La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- lt E V U E
- U N I V E W S E L L15
- Il ’ É J. E C T U 1 C I T K
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- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- f'
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. BLONDEL
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSÉES, PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES PON'i ri ET CHAUSSÉES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE.
- G. LIPPMANN
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L>INSTITUT.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- H, POINCARE
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- M. LEBLANC
- A. WITZ
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES MINES. PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE,
- MEMBRE CORRESPONDANT DE L’iNSTITUT.
- TOME II (2e Série)
- Ier TRIMESTRE I Ç) O 8
- ADMINISTRATION et RÉDACTION
- 4 O, RUE DES ÉCOLES, 4°
- PARIS V°
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- Tome II (2e série). SAMEDI 4 AVRIL 1908. Trentième année. - N“ 14
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- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
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- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 5. — S. Igî.ksis. Dynamo Iglésis el Régner à débit constant sons vilesse variable, p. 7. J. Rkyval. Accidents aux canalisations électriques, p. 13.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Influence de la fréquence sur la résistance et la self-induction des solénoïdes, L. Cohen, p. 14. — Construction de machines. Les turbo-dynanios à courant continu, R. Pohl, p. 46. — Arc et lampes électriques. P ho tomé trie. Un nouveau photomètre universel, Clavton Sharp et Preston Millar, p. 48. — Traction. La traction par accumulateurs à Mayence, K. Fürst, p. 19. — Brevets, p. 19. — Bibliographie, p. 24. — Variétés. — Jurisprudence. Le procès de la Société Lilloise d’Kclairage contre les Tramways de Lille (/m),
- f. 22. — Chronique industrielle et financière. — Commande électrique des signaux de chemin de fer {fin), p. 26. jiste des brevets, pi 33. — Renseignements commerciaux, p. 34. — Chronique financière,, p. 34. Adjudications,
- p. 36.
- EDITORIAL
- Nous avons signalé dans un précédent éditorial les principaux avantages que présentait la dynamo Iglésis et Régner au point de vue de Y éclairage des automobiles.
- Nous indiquions de plus que cette dynamo permettait d’assurer très sim p I e m e n 1 11 infla ni -mation du moteur à explosions de la voiture. Dans le présent numéro (p. 7), M. Iglésis, après avoir fourni quelques indications complémentaires sur le fonctionnement pratique de la génératrice en question, donne une description complète de l’allumage proprement dit. Celui-ci est assuré au moyen d’une bobine sans treinbleur alimentée par un courant partiellement redressé ; ce courant est recueilli, sans aucune complication', entre l’un des balais et un point mobile de l’induit mis à la masse; Tune des particularités les plus intéressantes de ce dispositif est que l’on obtient à volonté l’avance à rallumage automatique, par un calage convenable de la
- came d’allumage par rapport aux manivelles du moteur. .L’exposé de la théorie de ce réglage est accompagné de renseignements précis sur le montage pratique d’une semblable installation. Les moindres détails de l’ensemble ont été étudiés avec le •plus grand soin, et les machines déjà en service ont donné toute satisfaction.
- Dans la dernière partie de son étude, qui paraîtra dans le prochain numéro, M. Iglésis traite enfin la question de l’éclairage électrique des trains.
- À propos d’un accident survenu à un câble d'une distribution à trois fils à courant continu., nous donnons plus loin (p. i3) une photographie assez curieuse qui montre nettement les effets produit par une électrolyse accidentelle. Malgré quelques accidents de ce genre, la sécurité obtenue avec les__ câbles modernes est certainement supérieure à celle
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. II (2« Série). N» 14.
- obtenue avec les lignes aériennes, et certains ingénieurs ont môme songé à Remploi de câbles pour les transports d’énergie à grânde dlstânbe. Éii ràlsdb de leui’prix actuel, bous croyons ce fendant qu’une telle solution serait prématurée.
- IJ influence de la fréquence sur la résistance et sur la self-induction des solénoides, fort connue des expérimentateurs,a donné déjà lieu des études thépHques de Wien, Som-merfeld, Picciati, Coffih, etc. Cependant les formules proposées par ces divers auteurs sont extrêmement complexes ou ne donnent pas des résultats concordants avec l’expérience. La formule proposée récemment par M. L. Cohen (p, i4) semble] épliapper à ces critiques, et nous avons perisé qu’elle pourrait être d’un grand intérêt pour nos lecteurs s’occupant de la question des oscillations électriques.
- Dans le collecteur réside évidemment la plus grosse difficulté, et à ce point de vue les inachines unipolaires (ou mieux acycliqueS) Seraient préférables âuk Imichlnes ordi-naires. Cependant, bien que des essais importants aient été tentés dans cette voie, aucun type définitif n’a encore paru sur le marché, et d’autre part certains auteurs, tels que M. R. Pohl lui-même, admettent que de semblables génératrices auraient une puissance spécifique relativement très faible (*).
- MM. Clayton Sharp et Preston Millar ont établi pour l’Electrical Testing Laboratory un photomètre universel, d’un emploi très commode. Cet appareil, qui est transportable, permet à la fois la mesure de l'éclairement en un point déterminé, et la détermination de l’intensité lumineuse d’une source dans une direction donnée (p. 18).
- M. R. Pohl,qui s’est spécialisé dans l’étude des turbo-dynamos à courant continu,yient de faire paraître en Allemagne une étude très détaillée de laquelle nous avons extrait lin certain nombre de documents importants pour les constructeurs (p. 16). L’on sait que ce genre de machines exige des soins tout spéciaux dans rétablissement des projets et dans la construction, et même plusieurs maisons ont cessé cette fabrication qui ne leur donnait que des déboires. Cependant, en particulier pour les lignes de tramways et de chemins de fer métropolitains, il serait très avantageux de posséder des machines à courant continu pouvant être accouplées directement avec des turbines à vapeur.
- La traction électrique par accumulateurs n’est guère en faveur à l’heure actuelle. Cependant, dans certains cas, elle peut offrir des avantages suffisants pour justifier son emploi; du reste,les inconvénients qu’on lui a reconnus à l’usage ont été souvent exagérés par une organisation défectueuse du service.
- Depuis un an environ, trois petites lignes desservant la banlieue de Mayence sont desservies par des voitures à accumulateurs qui ont donné des résultats satisfaisants (p. 19).
- (!) R. Pohl. Le développement des lurbo-génératenrs, Eclairage Electrique, tome LUI, u° 5a, 28 décembre 1907, p. 460.
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- 4 Avril 1908- REVUE R’RLECTRICITÉ 7
- PYNAMQ IGRÉSIS ET RÉGNER A PÉRIT GOUTANT SOUS VITESSE VARIARLE (Suite) <»>.
- Influence des variations des pertes magnétiques sur la valeur de l’intensité.
- Reprenons l'examen de l’équation (ioj :
- I — 9>8t X ait P U P 6o £
- Dans cette équation interviennent des valeurs p et e qui, en réalité, ne sont pas rigoureusement constantes. Comme nous le verrons ci-dessous, les variations de I étant très faibles et les machines étant saturées pour réaliser une bonne commutation, les variations de £ sont négligeables.
- une telle génératrice, magnétisants et compensent dans une certaihclimite la diminution de flux.
- Au delà d’une certaine position le flux total dans l’induit est augmenté et l diminue de plus en plus, car le terme p diminue également lorsque le flux augmente.
- Il s’agit de déterminer les différentes valeurs de p en fonction du décalage.
- Nous avons vu que p n’est autre chose que l’unité diminuée du pourcentage des pertes magnétiques par rapport à la puissance intérieure de la machine.
- Nous avons déterminé sur la dynamo de •2oo watts les valeurs des pertes à vide en fonc-
- Courant inducteur en ampères
- Fig. 4. — Pertes totales à vide on. fonction du 'courant inducteur pour la vitesse de 1000 t. p. m.
- Dynamo de 200 watts.
- En réalité, comme les inducteurs sont entraînés dans Je sens du mouvement, les balais sont décalés en arrière de la ligne neutre. Les ampère-tours de réactiond’induitsont,dans
- (') Voir La. Lumière Electrique, tome I (a0 série), 29 février 1908, p. 267.
- tion du décalage en faisant tourner la dynamo comme moteur à vide à la vitesse correspondant à la position de la carcasse
- cosa
- Nous avons fait ensuite plusieurs essais pour
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- déterminer, à vitesse constante, les pertes à vide en fonction de l’induction et ce pour plusieurs vitesses différentes.
- Nous reproduisons sur la ligure 4 les valeurs obtenues à i ooo t/m.
- En extrapolant la courbe jusqu’à l’origine, on obtient la valeur des pertes mécaniques seules ' pour la vitesse considérée.
- Les différentes valeurs des ordonnées O A ont permis de tracer la courbe (2) des pertes méca- ’ niques seules (lig. 5).
- On peut voir en effet parla ligure 6 qu’à vitesse constante et à induction constante, les pertes à vide varient avec le décalage.
- Nous pouvons maintenant déterminer les valeurs de p.
- Les constantes de la dynamo étaient les sui-
- vantes :
- Puissance aux bornes........... 200 watts
- Pertes par RI2 dans l’induit... 90 —
- Dépense d’excitation........... 36 —
- 3^6 watts
- fîtesèe cornespon c/ante en (/m
- 14QQ 2050
- Décalage angulaire en degrés
- I’ig. 5. — Pertes diverses à vide eu fonction du décalage et de la vitesse.
- La courbe (1) de la ligure 5 représente les valeurs des pertes à vide en fonction du décalage à vitesse correspondante. Nous y avons reporté les pertes mécaniques seules et la différence des ordonnées donne la courbe (3) qui représente les valeurs des pertes magnétiques (hystérésis et courant de Foucault) en fonction du décalage à la vitesse correspondante.
- Cette courbe 3 tient compte également des pertes provenant du décalage par suite de la commutation des spires sous force électromotrice variable.
- p à o°/roo t/rn — :
- 3a6
- à 7<)0/2.o:)0 t/m = 7
- 3 26 -f 3 32.6
- 99 %
- 326 -|- 26
- 9‘J
- 2,6
- Ainsi donc, nous voyons que pour un décalage de o à 70°, correspondant à une variation de vitesse de 1 à 3 environ, les pertes magnétiques amènent une différence de 6,4 % dans la valeur de l’intensité.
- En plus de cette différence, il faudrait tenir
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- compte de l’inertie de la carcasse, du frottement de l’articulation et de l’augmentation du flux total en fonction du décalage.
- Pratiquement, on constate moins de io % d’écart dans les mesures de I pour des variations de vitesse de i à 3, toutes causes d’erreur comprises.
- Comme cela est représenté4 sur le schéma des connexions (fig. 7) un point du bobinage de l’induit est à la masse et il se produit entre un quelconque des balais et la masse une tension variable dont la loi dépend de la position des inducteurs par rapport aux balais. On utilise ainsi pour l’allumage direct par
- Positions cngulaires en degrés
- Fig. 6. — Pertes totales vide en fonction du déplacement angulaire, pour la vitesse de 1000 t. p. m.
- Dynamo de 200 watts. v
- Application de cette dynamo à Véclairage et à rallumage des automobiles.
- D’aprcs les indications précédentes, on se rend compte des avantages que présente l’installation de cette dynamo sur une automobile pour l’éclairage intensif des lanternes et des phares et pour la recharge automatique de la batterie d’accumulateurs qui servira pour l’éclairage à l’arrêt et le double allumage du moteur.
- D’autre part, cette dynamo remplace avantageusement la magnéto et amène une grande simplification dans le double allumage qui est obtenu simplement avec trois fils partant de la bobine.
- Elle produit, comme la magnéto, du courant variable et donne ce qu’on a appelé l^rvance à l’ail umage automatique.
- Le courant variable proportionnel à la vitesse est obtenu sans complications de bagues, de frotteurs et de connexions supplémentaires par un dispositif très simple.
- la dynamo un courant primaire variant avec la vitesse.
- 11 est intéressant d’établir l’équation du courant instantané d’allumage en fonction de la vitesse pour différentes positions de calage de l’induit par rapport à la position des pistons du moteur.
- La dynamo tournant au' double de la vitesse . du moteur pour un 4 cylindres doit donner un allumage par tour, ce qui revient à dire que l’allumage se produira tou jours à la meme position du point de masse par rapport au balai utilisé.
- Il suffit donc d’établir l’équation de la différence de potentiel entre un balai fixe et un point de masse mobile suivant le calage, en tenant compte du déplacement des inducteurs en fonction de la vitesse.
- Nous supposerons les inducteurs fixes et les balais mobiles en sens inverse du mouvement,.ce qui revient au même.
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- 10 LA LÜMïÈRÈ ÉLECTRIQUE T. II (2e Sérifcj. — tî°14.
- Sdit H0 la Valeur dli ëMnip dàhU lsl pdfcition I La fdhctiori priiiiitivfe est siii 8 ët eh rënijjlà-N Si I çaht H$vii psti* RN :
- Bot /gies
- Distributeur de secondaire
- Conjoncteur- disjoncteur commandé mecaniqueme, par le mouvemerft de ia carcasse.
- Fig. 7.___Schéma des connexions pour l’éclairage et le double allumage d'un moteur muni de bougies à haute tension.
- Lorsque le moteur est à l’arrêt, le conjoncteur-disjoncteur occupe la pdsition Dr; et le circüit de la dynamo est fermé par la résistance R. Un enroulement-série auxiliaire visible sur la figure sert alors à compenser l’effort supplémentaire s'opposant au soulèvement de la carcasse pendant la manoeuvre du conjoncteur. Un commutateur Ba D^. permet d’utiliser la batterie pour rulliiittàgb (Uvëc trembleür séparé) dli départ.
- La valeur de la différence de potentiel entre A et B peut s’écrire
- V* - Vü
- (« + P)
- H0/pn cdsârfS,
- n désignant le nombre de spires par unité d’angle-
- Fig. S. — Pi’ihcipe de l’àllUritagè,
- c^ar à la position A l’angle 8 a pour valeur-
- et à la position B,
- TC
- -----a —
- x
- P-.
- Va — Vb = KN J^sin ^ — (a + p) j — siri
- VA — VB — KN [cos (a -[- p) — cos a] et en développant j
- VA — Vb = IvN [cos a cos p — sin a sin p — cos à] KN [cos a (cos p — 1 ) — sin a sin p].
- En tenant compte que N cos a = 1 (vitesse initiale), Ton obtient finalement:
- VA — VB = K [cos (p — 1) — sin p N \/1 — co.s2oc]
- K [cos (p — 1) — sin p \/N2 — 1].
- bans cette formule,N représente ie rapportdëlâ vitesse considérée àla vitesse initiale deréglagë.
- Pour déterminer la valeur de la constante K, taisons p= tu
- (Va — Vb^* = K [(costu — 1) — sin tu ^N2 — 1 ] (VA — Vajp^it = — ilv = Ec
- et au signe près K =
- cË
- i '
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- REVUE D’ÉLECf RlCITÉ
- 4 Avril 1908.
- La valeur de E eontimitiOMStUtit, ëàt dë 20 vtilis.
- T-., , ~ Il OUIlSI.IIir l‘M Ht* .*•» v u]Ts
- U ou enfin
- VA — VB =: IO [(COS p
- sinp^.
- • ' \
- Nous avons trace les courbes de Y,a Y/, en fonc-, , rhes.Ue A" vXenLjiw*
- lion de differentes valeurs angulaires de S et 1 , . -s ïui^ulaire;: <!r fi m
- nous les reproduisons sur là ligure q pour . ur la li?mr v, pour
- dillerentes vitesses.
- constante de temps appréciable, pour rétablissement du courant dans les circuits primaires et Secondaires de la bobine. Il est donc nécessaire de faire varier le moment d’allumage en fonction (^e là vitesse du moteur. Le meme résultat peut è|re obtenu pratiquement en augmentant suivant line loi convenable la différence de no-v ai il ii 1 „ r
- Jèn^iel du courant d allumage. L est ce qu on a
- àbpe|e l’avance à l’allumage automatique.
- h A fo
- 300
- Fig. (). — Courbes de tension d’allumage en
- On voit qu’à la position horizontale de la carcasse, le courant est ondulé puis se déforme de plus en plus en fonction du décalage en passant toujours par la meme valeur à i8o°.
- De o à 1800, il est facile de trouver par tâtonnement, sur un moteur considéré, une loi d’augmentation de courant d’allumage en fonction de la vitesse, donnant l’avance à l’allumage automatique lapins convenable.
- Dans un moteur à explosions, l’étincelle doit jaillir un peu avant la fin de compression, et lorsque la vitesse du moteur augmente, cette avance doit augmenter également. Par suite de la self-induction très importante, il y a, déplus, une
- fonction de l’atiglè p pdiir diverses vitesües.
- La zone de calage au delà de i8p° est inutili-
- sable, car le courant d allumage basse par une i-y, ciudc-. counuU tl ;t.«J Juissu
- valcüi* nuUepour Utle certaine Ÿitèsse.
- -ur îiil l I r 1n)i! \ !Hi«' ‘(‘«taiHr VUCOS»;.
- lous les appareils qe màiicfeüvfé sont reunis
- sur le coltrei'aie Va \)o b i ne.' ËVif 1 Ve c $ té, se trouve , ‘ili rot de la bitjiiHty bun le. Ou U .4* 4
- le commutateur de double allumage et, sur le , <• n;’Uü.l ii t (Hii*. d;«4 1 h'.».ufijç ail u u, .Æj* tM-
- devaiit, les appareils de mesure et afc manœuvre
- A, if*..*-; üj.U.CH. 'MU. U»; UïC.-UM I- o. i 4.i- UWi.U- ,
- pour lécfairagc et pouf cparçe des accumula-
- pour
- teurs.
- P
- ri j > 1 /1 j j
- Les figures io et 11 représentent la t>t>fnne ta-
- . , , \ m U l i ' , I'ï '] 1 ‘ M ; 1 {U î r 1 » i » * 1 i : . !
- blcau ouverte et fermée.
- t)aiis le cas d’allumage de moteur à rupture, le transfdrinateur est remplace par une bbbine de self qui sert, comme dans le cas précédent,
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- Fig
- 10. — Bobine-tableau ouverte. Sur le devant, appareils de manœuvre pour l’éclairage; sur le côté, commutateur de double allumage.
- pour l'allumage par accumulateurs et pour l’allumage direct par la dynamo.
- Con joncteur disjoncteur mécanique.
- Le déplacement dc-la carcasse en fonction de la vilesse et du débit permet de réaliser la conjonction disjonction automatique àl’aided’un interrupteur à deux directions, à rupture brusque, commandé par un doigt lixé sur la carcasse.
- A l’arrêt cl jusqu’à la vitesse initiale de réglage, le circuit tic la dynamo est fermé sur une résistance R. Dèsqucla carcasse se soulève, le circuit est coupé de la résistance et fermé sur la batterie. On supprime ainsi les inconvénients des cou jon cl eu rs disjoncteurs magnétiques.
- (.1 suivre./ S. Ici.ksis.
- lig. il. — ijubiiiu-lublcuii iViniée.
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- ACCIDENTS AUX CANALISATIONS ÉLECTRIQUES *
- A côté des questions qui avaient, dès le début et à juste titre, préoccupé les techniciens chargés de l’étude des lignes électriques, le développement de celles-ci et l’extension des réseaux ont donné à certains problèmes une importance particulière. Les phénomènes de self-induction, de capacité, de résonance, de surtensions sont assez connus pour qu’on puisse en prévenir les effets dans les installations. Et, quant à l’isolement des lignes aériennes, on a pu l’assurer à la fois par des isolateurs de forme convenable et par des poteaux de nature spéciale.
- Mais il reste encore, pour ces lignes, les trois grandes causes d’accidents et d’interruptions dans le service : la foudre, la tempête et la malveillance. Ce sont là, en réalité, de très graves inconvénients, puisque les centrales électriques cherchent à fournir l’énergie pour l’éclairage et les moteurs industriels et qu’une interruption dans le service porte parfois aux abonnés un préjudice important. Dans les pays fort orageux, les lignes très longues ou les réseaux très étendus sont à certains moments exposés à des arrêts assez fréquents et il n’est pas étonnant qu’on se soit posé la question d'effectuer par câbles souterrains les transports à grande distance.
- plus de sécurité au point de vue de la marche ininterrompue, mais elles sont coûteuses et ne sont pas totalement exemptes des accidents dus à la malveillance ou à l’inattention. Voici, par exemple, le cas d’une distribution à courant continu à trois fils à i5o volts entre chaque pont. Le conducteur neutre est isolé, Les câbles ont un isolement normal avec enveloppe de plomb et sont posés l’un près de l’autre dans des caniveaux enterre remplis de sable fin. Les caniveaux sont enfoncés de 6ocm dans le sol.
- Entre deux boites de jonction distantes de i3o‘" environ, un arrêt de tous les appareils alimentés et la fusion d’un plomb dans la boîte de distribution obligent le personnel de service à rechercher le défaut dans la canalisation. On ouvre une tranchée et on trouve les trois câbles fortement endommagés sur toute l’étendue de la section. La figure ï montre lin bout de l’un des câbles ; on y remarquera que non seulement l’isolant est atteint, mais qu’en outre l’enveloppe de plomb a subi une électrolyse profonde.
- Le phénomène a été plus grave en certains points; mais les câbles sont hors de service sur toute l’étendue de la section. D’autre part, on trouve en un point l’un des câbles complètement
- Fig-, i. — Photographie d’un câble souterrain détérioré par une électrolyse accidentelle.
- Car le préjudice que causent aux abonnés les interruptions de courant atteint 'par réaction la centrale, lors même qu’elle n’encourrait pas des indemnités. Les industriels hésitent à s’exposer aux perturbations dans le travail provoquées par l’arrêt des moteurs ou l’extinction des lampes et au prix d’un sacrifice d’argent ils préfèrent produire eux-mêmes leur énergie.
- Les lignes souterraines donneront sans doute
- dégarni de toute enveloppe, et la plupart, des fils qui le composent sont même sectionnés. Enfin, à un mètre environ et sur le même câble, l’enveloppe porte une blessure de quelques centimètres, qui a mis le câble à nu et l’a mis en contact avec l’enveloppe de plomb. Cette blessure, faite probablement par un coup de pioche pendant un travail de terrassement postérieur à l’établissement de la canalisation électrique, a
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- T. II (2e Série). — N° 14.
- été le point tic départ du phénomène d’électro-lyse et de la détérioration des câbles.
- Cet accident a sans doute amené une interruption assez prolongée dans l’alimentation des récepteurs de cette section, mais en somme on peut difficilement exiger d’une distribution d’énergie ce qu’on n’obtiendrait pas avec un groupe générateur indépendant. Et les courts arrêts répétés auxquels sont exposées les distributions aériennes sont bien plus à redouter que les arrêts un peu plus prolongés mais beaucoup plus rares.
- Dans une récente communication laite à l’Association des électriciens allemands (*), R. Apt indiquait fort exactement que théoriquement on peut envisager l’emploi des câbles, même dans les transports à longue distance.
- Les conditions particulières et les circonstances de temps et de lieu peuvent seules faire adopter ou rejeter tel ou tel système. A titre d’exemple, il cite les résultats d’un calcul fait pour une ligne triphasée de i4okm et destinée au transport de 70 000 kw. sous 40 000 volts. On a supposé 3 câbles simples avec point neutre à la terre, chaque câble ayant, comme tension propre, 23 000 volts. Avec une perte de i3 % , on obtient comme section de câble par phase 1,170 millimètre carré.
- En divisant cette section en trois parties, et. en supposant un câble de plus comme réserve,
- (*) Cf. R. Apt. Hoclispannungskabel und Hoclispan-nungskraftüberlragungen. Elcktrolechnische Zeitschrift, 27 février 1908.
- on installera 10 câbles de 390mm de section. D’après les calculs, le prix du matériel et les frais d’installation peuvent être largement estimés à 3o millions de francs.
- Si on calcule l’intérêt du capital à 4,î> % et l’amortissement a 3 % et, enfin, si on estime les frais d’exploitation à 1 % du capital, on trouve une dépense annuelle de 2,5o millions.
- Moyennant certaines hypothèses, on peut alors calculer les frais de transport d’un kilowattheure et pour diverses valeurs du rendement électrique de transport et du facteur de charge. Ces frais sont indiqués dans le tableau I.
- TABLEAU I
- Fiais de transport par kw.-h.
- Facteur de charge % Rendement électrique % Frais du transport en centime
- IOO 8l 0,90
- 9° 82 0,95
- 5o 86.5 1,25
- 10 70 6,55
- Mais, quoi qu’il en soit de ces chiffres, les difficultés techniques se trouvant aggravées par les frais encore trop élevés, il est fort probable que les lignes aériennes, malgré leurs inconvénients, seront adoptées dans la plupart des cas.
- J. Reyval.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Influence de la fréquence sur la résistance et la self-induction des solénoïdes. — Louis Cohen. Bulletin of llie Bureau of the Standards, janvier 1908.
- La résistance et la self-induction d’un conducteur dépendent de la distribution des courants à l’inté-rieui- du conducteur. Si le courant varie avec le temps, des couxvints de Foucault, accompagnés des champs magnétiques créés par eux, prendront naissance dans
- le conducteur,et, par suite, changeront sa résistance et sa self-induction par spire qui, au lieu d’être R0 et L0 comme pour un courant continu, seront
- R = R„ + R'
- L = L„ + L'*
- L’auteur s’est proposé de calculer les quantités R' et L' pour un solénoïde.
- Calcul de H'. — Soit a la conductivité du conducteur. Si un élément de volume dv est parcouru par un courant'de densité I, par unité de section, l’effet
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- ther mique correspondant sera— de. Si, d’autre part,
- G
- I est l’intensité efficace du courant principal, les courants de Foucault dans tout le conducteur produiront le même effet thermique qu’une résistance supplémentaire R' définie par la relation
- l’intégration étant étendue à tous les éléments de volume du conducteur. Le calcul consiste à évaluer I,, ou encore E — sl,, pour chaque élément de volume du conducteur de coordonnées r, 6, z, et il effectuer l’intégration précédente.
- Le calcul complet a été fait par M. Cohen pour une spire d’un solénoïde formé d’un conducteur à section carrée de côté d et de rayon intérieur a, comprenant s spires par unité de longueur. En supposant d petit (i ou »mm) et la fréquence élevée, il est arrivé au résultat suivant :
- R' =
- n~oo
- n—i
- + IV2) an
- dans laquelle p — a % fest la pulsation du courant principal, n un entier impair, a„ et étant définis par les relations
- 4- i Cw2ff>2
- n2%2 / n'"
- (\%2G2p2
- L’auteur a comparé les résultats fournis par cette formule à ceux de l’expérience; ils ont été tout à fait concordants.
- Pour les fréquences très élevées, de l’ordre de zo6,
- cetté formule peut être simplifiée, car alors
- d-
- et
- n* u"
- ~dT
- peuvent être négligés devant i6n2 a2 p2. Alors
- a = p = \J i -K<sp
- R' =
- H—<x> ^ n~-oo
- i‘Æs2p2%dna vi i > 2 .s2 do y p i
- JLà n2 ' ' 1
- 4 tcap \J‘j.%ap •“
- s/:
- et la résistance par unité de longueur (------- de l’ex-
- ’A'Kd
- pression précédente) ;
- IV,
- IG s2d \/f yçi
- \/(7 ,l“
- La résistance totale par unité de longueur est
- ii1 = «'1 + H„ = K„ + iiü^y4
- zi y c , 11
- ’ n-- I
- Pour un fil de section circulaire :
- K«=-V
- ait —
- i
- D’où on déduit :
- I/l ~ co \
- « + 4**\’
- La résistance d’un fil rectiligne de même longueur
- est
- R2 —- R0- VW-
- Le rapport des deux quantités R et IL est, en négligeant l’unité devant le second ternie de la première :
- n=oo
- R _ S.sdP Y I
- rf2 ~' tu 2j H2'
- n— l
- On voit que, pour les hautes fréquences, ce rapport est indépendant de la fréquence et croît proportionnellement au carré du rayon du fil et en raison inverse du carré de la longueur du solénoïde.
- Le tableau suivant montre les résultats comparatifs de l’expérience et du calcul obtenus par l’auteur en ce qui concerne les résistances des solénoïdes :
- ier Solénoïde.
- Rayon intérieur................
- Diamètre du fil................
- Nombre détours par centimètre.
- Nombre de tours total..........
- Résistance de l’enroulement . . .
- Pulsation 2 IC X i.a8o
- ait X 896
- K'
- — mesura
- H
- 0,01 C>() <V>9‘
- 4,961e111 0,2()r'm 5,i 4 33 476
- o,441 ohms
- calculé
- o oifîo
- 0,084
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. II (2e Série). —N° 14.
- a0 Solénoïde.
- Diamètre intérieur 4,961e"1
- Diamètre du fil o,2o6cm
- Nombre de tours par centimètre. 4,319
- Nombre de tours total 58o
- Résistance de l’enroulement .. . 1,028 ohms
- r • û’ rrequence — mesure K calculé R
- 21c X 1 .280 o,o52 0,044
- 2TC X 896 0,027 0,02*2
- Calcul de IJ. — La self-induction à l'intérieur dü conducteur est donnée par la formule :
- -LU = -i f IVd»,
- 2 otc J
- dans laquelle H est le champ magnétique correspondant au courant I,, considéré dans le calcul de IV. Au cours de ce calcul de IV, on trouve les composantes longitudinales de ce champ, on en déduit donc la valeur de II2, et l’intégration fournit la valeur de L.
- Si le diamètre du fil est petit et la fréquence élevée, on obtient l’expression pour un seul tour :
- 71=00
- L<=6«.w2(ïT^Î+-)iàî-
- et pour l’ensemble du solénoïde de longueur l:
- L
- n=*
- = 64 Jadl
- (an2 -J- )
- a„/i2’
- Si on remarque que, pour un courant continu, la self-induction est
- au champ magnétique à l’intérieur du conducteur. On a ainsi
- L0 = 4it2A,2^a2 -|- ^ t^sHd^a d),
- si a n’est pas très petit, le premier terme est beaucoup plus grand que le second et le changement relatif de la self-induction du solénoïde peut être pris égal à
- n—go
- L,=---------------------------—-----------------------
- 4 7t2 s2la2
- «—co
- n=t
- jt2«
- Ainsi pour <a=5om, d= o,20in, 6' = l\,p = 27c X 10e, on a
- a2 = P2 = 23,6 X 103 a = i54
- 0,2 J -Xio-
- ,6><'iT54(, + j+'-)S
- 0,025.
- Le changement de la self-induction dans cet ensemble est d’environ 2,5 % .
- A. M.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Les turbo-dynamos à courant continu. — R. Pohl. — Elektrolechnisclie Zeitschrift, 6, i3, 20 février 1908.
- ^ 47t2s2/c?(4a -f- cl),
- le changement de self-induction dans le conducteur est :
- 11 = CO
- Le changement relatif de la self-induction du solénoïde est le rapport de cette valeur de L' à la self-induction totale du solénoïde. Cette seif-induclion totale se compose de deux termes, l’un dû au champ magnétique à l’intérieur des solénoïdes et l’autre dû
- L’auteur a étudié un certain nombre de turbo-dynamos exécutées par les grandes firmes bien connues qui construisent ces machines. Il donne des indications générales intéressantes et les valeurs moyennes des facteurs qui doivent être particulièrement considérés dans ce genre de construction. Nous allons examiner brièvement les. différentes parties de cette étude.
- Limites de puissance. — O11 ne peut admettre dans ces machines les limites fixées par l’échauflc-ment ralenti par le simple rayonnement et on a recours à un refroidissement artificiel par une circulation d’air frais convenablement dirigé. Le point le plus délicat est la résistance des diverses parties du
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- rotor à la force centrifuge. Les conducteurs induits sont solidement maintenus par des cales en bronze introduites à la partie supérieure des encoches. Mais les connexions extérieures sont plus difficiles à protéger.
- Dans une machine donnée, ce sont donc des considérations mécaniques qui fixent les dimensions. Il y en a cependant d’autres. Les collecteurs doivent être sans doute bien étudiés au point de vue mécanique et au point de vue de réchauffement, mais il y faut encore considérer les valeurs du diamètre et de la tension entre lames pour lesquelles un arc pourrait se former tout autour du collecteur. L’auteur indique qu’avec une vitesse de 75 ms-sec., il ne faut pas dépasser 40 volts entre segments; d’autre part, le nombre de lignes de force par centimètre de la périphérie doit être au plus égal à Bla — ai5 000, la étant la longueur de l’induit.
- Le nombre d’ampère-conducteurs admissible varie avec l’intensité et la tension de la machine. Pour une tension de 55o volts et pour différents diamètres d’induit, les valeurs admises dans la plupart des cas sont données dans le tableau I.
- TABLEAU I
- DIAMÈTRE DE 1,’lNDUlT en millimètres AMPERE-CONDUCTEURS A. T.
- 2ÙO i3o
- 5oo 210
- 760 2ÙO
- I .OOO 275
- 1.5oo 295
- 'A.OOO 320
- 2.5oo 3 3 c»
- D’après cela et en appliquant les formules connues, on peut trouver facilement la puissance limite :
- P en kw. =: 3,3 ——. A. T.
- 100
- Le tableau II donne cette puissance pour différents nombres de tours n et différents diamètres da, la vitesse périphérique étant de 75 ms sec.
- L’auteur donne ensuite quelques renseignements sur les méthodes pour obtenir dans les dynamos à grande vitesse une bonne commutation cl évitèr les étincelles au collecteur. Ces méthodes sont bien
- connues et on les trouvera notamrhent dans l’étude du professeur Niethammer, publiée dans notre Revue (*). La longueur maxima des lames du collecteur
- TABLEAU II
- DIAMÈTRE cms NOMBRE DE TOURS PUISSANCE kw.
- 5.0 2.870 347
- 100 1.433 89°
- 14<> I .020 1.340
- 200 72O 2.080
- 2Ù0 575 2.680
- entre deux frettes consécutives peut être déterminée par la formule :
- Imax — yh.t'm f’m
- obtenue par l’application des lois générales de résistance à la force centrifuge et en admettant un coefficient de résistance de 1 000 kg. cm ; V,„ étant la vitesse périphérique du centre de gravité du segment en mètres-sec. ; /•„, le rayon correspondant et h la hauteur du segment en cms.
- Enfin, l’arbre se calcule en considérant un nombre de tours critique qui souvent dépasse de plus de 40 % le nombre de tours normal.
- Pour le calcul, on utilise les valeurs
- où nc est le nombre de tours critique : toc, la vitesse angulaire critique ; la flèche de flexion en centimètres; E, le module d’élasticité; J, le moment d’inertie en cms4 ; P, le poids total des masses tournantes en kgs ; l, la distance entre paliers en cms.
- L’auteur donne enfin les grandeurs caractéristiques et dimensions principales de trois turbo-dynamos de :
- 200 KW, 25o V, 7 000 tours (Oerlikon)
- 3oo KW, 23o V, 1 3oo tours (A. E. G.)
- 700 KW, 260 V, 1 5oo tours (A. E. G.)
- L. G.
- (‘) Cf. : Niktiiammek. Les turbo-dynamos, Eclairage Electrique, 190/j. tome XXXIX, p. 135.
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- T. II (2e Série). — N<> 14.
- ARCS ET LAIVIPÉS ÉLECTRIQUES, PHOTOIWÉTRIE
- Un nouveau photomèti'e universel. — Clay-ton Sharp et Preston Millar. — Electrical World, •25 janvier 1908.
- Les deux auteurs ont réalisé, pour l’Electrical Testing Laboratory, un photomètre transportable permettant à la fois la mesure de l’éclairement en un point ou la détermination de l'intensité lumineuse d’une source dans une direction donnée.
- L’appareil représenté dans la figure r se compose extérieurement d’une boîte prismatique en bois d'environ 2 pieds (6ocm) de long.
- Fig. 1. — Vue en élévation <et en plan (ouvert) du photomètre universel.
- Le photomètre proprement dit (dont on voit l’oculaire à gauche de la ligure) est du type Lummer et Brod’hun. Ce photomètre est fixe et l’équilibre s’obtient en déplaçant, au moyen d’une cordelette que l’on manœuvre de l’intérieur, la lampe de comparaison. Les auteurs ont préféré baser leur appareil sur l'application de la loi de l’inverse du carré des distances plutôt que sur toute autre loi (J).
- De grandes précautions ont été prises pour éviter l’arrivée sur l’écran du photomètre de rayons parasites. On y arrive au moyen d’un système d'écrans invariablement liés à la lampe et entraînés dans son mouvement.
- Le tube coudé que l’on voit dans la figure est (*)
- (*) Rappelons que, dans un appareil proposé il y a longtemps, dans le même but, par M. Mascoul, appareil qui servit à M. de VcrviJlc pour la détermination de l’éclai-reincnt de la salle de lfOpérat 1 équilibre était établi en modifiant avec un diaphragme variable, la quantité de lumière envoyée dans l’oculaire par la lampe de comparaison. Brod’hun a réalisé un appareil identique, basé sur l'application de la loi de Talbot. (N. D. T.)
- mobile et un cercle gradué permet de connaître l’angle que fait son axe avec l’horizon.
- Lorsqu’on veut mesurer une intensité lumineuse dans une direction donnée, on place dans ce tube convenablement orienté une plaque suffisante renvoyant sur l’écran du photomètre une quantité de lumière proportionnelle à l’intensité lumineuse qu’on veut mesurer.
- Veut-on, au contraire, déterminer l’éclairement en un point, on renverse cette plaque dont l’autre face est constituée par un miroir qui renvoie sur l’écran du photomètre de la lumière transmise à une plaque diffusante qu’on place à l’extrémité du tube.
- Le choix de cette plaque demande certaines précautions. Son pouvoir absorbant doit être sensiblement le même pour toutes les radiations du spectre visible. La lumière transmise doit être parfaitement diffusée.
- Autrement dit, l’indicatrice de diffusion par transmission doit être un cercle, la figure 2 montre la différence qui existe pour les plaques utilisées entre la courbe théorique et la courbe pratique.
- . V"
- Fig*. 2. — Courbes montrant l’erreur pratique commise. Cercle en trait plein : courbe théorique ; courbe en trait pointillé : courbe pratique.
- Il n’eut pas été commode de changer la lampe de comparaison suivant les grandeurs qu'on veut mesurer, d’autre part, il est impossible de songer à modifier la tension aux bornes de cette lampe, car, en élevant sa tension, on peut la détériorer rapidement, et, en [la diminuant, on modifie la coloration d’une façon incommode pour les mesures. Aussi utilise-t-on deux écrans absorbants ; l’un ne laisse passer que 10% de la lumière qu'il reçoit, l'autre 1%. Ces écrans peuvent être intercalés entre le tube coudé et le photomètre. Le calibrage de l’appareil se fait par la méthode de substitution.
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- La figure 3 donne en fonction du temps les résultats obtenus dans la mesure de l’intensité lumineuse dans une direction donnée par une lampe à arc par deux observateurs opérant simultanément avec deux appareils de ce type. On voit que les deux résultats concordent suffisamment bien.
- Fig, 3. — Comparaison entre les résultats simultanés obtenus avec deux appareils distincts.
- Lorsqu’on veut mesurer l’éclairement d’une pièce éclairée par des lampes à incandescence, il est bon de brancher la lampe de comparaison sur le même réseau pour éliminer l’influence des variations de la tension de ce réseau.
- R. J ST.
- TRACTION
- La traction par accumulateurs a Mayence. — K. Fürst. — Elektrotechnische Zeitschrift, 3o janvier et 6 février 1908.
- Depuis un an, trois petites lignes aboutissant à Mayence sont desservies par des voitures à accumulateurs. Ce sont les lignes :
- Mayence — Oppenheim 20.41
- « — Ingellieim 18.08
- « — Rüsselheim 12.24
- Les voitures, à trois essieux, ont i2m,2o entre butloirs et peuvent transporter Go personnes. Ce sont d’anciennes voitures transformées. Sous les sièges des voyages sont disposés les bacs d’accumulateurs. La batterie peut donner 23o ampères-heures avec un courant de décharge de 100 ampères et dans des conditions normales. Mais, en fait, on ne peut
- compter sur plus de 200 ampèreâ-heures, ce qui donne environ 7,5 watt-heures par kilogramme d’électrode. Deux moteurs de 25 chevaux sont établis sur la voiture et attaquent les essieux d’avant et d’arrière. Le poids total de la voilure avec sa batterie et scs moteurs est de 33,5 tonnes.
- La duree des divers trajets indiqués plus haut est respectivement 38, 35 et 25 minutes; le premier est parcouru six fois par jour dans chaque sens, les deux autres quatre fois seulement.
- Dans les sections où les rampes sont faibles, au plus nom,8 par mètre, la consommation moyenne des voitures est de 18,1 watt-heure par tonne-kilomètre, avec une vitesse moyenne de 3o kilomètres-heures.
- Après chaque voyage, les voitures sont rechargées à Mayence avec un courant de 110 à 120 ampères et pendant 4°,35 et 25 minutes suivant le trajet qu’elles ont effectué.
- Les dépenses par voiture-kilomètre se répartissent à peu près comme suit :
- Gourant................... 7,02 pf.
- Graisse, nettoyage, chauffage..................... i/, o »
- Personnel................ 10,60 ))
- Entretien des batteries et
- réparations............ 8,00 »
- Entretien des moteurs. . . 0,44 »
- Entretiendes trucs,etc.. . 1,87 »
- 29,33 pf.
- soit environ 37 centimes.
- Mais l’auteur fait remarquer que ces chiffres ne peuvent être considérés comme définitifs et qu’on les réduira. En comptant1 l’amortissement et l’intérêt du matériel de charge, répartis sur les voitures en service et d’après leurs parcours annuel, on arrive à un chiffre de 38, <j3 pf. par voiture-kilo-, mètre. Gela donne donc au total environ 70 pf. ou 90 centimes par tonne-kilomètre.
- R. R.
- BREVETS
- Perfectionnements au moteur série monophasé. — B.-T. Larame. — Brevet anglais n° 5 5o(ï (r9°/)’ publié le 12 mars 1908.
- Lorsqu’un moteur série monophasé est alimenté par exemple par le secondaire d’un transformateur, il peut se faire que, dans le circuit local ainsi formé, le moteur donne naissance à un courant conlinu.
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- C'est le cas où l'on renverse le sens de marche pour faire de la récupération dans les rampes; le moteur peut alors s'amorcer comme une machine série à courant continu qui serait mise en court-circuit sur elle-même (*). Pour remédier à cet inconvénient, l'on peut brancher aux bornes de l'enroulement d'excitation une bobine de self-induction ayant une inductance élevée et une très faible résistance ohmique. Le courant alternatif dérivé par cette bobine peut donc être rendu insignifiant, tandis que, si un courant continu tend à se produire dans l'induit, il passe à peu près entièrement dans le shunt ainsi formé, en raison de sa faible résistance ohmique; la machine ne peut donc s'amorcer comme génératrice à courant continu, la faible portion de courant continu, passant dans l’enroulement excitateur, étant trop faible pour provoquer l'amorçage. Si la bobine de self-induction est construite avec un entrefer variable, elle peut en outre servir a régler automatiquement le courant dans les rampes (marche en récupération). Un solé-noïde parcouru par le courant récupéré augmente l'entrefer de la bobine lorsque ce courant dépasse certaines limites; l’inductance de la bobine diminuant de ce fait, le courant alternatif passant dans l’enroulement d'excitation diminue également et la force contre-électromotiûce de la machine reprend une valeur normale.
- Procédé pour prévenir l’électrolyse par les courants alternatifs des conduites et objets métalliques enfouis sous terre. — British Thomson Houston Company. — Brevet anglais n° 4 i8r (1907), publié le 12 mars 1908.
- Même dans les installations de traction par courants alternatifs avec retour par les rails, les courants vagabonds produisent parfois l’électrolyse de tuyaux, conduites, etc., car la demi-onde négative ne neutralise pas exactement l'effet produit par la demi-onde positive. Afin d'éviter ces corrosions, l’on propose de superposer au courant alternatif un courant conservant un sens déterminé et ayant une intensité suffisante pour empêcher tout phénomène d’électro-lyse (il suffit pour cela que cette intensité soit égale à i,5 % environ du courant alternatif principal).
- (*) Voir les essais de Kummku, Eclairage Electrique, 1907, tome LÏI, p. 175. La résistance ohmique des enroulements du moteur et du transformateur étant faible, il en résulte que cet amorçage en génératrice à courant continu doit être assez fréquent et peut donner lieu à des freinages brusques intempestifs et nuisibles à tout point de vue. (N. D. L. R.)
- L'action de ce courant auxiliaire s'ajoute à celle des demi-ondes négatives, et la résultante compense l'effet des demi-ondes positives.
- L'on peut obtenir ce courant au moyen d’une soupape à mercure, d’un convertisseur rotatif, ou même d'une batterie indépendante du réseau.
- Montage pour la charge des batteries d’accumulateurs dans un circuit à trois fils. — Ganz'sche EIektrizitats-A.kt.-Ges. à Budapest. — Brevet autrichien n° 4 653 (1907).
- La charge s’effectue à l’aide d’une machine auxiliaire, dont l’induit est placé soit entre les deux demi-batteries et la dynamo de charge, soit en série avec une des demi-batteries. Pour charger la batterie entière, la machine auxiliaire peut donc marcher comme générateur (survolteur) ; si l’on veut décharger successivement les deux demi-batteries, la machine auxiliaire fonctionne comme moteur pour absorber une partie de la tension de la dynamo principale lorsque celle-ci marche en parallèle avec la demi-batterie en service.
- Téléphone haut parleur. — D. Marzi.— Brevet français n° 38o i85, délivré le 3o novembre 1907.
- L’un des dispositifs décrits dans ce brevet est le suixant :
- Une armature en fer doux A! peut pivoter autour de l’axe O, entre deux aimants permanents en fer à cheval NS, NS, dont les pôles sont disposés comme l'indique la figure 1. Une bobine fixe B est placée con-
- Fig. 1. — Téléphone haut parleur Marzi.
- centriqucmcnt avec l’armature A; enfin cette armature est reliée par un système de leviers à la plaque vibrante P. Lorsque la bobine B est parcourue par un courant téléphonique, des pôles correspondant au sens instantané du courant se développent aux extrémités de l'armature, et celle-ci se mettant à vibrer synchroniquement communique à la plaque P des vibrations énergiques reproduisant le son émis devant le microphone. Cette disposition donne lieu à
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- des actions électromagnétiques relativement puissantes; d’autre part, elle permet de constituer la plaque P en une matière non magnétique, possédant
- des qualités exceptionnelles au po*int de vue acous tique.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die englischen elektrochemischen Patente, (Les brevets électrochimiques anglais), par P. Ferch-land. -— i volume in-8° de 176 pages avec figures. — W. Knapp, éditeur à Halle. — Prix, broché : 9 m.
- Le droit anglais sur les inventions est le plus ancien et son origine remonte à i6a3 ; inutile d’ajouter que la législation s’est modifiée et complétée depuis. Mais,néanmoins,la législation anglaise reste encore différente de la législation allemande et l’auteur marque très exactement dans son introduction ce qui les distingue.
- Le présent volume est le premier d’une collection et se rapporte aux brevets anglais d’électrolyse. Les brevets sont sommairement décrits et lorsque cela ajoute réellement au texte, l’auteur reproduit les figures annexées aux descriptions officielles. Ils sont groupés par année et dans l’ordre où ils ont été accordés ; enfin une table alphabétique facilite les recherches.
- O. M.
- Etude sur les résultats d’exploitation des principales installations hydro-électriques publiques et privées de la Suisse, par G. Reuss, ingénieur en chef des ponts et chaussées, et F. Cordier, capitaine d’artillerie — 1 volume in-8° de i58 pages, avec 87 figures dans le texte. — Imprimerie nationale, Paris.
- Ce livre renferme en réalité deux parties; la première se rapporte à la législation des chutes d’eau. On y trouvera une analyse très claire des diverses législations suisses qui, en cette matière, sont de la compétence exclusive des cantons. Ce n’est que tout récemment que la Confédération est intervenue pour empêcher les transports d’énergie hors frontières et pour régler les concessions nouvelles, en les subordonnant à une autorisation fédérale.
- La seconde partie de l’ouvrage se rapporte aux chutes elles-mêmes, à leur aménagement, à leur exploitation. Les plus importantes usines hydro-élec-
- triques ont été visitées par les auteurs qui en ont rapporté des documents fort intéressants. Ces documents, méthodiquement classés, permettent, même à ceux qui ne sont pas spécialistes en la matière, de se rendre compte des méthodes d’installation et des conditions d’exploitation de ces usines.
- J. D.
- Cours de physique conforme aux programmes des certificats et de l’agrégation de physique, par H. Bouasse. — Deuxième parlie. Thermodynamique. Théorie des ions. — 1 volume grand in-8° de 260 pages, avec 64 figures. — Ch. Delagrave, éditeur, Paris. — Prix : broché, 7 francs.
- L’intérêt de l’ouvrage de M. Bouasse réside dans ce fait que l’auteur résume d’une manière, en général fort simple, les travaux effectués jusqu’à ce jour sur un grand nombre de questions.
- Après un exposé des principes fondamentaux de la thermodynamique, au cours duquel il introduit la notion des potentiels thermodynamiques, et consacre une place assez importante aux transformations irréversibles, l’auteur applique les résultats obtenus à l’étude des gaz parfaits, puis des gaz réels, puis de la dissociation des systèmes gazeux, soit homogènes soit hétérogènes.
- La règle des phases, établie d’une manière très simple par la considération des potentiels thermodynamiques, sert de base à l’étude des systèmes univa-riants et invariants et spécialement des dissolutions des solides, des liquides ou des gaz. Toute cette étude présente le plus grand intérêt pour un grand nombre de recherches d’ordre chimique.
- La théorie des dissolutions est très heureusement complétée «par la théorie du rôle des ions dans les dissolutions et par les considérations relatives à la pression osmotique, résumées par la formule de Van t’IIoff; l’étude des phénomènes de tonométrie et de cryoscopie et des phénomènes de diffusion termine cette intéressante partie de l’ouvrage.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2« Série). — N» 14.
- Les chapitres suivants sont consacrés aux piles ; la théorie thermodynamique en est présentée à l’aide de la considération des potentiels thermodynamiques. L’étude des phénomènes thermo-électriques et> des différences de potentiel au contact de corps différents, tous métalliques, ou bien dont certains sont des diélectriques ou des liquides, sert d’introduction à la théorie de la polarisation des électrodes; l’hypothèse de Nernst sur la dissolution des ions métalliques au contact d’un liquide est ensuite utilisée pour le calcul de la force électromotrice de différentes piles.
- La théorie cinétique des gaz est présentée assez simplement dans le chapitre suivant; il est toutefois permis de regretter que l’auteur n’ait pas cru devoir J y ajouter quelques considérations sur l’ionisation des j
- gaz et le rôle des ions gazeux dans la condensation de la vapeur d’eau.
- L’étude des explosifs qui vient ensuite est un résumé fort bien présenté des travaux publiés sur cette question.
- L’ouvrage se termine par une théorie de la conduction thermique rendue extrêmement simple par la considération des flux de chaleur, analogues aux flux de force en électricité, les surfaces isothermes étant assimilées à des surfaces équipotentielles.
- En résumé, cette deuxième partie du cours de physique de M. Bouasse paraît devoir être lue avec le plus grand profit par toutes les personnes soucieuses de se tenir au courant des plus récents travaux scientifiques sur les phénomènes thermiques.
- A. M.
- VARIÉTÉS
- JURISPRUDENCE
- LE PROCÈS DE LA SOCIÉTÉ LILLOISE D’ÉCLAIRAGE CONTRE LES TRAMWAYS DE LILLE [FlII) (').
- Nous avons précédemment donné les plaidoiries et les conclusions des avocats des parties adverses dans ce procès important. Voici le texte in-extenso du jugement que vient de rendre le Tribunal de Commerce :
- Résumé des conclusions. — Attendu que, par exploit en date du ai décembre 1907, la Société Lilloise d’Eclairage Electrique a assigné la Compagnie des Tramways de Lille et de sa banlieue devant le Tribunal de Commerce de Lille pour s’entendre faire défense, sous astreinte, de continuer la vente de ses excédents d’énergie électrique et en général de faire tout commerce d’électricité.
- Attendu que la Société demanderesse réclame, en outre, à la Compagnie défenderesse la somme de 200 000 francs de dommages-intérêts pour réparation du préjudice à elle causé par les agissements de cette dernière.
- Attendu que la Compagnie des Tramways prétend avoir le droit de céder et être régulièrement autorisée à le faire, ses excédents et qu’elle ne saurait de ce chef devoir aucuns dommages et intérêts.
- (') Cf. La Lumière Electrique, Ionie I (20 série), p. a56 et 291.
- Attendu qu’elle prétend n’avoir cédé que ses excédents, sans faire aucune autre vente d’énergie électrique, que, par conséquent, il serait prématuré de lui faire défense de faire une chose qu’elle n’a jamais faite.
- Attendu qu’elle conclut à ce que la Société demanderesse soit déboutée de ses demandes, fins et conclusions, et condamnée aux dépens de l’instance.
- Situation des parties. — Attendu que la Société Lilloise est dûment aux droits de la Compagnie du Gaz de Wazcmmes et de la Compagnie impériale et continentale du Gaz de Londres; qu’elle est ainsi bénéficiaire du monopole concédé à ces Compagnies pour l’éclairage électrique de la ville de Lille, et de la concession sans monopole qui leur a été accordée, pour la durée du monopole éclairage, en ce qui concerne la distribution de la force motrice électrique.
- Attendu que la Compagnie des Tramways est ré-trocessionnaire d’une concession de transports accordée à la ville de Lille et dont le but, les conditions et la durée sont nettement fixés.
- Attendu que la situation des parties, ainsi définie, résulte clairement des documents de la cause et des éléments d’appréciation que le Tribunal possède.
- Sur la vente des excédents, prétention de la Société demanderesse. — Attendu que la Société Lilloise contestant à la Compagnie des Tramways lé
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- droit de vendre les excédents d’énergie électrique résultant de l’exploitation de la concession de transports dont elle est rétroccssionnaire, base sa prétention sur ce que la Compagnie des Tramways, concessionnaire d’un service public, doit se renfermer strictement dans l’objet de sa concession.
- Attendu qu’elle prétend, en outre, que la Compagnie des Tramways se sert abusivement, pour un usage commercial étranger à son but, d’une partie du matériel destiné à l’exploitation de la concession dont elle est rétrocessionnaire.
- Attendu qu’elle prétend enfin que l'arrêté préfectoral d’autorisation, obtenu par la Compagnie des Tramways, ne saurait modifier en rien cette situation, qu’il n’est pas opposable aux tiers, et qu’au surplus les obligations imposées par cet arrêté préfectoral de principe n’ont pas été respectées par la Compagnie défenderesse.
- En fait. — Attendu qu’une Compagnie de Tramways ne saurait produire l’énergie mathématique -ment nécessaire à l’exploitation de sa concession de transports, que cette production doit notamment prévoir des variations très sensibles causées par les différences d’activité du transit.
- Attendu que l’énergie électrique, vendue à des particuliers par la Compagnie des Tramways comme force motrice, provient précisément de la différence de courant utilisé les dimanches et jours fériés où le transport des voyageurs est considérable et les autres jours où la circulation est moins intense.
- Attendu que cette différence constitue les excédents véritables résidus de la production d'énergie électrique nécessaire à l’exploitation.
- Attendu qu’il ne saurait y avoir confusion entre ces excédents et les réserves que la Compagnie des Tramways doit, en tout temps, pouvoir faire intervenir pour parer a un accident ou à toute autre cause imprévue; qu’il importe de remarquer que le rapport, cité plus loin, de M. l’Ingénieur en chef du service compétent établit nettement la distinction nécessaire et constate l’existence d’une machine destinée à assurer la réserve.
- Attendu que les excédents ne sont pas produits intentionnellement pour la vente, mais sont la conséquence de l’exploitation elle-même et n’occa-sionnent aucun engagement spécial d’une part du capital social.
- Attendu qu’en en tirant parti, la Compagnie des Tramways ne s’écarte nullement du but de sa concession, mais utilise un produit accessoire qu’on ne
- saurait équitablement l’obliger à laisser inutilisé, et dont l’importance restreinte est limitée et contrôlée par l’autorité administrative qui prend pour bases de ses appréciations et autorisations la production normalement proportionnée aux exigences réelles de l’exploitation.
- Attendu que ces excédents sont de minime importance comparativement à celle de l’énergie électrique utilisée comme force motrice dans le périmètre du réseau exploité par la Compagnie des Tramways.
- Attendu, du reste, que l’emploi de l’énergie électrique prend chaque jour, par suite du progrès de l’industrie, un développement toujours plus considérable, alors que les excédents tolérés [h la Compagnie des Tramways restent forcément limités, qu’ainsi réglementée la vente de ces excédents devient quantité quasi négligeable dans la consommation générale, alors qu’il en serait tout autrement si la Compagnie des Tramways produisait de l’énergie électrique en vue de la vente.
- Attendu qu’en ces conditions il n’échet de faire défense à la Compagnie des'Tramways de tirer pai*ti d’un produit accessoire et limité de son exploitation.
- Détournement d’usage du matériel. — Attendu que la Compagnie des Tramways ne sortant pas de son but en utilisant, comme dit ci-dessus, un produit accessoire et limité de son exploitation, le matériel dont elle dispose ne saurait être réputé consacré à une entreprise étrangère à cette exploitation.
- Attendu, de plus, que les détails concernant cet emploi de matériel sont soigneusement indiqués dans les arrêtés d’autorisation accoi’dés à la Compagnie défenderesse ; qu’il n’y a pas lieu non plus de faire état des prétentions de la Société Lilloise sur ce point.
- Sur Y autorisation préfectorale. — Attendu que la Compagnie des Tramways a sollicité de lM. le Préfet du Nord, par lettre du %% décembre i<)o5, l’autorisation de vendre aux particuliers les excédents d’énergie électrique dont elle disposait.
- Attendu que M. le Préfet du Nord, après enquête et rapport de M. l’ingénieur en chef du service compétent et consultation de M. le Ministre des Travaux publics, a, par arrêté du ‘ii février 1906, accordé en principe l’autorisation demandée, mais sous les réserves suivantes : i° qu’il n’en résultera aucun inconvénient pour l’exploitation des lignes de tramways; 9,0 que l’autorisation, donnée à titre précaire et sous réserves des droits des tiers et des municipalités, sera immédiatement retirée si des troubles se pro-
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- (luisent dans l’exploitation; 3° que toute demande de cession devra faire l’objet d’une instruction et d’une autorisation spéciales; 4° que la Compagnie des Tramways se munira des autorisations nécessaires du service des Postes et Télégraphes, ainsi que des autorisations de voirie et autres nécessitées par la traversée des différentes voies.
- Attendu que cette autorisation s’applique uniquement aux seuls excédents dont l’existence fut constatée à la date même de l’autorisation de principe, et à l’exclusion de toute production nouvelle résultant notamment d’une augmentation d’outillage réalisée en vue de la production d’énergie pour la vente, ce dernier cas nécessitant une autorisation par décret rendu en Conseil d’Etat.
- Attendu que la Société Lilloise prétend que la Compagnie des Tramways ne s’est pas conformée aux obligations que lui impose l’arrêté préfectoral de février 1906.
- Attendu que le Tribunal n’a à apprécier ni les termes ni le bien-fondé d’un arrêté préfectoral, acte administratif, toute action, s’il était discuté, devant être portée devant la juridiction administrative. Attendu que la Société demanderesse n’a du reste tenté aucune action en ce sens.
- Attendu que le Tribunal n’a pas non plus à ignorer un tel arrêté, mais qu’il doit le prendre simplement tel qu’il existe dans sa forme et teneur et pour l’effet qu’il peut produire.
- Sur les obligations imposées. — Attendu que la Compagnie des Tramways justifie avoir sollicité et obtenu pour chaque cas particulier l’autorisation préfectorale spéciale imposée par l’arrêté de principe, et s’être mise également en règle avec le service des Postes et Télégraphes.
- Attendu qu’elle a chaque fois sollicité de M. le Maire de Lille une permission de voirie, conformément aux prescriptions de l’arrêté préfectoral; que malgré de multiples et pressantes démarches elle n’a pu se procurer cette permission, mais qu’aucun refus ne lui a non plus jamais été opposé; que vainement la Société Lilloise se prévaut d’une lettre de l’Administration municipale disant que la permission demandée n’avait jamais été accordée et que même un procès-verbal avait été dressé.
- Attendu que cette lettre est en réalité d’une imprécision qui permet confusion. Que le procès-verbal rappelé a été dressé, non parce que la Compagnie des Tramways avait passé outre à un refus de permission, mais uniquement parce qu’un de ses emr
- ployés avait accidentellement négligé de solliciter la permission ; qu’au surplus la Ville de Lille n’a pas donné suite à ce procès-verbal.
- Attendu que cet incident causé par la négligence d’un sous-ordre est un fait absolument isolé, qu’il ne saurait en rien permettre de douter de l’intention formelle de la Compagnie des Tramways de respecter les prescriptions de l’arrêté préfectoral concernant les permissions de voirie. Qu’il témoigne de la volonté de l’Administration municipale d’exiger la demande régulière de la permission de voirie, mais nullement de sa décision ou de son intention de refuser cette permission.
- Attendu que la Compagnie défenderesse était fondée à penser que son refus lui serait signifié comme lui avait été signifiée l’exigence de la demande.
- Attendu, du reste, que si l’Administration municipale n’a su se décider ni à accorder ni à refuser les permissions sollicitées à de nombreuses reprises, cette indécision prolongée ne saurait être préjudiciable à la Compagnie des Tramways, d’autant plus que celle-ci a fait tous les efforts en son pouvoir pour mettre fin à une situation anormale semblant devoir se perpétuer et qui, en fait, est encore sans changement au jour du présent jugement.
- Attendu qu’en agissant comme elle l’a fait, la Compagnie des Tramways a réellement mis en demeure l’Administration municipale de lui interdire la traversée des voies municipales, si cette Administration avait estimé devoir ou vouloir faire cette défense.
- Mais attendu que même le fait accompli n’a pas provoqué de la part de ladite Administration le moindre acte d'opposition qui aurait pu, le cas échéant, être soumis à l’appréciation de l’autorité supérieure.
- Attendu que la Compagnie des Tramways a pu vraiment, après tant d’insistance, se considérer comme bénéficiant d’une autorisation tacite, qu’il échet de constater qu’en ce qui concerne la permission de voirie olle a fait tout ce qui pouvait être exigé d’elle, et qu’il ne saurait être retenu de ce chef aucun grief contre elle.
- Attendu que la Compagnie défenderesse n’a vendu que ses excédents d’énergie électrique, qu’elle ne l’a fait qu’après avoir demandé autorisation préfectorale et qu’elle s’est en tout manifestement efforcée de satisfaire scrupuleusement aux prescriptions de l’arrêté d’autorisation.
- Attendu que se bornant à la vente de ces excédents, prévus par l’autorité administrative, elle
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- n’avait pas à solliciter l’autorisation du Conseil d’État.
- Attendu, au surplus, qu’elle a procédé avec prudence; qu’elle a notamment stipulé dans scs contrats de vente que l’énergie vendue devrait être utilisée « dans les limites permises parla loi du i5 juin 1906 sur la distribution d’énergie électrique » ; que les contrats intervenus ne deviendraient exécutoires qu’après obtention des Pouvoirs publics des autorisations nécessaires; que les contrats comporteraient engagement de se conformer aux conditions et prescriptions de l’autorité compétente, et notamment aux arrêtés d’autorisation;
- Attendu que cette dernière stipulation transporte aux contrats passés le même caractère de précarité attaché à l’autorisation accordée par M. le Préfet du Nord. Qu’il ne saurait donc résulter du chef de ces contrats aucune perturbation grave dans l’exploitation du service public, toute irrégularité dans ce service pouvant déterminer le retrait immédiat de l’autorisation toujours révocable.
- Attendu que les allégations de la Société Lilloise, concernant la non-exécution par la Compagnie des Tramways des obligations imposées par l’arrêté d’autorisation, sont donc dénuées de fondement.
- Sur l’interprétation de la loi. — Attendu que, pour interpréter justement une loi, il ne faut pas en considérer les articles isolément, mais les rapprocher les uns des autres et coordonner entre elles les diverses stipulations.
- Attendu qu’il y a lieu, pour fixer la portée de l’article 8 de la loi de 1906, discutée par les parties, de rapprocher les termes de cet article à ceux de l’article 5.
- Attendu que l’article 8 dispose : « Aucune concession ne peut faire obstacle à ce qu’il soit accordé des permissions de voiries ou une concession à une entreprise concurrente, sous la réserve que celle-ci n’aura pas de conditions plus avantageuses. » Mais, attendu que l’article 5 stipule : « Elles (les permissions) ne peuvent prescrire aucune disposition relative aux conditions commerciales de l’exploitation. Elles ne peuvent imposer au permissionnaire aucune charge pécuniaire autre que les redevances prévues au paragraphe 7 de l’article 18 ».
- Attendu que la permission et la concession sont deux régimes essentiellement différents, pour lesquels le législateur a prévu des traitements nette-inents différenciés.
- Attendu qu’aux termes de la loi de 1906 la permis-
- sion ne peut comporter aucune disposition relative aux conditions commerciales de l’exploitation, ni aucune autre redevance de voirie, tandis que la concession comporte au contraire un cahier des charges avec toutes ses obligations.
- Attendu que cette différence s’explique par le caractère d’instabilité et de précarité attaché à la permission, toujours révocable alors que le concessionnaire jouit d’une quiétude absolue pendant toute la durée de la concession. Qu’il est donc admissible de ne pouvoir imposer de charges à la permission essentiellement instable et précaire, et de devoir, au contraire, en imposer à la concession, en raison même des avantages de durée qui lui sont accordés.
- Attendu que la permission libre de toute charge aura donc toujours, sauf en ce qui concerne la durée, des conditions plus avantageuses que la concession.
- Attendu que, dès lors, l’article 8 ne saurait s’interpréter : que la permission n’aura pas de conditions plus avantageuses que la concession antérieure ; mais bien qu’une concession nouvelle ne pourra pas avoir de conditions plus avantageuses que la concession déjà existante.
- Attendu que donner à cet article une autre interprétation équivaudrait à rendre impossible toute permission là où existerait une concession, ce qui serait contraire à l’esprit même de la loi, qui veut donner à la distribution de l’énergie électrique les plus grandes facilités.
- Attendu que la Société Lilloise est donc mal fondée à prétendre que la Compagnie des Tramways, simple permissionnaire, est en contradiction avec la loi de 1906 parce qu’elle a des conditions plus avantageuses qu’elle-même concessionnaire.
- Sur la défense de faire commerce d’électricité en général. — Attendu que 'malgré les allégations de la Société Lilloise, qui n’apporte du reste aucune preuve à l’appui de ses dires, il apparaît que la Compagnie des Tramways n’a pas effectué d’autres ventes d’électricité que celle des excédents qu’elle a été autorisée à céder; qu’elle n’a pas même complètement atteint dans cette vente le chiffre d’excédents indiqué dans le rapport de M. l’ingénieur en chef compétent précédant l’arrêté préfectoral d’autorisation.
- Attendu que le Tribunal n’a pas à faire défense à la Compagnie des Tramways d’exercer un commerce qu’elle n’a ni exercé ni tenté d’exercer jusqu’à ce jour et que rien ne permet d’affirmer d’une façon certaine, quant à présent du moins, qu’elle a l'intention d’exercer dans l’avenir.
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- Attend» au surplus que la situation des parties reste absolument entière pour les faits qui pourraient se produire par la suite.
- Attendu que le Tribunal ne saurait statuer ni in futurum ni par disposition générale et réglementaire, ce qui serait contraire à l’article 5 du code civil.
- Attendu qu’il ne peut donc accueillir les conclusions de la Société Lilloise tendant à ce qu’il soit fait défense, dès à présent et d’une façon générale, à la Compagnie des Tramways de faire aucun commerce d’électricité, et que la Société demanderesse doit être déboutée de sa demande à ce sujet.
- Sur les dommages et intérêts. — Attendu que la Société Lilloise ne pourrait être fondée, dans le cas faisant l’objet de la présente instance, à réclamer des dommages-intérêts à la Compagnie des Tramways, que si celle-ci s’était rendue coupable à son égard de faits de concurrence déloyale.
- Attendu que, pour que la concurrence puisse être qualifiée déloyale, elle doit comporter des agissements contraires à la loi.
- Attendu que la Compagnie défenderesse, en cédant dans les conditions où elle l’a fait ses excédents d’énergie électrique et en cédant uniquement ces excédents, n’a commis aucun acte délictueux ni pratiqué aucune opération illicite.
- Attendu que la demande de dommages-intérêts
- introduite par la Société Lilloise n’est pas justifiée, qu’il ne peut y être fait droit et qu’elle doit en être déboutée.
- Sur les dépens. —Attendu que la Société Lilloise succombe sur les différents chefs de sa demande et que les dépens de la présente instance doivent par conséquent être laissés à sa charge.
- Par ces motifs,
- Le Tribunal, vidant son délibéré du i3 février et jugeant en premier ressort, dit : i° Que la Compagnie des Tramways a régulièrement cédé les excédents d’énergie, déchets de la production d’électricité nécessaire au fonctionnement de son exploitation, et qu’elle a été autorisée à céder; %° Qu’il ne saurait faire défense in futurum ou par disposition générale ou réglementaire, à la Compagnie des Tramways, de faire un commerce qu’elle n’a pas fait jusqu’à présent; 3° Que la Compagnie des Tramways ne peut en ces conditions devoir aucuns dommages-intérêts à la Société demanderesse; 4° Que les dépens doivent rester à la charge de la Société Lilloise qui succombe en ses prétentions.
- En conséquence :
- Déboute la Société Lilloise d’Éclairage Electrique de ses demandes, fins et conclusions, et la condamne aux dépens de l’instance en ce compris, en tant que de besoin, l’enregistrement des pièces visées par le présent jugement.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : i° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgic.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Commande électrique des signaux de chemins de fer (fin) (*).
- Manœuvre des sémaphores.
- Les figures 6, 7 et 8 montrent respectivement le mécanisme de manœuvre des sémaphores, le moteur et ses réductions, et enfin le commutateur. Tous les appareils sont placés dans une boîte en fonte légère, fixée à l’arrière du poteau.
- Le moteur 35o attaque, par un accouplement ma-
- (') Cf. Lumière Electrique, ai mars 1908, p. 385
- gnétique 317, une vis sans fin 342, dont la roue commande le pignon d’une crémaillère actionnant le signal par un système de leviers. Les fils de l’accouplement magnétique sont reliés à deux bagues 3ao qui peuvent, ainsi que l’accouplement lui-même, tourner librement autour de l’arbre 310.
- Le levier Q, qui relie la crémaillère à la tringle verticale manœuvrant la palette du sémaphore, peut varier avec les systèmes de sémaphores, de sorte qu’on a rendu variable le rapport des deux bras de ce levier. La crémaillère a une course de 12 à 17 centimètres.
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- Le courant venant de la cabine passe à travers | est parcouru par du courant, il attiue l’armature 326
- Fig. 6. — Sémaphore.
- l’électro d’accouplement 317, et une dérivation va au | entraînant le pignon et la crémaillère de la palette moteur 35o. | du signal. Le moteur tourne alors la palette d’un
- Fig. 7. — Moteur pour la commande du sémaphore.
- Dans le circuit du moteur, se trouve un commutateur à action rapide, renfermé dans une boîte de faible dimension fixée au poteau. Dès que l’électro 317
- angle donné, puis le moteur s’arrête par suite de l’ouverture de l’interrupteur 3oi.
- L’accouplement magnétique, qui ne cesse d’être
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- excité, maintient la palette dans sa position de la voie libre jusqu’à ce que le circuit soit coupé. La palette retourne alors à la position arrêt par son propre poids en tournant l’arbre 31 o et l’armature 326, tout en laissant les autres parties à leurs places respectives.
- Comme moyen de sécurité, un cliquet engrène avec l'armature 3a6 et empêche ainsi la descente accidentelle de la palette de la position « arrêt » à la position « marche ».
- Appareil central de manœuvre.
- La source d’électricité pour l'alimentation des appareils peut être quelconque, du courant continu à i io ou 220 volts. Pour la manœuvre d’une aiguille et verrou, ïe courant absorbé est de 4 ampères sous i2o volts et l’opération exige 2 à 3 secondes. La manœuvre d’un signal demande 1 ampère 1/2. Il faut environ 1/4 d’ampère pour exciter les électro-aimants qui manœuvrent dans la cabine l’enclenche-
- 371
- Fig. 8. — Commutateur.
- La boîte 3^i renferme aussi le contact 38o donnant à l’appareil central l’indication que la palette a repris sa position « arrêt ». Dans la position de la voie libre, on peut établir des contacts pour fermer les circuits d’autres signaux; par exemple, un signal de distance peut être contrôlé par le signal d’arrêt et le signal de départ. Le commutateur est commandé par une tringle légère R dépendant de la palette, donnant ainsi des indications sûres, même en cas de rupture accidentelle des tringles entre le moteur et la palette. Les leviers manœuvrant les commutateurs peuvent être ajustés séparément et les palettes du sémaphore peuvent donc pivoter de l’angle employé dans les différentes compagnies de chemins de fer ; les indications de retour ou les contacts répétiteurs peu-vent^être ajustés à un degré quelconque de sensibilité.
- ment dit a à cale de contrôle ». Tous les conducteurs sont mis à la terre dès qu’ils cessent d’être en circuit pour une manœuvre quelconque.
- L’appareil central (fig. 9) peut être placé sur un plancher ordinaire à travers lequel passent les câblés de faible section allant aux moteurs des aiguillages et des signaux.
- Lés manettes ou leviers de manœuvre sont distants l’un de l’autre de 5cm et placés à une hauteur de im,2o environ du sol. La largeur de l’appareil central est de 3ocm seulement et son poids d’environ i8ke par levier. Il peut donc être employé dans des cabines très étroites et 11e cache pas les voies au signaliste, quand la cabine est placée au-dessus ou tout contre la voie.
- L’appareil central peut être construit pour n’importe quelle longueur sans interruption ; la construction normale prévoit 16 leviers par châssis.
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- 1 2SO
- JKig. 9. — Appareil central de manœuvre.
- Les numéros des leviers, les noiqs et les numéros des connexions sont gravés sur une tôle inclinée, en laiton, qui forme la partie supérieure du châssis.
- Dans la ligure 9, la source d’énergie est connectée aux barres omnibus de l’appareil central, marquées —f- et — •
- Les coupe-circuits, un dans chaque circuit, sont désignés par le n° i5a, tandis que le n° a5o indique le commutateur manœuvré par la glissière a3o.
- Les glissières sont réunies, â leur partie supérieure, aux leviers de commande ; les enclenchements mécaniques se trouvent dans les encoches des boîtes i3i, i3a, i33, i34 et i35 situées derrière le châssis.
- De même, la cale de contrôle 218 agit directement sur la glissière de telle façon qu’il ne puisse y avoir discordance entre les positions des leviers celles des coupe-circuits et celles des appareils de la voie qu’ils manœuvrent, par suite du desserrage ou de la chute d’un boulon ou dune autre pièce détachée; celles-ci ne sont, du reste, pas employées dans cette construction ; la glissière est d’une seule pièce.
- Les cales de contrôle sont commandées par les armatures des électro-aimants N et R correspondant respectivement aux positions normale et renversée du levier; comme les armatures sont formées d’une seule pièce, il est impossible que l’une d’elles reste collée quand l’autre est attirée.
- La cale de contrôle ainsi que l’armature sont ramenées de force dans la position médiane ou de calage par le mouvement de la glissière passant dans sa position moyenne. La cale de contrôle ne peut donc être amenée dans la position libre permettant l’achèvement de la course du levier que par le courant de retour des aiguillages et des signaux.
- Aussi n'y a-t-il pas d’encliquetage au levier; mais un taquet 137,muni d’un ressort,entre dans l’encoche supérieure de la glissière et la maintient aussi bien dans chacune de ses positions extrêmes que dans celle où la cale de contrôle agit sous l’influence du courant de retour.
- Les commutateurs sont à action rapide et à grande ouverture empêchant la formation des étincelles. Ils sont d’un type uniforme, et les lames de contact 260 et 2(>3 seules changent suivant l’appareil à manœuvrer, c’est-à-dire selon qu’il s’agit de la manœuvre d’une seule aiguille avec ou sans verrou et tringle, de deux ou plusieurs aiguilles, d’un signal simple, d’un signal avec indicateur d’itinéraires, etc.
- L’enclenchement mécanique indiqué en grandeur naturelle sur le dessin figure 10 est aisément accès-
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- il 0
- sible de la partie postérieure de l'appareil central | sont réunies et maintenues au moyen de serrures lorsque les tôles soiit enlevées; les électro-ai- ( fennecs à clef.
- mants des cales de contrôle âiiisi que les cômhiu-tateurs et les brides de raccordement sont accessi-
- £ Fig. ti; — Première position do l’aiguille.
- blés de la partie antérieure de l'appareil central.
- Les tôles peuvent être enlevées par sections et
- Les fusibles peuvent être remplacés par le signalisiez car un couvercle spécial (qui n'est pas ver-
- . iulle eii manœuvre.
- rouillé) donne accès à la boîte aux coupe-circuits. Des brides d’exlréiiiité i'j'i sont disposées sur un
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- pour la manoeuvre d’une aiguille au moyen d’un levier dans la cabine.
- B. — Signaux.
- Figure i!\. — Position normale du levier, signal à
- pareil central, canalisation entre le détecteur et le signal mise à la terre au détecteur. Commutateurs 38i du moteur et 180 de la cale de calage fermés.
- Figure i5. — Position de renversement du levier. Contact a()i fermé, accouplement magnétique 317
- Fig. 16. — Signal à fond de course.
- Fig. 17. — Signal revenant à l’arrêt. Farrét. Aiguille non faite pour la voie correspon-
- dante. L'un des contacts détecteurs, 7/11, mis à la terre au contact 727. Canalisation entre la cabine et le détecteur mise à la terre au contact 260 de l’ap-
- excité. Moteur 35o en marche, signal en fonctionnement dans la direction de la flèche. Commutateur du moteur 381 fermé, commutateur de la cale de contrôle 38o ouvert.
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- Figure n. — Levier normal, aiguille normale, canalisation pour le renversement du moteur à la terre, au contact 260 dans l’appareil central. Canalisation pour l’électro de renversement de la cale de contrôle à la terre, au contact 727 du détecteur.
- Figure 12. — Position de renversement du levier dans laquelle ce dernier est arrêté dans sa course par la cale de contrôle ; moteur en marche et aiguille en manœuvre ; canalisation des deux cales de contrôle à la terre dans le détecteur.
- Figure i3. — Position du renversement complet du levier. Moteur arrêté. Contact du détecteur de renversement 740 fermé. Canalisations pour la position normale du moteur à la terre au contact 2C0 dans l’appareil central. Canalisations pour la position normale de l’électro de la cale de contrôle à la terre au contact 727 du détecteur.
- Figure 16. — Position de renversement du levier, signal à fond de course. Commutateur du moteur 381 ouvert, du moteur 35o à l’arrêt, signal maintenu pour la voie libre par l’accouplement magnétique 317, dont le circuit dépend des contacts du détecteur 740. Ces contacts restent fermés.
- Figure 17. — Position normale du levier dans laquelle ce dernier est empêché de compléter sa course à fond par la cale de contrôle. Commutateur 381 du moteur et 38o de la cale de contrôle ouverts. Signal retombant à l’arrêt. Dès que le signal est à l’arrêt, le contact 38o est fermé et le circuit de la cale de contrôle est établi, permettant au levier de compléter sa course à fond.
- Le signal ne peut quitter sa position d’arrêt par aucun autre moyen que par du courant provenant de l’appareil central.
- BREVETS (')
- 384 9^4, du i2 novembre 1907. — Phud’homme et Metais. — Accumulateur électrique.
- 384 976, du 21 février 1907. — Mehicuet et Le Roux. — Plaque d’accumulateur.
- 384 980, du 12 décembre 1907. — Femerling. — Pile électrique.
- 384 987, du 12 décembre 1907. — Société alsacienne de consthuctions mécaniques a Belfort. — Perfectionnements aux machines dynamo-électriques.
- (!) Liste de brevets concernant l’Electricité communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 384 988, du 12 décembre 1907. — Société alsacienne. — Mode de montage des pôles auxiliaires.
- 385 021, du 23 février 1907. —Société Schneider et Gi0. — Disposition de connexion entre l’induit et le collecteur des dynamos.
- 385 022, du 23 février 1907. — Société Schneider et Ci0. — Dispositif pour le refroidissement des collecteurs des dynamos.
- 385 o5o, du 14 décembre 1907. — Heinz. — Elément primaire.
- 384 989, du 12 décembre 1907. — Société alsacienne DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES A BELFORT.-----
- Mode de mise en service des stations centrales et sous-stations alimentant des réseaux de distribution électrique.
- 384993, du i3 décembre 1907. — Dumaine,— Disposition de lignes électriques aériennes.
- 385 007, du i3 décembre 1907. — Compagnie générale d’électricité. — Retardateur pour l’interruption des circuits électriques.
- 385 o3i, du 14 décembre 1907. — Poppe. — Interrupteur de contact électrique.
- 385 o38, du 14 décembre 1907. — Clark et Vlasto. Commutateur électrique.
- 385 046, du i4 décembre 1907.— Devoe. — Dispositif pour passer un câble à travers une conduite.
- 385 o52, du 14 décembre 1907. — IIeitmeyer. — Enveloppe réfractaire isolante pour câble électrique.
- 385 119, du 17 décembre 1907. — Reeves. — Perfectionnements aux appareils à enregistrer les signaux.
- 385 066, du i3 décembre 1907. — Goldschmidt.
- — Machine à courants alternatifs.
- 385 089, du 16 décembre 1907. — Société Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke act-ges. — Procédé et dispositif pour éviter la formation d’étincelles aux balais dans les alternateurs.
- 385 102, du 27 février 1907. —Limb. — Système d’équipement électrique.
- 385 080, du 16 décembre 1907. — Begot et la Société française de métallurgie. — Joint pour canalisations électriques.
- 385 081, du 16 décembre 1907. — Begot et la Société française de métallurgie. — Joint pour fils ou câbles électriques.
- 385 122, du 17 décembre 1907. — Ballantyne.
- — Réducteur de voltage.
- 385 186, du 19 décembre 1907. — Luthi. — Appareil électrique à mettre hors de fonctionnement, moteurs, lampes, etc.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2* Série). — H? 44.
- 385 b58, du »5 février 1907. — Levy. — Prpçédé pour rélectro-dépositiop des métaux.
- 385 p5g, du 2!} février 1907.— L|îyy.— Dispositif rplatif qpotles 4aqs lps baiqs éleptrplyliques.
- 385 i35, du 17 décembre *907.—: Assî. — Pjer-
- feptionucmenls apportés aux vases d’éleptrqlyse.
- 385 i5i, du 18 décembre 1907. — Gq»fP4pNjE gpniuïalp d’éleçti^citÉ. — Mode de fixation 4?s filaments à l’inlprieup 4e® lampps à inpapdescpnçe.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRAgTIQîf
- Franck. — Dans leurs évaluations budgétaires pour l’exercice en cours, les six grandes compagnies prévoient un total dp 69 f}iilliQ}!3 1/2 dp dépenses pour travaux supplémentaires, dppt la majeupe partie ira à rjjidpstrie métallurgique. En yqjci la répartition: ï^ord, 2p millions ; Orléans, 14 millions; Est, i3 millions; P.-L.-M., i5 millions; Ouest, 4 millions; Midi, 3 millions 1/2.
- Russie. — O11 annonce çqinnic certain, dit le Journal de Saint-Pétersbourg, que la direction des chemins de fer de l’Etat de Russie commanderait dans le courant de l’année présente 4^° locomotives pour trains de voyageurs et 36o pour trains de marchandises.
- TÉLÉPHONIE
- M. Sfmyan, sous-secrétaire d’Etat aux Postes et Télégraphes, a déposé sur le bureau de la Chambre, un important projet de loi sur les téléphones.
- Le programme des travaux prévus dans ce projet, et dont le montant ne s’élève pas à moins de 42 millions, s'applique à Paris, aux grands réseaux des départements et au service interurbain.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- ÇQmpagnje pour la fabrication des compteurs (suite). Compte rendu de l’exeiu:i|De 1906*1907.
- Dans son rapport présenté à l’Assemblée générale du 3i juillet dernier, Je Cpuseil d’administration déclarait que, pendant l’exopcipe 1906-1907, Ip mouvement des affaires de la Société avait dépassé de 3 upllionts 8e francs lps chiffres les plus élevés précédemment atteints. Malheureusement, il n’avait pas été possible d'obtenir d’une telle activité industrielle tous les résultats qû’elle aurait dû normalement produire, par suite du prix élevé de tous les métaux et de ^augmentation du prix de revient qui en a été la conséquence, augmentation qui 11’a pu être compensée que très partiellement par un relèvement insuffisant des prix de voûte. D autre part, les usines de la Société, surchargées de travail, encombrées par les appareils en cours de fabrication, ri’ont | pas pu fonctionner dans de bonnes conditions. D'où i gêné extrême dans tous les services; mais cette gêne a \ démontré, une fois de plus, l’urgence des travaux qui avaient été décidés précédemment.
- Néanmoins, et en dépit de cet étal de choses, les béné-
- fices de l’exercjcp ont élé scnsil^leqipqt supérieurs à ceux de 1905-1906 qu’ils ont dépassés de 646*426 [rappSj ils ont permis, en dehors de l’augmentation du dividende, dp procéder à d’iniporfanls amortissements sur les immeubles, amortissements dont le Conseil a toujours fait ressorlir la nécessité dans le délai le plus prompt, la valeur des conslructions n?élant que relative puisqu’elle est subordonnée à l’utilisation des immeubles comme ateliers. Cette mesure était d’autant plus justifiée, ajoutait le Conseil, que les chiffres portés à cp chapitre du bilan étaient destinés à grossir frps prochainement dans' de grandes proportions. L’acquisition de nouveaux immeubles et la transformation fies anciennes usines constituaient, en effet, un des points les plus importants du programme qui avaiL été précédemment soumis aux actionnaires et qu’ils avaient approuvé.
- C’est dans le rapport qui sera soumis à la prochaine Assemblée que le Conseil d’administration fournira un compte détaillé do tout ce qui aura été fait pour l’exécution des décisions prises antérieurement. Cependant, en rendant compte des opérations elïectuées en 1906-1907, le susdit Conseil a tenu à déclarer déjà que toutes les commandes de matériel avaient été passées et en partie exécutées; que tops les jdaps des usines nouvelles avaient été arrêtés ; que les constructions étaient presque partout commencées et qu’à Paris elles étaient presque entièrement terminées. D’ailleurs, et au risque d’anticiper sur le prochain compte rendu, le rapport sur l’exercice 190G-1907 donnait les renseignements suivants suj* les opérations déjà réalisées :
- A Paris, rue Claude-Vellefaux, d'importantes constructions nouvelles avaient été achevées, dans lesquelles commençait à fonctionner un outillage nouveau. De plus, il avait été acquis, rue Grauge-aux-Belies, un immeuble portant le n° 3*2, qui séparait les établissements de la Société déjà existants de la maison portant le n° 34 de la même rue, pour laquelle un contrat d’achat avait été conclu, valable jusqu’à la fin de 1907.
- A Milan, la Société avait acquis un terrain de 25.oool>\ sur lequel une nouvelle usine était en train de s’élever à la date de l’Assemblée générale; à Barcelone, la Société venait d’acheter lin terrain de io.ooo»n qu’elle avait en vin;. Enfin, à Leipzig, avant de commencer les constructions importantes qui avaient été décidées, la Société avait tenu à acquérir, pour le prix de 540.000 francs, l’immeuble dopt elle n’était jusqu’alors que locataire.
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- 4 AvrU1908, REVUE D’ËLECTÏUÇITÉ
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- Le Conseil d’administration, dans le document auquel nous nous reportons, a tout naturellement parlé de l’augmentation de capital à laquelle il avait été procédé au coprs dé 1906-1907, et qui avait porté le capital social de 7 à 8 millions de francs. Pour réaliser cette opération, le Conseil 11’avait pas voulu d’autre concours que celui des actionnaires de la Société. A ces derniers, il avait donc réservé tous les litres — sans exception — de l’émission nouvelle, sans faire appel à la garantie d’aucun groupe, d’aucun établissement financier. L’événement a justifié sa confiance et le siiccès de l’émission a été complet, puisque les actionnaires ont souscrit titres, alors qu’il ne leur en était offert que 4.000. Ce résultat était un précieux encouragement pour le Conseil d’administration qui, fort de l’appui de ses actionnaires, et possédant, grâce à eux, toutes les ressources qui lui étaient nécessaires, a pu s’occuper immédiatement do réaliser l’exécution de l’œuvre qu’il avait projetée et qui devenait déplus en plus urgente.
- OBSERVATIONS
- Constituée en 1879, par la fusion des maisons Nicolas, Foiretet Cle, Siry et Cin, Williams-Michel et Cie, cette Société a été transformée en Société anonyme en 1881. année au cours de laquelle elle absorba les maisons Dejaifve et Mignot, de Bruxelles et de Lille. Son capital, fixé à 860 000 francs à l’origine, a été porté successivement à 1 100 000 francs, à 1 700 000 francs, à 4 000 000, à 7 000000 puis à 8 000000 en 1906 1907, qui sont représentés par 32 000 actions de 25o francs nominales. Entre temps, elle a émis 10.000.000 de francs d’obligations. Ces obligations, mises en circulation en 1899, en 1904 et en 1906, figuraient au bilan dressé au 3o avril 1907 pour 9 763 5oo francs, non compris les 264 obligations amorties pour i32 000 francs sur les résultats de 1906-1907.
- Pans le bilan au 3o avril 1907, 011 pouvait constater, d’une année à l’autre, une augmentation de 1 35) 242 francs dans le compte « Marchandises en magasins » et de 1 776 434 francs dans le compte « Débiteurs divers », ce qui était la conséquence toute naturelle du développement de l’activité sociale. D'autre part, au passif, les réserves s’étaient; trouvées de nouveau renforcées, et, tous comptes faits, elles s’établissaient, à la fin du précédent exercice, et en prenant en considération les sommes qui leur avaient été affectées sur les bénéfices sociaux, à la somme de 12 879 391 francs, non compris le report à nouveau de 227 386 francs, alors que le capital social ne figurait encore dans les comptes que pour 7 000 000 de francs.
- Quant à la situation financière de la Société, elle ressortait de l’état ci-dessous :
- Par contre, les exigibilités immédiates ou à terme atteignaient le montant de 16 310 000 francs, ainsi qu’il ressort du détail suivant :
- Disponibilités :
- 4 /'Francs)
- Marchandises en magasin.. . ;. ............ 8 op3 952
- Caisses et banques......................... 4 q85 754
- Débiteurs divers........................... 9 751 888
- Portefeuille titres........................ 4 622 766
- Balance des travaux eu cours............... . 2.55 oq3
- Ensemble................. 27 710 453
- Immeubles Bruxelles annuités............... 6 2»6
- Effets à payer.................................. i33 411
- Créditeurs divers.. ....................... 3 668 22?
- jGofipqns éçlms à payer.......................... 12 83o
- Obligations en circulation................. 9 763 5oo
- Dividende en tantièmes à payer. ............. 2 726 822
- Total.................. 16 3io oqi
- Les disponibilités dépassaient donc de plus çle n millions de francs les exigibilités, ce qui témoignait dp la prudence qui présidait à la gestion financière de Tentre-prisc.
- Faut-il maintenant rappeler qu’il y a dix ans, c’est-à-dire pour l’exercice 1897-1898, la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz distribuait comme dividende 60 francs, chiffre qui apparaissait alors, ou à peu près, comme un maximum! Faut-il encore mentionner, sans remonter plus loin, les bénéfices bruts réalisés par cette Société pendant les cinq dernières années, et qui s’établissaient à 3 47* 000 francs pour l’exercice 1902-1903; à 3 804 000 francs pour 1903-1904; à 3 990 000 francs pour 1904-1905; à 4 5g4 qpo |r. pour 1905-1906; et à 5 268 000 francs pour 1906-1907 !
- La Compagnie pour la fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines à gaz a créé de nombreuses succursales tant cm France qu’à l’étranger : à Lyon, Marseille, Lille, Nice, Bruxelles, Copenhague, Strasbourg, Dordrecht, Vienne, Leipzig, Barcelone, Genève, Milan, Rome, Trieste, Païenne. Plusieurs de ces succursales ont une autonomie propre, afin de satisfaire aux exigences des pays où elles fonctionnent, telles celles, notamment, de Bruxelles, Copenhague et Vienne, constituées main tenant en Sociétés anonymes dont, la Compagnie-mère s’est assuré le contrôle en conservant la majorité des actions. E11 dehors de ces succursales, la Compagnie possède une usine métallurgique à Marquises et une fonderie à Lille.
- Pour toutes ses industries, celte Société a acquis les brevets concernant les meilleurs appareils: les compteurs Thomas, O’Kcen, A. C. T., ou compteur a champ tournant pour l'électricité ; les compteurs Frager, Alhis, compteurs à disque pour l’eau; les compteurs Duplex, pour le gaz ; les compteurs système Bucb, pour la récupération des cyanures dans les usines à gaz, etc., etc. Toutefois, ce n’est pas la possession de ces brevets, qui tombent peu à peu dans le domaine public, qui fait la force de la Société, mais bien plutôt la grande échelle sur laquelle elle exploite ces mêmes brevets et qui en
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 14.
- rend la fabrication très économique, ainsi que sa puissante organisation commerciale et la compétence indiscutable de son personnel.
- Les relations influentes de son Conseil d’administration ont valu à la Société des traités importants, comme celui qui lui assure, par exemple, la fourniture cxclusive des compteurs d’abonnés à la Société d'Eelairage, Chauffage et Force Motrice, qui fournit le gaz dans la banlieue de Paris. Enfin, il faut bien stipuler qu’aux bénéfices réalisés par celle entreprise dans la fabrication des compteurs pour le gaz, pour l’eau et pour l’électricité, s’ajoutent ceux provenant de l’installation d’usines à gaz et de matériel en tous genres pour comptes de tiers. Et, à ce propos, il est permis de croire que, sous ce rapport, la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz se trouvera particulièrement favorisée encore en raison de la participation qu’elle est appelée certainement à prendre dans les travaux de réfection des usines de la Société du Gaz de Paris, qui a remplacé l’ancienne Compagnie Parisienne pour lâ fourniture du gaz dans la capitale.
- ,J
- ADJUDICATIONS
- Belgique.
- Le 28 avril à i5 h., aux hospices civils, boulevard du Jardin botanique, à Bruxelles, installation d’une station centrale d’électricité et d’une station élévatoire d’eau dans les dépendances du nouveau sanatorium Georges Brugmann, à Alsemberg, ainsi que de l’éclairage électrique des locaux de tous les bâtiments ; cahier, des charges : 3 francs; plans, n francs.
- Le 29 avril, à n h., à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction du chemin de fer vicinal de Saint-Trond à Hannut et de la gare de Saint-Trond-Porle de Liège, 32i 672 fr. 70; caut. : 32 000 francs. Soumissions recommandées le 28 avril.
- Le i3 mai, à 11 h., à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à. Bruxelles, construction de la section de Wondelgem à Bassevelde du chemin de fer vicinal de Gand àBassevelde, 283779 fr. 23; caut.: 28 000 francs.Soumissions recommandées le 12 mai.
- Autriche-Hongrie.
- Le 7 avril, au Bauaml de la ville, â Fïe/mc,|fourniture de machines et installations pour l’éclairage électrique des abattoirs de la ville.
- Le i5 avril, aux chemins de fer de l'Etat, autrichien à hinsbruck, fourniture et installation d’une pompe avec électromolcur, etc, pour la station hydraulique de Saa-fclden.
- Le 18 avril, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Villach, fourniture d’installations mécaniques, grues, machines outils, etc., pour la chaudronnerie de l'atelier de Knittelfeld.
- Italie,
- Le 22 avril, à 11 h, au ministère de la marine, à Rome, et aux directions générales des arsenaux de Spezia et Venise^ fourniture de câbles métalliques, 200 000 lires ; caut. : 20 000 lires.
- Grande-Bretagne.
- Le 20 mai, à M. le deputy postmaster general, à Sydney, fourniture de 8-5o tonnes fil de cuivre, 3 quintaux ruban id. et 2 700 isolateurs.
- Espagne.
- Le 14 avril 1908, à la Direction générale des Postes et Télégraphes, à Madrid, adjudication de l’installation et de l’exploitation d’un réseau téléphonique à Villagar-cia (place de Pontrevedra). Cautionnement provisoire : 5oo pesetas.
- Le i5 avril 1908, à la Direction générale des Postes et Télégraphes, à Madrid, adjudication de l’exploitation d’un réseau téléphonique à Las Palrnas (Iles Canaries). Cautionnement provisoire : 667 pesetas.
- Le 23 avril 1908, à la Direction générale des Postes et Télégraphes à Madridt adjudication de l’exploitation d’un réseau téléphonique à La Corogne. Cautionnement provisoire: 2000 pesetas.
- Le 24 avril 1908, à la Direction générale des Postes et Télégraphes, à Madrid, adjudication de l’exploitation d’un réseau téléphonique à Carlhagène. Cautionnement provisoire : 4 000 pesetas.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, I7j
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome II (2° série).
- SAMEDI 11 AVRIL 1908.
- Trentième année. — N“ 1
- ie. - N“ 1^-»
- 1 Hi
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L’Eclaï ra
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 37. — S. Iglésis. Dynamo Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable (/in), p. 39. — J. Müller. Moteurs-série monophasés des Ateliers de Construction d’Oerlikon, p. 41.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Self-induction et induction mutuelle de conducteurs linéaires. E.-B. JRosa. p. 47. —Construction de machines. Sur la forme des courbes de tension dans les moteurs à champ tournant et la séparation dos pertes dans le fer, K. Suions et K. Voli.mer, p. 54. — Charges artificielles pour essais des générateurs électriques, R.-K. Morcom et D.-K. Morris, p. 536. — Sur de nouveaux aciers au chrome, Léon Guii.let, p. îifi. — Arc et lampes électriques. Pho tomé trie. Sur l’arc voltaïque jaillissant dans une enceinte limitée par une paroi épaisse, A. Minet, p. 57.— Brevets, p. 59. — Bibliographie, p. 60. — Chronique industrielle et financière. Entretien des collecteurs, p. 62. — Liste des brevets, p. 62. — Chronique financière, p. 63. — Publications Commerciales, p. 67. — Adjudications, p. 68.
- ÉDITORIAL
- . La dynamo Iglésis et Régner, étudiée en détail dans de précédents numéros, s’applique avantageusement à l’éclairage des trains, ainsi qu’on pourra en juger par la dernière partie du mémoire de M. Iglésis (p. dq). L’on remarquera en particulier l'ingénieux dispositif donnant un courant d’un sens déterminé, quel que soit le sens de la marche du train ; comme avec la dynamo Rosenberg, ce dispositif n’entraine d’ailleurs aucune complication et il supprime complètement le commutateur inverseur ou le porte-balais mobile, nécessaires avec la plupart des autres systèmes. En outre, le mouvement de bascule de l’inducteur peut être utilisé à la manœuvre d’une série d’interrupteurs ou appareils auxiliaires permettant d’obtenir une marche satisfaisante à touségards, en évitant l’emploi de conjoncteurs-disjoncteurs, etc., toujours délicats à régler.
- Actuellement, l’on peut dire que la question de la traction par courants monophasés est sulïisamment étudiée pour permettre une exploitation économique. Du reste, en dépit des brevets aussi nombreux que variés pris pendant ces quatre dernières années, les moteurs monophasés à collecteur réelle^ ment utilisables se réduisent à trois ou quatre modèles, et il ne semble pas que l’on puisse s’écarter beaucoup désormais de ces machines-types. Parmi celles-ci, l’une des plus anciennes est certainement le moteur-série. monophasé des Ateliers de Construction d'Oerlikon \ comme on le sait, ce moteur n’est autre chose qu’un moleur-série (avec réaction d’induit compensée) muni d’enroulements auxiliaires excités de manière à réaliser une commutation parfaite en vitesse. Entre autres avantages, il a celui de pouvoir fonctionner à volonté avec du courant alternatif ou du
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. Il (2e Série). — N° 15.
- courant continu à tension moyenne (5oo volts) pour les parcours urbains.
- II est toutefois à remarquer que les tensions des courants continu et alternatif doivent être dans un certain rapport si l’on ne veut pas que la vitesse soit plus élevée avec le premier. Cela résulte nettement. des formules simples données par M. J. Müller (p. 41)? lesquelles sont d’ailleurs confirmées par l’expérience. Si l’on admet que la tension alternative ne doit pas dépasser a.5o volts aux bornes de chaque moteur, l’on trouve ainsi que la tension continue procurant une vitesse équivalente atteint seulement aaS volts. Elle est donc très réduite par rapport aux valeurs admises généralement pour les lignes de traction à courant continu; heureusement que l’on dispose le plus souvent de plusieurs moteurs par train, ce qui permet de les coupler au besoin en série. Il est à noter enfin que sur les sections alimentées par du courant continu, les vitesses devront même être réduites, puisque ces sections correspondent à des trajets effectués à l’intérieur des villes desservies par le réseau.
- Depuis plusieurs années, M. E. Rosa a publié un certain nombre d’études fort intéressantes sur les calculs de self-induction et d'induction mutuelle pour les cond ucteurs et les bobines de formes variées. La plus récente de ces études est relative aux conducteurs linéaires (p. 47) ; en partant d’une formule extrêmement simple établie au début de son mémoire, M. E.-1L Rosa passe successi- ] veinent en revue un grand nombre de cas j présentant une notable importance en pratique, surtout dans les applications des cou- |
- rants à haute fréquence à la radiotélégraphie.
- Tous les calculs sont du reste aisés à suivre, et ce n’est pas là une des moindres qualités de la présente étude.
- L’on a dit parfois que l’oscillographe devait, pour les machines électriques, jouer le rôle de l’indicateur de Watt, auprès des machines à vapeur. A notre avis, celte comparaison est très heureuse, et c’est avec satisfaction que nous voyons son emploi se développer de plus en plus dans l’industrie électrique. Grâce au merveilleux instrument créé par M. Blondel, l’on peut se rendre compte des phénomènes les plus complexes; l’on ne compte plus depuis longtemps les applications de l’oscillographe. Récemment, MM. K. Si- nions et K. Yollmer ont étudié, à l’aide de cet instrument,fe? courbes de tension des circuits primaires et secondaires dans les moteurs d'induction (p. 54). Les courbes obtenues ont décelé l’existence de battements présentés par les harmoniques de denture. Ces résultats ont conduit les auteurs à quelques remarques sur les méthodes de séparation des pertes dans le fer.
- Continuant ses études commencées en collaboration avec M. L. Clerc, M. A. Minet a pu formuler un certain nombre de lois relatives à l'arc voltaïque jaillissant dans une enceinte limitée par une paroi épaisse (p. 5^). C’est ainsi qu’il a établi que, pour maintenir constante la température de la paroi, l’intensité du courant doit varier avec le diamètre de l’enceinte (supposée cylindrique) suivant une loi identique à celle applicable aux conducteurs sous enveloppe.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 11 Avril 1908.
- DYNAMO IGLÉSIS ET RÉGNER A DÉRIT CONSTANT SOUS VITESSE VARIARLE (Fin)™.
- Application à l'éclairage des trains.
- La dynamo que nous venons de décrire résoud d’une façon élégante et simple le problème de d’éclairage électrique des trains.
- En plus de l’autorégulation il s’agit d’obtenir ici :
- i° Sens de courant constant quel que soit le sens de marche ;
- ^“Conjonction de la dynamo au-dessus d’une cer-
- tombc au-dessous d’une certaine valeur pour éviter que la batterie se décharge dans la dynamo;
- /i° Arrêt de la charge lorsque la batterie a reçu sa pleine capacité.
- Nous allons voir que le système Iglésis et Régner répond d’une façon parfaite à ces desiderata. Un équipement complet comprend : i° Une dynamo autorégulatriec munie de son conjonctcur disjoncteur avec résistances;
- Lampes
- -W\A/\M£MWW-J
- Fig. i3. — Schéma de l’installation pour l’éclairage électrique des trains. Nota. — La dynamo est supposée munie d’un enroulement tambour tel que la ligne des balais est é à sa position avec un anneau Gramme.
- tainevitesse,àcondition que la dynamo soit excitée;
- 3° Disjonction de la dynamo lorsque la vitesse
- (') Voir La Lumière Électrifgie, tome I (2e série), 29 février 1908, p. 267 et 4 avril 1908, p. '.{27.
- a0 Une batterie d’accumulateurs;
- 3° Un disjoncteur automatique à maxima de lin de charge;
- 4° Un interrupteur général d’éclairage.
- Le schéma général reproduit a la ligure i3
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- T. II (2« Série). — N° 15.
- permet de se rendre compte du fonctionnement du système.
- A l’arrêt, la carcasse inductrice i se trouve placée verticalement dans la position figurée où elle est maintenue par son propre poids.
- Les inducteurs étant branchés directement aux bornes de la batterie et la carcasse étant entraînée toujours dans le sens du mouvement de l’induit, on voit facilement que, si le sens de rotation change, les inducteurs sont inversés automatiquement, de façon que le sens du courant reste toujours le même.
- Mais, pour que cette action se produise, il faut que la dynamo débite un certain courant pour pouvoir produire le couple électromagnétique nécessaire.
- Les balais, dans la position de repos, étant placés sur la ligne de force électromotrice nulle, il faudrait ajouter des balais supplémentaires solidaires du mouvement des inducteurs.
- Pour éviter cet inconvénient, on utilise un courant variable obtenu entre un quelconque des balais et un point mobile du bobinage relié à une bague 2 sur laquelle frotte un balai 3.
- Le circuit de démarrage est fermé entre 3 et le balai -j- à travers une résistance 4, réglée une fois pour toutes en passant par une demi-bague fixe 6, sur laquelle appuie le frotteur 5 solidaire du mouvement de la carcasse.
- Dès que la dynamo commence à tourner, la carcasse inductrice se soulève progressivement jusqu’à l’horizontale. A ce moment, le circuit de la résistance est coupé automatiquement et la dynamo débite dans la batterie en faisant son réglage en fonction de la vitesse ainsi qu’il a été expliqué précédemment.
- La résistance 4 est réglée pour que la carcasse se trouve dans la position horizontale à la vitesse initiale de réglage lorsque la force électromotrice de la dynamo atteint une valeur suffisante.
- Inversement, dès que la vitesse tombe au-dessous de la vitesse initiale de réglage, le circuit de la batterie est coupé automatiquement. Il en est de même dans tous les cas possibles où la batterie tendrait à débiter dans la dynamo, car le couple correspondant aux réactions électromagnétiques s’inverse et son action S’ajoute à la retombée de la carcasse par son propre poids.
- Cette disposition réalise,[d’une façon mécanique très simple, la conjonction et la disjonc-
- tion automatiques, supprimant par suite tous les inconvénients inhérents aux systèmes magnétiques.
- Pratiquement, l’appareil est réalisé d’une façon différente que celle indiquée schématiquement afin d’obtenir une rupture franche évitant les étincelles produites par le va-et-vient à la vitesse critique.
- Nous avons démontré précédemment que le réglage de la dynamo maintenait l’intensité constante et que la tension aux bornes de la batterie augmentait avec la charge suivant la force contre-électromotrice. Le meilleur indice de fin de charge étant précisément la valeur de la différence de potentiel aux bornes de la batterie, il suffit d’installer un simple disjoncteur à maxima à déclenchement retardé 8, dont l’enroulement est pris en dérivation aux bornes et qui déclenche automatiquement dès que la différence de potentiel atteint 2,6 à 2,7 volts par élément.
- Le disjoncteur à maxima présentant une certaine précision de fonctionnement, son emploi n’a rien de critiquable eu égard aux avantages qu’il procure en arrêtant la charge de la* batterie en temps voulu.
- Conduite et manœuvre de Vinstallation.
- Au départ de la gare centrale, tous les disjoncteurs sont enclenchés.
- Dès que la vitesse du train est suffisante, la dynamo débite dans la batterie qu’elle charge dans des conditions parfaites jusqu’à pleine capacité. Cette charge est arrêtée automatiquement par le déclenchement du disjoncteur.
- Si, dans l’intervalle, le train s’arrête, la dynamo est mise hors circuit en temps voulu, sans pour cela que le disjoncteur agisse et la charge est reprise dès que le train repart à une vitesse suffisante.
- Si c’est le soir, les conditions de fonctionnement sont les mêmes, mais le disjoncteur ne fonctionne pas, tant qu’il y a l’éclairage, car la différence de potentiel aux bornes ne peut atteindre la tension suffisante.
- L’interrupteur général 9 est bloqué par le disjoncteur afin que la dynamo soit toujours branchée sur le circuit au moment de l’éclairage.
- On peut corriger la différence de tension du circuit d’éclairage suivant qu’il est alimenté par la batterie en décharge ou par la dynamo en
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- 11 Avril 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- parallèle avec la batterie, par une résistance additionnelle ou par un nombre d’éléments variable de la batterie, le commutateur automatique de manœuvre étant solidaire du eonjone-teur disjoncteur.
- En plus des applications principales que nous avons indiquées ci-dessus, cette dynamo peut trouver son emploi dans plusieurs installations industrielles, soit comme génératrice autorégulatrice, ou comme survolteur automatique, pour la charge des accumulateurs.
- Elle est également très intéressante comme régulateur automatique dans les distributions à
- intensité constante et, d’une façon générale, dans tous les cas où il s’agit de maintenir dans un circuit un courant constant, la dynamo pouvant être entraînée à vitesse variable.
- Malgré les difficultés de réaliser une bonne commutation avec de pareils décalages, nous avons pu obtenir dans les dynamos actuelles des résultats .satisfaisants en sectionnant suffisamment le bobinage indyit, en saturant les dents et en adoptant des proportions convenables de bobinages inducteur et induit.
- S. Iolésis.
- MOTEURS-SÉRIE MONOPHASÉS DES ATELIERS DE CONSTRUCTION D’OERLIKON
- Le système de moteurs-série à courant monophasé adopté par les Ateliers de Construction d’Oerlikon a été décrit primitivement par le brevet suisse n° 3o 388 et le brevet allemand n° i6a 781 en mars 1904. C’est donc l’un des plus anciens. Les figures 1, 2, 3 et 4 donnent les principales connexions qui peuvent être utilisées avec ce système. L’induit du moteur, muni du collecteur et des balais, est représenté par A,
- deux façons différentes avec le circuit principal dans les figures 1 et 2. Dans le premier cas (fig. 1) une résistance W est en parallèle avec l’cnrou-lcment II, ce dernier étant en série avec le cou rant de l’induit. Dans le second cas (fig. 2) l’on voit que II est en série avec une self-induction S parallèle à l’induit. Dans un troisième cas (fig. 3) TI est relié aux balais parallèlement à un auto-transformateur AT. La quatrième eon-
- Fig-, 1, a, 3 et 4. — Divers montages de l'enroulement auxiliaire servant A obtenir la commutation parfaite en vitesse.
- tandis que F indique rcnroulement statorique destine à produire le champ magnétique et connecte en série avec l’induit ; K est l’enroulement statorique compensant le champ de l’induit; cet enroulement compensateur est représenté en court-circuit, mais, naturellement, il pourrait aussi bien être connecté en série avec l’induit A et le bobinage F ; 11 enfin désigne l’enroulement statorique auxiliaire servant à réaliser une commutation parfaite en vitesse ; il est connecté de
- nexion (fig.4) estune combinaison de connexions, figures 1 et 3, le bobinage auxiliaire étant en série avec l’enroulement de l’induit et en même temps parallèle à un auto-transformateur connecté aux balais ou aux bornes du moteur. Les points P, et P3 désignent les bornes du moteur.
- En ce qui concerne le fonctionnement de l’eu-roulement auxiliaire II indiqué sur les figures 1, 2, 3 et 4, il faut remarquer que ces divers montages ont pour but de créer un déphasage du
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Sérié). — N» 15.
- courant dans l’enroulement II par rapport au courant d’induit; il en résulte que, sous l’action du champ magnétique transversal de ce bobinage auxiliaire et sous l’action du champ de l’enroulement compensateur, il se produit dans les spires de l’enroulement rotorique court-circuitées par les balais une force électromotrice contrebalançant à peu près la somme géométrique des forces élcçtroinotrices induites dans ces spires par les pulsations du champ principal et par la rotation dans le champ dû au rotor A. On obtient un effet semblable en combinant le bobinage de compensation Ketl’enroule-
- vues d’encoches réparties régulièrement sur toute la périphérie, comme avec les moteurs d’induction ordinaires.
- Les enroulements F, K et II prennent place dans le stator suivant les connexions des figures i, a, 3 et 4. Les bobinages H et K ayant un axe commun, le bobinage H se trouve fixé à l’intérieur du bobinage K, et n’entoure qu’une seule dent. Les figures 5, 6, 7, 8 et 9 donnent des sections et des vues photographiques du moteur en question. Ce moteur est destiné à un chemin de fer à voie étroite ; il fallait donc le construire de façon à perdre aussi peu de place que possible.
- Fig. 5. —- Moteur-série monophasé des Ateliers de Construction d’Oerlilcon.
- ment auxiliaire H en un seul (enroulement (*). On peut enfin, à cet effet, décaler le courant dans l’enroulement principal F, par rapport au courantd’in-duit par la connexion parallèle d’une résistance, par un transformateur relié aux bornes du moteur, ou par d’autres moyens analogues.
- Voici quelques détails sur le moteur-série monophasé type W. B. 40, spécialement étudié pour voie étroite (fig. 5). Les tôles du stator sont pour-
- (1) Le moteur décrit par M. Aloxanderson (Cf. La Lumière Electrique, tome I (2e série), p. 346) appartient à celle'dernière catégorie. Il n’y a plus besoin dans ce cas de faire usage d’une résistance olnnique pour obtenir le déphasage nécessaire.
- On remarquera immédiatement les grandes dimensions du collecteur, particularité du reste commune aux moteurs monophasés à collecteur. II faut, en outre, citer un grand avantage du type de construction de ce moteur : l’enroulement de l’induit est un enroulement hexapolairc à boucles avec bobinage équipotentiel, mais sans aucune résistance spéciale avant le collecteur. Dans la section longitudinale (fig. 6) on reconnaît distinctement deux enroulements statoriques, l’enroulement compensateur (le plus rapproché de l’entrefer), et l’enroulement du champ magnétique. Les paliers sont d’une jiièce avec les fiasques, et celles-ci sont boulonnées à la carcasse en fonte du moteur. Le porte-balais peut tourner
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- 43
- autour du collecteur, de façon que chaque balai puisse être examiné d’en haut. Tous les bobinages sont exécutés en barres de cuivre
- de l’engrenage est de i ; G x5. I^e moteur fonctionne sans aucune étincelle jusqu’à 3oo ampères tant au démarrage qu’à une vitesse quelconque.
- isolées soigneusement de papier et de toile. Le I Après une heure de marche à une charge de poids du moteur, engrenages compris, est de | Go chevaux à volts, réchauffement n’avait
- Fig’. 7. — Section transversale du moteur-série WB 40-
- i64okg. Le moteur est construit pour »5o ampères, pas atteint les limites fixées par le « Verband
- à a5o volts et 20 périodes. La multiplication
- dcutsch. Elektrotechn ».
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- T. II (2e Série). — N° 15.
- Lorsque l'enroulement compensateur est en série avec l'induit et l'enroulement d’excitation, le moteur fonctionne indifféremment avec du courant alternatif ou du courant continu. Les figures io et 11 permettent de comparer les courbes caractéristiques dans les deux cas. Les essais ont été exécutés à des tensions de 17^ à a5o volts pour le courant alternatif et de iüo à a»5 volts pour le courant continu, de façon à conserver
- au courant continu; les couples correspondants seront en effet à peu près égaux. Si l’on néglige la insistance ohmique des enroulements, cela revient a admettre l’égalité
- Ua = U£ U]
- \/z3 + M2w2 Mü)’
- dans laquelle l’on désigne par •
- Fig. 8. — Stator et flasque du moteur-série W 13 40.
- environ les mêmes limites de vitesses dans les deux cas.
- Soit en effet Ua la tension efficace correspondant au fonctionnement sur courant alternatif, et
- Z, la self-inductance apparente totale du moteur; si est le courant de démarrage sous ten
- Fig. 9. — Induit du moteur série AV B 4o«
- soit Uc celle correspondant au fonctionnement sur courant continu ; désignons enfin par9 l’angle de déphasage dans le premier cas. Pour un profil déterminé, l’on réalisera une vitesse sensiblement identique avec l’un ou l'autre mode d’alimentation, si le courant efficace alternatif est égal
- M, un coefficient tel que, multiplié parla vitesse angulaire tu, il donne la force électromotrice dynamique induite dans À lorsqu’il passe un courant unité dans le stator. (Dans le cas d’une distribution sinusoïdale des (lux, l’on sait que M est égal au coefficient d’induction mutuelle entre
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- A et H, lorsque l’on ramène les balais sur lu ligne | En réalité, cos <p varie notablement avec la vicies pôles (*). I tesse, cle telle sorte qu’il est impossible de trou-
- v J
- 7/ t'OS?
- cos bd.
- hti 250 Voit
- Fig. io. —Courbes caractéristiques du moteur travaillant sous courant alternatif. —J — intensité du courant pour toutes les tensions, V = vitesse en kni/Ueure à la jante. — Zugkraft nm Kadumfang = effort de traction à la jante.
- Or, l’on a (2)
- Mw
- COS <f> =
- d’où, en comparant avec (i) :
- \j -Z2 -J~ M2 o>
- ver deux valeurs constantes de Ua et \JC satisfaisant à l’équation (3), quelle que soitla vitesse; cependant, si cette vitesse ne s’écarte pas trop de
- vbei 150 V
- ,WO kg Zitgkrafb
- ajri Hmùunfang
- Fig-
- __ Courbes caractéristiques du moteur travaillant sous courant continu. — J = intensité du courant pour toutes
- les tensions, v = vitesse en krn/licure à la jante. — Zugkraft am Radumfang = effort de traction à la junte.
- Vc= UCOS (3)
- C) Cf. A. Blondel. Notes sur les moteurs monophasés à collecteurs. Eclaiviigc hlcciriquey tome XXXY1I, a 8 novembre i9<>3, p. 33i.
- (2) Voii’i par exemple, A. Blondel, loc. vit.
- sa valeur normale, l’on peut prendre pour cos 9 une valeur moyenne, <>,9 par exemple. E11 supposant alors \}a — 42r)o volts, Ton trouve bien :
- l.l„ = 0,9 x a5o = ‘2*25 volts,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 15.
- et ron déterminerait de même les valeurs de \JC correspondant à des tensions alternatives U„ plus faibles :
- U a uc
- 25o 225
- 225 202,5
- 200 180
- J75 ï57,5
- Ces résultats concordent avec les .résultats expérimentaux fournis pas les figures précé-
- pour une vitesse arbitraire; la différence diminue toutefois avec l'augmentation de tension.
- Le moteur que nous venons de décrire a été exécuté pour le chemin de fer Locarno-Ponte-brolla-Bignasco. Le matériel roulant de cette ligne se compose actuellement de trois voitures automotrices pour voyageurs, munies chacune de 4 moteurs W B 4o. La tension de la ligne est de 5 ooo volts. La commande du moteur se fait au moyen d’un controller semblable à ceux con-
- Ëetrieb ndt Wechselstronb «> ». Gleidistronb
- 0 “ C00 ÎOOO h^Zur/îo'aTl
- twi Ka/hmifana
- Fig. 12. — Démarrage du moteur sous courant alternatif et continu. — Courant alternatif. — Courant continu.
- Zugkraft am Radumfang = effort de traction à la jante.
- dentes. Il convient du reste de remarquer qu’à courant égal, le couple obtenu avec du courant alternatif est notablement plus faible qu’avec du courant continu en raison des pertes supplémentaires. C’est ce que montre nettement la figure 12.
- On observe ce fait tant pour le démarrage que
- struits pour les voitures à courant continu.
- Comme on le voit, il semble fournir une solution très satisfaisante du problème de la traction par courant alternatif simple.
- J. Mülleîi.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ;ET GÉNÉRALITÉS
- Self-induction et induction mutuelle de conducteurs linéaires. — E. B. Rosa. — Bulletin of tlie bureau of the Standards, Volume IV, n° a, janvier 1908.
- M. Edward B. Rosa a publié un certain nombre d’études sur les coefficients d’induction. Nous résumons ci-après les méthodes de calcul assez originales qu’il a employées et les résultats qu’il en a déduits.
- I. — Self-induction d’un conducteur cylindrique RECTILIGNE.
- La méthode consiste à calculer successivement le flux à travers le milieu extérieur puis le flux à travers le conducteur lorsque ce conducteur est parcouru par le courant unité, et à faire la somme de ces deux quantités. Le calcul peut être résumé comme il suit :
- Action électromagnétique dH d’un élément de cou-
- Fig. 1. — Calcul de la self-induction d'un conducteur cylindrique rectiligne.
- rant dy (fig. 1) sur un point P extérieur (loi de Biol, et Savart) :
- ia dy
- d II
- 1 dy . „
- —- smô —
- [«* + [y - *)T
- Champ produit en P par le conducteur entier de longueur l, pour un courant égal à l’unité :
- a dy l — b b
- J » [a--\-[y—b^Ÿ W«8+(^—b? a\ja--\-bi
- à
- hauteur l:
- Il =
- Flux à travers une bande CD de largeur dx et de
- rfN
- —r 1—
- a 0 I Jn~
- l—h
- db
- a
- Flux total à travers le milieu extérieur au conducteur de rayon p :
- N
- \/a2 + P
- dx
- =ar
- J P L a
- = a | y/ a2 -f- P — a — l log / + V l* + P
- 1+42 + p
- Cl
- -JP
- [Uog'
- P
- ou approximativement
- L, ~ a l j^log — ij
- Le champ en un point intérieur au conducteur (fig. a) est
- H
- a ix a2 "
- Fig. 2. — Champ à l’intérieur du conducteur.
- L’énergie due à ce champ, à l’intérieur du conducteur, est
- W —— / p. Il2 do, J
- [x. étant la perméabilité de la substance qui constitue le conducteur ou encore :
- W = -t / 8k J
- .iKxldx
- 2;
- 9 tJ 0 4
- Mais d'autre part W = - L2z2, donc
- l;= üf.
- “ l±
- (3)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2° Série). — N» 15.
- Le coefficient de self-induction total sera
- L=N+L2=,|uog-+^2+p2-V//Hÿ-f-p+^ | (4)
- ou approximativement
- Dans le cas cTini conducteur d’épaisscur infiniment petite, ou d'un courant alternatif à grande fréquence, pour lequel il n'y a pas de champ à l'intérieur du conducteur, on a
- L =: '2,1 |log — — ij.
- II. — Induction mutuelle de deux fils
- PARALLÈLES.
- fils, le coefficient de self-induction de la ligne est
- L = aL, — aM
- d'où l'on déduit, en remplaçant Lj et M par leurs valeurs approximatives (formules 5 et 6) :
- L = /,/[log^-t-i].
- IV. — Induction mutuelle de deux conducteurs
- RECTILIGNES DANS LE PROLONGEMENT l’un DE
- l'autre.
- Soit l la longueur du premier conducteur AB et Lq son coefficient de self-induction,m la longueur du second conducteur et Lm son coefficient de self-induction. Si M/,„ est le coefficient d’induction mutuelle de ces deux conducteurs, le coefficient de self-induction de l’ensemble ABC sera
- I/induction mutuelle de deux fils parallèles ayant chacun une longueur l et un rayon p et séparés par une distance d, s’obtiendra à l’aide de la formule (i)
- t j
- j 1 i t t
- O—^--O p
- Fig. 3. — Induction mutuelle de deux fils parallèles.
- L :— L/ -j- L,„ -f- aM/w, et l’équation (5) donne
- (/ + ni) 3"
- L — a
- 17 | Tl •*(* + '«) 31
- (i + '«)[log------------------,J
- d’où on déduit
- l ni l -f- ni
- Ulm = l log----------h ni log--------
- /
- ni
- V. —Self-induction d’une iiaiuie rectiligne
- A SECTION RECTANGULAIRE.
- ci-dessus en prenant comme limite d’intégration d et oo au lieu de p et oo. On obtient ainsi :
- M = log 1 + ^ (P — \jl* + (P + (6)
- et approximativement, si d est petit par rapport à /
- M = ./[lo*ÿ-.+^]. (7)
- III. — Self-induction d’une ligne a deux fils dont v l’un de retour.
- Si Lt est le coefficient de self-induction de chaque fil et M le coefficient d’induction mutuelle des deux
- On obtient la valeur du coefficient L en remplaçant dans la formule (7) la distance d des deux fils par la distance moyenne géométrique (*) R de la section de la barre. Cette valeur de R s’obtient aisément grâce à l’observation suivante duc à Sumec : Si a et p sont les longueurs des côtés d’un rectangle, on a sensiblement R= o,2235 (a-f-(3). Cette remarque permet de transformer la formule
- (*) Cf. Maxwell. Traité d’électricité et de magnétisme, tome II, p. 363. (N. D. T.)
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- 49
- en la suivante L =
- [lo8jp^ + log
- + P
- 0,2235
- ' +
- o,29.35 (a -J— P) -
- ]
- ou comme loge----—
- 0.2235
- = i,5 environ
- T, , i , »,aa’>r>(a+fi)“j ^
- L=a'hK7+p+i+—-,—j- '8>
- Ainsi, pour une barre carrée de iom de côté et de iom de long, l = i ooo, a-f- (1= 2, on obtient environ 1/1,816 microhenrys. Pour une barre de meme longueur, mais rectangulaire, de section r X 4*'m, on obtient 12,983 microhenrys.
- Enfin pour une barre rectangulaire de meme longueur dont la section est de i,mn X 4mm on obtient 16 588 microhenrys.
- VI. — Self et mutuelle induction de deux
- BAIlllES PA II ALLELES.
- L’induction mutuelle M des deux barres est égale à l’induction mutuelle de deux fils parallèles dont la distance est la distance moyenne géométrique 1\, des deux sections l’une de l’autre. De sorte que la formule (7) s’applique en remplaçant a? par Rt. Dans le cas de sections carrées, Rt est sensiblement égal à la distance des centres. Dans le cas d’une ligne formée de deux conducteurs l’un d’aller, l’autre de retour, la self-induction de cette ligne sera
- L
- (L, - M),
- Lj étant la self-induction de chaque conducteur pris isolément.
- VII. — Self-induction d’un carré.
- La self-induction d’un carré est égale à la somme des self-inductions des côtés, diminuée des inductions mutuelles, en tenant compte de ce que les inductions mutuelles des côtés rectangulaires sont milles. Alors
- L = 4 (L, — M).
- Appliquant alors les formules (4) et (6), en y remplaçant / et d par a (côté du carré), on obtient
- L,
- *ia
- et, en négligeant
- L, — M = aflTlog - — i*7$ + + •£"]
- L P(i + vV)
- L=—M)r=8a J^log------log -3~V——o.VISsJj
- ou
- L= 8a £log — -f- — — 0,524 J,
- ou en désignant par I — f\ a le périmètre du carré
- L — a/j^log^ + y —
- ou sensiblement
- L = 9,/^log^ — i,9ioJ, formules données par Kirchhoff en 1864.
- a
- 1 ooc
- IOO*
- 200'
- EXEMPLES
- ocm,o5
- L
- 5,107 microhenrys 5,(>62 —
- ocm,i 1 X —
- Car si — est constant, L est proportionnelle à L P
- VIII. — Self-induction d’un rectangle.
- La sclf-induclion d’un rectangle dont les longueurs des côtés sont a et h est donnée par la relation :
- L = 2 (Lrt 4" L* — Mfl — Mô). i° Conducteur de section circulaire. — L’appli-
- cation des formules (4) et (6) donne, en négligeant
- œ
- et
- P‘
- A*
- I, = 4
- ' 1 ’ia * 1
- " log-----------7 a H- P
- P f\
- + 4
- b\o\
- 2 b 3
- -^+P]
- 1 a + \laî4" ^ r1—î /» 1 7
- a log’--——— ------------f- b- b
- b log
- a
- 2° Conducteur de section rectangulaire. — Si a
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 15.
- et p sont les dimensions de la section, on a, d’après la formule (8) :
- L„ = a |^log J^L -f ^ -f o,mI5 (a -f (3) J
- et on a toujours
- M,
- la valeur de
- est L
- a log-
- ez -f- \]a2 4~ b2
- \jct2 + b2 + b
- \j — » (La 4~ L*
- !lah a
- ,--------------- -4--
- (a+P)(«-+V«2+^2) 2
- •i ab b
- M.
- M,
- -b-f-V a2+ft2+of!2235(a-f-p)
- =4 «log—
- L (a-
- +4 b\og-------------------_t- - —^r/+\/r/2-h/>2+o, ^ 2 35(oc+ p)
- L (a+p)(fc-fV«2-H>2) 2
- Exemple. — Self-induction d’un carré de iom de côté, constitué par un conducteur de section carrée de icm de côté, la formule donne
- L = 55,53 microhenrys.
- Pour le même carré constitué avec un conducteur de section circulaire ayant ic,n de diamètre, on aurait obtenu L = 56,61 microhenrys.
- IX. —1 Induction mutuelle de deux rectangles
- ÉGAUX ET PARALLÈLES.
- Soient deux rectangles parallèles égaux dont les côtés ont des longueurs a et b et qui sont placés à
- Fig. 4. — Induction mutuelle de deux rectangles.
- une distance d l’un de l’autre (fig. 4). Le coefficient de mutuelle induction M de ces deux rectangles est
- M —- 2(M1B — M17) -(- 2(M20 — M,g).
- Mais, d’après la formule (6):
- M28=2j^(7.1og d’où
- M = 4 I a log
- « + vW«P_v£qr5î_MJ
- \j a?+b2-\-d2Jr\j *2+c?2^j
- M2G —2[rtl°g d
- ci2-\-~b2-{-d2
- sjlyt+d1
- a -f \Ja2 + (P \Jb2 + d2
- ilog
- a -f- \ja2 -f- b2 d2 a
- / b -f \Jb2 + dF- \ja2 -f d2
- \ h 4-J a2 4- /é
- )]
- b 4- \ja2 + b* + d2 d
- 4- 8 [v/«24-624-rf2 — \j a2 4- d* — sjb2 4. rf*.4. d\.
- Pour un carré a = b :
- 4- \Ja2 4- S y/a2 + d2
- M 8 1 a jog
- r
- a \j % a2 -|- d2 d
- -J- 8 [s/x a2 d2 — 'i\la2 -f- d2 -)- d].
- a
- X. — Self et mutuelle induction de minces RUBANS.
- La self-induction d’un mince ruban rectiligne de longueur / et de largeur b (épaisseur négligeable) est égale à la mutuelle induction de deux fils rectilignes parallèles de même longueur dont la distance est égale à la moyenne distance géométrique de la section, soit o,223i3 b.
- La formule (6) donne alors, approximativement, en négligeant. :
- L
- ou comme log R,
- 1 'xl
- 1o*h;
- :î
- log* —
- (9)
- L = 2/
- î 'il \ 1
- Iost + ;
- Pour deux rubans semblables dans le même plan, placés bord à bord, sans contact électrique, l’induction mutuelle est de même
- M
- r71 b-\-db2+d2 —r
- is:—2| ^ï°g’ ^ ~ \jb' 4“ dz 4" d
- [
- M„=.|
- \/a2 4-d2 J
- M 2 l r, i Llog«;- 'J
- avec R2 = o,8q ü5a h, d’où
- M J.f
- , 2 /
- log ----- 0,8863
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- 11 Avril 1908.
- Si les deux rubans ainsi placés côte à côte constituent le conducteur d’aller et le conducteur de retour d’une môme ligne, la self-induction L de la ligne est
- i, = îL, — %m — kl log—- — ki iogc k — r>,r>/,r>
- Ri
- l étant la longueur d’un seul des conducteurs. On voit que ce coefficient de self-induction est indépendant de la largeur commune des conducteurs. Si ces conducteurs étaient séparés par un intervalle égal à cette largeur commune, on aurait
- L = 8,685/.
- Si les deux rubans ne sont pas dans le même plan, mais sont placés parallèlement l’un à l’autre à une distance d, on trouve pour la moyenne distance géométrique R2 l’expression
- Iog Ra = ^ log d + \ — J) l°g (** + d')
- , d b 3
- + 2_arctg-_- lIO
- Dans le cas où d = b} cette expression devient log R2 = logé + £ ~
- Comme, pour un conducteur unique,
- log R [ =- log b — -,
- on voit que log.
- R,
- — et que, par suite dans le cas
- R, a
- d’une ligne formée de deux rubans parallèles, l’un conducteur d’aller, l’autre conducteur de retour, séparés par un intervalle égal à leur largeur, la self-induction de la ligne est
- L = a L, — 2 M :
- k l log
- R.
- 7 TC
- 41-2
- 2 7"/,
- expression indépendante de la largeur commune des conducteurs.
- Ces résultats peuvent servir à calculer la self-induction d’un shunt non inductif formé d’une feuille mince repliée sur elle-mcme (fig. 5). On aura
- XI. — Conducteurs concentriques.
- La self-induction d’un tube mince de longueur l
- a,
- et de rayon a2 est, lorsque-^ est très petit
- L, = 2 /
- 1 xl log------- I
- Fig. 5. — Shunt non inductif.
- La self-induction d'un cylindre plein, de longueur / et de rayon au est :
- Fig. 6. — Cylindres concentriques.
- Si, comme dans la figure 6, le courant passe dans un certain sens dans le dernier conducteur, placé à l’intérieur du premier et revient par celui-ci, la self-induction du circuit est
- L — L, —j— L2 —- 2jVI — L, — L2 — il car M — L2.
- Si le conducteur extérieur, au lieu d’être infiniment mince a une certaine épaisseur a:l «2 (fig. 7) et si le courant est uniformément distribué sur sa section, il faut, dans la formule précédente, remplacer «2 par a„, moyenne distance géométrique du cylindre intérieur au tube extérieur,étant fourni par la relation
- L = 4 / (log R, — log R,)
- log. R2 se calculera par la formule (10) et log. Ri par la formule (9).
- l°gas
- «32 log «3
- <7./ loga2
- Dans le cas d’un courant alternatif à haute fré-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 15.
- quence, le courant circule sur la surface extérieure du conducteur interne et sur la surface intérieure du conducteur externe et on a
- L
- il log —.
- ft- j
- Fig. 7. — Conducteurs concentriques massifs.
- XII. -- CoNDUCTEUHS MULTIPLES.
- Supposons un courant divisé également entre deux fils de longueur /, de rayon p et séparés par un intervalle d (fig. 3); la self-induction de l'ensemble est. égale à la somme des self-inductions respectives des deux fils et de deux fois leur mutuelle induction, mais, comme chaque conducteur n’est parcouru que par la moitié du courant total, on voit facilement que le coefficient de self-induction de l’ensemble s’obtient en divisant par 4 la somme précédente, où l’on remplace les selfs et les mutuelles inductions par les coefficients correspondants. En se reportant alors aux
- , • d
- formules (5) et (7), qui supposent - petit :
- L = 1 l
- log-
- l
- / il
- + ,/(|og7
- 9, l
- {pdf
- Si J’g~ 0,7 788 p est. la moyenne distance trique de la section du fil, on peut écrire
- il ~
- geome-
- L
- a
- log
- gd)*
- Dans le cas de trois conducteurs rectilignes égaux en parallèle placés en triangle à une distance d les uns des autres, on obtient de même
- L = il
- Par exemple si
- l = in"', p
- il
- (rgd>f
- d
- on obtient
- et
- {rgdPf = ocm,538,
- L = i/|,44a microhcnrys.
- Si tout le courant passait par un seul conducteur, on aurait L = 17,92 microlienrys.
- Si on a n conducteurs égaux et parallèles répartis uniformément sur un cercle de rayon a (fig. 8j, on
- Fig. 8. — Conducteurs multiples.
- démontre que la moyenne distance géométrique R : log R = Flog (/•,«—'). (n, = 0,7788?).
- Ayant ainsi calculé 11, on obtiendra L à l’aide de la relation (7), où on remplace c? par II, soit, en négli-R
- géant —
- Si ou a une ligne formée d’un conducteur d’aller de rayon nA (fig. y), placé au centre d’un cercle de
- Fig. g. — Conducteurs multiples avec conducteur centra de retour.
- rayon n, à la périphérie duquel se trouvent n conducteurs de retour, la self-induction du système est
- L = L, -|- L2 —- 9.M.
- Li, self-induction du câble d’aller ;
- L2, self-induction de l’ensemble des câbles do retour ;
- M, induction mutuelle du système d’aller sur le système de retour.
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- 53
- Or, on a
- M = 2 11 log
- K'-]
- car la moyenne distance géométrique du conducteur central à chacun des conducteurs périphériques est a. D’où:
- L
- 2'[,ogï!“0
- L2 = il [log 21 — log [rpian~')n — i] ;
- d’où
- ['
- L = 7.1 \ log —--------log (/-jfl"-1)" -j-
- a i
- il-
- Dans le cas où le conducteur central est aussi formé de plusieurs fils répartis sur un cercle et où la répartition est symétrique dans les deux systèmes comme l’indique la figure io, on trouve qu’il convient,
- Fig-, io. — Conducteurs multiples.
- dans la formule qui donne la mutuelle induction des deux systèmes, de remplacer a par
- R12 = ia2l ~ «!*)*.
- XIII. — Self-induction d’un knhoulement « non
- INDUCTIF » FORMÉ 1)E FILS IIONDS.
- Soit un fil rond de rayon p formant, comme l’indique la figure ii, un enroulement plan de i.n conducteurs rectilignes de longueur l chacun.
- Cherchons le coefficient de self-induction résultant pour le conducteur central A.
- C’est évidemment
- La = 1 >| -J- aM, -j- 2Mj -)-...
- + 2i\l„_, 2 M, 2.M, ....2 Mn—2 — M„.
- Tji étant le coefficient de self-induotion propre du conducteur A cl M7, le coefficient d’induction mu-
- Fig1, ii. — Enroulement non inductif.
- tuelle entre ce conducteur A et l’un des conducteurs p ou p'. On peut écrire
- La = (L, - M,) - (M, - M,) - (M,
- M,
- = 2 /
- = 2 1
- - (M8-RI,)...-(M„_a - M_,) + (M, - M.j
- + (M,-M,;) +..... + (jMb—t —M»)
- d
- log--|-
- P
- — ’xl log ~ — 7l log^ — 2ilogp...
- 0
- 4- 2/iog-+%i logÿ 4- 2/iog^4—. • •
- ! i\ O
- 2./, .6.8 ... [n — i) i. 3.5.7 ... [n — 2) 3.5.7.9 ... n
- 1 d 1 1 log - -f- -
- P 4
- 21 log
- -1- 7.1 log
- 2.4.6.8 — [11 — 1 ) 2.4.6.8 ... [n — 1 )
- r cl 1 2.4.0.8... « — 1 -1
- = aM lo8'r + 7 — al°g----------------5-------
- L P 1 1. 3.5.7 ... (n — 1 ) \jn J
- ce qu’011 peut écrire
- La= 7/
- log^ + 7
- P 4
- A
- A étant une constante qui ne dépend que du nombre total 2 ii des conducteurs formant l’enroulement.
- Les valeurs de A, calculées pour différentes valeurs de 7 n, sont les suivantes":
- 2 a A
- 18.
- 70.
- loge 2 = 0,6931 0ge | — 0,2876
- 1 0/*
- loge — = 0,3022
- 4 o
- I 28
- log« —r — H’V51
- u>5
- 0,4378
- loge “ = 0,45 16 %
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- La self-induction d’un conducteur extrême sera L = L, — Mj + M2 — M3 ...
- = »/
- i d , 1 , , T .5.7...
- loa-—----Moe----------—
- p ‘ /i *>. ./,.G...,
- Io8'“+7 a P /i
- ! étant la longueur de chaque conducteur, on voit que cette formule est la même que celle qui convient à
- d% .
- l’enroulement plan, à condition toutefois que — soit
- a2
- négligeable.
- A. M.
- On calculerait de même la self-induction résultante de chacun des conducteurs et la self-induction de l'enroulement entier s’obtiendrait en sommant les résultats obtenus.
- XIV. — Enroulement « non inductif » suit UN
- CYLINDRE CIRCULAIRE.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Sur la forme des courbes de tension dans les moteurs à champ tournant et la séparation des pertes dans le fer. — K. Simons et K. Vollmer. — Elekirotechnische Zeitschrift, 3o janvier 1908.
- La self-induction d’un seul tour est approximativement (formule de Kirchhof)
- L, = 4 k a
- a étant le rayon du cylindre et p celui du conducteur.
- L’induction mutuelle de deux tours placés à une distance d d’axe en axe l’un de l’autre est, en négli-d2
- géant —,
- log
- o a
- 1,7b
- Mi — 4 7C a
- \ 8 a
- logT
- De même
- Mo — h'KCi
- 1 8" log--;
- & xd
- et
- Mj — M2 = h'Ka log x M2 — M4 = log
- Pour le conducteur central A, on aura, comme précédemment
- LA=rL1 — üMj -|- aMa -— ‘Afj...
- = Lj—M,—(M,—M2! + (M2—M3) — (M3—MJ...
- 4 ~ci
- j d 1 2.4 .G... [n — 1)
- Iog“ + 7 — » log P 4
- 1 .1.5 ... (n — x) \/n.
- log^+l-A
- A étant le meme que dans le cas d'un enroulement plan. Si d’ailleurs on remarque que h iz a = x /,
- Pour que le champ tournant d’un moteur triphasé donne lieu, en chaque point, à une variation sinusoïdale des lignes de force, il faudrait :
- i° Que les courants du stator soient sinusoïdaux;
- x° Que les flux et les ampère-tours soient proportionnels ;
- 3° Que la distribution des fils pour chaque pôle soit sinusoïdale.
- Même dans les moteurs à encoches fermées, les deux dernières conditions ne sont jamais satisfaites. D’autre part, si les deux premières conditions sont réalisées, les flux varient suivant une loi sinusoïdale dans chaque dent du stator, mais, par suite de la distribution des fils, le flux dans les dents n’a pas, même dans ce cas, une variation sinusoïdale. Si on représente graphiquement la répartition du flux à la périphérie du rotor supposé entraîné à la vitesse du synchronisme, on s’apercevra que les intensités de ce flux ne resteront pas constantes en un même point, mais que leurs valeurs se modifieront périodiquement. O11 verrait notamment que, dans un stator triphasé à 60 encoches, le champ subit ainsi des variations dont la fréquence est sextuple de la fréquence fo n d a m e n tal e.
- D’autre part, dans les moteurs à encoches ouvertes, le flux subira encore d’autres variations liées aux différentes positions que peuvent occuper les unes par rapport aux autres les encoches du rotor et du stator.
- L’auteur a observé ces effets sur deux moteurs, savoir :
- i° Moteur avec encoches fermées, 4,4 KW à 220 volts. Le stalor a 60 encoches et 4 pôles, le rotor t\x encoches et 4 pôles.
- x° Moteur avec encoches ouvertes, 5,2 IvW à 190 volts. Le stator a 24 encoches et 4 pôles, le rotor 2 phases et 44 encoches.
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- A. — Force é/ectromotrice induite au synchronisme.
- Le rotor entraîné au synchronisme par un moteur auxiliaire ne devrait être le siège d'aucune force électromotrice si le champ qui tourne avec lui ne subissait aucune variation. S’il subit une variation d’intensité, une spire du rolor dont le centre correspondrait au champ maximum serait le siège d’une force électromotrice d’induction ; au contraire, si le centre de cette spire correspondait au point du champ nul, il n’y aurait aucune force électromolrice. Si, d'autre part, la variation du champ peut être assimilée à une variation de vitesse angulaire, alors c’est dans la seconde position que la spire subira l’effet maximum (1).
- L'oscillographe permet de déceler ces phénomènes.
- Les courbes a de la figure i représentent, pour le
- Fig. i. — Courbes de tension dans une spire placée sur le rotor relevées par l'oscillographe. Encoches fermées.
- moteur à encoches fermées, les forces électromotrices induites dans une spire du rotor ouvert; Taxe de la spire correspond au flux maximum. Les courbes b se rapportent à la spire placée dans la seconde position, son axe et le point du champ nul coïncidant. La figure ± donne la force éleclromotrice induite
- \aaAa/\aAaaaMaAA^aAAaaAAaaaA^vvvvWWvVWv\^'W* Fig. 2. — Courbes obtenues avec des encoches ouvertes.
- dans le rotor ouvert d’un moteur h encoches ouvertes, le rotor étant entraîné à la vitesse du synchronisme.
- Le courant du stator est obtenu sinusoïdal dans le premier cas, et dans le second il accuse légèrement la présence des effets que nous relevons au rotor et qui résultent de l'ouverture des encoches.
- (*) Des considérations analogues ont déjà élé développées par M. G. W. Worral à propos des alternateurs. Cf. La Lumière Electrique , Ionie I (a0 série), p. 215. (N. D. T.)
- B. — Courbes du courant du stator et du rotor.
- *
- De ces faits il résulte qu'au synchronisme, un courant traversera le rotor et ce courant aura un effet sur le stator et modifiera la forme de la courbe du courant qui le traverse. Avec les encoches fermées, le courant du rolor a une fréquence sextuple de celui du stator et on retrouve en effet l’influence d’une harmonique de cette fréquence sur une couche de courant relevée au stator; on retrouve de même pour le moteur à encoches ouvertes l’influence de l’harmonique due à la denture sur le courant du stator.
- On conçoit d’autre part qu'en charge, c'est-à-dire lorsqu’il y a glissement, l’on constate des battements d’autant plus fréquents, sur une période de l’onde, fondamentale, que le glissement sera plus réduit La figure 3 donne 4 courbes de courant du rotor
- ?
- X.
- Fig. 3. — Courants dans le rotor à divers charges.
- 1 et 4 : Pleine charge; 2 et 3 : Demi-charge. Encoches fermées.
- relevées au moteur à encoches fermées et pour divers glissements. La ligure 4 se rapporte à la
- Fig. — Courant dans le rotor à demi-charge.
- Encoches ouvertes.
- même courbe du courant du rotor avec un glissement correspondant à peu près à la demi-charge et pour le moteur à encoches ouvertes.
- C. — Détermination des- pertes dans tes moleu/\y triphases.
- On a affaire aux pertes suivantes :
- i° Pertes dans le fer du stator;
- i° Perles dans le fer du rotor correspondant au glissement ;
- 3° Pertes dans les dents du rotor par suite du flux supplémentaire de fréquence sextuple;
- 4° Pertes supplémentaires dans les dents des moteurs avec encoches ouvertes. Ces pertes sont proportionnelles au nombre de tours du rolor;
- 5° Pertes dans le cuivre correspondant à la résistance ohmique.
- Il s'agit de rechercher dans quelle mesure les phé-
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- nomènes mentionnés ici ont une influence sur les pertes. On a eu recours, pour déterminer ces pertes, à la méthode de Bragstadt et Bachc-Wiig qui consiste à mesurer la puissance absorbée par un moteur spécial entraînant le rotor, une première fois avec le stator non excité, une seconde fois avec excitation (1).
- On sait qu’au synchronisme avec le stator excité le diagramme de la puissance fournie au moteur qui entraîne le rotor accuse un saut brusque. Ce supplément d’énergie doit être attribué à un couple résultant de Thystérésis du rotor. Le changement de l’état magnétique du fer qui tend à se produire détermine un décalage du rotor par rapport au champ sans qu’il y ait glissement.. C’est un déplacement analogue à celui qui se produit dans les moteurs synchrones. Le glissement positif ou négatif se produit ensuite.
- D’après Bache-Wiig, la perle dans le fer du slator au synchronisme est égale à la nloyenne des deux puissances absorbées, soit la puissance comptée jusqu’au milieu du ressaut, moins la perte dans le cuivre. La puissance correspondant à la moitié du ressaut serait égale aux pertes par hystérésis dans le rotor à l’arrêt. La différence des puissances absorbées par le moteur qui entraîne le rotor, quand le stator est excité et quand il ne l’est pas, fournit la perte qui se produit dans les dents; pour le stator excité, il convient] de prendre au synchronisme la moyenne des deux puissances absorbées.
- Les auteurs ont essayé, dans ces conditions, le moteur à encoches fermées avec rotor ouvert et avec le rotor fermé et ils constatent que : i° la puissance totale absorbée est plutôt un peu plus faible avec le rotor fermé qu’avec le rotor ouvert; 20 avec le rotor fermé, le ressaut de la puissance absorbée au synchronisme est beaucoup plus élevé (/| fois plus élevé). Les courants dans le rotor tendent à faire disparaître les différences qui séparent le champ réel d’un champ tournant idéal; d’autre part, les pertes dans le cuivre du rotor sont plus que compensées par la diminution des pertes par courants de Foucault dans le fer du rotor. Enfin, le demi-saut au synchronisme représente un peu moins que la puissance perdue par hystérésis dans le rotor au repos. On peut faire les mêmes observations en ce qui concerne le moteur à encoches ouvertes. Les auteurs critiquent ensuite les diverses méthodes proposées pour déterminer les pertes dans les moteurs triphasés et considèrent la méthode actuelle comme la plus
- (*) Eclairage Electrique, tome LIII, p. 198.
- exacte, pourvu qu’on prenne pour la perte par hystérésis dans le rotor à encoches fermées la moitié du saut au synchronisme, non avec le rotor ouvert, mais bien avec le rotor fermé.
- L. G.
- Charges artificielles pour essais des générateurs électriques. — R.-K. Morcom et D.-K. Morris. — Institution uf Electrical Engineevs, Section locale de Birmingham.
- La résistance de l’eau est très variable suivant la provenance. L’eau distillée a une résistance spéci-lique de 600.000 ohms-cm-cm2 à i5°C, tandis que l’eau distribuée à Birmingham n’a que i3.2oo et l’eau du canal de Birmingham seulement /435.
- Pour une élévation de température d’environ /|O0C, il faut 225 litres d’eau par kilowatt-heure. Autant que possible, il faut éviter l’emploi du sel ou de la soude pour augmenter la conductivité. Il est préférable de prendre des bacs assez grands. La distance entre les électrodes ne permet pas d’augmenter beaucoup la résistance si le bac est grand. Quand la distance est très petite, les surfaces en opposition jouent un grand rôle. La proximité des électrodes et des parois est également à considérer.
- La chute de tension dans le liquide ne doit pas dépasser 20 volts par centimètre et doit être d’autant plus faible que les parois sont moins bien isolées, surtout si elles sont métalliques.
- Pour des électrodes en fer, il ne faut pas dépasser i5 ampères par décimètre carré.
- Les bacs en bois sont peu coûteux et faciles à obtenir; les parois sont pratiquement non conductrices. Les bacs métalliques sont coûteux ou fragiles et dans ces bacs il est difficile d’obtenir les faibles charges. Les électrodes en fonte sont peu coûteuses et donnent satisfaction.
- L. B.
- Sur de nouveaux aciers au chrome. — Léon Guillet. — Bulletin de la Société d'Encouragement pour Vindustrie nationale, tome GX, n° 2, février 1908.
- Jusqu’ici on s’est borné, industriellement parlant, à introduire dans l’acier de faibles quantités de chrome, avec ou sans nickel. Dans les aciers à outils ouïes plaques de blindage,le pourcentage en chrome est de r à 3 % ; dans les outils à coupe rapide on atteint de 5 à q % .
- A Schcffield, au four électrique, dans l’usine de M. Ivunrich, on a fabriqué des aciers à i5 ou 20 % de chrome avec 2 à 3,5 % de carbone.
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- Ces aciers sont très fragiles avant trempe ; ils le sont moins après. Ils possèdent une coupe remarquable; un outil d’un de ces aciers s’aflûte trois fois moins qu’un outil fait avec le meilleur acier au carbone.
- Leur rigidité après trempe peut être utilisée pour des outils spéciaux, mandrins de grande longueur, fraises de fort diamètre ou de faible épaisseur.
- Ils se moulent très aisément; on peut utiliser directement des outils coulés, fraisés, sciés, etc.
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- Sur l’arc voltaïque jaillissant dans iine enceinte limitée par une paroi épaisse. — Note de M. Alfred Minet, présenté par M. Lippmann.— Académie des Sciences, séance du 2 mars 1908.
- L’étude de l’arc voltaïque jaillissant dans une enceinte limitée par une paroi épaisse comporte l’examen d’un grand nombre de facteurs :
- du courant (intensité par centimètre carré); io°résis-lanee spécifique des vapeurs formant l’arc, etc.
- Dans une première série d’expériences, l’auteur a considéré le cas simple d’un arc jaillissant dans une cavité de forme cylindrique, creusée au centre d’un bloc de magnésie, de forme parallélipipédiquc et de fi011, d’épaisseur.
- Voici les résultats pour différents diamètres et longueurs d’arc, le courant employé étant continu :
- i° Pour une intensité et un diamètre donnés et des longueurs L variables, les forces électromotrices sont reliées par l’expression
- E = e -j- eL,
- où :
- E est la différence de potentiel aux électrodes ;
- e la force contre-électromotrice, dont la valeur oscille suivant certaines conditions entre 14 et 18 volts, et dont le siège se trouve à l’électrode positive ;
- e la différence de potentiel prise sur une longueur d’arc de icm, trouvée sensiblement constante sur toute la longueur de l’arc (tableau I).
- TABLEAU I
- Formule de régime de l’arc. E = e -f- eL.
- d = i om,I d = 1,5 d = 2,1 d = 3,1 d = 4,i
- d I = i3ilmn 1 = 20,5 I = 34 I = 61 I = 93
- ^11 1^1 —, — — —— . .
- en centimètres E e E Ê E £ E £ E £
- en volts en volts en volts en volts en volts en volts en volts en volts en volts en volts
- Près de 0 e — 14 e = 14 e = t6 e =z 1 8 e = 18
- I l±l\ 10 ‘il 7 2 2 6 24 6 •2‘2. 4
- •1 36 12 3i 10 1 5 5 27 5
- 3 . 48 l2 37 6 33 6 34 5 3o 3
- 4 58 10 43 6 3» 6 39 '5 33 3
- 5 69 1 1 5o 7 46 43 4 38 5
- 6 80 1 1 56 6 6 47 4 42 4
- E — 14 -j- 11 L E — 14 7 L E — 16 -j- 6 L E = 18 -j- 4 , 5 3 L E =: 18 -j- 4 L
- i° Forme et dimensions de l’enceinte ; 2'’ nature et épaisseur de la paroi; 3° nature, position et dimensions des électrodes; 4° section et longueur de l’arc; 5" sa température ; 6° pression à laquelle est soumise la gaine gazeuse qui le constitue ; y" différence de potentiel aux électrodes; 8° force contre-électro-motrice et réactions physiques,chimiques ou physicochimiques qui la provoquent ; 90 intensité et densité
- 2° Soient la chaleur totale et les chaleurs partielles engendrées par le courant dans l’arc par seconde :
- El = cl + elL ;
- nous avons admis que, étant, donnée la constance de e sur toute la longueur de l’arc, la chaleur el se dissipe complètement dans l’électrode positive et la paroi en contact direct avec cette électrode, et que la
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- chaleur s IL se perd dans les parois en contact avec la gaine gazeuse constituant Tare.
- Pour vérifier ces hypothèses, nous, avons cherché si, en prenant des intensités I en fonction du diamètre d
- (i) 1 = K(
- où Kj =11,17, d’après I = 34 ampères et d = 2cm,i, comme dans le cas d’un conducteur solide sous enveloppe, et maintenu à une température constante, la température et par suite la résistance spécifique de Parc étaient aussi constantes, et si Pon pou-
- (4) Longueur d*arc pour une différence de potentiel constante et égale à 64 volts ; en admettant
- 5<> I
- e — il\ volts, eL = 64 — 14 = 5o volts, L = — d9
- ^3
- 1
- = 5,75d*.
- (5) Perte de chaleur exprimée en watts, par unité de surface de la paroi, et par sec. :
- 1 Tzd iz
- Le tableau II donne les valeurs des diverses grandeurs mesurées directement ou calculées suivant les expressions (1), (*2).
- TABLEAU tï
- Co n s ta n tes électri(j u es.
- GRANDEURS DONNEES GRANDEURS TROUVÉES ET CALCULÉES p = 31 watts trouvées
- dom 3 I = 11,17 dï ampères 8 = -4’22 d$ ampères par cm2 8, c — s trouvées - volts | ’.'Jj . 5 calculées p = 0,6 t.ohui trouvées L pour E: L = rï/ trouvées = 64 volts 1 ?5^2 0ïn calculées
- b1 1 3 1 3,6 11 8,3 0,81 4,r> 6,04 41,3
- i,5 20,5 n,3 7 7 0,61 7)°4 7>°4 3i
- 2,1 34 9,8 6 6 0,61 8,33 8,33 31
- 3,i 61 8,ï 4,88 4,94 u,60 10,3o 10,10 3 0,4
- 4,i 93 7>°3 4 4,8° 0,57 12,5o 1 x ,60 a9
- vait déterminer a priori les autres grandeurs en fonction du diamètre suivant :
- u) Densité du courant,* par définition § =
- Ai.
- TC fl?2 9
- , 4 Kt K
- on a donc 0 =-------r =
- TC I
- d* d*
- -, où K2 = 14,22, d’apre
- es
- Ki = 11,17.
- (3) Différence de potentiel, e
- rI, r étant la
- résistance d’une section d’arc de longueur L = icm; en exprimant r en fonction de la résistance spécifique p et I en fonction de la densité S, il vient £ p§,
- d’où e =
- P K, K
- 1
- S
- ~ ; lv3, fourni par la mesure directe,
- d*
- a été trouvé égal à K3 = 8,7 (toujours pour un diamètre moyen d =. 2,1), d’où pour la résistance spécifique p = ^ = 0,6x ohm.
- K2
- Les chiffres que donne la mesure directe s’écartent peu de ceux fournis par le calcul, sauf pour ce qui concerne le d = icm, 1, pour lequel la différence en plus ou en moins suivant la grandeur considérée est assez importante. Il est à prévoir qu’au fur et à mesure que le diamètre augmentera, les valeurs trouvées s’écarteront de celles calculées avec des différences de sens inverse de celles correspondant au diamètre le plus faible.
- C’est aussi le cas des conducteurs cylindriques solides sous enveloppe qui présentent des variations analogues. Cela tient sans doute à ce qu’on ne tient pas compte dans la formule qui détermine I en fonction de d de la vitesse de propagation de la chaleur à travers la masse du conducteur; cette vitesse n’étant pas infinie, il est certain qu’au fur et à mesure que le diamètre augmentera, l’intensité de circulation capable de maintenir constante la température des conducteurs sera de plus en plus inférieure à celle
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- calculée; autrement dit, l’exposant de d dans la formule (i) n’est pas constant; il est aussi fonction du diamètre et ira en diminuant.
- BREVETS
- Transformateur à tension secondaire réglable. — General Electric Company. — Brevet; américain n° 865 983. t
- Dans certaines applications du courant alternatif, il est commode de pouvoir régler la tension d’une façon continue et progressive. Le transformateur suivant (fig. 1) remplit ce desideratum. Le circuit
- Fig. 1. —Transformateur à tension secondaire réglable.
- magnétique comprend trois branches av et clâ1 et sur la branche centrale est bobiné l'enroulement primaire B. L’enroulement secondaire C entoure, au contraire, les deux branches cix et a2m, enfin, une armature en tôle feuilletée, que l’on peut faire glisser à l’aide d’une tringle E, permet de faire varier en sens inverse la réluctance entre <7i et r<r2 d’une part, «2 et a:l d’autre part. Supposons d’abord que celte armature se trouve dans la position marquée sur la figure; le flux engendré par la bobine primaire suit le trajet fermé «1 a2 à l’intérieur de la bobine secondaire G, qui n’est donc le siège d’aucune force électromotrice. Si, maintenant, on déplace, l’armature vers la droite, une partie de plus en plus importante du flux 9 de la branche centrale a2 passe dans la branche a3, tandis que la portion cp; passant dans la branche ax diminue progressivement. Oi>, la tension secondaire induite dans C est proportionnelle à 9— 9'; elle augmente par conséquent d’une manière continue, lorsque l’on déplace l’armature de gauche à droite, et le but cherché est atteint (').
- (Aj Ce dispositif ingénieux n’est évidemment applicable qu’aux transformateurs de faible puissance J le principe de son fonctionnement est d’ailleurs plus nettement défini par les considérations simples suivantes :
- Désignons par p', p, p" les réluctances respectives des
- Procédé de refroidissement des ^collecteurs. — Siemens Schuckertwerke Ges. Brevet anglais n° 24 771 (1907), publié le 5 mars 1908.
- Pour refroidir artificiellement les commutateurs des machines à grande vitesse, l’on emploie un liquide approprié tel que de l’huile.
- Ce liquide est refoulé au moyen d’une pompe quelconque dans un canal percé au centre de l’arbre de la machine; de là, au moyen de canaux radiaux, il vient refroidir la surface intérieure des lames du collecteur. Il retourne, enfin à la pompe et au réservoir au moyen d’un dispositif spécial placé du même côté que le canal central.
- Dispositif de réglage pour véhicules à transmission électrique. — British Thomson Houston Company and B. Hopps. — Brevet anglais u° 5 44* (I9°7)> publié le 26 mars 1908.
- Dans le système auquel se rapporte le présent brevet (*), l’on affaiblit le flux de la génératrice,
- trois branches du transformateur (dans ces réluctances sont comprises celles variables correspondant aux passages des (lux d'uue branche à l’autre); l’application des lois de Kirchhoff donne alors la relation
- — <p') p" —9' p’.
- La tension secondaire est proportionnelle à 9—9'; elle est donc proportionnelle à
- * (,_7+7)=T7+7'-
- tout se passe donc comme si le rapport de transformation ordinaire (égal au rapport des nombres de spires primaires et secondaires) était multiplié par le rapport
- variable —, ^—„ qui prend toutes les valeurs comprises
- entre o et un maximum, lorsque l’armature se déplace de gauche à droite.
- Il est également intéressant d’examiner comment cette manœuvre fait varier le courant à vide ; les ampère-tours magnétisants À sont déterminés par la relation
- A = 9 p -f 9 p' ,
- =*(p + 7+?)-
- 9 est constant si l’on suppose l’enroulement primaire soumis à une tension constante ; l’idéal est évidemment de maintenir À sensiblement constant et aussi faible que possible. Pour remplir la première condition, il suffit d’étudier les circuits magnétiques de manière que 00"
- ——;—•„ demeure constant; quant à la deuxième, elle est
- t- + p
- commune à tous les bons transformateurs.
- Le principal inconvénient de cette disposition est sans doute de donner lieu à une dispersion magnétique notable: (N. D. L. R.)
- f1) Voir l’étude de M. Léonard. Comparaison entre le système de transmission mécanique des autobus et la transmission électrique. Eclairage Electrique, 1907» tome LUI, p. 408.
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- T. II (2e Série). —N° 15.
- lorsque Ton manœuvre le levier de couplage des moteurs alimentés par cette génératrice et actionnant les roues motrices. Les inventeurs proposent de commander le rhéostat servant à réduire l’excitation uniquement par une pédale soumise à l’action du pied du conducteur. Cependant, le combinateur principal effectuant les couplages est verrouillé par la susdite pédale, de manière que l’on diminue forcément le flux lorsque l’on change le couplage ou qu’on met le levier au cran zéro. La pédale est enfin reliée à l’obturateur agissant sur l’admission du moteur à essence; de cette façon, la puissance de ce moteur est réduite en même temps que l’on affaiblit la tension de la génératrice.
- Survolteur pour distribution à courant continu à trois fils. — T. Torda cl L. Torda. — Brevet anglais n° i4 9^5 (1907), publié le 5 mars 1908.
- Pour maintenir la tension constante en un point éloigné de l’usine, malgré les chutes de tension dues aux lignes, l'on emploie un survolteur composé de deux machines auxiliaires accouplées.
- L’excitation de chaque machine comporte deux enroulements distincts; l’un est, comme l’induit, en série avec l’un des conducteurs principaux de la distribution. Quant à l’autre il est en série avec le fil neutre. En outre, les connexions sont arrangées de manière que, lorsque les deux enroulements ont une action concordante sur une des machines, leurs effets se retranchent sur l’autre. Dans ces conditions, l’on constate aisément que l’on peut compenser ainsi toute chute de tension, qu’elle soit accompagnée ou non d’une répartition inégale des charges sur les deux ponts.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- La technique de la Houille blanche, par E. Pacoret, avec préface de A. Blondel. — 1 volume in-8° de 83o pages avec 3oo figures et planches hors texte. —Dunod et Pinat, éditeurs à Paris, prix : broché, 25 francs.
- Voici un livre dont la préface est déjà à elle seule une très substantielle synthèse de tous les problèmes qui se rattachent à l’aménagement des chutes et à la distribution de leur énergie. Les questions y sont traitées avec beaucoup de clarté, groupées avec tant d’ordre et si heureusement rattachées les unes aux autres, que le lecteur est déjà par cette préface tout à fait orienté. L’étude plus approfondie se trouve ainsi rendue beaucoup plus aisée.
- Le volume de M. Pacoret comprend deux parties. La première traite des chutes d’eau et des turbines qui en transforment l’énergie. On saura gré à l’auteur d’avoir mis en tête de cette première partie des notions exactes d’hydrologie cl de géographie physique. On ignore trop peut-être les conclusions des études glaciaires et hydrologiques entreprises depuis un certain nombre d’années. Une rivière n’csl qu’mcomplètement connue par ses courbes de débit annuel, même établies pour une période assez longue. Il faut connaître encore son bassin d’alimentation et
- — ce qui est fort important pour les cours d’eau de montagnes à pente très raide — il faut connaître les bassins voisins et la topographie des sources.
- Le régime d’un fleuve n’est pas seulement influencé par les conditions atmosphériques et climatériques, il peut encore être modifié par le détournement des sources ou des affluents. Et ce détournement peut être un accident naturel,mais il peut être aussi artificiellement provoqué.
- M. Pacoret a consacré trois chapitres à l’exposé des lois de l’hydraulique, à la mesure des débits et des vitesses des cours d’eaju et aux mêmes mesures dans les conduites forcées. Il a indiqué ensuite toutes les données indispensables à l’exécution des barrages, dérivations, conduites et usines.
- La houille blanche n’étant pas utilisée sous forme d’énergie mécanique, mais transformée en énergie électrique destinée soit aux distributions de lumière et de force, soit à la traction ou à Télectrométallurgie, l’auteur a réuni dans la seconde partie de son livre toute l’étude des machines électriques, moteurs, lignes, tramways, etc. « Peut-être, dit M. Blondel, M. Pacoret aurait-il pu être moins objectif e t apporter à son exposé si bien présenté et vivant un esprit plus critique et aider par des comparaisons el discussions
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- subjectives le lecteur à choisir entre les diverses solutions, celle qui est la meilleure, ou bien à se défier de celles qui sont mauvaises. Par exemple, tout n’est pas à imiter dans les barrages américains; de même, dans bien des usines existantes, les installations sont critiquables; critiquable aussi a été l’adoption du transport de force par courant continu pour une partie de certains réseaux dont1 tout |le reste est desservi en courant triphasé. C’est donc au lecteur qu’il appartient de se faire lui-même une opinion motivée, en prenant connaissance des innombrables matériaux techniques placés sous ses yeux. »
- Il faut ajouter que M. Pacoret a donné une bibliographie assez complète à laquelle on devra nécessairement recourir si l’on veut approfondir les questions et surtout l’ésoudre les problèmes pratiques.
- On peut cependant se demander si. en thèse générale, les notions d’hydrologie, d’hydraulique, l’aménagement des chutes, les machines électriques, les lignes, tramways et l’électrométallurgic, forment bien un tout homogène. Les fours à acier peuvent très bien être alimentés par des groupes électrogènes à gaz comme cela se fait dans quelques hauts-fournaux, et de même les tramways électriques ne sont pas nécessairement liés à une usine génératrice hydroélectrique.
- Cette remarque ne diminue en rien la valeur du livre de M. Pacoret et des renseignements fort utiles et fort exacts qu’il contient, mais il me semble qu’elle fait comprendre ce que l’auteur s’est proposé et ce qu’il faut chercher dans son travail.
- A côté des livres où les questions sont étudiées dans toute leur complexité, dans toute leur généralité ou dans tous leurs détails, livres dont le cadre est alors restreint et la matière très spéciale, il y a place dans nos bibliothèques] techniques pour des études synthétiques qui embrassent des sujets divers étroitement unis dans la réalité. C’est dans cette seconde catégorie de livres que rentre l’excellente Technique de la Houille blanche de M. Pacoret.
- J. D.
- VOLUMES REÇUS
- Die elektrischen Kohlenglühfadenlampen, ihre Herstellung und Prüfung, par Heinrich
- Weber. — i volume in-8 de 260 pages, avec >66 figures.
- — Dr Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché,
- 11 fr. 25; relié, 12 fr. 25.
- Absolute Messung dei' Wellenlànge elek-trischei' Schwingungen, par H. Diesselhorst. — Extrait de Jahrbuch der drahtlosen Télégraphié und Téléphonie, 3o octobre 1907, Leipzig.
- Kompensationswiderstand für das Kad-mium-Normalelement, par H. Diesselhorst. — Extrait de Zeitschrift fur Instrumentenkunde, février 1908, Berlin.
- Formulaire de l’électricien et du mécanicien, par E. Hospitalier, 22e édition (1908), par G. Roux. — 1 volume in-16 de xv-985 pages. — Masson et Cie, éditeurs, Paris. — Prix : relié, 10 francs.
- Toute la chimie minérale par l’électricité, par Jules Sèverin. — 1 volume in-8 de 800 pages, avec 66 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 25 francs ; cartonné, 26 fr. 25.
- Register of Lehigh Univei'sity. 1906-1907. — 1 volume in-16 de 273 pages. — Press of Times Pu-blishing Company, Bethlehem, Pensylvanie.
- Statistik der Kleinbahnen im deutschen Reich, für das Jahr 1906, supplément de Zeitschrift für Kleinbahnen, 1908. — Brochure grand in-4 de 204 pages. — Julius Springer, éditeur, Berlin.
- Carte des stations centrales d’électricité en Suisse, éditée par l’Association suisse des électriciens, Zürich. —Prix : 4 francs.
- Thermoelemente und Thermosâulen : ihre Herstellung und Anwendung, par le D' Franz Peters. — 1 volume in-8 de 180 pages, avec 192 figures,
- — Wilhelm Knapp, éditeur, Halle. — Prix: broché,
- 12 fr. 5o.
- Die Berechnung elektrischer Anlagen auf wirtschaftlichen [Grundlagen; par I>F. Meyer.
- — 1 volume in-8 de 279 pages, avec 49 figures.— J. Springer, éditeur, Berlin.
- Bemerkungen zu meiner Arbeit über Münz-durchdringungsbilder, par Ch. Jensen. — Extrait de Annalen der Phys il-, volume XXV, 1908.
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- T. II (2e Série). —N» 15.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : i° sur toutes les questions qui se rattachent à l'Électrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Entretien des collecteurs.
- L’Adrninistralion dos tramways électriques de Francfort-sur-Mein donne,dans son dernier rapport, les résultats d’un intéressant essai fait dans ses ateliers en vue de réduire l’usure des collecteurs. D’une part, il n’est pas toujours possible d’obtenir des laines de mica de dimensions convenables et, d’autre part, l’on constate souvent une usure inégale aux lamelles du collecteur et à l’isolant qui les sépare, ce qui augmente la production d’étincelles, l’usure des charbons et des collecteurs eux-mêmes. On avait d’ailleurs essayé de remédier à cela en tournant fréquemment et soigneusement les collecteurs, mais sans grand succès. On eut alors l’idée de fraiser les lamelles de mica de façon à former une rainure de imm,r> entre chaque lame de cuivre et pour éviter que la poussière des charbons vînt s’y déposer et y former une couche conductrice, on plaça entre les balais une brosse destinée à nettoyer le collecteur. Tout d’abord, on' constata que cette brosse est complètement inutile et que la force centrifuge et l’action de l’air en mouvement sont suffisantes pour enlever automatiquement toutes les poussières de charbon ou de cuivre qui se déposeraient entre les lames. Les collecteurs fonctionnent parfaitement dans ces conditions et leurs surfaces sont beaucoup mieux polies par les balais qui s’usent d’ailleurs moins et donnent peu de poussières. Tout cela augmente la sécurité et favorise le service. On a même réduit à olllrn,5, sans inconvénient, la profondeur de la rainure entre lames. Pour fraiser ainsi les lamelles de mica on se sert d’un outil fixé à l’arbre de l’induit du côté du collecteur. L’outil est porté par un chariot qui se déplace dans la direction de l’axe du collecteur. Ce chariot esL commandé à la main par l’intermédiaire de réductions.
- Le travail peut se faire en une heure environ à un collecteur de moteur de tramways. Il faut veiller à ce que les bavures du mica ne subsistent pas, car cela provoquerait facilement la formation des étincelles. Pour éviter que l’huile ne parviennejau collecteur cl ne forme dans les rainures avec la poussière de
- charbon un enduit conducteur, on a supprimé le graissage à l’huile du côté du collecteur et on l’a remplacé par un graissage à la graisse consistante et avec mèche.
- Suivant les renseignements fournis, l’usure des collecteurs et leur entretien dans ces conditions ne seraient pas bien différents de ce qu’exigent les bagues de prise de courant aux moteurs triphasés. En admettant meme que cette observation soit un peu trop optimiste, il est incontestable que ce procédé paraît à la fois fort simple et fort avantageux et il faut souhaiter qu’il soit connu et généralisé.
- BREVETS (')
- 385 218, du 5 mars 1907.— Kouzmine.— Système télégraphique.
- 385 227, du ult septembre 1907. — Ghaham. — Appareil téléphonique.
- 385 «33, du /| octobre 1907. -— Ruinas. — Perfectionnements aux dynamos.
- 385 «5o, du 19 novembre 1907. — Société Lan-dis et Gyr. — Inverseur automatique pour compteurs électriques à double tarif.
- 385 3/19, du 18 décembre 1907. — Maugé. — Lampe électrique intermittente.
- 385 308,du 11 mars 1907.— Conti. — Transmetteur mécanique d’ordres et de signaux.
- 385 373, du 12 mars 1907. — Gaiefe. — Transformateur pour la production d’ondes hertziennes applicable particulièrement à la télégraphie sans fil.
- 385 87/1, du 12 mars 1907. — Gaiffe. — Dispositif de manipulation pour la télégraphie sans fil.
- 385 f\20, du i5 mars 1907. — Ren Tayoux, Chau-ciiy et Fraysse. — Perfectionnement se rapportant à l’accumulateur électrique sec ou liquide.
- 385 1,02, du 20 décembre 1907. — Lodge. — Per-
- (l) Liste de brevets concernant l'Electricité communiquée pur M. II. Jossr:, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
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- il Ayril 1908.
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- fectionnements apportés à l’excitation des bobines Ruhrnkorff et autres bobines électriques.
- 385 447, du 12 décembre 1907. — Société Alsacienne de Constructions MécaniquesJa Bei.foht,— Emploi d’une bobine de self à inductance variable, pour supprimer ou atténuer les surtensions dans les circuits électriques.
- 385 491, du a3 décembre 1907. — Bullot. — Système de montage des isolateurs des conducteurs d’électricité sur leurs tiges métalliques.
- 385 392, du 20 décembre 1907. — Heiihmann. — Procédé et dispositif pour augmenter la durée d’utilisation des lampes à incandescence électriques.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Compagnie électrique de la Loire.
- Cette Société d’exploitation, de constitution déjà ancienne (1893), a été fondée par son initiateur dans le but de venir en aide à l’artisan stéphanois et lui permettre de lutter contre la grande industrie, en lui procurant de la force motrice à bon marché. Par une combinaison avantageuse, elle a pu réussir et répandre dans tous les petits ateliers de Saint-Etienne le moteur de faible puissance, capable d’actionner un métier ou une machine-outil.
- Les besoins toujours plus grands de l’agglomération industrielle stéphanoise l’ont amenée à créer plusieurs usines à vapeur, et,dans ces derniers temps, une usine hydraulique sur le Lignon, qui dispose de plus de 3 000 chevaux.
- Toutes ces extensions ne se sont pas faites sans des transformations du capital qui, primitivement de 600 000 francs, a été porté à 1 000 000 en 1894, et à 3 000 000 en 1899.
- Récemment encore les assemblées extraordinaires des 6 mai et 3 juin 1907 ont décidé, l’une de porter le capital-actions à 3 750 000 francs, et l’autre de créer des obligations 4 1/2 % pour un montant de 85o 000 francs. Cette dernière mesure a pour conséquence de n’accroître le montant de la dette hypothécaire, qui s’élevait au 3ojuin 1907 à 5997000 fr., que de 3oo 000 francs environ, parce que le solde tlu nouvel emprunt servira à la conversion d’anciennes obligations 5 % .
- Ces dernières opérations financières consacrent l’absorption de l’ancienne Société par le groupe qui a fondé l’Energie électrique du Centre et dont les principaux commanditaires prennent place au Conseil d’Administration.
- C’est ainsi que celui-ci se composé désormais de MM. Louchcur, Giros, Ph. Fougerolle, J. Fougerolle, Dubois, Mondon, Binachon, Mangini, Michel, Prieur, Sauticr, Tissot.
- L’objet de la Société s’étend en même temps à l’exploitation des chutes hydrauliques du Canal du Forey, du fleuve la Loire et de ses affluents, etc., etc.
- La Compagnie Électrique de la Loire s’assure ainsi une vie nouvelle aux dépens de son autonomie; elle pourra supprimer ses usines à vapeur, créer de nouvelles usines hydrauliques ou obtenir la fourniture du courant de l’énergie du Centre à des conditions qui favoriseront son développement.
- Le plan est bien conçu, car celte région de la Loire, tôt ou tard, sera obligée de faire appel à l’électro-métallurgie, dans sa lutte contre la prépondérance métallurgique de l’Est. On peut bien dire qu’elle vit encore, grâce à sa suprématie hautement reconnue dans la fabrication des aciers fins et spéciaux, des pièces d’armement, des plaques de blindage, etc... Mais, combien de temps encore l’élévation du prix de la main-d’œuvre, la rareté de celle-ci, l’augmentation probable du prix du minerai, les frais de transport lui laisseront-ils une marge suffisante entre son prix de revient et son prix de vente? Nous assistons, du reste, à une émigration systématique vers l’Est, et nous voyons les plus prévoyants et aussi les plus anciens de ce bassin du centre prendre pied dans le bassin de Briey.
- Le four électrique qui permettra d’utiliser les hautes chutes des Alpes ou les torrents des Cévennes dans des conditions économiques peut rendre toute sa vitalité à la région stéphanoise. Aussi,tout ce groupement financier et industriel peut-il prendre un développement bien intéressant à suivre, et nous pensons en marquer une étape en revenant bientôt sur l’Energie électrique du Centre.
- Felten und Guilleaume-Lahmeyerwerke Aktiengesellschaft.
- Cette Compagnie, qui résulte de la fusion de la Société Felten und Guilleaume-Carlswcrk Aklicn-gesellschaft avec la Société Elcktricitats-Aktien-gesellschaft vorrn. W. Lahmeyer et C°, a eu, en 1906, son premier exercice complet.
- Pendant cet exercice, la valeur des commandes acceptées par les divers établissements de la Compagnie a été de 25 % plus élevée que pendant l’exercice précédent. L’exercice 1907 paraissait, dit le
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2« Série).
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- rapport présenté à l’Assemblée du iorjuin dernier, devoir être encore plus actif et satisfaisant.
- Il est intéressant de voir formulées, dans le rapport du Conseil, à rAsscmblée générale, des observations du môme genre que celles que nous avons pu relever dans le rapport de la firme Brown-Boveri et Ci0 (voir Lumière Electrique du 8 février 1908).
- Abondance inusitée des ordres, livraisons dans toutes les branches de beaucoup supérieures à celles des années les meilleures, augmentation connexe du nombre des ouvriers (dep85oà 10 470), élévation des prix de toutes les matières premières et particulièrement du cuivre, augmentation non proportionnelle des prix de vente, voilà les caractéristiques de l'année 1906-1907.
- La question du marché du cuivre apparaît au Conseil comme alarmante, parce que la difficulté d’obtenir livraison du métal se joint à son haut prix. Et cette situation amène le Conseil à ce souhait de voir l’Allemagne se rendre indépendante des marchés de cuivre étrangers par la mise en valeur des gisements de ses colonies.
- Après avoir formulé quelques plaintes . sur le manque de coke nécessaire à certaines spécialités de leur fabrication et sur le manque de wagons (la crise des transports existe partout), le rapport fait l’éloge des cartclls et des syndicats qui lient la Société pour une partie de ses produits. Il insiste meme sur la nécessité de ces organisations pour l’industrie électrotechnique, parce que leur politique de prix, pleine de sagesse, limite les surproductions inconsidérées aux époques de prospérité, et évite les difficultés, surtout aux petites usines, aux époques de dépression.
- Comme Brown-Boveri, l’union des usines Felten et Guilleaurnc-Lahmeyer a diï recourir à l'emprunt pour faire face au développement de scs affaires ; elle a créé pour 20 millions de marks d’obligations, dont i5 millions ont été garantis par un consortium de banques; le bilan, cependant, ne fait mention que d’un montant de 10 millions, 5 millions étant souscrits le icp janvier 1907.
- Un point très important qu’il ne faut point passer sous silence et dont le rapport fait mention, c’est l’achat par Felten et Guillcaumc-Lahmcycr d’un très grand nombre d’actions de la fabrique de machines Esclier Wyss et Cle à Zurich, qui met cette dernière affaire aux mains de la Société allemande. Le but poursuivi et atteint est de se donner toute liberté de mouvement pour l’offre des turbines à vapeur qui prend un tel développement que Escher Wyss et Cie, déjà
- dans une situation très prospère, doit s'agrandir de toute nécessité. Ainsi, Escher Wyss s’assure un collaborateur pour la partie électrique, et Lahmeyer profitera de l’expérience, de la réputation et de la clientèle des ateliers de Zurich.
- Puis, comme à foutes ces grandes maisons de construction, il faut des débouchés certains, la concession de transport de force de Langenburg poursuivie, obtenue et organisée sur de larges bases avec toujours un consortium de financiers, assure pour longtemps du travail à toutes les usines de l’Union.
- Fabriques de fils de fer ou d’acier, fabriques de Jils ou câbles acier ou cuivre, fabriques d’isolants, fabriques de caoutchouc, fabriques de machines électriques ont travaillé avec la plus grande activité.
- Cette union de fabriques fait penser quelque peu à notre Compagnie Générale d’Eleclricité.
- En 1906, les ateliers des dynamos,notamment, ont construit 9 020 machines pour une puissance de $82 000 chevaux et livré 8 070 machines d’une puissance de 265 000 chevaux environ.
- La puissance moyenne des machines construites est de 42 chevaux, celle des machines livrées 33 chevaux, contre, respectivement, 33 chevaux, et 28 chevaux l’exercice précédent.
- Le bénéfice brut de la Compagnie a été de M. i5 022 820. En en déduisant les frais généraux et commerciaux (M. 5 i58 302), les amortissements (M. 2 339 43i), et les frais financiers (M. 76$ 080), on arrive à un bénéfice net de M. 6 760 007.
- Sur ce bénéfice net, il a été réparti 11 % de dividende aux actions, soit M. 5 720 000, et attribué M. 4*0201 au Conseil d'Administration.
- Nous remarquerons que le bilan sc présente soiis la môme forme que celui de la firme Brown-Boveri;
- Les amortissements sont appliqués avant toute répartition, ils figurent à chaque article en proportion variable de 1 à 10 % et en regard des augmentations faites dans l’année. L’ensemble des réserves s’élève à M. 4 712 o83,i4-
- llappelons que le capital de la Compagnie est de M. 55 000 000, sur lesquels M. 3 000 000 restaient à vcrscrau 3i décembre 1906 et que la dette hypothécaire et obligataire s’élève à la môme date à M. 10 45o 4oi,38.
- A. M.
- *
- Compagnie générale de RaHways et d* Électricité. — L’Assemblée, convoquée le 25 mars à Bruxelles, a examiné le bilan ci-dessous :
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- BILAN AU 3l DÉCEMBRE I9O7 ACTIF
- Premier établissement : Frais de constitution et d'émission des obligations et
- frais de liquidation............ Fr. i 294 102 76
- À déduire :
- Amortissements.......................... 64 7<)5 o5
- Fr. 1 229 397 71
- Obligations 4 % A la souche............. 157 000 00
- Obligations 3,60 % A remettre éventuellement à la Société de l’Eclairage du
- Centre.............................. 6 378 000 00
- Portefeuille.......................... 49 334 o63 58
- Mobilier................................ 1 00
- Immeubles............................... 190 608 10
- Participations et travaux en cours...... 12 698 4ï3 ï5
- Disponibilités, banquiers, débiteurs divers
- et prêts aux Sociétés filiales......». 7 377 092 28
- Versements restant A effectuer sur titres. 11 i33 700 00
- Compte d’ordre ; Cautionnements............ 85 000 00
- Fr. 88 583 275 82
- PASSIF
- Capital :
- 242,810 actions de capital ; 7,190 actions de jouissance; 45,000 actions de divi-
- dende ; ensemble.......... Fr. 24281 000 00
- Actions amorties et fonds d’amortissements des actions de capital .......... 719 555 11
- Obligations 4 % »... »................... 19 783 000 00
- Obligations 3,6o %........................ 6 948 000 00
- Obligations remboursables.. *........... 76 5oo 00
- Réserves........,....................... 9 040 444 21
- Créditeurs.....................».......... 1 907 955 01
- Participations et travaux en cours....... 11 3n i35 33
- Coupons à payer, prorata d’intérêts sur obligations et actions amorties restant
- *\ rembourser........................ 454 009 70
- Versements restant a effectuer sur- titres. 11 i33 700 00
- Compte d’ordre : Cautionnements......... 85 000 00
- Bénéfice net.................... ». . ». 2 892 926 4b
- Fr. 88 583 275 82
- Le compte de Profits et Pertes se détaille comme suit :
- Coupons du portefeuille et bénéfices
- divers.............................. Fr. 4 273 570 5o
- Report précédent......................... 3i 239 11
- Fr. ' 4 3o4 809 (ii
- A déduire :
- Frais généraux divers, quotc-parts imputées à diverses Sociétés déduites........ n3 656 91
- Patente de l’exercice précédent.......... 65 583 79
- Impôts français sur titres...,........... 29 3i2 95
- Allocation aux Administrateurs et Commissaires................................ 12 875 00
- Amortissements ordinaires................ 148 3io 5o
- Intérêts des obligations................. 1 042 144 00
- Fr. 1 411 883 i5 |
- Voici la répartition du bénéfice net* qui s’élève à 2 892 926 fr. 46 :
- Premier dividende de 4 francs A 242 810 actions de capital.................. Fr. 971 240 00
- Premier dividende de 4 francs A verser au fonds d’amortissement, à 7 190 actions amorties.................»...... 28 760 00
- Premier dividende de 4 francs A [45 o5o
- actions de dividende................... 180 200 00
- Au fonds d’amortissement des actions de
- capital.................................. 84 074 36
- Tantièmes du Conseil................... 84 074 36
- Second dividende de 3 francs A 242 810 actions de capital........................... 728 43o 00
- Dividende de 3 francs A 7 190 actions de
- jouissance................................ 21 570 00
- Dividende de 3 francs à 45 o5o actions de
- dividende................................ 750 082 5o
- A nouveau................................... 44 495 24
- Fr. 2 892 926 46
- Ce bénéfice net est légèrement supérieur A celui de 1906 qui avait été de 2 881 668 fr. 45.
- Les dividendes, ainsi qu’il ressort de la répartition ci-dessus, sont fixés a :
- 7 francs pour les actions de capital;
- 3 francs pour les actions de jouissance ;
- 20 fr. 65 pour les actions de dividende, égaux à ceux de l’an dernier.
- Soc/été dfautomobite$ Fiat. — La fabrique d’automobiles Fiat a perdu 7 millions 1/2 lire en 1907. Outre les réserves, les 2/3 du capital de 9 millions lire peuvent être considérés comme perdus.
- La New-York New-Haven and Hartford Rd. —Le Comité exécutif du New-York New-Haven and Hartford Railroad a décidé le paiement (lu dividende trimestriel régulier de 2 % .11 est probable — et les déclarations du président de la Société sont fort précises a ce sujet— qu’en présence de la dépression actuelle des mesures énergiques vont être prises : augmentation des tarifs, réduction des salaires et suppression des dividendes.
- Societa Industriale E/ettrochimica. —• L’assemblée générale de cette Société vient de se tenir au siège du Cre-dito Ilaliano, sous la présidence du commandeur Enrico Rava. 12 000 actions sur 20 000, qui conslituent le capital social, étaient représentées. Le nouvel établissement de Bard a commencé A fonctionner en partie le 19 février 1907 et pourra commencer prochainement la fabrication du carbure.
- Les bénéfices réalisés par la Sociela della’Ellctlro carbonium, dans laquelle la Societa industriale clettrochi-mica a une participation, a décidé la distribution d’un dividende de 1. 6,5o par action de 125 lire.
- L’Assemblée, A l1 unanimité, a réélu conseillers :
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. II (2° Série) — N° 15.
- MM. le commandeur Enrico Rava, le commandeur Gu-glielmo Plizmaier, Carlo Schumbergcr-'Vischer, Alberto Vonwiller, et le commandeur ing. Eugenio Rava ; censeurs effectifs : MM. le commandeur ing. Viltorio Canton!, le commandeur Carlo Krapp et le docteur Franco Magrini; censeurs suppléants : MM. Angelo Yalagussa et Arnaldo Marin.
- Société Versaiüaise de Tramways Electriques'et de Distribution d’Energie. — L’exercice 1907 se solde par un bénéfice net de i3o 5i6 fr. 127, légèrement inférieur à celui de 1906, qui atteignait 141 962 fr. 68.
- La diminution de bénéfices est due à l'augmentation des dépenses d’exploitation par suite de l’application de la loi sur le repos hebdomadaire et du renchérissement des matières premières.
- Il a été proposé à l’Assemblée du 21 mars de maintenir le dividende à 3o francs par action de priorité et à 25 francs par action ordinaire.
- Compagnie Gênérate Parisienne de Tramways. — Les comptes de l’exercice 1907, qui ont été soumis à l’Assemblée du 3o mars, accusent des bénéfices nets de 998 677 francs, en diminution de 49^ 5oo francs sur ceux de l’exercice 1906. L’Assemblée aura à statuer sur une augmentation de capital de i5 000 000 de francs en actions privilégiées. Nous donnons ci-dessous le bilan au 3i décembre 1907.
- BILAN AU 3i DÉCEMBRE 1907
- ACTIF
- Immeubles.............................. Fr. 7 862 902
- Voies ferrées................................ 19 019 442
- Canalisations électriques.................... 2 341 986
- Cavalerie....................................... i83 529
- Matériel roulant, matériel fixe et outillage,. 10 804 104
- Mobilier.. .................................... i65 144
- Approvisionnements divers.................... 1 698 633
- Caisse et bunquiers........................... 3i5 496
- Portefeuille cautionnements..................... i65 624
- Lignes nouvelles et transformation générale. 9 972 349
- Divers comptes du personnel...................... i3 927
- Débiteurs divers............................... 888 91C
- Fr. 53 432 o5i
- PASSIF
- Capital social non amorti..............Fr. 20 018 5oo
- Réserve statutaire............................. 689 870
- Amortissement du capital................... 4 281 5oo
- Fonds d’amortissement...................... 670 000
- Fonds d’assurance contre les accidents du
- travail....................................... 28 o33
- Provision. Règlement de comptes litigieux.. 446
- Provision pour réfection des voies et du matériel ........................................ 219 174
- Droits de stationnement......................... 68 825
- Compagnie dés «Omnibus. Echange des correspondances ............*.............. 108 aa3
- Personnel. Divers comptes................. i38 977
- Divers créditeurs et compte d’entreprise générale..................................... ao 439 869
- Coupons è payer et actions à rembourser... 64 9^7
- Profits et Pertes. Solde en excédent...... 998 677
- Fr. 53 43a o5i
- Compagnie Électrique du secteur de la Rive Gauche. — L’Assemblée, convoquée pour le 3i courant, aura à examiner le bilan ci-dessus :
- BILAN AU 3i DÉCEMBRE 1907
- PASSIF
- Exigibilités à court terme........Fr
- Abonnés, avances sur consommation ...
- Obligations............................
- Cupital actions......................
- Réserve légale.......................
- Bénéfices réservés des exercices anté
- rieurs.............................
- Bénéfices de l’exercice..............
- Fr
- ACTIF
- Disponibilités (caisse, banquiers, etc.) Fr. 4 ni 008-77 Actif réalisable :
- Portefeuille titres..................... 5 000 00
- Compagnie Parisienne de Distribution,
- canalisation................................ 92 610 89
- Comité de l’Union des Secteurs, indemnité de réduction............................ 292 o3o 00
- Compagnie de l’Ouest-Parisien (cession
- du réseau de Banlieue)...................... 70 019 65
- Débiteurs divers.............................. 79 723 41
- Cautionnements i\ la Ville.............. 304 612 65
- Approvisionnements........................... 435 718 i5
- Actif immobilisé restant la propriété de la Société :
- Mobilier...................................... 46 357 9$
- Terrains..................................... 497 555 19
- Usines............................*..... 7 5p5 412 18
- Branchements et colonnes montantes.... 896 102 54
- Transformateurs et compteurs............ 2 469 44a 46
- Installations et matériel divers...... 23o 418 12
- Canalisation hors Paris...................... 3o4 625 00
- Canalisation voies privées.................... 79 959 60
- Concession de Bercy......................... i59 968 41
- Actif devenant la propriété de la Ville :
- Canalisation ........................... 6 222 528 81
- Comptes d’ordre............................... 28 175 3a
- Comptes à amortir (prime d’émission des
- obligations etde premier établissement). 3 866 948 46
- Total de l’actif......... 26 789 210 56
- 555 012 82 . 547 36o 20 • 8 936 5oo 00 . 9 000 000 00 . 32 63i 74
- . 5 195 38i 5o . 2 522 324 3o . 26 789 210 56
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- 11 Avril 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 67
- Comparés aux comptes de l'exercice 1906, les chiffres ci-dessus font ressortir une augmentation dans les bénéfices nets de 93*2 836 francs. Il faut, toutefois, tenir compte d’une somme de 9 700 970 francs figurant aux recettes, à valoir sur l'indemnité de 1 000 000 que la Société a obtenue lorsqu'elle a ramené le terme de sa concession au ier novembre dernier. La plus-value réelle des recettes est donc de *225 000 francs, bien que les deux derniers mois de l'exercice aient; eu à subir les conséquences de la mise en vigueur des nouveaux tarifs réduits à 7 et 3 centimes.
- Il est à prévoir qu’à l’Assemblée prochaine on 11e proposera aucune répartition, la Société ayant à se préoccuper d’amortir sa dette et son capital en raison de la brièveté de son exploitation, laquelle expire au au 3i décembre 1913.
- Compagnie générale de radiogrammes et d'applications électriques. — Par délibération de l'assemblée générale extraordinaire du 17 mars 1908, le capital de la société est porté de 42^‘00° francs à 2.5oo.ooo francs par la création de 20.750 actions nouvelles de 3 00 francs chacune, avec jouissance du icr avril 1908 au taux de 110 francs par action, lesquelles seront émises par série de 2.075 actions L’appel de fonds pour la première série devra être fait comme suit ; 5o francs à la souscription: 20 francs le 3i mai 1908; 20 francs le 3o juin 1908; 20 francs le 3i juillet 1908.
- Par délibération de l’assemblée générale extraordinaire du 17 mars 1908, la société prend la dénomination de Compagnie française de télégraphie sans fil et d’applications électriques.
- Société des Tramways de Lille. — A l’assemblée du 9 avril, il a été proposé de répartir un dividende de 6 francs par action de capital et de 1 franc par action de jouissance.
- Le bénéfice brut total se chiffre par 1.5*27.44° francs contre 1.184.374 francs en 1906.
- Il sera amorti cette année 4^9 actions de capital contre 3o4 l'année dernière.
- Tramways électriques de Clermont-Ferrand. — Les bénéfices nets de l’exercice écoulé se sont élevés à la somme de iig.851 francs, contre 166.871 francs pour l’année précédente. Le conseil d’administration proposera à l’assemblée de fixer le dividende à 26 francs par action sur lequel un acompte de io francs a déjà été distribué le 25 octobre dernier.
- Société Bruxelloise dfÉlectricité. — Les bénéfices de l’exercice écoulé permettent la distribution d'un dividende de 4 p* c. à 3.ooo actions privilégiées, en tenant compte des époques des versements.
- Par suite de contrats intervenus avec la Société Nationale des chemins de fer vicinaux et différents consomma-
- teurs importants des communes de Vilvorde, Assche, etc., le Conseil d’administration a décidé l’extension de l’usine, extension qui est près d’etre réalisée. En vue d’obtenir les ressources nécessaires à ces agrandissements, la Société a décidé la création de i.5oo.ooo francs d’obligations, qu’elle compte réaliser.
- Société des Tramways électriques d’Epinal.— L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Société des tramways électriques d’Epinal a eu lieu le 28 mars. Après avoir approuvé le bilan et le rapport du Conseil d’administration, l’assemblée a eu outre autorisé le Conseil d’administration à émettre en une ou plusieurs fois et au mieux des intérêts de la Société des obligations jusqu’à concurrence de la somme de 3oo 000 francs pour couvrir les dépenses supplémentaires de premier établissement et de materiel roulant, et d’extension éventuelle du réseau.
- L’assemblée a nommé commissaire de surveillance pour le 5° exercice M. Jacotte et voté des remerciements à M. Ditter, qui a demandé à être remplacé dans cette fonction.
- Le président a fait connaître que la Société est autorisée par la ville d’Epinal et la préfecture à appliquer provisoirement le service suivant :
- i° Golbey-Champ-du-Pin ; 6 voitures par la rue de la Faïencerie et le quai des Bons-Enfants, passage toutes les sept minutes ;
- 20 Deux voitures de la Gare à l’Hôtel Moderne se croisant au milieu de la rue Léopold-Bourg; départ de la Gare et du marché couvert toutes les sept minutes.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Allgemeine Efektricitâts-Geseflschaft. — Communications de septembre 1907. — Drehstrom-Motoren für Ccntrifu-genbetrieb. Magnct-und Nebenschluss-Régulatoren.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de T Est, à Jeumont. —Bulletin mensuel) janvier 1908. — La traction électrique sur les lignes industrielles*
- Thomson-Houston. — Bulletin mensuel* 15 janvier, — Les Tramways de Grenade.[ 15 février 1908. Usine de San Paolo, près de Rome.
- Société Anonyme Westinghouse,—Amortisseur d’à-*coups Westinghouse-Brun. — Convertisseur-égalisateur Wesj tinghouse. — Equipements Westinghouse decontrôle à résistance liquide pour moteurs asynchrones polyphasés à bagues, réversibles, fonctionnant sous de fortes charges constamment variables. — Contrôleurs automatiques pour moteurs à courant continu. — Traction par courant alternatif simple, système Westinghouse.;
- Collet et Engelhart. — Bobinoirs.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — 45.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Le 27 avril, à La Baie Ponly (Bizerle), achèvement de l’Usine électrique.
- icr lot. Fondation des machines et des machines-outils à la Baie Ponly.
- Montant des travaux 4o 3oo francs. Le cahier des Charges et les pièces du projet sont déposés au bureau central du Service des travaux hydrauliques de la Marine à la Baie Ponty (Bizerte), où les entrepreneurs pourront en prendre connaissance. Pour tous autres renseignements, consulter les affiches.
- Le 3 mai, à l’établissement central du matériel de la télégraphie militaire, à Paris, fourniture de 100 appareils Morse modèle 1907 sans boîtes. Production avant le a5 avril des pièces nécessaires pour être admis à concourir.
- Allemagne.
- , Le 22 avril, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Bischofsburg, O. Pr. fourniture et installation de deux grues hydrauliques.
- Prochainement,à l’administration communale, à Arge-nau, établissement d’installations électriques.
- Autriche-Hongrie.
- Le 22 avril, aux chemins de fer de l'Etat autrichien, à Stanislau, fourniture de machines-outils et installations mécaniques pour l’atelier de Stanislau.
- Le i5 mai, aux chemins de fer de l’Etal autrichien, à Vienne, établissement du chemin de fer d’intérêt local Friedberg-Aspang (Wechselbahn) de 20 924 mètres de longueur.
- Prochainement, à la direction des chemins de fer roumains, à Bucarest, augmentation de l’outillage des ateliers centraux de Bucarest, installation de nouveaux appareils d’éclairage à l’électricité et de chauffage à la vapeur, etc., 672000 francs.
- Serbie.
- Le 29, avril (au lieu du [14). aux chemins de fer de l’Etat serbe, à Belgrade, fourniture de 531 voitures et wagons.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CAS9ETTE, I7j
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 11 (2? série).
- SAMEDI 18 AVRIL 1908.
- Trentième année. — N” 16
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- n
- Paraissant le Samedi
- %
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 69. — P. A. Huguenin. La lampe à vapeur de mercure; une nouvelle lampe automatique, p. 71. — O. Hartmann. Machines à bobiner, p. 75,
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Self-induction d'un solénoïde d'une longueur quelconque et d’un nombre quelconque de couches de fil, E.-B. ItosA, p. 78. — Dispositif pour amortir le bruit de l’interrupteur de Wehnelt, G. Rrnz, p. 80. — Mesures. Nouveau pont de compensation, p. 81. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Accroissements de sensibilité des révélateurs électrolytiques sous diverses influences, E. Branly, p. 81. — Brevets, p. 83. — Variétés. — Législation. Décret du 22 mars 1908 sur les distributions d'énergie électrique, p. 84. —Chronique industrielle et financière. Convertisseur-Egalisateur Westinghouse, p. 92. — Chronique financière, p. 96. — Renseignements commerciaux, p. 99.— Adjudication, p. 100.
- ÉDITORIAL
- Bien que les applications des lampes à vapeur de mercure n’aient pas atteint encore, du moins en Europe, tout le développement que l’on pouvait espérer, ce mode d'éclairage a fait ses preuves, et malgré quelques légères imperfections, surtout au point de vue de la commodité d’amorçage, il rend déjà de réels services. Si l’on réalisait donc un système d’amorçage automatique simple et robuste, il est à présumer que les lampes à vapeur de mercure pourraient, dans de nombreux cas, lutter avantageusement avec les lampes à arc ordinaires. Parmi les solutions proposées pour rallumage automatique, l’un des plus simples est certainement celui de M.P.-A. Huguenin, décrit dans ce numéro (p. 71). Un électro-aimant communique au tube à vide un mouvement (le bascule an moment où l’on ferme l’interrupteur, et, au moyen d’un contacteur radial, une portion convenable de l'enroulement de cet électro-
- aimant demeure en série avec l’arc, jouant ainsi le rôle de la résistance ohmique et de la bobine de self-induction nécessaires à la stabilité de l’arc.
- L’étude de M. Huguenin, dont la deuxième partie paraîtra dans le prochain numéro, contient en outre un résumé intéressant des travaux les plus récents effectués dans le but de généraliser l’emploi industriel de l’arc au mercure.
- Sous la double influence de la concurrence et de la production en masse, les méthodes de travail ont pris, en ces dernières années, dans tous les ateliers une très grande importance. La construction des machines électriques a subi plus complètement et plus rapidement que tout autre cette double influence et son évolution est extrêmement intéressante. 11 faudrait même étendre cette observation non seulement aux divers ser-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 16.
- vices de l’atelier lui-même, mais aux bureaux d’études. On montrerait que, là aussi, le progrès aidant, un très grand nombre de travaux sont devenus presque mécaniques et qu’on a pu employer à leur exécution des agents dont là formation pouvait être d’autant plus élémentaire que leur initiative se restreignait davantage. Dans l’atelier le même travail se répétant et se perfectionnant sans cesse, et l’ouvrier tendant au moindre effort, on a pu très aisément recourir au travail mécanique; M. Hartmann en cite (p. y5) d’intéressants exemples à propos des travaux de bobinage. Nous publierons prochainement une étude plus complète sur la construction, le fonctionnement et l’emploi de certaines machines-outils spéciales utilisées pour la construction des dynamos.
- Le calcul de la self-induction d'un solé-noïde d'une longueur quelconque et d'un nombre quelconque découches de fil présente un grand intérêt, en particulier pour la fabrication de certains appareils de mesure et pour certains essais de laboratoire. Malheureusement, ce calcul est fort complexe, de telle sorte que l’on préfère souvent s’en remettre uniquement à l’expérience. L’on est ainsi conduit à une série de tâtonnements qui entraîne évidemment une perte de temps notable.
- M. E.-B. Rosa a eu l’heureuse idée de dresser des tables qui réduisent au minimum les calculs nécessaires (p. 78). Gomme l’on pourra en juger par deux applications nu-riques, l’emploi de ces tables est suffisam-
- ment commode pour que l’on n’hésite plus à recourir au calcul.
- M. E. Branly, dont les importants travaux (*) ont permis l’application industrielle des ondes hertziennes à la télégraphie sans fil, vient de publier-quelques remarques fort intéressantes sur Vaccroissement de sensibilité des révélateurs électrolytiques sous diverses influences (p. 81). Trois influences ont été plus spécialement étudiées dans les pre-.miers essais : élévation de température, agitation par translation mécanique, dégagement gazeux dans l’électrolyte. Ces trois influences ont d’ailleurs été reconnues favorables à la sensibilité du détecteur; en ce qui concerne l’élévation de température, les résultats sont donc concordants avec ceux obtenus indé-pendammént par M. Abraham.
- Nous avons décrit l’installation d'égalisation des laminoirs de Sandviken. Dans le même but, la Société Westinghouse, au lieu d’avoir recours à un groupe convertisseur avec batterie tampon, a établi un groupe commutatrice-dynamo avec volant de récupération. Cela convient, non seulement aux laminoirs, mais à toutes les installations où les démarrages sont nombreux et les variations de charges très brusques et très fortes. On trouvera (p. 92) des détails sur ce groupe avec les dispositifs accessoires de manœuvre et de contrôle qu’ils comportent.
- (') Variations de conductibilité sous diverses influences électriques, E. Branly, La Lumière Electrique. 1891, tome XL, p. 3oi et 5o6.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 71
- LA LAMPE A VAPEUR DE MERCURE(i)
- UNE NOUVELLE LAMPE AUTOMATIQUE
- La lampe à vapeur de mercure, dont l’emploi se répand de jour en jour davantage, n’a pas une origine très éloignée. Ce n’est qu’en 1901 que l’ingénieur américain Peter Cooper-IIewitt, appliquant les propriétés de l’arc au mercure dans le vide (découvert en 1892 par Arons (2)) présenta à l’American Institute une lampe de son système, susceptible d’application. Elle se composait simplement d’un tube ou ampoule à vide portant deux électrodes et contenant une certaine quantité de mercure dont la vapeur devenait lumineuse au passage du courant.
- »
- DIFFICULTÉS ü’aMORÇAGE, - MOYENS I)’y REMÉDIER.
- -- SYSTÈMES DIVERS.
- Dès le début de ses recherches, Cooper-IIewitt observa que l’incandescence d’un milieu de vapeur par le courant électrique présentait au départ, à l’amorçage, une résistance apparemment localisée à l’électrode négative. C’est ainsi qu’une tige conductrice étant disposée dans le prolongement de cette électrode et sur une grande partie de la longueur du tube, il remarqua la tendance visible de l’arc à jaillir entre l’électrode positive et la base de cette tige, point de l’électrode négative le plus éloigné de la première. Sans donner l’explication exacte de ce phénomène, l’auteur rapporte que l’expérience lui a toujours démontré la préférence marquée du courant à emprunter dans un tel système la gaine de vapeur pour atteindre l’électrode négative.
- Différents moyens ont été depuis lors successivement imaginés pour vaincre cette résistance initiale à l’amorçage et opérer automatiquement celui-ci. Arons parait être le premier à construire un système automatique d’allumage par contact.; (*)
- à l’électrode négative est adapté un prolongement mobile qui établit au préalable lé court-circuit des deux électrodes et se retire sous l’action d’un éleetro à la fermeture du circuit.
- Malheureusement, cette lampe, simple en principe, et de fonctionnement très sur, comportait dans l’exécution une complexité trop grande que l’on chercha à éviter dans le système Cooper-IIewitt. Dans celui-ci, l’étincelle.d’ainor-çage sert à produire l’ionisation de la cathode (idée émise par Ilcrsehell en 1840); à cet effet, on utilise l’énergie électro-magnétique d’un solé-noïdeen dérivation sur la lampe; la cathode est en outre munie d’une bague formant condensateur.
- Un autre dispositif du meme auteur permet d’appliquer aux électrodes de la lampe, au moyen d’un transformateur auxiliaire, une différence de potentiel instantanément supérieure à celle de régime (190!).
- Vers la même époque, la G. E. C° en Amérique etl’A. E. G. eu Allemagne réalisent des systèmes d’amorçage qui sont l’application plus ou moins
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- (*) Dans une série d’articles parus ici même (Eclairage Electrique, 1904 et 1905, tome XXXIII, p. 81, XLII, p. 121 et XLIII,p.24i) M.de Valbreuzea donné déjà aux lecteurs de cette revue des renseignements intéressants sur les arcs au mercure. Pour la clarté du texte, nous rappellerons, dans la présente étude, certains de ces ré-résultats; l’on y trouvera de plus l’exposé des progrès les plus récents réalisés surtout en vue de l’éclairage.
- (2) La Lumière Electrique, 1893, tome XLVII, p. 4°-
- Fig. 1. — Schéma de la lampe Weintraub avec anode auxiliaire pour l’allumage.
- modifiée du principe de Weintraub; l’arc jaillit entre la cathode et une anode auxiliaire, tandis qu’un solénoïde à noyau de fer produit à la cathode, base de l’arc, une forte ionisation qui s’étend jusqu’à l’anode réelle; la première est alors mise automatiquement en court-circuit (fig. 1).
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N* 16.
- Plus tard, Weintraub, reprenant l’idée de Cooper-Ilewitt, relie à l’anode un filament de charbon maintenu à quelques centimètres de la cathode; la distance des électrodes étant réduite, le filament provoque rallumage du tube, et vu la résistance ohmique relativement grande du charbon, il n’intervient plus dans la conduction du courant une fois l'amorçage effectué.Cette méthode fut perfectionnée depuis par Deinpster.
- Enfin, dans la lampe Stein-metz, le fil de l’anode plonge dans le mercure de la cathode et la rupture a lieu, soit par déplacemcntde la pointe de l’anode, soit par baisse du niveau de mercure à la cathode (fîg. a).
- Fig. a. — Schéma do la lampe Stoinmetz. — Lorsque Ion terme rinlerrupleur, le noyau en 1er placé dans le réservoir auxiliaire de la cathode plonge dans le mercure sous l’action d’un solénoïde et force ce mercure à venir en contact avec le filament central prolongeant l’anode. Un relui en série avec le tube coupe alors le circuit du solénoïde et l’arc s’établit.
- nritf.
- Une méthode moderne, encore que peu employée, consiste à produire l’ionisation par les substances radio-actives (l).
- (f) Tout récemment,;la Westinghouse Electric Company a lancé sur le marché une lampe Cooper-llewitt à mouvement de bascule automatique au moyen d’un éleclro-.ümanl. Celui-ci est mis complètement hors circuit, lorsque rallumage est réalisé, et la lampe reprend alors la position qu elle occupait éteinte Ce résultat est obtenu en branchant l'électro-annanl de manœuvre en dérivation sur la lampe. Cet électro-aimant entre donc en action dès que l’on ferme l'interrupteur. Mais lorsque le court-circuit entre les électrodes est établi par l'écoulement du mtçrcure, la bobine de self-induction montée en série sur l’arc actionne un petit interrupteur qui coupe le circuit de réleclro-aimant. La lampe revient donc à sa position initiale.
- INFLUENCE UES VARIATIONS 1>E TENSION DIFFICULTÉS ET MOYENS DE IlÉCLACE
- Dans les lampes à vapeur de mercure, toute augmentation de tension aux électrodes produit une augmentation de pression de la vapeur; la conductibilité de celle-ci varie en sens inverse. Meme pour de brusques variations de pression, l’autorégulation de la lampe semblerait donc avoir lieu ; cependant Cooper-Ilewitt a remarqué que les pointes de puissance absorbée maxima et de self-régulation maxima ne coïncidaient pas sur la courbe caractéristique ; on a obvié à cet inconvénient d’une façon à peu près universelle par l’adjonction d’une résistance en série avec la lampe.
- Au lieu d’une résistance ohmique quelconque qui dissipe en pure perte une certaine quantité d’énergie, la Cooper-Ilewitt C° réalisa vers 1904 un type de lampe où cette résistance, à coefficient de température élevé, est utilisée comme source lumineuse adjacente; formée d’une colonne de vapeur, elle constitue un second élément qui, agissant en un point différent de la courbe caractéristique, produit la régulation locale désirée.
- Nouvelle lampe automatique. — Nous venons de voir, par les considérations générales précédentes, que si les efforts dépensés dans cette voie, depuis quelques sept ans à peine, ont fait de la lampe à vapeur de mercure un appareil particulièrement travaillé, les résultats n’ont pas été vains, bien que celle-ci n’ait pas acquis toute la faveur qu’on était en droit d’espérer pour elle. D’ailleurs, en ce temps d'automatisme à outrance, le fait de nécessiter aine manœuvre un peu barbare, ou l’imperfection des moyens imaginés jusqu’ici pour obtenir une mise en marche analogue à celle des autres systèmes d’éclairage, par un simple interrupteur, ont été, croyons-nous, les principaux obstacles à sa vulgarisation.
- La lampe que nous présentons aujourd’hui parait devoir combler cette lacune, tout en accentuant, par une disposition convenable de ses organes constitutifs, le facteur caractéristique de ce genre d’éclairage : l’économie.
- Dansledessin ci-contre,la ligure 3 est un schéma montrant la lampe avant l’amorçage; la figure 4 est un schéma montrant la lampe apres l’amorçage; les figures 5, fi, 7 représentent, en détailles diffé-
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- 18 Avril 1908.
- REVUE D’ELECTRICITE
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- rentes parties d’un contacteur destiné à établir les connexions convenables.
- La lampe est inclinée d’un certain angle sur l’horizontale et peut osciller autour d’un axe sensiblement. horizontal. L’inclinaison de la lampe est modifiée au moyen d’une tige commandée par un solénoïde qui s’excite dès qu’on établit le courant dans la lampe et fait basculer cette dernière jusqu’à une position inversement inclinée; ce basculement a pour effet de produire l’amor-çage.
- Au lieu d’employer, pour mettre ensuite le solénoïde hors circuit, un rclai ou dispositif électromagnétique quelconque, on utilise le
- Fig. 3. — Lampe automatique Huguenin. Position du repos.
- mouvement d’oscillation de la lampe elle-même pour modifier certains contacts électriques, de façon à eourt-circuiter partiellement le solénoïde.
- Fig. 4. — Lampe automatique Huguenin. Position de la marche.
- Comme le montre le dessin, la lampe comprend un tube ou récipient, 1 contenant du mercure, et des électrodes convenables 2 et 3; cette lampe est munie d’un bâti 4 disposé spécialement pour osciller autour d’un axe horizontal fixé à un sup-
- port dont une partie brisée est représentée en f>; ce bâti oscillant est relié par l'intermédiaire de la tige fi au solénoïde 7 servant à produire le mouvement d’oscillation.
- Fig. 5. — Vue en plan du contacteur radial. Support fixe.
- Le support fixe porte un disque (3 muni de deux contacts 9 et 10 isolés électriquement; le bâti 4 porte, d’autre part, un disque adjacent 11 muni d’un contact 12 isolé électriquement et
- Fig. 6. — Vue en plan du contacteur radial. Disque mobile.
- dont le détail est représenté figure 7. La figure 6 montre en pointillé ce contact que l’action d’un ressort i l fait appuyer successivement sur les contacts 9 et 10.
- Fig. 7. — Coupe du contacteur radial.
- Lorsqu’on ferme le circuit, le courant de la ligne, après avoir parcouru le solénoïde 7, est amené par le conducteur 14 à l’électrode 2 de la lampe, puis par le conducteur 18 au contact mobile 12 ; cclui-ei, représenté en coupe figure 7, appuyant, sous l’action du ressort, contre le contact 9, le courant retourne à la ligne par le conducteur i'> et l’autre électrode de la lampe. A la fermeture du circuit, le solénoïde excité attire la tige fi et amène la lampe à la position représentée figure 4. Par suite du basculement de la lampe, le mercure contenu dans celle-ci coule d’un bout à l’autre du tube, établit le circuit à une certaine inclinaison de la lampe et le rompt ensuite ; au
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2« Série). — N° 16.
- moment de cette rupture, un arc se produit et la lampe s'amorce.
- Lorsque le tube a pris la position représentée figure /|, les connexions sont modifiées comme il suit: l'électrode 2, au lieu d’être reliée au contact 9, est reliée au contact 10 qui, étant en communication électrique permanente avec un point intermédiaire 17 du solénoïde, met partiellement ce solénoïde en court-circuit. Par suite, le courant va directement du point 17 à l’électrode 2, puis par l’arc à l’intérieur de la lampe à l’électrode 3, elle-même reliée au fil de ligne comme il a été dit ci-dessus.
- La lampe peut être conçue de telle sorte que, mise hors circuit, elle revienne automatiquement à sa position initiale (fig. 3). A cet effet, un ressort de torsion 19 (fig. 8), enroulé sur l’axe du
- 19
- Fig. 8. — Pivot et ressort de rappel.
- bâti et fixé à ce même axe ou à son support fixe par l’une de ses branches, peut entraîner ce bâti par l’autre branche au moyen d’une rampe de réglage à crans 20 (fig. 9) et le faire osciller autour
- Fig. 9. —Rampe de réglage à crans.
- de l’axe en sens contraire de l’action du solénoïde. Ce ressort, du fait du basculement de la lampe, se trouve comprimé, indépendamment d’une certaine tension initiale qui, au repos, lui fait exercer sur le bâti un couple de même sens que la masse de mercure placée à l’électrode % ; ce couple devient antagoniste à cette même masse dès qu’elle passe de 2 en 3, et l’équilibre.
- Mais, dans cette position (fig. 4), la lampe a du être amorcée; le solénoïde court-circuité, ainsi
- qu’il a été dit plus haut, n’exerce plus qu’une action inductive suffisante pour vaincre le poids mort de l’équipage (tige et noyau) et les résistances passives, et maintenir la lampe dans sa position de fonctionnement. Pour plus de précision et de rapidité dans le réglage, le bâti oscillant supportant la lampe a pu être préalablement équilibré. A la rupture du circuit, le poids mort de l’équipage, agissant sur le bâti par un bras de levier relativement court, ramène lentement la lampe dans sa position de repos (fig. 3).
- L’accélération du mouvement dans sa dernière phase par le retour du mercure à l’électrode 2, le couple initial du ressort et la puissance xive du système éliminent l’éventualité de l’arrêt dans une position intermédiaire, par suite de grippements ou autres causes, rendues d’autant moins probables que la partie oscillante montée sur roulements à billes, comme le montre en coupe la figure 8, possède une grande sensibilité de mouvement. Deux butées fixées au support déterminent les positions angulaires extrêmes du bâti.
- En somme, le court-circuit du mercure devant prolonger le segment de contact 9, les différentes phases de l’amorçage se succèdent dans l’ordre suivant : attraction, court-circuit, rupture en 9, production de l’arc, réduction du solénoïde par contact en 10. Les moyens de réglage correspondants porteront sur la forme et construction de l1 électro-aimant, les dimensions et positions angulaires des contacts 9 et 10, tension du ressort de rappel.
- Le solénoïde peut être établi de façon à produira un effort d’îittraction aussi constant que possible, lent et amorti.
- L’action combinée du ressort et de la masse de mercure conduit à l’utilisation rationnelle du solénoïde et permet de réduire les dimensions de celui-ci comme appareil basculeur.
- Il est intéressant, comme nous l’avons vu dans les lampes à vapeur de mercure, afin de donner de la stabilité à l’arc, de mettre, pendant le fonc tionnement, une résistance et une self en série avec la lampe. Du fait que, dans la présente lampe, une partie du solénoïde basculeur reste en circuit, elle joue elle-même le rôle de résistance fixe et de self, et donne de la stabilité à l’arc; c’est là un des points caractéristiques de la disposition.
- Pour bénéficier au maximum de cette disposi-
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- 18 Avril 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- tion, on calculera le solénoïde de manière à lui donner, pour une force attractive donnée, la self-induction maxima.
- En résumé, le nouveau dispositif comprend :
- i° Une lampe à vapeur de mercure occupant une position inclinée par rapport à l’horizontale et oscillant autour d’un axe sensiblement horizontal;
- 2° Un solénoïde destiné à faire osciller cette lampe, lui faire occuper une position inclinée en sens inverse de là précédente et produire l’amorçage de la lampe;
- 3° Un contacteur radial mis en action par le mouvement même de la lampe et court-circuitant partiellement le solénoïde.
- 4° Un ressort de tension exerçant sur le bâti oscillant et dans une certaine position de celui-ci un couple différentiel capable d’équilibrer la
- masse de mercure contenue dans.le tube, agissant elle-même comme accélératrice du mouvement d’oscillation. Ce couple compensateur permet le retour de la lampe à la position de repos et assure l’automaticité absolue du système.
- 5° L’utilisation combinée du solénoïde qui produit mécaniquement l’amorçage, comme résistance fixe et self maxima pour la stabilité de l’arc.
- Nous terminerons dans un prochain article en rappelant les avantages des lampes à vapeur de mercure et plus particulièrement des lampes automatiques, après avoir dit quelques mots sur la couleur de l’arc et les moyens employés jusqu’ici pour obtenir la correction de la teinte.
- (.4 suivie.) P.-A. Huguenin.
- MACHINES A BOBINER
- Le bobinage des machines n’est pas seulement une opération fortimportante et très délicate,mais il entraîne aussi une main-d’œuvre coûteuse. La j division de l’enroulement d’un induit en éléments semblables, que l’on peut former au préalable, monter ensuite sur la machine et dont on soude les extrémités les unes aux autres, a été un réel progrès. On connaît les gabarits sur lesquels on forme à la main des éléments d’induits, bobines composées généralement de plusieurs tours de fil. On oblige le fil à épouser exactement les formes du gabarit, soit au moyen d’un mandrin s’adaptant exactement sur le gabarit, soit en frappant le fil, pour lui donner les courbures nécessaires, au moyen de petits taquets et maillets en bois. On voit aisément que ce travail manque encore de rapidité ; suivant les dimensions des éléments à former et suivant l’habileté de l’ouvrier, on fera par ce procédé une vingtaine de bobines à l’heure. En outre ce mode de travail présente deux inconvérients assez graves. La bobine est formée sans que le fil soit soumis à une tension suffisante, qui évite les deformations, et cela est vrai surtout lorsqu’il s agit de fil de fort diamètre. D’autre part, la disposition relative des fils manque parfois de régularité et il en résulte que le montage des bobines dans les encoches est moins commode ; cela doit être pris
- notamment en considération lorsque les bobines contiennent un assez grand nombre de fils.
- Pour échapper à ces inconvénients et activer le travail, on a imaginé différents dispositifs qui permettent de confectionner sur le tour les bobines d’induit composées d’un ou plusieurs fils enroulés. Si l’on examine la figure i, qui représente
- Fig. i. — Bobine d’induit.
- une bobine d’induit avec connexions en hélice, on remarquera qu’en ramenant l’un vers l’autre les deux cûtés actifs de la bobine, la forme de celle-ci s’allonge en diminuant de largeur. On peut ainsi réduire assez la largeur pour qu’il soit possible de construire sur le tour les bobines en
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 46.
- ayant recours à un gabarit approprié. L’opération doit être double :
- i° On enroule le fil sur le gabarit;
- •i° On ouvre la bobine pour lui donner sa forme définitive.
- La figure .i montre à la fois le gabarit placé sur
- actifs de la bobine soient à peu près dans le même plan, on dégage les coulisseaux et on les fait glisser en écartant ceux qui tiennent les côtés actifs, tandis que se rapprochent ceux qui tiennent les connexions extérieures. L’opération est en somme fort rapide et suivant les dimensions
- Fig. 2. — Machine pour former les bobines d'induit.
- le tour, la [bobine que [l’on confectionne et les bobines définitives.
- Il y a, comme on peut aisément s’en douter, différentes formes de gabarits. Le plus commode est un hexagone articulé formé de barres munies de taquets rainures pour former convenablement les angles de la bobine. Celle-ci une fois composée, on ouvre le gabarit en agissant sur des tringles intérieures disposées suivant les diagonales. Le gabarit de la figure 3 est un peu différent (*).
- Il se compose d’une plaque de forte tôle légèrement courbée et qui porte quatre rainures en croix. Dans ces rainures glissent des coulisseaux dont on peut fixer la position par des vis et qui sont munis de petits taquets, correspondant aux coudes de la bobine sous lesquels on a soin d’engager le fil et de l’y maintenir pendant toute l’opération.
- Lorsque la bobine est faite, les coulisseaux, ayant été disposés de telle sorte que les côtés
- (*) Ce» cliché do meme que le suivant esl emprunté au livre de M. Daleinonl, ; La Construction des machines ^électriques, édité chez Béranger à Paris. M. Béranger a euPamabilité de les mettre à notre disposition et nous tenons ici à l’eu remercier.
- de la bobine un ouvrier fait une cinquantaine de bobines à l’heure et même davantage.
- A côté des machines à faire les bobines, il est intéressant de signaler la machine qu’on emploie généralement pour les envelopper d’une ganse
- Fig. 3. — Machine à isoler les barres cl bubines.
- isolante, de façon a leur donner à la fois plus de solidité, plus de raideur et un meilleur isolement. La figure 3 montre cette machine qui peut être fixée sur le boni d’une table de travail et
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- entraînée par un petit moteur électrique indépendant.
- Le bâti en forme de C porte 3 taquets formant glissière. Un collier portant une solution de continuité et une rainure périphérique peut tourner dans cette glissière formant guide. Le mouvement du collier est produit par une courroie ronde qui s’enroule sur un petit galet lixé au bâti, passe dans la rainure du collier sur un arc d’environ iao0 et s’en détache pour retourner vers la poulie de commande en passant sur un second galet de renvoi fixé encore au bâti.
- bobines d’inducteurs, il est nécessaire de régler la tension du fil suivant son diamèti’c.
- La maison Collet et Engelhard, d’OHcnbaCh-sur-Mein, construit des tours spéciaux pour exécuter ces bobines.
- La machine représentée dans la figure \ sert à enrouler les bobines d’inducteurs jusqu’à un diamètre de /|Oo,nm et pour des fils de '21,1 "',7 de diamètre. Elle est munie d’un tendeur spécial à rouleaux et d’un compteur de tours. On peut la commander par un moteur électrique d’un demi-cheval. L’avancement du fil est automatique et le changement de sens s’opère aisément.
- Fig. 4- — Tour pour bobines d’inducteurs (diamètre : 4«omra).
- Le collier porte enfin un rouleau de la ganse qu’on veut enrouler autour de la bobine. Cette bobine fermée peut être introduite au centre du collier, grâce à la solution de continuité de celui-ci, et l’ouvrier, ayant mis la machine en marche, déplace la bobine pour que la ganse s’enroule uniformément sur toutes les parties. On peut aussi entourer de ganse de là même façon, mais plus commodément, les barres droites destinées aux bobinages à barres des grosses machines.
- Le tour ordinaire n’est pas bien approprié au travail du bobinage, car, notamment pour les
- La figure 5 est un modèle plus robuste, mais destiné au même genre de travail. On peut l’utiliser pour des bobines de 85omm de diamètre et des fils de 7mm,5 de diamètre. La longueur des bobines peut aller jusqu’à Goo mm. Le tendeur du fil se déplace sur les barres formant glissières. Ce tour exige un moteur électrique de deux chevaux.
- Toutes ces machines se sont aujourd’hui introduites dans la plupart des ateliers de construction et ont amélioré notablement les conditions d’exécution du travail, tant comme valeur que comme rapidité. M, Creedy a indiqué récent-
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- ment (*) une méthode adoptée pour bobiner les machines à confectionner les éléments d’in-les stators à encoches demi fermées au moyen duit a courant continu peuvent ctre appliquées
- Fig. 5. — Tours pour bobines d’inducteurs (diamètre : 85omm).
- d’éléments • préparés d’avance, on voit donc que
- (*) Cf. : Lumière Electrique, tome I (a® série), page 4t6.
- aussi pour les bobinage des machines à courant alternatif.
- O. Hartmann*
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Self-induction d’un solénoïde d’une longueur quelconque et d’un nombre quelconque de couches de fil. — Edward B. Rosa. — Bulletin of the bureau of Standards, Janvier 1908.
- Soit un solénoïde dont la longueur est l, le rayon moyen a et dont l’enroulement a une épaisseur h ; soit n le nombre total des spires. L’auteur considère d’abord un solénoïde fictif, de même longueur, de même rayon, mais dont l’enroulement est formé
- par une seule couche de n! — — spires d’uti ruban
- métallique infiniment mince de l'argeu»r b.
- La self-induction de ce solénoïde fictif peut être calculée par la formule suivante due à Lorenz :
- Us = [<*('• «s - l'2) Ek + dP Fk - 8 a*],
- dans laquelle d— y/4 ar -)- P, EK et FK représentant les intégrales elliptiques complètes de module
- (•) Lorsque le module K est suffisamment faible (par exemple si / ^ 4 a)> 1 0,1 peut avantageusement dévelop-
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- A ce solénoïde fictif, on substitue un autre solénoïde fictif qui ne diffère du précédent que par le fait que le conducteur qui constitue l’enroulement, au lieu d’être infiniment mince, a une épaisseur b égale à sa largeur. La self-induction de ce deuxième solénoïde fictif s’obtient en diminuant celle du premier d’une certaine quantité A L, somme de deux termes : l’un Ai L dû à la variation de la self-induc-lion de chaque tour, l’autre A M à celle de l’induction mutuelle entre les conducteurs. Les valeurs de A, L et de AM s’obtiennent à l’aide des relations suivantes :
- A, L = 4Ttan'A,
- AM =r 4tïan!B.
- La valeur de A dépend de celle de - et la valeur de B de celle de n'.
- Les tableaux I et II ci-après indiquent les valeurs de A et de B qu’il convient d’adopter :
- Tableau I
- Valeurs de A en fonction de -.
- ' a
- a A
- b
- 0
- 0,10 0,6942
- 0,1 ü 0,6933
- 0,20 0,6922
- 0,25 0.6909
- per les intégrale Ek et Kk en série suivant les expressions connues :
- T I2 32
- i-K2 — — K’'
- 2 2 a2.42
- V K = - | 1 + -K2 + Iv '< + K a | ^ a2 *2.42 ^
- I
- Pour l Si par exemple, k- -prendre les deux premiers termes :
- ir 3 a2 -f- Z-' ’K = û‘4«3-(- Z2’
- _ n 5 «2 + Z2
- Fk
- ’4«2 + Z2
- et il suffit de
- (N. D. T.)
- Iableau II * Valeurs de B en fonction de n'.
- Il 13
- i ....... o
- a.......... 0,1202
- 3 ........ 0,1708
- 4 ........ 0,2076
- o.......... '0,2292
- M»
- On obtient ainsi pour solénoïde fictif :
- n |3
- 10........... 0,2792
- r>.......... «V-MIO1
- 20........... 0/Î099
- 2>........... 0,3169
- 3o........ 0,3218
- a self-induction du second
- L'„ = L,s. — A, L.
- On passe ensuite de ce solénoïde au solénoïde qui n’en diffère qu’en ce que la section carrée de
- côté G est divisée en —, carrés égaux dont chacun n
- est la section d’un conducteur, de sorte que le nouveau solénoïde a n conducteurs comme le solénoïde proposé, mais ces conducteurs sont à section carrée et leur isolant est infiniment mince. La self-induction de ce nouveau solénoïde qui a mêmes dimensions
- que celui de self-induction L'„, avec seulement ~
- n!
- fois plus de spires, est donnée par l’expression :
- Pour passer de lit au solénoïde proposé, il suffit défaire subir à ce résultat une connection A2L destinée à tenir compte de la forme circulaire de la section du conducteur et de la place occupée par l’isolant.
- L’auteur démontre que cette connection A2 L peut être calculée à l’aide de la formule suivante :
- A2 L = l\Tzna (G —(— F —E).
- C, terme correctif dû à ce que le conducteur a une section circulaire au lieu d’une section carrée, doit être pris égal à o,i38o6o:j.
- F, terme correctif dû à ce que le diamètre du fil nu, au lieu d’être D, est réduit à d par suite de la pré-
- sence de l’isolant, doit être pris égala log,
- D
- E, terme correctif provenant de la modification apportée dans la valeur de l’induction mutuelle, par les deux circonstances précédentes, dépend de la dis^
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- position des spires les unes par rapport aux autres; le tableau suivant donne plusieurs valeurs de ce coefficient correspondant à des dispositions déterminées des spires. L’auteur a exposé la méthode de calcul de ce coefficient E dans le Bulletin of lhe bureau of Standards d’avril 1907.
- Tahleau III
- Valeur du coefficient, E pour différentes dispositions des spires.
- Nombre total Nombre des spires de couches
- 2 I 0,006528
- 3 I 0,009045
- 4 I o,oio35
- 4 2 0,01691
- 8 2 0,01335
- 10 I 0,01276
- 20 I 0,01357
- 16 'l 0,01512
- 100 IO 0,01713
- 4<>o ‘20 0,01764
- 1.000 20 0,01778
- Infini 0,01806
- On obtient, en définitive, comme valeur de la self-induction du solénoïde proposé ;
- L = L„ + A2L
- ier exemple.
- n — 1.000 spires de fil rond de oInm,8 isolé à i'nul,
- n = 10, d — y 200, fiai — l- = o.
- /|TC r /- 1 - /t .000 r /— 1
- L4. = — I V 200X iool'x— 8. I Xi J = —------TC| V 2FK — I J*
- sj-i
- Le calcul de F’K pour lv =
- d
- donne
- FK = 1,80407, d’où
- Jjs = kX 2.162,73e'",
- A, li = -|- 0,2792] T. x 194,28,
- L'„ — I * — A, L - ~ X 19<>8, i V',n,
- / n \
- L,.r^ îX 1968,40e"1 x io1—- 61,841 ni. h.| —— 100 1
- y// /
- A3L = 41c X fi.ooo (G -}- F -)- E),
- G = 0,1881,
- F = Ioge i,25~0,2231,. C-f-F-f-E = 0,3784,
- E = 0,0172, A2L = 23776,m = 0,0238 millihenrys, L = 61,865 millihenrys.
- 2e exemple.
- a=i ocm, 1= icm, b = icm. n 400 Spires de fil rond de omn,,3 isolé à omm,5; n' ~ 1.
- — étant petit, on peut prendre pour L.{ la formule
- suivante duc à Rayleigh :
- 8 a
- Lf = !\Tta
- 8 a
- n "2 ^
- iog b
- 2 +
- £2
- 3 2 a2
- b2 1
- •*7» 32rt2 3200
- 3 2 a- \ l\/
- L4 = 4~a X 3,883475,
- A, L — l\%a (0,6942 -J- o),
- L„= 4 ita n2(3,8834 75— 0,694 2)= 64,12.5 millihenrys, A2L = 41c x 400 X 10 (G -)- F -(- E),
- G = o,i38i,
- K
- K — log.
- : 0,5l()8,
- C -}- F -f- Fl — o,6665,
- AjL = 335oa*“ — o,o335 millihenrys,
- L = L„ -(- A, L = 64,1585 millihenrys.
- A. M.
- Dispositit pour amortir le bruit de l’interrupteur de Wehnelt. — E. Renz. Elektrotcch-nische Zeitschrift, 27 févrieriç)o8. <
- l
- On sait combien est désagréable le bruit que fait cet interrupteur; on est meme oblige de le placer assez loin de la salle d’expériences. M. E. Renz a imaginé un dispositif assez ingénieux pour supprimer ou tout au moins atténuer grandement le bruit.
- L’appareil se compose d’un cylindre en porcelaine dont chaque extrémité présente une encolure reserrée cl dont l’une d’elles porte en outre un anneau de suspension raccordé au cylindre par trois petits
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- bras. Dans cet anneau de suspension est passée l'extrémité du tube qui porte la pointe de platine. Cette pointe est ainsi dans l’axe du cylindre et à l'intérieur de celui-ci.
- Entre les deux gorges d’extrémité, une membrane en caoutchouc est tendue a l'intérieur du cylindre et il en résulte qu’entre celte membrane et la paroi existe un matelas d’air amortisseur. Pour éviter que cette paroi en caoutchouc ne s’échauffe et ne s’affaisse un peu vers la pointe de platine, on a rnis l’intervalle d’air en communication avec l’air extérieur en disposant dans la paroi du cylindre un bec dans lequel on introduit un tube en verre serré dans le bec au moyen d’une petite garniture en caoutchouc. Avec certains tubes de Roentgen, le bruit est complètement étouffé; avec d’autres tubes, les plus durs, on perçoit encore un bruit peu intense et continu cl qui, en tous cas, n’est pas fonction du nombre d’interruptions du courant.
- L. G.
- MESURES
- Nouveau pont de compensation. — Elektro-techniche Zeitschrift, i3 février 1908,
- Ce nouvel appareil, construit par la Société Nadir, de Berlin, est destiné à l’étalonnage des voltmètres el milliampèremètres. La méthode de compensation qu’on y utilise est connue. Un élément d’accumula teur est mis en série avec un rhéostat de réglage, l’appareil à étalonner et une autre résistance qui peut être très exactement réglée par un curseur. Sur les deux extrémités de cette partie du circuit qui comprend la résistance de réglage et l’instrument, on prend une dérivation dans laquelle on place un galvanomètre et un élément normal Weston. Supposons que la résistance de réglage, ajoutée à celle de l’instrument, soit exactement de 101,9 ohms, alors, en agissant sur le rhéostat, on peut ramener au zéro l'aiguille du galvanomètre et, dans ces conditions, puisque la force électromotrice de l’élément est de 1,019 volt, le courant dans la résistance de réglage et dans l’instrument sera de 0,01 ampère. O11 peut facilement obtenir d’autres valeurs du <;ouraiit en modi-iiant la résistance de réglage et conséquemment la résistance du rhéostat, de façon à maintenir toujours au zéro le galvanomètre. La force électromotrice de l’élément Weston est donc ainsi équilibrée.
- Si l’appareil à vérifier est un voltmètre à cadre mo-
- bile et à shunt magnétique, il suffira de régler l’im> trument pour la déviation maxima, puisque les variations dont le champ et le ressort de suspension sont susceptibles affectent proportionnellement tonies les déviations.
- On amène donc l’aiguille à la plus grande déviation de l'échelle en agissant au besoin sur la résistance de réglage, puis les résistances en circuit avec le voltmètre sont choisies comme il a été dit plus haut; en fermant le circuit de l’élément Weston, le galvanomètre doit rester au zéro. S’il 11'y reste pas on l’v ramené en agissant sur la résistance de réglage et on produit ainsi dans l’appareil à vérifier une petite déviation que l’on supprime en agissant sur le shunt magnétique de cet appareil. On voit facilement que, pour des voltmètres ou milliampèremètres bien connus, on peut construire un pont de compensation complet ou il n’y ait plus qu'à insérer entre des bornes l’appareil à régler et amener les curseurs des résistances en certains points fixés d’avance. L’instrument construit par la Société Nadir est muni d’un galvanomètre à cadre mobile dont la sensibilité est de 2. 10”7 ampères par division de Péchellc.
- L. G.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Accroissements de sensibilité des révéla-teurs èlectrolytiques sous diverses influences. — Note de M. Édouard Branïy. — Académie des Sciences 9 séance du 9 mars 1908.
- L’auteur a signalé en 1891 des analogies entre la conductibilité intermittente des radioconducteurs et les phénomènes èlectrolytiques et magnétiques; la forme des révélateurs èlectrolytiques permet aussi de les assimiler à des radioconducteurs : d’une part, par la couche gazeuse extrêmement mince qui sépare l’électrode du liquide; d’autre part, par la pointe très fine qui est exigée pour une sensibilité suffisante.
- Ces aperçus ont conduit l’auteur à rechercher sur un électrolytique l’action de circonstances qui influent sur le fonctionnement d’un radioconducteur.
- Les premiers résultats obtenus se rapportent h des accroissements de sensibilité d’un électrolytique par trois causes : élévation de température, agitation par translation mécanique, dégagement gazeux dans l’électrolyte.
- Le transmetteur et le récepteur étaient distants de 3om environ en ligne droite; ils étaient installés dans deux salles séparées par quatre murs. L’étincelle de
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- transmission, émise entre les deux boules d'un excitateur, avait une longueur de amm, elle était fournie par une petite bobine d'induction à rupteur animée par 4 volts; l'étincelle était renforcée par la liaison de Tune des boules de l’excitateur à une plaque de zinc de im2 de surface et par la réunion de l’autre bouje à une antenne verticale de am,5o.
- Le circuit récepteur comprenait un élément de pile, un électroly tique et un téléphone; une antenne de Jiauteur variable était annexée à ce circuit. La longueur de l’antenne réceptrice était raccourcie à volonté (de am,5o à o) de façon à réduire, s’il y avait lieuse son téléphonique avant l’accroissement, ce qui permettait d’apprécier plus aisément cet accroissement.
- Par le jeu d’une roue interruptrice mise en mouvement par un moteur et entaillée sur son pourtour de dents larges ou étroites et convenablement espacées, les étincelles se succédaient au poste de transmission de manière à composer, suivant l’alphabet Morse, automatiquement et dans des conditions invariables, une phrase qui se répétait à chaque tour.
- Élévation de température. — Les premiers essais remontent au mois de mai 1907 ; ils ont été faits avec
- des électrolytiques à électrode positive de — de
- millimètre de diamètre, construits par M. Gendron ; ils présentent une tubulure pour chacune des électrodes et une troisième tubulure centrale ouverte. Us étaient traversés par le courant d’un accumulateur. On les chauffait dans un bain d'eau jusqu’à 8o°. A 3o°, le son téléphonique manifestait une augmentation déjà très appréciable; l’intensité continuait à croître, elle paraissait maximum vers 6o° et décroissait légèrement jusqu’à 8o°. Après plusieurs chauffages, les électrolytiques avaient perdu une grande partie de leur sensibilité. Repris après 6 mois, ils ont été trouvés de nouveau très sensibles.
- En août et en octobre 1907, des accroissements de sensibilité par élévation de température ont été constatés de même, très nettement et constamment, avec des électrolytiques du modèle de M. le capitaine
- Ferrié, à pointe positive de --- de millimètre, four-
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- nis par divers constructeurs. Dans tous ces essais, l’intensité du son téléphonique augmentait dans une proportion qui était reconnue importante par l’observateur le moins exercé.
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- Agitation par translation mécanique, — En
- mai 1907, des modes d’agitation très variés ont été tentés avec des succès différents. On a trouvé que le mieux était de secouer l'électrolytique en masse. Un fort mouvement d’horlogerie déplace dans une glissière. rectilignement sur un parcours de icm à acm, un électrolytique fixé sur un chariot horizontal; il y a deux mouvements de va-et-vient par seconde. Le bruit du mécanisme est intercepté par un mur. Tantôt le mouvement d’horlogerie était déclenché par un aide; l’observateur signale alors à haute voix les accroissements perçus au téléphone; le renforcement débutait avec la mise en train. Tantôt l’opérateur déterminait lui-même le déclenchement de loin par un électro-aimant.
- L’intensité du son téléphonique a toujours augmenté par l’agitation; l'augmentation dure tant que l’on continue l’agitation, elle s’accentue même, et, si l’agitation a été maintenue pendant quelques minutes, l’augmentation persiste pendant un temps assez long.
- Dégagement gazeux. — C'est en faisant barboter un gaz dans l’électrolyte que le renforcement le plus considérable a été obtenu. On a employé les électrolytiques à trois tubulures. Dans la tubulure centrale ouverte est engagé un tube fin qui amène au sein du liquide le gaz contenu dans des réservoirs sous une pression de 4atm à 5atm ; l’écoulement était réglé par un robinet à pointeau d’après la rapidité de la production des bulles gazeuses. L’accroissement du son téléphonique s’observe sans retard dès que l'écoulement du gaz commence, il persiste souvent très longtemps après que le barbotage a cessé. Si, après avoir arrêté le dégagement du gaz, une diminution du son a eu lieu, un nouveau dégagement détermine un nouveau renforcement.
- Le résultat est le même avec un dégagement gazeux produit en faisant pénétrer deux gros fils de platine dans l’électrolyte. On dirige par ces deux fils un courant électrique spécial qui décompose l’eau acidulée.
- Les effets d’agitation s’observent plus nettement que les effets d’élévation de température, car dans le cas de l’agitation, l’action est brusque et vive au lieu de croître progressivement et lentement; l’oreille n’a pas à faire appel au souvenir d’une impression antérieure. L’accroissement de sensibilité avait d’abord lieu avec le courant d’un accumulateur; la force élec-tromolrice de la pile du circuit récepteur peut être diminuée jusqu’à la force électromotrice d’un élément Lçclanchc et même d'un élément Daniell.
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- Ces différents effets ont été constatés avec des électrolytiques dont la pointe positive avait iii
- —, —, — de millimètre de diamètre.
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- L’intensité du son au téléphone, pour une transmission donnée, est en outre très notablement accrue, indépendamment de toute élévation de température ou de toute agitation, quand on introduit dans le circuit récepteur deux électrolytiques en série au lieu d^un seul. On augmente en même temps le voltage de la pile du circuit.
- BREVETS
- Indicateur de niveau d’eau à distance. — Hartmann und Braun Akt. Ges. — Brevet allemand n° 191265.
- L’indicateur à niveau décrit dans ce brevet a l’avantage de donner des indications sensiblement indépendantes de la résistance et de l’isolement de la ligne. Il se compose d’une lame en métal magnétique tendue entre un support fixe et l’extrémité d’un écrou se vissant sur une tige filetée. Sur cette tige est calée en outre une poulie à gorge soumise à l’action du flotteur au moyen d’un fil passant dans celle gorge et venant aboutir à une petite masse. Cette masse sert à donner au fil la tension nécessaire et elle est suffisante pour provoquer la rotation de la poulie dans un certain sens lorsque le flotteur monte; lorsque celui-ci descend, son poids, supérieur à celui de la masse, entraîne la poulie en sens inverse. Enfin, un électro-aimant, en série avec une pile et la ligne de transmission, forme avec la lame un vibra-teur dont la période dépend de la tension de cette lame. Un contact analogue à celui des sonneries électriques permet l’entretien des vibrations et donne donc lieu dans le circuit à un courant pulsatoirc. En définitive, à chaque position du flotteur correspond une certaine tension de la lame vibrante, c’est-à-dirc un courant présentant un nombre de pulsations déterminées à la seconde.
- Un fréquencemètre, intercalé dans le circuit et placé à la station d’observation,pourra donc indiquer le niveau âe l’eau, et ses indications seront encore exactes en cas d’un mauvais isolement, s’il possède une sensibilité suffisante. Il en est de même lorsque l’on augmente la longueur de la ligne.
- Indicateur d’isolement pour .appareils à bain d’huile. — General Electric Company. —
- Brevet américain n° 861 oo3.
- Les huiles minérales pures sont des isolants excellents, mais il suffit de traces d’humidité pour diminuer considérablement leur résistivité. Par exemple, une proportion de 0,1 % d’eau diminue de moitié la valeur de cette résistivité, et si cette proportion s’élève à 1 % , l’isolement tombe à 10 % de la valeur correspondant à une huile anhydre. Pour connaître à chaque instant l’étal de l’isolement, notamment dans les transformateurs à bain d’huile, l’on propose de disposer dans ce bain, près des bords de la cuve, un petit éclateur soumis à une tension convenable. Dès que l’isolement devient insuffisant, un courant notable passe à travers le liquide compris entre les deux pôles de l’éclateur, et ce courant peut être utilisé soit pour couper le circuit primaire du transformateur, soit pour faire fonctionner un signal avertisseur.
- Procédé de freinage des moteurs-série monophasés à collecteur. — B .-G. Lamine. — Brevet anglais n° 5 5o8 (1907), publié le a avril 1908.
- Pour le freinage, les moteurs agissent comme générateurs de la manière suivante : les enroulements inducteurs sont alimentés indépendamment au moyen d’un transformateur à rapport de transformation réglable; quant à l’induit, son circuit est fermé sur une résistance olimique ou sur un solé-noïde actionnant des freins à friction (M.
- Frein pneumatique à commande électrique. — General Electric Company. — Brevet américain n° 868 481.
- Le but de ce’dispositif est d’utiliser l’air comprime, évacué au desserrage des freins, à l’alimentation de la pompe de compression commandée par un moteur électrique. De cette manière, l’on bénéficie d’une pression initiale qui permet de diminuer la puissance de la pompe et la consommation de courant. La figure 1 montre clairement comment on réalise ce principe : A est le cylindre du compresseur B; C
- (^) Une semblable disposition a été proposée pour le moteur à répulsion dès igo3 (Cf. J. Bkthenod. Houille Blanche, octobre igo3). Elle a d’ailleurs l’inconvénient de n’avoir plus aucune efficacité en cas d’interruption de courant sur la ligne, ou de déraillement de la prise de courant. (N. D. L. R.)
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- est le réservoir et I) le cylindre de freinage. En E sont figurées les valves de commande manœuvrées par le conducteur; H est le régulateur automatique
- Fig. i. — Frein pneumatique à commande électrique.
- de pression qui coupe le circuit du moteur électrique lorsque celte pression dépasse une valeur maxima, et le referme lorsqu’elle tombe au-dessous d’une
- certaine limite, comme avec les systèmes déjà connus. En outre, les valves E forment interrupteur, et pendant la période de desserrage, elles ferment éga*-lemcnl le circuit du moteur au moyen des connexions visibles sur la figure. De cette façon, si l’on remarque que l’admission de la pompe est en communication avec l’échappement du cylindre D, l’on constate qu’à chaque desserrage la pompe est mise en activité, et refoule au réservoir G l’air ayant servi au serrage. L’appareil H n’entre donc en jeu que pour compenser les pertes et les fuites dans l’ensemble de la canalisation ; une soupape automatique F sert, dans ce cas, à mettre l’admission du cylindre A de la pompe B en communication directe avec l’atmosphère. Enlin,un ressort e maintient les valves de commande dans la position de desserrage complet, le cylindre de freinage communiquant alors avec l’atmosphère et l’interrupteur g G étant de nouveau ouvert (ceci afin d’empêcher le fonctionnement continu de la pompe).
- VARIETES
- LÉGISLATION
- DÉCRET DU 22 MARS 1908 SUR LES DISTRIBUTIONS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE Indispositions TECHNIQUES GÉNÉRALES APPLICABLES AUX OUVRAGES DES DISTRIBUTIONS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Section I. — Classements des distributions et prescriptions générales relatives à, la sécurité.
- Classement des distributions en deux catégories.
- Article iei\—-Les distributions d’énergie électrique doivent comporter des dispositifs de sécurité en rapport avec la plus grande tension de régime existant entre les conducteurs et la terre.
- Suivant cette tension, les distributions d’énergie électrique sont divisées en deux catégories.
- irc catégorie.
- A. — Courant continu. — Distributions dans lesquelles la plus grande tension de régime entre les conducteurs et la terre ne dépasse pas 6oo volts.
- B. —^Courant alternatif. — Distribution dans lesquelles la plus grande tension efficace entre les conduc-
- eurs et la terre ne dépasse pas i5o volts.
- 2e catégorie.
- Distributions comportant des tensions respectivément supérieures aux tensions ci-dessus.
- Prescriptions générales relatives à la sécurité.
- Art. 2, — Les dispositions techniques adoptées pour les ouvrages de distribution ainsi que les conditions de leur exécution doivent assurer, d’une façon générale, le maintien de l'écoulement des eaux, de l’accès des maisons et des propriétés, des communications télégraphiques et téléphoniques, de la liberté et la sûreté de la circulation sur les voies publiques empruntées, la protection des paysages, ainsi que la sécurité des services publics, celle du personnel de la distribution et celle des habitants des communes traversées.
- Section II. — Canalisations aériennes.
- Supports.
- Art. 3. — § int'. — Les supports en bois doivent être prémunis contre les actions de l'humidité et du sol.
- § 2. — Dans le cas où les supports sont munis d’un lil de terre, ce lil est pourvu sur une hauteur minimum de j 3 mètres, à partir du sol, d’un dispositif le plaçant hors | d’atteinte.
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- § 3. — Tous les supports sont numérotés,
- § 4. — Dans les distributions de 2° catégorie, les po icuux et pylônes métalliques sont pourvus d’une boum communication avec le sol.
- § 5. — Dans la traversée des voies publiques, le: supports doivent être aussi rapprochés que possible.
- Isolateurs.
- Art.. 4» — Des isolateurs employés pour les distributions de la ‘2e catégorie doivent être essayés dans le:, conditions ci-après :
- Lorsque la tension à laquelle est soumise l’isolateur en service normal est inférieur à 10.000 volts, la tensio:. d’essai est le triple de la tension en service.
- Lorsque la tension de service normal est supérieure i io.ooo volts, la tension d’essai est égale à 3o.ooo volts plus deux fois l’excès de la tension de service sur
- 10 ooo volts.
- Conducteurs,
- Art. 5. — § i. — Les conducteurs doivent être placés hors de la portée du public.
- §2. — Le point le plus bas des conducteurs et fils de toute nature doit être à :
- a) 6 mètres au moins au-dessus du sol des voies publiques dans les parties de la distribution qui longent ces voies ;
- b) 8 mètres au moins dans les parties qui les traversent.
- § 3. — En aucun cas, le diamètre des conducteurs d’énergie ne peut être inférieur à 3 millimètres.
- § 4. — Dans la traversée d’une voie publique, l'angle de la direction des conducteurs et de l’axe de la voie est égal au moins a 3o degrés.
- § 5. — Dans la traversée et dans les parties contiguës,
- 11 ne doit y avoir sur les conducteurs ni épissures, ni soudures; les conducteurs sont arrêtés sur les isolateurs des supports de la traversée et sur les isolateurs des supports des portées contiguës.
- § G. —'Dans les distributions de 2° catégorie, 1er. dispositions suivantes doivent être appliquées :
- a) Les poteaux et pylônes sont munis, à une hauteur d’au moins 2m au-dessus du sol, d’un dispositif spéc al, pour empêcher, autant que possible, le public d’atteindre les conducteurs ;
- b) Les mesures nécessaires sont prises pour que, dans les traversées et sur les appuis d’angle, les conducteurs d’énergie électrique, au cas où ils viendraient à abandonner l’isolateur, soient encore retenus et ne risquent pas de traîner sur le sol ou de Créer des contacts dangereux ;
- c) Chaque support porte l’inscription « Dangereux » en gros caractères, suivie des mots « Défense absolue de toucher aux üls même tombés à terre ».
- § 7. — Dans la traversée des agglomérations, les
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- conducteurs sont placés à im au moins des façades et en tout cas hors de la portée des habitants.
- S’ils longent un toit ou passent au-dessus, ils doivent en être distants de im,5o au moins.
- Résistance mécanique des ouvrages.
- Art. 6. — § ic,\ — Pour les conducteurs, üls, supports, ferrures, etc..la résistance mécanique des ouvrages est calculée en tenant compte à la fois des charges permanentes que les organes ont à supporter et de la plus défavorable en l’espèce des deux combinaisons de charges accidentelles, résultant des circonstances ci-après :
- a) Température moyenne de la région avec vent de i*20kK<le pression par mètre carré de surface plane ou de 7*2ke par mètre carré de section longitudinale des pièces à section circulaire;
- b) Température minimum de la région avec vent de 3o kg par mètre carré de surface plane ou de 18 par mètre carré de section longitudinale des pièces à section circulaire.
- Les calculs justiücatifs font ressortir le coefficient de sécurité de tous les éléments, c’est-à-dire le rapport entre l’effort correspondant à la charge de rupture et l’effort le plus grand auquel chaque élément peut être soumis.
- § 2. — Dans les distributions de la 2e catégorie, le coefficient de sécurité des ouvrages, dans les parties de la distribution, établies longitudinalement sur le sol des voies publiques, doit être au moins égal à 3.
- Dans les parties des mêmes distributions, établies dans les agglomérations ou traversant les voies publiques, la valeur du coefficient de sécurité est portée au moins à 5.
- Distributions de 2e catégorie desservant plusieurs a gglo m éra lions.
- Art. 7. — Dans les distributions de 2e catégorie desservant un certain nombre d’agglomérations distantes les unes des autres, l’entrepreneur de la distribution est tenu d’établir, entre chaque agglomération importante desservie et l’usine de production de l’énergie ou le poste le plus voisin, un moyen de communication directe.
- L'entrepreneur de la distribution peut être dispensé de la prescription énoncée ci-dessus, s’il a établi à l’entrée de chaque agglomération importante Un appareil permettant de couper le courant toutes les fois qu’il est nécessaire.
- Section III. — Canalisations souterraines.
- Conditions générales d'établissement des conducteurs souterrains.
- Art. 8. — § 1. — Protection mécanique.
- Les conducteurs d’énergie électrique souterrains doivent être protégés mécaniquement contre les avaries que pourraient leur occasionner le tassement des terres,
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- le eontact des corps durs ou le choc des outils en cas de fouille.
- § 2. — Conducteurs électriques placés dans une conduite métallique.
- Dans tous les cas où les conducteurs d’énergie électrique sont placés dans une enveloppe ou conduite métallique, ils sont isolés avec le même soin que s’ils étaient placés directement dans le sol.
- § 3. — Précautions contre l’introduction des eaux.
- Les conduites, contenant des câbles, sont établies de manière à éviter, autant que possible, l’introduction des eaux. Des précautions sont prises pour assurer la prompte évacuation des eaux, au cas où elles viendraient à s’y introduire accidentellement.
- Voisinage des conduites de gaz.
- Art. 9. — Lorsque, dans le voisinage de conducteurs d’énergie électrique, placés dans une conduite, il existe des canalisations de gaz, les mesures nécessaires doivent être prises pour assurer la ventilation régulière de la conduite renfermant les câbles électriques et éviter l’accumulation des gaz.
- Regards.
- Art. 10. — Les regards, affectés aux canalisations électriques, ne doivent pas renfermer de tuyaux d’eau, de gaz ou d’air comprimé.
- Les regards sont disposés de manière à pouvoir être ventilés.
- Les conducteurs d’énergie électrique sont convenablement isolés par rapport aux plaques de fermeture des regards.
- Section IV. — Sous-stations, postes de transformateurs et installations diverses.
- Prescriptions générales pour Vinstallation des moteurs et appareils divers.
- Art. 11.— § 1. — Toutes les pièces saillantes, mobiles et autres parties dangereuses des machines et notamment les bielles, roues, volants, les courroies et câbles, les engrenages, les cylindres et cônes de friction ou tous autres organes de transmission qui seraient reconnus dangereux, sont munis de dispositifs protecteurs, tels que gaines et chêneaux de bois ou de fer, tambours pour les courroies et les bielles, ou de couvre-engrenages, garde-mains, grillages.
- Saufle cas d’arrêt du moteur, le maniement des courroies est toujours fait par le moyen de système tels que monte-courroie, porte-courroie, évitant l’emploi direct de la main.
- On doit prendre, autant que possible, des dispositions telles qu’aucun ouvrier 11e soit habituellement occupé à un travail quelconque, dans le plan de rotation ou aux abords immédiats d’un volant, ou de tout autre engin pesant et tournant à grande vitesse.
- § 2. — La mise en train et l’arrêt des machines sont toujours précédés d’un signal convenu.
- § 3. — Des dispositifs de sûreté sont installés dans la mesure du possible pour le nettoyage et le graissage des transmissions et mécanismes en marche.
- § 4. — Les monte-charges, ascenseurs, élévateurs sont guidés et disposés de manière que la voie de la cage ' du monte-charge et des contre-poids soit fermée; que la fermeture du puits à l’entrée des divers étages ou galeries s’effectue automatiquement, que rien ne puisse tomber du monte-charge dans le puits.
- Pour les monte-charges destinés à transporter le-personnel, la charge est calculée au tiers de la charge admise pour le transport des marchandises, et les monte-charges sont pourvus de freins, chapeaux, parachutes ou autres appareils préservateurs.
- Les appareils de levage portent l’indication du maximum de poids qu’ils peuvent soulever.
- § 5. — Les puits, trappes et ouvertures sont pourvus de solides barrières ou garde-corps.
- § 6. — Dans les locaux où le sol et les parois sont très conducteurs, soit par construction, soit par suite de dépôts salins ou par suite de l’humidité, on' né doit jamais établir, à la portée de la main, des conducteurs ou des appareils placés à découvert.
- Prescriptions relatives aux moteurs, transformateurs et appareils de la 2e catégorie.
- Art. 12. — § 1e1'. — Les locaux non gardés dans lesquels sont installés des transformateurs de 20 catégorie doivent être fermés à clef.
- Des écritaux très apparents sont apposés partout où il est nécessaire pour prévenir le public du danger d’y pénétrer.
- § 2. — Si une machine ou un appareil électrique de la 2e catégorie se trouve dans un local ayant en même temps une autre destination, la partie du local, affectée il cette machine ou à cet appareil, est rendue inaccessible par un garde-corps, ou un dispositif équivalent, â toute personne autre que celle qui en a la charge. Une mention indiquant le danger doit être affichée en évidence.
- § 3. — Les bâtis et pièces conductrices, non parcourus par le courant, qui appartiennent ù des moteurs et transformateurs de la 2e catégorie sont reliés électriquement à la terre, ou isolés électriquement du [sol. Dans ce dernier cas, les machines sont entourées par un plancher de service non glissant, isolé du sol et assez développé pour qu’il ne soit pas possible de loucher à la fois à la machine et à un corps conducteur quelconque relié au sol.
- La mise à terre ou l'isolement électrique est constamment maintenu en bon état.
- § 4. — Les passages ménagés pour l’accès aux machines et appareils de la 2e catégorie placés ù découvert ne peuvent avoir moins de 2m de hauteur; leur
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- largeur mesurée entre les machines, conducteurs ou appareils eux-mêmes, aussi bien qu’entre ceux-ci et les parties métalliques de la construction, ne doit pas être inférieure à i mètre.
- Installation des canalisations à Vintérieur des sous-stations et postes de transformateurs.
- Art. i3. — § i. — A l’intérieur des sous-stations et postes de transformateurs, les canalisations nues de la 2° catégorie doivent être établies hors de la portée de la main sur |des isolateurs convenablement espacés et être écartés des masses métalliques, telles que piliers ou colonnes, gouttières, tuyaux de descente, etc.
- Les canalisations nues de la irü catégorie, qui sont à portée de la main, doivent être signalées à l’attention par une marque bien apparente.
- Les enveloppes des autres canalisations doivent être convenablement isolantes.
- § 2. — Des dispositions doivent être prises pour éviter réchauffement anormal des conducteurs, à l’aide de coupe-circuit, fusibles ou autres dispositifs équivalents.
- § 3. — Toute installation, reliée à un réseau comportant des lignes aériennes de plus de 5oom, doit être suffisamment protégée contre les décharges atmosphériques.
- Tableaux de distribution.
- Art. 14.— A.— Distribution de la iie catégorie.
- Sur les tableaux de distribution de courants appartenant à la iro catégorie, les conducteurs doivent présenter les isolements et les écartements propres à éviter tout danger.
- B. — Distribution de la 2° catégorie.
- § i01'.— Sur les tableaux de distribution portant sur leur face avant (où se trouvent les poignées de manœuvres et les instruments de lecture) des appareils et pièces métalliques de la 2e catégorie, le plancher de service doit être isolé électriquement et établi dans les conditions indiquées à l’article 12.
- § 2. — Quand des pièces métalliques ou appareils de la 20 catégorie sont] établis <1 découvert sur la face arrière du tableau, un passage entièrement libre de im de largeur et de 2m de hauteur au moins est réservé derrière lesdits appareils et pièces métalliques : l’accès de ce passage est défendu par une porte fermant à clef, laquelle ne peut être ouverte que par ordre du chef de service ou par ses préposés ù ce désignés ; l’entrée en sera interdite à toute autre personne.
- §3.— Tous les conducteurs et appareils de la 2e catégorie doivent, notamment sur les tableaux de distribution, être nettement différenciés des autres par une marque très apparente (une couche de peinture par exemple).
- locaux des accumulateurs.
- *
- Art. i5. — Dans les locaux où se trouvent des batteries d’accumulateurs, toutes les précautions sont prises pour éviter l'accumulation de gaz détonants ; la ventilation de ces locaux doit assurer l’évacuation continue des gaz dégagés.
- Les lampes à incandescence employées dans ces locaux sont à double enveloppe.
- éclairage de secours.
- Art. 16. — Les salles des sous-stations doivent posséder un éclairage de secours en état de fonctionner en cas d’arrêt du courant.
- Mise à la terre des colonnes et autres pièces métalliques des sous-stations et postes de transformateurs.
- Art. 17. — Les colonnes, les supports, et, en général, toutes les pièces métalliques des sous-stations et postes de transformateurs qui risqueraient d’être soumis à une tension de la deuxième catégorie, doivent être convenablement reliés à la terre.
- Section V. — Branchements particuliers.
- Prescriptions générales.
- Art. 18. — Les branchements particuliers doivent ère munis d’interrupteurs auxquels l’entrepreneur de la distribution doit avoir accès en tout temps.
- Canalisations aériennes.
- Art. 19. — Les conducteurs aériens, formant branchements particuliers, doivent être protégés dans toutes les parties où ils sont à la portée des personnes.
- Canalisations souterraines.
- Art. 20. — Les conducteurs souterrains d’énergie électrique, formant branchements particuliers, doivent être recouverts d’un isolant, protégé mécaniquement d’une façon suffisante, soit par l’armature du câble conducteur, soit par des conduites en matière résistante et durable.
- CHAPITRE II
- DISPOSITIONS spéciales applicables aux ouvrages de distribution DANS LA TRAVERSÉE DES COURS d’eAU, DES
- CANAUX DE NAVIGATION ET DES LIGNES DE CHEMINS DE FER,
- AINSI QU’AUX OUVRAGES SERVANT A LA TRACTION PAR l’ÉLKC-
- TRICITÉ,
- Prescriptions générales.
- Art. 21. — Les prescriptions du chapitre i8r sont applicables aux parties des distributions d’énergie électrique traversant les fleuves, les rivières navigables ou
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- flottables, les canaux de navigation ou les chemins de fer, ainsi qu’aux ouvrages servant à la fraction pat* l'électricité sous réserve des dispositions spéciales énoncées au présent chapitre.
- Section I. — Traversée des cours d’eau et des
- canaux de navigation par des canalisations
- aériennes.
- Hauteur des conducteurs.
- Art. 22. —§ icr. — À la traversée des cours d’eau navigables et des canaux de navigation, la hauteur minimum des conducteurs au-dessus du plan d’eau est fixée, dans chaque cas, suivant la nature des bateaux fréquentant ces rivières et le mode de navigation.
- En aucun cas, cette hauteur ne peut être inférieure à 8m au-dessus des plus hautes eaux navigables.
- § 2. — La même hauteur minimum de 8m est applicable à la traversée des autres rivières du domaine public.
- Coefficient de sécurité de l'installation dans la traversée des cours d'eau et des canaux de navigation.
- Art. a3. — Le coefficient de sécurité de l’installation dans la traversée des cours d’eau navigables et des canaux de navigation est au moins égal à 5 et pour la traversée des autres rivières du domaine public au moins égal à 3.
- Le même coefficient. 3 est applicable aux installations, faites sur les dépendances des cours d’eau et des canaux qui ne sont'pas ouvertes à la circulation publique et en particulier sur les emplacements réservés au halage.
- Section II. — Traversée des lignes de chemins
- de fer.
- Dispositions générales.
- Akt. 24. — § ier. — Pour traverser un chemin de fer, toute canalisation électrique doit de préférence emprunter un ouvrage d’art (passage supérieur ou passage inférieur) et, autant que possible, ne pas franchir cet ouvrage en diagonale.
- A défaut de pouvoir, en raison de circonstances locales, emprunter un ouvrage d’art, la canalisation doit, autant que possible, effectuer la traversée en un point de moindre largeur de l’emprise du chemin de fer.
- § 2. — La ligne dont fait partie la canalisation traversant le chemin de fer doit pouvoir être coupée du reste de la distribution et isolée de tout générateur possible de courant.
- § 3. — Les dispositions spéciales devront être prises quand il y aura lieu, pour la protection des ouvrages
- traversés, notamment lorsqu’ils supporteront des parties métalliques.
- Canalisations aériennes.
- Art. a5. — § Ier. — Toute canalisation aérienne qui n’emprunte pas un ouvrage d’art doit franchir les voies ferrées d’une seule portée et suivant une direction aussi voisine que possible de la normale à ces voies et, en tout cas, sous un angle d’au moins 6o°. Son point le plus bas doit être situé à 7m au moins de hauteur au-dessus du rail le plus haut; elle doit être établie à 2m au moins de distance, dans le sens vertical, du conducteur électrique préexistant le plus voisin.
- § 2. — Les supports de la traversée doivent être distants chacun d’au moins 3m du bord extérieur du rail le plus voisin et placés, autant que possible, en dehors des lignes de conducteurs électriques existant le long des voies.
- § 3. — Les supports de lu traversée sont encastrés dans un massif de maçonnerie et constitués de façon assez solide pour pouvoir, en cas de rupture de tous les fils les sollicitant d’un côté, résister à la traction qu’exerceraient sur eux les fils subsistant de l’autre côté, a moins que l’entrepreneur n’ait fait agréer une disposition équivalente au point de vue de la sécurité.
- § 4* — En outre des prescriptions indiquées au chapitre ior, notamment en ce qui concerne les traversées, chaque conducteur est relié, sur chacun de ses supports, à deux isolateurs.
- § 5. — A chacun des supports est fixé un cadre que traverse tout le faisceau des conducteurs, afin qu’aucun d’eux ne puisse tomber sur la voie ferrée, en cas de rupture d’un ou plusieurs isolateurs.
- § 6. — Les supports sont reliés efficacement à la terre.
- § 7. — Le coefficient de sécurité de l'installation constituant la traversée, calculé conformément aux indications do l’article 6 ci-dessus, est au moins égal à h pour les maçonneries de la superstructure. Toutefois, le coefficient 5 est aussi applicable aux parties en bois entrant dans la superstructure.
- Canalisations souterraines.
- Art. 26. — § Ier. — Les canalisations souterraines doivent être en cables armés des meilleurs modèles connus comportant une chemise de plomb sans soudure et une armature en acier.
- Les câbles sont noyés dans le sol, non pas seulement à la traversée des voies ferrées, mais encore de part et d’autre et jusqu’à 3m au moins au-delà des lignes électriques existant le long des voies.
- § — Les cables sont placés dans des conduites d’au
- moins G11*11 de diamètre extérieur, prolongées de part et d’autre des deux rails extérieurs des voies, de telle façon que Ton puisse, sans opérer aucune.fouille sous les voies et le ballast, poser et retirer lesdits câbles.
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- Sur le reste de-leur parcours,, dans. l'emprise. du chemin de fer, les câbles peuvent être placés à nu dans le sol, niais à une profondeur de ^ocm ou moins, en contrebas de la plate-forme des terrassements.
- § 3.— Les cftbles armés, employés dans la traversée, ne peuvent être mis en place qu’après que les essais à Tusine démontrent que :
- à) Les cAbles olFrcnt une résistance d’isolement d’au moins 100 mégohms par kilomètre;
- et b) Leur isolant résiste à la rupture à l’action d’un courant alternatif, sous une différence de potentiel au moins double de la tension prévue en service.
- Section III. — Prescriptions relatives à. rétablissement des ouvrages servant à. la traction par l’électricité.
- Tension des distributions pour traction.
- Art. 27. — Les dispositions de l’article 3, § 4> de l’article 5, § 2 b7 4 et b de l’article 2$ et des deux premiers alinéas du paragraphe 3 de l’article 3i, ne visent pas les conducteurs de prise du courant, ni leurs supports, ni les autres lignes placées sur ces supports ou en dehors de la voie publique ou inaccessibles au public, si la tension entre ces conducteurs et la terre ne dépasse pas 1 000 volts en courant continu.
- Vo ie.
- Art. 28. — Quand les rails de roulement sont employés comme conducteurs, toutes les mesures nécessaires sont prises pour protéger contre -l’action nuisible des courants dérivés les masses métalliques telles que les voies ferrées des chemins de fer, couduites d’eau et do gaz, les lignes télégraphiques ou téléphoniques, toutes autres lignes électriques, etc.
- A cet effet, seront notamment appliquées les prescriptions suivantes :
- § icr. — La conductance de la voie est assurée dans les meilleures conditions possibles, notamment en ce qui concerne les joints dont la résistance ne doit pas dépasser pour chacun d’eux celle de iom de rail normal.
- L’exploitant est tenu de vérifier périodiquement cette conductance et de consigner les résultats obtenus sur un registre qui doit être présenté à toute réquisition du service du contrôle.
- § 2. — La perte de charge dans les voies, mesurée sur une longueur de voie de ik,n, prise arbitrairement sur une section quelconque du réseau, ne doit pas dépasser en moyenne 1 volt pendant la. durée effective de la marche normale des voilures.
- § 3. — Les artères, reliées à la voie, sonl isolées.
- § 4. — Aux points où la voie de roulement romporle des aiguillages ou des coupures, la conductance est assurée par des dispositions spéciales.
- § 5. —• Lorsque la voie passe sur un, ouvrage métallique, elle est, autant que possible, isolée électriquement dans la traversée de l’ouvrage.
- § 6. — Aussi longtemps qu’il n’existe pas de niasses ^métalliques dans le voisinage des voies, une perte de charge supérieure aux limites, fixées au paragraphe 2, peut être admise, A la condition qu’il n’en résulte aucun inconvénient et eh particulier aucun trouble dans les communications télégraphiques ou téléphoniques ni dans les lignes de signaux de chemins de fer.
- § 7. — L’entrepreneur de la distribution est tenu de faire les installations nécessaires pour permettre au service du contrôle de vérifier l’application des prescriptions du présent article; il doit notamment disposer, s’il y a nécessité, des fils pilotes entre les points désignés de la distribution.
- Protection des lignes aériennes voisines.
- Art, 29. — A tous les points où les lignes assurant le service de traction croisent d’aülres lignes de distribution ou des lignes télégraphiques ou téléphoniques, des dispositifs doivent être établis en vue de protéger mécaniquement ces lignes contre les contacts avec les conducteurs aériens servant à la traction.
- Des dispositions sont prises pour qu’en aucun cas l’appareil de prise de courant ne puisse atteindre les lignes voisines.
- Fils transversaux servant à la suspension des conducteurs de prise de courant.
- Art. 3o. — Les fils transversaux, servant à la suspension des conducteurs de prise de courant; sonl isolés, avec soin, de ces conducteurs et de la terre.
- CHAPITRE III
- PROTECTION DES LIGNES TÉLÉGRAPHIQUES ET TÉLÉPHONIQUES
- Voisinage des lignes télégraphiques, téléphoniques ou de signaux el des canalisations aériennes (*).
- Art. 3i. — § 1. — E11 aucun cas, lu distance entre les conducteurs d’énergie électrique et les fils télégraphiques, téléphoniques ou de signaux ne doit être inférieure à 1 mètre.
- § 2. — Lorsque des conducteurs d’énergie électrique parcourus par des courants de la 2e catégorie suivent parallèlement une ligne télégraphique, téléphonique ou de signaux, la distance minimum à établir cuire ces
- (i) Nota. —Il est rappelé que les frais des modifications jugées nécessaires des lignes télégraphiques ou téléphoniques préexistantes à celles de la distribution incombent à l’entrepreneur de celte distribution.
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- lignes doit être augmentée de manière qu’en aucun cas il ne puisse y avoir de contact .accidentel.
- Cette distance ne peut être inférieure à 2m, excepté si les conducteurs sont fixés sur toute leur longueur, auquel cas la distance peut être réduite à im comme pour toutes autres lignes.
- § 3. — Aux points de croisement, les conducteurs d’énergie sont, autant que possible, placés au-dessus des fils télégraphiques, téléphoniques ou de signaux.
- Si les conducteurs d’énergie sont au-dessus des fils télégraphiques, téléphoniques ou de signaux, il est fait application des dispositions de l’article 3, § 5 et de l’article 5 § 5 et § 6 b.
- Si les conducteurs d’énergie sont au-dessous des fils télégraphiques, téléphoniques ou de signaux, et s’ils soûl parcourus par des courants de deuxième catégorie, un dispositif de garde efficace relié à la terre est solidement établi entre les deux sortes de conducteurs.
- Une disposition analogue peut, en cas de nécessité, être imposée pour les conducteurs de première catégorie.
- Lorsque les dispositions jjrévues au présent paragraphe ne peuvent être appliquées, les lignes préexis-tantés doivent être modifiées.
- § 4* — Au voisinage des ouvrages de distribution, il pourra être établi, s’il est jugé nécessaire, des coupe-circuits spéciaux sur les fils télégraphiques ou téléphoniques intéressés.
- Voisinage des lignes télégraphiques, téléphoniques ou de signaux et des canalisations souterraines.
- Art. 3a. — § ior. — Lorsque les conducteurs souterrains d’énergie électrique suivent une ligne télégraphique, téléphonique souterraine ou de signaux et que les deux canalisations sont établies en tranchée, une distance minimum de im doit exister entre ces conducteurs et la ligne télégraphique ou téléphonique, à moins qu’ils ne soient séparés par une cloison.
- § a. — Lorsque des conducteurs croisent une ligne télégraphique, téléphonique ou de signaux, ils doivent être placés à une distance minimum de 5ocm des lignes télégraphiques, téléphoniques ou de signaux, à moins qu’ils ne présentent, en ces points, au point de vue de la sécurité publique, de l’induction et des dérivations, des garanties équivalentes à celles des câbles concentriques ou
- cordés à enveloppe de plomb et armés.
- *
- Lignes téléphoniques, télégraphiques ou de signaux,
- affectées à Vexploitation des distributions de 2e catégorie.
- Art. 33. — Les lignes téléphoniques, télégraphiques ou de signaux, qui sont montées, en tout ou en partie de l«ur longueur, sur les mên»«i supports qu’une ligne élec-
- trique de la 2e catégorie sont assimilées, pour les 'conditions de leur établissement, aux lignes électriques de celte même catégorie. En conséquence, elles sont soumises aux prescriptions applicables à ces lignes.
- Les lignes téléphoniques, télégraphiques ou de signaux ont toujours placées au-dessous des conducteurs d’énergie électrique.
- En outre, leurs postes de communication, leurs appareils de manœuvre ou d’appel sont disposés de telle manière qu’il ne soit possible de les utiliser ou de les manœuvrer qu’en se trouvant dans les meilleures conditions d’isolement par rapport à la terre; à moins que eurs appareils ne soient disposés de manière à assurer l’isolement de l’opérateur par rapport à la ligne.
- CHAPITRE IV
- ENTRETIEN D1ÎS OUVRAGES. - EXPLOITATION
- DES DISTRIBUTIONS
- Précautions à prendre dans les travaux d'entretien des lignes.
- Lignes de la i™ catégorie.
- Art. 34. — Aucun travail ne peut être entrepris sur des conducteurs de la i10 catégorie en charge ou sur des conducteurs placés sur les mêmes supports que des conducteurs de 2e catégorie sans que des précautions suffisantes assurent la sécurité de l’opérateur.
- Lignes de la 2e catégorie.
- § 1. — Il est formellement interdit de faire exécuter sur les lignes de la 2° catégorie aucun travail sans qu’elles aient été, au préalable, isolées de tout générateur possible de courant.
- § 2. — La communication 11e peut être rétablie que lorsqu’il y a certitude que les ouvriers ne travaillent plus sur la ligne.
- A cet effet, l’ordre de rétablissement du courant ne peut être donné que par le chef de service ou son délégué, et seulement après qu’il se sera assuré que le travail est terminé et que tout le personnel de l’équipe est réuni en un point de ralliement fixé à l’avance.
- Pendant toute la durée du travail, toutes dispositions utiles doivent être prises pour que le courant ne puisse être rétabli, sans ordre exprès du chef de service ou de son délégué.
- § 3. — Les mesures indiquées aux deux paragraphes précédents peuvent être remplacées par l’emploi de dispositifs spéciaux permettant, soit au chef d’équipe, en cas de travail par équipe, de protéger lui-même l’équipe, soit aux ouvriers isolés de se protéger euxunèines par des appareils de coupure pendant toute la durée du travail.
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- § 4* — Dans les cas exceptionnels où il est nécessaire qu’un travail soit entrepris sur des lignes en charge de la 2e catégorie, il ne doit y être procédé que sur l’ordre exprès du chef de service et avec toutes les précautions de sécurité qu’il indiquera.
- Elagage des plantations.
- Art. 35. —§ i. — Sur les voies publiques, empruntées par une distribution d’énergie électrique, l’élagage des arbres, plantés en bordure de ces voies publiques, soit sur le sol de ces voies, soit sur les propriétés particulières, doit être effectué aussi souvent que la sécurité de la distribution l’exige.
- S’il en est requis par le service du contrôle, l’entrepreneur de la distribution est tenu de procéder à cet éla-gage en se conformant aux instructions du service de voirie.
- g 2. «— Il est interdit de faire exécuter les élagages, ou des travaux analogues pouvant mettre directemenl ou indirectement le personnel en contact avec des conduc** tours électriques ou pièces métalliques de la deuxième catégorie sans avoir pris des précautions suffisantes pour assurer la sécurité du public et du personnel par des mesures efficaces d’isolement.
- Affichage des prescriptions relatives à la sécurité dans les distributions de 2e catégorie.
- Art. 36 — Les chefs d’industrie, directeurs ou gérants, sont tenus d’afficher dans un endroit apparent des salles contenant des installations de la 2e catégorie :
- i° Un ordre de service indiquant qu’il est dangereux et formellement interdit de toucher aux pièces métalliques ou| conducteurs soumis à une tension de la 2e catégorie, même avec des gants en caoutchouc, ou dè se livrer à des travaux sur ces pièces ou conducteurs même avec des outils à manche isolant;
- 2° Des extraits du présent arrêté et une instruction
- sur les premiers soins à donner aux victimes des accidents électriques rédigée conformément aux termes qui seront fixés par un arrêté ministériel.
- CHAPITRE V
- DISPOSITION DIVERSES
- Interdiction d’employer la terre.
- Art. 37. — Il est interdit d’employer la terre comme partie du circuit de la distribution.
- Voisinage des magasins à poudre et poudreries.-
- Art. 38. — Aucun conducteur d’énergie électrique ne peut être établi à moins de 20™ d une poudrerie ou d’un magasin à poudre, à munitions ou à explosifs, si ce conducteur est aérien, de iom si ce conducteur est souterrain.
- Cette distance se compte à partir de l’aplomb extérieur de la clôture qui entoure la poudrerie ou du mur d’enceinte spécial qui entoure le magasin. S’il n’existe pas de mur, on devra considérer comme limite :
- i° D'un magasin enterré, le pied du talus du massif de terre recouvrant les locaux;
- 2°. D’un magasin souterrain, le polygone convexe circonscrit à la projection horizontale sur le sol des locaux et des gaines ou couloirs qui mettent ces locaux en communication avec l’extérieur.
- Conditions d’application du présent réglement.
- Art. 39. —* § ier. •— Des dérogations aux prescriptions du présent arrêté peuvent être accordées par le ministre des travaux publics, après avis du comité d’électricité.
- § 2. — Le présent règlement ne fait pas obstacle à ce que le service du contrôle, lorsque la sécurité l’exige, impose des conditions spéciales pour l’établissement des distributions, sauf recours des intéressés au ministre des travaux publics.
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- T. II (2*
- — N° 16.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant h nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurs'ie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Convertisseur-Egalisateur Westinghouse.
- Nous avons donné dans l’un de nos derniers numéros la description des égalisateurs des laminoirs de Sàndviken (*). Nous croyons intéressant, pour permettre une utile comparaison, de donner ici la description du convertisseur Westinghouse appliqué dans les installations d’extraction, pour égaliser les variations brusques de la charge. Entre la commande des trains de laminoirs et celle des machines d’extraction les analogies sont grandes, et le convertisseur dont il est ici question peut trouver son application dans l’un ou l’autre cas.
- La commande des machines d’extraction peut se faire, soit par des moteurs à courant continu, soit par des moteurs asynchrones triphasés, attaquant directement les tambours pour des puissances supérieures à /|()o HP ou par rinlermédiairc d’engrenages pour des puissances inférieures.
- Les moteurs asynchrones triphasés peuvent être employés quand les pertes dans le rhéostat branché sur‘les bagues du rotor sont faibles par rapporta la consommation totale d’énergie, et les moteurs à courant continu sont employés lorsque le courant est avantageusement produit à proximité de la machine d’extraction ou quand les moteurs d’induction présentent des inconvénients sérieux, soit au point de vue technique, soit au point de vue de l’exploitation.
- La puissance absorbée par une machine d’extraction varie dans de larges limites. Pendant l’accrochage, la machine ne consomme aucune énergie, tandis que, pendant la période d’accélération, la charge peut atteindre deux ou trois fois sa valeur moyenne. Dans ces conditions de travail, la station génératrice aurait une capacité considérable et un facteur de charge très réduit. Mais comme la courbe des char-ges est périodique, il est possible de régulariser la consommation d’énergie du réseau. Il siiflil pour cela de trouver un moyen d’emmagasiner, pendant la période d’accrochage, une quantité d’énergie égale à la moyenne demandée par la machine d’exiraclioii, pour
- la restituer pendant la période de travail en cherchant à maintenir constante la puissance demandée au réseau. La station génératrice pourrait alors,fonctionner continuellement à pleine charge, réalisant le rendement maximum des groupes électrogènes.
- Le convertisseur-égalisateur Westinghouse pour machines d’extraction ou toute autre machine à charge variable et à démarrages fréquents, tels que les moteurs de laminoirs, réalise un très grand progrès.
- Cet appareil peut être employé avec des moteurs d’induction polyphasés ou avec des moteurs à courant continu.
- Comme le montre la figure i, la disposition générale du système comprend :
- Une commutatrice triphasée (i), reliée par l'in-termcdiaire d’un transformateur (u) à la ligne de transmission à haute tension. La commutatrice est branchée du côté continu a une dynamo (!) fonctionnant tantôt comme génératrice et tantôt comme moteur et munie d’un volant (4). La com-mutalricc (i) est compoundée de façon à relever le fadeur de puissance que le moteur asynchrone crée sur la ligne. L’excitation de la dynamo tampon (3) est commandée automatiquement par un système de réglage à action rapide (5) qui reçoit son mouvement de la ligne de transmission à haute tension par l'intermédiaire de transformateurs-série. C’est l’ensemble de ce système qui constitue le convertisseur-égalisateur Westinghouse dont le but est de fournir de l’énergie au réseau toutes les fois que la charge qu i lui est demandée est supérieure au débit constant, et d’emmagasiner de l’énergie dans le volant quand la demande d’énergie sur le réseau est inférieure au débit constant de la centrale.
- Quand il n’y a aucune charge sur le réseau, la commutatrice fonctionne avec un facteurde puissance d’environ ioo % et fournit au volant, par l’intermédiaire de la dynamo tampon fonctionnant comme moteur, Téncrgic correspondant au débit constant de la centrale jusqu’à ce que la vitesse maximum soit atteinte. La capacité du volant est déterminée de façon
- (*) Cf. Lumière Electrique, Ionie l, (au série), p. 365.
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- à faire face aux périodes de surcharge et de repos normales.
- La dynamo tampon (3) est construite de préférence à grande vitesse, de façon à obtenir un rendement électrique élevé avec un faible poids; elle peut avoir un glissement maximum de/|0 % de sa vitesse maxi-
- jourd’hui d’une' façon générale dans les mines. On évite ainsi les ennuis de la commutation avec les moteurs continus et les doubles transports de force.
- 2° Comme le convertisseur-égalisateur doit seulement faire face aux fluctuations de la charge demandée à la centrale, et ne transforme pas l'énergie
- Xw*\\w»v-
- Fig. i. — Installation
- MACHINE D'EXTRACTION
- STATION GENERATRICE
- GROUPE TAMPON
- COMMUTATRÎCE
- d’une machine d’extraction commandée par moteur asynchrone.
- mum, quoique, en service normal, un glissement de 3o % soit suffisant.
- Du fait que le convertisseur-égalisateur ne travaille qu’en cas de surcharge sur le réseau, ce qui ne représente qu’une faible partie delà charge constante de la station, le rendement de l’ensemble de la distribution sera considérablement augmenté, car sans l’égalisateur la station génératrice serait beaucoup plus puissante et travaillerait avec le facteur de puissance qu’on rencontre habituellement sur le réseau des machines d’extraction, soit 20 à 25 % en moyenne.
- i° Le convertisseur-égalisateur Westinghouse ne transforme en courant continu, pour restituer en courant alternatif, que l’énergie en excès ou en défaut sur le débit constant de la station centrale, tandis que le système ligner doit transformer l’énergie totale. C’est donc un système direct qui permet d’unifier l’emploi des courants polyphasés en usage au-
- totale requise par le moteur de la machine d’extraction ou tout autre moteur, il s’ensuit que :
- a) La puissance, le coût des machines employées, les frais d’établissement et les pertes d’énergie dans l’exploitation sont considérablement réduits ;
- b) Un seul convertisseur-égalisateur peut être employé pour égaliser la charge variable de tout un réseau; il n’y a aucune nécessité de fournir un égalisateur pour chaque machine d’extraction, comme avec d’autres systèmes;
- c) Le convertisseur-égalisateur peut être branché aux points les plus appropriés de la ligne à haute tension, sans que ce choix soit subordonné à remplacement du moteur de la machine d’extraction.
- 3° Quand un groupe convertisseur séparé est employé pour transformer l’énergie totale nécessaire à chaque machine d’extraction, celte dernière se trouve arrêtée s’il est nécessaire de faire une réparation quelconque au convertisseur. Dans le sys-
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- tème Westinghouse, en cas d'accident au convertisseur-égalisateur, la machine d'extraction peut encore fonctionner à une charge correspondant à la capacité maxima de la station centrale.
- Pour de faibles charges, spécialement pendant la nuit, où le débit en général est réduit, le convertisseur-égalisateur Westinghouse peut être arrêté sans affecter la marche de la machine d’extraction. Ceci n’est évidemment pas possible avec les autres systèmes convertisseurs, bien’que dans de telles conditions leur fonction égalisatrice ne soit pas nécessaire et que leur facteur de charge soit très réduit.
- Fig. 2. — Installation d’une machine d’extri
- 4° Le glissement d’un groupe moteur-générateur-tampon, comme le groupe ligner, obtenu par l’insertion de résistances dans le circuit du rotor et, par suite, en réduisant proportionnellement le rendement du moteur, est limité par des raisons économiques ; on ne peut guère se permettre un glissement supérieur à i5 % .
- Dans le convertisseur-égalisateur Westinghouse, la vitesse est réglée automatiquement par l'introduction d'une résistance dans le circuit d'excitation shunt de la dynamo tampon. La perte d’énergie qui en résulte est si faiblc,comparativementàla puissance totale de la machine, qu’on peut la négliger ; on peut se permettre ainsi un glissement variant de o à 4o %
- ou plus encore, sans diminuer le rendement d'une façon appréciable. Cependant, comme il a été dit précédemment, un glissement de 3o % est suffisant, car il permet au volant de restituer environ 5o % de son énergie cinétique totale. Le poids du volant se trouve ainsi réduit approximativement d’un tiers sur celui demandé dans le cas des autres systèmes tampon.
- Ceci est un point de la plus grande importance pour l'établissement, la manœuvre et la mise en route des machines de ce genre, qui sont toujours d'une grande capacité.
- MACHINE D'EXTRACTION
- COMMUTATRICE
- GROUPE TAMPON
- n commandée par moteur à courant continu.
- 5° Un groupe moteur asynchrone-générateur réduit le facteur de puissance de la centrale et oblige à augmenter la capacité de la station génératrice.
- Le convertisseur employé avec des moteurs à courant continu est donné dans la figure 2. La cora-mutatrice (i) est connectée à la ligne à courant alternatif de la même manière que sur la figure i, le côté courant continu étant relié à une dynamo à courant continu (2) montée sur le même arbre qu'une machine à courant continu (3) servant de régulateur de voltage. Cette dernière est branchée en série avec le côté continu de la eommutatrice et permet d’obtenir aux bornes du moteur de la machine d'extraction (4)
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- une variation de voltage égale au double de la tension maximum de la commutatrice.
- Le voltage des machines courant continu (i), (2) et (3) est la moitié du voltage maximum du moteur de la machine d’extraction (4), de sorte que si ce dernier est construit pour 5oo volts, le voltage des premières sera de st5o volts.
- Quand le moteur de la machine d'extraction (4) doit être mis en route, le voltage delà machine régulatrice (3) est égal et opposé à celui des machines 1 et 2. En diminuant graduellement le voltage de la machine 3 jusqu’à o, et en l’augmentant ensuite dans le sens opposé, on peut obtenir n'importe quelle tension entre o et le maximun aux bornes du mo-
- Mécanisme de contrôle
- pour machine d9extraction à commande par moteur asynchrone polyphasé.
- Le schéma figure 3 montre le mécanisme de commande électrique et mécanique employé avec le système convertisseur-égalisateur quand il est appliqué à une machine d’extraction commandée par moteur polyphasé.
- La timonerie des freins est normalement manœu-vrée par faction d’un système à air comprimé B ou, en cas d'urgence, par la chute du contrepoids C. Le mécanisme entier de contrôle est commandé au moyen de 1 leviers a et Z» et d’une pédale c9 qui
- S
- 1%. 3.
- — Schéma du mécanisme de contrôle pour machine d’extraction.
- teur (4). Pour faire de la récupération, il suffit de diminuer la tension aux bornes de ce moteur.
- L’énergie sera toujours prise sur le réseau d’alimentation à courant alternatif avec un facteur de puissance d’environ 100 % , ou bien l’énergie empruntée lui sera restituée en réglant convenablement l'excitation shunt de la commutatrice.
- La machine régulatrice (3) peut quelquefois être omise et remplacée par des résistances.
- L'ensemble de ce convertisseur-égalisateur agit également ici pour égaliser les fluctuations de charge de l’ensemble du réseau et pour relever son facteur de puissance.
- sont fixés sur la plate-forme du. mécanicien.
- Le levier a, placé à sa droite, fait fonctionner :
- i° L'inverseur principal D;
- 20 Le rhéostat de démarrage à résistance liquide E.
- Le levier a peut être manœuvré en avant ou en arrière de sa position médiane d’arrêt ; la position de l’inverseur D et le sens de rotation du moteur en dépendent.
- Le mécanisme de contrôle est tel que le freinage électrique du moteur pendant la descente peut être employé si c'est nécessaire. Le levier Z», situé à gauche de l’opérateur, commande le frein pneumatique par l’intermédiaire de B. La pédale c n'est ma-
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- nœuvréc par l’opérateur qu'en cas d’urgence, quand il est nécessaire d’arrêter subitement ; elle agit comme suit :
- i° Elle produit la chute du contrepoids G normalement maintenu enclenché parle dispositif mécanique d et e.
- a0 Elle ouvre l'interrupteur de sûreté F au moyen des liges articulées dy <?,/’, coupant ainsi le courant du moteur.
- Le tambour est encore arrêté automatiquement si la cage vient à dépasser la recette ou s’il y a interruption de courant sur la ligne, au moyen des dispositifs suivants :
- i° Le mécanisme de commande du frein d’urgence est relié mécaniquement à l'indicateur de profondeur G au moyen des tiges articulées gy h, iy h, e; le contrepoids C sera déclenché si la course dépasse la recette, l'interrupteur de sûreté F étant ouvert en même temps au moyen de la tige supplémentaire f.
- 2° Une chute de tension anormale ou une interruption du courant sur la ligne fait tomber le noyau de rclectro-aimant H et le frein d’urgence agit par l’action des tiges articulées //?,, /?, o, e, l’interrupteur de sûreté s’ouvrant comme précédemment.
- Le contrepoids C est remis en place au moyen du petit treuil K.
- Le frein à air comprimé peut être soit normalement desserré, et c’est le cas précédent, fonctionnant par l’action de l’air comprimé sur le piston du cylindre des freins, soit normalement serré, l’air comprimé servant à équilibrer un contrepoids qui retombe et, par suite, produit le serrage à l’échappement de l’air.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Compagnie générale de Railways et d’Electricité.
- Le résume des comptes de l’exercice 1907, que le Conseil d'administration de la Compagnie Générale de Railways et d’Eleelricité a- soumis à l'Assemblée générale des actionnaires, convoquée au siège social, a Bruxelles, le 25 mars, se compare ainsi avec celui de l’exercice précédent :
- COMPTES DE PROFITS ET PERTES.
- E X EKCICES
- "* 1906 ^1907
- Francs
- Produits :
- Coupons du portefeuille et bénéfices divers................... 4 «45 821 4 «73 570
- Report précédent............... 3 8i5 3i 2Î9
- Ensemble........... 4 249 03b 4 3o4 809
- Charges :
- Frais généraux divers, quole-parts
- imputées ù diverses Sociétés dé-
- duilcs 102 G18 1i3 0&7
- Patente de l’exercice précédent... 04 383 05 584
- Impôts français sur titres Allocation aux Administrateurs et » «9 3ï3
- Commissaires i3 000 12 875
- Amortissements ordinaires i5i 769 148 3io
- Intérêts des obligations 1 o3ô 198 1 042 144
- Bénéfices nets « 881 608 2 892 92O
- Sommes égales 4 «49 036 4 J04 809
- Le Conseil d’administration a proposé à l’Assemblée
- générale de répartir les profils d< e 1907 de la . manière
- suivante. Nous rappelons en même temps comment
- s’était effectuée la répartition, l’année dernière
- EXERCICES
- ..— — *— —-
- 1906 1907
- Francs
- Répartition :
- Premier dividende de 4 IV. aux actions de capital Premier dividende de 4 fr. ù ver- 975 O40 971 240
- ser aux fonds d’amortissement
- pour actions amorties Premier dividende de 4 fr. à 24 36o 28 760
- 45,o5o actions de dividende.... Fonds d’amortissement des actions 180 200 180 200
- de capital 85 073 84 074
- Tantièmes du Conseil Second dividende de 3 francs aux 85 073 84 074
- actions de capital Dividende de 3 francs aux actions 73i 730 728 43o
- de jouissance Second dividende de iG fr. 05 aux 18 «70 21 5;o
- 45,o5o actions de dividende .... 760 o83 75o o83
- A reporter à nouveau 3i «3<) 44 493
- Sommes égales « 881 008 •x 892 92O
- Pour les deux derniers exercices, il a donc été attribué comme dividende total : 7 francs aux actions de capital; *.>.o IV. 05 aux actions de dividende; 3 francs aux actions de jouissance. Pour 1905 — premier exercice de la Société — les dividendes, pour les actions de dividende et collés de jouissance, avaient été déjà fixés aux monlauts que nous venons d'indiquer, mais les actions de dividende iVavaient reçu que 14 francs.
- IÆ RAPPORT SUR I.’kXERGïCE 1906.
- A l’Assemblée générale du 27 mars 1907, le Conseil d’administration avait présenté un rapport dans lequel il s’étendait longuement sur toutes les entreprises auxquelles la Société était intéressée d’une façon directe et qu’il divisait en deux parties, comprenant : l’une, l'industrie électrique, et l’autre, les aiîaires de traction. Il mettait toutefois à part, la Société Parisienne pour l'Industrie des Chemins de fer et des Tramways Electriques,
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- 18 Avril 1908. > REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- dont il évaluait le dividende, pour 1906, à i5 francs par action de capital, contre 12 fr. 5o en 1906, et à i3 fr. 33 par part de fondateur. Cette prévision était juste..
- Dans le groupe de l’industrie électrique, se trouvaient classées les affaires suivantes :
- i° La Société d’Electricité de Paris, qui poursuivait l’exécution de son programme, et qui, par ses résultats de début, avait confirmé les pronostics favorables émis par ses fondateurs 5
- 20 Les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, dont la Société, d’accord avec la Société des Ateliers de Constructions Electriques de Cliarleroi et la Société Parisienne, ont fait le noyau d’un groupe d’industries électriques dont l’association, dans cette région du Nord ou .les matières premières et la main-d'œuvre se rencontrent à des conditions favorables, paraissent, offrir’ün grand avenir;
- 3° La Société d’Electricité du Hainaut, qui construisait dans le Hainaut deux usines : l’une à Bascoup, qui était achevée et qui fournissait le courant à diverses importantes communes et Sociétés industrielles; l’autre à Mon-tignies, aux portes de Cliarleroi, qui était encore en construction, mais qui pouvait déjà, grâce à une installation provisoire, assurer l’exécution des contrats. La Société d’Electricité du Hainaut avait aussi poursuivi, en 1906, la procédure administrative tendant au transfert, à son profit, des concessions gazières de l’Eclairage du Centre. Cette procédure n’était,pas entièrement terminée, mais la . Société était déjà bénéficiaire des résultats de ces exploitations, résultats qui lui avaient donné satisfaction et qui étaient en progression sur ceux de iqo5;
- 4° La Société Bruxelloise d’Electricité, qui avait conclu, pendant son dernier exercice, de nouveaux traités de fourniture de courant et qui avait dù majorer la puissance de son usine par l’adjonction d’une troisième turbine ;
- 5° La Société d’Electricité de Liège. Le développement de la clientèle de cette entreprise avait rendu nécessaire l’installation d’un nouveau groupe turbo-géné-rateur de 2000 kilowatts. La puissance de l’usine était alors d’environ 10000 chevaux installés, et la Société avait repris la concession du gaz de Huy. Un nouveau contrat comportant la distribution de l’électricité et la prorogation jusqu’en jq43 de la concession venait d’ètre signé avec cette ville ;
- 6° La Compagnie d’Electricité de Seraing et extensions, qui, au cours de son dernier exercice, avait repris la concession du gaz d’Arlon, ce qui l’avait amenée à porter son capital de 2 à 3 millions de francs. Outre la concession d’électricité de' Seraing, celle Société poursuivait la recherche d’autres concessions dans la région de l’Ourthc et de la Meuse.
- Le groupe des affaires de traction (Chemins de fer et Tramways) se composait ainsi :
- i° Le chemin de fer Mélroplitain de Paris;
- •2° Les Tramways de Lille, qui avaient achevé leurs
- travaux de transformation, et d’extension de leur réseau qui se trouvait par suite exploité, depuis le mois de septembre, en totalité, c’est-à-dire sur près de iookm Cette Société Française « trust », possède 90 % des actions de la Société Française des Tramways Electriques de Lille et de sa banlieue, et elle distribuait, pour son exercice 1906, un dividende de 26 fr. 5o, au lieu de 22 francs en 1905;
- 3° La Société des Tramways du Caire, dont les plus-values de recettes 11e provenaient pas de l’extension du réseau, mais uniquement de l'augmentation du trafic. Cette entreprise est aussi intéressée dans le « Cairo Electric Railways C° », dont il va être parlé;
- 4° Le Cairo Electric Railways and lleliopolis Oasis C°, qui prolonge jusqu’aux centres des Oasis la ligne des Tramways du Caire. Pour exécuter les travaux qui lui incombent, cette Compagnie a porté son capital de 1 5 à 3o millions. Usant des droits de souscription attribués aux porteurs d’action de capital et de dividende, la Compagnie Générale de Railways et d’Electricité a souscrit
- les titres qui lui étaient réservés;
- 5° Les Tramways Bruxellois, dont les recettes, en 1906, s’étaient élevées à 11 622 131 francs, dépassant de .839000 francs celles de 1905, ce qui a permis de distribuer un dividende de 24 fr. 58 aux actions ordinaires et de 23 fr. 9$ aux actions de dividende.
- 6° La Société des Railways Economiques de Liége-Seraing et Extensions, qui possède des intérêts importants dans les Tramways Electriques du Pays de Char-leroi, le Chemin de fer électrique d’Oslende à Blanken-berghe, et la Zuit-Nederlandsche Stoomtramweg Maat-chappij ;
- 70 Les Tramways Electriques de Ganda, qui ont remplacé la traction par accumulateurs par la traction à fil aérien, remplacement qui a produit les résultats qu’on était en droit d’en attendre;
- 8° La Zuit-Nederlandsche Stoomtramweg Maalchappij, qui a une longueur de q4km. Cette Compagnie avait ouvert, en décembre 1906, un embranchement reliant sa ligne principale au port de Willeslad, sur le Moerdjik. Les dividendes distribués par cette Compagnie, pendant les derniers exercices, avaient été portés successivement de 7 à 9, de 8 à 9 et de 9 à 10 florins, montant réparti pour 1905, et l’on espérait 11 florins pour 1906;
- 90 Les Chemins de fer du Calvados (*2*25km), dont la construction était entièrement terminée et dont la dernière section avait été mise en exploitation le i5 avril 1906. Le dernier dividende distribué aux actions de 100 francs nominal avait été de 4>5o % ;
- io° Les Tramways en Russie ; Société des Tramways de Taschkent et les Tramways de Berditcheff, dont les résultats ont été satisfaisants; les Tramways d’Astrakan et les Tramways de Kitchinefî, qui avaient été affectés par les événements politiques, par l’abondance des neiges, etc.
- Le rapport ne passait ensuite, que pour lés rappeler,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. Il (2e Série). — N» 16.
- aux diverses autres affaires auxquelles la Société était ; intéressée : à la Fédération française et belge de Chemins de fer et de Tramways ; à la Société ottomane du Chemin de fer de Moudania-Broussc; aux Chemins de fer de la banlieue de Reims; aux Tramways électriques de Bordeaux; aux Tramways de Damas; à la Nitrate Railways C° ; à la Compagnie auxiliaire des Chemins de fer du Brésil; à la Compagnie des Chemins de fer en Chine, etc. Bref, et pour résumer, il contenait rémunération suivante des valeurs que la Compagnie Générale de Railways et d’Electricité détenait en portefeuille :
- Trusts : actions des Chemins de fer et Tramways de Chine ; actions de capital, de dividende et parts de fondateur delà Fédération française et belge de Tramways; actions et parts bénéficiaires de la Parisienne Electrique.
- Chemins de fer: actions de dividende et de jouissance de l’Auxiliaire au Brésil; actions de capital et de jouissance de la Banlieue de Reims ; actions de capital et de jouissance des Chemins de fer du Calvados ; actions privilégiées et ordinaires du Central Sud-Américain; actions de capital et de jouissance, parts de fondateur, des Economiques du Nord; actions du Métropolitain de Paris; actions de capital et parts de fondateurs du Chemins de fer Mondania-Brousse ; actions Nitrate Railways ; actions Périgord ; obligations et actions Zuid-Nederlandsche Stoomtramweg Maatchappij.
- Tramways : actions privilégiées d’Alexandrie; actions privilégiées, ordinaires, de jouissance et d’obligations d’Astrakan; actions Berditcheff; actions de capital et de jouissance des Tramways Electriques de Bordeaux ; actions de capital et de jouissance de Boulogne ; actions ordinaires et de dividendes Bruxellois; actions privilégiées et parts de jouissance du Caire ; actions et parts de fondateurs de Damas; actions Elbeuf, actions de capital, de jouissance et obligations de Gand; actions de capital et de dividende d’Héliopolis ; actions et obligations Ki-tchinefï; actions ordinaires Liége-Seraing : actions de capital et de jouissance Lille ; actions Neuilly-Mont-martre ; actions Nord-Parisien; actions privilégiées, de dividende et de jouissance Taschkenl.
- Gaz et Electricité : actions, parts de fondateur et obligations de l’Electricité du Bassin de\Charleroi ; actions j et parts de fondateur de l’Électricité du Borinage; j actions privilégiées et ordinaires de la Bruxelloise d’Elec- ! tricité ; parts sociales, actions privilégiées et ordinaires j de l’Électricité du Hainaut; actions et parts de fondateur |
- de l’intercommunale Belge d’Électricité ; actions privilégiées et du. dividende de l’Électricité du pays de Liège; actions de. VEleetricité de Paris; actions et obligations de l’Électricité de Seraing.
- En dehors de ce qui précède* le portefeuille de la Société comprenait encore des actions et parts bénéficiaires des Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est.
- A l’Assemblée ordinaire du 27 mars 1907, et après, la lecture des rapports, le bilan et les comptes furent adoptés à l’unanimité.
- OBSERVATIONS
- C’est en novembre 1904 que cette Société a été constituée Elle avait pour objet principal de faire toutes opérations industrielles, immobilières, commerciales et financières, relatives à l’installation, à l’exploitation et au développement de tous moyens de transports en commun, tant pour voyageurs que pour marchandises.
- Son capital, de i 5oo 000 francs à l'origine, fut porté, un mois après la constitution, à 11 millions, puis, en avril 1905, à i5 millions de francs, représentés par 15o 000 actions de 100 francs nominal, en raison de l’absorption de la Compagnie Russe-Française de Chemins de fer et de Tramways et de la Compagnie de Railways à voie étroite. En juin 1906, il fut encore créé 100 000 actions de 100 francs nominal qui furent offertes, à i52 fr; 5o, aux actionnaires de la Société. Le capital est donc, actuellement, de 25 millions de francs. Il est divisé en 25o 000 actions de 100 francs, sur lesquelles 6 190 sont devenues des actions de jouissance, par suite des amortissement effectués. Il existe, en outre, 45 o5o actions dites de « dividende » . Les bénéfices de la Société se répartissent ainsi : 5 % à la réserve ; premier dividende 4 francs aux actions de capital. Sur le surplus, allocation éventuelle au fonds de prévoyance, puis premier dividende de 4 francs aux actions de dividende. Sur l’excédent, 5 % sont employés à l’amortissement des actions de capital au pair de 100 francs et 5 % vont comme tantièmes au Conseil d’administration. Le solde est réparti à raison de 45 % aux actions de capital et de 45 % aux actions de dividende. Les actions de capital amorties deviennent actions de jouissance et le premier dividende afférent aux titres amortis augmente le fonds d’amortissement.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Basses-Pyrénées. — On va procéder prochainement à l'établissement d’une ligne de chemin de fer de Bedons à Snmport.
- Bouciies-du-Riiône. — Une commission municipale a été nommée pour étudier un projet d’établissement de tramway électricpie entre Cassis et La Bédoule.
- Calvados. — Une enquête d’utilité publique est ouverte sur l’avant-projct du tramway de Mézidon à Ponl-l’Evê-que avec embranchement sur Dozulé.
- Charente. — La commission départementale s’occupe actuellement de la question des chemins de fer départementaux qui comprendrait les lignes suivantes:
- De Barbezieux à Chalais ;
- •2° De Blanzac à YiUebois-Lavalelle ;
- 3° De Saint-Angeau à Segonzac.
- Gers. — On projette l’établissement des* deux lignes suivantes :
- i° De Vic-Fézensac àNogaro;
- •2° De Vic-Fézensac à Dému.
- Gironde. — Le projet de création d’une ligne de tramways de Branne à Pellegrue est à l’étude.
- Loir-et-Cher. — Par décret du 3 avril 1908, est déclaré d’utilité publique rétablissement, dans la ville de Blois, d’un réseau de tramways à traction électrique destiné au transport des voyageurs et à un service limité des marchandises, savoir :
- i° De l’octroi de Saint-Gervais à la Poudrière;
- 20 Du Sanitas à l’abattoir par les quais;
- 3° Du dépôt d’étalons à l’octroi de Saint-Gervais.
- 4° De la gare Saint-Lazare à l’octroi de Saint-Gervais.
- 5° Du dépôt d étalons aux gares P.-O. et à la Poudrière.
- Maine-et-Loire. — Il est question de construire à Angers les lignes de tramways suivantes:
- i° Ligne de la caserne du génie à la place Ney;
- 2° Ligne de la place Lyonnaise à la place de la Madeleine ;
- 3° Ligne de la route de Nantes a la route de Paris;
- 4° Ligne de Ceinture, par les boulevards.
- Manche. — Le Conseil municipal a décidé de substituer la traction électrique à la vapeur sur son réseau de tramways.
- Sarthe. — Est à l’étude le projet.de construction d’une ligne de tramways de Saint-Jean de la Motte-Mansi'gné-Pontrallain-Sarcé-Coulangé et Le Lude.
- Var. — On va construire prochainement les lignes de tramways suivantes :
- i° Ollioules à Le Beaussct.
- 20 Ollioules à La Seyne.
- Vosges. — Une ligne de tramways est projetée entre Remiremont et Luxeuil.
- Suisse. — Il a été constitué à Lausanne, le 3i mars
- une société au capital de y5o 000 francs, ayant pour objet la construction et l’exploitation d’un chemin de fer électrique de Louèche-Souste à Louèehe-les-Bains et l’utilisation des forces motrices de la Dala.
- Allemagne. — Le gouvernement a déposé au Landtag un projet relatif à la construction de nouvelles lignes de chemins de fer et à l’améliorali011 du réseau actuel. La dépense prévue est de 5o2 85o 000 marks, savoir : construction de lignes à voie normale et équipement de ces lignes, i3*2 52*) 000 marks; pose de voies supplémentaires sur ligues existantes, 62 717 000 marks; achèvement de lignes en construction, 32 184 000 marks ; extension de lignes en construction, 20 4^4 000 marks ; acquisition de matériel d’exploitation, 220 000 000 marks; au fonds de renouvellement du matériel, 3o 000 000 de marks; aménagement de lignes secondaires, 5 000 000 de marks.
- L’administration des chemins de fer de l’Etat prussien a commandé 14 908 wagons à marchandises livrables d’ici au 3i octobre prochain.
- Danemark. — Le Folketing vient de voter en troisième lecture un projet de loi relatif à l’achèvement du réseau ferré du royaume. Des crédits s’élevant à une cinquantaine de millions de couronnes vont être consacrés à ce travail.
- Il s’agira tout d’abord de dédoubler certaines lignes de l’Etat, d’en établir de nouvelles et d’en racheter d’autres O11 prévoit de plus des subsides pour 35 chemins de fer privés. Enfin, la loi autorise encore la création d’un certain nombre de lignes électriques, qui ne recevront pas d’assistance pécuniaire de la part du Trésor.
- Il est difficile d’évaluer, dès à présent, la somme totale qui sera affectée au matériel fixe, notamment aux fournitures de rails, mais il s’agira de nombreux millions. On sait que le Danemark 11e produit pas de rails. Ceux-ci devront donc être demandés à l’industrie étrangère. Etant
- donné que les adjudications publiques, telles qu elles se pratiquent dans ce pays, avec des délais très courts, ne permettent guère aux industriels nefn représentés sur place de concourir, il conviendra que les intéressés prennent , en temps voulu, les mesures opportunes afin de ne pas se trouver exclus du marché.
- Suède. — La somme de 5 25o 000 francs, qui avait été votée pour l’électrification des chemins de fer suédois a déjà été dépensée, et l’Administration des chemins de fer demande un nouveau crédit de 6 y5o 000 francs. Les stations hydrauliques qui seront établies fourniront du courant tant à l’industrie qu’à la Compagnie des chemins de fer.
- ÉCLAIRAGE
- Castres (Tarn). — La Compagnie du Gaz a fait des propositions au Conseil Municipal pour la transformation de l’éclairage actuel en éclairage électrique; cette ques-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 16.
- tion a clé renvoyée à la Commission de l’éclairage pour plus ample examen.
- Yjllkmur (Haute-Garonne). — La Commission municipale nommée à l'effet d’étudier et de traiter la question de l’éclairage électrique a définitivement établi un projet de traité et l’a soumis au futur concessionnaire pour approbation.
- Troyks (Aube). — Une société vient de se constituer pour la distribution de l’énergie électrique, tarit pour la force motrice que pour l’éclairage • elle s’est rendue acquéreur du secteur électrique actuel et sera à meme de fournir le courant à de très bonnes conditions.
- Montceau-lks-Minks (Saône-et-Loire). — Dans sa séance du 22 mars, le Conseil Municipal a décidé de nommer une commission de 5 membres pour étudier le projet d’éclairage électrique.
- Roscorr (Finistère). — Le Conseil Municipal a voté la construction d’une usine et l’installation de l’éclairage électrique.' L’usine comprendra deux moteurs à gaz pauvre de 40 chevaux chacun; elle devra fonctionner au mois de juillet prochain.
- Tours (Indre-et-Loire). —• Dans sa séance du *25 mars, le Conseil Municipal a émis un avis favorable à l’élude d(u projet de frai té d’éclairage élecfrjque de la ville. Les auteurs du projet s’engagent à faire toutes les installations nécessaires à condition que la ville leur assure le monopole de l’éclairage et de la force motrice. Le ‘prix de l’éclairage serait pour les particuliers de ô fr.'55 le kilowatt.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL ET TÉLÉPHONIE
- D’après une récente statistique, F Allemagne possède 28 stations radiolélégraphiques ouvertes au service public. Elles se répartissent ainsi :
- 7 stations côtières ;Borkum Phare (Service des Postes et Télégraphes) ; Bremerhaven Lloydhalle ( Norddeut-scher Lloyd) jCuxhaven, Helgoland, Marienleuchle, Billk et Arcona (Service de la Marine).
- 5 stations à bord des bàfeaux-pharcs : Bàrkumchifl-FeuerschilT, Wesorfeucrschilf, Elbe-Fcuerschiff, Eidcr-Fcüerschifî, Aussenjade-FeuerschifT.
- 16 stations à bord des bateaux appartenant aux compagnies allemandes de navigation.
- Pendant l’année ipc>5, les 7 stations côtières ont transmis 3.5q8 radiotélégrammes et en ont reçu 4.847»
- X
- •* *
- En vue d’établir des communications entre Saint-Pétersbourg et Yladivostock. les autorités militaires de Russie vont établir une station de télégraphie sans fil près de Zlatoust, dans le gouvernement d’Ufa ; Remplacement choisi est le point le plus élevé des monts de l'Oural. L’autre station sera érigée sur un pic de la chaîne des montagnes de l’Atlas.
- Nous apprenons, d’autre part, qu’une commission d’officiers russes a été envoyée récemment à Paris dans le but d’étudier l’organisation des postes militaires radio-télégraphiques. C’est sans doute en vue des installations précitées que le gouvernement russe a constitué cette commission.
- x x . .
- Le gouvernement français fait établir une station de télégraphie sans fil à Madagascar, une grande quantité d’appareils radiotélégraphiques ont déjà été expédiés.
- x
- X X
- Par décret du 7 Mars, la chambre de commerce de Villefranche (Rhône) est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 17.600 francs en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique Lyon-Villefranchc.
- ADJUDICATIONS
- Le 3o avril. Sous-secrétariat des Postes, io3, rue de Grenelle, Fourniture de fil'de cuivre recouvert de
- gutta-perclia et de coton paraffiné (4 lots).
- Les demandes d’admission à cette adjùdication devront être parvenues au sous-secrétâriat d’Etat le 20 a'vril-au plus tard.
- Rens. rue de Grenelle, n° io3 (Direction du matériel et. de la construction, 4° bureau).
- Le 28 avril 1908, dans la Salle des Séances de la Commission permanente des Marchés, à l’Office Colonial (Galerie d’Orléans, Palais-Royal) à Paris t adjudication de la fourniture de deux lots de wagons destinés aux chemins de fer de Rayes au Niger et Thiès à Rayes.
- On peut consulter le cahier des charges relatif à cette adjudication au Ministère des Colonies, Inspection générale des Travaux publics, salle 82. On peut également consulter ce document, tous les jours non fériés, de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures, à l’Office national du Commerce extérieur (2e service), 3, rue Feydeau, Paris (20).
- N
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- PARIS.
- IMPRIMERIE LEVé, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 11 <2« série).
- SAMEDI 25 AVRIL 1908.
- Trentième année. — N° XI.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
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- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 101. —P A. Huguenin. La lampe à vapeur de mercure; une "nouvelle lampe automatique (fin), p. 103.
- — L. Fabre. Institut Electrotechnique de Karlsruhe, p. 106.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Influence dos courants de court-circuit sous les balais sur le facteur de puissance des moteurs monophasés à collecteur,M. Osnos, p. 115. —L’échauffement du fer des machines électriques, G. Schmaltz, p. 116. — Transmission et Distribution. Emploi des génératrices asynchrones dans les stations centrales, L. Waters, p. 117. — Traction. Relations entre la capacité d’une ligne de tramways et le temps qui sépare le passage de deux trains successifs, A. Brecht, p. 119. — Éléments primaires et Accumulateurs . Calcul des câbles pour réducteurs de batteries d'accumulateurs, F. Steindl, p. 120. — Brevets, p. 121. — Bibliographie, p. 123. —Variétés.
- — ' Législation.' Décret du 3 avril 1908 sur les distributions d’énergie électrique, p. 126. — Chronique industrielle et financière. — Renseignements commerciaux, p. 131. — Nouvelles Sociétés, p. 131. — Publications Commerciales, p. 132. —Adjudications, p. 132.
- ÉDITORIAL
- M. Huguenina décrit dans la première partie de son mémoire sur les lampes à vapeur de mercure un nouveau système d’amorçage automatique (voirie précédent numéro). Ce système se prête aisément, comme le montre ici l’auteur (p. îoil), au couplage en série de plusieurs lampes. D’autre part, des détails intéressants, notamment sur les procédés employés pour modifier la coloration de la lumière obtenue et sur les applications des lampes à vapeur de mercure, complètent les renseignements généraux fournis dans la première partie.
- Nous avons publié précédemment quelques études sur les conditions générales et les plans d’organisation de l’enseignement technique supérieur. 11 nous parait intéressant d’y ajouter aujourd’hui la description d’un des Instituts les plus justement réputés,
- parmi les Instituts électrotechniques allemands. Le plan d’études le mieux établi, le programme de travail le plus judicieusement composé ne peuvent fournir tous les résultats qu’on en peut attendre, si le cadre où on les impose n’est bien adapté. Et à ce point de vue, tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter les grands laboratoires étrangers auront remarqué les dispositions .fort différentes qu’on y rencontre et qui montrent que, si l’on se trouve d’accord sur le principe môme des travaux pratiques, la méthode, suivant laquelle ils doivent s’opérer est très différemment comprise. M. Fabre donne la description de VInstitut Electrotechnique de Karlsruhe (p. 106). Il signale notamment le bureau d’études que le professeur Arnold a su organiser -à.’l’Institut et qui, par les études industrielles qui lui sont confiées ou par les recherches qu’il, entreprend, cou-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. Il (2e Série). — N° 17.
- tribue pour une très large part à maintenir entre l’Institut et l’Industrie des relations permanentes.
- M. Osnos, qui s’est spécialisé, comme on le sait, dans l’étude et la construction des moteurs monophasés à collecteur, vient de publier un court mémoire sur Vinfluence des courants de court-circuit sous les balais sur le facteur de puissance des moteurs monophasés à collecteur. Nous donnons plus loin (p. u5) un extrait de ce mémoire, dont les conclusions générales confii’ment les résultats particuliers obtenus par d’autres au-teui’s.
- Dans un précédent numéro, nous avons donné l’analyse d’une étude expérimentale de M. Barlow sur Yéchauffement du fer des machines électriques. Cette étude se trouve heureusement complétée par un récent article de M. G. Schmaltz (p. ii6). Cet auteur tient compte de l’effet du champ magnétique sur la distribution des flux calorifiques dans les paquets de tôles employés pour la construction de nombreuses machines électriques. Souhaitons que des expériences prochaines viennent confirmer les résultats théoriques obtenus.
- L’idée d’employer des machines asynchrones à champ tournant comme génératrices n’est certes pas nouvelle, puisque cette possibilité fut signalée dès 1890 par M. Leblanc (’). Cependant, pour des raisons diverses, de telles génératrices ne reçurent aucune application pratique, si ce n’est sur les lignes de chemin de fer alimentées par du courant triphasé et présentant des déclivités suffisantes pour permettre la récupération. Les vitesses relativement modérées des anciennes machines à vapeur à pistons
- xp) Cf. ta Lumière Electrique, 1891, tome XJ., p. >74.
- se pi’êtaient difficilement à l’emploi de machines asynchrones satisfaisantes, par suite du nombre de pôles forcément très élevé, et exigeant un grand diamètre, c’est-à-dire un entrefer exagéré. Avec les turbines à vapeur actuelles, les génératrices asynchrones peuvent au contraire être utilisées avec avantage, et c’est ce qu’a su faire ressoi’tir claii’e-ment M. Waters dans une intéressante étude (p. 117). Parmi les applications les plus ori-ginales, nous citerons la combinaison de groupes turbine-génératrice asynchrone avec des commutatrices ordinaires pour la production de courants continus au moyen de tui'bines à vapeur ; l’on évite ainsi les graves inconvénients des lurbo-dynamos à courant continu, et d’api’ès l’auteur un tel groupe se trouve même supérieur au double point de vue du cox’it et du rendement.
- L’inlluence de la longueur des trains sur la capacité de trafic d'une ligne a été souvent discutée. Cette question est d’ailleurs très importante lorsque les trains se suivent à de très courts intervalles. D’après M. G. Brecht ([>. 119), les trains les plus longs sont les plus avantageux théoriquement. En pratique, une longueur de 1 ,H>m lui semble être une bonne moyenne pour un service métropolitain.
- Lorsque l’on a affaire à une batterie d’accumulateurs très puissante, il ai*rive souvent que l’achat des câbles reliant les réducteurs aux éléments de réduction constitue une part notable des dépenses totales, pour peu que ces éléments soient éloignés du tableau. 11 est alors nécessaire de baser le choix des sections sur des considérations aussi rationnelles que possible, et à cet effet l’on peut partir d’une généralisation de la loi économique de Lord Kelvin. M. F.Steindl a adopté cette méthode due initialement à Hunke, et les formules auxquelles il arrive donnent des résultats pratiques satisfaisants (p. 120).
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- 25 Avril 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 103
- LA LAMPE A VAPEUR DE MERCURE
- UNE NOUVELLE LAMPE AUTOMATIQUE {Fin). (*)
- Le schéma de la ligure io montre la possibilité de grouper les lampes automatiques en série, le synchronisme des phases successives de l’allumage ayant toujours lieu pour plusieurs lampes d’un meme type branchées sur un réseau de
- Fig. io. — Montage en série de deux lampes automatiques JHuguenin.
- voltage convenable. Cet avantage est très précieux, car les lampes actuelles à mainct de puissance lumineuse restreinte sont construites pour des tensions telles que l’excédent de voltage du réseau d’alimentation doit être absorbé ou par une résistance ohmique ordinaire, ou par des
- lampes à incandescence. Les lampes automatiques nécessitent seulement une résistance d’appoint locale, l’électro-aimant de manœuvre servant de tampon à l’allumage par sa double fonction.
- Bien que paraissant avoir, avec l’appareil décrit plus haut, une certaine analogie, le nouveau système Recklinghausen, dont nous n’avons appris l’existence que tout récemment, en diffère tota-ment en ce sens que le solénoïde principal reste entièrement et toujours en série avec le circuit d’alimentation et se trouve combiné avec un circuit dérivé qui établit les connexions convenables. Le réglage proprement dit est assuré en partie par un rhéostat placé sur le circuit dérivé (*).
- La disposition générale de la lampe représentée ci-dessus évite une telle complexité, et donne les mômes garanties de fonctionnement par l’utilisation rationnelle des éléments inductifs de l’électro-aimant suivant les phases de l’allumage. On obtient ains le coefficient de régulation maximum, par suite la plus grande économie possible en réduisant l’énergie spécifique dissipée dans l’électro-aimant. De plus, la forme « cuirassée »en fait un appareil de liant rendement dynamique et permet de soustraire l’arc à l'influence du champ, en cas de proximité éventuelle ; cette influence se traduit par une déviation de l’arc (expérience due à Cooper-Hcwitt).
- L’aspect extérieur de la lampe automatique est celui de la figure 1t ; les organes qui la composent, étant exclusivement intérieurs, robustes et très efficacement protégés, lui font réaliser un progrès sensible sur les appareils préexistants du même genre. La présence de relais ou contacts délicats et fragiles a fait maintes fois considérer ceux-ci plutôt comme des curiosités de laboratoire, tout en retardant leur vulgarisation industrielle et leur emploi pratique, malgré les avantages incontestables et incontestés de la lampe à mercure. Avant d’énumérer brièvement ces
- (') La nouvelle lampe Westinghouse, citée au délmt de notre étude, est précisément une application de ce principe.
- (*) Çf .La Lumière Electrique, tome II (ame série), p. 71.
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- avantages, nous nous permettrons une légère digression sur la lumière de l’arc au mercure et la constitution de la lampe.
- COULEUR DE l’aRC. --- CORRECTION I)E LA TEINTE.
- MATIÈRES CONSTITUTIVES DE LA LAMPE.
- La lumière de l’arc au mercure estbien connue. On a cherché à corriger la teinte violacée qui la caractérise, soit par l’emploi de certaines matières dans les éléments de la lampe : tube, électrodes,
- Fig* ii. — Aspect extérieur de la lampe automatique Huguenin.
- substance génératrice de vapeur, soit par sa combinaison avec d’autres appareils fournissant les rayons complémentaires du spectre blanc.
- Tour à tour, les substances fluorescentes capables de modifier la longueur d’onde des rayons et les amalgames divers donnant le spectre combiné des métaux Na, K, Ca, Cs, Sn, Zn, Cd, Li, Rb, furent employés.
- Avec des gaz étrangers, Cooper-Uewitt obtient le spectre du mercure à l’électrode négative et celui du gaz à l’électrode positive.
- Audibert imagina en i<jo5 un dispositif simple pour obtenir la lumière blanche. L’arc jaillit entre une cathode en mercure ou amalgame quelconque et une anode en matière réfractaire et conductrice, portée au rouge blanc, condition essentielle pour avoir une correction effective de la teinte lumineuse ; les métaux réfractaires des groupes
- platine et vanadium : osmium, et tantale peuvent servir à la constitution de l’anode. Le charbon employé pour la construction des électrodes pos-
- Fig, i2. — Photographie d’un arc à vapeur de mercure.
- sède également la propriété de blanchir la teinte ; peu à peu cependant il se désagrège et modifie la distance de celles-ci. En un mot, toute substance suffisamment réfractaire et sans action chimique sur le mercure peut être utilisée. On a cherché également à combiner la lampe avec un filament intérieur composé d’un mélange d’oxydes de magnésium, calcium, strontium, additionné de sel d’osmium et de tantale (Skwersky).
- Enfin, une solution élégante, sinon aussi économique qu’on eût pu le désirer au point de vue du rendement lumineux, a été récemment brevetée par MM. Belliol et Reiss, les constructeurs français bien connus. Leur système comporte l’adjonction de lampes à incandescence qui, fournissant la lumière rouge complémentaire, atténuent très sensiblement l'effet des radiations violacées ; ces lampes jouent en
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- même temps le rôle de résistance stabilisatrice (*).
- L’ampoule ou tube doit être inattaquable par les rayons chimiques et vapeurs ionisées de métaux alcalins. Le verre au plomb absorbe les radiations violettes ; le verre au manganèse se colore bientôt sous leur action.
- AVANTAGES ET USAGES PRATIQUES
- La grande économie réalisée par l’emploi des lampes à vapeur de mercure n’est pas leur moindre avantage. On peut tabler sur un rendement lumineux a,5 fois supérieur à celui des lampes d’arc, 4 fois à celui des lampes à incandescence à filament métallique, 8 fois à celui des mêmes lampes à filament de charbon. Avec les adaptations nouvelles, relatives à la correction de la teinte, la lumière est à peu près semblable à celles des lampes à arc, et l’économie comparative est encore accentuée par l’absence de charbons. L’amortissement du matériel d’éclairage se trouve inférieur à celui de tous les autres systèmes, étant donnée la durée remarquablement grande du tube, seul élément de rechange de la lampe. La Cooper-Hewitt est garantie 2.000 heures sans changement appréciable du pouvoir éclairant ; on observe seulement pour celui-ci une diminution de 10 à i5 % dans les cent premières heures par suite de la coloration du tube. Le rendement lumineux n’est pas tout à fait proportionnel à I. L’économie qui varie en raison directe de la distance des électrodes et en raison inverse de la pression de vapeur, est encore accentuée, avons nous dit, par suite de l’emploi de la lampe automatique de notre système ; l’énergie spécifique dissipée dans l’électro-aimant faisant fonction de rhéostat et de bobine de self-induction est réduite alors de 75 % environ. L’entretien est nul.
- Par la beauté de sa lumière, la lampe à vapeur de mercure a jusqu’à présent trouvé surtout son
- (*) Une solution analogue en principe paraît avoir été employée parM. Baslian pour ses lampes automatiques. Cf. L'Eclairage Electrique, 1904, loine XL., p. 609 (X, D. L. R.).
- emploi dans la réclame : enseigne^ lumineuses, magasins d’exposition, etc. A l’instar de l’Amérique qui en a vulgarisé l’emploi depuis quelques années, l’Europe commence à l’adapter partout où une lumière intense, douce, tranquille, diffuse, s’impose : gares, chantiers, salles de dessins, d’imprimeries, ateliers de mécanique, bureaux, etc. Indépendamment de ces applications générales,la lampe à vapeur de mercure en a reçu d’autres dans certaines branches de l’industrie. Sa lumière, très riche en rayons chimiques, est couramment utilisée dans la photographie et ses dérivés : photogravures, reproductions, etc.
- Munie d’un verre spécial (Uviol) qui laisse passer en partie les radiations sombres (ultraviolettes) de faible longueur d’onde, elle permet l’application des propriétés caractéristiques du spectre ultra-violet dans la plupart des industries chimiques : blanchiment, apprêt, teinture et impression.
- Enfin, dansquelques cas particuliers, la médecine l’emploie également.
- LAMPE A COURANT ALTERNATIF
- La lampe à mercure a été, jusqu’à ces derniers temps, construite pour courant continu. Néanmoins elle peut, avec quelques dispositions spéciales, fonctionner avec un courant alternatif.
- Dans le cas.de courant polyphasé, et montage en étoile, le point neutre est relié à la cathode, les extrémités des autres phases chacune à une anode spéciale ; la lampe se comporte alors comme un simple redresseur de phases. Cette disposition ne peut servir avec du monophasé, car le changement de sens empêche l’amorçage. Cependant, Coopcr-IIewitt a établi sur le principe du redresseur une lampe monophasée qui comprend deux anodes spéciales et une anode] auxiliaire, cette dernière ne servant qu’à l'amorçage.
- Durant ces dernières années, les efforts des chercheurs ont surtout porté sur la réalisation pratique d’une lampe à courant alternatif, et il est à présumer que d’ici peu elle sera d’un emploi aussi général que la lampe à courant continu.
- P.-A. Huguenin.
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- L’INSTITUT ELECTROTECHNIQUE DE KARLSRUHE
- Lorsqu’on juge l’enseignement technique, on est le plus souvent forcé d’une part do prendre les programmes des écoles, et d’autre part de comparer la formation que les élèves peuvent ac-
- à un grand nombre d’individus, on établit une règle ou un jugement quidoits’appliquer, pense-t-on, h la moyenne. Il n’est peut-être pas inutile, dans ces conditions, de donner ici des détails
- Abc/i-etq c'.'»c-h0.v>.
- Fig. i. —» Sous-sol.
- a. Salle de Pliotométrie. — 3. Salle pour travaux particuliers. — 4. Chaufferie. — 5. Soute a clini’bon. — G. Magasin. — 7 .Groupe moteur à gaz dynamo. — 8. Batterie d’accumulateurs. —9. Sallo d’étalonnage. — 10. Salle des câbles.— 11. Salle d’examen et d éprouve des câbles. — 12. Laboratoire à haute tension.
- quérir cl les besoins do l’industrie, besoins plus ou moins contingents et plus ou moins exactement saisis, Toutes ces appréciations, s’étendant
- sur l’Institut Elcctrotcchnique de Karlsruhe, sur son organisation et ses installations. Ce sont là des matériaux (Tautant plus utiles aux teclv
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- niciens qui s’intéressent à ces questions, que l’Institut de Karlsruhe a une renommée justement acquise. Nous ajouterons à cette description quelques . renseignements sur le bureau
- seignement. vers les réalités industrielles, n’a peut-être pas été suffisamment soulignée.
- La Tcchnische Uochschule de Karlsruhe comprend sept sections, à savoir: enseignement gé-
- firûÿ eic'fyoAS.
- «... t t s f y &
- l"»1""1 1 I 1__________I____!... I-
- J_J__L '
- b’ig. a. — Bcz-de-cliaussée.
- 18. Vestiaire. — ip-20. Salles pour travaux particuliers. — 21-22. Laboratoire élcclrotecliniquc I. — aï. Mesures magnétiques. — 24. Atelier de réparation et construction. — 20. Salle de mucliine. — 26. Magasin. — 27. Salle principale des commutateurs. — 28. Bureau du préparateur. — 3o-3i-ï2. Laboratoire électroteclinique II.
- d’études qui fonctionne à côté de l’inslitut. et dont l’importance, au point de vue du développement de l’École et de l’orientation de son mi-
- néral théorique (mathématiques, littérature, philosophie), architecture, constructions civiles, mécanique, électricité, chimie industrielle, fo-
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- rets. L’Institut Electrotechnique a été construit en 1896 sous la direction de M. Arnold, le directeur actuel de lTnstitut.
- Les batiments occupent une superficie de
- leurs, les soutes et les galeries pour les canalisations. Au rez-de-chaussée (fig. a) sont disposés la plupart des laboratoires d’essai, au premier étage (fig. 3), les amphithéâtres, salles de dessins, bu-
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- Fig. 3. — iec Etage.
- 39-40. Laboratoires privés. — 41. Cabinet du professeur. — 4‘2“i4* Salles de cours. — 46. Collections. —47. Salle de construction. — 48. Bureau du directeur, — 49. Secrétariat. — 5o. Bibliothèque. — 5i. Prépai’ateur. — 52. Dessinateurs. — 53. Laboratoire électroteclinîquc. — 54* Collections.
- 1 700 mètres carrés, et sont composés d’un sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et premier étage. Au sous-sol (fig. 1) sont établis certains laboratoires spéciaux, les salles de batterie d’aeeumula-
- reaux et laboratoires privés des professeurs et du directeu r.
- Après avoir suivi avec succès deux années d’études techniques générales préparatoires, les
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- étudiants sont admis aux laboratoires élémentaires (fig. 3; 3o, 3i, 32) ; ils y travaillent deux par deux et peuvent approfondir leurs connaissances des lois fondamentales de l’électricité, par les mesures du courant électrique, des tensions, de la résistance, etc., etc., l’étalonnage des appareils. Ces travaux durent un semestre.
- L’étudiant passe alors le sixième semestre dans les laboratoires II (fig. 2, 21, 22, 23) où il aborde les phénomènes variés de l’induction et ,de la capacité, les propriétés magnétiques du fer, en meme temps que les méthodes de mesure des courants alternatifs.
- L’appareillage delà salle (21) comprend un groupe convertisseur composé d’un moteur de i,5 cheval à courant continu de 110 volts X 12 ampères tournant à 1 35o tours, réuni sur un même axe par accouplement élastique à une génératrice à courant alternatif de 0,8 kilowatt avec une tension de 75 à i5o volts et une intensité de 10 à 5 ampères. Au moyen d’un rhéostat de réglage, le nombre de périodes par seconde peut osciller de 35 à 65 et la tension entre les deux limites indiquées ci-dessus. Pour que le courant puisse varier dans les plus grandes limites et que l’on puisse tirer le meilleur parti possible de cette transformatrice, les deux moitiés de l’enroulement peuvent être mises en série ou en parallèle au moyen du commutateur V(fig. 4). En passant dans le coupe-circuit A„,le courant de la dynamo se rend aux prises des tables de manipulation des élèves.
- Le nombre de tours est lu au moyen d’un tachymètre fixé au mur. Dans la salle (22) est placé un groupe composé: i° d’une dynamo excitée en dérivation pour 110 volts et i4,5 ampères ; sa puissance est d’environ 1,75 cheval avec 1 000 révolutions par minute; 20 d’une génératrice de 1,1 kilowatt à courant triphasé accouplée directement et donnant une tension de i5o à 75 volts avec 5o périodes par seconde; le nombre total de tours du moteur variant de 700 à i 3oo tours.
- Ce groupe de dynamos repose sur une fondation en béton réuni au sol par deux fers double T, ce qui évite ainsi toute trépidation. La figure 5 donne le schéma des connexions de ces machines.
- En quatrième année, les manipulations deviennent de plus en plus industrielles et se font surtout dans la grande salle des machines (fig. 6), où les étudiants travaillent par groupe de cinq. Cette salle a une superficie de 2'4‘",5o X une hauteur de Glll,3o, et estmunie d’un pont roulant électrique de 2 5oo kilogrammes.
- Dans cette salle, sont disposées les dynamos électriques de types très variés dont plusieurs ont été construites tout spécialement pour les travaux des élèves. Contre les murs longitudi-
- In fo-n
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- fig. 4. — Schéma des connexions. Gleiclislrom-Motor : Moteur à courant cgntinu. WecUselstrom-Motor : Moteur à courant alternatif.
- naux, se trouvent quatre grands tableaux de dis-
- 7 J'
- tribu lion A, B, C, D, distants du mur de pour être facilement accessibles.- Les dynamos à courant continu et -la-station centrale de la « Teehnisclie Iloclischule » sont réunies au tableau principal par les interrupteurs de droite,, tandis que ceux de gauche mettent en coinniti-nication les dynamos à courant alternatif et à courant triphasé. En outre, on a_disposé.dipe; prise pour utiliser, le cas échéant,.Je quyranfc.de la centrale de la ville. . ... ,-.i
- Un combinateurde lignes est disposé au tableau
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- pour les 3 batteries d’accumulateurs de l’école; les lignes verticales du combinateur conduisent par un interrupteur unipolaire directement aux deux lignes disposées sur les tableaux à bornes.
- Ces tableaux sont fixés pour la plupart à des colonnes en fonte, quelques-uns sur le plancher,
- Ces tableaux peuvent être connectés les uns aux autres au moyen de câbles souples.
- Les élèves disposent pour leurs essais de résistances fixes à fils et à lampes divisées en deux parties égales que l’on peut accoupleren quantité jou en série, et d’un grand nombre de résistances mo-
- pj£ttehmM£
- ~wm
- Fig. 5« —*. Schéma d^s connexions du convertisseur à courant triphasé.
- A
- féVtt.
- *3 13k.
- d’autres au mur côté nord. On en compte en tout dix-sept réunis au tableaux de distribution de A à D. De ces tableaux partent les lignes qu’alimentent les divers manipulateurs d’essais.
- La figure 7 donne le schéma de la distribution à la salle des machines et à la salle des commutateurs.
- i biles et portatives à fils et à lampes et même de petits tableaux de distribution en bois transportables en vue des différents essais.
- En vue des essais au frein, on a aménagé en différents points de la salle, pour alimenter les refroidisseurs, des conduites d’eau avec écoulement dans huit conduites souterraines.
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- Pour freiner les moteurs, on a recours en général au frein de Prony réuni à une balance d’uir
- modèle perfectionné.- Dans l’angle' nord de la salle des machines se trouve une dynamo à gaz
- Salle des machines,
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- système Kœrting de 7 kw. servant comme type de machine à faible vitesse.
- Des appareils de manutention ont été disposés
- destinée à l’essai d’isolement des câbles de grande longueur. Dans cette dernière, on a construit un grand bassin dans lequel on peut
- ©T & xv'&vv, j ! I I
- Fig. 7. — Distribution du courant pour la salle des commutateurs et pour la salle des machines.
- pdur permettre d’amener commodément les machines, du magasin à la salle des machines.
- Nous croyons utile de signaler l’installation
- immerger les câbles; pour l’essai sur une plus grande longueur, on en a placé en sous-sol tout autour de l’Institut.
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- Grâce aux deux transformateurs de 20 kw. chacuh '(vo^r fig. 8) on peut essayer l’isolement à une tension supérieure à i5o 000 volts.
- On dispose, pour les essais, de trois batteries d’accumulateurs de 60 éléments chacune, ayant respectivement une capacité de 5oo, 38o et
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- 400/t»lo ISOO Vb(t.
- Fig. 8. — Tableau des connexions des transformateurs au laboratoire à haute tension.
- A droite de la salle (3) installée en vue des travaux particuliers de recherche, se trouve le laboratoire photométrique.
- La figure 9 donne une vue de la salle d’étalonnage.
- 180 ampère-heures et d’autres batteries plus petites et transportables. Enfin, un groupe électrogène composé d’un moteur à gaz de 35 chevaux, accouplé d’un cété à un alternateur de 23 K VA
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- ef de l’autre à une dynamo de 22 KYV, complète toute cette installation. A l’étage sont installés les [amphithéâtres, salles de dessin, bureaux, et
- bibliothèques. L’Institut possède sa bibliothèque spéciale distincte de celle de l’Ecole supérieure technique qui dessert les diverses sections.
- Satie d’étalonnage.
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- Mais ce que l’on n’a peut-être pas assez remarqué, c’est l’organisation indépendante de l’École, intimement liée à elle cependant, où s’élaborent des projets industriels et des études de machines. Et il ne s’agit nullement d’une salle de dessin où les élèves font des projets sans grande valeur, mais bien d’un bureau d’études où, sous la direction du professeur Arnold', des ingénieurs et des dessinateurs travaillent pour l’industrie. Il y a là un fait d’une grande importance. L’École n’est pas seulement rattachée à l’industrie, parce que ses maîtres en sont sortis ou parce qu’on y prépare les futurs agents techniques, mais des relations permanentes sont assurées et maintenues. L’École apporte les données théoriques, étudie les progrès qui chargeraient d’une façon exagérée les frais généraux d’une industrie et, le cas échéant, demande à celle-ci les indications pratiques dont elle a besoin.
- Lorsqu’on considère l’œuvre qui a été faite à Karlsruhe, il est indispensable pour la comprendre et l’expliquer d’en voir tous les détails. Certains penseront peut-être que les professeurs d’Écoles techniques supérieures ayant des attaches directes avec l’industrie se laisseront trop
- facilement absorber par elle, la formule adoptée à Karlsruhe nous paraît avoir tous les avantages que l’on cherche, sans l’inconvénient que l’on redoute assez justement.
- Il est encore intéressant de noter la variation du nombre d’étudiants de cette École d’Électri-cité si réputée en Allemagne et à l’Étranger. Le tableau I donne le nombre total des étudiants, y compris les auditeurs.
- Tableau I.
- ANNÉE. <0 o> 00 03 00 S 00 03 03 OO S 03 «r* S S 03 •(H CO s 3 03 IO s •*4 CO s ^4
- (semestre d*hi ver) lO o> OO È 00 t-* 03 00 È OO À 03 OO VH 8 i 3 03 VH ^•4 II) 0 03 T4
- Nombre total
- des étudiants. 141 209 3i9 439 401 376 599 474 5i 1 467 364
- On remarquera la progression ininterrompue jusqu’en 1901 et la diminution des dernières années. En 1906 on était à peine au-dessus du chiffre de 1897. H Y aurait à tirer de là de nombreux enseignements.
- L. Fabre.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Influence des courants de court-circuit sous les balais sur le facteur de puissance des moteurs monophasés à collecteur. — M. Osnos. — Elektrotechnik und Maschinenbciu, 25 février 1908.
- L'auteur revient sur la question de l’influence des courants de court-circuit sous les balais, déjà étudiée par d’autres auteurs (Steinmetz, Punga, Bres-lauer, etc.). Il est facile de démontrer qu’un décalage en arrière du flux excitateur perpendiculaire à la ligne des balais amène une amélioration du.facteur de puissance (*); ‘or, les courants de court-circuit sous les balais, induits statiquement par les pulsa-
- (•*) En effet, la tension dynamique induite entre balais par ce flux excitateur est alors également décalée en arrière par rapport au courant passant dans l’enroulement d’excitation, et si celui-ci est sensiblement en phase avec le courant I traversant l’induit, il résulte de ceci que la tension E^ comporte une composante dé-
- | tions du flux inducteur, exercent une action de ce genre sur ce flux (‘J.
- Quant aux courants induits dynamiquement par le champ résultant suivant l’axe des balais (Wendefeld), il est évident qu’ils entraînent une augmentation ou une diminution du facteur de puissance suivant la phase de ce champ.
- calée de - en arrière sur ce courant, c’est-à-dire de sens 2
- inverse à la chute de tension inductive correspondant à I. Le facteur de puissance est donc bien augmenté. Ainsi que l’a signalé M. Steinmetz, l’hystérésis peut entraîner une telle amélioration. (N. D. T.)
- (1) Sans reproduire le diagramme donné par M. Osnos, l’on vérifie aisément cette propriété en remarquant que les spires en court-circuit sous les balais jouent, vis-à-vis de l’enroulement d’excitation, le rôle du secondaire d’un transformateur chargé. Comme on le sait, le flux résultant est dans cet appareil décalé en arriére du courant primaire. (N. D. T.)
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- ' ' M. Osnos fait remarquer qu’avec un moteur ordi- ' naire à courant continu, les courants de court-circuit ! sous les balais renforcent le flux inducteur; avec du | courant alternatif, par suite de la self-induction des 1 spires, ces courants seront décales d’un angle com- ; pris entre o et 90°, c’est-à-dire entraîneront un retard du flux résultant et une amélioration du facteur de puissance.
- Si l’on munit maintenant le moteur de pôles de commutation, les résultats précédents ne seront pas modifiés, si ces pôles sont insuffisants à compenser • la réaction d’induit. Si, au contraire, il y a surcom- . pensation, c’est-à-dire si l’action de ces pôles est prépondérante, les courants de court-circuit tendent à.établir une avance du flux résultant, et par conséquent une diminution du facteur de puissance.
- ; ' ' i i i J. B.
- !
- L’èchauffement du fer des machines èlec- ! tl'iques. — G. Schmaltz. — Elektrotcchhiscke Zeit- \ sehrift, 27 février 1908.
- Les résultats d’essais, faits pour déterminer la con- 1 ductibilité et la capacité de rayonnement du fer ne I paraissent pas, a priori, pouvoir être utilisés direc- ' tentent pour des fers soumis à l’aimantation. Des recherches ont été entreprises (') et ont montré qu’il se produit une variation de conductibilité Comprise entre 4 et 20 % , et fonction de la valeur et de la direction de la force magnétisante. La conductibilité diminue dans la direction du flux, et elle reste invariable dans la direction normale aux lignes de force. On pourrait donc tracer une courbe fermée,d’allure elliptique, dont les vecteurs représenteraient la valeur de, la'conductibilité suivant leur direction. Cette courbe aurait deux axes inégaux, l’un normal au flux, l’autre parallèle à celui-ci. Si, d’autre part, le corps ; n’est pas homogène, si — comme c’est le cas dans ; les induits — il est composé de tôles isolées, il faut distinguer le rayonnement dans le sens du llux, le rayonnement normal au flux, et cela suivant que le ' courant de chaleur tend à être entraîné dans le sens des tôles ou perpendiculairement à celles-ci (2).
- (') Korda, Comptes Hondas, 1899, p. 4>8 et 575. Wix-juît.mann, Ilandbuch der Physik, 2°éd.,vol. I., page 3.7.0.
- •(*) Cette dernière distinction a déjà été faite par M. T.-' M.^Barlow en négligeant l'cltel du flux magnétique. (Cf. Lçl Lumière Electrique-, tome I (20 série), p. 278). (N. D. T.)
- Soient : -
- lv4 la conductibilité-dés tôles; •
- S] l’épaisseur des tôles;
- K2la conductibilité du papier ;
- §2 l’épaisseur du papier ;
- K,, la conductibilité totale de l’armature lamelléc parallèlement aux tôles, lorsque le champ magnétique est nul (*) ;
- m le facteur de correction du rayonnement par suite de l’aimantation du fer, le flux étant supposé parallèle au plan des tôles, comme c’est le cas normal;
- n le facteur définissant le changement du rayonnement total suivant la direction du flux.
- D’après les lois de Kirchhoff, appliquées aux flux calorifiques (note 1), on a :
- M __ si + K232 " -|- K.2S2 '
- En introduisant les valeurs — o“in,o5 ; K, = o,i5o ; §3 = o,oo5 ; Iv2 = o,ooo3 dans l’expression précédente, on trouve à peu près n = m.
- On aura donc, dans la direction du flux, la conductibilité n K,, et normalement à cette direction, K,,.
- L’auteur considère ensuite le cas d’un prisme lamellé et il conclut de ce qui précède que, dans le sens du flux et des tôles, la conductibilité est n K7, tandis que, dans le sens normal au flux, elle demeure égale à K/;. Quant à la conductibilité suivant la direction perpendiculaire au plan des tôles, elle n’est pas sensiblement altérée par l’existence d’un flux magnétique parallèle aux tôles ; elle est d’ailleurs très inférieure à K,, et peut se calculer de la même façon (note 1). Ce cas est celui d’un noyau de transformateur ou des éléments de ce noyau lorsqu’il est composé de plusieurs paquets assemblés.
- Il est également aisé, d’après cela, de trouver les valeurs qui s’appliquent au cas des induits de dynamos suivant la direction du flux dans le fer. A l’arrêt, la conductibilité suivant le plan des tôles est égale évidemment à K,, pour les portions de l’induit voisines des lignes neutres (car alors le flux calorifique radial est sensiblement perpendiculaire au flux magnétique) ; au contraire, pour les portions sous
- (Q Dans ce cas, il est facile de démontrer, d’après la première loi de Kirchhoff appliquée aux flux calorifiques, l’égalitc
- ,, _Ki8<4-K2S2
- ,v/> — -^—;—;----•
- °l + S2
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- les pôles, elle est réduite à n K;>. En vitesse, la conductibilité moyenne sera comprise en Kp et n Kp ; on peut prendre en moyenne n = o,88.
- L. G.
- l
- 1
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- ' Emploi des gênérati'ices asynchrones dans les stations centrales. — L. Waters. —American Institute of Electrical Engineers, 14 février 1908.
- : La propriété bien connue des moteurs asynchrones,de devenir générateurs lorsqu’ils tournent à une vitesse supérieure à celle du synchronisme, n’a guère reçu jusqu’ici d’application que dans certains chemins de fer suisses où l’on utilise la descente des longues pentes pour récupérer de d’énergie (*).
- ' Si les générateurs de ce type ont été écartés dans lès premières installations, lé développement actuel des turbines à vapeur et des moteurs à gaz ainsi que l’importance que prennent aujourd’hui les stations centrales paraissent devoir conduire à une modification des idées antérieures.
- 1 D’une part, en effet, il est difficile d’obtenir avec les moteurs à gaz l’uniformité de vitesse indispensable au bon fonctionnement des alternateurs synchrones ; d’autre part, les turbo-dynamos à courant Continu de grande puissance sont des machines fort coûteuses en raison des difficultés considérables que présente leur réalisation. On trouvera plus loin les résultats obtenus dans une installation comportant des générateurs asynchrones et des commutatrices, et fonctionnant depuis plus de trois ans dans des conditions tout à fait satisfaisantes.
- Les principales propriétés du générateur asynchrone sont les suivantes (1) :
- Il fournit au réseau du courant watté;
- Il emprunte au réseau du courant magnétisant dont l’intensité dépend de la tension et du débit en courant watté.
- Cette dernière propriété entraîne la nécessité
- (1): Rappelons ici que certains auteurs allemands (P. Muller, O. Benisciike etc ,) ont cru que le diagramme ordinaire du cercle n’était plus valable pour des vitesses supérieures au synchronisme, c’est-îi-dire pour la marche eu génératrice des machines à champ tournant. Rien u'esl plus inexact, et, d’ailleurs, les très intéressants essais de L. Lombard! ont montré toute la fausseté de cette assertion. Le diagramme du cercle donne, au contraire, une approximation aussi élevée pour les vitesses hyper-synchrones que pour celles hyposynchrones. (N. D. T.)
- d’avoir sur le réseau une source dc^ courant magnétisant. On peut réaliser cette source de deux manières différentes : i° Emploi d’un condensateur; 20 emploi d’une génératrice synchrone ou d’un moteur synchrone surexcité. Les'condensateurs ne sont pas encore industriels, mais la grande capacité des lignes peut être utilisée pour réduire l’importance des machines synchrones nécessaires.
- Dans tous les cas, il est indispensable d’avoir une machine synchrone pour fixer la fréquence et la tension.
- Le facteur de puissance qui peut être obtenu à l’aide d’un générateur asynchrone dépend des dimensions, de la vitesse, de là tension et de la fréquence de la machine.
- Le tableau I donne les renseignements relatifs a des générateurs asynchrones; de 2 200! et i3 000 volts, 2“» et: 60 périodes menés par des! turbines à vapeur et pàr des moteurs à gaz.
- -L’examen de ce tableau montre qu’une faible vitesse, une tension et une fréquence élevées abaissent le facteur de puissance.
- Les générateurs asynchrones sont particulièrement avantageux dans les réseaux aux deux points de vue suivants :
- i° Ils rendent à peu près impossible la production des résonances sur le réseau;
- 20 Lorsqu’un court-circuit vient à se produire, les inconvénients qui en résultent sont beaucoup moins graves lorsqu’on a affaire à des générateurs asynchrones au lieu d’avoir affaire à des générateurs synchrones.
- Dans une installation ordinaire, la résonance ne peut pas, en général, se produire à la fréquence normale du circuit, mais peut résulter d’harmoniques introduits par une déformation de la couche fondamentale. Dans une machine synchrone, la courbe du magnétisme est, en général, gravement déformée lorsque la machine est chargée, la déformation étant d’autant plus grande que le facteur de puissance et la charge sont plus élevés. Dans les générateurs asynchrones, au contraire, il n’y a pas de déformation du champ causée par la réaction d’armature, et, aussi longtemps que le fer du circuit magnétique n’est pas saturé, la courbe de force électromolrice est sensiblement une sinusoïde pour toutes les conditions de la charge. Ces générateurs n’ont donc pas tendance à produire des résonances; bien plus, ils agissent comme amortisseurs et s’il se produit quelque trouble dans le circuit, ils tendent à rétablir les conditions de fonctionnement normal.
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- T. II (2* Série). — H°47.
- TABLEAU I
- Renseignements relatifs à des alternateurs asynchrones.
- KILOWATTS TOU HS PAR MINUTE VOLTS RENDEMENTS AUX CHARGES DE COS 9 AUX CHARGES DE COURANT A VIDE % GLISSEMENT %
- I 0,75 ot5 1 0,75 o,5
- Tur bo-altern ateur : période ?s.
- I .OOO 1 .OOO 2.200 97>6 91,1 97>r> °,97° °>975 °>97 8,3 0,75
- I 3.000 0,95° o>959 0,965
- 5.ooo i .5oo 2.200 98,3 98,a 98 0,980 °>911 °,974 8,5 0,46
- I 3.000 0,965 «.97° 0,965
- 10.000 ‘ 75o 2.200 98,5 98,4 98,2 0,982 0,980 0,97e» 8,1 0,40
- 13.000 0,968 0,973 °»97I
- Turbo-alternateur : 60 périodes.
- 1.000 I ,800 2.200 91,6 97>7 97»5 0,964 °>9(i9 0,964 9>5 o,75
- 13.ooo 0,940 o,q5o 0,945 11,5
- 5.ooo I .200 2.200 98,3 98,* 98 0,960 <>,97'2 °i97° 9»5 o,45
- 13.ooo 0,945 o,956 0,955
- JO.OÔO 720 2.200 98,5 98,4 98,2 °>976 »,976 °)97I 9»5 0,40
- 13.ooo 0,953 0,956 o,p55
- Alternateur avec moteur à gaz : 25 périodes.
- 1.000 94 2.200 96>7 97.»1 97>a 0,940 o,9-'»2 0,920 i6,5 1,5
- 13.ooo o,893 °>9°9 0,887 18,0
- 3.5oo 75 2.200 97>1 91,^ 97>5 °,957 0,952 0,942 i6,5 L4
- i3.ooo 0,926 0,934 o,9ïo
- Alternateur avec moteur à gaz : 60 périodes.
- 1.000 93 2.200 ç>5,5 95>7 96,0 0,888 o,885 0,846 25,0 1,8
- 13.ooo o,83o 0,8l0 0,733 40,0
- 3.5 00 7 3 2.200 99,3 96,5 96,7 °,9°8 0,895 0,870 22,5 1,6
- 13.000 o,85o 0,833 0,770 35,0
- Les machines synchrones donnent lieu, dans le cas d’un court-circuit, à des intensités beaucoup plus grandes que les autres classes de machines. Au moment d’un court-circuit brusque, et pendant un temps très court, l’intensité est égale au quotient de la force électromotrice parla réactance de fuites puis la réaction d’armature abaisse la force électromotrice et le courant prend une valeur permanente communément désignée sous le nom de courant de court-circuit. L’auteur cite des machines synchrones dans lesquelles le premier de ces courants est égal à quinze fois le courant de pleine charge, tandis que le courant permanent de court-circuit n’est que de trois fois le courant de pleine charge (*).
- Si un court-circuit se produit dans un système
- (*) Cf. Punga, Court-circuit brusque des alternateurs. Éclairage Électrique, 1906. tome XLIX, p. 22, 61 et 104. nv D. T.)
- comportant un générateur asynchrone, par suite du court-circuit, le voltage de ce générateur tombe à zéro, de sorte qu’il ne fournit pas de puissance au court-circuit; le courant de court-circuit ne provient alors que des machines synchrones placées sur le réseau et ne peut pas, par suite, dépasser la quantité que ces machines sont susceptibles de produire.
- Lorsque des générateurs asynchrones fournissent de l’énergie à des commutatrices synchrones, il n’est pas nécessaire d’avoir des excitatrices ni des alternateurs synchrones dans la station. La première commutatrice placée en circuit doit être mise en vitesse par le côté courant continu et ensuite couplée électriquement avec le générateur asynchrone; elle fournira le courant magnétisant nécessaire à ce générateur et son excitation fixera le voltage du système. Il n’y a pas lieu de synchroniser les générateurs; ils sont simplement amenés à la vitesse convenable, puis couplés à la ligne par l’intermédiaire
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- drune bobine de self destinée à limiter l’afflux de courant. Ces bobines sont ensuite mises en court-circuit et les générateurs sont automatiquement excités par leseommutatrices.
- Les régulateurs des moteurs primaires sont contrôlés depuis le tableau par des moteurs pilotes, et la charge peut être distribuée à volonté entre les différents générateurs, sans avoir à modifier l’excitation pour maintenir constant le. facteur de puissance.
- Lorsqu’une station équipée à l’aide de générateurs asynchrones dessert une ligne présentant une grande capacité, il est indispensable que chacun de ces générateurs soit susceptible de supporter le courant de charge de la capacité sans une trop grande élévation de tension, lorsqu’il fonctionne isolément.
- Aux avantages indiqués ci-dessus de l’emploi des générateurs asynchrones, il convient d’ajouter le prix de revient relativement peu élevé d’une telle machine. Le rotor en cage d’écureuil avec des barres de cuivre, dont chacune est logée dans une encoche séparée, fermée, n’exigeant pas pratiquement d’isolation, est d’une construction très facile et peut supporter sans inconvénient de très hautes températures.
- Conditions d’emploi des générateurs asynchrones. — Dans les petites stations fournissant directement de l’énergie à des moteurs et à des circuits d’éclairage, l’emploi des générateurs asynchrones n’est pas avantageux en raison de la faiblesse du facteur de puissance pendant le jour où l’on n’a guère qu’à alimenter les moteurs. Il faut alors prendre des alternateurs synchrones, mais on peut se servir de générateurs asynchrones pour aider les précédents à supporter la charge de nuit.
- Pour les raisons cjui ont été données au début de cet article, les générateurs asynchrones paraissent avoir leurs principales applications dans les deux cas suivants :
- i° Emploi des moteurs à gaz;
- 2° Production de courant continu à l’aide de turbines à vapeur.
- L’emploi, dans ce dernier cas, de générateurs asynchrones et de commutatrices est beaucoup plus élastique, peut supporter des surcharges bien plus importantes et revient habituellement meilleur marché qu’une machine à courant continu directement couplée à la turbine.
- Le tableau II donne les rendements qui ont été obtenus dans une semblable installation.
- TABLEAU II
- Rendements compai'és de groupes turbo-géné-rateurs-asynchrones, commutatrices, et de générateurs ordinaires de même puissance.
- I.OOOkw ».OOOkw 3.oookw
- Générateur asynchrone °,975 «,98 0,9825
- Commulatrice Rendement de l’ensemble des 0,97° °,975 0,9775
- deux machines précédée les. 0,945 0,955 0,96
- Générateur ordinaire 0,935 0,9425 0,945
- A. M.
- TRACTION
- Relations entre la capacité d’une ligne de tramways et le temps qui sépare le passage de deux trains successifs. — G. Brecht. —Eleh-triscke Kraftbetriebe und Bahnen, 24 février 1908.
- La capacité d’une ligne ferrée est fixée par le nombre de voyageurs susceptibles d’être transportés dans l’unité de temps. Cette grandeur dépend évidemment du rapport de la longueur du train au temps qui sépare le passage de deux trains successifs. Mais l’auteur fait observer que ces deux valeurs qu’il désigne respectivement par z et t ne sont pas complètement indépendantes l’une de l’autre. Il est évident au surplus que ces valeurs ne peuvent être uniquement fixées par des considérations théoriques. Cependant, on peut se demander s’il existe un
- rapport - particulièrement favorable ou, en d autres
- termes, si la capacité de trafic- est plus grande avec des véhicules automoteurs sans remorque et se succédant à des intervalles très courts, ou s’il faut choisir, au contraire, des trains longs en laissant entre eux une distance plus grande.
- Appelons L, la capacité de trafic = c
- c, une constante dépendant du type de matériel, etc;
- t, l’intervalle de temps qui sépare le passage de deux trains (en secondes) ;
- z, la longueur des trains (en mètres);
- 0, la vitesse moyenne du train pendant la période de ralentissement (en ms par sec.), le courant étant coupé ;
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- p, l’accélération au démarrage (en ms-sec. ) ;
- q, la retardation au freinage (en ms-sec.*) ;
- la longueur sur laquelle on freine (en mètres); o, la distance entre la tête du train arrêté à une station et l’extrémité de celle-ci dans le sens de la marche (en mètres) ;
- 1 z', la distance entre la queue de ce train et le point où la vitesse normale est atteinte, situé à r mètres de la station (en mètres) ;
- t.a, le temps d’arrêt dans une station;
- 4, le temps pour le signal d’arrêt et de départ; t0, un temps supplémentaire pour tenir compte des irrégularités possibles dans le service;
- t.,., le temps qui s'écoule depuis le départ jusqu’au moment où la queue du train est arrivée à la distance /• de la station.
- Ces temps sont exprimés en secondes.
- On peut admettre que la voie est en palier et. sans coui’be. Dans ces conditions, si l’on suppose que la tête du train est à la distance 2 b de l’entrée de la station lorsque commence le ralentissement, le courant étant coupé, le temps t est donné par l’expression (*) :
- , , 2 b 4- z , v ,
- t —- Lr 4 + --------- H------h ta -j- 1t).
- u 9
- Cette expression peut être transformée. En se reportant aux notations et à leur signification, on remarquera que z -j— o -}-/• = z'.
- Si le démarrage s’opère avec accélération constante,
- on a t,? = - z' ou si l’on prend p = o,5 m.-sec.*, on aura
- La longueur o dépend évidemment de la longueur du train ; on peut admettre z' — 1,2 z, d’où il résulte
- t,. — i,i\jz.
- t-a est également dépendant de 5 ; on prend ta = •>. \Jz.
- (') En réalité, cette expression suppose que l’on coupe le courant dès que la période d’accélération est terminée, et qu’on ne freine que lorsque la queue du train a dépassé l’entrée de la station; cela revient à admettre que la distance entre deux stations est égale à z -j- ‘2 b -{- r. Une telle hypothèse n’est justifiée que lorsque les stations sont très rapprochées. (N. D. T.)
- C’est la valeur de t transformée au moyen des relations précédentes que l’on introduit dans l’expres-
- c. z
- sion de la capacité de trafic L = -y.
- j 1-2
- Avec q = 1 m.-sec. ; ts — 10 sec.; 10 — 5 sec.; e=i2m. sec; et crrr/1,2 et avec voitures doubles de 3o mètres de long, on obtient les résultats consignés dans le tableau I.
- Tableau I.
- VOITURES DOUBLES LONGUEUR DU TRAIN TEMPS i (sec.) CAPACITÉ DE TRAFIC (places par sec.)
- I :io ms G7,5 G9.5
- 2 Go » 7t>»5 3,3
- 1 9° » 86,5 4,36
- h 120 » 9^,0 5,3
- 5 i5o » io3,o 6,1
- G 180 y> r io,5 6,83
- 7 210 » 117,5 7>5
- 8 2.4 0 » 125,0 8,12
- Les trains de grande longueur présentent donc au point de vue du trafic un avantage marqué. Mais il y a cependant une limite que l’on rencontrerait d’ailleurs facilement en appliquant cette même méthode, et qu’indique la simple considération suivante :
- Longues stations, contrôle plus difficile et plus lent, circulation des voyageurs moins rapide et moins commode, etc.
- Le Stadtbahn de Berlin a adopté une longueur de i5om pour ses trains réguliers et cela paraît être, même d’après les calculs, une bonne moyenne.
- L. G.
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Calcul des câbles pour réducteurs de batteries d’accumulateurs. — F. Steindl. — Elektroteph nik und Maschinenbau, 16 février 1908.
- L’auteur se propose de donner quelques indications utiles pour le calcul des conducteurs reliés aux réducteurs de batteries, lorsque le réducteur est placé aune distance appréciable des éléments, et que la batterie est très puissante (*). Le prix des câbles
- (*) Des calculs sensiblement analogues ont été développés par E. Hunke {E. T. Z., 1901, p. 1006) et par Herzog et Feldmann (DieBerechnung elektrischer Leitung-netze, tome II, p. 187). (N. D. T.)
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- peut alors atteindre i5 % du prix total de l’installation.
- Pour la commodité des calculs, l’auteur introduit la notion suivante :
- On se place d’abord dans le cas d’un réducteur simple. Soit i le courant de décharge supposé uniforme pendant le temps T ; le courant de charge sera
- égal à — et sa durée sera sensiblement m T. Si rx ° m
- est la résistance ohmique d’un quelconque des câbles, ce câble sera traversé pendant un temps m lx par le i t '
- courant— f1); réchauffement entraîne donc une m
- perte totale égale à
- W, = i2 m Jrxlx = i?rxïxi
- en posant
- m + i
- m
- 4-
- L’auteur examine également le cas du réducteur double; les temps fictifs se déterminent alors d’une manière analogue d’après les courbes de charge et de décharge.
- Désignons par: q, la section du câble de rang xe n millimètres carrés; l, sa longueur moyenne en mètres; c, la conductivité (pour le cuivre, c = 5o) ; J, le nombre de charges et de décharges par année ; .v, le poids spécifique des conducteurs (pour le cuivre, s = 8,9) ; P, le prix du kilowatt-heure ; Q, l’amortissement et l’intérét des câbles; K,le prix du kilogramme de matière. Le prix de l’énergie perdue pendant une année est évidemment :
- Aj
- qx.c i.ooo
- J ‘*x>
- (') L’auteur détermine,comme d’habitude, les temps tx pour chaque élément de réduction en partageant la variation maxima de tension par élément (2,o5-i,8 volts) en fractions dont le nombre est égal au nombre d’éléments de réduction plus un. L’on obtient ainsi, sur la courbe de tension à la décharge, un certain nombre d’ordônnées et d’abscisses correspondantes ; la différence entre deux abscisses consécutives quelconques donne alors évidemment le temps tx pendant lequel le câble de rang x est soumis au courant de décharge ; si l’on admet, de plus, que la courbe de variation de la tension à la charge ne diffère de celle obtenue à la décharge que par l’échelle des temps portés en abscisses qui est m fois plus grande, l’on arrive bien à la conclusion formulée ci-dessus. (N. D. T.)
- tandis que la somme totale correspondant à l’intérêt et à l’amortissement du matériel immobilisé a pour expression :
- A2 =2*1—.K.Q. 1.000
- En fonction de qx, la somme A! -f-JA2 est évidemment miniina lorsque l’on a :
- Cette formule, qui détermine qx, est applicable au cas où les conducteurs sont de sections diverses. Si l’on veut adopter une section uniforme pour tous les câbles, il suffit de remplacer dans la formule (3) Tx par
- x
- v*,. •**1 '-ce
- z désignant le nombre total de conducteurs.
- Enfin, en terminant, l’auteur montre comment la formule s’applique au cas où l’on emploie deux ou trois sections seulement pour tous les conducteurs.
- P. S.
- BREVETS
- Bobine de self-induction réglable. — Otto Scheller. — Brevet allemand n" igj g3o.
- Dans de nombreux cas, il est commode de se servir de bobines de self-induction réglables constituées par deux bobines circulaires ayant un diamètre commun; en imprimant à l’une un déplacement angulaire autour de ce diamètre, l’on peut faire .varier la self-induction totale dans des limites étendues. Mais, en opérant ainsi, l’on déplace la direction du champ résultant du courant passant dans ces bobines, et tout flux magnétique créé par un appareil voisin amène dans ce champ résultant des perturbations dont il est difficile de se garantir, puisque l’orientation du flux propre aux deux bobines de self-induction varie à chaque instant.
- Pour maintenir cette orientation dans un plan déterminé, l’on propose de rendre les deux bobines mobiles; au moyen d’un dispositif facile à imaginer, elles se déplacent en sens inverse d’angles égaux, de telle sorte que le but ci-déssus est atteint. On peut ainsi, par exemple, maintenir le flux résultant
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- des deux bobines perpendiculaire au flux perturbateur.
- Inducteurs tournants pour alternateurs. — T. Lehmann. — Brevet allemand n° 191 207.
- Cet inducteur tournant est constitué par un rotor muni d’encoches ouvertes, analogue aux induits de dynamo à courant continu.
- Ces encoches sont notablement plus hautes que la section des bobines constituant l’enroulement inducteur, et les côtés actifs de ces bobines sont logés au fond des encoches. Immédiatement au-dessus de chaque bobine, on disposé, dans l’encoche, des calesen matière non magnétique. (afin d’éviter des flux de dispersion) qui maintiennent en place les bobines. Enfin, à la périphérie du rotor, c’est-à-dire à l’extrémité des encoches, on place une deuxième cale, également en matière non magnétique, de telle sorte que la périphérie du rotor présente l’aspect d’un cylindre plein. Si les encoches ont une hauteur relative suffisante, il existe entre les deux cales superposées un espace qui peut être utilisé comme 'canal de ventilation longitudinal. En outre, cette disposition diminue la force centrifuge qui s’exerce sur les bobines pour une vitesse périphérique donnée, puisque ces enroulements sont éloignés de l’entrefer d’une distance égale au moins à la hauteur des canaux de ventilation. Pour augmenter l’élasticité des dents lorsqu’on met en place les deux séries de cales, il est bon de pratiquer un trait de scie suivant l’axe de chaque dent, sur toute leur hauteur. Au moyen de coins pénétrant dans les fentes radiales ainsi obtenues, l’on peut rendre à l’ensemble toute la rigidité nécessaire, une fois les bobines et les cales mises en place.
- Procédé de ventilation des conducteurs des organes mobiles de machines électriques. — Brown Boveri et C!e, Akt.Ges.— Brevet allemand n° 192 525.
- Pour refroidir èfficacement les conducteurs de certaines machines, l’on propose de constituer ceux-ci par des tubes dont les extrémités ouvertes sont disposées de manière qjue ces tubes soient parcourus par un courant d’air énergique, lorsque la machine est en marche.
- Amortisseur poup génératrices a courants alternatifs. — Maschinenfabrik Oerlikon. —
- Brevet suisse n° 36 656-
- Avec les machiries à courant alternatif, surtout
- celles produisant du courant monophasé, la réaction d’induit occasionne des pulsations assez notables du flux résultant. Avec les machines munies d’un inducteur homogène avec conducteurs logés dans des encoches, l’on peut réaliser un amortisseur économique et efficace de la manière suivante : après avoir disposé les conducteurs dans les encoches, on place par dessus des cales en métal bon conducteur (bronze, etc.) non isolées. Les extrémités de ces cales, qui maintiennent d’ailleurs les conducteurs de l’enroulement d’excitation, sont reliées entre elles ; on obtient ainsi une cage d’écureuil formant un amortisseur très efficace.
- Charbons pour balais de dynamos. — Siemens Brothers and O0. — Brevet autrichien n° 21 585.
- On mélange des poudres métalliques avec de la poussière de charbon, puis, au moyen d’un moulage sous pression, on donne à ce mélange la forme convenable . Les pièces ainsi obtenues sont enfin chauffées au four dans une atmosphère réductrice ou neutre; les parcelles de métal sont alors fondues et l’on obtient ainsi des balais ayant une grande conductibilité, bien que possédant les avantages des balais ordinaires en graphite.
- Production èlectrolytique du calcium. — G.-O. Seward et F. von Kügelgen. — Brevet américain n° 880 760, 3 mars 1908 (mise en application» 24 avril 1906),
- L’élément est disposé pour la production électrolytique du calcium et de ses alliages ou d’autres mé-
- 0 0
- Fig. 1. — Production électrolytique du calcium.
- taux et leurs alliages. Il peut servir pour les métaux qui.sont plus légers que leurs électrolytes fondues, et dont les points de fpsion sont plus hauts ou un
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- peu plus bas que ceux de ces électrolytes.
- On rencontre des difficultés spéciales par suite de la tendance de ces métaux à brûler au contact de l’air à la température à laquelle l’électrolyte est portée.
- L’élément est formé d’un récipient circulaire en fonte A. Au centre du fond est la cathode B. Un anneau de graphite C forme l’anode. Les électrodes
- sont isolées de la fonte du vase. Le fond du vase est protégé par une couche d’électrolyte refroidie, à l’aide d’une chemise d’eau froide D. Le calcium libéré à la cathode s’élève au sommet du bain et est. recueilli à l’intérieur de l’anneau E qui est refroidi par de l’eau, amenée par les tubes b. Le bloc h de calcium formé est élevé lentement au-dessus de l’électrolyte.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Experimental electrical engineering and manual for electrical testing (Traité expérimental d’électricité industrielle. Essais de machines), par Karapetoff. — i volume gr. in-8 de 780 pages avec 538 figures. — John Wiley and Sons à New-York, Çhapman and Hall à Londres, éditeurs. — Prix : relié, 6 dol.
- Cet ouvrage est, à notre connaissance, un des plus complets qui aient été publiés jusqu’à ce jour sur l’électricité industrielle. Toute l’électrotechnique y est exposée en prenant pour base la méthode expérimentale ; quelques formules, en général très simples, résument les résultats de l’expérience.
- Chaque étude est présentée au point de vue pratique et industriel; les montages à adopter et les précautions à prendre dans les mesures ou dans les essais sont toujours indiqués avec le plus grand soin. Enfin un grand nombre d’exemples numériques facilitent au lecteur l’application des méthodes industrielles.
- Le résumé ci-après fait connaître les questions traitées dans l’ouvrage; les parties spécialement intéressantes seront signalées au cours de l’énumération qui suit.
- Chapitre I. — Mesure des résistances. — Un appareil de Hoopes, basé sur le principe du double pont et destiné à déterminer rapidement la conductivité d’un échantillon métallique, paraît devoir offrir un réel intérêt industriel.
- Chapitre II. — Description et usage des voltmètres et des ampèremètres des différents types. — La théorie et le mode d’emploi de l’électromètre à quadrants pourraient être un peu plus développés.
- Un électromètre Westinghouse pour des tensions de 200 000 volts est particulièrement intéressant.
- Nous signalerons aussi un dispositif préconisé par l’auteur pour mesurer les courants et les voltages à l’aide d’un seul instrument sur les différentes lignes d’un système polyphasé.
- La description des appareils enregistreurs termine ce chapitre.
- Chapitre 111. — Etalonnage des ampèremètres et des voltmètres. — Le principe de l’étalonnage est fort bien exposé par la considération d’étalons de deux degrés, les étalons du second degré étant les instruments employés couramment et ceux du premier degré étant obtenus directement à l’aide des unités fondamentales-: ohm, ampère, volt.
- Certains appareils décrits au cours de ce chapitre sont peu connus en France. Tel est le comparateur de Leeds et Northrup, sorte d’ampèremètre thermique différentiel qui sert à étalonner directement un ampèremètre à courant alternatif avec un ampèremètre étalon à courant cpntinu.
- L’auteur décrit la méthode potentiométrique et les étalons de force électromotrice, spécialement l’élément Weston qui est le plus usité en Amérique; quelques renseignements sur la réalisation de ces étalons du premier degré auraient peut-être utilement figuré dans cet ouvrage.
- La balance de lord Kelvin et l'électrodynamo-mètre absolu font l’objet d’une étude spéciale; toutefois, cette étude est peut-être un peu trop sommaire en ce qui concerne ce dernier instrument.
- Chapitre IV. — Wattmètres et compteurs d’énergie. — L’influence du décalage du courant dans le circuit à fil fin est bien expliquée, mais il semble que
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- cet exposé eût été utilement complété par une formule donnant la correction à faire lorsque cette correction est nécessaire.
- L’auteur décrit quelques types de compteurs et expose d’une manière particulièrement claire et précise les opérations d’étalonnage de ces instruments.
- Chapitre V. — Réactance et résistance. — Ce chapitre constitue un résumé très simple des propriétés des courants alternatifs sinusoïdaux et des diagrammes s’y rapportant. L’ouvrage ne traite pas de la mesure des coefficients de self-induction, qui présente cependant un réel intérêt industriel.
- Chapitre VI. — Capacité électrostatique. — Ce chapitre est en quelque sorte une suite du précédent qu’il complète au point de vue des courants alternatifs; les phénomènes de résonance font l’objet d’une étude particulière.
- Chapitre VII. — Circuit magnétique. — La loi du circuit magnétique est établie expérimentalement; il semble que l’auteur aurait pu faire ressortir un peu plus l’analogie de cette loi avec la loi du circuit électrique. L’influence des fuites sur l’excitation nécessaire pour produire un flux utile déterminé, l’étude du circuit magnétique des machines à courant continu, enfin les essais des électro-aimants complètent ce chapitre.
- Chapitre VIII. — Essais de perméabilité. — Parmi les instruments cités par l’auteur pour l’étude des propriétés magnétiques des fers et des aciers, il convient de retenir le perméamètre de Drysdale pour les essais des blocs destinés à la confection des culasses.
- Chapitre IX. —Mesure des perles dans le fer. — A citer l’hystérésimètre de Holden-Esterline, dans lequel la rotation est produite par un moteur spécial et où l’aimant permanent de l’appareil Blondel est remplacé par un électro-aimant, ce qui' permet de mesurer les pertes dans le fer à des fréquences et à des inductions très élevées.
- Chapitre X. — Photomélrie des lampes à incandescence. — La méthode indiquée par l’auteur pour la mesure des intensités lumineuses à l’aide du photomètre de Bunsen laisse quelque peu à désirer ; il suppose en effet qu’on obtient une position bien déterminée pour la disparition de la tache d’huile, tandis qu’en réalité- la tache ne disparaît pas à la fois
- des deux côtés de la boîte ; on obtient deux positions distinctes, l’une déterminée par les distances li etl\ à la source et à l’étalon, l’autre par les distances U et l'2 ; on doit prendre alors :
- I h h
- I' l\Vf
- Chapitre XI. — Lampes à arc. — La description et la photométrie des lampes à arc font l’objet de ce chapitre.
- Chapitre XII. — Illuminations des intérieurs.
- — L’auteur donne des indications intéressantes sur la manière d’étudier l’éclairage d’un local ; il semble toutefois que quelques chiffres auraient utilement complété ces indications.
- Chapitre XJII. — Lignes de transmission. — Ce chapitre est consacré à une étude très intéressante des feeders pour les lignes à courant continu et à courant alternatif.
- Chapitre XIV. — Lignes de distribution. — Après avoir étudié, comme pour les feeders, la chute de tension dans ces lignes, l’auteur traite de la mesure des isolements et de la recherche des défauts.
- La recherches des défauts dans les lignes est peut-être traitée un peu trop sommairement; enfin, il semble que les appareils tels que parafoudres ou limi-teurs de tension auraient pu être brièvement décrits dans ce chapitre.
- Chapitre XV. — Génératrices à courant continu.
- — Le couplage en série n’est pas étudié; il présente cependant une particularié qui mérite d’être signalée.
- Dans le couplage en parallèle des génératrices compound, deux interrupteurs sont placés sur le fd d’équilibre ; il semble qu’il y a là une disposition défectueuse en raison des résistances 'qu’introduit la présence des contacts ; le fil d’équilibre doit, pour être efficace, avoir une résistance négligeable par rapport à celle des enroulements-série.
- Dans l’étude des distributions à trois fils, qui vient ensuite, l’auteur indique pour le fil d’équilibre une section égale à 5o % de celle des fds extrêmes; ce chiffre paraît trop élevé.
- Chapitre XVI. —Moteurs ù courant continu.
- Chapitre XVII, — Pertes et rendement des machines à courant continu. — Ce chapitre est consacré à la détermination du rendement par la méthode-des pertes séparées etopar la méthode du lancer.
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- Chapitre XVIII. — Méthodes d’opposition.
- Chapitre XIX. — Transformateurs. — Nous signalerons tout particulièrement l’étude de réchauffement des transformateurs présentée d’une manière très claire.
- Chapitre XX. — Systèmes polyphasés.
- Chapitre XXI. —Alternateurs et moteurs synchrones. -— Comme on le sait, M. Karapetoff a publié sur ce sujet des études très remarquables ; aussi le présent chapitre est des plus instructifs. Le couplage en parallèle des alternateurs aurait été toutefois utilement complété par un exposé un peu plus détaillé de la manière de répartir les charges entre deux machines couplées et de la manière de découpler une machine d’un réseau.
- Chapitre XXII.—Essais industriels des alternateurs et des moteurs synchrones. — La méthode de mesure des pertes par échauflement d’air est intéressante au moins en théorie ; l’auteur indique qu’elle a été employée avec des machines très puissantes auxquelles on ne pouvait appliquer les méthodes usuelles.
- Les essais de température sont décrits ici encore avec beaucoup de détails ; nous citerons comme particulièrement intéressant l’essai de Hobart et Punga qui n’entraîne qu’une très faible consommation de puissance; comme on le sait, il consiste à faire marcher la machine en ne produisant alternativement que des pertes dans le fer (circuit ouvert) ou que des pertes dans le cuivre (court-circuit), mais de manière à donner toujours une quantité de pertes égale au total des pertes normales de la machine.
- Chapitre XXIII. — Commutai'vices. —Le réglage de la tension fait l’objet d’une élude particulière.
- Chapitre XXIV. — Moteurs d'induction. — La réalisation d’un champ tournant à l’aide d’enroulements polyphasés est expliquée d’une manière très simple.
- La mesure des pertes et des rendements est traitée également d’une manière très claire.
- Ce chapitre se termine par un aperçu trop abrégé des propriétés des moteurs monophasés à collecteur.
- Chapitre XXV. — Etude spéciale des moteurs d’induction. — Cette élude est consacrée au diagramme du cercle ; elle est présentée d’une manière très simple et très intéressante. Le tracé et l’utilisa-
- tion pratique de ce diagramme font 1,’objet de développements d’un réel intérêt.
- Ce chapitre se termine par un exposé des méthodes d’exploration du champ, dans un moteur polyphasé ou dans un moteur monophasé.
- Chapitre XXVI. — Enroulements d’armature.
- Chapitre XXVII. — Courbes de courant alternatif. — Les appareils pour le tracé des courbes par point et les oscillographes à lame vibrante sont décrits dans ce chapitre qui se termine par un exposé de la méthode d’analyse des courbes ainsi obtenues.
- Il semble que l’application de la résonance à la détermination des harmoniques aurait été utilement exposée dans cette étude.
- Chapitre XXVIII. — Piles et accumulateurs. — Les méthodes de mesure de la résistance intérieure des accumulateurs préconisées par l’auteur paraissent peu précises, car elles exigent l’emploi d’un voltmètre et d'un ampèremètre; il est plus simple de se servir d’un voltmètre d’une résistance connue.
- Dans l’étude de l’emploi industriel des batteries, il semble qu’un calcul des éléments de réduction pour la charge et la décharge eût avantageusement complété les considérations exposées.
- Les survolteurs dévolteurs donnent lieu à une étude des plus intéressantes.
- Chapitre XXIX..— Tableaux de distribution.
- Chapitre XXX. — Controleurs et régulateurs.
- — On trouvera dans ce chapitre une description intéressante des contrôleurs destinés aux ascenseurs électriques.
- Chapitre XXXI. — Traction électrique. — Les controllers série-parallèle des moteurs de traction sont présentés d’une manière fort simple; il en est de même des dispositions pour le système multiple-unit.
- On trouve dans ce chapitre des renseignements détaillés sur l’organisation des freins à air; on peut regretter que l’auteur ne donne pas quelques chiffres sur la pression et la consommation de ces freins, ainsi que sur la puissance des moteurs destinés à produire la compression.
- Chapitre XXXII. — Chauffage et soudure électriques.
- Chapitre XXXIII. — Eléments de téléphonie.
- — Ce chapitre constitue un exposé très clair et très
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- complet des appareils et des installations téléphoniques.
- Chapitre XXXIV. — Mesures de sécurité des installations. — Ce chapitre n’est qu’un exposé des règles posées par le règlement américain afférent à cette question.
- L’analyse qui précède permet de se rendre compte de l’importance de l’ouvrage de M. Karape-toff; les quelques observations de détail présentées
- ci-dessus, auxquelles a pu donner lieu sa lecture, no font que mieux ressortir tout l’intérêt que présente cette lecture.
- Ce livre, par les renseignements très nombreux et très complets qu’il renferme, et par son caractère spécialement pratique et industriel, paraît devoir être du plus haut intérêt pour toutes les personnes appelées il s’occuper d’électricité industrielle.
- A. M.
- VARIÉTÉS
- LÉGISLATION
- DÉCRET DU 3 AVRIL 1908 SUR LES DISTRIBUTIONS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE I
- AUTORISATIONS POUR LES DISTRIBUTIONS d’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE ÉTABLIES EXCLUSIVEMENT SUR DES TERRAINS
- PRIVÉS
- Forme et présentation de la demande en autorisation.
- Art. premier. — Toute demande en autorisation poulies ouvrages de distribution d’énergie électrique à établir exclusivement sur des terrains privés, mais à moins de iom de distance horizontale d’une ligue télégraphique ou téléphonique préexistante, est adressée en double expédition au préfet qui la transmet immédiatement à l'ingénieur en chef du contrôle.
- Elle est accompagnée d’un plan indiquant le tracé de la ligne et d’un état de renseignements, conforme au modèle arrêté par le ministre des postes et des télégraphes, après avis du comité d’électricité.
- Instruction de la demande et délivrance de Vautorisation.
- Art. a. — L’ingénieur en chef du contrôle, après avoir constaté que les ouvrages projetés rentrent dans la catégorie prévue par le litre II de la loi du i5 juin igoG, transmet le dossier à l’ingénieur en chef des télégraphes ou à son délégué ; celui-ci formule son avis sur les conditions techniques auxquelles doit satisfaire l’installation en vue d’éviter les troubles dans le fonctionnement des lignes télégraphiques ou téléphoniques préexistantes; il indique, s’il y a lieu, les travaux à exécuter à cet. clîel, fait signer au demandeur les engagements nécessaires et adresse le dossier au parquet.
- Le préfet, en conformité de l’avis de l'administration des télégraphes, accorde l'autorisation demandée.
- CHAPITRE II
- PERMISSION DE VOIRIE
- Forme et présentation de la demande.
- Art. 3. — Toute demande de permission de voirie pour une distribution d’énergie électrique ne s’étendant que sur un département est adressée au préfet qui en donne récépissé et la transmet immédiatement à l’ingénieur eu chef du contrôle.
- Si la distribution doit s’étendre sur plus d’un département, la demande est adressée ail ministre des travaux publics, qui désigne le service chargé de l’instruction, transmet le dossier à ce service et en avise les préfets des départements intéressés et le demandeur.
- Art. 4. — La demande indique le lieu où le pétitionnaire élit domicile et où lui seront valablement faites par l’administration toutes notifications utiles. Elle est accompagnée d’un avant-projet comprenant :
- i° Un extrait de carte à l’échelle de 1/80 000e ; a0 Un plan général et une nomenclature des voies publiques à emprunter;
- 3° Un mémoire indiquant la destination et l’importance de la distribution, l’emplacement et la nature des ouvrages projetés ;
- 4° Des dessins donnant les types des installations à établir sur le domaine public.
- Le pétitionnaire fournit, sur la demande du service du contrôle, des exemplaires du dossier en nombre sulli-sant. pour l’instruction.
- Instruction de la demande et délivrance des permissions pour les distributions qui empruntent des voies dépendant de la grande voirie, des chemins de grande communication ou des chemins d'intérêt commun.
- Art. 6. — Lorsque la distribution doit emprunter eu
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- tout ou partie des voies dépendant de la grande voirie, des chemins vicinaux de grande communication ou des chemins d’intérêt commun, l’ingénieur en chef consulte les ingénieurs et agents voyers préposés à l’administration de ces voies.
- Il communique à chacun des maires des communes traversées l’extrait du dossier concernant sa commune. Dans le délai de quinze jours, les maires renvoient à l’ingénieur en chef les pièces communiquées en formulant leurs observations sur les permissions qui sont de la compétence du préfet en joignant à leur envoi les arrêtés portant délivrance des permissions de voirie pour les voies qui sont de leur compétence OU, à défaut, en indiquant les motifs qui s’opposent à la délivrance de ces permissions.
- Si la demande prévoit une distribution d’éclairage, le délai imparti aux maires est porté à un mois pour les communes où doit être distribuée la lumière; les maires de ces communes provoquent l’avis du conseil municipal cl le joignent au dossier.
- Si la demande Vise une ou plusieurs communes où existent déjà des concessions de distributions d’énergie, l’ingénieur en chef invite les concessionnaires antérieurs à fournir leurs observations dans le délai de quinze jours.
- L’instruction terminée, l’ingénieur en chef transmet, avec son rapport, un exemplaire du dossier au préfet de chaque département.
- Art. 6. — Dans le cas où il y a accord entre les services intéressés et où, en cas de distribution d’éclairage, aucun conseil municipal n’a fait d’opposition, le préfet délivre les permissions qui sont de sa compétence, en raison de la nature des voies publiques à emprunter et remet au demandeur les permissions délivrées par les maires pour les chemins vicinaux ordinaires, les chemins ruraux et les voies urbaines, ou les délivre lui-même en vertu dés pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 98 de la loi municipale du 5 avril 1884 et en avise les maires.
- Art, 7. — En cas de désaccord entre.les services intéressés ou d’opposition d’Un conseil municipal à une distribution d’éclairage, le dossier est transmis au ministre des travaux publics qui, après avis du ministre de l’iuté-rieur, renvoie ce dossier au préfet avec ses instructions.
- Art. 8. — Dans tous les cas où la distribution projetée doit emprunter, autrement que par une simple traversée, des voies dépendant de la grande voirie et non affectées à la circulation publique,'le préfet,avant de statuer, transmet le dossier au ministre des travaux publics (pii, après examen, lui renvoie ce dossier avec scs instructions.
- Art. 9. — Lorsque là demande vise plusieurs déparle-ineiits, chaque préfet transmet le dossier, avec sou avis, au ministre des travaux publics, qui, après examen, lui renvoie ce dossier, en lui faisant connaître dans quelles conditions les permissions de voirie doivent être accor-
- dées. S’il y rt désaccord entre les services intéressés ou s’il y a opposition d’une commune en cas de distribution d’éclairage, le ministre des travaux publics prend, au préalable, l’avis du ministre de l’intérieur.
- Instruction do la demande et délivrance des permissions
- pour les distributions qui empruntent exclusivement
- des chemins vicinaux ordinairesy des chemins ruraitx
- ou des voies urbaines.
- Art, 10. — Pour les distributions qui empruntent exclusivement des chemins vicinaux ordinaires, des voies rurales ou des voies urbaines, l’ingénieur en chef adresse le dossier au maire de chaque commune avec son avis sommaire.
- Les maires des communes où existe déjà une distribution publique concédée invitent le concessionnaire antérieur à fournir ses observations dans un délai maximum de dix jours à l’expiration duquel il est passé outre.
- Aussitôt après avoir statué, les maires en avisent l’ingénieur eu chef et lui envoient un duplicata des permissions délivrées.
- Branchements nouveaux.
- Art, ii. — Sauf disposition contraire de la permission initiale, tout branchement nouveau doit faire l’objet d’une permission spéciale.
- Révision et révocation des permissions de voiries.
- Art. 12. — Les permissions de voirie autorisant des distributions d’énergie électrique peuvent être revisées sous les conditions ordinaires des arrêtés réglementaires relatifs à ces permissions.
- Elles peuvent dire révoquées sous les mêmes conditions et, notamment, si le permissionnaire ne se conforme pas, après mise eu demeure, aux obligations qui lui sont imposées soit par sa permission, soit par les lois et règlements. Les permissions sont également révocables si la distribution cesse d’èlrc affectée à la destination qui avait motivé l’autorisation.
- CHAPITRE IIÎ
- concussions simples, sans déclaration d’utilité
- PUBLIQUE
- Section I. — Présentation de la demande et mise
- à l’enquête.
- Forme et présentation de la demande.
- Art. i 3. — Toute demande en concession d’une distribution d’énergie électrique est adressée :
- Au ministre des travaux publics si, conformément à l’article 6 de la loi du iG juin 1906, la concession est de la compétence de l’Etat et s'étend sur plusieurs départe-* monts;
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- Au préfet si la concession est de la compétence de l’Etat et ne s’étend que sur un département-;
- Aux maires si la concession est de la compétence d’une commune, ou d’un syndicat de communes.
- Art, i/|. — La demande est accompagnée d’un dossier comprenant :
- i° Un extrait de carte k l’échelle de i/8ooooe;
- 2° Un mémoire descriptif indiquant la destination et l’importance de l’entreprise, les conditions générales et les dispositions principales de la distribution ;
- 3° Un projet de tarif maximum pour la vente de l’énergie électrique.
- Mise à l’enquête.
- Art. i5. — Si la concession est de la compétence de l’Etat, le ministre ou le préfet statue sur la mise à l’enquête après instruction faite par le service du contrôle.
- Si la concession est de la compétence d’une commune ou d’un syndicat de communes, le maire ou le président du syndicat, après avis sommaire de l’ingénieur en chef du contrôle, soumet le dossier au conseil municipal ou aux conseils municipaux intéressés, qui décident s’il y a lieu de procéder à l’enquête.
- Quand l’enquête a été décidée par l’autorité compétente, il est procédé dans les conditions déterminées ci-après.
- Section II. — Enquête, instruction et décision
- dans le cas de concession à. accorder par l’Etat.
- Arrêté d'enquête.
- Art. i6. — Un arrêté du préfet de chacun des départements où s’étend la distribution fixe la date de l’ouverture de l’enquête, indique les localités où elle est ouverte, nomme les membres de la commission d’enquête, en désigne le président et üxe le lieu de ses réunions.
- Cet arrêté est affiché dans toutes les communes qui doivent être desservies ou traversées par la distribution d’énergie électrique dont la concession est demandée. Il est justifié de cette formalité par un certificat du maire.
- Composition de la commission d’enquête.
- Art, 17. — Chaque commission d’enquête se compose de trois membres au moins et de sept au plus, choisis parmi les principaux propriétaires d’immeubles, négociants et industriels de la région.
- Durée de l'enquête.
- Art. 18. '— Le projet de la concession, ainsi que les registres destinés ù recevoir les observations auxquelles peut donner lieu l’entreprise projetée, reste déposé pendant quinze jours à la mairie de chaque commune desservie ou traversée.
- Les pièces et extraits de dossiers sont fournis par le demandeur en concession et à ses frais, en autant d’exemplaires qu’il y à de communes desservies ou traversées.
- Réunion de la commission d’enquête.
- Art. 19. — A l’expiration du délai de quinze jours.ci-dessous fixé, la commission d’enquête se réunit sur la convocation du préfet. Elle examine les déclarations consignées aux registres de l’enquête, entend toutes personnes qu’elle juge ù propos de consulter et donne sou avis motivé, tant sur l’utilité de l’entreprise que sur les diverses questions qui ont été posées par l’administration ou soulevées au cours de l’enquête.
- Ces diverses opérations, dont il est dressé procès-verbal, doivent être terminées dans un délai de huit jours.
- Aussitôt que le procès-verbal de la commission d’enquête est clos, et, au plus lard, à l’expiration du délai ci-dessus fixé, le président de la commission adresse ce procès-verbal, avec les registres et les autres pièces de l’enquête, au préfet, qui transmet immédiatement le dossier à l’ingénieur en chef du contrôle.
- Remplacement de la commission d’enquête par un commissaire enquêteur.
- Art. 20. — Pour les affaires de moindre importance, le préfet peut désigner, au lieu de la commission d’enquête, un commissaire enquêteur chargé de procéder à l’enquête dans les mêmes formes que la commission.
- Avis des conseils municipaux.
- Art. 21. — En même temps qu’il est procédé à l’enquête, le préfet invite les conseils municipaux des communes intéressées a délibérer sur 1’utilité et la convenance de l’entreprise.
- Les procès-verbaux de leurs délibérations doivent être adressés à l’ingénieur en chef du contrôle dans le délai d’un mois ù dater de la communication du dossier.
- Instruction de la demande.
- Art. 22. — L’ingénieur en chef du contrôle, sur le vu du dossier de l’enquête, entend les concessionnaires antérieurs, provoque, s’il y a lieu, une conférence entre les services intéressés, invite le demandeur à faire connaître ses observations et propositions, dans le cas où des objections ou conditions auraient été formulées, soit au cours de l’enquête, soit pendant l’instruction, et transmet le dossier au préfet de chaque département, avec son l’apport, en y joignant l’adhésion du demandeur, ou ses observations en cas de refus, ainsi que les adhésions des divers services intéressés, ou leurs observations en cas de désaccord.
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- Délivrance de la concession.
- Instruction.
- Art. ü3. — Lorsque la concession projetée ne doit s’étendre que dans un département, et s’il y a accord entre les divers services et communes intéressés, le « préfet signe l’acte de concession au nom de l’Etat.
- S’il y a désaccord entre les services ou communes intéressés, le préfet transmet le dossier avec son avis au ministre des travaux publics. Le ministre, après avoir consulté le comité d’électricité, renvoie le dossier au préfet avec ses instructions. Le préfet notifie la décision ail demandeur et signe l’acte de concession.
- Lorsque la concession doit s’étendre sur plusieurs départements, chaque préfet transmet le dossier au ministre des travaux publics avec son avis. Le ministre consulte le comité d’électricité, en cas de désaccord entre les services ou les communes intéressés. Il prend l’avis du ministre de l’intérieur, statue sur les conditions auxquelles la concession peut être accordée, les notifie au demandeur et passe l’acte de concession au nom de l’Etat.
- Modifications au cahier des charges type.
- Art. 24. — Dans les cas où l’acte de concession comporte des modifications ou dérogations au cahier des charges type arrêté en exécution de l’article 6 de la loi du i5 juin 1906, le dossier est transmis par les soins du ministre des travaux publics au conseil d’Etat, avec les avis du ministre de l’intérieur, du ministre de l’agriculture et de l’administration des postes et télégraphes. L’approbation de la concession est prononcée par décret, conformément aux dispositions de l’article 7 de la loi.
- Art. 26. — L’ingénieur en chef provoque, s’il y a lieu, une conférence entre les services intéressés, entend les concessionnaires antérieurs, puis transmet le dossier, avec scs observations ou propositions, au maire ou au président du syndicat.
- Délivrance de la concession.
- Art. *27. — Si une entente s’établit entre la commune ou le syndicat de communes et le demandeur, et si les conditions de l’entente sont conformes à l’avis des services intéressés, le maire ou le président du syndicat passe l’acte de concession et l’adresse à l’ingénieur en chef du contrôle, qui, après vérification, le soumet à l’approbation du préfet. Pour les syndicats comprenant des communes situées dans des départements différents, l’acte de concession est soumis à l’approbation du préfet du département auquel appartient la commune, siège de l’association.
- S’il y a désaccord entre les services intéressés ou si une entente s’établit entre la commune ou le syndicat de communes et le demandeur, contrairement à l’avis des-dils services, le main; ou le président du syndicat transmet le dossier au préfet, qui l'adresse au ministre des travaux publics. Le ministre consulte le comité d’électricité, prend l’avis du ministre de l’intérieur et renvoie le dossier au préfet avec ses instructions. Le préfet notifie la décision du ministre au maire ou au président du syndicat, qui passe l’acte de concession et l’envoie à l’ingénieur en chef du contrôle pour être soumis, après vérification, à l’approbation du préfet.
- Section III. — Enquête, instruction et décision dans le cas de concession à accorder par une commune ou un syndicat de communes.
- Enquête.
- Art. 25. — Lorsque la concession doit être donnée par une commune ou un syndicat de communes, il est procédé à l’enquête comme il est indiqué au chapitre précédent, sauf les modifications ci-après.
- Le préfet nomme toujours un commissaire enquêteur au lieu de la commission d’enquête prévue à l’article 17, et désigne la,- commune à la mairie de laquelle le commissaire enquêteur entendra les dépositions.
- Le délai pendant lequel l’enquête reste ouverte dans les conditions prévues à l’article 18 est réduit à huit jours.
- Le délai imparti au commissaire enquêteur pour effectuer les opérations prévues à l’article 19 est réduit à trois jours.
- Aussitôt que le procès-verbal de l’enquête est clos, et au plus tard à l’expiration du délai de trois jours ci-dessus fixé, le commissaire enquêteur adresse le dossier au préfet, qui le transmel immédiatement à l’ingénieur en chef du contrôle.
- Modifications au cahier des charges type.
- Art. 28. — Dans tous les cas où l’acte de concession passé par le maire ou le président du syndicat comporte des modifications ou dérogations au cahier des charges type, la concession ne devient définitive qu’après avoir été approuvée dans les conditions prévues par l’article 24 ci-dessus.
- CHAPITRE IY
- CONCESSION AVEC DÉCLARATION D*UTILITÉ PUBLIQUE
- Formalités de l’instruction.
- Présentation de la demande, enquête et instruction.
- Art. 29. — Les demandes eu concession d’une distribution d’énergie électrique avec déclaration d’utilité publique sont présentées, soumises à l’enquête, instruites, et l’acte de concession est passé conformément aux prescriptions du chapitre m du présent règlement. Dans tous les cas, le dossier est adressé au ministre des travaux publics avec l’acte de concession passé par l’autorité locale compétente ou avec le projet d’acte à passer par le ministre.
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- Déclaration d’utilité publique. — Approbation de l’acte de concession en conseil d'Etat.
- Art. 3o. — Le ministre des travaux publics, après avoir complété le dossier, s’il y a lieu, par l’acte de concession revêtu de sa signature, le transmet au conseil d’Etat de concert avec le ministre de l’intérieur et avec les avis du ministre de l’agriculture et de l’administration des postes et des télégraphes.
- La déclaration d’utilité publique est prononcée, et la concession approuvée par décret, conformément aux dispositions de l’article n de la loi du i5 juin 1906.
- CHAPITRE Y
- INSTRUCTION ET APPROBATION DES PROJETS DÉFINITIFS. ----
- ENQUÊTES POUR i/ÉTABLISSEMENT DES SERVITUDES PRÉVUES PAR L’ARTICLE 12 DE LA LOI DU l5 JUIN I906.
- Section I. — Instruction et examen des projets.
- Instruction des projets définitifs.
- Art, 3i. — Aucune installation de distribution ne peut être exécutée sur la voie publique sans que le projet définitif en ait été préalablement soumis à l’examen des services intéressés. Il n’est dérogé à celte règle que dans le cas prévu à l’article 35 ci-après.
- Art, 32. — Les projets sont adressés à l’ingénieur eu chef du contrôle en cinq exemplaires au moins pour chaque département traversé, et en plus grand nombre si l'ingénieur en chef le requiert pour accélérer l'instruction.
- Art. 33. — L’ingénieur en chef transmet des exemplaires du dossier aux divers services intéressés, en vue des conférences prévues à l’article i4 de la loi du 15 juin. 1906.
- Dans le cas de distributions dont le contrôle est de la compétence des communes, les services de contrôle organisés par les municipalités et leurs services de voirie sont appelés à participer aux conférences et à présenter leurs propositions.
- L’ingénieur en chef notifie les propositions des services Intéressés à l'entrepreneur de la distribution et provoque ses observations sur les objections et conditions formulées au cours de l’instruction.
- Approbation des projets.
- Art. 34. — S’il y a accord entre les services intéressés et si l’entrepreneur de la distribution a pris par écrit les engagements auxquels serait subordonnée l’exécution des travaux, l’ingénieur en chef autorise cette exécution.
- S’il n’y a pas accord entre les services intéressés et le demandeur, l'ingénieur eu chef adresse le dossier au ministre des travaux publics, qui le soumet au comité d’électricité*
- Si les ministres intéressés adhèrent à l’avis du comité,
- le ministre des travaux publics renvoie, le dossier ù l’ingénieur en chef avec ses instructions. Si les ministres intéressés n’adhèrent pas tous à l’avis du comité, il est statué au conseil des ministres.
- Exécution de lignes secondaires et de branchements.
- Art, 35. — Les travaux qui se bornent à la création d’une ligne secondaire ou d’un branchement ayant pour unique objet de relier un immeuble à une canalisation existant sur ou sous la voie publique peuvent être exécutés par les concessionnaires, sans autorisation préalable, ù charge par ceux-ci de prévenir huit jours à l’avance le service du contrôle, le service de la voirie et les autres services intéressés, et sous la condition expresse qu’aucune opposition ne soit formulée dans le délai ci-dessus fixé.
- Pareille faculté peut être, sous les memes conditions, ouverte par les permissions de voirie, en ce qui concerne les branchements particuliers.
- S’il y a opposition motivée, le projet de l’ouvrage doit être soumis à l’examen de l’ingénieur en chef du contrôle et instruit dans les formes prévues ci-dessus.
- Section II. — Enquête pour rétablissement des
- servitudes prévues par l’article 12 de la loi du
- 15 juin 1906.
- Enquête relative aux servitudes.
- Art. 36. — L’enquête pour l’établissement des servitudes d’appui, de passage ou d’ébranchage prévues à l’article 12 de la loi du 15 juin 1906 a lieu sur un plan parcellaire indiquant toutes les propriétés atteintes par les servitudes, avec les renseignements nécessaires pour faire connaître Lla nature et l’étendue des sujétions en résultant.
- Le plan des propriétés frappées de servitudes mentionnant les noms des propriétaires tels qu’ils sont inscrits sur les matrices des rôles reste déposé pendant huit jours à la mairie de la commune où les propriétés sont situées. Avertissement de l’ouverture de l’cnquêlc est donné collectivement aux intéressés, par voie d’affichage à la mairie. Notification directe des travaux projetés est, en outre, donnée par le maire aux intéressés. Le maire certifie les notifications et affiches ; il mentionne, sur un procès-verbal qu’il ouvre à cet effet, les réclamations et déclarations qui lui ont été faites verbalement et y annexe celles qui lui sont adressées par écrit.
- A l’expiration du délai de huitaine, un commissaire enquêteur, nommé par le préfet, reçoit les observations et appelle, s’il le juge convenable, les propriétaires intéressés. Le commissaire signe le procès-verbal d’enquête, y joint son avis motivé et remet immédiatement, avec toutes les pièces de l’instruction, le dossier au maire, qui le transmet sans délai à l’ingénieur en chef du contrôle.
- [A suivre.)
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- 25 Avril 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 131
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE •
- En s adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent il l Electrotechnique / 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, élcctromètallurgie.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Japon. — Los affaires d’électricité prennent au Japon Une extension considérable. Elles seront l'objet d’une organisation particulièrement soignée à la grande exposition de Tokio en 1912.
- La plus grande partie des affaires se traite actuellement par Siemens-Schuckert, qui ont une succursale à Tokio, et par la General Electric, de Schenectady, dont les intérêts sont surveillés par un délégué spécial et qui est représentée par deux firmes s’occupant respectivement de tout ce qui est au-dessus ou ne dépasse pas 5oo kilowatts. Dick-Kerr et C°, puis l’Allgemeine, la Westinghouse Cy, Àllis Chalmers, Willaus et Robinson, ainsi que sept ou huit autres constructeurs, dont les agences locales sont bien organisées, réussissent de temps à autre à enlever aussi des commandes.
- En ce qui concerne les petits moteurs et dynamos, la concurrence japonaise se fait assez bien sentir, surtout lorsque des articles de qualité tout à fait supérieure ne sont pas indispensables. Pour l’éclairage, la compétition indigène est encore plus vive;la Tokyo Lamp Company, établie il y a trois ans par la General Electric et la firme Mitsui, est exploitée avec succès et ne cesse d’augmenter sa production.
- La question des tramways électriques est plus que jamais à l’ordre du jour et il semble que les entreprises de ce genre se multiplieraient rapidement si les capitalistes étrangers étaient mieux disposés à l’égard du Japon.
- Sir Clifton Robinson, qui est directeur de maintes sociétés importantes de tramways en Angleterre, est venu dernièrement au Japon pour se rendre compte de l’avenir de la locomotion électrique dans ces parages. Il se serait déclaré partisan du chemin de fer électrique élevé projeté entre Shinagawa et Senju (faubourgs opposés de Tokio) et qui permettrait de faire le trajet en vingt minutes, alors que le service actuel prend deux heures. Les promoteurs des compagnies de chemins de fer électriques do Keisi (Tolcio-Narita) et de Buso se seraient aussi mis en rapport avec lui, dans l’espoir d’obtenir la coopération de capitalistes anglais.
- Un nouveau projet vient d’être soumis aux autorités compétentes et consisterait à relier le quartier de Azu-mabashi, Honjo, Tokio, à la ville de Koriyama, dans la préfecture de Fukushima, par un tramway électrique élevé qui traverserait de nombreuses localités dans les
- préfectures de Chiba, Ibaraki, Tochigi et Fukushima et parcourrait ainsi une distance d’environ 280 kilomètres. Cette entreprise serait exploitée par la « Tohoku Electric Tramway Company » avec un capital de 10 000 000 de yen.
- il!
- A-
- Suisse. — O11 sait qu’il existe plusieurs projets de chemins de fer destinés à relier la vallée du Rhône à Turin, la capitale du Piémont. Tous partent de Martigny et traversent les différentes vallées de la Dranse.
- L’un de ces projets (Wart-Ribordy) passe par le Val Perret pour aboutir à Courmayeur et à Turin ; il prévoit 12 kilomètres de tunnels, dont un de 6km 100.
- Le projet Dietrich, Closuit et C18 emprunte ainsi le Val Perret, mais est à voie étroite, sauf le trajet Martigny à Orsières, dont la concession est déjà accordée.
- Le projet Potlerat (Marligny-Aoste-Turin) passe le Saint-Bernard au moyen d’un tunnel de 6km environ, ligne à voie normal.
- Un quatrième projet, déposé par MM. Patru, Ducrey et consorts, n’est pas le moins intéressant. Au lieu de traverser les vallées de, l’Enlremont, cette ligne parcourt toute la vallée de Bagnes pour atteindre le Val Pelline par un tunnel de près de 5km pour de là continuer par le Val Tournanche et la vallée d’Aoste jusqu’à Turin. La ligne est à voie normale et le devis en est de 85 millions.
- » *
- Roumanie. — U11 crédit extraordinaire de 5o 000 000 de francs a été accordé par les Chambres roumaines pour être affecté aux besoins de l’Administration des chemins de fer.
- Sur cette somme, 14000000 sont destinés à la construction ou à l’agrandissement de gares* remises de locomotives, ateliers, garages et hangars; 4 4°°000 à la construction de ponts ; 4 600 000 à l’achat de matériel roulant ; 7.0000 aux travaux du port de Constanlza ; 4 3ooooo à la construction de nouvelles lignes de chemins de fer, notamment celles de Urziceni-Slobozia et Slobo-z.ia-Feteshli ; 10700000 francs seront consacrés au
- dédoublement des lignes Ploesti-Campina et Ccrnavoda-Conslaulza.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Anonyme des Appareils Électriques Nieuport. — Capital; 19! 9.35 francs. — Siège social : 1, rue de Seine, Suresncs (Seine).
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N» 17.
- Compagnie Nantaise des Taxi-Autos. — Capital : 5o.ooo francs. — Siège social : 20, rue François I01', Paris.
- Compagnie des Tramways à vapeur de la Chalasse et du Béarn. — Constituée le i3 avril 1908. — Capital : 1.400.000 francs.— Siège social : 12 rue du 4-Septembre, Paris.
- Carsonnin etC‘°. — CAbles et lils électriques. — Constituée le 10 avril 1908. — Capital : 60.000 francs.— Siège social: ioi, avenue de Paris,Gennevilliers (Seine).
- Société d’Exploitations minières du Sud-Ouest. — Constituée le i5 avril 1908. — Capital : 400.000 francs. — Siège social : 35, rue des Martyrs, Paris.
- Compagnie des chemins de fer de Grande Banlieue. — Constituée le 16 avril 1908.— Capital : 2.000.000 francs. — Siège social : 48, rue de la Victoire, Paris.
- Société d’Électricité de Vence. — Eclairage, force motrice. — Constituée le 10 mars 1908. — Capital : 200.000 francs. — Siège social : Vence (Alpes-Maritimes).
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Construction Oeriikon.
- Elektrische Rangier-Lokomotive mit Accumulatoren-Betrieb.
- Société Française Oeriikon (Paris).
- Communications périodiques : n° 44> Turbines à vapeur.— n° 45, Pompe à incendie à commande électrique.
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l'Est, Jeumont.
- Bulletin mensuel : n° 12, Des tableaux de distribution . à haute tension.
- ADJUDICATIONS
- IRAKCE
- Le 5 mai 1908, dans la Salle des Séances de la Commission permanente des marchés, à l’Office colonial (Galerie d’Orléans, Palais-Royal) à Paris, adjudication delà
- fourniture de 680 wagons destinés au chemin de fer de Conakry au Niger. Cautionnement provisoire : 45 000 fr. Cautionnement définitif : 90 000 francs.
- Le 5 mai 1908, dans la Salle des Séances de la Commission permanente des Marchés à l'Office colonial (Galerie d’Orléans, Palais-Royal) à Paris, adjudication de la fourniture de 700 poteaux métalliques destinés au service des télégraphes du Sénégal. Cautionnement provisoire: 3oo francs. Cautionnement définitif : 600 francs.
- BELGIQUE
- Le icr mai, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, fourniture et montage d’un ascenseur et d’un monte-charge électriques ; cautionnement : 1 000 francs.
- Le 8 mai, à 1 1/4 h. à l’hôtel de ville, à Bruxelles, fourniture de coupe-circuits pour le service.de l’électricité ; cautionnement : 5 % du montant de la soumission; cahier des charges : o fr. 5o. Soumissions ledit jour, ayant 11 heures.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale à Ca-men-lez-Dorlmund, établissement d’un tramway de Ca-men vers Werne, 200 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mitl-weida, établissement d’installations électriques, 5oo 000 marks.
- Prochainement, à l’administration du tramway, à Brunswick, extension du réseau, 1 000 000 de marks.
- GRANDE-BRETAGNE
- Prochainement, à la corporation municipale, à Bloem-fontein (Afrique du Sud), fourniture d’une machine à vapeur à triple expansion et condensation et une pompe.
- ÉGYPTE
- Jusqu au 5 mai, M. l’administrateur de la municipalité A'Alexandrie recevra les offres pour la fourniture et le montage des pompes et moteurs à pétrole pour le jardin Nouzha; cautionnement: 100 livres égyptiennes.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17,
- Le Gérant ; J.-B. Nouet.
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- Tome 11 <2° série).
- SAMEDI 2 MAI 1908.
- Trentième année. — N° 18.
- La
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- Lumière Électrique
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- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 133. — À. L1kyla.ni>. Système de réglage pour des inslallatious à courants ullornalifs, p. 133. — J. Bethenod, Sur le montage des appareils de mesure dans les circuits à haute fréquence, p. 141.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. W. Lueurs. Le watlmèlic employé comme phasemètre dans un circuit monophasé, p. 142. — Nouveaux instruments pour courant alternatif monophasé, W.-E. SumcnercI J.-AV. Uixoiul p. 142. — Construction de machines. Pertes dans les pièces polaires dues à la présence des dents de l'armature, T.-F. Wall et F.-P. Smith, p. 144. — Commande des machines à couple résistant pulsatoive par moteurs d’induction, P. Kurlicii. p. lîli.
- — Sur le calcul des transformateurs, E. Alm, p. 147. — Arcs et lampes électriques. Pholométrie. Dispositif pour la détermination automatique des courbes photométriques et du degré de régularité des sources de lumière artiliciolle. \Y. Vokue, p. 149.— Transmission et. Distribution. Statistique des centrales électriques en Allemagne, K. Pkulewitz, p. lot). — Télégraphie et. Téléphonie. Sources de courant pour lignes télégraphiques, W. Buiikmk, p. 150. — Appareil téléphonique portatif pour les installations à haute tension, G. Foerster, p. 151. — Brevets, p. 151. — Bibliographie, p. 152. — Variétés.
- — Législation. Décret du 3 avril 1908 sur les distributions d’énergie électrique (fin), p. 153. — Chronique industrielle et financière. — Amortisseur d'à-coups Westinghouse-Brun, p. 157. Chronique financière, p. 161. — Renseignements commerciaux, p. 163.— Adjudications, p l6i.
- ÉDITORIAL
- .Tous nos lecteurs savent quel développement a reçu pendant ces dernières années la commande par machines élcclriqucs des machines d'extraction et des laminoirs. Pour de telles applications, la supériorité de l’élec-Iricité sur la vapeur est manifeste, surtout si .Pon fait usage de groupes compensateurs égalisant la charge cle Pusine génératrice. Les procédés employés jusqu’ici pour réaliser cette compensation ne semblent pas toutefois avoir atteint encore toute la perfection désirable. Surtout lorsque l’énergie primaire est fournie sous forme de courants allerna-lifs, le rendement des groupes compensateurs est assez faible ; d’autre part, les variations de vitesse du volant faisant fonction d’accumulateur ne sont pas toujours sulli-santes pour permettre une utilisation complète de la force vive. M; A. Heyland, hauteur
- bien connu par ses remarquables travaux sur les moteurs asynchrones, a recherché une solution simple et économique remédiant dans une large mesure à ces inconvénients; avec les schémas qu’il propose (p. i3j), l’on peut, à volonté, soit simplement compenser (ou meme surcompenser) la chute de tension sur le réseau pendant le démarrage, soit maintenir en même temps à sa valeur normale la puissance absorbée.
- M. Heyland a décrit précédemment (‘) des dispositifs destinés à permettre un réglage économique des vilesses, lorsqu’on emploie des moleurs à courants alternatifs; l’on retrouvera, dans certains des nouveaux schémas, une application des principes féconds déjà énoncés à cette occasion. Nous enregis-
- (l) Cf. VEclairage Electrique. 1907. tome LU. p. 56.
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- trerons avec intérêt les premières installations comportant l’emploi d’un de ces groupes compensateurs.
- La mesure des courants de haute fréquence n’est pas sans présenter certaines dillicultés: d’un côté, l’emploi de tels courants nécessite des appareils basés presque toujours sur des effets calorifiques, c’est-à-dh’e présentant une résistance ohmique relativement élevée ; d’un autre côté, il est important de diminuer autant que possible l’amortissement supplémentaire ainsi introduit.
- M. J. Bethenod démontre (p. 141 ) que, contrairement à une opinion parfois admise, l’alimentation par induction des appareils de mesure n’est pas avantageuse à ce point de vue ; son seul avantage consiste dans une grande facilité de réglage de l’échelle, lorsqu’on se sert d’appareils indicateurs très sensibles.
- Al. W. LuloJ's fait remarquer que l’on peut mesurer directement le facteur de puissance d’un appareil monophasé au moyen de deux lectures au wattmètre, l’une étant effectuée avec une bobine de self-induction convenable insérée dans le circuit à fil fin (p. i4a).
- Il est généralement admis que l’emploi du fer doit être prohibé dans les appareils de mesure pour courants alternatifs. En se basant sur une application rationnelle des propriétés des électro-aimanls à courant alternatif, MM. VV.-E. Suiitpucr et J.-W. Record sont cependant parvenus à créer une série d’appareils extrêmement robustes, mais don-dant lieu peut-être à quelques objections, en ce qui concerne leur usage avec des ondes non sinusoïdales (p. i4-î).
- MM. T.-K. Wall et E.-P. Smith se sont livrés à des essais intéressants sur les pertes dans les pièces polaires des machines à courant continu. La méthode employée est très ingénieuse et a conduit ces auteurs à un 'grand nombre de remarques intéressantes; malheureusement, la machine expérimentée
- étant d’un type tout spécial, l’on ne peut guère généraliser les résultats qualitatifs obtenus par cette méthode (p. 144)-
- La commande d'une machine à couple résistant périodique par un moteur asynchrone peut donner lieu à des pulsations assez accusées de la puissance absorbée'et à une diminution du rendement moyen, surtout, comme le montre AI. P. Ehrlich, si le moteur a un glissement et un moment d’inertie réduits tp. i4f>).
- En raison de la concurrence actuelle, très développée en matière de constructions électriques, l’on est conduit à établir des appareils d’un prix de revient très bas, par un dimensionnement judicieux, sans compromettre pour autant le bon fonctionnement de ces appareils.
- Les ingénieurs que ne rebutent pas les longs calculs numériques pourront, à ce sujet, lire avec profit une étude deM. E. Alm, sur le calcul des transformateurs (p. 1\f).
- L’on a tenté maintes fois, dans les mesures photométriques, de remplacer l’œil par un organe de comparaison plus précis. M. W. Voege préconise à cet effet l’emploi d’une pile thermo-électrique, qu’il préfère avec raison aux éléments au sélénium. Grâce à un artifice très simple, la détermination automatique des courbes photométriques est ainsi obtenue aisément (p. i4y).
- D’une statistique des centrales électriques en Allemagne, publiée récemment par M. K. Perlevvitz, on déduit des enseignements très instructifs, tels que l’augmentation continue de l’énergie distribuée, la concentration des usines et l’amélioration de l’utilisation de la puissance disponible (p. iao).
- En étudiant l’effet de la variation des pertes par défaut d’isolement, AI. W. Bubenik arrive à cette conclusion que la source de courant alimentant une ligne télégraphique doit présenter un échelon de tensions formant une progression géométrique (p. i5o).
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- SYSTÈME DE RÉGLAGE POUR DES INSTALLATIONS A COURANTS
- ALTERNATIFS
- Le présent système de- réglage de la tension d une installation à courants alternatifs est basé sur le principe d'un réglage sous la dépendance directe du régime de marche d'un ou de plu sieurs moteurs reliés au réseau.
- Soient, par exemple (fig. i), i 2 3 le réseau à courants alternatifs, a un moteur relié à la source de courant, r son rhéostat de démarrage ou de réglagè, e une machine à courants alternatifs reliée au réseau, excitée par une source de courant continu -|----, et dont l’excitation peut être
- réglée au moyen d'une résistance variable
- Fig. i.
- Supposons que le moteur a soit un moteur qui doive démarrer avec un grand couple. Dans ce cas, le courant qu’il absorbera dans la position de démarrage du rhéostat /• sera maximum, et il diminuera au fur et à mesure de la mise en vitesse; de même, la chute de tension produite par ce moteur dans le réseau sera maximaau démarrage et diminuera en marche normale. Il est donc très facile de rendre dépendantes les deux résistances r et w, par exemple en les reliant mécaniquement, de façon à varier l'excitation de la machine e en sens inverse de la chute de tension produite par le moteur a et arriver ainsi à compenser lu chute de tension du réseau, ou bien même à obtenir une surélévation de la tension du réseau, lorsque le moteur a travaille en surcharge. Au lieu de relier les résistances mécaniquement, le réglage de la machine e pourrait naturellement être réalisé de toute autre façon
- appropriée, en dépendance du régime de marche du moteur a. Ceci peut, par exemple, être obtenu en faisant manœuvrer le rhéostat w par un mécanisme soumis aux courants absorbés par le moteur a9 ou a la tension de l'induit : on peut également utiliser a cet effet la vitesse du moteur, par exemple au moyen d’un régulateur à force centrifuge, ou encore l’accélération du moteur, etc., en un mot, n’importe quelle grandeur dépendant du régime de marche du moteur. La machine e, reliée au réseau à courants alternatifs, peut être une machine quelconque, par exemple un moteur synchrone tournant à vide, ainsi qu'on Ta figuré sur la figure. Mais, en principe, on pourrait tout aussi bien utiliser dans ce but les génératrices dans la station centrale, en y ramenant le courant passant par la résistance1 de réglage w9 pour l'employer au réglage de l'excitation des générateurs ou de leurs excitatrices. Le courant de réglage pourrait être mis de toute autre façon en dépendance de la vitesse du moteur, par exemple en l'engendrant ou en le réglant a l'aide d'une machine reliée mécaniquement au moteur, etc.
- Une application à un autre cas du principe de réglage expliqué ci-dessus est montrée figure a.
- Fig. 2.
- Ici, il s’agit d’un moteur qui est actionné, de la façon connue, au moyen d’un transformateur de courants alternatifs en courant continu, dans le but de réaliser un démarrage et un réglage de la vitesse économiques, a est la machine à courant alternatif, b la machine à courant continu
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- du groupe transformateur, c est le moteur, dans ce cas un moteur à courant continu relié à la génératrice à courant continu du groupe transformateur, tv iv H' w représentent les résistances de réglage des différentes machines. 11 est encore supposé que les différents rhéostats sont reliés d’une façon appropriée, afin que l’excitation de la machine à courants alternatifs a se règle automatiquement selon le régime de marche du groupe transformateur et du moteur, de façon que la tension du réseau soit convenablement réglée. On peut également employer une autre forme d’exécution quelconque, comme pour le premier dispositif, pourvu qu’elle réalise la dépendance du réglage de la tension alternative selon le régime de marche des moleurs. Le dispositif décrit remplit ici encore un autre but de giande importance pratique. De tels groupes de démarrage à transformateur rotatif sont très souvent utilisés pour des installations, dans lesquelles les moteurs doivent démarrer avec une grande accélération et un couple très élevé, comme c’est le cas dans les monte-charges, machines d’extraction et autres installations analogues, ou bien dans des installations où se produisent de grandes variations de la charge, telles t[iic celles des laminoirs, etc. Dans ce genre d'installations, les groupes transformateurs ont un autre but essentiel, en dehors du réglage économique de la vitesse ; e’est de compenser la réaction îles à-coups sur la chute de tension de la centrale et son influence sur le régime de marche des autres moteurs reliés au réseau!
- Cependant, on sait qu’il ne suffit pas d'insérer un tel groupe transformateur dans le circuit îles moteurs, étant donné que la chute de tension primaire n’est pas évitée lors des à-coups ; le seul moyen connu jusqu’à présent de supprimer pratiquement ces fluctuations de la tension était de compléter le groupe transformateur par l’adjonction d’un volant d’assez fortes dimensions, qui absorbe les à-coups, comme dans le système ligner, par) exemple. On sait, en outre, que l’emploi de ce genre de transformateur-volant présente un certain nombre d'inconvénients. La machine primaire du groupe transformateur doit être une machine asynchrone dont la vitesse doit cire réglée par une perle d’énergie dans des résistances, pour qu’un glissement plus ou moins grand et, par suite, l’effet de volant se produisent. D’autre part, le volant doit générale-
- ment avoir des dimensions colossales, pour que son effet utile soit suffisant et pour que le rendement du groupe ne soit pas trop abaissé. Tout eeei complique singulièrement ce genre d’installations et amène un autre désavantage, qui consiste dans la difficulté du démarrage et de l’arrêt du transformateur à volant. Dans le présent système de réglage, ce volant peut être entièrement évité, car, pour maintenir par exemple la tension constante, il n’est pas nécessaire de maintenir constante la charge de la centrale.
- En outre, la charge moyenne est diminuée, puisque les pertes d’énergie du transformateur à volant peuvent être évitées. Les fluctuations de la tension peuvent être compensées, ou même hypercoinpensées de telle sorte que, par exemple, la tension augmente avec la charge. Le déphasage moyen du courant du réseau peut être maintenu très bas. Le réglage île la machine reliée au réseau se produit par l'effet des courants déwattés que la machine renvoie au réseau, et qui augmentent ou diminuent en proportion de son excitation ; il est d'ailleurs évident que l’on peut facilement, choisir le réglage de façon à abaisser le déphasage moyen du courant de la ligne et réduire ainsi la charge de l’installation primaire à un minimum. 11 est possible également de réaliser simultanément des effets de volant, par exemple en utilisant les couplages un peu différents décrits ci-dessous, mais alors il suffit d'employer des volants de dimensions beaucoup moindres que celles adoptées dans des installations connues.
- Enfin, le présent système de réglage permet de
- réaliser d’autres modes d’exéculion pratique Irès intéressants dans les installations de moteurs actionnés au moyen de transformateurs rotatifs, car, dans ce genre d’installations, on peut obte-
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- nirdes effets absolument analogues partie simples couplages électriques. Ces couplages résultent du fonctionnement de tels transformateurs, montré dans les courbes figure 3 et l\. Nous supposons que les transformateurs ne sont pas munis de volants. La figure 3 montre, par exemple, en principe, l’allure des courbes de démarrage d’un moteur actionné par un tel transformateur, couplé avec une machine d’extraction. L’abscisse s représente le temps en secondes, et c, la vitesse du moteur; 4 représente alors la tension à courant continu fournie au moteur par le transformateur, est le courant primaire,/, la tension primaire, tandis que A'représente la tension normale de la station centrale. La grandeur variable.v représenterait donc la chute de tension primaire, et on voit que celle-ci augmente approximativement dans le meme rapport que la tension’ du courant continu 4 fournie par le transformateur, et dont la grandeur variable correspondante est représentée par y. La figure t\ montre en principe l’alluro des courbes de charge d’un moteur
- actionné par un tel transformateur, pour charge variable, par exemple pour la commande d'un laminoir. L’abscisse p représente la puissance variable, 4, le courant continu fourni par le transformateur ; dans ce cas, 4 représente le courant primaire, 4 la tension primaire, tandis que A* représente encore la tension normale de la centrale. On voit que la chute de tension primaire ,v augmente ici approximativement de la meme façon (pie le courant continu /2 fourni.par le transformateur mesuré par l'ordonnée //.
- Dans le premier cas (fig. 3), nous pouvons dont1 régler la chute de tension, par exemple, en fournissant à la machine primaire un courant d’excitation.qui augmente proportion ne Item (mt avec 4 ; dans le second cas [fig. 'd,.cn lui fournissant
- un courant d’excitation qui augmente proportionnellement avec /2. Ceci peut se faire par exemple de la façon montrée dans les figures r» et fi.
- Fig*. S.
- La figure 5 correspond à un couplage selon la figure 2. Dans ce cas, l’excitation de la machiner est rendue dépendante de la tension courant continu développée par le transformateur, du fait que les fils d’amenée du courant d’excitation sont montés en parallèle avec le circuit des machines à courant continu. On peut d’ailleurs prévoir ici une résistance r permettant de régler la dépendance dans la mesure voulue.
- Fig. (>.
- La figure fi est un couplage analogue, dans lequel l’excitation de la machine a est rendue dépendante du courant fourni par le transformateur. Ceci est obtenu en reliant les (ils d’amenée du courant d’excitation au bobinage d’excitation, ou à une partie de ce bobinage, en série avec le circuit des machines à c'ourant continu. On pouI d’ailleurs également prévoir nue résistance r permettant de régler à volonté la dépendance de ce réglage. Si l’on veut réaliser les deux effets
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- simultanément, on peut naturellement les combiner d’une façon appropriée.
- 11 est possible d’imaginer un autre dispositif, dans lequel la machine primaire a (fig. 7) est une machine asynchrone, ce qui permet éventuellement de réaliser en même temps des effets de volant. Le réglage se fait ici à l’aide d’une machine
- Fig. 7.
- à courants alternatifs indépendante r, reliée aux fils d’amcnéc du courant, tandis que son circuit d’excitation est relié au circuit secondaire à courant continu. Une telle machine pourrait par exemple être reliée simultanément à une excitation / qui fournirait le courant d’excitation normal du groupe de machines. Cette excitatrice pourrait naturellement être prévue aussi dans les autres couplages, et être par exemple accouplée au transformateur rotatif, ou bien au moteur, et produire le dit effet de réglage. Dans beaucoup de cas, ce genre de transformateurs à volant sont formés par des machines à courant continu,
- 7p=:
- Fig. S.
- couplées d’après le système Ward-Leonard, et (ni peut alors disposer le couplage de telle façon cpie les machines à courant continu fournissent, directement le courant d’excitation et de réglage1.
- Le courant de réglage peut aussi être dérivé directement du moteur c (lig. 8) ; ceci est obtenu en munissant ce moteur de bagues qu’on relie aux bagues de la machine primaire «.En augmentant plus ou moins l’excitation du moteur c, celui-ci fournit des courants déwattés plus ou moins intenses à la machine primaire «, et de cette façon au réseau. Ces courants croissent avec la vitesse du moteur et règlent la chute de tension. D’autre part, en renfonçant plus ou moins l’excitation de la machine à courant continu b, le couplage fournit au réseau des courants déwattés, qui augmentent avec la charge et règlent la chute de tension en fonction de cette charge. Dans ce couplage, la machine primaire « marche également à vitesse variable, puisque la périodicité à ses bagues collectrices augmente avec la vitesse du moteur c, et on pourrait ici également employer en même temps un volant. Au lieu d’utiliser la machine a pour le réglage de la tension, on pourrait, dans ce cas, également utiliser n’importe quelle autre machine, en reliant le bobinage du rotor aux trois bagues du circuit secondaire de la machine c,
- Fig- 9-
- Dans le couplage indiqué sur la figure 9, la machine c est accouplée à une machine d, dont le primaire est relié aux bagues collectrices de la machine «, tandis que son rotor est relié au circuit des machines à courant continu; de cette façon son excitation, et par conséquent aussi l’excitation de la machine «, varient en dépendance des variations du circuit secondaire. Dans ce couplage également, comme dans le suivant, les machines a et b, ainsi (pie les machines c et d, marchent à vitesse variable.
- La figure 10 montre un dispositif, dans lequel la machine b est munie 'simultanément de bagues
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- reliées aux bagues cle la machine cl, de sorte qu’en augmentant sa vitesse, la machine i'peut produire des courants dçwattés, qui sont restitués au
- Fig. io.
- réseau par les machines d et a, et règlent la chute de tension. Si, dans ce cas, l’excitation de la machine b est prédominante, les courants déwnttés restitués au réseau augmentent avec la vitesse de la machine b; si, d’autre part, c’est l’excitation de la machine e qui est prépondérante, les courants déwattés augmentent avec la vitesse de la machine r(J).
- /•
- Fig. ii.
- L’on peut également munir la machine b de bagues collectrices, reliées à une machine e dont les bagues sont reliées auxbagues de la machine a ilig. ii). Le fonctionnement est ici analogue de celui décrit précédemment. Cette machine e pourrait en même temps servir à d’autres buts. Par exemple, si l’on donne aux machines a et b le même nombre de pèles et que l’on relie la machine e de façon que son champ du rotor et
- du stator tournent en sens inverse, cette machine tournera avec une vitesse constante, et elle pourrait par exemple être accouplée à une excitatrice /’ servant à la production du courant d’excitation.
- Fig. 12.
- Un couplage analogue des machines principales est représenté ligure ia. ici une machine auxiliaire e est reliée au réseau d’une façon semblable au dispositif de la figure 7, et elle réalise un effet analogue.
- Sur la figure i3 est représenté un couplage, dans lequel la machine c est encore reliée à une machine-tampon g travaillant sur une batterie
- Fig. <3.
- d’accumulateurs i, ou bien sur une machine à courautcontinu quelconque, actionnant un autre organe (par exemple un volanli, ou même pouvant être actionnée parmi moteur relié au réseau. Dans ce cas,cette machine peut fournir en même temps le courant d’excitation.
- Enfin, la ligure 14 montre un dispositif, dans lequel une machine-tampon g est mise en série dans le circuit des machines à courant continu, cette machine-tampon étant reliée à un appareil quelconque, par exemple à un volant, ou à une machine c branchée sur le réseau, ou actionnant
- C) Voir A’. T. 9 avril 190S, p. iS(j.
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- un autre organe. Le courant d'excitation est débité ici directement par les machines à courant continu, ce qui est obtenu en divisant en deux parties le bobinage d'excitation et en reliant individuellement chacune de ces parties aux balais de la machine c et aux balais de la machine b. Les
- Fig. 14.
- bobines excitatrices de la machine g sont reliées en sens inverse de façon à obtenir un effet, automatique de la machine-tampon. L’excilation de la machine à courants alternatifs d se règle ici également automatiquement en fonction de la charge, et on peut obtenir un réglage quelconque, par exemple en ajustant convenablement les résistances des différentes bobines exci-
- tatrices. Il peut, en outre, être rendu dépendant de la charge par un bobinage compound. La machine-tampon g* peut être remplacée par plusieurs machines, par exemple par deux machines couplées selon le système Ward-Lconard, la. première étant montée1 en série, l'autre en parallèle au circuit des deux machines à courant continu b et r. De même, on peut réunir les deux machines r et rf en une machine unique, comme' par exemple sur la ligure 8, etc.
- H reste à remarquer que les couplages décrits permettent d’utiliser connue moteurs, soit les machines c, ou r et d, et comme transformateurs les machines a et /;, ou, réciproquement, les machines r, ou c et d comme transformateurs, et les machines a et b comme moteurs.
- En utilisant les machines a et b comme moteurs, on réalise cet avantage qu’une partie de l’énergie, c’est-à-dire l’énergie amenée à la machine <7, est transformée directement en travail
- mécanique,de sorte que le rendement du groupe augmente; en outre, le transformateur n'a pins
- qu’à transformer une énergie relativement plus réduite et, à vitesse maxima égale, il devient plus petit que dans le cas où les machines a et b sont utilisées comme transformateur auxiliaire. Si l’on utilise comme moteurs les machines a et by il est éventuellement avantageux d’adopter pour la machine a une machine monophasée, comme il est indiqué sur les ligures 12 et i/|. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de prévoir un inverseur de courant dans les fils d’amenée à haute tension du moteur <7, si ce moteur doit pouvoir tourner dans les deux sens, et il suffira de placer un inverseur dans le circuit secondaire à basse tension, puisque, dans ce cas, la machine a peut démarrer dans l’un ou l’autre sens, sans changement de couplage dans le circuit primaire. Si, d’autre part, le courant primaire est monophasé et que l’on veut faire marcher la machine primaire en machine triphasée ou polyphasée, on peut employer le deuxième moteur auxiliaire c pour engendrer une troisième phase,comme cela est visible sur la figure 7. Un avantage, commun à tous ces couplages, est qu’ils permettent un changement de marche très facile des moteurs, lorsque ces moteurs doivent démarrer dans les deux sens, et ceci est surtout utile dans les couplages où quelques-unes des machines sont des machines synchrones. Etant donné que l’excitation des différentes machines se règle automatiquement et qu’elle est variable, il est possible d’exécuter ces machines synchrones semblables à une machine asynchrone, avec un champ relativement faible, et de produire le changement de marche d’une telle machine en intervertissant deux fils d’amenée, connue dans une machine asynchrone, sans qu’il s’ensuive un à-coup de courant nuisible, et sans qu’on ait à craindre un décrochage.
- Indépendamment des modes d’exécution décrits, le système permet de réaliser un grand nombre d’autres combinaisons, et il est naturellement possible également d’employer simultanément plusieurs modes d’exécution différents, 'foutes les applications sont caractérisées par le fait que la lension de l’installation à courants alternatifs se trouve en dépendance directe du régime de marche d’un ou de plusieurs moteurs reliés au réseau.
- A. IIeyland.
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- SUR LE MONTAGE DES APPAREILS DE MESURE DANS LES CIRCUITS
- «
- A HAUTE FRÉQUENCE
- Lorsqu’on se sert d’appareils indicateurs de courant dans des circuits parcourus par un courant à liante fréquence, ces appareils (milli— ampèremètre thermique, bolomètrc, couple thermo-électrique, etc.) présentent toujours une certaine résistance ohmique, en raison même de leur principe.
- Dans le but d’éviter l’augmentation d’amortissement ainsi produite, l’on a parfois proposé d’alimenter ces appareils indirectement, par induction, au moyen d’un petit transformateur sans fer, dont l’enroulement primaire est intercalé dans le circuit envisagé, tandis que le secondaire alimente l’appareil indicateur. Celui-ci n’est donc plus en série avec le circuit oscillant, et l’on pourrait être tenté de croire, avec certains constructeurs, que l'amortissement supplémentaire est ainsi évité ou tout au moins considérablement diminué. Malheureusement il n’en est rien, comme le montre le calcul simple suivant. Désignons par R la résistance ohmique de l’appareil thermique. Celui-ci est choisi de manière à donner une indication suffisamment nette lorsqu’il est parcouru par le courant (supposé sinusoïdal pour simplifier) d’intensité efficace I; c’est cette condition qui détermine d’ailleurs le plus souvent la résistance R. Supposons maintenant qu’au lieu d’intercaler directement l’indicateur dans le circuit parcouru par le courant I, on l’alimente au moyen du transformateur mentionné plus haut; le courant efficace i parcourant l’indicateur, c’est-à-dire le circuit secondaire du transformateur, sera, d’après une équation classique, égal à
- en désignant par :
- o>, la vitesse de pulsation du courant ;
- M, le coefficient d’induction mutuelle entre le primaire et le secondaire du transformateur; z, l’impédance totale du circuit secondaire.
- Si l’on veut donc obtenir la même sensibilité
- avec le montage par induction qu’avec le montage direct, il faut satisfaire à l’égalité
- i — I, d’où Mio = ^. (a)
- D’autre part, l’on sait, qu’un transformateur chargé possède une résistance ohmique apparente supplémentaire égale à
- M2coa
- P — —~r~ r>
- en désignant par r la résistance ohmique totale du circuit secondaire, y compris celle R de l’appareil indicateur; en tenant compte de la condition (j>.), l’on peut donc écrire :
- P = '• > R- (4)
- Par conséquent, même en négligeant la résistance supplémentaire introduite par l'enroulement primaire dans le circuit oscillant, le montage par induction est défavorable, toutes choses égales d'ailleurs, au point de Vamortissement.
- Les formules précédentes ne sont applicables que dans le cas d'oscillations entretenues, ou même faiblement amorties. 11 est cependant assez facile de généraliser ce résultat pour des courants fortement amortis, mais nous nous contenterons pour l’instant de la,démonstration qui précède.
- D’ailleurs, le simple bon sens suffit pour se rendre compte du résultat obtenu ; en effet, si nous écartons l’un de l’autre les enroulements primaire et secondaire, nous diminuons bien ainsi la réaction du second sur le premier, mais nous affaiblissons également le courant induit. Ce n’est donc qu’au détriment de la sensibilité que l’on diminue ramoitissement, et un tel montage n’est à conseiller, selon nous, qu’avec des appareils indicateurs extrêmement sensibles. Il a alors l’avantage de permettre un réglage commode de l’échelle en agissant sur M, de telle
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- T. II (2e Série). — N° 18.
- sorte que le meme appareil peut servir pour des courants I d’intensités variées. L’on arrive, il est vrai, au meme résultat avec le montage direct, au moyen de shunts appropriés, mais les contacts
- mobiles doivent alors être établis d’une manière particulièrement soignée (*).
- J. Bethenod.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Le wattmètre employé comme phasemètve dans un circuit monophasé. — W. Lulofs. — Elckirolecknische Zeitschrift, 12 mars 1908.
- On sait que par deux mesures on peut, dans un circuit triphasé, déterminer le cos <p. L’auteur propose de faire, dans un circuit monophasé, deux lectures de Avattmètre, Tune avec une résistance sans self mise en série avec la bobine à fil fin, l’autre avec une résistance inductive placée dans le même circuit. Si W et Wt sont respectivement les puissances obtenues dans les deux cas, J*, et les cou-, rants, si p est le décalage du courant Jp, sur la tension aux bornes du circuit à fil fin, c’est-à-dire sur la tension du réseau, on a
- W J„cosa>
- w, — j„, <'os(î> — (3)’
- On peut simplifier les opérations en adoptant les résistances et les self-inductions de telle sorte que :
- p- = u et p = 3o°,
- J
- d’où :
- , , W
- Ig? — *>7^ + 4^-.
- Il est facile alors de calculer l’angle ou de le déterminer graphiquement.
- L. G.
- Nouveaux instruments pour courant alternatif. — W.-E. Sumpner et J.-W. Record. — Institution of ElcclricaL Engineers, 19 mars 1908.
- v On sait que, pour un galvanomètre à cadre mobile dans lequel le flux de l’aimant permanent est <I>0, la
- déviation a correspondant à un courant i dans le cadre mobile est donnée par la relation
- <fV* = G a. (1)
- Supposons que l'aimant permanent de ce galvanomètre soit remplacé par une bobine à noyau de fer de n spires, alimentée par une tension alternative
- u = U,ft cos ü) t, le flux à chaque instant
- — —— sincol (2)
- n t») ^
- est indépendant des propriétés du noyau de fer de la bobine ; il est en quadrature avec la tension appliquée et proportionnel à la valeur efficace de cette tension.
- Principe du wattmètre. — Le cadre mobile de l’instrument est alimenté, à l’aide d’un dispositif dit transformateur de quadrature, par un courant proportionnel au courant de la ligne et en quadrature avec lui.
- A cet ellèt, le transformateur représenté schématiquement figure 2 a un très grand entrefer G (environ — du circuit magnétique). Dans ces conditions,
- le flux est à chaque instant propoi'tionncl au courant primaire (courant de ligne), et sa valeur peut s’écrire
- KL» cos(tot — <p).
- La tension aux bornes du cadre mobile sera donc : e — — KIm(o sin (w / — <p),
- (l) Il convient de noter’cependant que les indications dépendent de la fréquence (formule 3), lorsque l’on utilise le montage par induction, lanL que la résistance r n’est pas négligeable devant l'inductance a> du circuit secondaire. Dans certains essais, Ton peut commet Ire ainsi une légère erreur.
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- et si ce cadre n’est pas inductif le courant sera :
- i = — K-'Ljü) sin (o>/ <p). (3)
- La déviation permanente a prise par l'instrument sera
- i i rT
- a ~ — ™ 1 <I> idl = AUI costp,
- G 1 J o
- proportionnelle à la puissance et indépendante de la fréquence.
- DESCRIPTION DES APPAREILS Le wattmètre est représenté ligure i. On voit que
- Fig. i. — Wattmètre.
- le circuit magnétique n'a qü'un seul entrefer dans lequel peut se mouvoir le cadre mobile. Cet entrefer est de ammj2 et il existe un jeu de omm,5 de chaque côté du cadre. Le flux est d’environ 3a.ooo maxwells et l'induction de 5.ooo>gauss dans le fer et i .ooo gauss dans l'entrefer pour le voltage normal et la fréquence de 5o périodes ; il faut environ 200 ampères-tours dans les conditions normales pour produire ce flux. Le cadré mobile se compose de 4<> spires de iil lin de cuivre enroulé sur forme et fixé à un axe muni de pivots d'acier et porté par des douilles en pierre line. Une résistance non inductrice de 80 ohms en inanga-ninc préserve le cadre de l'influence des variations de
- Fig. 2.
- Transformateur de courant.
- température. L’aiguille portée par le cadre se déplace dans une boite à air qui sert d’amortisseur.
- Le transformateur de quadrature est représenté ligure les extrémités du circuit secondaire sont
- reliées au cadre mobile par une résistance non inductive élevée. *
- La figure 3 représente les connexions d’un watt-mètre destiné à mesurer la puissance d’une ligne triphasée à phases équilibrées. Lorsque l'on a affaire
- Fig. 3. — Mesure de la puissance sur réseau à courant
- triphasé.
- à des tensions élevées, il est nécessaire d'abaisser la tension appliquée à la partie fixe de l'instrument. On se sert à cet effet de deux transformateurs de tension disposés avec leurs secondaires en opposition, les primaires étant branchés respectivement entre A et G, et B etC. La facilité avec laquelle le wattmètre peu t être mis en circuit ou retiré du circuit principal sans troubler ce circuit le rend apte à un grand nombre de mesures. Par exemple, la puissance fournie par chacun de plusieurs alternateurs en parallèle peut être mesurée successivement en se servant d'un seul wattmètre et de plusieurs transformateurs de courant.
- Voltmètre.— Si, au lieu d’un transformateur de quadrature, 011 se sert d’un condensateur de capacité I\ alimenté par la tension u de la ligne, pour fournir un courant i dans le cadre mobile, on aura :
- i = — U,„Tio sin o)/,
- et la déviation permanente sera* au signe près :
- a
- <ï> A// = BU2.
- La déviation est donc proportionnelle au carré de la tension efficace U et indépendante de la fréquence. Si au lieu d’une capacité F, on a une capacité T',
- a' r
- la déviation sera a', telle que — = —, d’où un moyen
- al
- de comparer deux capacités.
- Insti'umenls portatifs. —• On a réalisé des instruments portatifs dans lesquels on peut obtenir deux sensibilités en plaçant les bobines, soit en série, soit
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- en parallèle, qui peuvent être utilisés soit comme wattrnèlres, soit comme voltmètres, suivant qu'on met en œuvre un transformateur de quadrature ou un condensateur. Deux échelles, l’une pour les watts, l’autre pour les volts, sont portées par l’appareil.
- puissance réelle P à la puissance lue P' est donné par la relation
- P = P'
- 1 + tga*
- I + igXtgfp
- = P'(i — igXtgip)
- Phasemètres. — Le phasemctrc présenté par l’au-teur est basé sur le même principe que celui d’IIarl-mann et Braun avec cette différence que le système producteur d’un champ tournant est fixe, tandis que la bobine alimentée par le courant alternatif est mobile. Le champ tournant est produit par un enroulement sur noyau de fer, analogue a un stator de moteur d’induction. Il peut être alimenté directement par les courants de ligne, si celle-ci est triphasée.
- Le cadre mobile tourne autour d’un noyau de fer dans un entrefer d’environ 3mul. Il est alimenté par la tension avec l’intermédiaire d’une forte résistance non inductive.
- Dans d’autres appareils, on alimente le champ tournant par les tensions et le cadre mobile par le courant en se servant d’un shunt ou d’un transformateur.
- On a réalisé des synchroniseurs basés sur le même principe. *
- Etalonnage et précision des wattrnèlres et des voltmètres. — On détermine d’abord, à l’aide d’un simple essai en courant continu, l’échelle à adopter pour la graduation, on place ensuite ces instruments sur un circuit à courant alternatif en même temps que des instruments types et on règle, soit la résistance du circuit mobile, soit la capacité du condensateur ; enfin, on ajuste convenablement la tension du ressort.
- Le wattmètre présente deux causes d’erreur :
- a) La formule (3) suppose le circuit mobile non inductif.
- On commet ainsi la même erreur que dans les wattmètres ordinaires lorsqu’on suppose le circuit volt non inductif.
- La correction à faire pour tenir compte de cette circonstance peut être mise sous la forme d’une fraction des watts lus égale àOtg<D dans laquelle 0 est une constante caractéristique de l’instrument et le décalage dans le circuit d’utilisation.
- La précision de l’instrument est caractérisée par cette quantité 0 qui est égale à la tangente du décalage dans le circuit mobile. On sait en effet que, si on appelle X le décalage dans ce circuit, le rapport de la
- en négligeant les termes entg2X.
- Cette quantité 0 est voisine de o,oi pour les watt-mètres qui font l’objet de cette étude.
- b) La formule (a) suppose négligeable la chute ohmique dans la bobine à noyau de fer ; la formule exacte s’obtiendrait en remplaçant U„, par
- U,„ ( î--------- —V La fraction - est
- V V R2 + L* o>2/ VR2 + L* ü>2
- d’environ 0,004 pour 5o périodes dans les bobines utilisées.
- Dans le cas du voltmètre, la première cause d’erreur n’existe pas et il n’y a à tenir compte que de la seconde (l).
- A. M.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Pertes dans les pièces polaires dues à la présence des dents de F armature. — T.-F. Wall et F.-P. Smith. — Institution of Electricol Engincers (Section locale de Newcastle), février 1908.
- En chaque point de la face interne d’une pièce polaire d’une dynamo, le flux varie périodiquement par suite du passage alternatif devant ce point d’une dent et d’une encoche. Il en résulte des courants de Foucault dans la pièce polaire, courants qui dépendent évidemment de la fréquence des variations, de l’épaisseur des tôles constituant la pièce polaire ainsi que de la nature et de la température de ces tôles.
- Les auteurs se sont proposé de déterminer expérimentalement les pertes résultant de ccs courants de Foucault; ils ont admis que toutes ces pertes
- (’) L’un des principaux avantages des appareils de mesure pour courants alternatifs avec noyaux en fer, préconisés depuis quelques années par M. Sumpner (Cf. Y Eclairage Electrique, 190:1, tome XLIIT, p. 3r5), est la réalisation de couples relalivemeul très énergiques, exercés sur l’équipage mobile; les frottements n’ont donc plus, dans ces appareils, qu’une influence 1res faible, et l’on arrive à une grande robustesse. Leur emploi avec des courants non sinusoïdaux peut cependant donner lieu a quelques objections. (N. D. T.)
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- se retrouvent sous forme de chaleur et leur méthode consiste à reproduire artificiellement l’élévation de température déterminée par ces pertes dans la pièce polaire et à mesurer l'énergie fournie pour obtenir ce résultat.
- Fig. i. — Machine d’essai.
- La figure i représente la machine employée. À et B sont deux pôles qu'on peut a volonté rendre de meme nom ou de noms contraires. C est tin pôle qui porte la pièce polaire étudiée. On voit que si A et B sont de polarités différentes, aucun flux ne traverse la pièce polaire C et qu’au contraire, s'ils sont de même polarité, tout le flux passe par cette pièce polaire. Ainsi, la pièce polaire étudiée peut être à volonté soumise ou non aux variations de flux et par suite à réchauffement qui en est la conséquence. En vue de la productioAdc réchauffement artificiel, cette pièce était munie de quatre encoches; chacune de ces encoches recevait deux bobines non inductives qu'on pouvait monter en série ou en parallèle; ces bobines étaient disposées dans un plan perpendiculaire à la largeur de l'armature de manière à n’ètre pas traversée par le flux. La pièce polaire était séparée de son pôle par une feuille de mica destinée à empêcher les pertes de chaleur par cette voie et cinq couples thermo-électriques étaient répartis à la surface de la pièce polaire C. Ces couples se composaient chacun d'un simple fil de cuivre ; un fil de fer soudé à l'un des bords de la pièce polaire, était commun aux cinq rouplesjles forces électromolriccs thermo-électriques étaient mesurées au potentiomètre.
- Pour effectuer un essai, on rendait la machine ho-rnopolairc, onia faisait fonctionner pondant le temps nécessaire pour établir un régime de température; on mesurait les forces électromotrices des couples et on en prenait la moyenne i\.
- On rendait ensuite la machine héléropolaire, et,
- dans les mêmes conditions de fonctionnement, on faisait passer un courant dans les résistances et on traçait la courbe W =/’(*?) donnant la puissance W à fournir pour obtenir un régime de température coin respondant à une valeur moyenne e des forces électromotrices des couples. On déterminait sur cette courbe la valeur YV, correspondant à e — ex\ on prenait cette valeur W| comme mesure de la puissance perdue par courants de Foucault dans la première partie de l'expérience.
- Les recherches des auteurs ont porté sur les points suivants :
- i° Influence de l’induction dans l’entrefer. — La formule
- W — ki d35-1,
- où k{ est une constante, rend assez bien compte des résultats.
- •a0 Influence de la vitesse. —Les résultats peuvent être résumés par la formule
- où A’a est une constante, Z le nombre des dents (53 dans l'expérience),/?, le nombre de tours par minute.
- 3° Influence du rapport de la largeur des encoches à Ventrefer. — Ces expériences ont été faites en agissant sur l’entrefer à l'aide de plaques de carton intercalées entre la pièce polaire et le pôle, de manière à laisser constante la réluctance du circuit magnétique et ii conserver la même excitation.
- Les résultats ont pu être résumés par la formule suivante :
- N
- 3,3
- dans laquelle k3 est une constante, tx le pas dentaire Zi la largeur de la dent et S l'entrefer .
- l/examcn de cette formule montre que, toutes les
- fois que le rapport
- ne
- dépasse pas
- ,8, les
- pertes sont faibles et ne nécessitent pas l'emploi de pièces polaires feuilletées.
- /,° Influence de la, charge de la machine. — Pour celte étude, on a adopté les dispositions suivantes : on calait les balais à qo° l'un de l'autre ; la machine étant d'abord hétéropolairc, on la faisait tourner à l'aide d’un moteur auxiliaire; il n’y avait
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- alors aucuneforcc électromotrice induite et, pour faire parcourir l'armature par un courant, il fallait l’ali-menter par une source extérieure. La machine étant ensuite homopolaire fonctionnait en moteur lorsqu’on l’alimentait à l’aide de la source extérieure.
- Les résultats obtenus montrent que, dans les condition suivantes: entrefer imm,9; vitesse, 6oo tours; induction, 4 700 gauss, les pertes augmentent avec la charge (,).
- Au cours de ces dernièrcscxpériences, on a constaté que le couple placé à la corne d’entrée de la pièce polaire devient beaucoup plus chaud que le couple situé à la corne de sortie, ce qui montre bien l’influence du courant d’armature sur la répartition du champ sous le pôle.
- Finalement, les auteurs concluent de ces essais que les pertes par centimètre'carré de surface dues aux pulsations du flux dans les pièces polaires peuvent se mettre sous la forme :
- W = k
- A
- §
- .\8>ü /Zn\1,5
- -\ Ij , io~” watts par cm2 ;
- pour la machine à l’essai, Ton avait K = 0,046.
- A. M.
- Commande des machines à couple résistant pulsatoire par moteurs d'induction. — P. Ehr-lich. — Elektrotechnik und Maschincnbau, 1e1’ mars 1908.
- Il arrive souvent que l’on commande par un moteur à champ tournant des machines dont le couple résistant varie périodiquement telles que les pompés, compresseurs, etc. L’on sait, d’autre part, que le couple d’un bon moteur asynchrone varie dans des proportions très étendues, lorsque sa vitesse subit une très faible altération. 11 est donc à présumer que l’accouplement d’un moteur asynchrone avec une pompe, par exemple, doit donner lieu à des phénomènes tout particuliers. En première approximation, le couple du moteur asynchrone peut être regardé comme proportionnel au glissement, c’est-à-dire que la différence entre le couple instantané G et le couple moyen C,„ est :
- C — C,„ = B (10,„ — 0)), (1)
- en désignant par w et les vitesses correspon-pondantes.
- (*) Etant donnée la constitution spéciale de celte machine,les résultats obtenus ne sont pas forcément valables pour une dynamo ordinaire, (N. D. T.)
- Si l’on suppose maintenant qu'à un instant t quelconque, une variation du couple résistant T entraîne une variation de la vitesse instantanée w par rapport à sa valeur moyenne iùm? c’est évidemment ce couple G — Cm qui entrera en jeu pour rétablir l’équilibre; en supposant donc que le couple résistant est de la forme
- r = Tm -f- Asinaf,
- c’est-à-dire varie entre les limites -f- A et— A, l’on peut écrire :
- R (<*>/« — w) — Asinoctf =:
- d(ù
- J~dt’
- w
- J étant le moment d’inertie du rotor du moteur d’induction.
- La solution de cette équation est bien connue des électriciens ; elle est :
- W = + «sin (p +• aZ)>
- avec
- et
- a
- v/B2 + J2 a2’
- — J a “B"’
- W
- L’on connaît A d’après les données de la machine commandée; en désignant en outre par Q la vitesse du synchronisme, B est déterminé par l’égalité approximative :
- (Q — <ow) B — Cm
- — X 75 X 9,81,
- (4)
- en désignant par Pm la puissance moyenne du moteur en chevaux.
- Appliquons ces formules à un exemple pour lequel l’on a :
- P,,,. = 400 ch. ; (d’où Cf„ = 23.400 en adoptant le | système Mèlre-Kilog-Seconde).
- J ü>„, = 12,6;
- J = 800 (M.K.S.);
- on trouve, en supposant
- A = 7.000 (M.K.S.),
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- et
- Q — G),„ Q
- 2,6 p. IOO,
- B “ Gy./ioo.
- Si la machine commandée est une pompe jumelle à double effet avec manivelles à 90°, l’on peut prendre a — 5<>,3; dans ces conditions : on arrive finalement à une variation maxima du couple K — B a égale à 6060 (M. K. S.), soit une variation maxima de puissance de 110 chevaux. Indépendamment des à-coups périodiques créés sur le réseàu d’alimentation, le rendement moyen du moteur est évidemment diminué de ce fait, puisque le rendement instantané passe par des valeurs très faibles.
- Les formules (3) peuvent être remplacées par une construction graphique évidente que signale l’auteur.
- Les formules précédentes montrent qu’avec un moteur ayant un faible glissement, les variations périodiques de charge sont très accusées, meme avec un fort volant (*).
- Enlin, dans le cas où les variations du couple résistant ne peuvent être représentées par une simple sinusoïde, il suffit de décomposer la courbe représentative en une série d’ondes harmoniques, et d’appliquer à chacune de celles-ci les formules ci-dessus.
- J. B.
- Sur le calcul des transformateurs. —
- E. Alm. — Elektrotcchnischc Zeitschrift, 5 mars 1908.
- Le calcul d’un transformateur se fait en considérant les conditions de rendement, chute de tension, élévation de température et prix de revient. On peut dire que ce sont là les quatre points essentiels qui servent à fixer toutes les grandeurs et dimensions.
- L’auteur se propose d’indiquer une méthode de calcul qui permette d’établir un transformateur dont le prix de revient soit minimum pour un rendement et une élévation de température donnés.
- (') En effet la variation maxima de couple (sans tenir compte du signe)
- E = B« =
- BA
- VB2 J2ce*1
- Voici la marche de son calcul pouV un transformateur monophasé à circuit magnétique simple (genre Labour).
- Il prend tout d’abord l’expression du poids du fer (Gc) en fonction des dimensions du noyau; il transforme cette expression pour y introduire les coefficients d’utilisation de la place disponible et il recherche le minimum de l’équation ainsi obtenue.
- Dans celte équation entre une grandeur
- où
- k =
- rs
- d*
- 9.000 X W 100
- R0 3 «</'/.• ’ V
- et
- ak
- d est le cdté du noyau, supposé carré, en centimètres ;
- W, la puissance en K. V. A ;
- B0, l’induction maxima en kilogauss ;
- 3, la densité du courant;
- le rapport de la section utile du fer à la surface totale du noyau;
- rt/f, le rapport de la section totale du cuivre dans l’espace libre au milieu du noyau, à la surface de cet espace.
- (3, le rapport du poids de fer au poids de cuivre; la fréquence.
- En substituant diverses valeurs de ,s dans la condition du minimum, on trouve diverses valeurs de k et l’on peut ainsi tracer une courbe de k en fonction de .v.
- Pour différentes valeurs de s, on peut tracer d’autres courbes et notamment celles de A-, et k-2, figurant dans les expressions du poids du fer et du poids du cuivre (') : -
- Gc = klrtc V/,:J
- G* == Agfl*. \J7k N
- L’auteur établit ensuite les expressions delà surface de refroidissement du fer et du cuivre pour le-transformateur monophasé qu’il étudie.
- (‘) Il serait, trop long de donner Ions les développements de ces expressions; 011 les trouvera dans l’article que nous résumons. Voir aussi Arnold, Die Wechsel-stromtechnik. Vol. II, die Transformatoreu, page 216, ou encore Korndorif.r, Eclairage Electrique, 1906, tome XLVIÏ, p. 2C9. (N. U. T.)
- c’est-à-dire croît toujours lorsque B augmente, c'est-à-dire lorsque O — tam diminue |formule (4)]. (N. 1). T.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2* Série). — N» 18.
- Pour le fer on a (en cm2 par watt dissipé):
- où
- A
- C
- i + «,'•*!» y
- /l3 4 /-
- acvc \Jr
- (3)
- n =
- p{W.acafc)^
- j étant le nombre de canaux de ventilation, <>e les pertes par cm2, et pour le cuivre :
- A* = h
- I
- rt/cS2 \jr
- (4)
- Et traçant ensuite les courbes des k il remarque qu’on peut écrire pour chacune de ces courbes dans la région où elles sont pratiquement utilisables :
- ___ ^.construite
- Par cette considération les formules se simplifient beaucoup et au moyen des 4 formules simplifiées de Gc, G*, Ae et A*, on peut, pour un transformateur donné, déterminer toutes les dimensions. Il suffit de résoudre les équations, résolution qui d’ailleurs est assez longue.
- En voici la méthode :
- Si on connaît la puissance W en K. V. A. et les valeurs de ae, a/c, Ae, 'A* et la perte totale p en % , on peut déterminer a, p, B0 et 8 ; a est le rapport de la perte totale dans le fer à la perte totale dans le cuivre.
- La résolution des 4 équations donne :
- a = g-p0-488,
- B,,1'212 =
- g=,,o9(, + ;
- —‘(irfêrv-,
- 494 a».815 rtc0’008
- 00,63 a 0.505 \o,7>yyo,35
- 1 ' \100J
- Quant à p on le tire de la relation :
- jjJO.ÎlS gO,ns
- + g?
- 0,465
- dans cette dernière expression,
- 494
- A/c«/c°’8.
- Détermination de p eu égard au prix de revient minimum.
- Il est facile de voir que pour un rendement donné et pour certaines valeurs des surfaces de refroidissement, le choix de p a une grande importance sur le prix du transformateur. Dans ce prix on peut considérer deux parties, l’une constante et qui ne dépend nullement du choix des quantités relatives de fer et de cuivre, la seconde partie en dépend; partant donc de l’expression du prix total
- P = Ei.W.Me + K„ .W.M/, 4- Clc,
- où Me et Mj. représentent le prix du fer et le prix du cuivre par kilogramme en y tenant compte du prix de l’isolement des conducteurs et des tôles, on en cherche le minimum, d P est nul pour
- d^t __ M*_____
- d K„ ~ ~ M7 — ~ *'
- Ce rapport peut être fixé au préalable; en adoptant h =8, on peut, au moyen des relations précédentes, tracer les courbes de g, a, et n en fonction de p et par conséquent pour la valeur de n déduite de l’expression que nous avons indiquée plus haut, on peut déduire les valeurs définitives de p et. a ; les poids de cuivre et de fer par KW, E; et K„, sont du reste reliés par la relation évidente :
- E,
- ÏT = P-
- Chute de tension.
- E11 ce qui concerne la chute de tension, l’auteur fait remarquer que, par la méthode indiquée, la chute de tension obtenue est presque toujours normale. 11 le vérifie pour l’un des exemples donnés et il montre en même temps que les dimensions trouvées concor-
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- dent bien et permettent de disposer sur chaque noyau le cuivre primaire et secondaire dans des conditions d’isolement convenables.
- L. G.
- ARCS, LAMPES ÉLECTRIQUES, PHOTOMÉTRIE
- Dispositif pour la détermination automatique des courbes photomètriques et du degré de régularité des sources de lumière artificielle. — W. Voeg'e. — Elektrotechnische Zeitschrift, 16 janvier 1908.
- L’on a déjà proposé des dispositifs pour faciliter certaines mesures photométriques et les rendre en quelque sorte automatiques; à cet effet, l’on peut par exemple utiliser les propriétés bien connues du sélénium, mais le peu de constance des effets produits rend une telle application illusoire. L’auteur a préféré employer une pile thermo-électrique exposée aux rayons émanant de la source de lumière. L’on doit remarquer cependant que la force électromotrice engendrée ne dépend pas uniquement des radiations lumineuses; elle dépend principalement des radiations calorifiques. Parmi celles-ci, les radiations infra-rouges peuvent être arrêtées par des verres clairs suffisamment épais. Quant aux rayons rouges visibles qui peuvent subsister, l’auteur admet que leur effet calorifique demeure, dans la plupart des cas, proportionnel à celui du rayonnement lumineux total, pour tous les points de la source lumineuse. Il en est ainsi pour les lampes à incandescence où le filament présente un degré uniforme d’incandescence, et, du reste, des essais ont montré que les résultats obtenus avec des lampes à arc sont suffisamment exacts, surtout en interposant un verre vert entre la lampe et la pile. Bien entendu, si l’on veut obtenir des valeurs absolues, il faudra recourir à un essai pour graduer l’appareil, même si la force électromotrice de la pile est proportionnelle à l’intensité lumineuse, afin de tenir compte des radiations parasites qui viennent d’être mentionnées, et dont l’effet ne peut être estimé a priori. Voici comment l’on peut disposer les appareils (fig. 1). La pile est placée à l’extrémité d’un bras coudé a qui pivote autour d’un axe horizontal /•, portant un disque s enfermé dans une boîte cylindrique k.
- En déplaçant le bras a, l’on peut donc faire décrire à la pile une circonférence complète autour de la
- lampe suspendue à une potence. Un rayon lumineux émis par la lampe ou par une source de lumière étrangère va frapper le miroir d’un galvanomètre sensible à suspension verticale, et le rayon réfléchi
- Fig. i. — Schéma on plan et en élévation du photomètre automatique Voege.
- vient finalement passer dans une fente pratiquée dans la boîte k suivant un rayon horizontal. Dans ces conditions, le circuit du galvanomètre étant relié à la pile, l’on conçoit aisément que, si l’on communique progressivement au bras n un déplacement angulaire lent, le spot trace directement, sur un papier sensible placé sur le disque s, la courbe photométrique de la lampe. L’axe r peut être creux, afin qu’on place la source exactement au centre de la circonférence décrite par l’élément thermo-électrique, au moyen d’une simple visée.
- Les résultats ainsi obtenus ont été des plus satisfaisants.
- Le même appareil peut d’ailleurs enregistrer les variations d’intensité d’une lampe à arc ; il suffit évidemment de remplacer le disque s par un tambour à axe horizontal tournant lentement sous l’action d’un mouvement d’horlogerie, et de placer le bras a dans une position fixe arbitraire (à 45° au-dessous de l’horizon par exemple). Le cylindre, recouvert de papier sensible, est naturellement enfermé dans une caisse portant une fente horizontale parallèle à l’axe de rotation de ce cylindre. La courbe ainsi obtenue permet de juger de la régularité d’une lampe à arc; elle est donc susceptible de fournir des renseignements extrêmement utiles en pratique.
- P. S.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Statistique des centrales électriques en Allemagne. — K. Periewitz. — Elektrotechnische Zeit-schvifl, 12 mars igo8.
- L’Elektrotechnische Zeitschrift publie chaque année les données statistiques relatives aux centrales électriques allemandes. L’an passé, la statistique em. brassait i 338 usines; cette année, le chiffre est de i 53o, soit une augmentation de 192. Mais il importe de remarquer que la tendance générale vers la concentration s’est d’autant plus facilement étendue aux centrales de distribution, que la concurrence entre elles est plus réduite, et que l’aide qu’elles se peuvent apporter en raccordant leurs réseaux est plus efficace.
- L’union des réseaux a donc eu souvent pour conséquence la fusion des affaires, et, par conséquent, la réduction de leur nombre.
- D’intéressantes et utiles indications peuvent être tirées de cette statistique, mais l’importance de celle-ci nous oblige à en extraire seulement quelques faits. En 1895, il y avait en Allemagne 148 centrales disposant d’une puissance totale de 38 485 kw. ; en 1900, 65a usines avec une puissance de a3o o58 kw. ; en 1905, 1 175 avec une puissance de 625 870 kw. ; en 1907, 1 53o avec une puissance de 858 841 kw. De 1905 à 1907, le coefficient d’augmentation de puissance a atteint la plus grande valeur, 37 % ; quant au nombre d’usines, le coefficient d’augmentation a plutôt fléchi dans les dernières années et nous en donnons plus haut l’explication.
- La puissance des récepteurs installés atteignait, en 1907, 1 100 861 kw., tandis qu’en 1900, par exemple, elle était de 251 961 kilowatts.
- Le rapport de la puissance des récepteurs à celle des usines était en 1907 : 1,28 et en 1900 : 1,09 et ces deux chiffres sont bien représentatifs, ils marquent l’effort fait vers la meilleure utilisation de la puissance des machines.
- La statistique contient le relevé des capitaux engagés dans un très grand nombre d’usines et en prenant des Usines de même puissance et de même genre de courant, installées à diverses époques, on obtiendrait des moyennes intéressantes, qui montreraient les progrès accomplis dans les installations des usines.
- - L. G.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Sources de courant pour lignes télégraphiques. — W. Bubenik. — Elektrotechnik und Maschinenbau, i5 mars 1908.
- L’auteur étudie d’abord le problème de la répartition des courants le long des lignes télégraphiques en tenant compte des pertes par défaut d’isolement (<).
- Ce problème a déjà été traité par divers auteurs (Cf. Baubahat. Note sur le rapport du courant d’arrivée au courant de départ, La Lumière Electrique, 1889, tome XXXII, p. 283); aussi, nous nous contenterons de rappeler les formules auxquelles l’on arrive au moyen de l’équation des télégraphistes, dans l’hypothèse d’un régime permanent.
- Désignons par :
- l, la longueur do la ligne ;
- V0, la tension au départ;
- z'o, le courant correspondant;
- ii, le courant à l’arrivée;
- /*, la résistance ohmique du conducteur par unité de longueur;
- p, celle de l’appareil récepteur;
- w, la résistance à l’isolement par unité de longueur;
- L’on peut écrire les relations :
- L’équation (1) montre nettement que, lorsque l’isolement varie, le courant à la station réceptrice peut subir de notables variations. Or, pour qu’un récepteur télégraphique fonctionne convenablement, il est
- (‘) L’auteur se borne en réalité à l’étude du régime permanent. Le cas plus complexe du régime variable d’une ligne télégraphique a été étudié par Vasciiy (Gf. La Lumière Electrique, 1889, tome XXXI, p. 83) et par M. H. Poincaré (Cf. L’Eclairage Electrique, 1904, tome'XL, p. 121, 161, 201 et 241). (N. D. T.)
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- bon que ces variations ne dépassent pas un certain pourcentage p du courant de travail normal i\.
- Y
- ..Supposons donc, par exemple, que la valeur,R = —
- définie par l’équation (i) soit la valeur correspondant à l’isolement minimum ; si l’isolement augmente, l’on pourra conserver la tension minirna correspondante au départ tant que l'augmentation de la résistance
- apparente ne dépassera pas -|——A partir
- de cette valeur, la tension au départ pourra être choisie
- égale à -j——^ V0, jusqu’à ce que la résistance R,
- augmentant encore, atteigne la valeur ( i ~|—— j R.
- \ ioo/
- L’on amènera alors la tension au départ à la valeur
- (. + -£-V v,
- \ I OO1
- BREVETS
- Procédé de couplage des moteurs monophasés à collecteur. — Allgemeine Elektrizi-tats-Gesellschaft. —Brevet autrichien n° 3i roo.
- Lorsque l’on fait fonctionner simultanément plusieurs moteurs monophasés (dans les applications à à la traction par exemple), l’on peut régler la vitesse en groupant ces moteurs en série ou en parallèle. Cependant, meme avec deux moteurs, l’éGart entre les deux vitesses ainsi obtenues est trop grand (*); pour obvier à cet inconvénient, l'on propose, pour la marche en série, de n’utiliser qu’une portion des enroulements inducteurs, ce qui augmente la vitesse correspondant à ce couplage; cette modification peut d'ailleurs n'intéresser que certains pôles. Pour la marche en parallèle, l’on utilise au contraire la totalité des enroulements inducteurs.
- et ainsi de suite. L’on voit donc que l’échelon des tensions au départ devra former une progression
- géométrique de raison ( i -1—-—).
- \ ioo/
- J. B.
- Appareil téléphonique portatif pour les installations à haute tension. —G. Foerster. — Eloktrotechnische Zeitschrift, iü mars 1908.
- L’extension des grands réseaux de distribution, notamment dans les pays de montagne, et la nécessité de faciliter les communications téléphoniques entre la centrale et les postes secondaires ou encore entre la centrale et un point quelconque de l’installation, a décidé la Société allemande des Téléphones cà construire un appareil portatif. Cet appareil comprend le téléphone proprement dit, le support formant mise à la terre et le dispositif de prise de contact. L’appareil peut être rapidement mis en station et raccordé à la ligne téléphonique que l'on monte généralement sur les poteaux du transport d'énergie.
- Les détails de l’appareil ne présentent aucune particularité bien nouvelle, mais l’idée môme méritait d’être signalée.
- K. M.
- Réglage de la distance des charbons des lampes à arc. — M. Fortuny, — Brevet allemand n<> 188 538.
- Le réglage de la distance des charbons se fait au moyen d’un électromoteur dont l'excitation est pourvue de 3 bobinages, l’un parcouru par le courant principal, tandis que les deux autres sont en dérivation sur l’arc et en série l’un par rapport à l'autre. L'induit du moteur est connecté par un de ses balais au point intermédiaire des deux circuits d’excitation mis en dérivation sur l’arc, et par l’autre balai, à un point convenablement choisi de la résistance en série avec la lampe.
- Lampe à arc à électrodes en disque. — E.-B.Trinks. —Brevet allemand n° 188589.
- Les électrodes sont formées de disques et c’est entre les bords que l’arc jaillit. La rotation des disques rafraîchit constamment les points d’usure et celle-ci est périodiquement compensée par un déplacement des deux disques l’un vers l'autre.
- (*) On démontre aisément que le rapport de la plus grande la plus petite est, pour un couple donné, assez notablement supérieur à 2, dans le cas de deux moteurs. Avec du courant continu au contraire ce rapport est très voisin de 2. (N. D. L. R.)
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- Interrupteur calorifique. — Siemens-Schu-ckert. — Brevet allemand n° 191 398.
- Cet interrupteur est destiné à couper un circuit qui serait traversé par un courant dépassant, pendant un certain temps, une valeur donnée, pour le refermer ensuite si l’intensité vient à baisser.
- On peut avantageusement l’utiliser dans des installations d'abonnés dont les contrats sont à forfait, et basés sur une consommation déterminée et non contrôlée (1). Le principe est simple, un fil traversé par le courant principal s'allonge et se raccourcit suivant les variations du courant et ferme ou coupe le circuit d’un relais qui coupe alors ou referme le circuit principal. L’action du relais peut être plus ou moins lente.
- Système de protection des lignes télégraphiques et téléphoniques contre les courants alternatifs monophasés. — General Electric
- Company. — Brevet américain n® 873 107.
- Ce système a pour but d’éliminer les perturbations résultant de l’influence des lignes de traction à coimant monophasé sur les lignes télégraphiques et téléphoniques. Gomme le montre la figure 1, les sections successives du trolley sont alimentées au moyen de transformateurs dont l’enroulement secondaire a son point central mis à la terre en E. Le retour du courant se fait comme d’habitude par les rails. Dans (*)
- (*) Nous avons signalé déjà un appareil destiné au même objet : Cf. La Lumière Electrique, tome I (20 série), p. i57.
- ces conditions, lorsque la ligne entière est déchargée, c’est-à-dire lorsqu’aucune voiture ne circule, le potentiel de deux sections consécutives est à chaque
- Fig. 1. — Système de protection des lignes télégraphiques.
- instant de signe contraire; l’induction statique exercée par l’une de ces sections sur une ligne télégraphique ou téléphonique C est compensée à chaque instant par celle exercée par l’autre section. Si l’on suppose maintenant que les lignes sont chargées, il est facile de voir que l’induction magnétique totale exercée sur la ligne G par l’une des sections est sensiblement nulle, surtout si les voitures se succèdent à intervalles très rapprochés sur tout le parcours. Meme lorsqu’il n’y a qu’une seule voiture sur une section, cas de la figure, les courants venant des deux sous-stations sont également de signes contraires,et comme chacun est d’autant plus intense que la distance à la sous-station correspondante est plus faible, les effets des deux tronçons de la section considérée se compensent encore à peu près, meme si la voiture ne se trouve pas au milieu de ladite section. L’on peut donc dire que, dans tous les cas, la ligne de trolley est pratiquement sans influence sur des lignes télégraphiques ou téléphoniques parallèles.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Mesures électriques (3e édition), par Eric Gérard, Directeur de VInstitut Montéfiore. — 1 volume grand in-8° de 708 pages avec 3o4 figures dans le texte. — Gautiiier-Yili.aus, éditeur, Paris. — Prix : broché, 12 francs.
- Nous n’avons pas à présenter à nos lecteurs le traité de mesures électriques de M. Eric Gérard. Les trois éditions successives qui en ont été données
- ont permis aux ingénieurs de le connaître et de le juger. Les compléments importants que l’auteur a apportés à son œuvre n’en ont pas modifié la donnée générale, et ce traité des mesures restera le guide indispensable et classique des jeunes ingénieurs qui veulent apprendre la technique des essais industriels. C’est d’ailleurs à leur intention spéciale que ce livre a été composé, et les méthodes d’essais y sont groupées d'une façon systématique dans l’ordre
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- où il convient de les exécuter. Après avoir exposé les méthodes de mesure et les erreurs dont elles sont susceptibles, M. Eric Gérard passe en revue les mesures géométriques et mécaniques spéciales et les mesures photométriques utiles k l’électricien. Il aborde ensuite le matériel nécessaire aux essais et les appareils divers employés k la mesure des courants, des potentiels et des résistances. Un chapitre spécial est consacré aux divers types d’ampèremètres et voltmètres. Les chapitres suivants sont consacrés k la mesure des capacités, des puissances, des différences de phase, des coefficients de self-induction, et k l’étude de l’induction et de l’hysté-résis.
- Ces chapitres généraux sont complétés par l’exposé des méthodes spéciales aux divers cas que peut rencontrer l’ingénieur dans les nombreuses applications du courant électrique. L’essai des machines k courant continu et alternatif, des moteurs
- asynchrones et des moteurs k collecteur, l’essai des transformateurs statiques, font l’objet des derniers chapitres du traité. L’auteur a indiqué toutes les opérations k faire pour le relevé des diverses caractéristiques des machines, la vérification de leur circuit, de leur isolement, la détermination des pertes, du rendement, les conditions des essais de charge, etc.
- Enfin, les divers tableaux et les renseignements pratiques sur les résistances des fils de cuivre, les propriétés magnétiques des fers, les défauts et les dérangements des dynamos qui terminent le livre peuvent rendre de grands services et faciliter des recherches souvent fort longues.
- Si nous ajoutons que les leçons de M. Eric Gérard ont été déjà suivies par vingt-cinq promotions d’ingénieurs, n’aurons-nous pas indiqué par là toute la haute valeur didactique des ouvrages qui sont la quintessence de son enseignement?
- J. D.
- VARIÉTÉS
- LÉGISLATION
- DÉCRET DU 3 AVRIL 1908 SUR LES DISTRIBUTIONS D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- (Fin,)
- Section IX. — Enquête pour rétablissement des servitudes prévues par l’article 12 de la loi du 15 juin 1906.
- Enquête relative aux servitudes.
- Art. 36. — L’enquèle pour l’établissement des servitudes d’appui, de passage ou d’ébranehage prévues à l’article 12 de la loi du 15 juin 1906 a lieu sur un plan parcellaire indiquant toutes les propriélés atteintes par les servitudes, avec les renseignements nécessaires pour faire connaître la nature cl l’étendue des sujétions en résultant.
- Le plan des propriélés frappées de servitudes mentionnant les noms des propriétaires tels qu’ils sont inscrits sur les matrices.des rôles reste déposé pendant huit jours à la mairie de la commune où les propriélés sonL situées. Avertissement de l'ouverture de Tcnquèlc est donné collectivement aux intéressés, par voie d'affichage k la mairie. Notification directe dos travaux projetés est, en outre, donnée par le maire aux intéressés.
- Le maire certifie les notifications et affiches ; il mentionne, sur un procès-verbal qu’il ouvre k cet effet, les réclamations et déclarations qui lui ont été faites verbalement et y annexe celles qui lui sont adressées par écrit.
- A l’expiration du délai de huitaine, un commissaire enquêteur, nommé par le préfet, reçoit les observations et appelle, s’il le juge convenable, les propriétaires intéresses. Le commissaire signe le procès-verbal d’enquète, y joint son avis motivé et remet immédiatement, avec toutes les pièces de l’instruction, le dossier au maire, qui le transmet sans délai à l'ingénieur en chef du contrôle.
- Si l’exécution des travaux projetés comjjorte des expropriations, il est procédé à l’enquèle pour rétablissement des servitudes en même temps qu’à l’enquête prévue par le litre II de la loi du 3 mai 1841.
- Modification éventuelle des projets.
- Approbation du tracé.
- Art. 3--. — L’ingénieur en chef du contrôle communique au concessionnaire le dossier de l’enquèle.
- Le concessionnaire peut, s’il le juge utile, modifier le projet, en vue de tenir compte des observations faites à Tcnquéle.
- Si les modifications ainsi apportées au projet frappent
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2° Série). — N? 48.
- (le servitude des propriétés nouvelles ou aggravent des servitudes antérieurement prévues, notification directe en est donnée par le maire aux intéressés qui ont un délai de huit jours pour présenter leurs observations.
- Le projet, modifié ou non par le concessionnaire, est adressé par l’ingénieur en chef du contrôle au préfet, qui approuve le tracé et notifie son approbation au concessionnaire.
- CHAPITRE VI
- CONDITIONS GÉNÉRALES ET d’iNTÉRET PUBLIC AUXQUELLES
- l
- DOIVENT SATISFAIRE LES OUVRAGES'
- Bonne exécution des ouvrages.
- Art. 38. — Tous les ouvrages établis sur le domaine public sont exécutés en matériaux de bonne qualité, mis en œuvre suivant les règles de Part.
- Les dispositions techniques adoptées pour les ouvrages, ainsi que les conditions de leur exécution, doivent satisfaire aux prescriptions des arretés pris par le ministre des travaux publics, eu exécution de l’article 19 de la loi du i5 juin 1906.
- E11 cas de désaccord entre le permissionnaire ou concessionnaire et les services intéressés sur l’application de ces arretés à des ouvrages antérieurement exécutés, il est statué par le ministre des travaux publics après avis du comité d’électricité.
- Lignes télégraphiques ou téléphoniques et lignes de signaux établies pour la sécurité de Vexploitation.
- Art. {9.— Les entrepreneurs de distributions d’éner--gie électrique sont tenus d’établir et d’entretenir à leurs trais les lignes télégraphiques ou téléphoniques ou les lignes de signaux reconnues nécessaires par le service du contrôle pour assurer la sécurité de l’exploitation.
- Nul entrepreneur de distribution ne peut faire ou laisser faire usage de ces lignes, ni pour les besoins du service commercial de la distribution, ni pour tous autres motifs étrangers à la sécurité de l’exploitation, s’il n’a obtenu l’autorisation de l’administration des postes et des télégraphes, conformément aux lois et règlements relatifs à l’exercice du monopole des correspondances télégraphiques.
- Les projets des lignes télégraphiques ou téléphoniques et .des lignes de signaux établies en vertu du premier paragraphe du présent article sont soumis à l’approbation de l’administration locale des postes et des télégraphes qui prescrit toutes les dispositions nécessaires pour empêcher qu’aucune atteinte soit portée au monopole de l’État. E11 cas de désaccord, il esL statué par le ministre des travaux publics, après avis du comité d’électricité.
- Emprunt de supports existants par de nouveaux permissionnaires ou concessionnaires.
- Art. 4e. — Tout permissionnaire ou concessionnaire est tenu, si l’administration le requiert, de laisser utiliser ses poteaux par d’autres titulaires de permissions ou concessions empruntant la même voie, mais sans qu’il puisse en résulter pour lui aucune gêne dans l’exploitation, ni aucune augmentation de charges.
- Le nouvel occupant verse, à titre de droit d’usage, au premier occupant, une indemnité proportionnée aux avantages que lui procure la communauté.
- En cas de désaccord sur le principe ou sur les conditions techniques de la communauté, il est statué par le ministre des travaux publics, après avis du comité d’électricité.
- CHAPITRE VI
- exécution et réception des travaux mis en service
- Avis à donner avant le commencement des travaux.
- Art. 41. — Avant de commencer les travaux d’une distribution, le permissionnaire ou concessionnaire doit en donner avis quatre jours au moins à l’avance au service du contrôle.
- Il doit en outre, avant l’ouverture de tout chantier sur la voie publique, en aviser dans le même délai :
- i° Les services de voiries intéresses;
- 20 Le service des postes et des télégraphes, si des lignes télégraphiques et téléphoniques sont intéressées ;
- 3° Les propriétaires de toutes canalisations touchées par les travaux.
- Le permissionnaire ou concessionnaire est dispensé de se conformer au délai de quatre jours ci-dessus indiqué pour l’ouverture des chantiers sur la voie publique en cas d’accident exigeant une réparation immédiate. Dans ce cas, il peut exécuter sans délai tous travaux nécessaires, à charge d’en aviser en même temps les services intéressés et de justifier l’urgence dans un délai maximum d’au moins vingt-quatre heures.
- Réception des travaux et mise en exploitation.
- Art. 42. — Avant la mise en service des ouvrages terminés, il est procédé à leur réception. L’ingénieur en chef du contrôle fixe la date des essais et convoque les représentants des services intéressés.
- Si les essais sont satisfaisants, tant au point de vue du fonctionnement de la distribution elle-même qu’à celui de la sécurité et du maintien de la circulation publique et des communications télégraphiques ou téléphoniques, la réception des ouvrages est prononcée.
- Sur le vu du procès-verbal de réception, le préfet, ou l’ingénieur eu chef du contrôle délégué à cet effet, délivre
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- l’autorisation de circulation du courant prévue par l’article i5 de la loi du i5 juin 1906.
- Les lignes et branchements établis conformément aux dispositions de l’article 35 ci-dessus peuvent être mis en service sans essais de réception.
- Dessins des ouvrages de distribution.
- Art. 43. — Dans.le délai de six mois apres la mise en service de chaque distribution, le permissionnaire ou concessionnaire est tenu d’en remettre le plan au service du contrôle. Au plan doivent être joints des dessins complets des ouvrages principaux, en plan,coupe et élévation, dressés à l’échelle prescrite par l'administration et donnant tous les détails et renseignements utiles.
- Des coupes détaillées à l’échelle prescrite font connaître les dispositions spéciales adoptées dans les traversées de chaussée et sur les points pour lesquels la production de ces documents a été requise par l’ingénieur en chef du contrôle.
- Le nombre d’expéditions des plans et dessins à fournir est fixé par l’ingénieur en chef du contrôle ; un exemplaire en est remis, dans tous les cas, à l'ingénieur des télégraphes.
- Révision annuelle des plans et dessins.
- Art. 44- — Une fois par an au moins, les plans et les dessins des distributions sont révisés et mis au courant par le permissionnaire ou concessionnaire.
- Etablissement d'office des plans et dessins.
- Art. 45. — Faute par le permissionnaire ou concessionnaire de fournir les plans et dessins ou de les tenir à jour, il y est pourvu d’ofïiee et à ses frais parles soins du service du contrôle.
- Il est procédé de la même façon, si les dessins fournis sont reconnus inexacts ou incomplets.
- CHAPITRE VIII
- POLICE ET SÉCURITÉ DE l’eXPLOITÀTION
- Forme des réquisitions prévues par V article 17 delà loi.
- Art. 47» — Un cas de troubles apportés aux services publics, les réquisitions visées à l’article 17 de la loi du i5 juin 1906 sont adressées à l’ingénieur en chef du contrôle, sous forme de lettres recommandées, soit par les ingénieurs des télégraphes, en ce qui concerne l’administration des postes et télégraphes, soit par les représentants des autres services intéressés.
- Elles spécifient notamment :
- i° La nature des perturbations qu’il s’agit de faire cesser ou de prévenir;
- 2° Les conditions dans lesquelles les perturbations ont été constatées, avec indication spéciale des procès- verbaux qui auraient été dressés en exécution du décret-loi du 27 décembre i85i ou de tout autre acte législatif;
- 3° Les mesures qu’il paraît nécessaire de prévoir dans l’intérêt de la sécurité publique ou de la sûreté et de la régularité des communications télégraphiques ou téléphoniques ;
- 4° S’il y a lieu, l’injonction à adresser au permissionnaire ou concessionnaire d’avoir à couper le courant par application de l’article 48 du présent règlement.
- Interruption du courant sur réquisition du service du contrôle et des autres services intéressés.
- Art. 48. — Le permissionnaire ou concessionnaire est tenu de couper le courant sur l’injonction de l’ingénieur en chef du contrôle, lorsque le mauvais fonctionnement de la distribution est dénaturé à compromettre la sécurité publique, ou lorsque la coupure est nécessaire pour permettre aux services publics d’effectuer, dans l’intérêt de la sécurité, la visite, la réparation ou la modification de quelque ouvrage dépendant de ces services.
- En cas d’accident de personne ou de danger grave, les agents du contrôle assistant l’ingénieur en chef et les fonctionnaires autorisés par l’article 17 de la loi du 15 juin 1906 à adresser des réquisitions au service du contrôle peuvent enjoindre, par les voies les plus rapides, au permissionnaire ou concussionnaire, de couper le courant. Avis de l’injonction est, dans tous les cas, donné immédiatement à l’ingénieur en chef du contrôle, qui prend d’urgence les mesures nécessaires pour sauvegarder la sécurité et peut requérir à cet effet le concours des autorités locales.
- Entretien et exploitation.
- Art. 4h. — Les distributions d’énergie électrique et toutes les installai ions qui en dépendent doivent être constamment entretenues en bon état.
- Les permissionnaires ou concessionnaires sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour que l’exécution des travaux et l’exploitation cle la distribution n’apportent ni gène ni trouble aux services publics.
- Postes de secours en cas d'accident.
- Art. 49. — Aux endroits désignés par le préfel. le permissionnaire ou concessionnaire entretient les médicaments et moyens de secours nécessaires en cas d’accident et affiche les instructions relatives aux mesures à prendre dans ce cas, conformément aux prescriptions du ministre des travaux publics. —
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- Mesures concernant la protection des distributions d'énergie et la liberté de la circulation.
- Art. 5o. — Il est défendu à toute personne étrangère au service des distributions d’énergie et aux services publics intéressés :
- i° De déranger, altérer, modifier ou manœuvrer, sous quelque prétexte que ce soit, les appareils et ouvrages qui dépendent de la distribution ;
- 2° De rien placer sur les supports, conducteurs et tous organes de la distribution, de les toucher ou de rien lancer qui puisse les atteindre ;
- 3° De pénétrer, sans y être autorisé régulièrement, dans les immeubles dépendant de la distribution et d’y introduire ou laisser introduire des animaux.
- Vérifications et instruments de mesure.
- Art. 5i. — Le permissionnaire ou concessionnaire est tenu, toutes les fois qu’il en est requis, d’etTectuer devant les agents du contrôle toutes les mesures nécessaires à la vérification des conditions électriques delà distribution ou de mettre à la disposition de ces agents les instruments de mesure nécessaires pour leur permettre d’effectuer eux-mêmes des vérifications qu’ils jugeraient utiles dans l’intérêt delà police^ou de la sécurité de l’exploitation.
- Dans le cas où des troubles seraient constatés sur des lignes télégraphiques ou téléphoniques, les ingénieurs des télégraphes peuvent exiger que les vérifications soient faites par eux-mêmes ou en leur présence.
- Déclaration d'accidents.
- Art. 51. — Toutes les fois qu’il arrive un accident entraînant mort d'homme ou blessure grave, le permissionnaire ou concessionnaire en fait immédiatement la déclaration, par la voie la plus rapide, à l’agent local du contrôle technique ; cette déclaration est faite soit verbalement, soit par exprès, soit par dépêche télégraphique ou téléphonique, et confirmée par lettre. Avis en est envoyé à l’ingénieur en chef du contrôle et au procureur de la République par la voie la plus rapide.
- Avis doit également être donné à l’ingénieur en chef du contrôle et à l’agent local du contrôle technique des incendies graves ou troubles importants survenus dans le service de la distribution.
- CHAPITRE IX
- RELATIONS DUS ENTREPRISES DE DISTRIBUTION AVEC LA VOIRIE,
- LES CONCESSIONS DE TRAVAUX PUBLICS ET LES DISTRIBUTIONS VOISINES
- Modifications apportées aux distributions dans l* intérêt de la voirie et des riverains.
- Art, 53. — Le permissionnaire ou concessionnaire doit,
- toutes les fois qu’il en est requis par l’autorité compétente pour un motif de sécurité publique ou dans l’intérêt de la voirie, opérer à ses frais le déplacemenf des parties de canalisation qui lui sont désignées. Il ne résulte pour lui de ce fait aucun droit à indemnité.
- Si des modifications sont faites par les riverains aux entrées et accès des immeubles et propriétés en bordure des routes et chemins empruntés, le permissionnaire ou concessionnaire est tenu d’apporter à ses installations les modifications requises par l’administration.
- Traversée de concessions préexistantes par des distributions.
- Art. 5/j. — Lorsqu’une distribution d’énergie électrique traverse les ouvrages d’une concession préexistante (chemin de fer, distribution d’énergie, etc.), les mesures nécessaires sont prises pour qu’aucune des deux entreprises n’entrave le bon fonctionnement de l’autre.
- Les travaux de modification de toute nature qui seraient à faire dans la concession préexistante et tous dommages résultant de la traversée sont à la charge du permissionnaire ou concessionnaire de la distribution nouvelle.
- En cas d’accord entre les divers services intéressés, les mesures à prendre sont lixées par arrêté préfectoral ; en cas de désaccord, elles le sont par décision du ministre des travaux publics, après avis du comité d?élcc-tricilé.
- Modifications aux distributions nécessitées par des travaux publics.
- Art. 55. — Dans le cas où l’Etat, les départements ou les communes ordonnent ou concèdent soit la construction de routes nationales, de routes départementales, de chemins vicinaux, de voies ferrées, de canaux, soit l’installation de communications télégraphiques ou téléphoniques ou de distribution d’énergie et, d’une manière générale, rexéeution de travaux publics qui traversent une distribution et obligent à la modifier, le permissionnaire ou le concessionnaire ne peut s’opposer à ces travaux.
- Le permissionnaire ou le concessionnaire doit apporter à ses propres installations toutes les modifications prescrites parle ministre des travaux publics.
- Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour que les modifications ainsi imposées paiT’administration n’apportent aucun obstacle au service de la distribution d énergie préexistante.
- Recours en cas de dommages aux distributions.
- Art. 56. — Aucun recours ne peut être exercé contre l’Etat, les départements ou les communes par le permis-
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- sionnaire ou le concessionnaire d’une distribution :
- Soit à raison des dommages que le roulage ordinaire pourrait occasionner aux ouvrages de la distribution placés sur ou sous le sol des voies publiques ;
- Soit à raison de l’état de la chaussée, des accotements, des trottoirs ou des ouvrages, et des conséquences de toute nature qui pourraient en résulter ;
- Soit à raison des travaux exécutés sur la voie publique dans l'intérêt de la sécurité publique ou de la voirie ;
- Soit à raison des travaux exécutés pour l’entretien des lignes télégraphiques ou téléphoniques.
- Le permissionnaire ou concessionnaire conserve sou droit de recours contre les tiers.
- Dommages occasionnés par les distributions.
- Art. 56. — Les indemnités pour dommages résultant de rétablissement ou de l'exploitation d une distribution sont entièrement à la charge du permissionnaire ou du concessionnaire, qui reste responsable de toutes les conséquences dommageables de son entreprise, tant envers l’Etat, les départements et les communes qu’envers les tiers.
- CHAPITRE X
- DISPOSITIONS DIVERSES
- . Comptes rendus statistiques annuels.
- Art. 58. — Tout permissionnaire ou concessionnaire doit adresser, à l’ingénieur en chef du contrôle, chaque année, le i5 avril au plus lard, des états statistiques, conformes aux modèles qui seront arrêtés par le ministre des travaux publics, après avis du comité d’électricité, et comprenant les renseignements techniques relatifs à l’année entière, du icr janvier au > i décembre. Ces renseignements peuvent être publiés en tout ou en partie.
- Forme des conférences entre les services intéressés.
- Art. 5q.— Les conférences prévues par l’article \/\ de la loi du i5 juin 190G ont lieu à un seul degré. Elles sont ouvertes par l’ingénieur en chef du contrôle, qui établit un exposé de l'objet de la conférence et adresse un exemplaire du dossier au chef de chaque service intéressé pour chaque département et, dans tous les cas, au représentant de l’administration des postes et des télégraphes. L’ingénieur eu chef provoque eu même temps les observations de toute personne dont, il juge l'intervention utile pour l'instruction de l atlaire.
- Les chefs de services intéressés, après examen, renvoient le dossier à l’ingénieur en chef du contrôle et formulent leurs avis ou observations en ce qui concerne leurs services respectifs.
- Sur le vu de ces avis ou observations, l'ingénieur en chef du contrôle formule ses conclusions et clôt le procès-verbal de la conférence.
- En cas de désaccord des services intéressés, l'ingénieur en chef du contrôle provoque une conférence effective entre les chefs de service ou leurs délégués. Si l’accord u'intervient pas au cours de cette conférence, le procès-verbal relatant les avis de tous les services intéressés est adressé sans délai au ministre des travaux publics pour être statué ainsi qu’il appartiendra.
- Dispositions transitoires.
- Art. Go. — Pour toutes les distributions au sujet desquelles une instruction est actuellement ouverte, les enquêtes et autres formalités régulièrement accomplies, conformément aux règles antérieurement en vigueur, seront considérées comme valables. Eu cas de contestation, il sera statué par le ministre des travaux publics.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET
- FINANCIÈRE
- En s'adressant h nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à l'Electrotechnique ; '2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Amoi'tisseurs d’à-coups "Westinghouse-Brun.
- Dans les aciéries, la puissance absorbée par le laminage est essentiellement variable. Les c< à-coups » très brusques se succèdent à intervalles rapprochés et, par conséquent, les diagrammes de charge présentent une suite presque ininterrompue de pointes
- très élevées par rapport à la ligne de travail moyen. L’adjonction d’un volant s’impose donc pour les laminoirs non réversibles et son emploi a donné de très lions résultats avec les machines à vapeur dont le couple est sensiblement constant, quelle que soit la vitesse et dont le ralentissement peut être “considérable sans inconvénient.
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- Avec les moteurs électriques dont la puissance vario rapidement on raison inverse de la vitosse, les avantages ne se conservent pas intégralement; aussi a-t’On été conduit, au début, à prévoir, pour la commande électrique des laminoirs, des moteurs d’une puissance nominale bien supérieure à celle des machines à vapeur qu’ils devaient remplacer.
- Les moteurs électriques ordinaires à courant continu compound, ou même hypercompound, peuvent aisément être construits de manière à admettre une grande variation de vitesse, mais ainsi que le montre
- En d’autres termes, le moteur ne fournit qu’une puissance très faible si la vitesse est élevée et réciproquement, il ne peut plus admettre de ralentissement important lorsqu’il est fortement chargé, sans risquer d’étre brûlé ou de faire sauter le disjoncteur provoquant un arrêt total.
- Les inconvénients de ce fonctionnement sont les suivants ;
- i° Nécessitéd’augmenterla puissance du moteur, parce que, eu pleine charge, il ne peut plus admettre de ralentissement de vitesse suffisant.
- ' ^JÏCofottJUT/wœc xumyüi^eivV d,,iX/-/coup tpowtv /ùxminoixà Gturbed jùs 'V'ileAô&s
- Vitesse
- Vitesse
- ^CAemix'fOO 200 300 £00 ÔOO 600 700 $00 CfimaxJOO 200 500 £00 âOO 600 ?00
- la figure i, la puissance fournie à chaque instant par le moteur est absolument liée au ralentissement. La Simple inspection de cette courbe montre d’ailleurs que cette puissance ne devient importante que lorsque la plus grande partie du ralentissement admissible a été réalisée.
- Il est de toute nécessité que la charge moyenne du moteur soit bien inférieure à sa puissance normale, car le volant ne doit être utilisé que pour venir en aide lorsque les charges sont supérieures à la moyenne et, par conséquent, le moteur doit pouvoir admettre un ralentissement de vitesse assez considérable. Or,
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- la courbe fig. i montre que la charge normale de 5oo HP du moteur compound ordinaire correspond à la vitesse de 8o tours par minute, alors que la vitesse minima acceptable est de y5 tpm. f ies 4/5 du ralentissement total ont déjà été réalisés. Si donc la charge moyenne du moteur était voisine de la charge normale, le ralentissement du volant provoqué par un à-coup aurait pour elïet de faire sauter le disjoncteur ou de brûler le moteur. La charge moyenne du moteur de 5oo HP ne devra donc pas être supérieure à 35o HP, de façon à disposer encore d’un ralentissement d’environ io tours par minute.
- a0 Nécessité d’augmenter le poids du volant, parce que la vitesse maxima correspondant à la marche à vide du laminoir ne peut pas être obtenue pendant le travail. En pratique, en elïet, il ne se produit pour ainsi dire jamais d'arrêt d’une durée suffisante pour que la vitesse reprenne toute sa valeur normale. Il en résulte que le volant ne tourne guère à une vitesse supérieure à celle correspondant à la charge moyenne. Le poids du volant doit donc être calculé en se basant, pour l’évaluation de la puissance, sur la vitesse correspondant à la charge moyenne, tandis que sa résistance devra tenir compte de la vitesse à vide du laminoir qui est notablement supérieure.
- En supposant, par exemple, que la variation de vitesse maxima admise pour le moteur soit de ^5 % , comme dans le cas de la courbe fig. i, on peut estimer que la vitesse correspondant à la charge moyenne, définie comme il est dit précédemment, correspond à un ralentissement d'au moins i5 % en pratique. Pendant toute la durée du travail, la vitesse restera presque toujours inférieure de i5 % à la vitesse maxima et le poids du volant devra être plus du double de celui qui serait nécessaire si la vitesse maxima pouvait être obtenue normalement.
- Le dispositif Westinghouse dit « amortisseur d’à-coup » remédie à ces inconvénients ; il a pour but de modifier la puissance fournie à chaque instant par les moteurs électriques à courant continu en fonction du ralentissement.
- L'amortisseur d’à-coup sc compose essentiellement d’une excitatrice auxiliaire montée en bout d’arbre du moleur de laminoir ou commandée préférablement par un petit moteur indépendant dans le cas des grands laminoirs à très faible vitesse (fig. 3). Cette excitatrice, dont la puissance n’est pas supérieure à i % de celle du moleur de laminoir, agit sur un enroulement inducteur spécial de ce moteur,
- qui est en outre muni d’un cnroulcnfcnt shunt ordinaire. Elle est d’ailleurs elle-même excitée par une fraction du courant de charge de ce moteur. Enfin, cette excitatrice possède deux systèmes inducteurs égaux, agissant en sens inverse sur un mémo induit, de manière à se neutraliser réciproquement. Toutefois, la forme des masses polaires étant différente, la saturation d’un des systèmes inducteurs est obtenue par un courant moindre que colle du deuxième.
- D’autre part, l’excitatrice est munie d'un enroulement shunt servant au réglage, et elle est compoundée par son propre courant, afin de renforcer l'effet dû à la différence de saturation dès que celle-ci se produit.
- Voici comment s’opère le fonctionnement :
- A vide on à faible charge, le moteur do laminoir fonctionne comme un moteur shunt, c’osNà*dire sans variation sensible dans la vitesse. A mesure que la charge du moteur augmente, le champ de'l'oxoita* trio.e s'accroît, mais grâce à l’opposition des deux systèmes inducteurs, cette dernière ne fournit aucun courant jusqu'à ce que la charge soit suffisante pour
- oï£UT .avec' amutdWeuv D a • coup /pourÿ<x*mnovi<t
- f Moteur / c/u-
- \L ami noir.
- Fig. 3.
- saturer le premier système. L'effet prépondérant du deuxième engendre alors un courant qui renforce le champ du moteur de laminoir, et, par suite, permet
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- un ralentissement considérable de la vitesse.
- En résumé, le moteur de laminoir se comporte comme un moteur shunt pour les faibles charges et comme un moteur eompound pour les fortes charges. En d’autres termes, c’est un moteur eompound dont le compoundage n’agit que pour les fortes charges. Les avantages de ce dispositif sont visibles.
- La courbe 2 montre le résultat obtenu avec le dis-
- que cette charge augmente peu pour une forte diminution de vitesse.
- On peut en conclure que : i° La charge moyenne du moteur peut coïncider avec sa puissance normale, parce que le moteur est susceptible d'admettre au delà une variation de vitesse suffisante pour permettre au volant d’entrer en action. Pour un môme travail, le moteur peut donc être réduit et son
- aveo OAnoiliôûeaï/ c) ,cl -
- Puissances
- / à
- YO YY YZ Yô /£ Yâ Y6
- positif amortisseur appliqué au moteur de f>oo chevaux, dont il a été question ci-dessus.
- En comparant cette courbe avec la précédente, ou voit que, pour un faible ralentissement, le moteur muni d’un amortisseur prend immédiatement une charge supérieure à celle du moteur ordinaire, mais
- rendement moyen se trouve [en outre amélioré.
- 2° Le relèvement de vitesse du volant s’obtient plus rapidement, bien que les dimensions du moteur soient moindres, parce que la puissance fournie par ce dernier reste importante jusqu’à la fin du relèvement. La vitesse du volant pendant le travail est
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- donc plus élevée et très proche de la vitesse uiaxima du laminoir avide. Le poids du volant peut donc être réduit sans en diminuer la puissance.
- Ce résultat est obtenu sans qu’il soit aucunement nécessaire d’admettre une variation de vitesse plus considérable. Celle-ci est d’ailleurs toujours subordonnée aux exigences mêmes du laminage. En outre, il est facile de se rendre compte, d’après ce qui précède, que la charge sur le réseau est sensiblement régularisée par l’emploi de ramortisseur d’à-coup.
- Le diagramme lig. 4 représente le laminage d’un bloom d’environ 3ookff. La courbe supérieure en traits pleins donne la vitesse du laminoir en tours par minute en fonction du temps en secondes et la courbe inférieure, également en traits pleins, indique les puissances fournies par le moteur ou, si l’on préfère, les charges, déduction faite du rendement. Le moteur électrique, d’une puissance de 5oo IIP, peut fournir momentanément une surcharge de 5o % . La vitesse du laminoir à vide atteint ioo tpm, en exigeant une puissance de i5o HP sur l’arbre du moteur, et le ralentissement maximum de ce dernier peut atteindre 25 % , correspondant à la vitesse de 7“» tpm et à la surcharge de 750 HP sur l’arbre, ainsi que le montre la courbe caractéristique n° 1 du moteur. Un volant de 10 tonnes et d’une puissance de 370 oooks|n à la vitesse de 100 tpm par seconde vient en aide au moteur.
- Le passage du bloom absorbe un travail de 90 oooksm environ et dure au début une demi-seconde. Un intervalle de 2,5 secondes sépare les différentes passes.
- Ainsique le montre le diagramme, la vitesse diminue rapidement et tombe à 75 tpm a la quatrième passe, elle remonte ensuite légèrement. Le moteur ne fournit au début qu’une puissance très faible, puis supporte brusquement des surcharges considérables. On voit que le moteur est amené à sa dernière limite et qu’il serait absolument impossible de continuer quelque temps ce régime sans provoquer l’arrêt du laminoir, bien que le travail moyen du moteur soit cependant inférieur à 4S0 HP.
- 11 faut remarquer combien le laminage devient dangereux lorsque le moteur supporte des surcharges. Pour un très faible ralentissement, de 2 tours, la charge monte brusquement de i5o HP, et la forme même du diagramme en pointe montre bien que l’application des surcharges, si nuisibles aux moteurs, n’augmente que très faiblement le travail total fourni.
- Les résultats obtenus avec le même volant, grâce à l’emploi de l’amortisseur d’à-coup, sont indiqués
- parles courbes en pointillé du même diagramme.
- Le travail fourni est exactement le*même, mais on voit (pie le ralentissement a été bien moindre, en sorte que le volant conserve une énergie utilisable importante et donnant toute sécurité. Les charges du moteur sont diminuées de 25 % ; toutes les pointes du diagramme sont coupées et l'on voit que le moteur est encore loin de sa surcharge maxirna admissible. 11 peut, en effet, fournir 200 chevaux de plus correspondant au ralentissement maximum à 73 tours par minute. Enfin, la charge du réseau varie beaucoup moins que dans le cas du moteur ordinaire.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Société générale et le Comptoir d*Escompte viennent d’offrir'à leur clientèle 60 000 actions privilégiées de 2jo francs de la Compagnie Générale Parisienne de Tramways. Cette émission fait suite à la résolution votée par les actionnaires dans leur Assemblée générale extraordinaire du 3o mars dernier d’augmenter le capital de la Société de i5 millions. De 3o millions, celui-ci se trouve donc porté à 45 ; ce n’est pas tout, car il résulte des accords souscrits avec la Compagnie Française Thomson-Houston qu’au moment favorable et dans un avenir aussi rapproché que possible il sera créé ïo millions d’actions ordinaires et ïo millions d’obligations.
- H ressort bien nettement du rapport du Conseil à l’Assemblée extraordinaire et de la discussion qui a suivi (pie la Compagnie Générale était acculée à cette situation ou de se libérer en tout ou en partie de sa dette vis-à-vis de sa créancière.
- Celle-ci, qui y avait tout intérêt, a préféré signer de nouveaux accords dont les anciens actionnaires feront tous les frais; car les vagues promesses du président à l’actionnaire avisé qui disséquait le solde créditeur du compte de profits et pertes et les supputations de recettes futures basées sur de probléma tiques trafics ne modifieront pas une situation extrêmement obérée et qui ne semble pas offrir pour l'instant beaucoup d’espoir à Faction ordinaire.
- Nous ne pouvons, pour aujourd’hui, revenir sur tout le passé de la Compagnie Générale Parisienne, mais si nous examinons son bilan, nous constatons qu’au regard de 4° 173 576 fr. 5 4, immobilisés sans tenir compte de 9 972 3/p) fr. 69 pour lignes nouvelles et transformation générale, il n’existe que 5 656 5oo francs d’amortissements et 219 173 fr. 80 de provision pour réfection des voies et du matériel-
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- La dette immédiatement exigible ou à court terme est de i 047 6*21 fr. 4» contre un actif liquide de 1218 34o fr. 09 et à condition de ne pas faire état des 19 778 %%9 francs dus à la Compagnie Thomson-Houston.
- L’opération que tente aujourd'hui la Compagnie Générale Parisienne consolide en partie cette dette au prix de nouveaux engagements de travaux vis-à-vis de sa créancière et d'une commission de 5 % allouée au syndicat de garantie de l’émission.
- Au cours de l’année 1907, les recettes avaient fléchi de 934 a65 francs, résultats de grève et de modifications survenues dans l’exploitation du métropolitain ; en 1908, elles semblent se relever et tout fait espérer une meilleure année. Il faut, au minimum, tous intérêts dus déduits, un bénéfice net de 2 o5o 000 francs pour assurer, conformément aux statuts, une rémunération aux deux espèces d’actions. Ceci présume un abaissement du coefficient d’exploitation conséquence de la transformation de la traction animale en traction électrique, et, comme corollaire, l’augmentation des recettes. Nul ne saurait dire encore les répercussions que peuvent avoir l’achèvement progressif de nouvelles lignes métropolitaines pas plus que l’augmentation du trafic des Tramways-Sud eux-mêmes.
- Et bien que, suivant la parole du président, les actionnaires aient bien mérité le modeste dividende de 3 % que le Conseil était heureux de leur proposer, il eût probablement été plus sage de le réserver.
- En résumé, les bénéfices nets de l’exercice s’élèvent à 633 024 fr. 84, soit un peu plus de 4,7 % du capital social. En y ajoutant les 365 65*2 fr. 29 de report de 1906, le solde du compte profits et pertes s'élève à 998677 fr. i > sur lesquels on distribue 75 % aux actionnaires, et on inscrit aux réserves diverses 6,5 % environ. Le surplus, 184 720 francs, est reporté à nouveau.
- Le bilan de l’Union des Tramways est encore moins favorable, puisqu’il se solde en perte de 5i 769 fr. 99 au 31 décembre 1907.
- Cette Société nous intéresse tout particulièrement par sa participation très importante à la constitution de la Société « L’Energie Electrique du Nord de la France ». Le même groupe qui suscitait l’Energie Electrique du Centre, dont nous parlions dans notre dernière chronique à propos de la Compagnie do la Loire, a fusionné avec le Central Electrique du Nord, création de 1-Union des Tramways, pour aboutir à cette Société Française de l’Energie Electrique du Nord au capital de 4 5oo 000 francs aux ambitions les plus vastes*
- L’Union des Tramways a allégé ainsi la lourde tâche qu’elle avait assumée de créer à la fois, auprès de Lille, la station centrale, le réseau d’alimentation et les sociétés exploitantes. Comme il convient à toute affaire au début, les difficultés de mise au point, les retards mis par les pouvoirs publics à accorder les concessions, les dépassements de délais des installateurs et constructeurs n’ont pu améliorer la situation financière d’une affaire qui s’intéresse à nombre de Sociétés dont les résultats ne sont pas tons satisfaisants.
- Les a/3 de l’actif sont représentés par le portefeuille pour 18 4*3 746 fr. 67 dont la nomericlature figure très heureusement au rapport. Nous y remarquons, à côte des titres de tramways de Tiflis, les actions privilégiées de l’Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg dont la prospérité s’affirme tous les mois.
- L’actif liquide ou réalisable à court-terme s’élève à 3 710 3aG fr. 7a, contre.un passif exigible de 1 943 086 fr. 88. Figure au passif, en outre, un compte de versements à effectuer sur titres {pour un total de 5 906021 francs.
- Dès que l’Electriquc Lille-Roubaix-Tourcoing aura ouvert son exploitation et que les villes de Roubaix et Tourcoing, qui ont concédé leur éclairage pour trente ans, assureront le développement normal de l’Energie Electrique du Nord, l’Union des Tramways recueillera rapidement dans cette région le bénéfice de sa situation privilégiée. L’industrie de ce pays ne pourra pas s’arrêter aux quelques tentatives malheureuses faites par quelques-uns et des plus importants et ne résistera pas aux profits que lui assurent des tarifs particulièrement avantageux. Mais on comprend que la lutte soit ardente entre partisans de l’autonomie de chaque usine, imbus encore de ce vieil orgueil de l’industriel fier de montrer à ses visiteurs sa salle de machines à lambris vernis, et de ce principe d’individualisme qui tend à se soustraire à l’étranger d’où qu’il vienne, et partisans de la concentration de toutes les usines autour d’un centre de force et de lumière qui distribue l’énergie presque sans compter suivant toutes les nécessités de scs abonnés.
- Ces idées sont de partout à l’heure actuelle et Nancy, par exemple, qui possède déjà une station centrale importante, verra bientôt s’élever dans ses environs immédiats, sur le territoire de LancuVe* ville, une usine qui fournira la force motrice, tant à deux lignes de tramways de Nancy à Doinhasle, et de Nancy à Pont-SainL-Vincenl, qu’aux communes de
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- 2 Mai 1908.
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- Laneuveville, Saint-Nicolas, Dornbasle, etc., qui profiteront également de l’éclairage.
- La Société d’Electricité de Toul distribue 26 francs de dividende pour le dernier exercice, la Société des Tramways de Lille accuse un bénéfice de 721 421 fr. et distribue 6 francs par action. La progression de ses recettes est ascendante malgré les prix élevés des combustibles dans le cours de l’année et la mauvaise saison estivale. Notons que l’extension de l’Union Centrale comporte une turbine a vapeur de 6 000 chevaux dont la Société attend de bons résultats économiques en iqênie temps qu’une plus grande constance de la tension.
- Le rapport mentionne d’autre part que les bénéfices de la Société vont se ressentir favorablement d’une décision de justice qui lui a donné gain de cause contre la Société Lilloise d’Electricité dans le procès que celle-ci lui avait intenté pour lui faire dire défense de vendre aux tiers les excédents d’énergie inutile à son exploitation de tramways.
- Ce n’est pas la première fois que cette thèse des Compagnies de tramways triomphe auprès des tribunaux, bien qu’il paraisse étrange qu’il puisse être ainsi fait tort à un monopole de droit. Les Compagnies de gaz furent souvent mieux traitées en regard de la concurrence des Compagnies d’électricité.
- Signalons, en même temps, la brillante situation de la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon,
- dont l’assemblée a eu lieu le 11 avril. Tandis qu’à Paris les recettes diminuent, qu’à Lille elles augmentent de 35*2 000 francs, c’est-à-dire de 9 % , à Lyon elles sont en augmentation de 767 535 francs, soit de 6,6 % ; mais les dépenses croissent en même temps de 9,6 % , ce qui ramène la plus-value de l’année à '236473 francs seulement et le bénéfice de l’exploila-tion à 3 36o534 fr. 18 contre 3124061 en 1906. Après le service des obligations, intérêts et divers, le solde disponible ressort à 2 238 o/(3 fr. 68 que le Conseil répartit à concurrence de 1 766 702 francs
- aux actionnaires et aux administrateurs, attribuant la différence, soit 471341 francs, aux fonds de prévoyance. Ceux-ci s’élèvent sous diverses rubriques à la somme de 13910 14I francs pour un capital nominal de 3i 000000 de francs tant actions (16 millions) qu’obligations.
- On remarquera la différence de situation entre cette Compagnie et la Générale Parisienne.
- Le rapport que nous avons en mains de la Société d'Électricité de Valence (Espagne) à l’assemblée des actionnaires du 9 février dernier donne de très intéressants détails sur sa situation et son développement. Le Conseil annonce de suite les « brillants résultats » de l’exploitation qui se chiffrent par un bénéfice net de 206869,63 pesetas en y comprenant le report de l’exercice antérieur, soit 1 686,21 pesetas. Le bénéfice net ressort à un peu plus de 8 % du capital versé (2 5oo 000 pesetas) et à 6,86 % du capital nominal (3 000000 pesetas). L’exercice 1907 est le deuxième de cette Société qui a ouvert son exploitation au mois de janvier 1906. D’une année à l’autre, l’augmentation des recettes est de 136966,09 pesetas, ce qui les porte pour 1907 à 224 137,01 pesetas. La différence entre ce dernier chiffre et celui des bénéfices de l’année (204184,44 pesetas) représenterait donc les frais généraux de l’affaire ; c’est une bien faible proportion qui nous porte à croire que les frais de premier établissement détaillés à l’actif sous forme de station centrale, sous-stations, réseau de distribution, etc., en ont absorbé la plus grande partie.
- Devant des résultats si brillants, le Conseil s’empresse de distribuer les 96 % des bénéfices portant à la réserve 3 333,33 pesetas, ce qui équivaut à un peu plus d’un millième du capital.
- La consommation, d’après un diagramme joint au rapport, a presque quadruplé en douze mois, ce qui fait présager un excellent exercice pour 1908.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Oise. — Est déclaré d’ulililé publique, par décret du i(> avril 1908, rétablissement dans le département de l’Oise, d’un chemin de fer d’intérêt local, à voie de im, de Froissy à Crèvecœur, formant le prolongement de la ligne d’intérêt local d’Eslrécs-Saiiil-Dems à Froissy.
- Somme. — Est déclaré d’utilité publique, par décret du 17 avril 1908, l’établissement, dans les départements
- de 1 Qisc eide la Somme, du chemin de fer de Guiscard à Ham et de Lassigny à Monldidier.
- Seine. — Le conseil municipal de Pantin a approuvé le
- traité relatif à rétablissement de l’énergie électrique.
- *•
- vSrissE. — Dans une assemblée tenue à Sion le 6 avril, M. l’Ingénieur d’Allèves a présenté une proposition tendant à la création d’un tramway électrique de Sion-gare à Sion-ville. L’énergie en serait fournie par l’usine
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- dé la Liénne.’it Saint-Léonard, appartenant à la commune do Sion.
- -;fc 1-:iî
- Italie. — LJn projet de loi concernant la concession et la construction de chemins de fer en Italie est à l’étude.
- Les points les plus importants de ce projet de loi s'appliquent aux quatre groupements suivants : i° chemins de fer destinés à relier Gènes avec Milan et avec le Piémont; *2° ligne intérieure de Gènes à la Spezia et communications entre Gênes et la vallée du Po ; 3° communications par voies ferrées entre Boulogne, Florence et Rome ; 4° ligne reliant la côte occidentale de la mer Ligurienne au Piémont.
- La Banque Louis Dreyfus et Cie (de Paris) a demandé au gouvernement italien la concession des voies ferrées à écartement réduit de la Basiücate et des Calabres. Le projet des lignes Sala Consilina-Bari-Cosenza-Àlbano. de Lucania-Corleto, et Cosenza-Cotroue, ainsi que les projets des autres lignes seront présentés dans trois mois. Lès travaux seront exécutés en six années.
- Pour obtenir la concession demandée, la Banque Louis Dreyfus constituera une Société anonyme italienne ; le , capital en sera fixé d’accord avec le gouvernement.
- !}}
- * iff
- Outre une commande de 32 voitures à voyageurs, l’administration des chemins de fer de l’Etat français vient de passer à la Société de Constructions Mécaniques (anciens établissements Cail) la commande de 2o:locomotives.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Angleterre. — L’Amirauté britannique possède à l’heure actuelle 11 stations de télégraphie sans fil 'sur les côtes d’Angleterre ; 3 nouvelles seront installées dans le cours de l’année. La Guerre et la Marine possèdent en tout dans le Royaume-Uni 167 stations capables de recevoir et de transmettre les communications.
- Une station va être installée dans les batiments de l'Amirauté à Londres, afin de permettre aux autorités navales de communiquer avec les ports de guerre et les navires.
- *• «
- Espagne. — La Société espagnole Oerlikon vient d être déclarée adjudicataire de l'installation du service i adio-
- lélégraphiquè sur les cotes d’Espagne. Parmi les stations qui vont être érigées très prochainement, la plus importante sera celle de Cadix qui assurera la communication avec les îles Canaries. ...
- ADJUDICATIONS
- ESPAGNE
- Le j(îr juin, à 12 heures, à la direction des ipostes et télégraphes, 10, Carrelas, ii Madrid, adjudications de la construction et de l'exploitation des réseaux, téléphoniques : i° du IVord-Ouesl de l’Espagne ; caut. : 71 000 pesetas; — 20 international avec la Franc,e.; caut. ; 197 000 pesetas ; — 3° interurbain du sud de l’Espagne ; caut. : 87 000 pesetas.
- Le i3 juillet 1908, adjudication de la fourniture d'une grue à vapeur destinée au service du port de Laguardia. Les •offres doivent être adressées à la commission des travaux publics de Ponicvcdva.
- GRANDE-BRETAGNE
- Le 20 mai, à M. le deputy posmaster général à Sydney. fourniture de 8 1/2 tonnes fil de cuivre étiré, 2 700 isolateurs en porcelaine, etc.
- BLLGAHIE
- Le 10 juin, aux chemins de fer de l’Etat bulgare, à Sophia, établissement .de. 243kni de voies ferrées. Caut. ; 1 i5o 000 francs or.
- si AM
- Jusqu'au 12 septembre, à 10 heures, aux chemins de Jèr de l’Etat siamois, à Bangkok, fourniture de 3 machines à voyageurs, 2 machines à marchandises et 4 locomotives à lender.
- BRÉSIL
- Le i0l‘ juillet 1908, ministère des Travaux Publiés, â liUhde-Janeiro, adjudication de la construction d’un chemin de fer de Saint-Louis à Caxias (Etat de Maranhao).
- Allemagne
- Le î 3 mai, au service des travaux techniques de la ville, à Leipzig fourniture de 2 alternateurs de 2 5oo kilo-voll-ampères.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVE, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome II (2° série). SAMEDI 9 MAI 1908. Trentième année. — N° 19.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- p
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 165. — A. Blondel. Comparaison du calcul d’une ligne de transmission douée de capacité et d’inductance au calcul d’une ligne sans capacité, p. 167.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité, À. Einstein, p. 175. — Construction de machines. Alternateur à haute fréquence, L. Cohen, p. 176. — Déformation des courbes de tension des générateurs mono ou polyphasés, E. Siedek, p. 176. — Transmission et Distribution. Etudes des fusibles, A. Schwartz et W.-H.-N. James, p. 177.— Etude mécanique d’une ligne de transmission, W.-T. Ryan,
- P. 181. — Sur la région de rupture des poteaux en bois, C.-B. Smith, p. 182. — Contribution à l’étude d’un tarif pour énergie électrique, Th. Gruber, p. 182. — Divers. — Sur un hygroscope électrique de grande sensibilité, J. Pionciion, p. 183. — Brevets, p. 184.— Bibliographie, p. 185. — Chronique industrielle et financière. — Les tramways de Grenade, p. 187. — L’industrie du cuivre en Russie, p. 18!). — Emploi de porte-balais pneumatiques et de balais en charbon pour les turbo-dynamos à courant continu, p. 190. —Liste des brevets, p. 190.— Chronique financière, p. 191. — Renseignements commerciaux, p. 193.— Nouvelles Sociétés p. 195. — Publications Commerciales g. 195.—Adjudications, p. 195.
- EDITORIAL
- Dans notre numéro du 28 mars, nous avons publié la première d’une nouvelle série d’études de M. A. Blondel, sur la propagation des courants alternatifs dans les longues lignes ; cette étude contenait l’exposé d’une méthode très simple et très commode pour l’emploi pratique des formules et des épures. L’on trouvera plus loin (p. 167) la deuxième étude, relative à la comparaison du calcul d’une ligne de transmission douée de capacité et d’inductance au calcul d'une ligne sans capacité. Tous nos lecteurs connaissent l’épure classique publiée dans nos colonnes, en i8g4, par notre éminent collaborateur. M. A. Blondel montre dans le présent travail que cette épure, qui se prête admirablement bien à la discussion graphique des conditions de marche, peut être généralisée au cas où l’on ne néglige pas l’effet de
- la capacité, moyennant quelques modifications faciles à retenir. Cinq problèmes numériques traités consécutivement rendent du reste la comparaison très aisée et très instructive. Ces problèmes se rapportent à des cas très variés, qui se présentent souvent en pratique, lorsque l’on étudie une ligne de transmission d’énergie à longue distance, mais certains, le quatrième, par exemple, ont une portée beaucoup plus générale.
- Ce problème consiste en effet en la i’e-cherche de l’intensité à l’arrivée quand on connaît la tension au départ et les constantes du circuit d’utilisation ; c’est dire que la solution s’applique immédiatement aux lignes téléphoniques ou aux transmissions télégraphiques par courants alternatifs, et ce simple exemple montre bien toute la valeur des
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- T. II (2e Série). — N° 19.
- résultats obtenus. Dans une troisième étude, qui paraîtra très prochainement, M. A. Blondel se propose de rechercher les valeurs de la tension et du décalage à l’arrivée procurant le rendement maximum; cette dernière étude complétera donc fort heureusement les deux premières.
- Parmi les méthodes de mesure récemment proposées, nous signalerons la méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité de M. A. Einstein (p. 17a). Celte méthode, qui consiste à obtenir au moyen d’une machine à influence une charge, proportionnelle à celle que l’on veut mesurer, mais plus élevée, peut être utile dans les études sur la radioactivité.
- A propos de la production directe des oscillations par alternateur à haute fréquence, M. L. Cohen a rappelé un montage en cascade de plusieurs alternateurs, destiné à faciliter la construction d’un tel alternateur; ce montage (p. 176), imaginé dès 1894 par le lieutenant Jarvis-Patten, a été retrouvé depuis indépendamment par plusieurs inventeurs. Même avec son emploi, la construction reste extrêmement difficile, et le problème ne semble encore qu’imparfaile-ment résolu.
- La déformation des courbes de tension des générateurs mono ou polyphasés a été étudiée expérimentalement par M. E. Siedek, au moyen d’un oscillographe. Parmi les résultats les plus intéressants (p. 176), il convient de citer l’inégalité des amplitudes des trois tensions dans un alternateur triphasé dont une seule phase est chargée. Ce phénomène s’explique d’ailleurs aisément par la théorie.
- Si Xétude des fusibles est en somme assez aisée expérimentalement, surtout en s’aidant d’un oscillographe, les conclusions à tirer des
- résultats obtenus sont en général sujettes à discussion, en raison des divers facteurs qui influent sur ces résultats, et dont il est difficile de déterminer l’importance- dans les conditions des essais.
- MM. A. Schwartz, et W.-1L-N. James, auxquels l’on doit déjà des travaux sur le sujet, viennent d’entreprendre une étude aussi systématique que possible des fusibles (p. 177). Les oscillogrammes relevés montrent notamment que le soufflage magnétique diminue notablement la durée du court-circuit; cependant, à la fin de la rupture, l’on remarque une surtension très notable, lorsque l’on emploie ce soufflage.
- L'étude mécanique cl'une ligne de transmission est évidemment aussi importante que son étude électrique. M. W.-T. Ryan a publié dernièrement, à ce sujet, un mémoire dont nous avons extrait quelques remarques sur l’effet produit par un changement de pente (p. 181). Dans le même ordre d’idées, M. C.-B Smith est l’auteur d’une courte note sur la région de rupture des poteaux en bois (p. 18a).
- Les exploitants ne sont guère d’accord jusqu’à présent sur l’établissement d’un système de tarification pour l'énergie électrique. Bien des systèmes ont été pi’oposés ou même mis effectivement en service, mais aucun ne semble avoir encore prévalu. Il est vrai que, dans bien des cas, l’adoption d’un système est surtout une question d’espèce, mais cependant celui proposé par M.Gruber, et basé sut* la notion de la charge normale moyenne, est digne de retenir l’attention (p. 182).
- M. J. Pionchon, le savant professeur de l’Université de Dijon, a réussi à établir un hygroscope électrique de grande sensibilité. L’on lira avec intérêt la description de ce très ingénieux appareil (p. i83).
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- COMPARAISON DU CALCUL GRAPHIQUE D’UNE LIGNE DE TRANSMISSION
- DOUÉE DE CAPACITÉ ET D’INDUCTANCE AU CALCUL D’UNE LIGNE SANS CAPACITÉ (')
- ItlîSUMK DUS CONSTItUCTIONS UltAPHIQCJiS
- Il est intéressant, pour achever de bien éclaircir la correction de capacité dans le calcul des lignes, de comparer l’épure à celle des lignes sans capacité, telle que je l’ai donnée autrefois dans ce journal (*).
- A cet effet, je reproduis ici (fig. i) ce graphique eu modifiant seulement les lettres de manière à les uniformiser avec les notations du présent travail.
- Soit x la longueur de la ligne, MO = U! le vecteur représentatif de la tension à l’arrivée et OP<j l’orientation vectorielle du courant l, supposé décalé de l’angle <p par rapport à la force
- ductancc de la ligne, et MQ' représentera la tension au départ.
- Cette disposition est rendue plus commode encore par un artifice que j’ai indiqué déjà à différentes reprises pour les appareils électriques en général (’) et qui consiste à tracer une ligne de repère de phase nulle (q>—o)‘pour le vecteur ZI ; on obtient cette ligne de repère OQ0 en faisant la construction du triangle correspondant à un courant l, dirigé suivant OP0en phase avec U,.
- L’angle Q„ OP» a pour expression tang '\i = — Pour tous autres décalages <p du courant l,, la posi-
- Fig. i. — i«r Problème. —Sans capacité; recherche des régimes au départ correspondants A divers régimes d'arrivée; variante A intensité constante.
- électromotrice. Soit r, 1 et z, respectivement les résistance, inductance, impédance par unité de longueur, R, L, Z, les valeurs totalisées correspondantes pour toute la ligne. On prend une longueur OP <p — rxI, — RL, qui représente la chute ohmique, puis on trace la perpendiculaire P 9 Q' = u) lxI, = w LI, qui représente la chute inductive ; l’hypoténuse OQ' du triangle OPç Q' représente la chute totale c.r'I, — ZI, duc à l’in-
- (') La Lainière Electrique, 28 mars 1908. — lirrala au précédent article : p. 3g8, dernière ligne, lire 4L au lieu de LL; p. 400,ligne 18, après les mots : « il s’agit d’une ligne triphasée » ajouter : a de 5oo kilomètres ».
- (2) Voir Eclairage Électrique, 20 octobre 1894, page U9, ügure 4- Bien d’autres auteurs, parmi lesquels il faut citer surtout MM. Pionclion, Dumas, etc., ont (raité ce même problème d’une façon très intéressante.
- tion du vecteur OQ' s’en déduira {immédiatement en faisant tourner OQ d’un angle <? à partir de OQ0.
- Cette droite OQ» peut d’ailleurs porter une double graduation en volts pour ZI,, et en ampères pour les valeurs correspondantes de L ; ce qui peut dispenser de tracer par ailleurs les vecteurs de courants L. Le décalage réel du courant de départ 1» par rapport à toutes les lignes de la figure s’obtient simplement en ajoutant l’angle de retard à tous les décalages relatifs à l’axe de repère OQ» comptés positivement dans le sens du retard.
- Pour retrouver sensiblement la même disposi-
- (J) Voir en particulier VIndustrie Electrique. Théorie des moteurs synchrones, février 1895.
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- tion dans notre épure actuelle,il a suffi de retourner de i8o° autour de l’origine toute l’épure que j’ai employée précédemment ('), et on a obtenu ainsi, dans le précédent article (tome I, p. *199), la disposition de la ligure 2 dans laquelle MO représente comme précédemment la tension à l’arrivée U-, OP<p le courant dans le cas d’un décalage <p, OQ' la tension de réaction due à l’impédance de la ligne. On a. dédoublé la construction en traçant à part la composition des vecteurs des intensités.
- de l’angle <p s’obtient en décalant la droite O'P0 de l’angle y.
- 20 La tension perdue dans la ligne OQ7 ne s’obtient pas par un triangle aussi simple que celui de la figure 1 (*); mais son vecteur représentatif estdé-liniparsa longeur m p I (où m et p ont les valeurs indiquées au tableau résumé) et par son décalage de phase par rapport à la ligne de repère OQ0 ; ce décalage est encore égal au décalage 9 du courant d’arrivée L par rapport a la tension d’arrivée Uj ; quant à la ligne de repère OQ0, elle fait
- tio-cc U, (55310)
- Fig. a. — Ier Problème. — Avec capacité; variante à. intensité constante.
- Les différences de la nouvelle épure par rapport à l’épure sans capacité (fig. 1) sont les suivantes (fîg. 2) :
- i°La tension elle courantau départ à vide 11c.sont pas les memes qu’à l’arrivée, mais résultent d’une première correction qui consiste dans un déplacement angulaire e en meme temps que dans une certaine réduction par l’application d’un coefficient a (a et e ayant les valeurs indiquées su r le tableau résumé t. I, p. 398). Il en résulte que la tension à vide U0 correspondant à U| est représentée parM0O, et]le courant de départ I0 correspondant au courant de débit Ij, quand il n’y a pas de décalage, est représenté par O'P0. Sur la meme ligne M0O, la correspondance entre les courants et les tensions à l’arrivée ét les tensions et courants correspondants au départ peut donc être représentée d’une manière très générale par un réseau de lignes parallèles à MM0 et la ligne OP0serld’axe de repère des décalages du courant. C’est ainsi que le courantO’Pç correspondant à un courant it décalé
- (l) Eclairage Electrique, i‘*r décembre 1906, page 3a6, ligure 7.
- avec l’axe M0O l’angle ^ défini précédemment [lot', cit.).'Cet angle remplace l’angle delà figure i;dc même que la valeur m pi remplace la valeur Zl(.
- 3° Enfin, pour obtenir la tension résultante ffio, il faut combiner avec la tension OQ7 la tension de départ U0, au lieu de 11,. De même, pour avoir le courant résultantau départ ^0) il faut combiner le courant de départ lo(OP0et non pas OP) avec le courant de capacité J0 — ON.
- On voit ainsi (jue la figure 2 11’est qu’une généralisation assez simple de la figure 1, et s’en déduit, somme toute, par des corrections quan-
- (*) On peut conserver cependant cette construction si l’on emploie la méthode de la figure 2, de l’article précédent (p. 4°4)> à condition de :
- i° Décaler les axes X‘OV, X'OY' des deux épures des angles correctifs — Y, -p Y respectivement;
- 20 Remplacer les résistances rx, inductance aylx, perditance gx} capacitance toe.r des calculs ordinaires par
- les expressions m sihax cosbx. m coltax sin bx, — sih
- ni
- ax cosbx. — cobax sin bxt respectivement;
- m 1 1
- 3° Corrigeras vecteurs Uj et L du régime au départ
- comme 011 vient de l’exposer, ou au moyen de la
- correction par coordonnées indiquées précédemment
- (tome I., p. 4°5, tableau II).
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- titativcs apportées aux différentes lignes, à la fois en grandeur et en phase ; mais, dans beaucoup de cas, ces corrections sont très faibles ; par exemple tant que les lignes ne sont pas très longues et ne présentent, pas de très fortes capacités (*).
- Aussi, au point de vue pratique, une fois qu’on a construit, pour une ligne donnée par scs constantes, l’épure de la figure 2, en déterminant les angles e et t|; et le vecteur OQ0 dans l’hypothèse de?=oetpour des valeurs quelconques de U, et I4, l’emploi en est aussi facile que celui de l’épure 1 pour résoudre les problèmes pratiques. Ayant en eiîet les axes d’origine de phase des vecteurs OQ et OP, ainsi que le coefficient a de transformation de Ui à U0 et de b à I0, pour obtenir les triangles correspondants a toutes valeurs différentes de la phase, il suffit de décaler respectivement V0 et ]0 de l’angle 9 par rapport à
- rants auxquels donne lieu rétablissement d’une ligne. Je prends comme exemple le cas qui a fait l’objet des calculs numériques du précédent article, tome I, pages /|Oo-/,oa.
- Toutes les épures du présent article ont ainsi une forme concrète; elles sont rapportées uniformément aux échelles de imm par 1 000 volts, pour les tensions, et de i/alnm par ampère, pour les intensités f1).
- Premier problème. — On se donne le régime a l’arrivée, c’est-à-dire le courant débité 1,, son décalage, la tension U, qu'on doit maintenir conslante au point d’utilisation; il faut en déduire la tension, le courant, le décalage et la puissance dépensée au départ de la station génératrice. Ce problème est celui que nous venons de résoudre ci-dessus et il se traduit par les épures que nous avons indiquées (fig. 1 et 2).
- Celles-ci permettent de voir avec la plus grande
- U, - 57.736 Vo/ts
- Fi g. 3. — Ier Problème. (Suite.) — Sans capacité; variante A puissance constante.
- leurs axes de phase (2).De même pour toutes valeurs différentes de Ui ou de h, il suffit de prendre les valeurs correspondantes de U0 et de l0 sur les lignes M0O, P0O' au moyen du réseau des lignes parallèles et de modifier V0 proportionnellement suivant l’échelle de cou rants tracée surOQ0. L'emploi de la figure 2 est donc aussi facile que celui de la figure 1, seuls les calculs préliminaires des constantes a, p, m, e, sont plus difficiles.
- Je vais d’ailleurs montrer par des exemples comment on peut employer les figures 1 et 2 pour la solution graphique des problèmes cou*
- (*) Los expressions approchées que nous avons données pour les vecteurs et qui sont résumées dans le précédent article, tome f, page 4°3, colonne gauche, permettent précisément d’apprécier assez facilement Fordrc de grandeur de ces corrodions, qui ressort difficilement de la forme des valeurs rigoureuses.
- (a) C’est pour ce motif, que, dans le précédent article, j’ai limité les applications numériques au cas de <p = O.
- facilité comment varie le régime au départ quand on fait varier certains éléments du régime à l’arrivée.
- Supposons, par exemple, qu’on fasse varier le courant débité en maintenant la tension et le décalage constants. Le point Q, qui caractérise le régime au départ, se déplacera simplement sur la ligne OQ suivant Q', Q", Q'", etc., et il suffit de joindre ces points à M0 potiron déduire immédiatement les valeurs correspondantes de la tension i.l0. De même dans l’épure des courants, le point P se déplace suivant OP en P', P", P'" et en joignant les points correspondants de OP0 au point N, on a les intensités de courant total correspondantes. L’angle entre J0 et ‘h,, indique le décalage au départ dans chaque cas.
- (*) M. Queuiiié, ancien élève tic l’Ecole pratique d’Elec-tricité, assistant à mon laboratoire,m*a prèle son concours pour Inexécution des dessins à plus grande échelle ; ils ont été ensuite réduits par la photogravure.
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- Supposons, au contraire, qu’à l’arrivée on maintienne le courant débité constant ainsi que le décalage, mais qu’on fasse varier la tension U,. Alors il faudra déplacer le point M sur l’épure des tensions le long de la ligne MO; sur l’épure des intensités, c’est le point N qui se déplacera suivant la ligne O'N.
- ( 135) AImpères
- (comme je l’ai appliqué dans la théorie des moteurs synchrones, par exemple). Les points Q', Q", Qf" seront alignés suivant la droite OQ<p correspondant au décalage ç; cette droite changera suivant le décalage admis. De même sur l’épure des intensités, les points P', P", P”', etc., alignés suivant la droite OP qui correspond au décalage,
- Fig. 4. — icr Problème. (Suite.) — Avec capacité; variante à puissance constante.
- Un cas très intéressant est celui où l’on maintient constantes à l’arrivée les tensions et les intensités, mais où Ton modifie le décalage; dans ce cas, il faut faire tourner la ligne OQ (dans le sens des aiguilles d’une montre pour le décalage en retard) autour de O, sans changer sa graduation en intensité, et joindre ces différents points à M0. De même sur l’épure des intensités on fera
- se déplaceront suivant des perpendiculaires à la droite OP0 (fig. 4)-
- Deuxieme problème. — Le problème peut être pris par l’autre bout, quand on suppose donnés la tension au départ, les courant et décalage à l’arrivée, et qu’on cherche la tension à l’arrivée et le courant au départ pour ces différentes conditions de régime. Dans ce cas, on peut encore
- Fig. 5. — a® Problème. — Sans capacité; recherche des chutes de tensions correspondantes à divers débits utiles.
- tourner la ligne O'P0, dans le sens des aiguilles d’une montre pour les décalages en retard.
- Mais il est plus intéressant de supposer que la puissance reçue a l’arrivée est constante, et que le décalage seul varie; dans ce cas, les points représentants Q7,), Q"o, Qf,/u correspondants aux différentes intensités sur la ligne de repère quand le courant est en phase avec la tension seront déplacés sur des lignes perpendiculaires à OQ0, comme le représente la figure 3 ou 4; ces lignes constituent des lignes de puissance constante
- déterminer à l’avance les lignes rayonnantes autour de O et de O', mais c’est la longueur "Uo, qui est donnée au lieu de la longueur U,. II faut donc déplacer, par exemple, l’extrémité Q de cette ligne MDQ le long de la droite OQ, tout en faisant glisser l’extrémité M suivant la droite OM0; on obtient en décrivant avec la longueur MüQ=tU0comme rayon différents cercles, ayant M0 pour centre,les points Q, Q',jQ", etc., correspondants aux différents courants débités suivant le décalage donné 9. L’épure des courants se déduit
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- de l’épure des tensions en déterminant sur la ligne O'N pour chaque valeur de U, le courant de charge qui lui est proportionnel; les courants de débit sont donnés suivant CTP en grandeur et en phase, et il suffit de composer les courants I0 correspondants avec les courants de charge déterminés comme on vient de le dire.
- tracer par les points de division des4 parallèles à M0O. Leurs intersections avec les cercles déterminent les points par lesquels on doit amener les parallèles O'Q', 0"Q", etc. ; en joignant ces points Q, Q', Q" à M0 on obtient des lignes qui indiquent la phase de la tension au départ par rapport à la tension à l’arrivée U,. En traçant
- tx U\ (SS 3/0J Volts
- 17, ($7 736) Vo/is
- Fig. 6. — 2e Problème. — Avec capacité.
- On peut donner à l’épure des tensions une forme plus frappante en opérant un peu différemment. Supposons toujours donné ‘ll0, et il s’agit de représenter les différentes valeurs de U, correspondant à différentes valeurs de 1^. Nous conserverons le point M0 fixe et avec fil0 comme rayon nous décrirons un are de cercle.
- par M0 une droite M0X faisant avec M0O l’angle s, c’est-à-dire parallèle à MO des figures précé-cédentes, et en traçant par O, O', O”, etc. des droites OF, 0"F', 0"F", etc., parallèles à MM0 des mêmes figures, on obtient les segments M0F, M0F', M0F" qui mesurent les tensions \]t au départ à vide correspondant, à la tension U0.
- Fig, 7. — 3e problème. — Sans capacité; variations corrélatives des courants et tensions quand le circuit d’utilisation est connu.
- Cette construction est représentée par la figure > pour la ligne sans capacité, et par la figure 6 pour la ligne avec capacité. Si l’on mène des lignes parallèles à la direction OQ^ des figures précédentes, c’est-à-dire sous l’angle <p correspondant au décalage, les segments MfiO, MqO', M0O,r représentent immédiatement les tensions à l’arrivée correspondantes à des courants 0Q,0'Q', 0"Q", etc.
- Pour que ces courants soient des parties ali-quotes du courant, normal OQ, il suffit de diviser OQ en un certain nombre de parties égales et de
- On a de même sur l’épure des courants, à gauche de la figure 6, les intensités «?0cn fonction de Ij par des réseaux de lignes parallèles.
- Cette correspondance par réseaux parallèles est la seule différence entre les épures de la figure fi et celle delà figure 7 qui correspond à une ligne sans capacité.
- Troisième problème. — Etant donnés le décalage à l’arrivée et l’impédance du circuit de
- réception, c’est-à-dire le rapport on demande
- de déterminer, pour chaque valeur du courant
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- consommé à l’arrivée I,, les tensions Uj ct*^; ou inversement pour chaque valeur de la tension au départ ^ on demande de déterminer la tension à l’arrivée U, et le courant 1^.
- La solution est représentée par la figure 7 (sans capacité) et parla figure 8 (avec capacité).
- Il suffit de remarquer que le vecteur de la ten-
- des points N', N”, N"' aux points P', P", P'" correspondants aux courants al,.
- Si l’on veut voir comment les valeurs des variables se modifient avec le décalage cp, tout en conservant les mêmes valeurs des I,, il suffit de faire tourner de l’angle de décalage qu’on veut,la droite OQ? et tous les points qu’elle porte, sans
- « HO, 6! Ampères
- (ss no)
- Fig. 8. —3° Problème. — Avec capacité.
- sion perdue en ligne V0 est proportionnel au courant débité I, pour en conclure que sur l’épure
- des tensions la condition îp = constante se
- traduit simplement par la condition que la droite
- changer les points M', M", M'", etc.; les droites MQ, M'Q', M”Q" se trouvent ainsi modifiées en grandeur et en phase, mais restent parallèles entre elles. Sur l’épure des intensités, il suffit de faire tourner du même angle la droite O'P0 et les
- Fig, 9. — 4e Problème. — Sans capacité; recherche du courant débité à tension donnée dans un circuit d’utilisation connu.
- MQse déplace parallèlement à elle-même quand on fait varier I,.
- Dans le cas où l’on suppose le décalage ç constant, on n’aura donc qu’à tracer par les points Q', Q'\ Q'" de OQ' des lignes parallèles à MQ' déterminées pour le régime normal par exemple, et l’on en déduit ainsi immédiatement à la fois U, et ?U„ par le réseau parallèle de correspondance.
- Sur l’épure des intensités on portera sur ON des segments ON', ON”, ON"', etc.proportionnels aux valeurs de U,, et l’on n’aura qu’à joindre
- points de division qu’elle porte, sans modifier ceux de la droite ON; les cornants de charge restent les mêmes, mais les courants résultants sont modifiés en grandeur et en phase.
- Si on préfère modifier la phase des L non plus en maintenant constantesles valeurs des courants, mais en supposant qu’on réalise les mêmes puissances utiles à l’arrivée, les points Q', Q", Q"', etc. ne se déplacent plus suivant des arcs de cercle, mais suivant des lignes droites perpendiculaires à OQo, comme dans la figure 3. De même les
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- points P, P', P", P'" de l’épùre des intensités se déplacent sur des droites perpendiculaires à
- OP0.
- Quatrième problème. — Un autre problème intéressant pour certaines applications, notamment pour les transmissions télégraphiques par courant alternatif, est, comme on l’a dit plus haut, la recherche de l’intensité quand on connaît le voltage au départ, la résistance R, et
- avec la tension du courant au dépaut ; pour avoir le triangle AOQ semblable à A„OQ0, mais tel que l'hypoténuse soit égale à la valeur donnée de 9.1,,, il suffît de prolonger A(,Qn jusqu’en S, tel que A0S=CU0, puis de mener SQ parallèle à A„0, puis QA parallèle à Q0A0. Le segment OQ mesure alors à l’échelle des ampères l’intensité de courant cherchée dans le récepteur I,, et à l’échelle des volts m§\K ; de même OA— aZ,lr
- Fig-, io. — 4° Problème. — Avec capacité.
- l’inductance L, du circuit, d’où l’on déduit son impédance Z, et son angle de décalage œ,.
- La solution est dressée par les ligures n> et 9, suivant qu’il y a ou non capacité.
- Connaissant l’angle <p, on peut tracer la direction de la droite OQcp des épures précédentes
- Cette construction permet de déterminer les différentes valeurs que l’on obtient pour le courant quand on fait varier l’impédance du récepteur Z,. Pour toute nouvelle valeur Z',, le même courant (!,)„ que précédemment donne une chute de tension OA' au lieu de OA, tandis que le point
- 736) Vo/ts
- Fig. 11. — 5e Problème. — Sans capacité; recherche de la distance de transmission compatible avec une chute de tension donnée.
- qui fait avec la ligne OM„ l’angle (^—9). Prenons sur OQ9 un point quelconque Q0 correspondant à une intensité quelconque (l,)°, c’est-à-dire tel que :
- OQo — n/.p(I,)°,
- et portons sur OM0 la longueur correspondante à la tension aux bornes du récepteur parcouru par ce courant, c’est-à-dire OA0=aZiX(f1)°- Si l’on joint A0Q0, on sait (pie cette ligne sera en phase
- A0 reste le même. En répétant la même construction, on détermine pour chaque point A' un nouveau point Q' qui mesure l’intensité du courant à l’échelle des ampères. Quand l’impédance est nulle, la ligne A'S' vient s’appliquer sur la droite OQ-p et représente alors le courant de court-circuit de la ligne
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- On verrait de meme aisément que, quand rim-pédanco est00 , il faut amener Q0 en O pour que la droite A/S' s’applique sur la direction OA0; le courant est alors nul.
- Les valeurs du courant de départ correspondantes aux valeurs du courant d’arrivée se déduisent facilement des valeurs de I, et U4 par la méthode ordinaire, c’est-à-dire en calculant le J0 correspondant à chaque Ui et construisant alors l’épure, du courant.
- L’épure de la ligne sans capacité ne diffère de l’épure avec capacité que parla valeur des angles (notamment e—o, de sorte que OM0 se confond avec OM) et par la condition .T0=o.
- Cinquième problème. —La méthode graphique donne de meme la solution d'un autre problème qui se résout moins facilement que dans le cas simple des lignes sans capacité. Ce problème consiste dans la détermination de la distance x à laquelle une ligne dont on connaît les constantes résistance et self-induction par kilomètre alimentée au départ à une tension donnée IL,,, permet de transmettre au poste d’arrivée un courant I, sous le décalage 9, sans que la tension d’arrivée tombe au-dessous d’une valeur donnée U,.
- Si l’on néglige la capacité de la ligne, l’épure qui résout ce problème est la meme que celle de la figure 5, caria chute de tension varie proportionnellement à la distance aussi bien que proportionnellement à l'intensité, de sorte qu'on peut graduer l’échelle OQ0, en fonction des distances pour un courant donné, tout aussi bien qu’en fonction des intensités pour une distance donnée. Il suffit (fig. 11) de tracer la droite OQ sous le décalage 9 donné, de prendre OM égal à la tension donnée U,, puis de M comme centre décrire un cercle de rayon ‘U,, : la longueur OQ' interceptée sur la droite OQ? donne une mesure de la distance; par exemple, si OQ0 estla chulede tension sans décalage sous le courant donné à la distance de ti kilomètres, la distance à laquelle la transmission a lieu dans les conditions cherchées et avec le décalage 9 prévu a pour valeur, en kilomètres :
- , OQ j
- \ 1
- La meme construction s'applique si l’on se donne la puissance à l’arrivée; on trace alors des
- lignes perpendiculaires à OQ0 comme dans tous les problèmes où l’on fait varier le décalage à puissance constante ; si l’on déplace la droite OQ, les points de divisions formés sur elle par ces lignes parallèles correspondent à des distances constantes, de môme que dans les problèmes précédents elles correspondaient à des puissances constantes.
- l'ig. i:>,. — 5e Problème. — Avec capacité.
- Passons maintenant au cas de la ligne avec' capacité répartie. Le problème est bien plus complexe parce que les chutes de tension ne varient pas avec la distance d’une manière aussi simple; la droite OQdoit être remplacée par une courbe, celle que l’on a déterminée précédemment dans l’étude des tensions réparties le long d’une ligne, de meme la relation entre les points M et M' doit être représentée par une courbe. Autrement dit, la solution est alors donnée par une épure générale des tensions et des courants en tous les points d’une ligne de transmission ^voir La Lumière Electrique, tome I, page 49) ; parmi les tensions résultantes obtenues en joignant deux à deux les points des courbes deM et de Q (fig. 1 a) (*), on doit intercaler par tâtonnement un vecteur correspondant à la valeur‘Uo donnée et en déduire par interpolation des points de division des courbes la distance de transmission. La figure 12 montre la disposition de la solution sans décalage du courant débité (courbe OQ0), puis avec un décalage (courbe OQ? ).
- (A) Los données prises pour celle épure, oui été modifiées [jour eu rendre le tracé plus lisible, en augmentant beaucoup l’iiiductaucc et la capacité kilométrique ; celle figure n’est donc pas comparable numériquement avec les précédentes.
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- Cette solution est beaucoup plus laborieuse que dans les cas simples, surtout si l’on remarque qu’il y a lieu en général de comparer plusieurs câbles de dimensions différentes, et que pour chacun d’eux il faut faire une épure du même genre.
- Heureusement, en pratique, ce problème de détermination d’une distance limite se rencontre bien rarement et l’on a plutôt à résoudre le problème de choisir le meilleur câble pour une transmission d’un régime donné à une distance connue. Il n’y a pas d’autre moyen d’étudier cette question que de faire le calcul des constantes de la ligne supposée établie avec chacun des câbles et de tracer pour chacun de ces cas les épures de la figure 4 qui permettent de se rendre compte de toutes les conditions de fonctionnement sous différentes puissances et différents décalages.
- A ce point de vue, il peut être intéressant de rechercher quelles sont les conditions de voltage et de décalage les plus favorables pour tirer de ces lignes le rendement maximum; nous exami-
- nerons cette question dans un prochain article.
- Conclusions. — Les méthodes précédentes donnent, sous une forme pratique, tout ce qui est nécessaire pour le calcul graphique dans le cas d’une ligne débitant à son extrémité d’arrivée et présentant ou non une distribution de puissance uniformément répartie. Dans les cas plus complexes, où la ligne alimente un petit nombre de gros centres de distribution, on opérera par cheminement partant du point d’arrivée et des valeurs U, I, en ce point, eu traitant chaque tronçon compris entre ses points de consommation par la même méthode qu’un tronçon isolé qui débite un courant connu à son extrémité aval sous tension connue. A chaque tronçon, on applique les constantes correspondantes aux sections des conducteurs employés dans ce tronçon. Le calcul est plus long et plus complexe que pour un tronçon unique, mais n’est pas plus difficile, au moins théoriquement.
- A. B r. oxni! c.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité. — A. Einstein.
- -—PhysikalischeZeilschri.fi, i01' avril 1908.
- Pour augmenter la sensibilité des électromètres et permettre leur emploi dans la mesure des petites quantités d’électricité, l’auteur propose l’usage d’une machine électrostatique constituée par un nombre n de machines à influence analogues en principe au replenisher de Thomson (') et montées en cascade. Dans ces conditions, si Pi est le potentiel de l’inducteur de la première machine, celui du récepteur de la /tième, qui est relié à l’éleclromètre, sera d’après un principe connu
- P» — P,
- a étant une constante supérieure à l’unité (par exemple, l’on arrive pratiquement à a — 10). Grâce à cet artifice, l’on peut parvenir à déceler, au moyen (*)
- (*) Cf. Maxwell. Traité d’électricité cl de magnétisme, tome I, p. 376. (N. D. T.)
- de l’électromètro, des charges très faibles auxquelles correspondrait un potentiel Pj trop bas pour donner lieu à des déviations suffisantes (').
- J. B.
- (1) L’auteur préconise celte méthode pour la mesure des petites quantités d’électricité qu’on rencontre dans les études sur la radio-aclivilé. Nous croyons utile de rappeler ici la méthode imaginée dans ce but par Curie et basée sur la propriété du quarlz. Elle consiste à prendre une lame de quarlz taillée perpendiculairement aux axes binaires d’un cristal et à mettre l’une des faces latérales delà lame en communication avec le corps chargé et avec l’une des paires de quadrants de l’électroinètre, l’autre face étant reliée à la terre. Lorsqu’on étire la lame de quartz à l’aide d’une force connue F, les faces prennent des charges électriques de lignes contraires et égales ;\
- A étant une constante qu’on détermine en étalonnant le quartz à l’aide d’une capacité connue, /,1a longueur et e, l’épaisseur de la lame.
- On conçoit qu’en donnant à F une valeur convenable
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- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Alternateur à haute fréquence. — L. Cohen. — Electrical World, i5 février 1908.
- L’auteur suppose un certain nombre 11 d’alternateurs ordinaires calés sur le même arbre et ayant le meme nombre de pôles. Le premier, excité par une source à courant continu, produit du courant alternatif de fréquence f\ ce courant alternatif est envoyé dans l’inducteur (naturellement feuilleté) du second alternateur. Il est facile de démontrer que la fréquence du courant alternatif engendre dans l’induit de celui-ci sera a/’(1) ; ce dernier courant est envoyé dans l’inducteur d’un troisième alternateur. Dans ces conditions, l’on vérifie aisément que le nouveau courant alternatif ainsi produit sera la somme de deux courants de fréquences 3 f et f. L’on peut rendre l’intensité relative du dernier négligeable en intercalant dans le circuit une capacité amenant en résonance le courant de fréquence 3 /'.
- Celui-ci pourra être envoyé dans l’inducteur d’un quatrième alternateur, dont l’induit serait le siège de deux courants de fréquences 4 f et 2 f; on ferait encore résonner le courant de plus haute fréquence, qui servirait à alimenter l’inducteur d’une cinquième machine, et ainsi de suite. La fréquence du courant obtenu avec le même alternateur serait de cette façon égale à n/‘(2).
- on puisse obtenir pour q la valeur nécessaire pour ramener au zéro raiguille de l’élcclromètre, c’est-à-dire pour annuler l’effet de la charge à mesurer (inférieure à 10 unités électrostatiques C. G. S.). Grâce à celte grande sensibilité, la méthode décrite ci-dessus d’après M. Einstein ne semble devoir être utile que dans des cas où la charge à mesurer est exceptionnellement faible ; on la combinera alors avantageusement avec la méthode de Curie. (N. D. T.)
- (^) Cf. Arnold. Un problème relatif à la fréquence des courants alternatifs. La Lumière Electrique, lomeXLVII, p. 386. Voir aussi la note 2. (N. D. T.)
- (2) Sans que l’on ait besoin de refaire les calculs publiés par M. Cohen, le théorème de Leblanc permet aisément de retrouver tous ces résultats ; l’on vérifie immédiatement qu’un alternateur, donnant une fréquence f lorsqu’il est excité avec du courant continu, fournit deux courants induits simultanés de fréquence f ]- kf ci kf—/*, lorsqu’il est excité avec du courant alternatif de fréquence kf (k 1). Le même théorème montre du même coup que le montage en cascade peut s’appliquer aux alternateurs polyphasés, mais qu’ulors il n’y a plus'de courants parasites de fréquence inférieure, puisqu'il n’y a plus de champs tournant en sens inverse tic la rotation de l’organe mobile. (N. D. T.)
- L’auteur signale qu’un semblable ensemble avait. été proposé dès 1894 parle lieutenant F. Jarvis-Pat-len, mais celui-ci croyait que la fréquence augmentait en progression géométrique avec le nombre d’alternateurs. La pratique seule peut sanctionner l’emploi d’une telle machine.
- J. B.
- Déformation des courbes de tension des générateurs mono ou polyphasés. — E. Siedek. — Elektroteclinik und Maschinenbau, 5 avril 1908.
- Alternateur monophasé.— L’auteur rappelle que l’effet du courant induit sur le champ inducteur d’un alternateur monophasé est différent suivant qu’il s’agit d’une charge inductive ou non inductive. Dans le cas d’une charge non inductive, le courant étant en phase avec la force élcclromolrice induite, et décalé %
- de — par rapport au flux, il en résulte un effet démagnétisant sur une moitié du pôle tandis que l’aimantation est augmentée sur l’autre moitié. En négligeant l'influence de la perméabilité, le flux total reste constant. Cependant on voit de suite que cette déformation du champ inducteur entraîne une déformation correspondante de l’onde de la force élcctromotrice induite.
- Si,d’autre part,on suppose que la machine travaille sur un circuit dont la résistance est tout à fait négligeable par rapport à la self-induction, le courant âera
- TC
- en retard de - sur la force élcctromotrice et les phases 2
- du courant induit et du flux inducteur étant opposées, l’onde du flux inducteur sera simplement aplatie du fait de la réaction d’induit. Au contraire, s’il s’agit d’alimenter un circuit ne renfermant que de la
- x
- capacité, l’onde du courant étant en avance de - sur
- 2
- l’onde du flux inducteur, les ordonnées de cette dernière se trouveront augmentées par l’effet de la réaction d’induit. Ces deux cas sont évidemment des cas limites, mais ils permettent de séparer très nettement l’influence des causes qui, dans la réalité, agissent simultanément.
- Au moyen d’un oscillographe, il est possible de relever des courbes qui permettent une vérification pratique intéressante de ces deformations. C’est ce qu’a fait l’auteur et il reproduit les courbes qu'il a relevées.
- Alternateur triphasé. — Dans le cas d'un alternateur triphasé, plusieurs cas sont à considérer :
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- charge égale des trois phases ; charge inégale ; charge d’une phase et réaction sur les courbes des forces électrornotrices des autres phases.
- On peut voir tout d’abord très aisément que,si les phases sont également chargées et si tous les courants sont décalés du même angle sur les forces électromotrices induites, l’effet d’un courant sur le champ inducteur sera modifié par les courants des autres phases qui sont en avance et en retard et cela explique que la réaction d’induit des alternateurs triphasés soit plus faible que celle des alternateurs monophasés.
- L’auteur a Successivement place des lampes à incandescence, des self-inductions et des capacités, dans les circuits d’un système triphasé, et il a relevé les courbes de forces électromotrices induites. Dans le troisième cas indiqué plus haut, une phase est chargée non inductivement et les deux autres ne le sont pas. On voit de suite que la.phase chargée agira sur le champ inducteur, comme dans le cas d’une machine monophasée et d’autre part la déformation du champ, accroissement de l’aimantation sur une moitié du pôle et affaiblissement sur l’autre moitié, fera sentir son influence dans la forme de la courbe de force électromotrice relevée aux deux autres phases. Et l’on constate en effet que la phase chargée accuse une déformation comme celle de l’alternateur monophasé travaillant sur résistance non inductive, tandis que, des deux autres phases, l’une accuse un aplatissement — c’est celle pour laquelle le courant de la phase chargée est en retard — l’autre est surélevée dans la région du maximum, c’est celle pour laquelle le courant de la phase chargée est en avance.
- Lorsque le courant de la phase chargée sera décalé sur la force élcctroinotrice qui lui donne naissance, il faudra distinguer l’effet des deux composantes wattées et déwattées sur les courbes des forces électromotrices des trois phases.
- L’auteur a enfin relevé les courbes des trois phases travaillant sur des lampes et alimentant simultanément un moteur triphasé et il a remarqué que l’effet d’une répartition inégale des lampes sur les trois phases est encore de créer une inégalité entre les amplitudes maxima des tensions.
- L. G.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Etude des fusibles. — Alfred Schwartz et "W.-H.-N. James. — Institution of Electrical Engineers (Section locale de Manchester), 3i mars 1908.
- La présente élude peut être divisée en deux parties ; la première donne des résultats généraux s’appliquant à tous les fusibles; la seconde se rapporte spécialement aux coupe-circuits dans lesquels le fusible est enfermé dans une enveloppe à l’abri de l’air et entouré d’une substance de remplissage telle que du sable ou de la chaux.
- I. — Proimwktks generales des fusibles.
- a) Pureté du métal. —Bien que les alliages aient habituellement des points de fusion moins élevés que les métaux purs, on a, en général, intérêt à employer un métal pur en raison de la constance de sa composition.
- b) Risques d’incendie. — Pour les fusibles à bas point de fusion, les risques d’incendie résultent de la projection de particules de métal fondu et de la persistance de l’arc entre les extrémités; pour les fusibles à point de fusion élevé, il faut ajouter aux causes précédentes réchauffement au rouge du métal avant sa fusion. Enfin, il convient de tenir compte de la propriété que possèdent certains métaux comme le zinc, de brûler à l’air au moment de sa fusion.
- c) Résistance spécifique. — Sur les circuits à basse tension, la résistance du fusible lui-même forme une portion considérable de la résistance totale du circuit, et, par suite, joue un rôle important dans la limitation du courant au moment d’un court-circuit. Avec de plus hautes tensions, cet effet est de moindre importance.
- d) Facilité d'oxydation,—tLes métaux fusibles peuvent être divisés en trois catégories au point de vue de leur oxydation ;
- i° Métaux non oxydables et métaux pour lesquels la couche d’oxyde est liquide il la température de fusion du métal ;
- 20 Métaux oxydables dont la couche d’oxyde est assez consistante pour maintenir le métal fondu jusqu’au moment de sa volatilisation ;
- 3° Métaux oxydables pour fusibles enfermés, dont la couche d’oxyde se combine avec la substance qui l’entoure, pour former avec elle une gaine autour du fusible.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N°49*
- Le cuivre et l'argent peuvent être rangés dans la troisième classe, le cuivre s'oxyde lentement à des températures au-dessous du rouge et, comme avec les fusibles dans l'air, le cuivre ne commence à devenir rouge que pour un courant égal à ^5 % environ du courant de fusion, ce métal est employé pour les circuits dans lesquels la surcharge peut être de ‘2‘j % ou au delà. À la température de fusion du
- cuivre, la gaine d’oxyde est liquide.
- La deuxième classe comprend les inétaux oxydables comme l’aluminium, le zinc, le cadmium cl: l’étain, qui sont susceptibles de former des gaines cl’oxyde assez résistantes pour maintenir le métal après sa fusion. Cet clfct se produit surtout avec de petits fils ronds ; avec des fils plus gros ou avec des bandes, la masse du métal est habituellement suffisante pour rompre la couche d’oxyde.
- La troisième classe comprend des fusibles du type enfermé, avec remplissage siliceux susceptible de se combiner avec l’oxyde et de former une gaine autour de l’arc. Ces gaines se comportent probablement comme des filaments de Nernst.
- e) Masse de métal à employer. — En général, on peut admettre que la masse de métal doit être prise aussi petite que possible pour les fusibles dans l’air; pour les fusibles enfermés, il convient de tenir compte de la température à laquelle est portée la substance de l’enveloppe, car une petite masse de métal entraîne nécessairement un point de fusion élevé.
- Pour les grandes capacités, les auteurs préconisent les fusibles shuntés dans lesquels le fusible principal a une grande masse et un bas point de fusion; il fond très tranquillement, la coupure se faisant sur le shunt qui est de faible masse, à point de fusion élevé, et qui est enfermé et protégé.
- f) Aptitude du métal à maintenir l’arc. — Les auteurs ont étudié cette question de trois manières : en photographiant le fusible lui-même ; en relevant des oscillogramrnes du courant et de la tension au moment d’un court-circuit; enfin, en observant la longueur mini ma du fusible pour laquelle, au moment d’un court-circuit, l’arc ne produit pas de dommage sérieux sur les supports.
- Influence de courant de court-circuit. — Pour faire cette étude, il était indispensable de déterminer nettement l’importance du courant de court-circuit auquel était soumis l’appareil. A cet effet, les auteurs
- considèrent le courant normal de fusion, c’est-à-dire le courant le plus faible que le fusible ne peut supporter sans fondre et ils supposent connue la chute de tension pour cent de la machine ou du réseau, provoquée par le débit de ce courant. De cette donnée, on conclut immédiatement quel est le rapport ,r du courant de court-circuit au courant normal de fusion (*). Par exemple, si le courant normal de fusion (G. N. K.) provoque une chute de tension de 3 % , le courant de court-circuit est égal à 33 G. N. F.; s’il provoque une chute de tension de io % , on a pour valeur du courant de court-circuit io G. N. F. Une chute de tension de 3 % pour le G. N. F. correspond aux conditions habituelles dans les installations particulières.
- Pour un courant normal de fusion dépassant •2o ampères et sur un circuit de volts, le minimum de longueur à adopter croît lentement lorsque la chute de tension est réduite. Les valeurs suivantes sont chacune le résultat d’environ vingt expériences effectuées avec des fusibles environ de 27 ampères dans l’air, avec larges bornes, sur un circuit de 220 volts.
- COURANT DE COURT-CIRCUIT EN FONCTION
- DU COURANT NORMAL EN FUSION LONGUEUR MINIMA
- 33 G. N. F. (fm i5 #
- 10 C. N. F. 7cm38
- Avec le même fil, mais de petites bornes, on a
- obtenu
- 33 G. N. F. 10cmf>8
- 10 G. N. F. 7*m75
- Si on prend des fils de plus en plus fins, on trouve que la longueur minimum est à un certain moment plus petite pour 33 G. N. F. que pour 10 G. N. F. Le diamètre du fil pour lequel se produit la transition paraît être d’autant plus grand que le voltage du circuit est plus bas et que les bornes sont plus massives.
- Pour les fusibles enfermés, les courts-circuits 33 G. N. F. sont beaucoup plus sérieux que les courts-circuits 10 C. N. F.
- Dans toutes les expériences, on a pris un courant
- P) 11 suffit d’admeUre qu’au moment du eourt-circuil, l'impédance limitant le courant se réduit à celle qui produit une chute de tension y sous le courant normal de
- fusion. Ou a alors évidemment x= -, pour du courant
- y
- continu; pour du courant alternatif, cette formule est plus ou moins approximative (N. D. T.)
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- de court-circuit 33 C. N. F., sauf lorsqu’il en est autrement spécifié.
- Influence de la capacité du. fusible. — Pour un métal donné,lalongueur minimum croîtavecla capacité du fusible, mais pas tout à fait proportionnellement.
- Influence de la tension du circuit. — Les expériences effectuées avec des tensions variant de noà aao volts ont montré que pour les fusibles k l’air l’accroissement de la longueur minimum est au moins en proportion de la tension du circuit.
- Influence de la nature du métal. — Pour les fusibles à l’air, la longueur minima est moindre pour le zinc que pour le cuivre. Le zinc se comporte très bien au point de vue des courts-circuits le métal fondu n’est pas projeté au loin ; k l’occasion quelques globules continuent k brûler k l’endroit où ils tombent. L’étain, avec des courants de court-circuit de io C. N. F.,se comporte comme le cuivre avec des courants de a ou 3 G. N. F., c’est-k-dire qu’il se rompt très doucement et qu'il est difficile d’apprécier k vue le moment où l’arc prend naissance. Avec des fusibles pour ao ou 3o ampères et des courants de court-circuit de 33 C. N. F., il donne lieu k un grand étalage de feu avec d’abondantes fumées et, avec les longueurs communément employées, les supports extrêmes sont fortement endommagés.
- Pour les fusibles enfermés, la longueur minimum
- Fig. i. — Dispositif pour obtenir un souillage magnétique.
- Influence de la disposition des câbles aux extré mités du fusible. — En disposant les prises de courant comme l’indique la figure i, on a trouvé avec des fusibles k l'air que la longueur minimum pouvait être considérablement réduite. Ainsi, avec un fusible de cuivre de 27 ampères sur un circuit de 220 volts, eu se servant de cables recourbés sur mit1 longueur D iocm, la longueur minimum fut trouvée être de
- Secondes.
- Fig. 2. — Oscillogramnie obtenu sous 220 volts avec un fusible à air libre, sans souillage magnétique.
- icm,8 au lieu de 9rm,6 qu'on obtenait avec les cables fixés a la manière oi'dinaire; le courant court-circuit était 33 G. N. F. On a obtenu sensiblement le même résultat en prenant D = 2ciii/j.
- En vue de mettre plus nettement en évidence l’effet du soufflage magnétique, on a relevé un certain nombre d’oscillogrammes pour des fusibles k l’air ou enfermés fonctionnant dans un champ magnétique ; celui-ci était d'abord k angle droit avec le fusible fonctionnant k l’intérieur d’une bobine de champ excitée séparément. On a ensuite réalisé un champ longitudinal en fixant le fusible k son support
- a été trouvée un peu plus grande pour le zinc que pour le cuivre ; ceci résulte probablement de la plus-grande masse de métal mise on œuvre et peut-être aussi de ce que la vapeur métallique n’est pas oxydée, aussi rapidement que lorsque le fusible est dans l’air.
- Des oscillogramincs ont montré que chaque métal se conduit d’une manière particulière eu égard k la durée du courant de court-circuit, k la tendance de l’arc a persister et k l'élévation de la tension au moment de la rupture;
- Secondes.
- Fig. 3. — Oscillogramincs obtenus sous 220 volls avec un fusible à aiv libre.
- B. Souillage latéral. — 0. Soufflage longitudinal. — Le souillage est du à une bobine excitée séparément.
- k l’aide de quelques tours d’un conducteur k travers lequel passait le fusible; les résultats obtenus ont encore montré l'utilité considérable du champ magnétique pour l'extinction de l’arc, et il en est de même de ceux obtenus avec un fusible enclos sou-
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- rnis également à un solénoïde produisant soit un champ transversal, soit un champ longitudinal. Dans les deux cas la rupture de Tare est plus rapide et la tension induite est plus élevée. Enfin, en recourbant le fusible en forme de boucles, les effets constatés sont analogues.
- Influence de la masse des supports. — La longueur minimum diminue lorsque les supports sont de plus grandes dimensions. Cet effet principalement marqué avec les petits fusibles est probablement dû au refroidissement de la vapeur de Tare par les supports.
- g) Régime des fusibles. — Les auteurs proposent de désigner un fusible par le courant normal de pleine charge sur lequel il doit être employé. Ainsi un fusible de f>o ampères signifierait un fusible destiné à la protection d’un circuit dans lequel le courant normal de pleine charge est de 5o ampères (1).
- Aux Etats-Unis, les fusibles sont estampillés avec environ 8o % du courant maximum qu'ils peuvent supporter indéfiniment, permettant ainsi environ tA'% de surcharge.
- Avec des fusibles nus à l'air et pour une capacité dépassant 5oo ampères, on peut prendre avec sécurité, comme valeur du courant normal de fusion, le courant minimum qui les fond en cinq minutes, car c’est pratiquement au bout de ce temps que le fusible atteint sa température maximum ; avec des fusibles plus importants, il faut un temps plus long.
- Pour les fusibles enfermés, la règle américaine est la suivante : La température extérieure ambiante étant de 23°, une surcharge de io % du courant de régime doit pouvoir être supportée indéfiniment; une surcharge de 25 % doit ouvrir le circuit sans détériorer l’enveloppe ni les supports. Avec une surcharge de 5o %, la température ambiante étant de 23°, le fusible, d’abord froid, doit sauter au bout
- des temps suivants :
- CAPACITÉ DU FUSIBLE TEMPS
- o à 3o ampères.............. 3o secondes
- 31 à 6o — i minute
- 6i à ioo — . ............ a minutes
- ioi à 200 •— 4 minutes
- 2oià/|Oo — ............ 8 minutes
- koi a 6oo — ............ io minutes (*)
- (*) Il nous semble beaucoup plus logique de désigner un fusible par l'intensité maxima que le circuit il protéger peut, supporter sans inconvénient et qui sera égale à l’intensité du courant normal de fusion du fusible. Cette règle est appliquée en Allemagne. (N. D. T.)
- h) Constante de temps d'un fusible. — La constante de temps d’un fusible peut être définie comme le laps de temps nécesssaire pour échaulïer le fusibl depuis l’état froid jusqu’au point de fusion avec une surcharge donnée. Ce temps / est defini par la relation
- Ri»/ = MC(0— G0),
- C étant la chaleur spécifique du fusible, M, la masse et 0 sa température de fusion. On voit que t peut être modifié sous de très larges limites en changeant la nature du métal, la forme du fusible et les corps environnants.
- Un fusible à l’air en cuivre et un fusible enfermé en métal lent, tel que l’étain ou le zi ne aurait des constantes de temps très différentes. A égalité de courant, le premier aura une constante de temps beaucoup plus faible surtout pour des surcharges ne dépassant a5 % . (Le rapport est alors de i à 7.)
- Les auteurs estiment qu’il est désirable d’avoir pour les facteurs de temps une base de référence bien définie et ils proposent la définition suivante : « La constante de temps d’un fusible est le temps nécessaire pour échaulïer le fusible depuis l'état froid jusqu’au moment ou il saute avec une surcharge de 5o %, calculée d’après le courant normal de fusion du fusible. »
- Pour les fusibles enfermés de grandes dimensions, le facteur de temps ainsi défini serait de l’ordre de quatre ou cinq minutes.
- i) Remarque sur les courants de court-circuit^ — Il faut avoir soin d’essayer les fusibles sur des circuits analogues à ceux qu’ils sont charges de protéger, car la position d’un fusible, par rapport aux générateurs, a une grande influence sur le courant de court-circuit. Dans les installations domestiques, et pour des. charges allant jusqu’à 5o ampères, la chute maximum en volts est de 2 % avec le courant de pleine charge ; si le fusible ne saute qu’avec un courant double du courant de pleine charge, ce maximum de chute de tension sera doublé de sorte qu’on peut prendre comme valeur moyenne une chute de 3 % , permettant un courant de court-circuit maximum de 33 G. N. F.
- Au moment d’un court-circuit, le fusible peut sauter avant que le courant n’ait eu le temps d’atteindre la valeur limitée par la résistance du circuit ; cela dépend de la nature du fusible, de la grandeur du courant de court-circuit relativement au courant normal de fusion et de l’inductance du circuit.
- (A suivre.)
- A. M
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- Etude mécanique d’une ligne de transmission. — W. T. Ryan. — JÜectrical World, 29 février 1908.
- L’auteur commence par rappeler quelques formules bien connues pour lesquelles nous renvoyons le lecteur aux ouvrages spéciaux (*).
- En ce qui concerne les poteaux d'arrêt notamment, Ton sait qu’ils sont soumis aux efforts suivants :
- i° Compression due au poids des câbles (cette compression est en pratique négligeable);
- •i0 Flexion due à la tension des câbles;
- 3° Flexion duc à l’action du vent sur les câbles, les poteaux et les supports;
- En résumé, le poteau se comporte comme une poutre, encastrée à rime de ses extrémités et soumise, à une distance h du point d’encastrement, à une force F qui résulte de la tension des différents câbles de la ligne et de l’action totale du veut sur les câbles et sur le poteau.
- Cet effort F est égal à
- f = ^(NT)*+Tv,
- N étant le nombre des câbles de la ligne, T leur tension maxima calculée d’après la formule de la chaînette, et l’action du vent.
- I/auteur passe ensuite au calcul des lignes en pente.
- Fig. 1. — Effet d’un changement de pente.
- Lorsque les sommets des poteaux ne sont pas en palier, il faut remarquer que, puisque le câble dans chaque portée est en équilibre quant à la tension du câble, il peut être attaché à un poteau en chaque point intermédiaire entre ses extrémités sans que l’on trouble cet équilibre. On remarquera aussi que c’est un changement de pente et non pas la pente elle-même qui peut donner lieu à des difficultés spéciales.
- Plaçons-nous par exemple dans le «cas représenté schématiquement figure i ; soit encore T la tension admise pour le câble, et l la distance normale entre deux poteaux, En palier, la flèche d sera égale il :
- dz:
- P W
- TT’
- W désignant l’effort par unité de longueur auque est soumis le câble sous l’action combinée de la pesanteur et du vent (').
- Si l’on suppose d’abord que les poteaux A et G existent seuls, la flèche d' sera, pour la tension T,
- AG2. W
- 8 T
- Puisque les portées sont supposées devoir être toutes de longueurs égales, on ne commettra pas d’erreur appréciable en prenant AC = ü/, d’où :
- d'
- /,/2W
- ~s”r"
- d.
- Plantons maintenant le poteau b de telle sorte que le câble AG lui soit attaché en D, point pris sur la courbe décrite naturellement entre A et G; l’équilibre de la tension dans le fil 11e sera pas troublé, et l’on peut écrire d’après la figure :
- Il J sin o — d!
- mais :
- d' = \ dy et sin <p = - sin p,
- d’où :
- H = 1/2 / sin p — f\ d.
- Par suite la hauteur IF du poteau b sera
- H' — h -\— l sin p — l\d. ('2)
- 9.
- Si l’on était ainsi conduit à une hauteur trop exagérée (ou trop faible si P < o), l’on pourrait adopter
- (*) Voir en particulier : La Technique de la houille blanche, par E. Pacokict, Duuod et Pinat, éditeurs Paris, p. 636 et suivantes. L’on trouvera daus cet excellent ouvrage l’abaque bien connue de M. Blondel pour le calcul des lignes aériennes. (N. D. T.)
- (•) L’on sait que l’on a, d’après le triangle des forces, en supposant le vent horizontal :
- w—
- te et p étant le poids du fil et la pression du vent par unité de longueur.
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- pour AC une distance moindre que le double de la portée normale.
- En terminant, l’auteur fait une application des formules (i) et (2) ; pour (3= 7% et en choisissant des poteaux de 9m,7?i (32 pieds), une portée de i3m,4 (44 pieds), il trouve ainsi
- H' = iom,47 (34,35 pieds).
- A. M.
- Sur la région de rupture des poteaux en bois. — C.-B. Smith. — Electrisai World, 29 février 1908.
- L’on a souvent remarqué que les longs poteaux en bois de forme tronconique se rompaient en une région non située au voisinage immédiat du sol. L’auteur fait remarquer que ce résultat peut être prévu par une formule simple. Soit en effet : F, l’effort horizontal exercé au sommet du poteau de longueur /; f, la charge de la fibre la plus fatiguée dans une section horizontale de diamètre dx, située à la distance x du sommet et ayant un moment d’inertie I ; l’on peut écrire
- Fx^i/-:^' = K<4:y;
- K étant une constante appropriée. En remarquant que, d’après la forme des poteaux, l’on a ( ~--; (l —j- t.r y
- d, étant le diamètre au sommet, et t. une autre constante, l’on en déduit
- ^ “ K [d + Ixf d
- expression maxiiiia pour x — —.
- Si le poteau est donc tel que
- la rupture aura lieu en une région non située au voisinage immédiat du sol. Si le signe de l’inégalité ci-dessus était renversé, la rupture aurait lieu au contraire au ras du sol.
- P. S.
- Contribution à l’étude d’un tarif pour l’énergie électrique. — Th. G-ruber. — Elektrotechnische Zeitschrift, 26 mars 1908.
- Toutes les centrales d’électricité cherchent à accroître leur débit annuel en provoquant la consom-
- mation. Mais il importe de faire une distinction entre les consommateurs, car tous n’ont pas une égale valeur pour la centrale. Si l’on considère, en effet,parmi les locaux desservis, les appartements privés, les restaurants, cafés, les bureaux et les ateliers, on verra facilement que l’énergie qui leur est distribuée ne joue pas le même rôle au point de vue du maximum du débit. Le maximum du débit de la centrale se produit en décembre, entre 5 h. 1/2 et 8 heures, tandis que la plus grande consommation dans les appartements privés a lieu après 8 heures et entre janvier et mars. Ce sont donc surtout les bureaux et ateliers qui ont l’influence vraiment nuisible. Dès lors, il est utile de provoquer la consommation dans les appartements privés et spécialement, par un système de tarification approprié, d’arriver à une utilisation intensive des lampes installées.
- L’auteur rappelle la nécessité de considérer le temps de la consommation, notion introduite dans les tarifs par Agthe (’), sous l’expression du rapport des kilowatts-heures consommés au nombre de kilowatts installés. Wrigt (8) a proposé de remplacer la puissance nominale installée par la puissance maxima fournie par l’usine. On remarquera de suite combien cette notion est artificielle, puisque cela suppose que tous les consommateurs sont, en somme, équivalents par rapport à la centrale, et il est clair qu’il n’en est rien.
- Pour rechercher la formule rationnelle d’un tarif pour la lumière, l’auteur considère le nombre d’heures de consommation annuelle pour une lampe allumée jusqu’à 8, 9, 10 ou 11 heures du soir. Les chiffres de ces divers groupes correspondent en somme aux divers consommateurs indiqués plus haut. On peut donc déterminer approximativement, pour chaque abonné, le nombre d’heures moyen annuel de consommation, et si on divise le nombre de kilowatts-heures fournis à un abonné par le nombre d’heures moyen de son installation, on trouve la charge normale moyenne. Il est intéressant de rechercher dans quel rapport se trouve ce nombre à la puissance installée. L’auteur a recherché ces renseignements et il a trouvé, pour des appartements privés, que le rapport varie de 0,06 à o,5 suivant le nombre de lampes de l’installation ; pour les bureaux, le rapport varie de 1,69 à 4,1. Les nombres d’heures de consommation annuelle admis dans ces calculs étaient : pour
- (‘JlMitlieilungender VereiuiguugderElcklrizilalswerke. Bericht der Kommission IV.
- (2) Electricien, Londres, vol, XXXI, 1898 p. 538,
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- les appartements privés, i 5po, et pour les bu reaux, 900.
- Les chiffres ainsi obtenus montrent combien il est injustifié de baser un tarif sur le nombre de lampes installées; dans les appartements, peu de lampes brûlent simultanément et, au contraire, dans les bureaux, on limitera le nombre des lampes installées, mais on les utilisera toutes.
- Il en résulte encore que le compteur devra être choisi suivant l’installation et il suffira, dans les appartements, d’un compteur pour une fraction seulement de la puissance installée, environ 7t. % et, en outre, la charge normale moyenne correspondra seulement à 12 ou i3 % de la puissance du compteur.
- L’auteur propose alors d’enregistrer, à l’aide du compteur, le temps pendant lequel la consommation a dépassé la valeur normale moyenne admise. Le courant du compteur (pour courant continu) agit sur un relais dont l’armature porte un levier oscillant autour d’un axe, l’extrémité du levier opposée à l’armature étant rappelée par un ressort, dont on peut régler exactement la tension. Ce levier porte aussi le cliquet d’une roue à rochet, qui enclenche ou déclenche le mouvement du compteur. On règle la tension du ressort pour que le relais fonctionne aussitôt que le courant normal moyen est atteint.
- Il reste à déterminer sur quelle base sera établi le prix du kilowatt-heure. On peut calculer le prix du kilowatt, d’une part d’après la puissance installée, d'autre part d’après le maximum de charge de l’usine et il faudrait adopter une valeur intermédiaire. L’auteur admet une taxe fixe de 4a5 francs par kw. de charge normale moyenne, auquel il faudrait ajouter une taxe variable de 4,7 centimes par kw-heure. On obtiendra ainsi le prix du kw.-heure suivant le nombre d’heures annuel d’allumage.
- La tableau I donne les prix de vente ainsi obtenus :
- Tableau I
- HEURES DALLUMAGE PAR AN PRIX DU K NV. 11.
- 55o 69,8 centimes
- 7OO hi —
- 85o h a, 9 —
- I . OOO 37,3
- t . 5oo 26,4 —
- 2 . OOO 21,0 —
- u. 5 00 ! L"'*
- Ce tarif a le grand avantage de faire intervenir dans la fixation de la taxe annuelle et de la taxe unitaire le temps de consommation, ce qui aune importance à la fois pour les abonnés qui le comprennent plus aisément et pour l’usine, puisque les consommations prolongées se trouvent favorisées (4).
- L. G.
- DIVERS
- Sui’ un hygroscope électrique de grande sensibilité. Note de M. J. Pionchon présentée par M. J. Violle. — Académie des sciences, séance du i3 avril 1908.
- Dans un circuit comprenant un galvanomètre sensible à miroir et une pile ou une dynamo d’une force électromotrice d’une centaine de volts, un tube de verre, du calibre d’un tube à essais et d’une dizaine de centimètres de longueur, se trouve inséré par l’intermédiaire de couches d’argenture recouvrant sa face interne et sa face externe depuis l’extrême bord à un de ses bouts jusqu’à 1 cm environ de distance de l’autre bout. Tel est l’appareil auquel l’auteur a reconnu qu’on pouvait faire jouer le rôle d’un hygroscope d’une très grande délicatesse.
- La partie sensible est la section terminale du tube à l’extrémité où les couches d'argenture ne sont séparées que par l’épaisseur du verre. Il suffit d’approcher à quelques millimètres de cette section un corps quelconque émettant des traces de vapeur d’eau pour voir le spot du galvanomètre, tout d’abord parfaitement immobile, se déplacer vivement sur la règle, annonçant ainsi que la surface de la tranche terminale du tube est devenue conductrice. Cet elïet cesse d’ailleurs aussitôt qu’on éloigne le corps qui en a été la cause et le spot reprend sa position d’équilibre primitive. La rapidité avec laquelle la modification de la surface du verre se produit ou se dissipe permet de penser qu’elle est le fait de traces de vapeur tout à fait impondérables.
- Il est préférable que la section terminale du tube, au lieu d’être bordée à la lampe,résulte d’une coupure
- () Nous ferons remarquer qu’en fait, avec le système à forfait, on arrive bien au même résultat, soit qu’on fixe le prix de la bougie-année suivant les appartements on les locaux où la lampe est installée, soit qu’on adopte une base uniforme avec une ristourne aux abonnés, en fin d’exercice, calculée suivant le nombre d’heures de consommation annuelle. Voir à ce sujet les articles qui ont été publiés dans celte revue et notamment : J^Dalemont, La tarification de l’énergie électrique, Eclairage Elec~ trique, tome XLIII, 1906, p. 129. (N. D. T)
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- aplanie ensuite et adoucie par usure à sec avec de l'émeri lin. Telle est alors la sensibilité de l’appareil, qu’elle rnct en évidence l'infime quantité de vapeur que la simple chaleur de la main dégage d’un cornet de papier qu’on lui présente. La vapeur émanant normalement de la main à la température ambiante par le fait des glandes sudoripares se décèle à icltl de distance par une déviation du spot dont l’amplitude est d’ailleurs très différente suivant la région de la main présentée au tube. Alors que la face dorsale donne lieu à une déviation de 3 cra ou 4 cm (la règle étant à io8cm du miroir), le bout d’un doigt donne lieu à un écart qui projette le spot hors de l'échelle.
- BREVETS
- Perfectionnement aux amortisseurs.—Bruce, Peebles and La Cour. — Brevet anglais n° 16 710 (1907), publié le 9 avril 1908.
- Dans les machines dont les pôles sont munis d’amortisseurs, ceux-ci sont généralement constitués par des barres, logées dans des trous pratiqués, dans les pièces polaires, dont les extrémités sont réunies par des connexions peu résistantes, de manière à former une sorte de cage d’écureuil. Dans ces conditions, les variations de flux, dues au passage des dents de l’induit sous les pôles, font naître dans les amortisseurs des courants induits qui font chauffer inutilement les barres. L’on peut remédier à cet inconvénient en disposant les trous où sont logées les barres obliquement par rapport à l’axe de la machine; en choisissant convenablement l’inclinaison, l’effet signalé ci-dessus est évité, et les amortisseurs restent néanmoins efficaces pour les pulsations du flux total.
- Génératrice pour Valimentation de moteurs soumis a des charges très variables. — À.-H. Human. — Brevet anglais n° 8 629 (1907), publié le 16 avril 1908.
- Lorsque l’on doit alimenter des moteurs soumis à des charges très variables, l’on est, le plus souvent, conduit à l’installation d’une machine auxiliaire couplée avec un volant formant accumulateur d’énergie. Le système suivant a pour but de rendre inutile l’emploi d’une telle machine. Le moteur (qui peut être a cohrant alternatif) a l’un de ses organes, l’induit pai* exemple, cale sur 1 arbre servant à la commande du laminoir, de la machine d’extraction, etc., tandis
- que l’autre organe peut tourner fou autour de cet arbre. Ces deux organes pe peuvent d’ailleurs tourner, au moyen de dispositifs faciles à imaginer, que chacun dans un sens déterminé. Supposons, le moteur étant à l’arrêt, que l’on envoie un courant de sens tel que l’induit tende à tourner dans le sens pour lequel sa rotation ne peut se produire ; l’inducteur, entièrement libre, se mettra à tourner dans un sens opposé et atteindra progressivement une vitesse élevée. Si l’on augmente alors d’une certaine quantité l’excitation indépendante du moteur (dans l’hypothèse du courant continu), celui-ci va devenir générateur, et un couple énergique, inverse de celui qui a provoqué la rotation de l’inducteur, s’exerçant entre les deux organes, l’induit démarre dans le sens convenable. L’énergie nécessaire est pendant cette période empruntée à la force vive de l’inducteur dont la vitesse diminue progressivement jusqu’à ce qu’elle tombe à zéro. A partir de cet instant, la rotation de l’inducteur ne pouvant s’inverser, par suite d’un dispositif analogue à celui agissant sur l’induit, cet organe reste fixe et le moteur continue à fonctionner comme un moteur ordinaire.
- Dans le brevet se trouve décrit également une disposition un peu différente permettant la marche du moteur dans les deux sens, grâce à l’emploi de deux induits accouplés rigidement, et de deux inducteurs tournant en sens inverse.
- Electro-aimant a courant monophasé. — C. Kraemer. — Brevet américain n° 87840a (1906) publié le 4 février 1908.
- Comme on le sait, les électro-aimants ordinaires alimentés par du courant monophasé possèdent un effort de traction pulsatoire qui donne lieu à des vibrations fort gênantes. Le principe suivant, applicable avantageusement lorsque l’électro-aimant doit
- Fig. 1. — Electro-aimant, à courant monophasé.
- être sous courant pendant la marche d’un moteur monophasé à collecteur (c’est le cas des appareils de levage où un électro-aimant maintient desserré le frein), permet de réduire beaucoup ces pulsations ou même de les supprimer. L’électro-aimant comporte trois branches (fig. 1) dont les extrêmes sont soumise.
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- à l’action d’enroulements parcourus par un courant dérivé emprunté au réseau, c'est-à-dire sensiblement en quadrature avec la tension, tandis que l’enroulement porté par la branche centrale est monté en série avec le moteur. Lorsque celui-ci est en vitesse, le courant qu’il absorbe est presque en phase avec la tension aux bornes, et, par suite, l’attraction exercée par. l’ensemble des trois branches est sensiblement constante dans le temps, comme si l’électro-aimant était alimenté par du courant diphasé (4).
- O Soit u = U sin <of, la tension aux bornes, et i I sin (tut — <p), le courant absorbé par le moteur ; l’effort total instantané F est évidemment, en admettant que les flux extrêmes ne réagissent pas sur celui de la branche centrale :
- F = KU2 cos2 «f + K' I2 sin2 (o,t + <p), (i)
- K et K'étant des Constantes appropriées; si <p est très faible (cos ç voisin de l’unité), il suffit donc de prendre KU2 = K' I2 pour que F soit constant. La formule (i) permet d’ailleurs de se rendre compte de l’importance des pulsations lorsque <p n’est pas négligeable.
- Montage des lampes à arc alimentées en série par du courant alternatif. — British Thomson Houston. — Brevet anglais n° 8 388, publié le 16 avril 1908.
- Lorsqu’on alimente par du courant alternatif des lampes à arc dont les deux électrodes sont en matière différente, il se produit un redressement partiel du courant qui a, entre autres inconvénients, celui d’abaisser beaucoup le facteur de puissance, surtout lorsque les lampes sont alimentées en série par un transformateur à courant constant. Pour éviter ce redressement, il suffit, dans ce dernier cas, de disposer pour une moitié du nombre total de lampes les connexions en sens inverse du sens adopté pour l’autre moitié. On évite ainsi tout redressement du courant.
- En réalité, avec la disposition de la figure 1, les flux extrêmes ne seraient pas forcément en opposition, en raison de leur action mutuelle avec le flux de la branche centrale; le calcul de F serait alors plus compliqué. (N. D. L. R.)
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Handbuch der Elektrischen Beleuchtung
- [Manuel de L’Eclairage électrique), par MM. J. Herzog et O.-L. Feldmann, troisième édition complètement remaniée. — i vol. in-8 de 758 pages avec 707 figures. — Julius Springer, éditeur, Berlin. — Prix : relié, a5 francs.
- Nous avons eu déjà l’occasion de présenter il y a quelques années (*), aux lecteurs de ce journal, la première édition de ce remarquable ouvrage et d’en faire l’éloge mérité. Gela nous dispense d’en parler aujourd’hui d’une manière aussi étendue, bien que cependant la nouvelle édition constitue presque un livre nouveau, tellement elle a été remaniée et pour ainsi dire complètement transformée. On ne saurait trop admirer l’effort laborieux et consciencieux que les auteurs ont ainsi dépensé pour tenir compte de tous les nouveaux progrès introduits dans la technique de l’éclairage au cours des dernières années; c’est ainsi qu’on trouve au chapitre 1, dans le nou-
- veau volume, des renseignements complets et systématiques sur les nouvelles recherches auxquelles ont donné lieu l’arc électrique, particulièrement l’arc à flamme et les nouvelles lampes à incandescence, aussi bien au point de vue théorique qu’au point de vue expérimental; au chapitre 11, les derniers progrès réalisés dans la technique des lignes aériennes et souterraines, la question de réchauffement des câbles, etc., sonttraités d’une manière complètement nouvelle et pleine d’intérêt. A propos des lignes aériennes, les auteurs étudient d’une manière approfondie la question de solidité mécanique des supports, les solutions employées pour les lignes à haute tension, particulièrement dans les traversées de chemins de fer, de fleuves. Ils traitent également en détail tous les montages de conducteurs, machines, appareils d’utilisation et donnent les principes essentiels des procédés de réglage.
- Un ingénieur d’installations qui n’a pas eu le temps de se tenir au courant de la technique nouvelle, du perfectionnement du matériel, trouvera dans ce volume au chapitre m,tout l’essentiel de ce qu’il doit sa-
- (*) Cf. L’Éclairage Electrique, tome X V, p. 517.
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- voir sur le fonctionnement des dynamos, moteurs, transformateurs, des alternateurs, des machines asynchrones, convertisseurs, compoundage, la marche en parallèle des alternateurs, etc; la théorie de l’accumulateur au plomb a été entièrement remaniée d'après l’hypothèse des ions.
- De même, le chapitre iv relatif aux appareils de sécurité, interrupteurs fusibles, etc., est exposé d’une manière très détaillée et en partie nouvelle. Les appareils de mesure, compteurs, inducteurs d’isolement, parafoudres, etc., sont traités. Les appareils d’éclairage eux-mêmes ne sont pas oubliés.
- Le chapitre v, qui est un des plus intéressants pour le praticien, donne des exemples d’installations d’ensemble, et en particulier de la nouvelle usine et du transport d’énergie de la ville de Lucerne.
- En ce qui concerne les prix d’installation et d’exploitation, les auteurs ont sujjprimé les tableaux graphiques qu’ils avaient donnés dans la seconde édition et les ont remplacés par des considérations générales sur la manière d’en établir soi-même d’après les circonstances. Ces considérations générales sont excellentes ; mais je regrette, pour ma part, la suppression des courbes qui auraient pu être conservées au moins à titre d’exemple et pour fournir des chiffres qu’on est souvent bien content de trouver tout préparés, même si on est obligé de les modifier.
- Avec toutes ces modifications, l’ouvrage a pris beaucoup d’ampleur; les auteurs ont ainsi pu réaliser le tour de force de condenser en une véritable encyclopédie, de lecture facile, la moelle de toutes les questions que rencontre un ingénieur chargé de faire les plans, de conduire les travaux d’exécution ou de diriger l’exploitation d’une station centrale ou d’une distribution d’éclairage. Le tout est écrit sobrement et accompagné de nombreuses références bibliographiques et d’un index alphabétique très pratique.
- L’ouvrage ne fait pas moins honneur à l’éditeur qu’aux auteurs; on peut dire que c’est, à l’heure actuelle, le meilleur ouvrage de ce genre qui existe sur la matière.
- 11 est appelé, je crois, à un légitime succès, non seulement en Allemagne, mais auprès de tous ceux qui lisent couramment l'allemand, en attendant qu’on en publie, comme on peut le souhaiter, une nouvelle traduction française.
- Elettrotermica, volume I : Applicazioni del riscal-damento elettrico alla eeonomiea domestica (Electro-thermie. Volume I : Application du chauffage électrique aux usages domestiques), par Pjetho Verole. — i vol. in-8° de 178 pages, avec i5a figures. —Camilla et Ber-toleko, éditeurs, Turin. — Prix : broché, 3 fr.
- Les applications de l’électricité au chauliage sont encore relativement peu répandues, étant donné le prix actuel élevé de l’énergie électrique, sauf dans quelques régions favorisées, riches en « houille blanche ». Cependant, les appareils de chauffage électriques sont, par eux-mêmes, bien supérieurs, à tous égards, aux autres appareils, et pour certains usages où la dépense reste secondaire, ils s’imposent déjà, en attendant que la création de stations hydroélectriques puissantes vienne généraliser leur emploi.
- L’auteur du présent ouvrage s’est proposé de donner une étude systématique des divers dispositifs imaginés jusqu’à ce jour pour la transformation de l’énergie électrique en chaleur. Bien que l’on y trouve des renseignements précis, accompagnés de figures claires et abondantes, sur tous ces dispositifs, M. P. Verole a voulu faire mieux qu’un simple exposé descriptif, et il a pleinement réussi. Il donne en effet des méthodes de calcul très complètes pour les calorifères à conduction ou à induction (nous préférons cette division à celle de l’auteur qui distingue les calorifères électriques et les calorifères magnétiques).
- E11 particulier, l’étude des derniers est très intéressante; de nombreux exemples numériques facilitent du reste l’emploi des formules.
- L’ouvrage est divisé en trois parties : chauffage des locaux, chauffage des liquides et cuisine électrique, applications diverses, chaque partie comportant un certain nombre de subdivisions. En résumé, tous ceux que la question intéresse liront avec fruit l’œuvre d’un spécialiste des plus distingués, et nous regrettons vivement que cet opuscule n’ait pas son équivalent en français.
- P. S.
- VOLUMES REÇUS
- Elektrochemie, II Tell : Experimentelle Elektrochemie, Metzmethoden, Leitfàhigkeit, Lôsungen, par H. Danneel. — 1 volume in-16 de i58 pages avec 26 figures et plusieurs tables.— Joschea-, éditeur, Leipzig. — Prix : relié toile, 1 franc.
- Isolationsmessung' und Fehlerortsbestim-mung in elektrischen Starkstromanlagen, par P. Stern, — 1 volume in-18 de 106 pages, avec nia fi-
- A. Bl.
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- gures.— M. Janecke, éditeur, Hanovre. —Prix : broché, a francs; relié, 2 fr. 5o.
- Le Diamant artificiel, par H. de Grafflgny. — i volume in-18 de 88 pages, avec 22 ligures, — Rousset, éditeur, Paris. —, Prix : broché, 1 fr, a5.
- Development and Electrical Distribution of Water Power, par Lamar Lyndon. — 1 volume
- in-8 de 317 pages, avec i58 ligures. — J. Wvley et Sons, New-York; Chapman et Hall, éditpurs. Londres — Prix : relié toile, i5 francs.
- Préparation mécanique des Minerais, par G. Ratel. — 1 volume in-8 de 57!) pages, avoc 190 ligures et 11 planches. — H. Dunod et E. I’inat, éditeurs, Paris. .— Prix : broché, 22 fr. 5o.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos leçteurs peuvent obtenir des renseignements : i° sur toutes les questions qui se rat VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- attachent à
- NOTES INDUSTRIELLES
- Les Tramways de Grenade.
- Cette installation, exécutée en 1904 par la Compagnie Ibérique Thomson-Houston,, a subi depuis cette époque d’importantes augmentations. Elle vient d’être complétée par l’installation d’un funiculaire destiné à transporter les voyageurs depuis le centre de Grenade jusqu’au sommet de l’Alhambra, qui domine la ville,
- L’ensemble des lignes présente un développement d’environ i5km sur lesquels 10 sont urbains. Bien que le réseau de Grenade ait été construit principalement pour le trafic des voyageurs, la Compagnie de tramways a dû y adjoin-
- Fig. 1. — Rampe de 1 Alhambra.
- dre le service des marchandises. Favorisé par l’état industriel de la région qui consiste spécialement dans l’installation des nombreuses fabri-
- ques de sucre situées à proximité de Grenade, ce nouveau service a pris une extension considérable.
- Les lignes sont alimentées par une sous-station située dans Grenade même. Cette sous-station reçoit le courant de haute tension à 8 ooo volts d’une usine hydro-électrique située à i2kin de Grenade et alimentée par une chute du Rio Monachil, provenant de la Sierra Nevada.
- Les lignes de trolley sont constituées par a fils de 8mm,2 5 de diamètre, montés sur poteaux à treillis métalliques avec consoles, ou sur transversaux soutenus par des rosaces fixées dans les façades des maisons.
- Le réseau est divisé en a secteurs alimentés chacun par un feeder aérien. À leur départ de l’usine, ces feeders sont branchés sur a interrupteurs automatiques.
- Les voitures motrices, au nombre de i6, ont une capacité de 36 voyageurs dont 18 assis, lïlles sont très élégantes ; le panneautage extérieur estenlamesde boisdeteck etl’intérieur muni de bancs transversaux en acajou et pitchpin. Les tabliers des plateformes sont en tôle peinte et les fenêtres sont au nombre de 5 de chaque côté de la voiture. Les vitres sont très larges et descendent très bas, ce cpii permet une grande aération de la voiture pendant ’été. Ces caisses ont été construites par la Société Carde et Escoriaza qui s’est fait une spé cialité de ce genre de construction.
- L’équipement électrique est composé, pour chaque voiture, de a moteurs du type GE 58 à 6 tours, donnant une puissance de 27 HP chacun.
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- Il a été fait usage de ce type en raison des marchandises et des poids lourds à transporter. Les contrôleurs sont du type B18 à freinage rhéo-statique.
- L’éclairage est composé de 12 lampes dont 2 sont placées dans des réflecteurs fixés sur le toit. Le trolley est du système à fil désaxé et à tension constante sous tous les angles. CeS équipements sont montés sur des trucks à empattement de im,82o.
- La nouvelle ligne du funiculaire de l’Alhambra a été inaugurée en décembre 1907. Elle emprunte, sur une longueur d’environ 1 8oom, une des voies déjà existantes et s’en détache pour prendre la voie à crémaillère qui, après un parcours de 1 5oo,n, aboutit à la Croix des Martyrs. Les rampes atteignent 10 à 12 % et en quelques points i4 % .
- Le service de cette ligne est assuré par 2 voitures du même modèle que celles du réseau
- Tout ce matériel est en service depuis bientôt 2 ans 1/2 et a donné jusqu’à présent toute satisfaction.
- Le service des remorques est assuré par 16 jardinières ouvertes et 20 voilures fermées, et le service des marchandises se fait au moyen de wagons spéciaux attelés aux automotrices. Ces wagons sont au nombre de 12. Ce nombre devra être prochainement augmenté, le service des marchandises devenant chaque jour plus intense.
- En outre du réseau urbain ci-dessus, la Compagnie des Tramways de Grenade étudie en ce moment la mise en exploitation de deux lignes interurbaines allant du centre de Grenade à Santa-Fé et à Gabia. Ces lignes desserviront tous les villages situés dans la plaine de Grenade qui est extrêmement fertile. Le service des marchandises sera très intense,lapins grande majorité des fabriques de sucre se trouvant sur le parcours projeté. La longueur de ces deux lignes aura environ 2ikm, ce cpii portera la longueur totale du réseau des Tramways de Grenade à 36 kilomètres.
- urbain, mais dont l’équipement électrique a été étudié tout spécialement.
- En raison même des deux systèmes de voie que la voiture doit parcourir, et par suite de la surélévation de la crémaillère par rapport aux rails de roulement,, on s’est arrêté à la disposition suivante qui a donné un excellent résultat.
- Chaque truck, qui comporte des essieuxrigides, est équipé avec deux moteurs TII 2, d’une puissance de 54 IIP chacun.
- La forme ordinaire de ce moteur a dû être modifiée par suite de la double réduction d’engrenage que l’on était obligé d’établir.
- Le pignon calé sur l’induit du moteur commande, par un engrenage de réduction, l’arbre intermédiaire. Ce dernier porte deux pignons : l’un commandant l’essieu, l’autre commandant la roue solidaire du pignon de crémaillère et folle sur l’essieu.
- Le i‘ail à crémaillère étant plus élevé que les rails de roulement, il est nécessaire que la dernière roue tourne plus vite que la roue calée sur
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- l’essieu, afin que les vitesses circonfcrencielles de la roue à crémaillère et des roues porteuses soient les memes. A cet effet, la roue à crémaillère tourne folle sur l’essieu.
- Les voitures sont munies de contrôleurs série parallèle du type RB. 19 et les deux moteurs fonctionnent toujours en parallèle. Les contrôleurs commandent le freinage électrique sur les automotrices et sur les remorques. Ces voitures comportent également des freins électro-
- Les informations suivantes sont extraites de cette publication.
- La production effective du cuivre atteint annuellement en Russie une valeur de 20 millions de roubles, tandis que la capacité maximum de production peut être évaluée à /*o millions de roubles environ. L’industrie du cuivre est concentrée dans six grandes usines qui produisent les unes clés feuilles et les autres des tubes.
- Pour la fabrication des feuilles et pour celle de
- Fig. 4. — Vue en plan du moteur et
- magnétiques qui sont, aussi commandés par le contrôleur de la voiture motrice. En outre de ces divers freins, les voitures sont pourvues de freins mécaniques très puissants. L’alimentation est faite par trolley de la même façon que pour le réseau urbain.
- L’industrie du cuivre en Russie.
- Lé Journal du Commerce el de l*Industrie vient de publier quelques renseignements intéressants sur l’industrie du cuivre en Russie el les conditions dans lesquelles le métal étranger peut faire concurrence dans son emploi industriel au métal originaire du pays.
- de la UM iiiuission pour funiculaire.
- quelques variétés de tubes, on emploie le cuivre de provenance indigène, mais pour d’autres tubes on ne peut employer que du métal de provenance étrangère.
- Le prix du cuivre de provenance russe peut être celui du métal étranger augmenté du montant des droits de douane. Or, les droits applicables aux feuilles de cuivre importées sont, suivant leur épaisseur, de roubles 6, 6,/i° et 7,10 par poud seulement, tandis que le cuivre eu bloc, paye cinq roubles par poud. C’est donc seulement la différence entre le montant de ces droits respectifs sur les feuilles et sur le métal brut qui permet à l’industrie locale de payer ses frais généraux et de trouver un bénéfice. Ce bénéfice est donc restreint
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- Pour les tubes il convient généralement, a-t-il été dit, d’employer du cuivre de provenance étrangère qui est mieux préparé. Ce métal est frappé à l’entrée en Russie d’un droit de cinq roubles par poud ; si Ton rapproche ce chiffre de celui de huit roubles qui est le montant des droits applicables aux tuyaux de cuivre importés, on voit qu’il reste seulement une différence de trois roubles par poud sur laquelle doivent être prélevés les frais et les bénéfices du fabricant russe.
- Les usiniers russes se plaignent actuellement de la situation de l’industrie du cuivre, qui se trouve à tant de points de vues, dans des conditions inférieures à celles de leurs concurrents étrangers et spécialement allemands ; en Allemagne, les usines travaillent des quantités de métal supérieures, le loyer des capitaux est moins élevé, les frais d’installation des usines moins grands et la main-d’œuvre meilleure. Le prix de la main-d’œuvre a d’ailleurs beaucoup augmenté depuis les derniers événements politiques à la suite des grèves et de l’application de la loi sur lës accidents du travail.
- Si jusqu’à présent l’industrie russe du cuivre ne s’était pas ressentie de la concurrence étrangère, c'était grâce au prix extrêmement élevé de la matière première sur le marché international. Depuis la baisse si importante du pri* du métal, des masses de tubes de cuivre ont été jetés sur le marché russe qui se trouvait déjà dans une situation peu satisfaisante.
- Emploi de porte-balais pneumatiques et de balais de charbon pour les turbo-dynamos à courant continu.
- La grande vitesse périphérique du collecteur des turbo-dynamos donne lieu à des vibrations qui, non seulement fatiguent les ressorts des porte-balais, mais aussi désagrègent les blocs de charbon. Aussi, certains constructeurs se sont-ils vus dans l’obligation de renoncer aux balais de charbon pour des balais au moins partiellement métalliques. L’emploi de balais métalliques est nuisible pour le collecteur, et on a cherché à revenir aux balais de charbon, en les munissant de porte-balais mieux appropriés aux conditions spéciales où l’on se trouvait.
- C’est dans ce but que la Morgan Crucible Company a réalisé des porte-balais pneumatiques dont l’organisation est représentée sur la ligure i.
- Le balai est constamment pressé contre le collecteur par l’extrémité J d’un piston D mobile dans
- un cylindre C qui communique, par une barre carrée A creuse, avec un réservoir d’air comprimé. Cette extrémité J du piston est en porcelaine et a une forme conique; elle appuie directement sur le centre du bloc de graphite qui présente à cet effet une légère excavation pratiquée dans le recouvrement en cuivre porté par le balai et destiné à maintenir les câbles souples de prise de courant.
- Des essais faits avec une machine munie de porte-balais construits d’après ces principes ont donné toute satisfaction.
- Deux petits accumulateurs mécaniques sontdestinés à maintenir l’air sous pression ; la pression initiale est fournie à l’aide d’une pompe manœuvrée au pied; elle se maintient ensuite automatiquement constante et égale à environ 2iogr par centimètre carré. Cette machine fournit normalement i 8oo ampères à i ioo volts, elle tourne à 3 3oo tours par minute; la vitesse périphérique du collecteur est de 37™ par seconde. La machine marche nuit et jour presque sans arrêt depuis douze mois et supporte fréquemment 2 ooo ampères sans étincelles aux balais; elle est du type Parsons avec enroulement de compensation. Son collecteur est parfaitement lisse et ne présente aucune trace d’usure.
- Fig. i. — Porte-balai pneumatique.
- BREVETS (<)
- 385 5i8,du 24 décembre 1907. — Urban. — Nouveau système de moteur électrique.
- 385 499,du a3 décembre 1907.:—Soulier. —Convertisseur rotatif de courants alternatifs.
- 385 602,du 22 mars 1907. — Durieu. — Conducteur économique d’électricité.
- 385 629, du 2G décembre 1907. — Scott. — Perfectionnements dans les interrupteurs de circuit électrique.
- 385 494,du 18 mars 1907. — Desuiuëre.— Procédé éleclrolylique.
- p) Liste de brevets concernant l’Electricité communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris;
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- 385 58<>,du 14 novembre 1907.—Pauli.— Lampe électrique à incandescence.
- 385 666, du 28 décembre 1907. — Galletti. —* Perfectionnements dans la télégraphie sans fil.
- 385 682, du 27 décembre 1907. — Grunenwald.
- — Téléphone.
- 385 8/|4j du 3i décembre 1907. — Birnracii. — Microphone.
- 385 874, du 3i décembre 1907. — Eisenstein. — Antenne pour la télégraphie et la téléphonie sans fil.
- 385 876, du 3i décembre 1907- — Eisenstein. — Dispositif de connection.
- 385 878, du 3i décembre 1907. — Eisenstein. — Dispositif d’émission pour télégraphie ou téléphone sans fil.
- 385 707,du 26 mars 1907. — Bouhdil. —Produit pour le remplissage des accumulateurs.
- 385 770,du28 mars 1907. — Gaiefe. — Dispositif automatique pour assurer rétablissement du champ dans les dynamos ou moteurs shunt au moment de la mise en marche.
- 385 827, du 3i décembre 1907. — Cilî française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston.— Perfectionnements aux moteurs à courant alternatif.
- 385 855, du 3i décembre 1907. — Société nouvelle de l’accumulateur Fulmen. — Fermeture étanche et démontable pour bacs d’accumulateurs.
- 385 735,du i6décembre 1907.*—-Société IIeraeus.
- — Dispositif de cbntact pour instruments de mesure sensibles.
- 385 750,du 3o décembre 1907. — Saldana. —Interrupteur électrique automatique.
- 385 800, du 19 décembre 1907. — Givaudàn. — Coupe-circuit multiple pour l’éclairage et la force motrice.
- 385 828, du 3i décembre 1907. — Cic française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Perfectionnements aux cuves étanches pour transformateurs et autres appareils. *
- 385 829, du 3i décembre 1907.— Meme compagnie. — Perfectionnements aux interrupteurs à huile.
- 385 6/17, du 27 décembre 1907.— Euner. — Mode de connexion pour l’allumage des allumeurs électriques de toute sorte.
- 385 660, du 28 décembre 1907. —IIiohth. — Four électrique d’induction.
- 385 870, du 3i décembre 1907. — Fkssknden. — Méthodes et appareils perfectionnés pour produire des oscillations électriques à haute fréquence.
- 385 875jdu 3i décembre 1907. — Eisenstein. —
- Dispositif pour produire des oscillations électriques non amorties.
- 385 877,du 3i décembre 1907. — Eisenstein. — Procédé pour accentuer les oscillations produites dans un circuit de Duddell.
- 385 658, du 28 décembre 1907. — Bailly. — Lanterne électrique.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous disions dans une chronique précédente au sujet de la Compagnie de la Loire que l’électrométallurgie devait lui réserver dans le bassin de Saint-Etienne un avenir très intéressant. Ce dernier est lié aux progrès de cet art qui en fait tous les jours. Il ressort notamment cle deux études que vient de faire éditer la Gesellschaft für Elektrostahlanlagen que le four électrique Roechling-Rodenhauser (*) permet, par un procédé nouveau, d’obtenir du fer homogène égalant en qualité le fer suédois. Mais ce procédé consiste dans un affinage du métal pour augmenter sa qualité et non dans un traitement du minerai. Au point de vue économique, les frais de transformation d'une tonne, y compris intérêt du capital et amortissement du four, sont de 29 francs environ. En somme, les électrornélallurgistes sont sortis des hésitations du début, et imposent leur méthode toutes les fois qu’il est nécessaire de se procurer des métaux d’une plus grande pureté ou des alliages que le four Martin ne permettait pas d’obtenir. Nous sommes au point de départ d’une industrie qui peut maintenant rémunérer les capitaux qui s’y intéressent
- En France, les efforts ont été considérables et les usines de Froges, d’Ugine, de La Praz ne sont plus depuis longtemps des laboratoires d’essais mais des centres de production industrielle. Il y a maintenant plus d’un an que la Société de Froges a participé à la création de la Société des produits électrométallurgiques des Pyrénées dont l’objet social est identique et plus étendu peut-être, puisque les usines qui utiliseront les chutes d’Auzat livreront l’aluminium et tous produits électro-métallurgiques et électro-chimiques; mais nous n’avons pas connaissance que les travaux d’installation soient terminés et sans doute les quatre millions d’obligations émises ou à émettre sont réservés à leur achèvement et à la constitution d’un fonds de roulement.
- Il 11’csl pas inutile de signaler à cet égard que les étrangers s'intéressent chez nous à des affaires de ce
- (*) Voir La Lumière Electrique, tome I (2e série), p. 3iu.
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- genre. Le rapport du Conseil des Usines électriques de la Lonza signale notamment qu’il a accru au cours de l’année 1907 sa participation dans le capital de la Société Niçoise d’Electro-Chimie dont.l’usine estau Plan-du-Var, près de Nice. N’est-ce pas signi-licatif, quant à l’avenir de cette industrie, que de voir le Bankverein Suisse et la Banque commerciale de Berne s’y intéresser de telle façon. Les usines électriques de la Lonza, dont l’actif est représenté par les usines et installations de Gampel, Thusis etViègc, en Suisse, pour un total de 7 876 171 fr. 90,0m; en outre augmenté, au cours de l’exercice 1907, leurs participations dans trois autres affaires similaires : la Société commerciale du carbure de calcium, les usines électro-chimiques de Hafslund et la Compagnie générale d’Electro-Chimie de Bozel. Leur portefeuille s’élève de ce fait à 5 819 79G fr. 60; le passif en regard se compose d’actions ordinaires et privilégiées pour 12000000 et d’obligations pour 2 200 000. Toutes les usines n’ont pas donné de profits au cours de l’exercice, car celle de Yiège est en ponstruction et les bénéfices du portefeuille ne sont que de 200 ooo francs. Au total les bénéfices bruts, y compris le solde ancien, les intérêts et divers ressortent à un peu moins de 10 % du capital (1 366 9/17 fr. 3o) et les bénéfices nets à 1 075 434 fr. 65 ou 7,3 % du capital. Nul doute que ce pourcentage de produits nets ne s’élève rapidement quand les mines de Yiège seront en fonctionnement et tout le portefeuille en plein rapport. Les frais généraux sont peu élevés, 160 438 francs ; les intérêts d’obligations n’absorbent que to5 000 francs et le Conseil prudemment sage porte aux réserves, qui sont déjà de 543 36p fr. 90, le i/3 des produits bruts, soit 483 099 fr. i5. Les actions privilégiées reçoivent 6 % et les ordinaires 5 % . Remarquons enfin que le passif exigible est de 1 4<'7 5o8 fr. 4° en regard d’un actif disponible ou facilement réalisable de 1610 499 francs.
- Cet exemple d’une Société exploitante prenant des participations dans des affaires similaires égales à plus des deux tiers de ses propres engagements sociaux dénote un programme d’action très étendu. Il s’appuie certainement sur des banques importantes dont l’objectif est très heureusement de consacrer leurs disponibilités à la prospérité du commerce et de l’industrie et non pas seulement à des émissions ) de titres de villes ou d'Etat..
- Ainsi il nous plaît de voir figurer au portefeuille de la Banque de Bruxelles des actions des Tramways de Barcelone, de la Société Générale des Tramways
- électriques en Espagne, de la Société Générale belge d’entreprises électriques, de l’A. E. G. Union électrique. Cette coutume de divulguer la composition réelle et détaillée de son portefeuille n’est pas le fait de nos Banques françaises ou de certaines affaires très surchargées de papier. Chaque fois que des actionnaires trop curieux ont émis chez nous la prétention de se faire donner en assemblée générale ce renseignement très intéressant, il leur a été répondu par une fin de non-recevoir! Pourquoi s’échapper ainsi? Est-ce que l’exposé de la Banque de Bruxelles n’est pas fait pour ramener ses actionnaires et ceux des affaires qu’elle commandite. Cet exemple que donne d’ailleurs la Société Générale de Belgique et que suit l’Union des Tramways et d’autres firmes est de ceux qu’il faudrait suivre. Nous remarquerons encore que le rapport fait mention d’une participation :
- i° Dans la constitution de la Société d’électricité de l’Adamello, fondée au capital de 10 millions de lire dans le but d’exploiter les concessions de dérivation d’eau des rivières alimentées par les glaciers de l’Adamello pour la production et la distribution de l’énergie électrique.
- 20 De la souscription à des actions de capital de la Compagnie Générale des Tramways de Buenos-Ayres, entreprise qui groupe diverses Sociétés de tramways existantes, représentant un réseau de plus de 5oo I,m équipé ou à équiper électriquement.
- Nous sortirions de notre cadre en analysant le bilan de la Banque de Bruxelles. Disons seulement que cette affaire des tramways de Buenos-Ayres à été offerte le 5 mai au public à Londres, à Bruxelles, à Anvers, à Berlin; les titres de 100 francs sont émis à 115 francs. Cette émission,prise par de nombreux établissements financiers,a été retardée depuis plus d’un an par l’état du marché. Le premier exercice prendra fin le 3o juin et les recettes’ sont en progression constante.
- lia Société Générale des Tramways électriques en Espagne, dont il est parlé plus haut, est au capital nominal de 36 millions, dont 16 millions d’obligations 4 % de 5oo francs. La Société s’intéresse aux Tramways de Madrid et au chemin de fer de Sarria-Barcelone.
- Son compte portefeuille s’élève de ce fait à 2.4 899 i3G fr. 23 dont le détail comporte des actions du chemin de fer susdit et des obligations hypothécaires des différentes entreprises de tramways de Madrid.
- Ces dernières n’ont cependant pas consolidé toutes
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- leurs dettes envers la Société Générale, car celle-ci est encore leur créancière pour une somme de 6 742 247 fr. 18 que nous voyons figurer au bilan au compte « avances à nos Sociétés filiales ». Ce compte doit être augmenté en réalité de 2678878 fr. 60 représentant des dépenses de transformation de réseau et 209 994 fr. 02 pour représenter Tactif réalisable do la Société.
- Chaque société filiale opère directement sur ses bénéfices l’amortissement de ses immobilisations ; cet amortissement a été en 1906-1907 de 429 7^0 pesetas; la Société Générale de Tramways a, de son côté, un fonds d’amortissement el de réserves qui s’élève à 826 114 fr. 90 et s'augmente de 193 <>59 fr. 93 par les prélèvements opérés sur les bénéfices de 1907.
- Ces prélèvements, reinarquons-le, sont effectués sur les bénéfices bruts qui sont de 1710 i49fr. 09. Ceux-ci ne représentent pas tout à fait les 5 % du capital, 5o % sont absorbés par les charges (intérêts ou obligations, frais généraux et divers) et
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Mexique. — Nous extrayons du rapport de M. Chivot, chargé d’affaires de France à Mexico, les renseignements suivants, concernant l’industrie électrique en ce pays.
- De nombreuses usines électriques, qui utilisent les chutes d’eau, existent déjà et de nouvelles sont en projet ou en construction. Cette nouvelle forme de force rendra à ce pays de grands services et en facilitera grandement le développement. L’électricité sauvera les forêts mexicaines, si cruellement mutilées après l’établissement des chemins de fer. Un des districts ou la famine du combustible sévissait, El Oro-Tlapujahua, reçoit maintenant la force des chutes de Necaxa, éloignées de 3ookm. A El Oro, le cheval-vapeur coûtait de i5o à 200 dollars par an. Le cheval électrique coûte 5o dollars et, par suite, le prix du traitement de la tonne de minerai a été réduit de 7 piastres à 5 piastres. Une seule des grandes Compagnies du district économise, de ce chef, 200 000 piastres. Ce n’est pas tout : l'électricité a permis de sectionner, de multiplier les moteurs. Les arrêts, si fréquemment nécessaires, pour le nettoyage des plaques ou quelque réparation, sont localisés. Résultat : économie mensuelle de 1 600 piastres, sur 12 000 piastres.
- La renaissance de Pachuca cl de Guanajualo est due aussi, en partie, aux moteurs électriques. Mais l’électricité jouera bientôt un rôle plus important dans le monde des mines. Son action purement mécanique, jusqu’à présent, el d’ordre secondaire, sera, en certains cas, d’ordre principal. Les fours électriques remplaceront les fours au coke pour la fonte des minerais de cuivre, et l’on sait
- 47 % sont distribués aux actionnaires, les 3 % restants étant affectés à la réserve légale et au report à nouveau.
- La distribution de ce dividende alourdira sensiblement la trésorerie de la Société qui se solde par 249 5o5 fr. 5o au 3i décembre. Celle situation sc ressent de riiisuffisance des recettes qui ne compensent pas les dépense^ et il faut noter ce passage du rapport que l’augmentation des recettes a été presque entièrement absorbée par une majoration de dépenses résultant de l’augmentation des services et de rappels d’impôts. Ce 11e sont pas les concessions nouvelles que sollicitent le chemin de fer de Sarria-Barcelone qui apporteront pour le moment quelque soulagement à la situation de la Société, car ces concessions entraîneront de nouvelles charges de premier établissement nécessitant une augmentation de capital.
- D. F.
- i COMMERCIAUX
- que les quartz richest expédiées aux fonderies, perdent moins d’or et «l’argent ou malles cuivreuses qu’en mattes plombeuses. Le charbon mexicain est impropre à la fabrication du coke et l’usine de Monterrey fait venir son coke d’Angleterre et d’Allemagne.
- L’électricité facilitera, d’ailleurs, l'installation de moyens de transport économique, chemins de fer, tramways, petit train pour mines, etc.
- TRACTION
- Côte-d’Or. — La Compagnie des Tramways de Dijon a demandé au Conseil municipal l’autorisation de prolonger jusqu’à la rue des Trois-Ponts la ligne place de la République-place du Peuple.
- Nord. — Deux nouvelles lignes de tramways électriques viennent d’être livrées à la circulation, de Lille à Leers et de Roubaix à Hem.
- Gers. — Le Ministre des Travaux publics a signé le projet do loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l’établissement de lu ligne des chemins de fer électriques d’Arreau à Vielle-Aure et de Castelnau-Magnoac àTurbes.
- Tunisie. — Lu Journal Officiel du 28 avril publie un décret autorisant le gouvernement tunisien à réaliser une seconde fraction de 20 000 000 «le francs de l'emprunt de 75 000 000 autorisé par la loi du 10 janvier 1907. Celte somme de 20000000 sera affectée à des travaux de chemins de fer jusqu'à concurrence de 16 200 000 francs.
- Corrèze. — Le Conseil d'Etat vient d’adopter le projet
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Sérié). -, N»19
- de décret déclarant d’utilité publique l’établissement'des 3 lignes de tramways ci-après : i° de Ussel à Tulle avec embranchement du Mortier à Laroche-Canillac ; 2° de Aubazine à Beaulieu avec embranchement du Pescher sur Meyssac à. Turenne ; 3° de Larivière de Mansae à Juillac avec raccordement à la gare d’Aycn-Juillac.
- Bouches-du-Riiône. — Par décret de 23 avril 1908 est déclaré d’utilité publique l’établissement de deux lignes de tramways.
- Tarn. — Un décret du 11 avril 1908 autorise le département du Tarn à emprunter une somme de 2 746 fr. pour un réseau de chemins de fer.
- Pas-de-Calais. — Le Conseil général, dans sa séance du 27 avril 1908, a émis un avis favorable à l’établissement d’un tramway électrique entre Ablain-Saint-Nazaire et Lens.
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- Allemagne. — L’Administration des chemins de fer allemands a décidé d’adopter la traction électrique sur les lignes de Leipzig à Magdebourg et de Leipzig à Halle ; la première aune longueur de 128 km et la seconde de 36 kilomètres.
- Le service comportera des trains légers se succédant à très peu d’intervalles.
- Russie. — L’usine destinée à fournir l’énergie électrique nécessaire pour le service des tramways et de l’éclairage de Saratov est achevée depuis plusieurs mois. Aussi procède-t-on actuellement au montage des moteurs Diesel. Il y en aura six, ayant chacun une puissance de 400 chevaux. Or, comme on peut actuellement se procurer-à Saratov du naphte à des prix avantageux, le coût de la production de l’énergie électrique sera notablement inférieur à celui provenant, non seulement de l’emploi des machines à vapeur, mais même des grosses turbines.
- D’autre part, les travaux de la voie ont été repris. Le ré-seau électrique des tramways comportera 45 verstes de lignes au lieu de 16 verstes qu’il mesure actuellement.
- Italie. — Les travaux pour l’établissement de la ligne électrique aerienne de Gènes à Busalla sont activement poussés. Le batiment des turbines, est terminé, il en contiendra trois : deux de i5 000 volts et une de •20 000 volts; elles seront fournies par la Société Westinghouse. Quatre stations seront érigées à Rivarolo, à Montanesi, à Balzaneto et à Pontedicimo. Les locomotives électriques seront de 2 000HP et remorqueront sur une pente de 35 % , un train de 400 tonnes à la vitesse de 45km. C’est la première ligne en Europe ayant une pente aussi accentuée. Les travaux seront terminés au mois de novembre prochain et la ligne entrera en fonctionnement vers la lin de l’année.
- La troisième section du conseil supérieur des travaux publics d’Italie, dans sa séance du i3 mars dernier, a
- émis un avis favorable aux projets suivants relatifs aux nouvelles lignes de tramways:
- i° Projet et demande de concession pour l’établissement et l’exploitation d’une ligne électrique de Domo-dossola par Santa Maria Maggiore à la frontière suisse.
- 20 Construction d’un tramway électrique de Cassano Magnago à Gallarate.
- 3° Projet de la Société concessionnaire du tramway électrique Varese-Prima Cappella de prolongation de la voie jusqu’à Santa Maria del Monte.
- 4° Projet et demande de concession pour la construction et l’exploitation d’un funiculaire électrique à San Pellegrino, province de Bergame.
- Les tramways électriques de la Province de Salerne comprendront une ligne de 3okm de longueur et desserviront la ville de Salerne en même temps qu’ils la relieront à la ville de Pompéi. Comme la ligne est très longue, la traction par courant monophasé à haute tension, avec transformation sur les voitures même, a été adoptée. Les travaux de construction de la voie ont été commencés le 2 janvier 1908. Neuf kilomètres de voie sont complètement posés. Les travaux de construction de la ligne aérienne du système caténaire seront prochainement commencés. Le matérielroulantprovenantdela firme BrilletCie se trouve déjà en état de montage. D’autre part, les installations de production de l’énergie sont en voie d’exécution.
- Suisse. — Le conseil communal de Sierre, dans sa séance du 18 avril, a approuvé le projet de MM. Zumofen-Lagger et consorts concernant la construction d’un chemin de fer électrique reliant Sierre (gare C. F. F.) par Villa, Chermignon et Lens aux stations de Montana et Vermala. Les frais d’exploitation sont prévus pour une somme de 86 000 francs et l’on escompte une recette annuelle de 166 000 francs. La longueur de la ligne serait de i7km5oo.
- Les grandes lignes internationales accaparent tellement l’attention que l’on ne s’occupe guere du petit chemin de fer électrique de la Berïiina, destiné à relier la Haute-Engadine (Grisons) avec laValtcline (Italie). Ce chemin de fer,à la construction duquel on travaille activement, est cependant fort intéressant. La ligne électrique de la Bernina sera en effet la première du monde entier qui franchira une chaîne de montagne à 2 23om d’altitude.
- Parmi ceux qui, les premiers, ont eu l’idée de ce chemin de fer,il faut citer M.Nürna Droz, ancien président de la Confédération. C’est en 1906 que se constitua le syndical destiné à mener à bien celte entreprise. Les travaux commencèrent immédiatement et continuèrent sans interruption. L’été prochain déjà, deux tronçons de la ligne, du côté nord et du côté sud, d’une longueur totale de 2.4km environ, pourront èlre inaugurés. La ligne fonctionnera dans deux ans, au commencement de l’été 1910.
- Comme nous venons de le dire, ce chemin de fer à pour but de relier la Haute-Engadine avec la Yalteline
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- 9 Mai 1908.
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- par-dessus le col de la Bernina. Ses tètes de ligne sont : du côté nord, Sainl-Moritz, station terminus du chemin de fer de l’Albula ; du côté sud, Tirano, en Italie, tète de ligne du chemin de fer qui communique avec Sondrio et Milan. La longueur totale de la ligne est de 65k“ environ. Elle est construite à un mètre d’écartement et les pentes ne dépassent pas 7 % . L’énergie électrique sera fournie par la grande usine hydraulique de Brusio, près de la frontière italienne, qui est en activité et peut produire environ 40000 chevaux.
- ÉCLAIRAGE
- Loire. — Le Conseil municipal de Saint-Etienne a adopté, dans sa séance du 22 avril, les conclusions du rapport de la Compagnie Electrique de la Loire concernant l’établissement de l’éclairage électrique dans la ville. La concession prendra lin le 3i décembre 1947- Le prix maximum de l’hectowatt-heure sera de o fr. 06 pour l’éclairage et de o fr. o3 pour la force motrice.
- Dordogne. — La question de l’éclairage électrique de Ribérac est en bonne voie. Le concessionnaire a engagé des pourparlers avecl’Energie Electrique du Sud-Ouesten vue de la fourniture du courant. Un accord est sur le point d’ètrc conclu, et cette question va être solutionnée'* sous peu.
- Isère. — Dans les séances des 12 et 16 avril, le Conseil municipal de Saiut-Martin-)e-Vinoux a accordé le monopole de l’éclairage public et privé à la Société d’Éclai-rage électrique Grenoble-Yoiron.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Espagne. — Les députés de Guipuzeoa ont présenté une requête au gouvernement tendant à l’établissement d’une ligne téléphonique provinciale dont les frais de construction seraient couverts par les provinces intéressées Le projet comprend l’installation de postes téléphoniques à Saint-Sébastien, Irun, Zarauz, Elgoibar, Vergara et Tolosa. La ligne aurait une longueur de 25o kilomètres.
- Brésil. — D’après un récent rapport concernant le développement commercial du Brésil, les communications télégraphiques ont pris une extension considérable. Il y a, à l’heure actuelle, 60 oookm de lignes télégraphiques : le gouvernement possède à lui seul 27 349km de lignes et 3 331 stations. Une nouvelle ligne de 2 iookm a été érigée dernièrement entre Rio de Janeiro etCuyaba.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Française de Construction d’automobiles et d’Exploitation de voitures de place pêtroléo-électriques. Établissements Prod'homme et de Poorter réunis. — Constituée le 1 5 avril 1908. — Capital 45o 000 francs en 1800 aclious de 25a francs, dont 63 souscrites et libérées en espèces et 1 737 d’apports. —Siège social : Ivry (Seine).
- Compagnie des Chemins de fer départementaux du Midi de la France. — Constituée le 28 avril 1908. — Capital: 3 5oo 000 francs en 7 000 actions de 5oo francs souscrites en espèces et libérées du quart. — Siège social : 5, place Saint-Michel, Paris.
- Astra (Société anonyme de constructions aéronautiques, anciens établissements Surcoût). — Constituée le 28 avril 1908. — Capital: 1000000 francs. — Siège social: 123, rue de Belleville, Billancourt (Seine).
- Compagnie d’Exploitations minières et industrielles. — Constituée le 29 avril 1908. — Capital : z5 000 francs en 1 000 actions de a5o francs. — Siège social : 75, rue de la Victoire, Paris.
- Magnétos Bosch. — Constituée le 29 avril 1908. — Capital : 1 000000 francs, en 1 000 actions de 1 000 francs. — Siège social : 22 et 24, rue Violet, Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Société anonyme Westinghouse. Le Havre.
- Transformateurs triphasés.
- Ateliers de Constructions Électriques, Charleroi.
- Bulletin mensuel, n° i3. Tableaux de distribution de « The Stalybridge, Hyde, Mossley and Dukinfield Tramways and Electricity Board ».
- Bulletin mensuel n° i5, mars 1908. Installations électriques de la Société anonyme des carrières « Marmor » à Gougnies.
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, i5 mars 1908. L’usine hydro-électrique de la Brillanne-Villeneuve et son poste de transformation à 5o 000 volts.
- Ateliers de construction Oerlikon.
- Le chemin de fer monophasé Locarno-Pontcbrolla-Bignasco.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 18 juin 1908. Hôtel de Ville, Paris.
- Concours pour la fourniture et l’installation de deux groupes élévatoires (pompeif centrifuges actionnées par des moteurs électriques triphasés) destinés à l’élévation des eaux d'égout de Paris à l'usine de Colombes.
- Un concours est ouvert pour la fourniture et l’installation à l’usine élévatoire des eaux d’égout de Paris, dite de Colombes, située à Gennevilliers (Seine), à proximité du pont-aqueduc d’Argenleuil, de deux nouveaux groupes élévatoires.
- La nouvelle installation comprend la fourniture, le transport et la mise en place, pour chaque groupe :
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- i° D’une pompe centrifuge, capable de fournir le débit normal de i ooo litres par seconde à la hauteur mano-mélrique de 43 mètres ;
- 2® D’un moteur triphasé dont tous les organes seront disposés de manière à être situés au-dessus de la cote (-.29,00) dessus du plancher de la salle des machines ;
- 3° D’un tableau de manœuvre avec rhéostat et bobines de self pour la mise en route du moteur triphasé.
- Pi Le moteur recevra le courant fourni par la Société anonyme « Le Triphasé », dont le siège social est à Asnières, 25, quai Àulagnier, ce courant étant sous une tension de 5 3oo à 5 5oo volts et 25 périodes par seconde.
- 4° La fourniture et la pose du tuyau d’aspiration pour chacune des pompes et celle de tous les organes et accessoires nécessaires au bon fonctionnement de chaque moteur et de sa pompe.
- En outre, les constructeurs devront soumettre également le type d’un pont roulant électrique qui sera utilisé pour le montage et que la Ville de Paris aura la faculté d’acquérir.
- Une commission administrative se réunira à l’Hôtel de Ville, salle des commissions de la direction des travaux, le jeudi 18 juin 1908, à trois heures après midi, pour, en séance publique, recevoir les propositions des concurrents et décider de leur admission.
- Tout constructeur qui voudra concourir devra déposer :
- i° Quinze jours au moins avant cette date, entre les mains de l’ingénieur en chef, chef du service technique des eaux et de l’assainissement, 9, place de l’Hôtel-de-Ville, les certificats de capacité ;
- 20 Sur le bureau de la commission administrative, les pièces suivantes :
- Sous une première enveloppe :
- Un projet rédigé conformément aux indications du cahier des charges.
- Sous une seconde, enveloppe :
- i° Un engagement de verser, à la caisse municipale, dans les trois jours qui suivront la décision favorable de l’administration, à titre de cautionnement, une somme de 6 000 francs ; . ♦
- 20 Une soumission sur papier timbré, conforme au modèle de l'affiche. Le prix forfaitaire ne devra pas être supérieur à 200 000 francs pour les deux groupes 5
- 3° Le prix à forfait du pont roulant proposé,
- Les programme et cahier des charges sont déposés à rilôtel de Avilie (bureau des eaux, canaux et égouts).
- Le 14 mai, à 2 heures, à Toulon, installation d’une station radiotélégraphique à grande portée à l’arsenal du Mourillon, 25 000 francs, caut. 800 francs. Cahier des charges à Toulon et au Ministère de la Marine à Paris.
- ALLEMAGNE .
- Le i5 mai, à la Berg-und HüttenverwaltungàBrixlegg (Tyrol), fourniture d une turbine.
- BELGIQUE
- Le 27 mai, a n heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science,à Bruxelles, fourniture et pose de câbles armés souterrains destinés à l'alimentation et au retour du courant électrique des lignes du littoral. Soumissions recommandées le 26 mai.
- BULGARIE
- Le 19 juin, à la direction des mines, carrières et eaux minérales, à Sophia, installation d’une usine centrale d’électricité pour énergie, éclairage, etc.; caut. : 3o 000 francs.
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- PARIS. —» IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome II (2° série).
- SAMEDI 16 MAI 1908.
- Trentième année. — N° 20.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- .L’Éclaira
- H
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 197. — H. Pécheux. Du régime de fonctionnement électrique des lampes à incandescence à filaments métalliques, p. 199. — A. Weber. Les Centrales Suisses d’Electricilé en 1907, p, 204.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Mesure du coefficient de self-induction d’un circuit sous charge, C.-C.'Chapin, p. 206. — Méthode pour la mesure des résistances des électrolytes au moyen du téléphone différentiel, G. Athanasiadis, p. 206. — Mesure absolue des capacités et des coefficients de self-induction, J.-K.-A. Wertueim Salo-, monson, p* 207. — Transmission et Distribution. Capacité de surcharge des câbles en service intermittent, R. Apt, p. 207.
- — Etudes des fusibles (fin), A. Schwartz et W.-H.-N. James, p. 208. —• Traction. La première locomotive à courant monophasé en service sur les chemins de fer prussiens, W. Wechmann, p. 211. — Applications mécaniques. Détermination des pertes dans la commande par courroie, P. Niethammer et R. Czepek, p 211. — Brevets, p. 214. — Bibliographie, p 21S.
- — Chronique industrielle et financière. — Lampe à arc en vase clos Jandus pour l’emploi de charbons minéralisés, p. 217. — Commande des essoreuses par moteurs asynchrones, p. 218. — Liste des brevets, p. 219. — Chronique financière, p. 220. — Renseignements commerciaux, p. 226. — Adjudications, p. 227.
- EDITORIAL
- Bien que les lampes à incandescence à filaments métalliques soient actuellement entrées dans la pratique courante, l’on ne possède encore qu’un nombre de documents assez restreint sur leur régime de fonctionnement électrique. Nos lecteurs accueilleront donc avec intérêt une étude de M. H. Pécheux (p. 199), qui tout en confirmant et en précisant des résultats obtenus par d’autres expérimentateurs, apporte un certain nombre d’éléments nouveaux. D’autre part, en se basant sur les chiffres qu’il a obtenus, l’auLeur termine par une comparaison instructive entre les prix de revient correspondant aux principaux types de lampes (lampes au carbone, au tantale et au wolfram), et il arrive à cette conclusion, que la dépense totale d’une lampe au wolfram, par exemple, dépasse à peine la moitié de celle d’une lampe au carbone, en supposant, d’après les essais,
- que la première a une vie d’environ 800 heures au minimum. La fabrication des nouvelles lampes est d’ailleurs l’objet de progrès incessants, et l’on peut espérer que, dans un avenir prochain, elles seront aussi satisfaisantes au point de vue de la solidité et du prix qu’au point de vue de la consommation.
- Notre collaborateur M. Weber a extrait quelques chiffres sur les centrales suisses d'électricité en 1907 de la dernière statistique publiée par l’Association suisse des Electriciens. U a ainsi élé conduit (p. ao4) à des remarques intéressantes; notamment l’on trouve que la puissance moyenne des moteurs alimentés ne dépasse pas 0,4 chevaux, c’est-à-dire est relativement très faible. Ceci montre une fois de plus combien les distributions d’énergie électrique ont favorisé le développement des petites industries,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N» 20.
- en mettant à leur disposition une force motrice peu coûteuse, fournie de plus par des moteurs tout particulièrement simples et robustes, et s’adaptant aisément à tous les emplois.
- La mesure du coefficient de self-induction d’un circuit sous charge est toujours délicate, lorsque l’inductance est de l’ordre de la résistance ohmique ; M. C.-C. Chapin a surmonté cette difficulté au moyen d’une ingénieuse application du galvanomètre différentiel (p. 206).
- Le principe différentiel peut d’ailleurs s’appliquer aux téléphones servant comme indicateurs de zéro ; l’on peut alors mesurer la résistance clés électrolytes au moyen d’une méthode de comparaison telle que celle de M. G. Athanasiadis (p. 206).
- Tous les électriciens savent combien le dimensionnement des machines électriques est différent suivant qu’elles doivent assurer un service intermittent ou un service continu. Mais cette différence n’existe pas seulement pour les machines électriques proprement dites, elle existe également pour les câbles, et les résultats auxquels est arrivé M. R. Apt, à propos de la capacité de surcharge des câbles en service intermittent, sont très instructifs à cet égard (p. 207).D’autre part l’auteur a reconnu que l’on peut appliquer, avec une approximation très satisfaisante, les formules d’Œlschlager à ce cas particulier.
- Nous donnons plus loin la deuxième partie de l’étude de MM. A Schwartz et W. H.-N. James sur les fusibles (p. 208).
- Cette partie est relative plus spécialement aux fusibles enfermés ; les auteurs y étudient successivement l’influence des supports, de la nature de l’enveloppe, de la nature du l’emplissage, de l’humidité, etc. L’utilité de ces renseignements est évidente, et nous dispense d’insister davantage sur cette très complète étude.
- Parmi les nouveaux types de locomotives
- électriques équipées avec des moteurs monophasés, l’un des plus intéressants est celui adopté par les chemins de fer de VÊtat Prussien pour assurer un service de marchandise. Ce modèle présente quelques particularités assez remarquables : c’est ainsi que le châssis de la locomotive comporte en réalité deux trucks, à deux essieux rigides, attelés ensemble d’une façon invariable ; l’un de ces trucks est muni de deux moteurs monophasés de 2Ûo chevaux, tandis que l’autre truck ne possède qu’un essieu moteur. L’un des principaux avantages de cette disposition, adoptée également sur d’autres locomotives à courant monophasé, est de permettre une inscription aisée dans les courbes, tout en laissant un emplacement moins limité qu’avec les châssis à boggies, pour loger les moteurs. Les détails de construction ont été d’ailleurs étudiés avec le plus grand soin, comme l’on s’en convaincra par la lecture du résumé d’une description due à M. Wechmann (p. 211).
- Il est difficile de déterminer avec précision par des essais et mesures purement mécaniques le rendement des courroies, à cause de la faiblesse des pertes correspondantes. Cependant, au moyen de deux essais successifs avec un groupe moteur-générateur, essayé d’abord avec accouplement direct, puis avec accouplement à courroie, dans les mômes conditions de marche du générateur, Ton peut arriver à une exactitude suffisante. MM. F. Niethammeret R. Czepek, auxquels est due cette méthode, ont ainsi trouvé des rendements compris entre 97,9 % et 79 %, lorsque l’on passe de la pleine charge à une charge dix fois moindre (p. 211).
- L'emploi de charbons minéralisés avec des lampes à arc en vase clos n’a pas donné jusqu’ici de résultats satisfaisants, surtout par suite d’un encrassement rapide. La nouvelle lampe Jandus remédie, parait-il, à cet inconvénient, et il faut reconnaître que le dispositif employé est d’une simplicité remarquable (p. 217).
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- DU RÉGIME DE FONCTIONNEMENT ÉLECTRIQUE *
- DES LAMPES A INCANDESCENCE A FILAMENTS MÉTALLIQUES
- La consommation spécifique, en énergie électrique, d’une lampe à incandescence est, comme
- El . .
- on sait, représentée par le quotient : y de Ja
- L
- puissance du courant qui l’alimente par son intensité lumineuse. Lorsque l’on passe d’une lampe au carbone à une lampe à filament métallique, la valeur de L, pour une même puissance El, est beaucoup plus considérable. Ceci tient, à la fois, au faible pouvoir émissif et à la grande infusibilité du métal qui permet de le porter à des températures très élevées; on obtient ainsi une plus grande quantité de lumière. Et comme la résistance d’un filament métallique croit considérablement avec la température, l’intensité du courant demeure très faible, à voltage égal, et diminue ainsi la puissance électrique consommée.
- On réalise ainsi, par l’emploi des filaments de métaux très difficilement fusibles , un mode d’éclairage par incandescence réellement écono-
- mique.
- \JEclairage Electrique a publié, en 1906, une élude sur les divers filaments métalliques considérés au point de vue de leur préparation, de leur rendement lumineux et de la façon dont ils se comportent à l’usage (*).
- Nous allons exposer, dans cette présente note, la forme de la caractéristique du fonctionnement électrique des lampes, au carbone, au tantale, au wolfram, la consommation spécifique de ces lampes et la variation de Y intensité lumineuse et de la consommation spécifique avec le voltage, et avec le temps d’utilisation ; enfin, nous comparerons ces types de lampes au point de vue de lTitilisation du courant et de l’économie qu'ils permettent de réaliser sur l’eipploi de la lampe au carbone.
- A). La caractéristique du fonctionnement, électrique est la courbe obtenue en portant, sur un système de coordonnées rectangulaires : en abeis-
- ses les intensités (ampères), en ordonnées les forces électromotrices (volts) ; une telle courbe
- montre les variations de la résistance y = E dé
- la lampe, sous les divers régimes d’intensité 1 et de f. é. m. E.
- Nous avons opéré ainsi pour le tracé de ces courbes :
- Chaque lampe était reliée, par l’intermédiaire d’un rhéostat, aune prise de courant, et placée en série avec un ampèremètre Chauvin-Arnoux préalablement shunté; un voltmètre avec réducteur, du même tyfjc, étant disposé en dérivation sur le circuit-ampèremètre-lampe.
- Nous avons, au préalable, mesuré le régime de chaque lampe à froid-, la résistance étant obtenue à l’aide du Pont de Whcatstone à corde, et l’intensité du courant fournie par un galvanomètre convenablement shunté. Nous mesurions, dans le voisinage du voltage de régime, en nous y maintenant, et en le dépassant ensuite, l’intensité lumineuse horizontale de chaque lampe, que nous exprimions ensuite en bougies décimales. (Voir les tableaux, p. 200, 201.)
- Remarque générale. — De l’examen des tableaux qui suivent, il résulte que les variations habituelles du yoltage d’une station centrale produisent des variations d’intensité lumineuse et de consommation spécifique moindres, avec les lampes à filaments métalliques, qu’avec les lampes au carbone; donc,permettent d’obtenir une plus grande fixité dans la lumière fournie; d’autre part, la grande résistance de ces lampes, et l’accroissement de cette résistance avec le voltage, permettent un réglage plus commode, de ce voltage à la station. Enfin, la faible valeur de Fintensité du courant, à voltage égal, permet d’utiliser le débit d’un groupe électrogène sur un plus grand nombre de lampes, comme un exemple le fera voir plus loin ; d’où un meilleur rendement pour la société électrique qui exploite le réseau.
- Les valeurs de E et I obtenues pour les 3 types examinés nous ont donné les 3 courbes de la
- (*) Les nouvelles lampes à filament métallique, par Ë. Ballois, Eclairage Electrique, p. 209, tome XLVII.
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- T. II (2® Série). — N» 20.
- Nos résultats sont consignés dans les 3 tableaux ci-après, pour 3 lampes neuves essayées. Tableau I. — Lampe au Carbone neuve (20 bougies-, ia5 volts).
- RÉGIME E (volts) I (ampères) El (watts) R (ohms) Bougies L;, (décimales) El , — (watts) E/t
- A froid.. i,5 0,00296 )> 607 )) »
- 28 0,0800 )) 35o 7) »
- 40 O,IIOO )) 333,33 » »
- GO 0,1900 )> 3i5,7o » »
- 1 68 o,23oo )> 295,65 » »
- 1 80 0,2750 » 290,91 )) »
- A chaud 96 0,3475 » 276,14 » )>
- , IOO o,365o )) 273>97 » »
- 104 o,38oo » 273,68 » y>
- 1 I 12 0,4 i5o )> 269,87 » y>
- I IO o,45oo )) 266,67 )> w
- 125 0,4750 59,375 263,16 3,14
- Survoltage i3o o,495o 64,35o 262,62 25 2,57
- Ide la résistance........... -
- de l’intens. lumineuse.. . . de la consomm. spécifique.
- {résistance.................
- intens. lumineuse.........
- consomm. spécifique.......
- La résistance à chaud (régime normal), vaut environ la moitié de la résistance à froid.
- o,54 ohm ;
- 6 bougies ; o,!>7 watt. 0,108 ohm; 1,2 bougie ; o,i 14 watt.
- Tableau II. — Lampe au Tantale neuve (i3o volts 25 bougies Heffner).
- RÉGIME E (volts) I (ampères) El (watts) R (ohms) Bougies L,, (décimales) Eï , —- (watts) E*
- A froid 1,5 0,02173 » 69 » »
- 20 0,0900 » 222,22 )) »
- 40 0,1 400 )) 285,71 » »
- 1 60 0,1825 » 328,76 » »
- A chaud ' 8<» 0,2250 » 355,56 )) »
- | IOO o,265o )) 377,35 » »
- 120 o,3o25 » 396,69 )> »
- 13o 0,3i5o 40,95 412,69 2 7 I ,52
- Survoltage 140 o,335o 46,90 417 j 91 .36 i,3o
- ide la .résistance......... 5,22 ohms;
- de l’intens. lumineuse.... 9 bougies ;
- de la consomm. spécifique. 0,22 watt.
- 1 résistance............... 0,522 ohm;
- Variation par volt (de i3o à 140 volls)............ < intens. lumineuse......... 0,900 bougie ;
- ( consomm. spécifique...... 0,022 watt.
- La résistance, à chaud (au régime normal), vaut environ 6 fois plus qu’à froid.
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- Tableau III. — Lampe au Wolfram [dite « Osram ») de i3o volts; »5 bougies lle/fner).
- RÉGIME E (volts) I (ampères) El (watts) R (ohms) Bougies L,, (décimales) Kl , r— (watU) *Jh
- A froid i,5 o,o3ia5 » 48 » y>
- / 56 1 80 1 88 A chaud J I 12 f 120 \ i 28 0,13oo 0,1600 0,1700 0,1825 0,1900 0,1y5o o,2o5o 0,2125 » )) )> » )) » » 27,20 430,76 5oo 517,64 r>47,t)4 568,42 574.36 585.36 602,35 » )) » )> » » )) a7 i-» c c
- Survoltage 138 0,2212 3o,53 623,86 35 0,872
- !de la résistance............ 21,5i ohms;
- de Tintons, lumineuse. .. .'. 8 .bougies ;
- de la consomm. spécifique.- , o,i35 watt.
- I résistance................. 2,15 ohms;
- inlcns. lumineuse.......... o,8 bougie;
- consom. spécifique......... o,oi35 watt.
- La résistance à chaud (à 128 volts) vaut, environ, 12 fois et demi plus qu’à froid.
- figure ci-dessous (fîg. 1); l’inspection de cette figure établit rapidement la différence de régime
- normal
- (y)/
- Fig. 1. — Courbes du courant I en fonction delà tension E pour divers filaments.
- électrique dans les lampes en question. Ces 3 caractéristiques se rapportent aux types suivants :
- (a) Carbone; ((3) Tantale; (y) Wolfram. Echelle:
- en abeisses, imm vaut 0,01 ampère; en ordonnées, jmm vaut 2 volts.
- Avec une lampe au tantale d’un autre voltage (110 ou 120 volts), on obtient naturellement une autre caractéristique, mais la forme précédente (P) est toujours la même.
- La figure 2 montre plusieurs caractéristiques obtenues avec d’autres lampes au tantale : l’une («) est fournie par une lampe de 120 volts; l’autre (A), par une lampe de 12a volts, toutes deux ayant fonctionné le même nombre d’heures (i5o heures) (lampes de 25 bougies Ileffner).
- On remarque que les lampes à plus fort voltage fournissent une caractéristique à coefficient angulaire plus élevé. Nous avons rapproché la caractéristique ((3) des 2 autres, afin de mieux établir la comparaison.
- Nous n’avons eu à expérimenter que 2 lampes au wolfram, toutes deux établies pour i3o volts; elles nous ont fourni 2 caractéristiques très sensiblement confondues, avec la forme (y) de la figure 1 ; la première lampe (caractéristique y de la figure 1), fournissant 28 bougies décimales sous i3o volts, avec 0,993 watt par bougie, la résistance étant alors 607 ohms; la seconde, donnant 28 bougies décimales sous i3o volts, avec o.997 watt par bougie et une résistance de 604 ohms.
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- En résumé, le régime des lampes au tantale — ou des lampes au wolfram — établies pour le même voltage, est sensiblement le même pour tous
- Fig. a. — Comparaison entre plusieurs lampes au tantale.
- les types construits avec Je môme filament (tantale ou wolfram).
- B.) Si l’on désigne par R la résistance du filament d’une lampe, on sait que l’intensité lumineuse (horizontale, par exemple) en bougies décimales L/i est donnée par une formule comme celle-ci :
- La = A (El)»;
- où n est un exposant numérique, et k un cocffi-
- E
- cient dépendant du filament. Mais, de : lt = —, E2
- on tire : El = — ; d’où :
- Mais la résistance R d’un filament métallique varie elle-même en même temps que E. Et la loi de variation de R, en fonction de E, change avec la durée de la lampe; pour une même lampe, au bout de 'ioo heures, la résistance, au même voL tage, a augmenté considérablement avec les lampes au carbone, et moins sensiblement avec celles a filament métallique.
- De sorte que, si l’on s’impose la détermination d’une formule plus simple, où l’intensité lumineuse soit uniquement fonction du voltage, telle que : L* = AE,n, il est évident qu’au fur et à mesure que la lampe avancera en âge, les constantes A et m se modifieront elles-mêmes. D’autre part, pour plusieurs lampes, de même âge, neuves par exemple, et de même nature — au tantale — les constantes A et m se modifieront, pour des régimes électriques différents.
- Ainsi, soient 2 lampes au tantale donnant toutes deux 28 bougies décimales, mais l’une sous no volts, l’autre sous i3o volts; on aura pour la première : a8 = A X iiom; pour la seconde: 28 = A/ X i3om'; on conçoit, en effet, que A et m doivent changer d’un modèle à l’autre, puisqu’elles doivent fournir le même produit : 28, avec des valeurs différentes du voltage E.
- Aussi bien, la connaissance d’une formule entre E et L/t 11’est-elle utile que pour une lampe de voltage bien déterminé et d’intensité lumineuse fixe à voltage fixe, c’est-à-dire au début de son utilisation.
- Nous avons calculé A et /;/ pour les types neufs étudiés précédemment; nous avons trouvé les formules suivantes, qui permettent d’obtenir L/t en bougies décimales, sans le secours de la plio-tométrie, et à tous les voltages auxquels on soumet la lampe étudiée à partir du voltage de régime normal.
- Tableau IV
- Lampe neuve au Carbone (19 bougies à 12$ volts)..... hu = 3,98 x, 10-" X E7. (I)
- Lampe neuve au Tantale (27 bougies à i3o volts) E/, — i,5/, X h»-7 X E3-9. (H)
- Lampe neuve au Wolfram (28 bougies à i3o volts) ... L/t — 1,82 X io~6 X K3*4. (III)
- Nota. — Cette dernière formule s’applique, très sensiblement aux a lampes Wolfram (toutes deuxvà 13o volts), que nous avons étudiées, car toutes deux donnent 28 bougies à i3o volts.
- Deux lampes au tantale ayant fonctionné
- i5o heures environ nous ont fourni les résultats suivants :
- Lampe de 12$ volts : L/,^5,3 X io-6xlï8»*. (IV)
- Lampe de 120 volts : L/# ~ 6 X 1 °~° X E3»*, (V)
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- Une lampe de 109 volts a donné, au début :
- L/t = 6,6 X io~4 X E2-3 (VI)
- et, après 400 heures :
- b* = 5,2 X i<>“4 X E2,3. (VU)
- Nota. — L’examen comparatif des diverses formules relatives aux lampes au tantale montre que le coefficient numérique croît, comme il convient, quand le voltage normal E de la lampe diminue ; et, d’autre part, que la durée du fonctionnement d’une telle lampe influe peu .su/' la variation de L/t à voltage égal.
- 11 en est autrement lorsqu’on a affaire à une lampe au carbone ayant fourni un long service. Une lampe marquée ('16 bougies— ia5 volts) nous a donné, au bout de 600 heures, la formule (VIII) :
- —8 4
- L/j = 3,93 X 10 X E . La comparaison de cette formule avec la formule d’une lampe neuve au carbone (I) montre combien la durée d’une telle lampe atténue son pouvoir éclairant à voltage égal, et que, d’autre part, ce pouvoir éclairant n’est plus aussi sensible aux variations du voltage qu’au début du fonctionnement de la lampe.
- On peut, de toutes ces formules, conclure : que l’usure du filament, sous l’action du courant, est beaucoup plus accentuée dans les lampes au carbone (dont la résistance s’accroît de 12 à i5 % au bout de 600 heures), que dans les lampes métalliques, où elle augmente de 2 % environ, et au maximum, dans le même temps. Voici, à titre de renseignements, les constantes pratiques, au début et au bout de 600 heures, de deux lampes (carbone et tantale) tableau V.
- C.) Pour montrer comment les lampes à filaments métalliques réalisent, pour une station centrale d’électricité, une utilisation plus étendue du courant qu’elle peut fournir, et pour une ville un éclairage vraiment économique, supposons que l’on ait à disposer d’une énergie de 78 kilowatts (600 ampères sous i3o volts) pour l’éclairage public d’une agglomération. La résistance de la distribution d’éclairage doit être égale à :
- = 0,2166 ohm,
- 600
- laquelle sera représentée (voir tableaux 1, II et III,
- . , , , . 26210,62 ,
- quiprecedent)par:-----— lampes au carbone; ou
- 412(0,69 607“
- -------- au tantale; ou encore, par : ------- au
- V ^ z
- wolfram; d’où :
- 262,62 0,2166
- 412,69
- 0,2166
- 607
- 0,2166
- = 1.212 lampes au carbone, fournissant = 25XI’2i2=3o.3oobougicsdécirnales ; = 1.900 lampes au tantale, fournissant = 27X1.905=61,435 bougies décimales ; = 2.802 lampes au wolfram, fournissant = 28X2.802= 78.456bougies décimales.
- La dépense totale en courant électrique est, bien évidemment, la même; mais la bougie-an revient (si le courant électrique est vendu à raison de 1 000 francs le kilowatt-an pour l’éclairage public), avec la lampe carbone, à 2 fr. 67, avec la lampe tantale à 1 fr. 62, et avec là lampe au wolfram, à o fr. 99.
- Taiileau V.
- Lampe au carbone (i25 volts) j a
- I
- ;i
- ÉTAT PHYSIQUE El Ll El AEI 100 AI^ IOO
- neuve ancienne 16 bougies 10 — 3,25 watts r- 3 52 watts 5o — 00 en 1 -37,5
- neuve ancienne 27 — 25 — 1,51 — — 40,77 — 39,75- -2,5 7,4
- Enfin, nous terminerons cet exposé par le petit calcul suivant, lequel montre bien l’économie réalisée par un abonné à une société d’électricité lorsqu’il emploie les lampes à filaments métalliques.
- Une lampe au carbone de 20 bougies dépense 3,i5 watts par bougie, pendant les 100 premières
- heures, soit : 3,i5 watts X 20 bougies X 100 = 6 3oo watts-heure; pendant les 100 heures suivantes, environ : 3,45 watts X 18 bougies X 100 = 6210 watts-heure; en tout : 12 5/o watts-heure; si l’on veut maintenir l’intensité lumineuse entre 20 et 18 bougies, — pendant 800 heures, durée
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- d’une lampe à filament métallique, — il faudra utiliser, au bout de aoo heures, une nouvelle lampe neuve au carbone de 20 bougies, et ainsi de suite; au bout de 800 heures on aura dépense, en courant : 12 510 watts-heure X 4 — 5o.o4o watts-heure. A o fr. 08 l’hecto-watthcure [au compteur),h\ dépense d’entretien s’élève ainsi à o fr.08 X 5oo,4 heetowatts-heure = 4« fr. o3; plus l’achat de 4 lampes à o fr. 5o ou 2 francs. En tout 42 francs.
- Avec une lampe au tantale, on peut compter sur une dépense de 40.98 watts pendant les 3oo premières heures; 40 watts pendant les 3oo suivantes, et 3p pendant les 200 dernières, soit, pendant 800 heures : 40,95 X 3oo -j- 4o X 3oo -}- 3g X 200 = 32 o85 watts-heure; d’où une dépense de : 320,85 hcctowatts-hcurc X ° fr- 08, ou 28 fr. 67, plus l’achat d’une lampe, à 3 fr. 25; total: 28 fr. 92.
- Enfin, avec une lampe au wolfram, la dépense s’élève à : 27,2 watts pendant 3oo heures; à 27 watts pendant les 3oo suivantes; et 2G watts pendant les 200 dernières ; au total : 27,2 X 3oo -j-27 X 3oo 26 X 200 = 2.1 649 watts-heure, coûtant : o fr. 08X216,49 = 17 fr. 32, plus l’achat d’une lampe à 5 fr., soit, au total : 22 fr. 32. La dépense d’entretien d’une lampe au wolfram dépasse donc à peine la moitié de celle d’une lampe
- au carbone, et le remplacement de la lampe n’a pas besoin d’être effectué avant 800 heures.
- Remarque. — Une restriction doit être formulée, cependant, à l’emploi des lampes à filaments métalliques ; ces filaments sont pâteux, à la température de leur régime normal, et un choc imprimé à la lampe peut provoquer une rupture du filament, mais on peut ressouder aisément les bouts voisins, en secouant légèrement, pendant que la lampe est en circuit. De jfius, la position oblique de telles lampes produit un fléchissement des brins, pouvant amener aussi une rupture. Avec la lampe au wolfram, la portée des brins, entre les points d’attache et les crochets d’ancrage, étant plus grande encore, le fléchissement est plus accentué dans une position oblique qu’avec les lampes au tantale. Mais la distribution de l’intensité lumineuse, avec les filaments en zig-zag des lampes au tantale et au wolfram étant meilleure (plus régulière, et plus symétrique autour du centre géométrique des filaments), la position oblique de ces lampes 11’est, en aucun cas, avantageuse. 11 est donc préférable de les suspendre verticalement; et, dans ces conditions, elles peuvent demeurer sur le courant pendant 800 à 1 000 heures sans que l’on ait à craindre une rupture.
- IL PliCHEUX.
- LES CENTRALES SUISSES D’ÉLECTRICITÉ EN 1907
- D’après la dernière statistique publiée par l’Association Suisse des Electriciens, le nombre des usines centrales distribuant l’énergie à des tiers et soumises à la surveillance de l’inspectorat des installations à courant fort était, au début de 1907, de 53g. Sur ce chiffre, 171 usines primaires disposent dans les conditions les plus favorables d’une puissance de 168 920 kw et elles représentent un capital qui se répartit comme suit :
- A. — Pour les installations hydrauliques et
- les machines (turbines ou moteurs à vapeur)...........................1 iG.397.000 fr.
- B. — Pour les machines électriques et le réseau............108.489.000 »
- Soit au total ...............224.8SG.000 »
- Les moyennes qu’on peut tirer de ces chiffres 11e représentent pas une donnée fort intéressante, car on 11c peut comparer des usines utilisant des chutes très différentes, situées dans de grands centres de population, ou dans la montagne.
- Nous avons groupé les usines en plusieurs catégories et cherché des moyennes comparables. Voici les résultats ainsi obtenus :
- Chutes
- Prix moyen du cheval (y compris réseau)
- jusqu’ h 7.0 mètres. . . 870 fr.
- de 20 h 100 — 980 »
- IOI k [joo —- . 750 »
- — 5oi il 1000 — . . 55o »
- Sur les 171 usines génératrices, 5G fournissent du courant continu, 18 du courant monophasé,
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- 35 du courant triphasé, 33 du mono et triphasé et 17 du continu et du triphasé.
- D’autre part, ces usines comprennent 681 machines génératrices représentant line puissance totale de a65 900; la puissance fournie par les moteurs hydrauliques dans les conditions les plus favorables est de 200 900 chevaux et, dans les conditions les plus défavorables, de 122 084 chevaux. La puissance totale des batteries d’accumulateurs en service atteint 5 959 kw ou i5 .268 kwh.
- En ce qui concerne les consommateurs, l’énergie est distribuée de la façon suivante :
- Pour les moteurs.................GG 000 lc\v.
- — l’éclairage ...............G7 5oo —
- — les appareils de chauffage, n 000 —
- Il faut ajouter à ces chiffres la puissance des moteurs qui ne peuvent être utilisés qu’en dehors des heures d’éclairage : iG 5oo kw. Il est encore intéressant de signaler que la puissance moyenne des moteurs alimentés est de 5,4 chevaux et que le nombre moyen de moteurs alimentés pour chaque usine est de 7(5.
- La statistique de l’Association Suisse des Electriciens, toujours tenue soigneusement à jour, embrassait, en 1902, 91 usines seulement. Mais on avait pu déterminer cependant le nombre et la puissance des usines centrales distribuant l’énergie à des tiers. Il y avait 182 usines dont 168 étaient exclusivement pourvues de moteurs hydrauliques d’une puissance totale de 114 4<>o kw. Et l’on constatait, en outre, par suite des variations de puissance des chutes et de l'insuffisance des réserves, que pour l’alimentation normale des réseaux il manquait environ 38 000 chevaux.
- +
- * *
- La statistique de 1906 est assez complète en ce qui concerne la nomenclature des centrales, l’année de leur mise en exploitation, leur puissance, hauteur de chute et les dépenses d'exploitation. 11 faut reconnaître que, malgré cela, les comparaisons sont difficiles. II est évident que, par exemple, la hauteur de chute ne fournit qu’un premier renseignement et que la longueur de la dérivation qu’il a fallu établir pour obtenir cette chute est un second élément qui influe grandement sur les dépenses d’installation.
- Le tableau I donne, depuis 188G jusqu’en 190G, les hauteurs moyennes, puissance en chevaux et dépenses d’installation des diverses usines mises chaque année en exploitation. Dans la dernière colonne sont inscrites les dépenses moyennes d’installation par cheval.
- Ta iu m a 11 I.
- ANNÉES Hauteur moyenne des chutes | Puissance en chevaux (J) Dépenses d'installation Dépenses totales (2) Prix moyen par cheval
- 1886 .. 4,5 9° 80.000 890
- 1887 . . •200 4.5oo 3.864.^5o 860
- 1888 .. 8,5 i8.45o 15.800.000 856
- 1889 .. 5o,5 5.233 2.i85.5oo 415
- 1890 .. 67,5 49° 292.5oo (49a. 5oo) 600
- 1891 .. 55 4.460 3.887.744 870
- 1892 . . 81,a 3.o3o i4.333.i65 473
- 1893 .. 38,3 2.822 3.000.000 1.062
- 1894 .. 4 6,8 6.320 3.1o3.000 49°
- 1895 .. 7* 10.020 I3.522.200 h 4.726.200) I . GOO
- 1896 .. 64 16.925 21.860.000 (22.489.3ooj I . 295
- 1897 .. 86 4.875 8.220.000 (9.217.500) I.687
- 1898 .. 5i,3 362 1.067.000 (1.545.000) 2.945
- 1899 .. 9° 11.391 7.420.000 ( 13.364.000) 652
- 1900 .. 141 14.990 l2.203.OOO (i3.113.000) 817
- 1901 .. 110 8.118 9.286.000 (9.921.OOO) 1.420
- 1902 .. 41,8 8.645 II.893.OOO ( i3.400.000) 1.372
- 1903 .. 3o,6 2.057 2.851.100 (3.278.000) 1.110
- 1904 .. 1 14 ,'2 i-2.7,',5 9.958.800 (12.013.800) 781
- 1905 .. 148 10.097 8.385.000 (8.757.4oo) 83o
- 1906 .. 59,6 2.262 1.725.000 (3.512.000) 763
- (*) La puissance indiquée dans cette colonne est la puissance totale des usines qui ont fourni les renseignements a la statistique.
- (2) Les chiffres indiqués dans cette colonne se rapportent aux dépenses totales pour toutes les usines, tandis que dans la colonne précédente est porté le chiffre des dépenses pour les seules usines dont on connaît la puissance, etc.
- Si l’on lient compte de l’impossibilité de trouver dans des faits si divers des lois qui se vérifient rigoureusement, 011 remarquera cependant la tendance bien accusée à l’augmentation de hauteur moyenne des chutes, puis la diminution. Quant aux dépenses totales, elles ont augmenté sans doute, puis diminué dans la dernière année, mais cela peut être le résultat de circonstances tout à fait fortuites. Dans une note ultérieure, nous donnerons quelques documents relatifs à l’exploitation des centrales.
- À. VVkijeh.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N« 20.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Mesure du coefficient de self-induction d’un circuit sous charge. — C.-C. Chapin. — Electriccd World, 8 février j<jo8.
- La détermination de l'inductance d’un circuit sous charge présente de sérieuses difficultés lorsqu’elle est de l’ordre de la résistance ohmique, ou lui est inférieure. Pour pouvoir néanmoins mesurer cette quantité, l’auteur propose de monter, en série avec la ligne (ou le circuit) dont on veut déterminer l’inductance, un rhéostat non inductif R dont la résistance ohmique est égale à celle de la ligne. Aux bornes de celle-ci est montée, en dérivation, une des branches d’un galvanomètre différentiel, tandis que les extrémités de l’autre branche sont simplement reliées aux bornes du rhéostat R. Dans ces conditions, il est facile de voir que, si les résistances oh-miques des deux branches (supposées non inductives) sont égales, les courants correspondants étant alors proportionnels aux tensions, la déviation de l’îiiguille sera proportionnelle à a tu/*L f, en désignant par f la fréquence, I le courant traversant la ligne et le shunt, et L le coefficient de self-induction cherché; ce coefficient est ainsi déterminé directement. D’ailleurs, un essai avec du courant continu permet d’ajuster la résistance ohmique du rhéostat de manière qu’elle soit exactement égale à celle de la ligne. Enfin, au moyen d’une résistance ohmique réglable intercalée sur le fil commun aux deux branches, il est facile de ramener les déviations à une valeur déterminée 3.
- Un calcul simple permet alors de déterminer la quantité E := i tc f L I en fonction de .c; l’on a :
- a 'ÏZ f LI = (/* -f- a ;v)
- i étant la différence entre les courants des deux branches donnant la déviation voulue S, et r, la résistance d’une de ces branches. Cette dernière méthode est évidemment avantageuse lorsque les déviations du galvanomètre ne sont pas proportionnelles à /.
- Km terminant, l’auteur donne quelques résultats d’essai et signale que sa méthode peut encore s’ap-
- pliquer à la mesure des capacités ou à l’étude de l’effet Kelvin (Skin effect) (l).
- P. S.
- Méthode pour la mesui'e des résistances des électrolytes au moyen du téléphone différentiel. — G. Athanasiadis. — Pkysikalische Zeitschrift, icr avril 1908.
- En plus de sa simplicité, cette méthode a l’avantage de ne nécessiter, comme source de courant, qu’un réseau à courant continu a 110 ou 220 volts. L’on sait que la tension d’un tel réseau peut être considérée comme la somme d’une tension rigoureusement continue et d’une tension alternative dont la fréquence, assez élevée, dépend du nombre de lames au collecteur et de la vitesse des génératrices. Cette tension est suffisante pour que l’on puisse effectuer la mesure de la manière suivante :
- La résistance à mesurer X est mise en série avec une résistance étalon réglable R, par l’intermédiaire d’un condensateur K destiné à empêcher le passage du courant continu. Aux bornes de chaque résistance l’on branche l’une des deux bobines d’un téléphone différentiel, et enfin rensemble XKR est relié au réseau. Dans ces conditions, si les deux branches du téléphone différentiel ont la même résistance (y compris les résistances de réglage éventuellement intercalées dans chaque branche), l’on obtienL le silence dans le téléphone lorsque l’on a :
- X=R.
- Pour plus de précision dans la mesure, l’on |}eut faire deux essais successifs en permutant pour le second les deux branches du téléphone. Si l’on recherche chaque fois les valeurs Rj et R2 déterminant le silence, l’on peut prendre pour X la valeur
- v Ri + IL
- A -- --------.
- 2
- J. B.
- (l) Cette méthode très ingénieuse semble avoir rincon-vénienl de nécessiter des courants sinusoïdaux. (N. D.T.)
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- 16 Mai 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 207
- Mesure absolue des capacités et des self-inductions. — J.-K.-A. Wertheim Salomonson.’—
- Physikalische Zeitschrift, ier avril 1908.
- La méthode repose sur l’emploi de deux mesures; dans la première, au moyen d’une méthode connue, (méthodes de Maxwell, de Pirani, d’Anderson, etc.), l’on obtient le rapport d’une self-induction L k une capacité C sous la forme du produit de deux résistances R et r, dont l’une est celle de la bobine de self-induction :
- Reliant ensuite la self-induction L et la capacité C en série, l’on forme un système susceptible de produire des oscillations propres de fréquence :
- Connaissant T, l’on peut tirer ainsi de (1) et (a) les valeurs :
- L^i^ltc-Rs,
- 4 1t
- Le problème est donc bien résolu.
- — Méthode d’Anderson.
- Pour le premier essai, l’auteur recommande l’usage de la méthode d’Anderson (*) (fig. 1); en ce qui
- concerne la mesure de la fréquence —(deuxièmeessai),
- l’on ne peut évidemment pas employer la méthode du miroir de Feddersen, puisque l’on intercalerait ainsi dans le circuit oscillant une résistance inconnue,
- mais l’on peut se servir d’un oscillographe ou appareil analogue. Un essai effectué avec •cette méthode a donné des résultats satisfaisants.
- J. B.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Capacité de surcharge des câbles en service intermittent. — R. Apt. — Eleklrotcclmische Zeitschrift, 16 avril 1908.
- Les intensités maxima admissibles en service ininterrompu peuvent être notablement dépassées pour les machines et pour les canalisations; lorsque celles-ci ne sont en charge que d’une façon intermittente et que par conséquent la chaleur peut être successivement dissipée pendant les temps d’arrêt.
- Oelschlager a établi jadis une théorie de la marche intermittente (’), dans laquelle il admet que la courbe d’échauffement et celle de refroidissement ont des courbes exponentielles qui satisfont aux équations ;
- 1 — T lu. -
- et l —
- où t est le temps que dure réchauffement ou le refroidissement, et 7 l’élévation de température; T est une constante de temps et l’élévation maxima de température admissible. La constante de temps est
- donnée par T = ——, où M est la masse enjeu.
- O • /’
- c la chaleur spécifique, S la surface extérieure de
- Temps --1
- Fig1. 1. — Calcul graphique de la constante de temps T.
- rayonnement et r le coefficient de rayonnement Gcttc constante de temps peut être obtenue graphiquement (fig. i) en menant la tangente à l’origine, k la courbe logarithmique qui donne les élévations de
- (!) Voir par exemple VEclairage Electrique, 1907, tonie LUI, p. 347, (N. D. T.)
- (•) Cf. Eleklrolechnische Zeitschrift, 1900, p. 1 o58 et Eclairage Electrique, 1901, tome XXVII, p. 261.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). —N» 20.
- température en fonction du temps. Cette tangente coupe la parallèle à l’axe des abscisses d’ordonnée t,„ en un point B tel que la distance C B de ce pointa l’axe des ordonnées donne la constante de temps cherchée.
- L’auteur a déterminé pour quelques câbles de différents types, câble à une seule âme et câble à 3 âmes, la courbe d’échaulïement et il a constaté que dans la partie montante on pouvait avec assez d’approximation adopter la courbe logarithmique indiquée plus haut. Il a remarqué, en outre, qu’on obtenait bien la même constante de temps T pour les courbes correspondant à des intensités différentes, et que, toutes choses égales d’ailleurs, cette constante de temps augmente bien avec la section du câble.
- Pour appliquer ces données au cas des canalisations d’appareils de levage ou autres machines fonctionnant dans des conditions analogues, l’auteur a assimilé ces canalisations aux câbles souterrains, et il a calculé les courants maxima qui pouvaient être admis dans un câble de section donnée en service intermittent. Si l’on appellep le rapport :
- courant maximum en marche intermittente courant maximum en marche continue ’
- si a représente le temps de service et P la somme de Cl et du temps de refroidissement entre deux périodes de marche, on a aisément (*) :
- a __ i
- P — T ( 1 )'
- 1 ~âln\pi -gT^2“ *)j
- Si pour diverses valeurs de p, on détermine les valeurs de p, on pourra tracer des courbes donnant p a
- en fonction de - et, par conséquent, obtenir p ainsi que le courant maximum admissible en marche intermittente, pour une valeur quelconque de p.
- L’auteur a calculé de cette façon, en admettant pour la commande des appareils de levage a —~ i' et
- P = ‘j.1, c’est-à-dire p == o.5, les valeurs de l’intensité
- maxima admissible ; il a effectué les memes recher-
- Il suffit pour cela de supposer, comme plus haut, que les courbes d’échauflèment et de refroidissement sont des exponentielles. Cf. Oclsculager, loc. cil.
- ches pour a= i', et P = 5', soit p = 0,2 et pour des
- câbles à 1 et à 3 conducteurs. D’autre part, il a calculé ces mêmes grandeurs 'en prenant la moyenne des carrés des intensités sur une période P et il a réuni en trois tableaux les résultats obtenus. Les résultats sont sensiblement les mêmes par l’une ou l’autre méthode. Voici, à titre d’exemple (tableau I),
- TABLEAU I
- Câbles à 3 conducteurs jusqu’à 700 volts.
- SECTION en mm- INTENSITÉ MAXIMA EN MARCHE CONTINUE INTEP M Gale a pour - et a = ® w rt a & — rt S « s- 0 ^ «SITE MA) ARCHE IN ulée = o,5 1 min. W « rt ® £ q rt S»® a ^2 v)‘C. s © «-s lIMA EN AA TEKMITTEP Gale a pour - et a = ® ta rt a ^ — rt c u ** © rt g «- û-g ® . o ^ IPÈRES ITE ulée = 0 ,‘2 i min. w .2 S S 0 aMl P-g m'C S ® ®
- 4 37 5i 52 7a 83
- 6 47 65 67 9a xo5
- IO 65 9° 9a i3o i45
- iG 85 120 120 175 l9°
- 25 I IO i55 i55 a3o 245
- 35 135 190 190 285 3oo
- 5o i65 2 3o 235 355 370
- 70 200 280 280 43o 445
- 95 240 34<> 34o 5 20 535
- 120 280 390 3g5 610 63o
- i5o 3i5 445 445 690 700
- i85 36o 510 510 79° 800
- 24 0 420 5go 5go 93° 94o
- 3io 49° 690 690 1.090 I .IOO
- 4 00 570 810 810 I .27O 1.280
- les valeurs obtenues pour des câbles à 3 conducteurs et pour des tensions allant jusqu’à 700 volts.
- L. G.
- Etude des fusibles (fin) (*). — Alfred Schwartz et W.-H.-N. James. —Institution of Electrical Engi-neers (Section locale de Manchester), 3i mars 1908.
- II. — Fusijiles enfermés.
- a) Moyen de fixer le fusible à ses supports. — Dans les coupe-circuits enfermés, le fusible est habi-
- (*) Cf. La Lumière, Electrique, tome II (2e série),
- p. 177.
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- tuellernent soudé à de solides fils de cuivre qui sont enroulés et soudés aux extrémités métalliques de l’étui enveloppant et s’étendent à l’intérieur de cet étui sur une longueur assez considérable. Pour les coupe-circuits ainsi organisés, on ne peut donc apprécier la longueur du fusible par l’examen extérieur; il convient que les joints soudés soient faits avec soin, car ils pourraient développer un échauffement susceptible de fondre prématurément le fusible ou de carboniser l’enveloppe si elle est combustible.
- b) Nature de Venveloppe. — La fibre se travaille facilement, mais elle est combustible, absorbe l’humidité et se détériore quand on la chauffe. Elle ne peut être employée qu’avec des fusibles à bas point de fusion; en outre, l’arc ne doit pas se maintenir assez longtemps pour être susceptible de provoquer un échauffement notable de l’enveloppe. La libre est très employée aux Etats-Unis; elle a l’avantage d’être dure et peu fragile. Souvent la fixation sur l’étui de fibre des extrémités métalliques n’est pas assez soignée; lorsqu’on emploie des rivets, ils sont habituellement placés trop près de l’extrémité, de sorte que les fonds sont facilement arrachés par le fonctionnement du système.
- Le verre est peu employé, car il n’est pas aussi robuste que la porcelaine.
- La porcelaine semble la substance la plus propice à la confection des enveloppes, mais elle ne se prête pas très aisément aux connexions des extrémités et elle coûte plus cher que la fibre.
- A première vue, un tube métallique paraît avantageux au point de vue de l’incombustibilité, de la robustesse et du refroidissement, mais son emploi est compliqué par suite de la nécessité de disposer un revêtement intérieur de substance isolante.
- c) Nature de la substance de remplissage. — Les diverses substances qu’on emploie le ,'plus fréquemment se comportent de manières différentes au point de vue de la formation de gaines par combinaison avec l’oxyde du métal. Le tableau I résume les résultats d’expériences faites sur cette question.
- Les substances employées pour le remplissage peuvent être en particules plus ou moins fines et plus ou moins tassées.
- Le tableau II montre l’action que peuvent avoir ces conditions sur le courant normal de fusion.
- Tableau I
- Sable de Calais Formation de gaine. Légère formation de gaine.
- Emeri grossier
- Emeri fin Id.
- Sable de Trente Ne forme pas de gaine. Formation de gaine.
- Pierre ponce
- Chaux Ne forme pas de gaine.
- Pierre calcaire écrasée. Très légère formation de gaine.
- Tableau II
- Accroissement du courant normal de fusion pour des fusibles en cuivre enfermés dans un tube de porcelaine de g",m, 5 de diamètre intérieur, avec divers remplissages.
- NATURE DU REMPLISSAGE ü. N. F. en ampères
- Fusible sans enveloppe 20
- Sable de Trente (peu tassé) 22
- Id. (tassé fortement) . . 2 5
- Sable de Calais 3o
- En vue de rechercher si le diamètre du tube et la quantité du remplissage exerçaient un effet marqué sur le courant normal de fusion,-on a employé des tubes de 9mm,5, i2mm,7 et 43mm de diamètre intérieur et, dans chaque cas, pour un fil de cuivre avec un remplissage en sable de Calais, le courant normal de fusion fut trouvé égal à 3o ampères. Ces expériences montrent qu’il n’y a qu’une couche relativement mince du remplissage autour du füsihle qui exerce une action sur le courant de fusion.
- Un fil de cuivre fondant à l’air sous 20 ampères a été passé à travers un tuyau de pipe; le courant normal de fusion devenait 28 ampères. Le même fil passé à travers un tube en tresse d’asbeste eut un courant normal de fusion de 22 ampères, lorsque la texture de la tresse était ouverte et de 25 ampères lorsqu’elle était serrée.
- On a constaté que, plus la substance de remplissage est finement divisée, plus l’arc est éteint rapidement et par conséquent plus l’élévation de tension
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- T. II (2e Série). — N° 20.
- sur un circuit inductif est considérable. Ce résultat a été vérifié par un grand nombre d’oscillogrammes avec différentes poudres, grossières et fines. Les poudres fines semblent être plus efficaces pour arrêter Tare parce que leurs interstices sont plus petits et conservent moins d’air. Cet effet est lié au degré de tassement du remplissage.
- Des expériences ont été faites avec des remplissages plus ou moins fins, tassés ou non tassés, et on a trouvé que les poudres fines donnaient toujours une longueur minimum plus petite que les poudres grossières. Ceci montre que la présence d’espaces d’air due aux grandes dimensions des particules a une influence défavorable sur la longueur minimum et qu’avec les poudres grossières, le tassement n’a qu’une petite influence. Le tableau III résume les résultats des expériences relatives à ces propriétés.
- Taiileau III
- Effet du tassement du remplissage pour des fu- sibles enfermés en cuivre, sur un circuit inductif de 220 volts.
- C. N. F. DU CUIVRE DANS L’AIR MINIMUM DE LONGUEUR
- SABLE 1)1 non tassé : TRENTE tassé SABLE DE CALAIS
- millimètres millimètres millimètres
- 27 ampères f)0,8 36 20,6
- /|3 — 55,cj 36 a5,4
- Avec des poudres fines peu tassées, il se produit un grand bruit au moment du fonctionnement et si l’enveloppe n’est pas scellée hermétiquement, le remplissage est dispersé. Les remplissages peu tassés sont,par suite, peu recommandables; en outre, lorsque le fusible est placé verticalement, comme cela a lieu habituellement, le remplissage se tasse peu à peu de lui-même, laissant à l’air une partie du fil.
- Les oscillogrammes obtenus à l’aide de fusibles placés dans l’argile de Paris (ce qui correspond à un remplissage très tassé) ont montré que la rupture est très brusque et, par suite, l’élévation de tension considérable sur un circuit inductif.
- m1) Action de Vhumidité. — En général, l’enveloppe protège beaucoup le coupe-circuit contre l'humidité et les substances de remplissage habi-
- tuellement employées ne s’agrègent ni ne durcissent.
- Des expériences ont été faites avec du sable de Calais contenant jusqu’à 12,8 % d’eau. On a constaté que des quantités modérées d’humidité n’ont pas d’action sur le fusible, mais qu’avec un excès d’eau il se produit des irrégularités de fonctionnement.
- Avec du sable de Trente, qui est beaucoup plus fin et absorbe l’eau librement jusqu’à former une boue, le fonctionnement était irrégulier lorsque la quantité d’eau dépassait, certaines limites ; mais si le sable était seulement modérément humide et bien tassé, on obtenait une rupture rapide et une grande surtension.
- On a récemment placé sur le marché un type de coupe-circuit enfermé dans lequel un liquide spécial, contenu dans un petit tube de verre entouré par les fusibles est répandu à travers le remplissage lorsque le fusible est soumis à un court-circuit. Si le fusible fonctionne seulement avec une surcharge modérée, le tube de verre n’est pas brisé et le remplissage reste sec.
- L’humidité est à éviter dans les coupe-circuits enfermés en raison des corrosions et des troubles électrolytiques qu’elle peut produire, surtout s’il existe une différence de potentiel de contact entre le fusible et le fil ou câble qui le relie aux bornes de l’appareil.
- e) Elévation de température de Venveloppe. — La température atteinte par l’enveloppe est d’autant plus haute que le point de fusion du métal est plus élevé. On a reconnu toutefois qu’avec une enveloppe en fibre rouge, lorsque le courant normal de fusion correspond à une surcharge de ioo % , la température atteinte par l’enveloppe à pleine charge n’est pas excessive et lorsque la fusion correspond à une surcharge de 200 % , la température extérieure de l’enveloppe ne diffère pas sensiblement de celle qu’on obtient avec le zinc ou l’étain.
- Pour étudier l’influence de la nature de l’enveloppe sur l’élévation de température de cette enveloppe, on a employé des enveloppes semblables de fibre rouge et de laiton. On a trouvé qu’avec une même charge la température extérieure du tube de laiton était très légèrement plus élevée.
- Les expériences suivantes ont été entreprises en vue de rechercher comment se comporte la fibre lorsque la température s’élève :
- i° Chauffée à i8o°.— Une légère quantité d’humidité sort sous forme de vapeur, mais il n’y a pas carbonisation.
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- ni
- a0 Chauffée à aio° pendant 46 minutes. — La substance devient très sèche, mais sans carbonisation.
- 3° Chauffée a 240°. — La substance devient crevassée, puis charbonneuse. La carbonisation d’une enveloppe en fibre pour coupe-circuit se produit souvent par l'effet d’un court-circuit, et si elle n’ap-parait pas à l’extérieur de l’enveloppe, on en trouvera trace sur la surface intérieure qui sera habituellement écaillée.
- A. M.
- TRACTION
- La première locomotive a courant monophasé en service sur les chemins de fer prussiens. — "W. Wechmann. — Elektrotechniscke Zeitschriftj 23 avril 1908.
- Nous croyons utile de reproduire, à titre de document, la description de la locomotive à courant monophasé destinée au service des trains à marchandises et actuellement en service d’essai sur les chemins de fer prussiens.
- La locomotive est à quatre essieux et son châssis est formé de deux trucs à deux essieux assemblés par un attelage ordinaire. La distance totale entre butoirs est de 14,140 ms. Trois essieux, les deux d’extrémité et un du milieu, sont attaqués chacun par un moteur Latour-Eiehberg de 3£>o chvx, à /*5o tours-min., ou 230 chvx, à 5oo tours. La réduction de vitesse est de 1 : 4,21. A la vitesse normale de 3i,3 km-heure, les moteurs développent une puissance totale de 760 chvx et l’effort de traction totale atteint 6 48oks. ; la vitesse maxima de la locomotive est 30 à 60 krns-heure. Les charges des essieux sont respectivement : 14,11 tonnes; 14,16 tonnes; 16,90 tonnes et i5,3o tonnes. Le poids total est donc de 69,4 tonnes. La locomotive est alimentée par du courant à 6000 volts, 26 périodes; l’alimentation se fait par trolley au moyen de deux prises de courant qui se renversent automatiquement au moment des changements de marche et qui, d'autre part, sont enclenchées avec la porte d’un compartiment dit de haute tension, de telle sorte qu’on ne peut ouvrir cette porte que pour autant que les prises de courant sont abaissées. Les chances d’accident sont ainsi bien diminuées et, de plus, Péquipement à haute tension est mis à la terre aussitôt que la porte dudit compartiment est ouverte. Tous les appareils à haute tension sont réunis dans ce compartiment. Tout à
- côté se trouve le transformateur principal qui abaisse la tension de 6 000 à 1 000 volts et qui possède, ainsi qu’on peut le voir sur la figure 1 (p. 212), deux circuits secondaires divisés en sept sections correspondant aux diverses tensions appliquées aux moteurs. Sur l’autre partie delà locomotive sc trouve un compartiment dont les parois latérales sont doubles et munies de prises d’air ; elles sont garnies intérieurement de coke fin qui est destiné à filtrer l’air aspiré de l’extérieur et à le débarrasser de ses poussières. Dans ce compartiment se trouve le compresseur d’air pour la ventilation artificielle du transformateur et des moteurs; il est commandé par un moteur monophasé de 3o chvx. Un autre moteur de 7 chvx actionne le compresseur d'air pour les freins, les prises de courant, sablières, etc.
- Dans les cabines de manœuvre sont réservées deux places, Tune pour le conducteur du train, l’autre pour le conducteur de la locomotive. Ce dernier a, à sa portée, le controller comportant 4 crans pour le démarrage et 4 pour la marche, de meme tous les appareils de manœuvre, freins, sablières, etc.
- Chaque moteur, en cas d’accident, peut être mis hors service par la simple manœuvre d’un interrupteur. Le passage d’un cran à un autre s’effectue au moyen de bobines de self-induction dont les extrémités sont réunies à deux contacts voisins du circuit secondaire du transformateur, tandis que leur point milieu (voir fig. 1) est réuni au moteur; on peut voir qu’avec les dispositions adoptées, le courant n’est jamais coupé lorsqu’en marche on passe d’un degré de vitesse au suivant. D’autre part, les contacts successifs sont manœuvres au moyen d’élcctro-aimants qui sont enclenchés de façon à éviter tout court-circuit, et de même on ne peut manœuvrer l’interrupteur de changement de marche que si le moteur est à l’arrêt avec l’interrupteur principal ouvert, c’est-à-dire si le courant est coupé.
- En examinant la figure 1 on comprendra facilement tous les détails de l’équipement électrique et le rôle des divers appareils. L. G.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Détermination des pertes dans la commande par courroie. — F. Niethammer et H. Czepek.
- — Zeitschrift des Vereines deutscher Ingenieurc, 25 avril 1908.
- Les auteurs proposent une méthode simple pour la détermination des pertes dans la commande par
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- Fig. i. — Schéma des connexions de la locomotive à courant monophasé de l’État prussien.
- 212 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. II (2e Série). — N° 20.
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- courroie des machines électriques; ils l’ont appliquée eux-mêmes et indiquent les résultats qu’ils ont obtenus. On relie par courroie deux machines à courant continu ayant des poulies de même diamètre ; Tune des machines marche comme moteur, l’autre comme générateur et les deux machines ont une excitation indépendante dont on peut régler l’intensité. Dans une seconde expérience, les machines sont réunies par un accouplement élastique. On règle les excitations de* façon que la vitesse de la dynamo soit exactement la même, dans les deux expériences et que la tension aux bornes de la dynamo soit également la même pour un même courant, débité dans les deux cas. Si l’on connaît les rendements du moteur, on peut calculer aisément la puissance utile à l’arbre du moteur actionnant par courroie la dynamo et celle qui est fournie à la dynamo dans le cas de l’attaque directe. La différence de ces deux puissances donnera la perte de la transmission par courroie. On peut d’ailleurs, par un essai préalable, déterminer la perte de puissance dans le moteur sous diverses charges en utilisant par exemple un frein électro-magnétique ; il faudra veiller à ce que les mesures soient faites très exactement, car la perte par courroie est du même ordre de grandeur que les pertes des machines.
- Deux courroies ont été successivement essayées, avec deux machines à courant continu en dérivation
- Tableau I
- une largeur de 3<>mm et une épaisseur identique à la première. Le diamètre des poulies était de 3oomm et leur écartement d’axe en axe était de ipoo millimètres.
- Les résultats des essais sont donnés dans les tableaux I, II, III et IV.
- Tableau II
- M OTEUK-GKNÉ R ATEUH ACCOUPLÉS DIRECTEMENT
- PUISSANCE absorbée par le moteur PUISSANCE débitée par la dynamo PUISSANCE transmise par le moteur
- watts watts en chvx
- 4.662 3.349 5,33
- 3.127 2.208 3,67
- 1.842 1.154 2,o3
- 580 0 0,46
- Dans tous les essais, la tension du moteur égale à ioo volts, était maintenue constante ainsi que celle de la dynamo (no volts) et le nombre de tours de la dynamo, égal à i ioo tours par minute.
- Tableau III
- P W G) 4> 0 r* » G S-. w p 0 4) 5 H g.®
- -S z Ja O Ü (j) <3 Z -4> G « £ S # 3-rt Z 0 'S S. S» S
- ki c 0 z-g 3 < s S g
- t/3 tfi ÎJ h P ce CB Vj G 4) H fl 7 Ë P 4J ® w £
- * G t3 P (5 CO S a)
- O? * Ph
- watts watts en chvx kgs
- Essai I. 4.873 3.427 en 5,54 3,56
- moyenne
- Moteur actionnant 2.910 1.963 0,9 % 3,35 2,i5
- la dynamo par au
- courroie n° I, > 2.029 i.23G dessus 2,27 i>47
- (68mm larg.). | de o,55
- 681 0 1.100 0,38
- 5.974 4.099 2,45 6,70 9_>7°
- Essai II. ' I 4.877 3.4i5 1,73 5,55 8,0
- Moteur actionnant la dynamo par 3.255 2.232 1,18 3)76 5,44
- courroie n° II, (3omm larg.). 1 1 1.785 1.025 0,91 2,0 a»9
- 655 0 o,45 o,55 0,8
- de 5 chevaux; la première courrroie avait une largeur de 68,nm et une épaisseur de 4mm,8; la seconde
- PUISSANCE RECUEILLIE PUISSANCE DÉPENSÉE PERTES DE PUISSANCE
- Essai au frein du mo- 1 teur correspondant à la commande par courroie. j watts 4.000 2.695 1.705 325 watts 4.785 3.2o5 2.o65 575 watts 780 5io 36o 260
- ! f 3.968 4.7^0 752
- Essai au frein du mo- 1 2.672 3.i6o 488
- teur correspondant < à l’attaque directe. 1.700 2.060 36o
- 1 1 340 590 200
- La vitesse de la courroie était 17,3 ms. par sec. On voit donc que le rendement de la courroie conserve une très grande valeur entre des limites de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N°20.
- Taumîàu IV
- FORCE UTILE
- PUISSANCE PERTES R EN- par cm
- utile de puissance DEMENT de largeur
- transmise par la < de la de la courroie
- par la courroie courroie courroie courroie I courroie II
- watts chvx watts chvx kgs kgs
- 433 0,59 9(> 0,12 °i79 o,5o 1,12
- 1.450 i,98 90 0,12 0,938 i»*9 2,9*
- 2.500 3,4o 70 0,10 0,97'2 2,1 G 4 *86
- 3.040 4»<j5 75 0,10 0.979 3,14 7.07
- 4 • 190 5,70 95 o,i3 o,977 3,63 8,19
- 4.810 0,55 100 0,14 o,979 4,a5 9,50
- charge assez éloignées, par exemple de 1,98 chevaux à 6, 55 chevaux. L. G.
- BREVETS
- Tube isolant pour bobinage. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Brevet allemand n° 192 5a6.
- Pour isoler les bobines dans les encoches ouvertes des induits, on utilise soit des tubes soit des chenaux s'adaptant dans les encoches. On passe alors les conducteurs dans les tubes avant laposc dans les encoches, ou bien on les introduit dans les chenaux préalablement établis sur l’induit. La Société Alsasienne a imaginé de composer un tube isolant à cinq côtés, ayant donc une section pentagonale. Par un travail ultérieur, on enlève en une fois une partie de deux faces de façon qu’il n’en reste que des bouts taillés en biseau. En rapprochant ces bouts, on resserre le tube qui se referme alors complètement, parce que les biseaux s’adaptent exactement l’un contre l’autre et forment ainsi la quatrième face du tube qui doit présenter dans sa forme définitive une section rectangulaire. L’on introduit , le tube dans l’encoche, de façon que la face sectionnée soit disposée au fond de l'encoche. Celte méthode donne l’avantage de l’emploi de tubes isolants et supprime l’inconvénient de l’introduction des conducteurs par une extrémité des tubes.
- Dispositif pour la ventilation des turbo-générateurs. — Siemens-Schuckert Werke. Brevet allemand n° 193 838.
- .Afin d’obtenir une ventilation très efficace du fer
- des machines à grande vitesse commandées par turbines à vapeur, l’on propose le dispositif suivant : des canaux, visibles sur la figure 1, sont pratiqués
- Kig. 1. —- Dispositif pour la ventilation des turbo-générateurs.
- parallèlement à l’axe dans les tôles du stator et du rotor, et l’une des flasques, hermétiquement close, porte un ventilateur f\ qui aspire l’air extérieur et le refoule dans ces canaux et dans l’entrefer; un second ventilateur f\ sert à activer la circulation dans les canaux du rotor.
- Les flèches marquées indiquent d’ailleurs clairement le chemin parcouru par l’air servant à la ventilation.
- Procédé de réglage de la vitesse des machines commandées par moteurs électriques. — British Thomson-Houston. — Brevet anglais n° 8 153 (1907), publié le 16 avril 1908.
- Dans le but d’obtenir des vitesses variant dans des limites étendues, l’on emploie parfois deux moteurs, dont l’un est utilisé aux faibles vitesses, tandis que l’autre sert pour les régimes de vitesse élevés. (Tel est le cas de certaines machines à imprimer). Ces moteurs sont en outre alimentés par un groupe moteur-générateur, dont on peut régler la tension secondaire. Dans ces conditions, lorsque l’on passe du moteur Mt assurant la rotation lente à l’autre moteur M2, la tension de la génératrice doit passer de la valeur maxima à sa valeur mînima. Pour faciliter cette manœuvre et la rendre aussi prompte que possible, lorsque le moteur Ml a atteint sa pleine vitesse, la génératrice du groupe (qui donne alors sa tension maxima) est connectée en série avec le moteur M2, et l’ensemble est relié au réseau, les connexions étant faites de manière que la tension de la génératrice G se retranche de celle du réseau. Le moteur M2 se met donc à fonctionner à vitesse réduite, et à mesure que sa vitesse augmente, l’on diminue la tension fournie par G, jusqu’à ce que celte tension tombe à zéro. L’excitation de cette génératrice G peut du reste comporter un enroulement série démagnétisant, afin que la tension aux bornes du moteur M2 croisse automatiquement lorsque sa charge augmente.
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- Enfin, l’on peut encore augmenter la vitesse de ce moteur Mg en renversant le sens de l’excitation de G; la tension de cette génératrice s’ajoute alors à celle du réseau.
- Fabrication des filaments des lampes a incandescence. — H.-H. Lake. Brevet anglais n° 7642 (1907), publié le 16 avril 1908.
- Avec les fdamenls ordinaires en carbone ou en matière analogue présentant un coefficient de température négatif, le courant tend à se concentrer dans la portion centrale du conducteur, puiscjuc les régions voisines de la surface de celui-ci, étant plus
- refroidies, présentent une résistivité plus élevée. Dans le but d’amener également ces régions à une température élevée, l’on propose de constituer les filaments par une Ame en carbone de haute résistivité, recouverte d’une combinaison de carbone et de silicium non cristallin, et enfin d’une couche dense de silicium pur. Dans ce but, un filament en cellulose ou en graphite est chauffé en présence d’un chlorure de silicium, et d’un gaz approprié absorbant l'acide chlorhydrique produit. Pour obtenir le dépôt final de silicium pur, l’on ajoute un peu d’anhydride carbonique. L’on obtient ainsi un filament dont toute la masse est portée à une haute température, c’est-à-dire possédant un rendement élevé.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Handbuch der Physik (Elektriziit und Magne-tismus, II). — Traité de Physique (Electricité et Magnétisme, II) (20 édition), ouvrage publié sous la direction du I)1' A. Winkelmann. Tome V, 2e partie. — 1 volume in-8 de 85o pages avec 194 figures. —J.-A. Bartii, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 20 francs.
- L’on a analysé ici même, au fur et à mesure de leur apparition, les volumes précédents de cet excellent ouvrage, et en particulier le tome IV (‘) cl la première partie du tome V (2), relatifs tous deux à l’électricité et au magnétisme. Le présent volume contient la deuxième partie du tome V. Cette deuxième partie, consacrée aux phénomènes électriques proprement dits, comporte les grandes divisions suivantes :
- i° Electrodynamique, par K. Waitz;
- a0 Induction, par K. Waitz :
- 1° Mesure absolue des grandeurs magnétiques et électriques, par Oueiujeck (complété et revu par H.-V. Steinweiih);
- 4° Applications industrielles de Vinduction, par Th. des Coudues;
- 5° Téléphonie, par L. Rellstab;
- (') Cf. L'Eclairage Electrique. iqoS, tome XLIV, p. CXLIII.
- (2) EÉclairage Electrique, 1900, tome XLV, p. CLV.
- 6° Les théories des phénomènes électriques, par L. Giiaetz.
- Chacun de ces chapitres est divisé lui-même en une série de paragraphes se rapportant à des sujets distincts.
- Le premier contient l’étude des forces pondéro-motrices s’exerçant entre des courants stationnaires, la démonstration des premières équations de Maxwell, et enfin une courte note sur la théorie des électrons. Après quelques considérations générales sur le phénomène de l’induction, l’on trouve dans le deuxième chapitre l’exposé des lois relatives aux circuits linéaires, ce qui conduit naturellement à l’établissement des deuxièmes équations de Maxwell et au théorème de Poynting. L’application de ces lois à l’élude des courants quasi-stationnaires, à l’induction unipolaire, à la bobine d’induction, est présentée enfin d’une manière très claire et très intéressante. A propos de l’induction dans les conducteurs massifs, l’auteur donne ensuite un court résumé du mémoire de II. Hertz, puis l’on aborde la théorie, l’étude expérimentale et la mesure des courants périodiques. Les paragraphes suivants traitent du calcul et de la mesure des coefficients de self-induction, de la répartition inégale des courants variables dans les conducteurs, et de son influence sur les valeurs des résistances et des coefficients de self-induction. Avec le paragraphe 21, nous abordons l’un des sujets les
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- plus intéressants : l’étude des oscillations électriques de haute fréquence et leur application à la télégraphie sans fil j cette élude débute par un rappel des travaux classiques de W. Thomson, A. Oberbeck, V. Bjerknes, etc., sur les oscillations libres et forcées dans les circuits comportant des capacités et des self-inductions. Le paragraphe 2.3 contient une analyse très complète des travaux de Ilertz ; l’on y passe en revue la théorie de la propagation des ondes planes dans les isolants et les conducteurs, celle de la réflexion et de la réfraction, du champ produit par l’oscillateur hertzien et par une antenne d’émission; enfin, l’on termine par l’étude de la propagation des ondes le long des conducteurs infiniment longs. Toutes ces questions si délicates et si complexes sont traitées avec une admirable clarté qu’il est, à notre avis, impossible de surpasser. Les appareils destinés à déceler les ondes électromagnétiques, cohéreurs, détecteurs, etc., sont l’objet d’un paragraphe spécial bien documenté, suivi d’un autre sur l’étude expérimentale de la propagation des ondes le long des conducteurs et dans l'air, et de leur absorption.
- Enfin le paragraphe 36 est réservé il la télégraphie sans fil. et le paragraphe 3y au calcul des pertes par courants de Foucault: aux hautes fréquences. La rédaction de ces paragraphes est aussi remarquable que celle des précédents.
- Nous passerons rapidement sur le chapitre ni (Mesures absolues des grandeurs magnétiques et électriques)-, ce chapitre, rédigé initialement par le regretté professeur A. Obeisiseck. dont les beaux travaux sur les oscillations électriques sont trop peu connus en France, a été revu et complété par M. V. Steinwehiî, et constitue un modèle du genre.
- Le chapitre iv, dû à M. Th. des Coudues, a pour but de fournir les éléments que tout physicien doit actuellement posséder sur les applications industrielles des phénomènes d’induction. Aussi, il n’y faut pas chercher des formules et des documents pour le calcul et la construction des machines électriques, mais l’on y trouvera une explication claire et précise du principe du fonctionnement de celles-ci. Parmi les paragraphes les plus intéressants, il convient de citer l’étude des caractéristiques des dynamos, des transformateurs statiques, du couplage des alternateurs, etc.
- Dans le chapitre v, réservé à la téléphonie, se trouvent rassemblés quelques documents sur les appareils usités et leur exploitation, mais, à notre avis, ils eussent gagné à être accompagnés de sché-
- mas ; de plus, la théorie’ de la propagation des courants téléphoniques eût pu recevoir quelque développement, étant donné surtout le caractère de l’ouvrage.
- Enfin, dans le sixième et dernier chapitre, l’on trouve une analyse très complète des théories actuelles des phénomènes électriques.
- Après avoir exposé les théories émises avant la venue de Maxwell, M. L. Guaetz aborde l’étude des équations de ce célèbre physicien pour les corps immobiles, puis celle des équations de Maxwell-Hertz pour les corps mobiles, et enfin la théorie des électrons si en faveur actuellement. Il termine par quelques considérations sur des théories spéciales : théorie hydrodynamique, théorie des tourbillons, etc. Etudier eu détail ce chapitre fort important nous entraînerait trop loin ; d’autre part, l’on ne peut répéter à son sujet que ce qui a été dit pour les chapitres précédents, notamment pour le chapitre ii .avec lequel il peut sembler faire double emploi sur certains points.
- Par suite du mode de rédaction adopté pour le présent traité, ceci était du reste obligatoire, mais, selon nous, une telle manière de faire a des avantages très sérieux en l’espèce. Pour bien comprendre les principes fondamentaux qui servent de base aux théories actuelles de l’électricité et du magnétisme, il est indispensable, en effet, d’examiner ces questions ardues sous des aspects différents, et nous estimons pour cela que ces quelques redites ne font que rehausser la valeur du présent traité. Nous ajoute-terons que l’on trouve au bas de chaque page des notes bibliographiques très complètes et que l’impression est extrêmement soignée. Toutes ces qualités assurent à la deuxième édition un épuisement aussi rapide que celui de la première.
- J. B.
- Le diamant artificiel, par H. de Graffigny. —
- i volume in-i6 de 86 pages avec 22 figures. — Rousset, éditeur à Paris. — Prix : broché 1 fr. 20.
- La question de la reproduction artificielle du diamant et de toutes les pierres précieuses en général est, à l’heure actuelle, des plus en vue; physiciens, chimistes, industriels essaient tour à tour et par des procédés aussi nombreux que variés de résoudre ce mystérieux problème et n’aboutissent, malgré leurs efforts, qu’à des résultats sans intérêt pratique. Et pourtant, combien est simple, au moins en théorie, le problème à résoudre : faire cristalliser, sous forme
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- transparente, du charbon tout comme nous faisons cristalliser un sel quelconque par dissolution dans l’eau et en isolant ensuite les cristaux obtenus par décantation ou évaporation. Pour le diamant, il est vrai, la pratique exige des données que nous ne pouvons facilement réaliser avec nos dispositifs actuels : produire au même instant une température élevée et une très forte pression dans un dissolvant approprié du carbone, cela n’est guère possible avec les appareils que nous possédons dans nos laboratoires ou dans nos usines. Quoi qu’il en soit, le problème de la reproduction artificielle du diamant qu’on a si souvent et à tort qualifié d’insoluble est, selon nous, chose parfaitement possible ; nous sommes même convaincu que, dans un avenir peut-être très proche, des cristaux de diamant artificiel pouvant rivaliser comme taille et comme éclat avec les plus beaux diamants naturels, auront trouvé place sur le marché des pierres précieuses.
- Dans son ouvrage, M. H. de Graffigny nous met précisément au courant de toutes les recherches effectuées par les inventeurs depuis plus d’un siècle pour obtenir artificiellement le diamant. Il nous décrit leurs expériences, nous fait part de leurs résultats et nous montre de quelle façon et par quels procédés certains savants ont pu, dans ces dernières années, obtenir des cristaux microscopiques de cette précieuse substance. Par les détails qu’il donne sur l’état naturel des gemmes, les lecteurs pourront se rendre compte pourquoi certains essais de reproduction ont abouti au succès, alors quêtant d’autres sont restés sans résultat. Il étend ces considérations à toutes les pierres précieuses, en particulier au co-
- rindon et au rubis qui ont déjà été reproduits en magnifiques cristaux, utilisables dans la joaillerie. Au total, ouvrage ordonné pouvant intéresser aussi bien les spécialistes et les techniciens que les gens du monde désireux de se mettre au courant de la nature et des différents caractères des pierres précieuses.
- Juan Escaiiu.
- VOLUMES REÇUS
- La technique pratique des coui'ants alternatifs, par G. Sartori. — a0 édition française, traduite de l'italien, par J.-A. Montpellier, tome I, — i volume gr. iu-8, de 5o6 pages avec -255 figures. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, i5 francs ; cartonné 16 fr. 5o,
- Turbines à vapeur système Brown, Boveri-Parsons,— i volume in-4°,de 199 pages avec 129 figures. — II. Du.nod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 7 fr. 5o.
- Industrie des métaux secondaires et des terres rares, par P. Nicolardot. — 1 volume in-8 jésus de 45o pages avec 37 ligures. — O. Doin, éditeur, Paris. — Prix : cartonné, 5 francs.
- Ueberdas Verhalten von Freileitungsgestan-gen bei Drahtbi'uch, par Ludwig Kallir. — Extrait de Y Jilcklrotechnik and Maschinenbau, Vienne.
- L’Ingénieur des Arts et Métiers, par Paul Blancarnoux. — 1 volume in-18, de i3a pages. — Leuroc et Cic, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- Installations téléphoniques, par J. Schils. — 1 volume in-8, de 270 pages avec 187 ligures. — H. Du.nod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : cartonné 4 fr. 5o.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 7° sur toutes les questions qui se rattachent à l’Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, èlectrométallurgic.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Lampe a arc en vase clos Jandus pour l’emploi de charbons minéralisés
- Les premiers essais tentés pour placer en vase clos les charbons minéralisés n’ont pas été couronnés de succès pour les deux raisons suivantes :
- i° La plus grande partie de la lumière était pro-
- duite par la combustion, dans l’arc, des substances minérales; lorsque l’oxygène venait à manquer, l’arc perdait la plus grande partie de son éclat.
- 2° Les produits de la combustion et autres résidus se déposaient sur le verre et contribuaient ainsi à diminuer encore l’éclairement fourni par la lampe.
- La lampe Jandus dite « Régénératrice » ne pré-
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- sente pas ces inconvénients, car, d’une part, la lumière est principalement produite en élevant certains gaz à la température de l’incandescence et non pas à l’aide de la combustion de certaines substances chimiques et, d’autre part, des dispositions spéciales sont prises pour obtenir une circulation des gaz à travers l’arc.
- Fig. i. — Lampe à arc en vase clos Jandus pour remploi de charbons minéralisés.
- La ligure i montre le mécanisme de la lampe qui est le meme que celui employé dans la lampe Jandus ordinaire en vase clos. Le charbon inférieur positif est tenu dans un support fixe. Un cylindre en vase transparent entoure l’arc et est placé lui-même à l’intérieur d’un globe translucide. Le cylindre de vase intérieur est en communication avec deux tubes métalliques placés de chaque côté du globe. Ces tubes sont visibles sur la ligure i. 11 y a une circulation de gaz chauds de bas en haut dans le cylindre central et de haut en bas dans les tubes extérieurs ; les gaz incandescents sont entraînés et soumis plusieurs fois à la haute température de l’arc avant de se condenser et de se déposer dans les tubes extérieurs. Le charbon inférieur a une section en forme d’étoile à huit branches ; entre ces branches on place une pâte de composition chimique. Ou cuit ensuite les baguettes ; la p;\le se répand dans les pores du charbon et $e lixe solidement. Ce dispositif a l’avantage de préserver le sommet du charbon de tout dépôt; de
- scorie. Une paire de charbons dure plus de 70 heures. La lumière est blanc jaune, mais des modifications peuvent cire apportées à cette coloration en changeant la nature de la composition. Les résultats comparatifs des répartitions lumineuses obtenus avec la lampe en question et avec d’autres lampes à arc sont très satisfaisants. Le démontage et le nettoyage s’effectuent très facilement en dévissant l’écrou à oreilles placé au bas de la lampe.
- Commande des essoreuses par moteurs asynchrones.
- La commande des essoreuses utilisées dans l’industrie textile, dans l’industrie chimique et tout spécialement dans la fabrication du sucre, exige une mise en train très rapide, une grande vitesse, une marche régulière avec une vitesse sensiblement constante. Les arrêts accidentels, provoqués par exemple par la rupture des transmissions qu’on utilisait jadis, sont très préjudiciables au bon rendement des essoreuses. L’Allgcmcine Elektricitâts-Gesell-schaft a étudié l’attaque directe des essoreuses par
- Fig. 1 — Essoreuse commandée directement pur moteur triphasé.
- moteur électrique et elle y a appliqué un moteur triphasé avec rotor en court-circuit. Ce moteur n’ayant
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- ni bagues, ni balais, les chances d’accident sont à peu près nulles si l’on prend soin dans la construction d’isolcr convenablement les conducteurs fixes du stator et si, en service, on veille a ce que les parties frottantes, paliers, etc, soient bien entretenues. Le moteur a une grande régularité de marche, il peut supporter de très fortes surcharges et, au démarrage, il atteint en quelques instants sa pleine vitesse. La figure i montre l'ensemble du moteur à axe vertical actionnant directement l’essoreuse. La carcasse du moteur est cylindrique et elle est réunie par deux flasques de forme convenable au palier portant le pivot et au palier de gorge de l’essoreuse. On opère un centrage exact de ces diverses pièces de façon que la carcasse elle-même participe ainsi que l’arbre et le rotor aux oscillations du système qui peuvent se produire en marche, autour de l’axe d’inertie. On peut ainsi échapper aux inconvénients qui pourraient résulter de l’entrefer extrêmement réduit des moteurs triphasés.
- —^
- Fig. 2.
- — Rotor du moteur.
- La flasque supérieure est construite de façon à protéger le moteur contre la chute des matières en travail dans l’appareil et cependant des ouvertures bien protégées par un rebord de la flasque permettent une énergique ventilation interne du moteur, grâce aux larges ouvertures de la flasque inférieure. Le rotor (fig. 2) est d’une construction simple et très
- robuste. Le bobinage est formé de barres, les extrémités sont soudées fortement et rivpes à la bague de court-circuit. On remarquera la roue à ailettes disposée à la partie supérieure et destinée à opérer la succion d'air frais de bas en haut pour le refroidissement du moteur. Le moteur peut supporter un très fort courant sans que ses circuits souffrent aucun dommage et cela permet les démarrages rapides que ce genre d’applications réclame.
- BREVETS (»);
- 385 897, du 2 janvier 1908. —Fkssenden.— Perfectionnements dans la transmission des signaux par ondes électro-magnétiques.
- 385 962, du 6 janvier 1908. — Eisenstein. — Télégraphie multiple.
- 386 008, du 7 janvier *908. — Kitsée. — Télégraphie par câbles.
- 386 07a, du 9 janvier 1908. — Semât. — Système de transmission et de reproduction des images à distance par voie électrique.
- 386 297, du 11 janvier 1908. — Société Siemens et IIalske Akt-Ges. — Système à signaux dont le récepteur renferme une armature rotative autour de son axe longitudinal dans les champs magnétiques de deux électro-aimants. et occupant à l’état de repos une position indubitablement déterminée par la plus liasse position du centre de gravité.
- 385 92/1, du 4 janvier 1908. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Perfectionnements aux machines dynamo-électriques à courant alternatif.
- 385 976, du 6 janvier 1908. — Tate. — Perfectionnements aux batteries d’accumulateurs.
- 385 977, du 6 janvier 1908. — Tate. — Plaque d’aeeumulateu r.
- 386 001, du 7 janvier 1908.'— Edison. —Electrolytes pour accumulateurs.
- 386^84, du 16 janvier 1908. — Mackie. — Perfectionnements apportés aux dynamos.’
- 385 970, du 6janvier 1908. — Bernard. — Fixation des ferrures d’isolateurs sur les poteaux tubulaires.
- 386 o/i7, du 8 janvier 1908. — Priiez. — Attache-fil pour conducteurs électriques.
- (l) Liste de brevets concernant l’Electricité, communiquée par M. 1t. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
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- 386079, du 10 janvier 1908. —Weissmann. — Procédé de montage des lampes électriques.
- 386 088, du 10 janvier 1908. — Maugé. — Commutateur.
- 386 i55, du i3 janvier 1908. — Kiell. — Commutateur.
- 386 193, du i/| janvier 1908. — Rennert. —Régulateur commutateur.
- 386208, du 14 janvier 1908. — IIubuell. — Enveloppe de douille électrique.
- 386 a55, du i5 janvier 1908. — Rabillon. — Minuterie électrique.
- 386 260, du 17 janvier 1908. — Delon. — Procédé et appareil servant à obtenir de très grandes différences de potentiel.
- 386 287, du 16 janvier 1908. — Gerharut. — Auto-rupteur électrique.
- 386 136, du n janvier 1908. —Société Gérard Ozone Process Ci0. — Perfectionnements dans les appareils pour la production et l’utilisation des effluves électriques.
- 386 171, du 13 janvier 1908. — Alrihn. — Procédé et four pour produire des réactions chimiques au moyen de l’arc électrique.
- 386 208, du i5 janvier 1908. — Salzer. — Procédé de préparation des dépôts de chrome galvaniques.
- 386 000, du 7 janvier 1908. — Pearce. — Perfectionnements aux lampes à arc.
- 386 o8o, du 10 janvier 1908.—Weissmann.— Nouveau système de montage des lampes à incandescence.
- 386 172, du 13 janvier 1908. — Linzeler. — Support pour lampes électriques.
- 386 387, du 9 avril 1907. — Société de matériel téléphonique Georges Aroilard et Cie. — Commutateur téléphonique.
- 386 426, du 22 janvier 1908. — de Forest. — Perfectionnements dans la télégraphie sans fil.
- 386 427, du 10 avril 1907. — Ateliers Thomson-Houston. — Perfectionnements aux lignes auxiliaires reliant les bureaux centraux téléphoniques.
- 386 607, du 21 janvier 1908. — Fribourg. — Ei-microphone.
- 386 388, du 9 avril 1907. — Provost-Duiiamel. — Générateur thermo-électrique.
- 386 497, du 2 } janvier 1908. —- Jacob. — Accumulateur.
- 386 625, du 2<i janvier 1908. — Clare. — Perfectionnements apportés aux piles ou accumulateurs.
- 386 57/,, du 2Îj janvier 1908. — Lavo. — Perfec-
- tionnements apportés aux moteurs ou dynamos électriques.
- 386 64o, du 28 janvier 1908. — Lavo. — Machine dynamo-électrique.
- 386 645, du 28 janvier 1908. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Perfectionnement à la commande électrique des laminoirs et appareils analogues.
- 386 397, du 20 janvier 1908. — J. Stone et Cy. Ltd. ;— Perfectionnements apportés aux appareils de commutation électriques applicables plus particulièrement aux voitures de chemins de fer et autres.
- 386412, du 21 janvier 1908. — Gautier et Du-ciiETET. — Dispositif unipolaire de haute fréquence.
- 386 453, du 22 janvier 1908. — Société Westinghouse. — Appareil régulateur pour circuits de courants électriques.
- 386 454, du 22 janvier 1908. — Stock. — Interrupteur électrique.
- 386 448, du 22 janvier 1908. — Dessauer. — Procédé et dispositif pour la pénétration homogène des rayons Roentgen à travers les corps.
- 386 618, du 28 janvier 1908. — Galletti. — Perfectionnements dans les méthodes pour produire les oscillations électriques.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Le capital actions de 2 millions de la Société anonyme des Tramways Liégeois figure au bilan pour mémoire comme entièrement remboursé cl l’emprunt 4 % obligataire de 2 833 000 est largement gagé par l’actif de la Compagnie qui s’applique à réfectionncr méthodiquement son réseau pour améliorer scs services. Le service de ces obligations n’exige, amortissements compris, que 169920 francs, même pas le i/o des bénéfices nets qui sont de 784 464 fr. 24. Mais il faut noter le montant des redevances à la ville de Liège, soit, 513 4 i3 fr. 3i, qui réduit définitivement le bénéfice à répartir à 87 428 francs.
- Les actionnaires reçoivent encore un peu plus de 3 % pour leurs actions de jouissance.
- Un poste du bilan présente un grand intérêt : c’est celui des assurances contre les accidents aux tiers que le Conseil a dû créer à la suite des exigences des Compagnies d’assurances qui avaient élevé le taux de la prime à 20 pour mille des recettes. En dotant ce fonds d’assurance d’un prélèvement de i5 pour mille des recettes, le Conseil a fait face à toutes les
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- dépenses et a pu mettre en réserve 29 169 fr. 81. Il semble donc que les résultats de la première année lui donnent raison.
- En France la Compagnie Générale Française de Tramways accuse un bénéfice net de 3 oa3 644 francs contre 3 001 804 en 1906. Le dividende est maintenu à 3o francs par action ancienne et 13 fr. 28 par action nouvelle. En comparant les bilans de 1906 et 1907, on constate que les immobilisations se sont accrues de G 144899, corollaire de l’augmentation du capital qui a passé de 42 000 000 de francs à 5o 000 000. Les réserves sont de 8 064 1^9 contre 8 467 700, soit le sixième du capital actions et le compte obligations, par le jeu de l’amortissement, a diminué de 298 Goo francs. Les bénéfices sont en progression sensible : 397038, soit 10 % de plus qu’en 1906 ; mais il y a lieu de remarquer qu’ils comprennent le report de l'exercice précédent, tandis qu'auparavant la Compagnie ne les présentait sous cette forme que toutes charges statutaires déduites. Le dividende de
- 6 % absorbe plus des 4/5 des bénéfices et les amortissements et réserves se trouvent portés de
- 7 860000 francs à 8 o36 £76 francs par la dotation du compte reconstitution du capital.
- Signalons l'émission de 10000000 d'obligations 4 1/2 % de la Société Électrique de Lumière et de Force de Berlin. C’est une Société exclusivement financière et qui possède en portefeuille des actions de différentes entreprises allemandes de tramways ou d'installations. Elle a besoin de fonds pour des versements sur des entreprises anciennes ou nouvelles dans lesquelles elle est intéressée et nous confirme ainsi le malaise qui l'ègne en Allemagne dans l’industrie.
- Le Moniteur des Intérêts matériels, dans un de ses derniers numéros, constatait que les valeurs de Gaz et d’Electricité accusaient de meilleures dispositions et donnait à cet égard quelques renseignements sur la Société d’Electricité du Pays de Liège. C’est une affaire récente, puisqu’elle date seulement de 1904, et elle présente toutes les faces d’une affaire bien conçue. Son usine centrale est à Selessin et distribue la lumière et la force aux communes environnantes soit par elle-même, soit par d’autre sociétés concessionnaires qui sont ses clients. Elle compte notamment les communes de Seraing* et d’Ougrée. dans son rayon d’action, puis des Sociétés de Tramways et des usines qui lui achètent le courant.
- Mais ce que nous voulons surtout en retenir aujourd’hui, c’est qu’elle est, en même temps, concessionnaire du Gaz de Huy-Andenne, dont l’usine des-
- sert 3 800 habitants. Cette exploitation est prospère, puisque ses recettes passent de 2^7 3<j8 fr. 11 en 1905, à 326 744 fr. 44 en 1907. Mais ses promoteurs n’ont pas pensé rétrograder le jour où ils ont demandé la concession de l'électricité dans la commune, puisque l'accord de cette concession jusqu’en 1943 leur a valu une prolongation de dix années pour la concession du gaz.
- Il est permis de se demander, devant un tel résultat, ce qu’il serait advenu chez nous de nos sociétés gazières si, il y a seulement vingt ans, saisissant le rôle que l’électricité était destinée à jouer dans l’organisation économique de nos jours, elles avaient sollicité ces concessions de distribution de lumière et de force, au lieu de faire preuve, d’abord d’une grande indifférence à Leur égard, puis d’une opposition systématique à leur octroi à d’autres sociétés moins arriérées, mais plus audacieuses. La- guerre aux monopoles privés n’étàit point encore aussi ardente qu’à l’heure actuelle. Les pouvoirs publics n’auraient probablement pas hésité à confier de préférence à des Sociétés spécialisées déjà dans les questions d’éclairage public et particulier les essais de cette nouvelle source d’énergie ; et dût-il en coûter de faibles réductions de tarifs, il pouvait être possible d’obtenir en même temps, pour les concessions de gaz existantes, des prolongations de durée.
- Mais, au lieu de cela, ce fut la lutte partout qui ne profita ni au public ni aux concessionnaires. Aujourd’hui encore les résultats acquis n’ont convaincu que de rares gaziers qui se lancent timidement dans des essais soi-disant coûteux parce qu’ils traitent les distributions électriques comme les distributions de gaz !
- L’assemblée générale de la Société d’électricité du Pays de Liège ayant eu lieu seulement le 3o avril, nous nous proposons de lui consacrer plus tard quelques lignes ; disons de suite-que son dividende proposé est de 25 francs contre i5 francs en 1906.
- Affaire toute récente, elle a évidemment profité de toute l’expérience acquise par ses devancières ; ses débuts sont plus brillants que ceux de tous les sec-teurs parisiens dont nous constatons cependant à l’heure actuelle la prospérité, si nous nous en rapportons aux seules indications de leurs cours.
- Les actions des Secteurs de Clichy et Edison ont notamment progressé dans ces derniers temps, et leur avance est due tant au maintien ou à l’augmentation de leur dividende qu’à leur situation financière. Les actionnaires du secteur de la Place Clichy ont reçu 45 francs comme l’an dernier, mais ceux
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- du secteur Edison recevront probablement ioo francs par action ordinaire et 70 francs par part, au lieu de respectivement 5o et 35 francs. Les situations du secteur des Champs-Elysées et de la Société d'Eclairage et de Force ne sont pas moins satisfaisantes à l’expiration de leur concession que celles de leurs voisines; ne pouvions-nous donc pas dire plus haute avec apparence de raison, combien les Compagnies du gaz devaient se reprocher de ne pas avoir pris la tête de ces entreprises !
- La Société Havraise d’Énergie Électrique, sans présenter l’envergure de la Société d’Électricité du pays deLiège,|a quelque analogie avec elle. La Compagnie Générale Française de Tramways est son principal client de force motrice, la ville du HaVre lui a concédé le monopole de l’éclairage public et privé et de la distribution de force. S’étant bornée d’abord à la fourniture du courant pour l’éclairage et les tramways, la Société Havraise a étendu depuis ces dernières années sa distribution de force aux services du Port et de la Compagnie de l’Ouest.
- Ses progrès ont pu être entravés par la nature du courant qui est monophasé 70 périodes, parce qu’elle resta toujours liée à son organisation du début où elle adopta des alternateurs Ferranti. Souvent les questions de distance ou le genre de l’application lui ont permis des branchements sur le courant à 500 volts des tramways; mais, outre que celui-ci est très variable, il est nécessaire de ne point en disposer avec trop de libéralité. Le réseau des tramways du Havre est très étendu, très intense malgré cela et répond à peine à certaines heures de la journée aux besoins de la population; il ne faut donc pas que son producteur de courant se laisse surprendre par l’insuffisance de ses moyens.
- L’usine de la Société Havraise, enserrée autrefois dans de très étroites limites, a pu s’étendre par L'acquisition des terrains contigus et notamment de ceux appartenant aux Grands .Moulins de Corbeil. Ces terrains ont une superficie de plus de 7 000 mètres carrés et figurent au bilan pour 038 009 fr. o.3. La puissance disponible aux bornes des 7 alternateurs et des 6 dynamos installés est de G 000 kilowatts. Onze moteurs à vapeur divers représentant 7 700 chevaux environ actionnent ces machines électriques ; notons l’installation récente sur une partie des générateurs des économiseurs Green et rappelons pour mémoire que c’est à la Société Havraise que la Société de l’Industrie Electrique de Genève (Thury) a installé un de ses rares alternateurs à fer tournant d’une puissance de 400 kilovoltampères.
- L’augmentation des immobilisations de l’année tant en terrains, constructions, chaudières et divers qu’en canalisations, compteurs, colonnes montantes, etc., est de 262993 fr. o5, auxquelles le Conseil a fait face avec les propres ressources de la Société.
- Les recettes de toute nature de l’année se montent à 1 599260 fr. o5 et le produit net de l’exploitation à 878735 fr. 01, soit plus de 10 % du capital nominal représenté par 20 000 actions de 25o francs et 10 000 obligations de 3oo francs.
- La situation de trésorerie est telle que,rmalgré les dépenses de premier établissement faites au cours de l’année, le Conseil n’a pas eu à recourir à l’émission des 2 000 obligations que l’Assemblée générale avait autorisée; les disponibilités sont de 59288811x91 contre un passif exigible de 385 4n fr. 08, soit un excédent de 207 417 fr. 83 en faveur de l’actif; nous n’avons pas compté les marchandises en magasin qui figurent pour 88 878 fr. i5.
- Mais le Conseil a toujours pratiqué de larges amortissements. Ainsi, malgré un bénéfice supérieur de 85 739 fr. 3o à celui de 1906. il ne répartit que 374000 francs aux actionnaires ou un peu plus du 5o % du bénéfice net de l’année, auquel, par une pratique de prudence à remarquer, il n’a pas ajouté le reliquat de l’exercice antérieur qui s’élève à la jolie somme de 379 x33 fr. 64.
- En somme, le Conseil eût été en droit de répartir les bénéfices sur un compte de profits et pertes se soldant par 1 097 912 fr. 65.
- Les actions de capital touchent 20 francs bruts d’intérêt et dividende, soit 8 % , et les actions de jouissance 10 francs, soit 4 % • Les amortissements et réserves sont augmentées de 144 688 fr. 98 et le solde reporté est de i63 63o fr. 36. Cette sage gestion procure à cette affaire toutes les facilités pour s’étendre et progresser en même temps que se modifie la ville du Havre qui devient industrielle autant que commerciale. Donnons le bilan à titre de document et sous forme résumée.
- ACTIF
- Immobilisé......................... 8 243 483 94
- Réalisable ou disponible........... 681 764 06
- Prime de remboursement d’obligations 200972 a5
- Frais d’installation de premier établissement, machines de travaux du port, canalisations................ 5 00
- total................. 9 126225 25
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- PASSIF
- , ., , \ Actions......... A 35o ooo oo
- Envers la société i _ . .
- ( Obligations...... a 85a ioo oo
- Fonds d’assurance................... 2645 5o
- Envers les tiers.................... 385 411 08
- Réserves et amortissements.......... 438 156 02
- Profits et pertes (1907 et reliquat 1906) 1 097 912 63
- totai............ 9 126 22.5 25
- L’actif immobilisé et le passif envers la Société sont figurés amortissements déduits.
- Les immenses besoins d’argent de nos voisins d’outre-Rhin devaient avoir leur répercussion sur les affaires d’électricité. Il est vrai qu’en quelque pays que ce soit, les Constructeurs électriciens ne sont pas suffisamment favorisés pour que leur situation financière approche seulement de celle que nous venons d’examiner. La concurrence acharnée qu’ils se font, la variété des modèles et les exigences de la clientèle qui nécessite des approvisionnements hors de proportion avec les capitaux engagés absorbent d’une part les bénéfices possibles et d’autre part les disponibilités.
- Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir le conseil de TAilgemeine Electrizitàts-Gesellschaft décider d’émettre un emprunt de i5 000000 de marks d’obligations 4 1 /a. Précisément, le 20 avril dernier, cet établissement a fêté le 25° anniversaire de sa fondation. De 5 060 000 de marks, le capitales! monté à 100 millions ; l’activité de l’Allgemeine se répand sur le monde entier ; la crise monétaire que nous venons de traverser se traduisant pour elle par une crise de débouchés, puis de resserrement de ses disponibilités, elle prévoit la nécessité d’y pourvoir. En attendant, elle cherche à développer en France l’utilisation de son matériel de tout genre et nous devons dire qu’elle y réussit aussi bien qu’elle pouvait le souhaiter. Certaines de nos grandes Compagnies lui ont même confié des ordres importants, malgré la concurrence de l’industrie française.
- Du reste, les sollicitations de même genre ne font pas défaut ; la Société Electrique de Lumière et de Force à Berlin, Société au capital-actions de 3o 000 000 de marks dont 15 000 entièrement libérées et i5 000 libérées de 25 % , émet 10 000 000 de francs d’obligations 4 1 /'^ %. Cet emprunt est destiné à procurer à la Société les fonds nécessaires à des versements sur des entreprises anciennes cl: nouvelles dans lesquelles elle est intéressée. Son ]Dorlc-feuille est composé d’actions de Sociétés de con-
- tructions électriques, d’installations ou d’exploitations. Fondée en 1897, e^e a emprunté pour 21 200 5oo de marks en trois fois, et le bilan au 3o septembre 1907 fait ressortir un fonds de réserve de 1018 908 de marks pour un capital de 5i 200 5oo, et un bénéfice net de 1 701 616 fr. 81. Parmi les affaires commanditées,nous remarquons le Métropolitain de Berlin, la Compagnie générale des Tramways de Buenos-Ayres et la Société d’Eelairage électrique de Saint-Pétersbourg.
- Le Métropolitain de Berlin annonce précisément que ses bénéfices nets de l’année, soit marks 1 739017, supérieurs de marks 23 231 à ceux de 1906, lui permettent de répartir 5 % à ses 3o millions de marks de capital. Les recettes se sont élevées à marks
- 5 54o 119 et ses dépenses à marks 2 844 684.
- La Compagnie Générale de tramways de Buenos-Ayres est un vaste trust de toutes les compagnies des tramways de cette ville exploités, les uns électriquement, les autres par traction animale. Les concessions onldes durées variant entre 5o et 91 ans, et les réseaux ont au total 5oikm de voies exploitées.
- Cette vaste entreprise, prise en main par un consortium de banques belges, allemandes, anglaises et françaises, est offerte aux capitaux sous forme d’une souscription publique à 100000 actions de capital de 100 francs émises à 11 fi francs, et de 3q 84(1 obligations de 5oo francs 4 % .
- La Société d’Eelairage électrique de Saint-Pétersbourg (1886) —nous supposons du moins que c’est d’elle qu’il s’agit — n’hésite pas à distribuer 6 % à ses
- 6 millions de roubles d’actions ordinaires et 9 % à ses 9 millions de roubles d’actions privilégiées pour un bénéfice de 2 38o 4‘^9 roubles, et d’annoncer en même temps que, pour éteindre sa dette flottante, son conseil procédera prochainement à l’émission de 3 millions de roubles d’actions ordinaires.
- Nous remarquions dernièrement, en parlant de la Banque de Bruxelles, combien était intéressante sa méthode de donner à ses actionnaires dans son compte rendu annuel un exposé détaillé de son portefeuille. C’est, du reste, presque la règle chez les Sociétés de crédit belges. Le Crédit général de Belgique, dans le rapport du Conseil à l’Assemblée du 28 avril dernier, fait le même exposé et y ajoute quelques renseignements sur la marche des affaires auxquelles il est intéressé.
- Qu’y a-t-il là qui puisse nuire à l’établissement de crédit ou influencer dans un sens ou dans l’autre la marche financière des Sociétés patronnées? et pourquoi notre Comptoir national d’Escompte, qui est
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- une de nos principales banques d’affaires, ne nous nous fait-il pas crédit de la même confiance?
- Considérations générales sur la situation financière mondiale au cours de l’année 1907, satisfaction parfaite ou presque parfaite du fonctionnement de ses anciennes et nouvelles agences, coopération au placement de certains emprunts, émission de certains autres, énumération des valeurs industrielles que le comptoir a con tribué à placer dans le public, le paragraphe traditionnel sur le personnel et suf les administrateurs décédés ou à élire, voilà tout le rapport du Conseil! On y cherche en vain un renseignement sur ces affaires dont il a accepté de placer les valeurs, ou auxquelles il a « prêté » ses guichets pour l’augmentation de leur capital ; de sorte que le public reste dans l’incertitude la plus complète sur la participation réelle du Comptoir et sur les progrès ou le recul de ce qui l’intéresse le plus.
- Au contraire, les règles adoptées par les établissements financiers dont nous parlions plus haut nous font vivre en quelque sorte chaque année, ne fût-ce qu’un instant, avec ceux de leurs amis qu’ils soutiennent. Il faut alors remarquer avec le moniteur des intérêts matériels la somme des capitaux belges (ou soi-disant tels) consacrés aux affaires de Tramways.
- Et ceci nous intéresse, nous, électriciens, à plus d’un titre, puisque pas une Société nouvelle de transports urbains sur rails qui ne soit à traction électrique ; et pas une ancienne société à traction animale qui ne se transforme et ne se modifie en s’augmentant: d’où développement incessant des applications de l’Electricité, création de stations centrales dont l’objet s’étend aussi à l’éclairage et à la distribution de force aux particuliers, et constitution de groupements très importants de financiers et de techniciens qui apportent aux affaires nouvelles toute leur expérience avec tout leur concours.
- A titre d’exemple, nous citerons les principales entreprises dans lesquelles est intéressée la Société financière de transports et d’entreprises individuelles. Son Conseil compte parmi ses membres des banquiers, des ingénieurs et des administrateurs de la Gesellschaft fur Elektrische Unternchmungen, de la Brilish Thomson-Houston et de la Compagnie générale pour l’industrie en France et à l’étranger. Son activité s’étend aux Tramways de Buenos-Ayres, de Barcelone, à la Compagnie de services urbains en Hongrie, aux tramways de Buenos-Ayrcs, aux Tramways de Szegedin, aux Tramways et à l’Electricité de Bilbao, aux Tramways provinciaux
- de Naples, à la Deutsch Ueberseeische Electriciltlts-Gcscllschaft, aux Tramways de Copenhague, de Bucarest, à la Société Générale d’Elcctricité de l’Adarnello, à la Société Adriatica di Elettricita, à l’A. E. G. Union électrique, aux Tramways vervié-tois, à la Société d’Elcctricité du Bassin de Charle-roi et à la Société d’Electricité du Borinage.
- Cette énumération comprend surtout des Sociétés d’exploitation; ce ne sont pas les seules commanditées puisqu’il est encore question plus loin des Tramways de Naples, d’Odessa, de Rome, etc.; mais il y a aussi des maisons de construction ; et les premières servent de débouchés aux secondes qui s’assurent le monopole des fournitures.
- Nous connaissons cette formule qui est pratiquée depuis longtemps par notre Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston ; mais les modalités ne sont pas les mêmes. Quoi qu’il en soit, elle semble ne procurer que des avantages aux deux parties.
- Dans le cas particulier de la Société financière de transports et d’entreprises industrielles, portefeuille et participations s’élèvent à 17 562 949 fr. 67, évalués au cours du 3i décembre 1907. Le compte de profits et pertes fait ressortir un produit brut de 1 522 956 fr. 5o qui ne peut s’appliquer en totalité au revenu du portefeuille, puisqu’il tient compte de bénéfices sur réalisations et divers ; le capital étant de i5 000 000, les produits bruts ressortent ainsi à 10 % de celui-ci et les produits nets, frais généraux et l’amortissement du mobilier déduits à 9,5 % par 1 395 049 fr. 25. La répartition proposée fait une largo part aux actionnaires; ceux-ci reçoivent 1 125 000 francs ou plus des 2/3 du bénéfice!
- Les comptes de réserves et prévisions se voient portés de 519 i3i francs à 714 121 fr. i5. C’est peu, parce que l’objet de la Société, quoique très étendu, est susceptible de variations très brusques de revenu sur plusieurs points à la fois : une grève, des transformations nécessaires du matériel, les conditions climatériques influent d’une façon très importante sur les recettes des tramways. L’exemple de la Compagnie parisienne des Tramways Sud le prouve trop bien sans compter la concurrence des moyens de transport qui peuvent se créer dans les mêmes rayons d’action.
- Un dernier point qui aurait du justifier, croyons-nous, les mesures de prudence : au passif, les créditeurs divers figurent pour 1 048 41711’. 3i ; à l’actif, réalisable et disponible;, s’élevant à 1 2932486'. 67, soit une différence en faveur de l’actif de 254 831 fr. 36;
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- comment le Conseil pourra-t-il distribuer ses i ia5 ooo francs de dividende sans gêner sa trésorerie ?
- Constatons toutefois qu’il reste i a5i o8G fr. 83 à appeler sur versements pour libération de titres.
- La Société Générale de chemins de fer économiques participe aussi bien que la précédente à la constitution des Sociétés de Tramways, et se rencontre avec elle à Bilbao, Barcelone, Naples. Le rapport de son Conseil fait ressortir la diminution des recettes en plusieurs endroits du fait des grèves du personnel, en même temps que l’augmentation des dépenses, conséquence du prix du combustible, des frais d’entretien et de réfection du matériel.
- Portefeuille et participations diverses s’élèvent à 2623^098 fr. 45; le capital est de 34 *260 i5o francs dont 16 000 000 d’actions; les bénéfices bruis sont de 3 534 409 fr. 36 et les bénéfices nets de 2 5p3 700 fr. 46, donnant ainsi les rapports de 10,4 % et de 7,6 % au capital souscrit. C’est respectivement un peu plus et beaucoup moins que les résultats de la firme précédente. La part des actionnaires est encore plus large
- TRACTION
- • Yonne. — Le Conseil général a examiné, dans sa dernière séance, le projet d’une ligne de tramways électriques de Toucy à ChAtillon-Coligny.
- H a u t e s - P y h 1nées. — Le Conseil général a ratifié les conclusions de la commission inlerdéparlemenlale au sujet du tramway Madiraii-Risele.
- Oise. — Le Journal officiel du 5 mai publie un décret autorisant le département tic l’Oise à emprunter : i° une somme de 1 373000 francs (chemin de fer d’iulérèl local de Guiscard à lïam et de Lassigny à MonUlidier) ; 20 une somme de 660 000 francs (chemin de fer d’intérêt local de Froissy à Crèvccœur).
- Somme. — Le Journal officiel du 5 niai publie un décret autorisant le département de la Somme à emprunter une somme de 750000 francs pour le chemin de fer cf iule ré t local de Ham et de Lassigny à Montdidicr.
- Indre-et-Loire. — La Compagnie des Tramways de Tours propose au Conseil général d’installer la traction électrique sur les lignes de Tours à Luynes cl à Fou-dettes. À ccl effet, la compagnie demande au département l’avance d’une somme de 4°° 000 francs, remboursable par annuités, calculées d’après la durée restante de la concession.
- puisqu’ils reçoivent 14 % ou 35 francs, ce qui ne permet de doter les fonds de prévoyance que de 142 o3i fr. 35. Les réserves s’élèveront alors à
- 1 484977 fr. 93. Il nous paraît utile de souligner ce dernier chiffre, d’attirer l’attention sur la charge des obligations et de noter qu.c les comptes courants créditeurs s’élèvent à 5 125 170^. 93 dont la plus grande partie représentent des avances aux Sociétés patronnées. Nous ne trouverons aux débiteurs divers que
- 2 454 865 fr. 5o auxquels il y a lieu d’ajouter 15273% fr. 09 d’encaisse.
- Il n’est pas sans intérêt de donner les résultats de quelques-unes des nombreuses affaires patronnées par ces deux Sociétés financières.
- Les Tramways de Barcelone, en distribuant 7,5 % aux actions de capital et i5 francs aux parts de fondateur, absorbent 90 % des bénéfices nets qui s’élèvent à 1 100 246 fr. 62 pour une recette brute de 1 664 665 fr. 84. Le Conseil fait face aux dépenses entraînées par l’extension du réseau, par une émission d’obligations.
- D. F.
- COMMERCIAUX
- La même compagnie a présenté deux projets de prolongement de son réseau, l’un intéressant la ligne B, l’antre la ligne C.
- Dordogne. — Les Conseils municipaux du canton de Douvillc ont récemment émis le vœu que soit établie à bref délai une ligne de tramway électrique par la vallée de la Crempso avec embranchement sur Villainblard.
- Belgique. — Un nouveau projet relatif à la construction du chemin de fer électrique de Bruxelles à Anvers a été soumis au gouvernement belge. La ligne aurait une longueur d’euvirou /jokm, et le devis se monte à 15 6*25 000 frs.
- Un nouvel embranchement exploité par traction électrique sera établi prochainement sur la ligne Bruxelles-Ni-nove. Celle nouvelle ligne prendra son origine au point de bifurcation de la chaussée de Ninovc cl de lu rue Alphousc-Yandcnpeereboom, empruntera la voie déjà établie pour le raccordement de la gare de Bruxelles-Ouest et suivra la rue Alphonse-Vandenpeereboom, la rue des Etangs-Noirs et la rue Picrs jusqu’au boulevard Léopold U, où elle empruntera les voies de la ligne Bruxelles-llumbeek. pour aboutir à la gare du Nord.
- Le capital de la ligne Bruxcllcs-Ninovc devra être majoré en vue de la réalisation de ce projet de 35o 000 francs, ce qui portera le capital à la somme de 1 992 00 francs.
- La part d’intervention delà ville de Bruxelles dans ce
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- supplément de capital a été fixée à32 000 francs, ce qui portera à i83 ooo francs sa part dans le capital d’exploitation de la ligne vicinale Bruxelles-Ninove.
- Turquie. — L'établissement d’un tramway électrique à Monaslir est décidé. L’inspecteur général des provinces roumélioles est charge, par iradé impérial, d’accorder la concession à celui des concurrents qui offrira les conditions les plus avantageuses. L’extension des lignes de tramways aux environs sera facultative pour le concessionnaire.
- Allemagne. — La municipalité de Francfort a voté une somme de 62 000000 frs pour différents travaux, notamment l’extension des lignes de tramways électriques.
- La ville de Wiesbaden est autorisée à contracter un emprunt de 27 5oo 000 francs pour la construction de lignes de tramways électriques.
- L’administration des chemins de fer de l’Etal a commandé 5i5 locomotives pour une somme de 32 000000 de marks. Les livraisons devront être faites dans 6 mois, du iel‘ novembre prochain au 3o avril 1909.
- Autriche-Hongrie. — Le gouvernement va déposer un projet de loi tendant à un empruntée 46600000 francs pour la construction d’une seconde voie de la ligne du chemin de fer de Kassa à Oderberg et son aboutissement à la frontière allemande.
- Suisse. — Le canton de Berne a compris que, sans une ligne d’accès par les Alpes bernoises, le chemin de 1er du Simplon ne lui serait pas d’une grande utilité, aussi tient-il à assurer le percement du LœLschbcrg. Cette entreprise, estimée à 83 000 000 de francs, est en cours d'exécution depuis l’année dernière ; elle doit s’achever dans un délai de cinq ans. Le chemin de fer sera exploité à l’électricité, mais jusqu’ici 011 n’a pas encore fait choix du système de traction électrique à employer ; il est cependant probable qu’on emploiera le courant monophasé.-Dans le devis de 83 millions, le grand tunnel de i3 735m n’est prévu qu’à simple voie, avec évitement au milieu, mais 011 a reconnu que la construction immédiate de la double voie offrirait d’importants avantages, entre autres, une plus grande sûreté de l’exploitation. À cet effet, le canton de Berne s'adresse aux Chambres fédérales pour obtenir d’elles une subvention de 5 000 000 de francs qui lui permettrait d’exéculer le tunnel à double voie. Il est plus que probable que cette subvention sera accordée dans la prochaine session des Chambres.
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- Congo. — Le gouvernement de la colonie projette * rétablissement d’une ligne de chemin de ferde85okra, de
- Libreville au Congo, par les vallées de l’Ogôwé et de la Likouala.
- Egypte. — La Société des Tramways du Caire vient de soumettre au ministère des Travaux publics les plans d’une série de travaux à exécuter pendant une période de 8 ans, au Caire et dans la banlieue, et qui se décomposent ainsi qu’il suit :
- i° Prolongation jusqu’au cimetière indigène de l’Im-rnain Chafïêi de la ligue de la rue Mohamed-Aly; 20 prolongation de la ligne du Vieux-Caire jusqu’à Abou-Séoud ; 3° construction d’une nouvelle ligne allant de Boulac à Rod-el-Farag en suivant la rive du Nilj; 4° dédoublement des lignes du Vieux-Caire et des Pyramides; 5° créatiou d’une nouvelle ligne allant de Zaher jusqu’au moulin de Fagallah-Guamel, Birkel-el-Rallle, le Belvédère et la rue llambi.
- ÉCLAIRAGE
- Tunisie. — La Commission municipale de Ferryville, dans sa séance du 21 avril, a adopté le projet de M. Loriot relatif à l’éclairage électrique. Dès l’approbation du gouvernement tunisien, les travaux d’établissement commenceront et l’éclairage électrique pourra fonctionner à partir du icp janvier 1909.
- Haute-Vienne. — Les démarches faites pour rinslal-lation de l’éclairage électrique à Eymoutiers viennent d’aboutir. Le traite a été signé avec le concessionnaire. D’ici peu les travaux vont commencer. La chute de Chamaillai, qui fournira le courant, peu! produire une force de 100 chevaux en été et 260 en hiver.
- Meurthe-et-Moselle — La commission spéciale du Conseil municipal de Thionviile, chargée d’étudier la question de l’éclairage électrique, vient de décider la construction de l’usine électrique ; elle devra être terminée lin 1909.
- Russie. — Un syndicat de capitalistes belges a de^ mandé au gouvernement russe la concession pour l’exploitation des chutes de Rorovileh qui so trouvent entre Saint-Pétersbourg et Moscou, pour fournir de l’électricilé, tant pour l’éclairage de ces deux villes que pour la traction électrique sur la ligne Nicolas qui les relie.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Italie. — On annonce que le gouvernement italien va faire .procéder à l’érection de stations radiolélégraphi-ques à Asmara (Erythrée) et à Giumbo, Merea, Brava et
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- Mogadishu (Somaliland). Les appareils qui seront installés à Giumbo, Merca et Brava auront une portée de 35o h 4ookm, ceux installés à Mogadishu et Àsmara seront beaucoup plus puissants, la distance entre ces deux stations étant de i 5ookm environ. On espère que le poste d’Asmara pourra communiquer avec celui de Monte-Mario à Home.
- Il est question d’ériger une station de télégraphie sans lil au Vatican, le projet aurait été soumis à l’approbation du pape.
- Angleterre. — Le transatlantique Garonva, dans son voyage de New-York à Livcrpool, a pu communiquer avec la station de Glace Bay (Nouvelle-Ecosse), soit à une distance de 3 6ookm; il était, en même. temps, en communication avec la Malion de Clifden (Irlande), distante d’environ i 5oo kilomètres.
- Canada. — Le gouvernement canadien possède sur ses côtes 1*3 stations Marconi. Trois d’entre elles ont coulé
- ooo francs chacune; les autres, plus puissantes, ont coûté 5o ooo francs chacune. La G10 Marconi a tous les frais à sa charge, mais reçoit respectivement une subvention annuelle de \i 5oo et de 17 5oo francs.
- DIVERS
- L’Association de crémation de Paris ouvre un concours pour l’adoption d’un four électrique destiné à la crémation Vies corps. Avec ce nouveau système, le corps d’un individu sera réduit|en cendres en moins de temps, sans aucune émissiou de fumée, elle coût de lacrémation ne sera pas plus élevé. Un prix de 1 5oo francs sera offert au projet de four électrique remplissant les meilleures conditions.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Suivant un vote émis au cours de la session d’avril 1908, le Conseil général de l’Aveyron serait disposé à rétrocéder, pour une durée à déterminer, l’exploitation d’un réseau départemental d’environ 3ookm de chemins de fer à voie d’un mètre, à traction mécanique ou électrique.
- La plus grande latitude est laissée aux concurrents pour le choix des moyens de traction, du matériel et des tracés qu’ils proposeront de desservir, lout en.se conformant aux clauses et conditions générales de la loi du 11 juin 1880.
- Les concurrents devront adresser à la Préfecture de l’Aveyron, à Rodez, avant le i5 juillet prochain, dernier délai, leur demande appuyée des documents ci-après :
- i° Des extraits de carte au _--- avec indication en
- 5o ooo
- rouge des tracés proposés et de leurs variantes;
- 20 Des profils en long au ------- a\ec indication des
- 20 ooo
- déclivités et des ouvrages d’art à construire ou comportant de sérieuses modifications;
- 3° Un mémoire descriptif et estimatif, donnant les principales conditions d’établissement de chaque ligne, l’évaluation sommaire des travaux d'infrastructure et de superstructure, ainsi que du matériel roulant;
- 4° Un mémoire contenant des propositions tant pour la construction que pour l’exploitalion, indiquant les principales clauses à inscrire au cahier des charges et à la convention à intervenir entre le département et le rélrocessionnaire, en se conformant aux dispositions de la loi du 11 juin 1880 et des décrets rendus pour l’exécution de ladite loi, notamment ceux des r3 février 1900 et du 16 juillet 1907 ;
- 5° Des références sur les travaux exécutés par eux et les concessions dont ils pourraient déjà être bénéficiaires.
- Les dossiers seront examinés et comparés par une commission spéciale qui devra présenter son rapport à la prochaine session du Conseil général.
- Il est entendu que la rétrocession pourra être totale ou partielle et que les demandes portant même sur une fraction du réseau pourront être examinées et admises s’il y a lieu.
- Un concours va être ouvert par la Marine pour 1 installation de l’éclairage électrique du parc à charbon de la flotte, à Toulon, au moyen du courant triphasé (3 4oo volts, 5o périodes) produit par Tusine centrale d électricité du port.
- Les industriels qui désirent prendre part au concours sont invités à en adresser la demande au directeur des travaux hydrauliques à Toulon, avant le 3o mai 1908.
- Le. 29] mai, à l’établissement central du matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, transformation de f\oo parleurs ronfleurs. Production avant le 21 mai des pièces pour être admis à concourir.
- BELGIQUE
- Le 5 juin, à 11 heures, à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, installation des canalisations et d'une partie des appareils d’éclairage électrique dans certains locaux reconstruits du palais du Roi, à Bruxelles ; caut : 10.000 fr. (cahier des charges n° fyi ; prix : 3 fr.); prix des plans : G7 fr. 10 ; s’adresser, t5, rue. des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le Ier juin.
- Le 8 juillet, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 44> rue de la Science, à Bruxelles,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N’ 20.
- construction de la section de Bassenge il Liers du chemin de fer vicinal de Genek à Liège (Sainte-Walburge) avec embranchement de Houtain-Saint-Siinéon à Liège (Coronmeuse), 261 o38 francs; caut. : 26 000 fr. ; cahier des charges : 1 franc. Soumissions recommandées le 6 juillet.
- ALLEMAGNE
- Le 2 juin, à l’administration de la ville, à Leipzig, fourniture de deux machines à vapeur à triple expansion, avec condensateurs.
- Prochainement, à l’administration communale, à
- Sprendlingen, établissement d’une grande usine centrale d’électricité et d’un tramway électrique.
- Prochainement, à l’administration communale, à
- Grossenkain-en-S., établissement d’installations électriques, 200 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, ùlïathe-noev, fourniture de 2 moteurs à gaz, etc., 110000 marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à
- Dierdorf-lez-Fhrenbreilslein, établissement d’installations électriques.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 2.5 mai, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Villach, fourniture et montage de moteurs pour pompes avec accessoires à l’atelier de Knilleffeld.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Fiume, établissement d’installations électriques pour éclairage et usages industriels.
- PAYS-BAS
- Le 29 mai, à l'administration communale, à Fles-singue, fourniture et installation de 2 pompes centrifuges avec accessoires.
- BRÉSIL ’
- Le 1crjnillet,au ministère de l’Industrie et des Travaux publics, à Iiio-de-Janeiro, construction du tramway de San Luiz à Caxias avec embranchement vers Itaqui et fourniture de locomotives et autre matériel roulant.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 11 (2° série).
- SAMEDI 23 MAI 1908.
- Trentième année. — N° 21.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. îa9. — A. Blondel. Puissances et rendements clans une transmission par courant alternatif, p. 23i — J. Reyval. L’exposition de la Société Française de Physique, p. 236.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur l’existence probable d’une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique, A. Kighl p. 240. — Sur la production de forces électromotricos périodiques de faible amplitude suivant une loi arbitraire, L. Baumgardt, p. 241. Construction de machines. Echauffement des moteurs ventilés ou enfermés, W. Hartnell, p. 242. — Arcs. Lampes électriques. P ho lamé trie. Sur l’action du courant alternatif dans les lampes à incandescence à filament de tantale, O. Scarpa, p. 243. — Brevets, p. 244. — Bibliographie, p. 245. — Variétés. De la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l’industrie {fin), II. Bureau, p. 247. Chronique industrielle et financière. La commande des appareils de manœuvre des trains électriques, p. 253. — Liste des brevets p. 256. — Chronique financière, p. 256. — Renseignements commerciaux, p. 251).— Adjudications, p. 259.
- ÉDITORIAL
- L’on a pu constater, dans de précédents numéros, combien laméthode de M. A. Blondel pour l'étude des longues lignes de transmission à courants alternatifs facilitait la marche des calculs, si compliquée avec les autres méthodes. Les avantages de cette méthode s’étendent d’ailleurs à la discussion des rendements des transmissions avec diverses tensions et diverses charges.
- D’après l’épure fondamentale, l’on peut, en elfet, arriver rapidement à une formule suffisamment simple de la puissance au départ en fonction des données relatives à l’arrivée ; ceci résulte d’une troisième étude de notre éminent collaborateur publiée dans le présent numéro (p. a3i). L'expression du rendement montre dès lors qu’il existe des valeurs de l'impédance et du (acteur de puissance des appareils d’utilisations pour lesquelles le rendement passe par un maximum. Ce résultat peut d'ailleurs être prévu a priori, car
- à mesure que la tension secondaire croit, on augmente en même temps le courant de charge de la ligne qui lui est proportionnel, et qui peut croître indéfiniment avec le voltage. Ce courant parasite finit par devenir si .important qu’il peut dépasser de beaucoup le courant utile, et vient augmenter en pure perte, dans une proportion énorme, l’énergie dépensée par elfet Joule. L’avantage des tensions élevées sc trouve donc contrebalancé à partir d’un certain moment, et ensuite les pertes augmentent plus que la puissance transmise.
- Le rendement doit donc bien passer par un maximum, au lieu de tendre vers l'unité comme avec une ligne à courant continu.
- D’autre, part, il est curieux tic constater que rimpédanee la plus avantageuse pour le circuit récepteur est indépendante aussi bien du décalage de ce circuit, que de. la tension obtenue; c’est donc une caractéristique delà
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. I! (2e Série). — N» 21.
- ligne elle-même, qui est fonction de ses constantes linéiques et de sa longueur.
- L’énoncé de ces quelques résultats suffît à en montrer tout l’intérêt pratique. Il est donc à présumer que les travaux publiés par M. A. Blondel depuis trois années sur les longues lignes à courants alternatifs deviendront bientôt aussi populaii’es que son célèbre mémoire, de 1894.
- L'exposition annuelle de la Société Française de Physique a obtenu cette année un succès au moins égal à celui des précédentes expositions.
- Nous nous proposons d’en donner un compte-rendu aussi complet que possible, dont on trouvera plus loin la première partie (p. 236); certains des appareils exposés demanderaient cependant une étude approfondie qu’il est difficile de faire entrer dans un tel compte-rendu. Leur étude sera donc reprise ultérieurement, avec tous les détails nécessaires, dans une série de monographies.
- M. A. Righi, reprenant des essais de M. L. Villard sur le tube de décharge à gaz raréfié, a conclu également à l'existence probable d'une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique. Il propose une explication très ingénieuse de la formation de ces nouveaux rayons pour lesquels il a adopté le nom de rayons magnétiques (p. r><4o). Le savant physicien a l’inten-tention de faire prochainement une communication plus étendue sur cette théorie et sur les nombreuses expériences exécutées à son appui. Nous sommes heureux de pouvoir promettre à nos lecteurs la publication inédite de ce mémoire dans nos colonnes.
- M. L. Baumgardt a imaginé une curieuse méthode pour obtenir une force éleclromo-trice périodique de faible amplitude suivant une loi arbitraire (p. 2.41).
- Réchauffement des moteurs ventilés ou enfermés est très différent, et l’on sait que
- la puissance spécifique de ces derniers est relativement faible en raison même de leur faible surface de refroidissement. M. W. Hartnell, auquel on doit une étude d’ensemble sur le sujet (p. 242), arrive donc à cette conclusion que l’on ne doit employer des moteurs hermétiquement clos que dans des cas d’absolue nécessité.
- D’autre part, l’auteur a développé, à propos des temps d’échauffement et de refroidissement d’une bobine d’excitation, par exemple, quelques considérations sinon nouvelles du moins peu connues. •
- L’on a remarqué depuis longtemps que les lampes à filament de tantale alimentées avec du courant alternatif ont une durée beaucoup moindre que celles alimentées à courant continu.
- M. O. Scarpa attribue cette action du courant alternatif sur les lampes à filament de tantale à des actions électrodynamiques mutuelles des différentes branches rectilignes du filament.
- Ces actions engendrent des vibrations entretenues qui peuvent amener la formation d’une structure cristalline entraînant une grande fragilité du filament. Les preuves qu’il invoque à cet égard (p. 242) sont d’ailleurs très concluantes.
- La dernière partie de l’étude très intéressante de M. H. Bureau sur la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l'industrie (p. 247) contient des aperçus fort originaux sur une organisation rationnelle de ces stages. Après avoir étudié successivement les connaissances techniques et pratiques, les notions économiques, etc., que doit acquérir le stagiaire, l’auteur donne une esquisse du statut qui lui semble le mieux adapté à cette organisation. Nous espérons que le plaidoyer de M. Bureau en faveur des stagiaires sera entendu de nos grands constructeurs, et que, dans tous les cas, il provoquera la discussion nécessaire à une mise au point définitive.
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- PUISSANCES ET RENDEMENTS DANS UNE TRANSMISSION
- PAR COURANTS ALTERNATIFS
- Considérons encore le problème de la transmis- ' sion des courants alternatifs simples ou polyphasés et proposons-nous de déterminer les conditions les plus favorables pour le rendement.
- Les remarques que l’on a faites dans les études précédentes (*) sur l’emploi de l’axe OM comme axe de repère des angles de décalage permet de simplifier notablement les expressions données antérieurement pour la puissance et le facteur de puissance au départ de la ligne et pour le rendement de la transmission. 11 suffit de prendre comme axes des coordonnées (fig. i) la droite O M et
- donnent seules une puissance réelle égale à leur produit algébrique.
- D’autre part, l’angle de décalage entre MQ et PN est la différence des angles que font avec OM les vecteurs MQ et PN.
- Ce s angles sont connus tous les deux par leurs tangentes.
- tg (MQ, OM) —J tg(PN,.OM)=g,
- Fig. i. — Relations graphiques entre les secteurs du régime au départ et les régimes composants, calculés préalablement.
- une droite perpendiculaire que nous appellerons OW. Appelons pour un instant x et x' les projections sur OM des vecteurs résultants MQ et PN qui représentent respectivement la tension au départ et le courant total au départ dans le fonctionnement en charge, y, y' les projections des mêmes vecteurs sur l’axe OYV. La puissance au départ est égale, comme on le sait, au produit des coordonnées deux à deux :
- P,„ = xx' -f yy'.
- Cela est évident si l’on décompose chaque vecteur en ses deux composantes et qu’on calcule ensuite les puissances partielles résultant de l’action de chacune des composantes' d’un vecteur sur les deux composantes do l’autre vecteur; les composantes parallèles (mire elles
- d’où
- ig(MQ,PN)
- V
- IL
- i
- :v
- i
- +
- IL lL
- x x'
- <:>!/ — !/'>’
- xx' + y,f
- Le dénominateur de cette expression n’est autre que la puissance calculée tout à l’heure. On en conclut immédiatement que le numérateur représente la puissance magnétisante ou déwat-tée correspondante t
- 1Q = x'y —- y'x.
- Quant au rendement de la transmission, il est égal au rapport de la puissance reçue à l’arrivée U, I, cos «f», à la puissance vvattée au départ qu’on vient de calculer; il a donc pour expression
- (*) La Lumière Electrique, 28 mars et 9 mai 1908. Erratum : tome II, p. 172, l’épreuve de la ligure 9 doit être échangée avec celle de la ligure 8.
- u __ lVt cosy.
- xx' + yyr
- Dans ce qui suit, nous considérerons de prèle-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- 232'
- rence, pour faciliter l’écriture, l’inverse du rendement, c’est-à-dii’e
- i xx' y y'
- Il Ujl., cos?,
- Pour appliquer les expressions qui précèdent, il nous suffît maintenant d’évaluer, d’après les vecteurs, les projections x, y, x' y' ; cela est facile puisqu’on connaît les angles des vecteurs ON, NP et OQ avec les axes. Avec l’axe OM on a :
- •*' = Uo + * 1 Il * * Vo cos (4 — <p,), y = V0 sin (i|i <p,), x' = J0 cos ^ -j- I0 COS?,, y' = J0 sinÇ — I0.sin?,.
- Substituant ces expressions dans celles qui précèdent, on obtient les relations assez simples :
- Ph> = v0 sin(? — çd [J0 sinç — I0 sinÇ)]
- + [uo + N,, cos (? — ïi)J(Jocos5-f I„cos<pi) Pd = sin (? — [J0 cos £ + I0 cos Tt]
- — [U« + cos (? — <(>,)] (j0 sin? — I0 sin ?,), (i)
- Piü=I()V0COSq;4-J0V0COs(^—£—fd+UoQoCOsS+IjCOSip,),
- Prf—IüV0sin'H-J0V0sin('î;—’—1P.)—'U0(J0sm£—:I0siuÇl) (A, InVosinJ/—J0Vosin(^—g—(p.l+UpIpsiny,—U()J0sing CTo—I0V0cos+-N0V0cos(^—Ç-tpJ-f-UpIpCos^+UpJpCose "
- i___Iq'VoCOS'1>+JoV()COs(4'-;-<p,)+UhJ()Cos^+U(,I0cow(p,
- H U,IlCos<p, • (',)-
- Toutes ces expressions contiennent, comme on le voit, des produits d’un vecteur d’intensité par un vecteur de tension. Pour simplifier, il y a lieu de tout rapporter aux intensités et aux tensions à l’arrivée que nous avons caractérisées par l’indice i.
- 11 suffît pour cela de substituer les expressions
- U0=aU,; 10 — al,;
- V0=mpi,j J0
- On obtient ainsi les relations plus directement utilisables en fonction des données :
- r L
- Pu —U,Tl «P — IM cos ^ -|- P2 COS (? — ? — ?l)
- a p Uc "1
- + — -jp’osÇ + a2 «os fi J (>)
- ir
- i, ' «pu,
- ap»i — sinq, -f-pasln(ip—£—ç4)—— —sin£-|-a2sinçt
- I , apU, ~~~
- -\- p2cos(*J/—£—r.osç+a^ostp!
- Il aflUi
- ap/u—cosJ/-hpacos(^—l—91 )H——cosÇ-)-a2cosçi
- cos <p4
- (6)
- On remarque que les données de la consommation à l’arrivée entrent dans ces expressions,
- d’une part par le rapport = Z,, c’est-à-dire
- M
- par l’impédance du circuit local de réception, et d’autre part, par l’angle de décalage <pt dans ce circuit local. Ce sont les deux seules variables caractéristiques dans les expressions du rendement et du décalage.
- Nous pouvons donc aborder le problème de la recherche des conditions les plus favorables pour le rendement de la transmission.
- Etude du rendement. —Dans une transmission à courant continu, on sait que le rendement augmente indéfiniment jusqu’à tendre vers l’unité quand on augmente la tension. Il a, en effet, pour expression simplement
- H “ U + RI ~ RI"
- 1 + U
- Il en est autrement dans une transmission par courant alternatif parce que, au furet à mesure qu’on augmente la tension, on augmente en même temps le courant de charge de la ligne qui lui est proportionnel, et qui peut croître indéfiniment avec le voltage. Ce courant parasite finit par devenir si important qu’il peut dépasser de beaucoup le courant utile, et vient augmenter en pure perte, dans une proportion énorme, l’énergie dépensée par effet Joule. L’avantage des tensions élevées se trouve donc contrebalancé à partir d’un certain moment, et ensuite les pertes augmentent plus que la puissance transmise.
- Il y a ainsi forcément dans toute transmission par courant alternatif, au moyen d’une ligne présentant de la capacité, une tension limite qui
- correspond à un maximum de rendement. Cette
- tension dépend elle-même du courant que peut débiter utilement la ligne, o’est-h-dire de la résistance du circuit d’utilisation et de son déea-
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- lage propre. C’est ce qu’indique du reste avec plus de précision la formule de rendement (/f), dans laquelle nous avons vu les deux variables qui influent sur le rendement, l’impédance et le décalage du circuit d’utilisation. En prenant ces variables, la tension ne figure plus explicitement dans les formules; cela montre que, pour une valeur quelconque du voltage, on pourra réaliser le même rendement si on limite la puissance en adoptant une intensité proportionnelle à la tension. Pour déterminer les conditions de meilleur rendement maximum, il suffît de rechercher les conditions de [minimum de la fraction (7); dans ce but, il suffit, comme on le sait, d’annuler les dérivées de l’expression prises successivement par rapport aux deux variables Z, et <p.
- Rappelons d’abord que :
- U„ — «UH ; lo — \0 — ^PÉî Ui— ;
- U0 = Z1I0= aZ,I„
- d’où
- 3
- Jo
- m
- Si on substitue ces valeurs dans l’expression de jj, on voit qu’elle contient haut et bas le facteur commun U,h ; en le supprimant, il reste
- Cette expression définit l’impédance la plus avantageuse pour le circuit réçeptcur à l’arrivée; il est curieux de constater qu’elle est indépendante aussi bien du décalage de ce circuit, que de la tension obtenue Ui ; c’est donc une caractéristique de la ligne elle-même, qui est fonction de ses constantes linéiques et de sa longueur, qui interviennent dans les valeurs des angles i}j et Ç.
- L’avant-dernière équation peut se traduire, en remontant en arrière du calcul, par une relation entre les constantes du régime :
- I„V«cos(jt = U(|.I() cosÇ. (ri).
- Si l’on substitue dans la dernière expression de la valeur de Z,, trouvée ci-dessus,on obtient pour rendement :
- IL
- eosep.
- aap \/ eosty cos^-j-j^cos^—Ç—<p,)-|-aacos<pt
- 13')
- D’autre part, la valeur générale de jj donnée
- plus haut est susceptible aussi d’un maximum en fonction de<pi, qui peut être déterminé aisément en annulant la dérivée par rapport à <p, ; d’où :
- m /Z iotp \
- a[i — cos4'+P2cos(4'—<p 1—S)-|-(------cos!j-t-à2cos®t 1
- I /a\ \ Ttl ' J
- IL
- COSÿi
- (8)
- l’osons comme variable — = x; d’où
- 7)1
- p SI OU
- in (t|* — £) + «sin<p, cos^-j-—-1 cos§\ = o, • (i/|) \Z| m J
- »i„Tl = —») ,l5)
- a(^c°s^ + ^cos^)
- I
- ap — COStp -|- P2COs(tJ;-J54-Ç)-|-(^«P COSÇ'|- a2COS®j)
- ---------------:------------------------ (9)
- il cas
- La valeur de x qui rend maximum cette expression s’obtient en annulant la dérivée :
- costL
- — "P ——-f-apcosÇ = o; (10)
- Celle formule qui donne l’expression de l’angle <p, le plus favorable est encore indépendante de la tension absolue; mais elle dépend par contre de l’impédance Zj.
- En la combinant avec la valeur la plus favorable de Z, déterminée plus haut, pour avoir la valeur maximum maximorum du rendement, on obtient :
- en remplaçant x par sa valeur:
- ™ , Z,
- — cosii = — cosç, Z, ‘ m
- (")
- J cos^
- Z, = m \J-----
- V cosç
- sinfpi
- _L sin(? — .
- 2a \/cosdi cosÇ
- sin®j = -
- * 'i
- [3 sin^Y
- %a yjco&if cos^
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2* Série). — N° 21.
- car, d’aprèfi les expressions données plus haut pour et Ç, on voit que — Ç — 2 y.
- 9, étant déterminé par (17), le rendement maximum maximorum est donc :
- IL
- COSÿi
- \/ cos^cos^-j-p3cos(2Y—ç,)
- (18)
- Remarquons en passant que la valeur de sin çj trouvée en dernier lieu peut s’exprimer encore facilement en fonction des grandeurs Io>VC)JojUo. On a, en effet, en développant sin (| — tÿ) :
- p sin(Ç — «J»)
- sinfj = —----- —
- Â<x \/cos^ cos§
- HS II
- 11 «h Z, . c m . . — sinç — — sinq m L\
- ou
- \ U0J0 sinÇ — I0V0 sint}/
- ^sin9d/»m — u U0I0
- t(j)
- Il est intéressant de remarquer, comme Ta signalé pour la première fois M. Roesslcr (*), que, lorsque cette valeur de qq est obtenue, le décalage du courant au départ de la lignes est précisément égal en valeur absolue, mais change de signe, c’est-à-dire ©0 = — ?i (’2)-
- (C) Roesslkk. —Théorie et calcul des lignes à courants alternatifs, p. 260.
- (2) On vérifie aisément celte propriété en comparant les valeurs des impédances à l’arrivée et au départ sous forme imaginaire. D’après la figure 1, l’impédance complexe au départ, rapportée il OM et à la perpendiculaire OW comme axes de coordonnées, a pour expression ;
- u« + V0cos(^ — +/V0 sin({/ — <ff)
- I0cosqp, + J0cosE+y(J0siiiÇ— sinç,)
- en appelant y le symbole des imaginaires. L’impédance à l’arrivée dans le circuit récepteur est tout simplement représentée par :
- „ U< _ ù\ —-y- — y-*
- M *0
- \
- Pour que son décalage reste le même en valeur absolue,
- Dans ccs conditions, le courant à la station génératrice est en avance sur la tension au départ; la différence de phase va en diminuant jusqu’au milieu de la ligne où elle s’annule; puis le courant prend un retard croissant par rapport à la tension et qui atteint finalement une valeur égale à celle qu’avait l’angle d’avance au départ ; on conçoit, dans ces conditions, que la moyenne des différences de phase pour toute la ligne soit un minimum, et par suite aussi la perte résultante par effet Joule.
- Cette condition n’a pas d’intérêt pratique, mais seulement une valeur théorique, puisqu’en pratique on n’est pas libre de choisir comme 011 veut le décalage du circuit récepteur qui est déterminé par la nature et la charge des appareils employés pour l'utilisation du courant. Nous ne donnons donc ici les expressions (17) et (19) que pour mémoire et pour permettre de calculer éventuellement le maximum maximorum du rendement (18) à titre comparatif.
- Au contraire les expressions (ru) et (13) qui correspondent à un maximum de rendement pour un décalage donné, c’est-à-dire imposé par les circonstances, ont un intérêt pratique.
- mais soit changé do signe, il suffit de la diviser par cos 94 -f* y sin qq.
- La propriété énoncée plus haut équivaut donc à une relation :
- bp -KVqcos^— 9<) ~K/ ^0 s*n(^—9-1 )___________bp
- Icostp, -\- J0cosÜ-(-y’(*T0sin£— Ipsmqq) I0(cos«p, +y sin<p-)’
- c’est-à-dire, en égalant les parties réelles et les parties imaginaires, aux deux relations :
- f[b0ï0 +V0ï0cos(+— <pfi] cosep, — V0I0sin<p, sin(4/ — 9,)
- ” U0I0 COS 9.1 -f- Uy.Ty cos
- U0.l0 sïufc — b0I0 sin<p,| — I0Y0 cos 9i sin — 9,)
- + ïp sin 94 [b0 -f- V0 cos(»|/ — çfijj
- ou bien, après réduction :
- j lJ010 cos94 + V0I0COS^ = U0T0COS!P, -f U0J0COS?,
- ( UoJjsinÇ —U0I0sinip, = I0V0Kiii^ -|- I0V0 sin?,.
- La première de ces deux équations est une identité en vertu de l’égalité (i3). La seconde est également satisfaite d’elle-mème en vertu de l’équation (19). La propriété énoncée est donc vériliée ; donc 90 = — qq ; Z0 — Zi,
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- 23 Mai 1908.
- REVUE D’lÉLECTRICITÉ
- 23S
- Mais il convient, pour s’en servir, de modifier la forme de la solution et de déterminer non pas une impédance plus ou moins abstraite, mais la tension de distribution Uj la plus favorable pour le rendement, en fonction de la puissance à distribuer Pi.
- Celle-ci a pour expression :
- 3Pt = cos^j
- su,®
- ~zT
- cosç,
- (en appelant toujours Ut la tension étoilée, cl Pi la puissance étoilée pour chaque phase).
- D’où on tire :
- cos i|>
- <;osÇ*
- On peut alors, d’après les données de la ligne, déterminer quelle est la tension la plus favorable pour utiliser cette ligne en vue de la transmission d’une puissance donnée sous un facteur de puissance donné. Cette tension constitue pour la pratique une valeur très intéressante à connaître, comme limite supérieure à ne pas dépasser; mais ce n’est pas à dire qu’on puisse toujours l’atteindre.
- En appliquant, par exemple, ces considérations au cas dont on a donné les calculs numériques, dans un article précédent (l), et en supposant conformément à ces données :
- U.s =
- z.p,
- COS®.
- = 'P.M .
- COS<P. V
- S/ l’on fait cos q?, = 1, on trouve de meme : (U,),„ — 5,0x7-!.
- H/« = °>7'i24.
- D’autre part, l’on obtient le rapport:
- 20.000
- 27.169
- = 0,7'ÏG.
- D’ailleurs, ces faibles valeurs du rendement seraient assez naturelles pour des cables souterrains, mais peuvent surprendre pour une ligne aérienne. Ces résultats proviennent tout simplement de ce que la formule II,„ ne tient pas compte du courant consommé le long de la ligne et de l’énergie utilisée correspondante.
- Rendement dans le cas d’une distribution en cottrs de route. — Si l’on a une distribution uniformément répartie, comme on l’a expliqué plus haut, l’expression du rendement représentée ordinairement par le rapport des puissances aux deux extrémités de la ligne n’est plus exacte; il faut ajouter la puissance P* reçue à la puissance 7c consommée en cours de route; celle-ci se déduit de la perditance g équivalente à la consommation par la formule
- %= f g" IJ2 dx.
- \j — 7
- 20.000
- P, = —--------kiloAvatts.
- On trouve pour cos <pi = o,85 par exemple :
- m 304,84X20,0004 /cos(5G057'3u")
- (U')"'= o.85 X 3 V cos(69°aiG '):== <-9^ °0<>‘
- d’où :
- 000
- (Uj)pi = 4^770,96 volts,
- telle est la valeur qui donnerait, le rendement maximum ; ce dernier calculé par la formule (i3) est :
- o,8r>
- H,» =------------------------. , -..
- 2 ><0,95798X0,36000 \Zcos(56°57,3»#) cos(69°2 i' 16") o,85
- .1 . -g 2
- o,36oo6 cos(i9°24'2 3") -|- 0,95798 cos3i°47#
- ~ 0,7055.
- en étendant l’intégrale à toute la longueur de la ligne.
- Le calcul algébrique de cette intégrale serait très pénible; mais si l’on a tracé, comme on l’a vu, pour le meme exemple numérique, dans un précédent article, tome I, p. 404 (fig. 2), le graphique de distribution delà tension delà ligne, on peut en déduire le carré moyen de la tension ; il suffit de diviser la ligne, par exemple, en dix tronçons, défaire la somme des carrés des tensions correspondant à chaque point de séparation et de diviser par 10 (on peut opérer d’ailleurs en pratique avec un nombre moindre de points). La puissance consommée est alors % =gx. (U2) moyen.
- Si on applique, par exemple, cette méthode au calcul numérique donné comme exemple précédemment, on trouve sur le graphique de la répartition des tensions :
- y/U2 moyen = 60.600 volts,
- (*) La Lumière Electriquet 1908, tome I (2e série), p 400.
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- «l’où :
- t: = 33.o51 walls, (i’où lr rendement
- H =
- P, + «
- f)3.<)5i
- 27-lG9
- 0,840,
- chiffre bien supérieur à celui trouvé en négligeant 71.
- On voit ainsi tout l'intérêt que peut présenter le tracé des épures de répartition des tensions quand on applique un coefficient de consomma* tion#*, non seulement pour connaître les varia-
- tions de voltage à prévoir dans chaque localité desservie, mais encore pour calculer la puissance correspondante.
- Conclusions. — Les expressions de la puissance et du rendement se déduisent très commodément du calcul graphique, même dans le cas de la distribution en route. La discussion du rendement montre qu’il existe pour une ligne et une puissance à transporter données, une tension particulièrement favorable et utile à connaître ; si l’on ne peut l’atteindre toujours, on doit en tout cas se préoccuper de s’en rapprocher comme d’une limite supérieure.
- A. Blondel.
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- L’Exposition de la Société Française de Physique s’est tenue, comme d’habitude, dans les locaux de la Société d’Encouragcmcnt, le jeudi *i3 et le vendredi %f\ avril. Ainsi qu’aux précédentes Expositions un bon nombre des appareils présentés offraient une grande originalité, et nous avons constaté en outre avec plaisir que la plupart étaient destinés à des expériences ou des mesures relatives à l’électricité, ou encore comportaient accessoirement l’emploi de dispositifs basés sur l’application de phénomènes électriques plus ou moins connus.
- Certains de ces appareils onL déjà été exposés les années précédentes ou décrits ici même, et nous ne ferons que les mentionne]*; quant aux autres, nous nous proposons de les décrire sommairement, quitte à revenir ultérieurement avec tous les détails sur ceux que nous pensons devoir intéresser plus particulièrement nos lecteurs.
- Avant de commencer cette description, nous signalerons que le courant continu fourni aux exposants était produit par un moteur à essence, d’une puissance de a/, chevaux, de la Société anonyme des anciens établissements Panhard et Lcvassor, accouplé directement à-une dynamofrein à balance, du type bien connu créé autrefois par M. Deprez, et appliqué plus récemment, avec grand succès, par le commandant Krebs, à la mesure de la puissance des moteurs à essence à régime rapide.
- Ce groupe électrogène était, comme l’année dernière, disposé vis-à-vis de la porte d’entrée, et, à coté, les visiteurs ont pu remarquer un moteur à répulsion compensé système Latour, construit par les ateliers Thomson-IIouston. Ce moteur, destiné plus spécialement à la commande de machines tournant à vitesse constante, démarre sous charge comme moteur à répulsion, et une fois le démarrage opéré, la fermeture d’un simple interrupteur met les balais d’excitation en relation avec un enroulement auxiliaire disposé sur le stator. Le moteur continue alors à tourner à vitesse sensiblement constante, comme un moteur asynchrone ordinaire; la fermeture do Pin-lerruptcur peut d’ailleurs être opéré par un appareil à force centrifuge facile à concevoir. Nous n’insisterons pas sur ce moteur qui a été étudié ici même en détail (4).
- M. Louis Ancel avait exposé un certain nombre d’appareils destinés à la production et à l’utilisation des oscillations électriques et des rayons X. Parmi ces appareils, il convient de citer une bobine unipolaire verticale donnant »f>pm d’étincelle, avec son interrupteur rotatif, à contacts multiples, cuivre sur cuivre, fonctionnant sous no volts dans du pétrole, quelques
- {') Cf. .1. Betiiknod. Note sur le moteur shunt compensé monophasé, Eclairage Electrique, 1907, tome L, p. 149 ; tome LI, p. 110 el a52; et Ionie Lit, p. 73 et
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- appareils Ruhmer pour téléphonie sans fil, y compris un récepteur au sélénium avec réflecteur argenté (*), etc. Mais l’une des nouveautés les plus intéressantes (au moins en France) était sans contredit le groupe colonial transportable pour radiotélégraphie et rayons X ; ce groupe se compose d’une dynamo de la volts et 5 ampères, mue au moyen de pédales par l’intermédiaire d’une transmission à chaîne montée sur un cadre de bicyclette, et d’une bobine Ancel de i5cm d’étincelle enfermée entièrement dans une caisse à panneaux mobiles.
- Ce mode de commande, étant donné la faible puissance de la génératrice (6o watts utiles), et le fonctionnement intermittent, est parfaitement admissible, surtout dans les colonies où la main-d’œuvre est peu coûteuse; d’autre part, l’on évite ainsi les complications et le supplément de poids d’un moteur à essence ou à pétrole.
- La maison Alvergniat-Chabaud(J.Thurneyssen, successeur) avait exposé notamment deux appareils ingénieux, dus à M. P. Villard, le physicien bien connu, et basés sur le même principe : le radioscléromètre et le compteur de quantité pour rayons X.
- Le radioscléromètre de M. P. Villard est un appareil destiné à indiquer à chaque instant, par une lecture directe sur un cadran, la valeur du pouvoir pénétrant des rayons X.
- En principe, cet appareil est constitué par un condensateur double à armature centrale commune. Cette armature sert de filtre aux rayons X, et communique avec l’aiguille d’un électromètre dont les cadrans sont reliés aux deux armatures du condensateur et à une source à potentiel fixe.
- Si on envoie normalement dans le condensateur, du côté de l’une de ces armatures, un faisceau de rayons X, l’aiguille prendra une position d’équilibre exactement déterminée par le rapport des intensités d’ionisation produites de chaque côté de l’armature centrale; autrement dit,par le rapport de la quantité de rayons qui a passé au travers du filtre, à la quantité totale de rayons admise. Ce rapport ne dépend que du degré de pénétration du rayonnement étudié.
- L’indication donnée par cet appareil ne dépend en aucune façon de l’intensité des rayons ou de leur quantité. Si, par exenqde, on le met en pre-
- (') Voir l’Eclairage Electrique, iç)o5, tome XLV, p. 117 et 197.
- sence d’une ampoule maintenue à un degré de vide constant, la position de l’aiguille indicatrice reste fixe quand on modifld’éloigncmentde l’ampoule,; elle ne dépend pas non plus du temps pendant lequel fonctionne cette ampoule, c’est-à-dire de la quantité de rayons reçus.
- Il importe aussi de remarquer que la lecture ainsi faite est tout à fait indépendante de la nature de l'appareil actionnant le tube de Crookes (bobine avec interrupteur, transformateur à haut voltage, de machine statique, etc.),ainsi que delà nature de l’anticatliode et de l’épaisseur variable du verre de l’ampoule.
- On mesure ainsi la dureté des rayons X en dehors de l’ampoule dans les conditions mêmes de leur emploi.
- Si on intercale une feuille d’aluminium, un cahier de papier, etc., entre le tube et le radioscléromètre, la filtration des rayons est traduite par le déplacement de l’aiguille.
- L’appareil fonctionne avec le radium : l’équilibre est seulement plus long à s’établir.
- L’appareil se compose d’un électromètre spécial qui porte la boite sclérométrique en plomb au moyen d’un bras articulé permettant à ce tte boîte de prendre toutes les orientations et de se présenter toujours à peu près normalement à la direction générale des rayons X.
- La lecture se fait sur un cadran éclairé par l’intérieur à l’aide d’une lampe électrique de faible intensité lumineuse, et portant deux divisions, l’une en parties égales de o à 100, l’autre en degrés radiochromométriques Benoist.
- Le comptfcur de quantité pour rayons X de M. P. Villard est basé sur le même principe que le radioscléromètre.
- Il donne, par lecture directe sur un cadran divisé, la quantité de rayons X débitée par un tube de Crookes, mesurée en unités arbitraires. C’est, en un mot, un compteur totalisateur de rayons X, instrument que l’on n’avait jamais pu réaliser jusqu’ici.
- Un plateau D (fig. 1), communiquant avec l’une des paires de quadrants B d’un électromètre, et porté à un potentiel fixe par une source extérieure, est placé en face d’une électrode isolée E, communiquant avec l’aiguille mobile A dudit électromctre.
- Les rayons X, venant dans la direction de la flèche F, tendent à établir l’égalité de potentiel entre D et E.
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- Lorsque le potentiel en E atteint une certaine valeur, l’aiguille de l’électromètre se met en mouvement vers l’autre paire de quadrants C. Dans ce mouvement, l’index, solidaire de A, rencontre un contact qui met A au potentiel
- Fig. i. — Principe du compteur de quantité pour rayons X Villard.
- de C. L’aiguille revient alors en arrière et reprend sa position primitive jusqu’à ce qu’elle se charge à nouveau et refasse le même mouvement. Dans ce va-et-vient, l’index actionne le mouvement d’horlogerie M par l’intermédiaire du doigt L. L’aiguille de M progresse à chaque va-et-vient de la quantité correspondant à l’aller et retour de l’échappement.
- Un condensateur Q, relié à l’aiguille et à l’un des quadrants, sert à maintenir fixe le potentiel de cette dernière, pendant la durée de sa course.
- Des dispositifs accessoires assurent le départ de l’aiguille à partir d’un potentiel fixe et l’immobilise jusqu’à ce moment dans une position bien déterminée. Il en résulte (et cela est très important) que l’aiguille ne se met en mouvement qu’après que l’on ait reçu une quantité bien déterminée de rayons X.
- Les indications successives correspondent dès lors à des quantités de rayons X rigoureusement égales entre elles.
- M. Jules Armengaucl s’est attaqué au problème de la vision à distance ; il s’est proposé de réaliser un dispositif pour la décomposition de l’image lumineuse à transmettre tel que les diverses fractions de l’image agissent exactement pendant le même temps surl’organe sensible aux ondes lumineuses (cellule au sélénium, etc,.), de manière que la variation produite dans le courant électrique soit seulement fonction de la variation de l’intensité lumineuse de chaque élément de l’image. Dans ce but, l’inventeur utilise le mouvement des deux bandes cinématographi-
- ques sans fin se déplaçant, l’une horizontalement, avec une vitesse uniforme, l’autre verticalement d’un mouvement saccadé. Des fentes ou fenêtres sont ménagées sur ces bandes opaques et l’on projette, sur leur surface de croisement, formant obturateur, l’image de l’objet à transmettre. L’on conçoit que l’on puisse ainsi, grâce à un choix judicieux des vitesses de déplacement des bandes, des dimensions des fentes, de leur distance etc., découvrir successivement, en moins de i/iode seconde, les petits carrés de la surface projetée de l’image sur l’obturateur, déterminés par l’intersection des fentes verticales et des fentes horizontales. L’on balaye donc la surface totale de l’image projetée en un temps suffisamment court pour permettre d’utiliser, à la réception, la loi de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine, suivant un principe bien connu énoncé par les précédents inventeurs d’appareils destinés au même but (*). Cet ingénieux appareil répond bien au but poursuivi, mais malheureusement les principales difficultés du problème de la vision à distance ne résident pas dans la décomposition et la recomposition de l’image, mais bien dans la transformation correcte des variations de courant en variations lumineuses, et surtout dans la transformation inverse. On sait, en effet, que le sélénium possède une inertie extrêmement gênante qui limite la vitesse d’exploration à un tel point que, même pour la phototélégraphie,M. A. Korn a dû utiliser un dispositif compensateur. D’autre part, les autres procédés de transformation ne semblent pas encore avoir donné de résultats pratiques, et c’est surtout dans cette voie, à notre avis, que les recherches doivent être activées.
- M. R. Bernouilli présentait quelques expériences avec la pompe Gaede pour l’obtention rapide des vides élevés. Nous indiquerons ici sommairement le principe de cet intéressant appareil (fig. a). Un tambour horizontal A, dont la section par un plan vertical affecte la forme indiquée sur la figure, plonge à moitié dans un bain de mercure, et se trouve animé d’un mouvement de rotation continue autour de son axe, dans le sens de la flèche. Dans ces conditions, l’on voit aisé-
- (1) Voir notamment M. Leblanc [La Lumière Electrique, 1880, tome II, p. 477), L. Weiller (La Lumière Electrique, 1889, tome XXXIV, p. 335), L1 J.-H. Coblyn IL'Eclairage Electrique, 1902, tome XXXIII, p. 433), etc.
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- ment que, si l’on relie les ouvertures f (au moyen tl’un arbre creux par exemple) au récipient dans lequel l’on veut faire le vide, l’épuisement du gaz contenu dans ce récipient se fait très rapidement, et le vide obtenu est exceptionnellement élevé. Le tambour est en porcelaine, malgré la fragilité relative de cette matière ; des tambours métalliques, en fer notamment, n’ont pas donné satisfaction jusqu’ici, en raison de l’altérabilité du fer qui nécessite des nettoyages très fréquents. Dans les pompes nouveau modèle (iig. 2) des ouvertures
- Fig. 2. — Pompe à vide Gaede nouveau modèle.
- aaa, a'a’a’ ont été pratiquées dans les parois des canaux d’évacuation Z ; ces ouvertures sont obturées au moyen d’une bande de caoutchouc continue GG, et elles forment ainsi des soupapes de sûreté évitant la rupture du tambour par les coups de bélier en A, dus au choc des deux colonnes de mercure ZZ, qui se produisent lors des brusques rentrées d’air, par exemple. En outre, la présence de ces ouvertures facilite beaucoup le nettoyage de l’appareil.
- Les systèmes phototélégraphiques étaient représentés par les appareils Korn et Belin dont on trouvera plus loin une succincte description. Indépendamment de ces appareils que l’on pouvait voir fonctionner, M. Carbonnelle avait exposé quelques spécimens de téléautogravure obtenus avec un appareil de son invention. Sur un cylindre placé au poste de départ, est enroulée une feuille de métal, portant, tracés à la main, avec de l’encre grasse, les dessins à transmettre ; on peut d’ailleurs, au moyen de procédés spéciaux
- indiqués ci-dessous, remplacer ce tracé par une épreuve photographique. Un "second cylindre, identique au premier, et tournant synchroniquement avec celui-ci, est recouvert d’une couche de matière plastique ou de métal mou (cire, plomb, etc.) ou même de plusieurs couches de papier blanc séparées par du papier carbone. Un style en métal, animé d’un mouvement de translation analogue à celui d’un phonographe, appuie sur la surface du premier cylindre et sert à fermer ou à interrompre le circuit de transmission suivant qu’il se trouve en contact avec une région conductrice ou isolante. Le style de la station d’arrivée se compose d’un burin (ou d’une pointe mousse) actionné par un téléphone intercalé sur la ligne ; ce burin, qui frotte au repos sur le cylindre récepteur, est soulevé plus ou moins lorsque le courant passe, et comme il est également animé d’un mouvement de translation parallèle à l’axe du cylindre, l’on obtient en définitive une reproduction positive ou négative (suivant le procédé qui a servi à fixer l’image transmise). La reproduction des images à tons dégradés s’obtient d’ailleurs à l’aide des procédés basés sur les principes de la simili et de l’héliogravure, sur l’emploi de photographies au charbon sur support conducteur, etc. (*). L’appareil Carbonnelle est donc très simple ; il ne présente du reste, aucune nouveauté de principe réelle, soit au point de vue du transmetteur (indiqué précédemment par Caselli, Lenoir, Meyer, etc.), soit au point de vue du récepteur (employé déjà par Amstutz). Le principal mérite de l’inventeur réside surtout dans l’étude des détails et dans la mise au point de son appareil.
- (A suivre.)
- J.Reyval,
- (') Cf. J. Blondin. Autotélégraveur Carbonnelle. Bul-letin de la Société Internationale des Electriciens, juin 1907, p. 367.
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- T. II (2e Série). — N° 21.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’existence probable d’une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique. — A. Righi. — Atti délia R. Accad. dei Lincei, n° 3, a février 1908.
- Dès i858, Plücker avait remarqué que, lorsqu.’un tube de décharge à gaz raréfié est placé dans un champ magnétique suffisamment intense, il se forme un faisceau lumineux disposé suivant un tube de force magnétique comprenant toutes les lignes de force coupées par la cathode.
- Plus tard, Ilittorf avait observé le même phénomène, accompagné par la production d’une espèce d’hélice lumineuse renfermée dans le tube de force, et la même remarque a été faite ensuite par d’autres physiciens.
- On a l’habitude de considérer cette colonne lumineuse comme formée par des rayons cathodiques, c’est-à-dire des électrons, émis par la cathode suivant une direction qui ne coïncide pas avec celle du champ et se déplaçant suivant une hélice tracée sur un cylindre parallèle aux lignes de force, dont la section est inversement proportionnelle à l’intensité du champ. Si cette intensité est très grande, et si, comme on pense, les rayons cathodiques ne sont visible que grâce à la fluorescence qu’ils excitent dans le gaz, l’hélice pourra ne [pas être nettement visible et se confondre avec le cylindre.
- Tout récemment, M. Villard a été amené à penser que le faisceau lumineux de Plücker est formé par une espèce de rayons de nature inconnue auxquels il a donné le nom de rayons magnélo-cathodiques ('). Mais ses expériences, sauf une qui est très douteuse, peuvent également bien s’expliquer avec l’opinion courante.
- Reprenant toutefois cette idée, l’auteur a exécuté une longue série d’expériences, en grande partie nouvelles, et a pu se convaincre que ces rayons magnéto-cathodiques doivent réellement être quelque chose de différent des rayons cathodiques connus ; il en propose l’explication suivante :
- Dans un tube de décharge, on trouve en mouve-
- ^
- (') Cf. Bulletin de la Société Internationale des Elec-triciens, Février 1906, p. 45.
- ment des électrons, des atomes positifs, des atomes neutres, etc., et de continuels changements y ont lieu: des ionisations et des reconstitutions d’atomes neutres. On a toujours supposé que de la réunion entre un électron et un ion positif, il en résulte simplement un atome neutre qui restera neutre jusqu’à ce qu’il soit ionisé par une nouvelle collision. Or le point de départ de la nouvelle hypothèse est que, du rapprochement réciproque entre un électron et un ion positif, il puisse résulter, dans certaines circonstances, un système électriquement neutre dans son ensemble, mais différent d’un atome, et qui doit plutôt être considéré comme étant constitué par un ion positif et un électron cjui l’accompagne en tournant à une certaine distance autour de lui, à la façon d’un satellite autour de sa planète. Pour donner un exemple, la reconstitution d’un atome neutre pourrait correspondre à la chute d’une comète ou d’un aérolithe sur le soleil, tandis que la formation du système binaire dont nous venons de parler correspondrait au cas d’une comète étrangère au système solaire, que le soleil rendrait pour un certain temps périodique.
- L’auteur suppose donc que, dans certaines circonstances favorables, il puisse se produire de ces systèmes binaires constitués par un ion positif et plus ou moins ressemblant à un astre accompagné d’un satellite ou à une étoile double. La durée de ces systèmes sera naturellement précaire, puisqu’il suffit d’une collision pour les détruire, mais une fois qu’onadmet leur production, l’auteur démontre que, parmi tous les systèmes possibles, il en existe dont la stabilité est favorisée par un champ magnétique.
- Si maintenant on considère les électrons repoussés par la cathode et si l’on tient compte du fait connu que, dans les tubes de décharge, il existe des ions por sitifs qui se déplacent dans le même sens que les rayons cathodiques, on comprend que, le long de leur parcours, il pourra se former de ces systèmes binaires que nous venons de considérer. Ces systèmes continueraient à sc déplacer dans le champ magnétique et seraient précisément les prétendus rayons magnéto-cathodiques. Ils pourront donc se comparer à des solénoïdes électro-dynamiques ou à des solénoïdes magnétiques très flexibles, et c’est
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- pour cette raison que l’auteur adopte pour eux la dénomination de rayons magnétiques.
- De nombreuses expériences exécutées dans ce but semblent venir à l’appui de cette théorie, et l’auteur se proposé d’en faire prochainement l’objet d’une publication plus étendue (1).
- G. A.
- Sur la production de forces èlectromotrices périodiques de faible amplitude suivant une loi arbitraire. — L. Baumgardt. — Physikalische Zeitschrift, i5 avril 1908.
- L’on a parfois besoin d’obtenir une force électromotrice périodique de faible amplitude dont les variations suivent une loi arbitraire ; l’auteur propose à cet effet le dispositif suivant. Un conducteur rectiligne tourne autour d’un de ses points comme centre avec une vitesse angulaire constante u> ; ce conducteur s’appuye en tournant sur deux autres conducteurs, lesquels sont situés dans un plan perpendiculaire à l’axe de rotation, chacun d’eux étant replié suivant une courbe fermée. En outre, l’on produit un champ magnétique uniforme suivant la direction de l’axe de rotation. Dans ces conditions, la longueur du conducteur rectiligne, comprise entre les deux points de contact avec les conducteurs fixes, variant à chaque instant, la force électromotrice
- pjg, j< Production d’une force électromotrice périodique
- d’allure triangulaire.
- le tracé suivant lequel ont été repliés les conducteurs fixes. Un exemple fera mieux comprendre le principe de la méthode : en p (fig. i) est représenté le conducteur rectiligne tournant autour de l’un de ses points; les deux courbes fermées, sur lesquelles s’appuye ce conducteur, se coupent en des points b où l’on a intercalé sur la courbe a un petit secteur isolant, afin d’éviter tout court-circuit entre les deux courbes, et sont reliées respectivement à chacun des pôles du circuit d’utilisation (figuré à gauche de la figure). Dans le cas présent, l’on s’est proposé d’obtenir une force électromotrice périodique de forme triangulaire, aussi l’on a constitué l’une des courbes par un
- cercle de rayon constant R =
- tandis que la
- courbe a se compose de deux portions symétriques, ayant chacune pour équation polaire
- /— vV,
- tf étant l’angle que fait le vecteur r avec la verticale.
- La force électromotrice induite par le flux coupé par la portion utile du conducteur pivotant p a alors pour expression (*) (K étant une constante) :
- E = K (R2 — i'2)
- tant que (p = wf varie entre o et ic : lorsque <p varie entre ir et % it, la formule devient évidemment
- e = k(»-t)-
- de sorte que le problème proposé est résolu. L’auteur examine encore d’autres solutions de ce problème et de celui où l’on veut obtenir une tension rigoureusement sinusoïdale. Dans ce dernier cas, l’on peut, par exemple, sur la figure i, rendre le diamètre du cercle égal à i, et prendre pour équation polaire des courbes a la relation
- r = \/1 — cosç,
- d’où
- développée entre ces deux points peut suivre une loi arbitraire, à condition de choisir convenablement
- E = K (R2 — !•*) = K cos<p.
- (') A ce sujet nous rappellerons que le professeur ) Righi a présenté dernièrement (amphithéâtre de la Sorbonne) une importante communication, avec expériences, sur les rayons magnétiques, à propos de la séance de Pâques de la Société Française de Physique 24 avril 1908.
- (') Il suffit d’appliquer la formule bien connue :
- E = /)R II vdx = frulla>xdx,
- Il étant l'intensité uniforme du champ magnétique, et v la vitesse linéaire en un point du conducteur. (N.D.T.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (28 Série). — N° 21.
- On peut encore' obtenir des résultats analogues avec une seule courbe fixe sur laquelle frottent deux conducteurs radiaux tournants, isolés l’un de l’autre, et décalés d’un certain angle constant a. Entre les points de ces conducteurs situes sur l’axe de rotation il existe alors une tension périodiqne d’allure arbitraire. Si, par exemple, la courbe fixe se compose de deux cercles dont le point de tangence est
- 7C
- situé également sur l’axe de rotation et si a = -, l’on
- vérifie aisément que la tension engendrée est sinusoïdale et a une fréquence 2 w (').
- P. S.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Echauffement des moteurs ventilés ou enfermés. — Wilson Hartnell. — Institution of Elec-trical Engineers (section locale de Leeds).
- L’auteur fait remarquer que le trait caractéristique de l’évolution du moteur à courant continu dans les i5 dernières années est une décroissance continuelle des dimensions pour une puissance donnée. Dans les machines modernes, la chaleur produite par les pertes dans les dents et dans les disques d’armature est importante, et, pour ne pas l’exagérer, il faut limiter la vitesse périphérique. L’échauffement dû aux balais de charbon est considérable avec les bas voltages. Avec une vitesse périphérique de 5oo‘"par minute, la perte due au frottement et à la chute de tension entre le charbon et le cuivre, peut facilement atteindre l'i/a à i 3/4 watts par « ampère par balai ».
- La chaleur ainsi produite ne peut être évacuée que par l’une des voies suivantes : échauffement du moteur, radiation, convection grâce à une atmosphère plus froide; c’est ce qu’on désigne sous le nom de ventilation.
- L’importance relative de ces différents facteurs suivant la puissance est indiquée parles courbes de la figure i.
- On verra que la surface de refroidissement par watt d’un moteur au-dessous de 5 IIP est à peu près double de celle d’un moteur dans les environs de 5o chevaux.
- (f) La faiblesse des tensions engendrées et la difficulté d’obtenir un champ H parfaitement uniforme semblent devoir limiter les applications de ces ingénieux dispo. si tifs. (N. D. T.)
- Quand on a besoin d’un moteur enfermé, au-dessus par exemple de 3 HP, le moyen ordinaire d’obtenir une surface refroidissante suffisante consiste à prendre un tyjm plus fort, c’est-à-dire à réduire la puissance disponible. Cela donne un moteur coûteux; il y a un moyen plus économique qui consiste à recouvrir un
- 80 90 100
- H. P.
- Fig. i. — Effets produits par divers facteurs sur la ventilation. — I. Puissance en chevaux. Multiplier les ordonnées par îo. — II. Surface du moteur (enfermé; en pouces carrés. Multiplier les ordonnées par i ooo. — III. Perte en watts il pleine charge. Multiplier les ordonnées par i ooo. — IV. Surface de refroidissement par watt perdu (en pouces carrés). — V. Poids en livres.Multiplier les ordonnées par ioo. — VI. Pertes en % de la pleine charge (moteurs ouverts). Multiplier les ordonnées par io.
- moteur ordinaire d’une mince carcasse en tôle, avec de larges portes de visite.
- En ce qui concerne la ventilation, jusqu’à io chevaux pour maintenir la température au-dessous de 72°, il faut environ omc,3 par cheval et par minute, cette quantité pouvant s’abaisser jusqu’à omc, 19 pour les moteurs au-dessus de 3o chevaux.
- L’expérience montre que, pour les moteurs puissants entièrement enfermés, à ventilation forcée, il est nécessaire, pour éviter une élévation de température au-dessus de 72°, de doubler comparativement le volume d’air passant dans le moteur.
- En ce qui concerne le mode de refroidissement, les moteurs électriques peuvent se diviser en 8 classes :
- i° Entièrement ouverts, avec paliers reposant sur un socle, ce qui convient pour dé gros moteurs, par exemple, au-dessus de 100 chevaux;
- 20 Protégés et ouverts, les paliers étant portés par des flasques ouvertes à chaque extrémité de la carcasse magnétique — 100 à 2 chevaux ;
- 3° Fermé, et ventilé, comme aux 20, mais les ouvertures étant couvertes d’un réseau de métal perforé. Si les mailles1 sont trop étroites, la ventilation se trouve grandement compromise, et de plus, des
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- mailles sont exposées à se boucher par la poussière ; le moteur est alors en danger ;
- >'• 4° Gomme aux 2° et 3°, mais avec un courant d’air forcé, au moyen d’ailettes de ventilateur disposées sur l’axe;
- 5° Totalement enfermés. Nécessités dans certains cas; il est urgent alors de consentir à une réduction considérable sur la puissance disponible ;
- 6° Moteurs a protégés » placés dans une enveloppe en tôle ; ou mieux
- 7° en toile métallique;
- 8° Moteurs enfermés avec ventilation artificielle; quand l’atmosphère étant particulièrement impure, il est nécessaire d’aller chercher à l’extérieur un air non mélangé.
- Ceci se présente aussi quand l’atmosphère peut devenir inflammable, et qu’il y a lieu d’y soustraire le moteur. La fermeture complète, avec ventilation forcée, a été employée pour refroidir de très grosses machines ; de l’air froid étant puisé au dehors et l’air chaud refoulé au dehors également.
- Des essais ont été faits pour apprécier la réduction de puissance résultant pour un même échauffe-ment du fait d’enfermer le moteur. 11 semble qu’au-dessous de 3 chevaux, cette diminution de puissance est inappréciable. Mais on peut dire qu’un moteur de 20 chevaux enfermé ne doit pas être compté pour beaucoup plus qu’un moteur de io chevaux à l’air libre. Un moteur de 5o chevaux à l’air libre ne reste dans des limites permises d’échauflement du collecteur que jusqu’à 20,5 chevaux, s’il est enfermé.
- Heuree
- Fig. 2. Courbes d’échauflement et de refroidissement.
- La courbe (lig. 2) donne, dans sa première partie, 1 a loi d’échauflement d’une bobine d’excitation surchargée, dans sa partie concave le temps minimum nécessaire pour retourner à une température donnée, quand le courant a été coupé. Si l'on part d’une température’ AB donnée, 80 F., par exemple, l’on
- voit que AB donne le temps d’échauflement nécessaire pour atteindre un accroissement BE de température, tandis que CD est le temps nécessaire pour revenir à la température initiale. Pour les hautes températures, l’on a AB>GD, tandis que pour les basses, l’on a GH < KL.
- L’auteur considère comme une erreur d’enfermer les moteurs (classe 5) sauf les très petits, ayant remarqué que la conservation des moteurs ouverts est très satisfaisante, même dans des conditions très défavorables.
- . P. B.
- ARCS, LAMPES ÉLECTRIQUES, PHOTOMÉTRIE
- Sur Vaction du courant alternatif dans les lampes à incandescence à filament de tantale. — O. Scarpa. — Atti dell’Associazione Elettrotecnica Ilaliana, fasc., 1908.
- Il est connu depuis longtemps que les lampes à tantale, alimentées avec du courant alternatif, ont une durée beaucoup moindre que celles alimentées à courant continu.
- L’auteur avait remarqué que dans les filaments métalliques longuement soumis à l’action du courant continu, la surface du filament prenait un aspect granuleux, trahissant l’existence d’une structure cristalline et donnant ainsi la raison de la fragilité du filament. Il fut donc amené à penser que la courte durée de ces filaments fonctionnant à courant alternatif pouvait dépendre de la formation de l’état cristallin dans le filament même.
- Or, parmi les causes qui favorisent la formation de cet état, il faut surtout remarquer les hautes températures et les vibrations mécaniques. L’action de la température étant ici à exclure, puisqu’elle se manifeste également avec lès deux espèces de courant, l’auteur a réussi à démontrer l’existence, dans les lampes à courant alternatif, de vibrations dépendant des actions électrodynamiques mutuelles des différentes branches rectilignes du filament, qui tendent, lors du passage du courant, à se disposer parallèlement les unes aux autres. La résultante de toutes ces forces ne s’annule que pour la valeur instantanée nulle du courant. Les différents éléments du filament seront donc soumis à des vibrations de fréquence double de celle du courant.
- On reconnaît par l’expérience l’existence de ces
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- vibrations en examinant à l’aide d’un microscope des fdaments de lampes fonctionnant à courant continu et à courant alternatif. La largeur apparente du filament est beaucoup plus grande dans le second cas que dans le premier, et les régions les plus lumineuses de l’image sont aux bords au lieu d’être au centre, ce qui, à cause de la persistance des images sur la rétine, dépend évidemment d'une rapide vibration transversale à laquelle le filament est soumis. La largeur apparente du filament redevient normale dans les parties qui sont retenues fixes, par exemple aux points oi\il est soudé aux électrodes.
- Les filaments ayant longtemps fonctionné à courant alternatif, examinés au microscope, se montrent composés d’un grand nombre de tronçons séparés par des surfaces de rupture très nettes et disloqués les uns par rapport aux autres. On comprend que le développement excessif de chaleur dans les fractures favorise la volatilisation locale du métal et la désagrégation du filament.
- Au contraire, les filaments ayant fonctionné à courant continu présentent simplement une surface quelque peu granuleuse, sans fractures ni dislocations.
- De ce qui précède, il résulte que, pour prolonger la durée des lampes à tantale soumises à du courant alternatif, il faut s’approcher autant que possible du parallélisme entre les différentes branches du filament, et rendre leur période propre de vibration différente de celle du courant afin d’éviter les interférences.
- G. A.
- BREVETS
- Four électrique a réduction pour le traitement de l’alumine parle charbon. —E. Viel. — Brevet américain n° 883 594, 3i mars 1908.
- Pour réduire l’alumine, la silice, la magnésie, le chrome, etc, par le charbon dans le four électrique, les conditions suivantes sont nécessaires :
- i° Elever la température à peu près au point de décomposition en utilisant l’oxyde et le carbone finement pulvérisé et dans les proportions définies ;
- 20 Transporter immédiatement le métal réduit de la zone à haute température dans une zone à basse température (dans le cas de l'aluminium, ces températures sont respectivement de 3 ooo° et 8oo° C.) On continue ainsi l’opération en remettant du mélange dans la zone à haute température. Le four breveté a des parois en charbon ; la sole est fortement
- inclinée et possède à sa partie la plus basse devant le trou de coulée une circulation d’eau. La matière est placée au haut du four dans une trémie qui communique à sa partie inférieure à la chambre d’une vis hélicoïdale entraînant les matières dans la chambre de fusion.
- Les deux électro-aimants montés sur les porte-électrodes agissent sur l’arc qui éclate à l’intérieur du four, de façon à le ramener vers la matière en fusion. E11 adaptant convenablement les ampère-tours des bobines, on peut diriger l’arc dans une zone déterminée de la sole, de telle sorte que les matières arrivent rapidement à la zone de haute température et l’aluminium réduit descend très rapidement vers la zone refroidie. On peut, dans ce four, traiter des silicates ou d’autres produits pour obtenir des alliages tels que ferro-chrome, ferro-silicium, etc.
- Four a carbure de calcium. — E. Appleby. — Brevet américain n° 882 733,24 mars 1908.
- Le four se compose d’un creuset formé de deux corps cylindriques superposés verticalement ; le corps supérieur reçoit le mélangea réduire et sert en quelque sorte de trémie pour distribuer la matière au creuset inférieur où se font les opérations. Deux électrodes pénètrent dans le creuset au bas du corps supérieur, tandis que le corps inférieur forme récipient pour le carbure achevé. Le corps inférieur peut être détaché du corps supérieur et être amené à la sole ou au four de refroidissement ; il sert donc ainsi de lingotière.
- Four à acide nitrique. — H. Pauling. — Brevet américain 882 g58, 24 mars 1908.
- Le trait caractéristisque est la combinaison d’un four électrique avec un four à gaz régénérateur. Le four consiste en une chambre chauffée dans laquelle l’arc se forme, et une ou plusieurs paires de régénérateurs chauds entourant la chambre. L’air, après avoir traversé la zone où agissent les décharges, passe à travers les régénérateurs et ainsi la quantité de vapeurs produites se trouve augmentée. De l’air frais chauffé par les régénérateurs est alors ajouté, et le cycle recommence.
- Procédé pour la génération d’oscillations électriques non amorties. — Eisenstein. — Brevet français 110 379 400, publié le 6 novembre 1907.
- L’on connaît le procédé Duddell et les procédés dérivés pour la génération d’oscillations entretenues au moyen d’un circuit oscillant branché aux bornes
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- d'un arc à courant continu. L’obligation de se servir de courant continu limite évidemment la tension admissible, et, d'autre part, elle entraîne l’emploi de machines plus délicates que les alternateurs usuels. Le montage que l'on va décrire a pour but de remédier à cet inconvénient. Il est basé sur le principe suivant :
- Considérons un arc à courant continu dont l'anode est métallique, tandis que la cathode est formée par un crayon de charbon ; l’on sait qu'un arc ainsi constitué devient très instable si l’on renverse le cou-
- Fig. i. — Procédé pour la génération d’oscillations électriques non amorties.
- rant; si l’on dispose à la place de l’anode unique deux électrodes métalliques reliées à une source de courant alternatif, de telle sorte que les potentiels
- respectifs de ces électrodes soient à chaque instant égaux à des signes contraires pay rapport au crayon de charbon, l'on constate ainsi que l'arc jaillit tantôt entre l’une de ces électrodes et le crayon de charbon, tantôt entre l'autre électrode et ce crayon, de manière, que ce crayon demeure toujours négatif pour chaque alternance.
- Le montage de la Figure i réalise ce principe; en M est représenté l'alternateur et en T un auto-transformateur dont le point central est relié à la cathode unique,tandis que les extrémités sont en communication avec les deux anodes métalliques; de cette manière, les potentiels absolus de ces dernières électrodes sont bien à chaque instant égaux et de signes contraires, par rapport à celui de la première (*). Pour intéresser les deux demi-ondes à la production des oscillations entretenues dans le circuit excitant l’antenne À, les condensateurs G sont doubles.
- On peut évidemment imaginer un montage analogue avec emploi de courants ^-phasés ; il y a alors q anodes et q condensateurs, avec toujours une seule cathode reliée au centre d'un auto-transformateur ÿ-phasé en étoile.
- (l) En réalité, ce principe est analogue à celui appliqué dans les redresseurs à mercure. (N. D. L. R.)
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Die Glèichstrommaschine, Konstrucktion, Derechnungund Wirkungsweise.(Lamachine a courant continu, construction, calcul et fonctionnement), tome II, parE. Arnold, 2e édition complètement i*emuuiéc.-— i volume in-8° de 6oo pages avec i3 planches, de nombreux tableaux, et 5o2 figures. — Julius Springer, éditeur, Berlin. —- Prix : relié toile, vj5 francs.
- Tous' nos lecteurs connaissent les ouvrages du professeur Arnold, directeur de l’Institut Electrotechnique de Karlsruhe. Qu’il s’agisse de l'étude du courant alternatif ou des machines à courant continu. M. Arnold est toujours inspiré par la meme préoccupation, donner à son œuvre une valeur industrielle et pratique. Les phénomènes essentiels et accessoires dont les machines électriques sont le siège, de même
- que les procédés de construction ou les méthodes de bobinage sont envisagés d’un meme point de vue. On pourra discuter le plan des,livres et leurs qualités pédagogiques ou se demander si certaines théories ne pourraient être simplifiés ou condensées ou même remplacées par des approximations fort acceptables, mais on reconnaîtra unanimement que la lecture de ces
- consciencieux travaux est non pas seulement profitable,
- mais bien indispensable, à tous ceux qui veulent étudier et construire des machines électriques. C'est donc à la fois un ouvrage d’enseignement et un excellent guide industriel. Le présent volume surtout renferme une grande abondance de renseignements pratiques, et il faut peut-être moins le considérer comme une seconde édition du livre paru il y a trois ans que comme un ouvrage inédit. On se rap-
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- pelle (*) que la première partie de ce traité est consacrée à l’étude générale de la dynamo électrique (et à l’examen de leurs méthodes d’essai. C’est notamment dans la plus récente édition de cette première partie que l’auteur a exposé tous les phénomènes de la commutation en introduisant certaines hypothèses sur les conditions même de cette commutation et la loi de variation du courant de court-circuit. Il avait là traité cette importante question suivant une méthode bien connue en recherchant les expressions des forces électromotrices engendrées dans les spires en court-circuit soit par le flux dû à la réaction de l’induit, soit par l’induction propre et par l’induction mutuelle des spires intéressées (2).
- •Le tome second est plus spécialement consacré à la construction et au calcul des dynamos. Dans les neuf premiers chapitres, l’auteur étudie les différentes parties de la machine, les induits, les bobinages et leur exécution, les carcasses, pôles, bobinages d’excitation, de compensation, les pôles de commutation, les arbres, paliers etc. L’équilibrage des rotors à grande vitesse fait l’objet d’un exposé spécial et complet et cela se justifie par l’importance qu’a prise cette question depuis que la commande directe par turbines à vapeur ou machines à grande vitesse s’est généralisée. Quatre chapitres contiennent ensuite un exposé de la marche à suivre dans le calcul des machines, accompagné d’indications fort précises sur le choix des valeurs plus ou moins arbitraires qui ont souvent une grande influence sur le bon fonctionnement ou sur le prix de revient des machines. L’on y trouvera l’étude des bobinages de compensation et des pôles de commutation fort employés dans la construction des dynamos à grande vitesse et dans les machines à fort débit dont on augmente ainsi la capacité. L’application des méthodes données par le calcul de la commutation a permis à l’auteur de revenir sur les méthodes elles-mêmes et de les compléter sur certains points. Les corrections faites pour rendre plus concordants les résultats du calcul avec les données fournies par des essais ont amené l’auteur
- (*) Pour la bibliographie du tome 1, voir Y Eclairage Electrique, 1907, tome L, p. 60.
- (2) Nous ne discuterons pas ici les mérites respectifs de la théorie de M. Arnold et de celles de MM. Latour, Menges, Rüdenberg, Riebesell, etc., renvoyant à ce sujet aux articles parus ici-même.
- à modifier les valeurs limites, données dans le premier volume pour la tension de réactance.
- Si Ae0 représente la force électromotrice induite dans les spires en court-circuit lorsque les balais sont dans la ligne neutre et la môme grandeur lorsque les balais sont décalés par rapport à celle-ci, on ne doit pas dépasser, suivant l’auteur, les limites suivantes : pour Ae„, 12 volts dans les machines en série avec balais sur la ligne neutre géométrique ; 10 volts dans les machines en dérivation et dans les mêmes conditions.
- Quant à Ae„ il ne faudrait pas dépasser 9 volts.
- Un chapitre entier est consacré à l’application des méthodes de calcul à 4 machines de diverses puissances et ce chapitre est complété par un long tableau récapitulatif, tableau qui peut utilement servir de guide (*), et où sont groupées méthodiquement toutes les grandeurs qui interviennent dans le calcul.
- L’étude des dynamos est complétée par celle du fonctionnement des moteurs et des particularités de leur construction. Trois chapitres sont encore consacrés au calcul des rhéostats de démarrage et enfin les machines spéciales, à courant constant, à tension constante et vitesse variable, groupes compensateurs et groupes de démarrage sont décrits dans leur principe et dans leur fonctionnement.
- Tout ce travail est accompagné, de notes bibliographiques nombreuses renvoyant le lecteur aux articles originaux parus au jour le jour, surtout dans la presse technique allemande, sur les diverses questions traitées dans ce livre.
- L’important travail d’ensemble qui a fait à l’Institut de Karlsruhe, les trois volumes de la Wech-selstromtechnik et les deux volumes de la Gleich-stromtechnik, travail auquel il faut ajouter le concours efficace et permanent apporté à l’industrie, est en réalité une œuvre collective organisée et dirigée par le professeur Arnold ; elle lui a été sans doute suggérée par l’expérience personnelle des méthodes d’organisation et de la discipline industrielles, expérience qu’il avait acquise dans la carrière industrielle qui a précédé sa carrière dans l’enseignement technique.
- J. D.
- (*) Des tableaux se vendent à Berlin chez J. Springer éditeur.
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- VARIÉTÉS
- DE LA FORMATION TECHNIQUE DES INGÉNIEURS
- PAU LA HEGLEMENTATION DES STAGES DANS l’iNDCSTHIE (l) (Fin) .
- Il ne nous paraît pas que nous devions trouver le remède dans les solutions proposées par M. Barbczat. Les résultats obtenus en d’autres pays, en Allemagne ou en Angleterre, ne suffisent pas à démontrer que le même régime serait appliqué chez nous avec un égal succès. Nos esprits réclament dans l’ensemble beaucoup plus de synthèse et d’idées générales, et il serait difficile de ne pas y satisfaire. Sans compter que cette culture scientifique n’est point incompatible avec les attributs et les nécessités de la technique. A cet égard, nous atténuerons la distinction faite par M. Blondel entre la Science et la Technique. Sans doute, leurs objets sont essentiellement différents, mais l’éducation scientifique donne à l’esprit une telle souplesse, de telles facultés de pénétration et d’analyse qu’elle devient par la technique une inspiratrice dont celle-ci ne saurait se passer.
- Tous les techniciens de valeur reconnaîtront sans peine au fond d’eux-mêmes un esprit scientifique dont la contribution à leurs travaux ne peut être niée. Et c’est peut-être ce qui explique que chez nous l’industrie se doit en général à elle-même les progrès qui l’orientent vers l’avenir. En Allemagne, au contraire, l’impulsion vient des Universités techniques; les ingénieurs ne sont que des agents d’exécution, qui réalisent plus ou moins heureusement les découvertes faites au sein des Ilochschulen. C’est là un fait remarquable sur lequel on ne saurait trop attirer l’attention.
- Quant à songer, comme le proposait encore M. Barbezat, à parfaire la formation des ingénieurs par un séjour dans les Écoles techniques étrangères, c’est une solution qui nous paraît tout à fait impossible pour des raisons d’ordre pratique que Ton comprendra sans peine.
- Il nous semble, au contraire, que l’indispensable complément des études d’ingénieur, c’est le stage dans l’industrie. C’est de ce côté qu’il convient (*)
- (*) Cf. La Lumière Electrique, tome I (a® série), p. 289.
- de chercher la solution la meilleure et la plus rapide.
- En fait, les stages industriels ne seraient point à innover de toutes pièces. Sous des formes très diverses, mais encore imparfaites, ils sont d’une application déjà répandue. Certains chefs d’industrie, soucieux de la formation de leurs agents techniques, ont pris l’initiative de leur imposer, avant de les mettre à l’œuvre, un stage préalable. Ils estiment, non sans raison, que, dans l’état actuel de l’Enseignement technique, le diplôme n’offrant que des garanties illusoires, il importe de façonner le jeune ingénieur en le soumettant à un contact prolongé avec les réalités de la pratique industrielle. C’est ainsi que nos plus importantes maisons de construction et d’exploitation électriques ont prévu, à l’origine de leur hiérarchie technique, le modeste échelon des ingénieurs stagiaires. Leur exemple est une prime à l’institution des stages et mérite d’être suivi.
- Et, cependant, il faut reconnaître que les résultats obtenus jusqu’ici ne sont pas très satisfaisants. Les chefs d’industrie qui ont innové ces stages en sont à regretter déjà les sacrifices qu’ils se sont bénévolement imposés. D’aucuns même renoncent à poursuivre cet essai, ils réduisent peu à peu l’effectif de leurs stagiaires avec l’intention bien résolue de les supprimer complètement.
- Mais cet état de choses s’explique. 11 arrive en effet souvent, et il faut le regretter, que le stage n’a d’excellent que son principe. En fait, il est organisé d’une manière si peu rationnelle, disons même il est si peu organisé, que les jeunes ingénieurs ne peuvent en retirer de grands avantages. Leur apprentissage à l’usine se réduit à la vision superficielle, quelquefois incohérente d’un ensemble de faits dont le sens leur échappe. Et, tout comme les ouvriers, ils doivent se contenter de notions empiriques, glanées çà et là, au lieu d’être soumis à une initiation raisonnée progressive et vraiment technique.
- Le stage en effet ne peut remplir son but que
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- s’il est l’adaptation systématique de renseignement reçu dans les écoles. Malheureusement le trait d’union manque ; dans l’esprit du stagiaire les notions pratiques d’aujourd’hui ne font que se juxtaposer aux connaissances théoriques d’hier au lieu de s’amalgamer étroitement avec elles.
- Cette discontinuité provient de ce que le stagiaire se trouve dans l’usine trop abandonné à lui-même. Sa seule initiative ne suffît pas à établir une corrélation certaine entre les notions qu’il a apprises et les réalités qu’il observe. Il lui manque l’assistance continue de maîtres, s’appliquant à diriger ses efforts. Nous sommes bien loin de partager l’opinion désinvolte de ceux qui prétendent qu’il n’est meilleur système que de laisser le stagiaire « se débrouiller tout seul. » C’est là un paradoxe dangereux. C’est précisément à cette formation autonome que nous devons l’insuccès actuel des stages.
- Ils pourraient, au contraire, donner d’excellents résultats s’ils étaient, moyennant une réglementation d’ailleurs facile, mieux appropriés à la formation des ingénieurs. C’est le sens de cette réglementation que nous nous proposons d’esquisser seulement.
- Il importe avant tout de ne pas se méprendre sur le véritable caractère du stage. Ce doit être un stage d’adaptation, non de spécialisation. Il doit prétendre à la formation technique générale du jeune ingénieur, et non à son initiation en vue d’un service spécial. Nous avons assez dit. combien nous paraissait néfaste cette spécialisation hâtive qui n’a d’autre effet que de limiter la compétence de l’action du futur ingénieur. D’ailleurs, peut-il vraiment se spécialiser en connaissance de cause dès son arrivée dans l’industrie? Ses études lui ont bien suggéré quelques préférences, mais elles se démentent parfois dès que lui apparaissent les difficultés de la pratique. Il ne peut raisonnablement se prononcer sur la meilleure orientation à donner à son activité qu’après avoir confronté ses connaissances théoriques avec les réalités industrielles. De même lui faut-il avoir éprouvé ses aptitudes par leur mise, en œuvre dans le milieu si malaisé où elles devront s’exercer.
- Car voilà bien le vrai caractère du stage. Il doit être, en même temps que la matérialisation des idées trop spéculatives acquises en cours d’études, la première répétition sur scène de ce rêle si
- complexe de l’ingénieur, à peine appris dans les Ecoles.
- Aussi nombreuses sont-elles les obligations professionnelles envers lesquelles un stage judicieusement conçu doit prémunir le jeune ingénieur.
- CONNAISSANCES TECHNIQUES
- Le stage doit lui permettre de compléter et de préciser ses connaissances techniques et surtout le faire sortir du monde d’idées trop abstraites dans lequel il a vécu jusqu’à ce jour. Il faut qu’il puisse se rendre compte comment l’industrie tire parti des notions qu’il possède et surtout avec quelle prudence les ingénieurs se servent des données approximatives de la technique pour obtenir des résultat^ de toute sécurité. Aussi faut-il lui donner l’occasion de suivre de près le travail si délicat de l’ingénieur, travail où le bon sens doit constamment intervenir pour mitiger l’absolu des lois scientifiques et les corriger suivant les contingences dont elles se désintéressent. Dans le même ordre dfidées, l’usiné ne doit pas lui paraître partagée en deux mondes distincts, indépendants. Si les ateliers ont pour mission de réaliser strictement les projets établis dans les bureaux techniques, ceux-ci ont pour obligation de subordonner leurs conceptions aux possibilités d’une réalisation vraiment pratique et aussi aux moyens d’exécution dont dispose spécialement l’usine.
- C’est pourquoi le stagiaire ne devrait pas rester confiné dans les ateliers. Ne pourrait-on) de temps à autre, et seulement à titre provisoire, l’admettre dans un service technique, afin de l’initier au calcul des machines et à la discussion des avant-projets. Il n’y a que l’ingénieur qui puisse, avec un juste sentiment des difficultés, lui montrer suivant quelles approximations l’on peut arriver à équilibrer les parties constitutives cl’une machine, de manière qu’elles contribuent dans des proportions favorables à lui assurer un rendement économique et un bon fonctionnement.
- Nous ne pouvons croire que la présence momentanée de stagiaires dans les bureaux techniques serait une telle cause de perturbation que ce soit une mesure nécessaire de leur en refuser l’accès.
- Quoi qu’il en soit, il faut au moins mettre à la
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- disposition du stagiaire tous les documents propres à lui donner une idée exacte du mode d’action de l’ingénieur, l’étude des spécifications et des nomenclatures, l’examen des plans lui permettant de reconstituer la genèse d’une machine.
- De toutes façons, il est indispensable de provoquer un contact aussi fréquent que possible entre le stagiaire et l’ingénieur lui-même. Nous ne saurions assez insister sur la nécessité de ce rapprochement. Chaque fois qu’un ingénieur intervient dans les ateliers, ce devrait être pour lui une obligation d’intéresser le stagiaire aux machines en construction, aux appareils en usinage, aux difficultés techniques résolues dans leur conception, aux difficultés d’ordre pratique qui surviennent maintenant dans leur réalisation. Quelques idées caractéristiques énoncées par le technicien seraient pour le stagiaire un appoint plus profitable que plusieurs heures de méditation solitaire en présence d’un ensemble de détails parmi lesquels se perd son observation.
- Enfin, dans les maisons importantes qui hospitalisent un certain nombre de stagiaires, il serait à désirer qu’on donnât à ce rapprochement une forme systématique. Sans que l’usine dégénère en une « Ecole à Stagiaires », il serait certainement possible de les grouper, une ou deux fois par semaine, sous la direction d’un ingénieur compétent qui leur transmettrait toutes les instructions relatives aux types de machines et d’appareils dont la maison se fait une spécialité.
- Ces instructions seraient, en quelque sorte, les premiers commandements du futur ingénieur.
- CONNAISSANCES I’ItATIQUES
- Ici, un point essentiel à établir. Le stagiaire n’est point dans les ateliers pour apprendre à travailler, mais pour se rendre compte du mode de travail des ouvriers, des méthodes professionnelles d’exécution et aussi des difficultés auxquelles peuvent se heurter contremaîtres et ouvriers dans la réalisation des plans émanant d’ingénieurs trop théoriciens.
- Cette considération doit seule déterminer sa conduite. Doit-il travailler et participer aux différentes opérations de l’usinage et du montage des machines ou bien faut-il ne prendre que des notes et relever des croquis ? C’est là une question de pure appréciation personnelle. Tel
- stagiaire, adroit de scs mains, ne dédaignera pas se mettre à l’ouvrage et s'efforcera de seconder utilement l’équipe à laquelle il est adjoint. Tel autre, désespérément inhabile à tout travail manuel, préférera ne pas se dépenser en vaines tentatives et ne pas perdre son temps. Son incapacité personnelle pourrait lui suggérer des idées fausses sur la main-d’œuvre. Mieux vaut qu’il se documente auprès des contremaîtres et des ouvriers les plus entendus.
- Dans tous les cas, il faut qu’on lui laisse une certaine liberté d’action, de manière qu’il puisse régler sa conduite suivant ses besoins. Il serait cependant excessif de le livrer à son entière initiative. Il faut que chefs d'ateliers et contre, maîtres aient le droit de lui imposer certains travaux jugés utiles à son apprentissage, sans l’astreindre toutefois à une participation manuelle de tous les instants. Il importe de lui laisser le loisir de se recueillir et de mettre au point les problèmes qui l’intéressent.
- C’est une erreur grossière de considérer ces périodes de méditation comme des accès de paresse et ce serait une mesure arbitraire de les contrarier. Si nous insistons sur une vérité aussi évidente, c’est pour faire entendre qu’elle est souvent méconnue.
- Il serait donc illusoire de formuler une réglementation précise sur le rôle du stagiaire dans les ateliers et de dire à priori dans quelle mesure sa liberté d’action doit se concilier avecl’autorité du contremaître. Néanmoins, il ne serait pas superflu que les contremaîtres soient officiellement avertis que leurs droits sur les stagiaires n’ont d’autres raison d’être que de leur mieux permettre de s’acquitter de leurs obligations envers eux. 11 n’est rien d’aussi fâcheux que certaines situations équivoques faites aux stagiaires dans les équipes où le contremaître se désintéresse systématiquement de leur initiation.
- Ces malentendus sont d’autant plus regrettables que le stagiaire ne peut ainsi tirer parti de la compétence professionnelle du contremaître. Celui-ci est un praticien éclairé, qui sait, mieux que les ouvriers, dont les notions sont surtout empiriques, le pourquoi rationnel des choses. Aussi pourrait-il, de même que l’ingénieur en matière technique, documenter utilement le stagiaire sur les procédés d’usinage, sur leurs difficultés et les tours de main auxquels s’ingénient les ouvriers pour y remédier. Et sur-
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- tout pourrait-il éclairer l’ensemble des faits pratiques, que l’observation du stagiaire ne sait pas embrasser, par l’exposé de quelques principes généraux dont relèvent les méthodes de fabrication.
- NOTIONS ÉCONOMIQUES
- Indépendamment des quelques renseignements isolés que le stagiaire peut obtenir des ingénieurs et des contremaîtres, il serait utile de le soumettre à une initiation plus systématique. Pourquoi ne pas le faire séjourner pendant quelque temps dans les magasins? Il s’y familiariserait avec les prix de revient et aussi avec la nomenclature des matières premières et des fournitures. Pourquoi ne pas l’admettre dans le laboratoire des essais, où lui seraient fournies des données comparatives sur la valeur mécanique et les qualités électriques des matériaux, sur les méthodes industrielles d’essais et de contrôle? Pourquoi, d’autre part, ne pas lui donner accès dans certains services, spéciaux aux grandes usines, chargés du récolement général de tous les frais en matières premières, main-d’œuvre et essais, nécessités par la construction d’un appareil ou d’une machine ? L’établissement du prix de revient intégral, la discussion de ce prix, la prévision des mesures à prendre pour le réduire à l’avenir, seraient pour le stagiaire une excellente leçon d’économie industrielle. Enfin, la tarification des salaires, qui relève également de leurs attributions, le mettrait en présence des difficultés qui se présentent dans la pratique lorsqu’il s’agit de déterminer le mode de travail (travail aux pièces ou à la journée, par exemple) qui permet d’obtenir le plus grand rendement possible, moyennant des frais de main-d’œuvre réduits au minimum et tout en assurant aux ouvriers un salaire normal.
- Le stagiaire ne saurait être assez convaincu de l’extrcme importance de la question des rétributions ouvrières, question grosse de conséquences, à laquelle il est souvent difficile de donner une solution satisfaisante. N’est-cc pas un problème complexe, de concilier les intérêts impérieux de l’ouvrier et sa puissance de travail, nécessairement limitée, avec les intérêts de l’usine, réduction des frais de main-d’œuvre, rapidité d’exécution. Le fait pour un directeur d’usine de savoir prévenir tout mécontentement de son personnel peut être une garantie de succès plus
- certaine que de vastes connaissances techniques. Mieux vaut souvent consentir, même au prix de sacrifices, à des concessions nécessaires. C’est la meilleure façon d’obtenir des ouvriers un service intensif et d’éviter ces grèves désastreuses qui compromettent, à l’heure actuelle, l’essor de notre industrie.
- Enfin, pour couronner cette initiation économique du stagiaire, il ne serait pas superflu de le mettre au courant du régime des transactions de la maison, des clauses de ses marchandages et des garanties qu’elle a coutume d’assurer à sa clientèle. Un passage, même furtif, dans les services commerciaux lui donnerait une idée de la pratique des affaires qui lui est tout à fait étrangère. Il serait non moins intéressant pour lui d’être renseigné sur la destination des appareils et des machines en cours de construction; des associations de faits prendraient ainsi corps dans son esprit entre les types et les puissances de ces machines et la nature des services qu’elles auront à assurer.
- NOTIONS DE BIOLOGIE OUVHlÈltE
- Nulle règle ne saurait être formulée sur le mode d’initiation du stagiaire à cet égard. C’est encore une question de pure sagacité personnelle. C’est à lui de juger, sans parti pris et sans idée préconçue, la mentalité singulière et cependant combien parfois logique de ce milieu dans lequel s’exercera son autorité. Surtout devra-t-il s’efforcer de démêler, sous l’extrême diversité des caractères, ce même fond d’aspirations communes qui composent la mentalité ouvrière, aspirations qui s'affirment en notre époque avec assez de précision pour qu’il soit inutile de les définir ici. 11 devra donc s’appliquer à l’étude de ces mœurs subversives, afin de pouvoir plus tard exercer en connaissance de cause une action avisée sur ce petit monde des ateliers, si délicat à conduire.
- Avant de tirer des idées que nous venons, d’exposer les conclusions qui s’imposent, nous traiterons d’une dernière question qui prête encore à discussion. Le stagiaire doit-il être payé? Actuellement, plusieurs solutions, inspirées de points de vue differents, sont en vigueur. Dans certaines maisons, le stagiaire ne reçoit aucune , rétribution ; dans d’autres, il est assimilé à un apprenti et rétribué comme tel, c’est dire qu’il ' reçoit le minimum de paye, imposé par les règle-
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- ments législatifs, avec d’ailleurs la possibilité de l’accroître d’un boni lorsque, travaillant aux pièces, il surpasse les conditions de marchandage. Enfin, certaines grandes maisons, plus généreuses, allouent au stagiaire une indemnité spéciale, indépendante de leur participation aux travaux.
- Ces différents systèmes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Nous nous contenterons de dire notre pensée. Évidemment, le fait d’être admis à profiter de cette instruction in do/no constitue déjà un gros privilège; et,dans un certain sens, on s’explique que les industriels anglais imposent à leurs stagiaires une redevance qui peut atteindre annuellement jusqu’à deux mille francs. Nos industriels français n’en sont heureusement pas à ce point d’exigence, et si, renchérissant sur leur désintéressement, ils consentent même à rétribuer les stagiaires, c’est là un acte de générosité tout à leur éloge. Aussi 3erait-il malséant de les contraindre par surcroît à un mode spécial de rétribution. On peut du moins le leur suggérer. D’ailleurs s’ils reconnaissent pour légitimes nos observations sur le rêle du stagiaire dans l’usine, ils seront logiquement conduits à opter pour la dernière des solutions que nous avons signalées. En effet, s’il est entendu que le stagiaire ne doit participer aux travaux des ouvriers que dans la mesure jugée par lui nécessaire, un mode de rétribution, basé sur son rendement apparent, ne saurait être conséquent. Seule se justifie une indemnité spéciale indépendante de sa part contributive aux travaux, seulement proportionnée à son « temps de présence » dans les ateliers. C'est pourquoi le stagiaire peu t être payé à l’heure. Quant au taux de cette indemnité, il ne peut appartenir qu’au chef d’industrie de la fixer suivant les ressources plus ou moins grandes dont il dispose. Il serait cependant à désirer que cette indemnité constitue un acompte mensuel suffisant pour permettre au stagiaire de vivre dans la localité. D’ailleurs, le chef d’industrie pourrait se garantir vis-à-vis du stagiaire en exigeant de lui un engagement de service d’au minimum deux ans, avec clauses résiliatrices convenablement prévues. Ce système est appliqué dans certaines administrations publiques. Dans le domaine industriel, la question est plus délicate et demanderait à être débattue sérieusement.
- En conclusion et comme mise au point des
- considérations que nous venons d’exposer avec assez de généralité pour qu’elles soient applicables à toute industrie électrique, nous allons essayer d’esquisser le statut qui conviendrait le mieux à la réglementation du stage dans une maison de construction électrique.
- RÉGIME GÉNÉRAL
- I. — Le stagiaire, quelle que soit sa provenance, sera soumis au régime de présence et de paye des ouvriers.
- II. — Il sera rétribué à raison de f>o centimes l’heure. A la plate-forme, cette indemnité pourra, exceptionnellement, être portée à un taux plus élevé, si le stagiaire s’y distingue par une active collaboration.
- III. — Le stagiaire séjournera dans les différents services d’ateliers et dans certains services spéciaux. A moins de nécessités contraires, l’ordre suivi sera tel qu’il puisse assister aux phases consécutives de la construction. La durée de son séjour dans chaque service sera prévue suivant l’importance du service.
- Par exemple, le programme suivant pourrait être observé :
- Bureaux de dessin.................. a semaines .
- Modelage (Le stagiaire sera, si possible, détaché pendant quelques jours dans une fonderie tributaire des ateliers) ............................ a —
- Traçage............................ a —
- Outillage.......................... i —
- Usinage, Forge..................... i —
- Machines outils.................... a —
- Découpage des tôles. — Montage des masses polaires, armatures d’induit,
- stators, rotors................. a —
- Enroulements continus.............. a —
- Enroulements alternatifs........... a —
- Contrôle électrique................ i —
- Montage des collecteurs............ i —
- Contrôle des tarifs................ quelques
- jours
- Laboratoire des matières premières. . i semaine.
- Montage des alternateurs........... a —
- des moteurs asynchrones... i —
- des transformateurs...... i —
- des dynamos et moteurs.... a —
- des eommutatrices........ i —
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- Service commercial................ i à % sem.
- Appareillage électrique (Quelques jours au magasin des matières premières et au dépôt des pièces finies) :
- Basse tension...................... a semaines .
- Haute tension...................... i —
- Montage du tableau de distribution. a —
- Plate-forme et, entre temps, montage
- à l’extérieur...................... a à 3 mois
- au moins.
- Soit une durée minima de 9 à 10 mois de stage.
- IV. — Le stagiaire ne sera définitivement atta-* ché au service technique qu’après un stage intégral. Sa nomination sera subordonnée aux aptitudes qu’il aura fait valoir, sinon à son ancienneté.
- DISPOSITIONS l’AUTICULlÈllES
- Dans chaque service, le stagiaire, à la condition qu’il s’occupera utilement, conservera toute liberté d’action. Le contremaître ou chef de service ne pourra le faire participer aux travaux que s’il en exprime le désir ; toutefois, dans les moments de presse, le contremaître pourra requérir son assistance ; dans tous les cas, le contremaître s’elforcera d’observer upe progression logique dans les travaux confiés au stagiaire. D’une façon générale, le contremaître devra mettre à la disposition du stagiaire tous les documents, plans, spécifications, nomenclatures, devis, de nature à l’intéresser et lui donner, dans la mesure de sa compétence et de ses loisirs, tous les renseigne-, ments dont il pourrait faire profit.
- Le stagiaire, malgré la latitude dont il dispose, doit se considérer comme l’agent du contremaître et, comme tel, souscrire à toutes ses prescriptions. S’il les trouve abusives, il en référera au chef des ateliers, mais omettra, en présence des ouvriers, toute protestation de nature à compromettre l’autorité du contremaître.
- Les ingénieurs contribueront le plus possible à la formation des stagiaires. Chaque fois qu’ils auront à intervenir dans les ateliers, ils mettront le stagiaire au courant des difficultés actuelles et lui signaleront les problèmes intéressants auxquels peut donner lieu son passage dans un ser-
- vice (par exemple, calcul de rendement et étude de fonctionnement des machines-outils).
- UAl'POUT MENSUEL
- Les stagiaires sont invités à rendre compte de leurs observations dans un rapport mensuel. Ce rapport ne sera pas descriptif, mais exclusivement critique.
- Le stagiaire signalera toutes les défectuosités de construction ou d’organisation qu’il aura constatées et proposera, si possible, un remède. Le caractère même de ce rapport implique qu’il sera facultatif et de nature confidentielle. Il sera soumis au chef des ateliers, à l’ingénieur en chef et au directeur de l’usine qui pourront s’inspirer des observations présentées par le stagiaire pour ordonner telles modifications reconnues utiles. Le rapport constituera d’autre part un document essentiel leur permettant de juger de la valeur technique du stagiaire, de son esprit critique et de ses dispositions pratiques.
- Tel serait, dans ses grandes lignes, le statut du stagiaire. Nous ne prétendons pas qu’il soit applicable dans tous les cas. Il aurait besoin d’être retouché et mis au point suivant le régime spécial de chaque usine (*).
- Nous voulons espérer que l’exposé, peut-être téméraire, sinon très imparfait, que nous avons tenté 11e sera pas superflu. A côté des vœux si autorisés que M. Blondel a formulés au sujet de la réforme de l’enseignement technique supérieur, puissent nos modestes vœux être aussi entendus. On 11e saurait être assez pénétré de cette idée que les chantiers de l’usine sont encore la meilleure école où le jeune ingénieur puisse se bien préparer à son futur rôle. Et c’est pourquoi il est d’une urgente nécessité de généraliser et de réglementer les stages industriels.
- H. Buueau.
- d) Nous devons signaler l’excellente initiative prise par certaines maisons, trop spécialisées pour assurer la formation générale de leurs jeunes ingénieurs, de les envoyer comme « volontaires » à leur frais dans des maisons plus importantes, se prêtant à cette combinaison.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- Èn s’adressant^ à nos bureaux, Vbitcctrotcchnique ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, élcctrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- La commande des appareils de manœuvre des trains électriques (').
- Les appareils de manœuvre des locomotives ou automotrices électriques peuvent être soumis à l’action directe du mécanicien, ou commandés indirectement parrinlermédiaire,soit d’électro-aimants,soit de soupapes à air comprimé. La Société Felten et Guilleaume-Lahmeyer, de Francfort, a étudié les
- chaque appareil fonctionne séparément et la mise successive en circuit ou hors circuit des diverses parties d’un rhéostat doit s’opérer au moyen d’électro-aimants indépendants. La ligure i montre le schémades connexions et la disposition des appareils de manœuvre d’une voiture équipée avec moteurs monophasés. Ces appareils sont :
- i°. Interrupteur principal à liante tension pourvu d’un disjoncteur à maxima I ;
- mmmmmmmmP
- rrm
- Fig. i. — Schéma de l'équipement pour la commande électromagnétique des appareils d’une voiture
- avec moteurs monophasés.
- modes d’action, et bien qu’on ait donné la préférence pour diverses raisons au système à air comprimé, le système électro-magnétique a été également appliqué.
- Nous allons examiner brièvement ces deux systèmes. Dans la commande par électro-aimants, (*)
- (*) D’après une conférence faite à la XVe assemblée générale des électriciens allemands à Hambourg, 1907, par M. Cu. Kraemkk.
- 20 Interrupteur pour le sens de marche (représenté au-dessous de la bobine S servant à empêcher le court-circuit des spires secondaires du transformateur);
- 3° Controllers R pour le démarrage et le réglage de la vitesse.
- L’inlerruplcur principal est muni d’un cliquet qui peut être relevé à la main,mais qui est soumis en outre à l’action d’un électro-aimant. Celui-ci fonctionne à l’intervention d’un relais à maxima qui envoie du
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
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- courant dans l’électro-aimanl, relève le cliquet et déclenche l'interrupteur. Pour la mise en marche, après avoir fermé cet interrupteur, le conducteur met le controller au premier plot et ferme l’interrupteur de direction; cet appareil est excité pendant toute la durée de la marche et demeure dans la position où il a été placé avant la mise en route. Le controller porte les contacts pour le circuit principal du moteur et, en plus, trois contacts auxiliaires qui contrôlent le fil de retour du conttrollcr de sorte que le courant n’y passe que si l’interrupteur de direction se trouve placé dans la position convenable. Les diverses parties du controller sont commandées séparément et, lorsque l’une est mise en circuit, celle qui la précède se trouve simultanément mise hors- circuit. Les contacts sont disposés dans des boîtes à huile pour la haute tension. Pour mettre le moteur hors circuit, on ramène la manette du controller à sa position de repos et, par ce mouvement, on coupe instantanément le courant sans repasser par les degrés du démarrage. L’arrêt est donc très rapide. La manette est au surplus munie d’un ressort qui peut la ramener automatiquement an point d’origine aussitôt que le conducteur l’abandonne à elle-même. Et, pour que l’action de ce ressort ne fatigue pas le conducteur, la pression que celui-ci exerce vers le bas, sur la manette, la déplace un peu dans cette direction où un cliquet la maintient au repos dans ses positions successives.
- Les électro-aimants pour courant alternatif méritent une attention particulière. Tandis qu’avec le courant continu, la puissance de l’aimant peut être augmentée, pour une puissance électrique donnée, par l’augmentation des dimensions, il n’en est pas ainsi dans le cas du courant alternatif et l’on peut fixer comme limite pratique à ^5 périodes environ 3<> voltampères par kg. cm.
- La force de traction d’un électro-aimant esfdonnée par l’expression h B2 S, où h èst une constante, B l’induction par cm2 et S la section en cm2. Si on représente par § la course totale et si F est l'effort de traction, la puissance sera FS. Pour obtenir dans un entrefer S une induction donnée B, il faut disposer d’un certain nombre d'ampère-tours, mais tandis que dans le cas du courant continu on n’a qu’une résistance ohmique à prendre en considération— abstraction faite de la question de place — pour fixer la puissance électrique dépensée, dans le casx du courant alternatif, s’ajoute une composante désvattéc qui est même telle qu’on peut généralement négliger devant celle-ci la composante wattée,
- Cette composante déwattée est fonction de la puissance de l'électro-aimant et ne peut être fortement influencée par. les dimensions ou le choix de l’entrefer ou de l’induction. Supposons connue la résistance magnétique du fer et négligeable l’influence des bords; supposons que l’induction soit maintenue dans des limites inférieures à la saturation; soit E la force électromotrice et 1 le courant efficace, et P, la puissance de l’élcctro-aimant.
- On a
- FS
- ou
- F =
- d32S
- .5.iofi y^
- valeur moyenne pendant une demi-période. La force électromotrice induite, si n est le nombre de spires et/'la fréquence, est donnée par l’expression:
- E =
- 6h S n a %f ios \/1
- i T d3§ n> . . . .. _
- elle courant est 1 =---------: si on multiplie ces deux
- fiTcn r
- dernières relations, on obtient :
- E 1=:-------!—-<532SS/'.
- io7 % \/a
- D’où l’on voit que P est de la même forme que El et ne s’en distingue que par la valeur de la constante, et l’on en déduit aisément que pour P = i (par kg. cm.) on a E I = i,a5 f.
- On voit donc qu’avec a5 périodes la puissance électrique est d’environ 3i voltampères par kg. cm. et indépendant des dimensions. Ce chiffre est d’ailleurs modifié par les influences que nous avons négligées et qui interviennent en réalité. Il faut donc avoir recours à de petits leviers coudés pour modifier la force et le déplacement des armatures d’élec-
- l7ig\ 2.— Electro-aimant à courant alternatif.
- tro-aimants à courant alternatif. D’antre part, pour amortir les vibrations on a disposé entre les deux noyaux des bobines principales un troisième noyau
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- sur lequel ou a établi un bobinage amortisseur en court-circuit dont quelques spires sont enroulées autourdes deux noyaux principaux (*).On a aussi placé une tôle de. forme convenable autour des 3 noyaux (voirfig. a). La figure 3 montre l'ensemble d’un contact de controllcr avec l'électro-aimant qui le commande. On remarquera la petite poulie à gorge qui se trouve à l’extrémité de la tige actionnant les leviers. Sur le bâti des appareils disposes les uns à côté des autres, se trouvent montés deux galets de roulement en face de chaque lige; une corde s’enroule sur tous les galets et ses*dcux extrémités sont, maintenues par
- {Fig. 3. — Contncteur.
- un poids ou par un ressort. La longueur de la corde est telle qu’une seule des tiges peut être relevée dans la position qui établit le contact; si le courant passe dans rélectro-aimant voisin, il tend à déplacer la tige vers le haut et par conséquent à arracher le contact établi aux plots précédents. Lorsque le contact est établi, le courant ne passe plus dans les bobines de rélectro qui relève la tige; le contact est maintenu par un ressort.
- *
- * *
- La commande des appareils de manœuvre par Vair comprimé présente, ainsi qu’on va le voir, de nombreux avantages sur le système précédent et c’est ce qui le fait préférer dans la plupart des cas,
- (*) On obtient ainsi un déphasage îles flux dans les branches, et FefTorl lolalv-peut être rendu, sinon constant, du moins, moins pulsatoire, Cl. La Lumière Electrique. 1.II (20 série), f. 184. (N, D. L. Rf)
- étant donné que la plupart des voitures possèdent déjà un compresseur et une distribution d’air comprimé pour le service des freins.
- Tout d’abord, il faut remarquer que, avec l’air comprimé, les appareils peuvent être commandés indirectement; d’autre part, on peut obtenir avec l’air comprimé des efforts très grands avec des appareils de petites dimensions et en développant en somme de très faibles puissances électriques pour la manœuvre des soupapes; enfin, pour commander électriquement les contacts d*un conlroller à plots,on est obligé de les commander tous individuellement, tandis qu’on peut avoir un seul appareil qui commande tous les contacts successivement dans le cas de l’air comprimé.
- La Société Fclten et Guilleaume a construit une soupape double à commande électrique dont la figure 4 reproduit une coupe transversale. On remarquera qu’avec cette disposition la soupape de décharge à l’air libre est pressée sur son siège par l'air comprimé, de sorte qu’on échappe à l’inconvénient d’un manque d’étanchéité qui résulterait des vibrations de l’électro-aimant à courant alternatif Normalement, la soupape 1 (fig. 4) interrompt le pas-
- Kijr. 4. — Soupape commandée pm* électro-aimant à courant alternatif.
- sage de l’air comprimé en A qui presse contre son siège la soupape. Si rélectro-aimant vient à être excité, la soupape a se ferme et la soupape 1 s’ouvre; l’air comprimé peut alors passer de A en B en pressait! la soupape a sur son siège. J)e B, l’air comprimé passe au cylindre dont le piston commande la lige de manœuvre de l’appareil. U est facile de voir comment se fera la commande générale des appareils qui com_ posent l'équipement électrique de la voiture en reprenant le schéma de la figure 1 et en remplaçant chaque électro-aimant par une soupape analogue à celle de la ligure 4.
- Pour produire, au moyen d’une seule soupape, les
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- contacts successifs aux plots d’un controller, on peut avoir recours à la disposition donnée figure 5. Deux cylindres, dont les diamètres sont un peu différents,
- Fig. S. — Manœuvre d’un controller par l’air comprimé.
- ont leurs pistons réunis par une lige qui porte un certain nombre de crans correspondant aux plots du controller. Le cylindre i sert à la mise en circuit, le cylindre 2 assure un avancement progressif de la tige ou sert au retour brusque lors de la mise hors circuit. Le cylindre % possède un électro-aimant dont le courant est coupé des que le frotteur 3 se déplace, l'armature commande, d'autre part; un levier dont l'extrémité vient s’engager dans les crans de la tige des pistons. L’air comprimé arrive adroite du piston i et il agit d'une façon permanente à gauche du piston 2. Le diamètre du piston a étant plus grand que celui de i, la pression pousse le piston i vers la gauche, et grâce aux interruptions successives du courant de l’élcctro-aimanl du cylindre 2, le déplacement est intermittent, et asservi à la manipulation du petit commutateur représenté en bas de la figure, à droite.
- Pour ramener le tout à la position d’origine, il suffit de mettre le côté droit du cylindre 1 en communication avec l’air extérieur, la pression qui agit à gauche du piston 2 ramènera brusquement les deux pistons vers la droite.
- Dans ce système, la commande de tous les appareils se réduit donc encore à la commande des interrupteurs des électro-aimants, mais ceux-ci. n’ont qu’une action indirecte sur les appareils de manœuvre mus par l’action directe de l’air comprimé.
- BREVETS C)
- 386720, du 16 avril 1907. — Chazot. — Microphone.
- 386 739, du 3o janvier 1908. — Sciiiessler. — Dispositif pour télégraphie et téléphonie sans fils.
- (i), Liste (le brevets concernant l'Electricité, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 386811, du Ier février 1908. — Ruhmer. — Ondes amorties pour la téléphonie sans fil.
- 386 7/16, du 3o janvier 1908. — Pifre. — Réglage de moteurs électriques.
- 386 730, du 23 décembre 1907.— Société Cooper IIewitt jîlecthic C°. — Dispositifs électriques à
- vapeurs de mercure ou autres.
- 386 8o/|, du ier lévrier 1908. — Société Elektius-ciie Bogenlampen und Apparate Faiïrik Gj m. b. II. — Lampe à arc électrique.
- 386998, du 7 février 1908.—Bonaiidi. —Transmetteur et récepteur pour appareils de télégraphie sans fil.
- 387 081, du 11 janvier 1908. — Agrell. — Appareil de typographie électrique.
- 387 i36, du 11 février 1908. — The new phono-pore Téléphoné G7. — Sélection de signaux électriques.
- 386 939, du 5 février 1908. — Chassin. — Dynamo perfectionnée.
- 386 9ÎS6, du 6 février 1908. — Le Pontois. — Magnéto à fer tournant.
- 3870:11, du 8 février 1908.—Turner. — Machine dynamo.
- 386 854, du 2.3 avril 1907. —Roslin — Transmetteur et récepteur de télémécanique électrique.
- 386 9/13, du 5 février 1908. — Société d'Electricité Nilmelior. — Trcmbleur pour bobines d’induction.
- 386 989, du 7 février 1908. — Sailly, Caillet et Gic. — Isolateur armé.
- 387 ij/|, du 11 février 1908. — IIolden. — Perfectionnements aux compteurs.
- 38699J, du 7 février 1908. —Assehsoiin. —Supports pour lampes à incandescence.
- 387072, du 10 février 1908. — Boas, Roihugues et Ci0. — Lampes électriques h incandescence pour phares d’automobiles.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Les Tramways et Électricité de Bilbao accusent pesetas 1 084 400,68 de recettes contre pesetas 1 076 245,85 en 1906, mais avec un bénéfice net de pesetas 392 692,78 contre pesetas 329 867,47 Fannçc précédente. C’est un signe certain d’amélioration du réseau; d’après la répartition proposée et acceptée, les actionnaires touchent 6 % , soit la presque totalité des bénéfices.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 257
- Les Tramways napolitains distribuent 90 francs aux actions de dividende et 22,5o aux actions de jouissance contre 110 francs et 27.5o l’an dernier.
- La Société belge d’entreprises électriques distribue 37,5o aux actions et 4 1,66 aux parts de fonda-teur.
- L’A. E. G. Union électrique répartit le même dividende qu’en 1906, ainsi que la Société d’électricité du bassin de Cbarleroi et la Société d’électricité du Borinage, soit des revenus de 4 % environ. La caractéristique de toutes ces répartitions est l'absence de prévisions suffisantes pour les réserves et amortissements, d’où difficultés certaines de trésorerie et création d’obligations pour la réalisation des projets en cours d’exécution. Cette attitude qui peut se discuter dans le cas des sociétés financières dont il a été parlé précédemment ne peut être que blâmée quand il s’agit d’entreprises en cours de formation ou de développement. L’influence du financier qui tient à la valeur de son titre est aussi désastreuse que celle de l’industriel qui suppute son actif au-dessus de sa valeur réelle.
- Nous étudierons prochainement deux affaires françaises où nous serons heureux de constater que l'adoption des principes de prudence commandés par une administration prévoyante a eu les meilleurs effets sur leur état présent et à venir. Il s’agit de la Société d’Électro-métallurgie de Dives et de la Compagnie centrale d’Éclairage et de Transport de force par l’Électricité. Les résultats de l’exercice écoulé sont des plus satisfaisants et permettent la distribution d’un dividende supérieur à celui de l’an dernier, tout en dotant largement les réserves.
- Nous sommes dans une période d’émissions de valeurs d’affaires électriques. Les banques estiment donc que la situation des marchés s’est suffisamment améliorée pour que la. confiance renaisse. Plusieurs de ces émissions attendaient depuis longtemps ce moment favorable. C’est ainsi que la Compagnie Générale des Tramways de Buenos Ayres, constituée le 5 mars de l’année dernière, avait pensé offrir au public en mai 1907 les 100 000 actions de capital de 100 francs (valeur nominale) et les 39846 obligations de 5oo francs, 4 %, qu’elle vient de mettre en vente par souscription publique. Ces ioo 000 actions ne constituent qu’une tranche du capital nominal qui est de 65 000 000 de francs représentés par 65o 000 actions de capital de 100 francs, donL 200000 ont été remises en représentation de ses apports à l’Anglo-Argentine Tramways Cy. Les 45o 000 autres ont été souscrites et libérées entièrement en espèces par des
- établissements de crédit de Londres, Bruxelles et Berlin. Aujourd’hui, ces établissements émettent il 115 francs une partie de leur participation au capital actions et offrent à 460 francs la moitié des 85 000 obligations qui doivent permettent à la Compagnie Générale des Tramways de Buenos-Ayres de remplir ses engagements de rachat de la Buenos-Ayres et Bel-grano Tramways O.
- Les prospectus annoncent pour un premier exercice social de 16 mois un bénéfice de 4 000 000 de francs ; la nouvelle compagnie englobera désormais toutes les sociétés concessionnaires et exploitantes de tramways de Buenos-Ayres en plus de la précédente qui avait réparti, ces dernières années, un dividende de 4 % à ses actionnaires. Nous voyons que la progression des recettes est constante,en raison d’ailleurs de l’augmentation du réseau et du nombre des voyageurs ; mais nous ne savons rien du chiffre des dépenses et partant du chiffre des bénéfices bruts.
- La Compagnie des Tramways, Eclairage et Force à Rio-de-Janeiro fait, de môme, appel au crédit pour se créer les disponibilités nécessaires à la mise en valeur de ses concessions. Cette compagnie offre cette particularité qu’elle est à la fois concessionnaire des téléphones jusqu’en 19-28, de l’éclairage jusqu’en 1945, des tramways jusqu’en” 1970 et de l’énergie électrique pour la force motrice et l’éclairage jusqu’en 1990. Elle embrasse toutes les formes de l’utilisation de l’énergie électrique.
- L’émission de ces 45 000 obligations nouvelles a pour but principal de compléter l’installation et l’organisation de deux chutes d’eau qui sont capables, dit-on, d’une puissance de 200 000 chevaux. Six unités de 8 700 chevaux seront prochainement installées ; les recettes de la force motrice s’élèvent déjà à 200 000 francs par mois. D’après les prévisions, la Société pourra compter sur un bénéfice de 25 millions quand la transformation' totale de la traction animale en traction électrique aura été effectuée sur le réseau de tramways.
- La grande diversité de l’objet de cette 'Compagnie est une particularité bien curieuse à noter et dont bien peu d’exemples peuvent être offerts. Mais c’est aussi une garantie de l’excellente utilisation de'la puissance disponible ; et comme celle-ci est d’origine hydraulique, il ne semble pas que les prévisions de bénéfices soient trop optimistes. Si l’organisation de la station centrale esl bien comprise, et tout porte à le croire, le prix de revient du kilowatt-heure sera probablement inférieur à tous les chiffres obtenus jusqu'à présent.
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- T. II (2e Série). — N»21.
- En Danemark, la Compagnie des Tramways de Copenhague ; à Saint-Pétersbourg, la Société d’Eclai-rage Électrique de Saint-Pétersbourg de 1886; à Berlin, l'Allgemeine Electricitâts-Gesellschaft,
- pour ne citer que les plus importantes, sollicitent également les capitaux, soit pour consolider une partie de leurs dettes, soit pour faciliter l’extension de leurs affaires.
- A Copenhague, rémission est de 7 5oo 000 francs d’obligations 4 1 /a % au taux de 97 1 /a % . La Compagnie exploite les tramways de Copenhague et possède la totalité du capital-actions d’une Société filiale dont les lignes desservent les faubourgs de Copenhague.
- L’examen du dernier bilan de ces deux Sociétés révèle des situations de trésorerie très difficiles. On fait ressortir que les dividendes ont été de 5 % et 6 % depuis iyo3 pour chacune des compagnies ; mais on s’aperçoit que les dettes exigibles de la Compagnie des tramways de Copenhague s’élèvent à 4 001 •224)55 couronnes pour un disponible de 1 160 773,48 couronnes.
- La Compagnie filiale Tuborg-Klainpcnborg n’est pas en meilleure posture. Les redevances à la ville de Copenhague sont vraiment excessives et les répartitions aux actionnaires ont absorbé la plus grande partie des bénéfices nets qu’il eût été utile de consacrer à de plus grands amortissements.
- La Société d’Éclairage Electrique de Saint-Pétersbourg de i885 augmente son capital de 3 000 000 de roubles. Elle distribue la force et la lumière, concurremment avec d’autres Sociétés qui sont, comme elle, fort prospères et dont la situation financière permet justement l'augmentation progressive des dividendes aux actions privilégiées et ordinaires.
- L’Allgemeine Electricitâts-Gesellschaft, qui constitue l’une des plus importantes sociétés de constructions électriques, émettra prochainement un emprunt de i5 millions de marks 4 1 /a % .
- Enfin, citons encore la Société Anonyme d’Élec-tricité de la Haute-Italie à Turin. Fondée en février i8gG, au capital-actions de i5 000000 de lires, elle n’a ouvert l’ère des dividendes qu’en 1907, en distribuant 3 % du capital versé. Elle a pour objet la transmission et la distribution de force motrice et d’éclairage à Turin et aux environs, en même temps qu’elle fournit l’énergie nécessaire au réseau de tramways de Turin que la ville lui a racheté en 1906 dans] de bonnes conditions. Sur 4 908 191 lires de recettes en 1907, 3 777 4*5 sont absorbés par les
- charges du capital obligations, par les dépenses d’exploitation et les frais généraux. Le surplus est réparti comme suit : aux actionnaires, 5oo 000 lires ; aux amortissements et réserves, 622 553 lires, qui, ajoutés aux précédents, portent ce poste du bilan à 2 019 008 lires.
- La Société d’Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg dont il est parlé ci-dessus ne doit pas être confondue avec l'Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg, dont l’assemblée générale a eu lieu le 2.5 avril dernier et qui assure en partie l’éclairage et la distribution de force dans cette ville.
- En dix ans, les recettes d’exploitation ont presque décuplé ; le prix de revient du kilowatt-heure descend de o fr. 0709 en iyo5 à o fr. 0735 en 1907; et le coefficient d'exploitation baisse parallèlement de 45,4 % à 3g,5 %. La Société 11’hésite pas à
- consacrer encore cette année de grosses sommes à des immobilisations qui portent tant sur l’usine que sur les postes de transformateurs et le réseau.
- A l’actif du bilan au 3i décembre 1907, les immobilisations totales s’élèvent à 35 399 479 fr. 80, l’actif réalisable à 2, 372230,77; au passif, le capital actions et obligations ligure j:>our 3i 565 5oo francs et les fonds d’amortissement et réserves pour a D7D 7/»/i ,9g-
- Le compte de profits et perles fait ressortir un bénéfice net de 1 827017 fr. yi après déduction des dépenses d’exploitation et des charges financières qui s’élèvent à 3 70! i35 fr. 46. Ce bénéfice représente à peine les 6 % du capital nominal, ce qui est tout à fait insuffisant pour une affaire de ce genre. Nous sommes surpris (pie le Conseil se soit, laissé aller à distribuer un dividende de 7,75 % aux actions privilégiées et un dividende de 14 fr. 20 aux actions ordinaires et de 4,3o aux actions de jouissance. Celle année aurait pu être une année d’attente pendant laquelle la Société aurait renforcé sa situation de trésorerie et consolidé la valeur du titre qui, devant ces perspectives de gros dividende, a brusquement monté. Les incidents d’une exploitation à Saint-Pétersbourg peuvent créer des difficultés momentanées qu’une situation financière de premier ordre permet de surmonter facilement. Néanmoins, les éléments excellents de toute sorte qui concourent a celte entreprise permettent de penser que la situation ira toujours en progressant.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Sarthe. — Le Conseil général a volé la construction du nouveau réseau de tramways qui comprend les lignes suivantes :
- i° Du Mans à Moulins-le-Carbonnel et à la limite du département vers Alençon ;
- 2° Du Mans à Chateau-du-Loix* ;
- 3° De Foulletourte à La Flèche ;
- 4° Du Grand-Lucé à Saint-Calais ;
- 5° De La Ferté-Bernard à Monlmirail;
- 6° De Mamers à Saint-Paterne et à la limite du département vers Alençon ;
- 7° D’Anthoigné à Saint-Jean-d'Assé;
- 8° De Fresnay à Songé.
- Et enfin la déviation de la ligne du Mans au Grand-Lucé par Volnay-Saint-Mars.
- Japon. —Une Compagnie « Kiushiu Electric Railway Joint Stock C° » vient de se fonder au capital de «5 i5o ooo francs, pour la construction et l’exploitation d’un tramway électrique d’une longueur de 26 kilomètres, de Mayi à Kokura et de Yawata à Kurosaki, avec un embranchement de 9 kilomètres de Kokura à Tobata et Yawata.
- TÉLÉPHONIE
- France. — Le Journal Officiel du i3 mai publie un décret autorisant la Chambre de Commerce de Chalon-sur-Saône il avancer à l’Etat une somme de 9 080 francs (circuit téléphonique).
- Le Journal Officiel du i3 mai publie un décret autorisant la Chambre de Commerce d’Oran à avancer une somme de 10 900 francs au gouvernement général de l’Algérie (circuit téléphonique).
- Le Sous-Secrétaire d’Etat des Postes et Télégraphes étudie actuellement un projet de réduction de prix pour les communications téléphoniques de Paris à Londres. Il est probable que le prix actuel, 10 francs par communication de trois minutes, sera réduit à 5 ou 6 francs.
- Russie. — Le Tsar a sanctionné rétablissement de lignes téléphoniques entre Moscou et Nijni-Novgorod, Moscou et Wozuessensk, Khai*koff et Ekalerinoslaw, IvharkofT et Bachmul. La concession a été accordée pour 18 ans ; à cette date, les lignes deviendront la propriété du gouvernement.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Pérou. — UEl Peruanot le journal officiel du gouvernement péruvien, annonce qu’une somme de 187 5oo fr. a été volée pour l’installation d’une station de télégraphie sans fil à Iquito.
- Espagne, — Dans notre numéro du 1 mai, nous avons annoncé l’établissement prochain de stations radiolélé-graphiques par le gouvernement espagnol. Ces stations seront au nombre de 24; i5 seront installées sur les côtes d’Espagne, 7 aux îles Canaries et 2 aux îles Baléares. Ces postes permettront au (gouvernement espagnol d’avoir des communications indépendantes sans se servir des cables anglais et allemands dont il avait besoin jusqu’à présent.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 26 mai, à Bizerte, installation d’une station radioté-légraphique à Sidi-Abdallah. Mont. 26 800 francs. Renseignements au bureau central du service des travaux hydrauliques, à la Baie Ponty.
- Le 27 mai, à 2 heures, à la préfecture de l’Aisne, à Laon, construction de la partie du chemin de fer d’intérêt local comprise entre Soissons et Juvigny, sur i5 i52m6o ; 2.5o 000 francs ; caut. provisoire : 4 000 francs.
- BELGIQUE
- Le 10 juin, à ii heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Vellereillc-les-Brayeux-Staiion à Merbes-le-Châleau-Stalion du chemin de fer vicinal de Binche à Beaumont avec embranchement deSolresur-Sambre à Bersillies-PAbbaye-Frontière i29o65fr. 85 ; caut. : i3 000 francs. Soumissions recommandées le 9 juin.
- Le 24 juin, à 11 heures à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science à Bruxelles, construction du chemin de fer vicinal de Maeseyck à Molenbeersel-fronlière, ii3 623 fr. 5o; caut.: 11 000 fr. Soumissions recommandées le 23 juin.
- Le 8 juillet, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14 rue do la Science, à Bruxellesj construction de la section de Bassenge à Liers du chemin de fer vicinal de Genck à Liége-Saiule-Wal-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (’2e Série). — N° 24.
- burgc avec . embranchement de lloutaimSaint-Siinéou à Licge-Coronineuse, 261 o38 francs ; caut. : 26 ooo francs. Soumissions recommandées le 7 juillet.
- 1 ALLEMAGNE
- Le 3o mai, à la direction supérieure des postes, à Francfort-sur-Odcr, fourniture de 5o à 60 ooo poteaux télégraphiques en sapin.
- i
- Le 10 juin, aux chemins de fer de l'Etat prussien, à Cologne, fourniture de 3 5i5 m. cts câbles en fils de fer galvanisés.
- AUSTRALIE
- Ville de Melbourne.
- Approvisionnement de charbons à flammes elordinaires pour lampes à arc.
- Soumissions demandées pour 1 approvisionnement de 1 oo3 800 charbons à flammes et 35 000 charbons ordinaires.
- Les soumissions devront être adressées, au plus tard, le lundi, |25 mai 1908, à midi, et porter la mention :
- Tenders for Arc Lamps Carbons, Melbourne City Couucil ».
- Le Conseil 11e s'engage à accepter aucune soumission, même pas la plus réduite.
- Pour copies du cahier des charges, conditions de contrat, et pour formules de soumission, s’adresser à :
- Mc Ilwuait, Mc Eaciiarn et Cy, Proprielary Limited. Billiter square Buildings. Londres E. C. Agents pour le Conseil municipal de Melbourne.
- Le 12 août, à M. le Deputy Posrnaster General, à Sydney, fourniture de matériel de téléphonie.
- Le 26 août, à M. le Postmater Général â Melbourne,-installation de stations de télégraphie sans fil à Cape York, Thursday Island. Goode Island, Port-Moresby et Fremantle.
- ITALIE
- L’Administration des Chemins de fer d’Etat italiens reçoit les offres pour rétablissement de la traction électrique sur le chemin de fer de Giovi.
- ESPAGNE
- Prochainement, au Conseil municipal de Abanto y Ciervana (prov. Yizcaya), établissement d’une station centrale et concession de l’éclairage électrique pour une période de cinq ans.
- Le 3i mai, à Tavragonc, installation de l’éclairage -électrique du port.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le itJr juin, à 'l'administration communale, â Orsova (Hongrie), fourniture de 1 Ooo lampes à incandescence.
- Le 7 juin, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Innsbruck, installation de l’éclairage électrique à la gare de Salzburg.
- Le 3i août, â l’administration de la ville, à Stanislau (Galieie), établissement d’une centrale d’électricité et d'une voie ferrée.
- Prochainement, à l’administration communale, à Na-gyatad (Hongrie) établissement d’installations élec-riques.
- Le Gerant : J.-B. Nouet.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
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- Tome 11 (2° série).
- SAMEDI 30 MAI 1908.
- Trentième année. — N° 22.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- L’Éc
- lecthqoe
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 261. —J. Rf.tiiiînod. Sur le fonctionnement des dynamos à couple constant sous débit variable, p. 263. — J. Reyval. L’exposition de la Société Française de Physique (Suite), p. 265. — L. Fabre. L'Institut électrotecbnique de Karlsruhe, p. 272.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Nouveau système de réglage de la tension pour alternateurs, M. Seidnbh, p. 273. — Arcs et, lampes électriques. Pholométrie. Nouvelle méthode permettant de déduire l’intensité moyenne sphérique d'une lampe de la longueur d’une ligne, quand la courbe de répartition lumineuse moyenne est connue, A.-E. Kennellv, p. 275. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Sur la réception des ondes électriques en télégraphie sansfd, Rüdenberg, p. 278. — Divers. Avertisseurs électriques, K. Pebléwitz, p. 281. — Brevets, p. 281. — Bibliographie, p. 282. —Chronique industrielle et financière. — Moteur synchrone à accrochage automatique pour commutateurs tournants, p. 283. — Pompe à incendie à commande électrique, p. 285. — Pince universelle pour courber les tubes isolants, p. 286 — Le vingt-cinquième anniversaire de l'AUgemeine ElektrizitiUs-Gesellschaft, p. 286. — Chronique financière, p. 288. — Renseignements commerciaux, p. 291. — Nouvelles Sociétés, p. 291. — Adjudications, p. 291.
- ÉDITORIAL
- La transmission électrique, appliquée aux véhicules automobiles à moteur thermique, est l’une des questions que l’on étudie le plus sérieusement à l’heure actuelle. Il est liien connu que, dans leur état présent, les changements de vitesse mécanique ne donnent pas une solution complète du problème, du moins pour les poids lourds. Le seul inconvénient de la transmission électrique réside dans le faï L que son rendement maximum est nécessairement plus réduit qu’avec une transmission purement mécanique ; en effet les pertes supplémentaires dans la génératrice et les moteurs électriques ne sont pas compensées par la suppression des engrenages ou autres organes de réduction, dont l’emploi semble à peu près indispensable pour la commande des roues mo-
- trices (l). Toutefois, ce n’est pas le rendement maximum qui se trouve être le plus intéressant, puisqu’il correspond, avec les changements de vitesse mécaniques, à la vitesse maxima, rarement soutenue pendant tout le trajet ; le rendement moyen est seul à considérer, dès qu’il s’agit d\m véhicule industriel, destiné à assurer un service sur un parcours déterminé. Or, le rendement moyen avec changement de vitesse mécanique n’est pas supérieur certainement à celui d’une ti'ansrnission électrique ; pour des raisons qui ont été déjà développées ici môme à maintes reprises, l’on sait en effet que le
- P) La maison Lohner-Porschc a bien établi des moteurs attaquant directement les roues motrices, mais celle solution ne semble guère admissible pour des véhicules lourds ne dépassant pas i5 km à J’heure.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. II (2° Série). — N° 22.
- rendement total varie beaucoup, lorsque la vitesse du véhicule est modifiée, avec un changement de vitesse mécanique ordinaire. L’infériorité de la transmission électrique à ce point de vue n’est donc qu’apparente, et elle demeure d’autre part bien supérieure quant à l’entretien, à la commodité et à la rapidité des démarrages qui peuvent se faire à accélération sensiblement constante.
- Il importe enfin de remarquer qu’indépen-damment de ses applications à la traction sur routes, ce mode de transmission pourra donner lieu à des applications intéressantes aux lignes de chemin de fer départementaux et de tramways. Son emploi sur les locomotives à vapeur, préconisé dès 1891 par Heilmann, n’avait évidemment que peu de chance de succès, étant donné la souplesse suffisante du moteur à vapeur ; il n’en est pas de même avec les moteurs à essence ou à pétrole, et un tel ensemble fournirait vraisemblablement la solution la plus avantageuse pour des lignes peu fréquentées, situées dans des régions où la houille blanche est rare. Peüt-être même arrivera-t-on à réaliser des locomotives à gaz pauvre, et dans tous les cas, des essais suivis ont déjà été entrepris en Allemagne et en Amérique avec des automotrices à essence. L’étude spéciale des machines électriques en vue d’un tel service va donner lieu à quelques remarques, et c’est ainsi que nous donnons plus loin (p. a63) une étude de M. J. Bethenod sur le fonctionnement des dynamos à couple constant sous débit variable; au moyen d’une représentation graphique très simple,' cet auteur montre dans quelles limites une machine à excitation composée est applicable à la transmission électrique, et cette épure le conduit à des conclusions en complet accord avec les essais.
- Nous continuons dans le présent numéro la publication du compte rendu de VExposition de la Société française de Physique (p' 265). Parmi les appareils les plus nou-
- veaux, il convient de citer l’ingénieuse boussole électromagnétique Dunoyer, construite par M. J. Carpentier. Cette boussole’ paraît devoir résoudre complètement le problème si difficile de la transmission à distance des indications du compas, problème très important pour les sous-marins, en particulier.
- Un autre problème également très intéressant est celui du compoundage des alternateurs, et les solutions proposées sont fort nombreuses. Bien que parmi celles-ci, certaines aient donné d’excellents résultats en pratique, aucune ne peut s’appliquer immédiatement à un alternateur déjà existant. La nouvelle méthode préconisée par M. Seid-ner (p. 273) possède à ce point de vue un avantage réel. Elle est basée sur l’emploi de résistances en fer intercalées sur le cir-cuit de l’excitatrice ; ces insistances sont soumises en outre au passage d’un courant alternatif qui diminue lorsque la chute de tension augmente, grâce à un montage spécial du transformateur de compoundage. Ce procédé, très simple et très économique, a peut-être l’inconvénient de nécessiter un réglage empirique.
- II convient de signaler la nouvelle méthode deM. A. Kennelly, permettant de mesurer,par la longueur d'une ligne, l'intensité moyenne sphérique d'une lampe, lorsque la courbe de répartition lumineuse est connue (p. 275). C’est là une ingénieuse application du calcul graphique si employé actuellement.
- M. R. Rüdenberg vient de publier un remarquable mémoire sur la réception des ondes électriques en télégraphie sans fil. Nous en donnons dans ce numéro une analyse détaillée. L’un des points les plus intéressants développés par cet auteur est l’étude de l’influence du propre champ de l’antenne de réception sur la distribution des lignes de forces électriques et magnétiques, dans le' voisinage de cette antenne (p. 278).
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- SUR LE FONCTIONNEMENT DES DYNAMOS
- A COUPLE CONSTANT SOUS DÉBIT VARIABLE
- L’on a souvent songé à réaliser une génératrice possédant automatiquement un couple résistant sensiblement constant, malgré de très grandes variations de débit. Une semblable machine peut en effet rendre de grands services pour certaines applications ; elle permet notamment de remplacer les changements de vitesse mécaniques des voitures automobiles à moteur thermique par un ensemble procurant automatiquement, suivant le profil de la route, des variations de vitesse du véhicule telles que la vitesse du moteurthermique demeure sensiblement constante (1). Comme on le sait, l’on retire ainsi le meilleur parti de ce genre de moteur, et, d’autre part, l’on évite l’usure du changement de vitesse, si rapide avec des véhicules lourds, à démarrage fréquent, comme les autobus. De plus, la conduite de la voiture est facilitée dans une très large mesure, et les démarrages sont d’une douceur exceptionnelle, bien que l’accélération puisse atteindre une valeur comparativement très élevée. Nous n’insisterons pas sur ces avantages, une très intéressante comparaison entre les deux systèmes ayant été faite ici meme par M. C. Léonard (2) ; le but de cette étude est simplement de rechercher graphiquement dans quelles conditions une dynamo génératrice ordinaire, à excitation dérivée ou plus généralement composée, peut fonctionner à couple résistant constant (3).
- Notations. Nous désignerons (fig. i) par:
- E, la force électromotrice induite soùs vitesse
- f1) Si le couple résistant demeure constant, la viLesse sera évidemment constante, pour une admission donnée.
- (2) Cf. C. Léonajkd. Comparaison entre le système de transmission mécanique des autobus et la transmission électrique, L'Eclairage Electrique, 1907, tome LUI, p. 3a5 et /jo5.
- (3) On a souvent envisagé le problème à un point de vue un peu diflèrent, en cherchant à obtenir une puissance utile constante. L’on peut dire dès à présent que cette manière devoir est sujette à quelques réserves, puisque le couple résistant n’est plus forcément constant, pour une vitesse donnée.
- constante (y compris l’effet de la réaction d’induit);
- I, le courant total dans l’induit ;
- N, le nombre de spires de l’inducteur parcourues éventuellement par le courant total I ; le produit NI sera affecté du signe zh suivant que
- Fig. 1. — Dynamo à excitation composée.
- l’effet de ces spires est magnétisant ou non, et on tient compte de la réaction directe de l’induit en modifiant convenablement la valeur de N (dans le cas d’une machine shunt avec faible réaction d’induit, l’on peut donc poser N = o) ;
- i, le courant d’excitation ;
- n, le nombre de spires inductrices correspondant ;
- R, la résistance totale de l’ensemble de l’induit, des spires inductrices parcourues par le courant I, et, s’il y a lieu, des enroulements des pôles auxiliaires de commutation ;
- /•, la résistance des inducteurs montés en dérivation ;
- V, la tension aux bornes de la génératrice.
- La marche suivie dans cette étude est la suivante : l’on suppose que la vitesse dé la génératrice est constante, et l’on cherche les variations du couple résistant lorsque l’on fait varier le débit I. La machine s’adaptera évidemment d’autant mieux au service proposé que ces variations seront plus faibles.
- L’application des lois de Kirchhoff donne immédiatement les relations :
- E = RI + V )
- V . M
- V = 77. )
- D’autre part, l’on peut déterminer la courbe
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- des ampère-tours totaux NI ni en fonction de la force èlectromotrice E ; cette courbe OMK n’est autre chose que la caractéristique à vide de la machine à laquelle l’on a fait subir une rotation de de manière à intervertir les ordonnées
- et abscisses (fig. 2). Ceci nous donne la troisième équation nécessaire pour le calcul de E, Y, i en fonction du débit 1 :
- ni —|— NI = /(E).
- En éliminant i et V entre ces trois équations, l’on obtient aisément l’équation :
- /R
- \Tn~
- N
- Cette équation peut se traduire graphiquement de la manière la plus simple. En effet, le premier terme du second membre peut être représenté pour chaque valeur OH de E, par l’or-
- Pig. a. — iitudc graphique du couple.
- donnée HM d’une droite O K passant par l’origine ; le segment NM est donc égal à Æ n—N Y
- c’est-à-dire qu’il peut servir à la mesure de I pour chaque valeur de E.
- Comme, d’autre part, à vitesse constante, le couple est proportionnel au produit E 1, l’on voit qu’il est proportionnel à la surface du triangle OMN, ce qui permet de suivre aisément ses variations en fonction de 1.
- Tout d’abord, l'on constate ainsi immédiatement que l’on doit toujours satisfaire à l’inégalité
- s
- R r v>-’
- i\ U
- (4)
- sans quoi, le coefficient de 1 dans l’égalité (3)
- étant négatif, la région de fonctionnement de la machine se trouverait tout entière au-dessus du point K de la caractéristique, et le couple augmenterait indéfiniment avec le débit. Si, au contraire, l’inégalité (4) est vérifiée, le point de fonctionnement se trouvera compris entre l'origine et le point K, et, par conséquent, puisque le couple est nul pour ces deux limites extrêmes (la surface de O M N étant nulle), ce couple passe par un maximum pour une valeur intermédiaire du flux. Comme aux environs du maximum, la fonction varie peu, le problème sera donc résolu, si nous ne nous écartons pas trop de ce régime spécial.
- L’on peut remarquer, du reste, que le point de la caractéristique correspondant au couple maximum se trouve forcément situé au-dessus du point pour lequel la tangente à la courbe OMK est parallèle à la droite OK, c’est-à-dire pour lequel le courant I est maximum.
- De l’examen de la formule (3) et de la figure 2, l’on peut donc tirer les conclusions importantes qui suivent :
- i° Il n’y a intérêt, dans aucun cas, à adopter une excitation série démagnétisante ; ceci revient en effet à supposer N <o, c'est-à-dire à augmenter simplement la résistance ohmique R.
- Une excitation série magnétisante a, au contraire, une influence utile, tant que l’on ne dépasse pas pour N la valeur maxima définie par l’inégalié (4) (*). Ce résultat est bien conforme à l'expérience et tous les constructeurs de voitures à transmission électrique, qui avaient adopté primitivement un enroulement série démagnétisant, l’ont remplacé par un enroulement magnétisant, bien que cela paraisse illogique au premier abord.
- ‘2° L’on a souvent coutume de dire que l’on doit employer, pour obtenir un réglage automatique, une machine à inducteurs non saturés. La figure 2 montre que cetle assertion n’est pas complètement justifiée ; en ellét, on a vu plus haut que le point correspondant au couple maximum sur la caractéristique est situé au-dessus du point de débit maximum. D’autre part, il est
- 0 11 convient do se rappeler que la résistance ohmique R comprend la résistance de l'induit cl dos balais1 cotte circonstance permet de vérifier l'inégalité (4) qui serait évidemment irréalisable, si R ne comprenait que la résistance des spires-série de l'inducteur.
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- évidemment nécessaire que la tension V croisse lorsque, le débit 1 diminue, aün que la vitesse des moteurs alimentés par la génératrice augmente lorsque le couple résistant qui leur est opposé devient plus faible.
- Enfin, pour les points situés au-dessous du point de débit maximum, le couple diminue très rapidement jusqu’à zéro, puisque le débit décroît en meme temps que le flux. Toutes ces raisons font que l’on travaillera autant que possible dans une région s’étendant plutôt au-dessus du point de débit maximum.
- Dans tous les cas, la construction de la figure 2 permet de se rendre compte aisément jusqu’à quel point une génératrice donnée répond au problème. D’ailleurs, en pratique, il n’est pas indispensable d’obtenir une solution rigoureuse.
- En effet, jusqu’ici nous avons supposé que le groupe électrogène tournait à vitesse constante ; or, si cette vitesse décroît par suite d’une trop forte surcharge, les abeisses de la courbe OMK (fig. 2) doivent être diminuées proportionnellement et, de cette manière, le couple résistant de la génératrice décroît également, ce qui prévient tout ralentissement exagéré du moteur thermique. Il y a donc là aussi une sorte de réglage automatique qui complète IVHet analysé plus haut (').
- ^ . J. Bktiiknoi).
- (*) Cet effet apparaît encore plus nettement en prenant pour abscisses (fig. a) les flux «1* au lieu des forces élec-Iromolriees E. La courbe OMlv est alors indépendante de la vitesse, et l’on vérifie aisément que iga est inversement proportionnel à cette vitesse.
- L’EXPOSITION DE LA SOCIETE FRANÇAISE DE PHYSIQUE (,) (Suite)
- M. A. Blondel avait exposé un photomètre-euxinètre, construit avec habileté par MM. C011-det et Delagrange; nous mentionnerons seulement cet intéressant appareil, nous proposant d’en donner prochainement une description détaillée.
- Signalons également en passant le condensateur à paraffine de M. Bouchcrot (R. Varrêt, constructeur). 11 se compose d’un nombre variable d’éléments disposés parallèlement dans une caisse dont les parois en tôle perforée permettent à l’air de circuler entre les éléments.
- D’après notre propre expérience, ces condensateurs fonctionnent dans d’excellentes conditions, et leur prix du kilovoll-ampèrc (avec la fréquence 5o),pour des tensions comprises entre 1 5oo et 2 000 volts, ne dépasse pas le tiers ou le quart d’un moteur ou d’une génératrice de meme puissance.
- L’exposition de M. J. Carpentier, l’éminent constructeur, comportait, comme d’habitude, un grand nombre d’appareils extrêmement intéressants. Parmi les appareils entièrement inédits, il convient de citer tout particulièrement le eom-
- (l) Voir La Lumière Electrique, tome II (2e série), p. a36*
- pas électromagnétique Du noyer, destiné spécialement aux blockhaus cuirassés et aux sous-marins (*). Comme 011 le sait, les compas universellement employés jusqu’à ce jour dans la navigation sont essentiellement composés d’une aiguille aimantée mobile sur pivot. La construction de navires en fer, et surtout de navires cuirassés, a obligé, d’une part, à perfectionner la construction des équipages aimantés et, d’autre part, à étudier de plus près le problème de la compensation des forces perturbatrices que les masses de fer et d’acier du navire exercent sur le compas.
- Parmi les savants auxquels sonl.duslcs progrès réalisés dans ces voies, il convient de citer plus particulièrement Poisson, sir Georges Airy, Kelvin, etc. Malgré ces progrès, il arrive, par exemple, que, dans les sous-marins et les blockhaus cuirassés, la force directrice agissant sur la rose, une fois la compensation faite, est si faible, par suite delà raréfaction du champ que produit la paroi cuirassée, que le plus léger frottement du pivot rend la boussole à peu près insensible.
- (*) Gel appareil a été présenté par son auteur à la Société Française de Physique clans la séance du 3 avril 1908.
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- Sur les sous-marins, les difficultés sont encore augmentées à cause des perturbations que produisent sur le compas les courants, d'intensité variable, qui alimentent les moteurs.
- On a essayé de remédier à cet inconvénient, soit en employant des compas possédant un grand moment magnétique, qui sont alors nécessairement des compas liquides, soit en transmettant dans les blockhaus les indications d’un compas placé à l’extérieur. Les compas liquides ont l’inconvénient de subir un entraînement plus ou moins sensible quand le miviro évolue. Les systèmes proposés pour la transmission des indications d’un compas ne présentent aucun avantage spécial au point de vue de la compensation, dont la pratique est au contraire extrêmement facilitée avec l’appareil imaginé par M. Dunoyer et construit par M. J. Carpentier.
- En outre, un navire quelconque, un transatlantique par exemple,appelé à naviguer pendant plusieurs jours dans des parages brumeux, ou un navire de guerre dont l’état magnétique a été modifié par un combat, doit pouvoir reçtilier sa compensation, rapidement et sans faire d’observations astronomiques ou géographiques, qui nécessitent des conditions atmosphériques favorables. Ce problème a été résolu pour les compas magnétiques par lord Kelvin, qui a imaginé pour cela le déflecteur ; mais son emploi s’est peu répandu, car il est très difficile à la mer. L’appareil présenté permet de résoudre aussi ce problème d’une manière complète et très simple.
- K
- ! Y 2
- Fig. 3. — Principe du compas électromagnétique Dunoyer.
- Il se compose (fig. 3) d’une bobine à axe horizontal montée sur un axe vertical O, pouvant recevoir un mouvement de rotation rapide au moyen d’un petit moteur suffisamment éloigné popr que son action soit insensible; sur cette bobine sont enroulés deux circuits identiques
- dont les extrémités sont reliées respectivement aux deux demi-bagues d’un collecteur formé d’un anneau métallique coupé aux extrémités d’un même diamètre; les deux collecteurs, isolés run de l’autre, sont identiques et montés sur l’axe vertical de rotation. Deux paires de balais i et 3 et 4, frottent sur eux en des points de contact situés aux extrémités de deux diamètres rectangulaires, dont Tun est parallèle au plan de symétrie longitudinal du navire; la trace de ce plan sur un plan horizontal est donnée par la droite OY.
- Un calcul simple montre aisément que, sia désigne l’angle que fait à un instant donné l’axe OY du navire avec la direction ON du champ magnétique, la tension moyenne développée entre les balais i et » est de la forme
- Ci 9— K o) H sin a, (i)
- tandis que celle existant entre les balais ‘5 et 4 est égale à
- e3 = K i» II cos a ; (2)
- l’on désigne par K une constante, <0, la vitesse angulaire, II, la valeur du champ magnétique terrestre au point considéré.
- Si l’on soumet le cadre d’un galvanomètre G h la première de ces tensions, tandis que les balais 3 et 4 sont reliés à un deuxième galvanomètre G' identique, le rapport des deux déviations sera donc proportionnel à tg a et peut servir à déterminer l’orientation du navire (1). Pour permettre une mesure facile et immédiate, les deux galvanomètres ont leurs axes perpendiculaires et sont munis de miroirs qui forment, au repos, sur une glace dépolie les images de deux longs traits lu-mineuxperpendiculaires entre eux, se croisant au centre de la glace dépolie où ils figurent des axes O.r et O y. Quand la bobine du transmetteur est en mouvement, les deux traits se déplacent et viennent en d'autres positions.
- Soit M le nouveau point de croisement des traits lumineux. D’après ce que l’on vient de voir, l’on conçoit immédiatement, que le vecteur OM
- (l) Ceci suppose que les courants moyens sont proportionnels aux tensions quelle que soit lu vitesse de rotation, ce qui exige que la self-induction des circuits soit négligeable par rapport à leur résistance ohmique.
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- définit immédiatement la direction a cherchée, et même l’intensité relative du champ magnétique II, proportionnelle à la Iongeur OM, si l’on suppose la vitesse de rotation constante. Dans cette dernière hypothèse, si le navire fait un tour complet d’horizon, le lieu des points de croisement M sera une circonférence si le champ est uniforme ; dans le cas contraire, la courbe elliptique décrite fera connaître tout ce qui est nécessaire pour compenser parfaitement le compas, en appliquant l’une des deux méthodes indiquées par M. Dunoyer (i).
- Dans l’appareil exposé, les deux bobines sont
- Fig. 4. — Boussole Dunoyer. Vue du transmetteur.
- montées dans la partie supérieure d’une boite au fond de laquelle se trouve le moteur électrique qui leur communique un mouvement de rotation. L’arbre de transmission est ainsi assez long pour éviter l’influence du champ de dispersion du moteur. Le transmetteur complet peut être disposé dans une partie quelconque du navire.
- Quant au récepteur, on le place sous les yeux du commandant. S’il s’agit d’un sous-marin, l’on fixera enfin avantageusement le transmetteur dans un tube de bronze de im,ao de longueur environ, émergeant de la coque du navire en un point convenable.
- On le soustrait ainsi à l’action perturbatrice
- Fig. 5. — Boussole Dunoyer. Vue du récepteur.
- des dynamos puissantes servant à la propulsion.
- Les premiers essais ont permis de constater que l’approximation obtenue est d’environ 3°, ce qui est un résultat très encourageant.
- Indépendamment de cetingénieux instrument, M. .1. Carpentier avait exposé le modèle 1908 du rhéographe Abraham-Carpentier. Ce modèle, qui ne diffère du modèle 1907 que par des améliorations de détail, est basé sur le même principe que l’appareil créé en 1897, Par M. Abraham(*), mais en négligeant les termes correctifs, ce qui donne encore une précision suffisante au moins pour les essais industriels; l’on a pu supprimer tout le réglage qui rendait assez délicate la manipulation du modèle primitif.
- Le modèle exposé, spécialement destiné aux
- f) Loc. cit.
- (') Voir L'Eclairage Electrique, tome XI, p. 145.
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- expériences de cours, se distingue par sa robustesse et sa simplicité, autant que par l’exactitude de ses indications.
- Il donne sur un écran, à 3m,5o environ de l’appareil, l’image très brillante de la courbe d’un courant alternatif ou d’un courant variable périodique dont les ordonnées peuvent atteindre facilement im, tandis que les abcisses ont environ 3m de développement.
- L'appareil se compose de 2 parties principales : le galvanomètre double et le synchronoscope.
- i° Galvanomètre double. — Le galvanomètre double est formé de 2 galvanomètres simples entièrement indépendants. Chaque galvanomètre comprend essentiellement un petit cadre d’aluminium de imm2 de section environ, suspendu par a fils dans le champ d’un aimant permanent.
- Ce cadre, formant une spire en court-circuit, est le siège de courants induits tels que sa déviation est à chaque instant proportionnelle au courant ou à la tension instantanée à étudier. Pour obtenir ce résultat, le courant ou la tension à étudier agissent sur le cadre mobile en passant par deux intermédiaires.
- Un premier courant intermédiaire est produit en dehors de l’appareil, soit par un transformateur d’intensité indépendant, s’il s’agit d’étudier un courant, soit par un condensateur, s’il s’agit d’une tension. Ce courant intermédiaire, de la
- forme ^ ou est lancé dans le galvanomètre dt dl
- correspondant.
- Il y ,passe dans une petite bobine, formant le primaire d’un transformateur minuscule dont le cadre d’aluminium est le secondaire en court-circuit. Dans ces conditions, les courants induits
- dans ce cadre sont de la forme ^ ou suivant
- dit dt2 ’
- qu’on étudie un courant ou une tension.
- L’équation du mouvement du cadre d’aluminium mobile se trouve être dans ces conditions :
- A^ + B^ + co = c*', dt1 ' dl 1 dl2’
- où 0 représente l’angle de déviation, et i le courant à étudier, A, B, C et G étant des constantes. On voit que si l’on rend négligeables les a termes
- en — et 0, ce qui est réalisé dans l’appareil, l’équation se réduit à :
- 0 est donc à chaque instant proportionnel à i.
- Un miroir concave de 6 X 8mm est fixé sur le cadre d’aluminium et permet d’observer ses déviations.
- 2° Synchronoscope. —- Une lanterne de projection ordinaire du modèle employé dans les cours est placée à 70e1" environ de l’axe de l’appareil et sur le eété. Le faisceau lumineux issu de l’arc est dirigé par deux petits miroirs plans sur les miroirs concaves des galvanomètres. Chacun d’eux donne sur l’écran une image réelle du cratère de l'are. Sur le trajet du faisceau ainsi réfléchi est interposé le synchronoscope entre les galvanomètres et l’écran. Sans ce synchronoscope, le faisceau donnerait sur l’écran deux lignes horizontales plus ou moins allongées, suivant l’amplitude des déviations des galvanomètres.
- Fig-, 6. — Vue du rhéoguaphe Abraham-Curpentier, côté du moteur synchrone.
- Le synchronoscope a pour fonction d’étaler l’image dans le sens vertical proportionnellement au temps, et de ramener périodiquement en coïncidence les courbes successives, de manière à produire sur la rétine l’impression d’une image fixe et continue. II est constitué par un prisme équilatéral pivoté horizontalement; et, entraîné par un moteur synchrone visible sur la figure 6*
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- Ce moteur, très simple, n’est autre qu’une petite roue d’engrenage en fer, tournant devant les pôles d’électro-aimants alimentés par une dérivation du courant à étudier. Les faisceaux, réfléchis par les galvanomètres, pénètrent les prismes, subissent une réflexion totale et une réfraction, et tournent dans l’espace d’un angle double de celui du prisme. Quatre miroirs disposés dans la portion de l’espace qu’ils balayent ainsi recueillent successivement ces faisceaux et les ramènent toujours sur l’écran, de façon qu’ils y repassent quatre fois pour chaque face du prisme ; on réalise ainsi par tour du moteur i» apparitions successives de la courbe sur l’écran, ce qui permet d’obtenir une impression continue.
- Sensibilité. — 11 suffit de faire passer dans les bobines galvanométriques un centième d’ampère efficace à 5o périodes pour donner sur l’écrou à 3“,5o une courbe d’amplitude suffisante pour la projection dans une salle.
- Il est possible d’étudier ainsi des courbes diverses de tension ou de courant, de comparer, leurs amplitudes et leurs phases, de mettre en résonance leurs harmoniques successives pour les analyser. On peut étudier aussi des courants de courbe très irrégulière, comme celui de l’arc à courant alternatif, celui d’un redresseur, etc.
- Une démonstration de la marche excellente du rhéographe Abraham-Carpentier a d’ailleurs été donnée pendant, la durée de l’exposition ; un rhéographe fonctionnait en effet dans la salle du rez-de-chaussée, projetant sur l’écran la courbe du courant du secteur de la rive gauche. Cette courbe était très visible, bien que la salle fut faiblement éclairée, et l’on a pu décomposer aisément la tension d’alimentation en ses harmoniques, au moyen-de l’élégante méthode de M. II. Armagnat (').
- Il convient également de citer, parmi les appareils exposés l’an dernier et perfectionnés depuis, un galvanomètre Abraham pour courants alternatifs. Ce galvanomètre permet de mesurer des courants alternatifs de l’ordre du centième de micro-ampère et de déterminer leur phase.
- (') Cf. L'Eclairage Electrique. 1902, p. 373.
- Ce galvanomètre a été décrit ici même ('), ce qui nous dispensera de revenir sur son principe.
- Nous dirons seulement que le modèle exposé comporte un inducteur bipolaire en tôle feuilletée; les pôles radiaux portant les bobines excitatrices et la carcasse extérieure cylindrique rappellent l’aspect, des machines électriques du type presque universellement adopté à l’heure actuelle. Le champ obtenu est donc relativement très puissant et cette heureuse disposition doit contribuer beaucoup à la grande sensibilité réalisée.
- Mentionnons,en passant, les appareils de mesure,du modèle adopté après concours par la Marine, les ondemèt.res et décrémètres bien connus de M. Tissot, etc.,et terminons cette trop brève description par quelques mots sur le nouveau modèle de phototélégraphe Korn construit par la même maison. Les postes exposés 11e diffèrent pas en principe du modèle précédent décrit dans ce journal (*) ; les perfectionnements apportés dans le nouveau modèle se rapportent surtout à l’étude très minutieuse des détails, afin de réaliser un appareil de réglage commode et vraiment industriel. Les deux cellules de sélénium (celle de transmission S! et celle de compensation S2) sont montées en série, et branchées aux bornes de la pile. Aux mêmes bornes aboutissent les extrémités de la résistance d’équilibre ; enfin, les deux fils de ligne communiquent l’un avec le point de jonction de S, et de S2, l’autre avec un curseur se déplaçant sur la résistance d’équilibre, et permettant de régler la transmission. Chaque poste est double et peut servir alternativement à la transmission et à la réception ; tout l’ensemble est très compact et donne l’impression d’un appareil définitivement au point. Des postes analogues assurent d’ailleurs un service régulier entre Paris, Londres et Berlin.
- Enfin, indépendamment de toute cette série d’appareils, M. J. Carpentier présentait, dans la salle du rez-de-chaussée, une bobine d’induction donnant des étincelles très nourries de im,25 de longueur.
- Ce superbe appareil, que l’on pouvait voir fonctionnel', possède un enroulement secondaire
- (') Cf. V Eclairage Electrique, 1907, tome LII, P- i7(>.
- (s) L'Eclairage Electrique, 1904, tome XXIX, p. 464 et 469; et 1907, tome XLIX, p. 47l>.
- tome XXX,
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- à spirales échelonnées, suivant les procédés Klingelfuss.
- Le primaire est normalement muni d’un interrupteur à mercure, également de Ivlingclfuss, qui peut couper des courants très intenses sans aucune détérioration. Des essais faits avec ce matériel, en vue de la radiotélégraphie, ont, paraît-il, donné des résultats inespérés.
- Nous tiendrons d’ailleurs nos lecteurs au courant des résultats obtenus dans de prochaines expériences plus complètes ; ils présentent un intérêt d’autant plus grand que le courant continu semble, à l’heure actuelle, presque complètement abandonné pour de tels usages.
- Les accumulateurs Dinin sont suffisamment connus de nos lecteurs pour que nous puissions nous dispenser d’entrer dans des détails à leur sujet. Indépendamment de la batterie de éléments (type traction, capacité de if>o ampères-heure) (') qui fonctionnait en tampon avec le groupe électrogène Panhard-Levassor mentionné au début de notre article, la maison A. Dinin exposait des éléments transportables extra-légers pour allumage de moteurs à essence, lampes transportables, etc. et d :s batteries pour laboratoires.
- Les premiers sont caractérisés par l’emploi de plaques positives à très grandes pastilles de matière active (environ 5o X 9<>mm) entourées d’un léger cadre de plomb antimonié.
- On obtient ainsi une grande capacité spécifique aux régimes moyens et lents et une co'n-servation très longue de la charge par suite de la réduction au minimum des couples locaux.
- Les ateliers E. Ducretct (MM. F. Ducretct et E. Roger, successeurs) présentaient, entre autres nouveautés, un modèle extrêmement bien étudié de détecteur électrolytique avec anode démontable à la Wollaston (fig. 7). Au moyen d’un ressort plat /, le courant passe de la borne e au plot l qui termine le tube de verre T contenant le fil de platine dont la pointe a forme l’anode, suivant le principe dû au capitaine Ferrié. Pour enlever le tube, afin de raviver commodément sa pointe en la passant sur de la toile émeri très fine, ou de le remplacer par un autre, il suffit d’imprimer au ressort r une rotation horizontale au-
- ('(' Pour une décharge en cinq heures, Ton obtient de à 5o watts-heure par kilogramme île poids total.
- tour de la vis qui le maintient. Citons également le dispositif d’accord pour récepteur radiotélégra-phique ou radiotéléphonique, avec transformateur d’induction à spirales plates superposées, à distance variable avec réglages, mettant en cir-
- Fig. 7. — Détecteur électrolytique, modèle Ducrelet.
- cuit le nombre de spires qui convient à l’accord le plus convenable (*).
- Nous avons examiné avec grand intérêt les nouveaux récepteurs téléphoniques de grande sensibilité, construits spécialement pour les besoins de la télégraphie et de la téléphonie sans fil. Ils possèdent une résistance très élevée, •1 5oo ohms environ chacun, de manière à se trouver dans les meilleures conditions de fonctionnement avec le détecteur électrique. Un dispositif de réglage, sur lequel on peut agir de l’extérieur, permet d’approcher les noyaux des bobines aussi près que possible de la membrane de fer pour obtenir le maximum de sensibilité. Un dispositif très pratique de jonction élastique, entre le téléphone et le serre-tête sur lequel il est fixé, lui permet de s’appliquer exactement de lui-même contre l’oreille dans la meilleure position, en exerçant une pression assez forte, mais cependant très douce, de telle sorte qu’on peut le supporter sans fatigue ni gêne d’aucune sorte, et percevoir les sons les plus faibles; d’ailleurs, les matériaux employés à sa construction, alumi-
- C) Df. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, i(> juillet 1907.
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- nium et ébonite, lui assurent une très grande légèreté, et son volume est aussi réduit que possible.
- Les transmetteurs et récepteurs téléphoniques haut-parleurs Gaillard-Ducretct sont familiers à nos lecteurs; ces appareils, complètement étanches, sont employés à bord, par la Marine, pour la transmission des ordres.
- Dans la même exposition, l’on remarquait deux modèles extrêmement ingénieux d’interrupteurs pour bobines de Ruhmkorir. Le premier utilisable avec du courant continu est basé sur le même principe que les interrupteurs à jet de mercure par force centrifuge, mais la rupture du courant, au lieu de se faire dans un isolant liquide, alcool ou pétrole, a lieu dans un gaz non oxydant (hydrogène ou simplement gaz d’éclairage).
- L’appareil se compose d’un axe central Ax recevant un mouvement de rotation par l’intermédiaire d’une courroie entraînant la poulie P. Le mercure Ilg est aspiré du fond de la cuve, c’est-à-dire là où il est toujours parfaitement propre et
- ÀPAJtlS
- Fig. 8. — Interrupteur i\ mercure avec isolant gazeux, système Ducretet.
- limpide ; il s’élève dans la tubulure B, l’autre tubulure servant seulement à équilibrer le système mobile. Le jet de mercure vient balayer successivement quatre lames de nickel E, ce qui produit quatre interruptions par tour. Le gaz d’éclairage est amené par l’orifice A et peut s’échapper jîar un tube ajusté à l’orifice A'. On peut,lorsque l’appareil est bien purgé d’air (ce dont on
- peut s’assurer en allumant un petit bec de gaz à la sortie du tube relié à A'), fermer le robinet à l’extrémité du tube A', en laissant ouvert le tube d’admission A; on évite ainsi toute rentrée d’air, la pression du gaz se maintenant à l’intérieur. Une explosion intérieure serait d’ailleurs sans conséquence, l’appareil étant en fonte très résistante.
- La marche de l’appareil est presque silencieuse. Ce dispositif permet une marche continue d’une durée presque indéfinie, sans qu’il soit nécessaire de procéder à aucun nettoyage du mercure, celui-ci étant préservé de toute souillure par des produits étrangers. L’orifice d’échappement du jet de mercure ne peut plus s’obturer comme cela arrive infailliblement lorsque le mercure devient pâteux en s’émulsionnant avec le pétrole. 11 est ainsi possible d’obtenir des vitesses de fonctionnement qui n’avaient jamais encore été obtenues avec des interrupteurs similaires : 5 ooo interruptions environ par minute. L’étincelle de la bobine Ruhmkorlï prend l’aspect bien caractéristique que seul pouvait fournir jusqu’ici l’interrupteur Wehnelt, et lorsque l’on réduit sa longueur, elle se présente sous l’aspect d’une large chenille colorée et possède une haute température. L’écran radioscopique éclairé par un tube à rayons X présente, par ce dispositif, une lueur parfaitement continue rendant les observations très faciles. Au point de vue radiographique, le grand nombre de décharges dans le même temps permet de diminuer d’une façon notable le temps de poser et d’aborder avec succès la radiographie intensive.
- Quant au second interrupteur, dû au Dr Bos-quain, il permet d’actionner directement les bobines de RuhinkorlF avec du courant alternatif.
- Cet interrupteur se compose d’une lame vibrante, accordée au moyen d’un curseur mobile, de manière qu’elle exécute naturellement un nombre de vibrations propres, égal au nombre de périodes du courant alternatif de la distribution. Cette lame est mise en vibration par un électroaimant à fil fin recevant le courant fourni par le secteur. Dans le circuit de cette bobine se trouve intercalée une petite cuve électrolytique à électrodes plomb-aluminium qui a pour effet de s’opposer au passage du courant en formant clapet pendant la durée d’une des phases du courant (propriété bien connue de l’aluminium).
- La lame vibrante est sollicitée par un courant
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- vibré toujours de même sens et prend ainsi une amplitude d’autant plus grande que sa vibration propre se rapproche davantage de celle du courant. Le réglage est donc facile à obtenir. Cette lame vibrante porte à son extrémité une tige rigide plongeant dans un godet de mercure, dont on peut régler la hauteur par un bouton à crémaillère. L’interruption du courant se faisant toujours au même instant de la même phase, le résultat est le même que celui qui serait obtenu sur courant continu.
- La bobine d’induction produit une belle étincelle vive et continue et le nombre des étincelles
- par seconde correspond exactement à la période du courant alternatif.
- La même maison exposait encore un appareil à haute fréquence du Dr Gautier, un transformateur à fuites (avec circuit magnétique fermé) pour radiotélégraphie, des bouteilles de Leyde et des condensateurs plaques démontables, des soupapes électrolytiques O. de Faria pour le redressement du courant alternatif, etc. ; nous ne pouvons malheureusement que mentionner ces appareils, malgré leur grand intérêt.
- (A suivre.)
- J. Reyval.
- L’INSTITUT ELECTROTECHNIQUE DE KARLSRUHE
- Le tableau I que nous avons donné à la fin de l’article sur l’Institut Electrotechnique de Karlsruhe (* *), totalisant le nombre des étudiants suivant la section Electricité de la« Technische Iloch-schule » et de ceux fréquentant les laboratoires électrotechniques doit être modifié comme il
- Tableau I.
- ANNÉE
- (semestre
- d’hiver)
- Nombre total des étudiants
- est indiqué dans le tableau I ci-joint, car les
- (*) Voir La Lumière Electrique, tome II (a° série), 25 avril 1908, p. n5.
- élèves admis à manipuler dans les laboratoires électrotechniques 11e représentent qu’une partie des élèves de la section Electricité, ceux-ci ayant fait leurs deux premières années d’études et pris part aux travaux pratiques dans les laboratoires de physique.
- Tableau II
- ANNÉE (semestre d’hiver) 1899-1900 1900-1901 1901-1902 1902-1903 1903-1904 1904-1905 19051906
- Nombre des étudiants fréquentant les laboratoires de l’Institut Electrotcehnique. 145 i57 228 23o 220 228 i5S
- Voici (tableau lli pour les 111° et IVe aimées
- réunies le nombre de ces élèves.
- L. Fabre.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Nouveau système de réglage de la tension pour alternateurs. — M. Seidner — Elektrotech-nische Zeitschrift, 3o avril 1908.
- Avant d’exposer le nouveau système de réglage qu’il propose et qu’il a expérimenté, l’auteur rappelle les divers systèmes employés jusqu’à présent, leurs avantages et leurs inconvénients.
- Si l’on considère la caractéristique à vide d’un alternateur, les deux valeurs des ampèretours résultants d’excitation, ainsi que les forces électromotrices correspondantes, pour la marche à vide et la marche en charge, on peut voir facilement que la différence des deux tensions, pour une même valeur des ampèretours de réaction d’induit, sera plus faible à mesure que la tension à vide s’écartera du coude vers la partie de la courbe correspondant à la saturation. En d’autres termes, on peut réduire la variation de
- , E2 — E,
- tension, expnmee en % par le rapport
- E
- A.J n
- ou
- E, est la force électromotrice à vide, E2, la force électromotrice en charge, en réduisant E2 — E,, ou en agissant simultanément sur les deux termes de ce rapport. L’auteur fait remarquer que l’application de ces méthodes a une influence sur le rendement des machines et à titre d’exemple il prend un alternateur de 3oo K. V. A. ayant une chute de tension de 16 % pour cos tp = 0,7 ; les pertes sont de 200 kilowatts. Si on fait marcher la machine avec une tension avide de i5 % inférieure, la chute de tension du générateur sera de 32 % pour cos 9 = 0,7 et les pertes tomberont à i5,G kilowatts. Ce sont les pertes dans le fer et les pertes dans le cuivre d’excitation qui ont diminué de 3 et de 6 % .
- Si on admet une chute de tension de 36 % avec un débit de 25 % plus élevé, la puissance augmente ainsi que les pertes dans le cuivre, mais’ le rendement restera le même.
- Mais, si l’on a cherché à réduire l’élévation de tension nécessaire en charge en choisissant, une saturation convenable, la tendance actuelle est plutôt d’admettre des différences de tensions élevées, ce qui rend les machines moins coûteuses, et d’utiliser des dispositifs spéciaux pour le réglage de la tension.
- Ces dispositifs, l’auteur les répartit en cinq catégories. Dans les trois premières, le courant d’excitation, pour produire l’augmentation de tension, est emprunté à l’alternateur et transformé en courant continu: i°par un commutateur en synchronisme, le courant de l’induit renforçant l’excitation (méthode de Ganz(‘), Westinghouse ('),General El. C°('), Hey-land(2), Alexanderson (a) ; 20 le courant de l’alternateur règle les ampère-tours d’excitation d'une machine excitatrice ayant un induit pourvu d’un bobinage particulier, (Hutin et Leblanc (* * (•*)), Boucherot (K), Da-nielson (°), Rice(7), Reist, Steinmetz (s), Arnold (9); 3° le courant alternatif est transformé en continu par des redresseurs spéciaux, (Dobrowolski, Cromp-ton et C°). Le quatrième groupe comprend les systèmes de Walker (10) et de Heylandf11) qui n’ont pas été appliqués et, pour un réglage entre certaines valeurs limites du cos 9, utilisent l’effet même de la réaction d’induit. Enfin, le cinquième groupe comprend les méthodes de réglage dans lequel on a recours à un dispositif mécanique agissant sur un rhéostat, (Blathy, Thury (t2), Dick (13), Kennely et
- (') Arnold, Die Wechselstromtechnik. Vol. IV.
- (2) A. Heyland. Compoundierung von Wechselstrom-generaloren. E. T. Z., 1903.
- (*) Jauuary meeting of lhe A. I. E. E, 1906 et Eclairage Electrique, t XLVI, p. 467,
- (•*) Eclairage Electrique, tome XVII, p 427.
- (!i) Eclairage Electrique, 1900, t. XXV, p. 342. L’auteur ne cite pas le système de compoundage avec com-mutalrice de M. A. Blondel publié cependant dès 189G. Cf. Eclairage Electrique, 1896, t. VIII, p, 408. (K. D.T.)
- (°) E. Danielson. Méthode zum Kompensieren von Wcchselstrommaschinen. E. T. Z., 1899.
- (7) Berg. Compounding of allernators by compensa-ting exciter. E. W. and Eng., 1901.
- (8) Electrical World, 1901.
- (n) Arnold, Die Wechselstromtechnik. Vol., IV.
- (<n) Walker. Compensalcd altcrnaling currcnt gene-rators. El. Rev., 1904.
- (u) A. IIryland. Wcchselstrommaschine mit Hilfsfeld zur direkten Kompensierung der Ankerrückwirkung. E. T. Z., 1906.
- (12) Ein neucs Modell des selbslüUigen Reglers, Bauart Thury. E. T. Z., 1905.
- (13) E. Dick. Neuer selbsttiitiger Spannungsregulalor. E. T. Z., 1900.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. Il (2e Sérié). — N* 22.
- Whiting (*), Chapman, Siemcns-Schuckert (2), et Tirrill(3).
- L'auteur propose une nouvelle méthode basée sur une propriété particulière des résistances en fer.
- Il fait remarquer tout d'abord qu'en appliquant aux bornes d’une résistance en fer une tension croissante, on obtient entre certaines limites (8 à volts) une valeur constante du courant pour toutes les valeurs delà tension; c’est donc que la résistance croît avec la tension. Au delà de i5 volts dans l’exemple choisi, la résistance cesse d’augmenter. C'est sur cette propriété qu'est basé le réglage et on voit de suite qu’il doit être très rapide et très énergique puisque les changements de résistance sont eux-mêmes très rapides. Si on fait, par exemple, passer simultanément du courant continu et du courant alternatif dans de telles résistances, celles-ci pourront maintenir constante la résultante J des deux courants combinés. Il est facile de voir que si ie est le courant continu passant dans les résistances, im le courant alternatif maximum et iv sa valeur efficace, on aura J* = ie — im sin et l'on en déduit facilement
- J — J i2c + /'V
- valeur efficace de J,. On voit donc que J est l’hypoténuse d’un triangle rectangle dont les côtés de l’angle di*oit sont ie et iv. Si donc J est maintenu constant, on voit que, quand le courant alternatif variera de o à J, le courant continu variera de J à o.
- L’auteur avait proposé un premier dispositif dans lequel, pour un alternateur triphasé, on prenait le courant d’une phase et la tension entre deux fils pour alimenter les primaires de deux petits transformateurs dont les secondaires étaient montés en série et alimentaient une résistance en fer mise en série avec un bobinage démagnétisant de l’excitatrice; ce bobinage et la résistance en fer étaient en dérivation sur le bobinage principal d’excitation de l’excitatrice. Mais ce système étant trop instable, l’auteur a cherché à grouper les transformateurs de telle sorte que leurs tensions secondaires se composent sous un angle plus grand que qo°. Il en résulte alors que la résultante des tensions, au lieu d’augmenter pour
- f1) Kknnelly et Whiting. One melhotl of polcntial re-gulator, E. W.t igo5.
- (2) ^Elektrotechnik und Maschinenbau, 190C».
- (3) G. Ghossmann. Uber den sclhsülligen Spannungs rcgler System Tirrill, E, T, Z., 1907.
- un courant croissant et pour un cos <p donné, commence par diminuer jusqu’à une certaine valeur; tant que l’on ne dépasse pas cette limite, l’on peut donc supprimer l’enroulement différentiel et mettre les résistance en fer en série avec l’enroulement d’excitation. La figure 1 donne le diagramme des vecteurs dans ce cas.
- Fig. 1. — Étude de la variation du courant parcourant les résistances avec la churge.
- Pour cos <p — 1, AG étant le vecteur de la tension secondaire du transformateur de tension et A B la direction de la tension du transformateur de courant, si ce courant est nul, AB == o. Pour un courant croissant, on voit que la résultante G B des deux tensions décroît jusqu’à une certaine valeur. Avec cos = 0,8, le point B pour un courant donné viendra en B. et la résultante des tensions sera G Blt On choisit l’angle a de telle sorte que la limite de variation de BC suffise à compenser la chute de tension correspondante. Avec du courant triphasé, il est facile de faire a = iao°.
- Le premier système indiqué plus haut présentait encore le grand inconvénient que, par rapport aux
- Fig. 2. — Schéma du nouveau procédé de compoundage pour alternateur.
- secondaires des transformateurs, l’induit de l’excitatrice et l’excitation de l’alternateur formaient des circuits dérivés. L’auteur a modifié cette première méthode et propose d’utiliser le schéma de la figure 2. G est le générateur triphasé; N, le circuit d’exci-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- tation; E, l’cxcitatricc dont le circuit d'excitation est rc sont les deux résistances en fer reliées au circuit d’excitation et aux secondaires des transformateurs. Le secondaire du transformateur de tension est subdivisé en quatre parties équivalentes et les extrémités du secondaire du transformateur de courant, subdivisé lui-même en deux parties, sont reliées aux points a-3 et 6-7 qui sont équipolcntiels. Avec cette disposition, le courant du transformateur de courant peut passer dans le secondaire du transformateur de tension, mais 11’y produit aucun effet d’aimantation; de même le courant continu peut passer dans le secondaire des deux transformateurs, mais sans y produire d’aimantation.
- Les trois courants (les deux précédents et celui du transformateur de tension) passent dans les résistances en fer où leur résultante est maintenue constante.
- Le présent système a été expérimenté par l’auteur et donne de bons résultats; il peut être appliqué séparément a des machines de types différents fonctionnant en parallèle.
- L. G.
- ARCS, LAMPES ÉLECTRIQUES, PHOTOMÉTRIE
- Nouvelle méthode permettant de déduire l’intensité moyenne sphérique d’une lampe de la longueur d’une ligne9 quand la courbe de répartition lumineuse moyenne est connue. — A.-E. Kennelly. — Eleclrical World, 18 mars 1908,
- On sait que l’étude d’une source lumineuse de révolution se fait par la détermination de la « courbe de répartition lumineuse dans un méridien », c’est-à-dire par la détermination dans un même méridien des intensités lumineuses dans des directions faisant avec l’horizontale un angle variable 0. Pour rendre comparables les résultats obtenus sur des sources lumineuses ayant des courbes de répartition lumineuse différentes, on considère ce qu’on appelle l’intensité moyenne sphérique de la source, c’est la valeur de l’intégrale :
- TZ
- 1 IocosOrfQ.
- TZ
- moyenne sphérique se fait souvent par un procédé graphique indiqué par Rousseau (^.Ilconsiste essentiellement à déterminer l’intensité lumineuse dans des directions faisant de part et d’autre de l’horizon des angles variant en progression arithmétique (angles 0, % Q,etc.).
- Si on trace la courbe avant pour abeisses, les valeurs de sin /ï0 et pour ordonnées les valeurs correspondantes de l’intensité lumineuse, l’aire comprise entre cette courbe et l’axe des x mesure au facteurs près l’intensité moyenne sphérique. La mesure de l’aire de cette courbe nécessite l’emploi du plani-mèlre ou la nécessité de compter un certain nombre de carreaux sur du papier quadrillé. (Je sont ces opérations que Kennelly a voulu éviter par une construction ne nécessitant que l’emploi de la règle, du compas et du rapporteur.
- Remarquons que l’intégrale
- TU
- Iq cosOrfO
- 7U
- “ 2
- peut se décomposer en une somme d’intégrales de la forme
- (0+1)0
- le cosO^O. no
- Si nous supposons l’angle 0 choisi suffisamment petit pour qu’on puisse considérer l’intensité lumineuse comme constante dans cet angle, cette expression devient
- 0
- cosO d 0. nO
- L’intégrale qui peut s’écrire
- sin (//. -|- 1) — sin //. 0
- représente au facteur 1 tu près l’aire delà zone sphérique limitée sur la sphère de rayon 1 par les parallèles de latitude n 0 et (n 1) 0.
- Le procédé de Kennelly revient à déterminer graphiquement et à sommer les diverses valeurs de iy,t”0^r;ti (cos 0 d 0) en prenant pour valeur de I
- dans chaque cas la valeur correspondant au milieu de la zone. (*)
- (*) Comptes rendus des travaux du comité international charge des essais électriques à CEx position d’Anvers en i885, p. 96. (N. 1). T.)
- La détermination pratique de cette intensité
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 22;
- La reproduction de quelques-uns des exemples cités par l’auteur permettra de se rendre compte facilement de la manière dont il y arrive. Le premier cas envisagé est celui où la courbe de répartition lumineuse est un cercle tangent à l’axe de la source
- (%• *•)
- Fig. i. — Application de la méthode au cas où la courbe de répartition lumineuse est un cercle tangent à l’axe de la source. Zones de 3o°.
- On utilise d’abord les zones sous-tendant des angles de 3o°. Les intensités lumineuses considérées comme constantes dans chaque zone sont donc celles correspondant aux directions 7^°? 4^°, -f- I^°?
- — i5°, — /|5°, — 75°. Elles sont représentées sur la figure parles lignes pointillées Ot,Os,Or,Or' O Os'ïf. De O comme centre avec O/* comme rayon on décrit /ira sous-tendant au-dessus de l’horizon un angle de 3o°. Sur le rayon Oa} à partir de a on prend une longueur ah = os. De b comme centre avec ah comme rayon, on décrit un arc ac de 3o°, de telle sorte que bc fasse un arc de 6o° avec l’horizontale. A partir de c sur bc on prend une longueur cd= ot et de c comme centre on décrit un arc ec de 3o°. On répète la meme opération au-dessous de l’horizontale.
- La projection qq' de ce, sur la verticale au point II représente le double de l’intensité moyenne sphérique. Hq représente l’intensité moyenne supérieure, Ilq' l’intensité moyenne inférieure.
- Remarquons, comme nous l’avons déjà dit, que
- cette manière d’opérer équivaut à déterminer graphiquement l’expression
- -}- 90°
- I (sin (/& —|— i)3o° — sin/?. 3o°).
- — 90
- En effectuant ce calcul (*), pour les données choisies, Kcnnelly trouve pour intensité moyenne sphérique d’une lampe 7,7645 bougies, alors qu’une construction graphique aussi soignée que possible donne 7,78.
- Remarquons qu’il est possible de connaître exactement, dans ce cas, la valeur de l’intensité moyenne sphérique. Dans le cas où la courbe de répartition lumineuse est un cercle dont le diamètre fait un angle avec l’horizon, l’intensité moyenne sphérique est donnée parla relation :
- I//2.sph. = - [cos<P(7r — <I>) -j- sin<I>],
- 4
- I étant l’intensité rnaxima.
- Dans le cas actuel, cette expression devient
- I m . sph. = I
- ce qui donne pour la source envisagée 7,854 bougies.
- Kennelly exécute le meme graphique avec des zones de 1 o° et obtient pour l’intensité moyenne sphérique 7,8443 bougies (fig. a).
- Le diagramme de Rousseau exécuté dans le cas des zones de 3o° conduisait à une intensité lumineuse de 7,4996 bougies, soit une erreur 4,5 % au lieu de 1,4 % donné par la méthode de Kennelly.
- L’auteur applique également son procédé à une source lumineuse dont la courbe de répartition lumineuse serait une portion de cercle dont le diamètre ferait avec l’horizontale un angle de 6o°. C’est à peu
- (*) Remarquons que cette manière de calculer l’intensité moyenne sphérique d’une lampe à arc a été employée, il y a longtemps déjà, à l’Exposition d’électricité de 1881 par Allard, Leblanc, TreS'ca et Potier. Elle est beaucoup plus usitée que remploi du diagramme de Rousseau. C’est, en particulier, celle employée au Laboratoire central d’Electricité pour l’élude des arcs en utilisant des zones de io°. Malgré l’autorité qui s’attache au nom de M. Kennelly, nous persistons à croire qu’il vaut mieux déterminer l’intensité moyenne sphérique par le calcul plutôt que par un procédé graphique, (N. D. T.)
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- près le cas d’un arc. Les résultats auxquels il ar-
- Fig. 2. — Même exemple d’application avec zones de io°.
- rive sont les suivants :
- Méthode
- de
- Kennclly.
- Méthode
- deRousseau.
- Valeur exacte...............
- I calculée.....
- déterminée graphiquement . .
- {calculée......
- déterminée gra-phiquement . .
- ( Zones de 3o°..........
- Zones de xo°.............
- 4,783
- 4,51885
- 4,515 4,7882
- 4,79
- 4,665
- 4,7696
- Fig. 3. — Application à une lampe à incandescence avec filament en fer à cheval.
- En appliquant sa méthode à une courbe de répar-
- tition lumineuse de lampe à incapdescence avec fda ment en fer à cheval mentionnée dans le travail de Hydc et Cady (*), Kennclly trouve (11g. 3) comme facteur de réduction (rapport de l’intensité moyenne sphérique .à l’intensité horizontale) o,83. Les auteurs avaient trouvé 0,826.
- Dans la figure 4, l’auteur a appliqué son diagramme au cas d'une lampe de 16 bougies.
- Fig. 4. — Essai avec une lampe de 16 bougies avec eu sans globe dépoli.
- La partie droite du diagramme se rapporte à la lampe proprement dite. Le facteur de réduction est 0,825. Il y a 49 % de la lumière renvoyée dans l’bémisphère supérieur du côté du culot de la lampe et 5i % dans l’hémisphère inférieur.
- La partie gauche du diagramme se rapporte au cas de la lampe placée dans l’intérieur d’un globe dépoli de 6 pouces (i5cm, 2).
- Le facteur de réduction est o,833, le flux total émis par la lampe ayant diminué de 17,7 % .
- L’auteur fait remarquer à ce propos que tous ces raisonnements ne se rapportent qu’au cas où les sources lumineuses peuvent être assimilées à des points. S’il en était autrement, les termes intensités lumineuses et llux lumineux n’auraient de sens qu’en définissant les conditions de l’observation.
- R. Jst.
- (*) Bulletin du Bureau of Standards 1907, Vol. 4, n° 1, p. 106.
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- T. II (2® Série). — H» 22.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Sur la réception des ondes électriques en télégraphie sans /11.—R.Rüdenberg. — Annalen der Pliysik, vol. XXV, 1908, n° 3.
- En outre, Hertz a démontré (*)• que l’énergie en unités électromagnétiques rayonnée par le résonna-teur est égale à :
- L’auteur se propose de présenter une théorie simple du résonnateur, plus spécialement en vue des applications des oscillations électriques à la radiotélégraphie. Il suppose que le résonnateur étudié peut être remplacé par un circuit oscillant comprenant une capacité C en série avec une self-induction L et présentant une résonance ohmique R ; l’on est ainsi ramené à l’étude des courants quasi-stationnaires.
- L’énergie emmagasinée à chaque instant dans un tel système est, comme on le sait, égale à :
- en désignant par e la charge instantanée du conden-. de
- sateur, et par 1 = —- le courant instantané.
- (X>v
- D’autre part, la puissance dissipée par effet Joule est :
- Q =
- enfin, l’énergie totale recueillie par le résonnateur est, par unité de longueur :
- W, = &li = &l
- de
- dt'
- (3)
- en appelant g, la composante de la force électrique
- Fig. 1. — Résonnateur équivalent à l’antenne.
- due au champ extérieur de la station d’émission, parallèle au résonnateur double (fig. 1) équivalent à l’antenne, et l, la longueur de celui-ci.
- e étant la vitesse de la lumière.
- En intégrant par partie la formule (/t), l’on obtient :
- de d*eV Çde d?e ^
- dl dt* J0 J dt ’dt'3
- Si le temps t. est pris suffisamment long, le premier terme du second membre devient négligeable vis-à-vis des autres termes qui croissent indéfiniment, et l’application du principe de la conservation de l’énergie donne, en tenant compte de ( 1 ), \a), (3), (4),
- et après suppression du facteur commun
- Ie 1 R^ + L~
- GC ' dt^ dt*
- S % = *l,
- dt?
- (5)
- en posant :
- ll
- v'
- Si le champ extérieur est supposé varier sinusoïda-lement dans le temps,
- & = E sinw/,
- la solution de l’équation (5) est comme on le sait,
- El
- e= , .... ' sin(e)/—y), (6)
- VL2(e>02 — e)2)2 + O)2(R -f Se)2)2
- e)0 et y satisfaisant aux relations :
- e)0 =
- 1
- tgY = :
- De (6) l’on tire aisément le courant i par simple dérivation, et enfin l’énergie dissipée par seconde
- v/gl’
- u (R + Se)2) L (e) 2 — e)2) ‘
- (7)
- (*) Cf. II. IIektz, Wied. Ann., XXXVI, p. i55, 1889. Voir également les études de M. Planck, M. Abraham, etc.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- dans la résistance R qui peut être considérée comme celle d’un détecteur thermique :
- /o)2 V2 ’ ' '
- {à ~l) L2<°2 +(R +Sw2)2
- Cette équation permet aisément de discuter, par exemple, l’influence de to, c’est-à-dire de la longueur d’onde.
- La résistance ohmique apparente St*)2 due au rayonnement dépend essentiellement de la fréquence des ondes primaires; d’après l'auteur, cette circonstance amène à modifier certains résultats obtenus parV. Bjerknes (*).
- Par exemple, à la résonance (w = t*)0), si la résistance ohmique réelle R est faible, l’on voit que le courant efficace J est d’autant plus intense que let to sont plus faibles (2).
- Dans ce cas de la résonance (t*> = to0), l’équation (8) permet de trouver aisément la valeur de R la plus favorable, c’est-à-dire celle donnant le maximum d'effet thermique Q dans le détecteur, toutes choses égales d’ailleurs; cette valeur est évidemment:
- d’où
- R = S o)*2,
- (9)
- 3EV 3 E2X2 iGü)2 ~ (8<~'
- (io)
- en désignant par X la longueur d’onde 'i%—.
- O)
- L’équation (9), traduite en langage ordinaire, veut dire que le maximum d’effet est obtenu lorsque la résistance ohmique du détecteur est égale à celle due au rayonnement; ceci est conforme aux essais de G. Tissot (3), et de W. Duddel et J.-E. Taylor (4).
- 10 L’effet maximum produit est d’autant plus accusé que la longueur d’onde est plus considérable (ceci est également d’accord avec l’expérience) ;
- a0 L’énergie. utilisée est alors égale à l’énergie dissipée par rayonnement;
- 3° Elle est indépendante de la longueur l\
- Dans le cas où il est impossible de réaliser la valeur R définie par l’équation (9), l’examen de la formule (8) dans le cas de la résonance (t*> = o)0) montre d’ailleurs que l’effet utile augmente toujours avec X, mais qu’il existe une valeur optima de l facile à calculer.
- Avec un détecteur sensible à la tension maxima réalisée aux bornes du condensateur G, il y a intérêt, d’après la formule ((»), à diminuer au contraire autant que possible la résistance R; quant à la longueur l, elle doit être telle que la relation (9) soit encore vérifiée; enfin, la longueur d’onde doit toujours être aussi longue que possible.
- L’auteur cherche ensuite à exprimer l, la longueur du résonnateur équivalent à l’antenne réelle, en fonction de la longueur réelle de l’antenne A; il arrive, d’après les travaux bien connus d’Abraham (!) et autres, à cette conclusion que le produit St*)2 (en ohms) est compris entre les valeurs limites A2 A2
- 400 ~ et 1 600 r- , la première valeur correspondant
- X~*
- à une antenne ordinaire et le second à une antenne en parapluie (A est alors la hauteur moyenne des fils actifs radiaux, supposés peu inclinés par rapport à l’horizontale, au-dessus du sol).
- M. Rüdenberg termine son long mémoire par l’étude de l’influence du propre champ du résonnateur; il calcule, en particulier, à quelle distance l’intensité de ce champ est comparable à celle du champ excitateur. D’après l’égalité (6), la charge périodique du résonnateur est de la forme :
- (*) Cf. V. Bjerknes, Wied. Ann., LV, p, 120, 1895.
- (2) Nous ferons observer à ce sujet que ce résultat provient de ce que l’auteur s’est placé dans le cas d’un résonnateur ouvert pour lequel la résistance ohmique apparente Sto2 due au rayonnement est très accusée ; au contraire, lorsqu’on applique la méthode de Bjerknes à des circuits oscillants fermés, la remarque de M. Rüdenberg ne nous semble plus justifiée. (N. D. T.)
- (3) G. Tissot. Sur la résistance d’émission d’une antenne, Eclairage Electrique, 1906, tome XL/VIÏ, p. i55.
- (4) Duddell et Taylor. Mesures relatives à la télégraphie sans fil, id., tomeXLIY,p. i55, iq5 et 473. Il esta remarquer que cette loi est indépendante de la forme de l’expression de la résistance apparente, due au rayonnement,*’en fonction de to; elle a donc une portée plus-générale que ne l’indique l’auteur, (N. D. T.)
- e = f sin (o)£ — y),
- f étant l’amplitude maxima; or, aune distance r du résonnateur, le champ produit par cette charge f sera :
- &'z=fl
- to2 \j \ -j- p4 — p2
- sm Uo
- / —0 —Y + sJ, (11)
- tandis que celui correspondant à l’excitateur est,
- (*) M. Abraham. Elcktvomagnetische Théorie der Stralu lungy p. 3o4.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 22.
- conformément aux hypothèses qui nous ont servi de point de départ :
- Enfin, l’auteur termine en faisant remarquer que le flux d’énergie par unité de surface dû aux ondes primaires est,d’après Poynting (en unités électromagnétiques) :
- Dans ces deux égalités, l’on désigne par :
- P,
- le produit ait
- x;
- S, un angle constant;
- x, la distance du point considéré à l’antenne d’émission.
- En prenant le rapporte des amplitudes de E. et de E-', on trouve ainsi que la perturbation apportée par le champ propre du résonnateur est d’autant plus forte que l’on se rapproche davantage de la résonance. Dans ce cas, en négligeant la résistance ohmique, l’on constate que le rapport ci-dessus ne
- dépend que de (Si les résistances ohmiqucs ne
- sont pas négligeables, le rapport e doit être niulti" plié par un certain facteur inférieur à l’unité). Supposons, par exemple, que l’on cherche la valeur de p
- pour laquelle e = —, l’on obtient aisément la
- valeur :
- r — 24X.
- Les figures 2 et 3 donnent respectivement l’allure
- par unité de temps et de surface. En prenant le
- —--------->- c — -J- jl-
- Fig. 3. — Trace des lignes de force magnétiques du champ résultant, au voisinage de l’antenne de réception, sur la surface de la terre.
- Fig. 2. — Trace des lignes de force électriques du champ
- résultant, au voisinage de l'antenne de réception, sur le plan vertical parallèle à la direction de la propagation des ondes, et passant par l’axe de cette antenne.
- du champ électromagnétique résultant, la propagation des ondes primaires s'effectuant dans le sens des flèches, et en se plaçant dans le cas de la réso-
- nanee lu = w0, d ou Y = - I.
- rapport —,
- l’on peut donc calculer le rayon ra du
- cercle dont la surface multipliée par le vecteur A donne l’énergie utile Q absorbée par l’antenne, à la résonance (w = w0), la résistance R étant prise égale à Sa)2 :
- Ceci montre combien l’énergie recueillie est faible, même en sacrifiant sur le rendement (qui n’est égal qu’à 5o % pour R = Sw2), et combien il est illusoire de vouloir transmettre une quantité appréciable d’énergie par un tel procédé.
- J. B.
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- DIVERS
- Avertisseurs électriques. — K. Perlewitz. — Eleklrotechnische Zeitschrift, 3o avril 1908.
- L’auteur donne une description détaillée d’un grand nombre d’avertisseurs électromagnétiques, dont les uns sont destinés à être montés à poste fixe, et peuvent même fonctionner sur un réseau à 1 io volts, et dont les autres sont utilisés sur les véhicules automobiles. Dans ce cas, l’appareil est à bas voltage et est alimenté par la batterie d’allumage; on se rendra compte immédiatement des avantages que présente pour les automobiles l’emploi d’un cornet-avertisseur électrique mis en action par un simple bouton de contact, sans que le chauffeur ait besoin de détacher une seule main du volant de direction. Les appareils fixes servent tout spécialement comme avertisseurs d’incendie ou comme signaux dans les chantiers et les grands ateliers.
- Le principe des avertisseurs est connu ; une membrane métallique est mise en vibration sous l’action d’un électro-aimant dont elle constitue ou non l’armature; le circuit de l’électro-aimant étant périodiquement interrompu comme dans les appareils de sonnerie. On peut imaginer des dispositifs fort variés, mais le principe ne change pas ; tout au plus faut-il distinguer les appareils où les interruptions de circuit de l’électro-aimant sont indépendantes de la vibration de la membrane et ceux où c’est la membrane elle-même qui coupe le circuit ou le referme par sa vibration propre.
- Dans le premier cas, l’armature de l’élcctro-aimant frappe, en se rabattant, une tige guidée qui atteint la membrane et la met en vibration; cette tige est fixée par une extrémité à la membrane ou bien elle en est complètement indépendante. La Deutsche TelephonAverke a construit un appareil dans lequel l'armature de l’électro-aimant est placée a l’extrémité d’un levier oscillant autour d’un axe, l’autre extrémité étant munie d’un petit ressort en S fixé d’autre part au milieu de la membrane.
- Lorsque la membrane interrompt le courant par sa vibration propre, elle le fait soit directement lorsque le courant la traverse, soit indirectement, en agissant sur une tige qui, subissant la vibration de la membrane, est animée d’un mouvement de va-et-vient et peut ainsi couper ou fermer le circuit inducteur.
- Pour éviter les inconvénients de rétincellc, on peut disposer deux circuits sur le noyau de l’électro, l’un excitateur, l’autre, tout à fait indépendant^se
- j met en court-circuit au moment de l’ouverture du premier. Dans le cas des appareils à no volts, on dérive sur la bobine d’un vibrateur un condensateurs en série avec le circuit d’excitation de la membrane de l’appel, tandis qu’un autre condensateur est encore dérivé sur le contact de rupture du vibrateur. On constitue ainsi un circuit de résonance, l’extra-courant de l’électro-aimant du vibrateur étant envoyé dans le second circuit.
- Il suffit de placer l’appareil dans une boîte et de disposer devant la membrane un cornet acoustique de forme convenable pour obtenir un son plus ou moins musical.
- A. S.
- BREVETS
- Démarrage automatiquedes moteurs monophasés à collecteur a excitation shunt. — Fel-ten und Guilleaume Lahmeyerwerke. — Brevet allemand n° 192 434.
- Au démarrage le moteur n’est autre chose qu’un moteur à répulsion compensé Latour avec excitation série. Un solénoïdeou un électro-aimant S( est monté en série avec les balais d’excitation, tandis qu’un deuxième S2 est branché aux bornes de l’enroulement statorique dont l’axe magnétique coïncide comme d’habitude avec la ligne des balais court-circuités. Ces deux solénoïdes exercent des efforts antagonistes sur un interrupteur I, qui est ouvert lorsque Belfort dû à Sj est prépondérant, et qui, fermé, relie les balais d'excitation au secondaire d’un transformateurdont le primaire est alimenté sous tension constante par le réseau. Au démarrage, la tension St est très faibLe (elle se réduit à la tension de réactance due aux fuites), et l'interrupteur I étant ouvert, le moteur démarrera comme un moteur série avec un couple énergique. A mesure que la vitesse croît, la tension aux bornes de augmente également, et à une vitesse déterminée, l’interrupteur 1 est formé. Le moteur continue alors ii fonctionner avec une excitation shunt.
- Appareil pour le traitement électrique des gaz par l9arc voltaïque. — A.-J. Peterson. — Brevet américain n° 880 464» publié le 25 février 1908, (valable depuis le 6 septembre 1905).
- Cet appareil se compose de deux électrodes concentriques en forme de spirales (fig. 1). Les arcs qui jaillissent entre ces électrodes se déplacent conti-
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- nuellement sous l’action électrodynamique de ces spirales. L’ingénieuse disposition suivante permet d’augmenter considérablement l’activité et, par suite, l’efficacité de ces déplacements; deux transforma-
- Fig. i. —Appareil pour le traitement des gaz par l'arc.
- teurs série, représentés à droite et à gauche de l’appareil, ont leurs circuits secondaires reliés respectivement aux extrémités de chacune des électrodes ; les courants locaux ainsi engendrés, (en phase avec les courants de décharge constituant les arcs) renforcent considérablement l’action électrodynamique des spirales.
- Dispositif de réglage de l’excitation des moteurs-série à courant continu. — Allge-meine Elektrizitâts-Gesellschatf. — Brevet allemand n° 192 G78.
- Comme on le sait, la vitesse des moteurs-série à courant continu peut être réglée au moyen d’une
- résistance ohmique montée en parallèle sur les enroulements d’excitation. Si le courant total vient alors à varier pour une raison quelconque, le courant dans les enroulements d’excitation ne prend pas immédiatement sa valeur finale, à cause de la self-induction desdits enroulements, et la plus grande partie du courant total passe dans la résistance ohmique de réglage. Il en résulte que le moteur se trouve momentanément presque sans excitation, ce qui amène, entre autres inconvénients, de fortes étincelles au collecteur.
- Pour remédier à cet inconvénient, l’on propose de brancher la résistance de réglage que sur une portion de l’enroulement d’excitation, l’autre portion étant ainsi toujours parcourue par le courant total.
- Réglage automatique de la charge et de la décharge d’une batterie d'accumulateurs. — Siemens-Schuekert-Werke. — Brevet aBemand n° 194 467.
- Pour pouvoir opérer à des régimes différents la charge et la décharge d’une batterie d’accumulateurs, l’on intercale entre cette batterie et la dynamo une résistance ohmique disposée en parallèle avec une soupape électrolytique. Lorsque le courant a un sens tel que la soupape s’oppose à son passage, la résistance ohmique se trouve de ce fait intercalée en série avec la batterie; pour le sens contraire, la résistance est court-circuitée par la soupape, qui n’oppose alors au courant qu’une résistance insignifiante.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- La télégraphie sans fil, par I. van Dam, 2e édition,augmentée et mise à jour.—1 volume in-8de 23g pages avec 97 figures. —Béranoeu,éditeur,Paris.— Prix: relié 12 fr. 5o.
- Nous, avons analysé en son temps la première édition de cet intéressant ouvrage (').
- La nouvelle édition a été l’objet d’additions très j udicieuses, se rapportant aux méthodes et recherches
- (’j Cf. Eclairage Electrique, 1906, tome XLVII,
- p. 3G.
- les plus récentes. Tout d’abord, un chapitre spécial sur 1’ « Amortissement des ondes électriques » a été ajouté, en raison de la grande importance pratique de cette question.
- Dans celui sur la « Propagation des ondes électriques », l’auteur a insisté davantage sur les champs électrique et magnétique de l’oscillateur de Hertz et d’une antenne, ainsi que sur le rayonnement de l’énergie dans l’espace.
- Le chapitre sur les « Récepteurs d’ondes électriques » renferme la description des plus récents détec-
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- teurs,et celui sur la « Syntonisation » traite en détail l’influence de L’accouplement.
- Les travaux de Poulsen et autres sur les oscillations entretenues ont nécessité l’adjonction d’un nouveau chapitre. D’autre part, la liste des « Ondo-rnètres » décrits a été mise à jour, et le chapitre sur I’ « Emission d’ondes dans une direction déterminée » a été complété par un résumé des essais entrepris dans cette voie pendant les deux dernières années. Enfin,les chapitres sur les « Appareils et Instruments de mesure », sur les « Dispositifs de quelques systèmes », sur les « Applications de la télégraphie sans fil », ont été remaniés dans le même sens. Si l’on
- ajoute que la question importante de la « Réglementation légale de la télégraphie sjins fil » est traitée avec tout le développement nécessaire dans le douzième et dernier chapitre, l’on est amené à conclure que cette nouvelle édition, ainsi enrichie, est appelée à un succès comparable à celui de la première. L’on sait que cet ouvrage, facile à lire, et dans lequel les formules sont réduites au minimum, s’adresse plus spécialement à ceux qui débutent dans l’étude si passionnante des applications des ondes hertziennes, ou qui, sans vouloir se spécialiser dans cette étude, désirent posséder des notions précises sur le sujet.
- P. S.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à l’Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Moteur synchrone à accrochage automatique pour commutateurs tournants.
- Dans bien des circonstances on a besoin d’utiliser de petits moteurs synchrones et l’on sait que la partie
- cl ^
- Fig. i. — Moteur synchrone A accrochage automatique.
- délicate de leur emploi réside surtout dans l’accrochage qui est parfois pénible.
- 13e plus, ces petits moteurs une fois accrochés sont soumis a des mouvements pendulaires assez désa-
- gréables, appelés couramment « pompages », qui se traduisent par des étincelles sur les commutateurs qu’ils conduisent.
- M. A. Soulier a été amené à étudier particulièrement cette question et a pu trouver une solution assez simple.
- Le moteur NSI (fig. i) est une petite dynamo à courant continu, excitation shunt, choisie de préférence à quatre pôles, de façon à obtenir le synchronisme avec les courants à la fréquence 5o, pour une vitesse de l’induit de i 5oo t : m.
- Pour démarrer ce moteur avec du courant alternatif on relie son collecteur par les balais F, G au réseau A, B en intercalant une soupape électro-mécanique à vibreur H analogue à celle décrite en 1905 par le même inventeur (j). Elle consiste en une lame vibrante mise en mouvement par le courant alternatif traversant un électro-aimant polarisé, et qui ferme le circuit lorsque le courant a un sens déterminé; une disposition spéciale annule les étincelles.
- Sous l’action du courant redressé fourni à l’induit I, ce dernier prend une vitesse croissante que l’on règle par le rhéostat R. (*)
- (*) Cf. L’Industrie Electrique, p. 545, 10 décembre 1905.
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- Un transformateur C permet d’appliquer le courant alternatif sur deux bagues D, E reliées à deux ou plusieurs points de l’induit. Lorsque le synchronisme est sensiblement atteint, ce que permet de percevoir la lampe de phase s, on ferme l’interrupteur T mettant cette lampe en court-circuit et le moteur reste accroché.
- Cet ensemble présente quelques particularités curieuses ; en premier lieu, on n’a pas besoin d’arriver exactement au synchronisme pour obtenir l’accrochage, on peut même le dépasser notablement et fermer l’interrupteur T. Même si la lumière de la lampe de phase s oscille rapidement, le moteur s’accroche facilement.
- Cette particularité permet de confier la mise en marche à un personnel peu expérimenté qui arrivera presque toujours de cette façon à obtenir l’accrochage ; la manœuvre se borne, en effet, à fermer l’interrupteur envoyant le courant alternatif au moteur à travers la soupape qui se met aussitôt en marche et à couper en fermant l’interrupteur S, environ 4 à 5 secondes après, sans autre précaution.
- , Le moteur étant accroché puise son excitation sur son collecteur par les balais F, G, on peut donc arrêter la soupape II. On observe aussitôt le mouvement pendulaire bien connu de l’induit appelé « pompage » qui donne lieu à de fortes étincelles si l’appareil entraîne un commutateur redresseur par exemple.
- Four annuler complètement ce pompage, il suffit de laisser la soupape H en mouvement, elle fournit du courant redressé au moteur, ce qui détermine un couple entraînant constamment l’induit.
- Le moteur reçoit alors de l’énergie simultanément au moyen des bagues et au moyen du collecteur; il constitue la réciproque des génératrices doubles débitant à la fois du courant continu et du courant alternatif. La stabilité est donc fortement accrue, surtout si le couple Ce correspondant au courant continu est à peu près égal au couple résistant maximum Cam que peut fournir sans décrochage le côté courant alternatif; à vide et aux faibles charges, le moteur absorbe dans ces conditions de l’énergie du côté courant continu et en restitue une partie du côté courant alternatif et il peut alors être considéré comme la superposition d’un moteur à courant continu et d’un frein synchronisant électromagnétique, tel que celui imaginé par M. II. Abraham (’).
- La facilité d’accrochage signalée plus haut s’explique d’une manière analogue. Tant que le moteur tourne au-dessus du synchronisme, il se comporte comme une comrnutatricc inversée débitant sur la lampe de phase s et le secondaire du transformateur G. Si le couple résistant se trouve dans ces conditions prépondérant, le moteur ralentit jusqu’à ce qu’il passe par le synchronisme. A cet instant, la fréquence du courant engendré par la rotation devenant égale à celle du réseau, il se produit un couple synchronisant énergique, et le moteur demeure au synchronisme.
- Le moteur est calculé pour fonctionner surexcité à vide , ce n’est qu’en cas de surcharge qu’il se trouve au A'oisinage du bas de la courbe en V de Mordey, il est donc en tous les cas très stable. Le rhéostat R permet du reste de faire varier la stabilité. /
- Redressement des courants alternatifSk— La figure représente le dispositif adapté au rcdressen^ent des courants alternatifs, le courant alternatif arrive par deux bagues L et I à un commutateur-redresseur à coquilles étudié pour permettre- la charge de batteries industrielles de 4<> à 5o éléments.
- Dans ce but, les coquilles formant ce collecteur sont séparées par un intervalle suffisant pour que les balais ne puissent mettre la batterie en court-circuit à chaque tour, on a constitué cet intervalle, par une série de lames isolées analogues aux pièces d’un para fou dre dont le but est d’étouffer l’arc qui pourrait s’établir et d’offrir une surface d’appui plus solide aux balais qu’un simple isolant.
- La largeur des coquilles est elle-même prévue de façon à ne mettre la batterie en circuit qu’autant que la différence du potentiel redressée est supérieure ou égale à la force électromotrice de la batterie; on obtient de la sorte un fonctionnement sans étincelles des balais sur le collecteur.
- Rendement. — La puissance absorbée par un moteur synchrone entraînant un collecteur chargeant une batterie de 44 éléments à 3o ampères sous iao volts est de a5o watts; c’est la seule perte, car le collecteur ne fait que rendre sous une autre forme le courant qu’on lui confie, le rendement est donc excellent; il serait encore meilleur pour des puissances plus grandes.
- évidemment à un décrochage à vide, le moteur tendant à s’emballer. Ca/;t est d’ailleurs à peu près égal (aux pertes près) au couple maximum que peut fournir le moteur alimenté seulement du côté courant alternatif.
- (f) Cf. Eclairage Electrique, i<jo5, tome LXII, p. 36o. L’hypothèse Cc^> tCamt au synchronisme, conduirait
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- Applications. — Ce moteur synchrone à mise en marche facile peut être appliqué, non seulement à en. traîner des redresseurs simples à coquilles mais des appareils comportant un enroulement tel que celui de MM. Auvert et Ferrand, décrit ici même (') ; l’emploi de ces appareils s’impose du reste lorsqu’on veut actionner des moteurs à courant continu ou alimenter des circuits de lampes à arc sur des courants à basse fréquence. Dans ces conditions, en effet, le commutateur à coquilles tel que celui que nous avons décrit donne lieu à des étincelles, parce qu’on ne coupe pas sous un courant nul, en particulier au moment du démarrage de moteurs, lorsque ces derniers ne produisent pas de force contre-électromotrice. Les redresseurs système Auvert et Ferrand possèdent des enroulements qui facilitent la commutation à cause des- forces électrornotrices dont ils sont le siège, ce qui n’est pas le cas évidemment du commutateur simple.
- Le moteur synchrone peut encore être employé pour commander des interrupteurs de bobine de Ruhmkorff, on peut régler ce dernier de façon à couper le courant juste à l’instant où le courant alternatif passe par un maximum; ici encore l’absence de pompage donne une marche très régulière.
- Enfin certains appareils tels que cinématographes, phonographes, etc., exigent un mouvement excessivement régulier que le moteur synchrone Jeur donnera d’une façon précise.
- Pompe à incendie à commande électrique.
- Les nombreuses applications du transport de l’énergie électrique jusque dans les contrées les plus retirées a fait préférer peu à peu la commande électrique à tous les autres genres de commande et a répandu son emploi dans toutes les differentes industries. Ce genre de commande a été dernièrement appliqué avec succès comme moyen auxiliaire du service des incendies. Il y a quelques années, des essais réitérés furent effeclués de différents côtés pour la commande électrique des pompes à incendie; ces essais restèrent toutefois peu concluants. Les Ateliers de Construction Oerlikon ont cependant réussi à faire une pompe à incendie puissante à commande électrique, répondant à toutes les conditions nécessaires.
- (') Cf. L’Eclairage Electrique, 1905, tomeXI.V, p.
- Les pompes à incendie à commande électrique ont sur les pompes à bras le grand avantage d’avoir, pour un poids égal, une puissance bien plus élevée, et de ne pas nécessiter un aussi nombreux personnel. Elles oui également toute une série d’avantages appréciables sur les pompes à vapeur. En effet-, pour une même puissance, elles coûtent bien moins cher et sont aussi d’un service moins coûteux. Le maniement des pompes à incendie à commande électrique est en outre très simple et n’exige aucune notion spéciale. Tandis que les pompes à vapeur nécessitent un certain temps pour leur chauffage, les pompes électriques sont d’une mise en service immédiate et toujours prêtes à fonctionner.
- L’emploi de pompes à incendie à commande électrique est donc certainement le moyen le plus efficace et le plus économique, soit de renforcer la pression hydraulique insuffisante, soit d’engendrer une pression susceptible de faire un puissant jet d’eau, dans le cas où l’on ne dispose pas du tout de bouches d’eau.
- La pompe à incendie à commande électrique des Ateliers de Construction Oerlikon comprend une pompe centrifuge multiple à haute pression commandée par un moteur de i5 chev. environ, auquel elle est directement accoujdée. Le moteur est exécuté pour du courant continu, bi- ou triphasé. L’emploi du courant monophasé n'est recommandable que lorsque l’on ne dispose pas d’un autre genre de courant. A égalité de puissance, les moteurs à courant monophasé sont plus lourds et plus chers que les moteurs à courant polyphasé ou à courant, continu. Selon les circonstances, on exécute les moteurs à courants triphasés, soit avec induit en court-circuit, soit avec induit à bagues; dans ce dernier cas, le démarrage s’effectue en changeant les connexions en étoile en connexions en triangle. Le démarreur est enfermé dans une boîte-en fonte, montée sur la carcasse du moteur.
- L’embranchement du moteur sur le réseau a lieu au moyen d’un câble flexible, lequel peut être enroulé sur un tambour fixé au châssis de la voiture. Un manomètre permet de contrôler continuellement la pression qui règne dans la pompe.
- La première pompe à incendie à commande électrique ainsi équipée a été soumise à des épreuves, dont voici les résultats :
- La pompe, commandée par un moteur à courant triphasé avec induit à bagues, d’une puissance de iô chev. environ, devait alimenter deux conduites d’eau; les premiers essais consistèrent à établir le
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- temps nécessaire à la mise en marche de la pompe; il fut constaté que i/3 de minute était suffisant pour permettre à la pompe, complètement vide au début, de fournir le jet d’eau nécessaire.
- La quantité d’eau déplacée dans l’espace de ij'i minute et avec une pression de 7 atmosphères à
- isolants genre Bergmann ; cinq dimensions différentes de tubes peuvent être ainsi courbées, et, en outre, la pince est munie d’une mâchoire pour couper la garniture métallique et pour couper l’isolant lui-même.
- La partie de la pince qui sert à donner au tube la courbure est composée de deux parties : l’une venue
- Fig. 1. — Pompe à
- l’intérieur de la pompe s’élevant à 3i5 litres, le débit de la pompe était de 63o litres par minute. Les diamètres des orifices des embouchures des deux conduites d’eau étaient de 17 et îy nun. La puissance apparente absorbée était de 9 K VA. Le jet, d’eau pouvait être horizontalement projeté à /to mètres; on pouvait alimenter ou cesser d’alimenter une des deux conduites, sans pour cela déranger aucunement le bon fonctionnement de la pompe.
- Le poids total de celte pompe à incendie, sans accessoires, était de 1 113 kB. Elle a donné en service toute satisfaction, et la construction de ce type de pompe est entrée dans la pratique courante.
- Pince universelle pour courber les tubes isolants.
- \
- La Société Bader et Ilalbig, à Ilalle, construit depuis peu une pince spéciale pour courber les tubes
- incendie électrique.
- avec une des branches et sur laquelle le tube repose et est maintenu, son ouverture peut être réglée au moyen d’une vis de rappel; l’autre formée de deux parties venues avec la seconde branche. Elles sont respectivement disposées à droite et à gauche de la première pièce, de façon à saisir les deux côtés du tube de chaque côté du pli. Pour couper la garniture métallique, on a disposé un petit galet d’acier fort tranchant, qui peut être amené exactement contre la garniture, sans qu’on risque cependant d’entamer l’isolant. En plaçant le tube dans la pince et en tournant la pince ou le tube autour de l’axe de celui-ci, on coupe facilement la garniture métallique. On peut de même couper l’isolant du tube.
- Le vingt-cinquième anniversaire de l’A.11-gemeine Elektricitâts-Gesellschaft.
- On sait avec quelle rapidité s’est développée l’industrie allemande au cours de ces dernières
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- années ; l’un des exemples les plus frappants de ce développement si rapide est sans contredit celui fourni par l’Allgemcine Klcktriciirits-Gcscllscliafi, la puissante Société cpii fut fondée à Berlin il y a vingt-cinq ans.
- Sa direction fait paraître à l’occasion de cet anniversaire un luxueux album retraçant l’hisloire glorieuse de cette entreprise, qui de débuts très modestes l’a menée à la tête de l’industrie électrique, non seulement d’Allemagne, mais du monde entier. La monographie en question, œuvre très documentée, complète et instructive, dépasse le cadre d’un rapport jubilaire sur le développement pris pendant ces ans par l’A. E. G. en particulier : elle résume, en même temps, l’histoire tout entière d’une industrie
- relativement jeune et les énormes progrès industriels réalisés pendant un quart de siècle.
- Fondée le 19 avril 188 >, à Berlin, sous le nom de Deutsche Edison Gesellschaft, au capital de 5 millions de marks la jeune entreprise arrive à conclure, dès février 1884, un traite avec la municipalité de Berlin aux termes duquel elle est autorisée à créer une ou plusieurs stations pour la production et la distribution de l’énergie électrique. Le i5 août 1880, les Berliner Elcktricitats-Werke, fondés par l’A. E.G. sur la base de ce traité,ouvraient leurpremière station, ayant à alimenter le chiffre modeste de 3 000 lampes. Le 23 mai 1887, la Deutsche Edison Gesellschaft augmente son capital-actions de 5 millions à 12 millions de marks et prend le nom d’Allgemeine Elek-tricitiits-Gesellschaft. Avec ces moyens plus puissants, elle s’attaque au problème des voies ferrées à traction électrique et commence par la fondation de l’Allge-ineine Lokal Strassenbahn Gesellschaft, la compagnie florissante que l’on connaît. L’A. E. G. commence aussi, en même temps à peu près, à s’occuper de grosses entreprises électrochimiques cl se livre, dans une usine spéciale, à la construction de dynamos et d’électromoLeurs. Peu après 1890, lors des premières applications des courants polyphasés, elle entreprend d’utiliser les forces de la chute du Rhin et finit par fonder en 1894 les Kraftubertragungswcrke Rheinfelden, près de Schaffhouse, distribuant une puissance de i5 000 chevaux à 5okm à la ronde. Une usine semblable, bien que sur d’autres- bases, et beaucoup plus grande encore (5o 000 chevaux), est construite aux portes de Berlin, sur la Sprée, puis viennent ensuite rapidement toute une foule d’usines analogues dans le bassin de Silésie, sur les bords de la mer Caspienne, au Japon, aux Philippines, aux îles Canaries, dans l’Afrique du Sud, dans la Répu-
- blique Argentine, au Brésil, an Chili, au Pérou, dans lTJruguay, au Venezuela, ali Mexique, etc., en tout |8 stations représentant 210000 chevaux. Viennent ensuite, à Berlin même, la construction de nouveaux et vastes ateliers pour la fabrication de machines et l’installation, aux .environs de Berlin, d’une puissante fabrique de câbles, le Kabehvcrk Oberspree qui se développe rapidement.
- La fabrication des lampes électriques à incandescence arrive à se chiffrer par billions, et en 1899 on commence la fabrication des lampes Nernst dans de nouvelles usines spéciales. L’acquisition des brevets Riecller et Slurnpff amène h la construction des turbines ; un autre département spécial est ouvert pour la télégraphie sans fil. La Société prit part aux célèbres essais de traction électrique à grande vitesse de Zossen, et la voiture construite par l’A. E. G. atteignit facilement, le 23 octobre 190 », la vitesse énorme de 210 km à l’heure. En 190.3 également est absorbée l’Union ElektriciUits-Gesellschaft de Berlin, avec toutes ses entreprises en Autriche, en Belgique et en Russie. Pendant la dernière étape TA. IU G. se consacre plus spécialement à la construction des turbines, au problème des grandes voies ferrées à traction électrique monophasée, ainsi qu’aux gros travaux pour l’industrie minière et sidérurgique (moteurs d’extraction pour puits et trains de laminoirs).
- La société a marché de succès en succès. Son capital-actions est monté à 100 millions de marks y compris les réserves et les obligations, la monographie indique 181 millions de capital. Le nombre des employés dans les fabriques allemandes se chiffrait à la fin de l’exercice 190G-1907 à 3o 700 et les salaires absorbaient 4 1 millions de marks. La surface des ateliers à Berlin atteint 280 oooma la valeur des matériaux employés dans la fabrication 48 1/2 millions de marks par an. Le chiffre d’affaires annuel est passé de 1 2r3 000 marks en 1884 à 216 081 000 marks pour l’exercice 190G-1907.
- Dans 700 villes d’Allemagne et de l’étranger il existe des stations centrales installées par l’A. E. G. et leur capacité s’élève à 746 000 chevaux. A sa sphère d’intérêts appartiennent 85 sociétés autonomes et bureaux à l’étranger, et elle est représentée dans 4° villes des pays extra-européens. Ce développement gigantesque de production, d’esprit d’initiative et de force financière est d’autant: plus remarquable qu’il a eu lieu dans une période de temps relativement restreinte de vingt-cinq années.
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- Nous disions dans une de nos dernières chroniques combien les sociétés gazières devaient maintenant regretter de ne pas avoir pris autrefois la tete du mouvement qui se dessinait en faveur de l'éclairage électrique et de s’ôtre opposées par tous les moyens à son extension. Toutes heureusement n'ont pas suivi ces errements et le compte rendu de l'exercice 1906-1907 de la Société Gaz et Eaux prouve combien l'exploitation de l'électricité peut aider à la prospérité d'une société de gaz.
- Les recettes des deux services gaz et électricité sont en augmentation, bien que, pour cette dernière, les stations de Namur. de Sens et de Fontainebleau, équipées au cours dé l'année, n'aient pas donné tous leurs résultats ; il est banal de dire que celte augmentation est naturelle devant l’accroissement des installations, mais il faut constater que les deux progressions sont au moins de même ordre.
- L'étendue des canalisations de gaz croît de 0,64 % , la consommation de gaz de 1,4 % et les recettes de
- 1,84 % -
- Pour l’électricité, le nombre d’hectowatts vendus est supérieur de 14,44 % à celui de l’exercice précédent et la recette de 12,28 % . Nous regrettons de ne pouvoir mettre en regard les frais d'exploitation pour les deux exercices et les deux genres d’industrie; il eût été intéressant de voir dans quelle proportion ils influençaient les résultats. Nous voyons seulement que les bénéfices bruts s'élèvent à 1 962 358 fr. 66 pour une recette totale de 4 488 53o fr. 3o ; apres dotation du fonds d’amortissement et le service de la dette obligataire, les bénéfices nets se réduisent à 699 221 fr. 33. Us représentent à peu près les 35 % des bénéfices bruts, les i5,5 % des recettes et les 2,5 % du capital actions et obligations. La Société a immobilisé cette année 539 53i fr. i5 en branchements, travaux neufs, acquisitions de terrains; les travaux neufs intéressant surtout les stations centrales d’électricité de Sens et de Fontainebleau. Il est à penser que les recettes de ces deux stations ajoutées à celles des autres usines en pleine exploitation relèveront les proportions ci-dessus, surtout la dernière. Le Conseil a soin d’indiquer que la situation du marché des charbons cl: les conséquences de la loi sur le repos hebdomadaire ont influencé lourdement les résultats de l’année.
- Il n’est pas, d’autre part, sans intérêt de noter que la Société vient d’obtenir de la ville de Lourdes la prolongation jusqu’en 1961 de son traité pour l'éclai-
- rage au gaz qui arrivait à échéance en 1931 et la concession pour la fourniture de l’énergie électrique jusqu’en 19I1 ; c'est la formule d'exploitation,.que nous discutions au sujet de la Société d'Electricité du pays de Liège et qui, bien appliquée, doit donner les meilleurs résultats ; nous ne possédons pas encore tous les éléments qui nous aideraient à la justifier, mais nous restons convaincus que, judicieusement appliquée, elle donne des profits satisfaisants. 11 en existe d'ailleurs des exemples très encourageants.
- Le bilan résumé au 3i décembre 1907 se présente
- comme suit :
- ACTIF
- Immobilisations.................... 2.3 84* 632 66
- Réalisable............. ,.......... 4 7-55 858 4o
- Disponible et débiteur............. 4 509 889 02
- Emploi du fonds d’amortissement.. . 2o5 014 59
- TOTAI............... 33^592 394 67
- PASSIF ---'
- Capital (actions et obligations)... 28 54* 925 47
- Réserves et. amortissements....... 3079899 o5
- Créditeurs divers.................. 967 4*3 98
- Profits et pertes.................. 8i3 i58 17
- TOTAi............... 33 392 394 67
- Les actions reçoivent 3o francs et les parts de fondateur 33 fr. 33. En dehors des amortissements industriels qui s’élèvent à ï6i 584 fr. 02, le Conseil consacre 225 5oo francs à l'amortissement des obligations.
- Dans les quelques nouvelles glanées au cours de la semaine nous apprenons que la Compagnie Française Thomson-Houston proposera la distribution d'un dividende de 27 fr. 5o, les bénéfices nets de l’année étant: de 2624 829 fr. 34 ; la Société d’Énergie Électrique du Littoral Méditerranéen proposera 4 % à ses actionnaires pour un bénéfice de 970022 fr. supérieur de 116684 francs à celui de l’an dernier; la Société de l'Accumulateur Tudor distribue 7 francs et la Compagnie des Tramways Électriques de Clermont-Ferrand 25 francs par titre. Pour cette dernière les bénéfices ne sont que de 119851 fr. 10 sur lesquels une somme de 26 ono francs est réservée pour amortissement des travaux neufs.
- La Compagnie Continentale Edison, la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston viennent toutes deux, faute du dépôt en temps voulu du nombre d’actions statutaire, de remettre la date de leur Assemblée générale or-
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- dinaire. Toutes deux distribuent des dividendes; la première est dans une situation financière sans égale, ayant en portefeuille, sous forme de rentes, de bons du Trésor, d’obligations de chemins de fer, un montant supérieur à celui de son capital. Elle a bénéficié d’une gestion fort prudente et d’une| situation industrielle privilégiée ; son champ d’exploitation, est, en effet, le cœur de Paris : l’Opéra, les grands boulevards, nombre de théâtres et de commerçants fort importants. Son réseau, quoique étendu, est très dense et est utilisé à son maximum ; ses profits, si l’affaire était bien menée, étaient certains malgré le prix élevé de l’hectowatt ; et la situation ci-dessus prouve qu’ils ont été tels.
- La seconde de ces sociétés est moins ancienne et d’un objet beaucoup plus étendu. Nous aurons lieu de parler d’elle. Sa gestion n’est peut-être pas aussi prudente et son audace à englober tant de sociétés filiales ne lui donne pas toute la satisfaction qu’elle attendait de son accaparement.
- Quoi qu’il en soit de l’une et de l’autre, que penser en général de ces actionnaires qui ne se donnent même pas la peine de confirmer à la Société qu’ils commanditent le dépôt de leurs titres dans les caisses de leur banquier en même temps qu’ils pourraient envoyer leur pouvoir. Il n’est pas toujours facile d’honorer les assemblées générales de sa présence, mais négliger de remplir une formalité si simple, cause plus d’ennuis qu’il n’en vaut la peine et peut provoquer en tout cas un retard dans la distribution du dividende.
- Du reste, la formation de l’actionnaire serait digne de tenter quelque éducateur! Nous avons eu dernière-mentle spectacle d’assemblées fort mouvementées où des actionnaires peu au courant des affaires essayèrent de soulever les Assemblées contre le Conseil d1 Administration ; et sans avoir à juger du résultat, nous devons constater qu'ils échouèrent parce qu’ils ne savaient souvent pas ce qu’ils voulaient dire. Quelle autorité peut-on posséder si l’on ignore tout des statuts, de la loi, du bilan et des attributions de chacun: administrateur ou commissaire des comptes ?
- Le résultat n’est pas douteux ; tout président, tant
- soit peu habile, obtient le vote des résolutions sinon
- »
- l’unanimité, du moins à la majorité des présents. La plupart du temps ce n’en est que mieux; mais quelquefois, il y aurait lieu de ne pas s’en rapporter aveuglément à ses mandataires, les commissaires des comptes, et de critiquer vivement les répartitions qui portent la marque de préoccupations plus financières qu’industrielles. ^
- Nous avons signalé quelques émissions nouvelles; voici que la Compagnie Thomsoq-Houston annonce également #une souscription à 20 000 obligations de 5oo francs. La Société de métallurgie électrochimique au Chili qui avait décidé de porter son capital de 600 000 à 65o 100 francs n’y a pas réussi ; ses actionnaires ont alors décidé d’annuler les résolutions votées dans ce sens et d’autoriser le Conseil à contracter un emprunt de 'if> 000 francs avec un syndicat auquel les actionnaires pourront participer.
- En meme temps, la Société de Forces motrices de la Vis se propose d’émettre 5 000 obligations de 5oo francs 5 % , amortissables en quarante-neuf ans à partir du ier mai 1911. L’amortissement se fera par tirages ou par rachats en bourse. Cette émission fera suite à une première augmentation du capital qui, suivant décision de l’Assemblée générale extraordinaire du 11 avril dernier, a été porté de 1 uSoooo francs à a ï5o 000 francs. Le capital ainsi constitué est divisé en 9000 actions de à5o francs, dont 6 600 de priorité et a 400 ordinaires entièrement libérées.
- Rappelons que cette Société, fondée en 1903 sous le patronage de la Société d’Applications industrielles, a pour objet rétablissement et l’aménagement d’une chute d’eau au moyen de la dérivation des çaux de la Vis sur les territoires des communes de Saint-Maurice (Hérault) et Rogues (Gard) ; et la construction et l’exploitation d’une usine pour l’utilisation de la force motrice produite par la chute d’eau ainsi créée. A cette époque, les apporteurs reçurent 700000 francs en titres (soit 400 actions de priorité et 1 400 actions ordinaires) etSoooo francs en espèces en représentation de leurs apports consistant en éludes, travaux, accords, promesses de vente et autorisations, accords en vue de la vente d’énergie avec le Sud-Electrique.
- Il restait donc 5oo 000 francs à la Société pour réaliser ces promesses de vente, construire le barrage, la conduite forcée, l’usine et le réseau. Pour qui connaît les difficultés de mise au point d’une semblable affaire, les procès que 11e manquent pas d’engendrer les désaccords entre acquéreurs et proprié-
- taires de droits d’eau ou de riverainctc dont les appétits sont insatiables, les dépassements de crédits prévus pour les travaux, crédits toujours insuffisants parce que les promoteurs ne font jamais la part assez large aux aléas ou incidents de toute sorte, pour qui connaît, disions-nous, tous ces imprévus, cette somme de [>00000 francs était manifestement insuffisante. Nous voyons même que le Conseil ne pourra pas réaliser sa tâche avec le million que lui a procuré l’émission de 4 000'actions nouvelles et se trouve
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- contraint de créer 5 ooo obligations de 5oo francs ; la dette obligataire dépassera le montant du capital social. Sera-t-elle vraiment garantie par la valeur des immeubles, matériel, outillage et droits divers de la Société ?
- Admettons toutefois que son gage soit certain; elle charge annuellement Tallaire d’une somme d’intérêts égale à ooo francs. En comptant sur une dépense de frais d’exploitation de /j,6 % du capital-actions et obligations, ces bases nous sont fournies par des exploitations similaires dans les hypothèses les plus favorables que l’usine produise annuellement fi 85o ooo kilowatts pour permettre une répartition de 5 % aux actions. La moyenne de production journalière devra être de 9 5oo kilowatts avec une marche de 3oo jours qui tient compte des dimanches et jours fériés et de la période d’été pendant lesquels la force et la lumière ne se superposent pas dans les mêmes conditions qu’en semaine et durant la période d’hiver. Le chiffre de 3oojours est très élevé; la moyenne vraie doit osciller entre 2^0 et '27:'),surtout si l’on tient compte du pays où sera distribuée l’énergie. Prenons 275 ; l’usine devra être capable de produire plus de 10000 kilowatts par jour, soit de 800 à 900 kilowatts-heure. La seule connaissance de la valeur de la chute et de la capacité du bassin cle retenue nous permettrait de le dire. N’oublions pas de remarquer que les chiffres ci-dessus admettent une clientèle de force motrice très importante.
- Puisque nous avons été amené à parler de la mise en valeur d’une concession de chute d’eau, il nous paraît utile de signaler les projets audacieux de notre ministre des Finances. Cet excellent (!) administrateur annonce le prochain dépôt par le gouvernement d’un projet de loi relatif aux concessions de chutes d’eau et de forces hydrauliques qui aurait pour objet d’imposer aux concessionnaires, non seulement le paiement d’une redevance correspondante à la valeur locative réelle des forces motrices, mais encore l’obligation de réserver à l’État une part de leurs bénéfices industriels.
- Sur quels sophismes va s’appuyer M. Caillaux pour défendre et faire adopter cette loi socialiste qui instituera dans notre droit un droit nouveau pour l’Etat : le partage des bénéfices ! Son collègue des Travaux publics, à l’instigation du ministre du Travail,avait tenté dernièrement d’introduire celle clause au prolit des ouvriers dans les nombreux contrats de concessions de mines qui sont en instance devant le Conseil d’Etat, mais ce dernier s’est refusé à suivre cette Voie.
- Les concessionnaires de mines paient actuellement à l’Etat une redevance fixe et une redevance proportionnelle qui ne peut s’élever au-dessus de 5 % du produit net de l’extraction. Pour qu’au point de vue final il pût y avoir assimilation complète de la concession de chute d’eau et de la concession de cuivre, il faudrait taxer d’après la quantité d’eau utilisée ; c’est le produit du sôl, si l’on ose dire. Gomme il y a un rapport précis entre cette quantité et l’énergie produite aux bornes, la redevance sur le produit net de l’exploitation se justifie par analogie. Mais en quoi l’Etat puiserait-il le droit du partage des bénéfices qui ne dépendent pas du tout du droit à la concession? Evidemment, s’il n’y avait pas concession, il n’y aurait pas de bénéfices possibles, mais il n’y aurait pas non plus perception de redevances; et c’est à cela que doit se limiter le rôle de l’Etat-propriétaire qui loue sa chose aussi cher qu’il lui plaît, mais qui ne peut prétendre à partager les fruits de cette chose quand il ne court aucun risque dans leur exploitation. Le partage des bénéfices appelle le partage des pertes qui devra se traduire sous forme de subventions. Et puis, comment déterminer les bénéfices? et pourquoi appliquer ce principe aux concessions de chutes d’eau et non aux. concessions de travaux publics, chemins de fer, canaux,
- ports, etc.
- Nous y viendrions rapidement avec M. Caillaux, dont l’exposé des motifs de ces mesures fiscales se termine ainsi : ce Préparer au profit de l’Etat, sans restreindre les initiatives privées; certaines participations aux bénéfices et lui assurer ainsi une part légitime dans les revenus que procurent les monopoles de fait ou la mise en œuvre du domaine national! » Nous nous excusons de cette digression sur le terrain fiscal ; mais ces dispositions intéressent de trop près l’avenir des affaires d’électricité pour que nous les laissions passer inaperçues.
- L’Ëlectro-métallurgique française (usine de Fro-ges) ^accuse pour 1907 un bénéfice supérieur à 3 millions qui permettra de doter largement les réserves. Nous avons déjà dit combien l’électrô-métallurgie et l’électrochimie étaient appelées à des développements industriels et économiques des plus intéressants. Le groupe de Froges a participé à la création de l’élcctro-métallurgique des Pyrénées; le succès de la première garantit celui de la seconde.
- Pour Froges,l’ordre du jour de l’Assemblée porte, paraît-il : pétition d’actionnaires relative au rachat des parts de fondateur, mise des actions au porteur et introduction à la cote officielle de Paris. La
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- question des parts de fondateur étant une des plus délicates quant à ses conséquences sur la répartition des bénéfices, nous suivrons avec , intérêt les décisions de rassemblée générale.
- Une autre société du même genre l’Électrochimie de Bozel, annonce de son côté un divklendede ao francs.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Charente. — Le Conseil Général a décidé la construction du chemin de fer à voie étroite de Confolens à Bellac. Le devis se monté à 234 ooo francs.
- Suisse. — Un consortium français, composé de financiers et d’ingénieurs, vient de sc constituer pour la construction de la voie ferrée Saint-Amour-Bellegarde, l’une des voies d’accès françaises au Simplon destinée à éviter le territoire suisse. Ce consortium étudie actuellement les plans de construction et dès que ceux-ci seront a,u point, ce qui ne peut tarder, ils seront soumis au gouvernement français, en même temps qu’une demande de concession lui sera adressée.
- Pays-Bas. — Une société vient de se former à Brielle pour exploiter ou faire exploiter un tramway dans l’ile de Voorme.
- On commencerait par établir une ligne allant de Oost Voorne à Rockange ; on la prolongerait plus lard jusqu’à Hellevoetsluis,
- Allemagne. — Un syndicat vient de se former pour l’exploitation des nouvelles lignes de tramways de Hambourg. Il est au capital de 17 5oo 000 francs, et comprend les maisons Siemens et Halske et l’Allgenicine Elcktri-cititts-Gesellschaft ; il a obtenu la concession pour une période de 70 années.
- Pérou. — La Peruvian Corporation, dont le siège principal est à Londres, étudie rétablissement d’une double ligne de tramways électriques de Lima à Ancon, l’étalissement d’un petit port commercial à Ancon, et l’installation d’une machine puissante pour doter d’eau le port nouveau éventuel.
- L’auteur du projet de tramways électriques est l’ingénieur A. W. MaC Lemont, qui a construit les autres lignes électriques de Lima et qui est actuellement au service de la Municipalité de New-York.
- La question d’eau doit être étudiée par M. Cypher, hydrologue engagé par . le Gouvernement péruvien et actuellement attaché à la Peruvian Corporation.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Compagnie des Chemins de fer départementaux du Rhône et de Saône-et-Loire. — Constituée le iG mai 1908. — Capi-
- tal: 600 000 francs en 1 *200 actions de 5oo francs. — Siège social: 16, avenue Daumesnil, Paris.
- Société des Téléphones et Télégraphes de Lyon, système Mix et Genest. — Capital : 800000 francs, en 8 000 actions de 100 francs. — Siège social : roule d’Enghien, i5/j, Lyon.
- Société d’Eclairage électrique « Lumen » et de Constructions mécaniques. —.Capital : i5oooo francs en 1 5oo actions de 100 francs. — Siège social : 12, rue de Moscou Paris.
- Comptoir de Force thotrice.— Constituée le 22 mai 1908,
- — Capital : 100000 francs, en 100 actions de 1 000 francs.
- — Siège social: 22, place Maleshcrbes, Paris.
- Société du Cinématographe Synchrone Oswaldo de Faria. — Constituée le 22 mai 1908. -— Capital: 100000 francs en 1 000 actions de 100 francs. — Siège social : 4‘2f rue de Villejuif, Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 2 juin, à 3 heures, salle des Séances de la Commission des marchés, Office colonial, Palais Royal, Paris, fournitures : i° de poteaux métalliques et boulons; caul. prov. 1 000 francs, dé fin. 2 000 francs ; 20 d’isolateurs scellés. Cahier des charges au Ministère des Colonies et à l’Office national du Commerce Extérieur.
- Jusqu’au i5 juillet, M. le préfet de Loir-et-Cher, à Blois, recevra les propositions pour la construction et l'exploitation des lignes de tramways d’Oucques à Chà-teaudun, de Cléry à Amboise et de Contres à Selles-Gare, avec raccordement à la gare d’eau du canal du Berry, aux risques et périls du concessionnaire et sans garantie d’intérêts et pour une durée de 5o ans.
- Pour tous renseignements, s’adresser à l’ingénieur en chef du département, 4, place Victor-Hugo, à Blois.
- BELGIQUE
- Le 24 juin, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles , construction du chemin de fer vicinal de Maeseyck à Molcnheersel-fronlière, 113 623 fr. 5o ; caul. : 11 000 fr. Soumissions recommandées le 23 juin, __
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- Le a5 juin, à 3 heures, aux maisons communales, à. Amay et Arnpsin (Liège), entreprise et exploitation de l’énergie électrique pour l’éclairage public et privé de ces deux communes
- Le ie,‘ juillet, à ij heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction du chemin de 1er vicinal d’Olloÿ à Oi-gnies, *255 35^ fr. 38 ; caul. : a5 000 francs 5 prix du cahier des charges : 1 franc. Soumissions recommandées le 3o juin.
- Le i5 juillet, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Gand-Rabot a Tron-chienne-Cimetière du chemin de fer vicinal de Gand-Ne-vele-Ruysseledc, 67 774 fr. 74 5 caut. 7 000 francs. Soti-missions recommandées le 14 juillet.’
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture, en 29 lots, d’objets pour l’éclairage électrique de locaux, nécessaires au service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’Etat belge.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale, à Kai-serslautern, extension des installations électriques et fourniture d’une turbine à vapeur de 1 000 chevaux.
- Prochainement, à l’administration communale, à Kreuz-wald (Alsace-Lorraine), installation de l’éclairage électrique de la ville.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Zcitz, extension dos installations électriques, 44° 000 marks.
- Prochainement , à l’administration communale, à Lehe, extension des installations électriques, n5o 000 marks.
- PAYS-BAS
- Le 10 juin, à l’administration supérieure des postes et
- télégraphes, A La Hayey fourniture de poteaux télégraphiques en bois.
- ESPAGNE
- Jusqu’au 13 juin, au Registro general de correos, à Madrid, fourniture de 5o wagons de chemin de fer pour voie normale ; prix maximum, 900 000 pesetas ; caut. : 45 000 pesetas.
- Jusqu’au 3i octobre 1908, au ministère de fomento, à Madrid, offres pour la construction des chemins de fer stratégiques ci-après : Pontevedra à Ribadavia, Aqui-las à Carthagène et Santiago à Cortinau (Betanzos) ; — jusqu’au 3i janvier 1909, pour les chemins de fer stratégiques de Figaredo à Leon, du Ferrol à Gijon, de San Fernando à Malaga et de Torre del Mar et jonction avec le chemin de fer de Murcie à Grenade.
- La Gacetay de Madrid, publie un avis annonçant en détail les conditions dans lesquelles devront être faites les propositions pour prendre part aux adjudications des travaux de construction de chemins de fer secondaires dans différentes parties du royaume. On estime que la valeur de toutes ces lignes sera de 4°° millions de piécettes. L’adjudication de tous les réseaux aura lieu avant un an et les travaux pourront commencer dans ce délai! La première adjudication sera celle du tunnel international de Canfrane, fixée au 17 juin, pour une valeur de 8 millions de piécettes. Le délai d’adjudication est d’un mois. Le délai de construction est de quatre ans. Les délais fixés pour le concours varient entre cinq mois pour les lignes de moins de 1 ookm et huit mois pour leslignes de plus de 100 kilomètres.
- AUSTRALIE
- Le i01* juillet, à M. le deputy postmaster general, à Adélaïde, fourniture de matériel télégraphique et téléphonique.
- \
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 11 (2° série).
- SAMEDI 6 JUIN 1908.
- Trentième année. — N° 23.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE
- !>
- UNIVERSELLE D’ÉLECTRIC
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 293. — H. Poincaré. Sur la théorie de la commutation, p. 29a. — J. Reyval. L’exposition de la Société Française de Physique [fin), p. 297.
- Extraits des publications périodiques. — Théories el généralités. Sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti à des déformations. G. Ercoi.ini, p. 307. — Mesures. Mesure de la résistance d'un diélectrique au moyen d’un bolomètre, Bêla Gati, p. 309. — Construction de machines. Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage, P. Girault, p. 311. — Transmission et Distribution. Influence des effluves sur la résistance d’isolement des isolateurs, F. Nègre, p. 313. — Brevets, p. 314. — Bibliographie, p. 31(1. — Variétés. Législation. Cahier des charges type pour la concession d'une distribution publique d'énergie électrique, p. 317. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 320. — Renseignements commerciaux, p. 323. — Adjudications, p. 323.
- ÉDITORIAL
- La théorie de la commutation a déjà lait l’objel de nombreuses éludes théoriques et de patientes recherches, et cela s’explique par tout ce qu’on en attendait : augmentation de la capacité des machines, calage exact et invariable.
- Sans vouloir reprendre ici les discussions engagées pendant ces dernières années entre MM. Arnold, Latour, Mengcs, Riebesell, Rüdenberg, etc.,nous rappellerons que l’équation classique posée pour la première lois par M. P. Girault en 1898 (*), et tenant compte de la variabilité des résistances de contact pendant la période de commutation, conduit à une certaine inégalité qui doit être remplie pour que la densité à la fin de la commutation ne devienne pas infinie. Plus
- (I) Cf. P. Girault. Suc la commutation dans les dyna-
- mos [à courant continu, Eclairage Electrique, Ionie XV, P- 339.
- récemment, MM. lîiebesell el Rüdenberg ont traité le problème d’une façon un peu plus générale, en tenant compte également des variations du courant principal débité par la machine sous l’influence de la chute olimique de tension sous les balais (’); l’on arrive encore à une inégalité plus aisée à remplir que celle établie par M. Girault, mais la différence reste toutefois très faillie avec les machines usuelles ((I) 2). Bien qu’avec les dynamos modernes à pôles auxiliaires de compensation, la condition ci-dessus n’intervienne pas, il demeurait néanmoins du plus haut intérêt théorique de décider définitivement si celte condition est justifiée au point de vue mathématique ou si son existence n’est due qu’à
- (!) L'importance du celle clmle de leiision a été démontrée ici même (Eclairage Electrique, 1 çjo3, tome XXXVI, p. 296), par M. Latour.
- (2) Cf. La Lumière Electrique, tome I (2e série), p. ai3.
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- une étude incomplète des phénomènes. Ceci est maintenant chose faite, grâce à la pénétrante analyse de M. Poincaré que nous publions dans le présent numéro (p. agiï). L’éminent mathématicien montre comment, en tenant compte des effets de capacité au contact de la lame et du balai, l’on arrive à une nouvelle condition qui est toujours réalisée en pratique. La capacité au contact n’intervient pas d’ailleurs dans cette condition; la densité de courant limite est seulement d’autant plus élevée que cette capacité est plus réduite.
- Ainsi complétée, la théorie mathématique de la commutation doit conduire à d’antres résultats forts intéressants, et il est à présumer que la voie tracée par M. Poincaré sei'a suivie par les spécialistes de la question.
- A Vexposition cle la Société française de physique, dont nous avons parlé dans nos deux derniers numéros, quelques maisons, notamment Chauvin et Arnoux, la Compagnie des compteurs, Riehard-Ch.-Heller, etc., avaient exposé des appareils de mesure qui présentaient certaines particularités intéressantes et des détails de construction assez ingénieux.
- On en trouvera plus loin la description (p. 297). Nous mentionnerons, comme un.
- hommage spécial à la mémoire de Meylan, l’électromètre industriel fort simple et d’un excellent fonctionnement qu’il avait imaginé et fait construire à la Compagnie des compteurs.
- Des appareils d’un autre genre, tels que le pendule électrique et le photomètre Eéry, les bobines de la maison Caiffe, les fours Poulenc, le télestéréographe Relin, etc., sont ici brièvement décrits et en se reportant aux articles indiqués en note, nos lecteurs pour-
- ront compléter eux-mêmes une description nécessairement sommaire.
- M. Girault a développé, dans une récente communication à l'Académie, quelques considérations nouvelles sur Y amorçage des dynamos série et shunt. Il montre notamment que, s’il n’y a pas en toute- rigueur, grâce au magnétisme rémanent, de vitesse mininia d’amorçage, la machine ne s’amorce franchement que pour une vitesse bien définie (p. 3ii). D'autre part, l’excitation série donne un amorçage en charge beaucoup plus rapide, toutes choses égales d’ailleurs, que l’excitation shunt, et cette propriété trouve une application dans les véhicules automoteurs dits à transmission électrique.
- Di vers essais ont été faits sur la résistance d'isolement des isolateurs. M. Nègre a entrepris une série de recherches d’où il a déduit quelques conclusions intéressantes (p. 3i3), et il a trouvé notamment que la résistance d’isolement est constante jusqu'à une certaine valeur de la tension, puis décroît rapidement.
- M. G. Ercolini a exécuté des expériences très complètes sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti à des déformations (p. 307).
- La mesure de la résistance d'un diélectrique au moyen d'un h'olomètre a été étudiée en détail par M. Bêla Gati (p. 309). L’on sait que cette résistance, définie d’après les pertes dans le diélectrique, a une importance considérable sur la transmission des lignes téléphoniques.
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- SUR LA THÉORIE DE LA COMMUTATION
- La théorie habituelle de la commutation conduit à des conséquences souvent paradoxales et qui ne sont pas toujours d’accord avec l'expérience. Pour discuter ces conséquences, il ne sera pas nécessaire d'envisager le problème complexe de la commutation ; il suffira de considérer un problème beaucoup plus simple, mais où la jpème difficulté essentielle se présente.
- Supposons un circuit renne, on aura :
- de l’équation (i) nous donnera un développement contenant des termes de la forme
- /m et /«+».,
- ni étant un entier et a une quantité fractionnaire qu’il s’agit de déterminer.
- En prenant seulement les termes t a+m, on aura la solution de l'équation sans second membre :
- L§+IU=V,
- i étant l’intensité, L, la self-inducLion, K, la force électromotrice, R, la résistance.
- Supposons qiie ce circuit comprenne un contact glissant analogue à celui qui se produit entre un balai et une lame de collecteur. Nous pouvons nous représenter par exemple deux parallélépipèdes métalliques, appliqués l’un sur l’autre, la surface de contact étant plane et variable si l’un des parallélépipèdes est mobile.
- Supposons que le circuit soit rompu à l’époque t — o, de telle sorte que la surface de conLact soit nulle pour / = o et pour t > o et proportionnelle à — i pour^ < o. Dans ces conditions, on aura :
- U = IL
- P
- /’
- Soit A/a le premier terme du développement de /, on aura, en égalant à o le coefficient de /<*—1 dans le premier membre de l’équation :
- AaL — p = o,
- d’où :
- a =
- J?
- L*
- Si J- est plus petit que i, le terme A/a est le
- l_i
- . . i . . ch ‘ i ,
- principal terme de /, et on voit que -r, et -,c est-11 1 dt t
- à-dire la densité du courant,devient infinie pour
- t — o.
- Nous trouvons en effet :
- Ru est la résistance du circuit en dehors de celle qui se produit au contact ; cette résistance peut être regardée comme constante. Quant à
- — -, c’est la résistance au conLact. je mets le
- «
- signe —parce que / est négatif.
- L'équation devient doue :
- Supposons que E soit variable et développable suivant les puissances entières de t, l’intégration
- les intégrales étant prises entre o et /.Le premier terme n’est autre chose que la solution de l’équation sans second membre, et le second est divisible par /, à moins que E ne soit infini pour t = o.
- C’est là la conséquence qui. quoique un peu paradoxale, est généralement admise.
- Elle subsiste quelle que soit la loi suivant laquelle varie E, à moins que E ne devienne lui-* même infini pour / — o*
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- Ces résultats ont paru paradoxaux à plusieurs électriciens, rpii s’étonnaient de voir certaines machines fonctionner convenablement sans que l’inégalité en question fût satisfaite.
- M. Bcthcnod, dont l’attention avait été attirée sur ce point par M. Latour, émit l’idée que l’explication pourrait être cherchée dans des effets de capacité. Cette idée était juste, ainsi que nous allons le voir. Cherchons donc à compléter la théorie précédente en tenant compte de ces effets.
- Les deux surfaces, n’étant pas en contact absolu, forment une espèce de condensateur, et il convient défaire le calcul comme si ee condensateur était en dérivation sur le circuit.
- Envisageons alors les deux circuits :
- MAPB, PANB.
- -s . (l(j i (ï(7v - * • i i
- boient les courants qui circulent dans
- les deux circuits; la charge du condensateur pourra être représentée par q, — r/3, et sa capacité (proportionnelle à la surface de contact et par
- conséquent au temps) par-----. La self-induction
- du premier circuit sera sensiblement L et sa résistance sensiblement R0, car il ne comprend pas la résistance au contact. Soit N la self-induction du second circuit, et M le coefficient d’induction mutuelle.La résistance du second circuit
- sera sensiblement — -.
- t
- Les équations s’écrivent alors :
- d2q i
- m di{!l
- dt* ~ dP l dt t u-
- <h)
- Il s’agit de savoir si, dans le développement , dq, , dq<, „
- de ou de il y aura un terme en ta , a étant dt dt ’
- plus petit que i. Supposons que ce terme existe et soit
- Aj^+Q A2#M-',
- les termes correspondants de q\ et de q2. Egalons dans les deux membres des équations (2) les coefficients de la~1 : ces termes, s’ils existent, seront, les termes du plus petit degré et ne pourront se détruire avec aucun autre. On’ obtient ainsi les équations
- L(a 4- i)«A,-fM(«-f i)*A, = o M (a -j- 1) a A, -j- N (a -j- 1) a A, — p(a -)- 1) A, — o,
- d’où, en éliminant Aj et A2 :
- L —
- d’où :
- e = N-E
- a L
- La condition, pour que la densité du courant ne devienne pas infinie, n est donc pas
- p > L
- mais
- p > N
- NU
- TT'
- Comparons ces deux conditions ; nous obser-
- verons d’abord que N —
- M*
- L
- est toujours positif,
- et toujours plus petit que N, et en second lieu que N est beaucoup plus petit que L.
- Le circuit PANB est en effet beaucoup plus petit que le circuit MAPB. Il est formé parles lignes de courant qui vont d’une des surfaces en contact à l’autre, et fermé par les lignes de force électrique qui reviennent de la seconde surface
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- à la première. Ces lignes de courant comme ces lignes de force sont sensiblement normales aux deux surfaces de sorte que les lignes de courant le long desquelles marche le courant de conduction d’aller et les lignes de force le long desquelles revient le courant de déplacement de retour coïncident à fort peu près, et que l’aire du circuit est presque nulle. Ainsi la nouvelle condition sera presque toujours remplie.
- Ces résultats s’étendent immédiatement au cas plus complexe delà commutation. La quantité p doit être plus grande, non pas que la self-induction des spires mises en court-circuit, mais que la self du circuit presque infinitésimal formé par les lignes de courant qui vont de la surface du bàlai à celle du collecteur et fermé parles lignes de force qui reviennent du collecteur au balai.
- Pour terminer, faisons la remarque suivante.
- * t
- C’est la présence de la capacité - qui est le point
- de départ de l’analyse précédente ; c’est grâce à elle que la densité du courant ne devient pas infinie ; et cependant dans les équations (3) et dans la formule finale, cette capacité ne figure
- pas.
- Il y a là un paradoxe qui s’explique aisément.
- Quelque petite que soit cette capacité, la densité du courant ne pourra devenir infinie, mais elle pourra dans certains cas devenir très grande et la valeur maximum qu’elle pourra atteindre sera d’autant plus grande que cette capacité sera plus faible. Et c’est pour cette raison que l’analyse donnait une densité infinie quand on ne tenait pas compte de cette capacité.
- H. Poincaré.
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE {Fin) <*>
- La maison Chauvin et Àrnoux présentait un grand nombre d’appareils de mesure très intéressants; parmi ces appareils, nous avons remarqué un électromètre permettant de mesurer des tensions quelconques. La tension totale est placée aux bornes d’une résistance très élevée, et l’électromètre lui-même est branché sur une fraction de cette résistance. Le modèle exposé, gradué à üo ooo volts, comprend une résistance de ao mégohms environ, sans self-induction ni capacité, aux extrémités de laquelle est branchée bitension à mesurer.L’électromètre type tableau, établi pour i ooo volts, est placé en dérivation sur une partie de cette résistance.
- L’ensemble peut supporter sans inconvénient une surcharge de 5o % .
- 11 convient de citer également une série très complète de galvanomètres destinés, à deux usagcs'variés :
- Un galvanomètre jumelé pour laboratoire,
- (<) Voir La Lumière Electrique, tome II (2° série), p. a36 et 265. Dans le dernier article, p. 266, fig. le cadre a été par erreur placé obliquement par rapporta Taxe OY, tandis qu’il dcvrailévidennnent être perpendiculaire à cet axe, pour la position des commutateurs figurée.
- comprenant : un voltmètre à 3 sensibilités (3, i5o, 3oo volts) et un millivoltmètrc à compensation fonctionnant comme ampèremètre avec un shunt monté en réducteur universel, comportant 4 sensibilités : 2, 10, fJo, 200 ampères (fig. 9).
- Fig. 9.—Galvanomètre jumelé Chauvin et Arnoux.
- Cet ensemble, à grande étendue de mesure, est de dimensions très réduites. Le shunt universel n’absorbe que 0,04 de volt pour la charge maxima et ce dispositif permet de changer de sensibilité sans interrompre le circuit et sans déplacer les
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- cordons du galvanomètre. (La mesure ne peut donc jamais être faussée de ce fait.)
- Un galvanomètre double, avec graduation transparente et renversée pouvant servir pour la projection sur un écran.
- Un galvanomètre à miroir, extra sensible (o,oo3 de micro-ampère par division sur échelle à un mètre).
- Un galvanomètre calorique extra sensible formé par un couple thermo-électrique agissant sur un galvanomètre à cadre mobile. La soudure est échauffée par le courant alternatif à mesurer.
- Il est possible, avec ce nouveau dispositif, en plaçant un ensemble de couples en série et en employant des galvanomètres à cadre mobile sensibles, de mesurer les courants alternatifs de la plus faible valeur (').
- La série; des ampèremètres, voltmètres, watt-mètres n’était pas moins remarquable. Nous signalerons plus spécialement :
- Un ampèremètre étalon avec boulon compensateur de la variation de la température extérieure, accompagné d’une série de shunts interchangeables*.
- Fig'. ]o. —Ampèremètre (ou milliampèremèlrej Chauvin et Arnoux i\ haut isolement.
- E On s’affranchit de la correction due au coefficient de température de l’appareil par l’emploi d’un shunt, magnétique réglable commandé par un bouton placé à l’extérieur de la boite.
- Le flux traversant le cadre mobile se trouve augmenté proportionnellement à l’augmentation de la résistance du cadre avec la température, de telle sorte que la déviation reste la même pour une même force éledroinolriee.
- (') Nous donnerons prorhainemenl une élude détaillée de M. L. Pii.i.nai sur ces intéressants appareils.
- ItW ». L. R.)
- Un milliampèremètre à haut isolement pour tubes de Crookes et bobine d’induction.
- L’appareil est entièrement gainé dans une enveloppe d’ivorinc ; seules, les bornes sont accessibles à l’arrière. (Le même dispositif est employé pour les appareils de tableaux placés directement sur la haute tension) (fig. io).
- Fig. ii. — Wattinètre de précision Chauvin et Arnoux.
- Une série complète de voltmètres, ampèremètres et wattmètres électrodynamiques, pour tableaux et laboratoires, ces appareils fonctionnant aussi bien sur courant continu que sur courant alternatif. .
- Ces appareils complètent la série des appareils élcotrodynamiques de précision dont les types wattmètres à divisions proportionnelles avaient été présentés l’année précédente.
- Un wattmèlre calorique à sensibilité variable.
- Un multi-calorifique universel permettant d’effectuer, par le simple déplacement d’une manette, des mesures de force électromolrice d’intensité ou de puissance. L’emploi de shunts de bobines de circuit et de transformateurs permet d’avoir une sensibilité quelconque.
- Un 'wattmèl re étalon à a sensibilités de voltage.
- Un wattmètre enregistreur pour traction avec amortisseur à glycérine et enrouleur de papier.
- Unshuntuniverselpoui"jL, i», tioet aoo ampères.
- Nos lecteurs connaissent les pyromètres établis par la Maison Chauvin et Arnoux (').
- (') Cf. T'.lCc.lniras'o Jileclrique, ii|oG, tonie XLYI el XIjYIII, |>. /j8(î et >7/1.
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- Les pyromètres exposés, pour i ooo° et i 7&00, étaient à cadran, fonctionnant comme avertisseurs ou comme enregistreurs. Les enregistreurs sont à enregistrement discontinu par point au
- Fig. i2. Shuntuniversel Chauvin et Arnoux.
- moyen d’un étrier commandé par mouvement d’horlogerie. Les points sont espacés de i//t de millimètre et suivant que l’appareil est à pivot ou
- Fig. i3. — Pyromètrc enregistreur Chauvin et Àrnoux avec suspension élastique.
- à suspension, on peut avoir les constantes suivantes :
- iü A pivots
- 2° A suspension . .
- I = 0,002 ampère.
- E = 0,2 volt.
- I 0,020 ampère.
- R = o,oio volt.
- I = o,oooor> ampère. R = 0,000 volt.
- I — 0,00002 ampère. R = o,o<> [ volt.
- >
- en outre, enregistrer plusieurs«températures avec un seul appareil.
- Pour terminer avec cette exposition, nous citerons comme autres appareils industriels, un transformateurd’intensité à couplage à fi sensibilités, un pont de Wlieastone à curseur nouveau modèle, etc., et enfin un odotachymètre enregistrant sur un même cadran la vitesse et le chemin parcouru par un véhicule quelconque. La vitesse est mesurée électriquement au moyen d’une petite magnéto à bobinage fixe alimentant un voltmètre thermique gradué empiriquement, suivant le procédé bien connu de MM. Chauvin et Arnoux, tandis que l’enregistrement du chemin parcouru se fait mécaniquement au moyen d’un compteur qu’actionne une roue dentée commandée par une vis sans fin calée sur l’arbre de la magnéto. Comme intermédiaire entre le compteur (disposé dans la même boîte que le voltmètre) et la roue dentée, on emploie un llexi-ble accolé aux fils aboutissant au voltmètre.
- La Compagnie pour la fabrication des Compteurs et Matériel à gaz exposait une collection complète d’appareils de mesure, tels que les appareils pour tableaux, le fluxmètre Grassot (’), le pyromètre Féry (2), etc.
- L’électromètre industriel de M. Meylan est très intéressant; une aiguille rectangulaire A (fig. i/,),
- TTTT
- I’ig. 14. —-Principe de l’électromèlre industriel Meylan.
- munie d’un dispositif amortisseur, se déplace entre deux lames métalliques isolées L, dont le profil a été choisi de manière que les déviations soient presque proportionnelles aux tensions mesurées; tant que la tension ne dépasse pas i5 000 volts, Ton peut relier respectivement
- (*) Cf. /.'Eclairage Electrique, 1905. tome XLII, p. 268. (’-) ld.. 1906, loino X LYI, p. 49e.
- Au îhoyen d’un distributeur à mercure, on peut
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- l’aiguille A et les lames L aux deux pôles entre lcscpicls l’on doit déterminer la tension, par l’intermédiaire de résistances de protection constituées par une trace de graphite sur de l’ardoise. Pour les tensions supérieures à i5 ooo volts, on se sert, comme réducteur de tension, de condensateurs en mica, noyés dans de la parafline, et montés en cascade, suivant le procédé bien connu. L’ensemble est très robuste et fonctionne dans d’excellentes conditions d’après notre propre expérience.
- M. Féry présentait deux appareils très ingénieux; le premier est le pendule électrique sans lien matériel. L’on sait que les échappements mécaniques, bien qu’il semble difficile de les perfectionner dans leurétat actuel,préscntenl encore des inconvénients assez sérieux, par exemple, ceux résultant de l’inconstance du frottement, par suite du rancissement de l’huile de graissage, et des variations d’état hygrométrique de l’air. En outre, 5o % seulement du travail dû à la chute du poids du moteur est transmis au pendule.
- D’autre part, les pendules électriques avec contacts commandés directement par le système oscillant sont la cause de grippements et de coincements très préjudiciables.
- M. Féry a combiné un pendule d'un principe entièrement nouveau, et qui fonctionne depuis deux années dans son laboratoire; il est caractérisé par le fait qu’il ne vient en contact avec aucun corps solide pendant son oscillation. On lui demande donc le minimum de travail mécanique, et il fournit ainsi le maximum de régularité. L’entretien se fait par une variante du dispositif bien connu imaginé parM. Cornu pour la synchronisation ('); comme on le sait,, ce principe consiste à utiliser, pour la synchronisation du pendule, la réaction d’une bobine fixe sur un aimant droit solidaire du pendule. Dans le pendule de M. Féry, l’innovation consiste en ce que l’autre pôle de cct aimant, recourbé en fer à cheval, oscille librement dans un anneau de cuivre rouge formant la niasse d’un petit pendule auxiliaire ayant la môme durée d’oscillation que le pendule principal.
- Il est, facile de voir que, dans ces conditions, le pendule principal n’est soumis qu’aux faibles
- .(') Pendule il résiliation électrique constante ((Comptes rendus, 7 niai 1900).
- effets amortissants de l’air et des courants induits développés dans la masse en cuivre rouge du pendule auxiliaire, effets qui sont tous deux constants.
- Un décalage de 1/4 de période a lieu naturellement entre les oscillations des deux balanciers ; le pendule auxiliaire peut ainsi envoyer le courant d’une pile constante au pendule principal, et, au retour, lancer le courant d’une pile quelconque sur une ligne pour l’enregistrement des oscillations du système.
- Ce pendule jouit de la propriété intéressante de se mettre en marche dès qu’on ferme ses bornes sur une pile, ce qui permet de le disposer sous une cloche à pression constante,même dans un endroit peu accessible (une cave à température constante, par exemple).
- La dépense annuelle, qui 11c dépasse pas un watt-heure,permet d’ailleurs d’employer pour son entretien une pile étalon comme source d’électricité, et l’on réalise ainsi aisément la constance de la tension d’alimentation.
- Le deuxième appareil exposé par M. Féry est son photomètre à lecture directe (’). Comme le signalait récemment M. Yoege (2), il est difficile de réaliser un dispositif pour effectuer les comparaisons pholométriqucs sans le secours de l’œil. Il s’agit en effet de trouver un organe ayant sa sensibilité dans la même région du spectre que la rétine. Cette remarque explique pourquoi les actions chimiques de la lumière, la variation de résistance électrique du sélénium éclairé, etc. m; peuvent fournir que des résultats erronés.
- M. Féry a posé nettement le problème en faisant remarquer que la mesure de l’énergie loi ale de la radiation versée par une source lumineuse 11c donnerait pas de meilleurs résultats, mais qu’il 11’en est plus de même si, par un artifice quelconque, on ne laisse passer, de chaque radiation élémentaire du faisceau, qu’une quantité proportionnelle à son activité sur la rétine.
- L’absorption devra être complète dans l’ultra-violet et l’infra-rouge, et nulle pour la longueur d’onde de Langley op.,r>/|. Pour les autres radiations, 011 pourra employer les facteurs d’illumi-
- (') Cet appareil a été présenté, ainsi que le précédent, dans la séance du iur mai 1908 de la Société française de Physique.
- (2) Cf. l.a Lumière Electrique, tome II (u°série),p. 149.
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- nation indiqués par Macé de Lépinayet Nicati (*).
- Pour faire cette sélection des radiations inactives sur l’œil, on pourrait disposer, dans le spectre de la source en étude, un écran limitant la hauteur du spectre en chaque point. Cet écran devrait avoir la forme de la courbe de sensibilité rétinienne en fonction de la longueur d’onde.
- Plus simplement on peut s’adresser à une cuve absorbante.
- D’après des essais nombreux, la plupart des solutions colorées en vert présentent une absorption insuffisante dans le rouge ou l’infra-rougc.
- Au contraire, les sels de cuivre, et en particulier l’acétate, constituent des filtres parfaits.
- En faisant varier la concentration d’une solu-—Uon d’acétate de cuivre, on déplace le maximum d’énergie et on peut l’amener à coïncider avec op.,54.
- A ce moment l’expérience montre qu’il ne passe plus que o,i à o,4 % (bec Bengel et Bec Auer) de l’énergie totale.
- Le problème était donc ramené à réaliser un dispositif bolométrique suffisamment sensible pour apprécier encore cette faible énergie, et cependant assez robuste pour trouver place dans la salle d’essais photométriques.
- L’expérience a montré que l'excellent appareil de M. C.-V. Boys, connu sous le nom de radio-micromètre, pouvait être disposé de manière à répondre à ces conditions :
- Un cadre cuivre-constaqtan est suspendu par une lame très mince^de bronze phosphoreux dans le champ d’un aimant. Les deux soudures du couple, placées à la même hauteur et côte à côte, sont constituées par deux lames d’argent de omm,3 d’épaisseur et ayant GmmX L’une
- des faces de ces lames est noircie au n^ir de platine et l'autre! polie.
- Ainsi disposé, le système donne 5oomm de déviation sur une échelle placée à %m, quand une des soudures reçoit i bougie-mètre (ceci sans interposition d’aucun milieu autre que l’air entre la source et la soudure).
- Pour rendre une sensibilité suffisante à l’appareil muni de sa cuve, une lentille forme, sur l’une des plaquettes, l’image de la source mesurée.
- Une commande pneumatique actionnant la lentille à distance permet de faire tomber la
- radiation filtrée, alternativement sur les deux soudures, ce qui annulé les déplacements de zéro. Enfin, le couvercle de l’appareil est en cuivre rouge très épais, de manière à former une enceinte sensiblement isotherme.
- On obtient ainsi Gomra de déviation pour la carccl-mètre.
- Le servo-motcur électrique à dilatation de M. E. Gabrcau s’applique spécialement aux enseignes lumineuses, jeux de lumière périodiques, etc. II est basé sur la dilatation d’un corps sous l'influence de réchauffement du courant électrique; lorsque cette dilatation a atteint une certaine valeur, le circuit se trouve coupé, pour être refermé lorsque le corps s’est refroidi (').
- L’exposition de la maison Gaiiïe se rapportait surtout aux applications médicales de l’électricité ; signalons l’interrupteur intensif, heureuse modification de l’interrupteur autonome établi depuis plusieurs années par la maison. Cette modification permet de faire passer dans les bobines un courant environ dix fois plus intense qu’avec l'interrupteur autonome ordinaire en donnant environ 3 à 4 fois plus d’interruptions à la seconde. L’énergie fournie par une bobine munie de cet interrupteur est augmentée dans une proportion équivalente et il résulte de cela un abaissement considérable de temps de pose en radiographie. L’appareil se fait avec isolant liquide à l’alcool ou gazeux (gaz d’éclairage ou hydrogène).
- M. Rochefort ayant cédé à la maison Gaiffc sa fabrication de bobines, cette maison exposait les modèles de bobines verticales a5, 35 et 5o°m d’étincelle, avec quelques modifications pour augmenter encore le rendement et l’isolement.
- Il convient également de mentionner une ingénieuse disposition pour mesurer l’intensité moyenne des courants pour ampoules à rayons X. On intercale dans le circuit induit, entre le patient et l’appareil, une soupape de Pollak étudiée spécialement et un inilliampèremètre à courant continu très sensible. Cette mesure donne, si on connaît le nombre d’interruptions à la seconde, l’intensité moyenne d’une onde.
- Dans le même stand, l’on a pu remarquer une ingénieuse application, due à M. et Mmo de Fo-
- (') Journal de Physique (2e série), tome II, i883, p.64.
- (*) Nous retrouverons plus loin line application du même principe due à M. J. Regnier.
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- rest, des oscillations entretenues à haute fréquence à un électrocautère froid, ainsi nommé parce que l’électrode est absolument froide tant qu’elle n’est pas en contact avec les tissus.
- L’appareil générateur est absolument identique à celui employé par les mêmes physiciens pour la radiotéléphonie. Comme on le sait, ils utilisent l’arc chantant dans une flamme d’alcool, de Poulsen; les électrodes sont horizontales, et celle en charbon est soumise à l’action d’un solé-noïde en série avec le courant du réseau.
- L’on obtient ainsi l’allumage et un réglage à peu près automatique dans des limites suffisamment étendues. Le circuit oscillant se compose d’un condensateur en série avec un résonnateur dont un point est relié à l’électrode cautéri-risante.
- Cette électrode est constituée par un fil de platine porté par un manche isolant. On peut donner à ce fil la forme que l’on désire, mais ce qui le différencie de l’anse galvano-thermique, c’est que, le fil de retour étant inutile, l’électrode peut être un simple fil rectiligne auquel on peut donner la longueur et la section voulues.
- L’action caustique ne se produit qu’au moment où l’électrode entre en contact avec les tissus. Elle se limite à une faible épaisseur de la région touchée par elle, et c’est là précisément l’avantage que présente l’électrocautère froid de de Fo-rest, puisque, contrairement à ce qui se produit pour le galvanocautère, il y a absence complète de rayonnement.
- Comme dans les appareils radiotéléphoniques, une spire témoin munie d’une petite lampe à incandescence et placée sous l’influence du réson-natcur permet de contrôler aisément la marche du générateur. Nous n’insisterons pas sur les avantages évidents de cet ingénieux appareil, dont le seul inconvénient est de nécessiter du courant continu à assez haute tension.
- Citons, en passant, le dispositif à tubes capillaires en silice, de M. de Grammont, destiné à donner des spectres d’étincelles des solutions exempts de raies étrangères, telles que celles que l’on constate avec les tubes en verre ou en cristal, le condensateur pour mesures électrostatique de MM. Y. Moulin et Baudouin, les récepteurs électrolytiques de M. L. Korsten, construits d’après les indications de M. P. Jégou, les appareils électro-médicaux de MM. Malaquin et Char-bonneau, etc.
- L’appareillage électrique Grivolas était représenté par un jeu d’orgue pour théâtre simplifiant beaucoup les manœuvres à pffectuer pour les effets de lumière ; nous remettons à une date ultérieure la description de cet appareil, nécessairement assez complexe.
- A signaler également dans le même stand la collection des boulons et vis, proposée pour l’unification des filetages au-dessous de Gllim; c’est là une heureuse initiative qu’on ne saurait trop encourager.
- M. Richard-Gh. Ileller exposait quelques spécimens des appareils de mesure si réputés de la maison Hartmann et Braun, ainsi que des appareils électromédicaux divers. Dans le même stand on pouvait voir des échantillons de la nouvelle lampe à incandescence « Osram » à filament de wolfram, fonctionnant dans toutes les positions, aussi bien sur courant continu que sur courant alternatif; la consommation ne dépasserait pas i watt par bougie pour des intensités lumineuses comprises entre 25 et ioo bougies, sous des tensions variant entre ioo et 240 volts.
- Signalons encore la lampe Jupiter pour photographie ; une couronne de lampes à incandescence placée au pourtour d’un réflecteur en aluminium sert à la mise au point, tandis qu’un déclenchement par une poire en caoutchouc fait fonctionner un arc, placé au centre du réflecteur, pendant l’exposition de la plaque sensible. Les résultats obtenus sont très*satisfaisants et comparables à ceux obtenus avec la lumière naturelle.
- Parmi les appareils exposés par MM. Poulenc frères, l’un des plus intéressants était l’analyseur enregistreur de M. Brenot pour doser l’acidc carbonique contenu dans les gaz des foyers. En principe, cet appareil, un peu analogue à celui de M. J.-IL Westover décrit ici même ('), comporte un petit gazomètre dans lequel une certaine quantité de gaz, aspirée dans les carnaux, est emmagasinée sous pression constante.
- Lorsque le volume a atteint une certaine valeur, un déclenchement électrique ferme l’aspiration et ouvre une communication avec un deuxième gazomètre par l’intermédiaire d’un tube renfermant une substance absorbant l’acide carbonique; ce deuxième gazomètre 11e mesure
- (’) Cf, La Lumière Électrique, Ionie I (20 série), p. 161.
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- donc que le résidu non absorbé, et, à chaque cycle ainsi décrit, il vient marquer sur un tambour enregistreur, au moyen d’une commande spéciale, la proportion d’acide carbonique correspondant à ce cycle.
- Le tracé obtenu ainsi permet de se rendre compte aisément de la marche des foyers; un grand nombre de perfectionnements de détail assure d’ailleurs un fonctionnement irréprochable.
- Le nouveau pyromètre à résistance Heraeus, présenté par la même maison, pour la mesure des températures jusqu’à 700", est basé sur le principe suivant, analogue à celui du bolomètre : Sur une baguette en quart/ fondu est enroulé, en spirale, ~unNfil de platine absolument pur. Cette baguette est introduite dans un tube en quartz à paroi mince, qui est fondu sur la baguette. De telle sorte que le fil de platine est complètement entouré de quartz et, par suite, garanti contre l’action des gaz, vapeurs, etc., et aussi contre toute
- Fig. i5. — Elément du pyromètre Heraeus.
- flexion ou rupture. Il prend de suite la température du milieu dans lequel il est plongé, aussi rapidement qu’un thermomètre à mercure. Un autre avantage consiste dans l’insensibilité de
- Fig. i(i. — Schéma des circuits du pyromètre Heraeus.
- l’appareil aux brusques changements de température, en raison de la propriété bien connue du quartz fondu.
- Les connexions, en argent, sont isolées par des tubes capillaires placés dans un tube en quartz plus épais qui prolonge le petit tube soudé décrit ci-dessus, et qui peut avoir la longueur que l’on désire.
- Dans la plupart des cas, on pourra plonger ce pyromètre dans le liquide ou le milieu dont on veut mesurer la température, sans gaine protectrice. Mais si l’on désire une protection extérieure, il sullit d’employer une simple monture métallique analogue à celle employée pour les thermomètres à mercure.
- L’appareil de mesure se compose d’une source de courants, d’un galvanomètre indicateur et d’un pont de Whcastone dont le pyromètre T forme une des branches. La résistance électrique du pyromètre est exactement de a5 ohms à o°. Si la résistance des trois autres branches du pont est de ohms, il ne passera à o" aucun courant dans le galvanomètre qui restera au o. La résistance du pyromètre venant alors à varier avec 1’élé.va-tion de la température, un courant proportionnel à la valeur de la variation de résistance parcourra le galvanomètre dont l’aiguille indiquera directement la température à mesurer.
- Une résistance de vérification étalonnée P peut être intercalée dans le pont à la place du pyro-mètre; le galvanomètre doit alors indiquer une certaine température si l’appareil est bien réglé. Ce pyromètre offre beaucoup plus de précision que les pyromètres thermo-électriques, aux basses et moyennes températures.
- Les fours à tube Poulenc frères comportent une
- Fig. 17. — Four à résistance Poulenc.
- résistance composée d’une feuille de platine très mince enroulée sur un tube en porcelaine réfractaire; leur température atteint 1 /|Oo°. Dans les fours à creuset, la résistance de chauffage fait corps avec les parois en terre réfractaire, la température atteint noo°.Les fours à moufle comportent,
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- au lieu d’une feuille de platine, d’étroits réseaux d’un filet à mailles très serrées de fil de ce même métal; on peut ainsi recouvrir un corps creux de forme quelconque; la température maxima est
- Fig. 18. — Four Poulenc pour la trempe des outils.
- de x 200° pour ce type de four. Ces divers fours sont très utiles dans les laboratoires; d’autre part, une modification du four à tube permet de l’utiliser pour la trempe des aciers tournés, etc., et en remplaçant le platine par de l’iridium, l’on arrive à une températurc de 2 ioo°.
- MM. Radiguet et Massiot présentaient notamment plusieurs appareils électromédieaux établis d’après les données du Dr_Guilleminot ; avec les bobines de Rhumkorff, ces constructeurs préconisent l’usage d’un interrupteur hermétique à contacts en cuivre rouge, fonctionnant dans du pétrole, sous une tension pouvant atteindre 110 volts.
- L’appareil automatique pour les enseignes lumineuses «à effet de lumière de M. .1. llegnier est basé sur un principe analogue à celui de M. E. Gabreau. Un tube en verre, soudé à la pointe d’une ampoule identique à celle cl’une lampe à incandescence, aboutit à un soufflet très léger qui coupe le courant dès qu’il est suffisamment gonflé ; ce gonflement est provoqué par la dilatation de l’air contenu dans l’ampoule sous l’influence de l’échaufFement d’un filament, contenu dans cette ampoule, parle passage du courant à interrompre périodiquement. Le fonctionnement, d’ailleurs très satisfaisant, de cet ingénieux dispositif se cQmprend sans autre explication.
- La maison Jules Richard avait exposé, comme d’habitude, bon nombre d’instruments de me-
- sures électriques ou utilisant accessoirement un courant électrique. C’est ainsique nous avons vu, dans son important stand, une nouvelle girouette à 128 directions et à transmission électrique à un fil, modification du modèle fonctionnant depuis déjà vingt ans entre la Tour Eiffel et le bureau central météorologique.
- D’autre part, parmi les enregisteurs exposés, il en est deux qui ont attiré plus particulièrement notre attention ; ce sont deux wattmètres enregistreurs construits sur la demande de la Compagnie du Chemin de fer Métropolitain, pour étudier, sur les automotrices en fonctionnement, les montages divers employés dans leur équipement (fig. 19).
- Outre les qualités habituelles d’exactitude, de sensibilité et de précision, on demandait à ces appareils d’être assez robustes pour supporter un régime intensif de longue durée et aussi les chocs et trépidations dus au roulement, aux fréquents démarrages et aux brusques arrêts.
- Les appareils exposés après un tel service de trois à quatre mois sont en aussi bon état qu’au premier jour et les diagrammes obtenus prouvent combien ils ont rempli les conditions imposées d’apériodicité et de précision. Ces deux appareils un wattmètre simple et un wattmètre double, sont destinés à mesurer un courant maximum de 600 ampères sous fioo volts et le couple moteur agissant sur la plume est de qào gr/cm ; quant au papier, il défile devant la plume à raison de ficm par minute et cela pendant deux heures.
- Nous aurons terminé avec ces enregistreurs en disant qu’une série de commutateurs permet de grouper les bobines de façon à faire varier la sensibilité comme on le désire, et d’opérer toute une série d’essais utilisant le wattmètre double comme différentiel ou comme totalisateur ; ceci permet de prendre toute une série de diagrammes donnant une idée exacte de la valeur d’une automotrice cl du groupement des résistances.
- Dans le stand de la maison J. Richard, était exposé le télestéréographe de M. E. Belin, pour la transmission des images à distance. Voici, en peu de mots, le fonctionnement de cet appareil, qui, de môme que celui de M. Carbonnclle, 11c présente aucune nouveauté réelle de principe, mais donne l’impression d’un appareil très étudié dans ses détails. Comme l’avaient proposé antérieurement d’autres inventeurs (Lenoir, Amstutz, etc.), on commence par confectionner
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- une épreuve en relief du cliché à transmettre au moyen delà gélatine bichvomatée (photographies au charbon).
- Au poste transmetteur, l’épreuve photographique en relief est fixée sur un cylindre qui tourne d’un mouvement hélicoidal. Un saphir qui s’appuie sur ce cylindre imprime, à un levier, des mouvements dont l’amplitude correspond exactement à la hauteur des reliefs. A l’extrémité du grand bras de ce levier, un curseur se déplace sur un rhéostat minuscule et, par ce mouvement, il intercale une résistance plus ou moins élevée dans le circuit de transmission. Comme récep-
- nant synchroniquement avec lui. Ce cylindre est enfermé dans une boîte étanche à la lumière et le faisceau convergent ne peut frapper la surface sensible qu’à travers une ouverture dont le diamètre correspond exactement au pas des deux vis de déplacement latéral, de manière à donner une teinte pleine.
- Bien que la perte de lumière par réflexion sur la face antérieure de la lentille, lorsque le faisceau incident se déplace du centre au bord, suffise pour faire décroître son action photographique au point de donner une image, l’appareil actuel comporte une gamine de teintes établie sur
- Fig. 19. — Wattmclre enregistreur Jules Richard monté sur automotrice du Métropolitain.
- teur, on se sert d’un oscillographe Blondel bifilaire alimenté par la ligne; une source lumineuse fixe fait converger ses rayons sur le miroir de l’oscillographe, et les rayons réfléchis viennent, après leur passage dans une lentille convergente aplanétique, concourir en un point, foyer conjugué du miroir, et où se déplace la préparation sensible à impressionner. Cette préparation, pellicule ou papier, est enroulée sur un cylindre de même dimension que celui de départ et tour-
- verre où l’opacité décroît régulièrement et, suivant une loi déterminée, du noir pur à la transparence absolue. Cette gamme est placée devant la lentille dont elle n’occupe qu’un rayon, et le faisceau lumineux, réfléchi par l’oscillographe, s’éteint ainsi de manière convenable en traduisant, par des actions photographiques variables, les variations d’intensité du courant de ligne.
- L’appareil construit comporte six lignes au millimètre et donne une épreuve i3 X >8 à l’ar-
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- rivée, d’après une épreuve de même format au départ. La durée de transmission sur des circuits réels, lignes téléphoniques à deux conducteurs de cuivre, a été, pour des distances approchant de 2 oookm, de 22 minutes. Elle sera bientôt considérablement réduite, d’après l’inventeur.
- Enfin, pour la reproduction des épreuves de trait, de l’écriture ou de la simili-gravure, on peut supprimer le rhéostat et se servir d’un dispositif jouant le rôle d’interrupteur et fonctionnant sous l’action des sailliés du tracé de départ, comme fonctionne un manipulateur Morse sous l’action de la main. Un microphone convenablement réglé répond au même but en se prêtant à une plus grande rapidité. L’appareil fonctionne alors dans les mêmes conditions qu’un télégraphe.
- Tous nos lecteurs connaissent les instruments de mesure Siemens et Ilalske exposés par MM. Rousselle et Tournaire, et ceci nous dispensera d’entreprendre leur description ; moins connu est le petit appareil à ozone spécial pour recherches de laboratoire.
- Cet appareil comporte un certain nombre (5 par exemple) d’éléments du modèle classique parcourus successivement par un courant d’oxygène fourni par un obus sous pression. Les raccords entre deux éléments consécutifs sont munis de joints à mercure. Les éléments sont alimentés en dérivation par un petit transformateur (en l’espèce un transformateur de mesure inversé), élevant la tension fournie par un réseau ou par un groupe de faible puissance. Le tout forme un ensemble très satisfaisant. Au même stand, étaient exposés quelques spécimens de lampes Tantale de 16 bougies, 110 volts, consommant i,5 watt par bougie.
- Citons enfin un télégraphe imprimeur ou télescripteur, très ingénieux, pouvant être manipulé comme une machine à écrire ; cet appareil existe déjà depuis quelques années, mais le nouveau modèle possède un perfectionnement important consistant en un remontage continu du mouvement d’horlogerie, actionnant le distributeur, par un minuscule moteur électrique.
- La Société centrale de Produits chimiques exposait un superbe électroscope à feuilles d’aluminium, système Curie, appliqué, d’après les indications de M. Chéneveau, à la recherche des minerais radioactifs. Comme on le sait, le déplacement des feuilles est observé au microscope.
- lie moteur synchrone à accrochage automa-
- tique, de M. Soulier, a été décrit ici même en détail (*).
- Notre distingué confrère présentait également un petit disjoncteur automatique pour faibles intensités, très simple et très pratique. Nous le décrirons prochainement.
- M. Wihl Keil présentait son dynaphor, nouveau modèle de pile thermo-électrique. Cette pile ne se distingue surtout des couples classiques que par le remplacement des soudures par des brasures beaucoup plus solides. Elle peut rendre de bons services pour les usages intermittents, et on la chauffe alors à volonté au gaz, à l’alcool ou au pétrole. Bien entendu, il n’est pas question de remplacer ainsi un groupe électro-gène, dès qu’il s’agit d’un service continu; le modèle le plus puissant (20 watts utiles) dépense en effet 58o litres par heure ! (Avec un moteur à gaz, Ton obtiendrait un cheval pour la même dépense), mais pour des fonctionnements de éourte durée, la commodité extrême de cet appareil compense largement la dépense en combustible.
- L’électromètre de P. C. Wulf est une sorte d’électroscope dont les indications sont observées par un microscope micrométrique. Les feuilles de l’électroscope ordinaire sont remplacées par deux fils dé quartz très fins, maintenus tendus parallèlement par un léger poids formant amortisseur. Ces fils, d’un diamètre de 3 à 4 microns, sont recouverts par un dépôt de platine obtenu par la méthode de Bestelmeyer (pulvérisation cathodique) ; ils sont placés dans une cage de Faraday les soustrayant aux influences étrangères et dont l’air est maintenu sec par des fragments de sodium. L’étalonnage se fait empiriquement; le modèle exposé possède 160 divisions et est applicable jusqu’à 70 volts. D’autres modèles sont établis pour les tensions plus élevées. Lorsque l’on déplace l’appareil, les fils de quartz sont immobilisés par un dispositif automatique.
- Nous terminerons ici notre Revue des appareils présentés à l’Exposition de 1908 de la Société Française de Physique; indépendamment des appareils décrits ci-dessus, il y avait un grand nombre d’appareils ingénieux,mais 11’ayant aucun rapport direct avec l’électricité. Leur analyse nous eût entraîné trop loin, et nous renvoyons le lecteur aux journaux spéciaux. J. Revval.
- (1) Cf. La Lumière Électrique, tome II(a0 série),p. 2831
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti a des défoi'mations. — G. Ercolini. — Nuovo Cimento, décembre 1907.
- Lorsqu’on soumet un fil métallique à des efforts croissants de tension, on constate toujours qu’il commence à se rétrécir en un ou plusieurs endroits et finit par se casser entre deux couches où la cohésion est moindre.
- ^\La mesure de la résistance d’un fil assujetti à de tels, efforts ne peut donc conduire à des résultats certains et à des conclusions légitimes que lorsque les variations de résistance observées sont de sens contraire à celui que les rétrécissements pourraient produire.
- A l’opposé de ce qui a lieu pour la plupart des métaux, ces conditions particulières se vérifient, au moins jusqu’à un certain point, pour le nickel dont la résistance, quand on le soumet à une traction croissante, commence d’abord par diminuer pour augmenter ensuite.
- C’est pourquoi l’auteur l’a choisi pour faire une étude très détaillée du mode de varier de sa résistance électrique quand on le soumet à différentes déformations.
- De l’ensemble très compliqué des phénomènes observés, on peut tirer les conclusions suivantes :
- II faut remarquer d’abord que les résultats que l’on obtient sont en général très différents suivant qu’il ‘s’agit de fils de nickel crus ou recuits. En outre, les variations de résistance produites par les différentes déformations dépendent du temps qu’on laisse écouler après l’application des forces, mais elles atteignent bientôt, après un certain temps, une valeur constante.
- 4
- Tension. — Lorsqu’on soumet un fil de nickel cru à des efforts de tension en lui faisant supporter des poids croissants, on constate que sa résistance électrique diminue d’abord, passe par un minimum et ensuite augmente. Quand on diminue le poids, c’est-à-dire la tension, on observe de môme que la résistance diminue d’abord, passe par un nouveau minimum qui a lieu pour une valeur du poids moindre que dans le premier cas, et ensuite augmente de
- nouveau mais ne parvient pas à atteindre sa première valeur. Si on procède à une deuxième traction, 011 observe tout d’abord une sensible augmentation de résistance, ensuite une diminution jusqu’à un minimum qui a lieu pour le môme poids que le premier, et enfin un nouvel accroissement. De môme dans le deuxieme l’elâchement du fil on observe aussi un minimum en correspondance avec celui du premier relâchement et ainsi de suite pour les cycles suivants.
- /ûûo
- La figure 1 représente le phénomène. P exprime le poids, et dp les différences entre la résistance observée et celle initiale. Pour donner une idée de l’ordre de grandeur des faits observés, il suffira de dire que, dans le diagramme P, est exprimé en grammes et dp en <o X 10e, et qu’il s’agit d’un fil ayant la longueur de 1 m et le diamètre de ocm,o24. Les observations ont été faites 10 minutes après l’application des poids P.
- Pour les fils crus, la résistance électrique pour un poids donné diminue toujours, mais en augmentant le nombre de cycles cette diminution devient toujours moins considérable.
- Pour les fils recuits, l’allure générale du phénomène est la meme, avec la différence qu’on ne constate pas la petite augmentation de résistance au com-
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- mencemcnt de la deuxième traction et que le minimum pour le relâchement est en avance sur le minimum de la traction au lieu d’être en retard. En outre, la résistance augmente toujours, et de moins en moins, avec le nombre de cycles, ce qui prouve que l’arrangement moléculaire vers lequel les fils recuits tendent sous l’action des cycles répétés est différent de celui des fils crus, ou du moins que les transformations par lesquelles la matière passe dans les deux cas sont différentes.
- Torsion. — Pour les fils crus, la torsion augmente en général la résistance électrique; la détorsion la diminue, jusqu’à la porter à une valeur plus petite que la valeur initiale, après quoi la résistance augmente de nouveau même avant d’avoir commencé la torsion en sens inverse. Quand la torsion est nulle, la résistance a à peu près sa valeur primitive. La deuxième détorsion produit aussi une diminution avec un minimum plus bas que le premier et plus rapproché de l’axe des dp. (Voy. la figure 2 dans
- 1/ r
- Fig. 2. — Effet de torsions et de détorsions successives d’un fil en maillechort^sur sa résistance ohmique.
- laquelle a exprime la torsion.)
- Une petite torsion initiale ou ajoutée à une grande torsion produit une diminution de résistance, ce qui est aussi accusé par la forme arrondie que les courbes des diagrammes prennent vers les extrêmes des torsions. Avec des torsions continuellement croissantes, les augmentations de résistance deviennent de plus en plus petites; en outre, il se produit de temps en temps des diminutions plus ou moins grandes, ce qui semble dû à des variations plus ou moins brusques dans l’arrangement moléculaire.
- Les mêmes phénomènes à peu près se vérifient
- avec les fils recuits, avec la différence qu’une petite torsion initiale produit une diminution de résistance, tandis que si elle est ajoutée à une grande torsion elle produit un accroissement. En augmentant graduellement la torsion, on arrive aune certaine valeur à laquelle les variations de résistance passent par un minimum.
- Traction et torsion. — Les phénomènes deviennent encore plus compliqués lorsqu’on superpose ces deux actions. D’une manière générale, on peut dire que, dans les fils crus, les variations de résistance dues à la première sont toujours prépondérantes. Les effets toutefois ne s’ajoutent pas ; la prévalence d’une des actions retarde beaucoup l’effet de l’autre.
- Pour les fils recuits, lorsque la torsion agit d’abord pendant que l’on détend le fil, son action est prépondérante, tandis que la traction prévaut dans le cas opposé.
- Lorsqu’un fil cru a été tordu d’un angle assez grand, la traction qu’on y ajoute change sa résistance d’une façon opposée de celle qui a lieu ordinairement, c’est-à-dire que d’abord elle augmente pour diminuer ensuite. Un relâchement la fait toujours diminuer.
- Tout le contraire a lieu avec les fils recuits ; pour des torsions pas trop grandes la traction fait changer la résistance à la manière ordinaire, le relâchement la fait toujours augmenter. Pour une torsion initiale très grande la traction fait toujours diminuer la résistance sans qu’elle passe par un minimum.
- Flexion. — La variation de résistance produite dans les fils crus dépend principalement du poids dont on se sert pour les plier ; si celui-ci est grand la résistance augmente toujours; s’il est petit, la première flexion augmente la résistance et chacune des flexions successives annule en partie l’augmentation provoquée par le redressement précédent.
- Pour les fils recuits, les flexions et les redressements augmentent toujours la résistance.
- De tout ce qui précède il résulte que la manière de sc conduire des fils crus et des fils recuits est très différente. Dans ces derniers, les variations de résistance sont toujours beaucoup plus grandes que dans les autres.
- Dans tous les cas, les faits observés sont très différents suivant la manière avec laquelle les forces agissantes varient, ou se succèdent, ou se superposent, ce qui semble accuser parfois des modifi-
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- cations de la matière bien plus grandes que ne le ferait supposer l’étude des courbes élastiques.
- L’auteur pense donc que la mesure de la résistance électrique offre un moyen simple, exact et plus sensible que les méthodes élastiques ordinaires, pour mettre en évidence les altérations successives que la matière subit dans les différentes phases de déformation.
- G. A.
- MESURES
- Mesures de la résistance d’un diélectrique au moyen du bolomètre. — Bêla Gati. — Elehtro-technik und, Maschinenbau, 29 mars 1908.
- La résistance du diélectrique d’un câble téléphonique se mesure ordinairement à l'aide de courant continu. Il est évident que cette manière de mesurer ne renseigne que sur les pertes dues à la résistance d’isolement, et que l’on ne peut avoir une idée des autres. Quoiqu’il existe des méthodes pour la mesure de la résistance effective de l’inductance et de la capacité, celles-ci sont peu commodes, compliquées et également peu précises ; de sorte qu’elles ne peuvent guère s’appliquer à des essais de réception.
- L’auteur apu, en utilisant le bolomètre, étudier une méthode permettant de déterminer, sans avoir de calcul à faire, la résistance d’isolement avec une approximation suffisante. Le bolomètre a été en premier lieu utilisé par Fessenden, comme récepteur dans la télégraphie sans fil. Kennely l’utilisa le premier pour la mesure des courants téléphoniques. La méthode a été développée de telle sorte que des courants téléphoniques peuvent être mesurés en utilisant un ampèremètre à courant continu.
- Le bolomètre est constitué par un fil très fin ; l’auteur emploie d’ordinaire du fil de platine, de a millièmes de m. m. de diamètre. On ne trouve naturellement pas ces fils dans le commerce ; on se les procure sous la forme de filaments de Wollaston. Le fil de platine est recouvert d’une enveloppe d’argent dont le diamètre extérieur est de 0,1mm environ. Cette enveloppe est dissoute dans de l’acide azotique, de sorte que le fil intérieur reste. En faisant varier la solution on peut, avec un peu d’expérience, obtenir des fils de résistance quelconque. Par suite de la faible quantité de métal, la résistance varie dans de grandes proportions, avec l’intensité du courant circulant. Quand l’intensité augmente le fil chauffe, la résistance aug-
- mente ; cette variation de résistance peut alors être mesurée au pont de Whèatstone avec courant continu. Ainsi que le montre la figure 1, le bolomètre B est placé dans l’une des branches d’un pont ; des résistances y sont intercalées dans ce pont, jusqu’à
- I'ig'. 1. — Schéma du montage pour la mesure..
- ce que le galvanomètre soit ramené au zéro, quand aucun courant téléphonique ne traverse le bolomètre D D sont des bobines d’induction qui empêchent le passage du courant à haute fréquence. Si la source à haute fréquence donne du courant, celui-ci parcourt le bolomètre et les câbles mis en parallèle avec un condensateur. Ce courant échauffe le bolomètre et augmente sa résistance de sorte que l’équilibre du pont est détruit et que le galvanomètre G dévie.
- La déviation est proportionnelle à l’intensité du courant de haute fréquence. Au moyen de courants à haute fréquence connus, mesurés à l’électrodyna-momètre, on peut étalonner un bolomètre.
- La mesure au moyen du galvanomètre à aiguille est très facile et très rapide. Les résultats sont faciles à calculer.
- Dans un circuit à courant .alternatif, avec une résistance en série r, ayant le coefficient d’induction l, et la capacité c, à la fréquence F, la résistance apparente est
- r -J- f. 2 tc F / — f.
- 2 TC F !
- relation dans laquelle f = t
- Dans le cas de résonance, on obtient le courant maximum ; la résistance doit être minimum et on a :
- f. 2 tc F l — f. ——- = o ('atcF)2 = -i-.
- ' ' îtcFc v ' l.c
- Dans le cas de capacité avec résistances en parallèle, l’auteur n’a pu encore trouver une relation simple.
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- Si l’on branche plusieurs condensateurs, la résistance en parallèle diminue etla formule est très compliquée, les résistances ne sont pas négligeables même pour des centièmes de microfarad. En employant de bons condensateurs à plateau, dans lesquels l’hystérésis diélectrique seule provoque une perte d’énergie, ces résistances diélectriques sont encore assez élevées. Quand, dans un condensateur chargé à la tension E, on désigne la résistance du diélectrique entre pla-
- teaux par a, on désignant par g — - la valeur réciproque de cette résistance, le courant circulant E . /E\2
- est — etl énergie absorbée 1—I a — E2 g.
- \Ct' J
- Plus il y a d’énergie perdue, plus petite est la résistance et naturellement plus grand estg\ Pour une résistance faible, il y a donc plus d’énergie perdue ; de sorte que l’intensité du courant diminue.
- Les résultats des mesures sont indiqués par les courbes de la figure a, les abscisses donnant les valeurs en millièmes de microfarads (io~3) et les ordon-1 nées les intensités en millionnièmcs (in-0) d’ampère (microampères). Le courant de fréquence téléphonique était branché entropies bornes i-i (fig. i). Quand la résistance artificielle de valeur a était enlevée, de sorte que le condensateur seul restait branché, l’in-
- Fig.
- 800 —
- 2'J 25
- io—3 Microfarad.
- — Courbes des courants en fonction de la capacité pour diverses valeurs de la résistance.
- tensité du courant pour 2 îoo périodes, pour la résonance, était de i 38o microampères.
- vEn branchant les résistances dont les valeurs sont indiquées sur les courbes de la figure 2, la forme de la courbe de résonance changeait, les intensités à la
- résonance diminuaient beaucoup, pour 7 100 ohms, la courbe est presque plate. La figure 3 donne la courbe du rapport entre l’intensité de résonance et la résistance branchée. Si l’on prolonge la courbe jusqu’à l’ordonnée correspondant à 1 38o microam-pôrcs, on obtient 10 mégohms comme abscisse. Cette
- Fig. 3. — Courbe de l’intensité de résonance en fonction de la résistance.
- valeur représente la résistance diélectrique du condensateur, ce qu’ont confirmé les essais.
- Si l’on branche 20 mégohms en parallèle avec le condensateur, l’intensité du courant de résonance diminue. Si la résistance du condensateur n’était que de 2 mégohms, la mise en parallèle de 20 mégohms aurait une influence beaucoup plus faible sur l’intensité de résonance. Si, au lieu du condensateur, on branche un câble, on obtient une intensité de résonance inférieure.
- Les artères d’un câble ont une'action électrostatique inductive, et dans cette induction électrique (influence) de l’énergie est absorbée. L’énergie perdue (E2g) croît quand g augmente, c’est-à-dire que a diminue. La valeur de a peut facilement être déterminée par un essai. On observe la déviation du galvanomètre pour le courant de résonance.
- Afin d’obtenir la résonance, on doit brancher en parallèle avec le câble plus de condensateurs. Le plus commode est d’utiliser les condensateurs réglables employés dans la télégraphie sans fil (ceux-ci ont une résistance diélectrique supérieure à 10 mégohms). Quand on a obtenu la résonance, on branche au lieu des bornes 2 — 2, de nouveau les bornes 1 — i,et on règle le condensateur pour la résonance; on obtient ainsi une déviation plus grande qu’avec le câble. On branche alors en parallèle une résistance a variable jusqu’à ce que l’on obtienne la même dévia-
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- tion qu’avec le câble. La résistance mise en parallèle est alors égale à la résistance diélectrique du câble. Dans le cas où la source donnant la fréquence téléphonique n’est pas constante, on doit faire des mesures répétées. Avec un peu de pratique, la mesure, réglage du condensateur et de la résistance, dure environ une minute. Pendant ce temps, la Vitesse angulaire de la machine à haute fréquence reste suffisamment constante. Si le moteur de la machine à haute fréquence a des oscillations pendulaires fortes, comme c’est le cas pour les petits éleetromoteurs, on doit non seulement mesurer l’intensité de résonance, mais, en outre, déterminer plusieurs points de la courbe de résonance. Dans ce cas, on obtient l’intensité de résonance pour la fréquence moyenne.
- L’auteur a employé pour les grandes résistances à brancher en parallèle, des rhéostats électrolytiques. Gomme électrolyse, il utilisait une solution saturée de cadmium iodé dans de l’alcool d’amyle. En faisant varier le degré de concentration, on obtient les résistances voulues. Les électrodes étaient en cadmium et pouvaient être éloignées ou rapprochées. Ces résistances sont étalonnées au moyen de courant continu. On doit déterminer la résistance en employant, autant que possible, un courant de môme intensité que celui utilisé lors des essais. Le plus pratique est d’étalonner dans le circuit d’un élément de i volt. On ne doit employer, pour les mesures, que de bons condensateurs, dont l’isolement mesuré avec du courant continu est d’au moins ioooo mégohms; la résistance diélectrique pour les courants de fréquence téléphonique est toujours alors suffisamment grande vis-à-vis de la résistance diélectrique des câbles téléphoniques.
- En employant le procédé décrit ci-dessus, l’auteur a fait de nombreuses mesures. En se basant sur les résultats obtenus, il conclut que des câbles ayant une résistance de i ooo mégohms, mesurée avec du courant continu, possèdent en moyenne pour les courants à haute fréquence une résistance diélectrique de iooooo ohms par kilomètre. Jusqu’ici, il n’a trouvé aucun câble ayant une résistance de i mégohm, tous ont une résistance beaucoup plus faible. Les résistances diélectriques ne diminuent pas quand la fréquence augmente, ainsi que l’on devait s’y attendre, la valeur de la résistance en fonction de la fréquence a une allure périodique.
- Pour g- compris entre i : 28 000 et 1 : 1 ohm, au lieu deg’= o, on obtient déjà avec de petites fréquences, pour un câble interurbain, 12 % de différence pour l’amortissement L’humidité dans des câbles iso-
- lés au papier fait diminuer la résistance diélectrique; l’auteur procède actuellement îf des mesures à ce sujet. Si l’on songe que, pour une longue ligne téléphonique, l’amortissement n’est égal pour toutes les fréquences et qu’il n'y a une action de résonance que quand on a /• : / = g : c (r résistance effective g conductibilité diélectrique, l induction effective et c capacité effective), il est évident que les valeurs de g- ont une grande importance. Quand/’ ; l = g : c. l’amortissement est p = y/gr; c’est l’amortissement minimum que l’on doit atteindre en général. Si l’on prend
- l plus grand que ne l’indique la formule fl ~ — J
- ^ ë '
- l’amortissement est de nouveau plus grand ; dans ce cas, si l’on augmente l’inductivité au-dessus d’une certaine valeur, on ne fait que rendre la ligne plus mauvaise; par exemple, pour une ligne aérienne de 4min pour laquelle on a environ /• — 1 ohm, l = io~s Henry; c =. io~9 microfarads par kilomètre, et g — io_6j le branchement, d’inductions agirait d’une manière nuisible. Des résultats analogues ont été obtenus en Amérique.
- La mesure de g paraît très désirable pour les lignes aériennes, et elle serait facile en employant le procédé indiqué ci-dessus.
- F. L.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage.— Note de M. Paul Girault, présentée par M. Mascart. — Académie des Sciences, séance du 4 mai 1908.
- Considérons une machine bipolaire et soient :
- N, I et R respectivement le nombre de spires, l’intensité instantanée du courant et la résistance de l’enroulement série ;
- n, i et r les mêmes éléments pour l’enroulement shunt ;
- N', I' et IV le nombre de conducteurs actifs, l’intensité et la résistance de l’induit ;
- o la vitesse angulaire en tours par seconde ;
- L, et IL l’intensité et la résistance du circuit extérieur ;
- <I> et (R. le flux inducteur instantané et la réluctance correspondante ; pour simplifier, nous faisons abstraction de la dispersion ;
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- la rapidité d’amorçage au temps t.
- Pour qu’une dynamo puisse s’amorcer, un fluxréma-nent initial <t>0 est nécessaire. Nous en tiendrons compte en supposant une force magnétomotrice initiale de rémanence 4 7m04, telle que
- ___4rc«o4
- ol0 '
- Machine série. — On obtient, en posant SR = R
- + R' + Ri,
- + =
- «?<!>_ / N' dl2R\ dl0<ï>0
- ~dt ~~VN ~ 4*N3/ + 4^N2
- SR.
- Pour t — o, <ï» = <ï>0 et, par suite,
- <^o
- N' T.
- 0)
- quantité essentiellement positive si N', N et w sont positifs, c’est-à-dire si la machine est convenablement connectée pour son sens de rotation. Il en résulte qu’à toute vitesse angulaire a> correspond un amorçage ; il n’y a pas en toute rigueur de vitesse minima d'amorçage.
- La machine terminera son amorçage pour = o, c’est-à-dire pour une valeur <K.m de la réluctance donnée, par
- 61,„ = 6ln
- <b0 , 4*NN'
- <ï>
- +
- SR
- <!>.« étant le flux final d’amorçage pour la vitesse angulaire w.
- A chaque valeur de w correspond donc un flux final d’amorçage <!>,„, et, inversement,pour obtenir un flux final d’amorçage (I>„,, il faut que la machine tourne à la vitesse angulaire u>m définie par
- «*>m
- SR
- 4«nn' r-
- ‘VM
- J
- La machine s’amorce franchement lorsque <o„, est telle que <!>,„ soit le flux correspondant à l’extrémité supérieure de la partie droite (commencement du coude) de la caractéristique magnétique :
- = <bc
- Comme, pour cette valeur, dteest peu différent de tK0, on peut écrire
- wc
- dlc2R /
- 4«NN'V
- Î2
- •Pc
- )•
- Enfin, si l’on néglige <h0 devant <!><„ on retombe
- sur la formule bien connue 'de S.-P. Thompson,
- _dtt.SR
- “°“4tcNN”
- qui donne approximativement la vitesse critique correspondant à l’amorçage franc. Pour les valeurs de w inférieures à wc, on n’a qu'un amorçage hésitant : la machine cherche à gravir la partie pratiquement droite de sa caractéristique magnétique, mais s’arrête en route.
- Machine shunt. — On obtient de manière analogue
- d$> TN' IL 01 / , R.R'
- dt — <I>L “r' + R, Âwn* V + Ri + R' 4icn® \ ‘t"R1 + R7’
- Pour t — o,
- , N
- Y0 =— -----«
- R,
- n R, + R'
- •Pa
- quantité positive si N', nete sont positifs ; la machine s’amorce encore pour toute vitesse. L’amorçage se termine pour = o, soit pour
- <!>„ , 4tcN'«ü) Oim = 61 o — ---)-
- P/J
- R,+'(-+iV)
- A chaque valeur de w correspond encore un flux final <!>,„, et, inversement, pour obtenir un flux final <ï>m il faut une vitesse angulaire
- R' 4- r
- 4tcN'/i
- •P,n J
- La machine s’amorce franchementpour fpm = <ï>c, et l’on a sensiblement
- (i>„
- 4irN'«
- et, en négligeant <I>0 devant <I>C.
- w c =
- 4xN'«.
- 61,.
- c’est-à-dire la formule de S.-P. Thompson donnantla vitesse critique d’amorçage franc.
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- Comparaison des rapidités d'amorçage. — Attribuons les indices s et d respectivement à la machine série et à la machine shunt (dérivation),et négligeons les termes en <f>0 dont l’importance diminue très vite à mesure que l’amorçage se produit.
- Si nous considérons, pour une même valeur instantanée du flux, deux dynamos série et shunt équivalentes, c’est-à-dire ayant même circuit magnétique, même puissance même spire moyenne d’enroulement, même effet Joule dans les enroulements et même vitesse angulaire, et si nous désignons par :
- a le rapport commun aux deux machines de l’effet Joule dans l’enroulement inducteur à la puissance électrique utile ;
- P le rapport de l’effet Joule dans l’induit à la puissance utile ;
- On trouve aisément que
- P + (» + a)2 1 , , P
- <1>d <*(»-)-<*) a ‘ "«(i-f-a)’
- valeur voisine de —|- a et qui montre, par consé-a
- quent, que Venroulement série est celui donnant de beaucoup la plus grande rapidité d’amorçage.
- Cette propriété trouve son application dans les dynamos génératrices des véhicules dits à transmission électrique.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Influence des effluves sur la résistance d’isolement des isolateurs. — Note de M. F. Nègre, transmise par M. Lippma.nn. — Académie des Sciences, séance du ai avril 1908.
- On sait que la résistance d’isolement d’un isolateur
- V
- est définie par la relation R = —, dans laquelle V représente la tension appliquée à la gorge de l’isolateur, sa ferrure étant à la tension zéro-, et I l’intensité du courant qui va de la gorge de l’isolateur à la ferrure.
- Le trajet de ce courant suivant surtout la surface de l’isolateur, on augmente la résistance de ce dernier en augmentant ses dimensions ainsi que le nombre de ses cloches.
- En outre, pour avoir, aux tensions élevées, un isolateur capable d’empêcher une étincelle disrup-tive d’éclater entre la gorge de l’isolateur et le goujon qui le supporte, on constitue l’isolateur de plusieurs
- pièces, chacune d’elles formant cloche et étant soigneusement émaillée ; cette subdivision permet, en outre, d’obtenir la porcelaine homogène et bien vitrifiée.
- Mais, à partir d’une certaine tension, des effluves se forment entre les cloches et la ferrure. C’est l’influence de ces effluves sur la résistance d’isolement de l’isolateur que l’auteur s’est efforcé de rechercher. La méthode employée est la méthode de la déviation.
- L’un des pôles d’une machine de Wimshurst était relié à la gorge de l’isolateur étudié, dont la ferrure était reliée à l’autre pôle par l’intermédiaire d’un galvanomètre. La tension était mesurée au moyen d’un électromètre Bicliat et Blondlot. Le galvanomètre était protégé, contre l’électrisation par influence due au voisinage de conducteurs à haute tension, par une enveloppe métallique reliée au sol.
- Pour rendre les mesures comparables entre elles, on rapportait chacune d’elles à une tension déterminée. Par exemple, l’auteur observait la déviation af à la tension V4 de l’ordre de 5 000 ou de 10 000 volts, puis la déviation a à la tension V > Vj,puis la déviation a2 à la. tension Yt, puis la déviation a' à la tension V' Y, et ainsi de suite, en encadrant chaque mesure à la tension V (") entre deux mesures à la tension de comparaison Vj.
- On déterminait ainsi les rapports
- 2 a ____ 2 a' ____________ ,
- *1 *2 ^ a i ~\~ *** P ’
- On a ainsi p en fonction de V ; p est proportionnel à V tant que la résistance de l’isolateur est constante, puis croît avecla tension quandlarésistancediminue.
- i° Dans une première série d’expériences, on a étudié deux isolateurs en porcelaine, à simple cloche, diamètre = 8omm, et à triple cloche, diamètre = 1 iomD1, tous deux secs et propres. La tension de comparaison a été de 5 5oo volts.
- a0 Dans une deuxième série d’expériences, M. Nègre a essayé divers isolateurs construits pour des tensions allant de 5 000 volts à 5o 000 volts et de diamètres et de nombres de cloches différents ; ces isolateurs étaient essayés secs et propres.
- 3° Dans une troisième série, il a étudié deux isolateurs américains, l’un, type 5o 000 volts, diamètre = 35amm; l’autre, type af> 000 volts, diamètre = i35mm, dans divers états. Dans cette dernière série, la cloche supérieure des isolateurs essayés était noircie au moyen d’un dépôt de carbone obtenu en écrasant avec la cloche la flamme d’une bougie.
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- La cloche supérieure était mouillée au moyen d’un vaporisateur. La tension de comparaison de ces deux dernières spries était de i2 5oo volts.
- Comme conclusions de ses recherches, l’auteur a trouvé que; pour tous les isolateurs, la résistance d’isolement est constante jusqu’à une certaine valeur de la tension, qu’il appelle tension critique pour l’isolateur considéré.
- La tension critique varie avec les dimensions, la forme et l’état de l’isolateur.
- a. Elle est d’autant plus élevée :
- i° Que les dimensions de l’isolateur sont plus grandes ;
- 2° Que le diamètre de la cloche supérieure est plus grand;
- 3° Que l’isolateur est plus sec et plus propre.
- Ainsi, elle a varié depuis 11 ooo volts pour l’isolateur simple cloche de la série I, jusqu’à 16 ooo volts pour l’isolateur triple cloche de la même série, et 32 ooo volts pour l’isolateur américain type 5o ooo volts.
- Le dépôt de carbone sur la cloche supérieure a fait baisser la tension critique de 3a ooo à ao ooo volts pour l’isolateur américain, type 5oooô volts, et de aoooo à 16000 volts pour l’isolateur type 25 ooo volts.
- Pour ces deux derniers isolateurs, les gouttes d’eau de la cloche supérieure ont fait baisser la tension critique à 16000 volts pour le premier et à 12000 volts pour le second.
- p. A partir de la tension critique, la résistance de l’isolateur décroît d’autant plus rapidement :
- i° Que l’isolateur est plus sali ou plus mouillé ;
- 2° Que le diamètre de la cloche supérieure est plus faible.
- Tableau I.
- Tension en volts Isolateur Valeur qu’aurait prise p si la résistance était restée constante
- sec et -propre sec et noirci noirci et mouillé
- ia.5oo 1 1 1 t
- i6.000 i ,28 1,28 2 1,28
- 'AO. OOO 2 2 3,6 1,6
- 25.000 4,2 4,2 28 2
- 30.000 7>6 7,8 66 2,4
- 35.000 9 ,4 i6,4 106 (?) 2,8
- 40.000 20,8 38 » 3,2
- Ainsi, par exemple, dans le cas de l’isolateur américain, type a5 ooo volts, on a obtenu pour p les valeurs indiquées tableau 1.
- En outre, l’auteur a observé que, à une tension suffisamment élevée, supérieure à aoooo volts, les fines gouttelettes d’eau, dispersées sur la surface de la cloche supérieure d’un isolateur mouillé, se rassemblaient en grosses gouttes et se dirigeaient vers la périphérie de la cloche. Là, ces gouttes, suspendues aux rebords de cette dernière, prenaient une forme conique de plus en plus pointue. Examinées dans l’obscurité, ces gouttes avaient letir pointe prolongée par des aigrettes lumineuses quand l’isolateur était à une tension négative.
- De nombreux effluves se produisaient alors entre les gouttes et la ferrure, et la déviation du galvanomètre augmentait rapidement avec la tension ; le courant qui passait dans le galvanomètre atteignait jusqu’à 20 et 3o fois le courant qui l’aurait traversé si la résistance de l’isolateur fût restée constante.
- Les effluves ont paru être plus considérables quand l’isolateur était soumis à une tension positive que quand il était soumis à une tension négative, et il semble que les effluves dépendent surtout de la forme de la cloche supérieure et de son diamètre, et du nombre des cloches.
- BREVETS
- Groupe compensateur pour transmission série. — J.-S. Highfleld. — Brevet anglais n° 16 166 ( ï 907), publié le 14 mai 1908.
- Gomme on le sait, la transmission série convient parfaitement pour l’alimentation de moteurs commandant des machines à charge très variable (*); pour régulariser automatiquement la charge de l’usine génératrice, Ton peut alors employer le dispositif suivant: une machine série auxiliaire,-accouplée à un fort volant, est intercalée sur la ligne ; les balais de cette machine sont soumis (avec interposition ou non d’un servo-moteur) au contrôle d’un solénoïde également en. série avec la ligne. Supposons, dans ces conditions, que le courant tende à augmenter par suite de la mise en court-circuit de l’un des récepteurs, le solénoïde déplace alors les balais de manière que la machine auxiliaire, fonctionnant en moteur, communique au volant une vitesse élevée et ramène le courant à sa valeur normale par l’elTet de sa force contre-électromotrice. Réciproquement, si
- (*) Cf. La Lumière Électrique, tome 1 (ae série), p. 353,
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- le courant diminue par suite du démarrage d’un des moteurs alimentés, les balais de la machine auxiliaire sont manœuvres de manière qu’elle devienne génératrice, et elle restitue au réseau l’énergie emmagasinée dans le volant, venant ainsi en aide à la station centrale. Pour compléter le réglage et éviter tout emballage de la machine auxiliaire, elle peut être munie d’un régulateur à force centrifuge qui diminue l’excitation des génératrices lorsque sa vitesse dépasse une certaine valeur. D’autre part, dans le cas où la surcharge est prolongée, la vitesse de cette machine auxiliaire peut diminuer jusqu’à zéro; elle pourrait alors démarrer à nouveau en moteur, lorsque la surcharge serait terminée, dans un mauvais sens de rotation (*). Un dispositif de ^sûreté spécial évite cet inconvénient en ramenant les bklais sur la ligne des pôles, dès que le sens de rotation s’inverse.
- Commutateur automatique. — Felten und Guilleaume-Lahmeyer Werke. — Brevet allemand n° 194 673.
- Dans beaucoup de cas, l'on a besoin d’un commutateur (ou appareil analogue) fonctionnant automatiquement suivant qu’un arbre tourne dans un sons ou dans l’autre, dès que la vitesse de rotation atteint une valeur suffisante. Par exemple, avec certaines dynamos pour l’éclairage électrique des trains, les connexions de l’excitation doivent être modifiées en même temps que le sens de marche du train, et le circuit de la dynamo doit être rompu si la vitesse tombe au-dessous d’une certaine limite. L’appareil proposé dans ce but'comporte essentiellement une vis à pas rapide, tracée sur l’axe de rotation considéré, sur laquelle peut se déplacer un écrou muni de palettes analogues à celles d’une hélice. Cet écrou possède une gorge dans laquelle vient s’engager une fourchette commandant le commutateur à manœuvrer, par un dispositif analogue à celui usité avec les régulateurs à force centrifuge. Enfin, des ressorts antagonistes maintiennent à l’arrêt l’écrou au milieu de la portion filetée de l’arbre, et tout l’ensemble (sauf le commutateur et les ressorts de réglage) est enfermé
- p) On sait, en effet, qu’une machine série tourne en sens inverse suivant qu’elle fonctionne comme moteur ou connue génératrice. (N. D. L, R.)
- dans un carter rempli d’huile. Dans ces conditions, si l'arbre se met à tourner dans un sens ou dans l’autre, la résistance opposée par l’huile au mouvement des palettes force l’écrou à së déplacer, en se vissant à droite ou à gauche suivant le sens de rotation ; il y a donc enclenchement du commutateur dans une position déterminée dès que la vitesse a atteint une certaine valeur critique. Si la rotation cesse, l’écrou est rappelé au centre de la portion filetée et le commutateur revient à la position de repos qui correspond à la rupture des circuits.
- Magnéto.— Albion Motor-Car Company, Limited, and T.-B. Murray, Scotstoun. — Brevet anglais n° 5 i55 (1907), publié le 12 mars 1908.
- Cette magnéto est destinée à l’allumage des moteurs à explosion polycylindriques ; son rotor, qui tourne à une vitesse égale ou inférieure à celle de l’arbre moteur, est composé de deux aimants demi-circulaires accolés et formant deux pôles conséquents diamétralement opposés. L’inducteur ainsi constitué forme une cloche qui tourne à l’extérieur d’un induit en forme d’anneau Paccinotti (fig. 1). La
- Fig. 1. — Magnéto.
- figure est relative au cas d’un moteur à six cylindres; les bobines G diamétralement opposées sont reliées ensemble en série ou en parallèle et fonctionnent simultanément. L’invention consiste surtout dans la présence d’entrefer H ménagé entre deux bobines consécutives; comme cette machine appartient à la. catégorie des magnétos dans lesquelles l’on court-circuite d’abord les enroulements induits pour rompre ensuite brusquement le circuit au moment, où le courant est maximum, et obtenir ainsi une étincelle très puissante, les entrefers ont pour effet, d’après les inventeurs, de faciliter la disparition rapide des lignes de force. Bien entendu, ils doivent être suffisamment faibles pour ne pas accroître notablement la réluctance au passage du flux inducteur.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Cours d’Electricité, tome III : Eleclrolyse, électrocapillarité, ions et électrons, par H. Pellat. — i volume in-8 de 290 pages, avec 77 ligures. —Gauthier-Vii.-lars, éditeur. Paris. — Prix : broché, 10 francs.
- Parmi nos lecteurs, nombreux sont sans doute ceux qui ont suivi le cours d’électricité professé par M. II. Pellat à la Faculté des Sciences de Paris. Ceux-là savent mieux que personne quel profit l’on retire de ces excellentes leçons, rédigées de façon claire et originale. Le troisième et dernier tome (') se rapporte à l’électrolyse, à l’électrocapillarité, aux ions et électrons; comme le fait remarquer l’auteur dans la préface, l’exposé de ces questions met en jeu la matière même, et l’on est ainsi conduit à des .théories plus ou moins hypothétiques, qui ne sont guère justifiées que par leur extrême fécondité.
- L’utilité du présent volume n’en est que plus considérable, et sa lecture montre clairement combien les hypothèses ont été réduites au strict minimum. Le chapitre 1 est réservé à l’exposé des lois fondamentales de l’électrolyse, et le chapitre 11 à la théorie des ions ; à signaler, dans ce dernier chapitre, un intéressant calcul, dû à l’auteur, pour trouver la valeur absolue de la charge d’un ion monovalent, et le diamètre d’un atome. L’étude de la polarisation des électrodes (chap. ni) sert de préface à l’étude des piles et des accumulateurs; le même chapitre contient notamment les curieux essais de M. Rothé sur la polarisation, entrepris au moyen de l’oscillographe Blondel. L’application . aux piles et à l’électrolyse des lois de la thermodynamique ‘fait l’objet du chapitre iv; pour l’application des lois de l’osmose aux piles, M. H. Pellat n’utilise pas, en raison de son peu de rigueur, la théorie de M. Nernst (dont l’exposé est reporté dans une note à la fin de l’ouvrage) ; il préfère avec raison une démonstration de M. Couette, qu’il modifie légèrement pour la rendre tout à fait rigoureuse.
- Les recherches de M. Lippmann, sur l’élec-
- (1) Voir, pour l’analyse dos précédents tomes, L'Eclairage Electrique, 1901. tome XXIX, p. 12, et 1903, tome XXXVI, p. 20.
- trocapillarité (chapitre v) sont relatées d’une façon très détaillée, ainsi que les vérifications expérimentales de MM. Kônig, Pellat, etc. Le sixième chapitre « Mesures des différences de potentiel au contact » est d’autant mieux documenté que M. II. Pellat est, comme on le sait, l’auteur de remarquables travaux entrepris dès 1880 sur le sujet. Enfin, avec le chapitre vu, nous abordons une autre catégorie de phénomènes se rattachant aux précédents ; ce sont ceux relatifs à l’ionisation des gaz. Ce chapitre demanderait à lui seul une longue analyse; nous mentionnerons seulement, parmi les passages qui nous ont intéressé plus particulièrement, ceux relatifs au champ magnétique créé par un corpuscule en mouvement, et à l’origine électromagnétique de la masse des corps. Tous ces chapitres sont d’ailleurs d’une lecture facile, et les calculs un peu longs, que l’on peut omettre dans une première lecture, sont reportés dans des notes très clairement rédigées. C’est dire qu’il n’y a pas besoin d’être un spécialiste de la question, pour aborder avec fruit la lecture du présent volume, et nous pensons qu'il intéressera bon nombre d’ingénieurs, puisqu’il leur permettra d’acquérir sans peine des notions très précises sur un sujet plein d’actualité.
- P. S.
- VOLUMES REÇUS
- Annuaii'e de route de F Automobile-Club de France. 90 année, publié sous la direction de Louis Dumontpallier. — 1 volume in-12 de 829 pages. — A. C. F., 8, place de la Concorde, Paris. — Prix: cartonné, 2 fr. 5o.
- Annuaire français du gaz, de F acétylène et de F électricité, par Edouard Benâtre. — 1 volume in-8 de 544 pages. — E. Benatre, 83, rue Monge, Paris.
- — Prix : cartonné, 2 fr. 5o.
- Die Révision elektrischer Starkstroman-lagen, par Paul Stern. — 1 volume in-8 de 281 pages.
- — Dr Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : cartonné, 3 m., 60.
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- Consti'uction pratique et applications des bobines d’induction dites de Ruhmkorff, par H. de Grafilgny. — i volume in-12 do 180 pages avec 83 figures. — IL Dkseorges, éditeur, Paris, — Prix: broché, i f'r. 5o.
- Handbuch derJPhysik9T. Impartie. Physique génèrale> par le Dp A. Winkelmann. — i volume n°-8 raisin de i 020 pages avec 3o2 figures. — Johann Ambuosius Bartii, éditeur, Leipzig, — Prix : broché, 33 marks.
- Die Elektrizitâtswerkbetriebe im Lichte der Statistik, par Fritz Hoppe. — i volume in-8
- jésus de 3ai pages avec nfi figures et 197 tableaux. — Johann Ambrosius Bartii, éditeur, * Leipzig. — Prix ; broché, 12 marks; relié, i3 m.,20,
- Physikaîische Wandtafeln9 par L. Pfaundler. — iru série, 12 planches. — Prieur. Viewkg et Soiin, éditeurs, Brunswick.— Prix: l’album, 12 marks, chaque planche séparée: 1 m., 5o.
- Die Selbsttatige Regulierung der elektri-schen Generatoren, par Friedr. Natalls. — i volume in-8 de 112 pages avec 76 figures.— Prieur. Viewko et Soiin, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 4 marks; relié, 4 m., 5o.
- VARIÉTÉS
- LÉGISLATION
- Décret du 17 mai 1908 sur le cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie électrique par une commune ou un syndicat de communes.
- CHAPITRE PREMIER Droit d'utiliser les voies publiques.
- OBJET DE LA CONCESSION
- Service concédé.
- Article premier. — La présente concession a pour objet la distribution publique de l’énergie électrique dans la commune de ... (*), pour ... (2).
- La concession 11c comprend pas la fourniture de l’énergie électrique pour force motrice aux entreprises de transport en commun « et aux établissements on services ci-après énumérés... »
- Ces entreprises « ou établissements » peuvent toutefois être desservis par le concessionnaire dans les conditions prévues à l’article 3 ci-après.
- (*) Indiquer si la concession porte sur tout le territoire de la commune ou délimiter la partie sur laquelle elle porte.
- (-) Suivant que la concession comporte la distribution de l’énergie électrique en vue de l’éclairage seul, en vue de tous usages ou en vue de tous usages autres que l’éclairage, l’une des trois formules suivantes sera employée :
- L'éclairage public ou privé;
- Tous usages ;
- Tous usages autres que l’éclairage public ou privé.
- Art. 2. — La concession confère au concessionnaire le droit d’établir et d’entretenir, dans le périmètre de sa concession, soit au-dessus, soit au-dessous des voies publiques et de leurs dépendances, tous ouvrages ou canalisations destinés à la distribution de l’énergie électrique en se conformant aux conditions du présent cahier des charges, aux règlements de voirie et aux décrets ou arrêtés intervenus en exécution de la loi du i5juin 1906.
- Le concessionnaire 11e pourra réclamer aucune indemnité pour le déplacement ou la modification des ouvrages établis par lui sur les voies publiques, lorsque ces changements seront requis par l’autorité compétente pour un motif de sécurité publique ou dans l’intérêt de la voirie.
- Privilège pour l'éclairage. — Pendant la durée de la concession (*), le concessionnaire aura seul le droit d’utiliser, dans les limites de sa concession, les voies publiques dépendant de la commune en vue de pourvoir à l’éclairage privé par une distribution publique d’énergie, sans que cependant ce privilège puisse s’étendre à
- (*) Ou « pendant les... premières années de la concession ».
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- l’emploi de l’énergie à tous usages autres que l’éclairage, ni i'i son emploi accessoire pour l’éclairage des locaux dans lesquels l’énergie est ainsi utilisée.
- a Le privilège résultant de l’alinéa qui précède ne s’applique pas aux entreprises de transport en commun employant, pour l’éclairage des voies et des locaux qui en dépendent, la source d’énergie servant à la traction, ni aux établissements ou services ci-après énumérés :
- Utilisation accessoire des ouvrages et canalisations.
- Art. 3. — Le concessionnaire est autorisé à faire usage des ouvrages et canalisations établis en vertu de la présente concession pour desservir les entreprises de transport en commun, les établissements ou services énumérés à l’article ier ci-dessus et d’une manière générale toutes entreprises situées hors de la commune, à la rond il ion expresse qu’il n’en résulte aucune entrave au bon fonctionnement de la distribution et que toutes les obligations du cahier des charges soient remplies.
- CHAPITRE II
- TRAVAUX
- Approbation des projets.
- Art. 4. — Les projets de tous les ouvrages dépendant de la concession devront être approuvés dans les formes prévues par la loi du i 5 jnin 190G et par le décret du 3 avril 1908.
- Ouvrages à établir pour la distribution.
- Art. 5. — Le concessionnaire sera tenu d’établir à ses frais les canalisations, sous-stations, postes de transformateurs. etc., nécessaires à la distribution.
- Le réseau sera alimenté au'moyen d’un ou plusieurs postes centraux, situés sur le territoire de la commune* * qui feront partie intégrante de la concession.
- Les ouvrages destinés à la production de l’énergie et à son transport jusqu’à chacun des postes centraux, ne seront pas soumis aux dispositions du présent cahier des charges et devront, être établis, s’il y a lieu, en vertu de permissions ou de concessions distinctes données en conformité de la loi du i5 juin 1906.
- « Toutefois, le concessionnaire sera tenu de construire et de maintenir en bon état de service une (où plusieurs) usine génératrice d’une puissance totale d’au moins ... kilowatts. Cette (ou ces) usine ainsi que les ouvrages la (ou les) reliant au réseau de distribution
- feront partie de la concession (,).
- \
- (*) La commune peut exiger que les usines dépendant de la concession soient en étal de produire toute Téner-
- « Ouvrages et canalisations préexistants. — La commune donne en location au concessionnaire, qui accepte, l’ensemble des immeubles, canalisations, ouvrages, matériel et appareils constituant les installations de la distribution préexistante, suivant inventaire annexé au présent cahier des charges.
- « La présente location est consentie pour la durée de la concession, mais elle cesserait de plein droit en cas de rachat ou de déchéance.
- « Le concessionnaire payera, pour l’usage des ouvrages de la distribution qui lui sont donnés à bail par la commune, un loyer annuel de ... (*).
- Délais d'exécution.
- Art. G.—Les projets des ouvrages et des lignes désignées sur le plan annexé au présent cahier des charges devront être présentés par le concessionnaire dans le délai do ... mois à partir de l’approbation définitive de la concession (-).
- Les travaux seront commencés dans le délai de ... à dater de l’approbation des projets et poursuivis sans interruption, de manière à être achevés dans le délai de...
- Les autres lignes seront exécutées, lorsqu’elles seront réclamées dans les conditions prévues à l’article 15 ci-après; elles pourront l’être plus tôt, si. le concessionnaire le juge utile.
- gie nécessaire à la distribution ; dans ce cas, les deuxième, troisième et quatrième alinéas de l’article doivent être supprimés et le premier alinéa complété par les mots suivants : te Ainsi que les ouvrages destinés à la production de l’énergie et à son transport jusqu’au réseau. Tous ces ouvrages feront partie intégrante de la concession. »
- (*) Les trois derniers alinéas de l’article 5 ne sont applicables que si la commune dispose, au moment de l’institution de la concession, d’un réseau de distribution déjà existant.
- Dans ce cas, la commune peut louer ce réseau au concessionnaire à des conditions déterminées d’un commun .accord. Le loyer peut être soit fixe, soit proportionnel aux recettes brutes ou aux bénéfices réalisés par le concessionnaire.
- La commune peut également mettre gratuitement le réseau préexistant à la disposition du concessionnaire. En ce cas, les mots « donne en location au » sont remplacés par les mots « met gratuitement à la disposition du » et les deux derniers alinéas sont supprimés.
- (2) Au lieu de déterminer les lignes constituant le réseau à établir immédiatement, la commune peut imposer l’établissement d’une longueur donnée de canalisations principales, et dans ce cas le premier alinéa de l’article 6 doit être rédigé de la manière suivante :
- « Le concessionnaire sera tenu d’établir au moins ... mètres de canalisations. Il devra en présenter le projet dans le délai de ... mois à partir de l’approbation définitive de la concession. »
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- Propriété des installations.
- Tension de distribution.
- Art. 7. — Le concessionnaire sera tenu d’acquérir les machines et l’outillage nécessaires à l’exploitation (l).
- Il pourra, à son choix, soit acquérir les terrains et établir à ses frais les constructions affectées au service delà distribution, soit les prendre en location.
- « Toutefois, il sera tenu d’acquérir en toute propriété et de construire les... (2).
- « Pour l’établissement des ouvrages, la- commune s’engage à mettre à la ‘disposition du concessionnaire moyennant... (3).
- Les baux ou contrats relatifs à toutes les locations d’immeubles seront communiqués au maire; ils devront comporter une clause réservant expressément à la commune la faculté de se substituer au concessionnaire en "cas de rachat ou de déchéance. Il en sct*a de même pour Joins les contrats de fourniture d’énergie, si le coures-
- \ iJ 7
- sionnaire achète le courant.
- Nature et mode de production du courant ('*).
- Art. 8.—...............................................
- « Usines génératrices (•'•). —.....
- <<....!........................
- Sous-stations et postes de t ransformatenrs (U
- Art. 9. — La tension du courant distribué aux abonnés est fixée à... volts, La tolérance maximum pour la variation de la tension est de... % en plus ou en moins pour l’éclairage, et de... % en plus ou en moins pour Ions antres usages (*).
- * « Fréquence (2). — La fréquence du courant distribué
- est fixée à... périodes par seconde* elle ne doit pas varier dé plus de... % en plus ou en moins de sa valeur normale. »
- Canalisations.
- Art. 10. — Les canalisations souterraines seront placées directement dans Je sol; « toutefois, elles pourront, sur la demande du concessionnaire, être placées dans des galeries accessibles et elles devront l’ètre lorsque les services de voirie l’exigeront. Sauf aux traversées des chaussées, elles seront, toujours sous les trottoirs. »
- A la traversée des chaussées fondées sur béton et des voies de tramways, les dispositions nécessaires seront prises pour que le remplacement des canalisations soit possible sans ouverture de tranchée.
- « Les canalisations aériennes..................(3). »
- « Branchements particuliers. ...... ('*). »
- (*) Quand le concessionnaire est. autorisé à ne pas produire lui-même l’énergie, le mot « l’exploitation * doit être remplacé par les mots « la distribution de l’énergie ».
- (-) La commune peut imposer au concessionnaire l’acquisition en toute propriété des immeubles destinés à l’établissement des usines de production (‘t des sous-stations où le courant alternatif est transformé en courant continu.
- (3) La commune peut autoriser, par le cahier des charges, le concessionnaire à occuper, dans des conditions déterminées, telle partie du domaine communal qu’elle juge convenable.
- ('•) Indiquer la nature du courant distribué, le mode de production de ce courant et, s'il y a lieu, la nature du courant primaire.
- Lorsque l’acte de concession prévoit la construction d’usines génératrices faisant partie intégrante de la concession, l’article 8 détermine les conditions d’établissement de ces usines.
- L’article 8 détermine également, s’il y a lieu, les conditions d’établissement de sous-stations et postes de transformateurs.
- (*) La tension peut être différente, suivant l’usage qui est fait d*e l’énergie ou suivant les parties de la commune où elle est utilisée.
- Les tensions habituelles de distribution, en vue de l’éclairage, sont suivant les cas :
- Pour le courant continu 110 et tio volts;
- Pour le courant alternatif 110, 190 et 2*20 volts.
- La tolérance admise habituellement pour l’éclairage 11e dépasse pas 5 % en plus ou en moins.
- (-) Cet alinéa ne s’applique qu’en cas de distribution par courants alternatifs.
- La fréquence habituelle est de 2.5 ou 5o périodes par seconde.
- La tolérance admise habituellement ne dépasse pas
- 5 %.
- (3) Les municipalités peuvent, interdire les canalisations aériennes; lorsqu’elles les autorisent, elles doivent indiquer si les canalisations peuvent être aériennes dans toute l’étendue de la commune ou, sinon dans quelles parties elles 11e peuvent pas l’être.
- Les municipalités peuvent, en autorisant les canalisa-lions aériennes, déterminer les conditions auxquelles sera soumis leur établissement.
- ('*) L’article 10 détermine, s’il y a lieu, les conditions auxquelles doivent satisfaire les branchements particuliers.
- (A suivre.)
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- T. II (2e Série). — N° 23.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VÊtcctrotcchniquc ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways,
- éclairage y électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous ne devons pas passer sous silence une tentative très intéressante poursuivie par la Compagnie Electrique du Nord et qui vient de donner lieu à la formation d une société particulière : la Société de Halage Electrique. Depuis quelque temps, la Compagnie Electrique du Nord, dont les usines sont à Pont-à-Vendin (Pas-de-Calais), avait organisé le halage des cc péniches » ou bélandrcs par des tt'actcurs électriques sur route recevant leur courant d’une ligne établie le long du chemin de halage. De la période d’essais la compagnie était passée à la période d’exploitation, mais celle-ci vient d’entrer dans une nouvelle phase par l’obtention pour la Compagnie de l’usage exclusif du chemin de halage, le chemin de contrc-halage étant réservé au public. Par décret du 8 mai 1908, est approuvée la substitution à la Compagnie Electrique du Nord de la Société de Halage Electrique dans les droits et obligations résultant du décret du 19 juillet 1907, qui a autorisé la Compagnie Electrique du Nord à établir et a exploiter un outillage public de traction électrique des bateaux sur la grande ligne dcl’Escautà la mer du Nord, entre Etrcuntt et Béthune avec embranchement vers Don et vers Beuvry. Ce langage administratif signifie tout simplement que celte nouvelle Société va pouvoir établir le long du chemin de halage une voie spéciale avec des locomoth’es électriques remorquant les bateaux de charbon. Ce système de halage est en usage depuis plusieurs années en Belgique et aux Etats-Unis ; il en est, croyons-nous, à sa première application en France sur une aussi grande étendue.
- Ce sera une faible utilisation de l’énergie produite par les grandes usines dont nous parlions précédemment et qui utilisent les gaz des fours à colcc de la Société des usines de Lcns. La voie d’eau perdrait ainsi l’un de ses plus grands inconvénients cl viendrait de plus en plus en aide à la voie ferrée, trop chère pour certaines matières et dont le trafic, malgré tout, est limité. Mais le profil de nos canaux ou de nos rivières canalisées et la nature des berges supporteront ils des augmentations importantes de vitesse ? Evidem-
- ment, les services compétents ont pris soin d’y veiller. Mais saurons-nous cc qu’il en coûtera ? Souhaitons que celte question d’entretien n’entrave pas l’essor d’une application que commande l’économie générale.
- La Compagnie des Tramways de TEsUParisien
- distribue cette année un dividende de f\ % à scs actionnaires privilégiés. Les actions ordinaires ne sont pas encore appelées à bénéficier de la situation meilleure qui semble se dessiner pour cette Compagnie. Les bénéfices nets divers ont en effet augmenté de ait» 58a fr. 70, s’élevant ainsi à 1 £39 8a6fr. 10, soit h 4,55 % du capital social qui est de 33 600 Goo francs. Ces profits sont nettement insuffisants pour doter les réserves et amortissements et pour rémunérer le capital dans des conditions intéressantes. Obligé de faire face à des dépenses importantes de renouvellement du matériel et des voies, le Conseil a prélevé sur les bénéfices, avant inventaire, une somme de /|Oo 000 francs qui élève à 664 4^<> fr. 11 la provision constituée dans ce but. Réserves et provisions diverses se montent alors à 1 06a 904 fr. 3a.
- Les conditions d’exploitation s’améliorent évidemment puisque les recettes-voyageurs ont présenté une augmentation de 6,a3 % par rapporta celles de l’cxcrcice 1906 et de ai,51 % par rapport à celles
- de l’exercice 1905, tandis que la progression des dépenses est de 5,4 % seulement. Le coefficient d’exploitation calculé sur l’ensemble des opérations de la Compagnie s’est abaissé de 87 % en 1904 à 78 % en 1907, mais la dépense par kilomètre voiture est plus élevée en 1907 qu’en 1906, soit 0,70 au lieu de 0,673. En somme, les dépenses de traction ont augmenté de 6 037 francs par kilomètre voiture, soit 4 % , tandis que les kilomètres voitures parcourus augmentaient eux-rnémes de a,i %. C’est grâce à la fourniture du courant que la Compagnie fait aux particuliers et h divers autres accessoires qu’elle peut diminuer en fait son coefficient d’exploitation ; il y a donc lieu pour clic d’utiliser au maximum son excédent de courant tout en cherchant à réduire ses frais d’exploitation et d’entretien qui représentent 4 JJ7 068 fr. 64. A cet égard, le rapport n’est pas
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- très rassurant, car s’il reflète l’opinion du Conseil, et il la reflète évidemment, il semble mal augurer du remaniement des concessions de l’Est-Pa-risicn comme conséquence de la réorganisation des transports à Paris. En supposant que le statu quo soit la solution la meilleure, les concessions actuelles prenant fin en 1930, il sera nécessaire d’augmenter les profits plus que dans la proportion du double et de limiter toute dépense de premier établissement si l’on veut amortir en vingt-deux ans la seule partie du capital perdu pour la Compagnie. Et nous ne parlons pas des dépenses qu’il y a lieu de faire pour tenir constamment le matériel roulant en état de confortable et d’entretien voulu, pour à la fois attirer le public et diminuer les dépenses de traction.
- Paris, la question des transports n’est plus, au point de vue financier, une question intéressante, de la façon dont la traitent les pouvoirs publics. Que ce soient les Omnibus, le Métropolitain, les Tramways Electriques, les prétentions exagérées des donneurs de concessions rendent toute exploitation productive impossible, et, sous prétexte de bas tarifs, arrêtent l’essor d’une industrie qui ne rend pas au public les services qu’il est en droit d’en attendre. Toutes les tergiversations de ces commissions qui se renvoient les projets de réorganisation n’ont pas d’autre cause, sinon la difficulté de concilier les intérêts du public, ceux des compagnies, et les prétentions des budgets de l’État et de la Ville.
- Dans un certain discours qui a fait quelque bruit, quelqu’un de très haut placé a fait entrevoir le relèvement; des tarifs des chemins de fer; il n’y a pas d’autre question pour les transports urbains à Paris et tant qu’on ne l’abordera pas, on ne résoudra pas la question. Nous souhaitons qu’il se trouve assez; de gens sages et avisés pour le comprendre et faire prévaloir des idées qui sont à la base de toute organisation prospère. Si nous voulons avoir, comme à Berlin, New-York, Bruxelles et Munich, des moyens de transport, il nous faudra les payer de même. C'est avec intention que nous ne parlons pas de Londres, car les differentes compagnies qui s’y faisaient une concurrence acharnée ont dû dernièrement relever leurs tarifs.
- Il peut être intéressant de constater que les recettes du Métropolitain, des filiales de la Thomson-Houston et de la Compagnie générale française de Tramways accusent, pour les premiers mois de l’année 1908, de sérieuses augmentations de recettes.
- La Compagnie des tramways de Caen, celle des tramways de Gharleville, la Compagnie des tram-
- ways électriques d’Eu au Tréport, et enfin celle des tramways de Châlons-sur-Marne fixent toutes, celte année, leur dividende à 5 francs par action.
- La situation de la The Cairo Electric Railways and Heliopolis Oases Company apparaît bien différente de celle que nous examinions ci-dessus. L’entreprise en est à ses débuts et profite d'une situation exceptionnelle, mais elle n’en abuse pas et porte en amortissements tous les bénéfices de son exercice, comme elle a fait de ceux du premier. C’est ainsi que les frais de constitution, l’achat de certains terrains, l’aménagement des rues, avenues, squares, figurent, au bilan pour mémoire. Cette Compagnie, rappelons-le, a acheté, aux environs du Caire, de grands terrains qu’elle se prépare à mettre en valeur; et, de suite, elle amortit les dépenses qui constituent à ses yeux des immobilisations pour la mise en valeur de son domaine. Les deux lignes de tramways qui relient le Caire à Heliopolis sont prêtes et entreront en exploitation fin de ce mois. Le capital de la Compagnie est de 3o 000 000 de francs représenté par îan 000 actions de capital de afin francs non entièrement versés ; son entreprise apparaît au début comme une entreprise immobilière, mais elle a déjà cédé à la Société française d’entreprises en Egypte une partie- de ses terrains et se réserve évidemment de restreindre dans l’avenir son objet dans l’exploitation de chemins de fer et tramways.
- La Compagnie Internationale d'Orient nous intéresse par les renseignements qu’elle donne sur scs participations dans certaines entreprises françaises en Chine et Indo-Chinc. La Société française pour la construction et l’exploitation des chemins de fer en Chine distribue i5 % après avoir porté au fonds de prévoyance une somme de 1 it\% 3oi fr. 56, supérieure par conséquent au capital qui n’est que de 1 000 000 francs. La Compagnie de tramways et d’éclairage de Tien-Tsin ne. donne pas des résultats aussi brillants, mais son trafic augmente d’une année à l’autre dans des proportions telles qu’il est permis de bien augurer de l’avenir de cette Compagnie. Ainsi, le nombre des voyageurs est passé d’une année à l’autre de 928 000 à 2 672 5oo. La progression des recettes n’est pas dans la même proportion parce qu’influencée par le cours duCoppercent.
- La Compagnie Internationale d’Orient a, d’autre part, des intérêts dans les Compagnies de tramways ou d'éclairage de Hong-Kong, Singapour, Shanghaï, qui, toutes, donnent des résultats de début satisfaisants; le mouvement des voyageurs s’accroît dans des proportions inattendues et telles que le matériel
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- a fait totalement défaut pour assurer l’intensité du trafic. Il nous souvient d’avoir lu que les Chinois ont la passion des voyages en chemin de fer ; nul doute qu’il y ait là le signe de leur goût intensif du transport sur voie ferrée.
- Les résultats de la Compagnie Internationale d’Orient se chiffrent par 5/§4 220. fr. /§5 au compte de profits et pertes pour un capital nominal de 10000000, mais réellement versé de 3 m Goo fr. seulement. Les actionnaires reçoivent 22 fr. 5o par titre non libéré.
- Une question qui intéresse au plus haut point les constructeurs de machines électriques aussi bien que les concessionnaires d’entreprises de tramways ou de transport d’éclairage et de force, c’est le cours du cuivre. Celui-ci, depuis plusieurs mois, oscille entre 57 £ et 60 £ pour le Standard. Jusqu’à présent, l’Amérique en était le plus grand producteur et faisait la loi aux acheteurs. Mais la Russie tend à augmenter chaque jour le contingent de sa production. On annonce que, pour le premier trimestre de l’année en cours, celle-ci s’élève à 107 o28ke Voici, d’autre part, deux nouvelles qui pourront influer sur les cours. Un contrat liait en Amérique le groupe Guggenheim et l’Amalgamated ; le groupe Guggênheim produit annuellement 100 000 000 de livres de métal brun, et l’Amalgamated environ 5o 000 000. Mais on sait que celle-ci constitue un véritable trust qui détient un grand nombre d’actions d’autres sociétés productrices ; elle contrôle donc la vente dans une plus grande proportion qu’il n’apparaît en réalité. D’après le contrat précité, le groupe Guggenheim devait vendre, par l’intermédiaire de l’United Métal Selling C°, tout le cuivre qu’il produit. Le rôle de cette dernière est celui d’une agence qui vend le métal à sa clientèle d’après des ordres ou vagues ou précis. Les producteurs se sont plaints souvent, paraît-il, de la commission de vente qu’ils trouvaient trop élevée. Est-ce de ce joug importun qu’a voulu se délivrer le groupe Guggenheim ? Peu importe puisque l’événement capital consiste dans la reprise de sa liberté commerciale qui pourra amener une baisse des prix.
- En second lieu, la maison Krupp, de Berndorf, en Autriche, a fait acquisition des mines de cuivre de Mitterberg qu’elle organisera en Société par actions
- avec le concours de la Greditanstalt au capital de 1 5oo 000 couronnes. Evidemment, les grands acheteurs de cuivre cherchent à s’affranchir des exigences américaines.
- Pour faire suite aux nouvelles émissions que nous signalions dernièrement, nous notons que la Compagnie de Gaz et Électricité réunies de Lisbonne va émettre prochainement 2 000 obligations nouvelles de 5oo francs 4 % , dont une partie est destinée aux versements à effectuer sur les actions Energie Electrique d’Oporto. Cette dernière Société, constituée en mars 1901, est une filiale de la Société du Gaz et Electricité réunies de Lisbonne, et toutes deux ont des rapports très étroits avec la Compagnie d’Eclai-rage et de Chauffage par le Gaz de Bruxelles.
- Les Tramways de Kieff, dont le capital est de 100 000 actions ordinaires de 100 francs, auraient aussi l’intention de créer 10 000 actions nouvelles. Cette affaire, créée en 190$ par un groupe belge, n’est que la reprise d’une affaire russe qui donnait des résultats peu satisfaisants. Depuis, malgré les grèves et les troubles qui créèrent à l’exploitation les plus graves difficultés, le Conseil a pu modifier le réseau et améliorer son rendement de telle façon que les actions de capital ont touché 5 fr. 3o en 1906, fi fr. 5o en 1907, tandis que les 100 000 actions de dividende cotées aux environs de 55 francs recevaient respectivement 2 francs et 2 fr. 25. L’affaire donne les meilleures espérances, surtout si la situation politique en Russie persiste à s’améliorer comme il paraît actuellement.
- Le moment semble favorable aux capitalistes puisqu’une Société nouvelle au capital de 3 5oo 000 francs représenté par 10.000 actions de 5o<> francs tenterait de reconstituer la Compagnie Russo-Belge d’Entre-prises Électriques en liquidation ; il serait £créé en outre 10 000 actions ordinaires et 5.000 actions de jouissance. Au 3o avril 1908, le montant des créances s’élevait à G 180 000 francs dont, 6 io5 000 francs d’obligations que les actions ordinaires et les actions de capital seraient destinées à couvrir. Les actions de capital auraient droit à un intérêt cumulatif de 4 1/2 % , puis 2o % du solde bénéficiaire appartiendraient aux actions ordinaires et 70 % seraient affectés à l’amortissement par voie de tirage au sort.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Espagne. — Lu Compagnie des chemins de 1er du Nord de l’Espagne va commander incessamment 3o locomotives d’une valeur de 3 millions de pesetas.
- Turquie. — Un iradé du .Sultan autorise la construction de quatre nouvelles sections du chemin de 1er de Bagdad qui nécessiteront un emprunt de 220 millions de francs.
- Les 84o kilomètres dont se composent les quatre sections demandées par la société et aujourd’hui approuvées par Tirade en question partiront du point terminus de la première section de Boulgourlou, et aboutiront à Helif, qui est, sur la ligne principale, la localité d’où aura lieu l’embranchement pour Mardine vers le nord. Les première et deuxième sections de ces 84okm sont celles qui offriront les plus grandes difficultés dans la construction et qui entraîneront les plus grosses dépenses. Ainsi, avant que la première section aboutisse à Adano, il y aura pour le moins gokm de tunnels,' ponts, viaducs et autres travaux d’art à travers le Taurus. D’Adano la ligne s’engagera dans la vallée de Djihoun et rencontrera ensuite les massifs d’Amanus et de Ghiaour-Dagh, ce qui nécessitera encore une quarantaine de kilomètres environ de travaux d’art.
- En sortant de ces massifs la ligne atteindra Kiliss, au delà duquel se trouve Tel-Habesch, d’où devra partir l’embranchement pour Alep.De Tel-Habesch la ligne continuera pour aller traverser l’Euphrate à a5 km au sud de Biredjik et se dirigera vers Haran, pour arriver à son point final des 8.'jo km à Helif. Ce ne sera qu’au delà de l’Euphrate que les difficultés des travaux cesseront. On calcule que le coût des i3o km de travaux, d’art mentionnés ci-dessus sera de Soo ooo à 6oo ooo francs le kilomètre. Ces gros frais trouveront leur compensation dans les débours relativement peu considérables pour les travaux en plaine. La construction de ces quatre sections devra être terminée dans sept ans.
- ÉCLAIRAGE
- Italie. — Le conseil communal de la ville de Rome vient de voter l’établissement d’une centrale électrique pour l’éclairage de la ville et des particuliers, comportant : une usine hydro-électrique à 3 turbines de a ooo IIP (chute 6onl) accouplées à des alternateurs triphasés; 3 surélévateurs de 6ooo/3oooo volts; une ligne de transmission à fi fils de 35km sur poutres en fer; un établissement thermo-électrique actionné par 4 lurbo-allcrna-teurs de a Soo kw, 6ooo volts; 4o sous-stations de 6000/220000 volts; un réseau primaire triphasé à 6000 volts de 3okm environ, et un réseau secondaire triphasé à fil neutre à 220 volts de 66km environ,
- Le service de l’éclairage public est prévu avec 6000 lampes (1 ooo à arc, à flamme ét ordinaires), le restant par des lampes Nernsl et à incandescence. Le devis est de 18 millions de lires.
- Belgique. — Le conseil communal de Baudour (Mons) vient d’émettre un vote favorable à l’installation de l’éclairage électrique dans la commune. Des négociations ont été entamées avec la Société d’électricité du Borinage.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jeumont.
- .Bulletins mensuels, mars-avril 1908. Tableaux de distribution de « 'l’he Stalybridge, llyde, Mossley and Dukinlield Tramways and Electricity board.
- Société Anonyme Westinghouse. Le Havre.
- Chemin de fer électrique monophasé de la Valle Brembana.
- Régulateur automatique de glissement à résistance liquide, système Westinghouse breveté pour le réglage de la marche des moteurs d’induction avec volants.
- Glaenzer et Cie. Paris.
- Economie de force motrice dans les transmissions par l’emploi de paliers munis de roulements D. W. F.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 8 juillet, à 2 heures, mairie de Chdtellerault (Vienne), fourniture pour la Manufacture nationale d’armes .
- i° 2 o5o lampes électriques à incandescence;
- 20 287Q balais en graphite cuivré.
- Demandes d’admission et échantillons pour le 10 juin. Renseignements à la Manufacture d1 Armes.
- Le i5 juin, à 10 heures, à la préfecture, à Oran (Algérie), construction du chemin de fer du littoral do Mosta-ganem à Ténès, sur i7,3fi9m8o, 3o5 ooo francs; caul. provisoire : 4 ooo francs ; id. définitif : 8000 francs.
- BELGIQUE
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture, en 29 lots, d’objets d’éclairage électriqpe. des locaux né-
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- cessaires au service do la traction et du matériel des chemins de 1er de l’Etat belge, dont ci-dessous le détail :
- i° Fournitures à effectuer à Nainiir : ier lot, i iookg câble de bissage en lil d’acier galvanisé à 6 torons et une âme en chanvre; — a® lot, câbles souples spéciaux; — 3® lot, lil de bronze phosphoreux; — 4° lot, 70ks lil de cuivre étamé de imm de diain. pour lilcts de globes; — 5°,lot, lampes à incandescence à culots Swan et Edison;
- — 6e lot, 5 socles en deux pièces pour poteaux; — 7e lot, balais en charbon; 75 de 0,04 X o,oao5 X 0,007* no de o,o45 X o,o35 X 0,010, 1,400 de o,o45 X o,o35 X 0,014; 120 bâtons de zinc amalgamés et 5o vases en verre pour éléments Leclanché; -— 8° lot, isolateurs blancs': 90 n° 1, i3on° i-a, 5 000 n° P-i, 975 n° P-a, 3a5 n° P-3, a 000 n° P-4, 3ao 110 R-i, i3o R-3, 1 700 n° T-i, 200 n° T-a ;— 9e lot, iokg caoutchouc vulcanisé pour lampes Brush en feuilles de im de larg. et am d”épaiss.;
- — 10e lot, aïo tubes en ébonile; — 11e lot, aookg alcool rèctilié gi°,i Gay-Lussac, 35 litres émail antisùlfurique noir Griffith ou Hartog, 4«.id. rouge id., iookg gomme laque blonde, a4okg paraffine solide, 10 litres vernis spécial ambre et ao litres id. blanc pour métaux, ao litres vernis émail ordinaire blanc Griffith ou Hartog; — 12e lot, 700 cendriers en toile métallique pour globes de lampes à arc; i20m chaînettes en fil de laiton, rondelles d’attache pour filets de globe allongé; — i3° lot, ia5kg soudure à la résine en tubes; — 14® lot, 1 900 globes en verre clairet 1 000 id. légèrement opalisé pour lampes à arc ;
- 20 Fournitures à effectuer à Bruxclles-Q.-L. : 15" lot, câble en cuivre étamé; — 160 lot, fil de cuivre et de nickeline; — 170 lot, bronze phosphoreux en barres trapézoïdales laminées de am de long, pour collecteur; — 18e lot, fil d’étain; — 19e lot, pinces porte-charbon pour lampes; — 20° lot, id.; — ai0 lot, a3o disques contrepoids en fonte pour lanqies Kôrling; — 2a0 lot, 35o guides en bronze pour pince porte-charbon supérieure, 5o plaques isolées en bronze, 700 rondelles en laiton et 3oo id. pour câble pour lampes KOrling ; — a3° lot, ferrures, 3oo n° 4. 5o n° 7, i5o nu 14; — a4° lot, sockets taraudés extérieurement pour lampes à incandescence : 625 système Edison type aao à clé, 60 id. sans clé, 4°° Swan sans clé, 100 id. à clé; — a5° lot, a feuilles rectangulaires en ébonite de 0,975 X 457 X 25mm; fibre rouge et dure en fouilles de im,70 de long. X im,o6 de larg. : 16 feuilles n° a épaiss. om'n,5, 3 id. 110 6 bis id. 5mm ; — 26° lot, mica en lames : i5kg, i1»™ épaiss., ioomm long, et a5mm larg., 3kg, imm, aoomm, 4amm ; aokK micanile en
- feuilles carrées de 3oo*X3ooX 1mm ; — 27° lot, vergetles en acier fondu (Bessemer) et en laiton; — 28° lot, 45kg tube en cuivre de i3mm ext. sur imm,i épaiss ; tubes en laiton : 20“ d'un diain. ext. de iomm et imm,i épaiss., i5m id. iamm id., 5m id. de i9mm,5 et omm,6 d’épaiss.; — ag® lot, bouchons fusibles Edison : 35 de 1 ampère, i3o de 2 amp., 170 de 5 amp., 5o de 10 amp.; 5o rosaces B en fonte, i3o interrupteurs de 5 ampères pour l’éclairage des locaux et des trains, 4 sonneries trcmblcuscs avec cloche de| onl09, 4 id. de omia. Les numéros et prix des plans sont renseignés au cahier des charges.
- GRANDE-BRETAGNE
- Prochainement, au Borough Counc.il, à Saint-Mary-lebone (Londres), établissement de l’éclairage électrique, 12 3oi livres sterling.
- Prochainement, au City Council, à Torquay (comté de Dcvon), changements à la station d’énergie électrique, 5 000 à 6 000 livres sterling. '
- Prochainement, à l’Urban District Council, à Northfleet (comté de Kent), établissement d’une sous-station électrique .
- AUSTRALIE
- Le 3 juillet, au City Council, à Melbourne, fourniture d’un moteur-générateur de 5oo kilowatts.
- ALLEMAGNE
- Le a5 juin, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Colognc-Deulz, fourniture et installation de 6 grues électriques de chargement pour charbon.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i5 juin, à l’administration communale, à Kbflach (Sleicrmark), établissement d’une station centrale d’électricité.
- PORTUGAL
- Le 22 juillet, à la direction des chemins de fer ultra-marins, à Lisbonne, construction du i®r tronçon du chemin de fer de San Thomé, sur i4km environ, 145 contos de reis; caut. : 4 contos de reis.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome U série). SAMEDI 13 JUIN 1908. Trentième année. - N“ 2 4
- La
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- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 3a5. — P. Girault. Sur le prolil îles masses polaires de dynamos, p. 327. — M. Leblanc. Notes sur la condensation, p. 329. -— O. Allen. Le chemin de 1er électrique de la Valle Brembana, p. 334.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Une nouvelle balance de courant. Son utilisation pour la détermination de la valeur des étalons de force électromotrice. W.-B. Ayrton, T. Mather, et F.-B. Smith, p. 331. —
- '^Electrochimie et Electrométallurgie. L’industrie électrolytique des alcalis et des décolorants en 1907, B.-C. Kersiiaw, p. 340. — Télégraphie et Téléphonie. Construction et emploi des lignes télégraphiques et téléphoniques, F. Tremain, p. 342.
- . — Brevets, p. 340. — Variétés. Législation. Cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie électrique par une commune ou un syndicat de communes (Suite), p.347. —Chronique industrielle et financière.— Liste des brevets, p. 331. — Chronique financière, p. 332. — Renseignements commerciaux, p. 333. — Adjudications, p. 336.
- EDITORIAL
- Les pertes par courants de Foucault à la périphérie de l’induit des machines électriques peuvent atteindre une extrême importance avec les vitesses tangentielles admises actuellement, pour les turbo-généra-teurs, par exemple. II importe donc de rechercher les moyens de rendre ces pertes aussi faibles que possible, et lVI. P. Girault a été ainsi conduit à établir le profil des masses polaires donnant le minimum de pertes par courants de Foucault dans les dents à la périphérie de l’induit, pour un flux donné iésu de chaque pôle (p. 327). Il démontre à cet effet que l’induction dans l’entrefer doit varier suivant une loi parabolique, et il est curieux de remarquer qu’une distribution sinusoïdale conduit à un résultat sensiblement équivalent, à quelque pour-cent près. D’autre part, les mômes raisonnements s’appliquent immédiatement aux pertes par courants de Foucault dans les noyaux de tôle
- des transformateurs ; une onde de tension ' sinusoïdale est donc avantageuse même à * ce point de vue spécial.
- L’on peut dire sans exagération que les î applications, de plus en plus nombreuses, -des turbines à vapeur à divers usages industriels ont transformé complètement la technique des machines à vapeur ; bien des problèmes qui semblaient avoir reçu une soin- ; lion définitive ont dû être repris, afin de satisfaire à de nouvelles exigences.
- Parmi ces problèmes, l’un des plus impor- ! tants était celui de la condensation ; il s'agissait en effet d’obtenir un vide plus élevé que : celui des machines à piston, et avec les >. pompes à air ordinaires, dès qu’il s’agit de maintenir dans un condenseur une pression : de jo mm de mercure, l’influence des espaces nuisibles diminue dans une très forte proportion le rendement volumétrique. Guidé :
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- par ces considérations, M. Maurice Leblanc, bien connu de tous les électriciens par ses travaux sur les courants alternatifs, a abouti à la création d’un nouveau condenseur, spécialement approprié aux turbines à vapeur, qui a déjà été l’objet d’applications importantes, donnant d’excellents résultats. Nous avons publié, à sa première apparition, une courte description de cet ingénieux dispositif (’), mais nous avons pensé que l’exposé des conceptions théoriques qui ont servi de base à son établissement présenterait un grand intérêt pour nos lecteurs ; en effet, il n’est guère permis à un ingénieur s’occupant de construction ou d’exploitation'de centrales de se désintéresser d’une semblable question. Nous commençons donc avec le présent numéro la publication d’une étude générale de M. Maurice Leblanc sur la condensation (p. 329). Dans cette première partie, Ton trouvera quelques données très précises sur le but à atteindre dans la construction des condenseurs pour turbines à vapeur.
- Le chemin de fer électrique de la Veille Brembana (Haute Italie) constitue l’une des plus récentes applications de la traction monophasée. Après une minutieuse étude comparative, la Société anonyme Westliinghouse du Havre a adopté ce monde de traction comme étant en l’espèce le plus économique au point de vue de l’établissement et de l'entretien. L’on trouvera ci-après (p. 334) la description détaillée de l'ensemble de l’installation. Nous espérons avoir bientôt à signaler une semblable application de la traction électrique sur un réseau français.
- I1) Voir L’Eclairage Electrique ^ 1906, tome X.L1X, p. 34'i.
- MM. W.-E. Ayrton, T. Mather, et F.-E. Smith ont réalisé une nouvelle balance électro-dynamométriqüe qu’ils -ont utilisée notamment à la détermination des étalons de force électromotrice. Comme l’on s’en convaincra par la description de cet instrument (p. 337), l'étude qui en a été faite est extrêmement complète ; aussi, l’écart moyen sur 71 observations est de —— , l’écart maximum ne dépas-ioü
- sant pas . Dans une application à la mesure de la force électromotrice de l’élément Weston, les auteurs sont arrivés à cette conclusion assez inattendue qu’il serait du plus grand intérêt de connaître le nombre g plus exactement, en vue de déterminer par la balance l’intensité du courant avec toute la précision possible. Il y aurait également lieu de reprendre la mesure de l’ohm international.
- Vindustrie électrolytique des alcalis et des décolorants en 1907 ne s’est pas sensiblement modifiée en Europe l’an dernier, s’il faut en croire les documents extraits d’une étude récente de M. B.-C. Kershaw (p. 34o). En Amérique, cette industrie a pris au contraire une certaine extension. L’étude contient également des renseignements intéressants sur les diverses usines en exploitation.
- Les renseignements sur la construction et l'emploi des câbles téléphoniques et télégrci-phiques sont assez rares ; aussi l’exposé de la question, fait récemment par F. T remain, sera-t-il accueilli avec empressement par bon nombre d’ingénieurs (p. 34a).
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- 327-
- SUR LE PROFIL DES MASSES POLAIRES DE DYNAMOS
- Nous nous proposons de trouver le profil des masses polaires donnant le minimum de courants de Foucault à la périphérie de l’induit pour un flux déterminé issu de chaque masse.
- Les abscisses x expriment les longueurs prises à la périphérie développée de l’induit à partir d’une origine correspondant au milieu d’un intervalle polaire; les inductions dans l’entrefer sont désignées par y — B, les longueurs d’entrefer simple correspondantes par S.
- I étant la longueur de la masse parallèlement à l’axe de rotation et .*•, l’abscisse correspondant au milieu de la niasse, la condition de flux constant s’exprime par :
- «I> = -xl
- y
- .dx. (i)
- , . , . , . du
- x = .r, (puisqu alors, y étant maximum, -x- —o)
- 11 reste donc :
- W
- S
- W r''1 d2y
- -j7 — — / j—, °y dx.
- a K J o dx-
- La perte sera extrêmum lorsque sa variation sera nulle, c’est-à-dire pour
- /
- X,
- 0
- dhy dx2 ’
- 8 y. dx
- Mais de l’équation de liaison (i) il résulte que «I» étant constant sa variation est nulle, c’est-à-dire que
- S ty. dx = o, (3)
- La perte par courants de Foucault dans un élément de la périphérie de l’induit passant de o à 2 xt est
- en désignant par K une constante.
- W
- Nous cherchons la fonction // rendant —— mi-
- a K
- nimum tout en respectant la condition (i).
- Pour cela, nous faisons subir à y une varia-
- W
- lion 8y; il en résulte pour—jt (en négligeant un infiniment petit d’ordre supérieur) une variation
- S
- W 2 K
- dit dot/ , -j-.~Y~.dx dx dx
- Intégrant par partie :
- S
- W
- 2
- 0
- 1 dry „
- ~dX
- Le premier ternie du second membre est nul à la fois pour x= o (puisque alors y — o) et pour
- et l’on voit aussitôt que la condition (a) est satisfaite, puisqu’elle se ramène alors à (3), si
- d*y _
- dx* ~ ’
- X étant une constante.
- Intégrant, en tenant compte de ce que
- y == o pour x — o,
- et que
- dy
- dx
- o pour x — xt,
- on obtient :
- B =X.(i
- Portant cette valeur de y dans l’équation (i), il vient après intégration :
- X =
- 3d>
- •i-l.Xi* ’
- ce qui donne
- 3<1> x
- y = 13 = —-----.—i
- 21 < i .r,
- X •1X
- Or, si nous désignons par 13moy l’induction
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 24
- constante qui procurerait le meme flux <I> pour une longueur constante d’entrefer simple A et la même force magnétomotrice d’entrefer Ff, nous obtiendrons :
- B
- Bn
- 3 z
- •(—0*
- à I I
- Â = 3#
- •(—o
- (4)
- (*)
- formules dans lesquelles
- x
- X,
- et
- 2 I. x j
- 11
- o. A
- Des équations (4) et (5), nous déduisons le tableau ci-dessous, d’application générale, qui B S
- donne les valeurs de ^— et de -7 en fonction
- de
- B„
- Tableau
- Pour cela, considérons deux modes différents de variation de l’induction le long de la périphérie de l’induit : droite et sinusoïde, le flux d’une masse demeurant le même :
- d>
- ‘^dmoy • '^4 • l'
- Nous formerons dans chacun de ces deux cas, ainsi que dans celui de la parabole (4),l’intégrale
- A=,r(ÿ)'<i*,
- J 0 \dxj
- laquelle est égale, à un facteur constant près, aux pertes par courants de Foucault.
- On trouve ainsi : i° pour la parabole (4)
- A p = 6
- , V moy
- X,
- 2° pour la droite
- moy
- A a — 8.
- 3° pour la sinusoïde
- P moy
- * B Bmoy 5 ' A
- <> O OO
- 0,02 0,0094 16,8
- 0,04 0,1176 8,5
- 0,06 0,1746 0,72
- 0,1 0,285 3,507
- 0,2 0,54 i,85
- 0,3 0,765 1,307
- 0,4 0,96 1,14 5
- 3 V 3 == 0,422 1,0() I ,()()
- 0,3 1,125 0,888
- 0,6 1,26 ",793
- 0,8 D44 0,694
- I ,00 1,5o 0,666
- N. — Il est facile de vérifier que l’extrêmum auquel correspond la parabole de l’équation (4) est bien un minimum.
- 11 est à remarquer combien la puissance perdue par courants de Foucault, dans le cas de la sinusoïde, est voisine de celle obtenue dans le cas de la parabole (4J de perte minima.
- Les considérations qui précèdent s’appliquent aux pertes par courants de Foucault dans les noyaux de fer des transformateurs; dx est alors remplacé par dt dans les formules précédentes, l désignant le temps.
- D’ailleurs, si dans ce qui précède nous avons employé dx au lieu de dt, c’est que x varie proportionnellement à t pour un point quelconque delà périphérie de l’induit, et le facteur de proportionnalité rentre dans la constante K.
- Paul Girault.
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- NOTE SUR LA CONDENSATION (').
- I
- EXTHACTION l)E I.AI1I DES CONDENSEE US
- i° Les condenseurs des turbines à vapeur doivent produire un vide plus grand que celui des machines à piston.
- L’adoption des turbines à vapeur a posé à nouveau le problème de la condensation, leur ren dement ne pouvant atteindre celui des bonnes machines à piston que si elles débouchent dans un condenseur où le vide soit très élevé.
- C’est que le rendement organique d’une turbine est moindre que celui d’une machine à piston, tant que la pression absolue de la vapeur est supérieure à i/2ks par centimètre carré. Mais il croit, lorsque la pression décroît : le travail absorbé par le frottement des roues, contre la vapeur, diminuant plus vite que le travail moteur.
- Au contraire, les résistances passives d’une machine à piston demeurent sensiblement constantes, tandis que son travail moteur est proportionnel, à chaque instant, à la pression exercée sur le piston. Son rendement organique décroit avec la pression.
- Or, la vapeur traverse avec une grande vitesse les aubes d’une turbine. Si on considère une turbine ayant le même encombrement que le grand cylindre d’une machine à piston, elle pourra débiter, pendant le même temps, un volume de vapeur environ dix fois plus grand que celui débité par le grand cylindre.
- Le rapport du volume final au volume initial de la vapeur peut donc être rendu égal à i5o, dans une turbine, alors qu’il ne peut guère dépasser i5, dans une machine à piston. •
- La possibilité de pousser très loin la détente de la vapeur dans les turbines, jointe à l’accroissement de leur rendement organique, lorsque la pression diminue, permet de leur faire acquérir
- (l) Conférence faite à 1' « Association technique maritime ».
- un rendementaussi élevé que celui des meilleures machines à piston. Elles l’emportent alors, sur elles, par la simplicité, le peu d'encombrement, l’absence d’entretien et la facilité de conduite.
- Mais il faut, pour cela, que la turbine débouche dans un condenseur où le vide soit très élevé;, il a été reconnu expérimentalement que la consommation de vapeur des turbines diminuait de 3 %, en nombre rond, chaque fois que le vide au condenseur augmentait de iomu> de mercure.
- C’est pourquoi on à cherché à faire des condenseurs industriels, où la température fût maintenue égale à 3o°C. et où la pression ne dépassât pas la tension de la vapeur d’eau saturée, à cette température, soit 3im‘",5 de mercure, tandis qu’il n’était guère avantageux d’abaisser cette pression au-dessous de ioo'm“, avec les machines à piston ;
- a0 La pression dans le condenseur peut être rendue égale à la tension de vapeur de l’eau de condensation, au moment ou elle est rejetée, si l’air qui y pénètre est aspiré dans la partie la plus froide du condenseur.
- Si la pression dans un condenseur ne dépendait que de la température à laquelle on rejette l’eau de condensation, pour maintenir cette pression égale à 3imm,5 de mercure, il suffirait de rejeter l’eau à 3o degrés.
- Si l’eau était prise à i5°, et si la vapeur était saturée mais sèche, à la fin de la détente, alors qu’elle est toujours partiellement condensée, il faudrait dépenser 4o litres d’eau pour condenser ikK de vapeur. Or, on atteint souvent ce chiffre avec les condenseurs ordinaires, notamment dans les machines marines.
- Mais il y a aussi de l’air dans un condenseur. Il y est introduit, soit par les fuites, soit avec la vapeur, soit avec l’eau de condensation,si le condenseur est à mélange. Celle-ci contient en effet de l’air à l’état, dissous (') et tend à l’abandonner dans le vide. (*)
- (*) Environ of1-,0025 par lilre à i3 degrés.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 24.
- Si on laissait l’air s’accumuler dans un condenseur, le vjdc y tomberait rapidement; le condenseur doit donc être muni d’une pompe à air.
- La pression de l’air s’ajoute à celle de la vapeur, mais la température n’est pas uniforme dans un condenseur, l’eau de condensation s'échauffant au fur et à mesure cpie la vapeur se condense.
- Là tension de vapeur n’est donc pas la même èq tous les points d’un condenseur. Les fluides s’écoulent, de manière à y rendre la pression uniforme, et l’air s’accumule dans les parties froides ; c’est là qu’il faut le puiser.
- Si le volume aspiré par la pompe à air, en une seconde, est suffisant, la pression dans le condenseur peut alors être rendue égale à la tension de vapeur, dans la partie la plus chaude.
- Dans le cas d’un condenseur à mélange, il faut employer deux pompes séparées pour extraire l’eau et l’air; ces deux pompes devant aspirer, l’une dans la partie la plus chaude, l’autre dans la partie la plus froide du condenseur, tapdis que, d’ordinaire, on enlève l’air et l’eau avec une même pompe.
- Dans le cas d’un condenseur à surface, la même pompe peut enlever l’air et l’eau, à la condition que celle-ci ait été refroidie au contact des premiers tubes, que traverse l’eau de condensation.
- 3° Pression propre de l’air que doit extraire la pompe à air.
- Nous supposerons, pour fixer les idées, que l’on emploie /jo1 d’eau, pour condenser iks de vapeur saturée, mais sèche; soient /, et l les températures de l’eau, à l’entrée et à la sortie du condenseur, nous aurons la relation :
- t\0 (J. — /,) — 6o6,5 — o,Gq5 t
- ou 1,0174/== 10,16 -(- /,
- Soient p etpt les tensions de vapeur correspondant aux températures t et Si l’on veut que la pr ession, dans le condenseur, soit seulement égale à la tension p, il convient d’extraire l’air à la température tt sous la pression (p-pé).
- Si on exprime les tensions p et p, en millimètres de mercure, le volume Y, occupé par 1 ks d’air est égal à :
- V.
- X
- ï$ + w 7Cl
- ,293 273
- X-
- P—P1
- .=a,l5Ë2i±iilW3
- L’air est forcément saturé de vapeur à la température tx.
- Soit U* le vol lime d’un kilogramme de vapeur saturée à cette température, X, le poids de vapeur contenu dans un kilogramme d’air, nous avons X, U, = Y,.
- Donnons successivement à la température /, les valeurs 10, i5, 20 et 26, nous pouvons dresser le tableau suivant :
- Tadljîau
- h t P Pi P—Pi V, U, -v,
- 10 2 5 23,6 9.2 i4,4 42,3 100,5 0,386
- i5 3o 31,5 !2,7 18,8 33 80,1 0,412
- 20 35 4i,8 >7,4 2-4,4 25,8 59,3 o,435
- 4» 54,9 2 3,6 3 r,3 20,42 44,4 0,461
- Si l’on veut que la pression, dans le condenseur, soit égale à la tension de vapeur de l’eau de condensation à sa sortie, «Je façon que le vide soit aussi grand que possible il faut que l’air soit enlevé à des pressions de plus en plus basses, lorsque la température de l’eau rejetée diminue.
- Si la température de l’air aspiré est égale à celle de l’eau de condensation à son entrée, soit i5° par exemple, et si l’on veut n’avoir dans le condenseur qu’une pression de 3imm,5, la pression propre de l’air aspiré ne doit être que de i8‘1,m,8 de mercure.
- Si la température de l’air aspiré est supérieure à celle de l’eau de condensation à son entrée, ce qui arrivera nécessairement dans les condenseurs à surface, la pression propre de cet air sera encore plus petite, et le volume à aspirer plus grand que le volume indiqué dans le tableau précédent.
- Si, au contraire, on peut laisser la pression danâ le condenseur atteindre une valeur relativement élevée, ioo'nm par exemple, ce qui suffit pour les machines à piston et si l’eau est toujours introduite à i5° et rejetée à 3o°, la pression propre de l’air extrait du condenseur pourra être de 8 7111 “*,3.
- P—P1
- 4° Volume d’air réel, qu’aspire la pompe à air
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 331
- d’un condenseur. Puissance disponible pour déterminer son fonctionnement.
- Les conduites d’échappement devront être aussi courtes que possible et leurs joints faits avec soin. On peut pratiquer une rainure circulaire, dans les brides des tuyaux, comme il est repré-
- Fig. i. — Joint de conduite d’échappement.
- sente en a a sur la figure i et envoyer dans cette rainure, soit de l’eau sous pression, soit de la vapeur venant des chaudières; il ne pourra entrer alors dans la canalisation, que de l’eau ou de la vapeur, ce qui sera sans influence sur le fonctionnement de la pompe à air.
- Commeles turbines sont, parfaitement étanches, il ne rentrera, dans le condenseur, que l’air contenu dans l’eau d’alimentation des chaudières, et le volume à extraire, pour obtenir un très grand vide, sera très petit, par rapport à la puissance du condenseur.
- Mais si l’on n’a pas recours à une disposition spéciale pour assurer l’étanchéité complète des joints, l’expérience montre qu’il faut extraire d’un condenseur pouvant condenser io oook*>' à l’heure un poids d’air égal à celui que laisserait pénétrer d’une manière continue un ajutage (l), dont le col aurait :
- -jmm de diamètre dans le cas des turbines.
- (b Lorsqu'un fluide s’écoule à travers un ajutage convergent, dans un milieu où la pression est inférieure à la moitié de la pression initiale, la pression, dans le col de l’ajutage, est indépendante do la pression d’aval et ne dépend que de la pression d'amont. La vitesse, avec laquelle le fluide traverse le col, est égale à la vitesse du son dans ce fluide, correspondant à la température qu’il possède, à ce moment. Le poids de fluide débité par seconde ne dépend que de sa pression et de sa température initiales.
- Si l’on désigne par :
- Q le poids en grammes du fluide débité par seconde et par chaque centimètre carré de la section du col.
- 5mm de diamètre dans le cas des machines à pis ton, qui sont beaucoup moins*élancbcs que les turbines.
- La pompe à air d’un condenseur à surface pouvant absorber io ooo^ de vapeur à T h eu re, refroidi avec de l’eau prise a i5° et rejetée à 3on, devrait alors aspirer un volume réel, d’un mélange d’air de vapeur et. d’eau, égal à :
- i° 6o litres par seconde, dans le cas des turbines, la pression tle l’air étant do i8mm,8 de me retire.
- (Ce volume pourrait être réduit de moitié, si la canalisation du eondensetir élait parfaitement éta nchc.)
- 2° 38 litres par seconde, dans le cas des machines à piston, où la pression, dans le; condenseur, pourrait.atteindre, sans inconvénient, mki1’131 de mercure, la pression de l'air étant de 87mm,3.
- S’il s’agit d’un condenseur à mélange, il faudra extraire en meme temps l’air dégagé dans le condenseur par l’eau de condensation. Nous verrons plus tard qu’en utilisant la force vive que pos-
- W la vitesse en mètres par seconde, que possède le fluide en traversant le col.
- P la pression initiale du fluide en kilogramme par centimètre carré.
- T sa température absolue initiale.
- p la pression dans le col, en kilogrammes par centimètre carré.
- V le volume en mètre cube par kilogramme du fluide, lorsqu’il traverse le col.
- K le rapport des chaleurs spécifiques à pression constante et i\ volume constant du fluide.
- g l’accélération de la pesanteur.
- On a les relations :
- pour l’air
- K = 1,41 ;
- cl l’on a la relu!ion
- pY ~ oJoo‘29*i7*iT.
- On en déduit :
- P' P #-
- £ = o,5a, Q =: 484 —. W = i8,3 y/T. P yj T
- Si la pression initiale est égale à hepression atmosphérique et si la température initiale T est égale ù 293, e’est-a-dire si elle est de 200 C, on a :
- Q = a3&r. 5 par centimètre carré*. W = 3i3m. 5 par seconde.
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- T. Il (2» Série). — N° 24.
- socle l’eau cle condensation, à son arrivée dans le condenseur, pour faire subir à l’air une première compression, on pourra obtenir le même vide, avec les mêmes rentrées cl’air, en se servant de la même pompe à air cpie pour un condenseur à surface de même puissance.
- Quant à la quantité de travail, dont on peut disposer, pour mouvoir la pompe à air d’un condenseur, nous la déterminerons de la manière suivante.
- Il y a bénéfice, pour la conservation des chaudières, à les alimenter avec de l’eau chaude, en leur prenant de la vapeur, pour réchauffer l’eau d’alimentation, avant son introduction. Cela ne change rien à la dépense de combustible.
- Supposons, par exemple, que la température de l’eau d’alimentation soit de3o°, et qu’on la réchauffe à l’air libre, en y faisant barboter un jet de vapeur, avant.de la refouler dans la chaudière.
- On pourra porter sa température à 90°, sans cpie l’eau ait tendance à bouillir, en fournissant 60 calories à chaque litre d’eau.
- Nous aurons Goo 000 frigorics à fournir à l’eau d’alimentation d’une chaudière produisant iooooks de vapeur à l’heure.
- La condensation de ikg de vapeur, à la pression atmosphérique, dégageant 536,5, calories nous pourrons prendre à la chaudière, pour opérer ce
- réchauffage
- Goo 000
- ...... „ = 1 1 i<8kB de vapeur en nom-
- 536,5 1
- bre rond.
- Mais nous pourrons faire travailler la vapeur prise à la chaudière, dans une machine à échappement libre, avant de l’envoyer réchauffer l'eau d’alimentation.Le travail ainsi obtenu serait gratuit si toute la vapeur d’échappement de cette machine était utilisée pour le réchauffage de l’eau. 11 serait obtenu, grâce à une augmentation du rendement du cycle de la machine à vapeur. Nous aurons en effet utilisé partiellement la chute de température, que subit la chaleur en tombant de la température correspondant au timbre cle la chaudière à celle de l’eau d'alimentation.
- Supposons que la chaudière soit timbrée à iokB par centimètre carré : ikB de vapeur à cette pression occupe om!', 1763, il pourrait fournir, en travaillant à pleine admission dans un cylindre à échappement libre, 0,1 7G3 X 100000= 17630 kilogrammes.
- Une machine sans détente et à échappement libre, cle rendement organique égal à 1, dépenserait donc, par cheval et par heure, i5kB,3 de vapeur fournie par une chaudière timbrée à 10 kilogrammes.
- Une telle machine pouvant avoir un rendement organique élevé, nous ferons une hypothèse très défavorable en supposant qu’elle consomme 3oVg de vapeur par cheval et par heure.
- Si nous supposons enfin que, par suite des fuites dé vapeur et des condensations, le long des conduites, le poids de vapeur qui s’écoule de la chaudière soit de i5 % supérieur au poids cle vapeur réellement utilisé pour le réchauffage de l’eau d’alimentation, nous trouvons que l’on peut disposer d’une puissance de H P(*).
- Ces t\->- IIP ne seront plus gratuits, à cause des pertes cpie nous venons de signaler. Si elles sont de i5 % , ils nécessiteront 1111c dépense cle vapeur
- de 1 118 soit de aooker, qui sera égale
- aux a % cle la puissance fournie par la chaudière.
- Il est naturel de demander à ces Va chevaux :
- i° D’entretenir la circulation dans les condenseurs à surface ou d’extraire l’eau cle condensation des condenseurs à mélange;
- i° D’extraire l’air et l’eau condensée ;
- 3° D’alimenter les chaudières.
- Or, pour un condenseur de iooookB cle vapeur à l’heure, nous avons :
- Vapeur condensée par seconde :
- xo 000 3 Goo
- = -akg,78.
- Débit d’eau cle condensation par seconde 2,78 X V> = 111 ,‘a litres.
- Eau à refouler dans les chaudières :
- 1'78('+‘55^) = 2’s,7mres' „
- Nous admettrons que :
- i° Pour faire circuler l’eau clans un conden-
- (•) Dans une prochaine noie, nous étudierons la question du réchauffage de l’eau d’alimentation des chaudières et nous verrons qu’il est facile de réduire cette perte de x 5 % .
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- 333
- seur à surface, il faille lui communiquer une charge de 6m, à cause de la grande vitesse avec laquelle l’eau doit traverser les tubes ;
- 2° Toutes les pompes à eau soient rotatives et aient un rendement de 0,7.
- Dans ees conditions, nous trouvons pour les puissances «absorbées par ces diverses opérations :
- CONDENSEURS DE 10.000 KG S DE VAPEUR A I.'HEURE
- à surface à mélange
- Circulation de l’eau de condensation................... 12,7 HP
- Extraction de l’eau de condensation ..................
- Extraction de l’eau condensée. o,53 — Alimentation de la chaudière.. 7,05 —
- 2 1,2 HP o,53 — 7,65 —
- Total......... 20,88 HP 2ç),38HP
- Nous disposons ainsi, pour le service de la pompe à air, de 2i,i2 HP avec le condenseur à surface et de 12,62 HP «avec le condenseur à mélange, le travail continuant à être fourni gratuitement.
- Mais si nous pouvons réaliser une pompe à air ne prenant que 12,6 HP avec un condenseur à mélange, elle sera plus que suffisante pour le condenseur à surface.
- Donc, il sera possible, dans tous les cas, d’obtenir moyennant une dépense de 2 % de la puissance des chaudières la puissance nécessaire au fonctionnement d’un condenseur et à l’alimentation des chaudières, en se servant,comme machines auxiliaires, de machines à échappement libre, consommant 3okg de vapeur par heure et par cheval, et en employant leur vapeur d’échappement à réchauffer l’eau d’alimentation des chaudières, si la pompe à air du condenseur n’exige qu’une puissance de 12,6 HP, par iooo(ik« de vapeur condensés à l’heure.
- Nous adopterons ce chiffre pour la puissance que peut absorber une pompe à air.
- Une pompe aspirant dans un condenseur de turbine de iooookgà l’heure doit donc enlever, par seconde, 60 litres de mélange d’air, d’eau et de vapeur à la pression de 3iram,5 de mercure et à la température de i5°. En aspirant dans un condenseur de machine à piston de même puissance, elle doit enlever 33 litres par seconde, d’un
- semblable mélange, à la pression de 100m,n et à la température de i5 degrés.
- Il en résulte qu’une pompe à air doit aspirer, par heure et par cheval de puissance employée :
- i7m3,2 de mélange fluide, à la pression de 3omm et à la température de i5° et ym3,/|5 du même mélange à la pression de ioom“ et à la température de i5 degrés.
- Dans ces conditions, la puissance absorbée par le condenseur proprement dit sera, pour iooookg de vapeur condensés à l’heure, de :
- 33 HP pour les condenseurs à surface.
- 4i,5 HP pour les condenseurs à mélange.
- Supposons qu’il n’y ait pas d’installation de réchauffage d’eau et que l’on conduise les pompes avec des moteurs électriques, ayant un rendement de 85 % , comme cela se pratique souvent dans les stations centrales.
- Supposons enfin que les machines principales fournissent 1 kilowatt pour 7kg de vapeur, résultat dépassé par les turbines et par les bonnes machines à piston.
- La production de la puissance d’un cheval sur
- 1! 1 . 7 1
- 1 axe des pompes coûtera —L-~ X--------= 6kg,o7
- i,36 o,85
- de vapeur.
- La conduite des pompes exigerait alors une dépense de 2ookg de vapeur à l’heure, dans un condenseur à surface de iooookg- de vapeur à l’heure, soit 2 % de la puissance totale et 253kgde vapeur, soit 2,53 % de la puissance totale, dans un condenseur à mélange.
- On ne dépenserait guère plus dans ce cas que dans le précédent. Mais il y a un grand avantage, au point de vue de la sécurité, à actionner les pompes d’un condenseur avec des machines à vapeur. En effet, on est toujours, avec l’électricité, à la merci d’un disjoncteur qui saute intempestivement.
- Les proportions de 2 % et 2,53 % ont été dépassées, dans de très bonnes installations de turbines. Mais on n’y est parvenu qu’en rendant nulles les rentrées d’air et en se servant de pompes de circulation ou d’extraction ayant un rendement supérieur à 0,7, ce qui est facile, si l’eau de condensation est propre, et s’il n’y a aucun inconvénient à lui faire traverser des canaux de faible section, condition qui n’est pas toujours remplie.
- 5° Défaut d’efficacité des pompes à air à piston, appliquées aux condenseurs des turbines.
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- Ces pompes conviennent parfaitement pour les condenseurs des machines à vapeur, lorsque la pression dans le condenseur atteint ioomm de mercure. Si la pression vient encore à s’élever, elles deviennent capables d’enlever un grand poids d’air et l’on en abuse souvent, pour laisser se produire des rentrées d’air, dans les canalisations.
- Mais, lorsqu’il s’agit de maintenir dans un condenseur une pression de 3omm de mercure environ, l’influence de leurs espaces nuisibles diminue dans une très forte proportion leur rendement volumétrique.
- Si la compression de l’air se fait en une seule fois, il est impossible d’obtenir le vide voulu avec la meilleure des pompes, dont le rendement volumétrique devient sensiblement nul, lorsque
- la pression dans le condenseur atteint 5o millimètres.
- Pour obtenir un plus grand vide, il faut se servir de pompes associées en série, opérant la compression en deux et même trois fois. Enfin, il est absolument nécessaire de supprimer toutes les rentrées d’air.
- Beaucoup pensent qu’étant donnés leurs modes de construction et de fonctionnement, les pompes à air des condenseurs se comportent comme si elles n’avaient pas d’espace nuisible et que leur rendement volumétrique se maintient élevé, lorsqu’elles aspirent un fluide à très basse pression. C’est une erreur; comme elle est très répandue et qu’elle a conduit à des conclusions fausses, nous allons tâcher de la réfuter.
- (A suivre.) Maurice Leblanc.
- LE CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE DE LA VALLE BREMRANA
- Le chemin de fer électrique de la Valle Brem-bana réunit la ville de Bergame (Haute ltaliej au village de San Giovanni Bianco, distants d’environ 3okl"; ce chemin de fer suit la vallée de Brembo, une des vallées les plus pittoresques des Alpes Italiennes. La facilité de se procurer l’énergie hydroélectrique fît envisager, dès les premiers projets, l’emploi de la traction électrique. Le choix du système fut étudié avec soin, et ce n’est qu’après une comparaison attentive des différents systèmes, que la décision fut prise d’appliquer la traction par courant alternatif simple.
- Toute l’installation fut confiée à la Société Anonyme Westinghouse du Havre.
- Le programme général de l’installation était le suivant : La distance entre Bergame et San Giovanni Bianco est de 3okm. La différence d’altitude entre les deux terminus est de i53m.
- Sur un profil assez accidenté, il s’agissait de remorquer des trains de marchandises pesant iao tonnes, à 2okm à l’heure, et des trains de voyageurs, de 8o tonnes, à la vitesse de 3okm à l’heure. La voie est simple, à écartement de et les rails pèsent 27^ Jc mètre courant. Le rayon minimum des courbes est de i5om.
- Une des particularités de l’installation est que la Station Centrale se trouve à 1 ooom au delà de San Giovanni, ce qui rend moins aisée la distribution de l’énergie le long de la ligne.
- DISCUSSION I)U SYSTÈME DE TRACTION EMPLOY’É
- Deux principaux projets pouvaient se réaliser sur ce chemin de fer, l’un basé sur le courant continu, l’autre sur le courant alternatif simple.
- A. — Projet avec courant continu.
- Dans le projet avec courant continu, la station centrale comportait trois alternateurs triphasés de 5oo KVA, à üo’périodes, 5oo tpm ; ces alternateurs étaient directement bobinés pour 10 000 volts et distribuaient l’énergie au moyen d’une canalisation à haute tension composée de trois conducteurs de cuivre de 411111' de diamètre. La ligne était équipée au moyen d’un troisième rail à 600 volts, pesant 3okg au mètre courant.
- Deux sous-stations avec batterie d’accumulateurs, l’une à San Pellegrino, l’autre à Pontera-nica devaient alimenter ce troisième rail. La composition de chacune des sous-stations comprenait 1 commutatrice de no kws, 5o périodes, avec son transformateur triphasé correspondant,
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- et une batterie de 3ao éléments de 36o ampères-heure avec survolteur.
- Les automotrices étaient équipées avec 4 moteurs de 75 IIP. Le poids de ces automotrices se répartissait approximativement ainsi :
- ' Caisse et trucks..................... aa 5oo
- 4 moteurs............................. 6 ooo
- Appareillage.......................... i 5oo
- Freins et compresseur... ............. i ooo
- Total................... 3i ooo kgs
- Le retour du courant se faisait par les rails éblissés électriquement.
- B. — Projet avec courant alternatif simple.
- Le courant alternatif simple permettait un projet beaucoup plus simple. La station centrale comportait trois alternateurs monophasés 5oo KVA à a5 périodes, 5oo tpm ; ces alternateurs étaient bobinés pour 6 ooo volts et alimentaient directement une ligne de trolley à haute tension. Cette ligne comprenait un fil de contact de 5omm de section avec un feeder de même section, connecté en parallèle. Les fourgons automoteurs comprenaient également 4 moteurs 75 HP ; ils devaient recevoir l’énergie à 6 ooo volts au moyen du trolley; des auto-transformateurs abaissaient la tension de ce courant à 25o volts, tension d’alimentation des moteurs. Le poids de ces fourgons était approximativement le suivant :
- différentes parties de l’installation était le suivant :
- courant continu courant alternatif
- Ligne de contact....... 85 %
- Sous-station........... 8(> 5 %
- Equipement avec transformateur............... 85 %
- Rendement global..... 62 5 %
- 9» %
- 77 5 % 74 5 %
- Soit un rendement notablement supérieur pour le courant alternatif monophasé.
- Pour le prix du premier établissement, les dépenses afférentes aux diverses parties de l’installation s’établissaient proportionnellement ainsi :
- Station centrale courant continu 128 % courant alternatif 14 5 %
- Ligne de contact 58 % 5i 5 %
- Ligne de transport de force Sous-stations 5 équipements 12 8 % 23 5 % 18 5 % 34 %
- Totaux 125 6 % IOO %
- L’économie réalisée dans le prix du premier établissement était donc d’au moins aS % .
- La traction par courant alternatif simple s’imposait donc, et l’équipement électrique du chemin de fer de la Vaile Brembana fut réalisé sur les données générales exposées plus haut.
- STATION CENTRALE.
- Caisse et trucks..................... 22 5oo
- 4 moteurs............................. 8 ooo
- Auto-transformateur................... 1 700
- Appareillage.......................... 1 800
- Frein avec compresseur................ 1 200
- Total................. 35 200 kgs
- Le retour du courant se faisait par les rails éclissés électriquement.
- Le projet avec courant continu avait pour principal inconvénient d’exiger un troisième rail qui aurait nécessité des précautions particulières aux passages à niveau non gardés. Une comparaison sommaire sur les questions de rendement et de prix va permettre de se rendre compte des avantages manifestes que réalisait l’emploi du courant alternatif simple.
- Entre les barres de distribution de la centrale et la jante des roues, le rendement moyen des
- Une chute de 27ra est aménagée sur le Brembo, à 1 ooo,n en amont de la gare de San Giovanni Bianco. Trois groupes électrogènes sont destinés au service de la traction; chacun de ces groupes est composé d’une turbine Riva Monneret et G0, accouplée à un alternateur Westinghouse 5oo KVA, 5oo tpm, 6 pôles, 6 ooo volts, a5 périodes, à inducteurs tournants. (Voir fîg. 1.)
- L’excitation est séparée et assurée par deux groupes électrogènes à courant continu de 3o kws, 110 volts, 1 ooo tpm; un de ces groupes est de réserve. La régulation de voltage des alternateurs se fait au moyen d’un régulateur automatique de tension agissant sur l’excitation. Le maintien d’une tension pratiquement constante, quels que soient la charge et le facteur de puissance, est, en effet, une des conditions essentielles au bon fonctionnement du système. Cette réalisation d’un voltage constant au moyen d’un
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- régulateur agissant sur l’excitation rend, par cela même, impraticable le système qui consisterait à alimenter une ou plusieurs sections de la ligne par les différentes phases d’un alternateur bi ou triphasé. L’emploi d’alternateurs mono-phsaés semble indispensable jusqu’à présent dans les installations analogues.
- house de 5o KVA, 740 tpm, a5 périodes, a été prévu avec excitatrice en bout d’arbre. Cet alternateur est à a5 périodes et 6 000 volts pour qu’é-ventuellement le courant des groupes de 5oo KVA puisse servir également pour l’éclairage. L’excitatrice èn bout d’arbre est rendue nécessaire par les vai’iations de tension des excitatrices princi-
- Le tableau de distribution est du type à colonnes avec câblage à haute tension, disposé dans les sous-sols ; les disjoncteurs et interrupteurs à huile sont commandés à distance par des électro-aimants alimentés par le courant d’excitation à 110 volts.
- Dans le but de rendre l’éclairage dans les ga-' res absolument indépendant du service de la traction, un petit alternateur monophasé Westing-
- pales sur lesquelles agit le régulateur automatique de tension.
- Le départ des lignes se fait du haut d’une tour située sur un des côtés du bâtiment ; dans les différents étages de cette tour sont disposés les interrupteurs principaux des lignes et des para-foudres. Cinq fils partent de la station centrale : deux fils de 5omm 2 pour alimenter le fil de contact et de feeder, un fil de 5omm 2 pour le rail de
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- revue d'électricité
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- retour, et deux fils de iamm 2, 5 pour l’éclairage.
- Avec quatre trains simultanément en service sur la ligne, présentant un tonnage total d’environ 400 tonnes, le débit moyen de la station cen-
- trale a oscillé de 200 à 1 000 KVA. Ce débit maximum de 1 000 KVA n’a d’ailleurs été demandé que pendant 3o seconde's.
- (Asuivre.) O. Allen.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Une nouvelle balance de courant. Son utilisation pour la détermination de la valeur des étalons de force èlectromotrice. — W.-E. Ayrton, T. Mather et F.-E. Smith. — Communication faite à la Royal Society de ‘Londres.
- Les auteurs ont réalisé un électrodynamomètre dont la disposition générale rappelle quelque peu celle de la balance de Lord Kelvin. Mais la particularité très intéressante de cet. appareil est que, grâce à la manière dont il a été réalisé, on a pu déterminer a priori la valeur de la force électromagnétique mise en jeu avec un courant donné, et, par suite, en faire un appareil de mesure absolue.
- La partie mobile de l’appareil se compose de deux solénoïdes dont chacun est suspendu à l’une des extrémités du fléau d’une balance. L’enroulement à une seule couche est placé sur un cylindre de marbre creux portant une rainure hélicoïdale àdouble gorge. Chacune des gorges reçoit un conducteur différent et les deux conducteurs sont encore connectés en série. Ce dispositif a pour but d’enlever toute incertitude sur les fuites de courant qui pourraient se produire par la surface du , cylindre. On conçoit,en effet, qu’avec un enroulement ordinaire, les spires successives ‘étant à des potentiels de plus en plus bas, une fuite peut se propager tout le long de la surface extérieure tandis qu’avec le dispositif adopté, une fuite est forcément arrêtée, puisque, sur la surface du cylindre, une spire quelconque est toujours comprise entre deux spires qui sont toutes deux à un potentiel plus élevé que le sien ou moins élevé que le sien (voir fig. 1). On peut alors employer un conducteur en bande sans isolement, ce qui permet de mesurer avec une grande précision les dimensions de chaque bobine.
- La partie fixe se compose de quatre bobines por-
- tées par deux cylindres cl‘éux verticaux en marbre. Les enroulements sont réalisés de la même manière
- 1
- Fig. 1. — Procédé de bobinage des cylindres.
- que ceux des bobines mobiles ; les deux bobines placées sur le même cylindre ont leurs enroulements en sens inverse l’un de l’autre.
- Les six bobines sont placées en série ainsi que l’indique la figure 2. Le courant est envoyé dans les
- I'ig. 2. — Schéma des connexions.
- bobines mobiles par l’intermédiaire de fils d’argent flexibles de imm de diamètre, placés au nombre de 80 en parallèle. Un tableau de distribution permet de changer le sens du courant dans la totalité ou une partie seulement des 12 hélices placées sur les six bobines...
- Pour faire une mesure, on met toutes les bobines en série de manière que toutes les forces électromagnétiques s’ajoutent et on rétablit l’équilibre par des masses convenables placées dans le plateau. On renverse ensuite le courant dans les bobines fixes seulement ; il en résulte un changement de masse apparente qui mesure le doublG de la force électroma-
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- T. II (2° Série). — N° 24.
- gnétique, et par suite, le carré de l'intensité du courant.
- Calcul de la force électromagnétique. Mesure absolue d’un courant.
- 7l!
- Soit n'i = — le] nombre de spires par centimètre
- •
- de l’un des solénoïdes mobiles, s' la surface d’une spire. Ce solénoïde, étant parcouru par un courant i, porte sur chacune de ses extrémités une quantité de magnétisme n\ i s'.
- Soit K, i le champ produit par le cylindre fixe parcouru par le courant i au point où se trouve l’une des extrémités du solénoïde mobile. La force électromagnétique sur cette extrémité sera (1)
- F, — n\ is'. K, i = K, s'n\ i% — M, n’ fi1,
- car Ki s' = Mt, coefficient d’induction mutuelle du cylindre fixe et de la spire limite considérée du solénoïde mobilé. Sur l’autre extrémité du solénoïde mobile, la force électromagnétique sera
- F2 = — n'fs'. K2 i = — l^s'n'f2 = — Ma n\i?.
- Et la force magnétique totale pour le solénoïde mobile :
- F = F, + F2 = (M, — M2) h'P.
- On a calculé de deux manières différentes la quantité Mj—M2eton est arrivé à des résultats concordants
- à moins de —^ pr'ès. On a trouvé pour les cylindres
- de gauche M4 — M2= a5 962 02 et pour ceux de droite 25 960 /(5. Le total de ces deux valeurs est 5i 922 47.
- On avait V = i2cm,983, n' — 184. Pour un courant d’un ampère i= io~*, la force électromagnétique est :
- F = 5l9aa’4V84 = 5ltJ’aa4? = 184.
- 12,983 ioo 12,983
- Le changement de masse apparente résultant du renversement du courant dans les bobines fixes était donc
- 2 F
- s
- 80.184
- 981,2
- (') Les développements qui suivent au sujet du calcul de F, n’ont pas été donnés par les auteurs. (N. D.T.)
- Pour un courant i, on aurait m = 14,9992 i2, d’où
- m
- 4,9992"
- Ceci suppose qu’il n’existe pas de forces électromagnétiques entre les bobines fixes placées d’un côté de la balance et les bobines placées de l’autre côté. En réalité, ces actions existent et on les élimine en faisant deux séries de mesures. Après une série de mesures effectuées comme il a été indiqué précédemment, on change le sens du courant dans toutes les bobines placées d’un même côté de la balance, sans le changer dans les bobines placées de l’autre côté. Dans la première mesure, on obtiendra un nombre nti correspondant aune force Ft e, dans la seconde un nombre m2 correspondant à une force Ft — e. Le nombre m' = mi 4- m2 correspond à la force 2 Fi et par suite l’intensité réelle du courant sera
- m'
- 2 X i4,9992’
- Détails de construction. Balance, j La balance a un fléau dé 2:0 pouces (5o8mm) de
- Fig. 3. — Détails de la balancé: vues en plan et en élévation,
- long; elle peut porter environ 5ks,5oô et est sensible
- à de milligramme. La figure 3 indique les détails
- de la suspension aux extrémités du fléau B. On voit que le couteau K supporte d’une part le cylindre de
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- marbre par l’intermédiaire d’un bâti à trois branches S et de trois tringles W, et d’autre part le plateau p à l’aide d’un support spécial h. Les poids peuvent être mis sur le plateau sans qu’on ait à ouvrir la cage de la balance;’des monte-poids A servent à cet usage.
- Avant d’entreprendre la construction de la balance, on a effectué l’essai magnétique de tous les matériaux destinés à cette construction et on a rejeté tous ceux dont la perméabilité différait de l’unité d’une manière appréciable.
- Cylindres et enroulements.
- Les cylindres sont* en marbre de Carrare. Les cylindres fixes ont environ 33cm de diamètre sur a8cm de hauteuç et 5cm d’épaisseur, et les cylindres mobiles 2ocm de diamètre, i5cm de haut et icm d’épaisseur. Après avoir été tournés à'peu près à leurs dimensions, il sont immergés pendant trente heures dans un bain de paraffine à i4o°; on pratique ensuite les gorges et on procède à l’enroulement du ruban de cuivre qui est effectué en pratiquant une traction et en mesurant à plusieurs reprises le diamètre du conducteur au cours de l’enroulement. On s’assure que chaque hélice contient un nombre exact de tours et que les deux hélices d’un même cylindre fixe commencent et finissent dans le même plan diamétral. La profondeur des rainures est de imm,4. Chaque hélice sur les cylindres suspendus a 92 tours ; il y a donc 184 tours sur chacun de ces cylindres et il y a sur chaque cylindre fixe 36o tours divisés en deux groupes, l’un supérieur, l’autre inférieur, séparés par un espace de 2mm,8. La longueur axiale de la bobine suspendue est égale à la distance entre les plans moyens des enroulements supérieur et inférieur du cylindre fixe.
- La mesure des longueurs axiales des enroulements a été effectuée au cathètomètre et les diamètres à l’aide d’une machine spéciale susceptible d’une grande précision. On a mesuré 120 diamètres sur chaque cylindre suspendu et 220 sur chaque cylindre fixe, et la différence entre chaque mesure et la moyenne n’a pas 5
- dépassé —g. Après vérification de l’isolement des
- spires voisines, les enroulements ont été recouverts de cire fondue.
- Pour placer les cylindres bien verticaux, on se sert de niveaux placés sur leurs faces supérieures. Des indicateurs mécaniques ou électriques servent à s’assurer que les axes des deux cylindres coïncident ainsi que les plans moyens de leurs enroulements.
- Essai d’un élément W es ton. '
- On a fait passer un courant fourni par une batterie
- d’accumulateurs à travers un circuitcontenant en sé-
- * •
- ne la balance et une résistance d’environ 1 ohm et on a réglé ce courant de manière à obtenir aux extrémités de la résistance une différence de potentiel à opposer à l’étalon de force électromotrice. Afin d’éliminer autant que possible les causes d’erreurs dues à des phénomènes thermoélectriques, le s bornes et les interrupteurs dans le circuit de l’étalon étaient en cuivre ; en outre, on intervertissait de temps en temps le sens du courant et les pôles de l’élément.
- La constance de la balance étant beaucoup plus grande à froid, on faisait habituellement deux mesures à la balance, l’une le matin, l’autre l’après-midi.
- On a fait avec un même élément Weston 71 observations en utilisant les deux côtés de la balance et i3 observations en utilisant seulement l’un ou l’autre. Les premières sont remarquablement concordantes,
- g
- l’écartmoyen atteignant seulement —- et l’exact maxi-
- ï O®
- 10
- mum —-; ces observations ont porte sur une période
- de 19 mois, au cours de laquelle les enroulements des cylindres ontété refaits 5 fois. Une seule mesure, faite
- parmi les premières,a donné un écart de----.
- 59 000
- En fait,la balance et l’étalon ont paru être beaucoup plus constants et dignes de foi que la résistance étalon.
- La valeur de la force électromotrice de l’élément Weston, en prenant pour base l’ohm international, a été trouvée égale à 1, oi83oà 170 centigrades. Dans cette détermination, on a pris 'pour valeur de l’intensité de la pesanteur, au lieu de l’opération, 981 19
- 3
- qui est probablement exacte à ------près, ce qui
- ^ 100 000
- donne l’ampère à ----——- près,et comme les autres
- 100000
- erreurs probables sont plus petites, on voit l’intérêt qu’il y a à connaître g plus exactement.
- Enfin, on voit que, pour pouvoir réaliser le volt avec une précision approchant de celle avec laquelle on connaît maintenant l’ampère, il serait nécessaire d’entreprendre une mesure absolue des résistances avec une précision de cet ordre. Actuellement la valeur absolue de l’olirn international n’est guère
- exacte qu’à —~ près. De la valeur trouvée pour la
- force électromotrice de l’élément Weston à 170, les auteurs ont déduit la valeur de la force électromotrice
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- de l’élément Latirner Clark à i5° en partant de la valeur du rapport
- Clark à i5° Weston à 170
- i'/io'6s.
- Ils ont ainsi obtenu 1, 4323.
- A. M.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- L’industrie électrolytique des alcalis et des décolorants en 1907. — B.-C. Kershaw. — The
- Electrician, 24 avril 1908.
- La situation de l’industrie électrolytique des alcalis et des décolorants ne s’est pas sensiblement modifiée en Europe pendant les douze derniers mois; en Amérique, cette industrie prend à l’heure actuelle une certaine extension.
- En Europe, les deux anciens procédés Le Blanc et celui de la soude à l’ammoniaque conservent leurs positions et il semble probable que les trois types de fabrication continueront à exister côte à côte pendant de nombreuses années.
- Les chiffres suivants résument aussi fidèlement que possible l’état actuel de la fabrication électrolytique en Europe et en Amérique.
- Nombre total d’usines : 36.
- Puissance totale utilisée : 67.000 chevaux.
- (Soude caustique à 70 % : i34 000 tonnes.
- Poudre décolorante à 3f> % (chlorure de (chaux) : 280 000 tonnes.
- Nous croyons utile de résumer ici les résultats financiers et les nouveaux développements des différentes usines en 1907.
- ROYAUME-UNI
- i° The Castner-Kellner Alkali Ca Works, Wes-ton-Point and Wallsend-on-Tyne. — A l’Assemblée générale de novembre 1907 de cette compagnie, le Conseil annonçait un bénéfice net de 116 754 livres pour l’exercice finissant le 3o septembre et proposait de distribuer un dividende de 12 % .
- Cette Compagnie a substitué, dans ses usines de
- Weston-Point, une installation de gazogènes et de moteurs à gaz à l’ancienne installation de machines à vapeur. La fabrication du sodium a été transportée aux nouvelles usines de la Compagnie à Wallsend-on-Tyne, tandis qu’aux usines de Weston-Point, la soude et la poudre décolorante sont les principaux produits. On y fabrique aussi du chlorure de zinc par le procédé Swinburne-Ashcroft. D’après Blount, il y a, dans ces usines, 1 100 cuves pouvant produire chacune annuellement io tonnes et demie de soude caustique et 22,6 tonnes de chlorure; en admettant que 1 000 cuves soient constamment en travail, on arrive à une production annuelle de 10 5oo tonnés de soude caustique et de 22 600 tonnes de chlordre de chaux.
- 20 The Electrolytic Alkali C° Works, Mid-dlewicli. — Cette Compagnie a annoncé un bénéfice net de 8 212 livres pour l’exercice finissant le 3i août.
- AMÉRIQUE
- i° The Acker Process C°, U. S. A. — L’usine de cette Compagnie, située aux chutes du Niagara, a été complètement détruite par un incendie en février 1907 ; les pertes ont été estimées à 160 000 livres. L’usine n’a pas été rebâtie.
- Elle avait été construite en 1899 et utilisait 2 000 chevaux pour la fabrication des produits suivants : soude caustique, chlorure de chaux, tétrachlorure de carbone, tétrachlorure d’étain et biclilorure de soufre.
- 20 Procédé Townsend. — Ce procédé est employé depuis environ deux ans aux chutes du Niagara dans l’usine de la « Development and Funding-Company » et les résultats obtenus ont été tout à fait satisfaisants. Un exposé présenté en mai 1907 parle Dr Birkeland à la Society of Chemical Industry, section de New-York, contient des renseignements sur ce procédé.
- La cuve est représentée schématiquement figure 1, elle est du type à diaphragme. Le compartiment ano-dique, placé au centre,'est fermé par un couvercle C ; deux diaphragmes verticaux D et un fond H constitué par un corps non conducteur en forme d’U.
- Une anode do graphite G passe à travers le couvercle. Les cathodes S sont formées de plaques de fer perforées et adhèrent au diaphragme D. Les compartiments des cathodes sont formés par les plgques
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- 13 Jüin 1908i REVUE D’ÉLECTRICITÉi
- extérieures I attachées aux cathodes. Le compartiment anode est maintenu rempli de saumure saturée, tandis que le compartiment cathode contient de l’huile qui sert à empêcher la diffusion et la réunion des ions libérés à la cathode. La liqueur cathodique, aussitôt
- Fig. i. — Appareil de Townsend.
- à l’anode est utilisé pour la fabrication du chlorure de chaux par le procédé ordinaire..La liqueur cathodique, lorsqu’elle sort de la cuve, contient une grande quantité de chlorure de sodium non transformé ; on le sépare au moment où la liqueur est concentrée par évaporation dans une série de récipients à vide et de pots ouverts. En ce qui concerne le rendement électrique du procédé, le rendement en courant est rarement inférieur à 90 % et peut s’élever à 97 % , tandis que le rendement en énergie avec un régime de 2 000 à 2 3oo ampères par cuve (ce qui correspond à une densité de courant de 1 ampère par pouce carré, ou 0,154 ampère par centimètre carré) est représenté par une force électromotrice de 4>7 volts par cuve, soit 46 % .
- L’usine du Niagara exploitant ce procédé a produit, en 1907, 5 tonnes de soude caustique et 11 tonnes de chlorure de chaux par jour ; on augmente le matériel pour pouvoir prochainement quadrupler la capacité de production de l’usine.
- qu’elle apparaît à la surface extérieure de la cathode, est entourée d’un liquide chimiquement inactif et physiquement non nuisible ; le liquide cathodique, dans ces conditions, prend la forme de globules au moment où il se détache de la plaque perforée, et - s’enfonce à travers l’huile dans la partie A où il est alors soustrait à toute action chimique. Le courant dans le compartiment anodiqueest automatiquement réglé par l’intensité du courant et le niveau s’élève ou baisse suivant que le nombre d’ampères passant à travers la cuve augmente ou diminue. La distance entre l’anode et la cathode est d’environ icm et la force électromotrice à mettre en jeu est très faible.
- La cuve décrite ci-dessus a subi quelques légères modifications depuis qu’elle a été expérimentée, mais les cuves actuellement utilisées aux chutes du Niagara ont les mêmes parties essentielles.
- Les grandes cuves ont 8 pieds de longueur, 3 pieds de hauteur et 12 pouces d’épaisseur (2m,44 X om,92 X om,3o). Le diaphragme, partie la plus importante de la cuve, est constitué par un tissu d’asbeste, dont les pores sont remplis avec un enduit constitué par un mélange d’oxyde de fer, de fibre d’asbeste et d’hydrate ferrique coagulé. Lorsqu’un diaphragme de cette espèce doit être remplacé, l’enduit existant est simplement brossé et lavé et on en applique une couche nouvelle. La fréquence de ces remplacements dépend beaucoup des conditions ordinaires de travail et généralement le renouvellement doit se faire à peu près toutes les cinq semaines. Le gaz chloré qui se dégage
- 3° Procédé Mac-Donald. — Une usine employant ce procédé et ayant une capacité de 6 - tonnes de
- soude caustique, de 16 tonnes de chlorure de chaux, par jour,est en exploitation depuis près de deux ans à la papeterie de Johnsonburg de la New-York and Pensylvania Pulp Company. La soude caustique et l’hypochlorite de chaux sont délivrés à l’usine de papier sous forme de liqueur et l’installation peut, par suite, à peine être classée parmi les usines d’alcali. Il y a, en Amérique,un grand nombre d’installations de ce genre utilisant généralement un type de cuve à diaphragme.
- Les chiffres suivants indiquent les résultats économiques obtenus dans une petite installation produisant 3,3 tonnes de décolorant par jour. L’installation comprend 96 cuves utilisant,796 ampères à 2o5 volts. Le prix de l’installation a été de 10 000 livres. Les dépenses d’exploitation se sont élevées à 5 o3o livres par an et la vente de la soude et du chlorure a produit 8123 livres. Les bénéfices ont ainsi atteint 3i % ; mais on peut se demander si la prévision pour l’amortissement et les réparations est assez élevée. En outre, il n’y a pas de prévisions suffisantes pour un personnel expérimenté et pour le contrôle ; or, les installations électrolytiques exigent ces deux organes pour conserver un bon rendement. Cependant, en Amérique,ces types d’installations sont actuellement adoptés en grand nombre et dans beaucoup de cas, et elles sont économiques.
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- Dans le procédé Mac-Donald, les diaphragmes sont en papier d’asbeste et la force électromotrice nécessaire par cuve est de 4,5 volts.
- ALLEMAGNE
- i° Elektrochemische Werke G. m. b. II. Bitterfeld. — Cette compagnie, dans son rapport relatif à l’année 1906, a déclaré un dividende de 9 % , au lieu de 7 % dans la précédente année. Les détails suivants sont relatifs aux usines de Bitterfeld et de Rheinfelden.
- 20 Usine de Bitterfeld. — Construite en 1895. Machines génératrices : 5 de 600 chevaux et i de i 800 chevaux. Produit 7 200 tonnes de potasse caustique et 12 25o tonnes de chlorure de chaux par an et aussi du magnésium et du sodium.
- 3° Usine de Rheinfelden. — Construite en 1898. Hydroélectrique, 4 machines de 85o chevaux. Produit 5'800 tonnes de potasse caustique et 10000 tonnes de chlorure de chaux par an et aussi du carbone de calcium.
- ITALIE
- 1° Societa Elettrochimica del Coffra. — Cette société a complété une installation produisant de la soude caustique et du chlorure par une modification du procédé Kellner. La soude caustique est vendue en solution concentrée à 38° Baume La Compagnie emploie le sel commun des mines de Sicile et l’installation produit 20 tonnes par jour.
- 20 Societa Italiana di Elettrochimica. — Cette compagnie exploite les usines de Piano d’Orte et de Bussi. Pour l’année 1905-06 elle a distribué un dividende de 6 2/3 % pour un bénéfice net de 3o 700 livres. Les installations que la compagnie a entreprises sur la rivière de Texera avec utilisation d’une nouvelle station hydroélectrique doivent être consacrées à la manufacture d’autres produits, car la consommation de chlorures décolorants en Italie est limitée.
- A. M.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Construction et emploi des câbles téléphoniques et télégraphiques. — F. Tremain. — Institution of Electrical Engineers (Section locale de Newcastle).
- Pour l’usage exclusif du télégraphe, on emploie ordinairement un seul conducteur isolé au papier et entouré d’un enroulement protecteur en cuivre ; mais pour les câbles devant servir aux communications téléphoniques ou télégraphiques à volonté, on emploie, pour les deux usages, une paire de conducteurs. Dans chaque cas,le conducteur de cuivre, dont le diamètre varie de 25 mils (’) pour les usages locaux, à 113 mils pour une canalisation avec branchements, est isolé à l’aide de papier soigneusement choisi à longues fibres. Ce papier est appliqué longitudinalement à l’aide d’une machine convenable qui est souvent disposée pour compléter l’enveloppement longitudinal par un recouvrement en hélice. Ces deux applications de papier doivent être faites sans une tension trop grande, de manière à laisser autant que possible un espace d’air entre le papier et le conducteur. Le recouvrement de papier en hélice peut être remplacé par un enroulement de fil. Le papier employé a une épaisseur qui varie de 3 à 4 mils jusqu’à 10 mils dans le cas de conducteurs très pesants. Pour les conducteurs protégés, le cuivre de protection a environ 3 mils d’épaisseur et 6m,n,5 à 9mm,5 de largeur; il est appliqué en hélice avec un léger recouvrement et sert à protéger le conducteur contre l’effet inductif des conducteurs du voisinage soumis aux courants télégraphiques. Les conducteurs ainsi protégés ont un diamètre qui varie de 5o mils avec un poids de 40 livres par mille (soit n‘6' environ au kilomètre) à n3 mils, pesant 200 livres par mille (soit 56kgs environ au kilomètre) et pour les plus petits, le fil protecteur est pratiquement du même poids que le conducteur lui-même. Lorsqu’on emploie ces conducteurs pour constituer un câble, il faut avoir soin que le fil protecteur soit en contact avec le plomb du câble, et par suite à la terre. La capacité électrostatique entre un tel conducteur et la terre varie de 0,097 à <v33 microfarads par mille (soit o,oG3 à o,o83 par kilomètre).
- Lorsque les conducteurs ne sont pas munis d’un fil protecteur, deux conducteurs isolés, comme il a été dit ci-dessus, sont tordus ensemble avec une machine spéciale. Le rendement d’une semblable paire de conducteurs dépend de leur conductivité, de la
- (‘) Le mil vaut o,oa54 de millimètre. (N. D. T.)
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- capacité électrostatique entre fils et de l’inductance du circuit formé par la paire de fils. La capacité électrostatique, varie de 0,04 à 0,0,7 microfarads Par mille (0,025 à o,o435 par kilomètre) et l’inductance de 0,9 à 1,4 millihenry par mille (o,5G à 0,62 par kilomètre).
- Une règle empirique pour déterminer l’espace nécessaire pour une capacité donnée Rentre fils, avec la nature du papier et la méthode d’enrbulement ordinairement employées, est que si le diamètre de la paire complète (jle fils est égal à trois fois celui d’un seul fil, la capacité de fil à fil par mille est de o m. f.,07 environ (0,0435 par kilomètre) et que si je rapport précédent est égal à 4, cette capacité n’est plus que de om. f. ,o55 environ (0,0342 par kilomètre) ; pour un rapport égala 5 elle tombe à un peu au-dessus de o m. f.,04 (0,025 par kilomètre).
- Il n’est pas. impossible, par suite, d’obtenir dans un câble unei disposition plus favorable avec des conducteurs pesant 100 livres au mille qu’avec des conducteurs en pesant i5o, car si les derniers sont faits pour avoir une capacité de o m. f.,07 au mille et les premiers de 0,04 5, ceux-ci seront plus avantageux au point de vue de la capacité et ils auront en outre une inductance un peu plus élevée (1,2 millihenry par mille au lieu de 0,9 environ). Comme l’air et le papier coûtent moins cher que le cuivre, on conçoit le grand avantage qu’on peut réaliser avec un câble bien conçu.
- Il y a place pour beaucoup d’ingéniosité dans la manière d’assembler les paires de conducteurs pour former un câble, plus que dans le cas de conducteurs protégés qui forment habituellement la ou les couches extérieures du câble et ne sont pas souvent disposés pour former des paires ou d’autres noyaux.
- La méthode primitive, encore très en vogue, pour constituer un câble, consiste à disposer les paires de conducteurs couche par couche à l’aide d’une machine spéciale, chaque couche formant alternativement une spirale enroulée à gauche et une spirale enroulée à droite. Le nombre de paires ainsi disposées varie de 7 dans un câble de petite distribution à 606 dans le câble le plus important réalisé pour la téléphonie.
- Les câbles peuvent être destinés aux usages suivants ;
- a. Câbles formant le tronc d’un réseau téléphonique ;
- b. Câbles téléphoniques de jonction ;
- o» Câbles téléphoniques principaux consacrés entièrement aux lignes d’abonnés d’un grand centre ;
- d. Câbles composites utilisés pour deux ou trois
- des services ci-dessus ; t
- e. Câbles composites d’abord utilisés seulement pour le .téléphone, mais contenant aussi des fils télégraphiques.
- Les principaux défauts à éviter dans l'emploi des câbles sont :
- i° Leur mauvais rendement pour toute cause autre que la courte distance des communications ;
- 20 Leur prix élevé en comparaison du prix modique des conducteurs ;
- 3° Leur mauvaise utilisation résultant de l’incertitude où l’on se trouve relativement aux demandes ultérieures en chacun des points de distribution. Ils ne conviennent pas pour les circuits surexploités, en usage considérable sur les lignes aériennes auxquelles ils sont souvent reliés et ils exigent généralement, pour les circuits d’abonnés de faible longueur, le même poids de conducteurs que pour les circuits de grande longueur.
- A ce dernier point de vue, un conducteur idéal pour les circuits d’abonnés devrait être diminué graduellement depuis la plus grande distance desservie jusqu’à la plus courte, la capacité linéaire entre conducteurs décroissant en même temps que la longueur. Il faudrait, pour cela, qu’une paire de conducteurs soit attribuée à chaque nouvel abonné, quel que soit son emplacement, de manière à assurer l’idéale égalité de traitement à tous les abonnés du réseau. On ne pourrait arriver à ce résultat qu’en connaissant d’avance l’utilisation finale de tous les conducteurs.
- Pour se rapprocher autant que possible de ces conditions idéales et prévenir les difficultés signalées, on a construit des câbles composites contenant des conducteurs de différents diamètres, mais leur emploi est assez limité, car ils ont l’inconvénient qu’un excès de conducteurs d’un diamètre déterminé doit être prévu pour un usage futur.
- Il peut être avantageux de grouper deux ou plusieurs conducteurs d’un câble pour former un conducteur de plus grande section ; mais, avec des câbles où les paires de conducteurs sont disposées en couches 'de la manière habituelle, un semblable groupement n’est pas avantageux au point de vue électrique.
- On a alors généralement adopté l’une des deux méthodes suivantes pour disposer les conducteurs dans un câble :
- a. Type à paires par quatre;
- b. Type à jumelage multiple. ___
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- Ces câbles présentent les avantages suivants :
- i° En addition aux paires individuelles servant à constituer un circuit, les fils de deux ou plusieurs paires peuvent être mis en faisceaux pour procurer une conductivité double, sans que la capacité soit augmentée d’une manière appréciable;
- a0 Par l’usage de transformateurs, des âmes simples pesant seulement io livres par mille peuvent être utilisées en même temps que les circuits de conductivité double et on obtient ainsi un noyau à huit paires.
- Les noyaux sont introduits dans un câble d’un nombre déterminé de paires.
- Les conducteurs des noyaux à quatre paires étant de grand diamètre laissent entre eux des interstices dans lesquels on peut loger des conducteurs plus petits.
- Ainsi, dans un noyau à quatre paires, on peut introduire quatre paires placées diagonalement, dont chacune est disposée pour fournir au conducteur de conductivité double, deux paires constituant un circuit métallique de téléphone. La disposition symétrique des quatre paires principales autour d’un centre fait que les circuits de conductivité double ne sont inductifs par rapport à aucun des autres d’un même câble. La capacité mutuelle entre ces conducteurs de double conductivité n’est pas sensiblement plus grande et peut être rendue plus faible que celle qu’on obtiendrait en les disposant en paire simple. On a donc ainsi réalisé un avantage électrique qui se traduit par une transmission de la parole à beaucoup plus grande distance.
- Deux paires voisines d’un noyau à quatre paires peuvent être groupées ensemble pour former un conducteur de conductivité quadruple et peuvent être associés avec les quatre autres conducteurs groupés de la même manière, pour former un circuit téléphonique, de conductivité quadruple et non inductif pour les autres circuits du câble. La capacité d’un tel circuit est nécessairement plus élevée que celle du circuit formé par deux paires diagonales, mais ce dispositif a été quelquefois avantageux.
- Les paires supplémentaires peuvent aussi être groupées de cette manière.
- Les remarques précédentes s’appliquent aux circuits surexploités, car on obtient un pareil circuit en réunissant les conducteurs à travers des enroulements d’un transformateur ainsi qu’il sera expliqué plus loin.
- Là figure i représente un câble à 42 conducteurs qui a fourni des résultats électriques excel-
- lents. On voit que ce câble est formé de quatre noyaux à quatre paires, placés autour d’une paire centrale de même importance, et complétés par quatre paires identiques aux précédentes. Les con-
- Fig. i. — Section d’un câble téléphonique ù 42 conducteurs.
- ducteurs des paires constituant chaque noyau sont enroulés avec des pas différents, en vue d’empêcher les transmissions de passer d’une ligne à l’autre; en outre, pour la même raison, les quatre noyaux ont eux-mêmes des longueurs de pas différentes. Dans ce câble, les noyaux à quatre paires ont environ i pouce (a5mm,4) de diamètre et le câble complet, plomb compris, a pouces 71 (6g'"m), ce qui est à peu près le maximum admissible avec un tuyau de 3 pouces (76”"",a).
- Ce câble peut être regardé comme un câble type pour une ligne formant le tronc d’une distribution. Mais, pour une transmission à longue distance, il conviendrait d’adopter des conducteurs de 200 livres et un câble de 3 pouces 1/2 de diamètre logé dans un tuyau de 4 pouces.
- oîo O
- S(o lot?
- Fig. 2. — Section d’un câble téléphonique pour longues distances.
- La figure 2 représente un semblable câble avec lequel on pourrait correspondre entre Londres et Manchester. Le prix total d’établissement de la ligne serait élevé, dépassant probablement 3oo 000 livres sterling, mais par l’addition de paires de 100 livres,
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- on pourrait obtenir 24 circuits convenant pour les distances intermédiaires, soit un total de 45 circuits qui pourrait être porté à 60 par le système de surexploitation représenté figure 3.
- Dans le type à jumelage multiple, on réalise l’augmentation de la conductivité sans accroissement de capacité en recourant à un système de jumelages successifs. Deux paires de conducteurs, réalisées chacune comme il a été expliqué ci-dessus, sont tressées ensemble pour former une double paire qui peut être utilisée comme les paires diagonales du type à quatre paires. Deux doubles paires peuvent ensuite être tressées ensemble pour former un câble de conductivité quadruple. Des âmes à huit conducteurs sont disposées ainsi et tout l’ensemble peut être torsadé par petits groupes de paires ou par paires isolées.
- Les noyaux d’un câble à quatre paires ou à jumelage multiple sont quelquefois entourés d’une couche de conducteurs jumelés ordinaires ou d’une ou plusieurs couches de conducteurs protégés, destinés au service télégraphique.
- Les câbles ainsi complètement construits, prêts pour le doublage, sont au préalable séchés dans des étuves ou dans des chambres à vide pour augmenter l’isolation. Ils passent ensuite dans une presse à plomb, à la manière en usage pour les autres câbles. Immédiatement après cette opération, le câble est immergé et, lorsqu’il est froid, on effectue des essais de conductivité et d’isolation. En ce qui concerne ce dernier essai, on peut remarquer qu’un isolement de 10000 ou 20000 mégohms par mille est souvent obtenu et que, si la résistance d’isolement tombe beaucoup au-dessous de 5 000 mégohms par mille,la capacité électrostatique s’élève: En Angleterre, ces câbles sont presque invariablement placés dans des tuyaux de 3, 3 1/4 et 4 pouces, les joints étant faits tous les 176 yards environ (160 mètres environ) et scellés par un manchon en plomb. Les joints sont essayés sous une pression de 20 livres par pouce carré (ike 400 par centimètre carré); le câble, sur toute sa longueur, doit être absolument étanche à l’air. Lorsqu’on fait les joints de câble à quatre paires ou à jumelage multiple, il faut, pour obtenir d’égales longueurs de conducteurs, observer ce qui suit :
- i° Dans chaque paire quadruple, les âmes de même couleur ne doivent pas être réunies, mais on doit faire un changement de couleur régulier ; 20 les positions diagonales des paires sont maintenues.
- Surexploitation. — La figure 3 représente une
- méthode économique pour utiliser un câble à quatre paires, et une disposition semblable peut être employée avec le type à jumelage multiple.
- Fig. 3. — Principe de la surexploitation.
- Cette méthode repose sur l’emploi de petits transformateurs dont les primaires sont reliés aux téléphones t,t, t, t, tandis que les secondaires ont leur point central accessible et sont, comme l’indique la figure, connectés entre eux et reliés aux conducteurs du câble.
- On a ainsi sept circuits avec quatre paires de conducteurs. L’expérience a montré qu’il y avait absence complète de perturbations dues à des effets d’induction d’un quelconque des circuits téléphoniques sur un autre, pendant des communications simultanées.
- Il devrait être regardé comme un axiome par les organisateurs des lignes téléphoniques, que l’espace réservé à la conduite, étant réalisé à prix élevé, doit être rempli aussi exactement que possible, en même temps qu’une basse capacité mutuelle est assurée entre les conducteurs.
- Les câbles à paires par quatre sont particulièrement avantageux pour former les lignes troncs en en raison du grand nombre^ de fils de jonction et de lignes d’abonnés qu’on peut y loger sans détriment de leur fonction principale, et sans augmentation de la capacité des conducteurs réunis dans le noyau principal.
- Malgré le grand succès obtenu par l’emploi des câbles téléphoniques, même pour des distances considérables, il ne s’ensuit pas que les lignes aériennes cessent d’être nécessaires; non seulement elles sont indispensables pour assurer les communications télé-, phoniques à grande distance, mais l’énorme accroissement du trafic ne permet plus de trouver sur les grandes voies la place nécessaire pour loger tous les fils. A. M.
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- BREVETS
- Système de combinateur pour haute tension. — Krizik. — Brevet autrichien n°3i n5.
- Lorsque l’on dépasse la tension de 5oo volts, dans les installations de traction à courant continu à haute tension, les combinateurs actuels sont insuffisants en raison des arcs puissants qui se forment à la rupture des contacts servant à établir les divers couplages. Pour éviter toute détérioration de ces contacts, l’on prévoit un interrupteur à haute tension / comportant deux branches qui sont écartées l’une de l’autre par le jeu d’une came calée sur l’axe de commande du cylindre du combinateur. Le profil de cette came est tel que l’interrupteur précédent est ouvert tant que le cylindre de couplage se trouve à une position intermédiaire entre deux crans successifs. Les plots et les balais du combinateur sont donc à l’abri de tout dommage, puisque la rupture des circuits se fait toujours sur l’interrupteur 1.
- Dispositif de protection pour les lignes. — C.-P. Steinmetz. — Brevet américain n° 860 997.
- L’on emploie souvent pour la protection des lignes contre les décharges atmosphériques un éclateur en série avec une résistance ohmique élevée et branché entre la ligne à garantir et la terre. En général, la résistance est formée par • des crayons en graphite aggloméré. Le graphite a l’inconvénient de brûler petit à petit à l’usage, de telle sorte que la conductivité de la résistance diminue progressivement.
- On peut, à ce point de vue, le remplacer avantageusement par un oxyde métallique. D’autre part, en augmentant convenablement la proportion d’oxyde aux extrémités des crayons, et en diminuant ainsi la résistivité dans ces régions, l’on évite la formation d’arcs qui se produisent souvent, avec les dispositifs ordinaires, entre les crayons et les supports métalliques qui les maintiennent, en raison du mauvais contact. Au lieu d’augmenter la proportion d’oxyde, l’on peut encore ajouter une substance augmentant également la conductivité.
- Commutateur automatique pour locomotives et automotrices alimentées, soit par courant continu, soitpar coui'ant monophasé. — British Thomson Houston Company. — Brevet anglais n° 22 347 (1906).
- Avec les lignes de traction alimentées, tantôt par
- du courant monophasé à haute tension, tantôt par du courant continu à moyenne tension, la perche dfe trolley (ou l’archet) recueillant le courant doit étrè reliée tantôt au primaire d’un transformateur T abaissant la tension, tantôt directement à un combinateur G pour courant continu et aux circuits des moteurs; suivant le mode d’alimentation. Avec le dispositif suivant, cette substitution peut être rendue automatique :
- Le câble venant de la prise de courant est relié au primaire d’un petit transformateur t auxiliaire relié en série avec un solénoïde ou un électro-aimant s, et avec la terre, par l’intermédiaire éventuel d’une résistance ohmique de réglage. Le secondaire dii transformateur t est connecté à un deuxième solénoïde s2, et enfin les solénoïdes s, et s2 ferment respectivement, lorsqu’ils sont excités, des interrupteurs intercalés sur les circuits du transformateur T ou du combinateur G. Lorsque le fil de trolley est relié à une source à courant continu, le solénoïde fonctionne donc et établit les connections convenables. Si, ait contraire, la ligne d’alimentation est soumise à une tension alternative, l’impédance relativement grande du primaire de l et du solénoïde S\ limite le courant dans ce dernier à une valeur insuffisante pour actionner l’interrupteur correspondant; quant au solénoïde s2, il est, cette fois, traversé par un courant provenant du secondaire du transformateur t, et l’on peut choisir aisément des proportions telles que ce courant soit suffisamment énergique pour fermer l’interrupteur en série avec le primaire du transformateur principal T. Pour diminuer l’énergie perdue dans le solénoïde s, lorsqu’il est excité, un contact manœuvré par ce solénoïde peut intercaler. automatiquement une résistance ohmique qui réduit le courant à la valeur minima nécessaire pour maintenir l’interrupteur fermé, une fois la course de cet interrupteur terminée.
- Enseigne lumineuse pour la disti'ibution de l’heui'e. — W.-li. Wentz. — Brevet américain n° 883 992 publié le 7 avril 1908 (valable depuis le 22 décembre 1904).
- L’on a souvent proposé d’employer les tours et les monuments de grande hauteur pour la distribution de l’heure le soir. A cet effet, l’on peut former les chiffres nécessaires au moyen de lampes à incandescence mises en action en temps voulu par un commutateur tournant, contrôlé par une horloge.
- Le problème revient alors à chercher des combi-
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- naisons permettant de réduire au minimum le nombre
- Fig. x. — Enseigne lumineuse pour la distribution de l’heure.
- de lampes nécessaires. Dans ce but, l’inventeur propose la distribution ci-contre (fig. i) qui fournit
- toutes les combinaisons voulues tout en respectant suffisamment la forme usuelle des ahifîres(i).
- (*) Un système analogue en principe et dô îi l’ingénieur russe Ilourko a été disposé pendant quelque temps, l’hiver dernier, au-dessus de la plate-forme du deuxième étage de la Tour Eiffel. Le commutateur était il tiges et à augets de mercure, mais la rupture des courants se faisait entre deux charbons ; des relais également à mercure commandaient d’ailleurs les circuits des lampes. I/enscmble semble avoir fonctionné d’une manière satisfaisante pendant les essais. La disposition adoptée pour la constitution des lettres était du reste différente de celle préconisée par M. W.-F. Wcntz. (N. D. L. R.)
- VARIÉTÉS
- LEGISLATION
- Décret du 17 mai 1908 sur le cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d'énergie électrique par une commune ou un syndicat de communes {Suite).
- CHAPITRE III
- TARIFS ET CONDITIONS DU SERVICE
- Tarif maximum,
- Art. ii. — Les prix auxquels le concessionnaire est autorisé à vendre l’énergie électrique ne peuvent dépasser les maxima suivants (1) :
- Vente au compteur.
- Pour l’éclairage, le kilowatt-heure.............
- Pour tous autres usages, le kilowatt-heure......
- Vente & forfait.
- « Pour l’éclairage, le kilowatt-an................
- « Pour tous autres usages, le kilowatt-an. . .
- (*) Le cahier des charges peut fixer des maxima différents, suivant les conditions de présence, d’horaire, d’utilisation et de consommation; il peut stipuler, notamment, des réductions pour les abonnés dépassant ou garantissant un minimum déterminé de consommation, pour les abonnés utilisant le courant à des heures ou pendant des saisons déterminées et, d’une manière générale, pour les abonnés acceptant des sujétions spéciales.
- Pour la vente à forfait, la période d’un an peut être remplacée par une période d’une durée différente*
- Abaissements de tarifs (*).
- Si le concessionnaire abaisse pour certains abonnés les prix de vente de l’énergie pour l’éclairage électrique, avec ou sans conditions, au-dessous des limites fixées par le tarif maximum prévu ci-dessus, il sera tenu de faire bénéficier des mêmes réductions tous les abonnés placés dans les mêmes conditions de puissance, d’horaire, d’utilisation, de consommation et de durée d’abonnement.
- A cet effet, il devra établir et tenir constamment à jour un relevé de tous les abaissements consentis, avec mention des conditions auxquelles ils sont subordonnés. Un exemplaire de ce relevé sera déposé dans chacun des bureaux où peuvent être contractés des abonnemenls et tenu constamment à la disposition du public et des agents du contrôle.
- Tarifs applicables aux services publics.
- •V
- Art. 12. — Los services publics de l’Etat et des dé-
- (*) Les deux derniers alinéas doivent figurer dans les cahiers des charges de toutes les concessions comportant un privilège pour l’éclairage électrique. Pour celles qui ne comportent qu’un privilège d’une durée limitée, il peut être stipulé que ces deux alinéas cesseront d’être appliqués quand le privilège prendra fin. Ils sont facultatifs pour les concessions qui ne comportent pas de privilège* _
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- T. Il (2* Série). —N° 24.
- parlements bénéficieront d’une réduction de... % sur le tarif maximum prévu à l’article ci-dessus (').
- Les établissements publics et les associations agricoles organisées par l’administration en vertu des lois du 16 septembre 1807, du 14 floréal an XI et du 8 avril 1898 ou autorisées en conformité des lois des 21 juin i865-22 décembre 1888 bénéficieront d’une réduction de... %.
- « L’énergie nécessaire pour les besoins de la commune sera fournie, aux prix et dans les conditions ci-après :
- « Eclairage des voies publiques......................
- « Eclairage des bâtiments municipaux.................
- « Tous autres usages.................................
- « La commune s’engage à prendre..................(2).
- « Sous réserve de cet engagement, elle reste libre d’adopter tous autres systèmes d’éclairage ou de se procurer par tout autre procédé l’énergie nécessaire à ses services. »
- Obligation de consentir des abonnements sur tout le parcours de la distribution.
- Art. i3. — Sur tout le parcours de la distribution, le concessionnaire sera tenu, dans le délai d’un mois à partir de la demande qui lui en aura été faite, de fournir l’énergie électrique dans les conditions prévues au présent cahier des charges à toute personne qui demandera à contracter un abonnement pour une durée d’au moins... Lorsque la puissance demandée excédera... kilowatts, le concessionnaire pourra exiger que le demandeur lui garantisse pendant... années une recette brute annuelle de... francs par kilowatt demandé.
- Si le service du nouvel abonné exige des travaux complémentaires sur le réseau, le délai d’un mois prévu pour la fourniture du courant sera prolongé du temps nécessaire à l’exécution de ces travaux.
- « En aucun cas, le concessionnaire ne pourra être astreint à dépasser la puissance maximum de... kilowatts pour l’ensemble de la distribution.
- « Si les demandes viennent â dépasser la puissance disponible, elles seront desservies dans l’ordre de leur inscription sur un registre spécial tenu à cet effet.
- « Si, dans le délai d’un an après constatation de l’insuflisance de la puissance disponible, le concessionnaire ne s’est pas mis en mesure de fournir tout le courant qui lui est demandé, la clause relative au privilège d’éclairage sera abrogée de plein droit (3). »
- (') La réduction sur le tarif maximum stipulée au profit de services publics de l’Etat et des départements 11e peut être inférieure à 20 % ;
- (2) La commune peut s’engager à demander au concessionnaire tout ou partie du courant nécessaire à ses services, et stipuler toutes dispositions utiles pour régler les. conditions de la fourniture et les prix.
- (3) Le dernier alinéa n’est applicable qu’au cas de privilège pour l’éclairage.
- Obligation d’étendre le réseau.
- Art, 14. — Le concessionnaire sera tenu d’installer toute ligne pour laquelle un ou plusieurs des propriétaires des immeubles à desservir lui garantiront, pendant cinq ans, une recette brute annuelle de... francs par mètre courant de canalisation aérienne ou une recette brute annuelle de... francs par mètre courant de canalisation souterraine, la longueur à établir étant comptée à partir du réseau déjà existant, sans y comprendre la longueur des branchements qui desserviront chaque immeuble.
- Les projets de la ligne réclamée devront être présentés par le concessionnaire dans le délai d’un mois à partir de la demande qui lui en aura été faite. La ligne devra être achevée et mise en service dans le délai de... mois (*) à dater de l’approbation des projets, si sa longueur est inférieure à... mètres, et dans le délai de... mois, si sa longueur est supérieure.
- « Le concessionnaire sera dispensé de l’obligation d’éténdre le réseau si les demandes d’abonnement dépassent la puissance disponible sur le maximum prévu à l’article i3 ci-dessus (2). »
- Branchements et colonnes montantes.
- Art. i5. — Les branchements sur les canalisations établies sur ou sous les voies publiques, ayant pour objet d’amener le courant du réseau à l’intérieur des immeubles desservis jusques et y compris soit la boîte du coupe-circuit principal, soit le poste de transformateur, seront installés et entretenus par le concessionnaire et feront partie intégrante de la distribution. Les frais d’installation des branchements seront remboursés au concessionnaire par les propriétaires ou abonnés, conformément au tarif ci-après :
- « Les propriétaires ou abonnés qui garantiront une consommation d’au moins... kilowatts-heure par an pendant... années seront dispensés du remboursement des frais d’installation des branchements, à condition d’y substituer le payement d’un loyer mensuel, conformément au tarif ci-après :
- a....................................................
- « Lorsque le loyer aura été payé pendant la période mentionnée ci-dessus, les frais d’installation du branchement seront considérés comme amortis et les abonnés desservis au moyen de ce branchement en jouiront gratuitement.
- « Les frais d'installation des branchements resteront entièrement à la charge du concessionnaire, si les propriétaires ou abonnés garantissent une consommation
- (') En aucun cas, le délai 11e doit excéder six mois.
- (2) A insérer seulement lorsque la puissance à fournir par le concessionnaire est limitée par le cahier des charges.
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- l'3'Juin 1908.
- d’au moins ... kilowats-heure par an, pendant ... années. »
- Les branchements intérieurs, les colonnes montantes et toutes dérivations seront établis et entretenus par les soins et aux frais des propriétaires des immeubles.
- «-Toutefois, si les propriétaires le requièrent, le concessionnaire sera tenu d’exécuter et d’entretenir lui-mème ces installations, moyennant une rémunération calculée conformément au tarif ci-après :
- «.....................................................
- Les tarifs prévus au présent article seront révisables à toute époque par une délibération du conseil municipal, acceptée par le concessionnaire et approuvée par le préfet.
- Compteurs.
- Art. iG. — Les compteurs servant à mesurer les quantités d’énergie livrées aux abonnés par le concessionnaire seront d’un des types approuvés parle Ministre des Travaux publics, après avis du Comité d’électricité institué conformément, à la loi du i5 juin 1906. Pour chaque type, le Ministre déterminera la valeur des écarts dans la limite desquels les compteurs seront considérés comme exacts.
- Les compteurs seront posés, plombés et entretenus par le concessionnaire.
- L’abonné aura la faculté de les fournir lui-même ou de demander au concessionnaire de les fournir en location (»).
- Si le compteur appartient à l’abonné, le concessionnaire percevra, à titre de frais de pose, une somme de ... et, ii titre de frais de location et d’entretien, une somme mensuelle de ... (2).
- Vérification des compteurs.
- Art. 17. — Le concessionnaire pourra procéder à la vérification des compteurs aussi souvent qu’il le jugera utile, sans que cette vérification donne lieu à son profit à aucune allocation en sus des frais d’entretien mentionnés à l’article précédent.
- L’abonné aura toujours le droit de demander la vérification du compteur, soit par le concessionnaire, soit par un expert désigné d’un commun accord ou, à défaut d’accord, désigné par l’ingénieur en chef du contrôle
- (*) La commune peut spécifier que la fourniture du compteur sera toujours faite par le concessionnaire. Dans ce cas, les quaire derniers alinéas de l’article iG seront remplacés par un paragraphe 'unique ainsi conçu : « Les compteurs seront fournis, posés, plombés et entretenus par le concessionnaire qui percevra, è titre de rémunération pour ce service, une somme mensuelle de ... »
- (2) Les redevances pour pose, entretien ou location du compteur peuvent être variables suivant sa puissance et sa nature.
- des distributions d’énergie électrique. Les frais de la vérification seront à la charge de l’abonné, si le compteur est reconnu exact ou si le défaut d’exactitude est à son profit; ils seront i\ la charge du concessionnaire si le défaut d’exactilude est au détriment de l’abonné.
- Police d*abonnement.
- Art. 18. — Les contrats pour la fourniture de l’énergie électrique seront, établis sous la forme de polices d’abonnement, conformes aux modèles arrêtés d’accord entre le concessionnaire et le maire autorisé à cet effet par le conseil municipal. Il ne pourra être dérogé aux dispositions contenues dans ces modèles que par une convention spéciale entre le concessionnaire et l’abonné, soumise aux conditions stipulées dans les deux derniers alinéas de l’article 11 ci-dessus.
- Dans le cas où il y aurait lieu, au cours de la concession, d’apporter des modifications aux modèles de police, à défaut d’accord entre la municipalité et le concessionnaire, il serait statué parle Ministre des Travaux publics, après avis du Comité d’électricité.
- « Avances sur consommation. — L’abonné sera tenu, sur la demande du concessionnaire, de lui verser, ;i titre d’avance sur consommation, une somme qui ne pourra être supérieure à ... par hectowatt de puissance du compteur.
- « Cette avance ne sera pas productive d’intérêt et sera remboursable à l’expiration de l’abonnement. »
- Surveillance des installations intérieures.
- Art. 19. — Le courant ne sera livré aux abonnés que s’ils se confonneiU, pour leurs installations intérieures, aux mesures qui leur seront imposées par le concessionnaire, avec l’approbation de l’ingénieur en chef du contrôle, en vue soit d'empêcher les troubles dans l’exploitation, notamment les défauts d’isolement et la mise en marche ou l’arrêt brusque des moteurs électriques, soit d’empêcher l'usage illicite du courant, soit d’éviter une déperdition exagérée d’énergie dans les branchements et colonnes montantes avant les compteurs.
- Le concessionnaire sera autorisé,à cet effet, à vérifier, à toute époque, l’installation intérieure de chaque abonné.
- Si l’installation est reconnue défectueuse, le concessionnaire pourra se refuser à continuer la fourniture du courant. En cas de désaccord sur les mesures ù prendre en vue de faire disparaître toute cause de daqger ou de trouble dans le fonctionnement général de la distribution, il sera statué par l’ingénieur en chef du contrôle, sauf recours au Ministre des Travaux publics, qui décidera,' après avis du Comité d’électricité.
- En aucun cas, le concessionnaire n’encourra de responsabilités à raison des défectuosités des installations qui 11e seront pas de son fait.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. II (2e Série). — N°24.
- Conditions particulières du service. Art. 20 (*)................................
- CHAPITRE IV
- DURÉE DE LA CONCESSION. RACHAT ET DÉCHÉANCE
- Durée de la concession.
- Art. 21. — La durée de la présente concession est fixée à... années (2); elle commencera à courir de la date de son approbation définitive (3).
- Reprise des installations en fin de concession.
- Art. 22. — A l’époque fixée pour l’expiration de la concession, la commune aura, moyennant un préavis de x ans, la faculté de se subroger aux droits du concessionnaire et de prendre possession de tous les immeubles èt ouvrages de la distribution et de ses dépendances.
- Si la commune use de cette faculté, les usines, sous-slations et postes transformateurs, le matériel électrique et mécanique, ainsi que les canalisations et branchements faisant partie de la concession, lui seront remis gratuitement, et il ne sera attribué d’indemnité au concessionnaire que pour la portion du coût de ces installations qui sera considérée comme n’étant pas amortie. Cette indemnité sera égale aux dépenses dûment justifiées, supportées par le concessionnaire pour l’établissement de ceux des ouvrages ci-dessus énumérés subsistant en fin de concession, qui auront été régulièrement exécutés pendant les n dernières années de la concession, sauf
- déduction pour chaque ouvrage de ~ de sa valeur pour
- chaque année écoulée depuis son achèvement. L’indem-
- (*) L’article 20 indique si l’énergie doit être à la disposition des abonnés en permanence, ou si le service peut être normalement suspendu à des heures déterminées, qui peuvent être variables suivant les saisons.
- Il peut contenir, en outre, des conditions spéciales qui seraient stipulées pour la fourniture de l’énergie à certaines catégories d’abonnés.
- (2) La durée ne peut être supérieure à 40 ans.
- (3) Lorsque la concessions pour objet l’extension d’une concession déjà existante, elle doit prendre fin à la même date que là concession principale, et l’article 21 détermine la date d’expiration pour l’ensemble du réseau.
- pité sera payée au concessionnaire dans les 6 mois qui suivront l’expiration de la concession (*)*
- En ce qui concerne le mobilier et les approvisionnements, la comriiune se réserve le droit de les reprendre en totalité ou pour telle partie qu’elle jugera convenable, mais sans pouvoir y être contrainte. La valeur des objets repris sera fixée à l’amiable ou à dire d’experts, et payée au concessionnaire dans les 6 mois qui suivront leur remise à la commune.
- u Si la commune ne prend pas possession de la distribution, le concessionnaire sera tenu d’enlever à ses frais et sans indemnité toutes celles de ses installations qui se trouvent sur ou sous les voies publiques ; il pourra toutefois abandonner sans indemnité les canalisations souterraines, à condition qu’elles 11’apportent aucune gène aux services publics (2). »
- Dans tous les cas, la commune aura la faculté, sans qu’il en résulte un droit à indemnité pour le concessionnaire, de prendre, pendant les 6 derniers mois de la concession, toutes mesures utiles pour assurer la continuité de la distribution de l’énergie en fin de concession, en réduisant au minimum la gêne qui en résultera pour le concessionnaire. Elle pourra notamment, si les sous-stations et postes de transformateurs n’appartiennent pas en propre au concessionnaire ou s’il ne produit pas le courant dans des usines faisant partie de la concession, desservir directement les abonnés par des sous-stations ou postes de transformateurs nouveaux, en percevant à son profit le prix de vente de l’énergie, et d’une manière générale prendre toutes les mesures nécessaires pour effectuer le passage progressif de la concession ancienne à une concession ou à une entreprise nouvelle.
- (A suivre).
- (*) Lorsque la concession comprend un privilège d’éclairage, la période sur laquelle porte l’indemnité ne peut excéder i5 ans.
- Lorsque la concession ne comprend pas de privilège d’éclairage, le cahier des charges peut stipuler que l’indemnité portera sur tous les ouvrages établis pendant la durée de la concession.
- (2) La commune peut ne pas se réserver la faculté d’obliger le concessionnaire à enlever ses installations en fin de concession et prendre l’engagement de les racheter dans tous les cas. Les modifications suivantes doivent alors être apportées à la rédaction de l’article 22 :
- Premier alinéa : les mots « la commune aura, moyennant un préavis de 2 ans, la faculté de se subroger » sont remplacés par les mots « la commune sera subrogée » et les mots « et de prendre possession » sont remplacés par les mots « et prendra possession ».
- Deuxième alinéa : les mots a si la commune use de celle faculté » sont supprimés et les mots « régulièrement exécutés » sont remplacés par les mots « exécutés après autorisation du conseil municipal ».
- L’alinéa placé entre guillemets est supprimé.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrometallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- BREVETS (')
- 387 258, du i5 février 1908. — Polyphos Elec-trizitats-ges. — Procédé de transmission d’images par le courant électrique.
- 387 334, du 18 février 1908. — De Guillen Garcia. — Perfectionnements dans la transmission télégraphique.
- 387 283, du 17 février 1908. — Société Vernes, Guinet, Sicros Cle. — Dispositif de suspension élastique pour armature d’électro-aimant.
- 387 310, du 17 février 1908. — Fynn. — Perfectionnements relatifs aux moteurs à induction à courants alternatifs.
- 387 372, du 19 février 1908. — Midgley. — Dispositif pour produire et transmettre l’énergie électrique.
- 387 386, du 20 février 1908. — Prott. — Procédé de réglage des machines dynamos.
- 387 167, du 12 février 1908. — Société Vedo-velli Priestley et Cie. — Système de tableau de distribution électrique.
- 387 180, du 12 février 1908. — Société anonyme Westinghouse. — Perfectionnements dans les égalisateurs de charge.
- 387 319, du 18 février 1908. — Siemens Schu-ckert-wehke. — Régulateur pour circuits électriques.
- 387 390, du 20 février 1908. — Société Française des Téléphones, système Berliner. — Système d’interrupteur électro-magnétique.
- 387 266, du i5 février 1908.— Loring. — Machine dynamo-électrique.
- 387 i5o, du 12 février 1908. — Gross. — Per-
- (') Liste de brevets concernant l'Electricité, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de lu Madeleine, à Paris.
- fectionnements aux dispositifs pour guider et supporter les charbons ou électrodes par paires dans les lampes électriques.
- 387 188, du i3 février 1908. — Huguenin. — Dispositif pour l’amorçage automatique des lampes à vapeur de mercure.
- 387 209, du i5 février 1908. — Compagnie Générale d’Electricité. — Lampe à vapeur de mercure.
- 387 324, du 4 mai 1907. — Compagnie Générale d’Electricité. — Système de suspension à la cardan appliqué aux filaments des lampes à incandescence.
- 387 420, du 21 février 1908. — Dierman. —Perfectionnements aux installations électriques.
- 387 474, du 24 janvier 1908. — Messier. — Moteur électrique composé d’une bobine unique.
- 387 625, du 27 février 1908. — Compagnie Générale d’Electricité. — Perfectionnements dans les alternateurs à grande vitesse.
- 387 65i, du 28 février 1908.— Boettcher.— Dynamo.
- 387 070, du 29 février 1908. — Wehrsen. — Disque pour machines d’induction ou à condensateur.
- 387 749, du 4 mars 1908. — Rady’d V’rad. — Procédé de fabrication de plaques positives pour accumulateurs.
- 387 467, du 22 juin 1907.'— Henning. — Appareil pour l’épreuve des bouchons de sûreté.
- 387 519, du 24 février 1908. — Electiiical Manu-eacturing C°. — Rupteur automatique.
- 387 655, du 28 février 1908. — Modigliani. — Parafoudre.
- 387 719, du 2 mars 1908. — Villard. — Compteur électrique pour rayons X.
- 387 726, du 2 mars 1908. — Picard. — Interrupteur commutateur.
- 387 732, du 3 mars 1908. — Sciieller. — Circuit d’oscillations pour la réception des courbes de résonance.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N» 24.
- 387 74o, du 3 mars 1908. — Petrus Jeanton. — Pince double et pince simple à douilles pour électriciens.
- 887 462, du G mai 1907. — Keller. — Dispositif de connexions pour électrodes de fours électriques.
- 387 GGo, du 28 février 1908. — PicKAnn. — Récepteur d’ondes.
- 387 609, du 27 février 1908. .— Allgemeine Elek-tricitàts ges. — Lampe à incandescence.
- 387 647, du 28 février 1908. —Société Bahrier, Renard et Turenne. — Perfectionnements aux lampes électriques.
- 387 7Î>o, du 10 janvier 1908. — Cardwell. — Machine à écrire télégraphique.
- 387 795, du 18 février 1908. —Shepherd. — Perfectionnements dans les systèmes de signaux d’alarme.
- 387 902, du 11 mai 1907. —Carpentier. — Téléphone.
- 387 p33, du 7 mars 1908. — Bellini. — Perfectionnements dans les postes de télégraphie sans lil.
- 387 982, du 9 mars 1908. — Biianly et Laurent. — Perfectionnements dans les détecteurs.
- 388 oo5, du 10 mars 1908. — Guggeniieimer. — Mode de connexion formant un objet- de fantaisie destiné à contenir un téléphone.
- 387 809, du 27 février 1908. — Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Perfectionnements aux systèmes de contrôle.
- 387 811, du 28 février 1908. — Société des Usines Hongroises de Caoutchouc. — (Société Ame). Plaques de séparation pour accumulateurs.
- 887 826, du 1?) mai 1907. — Lamy. — Accumulateurs électriques.
- 387 qo5, du 7 mars 1908. — Pieper. — Dispositif de réglage des combustibles dans les groupes électrogènes.
- 388 906, du 7 mars 1908. — Pieper. — Dispositif de réglage des combustibles dans les groupes’élec-trogènes mixtes.
- 388 ou, du 10 mars 1908. — Blef.ck. — Pile à deux liquides.
- 387 988, du 10 mars 1908. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Système de machine d’équilibre pour distribution de courant continu à plusieurs fils.
- 388 002, du 10 mars 1908. — Mf.nier. — Cordon conducteur souple.
- 388 028, du 10 mars 1908. —Ghassot. — Watt-heuromèlre.
- 387 841, du 5 mars 1908.—Langhein-Peanhauser-Werke-Ges. — Dispositif servant au plaquage galvanique des fils et lames métalliques.
- 387 760, du lojanvier 1908. —Poinsot.— Lampe cylindrique à incandescence.
- 387 792, du i/i mai 1907. — Compagnie Générale d’Electhicité. —Procédé de fabrication de filaments de tungstène.
- 387 9'|2, du 18 mai 1907. — Planciion. — Filaments et baguettes pour lampes électriques.
- 387 99I, du 10 mars 1908. — Siemens et IIalske Akt-Ges. — Procédé de fabrication de lampes à incandescence.
- 388 000, du 10 mars 1908. — Electrische Gluiilampenearrik Watt Sciiare Loti et Latz-ko. — Procédé de production cl’un joint conducteur.
- 388 001, du 10 mars 1908. — Jahoda et Electri-sciie Gluiilampenfatirik. — Lampe électrique à incandescence.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons fait allusion dans notre dernière chronique au projet de loi que notre ministre des finances se propose de déposer sur la participation de l’Etat aux bénéfices des concessions de chutes d’eau. Voici que de Suède nous arrive la nouvelle que le gouvernement, soutenu par de nombreux et importants journaux, a organisé une campagne pour le rachat et la monopolisation des chutes d’eau comme forces motrices.
- Il a même été déposé au Riksdag une première proposition tendant à la ratification de trois contrats rachetant les sources de « Cota Alf », opération qui coûterait à l’Etat la somme de 5oG/|0 000 couronnes; la force motrice acquise serait de 11 700 chevaux et serait utilisée pour les chemins de fer.
- M. Caillaux cherche volontiers ses principes de fiscalité à l'étranger. Que n’applique-t-il donc le régime du monopole aux chutes d’eau? il sera en cela plus logique avec lui-même et avec les partisans de l’Etat socialiste dont l’idéal est de monopoliser entre les mains de fonctionnaires tous les grands services publics. Mais non ! pour le moment, l’Etat, étant en déficit, se contentera de légiférer en
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- laissant aux industriels, toujours dupes, le soin pénible de réaliser les chutes d’eau, de les aménager et de les faire rapporter ; et celui qui n’aura couru aucun des aléas et des risques de premier établissement recueillera sans mal les bénéfices de l’exploitation.
- L’Etat ne devrait-il donc pas favoriser ces entreprises par tous les moyens possibles et encourager les initiatives privées à mettre en valeur notre domaine public. Toutes ces affaires devraient à l’origine profiter de l’immunité de l’impôt comme les habitations à bon marché.
- L’impôt sous toutes ses formes passe pour une charge d’exploitation ; il pourrait tout aussi bien être considéré comme une part des bénéfices puisqu’on fin de compte il les diminue et que sa quotité est assez élevée pour proscrire toute nouvelle intervention de l’Etat au partage des bénéfices.
- Autre nouvelle fiscale! Nos lecteurs n’ignorent pas qu’en Angleterre et aux Etats-Unis les titres sont plutôt nominatifs qu’au porteur. Il paraît que, pour contraindre les porteurs français aux mêmes préférences, le gouvernement proposerait l’abrogation des lois qui permettent de mettre opposition sur les titres au porteur volés ou perdus.
- Le marché du cuivre avait semblé se ranimer et quelques gros ordres d’achat de Standard avaient porté les cours à 09 ;0 ; mais le mouvement de réaction n’a pas tardé à se manifester et toute l’avance gagnée a été reperdue : absence ou plutôt retrait des spéculateurs et désintéressement des consommateurs : celui-ci est de tous les pays. En Angleterre, les affaires se ralentissent et en France, en Allemagne et en Italie les avis sont encore moins encourageants. De fait, en France, à l’exception de Paris qui est tout en eilerves-cence à la suite de la modification des tarifs des secteurs, les affaires en cours s’achèvent, mais les nouvelles ne surgissent pas ou 11’aboutissent guère.
- Les étrangers importent cependant et se créent des débouchés à n’importe quelles conditions! Ne les voit-on pas triompher à l’exposition de Marseille que nous serions tenté de qualifier (il s’agit de Marseille) « l’apothéose des électriciens étrangers ».
- L’examen de certaines entreprises de tramways nous avait conduit à parler du relèvement des tarifs de transports et à dire qu’à Londres ces derniers avaient été légèrement augmentés ; le Central London, le Two Penny Tube que tous les Français con-
- naîtront bientôt, après leur visite à l’Exposition franco-britannique, a profite dernièrement d’un remaniement général des tarifs des métropolitains et des lignes d’omnibus, remaniement qui a porté à i5 centimes les tarifs de 10 centimes, à 20 ceux de i5 et à 3o ceux de 25.
- Eh bien! à l’assemblée générale du 11 mai dernier de l’Underground Electric Railways, ITm des métropolitains en question, le président s’est élevé avec véhémence contre les taxes et impôts qui grèvent l’entreprise, malgré l’avis de la commission royale des transports qui avait émis le vœu qu’une subvention ou une remise totale ou partielle d’impôts soit accordée aux Sociétés dont les services peuvent être qualifiés d’utilité publique. Sir Edgar Speyer qualifiait d’injustes ces taxes et impôts et déclarait que, plus que tout autre, l’Underground Electric Railways C° était en droit de bénéficier de l’exception proposée par la commission royale, puisqu’en créant les voies souterraines, elle économisait aux contribuables les frais d’amélioration des voies publiques dont rélargissement eut été inévitable pour parer aux inconvénients de la congestion du trafic.
- Nos lecteurs que cette question intéresserait se reporteront avec fruit à l’article très documenté de M. Bellct dans la Revue économique internationale du 20 janvier 1908 ; ils y trouveront d’autres raisons de la justification d’un relèvement de tarifs, et pas un esprit sensé au courant des affaires industrielles, nous ne disons pas financières, pas un esprit sensé n’hésitera, à souscrire à ses conclusions ; il y va de l’intérêt du public comme de celui des actionnaires.
- Toute tentative de ce genre ne réussit pourtant pas. La Compagnie des Omnibus de Berlin avait obtenu l’autorisation de majorer de deux pfennigs le prix des places.
- Or, le nombre des voyageurs a baissé de 9 5oo 000 à 6 800 000 dans les mêmes périodes correspondantes de 1907 et 1908, si bien que la compagnie demande maintenant l’autorisation de revenir à son ancien tarif. Il faut un certain doigté dans l’application de ces réformes, et il n’entre pas dans nos vues de les appliquer aux systèmes démodés de transports. Seuls la vitesse et le confort ont droit à quelques égards, et c’est dans ce sens qu’il faut interpréter nos idées.
- La Société Siemens et Halske, de Berlin, répartit cette année un dividende de 11 % contre zo % l’année dernière.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. Il (2* Série). — N» 24.
- Le compte de profits et pertes se présente comme ci-dessous :
- Avoir
- Report igo5-o6. .. ........ M.
- Bénéfice de 1906-1907......
- Total.............
- Doit
- Frais généraux............. M.
- Intérêts des obligations. . . .
- Amortissements.............
- Bénéfice net...............
- Total.............
- Le capital actions et obligations figurant au bilan pour la somme de 81 839000 marks, les bénéfices nets sont un peu supérieurs aux 10 % du capital ; mais remarquons toutefois que les amortissements sont prélevés auparavant; et si nous comptions comme dans le plus grand nombre de nos affaires françaises, nous admettrions que les bénéfices nets représentent les 12 % du capital. En examinant en février et avril derniers les bilans des Sociétés Brown Boveri et Lahmeyer,nous disions combien ils étaient clairs dans leur forme et l’avantage que présentait en regard des immobilisations le chiffre respectif des amortissements de chaque chapitre. La même remarque s’applique à celui de la Société Siemens et Ilalske et permet de constater que le chiffre des amortissements de 1.379 409 m. 84 se répartit entre les immeubles, le petit matériel et l’outillage, les machines-outils, les machines pour l’exploitation et les modèles, et pour ces quatre derniers postes les amortissements sont exactement égaux aux immobilisations de l’année. Voilà un mode d’administration financière qui dénote un sens industriel des affaires et qui donne , à une société la plus grande force pour se soutenir dans les temps de crise et se développer dans les temps de prospérité ; l’outillage sans cesse renouvelé ou amélioré, les modèles annihilés moralement, permettant une adaptation au goût du moment (car il y a une mode malheureusement en matière de construction électrique) donnent au constructeur toute latitude pour ses prix de revient et partant ses prix de vente.
- Dans la répartition du bénéfice net, on retrouve encore un versement de 5oo 000 marks à la réserve spécial^, et 35o 000 marks au fonds de prévoyance. Le rapport du Conseil donne de très intéressants détails
- sur l’activité des différentes branches de la construction : lampes à incandescence avec filaments de charbon ou de tantale, charbons d’éclairage, construction de lignes de tramways ou de chemins de fer, participation aux exploitations de la Siemens Elek-trische Betriebe A. G. ou d’une société pour la fabrication de l’acier, etc. Ces participations figurent au bilan pour la somme de 63 83a 853 m., 12. Au point de vue social, n’ayons garde de noter qu’un nouveau règlement de travail ayant été introduit dans les usines berlinoises de la Société, les ouvriers appartenant au syndicat des métallurgistes allemands provoquèrent une grève qui se termina d’elle-même au bout de trois mois, tandis que, dans l’intervalle, la plus grande partie des grévistes avait été remplacée. Une conséquence inattendue de cette grève fut de provoquer l’essor de la Société de secours dont aucun membre, suivant les statuts, ne peut faire partie d’un autre syndicat.
- L’an dernier, les amortissements s’étaient élevés à i 485 3i4 m.,20 et les bénéfices nets à 7 964 729 m.,87.
- Siemens et Halske possède une importante participation dans la Société Siemens Schuckert Werke, G. m. b. h. de Berlin. Le compte de profits et pertes se solde par un bénéfice brut de 17 327914m., 46 et un bénéfice net de 10 i65 53i m.,33, après prélèvement de 1 227 374 m.,68 pour les frais généraux et de 5 410 008 m.,35 pour les amortissements. Les actionnaires reçoivent 8986 588 m.,33 qui représentent les 4/5 des bénéfices nets, amortissements déduits.
- Toutes les branches de la construction électrique ont occupé l’activité des ateliers et notamment celle des turbines, des commutateurs et des moteurs de laminoirs. Ceux-ci atteignent des puissances individuelles de 8 000 et 10 000 chevaux à 60 et 100 tours. Ils sont de plus réversibles. Les commutateurs ont été construits pour des moteurs de 2 400 chevaux et même dans l’huile pour des puissances de 25 000 kilowatts sous 10 000 volts. Cette tendance à l’augmentation de la capacité des appareils est tout à fait du moment. C’est une conséquence naturelle dè la concentration de la production de l’énergie dans des stations centrales uniques avec un régime de distribution par sous-stations de transformations. L’économie de charbon, d’eau, de main-d’œuvre, de frais d’exploitation, en un mot, entraîne à des innovations que les plus fervents eussent dit impossibles ou tout au moins très éloignés. On ne peut que s’en féliciter.
- Ne terminons pas-sans signaler, d’autre part, la
- 1 010 825
- 10 974 825 o3
- 11 985 65o o3
- 789 36i 38 1 099 510 00
- 1 879 409 84 8 717 368 81 11 985 65o o3
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- 13 Juin 1908.
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- transformation de la Société Mix et Genest de Lyon en Société des Téléphones et Télégraphes de Lyon,
- système Mix et Genest. La Société Mix et Genest est allemande avec siège à Berlin ; son capital est de 5 millions de marks. Elle concède ses brevets à cette nouvelle Société des Téléphones et Télégraphes de Lyon, à charge par celle-ci de lui payer une redevance de 5 %. L’objet social est la fabrication, la vente et l’installation des matériel et appareillage électriques, notamment de ceux employés dans la télégraphie et la téléphonie. Le capital est de 8oo ooo francs divisé en 8 ooo actions de ioo francs, dont a a5o d’apport entièrement libérées ; il y a, de
- plus, 6 ooo parts bénéficiaires. Les apports comprennent, outre la propriété des brevets, le bénéfice des études, les modèles, etc., un lot de matériel et d’outillage, un lot de marchandises fabriquées et l’engagement de faire vendre à la Société une usine située à Lyon.
- Evidemment, il y a place en France pour une Société analogue en certaine de ses parties à notre Société des Téléphones. Le fonds de roulement de 5^5 ooo francs paraît suffisant au premier abord, mais à la condition que la Société ne l’immobilise pas dans des immeubles ou de l’outillage.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Alpes-Maritimes. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways électriques entre le Pont-Magnan, à Nice, et l’Eglise de la Madeleine. Cette ligne sera raccordée à la ligne n° i du réseau urbain des tramways de Nice.
- Bouches-du-Rhône. — Il est question d’installer la traction électrique sur la ligne d’Arles à Trinquetaille.
- Côte-d’Or. — La Chambre de Commerce de Bcaune donne un avis favorable à rétablissement du tramway de Dijon à Beaune.
- Eure-et-Loir. — La Chambre de Commerce de Chartres émet un avis favorable à l’utilité des projets de création des lignes de tramways suivantes : i° Cliàleau-ncuf à Digny-Senonches ; 2° Digny à La Loupe.
- Gironde. — Le projet tendant à la création d’une ligne de Lramways de Libourne à. Saint-André et Puisseguin est transmis au Ministère en vue de la déclaration d’utilité publique.
- Haute-Garonne. — Est déclaré d'utilité publique, par décret du 4 juin, l'établissement des Lramways de Toulouse à Villemer et de Corncbarrieu à Lévignac.
- Haute-Saône. — Est à l'étude le projet d’une ligne de tramways reliant, par le Haul-du-Them, les Vosges à la Haute-Saône.
- Indre. — Enquête d’utilité publique sur l’avant-projet des ligues de tramways suivantes : i° de Va tan à Chabris; a° d’Argenton à Eygurande ; 3° dlssoudun à La Châtre ; 4° de Tournon-Saint-Martin à Chàtillon.
- Meurthe-et-Moselle. — Le service des Ponts et Chaussées a terminé l’étude de la ligne de tramways Briey-Jœuf.
- Oise. — On projette l’établissement d’une ligne de tramways d’Orrouy à Compïègne.
- Pays-Bas. — Les projets suivants sont à l’étude : i° Réseau de tramways électriques à Arnhem et dans les environs de cette ville; 2° Tramway électrique entre Amsterdam et Utreclit avec embranchement sur Hilversum ; 3° Tramway électrique entre Emmerik et Kleef,par Nimè-gue.
- Suisse. —• Est approuvé le projet de construction du chemin de fer électrique à voie normale, de Martigny à Orsières.
- Italie. — Le gouvernement italien a décidé d’accorder une subvention de 7 5oo francs par année et par kilomètre, pendant 70 ans, en faveur du projet de chemin de fer de Domodossola à Camedo (Tessin).
- ÉCLAIRAGE
- Nord. — Le conseil municipal de Linsclles a accordé la concession de l’éclairage éle'ctrique de la commune, pour une durée de trente-cinq années, à la Société l’Energie Electric/ne du Nord de la France. Les travaux vont commencer incessamment et l’éclairage électrique pourra fonctionner au ie>' septembre prochain.
- Manche. — Le Conseil municipal d’Avranchcs a examiné les propositions concernant l’installation de l’éclairage électrique ; il n’a pris encore aucune décision à ce sujet.
- Suisse. — Le grand conseil du canton de Schalïhouse a voté, le 29 mai, une somme de800 ooo francs pour la construction d’une usine électrique cl les installations de distribution du courant.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2° Série). — Nc 24.
- ADJUDICATIONS
- FRANGE
- Le 27 juin, mairie d'Épinal (Vosges), construction d'une station radiotélégraphique à la Cense-Billol. Renseignements à la chefferie du génie d’Epinal.
- BELGIQUE
- Le 17 juin, à n heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science,à Bruxelles, établissement de l’équipement électrique aérien et des cônnexions électriques des rails dé la section de Bruxelles à Grimberghcm de la ligne de Bruxelles à Humbeek. Soumissions recommandées le 16 juin.
- Le 17 juin, à 11 heures, à la Bourse 'de Bruxelles, installation "de l’éclairage électrique à bord de quatre bateaux des services de passage d’eau a Anvers,22 237 fr.35 ; catit. : 2 000 francs (cahier des charges n° 1 209) ; prix des plans : 4 6*. 10.
- ; Le 19 juin, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, fpurniture de 1 600 mètres de cdbles électriques nécessaires à l’outillage des quais noS 5q et 60 du bassin Lefebvre caut. 2 000 francs ; cahier des charges : o fr. 5o.
- Le 24 juin, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue la Science, à Bruxelles, fourniture de 4^> 000 mètres fil de trolley rond, rainure en V de 53mm- ; 8 oôo mètres fils pour feeders aériens, rond, section ioomm2, et 8 5oo mètres id. id. section 65®m2. Soumissions recommandées le 23 juin.
- Le i5 juillet, à 11 heures, à la Société nationale des cheminsde fervicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, cbnstruction de la section de Manhay à Erezéc du chemin de fer vicinal de Comblain-la-Tour-Manhay-Melreux, 446 225 fr. 84 ; caut. : 4^000 francs. Soumissions recommandées le 14 juillet.
- ITALIE
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à
- Rome, achat de matériel électrique et de machines-outils pour les lignes de la Valtclline.
- ALLEMAGNE
- Le i5 juin, à l’administration de la ville, à Leipzigj fourniture d’une turbine à vapeur avec accessoires.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Prochainement à l’administration de la ville, à Nagy* beeskerek (Hongrie), extension de la centrale électrique.
- RUSSIE
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mariou-pol, établissement de conduites d’eau et d’installations d’éclairage électrique.
- ESPAGNE
- Le 3 juillet, à 12 heures, à la direction générale des postes et des télégraphes, Carrelas, 10, à Madrid, fourniture et pose des cables télégraphiques sous-'marins entre la péninsule et les Canaries et pour relier les îles des Canaries entre elles; çaul. : 102000 pesetas.
- URUGUAY
- Prochainement, au gouvernement de l’Uruguay, à Montevideo, établissement d’un nouveau réseau téléphonique.
- BULGARIE
- Le 20 juin, à la préfecture des finances du district, à Sopkia, fourniture et installation d’appareils complets pour les communications électriques entre les maisonnettes du garde et les stations des chemins de fer de l’Etat bulgare.
- SJAM
- Le 3o octobre, à 10 heures, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat siamois, à Bangkok, fourniture de 20 voitures à voyageurs à 8 roues, 20 wagons d’ensablement id. et du matériel en fer complet pour 28 voitures à 4 roues.
- PARIS,’— IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : .T.-B. Nouet.
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- Tome 11 (2° série).
- SAMEDI 20 JUIN 1908.
- Trentième année. — N° 25.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE
- JL’Éc
- UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- ^/1/iA^VVWWVVVN^VVVWVWVWVVVVVWVVWVVVVVVVVVVVV
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 357. — M. Leblanc. Noie sur la condensation (suite), p. 35g. — O. Allen. Le chemin de fer électrique de la Valle Brembana, (fin), p. 368.
- Extraits des publications périodiques. — Théories e.L généralités. Sur la recombinaiscn des ions dans les diélectriques, P. Lanuevin, p. 374. — Mesures. Un comparateur de résistances, W. Clark Fisher, p. 37G. — Applications mécaniques. Les stations génératrices abord des navires, G. Bellu/.zo, p 378. — Télégraphie et Téléphonie sans fil Sur la radiotélégraphie et la radiotéléphonie par oscillations entretenues, V. Poulsen, p. 379. — Brevets, p. 381. — Bibliographie, p. 382. —Correspondance, p. 383. —Variétés. Législation. Cahier des charges type pour la concession d'une distribution publique d’énergie électrique par une commune ou un syndicat de communes (fin), pi 383. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 380.
- ÉDITORIAL
- Continuant l’étude sur la condensation commencée avec le précédent numéro,
- M. Maurice Leblanc démontre que, avec les pompes à piston à vide humide ou avide sec, tout se passe comme si elles avaient un grand espace nuisible, et que leur rendement volumétrique tend rapidement vers zéro lorsque le vide devient de plus en plus grand dans le condenseur. Elles ne permettent d’obtenir les vides élevés, nécessaires avec les turbines, que si les rentrées d’air dans le condenseur sont pratiquement milles et si elles ont reçu des dispositions spéciales et compliquées (p. 35y). Ce résultat est obtenu par M. Maurice Leblanc au moyen d’une belle application des lois de la thermodynamique à l’entrainement d’eau à l'état liquide opéré par toute pompe aspirant dans un. condenseur.
- Cette étude constitue donc une importante contribution à la théorie de la machine à vapeur. Dans une troisième et dernière
- partie, l’auteur exposera comment il a suppléé à rinsullisance des pompes à piston, grâce à l’emploi d’une trompe à eau.
- Nous terminons plus loin la description du chemin de fer de la Valle Brembana (p. 368). Plusieurs types intéressants de supports, pour le fil de trolley, ont dû être prévus en raison des circonstances locales. Les locomotives, à deux bogies moteurs, comportent quatre moteurs de 70 chevaux. Le contrôle, du système Westinghouse bien connu, avec contacteurs actionnés par l’air comprimé, permet le couplage de deux locomotives; à noter que la commande des contacteurs se l’ait par valves électromagnétiques alimentées par du courant monophasé à 5<> volts, ce qui supprime la petite batterie d’accumulateurs usitée en général avec un équipement à courant continu. Les essais de réception olit été très complets ; l’énergie moyenne absorbée
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- par tonne-kilomètre est comprise entre 87,S eI 411watts-heure, sur un parcours accidenté, le poids remorqué variant entre 84 et 48 tonnes. D’autre part, malgré l’emploi de la fréquence aa, et l’absence de pôles auxiliaires assurant une commutation parfaite en vitesse, les moteurs monophasés semblent donner toute satisfaction au point de vue de la commutation.
- Poursuivant ses recherches sur les ions et les électrons, M. P. Langevin indique une nouvelle méthode pour la détermination d'un certain rapport jouant un rôle essentiel dans tous les problèmes relatifs au passage du courant dans les gaz ionisés. Il utilise à cet effet les lois de la recombinaison des ions dans les diélectriques (p. 874), et les premiers résultats expérimentaux paraissent complètement d’accord avec les prévisions théoriques.
- Le conwarateur de résistances de M. W.
- 1
- Clark Fischer permet une application commode de la méthode dite d’opposition (p. 876). L’auteur indique d’autre part une modification de cette méthodeavant ageusement applicable au cas où les résistances à comparer sont de grandeur nettement différente.
- L’application des turbines à vapeur à la propulsion des navires présente de sérieuses difficultés, à côté d’avantages incontestables. Notamment, la marche arrière ne peut se faire qu’au moyen de turbines spéciales et la marche aux vitesses réduites devient très peu économique. On a tenté de remédier à cet état de choses par diverses dispositions entièrement mécaniques; mais, s’il faut en croire M. G. Belluzzo, la solution la meilleure
- à tous égards consisterait à créer une véritable station génératrice à bord des navires, et à actionner les hélices au moyen de moteurs électriques (p. 878). Comme l’on peut ainsi donner aux turbines et aux hélices les vitesses respectives les plus favorables, il ressort des chiffres fournis par l’auteur qu’il suffît d’obtenir, pour le produit des rendements des génératrices et des moteurs électriques, un chiffre supérieur à 0,74, pour obtenir un rendement supérieur à celui de la commande directe, môme pour la vitesse maxima. Celte supériorité existe a fortiori pour les faibles vitesses, et d’autre part, grâce,en particulier,à la diminution du-poids des turbines (due à une plus grande vitesse de rotation, et à la suppression des turbines de marche arrière, de l’arbre de couche, etc.) le poids total de l’installation est plus faible.
- Dans une communication faite dernièrement à Londres, M. V, Poul-sen a donné quelques détails intéressants sur ses nouveaux appareils de radiotélégraphie et de radiotéléphonie par oncles entretenues (p. 879), notamment sur l’appareil télégraphique à transmission automatique et à réception sur pellicule sensible.
- Nous publions plus loin une lettre de M. M. Latour sur la théorie de la commutation (p. 888). D’après cet auteur, les conditions de la rupture d’un circuit inductif sont pratiquement telles que l’inégalité établie par M. P. Girault est toujours vérifiée, en raison de l’irrégularité des bords de la lame et du balai. Par suite de cette irrégularité, la résistance du contact varie, à l’approche de la rupture, plus rapidement que suivant la loi généralement admise.
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- NOTE SUR LA CONDENSATION ' [Suite) (').
- 6° Pompe à vide humide.
- Considérons une pompe dite « à vide humide » puisantdans un condenseur à surface et enlevant simultanément l’air et l’eau condensée, préalablement refroidis.
- Le rapport des volumes de l’eau et de l’air enlevés est très petit, mais le rapport de leurs poids est très grand, aussi la compression est-elle isothermicjue.
- Iluide situé au-dessous de lui se comprime, en menu; temps (pie celui du dessus se détend. Lorsque la pression au-dessous du piston devient supérieure à la pression au-dessus, les clapets a, 2 se soulèvent et le mélange Iluide, contenu au-dessous du piston, passe au-dessus.
- Quand le piston se relève, le Iluide situé au-dessus de lui se comprime à nouveau, jusqu’à ce que la pression soit devenue légèrement supérieure à la pression atmosphérique. Les clapets
- Idg1. ;>.. — Pompe livide humide.
- La ligure a représente, en coupe, une pompe à air humide très couramment employée.
- Elle se compose en réalité de deux pompes.à simple effet accouplées en série. Lorsque le piston se soulève, les clapets i, i, i laissent affluer sous le piston un mélange d’eau, d’air et de vapeur, qui remplit le volume engendré sous le piston. Lorsque le piston s’abaisse, le mélange
- 1 se soulèvent alors et laissent le mélange Iluide, s’écouler à l’extérieur.
- Par suite de la gravité, l’eau s’accumule au fond de. la cavité inférieure et sur la face supérieure du piston. Elle ne peut s’écouler à travers les clapels •>., >. et .1, !> qu’après avoir complètement rempli les espaces nuisibles. Il semble donc ([lie ces espaces nuisibles soient sans action sur le rendement volumétrique de bfpompe.
- Or, nous avons représenté sur la ligure 3
- (4) Cf. La Lumière Electrique, tome II (a« série), p. 3a«).
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- T. II (2» Série). — N» 25.
- 2 diagrammes relevés sur une semblablepompc,le premier, en trait continu, l’a été au-dessus du piston, le second, en traits interrompus, l’a été au-dessous.
- Le premier diagramme comporte une courbe de détente, dont les ordonnées ne s’abaissent que lentement.
- Press/on atmosphérique
- Fig. 3. —Diagrammes relevés sur une pompe à vide.
- Cela révèle l’existence d’un espace nuisible considérable ; l’introduction ne se l'ait que pendant les 4i % de la course du piston.
- Ce phénomène se manifeste aussi, mais à un degré moindre, sur le second diagramme, où l’introduction se fait pendant les 90 % de la course du piston.
- C’est que l’eau contenue dans les espaces nuisibles est toujours fortement émulsionnée d’air. Celui-ci doit, en effet, traverser la couche d’eau qui recouvre les clapets ; il forme des globules qui y demeurent d’abord emprisonnés.
- Pendant la compression, ces globules diminuent de volume et deviennent très petits, si la compression est 1res prolongée, comme il arrive au-dessus du piston. Alors, la viscosité de l’eau ralentit leur dégagement, et J’espace nuisible contient encore beaucoup d’air, lorsque le piston commence à descendre. Cet air se dégage, en grande, partie, pendant la descente du piston.
- L’existence d’un espace nuisible au-dessus du piston ne présente pas d’inconvénient, car peu importe que l’introduction se fasse, dans cette région du cylindre, à une pression plus ou moins élevée. Mais il n’en est pas de même pour l’espace nuisible de la pompe, qui aspire directement dans le condenseur, car en diminuant la période d’introduction, il diminue le rendement volumétrique de la pompe.
- Or, dans l’exemple précédent, la pression dans le condenseur était de 1 io"nn. Nous ignorons la température de l’eau, mais elle ne devait différer que peu de 3o°. Adoptons cette valeur ; la pression de l’air eut été de 8omm environ.
- Si on avait du la réduire à i8mm,8, comme nous nous proposons de le faire, la détente de l’air emmagasiné dans l’espace nuisible, au lieu de se faire pendant le 1/10 de la course du piston, se serait faite pendant les 42 % de cette course.
- Les fluides n’auraient donc pu occuper que les 68 % du volume engendré par la pompe.
- Nous avons supposé implicitement que la pression de l’air aspiré par la pompe était la même que dans le condenseur. Il ne peut en être ainsi, et il faut au moins une différence de pression de iomm de mercure pour soulever les clapets. Non seulement le volume d’air à enlever par la pompe devient plus grand que le volume extrait du condenseur, mais l’effet de l’espace nuisible en est encore exagéré.
- On peut éviter cet inconvénient en supprimant les clapets d’aspiration, et en faisant remplir leur fonction par un mouvement de distribution.
- Evacuation des produits de /a condensation
- Clapet de refoulement
- Aspiration
- Pompe Edwnvs.
- Fig. 4.
- La ligure 4 représente une pompe ainsi disposée (pompe Kdwars).
- A l’endroit de l’aspiration, des lumières sont pratiquées dans la paroi du cylindre. Lorsque le
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- piston les découvre, l’eau pénètre au-dessus de lui, puis l’air en barbottant, à travers l’eau. Il n’a à surmonter, pour cela, qu’une différence de pression de quelques centimètres d’eau, inférieure à celle qu’il aurait dû surmonter pour soulever des clapets.
- Le mélange fluide se comprime, pendant que le piston s’élève, et finit par s’échapper par les clapets de refoulement disposés à la partie supérieure du cylindre.
- Cette pompe est très simple et tous ses clapets sont disposés à l’extérieur, ce qui rend leur entretien très facile.
- C’est un sérieux avantage, au point de vue pratique. Mais elle ne se compose plus de deux pompes à simple effet réunies en série, comme la précédente. Un diagramme relevé sur elle affecterait la forme du diagramme, en trait continu, de la figure ?>.
- Son rendement volumétrique doit donc diminuer très rapidement avec la pression du condenseur. En fait, il devient pratiquement nul, lorsque cette pression n’est plus que de 5omm de mercure.
- Ces pompes ne conviennent que dans le cas des machines à piston.
- Quand on a voulu les appliquer aux turbines, on a reconnu la nécessité de les accoupler en série, soit par deux, soit plus souvent par trois. On diminue ainsi, comme nous l’avons vu, l’influence de leur espace nuisible.
- Leur rendement volumétrique demeure peu élevé et l’on ne peut arriver aux vides voulus qu’en supprimant complètement les rentrées d’air.
- Cela complique d’ailleurs l’appareil et augmente le travail absorbé par les résistances j)as-‘ sives de la pompe, qui est toujours beaucoup plus grand que le travail réellement absorbé par la compression de l’air, dans toutes les pompes faisant un grand vide.
- rf Pompes à vide sec.
- On fait aussi des pompes « à vide sec » qui n’entraînent que l’air. Ces pompes, indispensables dans le cas des condenseurs à mélange, peuvent aussi s’appliquer aux condenseurs à surface.
- Elles n’ont pas de clapets et sont munies d’une distribution par tiroir ou par soupapes, semblables à celles des machines à vapeur à piston.
- On peut réduire l’influence de leurs espaces
- nuisibles, en faisant la compression en plusieurs fois. Mais on peut arriver à un résultat semblable, dans les pompes à un seul cylindre au moyen de l’artifice suivant.
- Aussitôt après avoir interrompu l’aspiration, et avant de l’avoir rétablie de l’autre côté du piston, le système de distribution fait communiquer, pendant un temps très court, les deux parties du cylindre séparées par le piston.
- L’espace nuisible, rempli d’un mélange fluide à la pression atmosphérique, se vide alors dans la capacité située de l’autre côté du piston et la pression y devient très voisine de celle du condenseur.
- De semblables pompes peuvent facilement maintenir une pression de i5,,,mde mercure, dans une capacité où il ne peut affluer que de l’air provenant directement de l'atmosphère.
- Mais il n’en est plus de même lorsqu’on leur fait aspirer de l’air dans un condenseur, elles ne produisent pas un plus grand vide que les pompes « à air humide ».
- Leur rendement volumétrique est alors beaucoup plus petit que lorsqu’elles aspiraient de l’air sec.
- C'est que le mélange d’air et de vapeur, extrait d’un condenseur, contient toujours de l’eau entraînée mécaniquement sous forme de gouttelettes.
- Cette quantité d’eau est trop faible pour que la compression puisse être isothermique et le mélange fluide, qui sort d’une pompe à air sec, est généralement à la température de 6o° centigrades.
- A la fin de la compression, il y a donc des gouttes d’eau chaudes déposées sur les parois du piston et du cylindre ou en suspension dans l’espace nuisible. Elles ne peuvent se vaporiser suffisamment pour se refroidir, pendant la mise en communication des deux parties du cylindre séparées par le piston, celle-ci ne pouvant durer qu’un instant.
- Au contraire, pendant la durée de l’aspiration, elles ont le temps d’émettre des vapeurs, qui occupent une partie du volume engendré par le piston, d’autant plus grande que le vide est poussé plus loin dans le condenseur.
- Les choses se passent comme si l’on avait laisse un grand espace nuisible à la pompe, bien que l’on ait pris toutes précautions pour réduire son action.
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- On no s’okI pas préoccupé jusqu’à présent, dn moins à noire connaissance, de cet entraînement d’eau. C’est pourquoi nous allons'essayer de le mettre en évidence.
- 8° Entraînement d’eau à l’étal liquide opéré par toute pompe aspirant dans un condenseur.
- Un condenseur est toujours le siège d’une vive agitation ; la vapeur y arrive avec une. vitesse comprise entre 70 et iooœ par seconde. Elle a donc une force vive considérable qui, en s’amortissant, détermine des tourbillons et des projections de gouttelettes d’eau, dans tous les sens.
- Cet effet est encore plus marqué dans les condenseurs à mélange, où l’eau arrive, en même temps, avec une vitesse de plusieurs mètres par seconde. C’est pourquoi le .mélange fluide aspiré par la pompe contient de l’eau entraînée. En voici une preuve :
- 'Foutes les fois qu’on synchronise un alternateur, avant de le mettre en service sur un réseau, on règle sa vitesse, en agissant sur le régulateur de sa machine à vapeur, mais en même temps, on dérègle la machine. 11 se peut, qu’au moment où l’accrochage a lieu, son régulateur tende à le faire tourner moins vite que les autres înachines en service et ferme complètement l’admission de la vapeur ; l’alternateur fonctionne comme moteur synchrone et entraîne la machine à vapeur.
- Quand cela arrive, si l’on n’a pas eu le soin de mettre la machine à échappement libre, pendant sa synchronisation, il se produit, généralement un coup d’eau.
- Nous avons été témoin d’un accident de ce genre et on nous en a signalé plusieurs autres, dont les conséquences ont été très graves. Le coup d’eau s’est tou jours produi t aussitôt après la mise de l’alternateur sur le réseau, et avant, qu’il ait fait plus de trois tours.
- Les machines avaient dû aspirer une grande quantité d’eau dans le condenseur, i° pour qu’elle n’ait pas été complètement vaporisée à la (in d’une 'compression bien plus prolongée que celle des pompes à vide, qui refoulent dans l’atmosphère;»0 pour qu’au bout de deux ou trois cylindrées, l’eau ait pu remplir complètement les espaces nuisibles des cylindres.
- Il faut donc prévoir que l’air aspire dans un condenseur entraînera de l’eau,
- Nous pouvons encore montrer, comme il suit, que l’air aspiré par une pompe à vide sec, est toujours chargé d’eau.
- Supposons que le fluide aspiré soit sec, et déterminons parle calcul sa température t2 à la fin de la compression (’).
- (J) Exprimons les volumes en mètres cubes et les pressions en kilogramme par mètre carré et désignons par P,Y et T la pression, le volume et la température absolue d’un poids de ce mélange contenant iks d’air et Xtks de vapeur saturée à la température Tj = q -|- 273, mais sècbe.
- La vapeur et l’air occupent le même volume. L’air y. exerce une pression pa, la vapeur voie pression pv et l’on a, à chaque inslaut :
- F •--- Pa + pt-
- La loi de Mariolle nous donne pour l’air :
- P a N ~ '29,272 T.
- Admettons, ce que nous vérifierons plus loin, que la vapeur sècbe se 'surchauffe, pendant toute la compression, et appliquons aussi la loi de Mariolle à celte vapeur, ce qui est admissible, car nous ne voulons qu’estimer l’ordre de grandeur de la température, à la lin de la compression. En considérant un poids de vapeur égal à X|, nous aurons :
- pv Y r- 49 X ( T
- d'où :
- PV — (pa + pv) V = (29,272 + 49 Xi) T.
- Désignons par c,, la chaleur spécifique à volume constant de j’air, par c sa chaleur spécifique à pression constante, par 7,, et y les mêmes quantités relatives à la vapeur surchauffée et par A l’équivalent calorifique du travail.
- Nous avons les relations :
- c — c,, = 29,272 A,
- Y — yv — 4<) A.
- La quantité de chaleur dQ nécessaire, pour élever de (/T la température du mélange contenant ik*> d’air et X,ks de vapeur, est égale à :
- d Q = (c,, + X, 7„) d T + AP d V,
- ou :
- d Q = (c(. -}- X"i v^)(/1. -|- A [pa ~q~ pl,'jd\ .
- Nous avons :
- pnd \ = 29,272 c/T — Y dpaK
- p,,d \ — 49,1 Xi d'V — Ydpt, ;
- d’où :
- d Q = (< -1 X, Y) d T — AV d P.
- La compression étant adiabatique, dQ == O,
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- Nous trouvons qu’elle varie entre 4 4 7 et 331°, lorsque la température initiale de l’eau de condensation varie entre io à ao degrés.
- Or la température de l’air qui sort d’une pompe dite « à air sec « aspirant.dans un condenseur est d’environ Go degrés.
- Il est vrai que les parois du cylindre soqt gé-
- Nous pouvons écrire, en posant :
- 29,ü7‘2 -f- 49X1 “ R, ;c — c + Xi y,
- O = G d t
- d où :
- d P ART—,
- T2 = Ti
- Nous avons, d’après Régnault :
- d T
- “t~
- AR d P
- ITT"’
- AK
- c = 0,239*5, y = °,48o5, A ==
- i\ 2/-1
- Nous pouvons donc calculer les quantités G cl R en fonction de Xj.
- La température Ti et la pression totale Pi sont connues. La pression Pa est égale à la pression atmosphérique. La température l’a egt donc déterminée. Comme
- P,
- nous n avons a considérer que le rapport —, nous pou-
- 4 1
- vons continuer à mesurer les pressions en millimètre de mercure.
- Nous avons ainsi calculé les nombres du tableau suivant :
- l\ T, X, R C A R TT i’* p. P., Pi A R /Po\ C \P|/ T.j h
- 10 a83 o,386 48,7. 0,4230 0,2680 760 23,0 32,2 2,34 720 447
- i5 288 0,412 49)5 0,4355 0,2678 760 31,5 24. i 2,24 O46 373
- 20 29*5 o,435 5o ,6 o,4405 0,2672 760 41,8 i8,i5 2/7 637 364
- 25 298 0,461 51,9 0,4594 0,2666 760 54,9 13.82 2,02 604 331
- Nous avons supposé que la vapeur demeurait surchauffée. Pour le vérifier, cherchons la loi de compression adiabatique de celle vapeur.
- Nous avions CdT = AY</P
- d’où ;
- néralemcnt refroidies par un com'anl d'eau, mais cela n’empéehe pas les gaz de s’échatilVev, les échanges de chaleur entre une paroi métallique et un gaz sec étant extrêmement lents.
- Pour expliquer ce grand écart de température, il faut bien admettre que l’air entraîne avec lui de l’eau à l’état liquide.
- Nous avons voulu nous rendre compte de l’ordre de grandeur du poids d’eau, que doit entraîner chaque mètre cube d’air extrait d’un condenseur (*).
- ou :
- G d\ C — AR -"v"
- d P
- doù :
- C—AR
- PV c — Constante.
- Nous avons pa\ ™ 29,272T,pv\ = 49X1T.
- pv
- Le rapport est constant. Posons pa
- tL-
- Pa
- Il vient :
- Pv ___ pv _______ R
- P pK, + pa K 1*
- La vapeur se comprime donc aussi, suivant la loi
- pvy C AU constante. Nous trouvons que la valeur du rapport - est très sensiblement hulépcndante de
- la température t\ et égale à j,365.
- La vapeur surchauffée se comprime, d’après Zeuner, suivant la loi pV1»333 constante. Donc la vapeur mélangée à l'air se comprimera encore plus rapidement que la vapeur surchauffée seule, l’air lui fournissant: de la chaleur pendant sa compression.
- Notre hypothèse est ainsi justifiée.
- (b Compression adiabatique d'un mélange d’air, d’eau et de vapeur d’eau.
- Supposons que le mélange contienne ikff d’air, (</ —a*)ks d’eau el.rks de vapeur. Soit p la pression et U le volume de ikt> de vapeur d’eau saturée, à la température absolue T.
- Le volume Occupé par les fluides gazeux est égal à ,*:U, si nous négligeons devant lui le volume occupé par l’eau.
- Désignons par R une constante et par RT le produit du volume par la pression du kilogramme d’air considéré. La pression propre de l’air est. égale à , et la
- jc U
- pression totale du mélange a pour expression :
- P ~ p -|-
- RT
- TTr
- |j(Prf\'t \dV) = AVc/P,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N» 25.
- Si l’on porte en abscisses le poids d’eau a, exprimé en kilogrammes qu'entraîne avec lui chaque mètre cube d’air extrait du condenseur
- Soit cv la chaleur spécifique à volume constant <le l’air, p la chaleur latente interne de la vapeur d’eau à la température T. La quantité de chaleur d Q qu’il faut fournir au mélange, pour élever sa température de dT, est, en désignant par À l’équivalant calorifique du travail :
- dQ — (cv -)- a)dT -|- d (xp) -(- APd(xU),
- pu
- dQ =r (c,, -f- a) dT -j- d (xp) -t- A
- ou
- d Q = (tv + «) d T -(- d(x p) -f A | d (p x U ) — xüdp]
- + Al«[dT-.rUj(L)].
- Soit r la chaleur latente de vaporisatioiéde l'eau à la température T: r = p -j- A p\j
- d [xp) -(- Ad(pxU) = d [x(p -f- A/ilJ)| = dxr ; d’où :
- / RT\
- d Q = (c,,’ + a + AK) dT -f- d (xr) — AxUd lp -f —
- L’éqiiation de Clapeyron donne, dans le cas de la vapeur d’eau, la relation :
- et en ordonnées la température finale du mélange, on obtient les courbes de la figure 5, pour
- _i —
- l/aleurs de c::
- Fig. 5. — Courbes des températures finales en fonction du poids d’eau aj, pour diverses températures initiales t^.
- les valeurs suivantes delà température initiale de l’eau de condensation :
- /| = IO, i=: l'I, tA — 20 et /1 J.
- r dp
- Û=ATÆ
- Nous pouvons écrire :
- »ALV((P + H)=[^rfT
- Rdrr
- xU (æU)2
- RT 1
- [ïü)id(* U)JA-U
- d T
- = rx —- 4- A R d '1’
- d(.rU) ART-i—' ; x U
- Si on désigne par a* le poids d’eau exprimé en
- d’où
- dT /xr O = (r,, -4- n) -|- d ( -
- -|- A R
- d(xü)
- 'r 1 \ t / 1 ,».u
- Si le mélange passe adiabaliqucmenl de la température T( à la température Ta, nous avons en définitive:
- d’où :
- dT d (xU)
- dQ — (c„ f ci) dT -|- d(xr) — xr— + ART
- l’oui' un changement d'état adiabatique, nous avons d Q — o.
- Nous pouvons écrire :
- dT d[xr)
- O - - (c,, + a) —- -1-----rp
- dT d(xU
- xr-H-AR-^-
- Mais nous avons :
- d?
- dT
- TpT
- d(xr)
- Ta
- O = (cr + f) h)ge ,y- +
- x2?'a
- ~t7
- X\V\
- - — + AR logc
- i i
- x-i Ua xj U i ‘
- Le travail de compression nécessaire, pour faire passer le mélange de la lempérature ; T | à la température Ta. aura pour expression :
- © = £ [(c -f a) (Ta — Ti) + x:.ra — .*ir,'|.
- Nous avons supposé implicitement, dans ce qui précède, que la vapeur restait saturée pendant toute la compression, c'csi-ù-dire que l'on avait finalement: Xa ^ a.
- La connaissance du travail réellement absorbé par la compression du mélange fluide importe peu, parce qu’il est petit, par rapport au travail absorbé par les résis-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 365
- kilogrammes contenu dans chaque mètre cube du mélange fluide, à la fin de la compression, les
- I_________________________
- 6
- I----------------------
- 0 OJ 0,2 Echelle des °S * îc ./77.
- 7. pour OJgr. par'litre .
- Fig. 6. — Valeurs de a2 en fonction de cq.
- courbes de la figure 6, qui représentent les variations de la proportion «2, en fonction de la proportion a,, les proportions a2 étant mesurées avec une échelle io fois plus petite que celle qui mesure les proportions a,.
- Ces courbes se relèvent d’autant plus vite que la température t\ est plus petite, et par suite, le vide plus grand dans le condenseur. Donc, pour la même valeur de la proportion a,, le fluide contien-
- tances passives de la pompe, comme il arrive toujours avec les machines pneumatiques, qui doivent engendrer un volume énorme, pour n’aspirer qu’un poids de fluide insignifiant. Mais il est intéressant de connaître l’état du fluide à la fin de la compression et de savoir, en particulier, quel est son degré d’humidité.
- Supposons encore que l’on dépense /\0 litres d’eau de condensation par kilogramme de vapeur. Nous avons,
- dra d’autant plus d’eaù à l’état .liquide, à la fin de la compression, que le vide aura été poussé plus loin dans le condenseur.
- Nous voyons ainsi que, pour que la température do l’air rejeté dans l’atmosphère ne dépasse pas 6o°, il suffit que la proportion d’eau entraînée varie entre 0,108 et. oBr, 358 par litre, suivant que la température initiale de l’eau varie entre: io et 25°. Ces proportions d’eau entraînées sont très faibles et sont facilement atteintes dans la pratique. Elles doivent augmenter.avec la densité du fluide aspiré.
- Enfin, si les échanges de chaleur sont très
- en donnant successivement à q les valeurs îo, i5, ao et 2!) :
- ^1 t p Pi P—P\ x 1 U1 u. Xi '1 x 1r 1
- 10 2 5 mm. 2.3,0 mm. 9, a i4.4 in3 !\ 2,3 109,5 0,386 600 0,819
- 7 5’ 3o 3 .,5 12,7 18,8 33 80,1 0,412 596 o,85a
- 20 35 41,8 17.4 24.4 26,8 5g,3 0,435 593 0,866
- 25 40 54,9 23,6 3i,3 20,42 44,4 0,461 586 0,908
- Supposons maintenant qu’à la fin de la compression, la température soit devenue égale à Z2 (T2 — a73 -|- ù>).
- Soit p2 la tension de vapeur correspondant à la température t2.
- La pression de l’air est devenue 7G0 — p2 et son vo-
- lume .r2 Ui a pour expression x2 U.
- Si nous faisons successivement /2 nous avons
- _ a l5 (273 + frh 3_ ’ 760 -P,
- , = 5o, 60, 70 et 80,
- h Pi (760 —P2) x2 U2 ' u2 a.-2 r 2 ''P'i To
- 5o 92 668 1,04 1 2 0,087 572 0,154
- GO "49 611 1,172 7,65 0,154 569 0,272
- 70 233 527 1,4oo S.oi 0,280 558 0,464
- 80 355 4o5 1,872 3,38 o,555 551 o,844
- Nous pouvons dresser les tableaux suivants en nous
- rappelant que : pour l’air, R 29,272 et que A =--------
- d’où
- Alt — 0,0678.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 25.
- lents, entre un gaz sec et les parois d’un cylindre, ils sont environ mille fois plus rapides, lorsque le fluide est humide; ils deviennent alors importants. Il faut donc prévoir d’abondantes condensations sur les parois.
- En définitive, le fluide contiendra, à la fin de la compression, une quantité notable d’eau chaude, dont une partie se déposera sur les parois, ou restera dans l’espace nuisible. Lorsque le cylindre sera remis en relation avec la pompe, l’eau chaude ainsi emmagasinée se vaporisera
- Valeurs de — AII loge • j •x'iUi
- h b — 10 b = i5 b =1 20 b = 25
- 5o 0,2282 0,2387 O ,2220 o,2o55
- 60 0 , 2 202 0,2286 0,2140 0,1973
- 70 80 0,2078 0,1877 0,2184 0,1984 0,201 2 o,i8i5 0,185o 0,165o
- l'i A Valeurs de — m 2>'î . J’3 ‘
- 12 t, = 10 ',= i5 /1 = 20 L, = 25
- 5o o,665 0,698 0,702 0,754
- 60 0,547 o,58o °,59l 0,630
- 70 o,355 o,388 0,402 0,444
- 80 —0,025 -[- 0,008 -1-0,02 2 +0,064
- (x,r. ,r\ x, U.
- -qi----q+O -b AR l°g<;—yr:
- partiellement et sa vapeur occupera une partie du volume engendré par le piston. Cet effet
- Valeurs de
- loSc
- T»
- V
- h 11= 10 b = i5 b — 20 b = a5
- 5o O, l322 0,1147 0,0975 0,0806
- OO 0,1627 o,i453 0,1280 0,1111
- 70 0,1913 0,1748 0,1576 0,1406
- 80 0,2*210 o,ao35 o,i863 0,1694
- Nous avons
- f£i
- (c„ + fl) = —
- Valeurs de [cv -f- a) :
- X2r2 i i n i
- t7 +AR l0ge^u2.
- logcô
- T,
- Ti
- U b —01 b= i5 b = 20 b = 25
- 5o G,74 8,18 9)48 11,87
- Go 4,7'-’- 5,55 6,31 7,49
- 70 2,94 3,47 3,82 4,37
- 80 00 CO 6 1,016 1,089 i,35
- Nous avons c„ — 0,1684,
- Ce 11’esf. pas le poids d’eau entraîne qu’il est intéressant de connaître,mais le poids d’eau entraîné a, contenu dans chaque mètre cube du mélange fluide entraîné.
- Nous avons
- ai
- (Cy + a) — Ce
- Xi U,
- kg1’.
- Valeurs de ai en kilogrammes :
- ^2 b = 10 b= i5 11 — 20 11 = 25
- 5o 0,8982 0,9367 0,9240 o,9595
- 60 0,7672 0,8086 0,8080 o,8333
- X 70 o,5G38 0,6064 0,6082 0,6290
- 80 0,1627 0,2064 0,208 5 0,22y0
- l2 l ! = 10 b = i5 b = 20 f, = 25
- 5o o,i55 0,243 o,36i 0,572
- Ou 0,108 o,i63 0,248 o,358
- 7° o,o655 0,100 0,142 0,206
- 80 o,oi35 0,270 0,0357 0,0577
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- REVUJE D’ÉLECTRICITÉ
- 367
- sera d’autant plus grand que le vide sera poussé plus loin dans le condenseur.
- 9° En hksumé : Les choses se passent comme si toutes les pompes à piston à vide humide, ou à vide sec, avaient un grand espace nuisible, et leur rendement volumétrique tend rapidement vers zéro, lorsque le vide devient de plus en plus grand dans le condenseur. Elles ne permettent d’obtenir les vides élevés, nécessaires pour les turbines, que si les rentrées d’air dans le condenseur sont pratiquement nulles et si elles ont reçu des dispositions spéciales, qui les compliquent beaucoup.
- On se tromperait donc gravement, si l’on ad-
- II est aussi intéressant de connaître quelle est la quantité d’eau, à l’étal liquide, contenue dans chaque kilogramme du mélange à la fin de la compression.
- Soit oc2 le poids de cette eau mesuré'en kilogramme.
- Nous avons
- (c„ + a) — c„ — a?2
- “2 —----------------------•
- ,r-2 U 2
- Toutes les quantités du deuxième membre de cette équation sont connues. Nous en déduisons les nombres du tableau suivant :
- Valeurs de a2 en kilogrammes
- t2 h — 10 t\ — i5 t, = 20 t[ = 25
- 5o 6,24 7,63 8,88 11,2
- 60 3,8/, 4,63 5,11 6, 1 A
- 70 I,;8 'A, l6 2,41 2,81
- 80 o,oo8o3 i,58 1,955 3,33
- Sur le tableau suivant, nous avons rapproché les valeurs de a, et <x2 :
- h = 10 i5 h — 20 h = : 25
- h <*1 Cto “1 “2 “1 a2 «1 . <*2
- 5o 0, i55 6,24 0,243 7,63 o,36i 8,88 0,572 11,2
- Go 0,108 3,84. o,i63 4)63 0,248 5,i i o,358 6, 12
- 70 o,o655 1,78 0,100 2,16 0,142 2,41 0,206 2,8l
- 80 o,oi35 o,oo8o3 0,0257 0,496 0,0357 0,545 0,0677 o,6i3
- mettait qu’une pompe à piston, aspirant dans un condenseur, enlèverait par seconde un volume de fluide, égal au volume géométrique, qu’elle engendrerait.
- On a déterminé, quelquefois, le volume d’air, qu’il fallait extraire d’un condenseur, pour y maintenir un vide déterminé, en calculant le volume ainsi engendré.
- Cette méthode est applicable, lorsque le vide est mauvais, mais elle conduit à des estimations exagérées, dès que le vide se rapproche de celui qui convient pour les turbines.
- Ainsi, nous avons adapté au condenseur à surface de l’usine Westinghouse au Havre, une petite pompe à air du système que nous décrirons tout à l’heure, qui entraînait 4o litres d’air par seconde. Dès que les rentrées d’air étaient suffisamment réduites, pour que la pression put devenir inférieure à ioo,r-m de mercure, cette petite pompe entretenait un vide plus grand, dans le condenseur, que sa pompe à air à piston, qui, pourtant, engendrait un volume de n3 litres par seconde.
- Si l’on faisait fonctionner les deux pompes en parallèle, la pompe à piston se mettait à cogner très fortement, lorsque la pression dans le condenseur n’était plus que de 7omm. Il était manifeste qu’elle ne produisait plus aucun effet utile.
- io° Moyens de suppléer à l’insuffisance des pompes à piston, pour produire les vides élevés nécessaires pour les turbines.
- Il était naturel de chercher à remplacer les pompes à air par des appareils à jet, tels que les éjecteurs à vapeur ou les trompes à eau. Avec eux, en effet, il n’y a plus d’espace nuisible, pour diminuer le rendement volumétrique, et le volume de fluide réellement aspiré tend plutôt à augmenter, lorsque sa pression diminue.
- M. Parsons a adopté la disposition représentée schématiquement sur la figure 7. Un éjecteur, dont la tuyère a reçoit de la vapeur venant des chaudières, aspire, par une tubulure b, dans le condenseur où on veut produire un vide élevé et refoule dans un condenseur auxiliaire c, où se condense la vapeur débitée par la tuyère a.
- Une pompe à air d aspire dans le condenseur auxiliaire.
- L’éjecteur ayant pour effet de maintenir une pression plus élevée, dans le condenseur auxiliaire c, que dans le condenseur principal, la
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2« Série). — N° 25.
- pompe à air se trouve bien mieux utilisée que si elle aspirait directement dans celui-ci !
- On pourrait se proposer de remplacer la pompe à air par un ou deux éjecteurs montés en série, à la condition de condenser, dans un condenseur auxiliaire spécial, à la Sortie de chaque éjecteur,
- fuge. Ces appareils sont très simples, la pompe qui les alimente est rotative et elles peuvent enlever l’air à une pression aussi réduite que l’on veut.
- Le volume de fluide qu’entraîne une gerbe d’eau est à peu près indépendant de la pression,
- Fig. 7. — Ejecteur Parsons.
- la vapeur qu’on lui aurait fournie, pour que l’éjecteur suivant n’ait pas à la comprimer, en même temps que l’air.
- Ces méthodes sont efficaces, mais elles entraînent une plus grande dépense de vapeur que si l’on n’avait à fournir que du travail dans les conditions définies plus haut.
- C’est pourquoi l’on a songé à se servir de trompes à eau, pour enlever l’air des condenseurs, eh les alimentant avec une pompe centri-
- lorsque celle-ci devient petite, quelle que soit la composition du fluide et qu’il contienne de l’eau en suspension ou non.
- M. Westinghouse nous a chargé d’étudier ce système; nos recherches ont été poursuivies dans les ateliers de la Société Anonyme Westinghouse, au Havre, avec le concours de MM. Buss etDelas, ingénieurs de cette société, qui ont été pour nous les plus précieux des collaborateurs.
- [A suivre.) Mauiuce Leblanc.
- LE CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE DE LA VALLE BREMBANA (Fin) (')
- LIGNES ÉLECTRIQUES
- Le système de suspension de ligne qui a été employé au chemin de fer de la Valle Brembana est le système de suspension dit caténaire simple, système employé par la Cu Westinghouse dans presque toutes ses installations monophasées de ce genre.
- A ciel ouvert, le fil de trolley, en forme de 8, est suspendu tous les 3,n environ au moyen de pendules en fer plat de a5X a5 à un câble porteur en acier, composé de sept brins toronnés
- (') Voir La Lumière Electrique, tome II (2e série), p. 334-
- de 2n,,n de diamètre chacun. La hauteur du fil de contact au-dessus du plan des rails estde 6 mètres.
- Plusieurs types de supports ont été employés ; normalement la ligne est montée sur poteaux en bois injectés au bichlorure de mercure ; ces poteaux portent une console latérale ou sont reliés deux à deux par une barre transversale (voir fig. 2). Les consoles sont constituées par deux fers en U de 6o"'m de hauteur et 5kB,a au mètre courant ; les barres transversales sont constituées de la même façon ou bien par des pièces en bois.
- Sur les ponts, les poteaux en bois ont été remplacés par des arches métalliques (voir fig. 3) ; dans les gares, à cause de la faible distance entre voies, on a été obligé parfois de supprimer
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- les poteaux intermédiaires et d’avoir des poutres transversales en treillis, dont la longeur atteint parfois i8m. Les portées normales entre supports
- Fig. 2. — Poteaux reliés par une barre transversale.
- sont de 3am avec flèche au câble porteur de 3ocm, ce qui correspond à une tension de 45okB à o°.
- ports par un système de deux isolateurs Ginori, fixés aux barres transversales ou aux consoles ; ces isolateurs peuvent résister à une tension continue de i5 ooo volts sous une pluie artificielle et à une tension instantanée de 5oooo volts.
- En alignement droit, le plan déterminé par le câble porteur et le fil de contact est maintenu vertical, en ligne droite, par des antibalançants et, dans les courbes, par des isolateurs d’ancrage. Dans les tunnels, le système de suspension est monté sur une armature en fer qui est scellée dans la voûte (voir fig. 7|). Les points de suspension du câble porteur sont distants de i5m5o. Le feeder de 5o,nm2 connecté en parallèle avec le fil de contact est monté sur les poteaux de la ligne. Le sectionnement des lignes peut se réaliser au moyen de postes disposés dans les principales gares sur des tours en treillis ; ces postes permettent d’isoler soit la ligne, soit le feeder (voir fig. 5).
- Il y a lieu de remarquer que les locomotives peuvent marcher avec contrôle multiple, et que la distance entre deux trolleys est de nm ; à chaque coupure de la ligne, il faut donc prévoir un fil neutre de iam de long; sinon, l’un des trolleys, sur l’une des sections, étant en connexion avec l’autre à travers tout le système de multiple con-
- Fig. 3. — Arcades métalliques pour la suspension de la ligne (pont sur le Brembo).
- Dans les courbes, les portées sont réduites de façon que le désaxement ne soit pas supérieur à 5ocm au total. Le câble porteur est fixé aux sup-
- trôle, pourrait mettre sous tension la section isolée sur laquelle T autre jtrolley se trouverait (fig. 6). Le retour du courant se fait par les rails
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2* Série). — N» 25.
- connectés électriquement au moyen de connexions Chicago de 5omm2. Dans les aiguillages
- Fig. 4-— Système de suspension sur armature scellée dans la voûte d’un tunnel.
- sont disposées des connexions spéciales en tresse de cuivre, d’une section beaucoup plus grande. La mise à la terre du rail est réalisée tous les
- Fig. 5. — Tours en treillis des postes de sectionnement.
- kilomètres par des plaques de fer galvanisé, enfouies à im5o dans le sol.
- Les fils delumière sont également montés sur les poteaux de la ligne et alimentent des petits trans-
- Fig. 6. — Installation du fil neutre.
- formateurs disposés dans les gares, soit sur les
- Fig. 7. — Installation d’un transformateur d’éclairage.
- tours en treillis des postes de sectionnement, soit sur des poteaux jumelés.
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- LA LUMIÈRE'ÉLECTRIQUE
- T. II (2* Série). — N» 25.
- Un des éléments les plus intéressants d’une ligne de trolley ainsi construite est la résistance apparente, ; les essais ont montré qu’entre la station centrale et Ponteranica, la chute de tension avec du courant alternatif à périodes était de 280 volts dans les rails et de >88 volts dans les fils de trolley et feeder connectés en parallèle pour un débit de 60 ampères ; la chute combinée était de 5Ü2 volts.
- LOCOMOTIVES
- Un service de marchandises ainsi qu’un service de voyageurs sont assurés par 5 locomotives élec-
- lage à l’air comprimé permet de le fixer dans cette position et d’isoler ainsi complètement la voiture de la ligne.
- Le transformateur monté sur la voiture est un transformateur à un seul enroulement ou autotransformateur ; une des extrémités de l’enroulement est connectée aux rails, l’autre extrémité est connectée au trolley (*). Cet auto-transformateur est ventilé artificiellement au moyen d’un petit ventilateur électrique, alimenté par du courant monophasé à 100 volts ; une prise de courant est ménagée à cet effet sur l’auto-transformateur.
- Le système de contrôle consiste simplement à
- Fig. g. — Truclc équipé avec deux moteurs monophasés de 75 chevaux.
- triques à a bogies moteurs (fig. 8 et 9). Ces locomotives, dont la partie mécanique a été exécutée par les ateliers de la Societa Ernesto Breda, et la partie électrique par la Société Anonyme Westinghouse, sont équipées de 4 moteurs électriques de 75 IIP chacun. Ces locomotives recueillent l’énergie électrique au moyen d’un trolley pantographe qui permet de marcher dans les deux sens sans manœuvre sjiécialc. Le sabot de contact, en aluminium, est appliqué au iil de la ligne au moyen de ressorts métalliques disposés à la base dn trolley dans un cylindre mécanique, dit cylindre principal. En admettant l’air comprimé dans le cylindre, on agit contre les ressorts métalliques et le trolley s’abaisse. Un dispositif de verrouil-
- connectcr les moteurs entre la terre et différents points choisis sur l’enroulement des transformateurs. Le contrôle se fait au moyen de cqntacteurs actionnés par l’air comprimé ; l’air nécessaire à la fermeture des contacteurs est admis au moyen de valves électromagnétiques, alimentées par courant alternatif monophasé à 5o volts. Ce dispositif évite l’emploi des batteries d’accumulateurs.
- Le waltman a en main un petit contrôleur, dit
- (') Pour plus amples renseignements sur le matériel monophasé de traction Westinghouse, voir par exemple l'Eclairage Electrique, 1905, tome L, pj ig3;
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- contrôleur principal, et qui commande le circuit des valves électromagnétiques.
- Les moteurs électriques ont une puissance normale de 75 HP à 700 tpm ; ils attaquent les essieux des roues par simple réduction d’engrenages, de rapport 15/70. La ligure 10 donne leurs caractéristiques, et ils sont du type bien connu série compensé avec connexions résistantes.
- Des anneaux d’égalisation réunissent tous les
- ESSAIS
- L’installation terminée, des essais contradictoires furent entrepris, par la Société du chemin de fer électrique de la Valle Brembana et par la Société Anonyme Westinghouse, pour déterminer si les conditions du contratétaient bien remplies.
- Ces essais portèrent particulièrement sur les points suivants :
- Fig. 10. — Courbes caractéristiques d’un moteur monophasé de ^5 chevaux, a5o volts, 25 périodes à la seconde.
- points de l’induit au même potentiel et évitent des crachements aux balais, lorsque l’induit vient à se décentrer.
- L’équipement de frein de la locomotive comprend un frein Westinghouse ; l’air comprimé né cessairc à la manœuvre de cet appareil jest fourni par un petit compresseur d’air, mu par moteur monophasé à 100 volts. Le réservoir principal d’air comprimé est placé sur le toit de la locomotive, les autres réservoirs sont placés à l’intérieur.
- Les locomotives sont protégées contre les décharges atmosphériques par un parafoudre type « Wurtz » placé sur le toit. Enfin, sur les enroulements du transformateur, une borne à 5oo volts a été prévue pour le service d’éclairage et le chauffage des voitures à voyageurs^
- i° Fonctionnement de la ligne à haute tension ; a° Commutation des moteurs ;
- 3° Conditions de démarrage et d’adhérence des locomotives ;
- 4° Rendement global de l’installation.
- Le fonctionnement de la ligne à haute tension, aussitôt réglé, fut parfait ; avec des vitesses atteignant 6ok et des intensités de courant à 6 000 volts de 160 ampères, aucune étincelle nuisible n’a été relevée au sabot de contact du trolley. Ces résultats conduisent à penser qu’une ligne construite dans les mêmes conditions pourrait supporter des tensions plus élevées et que le fonctionnement à 10 000 volts serait aussi bon qu’à 6 000 volts.
- La commutation des moteurs monophasés a été l’objet de nombreuses critiques ; on a nié la
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- possibilité d’exécuter des moteurs série à courant monophasé à »5 périodes pouvant présenter une commutation sans étincelles, particulièrement au démarrage. Les essais sur les locomotives de la Valle Brembana ont permis de constater que la commutation des moteurs, même dans les conditions de démarrage les moins favorables, présentait les caractéristiques ,d’une excellente commutation, comparable à celle des meilleurs moteurs à courant continu.
- L’essai suivant a été fait :
- La locomotive étant lancée dans un sens à une vitesse de 4 à 5km à l’heure, le champ des moteurs a été inversé ; et la locomotive a calé pendant quelques secondes et est repartie en sens inverse ; les étincelles aux balais ont été insignifiantes.
- L’entretien des collecteurs est presque nul, et les locomotives ont manœuvré pendant plusieurs mois sans que l’on eût besoin de nettoyer une seule fois le collecteur.
- Les conditions d« démarrage et d’adhérence avec les locomotives monophasées sont sensiblement les mêmes qu’avec les locomotives à courant continu, comme on peut s’en rendre compte sur les diagrammes relevés. En palier, une locomotive est capable de faire parcourir à un train pesant io3 tonnes au total les aïo premiers mètres en 38 secondes ; l’énergie prise au trolley atteint 36o kilowatts.
- La question du rendement de l’installation a donné lieu à plusieurs essais et les chiffres qui avaient servi à la comparaison des projets se sont vérifiés.
- Essai n° i.
- Train d’essai, i locomotive........... 36 tonnes
- — Charge remorquée......... 84 tonnes
- Trajet de Bergame à San Giovanni
- Bianco.................................. 3o km.
- Durée du parcours (arrêts compris).... 1 h. 52.
- Energie consommée au trolley par tonne
- kilomètre........................... 37,5 watts h.
- Facteur de puissance aux démarrages.... 5o % env. — - — — — 70 à 85 %
- Essai n° 2.
- Train d’essai, 1 locomotive........... 36 tonnes
- — charge remorquée......... 48 tonnes
- Trajet de Bergame à San Giovanni
- Bianco.................................. 3o km.
- Durée du parcours (arrêts compris).... 1 heure
- Energie consommée au trolley' par tonne kilomètre........................... 4*i5 watts h..
- Il est d’ailleurs à remarquer qu’entre Bergame et San Giovanni existe une différence d’altitude de i53m et qüe le trajet de Bergame-San Gio-vianni comportait, pour le train d’essai n° 1, 6 arrêts intermédiaires.
- O. Allen.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la l'ecombinaison des ions dans les diélectriques. — Note de P. Langevin, présentée par M. Mascart. — Académie des Sciences, séance du 18 mai 1908.
- En admettant que dans les gaz la recombinaison des ions de signes contraires est due à l’attraction de leurs charges électriques, l’auteur a pu prévoir ('),
- (*) P. Langevin, Comptes rendus, tome CXXXIV, 1902, p. 533, et l'Eclairage Electrique, tome XXX, p. 37o.
- entre le coefficient de recombinaison a et les mobilités h, des ions positifs, la relalion
- 47c (*,+*,)- U
- Il a désigné ce rapport par la lettre s.
- Une méthode directe de mesure du e. a permis de vérifier expérimentalement l’inégalité précédente pour l’air et le gaz carbonique, et de montrer que, conformément encore aux prévisions de la théorie, le rapport e s’approche d’autant plus de l’unité que la pression est plus grande, que le déplacement des ions devient plus difficile ; la limite 1 est atteinte lorsque toutes les rencontres entre les ions de signes opposés sont suivies de recombinaison.
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- L’auteur a montré depuis (‘) comment ce rapport e joue un rôle essentiel dans tous les problèmes relatifs au courant dans les gaz ionises et comment sa valeur détermine aussi bien la forme des courbes de saturation que la répartition du champ électrique à l’intérieur du gaz.
- Les mesures faites par M. E. Bloch et par lui (2) sur les ions issus des flammes, moins mobiles que les ions ordinaires, ont donné la valeur 0,7, et M. G. Moreau (3), en déterminant séparément le coefficient de recombinaison et les mobilités des gros ions produits par vaporisation de sels à haute température, a obtenu pour s des nombres très voisins de l’unité.
- Le fait, signalé par P. Curie (* *) pour les liquides et par M. H. Becquerel (s) pour les solides, que tous les diélectriques deviennent conducteurs sous l’action des radiations nouvelles, permet de chercher de nouvelles confirmations de la relation théorique (1), légèrement modifiée par l’intervention du pouvoir inducteur spécifique K du diélectrique dans l’action mutuelle de deux ions de signes contraires, et mise sous la forme générale
- de la recombinaison ; comme ceHe-ci s’effectue suivant la loi
- on en déduit
- dp CL /|1
- dt (/c, -f- A2) K £‘
- La résistivité p, et par suite la résistance R qu’oppose au passage du courant le diélectrique ionisé placé entre deux conducteurs de forme quelconque, doit donc augmenter linéairement en fonction du temps, d’où une première vérification possible de la loi de recombinaison, au moins dans l’hypothèse où le diélectrique rendu conducteur ne renferme qu’une seule espèce d’ion de chaque signe.
- D’autre part, si C est la capacité du condenseur formé par les deux conducteurs considérés, on a entre elle et la résistance R la relation connue
- K a
- € -- -------- ^ 1.
- 4 x (/c,-j-A'2)
- La très grande lenteur de la recombinaison dans ces diélectriques denses fait que la conductibilité persiste un temps notable après que l’action des rayons a cessé et permet d’employer pour la mesure directe du rapport e une méthode remarquablement simple basée sur la remarque suivante.
- Pour des champs électriques assez faibles, le courant produit à travers le diélectrique ionisé obéit à la loi d’Ohm, avec une résistivité p, inverse de la conductibilité, et donnée en fonction des mobilités et de la densité en volume n des charges positives ou négatives portées par les ions par la relation :
- 1
- ^ (A,-f-A2)«"
- Cette résistivité augmente avec le temps par suite
- (') Cours du Collège de France, 1902-1904.
- (2) P. Langevin et E. Bloch, Comptes rendus, tome CXXXIX, 1904, p. 792.
- (3) G. Moreau, Annales de Chimie cl de Physique, (8° série), tome VIII, 1906 p. 235.
- (*) P. Curie, Comptes rendus, tome CXXXIV, 1902, p. 420.
- (s) H. Becquerel, Comptes rendus, tome CXXXVI, igo3, p. 1173.
- et par suite
- K dp _ Ka dt /,7t dt 4 tc (A, -f- A2)
- Pour mesurer e, il suffit donc de suivre la loi de disparition en fonction du temps de la conductibilité acquise antérieurement sous l’action d’un rayonne-nement par le diélectrique d’un condensateur de capacité connue; e étant un rapport, aucune mesure absolue n’est d’ailleurs nécessaire pour l’obtenir, et l’on peut ramener sa détermination à des mesures de rapports de temps et de déviations.
- Des expériences sont en cours pour l’application de cette méthode, et les résultats qui en seront publiés ultérieurement par M. II.-C. Napier ont déjà donné pour e des valeurs peu différentes de l’unité et inférieures à cette limite comme le veut la théorie.
- Il est remarquable que celle-ci se trouve vérifiée aussi bien pour les ions produits dans les gaz que pour ceux incomparablement moins mobiles des diélectriques solides, le rapport e restant toujours voisin de l’unité alors que ses deux termes, coefficient de recombinaison et mobilités, sont approximativement un million de fois plus petits dans le deuxième cas que dans le premier.
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- MESURES
- Un comparateur de résistances. — W. Clark
- Fisher. — The Electricien, (> et i3 mars 1908.
- L’instrument décrit par l’auteur sert à comparer des résistances par la méthode dite d’opposition.
- On sait que cette méthode consiste à prendre deux circuits, l’un parcouru par un courant I et contenant en série les résistances à comparer x et p et l’autre parcouru par un courant i et contenant une résistance fixe Rj. Une partie seulement, R ou R', de cette résistance R, sert à fournir la différence de potentiel Rz ou R'z à opposer à x\ ou à pi. Par suite, l’on peut écrire, une fois l’équilibre vérifié au moyen d’un gal-
- cuit « de mesure » peut être facilement maintenu constant ; il suffit d’employer des accumulateurs de capacité convenable fonctionnant sur la partie horizontale de leur courbe de décharge et d’opérer rapidement, la variation de potentiel est alors négligeable.
- Quant au courant I qui circule dans le circuit « de comparaison », il doit être intense, surtout s’il s’agit de faibles résistances. L’emploi d’un galvanomètre sensible et d’accumulateurs convenablement choisis permettra encore, à condition d’opérer rapidement, d’obtenir des résultats satisfaisants.
- Ainsi, d’après l’auteur, la cause principale du peu de précision obtenu dans les mesures où l’on emploie
- II
- Fig*. 1, — Comparateur de résistances : vues en plan et en élévation.
- vanomètre intercalé sur l’un des deux conducteurs reliant x et R ou p et R' :
- x I = Rf, p I=R'z ;
- donc
- x R
- p^R7’
- La principale cause d’erreur dans l’application de cette méthode résulte de ce que les courants i et surtout I (lorsque x est faible) peuvent varier dans l’intervalle de temps qui sépare les deux équilibres. Le courant i, dans le circuit que l’auteur appelle cir-
- la méthode d’opposition, doit être attribuée au temps trop long qui s’écoule entre les mesures, soit par le fait de la lenteur de l’opérateur, soit en raison des opérations multiples nécessitées par l’exécution des mesures. L’appareil décrit présentement a pour but de rendre les opérations'aussi simples et aussi rapides que possible.
- Le circuit des résistances à comparer x et p est monté comme à l’ordinaire. La résistance Rt est constituée par un câble S f-r (fig. importée par un cadre F w susceptible de coulisser le long des deux barres fixes RR. Ce déplacementestobtenu à l’aide d’un écrou mo-leté N. La table supérieure S de ce cadre porte deux échelles divisées identiques. Le long de la résistance R, peuvent glisser deux contacts CG, portés par deux chariots Si- marqués l’un « Standard», l’autre « Com-
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- parison ». Ces deux chariots sont munis chacun d’un trait de repère avec vernier. Ils peuvent recevoir deux mouvements, l’un grossier, à la main, sur les glissières porte-chariot F, l’autre très précis par le déplacement des glissières elles-mêmes à l’aide des écrous moletés n.
- Un commutateur permet de mettre à volonté le galvanomètre dans l’un ou l’autre des circuits « Standard » ou « Comparison » qui correspondent l’un à la comparaison de p et de R', l’autre à celle de x et de R. Pour effectuer une mesure, il convient de :
- i° Réaliser à peu près l’équilibre du circuit « Standard » en déplaçant le curseur à la main ;
- '2° Tourner le commutateur et réaliser de même l’équilibre approximatif du circuit « Comparison ».
- 3° Recourir au circuit Standard et parfaire son équilibre à l’aide de l’écrou moleté.
- 4° Faire de même pour le circuit Comparison.
- Répéter ces opérations jusqu’à ce que le galvanomètre reste au zéro chaque fois qu’on manie le commutateur. Il convient de remarquer que, par suite de la mobilité de la résistance R^, il est très facile, par le simple déplacement de cette résistance, de rétablir l’équilibre très sensiblement à la fois sur les deux circuits Stanlardet Comparison,lorsqu’il a été détruit par suite d’un changement de potentiel de l’une des batteries.
- L’échelle porte 100 divisions de chacune *2min, on
- peut donc apprécier les longueurs à------près de la
- r 11 i ooo
- longueur totale de cette échelle.
- Après avoir déciùt l’appareil, l’auteur étudie les causes d’erreur auxquelles peut donner lieu l’emploi du fil de contact. Il montre qu’il est inutile d’avoir un fil parfaitement calibré et qu’il suffit de se servir d’un fil partagé en sections ayant chacune une résistance bien déterminée.
- D’ailleurs,l’emploi des dispositions suivantes permet d’éviter d’avoir à faire des corrections :
- i° Cas ou les résistances à comparer x et p sont à peu près égales. — On peut, dans ce cas, faire du fil de contact une faible fraction de la résistance des circuits de mesure, de sorte que les résistances R et R' soient formées chacune d’une partie fixe assez élevée r et d’un complément /] et r\ pris sur le fil. On conçoit que, dans ces conditions,]une petite erreur sur /’i et r\ puisse être tout à fait négligeable dans R et R'.
- 2° Cas de résistances différentes. — L’auteur préconise dans ce cas la méthode suivante :
- On shunte la plus élevée des deux résistances x et p à comparer à l’aide d’une résistance élevée subdivisée et bien connue s} en prenant une fraction convenable — de ce shunt pour fournir la tension qu’on n
- compare à la tension aux bornes de l’autre résistance, R ou R'; on peut alors évidemment écrire, lorsqu’il y a équilibre, en désignant par Ia le courant dans la
- , . s résistance - : n - I» = R i, n
- p I = IV/,
- I S -J— X
- I ^ y
- d’où m p s 4- x R’ X = TT’ .y x R
- n
- s
- équation qui fournit x connaissant s et —.
- Ces quantités doivent d’ailleurs être choisies de manière que R et R' soient très voisines l’une de l’autre, afin qu’on soit ramené au cas précédent au point de vue de la mesure de ces quantités.
- L’auteur indique ensuite la nécessité, pour toutes ces mesures, de disposer d’un excellent galvanomètre; il recommande spécialement le galvanomètre de Broca dont on peut faire varier dans de larges limites l’amortissement, la période et la sensibilité.
- Pour les résistances étalons, il indique un dispositif constitué par un fil en maillechort sectionné en io parties et enroulé sur un tube horizontal qu’on immerge dans un bain d’huile.
- licite aussi les résistances étalons de Burstal et Whipple constituées par deux fils, l’un en platine-argent, l’autre en platine, enroulés parallèlement sur un même cylindre de marbre. Ces deux fils ont même résistance à une température supérieure à la normale et sont montés en série. Un troisième fil servant à chauffer circule entre eux. Le fil de platine-argent sert à constituer la résistance étalon et le fil de platine donne la mesure très exacte de la température. L’emploi de ce dispositif a montré très nettement que la température peut être maintenue constante sans avoir à employer un bain d’huile. ^
- A. M.
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- T. II (2® Série). — N® 25.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les stations génératrices à bord des navires. — G. Belluzzo. — Conférence faite à l’Association Electrotechniquè Italienne à Milan, L'Elettriciteï, 16 avril 1908.
- L’application des turbines à vapeur pour la propulsion des navires n’a pas, jusqu’à présent, donné de très brillants résultats, surtout au point de vue du rendement. La raison consiste surtout en cela que, pour fonctionner dans les meilleures conditions, les turbines doivent marcher à une très grande vitesse, tandis que l’hélice ne peut avoir qu’une vitesse assez réduite. On est donc obligé de sacrifier de part et d’autre, surtout en diminuant le nombre de tours de la turbine.
- Ainsi, on avait commencé avec 2 5oo tours pour l’axe moteur de Turbinia, et on est maintenant arrivé à 180 tours pour Carmania et i5o pour le Mauretania et le Lusitania.
- Dans ces deux derniers navires, qui ont des machines de jo 000 chevaux, on a obtenu une consommation de houille d’environ 84ogr par cheval-heure, ce qui correspond à peu près aux résultats obtenus ailleurs. Le rendement de la turbine est donc de 60 % , et comme, d’autre part, le rendement de l’hélice pour les navires actionnés ' avec des turbines n’est pas en général supérieur à 65 %, on arrive à un rendement d’ensemble de 40 % environ.
- Ce chiffre correspond naturellement à la vitesse maxima. Pour la vitesse moyenne le rendement tombe beaucoup plus bas, et se réduit à 28 % au plus.
- On a tenté par divers moyens d’améliorer ce rendement. Ainsi, comme on sait que dans une machine à piston à triple expansion le rendement du cylindre à haute pression est supérieur à Celui correspondant d’une turbine ayant la même chute de pression, tandis que celui du cylindre à basse pression est inférieur à celui de la turbine, on a exécuté des installations mixtes avec turbines (pour la basse pression) et machines à piston (pour la moyenne et haute pression), et à la vitesse réduite on se sert exclusivement de ces dernières dont les cylindres deviennent de haute et basse pression.
- Une autre solution seVait la suivante : comme la force nécessaire pour marcher à vitesse réduite est à peine 1/8 de celle nécessaire pour la vitesse maxîtaa, on a proposé d’obtenir la première en faisant actionner les axes moteurs au moyen de moteurs électriques recevant le courant d’un groupe géné-
- rateur installé auprès des machines. De la sorte le rendement serait de beaucoup amélioré.
- L’auteur étudie une solution du même genre, mais beaucoup plus générale. Il pense qu’il y aurait avantage à installer à bord une grande station centrale thermo-électrique composée de groupes turbine-générateur et à actionner les hélices exclusivement au moyen de moteurs électriques. De la sorte, on pourrait donner soit aux turbines, soit aux hélices, les vitesses les plus convenables.
- Si on appelle :
- fl't, "d'h les rendements de la turbine et de l’hélice dans les installations actuelles; t\t, 'qg, Y)„„ *]/t les rendements de la turbine, du générateur électrique, du moteur et de l’hélice dans l’installation centralisée, il faut, pour avoir un avantage par rapport au système actuel, que :
- fltWmfih > "d't'tih >
- 0,40 pour la vitesse maxima. 0,28 pour la vitesse moyenne.
- Or, si on donne aux axes porte-hélice commandés par des moteurs électriques la même vitesse qu ils ont maintenant avec des machines à piston (i3o tours au maximum), on peut avoir :
- i}h = 0,72»
- tandis qu’avec des turbines rapides et bien étudiées on arrive à :
- qe = o,j$.
- Il suffit donc que :
- VOm >
- 0,74,
- 0,52,
- conditions que tout constructeur de machines électriques peut satisfaire largement. De plus, on pourrait encore améliorer le rendement par l’adoption de la vapeur surchauffée, comme dans toute autre usine centrale.
- L’auteur démontre, avec exemples, que le poids d’ensemble des machines motrices dans 1 installation centralisée (en y comprenant naturellement les chaudières, tuyautei’ies, etc.) est moindre que dans les installations ordinaires, quoique la chose puisse, au premier abord, paraître étrange, puisqu il y a en plus le poids des moteurs. L’espace et le volume occupés seraient aussi beaucoup moindres, ce qui, à bord, est un avantage des plus précieux.
- De plus, on pourrait placer la centrale dans l’en-
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- droit le plus convenable pour la stabilité du navire et le voisinage des chaudières, au lieu de mettre les turbines dans une position tout à fait excentrique comme on fait maintenant.
- Le nouveau système aurait encore d’autres avantages, ainsi qu’une très grande facilité de manœuvre, une marche en arrière très efficace, etc.
- L’auteur est convaincu que l’application de l’électricité à bord des navires est appelée à amener de grands changements dans la technique navale.
- G. A.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Sur la radiotélégraphie et la radiotéléphonie par oscillations entretenues. —V. Poulsen. — Conférence lue à Londres,le i5 avril 1908,par N.Mas-
- KELYNE.
- L’auteur commence par rappeler, à propos de l’arc chantant et de ses applications à la radiotélégraphie et à la radiotéléphonie, quelques généralités bien connues sur lesquelles nous ne reviendrons pas, renvoyant le lecteur aux nombreuses études déjà parues ici même.
- D’après les essais effectués notamment entre Lyngby et Esbjerg (distance d’environ 288 km) la transmission des télégrammes au moyen d’ondes entretenues est aussi sûre qu’avec les câbles télégraphiques ordinaires, et même l’on n’a pas à craindre la distortion observée avec ces derniers. Parmi les derniers perfectionnements réalisés, il convient de citer une adaptation très ingénieuse du transmetteur automatique Wheastone permettant d’expédier 200 mots à la minute. Le petit moteur électrique qui assure le déplacement continu de la bande perforée (') actionne en même temps une petite sphère tournant à l’intérieur d’un cadre sur lequel est enroulée une bobine intercalée dans le circuit oscillant. Sur la sphère mobile sont enroulées à angle droit deux bobines qui sont court-circuitées simultanément ou séparément, suivant les perforations portées par la bande du transmetteur. Si l’une des bobines mobiles est seule court-circuitée, les pulsations ainsi produites dans l’impédance de la
- (') Pour le principe de l’appareil Wheastone, assez peu connu en France, voir Y Eclairage Electrique, 1900, tome XXXII, p. 33o et suivantes. (N, D. T.)
- bobine primaire se retrouvent* dans le courant oscillant sous forme de battements qui se traduisent au poste d’arrivée par une série de points. Si, au contraire, les deux bobines mobiles sont court-circuitées simultanément, leur effet sur la bobine primaire demeure sensiblement constant pendant la rotation, et l’absorption persistante, ainsi provoquée, de l’énergie primaire correspond à un trait au poste , récepteur. La rupture ou la fermeture des circuits de ces bobines mobiles ne peut d’ailleurs être opérée que lorsqu’elles sont à angle droit avec la bobine fixe. Le courant qui les parcourt est alors nul, et l’on évite toute étincelle au contact.
- Quant au poste de réception, il comporte un appareil enregistreur sur bande photographique. Un élément thermo-électrique est soumis à l’action du circuit oscillant récepteur ; il est en série avec un galvanomètre d’Einthoven à corde (1), shunté par un condensateur (de telle sorte qu’il n’est parcouru que par les courants dus au couple thermo-électrique). Une lampe projette l’image du fil, agrandie par l’intermédiaire d’un microscope, sur une pellicule sensible mobile, et l’on obtient ainsi un appareil enregistreur plus sensible que le téléphone usuel ét pouvant recevoir 120 mots à l’heure. D’autre part, un œil exercé distingue aisément les traces des perturbations atmosphériques des messages réellement transmis.
- Les électrodes sont placées,tantôt horizontalement, tantôt verticalement; le champ magnétique à l’action duquel est soumis l’arc est en général horizontal. Dans les générateurs actuellement en usage, l’on se sert de vapeur d’alcool; le liquide tombe directement sur l’électrode en cuivre qu’il refroidit en même temps, et le débit est réglé par un compte-gouttes. L’arc est amorcé au moyen d’un levier, et on le règle à la longueur voulue (3mm) parla manœuvre d’une vis. Des bobines de self-induction empêchent le passage du courant à haute fréquence dans le circuit à courant continu. Pour la téléphonie sans fil, l’on peut intercaler le microphone directement entre la terre et l’antenne, en le shuntant au besoin par une résistance ohmique. Pour obtenir de bons résultats, il est
- (') Comme on le sait, le galvanomètre d’Einthovett comporte un fil très fin d’or, de platine ou mieux de quartz platiné,; ce fil est placé dans un champ magnétique constant aussi intense que possible, et l’on observe ses déplacements au moyen d’un microscope. On peut, avec un fil de quartz, mesurer un courant de io—18 ampères. (N. D. T.)
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- préférable de placer ce microphone dans un circuit spécial accouplé inductivernent avec l’antenne et le circuit oscillant primaire. Il suffit pour cela d’enrouler sur le Tesla employé pour l’excitation de l’antenne d’émission une bobine reliée au microphone ; celui-ci est avantageusement constitué par une série de plusieurs microphones ordinaires, chacun de ces microphones étant mis en action au moyen d’une ramification d’un tuyau acoustique terminé par une embouchure devant laquelle on parle.
- L’auteur donne en terminant quelques indications sur la station de Cullercoats. Cette station, située sur les côtes du Northumberland à iak environ de Newcastle, au nord de Tynemouth, avait été prévue primitivement avec emploi du système de Forest à ondes amorties, système qui ne présente d’ailleurs aucune différence essentielle avec les postes transmetteurs à courants alternatifs universellement employés à l’heure actuelle.
- Les lampes nouveau modèle sont à électrodes verticales, et le champ magnétique étant également vertical, il se produit une rotation de l’arc ; le refroidissement de l’électrode en cuivre et de la boîte est assuré par des ailettos, et enfin au lieu de vapeur d’alcool, l’on peut employer de l’hydrogène obtenu par l’action de l’eau sur l’hydrure de calcium (analogue à celle de l’eau sur le carbure de calcium). Avec jkg d’hydrure, on peut travailler soixante heures environ. Le circuit oscillant comporte un résonnateur Oudin dont une portion variable est intercalée entre l’antenne et la terre ; les condensateurs sont disposés en groupes de part et d’autre de l’arc, et certains, mis en parallèle avec les autres, sont réglables comme
- Fig. i. — Montage du circuit récepteur avec ticlccr.
- ceux utilisés dans les ondemètres Dœnitz. En ce qui concerne la télégraphie sans fil, on se sert d’un manipulateur ordinaire, et l’on n’a constaté la présence d’aucun arc nuisible à la rupture. La réception pour la téléphonie sans fil se fait au détecteur électrolytique, soit par montage à induction soit par montage en dérivation ; pour la télégraphie sans fil, on ajoute
- simplement un ticker de Pedcrsen, suivant le schéma bien connu reproduit ci-contre (fig. i) (*). L’antenne commune aux deux sytèmes, de Forest et Poulsen, est du type ombrelle ; elle est formée d’un grand cône en fils de bronze supporté par un mât de 66m de hauteur scellé dans du béton. Le mât, qui a environ gdm2à sa base, est en bois injecté. Le cône de fils de bronze a son sommet en haut du mât ; sa base s’étend sur un cercle d’environ 6om de diamètre ; il est divisé en deux moitiés comportant chacune ii fils reliés au sommet du mât. Les deux demi-cônes, isolés l’un de l’autre et du mât, sont reliés à des câbles qui vont à la station où ils pénètrent dans le bâtiment par des isolateurs Locke. De cette façon, si les deux câbles ne sont pas reliés à l’intérieur de la station, on réalise l’antenne à boucle qui est parfois employée dans le système récepteur de Forest. Les circuits du système Poulsen sont toujours employés avec les deux câbles reliés ensemble.
- La prise de terre de la station consiste en une vingtaine de fils métalliques enterrés dans le sol à environ 5ocm de profondeur au pied du mât et qui s’étendent dans toutes les directions.
- La longeur d’onde est de i 5oom environ.
- Pour conclure, nous dirons que, d’après M. Mas-kelyne, l’on aurait pu téléphoner de Lyngby à Esb-jerg avec des appareils analogues à ceux que l’on vient de décrire. La puissance de la station de Cullercoats est de 5 kilowatts environ (io à 12 ampères sous /|8o volts), et l’on a pu télégraphier à 900 milles (près de 1 5ook) (2).
- P. S.
- (1) Cf. l’Eclairage Electrique, 1906, tome XLIX, p. 3Sy.
- (2) Dans sa conférence, l’auteur a montré quelques oscillogrammes de courants de très haute fréquence (plus de 100000 périodes à la seconde). Ces photographies étaient prises au moyen d’un oscillographe de Gehrcke ; cet appareil se compose d’un tube à vide (pression de 1 mm de mercure) dans lequel sont disposés deux fils en aluminium placés bout à bout à une très faible distance l’un de l’autre, et formant électrodes.
- Sous l’influence des décharges, l'électrode négative devient lumineuse sur une surface proportionnelle à la tension instantanée entre électrodes, et un miroir tournant permet comme à l’ordinaire d’obtenir la phologra-phie d’une onde complète. (N. D. T.)
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- BREVETS
- Bobine de self-induction. — G.-P. Steinmetz. — Brevet américain n° 8H3 9f <), publié le 7 avril 1908 (valable depuis le 19 mai 190b).
- L'on sait que lorsque l'on annule la force électro-motrice dans un circuit contenant une bobine de self-induction, le courant et la tension aux bornes de la bobine s'affaiblissent avec le temps suivant une loi exponentielle, et la rapidité de leur décroissance dépend de la constante de temps du circuit. Si l'on ajoute à la bobine un enroulement secondaire fermé sur lui-même ou sur une résistance, il est facile de voir que ce circuit secondaire sera, à partir de l’instant où la f. e. m. est annulée, parcouru par un courant partant de o cl passant par un maximum pour décroître enfin lentement. La réaction de ce courant a pour effet d’occasionner d’abord-une décroissance plus rapide du courant primaire, mais un peu après que le maximum mentionné ci-dessus a été dépassé, le courant primaire diminue plus lentement que lorsqu’il n’y avait pas d'enroulement secondaire. Cette propriété peut être utilisée avantageusement pour les bobines de self-induction employées avec les redresseurs à mercure. Dans ce cas, les enroulements primaire et secondaire sont disposés de manière à avoir une inductance élevée, tout en pouvant à volonté présenter des fuites entre eux.
- Commande électrique des contrepoids pour ascenseurs et monte-charges. — Felten und Guilleaume-Lahmeyerwerke. — Brevet allemand n° 189371.
- Le procédé s’applique notamment dans le cas où le contrepoids ne peut être placé dans le voisinage immédiat de l’ascenseur (ou du monte-charge), d'après des circonstances locales. Dans cc cas, il suffit de commander ce contrepoids au moyen d’un treuil accouplé à une machine à excitation séparée dont l’induit est relié par une canalisation à l’induit d’une autre machine analogue accouplée elle-même avec le moteur actionnant ledit ascenseur. En vertu des propriétés des machines à excitation séparée, tout sc passe donc sensiblement comme si le contrepoids et la charge utile étaient reliés par un intermédiaire purement mécanique (câbles et engrenages). Chaque machine fonctionne alternativement comme moteur
- ou comme génératrice suivant *que la charge utile monte ou descend (*).
- Procédé pour la fabrication des lampes électriques. — Société Siemens et Halske. — Brevet français u° 380739, publié le 1 (> décembre 1907 (valable à partir du 10 août 1907).
- Pour fabriquer les filaments métalliques de lampes à incandescence, l’on propose de former d'abord une masse plastique de la matière employée et de la transformer en filaments au moyen de filières à jet continu. Ces filaments sont tendus à l’état encore plastique sur leur support définitif, de manière à éviter tout changement de position, extrêmement nuisible à leur conservation. On leur fait donc subir sur leur support même le traitement nécessaire pour les amener à l’état voulu ; toutefois, lorsque la pâte contient des combinaisons métalliques qu’il convient de réduire, cette opération a souvent pour effet de faire travailler d’une manière excessive les crochets soutenant le filament, celui-ci subissant des contractions. L’on emploiera donc autant que possible une poudre de métal pur mélangée à une faible quantité d’un liant convenable (par exemple, de la poudre de wolfram mélangée avec du collodion).
- Appareil pour la production d9arcs voltaïques à haute tension.— H. Pauling. — Brevet américain n° 887 220, publié le 12 niai 1907.
- L’arc, s’amorçant entre les pièces bb (fig. 1) dont
- Fig. 3. — Appareil pour la production d’arc voltaïque à liante tension.
- la distance cstréglable au moyen des vis dclt s’allonge en montant entre les cornes aay sous l'influence d’un jet de gaz sortant du tuyau ct On obtient ainsi une série d’arc,s très puissants, se succédant rapidement.
- () L’équivalence des deux modes de transmission n’est rigoureuse que dans le cas théorique où les résistances olmiiqucs du circuit comprenant les deux induits sont milles. Pratiquement, il serait nécessaire de prévoir un dispositif accessoire immobilisant le contrepoids lorsque l’ascenseur est au repos au bas de sa rourse. Sans quoi, le contrepoids descendrait lentement en faisant fonctionner la machiuc correspondante comme génératrice en court-circuit, (N. 13. L. H.)
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Toute la chimie minérale par Vélectricité. (Rien d’impossible par Vélectricité!) fabrication de tous produits à la portée de tous, etc., par Jules Séverin. — Un volume grand in-8° de 8oô pages avec G3 ligures. — 11. Dunod et U. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, francs.
- L’auteur présente un nombre considérable de procédés qu’il a expérimentés et indique des méthodes de préparation des différents composés minéraux. 11 faut évidemment laisser à l’auteur la responsabilité de certaines réactions qu’il annonce, et au surplus il eût été fort utile de compléter leur étude par quelques données sur le rendement industriel que l’on peut en attendre. D’autre 'part, il nous a paru que quelques notions d’électrotechniquc étaient peut-être incomplètement connues de l’auteur (notamment celles relatives aux dynamos), à moins que la forme parfois inexacte qu’il donne à sa pensée ne soit duc au réel désir d’être compris de tous. Dans ce sens, M. Séverin a tenté visiblement un effort qui mérite d’être encouragé.
- II. D.
- Projektierung und Betrieb von elektrischen Beleuchtungs und Kraftübertragungs-Anla-gen (Projet et exploitation des installations d’éclairage et des transports d’énergie), par Fritz Hoppe. — Un volume in- |° de Goo pages avec 53 tableaux, 685 ligures cl Go exemples numériques. — Gutsoii, éditeur, Karlsruhe. — Prix : relié, 28 marks.
- L’auteur s’est proposé de donner aux étudiants et aux jeunes ingénieurs un livre où ils puissent trouver des données précises sur les installations d’éclairage et les transports d’énergie, soit pour en effectuer les avant-projets, soit pour en diriger l'exploitation. Le livre comprend huit chapitres. Les lampes, leur fabrication, leur installation, leur fonctionnement et leur réglage, les laid fs habituels, dépenses d’exploitation, sont étudiés avec précision et de nombreuses tables et indications documentaires complètent l’exposé général. L’auteur a étudié au même point de vue les moteurs et les appareils, de chauffage électrique mis généralement en service sur les réseaux de distribu lion. Le cinquième cha-
- pitre est consacré au calcul des réseaux d’après les différentes méthodes usitées et bien connues et enfin le sixième chapitre renferme une description sommaire d’un très grand nombre d’installations existantes avec des plans cotés d’usines où le lecteur trouvera les solutions les plus diverses du problème de l’établissement d’une centrale.
- Laissant le côté technique de son sujet, l’auteur traite dans les derniers chapitres le côté économique, frais d’établissement, dépenses d’exploitation et revenus. Les devis préalables d’installations électriques ont déjà fait l’objet d'études et de livres spéciaux, mais l’auteur a ajouté ici tous les documents et tableaux statistiques qui doivent être établis ou relevés pendant le service. On trouvera dans ces chapitres des formulaires types. Ceux qui auront à établir des centrales et qui voudront étudier les prévisions de recettes pourront consulter les tableaux qui sont contenus dans le dernier chapitre et où, pour un très grand nombre d’usines existantes groupées suivant la puissance ou le genre de distribution, le nombre et les catégories d’abonnés, on trouve les recettes totales et les dépenses d’exploitation.
- O. A.
- Annuaire de route de F Automobile-Club de France. — (9e année). — i volume iu-ia de 828 pages.
- — Kn veille: A. C. F., 8, place de la Concorde. Paris.
- — Prix : relié, ’i fr. 5o.
- La nouvelle édition 1908 (y0 année) de Y Annuaire de Roule de VAiilomohUe-Ciub de France, publié sous la direction de M. Louis Dumontpallier, aura certainement le succès de scs devancières.
- Les automobilistes trouveront celte année dans VAnnuaire de Roule de VA, C. F.., augmenté de 70 pages, de nombreux et nouveaux renseignements complémentaires et inédits, en plus des 100 nouveaux plans schématiques de villes.
- Il se compose de quatre parties bien distinctes ; les première et deuxième parties donnent les adresses des ravitaillements de toutes sortes cil France cl; à l’étranger ; la 3° partie contient un grand nombre d'itinéraires français et européens et la
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- 4e partie donne une note sur l’organisation générale des centres de tourisme automobile comprenant une première série des schémas en couleurs et la description sommaire des zones actuellement en voie de fonctionnement.
- Cet annuaire est indispensable à tout automobiliste amateur de grand tourisme.
- J. N.
- VOLUMES REÇUS
- Les nouveaux Livres Scientifiques et industriels. Volume I (années 1902 à 1907). — 1 volume gi\ in-8 de 4*6 pages. — H. Dunom et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 9 francs; cartonné, 10 IV. 5o.
- Die elektrolytisehe Ventilwirkung des Niobs und eine Klassiflzierungdes Verhaltens elektrolytischer Anoden, par Günther Schulze. — Extrait de Annalen der Physik, n° 25, 1908, Leipzig.
- Démonstrationsapparate zur Analyse elek-trischer Schwingungen, par H. Diesselhorst. — Extrait de Pliysikalisch — Technischen Reichsanstall, Brunswick.
- Uber eine Stôrung an hochempflndlichen Quadrantelektrometern, par H. Schultze. — Extrait de Zeitschrift ftir 1 nstrumentenkunde, Berlin.
- L’accumulateur au plomb ordinaire et allotropique, par G. Rosset. — 1 volume in-8 de 408 pages avec 58 ligures. — Cu. Béranger, éditeur, Paris. — Prix : cartonné, 18 francs.
- CORRESPONDANCE
- Sur la théorie de la commutation.
- Monsieur i.e Directe!;n
- de i.a Lumière Electrique.
- J’ai lu avec grand intérêt l’étude de M. Poincaré sur la rupture d’un circuit inductif.
- 11 est; heureux cpie le fait de tenir compte, dans le calcul, de la capacité variable du contact suffise à jusliiicr une densité non infinie an moment de la rupture. Cependant 011 pourrait admettre, en dehors de cette considération, que la condition mathématique tant de fois invoquée compatible avec une densité finie est, en fait, toujours vérifiée. En effet, physiquement, les deux parallèlipipèdes qui, appliqués l’un sur l’autre, constituent le contact ne se quittent pas tout le long des deux arêtes géométriques parfaitement rectilignes et parallèles entre elles. Le circuit est plutôt rompu suivant quelques points situés sur les bords irréguliers des deux parallèlipipèdes, bords sur lesquels la pression est d’ailleurs t rès réduite. Dans ces conditions, il est bien certain que l’inégalité à laquelle il est fait allusion plus haut est déjà vérifiée un très petit moment au moins avant la rupture. A l’approche de la rupture, la résistance du contact varie, en réalité, plus rapidement que suivant la loi mathématique généralement admise.
- Maiiius Latouii.
- VARIÉTÉS
- LEGISLATION
- Décret du 17 mai 1908 sur le cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie électrique par une commune ou un syndicat de communes {Pin).
- Rachat de la concession. «
- Art. u3. — A toute époque, la commune aura le droit de racheter la concession entière, moyennant un préavis do 2 ans.
- En cas de rachat, le concessionnaire recevra pour toute indemnité :
- i° Pendant chacune des années restant à courir jusqu’à l’expirai ion de la concession, une annuité égale au produit net moyen des sept années d'exploitation précédant celle où le rachat sera effectué, déduction faite des deux plus mauvaises.
- Le produit net «lechaque année sera calculé en retranchant des recolles toutes les dépenses dûment, justifiées, laites pour l’exploitation de la distribution, y compris l’entretien et le renouvellement des ouvrages et «lu matériel, mais non compris les charges du capital ni l’amortissement «les dépenses du premier établissement.
- Dans aucun cas le montant de l’annuité 11e sera inférieur au produit net de la dernière des sept années prises pour terme de comparaison.
- 2° Une somme égale aux dépenses dûment justifiées, supportées par le concessionnaire pour 1 établissement
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
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- de ceux des ouvrages de la concession, subsistant au moment du rachat, qui auront été régulièrement exécutés pendant les cinq années précédant le rachat, sauf déduction pour chaque ouvrage du cinquième de sa valeur pour chaque année écoulée depuis son achèvement.
- La commune sera, en outre, tenue de se substituer au concessionnaire pour l’exécution des engagements pris par lui en vue d’assurer la marche normale de l’exploitation et de reprendre les approvisionnements en magasin ou en cours de transport ainsi que’ le mobilier de la distribution; la valeur des objets repris sera fixée à l’amiable ou à dire d’experts et sera payée au concessionnaire dans les six mois qui suivront leur remise à la commune.
- Si le rachat a lieu avant l’expiration des vingt premières années de la concession, le concessionnaire pourra
- t
- demander que l’indemnité, au lieu d’être calculée comme il est dit ci-dessus, soit égale aux dépenses réelles de premier établissement, y compris les frais de constitution de la société, dans la limite d’un maximum de... francs et les insuffisances qui se seraient produites depuis l’origine de la concession, si celle-ci remonte à moins de ! 7 ans, et pendant les sept premières années de sa durée, si elle remonte à plus de 7 ans. Ces insuffisances seront calculées pour chaque aimée, en prenant la différence entre la recette brute et les charges énumérées ci-après : i° frais d’exploitation; 20 intérêt et amortissement des emprunts contractés pour l’établissement de la distribution; 3° intérêt à /> % des sommes fournies par le concessionnaire au moyen de ses propres ressources ou de son capital-actions.
- Remise des ouvrages.
- Art. 24. — En cas de radial, ou en cas de reprise à l’expiration de la concession, le concessionnaire sera tenu de remettre à la commune tous les ouvrages et le matériel de la distribution en bon état d’entretien.
- La commune pourra retenir, s’il y a lieu, sur les indemnités dues au concessionnaire, les sommes nécessaires pour mettre en bon état toutes les installai ions.
- « Lorsque la commune usera de la faculté, à elle réservée, de reprendre les installations en fin de concession, elle pourra, avec l'approbation du préfet, se faire remettre les revenus de la distribution dans les deux dernières années qui précéderont le terme de la concession et les employer à rétablir en bon état les installations, si le concessionnaire ne se met pas en mesure de satisfaire pleinement et entièrement à cette obligation et si le montant de l’indemnité à prévoir en raison de la reprise de la distribution par la commune, joint au cautionnement, n’est pas jugé suffisant pour couvrir les dépenses des travaux reconnus nécessaires (1 ). »
- (•) Lorsque la reprise des installations est obligatoire, cet alinéa doit toujours figurer dans le cahier des charges;
- Déchéance et mise en régie provisoire.
- Art. ‘ity. — Si le concessionnaire n’a pas présenté les projets d’exécution, ou s’il n’a pas achevé et mis en service les lignes de distribution dans les délais et conditions fixés par le cahier des charges, il encourra la déchéance, qui sera prononcée, après mise en: demeure, par le Ministre des Travaux publics, sauf recours au Conseil d’Etat par la voie contentieuse.
- Si la sécurité publique vient à être compromise, le maire, après avis de l’ingénieur en chef du contrôle, prendra aux frais et risques du concessionnaire les mesures provisoires nécessaires pour prévenir tout danger. Il soumettra au préfet les mesures qu’il aura prises à cet effet. Le préfet prescrira, s’il y a lieu, les modifications à apporter à ces mesures et adressera au concessionnaire une mise en demeure fixant le délai à lui imparti pour assurer à l’avenir la sécurité de l’exploita (ion.
- Si l’exploitation vient à être interrompue en partie ou en totalité, il y sera également pourvu aux frais et risques du concessionnaire. Le maire soumettra immédiatement au préfet les mesures qu’il comptera prendre pour assurer provisoirement le service de la distribution. Le préfet statuera sur ces propositions et adressera une mise en demeure fixant un délai au concessionnaire pour reprendre le service.
- Si, à l’expiration du délai imparti, dans les cas prévus aux deux alinéas qui précèdent, il n’a pas été satisfait à la mise en demeure, le Ministre des Travaux publics pourra prononcer la déchéance.
- La déchéance pourra également être prononcée si le concessionnaire, après mise en demeure, ne reconstitue pas le cautionnement prévu à l’article 3i ci-après, dans le cas où des prélèvements auraient élé effectués sur ce cautionnement en conformité des dispositions du cahier des charges.
- La déchéance 11e pourra être prononcée par le Ministre des Travaux publics dans les conditions prévues au présent article que sur avis conforme du conseil municipal. Elle ne serait pas encourue dans le cas où le con-çessionnaire n’aurait pu remplir ses obligations par suite de circonstances de force majeure dûment constatées.
- Procédure en cas de déchéance.
- Art. 26. — Dans le cas de déchéance, il sera pourvu tant à la continuation et à l’achèvement des travaux qu’à l’exécution des autres engagements du •concessionnaire au moyen d’une adjudication qui sera ouverte sur une
- il faut alors supprimer les mots stiivanls dans le premier alinéa : « en cas de reprise » ; dans le troisième alinéa : « lorsque la commune usera de la faculté, à elle réservée, de reprendre les installations en fin de concession ».
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- mise à prix des projets, des terrains acquis, des ouvrages exécutés, du matériel et des approvisionnements.
- Cette mise à prix sera fixée par le Ministre des Travaux publics sur la proposition du préfet, après avis du conseil municipal, le concessionnaire entendu.
- Nul ne sera admis à concourir à l’adjudication s’il n’a, au préalable, été agréé par le préfet, sur la proposition du conseil municipal, et s’il n’a fait, soit à la Caisse des dépôts et consignations, soit à la Trésorerie générale du département, un dépôt de garantie égal au montant du cautionnement prévu par le présent cahier des charges.
- L’adjudication aura lieu suivant les formes indiquées aux articles n, 12, i3, i5 et 16 de l'ordonnance royale du 10 mai 1829.
- . L’adjudicataire sera soumis aux clauses du présent cahier des charges et substitué aux droits et charges du concessionnaire évincé, qui recevra le prix de l’adjudication.
- Si l’adjudication ouverte n’amène aucun résultat, une seconde adjudication sera tentée sans mise à prix après un délai de 3 mois. Si cette seconde tentative reste également sans résultat, le concessionnaire sera définitivement déchu de tous droits ; les ouvrages et le matériel de la distribution ainsi que les approvisionnements deviendront sans indemnité la propriété de la commune.
- /
- CHAPITRE V
- CLAUSES, DIVERSES
- Etats statistiques et contrôle des recettes.
- Art. 28. — Le concessionnaire sera tenu de remettre chaque année au maire et à l’ingénieur en chef du contrôle un compte rendu statistique de son exploitation.
- Ce compte rendu sera établi conformément au modèle arreté'par le Ministre des Travaux publics après avis du Comité d’électricité et pourra être publié en tout ou en partie.
- Dans le courant du premier trimestre de chaque année le concessionnaire devra en outre adresser au maire et à l’ingénieur en chef du contrôle l’état des recettes réa-
- lisées dans la commune pendant l’année précédente.
- La commune aura le droit de contrôler ces états; à cet effet, ses agents dûment accrédités pourront se faire présenter toutes pièces de comptabilité nécessaires pour leur vérification (*).
- Impôts et droits d^octroi.
- Art. 29. — Tous les impôts établis ou à établir par l’Elat, le département ou la commune, y compris les impôts relatifs aux immeubles de la distribution, seront à la charge du concessionnaire.
- Dans le cas où des droits d’octroi nouveaux viendraient à frapper les objets de consommation employés pour assurer le fonctionnei:*ent de la distribution concédée, le concessionnaire aurait le droit de réclamer à la commune le versement d’une somme équivalente, à titre de subvention. ‘
- Redevances.
- Art. 27. — Les redevances pour l’occupation du domaine public communal sont fixées (•).:
- « Le tarif des redevances dues à la commune ne pourra pas être révisé pendant la durée de la concession. »
- (*) Les redevances pour l’occupation du domaine public national et départemental ne sont pas réglées par le cahier des charges : elles sont fixées par un règlement d’administration publique. (Décret du 17 octobre 1907.)
- Les redevances pour l’occupation du domaine public communal doivent être fixées par le cahier des charges conformément aux dispositions des articles 1, 2 et 3 du décret du 17 octobre 1907. Elles peuvent être établies au prorata des longueurs des voies empruntées ou proportionnellement aux recettes.
- S’il n’est pas fait usage de la faculté, réservée par l’article 3 du décret à la commune concédante, de modifier ou de réduire les redevances prévues aux articles 1 et
- 2, il suffit d’ajouter après les mots « sont fixées » les mots « conformément aux articles 1 et 2 du décret du 1 7 octobre 1907 ».
- S’il est fait usage de cette faculté, l’article 27 indique le taux de la redevance, qui ne peut en aucun cas dépasser les chiffres inscrits aux articles 1, 2 ou 3 du décret.
- Pénalités.
- Art. 3o. — Faute par le concessionnaire de remplir les [obligations qui lui sont imposées par le présent cahier des charges,.des amendes pourront lui être infligées, sans préjudice,s’il y a lieu,dédommagés et intérêts envers les tiers intéressés. Les amendes seront pro-f noncées au jM’ofit de la commune par le maire, après avis de l’ingénieur en chef du contrôle.
- Les amendes seront appliquées dans les conditions suivantes :
- En cas d’interruption générale non justifiée du courant, amende de.... par heure d’interruption.
- En <‘.as de manquement aux obligations imposées par les articles 6, 9, i3, \/\ et 28 du présent cahier des charges, et par chaque infraction, amende de.... par jour, jusqu’à ce que J’infraetion ait cessé (3).
- (!) Les deux derniers alinéas sont applicables toutes les fois que les redevances sont calculées d’après les recettes brutes ou que le cahier des charges prévoit un privilège d’éclairage; ils peuvent être supprimés dans les autres cas.
- (* 2) Les amendes prévues peuvent n’ètre pas les mêmes pour les infractions aux divers articles mentionnés dans ce paragraphe.
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- Ca utioane men Is (1 ).
- Art. 3i. — Avant la signature <le l’acte de concession, le concessionnaire déposera, soit à la Caisse des dépôts et consignations, soit à la Trésorerie générale du département, une somme de... en numéraire ouenTcntes sur l'Etat, en obligations garanties par l’Etat ou en bons du Trésor, dans les conditions prévues par les lois et. règlements pour les cautionnements en matière de travaux publics.
- La somme ainsi versée formera le cautionnement de l'entreprise.
- Sur le cautionnement seront prélevés le montant des amendes stipulées à l’article 3o, ainsi que les dépenses faites en raison des mesures prises aux frais du concessionnaire pour assurer la sécurité publique ou la reprise de l’exploitation en cas de suspension, conformément aux prescriptions du présent cahier des charges.
- Toutes les fois qu’une somme quelconque aura été prélevée sur le cautionnement, le concessionnaire devra le compléter à nouveau dans un délai de i5 jours, à dater de la mise eu demeure qui lui sera adressée à cet effet,
- La moitié du cautionnement sera restituée au concessionnaire après achèvement du réseau principal de distribution prévu à l’article 6 ci-dessus; l’autre, moitié lui sera restituée en fin do concession. Toutefois, eu cas de déchéance, la partie non restituée du cautionnement restera définitivement acquise à la commune.
- (') Le présent article est facultatif pour les communes de moins de i ooo habilants.
- Agents du concessionnaire.
- Akt. 3a. —Les agents et gardes que le concessionnaire aura fait usscrmentcr pour la surveillance et la police de la distribution et de ses dépendances seront porteurs d’un signe distinctif et seront munis d'un titre constatant leurs fonctions.
- Cession ou modification de la concession.
- Art. 33. — Toute cession partielle ou totale de la concession, tout changement de concessionnaire ne pourront avoir lieu, à peine de déchéance, qu'en vertu d’une autorisation résultant d’une délibération du Conseil municipal approuvée par le préfet.
- Jugement des contestations.
- Art. 34. — Les contestations qui s’élèveraient entre le concessionnaire et l'administration, au sujet de l’exécution et de l’interprétation des clauses du présent cahier des charges, seront jugées par le Conseil de préfecture du departement d,.., sauf recours au Conseil d’Etat.
- Election de domicile.
- Art. 35. — Le concessionnaire devra faire élection de domicile à...................................
- Dans le cas où il ne l’aurait pas fait, toute notification ou signification à lui adressée sera valable lorsqu’elle sera faite au Secrétariat de la mairie d.................
- Frais d'enregistrement.
- Les frais de timbre et d’enregistrement du présent cahier des charges et des conventions annexées seront supportés par le concessionnaire.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : la sur toutes les questions qui se rattachent à VElcctrolechniqac ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, clectromctalhirgic.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- 11 nous jDaraît utile de revenir sur le rapport de la Siemens-Schuckert Werke, G. m. b. h. de Berlin, que nous avons analysé la dernière fois. Ce rapport, par les détails qu’il donne de l’activité des différentes brandies de l’affaire, met 1res au courant de certains progrès réalisés par chacune d’entre elles. Deiïx points retiennent encore l’attention du constructeur en dehors de ceux signales déjà, c/cst d’abord l’observation que l’industrie minière s'efforce
- de créer et d’agrandir ses stations de production d’énergie et substitue la machine électrique d’extraction à la machine à vapeur, comme elle a substitué les pompes centrifuges à haute pression aux pompes à vapeur à piston; et deuxièmement, la remarque que les chemins de 1er s’équipent peu à peu avec des unités électriques. Déjà, eu 1906, le rapport mentionnait ces transformations qui provoquaient des commandes de grandes machines d’extraction, et d’installations de traction en couraiit continu sous
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- i ooo volts et en courant monophasé à. haute tension. En 1907, le succès obtenu sur la ligne de Cologne k Bonn engageait le Métropolitain de Berlin à adopter l’équipement des trains à imités multiples pour courant continu à 1 000 volts.
- Toutes ces innovations ont pour corollaire naturel l’extension des systèmes de signaux électriques, et là encore Siemens et Halske nous montrent le chemin des applications. Ceux, du reste, que la question intéressait ont pu voir, en 1900, à l’annexe de Vincennes, à quel degré de perfectionnement étaient déjà parvenues les usines de Buda-Pesth.
- Qu’est-ce que nos maisons* françaises de construction pourront présenter de semblable en regard de tant d’innovations ou, si l’on préfère, d'applications importantes ? L’une d’elles, qui touche la frontière de bien près, peut, peut-être, citer des références de même genre; mais les autres? Et combien, à l’apparence française, cherchent au-delà des mers plus que leur inspiration? Il faudra se rendre compte d’où vient ce retard de notre industrie électrique. En attendant, elle se traîne à la remorque de l’industrie américaine et allemande. Pour ne citer qu’un dernier fait : nos lecteurs ont pu avoir connaissance d’une installation hydro-éloctrique très importante qui s’est faite en Norvège pour la fabrication des engrais azotés. Les capitaux sont en partie français, en partie allemands. C’est la Cyanid-Gcsellschaft qui, placée sous la direction de Siemens et Ilalskc, a perfectionné les méthodes de fabrication et a été l’initiatrice de la Société d’exploitation qui promet les plus beaux résultats.
- En vérité, l’exploitation de toutes ces liliales de Siemens et Halske n’est pas toujours heureuse et, si, cette année, Siemens Brothers et C°, de Londres, Oesterreichische Siemens Schuckert Werke, de Vienne, distribuent 4 % , l’an dernier et les années précédentes ils s’en étaient dispensés comme la succursale de Saint-Pétersbourg qui n’a réparti encore aucun dividende.
- Une dernière remarque qui ne manquera pas croyons-nous, de frapper les intéressés : le rapport fait mention de la révision des appointements des employés qui ont subi, dit-on, une augmentation deux fois plus forte que l’augmentation habituelle, avec effet largement rétroactif; et la répartition des bénéfices comporte l'article suivant :
- Employés et ouvriers : gratifications et participations aux bénéfices : 800 000 marks. L’année précédente, le même chapitre était doté de 5oo 000 marks. Nous chercherions vainement dans beaucoup de
- bilans ce chapitre qui, pour ce qui concerne les gratifications au personnel, rentre le‘plus souvent dans le compte frais généraux.
- Le mouvement qui se propage en Allemagne de l’application de l’électricité à l’industrie minière prend chez nous de jour en jour plus d’extension ; après l'éclairage des travaux du jour et de certaines galeries, après la transformation de ses ventilateurs, pompes et compresseurs, la Compagnie des mines de Maries tente l'utilisation de machines d’extraction électriques à son siège n° 3. Déjà une première fonctionne depuis décembre 1907 au siège n° G et donne de bons résultats; le carreau et le triage ont été aménagé électriquement. Tout ceci exige l’organisation de stations centrales puissantes et, dans le cas particulier, deux turbos alternateurs alimentés par io chaudières assurent l’alimentation du réseau. Maries distribue celte année 1G8 fr. o5.
- La Société nouvelle des mines de la Lucette, qui exploite des minerais d’antimoine et produit de l’or et des produits aurifères, fait mention aussi de T augmentation de sa station centrale d’énergie par l’adjonction d’un groupe de 3oo kilowatts. Les résultats de l’exercice sont particulièrement brillants et accusent une plus-value de bénéfices de 289 3<)(j fr, qi sur l’année précédente. Ceux-ci s’élèvent à 1 382827 fr. 17 qui permettent de répartir 35 francs aux actions, soit 35 % . .
- L’assemblée du 3o mai de la Société Parisienne pour l’Industrie des chemins de fer et des tramways électriques a décidé la répartition suivante du solde de 3262607 fr. 07 du compte de profils et pertes.
- Réserve légale : 5 %, soit............ i58 307 08
- Dividende de 4 % au capital versé moins
- les intérêts reçus sur versements anticipés..................^............ I 546 24i 5'4
- Allocation an Conseil.............. 85 2.59 \o
- 2° Dividende do 5 francs aux actions. ... 1 000 000 00
- Parts bénéficiaires : i3 33.............. 333 333 33
- Solde à reporter......................... 1J9 5j.> 72
- Total égal.. ........ 3 2O2 (557 07
- Le capital se compose de 200 000 actions ordinaires de 200 francs, dont 100 000 émises en 1901 libérées du quart, et de 25 <>00 parts bénéficiaires ligurant au bilan pour mémoire ; les actions ordinaires reçoivent en définitive (> % .Le capital réellement versé s’élevant, par suite de la libération anticipée de 45 778 actions, à 39833 370 francs, les produits bruts, y compris le report de l’exercice précédent, représentent les 9 %
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N° 25.
- de ce capital et les produits nets les 8,i % . Les frais généraux sont peu importants puisqu’ils ne figurent au débit du compte profits et pertes que pour la somme de rx i rx 088 fr. 90 ; cela tient au genre d’affaires traitées par cette société dont l'actif est représenté surtout par son portefeuille titres et ses participations qui réalisent bien le but que s'était proposé la Société en se constituant en 1900. 11 suffit de parcourir l'énumération très intéressante ci-dessous pour s’en rendre compte :
- Tramways de Lille, Métropolitain de Paris, Electricité de Paris, Ateliers de Constructions du Nord et de l’Est, Société de gaz et d’Electricité du Hainaut, Tramways en Russie, Cheminsde fer économiques du Nord, Chemins de fer de la banlieue de Reims et extensions, The Cairo Electric Railways and Heliopolis Oases Company, etc. Toutes ces participations ne présentent pas pour le. moment le môme degré de prospérité ou de sécurité ; nous avons eu l’occasion d’en examiner quelques-unes dont l'administration est des plus prudentes et des plus avisées. Nous 11e voulons aujourd'hui insister que sur le caractère très divers de toutes ses entreprises et sur l’idée qui a pu présidera leur choix : s’intéresser à des affaires toutes nouvelles à créer de toutes pièces dans des pays neufs, susceptibles d’un développement certain, assuré par le caractère de la population, la pospérité des affaires et les conditions locales ; prendre des participations dans des affaires anciennes sur le point de se transformer, devant ainsi bénéficier de la plus-value qu’apporte le progrès ; enfin créer une usine de construction qui aura pour débouchés naturels toutes ces filiales à grande envergure. Le programme est vaste et son développement suit son cours normal si l’on peut dire,. Les Ateliers de Jeumont ont pris une extension rapide et comprennent maintenant quatre divisions; l’une de construction de génératrices, moteurs, etc., qui fournit tramways, chemins de fer, entreprises particulières et, quoique très jeune dans le métier, s'est assuré des commandes très importantes du Métropolitain de Paris et de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité ; la seconde division comprend fonderie de fonte et de cuivre pour régulariser la fabrication et les livraisons; la U'oisième fabrique les câbles électriques et la quatrième est constituée par une station centrale de io 000 chevaux, placée dans un centre industriel de
- \
- premier ordre (vallée de la Sarnbre), qui ne tardera pas à se transformer comme ses concurrents du Centre et de l'Est et qui demandera bientôt à l’énergie électrique la puissance dont il a besoin pour sçs fours, laminoirs et toutes machines de transformation.
- Les commandes totales au 3o avril dépassaient 10 millions ; les résultats de l’exercice en cours dépasseraient ceux du précédent qui a été considéré comme un exercice de mise en train et dont les bénéfices de i ‘x00 000 francs ont été intégralement portés ou en amortissements oü en réserve.
- La Société Parisienne fonde les plus grandes espérances sur l’une de ses très importantes créations, la Société d’Electricité de Paris, qui s’est assurée par contrats la fourniture du courant au Métropolitain de Paris,à la Compagnie des Tramways Nord-Parisiens, à la Société d’Eclairage et de Force par l’électricité et au secteur Edison. Et, en effet, ces différentes Sociétés peuvent à elles seules absorber les 72 000 kilowatts prévus pour la puissance de cette station. Une seule chose nous inquiète : les difficultés d’exploitation quand il s’agit de clientèle d’espèces aussi dissemblables. Quelle sera l'attitude des secteurs si les perturbations causées par le Métropolitain s’accentuent d’une façon inquiétante ? Tout est remédiable!
- Pour l’instant, la Société a reporté la totalité de ses bénéfices,soit 1 58i 780 fr. 44?etles disponibilités lui faisant défaut pour achever son programme primitif, elle s’apprête à émettre 3o 000 obligations de 5oo francs !\ % .
- Le Métropolitain de Paris accuse des résultats très brillants avec un chiffre de recettes supérieur de 5 millions celui de 1905-1906; il a obtenu aussi l'autorisation d'émettre des obligations jusqu’à la concurrence d'une somme effectivement encaissée de 70 millions : ceci pour combler le déchet que produit l’écart entre le montant nominal des obligations et leur cours d'émission. On voit que tout est bien combiné dans la Société Parisienne, les Ateliers .du-Nord et de l’Est font penser au Métropolitain qui 11e sépare pas son existence île celle de l'Usine de Saint-Denis qui elle-même a sa raison d’être en partie pour les deux autres.
- D. F.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- SAMEDI 27 JUIN 1908.
- Tome 11 (2° série). SAMEDI 27 JUIN 1908. Trentième année. - N° 26.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant [le Samedi
- (L’Éclai ragef: Electrique.
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 389. — L. Pillier. Méthode et appareil de mesure pour courants alternatifs de faible valeur, p. 391.
- — H.-C. Magunna. De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie Multiplex E. Mercadier, p. 394.
- Extraits des publications périodiques. — Théovies et généralités. Sur les différences de potentiel de contact entre métaux et liquides, L. Bloch, p. 399. — Construction de machines. Auto-excitatiori d'un alternateur triphasé au moyen d* soupapes électrolytiques, C. Limb, p. 400. — Arcs, lampes électriques. Pholométrie. Influence de la hauteur de suspension sur l’éclairement uniforme des plans horizontaux, A.-A. Wolhauer, p. 402. — Brevets, p. 402. — Variétés. Le Congrès international d’électricité de Bruxelles, p. 404. — Le Congrès de l’Association française pour l'avancement des sciences, p. 404. — A propos du stage des ingénieurs, p. 405. — Législation. Règlement d’administration publique concernant les précautions relatives aux mesures de protection et de salubrité dans les fabriques d’accumulateurs électriques, p. 406.
- — Frais decontrôle des distributions d’énergie électrique, p. 407. — Jurisprudence. Eclairage. Voltage irrégulier. Obligations, p. 407. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 408.— Renseignements commerciaux, p.411.— Nouvelles Sociétés, p.412. — Adjudications, p. 412. — Table des matières du tomé II (2e série), p. 414.
- ÉD1 TfÛ BJIA L
- Il n’exislait guère jusqu’ici à'appareils de mesure pour courants alternatifs de faible intensité suffisamment robustes pour des essais courants.
- Partant d’un principe appliqué déjà avec succès par Duddell, M. L. Pillier a réussi à réaliser un instrument permettant de mesurer facilement des courants de l’ordre du milliampère (p. 3gi). Le procédé consiste à mesurer réchauffement drune spirale formée de quelques spires d'un fil très fin, çle grande l’ésistivité, parcouru par le courant à mesurer, au moyen d’un couple thermo-électrique relié à un galvanomètre sensible à cadre mobile. En plaçant plusieurs couples en série, il est d’ailleurs facile d’augmenter la sensibilité. Enfin, l'auteur montre comment le meme principe, combiné à celui utilisé dans
- les wattmètres thermiques à dilatation, permet de réaliser des wattmètres pour très faibles puissances. A notre avis, l’emploi de couples thermo-électriques pourrait même être avantageusement étendu aux wattmètres thermiques de puissance notable, comme présentant plus de rigueur que l’utilisation de la dilatation, et conduisant à des appareils moins sensibles aux influences étrangères.
- Vapplication des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs remonte, croyons-nous, au télégraphe harmonique d'Elisha Gray. Ce système, qui comportait la réception au son, a été l’objet d’études très complètes de la part de M. Mercadier. Bien que la réception au
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- son présente clés avantages de simplicité et de sécurité de fonctionnement tels qu’elle a été adoptée exclusivement dans les pays anglo-saxons, certaines aclministi*ations, celle dé l'État français en particulier, ne l’adoptent qu’exceptionnellement.
- M. Mercadier, avec la collaboration de M. Magunna, a été ainsi amené à rechercher le moyen d’appliquer les courants ondulatoires harmoniques aux appareils imprimeurs Morse, Hughes, etc. Ils ont créé dans ce but des relais transformateurs monotéléphoniques à plaque circulaire métallique.
- Nous commençons dans le présent numéro (p. 3g4) l’exposé des recherches qui ont été entreprise^, recherches qui ont nécessité l’établissement d’appareils de mesure très ingénieux tels que le micromètre vibrant. Cet exposé contient la description des appareils et les résultats expérimentaux obtenus, mais au point de vue théorique, il a été limité intentionnellement à une explication élémentaire pour cette première étude. Bien des points du système mériteraient cependant une analyse complète. Ce sera là, espérons-le, le sujet d’un article spécial. La théorie du téléphone, publiée ici même l’an dernier par M. H. Poincaré, pourrait sans doute servir de guide dans cette étude.
- Les expériences sur les différences de potentiel de contact entre métaux et liquides sont encore peu nombreuses, surtout en ce qui concenie la variation de la différence de potentiel avec la concentration. M. L. Bloch a entrepris des essais qui montrent notamment que les variations les plus grandes s’observent pour les dilutions extrêmes (p. 4°°)- Elles sont alors susceptibles de mettre en évidence des traces d’acide ou d’alcali qui échappent aux réactifs colorés; c’est là une nouvelle application inattendue des phénomènes électriques.
- v
- L’idée d’utiliser les soupapes électrolytiques pour Vauto-excitation d'un alternateur tri-
- phasé n’est pas nouvelle, et elle fut émise dès le regain ;de faveur de ces redresseurs. E. Hospitalier notamment avait même songé à réaliser ainsi le compoundage des alternateurs. Le succès d’une telle application dépend évidemment du fonctionnement de ces soupapes en service prolongé ; après de nombreux essais plus ou moins heureux, il semble d’ailleurs qu’à l’heure actuelle l’on soit arrivé à des résultats suffisants dans cette voie.
- Il convient en outre de remarquer que lorsqu’il ne s’agit que d’alternateurs de puissance moyenne, le rendement de l’excitatrice est toujours assez faible, et n’atteint même pas les 70 à 75 % réalisables avec une soupape électrolytique. Or, c’est surtout pour ces alternateurs que le procédé s’appliquerait plus particulièrement, les soupapes électrolytiques ne pouvant supporter encore que des tensions et des courants modérés.
- Quoi qu’il en soit, aucun essai ne semble encore avoir été exécuté pour vérifier les conditions de marche d’un alternateur muni d’une telle auto-excitation, et les expériences de M. Limb (p. 4oo) présentent de ce fait un grand intérêt. Cet auteur a vérifié qu’effec-tivement un alternateur triphasé pouvait être rendu auto-excitateur au moyen d’un redresseur électro-lytique, pourvu que le flux dû au magnétisme rémanent soit suffisamment accusé (5 % du flux normal). Quant aux alternateurs monophasés, ils nécessiteraient un dispositif spécial pour diminuer les pulsations du courant d’excitation. De semblables dispositifs sont d’ailleurs bien connus, et ij n’y aurait aucune difficulté à les adapter au. cas présent.
- LeCongrès de VAssociation Française pour Vavancement des sciences aura lieu cette année à Clermont-Ferrand. Comme on en jugera par le programme (p. 4°4)i h°n nombre des questions portées au programme intéresseront nos lecteurs, et les mémoires présentés en réponse seront analysés ici même en détail.
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- 27 Juin 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- MÉTHODE ET APPAREIL DE MESURE POUR COURANTS ALTERNATIFS
- DE FAIBLE VALEUR
- La mesure des courants alternatifs de faible valeur au moyen de galvanomètres caloriques à dilatation est limitée par les dimensions du fil dilatable et par l’amplification qu’il est pratiquement possible de donner à l’allongement extrêmement faible de ce fil.
- La méthode proposée consiste à mesurer réchauffement d’une spirale formée de quelques spires d’un fil très fin et de grande résistivité parcouru par le courant à mesurer, au moyen d’un galvanomètre à cadre mobile actionné par un couple thermo-électrique dont la soudure chaude est placée au milieu de la spirale.
- La possibilité de placerplusieurs spirales en série et parcourues par le courant à mesurer échauffant une série de couples thermo-électriques, eux-mêmes placés en série, jointe à l’emploi d’un galvanomètre très sensible, tel qu’un galvanomètre à cadre mobile et aimant permanent, assure à la méthode la mesure des courants alternatifs de si faible valeur qu’ils soient.
- Fig. i. — Principe de l’appareil'.
- Soit i (fig. i), la valeur efficace du courant à mesurer, r la résistance de la spirale, la quantité de chaleur dégagée par unité de temps au centre de la spirale est
- q = kri
- Grâce au faible diamètre des fils de la spirale
- et des fils de cuivre et de constantan formant couple, un équilibre de température s’établit immédiatement à l’intérieur de la spirale et, vu le peu d’élévation de cette température T au dessus de la température ambiante t, on a le droit d’écrire que réchauffement du couple est proportionnel à la quantité de chaleur dégagée
- T — t — \{q ~ K ri2.
- Or, le couple thermo-électrique est soumis à cette différence de température T -i, et dans ces limites de température, le couple cuivre constantan employé donne une force électromotrice proportionnelle aux différences de température.
- En conséquence, le courant a à travers le galvanomètre est
- a = K'(T — t) = K'K /**.
- Le galvanomètre à cadre mobile donne des déviations D proportionnelles aux courants a
- D = K." a =: K"Iv'K ri'1.
- La spirale étant établie en fil à coefficient de température nul, r est constant et
- D = G
- Fig. a. — Montage en série de plusieurs couples et de plusieurs spirales. _
- Les déviations du galvanomètre sont donc pro-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — 26.
- portionnellcs au carré de l’intensité efficace i du courant alternatif» mesurer.
- Dans le cas où la sensibilité du galvanomètre ne permettrait pas une approximation suffisante,' on place n spirales en série en même temps que les n couples.
- Pour chacun des couples, on peut écrire
- q = /cri*,
- T — / = K ri-.
- Le courant a' traversant le galvanomètre est a! = n K'lv/7-,
- en supposant la résistance des couples négligeable devant la résistance fixe du galvanomètre, et la déviation nouvelle D'
- D' = «K*K,K/-i1 = nCi\
- JV==«I).
- Pour une même intensité à mesurer, la sensibilité du galvanomètre se trouve multipliée par n.
- V
- Ô ' O
- Fig. 3. — Watlmèlre de faible puissance.
- Pour la mesure des forces éleetromotriees efficaces, le même dispositif de couple unique s’emploie en disposant des résistances sans self, dites bobines de circuit, en série avec la spirale.
- Dans ce cas, la self de la spirale est négligeable, vu les faibles surfaces des spires et leur nombre réduit.
- Pour la mesure des faibles puissances (flg. 3), ou dispose deux spirales S, S. en série et leurs extrémités libres sont reliées aux bornes d’un shunt de résistance S placé dans le circuit à mesurer et leur point commuu est relié à l’autre
- pèle par l’intermédiaire d’une bobine de circuit de résistance R. . . . .
- Soit à un instant donné le circuit d’utilisation soumis à une tension E et parcouru par un courant d’intensité I de sens connus.
- Le courant a = c, E se divise en deux courants
- égaux ^ dans chacune des «pirales St et S2.
- Le courant — =r c2 1 est dû à la force électro-
- i
- motrice aux bornes du shunt S produite par le passage du courant I.
- Chacune des spirales S, et S2 est parcourue par les courants respectifs
- a b a b
- ----— et ------------.
- i. a a a
- Or, les deux couples sont placés en opposition de telle sorte que le galvanomètre indique le courant
- a = a i — a3,
- différence des courants dus à réchauffement de chacun des couples au-dessus de la température ambiante.
- Or
- Donc
- a = K rab — C.EI,
- D = CEI.
- Les déviations sont donc proportionnelles à la puissance.
- Dans le cas du courant alternatif, sic et i, sont les forces électromotrices et intensités instantanées, on a, à chaque instant :
- d = C ci.
- Le système thermique donnant par définition les valeurs efficaces, la déviation finale est :
- i /*’E 1
- D = C — I et dt.
- > t/ 0
- et
- Dur CEeB I0ft cos<p.
- Dans le cas où une spirale est reliée directe-
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- 27 Juin 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- :î93
- ment aux deux pôles par l’intermédiaire de la résistance R, la déviation est :
- De=K,E.
- Si cette spirale est reliée directement aux bornes du shunt S, la déviation est :
- Dj = KSI.
- Ce même dispositif permet donc, par disposition des connexions, la mesure des puissance, force électromotrice, intensité efficaces et par conséquent le calcul direct du décalage
- Pour réaliser un élément (lig. !\), on a disposé
- f d e
- v/y'y////yz^z7~7-z7vvy7 7-7.
- Fig. 4. — Vue en élévation d’un élément.
- sur une pièce isolante a deux tiges de prise de courant b et c recevant les extrémités de la spirale d.
- Le couple formé de deux fils de constantan eet de cuivre f est tendu et centré au milieu de la spirale et ses extrémités sont reliées aux prises de courant g-et h.
- Un capuchon l destiné à protéger l’ensemble des courants d’air est vissé sur la pièce isolante
- «.
- La figure 5 est une vue en plan en supposant le capuchon l enlevé.
- Fig. î>. — Vue en plan.
- L’appareil doit être réalisé dans des dimensions les plus faibles possible pour obtenir le maximum de sensibilité. C’est ainsi que le solé-noïde étant formé de io spires de fil de constantan de omm,o3, d’une longueur de 5ram et d’un diamètre intérieur de imm échauffant un couple cuivre constantan, d’une longueur de io’nm établie en fil de o'ulll,i donne la déviation totale d’un gal-
- Fig. 6. — Galvanomètre Chauvin et Arnoux à suspension élastique.
- vano'mètrc à cadre mobile Chauvin et Arnoux, type à aiguille et à suspension élastique pour ao milliampères.
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- T. II (2e Série). — N° 26.
- T
- L’élévation de la température de la soudure chaude du couple, au-dessus de la température umbiante, n’excède jamais ao0 centigrades.
- En disposant 4 couples en série, la déviation totale s’obtient pour io milliampères et réchauf-
- fement n’atteint pas 5° centigrades. 16 couples donneraient 5 milliampères, etc...
- La sensibilité pourrait être encore considérablement accrue en employant le type de galvanomètre à miroir. L. Pjlmeu.
- DE L’APPLICATION DES COURANTS ONDULATOIRES HARMONIQUES
- AUX APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES IMPRIMEURS
- TÉLÉGRAPHIE MULTIPLEX E. MERCADIER
- I. — EXPOSÉ DU SYSTÈME.
- Le système de télégraphie électrique Multiplex, imaginé par M. Mercadier, ingénieur des Télégraphes, comporte la réception au son.
- M. Mercadier, avec notre collaboration, s’est préoccupé de rechercher le moyen d’appliquer les courants ondulatoires harmoniques aux appareils existants Morse, Hughes, etc., dans le but de superposer des transmissions indépendantes sur le même circuit, pour en accroître le rendement et donner le retard minimum aux dépêches, sans changer le mode actuel de travail du personnel.
- Nous avons été amenés à créer des relais-transformateurs monotéléphoniqnes à plaque circulaire métallique, pour résoudre le problème.
- Le système de Télégraphie Electrique Multiplex a été conçu comme une application de la théorie des petits mouvements (*) à des courants électriques périodiques; il satisfait aux six conditions suivantes :
- I. — Production des mouvements ou courants
- (*) Petits mouvements : On appelle petits mouvements, en mécanique, les mouvements d’un système de points matériels soumis à l’action de forces extérieures et intérieures, ou seulement intérieures, satisfaisant à deux conditions : i° les forces admettent un potentiel, dont la valeur est mininia pour une position particulière du système et correspond à un état d’équilibre stable ; 2° lqs déplacements des points du système autour de leur position d’équilibre sont assez petits pour que l’on puisse négliger dans leur expression les termes infiniment petits d’un ordre supérieur au second.
- électriques périodiques, de périodes ou nombre de vibrations fixes et aisément appréciables;
- IL — Réunion dans un même milieu conducteur de plusieurs courants de ce genre ;
- III. — Constatation d’un mouvement général périodique, dans lequel les mouvements périodiques particuliers sont superposés et restent indépendants les uns des autres;
- IY. — Communication de l’énergie des mouvements périodiques à un système matériel et constatation de l’équivalence de l’énergie du mouvement général à la somme des énergies des mouvements simples ;
- Y. — Vérification de l’application de la propriété capitale des mouvements vibratoires aux mouvements électriques périodiques, vérification de la variation de la phase de ces mouvements ou du décalage, sans altérer la période et, par suite, les faire interférer-,
- VI. — Constatation que, dans le mouvement général, les mouvements simples peuvent se produire dans tous les sens, se croiser, par conséquent, dans un conducteur, sans difficultés.
- Les courants ondulatoires harmoniques, utilisés dans ce système, sont produits par des diapasons dont le mouvement vibratoire est entretenu électriquement, ou par des commutateurs tournants.
- On sait qu’un diapason peut, en vibrant, rendre un son fondamental, correspondant à un nombre invariable de vibrations par seconde; on conçoit donc qu’en faisant vibrer des diapasons différents : .sol, .sol dièse, la, etc., il se produira nécessairement des courants ondulatoires diffé-
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- rents, dont chacun sera caractérisé par la fréquence de ses oscillations.
- Si l’on se sert d’un circuit pour effectuer simultanément plusieurs transmissions, et si l’on emploie, pour chacune d’elles, des courants ondulatoires différents, le problème consistera à réaliser à l’autre extrémité de la ligne le triage de ces courants, et à les recevoir respectivement dans dps appareils distincts, après qu’ils se seront propagés sur la ligne, sans se confondre, comme l’expérience le prouve. C’est, d’ailleurs, une vérification remarquable de la loi mécanique de la coexistence des mouvements ondulatoires très petits-
- de relais différentiels actionnant les électros de réception. *
- Si, à l’extrémité d’un circuit, trois agents, par exemple, transmettent en utilisant des courants ondulatoires correspondant aux notes sol, sol dièse, la, il suffira, à l’autre extrémité de la ligne, défaire passer les courants dans trois relais monotéléphoniques correspondant à ces trois notes et appliqués à trois appareils récepteurs différents, pour que chacun de ces derniers reçoive les signaux transmis par un, et un seul, des trois agents transmetteurs.
- I. — Exploitation du Multiplex entre deux postes extrêmes;
- L igné 1
- Schéma des cii'cuits d’un poste équipé avec un appareil multiplex.
- A cet effet, on a combiné des relais spéciaux, appelés monotéléphoniques, parce que la plaque dont ils sont pourvus ne vibre que pour une fréquence déterminée.
- Les transmissions sont effectuées à l’aide des manipulateurs des appareils existants, qui sont reliés à des sources de courants ondulatoires, au lieu d’être reliés directement à de simples piles; la manœuvre de ces manipulateurs reste la même que s’il s’agissait d’une transmission à courant continu, et les réceptions se font par l’intermédiaire des relais monotéléphoniques qui permettent de transformer les courants ondulatoires venant de la ligue, eu. courant continu, au moyen
- Ce système se prête à deux modes d’exploitation différents :
- II. — Exploitation du Multiplex par postes échelonnés.
- II. — DESCRIPTION DES APPAREILS ET FONCTIONNEMENT DU SYSTÈME.
- 1. — Exploitation du multiplex entre
- DEUX POSTES EXTRÊMES. i° Transmetteurs.
- La ligure i représente schématiquement quelques détails du circuit de transmission et l’ensemble des autres circuits.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- Le générateur de courant ondulatoire harmonique, représenté en plan dans la figure 2, est un électro-diapason, c’est-à-dire un diapason entretenu électriquement en mouvement vibratoire continu, par un électro-aimant E, placé entre les branches de l’instrument et communiquant, d’un côté, avec le pôle d’une batterie de trois ou quatre accumulateurs, de l’autre, .avec la masse du diapason dont chacune des branches supporte un style en acier S, de longueur convenable, fixé à son extrémité, en l'ace d’une plaque de platine A, reliée à l’autre pôle de la batterie. Il suffit de mettre en contact A et S, pour que l’électro
- Il en résulte, dans le fil n° 2 du transformateur, identique au fil n° 1, des courants induits de même période.
- Lorsque les résistances du fil n° 1 du transformateur T et de la bobine E sont à peu près égales, l’intensité des courants émis dans la dérivation est suffisante pour le bon fonctionnement du système, même sur de longues lignes, quand la batterie P se compose de trois ou quatre éléments.
- Le primaire et le secondaire du transformateur T sont enroulés en parallèle ; la résistance de chacun des circuits est de 3 ohiwBv"
- tiim-»»/”
- Fig. 2. — Electro-diapason.
- agisse sur les branches, rompre le contact, qui se rétablit quand les branches reviennent vers leur position primitive, et ainsi de suite.
- Les deux bornes T (lig. 2) sont reliées, d’une part, au fil primaire 1 du transformateur T (lig. 1), et, d’autre part, à la masse du diapason. Ainsi, c’est une dérivation du courant vibrant d’entretien fourni parla batterie qui parcourt d’une manière continue le fil n° 1 du transformateur.
- La résistance de la bobine d’entretien E est de 3 ohms.
- Les styles S sont en acier de 4VIO°e de millimètre de diamètre.
- Lorsque la /'. e. m. de la batterie d’accumulateurs d’entretien atteint 6 à 8 volts, il est nécessaire de shunter l’étincelle qui se produit au style pour conserver la durée de la plaque de platine A par un condensateur de 2 microfarads environ.
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- Réglage. — Ces instruments sont réglés, une fois pour toutes, de manière à rendre un son déterminé.
- Les accumulateurs doivent être disposés de façon que le courant aillé des styles S aux plaques de platine A. Les styles s’usent alors plus lentement, malgré les étincelles d’extracourants qui se produisent à leur point de contact avec les plaques, et le contact reste bon ; le point de contact peut d’ailleurs être changé en faisant tourner sur elles-mêmes les plaques A, sans arrêter le mouvement du diapason.
- pason. — La durée du courant émis à chaque contact du style du diapason et de la plaque de platine étant d’autant plus grande que l’amplitude du diapason est plus grande, il suffit de mesurer cette dernière pour avoir une appréciation de l’intensité du courant fourni par l’électro-diapason ; c’est en vue de cette mesure que l’on a imaginé le micromètre vibrant.
- Sur un morceau de papier collé sur le corps vibrant, on trace un axe x y (fig. 3) et une échelle
- j oalaiaian..............de n divisions égales;
- I on élève en an des perpendiculaires an bnf an c„
- Fig. 3 — Principe du micromètre vibrant.
- L’instrument doit partir spontanément quand, faisant tourner la plaque de platine A à l’aide de la vis qui la supporte, elle vient toucher le style S ; on maintient alors fortement A dans cette position à l’aide du contre-écrou que porte la vis, et on s’assure que la transmission est bonne, en entendant le son d’un téléphone mis en dérivation sur les deux bouts du fil secondaire du transformateur correspondant. 11 faut entendre un son intense et pur.
- Le diapason, ainsi réglé, fonctionne régulièrement, comme on le constate avec le micromètre vibrant décrit ci-dessous.
- Mesure de l’amplitude des vibrations du dia-
- égales l’une et l’autre à />- divisions égales et on trace l’angle bn ocn.
- Si la direction des vibrations est perpendiculaire à x y, on voit se former deux angles opposés dont le sommet partant de o parcourt, de gauche à droite, l’axe x y d’un mouvement continu ; l’angle de droite reste blanc, tandis que l’autre est teinté de noir, ce qui donne la position du sommet avec une grande netteté. On déduit de là l’amplitude correspondante.
- En effet, supposons le sommet de l’angle apparent sur le premier trait, «t, à ce moment, l’angle réel occupe à l’extrémité supérieure de la vibration la position b'n o' c"n et, à l’extrémité inférieure, la position o" c'n.
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- L’amplitude est o' o".
- Or, si l’on mène par a{ la ligne l>i cit perpendiculaire à x y, il est évident que l’on a
- O1 o" == b ! 6'i j
- tuais
- bi c, ba clt___ 2 p
- i oan n ’
- d’où
- u o = b i c, — —.
- n
- En général o' o" =. i m -, si m est le nombre
- de divisions parcourues par le sommet de l’angle.
- Si donc la longueur de la division est connue, o' o" est déterminé.
- Habituellement, les amplitudes à mesurer ne dépassent pas omoo5. On peut prendre Oan — om,o3o, chaque division étant de o,n,ooi; en prenant an bn = o“,oo3, de façon que la pente des deux lignes de l’angle soit de i/io°, on voit que, lorsque le sommet o atteindra la première division a,, l’amplitude sera de a/io" de millimètre ; lorsqu’il atteindra la seconde a2, elle sera de 4/10, et ainsi de suite.
- On peut suivre ainsi nettement les variations de a en a dixièmes de millimètre. Si l’on divisait Oa„ en demi-millimètres, on suivrait la variation de dixième en dixième de millimètre.
- Ce dispositif peut être simplifié : il suffît d’un axe tel que xy et d’une seule ligne inclinée au dixième au lieu de deux.
- Fig. 4. — Micromètre vibrant.
- La figure 4, ci-contre, représente un micromètre vibrant de ce genre, à pente de u/ioc; un côté de la figure est noirci pour que le sommet de l’angle soit plus net.
- La figure doit être fixée théoriquement au corps vibrant, de façon que tous ses points aient la
- même amplitude; pour les électro-diapasons, le micromètre vibrant a été collé à plat, à l’extrémité de l’une des branches, ce qui ne donne qu’une mesure approximative, mais suffisante pour la pratique, le but que l’on se propose étant de voir si les amplitudes restent constantes, ou de les comparer entre elles. Pour rendre plus visibles ces indications, une loupe est montée sur le socle de l’électro-diapason.
- 2° Bobine de ligne et d‘extinction.
- La bobine B/<? (fig. i) est un transformateur d’induction à circuit magnétique fermé, à un fil primaire gros et court et deux fils secondaires longs et fins.
- Les deux secondaires sont enroulés en parallèle, la résistance du primaire est de o ohm, o55, et celle des enroulements secondaires de 182 ohms chacun, le rapport de transformation est de i5.
- 3° Transformateur différentiel, extincteur et collecteur des courants.
- Le transformateur différentiel Td, représenté figure 1, se compose de trois enroulements en parallèle, la résistance de chacun des circuits fl, fe,fr, est de 100 ohms. Lorsqu’on envoie un courant sur Cf, il induit les deux secondaires de la bobine YMe ; ces deux courants induits arrivent dans les fils fl et fe du transformateur différentiel T d, où ils ont la même fréquence, et, par suite d'un réglage de la ligne artificielle Le, la même intensité ; on les décale d’une demi-période en faisant varier le rapport des capacités des condensateurs gradués et Ke, qui modifient la self-induction des deux secondaires de la bobine B le. Ces deux courants (courant d’extinction et courant de ligne), traversant les fils fl et fe dans ces conditions, leurs effets sont nuis dans le troisième fil fr, et, par suite, le circuit Cr de réception reste muet ; le courant d’extinction se propage sur la ligne artificielle et le courant de ligne sur le circuit extérieur.
- Le transformateur est aussi collecteur des courants alternatifs arrivant par la ligne ; en circulant dans le fil fl, ils agissent sur l’enroulement//', dans lequel se reproduisent sans altération et
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- chacun d’eux impressionne le valais monotéléphonique correspondant à sa fréquence.
- 4° Ligne artificielle ,* condensateurs de ligne et d’extinction.
- La ligne artificielle Le (fig. 1) est une boîte de résistances et de capacités réglables, servant à équilibrer la ligne réelle.
- Les condensateurs réglables KZ et Ke (fig. 1), de chacun 1 microfarad de capacité, mis en dérivation sur les bouts des fils secondaires de la bobine B le, servent à décaler les courants qui traversent les fils du transformateur différentiel, en agissant sur la self-induction des deux secondaires de la bobine B le. On les règle expérimen-talemçnt en transmettant un courant sur la ligne, et en prenant, avec les fiches, les capacités nécessaires pour éteindre les effets de cette transmission dans les relais monotéléphoniques.
- Il est à remarquer que le rapport des capacités de KJ et Ke, nécessaires pour éteindre les effets d’une transmission, telle que celle qui correspond à l’électro-diapason sol, par exemple, est le même que pour toute autre dans l’intervalle extrême employé et qui va du sol au fa dièse.
- >° Mise en connexion.
- Les fils n°a des transformateurs T (fig. 1) sont montés en dérivation sur le circuit transmetteur Cz, par l’intermédiaire de manipulateurs mn
- (fig. 1), de telle sorte que si l’on abaisse l'un quelconque de ces manipulateurs, il s’établit, dans le circuit transmetteur, et, par suite, dans les fils secondaires de la bobine d’induction B/e (fig. 1) un courant intermittent rythmé, ou plutôt un courant ondulatoire, car, à cause des étincelles qui éclatent entre le style S et la plaque A, à chaque vibration du diapason, le circuit de transmission TSA, par exemple, n’est jamais tout à fait rompu.
- La fréquence de ce courant induit est d’ailleurs égale à celle du diapason correspondant ; il suffit, pour s’en apercevoir, de mettre un téléphone en dérivation sur le circuit Ct, en deux points quelconques, et d’abaisser le manipulateur mn, le son perçu dans le téléphone est identiquement le même que celui du diapason. Si l’on abaisse à la fois tous les manipulateurs ou plusieurs d’entre eux, les divers courants induits de périodes différentes se propagent simultanément, et sans se confondre, dans le circuit C t. Par suite d’une seconde induction, un nombre égal de courants de mêmes périodes ou fréquences se produisent à la fois dans les deux (ils secondaires de la bobine B le, et, par l’intermédiaire des deux fils fe et/Z du transformateur différentiel, sur la ligne réelle, et dans le circuit d’extinction Ce, à travers la ligne artificielle Le.
- (.A suivre.)
- II.-C. MacunxA.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THEORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les différences de potentiel de contact entre métaux et liquides.—Note de M. L. Bloch, présentée par M. H. Poincaré. — Académie des sciences, séance du 18 mai 1908.
- Il existé un certain nombre de mesures sur la différence de potentiel métal-liquide, mais nous n’avons connaissance d’aucun travail systématique sur la variation de la différence de potentiel métal-élcclro-lytique quand la concentration de l’électrolyte varie. Trois sulfates métalliques ont été étudiés par
- M. Gouré de Villemontée dans sa. thèse de doctorat (').
- Il a semblé intéressant à l’auteur de mesurer la différence de potentiel entre métal et eau distillée, et de rechercher comment varie cette différence lorsqu’on passe de l’eau à des solutions aqueuses de concentration variable. La méthode choisie est celle du condensateur de Voila. On s’est assuré que la principale cause d’erreur de celte méthode (conden-
- p) Voir Gouré de Vielemontée, Thèse, p. 1 1 j.
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- sation de liquide sur le plateau métallique) est négligeable pendant une série d’expériences.
- La méthode ne fait connaître naturellement que les différences de potentiel apparentes (dans l’air). Le plateau métallique invariable est un disque de zinc oxydé. Ce'disque a parfois été remplacé par un disque de zinc nickelé. Certains résultats ont été contrôlés au moyen d’un compensateur à polonium.
- Par rapport au zinc oxydé, l’eau distillée du laboratoire présente une différence de potentiel de contact (positive voisine) de i volt. L’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique, en solution normale, présentent des différences de potentiel (positives) notablement plus grandes (iv,2° environ). Lorsqu’on dilue progressivement une solution acide normale, la différence de potentiel décroit constamment sans présenter de maximum ni de minimum.
- Le carbonate de soude normal, la soude normale, l’ammoniaque présentent des différences de potentiel notablement moindres que l’eau. Par dilution progressive, ces différences croissent régulièrement, sans offrir de maximum ni de minimum.
- Les sels comme le chlorure de sodium normal, les sulfates de zinc, de nickel, de cuivre en solution normale, présentent, par rapport à l’eau distillée, des variations faibles ou douteuses.
- Si l’on part de l’eau distillée, l’addition d’une goutte d’acide sulfurique ou de soude normale (dans 2.4ocniS d’eau) produit jdus de la moitié de la variation totale qu’on observe en passant de l’eau pure à la solution normale elle-même.
- Quand l’addition d’une goutte d’acide a produit une variation dans un sens, l’addition d’alcali annule cette variation cl crée une variation en sens contraire, qu’une nouvelle addition d’acide inverse à son tour.
- On peut conclure de là que :
- i° La différence de potentiel de contact (apparente) entre métal et liquide est plus petite pour les solutions alcalines que pour l’eau, plus petite pour l’eau que pour les solutions acides. Les sels donnent des effets peu differents de l’eau;
- 2° Cette différence de potentiel varie constamment dans le même sens quand on passe de la soude normale à l’acide sulfurique normal;
- 3° Les variations les plus grandes s’observent pour les dilutions extrêmes. Elles sont susceptibles de mettre en évidence des traces d’acide ou d’alcali qpi échappent aux réactifs colorés.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Auto-excitation d’un alternateur triphasé au moyen de soupapes èlectrolytiques. — Note de M. C. Limb, transmise par M. G. Lippmann. —Académie des sciences, séance du 18 mai 1908.
- Un alternateur triphasé, de faible puissance, 10 ki-lovoltampères, sous 110-120 volts, à 5o périodes : s., a été utilisé pour ces expériences. Une batterie de soupapes électriques, à clapet d’aluminium, était montée sur les trois bornes du courant triphasé. Le circuit inducteur de l’alternateur pouvait être animé, par le jeu d’un commutateur bipolaire à deux directions, soit par une distribution à courant continu sous 220 volts, soit par le côté courant redressé de la batterie de six soupapes. Dans le circuit inducteur était intercalé le rhéostat de champ ou rhéostat d’excitation.
- L’alternateur étant mis en vitesse, si le commutateur était monté sur les soupapes, l’excitation de l’alternateur ne se produisait pas spontanément; mais il suffisait d’exciter d’abord, un peu fortement, par le courant continu, et d’inverser brusquement le commutateur, pour voir le voltage induit, après une chute instantanée presque à zéro, remonter rapidement jusqu’à plus de 120 volts, suivant la position du rhéostat. Ce phénomène se produisait à l’allure d’une dynamo-shunt, à courant continu, dont on ferme le circuit d’excitation.
- A ce moment, l’alternateur triphasé fonctionnait en auto-excitation, par l'intermédiaire des soupapes électrolytiques. On pouvait faire varier le voltage commodément, et dans de grandes proportions, jusqu’à 200 volts environ, par le simple jeu du rhéostat d’excitation, absolument comme dans le cas d’une dynamo-shunt à courant continu. L’alternateur a pu être mis en pleine charge, partie sur des résistances non inductives, partie sur une série de moteurs triphasés asynchrones. Le débit faisait naturellement baisser le voltage, mais il était aisé de le remonter par le jeu du rhéostat. Bien entendu, la variation du voltage, due à une variation de débit, était plus grande que dans le cas ordinaire de l’excitation indépendante; mais c’est également ce qui se produit avec les dynamos à courant continu; le fait est bien connu et d’ailleurs bien évident.
- Il existe cependant une différence avec les machines à courant continu : c’est qu’il est nécessaire que le magnétisme rémanent de l’inducteur ait une valeur suffisante pour que l’alternateur s’amorce spontané-
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- ment, sans avoir recours à l'artifice employé : excitation préalable sur courant continu et inversion brusque du commutateur.
- Cela s'explique aisément. Dans les génératrices à courant continu, surtout les machines de construction moderne à faible entrefer, le moindre flux magnétique rémanent suffit à déterminer un courant dans le circuit inducteur, courant surexcitant les pôles et déterminant ainsi l’auto-excitation; mais avec les alternateurs, il faut que ce flux rémanent engendre une tension supérieure à la force électromotrice de polarisation des deux soupapes qui se trouvent toujours montées en série et donne ainsi un courant redressé, capable de surexciter les pôles. Or, l'alternateur employé ne produisait guère plus de i volt à sa vitesse normale de i 5oo tours : minute, par le seul magnétisme rémanent de son inducteur.
- L’auteur a voulu faire une détermination du magnétisme nécessaire, pour cette machine. Il a utilisé, dans ce but, quelques spires iuductrices indépendantes, animées par un courant auxiliaire pris par une source continue; l'enroulement inducteur prin-cipa létait branché sur le côté courant redressé des soupapes. On a ainsi observé qu’il fallait faire croître le courant continu auxiliaire jusqu’à l’obtention de io volts alternatifs environ (tension composée). À ce moment, spontanément, le voltage s’élevait avec une rapidité croissante, jusqu'à 200 volts environ, si le circuit inducteur se trouvait dépourvu de rhéostat. On pouvait, dès que l’auto-excitation se produisait nettement, supprimer le courant continu auxiliaire : le voltage continuait à s’élever jusqu’à sa valeur limite : 200 volts environ.
- Rien ne serait donc plus facile que d'obtenir ce résultat, en constituant les noyaux inducteurs d’un alternateur avec de l'acier à aimant trempé ou comprimé, ou même de la fonte avant une force coercitive suffisante. M. Limb a vu fréquemment des dynamos à courant continu, à circuit magnétique en fonte, donner, à vide, par leur seul magnétisme rémanent, a5 à 3o % du voltage normal : c’est bien plus qu’il n'en faudrait. Il suffirait que le constructeur excitât une première fois l'inducteur par du courant continu.
- Le courant redresse, obtenu par six soupapes électrolytiques, est assez peu ondulé, étant donnée surtout l’inductance propre au circuit inducteur; mais il serait aisé de le rendre encore plus continu, si on le reconnaissait nécessaire, en introduisant spécialement en circuit une bobine de réaction (self-
- inductance) aussi dénuée que possible de résistance ohmique. *
- Le rendement des soupapes clectrolytiques étant de l'ordre de ^5 % , en puissance, on voit que ce procédé d’auto-cxcitation est, à ce point de vue, au moins équivalent au procédé habituel d'excitation par une excitatrice ou une source séparée.
- 1/auteur a fait quelques expériences en vue d’obtenir l’auto-excitation de l'alternateur, monté en alternatif simple, ou monophasé ; il n'a pu y réussir. Il fallait, pour obtenir à vide n5-iao volts, que le courant continu auxiliaire donnât à lui seul un flux magnétique engendrant 3o à 35 volts; la fermeture du circuit des soupapes (batterie de quatre seulement, dans le cas de l’alternatif simple) augmentait alors le flux jusqu'à l'obtention des iiS-iao volts; mais il n’y avait pas auto-excitation, au sens ordinaire du mot, c’est-à-dire élévation spontanée de la force électromotrice sans rien toucher au circuit inducteur. Il est vrai que, dans le cas du monophasé, «avec batterie de quatre soupapes, le courant redressé passe par zéro (et même en dessous par suite des fuites des soupapes), ce qui n'a pas lieu avec six soupapes montées sur le triphasé. En ne redressant le courant alternatif qu’avec une seule soupape, l’auteur a observé que la surexcitation due au courant redressé n’augmentait que de % à 3 % le voltage alternatif obtenu par le courant continu auxiliaire.
- Il serait peut-être téméraire de conclure, de cette seule expérience, que l’auto-excitation d’un alternateur monophasé, au moyen de soupapes, fût impossible; mais il serait sans doute nécessaire d’user d’un artifice spécial pour rendre le courant redressé plus continu ; self-inductance, ou condensateur électrolytique de grande capacité électrostatique, formé par une soupape à deux clapets d'aluminium (anode et cathode), ou même une batterie d’accumulateurs, qui pourrait être de très faible capacité, c’est-à-dire sans formation notable. Ces procédés de régularisation du courant redressé des soupapes électrolytiques ont été déjà indiqués par divers expérimenta-teui's. Mais ce sont là des complications qui réduisent l'intérêt du procédé et sont, en tous cas, inutiles pour un alternateur triphasé et, très vraisemblablement aussi, pour un alternateur diphasé.
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- ARCS, LAMPES ÉLECTRIQUES, PHOTOMÉTRIE
- Influence de la hauteur de suspension sur Véclairement uniforme des plans horizontaux. — A.-A. Wohlauer. — Electrical World, ai mars 1908.
- Dans un précédent article (*), l'auteur a étudié l'éclairement uniforme d’une surface horizontale au moyen de foyers répartis uniformément sur toute la surface. Il se propose, dans la présente étude, de compléter les résultats déjà obtenus en discutant l’influence de la hauteur de suspension h des foyers lumineux. A cet effet, il considère le cas où l’éclairement sur le plan horizontal dû à un foyer varie linéairement en fonction de la distance d comptée à partir du pied de la perpendiculaire h abaissée de la source lumineuse (supposée punctiforme) sur le plan horizontal considéré (fîg. 1) (voir i’article précité).
- Si l’on diminue, toutes choses égales d’ailleurs, la hauteur h, l’éclairement ne sera plus uniforme; en effet, l’éclairement dû à chacune des lampes A et B variera encore linéairement, mais il passera évi-
- A B
- Fig1. I. — Répartition des intensités lumineuses donnant un éclairement uniforme suivant AB.
- déminent par zéro, non plus, au point o et 4 (fig. 1) mais en des points symétriques situés en avant de ces points. L’on constate ainsi aisément qu’il se formera une plage centrale dans laquelle l’éclairement total sera encore uniforme, mais que de part et d’autre de cette plage l’éclairement augmente linéairement pour être maximum aux pieds o et 4 des foyers. Il n’en est plus de même si l’on augmente la hauteur h des lampes au-dessus du sol; l’éclairement de chaque lampe varie toujours linéairement, mais au point 4 par exemple, l’éclairement dû à A n’est plus nul et conserve une certaine valeur. En faisant la somme
- (*) Cf. La Lumière Electrique, tome I [2e série), p. i83.
- des deux éclairements dans ces conditions, l’on constate cette fois que l’éclairement total reste constant, mais qu’il est plus faible, toutes choses égales d’ailleurs, que dans le cas de la figure 1. L’auteur développé quelques considérations à ce sujet, notamment dans le but de tenir compte de l’influence des autres lampes voisines.
- P. S.
- BREVETS
- Montage des freins électromagnétiques pour moteurs accouplés. — Schrdder. — Brevet allemand ii° ig3 85o.
- Il arrive parfois que certaines machines actionnées électriquement, telles que les ponts roulants, etc., sont munies de deux moteurs fonctionnant simultanément. Dans ce cas, si le circuit de l’un des moteurs est rompu accidentellement, l’autre moteur supporte toute la charge et il peut en résulter ainsi une avarie. En général, les moteurs affectés à cet usage sont munis de freins électromagnétiques à serrage automatique lorsque le courant excitateur est coupé; il suffit dès lors de monter l’enroulement du frein du moteur I en série avec le moteur II, et l’enroulement du moteur II en série avec le moteur I. Dans ces conditions, si le courant du moteur I, par exemple, vient à manquer, le frein du moteur II est serré, et le disjoncteur automatique correspondant entre en fonctionnement.
- Système de transmission électrique. — Société Siemens et Halske. — Brevet français n» 38o ;38, du 10 août 1907.
- Pour transmettre un signal d’un poste à un autre, l’on se sert de deux cadres mobiles, reliés entre eux par une ligne de transmission, et pivotant à l’intérieur de deux cadres fixes, placés l’un au départ, l’autre à l’arrivée ; ces deux derniers cadres sont, par exemple, reliés en série par une deuxième ligne et parcourus par un courant alternatif de fréquence déterminée. Dans ces conditions, un courant induit d’échange circulera entre les cadres mobiles, et si l’on manœuvre l’un d’eux, l’autre prendra une position d’équilibre telle que ce courant soit nul. Les forces électromotrices induites dans les deux cadres sont alors égales et opposées, et ceci exige que les cadres fassent des angles égaux avec une direction
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- fixe. Le second reproduira donc exactement le déplacement subi par le premier.
- Afin que le poste transmetteur A soit averti lorsque le poste de réception B a regu le signal, l’on a prévu sur l’axe do rotation du cadre de A une roue dentée immobilisée par un cliquet et ce cadre est constamment sollicité vers la position de repos par un ressort. Lorsque l’on manœuvre le cadre A, il demeuré donc à la position à laquelle on le place tant que le cliquet n’est pas soulevé ; or, ce cliquet est soümis à l’actioil d’un éloctro-aimànt dont le circuit est fermé par la manœuvre d’un manipulateur placé au poste B. Lorsque ce poste a reçu ie signal, le poste À en est ainsi informé par ie retour de son cadre mobile au zéro.
- Pile à gaz pour l’utilisation de l’énergie de l’oxydation du carbone. — E.-W. Jungner. —
- Brevets américains nos 885 o54 et 884 664, publiés les 21 et 14 avril 1908 (valables depuis les i5 et 14 mai 1907).
- L’on se propose de transformer l’énergie calorifique de la réaction
- SO2 -f O + H20 = SOH2, (1)
- X
- Fig. 1. — Pile à gaz pour l’utilisàtiou de l’énergie dé l’oxydation du carbone,
- en énergie électrique; pour obtenir un cycle com-
- plet, l’on revient ensuite à l’acide sulfureux par réduction, suivant l’équation •
- aS04H2 -j- G = CO*+ aS0s+aH*0. (a)
- Si l’on multiplie la première équation par a et que l’on ajoute les deux- équations membre à membre, l’on obtient l’égalité
- C+ aO = C02
- qui définit le résultat du cycle comme étant la combustion ëoinjdète du cai’bone dans fioxygène.
- L’appareil employé est représenté figure 1 ; un récipient B eii poterie est divisé en deux compartiments aii itioÿeii d’iine cloison poreuse. P, D et À sont des plaqués dé graphite. Àutdur de D sont disposés deë morcéaüx G de graphite poreux humectés avec une solution d’acide nitrosulfurique dans de l’acidé sulfurique très concentré.
- De chàqUé coté de À sont aussi disposés des morceaux de coke choisis aussi fins que possible pour offrir üné très large surface, mais assez peu tassés pour permettre à l’acidé sulfurique produit sur toute Cette surface de s’écouler ail fond. La cloison poreuse est imbibée d’acide sulfurique. Ênfin, à travers lé couvercle L passent les conducteurs et les tüÿadx R et r. Dans ces conditions, si l’on envoie par R un courant d’air, et par r un courant d’acide sülfureüx humide, et si l’on réunit les pôles de la pile par une résistance convenable, l’on obtient uii courant circulant à l’extérieur de D à À. Le résultat de la réaction est Une combinaison de l’acide sulfureux, dè r air et de l’eau donnant de l’acide sulfurique. L’acide sulfurique est formé autour de l’électrode A et est évacué par le robinet k. Quant à la seconde partie du cycle, elle s’obtient simpleirient parle chauffage de l’acide sulfurique, en présence du charbon ; o» revient ainsi à l’acide sulfureux [équation (a)]. La force électromotrice obtenue varie beaucoup avec la concentration de l’acide sulfurique; elle est comprise entre o,5 volt (concentration moyenne) à 0,2 volt (forte concentration).
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- VARIÉTÉS
- Congrès International délectricité de Bruxelles.
- Le i»'juin, à 9 heures, s’est ouvert, au Palais de la Bourse de Bruxelles, dans la grande salle de l’Union syndicale, le Congrès de l’Union internationale des stations électriques. Les congressistes étaient au nombre de 3oo environ.
- Les commissions de la « Vereinigung der Elec-tricitiits Werke » s’étaient réunies la veille en séances privées pour la mise au point des rapports qui devaient être présentés à l’assemblée plénière du Congrès.
- L’Union des stations électriques est formée par le vaste groupement de toutes les usines productrices d’énergie électrique les plus importantes de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Hollande, de la Suède, etc.
- La ville de Bruxelles, propriétaire de l’usine d’électricité, et plusieurs sociétés belges font partie de cette association dont les ramifications s’étendent jusqu’en Amérique et en Asie, et qui comprend actuellement 3i5 établissements représentant une valeur de 1 milliard ia5 millions.
- 160 établissements étaient représentés au Congrès par les administrateurs ou directeurs.
- Le président, M. Meng, de Dresde, en déclarant ouvert le présent Congrès, a rappelé les débuts de l’association, ses travaux et son succès toujours croissant.
- L’Union a pour objet statutaire de favoriser le développement des affaires des établissements électriques par des rapports, des conférences, des échanges de vues, etc., dans les congrès annuels et dans les réunions des commissions.
- Le siège de la société est à Munich, mais les séances des commissions qui se suivent pendant l’année se tiennent alternativement dans d’autres villes. Les derniers congrès annuels ont eu lieu à Vienne, à Lindau et à Steltin.
- Parmi les travaux plus particuliers elïectués dernièrement, il y a lieu de mentionner l’élaboration de règlements d’exploitation pour les stations centrales électriques, de contrats-types pour la fourniture de batteries d’accumulateurs, de transformateurs, de turbines, de génératrices, les'cahiers de charges sur la composition des câbles et fils, de règlements sur
- les charges admissibles pour les câbles et fils.
- L’Union a également établi les normes d’éclairage, a étudié la question des tarifs. Chaque année, elle publie une statistique très complète de grande valeur.
- Parmi les 46 sujets à l’ordre du jour du Congrès de Bruxelles figurent les rapports de trois commissions sur leurs travaux pendant l’année et d’autres questions d’actualité, telles que les expériences faites avec les lampes à filaments métalliques,' leur influence sur le rendement de l’usine, les amortissements d’installations, les expériences faites avec les turbines à vapeur, les compteurs automatiques, etc., etc.
- Le Congrès a duré trois jours.
- Congrès de l’Association française pour l’avancement des Sciences.
- Le Congrès annuel de l’A. F. A. S. aura lieu cette année à Clermont-Ferrand, du 3 au 10 août.
- La section de Physique,- présidée par M. Lamotte professeur à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, a porté au programme de ses travaux les questions suivantes :
- i° Séparation des substances inactives par compensation sous l’influence de la lumière polarisée ;
- i° Propriété de l’arc électrique ; applications h la production : a, des radiations lumineuses ; bf des ondes électriques utilisables dans la télégraphie et la téléphonie sans fil c ; de l’acide azotique et des azotates par combinaison de l’azote et de l’oxygène de l’air ;
- 3° Effets des ondes hertziennes sur le magnétisme du fer ; applications aux cohéreurs ;
- 4° Transformation de l’énergie calorifique en énergie lumineuse ; propriétés sélectives des divers corps ; application à l’éclairage par incandescence, par le gazi.et par l'électricité.
- La Section d’électricité médicale a mis à l’ordre du jour les cinq questions qui suivent :
- i° Action des rayons de Ronlgcn sur les glandes génitales. Rapporteurs : MM. Bkrgonié et Tribondeau (Bordeaux) ; M. Regaud (Lyon).
- 20 Les courants ondulés en Electrolhérapie. Rapporteur : M. Bordet (Paris).
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- 3° Les erreurs de la Radiographie. Moyen de les éviter. Rapporteur : M. Nogier (Lyon).
- 4° Les atrophies d’origine articulaire envisagées au point de vue des accidents du travail. Rapporteur : M. Maxly (Clermont-Ferrand).
- 5° Instruments et méthodes de mesure des courants de haute fréquence. Rapporteurs : MM. Bkrgonïk et Turpàin.
- Cette dernière question, déjà discutée au précédent Congrès devant les Sections de Physique et d’Electricité médicale réunies, sera do nouveau discutée devant ces mêmes Sections.
- La Section d’Kconomie politique et de Statistique a mis à l’étude les quatre questions suivantes, dont la deuxieme intéressera particulièrement nos lecteurs.
- i° L’autonomie administrative des principaux ports de commerce français ;
- ‘à° Le rôle éducateur des ingénieurs dans les grands établissements industriels ;
- 3° Les crises de transports sur les voies ferrées, les voies fluviales et les voies maritimes ;
- 4° La décentralisation administrative des circonscriptions territoriales de la France.
- A propos du stage des ingénieurs.
- Nous donnons à titre de documents le règlement que l’Union allemande des Sociétés de constructions mécaniques a adopté pour le travail des étudiants dans les ateliers de constructions, en vue du stage pratique imposé comme on sait, par le statut des écoles techniques allemandes.
- i. — Le stagiaire s’engage à travailler un an dans l’atelier, soit : quatre à cinq mois au modelage et à la fonderie,] un mois à la forge et le reste du temps au tournage, montage, etc. Les modifications à ce programme sont réservées exclusivement à la direction de râtelier.
- a. — Le stagiaire devra observer le règlement d’atelier spécialement en ce qui concerne les heures d’entrée et de sortie au même titre que les ouvriers et il ne pourra s’absenter sans une autorisation expresse du chef d’atelier ou en cas d’urgence sans présenter une excuse valable.
- 3. — En cas d'infraction grave aux règlements, le stagiaire pourra être congédié.
- /*. — Le stagiaire se rappellera sans cesse que l'ouvrier considère à bon droit comme inadmissible que ceux qui veulent un jour le diriger et prétendent à une culture plus élevée enfreignent les règlements.
- 5. — Il est interdit au stagiaire de faire, soit à des tiers soit à des employés d’autres divisions, des com-
- munications quelconques relativement aux procédés constructions, dessins, etc. En emportant des ateliers les dessins qui leur sont confiés les stagiaires s’exposent à un renvoi immédiat.
- G. — Les stagiaires sont placés sous la direction des contremaîtres, du chef d’atelier et du directeur, dont les ordres doivent être ponctuellement exécutés. Les plaintes ou réclamations des stagiaires doivent être adressées directement à la direction de l’usine.
- 7. —On donnera aux stagiaires l’occasion de connaître les divers travaux, services ou machines de l’atelier bien qu’ils aient à s'occuper exclusivement des travaux qui leur sont confiés dans la division à laquelle ils sont affectés.
- Ils ne peuvent cependant, sans une autorisation expresse, pénétrer dans les divisions où ils n’ont pas de travaux à faire et, si une autorisation leur est donnée, ils devront en avertir immédiatement le chef de la division intéressée.
- 8. — Ce paragraphe se rapporte à la caisse de secours, de maladies et d’accidents à laquelle les stagiaires doivent être inscrits.
- 9. —1 Le stagiaire aura une somme de... marks à verser à l’usine; le montant est fixé par chaque usine, maison considère qu’une somme de 3oomarks doit être admise comme taxe normale.
- 10. — Si un stagiaire doit effectuer des travaux ailleurs qu’au siège des ateliers et s’il en résulte pour lui des dépenses, il en sera indemnisé suivant un état qu’il établira d’accord avec le chef d’atelier.
- 11. — Les prescriptions présentes sont valables pour tous les stagiaires qui ont le droit d’être inscrits comme étudiants aux Ecoles techniques supérieures et ont été établies par les diverses unions allemandes de mécaniciens, électriciens, etc., et les représentants des Ecoles techniques.
- Ce document n’apporte assurément aucune idée bien neuve sur l’organisation des stages dans l’industrie; il pourra, le cas échéant, servir de. règlement type. On y verra surtout que le stagiaire est mis, à bien peu de choses près, sur le même pied que les ouvriers et il semble que cela puisse se faire beaucoup plus aisément avec des étudiants qui sont au début de leurs études techniques qu’avec de jeunes ingénieurs dont la culture technique est déjà fort avancée. L’étudiant, parce qu’il en sait fort peu, recevra plus facilement peut-être les levons du praticien et il réformera lui-même plus tard, par son propre effort, ce qu’au point de vue théorique cet enseignement avait d’inexact ou d’incomplet.
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- LEGISLATION
- Règlement d’administration publique eonoern&nt les précautions relatives aux mesures de pimtedtioh et dé sfùtlbrtté dans les fabriques d'accumulateurs électriques.
- Article premier. — l)ans les travaux du plomb désignés ci-après : métallurgie, coupellation du plomb argentifère, fabrication d’acCümuifiteürs, cristallerie, fabrication dés émaux plombeux, leur application, fabrication des poteries, décoratioh de la porcelaine ou de la faïence, chromolithographie céramique, fabrication des alliages, des oxydes, des sels et des coUleürs de plomb, les chefs d’industrie, directeurs ou gérants, sont tenus, indépendamment des mesures générales prescrites par le décret du 29 novembre 1904, de prendre les mesures particulières de protection et de salubrité énoncées aux articles suivants,
- Antf. 2. — Lés chaUdièrés de fusion du plomb doivent être installées dans un local aéré, Séparé des autres ateliers. -
- Des hottes ou tous autres dispositifs d’évacuation efficace des fumées seront installées :
- a) Au-dessus des trous de coulée du plomb et des scories dans l’industrie de la métallurgie du plomb ;
- b) Devant ia porte des fours, dans l’industrie de la fabrication des oxydes de plomb ;
- e) Àu-deSsUs des chaudières de fusion dü plomb oU de ses alliages, dans les autres industries énumérées à l’article premier.
- Art. 3. — Tout travail des oxydes et autres composés du plomb, susceptibles de dégager des poussières, doit être effectué, autant que possible, sur des matières à l’état humide.
- Quand ce travail n’ést pas praticable en présence de l’eati ou d’un aüire liquide, il doit être exécuté mécaniquement, en appareil Clos, étanche.
- En cas d’impossibilité de se Conformer aUi prescriptions de l’un ou île l’autre des deux premiers paragraphes du présent article, le travail dont il s’agit doit être fait sous le vent d’üne aspiration énergique établie de telle façon que les produits nocifs soient arrêtés par des appareils convenablement disposés.
- Eniin, si aucun de ces systèmes n’est réalisable, les ouvriers recevront des masques respiratoires.
- Art. 4, — Il est interdit de manier avec la main nue les oxydes et les autres composés plombiques, qu’ils soient à l’étal sec, h l’état humide, en suspension ou mu dissolution. Le chef d’industrie est tenu de mettre gratuitement à la disposition de son personnel, pour ces manipulations, soit des gants en matière imperméable,
- comme le caoutchouc, soit des outils appropriés, et d’en assurer le bon entretien et le nettoyage fréquent .
- Aftf. S. — Les tablés sur lestj(telles eés produits sont manipulés doivent être recouvertes d’une matière imperméable, entretenue en parfait état d’étanchéiié.
- 11 doit en être de même pour le sol des ateliers, qui sera, en outre, maintenu à l’état humide. Le sol sera légèrement incliné dans la direction d’un récipient étanche où seront retenues les matières pldinbatiques entraînées,
- Le travail sera organisé de manière qu’il tt’y ait pas d’éclaboussures projetées. Les tables, le sol, les murs seront lavés une fois par semaine au moins.
- Art. 6 . — Sans préjudicie dès prescriptions édictées par l’article 3, la pulvérisation des produits plombeux, leur mélange et deur emploi au poudrage seront effectués dans des locaux spéciaux où sera pratiquée une ventilation énergique.
- S’il est impossible d’hümecter les matières, les ouvriers recevront des masques respiratoires.
- Art. 7. — Est prohibé le trempage ù la main nue des poteries dans les bouillies contenant en suspension de la lilharge, du minium, de l’alquifoiix, de la CérUse.
- Art. 8. — 11 est interdit d’introduire dans les ateliers aucun aliment ou aucune boisson.
- Art. 9. — Les chefs d’industrie sont tenus de mettre à la disposition du personnel employé et d’entretenir gratuitement des surlouls ou vêtements exclusivement affectés au travail, indépendamment des gants et masques respiratoires.
- Art. 10, — Dans une partie de la fabrique séparée des ateliers, sera établi, à l’usage des ouvriers exposés aux poussières ou aux émanations plombeuses, un vestiaire-lavabo, soigneusement entretenu, pourvu de cuvettes ou de robinets en nombre suffisant, d’eau en abondance, ainsi que de savon et, pour chaque ouvrieC, d’une serviette remplacée au moins une fois par semaine.
- Ces vestiaires seront munis d'armoires où de casiers fermés ù clef ou par Un cadenas, les. vêtements de ville étant séparés des vêtemenls de travail.
- Art. ii. — Un bain chaud ou un bain-douche sera mis chaque semaine à lu disposition du personnel
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- exposé aux poussières ou aux émanations plombeuses.
- Un bain chaud ou un bain-douche sera mis chaque jour, après le travail, à la disposition de tout ouvrier chargé : soit de vider ou do nettoyer les chambres et les carnaux de condensation ; soit de réparer les fours dans les uçines à plomb ; soit de transporter le plomb sortant des fosses dans leâ fabriques de céruse, soit d’embariller du minium ; soit enfin de pratiquer la pulvérisation des émaux plombeux et le poudrage à sec.
- Art. 12. — Les chefs d’industrie sont tenus d’afficher, dans un endroit apparent des locaux de travail, un règlement d’atelier imposant aux ouvriers les obligations suivantes : se servir des outils, gants, masques respiratoires, vêtements de travail mis gratuitement à leur disposition ; n’introduire dans les ateliers ni nourriture ni boisson ; veiller avec le plus grand soin, avant chaque repas, à la propreté de la bouche, des narines et des maiiis ; prendre chaque semaine, ou chaque jour, les bains prévus à l’article 11.
- Art. i3. — Le ministre du travail et de la prévoyance sociale peut, par arrêté pris après avis du Comité consultatif des Arts et Manufactures, accorder à un établissement, pour un délai déterminé, dispense de tout ou partie des prescriptions de l’article a, paragraphes a, b, c, de l’article 5, paragraphe a, et de l’article 6, paragraphe premier, dans le cas où il est reconnu que l’application de ces prescriptions est pratiquement impossible et que l'hygiène et la sécurité des travailleurs sont assurées dans des conditions au mdins équivalentes à celles qui sont fixés par le présent décret.
- Art. 14. •— Sous réserve des délais supplémentaires qui seraient accordés par le ministre en vertu de l’ar-
- ticle 6 de la loi du ia juin i8g3, modifiée par la loi du u juillet; iç)o3, le délai d’exéculion des travaux de transformation qu’implique le présent règlement est fixé ù un an à dater de sa publication.
- Frais de contrôle des distributions d’énergie électrique.
- Le ministre des travaux publics, des postes et des télégraphes,
- Vu la loi du i5 juin 1906 sur les distributions d’énergie et notamment l’article 18 (3°) portant qu’un règlement d’administration publique déterminera l’organisation du contrôle de la construction et de l’exploitation des distributions d’énergie électrique dont les frais sont à la charge du concessionnaire ou du permissionnaire ;
- Vu l'article 9 du décret du octobre 1907 organisant ledit contrôle ;
- Sur la proposition du directeur du personnel et de la comptabilité,
- Arrête :
- Les frais de contrôle dus à l’Etat par les entrepreneurs de distributions d’énergie électrique établies en vertu de permissions ou de concessions sont fixés, pour l’année 1908, à 10 francs par kilomètre de ligne pour les distributions soumises au contrôle exclusif de l’Etat et à 5 francs par kilomètre de ligne pour les distributions soumises au contrôle des municipalités, sous l’autorité du ministre des travaux publics, des postes et des télégraphes.
- JURISPRUDENCE
- Eclaii'age. Voltage irrégulier. Obligations.
- Lorsqu’une compagnie d’éclairage électrique s’est engagée à fournir un courant électrique, pour alimenter des lampes déterminées en nombre et en bougies, et qu’elle a, en outre, fourni un compteur pour des lampes d’un voltage également déterminé, l’abonné est en droit d’exiger un courant capable d’alimenter des lampes d’un voltage normal et correspondant à celui indiqué par le compteur qui lui a
- été fourni et, faute d’avoir rempli cette obligation, la compagnie doit être condammée à des dommages-intérêts sans pouvoir appliquer à un accident de machine interruptif du courant la clause, volontairement imprécise, de son contrat l’autorisant â supprimer le courant à un abonné dans le cas de force majeure, de travaux publics ou pour toute autre cause.
- (Trib. Paix. Bordeaux, 5 novembre 1907.)
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- En fait d’émissions, n’ayons garde d’oublier les suivantes qui peuvent présenter quelque intérêt ; et d’abord les Eaux et Electricité de l’Indo-Chine qui portent leur capital de 2 5oo ooo francs à 3 5oo ooo francs par la création de i ooo actions nouvelles émises avec une prime de i5o francs. Notre colonie est un pays d’avenir qui a l’heureuse chance de pouvoir profiter de notre expérience industrielle ; la formule sociale de cette affaire doit promettre un beau développement, l’un des éléments étant souvent le corollaire de l’autre et réciproquement.
- Cette formule est encore plus complète à Berlin où nous voyons la Société Gaz, Eaux et Electricité doubler son capital qui est de 5 millions pour amortir une dette de banque. Son bénéfice net de 1907 est inférieur de 3o ooo marks environ à celui de 190G, mais le dividende est maintenu à 6 % . La nouvelle émission est garantie par la Société pour les Entreprises électriques qui offre les actions nouvelles à io3 % .
- Et, enfin, la Société allemande pour l’Éclairage Électrique de Saint-Pétersbourg et la Société pour l’Éclairage Électrique à Saint-Pétersbourg ont décidé, l’une l’émission de 8 millions de roubles et l’autre de 3o millions de roubles d’actions ordinaires.
- La question du rachat de la Compagnie de l’Ouest donne, croyons-nous, le plus grand intérêt au rapport de la Société italienne des Chemins de fer méridionaux. Ceux-ci ont été rachetés par l’Etat italien et le Conseil rend compte que les trois grandes commissions de liquidation achèvent de remplir leur mandat. Mais ce qui nous arrête davantage, c’est de constater que l’activité de cette Société, brusquement détournée de son objet social, s’est reportée vers les entreprises électriques. Renonçant à Suivre un certain nombre d’actionnaires qui parlaient de liquidation,le Conseil a pris des participations dans
- la Société italienne d’électricité A. E.G. Thomson-Houston, dans la Société d’entreprises électriques Conté, la Société bergainasque pour distribution d’énergie électrique, les Tramways génois et d’autres. Les engagements de capitaux ainsi effectués en 1907 correspondent à un emploi moyen annuel d’environ 16 600 ooo lires et, remarque importante, employés en rentes sur l’État, ils auraient produit 8,65 % , tandis que dans l’industrie ils ont permis d’obtenir un revenu total de 5,78 % . Il y a là plus qu’une indication pour ceux qui se trouveraient dans la même situation ; et bien que celle de la Compagnie de l’Ouest soit loin d’en approcher au point de vue administratif, légal et financier, les sommes qui pourraient lui être remboursées du fait du rachat par l’Etat de son domaine propre par exemple trouveraient facilement leur emploi dans l’industrie privée électrique. Mais il est par trop téméraire d’anticiper. Qui sait? Nous verrons peut-être l’Etat faire appel au concours des stations centrales que les anciens actionnaires de la Compagnie bien avisés auront créées dans la région de l’Ouest!
- Enregistrons quelques résultats acquis. La Société Westinghouse accuse pour 1907 un bénéfice de 78 188 fr. 55 contre une perte de 848 0*26 francs en 1906. Les Forces motrices du Rhône distrihuen •28 francs contre 21 l’an dernier, les bénéfices nets atteignant 2 81-2 397 francs contre 1 868 379 francs en 1906.
- L’Énergie électrique du Littoral méditerranéen
- répartit le même dividende que l’an dernier, soit 4 % , ses bénéfices ayant atteint 1 074 592 fr. 90, et la Compagnie française des Tramways (Indo-Chine), après avoir doté les réserves de 61 048 fr. 55, décide de distribuer 3o francs aux actions, soit en tout 60 ooo francs.
- Nous avions donné, dans notre dernière chronique, un résumé du rapport de Siemens et Halske Aktien-gesellschaft, de Berlin, en faisant allusion aux participations qu’elle possède dans certaines affaires électriques. Précisément, l’une des sociétés d’ex-
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- ploifations qu’elle « fondée en 1900, la Siemens ETektrische Aktiengésellschaft, fait une émission d’obligations 4 l/2 % pofir un total de marks
- 4 860 000, soit 6 millions de francs. Ces obligations sont de deux types, 1 000 francs et 5oo francs, et rem boursables à io3 % au .plutf tard le i'r octobre 1936. Les remboursements auront lieu par voie de tirage au sort et à partir du Ier octobre 1909. D’après les statuts, la Société est autorisée à émettre des obligations jusqu’à concurrence du double du montant de son capital actions versé; et, jusqu’à présent, elle a usé de cette faculté à concurrence de 7 5oo 000 marks, c’est-à-dire le montant de son capital social.
- Cette Société d’exploitations électriques possède diverses usines électriques, notamment celles de Weimar, celle de l’Est de Munich, celles de Malaga, de Pise, de Pérouse, etc., mais elle a, par contrat, donné à bail à la Société Siemens et Halske l’exploitation de certaines de ces usines. Elle vient de racheter en outre trois usines situées en Autriche, près de la frontière saxonne, et c’est pour solder ces acquisitions, en faire de nouvelles et entreprendre des travaux d’agrandissement des usines existantes, qu’elle sollicite le crédit public.-
- Le compte de profits et pertes au 3o septembre *907 se solde par un bénéfice net de 5o6 680 marks, 64 ; les bénéfices bruts s’élèvent à 1 122 763 marks, 5o, résultats du report de l’année précédente de l’exploitation des usines et des intérêts des sommes en dépôt. Il faut remarquer que les amortissements ou réserves pour le compte de renouvellement des usines électriques sont prélevés sur les bénéfices bruts. Si l’on consulte le bilan, on constate à l’actif un avoir en banque de 5 180 743 marks 63 et une valeur de 11 71589a marks 37, représentant des immobilisations des différentes usines ; tandis qu’au passif le capital actions et obligations figure pour 14 35o 5oo marks et les réserves, amortissements ou fonds de renouvellement des usines pour 1 858 756 marks 9a. Toutes les entreprises exploitées ont progressé depuis leur mise en exploitation et marquent une tendance régulière à se développer. Le dernier dividende a été de 6 % .
- D’autre part, les actionnaires de la Siemens und Halske Aktiengesellschaft dont nous parlions plus haut sont aussi convoqués en assemblée générale extraordinaire pour voter une augmentation de capital de 54 millions i/a de marks à 63 millions. Les 8 5oo 000 marks d’actions nouvelles participeront au dividende à partir du i01' août 1908 et serviront à la reprise des actions des trois sociétés fi-
- liales, Russische Elektrotechnischen Werke Siemens und Halske à Saint-Pétersbourg,» Siemens Brothers Limited à Londres et Oesterreichisclien Siemens Schuckcrtwerkc à Vienne-Budapest. Nous avions vu en elïet, en étudiant le bilan de Siemens und Halske que ses participations dans ces trois firmes étaient importantes. Toutes ces émissions peuvent signifier aussi bien une prospérité d’affaires que des difficultés de trésorerie créées parla situation générale ou une gestion peu prudente.
- Toute la presse retentit des brillantes recettes de la Société de Tramways de lumière et de force de Rio de Janeiro. Chaque semaine nous confirme les plus-values qui s’élèvent à 1 401 974 francs en faveur de 1908. Les obligations nouvelles souscrites le 12 mai dernier ont été admises récemment aux cotes officielles de la Bourse de Bruxelles et du syndicat des banquiers de Paris.
- Les Tramways de Tiflis eux-mêmes semblent bénéficier d’une prospérité exceptionnelle etaccusent une plus-value de recettes de .244 577 francs pour l’exercice en cours. C’est grand dommage que les informateurs ne fassent pas figurer en même temps l’augmentation des dépenses ; l’un ne va pas sans l’autre et résulte souvent d’une exploitation plus intense ou d’un nombre de kilomètres plus grand. Ces plus-values de recettes n’ont donc de sens qu’en regard des dépenses nouvelles qui les absorbent peut-être, si bien que les profits nets sont nuis. Il est donc sage d’attendre les bilans de fin d’année.
- Les Tramways d’Odessa, dont la situation est dilférente de celle des précédentes vont bénéficier de leur augmentation récente de capital par la création autorisée de io5ooo actions de capital et pour autant que de besoin de 21 000 obligations de 5oo francs 4 % .
- Ces ressources sont destinées aux travaux de transformation du réseau ,et à l’électrification des lignes nouvelles et anciennes. C’est la Société Générale belge d’Enlreprises électriques qui a été chargée de cette importante entreprise et qui recevra à titre de rémunération une bonification de 7 1/2 % sur le coût total des travaux à effectuer. Cette formule offre plus de sécurité pour l’entrepreneur qui n’obtient bien souvent, en pareille circonstance, la concession de l’entreprise qu’en s’intéressant directement à l’aUaire par une souscription d’actions ou d’obligations.
- La Deustch Uberseeische Elektrizitàts-Gesell-schaft, société d’exploitation dont l’action s’étend en Amérique du Sud, annonce un bénéfice net de
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- T. II (2e Série). — N* 26;
- 9935290 marks contre 8278194 marks en 1906. Sur ce bénéfice, l’assemblée a voté une répartition de 91/2 % après avoir doté les amortissements de 2 199644 marks. Le capital étant de 72 millions de marks, les bénéfices nets ressortent à plus de i3 % de ce capital; il semble qu’il eût été sage d’attribuer plus de 25 % de ces bénéfices aux amortissements; la répartition eût été différente de celle de l’an dernier, mais la diminution se serait expliquée facilement par l’augmentation du capital social à rémunérer qui avait passé en 1907 de 54 à 72 millions de marks.
- 11 est intéressant de signaler comme complément à l’information que nous avons donnée sur la dénonciation du contrat qui liait le groupe de MM. Gugen-heim avec celui de l’Amalgamated Copper que cette dernière compagnie vient de déclarer, pour 1907, 6681 000 dollars de recettes nettes contre 1.4 155 000 dollars pour 1906. Le bénéfice de ce dernier exercice est donc en diminution de 52 % sur celui de l’exercice précédent,
- La situation du marché du cuivre est. toujours stationnaire et rien ne semble faire prévoir le réveil des cours.
- Le 11 mai dernier ont été inscrites à la cote du syndicat des banquiers les obligations 4 i/2 % de Compagnie des Eaux et Électricité de Madagascar. Cette société anonyme, fondée à Lyon en 1906, a une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans. Son objet s’étend pour toute l’île de Madagascar et pour toutes les colonies françaises à toutes opérations commerciales, industrielles et financières relatives aux distributions d’eau, d’éclairage et de force motrice, et à l’acquisition, l’obtention, la mise en valeur et l’exploitation de tous monopoles, privilèges et concessions par tous les moyens et sous quelque forme que ce soit et, accessoirement, toutes entreprises mobilières ou immobilières, maritimes et de travaux publics ou transports pouvant s’y rattacher,
- Evidemment, tout est à prévoir dans ces pays neufs et Lyon a toujours montré beaucoup d’initiative dans la mise en valeur de notre domaine colonial. Madagascar et l’Indo-Chine ont particulièrement attiré l’attention de ses industriels et capitalistes. Leur hardiesse a été soumise parfois à de rudes épreuves, mais, en fait, elle a été souvent récompensée. Cependant, nous ne pouvons remarquer l’étendue de cet objet social qui va jusqu’aux entreprises maritimes de transports, c’est un peu loin des services de distribution d’eau et d’électricité. Le -capital est fixé à 1 000 000 de francs, divisé en
- 10000 actions de 100 francs chacune sur lesquelles 5 000 ont été attribuées aux apporteurs et les 5 000 autres dites actions de priorité ont été souscrites en espèces qui représentent les 5oo 000 francs d’apports, évidemment les concessions et travaux de la Société Civile d’Etudes qui a obtenu le privilège de l’adduction de l’eau potable et de béclair^ge électrique à Tananarive. Mais, comme cette Société Civile a pris sur ces concessions et travaux un certain bénéfice, la valeur réelle de ces apports .est moindre. Le capital espèces de 5oo 000 était notoirement insuffisant pour réaliser une entreprise de cette importance et l’emprunt de 2 000 000 de francs voté en 1906, divisé en 4 000 obligations de 5oo francs chacune, 4 1/2 % , émises pour le. public à 460 francs, le sera probablement aussi. Ces sortes d’entreprises sont fort intéressantes et il nous plaît davantage de voir les capitaux français concourir à la prospérité de Madagascar qu’aux progrès de l’industrie allemande ou américaine. Mais que de sûretés il faut accumuler pour rassurer nos timides capitalistes, quand il s’agit d’ailleurs seulement d’alïaires françaises! Il est vrai que, si les conseils n’étaient pas|liés si souvent dans, leurs projets ou décisions par des considérations plus qu’étrangères à l’industrie, et si les capitalistes craignaient moins les bouleversements, tout irait mieux.
- Voici une autre affaire qui se présente avec la garantie de l’Etat français et du département de l’Ariège et qui attire notre attention comme la précédente. La Compagnie des Tramways électriques de l’Ariège au capital de 1 200 000 francs, divisé en 12 000 actions de 100 francs dont 4000 ont été souscrites avant publicité. 11 n’y a ni actions privilégiées, ni parts de fondateurs, ni obligations. Les intérêts statutaires de 4 % sont dus à partir du Ier juin et payables semestriellement ; les actionnaires auront droit à des dividendes supplémentaires après la mise en exploitation. L’amortissement a lieu en quarante-sept ans avec remplacement par des actions de jouissance. Le réseau prévu actuellement dessert les vallées populeuses et industrielles des Pyrénées centrales où le trafic actuel, disent les promoteurs, accuse déjà un dividende de 3 % aux actionnaires, dès la mise en marche.
- La Société générale électrique et industrielle
- vient de tenir son assemblée générale. Le rapport constate que le bilan se solde au 3i décembre 1907 par une nouvelle perle de 250946 fr. 01, ce qui porte le solde débiteur du compte de profits et pertes à 1 024 694 fr. g5. La Société a accepté les
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- REVU;E D’ÉLE;CTR1CITÉ
- 411
- offres que lui avaient faites la Banque commerciale et industrielle, créée en 1880, et, par un accord en date du 3i janvier dernier, elle a fait apport à cetle dernière, moyennant l’attribution de 7 000 actions nouvelles de 5oo francs, d’une série de valeurs'.qui composaient son portefeuille. Parmi ces valeurs, notons un certain nombre d’actions des Compagnies de Tramways d’Oran, Brest, Est-Parisien, de la Compagnie d’Electricité de l’Ouest-Parisien, de la Société l’Eclairage Electrique, etc. Les 7 000 actions nouvelles de la Banque commerciale 'ont été attri-
- buées au prix de 600 francs l’une, la prime • de 100 francs représentant la part «revenant à chaque action dans les réserves précédemment constituées. Le Président a affirmé en outre que la Compagnie des Tramways Nord-Ouest Parisiens obtiendrait de meilleurs résultats d’exploitation, un contrat étant intervenu entre elle et la Compagnie des Tramways Nord-Parisiens, d’après lequel celle-ci prend à bail l’exploitation, en assurant à là Compagnie des Tramways-Ouest 18 % des recettes.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Basses-Pyrénées. — La commission chargée de l’enquête relative à l’établissement du tramway électrique de Laruns à Eaux-Bonnes vient d’adopter le tracé définitif. Les travaux commenceront en septembre prochain.
- Ille-et-Vilaine, — On annonce que la Compagnie concessionnaire de l’éclairage électrique d'e la ville de Caecale aurait le projet d’établir un tramway électrique reliant la Gouesnière et Cancale.
- Landes. — Une Société se propose de soumettre très prochainement au Conseil municipal de Mont-de-Marsan un projet d'établissement d’un tramway électrique.
- Isère. — Par décrets du 2 et 4 juin 1908, le département est autorisé à contracter des emprunts s’élevant à la somme de 2 o5o 000 francs pour l’établissement de tramways.
- Haute-Garonne. —Par décret du 11 juin 1908, le département est autorisé à emprunter 2 686 5oo francs pour l’établissement de .tramways.
- SAONE-ET-Loire. — Par décret du 3 juin 1908, le département est autorisé à emprunter 696 000 francs pour l’établissement de tramways.
- Russie. — La Société Générale belge d’entreprises électriques sera chargée de la transformation du réseau des Tramways d’Odessa et de l’éleclrilicalion des lignes nouvelles et anciennes. La Société dlîntreprises électriques recevrait une bonification de 7,60 % sur le coût total des travaux à exécuter.
- République Argentine. —- A l’adjudication de ville de
- Buenos-Ayres pour la construction des deux premières sections d’un chemin de fer souterrain, les entrepreneurs du Métropolitain de Paris ont fait une offre de 18 millions et demi de pesos en or, soit 600 000 pesos par kilomètre pour une ligne à voie normale. La Ville veut faire une nouvelle adjudication.
- Autrioue-IIongrie. — Le gouvernement hongrois se montre très favorable à l’installation de la traction électrique. Des pourparlers sont engagés pour la construction d’un chemin de fer électrique reliant Budapest à Wartzen et Godollo et une autre voie entre Presbourg et la frontière.
- ÉCLAIRAGE
- Allier. — Une commission municipale a été nommée le 3 juiu à l’effet d’étudier la question de l’éclairage électrique de la ville de Gannat.
- Alpes-Maritimes. — Le Conseil municipal de Nice, dans sa séance du 4 juin, a voté une somme de 8 000 fr. pour l’éclairage électrique de l’hôpital Saint-Roch.
- Eure-et-Loir. — Le Conseil municipal de Lormaye, dans une de ses dex'nières séances, a décidé de faire installer l’éclairage électrique.
- Cantal. — Dans sa séance du 7 juin, le Conseil municipal de Riom-ès-Monlagne a accepté le projet de M. Gra-lacap, ingénieur électricien, relatif à l’installation de l’électricité.
- Hautes-Pyrénées. — La commune de Boulogne va être bientôt dotée de l’éclairage électrique; les pourparlers sont sur le point d’aboutir cl la concession va être incessamment accordée à une Société d’éclairage.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série}/— N° 26.
- Bouches-du-Rhone. —r La Société de l’Energie électrique du Littoral méditerranéen a .informé le Conseil municipal de Lumanon que la commune serait dotée de l’éclairage électrique dès que les autorisations demandées pour les branchements seraient accordées.
- Puy-de-Dôme. — Une usine vient d’être installée à Barèges pour fournir l’éclairage électrique aux communes suivantes : Sainl-Germaiu-Lembrou, Le Breuil, Mâdriat, Alignât, Pierre-Grosse et La Bastide. Elle fonctionnera vers la lin du mois de juillet.
- Ardennes. — Le Conseil municipal de Charleville a décidé l’installation de l’éclairage électrique.
- Finistère. — Le Conseil municipal de RosCoff a voté, dans sa séance du 16 juin; le principe de l’éclairage électrique de la ville.
- Saone-et-Loirh. —- Le Conseil mùnicipal de Moût-ceau-les-Mines a adopté le rapport de la commission tendant à accorder l’autorisation à une Société pour l’installation de l’éclairage électrique.-
- Haute-Saône. — La commune de Hérieourt sera bientôt dotée de l’éclairage électrique; on procède actuellement à l’installation et d’ici peu l’éclairage pourra fonctionner.
- Belgique. — Le Conseil communal de Dour met à l’étude un projet comportant l’installation de l’éclairage électrique de la commune.
- Egypte. — Une usine électrique va être très prochainement édifiée au Caire â l’elîet de fournir l’éclairage'à l’Ecole khédiviale d’agriculture, â l’Ecole polytechnique et à la nouvelle Ecole secondaire de Guizeh. Le devis du projet se monte à ij5 ooo francs.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- France. — Par décret du i5 juin, la Chambre de Commerce de Mâcon est autorisée à emprunter une somme de 8 ooo francs (circuit téléphonique).
- Par décret du 16 juin, la Chambre de Commerce d’Alger est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 70 600 francs (circuits téléphoniques) et à emprunter pareille somme.
- v L’administration des Postes jet Télégraphes va faire procéder à l’établissement, dans le département de la
- .Dordogne, des lignes téléphoniques de .Montignac à Rouf fignac et de Montignac à Salignac. 1
- Le ministère de la marine, vient de saisir la Chambre des Députés d’une demande de crédits supplémentaires s’élevant à 9800000 francs. Sur cette somme, 900000 francs seront employés à l’intallalion de 49 postes de télégraphie sans fil sur les grands bâtiments et sur les contre-torpilleurs.
- /
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société de Perfectionnements aux' Lampes à filaments métalliques. — Capital 5o ooo francs. — Siège social : Bruxelles.
- Société d'Etudes et d’Exploitation des applications automobiles. — Constituée le 1or juin 1908. — Capital 100000 francs en 100 actions de 1 ooo francs. — Siège social : 43, boulevard Ilaussmann, Paris.
- Société La Limagne Electrique. — Constituée le 5 juin 1908. — Capital : noooo francs en 1 200 actions de 100 francs. — Siège social : 49, rue de Provence, Paris.
- Société Minière d’Eguzon. — Constituée le 12.juin 1908. — Capital : 200 ooo francs. — Siège social ; 9,- place de la Bourse, Paris.
- ! Motor-Cabs Franco-Scandinave. — Constituée le 12 juin 1908. — Capital : 1 200 ooo francs. — Siège social, ;3o bis, rue Bergère, Paris.
- Société de Distribution électrique du Nord de la France, — Constituée le 27 mai 1908. — Capital go ooo francs. — Siège social : 4a, avenue de Condé, Valenciennes
- (Nord).
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 2 juillet, à 10 heures 1/2, à la sous-préfeelure de Pontarlier (Doubs) augmentation de la puissance de l’usine électrique communale, 7 o4o fr. 4o; caul. : 25o francs.
- Le 8 juillet, à 4 heures, au sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes, rue de Grenelle, io3, â Paris, fourniture d’appareils, accessoires et d’objets divers
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- pour postes d’abonnés et. bureaux centraux téléphoniques, en i5 lots. Demandes d’admission le 28 juin au plus tard.
- Le 20 juillet^ à la mairie de Versailles, fourniture à récole-Sato^Cyr de : ier lot, un moteur à pétrole lampant de 12 chevaux ; -— 2° lot, un transport d’énergie électrique, comprenant une dynamo-génératrice, 8 dynamo-réceptrices, canalisatîmte et- aBWüjeiiBiiewK'p'—-éifelor, 4 groupe» defftt'ümiiMlÜÜBay eomprenan t chacun 7 pylônes e#CMlMN^feéëànique.s, arbres, paliers et accessoires ; —*4* lot, 4 transbordeurs aériens de sacs.
- M. le maire de la ville de Bastia (Corse) reçoit les propositions concernant l’éclairage de la ville par le gaz et l’électricité.
- BELGIQUE
- Le Ier juillet, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue delà Science à Bruxelles, établissement de l’équipement électrique aérien et pose des connexions électriques des rails des lignes vicinales de la banlieue de Namur.
- ALLEMAGNE
- Le 6 juillet, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Witten, fourniture d’un tour pour roues de locomotives, actionné à l’électricité.
- Le 7 juillet, à l’administration de la ville à Leipzig, fourniture d’une grue de 34 oook actionnée à l’électricité.
- Le 10 juillet, à l’administration de la ville, à Leipzig,
- fourniture de ï8 chaudières Comwall avec surchauffeurs pour le service électrique. *
- I
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le iul'juillet, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Prague', établissement d’installations pour l’éclairage électrique des 8 statkmu.de ItrimeteOliwailM^
- Le i,r juillet, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Czernowitz, fourniture d’un moteur, avec réservoir à huile, etc,, pour la station hydraulique.
- ITALIE
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, soumissions pour: i° l’installation d’une centrale électrique pour le service des eaux à la gare de Rimini, 370 000 lires ; — a° le doublement de la voie entre les gares de Zoagli et de Chiavari, 4 millions de lires.
- ROUMANIE
- Le ier-i4 octobre, à 10 heures, à la mairie de Craïova adjudication de la concession, de la construction et de l’exploitation d’un réseau de tramways ; caut. : 5 000francs. Cahier des charges et plans à consulter à la Mutuelle de tramways, 3i, rue du Marais, à Bruxelles,
- RUSSIE
- Le ier-i4 septembre 1908, à la mairie d’Odessa, adjudication de la construction et de l’exploitation d’une station centrale de 6 000 H P. Cautionnement : 5o 000 roubles.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2° Série). N» 26.
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et généralités.
- Influence de la fréquence sur la résistance et la self-induction des solénoïdes. —-L. Cohen .......... i4
- Self-induçtiôn et induction mutuelle de conducteurs linéaires. — E.-B. Rosa. . 47
- Self-induction d’un solénoïde d’une longueur quelconque et d’un nombre quelconque de couches de fil. — E.-B.
- Rosa............................... 78
- Sur l’existence probable d’une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique. — A. Ri-
- ghi................................... 240
- Sur la production de forces électromotriccs périodiques de faible amplitude suivant une loi arbitraire. — L. Baumgardt . 241
- Sur la théorie de la commutation. —H. Poincaré ...........................................295
- Sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti à des déformations. —
- G. Ercolini............................307
- Sur la recombinaison des ions dans les diélectriques.— M.-P. Langevin . . . 374
- Sur les différences de potentiel de contact
- entre métaux et liquides. —L. Bloch. 899
- Méthodes et appareils de mesure.
- Nouveau pont de compensation....................81
- Sur le montage des appareils de mesure dans
- les circuits à haute fréquence. —-J. Be-thenod . . ................... 141
- Le wàttmètre employé comme phasemètre dans
- un circuit monophasé. — W.Lulofs . 142
- Nouveaux instruments pour courant alternatif
- monophasé. — W.-E. Sumpner et
- J.-W. Record.......................142
- Méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité. — A. Einstein.......................... 1 7 5
- Sur un hygroscope électrique de grande sensi-
- x bilité. — J. Pionchon . . . . . i83
- Mesure du coefficient de self-induction d’un circuit sous charge. — C.-C. Chapin . . 20G
- Méthode pour la mesure des résistances des
- électrolytes au moyen du téléphone différentiel. — G. Athanasiadis . . 206
- Mesure absolue des capacités et des coefficients de self-induction. — J.-K.-A, Wer-theim Salomonson. . . . ' . . . 207
- Mesure de la résistance d’un diélectrique au
- moyen d’un bolomètre. — B.Gat.i , . 809
- Une nouvelle balance de courant. Son utilisation pour la détermination de la valeur des étalons de force électromotrice. — , W.-E. Aÿrton, T. Mather et F.-E.
- Smith............................ . . 337
- Un comparateur de résistances. — W. Clark
- Fisher . .......................... . 376
- Méthode et appareil de mesure pour courants alternatifs de faible valeur. —L.Pil-
- lier. . . .................... . .• 3pi
- Brevets. ....................................83
- Études, construction et essais de machines,
- Dynamo Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable (suite et fin). —
- S. Iglésis.......................7, 39
- Les lurbo-dy narnos à courant continu. — B.
- Pohl.................................iG
- Moteurs-série monophasés des Ateliers de construction d’Oerlikon.— J. Millier . . 41
- Sur la forme des courbes de tension dans les moteurs à champ tournant et la sépara-
- tion des pertes dans le fer. — K. Si-
- mons et K. Vollmer.................. f>4
- Charges artificielles pour essais des générateurs électriques.—B.-K. Morcom etD.-K.
- Morris............................... 56
- Entretien des collecteurs .... . 62
- Machines à bobiner. —- O. Hartmann. ... 75
- Convertisseur-égalisateur Westinghouse . . 92
- Influence des courants de court-circuit sous les balais sur le facteur de puissance des moteurs monophasés à collecteur.
- — M. Osnos........................115
- L’échaulîement du fer des machines électriques.
- — G. Schmaltz..........................nG
- Pertes dans les pièces polaires dues à la présence des dents de l’armature. — T.-F.
- W a U cA F.-P. Smith.................144
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- Sur le calcul des transformateurs. — E. Ahn . 147
- Amortisseur d’à-coups Westinghouse-Brun . Alternateur à haute fréquence. — L, Cohen , 176
- Déformation des courbes de tension des générateurs mous ou polyphasés, — E.Sie-
- dek. . ...........................j 76
- Emploi de porte-balais pneumatiques et de balais en charbon pour les turbo-dyna-
- mos à courant continu............190
- Echaulïement des moteurs ventilés ou enfermés.
- — IV• Harlnell.................2 4 2
- Sur le fonctionnement des dynamos à couple constant sous débit variable. — /. Be-
- t.henod. .............................263
- Nouveau système de réglage de la tension pour
- alternateurs. — M. Seidner. . . . 273
- Moteur synchrone à accrochage automatique
- pour commutateurs tournants . . . 283
- Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage. — P. Girault . 3n
- Sur le profil des masses polaires de dynamos.
- — P. Girault...................3 a 7
- Auto-excitation d’un alternateur triphasé au moyen de soupapes électrolytiques. —
- C. Limb .............................400
- Notes sur la condensation. — M. Leblanc.
- 3ag, 35y
- Bkevets . . 19, 5g, 83, lai, 122, i5i, 184,
- 214, 282, 381
- Arc, lampes électriques et photométrie.
- Un nouveau photomètre universel. — Clayton
- Sharp Près ton et Millar. . . . . 18
- La lampe à vapeur de mercure ; une nouvelle lampe automatique. — P. A. Hugue-
- nin.............................71, io3
- Dispositif pour la détermination automatique des courbes photométriques et du degré de régularité des sources de lumière
- artificielle. — W. Voege..............149
- Du régime de fonctionnement électrique des lampes à incandescence à filaments, métalliques. — H. Pécheux.......................199
- Lampe à arc en vase clos Jandus pour l’emploi
- de charbons minéralisés...............217
- Sur l’action du courant alternatif dans les lampes à incandescence à filament de tantale. — O. Scarpa.............................243
- Nouvelle méthode permettant de déduire l’in-
- tensité moyenne sphérique d’une lampe de la longueur d’une ligne, quand la courbe de répartition lumineuse moyenne est connue. — A. Kennelly. . . 27^
- Influence de la hauteur de suspension sur l’éclai-rcmentuniforme des plans horizontaux.
- — A. A. Wolhauer......................4<>a
- Brevets. .......................i5i, i85,2i5, 38i
- Transmission et distribution.
- Accidents aux canalisations électriques. — J.
- Reyval. . . \........................i3
- Comparaison du calcul d’une ligne de transmission douée de capacité et d’inductance au calcul d’une ligne sans capacité, —
- A. Blondel........................... 167
- Capacité de surcharge des câbles en service
- intermittent. — R. Apt.................207
- Puissances et rendements dans une transmission par courant alternatif. —A. Blondel. ..................................231
- Influence des effluves sur la résistance d’isolement des isolateurs. — F. Nègre. . 3i3
- Brevets...................20, 5g, 162, 3i4 346
- Traction.
- La traction par accumulateurs à Mayence. — K.
- Fiirst.............................. 19
- Relations entre la capacité d’une ligne de tramways et le temps qui sépare le passage de deux trains successifs. — A. Brecht. 119
- Les tramways de Grenade......................187
- La première locomotive à courant monophasé en service sur les chemins de fer prussiens. — W. Wechmann.....................211
- Le chemin de fer électrique de la Valle Brem-
- bana.— O. Allen................. 334, 368
- Brevets.........................5g, 83, ii>2, 346
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Emploi des génératrices asynchrones dans les
- stations centrales. — L. Water.v. . 117
- Calcul des câbles pour réducteurs de batteries
- d’accumulateurs. — E. Steindl.- . . 120
- Système de réglage pour des installations à courants alternatifs.— A.Heyland. . . 136
- Statistique des centrales électriques en Allemagne. — K. Perlewitz.....................iT.o
- Etude des fusibles. — A. Schwartz et 1L.-
- II.-N. James....................177, 208
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- II (2e Série). — N» 26.
- Etude mécanique d’une ligne de transmission.
- •— W.-T. Ryan. . ....................181
- Sur la région dè rupture des poteaux en bois. —
- C.-B. Smith..........................182
- Contribution à l’étude d’un tarif pour l’énergie
- électrique. — Th. Gruber. . . . 182 Les centrales suisses d’Èlectricité en 1907. —
- A. Weber. . . . . . . . . 20',
- Applications mécanicpiMMi..
- Commande électrique des signaux de chemins
- de fer (fin) . . . .. . . . . 26
- Commande des machines à couple résistant pulsatoire par moteurs d’induction. :—
- P. Ehrlich........................... . 1/16
- Commande des essoreuses par moteurs asynchrones .................................218
- La commande des appareils de manoeuvre des
- trains électriques.................... . 253
- Po,mpe à incendie à commande électrique. . 285
- Les stations génératrices à bord des navires.
- — J.Belluzo.......................378
- Brevets. . . . ........................381
- Electrochimie, Électrométallurgie, etc.
- Sur l’arc voltaïque jaillissant dans une enceinte . limitée par une paroi épaisse. — A.
- Minet...............................57
- L’industrie électrolytique des’ alcalis et des décolorants en 1907. — B. C. Kershaw. 3/|0 Brevets . . . . . . . 122, 2/,/,, 281, 38i
- Éléments primaires et accumulateurs.
- Brevets..............................20, 282
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Accroissements de sensibilité des révélateurs électrolytiques sous diverses influences.
- — E.Branly...........................81
- Sur la réception des ondes électriques en télégraphie sans fil. — Riidenberg. . . 278
- Sur la radiotélégraphie et la radiotéléphonie par
- oscillations entretenues.— V. Pou/sen. 879 Brevets.......................................244
- Télégraphie et téléphonie.
- Sources de courant pour lignes télégraphiques.
- -— W. Bubenik. . . . . • i5o
- Appareil téléphonique portatif pour les installations à haute tension. — G. Fœrster. i5i Construction et emploi des lignés télégraphiques
- et téléphoniques. — F. Tremain. . 34a
- De l’application dos courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie ifiultiplex E. Mcrcadier. — //.' C. Magunna. . 3p4
- Brevets .........................................20
- Divers.
- Sur de nouveaux aciers au chrome. — Léon
- Guillet...............: .. . 56
- Dispositif pour amortir le bruit de l’interrupteur- de' Wehnelt. — G. Renz. . . 80
- Institut Electrotechnique de Karlsruhe. —
- L. Fabre.......................106, 272
- L’Industrie du cuivre en Russie.................189
- Détermination des pertes dans la commande par courroie. —F. Niethammer et R. Cze-
- pek. . ... .......................211
- L’exposition de la Société Française de Physique. — /. Reyval . . 2.36, 265, 297
- De la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l’industrie (fin). — II. Bureau: . . . 247
- Avertisseurs électriques. —K. Perlewitz. . 281
- Le vingt-cinquième anniversaire de l’Elecktri-
- cilats-Gesellschaft.....................286
- Pince universelle pour courber les tubes isolants...........................................286
- Le Congrès international d’électricité de
- Bruxelles...........................4 «4
- Le Congrès de l’Association Française pour
- l’avancement des Sciences...............404
- A propos du stage des ingénieurs .... 4o5
- Brevets..................................3i5, 346
- Brevets (liste) . . . .33, 6a, 190, 219, 256, 351
- Législation et Jurisprudence.
- Le procès de la Société Lilloise d’Eclairage
- contre les Tramways de Lille [fin). . 22
- Décret du 22 mars 1908 sur les distributions
- d’énergie électrique ...... 84
- Décret du 3 avril 1908 sur les distributions
- d’énergie électrique .... 126, i53
- Cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie électrique. .......................317, 347, 383
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- Règlement d’administration publique concernant les précautions relatives aux mesure de protection et de salubrité dans les fabriques d’accumulateurs électriques.....................................4oG
- Frais de contrôle des distributions d’énergie
- électrique..........................4 07
- Eclairage. Voltage irrégulier. Obligations. . 407
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Renseignements commerciaux. . . 34, 99,
- i3i, i63, 193, 225, 259, 291, 3u3, 355, 411
- Chronique financière. . . 34,63,96, 161,
- 191,220, 256,288,320,352, 386, 408
- Adjudications. . 36, 68, 100, i32, 164, 196,
- 227, 'iî>9, 291, 323, 356, 4ia
- Bibliographie.
- Cours de physique conforme aux programmes des certificats et de l’agrégation de physique. — H. Bouasse. . . . . 21
- Etude, sur les résultats d!exploitation des principales installations hydro-électriques publiques et privées de la Suisse. —
- G. Reuss. et F.Cordier..............21
- Die englischen elektrochemischen Patente. —
- P.. Ferchland.......................21
- La technique de la Houille blanche. — E. Pa-coret.....................................
- Experimental electrical engineering and ma-nual for electrical testing, — Karape-toff. . . . . . . . . . . . 12.3
- Mesures électriques. —E. Gérard . . . . i52
- Ilanpbuch der eleklrischen Releuchtung. —
- J. Herzog et O-L. Feldmann . . . i85
- Ilandbuch der Physik (Elektrizitat und Magne-
- tisrnus, II). — Dr A. Winkelniann . 2i5
- Le diamant artificiel.—ll.de Graffigny . . 216
- Die Gleielhstrommaschine, Konslrucktion, Be-rechnungund Wirkungsweise,tome IL — E. Arnold . . . . . . . . 245
- La télégraphie sans fil. — Van Dam. . . . 282
- Cours d’Electricité, tome III.—H. Pellat . 316
- Toute la chimie minérale par l’électricité (Rien d’impossible par l’électricité ^.Fabrication de tous produits à la portée de tous. — /. Sèverin. ...... 382
- Projektierung und Bctrieb von eleklrischen Beleuchlungs und Kraftübertraguns-Anlagen (Projet et exploitation des installations d’éclairage et des trans-
- ports d’énergie).—F. Hoppe . . . 382
- Annuaire de route de l’Automobile-Club de
- France ..... .............. 382
- Correspondance.
- Sur la théorie de la commutation. —- M. Latour.....................................
- 60
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II
- (2e Série). — 26.
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Allen (O.). —< Le chemin de fer électrique de
- Valle Brcmbana................."43/i, 368
- Alm (E.). — Sur le calcul des transformateurs, i 7 Apt (R.). — Capacité de surcharge des câbles
- en servicé intermittent..............207
- Athanasiadis (G.). —Méthode pour la mesure des résistances des électrolytes au moyen du téléphone différentiel. . . 206
- Ayrton (W.-É.),Matheii (T.),et Smith (P.-E).
- — Une nouvelle balance de courant.
- Son utilisation pour la détermination de la valeur des étalons de force électro-motrice ........................337
- B
- Baumgardt (L.). — Sur la production de forces électromotrices périodiques de faible
- amplitude suivant une loi arbitraire. a4i Belluzo (J.). — Les stations génératrices à
- bord des navires.....................378
- Bethenod (J.). — Sur le montage des appareils de mesure dans les circuits de haute
- fréquence............................141
- Sur le fonctionnement des dynamos à couple constant sous débit variable. a63 Bloch (L.). — Sur les différences de potentiel de contact entre métaux et liquides. 899
- Blondel (A.). — Comparaison du calcul d’une ligne de transmission douée de capacité et d’inductance au calcul d’une ligne
- sans capacité........................167
- Puissances et rendements dans une transmission par courant alternatif. . 231
- Bhanly (E.). — Accroissements de sensibilité des révélateurs électrolytiques sous diverses influences. ... ... 81
- Biiecht (A.). — Relations entre la capacité d’une ligne de tramways et le temps qui sépare le passage de deux trains successifs. ......... 119
- Bubenik (W.). — Sources de courant pour
- N lignes télégraphiques. . , . , . 1 Cio
- Bureau (H.). —De la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l'industrie (fin). . . . 247
- C
- Chapin (G.-C.). — Mesure du coefficient de
- self-induction d’un circuit sous charge. 206 Clark Fisher (W.). — Un comparateur de résistance . ...........................376
- Clayton Sharp et Preston Millar. — Un
- nouveau photomètre universel. . . 18
- Cohen (L.). — Influence de la fréquence sur la résistance et la scll-induclion des solé-
- noïdes........................ 14
- Alternateur à haute fréquence..........176
- Czepek (R.) — Voir Niethammer (F.).
- E
- Eiirlich (P.). — Commande de machines à couple résistant pulsatoire par moteurs
- d’induction............................146
- Einstein (A.). — Méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité ........................................176
- Ercolini (G.). — Sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti à des déformations................................307
- F
- Fabre (L.). — Institut électrotechnique de
- Karlsruhe ........ 106, ‘27 a
- Fœrster (G.). — Appareil téléphonique portatif pour les installations â haute tension............................. 151
- Fürs't (K.). — La traction par accumulateurs
- Mayence............................. 19
- G
- Gati (B.). — Mesure de la résistance d’un diélectrique au moyen d’un bolomètre. 3og Girault (P.). — Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage. . . 3n
- Sur le profil des masses polaires de
- dynamos ...............................327
- Gruiier (Th.). — Contribution à l’élude d’un
- tarif pour l’énergie électrique: . . 182
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-
-
-
- 27 Juin 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 419
- Guillet (Léon). — Sur de nouveaux aciers au
- chrome................ . • . 56
- H
- Hartmann (O.). — Machines à bobiner. . . 75
- IIartnell (W.) — Echauffemcnt des moteurs
- ventilés ou j enfermés. ..... 'i!\%
- IIeyland (A.). — Système de réglage pour des
- installations à courants alternatifs. . i35
- Huguenin (P.-A.). — La lampe à vapeur de mercure, une nouvelle lampe automatique. . . ..................71, io3
- I
- Iglésis (S.). — Dynamos Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable (suite et fin) . . . .............7, 36
- J
- James (W.-II.-N.) Voir. Schwartz (A.).
- K
- Kennelly (A.-E.). —Nouvelle méthode permettant de déduire l’intensité moyenne sphérique d’une lampe de la longueur d’une ligne, quand la courbe de répartition lumineuse moyenne est connue. 275 Kehshaw (B.-C.). — L’industrie électrolytique des alcalis et des décolorants en i9°7.........................................
- L
- Langevin (M.-P.). — Sur la recombinaison des
- ions dans, les diélectriques. . . . 374
- Latour (M.). Sur la théorie de la commutation....................................383
- Leblanc (M.). — Notes sur la condensation
- 329, 359
- Limb (C.). — Auto-excitation d’un alternateur triphasé au moyen de soupapes élec-
- troly tiques..........................4 00
- Lulofs (W.). — Le wattmètre employé comme
- phasemètre dans un circuit monophasé. 14 2
- M
- Magunna (II. C.). — De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex E. Mercadier. * 3p4
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- épaisse................................67
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- électriques............................56
- Morris (D.-K.). Voir Morcom (R.-K.).
- Müller (J.). — Motours-série monophasés des
- A teliers de construction d’Oerlikon. . 41
- N
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- O
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- P
- PÉciiEux (H.). — Du régime de fonctionnement électrique des lampes à incandescence à filaments métalliques, ... • *99
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- électriques en Allemagne..............i5o
- Avertisseurs électriques..............281
- Pillier (L). — Méthode et appareil de mesure pour courants alternatifs de faible
- valeur................................891
- Pionciion(J.)» —Surunhygroscope électrique
- de grande sensibilité............... i83
- Pohl (R.). — Les turbo-dynamos à courant
- continu................................16
- Poincaré (H.). — Sur la théorie de la commutation........................................295
- Poulsen (V.). — Sur la radiotélégraphie et la radiotéléphonie par oscillations entretenues........................................379
- Preston Millar. Voir Clayton Sharp.
- H
- Recoud (J.-W.). Voir Sumpner (W.-Ë.);
- Renz (G.). — Dispositif pour amortir le bruit
- de l’interrupteur de Wehnelt 4 . . 80
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-
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-
- 420
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2e Série). — N» 26.
- Reyval (J.). — Accidents aux canalisations
- électriques.......................... . 13
- L’Exposition de la Société Française de Physique .... . 236, a65, 297
- Rigiu (A.). — Sur l’existence probable d’une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique. 240 Rosa (E.^B.)— Self-induction et induction mutuelle de conducteurs linéaires. . . 47
- Self-induction d’un solénoïde d’une longueur quelconque et d’un nombre quelconque de couches de fil 78
- Rüdenbeiig. —Sur la réception des ondes électriques en télégraphie sans fil. . . . 278
- Ryan (W.-T.). — Etude mécanique d’une ligne
- de transmission.........................181
- S
- Scarpa (O.). — Sur l’action du courant alternatif dans les lampes à incandescence à
- filament de tantale.....................243
- Schmaltz (G.). — L’éehaulïement du fer des
- machines électriques.....................116
- Schwartz (A.) et James (W.-H.-N.). — Etude
- des fusibles....................177, 208
- Seidner (M.). — Nouveau système de réglage
- de la tension pour alternateurs . . . 278
- Siedek (E.). — Déformation des courbes de tension des générateurs mono ou polyphasés................................. 176
- Simons (K.) et Voli.mer ;(K.). — Sur la forme des courbes de tension dans les moteurs à champ tournant et la séparation des
- pertes dans le fer.......................54
- Smith (C.-B.). — Sur la région de rupture des
- poteaux en bois..........................182
- Smith (F. P.) — (Voir Wall T.-F,).
- Smith (T.-E.). — Voir Ayrton (W.-E.) et Ma-
- . THEIt (T.).,
- Steindl (F.). — Calcul des câbles pour réducteurs de batteries d’accumulateurs. . 120
- Slmpner (W.-E.) et Record (J.-W.).— Nouveaux instruments pour courant alternatif monophasé.........................14*
- T
- Tremain (F.). -— Construction et emploi des lignes télégraphiques et téléphoniques 324
- V
- Voege (W.). — Dispositif pour la détermination automatique des courbes photométriques et du degré de régularité des sources de lumière artificielle . . . 149
- Vollmer (K.) — Voir Simons (K.).
- W
- Wall (T.-F.) et Smith (F.-P.). — Pertes dans les pièces polaires dues à la présence
- des dents de l’armature..............144
- Waters (L). — Emploi des génératrices asynchrones dans les stations centrales. . 117.
- Weber (A.). —Les centrales Suisses d’Elec-
- en 1907.................................204
- Wechmann (W.) —r- La première locomotive à courant monophasé en service sur les chemins de fer prussiens. . . . . 211 Wertheim Salomonson (J.-K.-A.). — Mesure absolue des capacités et des coeffi-
- . ci'ents de self-induction...............207
- Wohlauer (A. A.). — Influence de la hauteur de suspension sur l’éclairement uniforme de s plans horizontaux. . . . 402
- PARIÉ. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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-
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
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- — ElS. L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Métallurgical Industry. __
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- Abraham, H. — Fonctionnement du détecteur électro-ly trique ; iufluence de la température (L.E., 21 mars 1908).
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- Guilleminot, H. — Quantité de rayons X absorbée et quantité transmise par les couchés successives de tissus (C. R., 16 mars 1908).
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- ... — New York’s Ele.ctrically Ôperated, High-Pres-sure Water System for Pire Protection (E. W., 14 mars 1908).
- Kallir, L. — Uber das Verhalten von Freileitungs-gesliingen bci Drahlbruch (E. u. M., 22 mars 1908).
- ••• — Die neue k. k. Telegrapheu-Zentralo in Wien (E. u. M., 22 mars 1908).
- • •• — Single-Phase Equipment foi- Richmond :& Chesapeake Bay Railway (E. R. N., 14 mars 1908).
- Remank, H. —• lhe New Metal-Filament Lampes : lheir Qualifies and Their Commercial Importance (E. R. N., 14 mars 1908).
- ... — Discussion on « Higli-Tension Transmission », at Niagara Falis, N. Y,, J une 26, 1907 (P. A. I. E. E., mars 1908).
- Stillwell, L. and Putnam, H. — Notes on Electric liaulage of Canal Boats, New-York Meeting. March i3, 1908 (jP. A. I. E. E., mars 1908). *
- ... - Gruben-Lokornotiven fur Accumulalorenbelrieb
- (C. A.,, 20 mars 1908).
- ••• — Wolverhamplon .Corporation Electricily Works Extensions (E. R. Z., 20 mars 1908).
- ... ;Milliken Steel Pôles (E• R. Z., 20 inai*s 1908^.
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —CA.: Gentralblatt für Accumulatoren. —C. E. W. : Ganadian Eleclrical News. — C. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. —E. E. : Eleclrical Engineering. —Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Elcctroclicmical and Mctallurgical Industry. — E. R. L. : Eleclrical Review (Londres). — E. R. N. : Eleclrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.AW. Eleclrical. World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. -—LT. : L’Industrie des Tramways et Chemine de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli für drahtlosen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electricul Enginecrs. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. ; Proceedings of the American Inslitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalisclie Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. -— S. B. E. : Société belge d’Electrieiens. — S. E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. -— S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwaclistromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Ga.ti, B. — Die Messung dieleklrischer Widerstande rniltels des Barellers (E. u. M., 29 mars 1908).
- Kali.ir, L. — Liber das YcrhaUen von Freileilungs-gcslangen bei Drahlbruch (Schluss) (E. u. M., 22 mars •9o8)-
- Kuhlmann, K. — Moderne Schuizeinrichtungen gegen gefahrbringende Strôme in elektrischen Netzen (For--tsetzung) (E. T,Z., 19 mars 1908). |
- Gruhert, T. — Beitrag zur inoderuen Tarifbildung [E. T. Z,j 28 mars 1908).
- . . . — Die Hochspannungs-Kraftübcrtragung an der
- Urfttalsperro (Forizelzung) (/£. T. Z., 28 mars 1908).
- Lambotte, à. — L électricité dans les mines. — Installations électriques de la Société civile des Usines et Mines de houille du Grand-Hornn (Belgique) (S. JL E,, mars 1908).
- Dusaugey, M. — Les installations du Sud électrique (5. L E,, mars 1908).
- Einstein, A. — Einc neue eleklrostatiseho Melhode /au* Messung kleiner ElektrizitiUsmengon [P. Zior avril 1908).
- Wektheim Salomonson, J. — Absolute Messung von Kapazitat und Selbstinduklion (P. Z., iar avril 1908).
- Atiianasiadis, G. — Eine Méthode zur Messung der Widerstande von Elektrolyten rniltels Dilïerentialtele-phons (P. Z,, ier avril 1908).
- ... — The Street Railway System of San Diego, Cal. (5. IL J.} 14 mars 1908).
- ... — Automatic Block Signais on the Chicago South Side Elevated (S. R. J.f 14 mars 1908).
- ... — New Carbon Brush Gear for Turbo-Dynamos (.E. R. Z., 27 mars 1908).
- Dary, G. — The Electrical Industry in France. II. — (E, R. L.f 27 mars 1908).
- ... — Résultats techniques d’exploitation des installations hydro-électriques de la Suisse (/. E., 20 mars 1908).
- lIowE, F. — Capacity of Cables (Concluded) (Eci., 27 mars 1908),
- ... — Municipal Power Supply at Wolverhampton (Concluded) (Ea., 20 mars 1908).
- ... — An Electrical Ozoniser for Waler Slerilising (Ea*> 27 mars 1908).
- ... — Eslerilizaeion elcctrica de las aguas potables (La Energia Electrica, 25 mars 1908).
- Wkiszbacii, W. — Die umkehrbare Batteriezusatzma-schiue, Bauart Pirani, der Sicmens-Sclmckcrtwerkc G. m. b. H. (E. K. R., 2/j mars 1908).
- Bullard, W. — Wireless Telegraph Plants at the United States Naval Acadoiny (E. W., 21 mars 1908).
- Wohlauer, À. — Influence of the Height of Suspension Upon Uniform Illumination (E. W,9 21 mars 1908).
- ... — High-Tcnsion Electrostatic Vollmeter (E. W%, 21 mars 1908).
- Konig, E. — Prüfungsresultale betrefîend ein elek-trisches Widerslandstbennomeler (5. E. T. Z., 28 mars 1908).
- Stôrmer, C. — Remarque relative à ma Note sur les équations dilîérenlielles d’un corpuscule électrisé dans un champ magnétique (G. R., 23 mars 1908).
- De Broglik, M. — Sur les gaz provenant des étincelles électriques (C. JL, 2-3 mars 1908).
- Mestre, E. — Les installations électriques en Grande-Bretagne. Emploi du système à récupération Raworth, sur les voitures de tramways (G. C., 28 mars 1908).
- Blondel, A. — Résumé pratique du calcul des lignes à courants alternatifs (L. E., 28 mars 1908).
- Herzog, S. — Construction de chemins de fer à traction électrique en Suisse pondant l'année 1907 (L. E 28 mars 1908).
- Guillet, A. — Mesure électrique des petites longueurs (L. E., 28 mars 1908).
- Hellmund, R. — Fuites magnétiques dans les moteurs d’induction (L. E., 28 mars 1908).
- Punga, F. — Nouvel enroulement pour alternateurs polyphasés (L.E., 28 mars 1908).
- Hydk, E. et Cad y, F. — Etude comparative des lampes à incandescence à ampoule transparente et à ampoule dépolie (L. E., 28 mars 1908).
- Paulus, C. — Un nouveau photomètre (L, E., 28 mars 1908).
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- Le concours portera à la fois sur l’étude des dispositions de la canalisation et des appareils projetés et sur l’exécution des travaux.
- Les Constructeurs désireux de prendre part à ce concours devront en faire la demande à M. Batard-Razelière, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Hôtel des Services Publics, quai de la Joliette, à Marseille, avant le 26 Avril courant et produire, en môme temps, la nomenclature des travaux analogues exécutés par eux dans les dix dernières années, ainsi que toutes références utiles. Ils seront avisés ultérieurement de la suite donnée à leur demande et recevront, s’il y a lieu, le devis-programme du concours.
- La liste des Constructeurs admis à soumissionner sera arrêtée par M. le Président de la Chambre de Commerce.
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- b° Des billets circulaires espagnols à itinéraire facultatif du tarif espagnol X. 5, conjointement avec des billets français comportant soit la sortie et l’entrée par le même point frontière, soit l’entrée en Espagne par Irun et la sortie par Port-Bou ou inversement.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs
- _________L .1.1_____* 1 _ „
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — È. R. L. : Ëleetrical Review (Londres). -— E. R. iV. Electrical Review (New-Yorlc). — E. U. M- Elektrotechnik und Maschinenbau.— E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.AW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I.T. • L’Industrie des Tramways et Chemine de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für dPahtlosen Télégraphié und Teleplionie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Ençineers. — j. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue. Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T- Z. : Sehweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. —: S. I-E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
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- Kônig, E. — Prüfungsresultatc betrefFend ein elekfris-ches Widerstandsthermomeler (Schluss) (S1. E. T. Z., 4 avril 1908).
- Hering, G. —-An Imperfection in theUsual Slalement of the Fundamental Law of Electromagnetic Induction (Ea., 3 avril 1908).
- Renïue, D. — On the Représentation of Allernating-Current Phenomena (Ea., 3 avril 1908).
- .. . Zink-Nickel-Sammler (C. si., 5 avril 1908).
- Whiïwell, C. — The Kashmir Hydroelectrîc Works (E. R. N., 28 mars 1908).
- Richards, J, — Metallurgical Calculations (Metallurgy of Zinc) (.E. M. avril 1908).
- Grocker, -T. — Diaphragms (E. M. J., avril 1908).
- Sparks, J. — Economical Pressures for Power Transmission by Underground Cables (E. E., 2 avril 1908). ,
- Bouquet de la Grye. — Détermination de l'heure sur terre et sur mer, à l'aide delà télégraphie sans fil (C. R., 3o mars 1908).
- Briffaux. — Les projecteurs électriques dans leurs applications militaires (si. /. M., juillet, août, septembre 1007),
- Wien, M. — Uber die Dampfung von Kondensator-schwingungen. I. Rückwirkung eines resonierenden Systems. IL Erzeugung wenig gedampfter Schwingungen (A. P., n° 4> i9o8)‘
- Kknnelly, A. — A New Graphie Method for Determi-ning the Mean Spherical Inlensity of a Lamp by the Length of a Straighl Line when the curve of Mean Méridional ïntensity is given (E. W., 28 mars 1908).
- ., # — Electrical Developmenls in Porto Rico (E. IV., 28 mars 1908).
- Underhill» C. — Square Core and Round Corc Win-dings W., 28 mars 1908).
- Bieder, J. — Photographische Aufnahme elektrischer Wellen (S. E. T. Z., 4 avril 1908).
- ... — High-tension Continuons-current Switch Gear at Hull (Ea., 3 avril 1908).
- ... — Animal Report of the American Téléphoné and Telegraph Company (E. R. N., 28 mars 1908).
- Koehler, W. — Recovery of Nickel from Oxide and Silicate Ores (E. M. /., avril 1908).
- Nagel, O. -— Drying Applianees (E. M. I., avril 1908).
- Sperry, E. — Anhydrous Stannic Chloride and ïts Use in Silk Dyeing (E. M. I., avril 1908).
- Del Proposto, C. — Impiego dei motori genere Diesel nelle distribuzioni di euergia eleltrica (Els., i5 mars 1908).
- Heyland, A. — Die Verwendung der erweilerten Kas-kadenschaltungen in Forderanlageii und ahnlichen Be-trieben, und im elektrischen Babnbetriebe (E. T. Z., 2 avril 1908).
- .. . — Die Hochspannungs-Kraftübertragung an der Urfltalsperre (Fqrtsetzung) (E. T. Z., 2 avril 1908).
- Kuhlmann, Iy. — Moderne Schùtzeinrichtungen gegen gefalirbringende Slrome in elektrischen Netzen (Schluss) (E 'J\ Z., 2 avril 1908).
- ... -— Eine neue Sperrkupplung für Bogenlampen (E, T. Z., 2 avril 1908),
- Bellet, H. — Usine hydro-électrique de Warrior’s Ridge, avec barrage creux en ciment armé (H. B., mars i9°8).
- Iglksis, S. — Dynamo Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable (L. E4 avril 1908).
- Cohen, L. — Influence de la fréquence sur la résistance et la self-induction des solénoïdes (Z. E., 4 avril 1908).
- Poiil, R. — Les turbo-dynamos à courant continu (L. E., 4 avril 1908).
- Sharp et Millau. — Un nouveau photomètre universel (L. E., 4 avril 1908).
- Fürst, K. — La traction par accumulateurs à Mayence (L, E4 avril 1908).
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore.— A. P. : Annalen der Physik.— A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —C- A. : Centralblatt für Accumulatorèn.—Ç. E N. : Ganadian Electrical News. — C. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. - E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u\ Bahnen.
- — Els : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M- I. : Electrochemical. and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrieui Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York), — E, U. M. : Elektrotechnik. ûnd Maschinenbau;— E T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.èW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E : L’Industrie électrique.
- — I. T. L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch fût* drahtlpsen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. — K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers. — P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle.— R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des; Sciences. — R. M. M, : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciê'ns. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- __S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française
- de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société, internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstrom.technik. — Zj V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Brauns, O. — Die Hochspannungs-Krapftübértragung an der Urfttalsperre (Z. T. Z., 9 avril 1908).
- Schnaubert, Fr. — Technische Einrichtung einer Spulenwickelei für die Schwachstromindustrie (Z. T. Z.,
- 9 avril 1908).
- Heyland, A. — Die Verwendung der erweiterten Kas-kadenschaltungen in Fôrderanlagen und ahnlicher Be-trieben, und im elektrischen Bahnbetriebe (E. T. Z., 9 avril 1908).
- Siedek, E. — Die verande.rung der Spannungskurven bei belasteten Ein-und-Mehrpliaseri Generatoren (E. u.M., 5 avril 1908).
- , . . — Die neue k. k. Telegraphen- Zenlrale in Wien (Forts.) (E, u. M. y 5 avril 1908).
- Conrad, W. — Die Auswahl und der Ausbau alpiner Wasserkrafte zum Zweck des elektrischeu Yollbahnbe-triebes (E, Ut M., 12 avril 1908).
- — Das Elektrizitatswerk in Leoben (E. u. M.y 12 avril 1908).
- ... —.Die neue k. k. Telegraphen-Zentrale in Wien (Forts.).
- Broughton, H.-H. —Electric Crânes (continued) (Ea.f t o avril 1908),
- B.-S. Cohen. — The Effects of Leakance and the Use of Heaviside’s Distortionless Condition in Téléphoné Transmission (Ea,t 10 avril 1908).
- ... — High-tension Continuous-current Switch Gear at Hull (Concluded){Ea., 10 avril 1908).
- Culver, C.-A. — A Study of the Propagation and Interception of Energy Wireless Telegraphy (Ea.,
- 10 avril 1908).
- .. . — Gazoline Electric Railway-Car « Irene » (E., 10 avril 1908).
- Tremain, F. —- The Design and Use of Téléphoné and Telegraph Cables (E. E. L., 10 avril 3908).
- Baker, J.-B. — The National Bureau of Standards (E. W., 4 avril 1908).
- Crocker, F.-B. and Arendt, M. — Direct-Current Motors, Their action and Gontrol. VI (Z. W.t 5 avril 1908).
- Brady, J.-E. — The Law of Electric Light Gompanies (Z. 4 avril 2908);
- Hollis, W.-M. — Testing Electric Machinery (E. W., 4 avril 1908).
- Martin, G.-W. — Solving some Power Hoüse Pro-blems (E. W., 4 avril 1908).
- Wakeman, W.-H. — Régulation of the Draft of Steam-Boiler Furnaces (E. W., 4 avril 1908).
- Jones, T.-I. — Growth of Alternating Current in Newr-York City (E. W., 4 avril 1908).
- . ..---Electric-Locomotive-Testing Plant in the
- Baldwirl Locomotive Works (JE. B. N4 avril 1908).
- Herzog, S.— Die i5 000 Yolt-Einphasenbahri Seëbach-YVetlingen (S. E. T. Z., 11 avril 1908).
- Eichhorn, G. — Pendelunterbrecher für schnelle elektrische Schw'ingungen (S. E. T. Z., 11 aviûl 1908).
- — Embrayages et changements de vitesse électriques sur les automobiles à essence (£. C11 avril 3908).
- Guillaume, Ch.-Ed. — Les progrès du système métrique (/. E., io avril 1908).
- . . — Dispositif pour éviter le flottement de la corde
- manœuvrant la perche du trolley (/. T„ mars 1908).
- Marie, Georges. — Télégraphie sans fil : ondemètre (Eé, 11 avril 1908).
- Reyval, J. — Accidents aux canalisations électriques (Z. E4 avril 1908).
- Iglésis, S. — Dynamo Iglésis et Régner à débit constant sous vitesse variable (fin) (Z. E11 avril 1908).
- Muller, J. — Moteurs-série monophasés des Ateliers de Construction d’Oerlikon (Z. Z., 11 avril 1908).
- Rosa, E.-B. — Self-induction et induction mutuelle de conducteurs linéaires (Z, E., 11 avril 1908).
- Simons, K. et Vollmer, K. — Sur la forme des courbes de tension dans les moteurs à champ tournant et la sépa-ralion des pertes dans le 1er (Z. Z\, 11 avril 1908).
- Morcom, R -K., et Morris D.-K. — Charges artificielles pour essais des générateurs électriques (Z. Z., 11 avril 1908);
- Guillet, Léon. — Sur de nouveaux aciers au chrome (Z. Z., 11 avril 1908).
- Minet, A. — Sur l’arc voltaïque jaillissant dans une enceinte limitée par une paroi épaisse (Z. Z., 11 avril 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. iV. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.tW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de lu Société des Ingénieurs Civils. — I. E : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemine de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch ftlr drahtldsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —LE.: Lumière Electrique. — P. A.
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- — Z. S. Zeitschrift Schwaehstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vèreines deutscher ingenieure.
- Fleisciimann, L. — Theoretisches und Praktisches über den Parallelbetriebe von Wechselstrommaschinen (E. u. M., 19 avril 1908).
- Conrad, W. — Die Auswahl und der Ausbau alpiner Wasserkrafte zum Zweck des elektrischen Vollbahnbe-triebes (E. u. M., 1 a avril 1908).
- Siedeic, E. — Arbeitsverbrauch der Maschinen einer Drahtzugfabrik (E. u. M., 19 avril 1908).
- Kawara, M. — The relation between Iron and Copper in Transformers (E. W., 11 avril 1908).
- Dennington, A.-R. — Physicai xlieory of power factor meter and synchronoscope (E. W., 11 avril 1908).
- Bainville, A. — Omnibus pétroléo-électrique pour service public (Eé., 18 avril 1908).
- Montpellier, J.-A. :— Les installations de téléphonie privée (Eé., 18 avril 1908).
- Bridge. — Une nouvelle pile au sélénium (Eé., 18 avril 1908).
- Peschke, O. — Die Dampfturbinc System Melins und Pfenninger (Z. G. T., 18 avril 1908).
- Langer, P. — Uber Hochofen-Turbinengebliise (Z. G. T., 18 avril 1908).
- Vallot, Cii. — Turbine Brush-Parsons (R. /., 18 avril 1908).
- Mayer, A. et Salles, E. — Sur le transport électrique des colloïdes inorganiques (G. R., i3 avril 1908).
- ... — Electric discharges through Gases (E., 17 avril 1908).
- Herzog, S. —Die i5 000 Volt-Einphasenbahn Seebach-Wettingen (S. E. T. Z.,18 avril 1908).
- KShler, K. — Registrierungen der Niederschlags-Electrizilàt mit dem Benndorf-Elektrometer (P. Z., i5 avril 1908).
- Baumgardt, L. — Kleine periodische elektromoto-rische Krafte beliebigen Zeitlichen Yerlaufs (P. Z., i5 avril 1908).
- Rascii et Bauwens, F. — Die Kraftübertragungsan-lagen der Rurtalsperren-Gesellschaft (Z- V. D. I., 18 avril 1908).
- Lamarcodie, G. de. — Les lampes à incandescence à filaments métalliques (R. S., i5 avril 1908).
- Broughton, H.-H. — Electric Crânes (Ea., 17 avril 1908).
- Morcom, R.-K. et Morris, D.-K. — Artificial load for tésting electrical generators (Ea., 17 avril 1908).
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- ... — The melallic filament lamp and eleclricity sup-ply (Ea., 17 avril 1908).
- ... — Enlwurf einer Polizeiverordnung, betreffend Einrichtung, Betrieb und Uberwachung elektrischer Slarkstromanlagen (E. T. Z., 16 avril 1908).
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- Apt, R. — Belastungsfahigkeit von Kabeln und Lei-tungen fur intermittierend Betriebe (E. T. Z., 16 avril 1908).
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- Lichtenstein, L. — Die Hochspannungsprüfanlagen der Kabel-fabrik der Siemens-Schuckertwerke, Nonnen-daïnm (E. K. R., 14 avril 1908).
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- ... — Effeel of metallic filament lamps on the business of eleclricity supply (E. E., 16 avril 1908).
- .. .—The Silvertown Electric Car (Æ. E., ifiavril 1908).
- ... — The electrical equipment of the ss. Mauretania (E. R. L., 17 avril 1908).
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- ... — Reconstruction of the Memphis Street railway System (S. R. J., 4 avril 1908).
- Weber, H.-L. — The proper construction and maintenance of tracks in electric railwavs service (S. R. J., 4 avril 1908).
- Huguenin, P.-A. —- La lampe à vapeur de mercure.; une nouvelle lampe automatique (L. E., 18 avril 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
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- Henry—Organisation du service télégraphique (/. E., 25 avril-1908).
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- Giron, A. — Trolley, système Moltcni (Eé., 25 avril 1908).
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- . . . _— Radiotelegraphy and Radiolelephony by Un-damped Waves (E., 24 avril 1908).
- ... — Eiectrically-driveix Rcversing Rolling Mills (E. E., j3 avril 1908).
- ... — Voltage, Régulation in Rofcary Convcrters (E. E., 23 avril 1908).
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- Haldane-Gee, W. — Electrolytic Corrosion (E. R. L., 24 avril 1908).
- Grekne, C.. — Some Notes on High-Tension Insulalors for Overhead Transmission Lines (E. R. L., 24 avril 1908).
- ... — Pringle’s Etnergency Brake (E. R. L. 24 avril 1908).
- Montel, A. — Sulla teoria delF Antenna orizzontalc usala corne aereo trasmettente in radio-lelegrafia (Els., ier avril 1908).
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- Pikper, H. — Notes sur un voyage d’étude en Angleterre (A. /. M., janvier 1908).
- Huguenin, P. — La lampe à vapeur de mercure: une nouvelle lampe automatique (L. E., 25 avril 1908).
- Fabre, L. — Institut Electrotechnique de Karlsruhe (L. E., 20 avril 1908).
- Osnos, M. — Influence des courants de court-circuit sous les balais sur le facteur de puissance des moteurs monophasés à collecteur (L. E., 25 avril 1908).
- Sciimaltz, G. — L’échauflemenl du fer des machines électriques (L. E., 20 avril 1908).
- Wàters, L. — Emploi des génératrices asynchrones dans les stations centrales (L. E., 25 avril 1908).
- Brecht, A; —.Relations entre la capacité d’une ligne de tramways et le temps qui sépare le passage de deux trains successifs (L. E., 25 avril 1908).
- Steindl, F. — Calcul des cables pour réducteurs de batteries d'accumulateurs (/.. E., 26 avril 1908)."
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- Supplément â La Lumière Électrique du 16 Mai 1908.
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- Haldane Gee, W. — Electrolylic Corrosion (Ea., icl' mai 1908).
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- Piérard, E. — La destruction du bureau central des téléphones d’Anvers et le rétablissement provisoire des installations (S. B. E., avril 1908).
- Heyland, A. — Système de réglage pour des installations à courants alternatifs (L. E., 2 mai 1908).
- Betiienod, J. — Sur le montage des appareils de mesure dans les circuits à haute fréquence |(Z. E., 2 mai 1908).
- Luloi-s, W. — Le wattmètre employé comme phase-mètre dans un circuit monophasé (L. E., 2 mai 1908).
- Sumpner, W. et Record, J. — Nouveaux instruments pour courant alternatif monophasé (L. E., 2 mai tgo8).
- Smitii, F. — Pertes dans les pièces polaires ducs à la présence des dents de l’armature. (L. E. 2 mai 1908).
- Ehrlicii, P. — Commande des machines à couple résistant pulsatoire par moteurs d’induction (L. E., 2 mai 1908).
- Alm, E. — Sur le calcul des transformateurs (L. E,,
- 2 mai 1908).
- Voege, W. —Dispositif pour la détermination automatique des courbes pholométriques et du degré de régularité des sources de lumière artificielle (L. E., 2 mai 1908).
- Perlewitz, K. — Statistique des centrales électriques en Allemagne (L. E., 2 mai 1908).
- Bubenik, W. — Sources de courant pour lignes télégraphiques (L. E., 2 mai 1908).
- Foerster, G. — Appareil téléphonique portatif pour les installations à haute tension (L. E., 2 mai 1908).
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- M. P. Hucuenin, titulaire du brevet français N° S87188,décrit dans les numéros de La Lumière Electrique des 18 et 25 avril 1908, désire accorder des licences ou céder la propriété de ce brevet.
- Pour renseignements, s’adresser aux bureaux de La Lumière Electrique, !\o, rue des Ecoles, Paris.
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- Le dîner annuel de la Société Amicale des ingénieurs de l’Ecole Supérieure d'Electricité, aura lieu le samedi 30 Mai, à 7 h. 1/2, au restaurant Corazza (Palais-Royal) sous la présidence de M. Rechniewski.
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- 2° Bénéfice de contrats passés avec 17 communes de l’Yonne pour la concession du droit de distribuer l’énergie électrique;
- 3° Matériel et réseau de distribution;
- 4° Droit de réaliser la promesse de vente d’un moulin ayant force motrice importante, sis commune de Barilly (Yonne).
- S’adresser : à M. Cadet, liquidateur-syndic, à Auxerre, à Mcs IIeidt et Fourier, avoués à Auxerre, et pour visiter à M. Simon, ingénieur à Migennes.
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 % du prix primitif.
- Il est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de l’Ouest et d’Orléans.
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- Piérrefonds gg )! 4 4 4o *9 10 1 » 7 4o' 4 *5 i5 40 11 5o 7 Go )> »
- Quend-Fort-Malion >37 70 9 3 )) Go Go 22 95 i5 5o 3 0 i<) 28 3o 22 15 i5 45 9 Go G 2 a
- Quend -Plage 140 70 9(ï » G3 60 23 9;K) 1G 5o 11 < O 29 3o 23 15 iG 45 10 Go 7 25
- Bang-du-Fliers-Verlon (Plage Meriimont) 145 20 98 ÏO 63 90 24 20 1G 35 IO 65 29 Go 23 o5 1G 20 10 o5 G 55,
- Rosendacl (Plage de Malo-les-Bains) 207 Oc 140 10 91 5o 34 Go 23 35 10 20 39 20 0 0 35 22 90 12 ao 8 ao
- Saint-Amand. . . i5q 90 108 )> 70 5o 26 35 18 » 11 7-r> 32 20 24 G 5 17 -5 » »
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans nofre Index.
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des.ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Anrtiilen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. —G. E. N. : Ganadian Electrical News. —C. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences* — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electvoçhemicul and .Metallurgical Industry. — ! E. R. L. : Electrical Réview (Londres).— E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und
- \ Maschinenbau. — E- T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique,
- j —I,T. : L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlOsen Télégraphié und
- Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Enginecrs. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L. E. .‘ Lumière Electrique.— P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American lnstitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. :
- Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. —
- ' R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la
- | Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Elcctriciens. — S. E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie,
- i —- S. E. T. Z. ; Schweizerisclie Elektrotechnische Zeitschrift. -— S. F. P. : Bulletin dés séances de la Société française
- de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal. — Z. S. Zeitschrift Schwaclistromtechnik. — Z. V. D. I, : Zeitschrift des Vereines deutsclier ingenicure.
- i Crocker, F. et Arendt, M. — Direct-current Motors. — Their action and control. YII (E.W., 2 mai 1908).
- ! Hollis, W. — Transformer Testing (E, W., 2 mai 1908).
- 1 Mason, F. — Construction of a Spark, Coil (E. W.^ 2:mai 1908).
- ... —Life and Work of Lord Kelvin {E. E,, 7 mai 1908).
- ... — The Edison Battery for Automobiles (.E. E., 7 ;mai 1908).
- . .. —- Small transformées for Metallic Filament Lamps (EJ E., 7 mai 1908)*
- Dawson, P. — Electric Traction on Railways. VI. — General Comparison of Continuons and Alternating-cur-rent Traction (continued) (Ea8 mai 1908).
- ... — A Résistance Cut-out for the Protection of Elec-trostatic Voltmeters (Ea., 8 mai 1908).
- ... — Automotrices électriques avec bielles d’accouplement (i?. C. T., mai 1908).
- Petritsgii, E. — Oszillographische Untersuchungcn zur Frage der Tnduktion in Telcgraphenkabeln (E. u. AT., 10 mai 1908).
- .. . —. Die neue k. k. Telcgraphen-Zentrale in Wien (Schlusz) (E, u. M., 10 mai 1908).
- Bonnifet, M. — Note sur les turbines hydrauliques de rendement maximum (i?. M.f 3o avril 1908).
- ... — The York and Hanover Single-Phase Railway (5. R. J., 25 avril 1908).
- Schweitzer, A. — Rcsonanzerschcinungcn in Wechsel-stromkrciscn (S. E. T. Z9mai 1908).
- Eichiiorn, G. — Drahtlose Telephonie.- Die im Baube-grifïénc Transatlantische Poiilsenstation Knockroc (S. E. T. Z, t 9 mai 1908).
- Girault, Paul. — Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage (C. R,, 4 mai 1908).
- Rainville, A. — Petits transformateurs pour lampes à incandescence (/. E., 10 mai 1908).
- Loppé, F. — Adaptation de la traction électrique aux chemins de fer en Suisse (/. E., 10 mai 1908).
- Guillaume, C.— Les progrès du système métrique (/. E., 10 mai 1908).
- Galetti, R. — Oscillazioni Elettriche Continue ad Alta tensioue. Nota preliminare (Els., i5 avril 1908).
- Anfossi, G. tt— Isolatori per linee lungo il mare (Els.t i5 avril 1908).
- Natalis, F, ;— Erlauterungen zu den Normalien für die Bezeichnung von Klemmen bei Maschinen, Anlassern, Regulatoren und Transformatoren (E. T. Z., 7 mai 1908).
- Perls, H. — Erlauterungen zu den Normalien füi* Fassungsnippel (E-. T. Z.} 7 mai 1908).
- Kammereii. — Die Umgestaltimg der Hebemaschinen durch die Elektrotechnik (Forlsetzung) (E. T. Z.7 7 mai 1908).
- Wilkens, K. — Besprcchung des neuen Entwurfs einer Polizeiverordnung, belrelfend Einrichtung, Be-trieb und Uberwachung clektrischer Starkstromanlagen (E. T. Z., 7 mai 1908).
- Blondel, A. —- Comparaison du calcul d’une ligne de transmission douée de capacité et d’inductance au calcul d’une ligne sans capacité (L. Et, 9 mai 1908).
- Einstein, A. — Méthode électrostatique pour la mesure des petites quantités d’électricité (L. E., 9 mai 1908).
- Cohen, L. — Alternateur à haute fréquence (L. Et, 9 mai 1908),
- Siedek, E. — Déformation des courbes de tension des générateurs mono ou polyphasés -(L. E., 9 mai !9°8).
- Schwartz, A. et James, W. — Elude des fusibles (/,. E., 9 mai 1908).
- Ryan, W. — Etude mécanique d’une ligne de transmission {L, E., 9 mai 1908).
- Smith, C. — Sur la région de rupture des poteaux en bois (L. E9 mai 1908).
- Gruiier, T. — Contribution à l’élude d’un tarif pour l’énergie électrique (L. E9 mai 1908).
- PiONCHON, J. — Sur un hygrosoope électrique de grande sensibilité (L. E., 9 mai 1908).
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- ALLEMAGNE
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- Allgemeine Eleklriciliits Gesellschaft
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- Brown Boveri......................
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- 217
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. TV. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschincnbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.jW. Electrical "World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jalirbuch fttr drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — P. A.
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- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwaclistromtechnilc. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
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- George, E., Hermanni, A.j und Elément, W. — Erlauteritngeu zu dem neuen Worliant der « Vorsehriften fur die Konstruction und Prül'ung von In s lullalionS-Ma-terial » (E. T. Z., 1.4 mai 1908).
- Perls, P. — Erlâulerungen zu den « Normalien für Stôpselsicherungen mit Edisongewinde » (E. T. Z,, 14 mai 1908).
- Venus, R. — Sammlerladestelle beim Fernsprech-Ver-mittlungsamt in Rixdorf bei Berlin (E. T. Z., 14 mai 1908).
- Kammerer. — Die Umgestaltung der Hebemascliincn durch die Elektrotechnik (E. T. Z., 14 mai 1908).
- Haas, R. — Beschafîung eines billigen und guten Erdausbreitungswiderstandes (E, T. Z., 14 mai 1908).
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- Reichel, W. — Uber die Einl'ührung des elektrischen Betriebes auf den Bayerischen Staatseisenbahnen (E. K. B., 14 mai 1908).
- Markau, K. — Dampfung elektrischer Schwingungen in Kondensatorkreisen welclie statt der Lutt-Funlcens-trecke eine Cooper-Hewillsche Quecksilberbogenlampe enthalten (A. P., n» 6, 1908).
- ... — Die elektrische Schnellbremse System Braun für Strassen-und Klcinbahnen, (Zeitschrift fur Klein-bahnen mai 1908).
- Garrard, C. — On Poreelain Insulators for Transfor-mers, Switches, etc. (Ea., i5 mai 1908).
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- Schweitzer, A. — Resonanzerscheinungen in Weclisel-stromkreisen (Fortsetzung) (S. E. T. Z., 16 mai 1908).
- Eiciihorn, G. — Drahtlose Telephonie. Die im Bau begriflene Trausatlantische Poulsens talion Knockroe (Schluss) (S. E. T. Z., 16 mai 1908).
- Bellini et Tost. — Télégraphie sans fil par ondes dirigées (C. R., il mai 1908).
- Beaulard, F. — Sur la dispersion électrique de l’eau (C. R., 11 mai 1908).
- Bloch, E. — Sur un phénomène électro-optique dans l’air contenant des poussières en suspension (C. R., 11 mai 1908).
- Péciieux, H. — Du régime de fonctionnement électrique des lampes à incandescence à filaments métalliques (L. E., 16 mai 1908).
- Weber, A. — Les Centrales Suisses d’Electricité en 1907 (L. E., 16 mai 1908).
- Chapin. C. — Mesure du coefficient de self-induction d’un circuit sous charge (Z. E., 16 mai 1908).
- Atiianasiadis, G. — Méthode pour la mesure des résistances des électrolytes au moyen du téléphone différentiel (Z. E., 16 mai 1908).
- Wertheim Salomonson, J. — Mesure absolue des capacités et des coefficients de self-induction (Z. E., 16 mai 1908).
- Apt, R. — Capacité de surcharge des câbles en service intermittent (Z, E., 16 mai 1908).
- Schwartz, A. et James, W. —Etude des fusibles (fin (Z. E., 16 mai 1908).
- Wechmann, W. — La première locomotive à courant monophasé en service sur les chemins de fer prussiens (Z. E., 16 mai 1908).
- Niethammer, F. et Gzepek, R. — Détermination des pertes dans la commande par courroie (Z. E., 16 mai 1908).
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- tënghien-ies-liains )) )> » » )) )) 2 )) I 45 )) 9-3 )) »
- Ét.aples i52 40 102 90 67 20 20 40 17 «5 I 20 3o 90 23 95 17 )) IO 35 6 75
- Eu (le Bourg-d'Ault et ünival) 120 9° 81 60 53 10 20 i5 13 60 8 85 25 40 20 10 i3 70 8 85 5 75
- F ort-Mohon Plage 141 3o 9e Go <4 20 24 i5 16 70 I 3o i>9 5o 23 35 iG 65 10 80 7 45
- Le Grotoy.... 1 ; Le Tréport-Mers i3i 25 89 10 58 20 22 60 i5 40 10 10 27 90 21 95 i5 i5 10 25 6 75
- 123 » 83 10 54 » 20 5o i3 85 9 » 25 75 20 35 i3 9° 9 )) 5 85
- Marquise-Rinxent (Wissant) 182 10 123 » 80 10 3o 35 20 5o i3 35 35 60 26 80 20 o5 II 75 7 70
- Pilris-Plage i56 )) io5 90 70 20 2 G 60 18 i5 12 20 32 10 24 95 18 )) I 35 7 7a
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- ! H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. <— LE.: L’Industrie électrique. [ — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsén Télégraphié und
- j Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers, — J. P. . : Journal de Physique. —K. I. U.
- } Mempirs of the College of Science and* Engineering,. Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Électrique.— P. A. I.'E. E. : Proceedings of the American-Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. —
- j R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la
- ! Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie. | —S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de là Société française
- j de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal. ' — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- i
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- îLimb, G. — Auto-excitation d’un alternateur triphasé au moyen de soupapes électrolytiques (C. R., 18 mai i9°8)-...........
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- Hospitalier, P. — La voiture-phare auto-mixte de la Compagnie des télégraphistes du génie d’Anvers (/. E., 25 mai 1908).
- Schweitzer, A, — Resonanzerscheinttlljjeix in Wechsel-
- strorrikreisen (Fortsetzung) {S. E. T. Z., 23 mai 1908).
- Perls, P. -— Erlautèrungen zu den Normalien für Stopselsicherungen mit grossem Edisongewinde (E. J7. Z., 21 mai 1908).
- Herzog, S. — Die Einphasenbahn Seebach-Wettingen (E. T. Z., 21 mai 1908).
- IIundt, A. — Eleklrisch betriebene Schifïs-Hebewerjte (E. T. Z., 21 mai 1908).
- Mottura, A. — Sulle eccitatrici degli alternatori [Els,9 ier mai 1908). .
- Reichel, W. — Beinerkungen über die Kommutierung und die Spannungsempfindlichkeit von Wechselstrom* Kollektormotoren fur Wollbahnbetrieb (E. K. B.t 23 mai ig°8).
- ... — 12000 Horse-Power Parsons-Type Steam-
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- 22 mai 1908).
- Igewsky, B. —A New Type of Electric Furnace for the Smelting of Iron (E. R. L., 22 mai 1908).
- Zipi», H. — Uber die sprunghafte Anderung der Hys-tcresisverluste im Rotor des Asynchronmotors (E. u. M.> 24 mai 1908).
- Dawson, P. — Electric Traction on Railways. VI. — General Comparison of Continuons and Alternaling-cur-rent Traction (continued) (Ea., 22 mai 1908).
- Blondel, A. — Puissances et rendements dans une transmission par courant alternatif (L. E., 23 mai
- 1908).
- Reyval, J. — L’exposition de la Société Française de Physique (L. E.y 23 mai 1908).
- Righi, À. — Sur l’existence probable d’une nouvelle espèce de rayons pendant la décharge dans un champ magnétique (L. E.t 23 mai 1908).
- Baumgardt, L. — Sur la production de forces électromotrices périodiques de faible amplitude suivant une loi arbitraire (L. E%) 23 mai 1908).
- IIartnell, VY. — Eehauffemenl des moteurs- ventilés ou enfermes (A. E.} 23 mai 1908).
- Scàrpa, O, — Sur l’action du courant alternatif dans les lampes à incandescence à filament de tantale (A. E.>
- 23 mai 1908).
- Bureau, H. — De la formation technique des ingénieurs par la réglementation des stages dans l’industrie XL, E.\ 23 mai 1908).
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- .180
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s'adressant à lu Revue nos lecteurs peuvent .obtenir les articles indiqués dans notre index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Pliysik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —C- A. : Contrulblatt fiir Accumulatorcn. — G. E. N.
- E. : Engineering.
- Engineering
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electroclicmical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. il. M. : Elektrotechnik uhd Maschinenbau. — E. T. Z. : Elcktrotechnische Zeitschrift. ~ E.^W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil* i—
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch fttr drahtlosen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —LE.: Lumière Electrique. — P. À.
- I. E. E. : Proceedings of the American lnstitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. Tl : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle, i— R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de Ja Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizcrisclie Elektrotechnischc Zeitschrift. — S» F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railwuy Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscîier ingenieure. j.
- Scuweitzer, À. — Rcsonanzerseheinungen in Weehsel-stroinkreisen (Forlselzung) (*5>. E. T, Z., 3o mai 1908).
- ... — The Àvoea Substalion of the Laekawanna et \Vyoming Valley Railroad Company (.S. R. 16 mai 1908).
- ... — Electric Express Service ai Birmingham (*$’. R.
- 16 mai 1908).
- Wohlauer, A. — Economical Aspects of the Varions Electric-Illuminants [E. IV,, 16 mai 1908).
- Harrar, E. —The Sériés Transformer (E. IV., 16 mai 1908).
- , . . — Electric Traction on lhe Bavarian State Raiiways (Eu., 29 mai 1908).
- Hiust, H. — Recent Progress in Tungslen. Melullie Filament Lumps (Concluded) (Ea., 29 mai 1908).
- ... — The Franco Brilish Exhibition. — III (Ea 29 mai 1908).
- , Brady, II. — Eletlrical Porcelains (Ea.29 mai 1908).
- Garraud, C.— Switch Gear Gontrol Apparalus and Relays for Alternaiing Current Circuits {Ea., 29 mai 1908).
- Marger, P. — Un nuevo sistema de receptor telefo-nico (La Energia Electrica, 25 mai 1908).
- Bougault, P. — Patentes des Usines employant le courant électrique comme force motrice (//. /A, mai 1908.
- Kallir, L. — Uber deu Eiidluss von Scliwungmassen bei Induklionsmotorautriebén (E. u. M., 3i mai 1908).
- Arbeiiér, M. — Die Herslellung von Rierlisegmenleu fiir Dynamvanker {E. a. M., 3i mai 1908).
- Weiss, P. —Moleladares Feld und Ferromaguetismus {P. Z,, iei‘ juin 1908).
- Rogowski, W. et Simons, Iv. — Die Slreuung bei
- Wechselslromlransformaloren und Kommulalormotoi’QU {E. T. Z., 28 mai 1908).
- Allkn, J [. — Notes on Modem Gas Engine Practice {E. R. L., 29 mai 1908).
- Thiot, H. — Frein, sablière et chasse-corps poiir tramways (R. I., 3o mai 1908). . j
- Armagnat, M. — Les étalons de force électromolriée (R. E,, 3o mai 1908).
- Boulardet, M. —Sur une méthode d’essai des moteurs asynchrones (R. E., 3o mai 1908). 1
- Lassalle, M. — L’usure ondulatoire des rails de tramways (A. /. AT., février 1908).
- Tiiieme, P. — Automatische Reguliervorrichlungen (E. T. Z.., 28 mai 1908).
- Herzog, S. — Die Einphasenbahn Seebaeli-YYettiu-gen (Schluss) (E. T. 28 mai 1908).
- Betiienod, J. — Sur le fonctionnement des dynamos à couple constant sous débit variable (L. E,, 3o mai 1908).
- Rkyval, J. — L'exposition de la Société Française de Physique (suite) [L. E., 3o mai îqoBp
- Fabre, L. — L’Institut électrotechnique de Karlsruhe (L, E., 3o mai 1908).
- Seidner, M. — Nouveau système de réglage de la tension pour alternateurs (L. E3o mai. 1908).
- Kennem.y, A. — Nouvelle méthode permettant de déduire l intensilé moyenne sphérique d’une lampe de la longueur d’une ligne, quand la courbe de répartition lumineuse moyenne est connue (L. E., 3o mai 1908).
- Rudenbku, — Sur la réception des ondes électrique^ en télégraphie sans fil (L. E3o mai 1908). 1
- Rerlewitz, lv. — Avertisseurs électriques (A. E 3o mai 1908).
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- Il est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de -40 % sur les prix du tarif général.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiques dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annulen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of tlie Bureau of Standards. —G. A. : Centralblatt filr Accumulatoren. —G. E. N. : Canadian Electrical News. —G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineeidng. — Ea. : The Elcctrician. —— E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elckt-rotcchnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elekti*otechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. —-I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli fttr dralitldsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of tlie College of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L E. : Lumière Electrique.— P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotcchnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutschor ingenièure.
- Clark, J. — Théorie générale des abaques d’aligue-inent de tout ordre (i?. M., 3i mai 1908).
- Dawson, P. — General Comparison of Continuons and Alternaling-current Traction (continucd) (Ea., 5 juin 1908).
- Rershaw, J, — The Electrolytic Coppcr-Reffning Industry in 1907 (Ea.y 5 juin 1908).
- Garrard, C. — Switch Gear Conlrol Apparatus and .Relaya for Alternating-Currcnl Circuits (continucd) (Ea 5 juin 1908).
- Hkusghka, A. — Bahnteelmische Forderungen an don elcklrischcn Vollbahnbelrieb (E. u. M., 7 juin 1908).
- Herzog, ;S. — Die Thayatalbahn (E. u. M., 7 juin 1908).
- Goldschmidt, H.—Calcium Silicide for the Puriücalion of Metals, Particularly Steel (E. M. /., juin 1908).
- ... —The Mcasurenient of Electrical conductivily (E. Il, L., 5 juin 1908).
- ... — Comparison of the Board of Trade Ampère-Standard Balance with the Ayrton-Jones Current-Wei-gher (E. R. L., 5 juin 1908).
- ... — The Pyrométrie Installation in lhe Gun Section, Royal Gun and Carriage Factories, Woolwich (E, R. L 5 juin 1908).
- ... — Ferrovia Elottrica Castelraiinondo-Camcriuo {Els.y i5 mai 1908).
- Poincaré, H. — La Dynamique de l’Electron {R. S., 3o mai 1908).
- Mariage, A. — Contribution à PElude des ircins de Tramways (/. Tavril 1908).
- Montpellier, J. — Applications du régulateur Thury (Eé., 6 juin 1908).
- Aliamet, M.— Exposition annuelle de*la Société Fran. cuise de Physique (Eé., 6 juin 1908).
- Schweitzer, A, Resonanzerscheiuungen in Wech-
- selstromkreisen (Fortselzung) {S. E. 2\ Z., 6 juin ujoS).
- Herzog, S. — Die Münster-Schluchtbahn (A'. Et T. Z., 23 mai, 3o mai, 6 juin 1908).
- Schmidt, J. —Spannungssicherungen, deren Konstruk-tion und Wirkungsweise {S. E. T. Z.y 3o mai, 6 juin 1908).
- Gute C. et Bron, A. — Différence de potentiel et stabilité de l’arc alternatif entre métaux (C. R., 25 mai 1908).
- IIemsalech, G. — Sur l’existence et l'origine des harmoniques dans l’étincelle de self-induction (C. Rmi 20 mai 1908.)
- Still, A. — Inductance of Electric Transmission Lines with Unsymmctrically Disposed Conductors [Et ÏV,, 23 mai 1908).
- ITerman, H. —- Parallel Operation of Alternators (E. W,, 2s mai 1908).
- Poincaré, H. — Sur la théorie de la commutation [L, E.} 6 juin 1908).
- Reyval, J. — L’exposition de la Société Française de Physique (fin) {L. E23 mai 1908).
- Ercolint, G. — Sur la variation de la résistance électrique du nickel assujetti à des déformations {L. E.> G juin 1908).
- Gati, B. — Mesure de la résistance d’un diélectrique au moyen d’un bolomctre {L. E6 juin 1908).
- Girault, P. — Comparaison des dynamos à courant continu série et shunt au point de vue de la rapidité d’amorçage {L. E6 juin 1908).
- Nègre, F.— Influence des effluves sur la résistance d’isolement des isolateurs (L. E., 6 juin 1908).
- Reiciiel, W. — Uber die Einführung des elektrischcn Betriebes auf den Bayer-Staatseisenbahnen (Em K. B., 4 juin 1908).
- Niesz,— Dus Uppcnborn Kraftwcrk (E. K. B.t 4jnin 1908).
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- AVIS
- La prochaine réunion mensuelle de la Société Jnternationalé dés Electriciens, aura lieu le Mercredi iur Juillet, à 8 heures î/a précises du soir, dans la grande salle des Séances de la Société d’Encouragement, t\l\, rue de Rennes, à Paris.
- ORDRE du .loua :
- x.— Observations sur la communication de MM. Broca et Laporte, par M. E. Devaux.
- •x. — Sur les Régulateurs à force d’inertie tan-gentielles, par M. Busset-Ciiili.eii.
- ’>.— Localisation superficielle des courants et des flux variables, par M. Bouchehot.
- *
- * *
- Le Banquet annuel de la Société Amicale des Ingénieurs de l’Ecole supérieure cl’Electricité, a eu lieu, avec un plein succès, le samedi 3o mai, au restaurant Corazza, sous la présidence de M. ReCUNIEWSKI. MM. lllLLAlHET, JANET, M. Llî-islaxc, de Mahciiena, avaient tenu à répondre à l’appel des organisateurs et à leur apporter le témoignage de leur sympathie pour la Société Amicale dont l’essor suit celui de l’École Supérieure d’Électricité.
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- 1° Billets d’aller et retour individuels de l1 * 3 4'0, 2° et |
- 3e classes, valables 10 jours, avec faculté de prolongation, délivrés du 1er Mai au 31 Octobre, dans toutes les gares du réseau; réduction de 2a % en lrc classe et de 20 % en 2“ et 3° classes.
- 2° Billets d’aller et retour de famille, de lro, 2U et | 3e classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du l'-r Mai au 15 Octobre, dans toutes les gares du réseau, sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 lcil., aux familles d’au moins 3 personnes voyageant ensemble.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets (individuels ou collectifs),
- 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à. un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif I général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- E. DUCRETET*
- CONSTRUCTEUR
- 75, rue Claude-Bernard, PARIS
- GRANDS PRIX :
- TARIS 1889 — ANV’fiRS 1894 — BRUXELLES 1897 — PARIS 1900 SAINT-LOUIS 1904 — LIEGE 1905 — Membre du Jury MILAN 1906
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- O. DE FA. RIA (Notice)
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- K'jr 'v‘’>.= âilppiément à ta MimiiréÊtecir^ueiuïySum 1908,
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à lu Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
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- Tremain, F. — Construction et emploi des lignes télé* graphiques et téléphoniques (A. TA, i3 juin 1908).
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- Il k si Industrielles
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