- Nous apprenons aujourd’hui qu’une autre Société minière, la Société des mines de la Mourière, vient de commander deux turbo-groupes mixtes composés chacun d’une turbine à vapeur de 2.000 HP accouplée directement à un alternateur à courants triphasés de 1.000 kilowatts, 3.ooo-3.2oo volts et à une djmamo à courant continu à tension variable d’environ 600 kilowatts à 5oo volts, destinée à fournir le courant à un treuil d'extraction.
- Ces turbo-groupes, comme ceux mentionnés plus haut, sont du système Brown-Boveri-Parsons et sont construits dans les ateliers de la Compagnie Electro-Mécanique au Bourget.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- La situation du cuivre. —D’après des documents récents la consommation, en Europe?, se montrerait très réservée. D’autre part, les conditions industrielles aux Etats-Unis n’ont pas varié avec rainélioralion de? la situation monétaire actuelle ; au contraire, tandis que l'exécution des anciennes commandes s’achève, on reçoit de nouveaux avis de fermetures d’usines.
- On continue, il est vrai, à parler de la réduction de production des mines de l’Amalgainated ; mais, d’autre part, les journaux américains annoncent l’entrée en exploitation de nouvelles mines et l’augmentation prochaine de production de certaines autres. C’est ainsi que le mois dernier la Boston Consolidated a commencé à travailler et que la Utah Coppcr a augmenté sa production.
- On assure que d’ici deux ou trois mois ces deux mines seront en mesure de produire plus de 3ooo tonnes de cuivre par mois à un prix de revient variant entre 7 et 8 cents la livre, c’est-à-dire à un prix bien inférieur à celui des mines de l’Amalgamated.
- La production du cuivre aux États-Unis. — D’après les statistiques publiées dans le Boston JVews Bureaut la production du cuivre aux Etats-Unis, au Mexique? et au Canada a diminue* de 29.015.000 livres anglaises, sur celle de la période correspondante de 190O.
- Au lieu de l'augmentation normale annuelle de 5 % à
- 1
- laquelle on devait s’attendre, il y a eu une diminution dans la production pour l’année entière de 157000000 de livres anglaises, soit 3 % ; et le Butte Camp entre dans cette diminution pour 104.000.000 de livres anglaises.
- On trouvera dans le tableau suivant la production totale, en livres anglaises, de 1907 comparée à celle de 1906.
- 1907 1900 DIMINUTION
- Premiers G mois. 5G3.909.2G3 596.494*581 22.585.318
- Juillet 98.423.870 99-27<>-97° 853.100
- Août 93.298.107 102.593.034 9.294.927
- Septembre 68.388.800 97•962.000 29.573.200
- Octobre 67.739.200 98.207.500 3i.o36.o4o
- Novembre 62.109.000 97.007.5oo 34.898.5oo
- Décembre 61.131.760 90.147.370 29.015.G10
- Total 12 mois. 1,oi5.000.000 1.173.256.695 157.256.690
- 11 y a un an, l'exploitation de VArizona a été eu partie inondée, et, de ce fait, la diminution de décembre dernier n’a pas été aussi importante que celle des mois précédents.
- Dans la région des Grands-/airs, la Calumet and Hecla et la Oscola accusent également des diminutions.
- La Californie ne donne presque rien en dehors de la production de la fonderie jXanunot de la United States Smelting lle/ining and Mining Company.
- La Greene Company du Mexique n’a pas donné la moitié de sa production normale.
- Pour le mois de novembre, la production du Canada a été considérée comme à peu près nulle, par suite de la fermeture complète des mines et fonderies de la Boun-dary.
- PROJETS DIVERS
- Cannes. — Le Conseil municipal s’est récemment réuni pour étudier la question de l’éclairage électrique. Un certain nombre de demandes de concessions ont été examinées. La Ville donnera la concession sans monopole pour une période de trente années. Après une période d’exploitation de dix ans, la Ville pourra faire le rachat des installations. A la tin de la concession, elles deviendront sa propriété.
- Tramways de Toulon. — Le Conseil général du Var et du Gard vient d’approuver le transfert de la concession Toulon-Hyères, de la Compagnie provençale des tramways électriques, à la Société des chemins de fer et tramways du Var et du Gard, qui exploite déjà les tramways de Toulon. Dès que le décret ministériel autorisant ce transfert de concession aura paru, la Compagnie provençale des tramways électriques entrera en liquidation et sou actif sera racheté par la Société des chemins de fer et tramways du Var et du Gard (tramways de Toulon).
- Tunisie. — La Compagnie Bone-Guelma prépare en ce moment le projet de construction d'une double, voie entre Djebel-Djellond et Rades. Elle étudie également le projet du tramway électrique devant relier Tunis à Ilam-mam-Lif.
- Usine électrique et groupes éiêvatoires au canal d'Orléans. — O11 vient d’élaborer un programme de travaux très importants nécessitant une dépense de plusieurs millions. Il consiste dans l’établissement d’une centrale d’électricité, d’une ligne de distribution de force et de groupes élévaloires à chacune des écluses du versant de la Loire.
- Le programme et le cahier des charges y taisant suite ont pour objet la fourniture et la pose du matériel mécanique et électrique d’une installation destin-e à compléter l’alimentation naturelle du canal d Orléans par élévation mécanique de l’eau de biel en bief à partir de la Loire jusqu’au bief de partage.
- L’installation comprendra, savoir :
- i° Une usine centrale produisant l’énergie électrique ;
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- 20 Une ligne de transport et de distribution de cette énergie ;
- 3° Onze sous-stations de pompes commandées électriquement et installées au droit de chacune des écluses du versant.
- 4° Une douzième sous-station placée au pied de la digue de l'étang-réservoir de la vallée pour y emmagasiner une partie des eaux surabondantes du bief de partage pendant les périodes pluvieuses.
- L'usine centrale sera établie sur le bord du canal, au point kilométrique 14 à i 4oom en amont du bourg de Fay-aux-Loges, immédiatement en aval de récluse de ce nom (qui est au point 14 ki,,44^) et sensiblement au milieu du versant de la Loire. La ligne électrique assurant la distribution de force aura donc i4ki,»4°o du côté de la Loire ou de Combreux et 12 ki5,g48 du côté de Combreux,c’est-à-dire du bief de partage.
- Les sous-stations autres que celles de l’étang de la vallée seront établies à l’aval des écluses tantôt à droite du canal tantôt a gauche, suivant les indications du plan général du versant et du plan des abords de l’usine.
- Les puisards d’aspiration et de refonccment seront mis en communication avec les biefs respectifs par des buses en ciment exécutées par l’administration et ayant comme diamètre o m,8o pour les débits supérieurs à 5oo litres à la seconde et om,70 pour les autres débits.
- Quanl à la sous station de l’étang de la vallée,elle puisera directement les eaux à l’origine de la rigole mettant en communication l’étang pour ne pas créer de déversement de l’étang, ni de point faible dans le massif de terre.
- La quantité d’eau normale à élever à chaque sous-station sera extrêmement variable (mire chacune d’elles. A 1 écluse de Combreux, par 700 litres par seconde à élever de la Loire au canal à une hauteur variant de 2 m à 5m,4o. A l’écluse de Combreux, la plus élevée de l’ensemble, on ne lui demandera que 43o litres par seconde à élever à une hauteur moyenne de 2m,î>9. Le constructeur nommé adjudicataire aura la charge de la fourniture du transport et de la mise en place de tout le matériel mécanique et électrique de l’installation, y compris tous les instruments de réglage et de vérification, outillage nécessaire aux réparations, etc., etc.
- Lot-et-Garonne.— La Chambre de commerce décide eu principe l’emprunt des sommes nécessaires à rétablissement des nouveaux circuits téléphoniques du réseau départemental. Le montant de cet emprunt sera fixé dès que les communes intéressées auront donné leur adhésion définitive.
- La Chambre émet le vœu qu’il soit établi une ligne télégraphique directe entre Toimeins et Mannande.
- x CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Compaghiô des Eaux et Électricité de Madagascar. — Société anonyme française. Statuts déposés aux minutes de M° LaviroltC) notaire à Lyon.
- Siège social à Lyon, 8, rue de la Charité.
- Objet : i° La mise en valeur du monopole de l’adduction et de la distribution de l’eau et de l’éclairage électrique dans la ville de Tananarive ; a° Eventuellement, la création et l’exploitation d’affaires similaires à Madagascar et dans les autres colonies françaises.
- Durée : quatre-vingt-dix-neuf ans du jour de la constitution définitive.
- Capital : 1 million de francs divisé en 10.000 actions de 100 francs, dont 5.000 entièrement libérées ont rémunéré les apports; les 5.000 autres, souscrites en numéraire, seront privilégiées pendant dix ans par l’attribution d’un intérêt de 5 % à porter aux frais généraux pendant la période de construction et à prélever ensuite sur les bénéfices.
- Apports : i° La concession de l’alimentation en eau et de l’éclairage électrique de la ville de Tananarive; 2° le droit do préférence pour l’installation dans celte ville de magasins généraux et de tramways électriques.
- Bilan au 3i décembre 1906.
- Actif, — Disponibilités, 227.781 fr. 65; actionnaires, 156.75o francs; obligations à la souche, 202.046 francs; régie générale des travaux, 209.754 fr.; apports, 5oo.ooo francs; frais de constitution, d’émission des obligations et actions, 122.252 fr. 20; frais de premier établissement, 117.077 fr. 68.
- Passif. — Obligations, Soo.ooo francs; créanciers, 35.66i fr. 43; capital, 1 million.
- Bénéfices nets répartis : 5 % à la réserve légale , 5 % aux actions privilégiées. Le surplus réparti : 10 % au Conseil (l’administration; 90 % à l’ensemble des actions privilégiées ou non.
- Emission d’obligations. — L’assemblée générale ordinaire du 22 octobre 1906 a décidé l’emprunt, en une ou plusieurs fois, d’un capital de 2 millions de francs, à réaliser par l’émission de 4*000 obligations d’une valeur nominale de 5oo francs
- Elles produiront un intérêt annuel de 22 fr. 5o, sous déduction des impôts, payable par moitié les ivv avril et i41’ octobre de chaque année et seront remboursées au pair en cinquante années.
- Société métallurgique, minière et chimique du Nord et de l'Est (Société anonyme en formation).
- Objet : Toute exploitation minière, chimique ou métallurgique, toute fabrication d’agglomérés, toute production d'électricité, toutes opérations commerciales, mobilières ou immobilières, de finance, de banque, de crédit ou de commission s’y rattachant.
- Siège social : A Paris, rue de Londres, 48.
- Capital ; 1.000.000 de francs, divisé en 10.000 actions de 100 francs, dont 7.000 à souscrire en espèces et à libérer d’un quart à la souscription et 3.000 entièrement libérées, représentent les apports.
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- Parts bénéficiaires : i.ooo.
- Année sociale : Du ier octobre au 3o septembre. Premier exercice : de la constitution définitive nu 3o sep* tembre 1909.
- Répartition des bénéfices : 5 % à la réserve légale. Sur l’excédent : 5% aux actions, à titre de premier dividende : 10 % pour constituer un fonds de prévoyance. Le solde sera réparti : 20 % aux parts bénéficiaires et 80 % aux actions.
- Conseil d’administration : MM. Detré, inspecteur principal honoraire des Chemins de fer de l’Etal français, ancien directeur des Chemins de fer Andalous, à Paris; Michel, industriel, constructions mécaniques, à Nanterre ; Mooncy, industriel, produits chimiques, à Paris; Waddinglon, Président de la Société du Gaz de la Ferlé-Milon, a Paris.
- Société des Tramways de Moscou. — Des négociations sont ouvertes pour • l’émission d’un emprunt de 18.700.000 roubles destiné à rétablissement de tramways électriques.
- Société des Tramways de Constantinople. — La Porte va autoriser la Société des Tramways à éleclrilier ses lignes.
- — La Compagnie anglaise, qui exploite le métropolitain entre Galala cl Pera, a gagné, en 1907, 5.3oo livres sterling environ; sa concession court jusqu’en 1992.
- Société des Tramways dr Athènes. — Les travaux d’éloc-trification sont en bonne voie : i5 kilomètres de voies nouvelles sont construits et l’on procède à l’équipement électrique de i5 voitures motrices. L’usine d’électricité •de la Compagnie Thouisoii-IIonslou sera en mesure de fournir le courant dès que les tableaux des sous-stations seront terminés.
- Compagnie allemande d’Électricité d'outre-mer. — La Deutsche Bank, la Banque du Commerce et de l’Industrie, la Diskonto-Gesellschafl, la Dresdner Bank et la maison de banque Snlzbach Frères vont introduire à la Bourse de Francfort les nouvelles obligations 5 % , série 4, pour un total do 25 millions de marks, de la Com* pagnie allemande d’Electricité d’outre-mer.
- Société des forces motrices de la Ifis. — Le 10 courant, les actionnaires, réunis eu Assemblée extraordinaire sous la présidence de M. Loucheur, Président du Conseil, ont statué sur une augmentation de capital.
- L’Assemblée, après lecture du rapport, a, en conséquence, décidé de porter le capital de i.25o.ooo francs à 2.260,000 francs, par la création de 4.000 actions nouvelles de 25o francs chacune.
- »
- Compagnie des Chemins de fer électriques Nord-Sud de Paris. —Voici le bilan au 3i décembre 1907 :
- 1907
- ACTIF
- Terrains et immeubles............. Fr.
- Redevance à la Ville de Paris.........
- Frais de premier établissement........
- Cautionnement.........................
- Débiteurs divers......................
- Ville de Paris........................
- Banques ............................
- Fr.
- PASSIF
- Capital...........................Fr.
- Créditeurs divers....................
- Coupons (iulérèt intercalaire de 3 % sur
- 120.000 actions)...................
- Fr.
- 2 . 378. 700 o5
- I. 000. 000 00
- 2 I . 169. 08 r I9
- I . <87. 212 4o
- 76. 810 22
- 6. 204. 217 95
- 975. 111 16
- 32 . 991 , i33 *7
- 3o. ,000. .000 00
- 2. .081, , o34 49
- 9ïo. ,098 68
- 32. 99l • , i33 *7
- L’examen de ce bilan fait ressortir une augmentation très importante des immobilisations et des frais de premier établissement, qui atteignent, les unes 2.378.700 J‘r., les autres 21.169.081 francs. En fin décembre 1906, ces mêmes postes figuraient au bilan respectivement pour i.o59.o3i francs et 1.119.512 francs. Par contre, le poste Banques, qui n’accuse, cette année, que 975.111 francs, figurait, l’an dernier, pour 26.579.932 francs.
- En présence de cet état de choses, le Conseil songeant à se créer des ressources nouvelles (la Société ne possède que son capital-actions de 3o millions), proposera à l’Assemblée extraordinaire du 27 courant d'émettre pour io millions ou plus d’actions de i5o francs en une ou deux fois.
- Thomson-Houston. — Voici la statistique des recettes des filiales, eu janvier 1908, comparativement à janvier 1907 :
- *9°7 19°8
- Rouen..................... 178.096 60 177.480 25
- Amieus................... 60.678 5o 59.720 4°
- Nogenlais................ 242.336 i5 246.017 85
- Bordeaux................... 4^2.833 70 426.810 4°
- Tramways-Sud............. 4^6.*>72 60 658.929 70
- Compagnie Continentale Edison. — Les actions de cette Société, qui se tenaient aux environs de i.o85 francs dans les derniers jours de 1907, ont détaché, le 2 janvier, un acompte de dividende de 3o francs, à valoir sur l’exercice qui a pris fin le 3i décembre dernier. La part se colait, au même moment, dans les environs de 53o francs. Depuis, de grands progrès ont été réalisés.
- L acompte payé au début de l’année 1907 n avait été que de 20 francs, aussi escompte-t-on, pour 1907, un dividende total supérieur à celui déclaré pour 1906, qui avait été déjà notablement supérieur à celui de l exer-
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- 364
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N-> 8.
- cice igo5. Àu reste, voici coinment .se comparaient les comptes de ces deux derniers exercices :
- COMPTE DE PROFITS ET PERTES
- ' EXERCICES
- igo5 1906
- Produits : (En francs)
- Intérêts des fonds disponibles . 24*7°° 6i.5io
- Produit du portefeuille........ 325.47^ , 339.5i8
- Bénéfice d’exploitation........... 3.990.011 4.»228.o66
- Divers......................... 11.368 23.812
- Charges :
- Frais généraux...............
- Redevance aux parts de fondateur. . ....................
- Amortissements et déprécia lions. Participation delà Société civile.
- Divers..................... . .
- Bénéfices nets...............
- Report de l’exercice précédent .
- Réserve légale..............
- Dividende de 4° francs par ac-•. lion;pour igo5<cl de 5o francs
- pour 1906..................
- Dividende aux parts de fondateur • de 10 fr. 49 pour kjo5 et de
- 20 fr. 27 pour 1906........
- Tantièmes....................
- Report à nouveau.............
- Le dividende, pour 1906, avait donc été supérieur de 10 francs à celui de mjo5.
- 4.35i.552 4.652.906
- 117.449 128.083
- 5.600 3.780
- 2.520.000 1.941.509
- 641.356 717.048
- 16.842 i3o.360
- 1.o5o.3o5 1.732.126
- 4.351.55-i 4.652.906
- venus s’ajouter les re-
- selon l’état ci -dessous :
- EXERCICES
- !9°5 • 1906
- • (En francs)
- 1,o5o.3o5 1.732.126
- <j.48i 7 270
- I.059.786 «.739.396
- la manière suivante :
- EXERCICES
- i<jo5 1906
- (En francs)
- 5 2.516 86.606
- 800.000 1.000.000
- 140.000 280.000
- 60.000 120.000
- 7.270 252.y90
- 1.059.786 1 •739.79(>
- ADJUDICATIONS
- France.
- La Chambre de Commerce de liouen a ouvert un concours pour la fourniture de cabestans électriques à installer sur les quais. Les personnes intéressées' pourront prendre connaissance des conditions du ' concours au bureau de l’ingénieur de la Chambre dé Commerce.
- Le 4 mars, à 11 heures, au .sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes, rue de Grenelle, io3, à Paris, fourniture de fils de cuivre de haute conductibilité, en 7 lots. Demandes d’admission à l'adjudication avant le 23 février 1908.
- Allemagne.
- Prochainement, à l’administration communale, à Eltville-sur-lihin, installation de l’électricité.
- Le 2 mars à la Bauinspeklion fur die Ilafenerwci-lerung, à Urenicrhaven, fourniture et installation de vingt*sept grues électriques.
- Au
- TRICIIE.
- Prochainement, à l'administration communale, à Obergeorgenlhal (Bohème), établissement d'une station centrale d’électricité.
- Prochainement, à l’administration communale, à Ko flac h (Styrie), établissement d’installations électriques.
- Jusqu’au icr mars, la commune urbaine de Zywiec (Galicie) (9 à 10.000 habitants) recevra les soumissions pour l’éclairage public au gaz ou à l’électricité.
- Autriche-Hongrie.
- Le 28 février, aux chemins de fer de l’Etat autrichien,’ à Villach, fourniture et montage de câbles télégraphiques, conduites en cuivre, etc., avec* isolateurs, consoles et accessoires pour l’atelier de lvnitlelfeld.
- Prochainement, à l'administrai ion communale, à Grossehenk (Nagy-Sink, Siebenbürgen), établissement d’une usine centrale d’électricité.
- Uruguay.
- Prochainement, au ministère des travaux publics, à Montevideo, fourniture de matériaux et machines pour la construction du port de La Paloma : grue flottante, grue électrique, grue à vapeur, wagons de transport, dynamos, broyeurs à mortier, appareils de remorquage, bateaux légers, installai ions électriques (chaudières, machines, dynamos), pouls de chargement, cslacades, etc., iJo.ooo piastres.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-H. Noijet.
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- Tome 1 <2* série).
- SAMEDI 29 FÉVRIER 1908.
- Trentième année. — N° 9.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- (gNUOTHr^r
- \%, À
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. '265. — S. Iglésis. Dynamo Iglésis cl Régner à débit constant sous vitesse variable, p. 267. — G. Anfossi. Sur le fonctionnement des isolateurs dans les lignes au voisinage de la mer, p. 272.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur une méthode pour la production d’oscillations électriques faiblement amorties, M. Wien, p. 275. — Construction de machines. Chute de tension et dispersion des transformateurs, G. Benisciike, p. 276. Conductibilité ca'orilique de paquets de tôles isolées au papier, Th. M. Babi.ow, p. 278. — Traction, Sur les moteurs monophasés à collecteur, M. Osnos, p. 280. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Sur le modo d’action d’un résonateur pour télégraphie dirigée, J. Zenneck, p. 283. — Brevets, p. 286. — Bibliographie, p. 287. — Variétés. Enseignement technique. De la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l’industrie, Henri Bureau, p. 289. — Jurisprudence. Le procès de la Société Lilloise d’éclairage contre les Tramways de Lille (suite), p. 291. — Chronique industrielle et financière. Essai d’un îiioteur Diesel do 200 chevaux, p. 293. Liste des Brevets, p. 295. — Renseignements commerciaux, p. 295. — Adjudicaiohs, p. 296.
- ÉDITORIAL
- L’éclairage électrique des trains a donné lieu déjà à des solutions très nombreuses et très variées. Nos lecteurs ont pu s’en rendre compte par les éludes descriptives, très complètes, parues dans notre journal depuis trois années.
- Cependant, celle queslion ne semble pas encoreavoir reçu industriellement tout le développement qu’elle mérite.
- Il est certain que le problème est fort complexe, el, de plus, ce n’est que par une longue expérience, que l’on peut juger de la valeur de tel ou tel procédé. Parmi les qualités essentielles que doit posséder tout système, l’on peut cependant a priori mettre en première ligne la simplicité du mécanisme. La dynamo Iglésis-Régner à courant constant sous vitesse variable paraît remplir complètement cette condition, ainsi que l’on eu ju-
- gera par l’étude de M. Iglésis (p. 367). Elle n’exige, en effet, que deux balais comme une dynamo ordinaire et ne comporte que des organes extrèmementrobustes. M.Iglésis donne d’abord la théorie de la machine ; dans un deuxième article, il exposera les applications que l’on peut en faire, notamment à l’éclairage des trains ou des automobiles. Celle dernière application est également fort intéressante, puisque l’on peut alors assurer au moyen de la même dynamo une inflammation très efficace pour le moteur à essence.
- A Gênes, sur une ligne de transport à 3.J.000 volts qui longe la mer, M. Anfossi a observé les dépôts qui se forment sur les lacés intérieures des isolateurs. li en a fixé la nature et l’origine et il propose en cotisé-
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- 266 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série) — N° 9.
- quence un nouveau modèle d'isolateur pour les lignes établies dans le voisinage de la mer (p. 272).
- M. Max Wien vient de publier quelques remarques pleines d’intérêt sur la production d’ondes électriques faiblement amorties (p. 275). Son mémoire, très condensé, ne contient que des indications générales et sera sans doute suivi d’une étude plus détaillée.
- D’une manière générale, l’on peut dire que la capacité des machines électriques n’est limitée le plus souvent que par réchauffement.
- L’on conçoit donc l’importance d’une étude rationnelle de la propagation de la chaleur dans les noyaux en tôle feuilletée.
- Cette étude a été entreprise par M. Bar-low, qui a su en dégager certaines considérations intéressantes, notamment sur les proportions à adopter pour assurer un [refroidissement uniforme et sur le rôle des canaux de ventilation (p. 278).
- M. Osnos, qui s’est spécialisé dans l’étude des machines monophasées à collecteur, a présenté au récent Congrès de Hambourg, un long mémoire établissant une comparaison entre les divers types de moteurs proposés pour la traction. Nous en donnons plus loin un extrait (p. 280) indiquant les points essentiels de cette étude. L'auteur donne, en outre, quelques résultats d’essai intéressants, effectués sur des moteurs de la Société Felten und Guillaume-Lahmeyerwerke.
- Si l’émission des ondes électriques au moyen d’antennes a été l’objet d’études très
- complètes, il n’en est pas de même, à notre connaissance, de la l’éception. Les travaux sur la théorie des antennes réceptrices sont encore en très petit nombre ; le récent mé-moire cle M. J. Zenneck, au sujet de la réception des ondes électriques par antennès coudées, présente donc un très grand intérêt, d’autant plus que la théorie est exposée avec une extrême clarté. Parmi les résultats les plus importants, il convient de signaler r étude du rôle de la composante horizontale 'de la force électrique et celle de l'influence des courants qui circulent dans la terre. k
- La question de la formation des ingénieurs, qui a donné lieu déjà dans notre Revue à de si intéressants exposés, est reprise ici par M. Bureau (p. 289). Cette fois, c’est un jeune ingénieur qui parle et qui se fait l’interprète d’un certain nombre de ses amis. Le stage industriel qu’il réclame, et dont il montre les avantages, est non pas un stage de spécialisation, mais un stage d’adaptation aux méthodes industrielles. M. Bureau insiste avec raison sur la façon souvent peu accuëil-lante dont les jeunes ingénieurs sont reçus dans l’industrie à leur sortie de l’Ecole ;et sur la difficulté qu’ils éprouvent tous, pllis ou moins, à trouver la voie spéciale où ils utiliseront leurs qualités avec le plus de pi’ofit pour eux-mêmes et pour ceux qui les emploient. La nécessité de ce stage avait déjà été indiquée précédemment par M. Blondel et il semble que sur ce point l’accord soit fait.
- Ce stage ne sera cependant pas très facile à organiser pour les futurs ingénieurs, si ce n’est en leur faisant mettre à profit, dans les manufactures de l’Etat, le temps du service militaire, comme l’a proposé M. Blondel.
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- 29 Février d908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 267
- DYNAMO IGLÉSIS ET RÉGNER A DËRIT CONSTANT SOUS VITESSE VARIARLE
- Le problème de l’éclairage électrique des trains à l’aide d’une dynamo actionnée par le mouvement même de la voiture a déjà eu de nombreuses solutions, plus ou moins compliquées, queM. de Valbreuze a examinées dans plusieurs numéros de cette revue (‘).
- Nous nous proposons d’exposer la théorie d’une nouvelle dynamo (2)débitant automatiquementun courant constant malgré des variations de vitesse étendues, c’est-à-dire s’adaptant tout particulièrement à l’éclairage des trains et des automobiles.
- Cette dynamo a l’avantage d’ctre autorégulatrice d’une façon absolue, théoriquement et pra-
- Ainsi qu’on peut s’en rendre compte par la ligure i, relative à une dynamo bipolaire, la carcasse inductrice est montée libre sur deux tourillons centrés sur les paliers supports et elle a, en outre, une forme particulière dissymétrique, de façon à constituer le couple d’équilibre par son propre poids.
- Les balais sont (ixes et supportés par une planchette en fibre qui sert également à recevoir les prises de courant à couteau que Ton aperçoit sur la figure.
- Dès que la dynamo est en marche et débite sur une résistance, il se produit un entrainement de l’inducteur par réaction électromagnétique et
- Fig. i. — Vue d’ensemble de la dynamo Iglésis-Régner à courant constant sous vitesse variable.
- tiquement, sans aucune adjonction d’organe supplémentaire vis-à-visd’uncdynamo ordinaire. Ce résultat est dû à sa disposition spéciale de carcasse mobile équilibrant les réactions électromagnétiques.
- (') Cf. Eclairage Electrique, icjoô et 1906, (ornes XLIJ. XL1II, XLIV, XLVI, XLVIII et XLIX.
- (2) Cette machine a été exposée au dernier Salon de l’Automobile, sous le 110m de dynamo « la Magicienne ».
- la carcasse mobile vient automatiquement occuper dans l’espace des positions angulaires successives, variables suivant la vitesse, et pour lesquelles le couple correspondant aux réactions électromagnétiques équilibre le couple correspondant à l'action de la pesanteur.
- Comme les balais sont (ixes, on réalise ainsi automatiquement le décalage de la ligne neutre en fonction de la vitesse.
- En réalité, comme nous allons le montrer ci-dessous, la dynamo n’est pas à tension constante,
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- 268
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 9.
- mais bien à intensité constante, quelles que soient la vitesse et la résistanee extérieure.
- L’équation de réglage de la dynamo peut s’établir en effet de la façon suivante :
- Fig. 2. — Schéma de la dynamo Iglésis-Régner.
- Le couple correspondant à l’action de la pesanteur dans la position indiquée à la figure 2 a pour valeur
- PL cosa. (1)
- Le couple correspondant aux réactions électromagnétiques peut s’écrire
- Kï<ï> cosa (a)
- •
- car le déplacement de la carcasse correspond à un décalage des balais de l’angle a, ce qui a pour effet de faire varier suivant le cosinus de l’angle
- Fig. 2 bis. — Décomposition des conducteurs induits pour un décalage a de lu ligne des balais Y Y.
- le nombre de spires soumises à Faction du flux inducteur <ï> (K est une constante appropriée) (*).
- F) En réalité colle hypothèse ne s'applique rigoureusement qu’au cas où Fimllicteur serait formé par un
- L’égalité des couples (1) et (2) montre que, si le flux est constant, l’intensité I reste constante indépendamment de la vitesse et de la résistance extérieure; l'on a, en désignant par K' une nouvelle constante :
- ,PL
- <i>
- (3)
- Nous retrouverons cette même équation plus loin en traitant le problème d’une façon plus complète.
- THÉORIE GÉNÉRALE
- Pour tenir compte des pertes supplémentaires qui exercent une réaction sur la carcasse, il est préférable de partir des équations de la puissance, ce qui nous permettra d’obtenir des valeurs faciles à calculer pour l’intensité et d’établir l’équation du couple stabilisateur.
- Nous étudierons successivement le fonctionnement de la dynamo dans trois cas intéressants en pratique, suivant qu’elle débite dans des résistances, dans une batterie d’accumulateurs ou en parallèle sur batterie et sur résistances.
- i° Fonctionnement sur résistances.
- La puissance que mesure la dynamo considérée comme une véritable dynamo-frein comprend :
- i° La puissance électrique débitée extérieurement;
- 20 La dépense d’excitation lorsqu’il s’agit d’une dynamo auto-excitatrice;
- 3° Les pertes par effet Joule dans l’induit;
- 4° Les pertes magnétiques,hytérésis et courants de Foucault, ainsi que celles provenant du décalage des balais.
- Les pertes mécaniques, frottements et ventilation, ne sont pas comprises dans l’indication du frein, car elles ne réagissent pas sur la carcasse, les balais étant fixés sur le socle et les paliers étant solidaires des supports.
- La puissance mesurée peut s’écrire
- 2 7c PL eos a N
- vY =-------------------en K gin.,
- (>o
- PL étant le couple du à la dissymétrie de la carcasse ;
- stator do moteur d’induction, muni d’un enroulement d’excitation logé dans les encoches. Cependant 011 peut l’adopter avec des pôles saillants, comme première approximation.
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-
- 29 Février 1908 .
- REVUE D’ÉLEGTRICITÉ
- 209
- a, le déplacement angulaire;
- N, la vitesse en t/m.
- En exprimant cette même puissance d’après les valeurs électriques on a l’équation :
- W
- K3
- R X p X 9,81
- en Kgrri,
- 0»
- E étant la force électromotrice induite de la dynamo ;
- R, la résistance composée de l’induit, des inducteurs et du circuit extérieur :
- R — t'a -f-
- e. *— (pour une dynamo shunt) ; re H- rs
- p un facteur égal à l’unité diminuée du pourcentage des pertes magnétiques dans l’induit par rapportai la puissance intérieure de la dynamo.
- Dans l’équation (5) on peut exprimer la valeur de E en fonction de N et de a en supposant une répartition sinusoïdale du llux, ce qui est à peu près exact et peut d’ailleurs s’obtenir par une forme appropriée des épanouissements polaires (Voir note i). On a donc :
- E = eN cos y,
- e représentant la quantité n io-8. L’équation (5) devient
- £2N2 cos3 a
- W =------------.
- 9,»iR.p
- Egalant (7) et (4) et simplifiant il vient
- e2N* cos2 a aiuPLN cos a 9,81 R.p 60
- (6)
- (7)
- D’où on tire
- eN
- cos a =
- •21c x 9,81 PLRp
- 60e
- («)
- on retrouve bien la même expression que dans l’équation (3).
- La formule (10) est également vérifiée par les équations de dimensions
- PT
- ~<ï>
- IA\JT-3
- L2M3T~I = I.
- O11 voit que, quelles que soient la vitesse de la dynamo (au-dessus (de la vitesse initiale de réglage, bien entendu) et la résistance des circuits, l’intensité est constante.
- En réalité <I> n’est pas constant pour une excitation constante et un courant constant, car les ampèretours induits démagnétisants varient avec le décalage.
- D’autre part, p n’est pas non plus rigoureusement constant.
- Nous aborderons plus loin l’étude de la constante pratique de l’intensité.
- Calcul du couple stabilisateur.
- On pourrait craindre à première vue que l’équilibre ne soit pas suffisamment stable avec les cahots et les trépidations, mais l'expérience prouve que la position d’équilibre ne subit aucune modification sensible et le calcul démontre que le couple stabilisateur est très énergique. Il est d’ailleurs facile d’en déterminer la valeur pour différentes positions de la carcasse et pour des déplacements angulaires déterminés de celle-ci.
- Le couple correspondant à l’action de la pesanteur est égal à
- Gn = PL cos a. (11)
- Le couple correspondant aux réactions électromagnétiques peut s’obtenir en divisant les deux membres de l’équation (7) par la vitesse angulaire
- et en tenant compte de (6)
- p _ 9>Sl X a-»: PLpR 60 e
- (9)
- équation qui montre que la f.é.111. est indépendante de la vitesse, et constante, si la résistance extérieure est constante.
- Le terme multiplicatif de R n’est autre chose que l’intensité totale.
- On a donc :
- I — 9.81 X arc PL.p 60 £
- O) =:
- ait N 60
- n Go£2N cos2a t A
- Cl = i)J.X ™ X R.p' (ia)
- Si nous déplaçons la position d’équilibre d’un angle p, nous aurons
- C;> = PL. cos (a ± p)
- 6o32N cos2 (a ± p) e ~~ 9,81 X ’i-r- X R p
- Calculons la différence Ce — Cp. qui constitue
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-
-
- 270
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 9.
- évidemment le couple stabilisateur cpii tend à ramener’la carcasse à sa position d’équilibre :
- Ca-C,
- C„
- £ N cos (a ± p)
- RpPI
- ix X <),8i G()£
- — i.
- Mais le dénominateur d’après l’équation (8) est égal à EN cos a.
- D’où:
- Ce — C, cos (a ± p)
- Cp cos a
- On voit par exemple que, pour une position d’équilibre de 6o° qui correspond au double de la vitesse initiale de réglage, si l’on lait p= — 20°, l’on obtient :
- Ce — C/; ~ 0,4 PL.
- Dans la dynamo type E A. 3. de 200 watts, PL est de l’ordre de 0,7 mkg. On a alors :
- Ce — C,, = 0,28 mkg.
- ce qui correspond à lin effort de •ikB,5oo environ appliqué à l’extrémité de la carcasse.
- "t> 0.60
- C 0.50
- c? 0.30
- Jô 0.10
- 70
- 90
- Positions angulaires en degrés
- I'’ig. 3. — Courbes du couple stabilisateur Cfi-C(, en fonction de l’écart angulaire pour diverses valeurs de l’angle a.
- Et enfin :
- Ce — C„ = PL cos (a ± P) [CO"j-a ^ — I j. (13)
- Nous avons tracé les courbes donnant les valeurs du couple stabilisateur en fonction de PL pour différentes positions angulaires a et. nous les reproduisons sur la figure 3.
- 20 Fonctionnement suit accumulateurs.
- La puissance absorbée par la dynamo peut dans ce cas s’exprimer par la formule
- W =
- E2 — EE’ 9,81 R'p
- (ï4)
- E' étant la ;force contre-électromotriee de la batterie ;
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-
- 29 Février 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 271
- R', la résistance composée de l’induit des inducteurs et de la batterie :
- IV — l'a -J-
- l'b>'s rb "I- l’s
- (pour une dynamo shunt).
- En remplaçant la valeur de E par celle fournie par l’équation (6), nous aurons :
- s2N2 cos2a — eN cosaE' , ,
- W =--------
- Egalant (i5) et (5) et simplifiant.il vient : îxPL coaaN e2N2 cos2a—sN cosali'
- 6o . 9,81IV. p
- Divisant par e N cos a on trouve
- eN cosa = E = ?’8*-X 2,1 ^ IV + TV. (i(>)
- 6o £
- Cette équation indique que, quelle que soit la vitesse (au-dessus de la vitesse initiale de réglage, bien entendu), la force électromotrice de la dynamo est égale à la force contrc-électromotrice de la batterie, augmentée de la chute de tension totale tant dans la dynamo que dans la batterie, ce qui est l’idéal de l’autorégulation.
- La valeur de l’intensité est la même que pour la marche sur résistances, conformément d’ailleurs à l’équation (3) qui s’applique dans tous les cas.
- Mais on à
- 9,81 x aie ,A7
- ---------lVpPL =; e2N cosa
- 60 1
- £ IV = £ (E — E').'
- En remplaçant la valeur de £2N dans (17) et en simplifiant, il vient :
- Ce
- + .
- £ IV cos (a ± p) (E—IV) cosa
- (’+*=*)
- T cos (a ± p) 1 / IV \
- = L-4^r1-'JV+i^n?)-
- Et enfin
- Cette équation est analogue à l’équation (13),
- mais avec le terme multiplicatif /1 -|- p;—
- qui est de l’ordre de 5. La.stabilité est donc bien plus grande lorsque la batterie est en parallèle avec la dynamo.
- 3° Fonctionnement en pahai.lèle.
- Si nous traitons maintenant le cas général : dynamo débitant sur résistances avec batterie en parallèle,on arrive,en faisant les calculs analogues aux précédents, à l’équation :
- 9,81 X ** PL p RR' . ... R
- E =
- 60
- R -f R
- 7 + E'
- R -f IV
- Calcul du couple stabilisateur.
- On a toujours
- Cp = PL cosa.
- Le couple correspondant aux réactions électromagnétiques a pour valeur
- 60 (e2 N cos2 a — £ cosaE')
- * _ 9,81 X arc X R'p
- Pour un déplacement P,ces valeurs deviennent : Cp = PL cos (a ± p)
- ^ 60 [e2N cos2 (a ± p) —• £ cos (a ± p) IV]
- Ce ~ 9,81 x 21c x R'p
- d’où
- Ce— Cp_____E2Ncos2(a ± p) — £E'(cosa ± p)
- Cp 9,8l X! y,. / _i q\
- p —--------:----R'p PL cos (a ± p)
- (17)
- l’intensité est toujours constante, mais la force électromotrice de la dynamo dépend alors de la force contre-électromotrice de la batterie et des résistances des circuits.
- Si le nombre de lampes allumées est égal à celui correspondant à l’intensité normale de la dynamo, la batterie ne reçoit ni ne fournit rien; s’il est supérieur, la batterie fournit le supplément; et enfin, s’il est inférieur, la batterie reçoit le complément et se recharge ainsi automatiquement même pendant l’éclairage.
- En établissant comme précédemment l’équation du couple stabilisateur, on trouve :
- Leos(a±3)|”-
- cos(adrp)
- 1 +
- E’i
- R+R'
- eJTr e
- Les valeurs du couple stabilisateur en fonction des positions angulaires peuvent se déterminer
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2* Série). — N° 9.
- d’après les courbes delà figure 3, mais en tenant compte dans le cas présent d’un nouveau terme multiplicatif :
- 11 est intéressant de récapituler, à titre de comparaison, les valeurs trouvées précédemment pour les trois cas considérés :
- DYNAMO SUR RESISTANCES
- „ 9»#1 X an PLp
- 6o
- R
- rcos(a ± M “1 Cc - Cp = PL cos (a ± P) [ CVOSO( - 1 J
- DYNAMO SUR ACCUMULATEURS
- 9,8 I X TC PL p
- E — — --------- IV + E'
- 6o e '
- : PL COS
- («±P)[
- cos (a dr p)
- DYNAMO SUR RESISTANCES AVEC ACCUMULATEUR E»'PARALLÈLE
- 1
- _ 9.**1 X 2 7C PL P RR'
- R
- 6o
- Cc—C/t=VL cos (à±p)
- (/t suivre.
- e R + R' 1 R -f R'
- i-cos(a:fcp) ~| / E' \
- cos a 1 ( I+ R-l-R' J
- L Jv Hr-E7
- S. Iglésis.
- SUR LE FONCTIONNEMENT DES ISOLATEURS DANS LES LIGNES
- AU VOISINAGE DE LA MER
- Les lignes à haute tension, dont le tracé se développe au voisinage de la mer, sont généralement exposées à un grave inconvénient provenant de ce que les isolateurs se recouvrent d’une couche adhérente de poussière qui compromet rapidement l’isolement de la ligne. Parfois, surtout par un temps humide, le mauvais isolement empêche meme le fonctionnement de la ligne.
- Un tel inconvénient s’est manifesté sur la ligne à a5.ooo volts de l’Acquedotto de Ferrari Galliera de Gênes, et c’est à cette occasion que j’ai pu faire les observations et les expériences dont l’exposé suit.
- On a tout d’abord remarqué que l’incrustation n’est pas uniforme sur tous les isolateurs de la ligne, mais se limite exclusivement à ceux de la partie inférieure, qui parcourt la large vallée du Valpolcevera assez près de la mer, et où le vent souille impétueusement. 11 faut noter que, dans cette même vallée, il y a plusieurs chemins de fer, un vaste réseau de routes très poussiéreuses et de nombreuses usines de toutes sortes. La partie supérieure de la ligne qui reste toujours au milieu de montagnes boisées est totalement, dépourvue d’incrustation, et même dans la partie inférieure, cette incrustation devient de plus en plus importante à mesure que l’on descend la vallée, c’est-à-dire qu’on s’approche de la mer.
- L’incrustation n’est pas non plus uniforme sur tous les isolateurs. La surface supérieure, exposée à la pluie, reste naturellement à peu près propre et même, sur toutes les parties découvertes des cloches inférieures, bien balayées par le vent, l’incrustation adhère très difficilement. Où elle s’accumule de préférence, c’est à la surface intérieure des cloches et l’on constate d’une manière frappante qu’elle se forme d’autant plus que les cloches sont plus rapprochées les unes des autres. En d’autres termes, l'incrustation se dépose surtout là où elle est le moins combattue par l’action du vent.
- On a vainement essayé toutes sortes d’isolateurs, même des types pour des tensions beaucoup plus élevées, mais le résultat est toujours resté le même. Après un temps plus ou moins long, l’isolateur est incrusté et l’isolement de la ligne très notablement diminué ou même totalement détruit. 11 n’y a alors d’autres ressources qu’un lavage périodique et soigné de tous les isolateurs.
- En examinant au microscope la matière qui forme l’incrustation, on trouve qu’elle est composée surtout d’une très grande quantité de petits cristaux de chlorure de sodium, évidemment dus au voisinage de la mer; ces cristaux sont mêlés avec des particules de charbon provenant de la fumée des usines ou des chemins de fer environnants, et à des corpuscules de différente nature prove-
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- nant de la poussière des routes très nombreuses. Il n’y a pas de matières organiques vivantes.
- En examinant le dépôt d’un isolateur où l’incrustation est à peine commencée, cl celui d’un autre où elle est, déjà avancée, on constate (pie, dans le premier, les cristauxdc sel sont relativement plus abondants. Le sel constitue donc à lui seul le dépôt initial.
- Le sel est aussi plus abondant au fur et à mesure que l’on s’approche de la mer. Et il faut remarquer qu’il s’agit ici toujours d’un voisinage relatif, car meme à son point le plus rapproché, la ligne en question est encore éloignée de près de 3 kilomètres du rivage.
- On a aussi remarqué que l’incrustation se forme également sur les isolateurs des lignes à basse tension (quoique celles-ci puissent alors continuer à fonctionner passablement) et meme sur des isolateurs montés à vide, c'est-à-dire sans aucun fil. La couleur de l’isolateur n’a aucune influence.
- Le fait est donc d’origine purement mécanique, et on peut concevoir sa genèse de la manière suivante.
- La surface de l’isolateur se couvre d’un voile d’humidité saline dû aux petites gouttes d’eau de mer, qui se trouvent toujours en suspension en quantité plus ou moins considérable dans l’air du littoral, et que le vent transporte. Sur ce voile viennent adhérer et se fixer les particules de charbon, de poussière, etc., toutes les impuretés enfin que contient l’air d’une région industrielle.
- Une fois le dépôt commencé, il continuera à s’accroître. De nouvelles gouttes d’eau salée et de nouvelles parcelles de poussière viendront s’ajouter à la première couche qui ainsi augmentera continuellement et progressivement, du moins dans les endroits où sa formation n’est pas gênée par le vent, c’est-à-dire dans l’intérieur des cloches. Le sel étant hygro-scopique, on comprend comment d’un côté cette couche saline peut facilement retenir et fixer la poussière qui vient en contact avec elle, tandis que de l’autre, surtout par un temps humide, l’isolateur reste entouré d’une pâte, qui constitue un excellent conducteur et empêche le fonctionnement de la ligne.
- Dans tous les cas, les pertes à la terre par la surface de l’isolateur ne sont pas négligeables. Dans un type; d’isolateur dont la porce-
- laine était fixée à la tige de fer par l’intermédiaire d’un bouchon de bois, celui-ci a été trouvé presque toujours brûlé.
- Une enquête, faite par la Section de Cènes de l’Association éleetrolechnique italienne, a établi que l’inconvénienlderinerustalion se vérilieàpeu près toujours sur les lignes au voisinage de la mer et souvent dans des proportions alarmantes.
- On ne connaît, d’autre remède que celui de laver souvent les isolateurs, naturellement en interrompant le fonctionnement de la ligne, ou de construire deux ligues pour nettoyer l’une pendant, que l’autre fonctionne.
- L’inconvénient est donc très grave, et c’est dans le but de l'empêcher, ou du moins de le rendis; moins sensible, que j'ai été amené à faire des recherches sur une. forme rationnelle d’isolateur.
- C’est un fait absolument établi que l’incrustation se forme surtout et en plus grande quantité sur les parties de l’isolateur qui sont le plus protégées contre l’action du vent et des agents atmosphériques, et que, là seulement, elle peut se développer et atteindre une épaisseur d a n gc re u s e.
- Nous nous trouvons donc vis-à-vis de ces termes contradictoires, que les surfaces qui sont le plus à l’abri de la pluie et (pii devraient être les plus efficaces pour conserver l’isolement, sont au contraire les plus exposées à la formation de l’ineruslalion.
- Les formes actuelles des isolateurs, établies pour le fonctionnement dans des circonstances normales, ne peuvent donc servir dans des localités sujettes aux dépôts de sel. 11 faut un isolateur qui, tout en étant suffisamment protégé de la pluie, ne présente aucune cavité dans laquelle la poussière puisse se nicher, mais dont la surface puisse facilement être balayée par le vent dans toute son étendue. Sur une telle surface le dépôt de poussière aura bien une tendance à se former, mais il ne pourra jamais atteindre une épaisseur considérable, et ne dérangera pas le fonctionnement.
- Je proposerais donc l’adoption d’un nouveau type d’isolateur construit suivant les idées que je viens d’exposer. Il devrait être d’abord composé d’une cloche supérieure largement ouverte, presque plate, de sorte qu'à sa surface inférieure, ainsi que je l’ai observé, l’incrustation ne se forme pas d’une manière dangereuse'. Au-des-
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- sous de cette cloche, contrairenient à ce qui arrive dans les types ordinaires, l’isolateur devra avoir une forme qui le laisse complètement exposé à l’action du vent, afin que le progrès de l’incruslalion reste empêché.
- Il pourra doue être composé soit d’un simple manchon lisse ou ondulé, soit, pour des tensions très élevées, avoir des saillies qui pourront même s’incliner jusqu'à la forme de vraies cloches superposées, mais loujours très élargies et sans présenter de cavités où la poussière puisse pénétrer.
- cU fet
- Fig', i. — Isolateur pour haute tension.
- De ce nouveau type d’isolateur que j’ai fait breveté, il a déjà été construit plusieurs modèles, qui ont été soumis à de longs essais et ont donné les résultats les plus satisfaisants.
- Fig. a. — Isolateur pour tiautc tension.
- Les figures i et x montrent deux de ees modèles (pii ont été prévus pour une tension de fonctionnement de aà.ooo volts pour lit ligne de l’Ae-quedotlo de Ferrari Cal liera dont il a été question plus haut.
- Comme on le voit, ces isolateurs sont extrêmement simples, n’élant composés (pie d’une large cloche très aplatie, qui couvre un manchon, lisse dans un modèle, ondulé dans l’autre. Les dimensions sont les mêmes pour les deux modèles et le diamètre de la cloche est de xxo m/m.
- Les essais ell'eclués au laboratoire de l’École polytechnique de Milan ont donné les résultats
- suivants :
- Four le Lypc i : essai à sec :
- Premières décharges à... (ja.ooo V.
- Are à....................... 8:2.000 V.
- Essai sous pluie inclinée à 45°; environ 3oo m/m à l’heure :
- Premières décharges à. . . /|-2.000 V.
- A rc à.................... r>-2.000 V.
- Pour le type x : essai à sec :
- Premières décharges à. . . 75.000 V.
- Arc à........................ 87.000 V.
- hissai sous pluie à 415“ ; 3oo 111/m à l’heure: Premières décharges à... 4°.°0<> V.
- Arc à........................ So.ooo V.
- D’autres essais effectués dans le laboratoire du constructeur sous une pluie beaucoup plus intense (<)(io 111/m à l’heure) ont montré (pie le type x commence à présenter l’arc à 40.000 V. à peine; et des résultats même meilleurs ont été obtenus avec, le type 1, probablement, parce que l’eau s’écoule mieux sur la surface lisse |du manchon.
- Mais ces isolateurs étant destinés à fonctionner dans des conditions tout à fait spéciales, les essais de laboratoire ne peuvent donner une idée sûre de leur bon fonctionnement. O11 a donc procédé à un essai pratique, en montant sur la ligne de l’Acqucdotto, dans un des endroits les plus exposés à l'incrustation saline, un certain nombre de pièces du type 1 et du type x. A côté de ces isolateurs, on a aussi monté un certain nombre d’autres isolateurs de différentes fabriques et de différents types (à double et triple cloche, à cloches multiples, type Paderno, etc.), garantis pour des tensions de ligne de xr>.000, ’to.ooo et 40.000 volts. Tous ces isolateurs se trouvaient montés les uns auprès des autres et dans des conditions identiques. Après quarante jours de fonctionnement, on a constaté (pie les isolateurs des types ordinaires présentaient déjà une
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- épaisse couche de poussière, au-dessous des cloches, tandis que les isolateurs i et a étaient propres et ne montraient qu’un léger voile de poussière sur le manchon du eèlé île la mer.
- L’incrustation sur les isolateurs des types ordinaires augmente ensuite continuellement et rapidement. Après six ou sept mois de fonctionnement, elle est déjà tellement épaisse qu’il est indispensable pour la sûreté de rexploilalion de procéder à un lavage soigné.
- Fig. 3. — Isolutcur pour haute tension.
- Les isolateurs des types i et a au contraire, après neuf mois de service, sont encore à peu près propres et ne présentent parfois qu’un léger commencement d’incrustation sur une
- O
- étroite bande au-dessous de la cloche, dans la direction du vent dominant. Ce commence-
- ment d’incrustation toutefois ne tend pas à augmenter et ne gène nullement l'exploitation. Le type a présente en plus un peu de poussière dans les ondulations du manchon. Le manchon du type i est complètement propre.
- 11 faut ajouter que, pendant cette période d’essai, le temps a été pendant plusicu rs mois, d’abord très sec,, ensuite exceptionnellement humide et orageux, avec des pluies très abondantes.
- On a aussi construit un troisième type d’isolateur (üg. 3) dont ou exécute en ce moment les essais.
- Dans tous les cas, l’expérience semble dès maintenant décisive, les isolateurs du nouveau type résistent bien à toutes les intempéries et ne sont sujets qu’à une incrustation absolument insignifiante et qui ne nécessite aucun lavage. Le type ï surtout qui a donné le plus de satisfaction, offre meme un excès de sécurité pour la tension de 25.ooo volts pour laquelle il acté construit.
- Il peut également bien fonctionner dans les conditions ordinaires, c’est-à-dire loin de la mer, et a l’avantage d’ètre moins coûteux que les types actuellement en usage (‘).
- G. Anfossi.
- (*) Ces isola leurs sont maintenant construits par la Société Kiehard-Giiiori «le Milan.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur une méthode pour la production d’oscillations électriques faiblement amorties. — Max Wien. — Physikulischc Zeitschrift, i5 janvier 1908.
- L’auteur a indiqué antérieurement (’) que des oscillations d’un genre spécial, se produisent dans deux circuits oscillants étroitement accouplés, lorsque le circuit primaire est excité par un éclateur ayant une très courle distance explosive, les deux ondes accouplées qui correspondent à la théorie,
- (•) Phys. Zeit.y 1906, p. 871.
- bien comme, des circuits accouplés (l) sont relativement faibles et il s’en forme une troisième peu amortie, dont la fréquence correspond à celle du système secondaire indépendant. Connue cause de ce phénomène, l’auteur a indiqué que la résistance de l’étincelle très courte croit très vite pendant la décharge, de sorte que les oscillations du système secondaire continuent comme si ce système était indépendant.
- Des essais exécutés avec une étincelle de cette espèce, dans l’huile ou dans l’air, ou avec des tubes de Geissler sous différentes pressions,, avec diffé-
- {) Celle théorie est due initialement à A. Ouerusck. Wivcl. Ann. der Physik., *895, vol. LV, p. 6*2*3. (N. I). T.)
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- roules espèces d’électrodes cl de gaz, n’onl pas donné une constance suffisante pour les mesures.
- L’auteur a essayé alors, au moyen de l’étincelle normale éclatant dans l’air, de produire; par chocs des oscillations faiblement amorties en faisant agir, sur un système secondaire; faiblement amorti, un système; primaire fortement amorti avec éclateur et accouplé d’une layon lâche avec le secondaire* '
- Le décrément de l’oscillation ainsi produite dans le système secondaire; n’est pas égal, d’après la théorie, au décrément §0, du système secondaire non couplé, mais il est plus grand et a pour expression :
- où h est le coefficient d’accouplement îles systèmes primaire et secondaire. Pour affaiblir le deuxième terme nuisible, railleur rendit l'amortissement primaire très grand et l'accouplement très lâche. L’énergie transportée sur le système primaire était nalurel-ment très faible et Tailleur dut recourir à de grandes capacités cl à des étincelles de grandes longueurs dans le circuit primaire. Au cours de l’essai, on put bientôt constater que celle précaution relativement à l’accouplement u’élail. pas necessaire. On peut: rendre l'accouplement très serré pour atteindre des conditions telles que, d’après la théorie, deux oscillations avec fréquences dillrrenlcs devraient se produire, et même dépasser ce point, sans que la courbe de résonance du système secondaire soit modifiée considérablement.
- Si Ton s’écarte ainsi de la théorie, cela lient à l'augmentation rapide de la résistance de Télincellc pendant la décharge, qui a comme conséquence qu’après un temps très court le circuit primaire doit être considéré comme ouvert et que le système secondaire continue à être le siège d’oscillations. L’augmentation de la résistance ne se produit pas aussi vile qu’avec Télincelle courte sifflante; c’est pourquoi l'accouplement n’a pas besoin d’être aussi serré. Une condition nécessaire pour que ce phénomène se produise, c’est que le décrément du système primaire soit grand par rapport à celui du système secondaire (au moins m fois plus grand). Avec un rapport plus peLit, la courbe de résonance est plus aplatie.
- De celte layon, Tailleur a obtenu des oscillations électriques dont le décrément était de o,oo(i, dans desVircuils avec condensateurs à air. (le décrément dépend évidemment de la résistance effective de la bobine de self-induction et peut être aisément diminuée par une forme appropriée de la bobine.
- La mesure du décrément, avec ces oscillations, est très précise puisqu’on peut choisir arbitrairement les plus favorables longueurs d’étincelles, capacités du condensateur, etc., dans le circuit primaire. On peut parfaitement mesurer les décréments de Tordre de grandeur de o,oi à moins de i %. Puisque l'étincelle est éliminée, les causes d’amortissement tels que le « Skin effecl », perles d’énergie dans le diélectrique, etc., peinent être beaucoup plus exactement étudiées.
- L'accouplement serré permet de transporter au système secondaire; une quantité d'énergie relativement grande' et par là se trouve résolu le problème de transformer, sans grande perle d’énergie, les fortes oscillations amorties du système primaire, en oscillations faiblement amorties dans le système secondaire.
- L’avantage pour la télégraphie sans fil tient dans ce que, par un accouplement lâche d’une antenne avec le système secondaire, on peut ainsi émettre des ondes beaucoup plus faiblement amorties qu’on ne l’avait pu faire par l’éclateur ordinaire.
- L. G.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Chute de tension et dispersion des transformateurs. — Dr G. Benischke. — ElehU-utechnische
- Xeilsclifi/I, al janvier iqoti.
- L’élude des diverses espèces de bobinage qui peuvent être employés dans les transformateurs conduit à ce résultat que la chute de tension inductive pour des bobines séparées est d’autant plus faible que le bobinage est plus divisé; avec une subdivision suffisante, ce bobinage est identique au bobinage pour lequel les enroulements primaire et secondaire sont superposés concentriquement. Pour juger un transformateur en marche normale au point de vue de la chute de tension, la mesure de la tension de court-circuit m; suffit pas. La mesure de la puissance absorbée est également nécessaire. Ces valeurs servent pour le tracé du diagramme de Kapp, taudis que la méthode indiquée par Kapp est seulement exacte pour un transformateur sans fuites.
- Le transformaient' sans fuite peut au court-circuit être assimile à une résistance sans self-induction; Tainiaulatiou est nulle; les perles sont seulement celles qui se produisent par cll'et Joule. Avec une dispersion croissante, le champ résultant croît éga-
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- lement; de même les perles par hystérésis comme les pertes par courants de Foucault dans les télés et dans les conducteurs.
- Des essais à vide et en court-circuit on peut déduire la chute de tension pour tout facteur de puissance. Au lieu de l'essai en court-circuit, la mesure des deux courants peut se faire pour une charge déterminée.
- Telles sont les conclusions que raulcur tire d’une série de recherches qu’il a entreprises sur les transformateurs et dont nous allons donner un résumé succinct.
- L'auteur fait remarquer d'abord que peu d’essais ont été entrepris pour déterminer les chutes de tension dans les transformateurs et que cela tient h ce que, ces tensions ayant une valeur très faible, il est difficile de faire des mesures fort exactes. D’autre part, pour les hautes tensions, les voltmètres statiques employés n’ont qu’une exactitude relative et avec les transformateurs de mesure il est difficile d’arriver à des résultats absolument surs. On peut cependant opérer cette mesure avec, deux transformateurs identiques, les circuits à haute tension ('tant connectés ensemble. On mesure les tensions extrêmes (basse tension) à charge et tension constantes et on admet que la chute de tension d’un transformateur est la moitié de la chute mesurée. On n’a d’ailleurs de bons résultats qu’avec des charges non inductives.
- L’auteur a construit un Iransformateur monophasé ayant un rapport de no : r io V. pour une puissance de i K. V. A., avec lequel il a pu faire îles mesures précises.
- a) Influence du Retire de hohuutge sur la chute de tension.
- L’auteur a étudié les dispositions suivantes de bobinage :
- i° Primaire et secondaire subdivisés chacun eu 18 bobines qui alternent sur les deux noyaux ; pour ce premier cas, l’auteur a essayé 6 subdivisions des circuits, une bobine primaire alternant avec une bobine secondaire, deux bobines primaires avec deux secondaires, etc., et finalement les circuils primaires et secondaires séparés sur chaque noyau el une première fois avec les deux parties primaires eu .face et une seconde; fois avec une bobine secondaire en face d’une bobine primaire.
- %il Primaire et secondaire superposés el pour un essai avec le primaire en dessous, pour l’aulre essai avec le primaire au-dessus.
- Des mesures de la eliiile de tension, il résulte que les bobinages superposés donnent la moindre chute
- de tension et la disposition du primaire sous le secondaire est plus favorable que l'autre M). Ensuite ce sont les dispositions où les circuils sont le plus subdivisés el alternent (pii donnent les meilleurs résultats.
- ïl faut, même placer aux extrémités de chaque noyau des éléments appartenant tous deux, soit au primaire, soit au secondaire. Dans ces conditions, les résultats sont les mêmes que ceux obtenus avec enroulements superposés.
- h) Facteur de dispersion,.
- L’essai en court-circuit a toujours été considéré comme un moyen de juger la dispersion magnétique. M. l>omsrhke a recherché la valeur des termes des expressions connues (*2) :
- a étant le coefficient de Behn-Esehcnburg ; L, cl L.j les coefficients de self-induction des circuits primaire el secondaire.
- Dans les bobinages où les circuils alternent et où les éléments successifs de chaque circuit sont le [tins divisés, et dans les bobinages avec primaire et secondaire superposés, l’auteur a trouvé pour
- Au surplus, le rapport des courants est resté sensiblement constant pour tous les genres de bobinage et pour toutes les intensités. Cette indication est: intéressante pour les essais des transformateurs à grande intensité, pour lesquels ou dispose rarement d’appareils pour la mesure directe du murant. Il suffit donc de tain; la mesure, non pas à intensité normale, mais au quart ou au cinquième de cette intensité.
- c) Tension, puissance absorbée et flux magnétiques au court-circuit.
- Pour juger complètement un iransformateur qui ne peut être essayé eu marche normale, on doit utiliser la tension, la puissance absorbée et le facteur de puissance en court-circuit.
- Ou peut trouver facilement l’expression do la
- (*) Un réalité, les diHeroncrs sont si faibles qu’il nous parait difficile lie faire grand état de celle conclusion. Avec cos cp — o,8 ou i les valeurs soûl les mêmes.
- (N.U.T.)
- (-) Cf. .Uenischkk. Die u'isscnchcflliclte (iriiudla^rn (ter tClekh-oh'ckndi, page 5*2C).
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- T. I (2e Série).— N° 9.
- tension primaire d’un transformateur sans fuites lorsque les bobinages sont symétriques, et que les réluctances primaire et secondaire sont égales. Si [v^ est la tension primaire, et r2 les intensités, Nj et N2 les nombres de spires primaire et secondaire, on a :
- K, =/,<(,
- +
- 2 ” 2
- N,
- n;
- (>)
- De ce que la tension est exprimée uniquement par des produits de courants et résistances oliiniques, il en résulte que, dans un transformateur sans fuites et en court-circuit, il n’y aurait pas de champ. Les essais faits avec les différents bobinages ont montré, en outre, que la tension de court-circuit en fonction du courant: primaire est une droite, confor- , mément à la théorie, tant que la dispersion est suffisamment faible pour que la saturation du fer n’intervienne pas. D’autre part, pour les divers types de Imbinage, le facteur de puissance au court-circuit est très différent parce que le décalage croît à mesure que croît la dispersion.
- Voici, à titre d’indication, les chiffres trouvés pour les deux cas extrêmes : i° Circuits primaire et secondaire subdivisés et alternant sur chaque noyau; a0 circuits primaire et secondaire divisés seulement en deux parties, placées l’une à côté de l’autre sur chacun des noyaux.
- Courant Tension
- de court-circuit de
- (primairej court-circuit COS (pt
- 1er cas. . . .... IOA 7%r> <699
- 9e cas.... .... ioA 68 0,16
- M. Benischke fait ensuite remarquer, au sujet de l’essai de Kapp, que les pertes dans le fer dues aux flux de fuites sont sensiblement proportionnelles au carré du courant J,. Elles agissent, par suite, comme une augmentation de la résistance primaire équivalente p, qui est alors supérieure à la valeur définie par (i), et doit être déterminée d’après les pertes totales en court-circuit P :
- P
- Ce n’est donc que dans le cas où les fuites sont nulles, que Ton peut tenir compte, dans la construction du diagramme, des pertes ohmiques seules.
- L’auteur donne enfin un exemple du calcul delà chute de tension pour l’un des types de bobinages essayés, en utilisant les valeurs mesurées des cou-
- rants et tensions à vide et en court-circuit et en second lieu en ayant égard aux valeurs de l’intensité aux diverses charges pour lesquelles on veut obtenir celte chute de tension. Ces calculs sont suffisamment connus.
- L. G.
- Conductibilité calorifique de paquets de tôles isolées au papier. Th. M. Barlow. — Institution of Electrical Engincers, section locale de Birmingham, i5 janvier 1908.
- M. Th. M. Barlow a présenté à l’Institulion of Electrical Engineers le résultat de ses recherches sur la conductibilité des paquets de tôles d’induits dans deux directions rectangulaires, l’une parallèle aux tôles, l’autre traversant les tôles et les papiers isolants.
- Si, entre deux surfaces d’air A, séparées par une épaisseur a de la matière à étudier, une quantité de chaleur Q passe par unité de temps, la différence 0 des températures de ces surfaces est donnée par la relation
- ()
- Cette formule, appliquée à deux cylindres concentriques de longueur J et de rayons /* et r .r, devient
- 9 = p-^.Log,[i +-)
- Iv 'ntl \ r]
- L’auteur s’est proposé d’appliquer celte relation à la détermination du coefficient K dans les deux hypo-
- Fig. 1. — Elévation verticale du stator utilisé pour les essais.
- thèses précitées ; il désigne par Kft le coefficient relatif a la direction parallèle aux plans des tôles et par Kf, le coefficient relatif à une direction rcncon-
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- «
- trant normalement des feuilles de tôle et de papier superposées.
- Pour cette détermination, il s'esl; servi de lôles de omm,3/|!S d'épaisseur isolées par une préparation appelée « Insuline » ; clics étaient empilées les unes sur les autres à l'aide de deux disques de bois et d'un boulon, comme l'indique la figure i. Les dispositions suivantes avaient été prises :
- Kn vue d’éviter aillant que possible les perles latérales de chaleur, le bois était isolé des tôles par de l'amiante ; le boulon était entouré d’une euveloppede papier et des disques de papier formaient cloisons dans le vide intérieur de manière à localiser les courants d’air chaud tendant à se produire; en lin ce vide intérieur était, en haut et en bas, obluré par de l’amiante.
- Les encoches contenaient chacune an conducteurs, comme l’indique la figure x ; elles étaient isolées au papier.
- Fig*. 2. — Yuc on plan du stator ot section d une encoche.
- Quatre pinces thermo-électriques A,, A:l, At (maillcchort-argcnt donnant ix}^\ milli volts par degré centigrade), disposées comme le montrent les figures i et permettaient d’obtenir les variations de température du centre à la périphérie.
- Pour étudier la propagation de la chaleur perpendiculairement à la surface de séparation des lôles et des disques de papier, on a enroulé, autour du cylindre précédemment construit, un ruban double d'acier et; de papier. L'acier, extra-doux, avait: de hauteur et on,m,r> d’épaisseur ; le papier avait on,m,or> d’épaisseur. Do chaque côté de l'anneau ainsi constitué, on en plaça deux autres semblables, recouverts d’amiante sur leurs faces supérieures et inférieures et formant anneaux de garde. Les pinces thermo-électriques B,, IL, B3, B*, de même nature
- que les précédentes servaient à obtenir les variations de température dans la masse de l’anneau médian.
- On faisait passer, pendant: 18 heures, le courant nécessaire pour avoir les watts voulus alin d’obtenir Q.
- Les expériences ont fourni pour les coefficients Ka et Kj, les valeurs moyennes suivantes :
- = opio:» K/f —0,001']'] ('),
- On en déduit -7- = 100 environ.
- K A
- Or, si l'on veut que le refroidissement, soit le meme dans les deux directions considérées, il faut que les aires des surfaces limites respectives soient proportionnelles aux coellicienls \\a et K/,. Le
- rapport
- éfe1..
- ique donc la valeur qu’il convien-
- drait d'adopter pour le rapport des côtés des carrés équivalents à deux surfaces limites évacuant la meme quantité de chaleur.
- L'auteur s?est servi des résultats précédents pour évaluer les élévations de températures dans un paquet de lôles d'induit pour lesquelles on connaît, pour les différentes inductions, les portes P en watts par kilogramme. Il s’est servi h cet effet de la formule déduite de la relation (1).
- où 1 est; la distance suivant: la direction envisagée, et 0 l’élévation do température comptées à partir du centre du noyau.
- Cette formule correspond au sens parallèle aux lôles ; pour le sens perpendiculaire, on remplacerait dans cette formule \\a par K/,, de sorte que les longueurs /, correspondant à une meme élévatiou do température, sont, dans ce dernier sens, 10 fois plus courtes que dans le premier.
- Cette remarque a une grande importance au point de vue de la construction des noyaux de fer feuilletés. Si, en effet, le refroidissement est produit parla surface feuilletée, la température à l’intérieur du noyau sera abaissée rapidement. Mais si, an con-
- () T/auleur fait remarquer que ces résultats sont très sensiblement ceux, auxquels l’on pouvait arriver, notamment pour le coefficient K/,, en ut.ilisanl les valeurs connues des coefficients K pour les substances composant chaque couche, prises isolément, cl. en «appliquant les lois des flux calorifiques. (Ces lois sont, identiques aux lois d’Ohm ('I de Kirchholf, pour les courants électriques.) L’on obtient ainsi la conductibilité spécifique moyenne K/,.
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- T. I (2e Série). — N° 9.
- traire, le refroidissement est effectué par les surfaces planes des tôles, la température s’élèvera rapidement à l’intérieur. La figure 3, qui représente les résultats obtenus avec les tôles en alliage spécial dit « Stalloy », montre que, dans l’hypothèse d’un refroidissement par les surfaces planes, l’élévation de température est de f>° à une distance de an,n pour une induction de ro.ooo g-auss et 5o périodes.
- Distances en centimètres
- Pi g. 3. — Courbes donnant pour diverses inductions B l’élévation do température 8 eu fonction de la distance l, pour une direction perpendiculaire aux tôles. Pour une direction parallèle à lu surface des tôles, les abscisses doivent être multipliées par io.
- Si le refroidissement doit s’effectuer par la surface totale des tôles, il convient, pour obtenir les meil-
- leurs résultats, d’adopter la valeur de —pour le rapport des dimensions transversale et longitudinale du paquet de tôles.
- Dans la pratique, on prend pour ce rapport — pour
- les petites armatures elles transformateurs et.-pour
- 7 ;£*
- les gros noyaux.
- Enfin, l’étude qui précède montre bien le rôle des conduits de ventilation dans un induit, rôle qui consiste beaucoup moins à offrir une surface supplémentaire de refroidissement qu’à permettre l’évacuation de l’air chaud'de l’espace central des tôles.
- M. Barlow a fait en outre quelques expériences en vue d’étudier comment varie l’élévalion de température T à l’intérieur d’un paquet de tôles, en fonction
- ... P
- de la surface puissancique de refroidissement — = c.
- O
- G'
- On a évidemment la. relation : T = —.
- G
- Si le coefficient G' est constant, la courbe qui donne T en fonction de g est une hyperbole.
- On a cherché à déterminer le coefficient C’, dans les conditions suivantes : i° à l’air libre, 2° à l’air avec ventilation modérée.
- Le tracé de la courbe T —f[<j) dans ces deux cas et la recherche de l’hyperbole se rapprochant le plus de cette courbe a permis de trouver, dans le premier cas, G' = 65o et, dans le second, C'=: 3oo.
- D’après les résultats obtenus, on constate que la courbe réelle se rapproche beaucoup de l’hyperbole dans le cas de la ventilation et s’en écarte assez notablement pour l’air non ventilé. L’auteur attribue cette particularité aux courants de convection qui ont beaucoup plus d’importance dans le dernier cas que dans le précédent.
- A. M.
- TRACTION
- Sur les moteurs monophasés à collecteur. — M. Osnos. — Mémoire présenté au XVe Congrès du Verband deutscher Elcktrotechniker, à Hambourg.
- L’auteur se propose en premier lieu d’établir une comparaison entre les principaux types de moteurs monophasés à collecteur utilisables pour la traction, puis de donner quelques résultats d’essais obtenus sur deux moteurs de iio chevaux construits'par les ateliers Felten Guillcaume Lahmeycrwerkcde Francfort.
- ft'jg I# — Moteur série avec enroulement de compensation en série avec l'induit.
- Les moteurs étudiés sont des types suivants : i° Moteur série ordinaire avec enroulement de compensation en série avec l’induit (fig. i).
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- HE VUE D’ÉLECTRICITÉ
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- %° Moteur série ordinaire avec enroulement de compensation en court-circuit (fig. 2).
- S
- 2. — Moteur série avec enroulement de compensation en court-circuit.
- 3° Moteur à répulsion Atkinson inversé, le rotor étant alimenté par le réseau, et les deux enroulements statoriques étant en court-circuit l’un sur l’autre;
- 4° Moteur à répulsion Atkinson normal (fig. 3); *
- Fig. 3. — Moteur à répulsion Atkinson.
- 5° Moteur à répulsion compensé système Latour, avec excitation en série (Fig. 4).
- 6° Moteur à double alimentation (Der doppel-gespeisle Motor); ce moteur est en réalité un moteur Atkinson ordinaire dont le rotor, au lieu d’être court-circuité sur lui-même, est alimenté comme le stator par une prise spéciale sur le transformateur (*).
- Si l’on compare d'abord les divers moteurs au démarrage, l’on peut prendre comme point de comparaison le rapport des kilovollampères absorbés au
- Fig. 4. — Moteur à répulsion compensé système Latour i\ excitation série.
- couple fourni; ce rapport devra être évidemment le plus réduit possible. Dans ces conditions, si Ton désigne par V la tension, par i le courant, par D le couple, par L la self-induction équivalente tenant compte de l’effet du flux primaire suivant l’axe de travail des moteurs, par L;J la self-induction de l’enroulement d’excitation, par a* le coefficient de dispersion total suivant l’axe de travail, et enfin par lv un coefficient ne dépendant que du genre de construction, l’on peut écrire pour tous les types courants de moteurs :
- En fonction du rapport^, l’on obtient donc le dc-
- rnarrage le plus avantageux lorsqu’on réalise la condition (*) :
- L3 — a L.
- L’on a alors
- V/ _ a r
- D K^’S*
- (a)
- lia chute de tension aux bornes de l’enroulement d’excitation est égale, dans ce cas, à la chute de tension inductive due aux fuites suivant Taxe de travail.
- (•) L’auteur fait remarquer à ce sujet qu’un brevet américain relatif à ce type de moteur a été pris dès 1888 (n° 38q 35a). On peut d’ailleurs le considérer comme un moteur shunt avec balais fortement décalés par rapport à la ligne neutre.
- (<) Une théorie tout à fait analogue en principe a élé publiée ici même il y a deux ans ; J. Betiikmod, Sur le dimensionnement des moteurs monophasés à collecteur. Eclairage Electrique, 190.5, tome XLV, p. 201 et 3a4. (N. D. T.)
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- (Celle dernière chute do tension est égale, pour le moteur de la figure par exemple, à la différence de potentiel mesurée entre halais au démarrage, etc.)
- Le coefficient K est, d’autre part, proportionnel au carré du cosinus de l’angle de déphasage entre le cqurant primaire et le courant secondaire, pour les moteurs n0R 3 et !\ ; mais, pour le premier, cet angle est notablement plus faible que pour le deuxième, car dans celui-ci, la résistance ohmique des balais en charbon n’est pas négligeable devant la self-induction. En définitive, l’on constate, en tenant compte de la saturation, que les moteurs des types i, %, 3 et 5 sont sensiblement équivalents, tandis que le moteur à répulsion ordinaire n° f\ est légèrement inférieur (1).
- Le montage b peut être considéré également comme une généralisation du montage 3.
- Enfin, pour réaliser une commutation acceptable au démarrage, il convient,dans tous les cas,d’adopter des flux faibles (ce qui conduit à augmenter les courants pour un couple donné) et d’utiliser, du moins pour les moteurs d’une puissance supérieure à 100 chevaux, des connexions résistantes, lorsque les démarrages sont fréquents et rapides. Pour les moteurs moins puissants, des balais en graphite dur suffisent généralement.
- L’auteur passe ensuite en revue les diagrammes de fonctionnement des divers moteurs il ne donne d’ailleurs aucune justification de ses épures et nous 11’insislerons pas sur cette partie de son mémoire, d’autant plus que ces divers diagrammes (ou d’autres analogues eu principe) on té té l’objet d’études étendues parues ici-même. (Voir les articles de MM. Blondel, Lchmann, Bethenod. Eclairage Electrique, 190I-
- (t) Celle infériorité, déjà signalée par M. Leblanc, 11c semble pas devoir être 1res accusée. M. Osnos lient compte delà saturation de la manière suivante :
- Il (race la courbe du champ réel dans lVnl.refer du à un enroulement en portant comme ordonnées des longueurs proportionnelles non pas aux ampèrelours, ainsi qu’on le fait d'habitude dans le calcul des coefficients d'enroulement, mais à l'induction réelle oorrespoiidani à ces ampèrelours. Lorsque Von passe d'un conducteur au voisin, Von n’oblienl donc plus ainsi des gradins d’égale hauteur, mais celle hauteur diminue à mesure qu’on se rapproche du centre des pôles, point où s’exerce l’action totale des ampèrelours. En résumé, Von arrive ainsi à une rourhe de champ de forme plus aplatie que dans le cas où le fer n’est pas saturé, à égalité de flux par pôle.
- Les coefficients d'enroulement soûl donc modifiés par la saturation, ainsi que le flux K qui dépend directement de ces coefficients.
- 1907). M. Osnos arrive à cette conclusion que le facteur de puissance des montages 1, % et 3 est sensiblement. Ic même, que celui du montage (\ estinoins bon, et enfin que les montages f> et G donnent les meilleurs résultats (*). Il étudie ensuite sommairement l’influence des courants de court-circuit; sous les balais en vitesse ; ces courants peuvent se décomposer en :
- i° Courants induits statiquement qui produisent toujours une amélioration du facteur de puissance;
- a0 Courants induits dynamiquement, qui produisent une amélioration ou non, selon la phase du champ résultant: suivant la ligne des balais (Wcndefeld).
- Avec de bons moteurs, munis de dispositifs spéciaux de commutation, Veffel de ces courants est assez faible pour que Von puisse le négliger dans les diagrammes.
- L’auteur signale en passant un procédé qu’il a imaginé (brevet allemand n° 190 i8G), pour améliorer le facteur de puissance des montages 1 a f\ ; il consiste à dépliascr le champ d’excitation par rapport au courant d’alimentation, par exemple en faisant, parcourir Venroulcment d’excitation, au moyen de transformateurs auxiliaires, en partie par un courant en phase avec le courant principal, et en partie avec un courant; en quadrature avec la tension du réseau (2).
- La dernière partie du mémoire de M. Osnos est consacrée à l’exposé des résultats d’essais obtenus avec les moteurs précités. Ces moteurs tétrapolaires de no chevaux fonctionnent: avec du courant monophasé à ur> périodes, la tension d’alimentation du stator pouvant s’élever à 1.000 volts. En comparant les résultats obtenus avec le montage 5 et; le montage G, Von conclut, d’après l’auteur, que ces deux montages sont à peu près équivalents au point do vue du facteur de puissance et du rendement. Avec le premier, le facteur de puissance peut être très voisin de l’unité,mais tombe plus rapidement avec la vitesse ; dans les deux cas, le rendement reste voisin de 83 h 84 % dans des limites de vitesse angulaire comprises entre 800 et. fioo tours par minute environ. Le montage G donne cependant une capacité de surcharge notablement plus élevée, duc, d’après l’auteur, à ce qu’une partie de l’énergie est fournie direc-
- (*) Le montage 5 rions semble cependant nettement supérieur au monlage fi à. eo point (le vue. (N. I). T.)
- ('2) Le principe même du déphasage du champ n’est pas nouveau. 'Voir en particulier la conférence de M. Latour à la Society Internationale des électriciens, février 1907. (N. D. T.)
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- ~ ~ - — .
- ternenl au rotor. Avec ce montage, l’on a pu arrivera une tension de f>yo volts au collecteur, sans qu'il y ait production d’étincelles nuisibles.
- Le môteur système Latour a pourtant l’avantage de pouvoir se transformer instantanément en moteur à caractéristique shunt au moyen d'un montage tel que celui de la figure 5.
- Fig. 5. — Moteur è répulsion compensé avec excitation série transformable en moteur à excilation shunt par la fermeture de l’interrupteur C.
- L’on obtient alors une récupération très efficace sur les lignes à fortes pentes.
- Le facteur de puissance est très satisfaisant encore pour le fonctionnement en moteur. On peut même régler le courant d'excitation, de manière que ce facteur de puissance demeure sensiblement égal à l'imité depuis la marche à vide jusqu’à la puissance do r>5 chevaux à 7r>o volts, puis décroisse ensuite très lentement pour les charges supérieures. La puissance fournie aux balais d'excitation est toujours très faillie; sous 1.000 volts, elle ne dépasse pas i, y K. W. à vide et décroît lorsque la charge augmente. Le rendement sous 1.000 volts peut, demeurer supérieur à Ho .% pour des puissances comprises entre 60 cl i3o chevaux. Des essais faits sur la ligne de lïambourg-Saalbonrg avec un train de 36 t. muni de y moteurs de ce type, donnant chevaux à 600 volls et /jo périodes, ont montré que l’on pouvait récupérer dans les pentes 5o % de l'énergie absorbée à la montée.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FiL
- Sur le mode d’action d’un résonateur pour télégraphie dirigée. — J. Zenneck. — Physila-lische Zeitschrift, i5 Janvier 1908.
- O11 sait que dans les stations transatlantiques, les antennes que Marconi emploie pour la télégraphie dirigée sont constituées de deux, parties, Tune verti-
- cale très courte, l'autre horizontale beaucoup plus longue (fig. 1).
- Fig. 1. — Antenne confiée Marconi. Sens normal.
- Marconi a indiqué déjà comment fonctionne cette antenne (*). Comme antenne de transmission, clic émet des ondes particulièrement intenses dans la direction AC et; des ondes très faibles dans la direction AB; comme antenne de réception, elle est fortement excitée par des ondes qui sc transmettent dans la direction AB et très faiblement par des ondes dont la direction est opposée.
- L’auteur a voulu préciser les conditions de fonctionnement de l’antenne comme récepteur.
- I
- Les hypothèses admises sont les suivantes (2) : a) A une grande distance de l'émetteur, le champ électrique des ondes émises est on général un champ alternatif incliné sur la verticale avec une composante plus ou moins forte de champ tournant. C’est-à-dire qu'en plus de la composante E, (fig. y) de l’intensité du champ électrique, il y a encore une composante horizontale E2. Les deux composantes 11e sont généralement pas en phase mais leur décalage est toujours plus petit que /|5n si on considère E, et E2 comme positifs dans la direction des flèches de la figure y.
- h) L’antenne réceptrice doit être accordée avec les ondes de l'émetteur et avec la fréquence de l’onde émise. La vibration produite par l’onde est alors identique avec l'oscillation propre; de l'antenne.
- r) S’il se trouve dans le champ électrique d’une onde un résonateur linéaire^ comme l'antenne de la
- (*) G. Marconi. Proc, ïioy. Soc., tome LXXYÏI, 1906, p. /J f3. —Etectriciati> lomeLYII, iqoG, p. 100. Eclairage Electrique, tome XLYIÏ, a juin *906, p. 355.
- (2) Cf. J. Zenneck. Sur la propagation des ondes é I oc I ro m a gué I i qu es à la surface d’un conducteur plan indéfini. Annalen t1er Phrsik, Ionie XXIT1, lasc. 5, n° 10. Eclairage Electriquey tome LUI, 1907, p. 337 et 41 4.
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- T. I (2e Série). — N° 9.
- ligure i, l'amplitude de l'oscillation produite dans le résonateur est alors proportionnelle à l'amplitude de
- <I> = I (0
- où cil représente un élément du résonateur linéaire, E l'intensité du champ électrique de l'onde au point
- A" ~
- Fig. 2. — Propagation des ondes électriques.
- où se trouve l’élément cil, Eh sa'composante dans la direction de cil et la fonction E(/) est déterminée, puisque pour les oscillations propres du résonateur linéaire, l’amplitude du. courant /0, au point /, et l'amplitude du courant D0 au ventre sont dans le rapport i0 = 30F[lj.
- Il faut intégrer pour tous les éléments du résonateur.
- On introduit ces expressions dans celle de <I> et on obtient une expression de la forme :
- <ï> = a K i0 costo/, -j- b Ka0 cos (col —a), (.‘5)
- a et b sont des constantes positives et a est un angle compris entre o et 90°. Le diagramme des vecteurs qui donne l'amplitude de est représenté dans la figure 3.
- Fig. 3. — Diagramme dos vecteurs relatif à la fig. i.
- Si on tourne Tanteunc réceptrice de 180° dans la position de la figure 4, on obtient, alors pour cette position :
- t) E dïï
- et, en outre, on a :
- et le résultat :
- II
- <t> = aE|q cosp)/ — ^E20 cos (col -{- a) (4)
- a) On peut tout d’abord admettre le cas le plus simple; le champ de Tonde émise à la surface du sol est un champ alternatif incliné sur la verticale, c'est-à-dire que E] et Ea sont en phase. De plus, on considérera seulement l'effet du champ dans l’air.
- L'antenne peut se trouver dans la position de la figure 1.
- Alors l’intégrale <I> est de la forme :
- J^G A W rll
- <)Et
- ài
- cil.
- On entend par ï la distance d’un point au point extrême TI du résonateur, et si lx cl /2 sont respectivement la longueur do la partie verticale el de la partie horizontale, on peut écrire :
- !’(/) =
- sin
- •j.tzI
- Ej = Ej0 siuco/,
- aw(/a — /)
- Ei> = E.»a sin ( 10/ —
- donne le diagramme des vecteurs de la figure 5.
- Si on considère que, dans le diagramme des vecteurs, ligures 3 et f>, le vecteur aE10exprime Tcflct de Tonde émise sur la partie verticale de l’antenne, le vecteur /Æao, l’effet sur la partie horizontale, 011 peut alors donner au résultat l'interprétation suivante :
- L'effet de Tonde sur la partie verticale de l’antenne réceptrice est renforcé par l'effet sur la partie horizontale pour la position de la figure 1 et affaibli pour la position de la figure 4.
- Fig. 4. — Antenne coudée Marconi. Sens défavorable.
- b) Les conditions 11e se modifient pas beaucoup,
- T) Cf. Lord Raylkigh. Theory of Sound, tomel, p. 97.
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- lorsque la composante horizontale E$ est en avance d’un angle 9 par rapport à la verticale Ej. Cet angle est toujours /|5° et, dans la plupart des cas pratiques, 20° environ.
- Ce décalage de phase a comme résultat de donner les équations suivantes au lieu des équations (3) et (4).
- <I> = aEl0 coso)l -{- b Eo0 eos(<W -f- 9 — a) (3'/) et
- <ï> = aEl0 cos w/ — AK20 cos (w t -{- 9 -f- a) (//)
- et par conséquent, dans les diagrammes des vecteurs, ligures 3 et 5, les vecteurs b E20 doivent être déplacés d’un angle 9 dans le sens des aiguilles d’une montre.
- D’autre part, le fait que l’amplitude d>0esl beaucoup plus grande dans la ligure 3 que dans la ligure 5 11c se trouve pas modifié.
- c) Enfin, en plus du courant dans l'antenne A GH, il existe encore un courant dans le sol, à partir du pied de l’antenne. Et ce courant doit être pris en considération, pour autant que ce courant; exerce une influence sur les constantes qui déterminent* les oscillations propres de l’antenne. Dans le calcul de <I> (equ. 1), il faudra donc intégrer aussi pour cette partie. La composante du courant dans la direction du plan vertical passant par la direction-de l’émission doit être seule considérée, et en toute première ligue, la composante horizontale.
- On peut supposer, pour ce qui suit, que le courant dans le sol est remplacé par deux courants linéaires
- et 7*2 (fig. 6); t'i dans la direction AB, L dans la direction AG.
- Fig. 5. — Diagramme des vecteurs relatif à la fig. 4.
- L’effet du champ sur le parcours du courant AB (/() est opposé à l’ellel; produit sur la partie de l’antenne horizontale G II, tandis que reflet sur le parcours du courant AC(/7) renforce celui qui se produit sur GH.
- L’effet sur AB doit vaincre celui qui s’exerce sur
- AG, puisque l'amplitude du courant du sol dans la partie AB, voisine de GII, est beaucoup plus grande que celle de la partie AG. Si donc on considère le champ du courant, dans le sol, on doit admettre que reflet sur la partie horizonlalediiparrourscsl un peu plus petite que celui qui aélé calculé précédemment.
- G
- Fig. 6. — Effet des courants pénétrant dans le sol.
- d) La conclusion définitive est donc : une antenne de la forme de, la figure 1 fonctionne beaucoup mieux comme réceptrice dans la position de la figure 1 que pour la position de la figure 4 ; cela résulte de ce que reflet de l’onde sur la partie verticale de l’antenne est renforcé par l’effet sur la partie horizontale, dans la première position; dans la seconde, l’effet est affaibli. Si on tourne ranlenue do la position, figures 1 ou 4? de qo°, l’effet de l’onde sur la partie h o 1 *i z on La I e dis p a r a î I; c o 1 n p 1 è t e n 1 e n t.
- Il résulte de ce qui vient d'être dit que :
- a) Pour la position (fig. 1) on utilisera non seulement la composante verticale mais la composante horizontale du champ, tandis que, pour une antenne réceptrice verticale, la composante verticale doit être seule considérée. Des antennes réceptrices, de la forme de la figure 1, permettent donc une meilleure utilisation de l’énergie, toutes choses égales d’ailleurs, que les antennes verticales de même hauteur. El cela n’est pas seulement vrai pour la forme des antennes employées par Marconi (fig. 1), mais aussi pour les antennes inclinées, avec lesquelles F. Braun et von' Sigsfeldont entrepris depuis longtemps des essais de télégraphie dirigée.
- b) Une condition préalable pour l’ulilisation de ranlenue de la figure 1 pour la télégraphie dirigée est que le champ électrique de l’onde émise possède une composante horizontale puissante. Cette hypothèse 11c peut se réaliser avec l’eau de mer et, par conséquent, il faut s’attendre à ce qu’une antenne de la forme de la ligure i, placée à bord d’un navire en mer, n’agisse guère moins dans la position de ligure 4 que dans la position de la ligure 1.
- r) Le rapport le plus favorable des longueurs des parties horizontale et verticale dépend du rapport de la composante verticale du champ électrique à la
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- T. I (2« Série). — N<> 9.
- composante horizontale cl, par conséquent, de la nature du sol.
- cl) D’après II c} la différence dans l'effet obtenu aux deux positions peut être augmentée, si on renforce le courant /2 aux dépens de t\. Jusqu'à un certain point on obtiendra cela avec un sol mauvais conducteur, en remplaçant la prise de terre ordinaire en A par un réseau de fil que l’on tendrait sur le sol dans la direction de AC (iig. 6).
- L. G.
- BREVETS
- Enroulements compensateurs pour moteurs monophasés h collecteur. — E, F. W. Alexan-derson. — Brevet américain n° 876 924 (190G), publié le ‘2i janvier 1908.
- Pour les enroulements compensateurs des moteurs monophasés à collecteur, il est avantageux au point de vue de la construction, notamment dans le but de réduire l’espace occupé par l’isolant, de les constituer par des barres en nombre aussi réduit que possible. Dans ce but, M. Alexanderson propose, lorsqu’il s’agit de deux ou plusieurs moteurs de traction montés sur la même voilure, de connecter tous les enroulements compensateurs en série, les induits étant au contraire en parallèle les uns avec les autres. Naturellement, les deux groupes ainsi formés sont reliés en série, de telle sorte que, si le courant passant dans chacune des 11 armatures estl, le courant dans chaque enroulement compensateur est égal à n I.
- L’on peut donc réduire le nombre de spires de ces derniers dans le rapport—, à égalité d'anipèretours.
- JProcèdè de mise à la terre pour transmission électrique. — Siemens Bros. Dynamo Works Ltd. — Brevet anglais n° 20 <j,j8 (1907), publié le G février 1908.
- Ce brevel est relatif à l’emploi, dans les systèmes de transmission électrique à distance de l’énergie, d'un conducteur nu spécial, mis à la terre et connecté au point neutre des générateurs ou des trans-formatèurs ; ce conducteur est installé tout le long de la ligne et se trouve relié électriquement à tous les poteaux de fer de celle-ci ou aux ferrures des isolateurs ; on peut encore se contenter de l'enfouir dans
- la terre sous les poteaux de la ligne. Avec ce dispositif, l’on obtient tous les avantages d’une mise à la terre d'un réseau, sans que l’on ait à craindre des perturbations dans les lignes téléphoniques voisines, car tous les courants vagabonds sont localisés dans le conducteur auxiliaire mis à la terre.
- Système de frein électrique. — R. Braun. — Brevet anglais 110 10 709, délivré le 19 décembre 1907.
- L’inventeur se propose d’obtenir automatiquement un freinage d’autant plus énergique que la vitesse est plus grande. Les freins électriques ordinaires ne possèdent pas en général cette propriété pour la raison suivante : supposons que l’on se trouve sur une pente d'inclinaison déterminée et que les moteurs série de la voilure fonctionnent comme génératrices ; en raison même de leur mode d’excitation, ces génératrices soumises, pour une pente donnée, à un couple constant, vont créer un courant éoustanl, une fois le régime de marche atteint. II en résulte que, si Ton fait varier la résistance de réglage intercalée dans lecir-cuil de la voiture, l’on modifie la vitesse de celle-ci, mais non la valeur de l’effort de freinage. Il en est de même évidemment lorsque l'on alimente par le courant ainsi produit des électro-aimants ou des solé-noïdes actionnant des freins quelconques à friction.
- ts
- Fig. 1 et 2. — Frein électrique.
- Or, comme on le sait, il est plus ralionncl d'augmenter l’intensité de ce dernier freinage lorsque la vitesse croit ; à cet effet, l’on peut assurer l’excitation des électro-aimants de freinage par un enroulement compound 6,7 (iig. 1), dont l’une des bobines 6 est en série, comme d’habitude, avec la résistance de réglage 5 (i,a sont les induits des deux moteurs d’une voiture et 3,4 représentent les inducteurs). L’autre bobine 7 est montée en dérivation sur le circuit 5 6, de telle sorte que le courunlfaibledérivé dans cette bobine décroît à mesure que la vitesse, c’est-à-dire que la
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- force électromolricc, diminue, bien que le courant dans le circuit 5 (> reste approximativement constant, d’apres ce qui a été dit plus haut. Au lieu d’élre ainsi montée en dérivation, la bobine 7 peut être alimentée par une petite génératrice auxiliaire commandée par l’un des essieux ; l’on peut encore, notamment lorsqu'on se sert, de (reins électromagnétiques a patins agissant sur les rails, utiliser le frein lui-méme comme génératrice unipolaire. La figure a montre un dispositif très ingénieux basé sur ce principe :
- Le circuit magnétique comporte une carcasse en forme d’U renversé, sur laquelle est bobiné l’enroulement i,5 (fig. a) et il se ferme par le rail suivant le tracé en pointillé ; des balais ou frotteurs métalliques i,3 et i,/|, isolés de la carcasse, sont en outre reliés à la bobine ir>, selon le schéma indiqué par la figure. L’on constate immédiatement qu’un tel ensemble constitue une génératrice unipolaire, à excitation série, courl-circuilée sur elle-même ; le rail joue le rôle de l'induit, car il coupe normalement les lignes de force issues des pôles p et 10, et un courant peut circuler des deux frotteurs extérieurs 1,3 aux frotteurs central ou réciproquement. L’on obtient ainsi un effort de freinage diminuant eu meme (pie la vitesse.
- Utilisation de l’azote atmosphérique. — H. Pauling. — Brevet américain n° 873891.
- Lorsque l’azote a été séparé du mélange qu'il forme avec l’oxygène dans l’air atmosphérique, il est important, la séparation ayant lieu à très haute température, de rafraîchir beaucoup le mélange des gaz, pour éviter la dissociation de l’oxyde d’azote formé. Un procédé consiste à opérer le refroidissement par l'introduction d’un gaz indifférent, dans le mélange de vapeurs nitreuses. L’inventeur, au lieu d’un gaz passif quelconque, a recours
- à une partie préalablement refroidie du mélange des gaz produits.
- Ce procédé de refroidissement est avantageux au point de vue du rendement et évite l'introduction d’un gaz étranger.
- Épuration de l’acikr. — G. O. Seward et F. von Kugelgen. — Brevet américain u« 87 ] G28.
- Le but de ce procédé est de permettre de n’employer aucune électrode en charbon, mais des électrodes du fer métallique qui doit être raffiné et qui est en contact avec sa propre scorie. Le fer métallique est fondu dans des bloks ou dans des lingotièrcs convenables,et deux électrodes semblables sontcon-neelécs au circuit. La chaleur est produite, soit par la résistance de la scorie au passage du courant, soil par l’arc jaillissant entre l’électrode métallique et la scorie, soil enfin par une combinaison des deux.
- Le crayon se consomme graduellement par fusion et le métal se rassemble au fond du four ; le raffinage étant en partie effectue pendant la fusion de l’électrode et en partie quand le métal reste au fond du creuset sous la scorie réductrice.
- Le raffinage est complet et aucune recarburation n’est possible. On ne peut utiliser une scorie plus oxydante que quand on emploie des électrodes en charbon, parce qu’une scorie contenant une grande quantité d’oxyde de fer attaquerait l'électrode de charbon ; elle a, au contraire, un bon effet, pour raffiner une électrode métallique fondue. Il est aussi possible, puisqu’il n’y a pas de charbon dans le four, d’introduire de l’air comme dans le procédé Bessmer et d’aider ainsi au raffinage en brûlant toutes les impuretés. O11 obtient en somme une combinaison du procédé électrique et du procédé Bessmer.
- BIBLIOGRAPHIE
- U est donné une analyse des ouvrages
- dont deux exemplaires sont envoyés à ta Rédaction.
- Huhende Umformer (Transformateurs), par V. Bondi, ingénieur. — 1 volume in-12 de 144 pages avec io4 figures dans le texte.— l)1’ M. Janiïcke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché 2 marks, relie toile 2 m., ;\o.
- Ce petit volume est le quarantième d'une collection éditée à Hanovre, chez Max Jüncckc et dont nous avons signalé déjà la plupart des volumes.
- L’auteur a voulu donner ici d’une façon succincte, assez élémentaire, mais complète cependant, la théorie et la construction des transformateurs statiques. Après avoir rappelé les formules générales nécessaires au calcul, il a étudié le transformateur à l’aide du diagramme connu pour la marche à vide, à diverses charges et en court-circuit; il a donné
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- ensuite les détails de construction des transformateurs, deux exemples de calcul, et indiqué enfin les applications faites à la mesure des hautes tensions et grandes intensités.
- L’ouvrage se lit facilement et rendra de réels services à ceux auxquels leur formation ne permet pas d’aborder les grands traités connus, ou à ceux qui s’en serviront comme introduction à une étude plus approfondie.
- L. G.
- Die Electrizitât auf den Dampfschiffen (L’électricité à bord des navires).— i volume in-12 de l'i'.i pages avec 117 figures dans le texte (3e éd.)., — Dr M. Janecke, éditeur, Hanovre. —Prix : broché 1 m., 80, relié toile 2 m., 20.
- La troisième édition de ce petit livre, qui fait partie de la même collection que le précédent, a subi, par rapport aux éditions antérieures, de notables transformations et a été fort heureusement complétée. L’auteur n’a pas abusé des théories et en quatre pages il a simplement rappelé la terminologie, son sens et quelques lois indispensables. Il a donné des indications générales sur les machines, leur fonctionnement, leur installation, sur les lampes électriques et appareils accessoires, sur les canalisations, téléphones, télégraphes et signaux. Tout cela «spécialement étudié au point de vue des applications dans la marine.
- P. S.
- Annuaire pour l’an 1908, publié par le Bureau des Longitudes. — 1 volume in-16 de plus de g5o pages, avec notices complémentaires. — Gautiiif.r-Vii.lars éditeur, Paris. — Prix : broché 1 fr. 5o, franco 1 fr. 85.
- L’annuaire publié chaque année par le Bureau des Longitudes a paru pour la première fois en 1796.
- Le présent volume est donc le cent douzième de la collection. Il renferme des renseignements d’ordre astronomique, physique et chimique et est complété par les notices suivantes :
- G. Bigourdan. Les distances des astres et particulièrement des étoiles fixes.
- M. Deslandres. Union internationale pour la coopération dans les recherches solaires.
- T£. Guyon. Ecole d’astronomie pratique de l’observatoire de Montsouris.
- M.'Lœwy. Notice nécrologique sur Ch. Trépied.
- Il Poincaré. Notice nécrologique sur M. Lœwy.
- M. R.
- L’année électrique, électrothèrapique et radiographique, par le Dr Foveau de Courmelles, médecin-électricien cl membre d’un grand nombre de Sociétés savantes, de comités d’expositions, etc. (8° année). — 1 volume in-8 de 331 pages. — Ch. Béranger,.éditeur, Paris et Liège. — Prix : broché 3 fr. 5o, franco 4 francs.
- C’est la huitième année que paraît cet ouvrage de vulgarisation assez complet, où l’on peut trouver des notes sommaires sur toutes les choses nouvelles ou sur tous les perfectionnements des appareils connus. A ce point de vue, les publications spéciales, qui se limitent généralement à un domaine beaucoup plus restreint que 11e l’a fait l’auteur, peuvent servir à une étude approfondie, mais elles ne fournissent pas une aussi grande variété de renseignements et c’èst une raison de plus pour que ce livre soit bien accueilli dans les bibliothèques.
- L. G.
- Dictionnaire technologique illustré en six langues : français, italien, espagnol, allemand, anglais, russe, rédigé d’après la méthode de Dcinhardt ef Schlo-mann.avec de nombreuses collaborations, Second Volume, Elecirolecltnie, compulsé par C. Kinzbrunner, ingénieur électricien. — 1 gros volume in-8 de 2.100 pages avec 4.000 illustrations. — Dunod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : cartonné 3i fr. 25.
- Le dictionnaire alphabétique ne forme qu’une partie de l’ouvrage et ne contient que l’indication des pages où l’on retrouvera le sens des mots cherchés. Les auteurs ont groupé les mots suivant leur objet, en quinze chapitres spéciaux consacrés aux accumulateurs, machines, appareils accessoires, «applications diverses, télégraphie, téléphonie, etc; Celte division est-elle plus rationnelle que la simple division alphabétique, je ne chercherai pas à le décider. En tous cas, complétée par l’index alphabétique, elle est fort commode et c’est là le point essentiel. Au surplus, les figures qui ont été introduites dans le texte facilitent les recherches qui eussent été un peu difficiles parce que, dans les chapitres, on a renoncé à l’ordre alphabétique et choisi également la classification suivant l’objet.
- Le dictionnaire est très complet et fort ex.aet comme sens. Ceci est dû à la collaboration de nombreux ingénieurs qui, chacun par leur spécialité et pour leur langue, ont pu veiller à ce que des oublis ou des erreurs no s’introduisent jpas dans l’ouvrage.
- L. G.
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- VOLUMES REÇUS
- Die Isoliermittel der Elektrotechnik, pur Karl Wernlcke.— i volume in-8 de 184 pages, avec 60 ligures. — F. Vieweo usb Soun, éditeurs, Brauns-chweig. — Prix : broché, > l'r. 5o; relié, 6 francs.
- Ein neues Vei'fahren zur Aufnahme der
- Lichtverteilungskurve und des Gleichfôrmig-keitsgrades künstlicher Lichtquellen, par W. Voege. — Extrait de : Eleklrolechnisclie Zeitschrift' Berlin.
- Spannungsabfall und Streuung der Trans-formatoren, par J. Benischke. — Extrait de: Elek-trolechnisclic Zeitschrift, Berlin.
- VARIÉTÉS
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- De la formation technique des ingénieurs
- PAR LA RÉGLEMENTATION DES STAGES DANS L’iN-DUSTRIE.
- Nous sera-t-il permis de glisser quelques considérations dans le débat ouvert par l’opportune initiative de M. Dalénio.nt ? Il ne serait peut-être pas superflu de juxtaposer aux réquisitoires de MM. Blondel et Barbezat la modeste déposition des jeunes ingénieurs mis en cause. On nous pardonnera d’être le moins timide d’entre eux et d’oser dire ce qu’ils pensent. Pour qu’il nous soit moins reproché de disserter en ignorance des faits, nous ne voulons être que l’interprète des seuls ingénieurs issus de l’Enseignement Supérieur.
- Quel mal ne dit-on pas de ces infortunés jeunes gens! On persiste à ne les considérer que comme des parasites, encombrants avec leurs prétentions et leur vaine science, inaptes pendant longtemps au moindre service. Il est suggestif de surprendre dans les coulisses de la scène industrielle les propos sceptiques, dont les chefs d’industrie accueillent nos premières manifestations. Par définition, nous sommes des incapables, des improductifs ; nos timides conceptions sont des non-sens, elles s’écroulent à la moindre analyse.
- Et, cependant, combien de ces conceptions de la première heure, jaillies d’esprits neufs et souples que la routine industrielle 11’avait pas encore ankilosés, ont été le germe d’innovations heureuses. Citerai-je un exemple ?
- C’est lorsque M. Marius Latour faisait son stage d’ingénieur dans les ateliers Thomson-Houston, que les moteurs à répulsion compensés naquirent dans son esprit. Les ouvriers parlent
- encore avec sympathie et presque orgueil de ce stagiaire peu banal, qui fut leur hôte d’un an.
- Notre indiscrétion ameuterait trop de reproches, si nous nous mêlions de dénoncer tous les modestes innovateurs de la dernière génération qui, à la façon de M. Latour, furent d’abord incompris. Peut-être nous faudrait-il mettre M. Blondel lui-même en cause, ce dont il ne se fâcherait d’ailleurs pas, nous en sommes certain !
- Ne serait-ce pas une faute de persister dans cette presque intolérance, dans cette mode devenue traditionnelle, de taxer, à priori, d’incapacité incurable les jeunes ingénieurs au seuil même de leur vie industrielle ? Cette attitude défiante finira par énerver leur amour-propre et par compromettre le recrutement du personnel technique. En déconcertant leur bonne volonté et, disons-le, leur légitime ambition, elle pourrait dissiper le mirage que les professions industrielles exercent encore sur la plupart des jeunes gens à culture scientifique et lui substituer dans l’esprit prévenu des générations de demain, un désintéressement préconçu à l’égard de l’industrie. Celle-ci ne serait plus regardée que comme un débouché épineux et ingrat. Elle se verrait privée du concours précieux d’intelligences actives qui, pour n’être pas immédiatement utilisables, n’en deviennent pas moins, après une rapide initiation, les rouages essentiels de ces organismes complexes que sont les usines modernes.
- D’ailleurs , cette réputation désobligeante fondée sur un malentendu, nous dirons plus exactement, sur les exigences prématurées des chefs d’industrie à l’égard de leurs jeunes ingénieurs. Ceux-ci ne sont point aussi prétentieux
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- qu’on sc plaît à le faire entendre ; ils sont les premiers à convenir de leur incompétence technique et de leurimpuissance à servir dès l’abord la cause industrielle ; ils sont prévenus et convaincus que leurs études générales et trop théoriques ne peuvent suppléer aux connaissances techniques et spéciales, qui leur sont indispensables pour entrer en lice.
- Aussi désireraient-ils qu’un délai normal d’initiation leur fut accordé, le temps de s’orienter, de préciser leurs connaissances et de les adapter aux conditions particulières de l’industrie dans laquelle ils veulent s’engager. Dans un enseignement technique, si général, si complet soit-il, il est impossible de prévoir tous les cas particuliers de la pratique industrielle. Aussi, dès le le seuil des écoles, les jeunes ingénieurs ne peuvent-ils aborder en connaissance de cause une spécialité quelconque et s’y rendre immédiatement utiles. Cette inaptitude menace d’ailleurs de s’accentuer. Le développement prodigieux de l’industrie moderne rend de plus en plus nécessaire sa décentralisation, sa dislocation en spécialités plus nombreuses. La division du travail s’impose avec force de loi. Et de plus en plus s’affirmera l’incompétence des jeunes ingénieurs à l’égard de ces spécialités, de plus en plus les chefs d’industries auront l’occasion de suspecter la valeur des ingénieurs et de poser en principe l’insuffisance de leurs capacités techniques, à moins qu’ils ne consentent à ce délai normal d’initiation absolument indispensable.
- Car voilà le point litigieux. Actuellement, il est peu de chefs d’industrie, qui conçoivent judicieusement la formation technique des jeunes ingénieurs. Et ce n’est d’ailleurs pas leur faute, mais celle du temps où nous vivons. L’industrie moderne est dominée par l’esprit de concurrence à outrance. Pour ne pas perdre pied dans l’ardente lutte économique engagée non seulement au sein de notre industrie nationale, mais aussi sur le marché mondial, il s’agit avant tout de produire à très peu de frais ; ne faut-il pas arriver aux derniers cours de vente ? Dans ces conditions, les chefs d’industrie consentent difficilement à entretenir des jeunes gens, qui ne lenr sont d’aucun rendement; ils réclament d’eux un service immédiat, et ils ont raison. En réalité, leurs exigences témoignent d’un manque de prévoyance. Le sacrifice momentané qu’ils s’imposeraient en accordant au jeune in-
- génieur un temps suffisant d’initiation serait plus tard compensé par le rendement meilleur de ce dernier, lorsque, l’heure venue, il entrerait effectivement en fonction. Pour s’être mieux familiarisé avec le régime de l’usine, avec l’esprit des travaux et les caractéristiques de la fabrication, il n’en serait ensuite que plus capable de collaborer fructueusement à la marche et au développement de l’industrie. Sa large culture scientifique, donnant plus d’envergure et de souplesse aux connaissances spéciales acquises en cours de stage, garantirait l’excellente qualité de son travail. Ainsi seraient sauvegardés les intérêts du chef d’industrie.
- Au contraire, une trop grande hâte dans l’utilisation du jeune ingénieur peut être néfaste à tous égards.
- Souvent cette utilisation prématurée aboutit à affecter le jeune ingénieur à un emploi secondaire, dénué d’intérêt technique. Et il s’agit là d’une affectation permanente, qui se prolongera jusqu’au jour problématique où l’intéressé aura découvert un filon plus avantageux,plus conforme à ses aspirations et à son genre d’activité. Nous distinguons nettement ce mode d’utilisation du stage provisoire que, dans certaines usines, le jeune ingénieur est tenu d’accomplir dans les services d’ordre secondaire (bureaux de dessin, services accessoires d’atelier), avant d’être admis à suivre les services techniques, stage dont nous ne saurions nier l’utilité et les bons effets, dont nous affirmons même la nécessité dans toutes les branches de l’industrie. Nous nous élevons au contraire contre le système auquel il est fait allusion. Il perd à brève échéance les jeunes ingénieurs. Leur esprit étroitement confiné dans un cycle limité d’occupations, asservi à l’exécution passive de travaux et d’ordres prescrits, leur initiative réduite au silence par l’effroi des responsabilités, leur culture, aux horizons spacieux, obligée de s’appliquer à de mesquines besognes professionnelles, toujours les mêmes, souvent même aux subtilités d’une paperasserie confuse, perdent leur élasticité et s’ankiloscnt inévitablement. Ils ont conscience d’une sorte de déchéance dont ils souffrent moralement et intellectuellement; leur rêve est déçu, toute énergie latente s’évanouit peu à peu avant même que de s’être réalisée.
- Combien d’ingénieurs, qu’une instruction de premier ordre, ajoutée à de précieuses aptitudes,
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- destinait à une carrière honnête, se sont perdus à se trouver ainsi déclassés, pendant cette première étape de leur odyssée industrielle. Combien d’entre eux ont été de la sorte prématurément annihilés.
- Il arrive parfois que le jeune ingénieur soit versé dans un service technique qu’il doit assurer sans défaillance, bien qu’il en ignore le mécanisme. On ne peut alors imaginer d’existence plus tourmentée, plus factice que la sienne. Il lui faut dissimuler son ignorance sous le masque d’une assurance entendue; le bluff s’impose. Par mille expédients ingénieux il doit ténir en échec la curiosité épineuse de ses collègues, qui ne peuvent admettre qu’un néo-phite, frais émoulu des écoles, partage leur prestige et rivalise de compétence. Il lui faut répondre à la confiance du chef d’industrie qui attend de lui, parce qu’il est jeune et imbu des dernières théories scientifiques, un rcndc-
- Le procès de la société lilloise d’eclairage
- CONTRE LES TRAMWAYS DE LILLE. (Suite.)
- Plaidoirie de M* Théry.
- Il rappelle tout d’abord les arguments de son adversaire qui a poussé la plaisanterie jusqu’à représenter la Société Lilloise d’éclairage électrique comme prenant en mains les intérêts de la ville de Lille et de ses habitants, et jusqu’à prétendre qu’elle était mise en péril par la concurrence des Tramways.
- Or, la nouvelle usine de la Société Lilloise produira 4o.ooo kilowatts, et la Compagnie des Tramways vend 371 kilowatts. Et, d’autre part, la Société Lilloise fait payer 70 centimes au public, ce que la Compagnie livre pour 20 centimes.
- M® Théry rappelle que la Société Lilloise, avant d’agir elle-même, a essayé d’intimider la Compagnie des Tramways sous divers prête-noms et finalement elle a poussé la ville de Lille, qui s’y est sagement refusée, à faire le procès.
- Le cahier des charges de la Compagnie des Tramways lui impose de ne s’occuper que des transports publics, mais il faut, à une Compagnie, un matériel considérable pour ne pas être prise au dépourvu, et elle a le droit d'utiliser ses excédents inemployés. Or, les excédents que vend la Compagnie ne proviennent que de ses machines en action normale et
- ment sans égal. Puis un jour arrive, jour néfaste où le masque trop fragile se fêle et se brise, le néant parait, les collègues triomphent, le chef d’industrie est déçu et le corps des jeunes ingénieurs compte un ennemi de plus.
- . Et voilà comment disparaissent de la scène industrielle, proprement dite, pour avoir été mal utilisées, un grand nombre d’intelligences, dignes d’une meilleure fin. On ne soupçonne pas tous les drames qui s’y dénouent.
- Un remède s’impose, immédiat, radical et tout à fait rationnel. L’avenir de notre industrie est en cause. Il faut que tous, les grands et les petits, nous collaborions à une réforme urgente de l’état actuel des choses. Il nous faut oublier nos prétentions et nos intérêts personnels, consentir à la rigueur à quelques concessions, en un mot n’envisager qu’une seule fin, l’intérêt général et la prospérité de notre industrie nationale.
- (A suivre.) Henri Bureau.
- non pas de ses machines de réserve, qui restent en réserve.
- De 1902 à 1907, le nombredes voyageurs est passé de 16.000.000 à 29.000.000. Les kilomètres parcourus ont passé de 4 à 11.000.000. D’un jouràl’autre la circulation varie de 70.000 à 180.000 voyageurs. On voit quels excédents peuvent être disponibles d’un jour à l’autre. Partout où il y a des tramways, on tire parti des excédents. La vraie source des revenus n’en reste pas moins le transport des voyageurs, le reste n’est qu’un accessoire.
- La Compagnie s’est adressée régulièrement à la Préfecture pour obtenir comme à Lyon, Vienne ou Arrnentières, l’autorisation de vendre ses excédents. Une enquête régulière a été faite. Le calcul de la consommation a été fait sur la période du service la plus intense. On s’est même posé la question de savoir si un décret en Conseil d’Etat était nécessaire. On l’a résolue par la négative, en constatant que l’installation de la Compagnie des Tramways était normale pour son exploitation, et sans exagération.
- Cet avis fut partagé par le ministre des Travaux publics, dûment consulté. En conséquence, le préfet prit des arrêtés d’autorisation, sous réserve qu’il n’en résulterait aucun inconvénient dans l’exploitation, et sous réserve des intérêts des tiers, notamment des Compagnies d’éclairage ayant des traités
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- avec les villes. Ces arrêtés ne pouvaient s’appliquer à des puissances nouvelles, créées par des augmentations d’outillage. Le 17 mars 1906, le ministre des Postes donnait, de son côté, son autorisation.
- Le iG novembre 1907, des retards s’étant produits pour l’autorisation relative à la maison Masse-Meu-risse, le préfet du Nord écrit à la Compagnie qu’en principe elle aura le droit de commencer les travaux de branchement quinze jours après avoir adressé sa demande, même si l'autorisation n’était pas parvenue.
- Me Théry affirme do même avoir toujours, sauf un oubli, demandé l’autorisation de la ville pour établir scs canalisations. Il est vrai que la ville a fait toutes réserves, mais elle a accusé réception des demandes, et elle s’est bien gardée d’engager des poursuites en simple police pour contraventions. Quant au mairede Mons-en-Barœuil, il n'a rien répondu.
- Tous les contrats passés par la Compagnie prévoient qu’elle vend de la force motrice. Elle ne vend que de l’énergie électrique.
- La Compagnie des Tramways se place alors sur le terrain du principe de la liberté du commerce et de l’industrie. Elle admet que la Société Lilloise possède le monopole de l’éclairage et de la canalisation pour l’éclairage. Mais la Société Lilloise n’a qu’une concession sans monopole pour canaliser l’énergie. La loi du 15 juin 1906 n’a pas modifié cette situation. Mais il suffit de la prendre telle qu’elle était auparavant.
- La Compagnie sort-elle des limites de sa concession en vendant des excédents ? En aucune façon. Ainsi le décident, pour des concessions différentes et des excédents d’une autre nature, divers arrêts de cour d’appel.
- Si la Compagnie a supprimé l’éclairage des kiosques, c’est pour mettre fin à des déprédations, mais non pour économiser 4 ou 5 kilowatts.
- En définitive, la Société Lilloise n’a pas de monopole mais une simple concession. Elle n'a donc pas le droit de s’immiscer dans ce que font ses voisins. Elle n’a rien de plus qu’une permission irrévocable.
- D'autre part, la Société Lilloise demande qu’il soit faitdéfense à la Compagnie des Tramways de vendre de h’électricité.
- Sans doute, la Compagnie des Tramways a augmenté son capital, par 48.999 voix contre i, celle de M. Astruc, que Me Théry appelle l’homme de paille de la Société Lilloise. Mais cela ne veut pas dire
- qu’elle a l’intention de changer d’objet. Le tribunal ne peut statuer pour l’avenir par voie de règlement. Et il ne peut statuer que surdes difficultés déjà créées, mais non in futurum.
- La Société Lilloise doit donc être déboulée.
- Réplique de Me Poincaré.
- Me Poincaré se lève pour répondre aux arguments apportés par le défenseur de la Compagnie des Tramways.
- A peine a-t-il pris la parole, qu’il s’anime: sa voix, d’un timbre très particulier, et son accent très net prêtent aux phrases une valeur saisissante.
- Il reprend, point par point, la plaidoirie de Me Théry et, avec un art consommé, s’attache à l’ébranler.
- « La Société Lilloise veut supprimer une concurrente qui prouve que l’on peut fournir l’électricité à meilleur compte qu’elle ne le fait, dit notre adversaire», s’exclameMcPoincaré. «Toutd’abord,riposte-t-il, il n’est pas difficile à la Compagnie des Tramways de réduire ses tarifs, puisqu’elle ne subit pas comme nous, deux concessions : l’une pour l’éclairage et l’autre pour la distribution d’énergie motrice. Mais en quoi peut-elle nous gêner, puisque nos tarifs sont établis par une convention et qu’il est impossible de les changer ? «
- M° Poincaré s’étend alors sur le fait qu’une usine nouvelle fonctionne à la Compagnie des Tramways...
- — Une usine ? non pas... interrompt Me Théry, une simple installation nécessitée par les besoins de la Compagnie.
- C’est toujours le même point litigieux, on le voit...
- Documents en mains, Me Poincaré déclare que la Compagnie n’a pu obtenir pour les canalisations qu’elle a établies les permissions de voirie de l’administration des postes. La mairie de Lille, elle-même, les a refusées. Et pourquoi? Parce que la ville est liée par le contrat que la Société Lilloise a passé avec elle et n’a pas voulu le violer au profit d’une Société qui, sous prétexte de vendre des excédents, se livre à une véritable concurrence illégale... En passant, Me Poincaré note que, depuis la dernière audience, la Compagnie des Tramways a tenté d’obtenir une permission de voirie à l'effet d’établir des canalisations dans une localité voisine, Mons-en-Barœuil.
- Si elle l'avait obtenue, avec quel triomphe elle en eût fait, état aujourd’hui, s’écrie l’éminent avocat...
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- Mais, comme la mairie de Lille,la mairie de Mons-en-Barœuil est restée inébranlable. La Compagnie des Tramways a pour but le transport des voyageurs et non la fourniture de l’électricité.
- Elle veut s’arroger ce dernier avantage au détriment de la Société Lilloise d'éclairage électrique.
- Elle est en défaut. Et nous avons le droit de la poursuivre, puisque notre Société fonctionne en vertu d'un acte administratif. Telle est la conclusion de Me Poincaré.
- j/e Théry répond à M* Poincaré.
- La parole est de nouveau donnée à M* Théry qui répond à quelques points de la réplique de Me Poincaré. Me Théry présente ainsi une dernière fois le procès : La Compagnie des Tramways a-t-elle le
- droit de vendre ses excédents d’énergie électrique ? Ce droit est établi. Or, clic ne s’en. est arrogé aucun autre. On prétend qu’elle a pu obtenir l'autorisation de l’administration des postes et non celle des ponts et chaussées... C’est une équivoque. L’autorisation émanait du préfet représentant l’Etat et par conséquent les différents ministères. On a dit que nous n’avions aucune permission de voirie de Lille.
- Nous avions du moins son consentement, et cela est si vrai que la ville ne nous a pas poursuivi.
- La Société Lilloise voudrait simplement s’arroger le droit exclusif de canaliser, en un mot, de monopoliser la fourniture de l’électricité * à Lille. Elle nous reproche d’outrepasser nos droits. Le reproche se retourne contre elle, conclut M® Théry.
- JJ affaire a été mise en délibéré.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : /° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Essai d'un moteur Diesel de 200 chevaux, 187 tours à la minute. *
- Ce moteur, installé à la centrale électrique de l’usine de Roll, à Berne, et construit par la maison Sulzer frères de Winterlhur, a été essayé le 6 janvier dernier.
- Il commande un alternateur Brown-Boveri qui doit fournir du courant triphasé à 200 volts et 5o périodes et dont les caractéristiques avaient été préalablement déterminées. Le moteur vertical est à
- 3 cylindres de 38<>mm d’alésage et f>6omm de course.
- —2
- Avec un moment d’inertie de 90000 kg.ni-, on
- • » 1
- obtient un degré d’irrégularité de —7—.
- 0 0 ‘2 DO
- On sait comment fonctionne le moteur; dans la première moitié do la course, l’air est aspiré; dans la seconde moitié, il est comprimé à 5o atmosphères et porté ainsi à une température supérieure à la température d’inflammation du pétrole qui est alors injecté dans la première moitié de la seconde course. Dans la seconde partie de cette course, les produits de la combustion sont expulsés. Pour mettre le moteur en marche, on utilise de l’air, comprimé à r,o atmosphères par un compresseur indépendant. Le pétrole employé avait une densité clc 0,87 et une
- puissance calorifique de 10.020 calories par kilogramme. Le point d’inflammation de ce pétrole est d’environ 1G00 et son prix est de francs la tonne. L’alternateur fut mis en charge sur des résistances liquides et les trois phases furent également chargées et contrôlées par trois ampèremètres. La puissance fut déterminée au moyen de deux wattmètres Siemens spécialement étalonnes. En pesant le pétrole consomme, en mesurant la quantité d’eau nécessaire au refroidissement et en relevant toutes les cinq minutes des diagrammes d’indicateur, on eut toutes les données susceptibles de fixer les conditions de marche du moteur.
- Voici les relevés faits à différentes charges :
- Avec surcharge.
- /17 min. 10 sec. i8j,8 par minute. 108,9 kw.
- 92 %
- 677 watts.
- 233
- Durée de l'essai..............
- Nombre de tours...............
- Puissance recueillie..........
- Rendement de l’alternateur y
- compris frottements.............
- D’où 1 cheval correspond à.. .
- 158,9
- Puissance du moteur ——- = 0,677
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 9.
- Consom. de pétrole par chv.-li.
- — — kw.-h.
- Prix du pétrole par chv.-h. . .
- — — kw.-h. . . Eau consommée par chv.-h. . . Ternp. : arrivée 8°; à la sortie.
- ,89^
- a8lgr
- 1 cent. 59
- 2 cent. 86
- 200 .HP
- Fig. i. — Consommation de pétrole par cheval-lieure en
- grammes.
- A pleine charge.
- Durée de Fessai............
- Nombre de tours.........
- Puissance recueillie.......
- Rendement de l'alternateur. .
- D’où 1 cheval correspond à..
- Puissance du moteur........
- Consom. de pétrole par chv.-h
- — — kw.-h
- Prix du pétrole par chv.-h. .
- — . — kw.-h. .
- Eau consommée par chv.-h. .
- Fig. 2. — Prix du pétrole par cheval-heure en centimes. Fig. 3. — Consommation par cheval-heure en litres.
- 3/4 charge.
- Durxée de l’essai............. 09 minutes.
- Nombre de tours................ 190 par minute.
- Puissance recueillie........... io3,4 kw.
- Rendement de l'alternateur. . . 90 %
- 1 11. 1 2 min. 10 s. 188,a par minute.
- 134.3 kw.
- 91,5 %
- 673 watts.
- 199.3 chv.
- 188gp a8o*p
- 1 cent. 58 '2 cent. 35
- T 2*,8
- D’où 1 cheval correspond à.. . 662 watts.
- Puissance du moteur........ i56 chv.
- Consom. de pétrole par chv.-h. 196gr
- — — kw.-h. 297^
- Prix du pétrole par chv.-h. . . 1 cent. 65
- — — kw.-h. . . 2 cent. 5i
- Eau consommée par chv.-h. . . 13^6
- O 50 100 150 Kw.
- Fig. 4. — Consommation par K. \V. H. en grammes.
- Demi-charge.
- Durée de l’essai............. 40 min. 6 sec.
- Puissance recueillie......... 64,15 kw.
- Rendement de l’alternateur. . . 85,8 %
- D’où 1 cheval correspond à.. . 631 watts.
- Puissance du moteur.......... ioi,5 chv.
- Consom.de pétrole par chv.-h. 72 igr
- — — kw.-h. 35ogr
- Prix du pétrole par chv.-h. . . 1 cent. 86
- — :— kw.-h. . . 2 cent. 94
- Eau consommée par chv.-h. . . i8*,8
- Fig. 5. — Prix du pétrole par K. \V. H. en centimes.
- i/5 charge.
- Durée de l’essai.............. 37 min. i5 sec.
- Puissance recueillie.......... a5,i5kw.
- Rendement de l’alternateur. . . 71,6 %
- D’où 1 cheval correspond à.. . 527 watts.
- Puissance du moteur........... 47 j6 chv.
- Consom. de pétrole par chv.-h. 338gr — — kw.-h. 64agt
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- 29 Février 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 295
- Prix du pétrole par chv.-h... 2 cent. 84
- — — kw.-h... 5 cent. 39
- Eau consommée par chv.-li. . . 28*,3
- Les courbes 1 à 5 traduisent les résultats obtenus aux essais. Dans la figure i on a indiqué, à titre de comparaison, les valeurs de la consommation qui avaient été garanties par les constructeurs.
- BREVETS (’).
- 382 335, du 29 juillet 1907. •— Société Typewri-ter CJ . — Perfectionnements dans les récepteurs d’appareils télégraphiques.
- 383 343, du 26 octobre 1907. — Pick et Pick. — Dispositif protecteur pour prévenir la contamination des appareils télégraphiques.
- 383 316, du 2 octobre 1907. — Société Alsacienne DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES A BELFORT. — Perfectionnements dans la construction des machines électriques.
- 383 828, du u5 octobre 1907. — Société anonyme Westinghouse. — Perfectionnements dans les moteurs à courant alternatif.
- 383 35o, du 26 octobre 1907. — Mandon. — Pile-batterie automatique.
- (') Liste communiquée par MV1I. Josse, ingénieur conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 383 376, du 28octobre 1907. — Milton. — Machine magnéto-électrique.
- 383 377, du 28 octobre 1907. — Milton. —Machine magnéto-électrique à haute tension.
- 383 448, du 3<> octobre 1907. — Société Eelten et Guilleaume-Lahmeyerweiike. A. G. — Dispositif pour la production de courant continu.
- 383 320,du 22 octobre 1907. — Gradoi.ph. — Dispositif pour la transmission de l’énergie électrique.
- 383 359, du 28 octobre 1907. — Société Fabrik ELECTRISCHER ZuNDER GES. MIT HESCHRANKTER Haftung. — Procédé pour la fabrication de corps formant résistances électriques.
- 383 373, du 28 octobre 1907. — De Modzelewski. — Condensateur à électrodes d’aluminium.
- 383 4o3, du 29 octobre 1907. — Schiioder. — Conducteurs électriques à enveloppes en fer.
- 383 462, du 3i octobre 1907. — Baumann. — Compteur d’électricité.
- 373 474, du 3i octobre 1907. — Savart et Grain-dorge. — Trembleur électrique.
- 383 556. du 10 janvier 1907. — Artom. — Appareil récepteur pour signaux électriques.
- 383 54o, du 3i octobre 1907. — Basset. •— Pile ou régénérateur d’électricité.
- 383633, du 5 novembre 1907. — Noyau. — Perfectionnements aux piles primaires.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- PROJETS DIVERS
- Hollande. — L’exploitation des nouvelles lignes de tramways électriques de la ville de Hambourg et de la banlieue a été concédée pour 70 ans aux deux firmes Siemens et Halske et Allgemeine Elektriuitüls-Gesell-schaft. Elles constitueront à cet effet une nouvelle-société au capital-actions de i5 millions de marks. L’Etal de Hambourg se réservera une part fixe dans les excédents d’exploitation et une participation dans les bénéfices nets.
- — La même ville a l’intention d'électrifier ses lignes de chemins de fer urbain et de banlieue. A cet effet, la Société Siemens et Halske et l’Allgemeine Eleclricitals-Gesellschafl viennent d’obtenir du Sénat (de la ville de Hambourg) la concession de ces lignes pendant une période de 4° ans. Le capital nécessaire à cette transformation est évalué à 45.ooo.ooo de marks.
- Pays-Bas. — Le Niemvo Ilotterdainsclin Courant annonce que les plans pour la construction d’un tramway à vapeur de Zuidlaren à Bareveld par Annen, Eexl, Cieteu
- sont dressés et que la concession est demandée au Conseil provincial et aux Collèges municipaux de Zuidlaren et de Annen.
- Le comité compte se mettre bientôt au travail, afin d’obtenir l’établissement d’une nouvelle ligne de tramways allant de Zuidlaren à Krepswolde.
- D’autre part, le Vaderland signale que la « Yzen-dykschc Sloomtram-Maalschappij » a fait parvenir au Ministère du YValerstaat les plans pour la construction de la ligne de tramways à vapeur de Ysendyke à Philipine, Sas de Gand, vers Moerbeke (Belgique).
- Suisse. — Les communes de Binn, Ausserbinn, Ernen et Grengiols (Haut-Valais) viennent de concéder aux Chemins de fer fédéraux les forces hydrauliques de la Binn, à partir du confluent du Langenlalbach à l’embouchure dans le Rhône.
- La concession des forces du Rhône aux Chemins de fer fédéraux, de Kiescli à Muerel, sera incessamment octroyée par le Conseil d’Etat du Valais.
- Bouvaine (Haute-Savoie). — Le Conseil municipal a
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2» Série). — N» 9.
- décidé, dans sa dernière réunion, d’installer l’éclairage électrique.
- Portet (Haute-Garonne). — Le Conseil municipal vient d’adopter l’éclairage électrique. Il a donné plein pouvoir au maire pour traiter avec les compagnies.
- Làvàur (Tarn). — Le Conseil municipal a décidé l’installation d’une troisième turbine hydraulique et d’une conduite spéciale pour la force motrice. Un projet sera mis au concours entre les constructeurs qui se présenteront pour l’exécution.
- Autun (Saône-et-Loire). — La Commission municipale nommée le 8 février est chargée d’étudier un projet de traité pour la fourniture de la force motrice.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Rochekort. — Le io mars 1908, à 3 heures du soir, dans les bureaux du commissariat général de la marine, adjudication pour la construction d’un poste de télégraphie sans fil et ouvrages accessoires en dépendant dans l’intérieur de l’arsenal :
- Importance approximative de l’entreprise. 25.3oo fr.
- Cautionnement exigé................... 1.000 —
- Durée du marché............... Cinquante jours.
- Voir, pour plus amples renseignements, le cahier des charges au bureau de la direction des travaux hydrauliques, à Rochefort.
- Prochainement, à Romans (Drôme), amélioration du régime des eaux et du moteur électrique de l’üsin .* élé-vatoire : 18.000 francs.
- Belgique.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, construction d’une cabine électrique à la station de Louvain, 13.658 fr. 55 ; caut, 1.200 francs.
- Le i3 mars, à 11 heures, à la' direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, il Bruxelles, installation des canalisations d’éclairage électrique dans les bâtiments de la conservation des hypothèques de Charleroi ; caut. : 34o francs (cahier des charges n° 7; prix o fr. 3o) ; prix du plan : 2 fr. 5o; s’adresser,
- i5, rue des Augustins, à Bruxelles.* Soumissions recommandées le 9 mars.
- Allemagne.
- Le 10 mars, à la Direction supérieure des postes, à Magdebourg, fourniture de 3o.ooo poteaux télégraphiques en bois.
- Le 27 mars, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Cassely fourniture et montage d’une grue roulante de 3.oooks actionnée à l’électricité.
- Prochainement, à l’usine d’électricité, à Radolfzell, fourniture d’une machine à vapeur et dynamo.
- Espagne.
- Le 16 mars, 12 heures, à la junte des travaux du port delà Corogne (la Coruna), offres pour la fourniture et le montage de trois grues électriques au port de la Co-rogne, caut. provisoire : i.5oo pesetas.
- Le 3o mars, à 12 h , à .la direction générale des postes et des télégraphes, à Madrid-, établissement d'un câble télégraphique sous-marin entre les îles Ghafarinas et Nemours (Argelia) ; cautionnement : 10.000 pesetas. ;
- Uruguay.
- Prochainement, adjudication des travaux prescrits par la loi uruguéenne du 21 décembre 1907 pour l’éclairage des côtes de ce pays.
- Le gouvernement est autorisé à engager des dépenses jusqu’à concurrence de la somme de 200.000 piastres, soit environ 1.080.000 francs, pour l’entretien et la réparation des phares actuels, la construction de nouveaux phares et sémaphores) ainsi que l’acquisition d’un vapeur affecte au service des phares.
- Roumanie.
- Le 10/23 mars, à 2 heures, à la mairie de Berlad, fourniture d’articles et d’objets divers pour l’usine d’électricité de la ville dn ier avril 1908 au iel* avril 1909, en 3 groupes; cautionnement : 600 francs, 4^o francs et i5o francs.
- \
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 1 (2e série).
- SAMEDI 7 MARS 1908.
- Trentième année. — N° I O»
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 297. — H. Pécheux. Mesure des températures élevées à l’aide des couples thermo-électriques. (Couple platine-platine iridié), p. 299. — J. Escahd. Le Carborandum. Sa fabrication électrothermique et son industrie, p. 302.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Potentiomètre à déviation pour la vérification des voltmètres H. B. Bhooks, p. 308. — Construction de machines. L’essai à récupération d’IIopkinson, appliqué à des moteurs d’induction, L. Pensabene-Perex, p. 310. — Electrochimie et électrométallurgie. Modifications des fours électriques à induction pour, l'affinage de l'acier, II. Wbdding, p. 312. La fabrication de la cyanamide calcique, J. B. C. Keuschaw, p. 314. — Brevets, p. 314. — Chronique industrielle et financière. Télégraphio sans fil, p. 316. M oteurs pour machines à coudre, p. 318. — Renseignements commerciaux. Cuivre-Aluminium, p. 319. Traction, p. 320. Nouvelles sociétés, p. 321. — Chronique financière, p. 321. Adjudications, p. 328.
- ÉDITORIAL
- L’étude détaillée des couples thermo-électriques en vue des applications à la mesure des températures élevées a été entreprise d’une façon méthodique par M. H. Pécheux, qui expose dans ce numéro les premiers résultats obtenus (p ayy). Sa présente élude se rapporte plus spécialement au couple platine-platine iridié; avec ce couple, l’on peut, réaliser un pyromètre industriel fournissant les températures à il0 près jusqu’à 6oo°, et à moins de 6° près, de boo à i.o4o degrés.
- L’auteur se propose dp montrer prochainement comment il est possible d’utiliser, à l’évaluation des températures industrielles, un couple nickel-cuivre, lequel a fourni également de très bons résultats.
- L’industrie du carborandum s’est développée depuis une dizaine d’années, et aux usines de La Bathie (Savoie) et de Benateck
- (Bohème) vient do s’ajouter une nouvelle usine établie à Bodio (Tessin). Cette dernière usine prendra de l’extension dès que la puissance de la nouvelle chute, qu’aménage le « 'Motor » (*), pourra ôti;e utilisée. M. Escard expose très exactement le début de cette industrie (p. 3oa) les recherches de laboratoire qui en ont marqué le début, et enfin, les procédés industriels que l’expérience a consacrés.
- Parmi les nouveaux instruments de mesure, il convient de signaler tout particulièrement. le potentiomètre à lecture directe de M. H. B. Brooks (p. 3o8). Cet appareil très ingénieux permet de mesurer rapidement des différences de potentiel comprises entre o et (v>.r> volts. Il ne comporte pas, comme les
- () Cf. Éclairage Electrique, tome LU, [j. 3^5.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). — N° 10.
- potentiomètres habituels, l’emploi d’une méthode de zéro; les résistances du potentiomètre sont réglées seulement de manière à placer l’aiguille du galvanomètre dans le champ de la graduation; la grandeur de la déviation donne immédiatement la correction exacte qu’il convient d’apporter au chiffre approximatif fourni par la connaissance des résistances cle réglage.
- Un tel appareil est donc d’un maniement excessivement commode et son emploi semble devoir se généraliser rapidement.
- L’essai des machines puissantes au moyen des méthodes dites à récupération présente une importance capitale pour les ateliers de construction, soit parce qu’il permet de ne pas gaspiller inutilement l’énergie disponible, soit parce qu’il réduit au minimum la puissance de la génératrice. Au moyen d’un accouplement par courroie et poulies de diamètre légèrement différent, l’on peut appliquer la méthode d'Hopkinson aux moteurs asynchrones, ainsi que l’a signalé M. Meunier dans notre Revue en 1903. M. Pensabène-Perez a précisé récemment les conditions dans lesquelles l’on doit faire l’essai et indiqué les diverses corrections qu’il faut apporter aux résultats, (p. 310).
- Ce ne sont plus les seules usines hydroélectriques qui peuvent appliquer les pro-
- cédés électrothermiques ; grâce à l’utilisation de leurs gaz perdus, les hauts fourneaux produisent aujourd’hui l’énergie électrique dans des conditions assez économiques pour l’utiliser dans l’électrométallurgie. La question de la préparation de Vacier au four électrique a pris en conséquence une très grande importance. Nous avons déjà mentionné un certain nombre de procédés et décrit les fours divers, qui sont employés dans cette fabrication. Nous donnons (p. 3ia) les détails du four à induction Rochling et Rodenhauser, utilisé à Vœlkingen et aux aciéries liégeoises, pour l’affinage de l’acier sortant de la cornue Bessmer.
- Nous avons publié tout récemment un article sur les divers procédés de préparation des produits nitrés en partant de l’azote atmosphérique libéré par les décharges; nos lecteurs trouveront ici (p. 3i4) des détails sur la fabrication de la çyanamide de calcium à l’usine de Piano d’Orta.
- La presse allemande s’occupe beaucoup en ce moment de la reprise par l’Etat des grandes Sociétés d’Electricité. Il nous a paru intéressant de demander un article sur cette question à un ingénieur allemand bien placé pour connaître et juger les divers points de vue. Nous publierons cet article dans un prochain numéro de notre Revue.
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- 7 Mars 1908.
- REVUE D'ÉLÉCTRICITE
- 299
- MESURE DES TEMPÉRATURES ÉLEVÉES A L’AIDE DES COUPLES
- THERMO-ÉLECTRIQUES
- (COUPLE PLATINE-PLATINE IRIDIÉ)
- Introduction. — L'étude des couples thermo-électriques, entreprise par M. LL Le Chatelier, en 1886, a permis d'utiliser ces faibles générateurs de courant à la mesure des températures industrielles.
- M. IL Le Chatelier a expérimenté, tout particuliérement, les couples formés par le platine avec l’iin de scs alliages : platine iridié, platine rliodié, platine-cuivre ; ou avec un autre métal : palladium, fer. Il a observé que : « la loi d'Avcnarius et Tait sur les variations paraboliques de la force éleetromolrice d'un couple thermo-électrique quelconque ne s'appliquait pas d’une façon constante dans toute l’échelle des températures ; que cette force électromotrice était bien représentée par une parabole, mais que les paramètres de cette parabole changeaient au delà d’une certaine température limite ». 11 calcula ainsi les courbes représentatives des forces électromotriees pour quelques couples (£\ R. Acad. Sciences, tome Cil, page 819).
- Parmi ces couples, on n'a retenu que ceux donnant lieu à un pouvoir thermo-électrique assez élevé pour fournir les températures avec la meilleure approximation possible, c'est-à-dire ceux du platine avec le platine iridié ou le platine rhodié.
- Le platine rhodié est adopté de préférence par M. Le Chatelier, parce que, le platine iridié s'écrouissant facilement, donnerait lieu à des forces électromotriees parasites assez élevées ; mais il est pourtant facile d’utiliser un couple platine-platine iridié fonctionnant jusqu’à i.ooo° seulement, lequel, après un bon recuit, demeure très comparable à lui-même comme nous allons le montrer; on obtient alors un pyromètre industriel fournissant les températures à 3° près jusqu’à 6oo°, et à moins de (y° près, de 600 à 1 .o/|<) degrés.
- Montage et graduation du couple pyrométrique.— Les soudures du fil de platine iridié (à m % d'iridium, par exemple) avec un fil de platine sont faites au cuivre électrolytique ; on choisit pour le couple des longueurs de 1 il don-nantuiierésistance de iu ài“,îj. On relie ce couple
- à un galvanomètre Deprez d'Arsonval (résistance a/i*W)5 par l'intermédiaire d’une boîte d’ohms et de fils de laiton fallu d’éviter l'effet Pelticr avec les bornes du galvanomètre et celles de la boite d’ohms). Les résistances (de la boite, des fils de laiton) sont évaluées de façon à fournir la force élcclromotrice du couple, à chaque opération, par une simple lecture :E =100 o('), sur la règle de Poggendorff (o=dévialion du spot lumineux); un inverseur-interrupteur à mercure est disposé sur le circuit. Les deux, fils du couple sont isolés l’un de l’autre à l’amiante, et la soudure chaude enveloppée d’une gaine d’amiante ; la soudure froide est noyée dans l’eau ; un thermomètre à
- mercure au — de degré donne la température de
- cette soudure.
- Pour la graduation du couple, on emploie des points d’ébullition ou de fusion remarquables ; la température de fusion ou d’ébullition est fournie, jusqu’à a5o°, par un thermomètre étalonné à mercure; au delà, on adopte les chiffres les plus récemment admis, et publiés dans Y Annuaire du Bureau des longitudes.
- Le tableau A (p. üoo) résume les lectures que nous avons faites pour une telle graduation (le couple ayant été bien recuit au préalable) ; la lecture de chaque déviation peut être obtenue à
- - de division (ou o,mn,ia5).
- 8
- Nota. — Plusieurs déterminations ultérieures, avec rio’dure d’argent, le chlorure de zinc, et la naphtaline, ont toujours fourni, avec une grande constance, les mêmes déviations : le couple demeurait donc comparable à lui-même, et pouvait alors servir comme pyromètre.
- (*) Si: R = résistance totale du circuit; v = constante en microampères du galvanomètre; 011 a toujours : E = y RS; pour obtenir : E = 100 S, il faut avoir : y R = 100 ;
- 1oo , , , , ,
- d où : R — ----; connaissant Y (apres étalonnage du
- galvanomètre), on déduit R (pie Ton répartit entre la boite d'ohms, le galvanomètre, les /ils de jonction et le couple.
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- ,300
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 10.
- TABLEAU A
- MILIEUX Température (le la soudure chaude Tl Température de la soudure froide h Différence des températures 1 — Ti — b Déviations du spot g"1™ F.-é.-m. thermoélectrique en microvolts E=ioo8([iv) Erreur absolue probable dans toutes les lectures
- Alcool (ébullition) 8o° 19°5o 6o°5o 55o mv.
- Eau . —- IOI 20 81 7>5 75o sur S =o““ia5
- Aniline — 182, 5o 20,25 162,20 16,25 1.625
- Naphtaline — 2l3 20,5o 192,50 ip,5o 1 .p5o
- Acide benzoïque — 246 21 225 23,125 2.3l2,5() sur E = 1 aH-vSo
- Zinc pur (fusion) 420 21,25 398,75 43,5o 4.35o
- Iodure d’argent (fusion) 527 21 5o6 56,5o 5.65o
- Chlorure de zinc (ébullition) 680 28 65 2 74,5o 7.45o
- Cuivre (fusion au chalumeau à gaz). i .o65 21,5o 1.043,50 124,75 12.476
- Pour obtenir la courbe représentative des forces ëlectromotrices de ce couple, nous avons, successivement, admis les deux hypothèses suivantes : supposé, en premier lieu, que cette courbe devait être parabolique (selon Avenarius et Tait, etM. Le Châtelier) ; nous avons obtenu deux paraboles, l’une de o° à i ,ooo°, l’autre de i ,ooo° à la fusion du cuivre au chalumeau à gaz. Puis, nous avons comparé les nombres fournis par ces paraboles à ceux donnés par l’expérience ; les écarts s’élevaient, dans certaines régions des mesures, à près de i % (erreur relative).
- Nous avons, ensuite, et d’après Barus, admis que la force électromotrice thermo-électrique devait être représentée par une fonction exponentielle de la température l; (différence des tem-rératures entre les soudures) telle que :
- E‘0 —(i)
- d’où :
- logE<0=dog/2-|-wzlogf; (fonction logarithmique) (2)
- Nous avons calculé cette logarithmique pour deux températures quelconques de notre tableau précédent: t = 8o° ; .et f = 225°. Nous avons obtenu la formule suivante :
- (a) logEV=log5,9154-1,1 oa logf.=o,772+1,1 02 log/. d’où l’on tire :
- les tables donnent t ; la température de la soudure chaude est alors :
- Tj — t -)-1\ ; (t 1 = température de la soudure froide).
- Remarque. — M. II. Le Châtelier, en reprenant plus spécialement l’étude du couple platine^ platine rhodiè, a trouvé (') que les forces électromotrices de son couple étaient représentées par une fonction exponentielle de la température.
- En résumé, les résultats fournis pat ces formules exponentielles donnent la plus grande approximation dans les mesures et présentent l’avantage de servir dans toute l’échelle des températures ; dès lors, elles doivent être adoptées exclusivement.
- Le tableau B (p. 3oi) donne une idée de l’approximation des résultats obtenus avec le pyromètre platine-platine iridié que nous avons gradué.
- Approximation des résultats. — L’erreur absolue commise dans la lecture des déviations sur la règle étant égale, dans tous les cas, à 12,5 microvolts, il en résulte pour l’évaluation de t. une erreur absolue égale, en moyenne, à : i°33 (de o° à 100") ; i°y.5 (de ioo° à 200°) ; i°2i (de 200° à /|OO0); i°ia (de /|Oo à 6oo°) ; enfin i° (de 600 à 10/,o°).
- Les erreurs fournies par le calcul sont indiquées dans le tableau précédent ; elles ne dépassent pas celles que M. Le Châtelier a obtenues avec le couple platine-platine rhodié, elles leur sont même sensiblement inférieures.
- Au total, les résultats sont donc connus à moins de 3°, de h0 à Goo°; et à moins de 6°, de 6oo° à 1.040°.
- Mesure de quelques points de fusion ou d’ébul- (*)
- (*) Mesure des températures élevées, par H. Le Cha-telier et O. BoudouaRd ; Gauthier-Villars, éditeur, Paris.
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- 7 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 301V
- TABLEAU B
- V (lues) log E0‘ logEo1 —0,772 0,772 1,102 - t (calculée) t adoptée pour la graduation Erreur absolue sur t (calculée)
- 55o îiiv. 2,74.036 1,96.886 1,78.617 61012 6o°5o 4- o°62
- 760 2,87.606 2, io.3o6 1,90.840 80,98 81 “ O , O 2
- 1.625 3,21.086 2,43.886 2,21.311 i63,35 162,2.5 + ^io
- I.9ÎS0 3,29.003 2,51.8o3 2,28.497 192,76 192,60 -j- 0,26
- 2.3l2,5o 3,36.409 2,69.209 2,35.217 22Î) ‘2 ‘2 A O
- 4.3fio 3,63.849 2,86.649 2,60.117 399,20 398,76 - 0,45
- 5.65o 3,75.206 2,98.006 2,70.422 5o6,10 5o6 “ O, IO
- 7.45o 3,87.216 3,10.016 2,8 I .321 660,46 662 - 1,55
- 12.47s 4,09.60,4 3,32.40.4 3,oi .637 1 .o38,5o 1 .o43,5o — O
- TABLEAU G
- MILIEUX 8 E = 100 8 log E log< t (différence do températures des doux soudures) *1 (soudure froide) T, = <+<, (température do la soudure chaude) Chiffres adoptés dans la pratique courante
- Etain commercial (solidif.). 20,126 2.012|JV5 3,3o.374 2,29.740 i98°35 2 1° 2i9°36 228°
- Bismuth pur (solidif.). 24,876 2.487 5 3,39.677 2,38.091 240,40 2 1,5 262 267
- Plomb pür (solidif.). 81,876 3.187 5 3,5o.345 2,47.863 3oi,o5 ‘20 32i,o5 326
- Aluminium (à retés 1 /2 % d’impu-(solidif.).... 72 7.200 3,85.733 3>79-975 63o,6o 21,5o 662,10 655
- Acide benzoïque (solidif.). IO ' 1.000 3,oo.ooo 3,02.178 io5,i0 20,5o 126,60 I 20
- Naphtaline (solidif.). r r 5,70 676 2,75.967 1,80.369 63,65 20 83,65 79
- Colophane (ébull.). 38,25 3.826 3,58.263 2,55.048 355 20 375 )>
- Camphre du Japon (ébull.). i8,5o i .85o 3,26.717 2,26.421 i83,76 20 204 20 J
- Huile de lin (ébull.). 40,876 4.087 5 3,61.146 2,57.664 677,26 20,40 397,66 388
- Antracènc (ébull.). 34,26 3.426 3,53.466 2,50.695 321,40 19,26 34o,65 »
- Paraffine (ébull.). 37,5o 3.760 3,67.403 2,64.267 348,90 20,5q 369,40 37o
- lition. — Le point de fusion du cuivre a été obtenu en fondant la soudure chaude, lentement, dans la zone réductrice de la flamme d’un chalumeau à gaz d’éclairage. Les tableaux qui précèdent nous ont donné : E,,* = 12.475 microvolts ; d’où : t — i.o38°,5 ; comme la soudure froide est à 21 °5o, on a pour le point de fusion du cuivre pur : Ti = i.o38°,5 -j- 21°,5 ou Ti — i.o(5o°.
- Rappelons que Y Annuaire du Bureau clés longitudes donne, pour la température de fusion du cuivre àl’air: r.o65°. 11 y aurait, dès lors, un écart de 5° entre notre chiffre et celui-là.
- Les résultats obtenus pour les points de solidification des métaux et produits suivants, et pour les points d’ébullition de certaines sub-
- stances (sans action sur l’amiante qui protège la soudure) ont été fournis par l’immersion de cette soudure dans la matière fondue — ou en ébullition — en observant l’arrêt du spot lumineux sur la règle de Poggendorf, et en appli-; quant la formule ((3) précédente.
- Conclusion. — Le tableau G (p. 3oi) four-• nit les points de fusion ou d’ébullition à 3° près ! (de o° à 6oo°) ; de sorte que, sauf en ce qui concerne l'étain pour lequel nous avons obtenu un nombre un peu plus faible vis-à-vis de celui que l’on a adopté depuis longtemps, cet étain, il est vrai, était im pur, — les autres chi lires 11e s’écartent pas sensiblement de ceux que l’on admet
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- généralement ; ils sont un peu inférieurs, pour les métaux purs, aux chiffres connus.
- Remarque générale. — L’influence tics forces électromotriccs parasites, sur les lectures à la règle, est absolument négligeable, comme nous avons pu le constater à de nombreuses reprises ; les fils de jonction du couple avec les appareils de mesure (fils de laiton) ne donnaient lieu à aucune force électromotrice parasite avec les bornes des appareils (galvanomètre et boite d’olims); ceux-ci étaient placés à 3m du couple, et ne s’échauffaient pas d’une façon appréciable, la température du laboratoire demeurant constante, sensiblement, pendantune mesure (elle ne variait
- que de i°, au maximum, pendant la graduation du couple).
- Pour donner une idée de la comparabilité du pyromètre, nous avons pris, à plusieurs reprises, le point de solidifieation du zinc raffiné, en
- 3 ,
- nous arrangeant pour avoir t= 3t)8°—dans tous
- à
- les eas, et nous avons obtenu constamment : â = /|3,5o.
- Nous montrerons, prochainement, comment il est possible d’utiliser, à l’évaluation des températures industrielles, un couple nickel-cuivre, lequel nous a fourni de très bons résultats.
- IL PécuKux.
- LE CARHOItANDUM
- SA FAllIllCATlON ELliCTUOTHKRMIQUK KT SON IXDL'STIIIK
- L’industrie des corps destinés au perforage des roches dures et au polissage des pierres de toute nature s’est complètement transformée, dans ces derniers temps; l’emploi de substances artificielles, capables de rivaliser par leurs qualités et leur faible prix de revient avec les produits naturels (corindon, émeri, etc.) jusque-là seuls réservés à cet usage, a rendu faciles tous les travaux qu’il comporte.
- Parmi ces substances, le carborandum, composé électrothermique dérivé du siliciure de carbone, tient le haut rang. Ce dernier vient, en effet, immédiatement après le diamant, dans l’échelle de Mohs, et possède, par conséquent, une dureté supérieure à celle du corindon et de l’émeri.
- Moissan a montré que, lorsqu’on met en présence de la silice une certaine quantité de charbon, il se produit, outre du silicium, une certaine quantité d’un composé formé de carbone et de silicium et qui n’est autre chose que du siliciure de carbone. Ce corps avait déjà été préparé par Selnitzenberger à l’état amorphe, en chauffant au rouge vif des cristaux de silicium dans un courant d’hydrogène chargé de vapeurs de benzine. A l’aide du four électrique, Moissan a pu, en i8q3, préparer ce corps à l’étal cristallisé1 de différentes manières. Si l’on chauffe par exemple à l’aide de l’arc électrique un mélange de i j. parties de carbone et a8 de silicium, ou obtient des cristaux d’apparence jaunâtre, mais parfois complètement transparents ou bleus de
- saphir. On peut encore obtenir ces cristaux en chauffant dans le four électrique du siliciure de 1er en présence d’un excès de silicium ; après l’expérience, on attaque la masse fondue par l’eau régale pour faire disparaître toute trace de fer et, après différents traitements et lavages aux acides, on obtient de très beaux cristaux de siliciure. La réduction de la silice par le charbon, dans le four électrique, donne également des cristaux par refroidissement et la transparence de ces derniers ne dépend que de la pureté des matières employées. Enfin, un procédé tout à fait original consiste à faire réagir la vapeur de carbone sur celle de silicium. Les cristaux obtenus sont alors très peu colorés, très durs, mais très cassants.
- Les cristaux de siliciure de carbone (fig. i),
- Vig. i. — Cristaux de siliciure de carbone.
- préparés par l’un ou l’autre de ces procédés, sont doués d’une très grande dureté, car ils rayent avec la plus grande facilité l'acier chromé et le rubis, en produisant des stries très nettes et très profondes. Ils sont en outre insensibles à l’action tics réactifs les plus puissants, possè-
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- dent une densité égale à 3,12 et ont généralement la forme d’hexagones réguliers, enchevêtrés les uns dans les autres.
- Parmi les quelques substances pouvant agir sur le silicium de carbone, nous citerons le éliront ate de plomb et la potasse fondue ; cette dernière le désagrège et finit par le dissoudre complètement après une heure de chauffage, au rouge sombre; il se forme du carbonate et du silicate de potassium.
- L’analyse du silicium du carbone donne 69,85 % de silicium et 3o % de carbone, ce qui conduit à la formule SiC. À la température de l’arc électrique et en se plaçant dans les conditions précédentes, il se se produit donc qu’une seule combinaison de silicium et de carbone, la plus simple, celle qui cstconstituéeparl’union d’une molécule de chaque élément.
- ♦- *
- * *
- La grande dureté du silicium de carbone, la facilité de sa préparation et surtout la faible dé-
- fi un grand avenir. Un industriel américain, M. Acheson, est arrivé, en effet, à préparer artificiellement un produit chimique auquel il a donné le nom de carborandum, mot formé par la réunion de carbone (diamant) et de corindon et qui exprime que sa dureté est intermédiaire entre celle de ces deux derniers minéraux.
- Les premières recherches de M. Acheson seule carborandum ont pour point de départ les essais entrepris par ce savant sur la reproduction artificielle du diamant, dans l’usine d’éclairage électrique de Monogahela, en Pensylvanie. Le premier four employé se composait d’une simple marmite en fer garnie intérieurement de carbone ; on y plaçait un mélange d’argile et de coke, dans lequel on faisait pénétrer une tige de charbon servant d’électrode mobile. Le courant envoyé dans l’appareil était suffisant pour fondre le mélange ou tout au moins le porter à une température très élevée, en utilisant la marmite comme électrode fixe. Lorsqu’on supprimait le courant et que le four électrique était suffîsam-
- penso qu’occasionne l’achat des matières premières qui le constituent (silice et charbon) ont porté certains industriels à entreprendre la fabrication d’une substance formée presque entièrement de siliciure de carbone et qui est appelée
- ment refroidi, on trouvait autour du crayon de charbon des cristaux bleus très brillants.
- Dans des fours plus récents (lig. 21, Acheson employa des briques de 2"» X m X IO centimètres ; les conducteurs étaient constitués par
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- clés baguettes de charbon pouvant être déplacées et permettant ainsi de faire varier la distance qui sépare leurs extrémités, c’est-à-dire la longueur de l’arc jaillissant entre elles. Le courant employé variait de iooà200ampères sous 5o volts environ et était fourni par des alternateurs. Avec cette première amélioration, on pouvait déjà obtenir une plus grande quantité de cristaux ; ceux-ci sont généralement bleus, très cassants et assez durs pour rayer le rubis.
- Au début de ses recherches, Acheson avait supposé que le composé obtenu par lui était uniquement constitué par une combinaison d’aluminium et de carbone ; en effet, sa dureté ainsi que sa couleur bleue et parfois rouge permettaient de le confondre avec le rubis, c’est-à-dire de supposer qu’il renfermait de l’alumine fondue. Mais on se rendit bientôt compte avec la pratique que la quantité et la qualité du carbo-randum obtenu étaient d’autant plus élevées que la proportion de silice entrant dans le mélange était plus grande.
- Une modification importante consista d’abord à remplacer l’argile par du sable pur, uniquement constitué par du quartz, tel que celui qui est employé dans la fabrication des verres à vitres. En même temps, on substitua aux fours à arc, dans lesquels l’élévation de température se manifeste principalement au voisinage des pointes des baguettes, des fours à incandescence donnant une chaleur beaucoup plus uniforme et plus facilement réglable. On remarqua, en outre, que les meilleurs résultats étaient obtenus par l’addition au mélange d’un peu de sel marin, qui facilite le fonctionnement del’aj)-parcil. Enfin, comme le dégagement des gaz au couis de la fabrication causait des ennuis, on ajouta au mélange une certaine proportion de sciure de bois afin de le rendre poreux et de permettre aux vapeurs de se dégager plus facilement. La production de ces premiers fours ne dépassait pas ii5 gramiq.es pa,r jour environ.
- Parmi les appareils qui servent actuellement, nous pouvons citer le four de 25 chevaux qui fonctionne sous une tension de courant de 220 volts. Les matières premières, composées de charbon de cornue, de sel marin et de sable, y entrent dans les proportions suivantes :
- Charbon de cornue ou coke.......... 20 parties
- Sol marin.......................... 10
- Sable.............................. 25 —
- Le four est en briques et il est démoli et reconstruit pour chaque opération. Il possède 2m de longueur, om,.i’> de largeur et om,3o de profondeur. Ses électrodes ont o"‘,3° de longueur. Il peut préparer environ iookPde earborandum pendant une même opération, et celle-ci ne dure que sept ou huit heures. Une fois terminée, elle permetde constater danslefourla présence de quatre zones distinctes, contenant les éléments primitifs dans les proportions indiquées par le tableau ci-des-sous :
- ZONES CARBONE; % SILICIUM % IMPURETÉS %
- Zone centrale 3o,5o G8,5o 1,00
- Deûxième zone 3(5 63 I
- Troisième zone 65,42 6,65
- Zone extérieure 40 f)0 IO
- Dans les fours de grande puissance, les matières employées sont : le coke pulvérisé, le sable, le chlorure de sodium (sel marin) et la sciure de bois ; 20 parties de coke sont mélangées à 29 parties de sable et l’on y ajoute 2 parties de sciure de bois et 5 de sel marin. Le four électrique qui sert à cette préparatioil (fig. 3) se compose d’un
- Four à earborandum industriel.
- Fig. 3.
- immense parallélipipède ayant environ 6m de longueur, im,75 de largeur et im,5o de hauteur. Les petits côtés du four a et b sont construits une fois pour toutes et composés de briques réfrac-traircs formant une épaisseur de 6ocm. Au centre de ces deux murs est disposée une plaque de fer p percée de Go ouvertures environ, dans lesquelles passent les électrodes h] ayant 75cm de longueur et 7a mm de côté. L’intervalle i. compris entre toutes ces tiges est rempli de graphite fortement tassé, de, telle façon que le tout forme une seule masse à laquelle on amène le courant
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- par quatre câbles ccc'c' de grande section et réunis à la plaque de fer.
- Les autres côtés du four sont également construits en briques réfractaires; après chaque opération on les démolit, car, pendant la fabrication, il s’est formé des incrustations à la surface des briques ; celles-ci doivent donc être désunies et nettoyées avant de servir à une nouvelle opération, les incrustations produisant une dérivation du courant en raison de leur conductibilité.
- Pour mettre l’appareil en marche, on commence par le remplir aux 4/5 avec le mélange indiqué plus haut, en ayant soin de réserver, au moyen de plaques de tôle, une rigole r entre les deux électrodes ; dans cette rigole, on place environ 4ooks de coke granulé et l’on achève de remplir le four avec le mélange a traiter ; la partie centrale m est haussée en forme de dos d’âne, de telle façon que la hauteur définitive soit, au centre, de 2m,4<> environ ; le coke constitue une âme semi-conductrice de 4m,2 de largeur sur om,55 de diamètre.
- Chacun des fours absorbe environ i.ooo chevaux ; ils sont au nombre de io et chaque opération dure 3(> heures. A Fusiiie de Niagara-Falls, le courant arrive sous la tension de 2.200 volts ; un transformateur le ramène à i85 volts, et un régulateur permet de faire osciller la tension entre ioo et 200 volts. La résistance est très grande au début ; mais au fur et â mesure que le coke s’échauffe, sa résistance diminue et l’on règle la tension jusqu’à ce qu’on obtienne une marche régulière. Lorsque le charbon servant à la confection de l’âme a servi plusieurs fois, l’opération s'effectue plus rapidement, carie coke s’est alors transformé peu à peu en graphite
- Dès que le four commence à chauffer, on voit se dégager l’oxyde de carbone par toutes les fissures et celui-ci vient brûler au contact de l’air; il a pris naissance dans la réduction de la silice par le charbon.
- Quand une opération est terminée, on détache les câbles conducteurs de la plaque de fer et l’on met aussitôt en marche le four suivant, pendant qu’on laisse refroidir celui qui vient de fonctionner. On démolit alors ce dernier, on enlève les matières n’ayant pas servi, puis la couche de carborandum amorphe et enfin celle de carbo-randum cristallisé ; le coke constituant l’aine a changé d’aspect et s’est partiellement transformé
- en graphite. Autour de l’âme se trouvent des cristaux de carborandum.
- Lorsque le carborandum a été retiré du four, il est soumis à un broyage dans une sorte de cuvette enfer, dans laquelle deux lourdes meules sont en mouvement ; après cette opération préliminaire, on le soumet à l’action de l’acide sulfurique qui a pour but de détruire les impuretés qu’il peut contenir ; ce traitement dure plusieurs jours. Le carborandum est ensuite lavé avec soin, séché et classé suivant sa grandeur ; il existe environ vingt grosseurs de cristaux. L’acide qui a servi au lavage est amené dans une série de réservoirs destinés à recueillir les pou-di es fines qui sont ensuite utilisées pour la production des « farines » et des « poudres » lavées à la main.
- La densité du carborandum étant égale à 3,24, elle est,par suite, inférieure à celle de l’émeri ; il s’ensuit que le prix du carborandum parait moins élevé que celui de l’émeri, puisqu’ une meule de carborandum est plus légère qu’une meule d’émeri ayant les mêmes dimensions. Malgré cela, il est un peu plus cher, ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’il se vende tout de même beaucoup à cause de ses qualités inappréciables.
- M. Acheson a obtenu dans son four électrique de magnifiques blocs de carborandum cristallisé, garnis de géodes tapissées de cristaux bleu violet et possédant des reflets métalliques irisés de toute beauté. Les cristaux isolés, qui peuvent atteindre 1 ou 2cm de longueur, ont la forme de prismes plus ou moins aplatis. Une seule opération donne environ 2.oookft de carborandum ; l’usine de Niagara-Falls a produit 884.239k* de cette matière en 1899, soit en moyenne 1.000 tonnes par an, en utilisant deux séries de fours et une puissance de a.000 chevaux. L’usine de l’Arhine, située au village de la Batliic (Savoie), à 2okul d’Albertville (Savoie), fonctionne depuis 1894; la force motrice lui est fournie par une des nombreuses chutes d’eau de la région ; les cristaux qu’elle obtient sont très brillants et d’une fort belle teinte verdâtre. Les lapidaires l’emploient couramment, mais la quantité de matière qu’elle produit annuellement est de beaucoup inférieure à celle fabriquée en Amérique. Enfin une troisième usine existe à Benatck, en Bohème.
- Le principal usage du carborandum dans l’industrie est de se substituer à l’émeri et au diamant, étant donné qu’il fournit un travail beau-
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- coup plus considérable que ces derniers pour un meme volume de matière employée. C’est ainsi que la plupart des tailleries de pierres précieuses (rubis, saphir, améthyste, quartz, etc.) l’emploient à l’exclusion de toute autre substance. L’inconvénient du carborandum est de ne pouvoir être aggloméré au caoutchouc; en clïet, il est très facilement elivable et ses arêtes très aiguës coupent l’agglomérant; c’est aussi à cause de ce défaut qu’on ne peut l’utiliser que difficilement pour la fabrication des toiles et des pierres à polir, le support se trouvant rapidement coupé; on peut cependant arriver à des résultats intéressants en le fixant sur de la porcelaine fondue, mais alors les frais de fabrication et de cuisson rendent le produit définitif d’un prix très élevé.
- Actuellement,on fabrique près de ü.joo tonnes de carborandum par an dans le monde entier, avec une puissance de Looo chevaux environ et on l’emploie pour toutes sortes d’usages. Il peut servir à faire des bines, des meules, des molettes; il est employé dans le travail du verre, du cristal, des métaux durs, raffûtage des scies, le polissage du granit. On peut, en général, l’utiliser avec succès pour la fabrication de tous les articles dans lesquels on se sert de l’usure pour produire le polissage.
- Lorsqu’on se sert de meules au carborandum pour le polissage, il faut avoir bien soin, comme avec les meules formées d’autres substances, de ne pas dépasser'une certaine vitesse à la périphérie des meules, sous peine de provoquer, ne serait-ce qu’aceidentcllcment, des ruptures et des projections dangereuses. En France, les valeurs de la vitesse périphérique admises sont de i8m,8 par seconde pour les meules à agglomérant minéral, et de afi1" pour celles à agglomérant végétal et pour celui de la Tanite Company, qui emploie; un agglomérant d’origine animale formé de déchets de cuirs ou de matières analogues. Dans le cas des meules en carborandum, celles formées d’un agglomérant végétal (le plus souvent de la gomme), donnent les mêmes résultats que les meules en émeri do même agglomérant, tandis que celles formées d’un agglomérant céramique (ciment de magnésie) donnent des vitesses beaucoup plus grandes que celles en émeri.En général, les rupturésout lieu, pour une vitesse périphérique trop grande, dans des plans passant par les méridiens de la meule.
- Outre des meules an carborandum employées dans la grande industrie et qui présentent généralement un poids assez élevé, on peut utiliser des meules peu encombrantes ou « meules domestiques » qui, sous un volume assez restreint, ont une forme et une disposition qui permettent de les fixer rapidement sur le bord d’un établi ordinaire. Certains dispositifs permettent également de donner à la meule deux positions différentes suivant la forme de l’objet à user ou à polir. A l’aide de simples engrenages, on transmet la rotation d’une manivelle à l’axe de la meule. Dans ces conditions, la mise en marche est facile et la vitesse de rotation considérable. Le modèle commercial désigné sous le nom de « Best Maide » est composé de deux grains différents de matière rodante, grain de moyenne grosseur sur l’une des faces et sur le tranchant, grain fin sur l’autre face. Cette meule peut tourner à raison de 'i.ooo tours par minute et le tout est disposé de façon que les poussières dues à l’usure réciproque de la meule et de l’objet à polir ne tombent pas dans les engrenages. De même, la vitesse peut être modifiée a volonté,suivant le but de l’opération.
- Dans la métallurgie, on utilise depuis quelque temps le carborandum à la place du ferrosilicium, dans l’industrie du fer, pour éliminer les oxydes et dégager, au moment de la coulée, une quantité de chaleur suffisante pour maintenir toute la masse métallique à affiner au degré de fluidité nécessaire. Actuellement, on consacre à cet usage près de 7 > tonnes de carborandum par mois.
- Comme produit réfractaire, le carborandum peut rendre également de grands services à l’industrie. On s’en sert, dans le procédé de Fitzgerald, sous forme de carborandum recristallisé préparé en agglutinant cette substance; finement pulvérisée et en la réchauflantau four électrique. Le procédé Tone l’emploie sous forme amorphe, variété qui constitue toujours une partie importante du produit. Enfin le procédé Engels consiste à additionner le carborandum de terre réfractaire et de silicate depotassium. On obtient ainsi des briques d’une homogénéité parfaite, lesquelles peu vent revêtir les fours rotatifs servant à la fabrication du ciment Portland et les autres fours analogues. On arrive aussi à de très bons résultats en enduisant tout simplement des briques réfractaires ordinaires du mélange pré-
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- codent rendu suffisamment liquide au moment de la coulée et en couche protectrice d’un demi-mil-limètrc d’épaisseur.
- Enfin, le carborandum sert depuis peu à déceler les ondes électriques,dans la télégraphie sans fils. M. Round a construit un radiocon-ductcuren carborandum, en intercalant un petit fragment cle cette substance entre deux fils de cuivre reliés, l’un à l’antenne aérienne, l’autre à la terre. Ce détecteur au carborandum fonctionne d’une façon remarquablement constante. La sensibilité la plus grande est obtenue en remplaçant le fragment unique de carborandum par la poudre logée entre deux cylindres de cuivre disposés, comme d’habitude, à l’intérieur d’un tube cylindrique en verre.
- Les tentatives qui avaient été faites, d’employer le carborandum comme objet de parure à la place de certaines pierres précieuses, en raison de sa dureté, n’ont pas abouti à des résultats intéressants et n’ont pas eu de suite. En effet, ce composé, malgré la beauté de ses reflets et sa couleur scintillante, ne possède pas une cohésion suffi-ante pour pouvoir être taillé. Les particules d’un même cristal se séparent facilement et les cristaux que l’on obtient industriellement, quoique possédant une surface et une régularité suffisantes, n’ont qu’une épaisseur insignifiante,, défaut presque général à toutes les pierres précieuses de synthèse (saphir, rubis).
- La formation du carborandum dans le four électrique par l’union du silicium et du carbone à haute température, a donné naissance à un produit d’un intérêt industriel assez important, le siloxicon; nous dirons quelques mots de celle substance, ses usages tendant à se répandre de plus en plus dans l’industrie.
- Ce n’est pas par une suite de recherches rationnelles et méthodiques que Je siloxicon a été découvert. Son inventeur, M. Achesou, l’a obtenu tout d’abord par hasard dans les fours à carborandum menés à une température insuffisamment chaude. Aussi, la composition chimique de ce corps est-elle assez variable et déterminée d’une manière peu précise. On sait cependant qu’il est formé de carbone, de silicium et d’oxygène, d’où son nom. Il peut prendre facilement naissance dans la réduction partielle des silicates au moyen du charbon et possède une structure amorphe. Une analyse de siloxicon a fourni les résultats suivants:
- Silicium /,fi,u6 %
- Oxygène :îlD7
- Carbone '21,11
- Fer 0,1)0
- Aluminium 0,33
- Calcium o, 16
- Magnésium 0."7
- ce qui permettrait d’attribuer approximativement il cette substance la formule SiCO. D’après certains auteurs, sa composition varierait entre les limites indiquées par les formules Si-CiO et Si7C70.
- Il est fort probable qu’à l’étal pur, le siloxicon aurait une teinte jaunâtre, mais la proportion assez forte de fer qu’il contientlui donne toujours une coloration gris verdâtre. Sa dureté n’est pas très élevée, mais d’autres propriétés importantes le rendent intéressant. La principale de ses qualités est notamment son grand pouvoir réfractaire.
- Le siloxicon, de même que le graphite et le fer chromé, est un corps indifférent, ni acide ni basique. Parmi les acides, l’acide Auorhydri-que seul l’altère et encore avec une extrême lenteur. Les gaz des foyers ni les métaux fondus ne l’attaquent, mais il est cependant oxydable à haute température, bien que cette propriété ait été souvent contestée. On sait, en elfet. que vers i./'i'ÿo0 le siloxicon se décompose en silice et oxyde de carbone dans une atmosphère oxydante, mais cette décomposition n’est généralement que superficielle, car elle provoque la formation cl’un vernis verl protecteur sur la surface du composé.
- Outre son pouvoir réfractaire, le siloxicon possède un degré de plasticité très élevé. Ce sont ces propriétés remarquables qui le rendent d’un emploi précieux dans l’industrie chimique et métallurgique, étant donné, de plus, qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter un corps étranger à sa composition pour l’utiliser; il peut être employé, eu elfet, avec ou sans agglomérant. On peut s’en servir avantageusement dans les ouvrages en maçonnerie réfractaire, dans la doublure des fours et des cornues, dans la fabrication des tuyères et îles moufles. Lorsqu'on le réduit en poudre, il peut être comprimé en briquettes après avoir été bumeclé d'eau; chaulfé dans cet état, il fait alors prise lui-même. Etant donné qu’on né connaît actuellement aucune
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- autre substance possédant à la lois une grande plasticité, une parfaite résistance au feu et à presque tousles réactifs fondus ou gazeux, on voit quels sont les services pouvant être rendus à la
- métallurgie par ce nouveau corps, d’autant plus intéressant que son prix de revient est relativement peu élevé.
- Jean Escaiid.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Potentiomètre à déviation pour la vérification des voltmètres. —H. B. Brooks. —Bulletin of the Bureau of the Standards, vol. IV,n° 2, janvier 1908.
- Le potentiomètre de M. IL B. Brooks permet de mesurer rapidement des différences de potentiel comprises entre o et 6^5 volts. Il ne comporte pas, comme les potentiomètres habituels, l’emploi d’une méthode de zéro; les résistances du potentiomètre sont réglées seulement de manière à placer l'aiguille du galvanomètre dans le champ de la graduation ; la grandeur de la déviation donne immédiatement la correction exacte qu’il convient d’apporter au chiffre approximatif fourni par la connaissance des résistances de réglage. Pour qu’il en soit ainsi, il est nécessaire que l’appareil soit organisé de manière que la déviation du galvanomètre soit toujours proportionnelle il la différence de potentiel non équilibrée.
- La figure 1 montre comment celte condition a pu être réalisée.
- “VWW'AAA/WW\AAA/V\AAAAAAAAAAAAA/WWWWWVU-*
- '~V\AA/\AAAAAA/V\AAM/WWW\AA/VV\A/W\A
- 1. —Principe du potentiomètre.
- E est la tension à mesurer. .Elle est appliquée aux extrémités d’une résistance élevée’R.
- Le potentiomètre proprement dit est constitué par une résistance AB parcourue par le courant provenant d’un accumulateur <?). Deux résistances r3 et /*c, l’une en série, l’autre en déviation, permettent de régler l’intensité dans le potentiomètre. Un contact glissant permet d’intercaler dans le circuit du galvanomètre une résistance /\ variable avec la résistance /•) que fournil la tension d’opposition.
- Les équations de Kirchhoff conduisent à la valeur suivante de l’intensité ig du courant qui .passe dans le galvanomètre de résistance rg :
- r 1 ~r 7 2
- r\ + 7 2 + rt
- 'V H- ' * H----------------
- + ü —2 P
- Le numérateur de cette expression se compose de deux termes, dont le premier est la valeur de la tension aux bornes de la résistance ri f lorsque le circuit du galvanomètre est interrompu, et le second, la
- R
- tension aux bornes de la résistance — dans le même
- P
- cas. Ce numérateur est donc égal à la partie non équilibrée des tensions en opposition.
- Pour que iff soit proportionnelle à cette tension non équilibrée, il faut et il suffit donc que le dénominateur soit constant. Or, le terme R ----- est eon-
- P2
- s tant lorsque la valeur de p a été choisie. La partie restante de ce dénominateur représente la résistance d’un circuit composé de la série des résistances rffy /*4, puis de la résistance /q en parallèle avec l’ensemble formé par i\2 en série avec rz et rc en parallèle. Si /*3 et /’c sont choisies de 1 1
- maniéré que 1 soit constant, ces deux résista----------------rù
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- tances en [parallèle ont un effet constant; alors, comme - i\ est constant, le 3° terme du dénomi-nateur sera une simple fonction de i\ et r,v pourra être pris variable avec /*] de manière à compenser à chaque instant la variation de ce 3e terme ([).
- La figure 2 montre un schéma d’un appareil construit d’après les considérations qui précèdent. La force électromotrice à mesurer, reliée aux deux bornes centrales, est appliquée aux extrémités de la résistance R constituée par plusieurs bobines en série; Tune d’elles, de 5oo ohms, est la résis-
- tance —. Toutes les bobines, sauf celles de 5oo ohms
- P
- sont contenues dans une boîte de garde en laiton dont les parois, bien isolées des résistances, sont reliées au pôle positif de la tension à mesurer. Cette disposition a pour but de localiser tout courant de fuite à l’intérieur de la boîte et de protéger ainsi très efficacement les organes délicats de l’appareil. Le nombre p peut avoir les valeurs suivantes : 25, 5o et îaj.
- J/.awu as
- WWWVV-----O
- Ig.OOOÜ
- 50,000 il
- VWVVW-VWS
- 10X.Q5U 9.4 U
- AA/VWWW0
- WVVrMMÀ/W
- Fig. 2. — Schéma pratique du potentiomètre.
- Le potentiomètre proprement dit P est constitué par ^5 résistances de ioo ohms chacune en série. Ces bobines sont numérotées suivant les multiples de 5.
- Elles sont parcourues par le courant provenant d’un accumulateur ely relié auxdcuxbornesde gauche, dont l’intensité est réglée à l’aide de deux rhéostats; l’un, composé des résistances /’3 (297,5 -f- i5>< i,5£Î) et ;*B (valeur minima 2667,5 ) de la figure 1, permet un réglage grossier mais rapide; l’autre, destiné à
- (4) Dans son étude, l’auteur décrit d’autres schémas, mais celui-ci, qu’il adopte de préférence, a l’avantage de permettre une réalisation pratique assez aisée des conditions auxquelles les résistances doivent satisfaire. Il donne de plus un amortissement constant pour le galvanomètre.
- achever le réglage, est formé d’une résistance do 1 t- Q en série sur le circuit C\> Une résistance de 7,5Q sert à compenser cette modification en agissant sur la résistance du circuit du galvanomètre, de manière que le dénominateur de l’expression de iff reste constant.
- Un étalon de force électromotrice e, relié aux deux bornes de droite, sert à vérifier que le courant dans le potentiomètre est de 2 milliampères. A ect effet, l’étalon est placé en opposition en deux points de ce circuit, séparés par une résistance de 5oo G. Cette résistance, calculée d’après la connaissance de la force électromotrice de l’étalon, sc compose de trois parties : l’une do Sooohms prise sur le potentiomètre, la seconde fixe de 9W,3 sur la figure et la troisième composée de 10 bobines de ow,<>5. L’appareil on question est; construit pour l'emploi d’un élément Westou; c’est pourquoi on a pris la deuxieme résistance égale à 9W/1. Une résistance de 5o.ooo ohms, qu’on peut mettre en court-circuit en pressant sur le boulon de contact, protège le galvanomètre et l’étalon pendant la recherche do l’équilibre.
- Le courant ayant été réglé à 2 milli-ampèrcs dans le potentiomètre, un commutateur bipolaire supprime l’étalon et le remplace par la tension à mesurer (position E.M.F), réduite comme il a été dit ci-dessus. La tension d’opposition est prise entre la bobine o et l’une des 25 bobines de ioow en déplaçant le contact glissant du potentiomètre jusqu’il ce que l’aiguille du galvanomètre soit dans le champ de la graduation de l'instrument. Celte graduation est représentée sur la figure 3 ci-dessous. On voit qu’elle
- Fig. 3. — Cadran du galvanomètre.
- est double. La partie supérieure a son zéro au milieu; elle correspond à la position du contact glissant sur une bobine multiple de 10; la partie inférieure qui a le chiffre 5 en son milieu, correspond h une position du contact sur une bobine multiple impair de 5. Par exemple, si l’on s’arrête à la bobine io5,il faut chercher le chiffre marqué par l’aiguille du galvanomètre sur la graduation inférieure; si on trouve 3,6, c’est que la tension à mesurer est de io3,6 volts.
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- ;uo
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- Dans ce qui procède, ou a supposé la tension à mesurer comprise entre o et ia5 volts, et on a opéré en prenantp—%5, ce qui correspond à R — i'a.5oo (position X i du contact tournant). Pour les tensions comprises entre iao et aoo volts, on place le contact dans la position X a et il faut alors multiplier par v, les résultats fournis par le mode d’opération décrit ci-dessus; p est alors égal à oo. Enfin,pour les tensions comprises entre a5o et (D/> volts, on place le contact dans la position X r> et on multiplie les résultats par 5; dans ce dernier cas, p est égal à i afi.
- R
- Dans tous les cas, — conserve
- P
- 5oo ohms, mais l’expression R —
- la meme valeur
- KP-
- P' P
- du
- dénominateur de prend les valeurs 480 ohms, 490 ohms et 496 ohms. On compense la variation de ce terme du dénominateur par la variation en sens inverse du terme r# (petites résistances supplémentaires de 10 et de (i ohms).
- L’appareil permet aussi de mesurer de faibles tensions entre o et f> volts, en prenant p = 1. Dans ce cas, on supprime la boîte de garde et 011 connecte directement les deux pôles aux extrémités de la résistance de 5oo ohms.
- P
- R P~ <>, — --------------
- Mais, comme
- o, et il faut ajouter
- alor
- P PP
- dans le circuit du galvanomètre une résistance
- de 480 ohms pour conserver la même valeur au déno-
- minateur de t\r.
- L’appareil est semi-portatif. L’accumulateur et l’étalon n’en font pas partie intégrante. Le galvanomètre est à pivotement.
- Des modèles de cet instrument, construits par « The Lecds and Northrup Company », ont donné de très beaux résultats et on a rnis à l’étude la construction de semblables appareils destinés les uns à l’étalonnage des ampèremètres, les autres à la vérification des voltmètres des stations centrales, pour des tensions comprises seulement entre io5 et 1aî> volts.
- A propos de la vérification des voltmètres, F auteur indique le mode suivant d’étalonnage d’un voltmètre A sensible seulement en courant alternatif
- (voUmètre à champ tournant.) Ce procédé consiste à avoir un troisième appareil 13 sensible à la fois et de la môme manière au courant continu et au courant
- alternatif (voltmètre thermique) et à brancher ces deux appareils en parallèle. On applique d’abord la tension alternative ; on note l’indication de l’appareil A à étalonner, puis on remplace la tension alter-
- native par une tension continue qu’on règle de manière que l’appareil B ne soit pas influencé par ce changement. Le potentiomètre donne alors la valeur de la tension continue égale à la tension alternative efficace.
- A. M.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- L’essai a récupération d’Hopkinson, appliqué à des moteurs d’induction puissants. — L. Pensabene-Perez, — Eleclrical Jicvicw, 24 jan~ vier 1908.
- L’auteur décrit une méthode d’essai par le procédé Ilopkinson mis en application sur quatre gros moteurs d’induction construits par la « Electric Construction C° » à son usine de Rushbury. Il commence par donner un diagramme pour moteur d’induction qui n’est autre d’ailleurs que le diagramme du cercle (fig. 1). Quand deux moteurs d’industrie
- 1. — Diagramme du cercle appliqué à l’essai d’Hopkinson.
- pourvus de poulies de diamètre différent sont accouplés par courroie et ont leurs stators connectés à la même source d’alimentation, ils se mettent en marche à la façon ordinaire jusqu’à ce que le moteur qui tourne lopins vite (poulie minima) dépassant le synchronisme devienne générateur et renvoie de l’énergie électrique sur le réseau en empruntant l'énergie mécanique à l’autre machine qui font*.-
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- donne toujours comme moteur. L’équilibre est établi quand les couples absorbés ou développés par les machines sont inversement proportionnels aux vitesses angulaires.
- Dans ce qui suit, on néglige l’cffetde la résistance statorique au point de vue de la modification du flux et du courant magnétisant.
- Le vecteur HY représente la force élcctromotricc appliquée au stator, en déduisant de la tension d’alimentation HV0 la chute de tension dans le stator YY0. HV, représente la force électromotrice pour le générateur.
- IIB représente le courant magnétisant, et AB B0 est
- le courant théorique de
- court-circuit,
- AB
- bb;
- a
- re-
- présentant le coefficient de dispersion. Les intensités primaires sont HF et HF,, et les intensités secondaires BF et BFX. Les lignes KK( et HIL sont tracées parallèlement à AB0, et à une distance représentant, à l’échelle des puissances, les pertes par frottement et dans le fer pour chaque machine.
- Si D est le point de démarrage des moteurs sans résistance extérieure, la ligne BD est le lieu représentatif des pertes dans le rotor. ML et Li représenteront les pertes secondaires pour le moteur et le générateur respectivement. Les glissements du moteur et du générateur sont donnés par :
- ML
- LF
- L. M,
- M, F,
- Si nous traçons la ligne droite BjD' parallèle à BD, la puissance recueillie au moteur est représentée par FG, la puissance fournie au moteur par FjGj = FG. En watts 1,73 V0I cos pour le moteur, i,73 V0Ii cos^i pour le générateur.
- La figure 2 donne le schéma du montage.
- Fig. 2. — Schéma du montage pour l’essai des moteurs d’induction par la méthode d’Hopkinson.
- Le courant fourni par la source est la somme vectorielle des courants pris par les deux machines. 11 est représenté sur le diagramme par le segment
- IIF0, et est de la meme grandeur approximative que le courant dans le moteur.
- Soit b l’épaisseur de la courroie; on a entre les diamètres D„t de la poulie du moteur, D^du générateur, elles glissements Si du moteur. S2 du générateur, S'de la courroie, la relation
- + b
- D„< + b
- “t“ ^2
- S'b
- Par exemple, dans le cas de l’essai avec une surcharge de 25 % , en supposant un rendement combiné de 0,84 environ, nous calculons que les glissements du moteur et du générateur seront respectivement :
- S4 = 0,022
- S2 = 0,0 19,
- ce qui donne 0,945 comme valeur du rapport
- D„,-M*
- Ceci se trouvera réalisé en prenant
- |)m = 76,83 centimètres = 7a,r> —
- b — i, 11 —
- Un détermine, avant de coupler les machines, la perte dans le fer et par frottement, par la méthode connue consistant à faire la lecture du wattmètre pour la marche au synchronisme et à vide, et aussi immédiatement après coupure du circuit du rotor (1).
- On trouva ainsi :
- Pertes dans le fer.......... 1.800 watts
- Pertes par frottement....... 900 —
- Quant] à la courroie, il faut distinguer les pertes dues à la rigidité de la courroie et celles dues au glissement.
- Pour déterminer les premières, on a mesuré la puissance absorbée, les deux machines étant accouplées par la courroie, mais l’une d’elles ayant le rotor ouvert (2),puis on en fait la mesure, les deux machines tournant à vide. On a trouvé 6 kilowatts dans le premier cas, 5,4 kilowatlsdans le deuxième : lapcrlepar rigidité est donc de 600 watts.
- Les autres pertes (glissement) se déterminent ainsi : si V, et V2 sont les vitesses périphériques des (*)
- (*) Ceci exige que le moteur ait une puissance suffisante, c’est-à-dire un moment d’inerlie suffisant de la partie tournaille pour que, dès la ruplure, la vitesse ne tombe pas très rapidement. (N. D. T.)
- (2) Pour que la marche soit à vide. (N. D. P.)
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- deux poulies, et si F est la tension transmise par la courroie, les pertes en question sont données par :
- F (V, - V2) = FV1 = FV.S',
- ' 1
- soit en watts :
- 736. S' X puissance en chevaux fournie par le moteur. Or S' est donné par :
- et -j- b
- “ 1 D,„. + %’
- et comme Nj = (i — S4) N, N2 — (i -f- S2) N, N étant la vitesse correspondant au synchronisme,
- et __ ^ (i + ®a)
- & - 1 Dm + i(i-S1)‘
- La détermination du glissement pour les moteurs à bagues se fera simplement en montant un millivolt-mètre en dérivation sur deux bagues court-circuitées. En dépit du court-circuit, il y a des lancés périodiques appréciables.
- Le tableau suivant représente les résultats moyens d’un grand nombre d’essais :
- Moteur.
- 80 X 0,9a X 0,02 = i,65 kw.
- 102,5 X 0,91 X 0,02 = 1,87 kw.
- de sorte qu’on peut dire facilement que :
- Lespertesdelacourroicàpleine charge sont 2.200 w. et à i,25 de la pleine charge........... 2.470W.
- En admettant, comme dans tout essai du genre Hopkinson, l’égalité des cc pertes indépendantes de la charge » w> la formule donnant la puissance perdue pi dans le moteur est :
- ou I2 et L désignent les intensités dont le moteur et le générateur, p la puissance totale perdue dans les deux machines (différence des indications des watt-mètres Pi et P2 et des perles dues à la courroie).
- L’application de cette formule a donné (*) :
- Pour le rendement du moteur à 100 HP. 9» %
- _ _ ri5 HP. 91%
- P. B.
- Volts Fréquence i Ampères b Puissance recueillie Nombre de cycles par minute dans le rotor r/m Glissement du rotor S, cos 9
- 3.ooo h r ‘20, I 3 18 86 3-2,5 0,02 I 5 y'2
- 3.<>3o 0 /« r ‘21,3 ï 0 2,5 36,3 48o 0,0244 91!5
- Générateur.
- Supposant pour le moteur (voir plus loin) un rendement de 0,92 et de 0,91 respectivement, les pertes dues à la eoumne sont :
- ÉLECTROCHIMIE
- Modification des fours électriques a induction pour raffinage de 1*acier. — H. Wed-ding. — Electrochemical and melallurgical industiy, janvier 1908.
- Le Pp Wedding décrit le nouveau modèle de four à induction qui a été réalisé par MM. Roechling et Rodenhauser pour les aciéries Rœchling à Voel-
- (*) Cette méthode a une réelle portée pratique pour des unités importantes. La seule critique réside dans l’emploi de la courroie, mais le procédé suggéré permet de déterminer la puissance perdue avec assez d’exactitude. La nécessité de la courroie est d’ailleurs commune aux essais Hopkinson en général, où l'accouplement direct est souvent impossible pour les grosses unités.
- La détermination des perles dans le fer du stator et par suite des frottements par lecture immédiatement apres coupure constitue une solution ingénieuse, mais applicable seulement à d’assez forts moteurs. Il convient d’ailleurs d’ajouter que le principe d’une méthode analogue a été déjà indiqué par M. P. Meunier dans VEclai-rag Electrique du 14 février 1903, page 228. (N. D. T.)
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- kingen (Allemagne). Ce four est destiné à l’affinage de l’acier provenant du Ressemer basique. Ce qui distingue cet appareil du four de Colby-lvjellin, c’est qu’il constitue à la fois un four à induction et un four à résistance.
- Fig. i. — Section horizontale du four Roechling-Rodenhauser.
- Le dessin de ce four est donné par les figures i, a, 3. La figure i est une coupe horizontale suivant la ligne ab de la figure 3, la figure 2 est une coupe verticale suivant la ligne cd de 3 et la figure 3 une coupe verticale suivant la ligne ef de 1.
- Fig. 2. — Section verticale du four Roechîing-Rodenliauser.
- Le modèle représenté permet de traiter cinq tonnes de métal sous 5.000 volts efficaces à la fréquence de i5 périodes par seconde.
- Ce four est essentiellement un transformateur avec un enroulement primaire A enroulé sur une carcasse d’acier II.
- Il compte deux secondaires dont l’un est le bain fondu C, qui constitue un circuit en forme de co , le canal D qui se trouve entre les deux noyaux du transformateur étant très large; l’autre secondaire
- est constitué par l'enroulement en cuivre R réuni à deux plaques métalliques K encastrés dans la paroi du fourneau. Le circuit de l'enroulement R se ferme par les plaques E, la masse G qui est constituée par des corps de meme nature que ceux du filament des lampes Nernst et la masse fondue D.
- On voit ainsi que la matière fondue en D est soumise aune double cause d’échaufFcmcnt. La direction instantanée du courant est représentée dans la figure 1 par des flèches.
- Pour éviter réchauffement des enroulements, on fait passer un courant d’air à travers les carreaux N| N2 et à travers les minces tubes de cuivre M. Le noyau du transformateur est muni de canaux de ventilation.
- Fig. 3. — Section verticale du four Roechîing-Rodenliauser.
- A l’une des extrémités du fourneau se trouve la porte de chargement, la porte de coulée est à l’autre extrémité.
- Les seules opérations nécessaires sont d’assurer la bonne formation de la scorie et sa coulée. La charge normale est de 3 à 2 tonnes et demie, mais on laisse toujours dans le fourneau environ 800 kilogrammes de la charge précédente pour éviter son refroidissement. La charge n’est donc en réalité que 2 tonnes et demie.
- Le mode d’utilisation de ce fourneau est le suivant. On le munit d’un revêtement intérieur basique en magnésie avec 10 ou ri % de poix (l’arche est en briques). On chauffe l’intérieur du four a 900 ou 950° en le remplissant de pièces d’acier qui sont parcourues par les courants induits. Lorsque le feu cesse de donner des fumées, on y introduit une certaine quantité d’acier fondu provenant d’un autre fourneau. La température s’élève alors peu à pciret au bout de 10 heures le feu a atteint sa température de régime. On laisse couler alors l’acier fondu qu’il contient, à l’exception d’environ 800 kilogrammes et on y introduit
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- le métal à affiner provenant du Ressemer basique. On ajoute au bain de la chaux vive contenant 6 % de magnésie. Comme fondant, on ajoute une certaine quantité de fluorure de calcium.
- Des prises d’essai permettent de se rendre compte de l’opération. On fait couler la scorie qui contient environ a5 % de fer à l’état d’oxyde. On ajoute de nouveau de la chaux vive, du fluorure de calcium, du Spiegeleiscn. La scorie finale a la composition suivante :
- FcO........ 5,3*2%
- MrO........... 0,9
- CaO.......... 67,82
- SiG8.......... 0,97
- s............. 0,9
- L’alumine provient évidemment de la brique de l’arche.
- On arrive par ce procédé à des aciers contenant seulement 0,01 % de carbone. On ne peut arriver à éliminer complètement le silicium.
- Deux hommes suffisent pour la conduite du four, un troisième s’occupant de la partie électrique de l’installation. Au moment de la coulée, on interrompt le courant. Le' facteur de puissance d’un tel four est d’environ 0,87, la puissance absorbée étant d’environ 33o kilowatts et la durée de l’opération d’environ 2 heures. Pour un fourneau de 5 tonnes, tel que celui que nous avons décrit, le prix de revient de la tonne d’acier doux est d’environ 3a francs, (y compris les frais d’amortissement du materiel, mais non compris les redevances dues pour les brevets). II. Jst.
- La fabrication de la cyanamide calcique-— John B. O. Kerschaw. — The Eleclrician, 24 janvier 1908.
- Dans cet article, l’auteur décrit le procédé Frank et Caro pour la fixation de l’azote de l’air qui est (ixploité dans une usine récemment construite à Piano d’Orta, en Italie.
- Le procédé consiste à diriger de l’azote dans des cornues fermées renfermant du carbure de calcium en poudre, chauffé ’à une température de i.ioo0. La réaction entre le carbure et l’azole est exothermique et abandonne du carbone libre sous forme de ara-
- O
- phite, qui reste réparti dans la masse et donne au produit une couleur noire. La réaction est représentée par
- A Piano d’Orta, on reçoit le carbure d’une usine voisine.
- Frank a breveté une modification permettant de paftir directement de la chaux et du coke au lieu d’utiliser du carbure de calcium fabriqué séparément.
- La réaction devient :
- CaO + aC + iAz = CaCAz2 + CO.
- A Piano d’Orta, on utilise 6 fours contenant chacun 5 cornues et on fait de nouvelles installations.
- Chaque cornue peut travailler trois charges de iookK de carbure par 24 heures; le poids delà charge croît d’un quart par l’absorption.
- Des usines sont en construction en Italie (Fiume et Sobcnico), en France (Notre-Dame de Briançon), Suisse (Martigny), Norvège (Odde), Allemagne (Tutsberg, Bromberg), Amérique (Muscle Shoals).
- Le procédé primitif de FYank et Caro a été modifié par Polzenius et Carlson en mélangeant du chlorure ou du fluorure de calcium au carbure. La température à laquelle l’azote est absorbé descend à 700° ou 700°; mais le chlorure est hygroscopique et le produit de la fabrication l’est aussi; cet inconvénient est évité avec le fluorure.
- Le produit mis sur le marché contient 55 à 57 % de cyanamide et 19 à 21 % d’azote. Il est équivalent comme azote au sulfate d’ammoniaque.
- D’après le D'Erlwein, une tonne d’azote peut être obtenue sous forme de cyanamide par le procédé Frank et Caro avec 2 kilowatts-ans (soit 33okgd’azote par cheval-an). Le coût de l’azote produit par l’air liquide, à Piano d’Orta, est de 3 à 5 pfennigs par mètre cube avec de l’énergife électrique à 2 ou 3 pfennigs le kilowatt-heure.
- L. B.
- BREVETS
- Procédé de réglage de la tension pour l9alimentation d’appareils de mesure à courants alternatifs. — Siemens und Halske. — Brevet allemand n° 190087.
- Pour permettre un réglage plus progressif de la tension, l'on se sert d’un transformateur dont le secondaire est muni de prises variables disposées de la manière suivante :
- Chaque pôle des instruments de mesure mis en circuit est relié au centre d’un commutateur qui se déplace sur des plots reliés à des points divers de
- l-VO» • • ‘M/t %
- AC203. . . . .. 1,27
- MgO . . 3,88
- P80B . . 0,6
- Ca O2 + aAz = Ca CAzs + C.
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- l’enroulement secondaire. Mais les prises correspondant à l’un des deux commutateurs Ct ainsi constitués sont plus rapprochées les unes des autres que celles correspondant à l’autre pôle. En choisissant convenablement ces prises, il en résulte que l’on peut, à l’aide du commutateur Gt, obtenir par échelons insensibles les tensions secondaires intermédiaires entre les valeurs correspondant à deux touches voisines de l’autre commutateur C2.
- Système de compoundage pour alternateurs. — Ganz Eisengiesserei und Maschinen fabrik. Akt, Gés. — Brevet anglais n° i 356 (1907), publié le i3 février 1908.
- Une résistance ayant un coefficient de température positif aussi élevé que possible est placée dans le circuit d’excitation de l’excitatrice. Cette résistance est également intercalée dans un circuit soumis à l’action différentielle d’un transformateur de tension monté aux bornes de l’alternateur et d’un transformateur de courant en série avec le circuit principal. En injectant le courant alternatif ainsi obtenu en des points équipotcntiels par rapport au courant continu auquel est due l’excitation, l’on assure d’ailleurs l’indépendance des circuits à courant continu et à courant alternatif. Dans ces conditions, il est facile d’obtenir du courant alternatif résultant un échauffe-ment qui décroisse lorsque la charge augmente ou que le facteur de puissance diminue. La résistance dans le circuit d’excitation, qui décroît en meme temps que réchauffement, est donc réduite, et l’augmentation du courant d’excitation qui en résulte compense la chute de tension aux bornes de l’alternateur et ramène cette tension à une valeur très voisine de la valeur initiale.
- Procédé de réglage de la vitesse des moteurs asynchrones- — Siemens Bros. Dynamo Works and Poynder. — Brevet anglais n° 10007 (1907), publié le i3 février 1908.
- Pour permettre de faire tourner économiquement un moteur d’induction à des vitesses hyposynchro-niques, l’on relie son stator au rotor d’un deuxieme moteur d’induction. Celui-ci est accouple avec une troisième machine asynchrone, ayant un nombre de pôles plus élevé, dont le primaire est connecté au réseau. Cette dernière machine fonctionnant en génératrice restitue une partie de l’énergie prise au réseau par le moteur principal, lorsque celui-ci tourne à des vitesses notablement inférieures au
- synchronisme. En interposant entre les deux machines auxiliaires des trains d’engrenages possédant des rapports de transmission variables, l’on peut modifier la vitesse du moteur principal dans des limites étendues. Du reste, ces deux dernières machines peuvent être munies de rotors avec enroulements à cage d’écureuil,
- Procédé de fabrication des filaments au tungstène. — British Thomson-Houston. —
- Brevet anglais n° 5.5^5 (1907), publié le i3 février 1908.
- Pour fabriquer des filaments de lampes à incandescence au tungstène, l’on forme une pâte avec de l’amalgame de sodium et du tungstène en poudre. Les filaments ainsi obtenus sont chauffés au moyen d’un four dans le vide, ce qui provoque le départ du mercure et permet d’obtenir des filaments très solides. Le cadmium est ensuite volatilisé par le passage d’un courant dans les filaments.
- Convertisseur a mercure pour courants con-tinus. -—B. Weintraub. —Brevet américain n° 877026, publié le 21 janvier 1908.
- L’on se propose de transformer un courant continu en un autre courant continu de tension differente sans faire usage d’appareils comportant des organes mobiles.
- rA V
- Fig. 1. — Convertisseur à mercure pour courants continus •
- A cet effet, le courant continu est d’abord transformé en courant alternatif au moyen d’un convertisseur à mercure d’un type spécial ; le courant alternatif ainsi produit sert à alimenter un transformateur statique ordinaire dont le secondaire est enfin relié à une soupape à mercure de type courant,
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- et celle-ci permet de recueillir du courant redressé. Comme le montre la figure i, l’originalité du dispositif réside surtout dans le convertisseur à mercure servant à transformer le courant continu en courant alternatif. (Il se trouve placé à gauche de la figure.)
- Il comporte deux anodes latérales en mercure et une cathode centrale également en mercure ; elles sont contenues dans un récipient, en verre, par exemple, où existe un vide convenable et qui affecte la forme caractéristique représentée sur la figure i. La cathode est reliée directement au réseau primaire à courant continu ; quant aux deux anodes, elles sont réunies à deux des extrémités des enroulements de deux bobines de self-induction, dont les autres extrémités reliées ensemble sont en communication avec le pôle -I- du réseau primaire, suivant un montage connu.
- L’on constate dans ces conditions que l’arc saute alternativement d’une anode sur l’autre, tout en demeurant fixé sur la cathode ; l’on obtient donc un courant alternatif circulant dans le primaire du transformateur. D’après l’inventeur, ce phénomène est dû à ce que la résistance de l’arc une fois amorcé crée une chute de tension supérieure à celle nécessaire pour amorcer un arc entre l’anode et l’autre cathode. La fréquence des oscillations ainsi obtenues est comprise entre 3 et io pulsations par seconde. Pour assurer un fonctionnement aussi régulier que possible, l’on a disposé deux électroaimants en fer à cheval dont chaque enroulement est respectivement en série avec l’anode du côté opposé, de telle sorte que l’arc se trouve attiré du côté de l’anode non excitée.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : j° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Télégraphie sans fil.
- Nous donnons ci-dessous, d’après le Journal Officiel du 18 février, les renseignements suivants sur les stations de télégraphie sans fil.
- i° Le nombre de postes commerciaux actuels;
- a0 La situation de ces postes à la fin de 1908 ;
- 3° Le nombre des postes dans quelques pays étrangers ;
- 4° Le programme de l’administration ;
- 5° L’organisation du service fixée par le décret du 5 mars 1907.
- Nombre de postes commerciaux actuels. — Deux postes ràdiotélégraphiques sont actuellement ouverts au service commercial : les postes d’Ouessant (Finistère) et de Porquerolles (Var).
- A la fin de l’année courante, deux nouveaux postes seront en état de fonctionner et permettront d’assurer l’intercommunication entre la France et l’Algérie : cçux de Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Fort-de-l’Eau (Alger).
- Situation à la fin de 1908. — L’administration a l’intention de transformer le poste d’Ouessant en poste extra-puissant au cours de l’année 1908 ;
- en 1909, deux autres postes seront construits, l’un à Nice, l’autre au cap Corse.
- Nombre de postes étrangers. — Le nombre des stations ràdiotélégraphiques des différents pays cités par M. Farjon, lors de la discussion du budget, sont généralement exacts. Mais il faut remarquer que ces chiffres comprennent non seulement les stations commerciales, mais aussi les stations maritimes et militaires.
- A ce compte, la France possède, outre les postes d’Ouessant, de Porquerolles, de Saintes-Maries-de-la-Mer et d’Alger, les postes maritimes de Saint-Mathieu, Parc-aux-Ducs, Raz-de-Sein, Lorient, Port-Vendres, Agde et Toulon.
- Sur dix-huit stations italiennes, cinq seulement appartiennent aux postes et télégraphes.
- Sur les treize stations allemandes, six ou sept appartiennent à la marine.
- De toutes les stations hollandaises, une seule fait réellement du service commercial, celle de Scheve-ningen.
- Programme actuel de l’administration, — Le programme actuel de l’administration comporte, en outre des postes précités, l’établissement de stations
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- commerciales à Boulogne-sur-Mer, au Havre, à Saint-Nazaire et à La Coubre.
- Organisation du service.-----Le décret du t> mars
- 1907 classe les stations de télégraphie sans fil en quatre catégories et les attribue aux ministères ci-après :
- i° Stations côtières ou intérieures spéciales au service commercial (affectées à l’administration des postes et télégraphes);
- ü° Stations côtières spéciales au service de la marine de guerre (affectées au ministère de la marine) ;
- 3° Stations spéciales aux communications militaires (affectées au ministère de la guerre);
- 4° Stations spéciales au service des phares et balises (affectées au ministère des travaux publics).
- Toutes ces stations doivent être ouvertes au service commercial en temps de paix.
- Le décret stipule, en outre, que des stations privées peuvent être établies dans certains cas et en vertu d’autorisations temporaires délivrées par l’administration des postes et télégraphes.
- D’autre part, une commission technique interministérielle est instituée auprès du ministre des travaux publics pour déterminer le choix de l’emplacement et les conditions techniques applicables à chaque station projetée, ainsi que pour apprécier les desiderata des divers services et concilier leurs intérêts respectifs.
- Cette commission est, en outre, consultée pour les demandes d’installation des stations d’intérêt privé.
- L’administration des postes et télégraphes est chargée, aux termes du décret, de centraliser toutes les questions concernant la perception des taxes et les relations administratives avec les stations étrangères et le bureau de Berne, Elle doit, en outre, contrôler l’exécution des règlements internationaux.
- Enfin, les frais d’expériences à exécuter sur la demande de la commission technique sont imputés sur un crédit spécial inscrit au budget de l’administration des postes et télégraphes.
- L’avantage d’une telle organisation est de permettre à chaque administration intéressée de faire des expériences utiles en profitant de celle des autres, et d’arriver ainsi très rapidement, il y a lieu de l’espérer, au moment où la télégraphie sans fil sortira enfin de sa période de tâtonnements pour entrer vraiment dans la phase commerciale.
- En outre, les postes ouverts au service commercial se trouvent, dès maintenant, multipliés sans charge inutile pour le Trésor.
- La station radiotèlègraphique de la tour Eiffel.
- Au cours des essais de réception effectués le 17 février à la station radiotèlègraphique de la tour Eiffel avec le matériel destiné aux postes radiotélégraphi-ques de la côte du Sénégal, le pétrole des bacs contenant les condensateurs a haute tension a pris feu par suite d’un accident dont les causes sont encore mal définies. Dans tous les cas, les essais eux-mêmes sont complètement étrangers à cet accident, contrairement à ce qu’ont avancé certains journaux quotidiens. Au moment où s’est déclarée l’incendie, la tension secondaire aux bornes des condensateurs était en effet bien inférieure à la tension prévue normalement, et l’éclateur ne fonctionnait pas. A ce propos, il importe également de démentir une information d’après laquelle le poste de la tour Eiffel aurait cessé ses communications avec le Kléber, en station devant Casablanca, par suite des dégâts causés; les bâtiments où a eu lieu l’incendie ont été récemment construits spécialement pour les essais de réception précités, et le poste ordinaire de la tour Eiffel n’a subi aucun dommage. Le service de nuit, organisé par ordre du ministre de la Guerre, fonctionne donc normalement comme par le passé.
- L’on avait d’ailleurs annoncé déjà, il y a quelques jours, que ce service avait été interrompu et que les dépêches de Casablanca reçues au ministère de la Guerre provenaient des postes de Brest. Rien n’est plus inexact et ces derniers postes n’ont jamais servi qu’à contrôler les dépêches échangées entre le Kl cher et la tour Eiffel. L’on ne saurait trop insister sur ces résultats qui sont dus à la compétence et au dévouement des officiers de notre Établissement Central de Télégraphie Militaire, bien que l’installation actuelle de la tour Eiffel soit entièrement provisoire.
- Développement de la puissance hydraulique dans la Nouvelle-Angleterre.
- La « Connecticut River Power Co » continue ses installations et compte pouvoir vendre ifi.000 kilowatts dans douze mois. Le placement de celte puissance, au centre même de la Nouvelle-Angleterre, est très important au point de vue du développement des usines électrochimiques.
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- Moteurs pour machines à coudre.
- Ces moteurs, construits par rAllgcmcine Elek-trizitats-Gescllschaft, sont réalisés en vue de la marche d’une machine à coudre isolée, et ont habituellement, pour les petites machines à coudre, une
- puissance de — de cheval. ÇcLte puissance peut
- être portée k — de cheval pour les machines à coudre 1 io
- moyennes et les machines à broder genre Gornély ; elle atteint — et meme —de cheval pour les grosses
- tours-série et des moteurs-shunt. Pour une puis
- sauce supérieure à — de cheval, les seconds sont io
- évidemment plus recommandables que les premiers qui risquent’ de s’emballer ; si cependant on emploie ceux-ci, il faut toujours, lorsqu’ils sont accouplés à la machine k coudre à l’aide d’une transmission [par courroie, veiller à ce qu’en aucun cas la courroie ne puisse sauter. Le réglage de la vitesse est obtenu par un rhéostat qui (ait varier la tension aux bornes du moteur. Ce rhéostat est placé sous la table de la machine et manœuvré k l’aide
- Fig. i. —Machine à coudre munie d’un moteur électrique à courant continu.
- machines, telles que celles employées dans l’industrie textile, surtout lorsque les machines sont destinées à travailler sur des étoilés grossières, par exemple pour la confection des sacs.
- Le moteur estfixékla table de la machine k coudre, soit directement par des mordaches, soit de préférence au moyen d’une glissière permettant de tendre la courroie très aisément (flg. i). Il existe des moteurs k courant continu, des'moteurs k champ alternatif avec collecteur et des moteurs k champ tournant.
- Pour le courant continu, il a été fabriqué des mo-
- d’unc pédale, par l’intermédiaire d’une tringle.
- Dans le cas des moteurs de courant alternatif, il n’existe pas de dispositif électrique pour le réglage de la viLcsse. Ce réglage est obtenu par un tendeur de courroie (fig. a), qui agit sur le bras inférieur de la transmission entre le moteur et la machine k coudre. Ce tendeur est actionné k l’aide d’une pédale par l’intermédiaire d’une chaîne. En détendant-la courroie, on augmenle son glissement et, par suite, on diminue la vitesse de la machine k coudre. Dans le ras où l’on veut obtenir un arrêt ou un ralentissement rapide, le bras de levier du tendeur, auquel
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- est fixée la chaîne de transmission, est muni d’un dispositif qui vient faire frein sur le volant de la machine à coudre lorsque la courroie est entièrement détendue. En outre de sa grande simplicité,
- Fig. 2. — Régulateur de vitesse par tension variable de la
- courroie.
- ce dispositif permet de faire démarrer à vide le moteur, ce qui est avantageux lorsque celui-ci est un moteur monophasé d’induction sans collecteur.
- Fabrication de Vacier par voie électrique.
- La Société des Forges d’Eich, Le Gallais, Metz et Cie, à Luxembourg, a décidé l'établissement d’une grande aciérie électrique avec fours à induction, système Kiellini perfectionné. L’usine produira de l’acier de qualité et de l’acier ordinaire. La Société a décidé la mise en exécution de son projet après des essais de plusieurs mois aux hauts fourneaux de Dommeldange.
- Ces essais ayant donné d’excellents résultats, les constructions vont être entreprises incessamment, et l’on pense pouvoir commencer l’exploitation en automne.
- L’électrification du chemin de fer de l’Arlberg.
- Les journaux ont annoncé plusieurs fois que M. de Murait, ingénieur en chef de la Compagnie Westinghouse à Piltsburg, aurait été appelé par l’administration des chemins de fer de l’Etat autrichien, en qualité d’expert, pour l’électrification de la ligne de l’Arlberg.
- Renseignements pris, la Compagnie Westinghouse est occupée à élaborer un projet pour l’introduction de l’exploitation électrique sur celle ligne et pour la-fourniture du courant. En outre, l'administration des chemins de fer de l'Elat autrichien a communiqué les cahiers des charges à d’autres Sociétés autrichiennes et étrangères.
- Les forces hydrauliques de Salzbourg.
- Le 3i janvier dernier, une conférence a eu lieu au ministère autrichien de l’Agriculture, sous la présidence du ministre de l’Agriculture, pour discuter l’utilisation des forces hydrauliques de la ville de Salzbourg. La ville a l’intention d’établir une station hydraulique. La conférence a été ajournée, afin de permettre aux représentants des différents ministères d’examiner les projets exposés par plusieurs délégués de Salzbourg.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Aluminium. — La crise américaine a exercé une répercussion indirecte sur le marché do ce métal. On annonce, en effet, que l'Aluminium Company, importante société américaine pour la production de raluminhtm, vient de fermer deux de ses cinq usines. Cet événement-est d’autant plus symptomatique que, l’année dernière, cette compagnie avait augmenté de près de 4oo % la capacité de production de ses usines. 11 est permis de voir dans la décision de rAluininium Company une conséquence du ralentissement, de l'industrie électrique aux Etats-Unis. La General Electric C° et la Westinghouse Company, qui sont les principaux consommateurs d’aluminium aux États-Unis, ne transmettent, eu elïel, en ce moment, aucune commande. D’autre part, l’industrie automobile,
- qui constituait un important débouché, est également dans une situation très peu brillante.
- Cuivre. — Les arrivages de métal de l'Amérique du Nord pendant la première quinzaine de février se sont élevés à 12.229 tonnes, ceux d’Espagne et de Portugal à 1.515 tonnes, ceux d’autres pays à 1.874 tonnes,les affrètements du* Chili à 1.600 tonnes et ceux d’Australie à 1.200 tonnes. Les approvisionnements ont donc atteint 18.418 tonnes, tandis que les livraisons ont été de 16.903 tonnes; il en résulte une augmentation des stocks de J. > i ) tonnes depuis le 3i janvier et de 1.3o‘> tonnes depuis le i5 janvier dernier. Les expéditions de cuivre
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- Standard de Liverpool et Swansea vers l’Amérique ont été nulles.
- MM. Merton et C° publient à ce sujet la statistique comparative que voici :
- 1908 3l JANVIER
- STOCKS EN ANGLETERRE
- ET EN FRANCE i5 3i i5 I9°7 1906
- FÉV. JANV. JANV.
- Liverpool et Swansea, Chili barres et lingots. I 240 I 170 I 123 865 740
- Liverpool et Swansea, cuivre Standard anglais. Liverpool et Swansea, autre cuivre Standard. 125 125 125 4 335 2 i5o
- 4 7^8 5 114 5 599 i5o _
- Londres, Newcastlcon-Tyne et Birmingham. 4 002 3 3f>o 3 429 9*7 117
- Tonnes 10.125 9 10 276 6 227 3 307
- Liverpool et Swansea, matériel de fourneaux (fin) 2 889 982 1 201 411 778
- Havre, Bordeaux,Rouen et Dunkerque, cuivre ' (««) 3 061 2 610 a 118 2 oo3 1 591
- Tonnes 16 075 i3 960 i3 51)5 8 691 5 676
- Avis du Chili 3 5oo 3 700 1 825 1 800 2 475
- Avis d’Australie 2 Goo 3 600 2 45o 3 5oo 2 800
- Totaux 22 175 20 36o 20 870 i3 991 10 951
- Prix du G.-M.-B. et du cuivre Standard par tonne £ 00 0 61 20 0 0 M 106 10 78 10
- TRACTION
- FRANCE
- Ain. — Line commission d’enquête vient d’être nommée en vue de rétablissement d’un tramway de Collonges à la frontière suisse.
- Basses-Pyrénées. — Création prochaine d une ligne de tramways électriques entre Ilendaye-Garc et la plage.
- Haute-Vienne. — Le projet d’une ligne de tramways électriques de Limoges à Saint Sulpice-les Feuilles est à l’élude.
- Ille-et-Vilaine.— 11 est queslioifd’élablir une ligne de tramways de Saint-Malo au Mont-Saint-Michel.
- Isère. — Construction prochaine d’une ligne de tramways entre GhiUeauvillain et Bourgoin.
- Nord.— Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways électriques entre Lainbersart et Saint-André.
- Seine. — Le Conseil Municipal de ColomLcs a émis un avis favorable à la création d’une ligne de tramways de Boudy à la gare tic Saint-Denis, avec prolongement, sur Rueil.
- Vaucluse. — Construction prochaine d’une ligne de tramways entre Orange et Valrcas.
- * *
- La Compagnie de l’Ouest vient de passer à la Société française de constructions mécaniques (anciens Etablissements Cail) la commande de 3o locomotives de banlieue et l’Etat français 3a voitures à voyageurs.
- De son côté, la Compagnie d’Orléans a commandé en Amérique 3o locomotives à construire d’après les plans de la Société Alsacienne, en sus des 85 déjà commandées.
- ESPAGNE
- Projets actuellement à l'étude dans les provinces de Malaga, de Grenade, de Jaen et de Cordoue.
- Province de Malaga. — I . Une ligne de chemin de fer à voie étroite d’un mètre, de Malaga à Coin. Concessionnaire': une société belge.
- II. Une ligne de tramways électriques de Malaga à Marbella (67km). Concessionnaire :M. Jaime Parladé.
- III. Une ligne de tramways électriques de Malaga-port à la Malagucla par les quais. Concessionnaire 2 Société belge des tramways électriques de Malaga.
- IV. Une ligne directe de chemin de fer à voie étroite de Malaga à Séville. Les projets, plans et devis de M. Mariano Carccr, ingénieur, ont été approuvés par une loi votee en janvier dernier.
- V. Une ligne stratégique et côtière de chemin de fer de San-Fcrnando à Carlhagùue. Ce projet est encore à l’étude.
- Province de Grenade. — I. Ligne de chemin de fer de Grenade au port de Molril. Trois projets ont été présentés :
- 1) Projet d’une ligne de chemins de fer à voie ordinaire. Concessionnaire : Marquis de Cavasaliees; concession caduquée,
- 2) Projet d’une ligne de chemin de fer à voie étroite.
- 3) Projet d’une ligne de tramways électriques. La concession a été adjugée, en novembre 1907, à M. M. Raphaël Montesinos, adjudicataire des travaux du port de Molril.
- Province de Jaen. — I. On annonce la. mise en vente d’une ligne de tramways qui fait le service de la gare de Baeza-Empalme Ubeda (40 kilomètres),
- II. Une ligne de tramways électriques de Sau-Roquc près de Linarès jusqu’à La Carolina ; le piquetage est fait.
- III. Ligne de tramways électriques de La Carolina à Hilches, station de ligne de Madrid à Séville,
- IV. Ligne de tramways électriques de Linarès à Puer-lollano.
- Province de Cordoue. — I. Ligne de tramways électriques dans la ville de Cordoue. Ce projet est encore à l’élude.
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- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société électrique Chailly-Barbizon. .— Éclairage el force motrice à Chailly et Barbizon. — Durée : /»<> années. — Capital 65.ooo francs. — Siège [social : Chailly (Seine-et-Oise).
- Entreprise électrique de Champagne (Jura),— Éclairage, rce, traction, etc. — Durée : 5o années. — Capital : 280.000 francs. — Siège social : Arc-et-Senans (Doubs),
- Société « Ever ». — Fabrication de tous appareils élec-riques. — Constituée le a G décembre 1907* — Capital : i5o,ooo francs.— Siège social: 219, rue Léon-Gambetta. Lille.
- Société H. Fournier et £‘°.— Industrie métallurgique. — Constituée le 20 janvier 1908. — Capital : 100.000 francs.
- — Siège social : i3 bis, rue des Mathurins. Paris. Société £. Gi/liard et Cie. — Automobiles moteurs « Mo-
- tobloc ».— Constituée le i5 janvier 1908. — Capital : 5oo.ooo francs. — Siège social : 8, rue Lafayelte. Paris.
- Société des voitures pétroto-électriques Lavo, — Constituée le 20 février 1908. — Capital : 160.000 francs. — Siège social : Boulevard de la Madeleine. Paris.
- Société des forces motrices de F Ardèche. — Constituée le 24 février 1908. — Durée : 5o années. — Capital : 200.000 francs.— Siège social: 12$, rue de Créqui. Lyon,
- Société électrique Céton,— Eclairage, force motrice, etc.
- — Constituée le 24 février 1908. — Diiréc : 25 ans. — Capital : 40.000 francs. — Siège social : Céton (Orne).
- Compagnie des tramways électriques de FAriège. — Durée : 90 ans.— Capital: 1.200.000 francs. — Siège social : 11, rue de l'Hôpital, Saint-Girons (Ariège).
- Société minière et métallurgique de Allemagne, — Durée : 5o ans. — Capital : 1.000.000 francs. — Siège social : 2, rue du4-septembre, Paris.
- Société des Camions et Autobus à moteurs rotatifs. — Durée : 5o ans.-— Capital : 200,000 francs. — Siège social : 3io, rue Lafayctte. Lyon.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Compagnie continentale Edison, (Suite,)
- RAPPORT SUR L EXERCICE 1906
- L’exercice 1906 de la Compagnie Continentale Edison était le dernier pendant lequel la Compagnie était assurée d’exploiter le secteur que la Ville de Paris lui avait concédé en 1888, eu vertu d'une autorisation qui prenait lin le 8avril 1907. L’incerlilude qui avait pesé jusqu’à la dernière heure sur le point de savoir si cette autorisation serait prolongée sous une forme quelconque avait empêche la Compagnie de développer, selon les besoins de sa • clientèle, la distribution de l’électricité dans le
- réseau qu’elle exploitait. Il ne lui restait plus, en effet le temps d’amortir, une extension de canalisation devant revenir gratuitement à la Ville de Paris. La Compagnie avait donc dû se borner, en 1906,. à installer, dans la station du faubourg Montmartre, un nouveau groupe de transformation de 5oo kilowatts et à prendre, aux usines de la Société d’Electricité de Paris, le supplément de courant indispensable. En dépit de ces circonstances, les résultats ont été très satisfaisants et ils ont marqué une nouvelle et sensible amélioration dans les différents éléments distinctifs de l’activité sociale. Il est aisé de s’en rendre compte par ce fait : que le nombre d’hecto-watls-heure vendus en 1906 s’est élevé à 74.406.408» en augmentation de 3,476.669 hecfowatts-heure sur l’exercice 1905. Le nombre de lampes de 10 bougies reliées au secteur a atteint 368,254» pour 5.730 abonnés, ce qui représentait une augmentation de 23.374 lampes et de 359 abonnés en 1906.
- Au moyen d’un meilleur rendement, la Compagnie a pu réussir, en 1906, à compenser l’augmentation de dépenses résultant de la hausse du charbon et des autres matières premières, ainsi que de l’élévation croissante des taux des salaires.
- Du rapport présenté à l’Assemblée générale annuelle, tenue le 8 mai 1907, et auquel nous nous reportons, il ressortait qu’à la lin de l’exercice 1906 — les installations de la Société étant totalement amorties —la situation de l’entreprise, d’après le bilan, pouvait se résumer
- ainsi :
- Passif exigible :
- Comptes créditeurs.....................Fr. 2.876.507
- Dividendes arriérés à payer...................... 26.652
- Répartition de l’exercice, comprenant les
- dividendes et tantièmes.................. 1.400.000
- Ensemble.............................. 4*3o3.i59
- Actif disponible :
- Caisse et dépôts en Banque.. . ........Fr. 2.413.760
- Comptes débiteurs............................... 959.256
- Portefeuille-titres,......................... 10.660.594
- Montant des disponibilités........... i4.o33.43o
- A noter que le portefeuille-titres était représenté par des placements de premier ordre et de négociation courante : Renies françaises et étrangères, obligations de Chemins de fer, obligations Ville de Paris.
- OBSERVATIONS
- Nous avons dit, au début, que l’acompte de dividende, pour l’exercice 1907, avait été lixé à 3o francs, au lieu de 20 francs pour 1906, et que,eu raison de ce fait, on pouvait prévoir, pour l’année sociale qui a pris jtin le 3i décembre dernier, une augmentation appréciable du dividende total de 1907. Mais la question la plus inté-j rossante, pour les actionnaires de cette entreprise, est la situation que lui a créée le régime nouveau de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2° Série). — N° 10.
- l'électricité dans Paris, inauguré le icr novembre der- I nier, et surtout ce qui adviendra d’elle au moment où l’exploitation dans la capitale passera aux mains de la nouvelle Société, la Compagnie Parisienne de distribution d’Electricité, qui succédera aux secteurs actuels, et à la constitution de laquelle la Compagnie Continentale Edison a largement participé.
- En premier lieu, la Société n’a plus à compter avec la part qui revenait à la Société civile créée par les créateurs de la station Drouot, qui avait reçu 717.048 francs sur les bénéfices de l’exercice 1906, et dont les droits ont pris fin en même temps[que la concession dont jouissait la Compagnie Continentale Edison. D*un autre côté, l’amortissement du matériel, qui avait reçu l’année dernière 1.941.509 francs, ne figurera plus dans les comptes, puisque la Société a amorti maintenant toutes ses immobilisations.* En tablant donc sur les résultats de 1906, on obtiendrait à l’avenir, pour la Société, comme profits : 1.73*2.126 francs, montant accusé à la fin de l’exercice précédent, somme à laquelle il faut ajouter les 717.048 francs qui revenaient à la Société civile, et les i.94i.5oo francs appliqués précédemment aux amortissements. Soit, au total, 4*390.682 francs. Par contre, il y a à envisager la diminution de profits qu’entraînera le nouveau tarif de l’électricité dans Paris. Cet abaissement qui représente, pour la Compagnie Edison, 2 centimes par hectowatts-heure, se chiffre,pour les 74.4°6-ooo heclowatts-heure, qu’elle a fournis en 1906, 1.488,120 fr., ce qui laisserait encore comme bénéfices nets annuels 2.902.562 francs, sans prendre en considération que l’abaissement des prix amènera une augmentation considérable de la consommation. Cela 11e veut pas dire que, chaque année, les 20,000 actions de cette Société auront, jusqu’à l’entrée en possession de la Compagnie Parisienne de distribution d’Electricité, à se partager un tel montant 5 mais les actionnaires n’en profiteront pas moins quand même un jour, car les sommes réservées leur reviendront, comme leur reviendra aussi la valeur de l’actif de la Société. À combien peut-on évaluer cet actif ? C’est ce que nous allons brièvement chercher à établir.
- La Société possède quatre usines qui ont coûté, on chiffres ronds, 8.000.000 de francs. Que l’on admette, dans six ans, une dépréciation de 5o %, bien que l’usine de Saint-Denis, qui est la plus importante, ne date que de 1899, c’est 4*000.000 de francs qui viennent augmenter l’actif de 9.700.000 francs accusé par l’état fourni plus haut. Augmentons ces chiffres des profits à réaliser au minimum de 1908 à 1913 inclus (l’exercice 1907 étant laissé de côté), soit 6 années à 3 millions en chiffres ronds, et nous arrivons à un total de plus de 31.000.000 de francs. Sur cette somme, il y aura près de 8.000.000 à attribuer aux parts de fondateur, mais il n’en restera pas moins aux 20.000 actions 23 000.000 de francs à se partager, soit sous forme de dividende, soit sous forme de liquidation.
- Mais il y a à envisager l’augmentation de la consommation d’ici la fin de 1913, augmentation qui certainement grossira notablement les chiffres ci-dessus. De plus, il ne faut pas oublier que la Compagnie Continentale Edison a largement participé à la constitution de la Compagnie Parisienne de distribution d’Electricité, qui commencera à fonctionner en 1914* Cette participation constitue encore un actif important. Aussi semble-t-il que les cours actuels des actions de la Compagnie Continentale Edison, bien qu’en plus forte plus-value depuis deux mois, n’ont pas encore escompté tout ce que l’entreprise a à attendre d’un avenir prochain.
- Compagnie française pour /'exploitation des procédés Thomson-Houston. — Objet social. — i° La fabrication et la vente en France et dans les colonies françaises, en Espagne et en Portugal, mais non dans les colonies de ces deux derniers pays, et encore en Italie, des appareils et machines du système Thomson-Houston, pour ce qui concerne l’éclairage électrique, le transport de l’énergie, la traction électrique, l’industrie minière et tous autres appareils ou machines électriques du même système ;
- 20 L’exploitation d’un traité reproduit à l’article 5 des statuts et intervenu avec la Thomson-Houston International Electric C°, ledit traité ayant pour effet de transférer à la Compagnie française Thomson-Houston tous droits de brevets, de fabrication et de vente des appareils et machines visés sous le premier alinea ci-dessus .
- 3° Et, d’une manière générale, l'exploitation, dans les pays indiqués sous le premier alinéa ci-dessus, de tous autres appareils ou machines électriques, ainsi que l’exploitation, sous quelque forme que ce soit, de toute entreprise ou industrie produisant, appliquant ou utilisant 1 énergie électrique, soit au moyen des appareils et machines du système Thomson-Houston, soit au moyen de tous autres appareils.
- Durée de la société : 90 ans à dater du 27 février
- 1893.
- Capital social : 4°*°°o*ooo de francs en actions de 5oo francs chacune, entièrement libérées, sur lesquelles 4.200 ont été remises aux apporteurs pour être délivrées à la Tliomson-Housion International Electric G°, plus une somme de 20.000 fr. en espèces pour indemniser les apporteurs des frais, voyages et démarches faits par eux pour arriver à l’obtention du traité ci-dessus mentionné.
- Les administrateurs reçoivent des jetons de présence volés par l’assemblée générale et 10 % des bénéfices nets, après prélèvement de 5 % pour la réserve légale, et 5 % aux actionnaires comme premier divi-
- dende.
- Les actionnaires sont réunis chaque année à Paris, au siège social, ou dans tout autre lieu désigné par le conseil d’administration, dans les six mois de la clôture de
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- 7' Mars 1908.
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- l’exercice. Il est convoqué, en outre, des assemblées extraordinaires toutes les fois que le conseil d’adminis-trationen reconnaît l’utilité. Les convocations sont faites par avis inséré une seule fois dans un desjotirnaux d’annonces légales de Paris, vingt jours au moins avant l’époque de la réunion. Ce délai peut être réduit'’à dix jours pour les assemblées générales extraordinaires ayant pour objet des modifications aux statuts, ou sur une deuxième convocation.
- Création d’obligations. — La société a émis : i° eu avril 1896, 20.000 obligations de 5oo francs chacune, au taux de 5 % . Ces obligations ont été remboursées en 1906 ; 20 en juillet 1899, 4°*00° obligations de 5oo fi*, chacune, rapportant 4 % d’intérêt annuel, payable par moitié, les icr janvier et icr juillet, sous déduction des impôts, amortissables avant le iCr juillet 1948 par tirages au sort annuels, avec faculté de remboursement au pair par anticipation et préavis de trois mois.
- Le conseil d’aministration, conformément à l’article41 des statuts, a décidé l’émission de 20.000 obligations nouvelles 4 % , d’une valeur nominale de 5oo francs chacune, du même type que les obligations 4 % déjà existantes et remboursables dans les mêmes conditions et aux mêmes époques, suivant un tableau d’amortissement identique allant jusqu’en 1948. Elles pourront être remboursées par anticipation avec préavis de trois mois.
- IIILA^ DU 3l DÉCEMBRE IQOÔ.
- ACTIF
- Apports........................................ 1 »
- Frais de constitu lion eld installation 1 »
- Mobilier...................................... 1 »
- Modèles, dessins induslricls, éludes, brevets....................... î >’
- Immeubles............................... 600.000 »
- Espèces en caisse et en banques et
- effets îi recevoir............... 3*359*2o3 oG
- Titres en portefeuille............... 58.055.4/8 85
- Participations industrielles.......... 10.000.000 »
- Matériel eu magasin et chez divers. 547 -155 48
- Travaux en cours....................... 3.865.234 59
- Débiteurs divers.................•. . 17 * 999 • °^4 21
- Total de l’actif....... qd , 7 • t . » m* i 9
- RASSIE
- Capital........................... 4 ci. 000.000 »
- Obligations........................ 19.905.000 »
- Réserve statutaire.................. 1.445.342 42
- Réserve spéciale.................... 2i.55o.ooo »
- Créditeurs divers................. 7. 884.582 02
- Coupons à payer :
- Sur actions............... ‘48.5o2 07 )
- Sur obligations........... 176.880 y5 ! 710.528 82
- Obligations à rembourser. 285.046 » )
- Comptes d’ordre et divers... ...... 35r.555 48
- Profits et pertes................... 2.579.201 4^
- Total du passif... . 94.426.110 J9
- Compagnie des tramways de Reims. — L’ère des dividendes recommencera cette année par la répartition d’un dividende de 3 fr. 5o par action.
- Les recettes de 1907 se sont élevées à 995.904 fr. 85 contre 947.224 fr. 5o en 1906, soit en plus value de 48.680 fr. 35.
- Le bénéfice d’exploitation a atteint en chiffres ronds 38o.ooo francs qui, majoré du report précédent de 60.000 francs, laisse un total disponible de 44°.000 francs que
- le conseil répartira comme suit :
- Frais généraux, intérêts, etc....... i45.ooofr.
- Amortissement et renouvellement..,. 90.000 »
- A la réserve........................ 10.000 »
- Dividende de 3 fr. 5o à 38.000 titres. 133.000 »
- A nouveau environ.............. 62.000 »
- 44o.ooo fr.
- Société des Omnibus et Tramways de Lyon. — On a introduit récemment à la cote officielle les titres de la Société des omnibus et tramways de Lyon. Cette société a été constituée en 1879.
- Depuis 1899, toutes les lignes sont exploitées à l’électricité Les recettes, qui étaient de 3.187.121 fr. i5 en i8q5, se sont élevées à 6.743. io3 fr. 80 en 1906. Le capital social est actuellement de 16 millions de francs. Il y a une dette obligataire de 15.989.600 francs.
- En 1906, la société a réparti 47 b** 5o de dividende. Au dernier bilan connu, les immobilisations figurent pour 34.787.981,20, les réserves pour 2.426.104,11, L’actif réalisable se chiffrait par 5.633.536 fr. 66, le passif exigible par 2.127.605 fr, 07. La situation financière est • donc bonne. On cote 1.225 en action tramways et omnibus [de Lyon. Ce titre se capitalise ainsi avec le dernier dividende à 3,87 %.
- Ateliers de construction Boiiinckx, Bruxelles. — L’assemblée générale du 3o janvier dernier a approuvé les comptes de l’exercice 1906-07, se traduisant par un bénéfice net de 23i.43i fr. 33.
- Sur cetlc somme il a été prélevé. 75.000 francs pour amortissements sur immeubles, matériel, mobilier ; 3.000 francs pour prévisions fiscales, et 22.392 fr. 24 pour tantièmes. Sur le solde, il est attribué 5 % , soit
- 5o 000 aux actions de capital, 5o francs soit 80.000 fr. aux actions de jouissance, et i.o38 fr. 3g au report à nouveau.
- Usine électrochimique de Berlin (fabriques à Bitlerfeld et Uheinfolden).— Le 5 février, l’assemblée générale, tenue à Berlin, a voté un dividende pour 1907 de 9 % .-Le fonds d’amor lissement et réserves s’élève à 4 ll2 millions, dont 5oo.ooo francs prélevés sur les bénéfices du dernier exercice.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N°10.
- L*Efectrizitfttswerk Schwyz à Schwyz (Suisse). — tCette société convoque ses actionnaires en assemblée extraordinaire pour le 17 courant. Tractanda : a) conclusion d’un contrat de fourniture de force hydraulique avec le district de Schwyz, en vue de rétablissement de deux nouvelles usines; b) rapport et projet de conversion de l’emprunt obligations actuel.
- Societa Toscana per imprese elettriche, Florence. — Cette société à laquelle la « Kontinenlale Gesellschaft für eleklrische unternehmungen » à Nuremberg est toujours fortement intéressée, émet une nouvelle série d’obligations 4 1 fi % pour i.5oo.ooo lire. Le capital-obligations atteindra ainsi 4 millions de lire et sera égal au capital-actions. Le développement considérable des affaires de la Société paraît avoir nécessité ce nouvel emprunt. La Banca. Commerciale Ilaliana à Milan s’est chargée de l’émission des titres.
- Société de Voir liquide. — L’Assemblée extraordinaire s’est tenue le 19 février, sous la présidence de M. Delorme, ayant a ses côtés MM. Gallier et Lepôtre. 9.800 actions présentes ou représentées.
- Cette Assemblée avait pour but de vérifier et de reconnaître la sincérité de la déclaration de souscription et de versement relative à une augmentation de capital de 5oo.ooo francs divisé en 5.000 actions de 100 francs, assimilées aux actions anciennes et participant aux riiémes droits.
- Cette «augmentation est faite suivant décision d’une Assemblée du 11 janvier dernier, donuant l’autorisation de porter le capital, suivant besoin, de t à 2 millions de francs.
- L’Assemblée 'générale a approuvé la déclaration de souscription’ et de versement et constaté raugmentation de capital en résultant.
- Tramways de Rouen. — Bilan au 3i décembre 1907.
- ACTIF
- Dépenses d’établissement du réseau :
- Immeubles.....................Fr. ‘297,585 00
- Usine.............................. 2.172.47*-* 00
- Voies anciennes et nouvelles, ligne
- aérienne, feeders, etc......... 9. 104.4^7 00
- Indemnités et frais divers........ 463.249 00
- Voitures électriques et de remorque,
- dépôts, ateliers et stations...... 2.242.412 00
- Caisse et banquiers............... 411.653 00
- Portefeuille...................... 296.49I <>o
- Débiteurs divers.................. 11 -944 00
- Approvisionnements divers......... 257. *222 08
- Comptes d’ordre : divers.......... 4b.97° 00
- Acompte sur le dividende de l’exercice 1907.............................. 36i.56o 00
- ....Fr. 15.665.900 00
- PASSIF
- Capital :
- 25.000 actions de 5oofr., 12.5oo .000 A déduire :
- 896 actions amorties... 448.000
- I2.052.000.00
- Obligations en circulation....... 448.000.00
- Réserves et amortissements :
- Réserve statutaire............... 447 * 54^ •00
- Amortissement du capital......... 448.000.00
- Amortissement des obligations.... 552.000.00
- Compte de prévoyance.................. 55o.ooo.oo
- Comptes divers :
- Dépôts divers.......................... 27.320 00
- Créanciers divers................ 128.55o 00
- Profits et pertes................... 1,012.472 00
- Total.........Fr. 15.665.968 29
- Tramways d’Amiens. — L’assemblée des actionnaires a été convoquée le 2 mars. Des comptes qui lui ont été soumis il ressort que les recettes d’exploitation se sont élevées à 757.598 fr., contre 790.014 fr. en 1906, soit une diminution de 32.4i5 fr.; il est vrai que les résultats de 1906 pouvaient être, jusqu’à un certain point, considérés comme exceptionnels, à causé de l’exposition qui avait eu lieu, celle année-là, à Amiens.
- Les dépenses d’exploitation ont, par contre, beaucoup augmenté, par suite de la hausse générale des matières premières, notamment, des combustibles, et de l’application de la loi sur le repos hebdomadaire. Aussi les bénéfices nets ne sont plus que de 229.900 fr. Le conseil a proposé la distribution d’un dividende de 25 fr. par action, qui, avec l’allocation à la réserve légale, absorbera 209.721 fr. Le solde, soit 20.076 fr., sera reporté à nouveau.
- Voici le résumé des trois derniers bilans au 3i décembre :
- ACTIF 1907 1906 1905
- Immobilisé et à amortir. Fr. 5.027.087 5.oo5.3o2 4.806.992
- Réalisable et disponible.... 545.o55 361.790 468.588
- Totaux Fr. 5.572.142 5.367.092 5.275.580
- PASSIF
- Envers la société,capital. Fr. 4.000.000 4.000.000 4 •000 •000
- ld. réserves. 271.006 373 740 292.913
- Envers les tiers, obligations. 1,000.000 595.500 610.5oo
- Id. créditeurs. 71.236 94.292 62.562
- Bénéfices . 229.900 3o3.55o 309.605
- Totaux Fr. 5.572.142 5.367.092 5.275.580
- Total....
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- 7 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ».
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- Chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris. Assemblées générales ordinaire et extraordinaire du 27 février 1908.
- La séance est ouverte à 3 heures sous la présidence de M. Laurans qui appelle auprès de lui, comme assesseurs, MM. Albert Mirabaud et Alfred Petit.
- ♦ Titrés représentés : 66.35o.
- Nous avons publié les chiffres du bilan dans notre numéro du 22 février, p. a63.
- M. Magnicr remplit les fonctions de secrétaire.
- LE RAPPORT DU CONSEIL Messieurs,
- Nous vous avons convoqués en Assemblée générale : à titre ordinaire pour vous soumettre les comptes arretés au 3i décembre 1907 et vous mettre au courant de l’état d’avancement de nos travaux ; à titre extraordinaire pour vous demander de porter notre capital social de 3o millions à 5o millions de francs.
- Conformément à l'usage qui s’est établi et que vous avez apprécié, nous venons vous présenter, en meme temps que les comptes de l'exercice écoulé, un tableau détaille de l’état d’avancement de nos travaux et de la situation de nos projets.
- 1. — Lignes déclarées d’utilité publique.
- Nous vous rappelons que ces ligues comprennent :
- La ligne principale de la Porte de Versailles à la place des Abbesses;
- La ligne secondaire de la gare Saint-Lazare à la Porte de Saint-Ouen ;
- Dont les longueurs respectives sont de 9,548™ pour la première et 2.870 pour la seconde, soit, au total, i2km 418..
- Ligne principale :
- En ce qui concerne la ligne principale, les travaux d’infraslracture ont été divisés en six lots, dont les quatre premiers ont été adjugés en 1906 elles deux derniers n’ont pu l’être qu’en 1907 ; ces derniers n’en sont pas moins suffisamment avancés pour que l’espoir exprimé l’an dernier d’en voir à peu de chose près l'achèvement en 1908 semble devoir se réaliser ponctuellement.
- Sur la rive gauche, grâce aux expropriations effectuées par la Ville rue de Vaugirard et à la disparition compléta des lacunes que présentait le boulevard Raspaii, grâce aussi à l'achèvement des travaux importants de dérivation du Collecteur de Vaugirard et au succès obtenu par l’emploi du béton armé pour la construction de trois stations dans les parties étroites de cette même rue, nous avons vu successivement disparaître tous les obstacles qui auraient pu s’opposer à la marche de nos travaux, si.bien qu’à ce jour sur treize stations, onze sont achevées ou presque achevées comme gros œuvre et deux en cours de construction, et que, sur une longueur
- totale de 5.488m, la voûte présente seulement trois lacunes qui mesurent ;'i peine ikm en tout.
- Sur la rive droite, les travaux adjugés seulement le 19 février et le i5 mai dernier n’eu sont pas moins en pleine activité. Ils ont été menés si rapidement entre la Seine et la gare Saint-Lazare que, sur quatre stations, deux sont achevées comme gros œuvre, et les deux autres en cours, et que, pour une longueur totale de i.888m, la voûte est exécutée sur 1.027™ et cela, malgré l’obligation de procéder d’un bout à l’autre à des épuisements continus et de prendre des précautions toutes spéciales pour ne pas compromettre au passage la solidité des maisons au pied desquelles nous avions à exécuter les ouvrages souterrains à un niveau très inférieur à celui des fondations. Si les choses sont moins avancées entre la rue Saint-Lazare et la place Pigalle, les difficultés sont moindres et les travaux, maintenant entrepris sur toute la longueur, pourront s’achever en même temps, pourvu que les expropriations, auxquelles il nous faut procéder place Saint-Georges et que nous poursuivons activement, ne nous causent pas de trop longs retards.
- . Entre les deux rives, la traversée de la Seine est entreprise: après la transformation de la future station « Université », achevée au mois de mai 1907, en une vaste usine souterraine renfermant une machinerie de quelque 1.200 chevaux de force, après le montage des deux boucliers destinés à réaliser l’établissement des deux tubes métalliques de 5m de diamètre, l’avancement progressif de ces engins a commencé au mois de juillet; poursuivi d’abord à l’air libre pour tous les deux jusqu’en septembre, il s’est continué ensuite à l’air comprimé pour le premier, qui approche de la Seine et va s’engager sous le fleuve dans quelques jours, puis pour le second qui le suit à distance. Il est à présumer que les deux tubes métalliques s’achèveront peu de temps après les souterrains des deux rives, assez tôt au moins pour ne pas retarder l’établissement général de superstructure.
- Ligne secondaire :
- Les travaux de la ligne secondaire sont également très avancés, d’une part depuis la Porte de Saint-Ouen jusqu’à la place Clicliy ; de l’autre, au terminus de la gare Saint-Lazare ; ils viennent d’être entrepris dans la rue d’Amsterdam et tout permet de supposer qu’ils s’achèveront en même temps que ceux de la ligne principale.
- Stations :
- Les emplacements des treize stations de la rive gauche et des quatorze stations de la rive droite ayant tous été définitivement fixés à la suite des enquêtes règlementaires, vingt-cinq projets sur vingt-sept sont déjà soumis à l’Administration ; trois approuvés par le Conseil municipal en novembre 1907 von! entrer dans la période d’exécution.
- Les revêtements céramiques pour la décoration des
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- T. I (2e Série).— N° 1(É
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- stations, dans lesquelles nous comptons introduire quelques dispositions nouvelles, ont été récemment adjugés; les autres marchés accessoires sont en préparation.
- Nos prévisions de l'an dernier se sont donc réalisées de point en point; et la Inarche des travaux, qui n’a subi aucun temps d’arrêt et ne nous a causé aucun mécompte, confirme pleinement nos appréciations antérieures, de même que nos évaluations de dépenses sont demeurées dans la limite de nos estimations primitives.
- Superstructure :
- Les projets de superstructure dont nous avions annoncé la préparation ont été continués et, pour la plupart, mis au point; plûsieurs ont été déjà soumis à l'administration, qui leur a fait bon accueil, de sorte que nous avons déjà pu passer un certain nombre de commandes les plus pressantes, parmi lesquelles celles des traverses de la voie, celles des équipements électriques et celles aussi du matériel roulant, qui a été confié à quatre maisons françaises de premier ordre et qui réunira toutes les améliorations résultant des enseignements de la pratique.
- Nous avons entre les mains les propositions à la fourniture du courant et nous mettons au point les projets pour les transmissions de l'énergie.
- Les dispositions des dépôts et ateliers à construire sur le terrain de ao.ooom de superficie précédemment acquis non loin de la porte de Versailles sont dès à présent complètement arrêtées,et les premiers travaux d’aménagement ont été entrepris. Nous préparons, d’accord avec les Compagnies intéressées, le raccordement des voies du dépôt et avec celles du Chemin de fer de Ceinture et avec la gare des marchandises du Chemin de fer de l'Ouest, à Grenelle. D’autre part, les terrains destinés à recevoir les sous-stations sont prêts pour la construction des bâtiments qui y sont projetés.
- Enfin, étant donné l’état d’avancement des travaux, nous avons dû envisager les dispositions à combiner en vue de l’organisation des services d’exploitation, et nous avons pris nos mesures pour en commencer d’ores et déjà l’étude préliminaire.
- Correspondance arec le Métropolitain.
- Il vous paraîtra sans aucun doute intéressant d’apprendre que la question delà correspondance avec les lignes métropolitaines vient d’être résolue dans le sens favorable à l'échange graluit des voyageurs entre les deux réseaux.
- Comme vous le savez, en vertu de son cahier des charges, notre Société est tenue de recevoir gratuile-ment^les voyageurs en provenance du Métropolitain à charge de réciprocité. Nous avons toujours pensé que cette réciprocité serait assurément consentie en temps utile, c’est-à-dire avant la mise en service de nos lignes, car il y. va sans contredit de l’intérêt primordial du public. Mais il fallait pour cela que la Ville obtînt l'assen-
- timent de la Compagnie du Métropolitain; puisque son cahier des charges,antérieur au nôtre, n’avait pas prévu pareille obligation. L'administration municipale a saisi l’occasion que lui offrait la concession à la Compagnie du Métropolitain des diverses lignes complémentaires dont la Ville de Paris se propose d’entreprendre elle-même l’infrastructure au moyen de fonds d’emprunt, pour entamer des négociations à cet égard ; ces négociations ont récemment abouti à un projet de convention qui fixe définitivement les principes do l’échange gratuit des voyageurs entre les lignes métropolitaines et le Chemin de fer Nord-Sud ; él l’approbation du projet de convention par le Conseil municipal, intervenue le ü3 décembre dernier, a consacré ce principe qui est désormais acquis.
- II. — Lignes nouvelles.
- La concession du prolongement de notre ligne principale de la place des Abbesses à la place Jules-Jof-frinj (1.209™), délibérée par le Conseil municipal le 12 juillet 1906, a été l’objet d’une convention signée par M. le préfet de la Seine, à la date du 10 mai 1907, et qui consacre les divers avantages financiers consentis en 1905, à titre de compensation de l’adhésion que nous avons donnée à l’interversion du tracé avec la ligne métropolitaine numéro 4 aux abords de la gare Montparnasse. Depuis lors, l'instruction de l’avant-projet se poursuit on vue de la déclaration d’utilité publique; les ministères des Travaux publics et de l’Intérieur se sont prononcés favorablement, le Conseil d’Etat vient d’émettre un avis dans le même sens et il ne reste plus à obtenir que le vole du Parlement. Pour hâter l’exécution de ce prolongement important, réclamé par les populations du XVIIIe arrondissement, nous avons présenté par avance le projet d’exécution qui a déjà été examiné par les divers services et se trouve prêt à être soumis à l’approbation définitive de la municipalité aussitôt après la promulgation de la loi déclarative d'utilité publique, de manière que les travaux puissent être entrepris sans retard. Nous aurons à nous prononcer dans un délai de cinq ans sur le prolongement complémentaire jusqu’à la porte de La Chapelle à l'entrée de la Plaine-Saint-Denis.
- Nous vous avions fait connaître précédemment qu’à la suite de vœux émis par le Conseil général de la Seine et les municipalités de Cliehy, de Gcnnevtlliers et d’Asnières, nous avons étudié un embranchement se détachant de notre ligne, secondaire à la station de la Fourche et aboutissant à la porte de Cliehy, après un parcours de i.35om, et que l’avanl-projot de cet embranchement, soumis à l’enquête d’utilité publique, avait trouvé auprès du public et de la Commission spéciale, un accueil particulièrement favorable. La concession vient de nous en être accordée par une délibération du Conseil municipal en date du 2I décembre dernier.
- La convention destinée à consacrer celle concession est à la signature de M. le préfet de la Seine ; nous
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- aurons à poursuivre ensuite la déclaration d’utilité publique et à présenter le projet d’exécution. Nous avons d’ailleurs pris les devants, au cours des travaux de notre ligne secondaire Sainl-Lazare-Sainl-Ouen, aux abords de la Fourche, et disposé d’ores et déjà nos ouvrages de manière qu’ils se prêtent sans remaniement ultérieur au raccordement du nouvel embranchement qui, à partir de la bifurcation, constituera -une deuxième branche desservie alternativement, et dans les mêmes conditions que celle de Suint-Ouen, par des trains parcourant le tronc commun entre Saint-Lazare et la Fourche.
- Sur la demande de l’Administration, nous avons fait l’élude sommaire d’un embranchement analogue, mais de plus grande longueur (a.8oom), qui se détacherait de notre ligne principale à la station Montparnasse et gagnerait la porte de Vauves par la rue de l’Arrivée, l’avenue du Maine et la rue de Vanves.
- D’autre part, les concessions de la « place des Abbesses à la place Julcs-JolFrin » et de la « Fourche à la porte de Clîchy », qui complètent si harmonieusement les lignes déjà déclarées d’utilité publique, nous ont été accordées par la Villfe de Paris.
- Il y a tout lieu d’espérer qu’avant même l’ouverture à l’exploitation de notre ligne principale, les lois qui doivent les consacrer l’une et l’autre seront promulguées et que les travaux en auront pu être entrepris.
- En vue de l’exécution de ces ti’avaux, et pour nous conformer au programme tracé dès l’origine de notre Société, nous venons vous demander de décider l’augmentation du capital social en le portant de 3o à 5o millions de francs par l'émission de 80.000 actions nouvelles, d’un taux nominal de a5o francs chacune.
- Cette augmentation de capital serait réalisée en totalité ou par fractions de 10 millions de francs et au mo. ment que votre Conseil jugerait le plus opportun.
- Conformément à l’article 9 des statuts, un droit de préférence serait réservé aux actionnaires anciens dans la proportion des titres par eux possédés.
- LES RÉSOLUTIONS
- Première résolution :
- L’Assemblée générale approuve les rapports du Conseil d’administration et des Commissaires des comptes, ainsi que le bilan et les comptes arrêtés au 3r décembre 1907.
- Deuxième résolution :
- L’Assemblée générale donne quitus à la succession de M. Albert Chaberl, Administrateur décédé.
- Troisième résolution :
- L’Assemblée générale confirme la nomination faite sous la réserve statutaire de M. Duley-llarispe, en remplacement de M. Albert Chabert, décédé, et de MM. le comte de Lyrot et Paul Chapuis, et nommé Administrateurs de la Société : MM. E. de Billy, J. Charles-Roux, P. Chalel, Général Delanne, F. Devise, X. Jani-cot, Juillet Saint-Lager, A. Laurans, Maxime Duval, J. Pallain, G. de Pellcrin de Lalouche et A. Salles.
- La durée du mandat conféré aux Administrateurs nommés on réélus est de six années.
- Quatrième résolution :
- L’Assemblée générale, après avoir entendu lecture de Conventions en date du 10 septembre 1906 et 10 mai 1907, ratifie en tant que de besoin lesdiles Conventions.
- Cinquième résolution :
- L’Assemblée générale nomme Commissaires des comptes, pour l’exercice 1908, MM. E. Bcrrut et G. Lefèvre-Ponlalis, avec pouvoir d’agir ensemble ou séparément, et fixe la rémunération de chacun d’eux à la somme de 1.000 francs.
- Sixième résolution :
- L’Assemblée générale ratifie, en tant que de besoin, tous les marchés et entreprises faits avec les Sociétés dans lesquelles un ou plusieurs Administrateurs avaient des intérêts et donne, pour l’exercice en cours, à ceux des Administrateurs qui en auraient besoin, les autorisations prescrites par l’article 4° de la loi du 24 juillet 1867.
- Septième résolution :
- L’Assemblée générale, après avoir entendu les explications du Conseil d’administration et sur la proposition de ce dernier décide :
- Que le capital social sera augmenté jusqu’à concurrence de 20 millions de francs et, par suite, porté de 3o millions à 5o millions de francs.
- Que celte augmentation aura lieu en totalité ou par fractions successives de 10 millions de francs, suivant les besoins de la Société, et en suite de décision prise à cet efîet par le Conseil d’administration;
- Que ladite augmentation de 20 millions de francs aura lieu par l’émissioii de 80.000 actions d’une valeur nominale de 25o francs chacune, à souscrire contre espèces ;
- Que lesdiles actions nouvelles seront émises,au taux fixé parle Conseil [d administration, suivant lejs circonstances où aura lieu la souscription;
- Que ces 80.000 actions nouvelles auront droit, à partir du 1e1’ janvier 1908, à un intérêt intercalaire de 3 % l'an, aux mêmes conditions que les 120.000 actions anciennes;
- Que le montant des actions nouvelles sera payable: un quart en souscrivant, plus le montant des intérêts intercalaires courus à partir du ier janvier 1908, et, le surplus, un mois après le premier versement ;
- Que les 80.000 actions nouvelles, ainsi assimilées aux 120,000 actions anciennes, seront soumises à toutes les dispositions des statuts ;
- Qu’un droit de préférence pour la souscription des actions nouvelles sera réservé aux porteurs des actions anciennes dans la proportion des titres par eux possédés ; mais ils devront user de ce droit de préférence dans le délai qui sera fixé par le Conseil d’administration, sui-ant publication qui paraîtra dans deux journaux quotidiens de Paris pour annoncer l’ouverture de la souscription et le taux d’émission.
- Toutes ces résolutions ont été adoptées à l’unanimité.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). -, N° 10.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Le io mars 1908, â 10 heures, mairie de Belfort, construction d’un poste radiotélégraphique. Mont. 17.000 frs. Caut. 800 fr. Renseignements à la chefferie du génie, à Belfort, 22, rue des Armes,
- Jusqu’au 14 mars, à 11 heures, à la maison communale, à Montignics-sur-Sambre (Hainaut), soumissions pour rinstallation de l’éclairage électrique dans les locaux de l’école industrielle.
- Jusqu’au i5 mars, à la maison communale, à Mont-s ur-Marchienne (Hainaut), propositions pour l’éclairage généïal de la commune.
- Belgique.
- Le 25 mars, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section d’Estinnes-au-Val (station) à Estinnes-au-Mont (terminus) du chemin de fer vicinal de La Louvière â Estinnes-au-Mont, 127,037 fr. • caut. i3 000 francs. Soumissions recommandées le 24 mars.
- Suisse.
- Jusqu’au i5 mars, M.H. Wagner, président du comité-de rUnion des centrales suisses d’électricité, service électrique de la ville, à Zurich, recevra les offres pour la fourniture de 33o.ooo lampes à incandescence de 45 â i:35, i36 à 175 et 175 à a5o volts.
- Espagne.
- Le 21 mars, à 11 heures, à la direction générale des postes et télégraphes, à Madrid, fourniture de 5.000 poteaux télégraphiques de 7 métrés en châtaignier et de 36.000 cylindres en zinc pour piles Callaud.
- Le 8 avril, à 8 heures, à la direction générale des postes et télégraphes, à Madrid, construction et exploitation des réseaux téléphoniques, interurbains du Sud, du Sud-Est, du Nord-Est et du Nord-Ouest. Soumissions jusqu’au 2 avril.
- t ,
- ; Le 8 avril, à 10 heures, à la direction générale des postes, à Madrid; i° construction, pose et exploitation d’un câble télégraphique sous-marin de Cadix à Téné-riffe et Las Palmas ; — 20 installation et exploitation du service radiotélégraphique de la péninsule et des îles adjacentes. Soumissions jusqu’au 3 avril.
- Le 6 avril, à la Junta de Obras du port de Séville, fourniture de 5 extracteurs et 5 transporteurs par câbles, destinés aux travaux de la Costa de Tablada.
- Le 6 mai* à la direction générale des travaux publics (ministère de fomcnlo), à Madrid, construction du chemin de fer de Lerida â l’entrée du tunnel international : caut. : 745.139,74 pesetas. Le concessionnaire devra fournir le matériel suivant : 20 locomotives, 20 voitures de iP0 classe, 36 de 2e, 49 de 3°, 8 voitures mixtes de ir0, 2e et 3e classes, 240 wagons à marchandises, 90 id, à hauts bords et q5 à bas bords. L’Etat espagnol accordera une subvention de 60.000 pesetas pour chaque kilo,-mètre de ligne.
- Italie.
- Le 16 mars, à ii heures, au ministère de la marine, à Rome, et à la direction des arsenaux de Spezia, fourniture de tuyaux réfrigérants en laiton pour condensateurs, 80.549,90 lire.
- Le 17 mars, à 11 heures, au ministère de la marine, à Rome, et à la direction des arsenaux de Venise, fourniture de tuyaux réfrigérants pour eondensateûrs, 78.376 lire.
- Autriche-Hongrie.
- Le 10 mars, aux chemins de fer de l’État autrichien, à Lemhergy fourniture, de 2 moteurs à huile avec générateurs, grue roulante, réservoirs, pompe centrifuge, électro-moteur, conduites en tuyaux, etc. .
- Prochainement, â l’administration communale, à Kô~ flach, installation de l'électricité, 4°o.ooo couronnes.
- Prochainement, à l’administration communale, à Gleis-rfo7,/’(Steiermark),extension des installations électriques, 210.000 couronnes.
- Russie.
- Prochainement, au ministère des voies de communication, à Saint-Pétersbourg, construction d’un chemin de fdrde Tjumen-Omsk (Sibérie) de 520 verstes, 3i.000.000 de roubles.
- Bulgarie.
- Le 23 mars, au ministère des travaux publics et communications, à Sophia, fourniture et montage des installations électriques et mécaniques d’un système de signaux combinés avec téléphone.
- paris. — imprimerie levé, rue cassette, 17j
- Le Gérant ; J.-B. Nouet,
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- Tome 1 <2* série).
- SAMEDI 14 MARS 1908.
- Trentième année. — N° II.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- L’Éc
- Paraissant le Samedi
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- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 329. —P. Nicolas. Les matières premières de l’éleclroleclmique. (Suivre pour bobiner sur champ Nécessité du recuit. Sa mesure, p. 331. — A. Maxaut. Usure ondulatoire des rails {fin), p. 332.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Bases de la théorie de la commutation, R. Rüuen-berg, p. 340. — Mesures. Emploi d’un étalon réglable d’induction mutuelle pour la mesure des coefficients d'induction et des capacités, A. Campbell, p. 343. — Traction. Sur un nouveau moteur monophasé à collecteur pour traction, G.-F. Alexan-derson, p. 346. — Electrochimie. Sur l’électrolyse des dissolutions d’acide chlorhydrique pur, E. Doumer, p. 347. — Brevets, p. 348. — Bibliographie, p. 330. — Variétés. — La réglementation nouvelle des appareils à vapeur, p. 351. —Chronique industrielle et financière. — Application du système Thury à la commande des trains de laminoir et des machines d’extraction, p. 353. —I/élcctrification des chemins de for de New-York, New-Iïaven et Hartfort. p. 353. — Nouvelles installations de traction électrique, p. 354. — Liste dos brevets, p. 354. — Renseignements' commerciaux. p. 856. — Chronique financière, p. 357.
- EDI T OUI AL
- Dans sa séance du (i mars, l'Académie française a élu au fauteuil de Sully-Prud’homme i\I. Henri Poincaré, memhro de P Académie des sciences.
- Nous n'avons pas à rappeler ici l'œuvre scientifique de M. Poincaré, Ions nos lecteurs la connaissent. Les mathématiques, la physique, l'astronomie, sont les sciences pures où son labeur s'est sans doute exercé avec le plus de fécondité et de succès, mais on retrouverait, en parcourant noire collection, tous les sujets d’électricité industrielle que M. Poincaré a traités avec son habituelle pénétration. Son œuvre scientifique et technique a été complétée par une œuvre philosophique, et ses deux ouvrages : La science et VhypothèseelLa valeur de la science, sont connus de tous ceux qui s'intéressent aux grands mouvements de la pensée contemporaine.
- Parmi les tendances actuelles des grandes
- usines de conslruction, Tune des plus carac-térisliq ues est la créa lion de laboratoires spécialement affectés aux essais des matériaux. L'on ne saurait d’ailleurs discuter futilité de seinblables laboratoires, encore peu répandus malheureusement en France; ils permettent seuls de' faire un contrôle sérieux de là qualité des matières premières fournies aux constructeurs. En outre, au point de vue spécial de la construction d'appareils électriques, les formules permettant d'établir les- projets n'ont un intérêt pratique (|u'autant que l’on y donne, aux diverses constantes, des valeurs suffisamment concordantes avec celles qui correspondent à la réalité des faits. Par exemple, l'on peut commettre des erreurs grossières dans le calcul d'une dynamo, si l'on adopte dans ce calcul la perméabilité fournie par un aide-mémoire pour des tôles non identiques à celles employées effectivement dans la construction.
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- T. I (2e Série). — N» 41.
- LA LUMIÈRE
- Dans une série de noies dont la première est contenue dans ce numéro (p. ?.3o), M. Nicolas se propose de donner des indications précisés BUr les méthodes d’essais qu’il Convient d’âpplï'qtiei'. La première ilote de M. Nicolas se rapporte au recuit des bandés de cuivre enroulées sur champ si souvent utilisées dans les machines modernes (alternateurs, etc.), pour les bobines d’excitation. L’auteur indique une méthode simple pour la vérification dé ce recuit.
- Nous publions plus loin la deuxième partit! du mémoire de M. Manaut sur Y usure ondulatoire des rails (p. 33a). En se basant sur les expériences de M. Perroud, l’auteur arrive à cëttè conclusion très nette que cette usure est due surtout à l’emploi de moteurs électriques noii suspendus ou partiellement suspendus. Comme nous l’avons dit dans un précédent éditorial, ce phénomène ne se présente guère en ell’et qu’avec la traction électrique ; avec la traction à vapeur, il n’a été constaté qu’exceptionnellement, sur des lignes parcourues par des trains très rapides. Or, si l’on adopte l’explication proposée par M. Manant, i’üsure ondulatoire ne dépend que de la forcé Vivè du poids ivon suspendu des véhiculés ; l’on conçoit donc qu’elle n’atteigne une valeur notable qü’avéc des poids non suspendus très considérables, ou avéc des vitesses très élevées. Comme conclusion,, l’auteur préconise l’emploi de moteurs entièrement sùspendus, analogues par exemple à ceux adoptés par la Compagnie de l’Ouest pour la ligne Invalides-Versailles. Gès moteurs ont d’ailleurs toujours donné entière satisfaction à tous points de vite, et M. Ma/én en recommande l’usage depuis longtemps. Enfin, pour les locomotives électriques puissantes, l’accouplement des moteurs et des roués par bielles 61 manivelles parait devoir résoudre complètement le problème.
- Peu de temps après la publication de l’étude de M. Riebesell sur la commula-
- ÉLEGTRIQUE
- lion (*) un nouveau mémoire, dû à M. Rüden-berg, a paru en Allemagne sur le même sujet. L’on trouvera plus loin l’analyse de cet intéressant mémoire (p. 34<>V. Parmi les considérations développées par l’auteur, toutes ne sont, pas absolument inédites et ne font que confirmer les théories émises précédemment par d’autres auteurs. M. Rüdenberg affirme que l’on peut toujours obtenir en charge une densité limite finie ; il suffit de créer une force électromotrice de renversement variant suivant Une loi déterminée. .Malheureusement, l’auteur ne fournit aucune démonstration rigoureuse de cette proposition. Enfin, l’une des remarques inédites les plus intéressantes est celle relative à l’influence des variations du courant parcourant le circuit extérieur sur la tension nécessaire pour assurer une commutation linéaire; avec des machines à courant alternatif munies de collecteur,, cette influence pourrait même jouer un rôle important.
- L’emploi d'étalons d’induction mutuelle réglables pour la mesure des coefficients et induction ou des capacités a déjà reçu quelques applications. Cependant, il n’existait pas, à notre connaissance, de travail aussi complet, que celui publié tout récemment à ce sujet en Angleterre par M. A. Campbell; nous avons pensé qu’un extrait de cette importante étude intéresserait les lecteurs de la Revue (p. 343).
- Dans notre avant-dernier numéro, se trouve un résumé d’un mémoire de M, Osnos, sur les moteurs monophasés ci collecteur pour la traction. Nous donnons aujourd’hui (p. 346) la description du nouveau moteur de la General Electric Company, établi par M. Alexan-de-rson. Rien que les principes de son fonctionnement soient, en somme, connus depuis longtemps déjà, ce moteur est le résultat d’une étude très minutieuse, et il parait parfaitement au point.
- fi) Voir La. Lumière Electrique, tome I (ae série), i5 février tgo8, p. aia.
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- LES MATIERES PREMIERES DE L’ELECTROTECHNIQUE
- CUIVRE POUR BOBINER SUR CHAMP: NÉCESSITÉ DU RECUIT — SA MESURE
- L’usage presque universel d’alternateurs ou moteurs synchrones à pôles tournants a conduit, pour l’excitation du rotor dans ces machines, à l’emploi de bobines inductrices constituées par des bandes de cuivre enroulées sur champ.
- L’isolation facile entre spires, l'absence de garnissage extérieur (ce qui facilite le refroidissement), la réduction notable de la hauteur des bobines,enfin l’enroulement automatique réalisé aujourd’hui grâce aux machines outils spéciales, ont assuré le succès de ce mode de fabrication.
- Mais, à côté de ces avantages, il y a lieu de signaler les fréquentes malfaçons occasionnées, lors de l'enroulement, par l’emploi d’un cuivre insuffisamment recuit après laminage.
- L'exécution de l’arrondi, en effet, exige un effort assez considérable et soumet le cuivre â des contraintes très élevées. Si donc le métal est trop écroui, l'effort à exercer peut atteindre des valeurs exagérées, capables de fatiguer la machine outil ou son moteur, et, chose plus grave, le métal, travaillant très au-dessus de sa limite d’élasticité, peut subir des déformations profondes (criques, rupture de certaines libres, ete...i susceptibles de produire,da section utile étant réduite, des échanfïements locaux par effet Joule.
- Il y a donc intérêt à vérifier au préalable l’étal de recuit parfait des bandes employées. Cette mesure peut sc faire simplement de la manière suivante :
- On sait, en effet, que l’opération du recuit rend en général un métal moins fragile, mais moins dur, ce qui, â l’essai de traction, se traduit par un accroissement de rallongement contre une diminution de la charge de rupture.
- On pourra donc apprécier le degré d’écrouissage du cuivre à examiner, en prélevant, dans une même région du ruban, deux éprouvettes dont Tune sera traetionnée sans traitement thermique préalable; l’aulre ayant été, au contraire, recuite avec soin.
- Ij’allongement du cuivre dur étant d’environ ii %, et celui du même métal recuit atteignant >() % , on voit que, même dans les cas intermédiaires, la mesure comparative des allongements permettra de conclure.
- Cependant, pour que Fessai ne soit pas critiquable, il est bon d’observer quelques règles élémentaires tant au point de vue du recuit qu’à celui de la préparation des barrettes.
- i°. Recuit. —11 doit être effectué d’une façon bien uniforme sur l'éprouvette finie et sans que la température dépasse le rouge sombre. Une ou deux minutes à cette température suffisent, et il est bon de terminer l’opération en plongeant la pièce dans l’eau froide, ce qui a, entre autres avantages, celui d’éliminer la couche d’oxyde noir qui, sans cela, serait assez adhérente ;
- •2°. Préparation de l’éprouvette.— La mesure de l'allongement étant le point important, il convient de donner au barreau d’essai des dimensions permettant la comparaison avec d’autres résultats, par application de la loi de similitude. L’éprouvette, à section rectangulaire, aura donc la forme indiquée au croquis (cotes en millimètres).
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- H ;B
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- - ....U _.L 4 1 ...ilQ.i... J5 ...
- Fig. i. —Eprouvette pour la mesure de rallongement.
- Les d i ffé r e 11 te s d i m e n s i o n s satisfaisant au x conditions suivantes :
- A ^ r> e L ^ y 66,67 6>A H- ’x
- B — A + j.o"V ,u.
- La partie calibrée sera assez uniforme pour que la variation maxiina de la section soit inférieure à a % .
- On prendra en général pour e l'épaisseur même de la bande et l’usinage de la tranche doit être fait à la fraise ou à la lime, l’emploi des cisailles (qui déforment le métal loin de la coupe) étant absolument proscrit.
- La mesure de l’allongement sera faite comme à l’ordinaire entre les deux repères contenant la cassure, la distance primitive do ces points étant égale à
- ^66,67 eAm/m.
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- T. I (2e Série). — N° 11.
- LA LUMIÈRE
- ÉLECTRIQUE
- A titre documentaire, on peut dire que le cuivre pur électrolytique ayant une résistivité au moins égale aux 98/100 de celle de l’étalon Mathiessen donne, à l’état recuit, une charge de
- rupture d’environ 28 à a5kfif par millimètre carré, rallongement correspondant dépassant en général 5o %.
- P. Nicolas.
- USURE ONDULATOIRE DES RAILS(1) (Fin)
- Après avoir exposé les idées anglaises et allemandes sur la question de corrugations, il nous parait indispensable de résumer une note très intéressante due à M. E. Perroud, ingénieur de la voie au chemin de 1er du Nord, et publiée en août 1907 dans la Revue des chemins de fer. Cette note apporte à l’étude qui nous occupe une contribution importante parce qu’elle établit nettement que les ondulations peuvent exister sur les chemins de fer à vapeur lorsque les convois marchent à des A’itesscs très élevées.
- jYL Perroud expose qu’un bruit caractéristique analogue au son que l’on perçoit au passage des
- lions existent aussi, mais à un degré plus faible, sûr des rails de moindre dureté.
- L’auteur a fait un relevé des dénivellations constatées sur la table du rail, en plaçant une règle bicriplane sur cette table et en introduisant sous la règle des « explorateurs » de faible épaisseur. Il a ainsi constaté que les taches brillantes se trouvent en général sur le sommet des aspérités et s’étendent plus particulièrement sur les faces de ces aspérités, tournées du coté de l’arrivée des trains. Les dénivellations avaient environ omm, 2 ou omm,3.La figure 9 ci-après donne le relevé ainsi obtenu des ondulations d’un rail.
- Fig*. S. — Vue en plan d’un rail présentant des corrugations.
- pouls métalliques ou devant les obstacles continus situés le long de la voie, a été constaté sur le réseau du Nord etsur d'autres réseaux français en des points oit la voie est en remblai et complètement dégagée. L’examen de la voie en ces points a révélé l'existence sur les rails de taches polies cl très brillantes, espacées de 2 à /j cm et ayant l'aspect de touches de pinceau. Il existe sur Je champignon du rail de légères dépressions entre les taches, et le rail présente une série d'ondulations très nettes sur la surface de roulement (fig. 8).
- Les vitesses des trains aux points où se sont produits ces phénomènes sont d'au moins 8okm et peuvent atteindre riokm à l’heure. Le bruit significatif prend naissance pour des vitesses de 70 à 8okm et est très accentué quand la vitesse dépasse 100 kilomètres.
- Ce phénomène a été remarqué spécialement sur les rails en acier dur ; cependant les ondula-
- (!) Voir f.a /Minière fcleclriquef tome I (>e série), ^février 1908, p. 2') ».
- Ces relevés ont permis à M.Perroud d’expliquer la production des taches brillantes par le choc delà roue tombant du sommet S d’une ondulation (lig. ioj. Cette roue tombe en décrivant sensiblement une parabole sous l’action de sa vitesse horizontale Y et des forces verticales, dues à la pesanteur et à la détente des ressorts. Au même moment, le rail qui s’était affaissé se relève et il en résulte un choc entre la roue et la partie MS' du rail qui est ainsi martelée et devient peu à pou polie et plus dure que le reste du champignon. On a constaté très nettement cette augmentation de dureté en opérant le rabotage d’un rail qui présentait les marques brillantes signalées plus haut.
- Les parties du rail ainsi durcies et polies résisteront mieux que les autres aux deux principales causes d’usure des rails, qui sont l’oxydation elle frottement des roues.
- Ainsi, la cause de production des ondulations résiderait dans les dénivellations préexistant sur la surface-de roulement des rails à leur sortie
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- des laminoirs et le remède consisterait a raboter parfaitement cette surface avant la mise en service des rails.
- ATappui des explications qui précèden I,l'auteur
- disparu, mais on aperçoit encore nettement les ondulations; d’ailleurs, le son produit,au passage des trains a été constamment en diminuant depuis cette époque.
- Plan 0L1/ Clam
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- S&is de & wardie. <Lzs Trains* ^----------------------~
- Fig. 9. — Ondulations relevées sur un rail.
- cite les résultats] tournis par le retourne mon t ou le changement .de place de rails ainsi « mouchetés ». Un rail moucheté a été retourné bout pour bout. Après trois semaines, les parties ternes ont commencé à s’éclaircir et les parties brillantes à se ternir, sauf aux sommets des aspérités ; deux mois plus tard le rail avait repris son aspect primitif et Ta conservé depuis trois ans. D’autre part,un rail moucheté placé sur une pente et sou-
- Formation des corrugations,
- Fig. 10.
- mis à de nombreux trains à grande vitesse a été mis sur l’autre voie de manière à se trouver en rampe et soumis à l’action de trains marchant à allure plus modérée. Au bout de trois ans, les taches brillantes primitives ont complètement
- Enfin la note dont il s'agit montre les effets produits sur la surface de roulement d’un rail par un patinage ou par un coup de frein. Ces
- de là Marche des Trains.
- ----jt—---------->-
- Fig'. 11. — Usure duojaiijpatinage des roues.
- effets représentés sur les flg. 11 et îu sont tout à fait différents de ceux précédemment décrits. Cependant, l’existence d’ondulations a été covh
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2P Série). — N° 14.
- statéc prés d’un poste sémaphorique de pleine voie sur une pente légère en alignement droit; la ligure t> représente précisément un rail ainsi atteint. Lcs_tachcsbrillant.es sont encore sur les sommets des dénivellations, mais elles sont moins brillantes et plus étendues ; les fonds des dénivellations présentent des tiares d’usure par les roues.
- Fig1. 12. — Usurojproduite par un freinage normal.
- En résumé, M. Pcrroud attribue la production des ondulations aux inégalités originelles qui existent sur la surface de roulement de rails et au martelage qui se produit par suite de ces inégalités lors des passages des convois marchant à grande vitesse.
- Il est remarquable que cet avis est à peu près le même que celui émis ultérieurement par M. Fell dans le document que nous avons analysé au début de cette étude.
- Ainsi, le phénomène de eorrugation des rails n’est pas spécial à la traction électrique, mais tandis que, sur les lignes de chemins de fer à vapeur, il ne se produit qu'exceptionnellement et pour des vitesses voisines de iookm à l’heure, il est beaucoup plus fréquent dans les exploitations de traction électrique, alors môme que les vitesses réalisées sont bien inférieures. *'
- Il parait donc intéressant de rechercher quelles sont les particularités de la traction électrique qui peuvent être suceptibles de favoriser la production des ondulations.
- Ce mode de traction présente, au point de vue des effets de la voiture sur la voie, deux particularités :
- i° Le retour du murant par les rails de roulement.
- 'jl° La présence, sur la voiture,d’un moteur élec-
- trique lourd, plus ou moins bien suspendu, animé d’un mouvement de rotation rapide, et dont la liaison avec l’essieu est plus ou moins rigide.
- La première de ces particularités ne se présente pas par exemple avec les tramways à caniveau souterrain où le retour se fait au moyen d’un rail de retour spécial; d’ailleurs, son effet ne pourrait être que de favoriser légèrement l’oxydation (par suite de FéchaulTeinent auquel peut être soumis le rail. Cet échaufFenient, d’ailleurs très faible, ne serait susceptible que de développer des ondulations déjà existantes, mais ne pourrait provoquer leur formation.
- C'est doue dans l'organisai ion meme de la voiture automotrice électrique qu’il convient, de rechercher les causes possibles d’une production plus facile des corrugations.
- On sait que, dans une semblable voiture, deux ou plusieurs essieux, munis de roues calées, supportent le châssis de la voiture par l’intermédiaire de ressorts de suspension interposés entre ce châssis et les boites à huile dans lesquelles tournent les fusées d’essieu,
- Los boîtes à huile peuvent coulisser verticalement avec un certain jeu latéral dans les rainures des plaques de garde fixées au châssis. Un certain nombre des essieux sont moteurs: les autres sont seulement porteurs. Les essieux moteurs reçoivent leur mouvement d’un moteur électrique qui peut être ou non calé directement sur cet essieu. On donne alors au moteur électrique, suivant le cas, le nom de moteur à action directe ou de moteur à engrenages. Les moteurs à action directe sont peu répandus actuellement, sauf pour les puissances très élevées; les uns; dont tout le poids reposait sur l’essieu sans suspension, ont dû être abandonnés en raison des détériorations rapides que leur infligeaient les réactions de la voie ; d’autres, dont les inducteurs seuls sont suspendus, n’ont encore été réalisés que depuis peu de temps en Amérique et leur nombre est assez restreint. Enfin, les moteurs à action directe du type entièrement suspendu existent depuis plusieurs années ; ils ont donné d'excellents résultats et il semble que leur prix élevé seul a élé jusqu’ici un obstacle à leur développement.
- L’induit de cos moteurs est calé sur un tube creux concentrique à l’essieu ; un jeu notable existe entre cos deux pièces. La carcasse inductrice est fixée au châssis de la voilure et porte
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- des coussinets dans lesquels tourne le tube creu-N. Le mouvement est habituellement transmis à une des roues de l’essieu par l'intermédiaire de puis? sauts ressorts,
- Ces moteurs réalisent ainsi les conditions suivantes :
- L’essieu ne porte d’autre charge non suspendue que son propre poids et le poids des roues.
- L’essieu et le moteur ne sont pas rigidement liés l’un à l’autre.
- La transmission des efforts s’effectue par l’intermédiaire d’un organe élastique.
- Ces moteurs coûtent assez cher et ne peuvent être employés que dans les exploitations où les vitesses sont assez élevées. Aussi leur prefère-l-on en général les moteurs à engrenages quand la vitesse ne dépasse pas (iokm à l’heure environ.
- Les moteurs à engrenages sont habituellement du type bien connu, dit à suspension par le nez, avec engrenage droit simple. Comme on le sait, l’une des extrémités de la carcasse inductrice repose sur l’essieu sans suspension au moyen de simples coussinets ; l’autre extrémité est attachée, par l’intermédiaire d’un ressort à boudin, à une traverse du châssis. Des coussinets sont disposés sur cette carcasse pour recevoir l’arbre de l’induit. Cet arbre porte vers l’une de ses extrémités un pignon qui engrène avec une roue dentée calée sur l'essieu*
- Ces moteurs présentent donc les caractères suivants :
- La moitié environ du poids du moteur repose directement sur l’essieu sans suspension.
- Il n’y a pas d’organe élastique interposé entre l’essieu et le moteur.
- La transmission s’effectue par un seid des côtés de l’essieu.
- 11 existe quelques modèles de moteurs a engrenages dans lesquels la suspension est complète et où la transmission de l’effort s’effectue par l'intermédiaire d’un organe élastique. Ces derniers moteurs jouissent donc, en somme, au point de vue qui nous occupe, des mêmes propriétés que les moteurs a action directe entièrement suspendus. Mais ils sont,comme eux, d’un prix élevé et, pour cette raison, ils sont encore peu employés.
- Nous supposerons donc la voiture munie d’un moteur à engrenage du type le plus répandu.
- 1,__Marche en aUgneme.nl- droit. — U est facile
- m
- de se rendre compte que, par suite de la présence sur l’essieu d’une charge non suspendue importante, les corrugnlions peuvent prendre naissance à une vitesse bien inférieure à pellp «Ù C-UPS SP seraient produites en l’absence dp çoRp charge non suspendue, En effet, le mouvement parabolique de la roue dans sa chute à partir du sommet d’une aspérité (ffg. m) est très voisin d’un mouvement rectiligne horizontal, car la vitesse vertir cale due à une chute d'environ omm,i est négligeable devant la vitesse horizontale; si, pp outre, on admet que la niasse de la voie heurtée est considérable vis-à-vis de la partie non suspendue qui la frappe, toute l’énergie cinétique de là roue est employée à déformer les corps qui se choquent. Ainsi l’importance des déformations du rail sous l’effet du choc d’une roue sera proportionnelle à-n/e2, ni étant la masse du poids non %.
- suspendu porté par la roue et e la vitesse du convoi. Si, pour une masse non suspendue m heurtant le rail, les déformations permanentes commencent à se produire à upc vitesse p=='p>km à l'heure, lorsque la masse non suspendue sera m' =. X m, la vitesse nécessaire pour ces déformations sera
- Pratiquement, l'essieu et les rpues pèsent environ i tonne ; si on ajoute spr cet essieu la moitié du poids d’un moteur pesant /, tonnes, soit i tonnes, la charge non suspendue de chaque roue |>asse de 5ooks à i.Soo kB, de sorte que X = i
- et que v' = -4; = V)km à l’heure environ.
- s/:t
- IL — Périodes de freinage. — Nous allons examiner l’effet, d’un freinage rapide:
- i° Dans le cas d’un essieu non muni d’un moteur électrique;
- a" Dans le cas d’un essieu équipé avec un moteur à engrenage ordinaire.
- Supposons que la voitpre considérée soit munie de freins comprenant deux sabots par rque. Les sabots sont supportés par des tiges rigides fixées au châssis de la voiture. Au moment où ils sont pressés contre la roue, chacun ay.ee pne force P, la liaison du châssis avec les roues, n’a plus lieu seulement par les ressorts, mais aussi
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- par les tiges rigides qui supportent les sabots, et, jusqu’à concurrence d’un effort vertical limite égal à 2 P/ff étant le coefficient de frottement du sabot contre la roue) la roue ne peut pas avoir de mouvement par rapport au sabot.
- Comme, d’autre part, le choc aura certainement pour effet aux vitesses élevées de provoquer malgré cet effort le fléchissement des ressorts, l’on peut dire que la charge non suspendue de la roue est augmentée de % Vf à l’instant où la roue retombe sur le rail.
- Prenons d’abord une voiture ordinaire, sans moteur électrique, portant un poids totalp par roue. Cherchons la valeur de la pression P qu’il convient d’appliquer aux sabots pour imprimer à la voiture une accélération retardatrice v. La valeur de cette pression P sera donnée par la relation
- Si, par exemple, p lonnes, y — i"1 par
- seconde, on trouve que :
- a Vf— h iok" environ.
- Ainsi le freinage rapide de la voilure dans les conditions (pie, nous venons de supposer a eu pour effet d’augmenter de iok« environ la charge non suspendue de chaque roue.
- Si la voiture, en marche libre, n'ayant par roue que àool;S non suspendus, était susceptible de produire des chocs nuisibles à la voie à partir de la vitesse dé 70k,n à l’heure, au moment du freinage, la valeur de cette vitesse critique
- V5oo
- tombera a 70 X —1= = ’>o environ.
- V 910
- Ainsi'le freinage abaisse notablement le minimum do vitesse à partir duquel les ondulations sont susceptibles de se produire.
- Cet effet est encore plus marqué dans le cas de la présence d’un moteur électrique, car il est indispensable, pour réaliser le freinage, d’annuler une partie de l’énergie cinétique du moteur, ce qui ne peut cire réalisé que par une augmentation du couple' de frottement et par suite de la quantité a Vf.
- Supposons, par exemple, (pie le moteur ait un moment d’inertie A autour de son axe, et tourne avec fine vitesse angulaire a>. Soit K la
- valeur de la multiplication de l’engrenage et R le rayon des roues de la voiture à laquelle on veut imprimer une accélération retardatrice y-Cherchons la pression supplémentaire P' à exercer sur les sabots pour tenir compte de l’inertie du moteur. Si R est le rayon des roues de la voiture, on a les relations :
- Y = R X
- cl
- a)
- ÏC
- Ht ’
- ou encore
- dtù K y
- ~dt = TT’
- et
- A <0 ~ a. Vf. a R . p- (équation des forces vives).
- D’où finalement :
- ''"/= AS-
- I U
- Pour évaluer cette quantité dans un cas usuel, supposons que le moteur (d’environ 60 chevaux) ait un induit de 5o cm de diamètre et ,de r><>,cm de long. Pour calculer approximativement son moment d’inertie A, assimilons cet induit à un cylindre plein de même forme et de densité fi seulement ; alors,’en unités G. G. S., l’on a :
- A “- X*X (a'Vl'’ X ào X<i= 18.'|.000.000 environ, a
- Supposons le rapport d'engrenage K = >, Y = im. et R = i,n ; 011 obtient alors, pour la valeur de aP'/'en kilogrammes :
- 1 o X 100
- a Vf--:.------X1 fi'i .ooo.oonX—--------—83kltenv.
- piSr.ooo a.X* o.ooo
- Ainsi, dans cet exemple,la présence du moteur augmente d’environ 83kB par roue le poids supplémentaire non suspendu au moment du freinage.
- Le cas d’un moteur à action directe correspond à K— 1 (formule 1). Pour un moteur donné, P' diminuant rapidement avec K, l’accouplement direct serait donc plus avantageux, mais il 11e faut pas oublier qu'en réalité le diamètre d’un moteur à action directe serait notablement supé-
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- rieur à celui d’un moteur à engrenages, de telle sorte que les deux systèmes sont à peu près équivalents il ce point de vue.
- Dans le cas d’un moteur à engrenages du type ordinaire, le mode de transmission entre le moteur et l'essieu produit en outre une augmentation du poids non suspendu de Tune des roues. En effet, le couple C, nécessaire pour ralentir le moteur, est réalisé par l’application d’une résistance verticale F' au point de contact C du pignon et de la roue d’engrenage (fig. 13). Cette résistance produit le meme effet qu’un couple (F' F/) de moment F' / qui équilibre le couple C d’inertie et qu’une force F', = F' appliquée sur l’axe du moteur.
- t’ig. i3. — Réactions entre le pignon du moteur et la roue dentée calée sur l'essieu.
- D’autre part,le pignon produit sur la roue d’engrenage une réaction F = F\ Cette réaction a le même effet qu’un couple (F,Ft) et qu’une force Fa = F. Ce couple est détruit par le frottement des sabots, mais il reste les forces FaClF'a; enfin, si l’on suppose que F^ peut se décomposer en deux égales sensiblement à sa moitié cl appliquées l’une au point suspendu S du moteur, l’autre a l’essieu O', cette dernière se combinera avec F2 pour donner finalement sur l’essieu une
- F
- force verticale II dirigée vers le bas et égale à —.
- 1?
- Calculons la valeur de cette force — pourPcxcm-
- pic examiné précédemment, en prenant le rayon du pignon r — i<> cm. F est donné par la relation
- Or
- F = F'
- C
- r
- c = ^|Ü
- d’où
- F =
- A10/
- TTT’
- et en kilogrammes :
- ,, i 3 X ioo
- V =---------X 184.000.000 X------------= 5/|9kB,
- 981.000 100 X 1 °
- F rk« •
- — rr: environ.
- Cet effort, appliqué au point de l'essieu où sc
- trouve la roue d’engrenage, correspond à un poids
- supplémentaire non suspendu égal à environ
- 4 F .
- - X —, soit 220
- f» *»
- kg. sur la roue situé du côté de
- l’engrenage.
- Ainsi, pour un essieu équipé comme nous l’avons supposé ci-dessus, l’application d’un freinage destiné à produire une accélération de im par seconde par seconde va augmenter la charge non suspendue de rune des roues de f\ 10 83 220 ~ 7 i3 kpenviron. Par conséquent,
- en conservant les mêmes données que précédemment, 011 voit que la vitesse nuisible minimapour cette roue deviendra
- 4o X
- v/'
- I ,’JOO
- \/1.5oo -(-713
- 33km environ
- Pour le sens de rotation indiqué sur la ligure, F
- l’effort 7“ est dirigé vers le bas. Si, pour ce meme
- sens de rotation, on avait deux engrenages symétriques, disposés de part et d’autre du moteur,
- F
- l’effort — se répartirait également sur chacun
- d’eux, de sorte que chacune des roues ne serait surchargée que d’une quantité égale a la moitié de celle trouvée précédemment pour l’essieu, F
- soit —. Une telle transmission est donc avanta-
- k
- geusc à ce point de vue spécial.
- Si le sens de rotation était l’inverse du précé-F
- dent, l’effort — serait dirigé vers le haut. Dans le
- cas de deux engrenages symétriques, il en résulterait une diminution de la charge non suspendue de chacune des roues.
- D’ailleurs, pour ec dernier sens de rotation, avec un seul engrenage latéral, la diminution du poids non suspendu, sur la roue voisine del’cn-gren.agc entraînerait une augmentation égale du poids non suspendu supporté par l’autre roue, de telle sorte que ce cas est aussi défavorable au
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- point de vue de l’usure des rails que celui représenté parla figure i.'L
- Naturellement, un moteur à action directe ne donne lieu à aucune réaction de ce genre, et c’est un avantage sérieux de ce type de moteur, lorsqu’il est entièrement suspendu (voir plus haut). Enfin, l’on constate aisément qu’un moteur à engrenages non entièrement suspendu donne lieu encore à une réaction analogue à celle que l’on vient d’étudier, à l’instant du démarrage, et meme en marche normale. Mais alors la vitesse est généralement plus réduite, ou bien le couple C est beaucoup plus faible).
- III. — Marche en courbe. —Pourunc voiture ne portant pas de moteur électrique, la marche en courbe diffère de la marche en alignement droit parle fait que la roue extérieure doit avoir une vitesse un peu supérieure à celle de Ja roue intérieure. Mais cette différence est faible et n'aurait d’influence sur la production des corrugations que si l’on était très rapproché de la vitesse îni-nima limite de production de ce phénomène. Il y a probablement des augmentations momentanées assez notables de vitesse qui semblent mieux expliquer pou rquoi les ondulations prou n ont habituellement naissance d’abord dans les courbes. Si, en effet, les boudins des roues viennent frotter contre les rails, il se produit des ralentissements momentanés que la roue est obligée de compenser par des accroissements ultérieurs brusques de sa vitesse.
- Pour les raisons qui précèdent, les rails extérieurs des courbes sont placés dans des conditions plus favorables aux corrugations.
- Ces observations s’appliquent évidemment à une voiture équipée avec des moteurs électriques du type ordinaire et ce que nous avons dit relativement à la présence de ces moteurs dans la marche en alignement droit subsiste sans modification.
- On peut se demander si la présence du moteur, se comportant comme un gyroscope, n’est pas de nature à provoquer des effets particuliers au moment d'un passage en courbe. Le calcul montre que, pratiquement, ces effets sont négligeables (*).
- (*) On démontre que si l’axe d’un gyroscope est fixé par un point, il est nécessaire pour imprimer à un autre point de cet axe une rotation de vitesse angulaire w,
- Résumé et conclusion. — Les considérations qui précèdent conduisent à attribuer au mode de construction habituel des moteurs de traction électrique la fréquence des phénomènes de corrugations sur les lignes qui utilisent ce mode de traction.
- d’exercer sur le point à déplacer un effort supplémentaire perpendiculaire au plan de l’axe et de la rotation co,
- A ma
- et donné par la relation P =-------, dans laquelle A est
- le moment d’inertie du gyroscope autour de son axe, n la vitesse angulaire de la rotation dont il est animé autour de cet axe, et e la distance au point fixe du point qu’on veut déplacer.
- Soit une courbe de ioom de rayon sur une voie de im,4‘>, et un essieu muni de roues de c)acnl de diamètre ; adoptons, pour nous placer dans des conditions favorables à l’elïet envisagé, une vitesse d’environ 4°km à l’heure, c’est-à-dire assez, élevée pour une semblable courbe.
- Pendant un temps infiniment petit dl, l’on peut admettre que le point de contact M de la roue intérieure avec le rail a parcouru le chemin
- MM' = V X
- X dt,
- en désignant par V la vitesse du. train, R le rayon dé la courbe, compté à partir du centre de la voie, e la largeur de celle-ci. De, même, le point de contact de la roue extérieure a parcouru le trajet *
- c
- R + ->
- v x —X dt,
- de telle sorte que la différence des trajels est égale à
- cY ,
- " = TT
- Si l’on considère alors le trajet du point de contact extérieur comme résultant d’un mouvement de translation identique à celui du point de contact extérieur, puis d’une rotaiiou dl autour de M' comme centre, avec e comme rayon, la vitesse angulaire de ce dernier mouvement est
- d’où l’on déduil
- e V
- TT
- dt
- Y
- edi
- U’
- AV
- R
- formule qui ne correspond en réalité qu’au cas où le mo-
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- D’une part, la présence sur l’essieu d’une charge non suspendue importante, d’autre part, la rigidité de la transmission et son action unilatérale semblent conduire à la nécessité, pour les voies construites sans précautions spéciales, à limiter à 3o ou 4okm environ les vitesses de marche des voitures.
- Si on veut dépasser notablement cette limite, il conviendra ou bien de construire la voie avec des rails parfaitement rabotés au préalable, de manière à supprimer les inégalités qui paraissent être la cause originelle des corrugations, ou bien de renoncer aux moteurs non suspendus et d’adopter franchement les moteurs complètement suspendus. Nous pensons d’ailleurs que c’est cette dernière solution qui est la seule pratique.
- Elle permettra d’obtenir dans les exploitations de traction électrique des vitesses aussi élevées
- teur est calé sur l’essieu, mais que l’on peut encore évidemment appliquer comme première approximation au cas où l’on emploie des engrenages de réduction ; dans ce cas n désigne alors la vitesse angulaire du moteur.
- En prenant donc :
- R = io.ooo, V =: i.ioo cm.s., on trouve ainsi :
- ü) = 0,11.
- Supposons que le moteur, d’environ 60 chevaux, ait comme précédemment un induit de 5ocm de diamètre et de 5oc,n de long et tourne à la] vitesse assez élevée de 720 tours par minute. Alors la vitesse angulaire n est égale à
- 720 X U 6o
- 75.
- A == — X w X (a5)4 X 5o X 6 = 184.000.000 environ.
- Pour e = i45om., on a donc en imités C.G.S. 184.000.000 X o,11 X
- et en kilogrammes
- 184*000.000 x 0,11 x 75 i45 X 981.000
- , ke
- environ.
- » Cet elïort, très minime par rapport au poids porté par l’essieu est pratiquement négligeable.
- que dans les chemins de fer a vapeur, sans production de corrugations plus frequentes.
- Les moteurs à action directe seront employés toutes les fois qu’on dépassera la vitesse moyenne d’environ Go kul. Pour les vitesses inférieures, mais supérieures a 3o km environ, il pourra être avantageux de prendre des moteurs a engrenages, mais ils devront être du type entièrement suspendu.
- À l’appui des conclusions qui précèdent, nous citerons deux exemples caractéristiques : la ligne des Invalides a Versailles et le Métropolitain de Paris.
- Sur la ligne des Invalides a Versailles les trains marchent à des vitesses atteignant 8okm a l’heure et même davantage; les moteurs sont les uns a action directe entièrement suspendus, les autres à engrenage entièrement suspendus. La ligne est en exploitation depuis huit ans et on n’y rencontre actuellement que deux légères traces de corrugations dans le voisinage de deux points d’arrêt.
- Sur le Métropolitain, les convois marchent habituellement à des vitesses comprises entre 3o et /|Ok,n à l’heure, mais sont souvent freinés avec des accélérations atteignant im par seconde par seconde. Les moteurs sont du type ordinaire à engrenage. Le trafic est, il est vrai, beaucoup plus intense sur cette ligne que sur la précédente, mais la voie est actuellement couverte de corrugations, principalement sur les parties qui précèdent immédiatement les points d’arrêts.
- Cet exemple du Métropolitain confirme bien la nécessité que nous avons indiquée de 11e pas dépasser une vitesse voisine de 3okm à l’heure sur les lignes où les moteurs sont du type à engrenage ordinaire et où l’on produit des freinages atteignant une accélération de 1 mètre.
- Enfin, l’emploi, assez en faveur en Europe, de bielles d’accouplement, pour transmettre le mouvement de rotation des moteurs aux roues motrices est très avantageux au point de vue spécial que nous venons d’étudier, lorsqu’il s’agit de locomotives électriques puissantes (*), puisque l’on réduit ainsi également au minimum le poids non suspendu porté par les essieux.
- À. Manaut.
- (*) Voit* notamment, les loeomolivos île la Valleline et Simplon.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Bases de la théorie de la commutation. — R. Rüdenberg. — Eleklrotechnische Zeitschrift, i'i janvier 1908.
- L’auteur se propose d’établir sur des bases aussi exactes que possible la théorie de la commutation dans les diverses machines à collecteur.
- A cet effet, il divise son étude en deux parties dans lesquelles il traite le problème successivement au point de vue des constantes du circuit magnétique et des constantes électriques.
- et l’on peut supposer l’égalité L„ = Me, puisque les chemins parcourus par le llux propre de la spire et le flux dû à l’induction mutuelle extérieur a la zone de commutation sont à peu près les mêmes.
- D’autre part, si l’on décompose chaqjie courant i/c en deux courants, dont l’un ig correspond à la commutation linéaire
- 4 = tg -(- 4,
- l’égalité (1) peut se mettre sous la forme :
- c = - (L, + L, + 2 M, -f 2 M„) ^ - (L,. 4- 2Me) J
- I. Etude des constantes magnétiques.
- Pour simplifier l’exposé, M. Rüdenberg se place d’abord dans le cas où l’inducteur est formé d’un stator analogue à celui des moteurs d’induction. Il convient de remarquer immédiatement que, lorsque l’induit tourne, le champ des conducteurs non en court-circuit n’éprouve aucun déplacement relatif par l’apport aux spires en court-circuit, et par conséquent les.seules forces électromotrices à considérer sont celles dues à la self-induction de la spire envisagée L et à l’induction mutuelle du reste des spires voisines également en court-circuit ; leur somme est donc égale à :
- e
- di,f J dt
- dik*
- dt ’
- en désignant par ii!/c le courant de la spire, et par 4(i celui parcourant la spire voisine (également en court-circuit) occupant l’ordre g..
- D’après l’auteur, le coefficient de self-induction L peut se décomposer en trois parties :
- i° Le coefficient de self-induction L,- du au flux propre de la spire qui se ferme en passant par les dents situées dans la zone de commutation (où se trouve les bobines en court-circuit);
- 20 Le coefficient de self-induction Lc dû au flux propre de la spire qui se ferme en passant par les dents situées en dehors de la zone de commutation ;
- 3° Le coefficient de self-induction Lc correspondant aux connexions latérales ; l’on peut donc écrire ; x I' L,- Le -)- Le. (2)
- De même, les coefficients d’induction mutuelle sont de la forme
- U)
- diS'-
- dt
- L,
- dir°
- a d/.y-
- dt. dt
- Pour établir cette égalité, l’on a supposé que la
- valeur de C^~ était la même pour toutes les bobines
- court-circuitées ; l’on a d’ailleurs évidemment comme d’habitude : ;
- dig 4
- ~dï ~ ~ 2 T’
- en désignant par ia lc courant dans les bobines non court-circuitées, et par T la durée du court-circuit.
- D’autre part, en appliquant les lois du circuit magnétique il est facile de démontrer que l’on peut écrire :
- Le = tWp -4 io~8, (5)
- la
- expression dans laquelle w est le nombre de conducteurs par bobine de l’induit, l la largeur utile de celui-ci, (3, le pas dentaire, et enfin B„, l’induction dans l’entrefer correspondant à la zone de court-circuit, et due aux amp'erctours des conducteurs actifs non courl-cireuilês et parcourus par le courant ia (*).
- (•J Pour démontrer celle formule, on ne lient compte que de la réluctance de l’entrefer et ou suppose que le llux dû aux spires eu court-circuit et extérieur à la zone de commutation se répartit uniformément sur toute la surface de l’induit / (t-h), en appelant x le pas polaire et h la largeur de l’une des zones de court-circuit.
- Celle formule n’est donc pas absolument rigoureuse. (N. D.T.)
- M = M,- 4- M, + M0
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- Or, si nous admettons l’égalité Le = Me indiquée ci-dessus, le deuxième terme du second membre (/|) est évidemment égal à
- t *a A u lJc Tp"?
- pour un induit en tambour, u étant le nombre de bobines contenues dans chaque zone de commutation. . En définitive, l’on peut écrire, en remarquant que
- «P T . • Il 3 1>* 1 *
- — = y est la vitesse tangentielle de 1 induit \> :
- e — iwlv Ba. io_'
- Il est à remarquer que le premier terme du second membre de l’expression (G) n’csl autre chose que la force électromotrice qui serait induite dans la bobine en court-circuit considérée par le champ dans la zone de commutation dû aux spires non court-circuitées de l’induit, si ce champ était fixe dans l’espace (').
- Si l’on adopte cette manière de voir, il faut donc comme le montre la formule (6) ne tenir compte pour les courants ié, correspondant à la commutation linéaire que des coefficients d’induction définis ci-dessus aux 2° et 3°.
- Les considérations qui précèdent peuventd’ailleurs être étendues aux machines munies de pôles saillants ;
- (*) M. Latour a déjà donné une formule analogue, mais réduite au premier terme, pour le calcul de e (voir notamment YEclairage Electrique, lomeXLVIII, i5 septembre 1906, p. 422) ; cela vient en réalité de ce que M. Latour désigne parI3rt, l’induction moyenne du champ magnétique sur toute la section hachurée de la figure ci-contre, c’est-à-dire y compris les flux de fuite et le flux propre de la spire (Voir La Lumière Electrique,
- tome I (20 série) :ri février 1908, p. *253). Sa formule est donc également exacte, contrairement à ce que semble croire M. Rüdenberg (N. D. T).
- en réalité,l’on devrait, pour cedcrnier cas, introduire dans l'égalité (n) un terme de la forme -y, mais
- celui-ci n'a pratiquement, d’après l’auteur, qu’une importance relativement faible. Quant au coefficient Lc, par suite de l’amortissement produit par les courants de Foucault, il est beaucoup réduit avec des machines à pôles massifs.
- Enfin, l’effet d’iuduclion mutuelle des bobines court-circuitées est d’autant plus faible que le nombre de ces bobines est plus grand. A la limite, l’ensemble de ces bobines crée un flux magnétique à peu près constant qui s’ajoute du flux principal ou s’en retranche. Lorsqu’au contraire le nombre de bobines simultanément en court-circuit est petit, lc calcul exact de la self-induction apparente de chacune est très difficile f1).
- IL Etude des phénomènes
- ÉLECTRIQUES.
- M. Riidcnbcrg aborde ensuite l'étude de la distribution des courants pendant le processus de la commutation; de meme que M. Riebescll dont le mémoire a été analysé ici-même (2), il lient compte des variations du courauL débité dues à la chute de tension sous les balais.
- Fig. 2. — Schéma des circuits pour l'étude de la commutation.
- Considérons (fig* 1) un induit débitant sur un circuit extérieur possédant; de la self-induction; en
- (') M. Lienard a cependant; donné une solution rigoureuse de ce problème dans le cas ou deux spires ou même trois lames sont couvertes ensemble par le balai. Cf. Eclairage Electrique, tome LF, i5 juin 1907, p, 361. (N. D. T.)
- (2) Voir Lai .Lumière Electrique, tome ï (2e série), i5 février 1908, p. 212.
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- r,
- désignant parO le l'apport du
- du court-circuit, dans le cas théorique où les lames ont la largeur du balai, Ton peut écrire immédiatement (la signification des autres symboles est indiquée clairement par la figure) :
- T^+Rs4+(IÎi'+t)/~(Ri'+7=Î))
- i\ — 4 "j“ 4
- Zg — la l'k
- en posant pour simplifier :
- R^R+R^C)
- , Lp — L -j- ha j
- L’auteur décompose ensuite les courants ia et 4 en deux composantes :
- •a
- 4
- ic —|— ip
- 4 + 4
- (*)
- les courants 4 et ig. correspondent à une commutation linéaire, et satisfont par suite aux relations :
- % “T ^ % ^ X L° = \ ^ j
- Pour réaliser une telle commutation, il doit alors exister une force électromolrice de renversement ek égale à :
- k .
- cff =. a —4 -f- (a 0
- )(h,4 + ^
- X
- (!) Gomme on le voit, R,, et hp désignent la résistance et la self-induction totale apparentes (induit compris) ramenées au circuit extérieur parcouru par le courant aJ, tandis que, dans l’article de M. Ricbcscll cité plus haut, L désignait également en réalité la self-induction apparente totale, mais ramenée à l’un des circuits induits parcourus par le courant J. En tenant compte de cette observation, les équations données par les deux auteurs sont équivalentes.
- Nous profitons de cette circonstance pour faire remarquer une faute d’impression évidente qui s’est glissée dans l’analyse de l’arlicle de M. Riebesell; dans l’équation (2), le terme E doit évidemment être multiplié par
- -A. (N. D. T.)
- w
- L'on voit donc que lorsque -7^ est important,c'est-
- à-dire lorsque les Arariations de Ea sont très prononcées (par exemple avec les machines à courant alternatif munies de collecteur), la force électromo-trice de renversement nécessaire peut être irréalisable même en employant des pôles auxiliaires de compensation.
- Quant au courant f-, il peut donner lieu à une densité infinie sous la lame qui quitte le balai ; il suffît pour cela aux faibles charges que l'inégalité
- L* 1 Tj*
- TR„ > 1 + ïL,
- (")
- soit satisfaite (*).
- Pour diminuer La, l’on peut profiter des courants de Foucault induits dans les pièces polaires massives par le déplacement du flux induit. L'on pourrait donc employer des enroulements amortisseurs en court-circuit même avec les machines à courant continu.
- Lorsque, la machine est en charge, la chute de tension due au courant ix = iz -j- 4 sous la lame qui s’avance sous le balai peut du reste, d'après l’auteur, empêcher dans certain cas que la densité ne devienne infinie, même si la condition (n) est satisfaite.
- L'auteur donne ensuite une explication physique de l’amélioration due aux variations du courant principal ; le circuit extérieur forme en effet un shunt par lequel peut s’écouler les courants de court-circuit, La chute de tension supplémentaire ainsi engendrée aux contacts des balais par ces courants peut être négative, de telle sorte que théoriquement l'on mesure parfois une tension entre balais même lorsque les inducteurs ne sont pas excités ou sont enlevés (2), si la machine est munie de pôles auxiliaires de commutation.
- J. B.
- (*) En tenant compte delà dernière note, l’on voit que cette inégalité est identique à celle donnée par M. Riebesell. M. Rüdenberg ne fa démontré d'ailleurs que dans le cas où la résistance extérieure R est élevée, et d’autre part sa démonsi ration est moins rigoureuse que celle générale donnée par M. Riebesell; nous ne la reproduirons donc pas, et nous renverrons le lecteur à l’analyse déjà citée à diverses reprises. (N. D. T.)
- (2) Celte chute de tension spéciale avait déjà été étudiée par M. Latour en iqo3. Cf. Eclairage Electrique, tome XXXYI, 22 août iqo3, p. 293. Il est intéressant de remarquer qu’elle constitue le seul critérium expérimental delà précédente théorie. (N. D. T.)
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- MESURES
- Emploi d’un étalon réglable d’induction mutuelle pour la mesui'e des coefficients d’induction et des capacités. — A Campbell. — Physical society, 1907, et Eteclrician, 7 février 1908.v
- Dans une note présentée récemment à la Physical Society, M. Albert Campbell a fait connaître la manière dont, il a réalisé un étalon réglable d’induction mutuelle et dont il a employé cet étalon à la mesure des coefficients d’induction et des capacités.
- L’étalon d’induction mutuelle se compose d’un circuit primaire formé de deux grandes bobines fixes C et Cl' (fig. 1 et 2) en série, et d’un circuit secondaire constitué par deux bobines plus petites F et D également en série. La bobine F est fixe et formée de dix sections présentant chacune, par rapport au circuit primaire, [un coefficient d’induction mutuelle égal à 0,1 milli-henry. Ces sections, constituées par des couches successives bien isolées, peuvent être mises en circuit en nombre variable à l’aide d’une manette et de plots placés à l’extérieur de l'appareil. La bobine D, mobile autour d’un axe excentrique Q,peut tourner dans un plan parallèle au plan d’enroulement des bobines; son déplacement est mesuré à l’aide d’une aiguille qui se déplace devant une échelle circulaire d’environ 1800, graduée pour une lecture directe ; le déplacement de cette bobine D permet de faire varier l’induction mutuelle depuis — 0,002 milli-henrys jusqu’à -(- 0,11 milli-henry s. 5oo divisions de l’échelle graduée correspondent à 0,1 rnilly-henrys, de sorte que l’appareil permet de réaliser des inductions mutuelles variant depuis o jusqu’à 1 milli-henry et susceptibles d’ètrc appréciées à 0,02 micro-henrys près (fig. 1 et 2).
- senté ligure 3,1a nécessité de réaliser à la fois les deux conditions :
- M, _ R,
- M* ~ IV
- V_ V
- L R/
- conduit à l’obligation de disposer d’une self-induction réglable a destinée à faire varier convenable-
- O
- L.
- ment —.
- L»
- —mr* ~ Wr~^
- o Ai j
- o
- ----©-----
- O
- O
- Fig. 3. — Etalonnage des bobines d’induction mutuelle.
- Ces inductions mutuelles réglables peuvent servir à différents objets et principalement à l’étalonnage des balistiques destinées aux mesures magnétiques ; elles peuvent en outre servir aux déterminations suivantes :
- Mesure des coefficients d’induction mutuelle. — La mesure est immédiate lorsque le coefficient d’induction à mesurer ne dépasse pas la plus grande valeur fournie par l’étalon réglable (1 milli-henry pour le modèle ci-dessus). II suffit de monter les 2 circuits primaires en série, les 2 circuits secondaires étant placés en opposition l’un avec l’autre. On fait varier la valeur de l’étalon jusqu’à ce que le galvanomètre placé dans le circuit secondaire reste immobile et lorsqu’il en est ainsi, l’induction mutuelle cherchée est égale à celle de l’étalon.
- Pour le cas où l’induction mutuelle à mesurer dépasse la valeur maximum de l’étalon, l’auteur propose le dispositif suivant :
- Constituer un pont do Wheastone comme l’indique la figure t\, où le circuit invariable de l’étalon de self-induction L et de résistance P est placé sur l’une des
- La division de l’échelle et le réglage de la bobine F sont effectués à l’aide d’un étalon fixe d’induotion mutuelle, par la méthode de Maxwell, en employant ou bien un balistique sensible, ou bien un galvanomètre à vibrations (*). Dans ce] dernier cas, repré-
- tions Wicn-Rubens, pour mesures sur courant alternatif, consiste à régler la période d’oscillation propre de l'équipage mobile de manière qu’elle coïncide avec celle du courant alternatif utilisé dans les mesures. L’on obtient ainsi une amplitude maxima des oscillations de l’équipage permettant de réaliser une grande sensibilité; naturellement un tel appareil n’est utilisable qu’avec les méthodes de réduction à zéro. (N. D. T.)
- (') Rappelons que le principe du galvanomètre à vibra-
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série).—N° 11.
- branches, la branche voisine comprenant : l'enroulement primaire clc l’induclion mutuelle à mesurer, et en outre, s’il y a lieu, une self-induction supplémentaire G de manière que la self totale N de celle branche,de résistance Q, soit notablemcntplus grande que L. R et S sont des résistances non inductives qu’on règle de manière à rendre immobile la lame vibrante du galvanomètre (fig. 4).
- Fig. 4- — Mesure des coefficients d’induction mutuelle.
- Puis, sans rien toucher aux branches du pont, on intercale dans la diagonale du galvanomètre, en opposition l’un par rapport à l’autre, les circuits secondaires des deux mutuelles et on fait varier l’étalon variable M de manière à réduire de nouveau à zéro les vibrations du galvanomètre. A ce moment, l’on peut écrire :
- RM, = SM,.
- La connaissance de M, lu sur l’étalon fournil la valeur de M2.
- Mesure des coefficients de self-induction. — Considérons'un pont de Whcastone, monté comme l’indique la figure 5, et dont les branches sont formées de la manière suivante :
- Fig. 5. — Mesure des coefficients de self-induction.
- i° L’un des circuits de l’étalon d’induction mutuelle de résistance P et de self-induelion L,; a° une self-induction L., de résistance L; 3° et 4° des résistances non inductrices S et R. Le pont est alimenté à l’aide d’un appareil à courant alternatif par l'intermédiaire du second circuit de l’étalon d’ünduction
- mutuelle. Supposons que l’on ait réalisé l’équilibre; pn appliquant les lois de Kirchkoff, on obtient les relations :
- SP = QR, («)
- S(L, +M)=R(Ll—M). (a)
- Si on prend les deux résistances non inductives R et S égales, les équations précédentes deviennent
- P ~ Q» (3)
- L2 — L, — îM. (4)
- On peut, par ce procédé, mesurer une self-induction inférieure au double de la valeur maximum de l'induction mutuelle. Voici la disposition à adopter en pratique :
- Les branches du pont comprennent :
- i° L’un des enroulements de l’étalon d’induction mutuelle, dont la self-induction L, est en série avec un rhéostat non inductif r (branche P de la figure 5);
- >.° Une self-induction égale à la précédente L, et ayant à peu près la môme résistance ohmique, est mise en série avec la self-induction à mesurer N. (L’ensemble de L) et de N forment la self-induction 1j2 de la figure 5) ;
- 3° et 4° Deux résistances non inductives égales R et S.
- Gomme sur la figure 5, le pont est alimenté en courant alternatif par l’intermédiaire du second circuit de l’étalon réglable d’induction mutuelle.
- On réalise un premier équilibre à l’aide du rhéostat / en mettant hors de circuit la self-induction N et en prenant: M=:o. L’équilibre ayant été ainsi rétabli, on introduit la self-induction N et on ramène le galvanomètre à l’arrêt en agissant à la fois sur le rhéostat r et sur l’étalon d’induction mutuelle. Lorsqu’il en est ainsi, cet étalon d’induction mutuelle a une valeur M et on a la valeur de la self-induction N à mesurer par la relation
- N = ?.M.
- Dans la pratique, il n’est pas indispensable que les self-inductions soient rigoureusement égales dans le premier essai. En effet, s’il n’en est pas ainsi, il suffit de réaliser le premier équilibre en donnant à l’étalon d’induction mutuelle une certaine valeur M0; dans ce cas, la self à mesurer est
- N = a(M— M0).
- L’avantage de cette méthode est qu’elle n’exige la
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- connaissance de la valeur absolue d’aucune résistance.
- Lorsque N est plus grand que deux fois la valeur maximum de l’étalon, on ne peut plus prendre les deux bras du pont égaux.
- L’auteur propose alors d’appliquer de la manière suivante la méthode de Maxwell.
- La self-induction L2 (11g. 5) est remplacée par une résistance réglable r (fig. 6).
- à
- Fig*, ü. — Deuxieme méthode pour la mesure des coefficients de self-induction.
- Le pont étant alimenté comme précédemment en courant alternatif par l’intermédiaire du second circuit de l’étalon d’induction mutuelle, on règle le rhéostat /’ctcet étalon de manière à réaliser l’immobilité du galvanomètre. Si M0 est alors la valeur de l’étalon, on a la relation
- L = M0 (i + g-V
- On intercale alors dans le bras P la self N à mesurer et on rétablit l’équilibre à l’aide du rhéostat / et de l’étalon d’inductionj mutuelle qui prend alors la valeur M0; on a alors :
- L + N = M, (i + |).
- On déduit de ces deux relations
- N = (M,-M0)(i +|).
- La méthode est d’une application facile si on prend S
- pour — l’une des valeurs 9, 99, 999, etc. En général M0 est petit devant M^.
- L’emploi de bras inégaux sur le pont est naturellement un point faible de cette méthode.
- Mesure des capacités. — L’auteur indique deux méthodes pour la mesure des capacités.
- Première méthode : Cette méthode consiste à placer en série un des enroulements P de l’étalon d’induction mutuelle avec la capacité K à mesurer.
- Le galvanomètre est placé en dérivation aux bornes do la capacité et son circuit contient en série le second enroulement de l’étalon d’induction mutuelle.
- La source a courant alternatif est branchée aux bornes de l’ensemble PK.
- On règle l’étalon de manière que le galvanomètre reste immobile.
- Lorsque cette condition est réalisée, la force électromotrice créée dans le circuit du galvanomètre par l’induction mutuelle M annule la différence de potentiel aux bornes de la capacité K. On a donc la relation :
- MK p2 = 1.
- Si on évalue l’induction mutuelle en milli-henrys et la capacité en microfarads,et si n est la fréquence, on obtient la relation pratique :
- l5Q,9.
- qui permet, si on connaît la capacité, de déterminer la fréquence.
- Cette méthode est en somme analogue à une méthode de résonance" à l’aide d’une self-induction, mais tandis que cette dernière rend maxima le courant dans le galvanomètre, l’autre annule ce courant. Elle exige une haute résistance d’isolement du condensateur et ne convient pas à la télégraphie sans ill en raison de la coexistence de deux fréquences dans les courants utilisés dans ce cas.
- Deuxième méthode : La méthode suivante utilise l’emploi de l’étalon d’induction mutuelle réglable dans le mode de mesure des capacités indiqué par Carey-Foster. Elle permet de mesurer des capacités de toutes valeurs (depuis 0,001 microfarad jusqu’à 100 microfarads).
- Fig*. 7. — Mesure des capacités.
- La figure 7 montre le dispositif adopté. Sur la branche H G est placé en série le circuit fixe de l’étalon d’induction mutuelle et une résistance non inductive ; la résistance de cette branche AC est
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- alors /*. Sur la branche BC on dispose un rhéostat de réglage non inductif S et la capacité à mesurer K. Enfin la brandie AB contient une résistance non inductive R.
- On alimente les points A et B en courant alternatif par Tintermédiaire du second circuit de l'étalon d’induction mutuelle. On établit l'équilibre du galvanomètre en agissant sur S et sur M. Lorsqu'il en est ainsi, on a la relation
- Si on veut exprimer la capacité en microfarads et l’induction mutuelle en milli-lienrys, on aura
- i .000M
- En prenant R/-=i.ooo, on voit que la simple lecture de M fournit immédiatement K en micro-fai’ads. On peut aussi, pour de faibles capacités, prendre R/* égal à 10.000, ou à 100.000, il faut alors diviser par 10 ou par 100 la valeur fournie par la lecture de M.
- A. M.
- TRACTION
- Sur un nouveau moteur monophasé à collecteur pour traction. — G.-F. Alexanderson. — Proceedings of Lite American 1/islitute of Eleclrical Engineers, janvier 1908.
- L’auteur commence par développer quelques considérations générales bien connues sur la théorie des moteurs monophasés à collecteur, pour lesquelles nous renverrons le lecteur aux études nombreuses parues ici même. Envisageant ensuite plus spécialement le cas du moteur à répulsion genre Atkinson, M. Alexanderson rappelle qu’avec un enroulement induit ordinaire k pas entier, la courbe du champ rotorique dans l’entrefer affecte une allure franchement triangulaire, et que par suite on ne peut compenser ce champ rigoureusement en tout point de l’entrefer par celui du à l’enroulement de compensation; ce dernier champ présente en effet une forme trapézoïdale, provenant de l’emploi d’enroulements statoriques non uniformément répartis sur toute la périphérie du stator.
- Cependant, en employant un pas fractionnaire pour l'enroulement induit, l'on arrive également à un champ rotorique trapézoïdal, de telle sorte que l’on peut réaliser une compensation dynamique parfaite ; ce perfectionnement s'applique d’ailleurs au moteur monophasé série (J).
- VwwwwvW
- Fig. 1. — Moteur monophasé à collecteur de la General Electric Company.
- L’auteur décrit ensuite un moteur intermédiaire entre le moteur à répulsion et le moteur série monophasé ordinaire (fig. 1); la commutation obtenue avec un tel moteur est parfaite dans des limites étendues de vitesse, et d’autre part le couple de démarrage est très élevé. Comme on le voit, un con-Lacteur (placé à droite vers le haut de la figure) permet de court-circuiter les balais au démarrage ; le schéma du montage est alors analogue à celui du moteur à répulsion genre Atkinson. Pour avoir un couple de démarrage aussi élevé que possible, sans augmenter le champ inducteur (à cause des pertes par courants de court-circuit sous les balais), l’on utilise l’artifice connu qui consiste à augmenter le courant dans le rotor. Dans ce but, l'enroulement de compensation (qui a son axe magnétique dirigé horizontalement sur la figure 1) possède deux fois plus de spires que l’enroulement induit. Si le courant de démarrage normal parcourant le circuit inducteur est de 5oo ampères par exemple, le courant dans le rotor sera donc au démarrage de 1.000 ampères; c’est-à-dire que le couple de démarrage sera sensiblement doublé, à égalité de flux, par rapport au couple réalisé lorsque l'enroulement induit est en série avec l’enroulement inducteur. Ce dernier couplage, qui correspond aux vitesses hypersynchroniques, est obtenu en supprimant le court-circuit entre balais, et en fermant l'un des conlactcurs reliés aux prises du
- (*) l/cmploi du pas fractionnaire a déjà été proposé par M. Latour pour réduire l’encombrement des connections latérales. Cf. Eclairage Electrique, tome XLIII, 29 avril 1905, p. 128.
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- transformateur ; l’on reconnaît facilement que l'enroulement d’excitation est alors en série avec l’induit, tandis que l’enroulement de compensation est alimenté indépendamment par le transformateur sous une tension qui, d'après le schéma, diminue à mesure que l'on augmente la tension d'alimentation du rotor et de l’enroulement d’excitation.
- Dans ces conditions, il est aisé de voir que le couple, c’est-à-dire la vitesse du moteur, augmente progressivement de ce fait et que, d’autre part, il se forme pour chaque vitesse de régime un champ tournant elliptique qui permet d ohtcnir une commutation parfaite à des vitesses atteignant le double du synchronisme (*).
- En ce qui concerne le facteur de puissance, il est légèrement inférieur théoriquement à celui d'un moteur série ordinaire, mais cette infériorité est très faible pratiquement, et ne peut entrer en ligne de compte vis-à-vis des sérieux avantages du nouveau moteur au point de vue de la commutation et de la puissance spécifique. Celle-ci peut, en effet, être augmentée comparativement, grâce à la formation d'un champ de commutation dès les plus basses vitesses, ce qui permet d'adopter des flux plus élevés et de supprimer les connexions résistantes.
- Même à égalité de flux par pôle, l'on a encore sur le moteur à répulsion ordinaire l'avantage de pouvoir choisir arbitrairement le nombre de pôles, sans se baser sur la vitesse de synchronisme.
- Enfin, un tel moteur peut fonctionner d’une manière très satisfaisante avec du courant continu.
- J. B.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur Vèlectrolyse des dissolutions d’acide chlorhydrique pur. — Note de M. E. Doumer, présentée par M. d’Àrsonval. Académie des Sciences, séance du 17 février 1908.
- Il semblerait que l’éleclrolyse des dissolutions d'acide chlorhydrique pur doive être un phénomène très simple et consister uniquement dans la sépara-
- 4“ — t #
- tion des ions II et Cl qui, se polymérisant respectivement à la cathode et à l’anode, devraient y donner,
- (!) La théorie complète de ce moteur à champ elliptique a éLé publiée, il [y a deux: ans déjà, par M. Latour. Cf. Eclairage Electrique, tome XLVI, 10 mars 1906, p. 390. (N. D. T.)
- pour un courant capable d’électrolyscr un équivalent HCl, un équivalent d’hydrogène au pôle négatif et un équivalent de chlore au pôle positif.
- Le phénomène est cependant un peu plus complexe, car, si l’on recueille bien autour de l’électrode négative le poids théorique d’hydrogène pur, le gaz qui se dégage autour de l’électrode positive n’est jamais du chlore pur, mais toujours un mélange de chlore et d’oxygène, lorsqu’on opère avec des électrodes inattaquables.
- Le volume de l’oxygène recueilli varie dans de grandes proportions avec le litre de la dissolution ; il augmente à mesure que le litre diminue et peut devenir une fraction considérable du volume du chlore que l’on devrait théoriquement obtenir.
- Voici les résultats d'une série de déterminations faites avec des dissolutions inégalement riches, mais avec intensités sensiblement les mêmes. Les électrodes étaient constituées par deux fils de platine 5
- de — de millimètre et de (5cm de longueur.
- 10
- Tableau I
- Titres Intensités Durées Volim s d’hydrogône(‘) V les d’oxygôno V Rapports V V
- i4-5 oa, I 2 J iho'35" 5o°m3o8 Icm:*52 0,084
- 8,7 O , 130 1 2 24 51,60 3,5i o,o6S
- 5,8 O , I 33 1 5o,38 4,i3 0,082
- 2,9 0,124 1 5o,88 6,11 0,120
- 7,45 n , 125 1 51,15 8,5o o, i(>6
- 0,72 0 , i34 0 58 Ci 00 i 11,20 0,312
- (l) Les volumes Y sont égaux aux volumes de chlore qu’on devrait théoriquement avoir autour de l’anode.
- Avant lecture du volume de l’oxygène, ce gaz était soigneusement lavé, à plusieurs reprises, par agitation avec de l’eau distillée.
- Il était important de savoir si ce dégagement d’oxygène était dû à l’action secondaire du chlore naissant sur l’eau de la dissolution, ou bien s’il fallait l’attribuer à l'électrolyse directe de l’eau.
- Dans la première hypothèse, si l’on modifie les conditions expérimentales de façon à fixer le chlore dès sa libération, 011 doit arrêter ou du moins diminuer considérablement le dégagement d’oxygène.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 11.
- Pour fixer le chlore, on s’est servi d’électrodes positives en argent ou en mercure purs, qui ont l’avantage d’avoir une grande affinité pour le chlore et de donner avec ce corps des composés peu solubles. Dans ces conditions, en effet, du moins avec des intensités faibles, il semble bien que le chlore soit fixé en totalité, car le gaz et le liquide qui entourent l’anode ne dégagent aucune odeur de ce gaz et cependant on recueille un volume d’oxygène sensiblement plus grand qu’avec une électrode en platine.
- Ainsi, avec une anode en argent, une dissolution à 0,72 % , soumise pendant une heure à un courant de 0,122 ampère, a donné i30ln3,36 d’oxygène et 52om3,4 d’hydrogène; dans les mêmes conditions, mais avec une anode en platine, elle dégage iic,u3,2 seulement d’oxygène.
- On ne saurait donc attribuer le dégagement d’oxygène observé à l’action du chlore sur l’eau de la dissolution. Il est, au contraire, probable que le chlore fixe une certaine quantité d’oxygène pour donner naissance aux composés oxygénés de ce gaz dont on connaît la production constante autour de l’anode. Ainsi s’expliquerait pourquoi, dans l’électrolyse avec anode en argent ou en mercure, on obtient un volume d’oxygène supérieur à celui qu’on obtient avec une anode en platine.
- Il semble donc que, dans l’électrolyse des dissolutions d’acide chlorhydrique pur, la décomposition électrolytique porte non seulement sur Vacide chlorhydrique, mais aussi sur l’eau de la dissolution .
- Si tout l’oxygène électrolysé pouvait être recueilli, il serait facile de connaître le rapport du nombre des ions provenant de l’eau au nombre total des ions contenus dans la dissolution. Si l’on représente par v le volume de l’oxygène et par Y le volume de l’hydro-
- , a f . , , , V — 1 ç
- gene, — serait égal a ce rapport, tandis que----——
- serait le rapport du nombre des ions provenant de l’acide chlorhydrique au nombre total des ions de la dissolution. Ces rapports, que l’on pourrait désigner sous le nom de facteurs d’ionisation, seraient importants à connaître.
- Dans l’exemple rapporté plus haut, ils seraient respectivement de
- 0,068, o,i36, 0,164, 0,240, o,332, 0,424
- pour l’eau, et
- o,<)32, 0,864, o,836, 0,760, 0,668, 0,678
- pour l’acide chlorhydrique.
- Mais ces chiffres ne sont pas exacts, car une partie
- inconnue de l’oxygène est fixée par le chlore et échappe à la mesure.
- Quoi qu’il en soit, on peut dire dès maintenant que, dans l’électrolyse des dissolutions d’acide chlorhydrique, une partie du courant qui n’est nullement négligeable sert à l’électrolyse de l’eau de la dissolution et qu’il faut tenir compte de ce phénomène, soit dans la détermination des facteurs de transport des ions H et Cl, soit dans la mesure de la conductibilité de ces dissolutions et peut-être aussi dans la mesure de leur acidité.
- BREVETS
- Dispositif pour la ventilation des moteurs d’induction. — B. A. Behrend. — Brevet américain n° 872 708, publié le 3 décembre 1907.
- L’invention se rapporte à un procédé pour la ventilation des moteurs d’induction à cage d’écureuil. Comme on le voit sur les figures 1 et 2, l’on a réservé un certain espace entre les faces du noyau en tôle du rotor et les bagues qui affectent une section en forme de T. Les bagues sont maintenues en place par des palettes (voir figure 2) qui sont réunies deux à deux
- Fig. 1 et 2. — Dispositif pour la ventilation des moteurs d’induction.
- par des boulons traversant tout le fer du rotor; L’on obtient dans les canaux ainsi formés une circulation d’air énergique due à la force centrifuge, et il en résulte une ventilation excellente des extrémités des enroulements primaires et secondaires, des bagues et de la surface extérieure des tôles.
- Indicateur pour interrupteurs. — Hall. — (General Electric Company) Brevet américain n° 872 6a3.
- Certains interrupteurs ou commutateurs exigent que l’on imprime au volant de commande une rotation de plusieurs tours. Il en résulte que l’on ne peut
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- pas connaître à première vue la position exacte d’un tel interrupteur.
- Pour remédier à cette difficulté, l’on cale sur l’axe du volant un plateau muni d’une spirale en relief. Une fourchette portée par un levier glisse sur cette spirale, et enfin le levier est muni d’une aiguille indicatrice, qui se déplace ainsi progressivement lorsque l’on tourne le volant dans un sens déterminé, et peut donc servir à indiquer la position exacte de l’interrupteur ou commutateur.
- Alliage d’aluminium pour acier fondu. — M. Meslans. — Brevet américain n° 8?5 668 (1902J, publié le 3i décembre 1907.
- Un creuset métallique qui est connecté au pôle négatif d’un circuit électrique a scs côtés couverts d’un garnissage réfractaire et isolant, tandis que le fond est à nu. Ce fond est recouvert d’aluminium fondu et au-dessus de l’aluminium est une couche de chlorure de calcium anhydre qui constitue l’électrolyte et dans lequel sont suspendus des crayons de charbon formant anodes. Un voltage de 7 à io volts est employé avec une densité de courant de 100 à i5o ampères par décimètre carré de la surface de l’anode.
- Le calcium est libéré à la cathode et s’allie à l’aluminium. La proportion de calcium à l’anode est réglée en laissant l’élcctrolyse se faire pendant plus ou moins longtemps. On peut obtenir ainsi un alliage aluminium-calcium contenant jusqu’à 95 % de calcium. Quand l’alliage devient très riche en calcium, il se détache de lui-même en gros morceaux et vient flotter à la surface de l’électrolyte, où on le recueille. On peut de meme obtenir des alliages de barium, strontium, lithium avec l’aluminium.
- Les souillures dans les lingots d’acier fondu sont principalement dus à la présence de trois gaz : oxyde de carbone, hydrogène et azote. En ajoutant une petite quantité d’aluminium au moment de la coulée, l’oxyde de carbone est éliminé. L’hydrogène et l’azote peuvent l'être en employant des métaux tels que le calcium, le barium, le strontium et le lithium. Il est préférable d’employer ces métaux alliés à l'aluminium de manière à se débarrasser de tous les gaz à la fois. C’est l’usage des alliages préparés d’après le procédé ci-dessus indique.
- Production d’aluminium. —H. S. Blackmore.
- — Brevet américain n° 871 g85 (iqo'i), publié le 3 décembre 1907.
- L’aluminium est obtenu par réduction de l’oxy-
- fluorure ou un mélange d’oxyde et de fluorure en électrolysant ce mélange dans un vase garni de charbon avec une anode de carbure de calcium. L’oxyde et le fluorure d’aluminium sont fondus par le courant et la fluidité est augmentée par addition de fluorure de calcium. La réaction est :
- A1W -f-\ftÂl203 -f- 3CaC* = GAI -f 3GaFla -f 6CO.
- L’aluminium est libéré à la cathode, le fluorure de calcium et l’oxyde de carbone à l’anode.
- Électro-aimant pour appareils têlègra-phiques. — G. Gantani. — Brevet suisse n° 38)737.
- Lorsque les lignes télégraphiques sont disposées parallèlement à des lignes à courant alternatif pour le transport de l’énergie, il peut s’y former des courants d’induction alternatifs qui nuisent à la marche régulière des appareils.
- Dans le but de neutraliser l’effet de ces courants parasites, les électro-aimants des appareils récepteurs sont munis d’un enroulement auxiliaire e disposé également sur les noyaux et mis en court-circuit sur lui-même. Les courants induits produits dans cet enroulement auxiliaire amortissent les courants alternatifs primaires parcourant l’enroulement normal E. Afin que cet amortissement soit aussi énergique que possible, il est bon d’enrouler les fils E el e parallèlement l’un à l’autre (*).
- Microphone. — E.-E. Ries. — Brevet américain n° 871 737.
- Deux plaques verticales métalliques sont disposées très voisines l’une de l’autre, leurs extrémités inférieures plongeant dans un liquide conducteur. 11 en résulte que par capillarité le niveau du liquide s’élève entre les deux plaques à une hauteur assez notable par rapport au reste de la surface du liquide. L’une des plaques est fixe tandis que l’autre, qui peut osciller autour d’un axe horizontal placé à l’extrémité supé-
- Les enveloppes en cuivre utilisées pour la protcc-tcction des bobines, notamment clans certains récepteurs de la télégraphie militaire, semblent pouvoir jouer éventuellement un rôle analogue à celui de 1 enroulement e, bien que l'induction mutuelle soit alors un peu plus faible. Il serait du reste intéressant d’étudier si un amortissement trop énergique n’aurait pas un effet nuisible sur les cour anls télégraphiques eux-memes. (X. D,
- L. R.)
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- T. I (2e Série). — N° 11.
- rieure, est reliée mécaniquement à une membrane élastique. Celle-ci est enfin disposée au fond d’un cornet acoustique. Lorsqu’on parle devant ce cornet, la membrane se met à vibrer, et détermine donc des oscillations de la plaque mobile. Il en résulte que la
- hauteur du liquide compris entre cette dernière et la plaque fixe varie suivant l’intensité des sons, et les variations correspondantes de résistance électrique entre les deux plaques peut être utilisée pour réaliser un microphone.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- La distribution de l’énergie électrique dans la ville de Grenoble, par F. Jenny. — Publication delà Houille blanche. — Gratier et Rey, éditeurs à Grenoble. — Brochure iu-80 de 5i pages avec a3 figures cl a planches.
- Nous avons annoncé récemment à nos lecteurs le livre de M. Louis Brunhes sur le transport d’énergie de Livel à Grenoble (*); ce transport était fait en exécution d’un contrat passé entre la Société de la Romanche et la ville de Grenoble et avait pour but de fournir à cette ville l’énergie dont elle avait besoin pour son réseau d’éclairage.
- Ce réseau a été établi par les services électriques de Grenoble dont M. Jenny est l’ingénieur en chef, et c’est la description de cette installation qu’il nous donne dans la présente étude. Cette brochure est donc un utile complément du livre de M. Brunhes. On lira avec d’autant plus d’intérêt la description de ces intéressantes installations, qu’elles ont été non seulement étudiées avec précision et compétence, mais qu’elles ont fonctionné dès l’origine dans des conditions excellentes. M. Barbillion, le distingué professeur de l’Université de Grenoble, a fort exactement rappelé tout ceci dans sa préface.
- L. G.
- La houille blanche et la question sylvo-pas-torale, par le Commandant Audebrand. — Publication de la Houille blanche. — Gratier et Rey, éditeurs à Grenoble. — Brochure in-8° de 40 pages.
- L’auteur a fait aux élèves de l’Institut électro-
- (•) Cf. Lumière Electrique, t. I (2e série) p. i5g.
- technique de Grenoble une conférence sur les mesures qui s’imposent, mesures coercitives et mesures'' persuasives, pour que nos richesses en énergie hydraulique ne s’appauvrissent, pas et se renouvellent abondamment. La question du déboisement, celle des cultures inadaptées et exagérées, celle de l’élevage jouent un rôle très important et méritent que l’Etat y apporte une réglementation nécessaire. Il faut aussi que les industriels soutiennent l’initiative privée, qui depuis longtemps s’est préoccupée de faire connaître aux montagnards les dangers d’une exploitation abusive de la montagne.
- J. S.
- VOLUMES REÇUS
- Das elektrische Verhalten der Freileitungs-isolatoren und ihre Beurteilung, par J. Be-nischke. — Extrait de Elektrische Kraflbetriebe und B aime n, 24 janvier 1908, Munich,
- Hydrolysis as Illustrated by Heats of Neutralisation, par V.-H. Veley. — Extrait du compte rendu de l’Assemblée du a5 février 1908, The Faraday Society, Londres.
- Lehrbueh der Fhysik, par O.-D. Chwolson, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg. — 4e volume : Die Lehre von der Élekti'izitàt, traduit du russe par H. Pflaum (i" partie). — 1 volume in-8 de gi5 pages, avec 336 ligures. —F. Viiîweg und Soun, éditeurs, Braunscfnveig.— Prix ; broché, 16 francs ; relié, 18 francs.
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- «
- VARIÉTÉS
- LA REGLEMENTATION NOUVE
- Un décret, en date du 9 octobre 1907, portant règlement pour les appareils à vapeur à terre, vient de remplacer celui du 80 avril 1880.
- Ce décret a été présenté au Président de la République par un rapport qui en précise la portée ; puis il a été envoyé aux préfets par une circulaire ministérielle qui fait ressortir les principaux changements apportés à la précédente réglementation et qui a donné, au sujet de chacun des articles modiliés, des explications pour servir de guide dans leur application.
- Les réglementations qui se sont succédé en 18VL i8G5, 1880 et 1907 ont toujours été motivées par la nécessité d’assurer la sécurité publique dans remploi des appareils. La situation a toujours été, d’ailleurs, en s’améliorant. Ainsi, dans les deux périodes quinquennales i88i-i885 et 1899-1908, le nombre de morts pour 10.000 appareils et par an s’est abaissé de 8,7 à i,5.
- Ces réglementations visaient plutôt la sécurité des personnes étrangères au service que celle des ouvriers chargés de la conduite des appareils. Cette lacune a été comblée en 1907 ; l'article 17 prescrit des chaufferies bien éclairées, bien ventilées, de dimensions suffisantes et pourvues de dégagements faciles dans deux directions au moins; d’après l’article 16, dans les chaudières à tubes d’eau, les portes de foyers et de cendriers doivent être disposées de manière à s’opposer automatiquement à la sortie éventuelle d’un flux de vapeur; ce flux doit toujours avoir un écoulement facile et inoffensif vers le dehors. Pour les autres chaudières, les portes de foyers, de boîtes à tubes et de fumée doivent être pourvues de fermetures solides établies de manière à empêcher, en cas d’avarie, les retours de flamme où les projections d’eau et de vapeur sur les ouvriers. La circulaire ministérielle déconseille les chaufferies souterraines, parce qu’il est rare que l’on ait la faci-
- () Nous avons annoncé en son temps la publication dhine nouvelle réglementation des appareils à vapeur; dans une intéressante communication faite à la séance du 7 février 1908 de la Société des ingénieurs civils de France, M» Compère en a présenté une analyse dont nous donnons ici un résumé. (N.D.L.R.)
- LE DES APPAREILS A VAPEUR (<)
- lilé de les installer dans des conditions entièrement satisfaisantes pour la sécurité des chauffeurs. D’autre part, elle appelle l’attention sur les dangers du serrage des joints sur les appareils en pression. Enfin, l’article r8 dit que des précautions doivent cire prises contre le danger provenant des éclats de verre en cas de bris des tubes de niveau.
- La réglementation s’étend sur la construction et l'installation des appareils, puis sur leur conduite et leur entretien.
- Pour la construction, il n’y a que peu de changement. L’épreuve hydraulique reste le moyen de s’assurer de l’étanchéité cl: de la résistance de l’appareil.
- Le choix des matériaux, leur épaisseur restent toujours en dehors de la réglementation, à la liberté du constructeur. Toutefois, la circulaire ministérielle rappelle que la fonte de fer doit être aujourd’hui considéi'ée comme exclue de la bonne construction, surtout pour les pièces de grandes dimensions et à timbre élevé.
- Dans l’installation, pour les générateurs à tubes d’eau, il n’est plus compté pour le calcul de la catégorie les tubes ne mesurant pas plus de iocm de diamètre intérieur, ainsi que les pièces de jonction entre ces tubes n’ayant pas plus de idm3 de section intérieure. Il y a là une innovation importante, justifiée par l’absence d’explosions à effets dynamiques avec ce genre de générateurs.
- Le bâtiment fréquenté par le public est assimilé à une maison d’habitation. De plus, il est interdit de placer une chaudière de première catégorie dans un atelier occupant un personnel à poste fixe. C’est là une protection nouvelle des travailleurs qui, en dehors du risque inhérent à leur profession, ont droit à 11c pas avoir celui résultant d’accidents de chaudières.
- La statistique montre que la cause principale des accidents mortels qui surviennent dans l’emploi des appareils à vapeur est le défaut d’entretien.
- D’après l’article 89, l’exploitant est tenu d’assurer eu temps utile les nettoyages, les réparations et les remplacements nécessaires et, pour reconnaître l’état de chaque appareil, il doit faire procéder par une personne compétente à une visite complète à Tinté-
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- rieur et à l'extérieur au minimum une fois par an et dans tous les cas où la question d’épreuve se pose. L'exploitant doit tenir un registre d'entretien où sont notés à leurs dates les épreuves, les examens intérieurs et extérieurs, les nettoyages et les réparations ; ce registre est l'analogue du livre de bord qui est obligatoire sur les bateaux à vapeur.
- La visite intérieure devient un facteur principal de la sécurité. Elle est le complément obligatoire de toute réépreuve hydraulique, conformément au vœu émis par le Congrès international de surveillance et de sécurité en matièi*e d’appareils à vapeur, réuni à Paris en 1900, sur l’initiative des associations françaises de propriétaires d’appareils à vapeur.
- Le régime de 1865 ne parlait de réépreuve qu'a-près la réparation ou la vente des appareils ; celui de 1880 y ajoutait les cas de chômage prolongé, de changement d’installation, de suspicion par l’ingénieur des mines, et il créait l'obligation de l’épreuve décennale. Les cas d’épreuves se trouvaient ainsi multipliés. L’essai hydraulique apparaissait comme le moyen administratif de vérifier l’état des chaudières ; toutefois, la circulaire ministérielle d'envoi du décret de 1880 disait déjà : « Malgré le droit et le devoir de l'administration de recourir au renouvellement de l’épreuve pour vérifier l'état des chaudières, on ne saurait user de ce moyen sans motifs sérieux ; d'autre part, il ne suffit pas pour donner toute garantie, rien ne peut suppléer aux visites complètes des tôles à l’extérieur et à l’intérieur » et l’administration, constatant alors l’existence des associations de propriétaires d’ajjpareils à vapeur, qui s’étaient créées plus spécialement pour procéder à ces visites, rendait celles-ci obligatoires à intervalles suffisamment rapprochés; elle pouvait alors dispenser des épreuves autres que les décennales quand une association certifiait le bon état des appareils. Elle atténuait ainsi le recours trop fréquent à l’épreuve.
- Cette atténuation se ti’ouve plus grande encore dans le nouveau décret. Le service des mines peut, suivant les circonstances, quand la question d'épreuve se pose, juger ou non l’essai hydraulique nécessaire, mais la visite intérieure est obligatoire dans tous les cas. De fplus, quand l'épreuve a lieu, la surcharge
- d’épreuve est diminuée de moitié si l’appareil n'a pas subi un changement notable ou une grande réparation; tel est le cas de l’épreuve décennale. Enfin, il peut être sursis à la réépreuve décennale elle-même lorsqu’une association de propriétaires d’appareils à vapeur certifie le bon état de l’appareil ; il y a dans cette dernière mesure une innovation importante qui ne peut que contribuer au développement de ces institutions.
- Les locomobilcs agricoles ont donné lieu, durant ces dernières années, à des accidents dont la fréquence et la gravité étaient hors de proportion avec la puissance totale dans cette classe d'appareils. La principale cause de ces accidents a été le mauvais état des appareils. C’est pourquoi, tandis que le règlement nouveau se distingue, ainsi qu'il vient d’être expliqué, par des innovations libérales en ce qui touche les générateurs fixes, les appareils loco-mobiles sont l’objet de mesures destinées à resserrer à leur égard la surveillance administrative ; l’épreuve doit être renouvelée au moins tous les cinq ans au lieu du délai de dix années prescrit pour les appareils fixes et à chaque changement de propriétaire ; les rapports de visites intérieures doivent être envoyés en communication à l'ingénieur des mines.
- Pour les récipients, le règlement les protège mieux que par le passé contre les excès de pression et contre l'affaiblissement par usure, causes principales d’explosion pour ces appareils. La surcharge d’épreuve est la même que celle des chaudières au lieu d’être réduite de moitié comme sous le régime de 1880. Il impose une deuxième soupape de sûreté pour les appareils dont le timbre n'est pas au moins égal à celui de la chaudière alimentaire, quand leur caj>acité dépasse im3. Il exclut de l’intérieur des maisons habitées les récipients de première catégorie.
- Enfin, le décret du 9 octobre 1907 excepte de la réglementation les tuyauteries, les générateurs dont la capacité est inferieure à üj1 et les générateurs et récipients dans lesquels des dispositions matérielles efficaces empêchent la pression effective de dépasser 3oos par centimètre carré. Tels sont, en général, les appareils de chauffage à basse pression.
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- JL
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements: 7° sur toutes les questions qui se rattachent à VÉlectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Application du système Thury à la commande des trains de laminoir et des machines d’extraction.
- La distribution eu série par courant continu, à intensité constante, système Thury, présente certains avantages pour la commande des laminoirs ou des machines d’extraction.
- On a proposé dans de nombreux systèmes l’emploi de volants sur les moteurs, ces appareils servant d’accumulateurs d’énergie. Dans le système Thury, ces volants sont calés sur les arbres des génératrices, mais les moteurs qui entraînent celles-ci ne doivent avoir naturellement que la puissance moyenne demandée par les moteurs électriques commandant les laminoirs.
- Grâce à cette disposition des volants, ceux-ci peuvent servir ainsi simultanément pour régulariser l’énergie absorbée par chaque laminoir,quel que soit le nombre des appareils en service.
- Le système Thury, s’accommodant de toutes les vitesses, les volants deviennent des accumulateurs de capacité bien plus élevée que dans les autres systèmes.
- Le système Thury n’emploie aucun rhéostat de réglage, ce qui évite les pertes dans ces appareils.
- Le mouvement des balais des moteurs est réglé ;i la main par un levier, ou pour les grands moteurs, à l’aide d’huile sous pression; il peut d’ailleurs être rendu automatique. A l’arrêt, les balais des moteurs sont sur la ligne des pôles; il suffit de les déplacer peu à peu dans un sens ou dans l’autre suivant le sens de rotation que l’on désire; le couple augmente ainsi d’une manière aussi progressive que possible, et lorsque la vitesse de régime convenable est atteinte, un régulateur à force centrifuge peut maintenir la vitesse constante en agissant également sur les balais suivant le dispositif bien connu- employé par M. Thury.
- Le freinage s’opère avec récupération eu renversant simplement la position des balais.
- L’un des avantages très importants de cette méthode de réglage consiste en ce qu’il est très facile de faire tourner économiquement les cylindres des laminoirs à des vitesses très réduites.
- Il faut cependant tenir compte que le travail même du laminoir ne permet pas de réduire la vitesse dans n’importe quelle proportion.
- Il est à remarquer en outre que l’énergie supplémentaire disponible peut être -utilisée à l’alimentation d’autres machines tournant à vitesse constante, suivant le système ordinaire [de transmission Thury.
- Naturellement, les moteurs commandant les machines génératrices doivent pouvoir subir des variations de vitesse assez notables tout en développant un couple constant. C’est le cas, par exemple, des moteurs à vapeur non munis de régulateurs ; de tels moteurs peuvent subir une variation de vitesse de io à i5 % sans que le couple subisse des variations sensibles.
- Enfin, au point de vue du coût d’installation, de la sécurité de marche et du rendement, le système Thury soutient avantageusement la comparaison avec les autres systèmes, ainsi que l’on s’en rend compte aisément par cette brève étude.
- L’électrification des chemins de fer de New-York, New-Haven et Hartford.
- De divers côtés on a fait courir le bruit dernièrement que l’installation électrique des chemins de fer de New-York, New-Haven et Hartford ne donnait pas entièrement satisfaction. Cette nouvelle sans aucun fondement a été démentie catégoriquement par les personnes les plus autorisés et les mieux placées pour le faire. Une nouvelle preuve du fonctionnement remarquable de cette installation vient d’être donnée par le fait que la CIe des Chemins de fer de New York, New-Haven et Hartford a passé commande à la Compagnie Westinghouse de six autres locomotives monophasées de i.ooo HP., semblables
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- aux trente-cinq locomotives déjà livrées et qui sont en service régulier depuis le mois de juillet dernier pour remorquer les trains de banlieue entre New-York Central Terminus et Stamford.
- Nouvelles installations de traction électrique
- La Société Anonyme Westinghouse du Havre a obtenu récemment deux importants contrats pour l’application du système de traction électrique par courant alternatif simple.
- La première de ces installations est celle de deux lignes suburbaines du réseau de la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon : de Lyon àJons et de Lyon à Miribel, soit environ aatm en voie normale de i<“,44. L’énergie sera fournie par une station voisine sous la forme de courant continu à Ooo volts et transformée dans une sous-station comprenant des groupes convertisseurs composés chacun d’un moteur shunt à courant continu de 3oo HP., 6oo volts, /,5o tours par minute commandant directement un alternateur monophasé de 22b K.Y.A., 6.600 volts, i5 périodes, et des groupes d’excitation séparés. Le courant sera transmis directement à ce yoltage de 6.ti<m sans l'intermédiaire d’aucune sous-statiqn le long de la ligne. Le lil de trolley sera installé avec suspension caténaire simple.
- Le service sera assuré, au déhut de l’exploitation, par quinze voitures automotrices et équipées chacune avec deux moteurs monophasés Westinghouse de 5o HP., a5o volts, i5 périodes, pouvant fournir une vitesse commerciale (y compris les arrêts) de an*"* à l’heure. Les équipements de ces automotrices seront prévus pour fonctionner également sur courant continu, une grande partie du réseau étant actuellement alimentée par courant continu.
- La seconde installation consiste en l'équipement d’une ligne de tramways dans l’Italie Méridionale, de Salerne à Valle di Pompeï, soit une distance de 3qkm avec voie de im, en partie sur route départementale. L’énergie sera achetée au dehors sous la forme de courant triphasé à haute tension et transformée dans une sous-station en courant monophasé à 6.600 volts, a5 périodes, au moyen de groupes convertisseurs composés d’un moteur triphasé et d’un alternateur monophasé à 6.600 volts, 2b pé-N riodes. Le courant sera transmis à la ligne de contact directement à ce voltage, le lil de trolley sera à construction caténaire simple.
- L’exploitation sera assurée par vingt voitures automotrices équipées chacune avètf deux moteurs
- monophasés Westinghouse de 40 IIP., 200 volts, 25 périodes. La vitesse; cotnmerciale atteinte avec ces automotrices sera de a5kin à l’heure.
- BREVETS C)
- 384 070, du 24 janvier 1907. — Bf.lin. —Appareil pour la reproduction à distance des documents graphiques.
- 383 998, du 3o octobre 1907. —Société Fblten Guilleaume Lahmeyerwerke A. G. — Dispositif et procédé de production de courant continu.
- 384 °35, du 23 janvier 1907. — Bouchet. — Dis-posilifpour la charge automatique des accumulateurs.
- 383 968, du 3 octobre 1907. — Rosenbaum. — Pince pour tableau de distribution.
- 384 «76, du 16 novembre 1907. — Lemort, — Isolant pour appareils électriques,
- 384 Jo5, du 18 novembre 1907. — Von Seemen, —, Procédé pour la fabrication de produits conducteurs d’électricité,
- 384 13o, du 18 novembre 1907. Maigph Robert Bosch. — Contact à ressort pour connexion vible.
- 384 i3a, du 18 novembre 1907. sr {Société Lan» UNp SeekabEI.werbe A, G. t— Liffliteurs de tension.
- 384 107, du 19 novembre 1907, — SjppiprÉ AppA-
- ÇEMEINE ELEKTBICJTÂTS «ES. ---- Compteur d’aill-
- pères-heures.
- 384 og6, du 16 novembre 1907. — BEnuMAïfN. — Four à arc électrique.
- 384 086, du 16 novembre 1907. — Capitaine. — Lampe à arc.
- 384 2oo, du 21 novembre 1907. — Hecner. — Perfectionnements dans la fabrication des lampes électriques.
- 384 220, du if novembre 1907. — Hartei». — Raccord multiple pour lampes électriques.
- 383 714, du 5 juin 1907.—Bekesy. —Appareil de télégraphie optique.
- 383 780, du 9 novembre 1907. — Société International Telemeter Cy. —Dispositif pour la transmission électrique de signaux.
- (') Liste de brevets concernait JLlerpLité ponununiquée par M. H. Jossiî, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard dé lu Madpîeinp, Paris.-
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- 14 Mars 1908.
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- 385
- " 383 896, du i.3 novembre 1907. — Société Felten Guilleaume Lakmeyeraverke A. G.— Machine à courant continu.
- 383 721, du 27 août 1907. — Robertson. — Connexions électriques.
- 383 795, du 9 novembre 1907. — Mudiiy. — Interrupteur électrique.
- 383 798, du 9 novembre 1907. — Massiot. — Dispositif d’interrupteurs électriques.
- 383 827, du ix novembre 1907. — Aiicioni. — Train de roues pour compteurs d’énergie électrique à double tarif.
- 383 836, du 11 novembre 1907. — Ahcioxi. —-Compteur électrique.
- 383 865, du 11 novembre 1907. — Aiicioni. — Wattmétrc pour courants triphasés.
- 383 qi3, du i3 novembre 1907.— Société ali.ge-mbinb electiiicitats ces. — Compteur d’électricité pour courant continu.
- 383 928, du 1'1 novembre 1907. — Ceuveua. — Compteur électrique.
- 383 936, du i/( novembre 1907. — Keeman. — Interrupteur coupe-circuit pour canalisations électriques à potentiel élevé.
- 383 822, du 11 novembre 1907. — Erhiiem. — Procédé pour la fabrication de filaments pour lampes électriques à incandescence.
- 384 388, du 26 novembre 1907. — Monson. — Système téléphonique.
- 384 464, du 28 novembre 1907. — Kottgen. — Procédé et dispositifs pour recevoir des impulsions électriques.
- 384 278, du 22 novembre 1907. — Steiner von Eltemberg. — Elément galvanique à électrodes rotatives.
- 384 295, du 23 novembre 1907. — Marino
- et Barton-Wright. — Matière pour consolider la matière active des accumulateurs électriques.
- 384 322, du 23 novembre 1907. — Bi.eii. —
- Machine électrique à courant continu.
- 384 >62, du 26 novembre 1907. — Windrath. Système de commutateur.
- 384 475, du 29 novembre 1907. — Dumaine. — Pile électrique.
- 384 >09, du 2 3 novembre 1907. — Société
- Almanna Syenska elekthiska. — Disposition pour la transformation de courants électriques.
- 383 314, du 23 novembre 1907. — Bi.um. — Dispositif de connexion pour bougies d’allumage électrique et autres appareils.
- 383 641, du 6 novembre 1907. — Fry. — Perfectionnements dans les procédés et appareils pour la production d’électricité au moyen de la vapeur.
- 383 096, du 12 janvier 1907. — Fontaine. — Contacts électriques.
- 383 609, du 5 novembre 1907. — Strodé et White. — Perfectionnements aux dispositifs et connexions électriques.
- 383 69a, du 8 novembre 1907. — Sciieitt.eu et Schumacher. — Bornes pour la jonction des lijs conducteurs d’électricité.
- 383 620, du à novembre 1907. — Société Ernst Eisemann et Ci0. — Connexion pour câbles.
- 383 700, du 8 novembre 1907. — Raavorth, — Méthode et appareils pour le contrôle des appareils électriques.
- 383 483, du 6 août 1907. — Société Scott elec-trical Cv . — Perfectionnements aux lampes à arc à flamme.
- 383 544) du 2 novembre 1907. — Timau et von Dregeii — Procédé pour la production de lumière électrique froide.
- 384 827, du 29novembre 1907.—Jacodsex. -—Dispositif de montage pour bureau central téléphonique.
- 384 536, du 29 novembre 1907. — Plisson. — Appareil téléphonique permettant: à trois postes de communiquer entre eux.
- 384 617, du 3 décembre 1907. — Péri et Duciie-tet. — Dispositif pour la télégraphie sans fil.
- I84 5oi, du 21 octobre 1907. — Mietkns et Tiik-chinski, — Moteur à répulsion.
- 384 700, du 5 décembre 1907. — Société anonyme Le Carbone. — Mode d’attache des conducteurs de prise de courant .
- 384 499, du ïf» octobre 1907. — Lotz. — Procédé et dispositif pour la génération de tensions auxiliaires ou de courants arbitraires dans les machines électriques ou appareils, particulièrement dans les instruments électriques do mesures compteurs électriques et autres.
- I84 5o3, du 26 octobre 1907. — Fodor. — Appareil servant à raccorder les fils de courant et autres.
- 384 510, du 11 novembre 1907. — 4RP,9-M- — Watlmètre pour circuits triphasés.
- 384 017, du 27 novembre 1907. — Fabre dit Carhus. — Coupe-circuit automatique à plombs multiples.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N’il.
- 384 5a6.— Société Vedovei.li Priestley et Ci0. — Ligne électrique à haute tension.
- 384.613, du 3 décembre 1907. — Société Siemens et Halske act-ges. — Système de montage d’éléments électrolytiques à soupapes ou d’appareils semblables à fonctionnement de soupape faisant obtenir du courant continu approximativement constant.
- 384 671, du 4 décembre 1907. — Schalleh. — Procédé relatif au fonctionnement des installations électriques ayant pour objet le réglage de la tension du circuit d’utilisation.
- 384 7*4» du 6 décembre 1907. — Lkcochk. — Commutateur.
- 384 535, du 29 novembre 1907. —Société The Westinghouse métal filament lamp Cy . — Perfectionnements dans la fabrication des filaments métalliques.
- 384 553, du 3o novembre 1907. — Gros». — Perfectionnement aux lampes à arc.
- 384 765, du 25 novembre 1907. — Anzalone. — Monophone.
- 384 887, du 10 décembre 1907. — Haas. — Anticontact pour récepteurs téléphoniques.
- I84 762, du 22 novembre 1907. — Société Er-
- nest Eisemanx et Clü. — Cage polaire pour appareils d’allumage.
- 384 667, du 18 février 1907. — Société Saut-ter, Harlé et Cie. —Système de commande asservie.
- 384 879, du 10 décembre 1907. — Société Jul-liex et Dessole. — Application de clinquants électrolytiques à la construction des balais des machines électriques.
- 384 744? du ii novembre 1907.— Baumann.— Compteur d’électricité à tarif multiple.
- 384 846, du 9 décembre 1907. — Société Anonyme Le Carrone.— Prise de courant à montage et démontage rapides.
- 38/| 868, du 10 décembre 1907. — Guenet. — Trembleur.
- 384 909» du il décembre 1907. — Société syn-CHRONOUS statïc Cy.— Appareil producteur de courants à haute fréquence.
- 384 570, du 10 décembre 1907. — Birkelaxd. — Appareil pour la production d’oscillations électriques.
- 384 9*5, du 11 décembre 1907. — Letang. — Disposition ou filament dans les lampes à incandescence.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Aluminium, — Le Syndicat de l'aluminium vient de décider une réduction considérable dans le prix du inétal; celui-ci se vendra, désormais, 2 francs le kilogramme. On espère que celle mesure ramènera l’activité dans les transactions. Aux anciens cours, les ventes s’étaient presque arrêtées. La Société des Produits Chimiques d’Alais et de la Camargue, qui exploite en Savoie trois usines hydro-électriques produisant ce métal, avait, il y a quelques jours, arrêté complètement celle dont l’installation était terminée depuis un an. Elle est située Saint-Jcan-de-Maurienne et dispose de plus de 12.000 chevaux-vapeur. Les deux autres, situées à Saint-Félix (3.ooo chevaux) et k Calypso (i6.5oo chevaux), outre Saint-Jean et Saint-Michel-de-Mauriennc (où Froges a également sa principale usine k aluminium), continuent à fonctionner avec un quart, à peine, de leurs installations.
- \ Cette réduction réduit les bénéfices à peu de chose pour les grosses usines ; elle doit le supprimer entièrement pour celles qui 11e peuvent obtenir un prix de revient assez faible et devront chercher un autre débouché pour leur énergie électrique* /
- Cuivre. — Les arrivages de métal de l’Amérique du Nord se sont élevés pendant le mois de février à 21.825 tonnes, ceux d'Espagne et de Portugal à 1.894 tonnes, ceux d’autres pays k 2.77G tonnes, les affrètements du Chili ù 2.3oo tonnes et ceux d’Australie à 3.o5o tonnes. Durant ce même mois, les approvisionnements ont été de 3i.845 tonnes, et les livraisons de 31.732 tonnes. Les approvisionnements visibles ont donc diminué de 1.402 tonnes depuis le 15 février et augmenté de n3 tonnes depuis le 3i janvier. Pas d’expéditions de cuivre Standard de Liverpool et Swausea vers l’Amérique.
- Les approvisionnements et les délivraisons ont été de :
- 1908 1907 1906
- —1— ——— —« - ——
- En fév. Approv. Déliv. Approv. Déliv. Approv. Déliv.
- Tonnes.. . 12 mois finissant le 29 fév. 3 r 8/*5 3 1 732 21 682 [22 190 24 826 26 831
- Tonnes... , 397 120 389 83o 3*3 450 338 919 299 042 307 221
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- 14 Mars 1908.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 357
- Voici la statistique comparative publiée par MM. Merton et C*6 :
- STOCKS EN ANGLETERRE 1908 31 janvier
- ET EN FRANCE 29 i5 3i 1907 1906
- Liverpool et' Swansca, Chili barres et lingots. FÉV. 99° FÉV . 1 a/jo JANV. I I70 5oi 5oo
- Liverpool et Swansca, cuivre Standard anglais 125 125 125 4 326 1 745
- Liverpool et Swansea, autre cuivre Standard. 4 476 4 758 5 114 126
- Londres, Newcastle-on-Tync et Birmingham. 3 584 4 002 3 359 G47 Gi4
- Tonnes 9 *75 IO 125 Q 768 5 600 2 859
- Liverpool et Swansea, matériel de fourneaux fin 2 oi3 2 899 982 G61 479
- Havre, Bordeaux,Rouen et Dunkerque, cuivre fin 3 285 3 061 2 Gio 1 722 1 7.18
- Tonnes 14 473 16 075 i3 3Go 7 983 5 096
- Avis du Chili 3 3oo 3 5oo 3 700 2 200 1 85o
- Avis d’Australie 3 000 2 600 3 600 3 3oo 2 000
- Totaux 20 773 22 175 20 660 i3 483 8 94b
- Prix du G.-M.-B. et du cuivre Standard par tonne £ 58 2 6 58 10 Gi 26 108 IO 78 17 G
- ÉCLAIRAGE
- àurillac (Cantal). — Uue' usine hydro-électrique va être établie sur la rivière de Cèrc à l’effet de fournir la force motrice et l'éclairage à Aurillac et à la région voisine.
- ÂMBiiUT (Puy-de-Dôme). — Le Conseil municipal autorise le maire à examiner et discuter les projets soumis par une Société pour l'installation de l'éclairage électrique.
- Eguzo.n (Indre). — Dans sa séance du 16 février, le Conseil municipal a voté la construction d une usine hydro-électrique sur la Creuse, à Fressigues.
- Mulhouse (Alsace). — Il est question de construire une usine électrique à Kcmbs, près de Mulhouse; on établirait un canal parallèle au Rhin de 6om de largeur cf la chute d’eau aurait une hauteur de 7*“. L’Electricité serait fournie à toutes les usines de Mulhouse et aux environs. Les dépenses prévues s'élèveraient à 4o ou 6o millions de marks.
- Livarot (Calvados). — Le Conseil municipal vient d’adopter un projet pour l’établissement de l’éclairage électrique; ce projet devra être exécuté dans un délai de six mois.
- Milan. — La Socicta Generale Elettrica dell’ Ada-mello, de Milan, construit en ce moment une nouvelle
- installation hydro-électrique dont la puissance sera de 27.000 HP. La construction des turbines hydrauliques qui fonctionneront avec une hauteur de chute de cji5m a été confiée aux usines Escher Wyss, de Zurich.
- TRACTION
- Isère. — Le département de l’Isère est autorisé à emprunter une somme de a.oSo.ooo francs, pour rétablissement des lignes de tramways suivantes: Lyon à Saint-Marcellin ; Côte Saint-André au Grand-Lenips ; Pont de Beauvoisin à Bonpertuis; Tour-du-Pin aux Arenières.
- Meurthe-et-Moselle. — Le département de Meurthe-et-Moselle est autorisé à emprunter une somme de 3.590.000 francs, applicable aux frais d’établissement du chemin de fer de Lunéville à Bhunout avec embranchement sur Badenviller.
- Allemagne. — La direction des Chemins de fer de l’Elnl prussien est entrée en pourparlers avec les fabriques de wagons, chargées des fournitures auxdits chemins de fer, pour la commande de 8.o5o wagons de marchandises, livrables jusqu’au 3i mars 1909.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est à Jeumont. — Bulletin mensuel, décembre 1907.
- Des pompes centrifuges à haute pression construites par la Société anonyme des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi.
- Ateliers de Constructions Électriques de Charleroi.— Bulle-lin mensuel, décembre 1907.
- Des tableaux de distribution à haute tension.
- Ateliers de Constructions Oerfikon, — Communication périodique, janvier 1908.
- L’installation de compensation des lamineries de San-dviken.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- General Electric C°. — La General Electric C° a déjà subi plusieurs crises américaines, entre autres celle de 189 !, niais, grâce à sa prudente administration, elle a pu y faire face très honorablement et tout porte à croire que la crise actuelle ne pourra lui causer d’imporlauts dommages, vu sa puissante organisation et sa solide position.
- Constituée on 1892, par acte spécial du gouvernement, la General Electric a pour but de fabriquer toutes les fournitures nécessaires aux applications de l’électricité. Elle exploite de nombreux brevets pour la construction d’appareils de force, de lumière et de transport par l’électricité, et même, depuis quelques années,
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série); — N° IL.
- elle exploite les brevets Curtis pour turbines à vapeur.
- Dès sa formation, elle engloba plusieurs grandes Compagnies d'électricité : l’Edison Electric Lighl C°, l’Edison General Electric, la Thomson-Houston Electric et la Thomson-Houston International Electric. En 1896, elle réunit ses brevets k ceux de la Westinghouse Electric and Manufacluring C°. En 1901. elle acquit le contrôle de la British Thomson-Houston de Londres et, en 1903, elle absorba tout le capital de la Stanley Electric Manufacturing C°.
- Cet important groupement de Sociétés forme en quelque sorte de la General Electric le trust des fournitures électriques aux Etats-Unis.
- Le capital social de celte vaste entreprise est actuellement de S 80.000.000, dont S 65 millions 217.200 sont émis en actions de & 100. A l’origine, le capital était de S 5o.000.000 dont S 10.000.000 d’actions étaient privilégiées. Sur ces S 10.000.000 d'actions privilégiées, S 4.25'2.ooo furent émis, mais ces actions furent échangées en 1902, contre des actions ordinaires. En 1906, le capital émis s’élevait à S 54.286.750; il fut porté ensuite à S 63.752.800, pour atteindre, en 1907, le chiffre actuel de $ 65.217.200.
- En outre, il existe une émission d’obligations 3 1 /2 0/0 de S 2.047 000 (lul date I9°2' Quant à l’émission 5 0/0 de 1892, ces obligations sont convertîssables en actions ordinaires et le montant en circulation n’est plus que de S 55.000.
- La marche des affaires de la General Electric a été très brillante dès le début et sa clientèle est mondiale. Elle fournit des moteurs électriques pour locomotives, non seulement à un grand nombre de chemins de fer des États-Unis, mais aux Métropolitains de Londres et de Paris et à la Compagnie d’Orléans.
- Ses recettes brutes ont suivi une marche ascendante remarquable ;
- 1898 ........... S 12. 196.09»
- 1899 ............ ... 15.679.43o
- 1900 ......... 22.379.000
- 1901..,......, ..... 28.783.000
- 1902 ................ 33.338.ooo
- 1903 ......... 39.122.000
- 1904 ......... 42.783.000
- i<9o5........ 4o. 323.000
- 1906 .............. 43.146.612
- 1907 ........ 6.1.189.219
- L’augmenta lion de 1907 sur 1906 est doue de S 18.0.42,607.
- Il «est vrai que., pendant ocfete même période, j les frais d’exploitation omit augmenté en conséquence, s’étant élevés à S 53.a80.989 «contre S i7.100.451 en a906, soit une augmentation de S <16.080.538.
- En outre, il faut déduire l’intérêt des obligations, qui nécessite une somme de S 74.396 ; quapt aux actions,
- elles louchent régulièrement du 8 %; soit, pour 1907 une somme de $ 4*344*342. Cependant, après ces distributions, il restait encore un surplus disponible de S 4*o83.5oj.
- Voici les bilans des trois dernières années, cl il est facile,en les comparant,de voir les progrès de la Société :
- Exercices clos au
- 3i janvier Recettes brutes Dépenses d’ex* ploilation 1907 S 61.608.832 53.182,989 1906 S44.4j9.612 37.100.451 1 905 S 4<i.323.354 33.604.008
- Solde applicable aux dividendes 8..42;.«43 7.319.161 6 719.546
- Dividendes 8 % . 4.344.342 3.86i .062 3.684.384
- Solde disponible 4.o83,5o1 3.458.oi)9 3.o35.162
- Défalcation du compte de la Stanley C^.. . 739.655
- Âmo rtissement de brevets. . . 999*999 1.000.000 —
- Report aux ré-
- serves 3.o83.5o2 2.458.099 2.275.608
- Réserves antérieures 12.027.295 9.569.196 7.293.689
- Total des ré-
- serves.... S 15.1r0.797 Si 2.027.29} $ 9.569.196
- Il est bon de noLer que les brevets sont portés au bilan pour la somme de $ 1, ainsi que le mobilier, toutes ces dépenses ayant été amorties par des prélèvements sur les bénéfices.
- On ne peut qu’approuver la sagesse de la direction en maintenant le dividende à 8 % , même dans les années de grande prospérité, car il aurait pu atteindre un chiffre bien supérieur, mais cette prudence a permis de forti-liiier considérablement la position financière de la Société et lui est très précieuse dans les jiériodes difficiles.
- Les commandes inscrites a<u carnet, en 1906-1907, n’ont pu être entière nient -exécutées, en raison de la forte augmentation des affaires de la Société. Les turbines vendues pendant l’exercice ont atteint un total, de 35o.ooo HP. La production des turbines Curtis est activement poussée et, pour cette spécialité, les ordres affluent du monde entier. Comme les applications de l'électricité se font de plus en plus nombreuses, la General Electric parait avoir un brillant avenir devaut elle. En outre, il a été souvent question de substituer l'électricité à la vapeur pour tous les grands chemins de fer américains, et cette transformation serait pour la Société une source inéluctable' de bénéfices. Les actionnaires n'ont certainement pas beaucoup à craindre, dans de pareilles conditions, des effets de la crise américaine. Cependant, il faut noter un point défavorable, celui de
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- 44 Mars 1908*
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- la hâusse des matières premières et particulièrement du cuivre, en 1*906, mais la dernière baisse de ce mêlai laisse de nouveau à la Société une belle marge de béné* lices. Il est vrai que, si le cuivre revenait à des cours élevés, la hausse des produits finis compenserait facilement la Société.
- Disons, pour terminer, que la valeur jouit d’un marché très actif à New-York. Voici les plus hauts et les plus bas cotirs enregistrés ces dernières années :
- 1904 i9<>5 *9°7
- Plus haut ... . 194 1192 184 *63
- Plus bas..... 151 169 156 89 1/2
- Au cours actuel de 118, avec un dividende de 8 %, la valeur rapporte du 6 3/;< % .
- Tramways de Nice et du Littoral. — Voici comment peuvent se résumer les comptes de la Société pour l’exercice 1907.
- Les recettes de l'exploitation se sont élevées à '2.847.957 fr. en augmentation de 98.090 fr. sur celles de 1906.
- Les recettes nettes à 764.474 fr. contre 83o 4$‘2 fr* l'année précédente.
- Les bénéfices nets distribuables —- après service de charges financières — et en y comprenant le report de l’exercice précédent atteignent 4^7.877 fr. contre 461.126 fr. en 1906.
- Le conseil propose de distribuer 3oo.ooo fr. aux actions, soit un dividende de 10 fr. par titre — comme l’année dernière — en reportant à nouveau une somme de 104.589 fr.
- «
- Tramways de Limoges. — Les bénéfices nets réalisés pendant l’exercice écoulé par la Compagnie de Tramways électriques de Limoges sc sont élevés à la somme d’environ 162.000 fr. Le Conseil d’administration proposera à la prochaine assemblée générale des actionnaires de maintenir le dividende à 27 fr. par action.
- Tramways de Toulon. — Cette Société va augmenter son capital de 10.000 actions de 100 fr. qui seront offertes au prix de 180 fr. aux actionnaires anciens et ce à raison d’un titre nouveau pour trois anciens. Ajoutons que le but de cette opération est de reprendre le réseau d’Hyères, ville voisine de Toulon,
- Tramways de ta rive gauche, Paris. — Les recettes de l’exploitation de la Compagnie des Tramways de la rive gauche se sont élevées, pour l’exercice 1907, à r .641.639 fr., contre 1.600.655 pour 1906. L’augmentation afférente au dernier exercice ressort ainsi à 40*984 fr. O11 ne connaît pas encore le chiffre des dépenses qui ne sont, d’ailleurs,
- pas arretées actuellement dune manière définitive; mais on peut dès maintenant prévoir que les bénéfices nets de 1907 seront légèrement supérieurs à ceux de l’exercice 1906, qui s’élevaient à 25o.ooo fr. Il 11e saurait être question de dividende.
- Gothard Werke S. A, à Bodio (Tessin).— Sous celle dénomination, une Société vient d’ètre constituée en Suisse pour la fabrication des produits électro-chimiques et électro-métallurgiques.
- La Société doit établir une usine à Bodio, qui recevra son énergie de l’usine hydro-électrique Biaschiua, établie entre Lavorgo et Bodio par la Société Molor de Baden. La Société Molor, la Süddeutsche Diskonlo Gescllschafl et la maison L. Weil et Reinhardt à Manheiin sont intéressées à l’enlreprise. L’ingénieur H. Oettinger de Darmstadt a été nommé directeur.
- Officine efettriche Genovesi, à Gênes. — On apprend que cotte entreprise donnera de nouveau un dividende de 10 % sur le capital de £ 12.000.000. Lu Bank fiir elec-trische Unternehmungen à Zurich y est toujours fortement intéressée.
- Société franco-suisse pour l'industrie électrique à Genève. — Le dividende proposé potir 1907 est de 3 % ou
- i5 francs par action, contre 4 % distribué pour 1906.
- Société hellénique d'électricité Thomson-Houston. — Le bénéfice net de 1907 est de 640.348 drachmes et autorise la répartition d’un dividende de dr. 5-5o par action, comme pour l’exercice précédent,
- ADJUDICATIONS
- France,.
- Le ü5 mars, «à 2 heures, à Brest, établissement d un poste radiotélégraphique à Kerlaeren-Roscanvel, 21,100 fr; eaut. : 800 fr.
- Le 24 avril, à 2 heures, mairie de Bourges, Fourniture et installation d’une grue électrique pour l’Ecole centrale de pyrotechnie de Bourges, Renseignements à l’Ecole de pyrotechnie,
- Allemagne
- Le 2.j mars, à l’administration communale, à Dantzig, fourniture de quatre grues roulantes mues électriquement.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Haulzen, extension des installations électriques, 275.000 marks.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2* Série). — N» 11.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Offen-bach-sur-M., établissement d’installations électriques.
- Espagne.
- Le 3o avril, à 12 heures, à la direction générale des travaux publics (ministère de fomenlo), à Madrid, adjudication de la concession d’un tramway électrique à Bilbao; caul. : pes.2.410-88.
- NOUVELLE-Z ÉI. AN DE.
- La municipalité de Napier reçoit les offres pour la construction d’un tramway électrique.
- Bulgahik.
- Le gouvernement bulgare va mettre très prochainement en adjudication la construction de la voie ferrée de Mezdra- Vidin, avec divers embranchements. La longueur du réseau est de 35km,5oo; les dépenses d’établissement sont évaluées à ai millions de francs environ.
- Grande-Bretagne.
- Le i4 avril, à l'Office du Secretary Poslniasler-Gene-
- ral’s Department, 5i ,jSp.ring-streel, à Melbourne, établissement de deux câbles sous-marins entre les Etats de Victoria et de Tasmanie.
- Le ao avril, à M. le Depuly Poslmaster general, à Brïsbane, fourniture de câbles en plomb pour l’administration des postes.
- Le 16 mars, à la corporation municipale, à ftury (Lan-cashire), fourniture et montage dune dynamo de 2.000 kilowatts.
- Norvège.
- Le ai mars, à la direction des mines d’argent, à Kongsberg, fourniture d'une turbine avec transbordeur et 2.3oo m. ets câbles électriques.
- Autriche-Hongrie.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Graz, installation de l’électricité.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Regen (Sicbenbürgen), établissement : i° de l'électricité, 420.000 couronnes. — 2° de conduites d’eau, 280 000 couronnes.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome I (2e série).
- SAMEDI 21 MARS 1908.
- Trentième année.
- - N° 12^
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- •L’Éc
- airai
- * *,g^
- L
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 361. —M. Gacogne. Calcul de l'élévation de température des conducteurs électriques, p., 363. — O. Allen. Groupe compensateur des laminoirs de Sandviken, p. 365.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Dispositif électromécanique pour la transformation directe du courant continu en courant alternatif de fréquence arbitraire, O.-M. Coriuno, p. 370. — Mesures. Détermination du facteur de puissance par la méthode des deux wattmètres, F. Ivuderna, p. 371. — Construction de machines. Convertisseur en cascade, À. Blocii, p. 371. Constantes types des machines électriques, R. Goluschmidt, p. 375. — Arc et lampes électriques, Photométrie. Influence des varialions de tension sur l'intensité lumineuse des lampes à incandescence, F. llmscu.vuEn, p. 377. Etude comparative sur les lampes à ülament métallique et les lampes à filament de carbone, G. Louinü, p. 378. — Transmission et distribution. Dispositifs de protection des lignes, J. S. Peck, p. 378. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Fonctionnement du détecteur électrolvlique ; influence de la température, 11. Âuhaham, p. 380. — Brevets, p. 381. — Bibliographie, p. 382. —-Variétés. La production de l’électricité. Un nouveau monopole d'Etat allemand, p. 384.— Chronique industrielle et financière. — Commande électrique des signaux de chemins de fer, p. 385. L’industrie électrique au Japon, p. 388. Exposition de Marseille, p. 389. — Renseignements commerciaux, p. 389. — Chronique financière, p. 390.
- ÉDITORIAL
- Dans les calculs de Véchauffement des enroulements parcourus par un courant, Von admet généralement que la puissance électrique dissipée en chaleur dans ces enroulements demeure constante. Or, par suite de cet échauffement meme, la résistance ohmique des bobines augmente d'une façon très sensible ; l’hypothèse précédenLe n’est plus alors justifiée, et l’on doit distinguer deux cas : celui où l’alimentation se fait à courant constant, et celui où elle est opérée à potentiel constant. Gomme le montre M. Gacogne (p. 363), ces deux cas conduisent à des résultats nettement différents, et il y a donc intérêt à spécifier d’une manière précise le mode d’excitation employé.
- L’emploi de groupes compensateurs, servant à uniformiser la charge des stations
- génératrices, devient de plus en plus fréquent pour les réseaux soumis à de fortes variations de régime. Les molifs de cette vogue sont du reste suffisamment connus de nos lecteurs pour que nous n’ayons pas à y revenir. Lorsque le réseau se trouve alimenté par du courant continu, la solution du problème est aisée; l’on a le choix entre une batterie d’accumulateurs électriques combinée par exemple avec un survolteur automatique, et un accumulateur d’énergie cinétique constitué par un volant tournant à grande vitesse, accouplé à une machine électrique réversible. Ce dernier procédé est fort avantageux dans certains cas, mais il exige une machine-électrique se prêtant facilement aux variations de vitesse étendues, ce qui n’est pas le cas normal des moteurs alimentés par du courant alternatif,' simple ou polyphasé. Dans ce cas,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 12.
- on est donc obligé le plus souvent d’employer une batlerie d’accumulateurs alimentée par un groupe moteur-générateur réversible ; en faisant varier automatiquement la tension de la machine à courant continu suivant la charge des génératrices, l’on résoud ainsi simplement le problème.
- L'installation récente des laminoirs de Sandviken exécutée par les ateliers de construction d’Œrlikon (p. 365) comporte un pareil groupe, et grâce aux dispositions adoptées pour préserver la batterie des à-coups trop violents, il est à présumer que cette batterie fournira un long service. Elle peut d’ailleurs être utilisée éventuellement comme réserve d’énergie, notamment en cas d’avarie à l’usine génératrice.
- M. A. Bloch vient de publier une étude fournissant des résultats intéressants sur le convertisseur en cascade, proposé par MM. Arnold et La Cour.
- L’on trouvera plus loin un extrait de cette étude (p. 371). Il est intéressant de faire remarquer à ce sujet, que M. Leblanc avait imaginé dès 1899 un dispositif sensiblement analogue, dont il avait fait ressortir les avantages vis-à-vis de la eommutatrice ordinaire. D’autre part, vers la même époque, M. Bra-dley avait, parait-il, été conduit indépendamment à une combinaison semblable, qui passa à peu près inaperçue alors.
- Pour exécuter les avant-projets d’une machine électrique, il est très commode de posséder des données générales sur les constantes types des machines de même puissance. M. Goldschmidt a rassemblé à ce sujet un grand nombre de documents et ceux-ci lui ont permis d’établir certaines comparaisons très intéressantes (p. 375).
- Les lampes à incandescence munies de filaments métalliques présentent déjà des avantages importants sur les lampes ordinaires au carbone au point de vue de la consommation spécifique. De deuvétudes faites
- à peu près simultanément en Amérique et en Allemagne par MM. Loring et Hirschauer (p. 377 et 378), il résulte que les premières sont aussi préférables au point de vue des variations d’intensité lumineuse dues aux chutes de tension. Avec des filaments métalliques, ces variations sont en effet notablement moins sensibles. L’étude de M. Hirschauer renferme en outre une formule extrêmement simple, permettant de terminer cette variation d’éclairement pour un type de lampe donné.
- Parmi les nouveaux dispositifs proposés pour la protection des lignes, l’un des plus curieux est le parafoudre électrolytique composé d’une série de soupapes électrolytiques disposées en cascade (p. 878). Ce dispositif très ingénieux semble encore peu connu, et il serait intéressant de le soumettre à des essais méthodiques.
- Il n’existe encore aucune théorie définitive du détecteur électrolytique créé par le capitaine Ferrié. M. H. Abraham, guidé par des conceptions théoriques très originales, a entrepris quelques expériences, qui jettent un jour nouveau sur la question (p. 38o). D’après cet auteur un détecteur électrolytique serait caractérisé par deux quantités :
- i° Sa capacité de polarisation au voisinage du voltage normal;
- a" Sa résistance ohmique intérieure, en série avec la capacité.
- En Allemagne, la question du monopole de la production et de la distribution du courant n’est plus seulement discutée par les juristes au point de vue des droits de l’Etat ou par les financiers chargés d’assurer des ressources au budget de l’Empire, elle est aujourd’hui l’objet des préoccupations des industriels. Gela n’étonnera pas, dans un pays où l’on attend de l’Etat toutes les interventions? O11 lira (p. 384) la première partie d’une élude sur cette question.
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- 21 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ 368
- —.. ................... J . M ----
- CALCUL DE L’ÉLÉVATION DE TEMPÉRATURE DES CONDUCTEURS
- ÉLECTRIQUES
- Les formules données pour calculer l’élévation de température des conducteurs électriques admettent la proportionnalité de celle-ci aux watts sans tenir compte de l’augmentation de la résistance. Nous nous proposons ici de donner des formules à intensité ou à force électromotrice constante, en tenant compte de cette condition.
- Nous écartons l’étude déjà faite des facteurs particuliers introduits suivant la nature des isolants, par exemple; nous les supposerons compris dans un facteur unique numérique : K, dans lequel sera compris aussi en facteur le pouvoir émissif ; nous prendrons comme loi de refroidissement celle de Newton, c’est-à-dire refroidissement proportionnel à la surface extérieure et à la température.
- En intégrant :
- L [b 6
- ----- 4. c,c
- pc
- b 0 — a = e Pour L — o, on a 0 — o :
- -------(-CIC
- Donc :
- '!L
- b G — a = — ae pc
- n « ( -b±\ 0 = ~ V1 — e *7
- i° Marché a cochant constant.
- c’est-à-dire :
- Supposons d’abord l’intensité constante.
- Écrivons qu’à un instant donné la chaleur fournie par l’énergie du courant est égale à la somme de la chaleur absorbée parle conducteur et de la chaleur perdue par rayonnement; soit*) l’élévation de température; /, le temps; /,l’intensité; /'o, la résistance initiale; a, le coefficient de température pour la résistance du conducteur employé; p, le poids du conducteur; c, sa chaleur spécifique; K, un facteur numérique; E, l’équivalent calorifique de l’énergie ; S, la force extérieure du conducteur; u, la force électromotrice; on a, en unités C G S :
- E fV0 ( i -f- a0) dt = pcd% KS 0 dt ( i )
- 1? / KS— aEi-ro \
- „ llt'/'o I----------------------------<1
- fi ==______________1______li ________ e pc )
- KS — a E i?r0 '
- Pour t = <x> on a :
- KS — alî/2/-0’
- La parenthèse peut donner le temps pour le-
- , „ . m , ,,,
- quel une fraction-----de la température d equi-
- too
- libre est atteinte. Il n’y a qu’à résoudre :
- KS—aEiSro
- ---------1 ioo
- e pc | ------------------
- ioo — m
- ou :
- (E i2rü (i -f- aô) — KS0) dt = pcdO. Posons :
- a = E/Vy b — KS — aE/,2/'0. 11 vient :
- (a — b 0) dt = ped 0
- d 0 dt
- b 0 — a pc
- y.0 Marche a tension constante.
- A force électromotrice constante, l’équation (i) devient :
- K a2
- f o ( i + a®)
- dt
- et on est conduit par l’intégration à une fraction rationnelle dont l’intégrale est compliquée.
- En négligeant a2, on peut, en effectuant en
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 12.
- partie la division
- -t-aÔ
- , simplifier les calculs et
- les ramener aux précédents, car alors, on a : E«2 .
- -—(i — «6) +•••»
- ' o
- et il suffit dans la formule (a) de remplacer
- P r0 par — et de changer le signe de a. Donc 'o
- KS + a •
- ^___(
- Eu* V1
- KS-f- otEi-ro
- “')• (3)
- Par des procédés semblables, on a aussi la formule du refroidissement
- e = e0e
- donnant la température 0 en fonction du temps de refroidissement et de la température 0o d’où l’on part.
- Considérons les températures finales 0! et 02 correspondant aux formules (a) et (3) et construisons les courbes donnant ces températures en
- nalité de la température aux watts initiaux :
- 0, =
- E
- KS
- E «*
- On a ainsi
- 0. =
- K S
- [xa:
- aE i,-/\ K S
- i — a|j.x
- 02 = —. i a\t.x
- Ce sont des hyperboles ëquilatères, tangentes à l’origine à 03 = p-.r, dont les asymptotes sont
- x — dz — et 0 = rb - et qui se croisent sur la «|a a
- droite 03 = [j.x.
- Si donc on prend une loi donnée pour le refroidissement, et qu’on veuille tenir compte de l’accroissement de résistance, on peut immédiatement le faire en construisant les courbes au moyen de leurs asymptotes et des tangentes à l’origine.
- Watts initiaux
- Fig. i. — Comparaisons des températures finales obtenues avec divers régimes.
- fonction de P r0 et de — que nous supposerons
- f'o
- égaux à x;ce sont les watts absorbés initialement. Pour a = o ces courbes se confondent et on trouve la loi souvent admise de la proportio-
- Ces calculs s’appliquent de même aux enroulements de conducteurs. Il suffit de changer la valeur de h.
- M. Gacogne.
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- GROUPE COMPENSATEUR DES LAMINOIRS DE SANDVIKEN
- On a cherche depuis longtemps à amortir les fortes variations de charge dans les circuits à courant alternatif, au moyen de batteries d’accumulateurs. On établit à cet effet dans le réseau à régler un groupe moteur générateur, composé d’un moteur à courant alternatif et d’un générateur à courant continu réuni alors à une batterie. Suivant la charge du circuit, la batterie est chargée par le générateur, ou elle se décharge et entraîne celui-ci comme moteur. La disposition est en somme assez simple.
- On intercale parfois en outre un survolteur entre le générateur et la batterie afin de rendre le réglage plus progressif.
- Pour opérer le réglage automatique de la tension de la machine, on a eu recours à un relai qui, suivant l’intensité du courant alternatif, agit sur une résistance modifiant la tension aux bornes du générateur. On a aussi disposé dans le circuit alternatif un transformateur en série qui alimente un convertisseur. Le courant produit du côté continu se trouve dans un rapport donné avec le courant du côté alternatif et il agit alors sur l’excitation du survolteur pour modifier la tension aux bornes de la génératrice du groupe.
- La Société Oerlikon à Zurich vient de faire aux laminoirs de Sandvikcn une installation de ce genre, mais le réglage s’opère non d’après les écarts du courant, mais d’après les écarts de la puissance du réseau à courant alternatif et cette variante est intéressante pour les réseaux dans lesquels le cos<p varie beaucoup.
- Les usines de Sandviken (Suède) reçoivent du courant triphasé a 18.000 volts et 5o périodes. La puissance totale moyenne est de 1.670 KW répartie sur deux réseaux, l’un soumis à de fortes variations de charge, l’autre à peu près constant. Le premier groupe est composé d’une douzaine de moteurs dont sept ont une puissance qui varie de i5o à 600 chevaux.
- On a donc cherché à diminuer et a amortir les variations de charge et à maintenir la valeur de la puissance moyenne des deux groupes aussi voisine que possible du chiffre de 1.670 KW indiqué ci-dessus.
- On a pu ainsi augmenter le nombre des mo-
- teurs triphasés qui fonctionnent sur le réseau et d’autre part alimenter des moteurs a courant continu et des lampes au moyen du courant produit par le générateur du groupe. Les dépenses d’exploitation s’en trouvent réduites et enfin le groupe et la batterie peuvent, le cas échéant, servir de réserve. Tels sont les avantages du système.
- Voici comment les groupes sont composés : i° Un moteur synchrone triphasé, qui fonctionne le cas échéant comme générateur, à 620 volts et 5o périodes par seconde. Il donne comme moteur 760 à 900 chevaux et comme générateur 660 KVA avec cos <p =: 0,8 ; a0 une machine à courant continu qui donne comme génératrice 600 à Goo KW sous une tension de 460 volts et comme moteur Goo chevaux ; 3° une machine supplémentaire qui donne 120 volts avec un courant maximum de 1.400 ampères. Les 3 machines sont montées sur un bâti commun. On a garanti que des variations de charge de Goo KW seraient réduites à 76 KW en moins de 16 secondes pour une consommation moyenne sur le réseau de 1.670 KW.Les deux machines à courant continu sont munies de j^ôles de commutation. Pour l’excitation du groupe, on utilise un groupe indépendant qui se compose d’un moteur triphasé d’une puissance de 26 à 3o chevaux, à 5ao volts,directement accouplé avec une génératrice à courant continu de 18 KW à 110 volts et une petite ntachine de a IvW servant à l’excitation de la machine supplémentaire (iao volts, 1.400 ampères). Cette petite machine (a KW) est munie de deux circuits d’excitation qui sont montés en opposition. Suivant que la tension de la dynamo supplémentaire doit s’ajouter à.celle de la dynamo principale ou de la batterie, c’est l’un ou l’autre bobinage qui prédomine. La batterie se compose de aa8 éléments d’une capacité totale de 1.400 ampères-heure. Le courant de charge est de 860 ampères. Comme on doit pouvoir éventuellement portera aao volts la tension de la batterie, celle-ci est divisée en deux groupes munis chacun d’un réducteur spécial pour huit éléments. La figure 1 donne le schéma des diverses connexions des machines et de la batterie. Sur l’un des ponts venant du trans-
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- T. I (2e Série). —N^ 12.
- formateur (i) est intercalé le wattmètrede réglage; il agit au moyen j d’un régulateur automatique système Thurysurun rhéostat spécial (12) monté en série avec les deux excitations de la petite machine auxiliaire (n) connectées aux barres géné-
- Fig. 2. — Schéma de l’installation.
- Légende : 1. Ligne d’arrivée du courant triphasé. — 2, 3. Lignes d’alimentation des moteurs de laminoirs. — 4. Distribution à courant continu. — 5, 5. Batteries d’accumulateurs. — 6. Moteur synchrone. — 7. Génératrice principale à courant continu. — 8. Génératrice servant de survolteur. — 9. Moteur actionnant les excitatrices. — 10. Excitatrice de la génératrice principale. — 11. Excitatrice du survolteur. — 12. Régulateur Tliury. — i3. Barres d’excitation. —14. Coupleur série-parallèle.— i5. Commutateur.
- raies d’excitation. Comme le montre clairement la figure, les connexions sont telles que la portion du rhéostat (12) en série avec l’un des enroulements inducteurs augmente, en même temps que celle en série avec l’autre enroulement diminue, et réciproquement. Des barres principales (3) (partent les dérivations (2) pour les moteurs des groupes I et II pour le moteur synchrone (6), et le moteur de la machine excitatrice (10) et de la machine de réglage (n) de l’excitation. Aux deux barres extrêmes (4) sont connectés le générateur principal (7)ct un pôle de la batterie, tandis que le deuxième pèle de la batterie est connecté au moyen d’un commutateur soit à la machine supplémentaire [(8), lorsqu’il s’agit de régler les variations de charge, soit à l’autre conduc-
- teur extérieur des barres principales, lorsqu’il s’agit de disposer directement de la puissance du groupe. Au moyen du coupleur (14) les deux demi-batteries peuvent être montées en parallèle.
- Afin de permettre l'alimentation du réseau à 220 volts déjà existant, le générateur continu est muni enfin; de trois bagues frottantes reliées à une bobine de self-induction triphasée de 4<> KW en étoile dont le centre est connecté au fil neutre de la distribution à courant continu (4).
- Entre chacun des conducteurs extrêmes et le conducteur du milieu il existe ainsi une tension de 2 3o volts.
- Si,à présent, l’énergie prise sur les barres principales (3) correspond exactement à celle du générateur (1) qui doit être constante, le levier du régulateur automatique (12) se place alors dans une position .telle que la tension du générateur principal et celle de la machine supplémentaire réunies soient égales à la force électromotrice de la batterie; la batterie ne se charge ni ne se décharge. Si la charge du réseau augmente et dépasse la puissance des générateurs, le levier du régulateur se déplacera et prendra une position telle que, l’excitation changeant de sens à la machine supplémentaire, celle-ci ajoutera sa tension à celle de la batterie, et la décharge se produira.
- L’inverse aura lieu si la charge baisse sur le réseau. Lorsque le levier du régulateur est dans la position moyenne, la résistance des deux excitations opposées de la machine supplémentaire est la même et par conséquent les courants sont égaux et leurs effets se détruisent réciproquement.
- Le régulateur employé est du système Thury bien connu, mais le relai électrique a été remplacé par un wattmètre, comme on l'a vu plus haut. Pour pouvoir changer la rapidité du réglage, on a intercalé dans le circuit du moteur une résistance.
- D’autre part, pour limiter les valeurs du courant de charge et de décharge, on a disposé deux solénoïdes, parcourus par un courant proportionnel au courant traversant la batterie, et, contrôlant le mouvement du wattmètre. 11 est facile de comprendre ce dispositif quand on connaît le principe du régulateur Thury (*). Le wattmètre
- (*) Ce régulateur a éié décrit à diverses reprises dans noire Revue; voir par exemple : Eclairage Electrique, 1901, p. 160. (N. D. L. R.)
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- agit sur les cliquets oscillants (fig. 2) qui déterminent dans un sens ou dans l’autre le mouvement de la manette du régulateur (12), et les so-lénoïdcs limitent l'effet du régulateur dans un
- menlairc qui introduit une résistance additionnelle dans le circuit d’excitation de la machine de réglage, dès que la tension par élément est; descendue en dessous d’une certaine valeur.
- l7ig. 2. — Régulateur automatique Thury.
- sens ou dans l’autre, en déclanchant le cliquet en prise à cet instant. Si, par exemple, par suite d’une manœuvre sur le réseau, la vitesse des générateurs augmente, le courant de charge de la batterie augmente également et très rapidement. Le solénoïdc à maxima s’oppose alors au déplacement trop exagéré du régulateur.
- Il en est de même lorsque le wattmèlrc tend à établir un courant de charge ou de décharge dépassant les limites admissibles.
- La mise en circuit de l’un ou l’autre solénoïdc s’opère au moyen d’un relai à deux positions, suivant le sens du courant (charge ou décharge). Le courant qui traverse les bobines des solénoï-des est dépendant de la chute de tension dans le bobinage des pôles de compensation du générateur; il est donc maximum lorsque le courant de charge ou de décharge est lui-même maximum. Ces appareils de sécurité sont, indispensables dans cette installation où pendant les heures d’arrêt le réseau des moteurs travaille presque à vide.
- Pour éviter en (in que la batterie fournisse encore du courant lorsqu'elle se trouve pratiquement déchargée, on a établi un relai supplé-
- De cette façon, la tension du groupe maintient exactement l’équilibre avec la tension de la batterie et la décharge est arrêtée. Si la tension remontait par suite d’une nouvelle charge, cette résistance serait mise en court-circuit et par conséquent la batterie pourrait ultérieurement se décharger. Le personnel est averti de l’état de la batterie par une lampe-signal allumée par le relai lorsqu’il fonctionne. De même on a choisi la tension du groupe de réglage de telle sorte qu’il ne se produise pas de surcharge excessive. Pour produire volontairement une surcharge, l’on groupe en parallèle les deux batteries, en intercalant une résistance convenable dans le circuit d’excitation du générateur principal.
- Le tableau I donne les valeurs de la puissance absorbée par le réseau des moteurs et les valeurs du cos ç.
- Tahi.rau I
- Kilowatts COS (p
- i o7r> 0,6825
- I o5o 0,688
- I O o;7o8
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- Kilowatts cos 9
- 1 06 a 0,766
- 1 o5o 0,86^5
- 707,5 o,566
- 800 0,5875
- 838 0,6075
- 843 o,85
- 975 0,7275
- 1 075 0,6826
- 1 o55 0,712
- 1 ^83 0,8275
- 1 386 °,75ï
- 1 4 2 3 o,865
- 1 5oo 0,890
- La puissance du groupe du côté du courant continu est :
- 55o volts X 85o ampères = 467,5 KW, ce qui donne au groupe un rendement de
- 467,5
- 467,5 + 73,145.
- 0,864,
- et si on calcule ce rendement sur la puissance moyenne du réseau on trouve
- 1^70 — 73,145 1570
- =0,95a.
- Fig. 3. — Diagramme de puissance de la station compensatrice de Sandvikcn.
- Yerbrnuch der Motoren. — Paissance absorbée par les moteurs. BclasLung der Generntorcn. — Charge des génératrices.
- On a relevé sur le réseau, au moyen d’un watt--mètre enregistreur, des graphiques de puissance qui ont montré non seulement que le réglage s’opère avec précision, mais qu’eu outre il est indépendant de la valeur du cos 9 (fig. 3, 4 et 5).
- Le rendement du groupe, en supposant que la tension de la batterie corresponde à une charge moyenne, est :
- Pertes à vide du groupe.......KW 4 1,6
- Pertes dans le cuivre du moteur synchrone, du générateur et du
- survolteur...................... i3,345
- Pertes d’excitation dans les trois
- machines........................ 18,2
- v KW...... 73,145
- Pendant la décharge, un calcul identique donna respectivement 85,8 et 94,7-% pour ces deux rendements.
- Le rendement total, en admettant o,85 comme rendement de la batterie, est donc
- 0,864 X o,858 Xo,85 = o,63i.
- L’installation complète fonctionnera de telle sorte que la batterie soit déchargée pendant les lieu res de service des laminoirs et soit chargée pendant les interruptions, et par conséquent les conditions seront encore plus avantageuses que quand des charges et des décharges se succèdent rapidement par suite des fortes variations qui se produisent sur le réseau des moteurs.
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- Pour alimenter directement le réseau par le courant triphasé fourni par le moteur synchrone fonctionnant comme générateur, les connexions restent les mêmes que celles (lig. i) qui sont établies pour la marche du groupe comme tampon. Le watlmètrc de réglage est mis hors
- panneaux. Chaque machine a son panneau spécial sur lequel sont disposés les instruments de mesure, les poignées des interrupteurs, les lampes-signal et les volants de mameuvre des appareils de démarrage et des rhéostats de réglage; ces appareils ainsi que les interrupteurs memes
- niii ii (iis lllu 1 Ë ilri v'V litfi ii; liiii iitjii tltii 1' ïv -• 1 1 1 rtiiî dlfi 1 dit 1 1 ' 1 2. a i." ‘ F- iiii • Iltfl ÿ tllll 1 # * i ,, 1 n
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- M b jî*. t- £ •V K $ m r i • Il -1 -I; 4
- Fig, 4. — Diagrammes de puissance de la station compensatrice de Sandvikcn.
- Fig, 5. — Diagrammes de puissance de la station compensatrice de Sandviken,
- circuit et Ton règle éventuellement à la main. Si 1’usine primaire est arrêtée et si la batterie doit fonctionner comme réserve, 011 peut la faire travailler en une ou en deux séries avec 440 ou aao volts de tension.
- Le tableau de distribution comprend onze
- sont disposés derrière le tableau. Trois panneaux sont réservés aux appareils et instruments de la batterie, à ceux du réglage et à ceux appartenant au dispositif divisant la tension. Des disjoncteurs automatiques à maximum, intercalés dans la conduite entre la batterie et les machines, coupent le
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- circuit en cas cle court-circuit ou de surcharge; la batterie est en outre préservée par des fusibles. Un watt-heure-mètre à deux compteurs, l’un pour la charge, l’autre pour la décharge, permet de contrôler l’état de charge de la batterie à un moment donné ainsi que de déterminer son rendement. Le moteur synchrone est préservé contre des surcharges trop fortes par un interrupteur automatique; celui-ci, étant connecté à un relai retardateur, ne fonctionnera qu’en cas de surcharge prolongée. Tous les interrupteurs automatiques sont munis de deux lampes-signal de couleur différente ; suivant que l’une ou l’autre brûle, le personnel reconnaît immédiatement, et à distance, la position de l’automatique.
- La puissance moyenne pour laquelle on a réglé le wattmètre enregistreur est indiquée par un wattmètre au tableau.
- Toutes les machines travaillent sous toutes les conditions de service sans aucune étincelle. La tension du générateur continu est absolument constante, indépendamment de la charge, et cela tant dans le réseau de 4ho volts que dans le réseau à trois fils. On pourra donc,sans hésiter, alimenter une partie du réseau d’éclairage par cette machine, malgré les fortes fluctuations de la charge.
- Le schéma (fig. i) permet de se rendre compte facilement que l’installation de Sandviken répond à toutes les conditions posées que nous avons citées plus haut. Les diagrammes donnent un aperçu de l’effet de compensation ; ils démontrent le fonctionnement excellent de l’installation quant à la compensation. Au moment du relèvement de ces diagrammes, le wattmètre enregistreur était réglé pour une puissance moyenne de i.a3o KW ; malgré les fluctuations de la charge entre 63o et 1,730 KW, les diagrammes indiquent, pour la puissance donnée par les générateurs de i
- la station centrale, une valeur constante de i.a3o KW- On règle le wattmètre pourjune valeur quelconque, en lui donnant une autre constante par l’intercalation de résistances avant la bobine en fil lin.
- Quand le groupe compensateur est en marche) on peut alimenter des moteurs et une partie de l’éclairage à la tension de 460 volts des barres omnibus extérieures (4). Le réseau d’éclairage peut aussi être alimenté à 23o volts au moyen du système à trois fils ; on peut facilement disposer les lampes de façon à obtenir un nombre égal de bougies dans les deux parties du réseau et à décharger presque complètement le conducteur médian. Dans le cas où il serait nécessaire d’alimenter par le système à trois fils un moteur de 220 volts pendant la marche du groupe de compensation, la bobine de self-induction servant à diviser la tension pourra donner jusqu’à 40 KW à 23o volts, ce qui sera généralement suffisant. Les 10 volts excédants seront absorbés dans les conduites.
- L’installation de Sandviken est en service depuis le mois d’avril 1907; elle travaille nuit et jour et n’est hors d’activité que le dimanche; les résultats d’exploitation sont de beaucoup plus favorables que les données de garantie. Le service en est excessivement simple et le personnel, qui s’est très vite habitué aux détails de la nouvelle installation, peut la surveiller tout en s’occupant d’autres machines.
- Il est évident que, depuis la mise en service de l’installation de compensation, la tension du réseau triphasé est bien plus constante qu’autre-i fois, ce qui réduit sensiblement les variations de | vitesse des turbines et donne à toute l’installation des lamincrics un fonctionnement bien plus doux qu’auparavant. O. Allkn.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Dispositif électromécanique pour la trails-formation dii'ecte du courant continu en courant alternatif de fréquence arbitraire. — O. M. Corbino. — EleUricislu, i01' février 1908.
- L’auteur considère un moteur série alimenté par une source à courant continu, une batterie d’accu-
- mitlateurs, par exemple; dans Ces Conditions, si l’on branche aux bornes de l’induit un réseau parcouru par un courant alternatif, l’on peut démontrer aisément que l’ensemble des circuits du moteur se comporte vis-à-vis de ce réseau comme une inductance possédant une résistance ohmiqite négatives lorsque le moteur tourne à une vitesse suffisante. Si l’on
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- K E Y U E D ’ E L E G T R1C1T É
- «
- remplace donc ce réseau par un condensateur, celui-ci pourra être le siège d’un courant alternatif entretenu, dont la fréquence dépendra de la capacité, de la vitesse de rotation et des constantes de l'induit et de l’inducteur. Elle sera telle que les sommes algébriques des puissances réelles et des puissances magnétisantes soient nulles simultanément, et ivlle peut théoriquement atteindre des valeurs très élevées (l). Le principal avantage de cette nouvelle disposition est de combiner en une seule machine la génératrice à courant alternatif et le moteur qui l’entraîne (2).
- J. H.
- MESURES
- Détermination du facteur de puissance par la méthode des deux wattmètves. — F. Ku~ derna. — Elekirotechnick und Maschinenbau, 9 lévrier j 908.
- L’auteur a déjà publié précédemment une méthode graphique de détermination du facteur de puissance au moyen de deux vvallmèlres, pour les appareils à courant triphasé équilibré (3).
- Lanouvelle méthode que nous allons décrire succinctement est basée sur le principe suivant :
- (*) Ceci résulte du principe précédemment énoncé à propos du système dynamo-série-condensaleur. (Cf. La Lumière Electrique, tome I; (2e série). 11 janvier [908, p. 5o.) Nous ne répéterons pas ici les objections déjà faites au sujet de remploi d’un collecteur avec des courants à haute fréquence, ainsi que les remarques relatives à la généralité du principe appliqué par M. Cor-bino. (N. D. T.)
- (2) Dans le numéro du Ier janvier 1908 de YEleltri-cista, M. Corbino décrit quelques expériences faites avec une petite dynamo-série avec inducteurs en fil de fer pour obtenir des ondes entretenues dans un circuit oscillant; il ressort des résultats obtenus que Ton u*a pu dépasseï* une fréquence de a5o périodes par seconde avec une telle machine; on est donc très loin de la fréquence nécessaire pour les stations radiotélégraphiques, et ce résultat confirme nettement les remarques que nous avons déjà faites à ce sujet à diverses reprises (Eclairage Electrique, tome LUI, 2 et 9 novembre 1907, p. 172 et 209, et Lumière Electrique, tome I (2e série), loc. cil ) (N. D. T.)
- (:t) Cf. La Lumière Electrique, tome 1 (2e série), 18 janvier 1908, p. 87,
- Il s’agit de construire graphiquement, la formule :
- (\v, — \vt)
- W, + \\J5
- IJ
- Wi et VV2 étant les indications respectives des deux vvattmètres (W.»>W|).
- A cet effet:, l’on porte les longueurs OA1-W1, puis OB = W2; sur AB l’on construit un triangle équilatéral ABÇ, ayant, par conséquent, la longueur WVWi comme coté, et enlin l'on joint OC. Gomme la hauteur CH , abaissée du point G sur AB, est égale
- 2
- (Wi — W]), l'on déduit immédiatement :
- - ("'* - w.
- loAnc =
- W. +
- \v„ — vvy
- d’où l’on eonclul d’iiprôs (i) :
- A< HJ = ce.
- 1
- L’auteur indique, en terminant, un procédé permettant de tracer le diagramme une fois pour toutes (’).
- 1\ S.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Convertisseur en cascade.—A. Bloch. — Elec-irotechnih und Maschinenbau, 2 février 1908.
- L’auteur se propose d’exposer le fonctionnement et la construction du convertisseur en cascade, breveté en 1902 par Bragstadt et La Cour, avec le concours du professeur Arnold (2).
- Le convertisseur se compose essentiellement (iig. 1) d’un induit de commutatrice polyphasée, monté sur le même arbre qu’un rotor de moteur d’induction à
- C) Ce procédé consiste à prendre
- le
- Wi
- lappo*1 —
- comme variable; sou principe est. donc analogue à celui employé par M. Herz dans un article publié ici même. (Cf. La Lumière Electrique, tome I (20 série), janvier 1908, p. 107.) La construction de ce dernier auteur nous semble d’ailleurs plus directe et plus rapide. (N. D. T.)
- (2) Le principe de cet appareil a été indiqué en réalité dès 1899 par M. Maurice Leblanc. CT. Eclairage Electrique, tome XX, 19 août 1899. p. 2>>. (N. 1). T.)
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- 372
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série). — N° 12.
- champ tournant. Le côté polyphasé de l'induit de la commutatrice est relié directement avec le bobinage du rotor du moteur. Le convertisseur travaille donc en partie comme commutatrice en transformant l'énergie électrique empruntée au rotor, en partie comme génératrice continue. Sa vitesse est celle pour laquelle les pulsations des forces électro-motrices dans le rotor et dans l’induit sont égales.
- électromotrice. D’autre part, la force électromotrice induite dans le rotor par la partie <pi du flux du stator sera en avance et dans le rotor elle donne lieu à un courant watté. Le couple agit dans la direction du champ tournant; le produit des ampères-tours wattés par les facteurs de bobinage a la mémo valeur pour le stator et le l’otor lorsque l’équilibre est établi. Les ampères-tours déwattés correspondent aux ampères-
- cou vcrtisscur en cascade.
- Fig*, i. — Schéma du
- Le moteur marche en réalité comme si ses deux circuiLs, stator et rotor, étaient connectés à des réseaux de pulsations differentes. Soient (Oi, et or, les pulsations respectives du stator et du rotor (g)i > tosjj et supposons qu’il s’agisse d’un moteur triphasé. On met en marche le moteur comme d’ordinaire. Au repos, la pulsation de la force électromotrice du rotor serait Wj. Si le moteur a i p pôles, la pulsation dans le rotor sera lorsque le nombre
- ii . 6o to.»
- de tours du rotor, par rapport au champ, sera----------la
- vitesse réelle du rotor étant dans ce cas
- Go
- (
- (J)| -----(Oo
- P
- y
- Celte vitesse étant atteinte, on peut connecter le rotor à un réseau de pulsation o)2 et couper la résistance de démarrage. Le moteur marchera dès lors comme une machine synchrone et sera, en réalité, moteur ou générateur suivant que le rotor, par rapport à cette position, sera en avance ou en retard.
- On peut encore supposer qu’une partie du flux principal est produite par le stator et une partie <p2 par le rotor. A vide et en supposant les pertes nulles, le rotor se placera de telle sorte que le champ tournant à la fois dans le rotor et le stator produise des forces électromotriccs décalées de i8o° sur les tensions du réseau et du réseau {o2. Si on charge alors le moteur, le rotor sc décale d’un certain angle par rapport au champ tournant, en sens inverse de sa rotation; et cela se produit aussi pour la partie <p2 du flux, due au rotor. 11 se produit alors dans les circuits du stator un courant watté opposé à la force
- tours magnétisants. En négligeant la chute de tension ohmique, on peut remarquer que : le flux principal composé avec le flux de fuite du stator coïncide avec le flux du stator, qui fait équilibre à la tension ei du réseau Wj; composé avec le flux de fuite du rotor, il coïncide avec le flux résultant du rotor, qui fait équilibre à la tension c2 du réseau o)o.
- Nous pouvons remplacer les flux de fuite par deux composantes respectivement en phase et en quadrature avec les tensions induites par le flux principal.
- Fig. 2. — Diagramme de fonctionnement du convertisseur en cascade.
- La première est produite par les courants déwattés, la seconde par les courants wattés. Il résulte de l’égalité des ampères-tours wattés que les flux de fuite en quadrature avec le flux principal sont dans
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- le même rapport que les coefficients de dispersion Tj et t2 du stator et du rotor.
- Soient ÀB et AC (fig. a) les amplitudes du (lux résultant du stator F, et du rotor F,, fixées par les tensions et et Soit F le flux principal, f\ et les flux de fuite. Il est facile de voir qu’à vide on a :
- F. =
- F. = F+/i,
- t\ , h
- avec la relation 1
- ft = (F<(' +^)-f2
- 4- —, d'où il résulte •
- T| * T,
- *1 + ^2 T| + *2
- f* = FA'+*i)- Pi)
- T1 + *3*1 + V
- Les courants sont directement proportionnels aux
- Fo
- flux de fuite. Si — — i -\~ x2) alors /*, = o et le courant magnétisant est entièrement: produit par le
- , alors f\ — o et
- Q» J» . ^2 i
- rotor, ht, d autre part, — = —;— lU I + *i
- c’est le stator qui fournit le courant magnétisant. Stator et rotor en fournissent une partie pour des valeurs comprises entre ces relations limites. Si f\ est négatif, le stator sera parcouru par un courant en retard sur la force électromotrice et le rotor doit fournir les ampères-tours démagnétisants du stator en plus des ampères-tours magnétisants.
- Supposons que les tensions e, et e2 des réseaux ne puissent être influencées par la marche du convertisseur; si, en charge, le rotor se décale dans l’espace par rapport à la position de marche à vide, le flux du rotor se décale aussi, et la phase de la force électro-motrice, qui fait équilibre à e2 et que produit ce flux, ne change pas. Le flux commun se déplace un peu, et sa position varie suivant la charge.
- Soit BD le vecteur du flux de fuite produit par le courant Avatté du stator par rapport à la lerision sta-torique due au flux commun et AD la direction de ce flux principal. Le lieu géométrique de D est, par définition, un cercle ayant AB comme diamètre. Si on
- prolonge BD jusqu'en G avec DG
- - BD ('), el si
- Tj
- (!) D’après ce qui a été dit plus haut, il y a proportionnalité entre cos doux segments qui représentent respectivement les flux de fuite primaire el secondaire en phase avec les tensions induites par le (lux principal en charge K'. (N. 1). T.)
- on mène la parallèle GII à AD, le vecteur Ail rrr AG représentera le flux résultant du rotor. L’angle II AB = ô donne donc le décalage électrique du rotor pour celte charge par rapport à la marche à vide;
- le décalage angulaire réel sera exprimé par a — -.
- HK est le flux de fuite produit par le courant watté du rotor. On a, d’autre part, pour cette charge, les flux do fuite déwattés MK—/V2 et MD —f\ ; le flux principal est AM; enfin IIM et BM représentent les flux de fuite résultants réels.
- On voit qu’en changeant la tension du réseau on modifiera la participation respective des deux parties de la machine dans la formation du flux principal. Pour passer du diagramme des flux à la détermination des forces électromotrices, il faudra tenir compte que, dans le premier, les échelles des cercles I et II du stator et du rotor seront différentes.
- Les flux de fuite et tensions de réactance étant directement proportionnels aux courants, le triangle AMB (fig. 3) donne donc une mesure de la puissance admise dans le stator et du couple; on peut en dire autant de la perpendiculaire MN puisque AB est constant.
- L’auteur prend alors le cas où Fj — F2) x, =xL», (le point M se déplace alors sur un cercle) et il compare le diagramme de Heyland pour le même moteur fonctionnant simplement comme moteur asynchrone avec le même flux résultant primaire.
- Il importe de remarquer que le courant maximum d’un moteur asynchrone se produit au court-circuit et, à cet instant, la moitié à peu près du flux principal existe encore. Dans le cas du convertisseur, le courant maximum se produit quand le rotor est dé-
- i8n° -. . . , .
- calé de --- par rapport a la position de marche a
- vide. Le flux principal est alors à peu près nul. Le flux de fuite du stator doit donc, dans ce cas, produire l’équilibre de toute la tension du stator (au lieu de la moitié comme dans le cas du moteur ordinaire). 11 en résulte que le courant maximum sera beaucoup plus fort dans le cas du convertisseur que dans le cas du moteur ordinaire. 11 en est de meme de la puissance inaxima.
- Les forces électromotriccs induites par spire dans le stator et le rotor sont dans le rapport de leur nombre de périodes; on a donc, si le stator absorbe
- \V watts, une partie — W fournie par le rotor à son
- Wi
- réseau et l’autre partie transformée en énergie méca-
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- nique, soit
- ü)i
- to
- W watts. Si on fouiuiissait au
- (*>i
- rotor une puissance mécanique, le rotor prendrait une avance de phase et prendrait de l'énergie à son réseau. La somme des deux quantités d'énergie sex^ait rendue par le stator à son propre réseau. On conçoit enfin qu'il s’établisse pour une charge donnée un équilibre que des forces synchronisantes tendent à rétablir dès que la machine s'en écarte ou, ce qui revient au meme, dès que l'angle a devient plus grand ou plus petit.
- L'induit de la commutatrice joue simultanément le rôle du réseau alimentant le rotor et de la source d’énergie mécanique. Sip1 est le nombre de paires de pôles de la commutatrice, les fréquences du rotor et de l’induit seront égales pour un nombre de tours donné par la condition :
- P
- njj
- d’où
- 6o (*),
- pTJr
- sion a, a étant l'angle de décalage du rotor
- par rapport au champ.
- On peut, en agissant sur l’excitation de la coihmu-tatrice, déterminer un changement des courants dé-wattés.
- Le convertisseur en cascade est réversible; on peut faire travailler la machine à courant continu en partie comme moteur et en paidie comme convertisseur.
- Tout ce que nous venons de dire suffit d'ailleurs à faire connaître le fonctionnement de cette machine et les combinaisons dont elle est susceptible.
- Le démaiTage s'effectue au moyen de bagues .s*(fig. i j reliées à l’enroulement du rotor R et alimentant un rhéostat triphasé W.
- Ce démarrage s’effectue donc comme pour un moteur asynchrone. Des lampes de phase, [qui cessent d'éclairer dès que le synchronisme est atteint, peuvent d'ailleurs être disposées aux bornes du
- Fig. 3. — Coupe d’iin convertisseur en cascade bipolaire d’une puissance utile de 7,6 kw à i.5nn tours par minute, fréquence 5<>.
- La pulsation du courant de rotor est alors
- w.,
- **iP'
- p 4- p'
- 11 est facile de voir (pic dans la marche a vide sans pertes) les forces électromotrices du rotor et de la commutatrice seront directement opposées. En chargeant la machine, il se produit un décalage du rotor par rapport à la position de marche à vide et l’angle 0 indiqué précédemment a pour exprès-
- rhéostat. Nous n’entrerons pas ici dans les détails de construction qui peuvent varier et renverrons à l’article (pie nous avons publié jadis sur celte machine (M. Nous donnons dans la ligure 3 une coupe dans les deux parties, convertisseur et moteur. Nous ajouterons que la machine présente sur [le groupe moteur-générateur des avantages dont les uns sont connus par les détails que nous donnons plus haut
- (M Cf : IJ Eclairage Efpclritptp, 1905, tome XLV, p. 16*
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- et dont les autres sont exactement indiqués dans l’article publié en iqo5.
- L. G.
- Constantes types des machines électriques. *— R. Goldschmidt. — Electrician, i/\ janvier 1908,
- L’auteur donne, dans celte étude, les valeurs d'un certain nombre de grandeurs utiles au calcul des machines électriques; il en a calculé les valeurs pour différents types de machines.
- Pour tous les moteurs électriques (courant continu et alternatif), le couple est égal à
- puissance en k.w. nombro do tours
- X
- constante,
- et, d'autre part, l’auteur désigne par puissance type le nombre de kilowatts rapporté à 1.000 tours par minute. Cette puissance est égale au produit : Ampères-conducteurs X fhlx X constante.
- Dans les machines à courant continu, moteurs polyphasés et alternateurs, la constante est en moyenne ; o, 161) X io"9; pour les machines monophasées, la constante moyenne est : 0,145 X io~9. Le nombre d’ampcrcs conducteurs est égal au produit du nombre total de conducteurs coupés par une section normale à l’axe du rotor, par l inteusité du courant par conducteur. Pour les [moteurs d’induction, les ampères-conducteurs sont ceux du rotor seulement. Le flux est la somme de tous les flux qui, des pôles, pénètrent dans l’armature. Les conditions fixant les valeurs des ampères-conducteurs AW et du flux F ne sont pas toujours celles que les figures indiquent, mais il faut considérer qu'un écart considérable, par exemple dans les valeurs de F, n’altèrc pas beaucoup le rendement.
- MACHINES A COURANT CONTINU
- La figure 1 donne F et AW pour différentes valeurs de la puissance rapportée à 1.000 tours; avec des pôles de commutation, le flux peut être et meme 35 % plus faible que ne l’indique la figure.
- Les pertes dans le noyau pour un flux F sont proportionnelles à la vitesse, et les pertes dans le cuivre dépendent des AW On peut donc, en connaissant les pertes en fonction de F et de AW, tracer respectivement des courbes donnant ces pertes pour diverses valeurs de la puissance-type à 1.000 tours.
- Les ampères-tours du champ magnétique sont fonction des ampères-tours d’armature et du flux et
- il en est évidemment de même des pertes correspondantes dans le cuivre des inducteurs.
- En ce qui concerne les pertes par frottements, la question la plus délicate est celle du frottement des balais, mais il oxisle cependant une relation définie
- F AW : \if‘ » HP
- im
- :VO
- ioo;> -.’iiuu kjyu . jouv iiiwo
- Fig. 1. — Valeurs de F et de A W eu fonction de la puissance en jKW ramenée A 1.000 tours par minute pour des machines A courant continu.
- entre le.courant, la densité de courant dans les balais, et la chute de tension d’une part, le coefficient de frottement et le frottement du balai d’autre part. Les valeurs ainsi obtenues pour le frottement des balais
- t&oo n. p m
- Fig. 2. — Rendements A pleine charge des machines A courant continu en fonction de la puissance utile en K W pour une tension de 5oo volts et pour diverses vitesses.
- varient en fonction inverse du voltage et en fonction directe de la vitesse. Les frottements contre 1 air et dans les paliers sont pratiquement indépendants de la puissance et dépendent presque uniquement de la
- 100 110 120 IUM7.
- Fig. 3. — Rendements A pleine charge des moteurs A courant continu en fonction de la puissance utile au frein en HP pour une tension de 5oo volts et pour diverses vitesses. (Ges courbes sont pratiquement valables pour des génératrices de puissance équivalente.)
- vitesse angulaire. En traçant ces diverses courbes, en fonction de la puissance ramenée à la vitesse de 1.000 tours par minute, |l’on arrive aisément aux
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- T.
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- courbes de rendement des machines à courant continu. Le rendement total est représenté dans les figures a et 3 pour des vitesses différentes et comme fonction de la puissance utile. Le voltage de comparaison a été fixé à 5oo volts. Si le voltage est différent il faut apporter une correction dans la chute de tension et dans la valeur du frottement des balais. Le rendement relativement faible aux grandes vitesses est dû au frottement et aux pertes dans le noyau. Les figures 2 et 3 donnent seulement les rendements à pleine charge.
- COM MUTAT II ICE S
- borné à indiquer les rendements d’alternateur polyphasé à voltage moyen (flg. 4 et 5) pour 5o et 25 périodes, avec cos <p = 1. On remarquera la diminution du rendement pour de très grandes vitesses, due
- Le rendement d'une commutalrice peut être déduit du rendement de la machine à courant continu en tenant compte de la perte par frottement sur les bagues. D’autre part, la puissance utile d'une machine à courant continu fonctionnant comme commutalrice est augmentée dans une certaine proportion (33 % pour les machines triphasées et 90 % pour les machines à six phases). Mais il faudrait réduire ces chiffres en raison des valeurs réduites du facteur de puissance et ne prendre que 20 et /jo % dans ces deux cas.
- Enfin, le rendement peut être calculé approximativement par la formule :
- g
- i>c —------—r-2------- pour la machine triphasée,
- * <>,93 4- 0,07 x g 1 1
- O'
- p- = — ---—1----------pour la machine à six phases ;
- * 0,81 +0,19 X g1 1
- Fig. 4. —Rendements des alternateurs triphasés et diphasés en fonction de la puissance utile en K\Y pour la fréquence 5o et pour diverses vitesses.
- au frottement et à la perte dans le noyau. Les rendements des grands alternateurs sont un peu plus avantageux que les rendements des dynamos puissantes, à cause des pertes par frottements sur le collecteur, mais l’inverse a lieu pour les petites machines en raison des fortes excitations des alternateurs.
- gc est le rendement en commulatrice, g le rendement en dynamo (déduit des courbes 2 et 3).
- Fig. 5. — Rendements des alternateurs triphasés et diphasés en fonction de lu puissance utile KW en pour la fréquence 25 et diverses vitesses.
- AI.TEitXATEUnS
- 11 est très difficile de fixer les puissances utiles types des alternateurs, parce que la loi qui régit les dimensions de la machine est très compliquée, surtout si le nombre des pôles et le diamètre sont petits. Notre formule de puissance réduite à 1.000 tours — o, iGüX AWxF ne s’applique ici qu’aux ampères-conducteurs de l’armature.
- Pour faire une bonne machine avec une faible chute de tension, les ampères-tours du champ doivent être multiples de ceux de l’armature (.3 à /j fois ces derniers).
- Il n’est pas aisé de donner des courbes types fixant les pertes dans les alternateurs. L’auteur s’est
- On trouvera aisément que si g est le rendement d'un alternateur polyphasé de puissance donnée, et gt le rendement de la même machine fonctionnant en monophasé, l’on a :
- •2
- Si le facteur de puissance — o,85, on peut prendre approximativement
- Pour la perle de tension, on trouve approximative-
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- 377
- ment 7,5 % avec un facteur de puissance égal à 1 et 28 % si le facteur de puissance 0,85.
- L’auteur passe également en revue les moteurs d’induction, les moteurs monophasés à collecteur et les transformateurs statiques. Les renseignements qu’il fournit à cet égard sont suffisamment connus et nous nous contenterons de les mentionner.
- L. G.
- et
- P
- L’on en déduit aisément que la variation totale de l’intensité lumineuse h> — //, a pour valeur très approchée l’expression
- Influence des variations de tension sur l’intensité lumineuse des lampes à incandescence. — F. Hirschauer. — EJektrotechnischc Zeitschrift, 3o janvier 1908.
- Comme on le sait, l’intensité lumineuse h d’une lampe à incandescence varie en fonction de la tension suivant une loi parabolique déterminée par l’équation
- h — C . efl, (1)
- C étant une constante dont la valeur dépend, ainsi que celle de l’exposant n, du type de lampe employé.
- En photométrant deux lampes de chaque type, l’auteur a ainsi trouvé les résultats suivants (en Hef-ners) :
- Lampe au carbone ... h = 3,7 . io~18. e6,3 II.K.
- Lampe Nernst..........h = 7,1. io~20.e10 —
- Lampe au tantale. ... h — a,8. ro~s.<?4’3 —
- Lampe h osmium .... h — 7,5 . io_,ï.e4-3 —
- Lampe à osram...... h ~ 3,4 . io~7 —
- Lampe Just-Wolfram. h = 2,34. io~7. eA —
- La mesure était faite suivant la direction perpendiculaire à l’axe de la lampe, sauf pour la lampe Nernst ou elle était opérée suivant cet axe.
- Les courbes tracées en partant de ces équations coïncident d’une manière 1res satisfaisante avec celles obtenues expérimentalement.
- L’exposant n (formule 1) joue un rôle très important au point de vue de l’effet produit par des variations de tension sur l’intensité lumineuse. Supposons
- (iue cette tension c subisse des variations de — % en
- 2
- dessus et en dessous de la valeur normale; les valeurs correspondantes de h seront évidemment d’après la formule (1):
- P
- P
- lu — hx — in.— .C.elt — (2)
- 100 100
- obtenue en développant en série les termes entre parenthèses, d’après la formule bien connue du binôme, et en s’arrêtant aux termes en p2.
- La formule (2) est remarquablement simple et elle montre nettement que la variation absolue de l’intensité lumineuse croît rapidement avec la tension pour une lampe donnée ; quant à la variation relative, (die est donnée en % par l’égalité
- qui est non moins remarquable par sa simplicité.
- Cette dernière égalité nous apprend que la variation relative de l’intensité lumineuse d’une lampe à incandescence ne dépend que de l’exposant n et de la variation de tension relative p ; si l’on suppose par exemple p =. 5 % , l’on peut, d’après les valeurs de n données ci-dessus, dresser le tableau suivant :
- Valeurs de n
- Lampe Nernst.................. 5o %
- Lampe au carbone... \....... 3i,5 %
- Lampe au tantale.......... 21,5 %
- Lampe à osmium................ 11 %
- Lampe osram................... 20 %
- Lampe Just-Wolfram............ 20 %
- Cette relation (3) permet également, si l’on se donne Y], de déterminer la variation maxima p de la tension d’alimentation e.
- L’on constate, d’après ce qui précède, l’avantage notable des lampes à fdaments métalliques au point de vue des variations d’intensité lumineuse; elles permettent ainsi d’augmenter sensiblement les chutes de tension admissibles dans un réseau de. distribution, sans que, pour cela, l’éclairage puisse subir des variations trop prononcées.
- J. B.
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- Étude comparative sur les lampes à filament métallique et les lampes à filament de carbone. — George JLoring. — Electrical World, /t janvier 1908.
- L'auteur a étudié la manière dont sc Comportent les lampes à filament de carbone èt les lampes à filament de tantale ou de tungstène lorsqu'elles sont soumises à des variations de tension.
- Le tableau ci-dessous résume cette étude.
- de tension considérables dans les spires extrêmes des enroulements des appareils; il en résulte une tendance à la production de courts-circuits entre spires voisines. Il peut y avoir aussi des réflexions d’ondes, soit à l’extrémité de la ligne, soit en un point de dérivation, soit enfin à la jonction d’une ligne souterraine et d’une ligne aérienne.
- Contre les surtensions aux extrémités des enroulements, le remède le plus efficace consiste dans
- Rapport en % de la tension effective à la tension normale.
- Variation de résistance de la lampe. / Carbone,.... J Tantale
- ( Tungstène. . .
- Variation du courant dans la lampe. / Carbone | Tantale
- ( Tungstène. . .
- Variation de l’intensité lumineuse. / Carbone J Tantale
- ( Tungstène . . .
- Watts par bougie, hémisphérique moyenne. / Carbone J Tantale...... ( Tungstène...
- 85 9° 95 IOO (normal) io5 110
- 100,2/1 100,16 roo,o8 100 99)91 99>8i
- 95,5 97 98,5 100 IOI 102,5
- 9'*, 5 ' 96 9» IOO 102 io/f
- 85 9° 95 IOO io5 T IO
- «9 93 97 roo io3,5 IO7
- 91 y3,:> 97 IOO io3 I()6
- U 56 7^ 100 i3i l68
- 5o 64 8o,5 r 00 123 l/,8
- 55 (i7 8a 1 00 1 *9 14 I
- 5W5 /,w5 3 "'7 3 :>w j 2w6r awa3
- 3,5 a, 7 3 V*9 2,1 r ,86 1,66
- T, »7 . 1,2.5 1 )13 1 ,o3
- L’auteur en conclut que l’emploi des lampes à filament métallique est avantageux à la fois pour le consommateur en raison de la plus grande stabilité de l’éclairement et pour les usines génératrices qui. d’une part,auront plus de facilité pour régler latension et, d’autre part, peuvent accepter un plus grand nombre d’abonnés sans avoir besoin de machines supplémentaires pour passer la pointe.
- _ A. M.
- Dispositifs de protection des lignes. — J. S. Peck. — Institution of tho Electrical .Engineers, 6 février 1908 (section de Manchester).
- M. Peck a exposé, devant la section locale de Manchester de l’Institution of Electrical Engineers,les effets nuisibles auxquels peuvent être soumises les lignes à haute tension par suite des phénomènes atmosphériques et aussi en raison de changements brusques de régime produits par un court-circuit,.une mise à la terre ou le maniement d’un interrupteur.
- Ces changements brusques amènent des élévations
- l’emploi de bobines de self-induction placées entre les appareils et la ligne et arrêtant les décharges à haute fréquence. Elles doivent être fortement isolées pour résister aux surtensions et pouvoir être facilement remplacées en cas de percement de l’isolant. La figure 1 donne l’aspect d’une telle bobine pour la protection d’un transformateur.
- Contre les tensions excessives entre la ligne et la terre, on emploie les parafoudres. L’auteur décrit les parafoudres à cornes et les parafoudres .a jet d’eau et donne ensuite quelques renseignements intéressants: i° Sur les parafoudres à cylindres;
- 'i° sur les parafoudres électrolytiques.
- Parafoudres à cylindres. — Le para foudre de Wurts est composé, comme on le sait, de petits cylindres métalliques placés à la suite les uns des autres avec un intervalle d’environ omm,8. La nature du métal est telle que l’arc persiste difficilement (zinc ou alliage de zinc). Pour que Parc ne persiste pas, il est nécessaire de limiter le courant qui passe
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- T
- après la décharge statique, sans que la résistance intercalée pour cet objet soit de nature à gêner cette décharge statique. Celte difficulté a été résolue par remploi d’un grand nombre de cylindresam série et par l’adjonction de deux résistances, l une relativc-
- Fig. i. — Bobine de self-induction pour la protection des appareils.
- ment faible en série et l’autre *shuntant un certain nombre de cylindres. On prend approximativement deux fois plus de cylindres qu’il n’est nécessaire pour résister à la tension de la ligne et on shunte environ la moitié des cylindres. Lorsqn’au-
- shùntés, de sorte que la pleine tension est appliquée aux cylindres shuntés, entre lesquels l’arc jaillit aussi. Mais, comme le courant peut passer à travers le shunt, les ares ne persistent pas sur les cylindres shuntés. Lorsque ces arcs sont éteints, les cylindres non shuntés sont en série avec les deux résistances, de sorte que le courant qui les traverse est petit et que les arcs qui se sont amorcés entre eux s’éteignent rapidement.
- Pour égaliser la répartition des potentiels sur les premiers cylindres, une lame métallique connectée avec la ligne est placée parallèlement aux cylindres non shuntés. Ce dispositif permet de réduire notablement le nombre des cylindres (*).
- Para/oudres ëleefrolytiques. — Des disques d’aluminium eu forme de coupes (11g. 2) sont empilés l’un au-dessus de l’autre et séparés par des rondelles isolantes suffisamment épaisses. Ces coupes sont remplies avec un électrolyte convenable. Le tout est disposé dans des vases de grès; enfin, l’on achève de remplir les disques avec de l’huile pour transformateurs afin d’empêcher l’évaporation. Plusieurs de ces Arases peuvent être placés en série pour les tensions élevées.
- Le parafoudre électrolytique est construit pour des tensions variant depuis /t,oon volts jusqu’aux
- Fig. 2. — Parafoudre éleclrolylique.
- cune décharge ne se produit, le cylindre du milieu est au potentiel de la terre ; donc, il y a en tre la ligne et la terre seulement la moitié du nombre total des espaces d’air. Lorsqu'il y a un excès de tension sur la ligne, un arc éclate d’abord entre les cylindres non
- tensions les plus élevées; il pai’aîl résoudre d uni?
- (l) La théorie du parafoudre à cylindre a été donnée récemment par M. J. Liska. Cf. Elcktrotechuik und Masc/iinenbau 117 octobre 1907 et l'Eclairage Electrique, tome LIII, novembre *907, p. 282» (N. D. T.)
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- 380
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N» 12.
- manière satisfaisante la question de la protection des lignes contre les décharges atmosphériques.
- A. M.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Fonctionnement du détecteur èlectrolytique ; influence de la température. — Noie de M. Henri Abraham, présentée parM. J. Vioi.le.— Académie des Sciences, séance du 24 février 1908.
- L’électrode sensible du détecteur électrolytique Ferrié est, comme on sait, constituée par une pointe de platine très fine plongeant dans une solution d’acide sulfurique; l’autre électrode est à large surface. Un transformateur reçoit les ondes de l’antenne et élève leur potentiel. Le détecteur est placé dans le circuit secondaire, qui contient aussi un condensateur réglé de façon à accorder les oscillations de ce circuit sur celles des ondes que l’on reçoit.
- Ce détecteur est polarisé en permanence par un circuit auxiliaire, la pointe étant positive, et l’on règle la polarisation, au voisinage de 2 ou 3 volts, vers la limite indécise de l'électrolyse franche, à partir de laquelle la polarisation ne peut plus être augmentée qu’avec un courant permanent d’intensité beaucoup plus grande. Un téléphone est interposé dans le circuit polariseur, et l'on entend un son au passage de chaque train d’ondes.
- Le mode d’action des ondes paraît être celui-ci, au moins pour les ondes faillies :
- La self-induction du téléphone tend à s’opposer au passage des oscillations, et, pendant toute leur durée, si elle est très brève, le circuit du téléphone peut n’être que fort peu influencé ; les oscillations agissent surtout sur la dérivation sans self-induction qui contient le détecteur.
- Les demi-oscillations négatives, qui tendraient à diminuer la polarisation, agissent peu sur le courant qui traverse le détecteur. Pendant les premières demi-oscillations positives, au contraire, la polarisation de la pointe est accrue, et le courant augmente notablement. Mais le .supplément de courant n’est pas alimenté par le circuit polariseur, if est fourni par le circuit oscillant. Le condensateur, qui était chargé positivement, et qui a fourni du courant positif, doit donc être partiellement déchargé. On peut dire aussi qu’il a pris une charge négative supplémentaire.
- Pendant que le‘train d’ondes achève de passer,
- cette charge négative se partage entre le condensateur et le détecteur, qui fonctionne maintenant comme capacité èlectrolytique, et la polarisation est, en définitive, diminuée.
- Le circuit polariseur est alors obligé de fournir l’apidement la quantité d’électricité nécessaire pour recharger le détecteur et le condensateur au voltage normal, et c’est ce courant de recharge que l’on entend au téléphone.
- Il résulterait de cette manière de voir qu’un détecteur pourrait être à peu près caractérisé par deux quantités :
- i° Sa capacité de polarisation au voisinage du voltage normal ;
- 20 Sa résistance ohmique intérieure, en série avec la capacité.
- Ces deux éléments ont pu être déterminés, pour des forces électromotrices alternatives voisines du centième de volt, avec une fréquence de 5oo périodes par seconde, au moyen du galvanomètre à courants alternatifs, muni des dispositifs décrits dans une précédente communication, faite en commun avec M. Devaux-Charbonnel (’).
- Voici quelques résultats de celte étude :
- Des détecteurs de différentes fabrications, mais de sensibilités comparables, sont étudiés au voisinage immédiat de leur polarisation normale, avec des forces électromotriccs alternatives de l’ordre du centième de volt. Ils se comportent vis-à-vis de ces forces électromotrices comme le ferait une capacité de quelques centièmes de microfarad en série avec une résistance de plusieurs milliers d’ohms.
- Sans polarisation, la résistance reste à peu près la même, tandis que la capacité diminue notablement.
- Des détecteurs à gros fil ont une capacité plus grande et une résistance plus faible. La variation de ces quantités est un peu moins rapide que la variation de surface de l’électrode sensible.
- Influence de la température. — Des détecteurs ont été chauffés à 120°. Leur capacité a augmenté jusque
- vers - microfarad; mais leur augmentation de ca-2
- parité ne nuit pas à la sensibilité des détecteurs^).
- La résistance a, par contre, beaucoup diminué, comme on devait s’y attendre. Elle est tombée à quelques centaines d’ohms.
- Grâce au concours du capitaine Ferrié, les délec-
- (‘) Comptes rendus, tome CXLIV, 1907, p. 1209.
- (2) Voie notamment, sur ce sujet, le travail récent de M. G. Tissot. (.Tournai de Physique, 1908, p. 4fi-)
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- teurs chauffés à iïo° ont pu être essayés au poste de télégraphie sans fil de la tour Eiffel.
- L’on a alors constaté que, à sensibilité égale, leur faible résistance intérieure permet d’obtenir un accord plus étroit de la résonance, une syntonie plus parfaite, ce qui peut présenter, pour certaines transmissions, un avantage assez sérieux.
- BREVETS
- Procédé pour le réglage de la vitesse des moteurs d’induction. —Siemens Bros. Dynamo Works and H. B. Poynder.—Brevet anglais n° n 87Î (1907), publié le '27 février 1908.
- Ce procédé est une modification de celui précédemment décrit dans le brevet anglais 10 007 (1907) ('). Les enroulements induits du moteur d’induction principal sont connectés avec l’induit d’une machine synchrone S accouplée mécaniquement avec un moteur d’induction auxiliaire ; ce dernier est enfin relié au réseau alimentant le moteur principal, et il possède un plus grand nombre de pôles que la machine S. Dans ces conditions, la vitesse, c’est-à-dire la fréquence /ô de la machine S, peut être considérée comme constante (au glissement près du moteur auxiliaire), et la vitesse du moteur principal M devra
- être évidemment égale à (f\ ±/î>) —, f\ étant la fréquence du réseau et y; le nombre de paires de pôle du moteur M.
- Le signe de f\, est déterminé par le sens de rotation du champ tournant engendré dans le moteur M par l’alternateur S; il peut donc être changé à volonté, et l’on obtient en définitive les deux vitesses de régimes
- notablement le facteur de puissance du système, et même rendre celui-ci égal à l’unité (eos y = 1).
- Pièces polaires pour alternateurs à inducteur tournant. — Britlsh Westinghouse Electric and Manufacturing C°. — Brevet autrichien ii° 3o 577.
- Avec, les alternateurs à inducteur tournant rapidement, il est dangereux de maintenir les pièces polaires au moyen de simples boulons, et, d’autre part, pour permettre une fabrication aisée des bobines inductrices G (fig. 1), il est indispensable de pouvoir
- tournant.
- exécuter le bobinage sur formes, c’est-à-dire de rendre ces bobines démontables. Le dispositif indiqué sur la figure 1 permet de concilier ces deux desiderata; les cornes polaires 4 sont seules démontables pour permettre la mise eu place des bobines inductrices 6. Ces cornes sont prolongées par des extensions 3 en forme de coins qui viennent se loger dans les fentes 2 pratiquées dans le pôle même. Une clavette 7 maintient enfin chaque corne polaire et il est évident qu'un tel assemblage offre une sécurité absolue tout en rendant le démontage aisé et rapide.
- Filaments pour lampes a incandescence. — British Thomson-Houston Company. — Brevet anglais 110 24 282 (1906), publié le '20 février 1908.
- (/1 + /ï)~>
- indépendamment de la vitesse
- P
- réalisée (au glisse-
- ment. près) en court-circuitant les enroulements induits du moteur principal après avoir déconnecté l’alternateur S.
- En réglant l’excitation de ce dernier, l’on peut d’ailleurs, aux deux premières vitesses, améliorer
- Un filament métallique en tungstène est chauffé à une température d’environ 5oo° dans une chambre contenant une quantité déterminée d’oxygène. Le filament est ensuite réchauffé à haute température dans le vide. Il est ainsi composé exclusivement d’oxyde de tungstène W02, et, d’après les inventeurs, un tel filament possède une plus longue durée que les filaments métalliques ordinaires.
- Charbons à mèche poui' lampes à arc. — A.D. Jones. — Brevet anglais 110 3 060 (1907), publié le 27 février 1908.
- (') Voir La Lumière Electrique, tome I (2e série), p. 3i >.
- La mèche du charbon positif est formée d’un mé
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- I jA LU M J E R K É L E C T H J Q U E
- lange de deux parties de fluorure de calcium (qui seul donnerait à Tare une couleur jaune clair) et de deux parties de tungstale de calcium (qui tend à donner à Tare une teinte pourpre clair). Pour rendre l’arc plus stable, on ajoute enfin une partie de tungstate de soude ou de sulfate de potasse. Le mélange ainsi formé est combiné avec un liant convenable, une solution de dextrine par exemple, ei constitue les mèches des charbons positifs. L'on obtient avec ces charbons une lumière très brillante, offrant une coloration jaune clair; cet éclat cl cette coloration persistent d’ailleurs lorsque l’arc est en vase clos.
- Procédé de fabrication des filaments métalliques pour lampes à incandescence. — Siemens und Halske AktienOesellschaft. — Brevet anglais n° 22 746 (1907), publié le '27 février 1907.
- Un filament métallique, en tantale par exemple, est passé dans une filière à travers une masse plastique formée d'une combinaison chimique d’un métal, tel que le tungstène, dont le point de fusion est également très élevé. La couche ainsi obtenue est réduite ensuite en faisant passer le filament dans un tube chauffé électriquement et parcouru par un cou-
- rant d’hydrogène. L'on obtient ainsi une pellicule métallique de tungstène sur le fil de tantale et le filament possède finalement les qualités propres aux deux métaux.
- Perfectionnements aux systèmes de traction a récupération. — J. S.’Raworth.
- Dans les systèmes de traction employant des moteurs permettant la récupération (moteurs shunt à courant continu par exemple), il peut se faire que la tension dépasse considérablement la valeur normale, notamment aux points où la récupération s’effectue; afin de protéger les appareils reliés au réseau d'alimentation, une résistance convenable est branchée automatiquement entre les deux conducteurs du réseau, au moyen d’un rclai, lorsque la tension s’élève au-dessus d’une certaine valeur. Ce relai peut également être actionné dès que le courant est inversé dans certaines machines, dans les génératrices par exemple. La charge supplémentaire ainsi réalisée empêche la tension de s’écarter par trop de sa valeur initiale. Naturellement, le circuit de la résistance est interrompu lorsque le régime est revenu à son état normal (*).
- BIBLIOGRAPHIE
- H est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à La Rédaction,
- État actuel de la science électrique. Phénomènes, applications, théories, par Devaux-Gharbon-nel, avec préface de H. Poincaré, membre de l'Institut. — 1 volume gr. in-8 de x-65o pages, avec 346 figures. — H. Dunod et E. Pjnat, éditeurs, Paris. —Prix: broché, 20 fr. ; carlonué, 21 IV. 5o.
- Le nom de l’auteur de cet intéressant ouvrage n’est certainement pas inconnu de nos lecteurs; comme ils le savent, M. Devaux-Charbonncl s’est fait connaître par de nombreuses études fort intéressantes dont les plus récentes sont relatives à la propagation des courants téléphoniques le long des lignes. Aussi, dès l’annonce de la publication de ce livre, nous nous en v étions promis la lecture avec impatience, et nos espérances n’ont pas été déçues, ainsi qu’on pourra en juger par une trop courte analyse.
- Tout d’abord, il importe de faire remarquer que ce livre ne s’adresse pas aux seuls théoriciens lami-
- liarisés déjà avec les nouvelles théories; son but est beaucoup plus vaste, et tout technicien, voire même tout homme du monde possédant une culture générale, pourra en aborder la lecture avec fruit. C’est dire qu’il est dépouillé de toute formule mathématique non indispensable à une compréhension nette des phénomènes.
- Le mérite de l’auteur n’en est que rehaussé; trop de savants français dédaignent en effet les livres dits de vulgarisation, pensant sans douté qu’une telle œuvre est indigne de leur science. C’est
- (]) Au sujet du système de Iraetioii à récupération de M. Ra-\vorlli, voir V Eclairage Electrique, lome XLYIIJ, Ier septembre 1906, p. 334. L’inconvénient auquel doit remédier le dispositif ci-dessus semble devoir être l’un des plus grands du système à récupération; le remède proposé a d’ailleurs 1 inconvénient de réduire 1 efficacité de la récupération (N. D. L. R.)
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- là une erreur profonde, car l’exposé élémentaire d’une question exige toujours des connaissances extrêmement approfondies sur le sujet, et c’est ce qu’ont compris depuis longtemps bon nombre de savants étrangers. En Angleterre notamment, les savants les plus célèbres, Maxwell, Kelvin, etc,, ont largement contribué à la diffusion des théories scien-tifiques de l’ordre le plus élevé. Il semble d’ailleurs qu’un revirement s’opère actuellement en France; M. H. Poincaré, l’illustre mathématicien, a donné l’exemple l'un des premiers, et son petit opuscule sur les oscillations électriques (collection Soientia) restera un des modèles du genre.
- L’ouvrage de M. Devaux-Charbonnel débute par un chapitre sur les grandeurs et unités électriques ; ce chapitre constitue en somme une introduction au reste de l’ouvrage divisé nettement en trois parties, phénomènes, applications et théories,
- La première partie, qui comprend les six premiers chapitres, traite du champ magnétique, des phénomènes thermiques, des phénomènes chimiques, de l’induction, de la condensation de l’électricité et de l’électrostatique.
- Tout cela est présenté d’une manière originale et très claire. Les cinq chapitres de la deuxième partie sont consacrés à l’étude des courants continus et des courants alternatifs. L’on pourrait peut-être reprocher à l’auteur de n’avoir pas assez insisté sur les machines électriques servant à la production, à la transformation et à l’utilisation industrielle des courants électriques, et cela au profit des courants télégraphiques et téléphoniques. Mais ces derniers courants sont beaucoup moins connus et l’auteur a évité tout développement fastidieux, car la théorie élémentaire des appareils mentionnés ci-dessus a été déjà publiée dans maints traités d’électricité indus-
- Les oscillations électriques et leurs applications, télégraphie et téléphonie sans fil, électrothérapie, etc. sont traitées dans cette deuxième partie, et l’on trouve, dans cet intéressant exposé, des indications très précises sur les derniers progrès réalisés.
- Enfin, la troisième partie contientun résumé magistral des théories modernes sur les ionsetles électrons. M. Devaux-Charbonnel a su extraire des nombreux travaux publiés sur cette question les idées essentielles, qui servent de bases à ces théories, et cette dernière partie séduh'a tout particulièrement les ingénieurs qui n’ont pu suivre pas à pas les progrès incessants de cette nouvelle science. Si on ajoute que Mi IL Poincaré a honoré le présent ouvrage d’une
- trielle.
- admirable* préface;, l’on doit convenir que le succès de celui-ci est des plus mérités.
- 1\ S.
- La télégraphie sans fil et la télémécanique à la portée de tout le monde, par E. Monier. Préface du Dr E. Branly, 3e édition. — i volume in-8 de i5o pages, avec ao figures.]— H. Dunod et E. Pixat, éditeurs, Paris, — Prix : broché, a francs.
- Ce petit opuscule, qui atteint aujourd’hui sa troisième édition, est destiné, dans l’esprit de son auteur, à fournir à toute personne désireuse de s'instruire quelques notions élémentaires de télégraphie sans fil. A en juger au rapide épuisement des deux premières éditions, il faut croire que ce but a été pleinement atteint. C’est d'ailleurs l’opinion que nous avons ressentie après lecture. L’ouvrage n’échappe pas cependant à quelques légères critiques. Contrairement à ce qui est dit dans la préface, on ne saurait donner, dans un ouvrage de format aussi réduit, des notions complètes; mais il eût été, à notre avis, intéressant de fournir quelques indications générales sur les jiggers (tous les montages de réception représentés sont ;à action directe) et sur les ondes entretenues qui vont prendre de jour en jour une importance plus considérable. Ces indications nous eussent paru plus utiles que les développements relativement longs sur la télémécanique, celle-ci ne présentant encore qu’un très faible intérêt pratique.
- D’autre part, l’auteur se montre assez partial, selon nous, dans la recherche du jvéritable inventeur de la télégraphie sans fil, à titre de disciple, sans doute. Nous n’avons pas à entamer ici de nouvelles discussions sur cc sujet; nous dirons seulement que si Branly a découvert le cohéreur à limaille qui a facilité les débuts de (la télégraphie sans fil, Popoff a imaginé les antennes, et Marconi a su combiner le tout et en faire quelque chose de réellement pratique. Dans tous les cas, le tube à limaille n’est pas « l’âme de la télégraphie sans fil » et son emploi se restreint, au contraire, de jour en jour. Quoi qu’il en soit, d’ailleurs, M. E. Monier a réussi à exposer, simplement d’une manière très heureuse, une théorie complexe et nous sommes persuadés qu’une qua* trième édition sera bientôt nécessaire.
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- VOLUMES REÇUS
- L’Eclairage électrique économique. Les nouveaux modes d’éclairage électrique : arc, incandescence, vapeur de mercure, par A. Ber-thier. — i volume in-8 de '270 pages, avec io5 ligures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 9 francs; cartonné, 10 fr. 5o.
- Elecktrotechnik in Einzel-Darstellungen. Die Isoliermittel der Elektrotechnik, par Karl Wernicke. — 1 volume in-8 de 184 pages, avec 60 ligures et une table hors texte. — F. Vieweg und Souk, éditeurs, Braunschweig.— Prix : broché, 5 fr. 5o; relié, 6 francs.
- The influence of frequency on the Résis-
- tance and Inductance of Solenoidal Coils, par I#. Cohen. — Extrait de Bulletin of the Bureau of Standards, volume 4, n° 1, Washington.
- Ueber Selbstlaut - Mikrophon - Oscillo— gramme, par Bêla Gati, — Extrait de Zeitschrift fur Scluvachstromtechnik, Année 1908, n° 4, Budapest.
- Catalogue international des principales publications périodiques du monde, [par Émile Guarini. — 1 volume in-8 de 76 pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix ; broché, 3 francs.
- Chemins de fer à crémaillère, par A. Lévy-Lambert. — 1 volume in-8 de 479 pages, avec 137 ligures. — Gauthiek-Vileaus, éditeurs, Paris. — Prix : broché, i5 francs.
- VARIÉTÉS
- LA PRODUCTION DE L’ELECTRICITE. — UN NOUVEAU MONOPOLE
- D’ÉTAT ALLEMAND
- A l’heure où la question du monopole de l’électricité commence à être discutée en Allemagne, nos lecteurs nous sauront gré de les tenir au courant de cette question.
- Plusieurs opinions se sont fait jour. Les idées sont sans doute encore assez vagues, et Lien qu’il n’y ait pas. à l’heure actuelle, un réel mouvement d’opinion, l’industrie commence à s’inquiéter de cette éventualité. La « réforme des finances de l’empire », avec son système d’impôts, a échoué. Quelques-uns de ces impôts, comme les contributions sur les billets de chemins de fer, par exemple sont considérés comme de regrettables innovations. Dans les milieux gouvernementaux, on recherche un gx*and moyen de remédier au déficit des finances publiques. Les difficultés que rencontre l'introduction du monopole des alcools étant par trop grandes, on songea se rabattre sur l’industrie électrique qui, toute brillante qu’elle soit, est encore susceptible de développement. De plus, l’électricité n’est pas dépourvue de liens avec les services publics des postes, télégraphes et chemins de fer, que l’État exploite en Allemagne ainsi que. dans certains autres pays. L’électrification des chemins de fer en particulier parait n’ètre plus qu’une question d’années.
- On déduit de tout cela que le monopole de l’électricité sera mis en discussion, à l’occasion de l’examen du budget et des questions d’impôts.
- Déjà, le -A8 novembre 1907, au Reichstag, un député en a dit quelques mots, mais il ne s’est, pas prononcé pour le monopole. Il est enfin probable que l’Association centrale des industriels allemands sera bientôt saisie officiellement de la question et qu’elle défendra les intérêts de l’industrie.
- On considère certains monopoles d’empire comme fructueux et on établit facilement qu’il y a des monopoles d’Etat justifiés, et d’autres qui le sont moins. Nous sommes, dit-on, au début d’une période où l’électrification pénètre toute la vie économique et, sans se livrer à des calculs fantaisistes, on peut dire que nous tendons vers une centralisation croissante des forces motrices.
- Les nations auront quelque jour à se prononcer sur une utilisation et une répartition systématique des forces naturelles. Il est vrai que ces projets rencontreront des obstacles sans nombre et il faudra un homme d’Etat hors de pair poulies réaliser. Le temps est venu pour une augmentation et une centralisation plus générale des forces motrices. L’État, connue administrateur de toutes les forces motrices, fournira le courant
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- aux chemins de fer, aux usines et aux navires, comme aux outils de l’ouvrier.
- Ces questions sont vivement discutées par les économistes de l’Université de Berlin où elles font l’objet de thèses de doctorat. Le professeur Schmoller, l’économiste le plus en vue de l’Allemagne, vient de déclarer que le projet est parfaitement réalisable, bien que sa mise en pratique ne soit pas aisée. Il exigera, dit-il, un talent commercial énergique, un homme de la taille de Dernbourg. Le professeur Schmoller montre en outre que ce monopole procurera des recettes énormes au gouvernement et qu’il sera tout à l’avantage des ouvriers. Le Berliner Tageblatt a alors envoyé un rédacteur au Ministère des finances, qui y a recueilli des renseignements analogues. On y est convaincu que ce monopole vaudrait à la caisse de l’Etat des recettes extraordi-rement élevées. Mais, pour rachat de toutes les usines électriques de l’Allemagne, au nombre de a ooo environ, dont 800 vendent le courant, il faudrait un capital énorme. Malgré ces dépenses, le gouvernement voit ce monopole d’un œil favorable, parce que l’industrie électrique compte moins de petites entreprises que les autres industries. Pour les ouvriers, le monopole n’aurait que des avantages, et il léserait moins l’industrie privée que les autres projets qui sont à l’étude. Toutefois, un nombre assez considérable d’usines qui produisent aujourd’hui elles-
- mêmes l’électricité qui leur est nécessaire devraient entièrement cesser cette production et acheter le courant électrique à l’État.
- Au Ministère des Travaux publics, 011 est tout aussi bien favorable a ce monopole.
- Le journal cité plus haut fait lui-même des réserves pour autant que ce monopole, comme les autres, aura l’inconvénient d’affaiblir l’initiative privée, d’augmenter démesurément l’armée déjàsi considérable des fonctionnaires et ouvriers de l’Etat et de contribuer par la même à restreindre la liberté économique. Nous ne sommes qu’au début du siècle de l’électricité; et la bureaucratie paraît moins apte à exploiter rationnellement ce vaste champ d’activité. Au contraire, elle risquerait de tout compromettre. Lorsqu’elle voudra tirer de gros revenus de ce monopole, elle arrivera à faire renchérir la force électrique, alors que tout devrait tendre à en faire baisser le prix. Les chemins de fer prussiens sont une preuve de ce danger. Il y a une trentaine d’années, quand ils furent rachetés par l’État, le Gouvernement et le Parlement avaient déclaré que leur exploitation ne devait pas produire de recettes fiscales, mais que les excédents ne seraient employés que pour l’amélioration des chemins de fer eux-mêmes et des voies de communication en général. On sait ce qui est arrivé.
- (A suivre.)
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1a sur toutes les questions qui se rattachent à l’Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromètallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Commande électrique des signaux de chemin de fer.
- La Société Siemens Brothers and C°, de Londres, a mis en service sur divers réseaux de chemins de fer anglais un nouveau système de signaux à commande électrique.
- Nous donnerons tout d’abord la description du dispositif de commande des aiguilles et des signaux, celle de l’appareil central de manoeuvre, et enfin*
- nous indiquerons les divers schémas des connexions électriques.
- Les ligures i et a représentent le mécanisme appliqué aux aiguilles devant être prises en talon (fig. i) et en pointe (fig. x). Les moteurs sont placés latéralement; leur mouvement est transmis directement par les tringles ABC et les leviers DE, à la latte de calage F qui agit sur le verrou par l’intermédiaire des tringles GUI et des leviers KL.jCette disposition assure le verrouillage des pointes de l’aiguille, même si
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 12.
- Y un des boulons est use, ou si une tringle est cassée; et lorsque la latte est levée, elle est contrainte de revenir à sa position initiale avec son extrémité contre
- Fig. i. — Mécanisme de manœuvre pour aiguille prise en talon.
- Echelle 1/48*
- la pointe de l'aiguille, quelle que soit la position de celle-ci. La manœuvre du détecteur destiné à envoyer le courant de contrôle au signaliste dépend du verrou
- de i2c,ur> dans les lumières de la tringle reliant les pointes de Taiguille^et n’est retiré que quand la latte de calage est dans sa position la plus élevée. Dans cette position de l’appareil, les vis de rappel 680, les bielles articulées 678 viennent buter contre les côtés de la tringle A, communiquant un mouvement latéral à la tringle N, qui meut les pointes de l’aiguille. Celles-ci sont appliquées fortement contre les rails au moment où le verrou entre ou quitte la tringle de raccordement, empêchant ainsi l’usure des angles du verrou.
- La course des pointes peut être réglée par les vis de rappel 680 avec leurs goupilles 681. A la fin de chaque mouvement, le circuit du rnoleur est automatiquement ouvert et le courant passe alors par les contacts d’un détecteur, et va à la cabine où il excite l’un des électros des cales de contrôle (voir la description de l’appareil central). Les figures 3 et 4 montrent les détecteurs destinés respectivement aux aiguilles prises en talon et aux aiguilles prises en pointe. Dans le premier (aiguille non verrouillée) les pointes de l’aiguille, par l’intermédiaire de la tringle Y, font pivoter le levier 74$ autour du bouton de la manivelle du commutateur jusqu’au moment où l’extrémité libre du levier vient buter contre le taquet 708; à partir de cet instant, on voit que le levier, s’appuyant sur cette butée, fait décrire à la manivelle du
- lui-même par suite'de sa liaison avec la tringle M, de sorte que la cale de contrôle ne peut agir que lorsque le verrou est bien en place. Le verrou est enfoncé
- commutateur un mouvement très amplifié. On peut régler la distance des taquets 708 en les déplaçant sur la tige 755.
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- Dans le cas d’aiguilles prises en pointe et verrouillées (fig. 4), la tringle r55 n’est pas fixée, mais peut tourner librement et est prolongée jusqu’à Taxe de la voie. Cette extrémité porte un levier ^51 relié
- à lame 6*27, agit sur un arbre Ga^clequel attaque une manivelle 671.
- Pour les aiguilles qui doivent être prises en talon, cette manivelle, d’un mouvement angulaire d’environ
- Fig*. 3. — Détecteur pour aiguille devant être prise en talon. Echelle i/6
- par la tringle M au verrou; ce n’est que quand le levier est bien à fond de course que le levier 745 vient buter contre ces taquets et que le commutateur est manœuvré comme précédemment. Il faut donc, pour que le courant de contrôle passe, que les deux
- i5o° (voir fig. 1 et 3), est directement accouplée aux pointes, comme l’indique la figure 4. La vis sans fin maintient les pointes de l’aiguille dans l’une ou l’autre des positions; l’embrayage cède sous une charge anormale et permet au moteur de tourner,
- Fig. 4. — Détecteur pour aiguille devant être prise en pointe. Echelle 1/6.
- pointes soient bien appliquées et que le verrou soit exactement à fond de course.
- La figure 5 représente le moteur qui manœuvre les aiguilles. La boîte en fonte 601 renferme le moteur 690, à deux sens de rotation. Le moteur, par l’intermédiaire d’une vis sans fin 617 et d’un embrayage
- meme si les pointes des aiguilles rencontrent un obstacle (pierres, etc.).
- Dans ce cas, le courant; de retour, nécessaire à la manœuvre de la cale de contrôle dans la cabine, ne serait pas transmis.
- Le sens de rotation des moteurs peut, à un instant
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2e Série). — N°42.
- quelconque,être inversé par la manœuvre d’un levier dans la cabine du signaliste. Le courant n’est coupé que quand les aiguilles sont en place et la force vive du moteur est absorbée par l’accouplement mécanique. Pour les aiguilles prises en pointe, pourvues
- /|Oo ooo kin par mois (le kin vaut environ okg,6o5). Ce fd est principalement employé pour la construction des câbles à Tokio et à Yokohama. Les fils recouverts, employés pour les réseaux de l’Etat, sont encore achetés à l’étranger, mais les manufactures
- Fig. f>. — Moteur et réductions, pour la commande d’une aiguille. Échelle 1/8.
- de la latte de calage ordinaire et du verrou, la manivelle a un mouvement angulaire de 3ao° et est accouplée à un système de bielles articulées avec la latte et les pointes (voir iîg. 2).
- (.A suivre.) . ...
- Iïindustrie électrique au Japon.
- Les industries électriques prennent un développement considérable au Japon. La Compagnie cuprifère de'Furukawa va établir à Nikko une nouvelle manufacture pour la fabrication des fils de cuivre, la manufacture actuelle étant devenue insuffisante. D’après le dernier bilan, la production totale des fils de cuivre s’élève, pour ces ateliers, à 3oo 000 ou
- locales étudient le développement sur une large échelle de leurs installations.
- Le gouvernement japonais compte acquérir, pour le port de Yokohama, 3i grues électriques d’üne puissance de 1 à 70 tonnes et deux grues de 36 tonnes.
- Il existe, en ce moment, plus de 100 usines hydroélectriques sur le territoire du Japon, et de très intéressants projets sont sur le point de se réaliser. Parmi ces derniers, on peut citer l’installation,sur la rivière Tamagawa, d’une usine desservant Tokio, sur une distance de 4okm,/|Od environ, par le transport à 40 000 volts de 20 000 kilowatts; celle d’une usine de 32 000 kilowatts qui doit être élevée entre Kyoto et Osaka. Ajoutons que des entrepreneurs ja-
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- portais étudient l’utilisation de nombreuses chutes d’eau coréennes.
- Une société, au capital de io ooo ooo de yens (environ 3^ 5oo ooo francs) s’est constituée k Tokio, pour la construction d’un chemin de fer électrique souterrain, analogue au Métropolitain de Londres, destiné à relier les faubourgs suburbains au centre de la ville. Cette ligne aurait i8Um environ. On estime que, grâce à la main-d’œuvre indigène, la dépense ne sera pas considérable. D’autres projets analogues sont à l’étude pour plusieurs villes japonaises.
- Exposition de Marseille.
- Exposition rétrospective de, l’électricité. — Nous avons à diverses reprises signalé à nos lecteurs l’importante Exposition qui doit s’ouvrir à Marseille dans deux mois. Les organisateurs ont pensé qu’il
- serait intéressant, et en tous cas fort instructif, d’ajouter à l’exposition de tous les appareils et machines qu’apporteront toutes les grandes sociétés de construction ou d’exploitation une exposition rétrospective. Le comité de cette exposition spéciale a pour président M. Eugène Sartiaux. On voudrait y faire figurer tous les appareils électriques qui marqueraient les progrès successifs de l’industrie et les étapes de leur construction. Les ingénieurs, les constructeurs, les directeurs de laboratoire ne manqueront pas de mettre à la disposition du comité les appareils dont ils disposeraient et qui leur seront remis, sans aucun frais, dès la fermeture de l’Exposition. Des dispositions très sérieuses seront prises pour l’entretien et la surveillance des appareils rares ou délicats.
- Les propositions doivent être adressées àM. Eugène Sai'tiaux, 48, rue de Dunkerque, à Paris.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- ÉCLAIRAGE
- Poissy (Seine-et-Oise). — Le Conseil Municipal a nommé une Commission pour l’étude d’un projet d’éclai-rage électrique.
- Limoges (Haute-Vienne). — Il est question d'établir une usine hydro-électrique à Arailles-Limouzines sur la Vienne ; la chute d’eau serait de aomèlres, l’énergie électrique serait fournie dans un rayon de 5o kilomètres pour la foi’ce motrice et l’éclairage.
- Le Tréport (Seine-Inférieure). — Dans sa séance du 8 mars, le Conseil Municipal a examiné la proposition de la Société « La Saint-Quentinoise d’éclairage » relative à l’établissement de l’éclairage électrique dans la ville; les prix seraient, d’après le projet, de'o fr. 11 l’hcc-towatt pour les particuliers et de o fr. 08 pour la ville. La question a été renvoyée à la Commission pour plus ample examen.
- Cannes (Alpes-Maritimes). — Le Conseil municipal, après l’audition d’un rapport sur la question de l’électricité, a adopté les conclusions suivantes :
- La ville donnera la concession sans monopole. L’usine thermique sera établie dans la commune. Le courant sera triphasé. La concession sera accordée pour une période de trente années. Après une période d’exploitation de dix années, la ville se réserve le droit de racheter les installations. A la fin de la concession, elles deviendront sa propriété.
- Flers (Orne), — La municipalité est en pourparlers avec la Compagnie des Mines pour que cette dernière lui
- fournisse du courant pour l’éclairage électrique à des conditions très avantageuses.
- TRACTION
- Ai.pes-Maritimes. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement du tramway de Pont-Magnan à Nice et l'église de la Madeleine.
- TÉLÉPHONIE
- Saone-et-Loihe. — La Chambre de Commerce de Chalon-sur-Saône est autorisée, par décret du i3 mars, à emprunter une somme de 96.900 francs en vue de l’établissement de circuits téléphoniques.
- Algérie. — Il est question de créer un nouveau circuit téléphonique Bougie-Sétif-Alger qui permettrait de communiquer directement de Bougie à Alger.
- PROJETS DIVERS
- Canaux d’irrigation. — Une importante délégation du syndicat des canaux d’irrigation du Rhône, qu’accompagnaient tous les sénateurs et députés de l’Hérault et du Gard, a été reçue par les ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture et des Travaux publics.
- La démarche avait pour objet d’obtenir du gouvernement son adhésion au principe d’un projet d’élévation des eaux du Rhône par la force électrique, pour 1 irriga-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N" 12.
- lion des départements formant la région viticole du Midi.
- Cette irrigation s’étendrait à plus de 100.000 hectares de terrains, où l’on ne cultive actuellement que de la vigne; elle permettrait d’y faire de la polyculture. On éviterait ainsi le retour de la crise viticole qui a sévi sur plusieurs départements et déterminé les événements de 1907.
- M. Clemenceau a promis à la délégation et aux députés et sénateurs du Gard et de l’Hérault qu’il appuierait chaudement le projet quand le Conseil des ministres en délibérera. Le ministre de l’agriculture y a également donné son adhésion, mais en demandant que l’opération soit faite par zones successives, par paliers, d’abord le Gard et l’Hérault, puis les départements de la vallée du Rhône: Vaucluse, Ardèche, etc.
- La question tinancière soulevée par ce projet, dont la dépense est évaluée à ioo millions, sera ultérieurement examinée.
- Suisse. — Electrification du chemin de fer du Golhard. — M. Brügger, technicien lucernois, a calculé combien de force il faudrait^ cette ligne, et il arrive à la conclusion que les réserves encore disponibles, tant au nord qu’au sud, de la Reuss, du lac Ritoni et du Tcssin, assurées par des concessions fédérales, suffiront pour toutes les éventualités et qu’il restera un excédent notable pour les augmentations de trafic et même pour l’industrie privée.
- Allemagne. — Electrification des chemins de fer bavarois, — Le ministère des Travaux publics de Bavière songe à publier un mémoire sur la transformation des chemins de fer. On sait jusqu’ici que le gouvernement n’a pas accepté les propositions de quelques spécialistes connus, tendant à électrifier, dès le début, un réseau important, mais, il est disposé à commencer avec quelques lignes secondaires. Ainsi, pour la ligne de Berchtesga-den-Reichenhall-Oalzbourg, d’une longueur de 4okm,4, on se servira des forces de la Saalach, pour le tronçon Garmisch-Griesen, long de i5km et pour sa continuation en Autriche vers ReuUe, etc., on utilisera celle du Lech moyen, tandis que la nouvelle ligne de Garmisch-Partcn-kirchen à Innsbruck sera alimentée par une station centrale située près d’Innsbruck, sur j territoire autrichien.
- Quand l’usine hydro-électrique du Walchensee sera achevée, la traction électrique se fera de Munich à Innsbruck et plus tard sans doute de là, par l’Arlberg, en Suisse.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Aluminium — Industrie (S, A.) Neuhausen. — Un journal bâlois avait annoncé dernièrement que le dividende serait de 26 % , comme en 1906. IJ paraît, qu’en effet, les
- les bénéfices de l'exploitation permettraient de répartir ce dividende, mais il est douteux que la Société s’y décide étant donnée la situation de l’industrie en général. On 11’a encore pris aucune décision.
- Société des forces motrices de FAvançon, Bex. —Cette Société, qui exploite aussi la ligne de Bex-Gryon-Villars, a décidé de fusionner avec la Société électrique de Gryon. Dès que les contrats proposés seront adoptés par les assemblées générales d'actionnaires, la Société précitée augmentera son capital-actions.
- Compagnie Générale Française de Tramways. — Le bilan présenté à l’Assemblée du 18 courant s’établit comme suit :
- BILAN AU 3l DÉCEMBRE I9O7 ACTIF
- Voies et usines....................Fr. 61.925.926 89
- Terrains et batiments..................... 9.909.360 28
- Matériel roulant..................... i3.338.718 18
- Outillage, matériel et mobilier........... 2.377.24s 88
- Dépenses sur travaux en cours............... 236.832 35
- Cautionnement déposé par la Compa-
- paguie................................... 158.697 40
- Approvisionnements divers................. 2.860.900 88
- Valeurs mobilières........................ 7.626.598 40
- En caisse et chez les banquiers........ 5. ii5.463 43
- Fonds de reconstitution du capital
- social (valeurs et espèces).............. 119.140 00
- Débiteurs divers et comptes d’ordre.... 1.325.239 40
- Impôts à récupérer sur actions et obligations..................................... 99.255 19
- Acompte sur dividende de 1907............. 1.062.576 00
- Fr. 106.155.954 28
- PASSIF
- Capital actions....................Fr. 5o.000.000 00
- Emprunts en obligations :
- 80.1 io obligations 4 % en circulation
- (au taux net)......................... 39.253.900 00 .
- 390 obligations 4 % amorties ......... (Mémoire).
- 2.088 obligations 3 % en circulation (au
- taux net)............................... 1.044.000 00
- 43 obligations 3 % amorties........... (Mémoire).
- Cautionnements déposés à la Compagnie........................................ 247.386 25
- Fournisseurs divers et comptes d’ordre. 2.712.172 91
- Obligations à rembourser.................... 232.476 65
- Coupons à payer....................... 845.390 47
- Réserve légale........................ 5.000.000 00
- Réserve spéciale.......................... 2.000.000 00
- Provisions pour accidents et renouvellements .................................... 1.233.019 20
- Amortissements par remboursement
- d’obligations............................. 212.600 00
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- Compte de reconstitution du capital.. 119.140 00
- Profits et Pertes (exercice 1907)......... 3.023.044- i*>
- Profits et Pertes (exercice 1907). Dividendes et tantièmes.......................
- Solde bénéficiaire du compte de Profits
- et Pertes.............................. 232.221 55
- Fr. 106.i55.954 28
- COMPTE DE PROFITS ET PERTES
- DÉBIT
- Dépenses d’exploitation Fr.. 8.4J9-951 76
- Intérêt d’emprunt sur obligations 4 %.. 1.608.100 00
- — — — 3 %.. 3i.201 20
- Obligations 4 % amorties en 1907 195.000 00
- Bénéfices de l’exercice 1907 3.023.644 j5
- Fr. i3.285.397 j 1
- CRÉDIT
- Recettes d’exploitation :
- Recettes perception .Fr. 12.469.663 i5
- Recettes diverses 59.952 62
- Intérêts sur valeurs mobilières et pro-
- duits divers 764.781 84
- Fr. 13.285.397 11
- RÈGLEMENT DU COMPTE DE PROFITS ET PERTES AU 3l DÉCEMBRE I9O7
- Solde bénéficiaire du compte de Profits
- et Pertes au 3i décembre 1907 3.255.865 70
- Fr. 3.255.865 70
- Bénéfices reportés des exercices antérieurs . . . , , Fr. 232.221 55
- Bénéfices de l’exercice 1907 3.023.644 i5
- Fr. 3.265.865 70
- Le dividende a été maintenu à 3o francs.
- Société Sud Electrique, — L’Assemblée générale ordinaire s’est tenue le n mars 1908 sous la présidence de M. G. Cordier, assisté, comme scrutateurs, de MM. Bloch et H. Simon et, comme secrétaire, de M. G. DurangeL Le nombre d’actions représentées s’élevait à i6.2i5 sur un montant de 24.000.
- RAPPORT DU CONSEIL
- Nous vous avons réunis en Assemblée ordinaire, conformément à l’article 36 des statuts, en vue d’autoriser la création d obligations de votre Société, au delà du montant prévu dans les pouvoirs donnés à votre Conseil d’administration par l’article 23 des statuts.
- Les extensions successives que nous avons dû apporter
- à notre programme d’ensemble, et dont nous vous avons entretenus dans nos différents rapports annuels, iront pas été sans entraîner une augmentation corrélative du capital de premier établissement qui nous était nécessaire.
- Nous avons fait face à une partie des besoins nouveaux que noire développement motivait, en portant notre capital social à 6 millions. Mais, connue nous vous l’avons indiqué dans nos rapports annuels, il a toujours été dans notre programme de demander à une émission d’obligations les ressources complémentaires.
- Pour faire face aux premiers besoins, notre Conseil d’administration a déjà^créé 6 millions d’obligalions^dans sa séance du 2 juillet 1907. Mais, le développement de nos travaux, qui ont du être poussés très activement pour donner satisfaction à notre clientèle, nous oblige à vous demander de nous autoriser à créer des obligations jusqu’à concurrence d’un montant total de 10 millions et de laisser à votre Conseil d’administration la faculté de n’émettre ces obligations que par tranches successives et au fur et à mesure de nos besoins sociaux.
- RÉSOLUTION UNIQUE
- La résolution suivante a été adoptée à l’unanimité :
- L’Assemblée générale, après avoir entendu la lecture du rapport du Conseil d’administration, autorise ledit Conseil d’administration à la création et à l’émission de 8.000 obligations de 5oo francs chacune, représentant un capital nominal de 6 millions de francs et créées par délibération du Conseil d’administration en date du 2 juillet 1907 par application de l’article 23 des statuts.
- Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d'usines à gaz. —Voici comment se comparent, avee ceux de 1905-1906, les comptes de 1906-1907.
- COMPTES DE PROFITS ET PERTES
- Produits :
- Loyers des maisons de la Société
- en France et à l’étranger......
- Revenu des titres en portefeuille, participations, intérêts divers..
- Coupons périmés..................
- Bénéfice industriel..............
- 4.594.924 5.288.236
- Dépenses :
- Frais généraux 374*326 411.9*7
- Écritures d’ordre, intérêts ét amor-
- tassements 36.86o 39-ï79
- Accidents du travail 3.713 10.689
- Bénéfice net de l’exercice 4.180.025 4.826.451
- Sommes égales 4.594.924 5.288.236
- Exercices 1905*1906 1906-1907
- (En francs)
- 42.245 165.0]
- 594.947 654.270
- 1.227 491
- 3.856.5o5 4.468 464
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2° Série). — N° 12.
- À ces montants bénéficiaires viennent se joindre les , reports des exercices antérieurs :
- Exercices_____
- 1905-1906 1906-1907 .
- (En francs)
- Bénéfices nets de l’exercice..... 4«i8o.oa5 4.826.451
- Report de l’exercice précédent... 225.138 194.987
- Soldes disponibles............... 4.405. i63 5.021.458
- Ces soldes disponibles ont été répartis comme suit:
- ___Exercices
- 1905-1906 1906-1907
- (En francs)
- Amortissement et intérêts des
- obligations 426.740 459.840
- Amortissement du matériel et des des frais d’installation........ 5o3.453 558.390
- Tantième du Conseil 289.983 345.822
- Dividende de 80 francs pour 1905-1906, et de 85 francs pour 1906- J9°7 2.240.000 2.38o.ooo
- Caisse de prévoyance 5o.ooo 5q.ooo
- Réserve pour amortissement du fonds de commerce 3oo.ooo 400.000
- Réserve pour amortissement du matériel 5o.ooo 100.000
- Réserve immobilière 35o.ooo 5oo.ooo
- A reporter à nouveau... J94.987 227.386
- Sommes égales 4.4o5.i63 5.021.438
- Le dividende de 1906-1907 a donc dépassé de 5 francs celui de 1906-1906 et ceux des deux exercices précédents.
- * ADJUDICATIONS
- Belgique; - -....
- Le 6 avril, à 18 h., à la maison communale, h Sciv.en-tkem (Brabant), extension des. installations électriques : ior lot, partie mécanique, fourniture d’un moteur à gaz pauvre de 120 chevaux ; — 2e lot, partie électrique, fourniture d’une dynamo-génératrice, transformation de la batterie d’accumulateurs et extension du ' réseau. Soumissions recommandées le 3 avril.
- Le i5 avril, à 11 h., à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles^ construction de la section de Riempst à Bassenge du chemin de fer vicinal de Genck à Liége-Sainte-Walburge, avec embranchement de Houtain-Saint-Siméoii.à Liége-Coronmeuse, francs 2i5.113,87; : 22.000 fr. Sou-
- missions recommandées le 14 avril.
- Autriche-Hongrie.
- Le 27 avril 1908, au « Sladt Bauamt Fachabtlg » à Vienne, adjudication de la fourniture des machines et installation d’éclairage électrique des abattoirs municipaux de la ville de Vienne.
- Espagne.
- Le Conseil d’administration de la Compania Electrica é Industrial de Ténériffe vient de décider l’achat d’une nouvelle machine à vapeur, verticale . ou horizontale, d’une puissance de 5oo chevaux effectifs.
- Les offres doivent être adressées d’urgence à M. José Espejo, directeur-gérant de ladite Compagnie, à Sainte-Croix de Ténériffe.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 1 <2° série). SAMEDI 28 MARS 1908. Trentième année. - N° la
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p, 393. — A. Blondei.. Résumé pratique du calcul des lignes à courants alternatifs, p. 393. — S. Herzog. Construction de chemins de fer à traction électrique en Suisse pendant l’année 1907, p. 406.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Mesure électriqne des petites longueurs, A. Guili.et, . p. 408. — Construction de machines. Fuites magnétiques dans les moteurs d’induction, li. E. IIrelmund, p. 409. Nouvel enroulement pour alternateurs polyphasés, F. Punga, p. 411. — Arc et lampes électriques, l’hotomëlrie. Etude comparative des lampes à incandescence à ampoule transparente et à ampoule dépolie, E. P. IIvde et F. E. Cady, p. 412. — Un nouveau photomètre, C. Paulus. p. 413, — Brevets, p. 416. — Chronique industrielle et financière. — Renseignements com-. merciaux, p. 417. — Adjudications, p. 417. — Table des,*matières du tome I (2e série) p. 418.
- ÉDITORIAL
- Nous commençons avec le présent numéro lu publication d’une série d’études, dues à M. Blondel, qui complètent les précédents mémoires de notre éminent collaborateur sur la propagation clés courants alternatifs dans les longues lignes. Ayant eu à étudier plusieurs transports d’énergie à de très longues distances, M. Blondel a été amené à donner à ses formules et à ses épures une forme très commode pour les applications ; d’autre part, comme on le verra plus loin (p. 39a.), un calcul de ligne comprend, d’après lui, trois parties :
- i° L’évaluation des constantes caractéristiques de la ligne, ramenées à l’unité de longueur ;
- a0 Le calcul des régimes à vide et en court-circuit, dont la superposition donne le régime résultant cherché, correspondant à une charge déterminée au départ. 11 est à remarquer que ces régimes, définis au moyen
- de nouvelles grandeurs, dépendent de la longueur de la ligne, de telle sorte que les grandeurs doivent être modifiées lorsque la longueur varie;
- 3° La détermination du régime permanent. Celle-ci peut se faire soit par une épure, soit par un calcul trigonométrique plus exact, mais moins rapide.
- Le présent mémoire de M. Blondel contient d’ailleurs des exemples d’application numérique qui facilitent beaucoup la compréhension de la méthode. Grèce à la marche rationnelle indiquée plus haut, les calculs de longues lignes à courants alternatifs, qui paraissaient jusqu’ici accessibles seulement aux théoriciens spécialistes de la question, pourront être entrepris désormais avec succès dans tout bureau d’études.
- Dans un prochain article, M. Blondel se propose de comparer les épures complètes ainsi obtenues avec l’épure bien connue qu’il
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- 394 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I (2* Série). — N° 13/
- a donnée en i8y4 pour les lignes ne présentant que de la sell'-induction.
- V ,
- La Suisse est certainement l’un des pays où la traction électrique est susceptible de se développer le plus rapidement, en raison de ses nombreuses chutes qui permettent de produire l’énergie électrique à bon compte. Comme on le sait, un projet d'électrification des chemins de fer fédéraux est à l’étude depuis longtemps déjà, et sa réalisation ne parait faire aucun doute.
- D’ailleurs les installations de traction électrique sont actuellement très nombreuses et pendant l’année dernière, notamment, l’on a procédé à l'inauguration de nouvelles lignes très importantes. M. S. Herzog a rassemblé à ce propos quelques documents intéressants (p. 4ob) qui montrent le chemin parcouru pendant ces dernières années ; ils contiennent en outre des renseignements sur les lignes projetées ou en cours d’exécution. Enfin, à titre de conclusion, M. S. Herzog émet le vœu que le gouvernement fédéral active l’électrification générale du réseau helvétique, suivant l’exemple donné par d’autres gouvernements.
- M. A. Guillet a imaginé récemment une' méthode très élégante pour la mesure électrique des petites longueurs (p. 4°8). Cette méthode est basée sur la variation d’induction mutuelle produite par un très faihle déplacement ou par une déformation quelconque de l’une des bobines en jeu. La sensibilité d’une telle méthode est extrême et elle montre une fois de plus tout le parti que l’on peut tirer de l’application des phénomènes électriques à des mesures délicates.
- A titre de complément à un précédent mémoire, M. R.-E. Ellmund a publié une étude spéciale sur les 'fuites magnétiques dues aux connexions latérales dans les moteurs d’induction (p. 4(»p)- La plupart des conclusions de cet auteur ne font que
- confirmer des résultats antérieurs ; cependant il montre l’influence des divers facteurs, d’une manière très simple et très claire, et, à ce point de vue, son étude présente un réel intérêt. De l’examen 'détaillé des dispositions favorisant les fuites dues aux connexions latérales, il semble résulter qu’il est impossible de tenir compte de tous ces facteurs par une formule unique ayant une portée générale.
- Parmi les enroulements nouveaux proposés pour les alternateurs, il convient de signaler un très ingénieux mode de bobinage imaginé par M. E. Punga (p. 411)- Cet enroulement a pour but principal de réaliser des courbes de force électromotrice très voisines de la sinusoïde, tout en conservant un nombre très restreint d’encoches par pôle et par phase. L’intérêt d’une telle propriété est évident; dans un grand nombre de cas, il suffit même à compenser les inconvénients qui sont d’ailleurs assez peu sensibles en pratique.
- Une étude comparative des lampes à incandescence à ampoule transparente et à ampoule dépolie a été entreprise dernièrement par MM. E.-P. flyde et F.-E. Cady. Cette étude montre nettement que la vie utile d’une lampe avec ampoule dépolie est réduite uniquement par le dépôt de carbone sur les parois de l’ampoule, lequel est traversé pàr la .lumière un grand nombre de fois à cause des réflexions répétées. En augmentant la surface des ampoules, cette infériorité sei’ait vite comblée (p. 412)-
- Reprenant une idée déjà émise, il y a deux ans, par MM. Ilyde et Brooks, M. Paulus vient de faire construire un photomètre permettant la mesure directe de la consommation spécifique des lampes à incandescence (p. 4L1). C’est là une idée très heureuse, à laquelle M. Paulus a su donner une réalisation plus simple que celle proposée par les auteurs précédents.
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- 28 Mars 1908. ' REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- RÉSUMÉ PRATIQUE DU CALCUL DES LIGNES A COURANTS ALTERNATIFS
- EN TENANT COMPTE DE L’INDUCTANCE ET DE LA CAPACITÉ
- Je me propose de résumer ici les résultats d’une précédente étude (l) sous la forme la plus pratique possible en vue d’en faciliter l’application immédiate.
- Tout calcul de ligne comprend trois parties :
- i° La détermination des constantes caractéristiques de la ligne rapportées à l’unité de longueur de celle-ci ;
- ï° Le calcul des grandeurs composantes du régime électrique (intensité et tension) à une extrémité de la ligne en fonction du régime supposé connu à l’autre extrémité ;
- 3° Le calcul des valeurs résultantes du régime, soit par une construction graphique, soit par un calcul trigonométrique (car la composition des vecteurs se ramène toujours à une résolution de triangles).
- On va exposer successivement ces trois phases du calcul, en opérant cl’abord uniquement par l’algèbre. On verra plus loin au § V la solution graphique beaucoup plus rapide.
- I. — Calcul des constantes qui enthext dans
- LE CALCUL DES LIGNES.
- Parmi les constantes, les unes se rapportent directement aux conducteurs proprement dits et sont indépendantes du courant et de la longueur de la ligne ; les autres, qui dépendent de la fréquence des courants et de la longueur de la ligne, servent à évaluer les effets de capacité et d’inductance.
- Constantes de première espèce. -— Quel que soit le nombre des phases, en supposant le système chargé symétriquement, et muni d’un fil de retour fictif de résistance nulle parcouru par un courant nul, les constantes de chaque conducteur considéré séparément sont les suivantes :
- A. Lignes triphasées.
- i° Résistance par kilomètre :
- r = - ohms,
- *•
- en appelant p la résistance spécifique de bronze sili—
- (') Éclairage Électrique, tome XLIX, 1906, p. ni, 161, 241 et 3a 1.
- ceux par kilomètre et millimètre carré, et.v la' section en millimètres carrés. Cette résistance doit être majorée, s'il y a lieu, de l’effet Thomson, par les formules Rayleigh ou Potier.
- a" Self-induction par kilomètre : en appelant- d la distance entre les axes des deux conducteurs de polarité opposée et a le rayon extérieur dcsdils conducteurs,
- J ——------- flog. nép. (—\ 4- o,aol hcnrvs
- 10.000 L \«/ I
- ou
- 4,6o5 log. vulg.
- 7/
- + <>é>(>
- îenrvs.
- Si l’on emploie des câbles à àme creuse en chanvre, et qu’on appelle a' le rayon intérieur du conducteur ainsi formé, il est facile de voir que l’expression doit être remplacée par la suivante :
- 1 = £ f10*- "*!•• 0 + (‘ “7*)]
- 3° Capacité totale par kilomètre.
- Dans une ligne aérienne, la capacité apparente (étoilée) est la somme de la capacité entre iils et de la capacité par l’intermédiaire de la terre ; elle a comme expression approchée, en appelant h la hauteur moyenne des conducteurs au-dessus du sol (') :
- 0,000
- né
- log.nép.(-
- +
- l0g' “'P' (^).
- farad*
- ou
- 0,02/j 1
- 10°
- log- vulg. (-
- log. vulg.
- ’arads.
- (•) l.es isolateurs tendent à augmenter la capacité apparente totale de la ligne par leur capacité propre qui atteint son maximum en temps de pluie, quand la cloche supérieure de l’isolateur est mouillée. Si on n’a pu déterminer, par des expériences directes, celte capacité, on peut avoir une idée approximative de son ordre de grandeur, eu supposant qu’elle est à la capacité des (ils eux-mêmes dans le rapport de la surface mouillée d’un isolateur à la surface d’une travée du lil qu’il supporte
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- 39G
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 13.
- 4° Coefficient de perle (que nous appelons pour simplifier perditance par kilomètre) qui représente la conductance correspondante aux fuites exprimée en rnhos. Cette perditance est actuellement assez mal connue, car elle dépend à la fois de la perte par les isolateurs et l’ionisation de l’air parles câbles. En ce qui concerne la perte par les isolateurs, elle dépend de la forme, des dimensions de ceux-ci cl du temps pour les hautes tensions. M. Mershon a bien voulu me communiquer le résultat de très intéressants essais qu’il a exécutés et d’après lesquels la perte par isolateur, sous une tension de 90 000 vatts, mesurée entre terre et fil, a été trouvée de 24 watts par beau temps et de 58 watts par très mauvais temps. On en déduit pour la perditance :
- fr== »'. . (,, _ 58
- (90.000)8 ’ (90.000)2
- L’ionisation de l’air dépend à la fois de la tension, du diamètre et de la distance des conducteurs; elle doit être déterminée par des expériences directes, encore peu nombreuses jusqu’à présent.
- Pour les câbles triphasés souterrains formés d’âmes de section circulaire en cuivre plein ou en câble, la capacité étoilée peut être calculée par la formule de M. Lichtenstein (1).
- c
- o, 111 k
- io® log. nép.
- ~3a* (R8—a2]-a,2 Ru — a1'
- — farad par km.
- a 1 désigne le rayon du conducteur en centimètres; R, le rayon intérieur de l’enveloppe ; a, la distance des axes des conducteurs à l’axe du câble en centimètres;
- Q, la charge par kilomètre en coulombs;
- K = V, le potentiel absolu de chaque conducteur, c’est-à-dire la tension étoilée;
- k, la constante diélectrique de l’isolant;
- La self-induction par kilomètre (toujours étoilée) a la même expression approchée que pour les lignes aériennes. Quant à la perditance d’un câble, elle est en général négligeable à côté des courants de dérivation utiles consommés par les abonnés.
- R. Lignes monophasées.
- Dans le cas de lignes monophasées à deux conducteurs, on peut renoncer à l’emploi des grandeurs
- (') K. T. njo<i, p. 126 el Eclairage Electrique, 7 mai 190 j, tome XXXIX, p. aj".
- étoilées, mesurées par rapport à un point neutre fictif, et il est plus simple de traiter la ligne comme une boucle. Dans ce cas, les tensions U sont les tensions mesurées entre les deux conducteurs.
- Pour les lignes à deux fils aériens parallèles, la résistance est doublée et la perditance divisée par 2 ; l’inductance correspondante a pour expression, en henrys, le double de la valeur donnée plus haut; soit
- l~
- +
- »5J henrys
- en appelant a le rayon d’un conducteur, d la distance entre axes des conducteurs, et la capacité mise en jeu a pour expression la moitié de la valeur donnée plus haut, soit
- farad s par km.
- Quant aux câbles monophasés à deux conducteurs, on peut leur appliquer les expressions suivantes :
- Self-induclion d’un cable à deux conducteurs cordés : même expression que ci-dessus.
- Capacité d’un câble à deux conducteurs cordés, par kilomètre (Lichtenstein) :
- 0,111
- k
- io°4
- , Vib R2—bl~\
- l0*''“P-h-K5+ïr.J
- farads par km.
- a désigne le rayon des conducteurs en centimètres ;
- R, le rayon intérieur de l’enveloppe en centimètres;
- b, la distance entre les axes des conducteurs et l’axe du câble en centimètres;
- Q, la charge par kilomètre en coulombs;
- E =r 2 V, la différence de potentiel entre conducteurs;
- k, la constante diélectrique de l’isolant;
- Capacité d’un câble concentrique inonophasé par kilomètre [Venveloppe A la terre) (Lichtenstein) :
- Qj K '
- 0,111 k
- >° log. nép. ^
- - farads par km.
- Qi désigne la charge du conducteur intérieur par kilomètre en coulombs.
- E
- - = V, le
- 2
- potentiel absolu du conducteur inté-
- rieur en volts ;
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- 28 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 397
- a,, le rayon du conducteur intérieur en centimètres ;
- a2, le rayon intérieur du conducteur extérieur en centimètres ;
- k, la constante diélectrique de l’isolant entre les deux conducteurs ;
- n3, rayon extérieur du câble extérieur.
- La self-induction correspondante, au cas du câble concentrique, est par kilomètre avec les mêmes notations :
- , 2 Tl , I a.j2 , n3\
- l——- log.nep.-----------------log.nep.— henrys.
- io'*L rti 2 a./—a** a2 J
- (Roessler.)
- C. Lignes diphasées.
- Dans le cas d’un câble armé à quatre conducteurs i, 2, 3, 4, appartenant à deux circuits i — 2 et 3 — /|, parcourus respectivement par des courants diphasés,on trouve aisément, d’après ce qui précède, les valeurs suivantes des constantes applicables a chaque ligne double :
- 4,6o5 log. vulg.
- henrys,
- comme pour les lignes monophasées, et
- 0,011 ik
- ïl> Pi 2—b '1
- l0g‘ncp' aA ‘ R2+ b* loo- »ép-
- bsj'i
- a±
- far.
- La résistance est le double de celle d’un seul conducteur et la perditance est la moitié de celle d’un conducteur, comme pour les lignes monophasées.
- Constantes représentatives du courant, distribué le long de la ligne. — A toutes les constantes précédentes, il convient, lorsque la ligne sert en même temps à distribuer l’énergie tout le long de son parcours, d’ajouter des constantes iietives représentant cette distribution ; pour simplifier on la moycnniscra en la supposant uniformément répartie (comme on suppose par exemple les charges uniformément réparties sur un pont métallique), toutes les fois que les points de consommation sont très rapprochés et qu’il n’y a pas de concentration exceptionnelle de la consommation en certains points. Le coefficient de perditance g' doit être alors augmenté pour tenir compte du courant waLlé distribué, car celui-ci
- équivaut à une perte en phase avec la tension.
- Si l’on appelle tc la puissance totale distribu ée par kilomètre, U,, la tension moyenne étoilée sur la ligne ('), la perditance équivalente
- à TT est g
- U,, étant la tension
- en chaque
- point de la ligne.
- Quant au courant magnétisant ou déwatté, il est connu généralement en fonction du courant watlé ; nous pouvons donc le considérer comme produit par une admittance uniformément répartie que nous appellerons l’excitance, en phase avec la capacitance to e, mais de signe opposé et qui viendra doue en déduction de celle-ci.
- Par exemple, si nous admettons que du courant soit débité le long de la ligne avec le facteur de puissance cos ç = o,85, nous poserons
- k — g" tang.(arc coso,85) = g” X 0,619.
- Le calcul se fera alors à la manière ordinaire, à la seule condition de remplacer dans toutes les formules suivantes la perditance g par (g1 -{- g") et la capacitance u> c par (<o c — k).
- Je ne donne pas ici de formules de perditance des câbles souterrains parce qu’elles sont sans application. La perte par défaut d’isolement est insignifiante et g représentera plutôt Fcfîct apparent de l’électrification des isolants présentant de l’hystérésis diélectrique. Cette perditance, difficile à déterminer autrement que par expérience, est généralement négligeable à côté de l’énergie distribuée le long de la ligne.
- Constantes de deuxieme espèce. — De ces constantes on déduit (en appelant n la fréquence) les valeurs des constantes suivantes de deuxième espèce :
- Réactance linéique par kilomètre :
- ul = •x'Knl — 6,28ni ohms.
- Impédance linéique par kilomètre :
- z = \!rl -J- to2/2 ohms.
- (*) On néglige ainsi la variation d’h le long de la ligne et il en résulte que la charge linéique est décrois-
- sante et non pas rigoureusement constante, mais sur une ligne bien proportionnée, l'erreur n’est pas très importante ; bien plus, il est dans l’ordre ordinaire des choses que la puissance distribuée par kilomètre soit plus grande près de l’usine génératrice que près de l’usine réceptrice.
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- 398
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série), — N° 13.
- Admittance linéique par kilomètre :
- (V = sfg* 1 -(- (o2r2 rnhos.
- Puis, en ])osant pour simplifier l’écriture.
- p = (j)2/r — gr q = o)r/* -(- w/g.
- doit donc changer les coefficients qui contiennent cette longueur, tandis que tous les coefficients précédents sont des constantes.
- Nous introduisons tout d’abord pour simplifier les calculs et les écritures deux groupes de fonctions auxiliaires :
- i° Facteurs auxiliaires a et $
- Coefficient numérique d'amortissement le long de la liane :
- / wz — p
- Coefficient angulaire de rotation des phases le long de la lignef*) :
- / 4 /WZ + P , •
- b = W -------—— radians.
- Coefficient d'influence du courant sur Ut force électro-motrice
- m
- =v
- IL — Calcul dus oitANDKUits composâmes du
- ItKGlMK AU DHPAItT, POUIt l'Mï LIONK DK LON-CUliUlî DOXNKE.
- Dans cette seconde partie du calcul intervient la longueur de la ligne; si on change celle-ci on
- /coh 2 ax -4- cos 2 bx
- a=V-------s-----
- . /coh % a.v — cos 2 bx
- "=V-------;-----•
- D’où les fonctions commodes :
- Impédance apparente de la ligne m (3.
- Admittance apparente à vide —.
- 1 m
- 2° Angles auxiliaires, pour l’application des phases
- (ùc a
- Y = arc lang’ —--------arc lang —
- f?
- sin 2 bx
- <? = arc lang —^----------;
- Slll2<7.r
- e = arc (tangh ax tan g bx).
- d’où les angles apparents d’impédance de là ligne en charge et d’admittance de la ligne à vide
- ( ^ — Y
- ( Ç = <T + Y-
- (*) Pour qu'une ligne se nielle en résonance, il faut sensiblement que sa longueur L corresponde à 1/4 de longueur.(Tonde X; alors, la rotation de phase d’une exlré-
- . , 7T
- mile a I autre doil rire — ; ou eu déduit la condition de résonance :
- /di = -•x
- d’où
- Si ou néglige la résistance ohinique, b se réduit à
- I, — «.) y/^.
- D'où en appelant 'J' la période1 dangereuse correspondante, la condition de résonance es! sensiblement
- T = TJj y/,7.
- Nous avons établi (juc, si l’on connaît le régime de tension étoilée (*), intensité de phase (2) et décalage, soit Ut, Ii,<fi à l’arrivée de la ligne, le régime correspondant au départ peut être considéré comme résultant de deux régimes composants correspondant respectivement à un régime de marche à vide et à un régime de court-circuit. A la tension étoilée d’arrivée U, correspond une tension do départ étoilée
- U0=aU1, •
- décalée par rapport à U( d’un angle d’avance e. De même au courant d’arrivée L correspond
- (*) Ne pas oublier, dans (oui co qui suit, que celle
- 1
- tension Uf csl —3 de la lension en Ire conducteurs.
- V-l
- (-) C’esl-à-dire dans chaque conducteur de ligne.
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- 28 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTNRICITÉ
- 399
- nn courant de départ I0 = alj décalé en avance du même angle e.
- Dans ces expressions a et e ont les valeurs indiquées dans le tableau résumé ci-dessus.
- La tension Uj produit dans la ligne isolée un
- i , > • i r PUi S
- courant de charge a vide J0 ~ ----, — est donc
- m m
- l’admittance apparente de la ligne isolée.
- Cette composition peut se faire aussi facilement par le calcul. Dans mes articles précédents, j’avais employé la solution la plus directe d’un triangle dont on connaît deux côtés et l’angle compris, en exprimant la valeur du carré du troisième côté en fonction des deux autres de l’angle. Mais la pratique de ces calculs m’a montré qu’il est préférable de calculer d’abord un
- Fig. i. — Relations graphiques entre les secteurs du régime au départ et les régimes composants, calculés préalablement.
- De même le courant d’arrivée It produit une chute de tension V0 = m [3 lj et m (3 est l’impédance apparente de la ligne pour le courant débité à l’extrémité.
- Les vecteurs J„ et V0 ainsi définis en grandeur sont en outre définis en décalage par les angles t{> et Ç, dont les valeurs s’obtiennent, comme on l’a dit plus haut, au moyen des angles auxiliaires a et y.
- Les angles et § se rapportant au cas où le courant d’arrivée b est en phase avec Uj ; si l’on suppose au courant un décalage tp,, les vecteurs I0 et V„ se décalent en arrière de ce même angle et par suite leurs angles de phase par rapport à Ju et à U, respectivement se trouvent modifiés et deviennent :
- ç •= 5 — y—<pi Z = c + ï + ?i-
- III. — Evaluations des régimes résultants.
- La tension étoilée résultante au départ “XL,, est la résultante des vecteurs U0 et V0. De même le courant au départ est la résultante des vecteurs J0, J0. Autrement dit, on doit former deux triangles, l’un au moyen des vecteurs U0, V0 et de l’angle Ç, l’autre au moyen des vecteurs I0, J0 et de l’angle x en tenant compte des angles de décalage indiqués plus haut. Un tracé graphique donne donc immédiatement les valeurs résultantes cll0> ü0-
- angle auxiliaire afin d’obtenir des formules plus simples et plus aisément calculables par logarithmes.
- Je donne ci-dessous ces formules dans les deux cas différents qui se présentent le plus souvent dans les calculs, à savoir suivant qu’on doit chercher la tension au départ nécessaire pour entretenir à l’arrivée une tension connue sous un certain débit ; ou, au contraire, déterminer la tension à l’arrivée résultant du débit quand la tension au départ est connue.
- i° Solution pour le cas où U| est donné et ‘U0 cherché :
- v0 = /»Pb
- V0sinÇ
- U0 + VflcosÇ
- u —v lL° —si..S 0
- I0 = « I(
- J0 = -u,
- m
- «,3' = —
- ° lo + V-osz
- a
- 0
- srnx
- sinS'
- J
- o
- ?o — S — ^ + ?1
- J,o = ‘U'0'3o ('ÜS?0V,
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- 400
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N“ 13.
- •i° Solution pour le cas où CUÜ est donné et IJ4 inconnu.
- sinS
- X --- TT
- %
- o
- (* -
- u -ai
- °smÇ
- Ç) — 8 = Ç — i
- I T
- I T __ Z»
- °l --- „
- OC
- i‘U#sin(Ç-8)
- asinÇ
- A partir de là comme au i° :
- Iq — aÉ
- m
- tgè
- U,
- J0sinx
- I0 + J0 cosx
- siny _
- d0 = ^J
- ?o
- sin§' 0
- Exemple numéhique. — Pour rendre plus clair Pemploi des formules, je vais en donner un exemple numérique appliqué à un cas dans le- ' quel toutes les valeurs correctives ont une importance assez grande.
- Il s'agit d’une ligne triphasée à très haute tension formée de trois conducteurs ayant un diamètre extérieur de 17“™ et enroulés sur une âme en chanvre de 6mm,5, et espacés d’axe en axe de 3"’. La tension à l’arrivée de 100.000 volts entre fils et la puissance transportée pour l'ensemble de la ligne 20.000 kilowatts; on en déduit
- c,
- 100.000
- s/s
- — ?
- 1.
- 200
- Vâ'
- Je suppose que la perte par les isolateurs et par l’air atteint i.5oo vatts par kilomètre et (pie cette ligne débite 6.000 watts par kilomètre.
- La perditance g est composée de deux parties ;
- une perle g
- 1.000
- 10
- ... = —-mhos (100.000)2 10*
- 60
- 5 par
- kilomètre
- et une conductance utile#"=—j mhos par kilomètre.
- o I()* k
- les trois phases comprises. Ce débit en ligne est supposé complètement watté, ce qui correspond à
- une charge d’incandescence ; on a vu plus haut comment l’hypothèse peut être complétée, si le débit est plus ou moins déphasé, par l’emploi d’un coefficient d’excitance h,
- Cela posé, voici la suite des calculs (sans reproduire les opérations arithmétiques, qui peuvent être faites par la règle ou mieux par logarithmes) (*).
- Constantes de xre espèce. — i° Résistance par kilomètre r
- 17 17
- r ~ — ohms = = 0,11333 ohm.
- s 15o
- 20 Self-induction par kilomètre
- 1=[/,,6°5 log> vulg- 7i + 0,50 (* )] l,dni,y
- 1 ( 3oo T /o,3à5\2
- = _ j,, ,C„5 log. vulg. —+ „,5o j
- •VS
- = 0,0012159 henry,
- 3° Capacité par kilomètre.
- C:
- fî ’l 1 ' 1 1 H
- I(>6 !og. vulg. L-, log. vulg. -^-J
- 0,02/( I 1
- ~ IO(i , , 800 1 , log. vulg. log. vulg. - _ 0,00
- farad
- 1.600 j TT, 85"J
- = 1,6819 X nr8 farad. 70
- f\° Perditance g = g1 -f~ g" = mhos par kilomètre.
- Constantes de ae espèce. — Réactance linéique, par kilomètre
- w/=2z/z/=6,28;?/= 6,28X^^X0,0012159 ~o, 191. Impédance linéique par kilomètre
- s =r s/r2 -j- /‘-o)2 ~ \/o,ii333" -f- o, iqi2' = 0,22209. Admittance linéique par kilomètre
- *v=V/é,‘3+ü,2c2=1
- 60
- io‘
- —:-f 0,0000026/12 "2,39X*° °-
- (J) Bien que j’ai recommandé l’emploi de la division en grades, les angles sont exprimés ici en degrés, dans le seul but d’employer sans interpolation des labiés donnant une précision qu'on n’obtient avec les tables eu grades que par interpolation.
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- 28 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 401
- Constantes auxiliaires p et q :
- p = iù2lc — gr = 27c X 25 X 0,0012159 Xo,ooooooo 16819---X«, i i 333=—4>366i Xio“7
- IO8
- ç o)cr + wIg = 2tz X *5 X o,o716819 X 0,11333
- 1 y - Go '
- sirX 25 X 0,0012109 X — = 4,739 X io-7.
- Coefficient d’amortissement le long de la ligne
- .=/
- ; —P
- V5
- 39X1 o-'Xo, 2 2 209+4, 366iXio~
- :o,ooo3oig8.
- Coèfficient angulaire de rotation des phases le long de la ligne
- =\/+
- 2,3gXio—6X0,22209—4,366iXio~
- o,ooo663o4.
- Coefficient d’influence du courant sur la force élec-Iromotrice
- 1 /z * / 0,22209
- m ~~ V w ~ V 2,39 x IO-6 ~~
- Régimes composants. i° Facteurs auxiliaires
- 3o4,843.
- ^/coli2a*-l-cos24.r ^^coh(o,3oi98)+cos(o,663o4)
- t /i,0474 + 0,7881 ,, „
- =V----------——-=0,95798,
- ^ ^/coh2aa>— eos'ibx ^^coh(o, 30198)—cos(o,663o4)
- =v/[
- ,0474—0,7881
- =o,36oo6.
- 2° Angles auxiliaires pour l’application des phases
- Y=arctg-------arc Ig —
- S a
- 11X25X1,6819X10 ~8 o,ooo663o4 ,
- = arctg2-----------------arctg-----z---=6°n 52
- "'0,00030198
- sin2 bx sin(o.663o4) o,6i55 , (
- 7=arCtSnh^=iirClgsili(o,3.9o8)=ar0tS^3775=63°9 24 "
- D’où les angles
- '^ = a — y — 5G<ir>7'32"
- Ç = c -|- y = G9°2i'if)"
- Ensupposant ici <p, = o, nous avonsÇ = = £(').
- e = arc (igliax Ig bx) = arc (Igli (0,15099) lg(o,33i52) = arc(o, i5o4 X0>3442) = 2057'5o'.
- /ïégim es rés u Itan fs.
- i° Solution pour le cas où U, est donné et Tl0 cherché :
- I, = ii5,4 ampères _ _ 100000
- U, =-----—— = 5773G volts
- v/3
- U0 = aUj = 0,95798 X 5773G = 55310 volts
- V0 = m$I, = 3<>4,84 X o,36ooG X n5,4 = 12673,8 volts
- to-g__ V0sinÇ _______ 12673,8 X sin (56*57'32")
- ° U0+V0cosÇ 553io+12673,8cos(56°57,32")
- _ 12673,8X0,8383
- 553io+ 12673,8X0,5453 °’,7°7
- § = 9°4i'2 4"
- TL»
- sinÇV0_____sin (56°57'32") X 12673,8
- sin S sin (9°41,24")
- o,8383 X 12673,8
- = 63 i2o volts
- 0,1683
- I0 = al, = 0,95798 X i i5,4 = 110,62 T ___ P Tt _____o,3Goo6 X 57736 _
- Jn — — U1 — --------------= 60.10 amp.
- 0 m 3o4,84 J 1
- l«<
- Josinx
- 68,î9 X sin (69*21'16")
- I0 -(- J0 cosx 110,62 + 68,19 cos (69*21'16" 68,19 X o,9358
- 110,62 + 68,19 X 0,3526 S' = 25°2l'l8"
- 0,4739
- _ sinx J0 _ 68,19 X sin (69*2i'i6")
- 0 sinS' sin (25°2i'i8")
- 68,19 X 0,9358
- =---------0,4282 -..= l4y’°2 an*llèrCS
- (!) Si l’on prenait cos ç, = 0,8, ou 91 = 36°52', on aurait, rie même
- Ç=<i — y —• <pi = 56057 32’ — 36° 62'= 20° 5' 32"
- / = n + y + Ÿ) -- 69°2i'i61' + 3605'4' — io60i3'i6".
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- 402
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — 13.
- f 0 = S—S/—J— Çi=9°/| l'a/»"—aü°21'18'—— 15039'46".
- 2° Solution pour le cas où ‘fl-0 est donné et U» cherché :
- I4 = 115,4 ampères ‘ll0— 63120 volts
- Il suffît dans les formules qui précèdent de poser :
- Z»
- U,
- I»'
- D’où, en remplaçant U0, V0 par leurs valeurs en fonction de I», on déduit :
- V0 = ;«pl1=3o4,84Xo,36oo6XI 15,4 r= 12673,8volts
- sin § = sin I; — sin (6q°2111 Ci") X —
- ‘ILq 1 63120
- 12673,8
- = o,9358 X = 0,1683
- 63120
- X = « — (tc — Ç) — S = Ç — S = 47°i6'8"
- ‘TX0 sinX 63i2o X. sin (47°i6'8")
- u0
- U»
- V
- Jo^
- tgS':
- sinÇ
- sin (56°57'32")
- 63i2o X 0,7345
- Un
- >310
- o,8383 -— 57736
- 55310 volts
- a 0,95798 alj = 0,95798 X 115,4 = 110,62
- ^ o,36oo6 X 57736
- — U, =-------- = 68,19 amp.
- m 3o4,8/»
- J0sinx
- 68,19 sin (69°2 i'i6")
- I0 -|- J0 cosx 110,62 -J- 68,19 cos(69°2i'i6")
- 68, ig X o;p358
- 110,62 -j- 68,19 X o,35a6
- - = 0,4739
- d’où
- tgS
- mfi sinÇ
- au
- a/jl -|- m$ cosÇ sinÇ
- sin 5
- m$ I, ;
- j <U-0 sin S ‘II,, sin S
- 1 m$ sinÇ m(3 sin (t}i — ç>,)*
- Le courant est donc déterminé en fonction des données et des constantes de la ligne, et son expression est facilement calculable par logarithmes.
- Si l’on ne tient pas à cette dernière condition, on peut donner plus directement la valeur de I» en partant de la relation connue entre les côtés du triangle :
- Ol0* = U0* + V0»aU0V0 cosÇ.
- Résolvant par rapport à I» après avoir remplacé V0 et U0 par leurs expressions en fonction de I4, on obtient
- 25°2l'l8"
- sm X
- sin(69°2i'i6")
- s^TWÎ68-'9
- sin (2
- o,9358 X 68,19
- IY.
- 0,4282 - Remarques.
- = 149,02 amp.
- Autre solution. — Un autre cas intéressant à certains égards est celui dans lequel on connaît l’impédance Z» et le décalage 9» du circuit d’arrivée et la tension “tt,, appliquée aux bornes de départ de la ligne (c’est le cas d’une transmission télégraphique par courant alternatif quand on ^connaît la résistance et l’inductance de l’appareil récepteur R» et L» ; d’où
- 2.-\/*V + V<V;
- Liw»
- R»
- * \Aa'A)2i-l- (/?îP)2 — aaZjfl/ra cosÇ
- qui met en évidence l’influence des différents éléments de l’installation.
- xZh n’est autre chose que l’impédance de l’organe récepteur corrigée par le coefficient a; m p représente l’impédance apparente de la ligne et Ç l’angle de phase entre ces deux impédances ; l’impédance totale est la résultante géométrique de ces deux impédances vectorielles.
- Je ne pousserai pas plus loin la discussion de cette formule qui s’éloignerait trop de l’objet du présent article; on notera seulement qu’elle est en apparence tout aussi simple que les formules obtenues par d’autres auteurs en fonction de variables imaginaires et qu’elle est en réalité d’une application et d’une discussion beaucoup plus faciles, parce qu’elle ne laisse pas comme
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- 403
- les autres toutes les transformations a faire à celui qui s’en sert.
- Emploi des formules approchées. — Les formules approchées que j’ai exposées (*) ne modifient pas la solution mais seulement la valeur des constantes a et P et des angles qu’elles permettent d’exprimer un peu plus directement eh fonction des constantes ordinaires, résistance, inductance, capacité des conducteurs. Elles n’ont de raison d’être que si l’on peut se contenter du premier terme correctif de chaque développement, ce qui a lieu en général lorsque la lon-
- gueur de la ligne ne dépasse pas le — de la lon-
- io
- gueur d’onde des courants employés, c’esl-à-dire
- 2,5
- environ de la longueur d’une ligne, ayant
- mêmes constantes linéiques, qui résonnerait en -j d’onde.
- Dans ces conditions, on peut se contenter de calculer
- p = <o2/c — gr
- q = 0)67’ -|- iùlg
- et de déduire a et p par les expressions suivantes, à côté desquelles j’inscris à titre de comparaison les valeurs que donne ce calcul pour l’exemple numérique traité ci-dessus
- * .2
- ; — ! --- E— ('a = 0,q58o)
- {i = s/wz(i — (P = o,36<>)
- *="(-<?)
- (j.v2,
- e = arc tg -y-(e.
- — :i°oW
- rx — iùlq
- X*
- arc cos-
- m [i
- — £ (<|* = 5f>05/,'f>")
- —ë'+(pg+flMC',
- a:-
- =arc sin-
- 0)
- (-<£)
- Les valeurs dans cet exemple diffèrent très peu de celles obtenuespar la première méthode. La solution se complète encore comme plus haut.
- Mais en général on a tout avantage à employer une table de fonctions hyperboliques et des formules exactes. Ces dernières se prêtent d’ailleurs beaucoup mieux à l’emploi des logarithmes.
- Détermination expérimentale des constantes a et b d'une ligne. — Pour terminer, il convient de remarquer qu’on peut aisément, sur une ligne existante, déterminer expérimentalement ses constantes a et b, et les autres fonctions auxiliaires qui s’en déduisent, sans être obligé de recourir aux calculs préliminaires exposés plus haut.
- Il suffit, dans ce but, de faire deux mesures du régime, l’une à circuit ouvert à haute tension, l’autre à circuit, fermé à basse tension.
- Dans la première, on mesurera simultanément la tension au départ U,„ le courant de charge J0, le décalage ©„ de J0 sur tlLÜJ la tension à l’arrivée Ui. On en déduira les valeurs de
- t=IlL
- ni U,
- \ — angle (J0,U0)
- «=3.
- Ui
- Dans la seconde, on détermine le courant 10 au départ, la tension U(, qui se réduit alors à V0, le courant 1^ du court-circuit à l’arrivée, et le décalage au départ entre V0 et le courant 10. On en déduit une vérification de a
- l’angle caractéristique et le rapport + = angle (V0,V0)
- V„
- 11
- (•*) Cf. Eclairage Electrique 1906, tome XLIX, p. 3^8.
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- LA LU(M.IÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). —N° 13.
- D’où, en tenant compte des résultats de la première expérience :
- Connaissant a et p, il suffît de se reporter à leurs valeurs
- cohiax-\-cos'ibx . /coh-aux—cos%bx
- -------;-------; P=V-----------à----—
- pour en déduire
- c oh a ax = a2 -f- P2 cos -j-bx — a.-—p2
- fonctions de x, sauf les valeurs de a, b, m, y, qui sont des constantes.
- La même méthode peut donc permettre de déterminer les constantes caractéristiques d’un câble «, b, m, y, au moyen d’une mesure faite seulement sur un tronçon de ce câble. La connaissance de ces constantes renseigne beaucoup plus directement sur les propriétés du câble que celle des grandeurs r, /, c, g.
- D’ailleurs, si l’on veut se contenter d’une approximation, il est bien plus commode et plus rapide d’employer la solution graphique.
- V. — Solution graphique rapide.
- Dans ce qui précède, on a. tracé l’épure au moyen des vecteurs I0, U0, J0, Y0, et des angles
- Epure des courants
- Epure des tensions
- Ii = 11SA Amoercs
- Fig. 2. — Exemple d’application de la méthode graphique. Echelle des tensions : ioo volts par millimètre. Echelle des
- courants: 2 ampères par millimètre.
- et par suite, connaissant la longueur de la ligne x,
- a = — arc coh (a2 S2)
- •i x
- b — — arc cos (a2 — S2).
- « x
- Ces arcs sont donnés par les tables de fonctions hyperboliques.
- On peut en déduire alors
- sinaAt
- 7 = 0 — 4» = arc tg sih? (7:r— anglefVo-1»)-
- On remarquera que tous ces résultats sont des
- et | préalablement calculés algébriquement. On peut réduire ces calculs presque à rien, comme je l’ai montré en 190G (’) par l’emploi d’axes auxiliaires auxquels on rapporte directement les/u o-jections de ces vecteurs.
- L’épure des tensions se construit (fig. a) avec les axes X0 O Y0, U0, et avec des axes X" O Y" tournés de l’angle y -f- ® c.n avant (dextrorsum) pour V0; tandis que l’épure des courants I0 est rapportée à des axes X O Y en phase avec X0OY0 et J0 à des axes X' O Y' tournés de l’angle y en arrière (sinistrorsum) (je sépare les deux épures
- C) Eclairage Electrique, 1906, tome XLIX, p. 3a5.
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- 405
- pour plus de clarté, au lieu de les réunir comme autrefois).
- Il suffit pour exécuter cette épure de partir du § I ci-dessus et des constantes qui y ont été calculées, sans exécuter les calculs des § Il et III.
- Les expressions des coordonnés des vecteurs par rapport auxdits axes respectivement sont indiquées en tête du tableau II ci-dessus; elles sont très simples et directement calculables par logarithmes, de sorte que la solution est ramenée
- Tàb
- a = 0,00030198 b = o,ooo663o4 '
- sion et le courant en des points distribués le long de la ligne, de 100 en ioo kilomètres.
- Ici <pt est supposé nul (cos — 1) de sorte que L est en phase avec Ui et y-j- se réduit à y* Le tableau I, dressé d’après les valeurs de a et b supposées calculées d’abord, contient les valeurs des sinus et cosinus circulaires et des sinus et cosinus hyperboliques des arcs correspondants aux diverses distances comptées à partir de l’arrivée; ces fonctions se lisent directement
- AC I
- *2
- — = 0,00042*4105.
- %
- Distances de l’arrivée X u = ax bx log sih ax log sin bx log colx ax log cos bx
- 100 0,030198 0,042210 2,4806 2,821 1 0,0002 L9991
- 200 0,060396 0,084421 2,7814 ï, I 21 I 0,0008 ï ,9962
- 3oo 0,090594 0,12663I ‘2>9577 ",2957 0,0018 ',99'3
- 400 0,120792 0,168842 i,o83* 1,4184 0,0032 1,9845
- 5oo 0,150990 0,2 ï 10^2 1 ,i8o5 I ,5l25 o,oo5o »>9757
- Tableau II
- Uj — IQQ^°° — 5^36 logUt = 4,7614394 m = 3o4,84
- Ij = —— =r 1 15,4 7 logIA =2,06214694 log/« = 2,4840720.
- s/s
- Distances de l’arrivée X COORDONNÉES DE M (vecteur U0) par rapport à OX0, OY0 COORDONNÉES DE N (vecteur J0) par rapport à OX', OY' COORDONNÉES DE P (vecteur I0) par rapport à OX, OY COORDONNÉES DE Q (vecteur V0) par rapport à OX", OY"
- X0 — Ui X colia.rcos6.r u,-x0 Yo = U,x sibaj- sinbx u, X' = — X m siba-£ cosbx Y' = — x m cohaxsin&^r X = ltX cohaircoskr I,-X Y = ï| X sihaa;sin6â7 X"=/kIiX siha&cosfcc Y"=mI,X coha.rsinÆa;
- 100 57.640 9r> 115,62 5,717 K K I2,:>f> 115,3o 0,17 0,23 1 1.062 2.332
- 200 57.33o 406 461,20 11,35 25,o8 ï14,67 0,80 o,923 2.109 4.660
- 3oo 56.825 911 1.o34,75 16,84 37»'37 113,65 1,82 2,070 3.13o 6.982
- 400 56.110 1.626 1 .832,5o 22,36 5 0,00 112,25 3,22 3,665 4.113 9.292
- 5 00 ^ f' :>:>.22f) 2.5 II 2.847,30 27,14 r.2,87 1 io,45 5,02 5,695 5.o43 11.087
- au maximum de simplicité. A titre d’exemple les tableaux I et II et la figure 2 montrent l’application de cette construction graphique rapide à une ligne «ayant mêmes données que les épures précédentes, dans le but de déterminer la ten-
- dans les tables de Hôrrel, par exemple, sans calculs.
- Le tableau II contient les valeurs qu’on en déduit immédiatement pour les coordonnées des quatre vecteurs considérés*
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 13.
- Les épures s'achèvent en joignant les points ainsi obtenus à l'origine ; les droites tracées déterminent U(> 10, J« Vo en grandeur et en phase sans aucun calcul ; on achève en en faisant la composition géométrique par voie graphique, en joignant les extrémités des vecteurs U0 et V0, et de meme de I0 et J0 ; à cet effet, U0 et I0 sont, sur l’épure, représentés par leurs prolongements, afin d’éviter la construction de parallélogrammes inutiles. On remarquera que, pour l’emploi de cette méthode, on n’a plus besoin de calculer a, p, a, mais seulement les constantes secondaires «?, Z>, my y; c’est un grand allègement.
- Si est différent de zéro, I, se déplace de cet angle par rapport à Ui ; de môme Y0.
- Conclusions* —Le calcul algébrique des trans-
- missions par courants alternatifs à grande distance est ramené à des formules relativement simples et complètement résolues sans faire intervenir les fonctions imaginaires qui masquent les relations vraies et qui laissent aux calculateurs tout le travail laborieux nécessaire pour passer aux valeurs réelles.
- Dans un prochain article, je montrerai comment la solution graphique peut se ramener à la même forme que celles des lignes sans capacité et offrir les mêmes facilités pratiques pour la discussion d’un transport d’énergie, en tenant compte du débit et du décalage variable à l’arrivée.
- A. Blondel.
- CONSTRUCTION DE CHEMINS DE FER A TRACTION ELECTRIQUE EN SUISSE
- PENDANT L’ANNÉE 1907
- L’année écoulée a été l’ilne des plus fécondes au point de vue de la construction des chemins de fer à traction électrique. Le chemin de fer du Simplon a fonctionné sans arrêt et avec les meilleurs résultats; toutes les craintes que l’on avait pu avoir quant à la régularité de l’exploitation se sont trouvées sans fondement, et on a mis en service sur cette ligne des locomotives neuves plus puissantes. Les essais de traction électrique par courant monophasé sont terminés sur la ligne de Seebach-Wctlingcn cl le service régulier de celle-ci est fait complètement par des locomotives électriques; les travaux do la commission suisse d’études pour la traction électrique des chemins de fer sont aujourd’hui assez avancés pour qu’on puisse prévoirune solution prochaine de la question de l’électrification des chemins de fer; le courant continu à haute tension est désormais employé surleslignes secondaires et, quant au courant monophasé à liante tension, il serait appliqué aux chemins de fer internationaux ; les travaux de construction du chemin de ferdelaBer-nina sont commencés, de même que la transformation du chemin de fer de la VVengernalp; enfin, lès autorités compétentes des chemins de fer fédéraux ont décidé la création d’une section spéciale pour l’étude et la construction des chemins de fer à traction électrique; tels sont, en résumé,
- les faits intéressants que nous pouvons enregistrer cette année.
- , C’est surtout le dernier point qui mérite l’attention, car il montre que l’opposition à l’électrification des chemins de fer tend à disparaître. Cette opposition qui, autrefois, a pu provoquer bien des récriminations parmi les électriciens peut s’expliquer par l’attitude expectative que les autorités de tous pays adoptent généralement vis-à-vis des méthodes nouvelles, quin’ontpas encore la consécration de l’expérience. Il est clair que cette nouvelle section créée par les autorités des chemins de fer pourra bientôt produire des résu U tats d’expériences pratiques qui donneront la dernière impulsion au développement de l'industrie électrotecliniquc suisse. On attend les résultats des travaux de cette sectiou avec d’autant plus d’intérêt que ses membres principaux sont déjà en relation avec la commission suisse d’études pour l’électrification des chemins de fer cl qu’ainsi on profitera des résultats acquis. Ces résultats devront encore être appropriés aux exigences du service régulier des chemins de fer. Mais on peut espérer que, par la fusion de toutes les sections et la mise en commun des opinions, résultats d’études et d’expériences de la part de l’industrie privée et des services publies, on arrivera bientôt à une solution définitive. Que ce soit
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- 407
- le système monophasé ou le système polyphasé qui l’emporte, la question est secondaire. Pourtant, malgré les résultats obtenus au Simplon, on constate que les préférences vont plutôt au système monophasé.
- *
- * *
- Comme nous l’avons indiqué plus haut, la firme Brown-Boveri et Cle a construit deux nouvelles locomotives pour le service du Simplon. On sait que, jusqu’à présent, la ligne était desservie par deux locomotives construites par la Société Brown-Boveri et par trois autres d’un type de construction semblable, prêtées par le gouvernement italien (*).
- Les deux nouvelles locomotives à courants triphasés n’ont que quatre essieux, tandis que les anciennes en avaient cinq, dont deux porteurs. Les quatre essieux des nouvelles locomotives sont accouplés de façon que tout le poids de la locomotive est utilisé comme poids d’adhésion. Lesessieuxsontcommandés par deux moteurstriphasés, fixés aux châssis longitudinaux de laloco-rnotive et agissant par manivelle et bielle sur les essieux moteurs. La puissance moyenne de ces rao-teursestdeGSo chevaux. Le poidsde la locomotive tout équipée est d’environ G7 tonnes. La nouvelle locomotive possède quatre vitesses, obtenues par commutation des pôles. Les moteurs sont à cage d’écureuil et sont mis en vitesse sous tension réduite, au moyen de deux transformateurs dont on peut régler la tension secondaire. Les archets de prise de courant sont doubles, et du même système que dans les anciennes locomotives. Le diamètre des roues motrices est de 1 a5omm. La vitesse varie entre 28 et 74km à l’heure. L’éclairage est assuré par une dynamo spéciale avec batterie d’accumulateurs. Ce système d’éclairage est le même que celui que la firme Brown-Boveri emploie avec succès depuis longtemps pour l’éclairage électrique des voitures des chemins de fer fédéraux. Les résultats d’essais et le service déjà fait par ces locomotives sont très satisfaisants.
- (') Voir la description de ces locomotives dansl’&'c/ai-ragc Electrique, 1906, tome XLIII, p. 454 e1- 487, et 1906, tome XLIX, p. i3.
- *
- * *
- Nos lecteurs connaissent les essais qui ont été exécutés sur la ligne de Seebach-Wcttingen (*), et il est superflu d’y revenir. On sait que les locomotives sont alimentées par du courant monophasé à i5 000 volts. Au début, ce courant à haute tension avait exercé une fâcheuse influence sur la ligne téléphonique qui longe la voie, mais ce dernier obstacle a pu être heureusement écarté.
- Depuis quelque temps,le service de cette ligne se fait régulièrement, et il est à espérer que les résultats d’expériences faites pendant de longues années sur les moyens d’assurer la sûreté du service recevront là une confirmation qui n’est peut-être plus nécessaire.
- La ligne de Mesocco peut être considérée comme un exemple de ligne secondaire à courant continu à haute tension; cette ligne réunit Mesocco à Bellinzona et le service s’y fait avec du courant à 1 5oo volts. Des automotrices actionnées par quatre moteurs connectés en'série deux par deux, d’une puissance totale de 264 HP sous une tension normale de 750 volts, forment le matériel roulant.
- La ligne de Locarna à Bignasco inaugurée en 1907, a excité un intérêt particulier ; c’est une application du courant monophasé à 5 000 volts. Un détail de construction remarquable est que, sur cette ligne, les voitures motrices sont munies de verges de prise de courant, qui prennent le courant d’un fil de travail tendu latéralement, le long de la voie. En outre, ces voitures ont un archet de prise de courant qui sert dans la banlieue de Locarna, là où on dispose de courant monophasé à 800 volts. Les automotrices sont munies de quatre moteurs d’une puissance totale de 160 HP alimentés par du courant à basse tension transformé dans les voitures. Par l’exploitation normale, on a cons taté que les chemins de fer électriques à courant monophasé ont plus de capacité que les chemins de fer à courant continu et qu’ils présentent des avantages sur ceux-ci, surtout au point de vue des frais d’installation. Ceci ne fait du reste que confirmer les expériences faites à l’étranger, si bien que l’on peut, avec raison, croire
- (I) Pour la description du matériel employé sur cette ligne, voir l’Éclairage Électrique, 1906, tome XLYI, p. 256.
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 13.
- que le système de traction à courant monophasé est le système de l’avenir, pour les lignes secondaires et pour les lignes principales.
- Outre les chemins de fer cités, les chemins de fer électriques suivants sont en construction:
- Le chemin de fer de la Bernina, longueur 56km,/|/i9; de Saint-Moritz, par Pontresina,à Cam-pocologno; les chemins deferde Monthey-Cham-péry i2skm,2; le chemin de fer Langenthal-Jura, déjà ouvert au public, i5km,oa5; le chemin de fer de Carouge-CroixdeRozon, 4k“,0; lechemin de fer de Montreux-Glion, ^kœ,9; le tramway de Lausanne, le chemin de fer de Bâle-Aesch. Parmi les funiculaires à traction électrique, en construction ou déjà ouverts au'publie, citons Muotta-Muraige, Linthal-Braunwald, Interlaken-IIarder, Wicsen-bahn, Cassarate-Monté-Bré et le tronçon du chemin de fer de la Jungfrau jusqu’à la station Eismeer. Enfin, citons encore le chemin de fer à voie normale Romanshorn-Saint-Gall-Wattwil qui aura 53km,3o5 et pour lequel l’on n’est pas encore certain d’adopter la traction électrique.
- Dans la statistique des chemins de fer publié par le département fédéral des chemins de fer, on ne relève pas moins de 74 concessions pour chemins de fer à traction électrique. Il faut y .ajouter encore un grand nombre de concessions octroyées pour des chemins de fer électriques dans la dernière session des conseils fédéraux.
- Comme beaucoup de ces chemins de fer élec-
- triques projetés seront mis en construction en 1908, on peut prévoir qu’au point de vue de la traction électrique, cette année 11c sera pas moins féconde que les précédentes. Il n’est, par conséquent, pas probable, à ce point de vue, que les prédictions sur le relâchement des affaires se réalisent. Les sociétés de constructions électriques, de moteurs de traction et de matériel roulant ont ainsi de fortes commandes en perspective.
- L’on ne peut malheureusement pas espérer la réalisation prochaine du désir de tous les électriciens, de voir commencer, dès cette année, les travaux d’électrification du chemin de fer du Go-thard et d’une partie des chemins de fer fédéraux. L’industrie privée, pour montrer que la traction électrique, non seulement convient au service régulier des chemins de fer, mais est de beaucoup préférable à la traction à vapeur, a réalisé seule l’électrification de quelques chemins de fer à voie normale; mais l’initiative privée est maintenant au bout de ses moyens d’action, et même elle a donné plus qu’on était en droit d’attendre d’elle. C’est maintenant à l’administration des chemins de fer fédéraux à agir suivant l’exemple des chemins de fer suédois et d’autres pays, de sorte que tous puissent profiter des sacrifices faits par les particuliers.
- S. Herzog.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Mesure électrique des petites longueurs. — Note de M. A. Guillet, présenté par M. G. Lippmann. Académie des Sciences, séance du 2 mars 1908.
- On mesure généralement une petite longueur soit en la subdivisant en parties égales, de l’ordre du micron, dont on compte le nombre (méthodes inter-férentielles), soit en l’ajoutant à elle-même un nombre connu de fois et en mesurant directement la longueur pbtenue (méthodes de multiplication). Mais il peut être souvent avantageux d’employer, pour la mesure d’une petite longueur, une sorte de comparateur électrique, extrêmement sensible et pratique, dont voici le principe.
- Une bobine plate G, invariablement liée à la dimension dont on veut évaluer la variation, est disposée entre deux bobines fixes A, B, de même axe que la bobine G. Une force électromotrice variable est intercalée dans le circuit A -}- B, et la bobiné G est intercalée dans le circuit d’un indicateur convenable de courant; enfin, les courants variables qui alimentent les bobines A et B produisent sur G des effets d’induction opposés. On commence par déplacer G de façon à lui faire prendre la position pour laquelle le potentiel mutuel m du système A -j- R, G est nul, puis on produit le phénomène mécanique ou physique (allongement élastique, flexion, dilatation, etc.) qui change de e la position de G.
- Si l’induction est produite en établissant ou supprimant un courant ^constant I n fois par seconde*
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- 409
- on a, pour l’intensité moyenne du courant induit,
- A ni
- I.
- /’
- et, par suite, pour n — io, I = — d’ampère et
- i o
- v = ioo ohms,
- Pour une autre valeur e' du déplacement, on aurait
- A/k',
- ~P
- l'—n—r V
- i •'
- d’où la relation
- A ni
- . A ni'
- si l’on a soin de régler le circuit de façon à amener toujours le spot sur la même division de l’échelle. CXr, en choisissant convenablement les dimensions des bobines, ainsi que leur écartement, on a, dans les conditions des expériences :
- , A ni _____A ni'
- d’où
- On tare l’instrument en donnant à e une valeur connue.
- La sensibilité de ce comparateur est en quelque sorte illimitée et sa manipulation est très commode en raison de la variété des moyens de compensation.
- Pour préciser les idées, nous supposerons que le rayon moyen des bobines est de iomlu. Pour deux spires, distantes de z centimètres, le potentiel mutuel a alors les valeurs approchées suivantes :
- 2
- i
- M = 66,84 78>95 92>96
- 111,16
- i85,i5
- ai5,70
- •298,64
- 874,86
- En plaçant une spire c entre deux spires a b à 15mm de l’une et à 5 mnl de l’autre, on aurait donc
- ma— ia5 environ.
- Comme la multiplication due aux enroulements était de 4X'05 dans l’appareil d’essai, on avait m — 5 X1 o1
- 5 X m7
- 10--------IO"
- I,!). io~
- Avec un galvanomètre qui accuserait le io-IJ d’ampère, par un déplacement de imm (on en construit qui sont 400 fois plus sensibles), le spot se déplacerait donc de 8ocm pour un déplacement de 1 y. de la bobine C.
- C’est en étudiant la méthode imaginée par M. G. Lipprnann, pour la détermination expérimentale de la constante d’un éleclrodynamomètre absolu (4), que l’auteur a été conduit à disposer l’appareil de façon à le faire servira la mesure des petites déformations. Et, si petites qu’elles soient, ces déformations peuvent toujours être électriquement manifestées en raison des facteurs nombreux et concourants dont on dispose, grande sensibilité des galvanomètres, nombre de spires des bobines, écartement des bobines, fréquence de l’interrupteur, etc.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Fuites magnétiques dans les moteurs d’induction. — H. E. Ellmund. — Electricu.1 World, •15 janvier 1908.
- L’auteur se propose d’étudier plus spécialement les fuites magnétiques dues aux connexions latérales; ces fuites magnétiques, dépendent :
- 10 De la longueur des connexions;
- 20 De leur volume de courant, c’est-à-dire du produit du courant dans un conducteur par le nombre de conducteurs de chaque bobine ;
- 8° De la longueur du chemin parcouru par le flux magnétique autour de ces connexions;
- 4° De la perméabilité des pièces métalliques placées dans le voisinage ;
- 5° Des courants induits dans ces pièces.
- 11 faut, en outre, tenir compte de l’induction mutuelle entre les connexions appartenant à une phase d’une part, et de celle entre les connexions appartenant à des phases différentes d’autre part.
- (4) G. Lippmann, Détermination expérimentale de la constante d’un électrodynamomètre absolu. (Comptes rendus, tome CXLII, 1906.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I (2e Série). — N° 13.
- Soit S la section totale (perpendiculaire au sens des courants) de l’ensemble des n bobines correspondant à un pôle et à une phase; la section d’une
- g
- seule bobine sera -, et si on suppose que ces bobines
- présentent une section de forme rectangulaire, ayant des côtés égaux respectivement à a et ka, l’on peut écrire
- de telle sorte que la longueur du périmètre de la section est égale, pour une bobine, à
- +k)’
- si l’on admet donc que la tension de réactance, due aux connexions latérales, est inversement proportionnelle au produit de ce périmètre par le volume de
- V
- courant par bobine —, l’on trouve ainsi qu’elle est n
- proportionnelle à :
- Les fuites dites aux connexions sont, par suite, en raison inverse de la racine carrée du nombre de bobines séparées.
- Naturellement, en pratique, il faut tenir compte de ce que la forme des bobines change avec leur nombre, mais le résultat ci-dessus est encore exact qualitativement.
- Parmi les divers facteurs qui doivent encore entrer en ligne de compte, il convient de citer :
- i° Le genre d’enroulement adopté ; d’après l’auteur,
- (') Sans faire intervenir la notion du volume de courant, l’on peut dire que la self-induction de fuite de
- chaque bobine est inversement proportionnelle à — , mais
- if1
- qu’il y a n en série par pôle et par phase; il faut donc bien multiplier la perméance par un terme proportionnel
- d'i - , et l’on retombe sur l’expression ci-dessus, dans
- laquelle V est constant pour un nombre total d’ampère-tours par pôle et par phase déterminés. Il est certain du reste qu’un tel raisonnement n'est qu’approximatif. (N. D. T.)
- le plus avantageux est l’enroulement progressif triphasé avec deux bobines par encoche, à cause du fait que les conducteurs extérieurs appartenant à des phases différentes neutralisent mutuellement leurs effets; sur une grande partie de leur trajet, ces conducteurs sont en effet disposés parallèlement côte à côte ;
- •i° Le nombre d’encoches par pôle et par phase a naturellement une action directe sur le nombre n des bobines, qui lui est à peu près proportionnel.
- D’autre part, la forme de la section de chaque bobine dépend de ce nombre d’encoches, et cette forme est en général d’autant plus aplatie que le nombre d’encoches est plus grand;
- 3° Une augmentation de grandeur des encoches nécessite le plus souvent un accroissement de la longueur des connexions, mais augmente le périmètre de la section (voir plus haut), de telle sorte que ces deux effets se contrebalancent à peu près ;
- /i° Les encoches étroites et profondes paraissent, d’après l’auteur, favoriser les fuites dues aux connexions latérales (’), mais cet effet est compensé par une diminution des fuites dans les encoches ;
- 5° Les flasques des moteurs occasionnent une augmentation de la perméance aux flux de fuites extérieurs ; mais ces flux y donnent naissance à des courants de Foucault qui limitent leur importance, de telle sorte qu’en définitive l’augmentation des fuites est peu sensible, sauf dans certains cas spéciaux;
- G" Plus la distance entre les enroulements primaires et secondaires est faible, plus les fuites sont réduites; cependant l’on est limité dans cette voie par des considérations d’ordre mécanique;
- 7° En ce qui concerne le nombre de phases, l’on peut dire que les enroulements triphasés progressifs permettent, comme on l’a vu plus haut, de réduire les fuites extérieures, en utilisant l’induction mutuelle. Avec un enroulement diphasé, au contraire, les phases ne peuvent produire de tels effets de compensation mutuelle (2);
- 8” Enfin, les moteurs à haute tension ont des fuites extérieures plus grandes, en raison de l’augmentation de l’espace entre les bobines et de celui occupé par l’isolant.
- (1) Ceci ne nous paraît pas évident a priori, du moins pour un enroulement ordinaire de moteur d’induction, avec bobines concentriques. (N. D. T.)
- (2) Cela vient de ce que la somme de deux courants diphasés n’est jamais nulle, contrairement h ce qui se passe pour trois courants triphasés. (N. D. T.)
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- En définitive* d’après tout ce qui précède, il semble difficile de tenir compte de tous ces facteurs par une formule unique. Cependant, lorsqu’il s’agit d’un type déterminé de moteurs, l’auteur a trouvé que l’on peut tenir compte de ces influences diverses, dans la constante numérique k par laquelle l’on doit multiplier §
- le rapport - pour avoir le coefficient de dispersion
- relatif aux fuites extérieures, en y faisant entrer le facteur
- v/n
- N+3
- qui ne dépend que du nombre moyen d’encoches par pôle (*).
- J. B.
- Nouvel enroulement pour alternateurs polyphasés. — F. Punga. — Elektrolcchnische Zeitschrift, 6 février 1908.
- On connaît les avantages des bobinages à plusieurs trous par pôle et phase, en ce qui concerne la courbe de force électromotrice, et c’est ce qui les a fait adopter d’une façon générale, malgré les inconvénients que présente leur exécution.
- Les bobinages à un seul trou par pôle et phase sont plus simples, mais donnent une courbe moins avantageuse. Riidenberg avait proposé en 1904 (â! d’établir ces derniers dans des encoches inégalement distantes les unes des autres afin de placer les fils d’une même phase, à un instant donné, dans des positions un peu différentes, par rapport à l’axe des pôles.
- Ce système présente des inconvénients et des difficultés de construction.
- L’auteur propose, en s’inspirant de la môme idée, un bobinage établi dans des encoches également distantes, mais en laissant vides un certain nombre d’entre elles. Gela implique évidemment l’emploi de deux gabarits différents, pour l’exécution des bobines avant la pose sur la machine, mais ceci ne présente aucune difficulté sérieuse.
- Considérons un alternateur triphasé à 8 pôles avec un trou par pôle et phase, ayant, par conséquent, 24 trous sur la périphérie ; prenons d’autre part une
- (') Cf. Lu Lumière Electrique, tome I (2" série), 4 janvier 1908, p. 24. S désigne l’entrefer et h la largeur utile du moteur.
- (2) Cf. Eclairage Electrique, tome XXXIX, p. 453.
- machine semblable ayant au total 27 trous en laissant 3 encoches vides (fig. 1) : les encoches 4, i3 et 22 (»).
- Supposons que les encoches 24' et 27" correspondent exactement, on voit que les encoches 1' et 1" seront distantes de :
- 4 X 36o 4 X 860 60
- «=----------------------=— degrés électriques.
- 24 24 9
- De même, le décalage entre les encoches respectives correspondant à la meme phase I des deux bo-
- Fig’. 1. — Enroulement triphasé Punga pour alternateur iî huit pôles.
- binages est donné dans le tableau I, dans lequel l’on a adopté le signe -j- pour les angles correspondant à une avance :
- Tableau I.
- BOBINAGE A 2 7 ENCOCHES A 24 ENCOCHES BOBINAGE DÉCALAGE RELATIF DES ENCOCHES
- i" 1' — a
- 5" 4' + 4a
- 8' i, + *
- I i" IO 2a
- i5" i 3' -f- 3a
- 1 G" 16' O
- 21" *97 -j- 3a
- a 5" a a -j- 2a
- On trouverait un résultat analogue pour les décalages entre les encoches des autres phases.
- On voit ainsi que les conducteurs de chaque phase du nouvel enroulement sont décalés, par rapport aux conducteurs correspondant de l’enroulement à une encoche par pôle et.par phase, d’angles (électriques) constants variant régulièrement de -J- 4 a à — 3 a. Tout se passe donc évidemment comme si chaque phase comportait huit encoches par pôle (2).
- (t) Pour éviter toute confusion, nous affecterons de l’index dans ce qui suit, les numéros d’ordre des encoches du bobinage ordinaire, et de l’index'', ceux correspondant; au nouveau bobinage. (N. D. T.)
- (2) L’ordre des décalages dans le tableau I importe peu d’ailleurs, puisque les conducteurs d’une même phase sont reliés en série. Pour bien comprendre le résultat ci-dessus, il importe en outre de remarquer que deux
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- L’auteur indique en outre des règles générales, dont les principales sont les suivantes :
- i° Le nombre des encoches vides doit être égal au nombre de phases ou à un multiple de ce nombre ;
- a® Les encoches vides doivent être situées de telle sorte que les encoches voisines de chacune d’elles et semblablement placées appartiennent à deux phases différentes.
- Il donne ensuite plusieurs exemples d’application de ces règles. Enfin, comme conclusion, il résume les avantages et les inconvénients de ce mode de bobinage :
- Avantages. — i® Le nombre d’encoches est réduit comparativement à celui d’un enroulement ordinaire; cet avantage seul peut être prépondérant vis-à-vis des inconvénients. lorsque la machine possède beaucoup de pôles;
- a® La courbe de la force éleclromolrice est très satisfaisante et peut se rapprocher davantage de la sinusoïde qu’avec les enroulements ordinaires comportant le maximum d’encoches admissible;
- 3° Les bobines peuvent être isolées d’une manière plus efficace, étant données la distance qui les sépare et la suppression des bobines disposées côte à côte.
- Inconvénients. — i® Inutilisation d’une portion, très faible, il est vrai, des encoches;
- a® Dyssymétrie de la réaction d’induit donnant lieu à des pulsations de flux dans les pôles; les pertes supplémentaires ainsi provoquées sont cependant faibles, par rapport à celles du même genre existant dans les alternateurs monophasés ;
- 3° Nécessité de deux formes pour chaque sorte de bobines; avec les enroulements ordinaires, on n’échappe pas du reste à cet inconvénient, lorsqu’il y a plusieurs encoches par pôle et par phase.
- L. G.
- conducteurs consécutifs d’une même phase sont décalés de i8o° électriques, avec l’enroulement ordinaire, à une encoche par pôle et par phase (première colonne du tableau I). Cette remarque permet de fixer le décalage relatif des conducteurs d’une phase avec le nouveau bobinage, et l’on constate bien alors l'exactitude de la conclusion ci-dessus. (N. D. T.)
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES, PHOTOMÉTRIE
- Étude comparative des lampes à incandescence à ampoule transparente et à ampoule dépolie. — E. P. Hyde et F. E. Cady. — Bulletin of Bureau of Standards, vol. IV, n“ i, décembre 1907.
- MM. Hyde et Cady ont publié, dans le Bulletin of Bureau of Standards, les résultats d’une étude qu’ils ont effectuée en vue de déterminer les qualités comparatives des lampes à ampoule transparente et des lampes à ampoule dépolie.
- Les recherches ont porté sur six types de lampes représentées figure 1 ; sept lots de provenances di-
- TVPE
- TYPE
- TYPE
- Fig. 1. — Types de lampes soumis aux essais.
- verses comprenant chacun vü lampes de 16 bougies no volts de chacun de ces types ont été expérimentés. On a d’abord soumis les lampes à un essai préalable pour s’assurer qu’elles ne changeaient pas d’intensité au cours des expériences. On a effectué les mesures photomélriques avant et après dépolissage de l’ampoule ; les résultats ont été les suivants :
- 1® Changement d'absorption. — Le changement d’absorption a été mesuré par la diminution de l’intensité moyenne sphérique. Cette quantité a varié,
- TYPE O
- TYPE E
- TYPE
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- pour chaque lot, de 3,8 à 7,5 % , les lampes dépolies à l’acide donnant lieu à une diminution pour cent plus faible que celles dépolies au sable; l’approximation obtenue peut être évaluée à environ 1 % .
- •2° Changement de répartition du flux lumineux. — Il semblerait, à première vue, que l’ampoule dépolie doive produire une distribution plus uniforme delà lumière. On constate qu’il n’en est rien; pour les lampes du type A, le facteur de ^réduction sphérique est sensiblement le même pour les deux genres d’ampoules. La modification de ce facteur est encore petite pour les lampes des types B, D, E ; les lampes du type C présentent une diminution de 5,5 % etcelles du type F de 3,5 % de la valeur de ce facteur de réduction. Pour les lampes de ces deux dernières catégories, l’intensité moyenne sphérique est donc plus diminuée que l’intensité moyenne horizontale. La figure 2
- Fig. 2. — Courbes moyennes de l’intensité lumineuse dans un plan vertical avec un filament du type A.
- Courbe en trait plein : ampoule transparente. Courbe en trait pointillé : ampoule dépolie.
- représente, pour des lampes du type A, les courbes moyennes d’intensité lumineuse dans un plan vertical. La partie gauche de la figure est relative à des ampoules de forme spéciale ronde et la partie droite à des ampoules de forme ordinaire.
- Variation de durée. — Les auteurs ont vérifié que l’abréviation de durée des lampes est uniquement due à ce que, par suite de ses nombreuses réflexions, la lumière doit traverser un grand nombre de fois la couche de carbone déposée sur l’ampoule; la durée du filament, lui-même n’est nullement modifiée par la présence d’une ampoule dépolie.
- Température. — D’autres expériences ont montré que les ampoules non dépolies des lampes neuves ont une température d’environ 37° plus élevée que la température de la salle oii elles se trouvent. Lorsqu’on dépolit l’ampoule d’une lampe neuve, cette température s’élève d’environ 90. Lorsqu’une lampe a fonctionné pendant une durée égale à 83 % de sa vie normale, l’élévation de température de l’ampoule n’est plus que de 3°; mais, lorsqu’on dépolit l’ampoule d’une vieille lampe, l’élévation de température causée par cette opération est d’environ i5°; or, l’énergie fournie est, pour une vieille lampe, de 4 à 5 % plus faible que pour une lampe neuve.
- En raison de la grande différence entre la température du filament et celle de l’ampoule, les petites variations d». température de cette ampoule ne paraissent püs susceptibles de modifier la température du filament.
- II est bien évident que la vie utile des lampes à ampoule dépolie contenant un filament d’une matière non susceptible de donner lieu à un dépôt absorbant sur les parois doit être aussi grande que celle d’une lampe identique munie d’une ampoule transparente.
- Enfin, il semble que si les surfaces des ampoules des lampes à verre dépoli étaient doublées, la vie utile de ces lampes serait beaucoup plus longue que présentement.
- A. M.
- Un nouveau photomètre. — C. Paulus. — Elek-trotechnischc Zeitschrift, 20 février 1908.
- La considération de la consommation spécifique des lampes à incandescence (watts par bougie) est un facteur des plus intéressants à considérer au point de vue des lampes à incandescence, car, en général, pour des lampes de même type, cette consommation spécifique est en relation directe avec la vie utile de la lampe. Plus cette consommation est faible, plus la durée de la lampe est courte. Aussi Hyde et Brooks(’), ont-ils cherché à réaliser un appareil permettant de déterminer cette consommation spécifique en même temps que l’intensité lumineuse delà lampe. Dans l’appareil qu'ils avaient réalisé, le photomètre était mobile entre les deux lampes à comparer, et le déplacement de ce photomètre sur le banc faisait varier la résistance du circuit à fil fin
- (<) Bulletin of the Bureau\of Standards, tome II, n" 1, 1906, et Eclairage Electrique, 1907, tome LIII, p. 3a.
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- d’un wattmètre indiquant la consommation de la lampe étudiée.
- Les indications de cet appareil dépendaient donc à la fois de la consommation de la lampe et de son intensité lumineuse. Elles pouvaient donc être proportionnelles à la consommation spécifique. Il suffit, pour qu’il en soit ainsi, que le photomètre entraîne un contact dont le déplacement modifie la résistance intercalée dans l’enroulement à fil fin du wattmètre, de telle sorte que, lorsque le photomètre se trouve à une distance x de la lampe à étalonner, la résistance ajoutée dans l’enroulement soit une valeur y telle que
- J étant l’intensité lumineuse de l’étalon, /, lalongueur totale du banc, R, la résistance du wattmètre lorsqu’il sert à mesurer la consommation totale, n, une constante qui dépend du wattmètre.
- L’appareil décrit par l’auteur a été construit par la maison Everett E. Edgcumbe and C° de Londres et essayé au laboratoire municipal de Munich. Il diffère de l’appareil de Hyde et Brooks par ce fait que le photomètre reste à une distance fixe d’une lampe tare. On déplace soit la lampe à étalonner, soit l’étalon qu’on lui substitue. Soit J,t l’intensité lumineuse de l’étalon, J* celle de la lampe tare, Jæ l’intensité de la lampe étudiée. Si on désigne par by a et x les distances au photomètre de ces trois lampes, on a les relations :
- Pour une autre lampe d’intensité on aura :
- ce qui montre qu’en opérant ainsi l’éclairement sur l’écran du photomètre est constant et égal à
- Le support de la lampe mobile porte un contact glissant tel que, lorsque la lampe se trouve à une distance x du photomètre, la résistance intercalée
- dans le circuit à fil fin du wattmètre se trouve augmentée d’une quantité y. Soit l’intensité lumineuse de la lampe, 3 sa consommation* 3l sa consommation spécifique.
- On a :
- J* Kx*'
- Mettons en évidence les constantes du wattmètre en supposant que, lorsqu’il mesure la consommation, m divisions représentent un watt et que, lorsqu’il mesure la consommation spécifique, n divisions représentent un watt par bougie.
- Dans ces conditions
- mS R -|- y ~n& ~ R ;
- d’où, en tenant compte de la relation précédente :
- 2'==R(rE-r>-1)-- (l)
- La résistance qui vient s’ajouter à la résistance de l’enroulement à fil fin du wattmètre est constituée par un fil enroulé perpendiculairement à la grande dimension d'une mince bande de substance isolante. L’un des côtés de cette bande est rectiligne et parallèle à l'échelle du banc. L’autre a la forme d’une certaine courbe z —f{x).
- Cette fonction f [x) doit être déterminée de façon que les conditions exprimées pour la relation (i) soient toujours remplies.
- Soit b la dimension de la plaque isolante perpendiculaire à la direction /• et à l’échelle, d le diamètre du fil enroulé, a sa résistivité, la variation dy de résistance produite par un déplacement dx du contact frottant sur ce fil et relié à la lampe mobile est
- dx a [z -(- b)
- d 7c d%
- ~
- mais d’après (î)
- dy = ail — E x dx.
- d’où
- __^ m dz x
- n /| a
- Ex* — b.
- On voit que la courbe z — f[x) est une droite inclinée par rapport à l’axe du banc.
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- Avec le dispositif de Hyde et Brooks, on aurait eu la relation plus complexe
- R d*% j hv n /((j 1 (l—.z*)3
- L'auteur donne ensuite quelques détails sur la réalisation du photomètre Everett Edgcumbe and G0. Le poids total de l'appareil est de i5ke:. Pour Je transport il se replie de façon à constituer une caisse de 74c5t de long sur 23 X 27 centimètres.
- par trois balais (1, 2, et 3), dont un, celui qui porte le numéro 2 dans la figure, frotte sur une barre et les autres sur des plots reliés aux extrémités des spires.
- La variation de résistance n’est pas, en effet, pratiquement continue. Elle se produit de o,5 en o,5 bougie, et de 0,25 en o,25 pour les intensités lumineuses inférieures à 10 hefners.
- Le photomètre (fig. 2) se compose de deux écrans en papier qui diffusent la lumière venant des deux sources lumineuses. La lumière ainsi diffusée passe
- Fig. 1. •— Schéma des connexions de photomètre.
- Légende : JÆ, lampe à étalonner ; J", lampe tare ; P, photomètre ; H2) bobines à gros fil du wattmètre ; S^,, bobine à fil fin ,
- Déployé, il a une longueur de i48cm. Des écrans empêchent les lumières parasites de tomber sur l'appareil et permettent d'opérer en plein jour. La figure 1 donne le schéma des connections de l’appareil. Le bouton t{ permet de mettre, en cas de be-
- Fig. 2. — Photomètre proprement dit.
- soin, le wattmètre en court-circuit. Suivant la position de l'inverseur on lit la consommation totale ou la consommation spécifique de la lampe.
- Le contact avec la résistance variable est assuré
- par le diaphragme d et est renvoyée [dans la lunette par le miroir s incliné h 45° sur l’horizon. On voit
- Tablkau I.
- NUMÉRO DE LA LAMPE CONSOMMATI WATTS P Mesure directe DN SPÉCIFIQUE A.R 1IEFNER Mesure avec l’appareil étudié
- I . . . » 3,475 3,66
- 2 3,45 3,55
- 3 3,25o 3,l6
- 4 2,690 2,70
- 5 2,69 2^5
- donc dans l’oculaire une tache lumineuse divisée en deux parties par l'image de l’écran c. Chacune des moitiés de cette tache correspond à une des sources. L’appareil n'est gradué que jusqu’à 22 hefners.
- Pour des intensités lumineuses plus fortes, on fait le réglage de la lampe tare en plaçant la lampe étalon
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- à une distance du photomètre correspondant à une intensité lumineuse moitié moindre. Les indications de l’appareil sont alors à multiplier par deux. L’auteur a étudié avec cet appareil 5 lampes à incandescence. Nous extrayons du tableau qu’il publie les résultats donnés dans le tableau I.
- R.Jst.
- BREVETS
- Procédé de compensation des erreurs de déphasage dans les appareils de mesui'e. — W. E. Sumpner. — Brevet anglais n° 2 4*6 (1907), publié le 20 février 1908.
- Pour compenser le déphasage dû à la self-induction dans les appareils de mesure à courants alternatifs, notamment dans les wattmètres avec circuit magnétique en tôle imaginé par l’inventeur (*), l’on emploie un condensateur relié à un enroulement auxiliaire placé sur le noyau.
- Les ampères-tours dus à cet enroulement peuvent se régler de manière à compenser exactement l’effet de la self-induction des enroulements principaux.
- Dispositif d’excitation des pôles auxiliaires de commutation pour les moteurs monophasés à collecteur. — Howarth. — Brevet anglais n° 4 708 (1907), publié le 20 février 1908.
- Avec certains moteurs monophasés à collecteur, par exemple avec les moteurs série, l’on emploie des pôles auxiliaires, soumis à l’action d’un courant déphasé convenablement par rapport au courant principal I. L’on réalise ainsi une commutation parfaite en vitesse. Dans le présent brevet, il est proposé, pour obtenir ce courant auxiliaire i, de disposer sur les pôles principaux des enroulements supplémentaires reliés aux enroulements des pôles de commutation. Des résistances ohmiques peuvent, en outre, être intercalées dans ce circuit local, afin d’augmenter le déphasage entre les deux courants I et i (comme on le sait, ce déphasage doit être très
- voisin de — 1. L’avantage le plus important revendiqué en faveur de ce dispositif est que tous les harmoniques du champ inducteur se trouvent reproduits dans le courant i, de telle sorte que la force électro-
- (*) Pour la description de ces appareils, voir l’Eclairage'Electrique, 1905, tome XIII, p. 3i5.
- motrice dynamique induite par ce courant dans les spires en court-circuit peut compenser exactement
- celle en ^-5-due à l’action statique du champ inducteur principal ('), même si ce champ n’est pas sinusoïdal.
- Forme spéciale de bobines pour encoches à demi fermées, — Fred. Gleedy. — Brevet anglais n° 26 538 (1906).
- Lorsqu’il s’agit de bobiner un rotor ou un stator muni d’encoches à demi fermées, on ne peut avoir recours au bobinage sur gabarit que si l’on divise la bobine en éléments ayant chacun la largeur d’un seul fil avecun certain nombre de fils superposés. On a ainsi des bobines minces que l’on peut placer aisément dans les encoches, où on les cale ensuite les unes contre les autres. On soude enfin les bouts pour constituer une bobine unique. C’est ce que fait notamment la Société Westinghouse. Le présent brevet
- Fig. 1. — Forme pour bobines uvec encoches demi-fermées.
- se rapporte à une forme de bobine qui permet : i° de construire sur gabarit la bobine entière sans la diviser; 20 de la passer en une fois dans l’encoche. Supposons qu’il s’agisse d’une bobine comprenant 12 fils,
- (1) En réalité, cola n’est vrai que si la résistance ohmique totale r du circuit supplémentaire est très grande par rapport à la self-inductance des pôles auxiliaires ; si N désigne le nombre de spires auxiliaires enroulées sur les pôles principaux, l’on a alors sensiblement :
- d&___
- dt
- et la force électromotrice dynamique due à i peut bien compenser exactement celle statique proportionnelle éga-
- lement à même lorsque 4> ne varie pas sinusoïdale-dt ’
- menl. (N. D. L. R.)
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- soit 3 groupes de 4 fils superposés. On construit la bobine en donnant aux 3 groupes des longueurs un peu différentes, et on relève séparément, comme l’indique la figure i, l’un des côtés extérieurs des trois groupes. Les côtés relevés «peuvent être ramenés facilement dans le plan de l’un d’eux, ce plan ayant l’épaisseur d’un fil. Il en résulte qu’en amenant latéralement contre la machine le côté recourbé de la bobine, celle-ci a bien une largeur de 3 fils dans la partie c qui s’engage dans l’encoche, mais dans la partie c qui passe dans la fente des encoches, les 12 fils viennent les uns à la suite des autres.
- Lorsque les côtés c sont en place dans les encoches,
- on abaisse les côtés recourbés « et l’on donne ensuite à la connexion d la forme qu’elle doit avoir. Gomma ce genre d’encoches est utilisé uniquement dans les machines à courant alternatif, les bobines chevauchent et il faut donner aux connexions extérieures de certaines bobines une forme qui leur permette de passer par dessus ou par dessous l’extrémité des bobines placées dans les encoches voisines. Cela se fera sansdifficulté en ne rabattant pas complètement les connexions d. De l’autre côté de la machine on peut, sur le gabarit lui-même, donner à la connexion sa forme définitive.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements: sur toutes les questions qui se rattachent à
- VElcctrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie,
- NOTES INDUSTRIELLES
- TRACTION
- Eure. — Il est question d’établir une ligne de tramways de Meulan à Gasny.
- Lot-et-Garonne. — Le projet d'une ligne de tramways d’Agen à Montaigul-de-Qucrcy est à l’étude.
- Morbihan. — On projette l’établissement d'une ligne de tramways de Lorient à Guidel.
- Pvréniîes-Orientales. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d'un tramway de Perpignan à Rivesallcs.
- Seine-et-Marne. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un tramway de Livry à Glaye-Souilly.
- Seine-et-Oise. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un tramway entre Livry et Le Raiucy.
- Russie. — On va procéder prochainement, il la construction d’une station centrale électrique et d’un réseau de tramway à Samara.
- Turquie. — Le Gouvernement impérial a accueilli favorablement une demande du vice-président de la Chambre de Commerce de Constantinople ayant pour objet l’installation de l'éclairage électrique et la construction d’un tramway électrique à Monaslir.
- Grèce. — Le Gouvernement grec demande une concession pour un chemin de fer de la cote qui relierait Larissa avec Salonique. Un s' ndical français serait intéressé h celte entreprise.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Le 7 avril iÿfT>, à 3 heures, salle des séances de la Commission < ,:s marchés, Ollice colonial, Palais-Royal, Paris, fouiÿiiture d’isolateurs scellés destinés au service du cheir ,.i de fer de la Guinée.
- Cautionnement provisoire, 35o. Cautionnement définitif, 700.
- Cahier des charges au ministère des Colonies (Inspection générale des Travaux publics, salle n° 82) ; à la Direction de l’Office national du Commerce extérieur, rue Feydeau, n° 3, à l’Office colonial, galerie d’Orléans, Pa lais-Royalè Paris; aux Chambres de Commerce de Paris; Rouen, Lille, Dunkerque, La Rochelle, Saint-Etienne; ainsi que dans les ports de Marseille, de Bordeaux, de Nantes et du Havre, au bureau du chef du service colonial et à la Chambre de Commerce, et à l’Institut colonial marseillais.
- Prochainement, à Belfort, fourniture du matériel mécanique et électrique pour l’élévation et le refoulement des eaux du réservoir du Mont, francs 81 640.
- Belgique.
- Le 22 avril, à n h., à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Courcelles (station de Traze-gnies) à Souvret (rue des Fosses) du chemin de fer vicinal de Chapelle-lez-Herlaimont à Auderlues, francs 60 626 5o ; caut.; 6.000 fr. Soumissions recommandées le 21 avril.
- — Le 8 avril, à n h., la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, fourniture do 1 G3o poteaux tubulaires destinés à l’équipement aérien de lignes à traction électrique. Soumission recommandées le 7 avril.
- Autriche-Hongrie.
- Le 21 avril, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Czernowitz, établissement d’une station hydraulique actionnée et éclairée il l’électricité. '
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- TABLE METHODIQUE DES MATIERES
- Théories [et généralités.
- Sur la résonance relative dans les circuits à
- courants alternatifs.—F. Griinbaum. 19 Détermination des propriétés magnétiques des
- aciers. — W. Murdoch..................20
- Etude expérimentale des propriétés magnétiques d’un alliage de fer. — F. Sieg-
- wart................................ 20
- Production d’ondes entretenues au moyen d’une dynamo en série accouplée avec un moteur en dérivation. — O.-M. Corbino. 5o Sur les pertes dans les condensateurs et sur l’amortissement dans les circuits à haute fréquence. — W. Hahnemann et L. Adelmann . . ... . . 5o
- Procédé pour augmenter la tension et trier le courant secondaire des bobines d’induction.— B. Jirotka. . . ... . 5i
- Calcul de la self-induction des cercles. — E.-B.
- Rosa et L. Cohen ....... 86
- Emploi du carborandum pour redresser les
- courants électriques.— G.-W. Pierre. 92 Propriétés magnétiques du fer aux basses températures. — /. Stauber......................120
- Variation de résistance du fer sous l’influence de l’aimantation longitudinale. — M.
- Dutermuth ...........................121
- Emploi des flammes comme soupape des courants alternatifs à haute tension. —
- A. Cathiard.................i5i, 246
- Sur une méthode pour la production d’oscillations électriques faiblement amorties.
- — M. Wien............................270
- Mesure des températures élevées à l’aide des couples thermo-électriques. — H. Pé-
- eheux ...............................299
- Bases de la théorie de la commutation. — B.
- Rüdenberg............................340
- Dispositif électromécanique pour la transformation directe du courant continu en courant alternatif de fréquence arbitraire. — O. M. Corbino.....................370
- Méthodes et appareils de mesure.
- Détermination du facteur de puissance par la méthode de deux waltmètres. — F. Ku-dernn..................................87
- Sur la mesure du facteur de puissance au moyen.
- de deux waltmètres. — C. Herz. . .107
- Sur la mesure de l’énergie dans un circuit triphasé à quatre fds. — G. Lignana. . 1.80
- Mesure de l’amortissement dans les circuits
- oscillants. —K..Schmidt .... 244
- Potentiomètre à déviation pour la vérification
- des voltmètres.—H.-B. Brooks. . . 3o8
- Emploi d’un étalon réglable d’induction mutuelle pour la mesure des coefficients d’induction et des capacités. —' A.
- Campbell.............................343
- Détermination du facteur de puissance par la méthode des deux wattmètres. — F.
- Kuderna . . . ..................371
- Mesure électrique des petites longueurs. — A.
- Guillel........................... . 408
- Brevets......................56, 249, 314. 416
- Études, construction et essais de machines.
- Sur le rôle de la zone neutre dans la commutation. — C. Menges......................... . i5
- Sur l’emploi de revêtements en fer pour recou-vrirlcs encoches ouvertes.—R. Golds-
- chmidt............................ . 22
- Calcul du coefficient de fuite des moteurs d’induction. — R. Hellmund. .... 24
- Calcul des périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction à commande
- électrique. — E. Kulka...............62
- Appareil pour vérifier l’isolement des induits. 66 Machine à courant continu fournissant un courant dérivé constant. — E. Rosenberg. 87 Calcul des résistances liquides pour grande
- puissance. — C. Richter..............88
- Régulateurs d’induction. Bi'own-Boveri . . " 99
- Compensateur automatique. — A. Berthier. . 116
- Calcul du courant de court-circuit des moteurs
- d’induction. — IF. Oelschlâger. . . ia3
- Influence de la vitesse et de la puissance sur les éléments des dynamos à courant continu. — E.-M. Hobart et A. G. E/lis. 124 Réluctance de l’entrefer des machines dynamos-
- électriqucs. — T. Wall.. >l. . . . i52
- Considérations ihéoriques et pratique.* sur la marehe en parallèle des alternateurs.
- — G. Benischke.
- 179
- p.418 - vue 418/632
-
-
-
- 28 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 419
- Calcul des induits des machines à courant continu. — T. Rosskopf.........................
- Sur la théorie des machines à courant continu.
- — P. Riebesell......................
- Méthode simple d’essai, à récupération pour dynamo.—A. Kolben . . . .
- Oscillations magnétiques dans les alternateurs.
- — G.-W. Worrai......................
- Brusques variations du courant à la mise en circuit des moteurs asynchrones. — L.
- Fleischmann......................
- Essai d’un alternateur à basse tension pour
- four à carbure de calcium...........
- Dynamo Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable. — S. Iglésis.
- Chute de tension et dispersion des transformateurs. — G. Benischke.........................
- Conductibilité calorifique de paquets de tôles isolées au papier. — T.-M. Barlow. Sur les moteurs monophasés à collecteur. —
- M. Osnos. ..........................
- L’essai à récupération d’Hopkinson, appliqué à des moteurs d’induction. — L. Pen-
- sabene. , .................
- Les matières premières de l’élcctroteclmiquc.
- P. Nicolas .'.......................
- Sur un nouveau moteur monophasé à collecteur pour traction. — G.-F. Alexanderson. Calcul de l’élévation de température des conducteurs électriques. — M. Gdcogne. Convertisseur en cascade. — A. Bloch. Constantes types des machines électriques. —
- R. Goldschmiclt.....................
- Fuites magnétiques dans les moteurs d’induction. — R.-E. Hellmund......................
- Nouvel enroulement pour alternateurs polyphasés. — F. Pitnga.........................
- Bbevets. 25, 57, 94, i3o, i56, i85, 219, 248,
- 286, 3i5, 348, 381,
- 181
- 212
- 214
- ai5
- 217
- 246
- 267
- 276
- 278
- 280
- 3o8
- 33i
- 346
- 363 371
- 37b
- 4‘>9 411 416
- Arc, lampes électriques et photométrie.
- Dépenses des divers éclairages..............66
- Eclairement uniforme des plans horizontaux.
- — A. Wolhauev. ....... i83
- Influence des variations de tension sur l’intensité lumineuse des lampes à incandescence. — F. IJirschaucr................377
- Elude comparative sur les lampes à filament métallique et les lampes à filament de carbone. — George Loring. . . . 378
- Etude comparative des lampes à incandescence
- à ampoule transparente et à ampoule dépolie.—E.-P. IlydeexF.-E. Cady. 412 U11 nouveau photomètre. — C. Paul-us. . . 413
- Bbevets. . . . 26,94,157,219,249,315, 381
- Transmission et distribution.
- Rigidité électrostatique des isolants des câbles.
- — A. Russell.............................53
- Formules simplifiées pour l’élude des transmissions à longue distance par courants alternatifs. — C. Rreitfeld .... 90
- Fraudes dans les installations électriques à courant triphasé. — C. Ilerz................147
- Recherche des défauts d’isolement dans les canalisations souterraines. — IV. Top-
- pin. ....................................i85
- Sur le fonctionnement: des isolateurs dans les lignes au voisinage dé la mer. —
- G. Anfossi...............................272
- Dispositif de protection des lignes. — J.-S.
- Pech . . . . . . . . . . . 378
- Résumé pratique du calcul des lignes à courant alternatif. —- A. Blondel ... 3g5
- Bbevets..................................157. 219
- Traction.
- Nouvelles voilures à bogies de la Compagnie Parisienne des tramways. — A. So-
- lier............................ . 7, 46
- Locomotive électrique à accumulateurs. . . 35
- Expériences faites sur un nouveau frein électromagnétique............................ . .. . 55
- Electrification des chemins de fer autrichiens. 67 Influence du rapport des engrenages sur la consommation d’énergie dans les tramways.
- — O. Allen. ............................ 81
- Indication de vitesse pour chemins de fer électriques. — S. Herzog.....................171
- Le chemin de fer monophasé do Vienne à Bade n.— A. Solier.................................175
- Frein automatique à air comprimé pour tram-
- Avays................................... 193
- Usure ondulatoire des rails.—A. Manant.. 235, 332
- Régulateur automatique de pression pour frein
- à air comprimé...........................25g
- Electrification du réseau italien. . . . . . 260
- Electrification du chemin de fer de l’Arlberg. 319 L’électrification des chemins, de fer de Noav-
- York, NeAv-Haven et Hartford . .- . 353
- NouA'clles installations de traction électrique. 354 Construction do chemin de fer à traction élec-
- p.419 - vue 419/632
-
-
-
- 420
- LA LUMIÈRE ’ÉLÉ C TRIQU E T. I (2° Série). — Nô13;
- trique en Suisse pendant l’année 1907.
- — S.'Herzog. ........ 406
- Brevets.' ....... 9!», 220, 286, 382
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Frais d’exploitation des centrales. . .... 36
- Usine hydro-électrique de Tusciano.— J. Spa-
- dini. ........... 77
- Projets d’usine hydro-électrique.à Genève.—
- R. Weber............................. 109
- Groupe compensateur des laminoirs de Sand-
- viken. — O. Allen. . . . . . . 365
- Applications mécaniques.
- Sur la commande électrique des pompes. —
- F. L. Kolkin. 91
- Installations électriques dans les usines métallurgiques . . . . . . . -. . i q5
- Installations électriques dans les mines . . . 260
- Moteurs pour machines à coudre. . . . . 318
- Application du système Thury à la coriimande des trains de laminoirs et des machines
- d’extraction. . 353
- Commande électrique des signaux de chemin
- de fer............................... 385
- Brevets ... . . . . . . .24, 157, 25o
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Résultat des essais effectués avec le nouveau matériel radiotélégraphique de la marine de guerre. — /. de Beaupré. . 75
- Antenne radio-télégraphique irradiant spécialement dans une direction donnée. — A.Montcl. . . . .. . . . . , 1/19
- Sur le mode d’action d’un réspnatcur pour télégraphie dirigée. — J. Zenneck. . . 283
- Les stations françaises de télégraphie sans fil. 3i6 Station radio-télégraphique de la tour Eiffel . 317
- Fonctionnement du détecteur élcctrolyliquc :
- influence de la température—II. Abra-
- ham ............................3 80
- Brevets...........27, i3i, 186,220,260, 349
- Télégraphie et téléphonie.
- Les conditions de rendement maximum pour les appareils téléphoniques. — //. Abraham et Devaux-Charbonnel. . 129
- Brevets...........................186, 349
- Divers.
- Électrochimie, Électrométallurgie, etc.
- Réduction électrolytique de l’indigo. —
- H. Chaumat................... . . 154
- Fabrication électrique de l’acide nitrique. —
- R. Swyngedauw......................2o3
- Sur un nouveau four électrique à arc applicable
- aux recherches de laboratoire. —
- L. Clerc et A. Minet. . . . . . 247
- Sur la réducûdh de l’indigo par voie électroly-
- tiffS^^ H. Chaumat................248
- Le carborandum; sa fabrication électrolhcr-
- mique et son industrie. — J. Escard. 3o2
- Modification des fours électriques à induction pour l’affinage de l’acicr. — II.
- Wedding..........................312
- La fabrication de la cyanamide calcique. —
- J. Kersehaw......................... 314
- Fabrication de l’acier par voie électrique. . . 319
- Sur l’éloclrolysc des dissolutions d’acide chlorhydrique pur. — E. Doumer. . . 347
- Brevets......................58, 107, 287, 349
- -Éléments primaires et accumulateurs.
- Sur l’élément normal Weslon au cadmium. —
- E.Smith.................................24
- Le roulement du tonnerre. — D. Carpentier.
- Le XeSalon de l’automobile. . . . 34,98,
- Pompes centrifuges à haute pression. -- A. Ba-
- zille................................
- Emploi des moteurs Diesel...................
- Résultats d’exploitation obtenus avec un moteur à gaz pauvre............................
- Installation d’une turbine à vapeur utilisant la vapeur d’échappement d’une autre machine .......................................
- Essai d’un moteur Diesel de 200 chevaux .
- Les moteurs à vent et leur utilisation à la production de l’énergie électrique. — A .
- Mollin...............................
- Moulin à vent Schabavcr.....................
- Indicateur de vide. — G. Berndt.............
- Dosage de l’acide carbonique dans les fumées. L’affaire de l’énergie électrique sans fil. L’organisation des grands ateliers anglais . L’énergie des cours d'eau en Suisse. — J. Da-
- lemont...............................
- L’Industrie électrique en Suisse............
- Développement de la puissance hydraulique dans la nouvelle Angleterre.
- Les forces hydrauliques de Salzbourg . . .
- Enseignement technique. — E. Barbezal.
- 191
- 240
- 67
- 160.
- 162
- 293
- 43
- 229
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-
- 28 Mars 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 421
- Quelques remarques sur renseignement tech- ' I nique (suite). — A. Blondel. . 5c), 220 j
- De la formation technique clés ingénieurs. — f
- //. Bureau...........................289
- La production de l'électricité. Un, nouveau rno-
- . nopole d’Etat allemand.................384
- Exposition de Munich . . . . ... . 164
- Exposition de Marseille. . . . 164, a3o, 38y
- Congrès de Munich.............................ig5
- Correspondance . . 96, 251
- Brevets (liste) . . . • . . 37, 67, i34, 295, 354
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Administration et technique....................97
- Concession d’Eciairagc par une commune. . 64
- La grève est-elle un cas de force majeure ? . 97
- Comment sont établies nos feuilles de patentes et comment nons devons les vérifier en ce qui concerne les usines électriques.
- — P. Bougault........................253
- La Compagnie Thomson contre les tramways
- de Lille (Brevet) ....... 3i
- La Société lilloise contre les tramways de
- Lille........................... 256, 291
- Législation................................... 65
- Réglementation des appareils à vapeur. . . 351
- Le régime futur des omnibus . . . . / . . 197
- Les industries électriques : Etude financière . 187
- Le prix du cuivre électrolylique ..... 36
- Renseignements commerciaux. . . 37, 68,
- ioijiSSj’nôS, 197, 231,261, 295, 319,356,389, 417
- Chronique financière. . . 38, 68, 102, 166,
- 199, 262, 321, 357, 390
- Adjudications. . 40, 72, 104, i36, 168, 200,
- 282, 264, 296, 328, 359, 392, 417
- Bibliographie.
- Experimentajùntersuchungcn liber die Selbstin-duktion in Nutcn gebetteter Spulen bei hoher Frequcnz. — //. Niebuhr. . 32
- Die Elcklrizitat aïs Warmequellc. — F. Schœn-
- beck..................................32
- Handbuch für den Bau der Oberleitungsanlagen 32 clektrischcr Bahncn. — A. Fr tel . . 33
- Agenda Dunod, Electricité. — /. A. Montpel- .
- lier..................................33
- La tecnologia delle saldaturc autogène dei
- Melalli. — S. Ragno. ..... 95
- Prescription de‘l’Association des électriciens allemands pour l’exécution des centrales de distribution d’énergie électrique. — E, Allain-Launay. '. . 96
- Distributions publiques d’énergie électrique.
- J. A. Montpellier. . . . . . . 132
- Les industries électrochimiques. — J. Es-
- eard . . . . 1..................i32
- Le marché financier. — A. Raffalovich, . . i32
- La Réforme de renseignement. — Cyr. Van
- Overbergh............................133
- Lehrbuch der Elektrotechnik (Leçons d’Élec-
- trotechnique). — Josh. J.-C. Millier. i58 Les oscillations du matériel des chemins de fer et la voie. — Stabilité des automobiles.
- — G. Marié...........................i5g
- Les installations électriques de la ville de
- Grenoble. — L. Brunhes . . . . i5g
- Calculs et problèmes d’électricité théorique et
- industrielle. —A. Tétrel. . . . . 228
- Lezioni di Elettrotccnica (Leçons d’Electro-
- technique). — L. Lombardi. . . . 260
- Ruhende Umformer (Transformateurs). — V.
- Bondi................................ 287
- Die Elektrizitat auf den Dampfschiffen (L’électricité à bord des navires). — E. Boh-
- nenstengel..................‘ . . 288
- Annuaire pour l’an 1908, publié par le Bureau
- des Longitudes.......................288
- L’année électrique, électrothérapiquc et radiographique.— DT Foveau de Cour-nielles . ... . . . . . . . 288
- Dictionnaire technologique illustré en six langues, second volume : Electrotech-nie. — C. Kinzbrunner ..... . 288
- La distribution de l’énergiè électrique dans la
- ville de Grenoble. — F. Jenny. . . 35o
- La Houille blanche et la question sylvo-pasto-
- rale. — Commandant Audebrand. . 35o
- Etat actuel de la science électrique. — Devaux-
- Clxarbonnel................... , . ... . 38a
- La télégraphie sans fil et la télémécanique à la
- portée de tout le monde. — E. Monier. 383
- Biographie.
- Lord Kelvin.—//. Poincaré. . . . . . t3y
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-
-
-
- TABLE DES AUTEURS
- Abraham (H.). — Fonctionnement du détecteur électrolytique : influence de la température 4 ... . . . . . . . 38o
- Abraham (H.) et Devaux-Chahbonnel. — Les conditions de rendement maximum
- pour les appareils téléphoniques..... 129
- Adelmann (L.) et Hahnemann (W.). — Sur les jjertes dans les condensateurs et sur l’amortissement dans les circuits à
- haute fréquence......................5o
- Alexanuerson (G.).— Sur un nouveau moteur monophasé à collecteur pour traction. 346
- Allen (O.). — InfluencoJn-rirpporTfle^mgre-nages sur la consommation d’ctMtfAc^
- dans les tramways............ 81
- coupe compensateur des Iaininoirsdc
- Dandviken...........................365
- Anfossi (G.). —Sur le fonctionnement des isolateurs dans les lignes au voisinage de la mer............................272
- B
- Bahezat (Ë.).— Enseignement technique. . 27
- Bahlow (T.-M.). — Conductibilité Calorifique
- de paquets de tôles isolées au papier. '278 Bazille (A.). — Pompes- centrifuges à liante
- pression.............................2/i<»
- De Beaupbé (J.). — Résultat des essais effectués avec lé nouveau matériel radiotélégra-phique de la marine de guerre. ... 70
- Benischke (G.). — Chute de tension et dispersion des transformateurs......................276
- Considérations théoriques et pratiques sur la marche en parallèle des alternateurs. .............................179
- Bebndt (G.). — Indicateur de vide. .... 87
- Berthieu (A.). —Compensateur automatique. 116 Bloch (A.). — Convertisseur en cascade . . 371
- Blondel (A.). — Quelques remarques sur ' renseignement technique (suite). 5q, 220
- Résumé pratique du calcul des lignes
- à courant alternatif.............. . 3q5
- Bougault (P.). — Comment sont établies nos feuilles de patentes et comment nous
- devons les vérifier en ce qui concerne
- les usines électriques.................u53
- Breitfeld (C.). — Formules simplifiées pour l’étucle des transmissions à longue distance par courants alternatifs. . . . 90
- Brooks (II.-B.). — Potentiomètre à déviation
- pour la vérification des voltmètres. . 3o8
- Bu beau (H.). — De la formation technique des ingénieurs.....................................289
- G
- Caaifbell (A.). — Emploi d’un étalon réglable d’induction mutuelle pour la mesure des coefficients d’induction et des capacités................................. 343
- Caiifentier (D.). — Le roulement du tonnerre- 155 Cathiahd (A.). —Emploi des flammes comme soupape des courants alternatifs à haute
- tension.........................i5i, 246,
- Chaumat (IL). —Sur la réduction de l’indigo
- par voie électrolytique...............^48
- Réduction éleclrolytique de l’indigo. 154 Clerc (L.) et A. Minet. — Sur un nouveau four électrique à arc applicable aux recherches de laboratoire. . . . . 247
- Cohen (L.) et Rosa (E.-B.). — Calcul de la
- self-induction des cercles............86
- Corbino (O.-M.). — Production d’ondes entretenues au moyen cl’unc dynamo en série accouplée avec un moteur en dérivation ........................................
- Dispositif électromécanique pour la transformation directe du courant continu en courant alternatif de fréquence arbitraire........................ 870
- D
- Dalemont (J.). — L’énergie des cours d’eau
- en Suisse...........................14
- Devaxjx-Charbonnel Voir Abraham (IL). Docmek (E.). — Sur l’électrolyse des dissolutions d’acide chlorhydrique pur. . . 347
- Dutermuth (L.). — Variation de résistance du fer sous l’influence de l’aimantation longitudinale............................. . 121
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-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- 28Màrsl908.
- E
- ÉLlis (Â.-G.) et Houaiit (H.-M.). — Influence . de lu vitesse et de la puissance sur les éléments des dynamos à courant continu......................................134
- Ëscaud (J.).— Le carboranduni ; sa fabrication
- électrothermique et son industrie. . . 3oa
- F
- Fleichsmann (L.).— Brusques variations du courant à la mise en circuit des moteurs synachrones........................... . a 17
- G
- Gacogne (M.). — Calcul de l’élévation de température des conducteurs électriques. 363
- Goldschmidt (R.). — Sur l’emploi de revêtements en fer pour recouvrir les enco-
- ches ouvertes.......................... aa
- Constantes types des machines électriques .................................3 70
- Grünbaum (F.). — Sur la résonance relative
- dans les circuits à courants alternatifs. 19 Guillet (A.). —Mesure électrique des petites
- longueurs............................. 4«8
- H
- Hahnemann (W.).. Voir Adelmann (L.).
- Hellmund (R.).— Calcul du coefficient de fuite
- ‘ des moteurs d’induction.................a4
- Fuites magnétiques dans les motcurs-
- d’induction. ............................409
- Herz (G.). — Sur la mesure du facteur de puissance au moyen de deux wattmètres. . 107
- Fraudes dans les installations électriques à courant triphasé. : ... 147
- Herzog (S.). — Indicateur de vitesse pour chemins de fer électriques. . . . . . 171
- Construction de chemins de fer à traction électrique en Suisse pendant l’année 1907.................................4o6
- Hirschauer (F.). — Influence des variations de tension sur l’intensité lumineuse des
- lampes à incandescence...................377
- Horaht (H.-M.) Voir Ellis (A.-G.).
- Hyde (E.-P.) et Cady (F.-E.). —Elude comparative des lampes à incandescence à ampoule transparente et à ampoule dépolie . . . . . . . . , . . 412
- I
- Iglésis (S.). — Dynamos Iglésis et Régner à
- débit constant sous vitesse variable. . 267
- J
- Jirotka (B.). — Procédé pour augmenter la tension et trier le courant secondaire des bobines d’induction..................5i
- K
- Kersciïaw (J.). — La fabrication de la cyaiia-
- midc calcique. ........ 314
- Koluen (A.). — Méthode simple d’essai à récupération pour dynamo . . . . . . 14
- Kolkin (T.-L.). — Sur la commande électrique
- des pompes.........................91
- Kuderna (F.). — Détermination du facteur de puissance par la méthode de deux watt-
- mètres ...........................87
- Détermination du facteur de puissance
- par la méthode des deux wattmètres. 371 Kui.ka (E.). — Calcul des périodes de dérnar-rage^j^djirrêt des machines d’extrac-. tion à commande électrique .... 5a
- * "
- Lignana (G.). — Sur la mesure de l’énejM^^
- dans un circuit triphasé à 4 fils. . . 180
- Loring (G.). — Etude comparative sur les lampes à filament métallique et les lampes à filament de carbone. . . . . . 378
- M
- Manaut(A.).—Usure ondulatoire des rails. a35, 33a
- Menues (C.). — Sur le rôle de la zone neutre
- dans la commutation............... n
- Minet (A.) et Clerc (L.). — Sur un nouveau four électrique à arc -applicable aux
- recherches de laboratoire.........a 3 7
- Mollin (A.).— Les moteurs à vent et leur utilisation à la production de l’énergie électrique. .......... 43
- Montel (A.). — Antenne radio-télégraphique irradiant spécialement dans une direction donnée..................................149
- Murdoch (W.). — Détermination des propriétés magnétiques des aciers. .... ao
- N
- Nicolas (P.). — Les matières premières de
- l’élcctrotechniquc..............'. 331
- O
- Oelschlager (W.). — Calcul du courant de
- court-circuit des moteurs d’induction. ia3 Osnos (M.). — Sur les moteurs monophasés à
- collecteur. \ 380
- p.423 - vue 423/632
-
-
-
- 424
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. 1(2° Série).' **»**
- P
- Paulus (C.). — Un nouveau photomètre. . 4ï3
- Pécheux (IL). — Mesure des températures élc-'vées à l’aide des couples thermo-électriques........................................299
- Peck (J .-S.). — Dispositif de protection des
- lignes . . . . . :.................3^8
- Pensabene (L.). — . L’.es&ai .à récupération d’Hopkinson, appliqué à des moteurs
- d’induction. . 3o8
- Pierce (G.-W.). — Emploi du carborandum
- pour redressér les courants électriques. 9a Poincaré (H.). — Lord Kelvin. . . . . 139
- Punga (F.). — Nouvel enroulement pour alternateurs polyphasés......................411
- R
- Riebesell (P.)..— Sur la théorie des machines
- à courant continu. . . . . . . . aia
- Richter (C.). — Calcul des résistances liquides
- pour grande puissance...............88
- Rüdenberg (R.). — Bases de la théorie de la
- commutation. ... . . . . . 340
- Russell (A.).— Rigidité électrostatique des
- isolants des câbles. . . . . . . 53
- Rosa[(E.-B.) Voir Cohen '(L.).
- Rosenberg (E.). — Machine à courant continu,
- fournissant un courant dérivé constant. 87 Rosskopf (T.). — Calcul des induits des machines à courant continu. . . . . 181
- S
- Schmidt (K.). —• Mesure de l’amortissement
- dans les circuits oscillants.........a44
- Siegwart (F.).— Étude expérimentale des propriétés magnétiques d’un alliage de fer. ; ao Smith (E.). — Sur l’élément normal Wcston
- au cadmium.......................... . a4
- SoLiEit (A.). — Nouvelles voitures à bogies de
- la Compagnie parisienne des tramways. > .,40
- Le chemin de fer monophasé de Vienne
- à Baden............................ . 178
- Spadini (J.).— Usine hydro-électrique de Tus-
- ciano.........................' . 77
- Stauber (J.).— Propriétés magnétiques du fer
- aux basses températures.............iao
- Swyngedauw (R.).— Fabrication électrique de
- l’acide nitrique ..................ao3
- T
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- W
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- Weber (R-). — Projets d’usine hydro-électrique à Genève. . . . . .... 109
- Wedding (H.). — Modification des fours électriques à induction poiir l’affinage de
- l’acier. . . .. ...................3ia
- Wien (M.). — Sur une méthode pour la production d’oscillations électriques faiblement amorties. .. . . .... ‘i75
- Wolhauer (A.). — Éclairement uniforme des
- plans horizontaux. . . . . . . i83
- Worral (G.-W.). — Oscillations magnétiques .
- dans les alternateurs.............. . ai5
- Z
- Zenneck (J.). — Sur le mode d’action d’un résonateur pour télégraphie dirigée. . a83
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet. "
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
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- H.einke. — L’arc à courant alternatif (Eclairage Electrique, 21 déc.).
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- Wallitschek. — Elektr. Beleuchtung von Eisen-bahnwagen (Elekt. und Masch., 22 déc.).
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- Shop Prints of the Public Service Corporation of New Jersey (Sir. Ry, i4 déc.).
- Car With Side Rods in Pittsburg (Str. Ry, i4 déc.). *
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- 25 déc.).
- Armagnat. — Usines électriques du littoral méditerranéen (Ind. EL, 25 déc.).
- Leonard. — Comparaison entre le système de transmission mécanique des autobus et la transmission électrique (Eclairage Electrique, 21 déc.).
- Weicker. — Laboratoire à haute tension de la fabrique de porcelaine d’Hermsdorf (Eclairage Electrique, 21 déc.).
- Wolff Waters. —• Clark and Weston Standard Cells (jBm of Standards, déc.).
- Schapira. — Essais de téléphonie sans fil (Eclairage Electrique, 21 déc.).
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- Underhill. — Multiple Wire Windings (Electrical World, 21 déc.).
- Demington. — Torque analysis of Induction Motors (Electrical World, 21 déc.).
- Œlschlager. — Beitrag ziir Yoraasberechnung des Kurzschluss-stroines von Drehstrom-lnduktions motoren (E. T. Z., 26 déc.).
- Hobart. — The Influence of the kated speed and Goutput on the design of continuous-current gene-rators (El. Rev., 27 déc.).
- Perkins. — Ligne électrique de West Jersey (Electrician, 28 déc.).
- Drysdale. — The Theory of alternate Current transmission in Cables (Electrician, 27 déc.).
- Barré. — Appareils de protection contre les conséquences de la rupture des conducteurs aériens (B''1 Soc. Int. Elect., déc.).
- Mariage. — Application des appareils de protection aux lignes de trolley (B'" Soc. Int. Elect., déc.).
- ... — The New Fourteenth Street Concrète Sto-rage Car House of the Capital Traction Company (Sir. Ry, 21 déc.).
- ... — Conférence on Standard Classification of Accounts in Washington (Str. Ry, 21 déc.).
- Freund. — Schneesturm und Strapzenbahn insbe-sondere bei Unterleitungsbetrieb in New-York (E. T. Z., 26 déc.).
- Member. — Automatic Cab-8ignalling on Locomotives (El. Rev., 27 déc.).
- Laporte. — Les étalons lumineux et les décisions de la Commission internationale de photométrie (Écl. Elect., 28 déc.).
- Lancelot. — Sensibilité des photomètres (Éclair. Electrique, 28 déc.).
- Wohlauer. — The uniform illumination of Horizontal Planes (Electrical World, 21 déc.).
- Bellini. — A directive System of Wireless Tele-graphy (El. World, 21 déc.).
- Betiienod. — Sur le transformateur à résonance (Eclairage Electrique, 28 déc.).
- Fleming. — On magnetic oscillators as radiators in Wireless telegraphy (Electrician, 27 déc.).
- Jüptner. — Application of the Laws of Physical Chemistry in the Metallurgy of Iron (Electrochem. and Metall. Ind., déc.).
- Johnson. — Physical factors in the Metallurgical Réduction of Zinc Oxyde (Electrochem. and Metall. Ind., déc.).
- Richards. — Metall. Calculations (Electrochem. and Metall. Ind., déc.).
- Izart. — Etat actuel de l’utilisation des chutes du Niagara (Elect., 28 déc.).
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- Jacques. — Rates and Systems of charging (Elect. Rev., 27 déc.).
- Brougiiton. — Electric Crânes (Electrician, 27 déc.).
- Woodhouse. — Commercial aspect of Electric Power Supply (Electrician, 27 déc.).
- Cady. — The Electric Arc between Metallic Electrodes (Electrician, 27 déc.).
- Goi.denstein. — Pompe multicellulaire à commande électrique (Gen. Civ., 28 déc.).
- Riall Sankey. — Hand bending tests (Eng., 27 déc.).
- Callendar. — On the Measurement of températures in the cylinder of a gas engine (Eng., 27 déc.).
- Pohl . — Le développement des turbo-générateurs (Eclairage Electrique, 28 déc.).
- Letombe. — Gazogènes à gaz pauvre (Ecl. Elect.,
- 28 déc.).
- Viehe. — Hydro-Electric transmission Plant of the Rockingham Power Company (El. World, 21 déc.).
- Carpentier. — The Rolling of Thunder (El. World, 21 déc.).
- Warr. — The Use of Electricity in the AManufac-lure of armour plates (El. Rev., 27 déc.).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- Eu s’adrewant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
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- Osnos, M. — Ueber Wechselstrom-Kommutator-motoren mit besonderer Berüchsichtigung der Bahnmotoren (Elektrotechnische Zeitschrift, 2 janvier 1908).
- Schiff, E. — Konzessionen für Elektrizitâts-werke (Elektrotechnische Zeitschrift, 2 janvier 1908).
- Armknecht, Otto. — Elektricitâtswerk und Stras-senbahn der Stadt Trappau (Elektrotechnische Zeitschrift, 2 janvier 1908).
- Mc Kee, A. — The Mexican Light and Power Com-pany’s Plant at Necaxa (Canadian Electrical News, décembre 1907}.
- Montgomerry, Geo.-H. — The responsibility of electrical Companies for accidents (Canadian Electrical News, décembre 1907).
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- ... — The Easton and Washington traction Company (Street Railway Journal, 28 décembre 1907).
- Heyland, A. — Periodenumformer (Elektrische Kraftbetriebe und Bahrien, 4 janvier 1908).
- Strebel, C. — Die Wassérrohrkessel im Krieg-schiffbetriebe (Zeitschrift des Vereines deutscher Inge-nietxre, 4 janvier 1908).
- Rosskopf, Thomas. — Ueber die Ausnützung der Anker von Gleichstrommaschinen (Eleklrotechnik und Maschinenbau, 5 janvier 1908).
- ... —- Hochspannungsôlschalter (Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift, 4 janvier 1908.
- Dubs. — Gleisbau der innerstRdtischen Strassen-bahnen (Unterbau und Oberhau). (Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift, 4 janvier 1908).
- Smith, E. — Sur l’élément normal weston au cadmium (Lumière Électrique, 4 janvier 1908).
- Dart, G, — Roue hydraulique Pitman (Electri-cian, 4 janvier 1908).
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- natif simple sur les chemins de fer en Europe (Elec-trician, 4 janvier 1908).
- ... — Southern Water Power, Developments (Electrical World, 28 décembre 1907).
- Waldo V. Lyon. — Notes on the Parallel operation of alternators (Electrical World, 28 décembre
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- Dudley W. Walton. — Canal excavation by elec-tric Power (Electrical Review, London, 3 janvier i9°8)-
- ... — The Waipori hydro-electrie plant, New-Zea-land (Electrical Review, London, 3 janvier 1908).
- ... — The Willans-Parsons Steam-Turbine (Engineering, 3 janvier 1908).
- Solier, A. — Nouvelles voitures à bogies de la Compagnie Parisienne de Tramways (Lumière Electrique, 4 janvier 1908).
- Dalemont, J. — L’énergie des cours d’eau en Suisse (Lumière Electrique, 4 janvier 1908).
- Menges. — Sur le rôle de la zone neutre dans la commutation (Lumière Électrique, 4 janvier 1908).
- Grünbaum, F. — Sur la résonance relative dans les circuits à courants alternatifs (Lumière Electrique, 4 janvier 1908).
- Siegwart, F. —- Étude expérimentale des propriétés magnétiques d’un alliage de fer de la maison Kapito et Klein (Lumière Électrique, 4 janvier I 1908).
- Murdoch W. — Détermination des propriétés magnétiques des aciers (Lumière Electrique, 4 janvier 1908).
- Hellmund, R. — Calcul du coefficient des moteurs d’induction (Lumière Électrique, 4 janvier 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- Gasnier. — L’Électricité dans les transmissions des voitures automobiles (Industrie Electrique, io janvier 1908).
- Brunswick. — Commande électrique par courants alternatifs à vitesse variable (Industrie Electrique, 10 janvier 1908).
- Muller. —Turbinenregler (Zeit. fiir das gesamte Turbinenwessen, iojanvier 1908).
- ... •—Neue Ueberlandzentrale der Braunschwei-gischen Kohlenwerke (Zeit. für das gesamte Turbinenwessen, 10 janvier 1908).
- ... — Municipal conduit System of the city of Baltimore (Eleclrical World, 4 janvier 1908).
- ... — The opportunities of the small cen-
- tral station (Elecirical World, 4 janvier 1908).
- ... — Becents Power développements at Mont-pelier (Eleclrical World, 4 janvier 1908).
- Brady. — The law of electric light companies (Eleclrical World, 4 janvier 1908).
- Arendt. — Direct Current Motors (Eleclrical World, 4 janvier 1908).
- Poppe. — Wiring of résidences at small Cost (Eleclrical World, 4 janvier 1908).
- Dubs. -— Gleisbau der innerslàdlischen Strassen-bahnen (Scheiw. Eleckt. Zeitschrift, 11 janvier I9°8)-
- Drysdale. — Thetheory of alternate current transmission in cables (Electrician, 10 janvier 1908).
- Smith. — Oh the comparison of résistances (Electrician, 10 janvier 1908).
- Goodman. — The Waipori Hvdro-électric Power transmission Scheme (Electrician, 10 janvier 1908).
- Wall. — The réluctance of the Air-Gap in dynamo machines (El. Revieiv, 4 janvier 1908).
- Gaster. — The province of the illuminating En-gineer (El. Review, 4 janvier 1908).
- Schaw. — Mise à la terre du point neutre dans une installation à courants triphasés (Electricien, 11 janvier 1908).
- Henry. — Traction électrique par courant alternatif simple (Electricien, 11 janvier 1908).
- Bainville. — Protection des lignes de transport d’énergie contre la foudre(Eleclricien, 11 janvier 1908).
- Muller. — Elektromobilindustrie (Centralblatlfür Accumulaloren, 5 janvier 1908).
- Blow. — Ëlementverbindung (Centralblatt für Ac-cumulatoren, 5 janvier 1908).
- Edison, T.-A. — Umkehrbares galvanischen Elément (Centralblatt für Accumulaloren, janvier 1908).
- Trotter. — Illumination, its distribution and measurement (The ilium. Engineer, janvier 1908).
- Leeds. — The Présent Status of Acetylene Ligh-ting (The ilium. Engineer, janvier 1908).
- Fleming. — Vacuum tube Electric Lighting (The ilium. Engineer, janvier 1908).
- Drysdale. — The production and utilisation of Light (The ilium. Engineer, janvier 1908).
- Webber. — Petrol air gas Lighting (The ilium. Engineer, janvier 1908).
- Williams: — The third Rail Problem in railway Electrification (Eng. Magazine, janvier 1908).
- Heim. — 2 X no und 2 X 220 volt (E. T. Z., 9 janvier 1908).
- Armknecht. — Elektricitatswerk der Stadt Trop-pau (E. T. Z., 9 janvier 1908).
- Osnos. — U ber Wechselsirom-Kommutator Mo-toren (E. T. Z., g janvier 1908).
- Finlay. — The Ratio of Heating surface to grate surface as a factor in power-plant design (El. Review, 28 décembre 1907).
- Wilson. — Notes on the Electrical operation of textile factoreries (El. Review, 28 décembre 1907).
- Branly. -— New tele mechanic Device (El. Review, 28 décembre 1907).
- A. Mollin. — Les moteurs à vent et leur utilisation à la production de l’énergie électrique (Lumière Electrique, 11 janvier 1908).
- A. Solier. — Nouvelles voitures à bogies de la Compagnie Parisienne de Tramways (Lumière Électrique, 11 janvier 1908).
- O. M. Corbino. — Productions d’ondes entretenues au moyen d’une dynamo en série accouplée avec un moteur en dérivation (Lumière Electrique, 11 janvier 1908).
- W. IIahnemann et L. Adei.mann. — Sur les pertes dans les condensateurs et sur l’amortissement dans les circuits à haute fréquence (Lumière Electrique, 11 janvier 1908).
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- E. Kulka. — Calcul des des périodes de démarrage et d’arrêt des machines d’extraction à commande électrique (Lumière Electrique, 11 janvier 1908).
- A. Russell. - Rigidité électrostatique des isolants des câbles (Lumière Electrique, 11 janv. 1908).,
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
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- Steinmetz, Charles-P. — Electrical Engineering Education (Proceedings of the American Inslitute of Elect. Eng., janvier J1908).
- Wien, M. — Uber eine Méthode zur Erzeugung sclvwach Gedampfter elektrischér Schwingungen [Physihalische Zeitschrift, i5 janvier 1908).
- Zenneck, J. — Uber die Wirkungsweise der Empfânger fur gerichtete Télégraphié (.Physihalische Zeitschrift, 15 janvier 1908).
- The Higli Needle Dams on the Big Sandy River U. S. À. (Engineering, 17 janvier 1908).
- Indian Broad - Gauge Raihvays (Engineering, 17 janvier 1908).
- 3.000 Horse-Power Winding-Engine [Engineering, 17 janvier 1908).
- The Hallford Petrol-Electrie Motor-Bus [Engineering, 17 janvier 1908).
- The « Eclipse » Portable Electric Track-Grinder [Engineering, 17 janvier 1908).
- Lévy-Salvadoh, Paul. — Etude des grandes forces hydrauliques de la région des Alpes [Le Génie civil, i8janvicr 1908).
- Kolben, Alfred. —• Eineeinfache Rückarbeitungs-methode [Eleklrotechnik und Maschinenbau, 12 janvier 1908).
- Budau, Prof. A. =— Uber die amerikanischcn Tur-binenregulatoren mit besonderer Berückichstigung des Lombard-und Sturgess-Regulators. [Elekt.ro-lechnik und Maschinenbau, 12 janvier 1908).
- IIebzog, S.'— Der Bau von elektrisch betriebenen Bahncn in der Schwciz [Eleklrolechnik und Maschinenbau., 12 janvier 1908).
- Le chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (JJIndustrie des tramways et chemins de fer, décembre 1907).
- Gbialou. — La traction électrique comparée à la traction à vapeur sur les chemins de fer d’intérêt local ou les tramways départementaux [IJIndustrie des tramways et chemins de fer, décembre 1907).
- A New Petrol-Elcclric Omnibus for Public Service [Electrical Engineering, 16 janvier 1908).
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- Goodman, W.-G.-T. — The Waipori Hydro-Eleclric Power Transinision Sclieme [The Eleclrician, 17 janvier 1908).
- Collischonn, F. —The Coaling Machinery at Savona Harbour [The Eleclrician, 17 janvier 1908).
- Snell, J.-F.-G. — Cost of Electrical Power for Industrial Purposes [The Electrician, 17 janvier 1908).
- IIewett, John-R. — The Indianajtolis et Louis-ville, 1200-Volt, Direct Gurrent Line [Street Rail-way Journal, 4 janvier 1908).
- Electric Funeral Trains in Milan, Italy [Street Railway Journal, 4 janvier 1908).
- Valatin, Bêla. — Large Electric Locomotives for Heavy Service [Street Railway Journal, 4 janvier 1908).
- Test of a Low Voltage Altérnator for Calcium Carbide Furnaces [The Electrical Review, 17 janvier 1908). .
- The Lighting of Westminster Abbey [The Electrical Review, 17 janvier 1908).
- De Beauphé,.!.—Résultat des essais effectués avec le nouveau matériel radiotélégraphique de la marine de guerre [Lumière Electrique, 18 janvier 1908).
- Spadini, J. — Usine hydro-électrique de Tusciano [Lumière Electrique, 18 janvier 1908).
- Allen, O. — Influence du rapport des engrenages sur la consommation d’énergie dans les tramways [Lumière Electrique, 18 janvier 1908).
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- IIerz, C. — Sur la mesure du facteur de puissance au moyen de deux wattmètres (L. E., 2S janv. 1908).
- Weber, R. — Projets d’usine hydro-électrique à Genève (L. E., 25 janv. 1908).
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- Gllsciilagkr, W. — Calcul du courant de court-circuit des moteurs d’induction (L. E., janv. 1908).
- IIobart, H.-M. et Elljs, G.-A. — Influence de la vitesse et de la puissance sur les élémenls des dynamos à courant continu (E. E25 janv. 1908).
- Abraham, H. et Devaux-Charbonnel. — Les conditions de rendement maximum pour les appareils téléphoniques (L. E., 2-5 janv. 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Eleclrocliemical and Metallurgical îndustry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschincnbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin# de fer. — J. D. T. T. : Jalivbuch für dralitlosen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Procecdings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R, I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue do Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Eleotriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtcchnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Ycreines deutsclier ingenieure.
- Murray, W.-S. — The New Haven System of Single-Phase Distribution, with spécial Référencé to Sectiona-lization (E. R. Njanvier 1908).
- Hubiîard, C.-L. — Cooling Towers (E. H. N., 25 janvier 1908).
- Millar, P.-S. — A. New Universal Photomeler (A1. R. JV25 janvier 1908).
- Ross, A.-D. — Heusler’s Magnetic Aîloy (E. R. N,, 25 janvier 1908).
- The Electrification of Railways (E., 3i janvier 1908).
- Soddy, F. et Mackenzie, T. — The Electric Discharge in Monatomic Gases (E3i janvier 1908).
- O’Hanlon. — The Design of Small Transformers for Metallic Filament Lamps (E. R. L,, 3i janvier 1908),
- Hill, E.-L. — Electricity in the Textile Tradc (E. E., 3o janvier 1908).
- The Development of Continuons-currenl Generalors (Leeds Discussion) (E.E., 3o janvier 1908).
- Cost of Electrical Power for Industrial Purposes [E. E., 3o janvier 1908).
- Railway Electrification (E, E., 3o janvier 1908).
- Hirsciiauer, E. — Einfluss von Spanmingsschwan-knngen auf Glühlampen (E, T. Z., 3o janvier 1908).
- Fürst, K. — Die Akkumulatorenwagen der Eisen-bahndirektion Mainz (E. 7\ Zt, 3o janvier 1908).
- Simons et Vollmer. — Die Kurvenformen der Strome in Drehstrom-Motoren und die Trcnnung der Yerlustc (E, T. Z., 3o janvier 1908).
- Ely, Otto. — Das stadtische Elektrizitatswerk Co-burg (E, 2\ Z., 3o janvier 1908).
- Ciiaumat, M. — Réduction de l’indigo par voie élec-trolytique (<S. I. E,, janvier 1908).
- Guillaume, G, E. — Le Bureau international des poids et mesures (*5\ L E., jauvicr 1908). |
- Blondin, J. — 1-jîi fixation de l’azote atmosphérique au moyen de Téleclrieité (*5\ 1. Ejanvier 1908).
- Montpellier, J.-A. — Régulateur d’induction système Brown Boveri et Gic (Eé, icr février 1908).
- Giron, A. — Un essai de vernis isolants (Eé, i01’ février 1908).
- Meuth, H. — Die Elektra-Dampturbine und der Ro-tationskondensator von Kolb (Z. V. D., icr février 1908).
- Roche, C. — Couplage d’un groupe moteur à gaz avec des groupes moteurs à vapeur à la station centrale d’électricité de Biarritz (G, C , 1e1' février 1908).
- Hellmund, R.-E. — Magnetic Leakage in Induction Motors (E. W., 25 janvier 1908).
- Warnock, A.-W. The S tory of Bcautiful Big Is-land Park and Lake Minnetonka (*S\ T, J., a5 janv. 1908).
- Dawson, Ph. — Electric Traction on Railways. — VI, General Comparison of Continuous and Allernating-current Traction (Gontinued) (Ea, 3i janvier 1908).
- Ecoles, YV.-H. — Recent Patents in Wireless Tcle-graphy (Concluded) (Ea, 3i janvier 1908).
- Kapp, G. — The Electrification of Railways (Ea, 3i janvier 1908).
- Goldschmidt, R. — Standard Performances of Electrical Machinery (Concluded) (Ea, 3i janvier 1908).
- Burstall, W. — Tliird Report to the Gas Engine Research Coinmiltee of the -Institution of Mechanical Engineers (Ea, 3i janvier 1908).
- Betiige, W. — EfTect of Gcar Ratio 011 Energy Gon-sumplion (Ea, 3i janvier 1908).
- Pringsheim, P. — Influence of Température upon the Minimum Potential of Spark Discharges (Ea, 3i janvier 1908).
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Monteliore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique' des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Gentralblatt ftir Accumulatoren. —C. E. N. : Canadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Eîettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Indüstry. «— E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau.— E. T. 2. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.gW. Electrical World, — G. C. : Le Génie Civil.
- H. B. : La Houille Blanche, «— I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jàhrbuch ftir drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle.— R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerisclie Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
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- Cqrbino, M. — Sulle oscillazioni eleltriehe ottenibili col sistema Dinamoserie-Condonsatore (Æ7.s., ier janvier 1908).
- Scarpa, 0. — Una semplieo disposizione potenzio-metrica per misurarc piccolo forzc eleltromolrici (Plu., jor janvier 1908).
- Goldschmidt, R. — The Leakage of Induclion Motors (Concluded) (Ea., 7 février 1908).
- Campbell, à.. — Inductance Measuremenls [Ea., février 1908).
- Peck, J.-S. — Prolcctive Devices for Highlension Transmission Circuits (Ea, 7 février 1908).
- Suaw, J. — Development of Textile Electric Drivirig (Ea, 7 février 1908).
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- Kuderna, F. — Konstruktion des Leistungsfaktors aus den Angaben der Zweiwattmethode (E. a. M., 9 février 1908),
- Automotrices électriques sans impériale de la Compagnie générale parisienne des tramways (G. C., 8 février 1908).
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- Herzog. — Indicateur de vitesse pour chemins de fer-électriques (L. E8 février 1908).
- Solier A. — Le chemin de fer monophasé de Vienne à Badcn (L. E8 février 1908).
- Benibciike O. — Considérations théoriques et pratiques sur la marche en parallèle des alternateurs (Z. E., 8 février 1908).
- Lignaka O. —Sur la mesure de l’énergie dans lin circuit triphasé à quatre fils (Z. Z., 8 février 1908).
- Rosskopf T. — Calcul des induits des machines à courant continu (Z. É., 8 février 1908).
- Wolhauer A, — Eclairement uniforme des plans horizontaux (Z. E., 8 février j 908).
- Toppin W. — Recherche des défauts d'isolement dans les canalisations souterraines (Z. E., 8 février 1908).
- ... Etude financière des Industries électriques (Z, Z'., 8 février 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la^Aevué nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik.— A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Centralblatt fttr Accumulatoren. — C. E. N. : Cànadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de 1 Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : * The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. —: Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L, : Electrical Rieview (Londres).— E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau.— E. T Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. E.^WV Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. —- J. D. T. T. : Jahrbücli fttr drahtlosen Télégraphié und TelepÜonie. — J. E. E: J.oürhal:of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of' Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. ; Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E.. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R.M. : Revue de Mécanique. —• R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revué universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z- V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Bloch A. — Kaskadenumformer (E. U. M.f ‘i février 1908).
- Ellis A. G. — Variable-Speed Gommulating-Pole Motors (E. W8 février 1908).
- Chapin C. — Measurement of the Coefficient of Self-Induction of a Circuit Under Normal Load (E. W., 8 février 1908).
- Giron, A, — Installations électriques du ^vaisseau de guerre Nebraska (Eé., i5 février 1908).
- Marchand, Thiriar, Zweifach. — Télégraphié mit gewôhnlichen Telegraphenapparaten (E. T. Z., i3 février 1908).
- Voege, W. — Ein neues Verfahren zur Aufnahine der Liclitverteilungskurve und des Gleichfôrmigkeits-grades künsllicher Lichtqucllen (E.T.Z., 16 janvier 1908).
- Corbino, — Un dispositivo elettro-meccanico per la trasformazione direlta di correnti continue in oscilla-zioni persistent! di frequenza elevata (Els., ier février 1908).
- Andrei. — Le propriété degli elettroni (Els., 1e1*février 1908).
- Wolff et \Vaters. — Preliminary spécification for Clark and Weston Standard Colis (Ea., 14 février 1908).
- Fournier d’Àlbe. — The Progress of Electrical science During' 1907. (Ea. 14 février 1908).
- Steindl, F. — Bemessung von Zellenschallerleitungen (E. u. M16 février ]i908).
- Payne, J.-L. — Electric Railways in Canada (S. R, ier février 1908).
- Pausert, S. — Electrométallurgie du cuivre (R. E., i5 février 1908).
- Wall, T.-F, et Smith, S.-P. — Experimental Détermination of the Losses in Pole-Shoes duc to Armature 1
- Tecth(2?a., 14 février 190801 E. Ei3 février 1908).
- ... Power Transmission from Caflaro lo Brescia (Ea.,
- 14 février 1908).
- Beyer, H. — Direct-current Turbo-generators (Ea., 14 février 1908).
- ...... — Proteclive Devices for Hightension' Transmission Circuits (Ea., 14 février 1908).
- Poiil, R. — Zur Entwicklung der Gleichstrom-Turbo-dynamos (E. T. Z,, i3 février 1908).
- Rothert, A. — Aiis der modernen Motorenfabrikation (E. T. Z., i3 février 1908).
- Blondel, — Sur le réglage des transformateurs à résonance pour la production des décharges disruptives (S. F. P., année 1907, 3° fascicule).
- ...— An American Petrol-Electric Road Train (E. R.
- L14 février 1908).
- Erlaciier, G. F, — Sur réchauffement des résistances (Eé., i5 février 1908).
- Swyngedauw. — Fabrication électrique de l’acide nitrique (L. E., i5 février 1908). .
- Reyval, J. — Dynamos et moteurs à axe vertical (L, E., i5 février 1908),
- Riebesell, P. — Sur la théorie des machines à courant continu (L, Ei5 février 1908).
- Kolben. — Méthode simple d’essai à récupération pour dynamo (L. E., i5 février 1908).
- Worral, G. W. -— Oscillations magnétiques dans les alternateurs (L, E., i5 février 1908).
- Fleischmann, L. — Brusques variations du courant à la mise en circuit des moteurs asynchrones (L. E., j 5 février 1908).
- Blondel, A. — Quelques remarques sur l’Enseignement technique (suite) (L. E., i5 février 1908).
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- S. ") . • '
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- EJ R. L. : Eléctrical V^eview (Londres).— E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und
- ' Màschineiibaù. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.‘SW. Electrical World. — G. G. Le Génie Civil. —
- I H. B. : La,Houille Blanche. — I. G. :'Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. •— I.E.: L’Industrie, électrique.
- [ -J- I. ZT. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und
- Telephonie. ~ J, E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College. of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L. E. : Lumière Electrique.— P. A; ' I. Ë. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Pliysikaîische Zeitschrift. — R. G. T. :
- Revue Générale des Chemins 3e fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. Revue industrielle. ;— R. M. : Revue de Mécanique. —R. S. : Revue générale des Sciences.— R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie. I —S. E. T. Z. : Schweizeriselie Elektrotechnische Zeitschrift.—S. F. P. : Bulletin des séances delà Société française de Physique. — S. I. E> : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal, i — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenicure.
- . Osnos. -— Uber den Einfluss der Kurzschluszstrome auf die Phasenversçhiebung von Wechselstrom-Kommu-tatormotoren (E, u. M., 23 février 1908).
- Cohen, L. — A High Frequency Alternator (E. W i5 février 1908).
- Doumer, E. . — Sur l’électrolyse des clissolutious d’acide'chlorhydrique pur (C. R., 17 février 1908).
- Rosa, E. — The Self-Inductance of a Coil of any Length and any Number of Layers of Wire [B. S., janv. 1908).
- Coiien, L. — The Self-Inductance of a Solenoid of any Number of Layers [B. Sjanvier 1908).
- Weiss, P. -— L’hypothèse du champ moléculaire et la propriété ferro-magnétique (B. S., i5 février 1908).
- Broughton, H. — Electric Crânes (conlinued) (Ea., 21 février 1908).
- • ! Taylor, C. — Electric Power in Docks (Ea., 21 février 1908).
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- Wolff, A. F. and Waters C. — Preliminary Spécifications for Clark and Weston Standard Cells (cou-cluded) (Ea., 21 février 1908).
- Hutton, R. and Petavel, J. — Electric-Furnace Réactions under High Gaseous Pressures (E., 21 février i9°8)-
- Apï, R. — Hochspannungskabel und Hoehspannungs-Kraftüberlragimgen (E. T. Z., 20 février 1908).
- Rothert, A. — Aus der modernen Motorenfabrikalion (Schluss) (E. T. Z., 20 février 1908).
- Paui.us, C. —^ Ein noues Photomeler (E. T. Z20 février 1908).
- Poni>, R. — Zur Entwicklung der Gleichshom-Turbo-dynamos (Schluss) (E. T. Z20 février 1908).
- IIerdt, L. — Long-Distance Electric Power Transmis^ sion by Direct Gurrent (E. R. N.9 i5 Jevrier 1908).
- ... — A New Alternating-Cürrent Motor (E. R. N i5 février 1908). ',
- Bidault des Chaumes, A. — Usine hydro-électrique de la Brillanne, sur la Durance (Basses-Alpes) (G. C.ÿ 22 février 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L, : Electrical Review (Londres).— E. R. N, : Electrical Review (New-York).— É. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.jW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Univcrsity.—L. E. : Lumière Electrique.— P. A.
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- — S. E. T. Z. : Scliweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
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- ... — Electric Driving at the Motherwell Iron and Steel Works (.E. E., 27 février 1908).
- ... — Àccumulalor Locomotives for Mines (E, E., 27 février 1908).
- »Toxas> J. — Die Klassiiication der Einphasen-Moloren (JE* T. Z.y 27 février 1908).
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- Sciimalz, G. — Znr Fragc der Erwarmung der Ankcr elcktrisehcr Maschiner (E. T. Z., 27 février 1908).
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- Eiirlich, Ph. — Antrieb eincr Arbeilsmasehinc mit beriodiscli sclnvankeudem Kraflbcdarf durch chien Drehstrominotoi' (E. a. Micr mars 1908).
- 1|4 — Das Elcktrizitîitswork Kindberg (E, u. J/., \cï mars 1908).
- Montpellier, J.-A. — Usine hydraulico-élcctriquc de îa Sioule (Puy-de-Dôme) (Eé., 29 février 1908).
- Rainville, A. — Lampe h vapeur de mercure de la maison Heraeus (Eé., 29 février 1908).
- Abraham, H. —r Fonctionnement du détecteur électro-
- lytique ; influence de la température (C. R,9 24 février 1908).
- Righi, A. — Sulla probabile esislcnza di una nuova specic di raggi (raggi magnetici) durante la scarica in un campo magnetico (Els,, i5 février 1908).
- Andrei, Y. — J_,e proprieta degli Elcttroni (Els,, i5 février 1908).
- Dantjn, Ch. — Ponts roulants électriques à grande vitesse pour parcs d’aciéries (G. C.y 29 février 1908).
- ... — Les installations électriques en Grande-Bretagne. La traction électrique (G, C., 29 février 1908).
- Springer, F. — Metliods of Testiug Igniting Appara-tus (E. W., i5 et 22 février 1908).
- Nutting, P. — The Luminous Properties of Conduc-ting Hélium (E. TV., 22 février 1908).
- ... — The Washington, Baltimore et Ànnapolis Single-Phase Railway (S. R. J., i5 février 1908).
- Wiiarff, E. — The Syracuse, Lake Shore et Northern Railroad (S. R. J., i5 février 1908).
- ... — Electric Car Testing Plant at Woreester Poly-technic Institute (S. R. J., i5 février 1908).
- ... — Equipping New York’s Puy-as-You-Enler Cars (jV. R. V., 3 5 février 1908).
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- Retour Samedi, Dimanche, Lundi ou Mardi.
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- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfant, grand-père, grand’mèrc, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
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- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice versa comportent des voitures de l'° classe et de 2R classe à couloir avec water-cloeet et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant ; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classés avec water-closet et toilette. La voiture de lre classe à couloir des trains do nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de Sfr. par place), Les couchettes peuvent être retenues à l'avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
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- Le Brevet n* 317.117, du 24 décembre 1901, pour Compteur à courant alternatif d’après le système Ferraris, au nom de M. Blathy, est à négocier sous forme d’achat ou de licences.
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- L’ouverture du cours d’Électricité Industrielle, de l’lïcole spéciale des Travaux Publics et de l’Industrie (Session 1908) aura lieu, 3, rue Thénard, le Vendredi 27 mars 1908, à 8 heures du soir.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s'adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens deMontefiore. — A. P. : Ànnalender Physik. — A. M. ! Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. — G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. — C. E N. r Ganadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. :— Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnëm
- — ElS. : L'Elèttricista. E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R.. L.: Electrical Review (Londres).— E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnilc und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Tplephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. — L E. : Lumière Electrique.— P. A. L E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalisclie Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. —-R, M. : Revue de Mécanique. —- R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. £. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Ryan, W. — A transmission Line Considered as a Mechanical Structure (M, W., 29 février 1908).
- Smith, B. — Why Wooden Pôles Break Above Ground (E. W., 29 février 1908).
- Bibbins, J-. — Turbine Economies (E. W., 29 février
- 1908).
- ; Clark Fisher, W. — A résistance Comparator (Ea.,
- 6 mars 1908). t
- ... — Pneumatic Brush Jear and Carbon Brushes for D. C. Turbo-generators (Ea,t 6 mars 1908).
- Koester, F. — The Testing of Sleam-Eleclric Power Plants-II (E. E. N29 février 1908).
- Bainville, A. — Système Bonnevialle de signaux électriques sur locomotives (Eé., 7 mars 1908).
- r. . . — Les réseaux de distribution d’énergie électrique en Angleterre (Eé,, 7 mars 1908).
- Kraemer, C. — Die Zugsteuerung der Felten Guil-leaurtie-Lahmeyerwerke (E. T, Z., 5 mars 1908).
- Alm, E. — Uber die Berechnung von Transformatoren (E.., T, Z., 5 mars 1908).
- Auhagen. — Yerwendung elektrischer Huppen im Feuermeldedienst (E. T, Z,, 5 mars 1908).
- Geist. — Das Starkstrommonopol (E. T. Z5 mars i9°8)-
- Wille, IL —Das .neue Kraftwerk der Vereinigten Gummiwarenfabriken Harburg-Wien in Harburg a. d. E. (E. K, B,, 4 mars 1908).
- Kübblkr, W. :— Notizen über elektrische Einzelan-. triebe (E. K. B., 4 mars 1908).
- i .. — The Electric Re-lighting of the Royal Navy (El R. L6 mars 1908).
- f .. Les installations électriques en Grande-Bretagne. Production et distribution de l’énergie électrique (G. C.,
- 7 mars 1908).
- Bellini, E. and Tosi, A. — A Directive System of Wireless Telegraphy (E. E5 mars 1908).
- Sandell, J. — Simili Transformées for Use wilh Mejtallic Filament Lamps The New East Ham Téléphone Exçhange (E. E., 5 mars 1908).
- Jouffray, J. — Résolution des Equations au mo}ren d’Abaques logarithmiques à multiples entrées (//. B., janvier 1908).
- Gran, A. — The Tungsten Lamp (The Illuminating Engineer, mars 1908).
- Rüdenberg, R. — Der Empfang elektrischer YVellen in der drahtlôsen Télégraphié (A. P., 3 mars 1908).
- Ludewig, P. — Uber die sogenannten elektrolytîschen Stromunterbrecher (A, P., 3 mars 1908).
- Lôwy, R. — Der Reguliervorgang bei modernen in* direkt wirkenden hydraulischen Turbinenregulatoren (E. u. M., 8 mars 1908).
- Stormer, C. — Cas de réduction des équations différentielles de la trajectoire d’un corpuscule électrisé dans un champ magnétique (C. B., 2 mars 1908).
- Guillet, A. — Mesure électrique des petites longueurs (C-. R.y 2 mars 1908). *
- Minet, A. — Sur l’arc voltaïque jaillissant dans une enceinte limitée par une paroi épaisse (C. R. 2 mars 1908).
- Chevalier, A. et Verain. — Sur le triage des minéraux par réleclro-aimant (C. R.^ 2 mars 1908).
- PéciiEUx, H. — Mesure des -températures élevées à l’aide des couples thermo-électriques, (Couple platine-platine iridié) (L. E., 7 mars 1908).
- Escard, J. — Le carborandum. Sa fabrication électrothermique et son industrie (L. E7 mars 1908).
- Brooks, H.-B. — Potentiomètre à déviation pour la vérification des voltmètres (L. E,y 7 mars 1908).
- Pensabene-Perez, L. — L’essai à récupération d’IIop-, kinson, appliqué à des moteurs d’induction (L, E 7 mars 1908).
- YVedding, H. — Modifications des fours électriques à induction, pour raffinage de l’acicr (L. E., 7 mars ig°8).
- Kerschaw, J. — La fabrication de la cyanamide calcique [L. E., 7 mars 1908).
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- Fabius Henrion, Nancy.
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- La prochaine Réunion mensuelle ainsi que l’Assemblée. Générale de la Société Internationale des Electriciens, aura lieu le Mercredi 1Kt Avril, à 8 heures 1/2 précises du soir, dans la Grande Salle des Séances de la Société d’Encou-ragement, 44, rue de Rennes à Paris.
- Ordre du jour :
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- «RPPIRI
- mmm^FSFW Mars'ï§ôB'.
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans, notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS LINDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrocliemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). —. E. R. Ar. : Electrical Review (New-York). —- E. U. M. : Elektrotechnilc und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. -— E.*W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
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- Malclès, L. —- Modèle d’électromètre à quadrants de sensibilité réduite muni d’un amortisseur à air (J. P., mars 1908).
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- Crocker, F. et Arendt, M. — Direct-Currenl Motors, Their Ad ion and Control [E. W., Monthly Edition, mars 1908).
- Baker. J. — Tesling Electric Meters at Their Place of Installation (E. W’., Monthly Edition, mars 1908).
- Siebert, W. —- Unmiltelbarer eleklrischer Antrieb von Kompressoren für Schiffszwecke (E, T. Z., 12 mars 1908).
- Lulofs, W. — Das WalLmeter als Phasenmesser im Einphasenstroinkreise [E, rJ\ Z., 12 mars 1908).
- Escard,J*— Nature, composition et essai des isolants à base de matières organiques (7?. E. i5 mars 1908).
- Fischer, W* — A Résistance Gomparator (Concluded) (.Eai3 mars 1908).
- ... — Electric Discharges through Gases-I (Ea.,
- 13 mars 1908).
- Schwartz, A. and James, W. — Fuse Pbeiiomena (Ea., i3 mars 1908).
- Eïciihorn, G, — Die Poulsen-Station Lyngby (E. T. Z., 14 mars 1908).
- YVüst, C. — Ëleklrisch betriebene Hebezeruge (E. 1\ Z14 mars 1908).
- Paga.no, C. — Luce Moore (Els., ier mars 1908).
- Dettmàr, G. — Uber den Zusammenhang zwischen Stromkosten und Benulzungsdauer (E. K. B14 mars 1908).
- IIevs, J. — Studie über die ErliÔhung der Leistungs-fahigkeit der Berliner Stadt-und Ringbahn (7£. K. B 14 mars 1908).
- Bou.tu, G. — Réactions obtenues dans des fours électriques sous l’action de fortes pressions (R. /.)
- Kershaw. J. — Arlilicial Diamouds (E. R. N., 7 mars 1908).
- Mathes, L. — The Park Expérience of the Union Electric Company, of Dubuque, la. (S. R. J., 29 février 1908).
- Hewett, J. — The Richmond et Chesapeake Bay Single-Phase Railway (5. R. J., 7 mars 1908).
- ... — The Ivenwood and Stoekyards Extension of the Chicago South Side Elevaled Railroad (S. R. J., 7 mars 1908).
- . . . Financial Aspect of the New-York Central Electrification (N* R. J., 7 mars 1908).
- Nicolas, P. — Les matières premières de Pélectro-teeluiiquc, Cuivre pour bobiner sur champ. Nécessité du recuit. Sa mesure (L. E14 mars 1908).
- Manaut, A. — Usure ondulatoire des rails (fin) (L. E 14 mars 1908).
- Rüdenberg, R. — Bases de la théorie de la commutation (L. E.} 14 mars 1908).
- Campbell, A. — Emploi d’un étalon réglable d’induction mutuelle pour la mesure des coefficients d’induction et des capacités (L. E,, 14 mars 3908).
- Alexandeuson, G.-F. — Sur un nouveau moteur monophasé a collecteur pour traction (i. 7?,, 14 mars 1908).
- Düumer, E. —Sur l’éleclrolyse des dissolutions d acide chlorhydrique pur (L. E14 mars 1908).
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- 4° Des billets demi-circulaires espagnols (6 itinéraires), conjointement avec les billets français dont l'itinéraire comporte la sortie de France par Port-Bou et la rentrée en France par Hendaye ou réciproquement.
- 6° Des billets circulaires espagnols à itinéraire facultatif du tarif espagnol X. 5, conjointement avec des billets français comportant soit la sortie et l'entrée par le même point frontière, soit l’entrée en Espagne par Irun et la sortie par Port-Bou ou inversement.
- 0° Des billets directs pour Barcelone et réciproquement? enregistrement direct des bagages.
- 7° Des billets d’aller et retour valables 30 jours pour Lisbonne et Porto.
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- La Compagnie desChemins de fer de l’Ouest fait délivrer toute l’année par ses gares et bureaux de Ville de Paris, des billets d’excursion de lre et de 2e classes, valables 30 jours, aux prix très réduits de :
- 65 fr. en lre classe et 50 fr. en 2e classe permettant de faire le tour de la presqu’île bretonne.
- ITINÉRAIRE: Rennes, Saint-Malo-Saint -Servan, Dinard-Saint-Enogat, Dinan, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quimper, Douarnenez, Pont-l’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray, Quiberon,'Vannes Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, - Pont-Château, Redon, Rennes.
- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10% du prix primitif.
- 11 est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de Y Ouest et à'Orléans.
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- La Compagnie organise, avec le concours de l’Agence “ LUBIN”, les excursions suivantes :
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- Dm 18 mars au 17 avril 1908 Prix (tous frais compris) : lro c.asse, 1080 fr., 2° classe, 990 francs.
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- Départs de Paris, les 25 mars et 15 avril 1908
- Prix (tous frais compris) : 1'” classe, 1100 fr., 2r classe, 1000 francs.
- BORDS DE LA MÉDITERRANÉE
- Du 11 au 26 avril 1908
- Prix (tous frais compris) : lre classe, 550 fr., 2U classe, 500 francs.
- ITALIE,SEMAINE SAINTE A ROME
- Du 13 avril au 13 mai 1908
- Prix (tous frais compris) : lre classe, 1090 fr., 2e classe, 990 francs.
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- Du 29 avril au 24 mai 1908
- Prix (tous frais compris) : lr° classe, 980 fr., 2e classe, 890 fr.
- S'adresser pour renseignements et billets, aux bureaux de l'Agence “LUBIN 36, boid. ITaassmann, Paris
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