La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE ü’ELECTRICITE
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- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ *
- Paraissant le Samedi
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- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL A. BLONDEL
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, ' INGENIEUR DES TONTS ET CHAUSSÉES,
- MEMBRE DE L’iNSTITUT. PROFESSEUR A L*ÉCOLE DES PONTS
- ET CHAUSSÉES.
- M. LEBLANC
- PROFESSEUR
- A
- l’école supérieure des mines.
- G. LIPPMANN
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L1NSTITUT.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE i/lNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE.
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES ET DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE.
- A. WITZ
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ LIBBE DES SCIENCES DE LILLE, MEMBRE CORRESPONDANT DE L’iNSTITUT.
- TOME III (a0 Série)
- 3 0 TRIMESTRE I 9 O 8
- ADMINISTRATION et REDACTION
- ‘ 4°i «ue des écoles, 4o
- PARIS Ve
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- Trentième année. — N“ 27.
- Tome III (2° série). SAMEDI 4 JUILLET 1908.
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant 'le Samedi
- lectrique
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 5. — P. Girault. Sur le contrôle des induits à collecteur, p. 7. — M. Leblanc. Note sur lu condensation (fin), p. 8.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. La meilleure méth'ode de désaimanter le fer, G.-W. Burrows, p. 19. — Construction de machines. Considérations sur la marche en parallèle des alternateurs, L. Fi.eischmann, p. 23. —Brevets, p. 24. — Bibliographie, p. 25. — Nécrologie. Eugène Meylan, p. 26.— Chronique industrielle et financière — Chronique financière, p.27 . — Renseignements commerciaux, p. 30. — Adjudications, p. 31. — Erratum, 32.
- ÉDITORIAL
- Il arrive parfois, dans les ateliers de bobinage, qu’un induit qui aurait du être bobiné en série est muni d’un enroulement série-parallèle ou inversement, par suite d’une erreur sur le pas du collecteur.
- Il est alors commode de pouvoir reconnaître entièrement le genre de bobinage sans être obligé de défretter l’induit. M. P. Girault, auquel un tel problème s’était posé, l’a résolu d’une manière très élégante, ainsi que le montre sa courte note sur le contrôle clés induits (p. 7).
- L’on trouvera plus loin la fin de l’étude de M. Leblanc sur la condensation (p. 8). L’auteur expose la série d’essais qui l’ont conduit à la conception définitive de sa pompe à air. Les trompes à eau ordinaires qui furent essayées en premier lieu auraient donné des résultats assez satisfaisants, mais il eût fallu arriver à un véritable brouillard, en
- s’opposant à la réunion des gouttelettes en gouttes plus grosses, malgré le brassage nécessaire à l’homogénéité du mélange. M. Leblanc eut alors l’heureuse idée d’enrober des bulles d’air dans de minces lames d’eau. Ces bulles sont d’ailleurs obtenues aisément en envoyant dans la trompe, au lieu d’un jet d’eau, une succession de lames d’eau emprisonnant entre elles une certaine quantité d’air. Ces lames sont formées de la manière la plus simple par l’emploi d’une turbine à injection partielle tournant à contresens. La pompe à air ainsi constituée est très efficace ; elle s’applique également bien aux condenseurs à surface et à ceux à mélange. L’application à ces derniers a d’ail-leur nécessité quelques modifications au type courant de condenseurs à mélange. L’on a pu ainsi arriver à appliquer la nouvelle pompe à air aux divers cas qui peuvent se présenter en pratique.
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- Parmi les questions les plus délicates, au point de vue théorique et expérimental, que l’on rencontre dans l’étude du magnétisme, il convient sans doute de ranger celle de la désaimantation du fer. Ewing et Searle, notamment, ont déjà entrepris cette étude; reprenant les essais de ce dernier expérimentateur, M. C.-W. Burrows a conclu que, pour obtenir une bonne désaimantation, il faut faire décrire à l’éprouvette des cycles d’hystérésis d’amplitude décroissante au régime d’environ un cycle par seconde, le champ maximum appliqué devant être plus grand que celui qui correspond au coude de la courbe de magnétisme, et le plus faible demeurant inférieur au plus petit des champs que l’on a l’intention d’employer. On pourrait croire, à la lecture du mémoire de M. C.-W. Burrows, que l’on doit avoir une certaine méfiance à l’égard des mesures magnétiques, puisque, dans certains cas, le fait d’ouvrir brusquement une porte su/fit pour modifier les résultats! Mais l’auteur de l’analyse du mémoire de M. C.-W. Burrows, publiée dans ce numéro (p. ig), fait remarquer avec juste raison que de pareilles erreurs ne sont à craindre en général qu’avec des champs très faibles, bien inférieurs à ceux usités en pratique.
- La question du couplage des alternateurs a été traitée par de nombreux auteurs et il semble bien qu’à l’heure actuelle tout ait été dit sur la question. Cependant, en Allemagne et en Amérique, par exemple,
- bon nombre d’auteurs ne semblent pas posséder encore des idées très nettes à cé sujet, s’il faut en juger par les ardentes discussions ouvertes dans certains journaux techniques. En France, grâce aux travaux anciens de MM. P. Boucherot et A. Blondel (i8ga), puis à un intéressant rapport de la première section ’du Comité de la Société Internationale des Electriciens (igoi),et enfin aux travaux complémentaires de M. P. Boucherot, nous paraissons avoir acquis une forte avance sur ce point. La lecture d’une courte analyse d’une étude très récente de M. L. Fleischmann est très significative à cet égard (p. a3).
- Dans la chronique industrielle et financière on notera que la Société des Forces motrices d’Auvergne a proposé pour la première fois la répartition d’un dividende aux actions de priorité. L’accroissement des abonnés en 1907 a été sensible tant pour l’éclairage que pour la force motrice. Il faut se féliciter qu’il en soit ainsi, caries entre prises de transport d’énergie se créent en France à l’heure ac tuelle et des exemples encourageants ne leur seront pas inutiles.
- La question delà réorganisation des trans ports en commun dans Paris est toujours à l’ordre du jour mais ne reçoit pas de solution. Le ministre des Travaux Publics a écrit au préfet de la Seine à ce sujet. L’ère des difficultés va-t-elle finir ?
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- SUR LE CONTROLE DES INDUITS A COLLECTEUR
- 11 arrive parfois au bobinage qu’un induit qui aurait dû être bobiné en série l’est en série parallèle ou inversement, par suite d’une erreur sur le pas au collecteur.
- Il est facile, en opérant sur l’induit seul au repos, de vérifier son genre de bobinage et même de relever entièrement son enroulement sans le défretter.
- Nous examinerons le cas le plus ordinaire des induits en tambour et nous laisserons de côté l’enroulement en parallèle ou multiple qui se distingue de l’enroulement série en ce que les développantes supérieures issues d’une même encoche se dirigent du même côté pour le premier (enroulement imbriqué) et de part et d’autre de l’encoclie pour le second (enroulement ondulé).
- Enroulement série. — Si nous partons d’une lame quelconque i du collecteur et que nous suivions l’enroulement dans un sens quelconque, nous revenons à la lame voisine i ou nc (nc étant le nombre total de.lames) après avoir fait une fois le tour de l’induit; continuant de suivre l’enroulement nous revenons aux lames 3 ou [nc— i), après avoir fait deux fois le tour de l’induit, etc. La résistance de l’induit, prise entre deux lames voisines (i et a par exemple), ayant une certaine valeur /•, la résistance prise entre i et 3 aura sensiblement la valeur ir et ainsi de suite tant que l’on demeure dans le voisinage de la lame i ; en toute rigueur, on a une résistance a r — e entre les lames i et 3, car quelles que soient les deux lames considérées, le reste des conducteurs de l’induit réunis en tension constituent un circuit qui vient en parallèle avec celui constitué par les conducteurs qui réunissent le plus directement ces deux lames; de même on aura 3/-—e' entre les lames i et 4, etc. Mais il est bien vrai que, dans le voisinage de la lame i, les résistancesprises successivement entre la lame i et une autre lame n' croissent progressivement au fur et à mesure que n’ augmente.
- On voit aisément que cette résistance passe par un minimum pour l’entre-lames i à (i -(- yc),
- yc désignant le pas au collecteur, puisque ces deux lames sont séparées par une seule spire simple (a conducteurs). Par raison de symétrie, la résistance considérée passera donc par un maximum
- I “I” ?/
- pour l’entre-lames le plus proche de i à ----—.
- Pour constater cette variation de résistance entre lames, nous intercalerons l’induit dans un circuit comprenant quelques accumulateurs et une résistance très élevée devant celle de l’induit ; l’intercalation de l’induit se fera pa exemple au moyen de deux pointes à tracer reliées respectivement aux extrémités libres de l’ensemble formé par les accumulateurs et la résistance, et que l’on appuiera, l’une toujours sur la lame i, l’autre successivement sur les lames a, 3, etc.
- Le voltage entre lames sera pris entre ces mêmes lames au moyen de deux autres pointes reliées à un voltmètre convenable qui sera ordinairement un ampèremètre apériodique démuni de son shunt. On aura soin de ne pas faire toucher l’une quelconque des pointes du voltmètre à la pointe correspondante du circuit principal lorsque celle-ci sera soulevée afin de ne pas fausser l’instrument de mesure.
- Enroulement série parallèle. — On sait qu’en partant delà lame i, on revient en suivant l’enroulement d’abord à la lame i ± a, puis aux lames i ± a a, i ± la, etc.; en opérant comme pour l’enroulement série, la résistance entre lames croîtra donc progressivement en passant de l’un à l’autre de ces entre-lames.
- Mais si l’on prend un entre-lames intermédiaire, la résistance sera beaucoup plus grande; par exemple, pour l’enroulement diparallèle (a = ‘j.), on ne passe de la lame i à la lame a qu’après avoir suivi la moitié environ des conducteurs de l’induit; ceci montre que l’on aura une déviation très forte du voltmètre pour les entre-lames intermédiaires.
- Le pas i/c se terminera par l’observation d’un minimum de résistance, comme pour l’enroulement série, en ayant soin de suivre les entre-
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- lames i -f- 2a, 1 -|- 3a, etc., que l’on reconnaît facilement par les minima relatifs de résistances qu’ils fournissent comparativement aux entre-lames intermédiaires voisins.
- Ceci nous donne le moyen de caractériser le type de bobinage d’un induit; il est d’autre part facile de déterminer sa mise au collecteur éga-
- lement par constatation d’un minimum de résistance entre une aiguille piquée sur un conducteur connu d’encoche et les lames du collecteur placées dans la région où ce conducteur aboutit. L’enroulement de l’induit se trouve ainsi entièrement déterminé.
- Paul Giuault.
- NOTE SUR LA CONDENSATION (Fin) (').
- ii° Résultats fournis par les trompes à eau, employées comme pompes à air.
- Nos premiers essais ont porté sur des trompes à eau, dessinées comme celles que l’on trouve dans le commerce et desservies par une pompe centrifuge, dont le rendement était de 0,6 environ.
- Lorsque l’on fournissait 7okg à la pompe, par litre d’eau débité, chaque litre d’eau enlevait i,3 litre d’air saturé. Ce volume demeurait sensiblement indépendant de la pression du fluide entraîné, lorsque celle-ci était inférieure à roinm de mercure.
- Le numéro du 3o avril 1907 de la revue muni-choise, Zeitschrift fur das Gesamlc Turhinen-wesen, contenait les renseignements suivants relatifs à dès trompes à eau ordinaires, mais très perfectionnées, construites par la maison Kor-ting.
- Pression de l’air aspiré : Gouun de mercure.
- Température de l’eau : 9°,5.
- Pression initiale de l’eau en atmosphères Litres d’air entraînés par chaque litre deau
- 0,5 0,2.
- 1 0,4
- 2 0,75
- 3 1
- 4 i,35
- Avec ces trompes, si la pompe centrifuge avait
- (J)V.a Lumière Electrique, tome II (2e série), p. 32g.
- aussi un rendement de o,G, il faudrait communiquer 66kB,7 à 1 litre d’eau pour lui faire entraîner i,35 litre d’air, soit dépenser 49kg,4 par litre d’air entraîné alors que, dans nos essais, nous en avions dépensé 53,8.
- Ces deux nombres sont d’ailleurs du même nombre de grandeur.
- En prenant les nombres de Ivorting, qui sont les meilleurs, et en supposant, comme lui, que la pompe centrifuge puisse avoir un rendement de o,85 nous arriverons aux nombres suivants :
- Pression initiale de l’eau en atmosphères Nombre de mètres cubés d’air entraînés à l’heure par cheval de puissance
- 0,5 9,2 lil3
- 1 9>2
- *2 8,62
- 3 7>67
- 4 7>78
- Nous avons vu qu’une pompe à air devait entraîner 17m3, 2 de fluide, par heure et par cheval de puissance, lorsqu’elle aspirait dans un condenseur de turbine et 9m3,45 lorsqu’elle aspirait dans un condenseur de machine à piston.
- Les trompes à eau peuvent donc convenir pour les condenseurs des machines à piston, mais non pour les condenseurs des turbines, le volume de fluide entraîné étant à peu près indépendant de sa pression, lorsque celle-ci est inférieure à 70 millimètres.
- Avec une machine à piston, la pression dans le cozidenseur pouvant être de ioomm, la tension de
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- vapeur de 1 eau dç condensation, à sa sortie, est petite, par rapport à la pression du condenseur, et il n’y a plus d’inconvénient à mélanger l’air aspiré avec l’eau de condensation extraite.
- Cela conduit à lancer dans la trompe toute l’eau de condensation et à lui faire aspirer directement dans la conduite d’échappement. La vapeur se condense dans la trompe et l’eau entraîne, avec elle, tous les produits de condensation.
- On arrive ainsi aux éjecto-condenseurs de Kor-ting et de Rateau, appareils très simples et qui conviennent parfaitement pour les machines à piston, mais non pour les turbines.
- Cependant, comme les trompes à eau nous paraissaient seules capables de produire les grands vides convenables pour les turbines, en ne consommant que du travail, nous avons cherché à augmenter leur rendement.
- i2° Essais de perfectionnement des trompes à eau.
- L’air à entraîner étant entièrement dilué, il fallait lui donner une grande vitesse, pour ne pas avoir à donner trop de section au diffuseur de la trompe. L’eau, allant plus vite que lui, devait emmagasiner beaucoup de travail par litre. Il fallait donc faire entraîner à l’eau un volume d’air bien plus grand que le sien.
- Nous avons d’abord pensé à donner aux lances d’eau des trompes une forme cruciale, comme l’avait fait M. Rateau, dans ses éjecto-condenseurs, de manière à entraîner l’air avec des lames d’eau minces et de grande surface.
- i
- port aux molécules d’air situées dans un plan normal à la lame d’eau et à sa vite'sse ;
- la dérivée de la pression, suivant la direc-dtj
- tion de la vitesse, la pression étant supposée constante tout le long du plan précédent ;
- h le coefficient de frottement intérieur de l’air, dont la vitesse était supposée constante, le long d’une même trajectoire, on trouvait :
- W
- a dp P 3 dy li
- Mais,pour l’air, on avait n= i8o, io-6, en unités CGS. Alors, si l’on donnait im,5 de long au diffu seur, celui-ci devait être parcouru par des lames d’eau extrêmement minces et distantes seulement de i/8 de millimètre.
- C’était impossible à réaliser. On ne peut compter sur la friction développée, entre des couches d’air superposées pour déterminer leur entraînement. La viscosité de l’air est trop faible.
- Nous nous sommes proposé de lancer dans la colonne à entraîner une multitude de goutelettes très fines.
- Une goutte d’eau de rayon a tombant dans de
- l’air immobile prend une vitesse e = - g —.
- 9 “
- Réciproquement, si une gouttelette d’eau se meut avec une vitesse relative e, par rapport à un fluide, ayant un coefficient de frottement intérieur égal à h, elle subit une accélération négU-
- Jw
- tive égale à — 4,5 On a donc, en désignant par
- x la distance de ces gouttelettes à un plan fixe normal à leur direction,
- dv hv
- dx ,,J a2'
- Si on suppose l’air au repos, le chemin S parcouru par une goutte, pendant que sa vitesse passe de sa valeur initiale e0 à sa vitesse v, est :
- Fig. 8.
- O
- Mais, si l’on désignait par : l l’épaisseur de la couche d’air entraînée par la lame d’eau (voir figure 8);
- W la vitesse relative moyenne de l’eau, par rap-
- e 2 a / v
- S = - —- e0 — *') c m.
- 9 h
- ou pour h = i8o,io—B,
- S = i a3a a2 (t>0 — v) c m.
- Si le chemin parcouru par rapport à l’air devait
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- être de im et si l’on avait e0 = a ooo cu‘, soit ao m par seconde, et v — o, on devrait avoir : ar=o,oo638. Il fallait produire des gouttes de omm,i27 de
- Fig. 9. — Principe de la pompe à air Leblanc.
- diamètre. Mais la distance de ces gouttes devait être au plus égale à leur diamètre. Autrement dit, il fallait faire un brouillard.
- Entrés dans cette voie, nous avons recherché s’il ne serait pas possible de produire un véritable brouillard, avec des gouttes d’eau encore plus fines, mais constituant lin mélange homogène, dont la densité eût été cent fois plus grande que celle de l’air, par exemple. On aurait pu le refouler dans l’atmosphère, au moyen d’un ventilateur à grande vitesse, mais à simple roue, directement commandé par une turbine à vapeur. Le calcul montrait que la force centrifuge n’aurait pas le temps de séparer suffisamment l’eau de l’air, pour que le mélange cessât de pouvoir être considéré comme homogène. C’eût été une solution intéressante du problème.
- Mais, s’il est facile de pulvériser de l’eau, on ne peut s’opposer à la réunion des gouttelettes en gouttelettes plus grosses, lorsqu’elles se rencontrent, sous l’action de leur tension superficielle. Or, il fallait brasser le mélange pour le rendre homogène: cela eût déterminé le grossissement immédiat des gouttelettes.
- Pour maintenir les gouttelettes séparées, 011 aurait dû développer entre elles une force répulsive, capable de contrebalancer l’action de la tension superficielle. Pour cela, il eût fallu électriser les gouttes. On ne nous eût pas suivi, dans cette voie, c’est pourquoi nous l’avons abandonnée.
- 1 Nouvelle pompe à air.
- Nous avons enfin pensé à entraîner l’eau sous forme de globules enrobés dans de minces lames d’eau, comme des bulles de savon. Pour produire ces bulles, il devait suffire d’envoyer dans le diffuseur de la trompe, au lieu d’un jet d’eau, une succession de lames minces d’eau emprisonnant entre elles une certaine quantité d’air.
- Cette conception nous a conduits à la disposition représentée, en coupe, sur les figures 9 et 10 et qui nous a donné de bons résultats.
- Nous lançons l’eau dans le diffuseur de la trompe, au moyen d’une turbine à injection partielle T, mue par un moteur, en sens inverse du mouvement de rotation qu’elle prendrait, si on l’abandonnait à elle-même.
- Le distributeur fixe de cette turbine communique avec un tuyau d’aspiration, qui plonge dans un puits. L'enveloppe de la turbine communique avec le condenseur, où l’on veut faire le vide, par une conduite débouchant à sa partie supérieure, en C.
- En un point E du diffuseur de la trompe, nous avons disposé un éjecteur à vapeur. Celui-ci sert à l’amorçage du système. 11 fait le vide dans l’enveloppe; l’eau est aspirée, afflue dans la turbine et est lancée dans le diffuseur. O11 arrête alors l’éjecteur.
- La turbine renversée n’élève pas la pression de l’eau et lui communique seulement de la force vive.
- Il est clair que la force vive ainsi communiquée à l’eau doit le lui être avec un meilleur rendement que si on élève d’abord la pression, dans une pompe centrifuge, et si on transforme ensuite le travail de compression en force vive, dans la lance d’une trompe ordinaire. Enfin la disposition mécanique employée est très simple.
- L’eau s’étale sur les aubes de la turbine et s’écoule en lames minces par leurs bords.
- L’écoulement se fait pendant que l’aube se déplace devant le distributeur. 11 est ensuite
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- Coupe CD
- Fig. 10. — Pompe à air Leblanc.
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- interrompu. Si nous suivons ces lames, pendant leur formation, nous trouvons qu’elles affectent successivement les formes représentées sur la figure ii.
- Fig. il. — Formation des lances d’eau à la sortie de la turbine.
- Elles tendent à s’élargir, les molécules d’eau qui les composent étant lancées dans des directions divergentes. Elles viennent donc s’appliquer contre les parois du diffuseur.
- Ces lames d’eau enrobent l’air compris entre
- effets se produisent, tant que la pression est petite et le volume d’air grand par rapport à celui de l’eau.
- Lorsque l’air a été suffisamment comprimé, pour que le volume entraîné soit petit par rapport à celui de l’eau qui l’entraîne, il n’y a plus que de petits globules d’air, noyés dans une masse d’eau continue.'
- Quoi qu’il en soit, le volume d’air entraîné est bien plus grand, à égalité de force vive communiquée à l’eau, que dans les trompes ordinaires.
- Voici des résultats fournis par deux modèles de la nouvelle pompe. On y laissait rentrer un poids d’air déterminé par un orifice bien calibré, en forme d’ajutage.
- Nous voyons que, dans ces pompes, l’eau entraîne plus de 4 fois son volume de fluide, lorsque la pression dans le condenseur est voisine de 3oœm de mercure et plus de 3 fois son volume, lorsque cette pression est voisine de ioo millimètres.
- Le volume d’air aspiré par la deuxième pompe, lorsque la pression dans le condenseur est de 3umm, est de 76 X 3,6 = 274m3 à l’heure et la puissance absorbée de 15,7 IIP.
- Le volume d’air aspiré, lorsque la pi'es-
- Tableau I.
- Pompe de 40 HP. Vitesse 480 tours. Température de Veau, 8°5.
- Débit d’eau en litres par seconde Hauteur d’aspiration en mètres Puissance absorbée en chevaux Travail par litre d’eau en k. g. m. Diamètre de la rentrée d’air Poids d’air enlevé par seconde Pression absolue dans le condenseur Volume d’air aspiré par seconde en litres Litres d’air enlevés par litre d’eau
- iG 8,1 22 io3 oui ni. ogr. 9111111. O O
- 2 7 6,8 28 78 2 0,75 X 1 176,1 6,5
- 35 5,4 36,5 77 4 2)87 18 176 5
- 34 5,4 35,5 78,5 6 6,16 2.4 147 '4,4
- Po mpe de 20 HP. Viless e 720 tours . Tempérât ure de Veau 1 9°’-
- 11,5 8 n,3 7 3,8 O O 9 0 O
- ia,4 7>8 ii,3 68,5 2 0,7 2 i5 74 6
- 16,8 7,2 15,7 7° 4 2,87 3 a 7(> 4,5
- 'AI 5,5 19.6 f>9»2 6 • 6,46 60 76 3,6
- aa,5 4 20,5 68,3 8 11,5 109 70 3,i
- elles; si elles crèvent, elles doivent se résoudre en gouttelettes très nombreuses et très fines, formant un brouillard. Il est probable que ces deux
- sion dans le condenseur est de io9mm, est de 70 x 3,6 = 2 Sa"13 à l’heure et la puissance absor bée est de 20,5 IIP.
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- Refoulement à la bâche d alimentation
- Fig. 12 et i3. — Application d’une pompe à air Leblanc à un condenseur à surface. -C. Pompe à vide W. L. : — D. Pompe d’extraction. — i. Vanne d'arrêt; — 2. Soup! de la pompe de circulation; — 4. Robinet vanne de débit en eau de la pompe à air — 6. Clapet de retenue de la pompe d’extraction d’eau condensée.
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- Donc, le volume d’air aspiré par heure et par cheval de puissance est de 17m3,4 dans le premier cas, de i2m3,78 dans le second.
- Ces pompes conviennent donc bien pour les condenseurs à surface.
- APPLICATION AUX CONDENSEUHS A SUItl'ACE
- II
- Il est reconnu qu’un condenseur à surface est d’autant mieux utilisé, c’est-à-dire que la température de l’eau, à la sortie des tubes, est d'autant plus voisine de celle à laquelle l’eau est condensée, que le condenseur contient moins d’air.
- On n’a donc pas besoin de dimensionner plus largement les condenseurs des turbines, où l’on veut faire un vide aussi grand que possible, que ceux des machines à piston, du moment qu’on les munit d’une pompe capable d’y maintenir une pression de 3o"1,n de mercure environ.
- Les figures ia et i3 représentent schématiquement l’adaptation d’une de nos pompes à air à un condenseur à surface.
- Le condenseur est représenté en A. Il est muni d’une vanne i qui permet de l’isoler. La vapeur s’échappe alors par une conduite débouchant à l’air libre et coupée par un clapet automatique. Sur le prolongement jle l’axe d’un moteur sont disposées : i° une pompe centrifuge B destinée à faire circuler l’eau dans les tubes du condenseur; 2° la pompe à air C.
- Lorsqu’on veut utiliser l’eau condensée, pour l’alimentation des chaudières, elle doit être extraite par une pompe spéciale, comme il est représenté sur la figure précédente. Il est naturel d’employer, pour cela, une pompe centrifuge D que l’on installera au-dessous du condenseur, à air. A la condition de mettre cette pompe en charge de ira d’eau environ, et de lui donner des ouics très dégagées, où l’eau n’aura qu’une très faible vitesse, et où les bulles d’air pourront remonter facilement le courant d’eau, elle fonctionnera très sûrement. Elle devra être munie d’un clapet de nez, pour que l’on puisse faire préalablement le vide dans le condenseur.
- Si l’eau condensée ne doit pas être utilisée, il est inutile d’employer une pompe spéciale pour l'enlever, il suffit de disposer la pompe à air au-deàsous du condenseur.
- Elle enlève cette eau avec tous les autres pro-
- duits delà condensation, le poids d’eau à extraire étant trop faible pour gêner son fonctionnement.
- Pareille disposition a été appliquée avec succès au condenseur à surface de l’usine Sulzer, à Winterthur.
- Ces pompes sont parfaitement utilisables dans la marine. Une première application, en a été faite avec succès, sur un torpilleur.
- l'ig. 14. — Pompe à air pour torpilleur.
- La pompe est alimentée avec de l’eau de mer, que l’on rejette directement à la mer. Pour éviter les corrosions, tous les organes de la pompe sont en bronze ou garnis de bronze. La figure 14
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- représente cette pompe spéciale- : elle est mue directement,, par un moteur à vapeur à grande vitesse.
- La vapeur d’eau, qui sature l’air, est forcément perdue. Mais le poids de cette vapeur est très faible par rapport à celui de l’eau entraînée mécaniquement par l’air, qui sort des clapets d’une pompe à air ordinaire, en traversant la couche d’eau qui les recouvre. Cette perle est d’ailleurs négligeable par rapport à toutes les autres, telles que les fuites par les joints, les sifflets.
- Fig. i5. — Condenseur à mélange APPLICATION AUX CONDENSEURS A MELAXCE
- lli
- L’emploi des condenseurs à surface s’impose dans la marine; il est indiqué pour les turbines, lorsqu’on ne dispose pas naturellement d’eau de bonne qualité pour l’alimentation des chaudières, parce que la vapeur qui traverse ces machines ne
- se charge pas d’huile et que l’eau condensée est propre et peut être renvoyée, directement aux chaudières.
- Avec les machines à vapeur ordinaires, on ne sort des condenseurs à surface qu’une émulsion d’eau et d’huile impropre à l’alimentation.
- La séparation de l’huile ne peut se faire complètement et mieux vaut jeter cette eau, à moins de nécessité absolue, comme dans la marine, où son emploi détermine une usure plus rapide des chaudières.
- Pour les machines à vapeur terrestres, il vaut
- muni d'une pompe à air Leblanc.
- mieux employer des condenseurs à mélange, qui sont beaucoup moins coûteux et moins délicats.
- Il était naturel de transformer nos pompes à jet d’eau en condenseurs par mélange, en y faisant passer toute l’eau de condensation et en y faisant déboucher la conduite d’échappement.
- On avait ainsi un condenseur complet aussi simple et aussi peu encombrant que possible;
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- une semblable installation a été faite à l’usien des Moulincaux.
- Cela nous forçait à éparpiller d’abord l’eau, afin qu’elle, pût condenser la vapeur, puis à la ramasser, pour l’envoyer dans la trompe.
- Le vide obtenu était remarquable et la pression dans le condenseur n’était jamais supérieure à la tension de vapeur de l’eau de condensation, à sa sortie; mais ces appareils manquaient de stabilité et se désamorçaient quelquefois, sans cause apparente.
- On y a remédié en lançant la gerbe cUeau à travers des cônes emboîtés les uns dans les autres. La condensation se fait moins facilement, mais le vide est encore très bon et la marche est absolument stable.
- Toutefois, nous devons communiquer beaucoup plus de travail à la totalité de l’eau de condensation que si on avait seulement à l’extrâire du vide. Il faut compter que le condenseur absorbera 5 % de la puissance totale. C’est admissible dans lès petites installations, caries condenseurs ordinaires absorbent près de io %, mais cela ne le serait plus dans les grandes.
- Nous avons été ainsi conduits à étudier un condenseur à mélange où la dépense de travail fût aussi réduite que possible.
- Il fallait d’abord réduire le poids d’air dégagé par l’eau de condensation et, pour cela, ne pas lui donner le temps d’abandonner son air. L’eau ne devait donc que traverser le condenseur, sans y séjourner. C’ést pourquoi nous avons disposé une pompe centrifuge au pied A de l’appareil, qui enlève l’eau d’une manière continue et non par intermittence, comme une pompe à piston. Cette pompe est montée sur le même axe que la pompe B et logée dans le même carter (voir fig. i(> et 17). Les orifices d’entrée de la pompe centrifuge sont très dégagés, de manière que l’air ne puisse s.’y accumuler.
- Mais l’eau arrive nécessairement dans le condenseur avec une vitesse comprise entre 8 et 10“ par seconde, car on ne peut rendre la hauteur d’aspiration supérieure à Gm sans rendre instable le régime de tout condenseur aspirant. U11 accroissement accidentel de pression amènerait une diminution du débit, ce qui déterminerait un accroissement de la température de l'eau, déterminant un nouvel accroissement de pression plus grand que le premier.
- 11 était naturel d’utiliser la force vive disponible
- de l’eau et celle de la vapeur, en disposant un véritable éjecto-condenseur à l’entrée delà chambre de condensation, comme on le voit sur la figure 16.
- Fig. 16. — Coupe de la pompe à air et de la pompe , d’injection.
- Cette disposition s’est montrée très efficace et la pression dans l’endroit où aspire la pompe est généralement supérieure à la pression à l’entrée du condenseur!
- Cette différence de pression varie naturellement avec la quantité d’air qui arrive dans le condenseur. Elle peut atteindré 4omm de mercure.
- La pompe à air aspire en un point à l’abri des remous.
- Nous envoyons donc à la pompe à air un mélange flùidc à une pression relativement élevée (*).
- Cela nous a permis d’employer, pour les condenseurs à mélange, les mêmes pompes à air que
- (') Soit h la hauteur d’aspiration exprimée en mètres d’eau, le débit U de la conduite d’aspiration est sensiblement proportionnel à sJ- g (10 — h) si le vide est grand
- d’où :
- U = Iv V.îg(io — h):
- — K dit
- dv = -------
- a \'-2g( 10 — h)
- \
- La variation de débit causée par une même variation de pression est donc d’autant plus grande que la hauteur d’aspiration est plus grande.
- L’accroissement de température qui en résulte d’abord et l’accroissement de pression consécutif .sont donc d’au-lant plus grands que la hauteur d’aspiration est plus grande;.
- A partir d une certaine hauteur d’aspiration, l’élévation de pression due à l’élévation de température deviendrait plus grande que l’élévation de pression accidentelle qui l’aurait provoquée.
- Le condenseur se désamorcerait fatalement.
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- Fig. 17. — Installation d’au éjeolo-condenseur.
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- pour les condenseurs à surface, tout en obtenant les vides voulus pour les turbines.
- La figure i*] représente une application faite de ce condenseur à une turbine Rateau.
- Nous avons pu également adopter les mêmes condenseurs à des machines à vapeur ordinaires, ayant de longues conduites d’échappement, avec des joints peu soignés, en enlevant autant d’air, à égalité de travail de vide obtenu,que les pompes à piston.
- Un condenseur de i5 8ookB de vapeur a fourni les résultats suivants : (Tableau II.)
- heure, alors que la dépense d’eau de condensation n’est que de, 3o litres par kilogramme de vapeur condensée.
- La pression, dans le condenseur, est réduite à 83mm, lorsque le poids d’air introduit dans le condenseur, par heure, est de 43ke a le poids d’eau étant toujours de3okB par kilogramme de vapeur condensée.
- Dans le premier cas, la rentrée d’air était effectuée par un ajutage ayant 4’nm de diamètre au col et, dans le second, par un ajutage ayant 8mm de diamètre au col.
- Tableau II.
- Condenseur de i5 ooo kg. de vapeur.
- Eau de condensation débitée par seconde Tempe de cet à l’entrée rature te euu à la sortie Poids de vapeur condensée ii l’heure Pression absolue t\ l’entrée du condenseur Tension de vapeur de l’eau de condensation à la sortie Pression de l’air ù la sortie du condenseur Diamètre de l’orifice de rentrée d’air Poids d’air introduit par heure avec la vapeur Travail total absorbé par les pompes
- 133 litres I I I I O 10 mm. 10 mm. 0 mm. 0 mm. O 58 HP
- 133 1 I 22 9 000 22 *9 7 2 3 0 0 62
- 133 I I 3o i5 800 3i 3i 0 0 0 62
- 13 3 I I 3o 15 800 3i 3i 0 4 1 1 62
- 133 I I 3o 15 800 47 3i 16 6 24 3 62
- 1 33 I I 3o i5 800 83 3i 5 2 8 432 62
- 133 I I 3o i5 800 1 JO 3i I29 IO 67 6 62
- L’eau de condensation était prise à la température de ii°. La pompe centrifuge, après l’avoir extraite du condenseur, l’élevait à 5in de hauteur.
- Les deux pompes étant montées sur le même axe, il nous était impossible de distinguer les travaux absorbés par chacune d’elle. Ce travail était exagéré du fait que l’eau de condensation était élevée à 5,n avant d’être rejetée. D’après ce que nous avons dit plus haut, si Ton réchauffait l’eau d’alimentation avec la vapeur d’un moteur à échappement libre, on disposerait alors d’une puissance de l\i X i,58 = 66 IIP. Elle serait suffisante. Si les pompes étaient conduites par un moteur électrique et si Ton estimait, comme nous avons reconnu qu’il convenait de le faire, à 6kB,o7 la dépense de vapeur par cheval de puissance absorbée par les pompes, la dépense totale de vapeur serait par heure de 376kB et représenterait 2,38 % de la puissance disponible.
- La pression dans le condenseur est réduite à 3^mm, iors(jUC ics rentrées d’air sont de nkB, par
- Nous avons dit, plus haut, qu’il convenait de pouvoir laisser rentrer de l’air dans un condenseur de io oookB de vapeur à l’heure :
- i° par un ajutage de 3mm, s’il s’agissait d’un condenseur de turbine, où la vapeur serait condensée à la température de 3o° centigrades ;
- 2° par un ajutage de 5mm, s’il s’agissait d’un condenseur de machine à piston, où la pression pourrait atteindre ion millimètres.
- Pour un condenseur de i5oookB de vapeur à l’heure ces ajutages devraient avoir des diamètres respectivement égaux à 3mn,,66 et 6mm, 2.
- Or, on a obtenu avec le condenseur que nous venons de décrire le vide théorique, en rejetant l’eau de condensation à 3o°, et en laissant pénétrer l’air par un orifice de 4mm de diamètre ayant une section plus forte de 20 % que celle de l’ajutage prévu dans ce cas.
- On a pu enfin maintenir, dans le condenseur, une pression de 83mm sensiblement plus faible que celle que Ton admet, pour les machines à
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- piston, en rejetant toujours l’eau de condensation à 3o° et en laissant pénétrer l’air par un orifice de 8mm ayant une section supérieure de 68 % à celle de l’ajutage prévu pour la pression de ioo millimètres.
- Les condenseurs de ce genre sont donc capables de rendre de bons services darîs tous les cas.
- Leur emploi se généralise d’ailleurs rapidement dans l’industrie.
- Maurice Lisiii.axc.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- La meilleure méthode de désaimanter le fer. — Charles W. Burrows. — Bulletin of Bureau of Standards. Volume IV, n° i.
- C’est un fait bien connu que l'induction d’un acier dépend non seulement du champ magnétisant auquel il est soumis, mais de l’histoire antérieure de l’éprouvette étudiée. Ewing, dans son ouvrage classique, Magnetic Indue lion in Iron, donne de nombreux résultats d'expériences montrant combien l’induction dépend des traitements magnétiques auxquels a été préalablement soumis l’échantillon en essai. Ces influences semblent rendre impossible la détermination d’une courbe de magnétisme définie susceptible de caractériser les propriétés du métal. Mais Ewing a indiqué un procédé permettant non seulement de désaimanter l’acier, c’est-à-dire de faire en sorte que son intensité d’aimantation soit nulle dans un champ nul, mais en même temps de ramener l’éprouvette à l’état neutre, c’est-à-dire d’elîaeer toute trace de l’histoire magnétique antérieure, de telle sorte que, pour un champ donné, l’éprouvette ainsi désaimantée prenne toujours la même induction.
- Le procédé consiste à soumettre l’éprouvette à des cycles d’hystérésis d’amplitude décroissant depuis une certaine valeur jusqu'à zéro.
- D’après Ewing, le champ magnétisant maximum à utiliser dans cette opération doit être au moins aussi élevé que le plus intense des champs auxquels a été soumis l’éprouvette depuis sa dernière désaimantation,
- Searle (') a fait une étude assez complète de cette
- (*) Searlk, Proccedings of Institution of Electrical Engineers, tome XXXIV, p. 35, 1904.
- influence de l’histoire magnétique antérieure sur' l’aimantation actuelle de l’acier.
- Pour déterminer la valeur de l’induction correspondant à un champ magnétisant II, il faisait parcourir à l’éprouvette un certain nombre de cycles d’hystérésis entre les valeurs -j- H et — II. Le quotient de la demi-variation de flux obtenue dans le renversement du champ par la section de l’éprouvette donnait l’induction correspondant au champ H. Cette induction était variable pendant les premiers cycles, il se produisait ce qu’on a souvent appelé l’accommodation de l’acier, mais au bout d’un certain nombre d’opérations, une centaine environ, la variation de flux devenait constante. C’est cette valeur limite qui servait à définir l’induction au point considéré. Pour produire la désaimantation, Searle utilisait un courant alternatif de 90 périodes par seconde. Il utilisait comme éprouvette des tôles de transformateur de o,o35 um d’épaisseur.
- Searle constata que,pour obtenir un retour parfait à l’état neutre, il était nécessaire que le champ maximum à partir duquel on produisait cette désaimantation dépassât une certaine valeur qu’il a appelée la valeur critique et qui était voisine de celle correspondant au maximum de perméabilité.
- Si la désaimantation était incomplète, l’induction correspondant à un champ donné était inférieure (au moins dans les champs faibles) à celle observée après désaimantation parfaite. Cette différence disparaissait complètement dans les champs intenses.
- Il existe un autre moyen de faire oublier complètement à l’acier son histoire magnétique antérieure. Ce procédé consiste à recuire pendant un certain temps l’acier à une température supérieure à son point de recalescence. Searle (') a constaté que le
- (') Ewing, étudiant par la méthode magnétomélriquo
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- fer ainsi traite, qu’il qualifie de fer vierge, présente dans les champs faibles une perméabilité moindre que celle de l'acier ramené à l’état neutre par le procédé des cycles décroissants.
- C’est un travail identique à celui de Scarlc qu’a entrepris Burrows au Bureau of Standards. De meme Searle, il définit l’induction par le quotient
- A0> 2 S ’
- S
- étant la section de l’éprouvette
- et A <I> la limite
- vers laquelle tend la variation de flux observée en passant de -(- II à — H, lorsque l’éprouvette a été soumise à un certain nombre de cycles entre ces deux limites. Il considère comme critérium d’une parfaite désaimantation le fait qu’aucun autre mode de désaimantation n’est susceptible de donner à l’éprouvette une perméabilité apparente plus élevée.
- Il a commencé par étudier ce qu’il appelle la polarisation du métal, c’est-à-dire l’influence qu’a sur l’induction apparente de l’éprouvette le fait d’avoir été soumise préalablement à un autre champ.
- Le tableau I montre cette influence sur un paquet de tôles de transformateurs.
- Cette éprouvette avait été primitivement à plusieurs reprises soumises à un champ de ioo gauss.
- C’est environ pour H = i,3 gauss que cet acier présente son maximum de perméabilité. On voit donc que c’est au-dessous de ce point que la polari-. . B — B,
- sation relative —~— présente son maximum et que
- c’est un peu au-dessus de ce point qu'elle disparaît complètement.
- Au lieu d’appliquer un certain nombre de fois un champ de 100 gauss pour polariser l’éprouvette, on peut faire varier ce champ un certain nombre de fois entre ± ioo gauss et s’arrêtera ioo gauss. L’expérience montre que, dans ce cas, l’effet de polarisation est plus grand qu’avec la première manière d’opérer. C’est ce qui résulte clairement du tableau II.
- Tableau I
- CHAMP MAGNETISANT H INDUCTION APRES DESAIMANTATION B INDUCTION APPARENTE Bi POLARISATION B—Bj
- O I 68 26 4»
- O 2 192 67 I2J
- 0 3 370 i3o 240
- 0 4 670 a3o 440
- 0 5 1 290 480 8lO
- 0 6 1 680 720 960
- 0 7 2 570 1 3 80 I I90
- 0 8 3 370 2 510 860
- 0 9 4 3oo 3 700 600
- 1 5 i3o 4 760 38o
- 1 1 5 710 5 36o 35o
- 1 2 6 730 G 490 240
- 1 3 6 880 6 700 i3o
- '2 8 880 8 880 0
- 3 10 7$o i« 700 0
- Tableau II
- CHAMP MAGNETI- SANT INDUCTION NORMALE POLA- RISATION DIRECTE POLARISA- TION CYCLIQUE dippErenck
- 0 3 370 240 29° 5o
- 0 4 670 44o 520 80
- 0 5 I 270 8lO 910 100
- 0 6 I 680 96° 1 080 120
- 0 7 2 070 I 190 1 310 120
- 0 8 3 870 860 1 o5o 190
- <> 9 4 3oo 6()0 730 13o
- 1 5 13o 3 80 5oo I 20
- 1 2 6 730 240 33o 9°
- 4 6 9&o 9° 110 20
- 2 8 880 0 0 0
- des fils, avait déjà constaté que le recuit ne supprimait pas toute trace d’une sorte de polarisation, car, pour certaines éprouvettes, les déviations du magnétomèlre n’étaient pas symétriques par rapport à la position d’équilibre de l’appareil.
- Récemment Cira y et Ross (Proceedings lioyal Soc. of Edimburgh) avril 1908) ont trouvé, contrairement aux résultats de Scarlc, que la perméabilité était plus grande après désaimantation par recuit qu’apres désaimantai ion par qoiiranl décroissant. Burrows pense que le fait signalé par Scarlc peut être clù à une trace d’aimantation résiduelle. (N. D. T.)
- On voit que si les deux phénomènes ne sont pas égaux, ils présentent leur maximum pour une même valeur du champ et disparaissent en même temps.
- Burrows a ensuite cherché quel devait être le champ maximum auquel devait être soumis le champ dans l’opération de la désaimantation. Il a constaté comme Searlc qu’il suffisait de donner à ce champ magnétisant une valeur un peu supérieure à une certaine valeur critique, celte valeur critique étant précisément celle pour laquelle nous avons vu que la polari-
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- sation disparaissait. Elle est donc un peu supérieure à la valeur du champ correspondant au maximum de perméabilité. Mais il n’est pas nécessaire, comme l’avait cru Ewing, qu’elle fût supérieure au plus grand champ polarisant appliqué^ primitivement. Quant à la limite inférieure du champ magnétisant à appliquer dans cette opération, il suffit qu’elle soit plus faible que le plus petit des champs pour lequel on veut déterminer la perméabilité. Il n’est pas .nécessaire, comme l’avait fait Searle, lorsqu’on a déterminé la valeur de l’induction pour un champ donné, de désaimanter l’éprouvette pour faire une nouvelle détermination pour une autre valeur du champ, à condition, bien entendu, que cette autre valeur soit plus élevée que celle pour laquelle on vient de faire la détermination.
- Si le champ maximum de la désaimantation est inférieur à la valeur critique, la désaimantation est incomplète et en particulier pour les champs magnétisants supérieurs à la valeur maximum envisagée, l’effet de polarisation reste le même que s’il n’y avait pas eu de désaimantation.
- Dans toutes les expériences que nous venons de rapporter, Burrows décrivait assez lentement les cycles d’amplitude décroissante destinés à produire la désaimantation en ayant soin du reste de faire décroître l’induction d’une façon à peu près uniforme. Qu’arrive-t-il si, au contraire, on utilise comme Searle des courants alternatifs de fréquence industrielle.
- On sait que, lorsqu’une éprouvette conductrice est soumise à un champ alternatif, par suite des courants induits dans la masse, l’induction maximum atteinte au centre de l’éprouvette est plus faible que l’induction sur les bords. Les rnaxima de ces inductions n’étant du reste pas atteints en même temps. Dans ces conditions, il est évident a priori que le champ maximum critique lorsqu’on désaimante avec des courants alternatifs de période élevée doit avoir une valeur apparente plus grande que lorsqu’on opère avec des courants de basse fréquence, il doit être d’autant plus grand que l’éprouvette est plus épaisse.
- Burrows constate que, malgré tout, là désaimantation est moins bonne lorsqu’on opère avec des courants alternatifs de fréquence 90 par exemple que lorsqu’on opère avec de très basses fréquences.
- Tandis qu’en soumettant des tôles de transformateur à des cycles de désaimantation à raison d’un cycle par seconde, il suffit d’un champ maximum de agauss pour produire la désaimantation, ce n’est qu’à
- partir d’un champ de 5 gauss qu’avec du courant alternatif à 90 périodes par seconde la désaimantation semble être complète, c’est-à-dire que l’induction correspondant à un champ donné est indépendante du champ de désaimantation maximum ; mais en réalité cette désaimantation n’est pas complète, car les inductions ainsi obtenues sont plus faibles que celles qu’on obtient avec l’autre procédé de désaimantation. Cette polarisation résiduelle est d’ailleurs très faible dans le cas de tôles de transformateurs, comme par exemple dans les expériences de Searle. Il y a néanmoins là un phénomène intéressant que Burrows explique par l'influence de la viscosité magnétique.
- L’auteur donne ensuite quelques résultats d’expériences relatives à la période d’accommodation du fer préalablement désaimanté. Ces résultats sont rassemblés dans le tableau III.
- Taiilkau III
- H —
- NOMBRE
- DE CYCLES 1 2 5 10 16 40
- I 109 2 54 7î)o 3 i3o 6 780 11 G(5o
- 2 109 a 54 79(J 3 i(io 6 790 11 670
- 3 109 204 79^ 3 *90 6 800 11 G70
- 4 I09 204 79Î> 3 19° g 8oô 11 680
- 5 108 a54 790 3 190 6 800 11 680
- G 108 2Ô2 785 3 170 6 800 11 670
- 7 m8 a5a 785 3 i5o 6 800 11 G70
- 8 m8 25o 780 3 1.40 6 800 11 G70 11 G70
- IO 108 249 780 3 140 6 790
- 20 108 •-*49 780 » i3o 6 760 11 670
- 5o 108 249 780 3 IOO 6 7 Î0 11 670
- IOO 108 *49 780 3 o:>o 6 700 11 670
- 200 108 *49 780 3 020 6 Ggo 11 G70
- 400 108 *49. 780 2 99O 6 680 11 G70
- (ioo 108 2 49 780 2 980 6 680 11 G70
- 800 108 249 780 2 980 6 680 11 G70
- 2 49 780 2 980 (i 680 11 670
- B nor. — B final 0 01 O 02 O 07 O 02 O
- B final
- L’accommodation est, comme on le voit, peu importante dans les éprouvettes convenablement désaimantées ('). Au contraire, dans le cas d’éprouvettes préalablement polarisées, c’est un phénomène qui
- (l) Ewing avait émis l’opinion qu’elle n’existait même pas dans ces conditions. (N. D. T.)
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- modifie considérablement les valeurs de l’induction apparente. Burrows cite un exemple où l’induction apparente de 44o après le premier cycle n’était'plus que de 370 après le 200°. (L’induction normale dans ce cas aurait dû être 670.)
- L’auteur termine en montrant que même de faibles secousses peuvent agir sur l’induction correspondant à un champ magnétisant donné. Il constate des augmentations qui atteignent dans un échantillon d’acier doux 5 % au voisinage de l’induction 3 000, 2 % au voisinage de l’induction 6 000.
- Dans ces conditions, il recommande, pour les mesures de haute précision, de mettre les éprouvettes à l’abri des secousses. D’après lui, le fait d’ouvrir brusquement une porte est susceptible de modifier les résultats.
- L’auteur a fait également des recherches sur l’influence du recuit sur la perméabilité des aciers et sur l’influence de la température sur cette perméabilité (fig. 1).
- Fig. 1. — A. Fer recuit; — U. Fer non recuit; — B.-Différence entre les courbes A et U.
- Le tableau IV montre l’influence de la température sur des tôles d’acier doux recuit.
- Ces résultats montrent que, dans des mesures de hante précision, il importe d’éviter l’élévation de température de l’éprouvette.
- Burrows conclut, de ses recherches relatives aux
- relations entre la température et la perméabilité, que i'* Cette influencé est maxima au voisinage du maximum de perméabilité ;
- 20 Elle est plus grande pour l’acier recuit que pour l’acier non recuit (').
- Tarlf.au IV
- H Bs t = 8 B18 t = 48 B4S — Bfl 4°
- 0 5 47I fiifi O 0023
- 1 3317 3 621 0 0028
- ‘± 8 810 9 *7° 0 0010
- 3 11 56o 11 870 0 0007
- 5 14 33o 14 f> i<> 0 ooo3
- 10 16 440 16 44 0 O
- i5 17 i5o 17 180 O
- En terminant, Burrows conclut que, pour obtenir une bonne désaimantation, il faut faire décrire à l’éprouvette des cycles d’hystérésis d’amplitude décroissante au régime d’environ un cycle par seconde, le champ maximum appliqué devant être plus grand que celui qui correspond au coude de la courbe de magnétisme et le plus faible inférieur au plus petit des champs qu’on a l’intention d’employer.
- Le mode de variation doit être tel que l’induction décroisse d’une façon continue et à peu près uniforme.
- Dans la détermination de la courbe de magnétisme, il est nécessaire de soumettre l’éprouvette à une trentaine de cycles, décrits assez lentement avant de faire la mesure de la variation de flux (s).
- R. Jst.
- (*) D’après Stauber (La Lumière Electrique, 2.5 janvier 1908), celle influence est maxima pour le point d’inflexion de la courbe de perméabilité. Quanta l’influence différente avant ou après recuit, on peut se demander jusqu’à quel point le vieillissement n’intervient pas dans ces expériences comme il intervenait dans celles de Kunz. (N. D. T.)
- [-) Des travaux dans le genre de celui que nous venons d’analyser semblent jeter une certaine suspicion sur la valeur des mesures magnétiques. Mais il importe de remarquer que toutes les causes d’erreur signalées au cours de ce travail ne se font sentir que dans les champs faibles et pour des inductions auxquelles on ne fait pas travailler le fer dans les machines électriques modernes. C’est tout au plus si, pour les inductions de 4 °°o à 5 000, inductions qu’on n’utilise guère que pour de gros transformateurs,ces influences sont susceptibles d’amener
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- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Considérations sur la "marche en parallèle des alternateurs. — la. Fleischmann. — Elektro-technik und Maschinenbau, 19 avril 1908.
- L’auteur se propose d’établir les formules générales donnant la vitesse de pulsation critique du couple moteur pour deux alternateurs quelconques accouplés et débitant sur une résistance ohmique. Pour simplifier il néglige l’amortissement, ainsi que les résistances ohmiques propres des induits ('). Dans ces conditions, les équations fondamentales peuvent s’écrire :
- d- (a.
- Pi ~JT +01(0,4- H,wa
- d2 ü)„
- Pî ~JjT “I- G2W2 + H2W,
- =m
- (l)
- =/;w.
- en désignant par w, et to2 les déplacements instantanés de chaque rotor par rapport à un vecteur animé d’une vitesse uniforme, par p,, G,, H,,p2, G,, H2, des constantes, et par («), f2-[f) des fonctions périodiques du temps.
- En posant symboliquement D
- JL
- ' dt'
- les équa-
- tions (1) se transforment en les suivantes :
- PiPfD^i+t/^Ga+PaGijD'Wj-flGiGj—HjHJu,
- = (^D*-hGï)/i(«)-H/3(«), (i«)
- />,/j2D*a)2-J-(p,G2-l-/J2G1)D2(i)2-]-(GiG2—II,H2)ü),
- = lPi»' + Gl)ft(t)-KtMi)- (iô)
- des différences un peu supérieures aux erreurs d’expérience, mais qui restent négligeables pour les besoins de la pratique industrielle. Il est certain toutefois que, lorsqu’on cherche à avoir des résultats précis dans les champs faibles, il faut prendre toutes les précautions mentionnées par Burrows. Dans ce cas, par exemple, on ne pourrait utiliser les appareils tels que le perméa-mètre Picou-Carpenlier qui ne permet pas de prendre ces précautions. (N. D. T.) ,
- (1) Rappelons ici que MM. Leblanc et Boucherot, notamment, ont traité le cas d’un alternateur en parallèle avec un réseau infini, en tenant compte de l’amortissement (Cf. L’Eclairage Electrique, 1902, tome XXX, p. 285 et 287). D’autre part, le cas de deux alternateurs identiques se ramène au cas précédent, ainsi que l’a signalé M. Boucherot. (Rapport sur la marche en parallèle des alternateurs, Congrès de Liège) 1905, p. 36.) (N. D. T.).
- Ces équations déterminent immédiatement u)t etu2 dès que l’on connaît les valeurs des constantes Gj, etc. A cet effet, l’auteur cherche les expressions des accroissements des puissances P, et P2 en fonction de l’accroissement Au) de l’angle de déphasage w entre les forcesélectromotrices des deuxalternateurs. Paruncalcul bien connu, l’on trouve ainsi pouro>=o :
- AP, = — AP2
- » 2 2 ,x 1 ^2
- 0C\ -j- -f'2
- a- A w
- î
- • + (-G +
- 0)
- en désignant par :
- a, la valeur efficace des forces électromotrices induites (supposées égales) ;
- g, l’admittance du circuit extérieur;
- .ri, ,r2, les réactances des alternateurs. En utilisant la relation évidente ,
- A w = w, — w2,
- et en divisant AP4 et AP2 par les vitesses angulaires m,, w2, l’on doit retrouver les couples
- G, w, -|- II, w2,
- GgW, —|— H.-jO),
- des équations (1).
- En identifiant ainsi, et en désignant par X une certaine constante, il vient :
- G, II J- O LO II
- IL Ui X H
- utu2
- X
- «s«i '
- L’on en déduit :
- G,G2 — H,H2 = o.
- En tenant compte de cette relation, et en supposant que f (t), ^ (l) sont des fonctions de la forme An sin air nt, A,„ sin ait tnt, l’on obtient comme intégrale particulière de l’équation (« a) par exemple, la valeur
- A»i[G2 — (2Tzmfpi] sin 21tint 1 ~ PiPA^’nf — (a-7«)2 {Pi G2 + P2Gl)
- — A„II. sin2it«f .
- ——— - ---—1 . . . (/|J
- Pip2('n:n)’r — (%Tznf (pi G2 —|— p. G,)
- En permutant les indices, l’on trouverait une expression analogue pour e>2.
- Les écarts Wj et u>2 deviennent donc infinis (en
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série).—N* 27.
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- négligeant naturellement l’amortissement) pour des valeurs de m et ou de n déterminées par la relation :
- y‘.Km ou
- •iizn =
- v/
- ptG2 +p2Cxt
- PiP*
- Il est d’ailleurs aisé de calculer les coefficients p,, p2, G,, G2, en fonction des moments d’inertie des machines, et de leurs constantes électriques.
- La formule précédente, comparée à celle relative au cas d’un seul alternateur couplé avec un réseau infini (p-i~ oo, xi = o) montre aisément que lorsque les deux alternateurs sont identiques (p, — p2, G! = G2, xj = ,r2 = x), la valeur de m (ou de n) est
- simplement divisée par
- g*x2 , .
- —f—, c est-a-dire par
- un nombre très voisin de l’unité. Par exemple, si le courant de court-circuit est égal au triple du courant
- normal
- la différence entre les deux valeurs
- 'n’excède pas 5 % .
- Les exemples cités par l’auteur confirment ce résultat, et, par conséquent, l’objection faite par M. Benischke (*) à la théorie de Gorges et de Rosenberg (* 2) est inexacte. En terminant, M. Fleischmann rappelle enfin l’effet bienfaisant de l’amortissement.
- P. S.
- BREVETS
- Machine électrique monophasée à collecteur. — Société Felten et Guilleaume-Lahmeyer-werke. — Brevet, français n» 38o j'ii, clu 9 août 1907.
- Avec les moteurs monophasés à répulsion compensés à excitation shunt, il est difficile de régler la vitesse à vide et de lui donner une valeur différente du synchronisme (3). Pour arriver à ce desideratum, l’on propose de ne plus court-circuiter les balais placés suivant l’axe magnétique du stator, mais de les
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome I (2e série), p. 179.
- (2) Voir la note précédente ; dans leurs études de 189a sur le couplage des alternateurs, MM. Boucherol et Blondel ont d’ailleurs donné la formule pour l’oscillation libre de deux alternateurs en charge. Comme M. Fleischmann néglige l’amortissement, leur formule est évidemment équivalente à la formule de M. Boucherol. (N. D. T.)
- (3) Cf J. Bethknod. Notes sur le moteur shunt compensé monophasé. L'Eclairage Electrique, tome III, p. 77 et suiv. (N. D. L. R.)
- réunir au secondaire d’un transformateur réglable auxiliaire dont le primaire est branché en dérivation sur le réseau. On peut encore se servir d’une portion de l’enroulement statorique comme secondaire dudit transformateur. Dans ces conditions, l’on peut montrer que la vitesse à vide peut être réglée en faisant varier le rapport de transformation (').
- Filaments pour lampes à incandescence. — A.-G. Bloxam. — Brevet anglais n° ai 476 (,9°7). publié le 7 mai 1908.
- La fabrication des filaments métalliques de puissance lumineuse variée est évidemment facilitée par l’emploi d’un filament de calibre unique; pour augmenter la puissance lumineuse, pour une tension donnée, l’on propose de tordre ensemble en hélice deux ou plusieurs filaments. Un filament ainsi constitué a une surface plus grande qu’un filament ordinaire, à égalité de section; il peut donc être plus court, à égalité de puissance lumineuse. D’autre part, avec les filaments très gros, il est difficile d’empêcher un échauffeinent excessif des boucles et crochets qui les maintiennent. On évite cet inconvénient avec un filament torsadé, en ne faisant passer dans les boucles qu’un seul brin.
- Perfectionnements auxlampes à arc à électrodes inclinées. — H. Beck. — Brevet américain n° 885 906, publié le 28 avril 1908 (valable depuis le 12 août 1907).
- Avec les lampes il arc à électrodes inclinées, l’une des électrodes glisse le plus souvent librement dans un tube et vient buter contre un arrêt fixe, de telle sorte qu’elle descend au fureta mesure de son usure, par la simple gravité (fig. 1 et 2). L’autre électrode doit alors être susceptible d’un déplacement latéral, de manière à permettre l’allumage et le réglage, sous l’action d’un mécanisme quelconque. L’ouverture par laquelle cette électrode traverse la platine supérieure de la lampe doit donc être d’un alésage suffisant pour permettre ce déplacement, et si on ne prévoit pas ufi dispositif spécial pour obturer le passage laissé libre aux gaz produits par la combustion, ceux-ci pénètrent dans le mécanisme et y peuvent occasionner des détériorations. Pour éviter celles-ci, on a souvent proposé d’employer une rondelle percée
- ('7 La formation il étincelles, surtout sous les balais d'excitation, doit limiter toutefois l’étendue pratique de ce réglage (N. U. L. R.)
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- d’un orifice possédant le même diamètre (au jeu nécessaire près) que l’électrode, et reposant sur la platine. Mais étant donnée l’importance du déplacement nécessaire, cette rondelle devrait être, pour avoir toute l’étanchéité voulue, d’un diamètre tel qu’elle viendrait au contact de l’autre électrode, lorsque la lampe est au repos (fig. i). Afin de remédier à cet
- Fig. i et 2. — Lampe à arc à électrodes inclinées.
- inconvénient, l’on propose d’employer deux ou plusieurs rondelles, pourvues d’ouvertures dont le diamètre diminue progressivement en comptant de bas en haut (fig. i et a). Il e$t aisé de voir que cette disposition remplit effectivement le but que l’on s’était proposé.
- Lampe à incandescence.— T. W. Lowden and the Westinghouse Métal Fflament Lamp G°.
- — Brevet anglais n° i3 883 (1907), publié le 21 mai .1908.
- Ce brevet comporte l’emploi des supports élastiques permettant la contraction et la dilatation des filaments ; ces supports sont surtout utiles avec les filaments métalliques. Au lieu d’un filament métallique en boucle, on se sert de deux brins rectilignes parallèles soudés ensemble à l’une de leurs extrémités par une pièce métallique, au centre de laquelle est attaché un ressort fixé par son autre extrémité à la paroi, au sommet de l’ampoule. Ce mode de tension des brins permet une dilatation inégale, et l’on peut d’ailleurs disposer en série plusieurs filaments ainsi constitués dans la même ampoule. Les pièces métalliques, isolées l'une de l’autre, sont alors reliées mécaniquement entre elles, et il suffit de prévoir un seul ressort attaché au centre de l’ensemble.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Formulaire de l’électricien et du mécanicien, par E. Hospitalier. — 22e édition, par G. Roux. —
- Un volume, in-16 de g85 pages. — Masson et Cie, éditeurs. Paris. — Prix : cartonné toile, 10 francs.
- Le rôle d’un formulaire industriel est de contenir sous un faible volume l’essence des théories appliquées à la technique et de rassembler avec ordre et méthode, les formules pratiquement utilisables dans l’art de l’ingénieur. Il ne doit pas, à notre avis, tenter de remplacer à lui seul tous les ouvrages spéciaux, car, à vouloir trop condenser, on finit par escamoter, trop heureux si on ne donne pas au lecteur, par mégarde, des idées dopt on pourrait contester l’exactitude.
- Ce n’est pas là le reproche que nous adressons dans toute sa généralité à la nouvelle édition du formulaire dont nous entretenons nos lecteurs et, pourtant, il nous semble partiellement justifié.
- Pourquoi, en effet, accorder par exemple à la théorie des moteurs d’induction une si large place alors que, sur les machines à courant continu, on
- trouve si peu de renseignements, d’autant plus que l'auteur a préféré, on se demande pourquoi, conserver la vieille théorie, en contradiction avec la pratique, où l’on suppose que le moteur est alimenté sous courant primaire constant.
- Nous ne parlons que pour mémoire de la part réservée à la mécanique, plutôt qu’au mécanicien, restant convaincu que la spécialité convient mieux aux formulaires d’électriciens. Un excellent argument à ce point de vue est aussi de pouvoir les offrir à des conditions plus modestes et mieux appropriées à ce genre de publications.
- A. B.
- Machines électriques et accumulateurs. — Electricité expérimentale et pratique, par H. Leblond. Cours professé à l’Ecole des officiers torpilleurs. 3e édition, Ionie III, — 1 volume in-8 de 309pages, avec 170 figures.— Berger-Lkvrault et Ci|!, éditeurs, Paris-Nancy, — Prix : broché, 8 francs.
- La troisième édition de cet ouvrage classique a été complètement refondue, et elle a reçu des additions
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- T. III (2* Série). — N° 27.
- importantes qui en doublent le volume. L'étude particulière des anciens et nouveaux modèles de dynamos de là Marine y est précédée d’une étude générale sur les induits et les inducteurs, ce qui augmente notablement la portée de ce livre ; la question des enroulements est remarquablement traitée dans ce nouveau chapitre. La description des divers- types de dynamos est suivie de l’exposé de la théorie des machines à courant continu. Nous nous permettrons quelques critiques à propos de la réaction d’induit et de la commutation ; il est dit, en effet, que les balais doivent être décalés en charge afin que toutes les sections de l’induit en série s’ajoutent, et ce décalage doit être augmenté par suite de la self-induction des spires, dans le but d’obtenir une marche sans étincelles. Or, s’il est exact qu’avec les balais calés sur la vraie ligne neutre en charge, les forces électromotrices dans les sections ont le même signe de balai à balai, il n’en est pas moins vrai que la force électromotrice totale est diminuée par ce décalage, et que celui-ci n’a pour intérêt que de placer les spires en court-circuit dans une région où le champ résultant total coupé par ces spires est nul, conformément aux idées si clairement exprimées par MM. Latour et Menges. En outre, compter encore à part la self-induction propre totale de ces spires court-circuitées, c’est tenir compte deux fois du même phénomène. Cette critique faite, il convient de louer sans réserves le reste du chapitre iv, ainsi que le chapitre v sur les caractéristiques des dynamos. Dans ce dernier chapitre, nous aurions toutefois aimé rencontrer la construction graphique si souple de M. Picou, sur la caractéristique des machines en dérivation.
- Les chapitres vii et xi sont entièrement inédits; le premier traite des régulateurs de vitesse, et, dans le second, l’auteur examine, d’une manière très détaillée, les causes de mauvais fonctionnement des dynamos. L’étude des régulateurs de vitesse des moteurs à vapeur accouplés à des dynamos se prête difficilement à un exposé élémentaire bien que complet; M. Leblond a pourtant surmonté cette difficulté, et le chapitre vii peut être considéré à bon droit comme un modèle du genre. Quant au chapitre xi, il rendra de précieux services à ceux qui ne sont pas encore familiarisés complètement avec le fonctionnement des machines électriques. Nous citerons enfin pour mémoire le chapitre xn réservé aux accumulateurs électriques.
- Au total, malgré les quelques légères critiques formulées plus haut, l’on doit conclure que le livre de M.H. Leblond répond parfaitement au programme qu’il s’était tracé. Sa lecture intéressera même, non seulement les futurs officiers torpilleurs, mais encore bon nombre d’électriciens suivant une carrière industrielle. Ainsi que le déclare l’auteur dans sa préface, il a écarté à dessein les développements algébriques qui masquent souvent la réalité des faits. Pour un livre destiné à l’enseignement, il était préférable d’employer des raisonnements directs, qui obligent l’élève à se rendre compte du mécanisme intime des phénomènes. Les mérites du livre de M. H. Leblond à cet égard ont d’ailleurs été consacrés par l’Académie des Sciences, et ceci nous dispense de tout éloge.
- J. B.
- NÉCROLOGIE
- Eugène Meylan.
- Avec Eugène Meylan disparaît un électricien de la première heure, un de ceux qui ont assisté aux débuts de l’Electrotcchnique et qui ont depuis le plus contribué à son rapide développement. Après de brillantes études à la Faculté technique de Lausanne, Eugène Meylan vint à Paris en i88/i, et entra dans la Maison Barbier, dont Abdank-Abakanowicz était alors un des directeurs.
- Il commença dès le début de 1886 à faire paraître dans La Lumière Electrique des chroniques sur des appareils nouveaux; finalement, au moment où F. Géraldy se retira de la rédaction de notre Revue, Cornélius Herz proposa à Eugène Meylan la place de secrétaire de Rédaction. Celui-ci accepta et prit la direction effective du journal qu’il conserva jusqu’au milieu de 1889, époque à laquelle il donna sa démission. En collaboration avec M. Rechniewski, son ami d’enfance, il rentra alors dans l’industrie,
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- et imagina (1890) (*) un compteur fort ing’énieux construit par Heurtey, mais qui ne put malheureusement lutter avec l’appareil imaginé par Elihu-Thorn-son, qui commençait à se répandre après avoir obtenu le premier prix au concours de la Ville de Paris (1891).
- Le « Laboratoire Volta » venait d’ôtre fondé au Parc Saint-Maur en vue de l’étude des divers instruments de mesure ; Abdank-Abakanowicz, qui avait pu apprécier les services de Meylan, alors qu’il était attaché à la maison Barbier, s’assura sa collaboration. Secondé par MM. Gallot et Hess, Meylan poursuivit des recherches très intéressantes; à la mortd’Abdank (1900), le laboratoire, qui avait fusionné avec la maison Gaiffe, fut cédé à la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz.
- Dès lors, Meylan, qui avait sa position assurée, se consacra à l’étude des appareils de mesure les plus variés.
- Indépendamment de l'heureuse modification qu’il fit subir au galvanomètre d’Arsonval, citons parmi ses créations : l’aimant rationnel, à entretien automatique de la saturation ; l’enregistrement continu permettant d’inscrire les courbes pendant une longue période, avec dispositif d’cncrage illimité ; les appareils thermiques à chauffe indépendante, réalisant à la fois une grande robustesse et une faible consommation (2) ; les fréquencemètres à lecture directe ; les
- (') La Lumière Electrique, 1891, l. XLII, p. 33.
- (3) Comme on le sait, le procédé consiste à chauffer le 111 dilatable enregistreur indirectement au moyen d’une
- voltmètres statiques avec condensateurs réducteurs de tension, dont le plus récent modèle fut exposé à la dernière exposition de Physique; la compensation automatique des aimants par shunt magnétique en acier au nickel, permettant de réaliser des appareils insensibles aux variations de températures, etc. Meylan contribua également à diverses expériences importantes, telles que celles effectuées au laboratoire Volta par Claude et Hess sur l’acétylène dissous, et à la Compagnie des compteurs il dirigea la construction de nombreux appareils comme l’ondo-graphe Hospitalier, le pyromètre Eéry, le fluxmètre Grassot, etc.
- Malgré le peu de loisirs que lui laissaient ces occupations, il ne s’était jamais désintéressé complètement des publications techniques, et il écrivit encore plusieurs articles pleins d’intérêt. On lui doit même une excellente traduction du livre de Lodge, Modem Views on Eleclricity, qui propagea en France les idées anglaises sur la théorie de l’électricité, il y a quinze ans.
- Agé de quarante-cinq ans, Eugène Meylan pouvait encore fournir une longue et brillante carrière ; la fatalité ne l’a pas voulu, et nous avons à déplorer une perte cruelle pour l’iilectrotechnique.
- spirale très serrée enroulée aulour, et dans laquelle passe le courant à mesurer. Le fil qui constitue cette spirale peut donc être très ténu, sans que le fil dilatable cesse pour autant d’ofTrirune résistance mécanique suffi santé.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureauxy nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1* sur toutes les questions qui se rattachent à l'Electrotechnique ; 2a sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- Le rapport du Conseil à l’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine contient de très intéressants renseignements sur les conditions de son exploitation dans le cours de l’année 1906-1907. Après avoir rappelé les accords intervenus avec la Compagnie des Tramways méca-
- niques des environs de Paris et signalé que la Compagnie a dû reprendre pour son propre compte l’exploitation de la traction des lignes du dépôt de Puteaux, confiée autrefois à la Société Anonyme Westinghouse, le Conseil insiste sur les effets nuisibles de la concurrence du Métropolitain. Néanmoins, les recettes sont en légère augmentation sur 1906 (2-29 707 francs) ; les plus-values sont surtout sensibles sur les lignes Courbevoie-Etoile, Courbevoie-Made-
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N°27.
- leine, Saint-Denis-Opéra, Aubervilliers-Place de la République, tandis que les diminutions sont impor-' tantes sur Gennevilliers-Madeleine, Saint-Denis-Madeleine et Neuilly-Madeleine. Mais comme les dépenses sont supérieures de plus de 3oo oop francs à celles (le 1906 et s’élèvent à 6 i63 4<>4 fr. 17, il en résulte seulement un bénéfice net d’exploitation de 1 522004 fr.72. De cette somme, il y a lieu de déduire, pour divers amortissements, moins-values d’inventaire, une somme de 361 fr. 27, ce qui ramène
- le solde disponible à 1 160 509 fr. 45, soit à moins de
- 10 % du capital social qui est de 14 692 5oo francs; mais il y a lieu de remarquer que la Compagnie a déjà amorti ou racheté pour 2 934 000 francs d’actions. Les réserves et provisions figurent pour un chiffre de 7 708 486 fr. 64 qui équivaut à plus de la moitié du montant du capital. La contre-partie à l’actif de ces divers chapitres est représentée par les approvisionnements: 760 182 fr. 88 ; les immeubles :
- 3 611 780 fr. 99; les voies ferrées : 8 258 i85 fr. 91 ; les usines et le matériel d’exploitation : 10 432 5i2 fr.24 • Le Conseil a toujours fait une assez large part aux comptes de réserves et de provisions et, cette année,
- 11 y consacre 4^5 275 fr. 47; soit près de 4<>- % des bénéfices nets ; la répartition de 25 francs par titre aux actionnaires absorbe les 60 % restants. Si la Compagnie n’avait obtenu des paiements échelonnés pour ses diverses fournitures, sa situation de trésorerie serait assez difficile, car la différence entre l’actif disponible et les créditeurs divers n’est que de 353 628 francs, ce qui paraît bien insuffisant pour le fonds de* roulement d’une affaire aussi considérable.
- Nous noterons encore quelques chiffres qui peuvent provoquer de salutaires réflexions sur la répercussion des lois dites « sociales » et sur les conséquences de l’augmentation du cours des matières premières. La dépense kilométrique s’est élevée deofr. 874 en 1906 à o fr. 939 en 1907,soit un accroissement de 7,5 % ; les dépenses spéciales du service traction à vapeur sont passées de 35o 579 fr. 37 pour 685 3/|5k*n en 1906 a 4i3 585 fr- 62 pour 676 276^ en 1907, celles du service traction électrique donnent 2917282 fr. 32 pour 5 963 686km en 1906 contre 3259105 fr. 91 pour 5 885 o68Kin pour 1907; ainsi les distances parcourues diminuent et les dépenses s’accroissent. Le chilïre des imjiôls et charges est à lui seul plus élevé de 9 260 francs.
- Aussi, paraît-elle bien mélancolique cette réflexion du Conseil « qu’il continue à attendre patiemment que les pouvoirs publics prennent une décision définitive sur la réorganisation des transports en
- commun dans Paris », qui le sorte de cette situation d’attente préjudiciable à ses intérêts.
- La lettre toute récente du ministre des Travaux publics au préfet de la Seine lui aura procuré quelque satisfaction à plus d’un titre. Nous avons soutenu ici même qu’il n’était ni rationnel, ni industriel, ni économique d’abaisser les tarifs de transports dans les limites où prétendait le faire l’assemblée municipale. Le ministre n’hésite pas à dire que la tarification prévue est inadmissible; il exige l’adoption du système de sectionnement et il limite les charges dues aux clauses dites du personnel à 4 millions. Félicitons-nous de voir dire dans cette lettre que cette dernière somme constitue «c un fardeau déjà bien lourd à imposer aux concessionnaires en faveur du personnel». Souhaitons que cette lettre mette fin à bref délai à des situations difficiles pour beaucoup de compagnies et impossibles à soutenir pour d’autres.
- La Société des Forces motrices d’Auvergne a
- proposé pour la première fois la répartition d’un dividende de 3 % aux actions de priorité. La Société a été constituée en 1902. C’est son sixième exercice, mais on peut bien dire qu’il faut le regarder, avec les cinq premiers, comme des exercices d’organisation. Les difficultés n’ont pas fait défaut au Conseil qui semble les avoir surmontées: il a complété l’installation hydraulique par une usine de secours à vapeur et il a remplacé son important client, la Compagnie du Gaz de Clermont, par d’autres compagnies de gaz, celles de Thiers et du Bourbonnais. Ce sixième exercice, qui ne peut être considéré que comme la quatrième année d’exploitation, fait ressortir un solde créditeur de 128688 fr. 37; après déduction des charges financières, ce solde se réduit à net 83791 fr. 76. Sur cette somme, le Conseil a prélevé 25 192 fr. !\% pour les amortissements et 3oooo francs pour les actions de priorité; il aurait pu éviter cette dernière répartition qui, bien que minime, pèse lourdement sur l’affaire ; sa situation financière au 3i décembre 1907 fait ressortir un excédent de 290 894 fr. 63 de créances exigibles. Pour liquider cette situation,le Conseil a pu émettre le complément des obligations 4 1 /2 % que l’assemblée l’avait autorisé à créer ; au 31 décembre dernier, la dette obligataire était déjà de 1 100 000 francs.
- Le tableau comparatif du nombre d’abonnés montre un accroissement sensible en 1907 aussi bien pour l’éclairage que pour la force motrice. Déjà, le premier trimestre de 1908 accuse 20000 francs de recettes supplémentaires par rapport à 1907 ; l’èrc des ouver-
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- tures de compte de premier établissement doit être close maintenant et il est à souhaiter que toutes les dépenses ne s’appliquent plus qu’à l’entretien du réseau ou aux frais d’exploitation.
- La Société Franco-Suisse pour l’Industrie Électrique n’a distribué cette année que 3 % au lieu de 4 % l’an dernier. Le Conseil l’explique par une insuffisance des revenus normaux et des bénéfices exceptionnels résultant de réalisations de titres et de l’organisation de syndicats ; il a dû en outre prévoir une dépréciation de certains litres qu’il a évaluée à 2 5oo ooo francs, et inscrite à un compte spécial de provision pour dépréciations sur titres et participations.
- Si nous comparons les deux exercices 1906-1907 nous constatons que les participations de toutes sortes se sont élevées de 28 870 146 fr. 5o à 33 4'35 5a3 fr. 90; que le compte avance et débiteurs apasséde 10 278 880 fr. i5à i5845 135 fr. 5o. Au passif, le capital obligations a doublé, de 10000000 il est devenu 20000000. Enfin, le compte de profits et pertes s’inscrit; en diminution de 870 000 francs environ, par 909 585 fr. 20 contre 1279341 fr. 60 en 1906. Les frais généraux ont quelque peu diminué mais les intérêts des obligations absorbent plus du i/3 des bénéfices d’exploitation ou divers. La situation générale n’est évidemment pas très brillante et nombre des entreprises auxquelles s’intéresse la Franco-Suisse sont encore trop dans la période d’installation ou de premier développement pour autoriser des prévisions d’amélioration immédiate ; la Société des Forces Motrices du Rhône a bien distribué un dividende de 5 % , mais la Grenobloise de Force et
- Lumière, l’Ouest-Parisien, l’Est-Parisien, le syndicat Russe, les participations de certains tramways ri’ont donné aucun bénéfice et n’en font pas entrevoir de sitôt.
- L’objet de la Société ne manque pourtant pas d’étendue puisqu'il s’applique aussi bien à des Sociétés d’exploitation qu’à des Sociétés financières, mais, les premières, malgré tous les sacrifices consentis, ne sont pas encore sorties des difficultés du début. 11 y a là des entreprises très hardies qui eussent demandé dès le début un examen plus approfondi. Les lignes de distribution s’étendent, sc rejoignent, les stations à vapeur doublent les stations hydrauliques dont les variations de débit ne permettent pas de suffire aux engagements pris ; il semble que chaque pas en avant crée plus de difficultés que de facilités à l’exploitation.
- Rappelons que le capital actions est de 25 000 000
- de francs entièrement versés et que le capital obligations s’élève à 20 000 000 dé frarîcs.
- L’exercice 1907-1908 de la Société Internationale d’électricité à Vienne sc solde par un bénéfice net de 2 555 82 j couronnes, contre 2 5o3 53q couronnes pour 1906-1907. Le dividende est eependantmaintenu à 8 % ou 32 couronnes par action. La Société était en négociations avec la ville de Vienne pour le rachat par celle-ci de ses usines viennoises •, les négociations n’ont pas encore abouti.
- La Vereinigte Budapester Elektrizitàts-Gesell-schaft distribue elle, au contraire, 9 % au lieu de 8 % l’an dernier.
- On annonce d’autre part que la Société Elektri-zitâts-A. E. G. vormalsW. Lahmeyeret C° proposera à l’Assemblée du 11 juillet de maintenir le même dividende que l’an dernier, soit 7 % , bien que les bénéfices de l’exercice 1907-1908 soient un peu moins élevés que ceux de 1906-1907.
- Dans une précédente chronique, nous faisions ressortir combien les capitaux belges élaient engagés dans les affaires de tramways ; nous aurions pu dire universellement engagés. Il nous revient d’Anvers et de Bruxelles qu’à l’heure actuelle, l’engouement pour ces valeurs semble se calmer et que le groupe de ces derniers est délaissé en bourse. Le Moniteur des Intérêts matériels prétend que malgré la bonne situation dans laquelle se trouvent beaucoup de ces entreprises, le monde de la Bourse les regarde d’un œil indifférent, et, pourtant, les tramways d’Anvers, Rotterdam, Lille, Kiew, Rosario, etc. sont en progrès sensibles sur les années précédentes.
- Il est intéressant de suivre toutes les tentatives des hardis prospecteurs, qui ont l’ambition d’augmenter nos ressources en métal brun, et, à cet égard, la mission minière que délègue dans l’Afrique centrale la Compagnie des Chemins de fer du Congo supérieur aux grands lacs africains aura pour l’avenir de l’industrie électrique les plus heureux effets. Le rapport du conseil dit; que cette mission poursuit ses recherches aux mines de cuivre de Bamanga, près Ponthiewille et que quelques filons peu réguliers, mais dont quelques-uns contiennent du minerai riche, ont été reconnus au cours de l’exercice précédent, et qu’en tout cas le résultat acquis est encourageant et de nature à inciter à de nouvelles explorations plus approfondies.
- La Compagnie française des Tramways Electriques et Omnibus de Bordeaux a réuni ses actionnaires le 11 juin en assemblée generale ordinaire pour
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2» Sérié). — N» 27.
- soumettre à leur ratification le contrat qu’elle vient de passer avec la Société l’Energie Electrique du Sud-Ouest relativement à?la fourniture de l’énergie nécessaire à son exploitation et pour leur proposer les moyens nécessaires pour se procurer les ressources financières destinées à exécuter les travaux de premier établissement que ce contrat laisse à sa charge.
- Ce contrat prévoit la fourniture du courant à un prix favorable dit le rapport, et assure la quantité d’énergie nécessaire à la réalisation du programme de la Compagnie. L’usine de l’Energie du Sud-Ouest,
- en cours d’installation à Tuilières sur la Dordogne, fournira cette énergie jusqu’aux portes de Bordeaux où la Compagnie des Tramways créera une sous-slation de transformation qui lui permettra de l’utiliser. L’usine à vapeur de la Bastide constituera une réserve. Pour exécuter les travaux nécessaires.tant de la sous-station que des canalisations, il est besoin d’un million que l’Assemblée a autorisé le conseil à se procurer sous forme d’obligations 5oo francs 4 % jusqu’à concurrence de 2 000.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Finistère. — La Chambre des Députés a adopté le projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l'établissement, dans le département du Finistère, des chemins de fer d’intérêt local à voie d’un mètre :
- . De Morlaix à la limite du département vers Pies lin, avec embranchement sur Plougasnou ;
- De Plouescat à Rosporden par Landivisiau, Sizun, Brasparts et Chàteauneuf-du-Faou ;
- De Pont-l’Abbé à Audierne par ou près Pônt-Croix ;
- De Portsall à Porspoder par Argenton.
- Gers. — Le Gouvernement a présenté un projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique, à titre d’intérêt général, l’établissement des chemins de fer d’Auch àLannemezan, de Castelnau-Magnoac à Tarbes et d’Arceau à Saint-Lary, ainsi que d’une usine hydro-électrique pour l’exploitation de divers chemins de fer, et d’approuver une convention avec la Compagnie des chemins de fer du Midi.
- Aisne. — La Chambre des Députés a été saisie du rapport fait par M. Senac sur le projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l’établissement, dans les départements de l’Aisne et des Ardennes, d’un chemin de fer d’intérêt local, à voie d’un mètre, de Romery à Liart, par Yervins et Brunehamel.
- Ardennes. — Par décret du i3 juin 1908, est déclaré d’utilité publique le prolongement jusqu’à Bazeilles de la ligne n° 3 des tramways de Sedan.
- ÉCLAIRAGE
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- Côte-d’Or. — Le Conseil municipal de Nuits-Saint-Georges a reçu une demande de M. Sarrazin, ingénieur,
- à Dijon, tendant à l’établissement de l’éclairage électrique de la ville.
- Mayenne. — Le Conseil municipal de Mont-Louis, avant d’adopter l'éclairage électrique, a décidé de demander des renseignements sur les frais que nécessiterait l’installation.
- Côtes-du-Nord. — Le Conseil municipal de Morlaix a voté le principe de l’éclairage de la ville à l’électricité.
- Pays-Bas. — Le Conseil communal de Gouda, sur la proposition de M, Nederhost, échevin de la ville, a décidé l’installation d’une station centrale d’électricité.
- Italie.—La Société du gaz de Rome serait, paraît-il, sur le point de conclure un accord avec une autre importante entreprise industrielle. La Société, pendant les deux ou trois heures où la consommation de l'énergie atteint son maximum d’intensité, disposera de quelques dizaines de milliers de chevaux de force électrique. Elle pourrait, par conséquent, diminuer énormément le coût de la lumière électrique et faire une concurrence écrasante à la nouvelle installation d’énergie électrique projetée par la municipalité de Rome et dont nous avons parlé dans notre numéro du 6 juin, p. 3a3.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Belgique. — M. llellepulte, ministre des chemins de fer, a déposé et la Chambre a sanctionné un projet de loi sur la télégraphie sans fil et la téléphonie sans fil par les radiations électriques.
- Dans les développements de ce projet, le ministre fait observer que la législation sur la télégraphie et la téléphonie avec fil ne peut être appliquée à la radiotélégraphie et à la radiotéléphonie. « Si, dit-il, on veut tirer de ces deux modes nouveaux de communication
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- 4 Juillet 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- touj. le parti que peuvent en réclamer la correspondance ' publique, les besoins militaires et ceux de la marine, il est nécessaire d'appliquer à ces modes de communication un régime légal qui, tout en atteignant les appareils clandestins, ne laisse point place à des interventions ou interférences nuisibles et porte réglementation de telle façon que l’usage légitime des installations écarte autant que possible le trouble et le désordre dans les communications. »
- Les principes fondamentaux du projet sont les suivants :
- I. — Attribution au gouvernement d’un monopole et, par corrélation, du droit d’autoriser ou d'interdire l’établissement et le fonctionnement de toute station privée;
- II. — Octroi au gouvernement du pouvoir de subordonner, à toute époque, à la raison d’ordre public ou aux nécessités de la sécurité et de la défense du territoire le maintien et le fonctionnement de toute station régulièrement utilisée par des tiers quelconques;
- III. — Détermination de sanctions pénales aux interdictions stipulées par la loi ou par les règlements pris en exécution de cette loi.
- Ces principes sont en harmonie avec les diverses législations étrangères et avec les principes de la convention radiotélégraphique internationale de Berlin de 1906.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 20 juillet, à 10 heures, Hôtel de Ville de Paris :
- Concours pour la construction et l’installation de divers appareils mécaniques nécessaires au fonctionnement de l’usine élévatoire d’Ivry.
- icl' groupe
- (a) Vanne métallique à placer à l’entrée du collecteur d’amenée ;
- (b) Vannes métalliques ou tout autre dispositif analogue destiné à empêcher l’envahissement par les eaux de la Seine de la galerie d’évacuation des détritus ;
- 2e groupe
- (e) Une grue électrique avec pont roulant;
- (d) Appareils de levage pour la manœuvré des grilles;
- (e) Pont roulant à la salle des dynamos.
- Une Commission administrative, dont les membres seront nommés par arrêté préfectoral, se réunira à l’Hôtel de Ville, le 20 juillet 1908, à 10 heures du matin, pour, en séance publique, recevoir les propositions des concurrents et décider de leur admission.
- Tout constructeur qui voudra concourir devra déposer;
- Quinze jours au moins avant cette date, entre les mains
- de M. llétier, inspecteur général des ponts et chaussées chargé des services ordinaire et vicirihl du département, 11, rue de Londres, il Paris, les certificats de capacité.
- Sur le bureau de la Commission administrative, à la date et à l’heure également susindiquées, les pièces suivantes :
- Un projet rédigé conformément aux indications du cahier des charges ;
- Un engagement de verser è la Caisse des dépôts et consignations, si le projet est choisi par l’administration, un cautionnement dont le montant s’élèvera au i/3oe de la somme forfaitaire ;
- Une soumission sur papier timbré, conforme au modèle de l’alliche.
- Rens. à P Hôtel de Ville (bureau des travaux publics du département et des communes).
- Le 17 juillet, à 4 heures, au Sous-Secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture d’un tableau multiple destiné au bureau téléphonique central de Dijon. Demandes d’admission à l’adjudication le 7 juillet au plus lard.
- Le 18 juillet, à 4 heures, au Sous-Secrétariat d’Ela des postes et des télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture d’appareils et de cordons souples pour postes d’abonnés et bureaux centraux téléphoniques, en
- 11 lots. Demandes d’admission à l’adjudication le 8 juillet au plus tard.
- Le 21 juillet 1908, salle des Séances de la Commission permanente des Marchés, Office colonial, Palais-Royal à Paris, adjudication de la fourniture de:
- 1 600 isolateurs à double cloche n° 26/9, scellés sur consoles courtes en S, n° 21/23,
- 2 400 isolateurs à double cloche n° 25/9, scellés sur consoles longues en S, n. 21/24.
- Cautionnement provisoire: 100 francs; définitif : 200 francs.
- Le 22 juillet igol, à 2 heures, au Sous-Secrétariat des postes et télégraphes, io3, rue de Grenelles, à Paris, fourniture de 268 45o poteaux télégraphiques en bois injecté (41 lots). Demandes d’admission avant le
- 12 juillet.
- Le 23 août, mairie du Havre, projet d’amenée au Havre des eaux de Radicatel. Concours pour la construction et l’installation de machines élévatoires.
- Les concurrents devront joindre à leurs propositions, qui devront parvenir à M. le maire du Havre, le 25 août 1908, au plus tard, les certificats de capacité.
- Rcns. à la mairie. __
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2® Série): — M27.
- BELGIQUE AUTRICHE-HONGRIE
- Le 3i juillet, à u heures, à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, installation de l’éclairage électrique dans certains locaux du ministère de la guerre et dans les bureaux de la direction générale de l’artillerie et du génie, io, rue du Méridien, en a lots; caut. : 55o francs par lot (cahier des charges n° 58 ; prix : o fr. 6o) ; prix des plans : 4 fr. 5o. S’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 27 juillet. Le i5 juillet, au chemins de fer de l’Etat autrichien, à Pilsen, fourniture de l’éclairage électrique et de l’énergie à la station de Budweis. Le i5 juillet, à l’administration de la ville, à Vaj-dahunyad (Hongrie), établissement d’installations d’éclairage électrique. Prochainement, à l’administration communale, à Zsom-
- ESPAGNE. bolya (Hongrie), établissement d’installations d’éclairage électrique, 435 3oo couronnes.
- Le 27 juillet 1908, au siège dë la Commission des Travaux du port de Gijon Musel, à Gijon, adjudication de la fourniture de deux grues à vapeur d’une puissance de 3 000 kilog. Devis : 44 85o pesetas. ' Cautionnement provisoire : 1 346 pesetas. AUSTRALIE Le 4 août, à M. le deputy postmasler general, à Melbourne, fourniture de matériel téléphonique et télégraphique.
- ALLEMAGNE Le 5 août, à M. le deputy postmaster general, à Syd-
- Prochainement, à l’administration communale, à Lis-ternohl (Westphalie), établissement d’installations électriques, 420 000 marks. ney, fourniture de 69 tonnes fil de cuivre bien étiré, 1 t. bandes en cuivre et i5 000 isolateurs en porcelaine.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Arns-berg-en- Westphalie, établissement d’installations électriques, 5oo 000 marks. ERRATUM Dans le numéro du 3o mai 1908, article intitulé « Sur le fonctionnement des dynamos à couple con-
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Berlin, extension de la centrale électrique à Buch, etc., 235 606 et 33 000 marks. stant sous débit variable », p. 264, 16e ligne, ire colonne, lire n — I.
- X
- PARIS.
- IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome Ill (2° sérle). > SAMEDI 11 JUILLET 1908. Trentième année. — N* 28.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 33. — H.-C. Magunna. De l'application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex Mercadier (Suite), p. 35. — L. Pasching. Les usines électriques du canal intérieur de la vallée du Rhin, p. 40.
- Extraits dés publications périodiques.—Arcs et lampes électriques. Photométrie. Différence de potentiel et stabilité de l’arc alternatif entre métaux, C.-E. Guïe et A. Bron, p. 45. — Transmission et Distribution. Sur la manière dont se comportent les poteaux des lisrnes aériennes dans le cas de ruptures de fil, L. Kallir, p. 46. — Télégraphie et téléphonie. Les effets d’un mauvais isolement et l’usage de la condition de non-déformation de Heaviside dans une transmission téléphonique, P.-S. Cohen, p. 60. — Brevets, p. 51. — Bibliographie, p. 52. — Variétés. Congrès international des appltcations de l’électricité à Marseille, p. 54. — Chronique industrielle et financière. La commande électrique des métiers à tisser, p. 56. — Chronique financière, p. 59. — Renseignements commerciaux1 p. 62. — Adjudications, p. 63.
- ÉDIT f) RIAL
- L’un des problèmes qu’il importait de résoudre, pour généraliser Vapplication des couvants ondulatoires harmoniques à la télégraphie multiplex, consistait, comme nous l’avons signalé dans un précédent éditorial, à réaliser des relais sensibles à de semblables courants. Ces relais étaient,en effet, indispensables pour permettre l’emploi d’appareils imprimeurs de type courant: Hughes, Baudot, etc. Continuant la description du télégraphe Mercadier, M. II.-C. Magunna montre comment l’on a pu surmonter la difficulté, grâce aux propriétés des monotéléphones (p. 35). Dès que la bobine excitatrice de ces appareils est parcourue par un courant alternatif de fréquence déterminée, la plaque vibrante entre en activité, et il se produit un contact imparfait entre cette plaque et un levier appuyant légèrement sur elle, et possédant une période propre d’os-
- cillation différente. La diminution du courant passant par ce contact peut dès lors être utilisée pour faire fonctionner un relais Baudot, et ce relais est enfin disposé de manière à actionner l’appareil imprimeur.
- L’emploi de moteurs d’induction comme génératrices asynchrone's fut préconisé dès 1891 par M. Maurice Leblanc, mais ce n’est que pendant ces dernières années, que cette intéressante propriété a été mise à profit industriellement. L’un des problèmes que les machines asynchrones permettent aisément de résoudre est celui du couplage à distance de plusieurs stations génératrices. On sait combien un tel couplage est délicat lorsqu’il est fait usage de génératrices synchrones ordinaires. Même en admettant que toutes les difficultés d’ordre technique puissent être surmontées, la surveillance de la
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- marche nécessite un personnel très expérimenté, afin d’éviter toute fausse manœuvre.
- Au contraire, pour coupler un générateur asynchrone, il suffit de fermer l’interrupteur lorsque le synchronisme est à peu près atteipt.
- Les Ateliers de Construction Oei’likon ont eu à étudier la marche en parallèle de trois usines génératrices pour l’utilisation de l’énergie hydraulique du canal intérieur de la vallée du Rhin, et après une étude minutieuse, on s’arrêta à la disposition suivante. Une seule des usines génératrices fut équipée avec des alternateurs ordinaires, tandis que les deux autres usines étaient munies de machines d’induction. De cette manière, le réglage de la tension du réseau, de l’excitation, et mèmè cle la vitesse des turbines est localisé à la première usine, située à Mont-lingen. Lès Renseignements les plus complets sur cette très intéressante installation sont donnés par M. L. Pasching, dans une étude dont nous commençons plus loin la publication (p. 4o).
- Sur l'arc à courant alternatif entre métaux, M. C.-E. Guÿe et A. Bron ont entrepris des essais qui montrent qu’à cônditions égales la différence de potentiel aux bornes tend sensiblement vers une limite inférieure unique, quelle que soit la nature du métal des électrodes, pourvu qu’il soit peu volatil (p. 45). C’est là un résultat fort intéressant au point de vue de la confirmation de la la théorie actuelle de l’ai’c.
- TJ effet d'une rupture des fils de lignes aériennes doit être prévu avec le plus grand soin, sui’tout lorsqu’il s’agit des lignes im-
- portantes à haute tension qui se développent de plus en plus.
- Il a déjà fait l’objet d’études analytiques, mais la méthode graphique donnée par M. L. Kallir, semble beaucoup plus commode (p. 46).
- Depuis longtemps Heaviside a donné une certaine relation, entre la capacité, la self-induction, la résistance et la conductance des fuites par unité de longueur, donnant le minimum de distortion pour les lignes téléphoniques. Mais si l’on fait une application numérique de cette formule, on s’aperçoit de suite qu’elle suppose des fuites telles que l’affaiblissement serait inacceptable.
- M. P.-S. Cohen rappelle à ce sujet qu’il existe une autre relation due à M. G.-A. Campbell, et beaucoüp plus aisée à remplir que celle de M. Heaviside. Elle est du reste très suffisamment exacte pour la pi’atique, et conduit à de bons résultats, ainsi que le montrent quelques oscillogrammes relevés par l’auteur (p. 5o).
- En raison de son réglage facile de vitesse, le moteur monophasé à collecteur semble convenir fort bien à la commande des métiers à tisser. Chaque métier comportant le plus souvent un moteur individuel, l’on n’a pas d’ailleui’s à craindre un emballage avec un moteur ayant une caractéiûstique série, comme c’est le cas le plus ordinaire. Et même l’augmentation automatique de la vitesse aux faibles chai’ges peut être avantageuse dans certains cas. De semblables installations ont été déjà exécutées par la maison Brown-Boveri, qui a adopté le moteur Deri, auquel le réglage par décalage des balais convient, fort bien (p. 56).
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- 11 Juillet 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- DE L’APPLICATION DES COURANTS ONDULATOIRES HARMONIQUES
- AUX APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES IMPRIMEURS
- TÉLÉGRAPHIE MULTIPLEX E. MERCADIER (Suite) (J)
- 6° Transmission et réception simultanées des signaux.
- Voici comment les signaux sont transmis et reçus simultanément en se croisant sans s’altérer réciproquement.
- Supposons les diapasons en marche dans deux postes A et B. Si, dans le poste A, un employé produit des signaux avec le manipulateur mny correspondant au diapason sol, par exemple, ces
- différentiel sera annulé par celui des signaux simultanément produits dans le circuit Ce qui traversent la ligne artificielle Le et le fil fe du transformateur différentiel, lorsque la ligne Le et les condensateurs KZ et Ke sont bien réglés.
- Le circuit récepteur reste donc muet, tandis que les signaux transmis se propagent sur la ligne, arrivent au poste B et traversent le fil secondaire Cl de la bobine B le et le circuit fl du transformateur différentiel ; là, ils ne sont pas annulés, ils
- Fig. 5. — Oscillogramme d’une émission continue.
- signaux se produiront à la fois dans les deux secondaires de la bobine B le, ceux du circuit Cz s’en iront sur la ligne en traversant le fil fl du
- induisent le fil fr et traversent tous les relais monotéléphoniques placés dans le circuit récepteur C/- ; mais le relais-monotéléphonique sol est
- mwM
- Fig. 6. — Relais-transformeur.
- transformateur différentiel Td, mais leur effet sur le circuit récepteur Cr du transformateur
- seul mis en vibration, et l’employé qui dessert ce récepteur reçoit ainsi les signaux transmis par le poste A.
- Pendant le même temps, un employé du poste
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome II (a0 série), p. 3g4.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N° 28.
- B peut transmettre des signaux avec le manipu- sans s’influencer réciproquement, et le poste A lateur correspondant à un diapason quelconque, les recevra.
- 1
- NSI
- N? 2
- 8'
- ^.....ügr%.
- un
- N-3
- 25
- Fig. 6 bis. — Détails du relais transformeur. — N° i et a. Élévation et plan du levier. — N° 3 et 4* Élévation latérale,
- s élévation transversale avec arrachement du pivotage.
- même au sol ; ces signaux se croisent aVec les i On voit donc qu’il est possible d’effectuer dans précédents dans les deux postes et sur la ligne, les deux postes autant de transmissions et récep-
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- 11 Juillet 1908.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- lions simultanées qu’il y a de transmetteurs et récepteurs différents installés.
- La figure 5 est la reproduction, d’après une photographie obtenue avec l’oscillographe de M. Blondel, de l’intensité d’une émission continue d’un courant de 5ia périodes à la seconde, au moment où ce courant arrive dans le relais transformeur monotéléphonique après avoir parcouru un circuit d’environ 5oo kilomètres.
- La régularité de cette courbe est confirmée par
- schéma de l’ensemble des rdlais, la figure 8, le schéma de l’application du relais aux appareils télégraphiques imprimeurs du système Hughes, pris comme exemple, la figure 9, la vue en plan d’une plaque monotéléphoniqoe.
- Les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes éléments de ces diverses figures.
- Le relais-transformeur monotéléphonique à plaque circulaire proprement dit (fig. fi) comporte une boîte cylindrique renfermant un aimant éner-
- Fig. 7. — Schéma de l’ensemble des relais.
- la pureté du son que l’on obtient dans les appareils récepteurs.
- 70 Relais-transformeur monotéléphonique à plaque circulaire métallique.
- Les courants de la ligne sont reçus,à chaque extrémité, au moyen de relais-transformeurs mo-notéléplioniques à plaque circulaire métallique, qui produisent des variations simultanées dans l’équilibre de relais différentiels quelconques, Baudot par exemple.
- La figure 6 représente en élévation la coupe transversale de l’un de ces relais, la figure 7, le
- gique dont le noyau 2 est recouvert d’une bobine 3, comme dans un téléphone ordinaire; mais la membrane monotéléphonique /|, qui a un millimètre d’épaisseur environ, au lieu d’être encastrée sur sa circonférence comme dans un téléphone ordinaire, est posée simplement sur trois points de la circonférence de la première ligne nodale, au moyen de tiges 5, fixées à des glissières 6, mobiles chacune sur un rayon de la plate-forme circulaire 7, qui les supporte, le diamètre de la ligne nodale étant les 68/100 du diamètre total. Les diamètres des membranes sont déterminés de manière à rendre pour le premier harmonique des sons correspondant a des nombres déterminés, nit n2..... de vibrations.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 28.
- Chacune des membranes est exactement accordée avec un électro-diapason E (fig. 8).
- Dans ces conditions, quand on fait passer dans la bobine 3 une série de courants électriques périodiques, de période égale à celle du premier harmonique de la membrane 4, celle-ci résonne énergiquement, tandis qu’elle reste immobile, si cette période en diffère d’une quantité correspondant à i/6 de ton au moins; donc, la plaque n’est véritablement influencée que par un seul courant.
- Ces relais-transformcurs monotéléphoniques à
- Il en résulte que, quand la bobine 3 est traversée par un courant électrique périodique, faisant vibrer la plaque 4, le levier 8 ne peut la suivre dans son mouvement et le contact devient imparfait entre ces deux pièces.
- Pour parfaire le réglage du levier et brusquer sa chute au contact, à la fin de chaque émission, sans augmenter sensiblement sa pression sur la plaque, on a muni le support io du levier 8 d’un bras a5, portant un ressort léger 26, réglable au moyen d’une vis micrométrique 24, et terminé par une rondelle 23 de feutre spécial, dont les poils
- Fig. 8. — Application du relais à un appareil Hughes.
- plaque circulaire sont donc réellement caractérisés par le son de leur premier harmonique.
- Pour transformer les vibrations mécaniques de la plaque, on a soudé, en son centre, une rondelle plate, en argent vierge, sur laquelle vient prendre contact l’extrémité de forme hémisphérique et en argent vierge également d’un levier 8. L’axe de ce levier est muni de pivots très fins (2/10 de millimètre de diamètre) oscillant sur des pierres serties dans des joues comportant des contre-pivots, également en pierre, destinés à limiter l’ébat (jeu latéral) de l’axe du levier.
- L’équilibre du levier, obtenu par un contrepoids 11, est établi de telle manière que sa vitesse d’oscillation soit plus lente que celle de sa plaque 4, et que la pression subie par cette plaque n’altère en rien sa monophonie.
- exercent sur le levier 8 une pression excessivement légère.
- Yu la nature du métal (argentvierge) qui forme contact entre la plaque et le levier, il est utile de procéder au brunissage de ce métal en se gardant bien de le frotter avec des papiers ou toiles dits d’émeri, si l’on veut en obtenir le maximum de conductibilité.
- Si la plaque 4 et le levier 8 sont reliés respectivement (fig. 8) au circuit d'un relais quelconque par excmjfie d’un relais différentiel tel que 12, 13, 14, indiqués à la figure 7, la palette mobile i5 do cc relais sera au repos lorsque le levier 8 et la plaque 4 seront en contact, car elle ne sera sollicitée par aucun courant et, par suite, le troisième circuit local, celui de la source iG, sera ouvert sur l’appareil imprimeur 17, d’un type quelcon-
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- 39
- il Juillet 1908.
- que (Morse, Hughes, etc.). Si l’état de repos du relais différentiel est modifié par suite de la variation du contact du levier 8 et de la plaque 4, la palette i5 (') fermera le circuit de la source 16 sur l’appareil imprimeur, c’est-à-dire que l’appareil imprimeur fonctionnera pendant toute la
- Fig. 9.— Vue en plan d’une plaque monotéléphonique.
- durée des vibrations de la plaque correspondante.
- Lorsqu’un manipulateur tel que i8 (fig. 8) est abaissé, le courant produit de la manière connue dans le secondaire s du transformateur F est envoyé sur la ligne L, traverse la bobine 3 au poste récepteur et met en mouvement la plaque 4 correspondante. Cette plaque entrant en vibration, le relais est déséquilibré, la palette ià ferme le circuit 16 sur l’appareil imprimeur 17, c’est-à-dire que l’électro-aimant 19 actionne le levier 20 qui presse la bande de papier 21 sur le disque imprimeur.
- Deux dispositifs sont employés pour régler l'intensité dans le relais-transformeur.
- On peut intercaler en série, ou en dérivation, sur la bobine 3, un rhéostat 22 ou faire varier la distance de la plaque 4 à l’aimant 2 ; on sensibilise ainsi plus ou moins l’appareil. Ces opérations peuvent se faire sans interrompre la réception.
- Deux de ces relais transformeurs monotéléphoniques sont représentés schématiquement, sur la figure 7, par leur électro-aimant polarisé, leur plaque vibran te 4 et leur levier 8. Le circuit récepteur O qui les contient est fermé sur le circuit de ligne, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un transformateur différentiel Td.
- (’) Le mot palette est employé ici pour désigner toute la partie mobile, palette, levier, axe et contacts du relais dillërenlicl Baudot.
- 11 faut supposer p relais transformeurs monotéléphoniques présentant des écarts successifs de 1 /«• ton, et reliés en série, en dérivation, ou en couplage mixte.
- Ces appareils sont réglés, une fois pour toutes ; lé son delà plaque 4, une fois déterminé, étant aussi variable que celui du diapason correspondant.
- L’appareil est enfermé dans une boîte cylindrique 1, dont la partie supérieure comporte un couvercle amovible en verre, et le tout repose sur un tube de caoutchouc circulaire S.
- 8° Relais différentiel Baudot.
- Nous ne décrivons pas le relais différentiel Baudot (fig. 10) bien connu.
- Fonctionnement du relais différentiel Baudot avec un seul sens de courant. — L’armature doit se trouver toujours plus près du noyau situé du côté du butoir de repos, afin que, dès la cessation dit courant, l’attraction de ce côté soit toujours prépondérante et ramène l’armature, comme le ferait un ressort antagoniste. On obtiendra ce résultat, soit en déplaçant les deux butoirs, de manière que celui du repos se trouve plus loin de la verticale médiane que celui de travail, soit en élevant la bobine correspondant au butoir de repos et en abaissant l’autre. De plus, pour donner la sensibilité et la mobilité désirables à l’armature, il est nécessaire que l’intensité du
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- courant qui passe dans le circuit de travail soit égale à celle du courant qui passe dans le circuit de repos. On constate l’égalité d’intensité dans ces deux circuits en plaçant d^ns leur circuit commun un milliampèremètre apériodique (divisons .aü milliampères, résistance 5 ohms 5/|). Le
- courant est fourni par une batterie de piles de trois éléments secs ou à liquide (type Leclanché à faible surface) ; un rhéostat de 5oo ohms environ permet de régler l’intensité dans les deux circuits.
- (A suivre.) 11.-C. Magunna.
- LES USINES ÉLECTRIQUES DU CANAL INTÉRIEUR DE LA VALLÉE DU RHIN (*)
- L’entreprise internationale de régularisation des eaux du Rhin, commencée par l’Autriche et la Suisse en 1890, comprend en principe rétablissement, près de Brugg-Fussach et de Die-poldsau, de deux trouées qui raccourcissent le cours du Rhin du 7ku,,5 et de ak,n,5 (fig. 1). Quoique le lit du fleuve ait été abaissé de ce fait,
- conduire les eaux intérieures jusqu’au lac de Constance, à drainer le sol, et, en cas de hautes eaux à empêcher le rellux du fleuve dans les affluents latéraux pour éviter l’inondation du territoire menacé.
- Lors de la construction du canal intérieur de la Vallée du Rhin, on fut amené, par la configu-
- Sr//trftc
- Oesterret r/i
- / Fig. 1. — Canal intérieur de la vallée du Rliin.
- la région avoisinante restait encore à un niveau passablement inférieur à celui du Rhin. Par suite, les eaux de cette région n’avaient pas un écoulement suffisant; le sol était marécageux et impropre à l’agriculture ; on avait en outre à craindre, aux époques de hautes eaux, un reflux du Rhin dans les affluents latéraux, ce qui aurait eu pour conséquenceTinondation du pays avoisinant. Pour remédier à cette situation, on fut conduit à entreprendre un drainage des eaux intérieures en même temps qu’une rectification du cours du Rhin, et à établir le canal intérieur de la vallée du Rhin sur la rive suisse et le canal intérieur du Vorarlberg du côté autrichien.
- Ces canaux étaient essentiellement destinés à
- (*) Extrait de l’Elektrotechnische Zeitschrift, n° {yx et 43, 1907.
- ration spéciale du terrain, à prévoir 4 biefs.
- Comme la différence de niveau entre ces biefs est de 3 à 3m,5, et que le canal débite aux basses eaux de 5 à 6m3 et aux moyennes de 9 à iom3, il était rationnel de songer à utiliser cette puissance. On décida donc la construction de centrales hydroélectriques qui fourniraient l’énergie électrique aux localités avoisinantes.
- L’emplacement des barrages dont il est question plus haut déterminait la position de chacune des centrales. La première se trouve près de Lienz, la deuxième à 5km environ en aval de Blatten, près de Montlingen (fig. iï.
- Il s’agissait d’appliquer un système de distribution qui tint compte de la situation spéciale des centrales. D’un côté l’emplacement de celle-ci, relativement à la région à desservir, ne permettait pas de faire travailler chaque usine sur
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- une portion séparée du réseau. De l’autre côté, la marche en parallèle de trois usines génératrices assez éloignées les unes des autres demande certaines précautions relativement au réglage de la tension et à la mise en parallèle des alternateurs.
- Ces circonstances décidèrent les Ateliers de Construction Oerlikon, à qui l’exécution de la partie électrique de l’entreprise avait été confiée, à adopter une solution qui, à notre connaissance, était appliquée pour la première fois dans une installation de cette importance. Le principe de cette innovation est que, seule, une des usines génératrices est équipée avec des alternateurs synchrones, tandis que les deux autres usines n’ont que des générateurs asynchrones, c’est-à-dire des moteurs d’induction marchant à une vitesse supérieure à celle du synchronisme.
- Un générateur asynchrone fournit une intensité de courant-constante pour une charge déterminée de la turbine qui l’entraîne. 11 s’ensuit que les turbines actionnant les générateurs asyn-
- Pour coupler un générateur asynchrone sur le réseau, on ferme l’interrupteur correspondant aussitôt que le synchronisme es.t approximativement atteint. Le réglage de la tension du réseau, de l’excitation et de la vitesse des turbines ne se fait qu’à la station génératrice principale, à Montlingen dans le cas présent; le service des deux autres stations peut ainsi être assuré par un simple surveillant.
- Il est vrai que ce système de distribution est soumis à quelques inconvénients qu’il est facile de prévoir en se basant sur des considérations théoriques. En particulier les générateurs synchrones fonctionnent avec un facteur de puissance très faible, car ils ont à fournir le courant déAvatté nécessaire à l’excitation des générateurs asynchrones ; le facteur de puissance des générateurs synchrones diminue avec le quotient de la puissance fournie au réseau par les générateurs synchrones, par la puissance fournie par les générateurs asynchrones.
- L’expérience a confirmé lajliéorie et a montré
- Fig. 2. — Stalion générntrice île Moiillingun.
- chrones n’ont pas.,besoin de régulateurs. Si la charge du réseau diminue assez pour être inférieure à la puissance fournie par les générateurs asynchrones, il en résulte une accélération des générateurs synchrones dans la centrale principale; on n’aura alors qu’à mettre hors circuit les générateurs asynchrones et à fermer les vannes de leurs turbines.
- Les générateurs asynchrones ne nécessitent pas une excitation spéciale; l’induit est en court-circuit. Comme en outre on n’a pas à se préoccuper, lors de l’enclenchement des générateurs asynchrones sur le réseau, de la coïncidence des phases ni de la tension, le tableau de distribution correspondant est très simple et comporte seulement un interrupteur et un ampèremètre.
- une concordance parfaite entre les calculs et les résultats; il est facile de s’en convaincre d’après les chiffres que nous donnons plus bas.
- Quoique l’on fût ainsi d’avance absolument au courant des résultats à atteindre, on a choisi quand même, en considération des circonstances spéciales de l’installation, un système théoriquement défavorable à certains points de vue.
- En effet, le surcroît de dépenses nécessité par les générateurs synchrones, qui, a cause du facteur de puissance assez faible avec lequel ils travaillent, ont dû être largement dimensionnés, est amplement compensé par le prix avantageux des machines asynchrones et par la simplification des tableaux et l’économie réalisée sur les appareils; le prix total de l’installation s’est trouvé
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- ainsi inférieur à celui d’une installation‘comprenant trois stations écpiipées exclusivement avec des générateurs synchrones.
- de la tension, de l’excitation et de la vitesse des turbines sont concentrés à la station génératrice principale, il n’est pas nécessaire d’entretenir
- Du reste la question de l’exploitation était déterminante pour le choix du système. Comme la direction générale de l’exploitation, et le réglage
- dans les stations secondaires un personnel coûteux; il suffit d’un surveillant qui n’a qu’à manœuvrer les vannes d’admission des turbines et
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- les interrupteurs des générateurs, d’après les instructions qu’on lui téléphone de l’usine principale.
- Les frais d’exploitation se trouvent ainsi réduits de façon sensible et l’on obtient aussi, ce qui n’est certes pas à négliger, une plus grande sécurité d’exploitation. En effet, il est prescpie impossible qu’une fausse manœuvre dans l’une des stations secondaires entraine une interruption
- les générateurs et les tableaux de distribution sont en cuivre nu et montées sur isolateurs dans des canaux accessibles, fermés par des couvercles mobiles. Le schéma et l’exécution du tableau de distribution sont donnés par les figures 4 et 5. Le tableau proprement dit supportant les leviers de manœuvre et les instruments de mesure est placé le long d’un des petits côtés de la salle des machines. Le tableau comprend cinq panneaux,
- W ta
- %n tai
- Fig. — Schéma des connexions du tableau de l’usine génératrice. — G. Générateurs synchrones; — K. Excitatrices; — A. Ampèremètres; — V. Voltmètres ; — AV. AVattmètres ;—Z. Compteurs; — Au. Interrupteurs; — A uau. Disjoncteurs automatiques ; — VU. Commutateurs pour voltmètres ; — S. Fusibles ; — R. Rhéostats d'excitation ; — M T. Transformateurs de mesure; — I. Bobines d’induction; — W. Résistances liquides.
- du service; ce résultat serait certainement moins facile à obtenir avec l’exploitation compliquée de trois stations éloignées les unes des autres et marchant en parallèle avec des alternateurs synchrones.
- STATION 1MIINCIPALK DE MONTLIXUEN
- La station génératrice principale (fîg. % et 3) contient trois unités d’une puissance de a5o II P chacune. Les moteurs sont des turbines Francis avec axe vertical, qui commandent les générateurs par l’intermédiaire de roues d’angle. Les alternateurs donnent, à a5o tours par minute, du courant triphasé à 5o périodes sous une tension composée de io ooo volts; les excitatrices sont montées en bout d’arbre. Les connexions entre
- trois pour les générateurs et deux pour les lignes de départ.
- Chaque panneau de générateur supporte un ampèremètre à couvant alternatif, un ampèremètre d’excitation, le levier de commande de l’interrupteur à huile correspondant au générateur et. un volant commandant le rhéostat d’excitation. Ces volants sont aussi disposés pour commande par groupes, c’est-à-dire qu’on peut les accoupler à un arbre transversal au moyen duquel il est possible de régler en même temps la tension des différents générateurs marchant en parallèle.
- La mise en parallèle se fait au moyen de lampes de phase servant pour les trois machines et d’un voltmètre avec commutateur. On a prevu pour chacune des quatre lignes de départ un in-
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- terrupteur à huile avec déclenchement automa- | d’intensité et de tension; on n’a donc sur le tique à maximum et un ampèremètre. Un comp- | tableau même que les conducteurs d’excitation
- te u
- r mesur
- e l’énergie totale fournie par la sta-
- Fig. 5. Tableau de l’usine génératrice. Installation des appareils.
- et de mesure, tous à basse tension. Un passage de service d’une largeur de im,5o environ est ménagé derrière le tableau. Dans le local des interrupteurs à haute tension, les appareils appartenant à chaque arrivée ou à chaque départ sont séparés de ceux des arrivées ou départs voisins par des parois incombustibles en béton armé. Les générateurs sont protégés contre les sur-
- Fig. 6. — Vue du tableau de l’u9inc génératrice.
- lion. Ces différents instruments de mesure sont charges par des coupe-circuits à huile; les lignes branchés sur le secondaire de transformateurs de départ le sont au moyen d’interrupteurs a
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- huile avec déclenchement automatique à maximum. *
- Les appareils de protection contre les surtentions sont placés à l’étage supérieur; on a prévu, pour chaque pèle de chaque ligne, une bobine de self, un parafoudre à cornes avec une résistance liquide constituée par un tube en poterie rempli d’eau. Les parafoudres peuvent être séparés du circuit principal au moyen de
- connexions mobiles, ce qui pêVmct d'en faire la révision sans danger. La sortie des lignes de départ se fait au troisième étage. Un transformateur monophasé de i,5 KVA fournit le courant nécessaire à l'éclairage de la station et un transformateur triphasé de 6 KVA le courant nécessaire aux moteurs de l’atelier.
- (A suivre.) Léopold Paschixg.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- Différence de potentiel et stabilité de rare alternatif entre métaux.—Note de MM. C.-E. Guye et A. Bron, transmise par M. Lippmaxn. — Académie des Sciences, séance du 25 mai. 1908.
- La plupart des expériences effectuées en vue d’établir une relation entre la différence de potentiel efficace, l’intensité et la longueur de l'arc alternatif entre métaux, ont conduit à des résultats discordants.
- La raison de ces divergences doit être recherchée dans la complexité même du phénomène de l'arc alternatif et surtout dans la difficulté de préciser dans chaque cas particulier les conditions de stabilité, surtout s’il s’agit d’arcs longs et peu intenses.
- L'étude que les auteurs viennent de terminer leur a montré que c’est en majeure partie à l’importance plus ou moins grande que prend dans l'arc alternatif la période d'extinction par rapport à celle d’allumage qu’il faut attribuer la diversité des résultats. En d'autres termes, la différence de potentiel mesurée dépend dans de larges limites du degré de stabilité de Varc, à tel point que toute cause (pression du gaz, refroidissement, courant d'air, diminution de la self-induction ou de la résistance du circuit, etc.) qui tend à diminuer cette stabilité, c’est-à-dire à prolonger la durée de l’extinction, se traduit immédiatement, comme il est aisé de s’en rendre compte, par une augmentation de la différence de potentiel efficace aux électrodes.
- Le même défaut de stabilité, en produisant des extinctions momentanées, peut d’ailleurs entacher
- d’erreur les expériences effectuées sur l'arc à courant continu.
- En disposant d’une énorme réserve de tension à circuit ouvert (20 000 volts environ), et en portant les électrodes à une température saisine de leur point de fusion^ on a obtenu des arcs d’une extrême stabilité.
- Dans ces conditions, la période d'extinction devient négligeable et les résultats expérimentaux sont d’une interprétation aisée et tout à fait conforme aux idées actuelles sur le mécanisme de l’arc. On a en effet constaté qu’alors la différence de potentiel, toutes conditions égales, tend vers une limite inférieure approximativement la même, quelle que soit la; nature du métal des électrodes, àla condition qu’il soit peu volatil.
- Platine............ 4 72 volts
- Or ..................... 47^ »
- Palladium............... 468 »
- Argent.................. 477 »
- Cuivre (‘) ............ (479) »
- Nickel.................. 472 » — 485 volts
- Fer..................... 477
- Aluminium............ 455 » —5oo volts
- (*) La plus grande divergence a été observée sur Fare au cuivre pour lequel on a trouvé dans l’air 5o2 volts. Cette divergence peut être attribuée à la présence d’une couche d’oxyde qui recouvre les électrodes et qui augmente l’instabilité. En expérimentant dans l’azote, la différence de potentiel, quoique plus petite en valeur absolue, est presque la même avec le cuivre et le platine. Elle est, pour ces deux métaux, dans le rapport de 472 à 479. Le chiffre de 479 cs^ donc un chiffre corrigé.
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- Lo tableau précédent résume une série d’expériences effectuées dans l’air (pression 701’1" de Hg) pour une distance d’électrodes de 4mm et une intensité alternative de 0,1 ampère (fréquence 5o).
- On voit que les différences de potentiel ne diffèrent entre elles que de quelques centièmes; seuls les arcs au nickel et à l’aluminium ne paraissent pas avoir atteint une stabilité complète.
- En expérimentant dans les mêmes conditions sur les métaux qui dégagent d’abondantes vapeurs métalliques, la différence de potentiel est aloi's plus petite.
- On avait en effet :
- Cadmium............. 34° volts — 36o volts
- Zinc................ 285 » — agS »
- Magnésium........... 242 »
- Ces expériences paraissent fournir l’explication de bien des divergences obtenues antérieurement; elles sont en outre tout à fait conformes à la théorie actuelle de l’arc.
- En effet si, d’une part, il est nécessaire que la cathode et, dans le cas de l’arc alternatif, les deux électrodes soient portées à l’incandescence, de façon à émettre les électrons nécessaires au maintien de l’arc, c’est le milieu ionisé par leur choc qui intervient principalement dans la différence de potentiel et, dans le cas des arcs longs et peu intenses, ce milieu est sensiblement le même [air) quels que soient les métaux-électrodes, pourvu qu’ils soient peu volatils. Abstraction faite des chutes anodique et cathodique, relativement peu importantes dans les arcs longs et de faible intensité, la différence de potentiel doit donc être à peu près indépendante de la nature des métaux-électrodes.
- Il n’en est naturellement plus de même si le milieu qui sépare les électrodes est chargé d’abondantes vapeurs métalliques, comme c’est le cas avec les arcs courts et intenses ou même avec les métaux volatils.
- Les expériences ont également révélé, comme on l’a observé déjà pour les arcs courts et intenses, un minimum de la différence de potentiel lorsque la pression du gaz va en diminuant ; ce minimum se produit dans l’azote comme dans l’air et, semble-t-il, quel que soit le métal électrode.
- Dans ces expériences, les pressions correspondant au minimum étaient de l’ordre de ücm à 7e™ de mercure. Il semble donc qu’à partir d’une certaine raréfaction le nombre des molécules gazeuses interposées
- entre les électrodes n’est plus suffisant pour que l’ionisation puisse s’effectuer normalement et qu’il faille alors augmenter la différence de potentiel si l’on veut maintenir le même courant.
- Il est à remarquer que la loi de décroissance du potentiel avec la pression est rigoureusement linéaire, si l’on expérimente dans les conditions d’extrême stabilité.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Sur la manière dont se comportent les poteaux dos lignes aériennes dans le cas de ruptures de 111s. — L>. Kallir. —Elektrotechnik und Maschinenbau, 22 et 29 mars 1908.
- Dans le courant de ces dernières années, on s’est beaucoup occupé de la résistance mécanique des lignes aériennes. La dépendance de la flèche et de la longueur d’un fil, des diverses circonstances, portée, température, vent, etc, d’un côté, et d’un autre côté les qualités des fils, ont été soigneusement étudiés, et l’on a indiqué des valeurs à choisir. Les bases pour le calcul des poteaux ont été seulement étudiées tout dernièrement, surtout en Amérique où l’emploi des poteaux métalliques pour des lignes à grandes portées rendait cela nécessaire, et en Angleterre où l’on a commencé ces derniers temps la construction d’importantes lignes aériennes à haute tension.
- Un calcul exact des poteaux parait d’autant plus important que les lignes sont plus longues, car plus la ligne est longue plus on a des chances d’interruption dans le cas d’avarie à celle-ci.
- Dans le calcul d’un poteau il faut considérer deux cas : i° la ligne est intacte ; 20 la ligne a des conducteurs brisés.
- Le but du présent article est principalement d’étudier la manière dont se comporte une ligne dans le cas de rupture de fils et d’indiquer une méthode pratique à employer poiir le calcul.
- Dans des communications ultérieures, l’auteur traitera de l’application de cetté méthode à des cas particuliers et les conséquences à en tirer.
- I. — La ligne avec conducteurs intacts.
- L’auteur n’étudie ces conditions qu’autant qu’il est nécessaire pour les conditions dans le cas de rupture.
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- Il désigne par :
- a la distance entre poteaux en mètres ; l la longueur des fils posés en mètres ; l0 la longueur des fils en mètres avant la pose ; f la flèche en mètres ;
- S la tension du conducteur en kilogrammes au point le plus bas ;
- g la tension en kilogrammes par mètre carré de section du fil (au point le plus bas) ;
- E le module d’électricité'du métal employé; q la section du fil en millimètres carrés; d le diamètre du fil en millimètres ; g le poids du fil en kilogrammes par mètre courant;
- y le poids d’un fil de iinm2 de section et de im de longueur.
- On a les relations fondamentales suivantes entre ces diverses quantités :
- Quand la canalisation est soumise à l’influence du vent ou de la neige, au lieu de g on doit prendre la force agissant par mètre courant, ou bien la résultante géométrique du poids g et de l’effort gw du vent, ou encore la somme de g et du poids g,, de la neige ou du givre par mètre courant. On doit en outre tenir compte de la température.
- On calculera donc la ligne pour la température la plus basse, en tenant compte de l’influence du vent ou de la neige, et on choisira la flèche de manière à n’avoir aucun effort trop grand. Pour calculer la flèche, respectivement les efforts dans le cas d’élévation de température, on se sert de divers procédés graphiques ou non.
- Dès que l'on a déterminé la tension des fils, on peut calculer les poteaux, ceux-ci sont soiimis :
- a) Au poids des fils, respectivement, en outre de la neige ou du givre;
- b) A la pression du vent sur les fils et le poteau lui-même ;
- c) Aux efforts de traction dus aux fils, ceux-ci ne s’équilibrant pas et ayant une résultante.
- Le poids des fils fait travailler le poteau à la com-
- pression. La pression du vent syr les lignes est maxima quand celui-ci est dirigé perpendiculairement à leur direction; on doit donc toujours admettre ce cas.
- Les poteaux travaillent à la flexion de ce fait et par suite de l’effort du vent sur eux. Pour les poteaux disposés en ligne droite, on n’a à tenir compte que de ces deux sortes d’efforts; la pression du vent est principalement à considérer ; il faut que les poteaux présentent une certaine rigidité dans le sens perpendiculaire à la ligne, quand il y a beaucoup de conducteurs et que les portées sont grandes. Les tensions des fils s’équilibrent pour des poteaux de ligne droite. Il n’y a que les poteaux de courbe et d’angle et éventuellemeut les poteaux situés entre deux portées différentes pour lesquels la tension résultante des conducteurs est à calculer, ce qui est du reste facile.
- C’est Semenza(‘) qui, le premier, a fait remarquer que les poteaux d’une ligne rectiligne ne sont soumis à des efforts fléchissants que dans la direction perpendiculaire à cette ligne et a proposé l’emploi de poteaux métalliques, très résistants dans cette direction, mais néanmoins élastiques, daiis la direction de la ligne; on réalise ainsi une grande économie.
- Il est naturel d’examiner comment se comporte un tel poteau quand tous les fils ou une partie des fils d’un côté sont rompus de sorte qu’il n’y a plus équilibre.
- II. —La ligne avec conducteurs rompus.
- Comme l’indique la figure i, soient :
- Ti, T„.....T„_i, T„ les résultantes des efforts de
- r, T7 ^ r,,, r„; r„
- "T^rT^TT T \ i — •Si ; l S
- r ( - f 2 [ 3 fl i2 n • » n
- V-, t/, M. M, t M„.t . M„
- Fig-, i. — Étude de la ligne avec conducteurs rompus.
- traction sur les poteaux, pour chacune des portées, celles-ci étant toutes égales ;
- S,, S2......S„_i, S,„ les tensions des fils des di-
- verses portées ;
- m, le nombre de fils.
- sx la tension d’un seul fil de la a me portée.
- S.r — msx la tension totale dans la .rmo portée.
- (>) Atti délia Associazione Elettrotecnica Italiana, 1904.
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- S„ = m sn, la tension résultante dans cette portée avant la rupture des fils;
- S|, S2 .. .. 8„_i, 8„les flexions des divers poteaux.
- Quand il se produit une rupture de fil dans la partie O, les tensions sur le poteau M, ne s’équilibrent plus. La traction de la portée O est nulle quand tous les fils sont brisés. Si une partie d’entre eux seulement est brisée, elle est plus faible que la tension totale exercée par les fils de la portée non cassée, le poteau M doit fléchir, de sorte que la première portée i est diminuée, la tension exercée par les fils de cette portée est alors plus petite que S„.
- Une faible diminution de la portée suffit déjà pour amener une diminution considérable de tension, par suite de la diminutiop de la tension de la première portée, le poteau ÎMa cède, s’infléchit, et cet effet se produit tout le long de la ligne. La diminution de tension dans une portée est d’autant plus faible, que la portée est plus loin de celle où la rupture s’est produite; dans les conditions de la pratique, il n’y a pas de changement appréciable, dans là 7e portée à partir de celle où s’est produite la rupture. On peut du reste s’opposer à ce que l’effet se propage en employant des poteaux rigides, ne pouvant pas plier. De tels poteaux arrêtent la propagation de l’effet, et la partie de la ligne située de l’autre côté n’est pas du tout influencée.
- Entre les différentes valeurs, on a les relations suivantes :
- Le poteau M„ est supposé ancré de sorte que le dérangement y cesse.
- Les équations peuvent s’écrire :
- St = T, si S0 o \
- S,2 = st + t2 . J
- ^3 — ^2 + T, > (5)
- , S,t — S„_i -j- T;l /
- \
- C’est-à-dire que la tension dans une portée quelconque est égale à celle qui règne dans la portée la
- précédant, augmentée de la différence de tension supportée par le poteau placé entre les deux.
- En additionnant toutes les équations, on a :
- Sn = Tt + T2 -)-... -f- T„_, T„ SjTa,; (6)
- en additionnant les x premières :
- sæ = 11 + Ts -j- . . . -f- Ta._, -f- Tæ = S^Tœ. (7)
- Sous l’influence des efforts T, les poteaux plient; le fléchissement peut être représenté par une fonction de T :
- à*—f (T x). (8)
- Tant que la flexion n’est pas trop forte, 8X est proportionnel à T*, et on a :
- a« = K.Tx, _(9)
- relation dans laquelle K est une constante.
- Il sc présente maintenant la question de choisir les valeurs des quantités qui interviennent dans les divers cas. Semenza, dans ses publications sur les poteaux élastiques, dit simplement que dans la ligne établie à Brembo d’après ses données, avec poteaux élastiques, la force agissant sur un poteau après rupture de tous les fils est environ moitié moins forte que dans le cas de poteaux non élastiques (*). Une preuve ou un calcul n’est pas donné par cet auteur.
- Le premier calcul a été donné par Hawthorne et Morton (2), mais il contient deux inexactitudes. L’une est d’avoir négligé l’élasticité du fil.
- Dans une deuxième étude, Hawthorne et Morton (3) ont corrigé cette inexactitude. On parlera plus loin d’une autre, qui influe beaucoup sur les résultats.
- Ensuite Bowie (4) a donné une méthode approximative de calcul,qui a été complétée par Trotter et par Logeman (“j.
- La méthode graphique donnée ci-après a l’avantage de donner avec une exactitude suffisante un
- ' (') Semenza Linee moderne. Atti délia Assoz. Electro-tecnica Ttaliana, igo/fi
- (2) On lhe deflections caused by a break in a overhead wire carried on pôles. Philosophical Magazine, mai 1906.
- (3) Supplementary note on tbe deflcxion, etc. Philosophical Magazine, septembre 1906.
- (•) Strain in pôles finies. Electrical World, novembre 1906.
- (5) On lhe construction of overhead electric transmission-fines, ainsi qu’un appendice de W. II. Logeman. Proceeding of ïnstitute of Civil Engineers, Londres.
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- résultat complet et facile k saisir. Elle peut être appliquée aux cas les plus divers.
- ' Les quantités, dans le cas où la ligne est intacte, sont g, au et Au moyen des équations a et i, on peut calculer f et l, et /„ se déduit facilement de 3. On construit d’abord une courbe donnant la diminution de s, c’est-à-dire de a, quand la portée a diminué par suite du rapprochement des appuis. La longueur du fil reste invariable, à part la variation élastique due à la diminution de la tension. De i, a et 3 on tire :
- des poteaux. Par exemple, a, est Ia> tension quand au a varié de la valeur = a,L — ax. A une tension donnée c.K correspond une valeur lixe de Sa;. La ligne OA représente la flexion S d’un poteau, celui-ci plie donc de S( sous l’action de la force T4 = S, (') correspondant à a,. Pour des efforts modérés, ainsi qu’il a été dit ci-dessus, T,, et par suite ai et Si sont proportionnels, de sorte que OA est une droite. Si la limite d’élasticité du poteau est dépassée, O A s’incurve vers le bas.
- Le problème à résoudre tout d’abord est de trouver quel est l’effort agissant sur le poteau, quand tous les fds de l’une de ses portées sont rompus.
- Soit §i la flexion du poteau, ai étant l’effort dû à la portée quand la première portée est raccourcie de et. La flexion du poteau M2 est alors (‘) :
- Celte relation 11 doit toujours être vérifiée pour les valeurs de a et de a dues au fléchissement des poteaux. Au lieu de déterminer par le calcul des valeurs a et a qui sont au cube, il vaut mieux adopter un mode de résolution graphique (fig. 2).
- eT'f;
- Fig. 2. — Détermination graphique des valeurs de a en fonction de a.
- On trace la courbe —— pour diverses valeurs de a
- (il suffit de la partie de la courbe, pour des valeurs de a voisines de la valeur normale «„.)
- Ensuite on trace pour plusieurs valeurs ax de a la droite — a a„.2 et une parallèle à cette dernière, à une
- distance /0 ^1 -j- ^ j c^,2. L’équation de celte parallèle est /0 (1 + jf) a*2 — a oa.2. Le point de ren-
- contre de cette dernière ligne avec la courbe
- 24
- donne donc la valeur de a - correspondant à a~.
- Par ce procédé, on peut arriver assez rapidement à tracer la courbe a —f[a) donnée figure 3, représentant la tension du fil, pour la variation de l’écartement
- C-2 = c, - (12)
- En portant e, du point A, vers la gauche, on obtient §2- Une parallèle O A2àO A coupe l’ordonnée E2 correspondant à 32 sur une longueur correspondant àt2; c’est la différence des tensions spécifiques des fils résultant de ce que le poteau M2 a fléchi de §2. R en résulte que la tension dans la deuxième portée est plus grande de t3 que celle de la première; elle est ai -j— t2 a2.
- La tension a2 n’est due qu’à un raccourcissement de la portée de e.,. Après que le poteau M2 a fléchi de S2, Ie poteau M3 doit avoir fléchi de S2 — e2 = Sj, afin que la longueur de la portée ait diminué de e2. On obtient donc la flexion du poteau Ms en portant du point A2 la valeur e2 vers la gauche, on obtient Ainsi le point E3. La parallèle à O A menée par 02 donne d’une manière analogue à ce qui précède la flexion du poteau M3, etc. La construction est répétée jusqu’à ce que le point EÆ se trouve sur l’ordonnée de O, ce qui veut dire que la flexion du .rmo poteau est nulle. Gela ne peut avoir lieu que pour un poteau ancré, ou bien théoriquement, quand il n’y en a pas, à un poteau infiniment éloigné de la portée rompue; pratiquement dans certains cas on a une flexion négligeable à un poteau peu éloigné de la portée rompue.
- En général, ,1a flexion 5, que l’on a adoptée au commencement n’est pas la vraie. Ceci a pour résultat que la flexion nulle d’un poteau déterminé, est
- (1) En effet l’on a évidemment :
- Su -f- (in — au -{- 0a -f- 1
- (N.D.T.)
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- atteinte pour une tension plus petite que celle <j„ qui existe sur la ligne en bon état (c’est, par exemple, le cas sur la figure 3), ou inversement.
- Fig. 3. — Détermination graphique des flexions des poteaux Mj, M2, M3, etc.
- Dans le premier cas, on a choisi Si trop petit, dans le second trop grand ; on doit donc modifier la valeur admise dans le sens voulu et recommencer la construction. Après un ou deux tâtonnements, on arrive à apprécier très exactement la valeur réelle. S’il y a un poteau ancré, par exemple le yme, dans la construction on doit y trouver une flexion nulle. La tension dans la portée adjacente du côté de la partie rompue est plus faible que celle qui existe dans la ligne non détériorée et la différence est d’autant plus grande que le nombre de portées entre celle où les fils sont rompus et le poteau ancré est plus faible. La différence entre ct, et c„, correspondant à l’effort le plus faible agissant sur un des poteaux de la portée où la rupture s’est produite, a lieu quand ce poteau précède immédiatement un poteau ancré. La flexion ?,m)n se trouve alors en menant par A une droite AA' de manière que <) Z A A' = <) A O Y et en cherchant le point où elle coupe la courbe a = f(a) (*). L’abcisse du point de rencontre est la diminution maxima de portée, en même temps l’ordonnée représente la tension la plus faible agissant en cas de rupture sur ce poteau. Ceci donne donc une première indication pour le choix de Si au commencement de la construction. L’auteur applique ensuite
- \
- O vLa formule (12) donne en effet pour ce cas :
- 8i = «« (N. D. T.)
- sa méthode à une ligne déjà étudiée par Hawthorne et Morton. Cette méthode peut du reste facilement s’appliquer au cas où seulement une partie des fils sont rompus.
- F. L.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Les effets d’un mauvais isolement et l'usage de la condition de non-déformation de Heavi-side dans une transmission téléphonique. — F. S. Cohen. — The Electrician, 10 avril 1908.
- Lorsqu'on étudie la propagation d’un courant alternatif à travers un conducteur présentant par unité de longueur une résistance R, une inductance Lr une capacité K et une conductance de fuite G, on trouve que si la relation suivante établie par M. Hea-viside :
- Kll — LG = o (1)
- est remplie, la vitesse de transmission et le décrément d’amplitude sont indépendants de la fréquence en chaque point de la ligne. Si donc une onde transmise est formée de la superposition de plusieurs, harmoniques, la forme de cette onde ne subira aucune altération au cours de la transmission le long de la ligne. On conçoit combien cette circonstance: est à rechercher dans les communications téléphoniques. Dans les bons câbles, L et G sont petits et le-deuxième terme est négligeable par rapport à IvR;. on est donc conduit, si on veut remplir la condition (1), à augmenter L, c’est-à-dire la self-induction> de la ligne, ou G, c’est-à-dire la conductance de-fuite.
- Mais, dans la pratique, on trouve que, pour les-lignes téléphoniques commerciales, un accroissement des fuites suffisant pour réaliser la condition (1) conduit à un tel affaiblissement que la ligne devient, dans la plupart des cas, inutilisable.
- Pour réaliser cette condition avec une ligne ordinaire en câble d’un conducteur de 20 livres au mille (6kg 100 au kilomètre), il faut une résistance d’isolement de 200 ohms par mille (320 <•> au kilomètre) et l’affaiblissement est rendu six fois plus considérable.. L’amélioration dans la netteté de la parole est tout à fait contrebalancée par la diminution de l’intensité et le résultat est une diminution dans la perception de la parole transmise.
- Il ne faut pas perdre de vue qu’un grand nombre
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- d’arrangements correspondant à des valeurs de K, R, L et. G satisfaisant à la relation d’Héaviside ne seraient pas réalisables en pratique.
- M. G.-A. Campbell a établi que, dans une ligne où l’inductance est relativement élevée et les fuites très faibles, la constante d’atténuation pourrait être représentée par la formule
- indépendante de la fréquence.
- Cette formule a été trouvée suffisamment exacte pour des valeurs de L supérieures à o,o5 henry par mille jusqu’à o,4 henry par mille sur des lignes à fuites négligeables.
- On arrive de cette manière à une solution absolument opposée à celle où Conduit la formule d’Heavi-side. Des essais ont été faits, avec beaucoup de soin, avec des lignes présentant les conditions qui viennent d’être exposées et il a été impossible d'établir une différence entre une telle ligne et une ligne théoriquement parfaite au point de vue du manque de déformations. L’auteur a relevé des oscillogrammes montrant une onde téléphonique complexe prise à l’extrémité à) de 20 milles de câble de 20 livres non chargé ; b) de 20 milles de câble de 20 livres chargé avec une bobine d’induction à noyau de fer ; c) d’un circuit absolument sans déformation réduisant les ondes sensiblement à la même amplitude que dans le cas b. La similitude entre b et c est extrêmement marquée.
- En résumé, les ingénieurs des téléphones ne doivent pas avoir tendance à s’imaginer qu’un mauvais isolement sur les lignes téléphoniques peut procurer un avantage quelconque au point de vue des transmissions. Il est au contraire essentiel que toutes les lignes soient isolées de la façon la plus complète possible compatible avec un prix de revient raisonnable.
- La formule ci-dessus de M. Campbell fournit la méthode la plus convenable pour obtenir une approximation pratique pour la condition de non-déformation, en même temps que l’alïaiblissement minimum.
- BREVETS.
- Rotor, pour moteurs monophasés à collecteur pour traction, évitant toute perturbation téléphonique. — Maschinenfabrik Oerlikon. —
- Brevet suisse n° 39902, publié le ior mai 1908.
- Pour éviter les perturbations dans les lignes téléphoniques placées au voisinage d'un chemin de fer monophasé, et dues à des oscillations rapides du flux magnétique des moteurs, au passage des dents du rotor sous les pèles, les encoches de ce rotor sont inclinées, par rapport à un plan passant par l’axe, d’un angle dont la tangente est sensiblement égale à la distance entre deux encoches, comptée sur la périphérie, divisée par la longueur axiale du rotor. La réluctance au passage du flux reste alors constante et toute perturbation est évitée (*).
- Redresseur èlectrolytique. — Siemens und Halske A. G. — B revet allemand n° 194 620,
- Pour redresser un courant alternatif, l’on peut se servir de quatre soupapes électrolytiques montées en pont de Wheastone. Le présent brevet indique un nouveau schéma de montage qui ne nécessite que deux soupapes; ces deux soupapes sont montées en opposition et alimentées en série par le courant alternatif à redresser. L’appareil d’utilisation, en série au besoin avec une bobine de self-induction, est simplement branché en dérivation aux bornes de l’une des deux soupapes. Pour l’un des sens de courant, il est facile de voir que cette dernière joue le rôle d’un condensateur, et sa décharge prolonge le courant passant dans l’appareil d’utilisation, courant qui serait intermittent, si elle n’existait pas. L’avantage de ce dispositif est de ne nécessiter que deux soupapes et d’avoir de ce fait un meilleur rendement que le montage en pont (*). '
- Mica artificiel. — F.-J. Machalske. — Brevet américain n° 885 934, publié le 28 avril 1908 (valable a partir du 21 mars 1907).
- Les matières composant le mica sont, à l’exception
- (*) Ce procédé a été préconisé souvent déjà pour éviter le ronflement des machines et la production d’harmoniques ; la nouvelle application signalée ci-dessus semble devoir être des plus intéressantes. (N. D. L. R.)
- (2) Cependant, il convient de remarquer que l’on n’utilise qu'une alternance du courant alternatif, ce qui conduit à une dyssymétrie admissible que pour de faibles puissances. (N. D. L. R.)
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- des alcalis caustiques, fondues dans un four électrique à induction, et on ajoute ensuite les alcalis caustiques. La masse obtenue est refroidie lentement dans une atmosphère humide. L’eau entrant dans la constitution du mica artificiel provient des hydrates métalliques alcalins formés et de l’humidité du milieu ambiant.
- Dispositif pour la protection des lignes téléphoniques contre l’influence des lignes a haute tension. — H. Grob. — Brevet allemand n° 196 660.
- Pour éliminer l’influence électrostatique des lignes à haute tension sur les lignes téléphoniques, l’on propose l’artifice suivant (fig. 1). On relie, par l’intermédiaire d’un condensateur, la ligne téléphonique à protéger D à une source dont le potentiel par rapport à la terre est de signe contraire au potentiel relatif de la ligne à haute tension. La figure 1 se rapporte plus spécialement au cas où il s’agit du fil
- de trolley F d’une ligne de traction à courant mono-> phasé ; la tension auxiliaire est alors obtenue au moyen d’un enroulement H dont on munit les trans-
- Fig. 3.— Dispositif pour la protection des lignes téléphoniques.
- formateurs d’alimentation tels que AB. Cet enroulement H est relié au fil.téléphonique D par le condensateur K, et il neutralise ainsi, après un réglage convenable, l’induction, électrostatique exercée surD par le conducteur F.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die Isoliermittel der Elektrotechnik (Les procédés d’isolement en électrotechnique), par Karl Wernicke. — 1 volume in-8 de 186 pages avec 60 figures. — Fr. Vieweg uxd Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 5 m. 5o; relié, 6 marks.
- \
- L’étude des isolants et des moyens les plus avantageux pour obtenir la sécurité des lignes dans les transports d’énergie à haute tension a toujours préoccupé les électriciens. S’il est, en effet, indispensable d’avoir recours, dans ces lignes, à des dispositifs évitant toute fuite, c’est-à-dire toute perte de courant, il n’est pas moins utile d’aller à l’encontre de tout accident dû à un mauvais système d’isolement. Le choix des matières à employer pour assurer le bon fonctionnement des réseaux n’est donc pas secondaire, de même que celui des différentes formes qu’elles doivent posséder suivant leur destination.
- Parmi les nombreuses qualités que doit posséder un isolant, il en est quatre que les électriciens doivent prendre surtout en considération; ce sont : une grande résistivité propre, une rigidité électrostatique aussi élevée que possible, une grande
- résistance mécanique et une combustibilité nulle.
- Pour s’assurer de ces qualités, il est dès lors indispensable que chaque isolateur soit, avant sa sortie même de l’usine, c’est-à-dire immédiatement après sa fabrication, soumis à des essais dans le but de savoir s’il devra donner ensuite de bons ou de mauvais résultats. Les essais ne devront donc pas être effectués simplement par une méthode purement classique, mais, dans des conditions aussi rapprochées que possible de la réalité, et l’on fera intervenir, au cours de l’essai, tous les éléments capables d'influencer les qualités électriques ou mécaniques des isolants. Tel isolateur qui convient pour une installation fonctionnant à l’air sec ne conviendra pas pour un transport d’énergie à travers des régions saturées d’humidité ou d’air marin. Les dispositifs employés devront donc être très variés. Il en sera de même du voltage, des essais mécaniques, etc.
- Un ouvrage écrit dans le but d’indiquer aux industriels les meilleurs partis à prendre dans chaque cas doit donc être le bienvenu. Malheureusement, aucun livre de ce genre n’existe encore en français, bien que bon nombre d’expérimentateurs et d’électriciens aient indiqué, par maints travaux, les résultats de
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- leurs recherches et la marche à suivre pour essayer pratiquement les isolants. En attendant qu’un traité, en français, sur ces matières vienne au jour, nous apprécions ceux que nos confrères étrangers savent rédiger dans un but utilitaire. Tel est, en particulier celui de M. Karl Wernickc qui contient, à côté de la description physique et chimique des principaux isolants, les renseignements propres à renseigner les électriciens sur les méthodes employées pour les essayer. Les explications que donne l’auteur sont du reste agrémentées de figures schématiques ou d’ensemble et de courbes, qui permettront au lecteur de se faire une idée très juste et très technique de cette importante question.
- Jean Kscaiim.
- Lehrbuch der Physik (Traité de Physique), par* O.-D. Chwolson, professeur à l'Université de Saint-Pétersbourg. — 4“ volume : Die Lehre von der Elektriziliit (Leçons d'électrieitél, traduit du russe par H. Pflaum (i10 partie). — i volume in-8 de 915 pages, avec 336 ligures. — F. Vieweu unu Sonx, éditeurs. Brunswick.— Prix: broché, 16 marks; relié, 18 marks.
- La réputation du traité de M. O.-D. Chwolson est déjà suffisante pour nous dispenser d’une analyse détaillée; traduit en français et en allemand, il se répand rapidement dans les milieux scientifiques.
- Le présent volume traite l’électricité théorique ; il est donc susceptible d’intéresser tout spécialement nos lecteurs. Il comporte deux grandes divisions, l’étude du champ électrique et celle du champ magnétique ; chacune de ces deux parties se compose d’un certain nombre de chapitres : cinq pour la première, et huit pour la seconde.
- Après avoir donné les propriétés générales du champ électrique, l’auteur indique les diverses méthodes de production de ce champ (chap. 11), puis il étudie son action sur les corps qu’il,renferme, et enfin, après avoir décrit les méthodes de mesures électrostatiques, il termine la première partie par quelques indications sur l’électricité atmosphérique (chap. v).
- La deuxième partie débute similairement par un exposé des propriétés générales du champ magnétique, suivi de l’examen des modes de création de ce champ, soit au moyen d’aimants (chap. 11), soit au moyen de courants électriques (chap. m). Les chapitres iv, v, vi se rapportent respectivement aux phénomènes thermiques, chimiques, thermo-électriques produits par les courants ; l’on peut remarquer qu’en toute rigueur il eût été plus logique de
- reporter l’étude de. ces phénomènes dans une troisième partie, puisqu’ils se rattachent aussi bien, et même davantage, au champ électrique. Cependant, pour la clarté de l’exposé, l’auteur a sans doute pensé qu’il était préférable de placer leur étude avant celle des actions pondéromotriccs dans le champ magnétique (chap. vu), et de la théorie de l’induction magnétique (chap. viii;.
- A propos de cet ouvrage, l’on ne peut que répéter ce qui a été dit pour les fascicules déjà parus : sa lecture est très facile, et elle n’exige pas des connaissances mathématiques d’un ordre élevé, bien que l’étude des phénomènes soit poussée très loin. Du reste, lorsqu’il le juge nécessaire (au sujet de la transformation de Stokes, par exemple), l’auteur fournit des démonstrations simples et claires des théorèmes dont il veut faire usage; la tâche du lecteur est ainsi réduite au minimum. Enfin, signalons que l’on trouve, à la fin de chaque chapitre, une bibliographie très complète. En attendant la traduction française de ce tome, nous conseillerons donc vivement la lecture de l’excellente traduction allemande due au professeur II. Pflaum, de Riga.
- P. S.
- VOLUMES REÇUS
- Traité de physique, par O-D. Chwolson. Traduit par E. Davaux, tome I. 4° fascicule, 1 vol. in-811 raisin de 219 pages avec 87 ligures. — A. Hermanx, éditeur, Paris. — Prix : broché, 8 francs.
- Les inventions industrielles à réaliser, par Hugo Michel. Traduit de l’Allemand par Louis Du-vinage, 20 édition. — 1 vol. in-8° de 42 pages. — H. Duxod et E. Pixat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- Elektrotechnische Messkunde : Zugleich Leitfaden fiir das elektrotechnische Prakti-kum, par Alex. Konigswerter. — 1 vol. in-8° de 167 pages avec 172 ligures. — Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, M. 4 l’r. 20; relié, M. 4 fr. 80.
- Les rayons cathodiques, par P. Villard, 2e édition. — 1 vol. in-8u de 107 pages avec 48 ligures. — Gauthier-Villahs, éditeur, Paris. Prix : cartonné, 2 francs.
- Annuaire du « Verein Deutscher Inge-nieure » 1908. — 1 vol. in-16 de 628 pages. — Julius Serincer, éditeur, Berlin.
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- T. III (2* Série).
- No 28.
- VARIÉTÉS
- Congrès international des Applications de l’électricité.
- Nous avons déjà annoncé, dans notre numéro dix i5 février 1908, p. a3o, que, à l’occasion de l’Exposition internationale des Applications de l’électricité de Marseille, un Congrès se tiendra dans cette ville, du 14 au 20 septembre.
- En voici le programme détaillé.
- Objet. — Ce Congrès aura pour objet l’examen des problèmes techniques, commerciaux et administratifs que la pratique a fait naître dans ces dernières années.
- Les différentes questions seront traitées dans des rapports qui seront soumis à la discussion du Congrès. Ces rapports, préparés par les personnalités les plus compétentes du monde scientifique et du inonde industriel, seront réunis en volumes et formeront une collection du plus grand intérêt.
- Adhésion. — Pour être membre du Congrès, il suffit de remplir un bulletin d’adhésion et de le renvoyer, avec une somme de 20 francs, à M. le Trésorier du Congres international des Applications de l’électricité, 63, boulevard Haussmann, à Paris.
- Avantages consentis aux membres adhérents. —Puhlè cations. — Tous les membres du Congrès recevront gratuitement les volumes contenant les rapports présentés au Congrès avec un résumé des discussions et communications faites en séance. Ces volumes auront à eux seuls une valeur supérieure à la cotisation.
- Chemins de fer. — Sur les grands réseaux français, il sera délivré aux membres .du Congrès des billets comportant une réduction de 5o % pour se rendre à Marseille et en revenir.
- Ces billets devant être demandés par la commission du Congrès, les personnes qui désireraient en bénéficier sont priées d’envoyer leur bulletin d’adhésion en temps voulu, pour permettre de leur adresser un questionnaire auquel elles auront à répondre en vue des formalités qu’il y aura à remplir auprès des Compagnies de chemins de fer.
- La Compagnie P.-L.-M. mettra en outre, à Marseille, à la disposition des membres du Congrès et de leur famille, des billets spéciaux comprenant le parcours de Marseille à Vintimille et retour avec arrêts facultatifs à toutes les gares de ce parcours: ces billets comporteront une réduction de 5o % .
- Compagnie générale transatlantique. — La Compagnie générale transatlantique consent aux membres du
- Congrès une réduction de 4° % sur les prix des traversées d’Algérie et de Tunisie pour se rendre à Marseille et en revenir.
- Hôtels. •— Les membres du Congrès bénéficieront d’une réduction de 10 % dans les principaux hôtels de Marseille. Un service de renseignements facilitera le logement de tous les membres du Congrès qui en feront la demande.
- Entrée de VExposition.— L’entrée gratuite de l’Exposition sera accordée aux membres du Congrès sur présentation de leur carte, du 10 au 25 septembre. *
- Réceptions, Conférences, Excursions, Visites aux usines. — Pendant la durée du Congrès, il sera organisé des conférence s et des visites aux usines de la Brillanne-Villeneuve (Basses-Alpes), à l’usine des Tramways de Marseille, au poste d’Allauch, aux usines de la Société du Gaz et d’Électricité, et de la Compagnie d’Electricité de Marseille. Les membres du Congrès pourront assister à ces conférences et prendre part à ces visites, ainsi qu’à des représentations théâtrales, banquets, réceptions et excursions diverses.
- Nous donnons de nouveau ci-dessous les titres des rapports qui seront présentés au Congrès ainsi que les noms des rapporteurs :
- Première Section (Réglementation). — Sur la comparaison de la législation française avec les lois similaires des pays étrangers. M. Ducrkux, avocat à la Cour d’appel de Paris.
- Sur les dispositions des traversées, par les lignes électriques, des routes, voies ferrées, lignes télégraphiques, téléphoniques et de signaux. M. Voisenat, ingénieur en chef des télégraphes.
- Sur les accidents causés aux tiers ou par les tiers, et sur les moyens de faire connaître au public et aux enfants des écoles le danger des lignes électriques, et les conséquences que peut avoir la rupture des isolateurs, supports, etc,, au point de vue de la sécurité de tous. M. Bougault, avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- Surla question des impôts et patentes de distributions d’énergie électrique. MM. Devise, maître des requêtes honoraire au Conseil d’Etat, et Bougaui.t, avocat, à la Cour d’appel de Lyon.
- Sur les conséquences de la nouvelle législation sur les autorisations et concessions antérieures. M. Payen, avocat à la Cour d’appel de Paris,
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- il Juillet 1908.
- Deuxième Section (Construction et protection des réseaux électriques). — Sur les isolateurs. M. Guido Semenza, ingénieur à Milan.
- Sur les isolants industriels, M. N...
- Sur les divers types de supports pour l’installation des ligues aériennes. M. Le Roy, directeur à l’Energie électrique du Littoral méditerranéen.
- Sur les conducteurs aériens. M. Dusaugey, directeur général du Sud-Electrique.
- Sur les câbles électriques. M. de Marciiena, ingénieur en chef de la Compagnie Thomson-Houston.
- Sur les dispositifs de protection, en cas de rupture, des conducteurs aériens. M. Dagukrre, directeur de la Société du Nord-Lumière.
- Sur la protection des réseaux contre les surtensions. M. Grosselin, ingénieur civil des Mines.
- Sur les accidents causés par la foudre dans les réseaux de distribution. M. N...
- Troisième Section (Exploitation technique et commerciale). — Sur la comparaison des différents modes de transport d’énergie électrique. M. Boissonnas, directeur de la Société franco-suisse, à Genève.
- Sur l’emploi des accumulateurs dans les distributions d’énergie électriques. M. Nissou, directeur technique de la Société Tudor, à Lyon.
- Sur l’emploi de la terre comme partie d’un circuit électrique. M. Brylinski, directeur de la Société Le Triphasé.
- Sur l’exploitation technique des réseaux de transport •et de distribution d’énergie électrique (surveillance, entretien des lignes, sécurité du personnel, réglementation, etc.). M. Lépine, administrateur délégué de la Société de Eure et Morge.
- Sur les communications téléphoniques au moyen des ligues établies sur les supports des conducteurs d’énergie électrique. M. G. Laporte, directeur à l’Energie électrique du Littoral méditerranéen.
- Sur les différents systèmes de vente de l’énergie électrique. M. George, chef du service commercial à la Compagnie de l’Ouest-Lumière.
- Sur les compteurs d’énergie électrique. M. Farry, Professeur à la Faculté des Sciences de Marseille.
- Sur les diverses assurances applicables aux réseaux électriques. M. Doucerain, Assureur-Conseil.
- Sur l’organisation des Sociétés de distribution d’élecr tricité au point de vue économique et financier. M. Lou-cheur, Ingénieur-Constructeur, ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
- Sur l’exécution des installations électriques à l’intérieur des bâtiments. M. Gaston Roux, Directeur du Bureau de contrôle des installations électriques.
- Sur le prix de vente dans les grands réseaux de distribution selon la nature des usines d’alimentation (charbon, pétrole, eau, etc.). M. N...
- mestiques). — Sur les procédés d’éclairage électrique. M. A. Blondel, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur â l’Ecole des Ponts et Chaussées.
- Sur les spécifications de la photomélrie des lampes électriques. M. F. Laporte, Sous-Directeur du Laboratoire central d’Electricité.
- Sur le chauffage électrique. M. Goisot, Ingénieur Constructeur.
- Cinquième Section (Applications à l'industrie, aux mines, à la traction et A l'agriculture). — Sur l’emploi de l’énergie électrique dans les usines, ateliers et manufactures. M. N...
- Sur les conséquences économiques et; sociales de la distribution d’énergie électrique à domicile. M. Barbil-lion, Directeur de l’Institut électrotechnique de Grenoble.
- Sur les régulateurs automatiques et les servo-moteurs électriques. M. Routin, Ingénieur-Conseil, à Lyon.
- Sur la question de l’équipement électrique des mines. M. Brunswick, Ingénieur principal à la maison Bre-guel.
- Sur la comparaison des différents systèmes de traction. M. Ed. Tissot, Vice-Président de la Commission suisse d’études pour la traction électrique.
- Sur l’application de la traction électrique aux chemins de fer. M. Janin, Sous-Inspecteur au Service électrique du matériel et de la traction de la Compagnie de l’Ouest.
- Sur les moteurs de traction. M. de Grièges, Ingénieur, Chef de service à la Compagnie du Métropolitain de Paris.
- Sur les résultats d’exploitation des différents chemins de fer métropolitains. M. Léon Sagnet, Secrétaire général de la Compagnie du Métropolitain de Paris.
- Sur les méthodes d'essai du matériel de traction électrique. M Parodi, Ingénieur de la Compagnie des chemins de fer d’Orléans.
- Sur les signaux et appareils de commande électrique des chemins de fer. M. Cumont, Administrateur de la Compagnie des Signaux électriques.
- Sur la traction électrique sur les canaux. M. Legonez, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Directeur de la Société parisienne pour l’industrie des tramways et chemins de fer électriques.
- Sur la culture électro-mécanique du sol. M. N...
- Sixième Section (Electrochimie et Electrométallurgie). — Sur la fixation de l’azote atmosphérique, M. Blondin, Directeur de La Reçue électrique.
- Sur 1 état actuel de l’Electrométallurgie. M. Gin, Administrateur délégué de la Société des Procédés Gin pour la métallurgie électrique.
- Sur l’électromélallurgie du cuivre. M. Vuignier, Ingénieur civil des Mines, Ingénieur-Conseil pour les mines, la métallurgie et l’industrie chimique.
- Sur l’état actuel de l’Electrochimie. MM. Gali,, prési-
- Quatrième Section (Eclairage et applications do-
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- T. III (2e Série). — N» 28.
- dent de la Société des carbures métalliques, et Dont Esnault, Professeur d’Electrochimie à l’Ecole des Mines de Mons.
- Sur la préparation des colloïdes. M. N...
- Sur l’emploi de l'aluminium. M. Badin, Directeur de la Compagnie des produits chimiques d’Alais et de la Camargue.
- Septième Section (Télégraphie et téléphonie). — Sur la télégraphie sans fil. M. 'Fermé, Capitaine du Génie, attaché à l’Établissement central de la télégraphie militaire.
- Sur la téléphonie sans fil. M. C. Tissot, Lieutenant de vaisseau. Professeur à l’École navale.
- Sur l’état actuel de la téléphonie. M. Milon, Ingénieur des Télégraphes.
- Sur l’état actuel de la téléphonie sous-marine. M. Laroze, Ingénieur des Télégraphes.
- Sur l’état actuel de la télégraphie terrestre à grand rendement. M. Devaux-Charbonnel, Ingénieur des Télégraphes.
- Sur l’application des courants à fréquence élevée pour la transmission des signaux sur les lignes industrielles. M. Neu, Ingénieur-Conseil.
- Huitième Section (Enseignement et mesures). —Sur les Écoles électrotechniques. MM. Paul Janet, Directeur du Laboratoire central et de l’Ecole supérieure d’Elec-tricité, et II. Ciiàumàt; Sous-Directeur de l’Ecole supérieure d’Électricité.
- Sur ce que doit être l’ingénieur électricien, M. A. Blondel, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l'Ecole des Ponts et Chaussées.
- Sur les appareils de mesures actuels. M. A.. Durand, Chef des travaux au Laboratoire central d’Électricité.
- Sur l’organisation d’un laboratoire industriel. M. A. Armagnat, Ingénieur-Conseil, Secrétaire général de la Société internationale des Électriciens.
- Sur la responsabilité des Écoles techniques en cas d’accidents aux élèves ou causés par les élèves. M. Adrien Carpentier, Professeur à l’École de Droit, Avocat à la Cour d’appel.
- Neuvième Section (Application à l'hygiène et à la Médecine). — Sur les Accidents causés par l’électricité et les soins à donner aux personnes foudroyées, M. Jel-liken, de Vienne (Autriche).
- Sur la stérilisation des eaux et de l’air par les procédés électriques. M. Aiiraiiam, Maître de conférences à l’École Normale supérieure.
- Sur les instruments de mesures électriques en radiothérapie. M. Villard, Docteur ès sciences.
- Sur les quantilomèlres en radiographie et en radiothérapie. M. Guilleminot, Docteur en Médecine, à Paris.
- Sur la production des courants de haute fréquence et de grande intensité et leur emploi en Médecine. MM. Bro-ca et Zimmern, Professeurs agrégés à la Faculté de Médecine de Paris.
- Sur l’action destructive de l’étincelle électrique sur les tissus. M. Keating-Hart, Docteur en Médecine, à Marseille.
- Sur l’emploi des tubes de Crookes de grande puissance. M. Bergoxié, Professeur de Physique biologique et d’Electricité médicale à la Faculté de Médecine de Bordeaux.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriquesy\iramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- La commande électrique des métiers a tisser.
- La commande électrique des métiers à fil, à tisser, des métiers à tulle et des machines à coudre ou à broder a été depuis longtemps étudiée et réalisée de différentes façons. Nous avons donné tout récemment (*) une note descriptive sur l’intéressante application des
- (*) Cf. Moteurs pour machines à coudre. La Lumière Electrique, tome I, p. 3i8.
- moteurs électriques à la commande des machines à coudre et l’on peut étendre les résultats et les méthodes que nous indiquions à toutes les machines de même espèce. O11 a essayé de commander certaines de ces machines dont le travail est particulièrement dur, et qui exigent un couple de démarrage très énergique par des moteurs continus série, qui, ne fonctionnant jamais à vide, perdent par là même le plus grave inconvénient qu’ils pourraient présenter.
- La commande électrique des métiers à tisser a été
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- exécutée de deux façons : par moteurs de groupes, actionnant une rangée de métiers ; pat' moteur individuel açtionnant chacun un seul métier. Le premier système laisse subsister une partie des inconvénients des transmissions, mais il constitue déjà une amélioration notable sur les anciennes commandes mécaniques. Le second système a l’avantage de supprimer les transmissions et de permettre une adaptation plus rigoureuse du moteur au travail spécial du métiér qu’il actionne. Nous n’insisterons pas sur les avantages de la suppression des transmissions, on les a fait jusqu’à présent suffisamment connaître.
- La plupart des maisons de constructions électriques ont fait breveter en ces dernières années des dispositifs spéciaux de tendeurs à ressort destinés à ce genre d’applications ; nous rappellerons notamment celui de la Gesellschaft für Elektrische Industrie établi pour un moteur triphasé de i/5 de cheval avec paliers à billes ('). Par rapport aux paliers ordinaires à bagues, l’économie que fournit ce palier, dans les cas où il peut être appliqué, varie entre a5 et 35 watts pour des moteurs de la puissance considérée. Quoiqu’il en.soit, le dispositif actuel ne supprime pas toute courroie; celle-ci est simplement beàucoup plus courte qu’avant, car le moteur peut être très près de la poulie de commande.
- La commande des métiers doit être spécialement étudiée au point de vue du démarrage,de la manœuvre facile des appareils de commande par un personnel souvent inexpérimenté, au point de vue enfin du réglage facile du nombre de tours; Toutes les conditions à réaliser rendent assez précaire l’utilisation des moteurs continus ou triphasés; ils ne résolvent qu’imparfailement les problèmes. Il faut remarquer en outre que, pour des moteurs triphasés un peu forts, les rotors sont bobinés, ce qui élève leur prix de revient,et si l’emploi de rotors en court-circuit avec accouplement élastique ou à friction réduit le prix des moteurs, d’autre part il occasionne des interruptions assez fréquentes dans le travail par les ruptures de fil qu’il occasionne. En fin de compte, il est préférable, avec ce genre de moteurs, d’employer un rhéostat à progression très lente et de mettre les fusibles automatiquement en court-circuit pendant la mise en route. Il suffit pour cela de commander simultanément le rhéostat et le court-circuit des fusibles.
- (') Cf. : Hundhausen, Die Riemengetriebe, Dinglcr’s polyt. journal, igo5.
- Le grand problème restait le réglage facile de la vitesse et dans des limités assez éloignées pour permettre de changer commodément le nombre de tours pendant l’exécution même d’un fil.
- On voit de suite que le moteur monophasé à collecteur résolvait bien ce problème.
- La Société Brown-Bovéri,’ qui construit le moteur Deri, a remarqué, en effectuant des essais sur les métiers, que, pour diminuer le nombre de ruptures du fil, il fallait que le temps d’accélération du moteur fût aussi court que possible et que l’augmentation du nombre de tours se fit d’une façon tout à fait insensible et sans choc. De plus, on constata qu’il existait une limite de vitesse qu’il fallait maintenir pendant à peu près les deux premières minutes de la mise en train si l’on voulait réduire au minimum les ruptures de fil et enfin une vitesse normale qu’il ne fallait pas dépasser. Pour éviter à l’arrêt les ruptures de fil, il est bon de réduire loutd’abord etprogressivement la vitesse (').
- pour métier à tisser.
- La figure i représente un moteur monophasé de io chevaux à 700 tours, dont la vitesse se règle par le décalage des balais ; ce décalage s’obtient en agissant sur le levier que l’on distingue à droite de la figure. Les opérations se succèdent comme il est indiqué dans le tableau suivant :
- (•) On trouvera des renseignements précis et fort complets sur la commande des métiers à tisser- dans : Ing. E. Morklli, Il motore elettrico nelle filature e tessiture italiane, Milan, Rebeschini, 1907.
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- NOMBRE DE TOURS TEMPS
- 1. Période d’accélération..... o-55o 3 à 5*
- 2. — de mise en train.. . 55o a'
- 3. — de travail 785 10 à 1 a'
- 4. — de ralentissement.. 65o-6oo
- 5. Arrêt 600-0 environ 5"
- La figure 2 donne une vue de métiers de filature commandés chacun par moteurs électriques.
- A ces renseignements techniques, il convient d’en ajouter d’autres qui permettent de juger les avantages économiques de ce genre d’applications.'
- L’ingénieur Cremer Chape a publié récemment (*) les résultats d’essais elTectués dans une filature pour rechercher les économies de la commande par moteurs isolés. Soit P la puissance utile ; t la durée
- (') Cf. Elektrotechnischc Zeitschrift, t\ juillet 1907.
- Fig. 2. — Installation de métiers commandés par des moteurs monophasés Brown-Boveri.
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- moyenne du travail utile journalier.(en heures) ; tl la durée d’arrêt d’un métier; P„ la puissance absorbée à vide dans la commande par groupes; P'„ la mémo puissance dans la commande par moteurs isolés, les pertes sont P',, ts dans la commande par moteurs isolés et dans la commande par groupes, elles deviennent : P„ {t -(- *i). Si le rapport de fces pertes est plus grand que l’unité, la commande par groupes est plus économique.
- Dans un atelier où on a effectué un essai, se trouvaient 27 métiers actionnés par un moteur de 12 kw; le moteur absorbait 4,4 kwà vide et 11,1 kw à pleine charge. Dans un autre atelier où il y avait G3 métiers commandés par un moteur de 22 kw, la puissance absorbée à vide est de 12,2 kw et à pleine charge des métiers de 21 kw.
- En tenant compte d’autre part que les métiers ne sont pas en marche ininterrompue mais fonctionnent en moyenne 5,^5 heures par jour et pendant 3oo jours par an, on constate que le rapport des deux pertes est plus petit que l’unité. Les pertes sont donc plus faibles avec la commande isolée que dans l’autre cas et l’on peut calculer aisément le bénéfice réalisé par la commande isolée; il atteint environ 3 t4o francs par an d’après ces résultats. Mais ils ont été corrigés par une autre expérience plus concluante. Six métiers ont été actionnés individuellement tandis que 27 métiers étaient conduits par un moteur de groupe; le travail «ayant été effectué dans les memes conditions pendant deux mois à tous les métiers, on a pu, en comparant les quantités d’énergie consommée par métier, avoir des données fort précises. On a ainsi trouvé une économie de 2 200 francs par an en faveur de la commande isolée.
- Mais il faut remarquer qu’en fait l’économie est bien plus considérable si l’on tient compte des conditions complètes d’un service normal; les métiers ne travaillent pas d’une façon ininterrompue, il y a des arrêts souvent assez longs et cela augmente l’économie de la commande isolée.
- On a môme cherché ce que représentait l’économie annuelle de l’arrêt' d’une transmission pendant la durée d’arrêt des métiers.
- Dans un avant-projet il faudrait, naturellement faire entrer en ligne de compte, comme contre-partie de ces «avantages, l’augmentation de frais d’installation de la commande isolée, mais en considérant d’une part l’amortissement et l’intérêt des immobilisations supplémentaires et d’autre part les économies annuelles de la commande isolée, celle-ci sera encore dans la plupart des cas la plus avantageuse.
- Il y a dans cet ordre d’idées, un grand nombre de questions fort intéressantes à étudier et l’électricité trouvera là encore de très heureuses applications et les éléments d’un très bel avenir. Dans la commande électrique des machines d’atelier beaucoup de choses 1 estent encore a faire et on pourra généraliser cette commande et l’étendre à un grand nombre de travaux pénibles dans les grands services publics, les grands magasins et même à certains travaux domestiques.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Dans notre chronique du 20 juin, nous annoncions que la Société d’Ëlectricité de Paris s’apprêtait à à émettre 3o 000 obligations de 5oo francs. C’est chose faite et la Société Générale de Crédit Industriel et Commercial, qui a garanti l’émission, offre dès maintenant ces obligations à sa clientèle «au cours de 470 francs, jusqu’à l’admission des titres à la cote officielle.
- Sans compter la prime de remboursement, les obligations nominatives rapportent à ce cours 4 08, % . Il est intéressant de rappeler que le capital-actions de la Société d’Ëlectricité de Paris, fondée en 1903, est de 25 millions de francs entièrement versés, divisé en 100 000 actions de 200 francs. Le but des promoteurs de l’affaire a été de créer aux environs immédiats de Paris, et «avant tout autre, une usine modèle de production d’énergie électrique, dans des conditions très économiques ; ils avaient prévu les besoins dû Métropolitain de Paris èt. de la future société qui assurerait la charge de transformer les secteurs parisiens.
- Et, de fait, ils se sont imposés à cette clientèle trop heureuse de se trouver en face du producteur de courant capable de leur garantir leurs propres engagements ; on ne saurait trop souligner que le contrat passé avec la Compagnie du Métropolitain pour toute la durée de sa concession (quarante ans) a amené la Ville de Paris à s’assurer, par une convention spéciale, l’achat d’une grande partie de l’usine à l’expiration de la concession du Métropolitain. Cette formule était plus heureuse que celle qui eut consisté pour lè Métropolitain à construire des usines uniquement destinées à son exploitation et dont le sort, en fin de concession, eut été lié à celui du réseau.
- Le Métropolitain de Paris pourra un jour ne pas donner tous les résultats heureux qu’on escompte ;
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- la Société d’Electricité (le Paris n’aura garde de s’en préoccuper puisqu’elle est assurée de ses recettes.
- Pour assurer les services de toute sa clientèle, cette Société dispose à Saint-Denis de six groupes turboalternateurs Brown-Boveri Parsons de 6 ooo kilowatts, courant triphasé 25 périodes et io 25o volts; de quatre groupes turbo-alternateurs de G ooo kilowatts, courant diphasé 42 périodes et 12 3oo volts; de quatre machines pouvant fournir directement du courant de traction et de six groupes convertisseurs. '
- Il y a là une bien grande diversité d’unités causées par la préoccupation de drainer une clientèle dont les besoins sont tout différents. L’avenir dira si la Commission municipale de réorganisation du régime de l’électricité a eu raison de céder devant le fait-acquis et d’accepter la distribution diphasée qui n’avait guère de raison d’être autrement.
- Nous nous excusons de cette digression sur le domaine purement technique ; elle se justifie par les conséquences économiques de son adoption.
- Dans la notice que publie le Journal officiel, le Conseil rappelle les avantages concédés aux actionnaires : premier dividende de 4 % après prélèvements statutaires pour la réserve légale, puis 1 % au président du Conseil ; 1 % à l’administrateur délégué ; o,5o % aux autres membres du Conseil ; 1 % au directeur; ensuite faculté de constituer tous fonds de réserve ou prévoyance et enfin sur le reliquat des bénéfices 75 % aux actions et 25 % aux parts bénéficiaires.
- La place faite aux amortissements apparaît comme assez secondaire. Au bilan de 1906-1907, pour un bénéfice brut de 1 581 780 fr. 44» 1° bénéfice net ressort à 1 142 898 francs ; si dorénavant nous en défalquons l’annuité de 757 85o francs correspondante à l’intérêt et à l’amortissement des obligations, il ne reste comme bénéfices nets que 885 048 francs, somme bien insuffisante pour réaliser le programme fixé aux satuts. En somme, le bénéfice par kilowattheure est de o fr. 0427; s’il se maintient constant pour les 34 ooo ooo de kilowatts-heures que la Société annonce comme vendus en 1907-1908 au lieu de 26 709525 en 1906-1907, c’est un bénéfice supplémentaire de 3o8 907 francs. Pour cet exercice, il n’y aura pas d’intérêts d’obligations à servir, les actions pourront donc recevoir un dividende; mais pour qu’il en soit de même les années suivantes, il faudra que l’usine puisse plus que doubler sa production actuelle. Au bilan arrêté au 3o juin 1907, les créditeurs divers étaient supérieurs de plus de 800 ooo fr.
- à l’ensemble des.disponibilités immédiates; nous 11e tenons pas compte, bien entendu, du portefeuille représenté par 6 075 601 fr. i5. Les ressources que se crée le Conseil lui permettront de liquider ; sa situation antérieure, et de poursuivre le programme de ses travaux d’agrandissement.
- Il a été beaucoup parlé dans ces derniers temps de l’Electro-lndustrielle. Ce titre, qui pourrait tromper, est celui d’une société créée en 1906 pour reprendre la suite des affaires de la maison Boulanger et Cle de Lyon. Son objet est de fabriquer et vendre tous appareils mécaniques et électriques de précision, les interrupteurs, les instruments de mesure, etc., ce qu’on est convenu d’appeler de l’appareillage électrique. L’Electro-lndustrielle est au capital de 400 ooo francs divisé en 4 ooo actions de 100 francs; elle reçoit, paraît-il, toutes ses pièces usinées et en fait uniquement le montage ; sa clientèle s’étend en France, en Angleterre et en Allemagne, et les bénéfices nets de son premier exercice complet 1906-1907 se sont élevés à i36 254 francs, sur lesquels 44 812 ou 3o % ont été versés aux réserves et amortissement, et 80 ooo francs ou près de 60 % aux actionnaires.
- Une des filiales de la Société Siemens et Ilalske de Berlin, la Société des usines électrotechniques russes Siemens et Halske, a réalisé durant l’exercice 1906-1907 un bénéfice net de 3o6 298 roubles contre 2 799 roubles l’année précédente. Ce résultat a permis de distribuer 4 % aux actionnaires, soit 224 ooo roubles, et de porter aux réserves et amortissements 56 388 roubles. N’oublions pas que le capital a été ramené à 5 600 ooo roubles par une réduction de 20 % . La situation en Russie-est plutôt favorable et permet d’espérer que les résultats satisfaisants obtenus cette année se continueront.
- S’il est vrai, comme l’annonce l’Exchange Tele-graph, que le syndicat de MM. J.-P. Morgan a ra-, cheté la Westinghouse C° pour 40 ooo ooo de dollars, la nouvelle peut être grosse de conséquences. On se rappelle les événements qui nécessitèrent la nomination d’un liquidateur et dont la répercussion se fit désagréablement sentir sur l’affaire française au moment précis où la Société Générale émettait pour 10 millions d’obligations. Le groupe Morgan ne traite ni ne conduit les affaires à la légère; son intervention permettrait à l’affaire américaine de se relever, ainsi qu’à toutes ses filiales.
- En électro-métallurgie, on signale l’émission des dernières obligations 5 % de la Société des Produits électro-métallurgiques des Pyrénées. Son premier
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- exercice a été un exerciee d’installation, car, malgré toute son activité, la Société n’a pu entamer la fabrication à l’automne 1907 comme elle l’avait espéré. On sait qu’elle bénéficie de toute l’expérience de son aînée, la Société des forces motrices de l’Arve. Mais elle a dû déjà modifier son programme en raison de la baisse considérable du prix de l’aluminium. Elle se prépare à produire des ferro-alliages, des carbures métalliques et éventuellement des produits azotés. Nous voilà un peu loin de I’électro-métallur-gie, mais l’utilisation de la chute qui peut fournir, dit-on^ 20 000 chevaux, permet de concevoir un programme très étendu.
- Le rapport du Conseil de la Société des Usines hydro-électriques des Pyrénées fait ressortir l’ensemble des raisons qui ont accentué cette année encore le solde débiteur du compte de profits et pertes. Au passif, nous lisons : capital actions, 1 35o 000 fr. ; capital-obligations; 989 000 francs ; à l’actif, le premier établissement est évalué 2 254 102 fr. 61. Les créditeurs divers s’élèvent à 3o6 482 fr. 08, tandis que les disponibilités et débiteurs ne se chiffrent que par 4<> 53o fr. 09. Les bénéfices d’exploitation ne sont que de 9 914 fr. 35, tandis que les frais généraux et le service des obligations exigent 83 585 fr. 92.
- Cette situation est des plus précaires et ne peut évidemment se maintenir que grâce au concours financier sur lequel le Conseil espère compter de nouveau. Les difficultés sont de toutes sortes : insuffisance des cours d’eau alimentant l’usine de Ville-longue ; impossibilité de remplir ses engagements vis-à-vis de la Société pyrénéenne du silico-manga-nèse; revendications de riverains; rupture des négociations en cours pour la signature d’un contrat avec une autre Société qui eût amené le surplus d’énergie nécessaire. Tel est l’ensemble des conditions qui •grèvent terriblement l’affaire dès ses débuts.
- Dans notre dernière chronique nous signalions le contrat qui liait désormais la Société des Tramways de Bordeaux à l’Energie électrique du Sud-Ouest. Celle-ci a été aidée dans sa formation par la Compagnie générale de distribution d’Energie électrique. Dans le rapport lu à l’assemblée des actionnaires du 12 juin 1908, le conseil de cette dernière donne de très intéressants détails sur les négociations auxquelles ont donné lieu l’organisation de la répartition des réseaux de distribution dans cette région du
- midi. La Compagnie de distribution,a cédé son réseau du Tarn à l’Energie électrique après lui avoir laissé prendre une situation prépondérante dans la Société Toulousaine d’Electricité ; do son côté, l’Energie du Sud-Ouest a cédé avec bénéfice pour elle le réseau du Tarn et sa participation toulousaine à la Société pyrénéenne d’Energie électrique.
- La Compagnie de distribution qui a présidé à la première organisation de ces réseaux du Tarn et de la Dordogne a, dès lors maintenant, d’autres intérêts plus importants dans l’usine de Vitry et à Alger. L’usine de Vitry est construite sur les mêmes principes qui ont présidé à l’organisation de l’usine de Saint-Denis dont nous parlons plus haut. Mais son objet paraît se borner à distribuer du courant aux Compagnies de tramways ou à des industriels. Le compte de profits et pertes de l’exercice se solde par 46 335 fr. 08 que le Conseil a proposé d’appliquer aux réserves et amortissements. Le capital de la Société s’élève à présent à 24 000 000 de francs dont 12000000 d’actions et 12000000 d’obligations; c’était, du reste, le capital prévu dès le début pour les exploitations de la Compagnie de distribution ; ces années ne sont encore que des exercices d’installation. Les recettes pour les réseaux du Tarn, d’Algérie et de Vitry s’élèvent seulement à 94 274 fr. 28. Les contrats passés à Paris avec la Compagnie générale parisienne des Tramways et la Compagnie des chemins de fer Nogentais vont assurer le développement de l’usine de Vitry et par le fait même l’augmentation des recettes. A l’actif, les dépenses d’installation figurent pour 11 489 927 fr. 84 et les participations pour 4 55o 274 francs.'
- Deux assemblées générales extraordinaires tenues le 2 juillet l’une après l’autre viennent de décider la réduction du capital de la Compagnie des Tramways Electriques d’Eu au Tréport et des Tramways Electriques de Charleville-Mézières-Mohon.
- La première réduit son capital de 1 5oo 000 francs à 737 100 francs et la seconde de 1 5ooooo francs à 874 5oo francs.
- La Compagnie des Tramways de Roubaix et de Tourcoing a réalisé, cette année, un bénéfice de 358 705 fr. 34 qui ont permis de répartir 25 francs à chacune des 10 000 actions anciennes. Les réserves reçoivent 108 705 fr. 34.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Corrèze. — Le département de la Corrèze est autorisé, par décret du a5 juin, à emprunter une somme de 6514762 francs pour l'établissement d'un réseau de tramways comprenant les lignes suivantes :
- i° D’Ussel à Tulle, avec embranchement sur Laroche-Canillac ;
- 2° D’Aubazine à Beaulieu avec embranchement du Pes-eher à Turenne ;
- 3° De Larivière-de-Mansac àJuillac.
- Aveyron. — Le projet d'une ligne de tramways électriques entre Cainarès et Saint-Affrique est à l’étude.
- Bouches-du-Rhône. — Est déclaré d’utilité publique l'établissement des lignes de tranways suivantes :
- i° Entre la Croix-Rouge (Marseille) et Allauch ;
- 20 Entre le Plan-de-Cugues et la Bourdonnière (Allauch).
- Côte-d’Or. — Il est question de construire prochainement une ligne de tramways électriques qui reliera le quartier Saint-Pierre à la Coloinbière.
- Gironde. — Est à l’étude une ligne de tramways de la Réole à Sainte-Foy.
- Loire-Infiîrieure. — La Compagnie des Tramways de Nantes est autorisée, par décision préfectorale, à ouvrir' à l’exploitation la ligne de tramways de la gare d'Orléans à la place Général Mellinet (3 kilomètres).
- Rhône.— Le Conseil municipal de Lyon a accepté un avant-projet en vue de l’établissement d’une ligne de tramways électriques de Lyon-Perrache à Saint-Rambert l’Ile Barbe.
- Saône-et-Loire. — Une ligne de chemin de fer est projetée entre Chillon et Carmatin par Lalheur,
- Seine-Infijrieure. — Le projet concernant l’établissement d’une ligne de tramways entre le Havre et Etrelat a été soumis à l’Administration en vue de déclaration d’utilité publique.
- Haute-Vienne. — Le gouvernement a présenté à la Chambre un projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer à voie d’un mètre de Confolens à Bellac. (Intérêt général )
- Tunisie. — Le gouvernement a présenté un projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer de Beni-Saf à Tlemcen. (Intérêt général.)
- M. Perier, député, a déposé son rapport favorable au
- projet de loi concernant le chemin de fer de Bône ait Debel-Ouenza, avec prolongement éventuel sur le Bou-Kadra et la concession de divers emplacements dans le port de Bône.
- Belgique. — L’administration des chemins de fer a mis à l’étude une importante commande et le ministre semble désireux d’accorder tout ce que lui permettra son budget.
- Il est question de 220 locomotives, de plus de 700 voitures et de plus de 5 000 Yvagons divers et de nombreux lenders. La question de Yvagons de 20 tonnes pour le transport du minerai est sérieusement examinée. A la suite de la commande de matériel roulant, il en viendra une de matériel fixe.
- Les bourgmestres des communes de Schaerbeek, Evere, Dieghem, Melsbroeck, Steenockerzeel et des autres localités desservies par le tramway Schaerbeek-Dieghem ont décidé de demander à la Société nationale des chemins de fer vicinaux l’électrilication de cette ligne. Un vœu lui a été adressé dans ce sens. Il paraît que la Société est disposée faire droit au désir exprimé par ces édiles et à apporter une importante réduction aux tarifs. Mais le gouvernement est hostile à toute diminution de tarifs par crainte de la concurrence que les vicinaux pourraient faire à l’exploitation des chemins de fer.
- Allemagne. -— La concession des tramways électriques de Baden-Baden est accordée à l’A. E. G. de Berlin. Le coût delà construction est fixé à 600 000 marks. La différence entre la plus haute et la plus basse offre se chiffre par 20 000 marks.
- Pays-Bas. — D’après le Telegraaf, il serait question d’appliquer la traction électrique aux tramways à vapeur Leyden-Rynsburg et Ivatwijk-Woordwijk.
- La Nieuwe Rotterdamsche Courant annonce qu’on étudie à Bréda un projet de construction d'une usine, d’électricité pour fournir à la ville l’éclairage électrique et la force motrice.
- Roumanie. — D’après le Curierul financiar, le service technique de la mairie de Bucarest a terminé le projet de réseau de tranrways qu’elle veut faire construire.
- Les lignes, qui auront un développement d’environ 3o km, relieront les gares aux halles et à l’abattoir. La traction sera électrique et l’aménagement de l’usine sera tel que l’énergie électrique pourra être transmise également au réseau actuel, quand la mairie en aura pris possession. Celle-ci fera exécuter les travaux en régie et il est possible qu'ils soient commencés en automne.
- La constitution d’une Société roumaine n’est cependant pas exclue, société qui comprendrait la construction et l’exploitation du nouveau réseau.
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- ' ÉCLAIRAGE
- Turquie d’Asie. — La municipalité de Tarsous fait des démarches en vue d’être autorisée à éclairer cette ville à l’électricité en utilisant comme force motrice une chute d’eau située dans le voisinage.
- Il est aussi question d’éclairer à l’électricité les villes de Messine et Adada qui, comme celle de Tarsous, sont situées dans la même province d’Adana.
- Afrique du Sud. — La Gazette de Francfort apprend, de Johannesburg, que les représentants de la maison Beardmore, de Glascow, seraient entrés en pourparlers pour la création d’une nouvelle station d’électricité qui semble destinée à faire concurrence aux « Victoria Falls Pover C° ».
- TÉLÉPHONIE
- France. — Par décret du 26 juin 1908, la Chambre de commerce de Dijon est autorisée à avancer à l’Etat une somme de i5 870 francs en vue de l'établissement d’un deuxième circuit téléphonique entre Dijon et Chalon-sur-Saône.
- Par décret du iur juillet 1908, la Chambre de commerce de Chalon-sur-Saône est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 6 53o francs en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique Paris-L’Hôpital-Chagny.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Électriques de Charieroi.
- Bulletin mensuel, avril 1908. — Installations électriques des charbonnages d’Aiseau-Presles.
- Bulletin mensuel, mai 1908. —Installations électriques de la Société anonyme des Carrières « Marmor i à Gou-gnies.
- Feiten et Guillaume-Lahmeyerwerke A, G., Francfort,
- Deutsche SchilFbau-Ausslellung, Berlin, 1908.
- Le Triphasé, Paris.
- Rapport de l’Assemblée générale du 11 juin 1908.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Française d’Appareillage et de Lustrerie pour le Caz et l'Electricité. — Constituée le 27 mai 1908. — Capital 1 000 000 francs. — Siège social : 3o, rue des Vinaigriers, Paris.
- Société anonyme de l'Académie d'Electricité médicale. — Constituée le 9 juin 1908. — Capital 325 000 francs. — Siège social : 5, rue de Calais, Paris.
- Société Française l'Autorupteur. — Constituée le 3o mai 1908. — Capital : 100 000 fr. — Siège social : i5, place de la République, Paris.
- Omnium minier de la Guinée. — Constituée le 25 juin 1908.
- — Capital : 1 200000 francs. — Siège social : 61, boulevard Haussmann, Paris.
- Société internationale de l'Autocommutateur Lorimer. — Constituée le 27 juin 1908. — Capital : 1 5oo 000 francs.
- — Siège social : i5, galerie Vivienne, Paris.
- Compagnie concessionnaire du service public de télégraphie sans fil en Espagne. — Capital : 1 000 000 pesetas, divisé en 4 000 actions de 25o pesetas. — Siège social : Madrid.
- Société commerciale des laines, Minerais et Métaux. — Constituée le 3o juin 1908. — Capital : 1 000 000 de francs, divisé en 10000 actions de 100 francs. — Siège social : i5, rue Ambroise-Thomas, Paris.
- Société des Générateurs économiques. — Constituée le
- 29 mai 1908. — Capital 35o 000 francs. — Siège social : 18, rue Blanche, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie Française de Câbles Télégraphiques. — Le 20 juillet, à 2 heures 1/2, 38, avenue de l’Opéra, Paris.
- Compagnie Générale d'Électricité de Lourenço-Marquès. — Le 20 juillet, à 2 heures, 36, rue Tronchet, Paris.
- Société Générale de Gaz, d’Eau et d’Électricité. —- Le
- 30 juillet, à 11 heures, 8, rue Pillet-Will, Paris.
- Compagnie des Signaux électriques pour chemins de fer. — Le 27 juillet, 6, rue Caroline,'Paris,
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i5 juillet 1908, Chambre de Commerce de La Rochelle, concours pour la fourniture de deux grues roulantes électriques de cinq tonnes, munies de bennes dragueuses et destinées au port de La Rochelle-Pallice.
- Adresser les demandes au Président de la Chambre de Commerce, è La Rochelle; elles.seront accompagnées de références concernant des engins de levage analogues.
- La liste des personnes admises à concourir sera arrêtée par la Chambre de Commerce. Ces personnes en seront avisées ultérieurement et directement par lettre recommandée ; elles recevront en même temps le devis-programme du concours et les pièces annexées.
- ' Les pièces remises par les personnes non admises leur seront renvoyées avec l’avis que leur demande n’a pas été accueillie.
- Le 23 juillet 1908, Mairie de Bourges, service de l’artillerie, fourniture d’un alternateur triphasé de 90 kilowatts. Le cahier des charges est déposé à la fonderie de Bourges et à Paris, 2, avenue de Saxe.
- Les pièces nécessaires pour être admis à soumission-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. II (2« Série). 28.
- rier devront être adressées au directeur de la fonderie de Bourges. La Commission d’admission des candidats à l’adjudication se réunira à la mairie de Bourges le jeudi 16 juillet 1908.
- Au cas où il serait nécessaire de procéder à une réad-judiealion, celle-ci aurait lieu sans nouvel avis, le 20 août 1908. Les candidats admis pour la première adjudication seraient également admis à concourir à la séance de réadjudicalion sans qu’ils aient à produire une nouvelle déclaration d’intention de soumissionner. Les candidats nouveaux devraient fournir leurs pièces avant le 10 août. La Commission d’admission à la séance de réadjudication se réunirait le i3 août.
- Le 29 juillet 1908, à 2 heures, mairie de Chûtellerault, fourniture de :
- i° Câble et fils électriques ;
- 20 ii8k8 cuivre rouge dur de haute conductibilité;
- 3° Balais métalliques pour dynamos.
- Demandes d’admission et échantillons pour le i5 juillet.
- Le Conseil général de Saône-et-Loire a décidé en principe l’établissement d’un deuxième réseau de chemins de fer d’intérêt local à voie d’un mètre comprenant les lignes ci-après désignées :
- Ligne de La Cornaille à Alligny (Nièvre);
- Ligne d’Aulun à Sainl-Légcr-sur-Dheune ;
- Ligne de Chûlon à Saint-Léger-sur-Dheune ;
- Ligne de Monl-Saint-Yincent à Connatin et à Tour-nns ;
- Ligne de Cormatin à Chàlon ;
- .Ligne de Toulon-sur-Arroux à Monlceau-les-Mines;
- Ligne de Mâcon à Beanjeu;
- Ligne de Marcigny à La Clayette;
- Ligne de Mervans à Blellerans (Jura) ;
- Ligne de Pierre à Bletterans (Jura) ;
- Ligne de Louhans à Beauforl (Jura).
- Les propositions pour la construction et l’exploitation de ces lignes doivent être envoyées au préfet de Saône-et-Loire avant le 3i juillet 1908.
- Pour les documents, s’adresser à 1 ingénieur en chef du département, place Saint-Vincent, i3, à Mâcon.
- Le 3i juillet 1908, à 10 heures, au Sous-Secrétariat d’Etat des postes et télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris, fourniture de fils de bronze et de cuivre (12 lots). Demandes d’admission avant le 21 juillet 1908.
- Renseignements, io3, rue de Grenelle, Paris.
- SIAM
- Prochainement, à Bangkok, fourniture de 5o fourgons pour les chemins de fer de l’Etat siamois.
- Les plans et cahiers des charges seront fournis par la légation de Siam à Paris contre la somme de 12 francs.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17.
- P BELGIQUE .
- Le 22 juillet, à n heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la' Science, à Bruxelles, fourniture des câbles et pose de ces'câbles souterrains et do retours spéciaux en rails des lignes vicinales de la banlieue de Namur à traction électrique Soumissions recommandées le 21 juillet. <
- Le i3 août, à l’IIôtel de Ville, à Louvain, concession de la fourniture de l’électricité destinée à l’éclairage, à la force motrice, avec applications électrolytiques et autres usages, chez les particuliers et dans les établissements publics ou d’utilité publique, les rues, places, ponts, quais et voies publiques. Soumissions jusqu’au 11 août. ♦ •
- Le 29 août, à 9 heures, à l’Hôtel de Ville, à Saint-Trond, établissement d’une machine élévatoire pour le service de la distribution d’eau.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale, kBelzig (Saxe), établissement d’installations électriques.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Cottbus, établissement : i° d’installations électriques, 5go 000 marks;^2° de travaux hydrauliques, 435 000 marks; — 3° de canalisations, 5oo 000 marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 20 juillet, aux chemins de fer de l’État autrichien, à Viilach, fourniture de machines-outils avec moteur pour l’énergie électrique à Rosenbach.
- ESPAGNE
- Le 28 juillet, à 10 heures, à la direction générale des postes et des télégraphes, Carretas, 10, à Madrid,. fourniture de 8.ooo,n de câbles téléphoniques aériens et souterrain ; caut. : 5 % du montant de la soumission.
- ITALIE
- Jusqu’au i5 juillet, aux chemins de fer de l’Étal italien, à. Rome, soumissions pour la fourniture de i.ioo.ooo1» de câbles télégraphiques pour tunnels.
- GRANDE-BRETAGNE
- Prochainement, à la municipalité, à Sheffield, extension des installations d’éclairage électrique, 20 000 livres sterling.
- SERBIE
- Le 19 juillet, aux chemins de fer de l’État serbe, à Belgrade, fourniture de 12 locomotives, 27 voitures à voyageurs et fourgons à bagages et 146 wagons à marchandises.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 111 (2e série).
- SAMEDI 18 JUILLET 1908.
- Trentième année. — N° 29.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- &
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 65. —J. Bktiienod. Sur la théorie de la commutation, p 67. — L. Paschi.ng. Les usines électriques du canal intérieur de la vallée du Rhin [fin), p. 68.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur les interrupteurs électrolytiuues, P. Luukwig, p. 77. — Arcs et lampes électriques. Pholométrie. L’arc à magnétite. G.-M. Dyott, p. 80. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Oscillations électriques entretenues à haute tension, R-C. Galetïi, p. 82. —• Brevets, p. 88. — Bibliographie, p. 84. — Variétés. Une visite à l’Exposition de Marseille, A. Becq, p. 85. — Le monopole de l’électricité en Alle-, magne, (fin), p. 87. — Législation, p. 90. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Automotrices électriques avec bielles d’accouplemonl, p. 90. — L’utilisation dos forces motrices du Rhône à Paris, p. 91. — Les - turbines à vapeur aux Etats-Unis, p. 91. — Sous-station transportable aux chemins do fer de la Valtcline, p. 91. —La plus grande machine à gaz du monde, p. 91. — Station centrale des Houillères de Ronchamp, p. 91. — Chronique financière, p. 92. — Renseignements commerciaux, p. 94. — Adjudications, p. 95.
- ÉDITORIAL
- i
- Nos lecteurs se souviennent de la note de M. II. Poincaré sur la théorie de la commutation. A la suite de celte publication, M.M. Latour nous avait envoyé une lettre reproduite dans un récent numéro de notre journal; d’après cet auteur, les irrégularités présentées en pratique par les arêtes du balai et des lames du collecteur doivent aussi faciliter dans une large mesure la commutation.
- Grâce à ces irrégularités, la rupture du court-circuit n’a lieu en réalité qu’on certains points de ces arêtes, et il s'ensuit que la résistance au contact augmenle plus rapide-montqu’on ne suppose avec la théorie actuellement admise. Pour analyser de plus près le phénomène, il sullisail donc de chercher à discuter les valeurs de la densité limite sans faire intervenir d’hypothèses particulières sur la loi de variation de la surface de contact s, en fonction du temps.. Cette dis-
- cussion a été faite par M. J. Bethenod dans une courte note que l’on trouvera ci-après (p. 67). L’on arrive encore assez aisément à une inégalité qui doit être satisfaite, pour que la densité limite ne tende pas vers une valeur infinie; mais cette inégalité dépend
- essentiellement de la valeur limite de
- ds
- dt
- .Si,
- notamment, lesarèLes du balai sont disposées obliquement par rapport à celles, des lames (ceci doit se présenter très souvent en pratique), la densité limite est toujours finie.
- Eu résumé, il résulte de cet ensemble de circonstances (effets de la capacité, au contact et des irrégularités des arêtes) (pie la fameuse inégalité tant de lois discutée ne possède aucun sens bien défini et ne doit pas être prise en considération.
- Eu outre, l’on voit, par là que la théorie de la commutation est encore plus complexe
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N°29.
- qu’on ne le supposait, dès que l’on lait intervenir la résistance au contact. Fort heureusement, en pratique, il sulfira de calculer la force électromotrice induite moyenne dans les spires en court-circuit, pendant la durée du court-circuit, et de s’assurer qu’elle ne dépasse pas certaine vale u r d éterini née ex péri mentale ment.
- C’est d’ailleurs ce que l’on fait déjà, au moyen de formules semi-empiriques. Enli-n, l’emploi des pôles de commutation, qui se généralise de plus en plus, simplifiera le plus souvent le problème puisqu'il ne s’agit plus alors que de réaliser un champ total nul dans les dents situées sur la ligne neutre, comme l’a exprimé si clairement M. Latour.
- Nous donnons ici la fin de l’élude de M. L. Pasching sur les usines électriques du canal intérieur de la vallée du Rhin ip. (18). L’on verra par cette description combien l’emploi de génératrices asynchrones simplifie les tableaux de distribution.
- D’autre part, l’auteur établit, au moyen d’un diagramme très simple, des relations entre les courants et les puissances débitées par chaque groupe de machines. Les résultats d’essais confirment du reste les prévisions théoriques tirées de ces formules.
- Les usines électriques dont; il est question sont en service depuis i<)«(>; depuis celte époque, le fonctionnement a donné toute satisfaction, et par conséquent l’on peut dire que l’emploi des génératrices asynchrones est définitivement entré dans la pratique industrielle.
- La théorie des interrupteurs électrolytiques
- présen te encore certains points assez obscurs, malgré les travaux effectués depuis 1899. La théorie la plus vraisemblable est celle de Simon basée sur l’effet Joule; mais si elle a conduit ce savant à une forme particulière d’interrupteur électrolytique, à laquelle ejle s’adapte du reste fort bien, elle 11e suffit pas pour expliquer certaines particularités de l’interrupteur Welinelt. Une série d’essais méthodiques, réalisés à l’aide de l’oscillographe, a conduit M. P. Ludewigà compléter l’hypothèse de Simon, et il semble que son explication s’accorde très bien avec les résultats expérimentaux (p. 77).
- Les schémas- pour la production d'oscillations entretenues au moyen de l’arc chantant à courant continu sont à l’ordre du jour ; M. R.-C. Galetti propose d’employer quatre condensateurs et deux éclateurs (p. 82). Des résultats d’essais détaillés seront fournis prochainement.
- L’exposition des applications de l'électricité à Marseille est fort intéressante, ainsi que l’on .peut en juger par l’exposé (p. 85) que nous empruntons à une conférence de M. Fabry, et dont nous avons pu vérifier par nous-mèine toute l’exactitude. L’011 peut dire que l’on y trouve toutes les nouvelles applications de l’électricité aux diverses industries; mais l’une des applications qui sont susceptibles d’avoir les conséquences les plus heureuses sur le développement économique de notre pays est sans contredit celle à l’agriculture. Nous nous proposons de revenir en détail sur celte question.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- (17
- *
- SUR LA THÉORIE DE LA COMMUTATION
- Après lu belle étude de M. II. Poincaré parue ici même sous ce titre (*), Ton peut croire avec raison que la discussion à propos de la fameuse inégalité de M. P. Girault est définitivement close.
- Toutefois, dans une lettre publiée également dans l’un des derniers numéros de ce journal (a), M. \I. Latour attire l'attention sur le fait que la rupture est localisée, en réalité, en certains points des arêtes des balais et de la lame, car ces arêtes ne sont jamais rigoureusement parallèles en pratique. La variation delà résistance au contact serait donc plus rapide qu’on le suppose en général dans la théorie classique, et cette circonstance ne peut évidemment que conduire à une inégalité plus aisée à remplir.
- Nous avons cherché à nous rendre compte d’une manière plus précise de cet effet, et nous y sommes parvenus par le calcul suivant.
- Plaçons-nous encore pour simplifier dans le cas de la rupture d’un circuit inductif, possédant un coefficient de self-induction L, et soumis à une force électromotrice E. Soit .v la surface de contact présentant une résistance p par unité de surface et § la densité de courant. Nous négligerons, dès à présent, la résistance du reste du circuit devant celle du contact; cette simplification' ne change pas les résultats, ainsi qu’il est aisé de le démontrer. Dans ces conditions, le courant i est déterminé à chaque instant par l’cquation
- V — P / _L I ‘11*
- en tenant compte de la relation
- • «s
- i = ,s o
- l’on obtient donc finalement
- ... do
- b“('+'-*)»+'•*&
- m
- (*) Cf. La Lumière Electrique* Ionie U (a8 sériel, p. afp. Cf. l.a lAtmi'erc Electrique, Lomé II (a® série),p. 38 î.
- équation qui fournil directement la densité 8 à un instant quelconque. En désignant, par G une constante déterminée par les conditions initiales, l’intégrale de (i) est
- Ce
- r*+'‘Tt
- ,J Us
- -J
- .Pft.
- ( E
- 1 j S f .._ft JiV
- J
- fit.
- df.
- I‘A
- Celle équation va nous permett rc de déterminer, eu toute généralité, la densité limite à la fin de la rupture, au temps / = t.
- i° Supposons d’abord que l'inégalité
- (p.+ '4'),=.'" r,i
- soit, satisfaite a la fin de la rupture ; en considérant le premier terme du second membre de l’équation (a), l’on voit aisément que l’intégrale placée en exposant a pour valeur -f- ce, puisque la quantité placée sous le signe d’intégration tend vers -f- oo, lorsque / tend vers t, c’est-à-dire lorsque s tend vers o. En tenant compte du signe — placé devant l’intégrale, l’on conclut donc que le premier terme du second de l’égalité (ai tend vers o, lorsque / tend vers t. Quant au deuxième terme, il tend vers
- el celte valeur limite est également celle de la densité c.
- a0 Examinons maintenant le eas où l’on vérifie f inégal il é
- (e+ |J|
- Un raisonnement analogue à celui que l’on vient de faire montre que le premier terme du second membre de l’égalité fa) tend vers -|- ce, puisque l’intégrale placée en exposant, tend vers — cc? en même temps que la quantité placée
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 29.
- sous le signe d'intégration ; quant au deuxième terme, il est encore fini et déterminé par la relation (4). Il résulte de tout ceci que la densité limite est infinie si l'inégalité (5) est vérifiée.
- Il reste encore a examiner le cas ou les inégalités (3) et (5) se transforment en une égalité; sans chercher à déterminer la valeur du premier ternie du second membre de Légalité (a), remarquons qiic sa valeur est positive, la constante C étant déterminée par les conditions initiales, et que le second terme calculé d’après réquation (4) tend vers -f- c© pour l == t; la densité est donc encore infinie.
- En résumé, l’inégalité (3) fournit la condition nécessaire et suffisante pour que la densité limite soit finie; la théorie classique admet la relation
- >s' = S(I—l6)
- S étant la surface totale du contact au temps t — o, et l’inégalité (3) peut alors s’écrire
- pt > LS. (Y\
- Mais en raison de l’irrégularité des arêtes, la surface s peut décroître en fonction de i — — — a-
- suivant une loi beaucoup plus complexe que celle conduisant à la relation (3').
- Un cas avantageux serait celui où la surfaces serait une fonction de la forme
- * = (7)
- avec ni > i.
- La densité limite serait alors toujours finie, et il est à remarquer que la valeur particulière ni ~ a correspond au cas où les arêtes du balai et de la lame sont disposées obliquement Lune par rapport à l’autre, bien qu’étant chacune parfaitement rectiligne (*).
- En résumé, l’on voit par ce qui précède que les irrégularités présentées parles arêtes peuvent modifier très notablement les conditions de la rupture du circuit inductif que nous avons envisagé. La présence de ces irrégularités semble devoir être le plus souvent favorable et elle renforce alors Tellet de capacité dont on doit l’analyse il M. 11. Poincaré.
- J. Bethenod.
- (*) Dans une conversation antérieure à la publication de sa lettre, M. M. Latour nous avait plus spécialement signalé ce cas.
- LES USINES ÉLECTRIQUES DU CANAL INTÉRIEUR DE LA VALLÉE DU RHIN (')
- (Fin.)
- STATIONS OÉNÉltÀTlUCES SKCOX DAI UES DE LIEN Z ET DE 1JLATTEX
- Les deux stations équipées avec des générateurs asynchrones (fig. 7 à 9) sont identiques. Chacune comprend deux unités de a5o IIP ; les turbines sont les mêmes que celles de Monllin-gen, les générateurs asynchrones sont construits pour 10 000 volts et 00 périodes; ils fournissent leur courant normal à tours par minute. La disposition du tableau de distribution rappelle celle du tableau de Monllingeu, mais avec de grandes simplifications par suite do la suppression xdes appareils d’excitation et de mise en
- Cf. La Lumière Electrique, 1. 111 (jc série), p. '{o.
- phase (fig. io à i3). Les panneaux des lignes de départ ainsi que ceux des générateurs ne portent
- ' ]
- l7ig. 7.— Usine secondaire de Blattcn. qu’un interrupteur et un ampèremètre. 11 y a en
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- plus un voltmètre avec commutateur et un compteur qui enregistre le courant total fourni pour l’usine.
- ijistiuhctiox dk i,’iî\kiu;iu
- La station de Montlitigen sert de centre principal de distribution; elle est reliée aux stations secondaires de Lien/, et de Rlatlen au moyen d’une ligne à trois fils. Des trois autres ligues
- «
- entre les conducteurs exilâmes et le fil neutre et fonctionne à i3.3 volts.
- La disposition de la station est indiquée ligure r/|. Les transformateurs sont places au rez-de-chaussée ; le premier étage contient les interrupteurs à huiledes transformateurs et les coupe-circuits; l’arrivée dns lignes à io ooo volts et le. départ de. celles à a ooo volts se fait au deuxième, étage où sont en outre disposés les appareils de protection contre les surtensions (parafou-
- Fig. 8. — Génératrice asynchrone d’une, station secondaire.
- visibles sur la figure/|, l’une dessert le réseau d’Qberriet, les deux autres forment les extrémités d’une canalisation fermée en boucle, dont le tracé est indiqué figure i et à laquelle sont reliées les sous-stations de transformation d’Alt-sliitten et d’Hcerbrugg. On a placé à Alt.stiitten trois transformateurs de iooKVA, chacun abaissant la tension de io ooo à a ooo volts. Le réseau à a ooo volts alimente une série de petits transformateurs répartis aux différents centres d’utilisation et donnant au secondaire une tension composée de a3o volts. L’éclairage est branché
- (1res à rouleaux avec résistances en charbon).
- La station de distribution de lleerbrugg est reliée aux deux extrémités de la canalisation en boucle; des conducteurs à io ooo volts relient lleerbrugg aux localités voisines. La station comprend deux transformateurs de ioo KVA chacun. Tandis qu'à AIlsliitl.cn des considérations locales avaient conduit au choix d’une tension intermédiaire de y. ooo volts, que. l’on abaissait ensuite a la tension d’emploi au moyen do transformateurs spéciaux, on a adopté à lleerbrugg un rapport de transformation de io ooo à a’io volts.
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- On a également monté l'éclairage, on utilisant le (il neutre do la distribution basse tension.
- Les autres transformateurs sont, suivant leur capacité, logés dans des constructions en maçonnerie (lig. 19) ou dans des caisses en tôle surmontées d’un pylône. Les ligures 17, 18 et 19 en indiquent suffisamment, les dispositions.
- tats effectifs coïncident avec les prévisions.
- Il faut distinguer lors de la marche simultanée de générateurs synchrones et asynchrones les trois cas suivants :
- I. — L’énergie absorbée par le réseau est entièrement fournie par les générateurs asynchrones en service, c’est-à-dire qiie le courant
- l'ig’. 9. — Tableau de Tusine secondaire de Blatten.
- Chacune des stations de transformation peut être séparée du réseau au moyen d’interrupteurs sur poteau ; les lignes à haute tension traversant des localités peuvent également être mises hors tension au moyen d’interrupteurs du même type ifîg. iG'..
- wat/lé du réseau est fourni exclusivement par les générateurs asynchrones; les générateurs synchrones ne fournissent que le courant déwatté pour l’excitation des générateurs asynchrones et pour la composante déwattée du courant du réseau.
- Pig. 10. — Schéma dos connexions do tableau tics usines secondaires de Blatten et Lienz.
- A. — Ampèremètres;
- An. — Interrupteurs;
- au A u. — Disjoncteurs automatiques ;
- B. — Para foudres ;
- G. — Génératrices asynchrones ; J. — Bobines de self-induction ;
- L. — Lampes ;
- MT. — Transformateurs de mesure ;
- S. — Fusibles;
- V. — Voltmètres ;
- VU. — Commutateur pour voltmètre;
- WW. — Résistances liquides ;
- Z. — Compteur.
- H K S U LT ATS DK S MKSVIŒS
- NoAis avons l’intention de montrer ci-dessous, au moyen des résultats de quelques mesures, dans quelles conditions une installation de ce genre fonctionne et jusqu’à quel point les résul-
- II. — La charge du réseau est plus grande que la puissance des générateurs asynchrones en service. Dans ce cas, les générateurs synchrones fournissent aussi du courant watlé au réseau .
- III. — La charge du réseau est plus petite que
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- la puissance des générateurs asynchrones en service.
- On pourrait,dans ce dernier cas, en diminuant
- alternateurs synchrones et asynchrones. Toutefois, comme le réglage se fait dans la centrale des générateurs synchrones, on se contente en
- la puissance des turbines des générateurs asynchrones, répartir la charge du réseau entre les
- pratique, lorsque la charge du réseau descend au-dessous de la puissance des générateurs asyn
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- chroncs, de mettre simplement un ou plusieurs d’entre eux hors circuit, et l’on revient à l’un des deux cas precedents, à moins cpie la charge soit assez faible pour que seuls les alternateurs synchrones soient en service.
- Nous n’avons, dans ce qui suit, étudié au moyen du diagramme ci-contre que les cas I et IL Il est bien entendu que la puissance des alternateurs asynchrones, déterminée par la puissance de leurs turbines, reste la meme dans les deux cas.
- Premier cas. — La puissance utilisée dans le
- D’après le diagramme, figure i3, on peut établir les relations suivantes pour le triangle ÂOB
- r, — Irt.vsin© -f- I sin<I>; (i)
- I cos<I> = I as cos 9 ; (a)
- las sin <p est le courant d’excitation des générateurs asynchrones. D’où
- \as cos©
- En remplaçant cette valeur de 1 dans l’équation (i) il vient
- H 1 1 o| 1 • 1 T ri 1 1 1 1 1 r
- i 1 i ! 11 6 6 tgj -X —<0 i 2 1 f.
- T LIT 1 • 1 Il- 11 1 r —j ; 1 ; ! 1 l7?l
- Sk** w* v ^ J “M
- '"Tp~ i -14J“ i “tir i -qr- i
- Fig. la. — Disposition dos appareils des usines secondaires de Dlatten et Lienz.
- T/ I • II Sm<1>
- i s = 1 as sin<p l as cos9--------—,
- CO s
- d’où
- r,
- (4)
- (5)
- : 1 as (sin9 -f- cos© tg<I>);
- équation qui permet de calculer l’intensité du courant fourni parles générateurs synchrones en Jonction des valeurs de © et <1>.
- réseau est fournie exclusivement par les alternateurs asynchrones.
- Soient :
- V = La tension aux bornes ;
- 1/ = Intensité du courant des générateurs synchrones (OR).
- Irt.v = Intensité du courant des générateurs asynchrones ;
- 9 = Décalage du courant sur la J*, é. m. pour les générateurs asynchrones ;
- 1 = Intensité du courant dans le réseau (OA);
- <I> = Décalage du courant sur la f. é. 111. dans le réseau.
- Fig. i3. — Diagramme des courants.
- Dcu.ricme cas. — La charge du réseau est plus grande que la puissance des générateurs asynchrones en service.
- Soient :
- I;s. = Composante walléc du courant fourni par les générateurs synchrones;
- \scU\' — Composante déwattéedu courant fourni par les générateurs synchrones;
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- TABLEAU
- Tension constante de 10.000 volts.
- GENERATEUR SYNCHRONE GÉNÉRATEUR ASYNCHRONE RÉSEAU
- Intensités ampères Puissance kw. cos ^ ls < a) mesuré lw b) calculé Intensité ampère Puissance kw. cos <p Intensité ampère Puissance kw. cos <I>
- 3o,o 2o5 o,3f/> 27,5 27,0 1 1,2 i65 0,85 3o,o 370 0,71
- *9,0. 190 o,38 26,8 26/)5 1 1 160 0,84 28,5 35o °,71
- 28,0 160 o,33 2f),4 25,95 11 160 0,84 27/2 3‘2() 0,68
- 24,5 i55 o,365 22,7 20,85 9v* i35 0,84 23,0 290 0,725
- 25,8 i4r> o,325 u 5,3 24,0 10,0 *45 0,84 25,0 290 0,67
- 22/2 125 0,325 2 I ,0 20, o5 9>:i 135 0,84 21/2 260 0,71
- *9>° 115 o,35 17,8 16,35 9,1 135 0,84 18,4 25o °?79
- 12,2 io5 o,5o 10,6 9,85 1,% h>5 0,84 13,0 200 0,89
- 12,8 80 o,36 12,0 10,7 6,0 80 0,77 w,5 160 0,80
- I I ,0 5o 0,26 i°,7 8,35 80 0,81 9)° i3o o,83
- n n r
- Fig. 14. — Coupe de la sous-station d’Alstatten. Échelle 1 : 80
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 29.
- <ps = Décalage du courant sur la f. é. m. pour les générateurs synchrones ;
- P = Puissance fournie au réseau par les générateurs synchrones.
- Nous avons, d’après le triangle OA'B'
- 1,'” = -^; (6)
- \V'î
- 1 sdw I as sirop -|~ I sin <T> ; (7)
- I cos = Is w -j-’I as cos9; (8)fj
- Isclw — In.vlsinip -J- cos® lg<I>) -I-— tg<ï>; (11)
- Yyji
- Le premier terme du second membre de l’équa-lion (11) est identique à la valeur de I'.y tirée de l’équation (5). D’où
- 1>
- I , dw — 1', + •---— tg-(I>. (12)
- V V i
- Le tableau précédent donne les résultats des mesures faites à l’usine. On a relevé les intensités et les puissances des générateurs synchrones et asynchrones, ainsi que celles du ré-
- Fig. i5. — Vue des appareils accessoires de la station socondaire de Blatten.
- Fig. 1 (5. — Interrupteur sur poteau.
- d’où
- 1
- I,ç O’
- OOS<1>
- -)- In.v
- cos 9
- cos<l>
- 14 dw — ln.vsiiKp -|- L ir tg‘l> -j- I as cosip lg<l> ; (10)
- seau. Les chiffres indiqués sont les moyennes de \ ou 5 lectures différentes. Nous avons disposé dans deux colonnes voisines de ce tableau les valeurs de (courant déwatté des générateurs synchrones) :
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- a) mesurées directement aux générateurs synchrones ;
- b) calculées d’après l’équation (7), d’après les intensités des générateurs asynchrones et du réseau.
- Les centrales du canal intérieur du Rhin sont en exploitation depuis le commencement de ujo<>. On peut dire, maintenant qu’on a pu observer les résultats effectifs pendant près de deux ans, que les prévisions sur lesquelles on avait basé le projet ont été entièrement confirmées.
- travailler sur le meme réseau différentes sources d’énergie distantes les unes des autres.
- Les Ateliers de Construction Oerlikon travaillent actuellement à deux installations analogues. Dans 1’uu de ces cas ce sont les raisons indiquées plus haut qui les ont guidés dans le choix du système de distribution; il fallait en effet utiliser deux chutes d’eau distantes l’une de l’autre.
- Dans la seconde de ces installations,ona adopté
- Fig*. 17. —Purtie intérieure d’un poslo de transformateur.
- Les installations fonctionnent à la pleine satisfaction des intéressés; le.réglage de la tension s’effectue facilement et simplement, et la mise en circuit des générateurs asynchrones ne produit pas de variations de tension préjudiciables au réseau. Ceci est une preuve qu’une combinaison de générateurs synchrones et asynchrones peut être employée efficacement la où il s’agit de faire
- ce même mode de distribution pour d’autres motifs. 11 s’agissait d’utiliser la vapeur d’échappement des machines à piston; on avait jugé préférable de ne pas installer de condensation pour les machines à piston et d’envoyer la vapeur d’échapppement à des turbines du type a basse pression qui sont accouplées à des générateurs asynchrones.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — Nc 29.
- Comme ces alternateurs fournissent une puissance proportionnelle à celle de leur turbine, ils enverront constamment au réseau un courant proportionnel à la quantité de vapeur d’échappement fournie à la turbine, etcela, sans qu’un réglage spécial soit nécessaire.
- usines électriques du canal intérieur de la vallée du Rhin dont l’une est équipée avec des générateurs synchrones et les autres avec des générateurs asynchrones,nous pensons avoir établi que, lorsqu’il s’agit d’utiliser différentes sources d’énergie distantes les unes des autres,
- CONCLUSION'
- Au cours de la description précédente des
- ce dispositif présente de nombreux avantages.
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- 11
- Fig-, 19. — Station transformatrice en maçonnerie. Echelle 1 : So.
- La bonne marche de l’exploitation a montré que l’expérience valait d’être tentée puisqu’elle
- a pleinement confirmé les résultats qu’on en attendait. Léopold Pasciiino.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les interrupteurs èlectrolytiques. — P. Ludewig. — Annalen derPhysik,vol. XXV, 1908, n° 3.
- L’auteur s’est proposé de faire une étude expérimentale détaillée des interrupteurs électrolytiques de Wehnelt et de Simon, et en particulier de vérifier la théorie donnée par ce dernier auteur. Gomme on
- le sait (4), celui-ci admet que l’interruption se produit quand la quantité de chaleur dégagée par effet Joule à la pointe de platine (interrupteur Wehnelt) ou à l’ouverture du diaphragme (interrupteur Simon) a atteint une certaine valeur C, ; en appliquant alors la formule bien connue de l’établissement d’un courant
- (') Gf. L’Éclairage Électrique, tome XXI, 18 novembre 1899, p. ->5o. (N. D. T.)
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- T. III (2e Série). — N° 29.
- dans un circuit inductif, Ton obtient ainsi
- formule dans laquelle l’on désigne par :
- E, la tension de la source;
- T,, le temps écoulé depuis une fermciure du cir-cuit jusqu’à la rupture suivante ;
- L, le coefficient de self-induction total du circuit; W„, la résistance de l’interrupteur (devant laquelle on néglige celle du reste du circuit).
- En général, les exponentielles sont négligeables
- G
- devant l’unité, et en posant C — ——, l’on peut
- T,=
- 3 L
- * W„
- C
- w,
- K2
- Pour les mesures expérimentales, l’auteur a employé un oscillographe double enregistrant le courant et la tension aux bornes de l'interrupteur ; un obturateur, formé d’une roue entraînée par un mouvement d’horlogerie et portant des palettes en aluminium, interceptait périodiquement les rayons lumineux émis par la lampe à arc, et permettait ainsi de mesurer sur les oscillogramrnes la durée des ruptures.
- I. —• Interrupteur Simon.
- Les premières expériences portèrent sur l'interrupteur à trou de Simon, auquel semblent s'appliquer plus particulièrement les formules (i) et (y.).
- L’auteur a tenu compte dans certains cas de la résistance ohmique W du reste du circuit; la l'or-mule (y) devient alors
- _ o,zi rc2vv,/ /rp i h \
- 1 wc V ' *wj’
- ruptions à la seconde n (*) montrent que C, est bien sensiblement constant tant que n demeure supérieur à do périodes par seconde; l’augmentation très notable et le peu de constance de Gj pour des fréquences inférieures s’explique d’ailleurs en remarquant qu’une augmentation de Ci correspond à un accroissement de l’énergie nécessaire pour former la bulle de vapeur provoquant la rupture. Or, il est bien évident que la proportion de chaleur perdue par refroidissement est plus importante lorsque la fréquence des interruptions est faible.
- 6
- S
- b
- 3
- 2
- Fig. i. — Valeurs de Ci en fonction de w, pour divers diamètres de l’orifice du diaphragme.
- 20 60 <00 )40 180
- L’explication qui précède est confirmée par ce fait expérimental que la constance de est d’autant plus grande que la température de l’électrolyte est plus élevée ;pour une température supérieure à 90° C., la constance devient remarquable. L’influence de la température et de la pression à la surface peut d’ailleurs être étudiée plus à fond, en se basant sur les considérations suivantes : Soit 9 le volume correspondant à l’ouverture du diaphragme de l’interrupteur Simon ; pour que l’interruption se produise, il faut évidemment que la quantité de chaleur Gj soit égale à la somme de lu quantité de chaleur nécessaire pour amener le volume 9 de liquide à la tempé-
- en posant W/. = W -j- W„,.
- On mesurait E au voltmètre, -W et: L avec les méthodes connues, et enfin T avec l’oscillographe, comme il vient d’être dit; quant à W„ 011 le mesurait au téléphone avec courant alternatif, en employant dès électrodes platinées. Les courbes ainsi relevées pour Gj (formule 2) en fonction du nombre d’inter-
- (1) Le temps T d'une période complète est égal à Tj -j- T2, T* étant le temps écoulé entre une rupture et la referinelurc suivante du circuit; si l'on admet que Ta peut être regardé comme constant, pour une température donnée et pour un même interrupteur, il est bien légi-
- time de prendre ji, c’est-à-dire —, comme variable dans
- les équations (2) ou (3). (N. D. T.)
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- rature d'ébullition C-, et de celle nécessaire à la vaporisation de ce liquide; un exemple numérique montre aisément que cette dernière quantité est négligeable devant la première. On peut donc écrire :
- C, t)v, (4)
- en désignant par t la température initiale après une fermeture du courant, et par c la chaleur spécifique du liquide. On peut prendre dans une première approximation t — ao° (température de l'air ambiant); la formule (4) permet alors de calculer C, en fonction cle la pression et de qui dépend de cette pression et qui est une constante caractéristique de la nature du liquide. Avec de l’eau acidulée, on obtient
- ainsi le tableau suivant qui donne les valeurs de
- ç,
- V
- pour diverses pressions à la surface du liquide.
- Tahleau.
- — = l, — 20 V PRESSION en atmosphères
- 88 T
- I 10,9 9
- 194,5 3
- 135,6 \
- i/,4,r> 5
- 159,5 G
- De meme pour unb pression donnée, on peut
- G
- d’après (4) déterminer —- pour diverses températures
- /A.. Les résultats obtenus expérimentalement se rapprochent beaucoup des valeurs ainsi calculées.
- II. — Inteu 11 U l*T H U II Wehnelt.
- L'auteur commença par comparer un interrupteur Wehnelt avec un interrupteur Simon en les plaçant dans des circuits identiques et en cherchant à arriver à la même résistance de la portion active de l’électrolyte; d'après les essais, il faut pour cela que la section de l’orifice de l'interrupteur Simon soit à peu près égale h la surface de l’électrode active de l'interrupteur Wehnelt, résultat assez vraisemblable, si on admet que, dans le premier appareil, c’est la résistance de la portion centrale de l'orifice qui intervient surtout. Dans ces conditions, l’on constate que la fréquence obtenue avec le deuxième interrupteur est trois à cinq fois plus élevée; ce résultat est inex-
- plicable par la théorie de Simon. Klupalhy (’) a fait intervenir reflet Pelticr qui, d’aprèsdui, existerait au contact platine-électrolyte; cette théorie expliquerait donc le rôle joué par la polarité de la pointe de platine.
- Or, les essais ont montré à l’auteur que, meme lorsque celte pointe est cathode, des interruptions bien marquées se produisent, avec une fréquence aussi élevée que lorsqu’elle est anode; d’autre part, l’on apu employer des matières autres que le platine, charbon, 1er, plomb, sans que le phénomène soit modifié sensiblement au point de vue de la fréquence et du courant efficace. La théorie de Rlupathy ne concorde donc pas avec les résultats expérimentaux, puisque l’elfet Pellier devrait dépendre essentiellement du sens du courant et de la nature de l'électrode active. L’auteur s’est alors demandé si l'augmentation de fréquence observée avec l’interrupteur de Wehnelt ne provenait pas d’un dégagement gazeux produit par élcctrolyse et. ajoutant son effet à celui de la vaporisation ; cette hypothèse se traduit par la formule
- 'V T
- G. == A f ' LU 4- B f ' U-W„clt, (r>)
- J 0 J 0
- À et 13 étant des constantes appropriées.
- En appliquant encore la formule de rétablissement d’un courant :
- on arrive à une formule analogue liux formules précédentes.
- L’influence de la température de l’électrolyte est analogue à celle signalée pour l’interrupteur Simon, il convient de noter que, d’après les essais comparatifs ci-dessus, le refroidissement par conduction, avec une électrode métallique, est. négligeable, contrairement à ec qu’on pourrait croire; en effet l’on obtient la menu; fréquence avec du charbon ou du platine.
- La formation du gaz due à l’éleetrolyse n’est pas soudaine comme celle de la vapeur duc a l’effet Joule; elle est progressive, du moins lorsque la fréquence est faible. Lorsque la fréquence est élevée, le voisinage de l’extrémité de la pointe de platine reste en contact avec le liquide, la bulle de gaz commençant
- (i) Cf. L'Eclairage Electrique,Vomi*. XXXIII, p.. 60.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 29.
- par s’établir à la base de cette pointe (fig. 2), et le courant n’est jamais interrompu complètement, surtout si la longueur de la pointe de platine sortant du tube de verre est grande.
- Fig. 2. — Formation de la bulle à la pointe de platine.
- Quant à l’unipolarité de l’interrupteur, l’auteur croit que l’explication la plus vraisemblable est celle de Stark et Gassuto. Ces savants estiment que,lorsque la pointe de platine est cathode, il se forme pour une tension relativement faible un arc qui prolonge la durée de la rupture du courant, de telle sorte que la-tension à la rupture est également faible. Au contraire, si cette pointe est anode, l’arc se forme beaucoup plus difficilement, et la rupture est bien plus rapide; la tension à la rupture est donc plus élevée, ainsi que le montrent d’ailleurs les oscillo-grammes sur lesquels on enregistrerait une image de l’arc produit à la rupture, en même temps que les courbes du courant et de la tension aux bornes de l’interrupteur, de manière à se rendre compte du processus du phénomène.
- Pour étudier l’influence de la charge, Fauteur *se servait enfin d’une bobine d’induction en réglant la distance explosive. On enregistrait l’étincelle secondaire produite, dans le but de suivre encore les phases du fonctionnement. On reconnut ainsi que, lorsque l’on augmente la tension d’alimentation, la fréquence des interruptions et l’amplitude du courant croissent en même temps; il en est de même évidemment pour la tension induite secondaire.
- Dès que la rupture se produit, le courant secondaire provoqué par cette rupture occasionne une diminution apparente de self-induction primaire assez notable et le courant primaire se rétablit plus promptement, d’où augmentation de /*, ce qui est conforme aux essais. Ces raisonnements s’appliquent aux deux genres d’interrupteur, mais naturellement, les fréquences demeurent plus élevées avec l’appareil de Wehnelt. Ceci n’est cependant pas toujours un avantage, notamment pour l’alimentation des ampoules de Rœntgen, la rupture du circuit étant plus soudaine avec l’interrupteur Simon, comme on Fa expliqué plus haut, bien que la période d'établissement du courant soit plus longue; ces deux circonstances sont évidemment favorables à la dyssy-
- métrie du courant secondaire. D’autre part, l’interrupteur Simon semble, pour des raisons analogues, posséder une fréquence plus indépendante de la charge que celle de l’interrupteur Wehnelt.
- P. S.
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- U arc à magnêtite. — G. M. Dyott. — Electrical World, 2 5 avril 1908.
- L’arc à magnêtite est plus stable avec des courants relativement intenses, mais, étant donné un arc d’une longueur déterminée, muni d’électrodes de composition également déterminée, il y a un certain courant qu’il convient de ne pas dépasser. En vue de déterminer le courant le plus favorable pour différentes longueurs d’arc, 011 a préparé une électrode de i6ram de diamètre domposée de 60 % de magné-tite Fc3 O*, 27 % d’oxyde de titane Ti O2 et i3 % de minerai de fer chromé Fe Cr O4. Un grand nombre de relevés ont été faits du voltage, du courant et des longueurs d’are, et les résultats en sont indiqués par les courbes de la figure 1. Ces courbes s’appliquent seulement à une électrode de la composition indiquée ci-dessus, employée avec une électrode positive de cuivre et placée dans le support inférieur.
- L’examen de ces courbes donne lieu aux remarques principales suivantes :
- Lorsque les électrodes sont au contact, on constate entre elles une différence de potentiel d’environ
- 7 volts. Si on les écarte de — de pouce (üu‘i“,5), la
- différence de potentiel monte rapidement à environ 35 volts ; si on sépare encore plus les électrodes, elle s’élève à peu près uniformément jusqu’à un point où elle monte encore plus rapidement. Ce point, qui est marqué d’une croix sur chaque courbe, est analogue au point de sifflement de l’arc au carbone et détermine la longueur de flamme maxima qu’il est pratique d’utiliser avec ce courant particulier. L’expérience a montré que, pour les usages commerciaux, la longueur de l’arc doit être de a5 à 3o % plus courte que celle indiquée par ce point. De la figure 1 on déduit aisément la puissance absorbée par l’arc dans diverses conditions de longueur et d’intensité de courant. On voit par l’examen de ces courbes que, si on désire un arc de - de
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- 81
- pouce (i8mm,5), il faut un courant d'au moins 4 ampères et de préférence de 5 ou 6 ampères. En examinant ces courbes, il ne faut pas oublier que l’arc est plus lumineux à l’extrémité négative et que, plus le courant est intense, plus cette portion lumineuse
- Volt*
- Fig\ i. — Courbes donnant la longueur de l’arc en fonction de la tension aux bornes, pour diverses intensités.
- s’étend au loin de l’électrode négative. Avec un arc
- de — de pouce (i5 mm) par exemple, alimenté par un
- courant de 3,5 ampères, la puissance consommée est approximativement de Ü90 watts et en prenant fl ampères, il faudrait pratiquement la meme puissance. Dans le premier cas, on remarquera que, puisque cette partie de la courbe est au-dessus du point de sifflement, Tare serait très instable; avec 6 ampères, non seulement l’arc serait très stable, mais le flux total de lumière émise par lui serait presque doublé en raison de l’extension de la zone lumineuse sur tout le pont de vapeur. La figure % qui représente
- économiques pourraient être obtepus en retournant l'arc. Il est certain qu’on obtiendrait ainsi une courbe de répartition lumineuse complètement différente dans laquelle le maximum d’éclairement se trouve à environ 8o° au-dessus de l’horizontale; mais il s’agit de savoir si le flux lumineux total pour les mêmes conditions de couranl et de longueur d’arc n’est pas ainsi considérablement moindre que précédemment. Les figures 4 et 5 montrent les aspects des arcs correspondants.
- L’arc à magnétiteest surtoutemployé pour l’éclairage des rues et comme, pour ce genre d’éclairage, l’éclairement maximum doit se trouver à environ ^5° au-dessous de l’horizontale, il est douteux que la petite économie de puissance obtenue avec l’arc renversé compense la meilleure répartition lumineuse obtenue en plaçant le charbon négatif à la partie inférieure. Seule, l’organisation mécanique de la lampe serait probablement plus avantageuse avec l’arc renversé.
- Tous ceux qui ont étudié l’arc à magnétite ont remarqué qu’à certaines périodes, l’arc perd la totalité de son éclat et devient d’une couleur jaune maladif. Ce phénomène peut durer depuis quelques secondes jusqu’à plusieurs minutes; il se produit plus fréquemment pendant la dernière partie de la vie de l électrode ; 011 a, par suite, supposé qu’un mauvais mélange des constituants en était la cause, mais on a ensuite constaté que, si cette circonstance favorise la production du phénomène, elle n’en est cependant pas la principale cause. On a aussi incriminé l’électrode positive de cuivre cl on a fait un grand nombre d’essais en se servant d’électrodes
- 1 ig. ’2 à t). — Aspects d'arcs obtenus dans diverses conditions.
- un arc de - de pouce avec un courant de fl ampères 8
- montre bien ce résultat, surtout si on la compare à la figure 3 qui représente le même arc avec seulement 4 ampères.
- Gomme, avec les faibles courants, cette surface vivement lumineuse est confinée à l’extrémité de l’arc et est toute voisine de l’amas de scories qui agit comme réflecteur, on a dit que des résultats plus
- positives de mêmes dimensions, mais constituées de substances diverses : fer, laiton, cuivre.
- Chacun de ces arcs ayant brûlé pendant 100 heures de suite, on a constaté :
- a. Que l’arc à électrode de fer donnait le plus d’extinctions jaunes et que l’arc à électrode de laiton en donnait le moins ;
- b. Que la consommation de l’électrode de fer était de i9mm en 100 heures, celle de l’électrode de
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- cuivre imm,6 et celle de 1’clcctrode de laiton pratiquement négligeable;
- c. Que l’électrode positive de fer recevait constamment des globules de matière pâteuse de l'électrode négative, que celle de cuivre faisait quelque peu de même, mais que celle de laiton restait parfaitement nette.
- On a tiré de ces observations les conclusions suivantes.
- i° La nature de l’électrode supérieure n’est pas directement responsabledes extinctions jaunes, car avec le 1er l'oxyde de ce métal tend à donner à la flamme une coloration blanche bleuâtre ;
- •i° Le défaut doiL être dû à l'électrode inférieure et causé par Tune des substances entrant dans sa composition ;
- 3° Cette substance n’est pas la rriagnélile qui colore la flamme en blanc bleuâtre;
- /j° Elle ne peut être l’oxyde de titane qui donne une flamme d’un blanc pur;
- r>° Le défaut doit donc être attribué au fer chromé. Il ne peut être dû entièrement aux impuretés, car le carbone était le même dans chaque lampe ; il doit donc être dû à la substance elle-même,
- L'explication est vraisemblablement la suivante :
- L’électrode supérieure a un globule de matière pâteuse. L'extrême chaleur volatilise rapidement la ma-gnétite, puis l’oxyde de titane, el le chrome reste. Si l’électrode de fer donne lieu à un plus grand nombre d’extinctions, c'est qu’il prend un plus grand nombre de globules.
- . On a aussi trouvé que, si, dès qu’un globule a été déposé sur l’électrode supérieure, on fait passer l’arc par ce globule pendant un court espace de temps, il en résulte un grand éclat dû à un excès d’oxyde de titane; mais si un globule est laissé longtemps sur Pélectrode supérieure, la même opération donne lieu à une coloration jaune de Tare montrant la disparition de la magnélite et de l’oxyde de titane.
- L’analyse spectrale a confirmé l'action prédominante du chrome au moment de l'extinction jaune.
- On conclut de ce qui précède qu’il convient d'employer aussi peu de chrome que possible, ou mieux d’incorporer dans l’électrode certains sels qui agiront pour empêcher l’accumulation locale de l’un des composants.
- Les électrodes en laiton se conservent beaucoup plus nettes que celles de cuivre et railleur en conseillé l’emploi.
- Si l’on vient à changer le sens du courant, l’arc subit un changement notable, comme le montre la
- figure 6(*). Non seulement la flamme perd son éclat, mais la partie de cette flamme adjacente à l’anode ne donne pratiquement aucune lumière. Cette circonstance se produit aussi dans les conditions ordinaires, lorsqu’un globule de scorie adhère à l’électrode positive et que l’arc passe sur elle; l’éclat de la partie supérieure de la flamme diminue. La figure 7 représente un semblable cas ; la photographie en a été prise plusieurs minutes après l'allumage de l’arc, tandis que la figure 8 représente le même au moment de son allumage, l’anode étant tout à fait froide. En résumé, il doit être établi que la préparation des électrodes doit être faite à l’aide de matériaux divisés aussi finement que possible et mélangés intimement. La figure 9 représente un arc où la magnétite seule est présente dans la flamme; celle-ci devient bleue et prend une apparence de fumée. Ces conditions de marche sont très importantes pour le succès commercial de la lampe.
- A. M.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Oscillations électriques entretenues à haute tension. — R.-C. Galetti — L'Elettricista, j5 avril 1908.
- L’auteur décrit brièvement des expériences faites avec du courant continu a haute tension (afi 000 volts)
- K*
- —-•
- ----••---
- fig. 1. — Schéma du dispositif.
- fourni par une dynamo Thury. Comme le montre la figure 1, le schéma qu’il propose comporte quatre
- () Dans celle ligure, faire lumineuse sur l’électrode supérieure de cuivre esl due à ce que la photographie a été prise à un moment où il y avait des traces d’oxyde de titane sur celte électrode.
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- 83
- condensateurs identiques i, a5 3, 4, chargés par la dynamo D à courant continu. En A et I3.se trouvent deux éclateurs; enfin, des résistances \\a, R/,, /* sont disposées sur le circuit d’alimentation, et l’on a représenté en K K7 des inductances. Dans ces conditions, aussitôt que l'arc s’établissant en A, par exemple, crée des oscillations dans le circuit Ai, une autre série d’oscillations prend naissance dans le circuit à faible amortissement iKVRv'i, dont on règ'le la période propre d’oscillation sur celle des oscillations du premier circuit Ai. Le meme phénomène se produit par la présence d’un arc en B.
- L’auteur fait remarquer que les oscillations produites par l’un des circuits oscillants Ai et 133 agissent par l’intermédiaire du circuit iK/u3K4 sur l’éclateur de l’autre circuit, pour en abaisser la distance explosive. Cette diminution réciproque de la distance explosive peut, d’après Fauteur, amener à une série alternative d’étincelles en A et en B, déterminant des trains d’oscillations dans le circuit iK7a3K4 (!); M. Galelti se propose d’ailleurs de publier des résultats quantitatifs obtenus avec une tension de 4o ooo volts et un courant de 5 ampères. Ces essais seront entrepris à Lyon, grâce à un accord avec la Société Grenobloise de Force et Lumière.
- P. S.
- BREVETS
- Système de distribution électrique. — J.-S. Highheld. — Brevet anglais n° n)j(v>, publié le 29 avril 1908, valable depuis le i3 mai 1907.
- Ce brevet se rapporte au système de transmission-série à courant continu; les stations génératrices et les stations réceptrices étant reliées en série, la rupture de la ligne entraîne l’arrêt complet du réseau, avec le montage ordinaire. Souvent l’on a affaire à deux stations génératrices A et B, reliées par un certain nombre de stations réceptrices C; dans ce cas, l’auteur propose de prévoir entre deux stations C voisines, mais si l nées l'une sur le fil d’aller et l’autre sur le lil de retour du courant, des lignes doubles qui sont normalement hors circuit. Si la ligne principale vient à être interrompue outre deux stations C consécutives, Ton peut alors, grâce a ces lignes doubles, séparer le réseau en deux portions
- (*) C'est du moins ce (pii semble résulter des très brèves explications fournies par Fauteur.
- indépendantes, alimentées individuellement par les usines A et J3 (!). Des voltmètres, branchés entre la terre et chacun des tronçons de ligne, permettent d'ailleurs de connaître immédiatement entre quelles stations la ligne a été rompue.
- Les lignes auxiliaires aboutissant aux stations les plus voisines des centrales peuvent d’ailleurs cire simples ;* enfin le système peut être étendu à des réseaux plus compliqués.
- Perfectionnements aux parafoudres éiec-trolytiques. — British Thomson Houston C". — Brevet anglais n° i8 5i5 (1907), publié le 7 mai 1908.
- Nous avons déjà eu l’occasion de signaler l’emploi de soupapes éleclrolyliques comme limiteurs de tension (2); il arrive parfois que certaines des soupapes montées en série ont à supporter une tension plus élevée que les autres, et sont ainsi exposées à crever. Pour obtenir une répartition uniforme de la tension, l’on propose de relier les pôles de chaque soupape à un certain nombre de. spires d’un auto-transformateur qui se trouve ainsi monté eu parallèle avec l’ensemble du limitcur. Si ce nombre de spires est constant, la tension aux bornes est donc forcément la même pour toutes les soupapes.
- On peut remplacer Fauto-transformateur par une résistance ohmique, qui est moins coûteuse et convient pour tous les courants, mais les perlés sont alors augmentées.
- Détecteur èlectrolytique. — Gesellschaft für drahtlose Télégraphié.— Brevet allemand n° 190639.
- Le détecteur èlectroly tique comporte deux électrodes 3 et 4 reliées à une pile 5, tandis que la pointe
- — Détecteur
- aclive 2 est reliée à un point 9 du secondaire clu
- (*) Bien entendu, avec ce moulage provisoire, l'une des usines peut être surchargée.
- (2) Cf, La Lumière Électrique, t. I,'(2° série), p. 378,
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- jigger G ; en 10 est représenté le récepteur shunté pur un condensateur 1i. Le but de ce montage est d’éviter le passage d’un courant permanent dans l’appareil récepteur qui peut être constitué par un galvanomètre.
- Concentration de l’acide nitrique. — H. Pau-ling. — Brevet américain n° 884 021, publié le 12 mai 1908, valable depuis le i3 août 1906.
- L’acide nitrique dilué est soumis à l’électrolyse
- dans une cuvé à diaphragme ; les produits formés à la cathode sont envoyés dans le liquide dans lequel baigne l’anode, sont oxydés par l’oxygène dégagé et donnent finalement de l’acide azotique. La réaction mise en jeu est
- Az2 O" -f I120 = 2 Az O3 H.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’Éclairage électrique économique. Les nouveaux modes d’éclairage électrique, arc, incandescence, vapeur de mercure, par A. Ber-thier. —1 volume in-8 de 270 pages, avec io5 ligures. — II. Dunod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix: broché, 9 francs; cartonné, 10 fr. 5o.
- Depuis quelques années, de nouveaux types de lampes électriques ont été offerts aux consommateurs, lampes à osmium, zirconium, tantale, osram, lampe au tungstène, lampe Nernst, lampes à arc au mercure, etc. Il importait de condenser en un traité les renseignements sur ces diverses lampes, publiés dans la plupart des grands périodiques où la recherche demande toujours un certain temps. C'est ce travail que M. Berthier nous présente et il l’a très utilement limité aux qualités spéciales des lampes et à leurs avantages économiques. Les définitions des grandeurs qui peuvent servir à connaître les sources lumineuses et à les comparer entre elles, la mesure de ces grandeurs et les conditions générales de la production de la lumière sont très brièvement exposées. Dans trois parties distinctes, l’auteur examine les nouvelles lampes à arc, entre électrodes de charbon pur, entre métaux, entre oxydes ou électrodes mixtes (arc à flamme), les lampes à incandescence à filament de charbon et à filament métallique et enfin la lampe à vapeur de mercure. Nous avons donné récemment (') des tableaux permettant de comparer les diverses lampes et les divers modes d’éclairage au point de vue des dépenses, on trouvera dans les deux derniers chapitres du livre de M. Berthier, des
- (1 ) Cf. LEclairage Electrique, tome LU, p. 366 et 406.
- renseignements du même ordre puisés à d’autres sources.
- La variété des lampes électriques permet de satisfaire à toutes les conditions d’éclairage et s’il n’y a pas, d’une façon générale, un lype de lampe auquel il faut donner la préférence, il y aura, dans des cas déterminés, des types qui s’imposeront avant tout. En étudiant d’une part les conditions à remplir et d’autre part les qualités des lampes, il sera très aisé de fixer un- choix.
- R. M.
- Chemins de fer a crémaillère (2e édition), par A. Levy-Lambert, inspecteur principal au chemin de fer du Nord. — 1 volume in-8° de 479 pages avec 137 figures. — Gautuikh-Vii.i.ars, éditeur, Paris. — Prix : broché, i5 francs.
- En 1891, lorsque la première édition de ce livre avait été publiée, il existait en Europe et en Amérique 365km de chemins de fera crémaillère, en 1907, l’étendue de ces lignes atteignait 1 296km. De plus en plus, dans les pays de montagne, très fréquentés l’hiver et l’été par les touristes, on facilite à ceux-ci l’accès des sommets élevés par l’installation de chemins de fer de montagne, à crémaillère ou à câble, voire même d’ascenseurs.
- On connaît l’ascenseur du Bürgenstock au bord du lac de Lucerne, le chemin de fer de la Jungfrau. Il est peu de montagnes qui ne soient avant quelques années pourvues de son chemin de fer; le Gervin a donné lieu tout récemment à une campagne fort intéressante menée par le club alpin contre un groupe financier qui sollicitait une concession !
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- M. Levy-Lambert a expose les méthodes de tracé des lignes à crémaillère et des lignes mixtes et il a choisi un nombre d’exemples considérables, du type Riggenbach, Abt ou Loeber, l’établissement de la voie, de la crémaillère, le calcul des dents, les appareils accessoires de la voie.
- Les locomotives à vapeur, les locomotives électriques de diverses puissances et destinées aux réseaux à courant continu, le calcul de tous leurs or-
- ganes et des appareils de comimmde, des freins, etc., complètent l’étude purement technique.
- Enfin un chapitre spécial est consacré à l’exploitation des lignes, à l’organisation du service, aux dépenses et aux recettes d’exploitation.
- Ce chapitre est complété par des documents annexes relatifs à un certain nombre de lignes françaises et étrangères et par un index bibliographique très complet. R. M.
- VARIÉTÉS
- UNE VISITE A L’EXPOSITION DE MARSEILLE
- Les l\ et 5 juillet, les distingués commissaires généraux de l’Exposition de Marseille ont invité les directeurs des différentes publications techniques à venir visiter l’Exposition, théoriquement ouverte depuis quelque temps, mais dont l’intérêt technique n’a commencé que plus récemment.
- Guidés par MM. Cordier et pubs, commissaires généraux de l’Exposition, nous avons parcouru les différents palais réservés aux exposants.
- Empruntons à la Conférence faite le 4 juillet à l'Exposition même par M. Fabry, professeur à la Faculté des Sciences de Marseille, la description qu’elle donne des machines et appareils contenus dans les différents palais.
- « Le Palais de l’Energie, vaste construction métallique de i5omdelong, contient en principe tout ce qui concerne les grandes industries électriques (production, transport, force motrice) et aussi l’Electro-chimie. C’est là que se trouvent les stands des grandes maisons de construction (dynamos, moteurs, gros appareillage, tableaux), les expositions des fabricants de câbles (dont un fait sur place, des essais de câbles à iooooo volts alternatifs, et 3ooooo volts continus, ou plutôt redressés). Une série de stands fort intéressants ont été installés par les diverses sociétés de transport et de distribution de l’énergie électrique. La région du Sud-Est de la France est, naturellement, la mieux représentée; les cartes et photographies exposées permettront de se faire une idée très nette de l’état actuel de l’industrie électrique dans cette région,
- « De cet ensemble d’objets et de plans exposés, le
- fait le plus intéressant qui paraît se dégager est la mise au point définitive de tout le matériel destiné aux transports à très haute tension, jusqu’à 5oooo volts. Les appareils de toutes sortes (isolateurs, interrupteurs, transformateurs), destinés à des tensions de cet ordre, figurent dans plusieurs des stands, en même temps que les plans exposés donnent la preuve de l’emploi pratique de ces tensions élevées. C’est ainsi qu’une partie importante du réseau de la Société l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen fonctionne sous tension de 5o ooo volts depuis plusieurs mois, et que son usine génératrice de la Brillanne marche en parallèle avec l’usine à vapeur de Saint-Giniez (Marseille), à une distance de iookm.
- « Le succès d’installation à 5o ooo volts permet d’espérer, pour l’avenir, un nouveau saut vers les hautes tensions et par suite vers les grandes distances pour le transport de l’énergie électrique. Dans cet ordre d’idées, l’avenir est représenté par la très belle maquette en relief représentant un projet d’usine sur le Rhône (240000 kilowatts), destinée à transporter l’énergie électrique à Paris par courant triphasé à 25 périodes et 120000 volts (projet Blondel, Marié etMahl).
- « Tout ce qui concerne l'Electrochimie se trouve aussi dans le Palais de l’Energie. On trouvera là les expositions des raffmeurs de cuivre, des fabricants d’aluminium (objets fabriqués, modèles et plans de fours et d’usines), de carbure de calcium et toute la série des métaux et alliages fabriqués au four électrique. La Société de l’Azote atmosphérique expose, avec des plans et diagrammes, un modèle du four
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- Birkeland. Le chauffage des appareils de laboratoire, une application qui intéresse aussi les chimistes, est représenté par la maison Poulenc, qui montre quelles ressources un laboratoire de chimie peut tirer d’une installation électrique; les appareils de mesures des températures sont exposés au même endroit. Enfin, les principaux fabricants d’accmiiulatcurs ont exposé leurs modèles de plaques et d’éléments. Comme nouveauté, dans cet ordre d’idées, il faut signaler un châssis de camion automobile électrique équipé avec des accumulateurs Edison, exposé dans le stand de la maison Bergmann. Les demandes d’admission dans la section de l'Electrochimie ont été si nombreuses que la place prévue s’est trouvée insuffisante ; une installation cri fonctionnement, pour l’épuration des eaux potables par l’ozone, a été placée dans le Grand Palais.
- « Le Grand Palais, placé à l'extrémité de l'avenue centrale est une massive construction qui est destinée à survivre à l’Exposition, et qui deviendra le Palais des Pèles et Expositions de la Ville de Marseille; il a été construit par les soins et aux frais de la Ville. 11 contient une série de stancls réservés aux industries qui ne comportent pas de grosses machines : éclairage et petit appareillage, parmi lesquels il faut citer une grande variété de lampes à arc, et les différents modèles récents de lampes à filaments métalliques, ainsi que les stands, fort intéressants, quoique plutôt artistiques que techniques, des fabricants d’appareils pour appariements (lus 1res, bronzes, etc.); appareils de mesures et compteurs représentés en particulier par la maison Rousscllc et Tournaire qui expose toute la série des appareils dc^mcsures de Siemens, et par deux des principales maisons françaises pour la fabrication des compteurs, qui montrent un ensemble très complet de leur matériel; produits divers utilisés par l'industrie électrique (huiles et lubrifiants, courroies, matières isolantes, etc.).
- « Deux des angles du Grand Palais sont réservés à des ensembles séparés : l’un contient l'exposition de l’Enseignement, où une trentaine d’écoles techniques de France et de l’étranger ont envoyé des appareils, des photographies et des graphiques ; l’autre contient l’exposition rétrospcclive où ont été groupés un grand nombre d’appareils anciens, dont quelques-uns rappellent des souvenirs d’un haut intérêt, parmi lesquels iQsuffit de citer la première dynamo à anneau de Paccinotti, les moteurs à champ tournant construits par Ferraris, un des alternateurs ayant servi au transport par courant triphasé de Laufen à Francfort.
- « Le Palais de la Traction là côté du Palais de l’Energie) contient tout ce qui est relatif aux tramways, aux chemins de fer et aux mines. Dans le domaine des tramways, on est arrivé à une telle uniformité dans le materiel et les moyens d’exploitation qu’il est difficile de montrer du nouveau. A signale!’, à côté des types classiques de moteurs et de voitures, un train à motrices multiples, ligne de^ Nice à Monte-Carlo. Le domaine clés chemins de fer électriques est, au contraire, réservé à l’avenir; on pourrait l’appeler (a terre promise de Vindustrie électrique ; la porte commence à s entr’ouvrir, mais on ne sait ni quand ni comment se fera la grande invasion. On aurait pu s’attendre, dans ce domaine, à plus de nouveautés. Ou trouvera, cependant, des expositions très intéressantes : la Compagnie P.-L.-M. expose un des trucs moteurs de sa ligne de Chamonix, ainsi qu’un chasse-neige automoteur et des photographies qui le montrent en fonctionnement; elle expose aussi le dispositif de MM. Auvert et Ferrand pour l'utilisation du courant alternatif monophasé. D’autres expositions relatives à la traction électrique sont encore en installation. Dans la section des Mines, la Compagnie des Charbonnages des Bouchcs-dii-Rhône expose une locomotive construite par les ateliers Thomson-Houston, destinée au transport du charbon à travers la galerie de i5km, récemment achevée, qui relie le fond de sa mine avec Marseille, et qui lui servira à la fois à l'écoulement des eaux et au transport du charbon dans des conditions très avantageuses. La meme Compagnie montre une des perforatrices électriques à courant triphasé qui lui ont: servi au percement de cette galerie, ainsi qu’une baveuse électrique.
- « Le matériel de traction n’est d’ailleurs pas entièrement concentré dans ce palais ; plusieurs des grandes maisons de constructions électriques exposent, dans le Palais de l’Energie, leurs types de moteurs de traction et de contrôleurs. La maison Brown-Bovcri expose, dans’ son stand du Palais de l’Energie, un moteur monophasé à collecteur, avec réglage de la vitesse par déplacement des balais, et un dispositif complet pour l'éclairage électrique des trains. On a déjà cité le camion à accumulateurs Edison.
- « L'introduction des moyens industriels dans l'agriculture est sans doute un des gros problèmes dont l’avenir nous réserve la solution. La transformation, déjà commencée, sera certainement lente; il est probable que l'électricité y jouera un rôle important; elle a déjà résolu le problème capital de l’utilisation de l’azote atmosphérique pour la production des
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- composés azotés. Au point de vue mécanique, il reste beaucoup à faire, puisque le moteur animal, et même humain, reste le plus employé en agriculture. Les applications de ce genre ont été centralisées dans le Palais de l’Agriculture, à droite de l'allée principale, et, à côté, dans la Ferme modernisée. On ne trouvera, naturellement, pas grand’chose de nouveau au point de vue purement électrique ; on n’a pas encore créé de types de moteurs ou d’appareillage spécialement adaptés aux besoins agricoles, mais on sera intéressé par les nombreuses-machines agricoles mues par des moteurs électriques. Un grand nombre de ces appareils sont en fonctionnement dans la ferme modernisée, à laquelle on a donné l'aspect extérieur ordinaire des fermes de Provence, mais en la dotant de l’outillage électrique le plus complet et le plus varié. Les appareils les plus nombreux sont les pompes, dont on verra fonctionner une grande variété. Quelques-uns de ces appareils sont disposés de manière à pouvoir être actionnés, soit par un moteur électrique faisant i 5oo tours à la minute, soit par un manège à chevaux qui n’en fait que ‘X ou 3, ce qui oblige à des combinaisons mécaniques un peu compliquées.
- cc Les expositions dos différents ministères ont été réparties entre les différents palais ; celle du ministère de F Agriculture contient des appareils intéressants pour le jaugeage des débits de rivières et des maquettes de stations de jaugeage; ou y a exposé aussi les plans de l’installation faite pour alimenter en eau, au moyen d’une pompe mue par un moteur électrique, un village du département du Var qui, jusqu’à ces derniers temps, n’avait d’aulrb eau potable, en été, que celle qu’on allait chercher dans des tonneaux à plusieurs kilomètres, et qu’on vendait fort cher. Cette installation est un bon exemple du parti que peuvent tirer, à peu de frais, les communes rurales des lignes de transport de l’énergie électrique qui traversent leur territoire ; Fauteur de cet article a pu être témoin de la joie des habitants de ce village qui arrêtaient les passants sur les routes pour leur annoncer celte grande nouvelle : depuis hier, l’eau coule à la fontaine, ou ne vend plus l’eau !
- « L’exposition du ministère des Postes et Télégraphes est placée au centre du Grand Palais; elle renferme un échantillon des divers appareils télégraphiques en service.
- « Le ministère des Travaux publics expose, dans le Palais de l’Energie, un très élégant modèle de phare à éclipses. Quant aux ministères de la Guerre et de la Marine, ils exposeront dans le Grand Palais; il 1
- est impossible de parler ici de feurs expositions, parce que l’installation n’en est pas encore commencée.
- « Enfin, quelques constructions de moindre importance renferment des expositions d’un grand intérêt.
- cc Dans le poste de radiotélégraphie, derrière le Palais de la Traction, la Société C. G. H. a installé un poste muni des appareils les plus récents, avec antenne en éventail supportée par deux pilônes de 3om de haut. Ce poste peut communiquer avec la Tour Eiffel. Des expériences de téléphonie sans fil y ont été faites récemment par M. de Forest. »
- Nous n’insisterons pas davantage sur l’intérêt de l’Exposition mis en évidence par la conférence précédente. Nous ajouterons simplement qu’après le banquet offert par le Commissariat Général à ses invités, ceux-ci purent admirer le spectacle féerique d’illuminations vraiment bien réussies et qui sont certainement un des attraits de cette belle Exposition.
- A. Becq.
- LE MONOPOLE DE L’ÉLECTRICITÉ
- EN ALLEMAGNE (Flll). (*)
- 11 est intéressant de noter tout d'abord l’opinion du Berliner Tagebla/l, organe libéral rattaché à la haute finance allemande.
- Le monopole de l’électricité rappelle, dit-il, cc qui s’est passé eu Prusse lorsqu’un autre monopole d’Etat, celui des chemins de fer, y fut introduit, il y a environ trente ans. Le Gouvernement elle Parlement avaient tous les deux «déclaré que les chemins de fer ne devaient pas être exploités dans un but fiscal, mais que les excédents des recettes sur les dépenses devaient être employés uniquement pour l’amélioration du service, et pour les chemins de 1er eux-mêmes. Depuis, on a pu voir comment le gouvernement a tenu sa promesse, descliemins de fer de Prusse et dcllcsse il retire le double du taux de l’intérêt courant du pays, et tous les ans l’Etat prélève sur les bénéfices environ *ajo millions pour couvrir des dépenses d’un tout autre genre.
- Les bénéfices réalisés sur l’exploitation des chemins de fer constituent donc réellement une contribution imposée au public.
- Et l’industrie attend encore en vain la rédue-
- (l) Cf. La Lumière Electrique, tome I (ic série),}). 384.
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- tion générale des tarifs pour le transport des marchandises ; l’Etat la lui promet depuis fort longtemps et la nécessité en est unanimement reconnue. A tout cela vient s’ajouter la crainte bien fondée qu’un monopole des forces électriques, institué uniquement pour agrandir les ressources de l’Empire, n’augmente le renchérissement général qui pèse sur l’industrie.
- On répond, il est vrai, à cette argumentation que l’industrie électrique risque plus que toute autre d’étre absorbée soit par un grand trust, soit par l’Etat. Tout montre que l’on n’aura bientôt que le choix entre ces deux alternatives. Et les industriels qui ont besoin de force électrique savent parfaitement de quel côté vient le plus grand danger de hausse des tarifs, surtout que l’Etat aurait à sa disposition les forces hydrauliques produisant à bon marché ('). La question de savoir si des usines seraient autorisées à produire l’électricité elles-mêmes reste ouverte ; car un monopole d’Etat pourrait parfaitement être limité dans ce sens. La Bavière et le Grand-Duché de Bade se préparent à mettre en régie l’exploitation de leurs forces hydrauliques.
- Ne vaudrait-il pas mieux, demande-t-on de divers côtés, remédier aux finances obérées de l’empire, en lui confiant le rôle que certains des Etats confédérés s'apprêtent à jouer ? Et cela non seulement dans le but de procurer des ressources à l’empire, mais aussi parce qu’une organisation tout à fait centralisée offrirait plus de garanties. 11 est certain que la reprise d’une industrie puissante et prospère ne devra pas être faite d’une façon précipitée, mais il ne faudrait pas trop craindre qu’une exploitation en régie n’entraînât la ruine de cette industrie, sous prétexte que la nouvelle administration manquera de l’esprit d’initiative indispensable.
- Ce danger aurait été bien plus grand en matière de chemins de fer, et pourtant le développement de ces derniers n’a nullement souffert par suite de leur reprise par l’Etal. On pense que le principal argument contre le nouveau monopole est d’ordre politique. L’Etat finira par devenir trop puissant, dit-on. Mais si la pro-
- (M La Suisse divisée en un certain nombre de cantons donne des exemples nombreux de distribution privée ou de distribution publique d’énergie électrique. Nous donnerons, au point de vue des tarifs, une étude sur les diverses usines suisses dans un prochain numéro.
- duction des forces motrices est de plus en plus centralisée, l’industriel à qui les grèves sont préjudiciables, devrait plutôt se sentir rassuré en constatant que la source de la force qui lui est indispensable, se trouve sous le contrôle immédiat de l’Etat. On sait que le conseiller de gou-vernement Wittfeld a été envoyé aux Etats-Unis mais on ignore s’il doit spécialement y étudier la question du monopole. Mais il paraît certain que le gouvernement, s’il n’agissait, courrait le risque de se laisser devancer par les autres états de l’empire. Et quand les petits états allemands auront introduit chez eux des monopoles électriques, l’empire ne pourra plus songer à la constitution d’un monopole général.
- Il faut cependant dire ici que la Bavière semble entreprendre l’électrification de ses chemins de fer avec une précaution extrême, et que jusqu’ici aucune voix autorisée n’a encore invité le gouvernement badois à assumer le risque de la même entreprise.
- Le conseiller de gouvernement bavarois Wittfeld, rapporteur pour l’électrification des chemins de fer au ministère des travaux publics, avait été envoyé aux Etats-Unis comme président d’une Commission d’études composée d’électrotechniciens allemands. 11 paraît que les progrès accomplis dans l’électrification des chemins de fer aux Etats-Unis l’ont enthousiasmé.
- Par ailleurs, le gouvernement américain ne songe pas à créer un monopole électrique. En ce qui concerne l’Allemagne, il faut encore ajouter que la RelnLsch-WestfdUsche Zeitung, le journal le plus important de la région industrielle de l’Ouest, s’est prononcée tout à fait en faveur d’un monopole. La distribution du courant électrique constitue aussi bien un service de transport qu’un service de production, dit ce journal.
- Donc l’institution qui en sera chargée aura le double caractère d’une entreprise de transports et d’un atelier de fabrication. Et tout indiquerait l'acheminement vers le monopole. On peut imaginer comment fonctionnerait un service d’approvisionnement abandonné à une foule de propriétaires isolés, et devant mettre en communication le bas Rhin et le Rhin moyen, le district d’Aix-la Chapelle et celui de Siegen par exemple. Comment se figurer un pareil service entre les mains de particuliers, alors que l’Etat exploite les chemins de fer, postes, télégraphes, et téléphones ? L’Etat dispose des forces hydrauliques
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- et va se mettre à les exploiter ; les routes aussi bien que les remblais de chemins de 1er sont à sa disposition. Ici, également, tout pousse vers l’unification. L’avenir du développement de l'électricité est directement lié aux chemins de fer. Aujourd’hui les stations électriques souffrent encore de ce que leurs machines doivent fonctionne]* très inégalement aux différentes heures de la journée, à cause des besoins de l’éclairage public et privé.
- Cela montre que la production de la force et l’exploitation des chemins de fer devraient être réunies. D’ailleurs, les usines électriques fondées par les administrations communales prennent une extension comparable à celle des usines privées. D’ores et déjà, voilà donc le public allemand à peu près livré à la bureaucratie.
- Et il est permis de croire que des usines d’Etat fourniraient un travail plus rapide et mieux organisé que des entreprises communales.
- J1 ne faut pas oublier, toutefois, dit le journal cité plus haut, que les usines établies à l’origine par des particuliers se sont acquis de grands mérites en créant, par leur initiative, les services de distribution du courant électrique, même d’une façon incomplète. Mais comme elles ont aussi la tendance à créer des monopoles dans leurs rayons respectifs, nous n’avons que le choix entre deux sortes de monopoles.
- Dans d'autres articles, le meme journal a résumé quelques griefs qu’on, fait aux monopoles d’Etats et dont nous avons déjà fait mention.
- Ces derniers temps, la discussion est devenue générale dans la presse allemande. Entre autres, le principal journal du parti conservateur prussien, la KreutzzeUung\ s’est prononcé pour le monopole d’Etat, et de meme le Vonvaerls, organe du parti socialiste. Ce dernier n’a pas manqué d’ajouter que cette mesure ne ferait que marquer une étape de plus vers l’Etat socialiste, et, de son coté, la Korrespondcnz Ifo/finann, organe officieux du gouvernement bavarois, a déclaré que tout cela visait uniquement les riches forces hydrauliques de la Bavière. Le gouverne-
- ment bavarois serait allé aux renseignements en lieu compétent et se serait assuré qu’en réalité il n’existe aucun projet sérieux.
- J. D.
- «
- * ¥
- Un correspondant nous écrit :
- « Je viens d'apprendre que récemment la Chambre de Commerce de Metz a remis un mémoire à la direction générale des chemins de fer de l’Etat à Strasbourg, demandant que l’électricité fut introduite à coté de la vapeur dans l’exploitation des chemins de fer allemands.
- « Elle recommande l’introduction provisoire de voitures motrices sur les lignes secondaires. De vingt-deux lignes de ce genre qui existent dans l’Alsace moyenne et la haute Alsace, deux tiers se dirigent vers les vallées des Vosges qui sont très industrielles; les autres desservent les vallées lorraines, parmi lesquelles plusieurs ont une industrie métallurgique extrêmement développée. Le service à la vapeur ne permet plus, sur beaucoup de ces lignes, la mise en marche d’un nombre de trains correspondant aux besoins des voyageurs. En Alsace, on disposerait des forces hydrauliques; en Lorraine, on utiliserait les gaz des hauts fourneaux pouvant produire l’électricité à bon compte. »
- Ecole Bréguet.
- Ont obtenu le diplôme d’ingénicur-électricien les élèves sortant de l’école Bréguet dont les noms suivent :
- MM. Paly, Benoist, Pecquet, Galliéni, Gruet, Marion, Guérin, Petit, d’Anterroches, Duchcsne, Bar-jon, Negreponlc, Beauvais, Gininger, Lamotte, Michel, Dunoyer, Yedel, Favroult, Nicard, Desvignes, Septier, Fabre, Babé, Poulain, Lamiraud, Guérard, Teddc F., Foueher, Laurent-Hilaire, Pirot, Chanoine, Rey.
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- LEGISLATION
- Le Journal official du 3 juillet publie le décret suivant : Le ministre des Travaux publics, des Postes et des Té-graphes,
- Vu l’article ier du décret-loi .du 27 décembre i85i ;
- Vu l’article 2 de la loi du 21 mars 1878;
- Vu la loi du 5 avril 1878 ;
- Vu le décret du 7 mai 1901 ;
- Vu l'arrêté du 8 mai 1901 5
- Sur la proposition du sous-secrc taire d'Etat des Postes et des Télégraphes,
- Arrête :
- Article premier. — Le texte de l’article 22 de l’arrêté du 8 mai >901 est complété comme suit :
- § A. — Lignes aériennes.
- 4° Pour les lignes établies à trois (ils, 25 fr. par hectomètre de ligne triple posée ou utilisée.
- § B. — Lignes souterraines en égout, galerie ou tranchée et lignes en câbles sous plomb.
- 4° Pour les ligues établies à trois lils, 75 francs par hectomètre de ligne triple posée ou utilisée.
- Art. 2. — Le texte de l’article 30 de l'arrêté du 8 mai 1901 est complété comme suit :
- § A. — Lignes aériennes.
- 3° Pour les lignes établies à trois iils, 2 fr, 5o par hectomètre de ligne triple,
- § B. — Lignes souterraines en égout, galerie ou tranchée et lignes en cables sous plomb.
- 3° Pour les lignes à trois lils, 5 ir. par hectomètre de ligne triple.
- Art. 3. — Les dispositions du présent arrêté seront mises en vigueur à partir du Ier juillet 1908.
- Art. 4. — Le sous-secrétaire d’Etat des Postes et des Télégraphes est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, l'Electrotechnique ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrometallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Automotrices électriques avec bielles d9accouplement.
- Des essais intéressants ont été elfcctués récemment par M. J. Murphy, inspecteur général de la Compagnie du chemin de fer de Pitlsburg, dans le but de déterminer le rendement respectif d une automotrice à bogies à quatre moteurs, d’une automotrice à deux moteurs, et enlin avec une troisième automotrice également à deux moteurs, un sur chaque bogie, mais les essieux d un même bogie étant couplés entre eux par des bielles placées exté-
- rieurement. Celte dernière voiture circula pendant vingt-sept jours en même temps qu’une autre voiture du même type pourvue de quatre moteurs Westinghouse 9I-A, sans bielles d’accouplement. Les poids étaient respectivement de 19,343 tonnes et de 2'2,o() i tonnes, soitune diminution de près de 3 tonnes en faveur de l'automotrice avec bielles d’accouplement.
- Le résultat des essais lit ressortir une économie de 29,9 % en kilowatts-heures pour celte dernière voilure. O11 la compara ensuite avec la voiture à quatre moteurs sur laquelle on supprima deux moteurs,
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- l’économie constatée fui de i8,3 %, pour une durée d’essais de six jours. Enfin, celte voiture fut mise pendant dix jours en service régulier sur la ligne des express qui présente des déclivités très fortes atteignant 5o mm par mètre. On arriva au chiffre de i,8a kilowatts-heure par voilure et par kilomètre, ce qui correspondait encore à une économie de i8,3 %.
- Depuis le '>,8 juillet 1907, elle a continué son service jusqu’au 4 décembre dernier, sang .nécessiter aucune réparation. (Du 20 juin au Ier novembre, elle a parcouru35 144k“, transportant 913 900 voyageurs.) Un essai de température pendant les dix-huit heures de marche journalière montra que cette température n’a jamais dépassé Go'\ malgré le service intense elïectué.
- L’utilisation des forces motrices du Rhône a Paris.
- t
- Nos lecteurs connaissent certainement le projet de MM. Blondel, Ilarlé et Mahl. Il ne s’agit rien moins qued’untransport d’énergie électrique de 900 000 chevaux depuis la chute prévue sur le Rhône (entre Bel-legarde et Seysscl) jusqu’à Paris. Sur la proposition du Conseil municipal, une commission fut créée qui choisit quatre de ses membres (MM. Maurice Leblanc, Lauriol, de La Brosse et Armand).
- Ceux-ci viennent de déposer un premier rapport qui n’a pas été communiqué.
- Il paraîtrait que les conclusions de ce rapport sont favorables et- que la commission tout entière (composée de trente-deux membres) est décidée à entreprendre un voyage d’études pour apporter au Conseil municipal un avis mûrement réfiéchi.
- Les turbines à vapeur aux Etats-Unis,
- En dix ans, la Société Westinghouse a construit et monté 49I turbines à vapeur, représentant une puissance totale de q3o 000 chevaux. Ces 4q3 turbines ont été installées dans 93 exploitations de traction électrique, 19 ateliers de construction de machines, 19 mines et autres installations diverses.
- Sous-station transportable aux chemins de fer de la Valteline.
- La Compagnie Ganz de Budapest a construit pour
- les chemins de fer de la Valteline une sous-station mobile pouvant servir de réserve aux autres sous-stations fixes. Le transformateur de 43o K. V. A. est contenu dans un wagon en fer complètement fermé et divisé en deux compartiments; le plus grand comprend tous les appareils à haute tension (transformateur refroidi par un ventilateur, interrupteur tri-polaire dans l’huile, parafoudre Wurtz avec bobine d’induction). Les appareils de contrôle et de manipulation sont dans l’autre compartiment. Celte sous-slalion mobile peut être mise en parallèle avec les sous-stations fixes*
- La plus grande machine à gaz du monde.
- Tel est le litre sous lequel plusieurs revues anglaises présentent une machine à gaz de 1 000 che-yaiix installée récemment aux ateliers de la Castner-Kellner AlkaliC°,Uuncorn. Celte machine àquatre cylindres verticaux placés sur une même ligne entraîne une dynamo à courant continu. Elle est évidemment munie de tous les perfectionnements modernes et a été construite par la Compagnie Westingholise anglaise.
- Station centrale des Houillères de Ronchamp
- Nous apprenons que la Société des Houillères de Ronchamp vient de décider l'installation d’un quatrième groupe turbo-alternaleur dans la station centrale qu’elle a édifiée pour distribuer l’énergie électrique dans le territoire de Belfort et dans les départements du Doubs, de la Haute-Saône et des Vosges. Ce nouveau groupe, d’une puissance de 3 000 kw., l’appareillage correspondant, le transformateur à 3nnon volts et les 10 chaudières ont été commandés à la Société Alsacienne de'constructions mécaniques .
- La station centrale des Houillères de Ronchamp, mise en service en automne 1907, contient jusqu’à présent 3 turbo-alternateurs de 1 5oo kw., chaudières et 3 transformateurs de 1 500 kw. qui sortent aussi des ateliers de la S. A. C. M.
- On se souvient que le réseau à haute tension (3<>ooo volts) de Ronchamp doit se souder en plusieurs points avec celui de la Société du Refrain. Cette société installe sur le Doubs, à une centaine de kilomètres de Ronchamp, une station hydro-électrique qui fournira du courant triphasé à la tension de 55 000 volts. Les deux centrales se prêteront aide inulueliement suivant le débit que fournit le
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- Doubs à la chute du Refrain. La conduite forcée, 3 alternateurs de 2 ooo k\v. du Refrain avec leurs transformateurs élévateurs et l'appareillage correspondant sont actuellement en construction dans les ateliers de la Société Alsacienne cl la mise en marche de cette importante installation doit avoir lieu avant la fin de l’année.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- En donnant le compte rendu de l’assemblée de la Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine, nous faisions allusion au contrat qu'elle avait signé avec la Compagnie des Tramways mécaniques des environs de Paris. Par ce contrai, cette dernière a abandonné le soin d’exploiter scs réseaux à la Compagnie des Tramways de Paris, à charge à celle-ci de lui verser un pourcentage annuel séries recettes brutes. Cette combinaison assurerait, dit-on, un bénéfice à l’abri de tout aléa aux Tramways mécaniques. En défalquant les recettes de la ligne de Saint-Germain qui n’appartient plus à la Compagnie (c’est une des clauses du contrat) et dont elle a réalisé les actions en portefeuille pour 2 779 707 francs, la Revue économique estime à 2 millions de francs les recettes brutes des autres lignes ; ces 2 millions, après déduction de tous frais, permettraient de supputer un bénéfice de 255 000 francs. Or, celte année, le rapport signale une diminution de bénéfices provoquée en grande partie par l'augmentation des prix des matières premières et surtout du combustible. En y comprenant précisément la ligne de Paris à Saint-Germain, les recettes voyageurs se sont élevées à 2 7/19 833 fr. 5/| et les dépenses à 2 /*57 73a fr. 35, laissant un bénéfice d’exploitation de 29a 108 fr. 19, inférieur de 65 708 fr. 5a à celui de l’exercice précédent. En ajoutant à ce chiffre de 292 101 fr. 19 le bénéfice procuré par les transports de déblais s’élevant à 25 77a fr. 17 et les recettes diverses, les bénéfices bruts ressortent à 3a8 419 fr. 10 et les bénéfices nets à 17 i36 fr. 79 seulement, après déduction des charges qui se sont élevées à 311 282 fr. 31.
- Ces résultats insuffisants justifient la mesure ci-dessus rappelée prise par la Compagnie qui est aussi appelée Nord-Ouest Parisien.
- La Compagnie des Tramways de T Ouest-Parisien n’est pas beaucoup plus heureuse dans scs résultats. Pour la première fois, cependant, son compte de profits et pertes se solde par un léger bénéfice :
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- 3 258 fr. 29. Le déficit de l’an dernier avait été de 76 271 fr. 20. Il en résulte donc une amélioration pour retlc année de 79 259 fr. 49. Contrairement à ce qui s’est passé clans la Compagnie précédente, l’amélioration d’exploitation est due à une augmentation des recettes cl à une réduction des dépenses. Le Conseil attribue ces résultats aux modifications apportées dans le service et. aux économies réalisées qui ont permis d’importantes améliorations dans l’exploitation. Mais la généralisation de l'emploi du trolley sur le réseau a dû être la principale cause de ces améliorations. L’application du système Diatto avait été des plus funestes, et le retour, que nous avons tous pu constater, à la méthode si peu esthétique mais si économique du Trolley devait de suite faire bénéficier la Compagnie d’une meilleure situation.
- Pour une dépense totale de 925 328 fr. 87, la proportion des frais dus à la traction est un peu supérieure h 36 % , soit 337 124 fr. 80, celle des frais dus il l'entretien représente lcs/2Î> % , soit 2.44 897 fr. 85 et celle des frais généraux d’exploitation et de con-Irole 35 % ou presque autant que les dépenses de traction.
- Celle Compagnie a déjà bénéficié sur certaines de ses lignes d’un relèvement des tarifs dû à "l'adoption du sectionnement; elle attend les meilleurs résultats des accords conclus avec la Commission de réorganisation des transports à Paris; clic est déjà plus favorisée que d’autres, puisqu’elle a obtenu l’autorisation de placer le trolley sur tous scs parcours dont les terminus sont situés d’ailleurs à la périphérie, mais elle escompte encore d’autres modifications.
- L’examen de la situation financière de toutes ces Compagnies créées au moment de l’Exposition de 1900, sans plan d’organisation et avec des systèmes nouveaux trop peu consacrés par l’expérience d’une ville comme Paris, prouve bien l’urgence d’un remaniement complet des réseaux municipal et départemental. Le voyageur souffre autant que l’actionnaire de cet état de choses, et comme certaines lignes ne peuvent, malgré tout, augmenter leur trafic, c’est', bien dans un léger relèvement du prix qu’il faut chercher la solution de l'existence assurée de toutes les Compagnies. Les tramways suburbains notamment peuvent être assimilés à de véritables lignes de chemins de fer d’in terri local ou à des lignes de banlieue. Aussi paraît-il logique de les soumettre au même mode de tarification suivant la distance parcourue.
- La Compagnie des Tramways de l’Ouesl-Parisien est, nos lecteurs le savent, une des entreprises créées
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- par la Compagnie Générale de Traction dont le solde débiteur du compte profits et perles se trouve très sensiblement diminué celte année par suite d’une attribution aux réserves et aux amortissements de sommes représentant un total de 551 44ofr. 37. D’une année à l’autre ce solde débiteur est tombé du chilfro du 7506204 fr. 42 au chiffre de 7 <>32 g35 fr. 64. C’est un résultat très satisfaisant du à l’amélioration du fonctionnement des filiales et à la diminution des charges par la réduction des frais généraux et les bonifications dues aux rachats d’obligations à revenu variable. Aussi les commissaires peuvent-ils écrire que a après ces constatations, il leur est permis de proclamer que la Société a franchi le point mort où l’avait ramenée sa mise en liquidation judiciaire, cl qu’elle commence, d’une façon déjà sensible, à remonter la côte ».
- La situation des huit filiales de la Compagnie et surtout des Tramways de l’Ouest-Parisien donne lieu de penser, en effet, que, si des incidents malheureux n’interviennent pas, la Compagnie d’Exploitation de tramways cl de chemins de fer consolidera les résultats heureux de celle année. L’usine électrique des Moulineaux, dans laquelle également est intéressée la Compagnie de Traction, a pu, de son côté, malgré la perle de la clientèle du Métropolitain, maintenir et augmenter sa production d’énergie avec bénéfices. La production en kilowatts-heures en 1906 avait été de 12 <>33 670 pour une recette totale de 808828 fr. 73; elle s’est élevée à i3 3/|<>33/| kilowatts-heures en 1907 pour une recette de 885 007 fr.62,cc qui permet de constater que le prix moyen du kilowatt-heure est légèrement inférieur en 1907 à celui de 1906: o fr. o663 au lieu de o fr. 0671. La progression du rendement financier de l’usine des Moulineaux est, dit le Conseil, intimement liée au développement de l’industrie électrique à Paris, mais elle est subordonnée, ajoute-t-il, à des faits d’ordre économique et à des circonstances d’ordre administratif, conséquences de la législation nouvelle. Une fois de plus nous enregistrons les doléances des industriels et des financiers contre ces lois dites sociales bâclées à la hâte et dont le premier elïct est de renchérir la vie.
- Parmi les liliales de la Compagnie générale de Traction se trouvent les Compagnies des Tramways d’Eu au Tréport et do Mézièrcs-Charlevillc-Mohon, dont nous avons annoncé, dans notre dernière chronique, la réduction de capital.
- D’un ensemble de résultats compliqués par la ituation spéciale de la Compagnie générale de Trac-
- tion, retenons en résumé qu’apràs avoir prélevé 10 % au profit de scs créanciers suivant les conditions de son concordai, il demeure un reliqual de 96 4 76 fr. 97 qui permet la distribution d’un intérêt aux obligations à revenu variable. Nous rappellerons que le capital de cette Compagnie, primitivement fixé à 17500000 francs, puis porté à 20 millions en 1897, îl 3° millions en 1900, a été réduit à 10600000 francs en 1902; qu’à la faveur du concordat obtenu par la Compagnie à la suite de sa mise en liquidation judiciaire, il a été créé: i° 28 5oo obligations de 5<>o francs à revenu variable, dont 2o5oo en échange d’autant d’obligations 5oo francs 4 % de l’émission de <897, et 20 5 228 obligations de 5oo fr. 4 % libérées et au porteur remises à divers créanciers gagistes en substitution de leurs créances.
- A l’occasion de l’analyse du rapport du conseil de la Société Parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways électriques, nous avions donné quelques indications sur les ateliers de Jcumont. Leur véritable raison sociale est : Ateliers de Constructions électriques du Nord ét de l’Est, Société anonyme au capital de 20 millions de francs. Il nous paraît utile d’insister sur le caractère varié de la destination de ces ateliers de constructions qui disposent d’une station centrale de plusieurs milliers de chevaux pour la distribution de l’énergie électrique dans la région industrielle de la Satnbre ; 2 groupes lurbo-allernateurs de 6 000 chevaux chacun et un de 8 000 chevaux sont en service ou sur le point de l’ètrc. Cette usine centrale est assurée déjà de la fourniture du courant à la Compagnie des chemins de fer du Nord pour toutes les gares de la région. D’autre part, soit pour obtenir la fourniture du courant, soit pour alimenter les ateliers de constructions proprement dits, îa Société a pris pour 5oo 000 francs de participations dans les Forges de ltecquignics et l’Union des Aciéries à Haulmonl; les établissements, en retour, fournissent les Ateliers de Jeu mon L de leurs matières premières. On peut bien dire que celte situation, au milieu de ce centre si industriel, est tout à fait privilégiée. Que d’occasions pour le constructeur électricien ainsi placé de fournir, d’essayer et de suivre son matériel. Les aciéries en particulier n’en sont qu'au début de leur période de transformation au point de vue électrique. Fours électriques, laminoirs réversibles, appareils de transformation de toutes sortes, demandent un matériel spécial que consacre seule une expérience; prolongée; celui qui possède près de ses ateliers tous les éléments pour l’acquérir
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- possède aussi une supériorité sur scs concurrents.
- Au 3i décembre 1907, la fabrication et les installations en cours atteignaient 1 81)9 291 fr. 07 et les disponibilités 7 4o3 i«5 fr.72. En quatre mois,le montant des travaux en cours s’était élevé à 10 5oo 000 fr. Cette progression est due à la mise en roule successive de tous les ateliers en voie d’achèvement au 3i décembre. Le bilan ne donne malheureusement pas le décompte entre les frais engagés dans la station centrale et ceux afférents aux ateliers seuls; il eut été intéressant de les connaître pour avoir une idée très exacte des produits nécessaires à prévoir pour l’une et pour les autres.Les Ateliers de Jeurnont semblent s'ètre spécialisés dans l’étude et l’application du matériel de traction : tramways ou chemins de fer. Ils se sont assuré la collaboration de M. Marius Latour et marquent ainsi leur intention de prendre une place importante dans la construction du matériel alternatif à courant monophasé. La câ-blerie de son côté complète l’organisation industrielle des Ateliers de Jeurnont.
- Le Gaz de Hautmont devait évidemment être un obstacle au développement du programme d’installation du réseau de distribution. Depuis la clôture de l’exercice, il est acquis aux Ateliers du Nord et de l’Est et de concurrent probable passe au rang de collaborateur utile.
- Le premier exercice clos le 3r décembre 1907 et comprenant dix-huit mois s’est soldé par un bénéfice de 1 1 /|7 f\87 fr. to que l’assemblée a été d’avis de reporter à nouveau.
- Le Financial News annonce la découverte à •lao milles au nord de la ville de Vancouver de gisements de cuivre sur les bords du lac -Larougc. La zone cuprifère serait large de /100 yards et s’étendrait sur une longueur de 3 milles entre deux bancs de
- I granit donnant 40 livres de cuivre à la tonne. On serait, paraît-il, en présence d’une nouvelle butte Montana. Si tous ces dires se corroborent, les Américains qui avaient craint un moment de ne plus posséder tout le cuivre qui leur serait nécessaire pour l’élcctrilication de leurs lignes de chemins de fer, les Américains, pensons-nous, seront rassurés. Cette nouvelle découverte s’ajoutant à celles que nous avons déjà citées peut avoir une très grande influence sur les cours du métal qui nous intéressent quelque peu.
- On parle en Belgique de la création d’une Société nationale d’Électricité qui serait établie sur le même principe que la Société nationale des Chemins de fer vicinaux ; c’est la régie nationale autonome appliquée à l’électricité que nos voisins tenteraient, malgré leurs propres récriminations contre l'application du principe par la Société nationale des Chemins de fer vicinaux.
- En Allemagne, par contré, germe l’idée de l’organisation d’une grande Société financière pour entreprises électriques, avec un capital-actions d’environ 000 000 de marks et un droit d’émission d’obligations de 100 à 120 000 000 de marks. C’est l’Allgc-meine Electrizitats-Gcsellsehaft qui aurait l’initiative de cette création en prévision des vastes projets d’électrification et de construction de nouvelles lignes de chemins de fer électriques.
- En France, la Compagnie Paris-Lyon Méditerranée vient d’ouvrir la voie à l’ulilisation des forces hydrauliques à la traction en construisant la ligne Chamonix-Lc Fayet-Saint-Gervais-Argenlière. C’est un premier pas dans la transformation tout au moins de nos lignes alpestres en lignes à traction électrique.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS
- TRACTION
- Lot-f.t-Gaiionne. — Par décret du 3o juin 1908, est déclaré d'utilité publique, dans le département de Lol-el-Garonne, rétablissement d’un réseau de tramways comprenant les lignes suivantes :
- i° Villeneuve à Villeréal ('2 019400 francs);
- 20 Monflanquin à Libos-Fumel avec embranchement sur^Cu/.orn (1 233 400 francs);
- 3° Tonneins à Bcauregard (1 8a5 000 francs);
- 4° Agen à la limite du département de Taru^et-Garonne
- COMMERCIAUX
- vers Monlaigu, parPuymiroI et Beauville (1 /pG 000 frs) 5° Agen à Lemonljoie par Aubiac (996 600 francs); f)° Tonneins à Sus (2271 100 francs);
- 7° Feugarolles au Mas (1 iGftooo francs);
- 8° Agen à Feugarolles;
- 90 Villeréal à Caslillounès.
- Ai.gkkie. — Par décret du 2 juillet 1908, est déclaré d’utilité publique le prolongement de la ligne de tramways d’Alger à Coléa.
- Alm.ma.onk. — l/administration centrale des chemins
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- de fer de l'État prussien, à Berlin, négocié avec diverses usines une nouvelle commande de 91 locomotives de types divers qui devront être livrées entre le ier avril et le 3i niai 1909.
- Italie. — On annonce que les négociations qui se poursuivent entre l’Etat et la Compagnie italienne des Chemins de 1er de la Méditerranée et visant a la construction, par cette Compagnie, d’une ligne Umbcrtidc-Pérouse-Tcrni, sont sur le point d’aboutir.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Le rapport demandé parle ministre de l’Agriculture, M. Cocco 'Ortu, sur les nouvelles installations électriques faites en Italie en 1907, constate que 226 autorisations pour établissements de lignes et de stations électriques ont été accordées, soit i3 de moins qu’en 1906.
- Les stations génératrices nouvelles s’élèvent à 88 (38 de moins qu’en 1906) et représentent une énergie totale de 18 5oo kilowatts.
- De même qu’en 1906, c’est la Lombardie et le Piémont qui ont demandé le plus grand nombre d’autorisations, mais, relativement a 1906, c’est la Vénétie et les Marches d’Ombrie qui ont la majorité.
- La plus importante des installations est celle de la Societa llidro-Eleltrica Ligure, la station génératrice, à Isola, dans la province de Parme, qui fournit 6 3oo kilowatts-heure.
- DIVERS
- Allemagne. — Le Financial News annonce qu’une Société anonyme vient de se fonder à Berlin, sous la dénomination de « Luftfahr/.eug ». Cette Société, au capital de 5oo 000 marks, a pour but de fabriquer des ballons de toute sorte et principalement des dirigeables et même des aéroplanes. On assure que l’Àllgemoine Elektrizitiits Gesellschaft, la maison Krupp, d'Essen, et les Bcrliner Eleelrizililts Werko seraient intéressés à la nouvelle Société.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie de Construction électrique. — Le 22 juillet, à 11 heures, 33 bis, quai d’Issy, Issy-les-Moulineaux.
- Société d’Etudes électro-chimiques. — Le *5 juillet, à 3 heures, 3, avenue des Ecoles, Villemomble.
- Société des Diffuseurs Lumineux Electriques Bonhivers. — Le 23 juillet, à 3 heures, 12, rue de Berlin, Paris.
- Compagnie des Tramways de Roubaix. — Le 3i juillet, à 2 heures, /|53, Grande-Rue, Roubaix.
- Société commerciale du Carbure de Calcium. — Le ±.\ juillet, à 3 h. 1/2, 2, rue Blanche, Paris.
- Société des Etablissements Ph. Bonviilain et E. Ronceray. — Le 2 août, à 9 heures, 11, rue des Envierges, Paris.
- Compagnie des Distributions électriques. — Le 24 juillet , à Bruxelles.
- Compagnie internationale des lampes électriques Zircone-Woffram. — Le 25 juillet, à Bruxelles.
- Compagnie internationale d’Electricité. — Le 3i juillet, à Liège.
- ADJUDICATIONS
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- FRANCK
- Le icr août 1908, à 11 heures, sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, rue de Grenelle, n° io3, Paris, adjudication publique d’une fourniture de 1 u5o 000 isolateurs en porcelaine ou en verre (i3 lots). Demandes d’admission avant le 22 juillet 1908.
- Le 21 juillet 1908, dans la Salle des Séances de la Commission permanente des Marchés, Office Colonial, Palais-Royal, à Paris, adjudication de la fourniture de 2 3oo poteaux télégraphiques en acier, nécessaires au chemin de fer de la Cote d’ivoire. Cautionnement provisoire : 1 000 francs; définitif: 2000 francs.
- Le 21 juillet 1908, (dans la Salle des Séances de la Commission permanente des Marchés, Office Colonial, Palais-Royal, à Paris, adjudication de la fourniture do trois wagons-fourgons avec frein à vis sur plateforme, force huit tonnes, destinés au tramway de Porto^Novo h Sakélé. Cautionnement provisoire : >00 francs; définitif: 1 000 francs.
- BELGIQUE
- Le 29 juillet, à 11 heures, à la Société naliouale des chemins de fer vicinaux, \ i\, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section île Bruges à Àertrycke du chemin de fer vicinal de Brugcs-Lckc-Dixmude, 155 222 fr. i5; caut. : i5 000 francs. Soumissions recommandées le 28 juillet.
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- Le 19 août, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14»'rue de la Science, à Bruxelles, construction : i°de la partie du chemin de 1er vicinal de Mous à Quévy (N. B), comprise entre les cumulées 1 2 687- 52 et 19 419-35 ; — 20 de la jonction entre les lignes de Mous à Quévy et de lïavay à llaulchin aux abords de lu sucrerie de Quévy-le-Grand; — 3° de la voie entre 19419-35 et 19 986-26 à Aulnois, 119 loofr. i2;caut. : 12 000 francs. Soumissions recommandées le 18 août. sion des installations électriques, 14 35o livres sterling RULGAIUE Le 20 juillet, à la direction des mines bulgares, à Sofia, établissement d'installations électriques dans les charbonnages de l'Etal à Pernik. *N
- ESPAGNE Le 31 juillet 1908, municipalité de So/iaf adjudication de la fourniture de 1 735 compteurs à eau. Devis:
- Le 21 juillet 1908, au Gouvernement militaire de la ville (YAlhitcemas (province de Malaga), adjudication de la fourniture d’une grue de 3 tonnes. 100 000 francs. Cautionnement : 5 000 francs. PAYS-HAS
- Le 3o juillet 1908, à midi, Direction générale des Travaux publics, à Madrid, adjudication de la concession d’un tramway électrique de La Corogne à Burgos, Cautionnement, 3 658 36 piécettes. Le 24 juillet, à ladmiiiistralion communale, à Delfzijl établissement d’une station centrale électrique.
- Le 11 août. Direction générale des travaux publics (ministère de fomenlo), à Madrid, réadjudicalion de la construction du chemin de fer de Lérida à l'embouchure du tunnel de Canfranc et fourniture du matériel roulant. TRANSVAAL Le 3i décembre 1908, Secrétariat du Comité de la Chambre des Mines, à Johannesburg, mise au concours de types de perforatrices de mines. Des primes do
- ANGLETERRE 4 000 et t 000 livrés sterling seront accordées aux au-
- Prochainement, au District-Council, i\ftadcliffet exten* leurs des projets respectivement classés premier et second.
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- y
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- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17. Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome III (3° série).
- SAMEDI 35 JUILLET 1908.
- Trentième année. — N° 30.
- La
- Lumière Electrique
- i
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L5Éc
- lectnque
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 97. —L. Roy. Recherches théoriques et expérimentales sur l’écbaulfement des conducteurs par le courant, p. 99. — H.-C. Ma.gun.na.. De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex Mercadier (fin), p. 105. — J . de Beaupré. Le « grissonateur » et son emploi en radiographie, p. 113.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur l’existence et l’origine des harmoniques clans l’étincelle de self-induction, G.-A. IIemsalecii, p. 116. — Construction de machines. Sur la théorie du régulateur Tirrdl, A. Schwaiger, p. 117. — Développements modernes dans les générateurs monophasés, W.-L. Waters, p. 119. — Brevets, p. 120. — Bibliographie, p. 121. — Chronique industrielle et financière. Frein de secours système Pringle, p. 122. — Chronique financière, p. 124. — Renseignements commerciaux, p. 126. —Adjudications, p. 128.
- ÉDITORIAL
- Dans un mémoire dont nous commençons plus loin (p. 99) la publication, M. L. Roy présente le résultat de ses recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant. Dans la première partie de son travail, l’auteur envisage un conducteur filiforme dont les extrémités sont pincées dans deux pièces métalliques relativement très massives. Ce cas présente un grand intérêt, en ce sens qu’il correspond sensiblement aux conditions dans lesquelles se trouve pratiquement un fusible. Les filaments de lampes à incandescence sont aussi dans des conditions à peu près analogues. Par une généralisation intéressante de la théorie de Fourier, l’on arrive alors à traiter le problème dans toute sa généralité. Deux régimes sont alors à envisager, si l’on tient compte de la variabilité de la résistivité p avec la température, suivant que l’on mai-
- ntient constant le courant ou la tension aux bornes (‘).
- Le premier régime est étudié en premier lieu; l’auteur montre qu’il ne peut exister de régime permanent que si l’inLensité du courant est inférieure à une certaine valeur critique, facile à calculei;.
- Le fonctionnement sous tension constante1 sera examiné dans le prochain numéro, dans le cas du conducteur filiforme, et dans celui d’une lame mince de section rectangulaire. Enfin dans une troisième étude, l’on trouvera les résultats expérimentaux obtenus par M. L. lloy.
- Dans le présent numéro se trouve également la fin de l’article de M. II.-G. Magunna
- (') Rappelons qu’une semblable distinction a été faite ici même par M. Gacogne, à propos de réchauffement des bobines d’éleclro-aimanl. Cf .La Lumière Electrique. tome I (20 série), p. 363.
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- sur Vapplication des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs (p. io5). L’auteur rappelle quelques notions sommaires d’acoustique nécessaires pour bien comprendre le fonctionnement des plaques circulaires des relais-trans-formeurs monotéléphoniques. Il donne ensuite les schémas des montages pour réaliser l’alternat, avec contrôle au départ, ou pour employer les systèmes de transmission simultanée. Après avoir enfin montré comment le multiplex Mercadier s’adapte aisément à l’exploitation par postes échelonnés, l’auteur termine en résumant les principaux avantages du système. Il serait intéressant de voir celui-ci en service régulier, pendant une certaine période, sur une ligne ordinaire.
- Le Grissonaieur, appareil encore peu connu en France, est destiné à remplacer les interrupteurs ordinaires pour bobines d’induction. Il consiste essentiellement en un condensateur de forte capacité (constitué par une soupape électrolytique) mis en série avec le primaire de la bobine, les connexions étant interverties par un commutateur tournant. Les afflux de courant ainsi provoqués induisent dans le secondaire un courant intermittent ne changeant jamais de signe, de telle sorte que l’appareil convient tout particulièrement pour l’alimentation des ampoules radiographiques. En outre, la commutation se fait lorsque le courant a cessé, c’est-à-dire sans étincelles, et c’est là un grand avantage sur les interrupteurs ordinaires, dès qu’il s’agit d’une certaine puissance. Enfin, nous
- ajouterons que l’étude théorique de ce dispo-sitifsemble plus aisée que celle de la bobine avec interrupteur ordinaire, et nous souhaitons qu’elle tente quelque physicien.
- La description de cet intéressant appareil (p. n3) est accompagnée de renseignements sur son emploi en radiotélégraphie.
- M. G.-A. Hemsalech a signalé, l’an passé, l'existence d'harmoniques dans l'étincelle de self-induction ; cette existence ayant été contestée par deux savants italiens, MM. Bat-telli et Magri, il vient de donner des indications supplémentaires sur la marche de ses essais. Il ne semble guère possible, étant données les précautions prises et la concordance des résultats obtenus par deux méthodes, de nier l’existence de ces harmoniques (]). in6). Il reste cependant à expliquer cette existence.
- Panni les publications récentes relatives à la construction des machines, nous signalerons deux études dont on trouvera un résumé plus loin. C’est d’abord le mémoire de M. A. Sebwaiger sur la théorie du régulateur Tirrill (p. 117). La théorie proposée est simple et semble expliquer convenablement les faits; on sait d’ailleurs que l’appareil Tirrill est déjà très répandu, grâce à l’avantage de pouvoir s’appliquer immédiatement à n’importe quel type de machine. L’autre article (p. 119), dû à M. W.-L. Waters, donne des indications utiles sur la construction moderne des alternateurs monophasés remis en vogue par les applications du courant alternatif simple à la traction.
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- RECHERCHES THÉORIQUES ET EXPÉRIMENTALES SUR L’ÉCHAUFFEMENT
- DES CONDUCTEURS PAR LE COURANT
- INTRODUCTION
- Je me propose d’étuclier les phénomènes thermiques qui accompagnent le passage d’un courant électrique dans un conducteur homogène et isotrope. Je prendrai d’abord le cas d’un conducteur filiforme de section constante dont les extrémités sont pincées dans deux pièces métalliques très épaisses ; le refroidissement se fera «oit par rayonnement, soit par contact. Ce cas présente un certain intérêt au point de vue pratique, en ce sens qu’il correspond assez bien aux conditions de fonctionnement des fusibles employés en électrotechnique. Soit que la résistivité de la substance augmente ou diminue quand la température s’élève, je montrerai que les conclusions relativement à l’existence d’un régime permanent sont différentes, suivant que le fil fonctionne à intensité ou à différence de potentiel constantes. En général, le premier mode de fonctionnement correspondrait aux fusibles, le second aux lampes à incandescence. Je montrerai comment les formules se simplifient si on suppose la longueur du fil infinie; enfin, quelques expériences très simples que j’ai faites montreront jusqu’à quel point on peut considérer comme constant le coefficient de conductibilité extérieure.
- Dans la deuxième partie de ce travail, j’étudierai le cas d’un parallélépipède rectangle indéfini fonctionnant à potentiel constant et dont deux faces opposées sont imperméables à la chaleur. C’est dans ce cas-là seulement que les équations du problème sont facilement intégrables. Ces résultats s’appliqueront encore à peu près lorsque les quatre faces rayonnent, mais alors il faut supposer le parallélépipède très aplati.
- Cette étude montrera qu’il n’existe de régime permanent pour le conducteur que si certaines conditions, que je préciserai, sont remplies.
- Mise en équations du problème dans le cas d’un conducteur filiforme. — Je considère comme con-
- ducteur le volume engendré par une petite surface dont le centre de gravité reste constamment sur une courbe AB et qui se déplace en restant perpendiculaire à cette courbe. Les extrémités A et B du conducteur sont encastrées dans deux pièces métalliques très massives M et M' dont le volume est supposé incomparablement plus grand que celui du fil. entier. Ces deux pièces conduisentle courantdans lefil, maisétantdonnée
- leur grande section, leur résistance sera extrêmement faible et par suite l’effet Joule négligeable. Le courant ne les échauffera donc pas sensiblement, mais par les points d’attache A et B, le fil leur enverra de la chaleur. Comme je suppose que la section s du fil est très petite par rapport à celle des pièces M et M', le flux de chaleur reçu sera trop petit pour élever la température de ces pièces d’une façon sensible, de sorte que, dans le voisinage immédiat de A et de B, on observera le même état thermique que s’il n’y avait pas de courant. Pour rendre le problème abordable, je supposerai donc que l’effet des pièces de connexions M et M' est de maintenir invariable la température des extrémités A et B. Cette température sera celle de l’espace ambiant que je supposerai uniforme et constante et que je prendrai pour zéro. Enfin, à l’instant initial, je supposerai que le fil est à la température ambiante de o°.
- Soit O le milieu du fil; un point M de ce fil
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N°30.
- sera défini par son abcisse curviligne pouvant varier de — / à -f- 1 en appelant % l la longueur totale du fil. J’appellerai u (.r, /) la température en M à l’instant/, qui est la môme en tous les points
- d’une meme section, puisque le conducteur est filiforme. Je considère un tronçon MM' du fil correspondant aux abeisses .r et .r -f- d.t\ Soit C la chaleur spécifique du fil ; la chaleur totale du tronçon s’accroît pendant une seconde de
- du
- à'd.vL -7-. dt
- Soit F = Iv — le flux de chaleur compté en d.v
- sens inverse de l’axe des le flux de chaleur qui pénétre en une seconde dans le tronçon j;>ar conduclibilité interne est
- a* [F (.r + rf.r)-
- = K,*,
- d.v~
- Soit x la valeur constante de la périphérie du conducteur et h le coefficient de conductibilité
- V
- extérieure ; le flux qui pénètre dans le tronçon en venant du dehors est — ycl.vku.
- Soit I rinlensilé du courant, p la résistivité au point M ; la quantité de chaleur dégagée par
- l’effet Joule est p
- — P. Ou a donc
- .v
- ou
- - du ,, d2u y 7 . p,»
- C — = K — — ku + — l3,
- dt d.v2 A* A*"
- c’est l’équation indéfinie. Les conditions initiale et aux limites sont :
- pour t
- o, u
- pour x = ± /, u = o.
- Enfin je me donne à priori la loi de variation de la résistivité avec la température
- P = Po <?(«)»
- p0 étant la résistivité à o°. La fonction o [u) doit évidemment se réduire à l’unité pour u — o. Calculons la résistance 61 du fil, on a
- , dv i r+l ,
- ddl = p— 61 == - / p d.v (fonction de t scuie-
- «V A* J __j
- ment).
- Et la difiércncc de potentiel E entre les extrémités du fil est
- E = dll.
- Choir de la fonction o («). — En développant <p (itj en série, on a :
- ?» = + «« +
- L’expérience montre que a p... sont des nombres très petits décroissant rapidement en valeur absolue ; aussi a-t-on l’habitude de limiter 9 (u) au terme du premier degré, les autres ne devenant sensibles que si la température est très élevée; a est ce qu’on appelle le coefficient de température de la substance. Dans le cas que je vais d’abord traiter, où l’intensité est constante, je prendrai la forme approchée
- ç(«) = I -|- OLU (li)
- du
- dru
- d.v
- xdxC — = ^,rK— — yjlv/cu -|-------------— pi2,
- 0
- (!) Pour rendre celle équation tout à fait exacte, il faudrait encore ajouter au second membre le terme du
- III dx relatif à l’effet Thomson, mais négligeable en
- première approximation. II désignerait la constante do l’elfet Thomson, positive ou négative suivant le métal et nulle pour le plomb.
- qui sera d’autant plus acceptable que a sera plus petit.
- Si c’est, au contraire la différence de potentiel appliquée aux extrémités du fil qui est constante, la loi linéaire (2) aurait rinconvénient de rendre l’équation indéfinie non linéaire, c’est pourquoi dans ce cas je prendrai :
- olu) =--------= I 4- au — a2u1 4- ... (‘fi
- 1 — (XU •
- Pour les métaux pour lesquels a est positif, cette
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 101
- forme est moins approchée que l’expression (-2), surtout sia est un peu grand. Par exemple, poulie cuivre dont le coefficient a vaut 0,004, cette formule conduirait à une résistivité infinie pour la température relativement basse de ï5o°, alors qu’en réalité la résistivité n’a fait que doubler par rapport à sa valeur à o°. Elle n’est donc applicable que si u est beaucoup plus petit; pour u— 3o° 011 trouve qu’elle donne un résultat trop fort de i,34 %sur la loi linéaire. Jusque-là 011 peut donc la considérer comme acceptable pour le cuivre.
- Mais si a est plus petit, la formule sera valable à des températures plus élevées. Ainsi pour le maillechort dont le coefficient de température est à peu près dix fois plus petit que celui du cuivre, on pourra adopter l’expression (3) jusqu’à 3oo°.
- Dans le cas où a<o (lampes à incandescence^ la formule (3) se tient beaucoup plus près de la réalité que la formule (a). D’après la première, en effet, p n’est jamais nul si grand que soit u, tandis que la deuxième conduirait à une résistivité nulle pour u = — . Ainsi, dans le cas des — a
- lampes a incandescence, a = — o,ooo5 environ et on admet 1 8oo° comme température du filament sous voltage normal ; à cette température, l’expérience montre que la résistivité est environ la moitié de ce qu’elle est à froid.Or, la loi hyperbolique donne justement pour 1 8oo°p=-~, tandis
- que la loi linéaire donnerait p = —. La loi liyner-
- 10 1
- bolique appliquée aux lampes à incandescence peut donc être considérée comme valable tant que le filament n’est pas volatilisé.
- par une fonction U :>) indépendante du temps; on doit avoir
- o — K
- . k't
- dx3
- ?U+g('+al’)P,
- dx"-
- en posant :
- p*U -f m
- p' = i
- Poü
- K A'2’
- et il faut que pour x = ± l,U — o.
- L’intégrale générale de l’équation (5; est
- U = Nc-P* +
- 91
- et, d'après les conditions aux limites, on doit
- Jo = MeP<+XC~f» + ^
- o = Mc-P*-fXeP*-|-^,
- |ï2
- d’où
- M = N = —
- U
- ,, . m ! ch 8.r\
- -w-> = p('-^î7)•
- («)
- On voit que la température est symétrique par rapport à l’origine comme il fallait s’y attendre. Elle est maxima au milieu du fîl et a pour valeur
- Fonctionnement à intensité constante. — Problème des températures stationnaires.— A intensité constante I, le système à intégrer est :
- du iVhi k 7 p
- dt dx* s ^ s3 p — p0(i -f au) pour t — o u = o
- pour ,r = ± / il — o.
- (4)
- Cherchons d’abord a satisfaire à ces équations
- Si le fil est infini, - — = o la température du ch jil
- fil est constante et a pour valeur
- TJ
- On en déduit
- Pol2
- A--/.s- — p0al2‘
- U"‘ - u” (* ~ Ti^l) < u-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 30.
- Si le fil est rond, de rayon R
- X = 2xR, • s = tcR2,
- d’où
- Pol2
- 2ic2 R3/f — p0a I2
- En appelant ûl0 la résistance du fil à o°, on trouve pour la résistance Ûl de régime
- [, ma / 1 ~P~ \
- Pour 1 — + os on a :
- ~jr).
- (8)
- Mais alors ôl et CH0 représentent la résistance
- CO ce
- d’une même longueur arbitraire du fil. Dans le cas d’un fil rond, on trouve :
- ÙVK =5 ÛLfi
- »ic*R 3k
- as* R» A — p0al2’
- P2 est toujours positif quand a est négatif, mais quand a est positif, il peut être lui-même positif ou négatif. S’il est négatif, je poserai
- ' P2 = — P'2
- et les formules (6) (7) (8) deviendront :
- TT, , m f cos fi'x
- &
- cosp‘
- U"'= “ p {l ~ Z^Tf)’
- «-«-['-ri'-w)]
- (&)
- . (8')
- Dans le cas limite où p = o, les relations précédentes sont indéterminées. En levant l’indétermination, on trouve :
- U (.*) = m -——, (6")
- U,„ = m -, (7")
- 2, •' '
- dv = Cü0 ^ 1 -f- m a ^-Y (8")
- Lorsque p tend vers zéro, augmente indéfiniment.
- La différence de potentiel E aux bornes du fil a pour valeur
- on en déduit
- E — dl„ I m a f th$l\ . .
- -SJ-=ir(,-lr> <9)
- Etude du régime variable. — Posons
- u = U (.e) + v(.r,t). ,
- La première des équations (4) devient, en tenant compte de l’équation (5),
- on doit avoir :
- pour L — o, v = — U (.!•) ; pour .v — ± l. v — o. Posons encore
- v = e-a*F‘ Y {.v,t) l’équation (10) devient
- dX _ „ d1 X dl d.v2
- pour t = o, Y = — U {.:c) ; pour x = ± /, V = o.
- Ayant intégré cette équation 011 en déduira : u =z U e~u~$il X.
- Cherchons des solutions delaforme e~a* X(.r) ; il faut qu’on ait :
- d’où
- d*-X
- dxl
- -f-f-X = 0,
- X = Bcosy-r -f- C sinv.r.
- Comme u est évidemment une fonction paire de x, il faut qu’on ait C — o. Les conditions aux limites se réduisent ainsi à
- Rcosy/=o, d’où cosy/=:o, B = 1 (par exenqfie)
- '(1 = (2 i -f- 1) -
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- une solution simple de (ii; est donc de la forme
- ——t . . . . TC .r
- e 4,‘ cos (a; I) ~j-
- On a, par suite :
- -J- oo
- V, -,r
- v = 2j Ci® 4/2 COS(af 4- i) - -,
- 0
- les coefficients C* étant déterminés par la condition initiale
- + 00
- — U (.r) = ^ cos (a f + i )^j. o
- En multipliant les deux membres de cette relation par cos (ai -f- i) et en intégrant de
- — / à + /, il vient :
- /•+* _ -.*• /*+l -zx
- — I U(.r)cos(ai+i)-jd.ï~Ci I cosâ(2«+1)- —dr^Cil
- d'où
- C,- = — ~ J ' U (.r) cos (2 i -j- 1)^7 d-v>
- f Ucos(2f-|- 1) -‘li cl.v = ^ C cos(af-)- 1) - j dx <j —1 i P“«y — 1 ^ 1
- jyi /»-}-£ 7" £,*
- ~¥WiJ )i7
- C+' . . ,r.x , >d ... .T' !\l
- I coslaj+i «,r=-—:----sin ïj+i. - = —:—^—(—1 r
- J -1 v 'al (ai+ij* ' ’a (2j+i)kv 1
- Considérons en général l’intégrale indéfinie f ch p.r cos m ,r dx; en intégrant par parties deux lois de suite, on obtient :
- J'chÿx.cosmxdx' = — cosm.r.sh p.r /n /*
- -f* — / *7? p.r sin/ti.vdx r 7
- fsk» .i'sinm.vdx = - sin/;?.).cAp.r
- — ^ ^ cA, p.r.cosw.r c/.r
- On en déduit : /
- P2 4“ ^a) C <"Ap.r. cosmxdx = pcos/«.r.sAp.r
- -j- m sinmx .c/ifix.
- On a donc : •
- [p2 + —^7T“] f <‘à$.i-.v.os (2 i 4- 1) ‘11 d.v
- — $sh$X.COS (ai 4~ 1) ~ ~
- + ('** + ») ^«•Ap.r.sin(2/4- 1)^,
- [fl* 4- (2<Y/r “ ] f* ràpv-cos (ai 4- 1) 4
- = (•** 4- 1) ~ ch$l.(— i)‘
- On obtient ainsi pour C< tous calculs faits
- 16 ml2
- C
- '+1 (2/4- ,)w[4/*fla + (** 4- C2'2]
- On a donc pour u — U (.r) 4“ 16ml- e—a~$it
- (— i)H-*
- 2i(2«'+i)7:[4^P
- (2«'+i)7:[4^P2+(2/+i)2'r:2]
- .(Sl + I)*!!*,
- —a-—jit—1 , .TC.r ? 4‘‘ COS 21+1 -y.
- Les exponentielles successives de la série, dont les exposants sont entre eux comme les nombres
- 1, 9, 25... diminuent donc très rapidement
- et on ne tarde pas à avoir sensiblement
- TT, , 16 ml* _'"0+£V
- zt = U,rj---- -—-e \ ») cos — —.
- 4-îc ) 2 /
- Au milieu du conducteur, la température s’établit suivant la loi
- u(o,t) — U (o) 4- e-aXl ^jCfc 0
- Si l — 4~ «o on a :
- u = U. + e-«4P*2C, et d’après les conditions initiales :
- O = U* 4-2C,
- on a donc :
- u = U» ( t — e~~a'2$3t).
- . (2i + l)an8 il-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2eSérie). — N» 30.
- I
- Discussion clés résulta/s. — Si a -< o, [i2 est toujours positif et il y a toujours un régime permanent, car les exponentielles tendent vers zéro et u tend'vers la valeur U (.x) dont j’ai donné l’expression.
- Si a > o, p® pourra avoir deux signes et en particulier s’annuler, l’exponentielle du terme général de la série étant :
- En résumé, pour les fils fonctionnant à intensité constante, il y a toujours un régime stable quand a < o. Quand a > o, il existe une intensité critique
- iv4
- 4 k y li1 -f K .v 7t2 Poa
- —a
- e
- (-2 i-H )-*sl
- 4P J'
- Si la première tend vers zéro, à fortiori en sera-t-il de même des autres. Pour qu’il en soit ainsi, il faut qu’on ait :
- — 2
- à partir de laquelle il n’existe plus de régime permanent. La température d’équilibre du fil augmente indéfiniment à mesure que I se rapproche de Ic. par valeurs croissantes (1).
- En écrivant
- I,=
- K S*TZ* /,p0aZa’
- ou en remplaçant [32 par sa valeur et en résolvant par' rapport à I
- on voit que lorsque l augmente indéfiniment, Ic diminue et tend vers la valeur limite
- 1 <
- h\Z‘k-
- k y i1 -f K .s-2 Poa
- si le fil est rond.
- Si on a
- P2 +
- <
- la première exponentielle, au moins, de la série augmente indéfiniment avec le temps. La température croît donc au delà de toute limite et aucun régime permanent n’est possible.
- Si on a
- * + 4* = °
- OU
- (32
- ______________ fi'2
- à r- 1 ’
- Ces conclusions ne sont évidemment rigoureuses que si l’équation indéfinie et la loi de variation de la résistivité avec u que j’ai .admise restent applicables quelle que soit la température, ce qui n’a évidemment pas lieu. Elles supposent enfin que le coefficient k est constant, ce qui n’est certainement qu’approximatif.
- (A suivre.) Louis Roy,
- Préparateur i\ l’Ecole Supérieure d’Elcctricité.
- le dénominateur du premier coefficient C0 de la série est nul, ainsi que cos ff’L II n’y a donc pas non plus de régime permanent dans ce cas.
- (’) Ceci suppose que l'intensité est maintenue constante d’nne façon si parfaite que la différence de poten liel aux bornes du fil puisse augmenter elle-même.
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- DE L’APPLICATION DES COURANTS ONDULATOIRES HARMONIQUES
- AUX APPAREILS TÉLÉGRAPHIQUES IMPRIMEURS
- TÉLÉGRAPHIE MULTIPLEX E. MERGADIER (Fin) ( )
- 9° Plaques.
- Des notions d’acoustique sont nécessaires pour se rendre bien compte du fonctionnement des plaques circulaires des relais-transformeurs mo-n ot éléph o niq u e s.
- a) Intervalles musicaux. — Gamme.
- On emploie, en musique, un certain nombre de sons fondamentaux qui présentent succession une régulière désignée sous le nom de gamme, et composée de sept sons auxquels on a donné les noms suivants, en commençant par le plus grave.
- Ut (ou do), ré, mi, fa, sol, la, si.
- On les désigne aussi, dans quelques pays, par les lettres suivantes :
- C, D, E, F, G, A, B (ou II).
- En continuant cette gamme, on en forme une seconde analogue, qui, bien que plus haute, présente à l’oreille le même caractère, et on peut ainsi poursuivre soit en montant, soit en descendant, de manière à parcourir un certain nombre de gammes qui se répètent.
- On désigne en musique sous le nom de seconde l’intervalle qui sépare les deux premières notes de la gamme. La première [ut] étant le son fondamental, la deuxième (ré) sera dite à un intervalle de seconde de la première. De même, ut et mi forment un intervalle de tierce; ut, fa, un intervalle de quarte ; ut, sol, une quinte; ut,la, une sixte ut, si, une septième ; et enfin la note ut, prise comme son fondamental, formera un intervalle d’ocTAvis -avec la note qui suit le si quand on continue, et qui recommence une nouvelle gamme. Les notes de cette seconde gamme sont désignées par les mêmes noms que celles de la première ; mais, pour les distinguer
- Cf La Lumière Electrique tome II (-2° série), p. 394, et tome III (2ü série), p. 35.
- et indiquer qu’elles sont plus hautes, on met en bas de leur noni un indice ; ainsi l’octave de ut sera ut, ; l’octave de ut,, ut2, etc.
- b) Valeur des intervalles musicaux.
- Un intervalle musical n’est pas caractérisé par le nombre absolu de vibrations, puisque les intervalles se reproduisent périodiquement à mesure qu’on passe d’une gamme dans une autre plus élevée, et où, par suite, le nombre de vibrations est plus grand. Ce qui définit l’intervalle musical, c’est uniquement le rapport du nombre de vibrations des deux sons qui le constituent.
- L’intervalle d’octave est caractérisé par le fait que le son aigu exécute un nombre de vibrations deux fois plus grand que le son grave dans le même temps.
- Si l’on prend pour unité le nombre de vibrations exécutées pendant une seconde par le son fondamental, le nombre de vibrations des différentes notes de la gamme est représenté par les chiffres suivants, qui fixent la valeur des intervalles musicaux.
- Note................
- Nom de l’intervalle.
- Valeur..............
- ut ré mi fa
- unisson seconde tierce quarte '9 5 4
- 8 4 3
- Note................
- Nom de l’intervalle.
- Valeur..............
- sol la
- quinte sixte 3 5
- 1 3
- si utl septième octave 15
- c) Gamme tempérée.
- On peut employer dans la musique chaque note de la gamme soit simple, soit diézée, soit bémolisée.
- On divise l’étendue de l’octave en douze demi-tons égaux, et, comme le produit de tous ces
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2« Série). — N° 30.
- intervalles do £•' reproduire 2, chacun est égal 12
- a ^a = i, oGo. On obtient ainsi une gamme,
- dite tempérée, dont les notes et sont les suivants : les intervalles
- ut i
- ut dièze et ré bémol i oGo
- ré I I 22
- ré dièze et mi bémol I iqo
- mi et fa bémol . ... I 260
- fa et mi dièze 1 TLi
- fa dièze et sol bémol 1 4 1 /*
- sol 1 1i>8
- sol dièze et la bémol I
- la I 682
- la dièze et si bémol I 782
- si et ut bémol I 887
- m/i et si dièze 2 OOO
- On voit que dans cette gamme, utilisée dans l’accord des instruments à sons fixes, aucune note n’est absolument juste; mais comme l’oreille ne peut pas distinguer la différence de sons très voisins, la gamme tempérée peut être employée sans trop choquer.
- d\ Accords, battements,
- i > 7
- On nomme accord le résultat produit par plusieurs sons que l’on l'ait entendre simultanément. Suivant l’impression qu'ils produisent sur l’oreille, les accords sont dits conspnnants ou dissonants. Les accords consonnants sont ceux de tierce [ut-mi] ^ de quarte [ut-fa), de quinte {ut-sol), de sixte (ut-la), d’octave {ut-ut,); tous les autres sont dissonants. On donne le nom d'accord parfait majeur à l’accord formé par la réunion des notes ut-mi-sol ; on y ajoute quelquefois l’octave H/j.
- Quand on fait entendre simultanément deux sons, il se produit souvent un phénomène connu sous le nom de battements et qui consiste dans des alternatives périodiques de diminution et de renforcement du son. On explique ces battements dans la théorie des ondulations. Considérons deux mouvements vibratoires de périodes différentes ; la vitesse, à chaque instant, sera représentée par une courbe sinueuse, et les courbes qui correspondent aux deux mouvements n auront pas les mêmes amplitudes, les vibrations
- étant plus rapides pour un des mouvements que pour l’autre. Il arrivera donc qu’à un certain moment la vitesse positive produite par un des mouvements correspondra à une vitesse négative produite par l’autre (fig. n).
- Fig. n. — Formation de battements.
- L’intensité est donc nécessairement diminuée à ce moment ; on dit alors que les deux sons interfèrent. Plus tard, au contraire, les deux vitesses sont de même signe, s’ajoutent, et il en résulte un renforcement du son, et ainsi de suite, le phénomène se produisant à des intervalles égaux, tant que les deux mouvements conservent la même période.
- On voit sur la figure qu’au moment où les deux sons interfèrent, il y a entre eux une différence d’une demi-vibration. Au moment où le premier renforcement se produira, le son qui vibre le plus rapidement sera donc en avance d’une vibration double sur l’autre ; au deuxième renforcement, l’avance sera de deux vibrations, et ainsi de suite. Le nombre de renforcements entendus par seconde est donc égal à la différence du nombre absolu de vibrations qu’exécutent les deux sons.
- Ces renforcements, s’ils se produisent à des intervalles assez rapprochés, excitent dans l’air un mouvement vibratoire de même période, et donnent, par suite, naissance à un nouveau son caractérisé par un nombre de vibrations égal à celui des battements. Ce son, dit son résultant, s’ajoute aux deux premiers.
- Les considérations précédentes permettent de reconnaître si deux sons sont exactement à l’u-nisson, car il ne se produit pas alors de battements.
- e) Harmoniques des cordes.
- Dans une corde qui vibre quand on l’ébranle parle milieu, les deux extrémités, maintenues sur les chevalets, restent en repos : ce sont des nœuds ; au contraire, la vibration a la plus grande amplitude au centre, en ce point il y a un ventre de vi-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 107
- bration. Mais on peut faire rendre à la corde d’autres sons ; si l’on appuie le doigt très légèrement au milieu de la corde et qu’on ébranle une des des moitiés, les deux moitiés se mettent à vibrer, et l’on entend un son qui est l’octave du précédent. En effet, le milieu de la corde étant rendu fixe par la pression du doigt, il s’y forme un nœud, et la corde vibre en deux moitiés AC,
- dernier cas, il en resterait deux, aux point I) et
- E.
- On appelle son fondamental le son que rend la corde quand il se forme un ventre au milieu et un nœud à chaque extrémité et harmoniques les sons qui correspondent à la division de la corde en 2, 3, 4, etc. parties égales. Les harmoniques successifs ont des nombres de vibrations qui
- A
- B
- CB (fig. ri), comme si elle était formée de deux cordes deux fois plus courtes. D’après la loi des longueurs, le son sera donc l’octave du son que rendrait la corde entière.
- Si l’on place le doigt au tiers de la corde, en C (2e ftg.), et que l’on ébranle la plus petite partie, la plus grande se met à vibrer, mais de façon qu’il se forme spontanément un nœud en son milieu D. La corde vibre alors comme trois cordes de longueur trois fois moindre, et donne un nombre de vibrations trois fois plus grand, c’est-à-
- dire l’octave de la quinte^ X
- De même, si l’on appuie légèrement au quart de la corde, en C (5e fig A, il se forme spontanément des nœuds en D et E; la corde se divise donc en quatre parties et rend la double octave {2 X 2) du son que donnerait la corde entière. On peut continuer de meme l’expérience, et faire produire à la corde des sons correspondant à une division en cinq, six, etc., c’est-à-dire à un nombre de vibrations quintuple, sextuple, etc.
- On montre expérimentalement cette subdivision spontanée en disposant tout le long, et à cheval sur la corde, de petits morceaux de papier ; ils ne restent qu’à l’endroit des nœuds et sont projetés au loin dans toutes les autres parties, dès que la corde entre en vibration. Dans le cas de la deuxième ligure, il resterait sur la corde un seul cavalier de papier, au nœud D; dans le
- sont à ceux du son fondamental, dans le rapport des nombres entiers consécutifs, 2, 3, 4, 5, etc.
- f) Hauteur absolue dessous.— Diapason normal.
- Dans tout ce qui précède, nous n’avons considéré que les intervalles musicaux, c’est-à-dire le rapport du nombre de vibrations effectuées pendant le même temps par deux sons. II est nécessaire, dans la pratique, de iixer la hauteur absolue d’un certain son, c’est-à-dire le nombre de vibrations que l’on doit prendre comme point de départ, pour lui rapporter tous les autres sons. On rapporte généralement tous les sons au la de l’octave moyenne du piano. Le nombre absolu de vibrations que doit exécuter eette note a été lixé, en France, à 435 vibrations doubles par seconde; et l’octave à laquelle appartient cette note est désignée par l’indice 3 ; la note m£;î, tonique de laz, correspond donc à
- ou 261 vibrations doubles par seconde,
- ce qui donne, pour les octaves inférieures ou supérieures, les nombres suivants de vibrations
- 2............................... 16,3120
- iit—i............................... 32,620
- u(\................................. 60,20
- ut2.................................... i3o,o
- ut.A................................ 261
- Ut'¥................................ 52 2
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- U /-........................................ I 0:| t\
- utG........................................ *2 008
- ut7........................................ f\ l'jG
- ut8......................................... 8 35a
- On donne le nom de diapason normal au diapason construit de manière à exécuter 435 vibrations doubles par seconde; c’est sur lui que l’on accorde en France les instruments de musique.
- Le diapason est un peu plus élevé dans les autres pays, où il correspond à 44o ou 4ao vibrations doubles. Les physiciens, au contraire, emploient généralement un diapason un peu plus bas ; pour la facilité des calculs, on prend comme valeur de la note ut dans chaque octave les puissances successives de 2, ce qui donne le tableau suivant :
- ut—i................................................. i6
- w7_j.......................................... 3 2
- w/i................................................ C>4
- uU........................................... 1*28
- w/3.......................................... 2 56
- 7lf......................................... . 5 12
- ut.............................................. 1 (ï'2/f
- ulti.................:....................... ‘2 o/|8
- ut-x........................................... 4 096
- ut%............................................. 8 192
- 5
- Dans ce système, le la correspond à 2j6x - =
- les mouvements vibratoires au-dessous de 20 vibrations doublés à la seconde et au-dessus de 23 000 vibrations doubles à la seconde.
- h) Vibration des plaques.
- On désigne en acoustique sous le nom de plaques les corps dont l’épaisseur est faible par rapport aux deux autres dimensions. Quand on dispose une de ces plaques horizontalement, qu’on la saupoudre de sable et qu’on ébranle un point des bords, on remarquç que le sable est projeté violemment enx certaines parties cl en est chassé, tandis qu’il s’amoncelle sur d’autres. Le sable s’amasse ainsi sur les lignes dites nodales, où le mouvement est nul; il est chasse, au contraire, des ventres de vibration, où le mouvement est maximum. O11 peut obtenir un grandnombrede lignes nodales variées non seulement avec différentes plaques, mais avec une meme plaque, suivant la manière dont 011 la met en vibration. Nous donnons ici quelques exemples des lignes nodales que l’on peut obtenir avec une plaque circulaire : son fondamental, premier harmonique, deuxième harmonique (fig. i3, 14, x 5). Les lois des vibrations des plaques sont très compliquées et ont été étudiées par Cliladni, Savart et Mercadier. Celle de ces lois qui offre le plus de généralité est la suivante :
- Deux plaques géométriquement semblables,
- Son fondamental Fig. i3.
- Ie-rharmonique Figr. H.
- Vibrations des plaques.
- 2 - harmonique Fig. i5.
- 429 i/3 vibrations doubles par seconde ; la différence aveele diapason normal est faible; mais les oreilles exercées peuvent cependant l’apprécier.
- g) Limites des sons perceptibles.
- En général, l’oreille ne perçoit pas comme sons
- j ébranlées de manière à donner la meme figure nodalCy rendent des sons dont les nombres de vibrations sont inversement proportionnels aux dimensions homologues des plaques.
- La formule relative au nombre n de vibrations
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- doubles par seconde d’un disque d’épaisseur e en millimètres et de diamètre cl en [ millimètres est identique à celle des lames rectangulaires :
- K représente un coefficient, fonction du coefficient d’élasticité et de la densité du disque.
- io° Schéma des connexions de Vappareil imprimeur Hughes. — Appareil du poste central de Paris ctcec alternat et contrôle au départ.
- alternat, autrement dit l’indépendance, étant
- plus courtes que celles que l’on obtient avec la lèvre actuelle du chariot Hughes.
- ii° Transmissions simultanées. — Courants alternatifs et courant continu.
- On sait qu’à l’aide de dispositifs Van Itysscl-berghe, Gailho, etc., placés sur un circuit téléphonique, on peut envoyer simultanément dans le circuit dçs signaux téléphoniques et des signaux provenant d’appareils télégraphiques ordinaires, Morse, Hughes, Baudot, AVlicastone, etc.
- Ce résultat tient à la différence entre les pro-
- ffècepiion Transmission Réception Transm/ss/on
- -----:fi--------
- ___ -H“ __
- __________________________________I
- Fig. iC. — Communications avec alternat. — Appareil Hughes du poste central île Paris.
- reconnu comme supérieur au point de vue de la facilité du travail et du rendement, une légère modification a été apportée aux connexions existantes du Hughes, la suppression du courant de réception dans le levier de la transmission. Le courant de réception arrive directement dans la came correctrice et dans l’élcctro ; la figure i G montre la marche(dcs courants de réception et de transmission, qui permet de réaliser, par une borne supplémentaire, le problème de l'alternat, le contrôle au départ n’ayant subi aucune modification.
- On a reconnu qu'en employant les courants ondulatoires, il y a intérêt à avoir des émissions
- priétés et les effets des courants continus et des courants ondulatoires pour la formation des signaux comme le système de Télégraphie Multiplex E. Mcrcadier.
- C’est en se basant sur ce principe qu’on a obtenu la possibilité d’envoyer simultanément sur le meme circuit des courants ondulatoires harmoniques et des courants continus : système Cailho (fig. 19), système Van Ryssclberghe (lig. ao).
- Ce procédé pcrmet donc la superposition des Hughcs-Mercadicr à courants ondulatoires harmoniques à un ou plusieurs multiples à courant
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- N 7
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- Sol,.
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- Si,
- ' N °3
- 11%
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- O----—-----
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- Ai A2
- Jl
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- Transmission fîeception
- Montage du Hughes-Mercadier (avec alternat)
- Fi#. 1.7- — Schéma de transmission avec alternat d’un poste comptant 6 appareils Hug’hes-Mercadier.
- \
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- QCr.l OCr2
- Transmission Réception
- Montage du Huohes-Mercadier (avec alternat)
- Fig. 18. — Schéma de réception avec alternat d’un poste comportant 6 appareils Hughes-Mercadier.
- H*
- H*
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- continu, par exemple : un double, triple, quadruple, sextuple Baudot (système Cailho) ou de deux doubles, triples, quadruples, sextuples Baudot (système Van Rysselberghe).
- Cette combinaison, indiquée comme exemple, n’est pas la seule possible; d’autres peuvent être prévues et facilement réalisées.
- En résumé, quand deux postes extrêmes n’ont
- Fig. 19. — Transmissions simultanées. — Système Caillio.
- IL — EXPLOITATION DU MULTIPLEX PAR POSTES ÉCHELONNÉS.
- L’indépendance de chaque transmission à courants ondulatoires est si complète, que leur utilisation par postes échelonnés ne souffre aucune difficulté ; étant bien entendu que l’organisation administrative de ce mode d'exploitation soit convenablement et préalablement faite.
- Pour le démontrer, supposons 6 llughes-
- pas besoin d’utiliser toutes les transmissions de leur installation pour l’écoulement de leur trafic, la disponibilité peut être affectée à un ou plusieurs postes échelonnés sur le même circuit.
- Installation des postes intermédiaires. — Cette installation peut se faire de différentes façons; il semble que les deux dispositifs suivants sont les meilleurs :
- 555555555
- -•v'Vws^*-
- W/
- '/y//////,
- Fig. 20. — Transmissions simultanées. — Système Van Rysselberghe.
- Mercadicr, correspondant aux notes sol3, la3, si3, ut dièse.v, ré dièse.t, fa,., circuit Paris-Brest; on peut parfaitement concevoir l’attribution de ces six notes de la manière suivante :
- Sol.n la3, si3, au poste de Brest;
- KUt. dièzct, — Chartres;
- Ré diczc., — Le Mans;
- Fa.., — Laval.
- i° En dérivation directe, l’extrémité de la bobine B le, circuit Cf, étant reliée directement à l’une des lignes Li du circuit et l’extrémité du fil fl du transformateur différentiel Td à l’autre ligne L2 ;
- 20 En dérivation par induction, le circuit de ligne étant fermé sur lui-même par l’intermédiaire de l’un des fils d’un transformateur d’in-
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- duction dont l’autre fil fait communiquer entre elles les lignes Li et L‘a du circuit.
- III. — PRINCIPAUX AVANTAGES , DU SYSTÈME.
- Application des courants ondulatoires harmoniques aux divers appareils Sounder, Morse, Hughes, etc. Dans une même installation, diverses notes peuvent être affectées à ces divers appareils Sounder, Morse, Hughes, suivant la disponibilité des bureaux.
- Dans tous les cas, les courants ondulatoires peuvent être utilisés simultanément avec du courant continu, l’alternat est réalisé dans toutes les combinaisons et avec tous les appareils.
- L’indépendance absolue de chaque transmission permet d’envisager l’exploitation par postes échelonnés, aucune modification n’est apportée dans la construction des appareils utilisés actuellement. Le contrôle de la transmission est maintenu là où il existe maintenant. Le prix de revient des organes utilisés pour l’application des courants ondulatoires harmoniques est relativement modique, et leurs frais d’entretien à peu près nuis. Certains de cesjorganes sont ré-
- glés une fois pour toutes. Le fonctionnement des appareils exige une énergie minime si on la compare à celle nécessaire au fonctionnement des appareils à courant continu. Exemple : Paris-Le Havre, courant continu Go volts ; courant ondulatoire 6 volts.
- Dans un circuit le système télégraphique Mer-cadier permet d’utiliser très facilement deux sextuples Baudot à courant continu et six Ilughes-Mercadicr à courants ondulatoires, soit au total 18 employés. Or, actuellement, le trafic entre Lyon-Paris nécessite n employés et G fils; Bordeaux-Paris nécessite 12 employés et G fils; Marseille-Paris nécessite iG employés et 6 lils.
- Il résulte de cette comparaison qu’un circuit exploité avec le système Mercadier répond à tous les besoins du trafic des plus grands postes français et laisse même une disponibilité.
- Nous ferons encore ressortir que la sûreté et le secret des transmissions avec les courants ondulatoires sont absolus, du fait que pour les intercepter il est nécessaire de posséder un relais monotéléphonique, tandis que les transmissions à courant continu peuvent être reçues dans un Morse, Sounder, Hughes ou Baudot.
- IL C. Magunna.
- LE « GRISSONATEUR » ET SON EMPLOI EN RADIOGRAPHIE
- Le « grissonateur » est un appareil qui diffère essentiellement de tous les instruments du môme genre employés jusqu’à présent en radiographie. On sait que les courants à tension élevée, utilisés pour la production des rayons de Rœntgen, sont des courants qui changent de sens, soit qu’on les produise au moyen de courants continus interrompus envoyés dans le circuit primaire de la bobine d’induction, soit qu’on ait recours au courant alternatif. Dans le cas du courant continu les courants induits de fermeture et d’ouverture du circuit primaire donnent lieu dans le secondaire à des courants induits de sens opposé.
- L’intensité du courant induit de la bobine secondaire croît non seulement avec l’intensité du courant primaire, mais avec la vitesse de
- rupture et d’établissement du courant primaire de sorte qu’011 peut accroître la puissance de l’appareil par l’augmentation du nombre des interruptions par seconde. La règle suivante s’applique à tous les interrupteurs : plus le nombre de ruptures du circuit, par seconde, est élevé, plus le courant secondaire est intense et plus la destruction des tubes de Rœntgen est rapide. Et l’on voit de suite que cette règle est également valable, lorsque le primaire est alimenté par du courant alternatif.
- On sait que dans les tubes de Rœntgen on distingue la cathode, l’anode et l’anticathode. Si le courant à haute tension va de l’anode (-{-) à la cathode (—) les tubes émettent des radiations qui émanent de l’anticathode ; si le courant est de sens opposé, non seulement il ne se produit
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- aucune radiation, mais le vide des tubes s’abaisse, les tubes deviennent plus durs et sont prématurément détruits.
- Fig. i. — Condensateur à lames d’aluminium pour grissonateur.
- On a essayé divers moyens artificiels, pour échapper aux inconvénients de ccs courants inverses, mais tous ces moyens sacrifient la sim-pli* ûté, l’économie et la sécurité de marche et tout spécialement la puissance.
- Pour créer un appareil radiographique, qui réunisse le plus complètement les conditions d'économie, sécurité, simplicité, réglage progressif de la puissance et, avant tout, la plus grande capacité de production des rayons X, il était nécessaire de s’orienter dans une voie tout à fait nouvelle.
- Fig. 2. — Commutateur tournant pour grissonateur.
- Si, au lieu d'interrompre le[ circuit primaire alimenté par du courant continu,£ce courant se trouvait réduit progressivement | jusqu’à zéro, l’effet des courants induits d’ouverture ne serait
- pas à craindre et c’est ce qui a été réalisé par le « grissonateur ».
- Au lieu d'un interrupteur, on intercale dans le circuit un condensateur spécial de grande capacité de sorte que, au moment de la fermeture du circuit, le pôle positif de la source & courant continu est réuni à une borne du primaire de la bobine d’induction, l’autre borne étant réunie au condensateur, connecté, d’autre part, au pôle négatif de la source.
- Le condensateur est à lames d’aluminium plongées dans un électrolyte spécial, il a les
- Fig. 3. — Appareil complet avec bobine d’induction.
- dimensions de X a à X 3ocnï et une capacité de 5oo microfarads.
- Le diélectrique du condensateur est la pellicule formée à l’anode par l’oxygène dégagé.
- En fermant le circuit,un courant passe du pôle au pôle — et son intensité dépend de la tension du réseau et de la capacité du condensateur. Ce courant instantané agira par induction sur le secondaire de la bobine, tout eu chargeant le
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- condensateur jusqu'à la tension de la source. A la fin de la charge, le courant cesse de lui-memc et si Ton coupe le circuit, il ne se produit aucune interruption de courant, mais une simple ouverture de circuit sans courant. En changeant les bornes du condensateur dans le circuit et en refermant celui-ci, le condensateur ajoute son courant de décharge à celui de la source et la bobine primaire est traversée dans la meme direction que tout à l’heure.
- Ces courants traversant simultanément le primaire induisent alors dans la bobine secondaire un courant qui passe dans la meme direction que précédemment, et lorsque la décharge du condensateur est terminée le réseau charge ensuite à nouveau ce condensateur. 11 suffit de répéter alors l’opération ci-dessus. Le changement de connexions du condensateur est obtenu au moyen d’un petit moteur actionnant un inverseur se composant de lames de cuivre et de bagues, de sorte qu'il n’y a ni mercure, ni acide, ni pétrole.
- La bobine se distingue de celles qu’on emploie généralement, en ce qu’elle possède une bobine secondaire de section particulièrement forte, de telle sorte qu’elle peut donc servir aussi pour de grandes intensités. On peut élever la puissance du grissonatcur, soit en employant une tension
- adapté à la production des raypns de Rœntgen pour toutes les applications qu’on en fait. 11 est à remarquer enfin que la puissance du courant secondaire croît avec le carré de la capacité et que dès lors, le temps d’exposition ou de production des rayons peut être diminué.
- Le tableau suivant donne le temps de production des rayons pour a, G et 8 éléments de condensateur et pour différentes parties du corps. 11 permet d'obtenir des radiographies bien nettes avec les plaques photographiques ordinaires sans recourir à des écrans renforçateurs ou d’autres moyens de ce genre.
- Les temps indiqués sont ceux d’opérations faites sur des adultes.
- La figure 3 montre un grissonateur construit par la Société Grisson de Berlin. Pour mettre l’appareil en service, on agit sur le démarreur situé à gauche, en liant de la figure, et on règle l’intensité du courant en agissant sur le levier du régulateur à contact que l’on voit vers le milieu de la ligure jusqu’à ce qu’on ait l’intensité de rayons voulue. La position du levier indique le temps de production des rayons. Le régulateur possède une subdivision au i/ao°, le démarreur au i/i5o% de sorte qu’en combinant ces deux appareils on peut obtenir une échelle
- UNITÉS DE Weiinelt We 2 CONDENSATEURS G CONDENSATEURS 8 CONDENSATEURS
- 20 Gon tact H) 5 Contact 20 Contact 20
- Main G G sec. 9 sec. 12 SCC. A/| SCC. 0,75 SCC. 0,', SCC.
- Pied G, 5 la 18 a/, 48 1,5 0,75
- Articulation du pied . . . 7 20 3o /,() 80 v> 1 ,a3
- Genou r- / 20 3o /|(> 80 A, 3 1 ,a:>
- Cou j 20 3o /,() 80 A,“) ' 1, a!>
- Bras 7 20 3o /,<) 80 A,à 1 ,a5
- Epaule : . . 7>5 20 3o /,<) 80 A, 3 I,A:>
- Thorax 7>S 20 3o /,o 80 V> I ,A;>
- Crâne 7,& Go 9° l‘AO A/|0 8 4
- Colonne vertébrale .... 7,5-8 G<> 9° I AO A/j O 8 4
- Bassin 7,5-8 Go 9° I AO A/jO 8 4
- Bandage plâtré 7,5-8 Suivant l’intensité, 2 à 3 fois les temps indiqués.
- élevée au primaire, soit en augmentant le nombre des éléments de condensateur en parallèle, soit enfin en augmentant la vitesse du moteur, ce qui donne par seconde un plus grand nombre d’interruptions du circuit.
- Le grissonatcur est donc particulièrement
- de puissances variant de i à 3_ooo. A droite de l’appareil, on distingue deux bornes; à celle d’avant on obtient du courant continu pulsa-toire pour la production des rayons de Rœntgen, à celle d’arrière, on obtient du courant alternatif pris entre l’inverseur et le condensateur.
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- Le grissonateur permet donc de faire fonctionner des appareils séparément en les connectant à ces bornes, soit pour faradisation avec du courant continu ou du courant alternatif, pour galvanocaustique, éclairage, etc.
- Si l’on dispose de courant alternatif, le grissonateur peut être employé en intercalant un redresseur électrique construit et livré éventuellement avec l’appareil.
- J. de Beaupuis.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’existence et l’origine des harmoniques dans l’étincelle de self-induction.—Note de M. 6.-A. Hemsalech, présentée par M. E.-1I. Amacat,— Académie des Sciences, séance du 2a mai 1908.
- Dans une note antérieure (*), l’auteur a exposé les résultats obtenus en photographiant sur une pellicule mobile des étincelles de self-induction ; on faisait passer la lumière à travers un collimateur pourvu d’une fente, de sorte qu’on recevait sur la pellicule l’image de cette dernière.
- Ce dispositif avait permis de révéler, dans les oscillations, la présence de stries équidistantes dont la fréquence représentait des rapports rationnels avec celle des oscillations de la décharge, et l’auteur avait émis l’hypothèse que ces stries étaient produites par des oscillations d’ordre supérieur constituant des harmoniques de l’oscillation fondamentale.
- Or, cette hypothèse a été déclarée fausse par MM. Battelli et Magri (2), qui, en se basant sur leurs propres expériences, ont donné une tout autre interprétation à ce phénomène. D’après ces auteurs, les stries que l’auteur a observées seraient dues à des expulsions irrégulières et parfois intermittentes des vapeurs métalliques. On verra dans la suite que cette interprétation ne peut aucunement s’appliquer aux stries étudiées, et il est probable que le dispositif expérimental employé par MM. Battelli et Magri ne leur a pas permis de mettre en évidence le phénomène en question.
- Pour étudier les oscillations supérieures, M. Hem-
- (') He.msalkc.ii, Comptes rendus, tome CXLIV, 1907, p. 7/11 et Eclairage Electrique, 1907, loine LI, p. 164.
- (2) Battklli e Magri, Atti R. Acc. dei Lincei, tome XVI, 1907, p. 12.
- salecli s’est servi de deux méthodes différentes, la méthode photographique et la méthode du courant d’air.
- La méthode photographique. — Cette méthode permet de suivre le développement des harmoniques dans chacune des oscillations fondamentales d’une même étincelle où leur présence est accusée par des stries régulièrement espacées.
- Ces stries sont causées par une augmentation momentanée de la luminosité des vapeurs métalliques, augmentation due au passage du courant de l’harmonique. On peut d’ailleurs, sur beaucoup de photographies, suivre les trajectoires de projection des vapeurs métalliques et constater ainsi qu’elles sont très souvent indépendantes des stries ducs aux harmoniques, ce qui indique que les stries, dans ces cas, sont produites par la propagation d’une luminosité dans la vapeur métallique. Il résulte de la différence d’inclinaison des deux courbes que la vitesse de cette luminosité est généralement uniforme et plus grande que la vitesse de projection de la vapeur métallique.
- Il est avantageux d’employer comme électrodes des métaux dont les vapeurs sont riches en raies actiniques, tels que le magnésium; mais autrement la nature du métal employé n’influe pas sur la régularité du phénomène. Sans entrer dans les détails qui seront publiés ailleurs, il suffit de dire que les photographies furent mesurées à l’aide d’une machine à diviser et la fréquence des stries comparées à celle des oscillations. C’est ainsi que l’on a constaté que les chiffres représentant les rapports de ces deux fréquences se rapprochent des nombres entiers. Voici quelques chiffres obtenus pour la première oscillation de chaque étincelle: 4,o5, 3,91, 4,08 et 4,04 avec des électrodes en cuivre; 3,11, 8,12, 3,o5, 4,o5, 5,of>, 5,oi, 10,07, etc., avec des électrodes en magnésium. Il est difficile de croire que
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- ces résultats soient accidentels. Pour les autres oscillations d'une même décharge, les stries sont moins marquées et souvent difficiles à mesurer. Les nombres suivants représentent les rapports entre harmoniques et fondamentales pour différentes oscillations d'une même étincelle; première oscillation, /|,o5; deuxième oscillation, 4?3o; troisième oscilhuion, 6,93 ; huitième oscillation, 7,72 ; dixième oscillation, 8,0a ; vingtième oscillation, 7,90.
- Méthode du courant d'air. — En employant le dispositif décrit antérieurement^1), on peut mettre en évidence l’existence des harmoniques d’une façon extrêmement nette. D’abord avec un courant d'air relativement faible, les oscillations fondamentales se séparent les unes des autres et forment une série de petits arcs lumineux.
- Si maintenant on augmente la vitesse du courant d’air, on voit les oscillations se décomposer à leur tour en les harmoniques qui les constituent. Ces harmoniques sont du même ordre que celles obtenues avec la méthode photographique. Or, l’auteur a démontré (2) que les oscillations obtenues de cette manière donnent le spectre de bandes de l'azote ; par conséquent, leur visibilité est due à la luminescence de l’azote, luminescence provoquée par le passage du courant électrique.
- Ainsi, avec cette méthode, la vapeur métallique n’intervient pas et cette expérience établit d’une maniéré éclatante la réalité du phénomène.
- Influence d’un champ magnétique sur les oscillations. — Le dispositif à courant d’air est installé entre les pôles d’un électro-aimant, de telle sorte que la direction du courant d’air soit perpendiculaire et les oscillations dans un plan parallèle aux lignes de force.
- En établissant le champ, on constate que les oscillations fondamentales et supérieures sont fortement déviées de leur position et tendent à se placer dans un plan perpendiculaire aux lignes de force. Chacun des petits arcs lumineux se comporte, en effet, comme un fil métallique parcouru par un courant électrique. La traînée de vapeur métallique qui parcourt le champ magnétique perpendiculairement aux lignes de force n’est pas influencée dans ces conditions.
- (!) Hkmsalkoh, Comptes rendus, tome CXL, 1905, p. 11o3.
- (2) lieMSALiicn, Comptes rendus, tome CXLI, 1903, p. 122;.
- Influence des courants de Foucault et de Vhystérésis du fer. — Lorsqu’on introduit dans la bobine de self-induction un cylindre en zinc, la fréquence des oscillations fondamentales est augmentée (*). On a pu constater que les harmoniques sont influencées dans le même sens et qu’elles gardent leur caractère comme telles. Les nombres suivants ont été obtenus pour leurs rapports : 4,91, f>,22 et 4,8a. Delà même sorte, l’introduction d’un cylindre en fer a pour résultat de supprimer les harmoniques aussi bien que les fondamentales.
- Origine des harmoniques. — Des expériences récentes ont montré que les oscillations supérieures prennent naissance dans la bobine de self-induction insérée dans le circuit de décharge du condensateur et qu’elles sont régies par la nature de cette bobine. Ainsi une self-induction, constituée par un solénoïde d’environ im de longueur et aonn de diamètre, donne des harmoniques bien développées avec deux couches de fil (a54 tours par couche). Avec une seule couche de cette meme bobine, les harmoniques deviennent très faibles par rapport aux oscillations fondamentales. Avec une bobine plate de a5 couches de fil (^5 tours par couche) le phénomène n’a pas été observé. Un autre solénoïde de 12 couches (100 tours par couche) le montra de nouveau très bien.
- MM. Gaudrelier et Léauté ont repris ces expériences au laboratoire des recherches physiques de la Sorbonne, pour étudier la nature et la cause de ces harmoniques.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Sur la théorie du régulateur Tirrill. — A. Schwaiger. — Elektroieclinik and Maschinenbau, 17 ruai 1908.
- Le régulateur Tirrill a été décrit ici même en détail (2), et nous ne reviendrons pas sur sa description. Nous rappellerons seulement qu’il se compose en principe d’un solénoïde ou d’un électro-aimant A, soumis à la tension alternative V qu’il s’agit de maintenir constante, et d'un deuxième solénoïde A7 soumis à la tension continue E, aux bornes de l’induit de l’excitatrice. Ces deux électro-aimants agissent res-
- (!) Hemsai.kch, Comptes rendus, tome CXL, 1903, p. l322.
- (2) Cf. par exemple L’Eclairage Electrique, 1905, tome XLIII, p. a3i.
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- peclivement sur deux leviers L et L' entre lesquels peut s'établir un contact qui court-circuite une résistance ohtniquc W en série dans le circuit inducteur de l’excitatrice. A' agit de manière que le levier correspondant L' s’écarte du levier L commandé par A, c’est-à-dire que le court-circuit soit rompu; un ressort R antagoniste équilibre l’effort exercé par A' sur le levier L'. De même, A agit de manière que L s’écarte de L', mais son effet est contrebalancé parmi poids (qui peut se réduire au poids du noyau); un amortisseur quelconque empêche d’ailleurs des oscillations rapides de L, tandis qu’au contraire, l’inertie du système A' L' est très faillie. Moyennant un dimensionnement convenable, les efforts de A et de A' peuvent être considérés comme constants pendant toute la course; si, d’un autre côté, on désigne par .r le déplacement du noyau de A' compté à partir de la position pour laquelle le ressort R est complètement détendu, l’on peut ainsi écrire, si le système A' R L' est en équilibre :
- le étant une constante, de telle sorte qu’à chaque valeur de E correspond une position d’équilibre déterminée pour L' (comme on le verra par la suite, la relation (i) n’est pas d’ailleurs indispensable, pourvu que ce dernier résultat soit atteint).
- Fig. i. — Courbes théoriques de fonctionnement du régulateur Tirrill.
- La tension E a, en régime permanent, la valeur E0 lorsque la résistance W est intercalée, et la valeur E„ lorsqu’elle est court-circuitée. Si l’on suppose alors qu’au temps t = o on ferme le circuit de l’excitation de l'alternateur, le contact entre L et L' est établi, d’après ce qui a été dit plus haut, et le courant d’excitation de l’excitatrice va s’établir suivant une
- courbe exponentielle bien connue si l’on admet pour simplifier que cette excitatrice est à excitation séparée ; il en sera de même de la tension E aux bornes de l’inducteur de l’alternateur. Au temps la tension E aura donc atteint la valeur E,, en suivant la courbe L Ke (fïg. i).
- Si l’inertie du levier L'(était assez faible pour qu’il suive instantanément les variations de E, en supposant que le levier L' est placé de telle manière que justement pour cette valeur Ei le contact entre L et 1/ soit rompu (’), la résistance W serait donc intercalée au temps et le courant d’excitation se remettrait à décroître. Mais, à cause de l’inertie du système A' L', la rupture ne se produit en réalité que lorsque la tension E a pris la valeur E4 —|— A, au temps /2 (fig- i). partir de cet instant, la tension E va décroître suivant une courbe exponentielle, et, lorsqu’elle aura pris la valeur Et — A(2), la résistance W sera court-circuitée à nouveau.
- Le même processus se répétera indéfiniment, et l’on obtiendra donc une série d’oscillations de la tension E entre les valeurs extrêmes Et -f- A et Ei — A, tant que le levier L occupe une position telle que la rupture du contact se fait pour une position .( ) de L'; mais si la tension du réseau V vient à être modifiée, à augmenter par exemple, la position pour laquelle il y a rupture deviendra et la tension E oscillera autour de la position E2 (fig. i). Sa valeur moyenne sera donc augmentée et le levier L, qui, d’après la description précédente,est en équilibre indifférent pour une valeur donnée de V, ne reprendra une position d’équilibre que lorsque la nouvelle valeur moyenne de E sera suffisante pour ramener V à cette valeur constante (3).
- On peut d’ailleurs calculer les temps t' et /" pendant lesquels la résistance W est court-circuitée ou insérée dans le circuit. Soient T' et T" les constantes de temps du circuit d’excitation’de l’excitatrice sup-
- (•) D’après ce qui précède, à chaque position de L correspond évidemment une position X\ de L' pour laquelle a lieu la rupture, c’est-à-dire une valeur Ei entraînant celte rupture [formule (i)].
- (2) Et non la valeur Ej, à cause encore de Pellel d’inerlie.
- (:i) Pour que le système A L soit en équilibre en tout point île sa course, pour une tension V donnée, l’on a choisi pour A, comme nous Pavons dit, un solénoïde à effort constant, et l'effort antagoniste est constitué par un poids et non par un ressort.
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- posé à excitation séparée; l'on obtient aisément les relations (*) :
- t‘ = T Ln l"~ T" Ln
- -p A — E, j E» - A _ E J E, + A - E0 E, — A — E0 ]
- (’)
- Ces relations permettent de connaître la fréquence
- des pulsations - = -——- (2). On constate alors que t t -j- t1
- cette Tréquencc passe par un maximum pour une
- certaine valeur de E égale à
- E
- E,
- . L'amplitudi
- des oscillations ainsi produites dans Tonde de la tension V sont inappréciables.
- En terminant, l’auteur développe quelques considérations au sujet du rôle de l'amortissement du système A L sur la stabilité du régulateur; un amortissement trop grand rend l’appareil paresseux, mais, d’un autre côté, un amortissement trop faible peut donner lieu à des oscillations.
- J. B.
- Développements modernes dans les générateurs monophasés. — W.-L. Waters. — Procee-dings of the American Insiitate of Electvical Engineers, niai 1908.
- Les alternateurs monophasés sont redevenus à Tordre du jour, depuis les développements des installations de traction à courant monophasé. Ces alternateurs présentent des difficultés de construction assez sérieuses lorsqu’il s’agit de fréquences de a5 et même 10 périodes à la seconde, surtout si la commande doit se faire par turbines à vapeur. Les inconvénients des alternateurs monophasés à grand pas polaire sont principalement :
- i° Des pulsations très accusées dans la réaction d’induit ;
- 2Ù Une fatigue mécanique excessive des conduc-
- (*) Ces équations s’obtiennent sans difficultés en appliquant la formule d llelmholtz pour l’établissement des courants. Les formules précédentes ne sont pas d’ailleurs celles publiées par l’auteur dans E. u lesquelles contiennent manifestement des erreurs. (N. D. T.)
- (2) En développant les logarithmes suivant une série connue, les formules (2) peuvent prendre une forme très simple et suffisamment exacte lorsque A est petit ; on trouve alors aisément la valeur de E correspondant au
- maximum de-, valeur que l’auteur donne sans explications. (N. D. T.)
- leurs des connexions extérieures. Les pulsations de la réaction d’induit augmentent réchauffement et diminuent le rendement; quant aux ciïorts électro-dynamiques mutuels entre les conducteurs des connexions extérieures, ils donnent lieu à des vibrations et à des torsions qui peuvent amener la destruction de Tisolcment. Cet effet et les perles par pulsations du flux croissent à peu près comme le carré du pas polaire; il a donc fallu étudier spécialement les nouveaux alternateurs monophasés à grande vitesse et à basse fréquence, de manière à arriver neanmoins à un bon résultat. I/auteur a fait quelques essais en employant successivement des pôles laminés, des pôles pleins et des pôles pleins munis d’une lame de cuivre formant amortisseur; Tordre de grandeur des pulsations du flux, mesurées avec une bobine témoin, était de 3o, i5, 1. En fait, le pourcentage des pertes par pulsations du flux obtenu avec un alternateur triphasé bipolaire, ïj périodes, fonctionnant en monophasé, a été seulement de o,5 % avec amortisseurs, tandis qu’il atteignait 3,5 % sans amortisseurs; on peut donc dire que ceux-ci procurent une complète solution du problème envisagé.
- Quant aux eiïorls mécaniques rappelés plus haut, ils peuvent atteindre une valeur considérable lors d’un court-circuit brusque (*) ; Ton sait qu'alors le courant de court-circuit peut atteindre quinze à vingt fois la valeur du courant normal, et l’action électrodynamique entre conducteurs peut devenir très sensible. Avec un alternateur bipolaire de 6000 K W A, 25 périodes, par exemple, la longueur d'une connexion atteint 4m,5o (180 pouces) et l'effort en cas de court-circuit brusque est de Tordre de cinq tonnes. L’auteur préconise, pour éviter tout dommage, Tem-ploi de supports de connexions, formés par un étrier allongé en bronze dirigé sur un rayon et entre les branches duquel se trouve maintenues les connexions des bobines, l’enroulement étant supposé uniformément réparti, avec connexions en développantes. Ces étriers sont isolés de manière à pouvoir supporter la tension totale, et ils sont fixés solidement aux flasques du stator; ils sont d’ailleurs mis en place une fois le bobinage terminé, et ils peuvent être démontés instantanément.
- P. S.
- (*) Cf. F. Plxca. Le court-circuit brusque des alternateurs, VEclairage Electrique, 1906, tome XLIX, p. 22, 61 et 1 o4. Au début du eourl-cireuil, en raison de l'effet d’écran produit par les enroulements d'excitation, la réactance de la machine se réduit à. celle correspondant aux fuites.(X. 1). T.)
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- BREVETS
- Dispositif desûreté pour appareil de levage actionné électriquement. — Vereinigte Maschi-nenfabrik Augsburg und Masckinenbauge -sellschaft Nürnberg A. G. — Brevet allemand n° 192 i3i.
- Ce dispositif a pour but d’empêcher toute surcharge de l'appareil de levage ; dans le cas où, par exemple, celui-ci comporte un chariot roulant (fig. 1)
- Big. 1 et 2. — Dispositif de sûreté pour appareil de levage
- actionné électriquement.
- sur des rails O (pont roulant), la chaîne passe sur une poulie c suspendue à une tige m soumise à l’action d’un ressort antagoniste cl.
- Lorsque la charge à enlever dépasse un certain poids, le ressort «accède, et grâce à un mécanisme facile à concevoir, la roulette h abandonne le conducteur a. Le circuit des moteurs, qui était fermé suivant a, £, g, e,/' est donc rompu et tout déplacement est impossible.
- D’autre part, comme le montre la figure 2, il peut se faire, avec certains modèles de pont roulant, que la charge admissible est variable, suivant le point d’application de l’effort; dans ce cas, il suffit de donner à la ligne a des hauteurs différentes au-dessus des rails de roulement; l’on pourra ainsi, par exemple, s’arranger de manière que la charge maxima, égale à
- Q lorsque le chariot est sur le parcours 1, soit 4/3 Q pour le parcours 2, et 2 Qpourle parcours 3. '
- Fixation des produits nitrès obtenus par l9arc. — A. Grau et F. Huss. — Brevets américains nos 884 919 et 884 920.
- La zone intérieure de l’arc étant la zone où règne la plus haute température, les produits nitrés y existent dans une proportion maxima. Afin de recueillir tous les produits formés, il est indispensable de faire passer très rapidement le mélange de gaz à travers la zone extérieure de 1 arc puisque dans ce passage une partie de l’acide nitrique formé se dissocie et une partie du travail effectué dans la zone intérieure est perdue. Pour éviter cet inconvénient, les inventeurs ont eu l’idée d’extraire le mélange de gaz de la zone intérieure centrale à travers un tube de petit diamètre, de telle sorte que le mélange de gaz n’entre pas en contact avec la zone extérieure de l’arc. Le tube pénètre donc dans la zone intérieure et est rafraîchi par une circulation d’eau ou d’air qui détermine simultanément le rafraîchissement rapide des gaz.
- Fixation de P azote atmosphérique. — D. Hel-big. — Brevets américains nOS 887 3u6 et 887 476.
- L’air atmosphérique est soumis à l’action d’un arc électrique à l'intérieur d’une chambre fermée ayant un revêtement d’oxydes métalliques (par exemple, oxydes de calcium ou de magnésium) qui, lorsqu’ils sont chauffés, sont spécialement capables d’ioniser les gaz qui les entourent et d’accroître ainsi leur conductibilité électrique. Les électrodes sont couvertes avec les mêmes oxydes; les pointes des électrodes dépassant les parties recouvertes.
- On peut ainsi utiliser des arcs à basse tension, par exemple 3oo à 600 volts, et avoir cependant un arc très constant, qui n’est pas troublé par un rapide courant de gaz.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die elektrischen Kohlengliihfadenlampen, ihre Herstellung und Prüfung (Les lampes à incandescence au carbone, fabrication et essais), par Heinrich Weber. — i volume in-8 de 260 pages avec 166 figures. — Dr Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, 11 fr. 25 ; relié, 12 fr. 25.
- Bien que les lampes à incandescence au carbone aient à lutter depuis quelques années contre une sérieuse concurrence des diverses lampes à filament métallique, l’on peut dire que ces dernières forment encore l’exception, et que les lampes au carbone garderont longtemps sans doute cette avance.
- Du reste, pour les faibles puissances lumineuses, il n’est pas certain que les lampes au carbone ne constituent une solution à peu près définitive. Enfin, certains détails de la fabrication, l’obtention du vide par exemple, sont communs à toutes les lampes à incandescence.
- L’auteur a divisé son volume en douze chapitres, dans lesquels, après un court historique, il examine successivement les modes de scellement du filament de soudure, du filament et des électrodes, de fabrication de l’ampoule, etc., puis il donne une description très complète des pompes à vide (y compris la pompe rotative de Gaede, décrite récemment ici môme('). Enfin, après une étude sur l’usure et sur le noircissement des ampoules, et sur la remise en état des lampes défectueuses, il termine par un chapitre sur la photométrie des lampes à incandescence, et par quelques renseignements sur les divers systèmes de douilles, sur la coloration des ampoules, leur entretien, etc.
- L’auteur a déjà publié un livre « Die Ivohlcnglüh-faden fiir elektrischc Glühlampen» spécialement réservé à la fabrication et à l’essai des filaments eux-mèmes; aussi, le présent volume ne traite que très succinctement ce sujet. Sa lecture montre d’ailleurs qu’il est dû à un ingénieur spécialisé dans la fabrication des lampes à incandescence, et ayant pu vérifier par lui-même l’exactitude des renseignements fournis. L’on peut donc avoir la plus grande confiance dans ceux-ci, et ils seront très utiles aux ingénieurs s’occupant d’une telle fabrication. Il convient du (*)
- reste d’ajouter que de nombreuses figures, très claires, viennent faciliter la compréhension des tours de main employés.
- P. S.
- Thermoelemente und Thermosaülen : ihre Herstellung und Anvendung (Eléments et piles thei'mo-èlectriques, construction et applications), par le Dr Franz Peters. — 1 volume in-8 de i3o pages, avec 192 figures. — Wilhelm Ivnapp, éditeur, Halle. — Prix : broché, iafr. 5o.
- Malgré les efforts de nombreux inventeurs, l’emploi des piles thermo-électriques ne s’est pas répandu industriellement, comme on l’espérait il y a une quarantaine d’années. Cependant, pour certaines mesures, la mesure des hautes températures notamment, ces générateurs rendent de grands services, et d’ailleurs l’on a signalé récemment dans ce journal ('), une pile pouvant fournir une puissance utile de 20 watts sous un volume assez restreint. La dépense en gaz atteignait, il est vrai, 58o litres à l’heure, mais pour des fonctionnements de courte durée elle reste souvent assez secondaire, et du reste on pourrait, dans bien des cas, utiliser de la chaleur perdue. Par exemple, dans les pays froids, le modèle de piles ci-dessus suffirait, grâce aux gaz chauds sortant du poêle familial, à entretenir une lampe de 20 bougies ! Quoi qu’il en soit, une étude générale des piles thermo-électriques présentait un suffisant intérêt pour justifier un ouvrage spécial, et celui présenté par M. F. Peters témoigne d’un .travail de recherches extrêmement sérieux. Il est divisé en cinq chapitres; le premier est réservé à l’historique et aux lois générales sur lesquelles l’auteur insiste peu, renvoyant aux traités et aux publications les plus connus ; les autres chapitres sont réservés au choix des éléments constitutifs, àlà fabrication des piles, aux modes de chaulïage ct.de refroidissement, aux applications, et enfin, aux éléments fhermo-électriques comportant l’emploi d’un électrolyte.
- Tout ceci est fort intéressant, et nous signalerons
- (') Voir La Lumière Electrique, tome II (2°. série), p. 3o6.
- (*) Cf. La Lumière Electrique, tome II (ac série), p. 239.
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- en passant une application originale des piles thermo-électriques à l’allumage des moteurs à explosion, en employant les calories perdues; l’auteur décrit également un curieux moteur thermo-électrique. En résumé, ouvrage très documenté, trouvant sa place dans toute bibliothèque électrotechnique.
- A. B.
- Carte des stations centrales d'électricité en Suisse, éditée par l’Association Suisse des électriciens, Zürich. —Prix : 4 francs.
- Ce complément de la carte dressé par le Dr Wyss-
- ling répond à un réel besoin, et l'on peut en tirer d’utiles enseignements sur la répartition des usines, intimement liée au développement industriel des régions desservies. La carte est accompagnée d’une liste très complète des usines électriques, avec leur usage, leur puissance et le genre du courant employé (ainsi que la fréquence, s’il y a lieu). L’édition de cette carte est une heureuse initiative que nous aimerions voir imiter.
- L. G.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à l’Électrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Frein de secours système Fringle.
- Le frein dont il s’agit est destiné à être employé sur les voies munies de rails à rainure en usage pour les tramways. Il se compose d’un sabot qui, sous l’action de son poids, tombe dans la rainure du rail; les roues menantes du véhicule montent sur ce sabot. La moitié environ du poids total de la voiture est ainsi portée par les sabots qui glissent dans la rai-
- Dans les premiers modèles, le frein était porté par l’essieu et, dans ces conditions, l’essieu pouvait avoir à supporter un effort considérable pendant l’application du frein. Bien que, au cours d’expériences effectuées avec un frein de ce modèle sur un véhicule unique, l’essieu n’ait pas paru souffrir, l’inventeur a écarté tout risque de rupture d’un essieu à un moment critique et a supprimé une suspension qui exigeait un entretien et un graissage. A
- Fig. x* — Frein dé secours système Pringle.
- nure jusqu’à ce que la friction intense qui en résulte produise l’arrêt complet. La rainure du rail est, au point de vue du frottement, beaucoup plus avantageuse que la surface de roulement, surtout lorsque celle-ci est grasse, ce qui avait toujours lieu lorsque se sont produits des accidents.
- cct effet, tout l’appareil a été fixé à la charpente latérale (fig. i). Avec ce dispositif, il n’y a pas d’efforts exercés sur cette charpente latérale par la suspension à chaînent il ne semble pas qu’une rupture soit à craindre. Si pareille chose arrivait au sabot d’un côté, le sabot sous l'autre roue arrêterait sûrement la
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- TABLEAU DES ESSAIS
- DATE DES ESSAIS PENTE ETAT DU RAIL Vitesse . en km. à l’heure | Arrêt en mètres Arrêt en secondes
- 28 décembre 1907. I 1 2 Sec et propre 10,4oo 16,900 | 22,000 25 2,90 10,80 19/JO 2(>,3o » v. 5,4 «,4
- 29 décembre 1907. I 1 2 Gras 1 I I ,200 J I 5,700 | l8,4<>0 24,500 4,4<> 6,20 13,10 20,60 2,4 2,8 4,2 6
- 20 janvier 1908 . . . I 12 Gras 10,4 00 1 iG,9oo ]21^300 \ 22,100 26,5oo '29,700 t 34,5oo VJ» 8,10 16.30 14,60 20.30 32,40 35 1 2,2 4 y> 5.6 6.6
- 21 janvier 1908. . . I I 2 Gras 124,100 |25 3o, 10 20,5o 6,8 6,4
- 24 janvier 1908 . . . I I 2 Gras ^ 24,100 24,100 16,80 16,5o 3,8 4
- 6 août 1008 I Bon 20,900 11
- 12
- (a) )) a9 18,90 5
- 38,600 48 G, 4
- (b) I Bon 25,800 )>
- I 2
- (c*) 20,900 23 ))
- (d) : 33,8oo 7,250 11,3oo 16,900 3q,6o 0,61 )> »
- 3,75 7,35 )) ))
- (e)
- (f)
- \i ) ..
- | Accélération en mètres | par sec. sec. 0 B S E U Y A TIONS
- » i,38 1,08 Courbe de i8“m de rayon. Gelée dure. Rail à rainure Burton. Sabots ayant déjà servi 1 pour de nombreux essais. Pas de sable.
- 1 >0 / Même situation des mêmes sabots. Des 1 55 1 centaines d’essais avaient déjà été faits y_ ( sur la même partie de la voie, de sorte 1 f que les rainures étaient devenues polies. 1,19 \ Pas de sable.
- '2,9(> 2,12
- V»7
- »
- i,3i
- i,33
- vr>
- 0,98 i 1 >°7 I
- 1,67
- I .67
- »b7|
- i ,61
- i,(>7
- )>
- Alignement droit, (jelée la nuit, léger dégel pendant les essais. Britisli standard rail n° 1. Sabots employés aux essais antérieurs avec le rail Burton. Pas de sable. Il convient de remarquer Tamélioration des résultats due à ce que les rails n'avaient pas servi antérieurement pour les essais.
- Même lieu que les essais des 28 et 29 décembre. Sabots dans l’état où ils étaient après l’essai du 20 janvier. La surface d appui du sabot était relativement petite
- Même lieu, brouillard épais, avec dégel gras. Sabots réfectionnés suivant le profil de la figure 2 avec angles vifs pour montrer combien est peu nécessaire une large surface d’appui.
- Essais faits sur les mômes rails que le 20 janvier. Au fur et à mesure des essais, la rainure devenait polie, de sorte que les derniers essais ont été moins bons que les premiers.
- (a) Des mottes de terre dans une rainure sur le dernier tiers de la distance ; à ces places les sabots font un contact défectueux avec la rainure, rendant la distance d’arrêt sensiblement plus longue.
- (b) Avant d’abattre les sabots, les roues étaient bloquées par l'application diin frein électrique et ensuite d’un frein à main. A la vitesse de 24km Jcs roues étaient bloquées mais la voiture accélérait encore sa marche lorsque les sabots étaient abattus, de sorte que la vitesse était probablement de 25km,8oo.
- (c) Le sabot droit fut tenu hors d action pour démontrer l’effet d’un seul sabot. Le rail droit fut arrosé avec de l’eau pour le rendre gras.
- (d) Frein appliqué pendant que le conducteur est sur la dernière touche et le courant est non coupé jusqu’à ce que le véhicule s’arrête. Le disjoncteur n’a pas fonctionné car les roues continuaientjà tourner doucement sur les sabots. Le frein a été appliqué de la plate-forme arrière. Il y avait des mottes dans la rainure sur le dernier quart de la distance, et cela affectait l’essai comme ci-dessus.
- (e) Freinage en rampe,l’interrupteur ouvert et le frein alors appjiqué par le conducteur. La voiture s’arrête très doucement sans revenir en arrière..
- (f) Avec la voiture dans les conditions précédentes, les moteurs étaient renversés et la manette du controller placée à la dernière touche série. La voiture ne démarrait pas et finalement le disjoncteur fonctionnait.
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- T, A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- voiture, mais à une plus grande distance du point d’application. M. Pringlc estime que le defaut de fonctionnement d’un sabot réduit d’environ 4<> % la puissance du freinage.
- Les principaux avantages de ce frein sont les suivants :
- i° Son application à pleine puissance est instantanée.
- 9° II peut être manœuvré de l’une ou l’autre des deux plateformes quand on marche dans un sens ou dans l’autre ; lorsqu’il a été appliqué, on ne peut faire cesser son action qu’en arrêtant la voiture et la faisant reculer.
- 3° Son application s’obtient par l’action la plus simple qui consiste à frapper un bouton placé à côté du contrôleur; cette action déclenche un ressort et l’appareil fonctionne immédiatement.
- 4° Cette manœuvre n’exige aucun effort violent.
- 5° Le frein est en double. Les deux sabots sont libérés au même moment, mais si l’un vient à ne pas fonctionner, l’autre assure une sécurité très ample.
- 6° Son fonctionnement n’exige pas que les roues soient calées, car les sabots passent sous les roues, qu’elles tournent ou qu’elles glissent.
- 7° Ce fonctionnement est indépendant de l’état de la table de roulement du rail et n’exige pas l’application de sable.
- 8° Il est aussi indépendant de l’application bonne ou mauvaise des autres freins.
- 9° Le frein peut servir comme une cale pour empêcher immédiatement la voiture de reculer.
- io° Il est d’autant plus efficace que la voiture est plus lourdement chargée.
- 11° Son action ne secoue pas violemment les voyageurs et ne détériore pas le matériel voiture, frein ou rails.
- i’z° Il peut être appliqué avec une égale sécurité en courbe et en alignement droit.
- Fig. 2. — Sabot expérimenté le 24 janvier 1908.
- Le tableau p4 ia3, qui donne les résultats d’essais, montre clairement la puissance du frein; on remarquera en particulier l’arrêt obtenu sur une distance de oni,6i à la vitesse de 7km à l’heure.
- Dans tous ces essais, l’accélération négative ne tient pas compte de l’effet de la gravité quiaugrnentc-
- rait, sur pente de - , les nombres d’environ iin,35 19
- par seconde par seconde.
- La voiture, munie de 9 moteurs de 95 chevaux, pesait au total 8 tonnes.
- A. M.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La législation des Sociétés anonymes ou plus exactement des Sociétés commerciales a été récemment et est encore l’objet des préoccupations de plus d’un gouvernement. L’an dernier, à l’occasion du vote de la loi de finances, notre ministre obtint du parlement la consécration d’une mesure qui, tout en procurant quelques recettes supplémentaires à son budget, devait, dans son esprit, écarter la formation et l’éclosion des Sociétés véreuses; la loi exigeait désormais quela publication de toute Société en lorma-tion ou en transformation fût faite an Journal officiel avec la spécification de l’objet social, du capital, de la répartition des bénéfices. Ceux de nos législateurs ou de nos professeurs de droit qui s’intéressent à la question ont pu trouver ces prescriptions fort insuffisantes, et comme ne répondant point du tout à leurs vœux d’une révision complète de notre loi de 1867. Mais c’est peut-être un acheminement vers sa modification déjà entamée par la loi du xer août 189I.
- Nos voisins d’Outre-Manche, plus préoccupés que nous du bien public, ont perfectionné et complété en 1907 leur législation de 1900 sur les Sociétés commerciales; et depuis le premier de ce mois la pouvelle loi est entrée en vigueur; Il paraît que, malgré le prospectus exigé par la loi de 1900 à l’occasion de l’émission de titres nouveaux, prospectus donnant un exposé sincère des conditions de la naissance d’une société, de sa situation et de son fonctionnement, nombre de titres sans valeur étaient parvenus à s'infiltrer sur le marché.
- La nouvelle loi tend à restreindre cette infiltration en imposant à toute Société qui ne publiera pas de prospectus lors de sa fondation l’obligation, avant de répartir aucune action ou obligation, de déposer au bureau de l’enregistrement une déclaration tenant lieu de prospectus et signée par les administrateurs nommés ou à nommer. Ce prospectus doit contenir les statuts et donner des indications précises sur le
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- capital, la nature des titres, la personnalité des administrateurs, leurs interets dans la Société, les frais de premier établissement, l’importance et le prix des apports. En outre, chaque année, toutes les Sociétés doivent déposer au bureau de l'enregistrement un résumé de leur situation sociale comprenant un état dans la forme d’un bilan, mais sans compte de profits et pertçs.
- Un point particulier de cette nouvelle loi est de lever la prohibition qui existait auparavant de payer des intérêts intercalaires aux actions à l’aide du capital pendant la période d’installation. Cette faculté de servir des intérêts intercalaires est cependant limitée ; il faut que le paiement en soit autorisé par les statuts ou par un vote spécial et par le ministre du Commerce qui en lixe la durée. Celle-ci ne pourra aller au delà de six mois à dater de l’expiration du semestre pendant lequel la Société a terminé les travaux ou monté le matériel qui auront justifié le paiement de ces intérêts.
- Au milieu de dispositions très heureurcs et qui mettront probablement terme à beaucoup d’abus, nous sommes surpris de cette intervention du ministre du Commerce dans une décision dont les actionnaires devraient être seuls les maîtres; et tout en critiquant souvent ce mode de répartition d’intérêts intercalaires, nous ne concevons pas que le pouvoir central assume une responsabilité dans la gestion intérieure d’une affaire. Le souci de protéger le public a fait dépasser la mesure.
- En Espagne, la nouvelle loi sur les Sociétés anonymes oblige ces dernières à publier chaque année dans la Gacela leur bilan détaillé, en précisant les cours auxquels sont évalués les titres de leur portefeuille et toutes autres catégories d’elTets négociables. La loi espagnole est sur ce point plus exigeante que la loi anglaise. Mais que diraient toutes nos sociétés françaises et non des moindres s’il prenait un jour fantaisie à nos législateurs d’introduire cet article dans notre code P Qui dit évaluation dit énumération; et combien de fois a-t-on pu lire, dans les comptes rendus d’Assemblées, cette réponse du président à factionnaire trop empressé de connaître les éléments du portefeuille : « Impossible, monsieur, toute divulgation de ce genre aurait les plus graves inconvénients ! »
- En Italie, l’état de la question est moins avancé, car on annonce pour la reprise des travaux parlementaires le dépôt d’un projet de loi de réforme de la législation des Sociétés par actions.
- Ce projet établirait d’importantes dispositions au
- sujet des obligations émises par^lesditcs Sociétés notamment en ce qui concerne les privilèges hypothécaires. Les porteurs d’obligations obtiendraient la faculté d’intervenir aux assemblées d’actionnaires dans certains cas.
- En résumé, autour de nous, les préoccupations présentes des législateurs en fait de Sociétés commerciales sont de fournir au public des moyens de contrôle plus sévères. Mais combien d’actionnaires sauront en user:*
- 11 semble qu’à l’heure actuelle, la situation industrielle se présente uniformément avec le caractère « amorphe ». De partout, on dit que l’argent abonde, que la situation monétaire s’améliore, mais que l’avenir à cet égard est sans promesses. Dans l’industrie électrique cependant, les émissions ne cessent pas.
- En Allemagne, à toutes celles signalées, il faut ajouter l’émission des actions privilégiées de la Berliner Elektricitàts Werke jouissant d’un dividende maximum de l\ 11% % . En France sous les auspices du Comptoir d’Escornpte, de la Société Générale et du Crédit Industriel et Commercial, la Compagnie générale française de Tramways va procéder à l’émission de ly 5oo obligations de 5oo fr. f\ % , au prix de l\Sx fr. 5o. Le produit de ces obligations est destiné aux travaux que comportent les réseaux de Nancy, d’Orléans, du Havre et de Marseille.
- La Compagnie Française de Télégraphie sans Fil et d’Applications électriques augmente son capital social de 52S 000 francs à x 5oo 000 francs par la création de 20 750 actions nouvelles de 100 francs, qui ne seront émises que par séries de % 075. Les 4 x5o actions qui forment le capital actuel comprennent 1 i5o actions d’apports. Rappelons que l’objet de la Société est l’application de la radio-conduction et de félectricité à tous les usages industriels, commerciaux, médicaux ou autres et notamment à la télégraphie avec ou sans fil tant en France qu’à l'Etranger.- L’un des promoteurs de l’affaire est M. Popp. Certains journaux financiers font remarquer à celte occasion le peu de succès d’une entreprise analogue, Société Française des Télégraphes et des Téléphones sans fil du même promoteur et la chute des titres de la Marconi Tclegraph C° qui, offerts à la fin de 1907 à 3;i francs, valent à présent 9 fr. 87.
- Les actionnaires de i’Est-Electriqiie de leur côté, réunis en Assemblée générale extraordinaire, ont autorisé leur Conseil à créer un million d’obligations d’un type et à une date à déterminer.
- A propos des valeurs de traction qui ont subi der-
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- nièrement une hausse assez, importante à la suite de la lettre du ministre des Travaux Publics imposant certaines conditions à la réorganisation des transports en commun à Paris, le Bulletin financier fait remarquer que le Métropolitain verra diminuer ses recettes du fait du stationnement des lignes de tramways ; celui-ci favoriserait ces dernières aux dépens du Métropolitain. Les recettes de cette compagnie paraissent toujours en progression, grâce à l’augmentation du nombre de kilomètres exploités, mais les dépenses sont corrélatives ; les prix uniformes de o et de o 15, quelle que soit la distance parcourue, et l’octroi du bénéfice de la correspondance récipropre avec le Nord-Sud occasionneront probablement quelques surprises.
- La Société Brown Boveri et C° à Baden propose pour l’exercice 1907-1908 un dividende de 11 % égal au précédent, et la Société Générale de Saint-Pétersbourg a réparti 4 % de dividende après affectation de 190000 roubles aux amortissements et de u5 000 aux réserves.
- L’exercice clos le 3i mars de la Société d’Elec-tricité du Bassin de Charleroi fait ressortir un bénéfice d’exploitation de 15a 124 francs contre 177 7'^1 francs l’an dernier; l’augmentation est seulement de 74 29! francs alors que les recettes sont supérieures de i34 464 francs. Elles se sont élevées à 465 597 francs. Après avoir porté 37649 francs au fonds de renouvellement et 24 740 francs au fonds d’amortissement, il est resté, toutes charges déduites, 107 871 francs que l’assemblée a décidé de répartir ainsi ; à la réserve légale 5 388 francs : aux actions privilégiées et ordinaires 4 % , soit 82 597 francs ; aux actions un second dividende de 2 francs, qui absorbe 9876 francs, et aux parts de fondateur 9 fr. 46. Le bilan fait ressortir, d’une année à l’autre, une augmentation du capital social qui passe de
- 1 5oo 000 francs à 3 000 000 ; les réserves de toutes nature s’élèvent à 23g 455 francs et les créditeurs divers à 399 441 francs. Tandis que l’actif immobilisé s’est accru de 4(>oooo francs, en passant de
- 2 604 636 francs à 3 004 757 et que lesdébiteurs divers sont représentés par i52 322. Mais les actionnaires et le disponible en caisse et en banque figurent pour 427 i58 francs ; d’où un écart sensible entre les disponibilités immédiates ou réalisables et les créances exigibles. Remarquons que les bénéfices d’exploita tion représentent les 10 % de ce que les Anglais appellent le « Working capital » et que les bénéfices nets, après un amortissement qui équivaut au <juart des bénéfices, sont égaux sensiblement aux 4 % de ce capital.
- Les usines électriques russes ont bénéficié, comme nous l’avons constaté plusieurs fois déjà, de l’amélioration de la situation générale. La Société desUsi nés russes Siemens et Halske le constate une fois de plus en déclarant un bénéfice net de 3o6 298 roubles en 1907 contre 2 799 roubles seulement en 1906. Les actionnaires reçoivent 4 % de dividende ; mais il ne faut pas oublier que le capital social a été réduit depuis l’an dernier de 20 % et ramené à 5 000 000 de roubles.
- De même que nous disions plus haut que l’industrie électrique subissait une période de calme, la situation du Cuivre est stationnaire. Il paraît que les stocks en Angleterre et en France et que les quantités en route du Chili et d’Australie sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été depuis douze ans et qu’ils deviendront encore plus grands en raison des affrètements du Japon et des expéditions des Etats-Unis ; la matière première peut donc se tenir encore longtemps à des prix modérés et faciliter par le fait les transactions qui sont sur le point de se conclure et de ranimer ainsi le marché. D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Finistère. — Par décret du 12 juillet 1908, est déclaré d’utilité publique rétablissement des lignes de chemins de fer suivantes :
- i° De Morlaix à la limite du département vers Plocs-lin avec embranchement sur Plougasnou ;
- •2° De Plouescat à Rosporden par Landivisiau, Sizun, Brasparts et Chàleauneuf-du-Faou ;
- 3° De Pont-l’Abbé à Audierne par ou près Pont-Croix ; 4° De Porlsall à Porspoder par Argentan.
- Le devis des quatre lignes se monte à 12 082 000 francs.
- Sarthe. — Par décret du i3 juillet 1908, est déclaré d’utilité publique l’établissement des lignes de chemins de fer suivantes :
- i° Du Mans à Alençon ;
- 20 Du Mans à Chàteau-du-Loir ;
- 3° De Foulletourte à la Flèche ;
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- 4° Du Grand-Lucé à Saint-Calais ;
- 5° De la Ferlé-Bernard à Monlmirail;
- 6° De Mamers à Alençon ;
- 7° D’Antoigné à Saint* Jean-d’Assé ;
- 8° De Fresnay à Sougé.
- Le devis de premier établissement est de i2 584ooofr.
- Haute-Vienne. — Par décret du iG juillet. 1908, est déclaré d’utilité publique l’établissement du chemin de fer de Confolens à Bellac.
- Algérie. — Par décret du 16 juillet 1908, est déclaré d’utilité publique l’établissement du chemin de fer de Beni-Saf à Tlémcen.
- Pays-Bas. — On projette d’introduire la traction électrique sur la ligne de Loosduinen-La Haye qui appartient au Westlandsche Stoomtram.
- Le Conseil communal de Katteudijk a accordé provisoirement, pour un an, à la maison Barger et Cic, à La Haye, la concession pour la construction et l’exploitation d’une installation électrique pour l’éclairage et la traction des tramways.
- Le bureau technique De Jong et Kneppers a Maastricht appuyé par l’Allgemeine Elektrieilats, Geseilschafl de Berlin, a demandé à l’Etat un subside de 600000 florins, sans paiement d’intérêt, soit la moitié des frais, pour la construction et l’exploitation des tramways Maas-tricht-Yaals avec embranchement sur Gulpen-Wiltem et Wylré.
- Le Conseil provincial du Brabant septentrional a accordé à M. Van Mai'le, la concession do roules provinciales pour la construction d’un tramway à vapeur Breda-Terheiden-Zevcnbergen et Wagenberg-Made-Geertui-denberg, avec embranchement vers Dreinmelin. Quant à la demande d’un subside de 10 % sur les frais de construction évalués à 9^0 000 florins, le Conseil provincial prendra une décision ultérieurement.
- Une Société particulière établie à Amsterdam s’occupe, du projet d’exploiter un tramway d’Amsterdam à Utrecht par Breukelen-Maarse-Zuylen. Le mode de traction employé sera sans doute l’électricité, les villes d’Utrechtet d’Amsterdam l’employant toutes deux dans l’exploitation de leurs tramways. Celle Société traitera sans doute avec l’une ou l'autre de ces villes pour la fourniture du courant qui lui sera nécessaire.
- Syrie. — Les travaux d’installation des tramways électriques de Beyrouth sont activement poussés. La ligne comprend cinq embranchements d’une longueur de i3 km, dont 11 sont achevés. L’usine d’électricité et les autres batiments sont presque entièrement terminés.
- On espère que l’inauguration pourra avoir lieu fin septembre prochain. *
- Bulgarie. —Une Société au capital de 3 5ooooo francs est en formation à Bruxelles, à l’cflèt de fournir l’électricité à la ville de Solia, tant au point de vue force motrice qu’éclairagc.
- République Argentine. — Le Sénat a approuvé le décret relatif à rinslallation de la traction électrique aux tramways de La Plata.
- Allemagne. — Le projet d’un tramway électrique entre Yohwinkel et Geresheim est à l’étude.
- Le grand-duché de Bade a décidé d’installer la traction électrique sur tout son réseau de chemins de fer; la force motrice serait fournie par des chutes d’eaux. Sur les 507 55o IIP environ prévus, *261820 seraient fournis par le Rhin, 24110 par lo Neckar et 221 620 parles rivières et torrents de la Foret Noire. i35 85olIP peuvent être obtenus directement; comme l'électrification des chemins de fer demande 3*2000 1IP, les 100 000 IIP restants seront employés à l’éclairage de toutes les villes ayant un minimum de 3 000 habitants. La première application de ce nouveau projet va être effectuée dans la vallée de la "\Yeise.
- TÉLÉPHONIE
- Lot-et-Garonne. — La Chambre de commerce d’Agen est autorisée, par décret du 3 juillet 1908, i\ avancer à l’État une somme de i4 3oi fr. en vue de l’établissement du téléphone à Casseneuil, Monsempron-Libos et Lauzun.
- Algérie. — La Chambre de commerce d’Alger est autorisée, par décret du 7 juillet 1908, à avancer au gouvernement général de l'Algérie une somme de 84 200 fr. en vue de 1’ établissement des circuits téléphoniques Ménerville-Bouïra, Bouïra-Aumale, Aumale-Aïn-Bessem-Bir-Rabolou.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des Tramways du département de l'Orne. — Le 29 juillet, à 3 heures, rue Blanche, 19, Paris.
- Compagnie d'éclairage de Villefranche-sur-Mer. — Le 28 juillet, à 10 li. 1/2, rue Claude-Vellefaux, 29, Paris.
- Appareillage électrique Grivolas. — Le 11 août, à 2 heures, rue Montgolfier, 16, Paris.
- Société Française du Métal anti-Friction G/acier. — Le 3i juillet, à 10 h. 1/2, rue de Londres, 22, Paris.
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- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 4 août 1908, à 3 heures, sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris, fourniture de cûbles électriques isolés au caoutchouc (4 lots). Demandes d’admission avant le 26 juillet;
- Le i3 août 1908, à 4 heures, sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris, fourniture de tables interurbaines pour bureaux centraux téléphoniques pourvus de multiples (2 lots). Demandes d’admission avant le 3 août.
- Jusqu’au 3i octobre 1908, àla Mairie de Bastia (Corse), offres pour l’éclairage de la ville par le gaz et l’électricité.
- BELGIQUE
- Le 28 juillet, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, installation de l’eclairage électrique de l'écluse Royers ; caut. : 1 000 francs. Cahier des charges : o fr. 5o.
- Le 7 août, à 1 h. 1/4. à l’hôtel de ville de Bruxelles, installation de moteurs électriques, de ventilateurs et de pompes d’alimentation à l’ancien marché de la Madeleine, rue Duquesnoy, caut., 2^0 fr.; cahier des charges : 1 fr. Soumissions ledit jour, avant 11 heures.
- Le 12 août, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14. rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Nobressart à Martelange; du chemin de fer vicinal d’Àrlonà Martelange, 36 > 288 fr. cautionnement 36 000 francs. Soumissions recommandées le 11 août.
- ALLEMAGNE
- Le 27 juillet, aux chemins de fer de l’Etat prussien à Osnabrüch, fourniture d’un chariot transporteur pour locomotives actionné électriquement et de deux machines à aléser.
- Le 28 juillet, à la Hafen-Bauinspektion, à Me?nelj fourniture et installation d'une grue pivotante actionnée électriquement.
- Le 3i juillet, à l’administration de la ville, û Leipzig, fourniture d’une chaudière à vapeur, avec pompe d'alimentation, etc.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Sukl> établissement d'installations électriques.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Reichen-bach (in S), etablissement d’installations • électriques, 1 million de marks.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Giessen (Hesse), établissement d’un railway électrique, 400 000 marks.
- ESPAGNE
- Le 29 juillet, à to heures, à la direction générale des Postes et Télégraphes, Carretas,io, à Madrid, fourniture de 80 000 poteaux en pin injecté à la créosote ; caut. 5 p. c.
- Le 2Q septembre, à 12 heures, à la direction générale des Travaux Publics, ministère de fomenlo, à Madrid, adjudication de la concession d’un tramway électrique à Madrid, de la Gloriela de Àlonso Martinez à Ghamartin de la Rosa; caut.; pes. 5 i85,5o
- PÉROU
- Prochainement, à la direction du « Credito Urbano », à Arequida, concession de l’exploitation à l’électricité du tramway de la ville.
- SERBIE
- Le 3o juillet, à l’administration des Postes et Télégraphes, à Belgrade, fourniture de matériaux de télégraphie, supports d’isolateurs, vis, anneaux, etc.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 111 (2" série)
- SAMEDI 1» AOUT 1908.
- Trentième année. — N' 31.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- lectrique
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 129. — F. Leconte. Thermomètres sur collecteurs, p. 131. — L. Roy. Recherches théoriques et expérimentales sur l’échauHèment des conducteurs par le courant [Suite), p. 134. — A. Solier. L’usine de la Brillanne-Villeneuve, p. 138.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Stabilité de la marche en parallèle des alternateurs auto-excités, Dumoulin, p. 142. — Marche en parallèle des alternateurs, H. Hermann, p. 143. — Arcs et lampes électriques. P ho tomé trie. Sur deux régimes différents de l’arc au fer, H. Buisson et Cu. Faurv, p. 144. — Télégraphie et téléphonie sans fil. L’arc à courant alternatif employé comme convertisseur de fréquence, W. Peukert, p. 145. —Brevets, p. 146. — Bibliographie, p. 147. — Variétés. Projets de chemins de fer électriques secondaires, p. 150. — Congrès international des applications de l’électricité, p. 151. — Congrès international du froid, p. 151. — Chronique industrielle et financière. Alternateurs à force électromotrice sinusoïdale, p. 153. — Liste des brevets, p. 156. — Chronique financière, p. 157. — Renseignements commerciaux, p. 159. — Nouvelles Sociétés, p. 159. — Adjudications, p. 160.
- ÊDITp RI AL
- La mesure de la température des collecteurs offre un grand intérêt en pratique; cependant l’on n’est pas encore entièrement d’accord sur la manière d’opérer cette mesure. M. F. Leconte, qui a fait établir, après de multiples essais, un thermomètre très sensible à parois minces, donne dans le présent numéro (p. i3i) le résultat des observations qu’il a faites à ce sujet. D’après cet auteur, l’emploi d’enveloppes en coton ou en laine serait notamment à rejeter; il en serait de même de la pratique qui consiste à appuyer le réservoir avec la main, en interposant une petite niasse de coton. M. F. Leconte discute aussi l’influence du frottement du verre sur le collecteur, ainsi que celle des courants de Foucault créés éventuellement dans la masse de mercure.
- La deuxième partie du mémoire deM.L.Roy
- sur ses recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant comporte (p. 134) l’étude du fonctionnement à différence de potentiel constante. L’auteur se limite au cas du conducteur de longueur infinie, en raison de la difficulté du problème dans le cas général; mais les formules ainsi déduites sont valables pratiquement lorsque l'effet des extrémités est faible. On arrive à cette conclusion que, lorsque le coefficient, a fixant la relation entre la résistivité et la température est négatif (cas des lampes à incandescence), il existe une différence de potentiel critique au-dessus de laquelle il ne peut y avoir de régime d’équilibre. M. L. Roy a fait quelques essais sur une lampe à incandescence de 3a bougies, iio volts; les courbes ainsi relevées concordent d’une façon satisfaisante avec les résultats théoriques. La tension critique pour
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- la lampe étudiée atteint 174 volts, et cela explique la grande stabilité des lampes à incandescence.
- Enfin l’auteur, revenant à la marche sous intensité constante, montre comment les formules établies dans le précédent numéro peuvent être utilisées pour le calcul des fusibles formés par des fils ronds.
- Au cours d’une visite à l’Exposition de Marseille, un de nos collaborateurs a pu visiter l'usine delà Brillanne-Villeneuve établie récemment sur la rive droite de la Durance, à 115 km de Marseille, par 1’ « Energie Electrique du Littoral Méditerranéen ».
- Cette usine présente un réel intérêt tant par les travaux hydrauliques effectués que par un matériel mécanique et électrique tout moderne produisant des courants à 5o 000 volts et fonctionnant avec une régularité parfaite.
- E’on trouvera plus loin (p. i38) quelques renseignements sur les agencements les plus inédits; l’on constatera que l’usine de la Brillanne-Villeneuve fait le plus grand honneur à la Compagnie Française Thomson-Houston à laquelle avait été confiée l’installation. Parmi les dispositions tout particulièrement heureuses, nous signalerons la régulation des turbines depuis le tableau de distribution, grâce à des petits moteurs électriques placés au-dessus des régulateurs. La mise en parallèle est ainsi très facilitée. Citons aussi la nette séparation de la salle des machines proprement dite, et du poste de transformation (7 5oo volts-uo 000 volts). Ce jmste est constitué.par un vaste bâtiment remarquablement disposé et il comprend tous les transformateurs et l’appareillage de départ des courants.
- Nous en donnons des coupes sur lesquelles se trouvent indiquées toutes les cotes intéressantes. Signalons, enfin, l'emploi aux postes récepteurs d’un régulateur de tension ingénieux basé sur un principe exposé en détail ici même (*).
- Nos lecteurs connaissent les alternateurs à auto-exci tation munis d’un collecteur redresseur ; nous avons signalé au fur et à mesure de leur apparition les alternateurs Heyland, Alexanderson, etc. Il est, d’autre part, bien connu que la valeur de la tension redressée utilisée pour l’excitation dépend du calage des balais ; or, si l’on couple un alternateur, ainsi auto-excité, en parallèle avec un réseau, il est facile de voir qu’une variation de l’écart angulaire produit le même effet qu’un décalage des balais, la tension d’excitation pétant prélevée aux bornes de l’alternateur, c’est-à-dire aux bornes du réseau. Il en résulte, comme le montre M. Dumoulin (p. 142) dans une note sur la stabilité de marche en parallèle des alternateurs auto-excités, qu’un calage convenable des balais permet d’obtenir, sans perte d’énergie, un effet d’amortissement puissant et facilement réglable ; il serait sans doute susceptible de recevoir certaines 'applications, dans quelques cas de résonance bien caractérisée, ou pour compenser des irrégularités trop importantes du couple moteur.
- Au contraire, un calage défectueux peut empêcher tout fonctionnement en parallèle.
- MM. A.-H. Buisson et Ch. Fabry viennent de publier une intéressante noté sur la possibilité de deux régimes différents de l'arc en fer {p. 144)-
- Le montage de Duddell pour l’arc chantant peut s’appliquer au courant alternatif, et d’ailleurs M. A. Blondel a publié ici même, en 190a, quelques oscillograminessurle sujet. M. W. Peukert prétend même, d’après les essais qu’il a entrepris, que l'arc chantant ci courant alternatif doit être employé de préférence dans certains cas (p. i45).
- (‘)Cf.xE. Wattelet. Réglage delà tension à l’extré-
- mité d’une ligne génératrice triphasée, L’Eclairage Electrique, 1907, tome L1II, p. io3.
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- 1er Août 1908;
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- THERMOMÈTRES SUR COLLECTEURS
- Pour les essais de température des machines électriques, nous avons fait construire des thermomètres spéciaux, en verre, à masse de mercure réduite. Le réservoir a i^inm de hauteur sur 4 à 5mm de diamètre; il peut facilement s’introduire dans les bobinages d’induits et entre les spires des machines à courants alternatifs.
- Le verre est très mince, omm,5 environ. Il en résulte que ce thermomètre prend la température du milieu en quelques secondes, et suit les fluctuations de température avec une parfaite fidélité.
- Placé dans la colonne d’air chaud qui monte d’un calorifère à charbon, ce thermomètre est continuellement en mouvement et présente des oscillations analogues à celles d’un ampèremètre dans une installation industrielle éclairée par arcs.
- Il n’est pas fragile, comme le montre d’ailleurs l’emploi particulier que nous en faisons, objet du présent article.
- La colonne de mercure est très fine, nécessairement, mais cependant visible à 3o ou 4<>cm de distance.
- Pour io°, la longueur de l’échelle est de dans l’appareil de ioo°. i degré est donc représenté par iram,5 et il en résulte qu’on peut lire avec sécurité 0,2 degré.
- La longueur totale est de 2^cm, y compris l’œillet, en verre.
- On le construit pour ioo° et pour x5o°, en Celsius seulement.
- Le tube est rempli d’azote comprimé, de manière que la colonne de mercure ne se sépare jamais.
- Nous avons essayé des thermomètres de formes et de principes divers avant de nous arrêter à l’appareil précédent.
- Dans l’un de ces appareils, le mercure communiquait métalliquement par des bouts de platine avec dés lamelles flexibles d’argent; dans un autre, une couche de cuivre galvanoplastiquc se trouve déposée sur le réservoir même et la conductibilité est assurée par des fils de Pt; dans un troisième, l’argent forme une cuvette autour du réservoir.
- Tous ces modèles sont plus lents que notre petit thermomètre, analogue aux appareils médicaux, parce que le verre en est nécessairement plus épais.
- Ils sont moins exacts, parce que les parties métalliques rayonnent de la chaleur et refroidissent le réservoir.
- Certains de ces thermomètres, d’accord avec notre modèle à parois minces, lorsqu’ils sont plongés dans un liquide, accusent un retard de 5° s’il s’agit de prendre la température d’une surface solide.
- Nous devons en conclure, pour la prise de température des solides :
- i° Que les indications relevées actuellement avec les thermomètres ordinaires sont toujours en dessous de la température vraie;
- 20 Que notre thermomètre fin comporte aussi une erreur, mais se rapproche plus de la vérité.
- Enveloppes en coton ou laine. — Il est assez courant d’envelopper le réservoir d’un calorifuge; cela fausse les résultats; le calorifuge absorbe et rayonne une petite quantité de chaleur; il favorise la création de courants d’air capillaires qui refroidissent le réservoir. De plus, si un fil du calorifuge vient se glisser entre la boule et la surface à observer, le résultat lu peut se trouver bien loin de la vérité.
- Nous avons toujours trouvé le maximum en appliquant simplement le réservoir de nos petits thermomètres sur les surfaces à observer. Le contact ne doit pas être forcé ; le poids du thermomètre suffit à l’assurer.
- Son poids moyen est de 1 igr,5.
- Une habitude déplorable consiste à appuyer le réservoir avec la main en interposant une petite masse de coton. Nous avons vu des cas où le thermomètre descendait à mesure que l’on augmentait la pression. Les doigts de l’observateur, notablement plus froids que l’objet, absorbaient la chaleur.
- Thermomètre sur collecteur. — Notre petit thermomètre présente l’avantage de pouvoir être
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- placé pendant la rotation sur les collecteurs des machines et sur les bagues.
- Il faut avoir soin de l’appuyer légèrement, de manière h assurer le contact. Le poids du thermomètre suffit; il n’est pas toujours possible, vu sa longueur, de le laisser reposer par son poids ; il faut alors, par une combinaison de ficelles fixées aux porte-balais, assurer le contact du réservoir; le réservoir, à 5mm de son extrémité, doit être tangent au collecteur. On cherche, au commencement de l’essai, la position qui donne le maximum de température, puis on lit les températures à des moments équidistants, sans plus toucher au thermomètre. Si le collecteur ou la bague sont en bon état, le thermomètre ne danse pas, ne se déplace pas et garde un bon contact. Le mouvement latéral du collecteur n’empêche pas l’exactitude des observations.
- Si le collecteur est défectueux, le réservoir, immobile même en apparence, tressaute sur le collecteur, se refroidit par la couche d’air continuellement interposée et marque trop peu.
- Sur un collecteur à balais métalliques, le thermomètre reposant par son propre poids indiquait 52; en appuyant légèrement le réservoir sur le collecteur, nous avons noté 66.
- C’est ce dernier chiffre qui est valable.
- Si l’on doute du contact, 011 peut, à chaque lecture, renforcer la pression à la main. O11 constatera qu’il n’y a pas d'augmentation lorsque le collecteur est en bon état, comme le sont ordinairement les collecteurs pour balais en charbon à l’état neuf. S’il y a augmentation, on notera toujours le maximum observé, et la courbe s’établira très bien.
- Pour régler In position du thermomètre, au commencement d’un essai, il faut faire varier le point du réservoir tangent au collecteur. Il y a une position qui donne le maximum. Ce réglage ne dure pas plus de 5 minutes. Les variations rapides du thermomètre accusent vite la position la plus favorable.
- Essai d'une dynamo-shunt, 120,5 Kw. à 192 tours, i5o volts. — L’expérience a été commencée avec surcharge de 10 % pendant 3 h. 3o et continuée avec charge normale.
- Nous donnons (tableau I) la température d’un thermomètre appliqué sur le bobinage d’un élec-
- tro-aimant pour montrer que scs variations et cellesdu collecteur sont concomitantes.
- Tableau I.
- Heure Amp. Volts Kw. Tours Temp. amb. Temp. électro Temp. collée t.
- 9,3° O 0 O 190 17,5 17,5 38
- 9>3* Charge réduite
- 9.45 220 148 32,5 •9° 18 20 42
- io,45 400 *75 70 188 18,5 24 44
- I I 800 i65 13a *9* *9 26 V 47
- 1 i,i5 83o 162 1 3a •91 >9 28 49
- 11,3o 800 162 129 ,9l *9 29,5 53
- 11,45 810 162 i3i «9* 20 29,5 53
- I 2 8i5 164 i34 193 *9 3o 55,5
- 12,i5 820 l6l I 3 2 192 !9>5 3i 55,5
- I 2,30 820 161 13a 192 «9 32 55
- 12,45 820 161 l32 192 i8,5 32,5 55
- i3 820 162 i33 192 i8,5 33 55
- 13,3o 840 161 i36 i95 17,5 32,5 60
- i4 83o i59 I 32 192 33,5 60
- 14,3o 825 162 13 4 KJ2 *9 34,5 61
- i4,45 Mise en charge normale
- 13" 745 l6l no 19° >9 34,3 56
- 15,3o 161 121 19° i8,5 34,3 55
- 16 160 120 195 i8,5 34 5o
- i6,3o ^5o 160 120 I95 *9 34 48
- Arrêt
- i6,33 5o
- La température du collecteur à 9 h. 3o est à 38 parce que la machine avait tourné pendant quelques minutes en charge.
- Le phénomène normal de l’élévation de la température du collecteur est bien manifeste.
- O11 voit clairement la chute de température aux électros en même temps qu’au collecteur après suppression de la surcharge de 10 % P n’est possible d’ètre renseigné sur la température du collecteur que par notre méthode.
- Tableau II.
- Heure Temp. collcct. Temp. induct.
- Arrêt i5,38
- 15,4o 87 54
- 15,5o 84 5o
- 17 60 46
- 18 36,5 38
- Donnons encore (tableau 11) une courbe de refroidissement, observée à l’arrêt.
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- l°r Août 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 133
- Il serait intéressant d’établir la courbe de refroidissement au repos, puis en marche, à la vitesse normale, balais relevés, pour faire ressortir l’influence de la ventilation.
- Ce serait là une étude de laboratoire.
- Voici encore (tableau 111) un essai de dynamo shunt, plaque : 208 ampères, 120 volts, 700 tours.
- Tableau III.
- Heure Amp. Volts Kw. Tours Temp. électro Temp. collect. Temp. amb.
- 8,5o O 115 725 26 26 20,5
- 9 i5o 120 720
- 9il5 222 U 4 25,4 710
- 9,3o *19 116,5 25,5 710 35,5 4« 21,2
- 9>45 196 "7 2 5 720 37 45 2 I ,2
- IO 215 112 24,2 715 I9 5o,5 22, I
- 10,i5 214 117,5 25,2 7'5 *9,.2 51,2 22
- 10,3o 198 117,5 23,4 7*8 40 5o,8 21
- io,45 220 117 25,7 718 4i,5 52,2 22,3
- I I i'5o I i5 26,5 718 43 55,8 22,5
- 1 i,i5 234 "7 '-*7 ,4 7*9 44 56,3 25
- 1 i,3o *2 I 8 I 20 26,3 720 44,5 56,1 2 3
- 11,45 218 115 2~,2 718 44,5 56,2 23,5
- I 2 22.4 121 27,2 718 45 56,3 23,6
- 12,i5 222 *17 25,9 721 45,5 57 24
- I2,3o 222 *17 25,9 724 46 58 24,1
- 12,45 220 121 26(71 725 46,5 58 24,2
- i3 234 113 26,5 7*5 47,2 59>2 24,5
- i3,oi Changement de régime cliurge normale.
- i3,i5 200 120 24 720 47 58 24,5
- i3,3o 198 120 23,8 720 46 56 25
- Après 4 heures de marche en surcharge de 10 % , nous remettons à i3 heures le courant normal. Nous constatons alors une chute dans tous les thermomètres.
- Frottement. — O11 nous a objecté que le frottement du verre du thermomètre sur le collecteur élevait la température. Il se peut qu’il y ait quelque chose de réel dans cette objection, mais Terreur qui en résulte ne doit pas être bien grave, si on se rappelle que le verre est dur et a un poli presque infini.
- Nous avons essayé d’éliminer cette objection par les expériences suivantes :
- Sur un collecteur au repos, nous observons 5o°. Nous le mettons en rotation, sans courant, balais appuyés. Pendant quelques minutes, nous •
- observons 5o, puis le thermomètre descend lentement, le refroidissement dû à*la rotation commençant à se manifester.
- S’il y avait de la chaleur de frottement, elle s’ajouterait aux 5o° observés au dçpart.
- Sur les bagues d’un alternateur, balais relevés, nous observons 18 à l’arrêt. A la mise en marche, le thermomètre monte à i8,5 en quelques secondes puis reste fixe indéfiniment. Cela ne prouve pas qu’il y ait un demi-degré d’échanffe-ment par frottement; 18,5 est sans doute la température moyenne de la bague.
- Dans un autre cas, le thermomètre placé sur le collecteur en marche marque 60 et à l’arrêt 63.
- Dans un autre cas encore, nous trouvons 54 en marche, 54 à l’arrêt, puis 53, puis 52,5, etc.
- Courants de Foucault. — Certains nous ont dit également que la masse de Hg s'échauffait par ce phénomène. Les résultats précédents montrent que s’il y a quelque chose de vrai dans cette objection, Terreur qui en résulte ne doit pas être notable. Au surplus, la masse de ligest bien peu considérable.
- L’élévation de température observée presque toujours à l’arrêt nous donne un'argument contre cette hypothèse.
- Voici un essai à ce sujet :
- Le thermomètre est placé sur le cuivre d’un moteur triphasé de 200 chevaux, 220 volts, 600 tours, 5o périodes.
- A l’arrêt à 11 li. 3o la thermomètre donne 45 degrés.
- à — 12 heures — 48 —
- à — 12 h. 10 — 5o,3
- L’élévation de la température par suite de la suppression de la ventilation est bien caractérisée; on voit que les courants de Foucault 11’ont pas une influence prépondérante.
- Voici un autre essai montrant la sensibilité du thermomètre.
- Un survolteur 55 volts, 33o ampères, 960 tours a un collecteur de 3ocm de diamètre et i9cm de long avec 4 rangées de balais en carbone.
- En marche, on relève sur la longueur du collecteur des températures différentes. Nous trouvons :
- Côté armature...... 47,5 degrés
- Milieu............. 5o —
- Extérieur.......... 52,5 —
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (28 Série). — N° 31.
- Le côté armature est énergiquement ventilé.
- Nous n’avons pas eu l’occasion de faire l’observation des températures à l’arrêt. En mettant 3 thermomètres sur la longueur, on constaterait sans doute que l'éqiiilibre des températures s'établit en quelques secondes.
- Sur les bagues d’un moteur triphasé en service, balais relevés, nous trouvons 3o, 3o et3i°. Ce dernier chiffre se rapporte à la bague intérieure.
- 5 minutes après l’arrêt, les températures sont 28, 28 et 27,5, la bague intérieure est plus froide.
- On pourrait en conclure que le rotor souille de l’air chaud sur cette bague.
- En résumé, tout étant bien réglé, le thermomètre reposant simplement sur le collecteur, 011 constate parfois, en l'appuyant légèrement, une augmentation de 1 à i,5 rarement 2 degrés*
- La méthode nous semble donc suffisamment rigoureuse pour la pratique.
- Elle présente le grand avantage de renseigner à tout instant sur la température du collecteur et de permettre de tracer la courbe.
- F. Leconte.
- \
- RECHERCHES THÉORIQUES ET EXPÉRIMENTALES SUR L’ÉCHAUFFEMENT
- DES CONDUCTEURS PAR LE COURANT (.Suite) (•).
- 1 Fonctionnement à différence de potentiel constante.— J’appellerai (x, t) le potentiel en un point du fil d’abscisse x et E — Y, — V2 la différence de potentiel appliquée entre les extrémités du fil. Les équations du problème sont alors les suivantes :
- „du ,.d2u yk p'
- C — = k ——)—— ?<+—I2 pouivt'=—l 11= dt dx- s s*
- — = -1 (loi d’Ohm) pour.r=-f-f = V,
- dx s '
- Po
- pour£=o u = o
- d I
- -j- = o (équation de continuité)
- ,3)
- En remplaçant I et p par leurs valeurs dans la première équation, il vient :
- c
- dt
- et aussi
- d2u
- dx2
- yk , 1 — an fd<.JA2
- .—k H--------------(-r) ("4)
- •v p0 \dxj
- ^ _ Po , eut) — = — 1, dx s
- d’où en dérivant par rapport à x et en tenant compte de l’équation de continuité
- . d2û , du dû dx- dx dx
- o.
- fi 5)
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome III (2e série), p. 99
- Il faudrait intégrer les équations simultanées (14) et (i5) en tenant compte des conditions aux limites. Comme le problème général apparaît comme très difficile, je me bornerai au cas où le fil a une longueur infinie ; dans ce cas, u ne dépend plus de x et les équations (i/i et i5)se réduisent à :
- cd4
- dt d2èj dx2
- La deuxième donne
- /k
- u -(-
- Po.
- dffv
- dx.
- A = A.r + B,
- A et B pouvant être des fonctions du temps, mais on doit avoir
- V1 = -A/+B V2 = A/-f B
- d’où A =
- V, — V3
- 21
- A représente donc la différence de potentiel par unité de longueur qui est, comme on le voit, constante. On obtient donc, pour l’équation en u,
- c ^ = _('^ + ~U + -.
- dt \ s Po / Po
- En tenant compte de ce que la température initiale est nulle, on obtient pour u
- A2 .s r '(tà + **)n
- a o \ s p, r
- vJcPo + s
- îâï[‘
- «)
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- 1°ï Août 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 135
- La température d’équilibre U a donc pour valeur
- Y2*- RA2
- U =-- - -------= ---iV-n si le lil est rond. (17)
- X/fpo+saA2 a/,-p04-RaA- •
- Cette dernière relation peut se mettre sous la forme :
- 2-RAU
- (.8)
- Si 011 a
- ZJ< . A 2 a
- -- H------------= <>,
- A' Pû
- il n’y a pas non plus de régime stable car le dénominateur de U est nul. Dans le fonctionnement à potentiel constant, 011 peut donc dire qu’il existe un voltage critique
- si le lil est. rond
- py)
- A et P désignant l’intensité et la résistivité de régime. Cette relation est identique à celle qu’on aurait pu déduire de la formule donnant U,» dans le fonctionnement à intensité constante ; elle reste la même, quelle que soit la loi de variation avec la température admise pour p, et exprime que l'équilibre du lil est atteint lorsque la quantité de chaleur développée par effet Joule est égale à la quantité de chaleur rayonnée dans l’espace ambiant. On trouve la formule (18) dans
- à partir duquel il n’existe plus de régime permanent, et la formule montre que, toutes choses égales d’ailleurs, ce voltage critique sera d’autant plus élevé que la section du lil sera plus petite.
- De la formule (17) et de la loi d’Ohm, on déduit facilement la résistivité P et l’intensité «.‘f de régime ; on trouve, dans le cas d’1111 fil rond :
- J =
- au A R» A a/t-p0 -}- R a A2'
- par unité de longueur
- Fig. 3 et 4- — Courbes de U et de J en fonction de la différence de potentiel par unité de longueur A.
- tous les ouvrages d’électricité même élémentaires, à propos de la loi de Joule (*).
- Mais il n’y aura évidemment de régime possible que si
- A2 a •v Po
- Cette relation sera toujours vérifiée si a > o. Mais si a < o, il faudra qu’on ait :
- A <
- ‘Jitîi ou i/ZK
- ' V — SOL V -Rtt
- si le lil est rond.
- La loi de variation de U et J en fonction de A serait représentée par lés deux courbes précédentes (lig. 3 et /( i.
- Eh réalité, on n’expérimente que sur des fils de longueur finie. Soit L la longueur du fil, E la différence de potentiel entre ses extrémités, Hl sa résistance. Gn déduit facilement des formules établies :
- U =
- dvo — dl — OLCil
- C) P. ex. Joubert, Traité élémentaire d'électricité, p. i5ij, n° 127.
- a ic A-RL
- — aE2 dv0 — dl
- (22)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 31.
- E, = E
- V JLn~
- •i 'ïl
- 3*
- JL
- air/trRL JLn — JL
- JL2
- M
- (24),
- Ee désignant la différence de potentiel cri-ticpie. O11 peut facilement étudier expérimentalement la loi de variation de JL en fonction de E ou de J; connaissant a, la formule (21) fait connaître U, la formule (%'i) donne la différence de potentiel critique et la formule (22) permet de se rendre compte jusqu’à quel point le coefficient k peut être regardé comme une constante. L’équation (24) qui exprime la loi de variation de JL en fonction de J a l’allure ci-dessous La courbe (fig. 5) présente un point d’inflexion en un point M dont l’ordonnée est égale à
- 6 — 2 \/ü
- 3
- JL0,
- ce qui donne lieu à une vérification expérimen-
- ta variation de résistance au pont de Wheatstone dans des limites de voltage très étendues.
- La courbe (I) (fig. 6) donne la loi expérimentale de la variation de JL en fonction de 3. Son expression analytique serait la formule (24) si k était constant. La courbeabien une tangente horizontale à l’origine comme le veut la formule. Comme on a JL0= 2i3 ohms, l’ordonnée du point d’inflexion devrait avoir pour valeur
- 213
- = 181 ohms.
- \
- J’ai marqué en M sur la courbe (I) la position théorique de ce point d’inflexion; il est assez difficile de fixer sur le graphique sa position réelle parce que la courbe est sensiblement rectiligne sur une assez grande longueur dans le voisinage, néanmoins, la formule donne, pour l’ordonnée de ce point d’inflexion, une valeur qui est
- Fig. 5. — Courbe théorique de JL en fonction de J.
- taie facile. De plus la tangente à l’origine est horizontale.
- Résultats expérimentaux. — Les formules qui viennent d’être établies en dernier lieu s’appliquent particulièrement bien aux lampes à incandescence, non seulement parce que la loi hyperbolique admise pour la résistivité est valable à toute température, mais aussi parce que l’extrême petitesse des pièces d’attache du filament rend minima l’influence des extrémités, de sorte qu’on peut sensiblement regarder la température du filament comme uniforme, tout comme si celui-ci était indéfini. J’ai donc choisi une lampe à incandescence (110 volts, 32 bougies) dont j’ai étudié
- certainement un peu faible. Il est vrai qu’en M la température du filament est déjà de 5oo° d’après la formule (21).
- La courbe (II) donne les valeurs correspondantes de E.
- Je ne connaissais évidemment pas à priori la valeur de a, d’autant plus que le filament n’a généralement pas une composition bien homogène; je savais seulement qu’il est en valeur absolue environ dix fois plus petit que celui du cuivre, soit —• 4 X 10-4. Par contre, on s’accorde à attribuer une température de 1 700° à 1 8oo° au filament d’une lampe normalement poussée; j’ai donc calculé a d’après la formule (21) en faisant
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- U = i et en donnant à 01 sa valeur en fonctionnement normal, soit d’après la courbe 01 .= i 27,5 ohms. J’en déduis
- 1 ySo.127,5
- valeur très admissible.
- Ne connaissant ni R ni L, j’ai calculé 2 tc/cR L pour un certain nombre de points d’après la formule (22) et construit la courbe (III) qui est celle de k à l’échelle près, puisque R et L sont constants. R et L sont exprimés en centimètres et k eh watts par degré centigrade et par centimètre carré. On voit que k augmente à mesure que la température s’élève.
- du filament, le voltage critique est bien supérieur au voltage normal.
- Enfin la courbe (IV) donne la variation de température du filament d’après la formule (21).
- Application au calcul des fusibles. — Les formules obtenues pour une intensité constante s’appliquent au calcul des fusibles assez lins pour ne pas élever d’une manière appréciable la température des pièces d’attache du fil. Le problème qui se pose est de calculer la section à donner à un fil de longueur déterminée pour qu’il fonde lorsque l’intensité du courant qui le traverse atteint une valeur donnée à l’avance I. Le fil fondra lorsque U,„ atteindra la tempéra-
- £
- St ohms
- ZTTRLk
- Point d'inflexion théorique
- ZTtRLk (Æ)
- 0,1 0,2 0,3 OA 0,5 0,6 0/ 0,8 j 0,9 / Àmpères 0
- Fonctionnement de ta lampe en régime norme!
- Fig. 6. — Courbes relatives à une lampe à incandescence de 32 bougies, 110 volts.
- Si k était constant, la formule (28) donnerait le voltage critique Ec en prenant pour E et ûl deux valeurs correspondantes quelconques. Mais comme k augmente, la formule ne donnera qu’une limite inférieure. En prenant le point de fonctionnement normal, on trouve que
- “•>*'• V/ë=,,','ol,s-
- ture de fusion du métal U/; à cet instant, le fil se coupera en son milieu et le courant sera rompu.
- La solution du problème est fournie par la formule (7); en y faisant U«t = U/ il vient :
- Ayant choisi la forme de la section, ^ s’exprime en fonction de s qu’on obtiendra en résolvant l’équation précédente. Or, on a approximativement
- Ceci expliquerait la stabilité des lampes à incandescence. Grâce à la petitesse du diamètre
- ch[il— 1 + -f ... -
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 31.
- d’où sensiblement
- On trouve
- U r —
- m
- ml1
- +
- \P1- a + p2/3
- Prenons, par exemple, le cas d’un fil rond, on a alors
- i (•). h p„a I2
- K V R R*
- Po
- Iv ic2 R.4
- En remplaçant, et en tenant compte de ce qu’au point de fusion la résistivité est
- ?/ — Po(1 + aU/,!>
- aKLy^-R4
- Pyl* — a/fL^Tt2!!3'
- La courbe de variation de R en fonction de t a l’allure suivante : pour 20, on retombe,
- comme on le voit, sur la formule (18) où l’on remplacerait U et P par U/ et çf.
- Elle permet, de calculer pour une intensité donnée la valeur de R correspondant à une longueur donnée l du fil.
- (A suivre.) Louis Roy,
- , \
- Préparateur à l’Ecole Supérieure d’Eléctricité.
- L’USINE DE LA BRILLANNE-VILLENEUVE
- Au cours de notre visite à l’Exposition de Marseille, nous avons pu visiter, grâce à l’extrême obligeance de M. Cordier, le si distingué administrateur-délégué de l’« Energie Electrique du Littoral Méditerranéen », l'usine que cette Société a récemment établie sur la rive droite de la Durance, à ii3kra de Marseille.
- Cette usine présente un réel intérêt tant par les travaux hydrauliques effectués que par un matériel mécanique et électrique tout moderne produisant des courants à fin 000 volts et fonctionnant avec une régularité parfaite.
- Nous indiquerons ici les points essentiels et originaux de cette installation dont la partie mécanique et électrique a été confiée à la Compagnie Thomson-Houston.
- En raison de la largeur du lit dé la Durance, on ne pouvait songer à entreprendre là construction d’un barrage. O11 a simplement dérivé 'une partie de la rivière par un canal d’environ 8km de longueur aboutissant à une chambre d’eau présentant une surface d’environ 8 oon"2. Sur le trajet du canal, à mi-chemin environ, un réservoir de 40 ooom3 a été disposé pour servir de bassin de décantation.
- Sur la chambre d’eau, cinq conduites en tùle d’acier de 8o,u de longueur et 2“ 70 de diamètre sont branchées pour alimenter chacune une tur-
- bine; une sixième conduite de im 20 alimente une turbine de moindre puissance.
- Les turbines Escher-Wyss sont du type Francis, à axe horizontal, et fonctionnent sous une hauteur de chute de 22“ qui se décomposent en i6™ de hauteur réelle et 6® d’aspiration. Ces turbines sont doubles, comme le montre la figure 1. Sur celle-ci, le lecteur pourra voir facilement, entre les deux couronnes de distributeurs et récepteurs, la conduite commune qui se divise ensuite en deux branchements. Sur la gauche de chaque turbine, par rapport au lecteur, se trouvent les appareils de réglage ; le régulateur est à pression d’huile avec servo-moteur du type Escher-Wyss. Du reste, la régulation est possible depuis le tableau de distribution grâce à des petits moteurs électriques placés au-dessus de ces régulateurs. La mise en parallèle est ainsi très facilitée. Sur la droite de la turbine, un accouplement rigide et direct entraîne l’alternateur correspondant. Les alternateurs tournent à 2&o tours à la vitesse normale et produisent des courants triphasés sous une tension industrielle de 7 5<>o volts à la fréquence 25. Leur puissance est de 3 000 K. V. A., la puissance des turbines correspondantes étant de 3 5oo HP. Du reste, les turbines auraient présenté, aux essais, des rendements de 78 % .
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- REVUE D’ELECTRICITE
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- Quant à l’excitation, clic est fournie par deux groupes (l’un servant de réserve). L’un de ces groupes se voit à lapartie gauche antérieure de la
- dynamo de 5okilowatts destinée aux services auxi liaires L’autre groupe analogue est invisiblesur la figure et comprend en outre un alternateur de
- l;!g\ i. — Vue intérieure de l’usine de la Brillannc-Yillencuve.
- figure i. Il se compose d’une turbine Francis de 25o IIP qui entraîne une dynamo à courant continu (no-iaô volts) de 2oo kilowatts et une autre
- 200 K. V. A. Un groupe intermédiaire (partie droite antérieure de la figure) comporte une troisième turbine Francis entraînant encore un
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-
- 2
- O
- CO
- Fig. i- — Coupe transversale du poste de transformation.
- 140 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série).
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- i» Août 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 141
- .j-------------
- Départ des lignes.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2* Série).— N» 31.
- alternateur de a:»« K. Y. A. Ces deux alternateurs fournissent des courants triphasés à la fréquence 25 sous i3 5oo volts destinés à assurer l’éclairage des villages environnant l’usine. Les trois turbines Francis précédentes, de 35o HP effectifs sont, elles aussi, doubles à axe horizontal, et tournent «à la vitesse de 5oo tours.
- A l’extrémité de la salle des machines se trouve le tableau de distribution sur lequel nous reviendrons tout à l’heure. Un poste de transformation, vaste bâtiment remarquablement disposé, placé en dehors de la salle des machines, à une trentaine de mètres environ, comprend tous les transformateurs et l’appareillage de départ des coulants.
- Le schéma général de l’installation est le suivant :
- Les alternateurs peuvent débiter directement sur un jeu de barres omnibus des courants sous 7 5oo volts; par l’intermédiaire de quinze transformateurs monophasés de 900 kilowatts chacun, ils peuvent fournir des courants sous 5oooo volts sur un deuxième jeu de barres omnibus. Pour cela, les primaires sont groupés en triangle, les secondaires en étoile. Un des groupes de trois transformateurs a les secondaires groupés en triangle ; la tension n’est alors élevée qu’à 3o 000 volts.
- La figure 2 donne la coupe transversale du poste de transformation et la figure 3 montre sur la coupe de ce poste le départ des lignes.
- Les dillerents circuits à haute tension sont commandés par des interrupteurs tripolaires à double rupture dans l’huile.
- Ils sont commandés par des moteurs à courant continu grâce à un système de trois leviers articulés. L’ouverture est brusque à cause de ressorts puissants disposés à cet effet. Des relais, réglables à volonté, déclenchent les interrupteurs, si le courant qui les traverse prend une valeur exagérée. v
- Enfin, la constance du voltage est obtenue aux postes récepteurs de transformation d’Allaitch et d’Arles, distants de l’usine de 100 kilomètres.
- Pour cela, 011 a créé un circuit artificiel à basse tension, image à très petite échelle de la ligne réelle. Tous les éléments de celle-ci qui concernent son voltage sont reproduits avec leurs phases et leurs amplitudes relatives dans le circuit artificiel qui alimente le relais du régulateur (type Thury). Ce circuit artificiel est obtenu au moyen de transformateurs de tension et d’intensité branchés sur le départ de la ligne dont on veut obtenir la régulation, et aussi d’un appareil appelé compensateur.
- A. SoLIElt.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Stabilité de la marche en parallèle des alternateurs auto-excités. — Note de M. Dumoulin, présentée par M. H. Becquerel. — Académie des Sciences, séance du icr juin 1908.
- La plupart des alternateurs à auto-excitation comportent un collecteur redresseur, relié aux électros inducteurs, qui transforme en courant sensiblement continu le courant alternatif reçu par les balais. Le courant inducteur de ces alternateurs et, par suite, leur force éleclromotrice dépendent de la valeur moyenne de la différence de potentiel aux balais, entre les limites déterminées par la commutation. Cette valeur moyenne varie naturellement avec la
- phase; il est facile de voir qu’un décalage de phase produit l’elfet d’un décalage des balais et inversement.
- Considérons un alternateur auto-excité, dont les balais auraient été décalés, dans le sens de la rotation, en avant de la position correspondant à la force électromotrice maxirna. Couplons-le en parallèle avec un réseau et admettons qu’une impulsion perturbatrice quelconque vienne, à un moment donné, établir un certain régime oscillatoire.
- Pendant le mouvement d’avance de l’alternateur, la différence de potentiel alternative aux balais, qui est liée à celle du réseau, présentera par rapport à la commutation un retard de phase croissant; ce retard de phase, agissant comme une diminution du décalage des balais en avant, fera augmenter la dif-
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- férence de potentiel redressée moyenne aux bornes <les inducteurs.
- Etant donnée la valeur élevée de la constante de temps de ceux-ci, la variation du courant inducteur se trouvera retardée, par rapport à la variation de cette différence de potentiel moyenne, d’environ un quart, de période, cette période étant celle de l’oscillation. Le courant inducteur et la force électromotrice de l’alternateur prendront donc à ce moment des valeurs également croissantes, mais inférieures aux valeurs normales. lien résultera une diminution du couple résistant et un accroissement de l’avance angulaire.
- Dans l’autre sens de l’oscillation; le retard de la variation du courant inducteur aura comme conséquence, au contraire, une augmentation du couple résistant, ce qui tendra encore à amplifier l’écart angulaire.
- L’amplitude des oscillations croîtra alors rapidement et l’alternateur ne pourra pas fonctionner en parallèle.
- Si nous supposons maintenant les balais décalés -en arrière, un raisonnement analogue fait voir que cette condition sera particulièrement favorable à la marche en parallèle, puisqu’elle fera correspondre au mouvement d’avance une augmentation du couple résistant et au retard une diminution de ce couple.
- On peut étudier l’influence du décalage des balais sur la marche en parallèle en partant de l’équation •du mouvement de l’alternateur. On trouve que le mouvement oscillatoire est toujours un mouvement pendulaire amorti et que l’écart angulaire peut s’exprimer sous la forme suivante :
- JMilî
- ô = e \ 2J / —sin/?i£: m
- p et J représentent respectivement l'amortissement naturel de l’alternateur et le moment d’inertie de la partie tournante; a est un facteur proportionnel au sinus de l’angle de décalage des balais; il est > o pour un décalage en avant et < o pour un décalage en arrière.
- L’expression de 0 montre que l’effet du décalage des balais est de modifier l’amortissement des oscillations; le décalage en arrière augmente l’amortissement et facilite ainsi la marche en parallèle.
- 11 est surtout intéressant de remarquer que l’énergie correspondant à l’amortissement positif, dû au décalage des balais en arrière, est absorbée par le réseau; elle n’est pas tout entière dispersée inutile-
- ment comme celle que l'amortissement naturel transforme en chaleur.
- Cette propriété remarquable des redresseurs de courant de permettre d’obtenir, sans perte (Vénergie, un effet d’amortissement puissant et facilement réglable, serait sans doute susceptible de recevoir certaines applications, dans quelques cas de résonance bien caractérisée, ou pour compenser des irrégularités trop importantes du couple moteur.
- L’auteur a en l’occasion de vérifier, aux mines d’Ànzin, toutes les conséquences de la théorie ci-dessus,sur deux alternateurs volants auto-excités,dont le couplage en parallèle offrit longtemps de grandes difficultés, jusqu’au moment où l’on s’est rendu compte de l’influence du décalage des balais.
- Marche en parallèle des alternateurs. — H. Hermann. — Electrical World, a3 mai 1908.
- L’auteur se propose de donner une explication du fait que, lorsque l’excitation d’un alternateur couplé en parallèle avec d’autres machines vient à être interrompue brusquement, cet alternateur continue, dans certains cas, à fonctionner sans se décrocher, bien qu’en absorbant une puissance mécanique ou électrique considérable. L’existence d’un couple, malgré l’absence de toute excitation, provient de ce que les pi'ojcctions des forces électromotrices E* et Erf, dues au flux de réaction transversale et au flux de réaction directe, sur la direction du courant I, ne sont pas égales en général, suivant la théorie de M. Blondel (j). L’application du diagramme bien connu, donné en 1899 Par cet auteur, montre en effet que le couple en watts synchrones est alors égal à :
- T = I(Erf/—E/),
- E a et Et' étant les projections des forces électromo-triccs Ef{ et E* sur la direction du courant 1. Dans le cas d’un inducteur à pôles non saillants, non saturé, l’on a, au contraire, Ef/ = E/, et le couple T est nul I2).
- J. B.
- (*) Que l’auteur omet de citer. (N. D. T.)
- (2) Soit en effet l’angle de déphasage entre le courant I et la force élcctromotrice à vide ; d’après les hypothèses faites, l’on peut poser Et* = L to I sin E* = LwI cos t}/,
- L étant une constante.
- En remarquant que les déphasages de Elt- et de E^ avec
- 7t
- I sont respectivement de 4* et de--4s l’on a donc bien
- T=o. (N. D. T.)
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- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- Siu* deux régimes différents de rare au fer. — Noie de MM. H. Buisson et Ch. Fabry, présentée par M. Dksi.andres. —Académie des Sciences ^ séance du Ier juin 1908.
- rence très nette au point de vue électrique' (*).
- Lorsque, l’électrode positive étant en fer, l’autre électrode est faite d’une autre substance (cuivre ou charbon), on peut encore obtenir les deux régimes, l’un avec et l’autre sans la flamme positive. Lorsque la flamme positive existe, elle donne avec intensité le spectre d’arc de fer, et le point brillant qui lui
- En étudiant les propriétés de l’arc entre tiges de fer lorsqu’on fait varier sa longueur et l’intensité du courant, les auteurs ont découvert que deux régimes sont possibles, différant par l’aspect de l'arc et par ses conditions électriques.
- Sous le régime qu’on obtient le plus facilement, l’arc a l’aspect suivant : sur la goutte de fer fondu qui termine chaque électrode se trouve un point brillant qui émet les raies d’étincelle (’). Deux flammes jaillissant de ces deux points vont à la rencontre l’une de l’autre et forment ainsi le corps gazeux de l’arc; la flamme négative, examinée visuellement, est là plus brillante. Ces flammes émettent les raies d’arc, à l’exclusion des raies d’élincelle. C’est dans le spectre de la flamme négative qu’on trouve de nombreuses raies renversées. Les raies des métaux qui existent entrés petite quantité comme impuretés du fer se manifestent uniquement dans la flamme négative.
- Ce régime est le seul stable lorsque le courant est intense. Partant de cet état, laissant fixes la longueur de l’arc et la force électromotrice de la source de courant, si l’on augmente la résistance du circuit, on peut passer brusquement à un autre régime; le point brillant de l’électrode positive et la flamme correspondante disparaissent, tandis que rien n’est changé au pôle négatif. Ce second régime n’est stable que pour de faibles intensités de courant; il est plus facile à obtenir quand la source a une grande force électromotrice (220 ou 44° volts), en intercalant une grande résistance. Si l’on diminue alors la résistance du circuit, il arrive un moment où l’on repasse brusquement au premier régime. Le passage d’un régime à l’autre ne se fait pas pour une valeur de l’intensité parfaitement définie; il y a un intervalle où, pour une meme intensité, on peut avoir l’un ou l’autre régime.
- Ces deux régimes présentent également une dilîé-
- \
- (*) Pour une meme intensité de courant et pour une inèine longueur d'arc, la différence de potentiel entre les électrodes est notablement plus élevée dans le second régime que dans le premier. Pour chaque longqjmr d’arc, on peut tracer une courbe qui donne la différence de potentiel entre les électrodes en fonction de l'intensité du courant, et cela pour chacun des deux régimes. Le tableau suivant se rapporte à l'arc de iomm de longueur; les liges de fer, placées verticalement, avaient 7 mm de diamètre, l'électrode inférieure étant la positive. Le courant était pris sur une distribution à 220 volts.
- DIFFERENCE DE POTENTIEL
- Intensité Premier régime Second
- 4 amp 60 volts »
- 3 63 ))
- 2,5 60 »
- 2 75 »
- 78 90 >
- i,5 85 96
- i,3 9^ 102
- 1 . )> 117
- °-9 » 121
- °>7 i37
- olts
- Les deux branches de courbes correspondant aux deux séries de nombres de ce tableau semblent constituées par deux parties d’une meme courbe, écartées, en ordonnées, d’une douzaine de volts. D’ailleurs, elles ont l’allure générale de celles qui ont été établies par Mme Ayrlon (Hertha Ayrton, The electric arc) pour Parc entre charbons. Des formules empiriques, analogues à celles qui conviennent à ce dernier cas, représentent convenablement la relation entre la longueur de l’arc, l'intensité du courant et la différence de potentiel.
- Premier régime (deux flammes) :
- 5,5 X /
- V = 38 + 1,1 X / +
- Second régime (flamme négative seule) :
- 5,5 X l
- \ — 5o + 1,1 X l H--------:----
- V est la diiïérence de potentiel exprimée en volts, i l’intensité en ampères, / la longueur de l’arc en millimètres.
- Ces formules représentent les valeurs observées à 2 ou 3 volts près, ce qui est la limite de précision des observations. Le courant n’a pas dépassé 5 ampères et la longueur de l’arc n’a pas dépassé i5 mm.
- (J) Comptes rendus, tome CXLVI, 1908, p. 761.
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- sert de base donne les raies d'étincelle. Le spectre du fer disparaît presque complètement quand la flamme, positive n’existe plus. Dans tous les cas, le spectre du métal qui forme l'électrode négative est très intense (*).
- On n’a pas réussi h obtenir le régime ;Y une seule flamme lorsque l'électrode négative est d'un autre métal que le fer (cuivre, nickel).
- Le fait qu’on peut obtenir un arc réduit à la partie négative montre bien le rôle prédominant que joue la cathode. Gela est d'accord avec la théorie électronique de l'arc, suivant laquelle il y a émission, d’électrons négatifs par la cathode portée à haute température par le choc des ions positifs. Quant à l'anode, elle ne joue pas forcément un rôle actif dans le phénomène. Dans le cas où elle intervient (deux flammes), l’arc est plus conducteur et, pour une meme intensité de courant, la différence de potentiel est plus faible. Une preuve du rôle nécessaire de la cathode est apportée par l'expérience suivante ; on peut obtenir un arc entre une électrode solide (fer, cuivre, charbon) et la surface d’un électrolyte, mais seulement dans le cas où l’électrode solide est cathode.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- L’arc à courant alternatif employé comme convertisseur de fréquence. — W. Peukert. — Elektrotechnische Zeitschrift, 4 juin 1908.
- L'auteur a poursuivi quelques essais entrepris dès 1901 sur l'arc chantant de Duddell alimenté par du courant alternatif à fréquence normale. 11 a constaté ainsi la production d’un courant alternatif de fréquence élevée dans le circuit oscillant dérivé sur l’arc. Ses essais ont porté sur un arc entre charbons homogènes, alimenté sous une tension de 200 volts, à la fréquence 5o. Pour la mesure de la fréquence
- (L On sait que lare entre charbons présente aussi deux régimes, l are silencieux ordinaire, pour des intensités modérées, et l are sifflant pour des intensités fortes. Le passage se fait pour des intensités beaucoup plus grandes que dans le cas du fer. On constate aussi une brusque diminution de la tension lorsqu’on passe du régime silencieux au régime sifflant.
- du courant oscillant engendré, l’aptcur s'est servi de la méthode qu’il a décrite précédemment ('). La moyenne des mesures a donnéune fréquence de 1 8r>4 périodes a la seconde, tandis que la formule de Thomson donne 1 900, pour une capacité C, -- 8,4 p. F et une self-induction de L, = 0,00106 h.
- Cependant, malgré la bonne concordance, il convient de remarquer que la fréquence dépend aussi de l’intensité du courant dans l’arc, bien que l’auteur ait cru observer qu’elle était plus stable qu’avec le courant continu. Dans d’autres essais, l’on a pu diminuer la capacité à un tel point que le son émis par l’arc n’était plus perceptible; la bobine L4 était alors remplacée par une sorte d’étrier en cuivre épais de 9mm aux extrémités duquel était branchée une lampe de 6 volts qui brillait normalement pour une capacité de o,oo5 p. F.
- La fréquence était alors de l’ordre de io6 d’après la formule de Thomson. Avec de si faibles capacités, l’arc ne doit pas dépasser une longueur de quelques dixièmes de millimètre; l’intensité du courant alternatif primaire ne dépassait pas % ampères, et celle du courant à haute fréquence atteignait 3o ampères. Pour augmenter l'énergie mise en jeu, l’on peut monter en série plusieurs arcs, dix par exemple. Les électrodes sont encore formées par des charbons homogènes, et le réglage simultané est opéré à la main. En plaçant les arcs dans une atmosphère d’hydrogène ou de gaz d’éclairage, l’énergie disponible est encore augmentée. L’auteur a fait des essais avec un semblable appareil, alimenté sous 3 000 volts (fréquence 5o) par un transformateur à huile. La bobine Lt du circuit oscillant pouvait d’ailleurs servir de primaire par rapport à une autre bobine aux bornes de laquelle on obtenait ainsi des tensions à haute fréquence extrêmement élevées, pouvant être utilisées à divers usages: télégraphie sans iil, etc. L’avantage de l’emploi du coilrant alternatif est surtout de pouvoir disposer un nombre quelconque
- (!) Cf Eclairage Electrique, 1906, Ionie XLIX.p. 237. Rappelons que cette méthode consiste à disposer une bobine de self-induction L, susceptible de se déplacer librement, dans le champ magnétique créé par la bobine de self-induction. Lj intercalée dans le circuit oscillant. Le circuit de L est fermé au moyen d une résistance ohmique R et d une capacité C connectées en parallèle, et ou agit sur les valeurs de R et C, jttsqu’à ce que la répulsion mécanique observée entre L et Lt s’annule. Une formule simple donne alors la fréqxiencc p en fonction de L, C, R. (X. D. T.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N° 31.
- d’arcs en série, non seulement parce que la tension j frotter contre les rails, lorsqu’on lance un courant d’alimentation peut être aussi élevée que l’on veut, | dans les bobines a9 a-. L’électro-aimant est suspendu
- Fig. i. — Oscillogramme d’un arc chantant à courant alternatif (relevé par M. A. Blondel). — K, tension d’alimentation , (Ia5 volts); — U, tension aux bornes de l’arc pendant le fonctionnement; — LJ0, tension à vide sur la capacité de 16 micro-larads ; — I, courant dans l’arc (7 ampères) ; écart des électrodes, 2mm.
- mais [encore parce que la marche des arcs est plus stable (1).
- J. B.
- BREVETS
- Frein électromagnétique sur l'ails. — J.-E. Simpson. —Brevet anglais n° 9390 délivré le 29 avril 1908 (valable depuis le 23 avril 1907).
- Ce frein se compose d’un électro-aimant en fer à cheval dont <2, a sont les bobines excitatrices (fig. 1). Les pièces polaires f\ f forment patins et viennent par des ressorts à boudin d, d9 et enfin sa culasse est munie d’un galet h qui peut se déplacer sur la surface courbe h d’une pièce / fixée au châssis h.
- Dans ces conditions, dès que les patins viennent au contact des rails, le déplacement de l’électro-aimant est retardé par rapport à celui du châssis, et
- (') Rappelons que M. A. Blondel a publié ici même (VEclairage Electriquey 190$, tome XLIV, p. 208) quelques clichés très intéressants relevés à l'oscillographe, sur lare chantant à courant alternatif ; nous reproduisons (fig. 1) un des plus typiques, qui montre combien l'allure des tensions et courants est complexe. C’est là sans ddute un des inconvénients du mode de production d ondes entretenues à haute fréquence, préconisé par M. W. Peukert. (X. D. T.)
- il en résulte que, par l’action réciproque du galet h et de la surface de roulement h, le poids de la voiture ajoute son action à la friction due à l’action clectro-magnétique. Le serrage est donc très énergique, et le frein demeure serré même lorsque le courant est très faible, ce qui peut être avantageux,
- Fig. 1. — Frein électromagnétique sur rail.
- notamment lorsque les moteurs sont employés comme génératrices pour exciter les bobines a, a. D’ailleurs, la courbe k peut être établie de manière qu’il y ait coincement complet ou non.Dans le premier cas, le frein peut demeurer serré, même lorsque l’on coupe le courant.
- Verrouillage électromagn étique pour portes cVascenseur. — Friedrich Hummel. — Brevet allemand n° 194 686.
- Les portes d’accès à la cabine de l’ascenseur sont verrouillées au moyen d’un dispositif commandé par
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- un électro-aimant. Elles sont libérées quand cet électro-aimant est excité ; or, son circuit d’alimentation comprend :
- i° Un interrupteur calé sur l’arbre du controller de marche et qui n’est fermé que si ce controller est au zéro ;
- a0 Un interrupteur commandé mécaniquement par une rampe fixée à la cabine, et qui n’est fermé par conséquent que lorsque la cabine est vis-à-vis d’une station ;
- 3° Un interrupteur manœuvré à la main.
- Ces trois interrupteurs étant en série, le courant n'est établi que lorsqu’ils sont fermés en même temps et on réalise ainsi le maximum de sécurité.
- Dispositif amortisseur pour moteur à charge variable. — Felten und Guilleaume-Lahmeyer. Werke. — Brevet allemand n° ig5662.
- Sur l’arbre du moteur M soumis à des charges variables est calé un générateur synchrone G à nombre de pôles relativement élevé ; ce générateur est relié à un moteur asynchrone M' à petit nombre de pôles sur l’arbre duquel est calé un volant. Dans ces conditions, si le moteur M vient à ralentir, la machine M' entraînée par le volant devient génératrice et fournit
- de l’énergie à G qui soulage ainsi le moteur principal M. Grâce au choix des nombres de pôles respectifs, la masse du volant peut être très réduite, et l’on n’a d’ailleurs à craindre aucun décrochage entre M' et G. Si le moteur M accélère sa vitesse, les rôles sont renversés et le volant emmagasine à nouveau une réserve d’énergie cinétique.
- Montage d’arcs à courant alternatif constant.— Siemens-Schuckert-Werke.— Brevet allemand n° 193 352.
- L’on emploie un générateur triphasé en étoile, et les lampes sont réparties en série sur trois lignes dont les extrémités libres aboutissent ensemble à un deuxième point neutre.
- Conducteurs pour appareils radiotèlègra-phiques. — Gesellschaft für drahtlose Télégraphié. — Brevet allemand n° 194 703.
- L’on propose de constituer ces conducteurs par des tubes de cuivre ou d’un métal difficilement oxydable recouverts d’une couche d’argent, puis vernis. Par suite du « skin elfect », la conductibilité est considérablement augmentée par la couche d’argent.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les découvertes modernes en physique.
- Leur théorie et leur rôle dans l’hypothèse de la constitution électrique de la matière, par O. Manville, docteur ès science. — 1 volume grand in-8° de 182 pages, avec 32 figures. — A. Hermann, éditeur, Paris. — Prix : broché, 5 francs.
- Ainsi que l’auteur l’indique dans la préface, cet ouvrage a pour but de mettre à la disposition des personnes désireuses de s'initier aux idées nouvelles un livre d’ensemble sur ce sujet, constituant un schéma des méthodes expérimentales et coordonnant entre eux les résultats les plus nets actuellement acquis.
- La lecture du livre de M. Manville permet d’affirmer que ce but a été pleinement atteint ; cette lecture s’effectue avec la plus grande facilité grâce à la manière à la fois méthodique et pittoresque dont sont
- présentés les faits et les conclusions ; l'intérêt va sans cesse croissant et le lecteur, arrivé à la fin du livre, ne peut avoir qu’un regret, c’est que l’ouvrage soit déjà terminé. L’auteur, avec beaucoup d’à-propos, a su éviter tout calcul aride et s’est borné à traduire par quelques formules simples de la mécanique les résultats fournis par l’expérience.
- Le résumé suivant permettra d’avoir un aperçu des questions traitées.
- L’auteur expose d’abord les idées de Clausius et d’Arrhénius sur l’électrolyse; il définit la conductibilité moléculaire et le degré de dissociation d’une solution et énonce la loi d’Ostwald relative à ces deux grandeurs. Il indique ensuite comment la différence des concentrations à l’anode et à la cathode a conduit Hittorf à envisager les vitesses relatives des différents ions; il donne un exemple de détermination de
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- ces vitesses pour les éléments constitutifs de l’azotate d’argent et indique comment a été déterminée en valeur absolue la vitesse de l’anion Mm O4 d’une solution de permanganate de potasse. L’action du poids moléculaire sur la mobilité des ions et l’influence probable de la température sur la conductibilité des électrolytes termine cette étude du rôle des ions dans l’électrolyse.
- La décharge électrique à travers les gaz fait l’objet du chapitre suivant. Après avoir exposé les phénomènes auxquels donne lieu cette décharge, l’auteur indique les recherches faites pour mettre en évidence les propriétés des rayons cathodiques. Les travaux de J.-J. Thomson et les expériences de M. Kaufmann, en vue de déterminer la vitesse des ions des rayons cathodiques et le rapport de leur charge à leur masse, font l’objet de développements particulièrement intéressants. La détermination directe de ces grandeurs par M. Wiechert est présentée d'une manière peut-être un peu moins claire, la figure schématique relative à ces expériences manquant quelque peu de netteté. Ce chapitre se termine par l’exposé des propriétés des rayons X et des rayons cathodiques de M. Lénard. L’auteur montre comment la découverte de la propriété qu’ont ces derniers rayons de se propager d’autant mieux que le vide est plus parfait a conduit à l’hypothèse de l’existence, déjà admise pour les phénomènes lumi-meux, d’un milieu ultra-gazeux, Y éther, parfaitement transparent pour les phénomènes électriques, la présence d’un gaz ne faisant que diminuer cette transparence.
- Dans le chapitre suivant, l’auteur se propose d’indiquer les moyens de rendre électriquement transparent un milieu troublé par la présence d’un gaz.
- 11 expose, à cet effet, les recherches relatives à l’action sur les gaz des rayons cathodiques.des rayons de Rœntgen, des rayons secondaires, des flammes et des gaz chauds, enlin de la lumière ultra-violette. Les études de M. Lénard et les recherches de M. Towsend sur cette dernière action donnent lieu à des développements fort intéressants, à la suite desquels l’auteur définit l’ionisation des gaz et indique le mécanisme supposé de ce phénomène.
- Le chapitre iv est consacré à l’exposé des méthodes qui ont servi à la détermination des éléments suivants : vitesse des ions dans les gaz (Rutherford, Zelcny), dénombrement et charge individuelle des jons J.-J. Thomson), masse des ions négatifs, vitesse des ions positifs des l’ayons canaux et rapport de leur charge à leur niasse. L’auteur explique comment
- le résultat très petit (- de la masse de l’atome
- i ooo
- d’hydrogène), obtenu pour la masse de l’ion négatif, a conduit à la notion d’atome d’électricité, électron.
- Au cours du chapitre v, M. Manville rappelle les découvertes de M. Becquerel sur les sels d’uranium et l’étude de ces radiations par Rutherford, puis les découvertes de Mme Curie et de M. Schmidt sur les radiations thoriques et l’étude détaillée de la radioactivité des corps, à l’aide de la méthode électrique, entreprise par Curie et Mme Curie, ainsi conduits à la découverte du radium. Les propriétés des substances radioactives et du radium et les hypothèses-sur la constitution du rayonnement iodique sont présentées à la fin de ce chapitre.
- Les phénomènes de radioactivité induite et l’étude de l’émanation du radium font l’objet du chapitre suivant qui se termine par un exposé de l’hypothèse de Rutherford et Soddy sur la radioactivité de la matière.
- Le dernier chapitre montre comment tous les résultats précédemment exposés ont conduit à la théorie électronique de la matière. L’auteur rappelle d’abord les idées de Faraday sur le rôle des diélectriques, puis les vues de Maxwell, vérifiées par les expériences de Hertz, concluant à une grande analogie entre les ondes lumineuses et les ondes électromagnétiques. Il résume ensuite les théories relatives aux phénomènes qui accompagnent le mouvement d’une petite sphère électrisée ou d’un petit aimant, et d’où résulte la possibilité pour lès ions en mouvement de donner naissance à des ondes électromagnétiques, et même à des ondes lumineuses, conclusion vérifiée par les expériences de M. Zeemann relatives à l'action d’un champ magnétique intense sur le spectre d’un gaz. Après avoir indiqué l’hypothèse de l’atome constitué par des ions négatifs décrivant des orbites autour d’ions positifs immobiles, il montre comment certains physiciens ont été jusqu’à négliger la masse matérielle des électrons en mouvement devant la masse apparente que leur donne leur charge électrique et à admettre que la matière est formée de particules électrisées sans masse matérielle. A. M.
- Die Bereehnung elektrischer Anlagen auf wirtschaftlichen Grundlagen. (Le calcul des installations électriques considéré au point de vue économique), par Dr F.-W. Meyer. — i volume in-8 de g pages, avec 49 figures. — J. Spuingkr, éditeur, Berlin. —Prix; broché, 7 marks; relié, 8 marks.
- Un tel titre est bien fait pour séduire nombre
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- d’électriciens, étant données les exigences actuelles. Qu’il est loin, en effet, le temps où l’on pouvait travailler pour l’art, et Où la question des dépenses passait souvent au deuxième plan! A l’heure présente, il s’agit avant tout de retirer d’une quantité donnée de matériaux le maximum d’effet afin de faire face à la concurrence. D'autre part les entreprises avantageuses à coup sûr, bien que non encore exécutées, deviennent de plus en plus rares, et beau coup actuellement en projet ou en exécution nécessitent des études préliminaires extrêmement précises, si l’on veut ne pas être conduit fatalement à un déficit dans l’exploitation. Si l’élude du projet définitif est surtout une question d’espèce, pour laquelle l’on ne peut utiliser malheureusement des règles et des formules trop absolues, il n’en est pas moins vrai que,pour les avant-projets, de telles indications sont très souvent précieuses.
- Ce sont sans doute ces diverses considérations qui ont déterminé M. F.-W. Meyer à publier un ouvrage sur le sujet, sujet dont il s’occupe d’ailleurs tout spécialement depuis plusieurs années, et sur lequel il a écrit plusieurs articles.
- Indépendamment d’un chapitre préliminaire définissant le problème général, l’ouvrage comporte deux parties comprenant elles-mêmes plusieurs divisions et subdivisions. Dans la première partie, l’auteur commence par examiner la question du prix total de l’installation de transport d’énergie et indique les règles à suivre pour le rendre minimum ; c’est le point de vue le plus intéressant pour une installation provisoire, par exemple. Il détermine successivement la tension au départ, le rendement, etc., permettant de réaliser ce minimum. L’auteur passe ensuite à la recherche du maximum d’économie, c’est-à-dire du minimum des dépenses annuelles.
- Ce côté de la question a déjà été étudié par W. Thomson, Beringer, Ayrton et Perry, Bou-cherot ('), Teichinüller, Mershon, Wallace, Albaret, Sxvyngedauw, Sarrat, etc., en adoptant diverses hypothèses. L’auteur compare sa méthode avec celles de ces auteurs et cette étude critique est très intéressante. Il passe ensuite à l’exposé d’une considération plus nouvelle, la rentabilité (Rentabilitàt), définie par le rapport de la différence entre les recettes et les dépenses d’exploitation et d’amortissement au capital engagé.
- La deuxième partie de l’ouvrage, beaucoup plus réduite, est relative au cas où la capacité de l’usine
- génératrice est limitée, alors que dans tout ce qui précède, on s’est fixé l’énergie reçue* à l’arrivée de la ligne, en admettant que la capacité de l’usine est illimitée (cas d’une chute d’eau puissante). M. F.-W. Meyer traite encore ce cas d’une manière analogue.
- A la lecture du présent ouvrage, l’on peut être quelque peu effrayé des formules qu’il renferme et dont beaucoup ne peuvent être appliquées qu’en procédant par approximations. D’un autre côté, l’on sait à quels mécomptes ont souvent conduit des formules trop exclusives, et nous n’en voulons pour exemple que celui de la règle de Thomson. Cependant, répétons-le encore, elles peuvent, intelligemment interprétées, rendre de bons services dans les avant-projets. En outre, l’auteura voulu être complet, et il a été amené à examiner tous les cas possibles.' Enfin, à côté de ces formules, dont l’emploi est facilité par de nombreux exemples numériques, se trouvent des considérations extrêmement justes, clairement exposées par l’auteur.
- Etant donné qu’il n’existe pas d’ouvrage analogue à notre connaissance, nous concluons donc que celui-ci sera bien accueilli dans tous les bureaux d’études. P. S.
- VOLUMES REÇUS
- Le nuove lampade elettriche ad incandes-Cenza, par G. Mantica. — i volume in-8° raisin de i65 pages avec 45 figures.— A. Cordani, éditeur, Milan.
- Atti délia Societa Italiana per il progresso delle scienze (Prima reunione). Parme. Septembre 1907. — 1 volume grand in-8° de 3a4 pages. — Societa
- PER IL PROGRESSO DELLE SCIENZE. Rome.
- Die Telegraphen-Messkunde, par H. Dreis-bach. — i volume in-8° de 162 pages avec 147 figures.
- — Friedr. Vievveg et Soiin, éditeurs,Brunswick.—Prix: broché, 6 marks; relié, 7 marks.
- Einführung in die Théorie des Magnetismus, par R. Gans. — 1 volume in-8° de 110 pages avec 40 figures. — B.-G. Teubner, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 2 m. 4°.
- Elektromagnetische Ausgleichsvorgànge in Freileitungen und Kabeln, par Karl Willy
- Wagner.— 1 volume in-8°de 110 pages avec 23 figures.
- — B.-G. Teubner, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 2 m. 4°.
- Einführung in die Maxweïlsche Théorie der Electrizitât und des Magnetismus, par Dr Cle-mens Schaefer. — 1 volume in-8° de 174 pages avec 32 figures. — B.-G. Teubner, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 3 m. 40.
- C) La Lumière Electrique, i8g3.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.
- III (2e Série). — N°31.
- VARIÉTÉS
- PROJET DE CHEMINS DE FER
- ÉLECTRIQUES SECONDAIRES
- Pour une superficie totale de i 6’]5kï, et. une population qui se livre surtout à la culture et à l’élevage et qui vit presque tout entière entre les altitudes de 5oo et i ooo'", le canton de Fribourg possède à l’heure actuelle environ i5okin de voie ferrée normale et une centaine de kilomètres de v oie étroite dont deux lignes électriques. Si l’on
- Berne
- Moral
- Momont
- Montborohi.
- I\ Montreux
- Fig. i. — Carte du réseau du canton tic Fribourg.
- considère d’autre part que le canton comprend 3Go communes plus ou moins importantes et que les habitants se livrent à une industrie qui n’entraîne pas un trafic de voyageurs et de marchandises fort important, on comprend facilement q\ie l’exécution de chemins de fer régionaux ait été ajournée et qu’on se soit borné aux grandes
- voies et à leurs raccordements. C’est ainsi que les lignes actuellement exploitées, soit par les chemins de fer fédéraux, soit par des sociétés, sont les suivantes : Lausanne-Fribourg-Berne ; Roui ont-Bulle ; chemins de fer électriques de la Gruyère soit : Palézieux-Chatel-Saint-Denis ; Bulle-Montbovon avec bifurcation Chatel-Saint-Denis-Vevey; les lignes Fribourg-Payerne-Yver-don, Fribourg Morat-Anet et enfin Flamatt-Laupen.
- Ense reportant à la carte (fig. i), on retrouvera très aisément ces diverses lignes, leur signification respective et l’intérêt auquel elles répondent.
- Depuis un certain nombre d’années, depuis surtout que de puissantes usines liydro-électriques ont été construites avec l’appui de l’Etat ou entièrement parlai, la réalisation d’un réseau de lignes ferrées régionales a pu être envisagée et, à l’heure actuelle, les études sont activement poussées. Comme toutes ces lignes vont être alimentées par l’énergie électrique empruntée aux usines existantes ou à de nouvelles usines, nous croyons utile de les indiquer rapidement. L’initiative privée avait songé depuis longtemps à établir ces lignes, mais ses efforts ont eu peu de succès, car depuis une dizaine d’années six lignes ont fait l’objet d’une concession fédérale, mais aucune n’a été exécutée, et pour huit autres lignes on sollicite en ce moment des concessions ; enfin, quatre lignes supplémentaires sont encore réclamées par les communes intéressées.
- Voulant unifier tous les projets, l’Etat a fait étudier par une commission spéciale le tracé des lignes à établir, et un service spécial d’études exécute aujourd’hui des projets techniques et financiers complets dont l’Etat lui-même cherchera la réalisation, en accordant des subventions importantes et en réclamant des communes intéressées des participations. L’entreprise restera donc une entreprise d’Etat.
- Les traits pleins de la fig. i se rapportent aux voies existantes, les traits interrompus aux lignes
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- lor Août 1908.
- nouvelles proposées par la Commission et dont l’Etat a jugé la réalisation nécessaire.
- Une première ligne reliera directement Fribourg à Bulle, où elle se raccordera aux chemins de fer électriques de la Gruyère et par ceux-ci à la ligne récemment construite du Monlreux-Ober-land. La ligne desservira sur la rive gauche de la Surine les localités les plus importantes et aura une longueur de L’établissement de
- cette ligne va imposer la construction à Fribourg d’un pont en maçonnerie d’une très grande hauteur et qui représentera une dépense d’au moins 3 millions. Une seconde ligne reliera Fribourg aux communes situées au pied des Alpes fribourgeoises; elle passera par Tavel et Altcrswil et atteindra Planfayon; cette ligne aura une longueur de 2ikm, Quelques lignes encore, mais de moins grande importance, et qui, d’ailleurs, sont indiquées dans la carte, compléteront pour le moment le réseau actuel. Sauf pour les petits raccordements des grandes lignes existantes, toutes les lignes seront à voie étroite d’un mètre et la dépense totale prévue pour les lignes setiles, non compris le nouveau pont de Fribourg, atteint 8 millions. Les usines de Hauterive et Montbovon fournissent aujourd’hui le courant triphasé à 8 ooo volts à un réseau fort étendu et qui dépasse les limites cantonales (l). Elles alimenteront bientôt les chemins de fer électriques régionaux de Neuchâtel et du Val Travers où Félectricité sera substituée à la vapeur. Pour faire face à ces demandes d’énergie, les services techniques de ces usines étudient des projets d’accunnilation hydraulique, qui augmenteraient considérablement la puissance maxima et la puissance moyenne aujourd’hui disponible. Ces deux usines disposent d’environ ifjooo chevaux et une centrale à vapeur de secours avec turbo-alternateur de ‘i ooo kilowatts est déjà en service; on installe actuellement deux nouveaux groupes de meme puissance.
- .1. D.
- Congrès inte mational des applications de r électricité.
- Le Congrès International des Applications de l'Electricité qui doit sc tenir à Marseille du t4 au tzo
- septembre et dont le programme était encarté dans notre numéro du 4 juillet, a été placé sous le patronage de Monsieur le Ministre des Travaux Publics, Postes et Télégraphes, de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de Monsieur le Ministre du Commerce et de l’Industrie.
- Nous rappelons à nos lecteurs que tous les adhérents recevront gratuitement les volumes contenant les rapports présentés au Congrès avec le résumé des discussions et communications faites en séance. Ces volumes auront à eux seuls une valeur supérieure à la cotisation.
- Plusieurs de ces rapports ont déjà été remis par leurs auteurs et présentent le plus grand intérêt pour les personnes, si nombreuses à l’heure actuelle, qu'occupent les diverses questions sc rattachant à l'Electricité. Tous seront du reste imprimés avant le Congrès et distribués sur place, ou envoyés sur demande, aux personnes désirant prendre part aux discussions.
- Les membres adhérents ont également le droit d’adresser des communications indépendantes des rapports.
- Les chemins de fer français ont consenti une réduction de 5o % aux congressistes pour se rendre à Marseille et en revenir.
- Les lions de réduction, valables du a5 août au io octobre, devront être demandés ao jours au moins avant la date du départ, au Secrétariat Général du Congrès, 63, boulevard Haussmann, à Paris.
- Congi'ès international du Froid.
- Le premier Congrès international du Froid aura lieu du r> au io octobre prochain, à la Sorbonne. A la suite de l'intérêt exceptionnel que présente ce Congrès pour l’agriculture, le commerce et. la production nationale, le gouvernement a fait voter une loi spéciale le dotant' d’une subvention de 4o ooo francs. Dans tous les pays du monde, des comités nationaux ont été créés sous le patronage et aArec l’appui matériel des gouvernements étrangers. Parmi les délégués officiels de ces gouvernements, plusieurs ministres se rendront à Paris pour assister aux travaux de ce Congrès. Les documents remis aux congressistes auront une grande valeur. Des réceptions spéciales leur seront faites par les pouvoirs publics et la ville de Paris qui a également; subventionné le Congrès.
- Les organisateurs du Congrès viennent de faire paraître une publication luxueuse donnant tous les
- (h Cf. VEclairage Electrique, tome LIII, p.8o.
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- T. III (2e Série). — N° 31.
- détails de cette organisation grandiose, ainsi que des vues photographiques des établissements et des sites qui seront visités pendant les trois grandes et belles excursions qui clôtureront les travaux du Congrès, Cette remarquable publication est exclusivement réservée aux membres inscrits.
- Nous donnons ci-dessous le programme des travaux de chaque section.
- Section I. — Les basses températures
- ET LEURS EFFETS GENERAUX (trois SOUS-SeCtiOlls).
- Président: M. d’Arsonval, membre de l’Institut, Professeur au Collège de France.
- Effets des basses températures au point de vue physique, chimique et biologique, M. Georges Claude, ingénieur civil, lauréat de l’Institut. — Hygiène générale, Dp- Thoinot, membre de l’Académie de médecine, — Hygiène alimentaire, Dr Bordas, professeur remplaçant au Collège de France.
- Sécrétaire : M. Lucas, ingénieur agronome.
- Section II. — Matériel frigorifique (deux sous-sections).
- Président : M. H.' Leauté, membre de l’Institut, Professeur à l’Ecole polytechnique.
- Machines et appareils frigorifiques, M. A. Barrier, ingénieur des services administratifs de la Guerre. — Construction d’entrepôts et matériaux isolants, Dr Imbeaux, ing, en chef de la ville de Nancy, fondateur de l’association des ing., archit. et hyg. municipaux.
- Secrétaire: M. de Chessin, ingénieur des arts et manufactures.
- Section III. — Application du froid a l’alimentation (six sous-sections).
- Président : M. A. Gautier, membre de l’Institut, Président de l’Académie de médecine.
- Conservation industrielle des denrées périssables (viandes, œufs, fruits, légumes, etc.),!)1* Regnard, directeur de l’Institut national agronomique, membre de l’Académie de médecine. — Conservation des produits des colonies, M. J. Chailley, député, directeur général de l’Union coloniale. — Industries alimentaires, M. P, Rou-vier, sénateur. — Entrepôts etmarcliés centraux, M. Maurice Quentin, avocat à la Cour, conseiller municipal de
- Paris, membre de la Commission supérieure des Halles.
- — Ravitaillement des armées, M. G. Chapuis, député, membre de la Commission de l’armée. — Pèches maritimes, M. A. de Yarigny, rédacteur scientifique au Temps9 collaborateur au ministère de la Marine (marine marchande).
- Secrétaires : MM. Padé, chimiste, Bouvier et Vauc-quier, mandataires aux Halles centrales.
- Section IV. — Application du froid aux autres industries (quatre sous-sections).
- Président : M, E. Tisserand, de l’Institut, Directeur honoraire de l’Agriculture.
- Horticulture (retardement des plantes, conservation des fleurs), M. Ph. de Vilmorin. — Boissons fermentées (bière, vin, cidre), M. A. Fernbach, de l’Institut Pasteur.
- — Fabrication de la glace, M. P. Fabry, admin. de la Cie de l’Est, prés, de la Soc. des Glacières de Paris, admin. de la Soc. des mag. et transports frigorifiques de France. — Mines, métallurgie, stéarinerie, paraffine, margarine, industries chimiques et divers, M. Ed. Sala-din, ingénieur principal aux établissements Schneider et Cic (usines du Creusot).
- Secrétaires : M. Crolbois, de l’Institut Pasteur, Baudouin, ingénieur au Creusot.
- Section V. — Application du froid au commerce et aux transports (trois sous-sections).
- Président: M. Levasseur, membre de l’Institut, administrateur de la Cic des Chargeurs-Réunis.
- Transports terrestres, M. G. de Pellern de Latouche, administrateur de la Cie P.-L.-M. — Transports maritimes, M. J. Dal Piaz, secrétaire général de la Cie Générale transatlantique.
- Secrétaires : MM. A. Gay, anc. élève de l’Ecole polytechnique, secrétaire du Conseil de la Cie de l’Ouest, Danis, ing. de la Cie Générale transatlantique.
- Section VI. — Législation (deux sous-sections).
- Président : M. J. Cruppi, Ministre du Commerce.
- Lois et règlements à modifier, M. J. Lauraine, député.
- — Mesures d’approvisionnement des grandes agglomérations, M. Saint-Germain, sénateur.
- Le Secrétariat général du Congrès est io5 rue Denis-Poisson, Paris.
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- 1er Août 4908,
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRÈ
- En s’adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à l’Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, élecirométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Alternateurs à force èlectromotrice sinusoïdale.
- L’emploi d’encoches ouvertes pour loger les bobines induites des alternateurs est devenu général. Le principal avantage de cette disposition est la facilité de remplacement de bobines devenues défectueuses. La présence d’encoches ouvertes dans l’induit peut cependant exercer une influence défavorable sur la qualité du courant débité par la machine.
- On sait que la présence de ni encoches par pôle produit une fluctuation du flux magnétique inducteur. Cette fluctuation de fréquence a m fois la périodicité de l’alternateur fait naître dans la courbe de f. e. m. instantanée, supposée d’abord sinusoïdale, des harmoniques d’ordre a m -f- i et a m — i.
- Mais tandis que, dans un induit à trous ou à encoches demi-fermées, l’amplitude de ces ondes est petite et le plus souvent négligeable par rapport, à l’onde fondamentale, il n’en est pas de même dans le cas d’encoches ouvertes. Au cas où la présence d’harmoniques d’amplitude notable n’est pas admissible, il faut donc recourir à des moyens spéciaux pour annuler les fluctuations magnétiques perturbatrices.
- A mesure que se développaient les transmissions à longue distance, et qu’en môme temps les tensions atteignaient des valeurs de plus en plus élevées, l’influence de la capacité de la ligne devenait de moins en moins négligeable. On démontra que les surtensions dans les réseaux étaient dues à des effets de résonnance donnant naissance à des oscillations libres, à chaque changement brusque dans le régime, branchement ou débranchement de secteurs ou de grosses unités, etc.
- La théorie indiqua aussi que, pour une capacité donnée, les harmoniques peuvent entrer en résonnance et donner lieu à des surtensions d’autant plus facilement qu’ils sont d’ordre plus élevé et que les harmoniques 5 et 7, par exemple, pouvaient donner lieu, dans certains cas, à des surtensions dangereuses,
- alors que l’onde fondamentale n’était pas influencée.
- Bref, la construction d’alternateurs donnant une onde de tension sinusoïdale est devenue une nécessité. Ces vues ont déjà guidé, en 1891, les Ateliers de Construction Oerlikon, lors de la construction des premiers grands alternateurs destinés au transport de force par courants triphasés. Ces machines, bien connues par les publications éditées à l’occasion de l’exposition de Francfort, étaient destinées au premier transport de force à longue distance : le transport Lauffen-Francfort, qui a fait époque dans le développement de l’électrotechnique. Ces alternateurs sont encore en service et des types analogues ont été exécutés postérieurement par les mêmes ateliers, notamment pour le transport de force Hochfelden-Oerlikon. Leurs inducteurs ont, comme caractéristique, la disposition oblique des pièces polaires par rapport à l’axe dés encoches de l’induit, disposition qui a pour effet de réduire notablement les harmoniques de la courbe de tension, comme on le voit par l’oscillogramme des machines de Hoch-felden.
- Dans les années qui suivirent, cèlte disposition fut employée seulement dans quelques autres cas isolés, mais depuis environ cinq ans, dans la construction de tous leurs alternateurs de grande puissance, les Ateliers de Construction Oerlikon se sont efforcés d’obtenir une courbe de tension instantanée se rapprochant le plus possible de la sinusoïdë. Ils ont été amenés dans cette voie à trois formes d’exécution principales. Dans un premier dispositif, le pôle tout entier avec la bobine inductrice qui l’entoure est placé obliquement sur la jante de la roue polaire, de telle sorte que l’axe de la pièce polaire est dévié par rapport à l’axe de la roue, l’inclinaison correspondant au pas d’une encoche pour la longueur du pôle. Ce dispositif est le plus ancien et en même temps le plus parfait; dans chaque position de l’inducteur, en effet, les encoches couvrent la même surface polaire totale, de sorte que les fluctuations prove-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 31.
- nant des variations de la réluctance d’entrefer ne se | donner l’obliquité voulue aux pôles en donnant à la
- produisent plus et les harmoniques dus à la denture
- Fig*. 2. — Inducteur d’un alternateur triphasé avec pièces polaires en escalier.
- n’existent plus. Pratiquement, il est possible de
- jante du rotor une forme polygonale et non cylindrique; sur chaque face du prisme ainsi constitué, on boulonne le pôle dont la base est plane également. Lorsque le diamètre de la roue est assez grand et le nombre de pôles assez élevé, on peut, en raison de la faible courbure des surfaces, déplacer celles-ci, l’une par rapport à l’autre, sans les avoir rendues planes au préalable, ce qui simplifie l’emploi de ce dispositif sans rien lui ôter de son efficacité. Dans un second dispositif, les noyaux polaires et les bobines sont dans la position normale, leur axe longitudinal étant dans un plan diamétral du rotor, seulement l’arête des pièces polaires est fraisée en biseau après l’assemblage des tôles constituant celles-ci (fig. i). On obtient ainsi à peu près le même effet que dans le premier cas; il y a lieu de croire, cependant, que la répartition des lignes de force le long des cornes polaires n’est pas aussi régulière.
- Dans le troisième dispositif enfin, mentionné dans l’El. lles’iew du 29 janvier 1904, les pôles sont composés de plusieurs paquets de tôles étampées de différents profils, les cornes polaires étant diversement proéminentes sur les côtés du noyau, de sorte que les arêtes des pièces polaires présentent, après l’assemblage, l’asjoect de degrés (fig. 2). Selon la finesse de cette graduation, on se rapproche plus ou
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- moins de l’arête oblique parfaite du premier dispositif. Il faut ici plusieurs matrices pour l’étampage des tôles, mais le boulonnage du pôle sur la jante cylindrique peut se faire par les moyens ordinaires, ce qui présente certains avantages.
- Bien que théoriquement on puisse, par la disposition oblique des pôles ou un profilage bien calculé
- qu’à des harmoniques de faible açiplitudc, grâce au dimensionnement bien compris des parties magnétiques dans la région de l’entrefer, l’ar l’emploi, outre ces précautions, des dispositifs décrits, on peut réduire ces ondes déformatriccs de faible amplitude, à des valeurs négligeables, quasi-indécelables à l’ondographe.
- Fig. 3. — Courbe de la f. e. m. instantanée d’un alternateur triphasé de l’usine de Vouvry, de la Société Romande d’électricité, 16oo Kj V. A., 6 ooo volts, 5oo tours, 5o périodes. Pièces polaires fraisées en biseau d’après la figure i. j. Courbe de la f. e. m. à vide. — a. Courbe de la f. e. m. sous une charge de i 3oo K. W.
- des arêtes, se rapprocher autant que l’on veut de la courbe sinusoïdale, la pratique a montré que cela ne dispense en aucune façon de soigner la denture de l’induit, car il y a toujours un écart entre la répartition réelle des lignes de force et leur distribution supposée. La forme et le nombre des encoches, notamment, ainsi que la saturation convenable des '
- Les courbes que nous reproduisons ci-après (fig. 3), relevées à l’ondographe, mettent en lumière les conclusions que nous venons de développer. L’amplitude des harmoniques est réduite jusqu’à une valeur inférieure à i ou i 51 de l’onde fondamentale,'c’est-à-direà une grandeur de même ordre que les erreurs de mesure.
- Nous donnons enfin (fig. 4) la reproduction d’un
- Fig. 4. — Courbe de la f. e. ni. d’un turbo-alternateur triphasé de i 5oo K, AV., 6 i5o volts, i 5.00 tours, 5o périodes.
- dents et des cornes polaires exercent une influence notable sur la répartition réelle des lignes de force magnétique, et, par suite, sur la forme de la courbe de f. e. m. instantanée.
- C’est ainsi que de grands alternateurs, même sans disposition spéciale des inducteurs, ne donnent lieu
- oscillogramme relevé sur un turbo-alternateur construit par les Ateliers Oerlikon. O11 voit que les harmoniques sont peu appréciables, ce qui est dù au choix du nombre d’encoches pour le stator et pour le rotor, à leur dimensionnement et, en partie aussi, à la longueur de l’entrefer dans ce genre de machines.
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- T. III (2° Série). — N» 31.
- BREVETS (<)
- 588 174, du 14 mars 1908. — Hutton. — Perfectionnements apportés aux transmetteurs téléphoniques.
- 388 070, du 26 février 1908. — Seibt. — Dynamo à inducteur tournant.
- 388 080, du 4 mars 1908. — Ateliers de Constructions électriques du Nord et de l’Est. — Dispositif indicateur de vitesse pour moteur à courant continu ou à courants alternatifs.
- 388 134, du 12 mars 1908. — Schuehch et Rimmel. — Machine dynamo électrique pour courants continus et alternatifs.
- 388 173, du 14 mars 1908.— Société Alsacienne de Constructions Mécaniques a Belfort. — Procédé de réglage de la vitesse des moteurs à collecteurs.
- 388 233, du 17 mars 1908. — Blathy. — Coin de fer pour la fixation des enroulements dans les rainures de machines électriques.
- 388 047, du 3 février 1908. — Hereng. — Démarreur automatique.
- 388 062, du 24 février 1908.— Heuhaus.— Interrupteur automatique.
- 388 067, du 26 février 1908. — Frey.— Interrupteur pour lignes aériennes.
- 388 073, du 28 février 1908.— Brandt. — Limi-teur de tension.
- 388 081, du 5 mars 1908. — Société Générale des condensateurs Électriques. — Dispositif d’ins-tallatîon électrique.
- 383 209, du 16 mars 1908. — Société Siemens et Halske akt-ges. — Indicateur de courant électrique.
- 388 280, du 18 mars 1908. — Allgemeine Elek-thicitats—ges. — Dispositif pour empêcher la variation des constantes dans les compteurs à ampère-heure.
- 38o 236, du 17 mars 1908. — Berruet. — Four électrique.
- 388 120, du 12 mars 1908. — Swan. — Douille de lampe électrique à incandescence.
- 388 161, du i3 mars 1908. — Jahoda et la Société Electrische GlUHLÀMPENFAHRIK WATT SCHARF Loti et Latzko. — Procédé pour la production de filaments pour lampes électriques à incandescence.
- 388 5i3, du î5 mars 1908. — Egner et Holm-strom. — Système de microphone.
- p) Liste de brevets concernant rKlectricitc, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
- 388 34o, du 20 mars 1908. —• Debelmas. — Pile naturelle.
- 388 361, du 21 mars 1908. — Perego. — Générateur.
- 388 542, du 27 mars 1908.— Société Alsacienne de Constructions mécaniques a Belfort. — Perfectionnements à la construction des inducteurs cylindriques tournants.
- 388 420, du 21 mars 1908.— Luling. — Commutateur électrique automatique.
- 388 445, du 23 mars 1908. — Société d’Electri-cité Nilmelior. — Système permettant l’alimentation des bobines d’induction.
- 388 475, du 24 mars 1908. — Lowendahl. — Perfectionnements aux contacts électriques.
- 388 524, du 26 mars 1908.— Handcock, Dykes et Smith. — Perfectionnements apportés aux'boîtes employées pour l’installation de fils électriques.
- 388 525, du 26 mars 1908. — Handcock. —Perfectionnements apportés à la pose de fils électriques.
- ?88 533, du 26 mars 1908. — Felten et Guil-leaume Lahmeyerwerke agt-ges. — Résistance sans induction pour appareils électriques.
- 388 473, du 24 mars 1908. — Société Badische Anilin et Sado Fabrik. — Production de courants électriques à haute fréquence.
- 388 3io, du 19 mars 1908. —Gautier. — Cierge électrique portatif.
- 388 339, du 20 mars 1908. — Digby. — Perfectionnements aux lampes à arc électriques.
- 388 355, du 20 mars 1908. — Société Westinghouse métal filament lamp CY. — Perfectionnements dans les lampes électriques à filaments métalliques.
- 388 435, du 23 mars 1908, — Société Bayrische Gluhlampenfabrik Augsburg, LecHhausen. —Support pour filaments de lampes électriques à incandescence protégeant les filaments contre les chocs.
- . 388 685, du 10 mars 1908. — Fabre. — Enveloppe mobile pour récepteurs de téléphone.
- 388 779, du 2 avril 1908. — Stepanoff. — Manipulateur télégraphique.
- 388 65o, du 26 mars 1908. — Fave. — Dispositif pour le démarrage et le réglage des moteurs.
- 388 733, du 3i mars 1908. — Lemperiere. — Magnéto ronde à circuit magnétique feuilleté.
- 388 75.1, du icr avril 1908.—FirmeRobert Bosch. — Magnéto d’allumage.
- 388 596, du 27 février 1908. — Hey'land. — Réglage pour installations à courants alternatifs.
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- 1er Août 1908.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Le compte rendu de rassemblée générale de la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston constitue toujours un événement financier important pour l’ensemble des personnes qui s’intéressent aux affaires d’électricité. Elles sont sûres d’y trouver l’aperçu du fonctionnement d’un groupe de Sociétés qui concourent, sur toute l'étendue du pays, à la prospérité industrielle et commerciale de nos principales villes ou régions. Chacune des filiales est à la vérité autonome, mais elles participent à l'essor de la Compagnie mère à laquelle elles sont rattachées par des liens de clientèle obligatoire. Comme l’a rappelé son président au cours de la discussion, la Compagnie Thomson-Houston n’a racheté les nombreux réseaux de tramways à traction animale que pour y appliquer ses procédés d'exploitation et les utiliser comme débouchés de ses usines ; il existe entre elle et ses filiales un contrat de réciprocité que d’aucuns prétendent assez onéreux à ces dernières, mais au fond avantageux pour toutes les deux.
- La formule commerciale adoptée supprime bien la concurrence, mais c’est une compensation de tous les sacrifices que s’est imposés la Compagnie pour remettre sur pied des affaires souvent fort compromises.
- Le dividende déclaré cette année est le même que celui de l’an dernier, soit 27 fr. 5o; au cours nominal des actions, c’est un revenu de 5,5 % ; mais, aux cours pratiqués dans ces derniers jours, la valeur ne se capitaliserait ainsi qu’à 4,5 % environ. Ce dividende absorbe, pour les 80 000 actions de capital, 2200000 francs, soit les 5o % des bénéfices bruts qui se sont élevés pour l’exercice à 4 4^6 257 fr. 80. Ces derniers proviennent : 4<> % des produits du portefeuille et 60 % des produits de l’exploitation ou de la construction.
- On a semblé, au cours de la discussion qui a suivi la lecture du rapport, faire grief au Conseil de ne pas renseigner suffisamment les actionnaires sur la valeur de ce portefeuille et sur ses fluctuations. Il rapporte cette année-ci 200 000 francs de moins que l'an dernier et sa valeur a diminué de 1 023 336 francs, les variations du revenu ne suivent pas proportionnellement celles du capital qui a subi au cours de l’année nombre de transformations, et qui se trouve évalué au 3i décembre 1907 à des taux inférieurs à ceux de la Bourse, mais dans un certain rapport avec
- Les actionnaires en conviennent? mais leur curiosité voudrait bien aller jusqu’à connaître quelles valeurs ont été vendues pendant l’exercice, à quel taux et avec quel bénéfice sur le prix d'émission? Le président du Conseil s’est opposé à cette divulgation en faisant valoir que, dans une assemblée d’actionnaires, tous pouvaient ne pas s’intéresser au même titre à la Société et profiter des renseignements donnés pour nuire à l’entreprise. Nous voulons encore douter qu’il se trouve de ces gens si mal intentionnés et nous nous demandons si nos Sociétés ne s’attacheraient pas davantage leurs actionnaires en les faisant participer de plus près aux affaires sociales. Les pratiques signalées par le président du conseil de la Thomson sont plus probablement le fait de certains établissements financiers très préoccupés d’écouler leur stock de titres sans aucune considération pour l’affaire, plutôt que celui des particuliers qui ont le plus souvent confiance au conseil d’administration.
- D’une année à l’autre, les travaux en cours, soit aux ateliers, soit sur les chantiers, sont en augmentation de 1 778 963 fr. 40 et s’élèvent à 5 644 *97 h*. 90. Nous constatons ici, comme dans les quelques affaires de même ordre examinées précédemment,une période de prospérité. Le compte débiteurs, représenté par le chiffre très important de 20 970 200 fr.8o,et le compte créditeurs divers en augmentation de 5 017 470 fr. 44 dénotent parallèlement tous les deux cet accroissement des affaires. A cet égard, il serait très intéressant de connaître le chiffre d’affaires de l’année pour avoir une idée de leur rapport brut et de leur rapport net. En l’absence de ces renseignements, nous constatons que, pour un capital actions et obligations de 59710000 francs, les bénéfices bruts représentent 7,4 % de ce capital ; les intérêts des obligations en absorbent environ i,3 % , les frais généraux 1,2 % , les amortissements 0,4 % , et les dividendes aux
- actionnaires 3,68 % .
- La réserve statutaire étant égale au dixième du capital et les réserves spéciales et d’amortissement s’élevant, d’autre part, à 19 200 000 francs, les amortissements votés ont été appliqués aux modèles, frais d’études, frais judiciaires et dépréciation des marchandises en magasin, tous comptes qu’il est prudent d’annuler ou de déprécier quand les bénéfices le permettent.
- Nos lecteurs savent les accords qui lient la Compagnie des Tramways-Sud de Paris à la Compagnie Française Thomson-Houston. Au bilan figure une somme de 10000000 de francs représentant une
- eux.
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- T. III (2« Série). — N® 31.
- avance sur travaux faits depuis 189p. Cette avance devait être remboursée au moyen d’actions ordinaires des Tramways-Sud que la Compagnie aurait émises au moment opportun. De plus, les Tramways-Sud avaient bénéficié, pour l’organisation du groupe du Châtelet, d’une nouvelle avance de 10000000 remboursable également, d’après l’ancien contrat, en actions ordinaires ou en obligations au gré de la Thomson. La Compagnie des Tramways-Sud ayant pu réussir dernièrement une émission de i5 000000 d’actions privilégiées, il semblait qu’elle eût pu choisir ce même moment pour se libérer en grande partie envers sa créancière. Mais ceci n’eût favorisé ni l’une ni l’autre des entreprises et un nouveau contrat vient d’intervenir aux termes duquel la première dette de 10 000000 des Tramways se trouve consolidée au taux de 4 % , quel que soit Ie taux de son dividende, la seconde dette de 10 000 000, ainsi qu’une nouvelle avance de 15 000 000, sera remboursée à la Thomson au moyen d’actions privilégiées jusqu’à concurrence de i5 000 000 et d’obligations pour le surplus, moyennant quoi la Compagnie Thomson exécutera le complément du réseau et éventuellement les travaux des nouvelles lignes qui pourraient échoir aux Tramways-Sud dans la réorganisation des transports à Paris.
- Le président du conseil a pu dire dans ces conditions, sans qu’il y ait lieu de s’en étonner, que le conseil vendait du portefeuille pour les besoins de la trésorerie lorsqu’il y trouvait avantage ; parce qu’en effet les a5 5o6 8i» fr. a a de disponibilités sous forme d’espèces, d’elîets à recevoir ou de débiteurs divers non réalisables de suite, ne permettaient pas de faire face d’autre part aux i3 5i4 65o fr. 08 de créditeurs divers et, en même temps, aux participations de la Compagnie qui nécessitaient de répondre aux appels des versements non encore effectués.
- En analysant les rapports des Sociétés Brown Bovcri, Lahmeyer, Siemens-Schukert, nous signalions l’extension prise par leur département de turbines à vapeur. La même note se retrouve dans le rapport que nous examinons au profit de la turbine Curtis, construite primitivement par les ateliers de Paris et maintenant par ceux de Lesquin-lez-Lillc. Les plus importantes sont réparties entre les usines des Tramways de Nice, de Marseille, la Société des Forces motrices du Rhône et l’usine de Yitry-sur-Seine. Cette dernière constituera au sud-ouest de Paris une station centrale d’importance analogue à celle de la Société d’Electricité de Paris à Saint-Denis. Quelques difficultés ont présidé à sa mise en route, mais
- elles sont de l’ordre de celles que rencontre malheureusement tout constructeur dans la mise en œuvre d’une chose toute nouvelle.
- Le succès qui a présidé à la mise en marche de l’usine de la Brillanne, qui distribue le courant à la tension de 5o 000 volts, peut rassurer ceux qui attacheraient plus d’importance qu’ils n’en comportent aux accidents qualifiés d’incidents par le président du conseil d’administration, aux accidents, disions-nous, que la rumeur publique s’est plu à grossir.
- Sans pouvoir entrer dans le détail des résultats publiés à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de la Société Alsacienne de Constructions mécaniques, notons que le chiffre d’affaires s’est élevé à 57554*211 francs, en . plus-value de 10 000 000 sur celui de l’exercice précédent, produisant un bénéfice net de 4 887 5oo francs au lieu de 3 200 000 francs précédemment. La Société Alsacienne n’est point comparable à la Compagnie Thomson-Houston, mais son département de constructions électriques est fort important et constitue un appoint d’affaires très appréciable. Remarquons cependant que le bénéfice net moyen des affaires conclues est de 7,6 % , en augmentation de 0,9 % sur le chiffre de l’année précédente qui n’était que de 6,7 % . Les affaires en progressant ont été plus rémunératrices pour deux raisons ; elles ont été conclues à des prix meilleurs et la proportion des frais généraux n’a pas^ varié dans le rapport de leur augmentation. Lé dividende a été fixé à 3i5 francs par action.
- Bien que la Société Schneider et Cie s’occupe plus spécialement de métallurgie et de constructions mécaniques, le développement de ses ateliers d'électricité marque sa place parmi les principaux constructeurs électriciens, et il est, à ce titre, intéressant de signaler une première émission de 3oooo obligations de 5oo francs chacune, du type 4 % et remboursables au pair par voie de tirage au sort de iqi3 à 1942. Jusqu'à présent, cette Société n’avait point créé d’obligations et son passif ne comportait que '27 000 000 francs d’actions.
- De la région de l’Est, on signale à Nancy la création d’une nouvelle Société sous le titre Constructions électriques pour la fabrication des appareils électriques, principalement des appareils petits et moyens qui peuvent être construits en série et n’exigent qu’un outillage restreint. Le capital sera de 5oo 000 francs en actions de 5oo francs, il n’y a aucun apport d’aucune sorte, ni parts de fondateur. Le conseil d’administration se compose de MM, Fis-son, Brunner, Grosdidier, Maeder et Michel.
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- ier Août 1908.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- En même temps, se crée, à Nancy, une Société Electrique du Toulois qui a pour but la distribution de l'énergie électrique dans la contrée du Toulois. Son fondateur, M. Jeanmaire apporte à la Société l’usine électrique de Blénod-lès-Toul et reçoit en représentation de ses apports 4<> nno francs d’actions; le capital est de ioo ooo francs en actions de 5oo fr.
- A Paris, la Société d’Eclairage et de force par l’électricité accuse pour l’exercice 1907 un produit net de 1 756132 fr. 58 et répartit H5 francs par action tandis que le dividende proposé par la Compagnie parisienne de l'air comprimé est de 3 a fr. 5o soit le même que l’année précédente.
- En Allemagne, à Essen, la Société de Constructions électriques Rhéno-westphalienne émet un emprunt de 4 1/2 % de 10000000 de marks, tandis qu’en Autriche, à Budapest, la Société d’entreprises électriques porte son capital de 3oo 000 couronnes à 2 millions de couronnes pour lui permettre de s’intéresser à l’exploitation des lignes électriques Buda-pest-Waitzen et Godollo. Les étrangers marchent résolument vers l’application de la traction électrique aux voies ferrées. Nos débuts en France ne s’appliquent encore qu’à des lignes de banlieue.
- Les nouvelles du cuivre sont meilleures, bien que
- TRACTION
- Gers et Hautes-Pyrénées. — Le Journal Officiel du *26 juillet 1908 publie la loi déclarant d'uLilité publique l’établissement des chemins de fer d’Auch à Lannemezan, de Castelnau-Magnoac à Tarbes et d’Aneau à Saint-Lary, ainsi que d'une usine hydroélectrique pour l’exploitaiion de divers chemins de fer, et approuvant une convention avec la Cic des chemins de fer,, du Midi.
- Meuse.— Par décret du 17 juillet 1908, est déclaré d'utilité publique rétablissement d'une ligne de chemin de fer de Rembercourt-aux-Pols à Pierrefitte. Le devis de premier établissement se monte à 770000 francs.
- Russie. — Trois nouvelles concessions viennent d’être accordées, i° d’Armawir à Inapse ; 20 de Bachmalsche à Odessa et 3° de Sasyk à Seisk. La construction et l’exploitation de la première ligne, d’une longueur d ’environ 25a verstes dans le district de Ruban, donnera lieu à la construction d'une société anonyme an capital-actions de 4 millions de roubles et qui émettra en outre 33 i/a millions de roubles d’obligations 4 1/2 %, garanties par l’Etat. La seconde concession est donnée à la compagnie
- les cours soient irrésolus, mais bu enregistre des transactions nombreuses en France, en Allemagne et en Autriche; l’Angleterre seule, paraît-il, ne suivrait pas le mouvement d’achat du continent. A New-York, où la situation financière s’est beaucoup améliorée, de gros consommateurs auraient absorbé de grandes quantités de métal. Une statistique du Boston News Bureau de la production du cuivre pendant les cinq premiers mois de l’année marque une différence notable en faveur de 1907 ; les Etats-Unis, le Mexique et le Canada auraient produit 388 5o5 559 livres en 1908 au lieu 467776-233 livres en 1907.
- Par contre, le marché des valeurs de tramways qui constitue un peu en Belgique le critérium de l’activité industrielle électrique, ne laisse pas de présenter peu d’intérêt malgré les plus-values de recettes qu’enregistrent presque toutes les sociétés. La Société des tramways de Kazan,en vue de consolider sa dette flottante, figurée au dernier bilan par 63o 000 francs, crée 600 000 francs d’obligations représentées par 2 000 titres de 3oo francs 5 % qu’elle espère pouvoir remettre aux banquiers, en représentation de leurs créances au prix de 270 fr.
- D. F.
- COMMERCIAUX
- Moscou-Kiew-Voronège ; elle a pour but de créer une nouvelle ligne directe de Moscou à Odessa, qui raccourcira le trajet actuel de 162 verstes. La compagnie se procurera les fonds nécessaires par l’émission de 80 à 85 millions de roubles d’obligations, également garanties. La troisième ligne est de moindre importance ; sa construction a été confiée à la Compagnie du \ ladicaucase, qui émettra dans ce but des obligations nouvelles jouissant de la même garantie gouvernementale que les précédentes.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Pérou. — D’après l’agence Reuter, des communications de télégraphie sans fil sont établies depuis le 9 juillet entre Lima et Iquilo.
- Bulgarie. — Le gouvernement est en négociations avec la Cic Marconi en vue de l’établissement d une station de télégraphie sans fil à Varna.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Minière Franco-Rhénane de Piomb et de Zinc. — Constituée le 7 juillet 1908.— Capital : t 000 000 francs. — Siège social : 22, rue d’Athènes, Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 31.
- ! Association pour le contrôle des installations électriques. — Constituée le ao juin 1908. — Durée : 3o ans. — Siège social : Bruxelles.
- Société Pigard et Molitor. — Constituée le 1e1'juillet 1908. -— Capital : 3o 000 francs. — Siège social : 2 bis, rue Gonnet, Paris.
- A. Gaudy et Cie. Comptoir générai des lampes électriques à incandescence et appareillage. — Constituée le 18 juin .1908. — Durée : 9 ans. — Siège social : Bruxelles.
- PUBLIC ETIONS COMMERCIALES
- G/aenzer et CU!. Paris.
- Les applications des roulements à billes D. W. F.
- Thomson-Houston. Paris,
- Bulletin Avril-Mai 1908. — Les tramways de Nice et du littoral.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le 119 août à 9 heures, à l’hôtel de ville, à Saint-Trond, établissement d’une machine élévatoire pour le service de la distribution d’eau.
- ALLEMAGNE
- Le i5 août, à l’administration de la ville, à Dresde, fourniture de 10 voitures à voyageurs pour tramways.
- Le i5 août, à la direction des tramways de la ville, à Dresde, fourniture de plusieurs machines-outils et ins lallations pour atelier.
- Prochainement, au gouvernement saxon, à Dresde construction d’un tramway; électrique de Dresde à Klotschk, 3io Ooo marks, et d’une railway secondaire de Bôhlen-Rotha à Espenheim, 90$ 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Oppeln, établissement d’installations électriques.
- ITALIE
- Le 3i août, û 10 h., à la direction générale des chemins de fer de l’Etat, à Rome, construction : i° du tronçon Lercara du chemin de ter de Lercara-Bivona-Cianciana-Bivio-Greci, réseau complémentaire de la Sicile à écartement de om95, sur 3,7o8m56 (parties métalliques non comprises), 609 5oo lires; caut. : 3o 000 lires ; — 20 du tronçon Capo S. Marco-Sciacca, même réseau, de la ligne Castelvetrano-Sciacca, sur 6 68imo6, 5g6 00O lires.
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Borne, établissement d’une grue hydraulique de 20 tonnes sur le quai de Livourne, 172 000 lires.
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, fourniture de machines et machines-outils poulies ateliers de Givitavecchia (19000 lires), de Riinini (40 000 lires), dePalerme(5o 000 lires), de Florence (48000 lires), de Lecce (45 000 lires) et de Rome ( 13 a5o lires).
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 3 août, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Trieste, construction d’un railway industriel de S. Sabba à Zaule.
- TARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant. .i,-B. Nouet.
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- Tome 111(2° série).
- SAMEDI 8 AOUT 1908.
- Trentième année. — N° 32.
- La
- Lumière Electrique
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 161. — L. Roy. Recherches théoriques et expérimentales sur l’échaulfement des conducteurs par le courant (fin), p. 163. — J. Reyvai., Moteur à courant continu de 2000 chevaux pour soufflerie d’aciérie, p. 170. — L. Pasching. Usine génératrice de Castelnuovo-Valdarno, de la « Societa ruineraria ed eleltrica del Yaldarno », p. 173.
- Extraits des publications périodiques.— Théories et généralités. Sur l’étincelle de self-induction, A. Léauté, p. 183. — Mesures. Electromètre à torsion de M. E. Salmon, A. Dybowskf, p. 184. — Construction de machines. La dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs à collecteur, W. Rogowskï et K. Sfmons, p. 185. — Electrochimie et Electrométallurgie. Etude sur l’emploi comme condensateur d’éléments électrolytiques à électrodes d’aluminium, J. de Modzelewski, p. 187. — Brevets, p. 188. — Bibliographie, p. 189. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 191. — Renseignements commerciaux, p. 192. — Adjudications, p. 192.
- ÉDIT 0 RIAL
- L'on trouvera plus loin (p. t63) la fin du mémoire de M. L. .Roy sur ses recherches théoriques et expérimentales sur Véchauffe-tnenl des conducteurs par le courant.
- L’auteur traite le cas d'un parallélépipède rectangle indéfini, et étudie le problème des températures stationnaires, puis celui, plus complexe, du régime variable. La méthode suivie est analogue à celle employée dans le premier article ; la discussion des résultats montre qu’il existe encore une tension critique à partir de laquelle il n’y a plus d’état permanent. M. L. Roy examine ensuite le cas du refroidissement après rupture, puis celui où le refroidissement du parallélépipède se lait uniquement par contact.
- Enfin, revenant aux cas des fils fonctionnant à intensité constante, l'auteur donne les essais d’expériences effectuées sur un fil d’argent; ces essais montrent notamment
- que le coefficient de conductibilité extérieure varie assez peu avec la température. D’ailleurs les courants de fusion observés se trouvent légèrement inférieurs aux courants critiques calculés, de telle sorte que la concordance entre la théorie et l’expérience est excellente.
- Etant donné que les formules donnant ces valeurs critiques sont toujours très simples, il serait à souhaiter que leur usage se répandit dans la pratique. Certes, il est certain que le calcul d’un fusible, par exemple, sera toujours très aléatoire en raison des conditions d’emploi, qui peuvent modifier très fortement les résultats; c’est ainsi qu’un mauvais contact entre le fusible el ses attaches peut déterminer la fusion pour des courants notablement plus faibles que ceux prévus, etc. Cependant, faute d'indications provenant d’essais préliminaires, une for-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). —N« 32.
- mule simple, permettant cle calculer grosso modo l’intensité critique, peut évidemment, dans bien des cas, rendre de grands services. i
- Un moteur à courant continu de a ooo chevaux ne constitue pas encore, malgré les progrès récents, une machine très répandue ; nous pensons donc que la description (p. 170) d’un tel moteur, appliqué à la commande d’une machine soufflante pour aciérie, présentera un réel intérêt pour nos lecteurs. Ce moteur, du type shunt, devait avoir une vitesse comprise entre 5o et 80 tours par minute, et réglable en agissant sur l’excitation ; aussi a-t-011 prévu des pôles auxiliaires de commutation. Indépendamment des intéressantes particularités présentées par ce moteur, en raison surtout de sa faible vitesse de rotation, il convient de signaler également le rhéostat de démarrage. Les difïî-cul'tés à surmonter étaient considérables, si l’on songe que le courant absorbé peut atteindre 4 <)<>•> ampères et plus. La Société Felten et Guilleaume-Lahmeyerwerke A. G., à laquelle fut confiée l’installation complète, résolut le problème au moyen d’un rhéostat constitué par des lames de tôle découpées et comprenant neuf sections seulement. Une résistance liquide additionnelle sert à éviter les variations brusques qui résulteraient de ce petit nombre de touches. Les appareils de commande sont d’ailleurs combinés de manière à rendre impossible toute fausse manœuvre. Il importe enfin de faire remarquer que l’application d’un semblable moteur électrique à une soufflerie constitue déjà en elle-même une nouveauté; les essais ont d’ailleurs, montré que la capacité de production de l’aciérie des Laminoirs de Peine a augmenté notablement depuis que le moteur ci-dessus y a remplacé une machine à vapeur chargée du même service.
- " L'usine génératrice de Castelnuovo-Vcd-darno (Socicla mineraria ed elettriea del Valdarno) offre un exemple intéressant de
- l’utilisation des lignites pour la production de l’énergie électrique. En raison de leur forte teneur en eau, les déchets des lignites provenant des dépôts dont la Société ci-dessus est propriétaire devaient être employés sur place, si l’on voulait obtenir une exploitation rémunératrice. L'on prit donc la décision de créer une usine électrique et un réseau de distribution permettant de transporter l’énergie produite jusqu’aux nombreux centres de consommation de la région ; l’on adopta le courant triphasé à 33 000 volts. Nous commençons dans ce numéro (p. 173) la description détaillée des installations faites à cette occasion par la British Westinghouse C°, en ce qui concerne les alternateurs, et par les ateliers d’Œrlikon, en ce qui concerne les transformateurs et l’appareillage. Celui-ci présente d’ailleurs un intérêt tout particulier, car il a été établi suivant les principes les plus modernes.
- Le mémoire de M. Léauté sur l'étincelle de self-induction (p. i83) complète utilement ceux publiés par M. Hemsalech sur la même question. L’explication des stries proposée par l’auteur semble très rationnelle.
- Uélectromètre absolu a torsion de M. E. Sal-mon, présenté récemment à la Société Française de Physique par M. A. Dybowski, possède, outre une grande originalité, de réelles qualités de précision et de robustesse ; il semble apte tout particulièrement aux expériences de cours (p. 184).
- MM. W. Rogowski et K. Simons viennent de publier un long mémoire sur la dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs à collecteur. Nous ne discuterons pas ici les résultats auxquels ces auteurs sont arrivés, renvoyant le lecteur à l’analyse critique que nous publions plus loin (p. 18a). Nous dirons seulement qu’en ce qui concerne les moteurs à collecteur, une théorie complète des fuites magnétiques ne semble pas encore avoir été publiée, bien qu’elle ait été ébauchée par divers auteurs.
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- 8 Août 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 163
- RECHERCHES THÉORIQUES ET EXPÉRIMENTALES SUR L’ÉCHAUFFEMENT
- DES CONDUCTEURS PAR LE COURANT [Fin) (').
- Cas d’un parallélépipède rectangle indéfini. — Je prends l’axe du parallélépipède pour axe O^ et les i plans de symétrie comme plans des sO/r zOy; soient va et 2Z»les dimensions transversales suivant, l’axe des .*• et l’axe des y respecti-
- ÀR
- Fig. 7. — Calcul des fusibles. Courbe de R en fonction de l.
- mais que les % autres y — ±b sont imperméables, de sorte que les conditions limites sont :
- pour .2’
- du
- dx
- hu
- vement. Avec les memes notations que précédemment et en appelant 5^. o,. 5- les composantes de la densité du courant 0 en un point M (xyz)} 011 a les équations
- pS*=—
- dty
- dû’
- dà
- 17/
- d<b
- Tz
- (loi d’Ohm)
- dox
- U
- do,, di.
- djï + Th^"
- (loi de Kircliholf).
- , . du . '/
- pour y—± b, -j- — o avec h = -.
- On peut vérifier ces équations en prenant pour è une fonction indépendante de y et de z u (x, t). Dans ces conditions on a :
- oœ=o Sv = o = S 7~==°>
- Soit vc la longueur du prisme suivant oz, qui
- est extrêmement grande :
- pour
- — r <!t = V
- du
- pour z = -)- c tj; = V3
- c* = Ki’“ + P>!*' + V + V)
- pour t — o u — o.
- Je suppose que les faces .1: — ± a rayonnent,
- d’où 5 = 5 [x, y, t) seulement.
- Je prendrai
- Po
- P = <p(«)
- i — au dh
- ? [„(.(•//)] 5=— (h
- à(z) = — po^ -f- M.
- Or
- (') Ct. La Lumière Electrique, tome III (2e série), p. 99 et i3.j. La figure 7 ci-dessus se rapporte au calcul des fusibles traité à la lin du précédent article, p. i38.
- V, = poe + M Y, = — pBr -(- M
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- 164
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2® Série). — N®32.
- d’où
- po
- \l____— ü _ a
- •jl r 2 c
- (différence de potentiel par unité de longueur).
- Donc S ne dépend que de x et de t; l’équation indéfinie se réduit à
- du d-tt , _ d-u A2
- C — = Iv — + pS2 = k —- H----------------------.
- dt, dx2 r dx1 p
- dx1
- dx2
- La condition aux limites ± b est vérifiée ; celle pour x = ± a reste
- du
- dx
- ± hu — o.
- En définitive, on est ramené à intégrer l’équation
- „ du d2u , A2 ,
- C — = 1 dt dx1 + — l1 — a«) Po
- pour t — 0 u — 0
- du
- pour x = ± a — ± hu — 0. dx
- Calculons l’intensité du courant total 1, on a d\ — 2 o (.r/.) hdx
- d'où
- /+« P~ra sfr
- l{xl)dx=-x\b / —.
- —a —a p
- Problème des températures stationnaires. — Les équations du problème sont
- r cm , A* / tt o =lv ~\----------I — ali)
- dx1 p0
- dV
- dx
- h U
- ) =<». / -4-a.
- (•26)
- ~ — h U = M (p — h) efi* — N ((3 -f h) e~P* — \ d’où, d’après la condition aux limites
- M (,3 + h) eP“ -f X (— P + h) e~> + ^ = o M([i — h) e~P“ — N (p -f- h) — — = o
- ce qui donne M = N
- d’où
- 2 a (p s h [1 a -)- hc/i[ioY
- U = aMc/ip.r4--; (27)
- a
- il en résulte pour la résistivité P et l’intensité 3 de régime les valeurs
- P =
- Pü
- 2 M a ch [3 x
- O — f" (1 —_ «U) d. r = — 8 ~ A bsk p «.
- po J 0 P
- Ces résultats sont encore valables quand p est imaginaire.
- Etude du régime variable. — En posant 11 = U -f- c, puis
- v -- c—a'-rÿ( Y avec a'2 = —,
- L
- on serait conduit, comme dans le problème du fil, à l’équation
- dV _ ,, d1 Y dt dx1
- pour t — o Y = — U (x) (28)
- dV
- pour x = ±a ± h Y = o,
- «,c
- d’où l’on déduirait :
- u — U -{- e—«Y.
- En cherchant des solutions simples de la forme e-a'*Y1,X (.r), on trouve qu’on doit avoir
- Ma
- L’intégrale générale de l’équation (26) est :
- U = Me?* 4- Ye-P* 4- - avec [32 — —.
- a k p0 ?
- tm en déduit
- ^ -f- h U = M ((3 -)- h) e?x + Y (— (ï -f- h) e-P* + ^
- X = cosY.e
- avec IgYrt = - .
- Y
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- , , ah
- Ou en posant y a — z (29), tg z= — et une so-tion simple est
- rt'â _
- ---— z-t
- e u“ cos — .v a
- z vérifiant l’équation (29). Cette équation admet une infinité de racines croissantes Zi z2... z,,..., zn tendant vers (n— 1) tc quand n augmente indéfiniment. On aura donc pour V
- l=+oo
- COS — X
- a
- et les coefficients C, seront déterminés par l’équation :
- — U (,/;) =. C; cos — x L’expression générale de Ct sera :
- /a rr ,
- U cos — x. dx 0 n
- Ci
- r » z‘ 7
- | cos2 — x. dx J 0 ci
- Les coefficients C ayant été ainsi calculés, on en déduira pour u
- a = U 4- e~a '
- 2j CiC~^''‘™^.ï. Cio)
- L’intensité I du courant aurait pour expression
- CO
- aA6*
- I = O
- Po
- e—a'sfiH ^ C£e a* f COS — Xcl.l J 0 a
- D’après la relation (27), j’ai d’autre part :
- /« zi aa Zi
- U cos — x dx = 2 M / ch Si»:. cos — xdx -4-
- 0 a J 0 «
- 1 aa s
- -j— 1 cos — xdx.
- a J 0 11
- Nous avons trouvé antérieurement:
- (p2 -f- m2) f ch \ix. cosmxdx — fyco&mx.sh$x -j-
- -f- ni sin mx. ch fi x
- Nous avons donc ici :
- (f+S)/
- ch fi x co s — xdx = a
- = p*7t p.r cos — x -)—- ch P x sin — x, a a a
- d’où :
- (p2 -f—f <-h&x.cos— xdx =
- \ a-/ J 0 ci
- = fi ali p «cos Zi -)- — ch fi a. sin Zi,
- et comme on a d’autre part :
- f‘a :-i sin zi
- I cos — xdx =. a-----,
- J 0 <1 Zi
- on obtient finalement :
- /« £ .
- U cos — xdx
- (I ci
- ce qui donne
- , 2 A a b a.
- I = ù---------------e-
- Po
- V' O. S,n3i--------;~iH
- ?-«-,i-i \ (J. ------- e a-
- Je passe maintenant au calcul des coefficients. On a d’abord
- Ca , 7 1 / | ci . Zi \a
- f cos- — xdx = - I x -1-sin 2 — x )
- J Q a 2 \ 2 Zi a J 0
- -:(•+*?)• <*>
- :———-( p.vAp«.cos— chHa.sinz-\-|- — ‘ (33)
- p.2+^\ « J « -
- Pour simplifier, je vais remplacer dans (32) et (33) sin z,- cos zi sin s:; par leurs valeurs en fonction de Zi déduites de l’équation (29) qui donne.
- ah
- s/z? + c,Nd
- \jzd -f a2h2
- •j. ah Zi zd + a2 h2'
- 11 faut prendre devant le radical le signe -j- ou le signe— suivant que i est impair ou pair. Dans ces conditions, en tenant compte de la valeur
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2® Série). — N» 32.
- trouvée pour M, on obtient, tous calculs faits :
- .. _________________(_,)-
- azi \/zi2 + a2 h2 (p*a* + z?) ;
- a a'1 h2 —J— «A —(— zr i zi1 -(- «2/t4
- on en déduit pour C,-.
- r , Vw2 + «2A2
- 1 1 I] a.-/(p2rt2 + 5/2j(«2/i2 + rt/i + st-2]'
- / U cos — .rd.r = J o a
- f cos2— xdx— J 0 «
- Discussion des résultats. — Pour t — o, on a u = o, la formule
- ftAb /•“ . ,
- I =------ / (i — au.) dx
- Po J o
- donne pour valeur initiale I„ de I
- Io
- 4 A b Po
- u augmentant à partir de l’instant initial, u et I tendront-ils nécessairement vers leurs valeurs stationnaires U et 3 ?.
- i°) Si «>o, (32 est aussi )>o et l’exponentielle du terme général de la série (3o) ou (3i)
- e—"(f+ÿ)‘
- décroît indéfiniment avec le temps. Le système tend donc vers l’état stationnaire délini par la formule (27).
- 20) Si a<o,p2 est négatif et l’expression
- peut avoir deux signes différents suivant la grandeur de A. Les racines successives zi z2...Zi... formant une suite de nombres croissants, si on a:
- A2 a
- K Pu
- OU
- A < —
- a
- K pn
- ?
- — a
- les exponentielles seront toutes négatives, de sorte que u et 1 tendront encore vers leurs valeurs stationnaires respectives U et 3. 11 y a donc encore dans ce cas un régime stable.
- Si au contraire :
- A*a , r;,2
- ------h — < o
- Kpo ^ fl* ^
- ou
- A > —
- a
- 1
- la première exponentielle, au moins, de la série est indéfiniment croissante avec le temps, de sorte que u et I croissent au-delà de toute limite et il n’existc plus de régime permanent. Les lois obtenues permettent alors de suivre le phénomène jusqu’au moment où la température devient trop élevée pour que l’équation indéfinie puisse encore être regardée comme linéaire.
- Dans le cas limite où l’on aurait
- A
- le premier terme de la série serait indépendant du temps et les exponentielles suivantes décroissantes; mais il est facile de voir que dans ces conditions le dénominateur de M s’annule, de sorte que V augmente indéfiniment à mesure que A se rapproche de cette dernière valeur; il n’y a donc pas non plus d’état permanent ici. En définitive la différence de potentiel
- K=z-i-yJ^ (34)
- a V — a
- apparaît donc comme une différence de potentiel critique à partir de laquelle il n’y a plus de régime permanent.
- Comme on a évidemment
- -, il
- 2
- en résulte
- que Ac
- .. * i /Kfn. .
- aa V — a’
- le voltage critique est donc
- d’autant plus élevé que l’épaisseur du parallélépipède suivant l’axe des x est plus faible.
- Si le parallélépipède est très aplati suivant l’axe des x et si de plus h est comparable à l’unité, la première racine de l’équation (29) est très petite, de sorte qu’en remplaçant la tangente par l’arc on a sensiblement
- -•i
- Si on suppose a <C o, on obtient ainsi pour le voltage critique
- A,
- />• p»
- — a a.
- (35)
- Or, nous avons trouvé plus haut pour le voltage
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- critique dans le cas d’un lil rond de rayon R et indéfini (formule 19)
- *9)
- Donc, «tant donnés une lame et un fil rond dont le diamètre est égal à l’épaisseur de la lame, le
- A'oltage critique est y/2 fois plus fort pour le fil que pour la lame.
- Loi du refroidissement du parallélépipède après
- la rupture du courant. — Les équations du pro-
- blême sont les suivantes :
- du ,»d±u
- dt dx1
- pour t — o u - - [xxi
- du
- pour x — ± a — ± hu — 0, dx
- On voit que si on pose u = — Y, on retombe
- sur les équations (28), la loi du refroidissement
- est donc
- u
- 2e*
- eos — x a
- (36)
- ou bien
- 2 ha* p2
- u —
- a
- X
- Vf-ïV+i__________+ _______(36,
- sLJr Ziia-fi-+zri{a-/il-t-ah+zr) a
- Cas particulier oh le refroidissement du parallélépipède se fait par contact. — Ce cas se déduit du précédent en faisant h infini dans les expressions obtenues. O11 trouve ainsi dans cette hypothèse
- M
- 7 U--ii
- 2 a. ch p a a \ ch p a j
- En régime variable, l'équation (ap) devient
- XgZ == -f- ^ d'où Zi — (a / — 11 —
- et on a
- COH Zi — o sin e./ (- lV_1
- cAp.i:
- on en déduit pour C/
- C,- = (- .)'
- i.a*p
- ocw(3/2 -|- a~
- Gomme on a ici , il vient pour la diffé-
- rence de potentiel critique :
- — i/üfü
- •2 a y — a
- On voit qu’elle est plus élevée que lorsque le parallélépipède se refroidit par rayonnement. Si on écrit la valeur actuelle de
- zi — (l -- *)* + “
- et qu’on remarque que dans le premier mode de refroidissement Zi tendait vers (/—i)t:, on voit qu’ici zi a une valeu’r supérieure à celle qu'elle avait dans le cas précédent. Il en résulte qu’ici les exponentielles seront plus rapidement décroissantes et que par suite le système mettra moins de temps à atteindre un état permanent ou à se refroidir après que le courant aura été coupé. La différence entre les valeurs corresj^ondantes de zt dans l’un et l’autre cas est surtout importante
- pour qui vaut - pour A infini, mais qui a une
- valeur très faible si.A est lui-mème très petit, c’est-à-dire si le corps a un faible pouvoir émissil*.
- Lorsqu’après avoir coupé le courant, le parallélépipède a atteint son état pénultième, sa température est donnée sensiblement par le premier terme de la série (36), ce qui donne :
- i6tf2ft2
- u —
- *a* cos-
- X.
- a
- On voit qu’on a bien U — oàla surface, comme on devait s’y attendre.
- Retour au cas des fils fonctionnant à intensité constante. — Résultats expérimentaux. —• Je me suis proposé de vérifier jusqu’à quel point les formules obtenues en supposant constants les coefficients de conductibilité sont exactes, et à cet effet j'ai fait des expériences sur un fil d’argent dont les constantes étaient les suivantes :
- 2i=‘i(] ,r>cm cia
- 'il\—o,oijcu a^=3,77. io“3.
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- T. III (2« Série). — H» 32.
- Ce fil était tendu entre deux grosses bornes de boites de résistances, de sorte que, eu égard à la finesse du fil, je pouvais considérer les extrémités comme étant à la température constante du milieu ambiant prise pour zéro dans mes formules et qui était en réalité de i/»° centigrade.
- J’ai fait passer dans le fil un courant qui avarié de o à 5 ampères et pour chaque valeur de l’intensité I, je mesurais la différence de potentiel E entre les extrémités au moyen d’un galvanomètre
- fonction de I de la quantité E — I. Restait à calculer k d’après la formule (9)
- É — (Hnl met / th$l\
- = T y - W (!>l
- P dépendant de k et de I la résolution de l’équation par rapport à k semble à première vue très compliquée. Je poserai d’abord
- Fig. 8. — Courbes relatives i\ un fil d’argent.
- ou bien encore
- •7
- Po*I2N
- J-(
- K-R- \
- i~kl\
- dt0*I*
- Reprez-d’Arsonval taré en voltmètre. Des nombres relevés expérimentalement, j’ai déduit la courbe (I) (fig. 8) qui donne la variation en
- l
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- Dans ces conditions l’équation (9) s’écrit
- F — dt„ï _____ ni thy\
- I (dl0[)2 — y'1 \ y /
- (18)
- et j’ai tracé ainsi la courbe \1 II) obtenue en attribuant à K la valeur constante
- ir watts
- lv = —---------
- cm2.cm. i°
- De la courbe, (I) relevée expérimentalement j'ai déduit la courbe de variation du premier membre
- E—ôi«I . . . . ,
- —----—, je me suis ainsi rendu compte que
- 1 (dt^o 1)
- de 2 il 4,5 ampères, cette quantité variait de 0,2 à 0,4. Il 11e faut guère songer à calculer k au-dessous de deux ampères, car E — dt0I devient trop petit pour pouvoir être connu avec précision.
- Une application numérique facile montre alors que, dans ces conditions,y varie de 19 à ri. 'Or, les tables de lignes hyperboliques donnent
- 74,201
- 74,208’
- th i l sera donc
- a fortiori encore
- déduite du formulaire Hospitalier. Cette courbe devrait être une droite si k et K étaient rigou-
- , . , watts
- reusement constants, k est exprime en-------.
- 1 cm- i°
- J’ai calculé* aussi d’après la formule. (7) la valeur de la température Um au milieu du fil.
- D’après ci* qui précède —:—, est absolument né-1 1 1 ch fi /
- gligeable et la formule se réduit à
- U,„ =:
- dl0/ !"
- KtcR2 y*
- La courbe dV) donne la variation de U,„ en
- Watts k cm* /•
- 5.W
- hJO
- 3JÔ2
- 2,10
- -2
- 1,10
- l'ig. <;• — Courbe (le k cri l'onelion de U„
- plus voisin de l’unité, de sorte qu’on peut écrire simplement
- F — dt01 _ « / O
- I (dl0l;2 y2 \ y J
- J’ai ainsi donné à y les valeurs i3, iV-*- 16, 18,5 et j’ai calculé la valeur numérique du second membre; la courbe (II) m’a fait connaître 1. Connaissant alors I et y, j’ai calculé k d’après la formule (in) qui peut encore s’écrire
- Kwll*
- V1 +
- dl0al3
- V
- — 2 7: R 4'
- fonction de I ; elle montre*que la température du 111 a varié de o à 6oo°.
- Enfin j’ai tracé à part ((ig. 9) la courbe de variation de k en fonction de U,„. On voit que la variation est très lente; ccttc courbe serait sensiblement représentée par la droite
- k /.„ 11 -f- 0,000'18 U;,,).
- J'en conclus que le coefficient de conductibilité extérieure varie assez peu avec la température. Ceci est probablement du à ce que l’argent est peu altérable à l’air, de sorte que la nature de la surface rayonnante 11e varie pas beaucoup à mesure que la température s’élève.
- l
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2« Série). — N« 32.
- La formule (12) permet de calculer l’intensité critique, en faisant le calcul j’ai trouvé
- It, = 5,'|i ampères.
- Or, j’ai observé la rupture du iil dans le voisinage de 5 ampères.
- Fusibles cl’ampèremètres Hartmann et Braun. — C’est un fil d’argent de o,oicul de diamètre et de o,7cm de longueur pincé entre deux grosses pièces de cuivre et en série avec le fil chaud de l’appareil qu’il doit protéger. La formule (12) donne pour l’intensité critique en prenant :
- si! =0,01, -il— 0,7,' A'=/|. 1 o~2, p0= i,6.io-b, a = {,77.10-3,
- Ic = 9,34 ampères,
- et c’est bien vers 9 ampères qu’on constate expérimentalement la rupture du fil en son milieu.
- Conclusions. — J’ai étudié d’une façon complète réchauffement d’un fil parcouru par un courant constant et dont les extrémités sont maintenues à une môme température constante; lorsque a < o, il existe toujours un régime permanent; si a > o il n’existe de régime permanent que si l’intensité est inférieure à une certaine limite que j’ai appelée Vintensité critique. J’ai examiné en particulier le cas où la longueur du fil est infinie et j’ai fait une application de ces résultats au calcul des fusibles de longueur quelconque.
- Des expériences que j’ai faites et qui sont exposées en dernier lieu, il résulte que le coef-
- ficient de conductibilité extérieure ne varie pas beaucoup avec la température dans le cas d’un fil d’argent. Dans ces conditions, les formules que j’ai obtenues représenteraient suffisamment les faits.
- Pour ce qui concerne le fonctionnement à potentiel constant, je me suis borné au cas d’un fil indéfini. J’ai montré que les conditions de stabi-. lité étaient inverses de celles du cas précédent, c’est-à-dire qu’il y a toujours un régime stable si a > o; mais que si a < o, ce régime stable n’existe que si la différence de potentiel est inférieure à une certaine limite. J’ai appliqué ces résultats à-la question de la stabilité des lampes à incandescence et des recherches expérimentales que j’ai exposées, il résulte que le coefficient de con-ductibité extérieure d’une lampe varie entre des limites très écartées, quand on passe de la température ambiante à celle de l’incandescence.
- Enfin j’ai étudié l’échauffement d’un parallélépipède rectangle indéfini fonctionnant à différence de potentiel constante et dans des conditions de refroidissement déterminées. Après avoir discuté les conditions de stabilité analogues d’ailleurs à celles des fils, j’ai étudié le refroidissement après la rupture du courant et examiné le cas particulier où le refroidissement se fait par contact. Quand le parallélépipède est très applati, j’ai montré qu’il existe un rapport simple entre la différence de potentiel critique de la lame et celle du fil rond de même épaisseur.
- Louis Roy,
- Préparateur à l’Ecole Supérieure ‘ d’Electricité.
- MOTEUR A COURANT CONTINU DE 2 000 CHEVAUX
- POUR SOUFFLERIE D’ACIÉRIE
- Ce moteur, installé à la Actien-Gesellschaft Peiner Walzwerk (Laminoirs de Peine;, est intéressant à plusieurs titres : c’est, notamment, un des plus grands moteurs à courant continu construits jusqu’à cejourct, à notre connaissance, c’est le premier appliqué à la commande d’une
- machine souillante d’aciérie. Ces machines fournissent, comme on sait, un travail intermittent et, chaque fois qu’il faut souiller une charge, elles doivent être prêtes immédiatement. De plus, il est nécessaire de pouvoir régler la vitesse entre des limites assez écartées pour maintenir la pi es-
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- sion de l’air soufflé à la valeur voulue. Ce dernier desideratum a décidé la société Felten et Guilleaume-Lahmeyerwerke À.-G. de Francfort, en faveur du courant continu.
- Le moteur, du type shunt, est alimenté avec du courant à 5oo volts; il est capable de développer 2000 chevaux en tournant aux vitesses comprises entre 5o et 8o tours par minute. A 4o tours, il donne i 5oo chevaux garantis et, au moins 6oo, à 22 tours. L’inducteur ffxe a 20 pôles de section circulaire et de 46o'nut de diamètre, entre lesquels sont intercalés autant de pôles
- teinent que l’huile 11e vienne souiller le dispositif de prise de courant par suite d’un phénomène capillaire bien connu. Le moteur est accompagné d’un régulateur shunt et d’un rhéostat de démarrage qui sert aussi à faire varier la vitesse entre 22 et 4<> tours par minute el est construit en conséquence. Toutefois, en pratique, ce réglage ne sera, pour ainsi dire, jamais employé. La résistance de démarrage est divisée en 9 sectionnements et constituée par des éléments en tôle découpée, suspendus à des isolateurs en porcelaine. Les balais, fixés sur l’écrou mobile d’une
- log. 1. — Moteur shunt de 2 000 chevaux.
- compensateurs qui permettent d’évitçr les étincelles aux balais quelle que soit la charge. L’induit dont le noyau est composé de tôles minces en fer doux de 3ocm de large a un diamètre extérieur de 4 6oomm et une longueur de 9i2inm. Il est claveté sur un arbre ayant 75omm de diamètre à la portée de calage et reposant dans deux paliers graisseurs. Le courant est amené aux circuits du moteur par 20 rangées de 7 balais appliqués sur la surface d’un collecteur de 3 4oo™m de diamètre et de 29o,lun de largeur utile. Le collier du porte-balais est fixé au socle de la machine par un support spécial de façon à éviter complè-
- vis à filet carré munie d’un volant à main frottent de part et d’autre sur des plots et sur des barres de cuivre à double face (fig. 2). Au démarrage, lorsque les balais principaux vont quitter un plot, des balais auxiliaires mjjftent le plot suivant en communication avec une barre de cuivre reliée à l’électrode plongeuse d’une résistance liquide additionnelle dont le but,;^st d’éviter les variations brusques qui .résulteraient du petit nombre de sectionnements. Ladite électrode est suspendue au bouton d’une manivelle clavetée à l’extrémité de l’axe de Ja vis. sans fin de sorte que sa position correspond nécessaire-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2* Série). —N<» 32.
- ment à celle des balais, à chaque instant. Son immersion progressive diminue graduellement la valeur de la résistance liquide qui devietit nulle au moment du contact des balais principaux avec le plot.
- Le bâti, qui supporte la vis et les plots, est divisé en deux compartiments par une cloison en tôle de fer. L’un de ceux-ci sert de logement à la résistance liquide, l’autre contient un interrupteur automatique â double poignée. Un index commandé parvis sans fin montre en tout temps la position des balais du démarreur; l’interrupteur automatique est enclenché avec ce dispositif et ne peut être remis en place, quand il a fonctionné, que lorsque les frotteurs sont revenus â leur position initiale. De plus, une sonnerie en
- mètre et un ampèremètre â dilatation permettant de lire respectivement jusqu’à 5oo volts et îiooo ampères. En outre, il reçoit les ordres du hall des convertisseurs par une sonnerie qui sera sous peu remplacée par un télégraphe optique. Ce dispositif, établi par la Feltcn et Guilleaume-Lahmeyerwcrke A.-G., et actuellement en montage, permettra, au moyen d’un jeu de lampes à incandescence, de transmettre toute une série de signaux clairs et précis.
- Le moteur fut mis en marche pour la première fois le'28 janvier dernier, et. au cours des essais
- l-’ig. — Démarreur el régulateur shunt pour le moteur de :* ooo chevaux.
- relation avec l’index empêche que l’on ne puisse, par une fausse manœuvre, arrêter les balais principaux entre deux plots et faire passer ainsi, d’une façon permanente, tout le courant à travers la résistance liquide. Le petit volant visible au-dessous de celui de la vis sans lin du démarreur actionne par chaîne et pignons la manette du régulateur shunt qui permet de faire varier la vitesse de t\0 h 80 tours par minute sans grande dépense d’énergie. L’électricien est renseigné sdr les conditions de travail du moteur par les indications d’un manomètre donnant la pression dans la conduite de refoulement et par un volt-
- qui eurent lieu à cette époque, 011 a pu constater qu’il remplissait toutes les conditions exigées. En calant la soupape de refoulement on a même poussé artificiellement la valeur de la charge jusqu’à 1 63o chevaux, correspondant à un courant de 4 100 ampères, sans provoquer de crachements aux balais. Comme en service l’intensité du courant 11e dépasse pas 3 800 à 3 900 ampères, le fonctionnement sans étincelles est donc absolument assuré. Le soufflage d’une charge de la cornue durait i3 minutes en moyenne et entre deux souillages s’écoulaient des intervalles de 18 à *2/f minutes pendant lesquels le moteur
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- REVU K D'LECTKRICITE
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- tournait à vide à 4o tours par minute. Cette façon de procéder a été adoptée également pour le service normal, parce qu’elle permet de disposer, à chaque instant, sans préparation, de la puissance du moteur et qu’elle n’est nullement dispendieuse, le kilowatt-heure coûtant moins de 4 centimes. En outre, elle procure une économie de main-d’œuvre, un seul ouvrier pouvant très facilement conduire et surveiller toute l’installation; enfin, il ne faut pas perdre de vue que
- les démarrages fréquents ‘seraient beaucoup plus incommodes et exigeraient aussi une dépense d’énergie très notable.
- Ces essais ont encore démontré que le remplacement de la machine à vapeur préexistante par le moteur électrique actuel aurait pour effet d’augmenter la capacité de production de l’aciérie par suite de l’accélération du'soufflage des charges.
- J. Ruyval.
- USINE
- GENERATRICE
- DE CASTELN UOVO-VALDARNO
- DE LA « SOCIETA MINERARIÀ ED ELETT1UCA DEL
- VÀLDARNO»
- UKMUlALITtiS
- La « Société mineraria cd clcttrica dcl Val-darno » est propriétaire de riches dépôts de li-gnites à San Giovanni-Yaldarno, dans la Province de Toscane. Pour exploiter économiquement ces dépôts, on s’était butté jusqu’ici à do
- | sommation, à partir d'un certain rayon kilométrique, que les très gros blocs, les petits morceaux et les débris d’exploitation occasionnant de trop grands frais de transport relativement à leur valeur marchande. Pour la même raison, l’installation de fours de séchage pour l’amélioration de la qualité des produits ne parut pas
- l'ig. i. — Vue do lu minière.
- grandes difficultés, les lignites extraits renfermant de 4o à 5o % d’eau. Cette forte teneur en humidité, jointe au pouvoir calorifique déjà faible des lignites, ne permet de livrer à la cou-
- devoir donner des résultats économiques.
- La Société prit la décision de créer une usine électrique et un réseau de distribution, pour utiliser ainsi sur place le combustible extrait, et dis-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N® 32.
- tribuer son énergie, sons forme d’éleetricité, aux nombreux centres de consommation de la région, dans un très grand rayon.
- L’énergie est transportée sous forme de courants triphasés à 33 ooo volts, par cinq lignes à haute tension, vers Florence, Prato, Figline, Sien'a et vers le Valdarno.
- L’usine génératrice est construite immédiatement à côté de la minière (fig. i), cette dernière
- dissements. En cas d’extension de la centrale, la salle des chaudières sera doublée par l’adjonction d’un second bâtiment de mêmes dimensions que le bâtiment actuel.
- Le chargement des foyers se fait automatiquement. Le combustible est emmagasiné en silos, disposés immédiatement au-dessus des chaudières. Au moyen d’un élévateur à godets, les lignites sont transportés à la hauteur des silos et
- Fig. 2. — Vue générale de l’usine génératrice.
- étant raccordée au bâtiment des chaudières par une voie ferrée. Le combustible, après son extraction de la minière, est laissé pendant quelque temps exposé à l’air libre, pour un séchage; superficiel. Il est ensuite transporté aux chaudières et consommé immédiatement.
- Les chaudières sont de type spécial, adaptées à la forte teneur en humidité du combustible employé, lequel est formé des déchets d’exploitation dont la vente serait pratiquement impossible.
- Des essais ont démontré qu’il était, plus avantageux d’utiliser le combustible avec son degré d'humidité naturel, que de le soumettre à une dessiccation préalable, malgré la plus grande installation de chaudières nécessitée dans le premier cas.
- Les figures i et > montrent la disposition générale de l’usine génératrice. Le plan général des installations est dressé en prévision d’agran-
- répartis dans ceux-ci. Le même appareil sert aussi au transport des cendres hors de la salle des chaudières. La salle des chaudières a une longueur de 55m, une largeur de 3om et une hauteur de elle renferme io chaudières multi-tubulaircs du système Babcok-Wileox, de /|8oma de surface de chauffe. Avec une charge de !\ oookes de lignite, chaque chaudière fournit (i ooo1?’ de vapeur par heure à la pression de ri atmosphères.
- La salle des machines fait directement suite à la salle des chaudières. L’appareillage se trouve dans un bâtiment annexe de la salle des machines. La figure 4 montre l’ensemble de la salle des machines et du bâtiment annexe de l’appareillage.
- La salle des machines a sim de large et sa longueur est actuellement de f>7m. Les plans prévoient son agrandissement jusqu’à po™. Elle n’est terminée qu’en partie, de façon à suffire
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- aux unités montées actuellement (longueur environ 48m) (fig. 5.)
- On a installé trois machines à vapeur horizontales, compound, à triple expansion, à 4 cylindres (i cylindre à haute pression, i à moyenne pression et a à basse pression), des Ateliers de construction Franco-Tosi, à Legnano. La puissance unitaire de ces moteurs est de a 400 IIP in-
- sanee électrique tic 1 800 KYA (t Son KYV). Le courant triphasé est débité à la tension de G 000 volts et à la fréquence de 5n périodes par seconde. Le courant d'excitation de. ces machines est pris aux rails omnibus d’excitation, communs à tous les groupes. Ces rails omnibus sont alimentés par deux dynamos shunt hexapolaires, de i.'lo KYV, 1 •>.i volts, tournant à 48*» tours par
- l’ig. 3. — Plan de l’usine génératrice. Echelle 1 : a 5oo. — A. Minière; — D. Ilûtimcnt des chaudières; — E. Salle des machines ; — F. Batiment des transformateurs et de l'appareillage.
- diqués à la vitesse de pi,7 tours par minute. Ils sont, pourvus de distributeurs à soupapes Lcntz et de régulateurs à force, centrifuge, du même, système. A ces moteurs sont directement accouplés trois alternateurs triphasés delaBrilish Westinghouse C°, à Manchester.
- Les alternateurs sont construits polir une puis-
- minute. I/une de ces dynamos est attaquée par une machine à vapeur verticale, à deux cylindres, de Delaunay-Rellevillc, à Saint-Denis; l'autre, par un moteur asynchrone Iriphasé de 190 IIP, alimenté par du courant à zuo volts, 5o périodes. Le courant a G 000 volts débité par les alternateurs, est transformé à Tl 000 volts,
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- tension de ligne, comme lions l’avons indiqué.
- L’installation tics transformateurs et l’appa-eillagc présentent un grand intérêt aux spécia-
- tricicn. Le projet et l’exécution de ces installations ont été confiés aux Ateliers de Construction Ocrlikon, près Zurich, qui, parmi les grandes
- listes, car ils synthétisent véritablement tous les J firmes de construction, jouit d’une expérience principes modernes de l’art de l’ingénieur élec- | reconnue, dans le domaine des transformateurs
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- et en gémirai des centrales à liante tension. Ce sont ces installations que nous nous proposons de décrire ici de façon plus détaillée.
- *
- d’excitation, d’où partent les conducteurs de branchement du champ magnétique des alternateurs, ainsi cpie les branchements des circuits
- Les deux dynamos excitatrices, à attaque indépendante, sont connectées sur les rails omnibus
- auxiliaires des disjoncteurs à maxima,des lampes-signal, etc.
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- Une batterie d'accumulateurs est prévue comme réserve momentanée pour l’excitation.
- Dans le circuit à haute tension, chaque unité génératrice est constituée par un alternateur et
- tours sont reliées par un système de barres omnibus à haute tension en forme de boucle. Il résulte de cette disposition une grande simplicité du circuit primaire, qui peut se réduire, en certains
- 'wmm
- Fig. 6.— Coupe du bAtiment des transformateurs et de l'appareillage. Échelle i : i5o.
- ni groupe transformateur de même puissance. 1 cas, a de simples câbles de connexion entre les icules, les bornes secondaires des transforma- | bornes des alternateurs et les bornes primai res
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- des transformateurs. Par eontre, on peut y objecter qu'en eas d’accidents simultanés à un alternateur et à un transformateur, deux unités sont
- mises en même temps hors service, inconvénient d’autant plus grave dans le eas actuel qu’il y a,
- au moins temporairement, trois unités seulement pour assurer le service.
- D’un autre eûté, l’alimentation des transforma-
- tours pour le service de l’usine, pompes du condenseur et pompe d’alimentation des chaudières,
- Plans du rez-de-chaussée et du premier étage. Échelle i : 25o.
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- Ventilât ion pour le refroidissement des transformateurs, etc., ainsique l’alimentation d'une ligne de transport de force pour le service des minières, ne peuvent raisonnablement dépendre d’une seule unité génératrice. C’est par ces considcra-Jions que l’on a été amené à monter dans le circuit primaire un système auxiliaire de barres omnibus. Au moyen de deux interrupteurs tripo-
- Chaquc groupe transformateur triphasé est constitué par trois transformateurs monophasés montés en triangle. Comme il n’arrive qu’excep-tionnellemcnt, dans un réseau triphasé, qu’une perturbation se produise simultanément dans les trois ponts, cette disposition est préférable à des transformateurs triphasés de puissance triple. On peut, en elfet, dans le premier cas, se con-
- Coupe et plan du deuxième étage. Echelle i ; i5o.
- aires, à bain . d’huile, chaque alternateur peut être connecté soit avec le groupe transformateur respectif, soit avec les barres omnibus, et alimenter de cotte façon un groupe transformateur quelconque. Par suite de cette modification du sys-^ tèuie ii unités indépendantes, le disjoncteur automatique à inaxima, à bain d’huile, et tous les appareils auxiliaires pour la mise en parallèle ont été branchés sur le circuit à basse tension.
- tenter d’un seul transformateur monophasé comme réserve, ce qui réduit le matériel de réserve de i!'\ de ce qu’il serait dans le second cas. Le montage en triangle offre sur le montage en étoile l’avantage qu’en cas de mise hors de service d’un des transformateurs, les deux autres peuvent encore fournir pendant un certain temps du courant triphasé au réseau.
- Les bornes secondaires des groupes transfor-
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- mateurs sont branchées sur les barres omnibus principales à 13 ooo volts par un interrupteur à maxima, à bain d'huile. Les barres omnibus principales forment une boucle, sur laquelle sont connectés les appareils auxiliaires pour les instruments généraux: ampèremètres, voltmètres et wattmetres. Les cinq lignes de transmission sont branchées sur ce système par l'intermédiaire d’un interrupteur automatique a maxima, à bain d’huile, des appareils limiteurs de tension néces-
- Fig. io. — Panneau d'alternateur.
- saires et d’un dispositif pour l’essai d’isolement.
- La disposition du tableau de distribution est visible dans les ligures 7-9. Le rez-de-chaussée contient les appareils et les conducteurs du circuit d’exeilation ci du circuit primaire des transformateurs à (i 000 volts. C’est laque se trouvent aussi les transformateurs. Au premier étage son! réunis les interrupteurs à haute tension des
- groupes transformateurs, la boucle des rails collecteurs à 33 000 volts et l’estrade principale de commande avec les colonnes d’appareils pour les alternateurs. On y voit aussi un tableau destiné au service des connecteurs des transformateurs et des interrupteurs de ligne. A l’étage supérieur sont réunis tous les appareils nécessaires aux lignes de départ.
- LES APPAltEILS DES ÀLTEHNATECHS
- Les alternateurs sont connectés par des barres de cuivre nu montées sur isolateurs à gorges. IJ11 compartiment du lableau est réservé à chaque alternateur (fig. 10). Ce compartiment renferme, sur le devant: un transformateur de mesure pour le voltmètre, deux transformateurs de mesure pour les bobines en dérivation des relais pour courant de retour et du wattinètre double, ainsi que les deux interrupteurs à levier, à bain d’huile, pour le branchement de l'alternateur sur le groupe transformateur respectif ou sur les barres omnibus auxiliaires. Sur la face opposée du tableau, qui n’est pas visible sur la figure, sont montés le disjoncteur à maxima, à bain d’huile, muni d’un déclencheur automatique avec relais à secondes et pour courant de retour, un réducteur de courant pour l’ampèremètre, deux pour le relais et deux pour le xvattmètre double. En face de ces compartiments sont montés, sur une estrade accessible au personnel, le rhéostat principal des alternateurs et les rhéostats de shunt des excitatrices, ainsi (pic les interrupteurs de ces deux circuits.
- Le service des alternateurs et des excitatrices sciait de l’estrade principale, qui se trouve au premier étage, immédiatement au-dessus des appareils qui viennent d’etro-énumércs (fig. 1 1).
- Les instruments de mesure et les leviers de manœuvre d’un alternateur sont réunis sur une colonne qui porte: un ampèremètre principal, un ampèremètre d’excitalion, un voltmètre double pour la comparaison des phases, un watlmètre double ainsi que deux lampes-signal pour indiquer la position du disjoncteur à maxima. A la droite de la colonne do commande sc trouve un levier de manœuvre pour ce dernier, et deux leviers de manœuvre pour les deux interrupteurs de raccordement.
- Connut' cos derniers, lors de la mise en parallèle, ne doivent être manœuvres qu’à vide, leur
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- manœuvré est soumise à un mécanisme d’enclenchement qui les rend solidaires de l'interrupteur principal. Ce verrouillage empêché de fermer
- ment, d’ouvrir un de ces derniers avant d’avoir ouvert l’interrupteur principal.
- L’interrupteur bipolaire à charbons, du circuit
- l'interrupteur principal avant que l’un des interrupteurs de raccordement soit fermé, et inverse-
- d’excitation, est actionné de la colonne d’appareils, au moyen d’une commande parvis sans lin.
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- Les rhéostats principaux pour le réglage du champ d’excitation des alternateurs sont pourvus de deux daviers et, par suite, de deux volants de manœuvre. On ne peut cependant manœuvrer qu’un seul volant à la fois, et c’est seulement lorsque l’un des contacts mobiles est à la fin de sa course, c’est-à-dire qu’une série de spirales de résistances est hors circuit, qu’on peut mettre en mouvement le second contact. L’interrupteur d’excitation et le disjoncteur principal, à bain d’huile, des alternateurs sont enclenchés mécaniquement, c’est-à-dire qu’un verrouillage empêche de fermer le disjoncteur avant que le circuit d’excitation soit lui-même fermé, et, inversement, celui-ci ne peut être ouvert avant que l’on n’ait déclenché l’alternateur.
- La mise en parallèle de deux altorualeurs se fait à l’aide du voltmètre double monté sur la co-
- lonne de commande, de tclle#façon que la tension et la phase de la machine à brancher sur le réseau sont comparées à la tension et à la phase de l’une des machines déjà en service. Dans ce but, chaque colonne porte un commutateur de voltmètre qui permet, la comparaison de deux machines quelconques entre elles.
- Pour chaque excitatrice, la colonne de commande porte un ampèremètre, un voltmètre, un levier de manœuvre pour l'interrupteur automatique à mnxima, et un volant à main pour le rhéostat de shunt. Des lampes-signal renseignent riiomme de service sur la position de l’interrupteur automatique. Le démarreur du moteur asynchrone est également actionné de cette colonne.
- La dernière colonne est destinée aux appareils de la batterie.
- (/I suivre.) Léopold Pasching.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PERIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’étincelle de self-induction. — Noie de M, André Léauté. Présentée par M. Becquerel. — Académie des Sciences, séance du 9 juin 1908.
- Pour étudier le courant de décharge d’un condensateur à travers une self-induction, M. Hcmsalcch a examiné, en la photographiant sur une pellicule mobile ou en la souillant au moyeu d’un courant d'air, l’étincelle produite par une coupure intercalée dans le circuit ; il a ainsi vu apparaître dans chaque oscillation d’une même étincelle un certain nombre de stries également éloignées l’une de l’autre (]). MM. Battelli et Magri ont récemment contesté que ces stries fussent équidistantes, et ils les ont attribuées à des expulsions irrégulières de vapeur métallique j^rovenant des électrodes (2). L’auteur s’est proposé de rechercher quelle est la véritable cause de ces stries.
- La bobine de self-induction intercalée dans le cir-
- (•) Hemsalecii, Comptes rendus, l. CXLIY, 1907, p-741 el Eclairage Electrique, 1907, tome LI, p. 19L
- (-) Battklli e Maori, Atti R. Acc. dei Lincei, loinc XVI, 1907, p. 12.
- cuit de décharge paraît jouer seule un rôle dans la production du phénomène. C’est ainsi que M. Hem-salech (J) a vu paraître les stries en se servant d’une bobine longue à deux couches de fil, tandis qu’on n’en aperçoit pas si l’on emploie une bobine très plate, portant vingt-cinq couches superposées. Or, il a suffi, pour produire les stries avec cette bobine plate, qui par elle-même ne les donne pas, de placer entre ses extrémités un condensateur en dérivation.
- La self-induction insérée dans le circuit de décharge d’un condensateur C est constituée par une bobine plate MN, portant vingt-cinq couches de fil et vingt-cinq spires par couche. On établit entre les extrémités M et N de la self une dérivation comprenant une résistance r et une capacité c, égale au tiers environ de celle de C.
- O11 observe l’étincelle au moyen de l’élégante méthode du courant d’air, perfectionnée par M. Hem-salcch, et l’on constate que les stries apparaissent el disparaissent, selon que l’on établit ou supprime la dérivation M rr N. Le phénomène subsiste si la dérivation M re N aboutit, non à l’extrémité de la self, ruais à son milieu par exemple.
- (1) Hemsalecii, Comptes rendus, Ionie CXLYI, 1908,
- p. 1903 cl Lumière Electrique, tome III (2e série), p. 11G.
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- Si Ton substitue à la bobine plate MN une bobine longue M' N' à deux couches (celle employée avait aü.'i tours par couche), dont la self-induction est comparable à celle de MN, les stries signalées par M. Ilernsalech sont visibles avant que la dérivation soit établie, et elles se divisent elles-mêmes en stries secondaires quand on ferme le circuit M' rc N'.
- Cette expérience a fait penser que l’existence des stries dans les oscillations était due à la capacité que présentent deux couches consécutives d’une bobine de self-induction.
- Dans cet ordre d’idées, on a réalisé l’expérience suivante. Une plaque P, rectangulaire, en verre, est recouverte de papier d’étain sur chacune de scs faces, i et 2 ; ces deux feuilles de papier d'étain sont isolées l’une de l’autre. Aux quatre coins A, B, C, D sont montées quatre bornes, dont deux, A et C, sont reliées au papier d’étain de la face i et les deux autres B et D, à celui de la face a. Le courant de déçharge du condenseur parcourt la face i suivant la diagonale AC ; puis il traverse la bobine plate MN ' déjà décrite, qui par elle-même ne donne pas de stries, et revient au condensateur en parcourant la face a suivant la diagonale BD. Dans ces conditions, si l’on observe l’étincelle à la coupure, on voit des stries très nettes dans chaque oscillation.
- Or, dans une bobine, deux couches consécutives de fil, séparées par leur isolant, jouent le même rôle que les deux feuilles de papier d’étain séparées par la plaque en verre. Toutefois, pour que cette assimilation.soit légitime, il faut qu’il existe entre les deux couches une grande différence de potentiel. Ceci sera réalisé, à l’une des extrémités de la bobine, d’autant mieux que cette dernière sera plus longue et portera moins de couches ; c’est pourquoi une bobine plate ayant un grand nombre de couches ne donne pas de stries. Pour qu’une bobine donne naissance à des stries visibles, il suffit donc :
- i° Qu’elle ait une self assez grande;
- •2° Qu’à une de ses extrémités il existe entre deux couches de fil consécutives une grande différence de potentiel.
- Pour justifier celte manière de voir, on a fait l’expérience que voici :
- Le circuit de décharge du condensateur comprend, en outre de la bobine plate MN déjà décrite, deux couches P et Q d’une bobine ma de douze couches à i5<> tours par couche; P et Q présentent une self totale sensiblement nulle. Si, dans le circuit, AIN est comprise entre P et Q, les stries se montrent avec une grande netteté lorsque P et Q sont deux couches
- contiguës dans et elles deviennent d’autant plus faibles que P et Q comprennent entre elles un plus grand nombre de spires inactives. Au contraire, si dans le circuit,P et Q sont toutes deux du même côté de la bobine MN, il n’y a pas de stries.
- Il résulte de ce qui précède que la cause essentielle des stries observées pour la première fois par M. Ilernsalech est l’existence de deux circuits en parallèle, que peut parcourir le courant de décharge du condensateur, et dont l’un comprend toute la bobine de self-induction, tandis que l’autre se ferme près de l’une des extrémités de cette bobine par un effet de capacité.
- MESURES
- Êîectromètre absolu à torsion de M. E. Sal-mon, présenté par M. A. Dybowski, à la Société Française de Physique, séance du 3 juillet 1908.
- Cet appareil est une modification de Télectromètre absolu de Thomson.
- Il se compose (fig. 1) de deux plateaux métalliques
- A B
- Fig. 1. — Klectromèlre absolu Salmon.
- A et B, parallèles et verticaux, disposés dans une cage dont les parois en verre sont garnies intérieurement d’un treillage métallique formant écran électrique.
- B, supporté par une lige de verre horizontale, peut subir des déplacements parallèles qu’on mesure, en déterminant au sphéromètre les déplacements de l’extrémité D de la tige de verre.
- A est annulaire et sert d’anneau de garde; un léger disque a, en aluminium, s’engage exactement dans l’ouverture de À; il est porté par une aiguille à deux branches rectangulaires O fa suspendue par un fil de torsion qui se projette en O et qui est disposé comme dans une balance do Coulomb.
- La course du disque a est limitée, d’une part, par deux fils de cocon tendus en croix sur la face interne
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- du plateau A, d’autre part, par une pointe /* qui vient heurter une plaque de verre C, avec coïncidence de la pointe et de son image.
- L’anneau de garde et le disque a sont en communication avec le sol. B est porte au potentiel V qu’on veut mesurer. Par une torsion convenable du fil O, on amène a dans le plan de l’anneau de garde. Pour déterminer V on n’a qu’à appliquer la formule de l’électromètre de Thomson :
- La force F est proportionnelle à l’angle de torsion a et Ton a, par suite, pour les mesures relatives, la relation
- V=K
- Pour les mesures absolues, en remplaçant s par 7w/‘2, / étant le rayon du disque, on a
- v= C; V/8<Pa)
- © étant la force s’exerçant sur le centre du disque pour une torsion de i°. Cette force o peut être déterminée en équilibrant une torsion donnée p par la composante horizontale d'un poids mg s’appuyant au centre du disque et suspendu à un fil maintenu dans une position oblique par rapport à ce disque.
- M. Salmon a pu, avec cet électromètre, déterminer
- avec une erreur relative d’environ---des potentiels
- ioo
- très variables pouvant aller depuis une vingtaine de volts jusqu’à environ 40 ooo volts.
- L’appareil est d’ailleurs facilement maniable, même par des mains inexpérimentées, et pourrait par suite rendre des services pour les exercices pratiques effectués par les élèves des lycées.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- la dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs a collecteur. — W. Rogowski et K. Simons. — Elektrotechnische Zeitschrift , 28 mai et 4 juin 1908.
- Les auteurs se proposent de revenir sur la théorie
- actuelle de la dispersion magnétique dans les appareils à courant alternatif; d’après eux cette théorie contient certaines erreurs fondamentales. Ils considèrent d’abord le cas d’un transformateur dépourvu de pertes par effet Joule, etc. ; les divers flux peuvent alors se décomposer de la manière suivante.
- Désignons par :
- <1>25 le flux maximum de dispersion qui 11c traverse que l’enroulement primaire ;
- le flux maximum de dispersion qui ne traverse que l’enroulement secondaire;
- <!>,, le flux maximum dû à l’enroulement primaire et qui traverserait l'enroulement secondaire, si le courant secondaire était nul;
- <I>2, le flux maximum analogue dû à l’enroulement secondaire.
- Il convient de remarquer que les flux précédents peuvent 11e traverser que partiellement les enroulements primaires et secondaires; il faut donc tenir compte de cette circonstance par des facteurs f\s, /!>$, /i) /a» f\i-> /*2i inférieurs à l’unité, et intervenant dans le calcul des forces électromotrices. Dans ces conditions, Ton vérifie aisément qu’au court-circuit, il existe la relation
- en désignant par :
- Ej, la tension efficace primaire; la fréquence ;
- Ni, N2, le nombre de spires primaires et secondaires.
- Dans la théorie ordinaire, Ton suppose f\ — f\ = fl2 — f.2\ — 1 ; la formule précédente permettait alors de calculer immédiatement la somme /^«I^-j- f\s <I>,5, utile pour la détermination de la chute de tension inductive (essai de Ivapp), mais Ton voit qu’en toute rigueur cet essai en court-circuit ne suffit pas. Les auteurs attaquent ensuite le même problème en utilisant la notion des coefficients de self-induction Lj et L2 et du coefficient d’induction mutuelle M; ils définissent ces coefficients suivant la méthode suivie par certains auteurs allemands (Cf. Arnold, Die Wechselstromtechnik, 2 B., S. 20), c’est-à-dire en posant :
- Lt =1 —M S, |
- N ' '»>'
- L. = ~ M + S,
- A>1 ]
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- Ils développent ainsi certaines considérations sans grande nouveauté ou meme sujettes à discussion (*).
- Ils passent ensuite à l’examen d’un cas particulier intéressant, et ceci constitué la partie la plus inédite de leur mémoire; c’est le cas où l’un des coefficients Sj ou So est négatif. Considérons (fig. i) une bobine
- Fig. i. — Dispersion à double enchaînement.
- de longueur l, de largeur b et ayant N spires, logée dans un paquet de tôles de perméabilité supposée infinie. Un entrefer 8 s’étend sur toute la longueur 1, et enfin l'enroulement secondaire est logé vis-à-vis la bobine primaire, mais comporte deux bobines
- N
- le — spires, l’une de largeur & et l’autre de largeur
- (1) C’est ainsi qu’à l'aide des équations du transformateur, écrites en tenant compte de (2), ils arrivent à démontrer que, si la condition d’égalité (au signe près) des ampèretours : Nj J] = N2 J2 (*) est remplie, l’on peut écrire pour l’essai au court-circuit :
- e, = j j v'r,2 + (wsy, (p)
- en appelant Ri la résistance olimique primaire. On pourrait ainsi déterminer Si et S2 séparément. Mais il convient de remarquer que l’égalité ((}) à laquelle conduit l'égalité (a) prise isolément est évidemment absurde, étant donné que cette égalité (p) n’est en accord avec le principe de la conservation de l’énergie que si Ja o, ce qui est en contradiction avec (a). Cette égalité (p) exprime en etfet que la puissance absorbée sc réduit à l’etTet Joule dans le primaire Ri J-i.
- Celle erreur, qui a passés inaperçue aux auteurs, provient de ce que l’hypothèse (a) n’a un sens que si l’on peut considérer M très grand (transformateur à réluctance magnétique négligeable). La formule (p) n’est plus admissible avec celte restriction, car.dans la marche des calculs qui y conduisent, se trouvent îles termes de la forme 00 X! o. Pour lever l'indétermination, il sullit d’opérer ainsi que Ivapp l'a fait à propos de sa construction classique, et la formule (p) est remplacée par la formule approchée bien connue :
- (N. D. T.)
- Etant donnée la proximité des deux bobines, l'on
- peut admettre que les flux de dispersion au sens habituel du mot, <I>1S et <Î>2S, sont nuis; il n'en résulte pas cependant que les coefficients S, et S2 soient nuis, et notamment si les courants Jt et J2 sont égaux et de signe contraire, l'on voit aisément, en faisant la somme des ampèretours, qu’il existe un flux résiduel suivant les parcours pointillés (fig. 1). En réalité, si l’on se place dans le cas où l'enroulement secondaire S2 est en co-rt-circuit sur lui-même, l’on vérifie aisément que
- (en valeur absolue).
- On en déduit, d'après la définition de S* et S2, et en utilisant les équations du court-circuit :
- S
- 1
- Par conséquent, au court-circuit, l’on peut écrire Ej = a 7z f R* Ji — ^ Lj X ^ ^ j
- = a 7C f — Lj Jj. (3)
- 0
- Malgré l’absence de <PlS et <b2.v, il subsiste donc bien une réactance primaire au court-circuit, et en raison de ce qu’elle est due à des lignes de force traversant les deux enroulements simultanément, les auteurs donnent à ce phénomène le nom de dispersion à double enchaînement (doppelt verketlete Streuung).
- Ce genre de dispersion existe notamment dans les moteurs ù courants alternatifs munis d’un collecteur; dans ces moteurs, le nombre d'encoches sur le rotor et sur le stator diffèrent en général, et il se produit donc le phénomène analysé ci-dessus. Les auteurs donnent alors les valeurs des coefficients/*,, /aj/isj/a 1 pour des nombres d’encoches variées, saris fournir d’ailleurs la marche des calculs. Ils se proposent de revenir ultérieurement sur le cas des moteurs asynchrones à champ tournant.
- Enfin, en terminant, ils décrivent deux méthodes pour la mesure des tensions de réactance. Dans le cas d’un moteur, par exemple, on loge respectivement sur le rotor et sur le stator deux bobines ayant le même nombre de spires, reliées en opposition et parcourues par un courant alternatif; 011 mesure
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- alors aux bornes de chaque bobine la tension E, ou Esdue aux flux de fuites (!).
- En intercalant l'ensemble des deux bobines dans une des branches d’un pont à courant alternatif, l’on peut du reste mesurer Si -|- S2.
- La deuxième méthode consiste à monter en parallèle deux circuits comportant chacun l’un des enroulements a l'essai, en série avec un rhéostat et une bobine de self-induction réglables.
- En agissant sur ces rhéostats et sur ces bobines de self-induction, l’on peut s’arranger de manière que les courants J, et J2 qui passent dans les circuits soumis à une tension alternative soient en opposition et inversement proportionnels aux nombres de spires, de manière à réaliser la condition (a). On vérifie que cette condition est remplie, au moyen d’un petit transformateur auxiliaire sans dispersion, muni de trois enroulements; les deux premiers et E2 ont leurs spires n, et en nombres proportionnels à ceux des spires des deux enroulements étudiés :
- 'h x,
- ,h n2’
- et l’enroulement est en série avec Nl5 tandis que n2 est en série avec Na. Lorsqu’un téléphone relié au troisième enroulement demeure silencieux, l’on a ainsi :
- J t /?2
- T%~ n, = *NJ’
- le déphasage entre JA et JQ étant de tc, et l’on peut appliquer la formule (a). Pour déterminer séparément St et Rj, S2 et Ra, on peut du reste combiner ce montage avec un pont de Wheatstone. Il suffit pour cela de remplacer, dans l’une des branches, l’enroulement Ni par exemple par un pont de Wheatstone dont l’un des côtés est constitué par cet enroulement Ni.
- Les auteurs ont appliqué cette méthode avec succès à un transformateur (?).
- J. B.
- (^) Comme d’après le montage. l’on a rigoureusement .1, = J2, Nj = N2, les formules (a) et (p) sont ici valables, mais ici seulement. (N. D. T.)
- (2) Il convient de faire remarquer que la fhéoric îles présents auteurs n’est pas encore strictement exacte, quoi qu’ils en pensent. En. effet, dans leurs formules ils ne tiennent pas compte des coefficients qui doivent intervenir dans le calcul des forces magnétomolrices aussi bien que dans le calcul des forces éleclromolriees.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Étude sur remploi, comme condensateur, d’éléments èlectrolytiques à électrodes d’aluminium. — J. de Modzelewski. — Thèse de doctorat présentée à la Faculté des Sciences de Fribourg, 1908.
- L’auteur a étudié tout d’abord les conditions de formation de la couche d’oxyde sur les plaques d’aluminium sous l’influence du courant continu. Il a disposé dans un bain à 6 % de bicarbonate d’ammonium deux plaques d'aluminium servant d’anode et une plaque de nickel servant de cathode. Les deux anodes étaient réunies extérieurement et le courant de formation était fourni par une batterie d’accumulateurs. L’on constate que les hauts degrés de formation peuvent s’obtenir seulement par une augmentation lente et graduelle du voltage, et par une formation complémentaire à une tension déterminée, plus basse que la tension de formation. La résistance ohmique de la couche d’oxyde augmente, pour une même tension, avec la tension de formation des plaques et cette résistance diminue quand la tension appliquée croît. Ainsi pour des plaques formées sous 2^4 volts, la résistance par centimètre carré
- Leurs équations 11e sonl ainsi en réalité qu’un cas particulier des équations données par M. T. Lkiimaxx (Diagramme rigoureux du moteur asynchrone polyphasé, FJ Eclairage Electrique, 190.3, tome XXXVI, p. '281); cet auteur écrit en effet les équations du moteur d’induction dans toute leur généralité, et elles conduisent également à une réactance de court-circuit non nulle, même lorsque les champs de dispersion (au sens ordinaire du mot) sont nuis. Nous ajouterons que l’emploi des coefficients d’Hopkinson Cj et r2 et des flux fictifs »’i <Iq, tfq, r* <1*2, <!>.> est souvent suffisamment légitime en pratique, surtout pour les moteurs à champ tournant, grâce à l’épuration du champ produite par l’enroulement en court-circuit du rotor (Cf. A. Bloxdki., Eclairage Electrique, 1895,
- tome IV, p. 24* j 3o8 et 338). Cette théorie revient à faire fi2 = fi, [formule ( 1 )], c’est-à-dire à suppo-
- ser que le flux utile est commun aux deux enroulements. Aussi, dans le cas d’un transformateur usuel avec réluctance magnétique très faible (M très grand), nous estimons que la théorie de Kapp est assez exacte pour les besoins de la pratique.
- Quant aux méthodes d’essai préconisées par les auteurs, la seconde surtout est fort intéressante, mais elles exigent des appareils cl des mesures parfois difficiles à employer sur une plateforme d’atelier de constructions. (N. D. T.)
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- varie de 20.9.io8 a i,o(),io8 ohms pour une tension variant de 39,2 à 1 /§ 7 volts.
- L'auteur a utilisé les plaques ainsi formées comme condensateur dans un circuit parcouru par du courant alternatif, mais en recomposant la couche d’oxyde que le courant alternatif tend à détruire, grâce à un circuit spécial, parcouru par du courant redressé, réuni d'une part aux deux plaques d’aluminium formant les armatures du condensateur et d'autre part à une cathode en nickel intercalée entre les plaques.
- La capacité des condensateurs ainsi formés était d’environ i5 micro farads.
- Le tableau I donne d’autre part les résultats du fonctionnement comme condensateur de plaques formées sous une tension de 274 volts.
- Tableau I
- Tension en volts Intensité en ampère Puissance apparente en volt-amp. Pertes en watts Pertes en % rapportées à l'énergie consommée
- 98,5 0,417 41,07 2,5 2 6,1
- 88,9 o,38 4 34,14 2,0 5 6,0
- 78>9 o,332 *6,19 i,55 r>,9
- 72,3 o,3o5 22, o5 1,28 5,8
- 60,/, 0,200 15,10 o,85 5,G
- 5o,6 0,219 11,08 0,60 5 4 •j, 4
- 4 2,4 0,1 80 7,G3 o, 4<) K 0,2
- 3(),2 0,140 4,a3 0,2 1 4,9e
- Il ne serait donc pas possible d'utiliser comme condensateur des plaques formées d’avance, à cause de la rapide augmentation des pertes et de la destruction de l’oxyde formant diélectrique, mais en combinant l’utilisation comme condensateur et la formation, on arrive à de bons résultats.
- L. G.
- BREVETS
- JE le ctro-aimant a longue course. — Scheiber et Kwaysser. — Brevet autrichien ri0 33 227.
- Cet électro-aimant consiste en un inducteur de dynamo bipolaire à pôles radiaux dont l’alésage est çonique. L’induit est remplacé par un tronc de cône en métal magnétique et qui est susceptible de se déplacer suivant son axe. En calculant convenable-
- ment la conicité, l’on obtient évidemment suivant cette direction un effort réduit et une longue course.
- Transmission électrique pour véhicule auto-mobile. — R.-D. Archibald. — Brevet anglais n° 5 853 (1907), publié le 2 avril 1908.
- Le moteur à essence est couplé avec l’inducteur extérieur d’un alternateur triphasé dont l'induit tourne également et se trouve calé sur l’arbre secondaire. Cet induit peut être soit court-circuité sur lui-même, soit relié électriquement au rotor d’un moteur triphasé, calé sur le même arbre; le stator de ce moteur est enfin fermé sur un rhéostat réglable. Dans ces conditions, il existe deux régimes de vitesse économiques ; l’un correspond à la mise en court-circuit de l1 alternateur et la vitesse de l’arbre secondaire est alors celle du moteur à essence (à un faible glissement près); l’autre correspond à la mise en communication des deux rotors, l’enroulement slatorique du moteur étant court-circuité. La vitesse maxima de l’arbre secondaire n est alors déterminée par la relation
- (N
- n
- P = npy d’où n — N
- < N (’)
- P -\- j>
- N étant la vitesse du moteur à essence, 2 P le nombre de pôles de l’alternateur, 2 p celui du moteur. Les vitesses intermédiaires sont obtenues par l’insertion de résistances ohmiques dans les circuits (2) ; l’ensemble des deux rotors est d’ailleurs dépourvu de bagues et les couplages permettant d’obtenir les deux vitesses de régime sont obtenus au moyen d’un commutateur tournant en même temps que ces rotors. Un embrayage mécanique peut enlin être prévu pour coupler l’inducteur et l’induit de l’alternateur et supprimer ainsi tout glissement en grande vitesse.
- JDisposition d’électro-aimants de levage. — Vereinigte Mascbinenfabrik Augsburg und Ma-schinenbaugesellschaft Nürnberg A. G. Brevet allemand n° 192645.
- Les électro-aimants g (fig. 1) sont munis de galets h et sont suspendus ainsi à une chaîne i sans fin passant sous les galets et sur les poulies h fixées aux bâtis c et d. Ceux-ci sont suspendus à la poutre a au moyen de pivots leur permettant de tourner dans un plan horizontal et venir par exemple se placer
- C) On obtient celle formule par un raisonnement analogue à celui servant à déterminer la vitesse à vide dans le couplage des moteurs asynchrones en cascade.
- (2) C’est là le point faible du système. (N. D. L. R.)
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- perpendiculairement à cette poutre. Enfin celle-ci est suspendue en son milieu par la chaîne de levage. Grâce à la disposition des poulies et galets, les élec-
- Vig. i. — Disposition d’électro-aimant? de levage.
- tro-aimants peuvent venir s’appliquer exactement, indépendamment l’un de l’autre, sur la surface du corps magnétique à soulever.
- Vernis isolant pour tôles. — British Thomson-Houston G°. — Brevet anglais n° i5 171 (1907), publié le 14 mai 1908.
- De la gomme copal est dissoute dans de l’eau à raison de 20 % .
- Les bulles d’air en suspension dans celle solution colloïdale sont dispersées en ajoutant quelques gouttes d’une solution à 10 % d’hydrate de barium ou de chlorure. Le copal est alors précipité, mais en agitant le liquide, Ton obtient encore une suspension uniforme. L’on peut ajouter un peu d’hydrate de sodium pour prévenir toute précipitation. La solution est alors appliquée sur les tôles par aspersion, ou au moyen de rouleaux, ou mieux encore par immersion. Après les avoir laissé égoutter, on chauffe les tôles entre 100 et 2000. L’eau est ainsi chassée, et la gomme fond en formant un mince dépôt très adhérent et qui ne s’écaille pas lorsqu’on recourbe les tôles.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Isoîationsmessung und Fehlerortsbestim-mung in elektrischen Starkstromanlagen (Mesures df isolement et recherche des défauts dans les installations électriques a courants intenses), par E. Stem. — 1 volume in-18 de 106 pages, avec io-i ligures. — M. Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix: broché, 1 fr. ; relié, •! fr. 5o.
- C’est toujours avec grand plaisir que nous accueillons la publication d’un nouvel opuscule de la « Bi-bliothek der gesamten Tçchnik. », étant donné le soin qui préside à leur rédaction. Trop souvent,sous prétexte de vulgarisation, l’on nous a présenté des ouvrages hâtivement rédigés, et ne contribuant le plus souvent qu’à faire naître des idées fausses, ou tout au moins confuses, dans l’esprit de leurs lecteurs. Tout reproche de ce genre serait entièrement injustifié pour le présent ouvrage, dont l’auteur n’a oublié aucune des méthodes les plus modernes pour la mesure de l’isolement ou la recherche des défauts. Destiné plus spécialement aux monteurs, aux contrôleurs etc., il ne contient que les développements et les formules strictement nécessaires aux besoins de la pratique, ce dont on ne saurait se plaindre. Nous sommes persuades qu’il rendra de grands ser-
- vices, tout en regrettant, pour n’en pas perdre l’ha- , bitude, que la vogue de ces monographies, pourtant si utiles, soit encore si peu développée dans notre pays.
- A. B.
- Development and Electrical Distribution of Wateipover (Progrès dans Vutilisation de F énergie hydraulique et dans ses applications aux distributions électriques), p;u- Lamar Lyn-don. — 1 volume in-8° de 317 pages avec 158 figures, — J. Wyley and Sons, éditeurs; New-York; Chapman and Hall, éditeurs; Londres. —Prix : relié toile,
- 1 5 francs.
- L’auteur s’est proposé d’écrire un traité, aussi clair que possible, sur les nouvelles applications de l'énergie hydraulique et sur sa transformation en énergie électrique, plus propre à la distribution. Etant donné qu'il existe déjà d’excellents ouvrages techniques sur l’électricité et l’hydraulique, il a jugé inutile de reproduire leur contenu; il s’est limité à fournir des renseignements sur l’aménagement des chutes, le choix des machines et des appareils, sui-
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- vant les usages auxquels on destine le courant produit.
- L’ouvrage est divisé judicieusement en trois parties.
- I Installations hydrauliques ;
- II Matériel électrique ;
- îll Description d’usines hydro-électriques.
- Dans la première partie, l’auteur traite d’abord la question des barrages au moyen de constructions graphiques élémentaires, puis il passe à celle des canaux et des conduites; enfin, après avoir donné plusieurs exemples d’installations, pour servir de guide dans l’établissement des bâtiments d’une usine hydroélectrique, il termine par la description des moteurs hydrauliques les plus usuels pour des puissances élevées : turbines de tout genre et roues Pel-ton.
- Après quelques considérations générales sur les avantages respectifs des courants continus et alternatifs, la deuxième partie contient une étude très sommaire des alternateurs et des tranformateurs. Le chapitre suivant, sur les conducteurs des lignes et sur leur calcul, est l’un des plus intéressants ; l’auteur indique pour ce calcul des formules extrêmement simples ne nécessitant que des connaissances d’algèbre élémentaire. Le chapitre x se rapporte aux poteaux et à leurs accessoires ; enfin, dans les chapitres xi et xii l’on trouve des renseignements utiles sur les parafoudres et sur les appareils de couplage et de contrôle.
- A cet endroit de l’ouvrage, l’auteur a intercalé un appendice contenant quelques formules, d’un emploi facile, pour le calcul des coups de bélier produits dans les longues conduites par un changement brusque dans l’ouverture des vannes.
- La troisième et dernière partie est consacrée à la description de quelques usines hydro-électriques récentes situées pour la plupart en Amérique.
- Comme on peut en juger par cette énumération, le plan du présent ouvrage est très rationnel.
- L’auteur a systématiquement évité tout développement mathématique afin d’intéresser un plus grand nombre de lecteurs. C’est là une louable intention, étant donné qu'il existe toute une catégorie de personnes susceptibles de s’intéresser à un ouvrage de ce genre, mais ne possédant que des connaissances élémentaires.
- Enfin les ligures et gravures explicatives sont très abondantes, et elles permettent à tous de se faire une idée fort nette d’une installation hydro-électrique.
- P. S.
- Les nouveaux Livres Scientifiques et Industriels. Volume I (années 1902-1907). Bibliographie des 5 54i livres publiés en France du i°r juillet 1902 au 3o juin 1907 —- 1 volume, gr. in-8 de 4^ pages. — H. Dunod et U. Pinat, éditeurs, Paris.—Prix : broché, 9 fr. ; cart., 10 fr. 5o.
- Il a été publié en langue française, en cinq ans, 5 54i livres scientifiques et industriels. Or, le savant, l’ingénieur, l’industriel, l’artisan, pour qui la plupart de ces ouvrages ont été écrits, éprouvent de grandes difficultés pour trouver le livre désiré au moment opportun.
- Cette bibliographie permettra d’effectuer très rapidement ce genre de recherches, elle est précédée d’une table générale alphabétique des sujets traités et d’une table générale alphabétique des noms d’auteurs. La bibliographie donne pour chaque livre : le litre complet, les noms, prénoms et qualités des auteurs, le format en centimètres, le nombre de pages, figures et planches, et un résumé de la table des matières.
- Ainsi conçue, cette publication qui se continue d’ailleurs par. l’apparition, tous les trimestres, d’un nouveau fascicule, rendra de grands services et sera consultée avec beaucoup d’intérêt par les nombreuses personnes qui ont fréquemment besoin de renseignements sur les travaux scientifiques et industriels.
- J. N.
- VOLUMES REÇUS
- Year book of the Michigan College of Mines, 1907-1008. — 1 brochure in-8° de i32 pages avec 7 planches hors texte.
- Graduâtes of the Michigan College of Mines.
- — 1 brochure in-8° de 92 pages.
- Views of the Michigan College of Mines. — 1 brochure in-8° de 3o planches photographiques.
- Le passé, le présent et l’avenir de la télégraphie sans fil, par E. Guarini. — 1 volume in-8° de 192 pages avec 36(i figures. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 4 francs.
- Les merveilles de l’électrochimie, parE. Guarini. — 1 volume in-8° de pages avec 19 figures.
- — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 5 francs.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, l'Electrolechnique ;
- nos lecteurs -peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons eu l'occasion, ici meme, de signaler la situation financière fâcheuse à laquelle avaient été conduites les entreprises de Métropolitains de Londres et de certaines Compagnies d’omnibus de la même ville par leur désir d’abaisser outre mesure leurs tarifs de transport. Al. Bellet, professeur à l’Ecole des sciences politiques, que nous avions d’abord cité, consacre de nouveau à cette question quelques lignes très intéressantes et fortement documentées dans le dernier numéro de la Revue écono-Di ique in tei v?a don ale.
- Bien qu’il s’agisse plus spécialement de transports par automobiles à vapeur ou à essence, le problème, à notre avis, est de même nature que celui des transports par traction électrique. Encore faut-il ajouter que ce dernier mode est moins avantagé du fait des dépenses incombant à la construction et à l’entretien de la voie ferrée et de l’impossibilité d’atteindre certaines agglomérations dont les voies d’accès sont trop étroites. M. Bellet, examinant les résultats de la London Road Car C°, de la London motor Omnibus C°, de la London Power Omnibus C°, etc., constate l’évanouissement des espérances qu’elles avaient fondées sur ce nouveau mode de transport et conclut à une tarification par section et proportionnée à la rapidité et au confort du transport assuré.
- « Pour que des entreprises de transport en com-« mun automobiles, dit-il en terminant, soient as-« surées de réussir (ce à quoi est intéressé le public), « il ne faut pas d’une intervention administrative « brouillonne, comme celle qui est intervenue à Pâte ris, sous la forme de ce cahier des charges voté « par le Conseil municipal, par lequel on prétend « imposer à des véhicules fournissant une grande « vitesse des tarifs inférieurs à ceux que demandaient « les omnibus à chevaux. La vitesse doit se payer, « c’est un principe économique contre lequel on ne « peut, aller. »
- Que l’on supprime le mot automobile et cette con-
- clusion s’appliquera avec autant de vérité au cas des tramways électriques ou des métropolitains. Par ailleurs, nous avons dit le cas que le Ministre des Travaux publics avait fait de ce cahier des charges des transports en commun. Dès la divulgation de sa lettre, les plus importantes valeurs de traction subirent une hausse significative ; les Omnibus y participèrent comme la Thomson-Houston et les Tramways-Sud. Depuis, les spécialistes prétendent qu’elles n’ont peut-être pas profité autant qu’on pouvait le supposer de certains symptômes favorables : il parait, en effet, que le préfet de la Seine mettrait à l’enquête en septembre un projet de réorganisation qui serait non celui du Conseil général, mais celui du Ministre des Travaux publics, beaucoup plus favorable aux futurs concessionnaires, parce que tenant plus équitablement compte des charges.
- L’intérêt du public, comme celui des Compagnies, commande l’intervention de cette solution plus équitable et l’avenir de la traction électrique et du développement des transports de force y est lié également. Beaucoup de ces entreprises ont leur usine spéciale de production; mais la tendance actuelle des grandes usines en création de 5o etiooooo chevaux est de s’assurer la clientèle des tramways : pour la raison fort simple que la réduction des tarifs de vente est fonction d’une utilisation déterminée du matériel immobilisé, et qu’en dehors des usines particulières dont la clientèle n’est point'eneore acquise, une consommation moyenne constante ne peut résulter que de la traction.
- Le problème de la traction apparaît en outre comme le plus fécond en solutions qui importent au progrès même de l’électricité. Elle a conduit les capitalistes à des immobilisations considérables et les constructeurs à des perfectionnements de leur matériel qui intéressent l'ensemble de leur construction ; on peut bien ajouter aussi que l'emploi du courant alternatif monophasé lui devra sa réhabilitation !
- {A suivre)
- D. F.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Maine-et-Loire. — Par décret du 17 juillet 1908, est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de là Possonnière à Saint-Jean de Linières. Le devis se monte à 008 francs.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Brown, Boveri-Parsons. Baden.
- Turbines à vapeur système Brown, Boveri-Parsons, février 1908.
- Installations de Gromo-Nembro. Premier transport de force à 4° 000 volts en Europe.
- Compagnie Electro-Mécanique. Le Bourget.
- Emploi de la turbine à vapeur Parsons pour la propulsion des navires.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie Minière El Rey. — Le i3 août, à 4 heures, rue d'Aumale, Paris.
- Société d'éclairage électrique de Saint-Florentin. — Le 114 août, à 5 heures, avenue dê Clichy, 8, Paris.
- Compagnie électrique de la Guyane Française. — Le 18 août, à 3 heures, boulevard Malesherbes, 39, Paris.
- Compagnie générale des tramways électriques de Rosario. — Le 10 août, à Anvers.
- Compagnie parisienne des iaxautos électriques. — Le 11 août, boulevard Haussmann, 4-5, Paris..
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 28 août 1908, à 2 h. 3o, Sous-Secrétariat d'Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris, fourniture d’appareils pour bureaux télégraphiques (20 lots). Demandes d’admission avant le 18 août.
- Le 20 août. Etablissement central du matériel et de la télégraphie militaire, Paris,
- icr lot. — 2 5oo kil. lil de bronze spécial de 6/10 de m/111.
- 2e lot. — 100 appareils Morse mod. 1907 complets (sans boites).
- 3° lot. — 100 appareils optiques de on,,io, mod. 1908, complets (sans boîtes).
- Les pièces nécesssaires pour être admis à concourir devront être fournies, au plus tard, le 12 août.
- Rens. dans les bureaux de l'Etablissement central île matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris.
- BELGIQUE
- L'administration communale de la ville de Louvain met en adjudication la fourniture de l’électricité destinée
- à l’éclairage, à la force motrice, avec applications électrolytiques et autres usages chez les particuliers et dans les établissements publics, ou d'utilité publique, les rues, places, ponts, quais et voies publiques.
- Le cahier des charges de celte entreprise est déposé à l’hôtel de ville de Louvain, où les intéressés’pourront en prendre connaissance tous les jours ouvrables, de 9 à 4 heures. Des exemplaires imprimés de ce cahier des charges peuvent être réclamés à ladite administration ou à M. le directeur de l’usine à .gaz, lequel se tiendra à la disposition des spécialistes, pour tous renseignements complémentaires.
- Les soumissions, rédigées sur timbre, peuvent être adressées au collège des bourgmestre et échevins de la ville de Louvain jusqu’au mardi 11 août prochain.:
- Elles seront ouvertes deux jours après la date ci-dessus indiquée, soit le jeudi i3 août, a 3 heures de relevée, en séance publique du collège échevinal.
- Le 21 août, ii 11 heures, à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, réparation, amélioration et extension des installations de sonnerie et de téléphonie intérieure existant ou à établir dans les batiments civils de l’agglomération bruxelloise; caut. : 2 000 francs (cahier des charges n° 71 ; jjrix o fr. 3o; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles). Soumissions recommandées le 17 août.
- Le 26 août, à 11 heures, à la Bourse de Bruxelles, fourniture de poteaux en bois de pin destinés au service des télégraphes (cahier des charges spécial n° 1153) : icr et 2° lots, composés chacun de 2200 poteaux n° 7, 1 400 id. n° 8, 3 735 id. n° 9 et 4 3oo id. n° 10 ; caut. : 14 600 fr. par lot; — 3° lot, 5 200 poteaux n° n ; caut. : 10 200 fr. ; — 4e lot» J 3oo poteaux 110 11 bis et 1 400 id. n° 12; caut. : 18000 francs.
- Le 28 août, à i3 h. 1/4, à rhôtel de ville, à Bruxelles, fourniture de compresseurs d’air au service de l’électricité, caut. : 5oo fr. ; cahier des charges : o fr. 5o. Soumissions ledit jour avant 11 heures.
- ALLEMAGNE
- Le 19 août, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Saint-Jean-Sarrebriick, fourniture et montage d’une plaque tournante pour locomotives de nm,70 de diamètre, actionnée électriquement.
- Prochainement, à l’administration de la ville, ixllirsch-berg (Silésie), établissement d’installations électriques, 38o 000 marks.
- AUSTRALIE
- Le 9 septembre, à M. le Depuly Posmaster général, à Sydney, fourniture de 4000 isolateurs en porcelaine.
- TA RIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 111 (2° série).
- SAMEDI 15 AOUT 1908.
- Trentième année. — N° 33.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- L’Éclaira
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- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 193. — A. Solif.r. L’état actuel de l’électrométallurgie du 1er et de l’acier, p. 19">. — L. Pascuixc.
- Usine génératrice de Castelnuovo-Valdarno, de la « Sociela mineraria ed eleltrica del Valdarno » (fin), p. 200.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant, O.-M. Corbino, p. 212. — Méthodes et appareils de mesure.Mesure de la vitesse de rotation au moyen du diapason stroboscopique, A.-E. Kennei.ly et S.-E. VVhiting. p. 213.— Télégraphie et téléphonie sans fil. Dispositif pour l’étude de la sensibilité des détecteurs électrolytiques, P. Jéoou. p. 214. — Divers. — La photographie de la parole, Devaux-Chardonnel, p. 215. — Brevets, p. 217. — Bibliographie, p. 218. —Variétés.— Législation. Loi du 17 juillet 1908 relative à l’institution des conseils consultatifs du travail, p. 220. — Jurisprudence. Grève. Reprise du travail. Engagement de reprendre tous les ouvriers au fur et à mesure des besoins, p. 221. — Action sociale pour l’amélioration du sort de l’ouvrier, p. 222. — Chronique industrielle et financière. — Liste des brevets, p. 222. — Chronique financière, p. 222. — Renseignements commerciaux, p. 223. — Adjudications, p. 224.
- EDITORIAL
- U est intéressant de présenter une vue d’ensemble sur Y état actuel cle V électro-métallurgie du fer et de l'acier. On ne peut pas dire que le lotir électrique ait donné une solution générale et économique de cette métallurgie, mais il faut bien reconnaître quô ces fours électriques, convenablement et spécialement établis suivant leur objet, peuvent aborder aujourd’hui les différentes opérations usitées dans la métallurgie du fer et de l’acier. Mais la véritable question, là comme ailleurs, reste celle d’ordre économique : ainsi la fabrication des fontes ordinaires, théoriquement possible au four électrique, n’est pas pratique à cause de son prix de revient trop élevé. Les opérations vraiment industrielles avec les fours électriques sont la fabrication des aciers, le raffinage, et la fabrication des aciers spéciaux: aciers au nickel, au tungstène, au chrome, etc. Les
- fours électriques actuellement installés sont de six types différents : ce sont les fours Kjellin, Rochling-Rodenhàuser, modification du précédent, Héroult, Stassano, Keller, Girod. Jusqu’ici le seul qui ait reçu vraiment une consécration industrielle est le four Kjellin,ainsi que son type modifié Rochling-Rodenhàuser. C’est aussi le plus ancien type des fours connus sous le nom de 'fours à induction. En principe, ces fours sont constitués par un creuset contenant la malière à traiter; celle-ci joue le rôle de secondaire d’un transformateur statique, le primaire de ce transformateur étant un enroulement ordinaire. Les fours Héroult, Stassano, Keller sont des fours du type bien connu à arc électrique. Quant au four Girod, c’est un four à résistances dont les deux pôles sont constitués, l’un par la sole du four, l’autre par l’électrode ordinaire.
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- T. III (2e Série).—N» 33
- En résumé, il ne l'aut pas considérer tous ces fours comme devant supplanter les hauts-fourtieaux et les convertisseurs Bessemer, mais plutôt comme devant être leurs adjuvants. Leur rôle pourrait être défini de la manière suivante : substitution au four Martin dans la fabrication de l’acier, en partant de la fonte, chaque fois que le prix de l’énergie électrique le permettra, et fabrication des aciers affinés ou spéciaux.
- Nous avons commencé, dans le numéro dernier du 8 août 1908, une description détaillée des installations de Vusine génératrice de Ccistelnuovo-Valdarno (Sociéta mineraria ed elettrica del Valdarno). Dans le présent numéro, cette description concerne particulièrement les transformateurs dont l’installation présente un intérêt particulier, par la manière dont on a réalisé leur ventilation. Un grand nombre de figures intéressantes permettent de se rendre compte avec détails de la manière dont s’effectue le départ des lignes.
- M. Corbino s’est proposé d’établir an dispositif pour engender du courant ci haute tension, pratiquement constant. Avec le dispositif de l’auteur (p. ara), on pourrait remplacer avantageusement, dans certains cas, les batteries de petits accumulateurs employés pour certaines mesures à haute tension.
- MM. lvennelly et Whiting ont proposé (p. ai3) d’utiliser le diapason strobosco-piquepour la mesure des vitesses de rotation. La précision des mesures serait avec cette méthode bien supérieure à celle des autres
- tachymètres, et l’appareil permettrait même de mesurer, dans certains cas, les variations de l’écart angulaire d’une machine synchrone.
- Dans une note présentée à l’Académie des Siences, AI. Jégou a indiqué récemment un dispositif pour l'étucle de la sensibilité des électrolytiques. On conçoit l’intérêt que peuvent présenter de telles recherches, les détecteurs éleclrolytiques étant d’un usage courant dans la télégraphie sans fil. Le dispositif de l’auteur (p. ai4) est basé sur la possibilité d’agir indirectement sur les téléphones, c’est-à-dire en plaçant l’induit en fil fin d’un transformateur en circuit avec l’électrolylique, à la place des téléphones, et le gros fil en connexion avec les récepteurs téléphoniques: ceux-ci, dans ces conditions, rendent le son habituel un peu affaibli quand le détecteur est exposé à l’action des ondes. On verra dans l’analyse publiée plus loin la manière d’opérer en se basant sur cette propriété.
- Enfin nous signalons encore une note de AI. Devaux-Charbonnel sur la photographie de la parole (p. 21a). Cette question a attiré depuis longtemps l’attention des chercheurs. Depuis quelque temps, on cherche à utiliser dans ce but les courants microphoniques, qui reproduisent à des distances assez grandes et sans trop altérer le timbre la voix humaine. L’auteur de la note signalée a employé un dispositif expérimental très simple, consistant à photographier les mouvements d’un oscillographe placé dans le circuit d’un microphone et cl’une pile. On trouvera (p. 210 et 216) les résultats obtenus.
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- L’ÉTAT ACTUEL DE L’ÉLECTROMÉTALLURGIE DU FER ET DE L’ACIER
- Bien que toutes les espérances fondées, vers 1900, après les premiers essais de Gysinge en Suède, ne se soient pas entièrement réalisées à l’heure actuelle et que même la certitude d’une révolution apportée dans la métallurgie du fer parles fours électriques ait fait place chez beaucoup à un scepticisme non moins délibéré, on ne peut nier que les fours électriques, convenablement et spécialement établis suivant leur objet, ne soient aptes à aborder aujourd’hui toutes les opérations usitées dans la métallurgie du fer et de l’acier, ou mieux, pour employer un terme consacré, dans la sidérurgie.
- Envisageons, par exemple, la fabrication des fontes ordinaires. Elle est parfaitement possible au point de vue théorique, mais la consommation d’énergie est tellement considérable qu’il faudrait, pour rendre cette fabrication pratique, pouvoir produire le kilowatt-an à un prix excessivement réduit, et bien inférieur à celui où l’on peut généralement l’obtenir.
- Il en serait de même si l’on voulait produire directement l’acier en partant des minerais.
- Malgré ces difficultés de réalisation pratique, toutes d’ordre économique du reste, l’élasticité de marche qui caractérise les fours électriques, surtout l’économie de leur installation et leur faible consommation de combustible, sont des facteurs dont il faut tenir compte et qui semblent justifier, dans une certaine mesure, la prétention d’opposer ces fours aux hauts-fourneaux, si chers d’établissement et qui absorbent une quantité énorme de combustible.
- On n’en est pas encore là cependant, et les applications des fours électriques, susceptibles d’un rendement vraiment industriel, sontla fabrication des aciers en partant de la fonte vive, le raffinage rie ces aciers et aussi la fabrication des aciers spéciaux utilisés actuellement dans l’industrie : aciers au nickel, au tungstène, au chrome, etc., d’autant plus que la qualité des aciers produits électriquement est au moins égale, sinon supérieure, à celle des aciers au creuset.
- Ces applications ont pris dès lors un certain
- essor, dont les tableaux suivants, dressés d’après les publications récemment parues, sont la meilleure preuve.
- Tableaux des fours électriques actuellement installés.
- Fouis KJELLIN.
- LIEU d’exploitation Puissance Absorbée Capacité en kgr. (charge )
- Yolkliugcn.. , . . 7 io k\v. 8.5oo
- id I 20 ion
- \ Essen 7 à» 8.5oo
- [ Gleiwilz 17 ï 1 . 300
- J Kladno 44<> 1.000
- \ Yocklaehbruck. 65 4<)o
- ) Cxvsmgc; 17 a 1. 300
- , Guldsmehiitle. , 7>° 8.5 00
- Gurlnellen TSo 5.800
- Traya 2 I 3 1.5 00
- \ Sheflield I 75 1. roo
- i Londres | (io 100
- 1 j Philadelphie . . . (30 100
- i\iagara-Falls . . i 5o 800
- 1 Id. 1 60 100
- ELLIXmodifié (Rochling-Rodenhaüsrr.)
- \ Yolklingen 4 >0 kiv. 3.3 00
- 1 Id. 9° 700
- Dommeldingen. 9° 700
- III. — Four HÉROULT.
- ( Remscheid » 2.000
- ( Id. )> 5 00
- ( La Praz 400 IIP >. 000
- 1 Sainl-.liiérv.... » * 5.000
- (Judenburg )) 2.000
- 1 Kapi'enberg. . . . )) 2. *Joo
- Schafïouse 2 )0 k\v. »
- lvortf'ors » 3.000
- Syracuse )) 5.000
- PAYS
- Autriche ....
- Suède.......
- Suisse......
- Espagne.....
- Angleterre... j
- Allemagne... Luxembourg.
- Allemagne...
- F rance.....
- Autriche ....
- Suisse.....
- Suède.......
- Amérique... ,
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- T. III (2® Série). — N° 33.
- Italie
- France......
- France
- IV. —
- / Turin ) Ici.
- 1 kl.
- I kl.
- Four STASSAaO.
- ........ '2 <le iooIIP
- ......... '200
- ......... •! (le i .ooo
- ......... '200
- »
- »
- »
- »
- Y. — Four KELLFlk
- ( Livet.. ( IJiiieux
- »
- i .ooo IIP
- 3. ooo 8. ooo
- VI. — Four GIUOD.
- U{fine.......I a.fo k\v. I i. 5oo
- Ces différents tableaux donnent eux-mêmes la meilleure classification des fours électriques à l’heure actuelle. Il est hors de doute que le four Kjellin est le seul qui ait reçu jusqu’ici une véritable consécration industrielle. Si on relève sur le tableau correspondant que la capacité des différentes installations avec fours Kjellin ou Roch-Iing-Rodenhaiiser atteint 5o ooo1'» et que leur puissance absorbe 5 ooo kilowatts, on se rendra compte du chemin parcouru depuis l’installation d’unjjpremier four de 78 kilowatts, à Gysinge, il n’y a pas si longtemps. Dès 190/1, du reste, une compagnie d’exploitation des brevets Kjellin se
- chaque fois que les renseignements connus le permettront, les prix dé revient de la fabrication.
- Four Kjellin. — Le four Kjellin est le plus ancien type des fours électriques dits fours à induction. Ces fours à induction sont, en principe, constitués par un creuset de forme circulaire contenant la matière à traiter. Celle-ci joue le rôle de secondaire cl’un transformateur statique, le primaire de ce transformateur étant analogue aux circuits ordinaires de transformateurs. La forme circulaire donnée au creuset fait que la matière constitue une véritable bobine ayant une seule spire. De tels fours présentent sur les. fours électriques ordinaires de grands avantages dont le principal est l’absence d’électrodes, évitant ainsi le réglage, l’usure, l’introduction de matières étrangères dans le four.
- Le four Kjellin de l’Aciérie de Gysinge est construit en matière réfractaire, dans laquelle est foré un canal circulaire : celui-ci sert de creuset de fusion. Au centre de ce canal circulaire est disposé un noyau feuilleté eu fer de forme quadran-gulairc, sur lequel est enroulée la bobine primaire
- Kig. 1. — Principe du four Kjellin.
- créa en Suède, qui céda des licences pour les différents pays. Aujourd’hui, les différentes ramifications existantes sont groupées et forment une seule compagnie dont le siège est à lîerlin et qui a pour but les installations de sidérurgie.
- 11 nous faut maintenant étudier ces nouveaux moyens de production de l’acier, dont nous venons d’exposer l'intéressant développement. — Nous ne pensons pas que le moment soit encore venu de laire une étude d’ensemble du four électrique ; le plus simple est bien d’étudier séparément les divers fours, dans l’ordre même où leur succès les a classés, et d’indiquer pour chacun d’eux,
- en fil de cuivre. Le circuit primaire est refroidi par une tuyère.
- La ligure 1 donne le principe de la disposition de ce four.
- Le four Kjellin le plus important est celui de 7!>o kilowatts qui fonctionne à Vôlklingen, aux Rochlingschen Eisen und Stahlwcrke. En voici les principales caractéristiques :
- La maçonnerie réfractaire est contenue dans une enveloppe de tôle de fer. Le canal circulaire est d’abord séché, puis reçoit, une première charge préparatoire afin d’être bien chauffé. Le canal est fermé par des couvercles qui sont mus par de
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- petits appareils de levage. Le four est basculant, Pour cela, il peut osciller sur deux tourillons dentés et le mouvement de rotation lui est communiqué par un jeu d’engrenages commandés par un moteur électrique triphasé. L’alternateur qui alimente ce four est de i aoo KYA. Son facteur de puissance est un peu supérieur k o,6.
- Les fours Kjellin sont, soit fixes, soit basculants comme le précédent ; s’ils sont fixes, on les décharge par un trou de coulée. Les fours fixes peuvent très bien convenir lorsqu’ils sont employés comme convertisseurs. Alors la rigole circulaire doit être large; il y a un peu de laitier. L’opération dure assez longtemps. Lorsque les fours sont destinés au raffinage des aciers, comme la charge est généralement grande et qu’il y a beaucoup de laitier, le mouvement basculant est très avantageux.
- A Gysinge, par exemple, voici comment on procède k une opération : Le canal circulaire est chargé avec de la fonte et des riblons de fer. Après fusion de la masse, on ajoute un peu de spiegel (fer manganèse). Au bout d’une demi-heure, après continuation de l’opération, on peu t couler l’acier.
- Quant aux résultats obtenus, un four de 700 kilowatts est susceptible de produire 35 tonnes d’acier par jour (24 heures!. Les coidées de fonte blanche de scrap d’acier et de minerai aggloméré dureraient sept heures en consommant 1 100 kilowatts-heures, kj^eu près pour une tonne produite. En partant de la fonte blanche et des riblons d’acier, cette durée serait réduite k 5 h. i/a et la puissance absorbée par tonne 11e serait plus que de 800 kilowatts-heures. Enfin le cheval-heure, à Gysinge, serait produit k o fr. oij et chaque coulée fournirait une tonne d’acier environ.
- Four Rôchling-Rodenhauser. — Ce nouveau four, destiné k l’affinage des aciers provenant du Ressemer, est installé aux Aciéries Rochling à Vôlkingen. Il est la combinaison d’un four à induction, tel que celui dont nous avons donné le principe plus liant, et d’un four k résistance.
- La figure 2 montre la section horizontale de ce four et les figures 3 et 4 montrent deux sections verticales rectangulaires.
- Le four est encore un véritable transformateur dont le primaire A est enroulé sur une carcasse
- d’acier IL il y a deux secondaires : l’un est la masse en fusion C (fig. a et 3). On peut, remarquer sur la figure 2 (pie la rigole contenant la masse en fusion n’est; pas circulaire; (die a la forme
- Fig. 2. —Section horizontale du tour Rüchling-Rodcnhaiiser.
- représentée sur Ja figure a par toute la partie en blanc et occupe, par conséquent, tout l’espace compris entre les bobines du primaire. L’autre secondaire est constitué par un enroulement en cuivre B (fig. a et i), relié k deux plaques métal-
- Fig. 3. — Section verticale du tour Rochling-Rodenliaüser.
- liques E encastrées dans le revêtement dit four.
- Le circuit total comprend donc l’enroulement B, les plaques E, les masses G et enfin la masse fondue intérieure placée entre les bobines du primaire en D.
- Ce dispositif ingénieux fait (pic. la niasse en fusion placée ou D fait partie des deux circuits secondaires et est donc soumise k une double cause d'échaulVemont. Mais, pour éviter un échauffemcnt néfaste des enroulements, 011 éta-
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- i>Iit une ventilation du noyau du transformateur.
- Le service des fours se- fait par deux portes opposées, Lune de chargement, l’autre de coulée.
- Fig. 4. — Section verticale du four Rochling-RodenhaUscr.
- Voici la manière dont s’effectue l’opération : le1 four est revêtu d’un revêtement intérieur basique 1 magnésie). L’intérieur du four est d’abord chauffé aux environs de 900°, puis on y introduit une certaine masse d’acier fondu provenant d’une autre opération. La température s’élève progressivement jusqu’à ce qu’elle atteigne sa valeur normale de régime (au bout de 10 heures). L’aeiér fondu contenu dans le four est coulé, sauf 800^, et on introduit alors l'acier que l’on veut affiner et qui provient du Ressemer. On ajoute enfin de la chaux vive à 6 % de magnésie et du fluorure de calcium comme fondant. On fait couler la scorie qui contient a5 % d’oxyde de fer et on ajoute de nouvelles quantités de chaux, de fluorure de calcium et de spiegel. Les aciers obtenus après cet affinage arrivent à ne plus contenir (pie 1 % de carbone, mais ils ont toujours un peu de silicium.
- La puissance absorbée par le four (pie nous venons de décrire est d’environ 33o kilowatts. Son facteur de puissance est 0,87. Sa capacité est de 5 tonnes. L’opération dure 2 heures. Enfin le prix do revient de l’acier doux obtenu sci ait de 32 francs la tonne, en faisant rentrer dans cette évaluation les frais d’amortissement du matériel.
- Four Hèroull. — Le four Héroult n’est plus un four d’induction, ainsi, du reste, (pie les autres fours que nous allons décrire. On 11e saurait mieux le comparer qu’à un véritable Ressemer muni de deux électrodes suspendues à une potence et pénétrant dans le creuset, qui est, du reste, disposé pour pouvoir osciller facilement.
- L’arc électrique jaillissant entre les deux électrodes est susceptible de produire les mêmes operations (pie les fours électriques bien connus..
- Voici quelles seraient les dépenses de production de 4 tonnes d’acier avec ce four :
- Matières brutes.................... 3oo francs.
- Revêtement intérieur du four.... 28 »
- Electrodes........................... 7 »
- Salaires............................ 5o »
- Total......... 385 francs.
- 385
- ce (iiu revient a----
- 1 4
- 96 francs par tonne, sans.
- compter l’énergie électrique.
- C’est avec ces fours que l’usiuc de La Praz eu Savoie produit dos aciers comparables aux meilleurs aciers de creuset. On prépare d’abord, au Ressemer ou au four Martin, en partant de la fonte, un métal oxydé. Celui-ci est alors porté dans le foui1 électrique et sa décarhuration peut être obtenue au point voulu en une heure environ. Après addition de ferro-silicium, manganèse ou aluminium, suivant le cas, on coule. La consommation par tonne est de 120 kilowatts.
- A fusiiie de. Remscheid, en Allemagne, avec un four de 2 tonnes, le prix de revient de l’acier serait de i5o francs. Avec un four de 10 tonnes,, on espère ne pas dépasser no francs on absorbant une énergie de i5o kilowatts au plus.
- Four Stassano.— Ce foui* est encore nu four à arcs électriques, mais ceux-ci chauffent la matière traitée uniquement par rayonnement, sans aucun contact avec elle.
- Dans un premier type de cos fours, 011 disposc-parallèlement plusieurs couples d’électrodes, entre lesquelles 011 fait jaillir un certain nombre d’arcs. Ce type est lixe à base rectangulaire.
- L’autre type est circulaire et tourne autour d’un axe de rotation incliné pour bien brasser la matière traitée. Trois électrodes convergent vers l’axe de rotation à Vintérieur du four et sont entraînées dans le mouvement de rotation. Un are central jaillit entre ces trois électrodes et produit réchauffement de la masse traitée. — La matière traitée est à l’état de poudre; celle-ci est un mélange pulvérisé du minerai, du fondant et du charbon. Le* prix de revient du métal serait voisin de celui des hauts-fourneaux.
- La ligure 5 montre une coupe d’ensemble du four
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- Stassano. Le four est constitué par une cuirasse métallique en forme de cylindre, surmontée d’un tronc de cône. Le tout est revêtu intérieurement de matière réfractaire. Les électrodes pénètrent dans cette chambre et sont reliées à un collecteur de courant placé au-dessous de l’enveloppe, par l’intermédiaire de cylindres métalliques à double paroi et de connexions flexibles. Une circulation d’eau dans les parois assure le refroidissement. Enfin, lin cylindre hydraulique,'pénétrant danis chacun clos porte-charbons, permet de déplacer les électrodes et d’assurer leur réglage.
- Fig. 5. — Coupe verticale du four Stassano.
- Le mouvement de rotation est imprimé par un jeu d’engrenages coniques. Plusieurs portes sont ménagées : sortie de la matière traitée, chargeaient, expulsion des gaz produits. Grâce à ces dispositions pratiques, l’économie de temps est grande et on peut toujours travailler à pleine charge.
- Four Keller. — Les fours Keller ne diffèrent des fours Heroult que par des détails. A l’usine de Livet, on a installé, d’après ce type, un véritable haut-fourneau électrique à électrodes verticales. Le mélange de minerai, de charbon et de fondant est versé par le gueulard. Après réduction, les gaz sont évacués dans une chambre où ils brûlent.
- Les électrodes sont disposées de manièr que les laitiers ne puissent venir à leur contact. Ce haut-fourneau produit 8 tonnes d’acier par jour en partant directement du minerai, et a5 tonnes en partant de déchets de fer ou d’acier. L’usine comporte 9 fours : 6 de 1 a00 IIP et 3 de a 000 IIP. L’aflinage se fait dans des fours Keller ordinaires.
- Four Girod. •— C’est un four à résistances. La sole du four conductrice joue le rôle d’électrode ou mieux de pôle. L’autre pôle est formé par une électrode ordinaire. La cuve peut basculer pour la coulée, ce qui permet d’extraire toute la masse traitée à chaque coulée et d’obtenir une composition régulière des aciers. La fusion de la charge entière d’un four (1 4ookg de métal : riblons; riblons, tournure et fonte; ou tournure et fonte) demande un peu plus de trois heures. Après fusion, le métal est affiné par décarburation. On peut alors obtenir telle qualité d’acier que l’on veut par additions convenables.
- L’usine d’Ugine (Savoie) fabrique de l’acier par ce procédé, mais elle en est encore à la période dés essais. Un four de 600 à 800 kilowatts pourrait fournir 8 à 12 tonnes d’acier ordinaire ou 6 à 8 tonnes d’acier fin par jour. La consommation serait de 1 000 à 1 200 kilowatts par tonne.
- Tels sont les principaux types de fours électriques actuellement en état de fonctionnement.
- Comme nous l’avons vu au début de cette étude, il ne faut pas les considérer comme des appareils appelés à faire disparaître dans un .avenir prochain les hauts-fourneaux et les convertisseurs Bessemer dans l’industrie métallurgique. Comme on l’a déjà dit, il semble que la solution de l’avenir soit.l’union rationnelle du haut-fourneau pour la fonte, du convertisseur Bessemer pour les aciers ordinaires, et des fours électriques pour les divers usages que nous venons de signaler dans cette étude, et que nous rappellerons brièvement : Substitution au four Martin dans la fabrication de l’acier en partant de la fonte, chaque fois que le prix de l’énergie électrique le permettra et fabrication des aciers affinés ou spéciaux.
- A. SoLier»
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- USINE GÉNÉRATRICE DE CASTELNUOVO-VALDARNO
- DE LA « SOCIETA MINERARIA ED ELETTRICA DEL VALDARNO (') » [Fin)
- LES TI i A N Sl'011M A T K L" H S
- Les cellules des groupes transformateurs sont disposées immédiatement derrière les panneaux d’appareils des alternateurs respectifs (lig. G). Trois transformateurs monophasés de Goo KVA
- est à l’intérieur, séparé des bobines à haute tension par un cylindre en papier imprégné avec intercalation de couches de mica. Le cylindre dépasse les bobines, en haut et en bas, de façon à écarter tout danger de décharge entre les deux circuits, même pour une tension égale à une fois
- lüjj. la. — (Jroüpo transformateur 3 X Goo KVA.
- sont montés en triangle et le groupe triphasé ainsi constitué se trouve dans une cellule comme le montre la ligure rt. Les transformateurs (lig. 13) élèvent la tension de 6000 à '13 000 volts. Ce sont des transformateurs à noyaux, du type habituel à bobinages superposés, à ventilation forcée. L’enroulement primaire à basse tension
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome III (2e série), p. i;3.
- Fig. i3. — Transformateur de 600 KVA.
- et demie la tension normale. Le bobinage a haute tension est divisé en üG bobines partielles par noyau, de sorte qu’entre les deux extrémités de chaque bobine partielle règne une différence de potentiel de Goo à 800 volts au maximum.
- Les transformateurs sont montés sur galets et peuvent être aisément transportés, le cas échéant, de leur cellule à l’atelier de réparation voisin, au moyen d’un petit chariot. Les interrupteurs de raccordement, entre les bornes des transforma-
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- teurs d’un groupe, du côté primaire et du côté secondaire, sont montés à l’intérieur de la cellule. Ils sont néanmoins facilement manœuvrables. Cette disposition permet de s’assurer, depuis l’intérieur des cellules, si le transformateur auquel on travaille est réellement hors circuit.
- Les transformateurs d’une même cellule sont, deux à deux, séparés par une paroi de béton de •xm de hauteur.
- Sous les transformateurs sont ménagés les canaux pour la ventilation forcée. Pour chaque
- dans toutes les parties du transformateur est assurée par une cheminée en verre qui entoure celui-ci jusqu’à mi-hauteur.
- Trois groupes transformateurs de 3xf>oo KVA. sont installés actuellement; le bâtiment des transformateurs et du tableau est cependant dimensionné, dès à présent, pour l’installation de 7 groupes et de leurs appareils.
- Dans une huitième cellule (fig. i5) se trouvent quatre transformateurs de a5o KVA. pour abaisser la tension de 6 ooo à i'îo volts, soit aao volts de
- Fig\ 14. — Ventilateurs pour le refroidissement des transformateurs.
- groupe, on a prévu un ventilateur centrifuge Sulzer, pour pression moyenne, actionné par un moteur indépendant (fig. i/(). Les moteurs sont commandés d’un tableau qui se trouve sur l’estrade centrale. Des taquets et un signal acoustique indiquent automatiquement si l’un des ventilateurs ne fonctionne pas, soit pour une raison de service, soit accidentellement. Une circulation rationnelle de l’air de refroidissement
- tension composée. Ces transformateurs servent a assurer le service intérieur de l’usine : éclairage de la station, moteurs des pompes de condensation et d’alimentation, ainsi qu'à l’alimentation des moteurs asynchrones des groupes d’excitation.
- Trois de ces transformateurs sont montés en triangle et constituent un groupe triphasé, dopt les bornes secondaires sont connectées en étoile.
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- Le quatrième sert de réserve et peut être mis promptement en service au moyen de couteaux de sectionnement établissant les connexions de ce transformateur sur l’un quelconque des trois ponts. Les circuits primaires ainsi que les secondaires de ces transformateurs sont raccordés par des interrupteurs de sectionnement, comme les groupes transformateurs principaux. Leurs appareils se trouvent au rez-de-chaussée, dans des cellules spéciales.
- passant par les disjoncteurs automatiques à 31 ooo volts, à bain d’huile, actionnés par relais bipolaire à maxima et à action différée, ainsi que trois réducteurs de courant pour les ampèremètres et les relais. Le raccord aux barres omnibus se fait par interposition de couteaux de sectionnement (fig. 17).
- Les interrupteurs sont destinés à être actionnés à la main, et sont commandés par renvoi de câbles à partir du tableau qui se trouve sur
- Fig. i5. — Transformateurs pour le service intérieur de l’usine.
- Les diverses cellules des transformateurs s’ouvrent dans une galerie commune (fig*. if>) qui conduit directement à l’atelier de réparations. Six conducteurs correspondant aux six bornes des transformateurs d’un groupe raccordent chaque cellule au premier étage. C’est là que sont faites les connexions en triangle des trois transformateurs monophasés.
- Viennent ensuite les conducteurs de branchement des secondaires, raccordés aux lignes en
- Fig. 16. — Corridor de service le long des cellules de transformateur.
- l’estrade principale (fig. 11). Sur ce tableau chaque groupe transformateur a son panneau propre, qui porte : trois ampèremètres, le levier à main pour le disjoncteur automatique à haute tension, deux lampes-signal, indiquant la position du disjoncteur, le relais bipolaire à maxima à action différée pour le disjoncteur automatique, et le relais bipolaire à maxima pour courant de retour, pour l’alternateur appartenant au groupe considéré.
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- [Fig. — Disjonc leur à limite tension des transformateurs et connexions entre lesbarrcs omnibus a 33 ooo volts.
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- Fig*. 18. — Transformateurs de mesure à 33ooo volts.
- Fig. 19. — Coupc-circuits des transformateurs de mesure à 33 ooo volts.
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- Los havres omnibus sont montées le long* de la paroi du batiment où <se trouvent les fenêtres. Elles forment une boucle, dont le côté inférieur sert au raccordement des conducteurs venant des transformateurs, et le côté supérieur au raccordement des lignes de départ, qui montent au deuxième étage ,et dont les interrupteurs sont montés directement au-dessus de la boucle.
- Comme il ressort du montage adopté pour les connexions, les réducteurs de courant et les trans-
- Cette disposition en double peripet de diviser le service des lignes en ouvrant la boucle, et de contrôler simultanément les deux services distincts ainsi constitués.
- Les réducteurs de courant sont au premier étage, les transformateurs de mesure au deuxième, dans un système de cellules placées au-dessus des barres omnibus. Les ligures 18 et kj montrent la disposition des transformateurs de mesure et des coupe-circuits qui les protègent.
- Fig*, ao. — Interrupteur de ligne.
- formateurs de mesure pourlcs instruments généraux sont placés dans les deux moitiés de la boude, formée par les barres omnibus. Les instruments généraux, dans chaque moitié, sont les suivants : voltmètre a échelle transparente pour la lecture des deux côtés, placé de façon très apparente dans la salle des machines, trois ampèremètres et un wattmètre double enregistreur, système Hartmann et Braun. Ces derniers instruments se trouvent sur le tableau.
- • LES l.UiXES DE DÉIWUT
- Les disjoncteurs de ligne lig. ao) sont munis d’un déclenchement automatique avec relais à maxima à action différée, et d’une commande à distance électromagnétique. L’actionnmnent à distance se fait du tableau qui se trouve sur l’estrade de manœuvre principale. Des couteaux de sectionnement sont également placés enlrc les rails omnibus et les disjoncteurs.
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- Les lignes de départ passent ensuite par trois réducteurs de courant pour les ampèremètres et les relais, et par les spirales de self (fig. ai). A leur sortie de la tour de départ se trouvent de nouveau des couteaux de sectionnement. La figure aa représente les lignes de départ, au point de sortie. En cet endroit, on a conduit une barre de mise à la terre. Au moyen de couteaux de sectionnement, chaque fil peut être mis directement à la terre. Ces précautions sont justifiées par les considérations suivantes : dans le réseau toscan, se trouvent plusieurs sous-stations destinées à l’éclairage, raccordées au réseau par des moteurs synchrones. Ces moteurs sont directement accouplés à des dynamos qui travaillent en parallèle avec des batteries d’accumulateurs ; il pourrait se faire, qu'entraînés par le côté à courant continu, ccs groupes convertisseurs
- Fig. ai. — Réducteurs de courant et spirales de self-induction sur les lignes de départ.
- Fig. 22. — Sortie des lignes.
- * l
- travaillent en générateurs sur le réseau à haute tension, après l’ouverture des disjoncteurs de-ligne, et qu’ainsi la ligne se trouvât sous tension alors que rien ne pourrait le faire supposer d’après les connexions de l’usine génératrice. C'est pour conjurer le danger qui résulterait de telles circonstances .que.jl’on a prévu la mise à la terre des différents fils de ligne. Les lignes sont protégées très soigneusement contre les décharges atmosphériques et les surtensions.
- ! Chaque pèle est muni d’un parafoudre à antennes j monté en série avec plusieurs résistances liquides.
- I Un déchargeur à circulation d’eau, branché I parallèlement à ce parafoudre, met îa ligne en ! relation constante avec la terre et permet ainsi j récoulement constant des charges statiques des lignes. Chacun de ces limiteurs de tension peut i cire déconnecté de la ligne au moyen de couteaux j de sectionnement. Les parafbudres sont en géné-! ral montés en cellule, de façon qu’il reste,
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- Fig“. 24. — Résistances liquides.
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- au-dessus, un espace libre suffisant pour le soufflage de Tare. La figure montre la disposition des cellules des parafoudrcs à antennes et les déchargeurs à circulation d’eau. Les'résistances liquides sont contenues dans des tubes de terre, montés en série, au nombre de 4 par pèle (lig. 24);
- Le dispositif adopté pour le contrôle d’isolement des lignes permet d’essayer, d’une façon
- qui permet de relier chaque ligne avec les rails omnibus auxiliaires. La figure montre le coupe-circuit, les connexions avec la bobine de self et le câble à haute tension pour un des pôles, ainsi qu’un commutateur tripolaire pour une des lignes. Le dispositif de commande électromagnétique et les rails omnibus auxiliaires sont visibles sur la figure 26.
- Chacune des bobines de self peut être mise à
- l ig. a5. — Coupc-circuit; montage de la bobine de self-induction, du câble à haute tension et du commutateur de ligne
- pour le dispositif d’essai d’isolement.
- Irès simple, chaque ligne séparément et chaque pôle séparément, dans une même ligne. A cet effet, on dispose de trois barres omnibus auxiliaires, qui sont menées au tableau, avec interposition d’un coupe-circuit à bain d’huile et d’une bobine de self, par des câbles à haute tension.
- Chaque ligne est munie d’un commutateur Lri]>olaire à haute tension, actionné par commande électromagnétique à partir du tableau, et
- la terre, avec intercalation d’un ohmmètre et d’une batterie d’éléments constituée par 78 piles sèches Siemens. On mesure de cette façon, par superposition fie courant continu, la résistance d’isolement de chacun des pôles d’une ligne.
- Afin de contrôler la tension de la batterie avant l’essai de contrôle d’isolement, les ohm-mètres portent également une échelle de volts On voit sur le schéma que, par une simple commutation, on peut substituer h la bobine de self,
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- Fig. 26. — Commutateur de lignes électromagnétique pour l’essai d’isolement, et disposition des barres omnibus auxiliaires.
- Florenz
- S.Giovanni Valdarno
- CENTRALE
- Fig. 27. — Carte topographique des lignes de transport d’énergie. Echelle 1 : 800000.
- lors du contrôle préalable, une résistance olimique équivalente.
- Un panneau spécial du tableau est réservé aux essais d’isolement. 11 porte trois ohmmètres. trois interrupteurs unipolaires pour le branchement de la batterie, et trois volants à main pour le service des commutateurs ci-dessus mentionnés, servant au contrôle préalable de la batterie d’éléments. Les interrupteurs pour la commande électro-magnétique des disjoncteurs sont montés sur les panneaux des différentes lignes. Afin d’êLre sûr de n’essaver à l’isolement qu’une ligne à la fois, on a prévu un enclenchement électrique, réalisé au moyen d’un schéma de connexions spécial des circuits auxiliaires.
- Chacun des panneaux des lignes de départ porte : trois ampèremètres, l'interrupteur de commande pour l’actionnement électromagnétique du disjoncteur à bain d’huile, deux lampes-signal comme avertisseur en retour de la position du disjoncteur, le relais bipolaire a action différée pour le disjoncteur automatique, l’inter-
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- rupteur auxiliaire pour l'essai d’isolement, ainsi que les lampes-signal du commutateur à haute tension pour l’essai d’isolement.
- OBSERVATIONS GENER A Mi S CONCERNANT
- l’installation de l’appareillage
- Le service de la centrale se fait sur la galerie de manœuvre principale (fig. 11) h la hauteur du premier étage; il est possible, malgré la grande extension du tableau, de conduire tout le service de cet endroit, et d’y procéder à toutes les manœuvres de permutation des lignes et des divers groupes entre eux.
- La disposition du tableau est telle que le câblage soit le moins compliqué possible et qu’il n’y ait de confusion possible en aucun endroit. Le croisement de conducteurs à liante tension est évité d’une manière absolue.
- Le passage des conducteurs à haute tension à travers des parois de maçonnerie est également proscrit d’une manière générale, et n’a lieu que lors de la pénétration d’un raccord dans une cellule close, aux branchements des groupes transformateurs, par exemple. Dans ce cas le passage se fait en tube de porcelaine. En d'autres points de passage, lorsque la fermeture hermétique de la cellule n’est pas de rigueur, on ménage tout autour du conducteur introduit un espace libre largement sullisant. L--> montage, dans ce dernier cas, est beaucoup plus simple et la sécurité offerte est plus grande, car il peut toujours se manifester 'un défaut d’isolement dans un tube de passage, et celui-ci n’offre alors qu’une sécurité relative. Les dilï'érents appareils et les conducteurs a haute tension (33 ooo volts) de différente polarité sont entourés de parois en matériaux incombustibles, et ce système cellulaire est employé partout où il pourrait y avoir danger de court-circuit.
- Il importe de faire remarquer que toutes les parties métalliques du tableau qui ne sont pas sous tension sont soigneusement mises à la terre. C’est le cas des bâtis d’appareils, des fers servant de support d’isolateur, des carcasses métalliques, etc., qui sont reliés au sol par un fil de cuivre.
- Ces précautions devraient être exigées dans huit tableau à haute tension, car elles excluent d’une manière absolue toute possibilité d’accident provenant d’une dérivation d’un appareil
- à la masse ou d’un conducteur à son support, ce qui mettrait aussitôt la portée métallique intéressée à un potentiel dangereux pour le personnel. d’autant plus que cette partie métal-
- Vig. 28. — Pylône métallique. Echelle i : 120.
- lique ne serait pas considérée normalement comme dangereuse.
- Enfin partout où un cable de rappel, un tube Bcrginann ou un fil de terre Iraverse une paroi en maçonnerie, on fait usage d’un tube à gaz, afin que le démontage puisse se faire très rapidement.
- On a commencé les travaux de construction au
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- commencement de 190(1 et le montage des machines et des chaudières au début de 1907. Le montage du tableau et la construction des cellules a duré de mai à novembre 1907, C’est à cette dernière époque qu’a eu lieu la mise en marche de l’usine.
- LES LIGNES 1)E TRANSMISSION ET LES SOUS-STATIONS
- Il y a actuellement cinq lignes de transmission à 33 000 Atolls, qui sont alimentées par l’usine génératrice de Castelnuovo. Le parcours de ces
- Fig. 29. — Pylônes pour la double ligne vers Florence.
- lignes est reproduit sur la ligure 27. Une ligne d’environ 2C>km de longueur alimente la sous-station transformatrice de Florence. Une seconde
- ligne d’une longueur de 5ikm alimente la sous-station transformatrice de Prato, au nord de Florence. Au point de bifurcation de ces deux lignes, un poste interrupteur permet, en cas de besoin, de brancher ces deux lignes en parallèle. Une troisième ligne de transmission mène à Sicna, à a8kin, une quatrième aux Forges de San Giovanni, a (>km, et une dernière à Figlinc et San Giovanni, à iokn\ Cette cinquième ligne est appelée à être prolongée pour alimenter la région du Yaklarno.
- Fig. 3o. — Isolateur à cloclie pour les lignes à 33 000 volts.
- Echelle 1:7.
- Les lignes sont portées en règle générale par des pylônes en treillis métalliques (fig. 28 et 29L Les isolateurs à cloche (fig. 3o; sont montés sur des traverses en bois.
- L’écartement entre conducteurs est au minimum de 7‘>omra. Des postes de transformateurs sont établis à Prato, Florence, Siena, Figlinc ci aux Forges de San Giovanni.
- Tous les transformateurs de ces stations proviennent également des ateliers de construction Œrlikon.
- Léopold Paschixg.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant. — O.-M. Gorbino. — Physikalische Zeitschrift, 15 juin 1908.
- L’auteur a remarque dans des expériences effectuées sur la bobine de Ruhmkorfï (*) que le courant secondaire d’une bobine R (ffg. 1) munie d’un interrupteur Wehnell peut être rendu de signe constant au moyen d'un éclateur M à électrodes très rappro-
- M a
- Fig. 1. — Schéma du dispositif.
- chées intercalé dans le circuit secondaire. Pour rendre ce courant pratiquement constant, il propose de shunter la résistance r alimentée par le secondaire, et dans laquelle on veut faire passer un courant / constant, par un condensateur C dont la décharge prolonge le courant i, lorsque le courant A, traversant M, s’affaiblit. Afin de se rendre compte de l'ordre de grandeur de la variation de /, l’on peut admettre pour simplifier que le courant /, est de la forme
- iL = A — B A (i)
- A et B étant des constantes; le courant est ainsi supposé passer à travrers M pendant le temps
- _A M
- T B'
- Soit V la valeur de la tension aux bornes A B à la fin de chaque décharge à travers M; l’on arrive aisément à la relation :
- 11 C S ~ ^ ftf !*)
- équation différentielle facile à résoudre en tenant compte de (1
- M O. M. Gorbino, Kieerche Leoriche e sperimenlall sul rochclto di Ruliinkorff, Alti Assoc. Eleitrot. liai., 1907, ii° 3, chapitre m.
- En développant en série l’exponentielle qui se présente dans l’intégration, et en posant que. pour
- l’on arrive finalement a l’expression
- '=7t,+Ti'(, + <T;-;-é)i w
- L’011 voit donc que le courant i à travers r est la
- Y
- somme d’un courant constant —, et d’un courant va-
- riable dont l’amplitude maxima, atteinte pour i —
- est
- V
- - X
- C/\
- Si x est suffisamment faible, et si C et r sont grands, il résulte donc de tout ceci que le courant / est pratiquement constant.
- Si la charge du condensateur G ne se faisait que pendant: une fraction de la période (tandis que le calcul précédent suppose qu’elle a lieu pendant toute cetle période), (b les pulsations seraient plus accusées, mais même en admettant qu’elle soit instantanée, le pourcentage de la variation de i ne dépasserait pas
- la valeur —-. (11 suffit pour démontrer ceci d’appli-
- quer la loi de la décharge apériodique d’un condensateur.)
- L’auteur a fait quelques essais qui ont confirmé ces prévisions théoriques.
- Il a pu ainsi obtenir entre AB une tension de 1 200 volts donnant lieu, à travers la résistance /•, à un courant de 20 milliampères environ. L’intensité i est à peu près indépendante de la résistance r (car V diminue avec /'i, et l'on a pu faire varier cette résistance depuis o jusqu’à 20 000 ohms, sans que le
- j /
- courant varie de plus de---. L’on pourrait d’ailleurs
- 100
- atteindre facilement des tensions plus élevées, G000 volts par exemple, en augmentant /* et l’on
- (!) D’après les essais, lorsipie la distance explosive en M est 1res faible, et que l’inductance du primaire n'est pas trop élevée, l’on peut admettre que t esl sensiblement égal à la durée d une interruption complète.
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- n’est limité que par la rigidité des condensateurs. M. O. Corbino pense qu’une telle disposition peut remplacer avantageusement dans certains cas les batteries de petits accumulateurs usitées pour des mesures à haute tension, étant donné que la marche de l’ensemble peut être très régulière. Pour la mise en marche de l’interrupteur Wehnelt, il recommande de mettre en série sur le primaire une petite bobine de self-induction, que l’on peut court-circuiter, une fois l’interrupteur en fonctionnement. On évite ainsi tout raté, et si le liquide est refroidi convenablement, le fonctionnement peut être très prolongé.
- P. S.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Mesure de la vitesse de rotation au moyen du diapason stroboscopique.— A.-E. Kennelly cl S.-E. Whiting. — Proccedings of ihe American fnstitute of Electricàl Engineers, mai 1908.
- Un diapason stroboscopique consiste essentiellement en un diapason dont les branches sont munies chacune à leur extrémité d’une palette située dans le plan de vibration. Ces palettes qui glissent l’une contre l’autre présentent chacune en leur centre une fente étroite et les deux fentes coïncident lorsque le diapason est au repos.
- De cette manière, lorsque le diapason vibre, la ligne de visée au centre de l’écran formé par les deux palettes subit évidemment des interruptions périodiques de fréquence double de celle du diapason. Si l’objet examiné au travers de cet obturateur périodique est animé d’un mouvement de rotation, tel que les images successives perçues par la rétine soient semblables et symétriques, ces images paraissent, pour l’opérateur,, se réduire à une image fixe et continue, si la vitesse est uniforme et si elle est égale à' un multiple (ou plutôt sous-multiple) de la fréquence du diapason (U. Comme cette fréquence f est très constante, l’on peut donc mesurer la vitesse n avec une grande précision, le facteur de proportionnalité entre/'et étant facilement calculable. Un appareil basé sur ce principe a été employé par Lorenz dans sa méthode de la détermination do la valeur absolue de l olirn, mais ce n’est que beaucoup plus récemment que cette méthode a été proposée pour la mesure in-
- U) Celte théorie bien connue est celle de tous les appareils slroboscopiqr.es.
- dustrielle do la vitesse des machines. M. C.-V. Drysdale, notamment, a décrit en 1906 (U un diapason entretenu électromagnétiquement; su» l’arbre de la machine dont on veut mesurer la vitesse, est calé un disque dont la figure 1 donne une réduction. On vise ce disque à travers l’obturateur périodique formé par le diapason, la fréquence de çelui-ci ayant été fixée à 5o périodes par seconde. Mais de cette manière, les vitesses intermédiaires entre celles pour lesquelles l’un des dessins portés par le disque paraît iixe ne sont pas mesurables directement; l’on est obligé pour les déterminer, de compter le nombre apparent de tours que semble faire le dessin en question f3L
- Fig. 1. — Disque.
- M. Drysdale a remédié à cet inconvénient en fixant le disque non plus directement sur l’arbre, mais sur un arbre auxiliaire et en le faisant tourner au moyen d’un galet frottant contre un cône calé sur l’arbre principal. En déplaçant: le point de contact de ce galet le long d’une génératrice du cône, l’on pouvait ainsi obtenir la fixité de l’image de l’un des dessins (fig. 1), pour un certain rapport connu entre les vitesses angulaires du cône et du galet. Ce dispositif a encore l’inconvénient d’être peu transportable; aussi les auteurs ont cherché à résoudre la difficulté en employant un diapason à fréquence variable, grâce â des masses se déplaçant à volonté le long de ses branches. Dans le modèle construit, le diapason est; formé d’une lame d’acier de 9-îcm de long (de section Xocm,i7^> re-
- courbé en fer à cheval; l’on a choisi une aussi
- () Electrical Reviewy 7 et 14 septembre 1906.
- (2) C’est ainsi que l’on mesure le glissement des moteurs asynchrones.
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- grande longueur afin cle pouvoir réaliser des fréquences très basses. Les fentes pratiquées dans les palettes ont pour dimensions i,5 X omm,2. Les masses signalées plus haut sont en acier et alTectent une forme rectangulaire; on peut les faire glisser le long des branches du diapason au moyen d’un système de poulies et de cordons facile à imaginer. Ces cordons sont normalement détendus et ne gênent pas ainsi la vibration des branches; une tension ne leur est appliquée que lorsque Ton veut déplacer les masses. Celles-ci portent un index mobile devant une échelle graduée, et permettent de lire directement la vitesse. Les oscillations sont entretenues au moyen d’un électro-aimant à noyau droit placé entre les branches (d).
- L’interruption du courant se fait automatiquement entre un petit ressort portant un contact en platine et fixé ii Tune des branches, et une vis réglable au moyen d’un bouton (suivant le dispositif bien connu des sonneries électriques). Pour éviter les étincelles de'rupture, ce contact est shunté par une résistance de 70 ohms. Comme le courant ne dépasse pas 0,15 ampères, il peut être fourni par une simple pile humide donnant i,4^> volts, et fixée sur l’appareil même. L’amplitude des oscillations de chaque fente est d’environ 3mm,2. Tout l’appareil est portatif, et son poids est inférieur à akg?65.
- Pour les mesures, l’observateur se place en face du disque tournant calé sur l’arbre dont on veut connaître la vitesse, et saisissant l’appareil de la main gauche au moyen d’une poignée adhoc, il vise le disque, supposé convenablement éclairé, à travers les fentes vibrantes. Avec la main droite, il règle alors, au moyen d’un petit volant, la position des masses sur les branches, jusqu’à ce que l’un des dessins porté par le disque (en commençant par celui placé près de la périphérie) apparaisse fixe. En. désignant par a le nombre de positions symétriques sur la surface du disque pour le dessin envisagé (pour un polygone ce sera le nombre des sommets), n le nombre de tours de l’arbre par unité de temps, et 2 f le nombre de fermetures de l’obturateur oscillant formé par les fentes, l’on voit aisément que le rapport
- an
- •v
- est alors un nombre entier.
- Le disque préconisé par les auteurs est analogue
- (*) Suivant la disposition bien connue due à M. Mer-cadier. (N. D, T.)
- à celui de la figure 1. Les sommets des polygones ont toutefois été rendus plus visibles grâce à des extensions formées par de pelits demi-cercles, et le bord du disque comporte deux rangées concentriques de touches rectangulaires peintes en blanc sur fond noir; enfin, une touche noire, dont la section est analogue à celle d’une clé ayant le même axe que l’arbre, est disposée à l’intérieur du carré blanc. a peut ainsi prendre les valeurs :
- 1, 2, 3, 4, 5, fi, 7, 8, 9, 10, 12, 14, iS.
- I/o n peut donc mesurer des vitesses dans des limites très étendues.
- La précision des mesures est telle que l’on s’aperçoit des moindres variations de vitesse; elle est bien supérieure à celle des autres tachyniètres, et l’on peut même, avec l’appareil décrit, mesurer parfois les variations de l’écart angulaire d’une machine synchrone.
- P. S.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Dispositif pour T étude de la sensibilité des détecteurs èlectrolytiques. — Noie de M. P. Jé-gou. —Académie des Sciences, séance du 9 juin 1908.
- Les éludes entreprises ces temps-ci sur le détecteur électrolytique, couramment employé maintenant dans la télégraphie sans fil, ont eu pour principal objet d’examiner si, sous certaines influences physiques ou si dans certaines associations de deux ou plusieurs électrolytiques, il n’y aurait pas manifestation d’augmentation de sensibilité du détecteur.
- O11 admet alors que l’expérience sera favorable si, dans les mêmes conditions d’émission, de distance, etc., le son rendu au téléphone augmente; ceci suppose, comme l’indique M. Branly dans sa communication sur ce sujet (*), que l’oreille garde le souvenir de la valeur ou force du son rendu par les récepteurs téléphoniques avant que l’on soumette le détecteur à l’influence à étudier. C’est là une difficulté qui enlève beaucoup de précision aux expériences, car, à moins que l’action 11e soit très nette, on peut involontairement être induit en erreur en appréciant un son rendu un peu plus fort qu’un autre entendu précédemment.
- (*) Comptes rendus 1 9 mars 1908, et La Lumière Electrique, tome II (2e série), p. 81.
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- 2ip
- Dans le but d’obtenir plus de précision dans ces expériences, voici le dispositif aucpiel l’auteur a songé et qu’il a appliqué à une des expériences relatées par M. Branly.
- Dans des essais il a, depuis bientôt un an, reconnu qu’il était possible d’agir sur les téléphones indirectement, c’est-à-dire en plaçant l’induit eu iil lin (i.5ow) d’un transformateur ou bobine d’induction genre téléphonique en circuit avec l’électrolytique à la place des téléphones, et le gros fil (i*•>.) en connexion avec les récepteurs téléphoniques. Ceux-ci, dans ces . conditions, rendent le son habituel, un peu affaibli, quand le détecteur est exposé à l’action des ondes. Les connexions inverses ne donnent absolument rien; c’est l’enroulement fil fin qui est l'inducteur et l’enroulement iil gros l’induit.
- C'est en se.basant sur cette propriété que fauteur a fait construire une bobine genre téléphonique dont le noyau à gros 111 (i») était mobile par rapport au noyau à fil lin (i.5ow). L’écart peut être réglé par une vis molletée qui, en tournant, fait agir un pas de vis qui entraîne le noyau gros lit le long d'une tige de cuivre centrale remplie de fils de fer doux et graduée en millimètres. Le noyau porte un vernier pour apprécier le dixième de millimètre de déplacement. !
- La façon d’opérer se conçoit alors immédiatement : pour une émission donnée, on cherche la distance convenable entre les deux enroulements qui convient pour faire disparaître tout bruit aux téléphones intercalés dans e circuit à gros Iil tandis que le circuit à Jil fk: est placé à la place couramment occupée par les téléphones dans la réception électrolytique actuelle. Quand ce réglage est exactement fait, on note la division de la règle correspondante.
- Si, après cette opération, on soumet l'électrolytique à l’influence désirée, on vérifiera, dans le cas où il y a vraiment augmentation de sensibilité, que les téléphones rendent maintenant un son, qui peut être à son tour éteint par un nouvel écart entre les deux bobines, ce qui permet de faire une seconde lecture, et ainsi on peut se mettre à l’abri de toute erreur involontaire et même joindre des nombres à l’appui de ses essais, ce qui est bien fait pour mieux fixer les idées sur cos expériences.
- Voici les nombres recueillis au cours de l’essai entrepris pour étudier avec ce dispositif la propriété, signalée par M. Branly, relative à l'augmentation de sensibilité du détecteur électrolytique sous l’influence de la chaleur :
- i° A la température extérieure 11° : extinction du j son pour l’écart, ’Io 11,111. j
- a0 À 6o° un maximum : extinction du son pour l’écart, 56mm.
- DIVERS
- jPhysique. — La photographie de la parole. — Note de M. Devaux-Charbonnel, présentée par M. IL. Poixcaiu:. — Académie des Sciences, séance du i 5 juin 1908.
- L’élude de la voix humaine et des vibrations sonores qui la composent est une question assez difficile qui, depuis longtemps, a attiré l’attention des chercheurs. Les procédés employés tout d’abord, résonateurs avec ou sans flammes înanométriques, cylindres ou plaques de phonographes, ont donné des résultats assez incertains, les premiers parce que la méthode comporte en elle-même peu de précision, les deuxièmes parce que les tracés recueillis sont de bien petite dimension.
- On a songé depuis quelque temps à utiliser les courants microphoniques .'M. Ces courants reproduisent, en effet, à des distances assez grandes, et malgré les déformations introduites par les appareils de ti'ansmission et de réception, la voix humaine avec assez de fidélité pour que non seulement elle soit compréhensible, mais encore pour que le timbre en soit conservé. Il semble donc que le microphone est l’appareil le plus commode et le plus parfait pour étudier la voix humaine.
- L’on trouvera ci-dessous les résultats qu’ont donnés à fauteur les premières recherches en ce sens. Il a employé un dispositif expérimental très simple, consistant à photographier les mouvements d’un oscillographe placé dans le circuit d’un microphone et d’une pile. L’impédance de l’oscillographe est absolument négligeable cl ne peut apporter aucun trouble dans le phénomène à étudier.
- Voyelles. — Los sons les plus commodes à étudier sont ceux qui correspondent aux voyelles. On peut les émettre d’une manière continue et régulière pendant un temps très appréciable, et en tout cas suffisant pour les photographier.
- On constate tout d’abord que la courbe obtenue présente une périodicité correspondant à la note musicale sur laquelle la voyelle est émise. Cette note; était d’environ 160 vibrations doubles par seconde dans les expériences ; les clichés contenaient envi-
- (*) M. Blonimîl, Comptes rendus, 11 novembre 1901
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- T. III (2* Série).—No33.
- ron quinze périodes complètes, et leur examen a conduit aux conclusions suivantes :
- i° Les différentes périodes sont identiques entre elles, ce qui semble indiquer que le tracé enregistré ne contient que des harmoniques du son fondamental. Les vibrations propres des plaques microphoniques semblent donc absentes, au moins celles qui ne sont pas des harmoniques du son étudié ;
- «° Les tracés sont toujours les mêmes, si Ton a soin de prononcer les voyelles de la même manière. Pour I et U, cette condition est facile à réaliser; il n’en est pas de même pour les autres; mais on s’est elforcé de prononcer A, O, E comme on le fait généralement dans les mots : pâte, côte, été. La voyelle la plus difficile à émettre d’une manière uniforme est l’E muet, parce que ce son est mal défini ;
- 3° Les tracés obtenus par différentes personnes ont des particularités propres à la voix de chaque expérimentateur, et ne sont pas, pour les mêmes voyelles, absolument semblables;
- . /|° Les différents microphones, du moins ceux qui
- sont reconnus bons pour la téléphonie à grande distance, donnent les mêmes résultats, qu’ils soient à grenaille ou â crayon. Les microphones horizontaux (à pupitre) donnent des courbes inverses des microphones verticaux. En effet, une pression brusque sur la membrane mobile doit, pour les premiers, diminuer la pression des crayons sur leurs supports et agir en sens inverse pour les seconds. A une augmentation de résistance pour les premiers correspond une diminution pour les seconds.
- Harmoniques et différences de phases. — Sur ces différents tracés, on a recherché les harmoniques en employant un procédé graphique assez simple. On a commencé par agrandir considérablement les clichés au moyen de la projection. On constate ainsi que les dentelures si marquées des courbes sont équidistantes les unes des autres. On en conclut que les sommets correspondent à un harmonique très apparent, qu’on peut facilement éliminer après quelques tâtonnements; en diminuant d’une quantité constante les ordonnées de ces sommets, on a des points de la courbe sous-jacente qu’on complète sans difficulté. On agit de la même façon sur la nouvelle courbe et l’on arrive ainsi, de proche en proche, au son fondamental.
- En opérant ainsi,,l’auteur a pu mettre en évidence les principaux harmoniques, leurs amplitudes et leurs déphasages. Le tableau ci-dessous résume ces résultats:
- On doit ajouter que parfois il semble que cer- • tains harmoniques sont affectés dans la période d’un amortissement sensible. Tel est le cas pour le 13e harmonique de l’I et le 12e de l’E accentué.
- D’une façon générale le son fondamental est moins intense que les harmoniques. Le deuxième domine dans I, U et E, et des harmoniques plus élevés dans A, O et E. Chaque voyelle a donc une note qui lui est spéciale, une vocable, comme on l’a appelée, mais cette vocable est non pas une note particulière de la gamme qui distingue la voyelle, mais un harmonique du son fondamental, é
- La parole en général.— Eii employant, au lieu d'une plaque photographique, une pellicule enroulée sur un cylindre, on peut'enregistrer des phénomènes de plus longue durée.
- Si l’on prononce une succession de voyelles, on remarque que chacune d’elle comprend, en dehorè de son régime régulier, une période initiale et une période finale de quatre à cinq vibrations pendant lesquelles le son se développe et disparaît.
- S’il s’agit de syllabes, la présence des consonnes modifie le tracé des voyelles pendant quatre à cinq périodes. Les consonnes paraissent pouvoir se diviser en deux groupes. Les unes, comme B et M, modifient le début du tracé de la voyelle en l’incurvant au-dessus ou au-dessous de la ligne médiane ; les autres, comme C et T,* donnent au début de la syllabe un tracé nettement différent de la voyelle. D’une façon générale, ces particularités n'embrassent pas plus de quatre à cinq périodes. Si rapide que soit la parole, on ne peut guère émettre plus de dix syllabes par seconde, ce qui donne environ vingt vibrations par syllabes. Dans une syllabe il y aura donc toujours, en dehors du début et de la fin, une dizaine de périodes pendant lesquelles le régime sera régulier et correspondra à celui de la voyelle seule. Ce sera donc, aussi bien pour la téléphonie que pour l’audition en général, la partie la plus importante'du phénomène. Cette remarque montre le rôle prépondérant que jouent les voyelles et l’attention spéciale qu’il faudra leur consacrer dans les problèmes de transmission ou d’enregistrement de la parole.
- Harmoniques. A mplitiide .. . Phase.......
- 1 2 4 6 1
- 1,0 1,7 3,o 4,8 ï,o
- . o -I-90 -|-t)o -90 o
- 0. E muet. K accentua. U. t.
- 3 5 1 3 8 1 2 1 *.». 1 2 9 I 2 l3
- 2,4 4,2 1,0 i,5 2,0 0 -80+180 1,0 5 ,5 (i, 0 1,0 2,0 1,5 1,0 4 ,2 2,8
- 0 +180 0 -180 -90 0 +90 +90 0 0 +90
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- BREVETS
- Régulateur de tension pour convertisseurs. — F.-B. Crocker. — Brevet américain n° 891.797, publié le 25 juin 1908 (valable depuis le 25 juillet 1904).
- Ce régulateur s’applique aux commulatrices dont on veut faire varier automatiquement la tension aux bornes e du côté courant alternatif, lorsque le débit coté courant continu est modifié. Dans ce but la tension E est la dilïérence de la tension V du réseau supposée constante et d’une tension auxiliaire e variant avec le courant continu. La figure 1 montre le
- Fig. 1. — Régulateur de tension pour convertisseurs.
- dispositif adopté; la tension e est due aux enroulements secondaires d’un transformateur dont le primaire est alimenté par le réseau.. Le circuit magnétique de ce transformateur se ferme suivant les lignes en pointillé de la ligure 1, et l’on lait varier la réluctance de ce circuit magnétique en augmentant la saturation des branches extrêmes ; dans ce but, ces branches sont munies d’enroulements, parcourus par le courant continu ; ces enroulements sont égaux et: connectés en série de telle manière qu’aucun flux continu passe dans la branche centrale. Réciproquement, la résultante des forces élcctromolrices alternatives induites dans le circuit à courant continu est alors nulle, de telle sorte que l’on peut considérer encore les deux circuits, alternatif et continu, comme indépendants. Dans ces conditions, si le courant continu débité varie, la saturation, c’est-à-dire la réluctance des branches extrêmes du transformateur, sera modifiée et il en sera de même de la tension auxiliaire e (*).
- (') Il convient de remarquer que l'effet d une variation de réluctance sur s serait sensiblement nulle si le transformateur auxiliaire était branché directement sur le réseau de tension V ; c’est là une conséquence de la formule fondamentale (.les transformateurs. C’est pourquoi il a été prévu, en série dans le circuit primaire, une
- Compteur èlectroîytique. *— B. North et R. Pohl. — B revet anglais n° 9 337 (1907), publié le 6 février 1908.
- Ce brevet est relatif à des perfectionnements dans les compteurs électrolytiques où la quantité d’électricité est mesurée par le volume de gaz décomposé par le passage du courant. Un tube à deux branches contient deux ou trois liquides : un électrolyte, un liquide (coloré au besoin) servant pour la lecture des indications, et enfin, le cas échéant, un liquide séparant les deux premiers. Les liquides en contact ne doivent pas pouvoir se combiner chimiquement; ils sont séparés les uns des autres par simple dilïérence de densité. Enfin, le tube servant aux mesures est incliné par rapport à la verticale, de manière que la grandeur de l’échelle soit augmentée, pour une hauteur verticale donnée.
- Production du vanadium. —- F.-M. Becket. — Brevet américain n° 876313, délivré le i.\ janvier 1908 (valable depuis le 29 juillet 1907).
- Le vanadium est réduit en partant directement du sulfure, au moyen d’un mélange de carbone et de silicium, de préférence sous forme de carborandum. La matière est chauffée au four électrique. La réaction principale qui se produit peut probablement être exprimée par la formule générale :
- 4 V* S" + y Si G =• 4 -fV + y S/S2 + y G S2.
- En employant un four fermé et en empêchant toute oxydation, les deux derniers produits peuvent être recueillis; ils peuvent aussi être brûlés à l’air de manière à récupérer les produits sulfureux sous forme d anhydride sulfureux. Pour obtenir un alliage de vanadium avec un autre métal, il suffit d’ajouter celui-ci, à l’état métallique ou sous forme de sulfure, à la charge du four. Le produit ainsi obtenu directement 11’a, d’après l'inventeur, qu’une faible teneur en carbone, et ne contient que des traces de sulfure.
- Procédé de fondation des poteaux etpylônes. — Brevet français n° 3y4 211.
- Le présent procédé consiste principalement dans l’emploi de plaques en béton armé ou non pour consolider l’encastrement d’un poteau ou pylône dans le sol.
- bobine de self-induclion, et même, éventuellement, une résistance. Ces impédances peuvent d’ailleurs être variables et faciliter ainsi le réglage dans une large •mesure. (N. D. L. R.)
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- T. III (2e Série). — N° 33.
- Accessoirement la disposition de ces plaques, la forme à leur donner et la façon de les fabriquer peut varier.
- Procédé d’accouplement des pylônes en Ciment armé. — Brevet français n° 374 212.
- Cette invention est caractérisée par l’emploi de
- dents en béton pour éviter le glissement longitudinal dans -l’accouplement des poteaux en ciment armé, par la manière de les obtenir, et par un appareil permettant de les couler en même temps que les poteaux.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Elektrochemie, II: Experimentelle Elektro-chemie; Messmethoden, Leitfàhigkeit, Lôsun-gen (Electrochimie, 3" partie : Electrochimie expérimentale ; méthodes de mesure, conductivité, solutions), par le D' Helnrich Danneel. — 1 volume in-16 de i58 pages avec a G ligures et plusieurs tables. — Gosciiex, éditeur,Leipzig. — Prix : relié toile, î franc.
- Nous avons signalé, il y a deux ans (f), l’apparition du tome I de celte petite brochure, consacrée à l'électrochimie théorique. Le tome II est également fort bien rédigé ; il comporte trois divisions, d’importance à peu près égale :
- I Mesures électrochimiques (p. 6 à GP>).
- II Conductivité des électrolytes (p. 66 à 100).
- III Electrotyse des solutions (p. 100 à i58).
- La lecture n’exige que des connaissances élémentaires,bien que l’exposé soit fort complet, et témoigne d’un remarquable travail de condensation. A ce titre, nous conseillerons vivement celle lecture aux étudiants possédant quelques notions de langue allemande. On ne peut d’ailleurs faire un meilleur éloge du présent opuscule qu’en signalant qu’il appartient à l’intéressante collection Goschen, dont il manque l’équivalent en France.
- E. B.
- Traité de physique, par O.-D. Chwolson, traduit parE. Davaux, tome I, 4e fascicule: Acoustique. — 1 volume in-8 de 218 pages avec 87 ligures. — À. Hermann, éditeur, Paris. — Prix : broché, 8 francs.
- Nous avons déjà signalé l’apparition des trois premiers fascicules du tome I. Nous signalons aujourd'hui le 4e fascicule, consacré à l'Acoustique et com-
- plétant le tome l. Ce fascicule comporte les 12 chapitres suivants :
- Chapitre I.— Vitesse de propagation des déplacements dans un milieu déformable.
- Chapitre IL — Remarques générales sur la production et la propagation du son.
- Chapitre III. — Vitesse du son.
- Chapitre IV. — Réflexion, réfraction, dispersion et interférence du son.
- Chapitre V. — Vibrations des cordes et des verges.
- Chapitre VI. — Vibrations des membranes et des plaques.
- Chapitre VII. — I .,es tuyaux sonores.
- Chapitre VIII.—Méthodes de détermination du nombre de vibrations par seconde.
- Chapitre IX. .— Phénomènes de résonance. Application du principe de Doppler.
- Chapitre X. — Combinaison des sons.
- Chapitre XI. — L’organe de la voix humaine et l’organe de l’ouïe.
- Chapitre XII. —Les sons employés dans la musique.
- Comme à première vue, çe fascicule pourrait sembler ne présenter qu’un intérêt médiocre aux lecteurs de ce journal, plus spécialement versés dans les questions d’élélrotechnique; nous rappellerons que les chapitrés r, v, vt, vii, ix, en particulier, renferment dèë développements tout à fait analogues à ceux que l’on rencontre dans la théorie de l’électricité, et surtout dans l’étude des ondes électromagnétiques. Etant données de plus les remarquables qualités de clarté et de simplicité d’exposition que ce fascicule possède en commun avec ceux précédemment parus, nous en conseillerons donc vivement la lecture aux électriciens qui s’intéressent à la Physique mathématique. P. S.
- (1)Cf. /,'Eclairage Electrique, tome XLVI, p. xn.
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- La technique pi'atique des courants alternatifs, par G. Sartori, traduit par J.-A. Montpellier (•a0 édition), tome I : exposé élémentaire el pratique des phénomènes du courant alternatif. — i volume in-8 de 5o6 pages* avec 255 ligures. — II. Dunod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, i5 francs.
- La traduction que M. Montpellier eut l’idée de faire, dès leur apparition, des deux volumes consacrés par l’ingénieur Sartori à la technique des courants alternatifs, a obtenu on P1rance un succès tel qu’une deuxième édition française est devenue nécessaire. Le traducteur en a profité pour revoir avec soin toute la matière du premier volume de la première édition ; en particulier, il a complété le chapitre relatif aux instruments de mesure, aux condensateurs et aux lignes de transmission. Il a également complètement remanié le chapitre sur les moteurs monophasés à collecteur ou asynchrones et, d’une manière générale, il a mis cette nouvelle édition au courant de tous les progrès réalisés dans ces dernières années.
- Bien que parmi toutes ces additions, certaines, relatives notamment à la théorie des moteurs à collecteur et au démarrage des moteurs asynchrones monophasés, puissent prêter à quelques légères critiques de la part d’un spécialiste, nous pourrons répéter ici tout le bien que nous avons dit à l’apparition de cet ouvrage. Nous considérons, en eiïet, la technique des courants alternatifs de Sartori comme un des meilleurs ouvrages qui aient jamais été écrits sur la matière.
- Grâce au talent bien connu du traducteur, l’édition française est d’ailleurs tout particulièrement* attrayante.
- P. S.
- L’ingénieur des arts et métiers, par Paul Blancarnoux. — i volume in-i8, de i32 pages. — Li> iiroc et Cio, éditeurs, Paris. —Prix: broché, 2 francs.
- Le titre officiel d’ingénieur des arts et métiers, a récemment été consacré, comme chacun sait, par le Ministre du Commerce et de l’Industrie. Depuis longtemps, les élèves sortis des Ecoles d’arts et métiers étaient pleins de cette espérance, et il faut reconnaître que c’est là une légitime satisfaction donnée à des jeunes gens dont les aînés rendent des services incontestables dans l’industrie. Un des anciens
- élèves, M. Paul Blancarnoux, saest inspiré de cette circonstance pour écrire une petite monographie sur l’ingénieur des arts et métiers, et sa situation dans le monde technique, qu’on lira avec intérêt.
- A. B.
- L’Accumulateur au plomb ordinaire et allotropique, par G. Rosset. — 1 volume iu-8 de 408 pages avec 58 ligures. — C11. Béranger, éditeur, Paris. — Prix : cartonné, 18 francs.
- Notre collaborateur, M. Rosset, dont nos lecteurs ont certainement lu avec intérêt les remarquables études qu’il a publiées dans nos colonnes, vient de consacrer un grand ouvrage de plus de pages à une étude rationnelle de P accumulateur au plomb. Ce n’est pas un ouvrage descriptif consacré aux monographies des divers accumulateurs; l’objet de son travail, tel qu’il le définit lui-même dans l’introduction, a été d’examiner le problème à un point de vue général : rechercher les meilleures proportions, l’harmonie, pourrait-on dire, des différents éléments dans la construction de faccumulateur, pour obtenir le maximum de légèreté, compatible avec les exigences d’une durée suffisante, et arriver dès lors, par une étude approfondie de la question, à une fabrication éminemment rationnelle de l’accumulateur.
- L’ouvrage de M. Rosset est divisé en quatre parties. La première est consacrée à une théorie nouvelle de l’accumulateur au plomb. L’auteur met en évidence un état allotropique du plomb et l’applique à l’accumulateur.
- La deuxième partie concerne les espérances de progrès que l’on peut fonder sur l’accumulateur-traction.
- Enfin la troisième traite des propriétés générales des alliages pour grilles d’accumulateurs, et la quatrième contient toutes les,questions diverses connexes de l’industrie des accumulateurs électriques.
- Gomme l’on peut en juger par cette brève énumération, le présent ouvrage offre un grand intérêt pour tous les techniciens s’occupant de la question si délicate de l’accumulateur au plomb. Ils y trouveront la solution de nombreux problèmes non encore abordés jusqu’ici, malgré toute leur importance pratique. Par son ouvrage, M. Rosset a comblé une lacune dans la littérature électrotechnique, et il convient de l’en féliciter sans réserves.
- A. R.
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- VARIÉTÉS
- LEGISLATION
- LOI du 17 juillet 1908 relative à, l’institution des conseils consultatifs du travail.
- Article'premier. — Il peut être institué par décret rendu en conseil d’Elat, sous le nom de conseils consultatifs du travail, partout où Futilité en sera reconnue, soit à la demande des intéressés, soit d'office, après avis du conseil général, des chambres de commerce et des chambres consultatives des arts et manufactures du département, des conseils composés en nombre égal de patrons et d’ouvriers.
- Leur mission est d’être les organes des intérêts matériels et moraux de leurs commettants;
- De donner, soit d’oflicc, soit sur la demande du Gouvernement, des avis sur toutes les questions qui concernent ces intérêts;
- De répondre aux demandes d’enquête ordonnées par le Gouvernement.
- Art. 2. — Chaque conseil est divisé en deux sections comprenant, l’une les patrons, l’autre les ouvriers.
- Les sections nomment chacune, pour la durée de chaque session, un président et un secrétaire pris dans leur sein. Elles peuvent délibérer séparément. Les réunions du conseil sont alternativement présidées : pour la durée de la délibération, par le président de chaque section, en commençant par le plus âgé des deux. Le secrétaire de l’autre section devient celui du conseil.
- En cas de partage des voix dans le conseil, les sections peuvent désigner un ou plusieurs membres choisis d’accord entre elles, et qui auront voix délibérative.
- Art. 3. — Il y a autant de conseils que de professions. Toutefois, lorsque le nombre des professions de même nature est insuffisant, un certain nombre de professions similaires peuvent, sur l’avis conforme des intéressés, être réunies en uii même groupe.
- Le ressort de chaque conseil est déterminé par le décret qui l'institue.
- Art.' 4* — Le décret d’institution lixe le nombre des membres du conseil. Tl varie de six à douze par section, suivent l’importance des industries représentées.
- Des délégués suppléants seront nommés dans chaque section en nombre égal à la moitié des titulaires.
- La durée des pouvoirs, des délégués et des suppléants est de quatre ans.
- Sera considéré comme démissionnaire celui qui, sans excuse valable, ne répondra pas à trois convocations successives, qui quittera la région ou qui cessera d’être éfigibie par le collège électoral qu’il représente.
- Art. 5. — Sont électeurs à la condition d’être inscrits sur la liste électorale politique :
- Pour la section patronale :
- i° Tous les patrons exerçant une des professions fixées par le décret d’institution;
- 2° Les directeurs et les chefs de services appartenant à la même profession et l’exerçant effectivement depuis deux ans.
- Pour la section ouvrière :
- Tous les ouvriers et contremaîtres appartenant à la même profession et l'exerçant effectivement depuis deux ans.
- Sont éligibles les électeurs de la section Agés de vingt-cinq ans accomplis.
- Les femmes françaises, ayant l’exercice de leurs droits civils, non frappées de condamnations entraînant la perte des droits politiques et résidant dans la commune depuis six mois au moins, sont électeurs à vingt et un ans et éligibles à vingt-cinq ans accomplis, après deux ans d’exercice effectif de la même profession.
- L’élection a lieu au scrutin de liste.
- Pour la composition des listes, les opérations électorales et les recours dont elles peuvent; être l’objet, il sera procédé conformément aux règles en vigueur pour les conseils de prud’hommes.
- Art. 6. — Dans le cas où les électeurs patrons sont en nombre égal à celui qui est fixé pour la composition des conseils, tous en sont membres.
- S’ils sont en nombre inférieur, ils désignent entre eux, pour se compléter, des électeurs appartenant à la même profession ou à des professions similaires dans les circonscriptions voisines.
- Dans les circonscriptions où la profession est représentée par des sociétés par actions, les membres du conseil d’administration ayant la capacité électorale politique sont électeurs patronaux.
- Art. 7. — Chaque section se réunit au moins une fois par trimestre à la mairie de la commune de son siège, et à la convocation de son bureau, chaque fois qu’il y aura lieu de lui soumettre un objet de sa compétence.
- Art. 8. — Toutes discussions politiques et religieuses sont interdites.
- Art. 9. — Toute délibération excédant la limite des attributions fixées par la loi esL annulée parle ministre.
- Si le conseil ou la section, une fois averti, persiste à sortir de son rôle, sa dissolution peut être prononcée.
- Art. 10. — Un décret rendu en la forme d’administration publique déterminera les conditions de fonctionnement de la présente loi.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sériai et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.
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- «
- JURISPRUDENCE
- Grève. Reprise du travail. Engagement de reprendre tous les ouvriers au fur et à mesure des besoins.
- (Tribunal civil de Saint-Etienne, io août 1907.)
- A la suite d’une grève terminée par une convention aux termes de laquelle les patrons s’étaient engagés k reprendre tout leur personnel au fur et à mesure de leurs besoins, un ouvrier n'avait pu obtenir sa réintégration, les patrons répondant qu’ils n’avaient pas de travail.
- L’ouvrier assigna ses patrons en dommages-intérêts pour rupture de contrat de travail, la grève n’étant que la suspension du contrat et non sa résiliation, disait-il ; il se plaignait également qu’un ouvrier travaillant k domicile eût été employé par ses anciens patrons de préférence k lui-même.
- Sa demande fut accueillie par le Conseil des Prud’hommes de Saint-Etienne le 3o juillet 1906.
- Sur appel, le Tribunal de Saint-Etienne, dans un jugement du 19 novembre 1906, rejeta la première partie de la demande en adoptant la jurisprudence, générale aujourd’hui, qui fait de la grève non pas la suspension mais la rupture k la charge de l’ouvrier du contrat de travail. Sur la demande relative k l’emploi d’un ouvrier k domicile de préférence kun ancien ouvrier de l’atelier, le Tribunal a rendu le 10 août 1907 le jugement suivant :
- Attendu que les conclusions du rapport de l’expert Anfréoly sont nettes et précises ;
- Qu’il en résulte que Platon et Cliane n’ont pas violé le pacte du 10 juin 1906 ;
- Que, cependant, Recoural, tout en reconnaissant que les constatations du rapport lui sont défavorales, a insisté et prétendu que Platon et Chavc avaient transgressé leurs engagements :
- Premièrement : en faisant faire des heures supplémentaires au lieu de rappeler Recourut ;
- Deuxièmement : en donnant k Escoiffier, qui travailla en chambre, un travail excessif dont une part aurait du être réservée k Recourut ;
- Que le tribunal a chargé l’expert, du consentement des
- parties, de se renseigner sur ces deux points et qu’il résulte des renseignements fournis à la barre :
- Sur le premier point (heures supplémentaires) que les graveurs n ont pas fait d’heures supplémentaires du 11 juin, jour de la reprise du travail, au 27 juin.
- Sur le second point (travail donné k Escoiffier) que ce travail, qui représente un salaire de 40 francs pour la moitié d’un mois, n’a rien d’excessif, puisque k 7 francs par jour il ne représente pas une semaine de travail :
- Attendu que dans ces conditions Recoural, demandeur, (jui avait la charge de prouver la violation du contrat de travail, n’a pas fait la preuve k laquelle il était tenu ;
- Qu’il doit donc être débouté de sa demande qui n’est , pas justifiée ;
- Que la décision des Prud’hommes dont appel doit être mise k néant ;
- Par ces motifs, le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant en matière sommaire et en dernier ressort :
- Statuant au vu du rapport de l’expert ;
- Dit mal jugé, bien appelé, casse le jugement du Conseil de Prud’hommes de Saint-Etienne du 3i juillet 1906 ;
- Dit Recoural mal.fondé dans sa demande ;
- L'en déboute.
- DIVERS
- Action sociale pour F amélioration du sort de F ouvrier.
- Un Congrès a été organisé par la Ligue Nationale contre l'alcoolisme, k Lyon, du 28 au 31 mai. L'Union des Industries Métallurgiques était représentée, ci parmi les questions k l'ordre du jour, nous signalerons le rôle des commerçants et des industriels dans la lutte anti-alcoolique. Le rapporteur a indiqué comme moyen efficace la création de kiosques de tempérance k l’intérieur des usines, mettant k la disposition des ouvriers du thé, du café, etc. Un industriel des Vosges aurait ainsi obtenu des résultats intéressants. On a attaché aussi une grande importance k la fixation des jours et heures de paye, de façon k contrarier le plus possible les habitudes alcooliques des ouvriers.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 33.
- aqa
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s adressant à 7ios bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à l Electrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromCtallurgie.
- BREVETS (')
- 388 676, du 3o mars 1908. — De Kowanjko. — Indicateur de variation d’un mouvement alternatif.
- 388 738, du icr avril 1908. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques. — Relais automatique à action différée pour courant alternatif.
- 388 772, du *jl avril 1908.— Société Siemens et Halske. — Groupement pour le contrôle du régime île circuits actifs alimentés par des appareils électrolytiques à soupape.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Le correspondant en Allemagne de la Vie financière prétend dan^ sa dernière correspondance que le gouvernement allemand, à cours d’argent, songerait très sérieusement à monopoliser la distribution de l’éclairage et de la force par l’électricité. Au meme titre qu’il monopolise les postes, les télégraphes, les chemins de fer, il assurerait dans toute l’Allemagne par des stations centrales de milliers de kilowatts la production et la répartition de la chaleur, de la lumière et de l’énergie mécanique. Le but de celte entreprise colossale, et que pour notre part nous voulons croire chimérique, serait de prévoir la substitution de la traction électrique à la traction à vapeur sur les chemins de fer.
- Cette dernière application est ^possible : elle est sur certains points, mais très particuliers, en voie de réalisation ; cependant sa diffusion sur tout un territoire se heurte encore à de multiples difficultés. Il ne faut pas dire que c’est irréalisable, mais envisager à la fois et le côté technique et le côté financier; ce dernier apparaît, en dernier ressort comme le plus important et donne à penser, par analogie, que s’il a fallu soixante ans pour amener les réseaux de voies ferrées au degré de développement où ils sont, il faut faire crédit de quelques dizaines d’années aux financiers comme aux techniciens pour assurer leur transformation.
- A l’heure actuelle, dans nombre de gares, l’éclairage et la manutention des wagons ou des marchandises se font à l’électricité. Peu à peu l’application à
- la commande des signaux, des enclenchements, des
- ________—
- (>) Liste de brevets concernant l'Electricité, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
- aiguilles s’en fait également. Mais comme en pareil domaine toute expérience est grosse de conséquences, les ingénieurs procèdent avec la plus grande prudence ; le vieux précepte Festina lente est de règle là plus que partout ailleurs. C’est pour toutes ces raisons en somme de sécurité, d’économie, de jeunesse que nous ne verrons pas de si tôt se réaliser le rêve du gouvernement allemand.
- A ces différents titres cependant, il est intéressant de constater, avec le Moniteur des Intérêts maté-riels} que son relevé semestriel des recettes de quatre-vingt-trois entreprises de tramways, est des plus satisfaisants. Ce relevé comporte les plus importantes compagnies de France, de Belgique, d’Allemagne, de Russie, d’Italie, d’Espagne et même d’Argentine ; une douzaine seulement accusent dans leurs recettes un déclin par rapport à 1907. Le journal ajoute qu’il s’en faut de beaucoup que cette décroissance des recettes, pour les réseaux qui ne participent pas à l’expansion générale des trafics, atteigne des proportions susceptibles de provoquer la moindre alarme. Seuls, dit-il, les Omnibus florentins accusent une décadence manifeste, où l’on est assez tenté de découvrir une certaine corrélation avec la déchéance d’un mode de locomotion guetté par la désuétude ; et mettant en vedette les augmentations particulières de quelques réseaux italiens et de ceux de Damas et de Tien-Tsin en particulier, le Moniteur conclut .* « Des villes à civilisation ancienne aussi « bien que moderne attestent avec ensemble un dé-« veloppcment remarquable pour le trafic de ccr-c< laines lignes qui les sillonnent. Nous nous plaisons « à faire cette constatation qui prouve l’évolution « heureuse subie par l’industrie des transports ur-u bains et contribue ainsi a compenser le fait d’une « diminution de recettes enregistrée par 14 % des cc lignes examinées. »
- Nous modérerons notre enthousiasme, à l’encontre du Moniteur des Intérêts matériels, parce qu’il n’envisage qu’un côté de la question et que l’examen des bilans de ces quatre-vingt-trois entreprises serait probablement de nature à nous faire douter du bon état de leur situation financière à toutes. Les plus-values de recettes ne résultent pas seulement d’une meilleure utilisation des places disponibles par le public : elles sont pour la plupart la conséquence
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- d’une augmentation de la longueur exploitée; du plus grand nombre de voilures mises en service, d’un fait particulier, d’une saison plus favorable ; et elles sont ainsi connexes de dépenses plus élevées. Le chiffre intéressant c’est la balance de ces deux comptes. Et en pareille matière, pour ne point donner de fausses espérances aux actionnaires, nous croirions volontiers fort juste la réflexion du président d’un Conseil d’administration d une affaire de tramways c|ui se refusait à la publication de ces documents parce que le public pourrait s’en emparer pour lui reprocher ses déboives en cas de mauvais résultats.
- Le même périodique, à propos de la grève des Bateaux parisiens, rappelle un fait qui intéresse les Sociétés d’exploitation d’électricité et qu’à titre documentaire nous croyons devoir signaler. M. Mildé, demandeur en concession, en 1890, de l’éclairage électrique d’une partie de la ville de Paris, introduisit dans les statuts une clause prévoyant la participation du personnel aux bénéfices : elle lui attribuait une part de 5 % . Or, depuis, le secteur des Champs-Elysées n’a [eu qu’à se louer du sacrifice ainsi consenti ; son personnel s’est toujours tenu à l’écart des groupements syndicaux des autres Compagnies électriques et jamais aucune tentative de grève ne fut ébauchée parmi ce personnel.Grâce à la participation de 5 % , ses salaires étaient de 88 % supérieurs à ceux du personnel des autres secteurs.
- M. Mildé a exposé dernièrement ses idées sur ce sujet très délicat dans le journal VOpinion. Elles méritent un examen sérieux de la part de tous ceux qu’intéresse la question, et nous aurons probablement l’occasion d’y revenir ultérieurement.
- Sans vouloir les donner comme conclusion à ces quelques notes, nous sommes conduits à examiner les résultats de la Compagnie Électrique des Tramways delà Rive Gauche de Paris, dont l’assemblée générale s’est tenue le 26 juin dernier. L’année 1907 a procuré un bénéfice d’exploitation légèrement su-
- périeur à celui de 190(1 : il est de -267 790 fr. 14, au lieu de a5o 077 fr. 11. La progression des recettes, qui se sont élevées à 1 708 ‘248 fr. 24, est de a,5 % , tandis que celle des dépenses d’exploitation, portées pour 1 488 4 58 fr. 10, n’est que de 1,6 %. Ces produits sont malheureusmentinsuffisants pour balancer le solde débiteur du compte de profits et pertes, qui s’abaisse bien de 800 98a fr. 48, mais n’en subsiste pas moins au bilan pour a65 221 fr. 89.
- La situation qui résulte de l'insuffisance notoire des recettes et des produits nets est des plus précaires. Malgré la loi sur le repos hebdomadaire, malgré les charges de toute nature qui grèvent l’entreprise, la dépense par voiture-kilomètre n'a été que de o fr. 5G8 ; la recette sur la même base s’est élevée à o fr. 66a. Mais comment amortir et rémunérer le capital de ia millions avec des bénéfices nets à peine supérieurs à a,a % de ce capital? Au passif figure une réserve ou plutôt une provision de 140 aGi fr.72; aucune réserve légale ni d’aucune sorte, si bien que les pertes, frais de constitution et frais d’installation et de mise en train sont encore portés à l’actif pour 894 5o8 fr. 68.
- Pour réduire la dépense du courant qu’un contrat avantageux avec la Compagnie générale de distribution électrique lui assure à un prix relativement bas, le Conseil n’a pas hésité à installer de nouveaux fee-ders dontles dépenses de premier établissement sont, paraît-il, compensées par l’économie résultant de l’abaissement du prix du courant. De ce fait, de l’amélioration réelle de la situation, puisqu'on trois ans la Compagnie a pu amortir 937 ai3 fr. fpi de perles antérieures, et de l’espoir que les modifications apportées au régime des transports en commun auront une influence heureuse sur son développement, la Compagnie des Tramways de la Rive Gauche semble mieux augurer de l’avenir. On parle, d’autre part, d’une réduction du capital qui assainirait la situation financière de la Société.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DIVERS
- Norvkgk, — La grande usine de NoUeden,qui fabrique du nitrate de calcium en traitant au four électrique la pierre à chaux et l’air atmosphérique, vient de consacrer 210 millions de francs à des travaux d’agrandissement. Elle dispose actuellement de 40 000 chevaux et elle pourra, paraît-il, désormais avoir une production annuelle de
- 20000 tonnes de nitrate de calcium représentant une valeur de 5 5oo 000 francs.
- Espagnk. — La réglementation des concours et adjudications publiques. — La Commission pour la protection de Vindustrie nationale espagnole a décidé, dans la séance du 17 juillet 1908, que les étrangers pourront concourir à toutes les adjudications annoncées pour la deuxième fois, sous la condition d’une marge de 10 % qui sera laissée en faveur des produits nationaux.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N° 33.
- TRACTION
- Tramways de Reims
- Recettes du mois de juillet 1908....... 91 if\o fr. 65
- — — — >907....... 90 078 fr. 35
- Du icrjanvier au 3i juillet 1908....... 58i 078 fr. Go
- — — — 1907....... 569 863 fr* 90
- ; Longueur de lignes exploitées : 24 kilomètres.
- Métropolitain de Paris
- Recettes du mois de juillet 1908....... 2 928 946 fr.
- — — — 1907....... 2 489 i53 fr.
- Du 1e1' janvier au 3i juillet 1908.....23 122 1G6 fr.
- — — — 1907....... 20 a$9 00G fr.
- Longueur des lignes exploitées : 5o km,oG4-
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de constructions électriques de Charleroi.
- Bulletin mensuel, mai 1908. — Tableaux de distribution :
- A) Pour l'usine centrale d'Llcclricité des Tramways d’Anvers ;
- B) Pour l’usine centrale d’Electricilé de Port-Dundos, Glascow.
- Compagnie française Thomson-Houston.
- Tableaux dusines génératrices à courant conliuu pour e service des tramways.
- Ateliers de constructions électriques du Nord et de T Est de Jeumont.
- Bulletin mensuel, juin 1908. — Installations électriques des charbonnages d’Àiseau-Prcsles.
- Ateliers de construction Oer/ikon.
- Groupes convertisseurs à vitesse élevée. L’usine génératrice Gaslclnuovo-Valdarno.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société Brown-Boveri et Cie. — Le i5 août, à Baden (Suisse).
- Société générale de téléphonie sans fil. — Le 18 août, à Paris
- L'aluminothermie. — Le 20 août, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 2> août, à 10 heures, à la préfecture des Alpes-Maritimes, à Nice, travaux d’infrastructure de la ligne de tramways électriques de Cagnes à Grasse (G0 lot), 127 000 francs ; eaut. : 3 800 francs.
- Jusqu’au 7 octobre, M. l’ingénieur en chef, chef du service technique des eaux et de l'assainissement, 4, avenue Victoria, à Paris, recevra les pièces relatives au concours pour : i° la fourniture et l’installation des moteurs, pompes et générateurs destinés à l'agrandissement de l'usine élévatoire de Charonne, en ' 2 lots; caul. : 4 5oo fr. et 2 000 fr. : — 20 la construction et la mise en service d’un appareil de halage ou de louage dans le 4e bief du canal Saint-Martin; caut. : 1 5oo francs.
- BELGIQUE
- Le 21 août, à i3 h. 1/4, à l’hotel de ville, à Bruxelles, travaux de maçonnerie à exécuter pour le service de l’électricité ; caul. :6ooo fr. ; cahier des charges : o fr. 5o. Soumissions ledit jour avant 11 heures.
- ITALIE
- Le 28 août, à 11 heures. Direction royale des arsenaux de la Spczzia et de Naples. Fourniture de lampes électriques. Devis, 10936 fr. Caul. 1 100 fr.
- ALLEMAGNE
- Prochainement à l’administration de la ville,à Cologne, fourniture de 4 turbines de 3 000 IIP pour l’usine d’électricité : 2 140000 marks.
- Le 19 août 1908,1» 11 h. 1/2. Direction royale des chemins de fer, à Saint-Jean-Sarrebrüch. Fourniture etpose dune plaque tournante pour locomotives, actionnée à l’électricité èt de nm,7ode diamètre. Conditions, etc., à la direction susmentionnée, salle 218, moyennant 1 mark (pas en timbres-poste).
- ESPAGNE
- Le 5 septembre, à 11 heures, au local de la junte municipale (mairie) de Soller, province des Baléares, adjudication de l’éclairage public à l’électricité ou au gaz pendant quinze années, à partir du Ier novembre 1908 ; caut. prov. : pes. 369-2$.
- Le 25 septembre, adjudication à la direction générale des travaux publics, ministère de fomento, à Madrid, de la concession d’un tramway électrique à Madrid. Caul. : pes. 5 i85-5o.
- BULGARIE
- Le 29 août 1908. Direction des mines, carrières et eaux minérales, à Sophia. Fourniture du matériel nécessaire pour l'installation d’une usine centrale électrique, destinée à la production de l’énergie pour les besoins de la mine de Pernik. Cautionnement, 3o 000 francs eu numéraire ou en titres de l’Etat bulgare. Deux adjudications antérieures (19 juin et 20 juillet) n’ont pas donné de résultat.
- \
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome III (2° série).
- SAMEDI 22 AOUT 1908.
- Trentième année. — N° 84
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- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 225. — A. Montel. Contribution à l'Étude de l’anlenne horizontale transmet!rice pour radiotélégraphie, p. 227.— J. Betiiknod. Sur la théorie de la commutation, p. 232.— R. Beiiu. Essai d’un turbo-alter-naleur de i 6oo kw, p. 233.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités La dispersion électrique dans un souterrain fermé, G.-C. Ehaiiacchi, p. 236. — Méthodes et appareils de. mesure. Sur le calcul des résistances â eau. S. Speiia, p. 236.
- — Traction. Le choix et l’installation des chutes pour la traction des chemins de 1er, W. Conrad, p. 237. — Applications mécaniques. Influence du moment d’inertie sur la marché d’une machine commandée par moteur d’induction, L. Kali.iii, p. 240. Brevets, p. 241. — Bibliographie, p. 242. — Variétés. — Exposition de Marseille, p. 243. — Chauffage par l’électricité, p. 243.— Congrès international des applications de l’électricité, p. 243.—Premier congrès international des techniciens etdesadministrations continentales des télégraphes et des téléphones à Budapest, p. 244. — Ecole supérieure d’électricité, p. 245. — Contentieux. Circulaire deM. le Ministre de l’Agriculture, p. 245. — Chronique industrielle et financière.
- — Equipement Westinghouse de contrôle à résistance liquide pour moteurs asynchrones polyphasés à battues, réversibles, fonctionnant sous de fortes charges constamment variables, p. 246— Liste des brevets, p. 248. — Chronique financière, p. 250. — Renseignements commerciaux, p. 255. — Adjudications, p. 256.
- ÉDITORIAL
- La théorie cle Y antenne coudée employée comme antenne réceptrice d'un poste radio télégraphique a déjà été étudiée par plusieurs physiciens et en particulier par M. J .-A. Fleming. La théorie donnée par cet auteur était toutefois, sous sa forme primitive, sujette à quelques objections, ainsi que l’a montré notamment M. Mandelstam. M. A. Montel, auquel l’on doit plusieurs études sur les applications des ondes électriques, a abordé le problème par une voie tout à fait différente, comme l’on s’en convaincra par la lecture de son mémoire (p. 227). Bien que certaines des hypothèses faites puissent paraître quelque peu arbitraires, elles sont justifiées par l’accord satisfaisant des résultats théoriques avec les expériences bien connues de M. Marconi. Ce premier essai pourra d’ailleurs être com-
- plété par des éludes ultérieures qui achèveront d’élucider un des problèmes les plus délicats que l’on rencontre dans la technique de la radiotélégraphie.
- Comme complément à-une noie antérieure sur la théorie de la commutation, M. J. Be-thenod montre comment la condition nécessaire et suffisante pour que la densité limite soit finie à la rupture d un circuit inductif, s’étend au cas où la résistance ohmique et la self-induction propres de ce circuit sont variables. Ce cas est d’ailleurs évidemment celui qui se présente le plus souvent avec les dynamos usuelles.
- L’essai d'un turbo-alternateur de puissanc élevée présente toujours un sérieux'-intérêt
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- T. III (2e Série). — îf» 34.
- en raison des enseignements que l’on en tire. C’est cette considération qui nous a décidé à publier les résultats d’essais d’un turbo-alternateur moderne de 16oo kilowatts. L’auteur de la note en a profité pour décrire les installations faites à l’usine de Montbovon concernant ce turbo-alternateur. La turbine est multicellulaire du type Rateau, construite par les ateliers Oerlikon. Elle tourne à i 5oo tours ; la pression de vapeur à la soupape d’admission est i5kg; la vapeur est surchauffée à 3oo°.
- On a constaté plusieurs fois qu’à l’intérieur de certaines grottes la dispersion électrique est moindre qu’à l’extérieur. M. Erabacchi a étudié la dispersion électrique dans un souterrain fermé (p. a36). U a fait un grand nombre d’expériences dont il résulte que la dispersion excessivement faible constatée à l’intérieur du souterrain ne peut être entièrement expliquée par la présence de la vapeur d’eau.
- Les résistances liquides sont fréquemment employées dans les essais électriques. M. Spera a tenté une étude technique sur le calcul des résistances à eau (p. 236) et a établi à ce sujet des tableaux très utiles.
- Le Dr W. Conrad a fait à la Société des ingénieurs et architectes de Vienne une con-
- férence sur Vélectrification des] chemins de fer dans les Alpes autrichiennes. Il a indiqué dans cette conférence quels principes doivent guider les ingénieurs chargés de reconnaître, en vue de ces projets d’électrification, les chutes existantes et susceptibles d’être aménagées. Toute étude préliminaire doit être composée de deux parties : la première qui détermine l’énergie nécessaire à la traction d’une tonne sur une ligne donnée, la deuxième qui détermine le nombre de tonnes à transporter. L’auteur a examiné ces deux points, puis il a envisagé l’installation des réservoirs artificiels et l’utilisation des lacs.
- Après le travail de P. Ehrlich, dont nous avons récemment entretenu nos lecteurs,
- M. L. Kallir vient de présenter un mémoire sur l'influence du moment d'inertie sur la marche d'une machine commandée par moteur d'induction (p. 240).
- Enfin nous décrivons quelques brevets : une carcasse pour dynamo électrique de W.-L. Waters et un interrupteur pour transformateur alimentant des lampes de
- N. -J. Davy (p. 341); un tube isolant pour canalisation de A.-P. Hinslcy et des plaques pour accumulateur au plomb de Thiellet et Denai’d (p. 242).
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- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE L’ANTENNE HORIZONTALE T DANS M ETT RIC E
- POUR RADIOTKLÉGRAPIRE
- Cette antenne, qui a été étudiée expérimentalement par M, Marconi en 1906, consiste en un conducteur vertical relativement court en communication avec le sol et en un autre conducteur beaucoup plus long étendu horizontalement en continuation du premier.
- Des expériences de Marconi f* 1), il résulte que cette antenne donne un maximum d’irradiation dans son plan vertical du cêté où elle est mise en communication avec le sol, et deux minima latéralement dans les deux directions qui font un angle de 70° à 8o° avec la direction dans laquelle est dirigée la pointe libre de rantenne.
- Les mêmes expériences ont été répétées, mais seulement à des petites distances, avec des semblables résultats parM. J.-A. Fleming (2).
- En partant de l’hypothèse (3) que le sol fonctionne comme un conducteur parfait et en considérant aussi, par conséquent, l’image de l’antenne, on voit que rantenne et son image constituent ensemble un circuit oscillant presque fermé. 11 est donc naturel de comparer ce circuit
- au circuit fermé d’un condensateur tel que celui de la figure 1. M est le champ magnétique et son
- O) G. Marconi, Electrician, May 4, 1906 cl Eclairage Electrique, 1906, l. XLVIJ, p. 356.
- (*2) ,J.-A. Fleming, Electricicui, 28 décembre 1906.
- (3) Une théorie susceptible d’expliquer le fonctionne-mentde cette antenne n'existant pas encore.(Voir L.Man-dklstam, Jahrhuch der Drahllosen Télégraphié, n° 2, 10 Januar 1908), nous avons léché dans VEletricista du
- i0l‘ avril 1908 d’en indiquer une, qui explique toutefois
- seulement une partie des phénomènes. Ici nous exposons
- sous une autre forme et développons ultérieurement ces idées, de manière à tenir compte également des autres
- phénomènes. )
- sens de rotation le long du lil correspond à la direction de l’intensité du champ électrique E. Dans l’air il a une direction opposée h K. M a la même phase que h; courant /, K a la menu4 phase, que la tension entre les armatures du condensateur, c’est-à-dire précède M de 90°. Ce raisonnement peut s’appliquer à rantenne lig. j*i. Entre
- A(__________________________________C -
- A' .................."‘C7' -h
- l;ig. 2. — Antenne horizontale.
- C' et C, autour de la droite CC' existera un champ magnétique, comme si le circuit de jl’an-tenne et de son image se fermait entre ces deux points.
- Mais comme il ne s’agit pas ici d’un véritable condensateur, une partie seulement des lignes d’induction suivront la droite CC'. En outre, ce condensateur donnera lieu à une véritable irradiation dans l’espace.
- En appelant i0 le courant oscillant entre A et A', le courant ù entre C et C', par lequel nous supposons remplacées [comme il a été dit plus haut: les lignes d’induction dont nous venons de parler, sera évidemment plus petit que le courant /„ et aura la même phase (c’est-à-dire qu'il aura à chaque instant, dans l'espace, la direction opposée).
- Mais, outre les lignes d’induction déjà considérées, il y en a d’autres plus éloignées de l'antenne et qui sont distribuées symétriquement par rapport au plan vertical de l’antenne. La force électrique du champ le long de ees dernières doit être nécessairement en retard vis-à-vis de la force électrique du champ le long des lignes situées près de la droite CC'.
- A droite et à gauche du plan de l’antenne existe doue un groupe de lignes d’induction encore comparables à celles qui réunissent les armatures d’un condensateur, mais dont la phase est différente et change d’une ligne à l’autre, et les directions des éléments qui les constituent ne sont pas
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N°34.
- constantes clans l’espace. Nous imaginerons chacun de ces groupes comme constitue de lignes ayant la même phase moyenne, et nous remplacerons les deux groupes par les courants i\, i~ dont, les positions et directions soient fixes. Ces deux courants seront égaux, auront la même phase et seront situés à la même distance à droite et à gauche du plan de l’antenne. Evidemment 4- /3 se trouveront plus près de la pointe que du coude de l'antenne, les lignes d’induction prenant naissance et aboutissant spécialement entre les extrémités du circuit oscillant (lig. 3.).
- La figure 5 donne la disposition de ces courants placés en St, S3, et des courants déjà envisagés /2 placés en S0, S.,.
- 1?Σ. 3. — Système* équivalent.
- Il s’agit à présent de déterminer la composante verticale Z de la force électrique en un point I1 placé dans le plan du sol à une très grande distance de l’antenne. Les conducteurs horizontaux AC, A'O (fig. x) ne donnent pas pour un tel point une irradiation appréciable ('). L’antenne horizontal!' de la ligure x est donc, d’après nos hypothèses, équivalente au groupe d’oscillateurs verticaux S0, S2, Sv, S,, dont la longueur est le
- double de la hauteur - de l’antenne sur le sol et
- a
- dont le plan équatorial est celui du sol, leurs positions étant (‘('lies indiquées sur la ligure 'L Pour faciliter les calculs nous supposerons avant tout que les intensités des courants qui parcourent ces oscillateurs aient la même, valeur à chaque point de leur longueur, et que les dimensions de l'antenne soient petites, com-
- parativement à la distance du point P. De ce que nous avons dit, nous retenons que le champ électromagnétique engendré par les courants i2, /;i est le même que s’ils étaient des courants électriques suivant des conducteurs.
- Nous supposerons qu’il s’agisse d’oscillations
- sinusoïdales persistantes. Soit — =Xla longueur
- m
- d’onde, — — T la période adoptée. (La fréquence N est égale à — . ) En pratique (avec une antenne
- îi TC /
- filiforme simple) la longueur du conducteur horizontal de l’antenne ne parait devoir s’écarter excessivement du quart de la longueur, d’onde, et nous la supposerons, pour simplifier, égale à cette valeur.
- Comme nous l’avons dit, l’amplitude de 4 est plus grande (pie celle de t\. Nous diviserons 4 cn deux courants A et i.t tels (pie it et 4 aient la môme amplitude.
- En appelant I,, I2 les amplitudes de 4 et L, on peut écrire :
- A lj cos nt.......
- 4 — L eos [ni -f- “ïc)
- Appelons E l’amplitude des charges électriques (pie nous supposons être possédées parles oscillateurs S,, S^C) (Si coïncide comme position avec S0; il en est de même de S3 dont nous nous occuperons plus lard), et Z|, Z2 les composantes verticales des foi ces électriques cn P dues à ces courants.
- e étant la vitesse de propagation de la lumière,
- l’on a = I, l.i. Avant posé AA/ = CC' — 'h et c
- appelant /•„, r., les distances de p à AA' et à CC', il vient d’après llertz (2):
- E /un2
- , sini’/M/1# — ni)
- Z
- sm {////•., — ni — tc)
- h nu----------:----=------------------
- /)
- (!) Voir à ce propos : A. Montei., Nu mut Cimente. (•>“ série), vol. XIV, et f.a Lumière\Electrique, 1908, tome I (a' série).
- () On pourrait (t ailleurs considérer les (lux élee triques.
- (2) 11. licier/. Aunuten der Physik, Baïul XXXVI, Ileft i, 1889, et La Lumière Electrique, 1889, lomeXXXI, p. >89.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- De la figure 3 011 tire, en prenant : COS ni (/•„ — /-,) — a:l
- S0 So = - — —, i 2 m COS I» [r,i - /•;; > - — r, v:i + s,
- COS m[r., — r,. — 5-, + c:i
- >0 — COSp +
- •i. ni
- COS 3
- et comme P est très loin,
- —I— ——— COS £
- •>. ni
- i\> = /'o--------cos».
- !A ni
- {:x)
- l’osons — E/t ni2 * * * * * ~ II, Z Z, -j- Z2. II vient :
- sin (w/'o—nh 'o
- â \
- sin (/«/•(, — - cos® — /?/— j
- ------------------------------------->
- f u------— cos 7 I
- 2 ///
- c’ost-à-dire, en posant mr0 — ni -- li„
- Z = H | siuQ„ — sin ^£i„ — ~ cosçj | (3)
- Passons maintenant aux trois courants 4, i~;
- mais supposons d’abord qu’il s’agisse en général de trois courants oscillants, quasi-stationnaires, persistants et de même fréquence et dont les phases soient o.,, c.,, c..
- En appelant Z/ la composante verticale de la force électrique en P et /•„, /*, r- les distances de
- ces éléments de courantde P, l’on a, d’après I lerlz :
- L - - II., sin\mru — ni — o.,i -f- Il. sininu\ — ni — c4)
- -j- H;; silliyM/’.,-ni -C:i;.
- Pour réduire au minimum l'amplitude de Z', on devra au contraire poser ces valeurs égales à — i.
- Supposons à présent que les trois éléments sa, S-,, s8 soient placés aux sommets d’un triangle équilatéral dont le côté est l et posons : ll3 : J I-, : ll3 - - i : o,*» : o, j ; c3 — o, ot --= o- 3.
- En appelant 9 Pazimulh du point P d’observation mesuré à partir de la bissectrice de l’angle en S, f fi g-. 3g on a :
- /V, — t\ — /cosflo0 — ç) )
- /«--- /•- --- 1 l'DSi'îll" -)- 7) i '
- D’où
- Maximum absolu de Z'?„.ls ll:1-f“ II. -f- 11. - : '|.
- Minimum absolu de Z'-!lmr ...= o.
- Si l’on veut qu’il existe un maximum absolu pour o = i8o'‘ et un minimum absolu pour o ^o° en même temps, il faut donc que
- ml cos 3o° -)- o t.,
- — ml cos !o° -|- c o, -.i-,
- c'est-à-dire
- t: f i8-1
- 1 cos 3o° — —— l •un 1
- En appelant Z',n„x l’amplitude de Z', nous écrivons donc :
- Z,2mi,x=I 1 a2-IIs-2-Ila--1-^I^;11r.i-Cos j m[rn /i) oa-)-5,ij + 211,11. cos j /«(/•„ —/-3) —Si+ 8S |
- + ail Jf, cos J iM(r* —r,) —8*+^ j (5)
- Les conditions pour avoir Z'2 maximum sont données par les équations suivantes : i/g
- I1) F. Braun, Electrician, May aï, igoti, et Eclairage Electrique, 1906, t. XLVJI, p. ;j-6.
- Nous avons vu que, dans notre cas, i\ et /. ont la même phase et sont en retard déphasé sur/,. Par conséquent, comme entre et /.> il y a un déphasage de 180°, 4 et précéderont /., et nous supposons, pour simplifier, que le déphasage soit
- juste de -.
- 4 et sont égaux et placés à une certaine distance à droite et à gauche du plan de l’an-
- tenne. Posons (lig. 3) / cos 3o° — - Ainsi,
- les conditions (8) sont supposées remplies.
- En outre, nous admetI nms que l'amplitude de
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- 2:jo
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- i\, soit double que celle de t\ ou on obtient doue :
- /., — I:l cos nt |
- t\ — L cos ^/?/ 7) I
- 4, + ^)| I:) = ^^-^I8 I
- (9)
- Toutes cos hypothèses nous paraissent légitimes, n’étant pas en contradiction avec la théorie et, comme nous le verrons plus tard, leurs conséquences s’accordant, bien avec les résultats de l'expérience.
- En appelant IL une grandeur analogue à II, l’on a l'équation-:
- IL IL / —\ H' / -\
- Z'=:-sinQ11+—8ii.(ût-y+ —Hin(üa-y (10]
- m/\ — />/,
- o
- mr,_ — lit.
- En ce qui précède nous avons préféré étudier séparément Z et Z' au lieu de la composante verticale unique pour plus de simplicité et de clarté. Il n’est peut-être pas inutile de montrer ici comment ces deux forces varient avec l’angle <p.
- E11 appelant Zmux l’amplitude de JJ, J’011 tire de (1) en posant — — G, ,
- —2C2cos^cosy^—;üC4|i—cos^- cosçjj
- d’où
- Z„
- / 1 — cos ! - cos s )
- V--------------------
- ’ «»
- X,nix ~ ‘-»C sin ( - cos© |.
- I)(' la ligure 1 on tire, en tenant compte que P ! csl liés loin :
- —: /•(,--1 COS (’lo0 - ©) I
- r~ /•« — f cos Ho" -j- 01 )
- comme nous l'avons déjà vu.
- En substiluant, on a :
- Z1
- IL IL
- — sinU„ -1- —
- /'« •>!'0
- IL (
- 4- — sm üfl
- a/’o (
- IL . _ IL
- 1 i*i wl X ! —r
- /’<> a/’o
- 77 — — sin Qn---------r cos j Pn •— ml cos (3o° — <p) j
- cos j Q„ — ml cos (1p° -f- o) j (11')
- = Z.— sin0„-----------sin(Q0—cos0) -f---sin0,,
- /’o /'o a r„
- 11
- -----cos 1 O0 — ml cos (‘b)° — ©)
- IL
- -----------cos ) Po — >»1 cos ('lo'’ -f- ?) ! (1 a)
- 'X / V,
- De cette formule on obtient le diagramme polaire de la ligure qui donne Zm«x en fonction
- de o.
- ' lüg. 4.
- De même, 011 tire de (11') le diagramme polaire de la ligure à, qui donne Z'max en fonction de f.
- L’observalion de ces deux diagrammes fait déjà entrevoir qu’en les combinant ensemble, on puisse obtenir un diagramme ayant l’allure de celui de la ligure. G (qui a été déterminé expérimentalement par M. Marconi pour l’antenne horizontale tlatismettantë polir iiiie distance
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- égale à peu près à une longueur d’onde) ('). Bien entendu, nous ne pouvons pas les additionner
- Pour d’autres valeurs de 9, il sera convenable de recourir à la méthode graphique en partant de la formule générale ( i -a).
- Le diagramme de la ligure (> donne :
- Pour ? <>°
- Pour tp - i8o° Pour o —- t)o° Pour <f 70"
- -- r ([
- /7max----1
- t>’ ...- ,» ,,
- ^luinx---A A
- iv ,v
- t')nmx . ,/
- ej1Mx - r> (minimum).
- En appliquant nos formules et en posant
- H „ II’ .................
- — - 5, —1e esl-a-dire en posant I, - 1, > l.p, 'V >'n nous avons :
- ensemble parce que nous devons aussi tenir compte des phases de Z et Z'.
- Pour 9 ; o, ‘3 '» sinü(l —3 cosü<„
- />...»* V!) + 9 — i
- Fig’. 6. — Diagramme relevé expérimentalement par Marconi.
- Nous déterminerons la valeur de p pour quelques azimuths en partant de la formule I <•>.).
- Pour tp — o :
- g = H siri Q„ 4- — eos Q0. 7'o 7'n
- ,/Ji
- Pour 9 1800 :
- II . II , , a IP . ,
- p — — sinü0----------- cos Ü(, -\--------sm <I>0. i >
- *• * 7* I*. 1 '
- Pour 9 r= 90° :
- II' H' II'
- p= — sinQ0-----------cos(Du—5a0)-----------cos(Q0-|-r>2)0* 116)
- t'a a/o a/".,
- Fig. 7. — Construction graphique.
- Pour 9 1800, p — 3sinG„— 3eosQ(, + isin£2„,
- (*) G. Marconi, Inc. cit. M. Marconi a compté les angles d’une manière différente de nous;)aussi, dans la ligure 6, àla place de 1800 nous imaginerons écrit o°, à la place de 2700, 90°, à la place de o°, 180°, à la place de ç)0°. 270° et ainsi de suite, comme dans nos ligures4 et 5,
- p’m« ‘ - V i(.) + 9 —- 7D’Pour 9 = pu0, p —: asiuQ0— 1 eos au",
- Pmns — V -I “t~ 1 — 2> ’r
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2* Série). — N* 34.
- Pour 9 — 70“, de (iü) Ton déduit :
- 2> - — sinÛ0 — “ sin (£î0 — 3o°) -]—- sinQ0 /o *0 *0
- 11' IL
- -------cos(Q0 — 8o°)---------cos (Q0 + 17°]. (17)
- ‘2 7*o ‘2 7*o
- Posons(fig. 7)
- H
- 'o
- ‘icm
- IL
- f'a
- 2
- cai
- 01, o'i, 125 o/l, o5 sont dos vecteurs représentant les termes du second membre de (17). La résultante est <>p --1e"1,#, d’où 2>max=1?^- En changeant d’échelle pour rendre plus facile la comparaison avec le diagramme de la ligure 6, il résulte :
- Pour 9 — on, Pour 9 — t8o°, Pour 9 — 90°, Pour 9 — 70°,
- tv ____ J .
- ^?innx-----1 w »
- *>• Q .
- Pmnx ----- •Z(-' ;
- tv -------- .
- Pinax------9 y
- --- r?
- £7innx ---- ;•
- Comme on voit, les résultats de nos formules concordent satisfaisamment avec ceux de l'expé-
- rience. La concordance est encore plus grande si l’on considère que, d’après les essais de M. Marconi, le rapport entre l’intensité du champ pour 9 = o° et celle pour 9 = 1800 est, pour des distances très grandes, inférieur à celui donné par la figure 6. Ainsi, pour le diagramme de cette figure, le rapport entre les deux intensités est approximativement de 0,75, tandis que pour une distance de i6km, par exemple, ce rapport peut être évalué à 0,6, qui est la valeur trouvée par nous plus haut
- Toutes ces concordances n’ont d’ailleurs qu’une valeur qualitative, parce que les différents courants avec lesquels nous avons remplacé l’antenne horizontale ont été non pas calculés, mais déterminés simplement d’une manière hypothétique. Elles paraissent toutefois, à notre avis, pouvoir expliquer d’une manière assez plausible le fonctionnement de l’antenne horizontale transmettante.
- ÂLFKEDO MONTEL.
- SUR LA THÉORIE DE LA COMMUTATION
- Dans un précédent article ('), nous avons montré comment la densité limite au contact, à la lin de la rupture d’un circuit inductif, demeure toujours finie si l’inégalité
- (p+,4)1
- est remplie. Rappelons que nous désignons par : p, la résistance par unité de surface;
- L, le coefficient de self-induction du circuit envisagé;
- s, la surface du contact;
- t, le temps après lequel se fait la rupture.
- Pour simplifier un premier exposé, nous avions
- supposé que la résistance du reste du circuit, R, était négligeable devant celle du contact, et que le coefficient de self-induction, L, était constant. Nous nous proposons de montrer que la condi-
- (q Cf. La Lumière Electrique, tome II (2e série), p. 67.
- f tion (1) est encore valable dans le cas général où L et R sont des fonctions du temps.
- En tenant compte de la relation
- i — 8
- l’équation résultant de la loi d’Ohm peut s’écrire, en toute généralité :
- E = R*8 + P8 + '^!,
- c’est-à-dire
- E=(r* + p + L^ + ,^3 + L*^. (a)
- La résolution de cette équation conduit pour la densité S à une expression analogue à celle donnée précédemment [t. II, p. 67, formule (2)] ; ' la seule différence est qu’au numérateur de Tinté-
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- grale placée en exposant se trouve maintenant là quantité
- p + L^ + R * + *
- dL dt '
- Or, pour t — x, l’on a s — o, et les deux derniers
- termes s’évanouissent, si R demeurent finis.
- dt
- Le signe de l’intégrale ne dépend donc que des deux premiers termes, et l’on retrouve bien l’inégalité (i) comme condition nécessaire et suffisante pour réaliser une densité limite finie.
- Puisque l’on suppose seulement que R est fini au temps t — x, pour arriver à cette conclusion,
- l’on peut donc étendre immédiatement la formule (i) au cas de la dynamo; R comprend alors la résistance variable entre le balai et la deuxième lame. Pour que cette généralisation soit tout à fait rigoureuse, il suffit que le courant débité (ou absorbé) par la dynamo puisse être considéré comme à peu près constant, en dépit de la commutation des spires.
- Les travaux de M. Riebesell (*) montrent d’ailleurs, à notre avis, que cette hypothèse est pratiquement légitime avec des machines industrielles.
- J. Bethenod.
- (') Cf. La Lumière Électrique, tome I (20 série), p.212.
- ESSAI D’UN TURBO-ALTERNATEUR DE 1 600 K. W.
- L’on a donné récemment ici-même quelques renseignements généraux sur les réseaux de distribution des usines hydro-électriques de Mont-bovon et Hauterive (*).
- Nous rappelons, pour mémoire, que la première de ces usines comprend quatre groupes de i 200 chevaux et la seconde six groupes identiques fournissant aux réseaux l’énergie électrique sous forme de couranttriphasé à 8 ooo volts. La demande croissante a rendu nécessaire l’installation d’une centrale à vapeur destinée à servir de réserve et de secours aux deux usines. Cette centrale comprend actuellement un turbo-alterna-teur de i 600 K W, mais on construit une salle de machines contiguë à celle qui existe déjà ; elle recevra deux groupes nouveaux identiques à celui qui vient d’être mis en service.
- Pour le moment, la turbine à vapeur installée ne fonctionne que d’une façon tout à fait intermittente et à certaines époques où le débit de la rivière qui alimente les deux usines hydro-électriques est particulièrement faible. Dans le but d’obtenir un service très accéléré et de réduire la main-d’œuvre toujours coûteuse et qui risquerait d’être souvent inoccupée, toute la manutention de la chaufferie est mécanique. Le bâtiment de
- l’usine se compose de trois parties ; la première sert d’entrepôt de combustibles; dans la seconde sont installées les trois chaudières Babcok et Wilcoxet dans la troisième, divisée en deux, se trouve d’une part la turbine et son alternateur et d’autre part les bureaux, un magasin et atelier. Au-dessus des bureaux est installé le tableau de distribution avec ses appareils accessoires, départs, p a ra fond res, etc. ; on y a accès par un escalier dans la salle de la turbine.
- Le combustible est déversé directement des wagons dans la première salle d’où il est .repris par des wagonnets et montés par un ascenseur au-dessus du niveau de chargement des chaudières. Il est déversé là sur un plancher muni de trois trémies amenant le charbon aux trois chargeurs automatiques des foyers. De même les grilles sont automatiquement débarrassées des scories. Les chaudières travaillent à une pression de iak»,5 et ont une surface de chauffe de a65m2; la production de vapeur surchauffée à 325° est de k 3ook£. La consommation de houille est d’environ ikV par kilowatt-heure. La turbine multicellulaire du type Rateau (*) a été construite aux ateliers Oerlikon.
- (ff Cf. Rateau. Rapport sur les turbines à vapeur au 1 Congres international de mécanique. Revue de méca-j nique, août 1900, p. 167.
- (') Cf. Eclairage Electrique, tome LIIRp. 81.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2« Série). — N» 34.
- Les constantes et les garanties données étaient les suivantes :
- Puissance : i 5oo à 1 6ao K W.
- Vitesse : i 5oo tours-min.
- Pression de vapeur : nkg à la soupape d’admission.
- Température de la vapeur surchauffée 3oo°.
- La turbine doit fonctionner «avec condensation, mais elle peut également fonctionner à échappement libre.
- Puissance apparente aux bornes de l’alternateur : i 875 K V A.
- Puissance maxima : 2 060 K V A.
- Tension de l’alternateur : 7 800-9 000 volts.
- Fréquence : 5o volts.
- Consommation de vapeur par K W aux bornes pour une charge de 750 K W, 9ie,3; pour une charge de 1 5oo K W, 7^,9.
- A échappement libre la consommation de vapeur pouvait atteindre deux fois la consommation normale.
- Les écarts de vitesse à vide et à pleine charge ne doivent pas dépasser 3 % ..
- L’écart de vitesse pour une variation instantanée de la charge nulle à la pleine charge ne doit pas dépasser 5 % .
- tion d’huile sous, pression et refroidis par une circulation d’eau. Ces diverses machines sont commandées électriquement, mais il faut remarquer que l’usine étant raccordée au réseau et recevant ainsi du courant, le fonctionnement des moteurs est assuré.
- Le tableau de distribution est muni des voltmètres, ampèremètres, wattmètres, relais, déclencheurs, etc., qui sont nécessaires. Le rhéostat d’excitation peut être commandé soit du grand tableau surélevé, comme nous l’avons dit plus haut, soit d’un petit tableau accessoire qui se trouve tout à côté des appareils de commande de la turbine, valve d’admission, régulateur, etc.
- L’essai de réception de la turbine a été fait sous le contrôle dés délégués de la station d’étalonnage et d’essais de l’Association Suisse des Électriciens. L’alternateur travaillait sur des résistances liquides et les relevés ont été faits pour diverses charges.
- Le tableau suivant donne tous les résultats intéressants :
- Après un fonctionnement de huit heures à pleine charge, la température du fer de l’alternateur ne dépassait pas 5i degrés.
- Dans la figure 1 sont données les courbes de
- Tableau. — Résumé des essais effectués.
- Charge
- Durée de l’essai en heures.
- Nombre de tours-min.
- Pression de vapeur en atm.
- Température » en degrés Pression d’admission en kg/centimètre carré Température » en degrés Yide en m/m de mercure » en kg/cenlimèlre carré » en %
- Baromètre (en m/ra de mercure)
- Température à l’échappement en degrés Température de la salle en degrés Temp. de l’air circulant dans l’alternateur Temp. du fer Circuit principal :
- Tension
- Courant
- Puissance en KW
- Puissance absorbée au condenseur eu KW Condensation totale en kg.
- Consommation par heure Consom. vap. par K W H
- » » réduite à 3oo° et n atm.
- x/4' 1/2 3/4 4/4
- 1 1/4 2 I 2
- 1 482 1 480 W 00 O 1 490
- 12 6 12 5 12 4 12 4
- 297 a 302 1 3oo 2 307 2
- 3 8 5 3 8 2 9 45
- 280 7 290 2 291 0 3oo 2
- 655 656 6S7 2 653
- 0 06 0 o58 0 057 0 061
- 94 94 2 94 3 93 9
- 699 699 699 698
- 39 « 39 9 40 41 1
- 21 22 20 2 S
- 34 37 40 45
- 37 5 4i 45 5 5i
- 7 920 8 082 8 100 8 23o
- 34 3 53 6 89 6 109 4
- 469 761 1 a65 1 529
- 24 24 7 24 3 24 8
- 6 43o 139 10 io3 75 24 235
- 5 15o 69 55 io3 75 12 117
- t o 98 9 i4 821 7 99
- 10 97 9 i4 821 8 0
- N Au sous-sol de la salle se trouve le condenseur à surface avec la pompe à air, la pompe d’alimentation, la pompe de circulation et la pompe à huile. Les paliers de la turbine sont à circula-
- consommation en fonction de la charge, et la consommation par lv.W. et par cheval, sous diverses charges. La machine marchant en pleine charge à une vitesse de 1480 tours on supprima
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- Résultats des essais.
- £1
- crç’
- ï
- Consommation c/e vapeur en Kq.
- nr—t---1--1--1-1----1--1-1—t—I—1-----'---1
- -p' lh ^ N Co to es -5 r\J CG ^
- roto^-üiOiNcatog
- Pression dadrrnssion a ta turbine Kq./crri
- Consommation totale en Kq.
- ££5
- aiioiHiDama aaAan
- 806P *noy ZZ
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- T. III (2« Série). — N° 34.
- brusquement toute la charge de l’alternateur et la vitesse atteignit i 55o tours par minute, soit une augmentation de 4,^5 % et après quelques
- instants la vitesse redescendit à i 53o. Les garanties données ont donc été pleinement vérifiées. R. Behr.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- La dispersion électrique dans un souterrain fermé. — G.-C. Erabacchi. — Atti délia R. Accad. dei Lincei, 2 février 1908.
- On a constaté plusieurs fois qu’à l’intérieur de certaines grottes la dispersion électrique est moindre qu’à l’extérieur.
- Un autre exemple remarquable du même genre est donné par l’auteur qui a exécuté des mesures dans la grotte de Sangenimi, en Ombrie (Italie centrale). Cette grotte est connue depuis longtemps à cause d’une source qui y prend naissance et qui a des propriétés thérapeutiques spéciales. La source se trouve à 5 m environ au-dessous du niveau de la campagne et on y parvient en traversant un corridor long d’une cinquantaine de mètres dans lequel la température est de i5° et l’air saturé d’humidité.
- L’auteur a effectué de nombreuses mesures de dispersion à l’intérieur de ce corridor, ainsi qu’à l’extérieur de la grotte à l’aide d’un électromètre de MM. Elster et Geitel. La moyenne des résultats obtenus est la suivante :
- A l’extérieur on avait une chute de potentiel de 35o à i5o V en 8 minutes;
- A l’intérieur on avait la même chute en 66 minutes.
- Comme on le voit, la différence est très forte. Dans le but de chercher jusqu’à quel point le phénomène pouvait être attribué à la vapeur d’eau, l’auteur a exécuté dans un laboratoire l’expérience suivante : il a placé l’électromètre sous une cloche de verre, et au moyen d’une substance radioactive a fait en sorte que la dispersion de 35o à i5o V s’effectuât en 8 minutes comme à l’extérieur de la grotte. En saturant ensuite l’air ambiant avec de la vapeur tl’eau et en prenant soin que la température fut de i5°, la même dispersion 11’employait que i5 minutes à se produire.
- La présence de la vapeur d’eau n’est donc pas
- suffisante pour expliquer la dispersion si remarquablement faible qu’on observe à l’intérieur de la grotte.
- G. A.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Sur le calcul des résistances à eau. — S. Spera. —Il Monitore Tecnico, n° 14,1908.
- Les résistances liquides sont d'un emploi assez fréquent dans les essais des machines électriques à cause de leur'peu de frais d’installation et de leur manque de self-induction, ce qui les rend spécialement aptes pour les courants alternatifs.
- Il s’agit de faire plonger dans une mesure convenable des électrodes métalliques dans des tonneaux ou des bassins remplis d’eau, parfois même dans des canaux.
- Pour les grandes puissances on emploie de l’eau pure ; pour des puissances limitées (par ex. 20 à 3o chevaux), de l’eau légèrement acidulée ou bicarbonatée afin de la rendre quelque peu conductrice. Quand il est possible, il est toujours mieux d’avoir recours à l’eau courante.
- L’auteur donne quelques tableaux qui peuvent être très utiles pour établir le projet de telles résistances.
- Il importe surtout de connaître la quantité d’eau nécessaire, la distance entre les électrodes et leurs dimensions, ce qui exige aussi de connaître la résistance spécifique de l’eau et la densité qu’il faut donner au courant.
- La quantité d’eau nécessaire pour absorber une certaine puissance dépend de la température qu’on veut atteindre, tout en tenant l’eau au-dessous du point d’ébullition. Le tableau suivant donne la quan-
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- tité d’eau nécessaire pour absorber i ooo K W et pour différentes températures.
- SURÉLÉVATION do température de l’eau en centigrades QUANTITÉ D’EAU nécessaire en litres par minute
- IO 1 445
- 20 722
- 3o 48 1
- 40 361
- 5o 288
- 60 241
- 70 2()5
- 80 180
- 9° 160
- Si on laisse bouillir l’eau, 23 à 24 litres par minute seront suffisants. La résistance de l’eau aux différentes températures et la plus petite surface d’électrode qu’il faut adopter pour le passage de 1 ampère sont données par cet autre tableau :
- TEMPRATURE de l’eau en centigrades MEGOHMS MOYENS de résistance de l’eau pour imni3 de section et 1 mètre de longueur SURFACE d’électrode pour 1 ampère
- 3o 38 2
- 5o 28,5 É7
- 78 2 3 6,3
- 85 20 IO
- La distance entre les électrodes se calcule à l’aide de la formule de la résistance :
- Kl volts
- a - — —-— i ampères
- dans laquelle :
- a est la résistance spécifique de l’eau en ohms par centimètre cube (on peut compter environ 2 000 ohms); l, la distance entre les électrodes en centimètres; f,la surface d’une électrode en centimètres carrés; K, un coefficient dépendant de la nature et de la forme du récipient contenant l’eau. Pour les récipients rectangulaires, on peut'le calculer au moyen de la formule empirique suivante :
- IC =
- s h H.y
- IL-— SA °g‘SA
- (S, H, largeur et profondeur du récipient; s, h, largeur et profondeur d’immersion des électrodes.) Gomme exemple, si on a Il ™ 1 S = i .v = o,f> A 0,75 K=ro,6, et si on adopte une. densité de courant de 0,1 ampère par centimètre carré, on a une distance entre les électrodes de 83cm pour 10000 V. et variant proportionnellement pour les autres voltages.
- Lorsqu’on emploie la résistance à eau pour régler la charge, la régulation se fait le mieux en variant simultanément la distance entre les électrodes et leur immersion.
- G. A.
- TRACTION
- Le choix et l’installation des chutes pour la ti'action des chemins de fer. — W. Conrad. — Elektvolechnik tuid Maschincnbau, 12 avril 1908.
- M. le Dr W. Conrad a fait au sujet de l’électrification des chemins de fer dans les Alpes autrichiennes, une conférence à la Société des ingénieurs et architectes de Vienne.
- Toutes les chutes existantes ont été plus ou moins étudiées et ont donné lieu à des projets. Les auteurs de ces derniers les prônent et il faut faire un choix. M. Conrad indique les principes qui doivent guider dans ce cas.
- La première question que doit se poser l’ingénieur chargé de l’étude est naturellement celle de la puissance nécessaire et particulièrement celle nécessaire en moyenne l’hiver, pour une portion de contrée dans laquelle les lignes ferrées ainsi que les chutes doivent former un ensemble complet.
- Il faut naturellement dans ce cas prévoir l’augmentation possible du trafic ainsi que celle du nombre des lignes de chemin de fer. Afin de pouvoir faire un tel calcul, il faut le diviser en deux ; déterminer premièrement l’énergie nécessaire à la traction d’une tonne sur une ligne donnée, et deuxièmement le nombre de tonnes à transporter.
- Le premier point peut être déterminé exactement, quant au deuxième il no peut l’être naturellement qu’avec beaucoup de difficultés et cela très approximativement.
- Pour l’étude technique il suffit d’admettre une valeur moyenne pour le travail de traction d’une tonne sur une voie en palier et en courbe. Le travail par mètre varie entre 3kgm par tonne pour les trains de
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- marchandises et 6kBm,8par tonne pour les trains express.
- En moyenne, en Suisse, on a trouvés kgm par tonne; pour un avant-projet on fera bien d’augmenter de ao % ce chiffre, ainsi que Ta fait la commission suisse, et d’admettre un travail de 6 kgm par tonne.
- On doit ajouter à ce travail celui nécessaire pour faire monter le train dans les rampes. Ceci peut se faire graphiquement comme l’indique la construction de la figure i, dans laquelle la ligne en traits forts donne le profil en long moyen d’une voie.de 20 km de long (l’échelle des hauteurs étant, comme à l’ordinaire, So fois plus grande que celle des longueurs).
- En admettant une résistance moyenne à la traction des 5 millièmes du poids du train, la pente limite sur laquelle le train peut se déplacer sans être ni remorqué, ni freiné est de 5/i 000.
- La détermination du travail total pour la ligne a lieu d'après les considérations suivantes :
- Pour amener le train de A à B, il suffirait naturellement de l’élever jusqu’au point C, et de là, de le laisser glisser sur la pente limite de 5/1 000 jusqu’à ce qu’il arrive au point B.
- Fig*. 1. — Détermination graphique du travail total.
- La hauteur A C (ou hauteur de résistance) donne ainsi une mesure pour le travail de transport d’une tonne de A à B. Pour le retour le même raisonnement donne la hauteur de résistance BD. Mais dans l’élévation' de B à D il y a plus de travail développé qu’il n’est nécessaire, car, après avoir descendu la dernière pente, le train arriverait au point E situé à la hauteur A E au-dessus de A (*).
- (*) Ce n’est d’ailleurs que par hasard que le point B (parcours d'aller) se trouyeà la fois surleprofd etsurla droite tracée par C, et le parcours de retour Iv A correspond à un cas plus général. Comme le raisonnement ci-dessus prête à quelque ambiguïté, prqülons de la circonstance pour donner une démonstration plus rigoureuse. Plaçons-nous d’abord dans le cas de la ligure i
- Cette hauteur représente donc une perte de travail, qui dans le cas de traction à la vapeur est effective, c’est la perte due au freinage.
- Dans le cas de traction électrique, à cause de la récupération, on peut réduire de moitié environ la perte due au travail de freinage. Dans le cas de traction électrique la hauteur de résistance B F représente donc le travail total.
- Pour plus de commodité, on ne procède pas à la construction au-dessus du profil en long, mais bien au-dessous; les lignes A B7 et B G A7 (fig. 1), donnent les mêmes hauteurs 13 B' = AG pour l’aller et A A7-— F B pour le retour, ce qui, à une échelle donnée, représente le travail d’élévation et de roulement. S’il y a sur la ligne des points d'arrêt, il faut ajouter le travail d’accélération pour n démarrages pour atteindre la vitesse normale V ; la hauteur représentative est
- c’est-à-dire dans le cas où à une série continue de rampes succède une série également continue de pentes. Soit alors (parcours Iv A) Mie point où commence la première pente supérieure à l’effort de traction par tonne /*;
- 5
- ici/’™------. L énergie dépensée par tonne sur le par-
- cours KG est tr = M G — B K -f-/. K G (à partir de M le train avance par la pesanteur).
- Or, l’on a manifestement d’après la figure ;
- B U = MG — B~K + K~gT tga ;
- 5
- en faisant donc tgarr:fz=z-----, l’on a bien BD = w.
- ' 1 000
- Examinons maintenant le cas du parcours dans le
- sens AK; la première pente rencontrée est de —
- 1 000
- c’est-à-dire insuffisante pour assurer la propulsion et ce 11’est qu’à partir du point N que le train pourra avancer par la simple gravité. Ce point N joue donc pour le parcours A K le rôle du point M pour le parcours K A et CA donne l’énergie dépensée.
- Comme il sc trouve que la pente N B est justement égale à 5/i ooo, l’on voit bien les raisons de la particularité signalée au début de la note.
- Nous laissons au lecteur le soin d’étendre la démonstration ci-dessus au cas inverse où le train commence par descendre des pentes pendant la première partie du parcours pour gravir des rampes pendant l'autre partie. D’autre part, tout trajet peut se décomposer en une série de parcours de l’une et de l’autre espèce et la construction a une application générale.
- Remarquons enfin que si le profil présentait l’allure d’une courbe continue, les droites telles que DE, BC deviendraient des tangentes faisant un angle a (tel que tga “ f) avec l’horizontale. (N. D. L. R.)
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- En augmentant la hauteur de résistance de cette valeur, on obtient les hauteurs de résistance totales Ht et H2 représentant le travail total pour l’aller et le retour.
- Ces hauteurs de résistance totales pour l’aller et le retour permettent de trouver la hauteur de résistance moyenne pour les deux directions : on mène les droites A B et A' B', on partage la longueur totale de la ligne AK en proportion des poids transportés mi et ?n2, et en menant la verticale par le point ainsi déterminé sur A K, le segment de cette droite compris entre les intersections avec A B et A' B' donne évidemment la hauteur de résistance moyenne H = mt H, -J- H2. On obtient ainsi, à
- une échelle donnée, le travail de transport par tonne ou travail spécifique. Comme unité, l’on peut prendre le nombre de watt-heures par tonne, le nombre de chevaux-heures par.tonne, le nombre de chevaux-an par million de tonnes. Cette dernière unité est particulièrement commode, car elle permet de déterminer immédiatement, d’après le nombre de millions de tonnes kilomètres annuels indiqués dans les statistiques, la puissance moyenne nécessaire.
- En étudiant les rapports entre les diverses unités, on voit, d’un côté, que le mètre de hauteur de résistance et le cheval-an aux turbines par million de tonnes représentent en somme des travaux spécifiques analogues.
- L’équivalence est complète quand le rendement pour la transmission de l’arbre de la turbine aux roues motrices est de !\i % . Pour un rendement 7] = 0,40, le rapport des unités est 0,9!» ; pour y] — 0,42, il est 1,00; pour yj = o, 45, il est 1,07.
- Le rendement, en réalité, est compris entre 45 et 5o % , mais en adoptant 42 % on a un plus grand degré de sécurité et les calculs sont de beaucoup simplifiés.
- En général, l’énergie nécessaire pour des portions de ligne de o à 3o °/00 d’inclinaison tombe entre les limites assez étroites de 5 et 11 chevaux-an par million de tonnes-kilomètres.
- Pour tout le réseau autrichien des Alpes, cette valeur est comprise entre 10 et 12, en y comprenant le poids des machines et les travaux supplémentaires pour l’éclairage, le chauffage des trains, les manœuvres de gares, etc.
- L’auteur traite ensuite de l’estimation beaucoup plus délicate de l’augmentation probable du trafic.
- Les estimations de transport sont faites dans le but de savoir si la puissance des chutes d’eau sera suffisante dans l’avenir. D’après des considérations
- indiquées dans sa conférence, l’auteur estime que le transport deviendra le triple de celui de 1906 sur le réseau autrichien considéré (environs de Vienne).
- En 1906, la puissance moyenne nécessaire a été de 140 000 chevaux. Le triple, soit 420 000 chevaux, est-il assuré par des chutes pendant l’hiver? L’auteur estime que les chutes peuvent donner le double de puissance, en ne considérant que celles d’une puissance minima de i 5oo chevaux. On ne peut donc dire que l’industrie sera complètement dépouillée d’énergie hydraulique disponible.
- On peut donc arriver, d’après ce qui précède, à déterminer avec une exactitude suffisante la puissance moyenne nécessaire ; il n’en est pas de même pour la puissance maxima, celle de la pointe, car les données relatives aux rapports de ces deux quantités sont incertaines. La commission suisse d’études a admis que,sur de grands réseaux absorbant au moins 10 000 chevaux do puissance moyenne, on peut admettre comme minimum le rapport de 1 à 3,2 et comme maximum celui de 1 à 5. Les diagrammes de courant de la ligne Villacli-Trieste ont bien donné la valeur de 1 : i,63, mais il est cependant prudent d’admettre de grandes valeurs.
- Si cette puissance maxima devait être assurée par les cours d’eau eux-mêmes il faudrait, même en hiver, qu’ils aient cette puissance minima.Ceci donnerait par kilomètre carré 12 chevaux en moyenne, ce qui correspondrait pour certains districts à la puissance totale. L’unique exploitation des chemins de fer serait peu économique; une grande partie do l’énergie de l’eau serait perdue.
- Une meilleure solution est l’installation de réservoirs ou accumulateurs hydrauliques.
- L’installation de réserves d’eau non seulement est une condition d’économie, mais aussi concourt à la sécurité d’exploitation. Dans les usines hydrauliques les mieux situées, il arrive une ou deux fois pendant la vie d’un homme que les eaux manquent complètement ou qu’elles ne peuvent pas être utilisées.
- Il peut y avoir gel, abondance de neige, avalanches, etc., obstruant la chute, de sorte que, si l’on n’a pas une réserve, l’exploitation est arrêtée. Il faut donc que dans un groupe d’usines hydrauliques assurant la traction d’un réseau de voies ferrées une ou deux au moins soient installées avec réservoirs-accumulateurs pouvant assurer le service pendant un jour au moins.
- Le conférencier étudie ensuite l’installation de réservoirs artificiels et l’utilisation des lacs; il divise les réservoirs-accumulateurs en deux catégories bien
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- distinctes : ceux à grand et ceux à petit volume, correspondant aux deux états à considérer dans l’étude d’une chute. L’un est la période annuelle de crue, l’autre la période journalière d’utilisation de l’énergie. Les durées de ces périodes sont dans le rapport de 365 à i et les volumes d’eau à emmagasiner dans le rapport de i ooo ou i 5oo à i.
- Ce qui permet de déterminer la valeur, au point de vue économique, d’un réservoir-accumulateur, c’est l’élévation du prix de revient du cheval-heure due à l’accumulation de l’eau dans le réservoir. On doit donc rapporter le prix total de revient du réservoir au nombre de mètres cubes qu’il accumule annuellement. Pour déduire les frais par cheval-heure, il faut tenir compte de la hauteur et calculer les frais d’intérêt, d’amortissement et d’entretien. On peut estimer à 2,5 % l’ensemble des frais d’amortissement et d’entretien.
- F. L.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Influence du moment d’inertie sur la marche d’une machine commandée par moteur d’induction. — L. Kallir. — Elektrotechnik und Maschi-nenbau, 3i mai 1908.
- L’auteur revient sur la commande de machines à couple résistant variable par moteurs d’induction. Le cas d’un couple pulsatoire a été déjà étudié par P. Ehrlich (*) ; l’auteur commence par rappeler les calculs dans le cas d’une variation sinusoïdale du couple résistant. Nous nous contenterons d’écrire la formule donnant la variation maxima de couple, renvoyant le lecteur à l’article précité, pour sa démonstration. Nous désignons par :
- C, le couple électrique;
- C0, le couple résistant moyen;
- Cmax, l’amplitude maxima du couple électrique;
- A, B des constantes dépendant : la première, des données de la machine commandée, la seconde, des caractéristiques du moteur;
- —, la fréquence des pulsations du couple résistant D;
- 2 TC
- J, le moment d’inertie.
- L’amplitude de la variation angulaire est :
- A
- v/Bs -j- a2 J2'
- (’)Cf. La Lumière Electrique, tome II (2e série).p. 146.
- A cette amplitude de la vitesse angulaire correspond une variation de couple :
- C ___G —
- '-‘max — 'jo — )
- y B2 + a2 J 2
- =\Â%
- Cette équation nous montre que, si le rapport
- B
- est négligeable devant l’unité, l’amplitude du couple C est sensiblement égale à celle de D.
- Plus la valeur de J est grande, c’est-à-dire plus l’inertie du moteur est considérable, plus les variations de couple sont faibles. On peut ainsi par l’emploi d’un volant convenable avoir un couple électrique sensiblement constant tout en ayant un couple résistant pulsatoire.
- Au lieu de varier suivant une loi sinusoïdale, il peut arriver que le couple résistant passe brusquement à un instant donné d’une valeur D4 à une autre valeur D2. La vitesse angulaire varie alors de toj à ü>2.
- Supposons D, > D2, on aura a)4 <d to2.
- A un moment quelconque de la période de transition on a en écrivant l’égalité des couples :
- C
- dut J ~dt
- Le couple électrique du moteur est proportionnel au glissement, si l’on néglige les fuites magnétiques. On peut donc écrire :
- C — D2 < B (<d2 — u>). (2)
- D’où, en comparant avec l’équation (1) :
- J —r + Bw = Bw,, dt 1 2
- nous retrouvons une formule tout à fait analogue à celle qui donne la valeur du courant d’un circuit inductif soumis à une différence de potentiel constante.
- On a ainsi :
- a) — w2 -j- Ge
- B
- j
- f.
- (3)
- (') Cette formule a été donnée antérieurement par nous, lors de l’analyse de l’étude de M. P. Ehrlich. (N. D. T.)
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- Pour déterminer G, écrivons l’équation pour t — o :
- faciliter la pose des bobines inductrices, M. L. Waters propose de fondre la carcasse inductrice en deux
- ti)4 — to2 -f- G,
- d’où
- G — ta, — <o2.
- L’équation (3) devient alors :
- U) — <i>2 -|- ((0) — io3
- et il est facile de voir qu’elle s’applique encore au cas où o)2 < b>i.
- Cette équation peut s'écrire :
- B (w — (d2) — B (w, — w2
- D2-C = (D2-D,)e
- B
- J
- Le couple C tend par suite vers la valeur D2, suivant une loi exponentielle.
- La différence entre C et D2 à une époque déterminée sera d’autant plus faible que J sera plus petit et que B sera plus grand.
- En terminant son mémoire, l’auteur examine encore le cas ou le couple résistant est pulsatoire, la sinusoïde du premier cas étant remplacée par une courbe périodique rectangulaire. On peut appliquer aisément les formules (3) et suivantes à ce dernier cas, en tenant compte des conditions aux limites, pour chaque période. L’on voit encore que les variations de vitesse sont très atténuées, si l’on choisit pour J une valeur suffisamment grande, et pour B une valeur suffisamment faible.
- J. B.
- BREVETS
- Carcasse pour dynamo électrique. — W.-L. Waters. — Brevet américain n° 8g3 681.
- Les inducteurs tétrapolaires à pôles conséquents sont souvent très commodes pour les dynamos et surtout les moteurs de faible puissance. Pour la commande des compresseurs des freins à air comprimé, notamment, cette disposition est très employée en raison du facile encombrement auquel elle conduit. Pour permettre un facile démontage de l’induit et
- Fig. i. — Carcasse pour dynamo électrique.
- pièces, comme l’indique la figure i qui se comprend d’elle-même.
- Intei'rupteur automatique pour transforma-teui's alimentant des lampes. — W.-J. Davy. — Brevet anglais n° 8g5i (1907) publié le 14 mai 1908.
- Certaines lampes, telles que les nouvelles lampes à filaments métalliques, sont particulièrement avantageuses avec de basses tensions. Si la distribution se fait au moyen de courants alternatifs, l’on peut alors les alimenter par groupes au moyen de petits transformateurs.
- Lorsque toutes les lampes branchées sur un secondaire sont éteintes, il est bon dans ce cas d’interrompre le circuit primaire correspondant, afin d’éviter les pertes à vide et la fourniture du courant magnétisant. Le montage suivant a pour but de réaliser cette manœuvre automatiquement, et, en outre, de refermer le circuit primaire dès que l’on remet une lampe en service. Un solénoïde S agissant sur un noyau plongeur est relié d’une part à l’un des pôles de la ligne secondaire, d’autre part à un pôle de la ligne primaire d’alimentation. Les deux pôles libres sont reliés ensemble par l’intermédiaire d’une résistance ohmique convenable. Dans ces conditions, si l’on ferme l’interrupteur de l’une des lampes alimentées par le transformateur en question, un courant faible venant de la ligne primaire passe dans le solénoïde et celui-ci ferme un interrupteur en série avec le primaire du transformateur, qui enti*e alors en service (*).
- (•) En étudiant le montage, l’on voit de suite qu’en réalité un courant très faible passe toujours dans le solénoïde, grâce à l’enroulement secondaire du transformateur. Il faut donc que l’impédance de ce secondaire soit grande par rapport à la résistance d’une lampe pour que le fonctionnement convenable de l'interrupteur soit assuré. (N. D. L. R.)
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- A fond de course du noyau plongeur, le circuit de S se trouve d’ailleurs interrompu.
- Un second solénoïde S', intercalé dans le circuit secondaire, maintient alors l’interrupteur fermé, tant qu’une lampe au moins est allumée. Si l’on éteint toutes les lampes, S' libère l’interrupteur qui s’ouvre sous l’action d’un ressort de rappel ; le circuit primaire est donc coupé de nouveau.
- Tube isolant pour canalisations. — A.-P, Hinsky. — Brevet anglais n° 16 (1907), publié le
- i3 février 1908.
- Ce tube est fabriqué en matière fibreuse, imprégnée d’une substance isolante ; l’extérieur est pourvu de rainures circulaires, afin de rendre le tube flexible.
- Plaques pour accumulateur au plomb. — M--C. Thlellet et. M.-J. Denard. — Brevet anglais n° 8 284, publié le 19 mars 1908.
- Ce brevet est relatif à des compositions pour former la matière active; d’après les inventeurs ces pâtes se désagrégeraient plus difficilement que celles usitées ordinairement.
- Pour la plaque négative, la pâte se compose de : 80 % d’oxyde de plomb, 10 % de minium et 10 % de sulfate de magnésie, avec addition de silicate bichromaté gélatineux. La matière adoptée pour la plaque positive est formée de : 80 % de peroxyde de plomb, 10 % d’oxyde de plomb, 5 % de pierre
- ponce et 5 % de sulfate de magnésie, avec également addition de silicate bichromaté gélatineux. Dans ce brevet est indiquée la préparation de ce dernier produit.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die Elektrizitàswerkbetriebe im Lichte der Statistik (L’exploitation des stations d’électricité et les enseignements de la statistique), par Fritz Hoppe. — 1 volume in-8 jésus de 321 pages avec 116 ligures et 197 tableaux.— Johann Ambrosius Bartii, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 12 marks; relié, i3 m. 20.
- En dépit du nombre sans cesse croissant (du moins en France) d’ouvrages dits u de vulgarisation », rédigés à la hâte sur un sujet d’actualité, il est certain que bon nombre d’auteurs ont fourni et fourniront encore un travail consciencieux et digne d’éloges. Mais certaines questions sont tout particulièrement ingrates à traiter, et il convient de féliciter plus spécialement ceux qui ont eu le courage de les aborder.
- Parmi ces sujets, nous mettrons au premier rang les questions de statistique. Leur intérêt est suffisamment connu pour que nous n’ayons pas ici à le faire ressortir à nouveau ; cependant, l’on nous permettra de rappeler quels enseignements utiles on peut tirer de documents statistiques lorsqu’on a à établir un projet ou à diriger une exploitation électrique.
- En igo3, M. Fritz Hoppe avait déjà publié un
- ouvrage destiné à mettre en évidence ces enseignements; le présent volume peut être considéré comme une deuxième édition entièrement refondue et présentée sous un titre différent. Bien entendu, dans cette nouvelle édition, l’auteur a introduit les statistiques les plus récentes ;mais là ne se bornent pas les remaniements effectués, et l’une des innovations les plus heureuses consiste dans l’emploi très fréquent de diagrammes et de graphiques. Entre autres avantages sur les listes ou tableaux, les courbes ont celui de parler aux yeux et de permettre de se rendre compte immédiatement de l’influence d’un facteur quelconque sur telle ou telle grandeur.
- Enfin, l’auteur a ajouté un chapitre spécial sur les statistiques relatives aux pays extérieurs à l’Allemagne (Autriche-Hongrie, Angleterre, France, etc.) et un appendice donnant des renseignements précieux sur la tenue des livres d’une exploitation. Voici d’ailleurs les titres des différents chapitres :
- Chapitre premier. — Développement des usines d’électricité en Allemagne.
- Chapitre II. — Statistique de VElektrotechnische Zeitschrift.
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- Chapitre III. — Statistique de la Vereinigung der Elektrizitâtswerke.
- Chapitre IV. — Statistique du secrétaire général du Verband Deutscher Elektrotechniker.
- Chapitre V. — Comparaison des résultats des trois statistiques.
- Chapitre VI.— Le côté économique de l’exploitation.
- Chapitre VII. — La question des tarifs.
- Chapitre VIII.— Influence d’une distribution! simultanée d’énergie électrique pour plusieurs usages.
- Chapitre IX. — Les stations centrales des autres pays.
- Appendice. — Tenue des livres pour l’exploitation des stations de moyenne et de faible importance (*).
- (4) Ce sont en effet sur ces stations que les statistiques fournissent le moins de documents, en raison de la négligence avec laquelle est faite souvent la tenue des livres.
- Examiner en détail le contenu do ces chapitres nous entraînerait trop loin; nous nous contenterons de signaler le chapitre V comme l’un des plus instructifs. D’ailleurs la liste ci-dessus donne un aperçu suffisant du plan de l’ouvrage.
- Les électriciens allemands peuvent donc désormais, grâce à M. F. Hoppe, se faire une idée exacte du développement des stations centrales dans leur patrie, et des résultats fournis, ils tireront sans doute des indications utiles pour l’avenir. Une conclusion s’impose. En ce qui concerne notre pays, les documents sont déjà rassemblés en partie ('); quel électricien se dévouera pour nous doter de l’équivalent du présent ouvrage ?
- II. D.
- () Cf. La LumièreElecirique, tome I (2e série), p. i32.
- VARIÉTÉS
- Exposition de Marseille.
- Il est intéressant de constater le grand nombre de Sociétés qui envoient maintenant dans les Expositions soit des maquettes de leurs installations, soit des plans cotés, des dessins et des photographies. Nous avons déjà signalé dans le numéro du 18 juillet 1908 (une visite à l’Exposition de Marseille) la très belle maquette représentant le projet d’usine sur le Rhône pour un transport de l’énergie électrique à Paris. De même, la Société des Forces motrices du haut Grésivaudan, de Chambéry, expose une maquette de ses installations du Bréda et du Ceruez. Elle expose aussi plusieurs panneaux sur lesquels sont placés une carte générale des réseaux de la Société et des photographies diverses. On y remarque surtout la courbe des recettes d’exploitation de la Société, l’état des nombres de lampes, des chevaux loués, des recettes par commune, au 3i décembre 1900, l’état de la progression annuelle des lampes,chevaux et recettes, l’étatdes amortissements, des réserves, des dividendes distribués.
- Des renseignements analogues sont fournis par la Société grenobloise de force et de lumière, par la Société biterroise de force et de lumière, à Grenoble.
- Il faut louer cette tendance nouvelle des Sociétés qui semble rompre avec l’habitude jusqu’ici consacrée de garder jalousement secrets tous les renseignements concernant l’exploitation des Sociétés Industrielles de distribution et de transport d’énergie.
- Chauffage par Vélectricité.
- La grande salle des fêtes du Cercle de l’Union artistique de la rue Boissy-d’Anglas est munie d’une installation de chauffage et de ventilation par l'électricité de manière à maintenir une température sensiblement constante de 18“ dans presque tous les cas. Ce chauffage est obtenu au moyen de 16 plaques Crompton de 5o de côté, suspendues au milieu d’une chambre de chauffe. Elles émettent 7 calories par mètre cube et par heure. Cela suffit parce que ce mode de chauffage n’est destiné qu’à fonctionner à partir de 4 heures du soir et jusque-là le chauffage est assuré par un calorifère à air.
- Congrès international des applications de l’électricité.
- M. le Ministre des Travaux publics, Postes et Té-
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- légraphes a désigné pour suivre les travaux du Congrès :
- O
- MM. Chargueraud, Conseiller d’Etat, Directeur des routes, de la navigation et des mines. Maurice Lévy, Inspecteur général des ponts et chaussées;
- De Préaudeau, Inspecteur général des ponts et chaussées;
- Monmerqué, Ingénieur en chef des ponts et chaussées ;
- Weiss, Ingénieur en chef des mines; Leprince-Ringuet, Ingénieur ordinaire des mines ;
- Ourson, Ingénieur ordinaire des ponts et chaussées.
- M. le ministre du Commerce et de l’Industrie a également désigné M. Stapfer, Inspecteur départemental de l’Enseignement technique à Marseille.
- Le programme provisoire des réunions et des excursions a été arrête comme suit :
- DIMANCHE l3 SEPTEMBRE
- Matin. Départ de Marseille pour l’usine de la Brillanne-Villeneuve.
- Soir. Visite de l'usine de la Brillanne-Villeneuve. — Départ pour Marseille.
- LUNDI 14 SEPTEMBRE
- Matin. Ouverture du Congrès, sous la présidence de M. le Ministre des Travaux publics. — Organisation des sections. — Constitution des bureaux.
- Soir. Visite de l’Exposition. — Conférence.— Réception.
- MARDI l5 SEPTEMBRE
- Matin. Travaux de sections.
- Soir. Visite du poste d’Allauch et de l’usine des tramways. — Conférence.
- MERCREDI l6 SEPTEMBRE
- Matin. Travaux de sections.
- Soir. Visite du port et de l’usine de la Compagnie d’Electricité. — Conférence.
- JEUDI 17 SEPTEMBRE
- Matin. Travaux de sections.
- Soir. Conférence. — Banquet.
- VENDREDI l8 SEPTEMBRE
- v Matin. Travaux de sections.
- Soir. Visite de l’usine électrique de la Compagnie du Gaz. — Représentation théâtrale.
- SAMEDI 19 SEPTEMBRE
- Matin. Travaux de sections.
- Soir. Séance de clôture.
- DIMANCHE 20 SEPTEMBRE
- Matin. Départ pour Arles.
- Soir. Excursion en Camargue. — Départ.
- Les adhésions et les demandes de renseignements doivent être adressées au^ Secrétariat Général, 63, boulevard Haussmann, à Paris.
- Premier Congrès international des techniciens et des administrations continentales des télégraphes et des téléphones à Budapest.
- Un désir déjà assez ancien des techniciens des administrations continentales des télégraphes et des téléphones se réalisera le 21 septembre sous la forme de leur premier Congrès international inauguré à Budapest.
- Les hommes de science et les techniciens travaillant dans les voies les plus différentes ont compris depuis longtemps combien les réunions temporaires les aident dans l’accomplissement de leur tâche et servent l’intérêt public. Seuls, les techniciens des télégraphes et des téléphones du continent semblaient se désintéresser des avantages de ces réunions temporaires. Aux Etats-Unis les techniciens des sociétés télégraphiques et des innombrables sociétés téléphoniques se réunissent depuis longtemps chaque année, pour servir de leur mieux l’intérêt public en discutant les questions concernant leur service. Le résultat est incontestable, puisque, malgré les intérêts matériels souvent opposés des nombreuses sociétés, le public n’est nulle part aussi bien desservi, au point de vue technique, qu’aux Etats-Unis.
- De pareilles considérations ont déterminé l’administration française à faire une première proposition concernant des réunions régulières des techniciens des télégraphes et téléphones à laquelle s’est jointe en même temps une proposition semblable de l’administration hongroise. Enfin, grâce au concours de Son Excellence M. le ministre du Commerce et de M. le directeur général des Postes et des Télégraphes, les ingénieurs de l’administration hongroise sont parvenus à éveiller l’intérêt des administrations étrangères et un premier Congrès est convoqué à Budapest le 21 septembre.
- Plusieurs sommités du monde technique ont promis d’y prendre part et l’on a reçu des réponses
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- favorables des pays suivants : Allemagne, Autriche, Bavière, Belgique, Bulgarie, Danemark, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Roumanie, Serbie, Suède. Les autres pays n’ont pas encore répondu définitivement, mais leur participation paraît être certaine.
- Des conférences techniques seront faites; elles sont en partie déjà imprimées et seront mises au commencement du Congrès à la disposition de tous les membres.
- La langue adoptée sera le français, l’anglais ou l’allemand.
- Les ingénieurs de l’administration hongroise se feront un plaisir de guider leurs confrères étrangers, pour leur faire connaître les plus importantes centrales électriques de la capitale, de même les usines les plus intéressantes des matériaux employés ainsi que les installations de leur administration.
- La Société hongroise des architectes et ingénieurs a bien voulu mettre à la disposition du Congrès son hôtel. Le comité hongrois distribuera d’ici peu le programme détaillé du Congrès, de même qu’une liste d’hôtels recommandables, où sera marqué le prix des chambres. Le comité est à la disposition de MM. les membres du Congrès pour retenir leurs appartements. On peut s’adresser pour tous renseignements concernant le Congrès à M. Kolossvary Endre, chef de la section technique de la Direction générale des Postes et des Télégraphes. (Budapest, Albrecht-ut 3., Posta-és tavirda vezérigazgatosag.)
- Ecole Supérieure d’électricité.
- PROMOTION XIVe 1907-1908
- MM. Chavet, Cruchon, Péchard, Davesne, Joyer, Claudinot, Deschamps, Farlet, Lejeune, Jarry, Tire-fort, Guyau, Hacart, Rispail, Bock, Banti, Nicol, Brès, Breton, Olivier, Bruni.
- MM. Breil, Da, Boyer, de Thoisy, Jaffrennou, du Paty de Clam, Prual, Lehmann, Thomas, Durnerin, Dulieux, Barthélémy (E), Carnot, Causse, Van den Eynde, Decker, Paget, Millien, Motin, Picard, Lemaire.
- MM. Laboureur, Cazanove, Le Bigot, Lafourcade, Flandrin, Dawant, Togna, Lagout, Lafargue, Laine, Lisco, Barré, Everlin, Brey, Chabochc, Martignat, Vente, Hardy, Barthélémy (II), Abal, Dotta.
- MM. Sabatier, Calinaud, Arragon, Besseige, Ulave, Walter, Dubranle, Verjus, Labeyrie, Nodière, Bieter, Reyss, Boursy, Gély, Sergot, Le Bunetel, Hauville, Berger, Malandrin, Wendt.
- Ancien élève : M. Szokalski.
- Vétérans : MM. Orain, Briaudet.
- Officiers délégués par le ministère de la guerre : MM. les capitaines Doizan, Briotet, Gibaud, Redon, le lieutenant Bloch.
- Elève-ingénieur délégué par le ministère des postes et des télégraphes : M. Ravut.
- CONTENTIEUX
- Circulaire de M. le ministre de l’Agriculture adressée aux Préfets, le 3 juillet 1908, au sujet de l’établissement des usines hydrauliques sur les cours d’eau non navigables.
- Les usines hydrauliques de grande puissance modifient profondément le régime des cours d’eau non navigables sur lesquels elles sont établies ; elles peuvent souvent atteindre dans l’exercice de leurs droits un nombre considérable d’usagers des eaux et même troubler le fonctionnement d’entreprises d’utilité publique.
- Je vous rappelle à nouveau, Monsieur le Préfet, que, comme le prescrit le décret du ior août igoü, tous les arrêtés d’autorisation relatifs à des usines d’une puissance supérieure à 100 poncelels doivent m’être soumis sans exception, avant d’être approuvés par vos soins.
- Mais l’expérience m’a démontré que la communication du dossier, qui doit m’être faite lorsque l’instruction est close, ne me permettait pas toujours de prendre en temps utile les mesures indispensables pour sauvegarder les intérêts généraux en cause, et qu’il y aurait les plus grands avantages à ce que mon Administration ait connaissance des demandes d’autorisation d’usines importantes dès qu’elles vous auront été présentées.
- Dans ces conditions, lorsque les ingénieurs du Service hydraulique auront reçu par votre intermédiaire une demande tendant à obtenir l’autorisation d’établir une usine d'une [puissance supérieure à 100 poncelets, ils devront m’en adresser immédiatement une ^copie conforme. Ce document sera accompagné d’un extrait de la carte d'Etat-Major indiquant l’emplacement de la prise d’eau, de la dérivation et de l’usine projetées. De plus, une note devra faire connaître, en se servant uniquement des renseignements fournis par le pétitionnaire et sans qu’il y ait à procéder à aucune étude, la section de rivière comprise dans le remous du barrage et celle située eu aval du canal de fuite où le régime des eaux sera sensiblement modifié par l’exploitation de l’usine. Cette note signalera également les entreprises d’utilité publique (canaux d’irrigation et de navigation, usines servant à la marche des services publics, etc.) dont le fonctionnement pourrait être modifié par l’établissement projeté.
- 11 doit être bien entendu, Monsieur le Préfet, que, sans
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- attendre aucun avis de ma part, l’instruction de la demande sera ouverte dans les conditions prévues par le décret du ior août igo5, et que, lorsque cette instruction sera terminée, le dossier devra être soumis à mon examen, avant que le projet de règlement d’eau soit revêtu de votre approbation.
- En terminant, je tiens à appeler d’une façon toute particulière votre attention et celle des ingénieurs du Service hydraulique sur les points suivants:
- II arrive fréquemment que des travaux destinés à l’établissement d’usines hydraulique^ de grande puissance sont commencés sans attendre l’autorisation administrative et même sans qu’aüçune'demande d’autori-
- sation ait été présentée. Toutes les fois que des travaux empiéteront sur le lit d’un cours d’eau non navigable ni flottable ou intéresseront son régime, ils devront être interdits de la,manière la plus absolue jusqu’au moment où ils auront é^é régulièrement autorisés. Si les ouvrages en construction ne peuvent avoir aucune influence sur le régime ou le, mode d’écoulement des eaux, l’Administration n’k. évidemment pas à intervenir, mais il y a le plus grand intérêt à ce que je sois mis au courant de leur exécutiôrt. Je vous prie donc, ainsi que MM. les ingénieurs, de ne pas manquer de me signaler ces travaux dès que vouis en avez connaissance, en m’indiquant leur état d’avancement et leur destination présumée.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Equipement Westinghouse de contrôle à l’êsistance liquide pour moteurs asynchrones polyphasés à bagues, réversibles, fonctionnant sous de fortes charges constamment variables.
- Ces équipements de contrôle sont destinés à être employés avec des moteurs d’induction polyphasés à bagues dont les manœuvres de démarrage, d’arrêt et de changement de marche sont fréquemment répétées. Ils sont du type à résistance liquide avec interrupteur de changement de marche à rupture dans l’huile et s’adaptent principalement aux moteurs pour la commande de machines d’extraction, trains de laminoirs et machines similaires.
- Ces équipements de contrôle ont été spécialement étudiés pour convenir à des services très durs et toutes leurs parties sont largement calculées.
- L’appareil se compose : de deux réservoirs superposés, d’un petit moteur électrique avec pompe centrifuge de circulation, d’un inverseur type à huile et (quelquefois) d’un interrupteur principal de secours. Le réservoir supérieur contient trois électrodes fixes connectées aux bagues collectrices du moteur et une vanne mobile. Le réservoir inférieur contient la résistance liquide et est pourvu de serpentins de refroidissement au moyen d’une circulation d’eau.
- La solution formant la résistance liquide est remontée dans le réservoir supérieur par la pompe de cix’culation à commande par moteur électrique, visible sur la figure i, et retombe dans le réservoir inférieur en franchissant la vanne qui est dans sa position la plus basse quand le levier de commande de l’opérateur est à la position « arrêt ». En manœuvrant ce levier de commande l’opérateur ferme en premier lieu l’interrupteur de changement de marche sur le circuit primaire du moteur principal, d’un côté ou de l’autre (suivant le sens de rotation demandé), et soulève cette vanne. Cette dernière opération a pour résultat de faire monter le niveau du liquide dans le réservoir supérieur, et par suite de diminuer la résistance entre les barres collectrices. L’interrupteur de changement de marche avec son réservoir d’huile abaissé est visible sur la figure 2, à gauche.
- La vanne peut être arrêtée a n’importe quelle hauteur ou peut être amenée immédiatement au point le plus élevé de sa course suivant la position donnée au levier de commande par l’opérateur. Cependant, comme le liquide ne peut suivre la levée de la vanne plus vite que la pompé ne peut remonter le liquide dans le réservoir supérieur, il en résulte qu’une certaine accélération maxima du moteur (due à la rapidité de la décroissance de la résistance dans le cir-
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- cuit du rotor) ne peut pas être dépassée, quoique toute accélération inférieure puisse être obtenue. On obtient celte valeur d’accélération par le réglage d’une valve placée sur le tuyau de refoulement de la pompe ; cette valve est visible sur la figure i.
- Dans les petits modèles de ces contrôleurs, c’est-à-dire pour des moteurs jusqu’à environ i.ooo Chx, l’interrupteur primaire de changement de marche et la vanne sont commandés directement par le levier de l’opérateur; mais dans les grands modèles —pour des moteurs de i.5oo ou 2.000 Chx et au-dessus —
- vier spécial placé sur la plate-forme du conducteur enclenché avec le levier de commande principal de façon que le freinage ne puisse être appliqué que quand ce dernier levier est dans la position « arrêt ».
- Une circulation d’eau de refroidissement est nécessaire pour ces équipements, ainsi que du courant à basse tention pour le petit moteur de commande de la pompe.
- Sur la figure 3, ce courant basse tension est obtenu au moyen du transformateur I et de l’interrupteur R.
- Les leviers et bielles de commande pour ces con-
- -T-T
- Fig. 3. — Schéma de l’ensemble de l’installation.
- les masses deviennent trop considérables pour être manœuvrées à la main et un servo-moteur à air comprimé transmet la commande du levier au mécanisme de contrôle. La figure 3 montre la première disposition : a est le levier de l’opérateur, D l’interrupteur de changement de marche, E le réservoir supérieur de la résistance liquide, P la vanne, T le réservoir inférieur de la résistance liquide avec le serpentin de refroidissement, N la pompe de circulation du liquide commandée par le moteur M, et S la valve de réglage.
- Quand on le désire ces équipements de contrôle peuvent être pourvus d’un dispositif de freinage pal’ courant continu se composant d’un interrupteur permettant l’envoi de courant continu dans le stator du moteur d’extraction, et d’une résistance liquide, spéciale au freinage, branchée dans le circuit du rotor. Ce mécanisme de freinage est commandé par un le-
- trôleurs ne font pas partie de la fourniture à moins qu’ils n’aient été spécialement commandés, étant ordinairement fournis par le constructeur de la partie mécanique de la machine d’extraction ou de toute autre machine commandée par le moteur.
- BREVETS (')
- 388 668, du 28 mars 1908. — Société West-deutbche ThomAb-PhospHat Wehke. — Four électrique.
- 388 785, du 2 avril 1908. — Escare et Damey. — Perfectionnements aux supports de lampes à incandescence.
- (i) Liste de brevets concernant l’Electricité, communiquée par M. H. Jossk, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris. \
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- 388 892, du 3 avril 1908. — Fessenden. — Perfectionnements dans la téléphonie et la télégraphie sans fil.
- 388 804, du 2 avril 1908. —Pradel etjustinien.
- — Rhéostat de démarrage avec disjoncteur.
- 388 943, duGavril 1908. — Fauhe-Muniio etFeeii.
- — Diaphragme cornpound pour accumulateur.
- 388 944, du 6 avril 1908. — Fauhe-Muniio et Fkeh. — Electrodes pour accumulateurs.
- 38p 029, du 8 avril 1908. — Mauvais, — Electrode positive d’accumulateur.
- 389 o3i, du 8 avril 1908. — L.tungstrom. — Perfectionnements aux générateurs électriques.
- 389 048, du 9 avril 1908. — Société Siemens et TIalske. — Mise hors circuit automatique de résistances de démarrage.
- 389 o58, du 9 avril 1908. — Société Gushman Electric Cy. — Inducteurs pour machines dynamos.
- 389 067, du 10 avril 1908. —Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Réglage de la vitesse des moteurs à courant continu.
- 388 873, du 26 mars 1908. — Engel.— Contact électrique.
- 388 902, du 4 avril 1908. — Bosquain. — Interrupteur synchrone.
- 389 ou2, du 9 avril 1908. — Société Genévoise pour la Construction d’instruments de physique et de Mécanique. — Dispositif moteur pour compteurs à courant mono ou polyphasé.
- 38g 009, du 10 avril 1908.— Soulier. —Disjoncteur automatique.
- 388 834, du 16 janvier 1908. — Hateield. — Perfectionnements aux ampoules ou cellules électro-lytiques.
- 389 i33, du 11 avril 1908. —Knapp et IIokmann.
- — Support pour récepteur téléphonique.
- 389 242, du i5 avril 1908. — Eiiicson. — Récepteur téléphonique de petites dimensions.
- 389 293, du 16 avril 1908. — Dietz. -— Système de signal destiné aux troupes en campagne.
- 38g io3, du 7 avril 1908. — Debrun. — Nouvel accumulateur électrique.
- 38q 226, du 14 avril 1908. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques a Belfort? — Perfectionnement au réglage de la vitesse des moteurs polyphasés à collecteur.
- 389 228, du i5 avril 1908. — Jouve. — Piles électriques.
- 389 175, du i3 avril 1908. —Wolle. — Mâts en bétons armé pour conducteurs électriques de tous genres.
- 389 314, du 17 avril 1908. — Firme Robert Bosch.—Trembleur.
- I89 320, du 17 avril 1908. —Société the Westinghouse Biiake Cy Limited. —Perfectionnements dans des relais pour courant électrique alternatif.
- 38q in, du 10 avril 1908. — Société The Elek-thociiemische Werke. — Procédé pour la production de décharges électriques.
- 38q i53, du 11 avril 1908. — Miertschke. — Lampe à arc.
- 38q 229, du i5 avril 1908. —Jouve. — Lampe à vapeurs métalliques.
- 389 32G, du 7 février 1908. — Société Bell-Se-lector Téléphone Cy. -— Système de téléphonie.
- 389 49», du 22 avril 1908. — Davot. — Microtéléphone.
- 389 54o, du 24 avril 1908. — Ivitsee. — Système de transmission de courants électriques.
- 389 443, du 18 avril 1908. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques a Belfort. — Dispositif de démarrage pour moteurs.
- 389 5o5, du 23 avril 1908. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques. — Perfectionnements au montage des génératrices.
- 389 383, du 11 avril 1908. — François. — Cadran interchangeable pour instruments de mesure électrique à sensibilité variable.
- 38q 440, du 18 avril 1908. — Société Anonyme Westinghouse. — Perfectionnements dans les relais à courant alternatif.
- 389 441, du 18 avril 1908. — Société Anonyme Westinghouse. — Perfectionnements dans les relais à courant alternatif.
- 389 4G4, du 21 avril 1908. — Mahl. — Isolateurs en porcelaine.
- 389 467, du 21 avril 1908. — Ivlingelfuss. — Procédé et dispositif pour mesurer l’intensité et la force électro-motrice des courants débités par les bobines d’induction.
- 389 35g, du 25 juin 1907. — Triquet. — Procédé pour la manipulation et le montage des filaments de lampes.
- 389 363, du 3o mars 1908.— Société Wolfram Lampen A. G. — Corps incandescent pour lampes électriques.
- 38g 387, du 13 avril 1908. — Société Deutsche Beck Bogenlampen Ges. — Lampe à arc.
- 389 614, du 25 avril 1908. — Lutz. — Dispositif de désinfection pour appareils téléphoniques.
- 389 562, du 2 avril 1908. —• Firme R. Bosch..—
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- T- • i
- Disque pour armature en bouble T pour dynamos et magnétos.
- 389 56g, du 9 avril 1908. — Fiiime Ruthaiidt et G0. — Aimant composé pour machines magnéto-électriques.
- 389 599, du 24 avril 1908. — Carpenter. — Perfectionnements aux batteries secondaires.
- 389 600, du 24 avril 1908. — Lebueton. — Gra-duateur interrupteur-inverseur de courants électriques.
- 389 608, du 25 avril 1908. — Mehshon. — Dispositif pour supporter et isoler les conducteurs électriques.
- 389 631, du 25 avril 1908. — Société les i ils de Peogeot frères. — Serre-fil pour conducteurs électriques.
- 389 690, du 28 avril 1908. — Société Iglesis et Regneh. — Régulateur automatique pour applications électriques diverses.
- 389 6/|5, du 27 avril 1908. — Schaffeii. — Support flexible en fil métallique d’une seule pièce pour filaments métalliques de lampes électriques à incandescence.
- 38g 732, du icr mai 1908. — Compagnie Fran-çaise Thomson-Houston. — Perfectionnements aux machines dynamo-électriques.
- 289 772, du 2 avril 1908. — Garde et Adams. — Perfectionnements dans la fabrication et la disposition des électrodes de piles secondaires (accumulateurs).
- 389 910, du 5 mai 1908. — Parsons. — Réglage de machines dynamo-électriques.
- 389 794, du 9 juillet 1907. —Gaiffe. — Perfectionnements aux interrupteurs rotatifs à mercure.
- 389 812, du iep mai 1908. — Peters. — Coupe-circuit électrique de sûreté.
- 38g 83o, du 2 mai 1908. — Crocker. — Méthode et appareil pour la régulation automatique de redresseurs et convertisseurs rotatifs.
- 389 749, du 3o avril 1908. — Roycourt.— Localisateur régulateur des étincelles, applicable à tous les systèmes d’éclateurs.
- 389 726, du 29 avril 1908. — Ruzicka. — Lampe à arc.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- x L’événement capital de la semàiqe dernière fut la hausse du Cuivre. Elle ne paraît pas due malheureusement à une plus grande activité des ateliers de con-
- ÉLECTRIQUE T. III (2* Série). — Nc 34.
- struction, puisque les stocks visibles augmentent, malgré les ordres d’Allemagne et de France. Les Américains, mieux pourvus d’argent, reprennent leurs achats spéculatifs : il faut souhaiter que leur effort ne soit pas de longue durée pour éviter que l’industrie électrique, qui ne semble pas entrer dans une année de prospérité, ne subisse encore un ralentissement du fait du prix de la matière première. En vérité, on ne saurait dire ce qu’il y a de sincère ou de factice dans ce mouvement. Le métal monte à Paris et monte à New-York, où les gros producteurs prétendent avoir vendu beaucoup plus aux consommateurs américains qu’à l’étranger ; d’autres, toutefois, doutent de la durée d’un mouvement de hausse fait très rapidement èt sans justification réelle.
- 11 n’est pas superflu d’annoncer à cette occasion, en se rappelant les événements de l’an dernier, que d’Amérique parvient la nouvelle de la réorganisation delà Westinghouse ElectricC°pour le ier septembre prochain. Les banquiers créditeurs seraient disposés à échanger leurs créances représentant 8 000 000 de dollars ou 4a 000 000 de francs environ contre des titres de la Compagnie. Ceci fait évidemment suite à l’avis que nous donnions récemment de la reprise de l’affaire par le groupe Pierpont Morgan. Nul n’a pu douter de la vitalité de la Société américaine, dont la situation, au point de vue technique et commercial, n’est concurrencée aux États-Unis que par la General Electric C°.
- La Société française électrolylique, qui exploite les brevets Lafontaine pour l’extraction du cuivre par le traitement des alliages, a participé à la création d’une Société anglaise, l’Electrolytic Company L'1 (Spain and Portugal), qui a choisi comme centre d’opérations l’Espagne et le Portugal, dont les richesses minières offrent un champ très intéressant à son exploitation.
- La Société anglaise dirigerait, paraît-il, son effort sur le traitement par voie électrolytique de minerais d’une teneur moyenne de 3 % de cuivre, des eaux de cimentation et des produits du traitement par voie humide. Elle est constituée au capital de £ 255.ooo divisé en 230 000 actions ordinaires de £ 1 et 5oo actions defened de 1 shelling qui ont droit à 40 % de bénéfices nets.L’apport des brevets et licences est payé £ 3o 000 à la Société française, et sur les £ 225 000 restantes, la Société anglaise se propose de consacrer £ 5o 000 à la construction d’une usine modèle dans la région de Huelva. La Société française électrolytique semble avoir résolu le problème du traitement économique des minerais à faible te-
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- neur; s'il en était ainsi, sa découverte susciterait le réveil d'une quantité de mines pauvres auxquelles les bas prix du métal fermaient l’espoir d'une exploitation rémunératrice.
- La Société des Cuivres de France a décidé, dans son assemblée générale extraordinaire du 25 juillet, de porter à ^5o ooo francs son capital actuel de 5oo ooo francs, par l’émission au pair de 3 ooo actions de priorité de 25o francs chacune.
- L'International Copper, rendant compte de l’exercice 1907, constate une perte de £ 830. Le montant de ses avances à la Famatina Corporation s'élève à £ 46700 au 3i décembre 1907; mais aux termes d’une nouvelle entente, la Société a consenti à faire à la Famatina de nouvelles avances jusqu’à concurrence de £ 90 ooo ; cette dernière, en considération de ces avances, a prorogé de cinq ans la période pendant laquelle l’International Copper possédera le monopole exclusif des ventes de ’ses minerais; cette période se trouve donc portée à quinze ans; la commission consentie est de 2 % à dater du moment où la Société commencera à traiter régulièrement 100 tonnes de minerai par jour.
- La Famatina Corporation projette donc d'accroître considérablement son outillage pour pouvoir remplir ses engagements en augmentant son extraction.
- Toutes ces nouvelles financières concourent à démontrer l’activité de tous les centrés métallurgistes pour augmenter d’une part la production de métal brut et diminuer d'autre part son prix de revient. II ne paraît donc pas téméraire de considérer sans crainte toutes les tentatives faites à ce jour pour substituer l’aluminium au cuivre dans la construction des lignes ou des machines électriques, de même que les velléités de hausse de ce métal. Notons en passant que la Société des mines de cuivre de Nerva paie depuis le ier juillet dernier aux actions de la série A un dividende semestriel de 1 peseta, soit net o fr. 77 par titre.
- Nous avons parlé en son temps du rachat par la Compagnie générale des tramways de Buenos-Ayres de toutes les Sociétés concessionnaires et exploitantes de tramways de la capitale de la République argentine. Constituée en mars 1907 au capital de 65 ooo ooo de francs, elle a placé son papier en mai 1908 en France, Belgique et Angleterre. Son premier exercice de seize mois a pris fin le 3o juin dernier et malgré une période laborieuse d’organisation, ses résultats permettraient la distribution du dividende prévu de 4 1/2 % .
- La Compagnie des tramways, éclairage et force à Rio-de-Janeiro donnerait de même des meilleurs résultats depuis sa dernière réorganisation. Paris et Bruxelles ont absorbé dernièrement quelques millions d’obligations, Londres se prépare à faire de même pour un montant de 900 ooo livres. Les rapports mensuels accusent des plus-values de recettes très importantes : mai a vu les recettes brutes atteindre 3 «33 07a francs cl les recettes nettes 1 106708 francs ; d’une année à l’autre pour ce mois en particulier le coefficient d’exploitation s'est abaissé de 1*7,79 % à G3,5i % .
- L’industrie française a malheureusement peu de part à la prospérité de ces Sociétés qui utilisent nos seuls capitaux. Le matériel des stations centrales ou de traction vient ou d'Amérique ou de Belgique ; et si parfois nos usines obtiennent quelques ordres, ils sont d’infime importance et à des prix qui défient toute concurrence.
- L’assemblée générale des actionnaires de la Société du gaz et de l'électricité de Marseille, tenue le a3 juin dernier, a voté la répartition d’un dividende de 5 % par action, soit u5 francs, et autorisé la création et l’émission en une ou plusieurs fois, aux époques fixées par le Conseil d’administration, de 33 ooo obligations de 5oo francs chacune. Les sommes misesainsià la disposition du Conseil permettront à la Société de remplir les engagements de son traité avec la ville de Marseille et lui fourniront les disponibilités dont elle pourrait avoir besoin. La dette obligataire est déjà de 800 ooo ; si le Conseil usait entièrement de la faculté qui lui est accordée, cette dette s’élèverait, sauf le jeu de l’amortissement, à 24 5oo 600 francs, égalant ainsi le montant du capital-actions. Celui-ci ligure au passif pour 24 116000 francs en actions de capital et 334 000 francs en actions de ouissance.
- Comme contre-partie à l’actif, les apports représentant l’actif de l'ancienne Société du gaz sont portés pour i5 5oo ooo francs, les nouvelles dépenses de premier établissement pour le gaz pour 4 83i 327,49 et celles afférentes à la constitution d’un réseau d’éclairage et force électriques pour 10 444 99'** fr. 35.
- En 1907, la part des travaux de canalisation, de branchements, et des modifications apportées aux usines en vue de la diminution du prix de revient du gaz est pour le gaz seul de 2434380; tandis que pour l’électricité l'installation des usines, les canalisations ont absorbé 6 777 576 francs.
- Le solde du compte de prolits et pcrles__s\éJève en délinitif pour cet exercice 1907 à 1 584 1*89 fr, 07. Il
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- serait intéressant de connaître dans quelle proportion chacune des industries à contribué à ce bénéfice d’exploitation. La lutte est très ardente sur le terrain de la distribution électrique entre la Société de gaz et la Compagnie générale d’électricité qui a obtenu également une partie de la concession de Marseille : il en résulte un abaissement des tarifs que nulle autre ville en France ne connaît, croyons-nous; les Marseillais sont tout heureux d’en bénéficier ; mais nous nous demandons si les deux Sociétés concurrentes s’en félicitent de même. L’utilisation des forces hydrauliques de la région leur permet de consentir des prix exceptionnels, mais il faudra compenser ces sacrifices par la vente d’un nombre moyen de kilowatts-heure qui nécessite l’existence toujours coûteuse d’usines de secours à vapeur.
- Ainsi les bénéfices nets de cet exercice représentent un profit de 6,47 % pour le capital actions. La répar-lion votée en est la suivante :
- 5 % à la réserve statutaire, 79 209,45.
- 5 % aux actions non amorties, 1 208 277,87,
- Remboursement de 535 actions, 267 554,01.
- Sur les bénéfices nets restant ainsi définis par la convention avec la ville de Marseille, il est attribué 5o % à la ville, soit 14 5^3; 10 % au Conseil ou 1 457,38 et le reliquat est versé à la réserve extraordinaire appartenant exclusivement aux actionnaires. Nous ferons seulement remarquer la définition des bénéfices nets, la part qui en est perçue par la ville à peu près égale au centième du solde du compte de profits et pertes et le mode d’amortissement du capital déterminé par les statuts s'effectuant par le remboursement des actions. Après les attributions de cette année, les réserves de toute nature s’élèveront à 640 o63 fr. 09. L’assemblée a réélu les administrateurs sortants, MM. Ghanove, Darcy, Rolland d’Estape.
- A un point de vue général, mais qui n’intéresse pas directement les constructeurs électriciens, il est utile de noter les deux conférences internationales qui se tiennent à Paris entre les Compagnies de navigation qui font le service de l’Amérique, d’une part, et celles, d’autre part, qui font le trafic de la Méditerranée ; les promoteurs de ces réunions voudraient arriver à une entente sur la question des tarifs de transport voyageurs ou marchandises. Quand donc verrons-nous une conférence seulement nationale des constructeurs français pour une entente des 'prix de vente de leur matériel électrique, soit en France, soit à l’étranger : nous ne saurons jamais profiter des leçons que nous donnent nos voisins et
- notre individualisme nous laissera plutôt dispàraître, industriellement parlant, plutôt que de s’astreindre à la discipline d’un comptoir de ventes.
- Le mouvement de hausse du cuivre que nous constations précédemment n’aura pas été de longue durée; d’aucuns prédisaient déjà que décembre reverrait les hauts cours de 1907. Quant à présent, il y a recul sans que l’on puisse dire qu’il soit plus justifié que l’avance dessinée. MM. Merton et Gle dans leur circulaire attribuent ce mouvement aux efforts concentrés d’opérateurs à la hausse qui veulent mener le marché, profitant de la reprise d’activité des affaires qui se manifeste depuis quelque temps en Amérique ; les fabricants de leur côté, qui avaient réduit leurs achats au strict nécessaire, s’approvisionnent, paraît-il, plus franchement et constituent des stocks en prévision d’une demande plus importante de leur clientèle. L’Europe enfin achète des quantités importantes. Nous suivrons ces fluctuations avec l’intérêt qui s’attache à une matière de première nécessité pour les industries que nous étudions d’autre part.
- De Londres, on écrit au Moniteur des Intérêts matériels que la publication des résultats sommaires des trois exploitations du « tubes » placées sous la direction de l’Underground Electric Railways Company of London apporte la preuve d’une situation meilleure et pleine d’espérances pour les promoteurs de l'affaire. Nous savons que ces différentes Compagnies ont été obligées de relever légèrement leurs tarifs. Pendant le semestre écoulé les recettes du Great Northern, Piccadilly and Rrompton Railway permettent d’assurer le service complet de ses obligations, le payement d’un dividende de 4 % aux actions privilégiées et d'un dividende de 3/4 % aux actions ordinaires tout en laissant disponible 33 4 pour un report à nouveau. Ces résultats sont appréciables si l’on se rappelle que, l’an dernier, il y avait insuffisance de £ 5 000 pour payer les intérêts des obligations.
- De même le Raker Street and Waterloo Railway paie avec ses propres bénéfices un dividende de 4 % l’an aux actions privilégiées et de 3/4 % à toutes les actions ordinaires; tandis que l’an dernier celles de ces actions qui n’étaient pas déterminées par l’Underground Electric Railway Company recevaient seules un intérêt prélevé sur les ressources fournies par cette dernière Société en vertu du contrat qui la lie à l’entreprise du Baker Street and Waterlos Railway.
- Enfin, le Charing Cross, Earton and Hampstead, ouvert depuis un peu plus d’üne année, a pu assurer
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- au cours du premier semestre 1908 le service de ses obligations tandis qu’il avait dû à la fin de 1907 faire appel aux ressources de rUnderground-Electric Raihvays.
- Cette dernière Société vient d’émettre encore un million sterling d’obligations 5 % garanties par les £ 14579000 d’actions de ses liliales, par la station génératrice de Chelsea et par les contrats conclus pour la fourniture de force motrice avec ses filiales et aussi avec la Metropolitan District Railway Company et la London United Raihvays Company.
- Une seule ombre à ce tableau est provoquée par la diminution très importante du trafic et des recettes d’une autre Société de tubes; la Grcat Northern and City Company qui, pendant le semestre écoulé, a vu baisser son nombre de voyageurs de 1 400000 et ses recettes de £ 3 000. Cette situation résulterait de la concurrence que les tramways du comté de Londres font aux lignes de cette Société depuis qu’ils sont exploités à l’électricité.
- En somme, la légère augmentation des tarifs n’a pas fait fuir le voyageur et a rapidement relevé la situation de ces Compagnies si compromise par une politique financière désastreuse. Nous pourrions tirer de là des enseignements très * utiles en ce qui concerne tous nos modes de transport parisiens. Notre Métropolitain profite pour l’instant, comme trafic, de ses tarifs peu élevés, du judicieux parcours de certaines de ses lignes qui mettent en rapport des quartiers en relations préexistantes à son fonction-ncment,mais alors très éloignées et difficiles; il nous semble que sa situation privilégiée cessera du jour où les transports par tramways et omnibus seront réorganisés avec des tarifs un peu moindres que ceux d’aujourd’hui et du jour où son réseau aura pris toute l’extension prévue par le Conseil municipal de Paris, on s’apercevra peut-être alors que la faculté de faire i5 à *20 kilomètres pour o fr. i5 n’est pas très profitable aux intérêts de la Compagnie.
- Dans le même ordre d’idées, mais avec des vues financières différentes,se présente l’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing. Son objet social est la mise en valeur, la construction et l’exploitation d’un réseau départemental de tramways électriques à voie d’un mètre comprenant (>okm de lignes desservant les régions de Lille, Roubaix, Tourcoing qui forment une agglomération de 600 000 âmes et représentent la concentration la plus importante en France de l’industrie textile. La Compagnie actuelle s’est substituée aux droits et obligations du premier conces-
- sionnaire qui moyennant une subvention de *2 millions de francs au département du Nord pour la construction d’un grand boulevard de 5om reliant Lille-Roubaix cl Tourcoing avait obtenu la concession pour soixante-six ans d’une ligne de tramways empruntant la plate-forme spéciale de ce boulevard prévue pour l’établissement des voies d’un service de transport rapide entre ces trois villes. Qui connaît cette région se rend bien compte que ce n’est pas seulement entre ces trois principales agglomérations que s'effectuera le trafic, mais entre elles et toutes les communes voisines qui sont comme les faubourgs de ces grandes villes. D’ailleurs le réseau ne se boni e pas aux lignes Lille-Roubaix, Lille-Tourcoing; il comporte quatre autres lignes reliant comme nous le disions plus haut les plus importantes communes voisines à chacune de ses trois têtes.
- La durée de la concession, l’utilisation d’une plate-forme spéciale sans qu’aucune autre Société de transport ne puisse emprunter les mêmes voies pendant cette durée,la rapidité assurée des services, des tarifs établis en tenant compte des circonstances locales et des distances et l’expérience de ceux qui mènent l'affaire pour tout ce qui concerne l’exploitation des tramways donnent à cette Société une base solide de fonctionnement.
- La concession s’étend à 6ok,n de ligne dont 26 sont déjà achevés et en voie d’exploitation : mais ce sont les artères les plus importantes du réseau, c’est-à-dire Lille-Roubaix, Lille-Tourcoing qui restent à établir du fait des retards mis par le département à livrer la plate-forme du boulevard pour la pose des voies. L’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing n’a pas d’usine de production de force motrice; il a jugé préférable de traiter pour les fournitures du courant avec l’Energie électrique du Nord de la France qui a établi à Wasquehal, aux environs de Roubaix, une station centrale à vapeur des plus modernes. Cette station comprend deux groupes turbines alternateurs de 1 5oo kilowatts en activité et deux de 3 600 kilowatts en montage, sortis de la Compagnie électro-mécanique au Bourget (Brown-Boveri-Parsons). Quatre sous-stations à l’heure actuelle reçoivent le courant de Wasquehal et le transforment en continu pour les besoins de la traction.
- Toutes les ressources de la Société, sauf les 2 000 000 versés au département, et qu’elle retrouve en somme sous forme d’un monopole de jouissance d’une concession très importante, ont été, sont ou seront consacrés à l’établissement des voies, du matériel roulant, des dépôts et des ateliers de réparations.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 34.
- En disant toutes les ressources, nous ne sommes pas tout à fait exact; les statuts prévoient en effet la distribution d'intérêts intercalaires de 4 % pendant toute la durée des travaux de premier établissement, charge que les promoteurs ont prévue, disent-ils, dans ce compte de premier établissement.
- Comme le décret de concession prévoit un délai de trois ans à partir de la remise de la plate-forme du boulevard pour rétablissement complet et la mise en marche du réseau, c'est au moins un million pris sur le capital pour la rémunération provisoire de ce même capital. Est-ce là une pratique financière qui soit dénuée de toute critique ? Et les affaires qui se créent en France en sont-elles réduites à user de ce qu’on peut appeler un expédient pour attirer l’argent des capitalistes ? S*il s’agissait de créations à l'étranger, nous ne croyons pas qu’on eût pris les mêmes précautions ; nous en connaissons quelques-unes de cette espèce où les fondateurs et les capitalistes qui eurent confiance en eux attendirent deux, trois ans et plus avant de recevoir un très mince intérêt de leurs fonds, et qui n'eurent pas en fin de compte à se repentir de celte prudence justifiée. On éloignera évidemment de ces affaires une certaine catégorie de capitalistes ; est-ce un mal ? pour ceux-là il y a les obligations de toutes sortes, les fonds d'Etat et certains autres qu’ils acquièrent à des prix plus élevés, mais dénués de tous les aléas d'une mise en route. Aussi il est à regretter que les établissements financiers qui consentent à lancer les affaires industrielles soient les premiers à exiger ces concessions exhor-bitantes et ne se contentent pas seulement des commissions qu’ils se réservent : c'est peut-être là le secret du malaise de plusieurs entreprises qui vivent péniblement et dont la trésorerie est sans ressources.
- L’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing inscrit à son passif 12 ooo ooo de francs de capital, 3f>9 222 fr* d’intérêts intercalaires et 33 069 fr. 83 de créditeurs divers; comme contre-partie à l’actif, nous trouvons :
- Actionnaires............ 3 179 062 5o
- Premier établissement. . 5 980 780 74
- Caisse et banquiers..... 3 35i 280 45
- Et le rapport du Conseil annonce que l'extension du programme primitif a conduit à prévoir la création de ressources nouvelles jusqu'à concurrence de 2 ooo ooo de francs représentant l’augmentation du coût de premier établissement.
- 11 est intéressant, en regard de celte entreprise, de noter les résultats de la The Sao Paulo Tramway
- Light and Power Company La, compagnie de tramways, de lumière et de force établie à Sao Paulo aù Brésil. Délivré de bien des entraves qui nuisent à la prospérité des nôtres, ce type d’affaires dans ces pays neufs se développe dans les meilleures conditions.
- L’exercice est le septième de l'affaire ; le capital autorisé est, en actions, de 10 ooo ooo de dollars, dont 8 5oo ooo dollars seuls sont libérés, et en obligations 5 % de première hypothèque de 6 ooo ooo de dollars : ce qui fait en francs la somme de 75 110 ooo francs dont les revenus bruts s'élèvent en 1907 a 10 9I7 689 fr. 35 et le revenu net à 7 23o 624 fr. 70.
- Ces résultats font ressortir à 33,9 coefficient d’exploitation et à 12,4 % le revenu net en % du capital-actions ; ils permettent la distribution d'un dividende de 6 1/4 % et la dotation du compte de. prévision pour renouvellement de voies, outillage, etc., jusqu'à concurrence de 5i8 ooo francs. L'excédent des bénéfices nets est reporté au compte créditeur de profits et pertes et constitue une véritable réserve : si bien que les réserves qui figurent au bilan au 3i décembre 1907 pour 10 322 404 fr. 89 soit le quart du capital versé,seront portées au bilan d'entrée du ier janvier 1908 à 12 109372 fr. 90. Les tableaux statistiques qui accompagnent le rapport font bien ressortir la courbe ascendante des affaires en traction, en lumière et en force, en même temps que la réduction du coefficient d’exploitation de 64,9 % à 33,9 La Société vient de s’assurer de nouveaux débouchés en acquérant la concession d'un chemin de fer à voie étroite et le monopole de la distribution de la lumière et de la force pendant trente ans dans la ville de Saô Bernardo, distante de 18 km environ de Saô Paulo.
- Une Société de même forme a assumé la tâche de faire à Rio-de-Janeiro ce que celle-ci assure à Saô Paulo. Les résultats qu’on a soin de communiquer chaque semaine au public confirment les prévisions les plus optimistes et permettentde croire qu’elle semble suivre les traces de son aînée de Saô Paulo. Il existe en France quelques exemples de ces Sociétés qui ont eu la bonne fortune d'obtenir ou la concession des tramways ou la fourniture du courant à la Société de tramways en même temps que la concession de la lumière et de la force : elles donnent la même bonne impression que la The Saô Paulo Tramway, Power and Light (]y J/1.
- La Compagnie Parisienne de Taxautos électriques a dû comme la Société des automobiles Krie-ger décider la liquidation ’de la Société* La voiture
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- 22 Août 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- électrique n’est pas encore au point pour ce service très dur d’automobiles de place et le degré de perfection auquel sont parvenues les voitures k essence contrebalancent actuellementles avantages qu’avaient
- en vue les promoteurs de la traction électrique par la suppression des organes de transmission et de variation de vitesse.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- 1902 1903 1904 1905 1906 1907
- , I. — CUIVRE
- i° a) Production minière Tonnes 556.800 5<)3.200 661.900 692.800 723.000 »
- — .... 22.OOO 21.600 21.3oo 22.5oo 20.700 »
- Russie — .... 8.8oo 10.5oo 10.800 8.800 10.700 )>
- Espagne et Portugai — 5o.6oo 5o.5oo 47.800 45.5oo 5o.100 »
- Canada et Terre-Veuve — .... 19.900 21.700 21.700 23.200 28.200 )>
- Etats-Unis — •299.000 316.600 368.600 395.000 415.000 »
- Mexique — 41.500 5i.100 61.700 66.200 61.600 »
- Bolivie — .... 2.100 2.100 2.000 2.000 2.5oo » !
- Chili — . . . . ' 29.400 3i.400 3o.6oo 29.600 26.200 »
- Pérou .... 7.700 7.900 6.900 8.800 8.600 »
- Cap — 4.5oo 5.3oo 7.900 7.400 6.600 »
- Japon \ — . . . . - 3o.3oo 3i.900 35.400 36.5oo 43.400 »
- Australie — . . . . ’ 29.100 29.500 34.700 34.5oo 36.800 »
- b) Production métallurgique — . . . . 553.3oo 591.3oo 647.900 693 ; 900 717.800 712.800
- Allemagne — 3o.600 3i.200 3o.3oo 3i.700 32.3oo 3i.900
- Grande-Bretagne .000 na 3nn 65.000 67 noo 72.700 72.400
- France — .... 7.3oo 6.000 6.900 7.600 5.8oo 7.5oo
- Canada — 3oo 7.200 8.200 10.700 i3.800 1A.000
- Etats-Unis — .... 320.800 327.ïOO 380.900 412.600 43o.5oo 421.400
- Amérique centrale et du Sud . . . — . . . . • 55.3oo 68.200 74.5oo 80.900 63.000 57.000
- Japon — . .. 29.000 33.200 32.100 33.700 4 3.400 45.000
- Australie — . .. . 20.000 19.5oo 22.700 23.900 29.5oo 32.5oo
- 2° Prix moyen annuel du cuivre brut k
- T^ondres (par tonne) . Livres slerl. 52.11.5 58.3.2 59.0.6 69.12.0 87.8.6 87.1.8
- 3° Valeur de la production de cuivre brut Millier: de mark: 585.000 691.000 769.000 971.000 1.261.000 1.2.47.000
- 4° Consommation totale de cuivre brut. Tonnes 074.5oo 585.700 655.400 723.000 722.5oo 674.5oo
- Allemagne . — 102.000 110.100 136.200 128.000 151 i00 149•800
- Grande-Bretagne — .... 120.000 107.600 127.900 io3.3oo 107.600 108.200
- Etats-Unis — 213.400 j36 . ioo 21 j.400 277.900 298.600 232.6üO
- France — 53.400 48.600 56.600 D7.800 64.100 65.ooo
- ] (*) D’après les Stalislic/ie Z usant ni. e ns te II a ngc n établies pa p la Jfetattf çeseliscâaf t et ta Meic dlurgische Gesellscha /(.
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- T. III (2e Série). — N° 34.
- TRACTION
- Doubs. — Tramway électrique. — Par décret du 5 août 1908, est déclaré d'utilité publique l’établissement d’une ligne de tramway à traction électrique et à crémaillère, destinée au transport des voyageurs et des messageries entre Besançon et le plateau de Bré-gille.
- ASSEMBLÉES
- 18 août. — Société d’Eleclricilé Mors (extraordinaire).
- 22 août. — Compagnie provinciale des eaux, du gaz et de l’Electricité.
- 27 août. — Compagnie générale des automobiles taximètres .
- 3i août. — Société Westinghouse. .
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 6 septembre 1908^2 heures, Mairie de Bessan (département de l’Hérault). Alimentation d’eau potable (2 lots). Devis, 117 5^8 fr. 48. Renseignements à la mairie.
- BELGIQUE
- La Société coopérative « les Artisans réunis », à Je-meppe-sur-Meuse [Liège), reçoit les soumissions pour l'installation de l’éclairage électrique de ses locaux, situés rue de l’Hôtel communal, 48 et 5o.
- Le 2 septembre 1908, à 11 heures du matin, la Société Nationale .des chemins de fer vicinaux fera procéder, en son local, rue de la Science, 14, à Bruxelles, à l’ouverture publique des soumissions pour l’entreprise de fourniture des câbles électriques et de la pose des canalisations électriques nécessaires à l’alimentation de la section de Bruxelles à Grimberghen de la ligne vicinale de Bruxelles à Humbeek. Les soumissions devront être adressées à M. le Directeur général, par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication. Les intéressés pourront prendre connaissance des plans et des cahiers des charges, nos 11 et 5i de 1908, au siège de la Société Nationale, à partir du 19 août courant. Chaque cahier des charges sera délivré au prix de 1 franc et les plans au prix de iG francs.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 1111(2* série).
- SAMEDI 29 AOUT 1908.
- [ Trentième année. — N° 35
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- JL’Éel
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- te!
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 237. — A. Cukchod. Calcul des réseaux. Répartition des centres de distribution, p. 239. — E. Rosf.ntiial . La fabrication du carbure de calcium, p. 263.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur une méthode de calcul exigeant le minimum de travail pour la solution de problèmes sur les courants alternatifs, H. Pendeh, p. 268 . — Méthodes et appareils de mesure. Autobalistique répétiteur, A. Guillet, p. 269. —Construction de machines. Moteurs d’induction à vitesses multiples au moyen de couplages en cascade, A.-C. Specht, p. 271. — Machines dynamo-électriques génératrices sans collecteur, C. Loin, p. 273. —Arcs et lampes électriques. Photométne. La stabilité de l’arc alternatif, fonction du poids atomique dos métaux-électrodes, C.-E. Guve et A. Baox, p.273. — Eléments primaires et Accumulateurs. Influence de la température sur la force électromotrice des éléments au cadmium, R. Jouaust, p. 27S. — Brevets, p. 273. —Bibliographie, p. 276. — Variétés. — Congrès international de Munich, p. 277. — Concours international pour l’accrochage automatique des wagons de chemins de fer en Italie. Concours de perforatrices de mines au Transvaal, p. 278. —Chronique industrielle et financière. — Régulateurs d’induction de la Société Oerlikon, p. 279. — Chronique financière, p. 281. — Renseignements commerciaux, p. 284. — Adjudications, p. 287.
- EDITORIAL
- Dans un projet définitif, la détermination du nombre de centres de distribution pour un réseau futur est. évidemment surtout une question d’espèce, et il est difficile de concevoir une méthode applicable à tous les cas. Cependant, dans les avant-projets, l’on est souvent fort heureux de pouvoir se guider sur quelques règles simples. M. A. Curchod, dans une étude contenue dans le présent numéro (p. 209), recherche le nombre de centres de distribution conduisant au coût d’installation minimum. Cette manière d’envisager la question semble d’ailleurs rationnelle ; bien entendu, il ne s’agit pas ici d’un calcul rigoureux, mais d’un calcul approximatif pouvant servir d’utiles indications.
- La fabrication du carbure de calcium a subi, depuis 1899, de notables perfectionne-
- ments dont l’histoire est tout particulièrement instructive non seulement au point de vue technique, mais aussi au point de vue économique. C’est ce qui résulte de l’article très documenté de M. E. Rosenthal (p. 268), qui donne en outre quelques détails encore peu connus sur les types de fours les plus récents, et en particulier sur le four Lanhof-fer. Les nouveaux emplois du carbure, notamment à la fabrication de la cyanamide de calcium, semblent permettre du reste, malgré la crise actuelle, d’envisager l’avenir avec confiance.
- La méthode proposée récemment par M. IL Pender comme conduisant au minimum de travail dans les calculs relatifs aux courants alternatifs consiste surtout” en une marche rationnelle des calculs (p. 268). Elle
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- offre un réel intérêt lorsque l’on préfère les opérations numériques à une construction graphique.
- L'auto-balistique répétiteur de M. A. Guillet, instrument qui permet d’utiliser pratiquement la méthode dite « de répétition » dans certaines mesures de laboratoire, sera bien accueilli des physiciens. Cette méthode (p. 269) qui consiste à agir sur un mobile (équipage de galvanomètre par exemple), animé d’un mouvement oscillant, au moyen d’impulsions ry thmées sur ses propres oscillations, est susceptible d’une grande sensibilité. L’auteur montre comment elle peut s’appliquer à l’étude magnétique des fers et des aciers.
- Le couplage des moteurs d’induction en cascade, inventé par Gœrges en 1894, puis perfectionné ultérieurement par E. Danielson, a reçu quelques applications à la traction (locomotives de la Valteline et du Simplon) et à la commande des machines à vitesse variable (laminoirs, etc.). Dans un mémoire récent, analysé plus loin (p. 271), M. 1L-C. Specht indique une méthode simple pour 1’établissement du diagramme circulaire approché relatif à de tels couplages. L’auteur de l’analyse a profité de la circonstance pour signaler une autre démonstration, faite pour son usage personnel, et qui est peut-être
- plus rigoureuse que celle de M. H.-G. Specht.
- Dès les débuts des machines dynamos à courant continu, l’imagination des inventeurs a été hantée par la recherche d’un dispositif permettant de supprimer le collecteur. S’il est bien établi que, sauf avec les machines dites unipolaires, cet organe ne saurait être remplacé par de simples bagues, l’on peut se demander cependant si les soupapes électrolytiques ou autres ne permettront pas de réaliser, dans un avenir prochain, des machines dynamos génératrices sans collecteur. Dans Une courte note (p. 273), M. C. Limb se pi’ononce pour l'affirmative, et bien que son avis nous paraisse un peu trop optimiste, nous ne pouvons que souhaiter la mise à l’essai de semblables machines.
- MM. C.-E. Guye et A. Bron, continuant leurs recherches sur l'arc à courant alternatif, ont découvert que sa stabilité est fonction du poids atomique des métaux électrodes (p. 273), Ils ont trouvé l’explication de cette curieuse relation par une interprétation de la loi de Dulong et Petit.
- Signalons enfin une consciencieuse étude de M. R. Jouaust, sur Vinfluence de la température sur la force électromotrice des éléments au cadmium (p. 275), faite au Laboratoire central d’Electricité.
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- CALCUL DES RÉSEAUX
- RÉPARTITION DES CENTRES DE DISTRIBUTION
- Soit une station centrale en un point déterminé, devant alimenter une région d’étendue donnée. Supposons que la nature du courant et la tension de distribution soient préalablement fixées pour une raison quelconque. La question que nous nous proposons de résoudre est la suivante :
- Problème. — « Combien de centres de distribution (c’est-à-dire de feeders, s’il s’agit de courant continu ou de courant alternatif à basse tension, ou de postes de transformateurs, s’il s’agit de courant alternatif à haute tension) devrons-nous placer dans ce réseau pour réaliser l’installation la plus économique, la perte en ligne étant préalablement fixée, une fois pour toutes ? »
- Supposons d’abord la charge uniformément répartie en tous les points du réseau. Les formules que nous allons déterminer, en partant de cette hypothèse, sont, comme nous le démontrerons plus loin, applicables au cas le plus général dans la pratique, celui d’une répartition quelconque de la charge en différents points du réseau.
- Centrale
- Transformatei
- 'OyJ Transformateur
- kÇ/ Transformateur
- Transformateur
- Fig. i. — Répartition des centres de distribution.
- Notations. — S — surface totale du réseau, en mètres cariés;
- P — puissance totale absorbée par le réseau, en watts ;
- D = distance de la station génératrice A(fig. i)
- au point des embranchements B, en mèlres (s’il s’agit d’un transport de force);
- L = longueur simple moyenne, en mètres, de la canalisation alimentant les primaires, non compris D, ou des feeders;
- a — section moyenne en millimètres carrés de. la canalisation alimentant les primaires, ou des feeders (de longueur L) ;
- U = tension aux bornes de la génératrice en volts ;
- K = pertes d’énergie en ligne, exprimées en pourcent, consenties pour la pleine charge dans les circuits primaires ou les feeders (de longueur
- L);
- o, = section en millimètres carrés de la ligue principale (de longueur D) ;
- K] = perte en ligne en pour cent en pleine charge dans cette ligne ;
- K', a', U', L', mêmes valeurs respectives poulies canalisations secondaires ou les dérivations prises sur les feeders;
- a = prix de iks de cuivre ;
- cl= poids, en kilogramme, de ic"'* 3 de cuivre;
- p — résistivité du cuivre;
- n = nombre de transformateurs ou de feeders, ou d’une façon générale, nombre des « centres de distribution ». C’est l’inconnue choisie.
- Pour généraliser le problème et pour pouvoir l’appliquer à tous les cas de la pratique, désignons par q le nombre de fils de la distribution ; nous aurons :
- q=i pour du courant monophasé (qui est en réalité un courant à deux phases, c’est-à-dire dû à deux forces éleclromotriccs décalées de tc l’une sur l’autre) ou pour du courant continu là a fils))1);
- q — 3 pour du courant triphasé;
- (') Dans le cas île la distribution à coiiranl. coiilinu à
- 3 ou 5 lits, il n’est guère facile île généraliser; l’économie de cuivre dépend de la section admise pour le ou les lils neutres.
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- T. III (2e Série). —N»35.
- <7 =4 pour du courant diphasé (cpii est en réalité du courant tétraphasé, dû à quatre forces
- TE
- électromotrices, décalées de - les unes par rapport aux autres). Nous supposons remploi de 4 fils.
- q représente donc, plus exactement, le nombre de phases, en tenant compte des observations précédentes.
- Établissons donc le prix de l’installation, le courant, les tensions primaire et secondaire, les pertes en ligne en pleine charge étant déterminées pour une puissance P donnée (*). Ce prix se compose :
- i° Le prix de la canalisation alimentant les primaires (de A en C fig. i).
- Ce prix comprend :
- a. Le prix du cuivre, proportionnel à la section et à la longueur;
- b. Le prix des accessoires et du montage ne dépendant que de la longueur; nous pouvons donc écrire :
- la section est donc
- pli s p I .TC
- « rrr ---!----- = -i----------. 2 Sin -
- Km cos f . K U cosip q
- Pour faire intervenir le facteur P dans notre formule, nous pouvons écrire
- . TC
- 2 sin —
- pli . tc U q cos® q
- —5-------. 2 sin —. —=-------. —-----------
- K U cos© q . tc U q cosç
- 2 sin -9
- pl q UI cos®. 4 • sin2 -q
- K U2, cos2®, q. 2 sin -q
- ou encore
- pl P
- * — K U2 cos2?
- 4 sin
- TC
- 9.
- 9
- H
- A = qadajà qadnha -(- qbY) -f- qbiiL (i)
- b représentant le prix des accessoires et du montage par mètre de canalisation.
- Considérons un générateur polyphasé, en étoile, et soit I le courant dans chaque fil; U, la tension entre deux bornes de la génératrice ou entre fils, est la résultante de deux forces électromotrices égales u, décalées l’une par rapport
- 1£7C
- à l’autre de l’angle —.
- donc U = 2Msin-.
- 9
- La puissance totale P est, si cos f représente le facteur de puissance :
- p T UI
- P = qu 1 cosip r= q------- cosç
- . «b
- % sin -9
- Par une marche analogue, on arriverait à la même formule dans le cas d’un générateur polyphasé avec enroulement fermé, U étant toujours la tension entre fils.
- II est d’ailleurs bien évident que la section ne dépend que de la puissance P et de la tension entre fils U, et est indépendante du mode de montage des phases.
- Revenons maintenant à la question qui nous occupe, à savoir la détermination du prix de la canalisation alimentant les primaires. Dans la formule A, nous pouvons remplacer a et a, par leurs valeurs respectives données par les relations :
- K, U2 cos2<j>’ et
- D’autre part, la perte en ligne, à l’extrémité d’un fil de résistance R, est
- pl
- RI2 — K zi Icos® ou — I = Km cosœ; s
- (•) Les frais d’installation de la Centrale n’interviennent pas dans le problème qui nous occupe. Nous ne les signalons qu’à titre de mémoire.
- G
- K U2 cos2 y ’
- 4 sin
- TU
- 9
- 9
- — étant la puissance d’un seul transformateur
- (ij Formule indiquée par M. J. Uethcnod.
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- ou celle transportée dans un feeder, la charge étant supposée uniformément répartie en tous les points du réseau. On a donc :
- Par suite de ces considérations, et en appliquant la formule (i), démontrée au paragraphe premier, la section o' est
- A = ad
- P D*P K| U2 cos2?
- 4 si n2
- + adp
- L2P/|sin2 -
- KÛwf+ ?SD + ,'",L- (,)
- 2° Le prix des transformateurs.
- Ce prix comprend :
- a) Le prix du transformateur, proportionnel à sa puissance;
- b) Le prix de l’installation elle-même, comprenant la cabine, l’achat du terrain, etc., etc., ce qui est indépendant de la puissance.
- Nous avons donc
- «B = cP -f- fn, (2)
- où B représente le prix de l’installation d’un transformateur;
- c représente un cocflicientde proportionnalité, c’est-à-dire le prix d’un transformateur dont la puissance est l’unité;
- /‘représente le prix de la pose d’un transformateur, construction du poste, achat du terrain, etc.
- 3° Le prix de la canalisation secondaire.
- Ce prix comprend :
- a) Le prix du cuivre, proportionnel à la section;
- b) Le prix des accessoires et du montage.
- Nous pouvons donc écrire
- C = ad L' a' + b' L'.
- g/ _ nui V un K' U'2 cos2<p
- 4
- tc
- si 112 -
- (i
- (l
- Donc
- C=-
- j P * /s .TC t /S
- ado.----1/ —4 sin2-<7./?2.1/ —
- mn y %n a V tc«
- K' U'2 q
- cos2<p
- • b'qm
- V-
- y «tc
- PS .TC
- —. —. /, sin2 -
- « TC«
- , n ' tc«‘ q / tc
- — P ^ + h (lm V ~c
- lv'U 2 y.cos2? v «S
- Comme il y a « transformateurs, ou feeders, le prix de l’installation de toutes les dérivations secondaires principales sera :
- « C — a.d.p
- PS
- tc n K'U'2 cos2 y
- , 2 “
- 4 Slll2 - —
- q + bq'm y (3)
- Ce prix ne comprend que les canalisations secondaires principales : celui des dérivations, ramifiées, branchées sur ces dérivations principales 11e dépend pas du nombre de centres de distribution. Nous pouvons représenter le prix de leur installation par E.
- Le prix total de l’installation, non compris la Centrale, a donc pour expression
- F = A -|- «B « C + E
- Or, la longueur d’une dérivation est égale au rayon/‘du réseau alimenté parle transformateur considéré ; comme nous supposons la charge uniformément répartie en tous les points du réseau et tous les transformateurs de même puissance, nous avons
- et la longueur totale des dérivations principales, en admettant qu’il y ait m départs pour chaque transformateur, sera donc:
- L ' — q. m
- ou bien, en tenant compte des relations (1), (2) et (3) :
- F= kTlP
- ro« * 5 . . ri.» « •ln’?
- cos2? fl<^KU2 cos2<p
- +
- -f- qbY) -f- qbn L -f- c P +/«-{-
- PS /,Sin2^ CTs
- + adp-----—^-------ï-i + b'qm y — E (4)
- tc« K' U * cos2? 1 V tc v '
- Dans cette expression de F, tout est connu, sauf n. Nous pouvons donc considérer F comme fonction d’une seule variable «. Le problème, que nous nous sommes proposé de résoudre, se ra-
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- T. III (2* Série). — N° 35.
- mène donc à chercher la valeur de n pour laquelle F est minimum.
- Calculons donc la dérivée première de F par rapport à n et égalons-la à zéro; nous avons :
- TC
- /» sin 2 —
- dF 7r , PS g
- —— — qb L -j- f — et dp 21/ / TV*
- du lit %ni K' U * coscp
- +
- + 22£v/- = o
- 2 T %n
- Soient (t/0, z0), (ÿi, Zi) les valeurs de ces coordonnées. D’après les équations (6) nous avons :
- //o „ V\
- $Q = — et jc{ =—;
- d’où
- = X* ~
- Vo
- et ni = xr —
- ~’n j
- .r0 cl .i’i sont des solutions de l’équation (f>). Il
- Dans cette équation, posons, pour simplifier: M = qb L + f,
- PS 4 sin2-,
- î'' = ‘“'‘,rETr'
- cos*<p
- ;r = 2^V-.
- Nous avons une équation de la forme suivante à résoudre :
- M/i* -f T n\— N = O
- ou encore, en posant ~
- M.f4 + T/t,a — N = o. (5)
- Pour résoudre cette équation, nous opérerons graphiquement. A cet effet, nous poserons :
- U4
- y
- (0)
- d’où
- Fig. a. — Résolution graphique de l’équation M.i’4 + T*3 — N = O.
- My + T = = N (5')
- et if = s« ' (G')
- faut, pour que la fonction F de n (4) soit mini-ma pour une de ces valeurs de n (n0 ou «,), que la dérivée seconde de F par rapport à n soit positive, si l’on y remplace n par n0 ou Or
- Prenons deux axes de coordonnées orthoeo-naux, et construisons la droite que représente l’équation (:V) et la courbe représentée par l’équation (6’).
- La droite doit, coupcrla courbe en quatre points doçt deux points sont imaginaires, et les deux aulrcs ont des coordonnées dont les valeurs sont finies (iig. 2).
- . -, k
- !\ sin2 —
- 3111 - j--------------•
- q qmb . S
- cos2© /| * iznz
- d2 F PS'
- — _ xqadp — 3K/|J/2 -
- Il faut que :
- \
- — > O pour n — n0 ou nt
- -T 1 il
- 2 N.------------
- /l3 2
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- ou
- où l’on a a:2 — n
- 2 N T
- «2
- T
- --->0
- 2
- Il faut prendre pour n les valeurs na ou nl pour lesquelles l’inégalité précédente est satisfaite.
- Considérons le cas d’une distribution à deux fils, en courant continu, à basse tension sans transformateurs (dans ce cas, nous avonsU = U'). La distribution est faite par feeders. Les notations précédentes, relatives aux canalisations primaires, représentent respectivement dans ce cas les constantes des feeders et celles relatives aux canalisations secondaires se rapportent aux dérivations et embranchements pris sur les feeders. Il n’y a plus de transport d’énergie et D est nul. D’autre part, les transformateurs n’entrant plus en jeu, il faut avoir soin d’égaler à zéro le prix de ces appareils et de leur installation. On peut, en tenant compte de ces observations, ap-pliquerla formule (4) au courant continu, si l’on remplace q par 2 et cos <p par 1. Nous avons donc
- PL2 PS
- F = 4 ad<‘ Küï + ’ b“ L + 4 adf ÏÏW» +
- -f* ‘ib'm V -f- E.
- La recherche de la valeur de n pour laquelle F est nul se ramène à la résolution de l’équation
- M = 2 b L
- N = 4 adp
- PS
- ic K.' U2
- La construction graphique, définie plus haut, nous donnera le nombre de feeders qu’il nous faut établir pour réaliser la plus grande économie dans les frais d’installation.
- Dans le cas d’une distribution à trois fils, en courant continu, il suffit de faire intervenir, dans les expressions précédentes, la valeur du cuivre du fil neutre (1/2, i/3 ou 1/4 de la section d’un fil extrême) et le prix de son installation, dans le prix total F. O11 trouverait :
- M= ibL, T PS
- 2 m -f- niy » /S 3
- * rr
- N — 4 ado
- ‘ xK, U2 2 ou
- \----- (4 .adç,
- i OU /| V
- mV y
- 1 PS \
- 2 * ce lv, U2j'
- Il reste encore à résoudre par l’épure décrite plus haut (fig. 2) l’équation M.*4-|-T.x-3 = N, où M, N et T ont les valeurs indiquées ci-dessus.
- 4- T.r3 — N = O
- (/I suivre.) A. Cuncnoi».
- LA FABRICATION DU CARBURE DE CALCIUM
- i
- On sait que les expériences de Moissan et les recherches de Wilson ont donné naissance à l’industrie du carbure de calcium qui a traversé des phases diverses depuis ses débuts. Nous rappellerons ici pour mémoire la simplicité des procédés par lesquels on obtient au four électrique le carbure de calcium, en traitant par l’arc un mélange donné de chaux et de coke. La crise de 1900 en fut la conséquence. En France, les brevetk^Bulier, reconnus valables, ont obligé les
- usines, qui s’étaient équipées pour la fabrication du carbure, à chercher dans d’autres voies une utilisation des puissances hydrauliques dont elles disposaient. Peu à peu cependant, à l’étranger comme en France, un tassement s’est opéré, des usines se sont groupées et sont devenues plus fortes par leur groupement, les méthodes de travail ont été améliorées, les fours perfectionnés et si, dans une crise comme celle de 1900, toutes les usines s’étaient en somme trouvées
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2e Série). — N° 35.
- simultanément dans des conditions techniques analogues, aujourd’hui, dans une crise nouvelle, il n’en serait plus de meme. Au surplus, le marché français et le marche allemand sont réglés par des syndicats de veute dont la plupart des usines font partie. Nous étudierons prochainement révolution des industries du carbure, à un point de vue purement économique et nous chercherons à fixer leur situation actuelle et leurs possibilités d’avenir. Ce sont surtout leurs procédés techniques et les divers types de fours qui nous occuperont ici.
- Les premiers fours avaient une section circulaire ou carrée aA7ec une paroi en tôle très épaisse qui se recouvrait intérieurement d’une forte couche de carbure compact. Une électrode en charbon de section carrée (40 ou 6o centimètres de côté et im8o à 2m de longueur) était suspendue dans l’intérieur du four, et réunie par des bandes de cuivre minces à l’une desbornes delà machine ou du transformateur, tandis que le creuset en graphite était réuni à l’autre borne. L’arc éclatait entre l’électrode mobile et le creuset. Dans l’intervalle se trouvaient les matières traitées, mélange de chaux et de coke transformé en carbure par la chaleur de l’arc. On laissait refroidir le carbure dans le four et on l’extrayait ensuite sous la forme d’un pain tronc-conique.
- Nous suivrons les diverses phases de la fabrication, en nous reportant à quelques descriptions d’usines publiées vers 1900 (M.
- L’usine de Flums, située entre Wallenstadt et Sargnns sur la ligne Zürich-Coirc-Engadine, disposait à cette époque de trois alternateurs Brown de 800 chevaux, commandés par turbines Escher-Wyss. L’usine à carbure comprenait deux bâtiments disLinets, réunis par deux voies étroites; l’un des batiments était affecté aux réserves de matières premières, coke et chaux, et séparé en son milieu par une voie normale de raccordement ; l’autre comprenait la halle des fours à laquelle était adossée d’une part la salle des transformateurs, d’autre part, la salle des mélanges, et le broyage ainsi que la salle de refroidissement, le concassage et le triage du carbure fabriqué.
- (b Cf. L’tisinc à carbure de calcium de Saint-Marcel (l’Ao'ste, l'Eclairage Electrique, tome XXI, p. 5a6; voir aussi Eïeklrische Anlage des Carbiclwcrkes Flums, Schweiz-JJauzeitung, vol. XXVIII, n° i5.
- Le local réservé au broyage comprenait deux étages; les matières premières, à leur arrivée, étaient montées séparément à l’étage supérieur par un ascenseur; de là, passant par deux trémies disposées dans le sol, clics étaient introduites dans deux broyeurs à cylindre établis à l’étage inférieur; en sortant de son broyeur, la chaux allait directement au rez-de-chaussée où elle était mise en silot. Le coke passait par un tambour chauffé où il perdait son eau, puis tombait au rez-dc chaussée. De là, la chaux et le coke étaient repris par un élévateur, remontés au second étage et vidés dans de grandes caisses formant trémies, qui les déversaient lentement dans de petits wagonnets à l’étage inférieur où ils étaient pesés.
- Une fois pesées et réunies, les deux matières descendaient ainsi au rez-de-chaussée, passaient dans un tambour malaxeur d’où elles se déversaient sur un transporteur continu qui les amenait à la salle des fours, au-dessus du niveau de chargement. La salle des fours avait 3om de long, iam de large et iom de hauteur; les murs étaient percés de grandes baies pour assurer une ventilation énergique. Là toiture était double; la première, construite en matériaux incombustibles, était légèrement inclinée vers les baies des parois latérales pour amener vers elles les fumées des fours ; la seconde,placée au-dessus de la première et à imr>o de celle-ci, formait couverture et l’air frais, circulant entre les deux, la rafraîchissait suffisamment pour que sa température 11e ne s’élevât pas trop. Au-dessus des fours, à une hauteur de Üini5,sc trouvait un plancher en poutrelles et tôles sur lequel était amené le mélange sortant du malaxeur; le transporteur continu le distribuait dans des silots correspondant à chaque groupe de fours. De ces silots, le mélange descendait par des trémies sur des transporteurs continus placés transversalement en dessous du précédent et ces transporteurs distribuaient le mélange aux boites de chargement de chaque four. Ces boites de chargement étaient munies à la partie inférieure d’un tiroir que l’ouvrier manœuvrait pour introduire le mélange dans le four.
- L’usine comprenait 18 fours dont 1% étaient simultanément en service par groupes de 4 fours Après avoiropéréle chargement d’un groupe, on les mettait en marche et ils absorbaient chacun un courant de 2 000 à 2 5oo ampères. L’opération
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- durait a h. 1/2 à 3 heures, puis on laissait refroidir, dans le four lui-même, la masse de carbure formée pendant i h. 1/2 environ; il fallait alors une demi-heure pour remettre les fours en marche, après en avoir extrait les pains de carbure refroidis. On amenait enfin les pains dans des fours de refroidissement construits dans un local attenant à la halle des fours. Ces fours de refroidissement avaient leur entrée du côté des fours et leur sortie du côté opposé ; un assez grand espace restait libre devant la sortie de ces fours et c’est là qu’étaient installés les concasseurs à carbure. En sortant de ces concasseurs le carbure tombaitau sous-sol dans les tambours de triage. On le mettait ensuite en bidons pour l’expédition. A cette époque, on consommait par tonne de carbure produit environ 7Î>okB de coke,
- 1 000 à 1 ioo1* de chaux et la consommation d’électrodes ne dépassait pas 3okB (’). 11 fallait, pour atteindre une bonne production, utiliser un coke sec ayant très peu de cendres et une chaux n’ayant ni phosphore ni soufre.
- *
- * *
- Dans cette fabrication nous distinguons donc trois phases, la préparation du mélange, la transformation au four et enfin le refroidissement et le concassage. Aux conditions de pureté de la chaux et de faible teneur en cendres du coke, il faut en ajouter d’autres, car il îi’est pas indifférent d’employer au four des matières pulvérulentes ou en morceaux (s). Le coke, dont les morceaux se recouvrent d’une fine poussière de charbon assez hygroscopique, contiendrait trop d’humidité s’il était trop finement concassé, et cette humidité risquerait d’éteindre une partie de la chaux vive employée dans les mélanges.
- Quant à la chaux, elle fond très rapidement à la haute température de l’arc électrique et si on l’emploie en très petits morceaux, on ne peut qu’accélérer la fusion. La Compagnie Electrométallurgique pour l’exploitation des procédés Gin et Leleux fit breveter dès l’année 1899 un type de
- (') Cf : Licitetanz. Prix de revient de la tonne de carbure avec les différentes sources d’énergie, l’Eclairage Electrique, tome XX, p. 5o8.
- (2) Cl' : ' Caklson : Influence de la pulvérisation des matières premières sur la production du carbure de calcium, VEclairage Electrique, tome XXII, p. m.
- four pour cette fabrication. Le (freuset était monté sur un chariot roulant sur rails, cl entouré d’une enveloppe en tôle perforée qui dépassait le creuset et formait ainsi la chambre où les matières premières étaient introduites et Irailées. Le chariot étaiL placé dans un four en maçonneries réfractaires. Après l’opération et le refroidissement du carbure produit, on amenait le chariot dans la salle spéciale où le refroidissement s'achevait (*).
- Au lieu d’opérer la réduction complète d’une quantité donnée de matières et de la retirer du four après refroidissement, ce qui entraîne de grandes pertes de chaleur et un rendement assez médiocre, on en est venu assez vite à la marche continue en four fermé. Un Américain, L.-II. Ilar-t.enstein, prit même un brevet spécial pour cette méthode de travail (2). Le mélange à traiter entourait toute l'extrémité de l’électrode mobile et recouvrait l’arc pendant toute l’opération ; à des intervalles de temps, qui variaient suivant le travail et le type de four entre 5o minutes et 2 heures, on procédait à la coulée dans une lingotière. Les pains de 2 ou 3ooksse refroidissaien t superficiellement dans la lingotière même et 011 les en retirait facilement. O11 obtenait ainsi un carbure plus homogène et plus compact que dans l’ancienne méthode. Ilartenstein observa que les pains de carbure renfermaient souvent du calcium réduit qui donnait lieu à un dégagement d’hydrogène lorsqu’on traitait le carbure par l’eau pour obtenir l’acétylène. Le pouvoir éclairant du gaz était donc diminué. Pour éviter cela, Ilartenstein proposa d’introduire, pendant l’opérai ion, d u carbone en fine poussière, sous forme de coke, charbon de bois ou noir de fumée ; il plaçait du carbone fin dans la lingotière même préalablement chauffée, et faisait alors couler le carbure, en fusion.
- Par ces perfectionnements on réduisait dans d’assez grandes proportions la consommation d’électrodes, et d’une façon générale le prix de revient de fabrication.
- L’attention des industriels et leurs efforts se portèrent sur tous les détails des appareils et sur toutes les phases des procédés. Au lieu de sus-
- (') Voir au sujet des fours primilifs : fours Bullier, E, E,, XIIb 484. — Pour Grecs, E. E., XVIII, 17. — Four llorry, XV, 2*29. — Four Maxim, XV1I1, 17 et 99, etc., etc.
- (2) Voir brevet français n° 36J> 801.
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE T. III (2e Série). — N° 35.
- pendre l’électrode par une de ses extrémités en la serrant dans une pince en deux ou plusieurs pièces boulonnées, on imagina des dispositifs variés de pinces à circulation d’eau qui prenaient l’électrode en son milieu, tout en permettant de la faire descendre progressivement à mesure qu’elle s’usait. Une partie seulement de l’électrode était donc traversée par le courant et soumise à l’action directe du four. La circulation d’eau dans la pince rafraîchissait la partie- supérieure de l’électrode et favorisait l’utilisation complète de celle-ci (*).
- Les fours reçurent de plus grandes dimensions et des formes diverses. Le 20 octobre 1900, la Société Electrométallurgique de Froges (Isère) faisait déjà breveter un four à deux électrodes suspendues et mobiles; bien que ce four ne fût pas destiné à la fabrication du carbure,-on y apporta quelques modifications pour l’y appliquer.
- Les fours étaient doubles et fonctionnaient avec deux arcs en série dont on pouvait.régler la tension. Gin et Leleux imaginèrent des dispositions analogues et les appliquèrent dans leurs installations. Keller prit en 1904 un brevet pour un four électrique à plusieurs chambres de fusion, à électrodes réunies par des canaux à un creuset central commun où s’accumulent les matières en fusion. Morani (2) proposa un four à électrodes fixes inclinées et mises en face l’une de l’autre de façon à former deux parois à distance variable, entre lesquelles on amène une électrode auxiliaire sans aucune relation avec le circuit électrique et qui sert uniquement à faire jaillir l’arc entre les électrodes fixes. Il généralisa cette disposition et l’appliqua aux fours alimentés par du courant triphasé. Enfin, la Compagnie continentale d’Electricité de Glaris et son directeur M. LanholTcr prirent un brevet (3) pour un système de fabrication du carbure de calcium, qui mérite ici une place spéciale.
- Considérant les deux phases de l’opération qui s’effectue dans le four : la phase de transformation proprement dite et la phase de fusion,
- (*) Eu Suisse, un brevet fut pris en 1896 (brevet n° 11 954) par l'Aluminium Industrie Âktien-Gesellschaft de Neuhausen, pour la circulation d’eau dans les pinces d’électrode et dans les creusets dus fours.
- (2) Brevet suisse n° 87 488.
- (3) Brevet français n° 347090.
- M. Lanhoffer utilise le four à deux électrodes et il sépare les deux phases, qui se succèdent dans un même four, mais sont simultanées dans deux fours accouplés. On forme un arc entre le creuset et l’électrode d’un four et l’on charge les mélanges qui se transforment en carbure; ce carbure s’accumule dans le creuset et y forme une masse pâteuse au contact de laquelle on amène peu à peu l’électrode. Le courant acquiert alors une très grande intensité et son voltage est réduit à la valeur nécessitée par la résistance du carbure et des diverses parties du circuit. On obtient ainsi très rapidement la fusion de la masse de carbure et oh peut procéder à la coulée. Les deux fours étant en série, on voit que l’on peut faire coïncider la phase de tension réduite ou de fusion de l’un des fours avec la phase de tension plus élevée ou dé transformation de l’autre. Il suffit d’abaisser l’électrode du premier en relevant peu à peu l’électrode du second. Les coulées alternent alors à chacun des fours et la marche est tout à fait continue.
- Fig. 1. — Four Lunhofïer pour grandes puissances.
- Dans la figure 1 représentant les deux fours en série, la coulée vient d’être faite au four A tandis que le four B est rempli de carbure pâteux. On charge alors le four A et l’on relève progressivement son électrode tandis qù’on abaisse celle du four B jusqu’à ce que la fusion du carbure soit suffisante pour opérer la coulée. 11 faut évidemment que les dimensions des fours soient choisies de lelle sorle que les phases puissent être tout à fait concordantes. Lorsqu’on 11c dispose pas d’une puissance suffisante pour alimenter simultanément deux fours, on mettra une source auxiliaire en dérivation sur la source principale, pour produire l’augmentation de courant nécessaire à la fusion (fig. 2). Un commutateur permettra çle
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- faire passer successivement ce courant d’un four à l’autre. Pour que la fusion commence dans la partie inférieure du four, on cherche à concen-
- JT
- Fig. a. — Four Lanhoffer pour puissances modérées.
- trer la chaleur dans cette région en plaçant dans le fond du creuset une électrode e (fig. '!} de section réduite.
- Fig. 3. — Section d’un four.
- Lorsqu’on utilise des électrodes auxiliaires, comme celles qui sont représentées dans la figure a, on leurdonne une section rectangulaire/' (fig. 4), et on amène les extrémités jusqu’au revêtement intérieur de carbure dont le four se
- Fig. 4. — Disposition des électrodes auxiliaires.
- garnit en marche. Ces fours sont employés aujourd’hui dans un certain nombre d’usines et donnent une consommation d’électrodes fort réduite, io à n ke par tonne de carbure et une pro-
- duction d’environ 7 à 8 tonnes par mille chevaux et par vingt-quatre heures. La surveillance et la main-d’œuvre sont réduites au minimum.
- II. L. llartenstein a pris récemment (') un brevet pour un four spécial à trois étages dans lequel on opère à la fois la calcination de la chaux, le mélange de la chaux calcinée et du coke et enfin le traitement par l’arc électrique du mélange et sa transformation en carbure.
- *
- * *
- Les chutes d’eau de montagne, lorsque leur débit ne varie pas trop, donnent un cheval électrique à un prix assez bas pour qu’on utilise leur puissance pour la fabrication du carbure. 11 serait
- Fig. 5. — Vue d’un transformateur.
- trop long de rappeler ici les noms des usines françaises et suisses qui ont résisté à la grande
- (l) Brevet français n° Î65 803.
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- crise de 1900 ou se sont créées depuis et qui alimentent aujourd’hui le marché du carbure.
- La partie électrique de leurs installations a été notablement améliorée et l’emploi de fours à électrodes multiples a permis une meilleure utilisation de l’énergie. La plupart des usines produisent elles-mêmes ou reçoivent du courant alternatif à haute tension et réduisent la tension à la valeur nécessaire, /jo à 80 volts suivant les fours, au moyen de transformateurs statiques. La figure 5 donne une vue d’un transformateur de ce genre alimenté par du courant primaire à 5 000 volts et donnant 5o volts au secondaire. 11 est construit pour une puissance d’environ 65o K. Y. A. et donne par conséquent au secondaire environ 10 à 12000 ampères. Le transformateur est en service plongé dans un bain d’huile rafraîchi par une circulation d’eau dans des tuyaux à ailettes. Lorsque l'on réunissait les extrémités correspondantes des barres du secondaire au creuset du four et les extrémités opposées à l’électrode supérieure, on formait ainsi une boucle assez étendue qui entraînait, par induction, des pertes de tension assez importantes, 10 à 20 %. Dans la partie de la boucle où toutes les extrémités du secondaire s’avancent parallèlement, on peut, en alternant les barres, réduire ces perles. La connexion directe à ces barres de deux électrodes suspendues est donc fort avantageuse à ce point de vue, et d’autre part l’on supprime toute liaison directe du creuset avec l’une des bornes du circuit secondaire.
- Les progrès réalisés dans la construction des ,
- machines électriques permettent d’exécuter aisément des alternateurs à basse tension alimentant directement les fours, sans qu’on doive interposer un transformateur qui 11e donne pas toujours une souplesse suffisante pour la tension secondaire.
- *
- * *
- Le progrès d’une industrie 11’est pas seulement d’ordre technique; en perfectionnant ses machines et ses procédés, une usine peut sans doute résister plus facilement à une concurrence inévitable, mais son organisation financière et commerciale et le développement de scs débouchés a une importance considérable. C’est pour éviter les variations trop brusques dans les cours et régler autant que possible la production d’après la demande que les usines productrices se sont syndiquées et ont organisé des comptoirs de vente en commun. Malgré la crise actuelle, le prix du carbure en usine oscille aux environs de 200 francs la tonne et ce prix laisse encore un bénéfice aux producteurs. Les débouchés actuels ne se limitent pas aux applications de l’acétylène à l’éclairage; la cyanamide de calcium obtenue en faisant passer un courant d’azote sur du carbure de calcium, absorbera ce que ne prend plus l’éclairage, et d’autres applications, tel l’acétylène dissous, etc., ouvrent encore des voies nouvelles.
- E. Rosenthal.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur une méthode de calcul exigeant le minimum de travail pour la solution de problèmes sur les courants alternatifs. — H. Pender. — Proceedings of the American lnstitute of Electrical En-gineers, juin 1908.
- Pour simplifier la marche des calculs dans les problèmes sur les courants alternatifs, l’auteur propose, au lieu d’introduire comme d’habitude les notions de
- réactance et d’impédance, d’employer deux facteurs définis comme suit :
- , résistance P , , fadeur de puissance = h = = -, («)
- et
- facteur de réactance = l = -, (»)
- r, .cet z désignant respectivement la résistance, la
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- réactance et l’impédance de l’appareil considéré. L’on voit immédiatement que h n’est autre chose que le facteur de puissance de cet appareil, suivant la signification ordinaire.
- Un exemple fera saisir l'esprit de la méthode. Parmi les exemples auxquels l'auteur a appliqué celle-ci, nous choisirons celui d’une ligne de transmission aérienne.
- Nous supposerons que l'on se donne la puissance utile à l’arrivée W, la tension E et le facteur de puissance k correspondants, et enfin la résistance et la réactance de la ligne, r% et æv (tl est donc connu d’après (a)).
- L'on a évidemment, pour déterminer le courant ï, la relation
- 1 = ^ formule (i)J (3)
- De même, l’on déduit la résistance ohmique apparente de l'appareil alimenté :
- W (/,)
- r ~ i3 ~W ’
- Finalement, le rapport de la chute de tension à la tension à l’arrivée peut s'écrire :
- lxo
- Les formules précédentes sont immédiatement applicables au cas d'un transformateur dont le courant magnétisant est comparativement faible.
- L'auteur traite également le cas général du transformateur ,v‘et celui des moteurs d'induction, en utilisant le diagramme des circuits équivalents de Steinmelz. Les formules obtenues sont encore extrêmement simples et se prêtent aisément aux calculs numériques ainsi que le montrent plusieurs exemples fournis par l'auteur (1).
- P. S.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- A.utobalistique répétiteur. — Noie de M. A. Guillet, présentée par M. G. Lippmamn. — Académie des Sciences, séance du 6 juillet 1908.
- Remarquons qu’en tenant compte des relations
- k — cos 9, z = \jx~ + r2, l'on peut écrire l — tg <p. Au moyen d'une table de cosinus et de tangentes, l'on connaît donc l dès que k est donné, et réciproquement.
- D’autre part, d'après la définition (2), le facteur de réactance de l'ensemble de la ligne et de l’appareil est
- = <*)
- équation d’où l’on déduit le facteur de puissance au départ K0J au moyen de la table précitée.
- D’après des formules bien connues, la tension au départ est donc
- . . (G)
- tv0
- et le rapport de la puissance perdue à la puissance utile a pour valeur
- 1W
- iêvy
- (?)
- T. La méthode de répétition, consistant à agir sur un mobile (équipage de galvanomètre par exemple) animé d'un mouvement sinusoïdal amorti au moyen d’impulsions identiques rythmées sur ses oscillations et à lire l’amplitude de régime A, n’est pas entrée dans la pratique des laboratoires. Elle présente pourtant, à divers points de vue, un réel intérêt ; en particulier sa sensibilité la rend précieuse : si les impulsions surviennent au passage du mobile par sa position d'équilibre, à l'aller et au retour, la déviation A vaut (1 — e une impulsion unique tirant le mobile du repos. Ainsi, pour un amortissement X ~ o 004 et une période
- 2 / fois la déviation A. duc à
- P) Il convient de remarquer expressément que la méthode de M. H. Pender n’a de raison d'être que pour des calculs numériques, et qu’elle consiste surtout en une marche rationnelle des calculs, réduisant au minimum le nombre des opérations à effectuer. Pour une discussion algébrique, au contraire, les formules ci-dessus n'ont aucun intérêt, malgré leur apparente simplicité, parce que les diverses quantités qui y ouïrent dépendent les unes des antres; si Von veut étudier l/influcnce des variations de Finie d'entre elles sur une autre, l'on est donc anumé à des éliminations, conduisant aux formules bien connues plus complexes. (N. D. T.)
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- T — >, secondes, le pouvoir multiplicateur serait d’environ ?.!>o.
- II. Si la méthode de répétition se prête difficilement à des mesures précises ('), cela tient vraisemblablement à coque le régime permanent n’est atteint qu’après un grand nombre d’impulsions, proportionnel d’ailleurs au pouvoir multiplicateur de l’appareil, et à ce que l’opération reste laborieuse alors môme qu’on se placerait d’emblée, par artifice, au voisinage de l’état de régime. Il est d’autre part impossible de provoquer les impulsions, à la main, à l’instant précis où le mobile se trouve dans les mêmes conditions électromécaniques. Ces difficultés disparaissent par l’emploi d’appareils disposés de façon à produire automatiquement l’impulsion et à la répéter chaque fois que le mobile passe par la même figure.
- III. Pour ces raisons l’auteur a construit, il y a quelques années, avec J’aide de M. Victor Guillet, divers types d’autobalistiques répétiteurs à rotation et à translation.
- Voici la description d’un type d’autobalistique répétiteur à torsion d’une construction rapide.
- Au fil de torsion choisi, serré par son extrémité supérieure dans un porte-foret, solidaire d’un bâti massif muni de vis calantes, est suspendue, toujours au moyen d’un porte-foret en laiton, une masse cylindrique solidaire d’un équipage constitué soit par un cadre galvanométriqué, soit par un système astatique d’aimants. Un petit disque, mince et léger, engagé suivant son axe sur le fil, lui est invariablement fixé ; un fil de cocon partant de la périphérie du disque est relié par son extrémité libre au pôle mobile d’un contact délicat. Si, à l’équilibre, le fil de cocon est tendu et le contact fermé, celui-ci s’ouvrira ou restera fermé, suivant que la torsion se produira dans le sens de l’enroulement du cocon sur le disque ou en sens inverse.
- Le disque est placé près du point d’attache au fil de torsion ; le déplacement du pôle mobile du contact (petit pendule armé d’une lame élastique, légère lamelle fixée à un fil fin tendu, etc.) est invisible et la perturbation exercée sur le mouvement est négligeable. Le pôle fixe est constitué par l’extrémité d’une pointe d’argent qu’une vis à large tête permet de déplacer micrométriquement par translation.
- Si l’on désire s’affranchir du cocon, on suspend le fil de torsion à une plaquette métallique, libre de se mouvoir entre deux butées très voisines, suspendue elle-même au bâti de l'appareil par un ou plusiurs
- fils sans torsion ; dès que l’équipage franchit sa position d’équilibre, la plaquette appuie contre l’une des butées de façon à fermer le circuit inducteur, et l’équipage continue sa route comme si le point d’attache du fil de torsion était désormais fixe. Au retour, la plaquette est entraînée en sens opposé et le circuit s’ouvre au passage du mobile par sa position d’équilibre.
- Au moyen du fil lui-même et d’un fil auxiliaire (pavillon recuit) qui le prolonge, on conduit au cadre galvanométrique les courants induits, au moment de l’ouverture et de la fermeture du contact, dans un transformateur approprié. Comme le cadre est disposé soit entre les branches d’un large aimant en U, soit dans une bobine alimentée par un courant auxiliaire dont l’axe est perpendiculaire au plan du cadre, les impulsions motrices se produisent dans les conditions indiquées plus haut. Dans certains cas, dans l’étude de la torsion par exemple et en vue de la suppression du fil de cocon, il est avantageux de faire usage du système astatique et de conduire les courants induits à la bobine fixe. Avec le contact à butées, le fil se trouve ainsi entièrement libre de toute liaison.
- Afin de supprimer les actions perturbatrices provenant du contact, il est indispensable que ses deux pôles ne présentent jamais qu’une très faible différence de potentiel.
- On est ainsi conduit à utiliser un relais spécial très sensible, commandé par le contact et Chargé d’ouvrir et de fermer le circuit inducteur aux instants prévus; le relais construit permet, de plus, de ne laisser le circuit induit fermé qu’aux instants où l’induction se produit et de supprimer par suite, en très grande partie, l’effet Lenz, ce qui simplifie la théorie de l’appareil.
- IV. Le système peut être établi dans des conditions telles que l’amplitude de régime ait pour valeur
- e — À -
- A-------- e <P sin
- (!)
- avec, dans le cas du cadre, e =
- S ^
- 2 /»/«
- Des déterminations auxiliaires fournissent, s’il est nécessaire, les valeurs des différents paramètres qui figurent dans ces équations : w, X,....
- L’autobalistique répétiteur s’adapte tout spécialement à l’étude de la torsion et de tous les phéno-
- (<) Mascart. L’Electricité et le Magnétisme, tome II.
- (1) Electrobalistique (Journal de Physique, août 1907).
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- 29 Août 1908,
- mènes dans lesquels intervient un amortissement (frottement intérieur, courants de Foucault dans des disques conducteurs, etc.). Il sc prête à l’étude magnétique des fers et aciers dans des conditions où le champ magnétisant est établi et supprimé un grand nombre de fois avant que la déviation A soit atteinte, etc.
- En général le coefficient X n’est pas constant, il augmente avec l’amplitude des oscillations ; de plus, si l’effet Lenz n’est pas supprimé, ou rendu négligeable, l’équation de l’appareil se complique encore. On tourne la difficulté en ramenant la déviation à une même valeur choisie A, en faisant varier par exemple la résistance du circuit induit, et l’on exprime qu’alors une même quantité d’électricité q s’écoule à chaque impulsion.
- Si, par exemple, r et r' sont les résistances du circuit induit, qui correspondent à une même valeur de A et du courant inducteur, le transformateur étant vide, puis renfermant le noyau de fer étudié, on aura
- p. — r' r~1 .
- Ainsi employé, l’appareil n’intervient plus que par sa sensibilité.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Moteurs d’induction à vitesses multiples au moyen de couplages encascade. —H.-C.specht. — Proceedings of the American ïnstitute of Eleclrical Engineers ier juin 1908.
- L’auteur commence par rappeler les formules bien connues donnant les vitesses à vide dans le cas de deux moteurs, dont •xpi et %p2 sont les nombres de
- Moteur principe;-:
- Mot. secondaire
- Fig. 1. — Montage direct.
- pôles, couplés en cascade (’). Suivant que le montage
- (') Cf. E. Danielson. L’Eclairage Electrique, 1904, tome XXXVIII, p. 473. ‘
- adopté est direct (fig, 1) ou différentiel (fig. 2), ces vitesses sont égales à
- Go f Pi +P2
- ou à
- 60 f Pi—Pt
- /'étant la fréquence du courant d’alimentation.
- Mot r prin !
- Mot. secon daine
- Fig. 2. — Montage différentiel.
- Si on désigne de plus par .s, et s3 les glissements individuels des moteurs, t, et t2 les nombres de spires des enroulements primaires et secondaires du moteur primaire I, t!, et l'<>, les quantités correspondantes pour le moteur secondaire II, il existe évidemment (abstraction faite de toute chute de tension) les relations
- t;2 , ,
- e2 = sr - e,, (1)
- *1
- entre la tension du réseau et et les forces électromotrices induites dans les, secondaires respectifs des deux moteurs, e3 et e'2. Enfin les glissements et.v-, sont eux-mêmes liés par la relation classique
- „ =-----------1------ (3)
- 1 qr (s,— x)^i
- P 2
- (le signe — convient au montage direct, et le signe -)-au montage différentiel).
- La formule (1) conduit à la remarque suivante, très intéressante : supposons que les circuits du rotor du moteur secondaire soient rompus (les moteurs étant alors actionnés par une commande quelconque), et faisons varier la vitesse du groupe; la fréquence
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 35.
- des courants dans les enroulements primaires du moteur secondaire étant égale précisément à .<?, f, il
- résulte d’après (i) que le quotient —c'est-à- dire
- t
- que le courant magnétisant /ü3 absorbé par le deuxième moteur demeurera à peu près constant, quelle que soit la vitesse du groupe (*).
- Gomme, d'autre part, d'après (i) les tensions et et e2 sont en phase, l’on conclut finalement de tout ceci que les courants magnétisants des deux moteurs /l0 et'/2o sont en phase et s'ajoutent (après avoir été réduits à la même tension) pour former le courant magnétisant total /0 fourni par le réseau de tension eï% Si le glissement^ est nul, l’on peut d'ailleurs fermer les enroulements secondaires du moteur II, sans que rien ne soit modifié. Mais si l'on charge maintenant le groupe, les chutes de tensions ne sont plus négligeables en raison des courants importants qui circulent dans les enroulements. Néanmoins, l’auteur démontre à l’aide de la décomposition en circuits équivalents, suivant la méthode de Steinmetz, que le courant /,)2 peut encore être considéré comme constant et en phase avec i\0y tant que le glissement si est grand. En effet, dit-il, dans ce cas, la tension en [formule (i)] est comparativement élevée, et les chutes de tensions sont relativement faibles. Or, si l'on trace les triangles des courants pour chaque moteur (fig. 3), l’on obtient évidemment pour le mo-
- Fig. 3. — Diagramme des courants.
- tcur I le triangle /0I /2, et pour le moteur II, le
- triangle i02 i2 /'2, en désignant par /, le courant absorbé par le réseau, et par i.2, l'2 les courants rcs-
- 0) Il convient cependant de remarquer que ce raisonnement suppose toutes pertes milles; or,si le glissement Si tend vers zéro, ces pertes ne sont plus comparativement négligeables, et pour si = o, l’on a, en réalité, c
- e2 = o, et limite de—o. Donc iQ2 tend aussi vers
- pectifs des secondaires des deux moteurs; comme, d'autre part, l'on admet que /„2est sensiblement constant, on peut appliquer au moteur II le diagramme dTIeyland, et le lieu du point M est un cercle. Tout se passe donc finalement comme si l'on avait à faire à un moteur ordinaire unique, absorbant un courant ii} et exigeant un courant magnétisant
- /0 --- *üi “f" *02 (')• (4)
- Le couple total, le glissement s2, la puissance utile, etc., sont déterminés graphiquement comme d'habitude. L’auteur a appliqué avec succès le diagramme circulaire ainsi obtenu à un groupe ainsi composé :
- Moteur L — Go HP, /(oo volts, fréquence 5o, 8 pôles.
- Moteur IL
- 4 pôles.
- — 60 HP, 77 volts, fréquence 16^,
- J. B.
- (*) Nous indiquerons ici brièvement une démonstration que nous avions imaginée il y a quelques années pour notre usage personnel, et qui nous semble plus rigoureuse que celle fournie par M. Spechl. Par application de la loi d’Olim aux trois circuits caractérisant un groupement en cascade, l’on obtient trois équations permettant de déterminer les courants i.|, i2eti'o. Or, l’on remarque que dans l’équation (b) (relative au circuit comprenant le primaire du moteur II et le secondaire du moteur l), les termes correspondant aux forces électromotrices d’induction mutuelle ou de self-induction contiennent 5, comme facteur, c’est-à-dire sont grands par rapport aux chutes de tension ohiniques, que l’on peut négliger tant que le glissement du moteur I est considérable. Ce glissement disparaît alors, comme facteur commun, de la deuxieme équation, et si l’on considère d'abord le courant îj comme constant, Pou retombe, pour le moteur II, sur des équations (b) et (c) analogues à celles d’un moteur d'induction unique alimentée à potentiel constant. Le lieu des courants i2 et i'2 est donc un cercle dans le cas où i\ est constant, et il en est de même du lieu de la tension d’alimentation uit par application de l’équation (a) relative au circuit primaire du moteur I. Réciproquement, en vertu d’un principe géo-mélriquc bien connu, le lieu de ij est un cercle, lorsque ut est constant. (Cf. .1 .Brtiienoo. Diagramme des moteurs polyphasés asynchrones. L'Eclairage Electrique, iqo/j, tome XL, p. a53.)
- Rappelons d’ailleurs que le diagramme circulaire a été indiqué en iqo3 par MM. Breslauer dans le cas de deux moteurs identiques couplés en cascade. (Cf. VEclairage Electrique, tome XXXV, p. 190.) (N. D. T.)
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- Machines dynamo-électriques génératrices sans collecteur. —Noie de M. C. Limb, présentée par M. Lippmann. — Académie des Sciences, séance du 6 juillet 1908.
- Toutes les machines employées jusqu’à ce jour pour transformer l’énergie mécanique en énergie électrique, sous forme de courants alternatifs ou continus, sc classent en deux catégories : les magnétos et les dynamos. A part quelques applications restreintes qui ne nécessitent qu’une puissance minime, les premières sont aujourd’hui abandonnées, précisément à cause de leur trop faible puissance massique. Or, l’organe indispensable à toutes les dynamos est le collecteur, tout au moins celui de leur excitatrice, s’il s’agit d’alternateurs, étant bien convenu que l’on ne fera appel qu’à une source d’énergie mécanique. Même le redresseur de la machine de Clarke, ou de ses dérivées, est un collecteur, le plus simple de tous, à la vérité, puisqu’il ne comporte que deux lames isolées électriquement; mais cependant encore un collecteur.
- . Dans une note récente (*), l’auteur a exposé quelques expériences sur l’auto-excitation des alternateurs au moyen de soupapes électrolytiques. Ces machines, ainsi équipées, constituent des dynamos génératrices, à courants alternatifs, où tout collecteur est absolument supprimé.
- Comme les soupapes sur lesquelles elles travaillent donnent des courants redressés aussi peu ondulatoires qu’on le désire, on peut donc considérer également ces machines, au moins au point de vue théorique, comme des génératrices à courant continu, sans collecteur. Ainsi, ce merveilleux organe, véritablement découvert et mis au point par le génie de Gramme, cet organe qui, on peut le dire, est seul cause du développement extraordinaire des applications industrielles de l’électricité, deviendrait désormais inutile, au moins théoriquement.
- Peut-être pourrait-on cependant, sans trop de prétention, prévoir d’ores et déjà la construction de génératrices, même à courant continu, pouvant rendre des services dans la pratique. On sait que la plus grande difficulté dans la construction et dans l’emploi des dynamos puissantes à courant continu réside dans le collecteur et dans les frotteurs ou balais destinés à capter le courant. Les génératrices
- (') Comptes vendus, 18 mai 1908, p. 1014 et La Lumière Electrique, tome II (ae Série), p. 400.
- employées dans les stations centrales, et plus encore dans les usines électrochimiques, génératrices qui débitent plusieurs milliers d'ampères, sont munies de monstrueux collecteurs et d’une véritable armée de balais frotteurs. Pour l’exploitant, l’entretien de ces organes est une préoccupation constante et, pour le constructeur, c’est là toute la difficulté. Il faut, en effet, pour éviter les étincelles ou crachements aux balais, qui sont la principale cause de leur usure et de la rapide destruction du collecteur, étudier les formes des pièces polaires, l’induction magnétique, fractionner convenablement l’induit, etc., afin d’obtenir une bonne commutation sans étincelles; mais il reste toujours une incertitude à ce sujet, les calculs pratiques sur la commutation étant, il faut l’avouer, encore bien douteux.
- Avec le système proposé, il suffirait de prévoir les soupapes avec des surfaces assez grandes ; mais il est mieux encore d’en augmenter le nombre en multipliant les prises de courant sur l’enroulement induit, fixe de préférence, l’inducteur étant mobile. On augmente ainsi sans difficulté le nombre de phases, ce qui diminue les ondulations du courant redressé. Le résultat est absolument le même, à ce point de vue, que celui qu’on obtient en augmentant le nombre des lames d’un collecteur, c’est-à-dire le fractionnement de l’induit.
- Quant aux génératrices à courant continu à très haute tension, 20 000 volts ou 3o 000 volts et même davantage, elles deviennent d’une construction relativement facile, le collecteur étant supprimé. Dans ce cas il faut remplacer une soupape simple par un nombre suffisant de petites soupapes en tension ; celles à clapet d’aluminium construites actuellement peuvent retenir jusqu’à i5o volts environ.
- L’auteur a supposé l’emploi de soupapes électrolytiques, mais toute autre pourrait vraisemblablement convenir. C’est en perfectionnant cet organe qu’on obtiendra un rendement satisfaisant, ainsi qu’un bon fonctionnement de ces génératrices sans collecteur.
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- La stabilité de l’arc alternatif, fonction du poids atomique des métaux-électrodes. — Note de MM. C.-E. Guye et A. Bron, présentée par M. A. Lippmann. — Académie des Sciences, séance du 6 juillet 1908.
- Les auteurs ont faitressortir, dans une précédente
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2* Série). — N» 35.
- note (*), le rôle capital que peut jouer la période d’extinction sur la valeur de la différence de potentiel aux électrodes d’un arc alternatif entre métaux, même lorsque cet arc a toutes les apparences d’une grande stabilité.
- Ces conditions paraissent éclairer d’un jour nouveau les résultats de recherches antérieures, résumées dans le tableau ci-après.
- Contrairement aux expériences de la note précitée, ces expériences ont été effectuées dans des conditions où la période d’extinction n’était certainement pas négligeable.
- Il est intéressant de le comparer avec celles de la note précitée, où l’on avait atteint les conditions d’extrême stabilité.
- On voit qu’à l’exception du cadmium qui émet d’abondances vapeurs, la différence de potentiel efïî—
- d’autres mots, pour que l’arc puisse se rétablir à chaque alternance, il faut que la différence de potentiel qui précède immédiatement l’allumage atteigne une valeur d’autant plus grande que le poids atomique du métal-électrode est lui-même plus grand.
- Reste à expliquer le pourquoi de cette corrélation.
- L’explication qui paraît à la fois la plus simple et la plus probable doit être recherchée, semble-t-il, dans la loi de Dulong et Petit.
- La chaleur spécifique étant en raison inverse du poids atomique, il en résulte que l’abaissement de température qui se produit à chaque extinction à la cathode est d’autant plus grand que le poids atomique est plus élevé. Il n’est donc plus surprenant que le réallumage de l’arc nécessite alors une difîé-
- Differences de potentiel aux électrodes [volts efficaces) observées par MM. G.-E. Guye et B. Monasch [Éclairage\Electrique, 38 février, 14 mars et 4 avril 1903).
- mm C. Mg. Fc. Ni. Cu.
- d — 3. » » ta 3go 65o
- — 5 )) )) » .770 8a5
- = 7 » ta ta 960 I O I O
- d — 3 ta 5oo 65o 65o 690
- — 5 640 700 85o C HO 00 C C"* 00
- = 7 » 890 io5o io5o I.070
- d — 3 » 600 65o 740 780
- — 5 » 820 9IG 95o 98°
- = 7 ta 1040 113o I I 7O 1180
- Poids atomiques.. I% 'M 56 s9 63
- cace est d’autant plus grande que le poids atomique du métal-électrode est plus élevé ; les différences sont cependant trop petites, les expériences insuffisamment nombreuses, et surtout le phénomène est trop complexe pour qu’il soit permis de tirer de ces observations une relation numérique quelconque.
- On remarque cependant, en s’appuyant sur les conclusions de la note précitée, que les différences de potentiel, pour une même longueur d’arc et une même intensité de courant, peuvent être attribuées à la durée plus ou moins grande de la période d’extinction, qui serait d’autant plus prolongée que le poids atomique du métal-électrode est plus élevé. En
- (‘) C.-E. Guye et A. BroN, Différence de potentiel et stabilité dé l'arc alternatif entre métaux ( Comptes rendus, séance du a5 mai 1908), et La Lumière Electrique, t. III (2e série) p. 45.
- Ag. Cd. Pt. Au.
- 660 480 770 79° i
- 83o 65o 920 95° ] I = = o,o5 amp. efficaces
- 1000 810 1000 » f
- 710 55o 880 880 /
- 9°° 726 1000 1070 < I = = 0,04 »
- 1100 890 1 i5o 1270 \
- 79° 7*0 » 1070 1
- 99° 900 » 1320 J 1 I r — o,o3 »
- 1210 IO80 » » (
- 108 III x94 197
- rence de potentiel et par conséquent une durée plus grande de la période d’extinction (,).
- Dans les conceptions actuelles sur le mécanisme de l’arc, on pourrait, admettre aussi que les électrons projetés par la cathode incandescente et qui sont la condition nécessaire à l’établissement de l’arc doivent prendre une vitesse d’autant plus grande ! cjue la
- (t) Cette manière de voir suppose que les conditions do refroidissement sont sensiblement les mêmes dans une même série horizontale. Ce devait être approximativement le cas dans ces expériences. Les électrodes métalliques étaient en effet très courtes et fixées toujours aux extrémités de deux mêmes tiges de cuivre. En outre, aux très hautes températures, le refroidissement par rayonnement (upprox. loi de Stefan) doit être prépondérant et peu différent d’un métal à l’autre. D’autre part, la conductibilité calorifique des métaux diminue avec la température, ce qui contribue à assurer encore la prépondérance au refroidissement par rayonnement.
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- vapeur métallique adjacente qu’ils doivent ioniser a un poids atomique plus élevé.
- Cette vitesse étant précisément déterminée par la différence de potentiel, la conséquence serait également une prolongation de la période d’extinction.
- Les deux explications ne s’excluent d’ailleurs pas l’une l’autre.
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Influence de la température sur la force élec-tromotrice des éléments au cadmium. — Note de M. R. Jouaust, transmise par M. Mascart. — Académie des Sciences, séance du 6 juillet 1908.
- En 1901, Jiiger et Lindeck montrèrent que la force électromotrice des éléments étalons au cadmium à électrolyte saturé pouvait être représentée en fonction de la température par la relation E* = E20—o,oooo38 [t — 20) — o,oooooo65 (t— 20)2, cette formule étant valable jusqu’à o° C. pour les éléments ayant comme électrode négative un amalgame contenant de 12 à i3 % de cadmium. Certains des éléments contenant un almagame à 14 % de cadmium présentaient des irrégularités au voisinage de zéro, c’est-à-dire que leur force élcctromotrice dépassait de plusieurs dix-millièmes la valeur indiquée par la formule.
- Plus récemment Smith a donné pour les éléments à amalgame de 12,5 % et 10 % une relation identique entre la force électromotrice et la température, cette relation n’ayant été établie qu’entre io°et20° C.
- Dans les expériences faites récemment au Laboratoire central d’Électricité, l’auteur a constaté pour tous les éléments contenant un amalgame à 12, 5 % que, quelle que fût leur provenance, la formule citée plus haut représentait très sensiblement leur force électromotrice à o° en fonction de leur force électromotrice à 20°, l’accroissement observé étant en
- moyenne de-------plus faible crue celui déduit de la
- J 10000
- formule.
- 11 n’en est plus de même pour les éléments contenant un amalgame à 10 % de cadmium.
- Au voisinage de zéro les forces électromotrices de ces éléments qui concordaient très bien jusque vers io° diffèrent entre elles de plusieurs dix-millièmes. Elles sont toutes supérieures aux valeurs déduites de la formule de quantités qui peuvent atteindre
- —-— de volt.
- De plus, lorsqu’on refroidit brusquement ces éléments, leur force élcctromotrice croît intantanément 2
- de-----environ, puis décroît lentement et n’atteint
- 1000
- qu’au bout de plusieurs jours une valeur constante.
- Pour les éléments à amalgame à 12, 5 % , au contraire, la force électromotrice croît lentement et atteint en quelques heures une valeur constante.
- Ces anomalies ne s’expliquent pas dans l'hypothèse faite pour expliquer les irrégularités des éléments avec amalgame à i\ %. On avait admis que l’amalgame de cadmium se composait de deux phases, l’une solide, l’autre liquide, qui cessaient de coexister à zéro dans l’amalgame à i4 %, mais coexistaient encore dans l’amalgame à 12, 5 % et a fortiori dans l’amalgame à 10 % .
- Des recherches nouvelles sont nécessaires pour éclaircir ce point ; mais d’ores et déjà il semble prudent, dans les mesures de précision, d’éviter l’emploi des éléments avec amalgame à 10 % ou tout au moins d’éviter que leur température descende au-dessous de 10" C.
- BREVETS
- Système de barrettes pour fermer les encoches ouvertes des alternateurs ou des moteurs d’induction. — E. Heitmann and F.-W. Young. — Brevet anglais n° 20600 (1907) publié le 19 mars 1908.
- Ces barrettes sont en fonte de fer ou en acier extra dur, de manière à jouer, au point de vue magnétique, le rôle des isthmes reliant deux dents consécutives, avec des encoches fermées. Leur épaisseur est réduite suivant la génératrice correspondant au centre des encoches, de manière à diminuer le flux à travers celle-ci, et les portions plus épaisses, au voisinage des dents, sont pourvues d’entailles transversales, afin de réduire les pertes par courants de Foucault.
- Rhéostat de démarrage. — F. Clark and
- J. Vlasto. — Brevet anglais n° 28628 (1906), publié le 6 février 1908.
- Les résistances de démarrage sont montées sur l’axe même de commande du rhéostat, de manière à éviter toute connexion avec des résistances placées extérieurement. L’on peut ainsi, en outre, utiliser
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- ces résistances pour créer le flux magnétique nécessaire au soufflage des arcs de rupture. L’appareil est d’ailleurs disposé de façon à réaliser une ventilation efficace.
- Procédé de production d’ondes électro-magnétiques non amorties. — G. Marconi and Marconi’s Wireless Telegraphy Company, Limited. — Brevet anglais n° 20 119, délivré le xi juin 1908. (Valable depuis le 9 septembre 1907,)
- Nous avons déjà donné la description d’un dispositif analogue préconisé par les mêmes inventeurs (*). Le présent appareil comporte encore deux boules ou disques e, e (fig. 1), tournant au moyen d’un dispo-
- Fig. 1. —Procédé de production d’ondes entretenues.
- sitif quelconque, de manière à répartir l’usure. Ces électrodes sont reliées, par l’intermédiaire des bobines de self-induction k, h, à une source à courant continu k haute tension i. Un condensateur /'est monté en dérivation aux bornes de l’ensemble c, e ; enfin, un troisième disque a pourvu à sa périphérie de pointes cl, cl, et animé d’un mouvement de rota-
- (*) La Lumière Electrique, tome 1(2° série), p. 220.
- tion très rapide (vitesse tangentielle de 100 m à la seconde), est placé entre les deux électrodes e, e. Dans ces conditions, si la distance entre les pointes cl, d et les électrodes e, e, est suffisamment faible, et si la tension d’alimentation est suffisamment élevée, à chaque passage d’une paire de pointes d, d entre e, e, il y a amorçage d’un arc donnant lieu à des oscillations entretenues que l’on peut utiliser grâce au transformateur Tesla g dont le secondaire est, par exemple, intercalé entre l’antenne h et la terre. La vitesse de rotation considérable de a assure un refroidissement convenable, et l’emploi de pointes cl, </,qui n’était pas prévu dans le brevet rappelé plus haut donne lieu, dans l’émission des ondes, à des interruptions évitant l’emploi du ticker dePedersen.
- Emploi de l’électricité pour favoriser la croissance des végétaux. — J.-E. Newmann and L. Lodge. — Brevet anglais n° 17046, publié le 14 mai 1908.
- Un réseau de fils de fer galvanisés est disposé par files sur des isolateurs, à une hauteur de 3 à 5 m au-dessus du sol. Ce réseau est relié à l’un des pôles secondaires (le positif de préférence) d’une bobine d’induction donnant une tension de 100 000 volts, l’autre pôle étant relié à la terre. Des soupapes (du type Lodge, par exemple) sont montées en série pour redresser le courant ainsi débité par la bobine, et l’on peut même ajouter une bobine de self-induction, pour augmenter encore sa constance. Un éclateur monté entre le réseau et la terre fait office de parafoudre. D’après les inventeurs, l’on obtient par ce procédé une augmentation de l’azote disponible dans le sol, et par suite une augmentation sensible des récoltes.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Industrie des métaux secondaii’es et des terres rares, par P. Nicolardot, Capitaine d’artillerie, Chef du Laboratoire de Chimie de la Section technique. — 1 volume in-18 jésus de 460 pages, avec 57 li-guhes —O. Doin, éditeur, Paris. — Prix: cartonné toile, 5 francs.
- Les hautes températures réalisées au moyen du
- four électrique et par l’aluminothermie ont permis de préparer avec les métaux réfractaires et rares des ferroalliages que la sidérurgie a mis en œuvre avec le plus grand succès. Les découvertes du Dr Auer ont montré, en outre, que les métaux et les terres rares pouvaient être utilisés pour l’cclairage.
- Chercheurs et inventeurs ont multiplié leurs
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- efforts. Une industrie nouvelle est apparue. Des brevets en nombre considérable ont été pris ; des mémoires ont paru dans presque tous les périodiques scientifiques. Le moment était venu de grouper ces divers documents, d’y faire un choix, afin de montrer sous son vrai jour l’état actuel d’une industrie née d’hier.
- Tel est le but que s’est proposé dans cet ouvrage M. le capitaine Nicolardot qu’une étude sur le vanadium avait déjà préparé aux recherches de cc genre.
- Ce livre, qui intéressera toute personne désireuse de se tenir au courant des progrès de l’industrie, s’adresse plus particulièrement aux chimistes et aux industriels. Ils y trouveront d’abord des notions théoriques suffisantes pour leur éviter do recourir trop souvent aux grands traités classiques, relatives à la découverte, à la diffusion, aux divers modes de préparation du métal, à ses principales propriétés chimiques; enfin à la description de ses minerais et de leurs gisements, puis l’histoire industrielle de chacun de ces corps depuis leur extraction du sol jusqu’à leurs usages les plus divers. La chimie analytique du métal et la description de scs meilleurs procédés de dosage termine chaque monographie.
- A. B.
- VOLUMES REÇUS
- La force et la lumière à la ferme et dans la petite industi'ie, par L. Preux. — i volume in-8° de 184 pages avec 5i ligures et 5 planches hors texte. — VuiiiiïRT et Nony, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o.
- XVe Congrès international de Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local, Munich. — 1 volume in-4°de 269pages. — Union internationale de Tramways, Bruxelles.
- Instructions sur le montage des installations électriques. — Brochure in-12 de 55 pages. — Association alsacienne des propriétaires d’appareils a vapeur, Nancy.
- Uber die elektrolytiche Ventilwirkung der Met aile, Zink, Cadmium, Silberund Kupfer, par Giinther Schulze. — Extrait des Annalen der Pliysik, n° 2C, 1908, Leipzig.
- Ueber die elektrolytische Gleichrichtung von Wechselstrom, par Giinther Schulze. —
- Extrait de Zeitschrift fur Ele/itrocheinie, n° 25, 1908. Halle a. S.
- Uber den Zeemaneffekt in schwachen Ma-gnetfeldern, par O. v. Baeyer. — Physikalisch-Technischen lleichsanstalt, Brunswick.
- VARIÉTÉS
- Congrès International de Munich.
- Nous donnons ci-dessous l’ordre du jour des séances du XVe Congrès International de Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local qui se tiendra à Munich du 7 au 10 septembre.
- Première séance. — Lundi 7 septembre.
- î. Ouverture du Congrès par Son Excellence M. le Ministre des Voies de Communication et par M. le Bourgmestre de la Ville de Munich.
- II. Importance économique des grandes centrales régionales au point de vue du développement, des chemins de fer d’intérêt local à traction électrique.
- Conférence de M. O. Pétri, Directeur de la Société d’électricité Schuckcrt et Cie et des Etablissements Siemens Sehuckerl, Nuremberg.
- h III. De l’emploi des voitures automobiles cl automo-
- trices sur les lignes de chemins de fer en général et spécialement sur les lignes de chemin de fer d’intérêt local.
- Rapporteur : M. E.-A. Ziffer, Président des Chemins de fer de la Bukowine, Vienne’.
- deuxième séance. — Mardi 8 septembre.
- I. Données nouvelles, perfectionnements et dépenses d’exploitation des parties constitutives des treins en usage dans les exploitations de tramways électriques.
- Rapporteurs : MM. Petit, Ingénieur, Chef de division à la Société nationale des Chemins de fer vicinaux, Bruxelles ; Sr.1101.TEs, Ingénieur, Directeur des Tramways municipaux de Nuremberg ; Sguôrling, Ingénieur en chef des Tramways de Hanovre.
- II. Avantages et inconvénients des voitures à essieux convergents et des voitures à boggies sur essieu unique ; avantages et inconvénients des différents types de caisses de voitures.
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- Rapporteur : M. L. Spangler, Ingénieur, Directeur des Tramways municipaux de Vienne.
- III. Durée et usure, d’après les parcours effectués, des parties essentielles du matériel roulant avant leur remplacement.
- Rapporteur : M. Stahl, Directeur des Tramways municipaux de Dusseldorf.
- IV. Graissage des coussinets dans les voitures motrices des tramways. Graissage des engrenages.
- Rapporteur : M. Julius, Directeur de la Compagnie des Chemins de fer électriques à Haarlem.
- troisième séance. — Mercredi 7 septembre.
- I. Renseignements et résultats comparatifs obtenus par l’emploi de la traction électrique sur les lignes de chemins de fer d’intérêt local.
- Conférence dé M. Reiciiel, Professeur d’Electrotechni-que appliquée à l’Ecole polytechnique de Berlin.
- II. Types de locomotives à vapeur pour chemins de fer d’intérêt local, spécialement pour voies à écartement réduit. Résultats obtenus par les locomotives compouiul et à vapeur surchauffée. Locomotives pour combustibles autres que le charbon.
- Rapporteurs : MM. II. von Littrow, Chef de la traction aux Chemins de fer de l’Etat autrichien, Trieste, et H. Heimpel, Ingénieur en chef de la Compagnie des Chemins de fer d’intérêt local de la Bavière, Munich.
- III. Construction des voies de chemins de fer d’intérêt local au point de vue spécial : a) des dimensions et du poids des traverses ; b) de l’épaisseur du ballast ; c) du prolil des rails ; d) de l’emploi des traverses métalliques et en béton armé ; e) de l’entretien et de la surveillance de l’éclissage.
- Rapporteur : M. C. de Burlet, Directeur Général de la Société nationale des Chemins de fer vicinaux, Bruxelles.
- IV. Avantages et inconvénients des autobus. Leurs résultats d’exploitation.
- Rapporteurs : MM. Mauclère, Directeur des ateliers de Construction de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris, et Otto, Ingénieur eu chef des Tramways de Berlin.
- quatrième séance. — Jeudi io septembre.
- I. Usure ondulatoire des rails.
- Rapport présenté par M. A. Busse, Ingénieur en chef de la Grande Compagnie des Tramways de Berlin, au nom de la commission internationale composée de MM. Boulvin, Directeur général de la Compagnie générale de Tramways et d’Eleclricité, Bruxelles ; Busse, Ingénieur en chef de la Grande Compagnie des Tramways de Berlin ; Culin, Ingénieur en chef des Tramways de
- Hambourg ; d’Hoop, Directeur des services techniques de la Société « Les Tramways bruxellois » ; Dubs, Directeur des Tramways de Marseille ; Fischer, Directeur des Usines Phônix à Ruhrort ; Mariage, Ingénieur en chef, Directeur des services techniques de la Compagnie Générale des Omnibus à Paris ; Reilz, Ingénieur en chef des Tramways municipaux de Munich ; t’Serstevens, Secrétaire-Général de l’Union internationale.
- II. Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voilures de tramways. Primes d’économie de courant.
- Rapporteurs : MM. Battes, Directeur des Tramways municipaux de Francfort-sur-Mein, et Otto, Ingénieur en chef des Tramways de Berlin.
- III. Production de l’énergie électrique. Avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif, des turbines à vapeur, des moteurs à gaz, des moteurs Diesel, etc., dans les installations d’usines de force pour traction électrique. Prix de revient comparés.
- Rapporteur : M. Rizzo, Sous-Directeur de la Société Générale de Chemins de fer économiques, Bruxelles.
- IV. Communications diverses.
- Concours international poui' l’accrochage automatique des wagons de chemins de fer en Italie.
- Un concours international pour l’accrochage automatique des wagons de chemins de fer est organisé à Milan sur l’initiative du « Collège national des ingénieurs des chemins de fer italiens », rue San Giovanni sul Muro, à Milan.
- Ce concours est placé sous le haut patronage de LL. MM. le Roi et la Reine d’Italie.
- Le Ministère des Travaux Publics, l’Administration des Chemins de fer italiens, le Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce et divers autres souscripteurs ont accordé des subventions qui permettront d’attribuer aux constructeurs des deux meilleurs appareils, outre des médailles, des primes de 10 000 et 5 000 lires.
- La date de clôture du concours est fixée au 3i décembre 1908.
- Concours de perforatrices de mines au Transvaal.
- Un concours de perforatrices organisé par la Chambre des Mines et le Gouvernement du Transvaal aura lieu dans le courant de l’année prochaine. Pour les renseignements s’adresser au Secretary, Stope Drill Comittee, Transvaal Chamber of Mines, P. O. Box 809, à Johannesburg.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Régulateur d’induction de la Société Oerlikon.
- On sait que l’emploi de régulateurs d’induction rend plus facile le réglage de la tension, en particulier sur les réseaux formés de plusieurs lignes de longueurs dilïérentes ou encore sur les réseaux mixtes où une ligne commune transporte la foi’ce et la lumière, les variations occasionnées par les moteurs étant alors très brusques.
- Nous avons déjà décrit différents types de régulateurs d’induction, et tout récemment encore (’) celui construit à Baden dans les ateliers Brown-Boveri. Du reste, un régulateur d’induction n’est autre chose qu’un moteur d’induction dont le rotor peut être déplacé par rapport au stator au moyen d’une commande mécanique et parfois automatique (régulateur Thury).
- Fig. i. — Régulateur d’induction.
- La Société Oerlikon construit aussi des régulateurs d’induction depuis 20 K. V. A. jusqu’à 3oo
- K. V. A. et davantage. La figure 1 donne une vue d’ensemble de l’un de ces appareils. Sur la figure on voit nettement la commande du rotor par vis sans fin et engrenage hélicoïdal.
- Comme on le sait, ces appareils s’emploient, conjointement avec des transformateurs à courant constant, dont on règle la tension aux bornes, de telle sorte que la puissance varie proportionnellement à ce second facteur. Sila tension demandée aux bornes secondaires ne dépasse pas trois ou quatre fois la tension primaire, le transfonnateur devient inutile. Les conditions sont naturellement plus favorables encore si le rapport de voltage entre le primaire-et le secondaire est encore plus petit, par exemple environ 1 : 2 ou en dessous.
- Les régulateurs d’induction ont, sur les autres dis positifs de réglage appliqués directement aux trans-
- “VVWW'^^VWWVi
- Transforma toi -
- Fjg. 2. — Connexions pour courant monophasé.
- formateurs, l’avantage de présenter une courbe de réglage continue, permettant de fonctionner à n’im-* porte quel voltage entre les limites du champ 4e réglage, tandis que les transformateurs à touches ne donnent qu’un nombre restreint de tensions déter-
- (*) La Lumière Electrique, tome I (20 s.érie), p. 99.
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- T. III (2e Série). '— N° 35.
- minées entre ces mêmes limites. Comme on l’a dit, ils permettent aussi le réglage automatique de la tension, si on les combine à un régulateur approprié.
- Prim. Net*.
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- Fig. 3. — Connexions pour courants triphasés.
- Les modes de connexions usuels pour courant alternatif et pour courants triphasés sont représentés, figures 2 et 3. Dans le premier cas, l’enroulement primaire est bobiné sur le stator, et l’on fait usage, en outre, d’un enroulement amortisseur. La tension induite dans les spires rotoriques varie de zéro à un
- courant sont généralement connectés aux bornes du rotor (fig. 3), afin dé ne pas multiplier sans nécessité le nombre de conducteurs flexibles. Dans chaque position, la tension induite conserve une valeur constante, elle varie seulement en phase depuis une position pour laquelle elle se retranche de la tension primaire, jusqu’à une autre position, où elle s’ajoute à celle-ci.
- Si le réglage porte sur un circuit à haute tension, l’enroulement rotorique ou statorique peut être relié à ce [circuit par l’intermédiaire de transformateurs, de sorte que le régulateur d’induction même reste un appareil à basse tension.
- La commande de la rotation de la partie mobile se fait par vis sans fin et engrenage hélicoïdal. La force à développer pour la mise en mouvement de cette partie est à peu près nulle dans les régulateurs d’induction monophasés. Dans les régulateurs triphasés, elle correspond à peu près au couple d’un moteur d’induction de même grandeur.
- La figure 2 montre le |mode de connexion pour courant monophasé. La figure 3 est relative à des courants triphasés.
- Enfin les figures 4 et 5 représentent le dispositif
- Fig. 4. — Régulateur d'induction de Montbovon.
- maximum positif ou négatif. Dans les cas de cou- j complet d’une installation faite à Montbovon par la rants triphasés, au contraire, les fils d’amenée du | Société Oerlikon et le schéma des connexions cor-
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- respondantes. Le régulateur d’induction règle une énergie de a ooo K. Y'. A. entre 8 5oo volts et 8 5oo ± i a5o volts. La puissance propre du régulateur est de 3oo K. V. A. Les bobines rotoriques sont à la tension de 5oo volts qui est élevée à 8 5oo par un transformateur statique spécial. Dans le stator est induite une f. é. m. de i a5o volts et ce circuit
- au début des ordres des consommateurs tant américains qu’européens ; car il apparut à ces derniers que, si le mouvement avait quelque ampleur, il était prudent de se couvrir pour leurs besoins immédiats; les cours montèrent alors assez rapidement, mais les spéculateurs ne tardèrent pas à réaliser leurs bénéfices quand ils virent pratiquer les prix de £ 6a et
- mtoo i ttso ?
- Soo f
- Fig. 5. — Schéma des connexions : T^,
- 9
- est connecté en série avec le circuit de ligne à 8 5oo volts, de sorte que, comme nous l’avons vu plus haut, la f. é. m. additionnelle s’ajoute à la tension de ligne ou s’en retranche. On remarquera sur la figure 4 que le transformateur Tr et le régulateur d’induction M sont montés sur un canal K muni d’un ventilateur.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Les optimistes qui voyaient déjà les cours du cuivre atteindre les chiffres de 1907 ont fait preuve de précipitation dans leurs pronostics. La hausse du métal que nous avons enregistrée paraît bien due à des achats spéculatifs; l’enlevée des cours a suscité
- transformateur; M, régulateur d’induction.
- même £ 63. Il en est résulté de suite une baisse sensible qui incitera les cohsommateurs à réserver leurs ordres à plus tard.
- La circulaire Merton dit que l’Allemagne, l’Autriche et la France absorbèrent des quantités notables de marques électrolytiques et que les consommateurs anglais, encouragés par une bonne demande de métal jaune des Indes, ainsi que du cuivre manufacturé d’autres contrées, s’approvisionnèrent plus librement. Malgré ces informations de meilleure source, les quantités notables acquises ne doivent pas être très importantes, car le peu d’activité des affaires ne saurait justifier ces mesures.
- Voici, quant au cuivre, quelques chiffres qui donneront une idée de l’activité commerciale de l’année 1907-1908 prenant fin au 3o juin dernier. L’expor-
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- tation du cuivre parles seuls Etats-Unis d’Amérique, durant cet exercice, a atteint 703 ooo ooo de livres, contre 4i4oooooo en 1906-1907; 80 ooo tonnes de minerai de cuivre ont de plus été exportées contre 62840 en 1906-1907. La valeur moyenne du cuivre exporté ressort à 14 1 /a cents contre 21 cents et la valeur totale du produit exporté est estimée à io5 ooo ooo de dollars contre 94 762 ooo.
- Quant à la production, elle a atteint aux Etats-Unis, en 1907, 868 996 491 livres, soit 48 809 491 de moins qu’en 1906. L’Arizona notamment a produit 256000000 de livres, la Montana 224000000 et le Michigan 219 ooo ooo. A la fin de l’année, les stocks étaient de 126000000 de livres contre 46000000 en 1906. La consommation du cuivre fin a été de 485 ooo ooo de livres contre 685 ooo ooo.
- Tous ces chiffres fixent d’une manière certaine la diminution des affaires pendant le deuxième semestre de l’exercice 1907-1908; malgré la réduction de la production les stocks ont presque triplé.
- Si nous prenons maintenant la situation au i5, les stocks en France et en Angleterre sont évalués à 34 735 tonnes; les stocks visibles à 44 786 tonnes et les délivraisons de la quinzaine ne sont que de 12 968 tonnes contre i5 296 la quinzaine précédente. Les espérances, dit-on, sont toujours concentrées sur une reprise américaine dont profiterait les affaires partout. Dans leur ordre d’importance, voici pour l’année 1907-1908 quels ont été les principaux clients des Etats-Unis: les Pays-Bas, 177608000 livres; l’Angleterre, 123988000 livres; l’Allemagne, 122 480 ooo et la France 113 862000. Pour le minerai, les principaux acheteurs ont été le Canada, le Mexique, l’Angleterre et l’Allemagne. En l’absence d’une statistique complète, il n’est pas possible de déduire quelques conclusions de ces derniers chiffres ; on peut seulement s’étonner de voir les Pays-Bas figurer au premier rang de la clientèle des Etats-Unis et devancer l’Angleterre de plus de 5o ooo ooo de livres. Si la France pouvait s’occuper de ses colonies ou des pays d’exportation qui sont prêts à l’accueillir, l’écart qui la sépare de l’Allemagne ne subsisterait pas longtemps, mais il faudrait réformer toutes ses méthodes de commerce qui ne sont point à la hauteur de celles de son industrie.
- Deux chiffres encore tout récents donneront à son égard seul l’idée de la réduction des transactions commerciales : ses exportations ont diminué pendant les six premiers mois de 1908 de 288 816000 francs, et ses importations ont baissé pendant la même période de 180660000 francs ; les d minuiions dans
- les deux cas portent principalement sur les matières nécessaires à l’industrie.
- Nous avions signalé au mois de mai dernier l’émission par la Societa Anonima Elettricita Alta Italia
- de 5 ooo ooo de francs d’obligations 4 1 /a or. Cette même société qui a son siège à Turin a obtenu l’introduction de ses titres sur le marché suisse, et aussitôt les banques de s’empresser d’offrir au public au pair une partie des 60 ooo actions de 260 lires chacune qu’elles ont en portefeuille. La Société a fait appel deux fois au crédit public dans le cours de l’année : pour l’émission de ses obligations comme il est dit ci-dessus et pour l’émission d’une partie de son capital-actions non encore versé. Ces 10 ooo ooo ont été appliqués à des remboursements d’avance, sans d’ailleurs que la situation de trésorerie s’en soit trouvée complètement assainie. Au passif du bilan au 3i décembre 1907, les comptes créditeurs de toutes sortes s’élevaient au total très important de 16901 882 fr. 28; tandis qu’au passif les débiteurs divers et l’actif disponible s’élevaient seulement à
- 1 273 989 fr. 46 ; même en y ajoutant l’actif réalisable à court terme, on n’obtient que 4783769 fr. 41. Il est douteux que l’augmentation des recettes compense la différence existante à cette époque de
- 2 118 123 francs.
- La Société dispose d’une puissance considérable : 27 400 chevaux de force produits par ses propres centrales électriques de Turin, Biella, Bussoleno, Funghera et Ponte dei Preti; elle a, en outre, pris à bail 9860 chevaux; elle peut donc distribuer 37 25o chevaux. Au 3i décembre 1907, elle accuse une vente de 25 869 chevaux et le taux de ses recettes, enl’espace de cinq mois, fait ressortir le cheval-rnois à 17 francs.
- On peut déduire de la plus-value de recettes acquises sur l’année précédente pendant ces cinq premiers mois que l’exercice en cours donnera 5 5ooooo francs de recettes d’exploitation. U en résulterait un bénéfice net d’environ 1 900 ooo francs qui permettrait, tout en distribuant 5 % de dividende, de mettre près de 1 ooo ooo aux réserves. La Société a une durée sociale de 100 ans qui lui permet d’envisager l’avenir avec confiance, et peut-être se laissera-t-elle aller à augmenter la part des actionnaires, sans peut-être trop se soucier de son fonds de roulement ; notons cependant que l’èrc des dividendes ne s’est ouverte qu’en 1906, le premier exercice social ayant pris fin en juin 1900.
- La Societa anonima per l'utilizzatione delle Forze Idrauliche délia Dalmazia, à Trieste, exploite à peu près la même puissance, mais en grande partie
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- dans un but d’électrochimie. Elle a deux centrales, l’une à Jaruga, qui alimente l’usine de carbure de calcium de Cernica jusqu’à concurrence de 5 ooo chevaux, et l’autre, celle de Manoglovac, qui fournit i5 ooo chevaux à la même usine. La première fut achevée en 1908, la seconde en 1906. Toutes deux concourent à assurer la fabrication du carbure et du calciocyanamide dans des proportions gigantesques. La seule production du carbure a été de 1 o 868 tonnes en 1907 et la Société vient de se faire autoriser à augmenter son capital-actions de 8 à n ^millions et à créer 6 millions d’obligations hypothécaires, en vue de porter cette production à 25 ooo tonnes ; une partie de ce carbure serait transformé en calciocyanamide. Non cbntent de la puissance dont il dispose pour Cernica, le Conseil s’est encore assuré une concession sur le fleuve Cetina qui lui garantit, à l’heure actuelle, a5 ooo chevaux et plus tard 55 ooo chevaux au total. Ces chiffres seraient de nature à effrayer si couramment il n’était pas question d’usines de 70 ooo, 100 ooo chevaux.
- Aubilan de 1907,1e capital figure pour 8000000 de couronnes, les réserves pour 1 o54 3i6,2i et les créditeurs divers pour 574 366,94. Les immobilisations s’élèvent à 8 4^i 890,23 de couronnes réparties en 3 usines, Cernica, Jaruga et Manoglovac. Les matières en magasin, carbure fabriqué et espèces en caisse, forment un total de 2 194 208,75 de couronnes, tandis que les débiteurs divers figurent pour 204 652 fr. 58. Le compte de profits et pertes se solde par un bénéfice net de 1 875 959,75 de couronnes permettant de distribuer un dividende de 10 % aux actionnaires absorbant 800 ooo couronnes et de porter aux amortissements et réserves, de 522 729, 18 couronnes, soit environ les 40 % des bénéfices nets.
- En 1906les bénéfices nets avaient été de 351 788,96 couronnes que l’assemblée des actionnaires avait décidé de reporter.
- La progression des bénéfices d’une année à l’autre est remarquable et le Conseil fonde" le plus grand espoir sur le nouvel engrais dont il s’est assuré la vente par scs accords avec la Société hongroise de produits azotés.
- I/Appareillage électrique Grivolas distribue cette année 12 francs par action comme l’an dernier. « Le « solde de ses bénéfices industriels, dit le coinmis-« saire des comptes, s’est bien élevé à 279 184 fr. 78 ; « mais la crise qui sévit dans l’industrie ayant oeca-« sionné une dépréciation dans les prix de vos ma-« tières premières, il y a lieu de déduire de ces bé-
- « nclices une somme de io3 5oo francs représentant « la différence d’estimation lu stock comparée du « ier avril 1907 au 3i mars 1908. »
- Autrement dit, si l’estimation des marchandises fabriquées et des matières premières en magasin avait été faite aux prix de base de l’an dernier, l’actif eût été augmenté de io3 5oo francs. Le Conseil a dû regretter, dans ces conditions, que l’augmentation du poste débiteurs divers ne soit pas venu compenser cette’ réduction de l’actif. Les bénéfices nets de l’exercice s’élèvent donc à 176 684 fr. 73. La répartition votée est la suivante :
- Réserve légale............................ 8 784 23
- Reste................................... 166 900 5o
- Auxquels il y a lieu d’ajouter le report de l’exercice précédent ... 43 651 69
- Soit à répartir...................... 210 552 19
- Les actionnaires reçoivent un intérêt de 5 francs.......................... 75 ooo 00
- Les attributions statutaires absorbent. 9 190 o5
- Dividende de 7 francs par action. . io5 ooo 00
- Le solde à reporter serait de. ... 21 362 14
- Mais le conseil, l’ajoutant à la prime nette résultant de l’émission en février 1908 de 5 ooo actions nouvelles au cours de 175 francs, prime qui se monte à 320 099 fr. 70, a proposé d’affecter le total à l'amortissement des comptes matériel, agencements, mobilier et brevets, jusqu’à concurrence^ de 220 099 fr. 70 et à une réserve dite facultative pour 100 ooo francs. Le report à nouveau subsiste après ces affectations pour le même montant.
- Le bilan que nous reproduisons ci-dessous présente une situation des plus satisfaisantes. Dû fait des résolutions rappelées, le matériel, les apports, les brevets sont totalement amortis ; et, en face d’un actif réalisable et disponible de 2 357 53o fr. 38, le passif ne présente aux comptes créanciers divers et Crédit Foncier qu’un montant de 410 247 fr. 81 inférieur au poste caisse et banque qui figure pour 476 070 21.
- L’Appareillage électrique Grivolas se trouve à même de résister à la crise industrielle qui paraît s’annoncer et dont il fait entrevoir l’intensité par la dépréciation qu’il applique à son compte matière et travaux en cours. Il est en situation, d’autre part, de se créer d’autres débouchés en appliquant son activité à fabriquer des modèles d’appareils dont bien peu de firmes en France ont encore la spécialité.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2® Série). — N® 35.
- Bilan au 3i mars 1908.
- ACTIF
- Apports : matériel, mobilier. . . . 294 2i5 16
- Brevets.......................... 1ÎS0
- Immeubles........................... 5oo 000 00
- Matières premières................... 638 95a 63
- Marchandises fabriquées.............. 546 690 67
- Débiteurs divers..................... 399 116 87
- Actionnaires......................... 296 700
- Caisse et banque..................... 476 070 21
- 3 i5i 8g5 54
- PASSIF
- Capital. .........................2 000 000
- Coupon à payer.................... 4 5n 87
- Créanciers divers ................ 206 848 96
- Crédit Foncier.................... 198 886 99
- Réserve légale................. . 102 211 61
- — facultative................... 100 900 00
- Prime nette sur émission.......... 320 099 70
- Bénéfices 1907-08..................... 176 684 73
- Report 1906-1907.................... 43 651 69
- 3 151 895 54
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- 1002 1903 1004 1006 1906 1907
- It. — ÉTAIN
- i° Production total.» d'étain brut Tonnes 91.3oo 96.5oo 98.800 96.600 98.800 98.700
- 20 Prix moyen annuel de l’étain brut
- (par tonne) Livres slerl. 120.14 i5 127.6.5 126.14.8 143.1.8 180 12 11 172.12.9
- 3° Valeur de la production d’étain brut. Milliers de marks 9.20.000 246.000 25I.000 277.OOO 359.000 342.000
- 4° Consommation totale d’étain brut. . . Tonnes... . 95.100 96.100 9.4.800 99.100 104.5oo IOI.100
- Grande-Bretagne — 17.700 17.5oo 16.400 16.600 18.000 20.Soo
- Allemagne — 14.Soo 16.400 16.400 i5.5oo i5.8oo 15.100
- Etats-Unis .... 39.3oo 38.100 37.400 40.800 43.700 39.700
- Frange 7.900 6.900 7.000 7.5oo 7.100 6.700
- III. — ALUMINIUM
- i° Production totale d’aluminium Tonnes 7.800 8.200 9.3oo 11.5oo 14.5oo 19.800
- Etats-Unis .. — 3,3oo 3.400 3.900 4. Soo 6.000 8.000
- Allemagne
- Autriche-Hongrie 2. Soo 2. Soo 3.000 3.000 3,5oo 4.000
- Suisse
- France — 1.4oo 1 .600 I , 7OO 3.000 4.000 6.000
- Grande-Bretagne 600 700 700 I . OOO I . OOO 1.800
- 20 Prix moyen annuel de l’aluminium
- (par kilogramme) Marks .... 2 35 2 35 2 35 3 5o 3 5o 3 5o
- 3° Valeur de la production Milliers de marks 18.3oo 19.3oo 21.900 4o.3oo 5o.800 69.3oo
- 4° Consommation totale d’aluminium.. Tonnes 7.800 8.200 g.3oo 11.5oo 14.5oo 19.800
- ' IV. — NICKEL
- i° Production totale de nickel brut.. .. Tonnes 8.700 9-900 12.OOO 12.5oo i4.3oo 14.100
- 2° Prix moyen annuel du nickel brut (par
- kilogramme! Marks 3 20 3 3o 3 3o 3 3o 3 80 3 5o
- 3° Valeur de la production de nickel brut Nllllien de marks 27.800 32.700 39.600 41.3oo 54.3oo 49.3oo
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- REVUE D’ELECTRICITE
- 285
- 29 Août 1908.
- 1902 1903 1904 1905 1900 1907
- V. — PLOMB
- 1° Production totale de plomb brut... Tonnes 891.100 895.400 964.100 983.900 970.600 992.3oo
- Espagne — 172.500 164.3oo 177.800 180.700 180.900 185.800
- Allemagne — .... i4°.3oo i45.3oo 137.600 15 2.600 i5o.700 140.000
- France — .... 18.800 23.3oo 18.800 24.100 2.5.600 23.000
- Grande-Bretagne — 26.800 31.3oo 24.400 23.3oo 21.400 20.000
- Belgique — .... 18.900 20.3oo 23.5oo 22.900 22.200 25.800
- Italie — .... 26.500 22.100 23.5oo 19.100 21.3oo 22.900
- Autriche-Hongrie — 11.700 12.400 i3.100 i3.5oo 16.400 10.400
- Grèce . - — 15.900 16.100 15.200 13.700 12.100 i3.800
- Turquie (Asie) — 3.700 7.600 10.700 io.400 9.600 10.400
- Etats-Unis .... 267.5oo 3o3.ooo 296.000 3i2,5oo 334.8oo 340.700
- Mexique — 94.100 48.5oo 83.900 75.000 54.000 72.000
- Canada .... — ..... 10.400 8.200 17.200 25.700 23.800 21.000
- Australie — 82.100 89.600 119.400 107.000 93.000 97.000
- 2° Prix moyen annuel du plomb étranger
- à Londres (par tonne) Livres sterl. 11.5.3 11.11.7 n.19.8 13.14.5 *7-7 19.1.10
- 3° Valeur de la production Millier» d« mark» 202.000 208.000 232.000 271.000 338.000 381.000
- 4° Consommation totale de plomb Tonnes 899.200 910 200 953.200 996.400 984.700 977-5o°
- Allemagne i56.3oo 167.5oo 175.800 198.600 194.900 187.OOO
- Grande-Bretagne — 236.900 235.100 2Ü7.100 2i3.5oo 191.5oo I88.OOO
- Etats-Unis — 277.700 273.400 3oo.5oo 327.800 349.200 35i.400
- France ... 85.600 84.3oo 82.200 86.3oo 85.900 81.100
- VI. - ZINC
- i° Production totale de zinc brut Tonnes 545.3oo 571.600 625.400 658.ooo 702.000 738.400
- Rijin-Westpiialie . 56.579 65.296 63.388 67.243 68.607 70.268
- Silésie — 117.123 118.703 125.672 129.941 136.326 138.439
- Belgique — 123.982 i3i.064 i3q.q82 145.5Q2 152.461 i54.492
- Etats-Unis — 140.3oo 141.930 i65.85o i83,245 202.092 226.838
- France et Espagne — 40.171 42.446 49.082 5o.369 53.786 55.733
- 2° Prix moyen annuel du zinc brut (par
- tonne) Livres sterl. 18.0.11 20.19.5 22.11.10 25.7.7 27.1.5 23.16.9
- 3° Valeur de la production de zinc brut NllllieridamarKt 197.800 240.900 284.000 336.ooo 382,000 353.600
- 4° Consommation totale de zinc brut... Tonnes 56o.200 576.600 629.200 663.700 705.200 743.5oo
- Etats-Unis 138.000 141.000 15 7.000 179.000 200.000 227.900
- Allemagne — .... 131.900 143 000 151.600 162.700 179.300 174.900
- Grande-Bretagne. — .... 122.900 124.100 129.100 136.000 140.5oo 140.3oo
- France .. 65.ooo 64.600 67.200 59.700 93.400 69.600
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 35.
- TRACTION
- Loire. — Le projet d'établissement d’une ligne de tramways électriques de Saint-Etienne à Annonay est sur le point d’être terminé; l’installation va commencer très prochainement
- Haute-Garonne. — Par décret du 5 août 1908, le département est autorisé à emprunter une somme de 864000 francs, applicable aux frais d’établissement du tramway de Cornebarrieu à Lévignac, déclaré d’utilité publique par décret du ier mai 1908.
- Meuse. — Par décret du 5 août 1908, le département est autorisé à emprunter une somme de 679 000 francs applicable aux frais d’établissement du chemin de fer d’intérêt local de Rembercourt-aux-Pots à Pierrefille, déclaré d’utilité publique par une loi en date du 17 juillet 1908.
- Sarthe. — Par décret du S août 1908, le département est autorisé à emprunter une somme de 9 920 000 francs, applicable aux frais d’établissement du réseau de chemins de fer d’intérêt local déclaré d’utilité publique par une loi en date du i3 juillet 1908.
- Meurthe-et-Moselle.— Par décret du 8 août 1908, est déclaré d’utilité publique l’établissement des tramways de Nancy à Dombasle et de Nancy à Pont-Saint-Vincent.
- Norvège. — Le premier chemin de fer électrique de Norvège a été inauguré le 10 juillet dernier.
- La nouvelle ligne, qui a été construite par une société anonyme formée en 1898 au capital de 2 millions de couronnes, longe la vallée de l’Orkla et a pour objet l'exploitation des mines de cuivre de Lokken, en assurant à la région de Meldalen un débouché sur le fjord d’Orke-dal.
- Le point de départ de la ligne est Thamshaven, sur ledit fjord d'Orkedal; un service de bateaux à vapeur relie ce port à celui de Trondhjem.
- C’est à Thamshaven qu’aura lieu l’embarquement du minerai venant de l’intérieur. Des quais ont été construits où peuvent accoster les plus grands navires. De puissants appareils élévatoires prendront automatiquement le minerai dans les dépôts, un chemin de fer aérien transportera ce minerai jusqu’au quai d'où il sera précipité dans les cales des navires.
- Le point terminus provisoire de la ligne est Svorkino; la voie ferrée doit être prolongée jusqu’aux mines de Lokken. On pense que la section Svorkmo-Lokken
- pourra être ouvertç au trafic vers la fin de l’année.
- L’énergie électrique nécessaire au chemin de fer est fournie par la chute de Skjernaldfos appartenant à la Société et située à 7 km de Thamshaven. La chute a une hauteur de 56 ra et une puissance de 2 400 chevaux.
- République Argentine. — La Chambre des députés argentine vient d’approuver divers projets de lignes nouvelles qui sont maintenant soumises à l’approbation du Sénat. D’après le Buenos-Ayres Hendelszeitung, une importante concession vient d’être accordée àM. Carlos Larrazabal pour la construction d’un chemin de fer qui traversera le territoire de la République, du nord au sud, sur une longueur d’environ 1 240 milles. La nouvelle ligne partira de Bahia Blanca et traversera les villes suivantes : la Calina, Timoté, Yenedo, Tuerto, La Francia, Cérès et Toslado; elle aboutira à Colonia Rivadavia, dans la province de Salta, d’ou uu embranchement de 62 milles sera construit vers la Mendieta, dans la province de Jujuy. D’après les estimations du concessionnaire, rétablissement de cette ligne exigera environ six années à partir de la date d'approbation du projet.
- Une seconde concession vient d’être accordée au chemin de fer de la province de Santa-Fé ayant trait à une ligne à construire dans la province de Cordoba.
- Cette ligne reliera Podzodel Molle à Cordoba en passant par Rosario. Elle sera établie à voie étroite et sa longueur sera de 85 milles II y a encore lieu de signaler diverses concessions d’embranchements nouveaux accordées au Western Raihvay. Ces concessions ont d’ailleurs reçu ces temps derniers Tapprobation du Sénat argentin.
- Chine. — On mande de Pékin qu’un groupe anglo-allemand a réussi à obtenir la construction de la ligne ferrée de Pou-Ivéou, près de Nankin, à Tien-Tsin. C’est une ligne parallèle à celle de Pékin-Hankéou construite et exploitée, par un consortium franco-belge. La seconde ligne pourra faire concurrence à la première quand elle sera achevée, c’est-à-dire dans sept ou huit ans.
- Les Chinois ont d’ailleurs l’intention de plus en plus arrêtée de refuser aux Européens des concessions nouvelles eide les éliminer peu à peu.
- Ils font de grands efforts pour faire par eux-mêmes les affaires financières et industrielles qui assureront le développement économique du pays. Ils ont fondé quelques établissements de crédit, entre autres une Banque générale des communications pour l’exploitation et l’extension des chemins de fer, postes et télé graphes voies maritimes et fluviales.
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- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Compagnie de chemins de fer du Doubs. — Constituée le 4 juillet 1908. — Capital : 1 000 000 francs. — Siège social : 69, avenue de la Grande-Armée, Paris.
- Société des Ateliers et Fonderies de Laon. — Constituée le 3o juin 1908. — Capital: 3oo 000 francs. — Siège social: 48, rue de Londres, Paris.
- Société Meng et Lesieur (fils et câbles électriques). — Constituée le 28 juillet 1908. — Capital : 335 000 francs. — Siège social : 80, rue Bolivar, Paris.
- Société du funiculaire électrique de Pau.—Constituée le 9 juillet 1908. — Capital : 160 000 francs. — Siège social: 13^, rue David-Johnston, Bordeaux.
- Couffinhai et ses fils (Constructions de machines électriques). — Capital : 270000 francs. — Siège social : 6o, rue Roanne, Saint-Etienne.
- Société des produits chimiques de Suresnes. — Constituée le 27 juin 1908. — Capital : 4°° 000 francs. — Siège social : 5i, rue Carnot, Suresnes.
- Compagnie des mines de fer de Larrath (Algérie). — Constituée le 9 juillet 1908. — Capital : 1 900 000 francs. — Siège social : 47, rue de la Victoire, Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Construction Oeriikon.
- Transport de force Gaucin-Séville.
- Ateliers de Constructions électriques de Charleroi. Bulletin mensuel, juin 1908.
- Application de la transmission électrique aux ateliers do construction.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 5 septembre, à 3 heures, à la mairie d'Angoulême (Charente), installation de moteurs et de transformateurs triphasés à la poudrerie nationale d’Angoulême.
- Le 5 septembre à 3 heures, à la mairie d’Angoulcme. Fourniture de câbles et fils électriques pour la poudrerie d’Angoulême.
- Câbles et fils nus de 7 à 1 85okB ; câbles isolés
- de 3o à 4o5mm, 1 ooom ; câbles sous plomb, de 20 à84mm, 6oom ; fils isolés de 20/10, 6oom ; fils sous plomb de 20/10, 100 mètres.
- Renseignements à la poudrerie.
- Le 4 septembre, à 10 heures, Sous-Secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris. Fourniture de matériel destiné à la fabrication des câbles sous-mrrins.
- ior lot. — 5okm d’âme de câble sous-marin (modèle télégraphique).
- 2e lot. — iookra d’âme de câble sous-marin (modèle télégraphique).
- 3e lot. — 5o ooookBde fil de fer homogène de 2mm 1 /2.
- 4° lot. — 2 oooks de fil de jute de i,nm 1/2.
- Renseignements rue de Grenelle, n° io3 (direction du matériel et de la construction, 20 bureau), ainsi que dans les bureaux télégraphiques des chefs-lieux de département.
- Le 2 septembre 1908, à la Direction générale des Travaux publics, à Tunis, adjudication des 24e, 26e et 27e lots de la ligne de chemin de fer de Kairouan à Sbiba et à Henehir-Souatir.
- Les pièces des projets peuvent être consultées tous les jours non fériés au siège social de la Compagnie Bône-Guelma, 8, rue Lavoisier, à Paris, ainsi qu'à la Direction générale des Travaux publics, à Tunis.
- ESPAGNE
- Le ior octobre 1908, au siège du Comité des Travaux du port de Iluelva, adjudication pour la fourniture de 4 grues électriques et d’un chariot transbordeur destinés à l’outillage du port.
- BELGIQUE
- Le 2 septembre 1908, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, ouverture publique des soumissions pour l’entreprise de fourniture de câbles électriques et de la pose des canalisations électriques nécessaires àl’alimeu-
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- tation de la section de Bruxelles à Grimberghen de la ligne vicinale de Bruxelles à Humbeck.
- Les soumissions devront être adressées à M. le Directeur général par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Les intéressés pourront prendre connaissance des plans et des cahiers des charges nos n et 5i de 1908, au siège de la Société nationale.
- Chaque cahier des charges sera délivré au prix d’un franc et les plans au prix de 16 francs.
- Le ior septembre 1908, au collège des Echevins de la ville d'Anvers, fourniture de quatre cabestans électriques destinés à l’écluse Royers. Caut. : 5oo francs. Rens. au Secrétariat ou au quatrième bureau de l’hôtel de ville d'Anvers.
- ALLEMAGNE
- Le 7 septembre, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Saint-Jean-Sarrebriick, fourniture et montage de 3 chaudières à vapeur.
- Le 10 septembre, au service technique de la ville, à Leipzig, travaux et fournitures pour l’établissement d’une usine d’électricité.
- Le 28 septembre, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Saint-Jean-Sarrebruck, fourniture et montage d’une plaque tournante pour locomotives de 20 m de diamètre, actionnée électriquement.
- Le 7 octobre, à la députation des services du gaz et des eaux de Fürstenberg, à Gumbinnen, travaux et fournitures pour le service hydraulique : pompes, moteur, château d’eau, etc.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 3 septembre, à l’administration de la ville, à Nagy-kanizsa (Hongrie), établissement d’installations électriques pour éclairage et énergie.
- ANGLETERRE
- Le 8 septembre, au County Council, Spring Gardens, County Hall, à Londres, fourniture et montage de deux générateurs électriques, changements de voie, câbles, grue roulante, etc,
- Brésil.
- Le i5 septembre, à midi, à la direction générale des travaux publics et des voies de communications, à Rio-de-Janeiro, construction par unité de prix du chemin de fer de Timbo â Propria. Devis : t4 3z8 892 milreis 336; caut. : 20000 milreis.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 111 (38 série).
- SAMEDI 5 SEPTEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 36
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 289. — L. Isambeiit. Puissance des moteurs hermétiques, p. 291. — A.Wuz, Etude tics résistances passives des moteurs par le volant, p. 293.
- Extraits des publications périodiques.— Théories et généralités. Recherches expérimentales sur l’étincelle électrique, L. AMADUZzr, p. 297. —Sur la radio-activité induite de l’atmosphère dans le golfe de Gènes, D. I’agini, p. 298. — Construction de machines. Sur la réaction d’induit dans les dynamos à courant continu, R. Swynuedauw, p. 299. — Brevets, p. 300. —Bibliographie, p. 301. — Correspondance, p. 303. — Variétés.— Instructions sur le montage des installations électriques, p. 304. — Enseignement technique,p. 310. —Nécrologie. Henri Becquerel, p. 312. Chronique industrielle et financière. — Appareil Adam pour approvisionner de charbon les bâtiments de guerre en pleine mer, p. 313. — Liste des brevets, p. 313c— Chronique financière, p. 31G. — Renseignements commerciaux, p. 318. — Adjudications, p. 319.
- ÉDITORIAL
- II est certain que la .puissance clés moteurs hermétiques, dont l’usage est si commode dans de nombreux cas, est limitée uniquement par leur échauflement ; il est donc d’un grand intérêt de répartir les pertes totales admises d’après la surface de refroidissement, de manière à obtenir la puissance utile maxima du type de machine considérée. M. Isambert, dans un article contenu dans le présent numéro, a cherché à résoudre le problème ainsi posé d’une manière aussi simple que possible. A cet elfet, il a cherché à exprimer les pertes totales en fonction du flux, et il a ainsi trouvé que, ces pertes étant supposées constantes, la puissance utile passait par un maximum pour une ^certaine valeur de ce flux.
- Des formules ainsi établies, l’on tire quelques conclusions très intéressantes. C’est ainsi que pour cette valeur du /lux les pertes
- dans le cuivre sont toujours inférieures aux pertes dans le fer; d’autre part, l’on arrive à cette conclusion que la puissance maxima d’un moteur fermé augmente très peu avec la vitesse. Enfin, l’auteur indique comment l’on peut, en partant des données relatives au moteur ouvert, déterminer le rapport de la puissance de ce moteur à celle du moteur clos de type analogue.
- La détermination des résistances passives des machines est souvent malaisée lorsqu’il s’agit d’appareils de très grande puissance; l’on a alors recours parfois à la méthode dite d’amortissement, ou de décroissance de vitesse, mais cette méthode, très simple en théorie, présente parfois de grosses dilli-cultés pratiques.
- Notre collaborateur Al. A. YYitz, bien connu par ses travaux sur les moteurs ther-
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- T. III (2» Série). —N» 36.
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- iniques, est arrivé à établir une formule simple pour la détermination de la vitesse n à un instant quelconque t après suppression de la puissance motrice.
- D’autre part, l’auteur démontre en toute rigueur que la puissance absorbée à chaque vitesse de régime n pour surmonter l’ensemble des résistances passives est proportionnelle à la sous-normale de la courbe représentative de n en fonction de t. L’utilisation de ces deux circonstances facilite beaucoup l’application de la méthode d’amortissement à la détermination des résistances passives. Dans la plupart des cas, on peut admettre du reste que la courbe ci-dessus est une droite ; un calcul numérique très simple permet alors de déterminer le rendement organique d’un moteur, etc. A titre d’exemple, M. A. Witz traite le cas d’un moteur à gaz de hauts fourneaux d’une puis-sanee de 85o chevaux ; le rendement organique ainsi calculé se trouve compris entre deux autres valeurs déterminées par des méthodes entièrement différentes, ce qui justifie entièrement la méthode proposée par l’auteur. En terminant, M. A. YVitz montre comment le rapport du nombre de tours effectués avant l’arrêt total à la vitesse initiale à l’instant où l’on supprime la puissance motrice pourrait être indiqué dans les cahiers des charges imposés aux constructeurs de moteurs thermiques, comme définissant fort simplement les conditions tic fonctionnement et la régularité d’un moteur.
- Les recherches expérimentales sur l’étincelle électrique, de M. L. Amaduzzi (p. ''y"), semblent fournir une contribution importante à une explication entièrement satisfaisante de ce phénomène.
- Là réaction d'induit dans les dynamos à courant continu a déjà fait l’objet de plusieurs études; nous citerons parmi les plus connues celles de Hopkinson, Potier, Picou, G-üilbert, etc. La théorie la plus généralement admise est celle de Potier; MM. Picou et Guilbert l’ont du reste considérablement développée. Malgré tous les services qu’elle a rendus, cette théorie n’est cependant pas à l’abri de toute critique, soit en ce qui concerne la réaction directe, soit en ce qui concerne la réaction transversale. M. R. Swyn-gedauw a présenté dernièrement un très inté-< ressaut mémoire, analysé plus loin (p. agy) dans lequel il établit une nouvelle théorie plus rigoureuse. Pour tenir compte de la distorsion du champ en charge, l’auteur définit des lignes de fuites dites à court trajet, se fermant dans l’air entre deux points de l’armature,sans passer par les pièces polaires. D’autre part, par la notion également nouvelle des coefficients de réluctance, il a généralisé très élégamment une construction graphique donnée par M. Picou, dans le cas où le fer de l’induit n’est pas saturé, pour le calcul de la réaction longitudinale. Enfin, en suivant une marche analogue, M. R. Swyn-gedauw traite la réaction transversale, et en donne une expression exacte.
- Le mémoire se termine par une construction simplifiée applicable au cas de dynamos à fuites faibles, ce qui est le cas général dans la construction actuelle.
- Cette construction utilise seulement la caractéristique totale à circuit ouvert directement accessible à l’expérience.
- Elle a d’ailleurs reçu la sanction de l’expérience.
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- 5 Septembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- PUISSANCES DES MOTEURS HERMÉTIQUES
- L’éehauffement qui limite la puissance clos moteurs clos se calcule généralement par la formule JiW
- — = 0, dans laquelle, w représente le nombre
- S
- de watts totaux perdus à l’intérieur du moteur, i la surface extérieure totale, h un coefficient d’expérience et 9 l’élévation de température sur l’ambiante.
- Il est donc nécessaire pour faire donner à un type de machine donné sa puissance maxima de réduire tv jusqu’à son minimum. Cette diminution des pertes peut s’obtenir en augmentant le plus possible les dimensions du cuivre; mais, on ne peut aller bien loin dans ce sens, à cause : i° du prix de revient; a0 de la saturation des dents.
- D’un autre côté, les pertes dans l’induit sont souvent beaucoup plus fortes dans le fer que dans le cuivre; il y a donc lieu dans ce cas de réduire le flux, mais ce.dernier procédé amenant une majoration des pertes dans le cuivre. Le problème du moteur hermétique se pose donc comme suit :
- Etant données les pertes totales h» admises, quelle sera la valeur à donner au llux <l>pour faire donner au type de machine considéré la puissance maxima.
- j i° Pertes dans le 1er de l'induit;
- L -js0 Pertes dans le cuivre de l’induit;
- j 3° Pertes dans le cuivre des pôles auxiliaires ;
- (4° Pertes dans le cuivre des inducteurs;
- !>° Pertes par effet Joule sur le collecteur;
- 6° Perles par frottement sur le collecteur.
- Les pertes nu collecteur sont indépendantes du flux.
- Les pertes dans le cuivre des inducteurs sont également indépendantes du flux si l’on admet que l’on conserve la même force magnéto-motrice, celle-ci étant nécessitée par les dimensions de l’entrefer et par les sections de la culasse
- et des noyaux polaires (ccttehypolhèscétant, faite pour ne pas modifier les qualités électriques du moteur).
- Perles dans le cuivre.
- Les perles dans le cuivre de l’induit et les pertes dans le cuivre des pôles auxiliaires ont la même variation par rapportai! llux; en effet, le nombre d’ampère-tours à mettre sur les pôles auxiliaires est directement en rapport avec le nombre d’ampère-tours induit.
- Cette variation peut être exprimée par la formule :
- YV,. = B P 2 dedans laquelle représente le llux,P, la puissance utile et B une constante dépendant des dimensions de l’induit, (en particulier delà place utile de l’enroulement). En effet, soit :
- S la densité; dans le cuivre de l’induit, les pertes dans le cuivre seront proportionnelles à S2 et la puissance utile P est proportionnelle à <I>5.
- Perles dans le fer.
- W/ On peut mettre l'équation de la courbe des pertes dans le fer sous la forme :
- Wf = k\\'1 XW" (i.)
- dans laquelle
- k est une constante;
- B, l’induction dans le fer;
- n et m, des exposants constants pour une qualité de fer donnée et qui varient avec les qualités du fer,
- , . I n entre i,(> et a
- et son épaisseur )
- jet/M entre i et a.
- En fonction du flux seul, 111 peutdonc s’écrire : W f = A‘l>".
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — H®.36.
- L’équation générale des perles variables avec le flux sera donc :
- W, = W, + Wt. = A<I>" + B
- P2
- . V'2/i
- En remarquant maintenant que —:— = o.u
- n 4“ •!
- avec moins de i % d’erreur, pour des valeurs de n variant entre i,G et *2, 011 aura
- Ces pertes étant connues et déduites de la considération de la surface extérieure et de réchauffement admissible, il s’agit de chercher la valeur de <ï> rendant P maximum. A cet effet, il suffit de tirer la valeur de P2 de l’équation ('-&), et
- cl P2
- d’égaler à zéro la dérivée
- * d<I>
- Le calcul nous donne ainsi aisément :
- A<1>"
- B
- P*
- •i
- fl —j— '2 a
- n -f- 2
- Wi,
- (*) » ï i
- 2 p» a»
- Cette formule nous montre que la puissance ma.vifna (Tiui moteur fermé augmente très peu avec la vitesse. Pin effet m est environ égal à 1,7 j
- . , , n — m
- et n a 1 ,oJ,par conséquent----^ o,o:k>,cc qui^
- correspond à <j % d’augmentation de puissance pouj’ un rapport de vitesse de i à
- La puissance spécifique en chevaux par tour diminue donc très rapidement avec l'augmentation de vitesse.
- système d’équations résolvant le problème. Ce système permet.de voir d’abord (pie, dans tous les cas, les perles dans le 1er doivent être >> que les pertes dans le cuivre fer, car n < 2.
- K11 remarquant (pic les constantes A et 13 peuvent s’écrire on fonction de la vitesse angulaire (0 :
- A ^ aw"', /
- U = fia»--, i . 1
- O11 tire :
- Application pratique de la formule ( >).
- Supposons que pour le flux normal <î>0 de la machine (en moteur ouvert par exemple) à une vitesse h>0 pour une puissance P0 011 ait calculé ou mesuré les pertes Pwy dans le fer et Pot. dans le cuivre de l’induit et des polos auxiliaires.
- O11 aura,
- Pot
- Donc
- BP2 =
- n
- fl “j- '2
- Wt
- 2
- OU
- P
- max —-
- YWl'ouy P0
- L 1
- *Pos" X /Vwucl’o
- P =
- W*
- 1 1
- (32 a«
- w
- II
- 5
- fi est toujours < 2; si donc nous remplaçons n par 2 dans le deuxième facteur,la valeur obtenue pour le second membre sera ^ P. La valeur limite de cette inégalité étant une limite inférieure pour P, nous pouvons la prendre pour la suite du calcul, et écrire :
- P ^ Wf
- ______)/ — ni
- Sj'ifi iù~
- n —|— '2
- \ 1 *
- p* a*
- ou
- — ^ L (w \ “ _ IL \(Oo/
- a/VW
- g‘étant le rapport des puissances en moteur ouvert et en moteur fermé à cette vitesse.
- n— m
- (iù \ n
- — ) était sensible
- <*0/
- ment égal à Limité et que l’on pouvait remplacer 1 1
- -par - en ne commettant pas une erreur préjudiciable pour le calcul.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 293
- Avec ces modifications,la formule ci-dessus devient :
- W,
- a V/V x Pqc
- (6)
- expression très simple qui permet, avec un seul essai en moteur ouvert, de déterminer a priori la puissance du type considéré en moteur clos.
- Cette puissance étant d’ailleurs indépendante de la vitesse.
- Valeur du flux.
- La valeur à donner au flux pour réaliser ces conditions de puissance sera, en appliquant la formule (3) et la formule (6),
- * = r/^\2jL d\> L\/V/ ‘xn
- 1
- H “f-2
- (/)
- L'application de ces formules nous a conduit dans tous les casa réduire sensiblement le flux des moteurs clos principalement pour les machines à grande vitesse. Cette réduction du flux permet d’employer des télés spéciales à perles réduites. Cet emploi diminuep0/- et de ce fait augmente# et par conséquent la puissance maxi-ma.
- Cette diminution du flux nécessite cependant l’emploi des pèles auxiliaires ou au besoin d’enroulements compensateurs qui vient contribuer à augmenteryv. et par conséquent à diminuer un peu la valeur de # et de la puissance.
- fi. IsAMBERT.
- ETUDE DES RÉSISTANCES PASSIVES DES MOTEURS PAR LE VOLANT
- Un moteur à vapeur ou à gaz tonnant, ou encore un moteur électrique, étant lancé à sa vitesse normale de régime, que l’on vienne à supprimer instantanément, la puissance motrice en cessant d’admettre de la vapeur, en interrompant l’allumage ou bien en coupant le courant, la machine continuera à se mouvoir jusqu’à ce qu’elle ait épuisé l’énergie accumulée dans les organes en mouvement, et elle effectuera un certain nombre de tours dans un temps déterminé; la vitesse angulaire décroîtra jusqu'à devenir nulle, suivant une loi qui dépend de la constitution du mécanisme et caractérise sa valeur et son état. L’observation du mouvement du volant jusqu’à son arrêt fournit d’importantes données relatives à la dynamique du moteur.
- De nombreux essais, poursuivis dans le but de tirer parti de cette observation, m’ont fait constater d’abord que les vitesses, exprimées par le nombre de tours n effectués dans l’unité de temps, au bout, d’un temps l, compté à partir de la suppression de l’impulsion motrice, peuvent être calculées généralement par une formule de la forme
- (O
- dans laquelle a, h etc sont des paramètres, différents d’un moteur à l’autre, qu’il est aisé de déterminer dans chaque cas. En effet, au temps initial zéro, on a c — /?n, />» étant la vitesse du lancé. Lorsque le moteur s'arrête, au bout du temps /N-, après avoir effectué N révolutions,/? est devenu égal à zéro, et l’on a
- o zzz n ^x" *“* b ($ ""f~* c,"
- il suffit donc de compter N et , et d’y joindre une seule observation de la vitesse au bout d’im temps t, pour trouver les éléments du calcul de uy b etc.
- J’ai fait cette étude des variations de la vitesse à l’aide d’un enregistreur électrique, marquant un point pour chaque tour de la machine, sur la bande de papier d’un récepteur de Morse, animée d’un mouvement rapide et déroulant au moins i(i mm par seconde ; j’aurais désiré que ce mouvement. fût absolument uniforme, mais c’est très difficile à réaliser. Des séries de tracés, relevés sur un même moteur, ont. donné par leurs moyennes des indications suffisamment concordantes pour permettre de conclure à l’existence
- n
- a fi — ht -J- c,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). —N» 36.
- d’une loi simple, cpii se retrouve dans la plupart des cas.
- La valeur du paramètre a est toujours faible, et elle est cpiclquefois môme négligeable, de sorte qu’on peut alors faire emploi de l’équation linéaire :
- sives. En ciï'et, si l’on écrit que la diminution de puissance vive est égale au travail résistant développé dans le môme temps, on a
- d\N d<ù 2 OC 2 7C dn
- dt ~ — K II) T— dt V"Go Go >l dl
- 4rca
- Goo
- du
- Ht''
- n = — b't + c;
- w
- or, on a aussi
- dans ce cas, on a c — n0 et // ~ -, et il suffît de
- connaître la vitesse initiale du lancé et la durée /N du mouvement. Les deux formules donnent même valeur de n pour / — o et pour t ly : le paramètre b est lié à b' par la relation
- b' = i> — «/n-
- Les lignes A et R de la ligure ci-contre repré-
- Fig. i. —tîtuile graphique.
- sentent les équations (i) et (a) ; la convexité de la courbe, tournée vers l’axe des temps, montre que la vitesse réelle est constamment moindre que celle qui est donnée par l’équation (ü) ; celle-ci suppose que les frottements dans l’air et dans les paliers restent proportionnels aux vitesses. Cette hypothèse est exacte pour les résistances passives dans les paliers et les articulations, mais il 11’cn est pas de même des frottements, dus au déplacement de l’air autour des organes rotatifs, lesquels varient proportionnellement au cube des vitesses linéaires. Ces résistances, produites par la ventilation, interviennent d’abord plus énergiquement dans l’arrêt progressif du système abandonné à lui-même. Cet effet est peint aux yeux par la différence as' des ordonnées et rr' des sous-normales correspondantes à un temps /.Les sous-normales permettent de calculer la puissance absorbée à chaque régime do vitesse pour surmonter l’ensemble des résistances pas-
- < r., du
- mr = 1 == n -— :
- dt.
- il vient par suite
- Æ = lïiïï KT ~ °»oio97-t-
- Le rapport des sous-normales mr et mr' fournit donc une intéressante donnée relative à la variation des résistances passives avec la vitesse; la convexité de la courbe A en constitue le critérium. La résistance de l’air en est souvent le principal facteur, mais d’autres influences peuvent se manifester par le même effet. Ainsi, dans un moteur à gaz à quatre temps, le travail de compression du mélange tonnant est plus ou moins complètement restitué dans la phase de détente consécutive, suivant la vitesse plus ou moins grande du piston, et il en résulte une variation du couple résistant, qui se marque sur la courbe A ; dans un moteur électrique, selon que le champ est excité ou non, on obtient des courbes différentes, et la comparaison des sous-normales respectives permet d’apprécier par différence les effets d’hystérésis et des courants de Foucault. Les applications de la méthode sont nombreuses, attendu qu’elle s’applique à tous les genres de moteurs; elle permettrait même d’évaluer les frottements des disques des turbines dans le milieu.'
- La méthode est particulièrement intéressante pour la détermination du rendement organique des machines, laquelle présente souvent beaucoup de difficultés et d’incertitudes. On calcule ce rendement par le rapport de la puissance effective à la puissance indiquée. C’est par le frein que la première s’évalue le mieux; mais il est rare que l’on puisse monter une poulie de frein surl’arbre des puissants moteurs, et, le pourrait-on, l’opération nécessiterait des dispositifs onéreux, qqisont trop rarement mis à la disposition
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- des ingénieurs. Si le moteur commande une génératrice d’électricité, il faut connaître le rendement de cette génératrice à la charge de l'essai et le rendement des organes de transmission. D’autre part, pour ce qui est de la puissance indiquée, dans les machines à admission variable sous la dépendance du régulateur, les diagrammes diffèrent tellement les uns des autres, qu’il est nécessaire d’en relever un nombre très considérable pour obtenir une valeur moyenne de la puissance développée; enfin, le montage des réducteurs de course et le tarage à chaud des ressorts doivent comporter une précision, qui n’est pas facilement réalisée. Aussi, ne faut-il pas s’étonner que, dans des essais également soignés, effectués sur des moteurs de même importance et de même valeur, on ait trouvé quelquefois des rendements organiques fort différents. Ainsi, dans les expériences effectuées en janvier igoG parM. Hubert et par moi, sur un moteur à gaz Cockerill, à deux cylindres et double effet, de i 45ô chevaux, alimenté de gaz de hauts fourneaux, nous avons été conduits à assigner à cette belle machine un rendemen t organique qui atteignait 0,934 à pleine charge; or, M. le Professeur Riedlcr, dont l’habileté est connue, opérant sur un moteur de la Société de Nuremberg,de dimensions équivalentes, installé h Rombach, dans les meilleures conditions, n’a trouvé que o,83i. Il est extrêmement probable que ces différences de rendement entre deux machines, toutes deux excellentes, sont des différences d’observation, et l’on est porté à regretter l’énorme dépense de travail nécessitée par des expériences et des calculs, dont on 11e peut jamais garantir la rigueur absolue, et qui sont toujours exposés à être contestés après coup par ceux qui les estiment invraisemblables .
- La méthode que je propose est au contraire d’une grande simplicité, parce qu’elle n’exige qu’un petit nombre d’observations faciles à faire; on peut calculer la puissance absorbée au régime de vitesse normal du moteur, ou à tout au Ire régime, par la formule
- 4*2 d/i — h-t-:— n-~r, >600 ai
- ou bien en fonction de la valeur de la sous-normale T correspondante, mesurée sur le gra-
- phique de la courbe. Mais sacrifiant un peu de la précision donnée par la courbe exacte, on peut se contenter souvent de l’équation linéaire, et alors on 11’a qu’à relever le nombre de tours «0, qui définit la vitesse du lancé au début de l’opération et à mesurer le temps mis par le moteur pour s’arrêter complètement ; en même temps, on peut compter le nombre de révolutions N, effectuées par le volant depuis sa dernière impulsion motrice. O11 dispose alors de deux manières de conduire le calcul. On peut prendre la valeur
- , dn , . , n0
- constante de —-, égale a —, dl *
- et déterminer la
- puissance comme ci-dessus. Mais il est plus simple encore de raisonner de la manière suivante : l’énergie W possédée par les masses est
- f K(i)d(i) = 'Kii)3= K n02 J a 3 (an)
- = o,oo55 Iv no2 ;
- divisant cette valeur de W par N, on a l’énergie dépensée par tour et l’on en déduit le rendement organique.
- Un ensemble montrera combien l’application du procédé est simple et quel est le degré de précision dont il est susceptible.
- Un moteur à gaz de hauts fourneaux, à deux cylindres à double effet disposés en tandem, de 8oomm de diamètre (tiges des pistons : aoo,mn) et im de course, réglé à 100 tours, porte sur son arbre de couche l’induit d’une génératrice à courant continu et un volant ultra-lourd, pesant a5 aook, calculé pour fournir un coefficient d’irrégularité
- égal à —; la puissance normale du moteur à gaz
- ‘ IÎO
- est de 8:4o chevaux effectifs et celle du groupe de Goo kilowatts.
- Un essai a fourni les résultats ci-dessous :
- Vitesse moyenne; 106tours par minute.
- Pression moyenne aux diagrammes : 4k, ->7.
- Puissance indiquée : 1 oi5 chevaux.
- Puissance du groupe : 46o kilowatts.
- Chevaux électriques : 761,2.
- Rendement électrique de la génératrice ; 0,934.
- Puissance du moteur: 8i3 9 chevaux effectifs.
- 813,9
- Rendement organique : -----b = 0,80.
- 1 01a
- Voici maintenant le calcul du rendement sur les données d’un lancé.
- Vitesse initiale/i0 : io4 tours par minute.
- Le volant effectue N 106,4 tours pour épuiser son énergie.
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. III (26 Série). — N* 36.
- Le PD2 du volant et de l’induit est égal à GGG Tiîi (kilogrammes : mètres2).
- ()66.:»r>
- /» X 9,Si
- 16.98 i
- NV = o,oojr) X 1G.981 X i<>5
- = 9.677 kilogrannnètres par tour.
- Or, au régime de 106 tours, pratiqué au cours delà prise des diagrammes, le moteur effectuait 1,766 révolutions par seconde ; et y (Ï77 X * 76G = 17 089 kilogrammètres par seconde.
- Ce travail équivaut à une puissance de 227,8 chevaux, laquelle e.sL nécessaire pour faire effectuer au moteur à pleine charge 106 louis par minute.
- En réglant convenablement le mélange, on obtient aisément avec ce moteur 8ao chevaux olfactifs ; c’est sa puissance normale; le rendement or-,, , , , , 85o
- gamque est des lors égal a —-------- — 0,790.
- 01)0 —2 '27,8
- Le rendement calculé de la sorte est donc extrêmement rapproché de celui qui a été trouvé ci-dessus par la comparaison directe du travail effectif au travail indiqué.
- Mais je disposais d’un second moyen de contrôle : un groupe électrogène identique voisin permettait de faire fonctionner le premier en réceptrice. Je constatai qu’un courant de *>02,r> ampères, par /|Oo volts, correspondant à une puissance de 201 kilowatts, faisait prendre à la machine une vitesse uniforme et soutenue de 9r»,G tours par minute. A cette charge réduite du moteur, son rendement électrique avait été trouvé égal à 0,8*2; les aoi kilowatts équivalaient donc à une puissance effective delà machine à gaz de 201 x 0,8*2= 164,8 kilowatts, et nous voyons qu’il faut 225 chevaux pour maintenir le groupe aune vitesse de 92, G tou rs ; nous avions trouvé *2*27,8 chevaux pour 100 tours. A la puissance normaledu groupe, deGoo kilowatts par ion tours à la minute, le rendement serait par suite de
- Goo
- ------------ r-7 0,78")
- Goo -|- iG \ .8
- La concordance de ces chiffres me parait justi-
- fier l’emploi de la méthode que je propose, puisque le rendement organique qu’elle donne a une valeur comprise entre les deux autres, déterminées par des moyens entièrement difïé-rents.
- La connaissance de PD2 est nécessaire, mais elle sc calcule sans difficulté, surtout pour les puissants moteurs, dont les volants portent presque toute leur masse à la jante; l'effet de la bielle y est sans grande importance et nous voyons, par ce qui précède, qu’il peut être négligé sans inconvénient.
- Pour les petits moteurs à gaz à grande vitesse et liante compression, la méthode donne quelquefois des résultats moins exacts ; cela doit tenir à ce qu’il se produit, dans celle catégorie de machines, des elTcls plus complexes. D’ailleurs, on observe souvent une rétrogradation du volant au moment de l’arrêt, cpii oblige de recommencer l'expérience.
- Nous ferons remarquer que, dans l’application de la méthode aux moteurs à gaz, il convient d’opérer la suppression de l’impulsion motrice en arrêtant rallumage, sans modifier en rien l’admission du gaz et. de l’air, pour ne rien changer aux conditions de l’aspiration et de la compression du mélange.
- La numération du nombre de tours N, effectués parmi moteur quelconque en un temps , après suppression de la puissance motrice, fournit en somme une donnée extrêmement utile relative à l'énergie emmagasinée dans le volant par rapport aux résistances passives du système, rapport
- \V
- que nous désignerons par—; les valeurs de N et
- /x sont des éléments caractéristiques du fonctionnement d’un moteur quel qu’il soit; leur détermination est avantageuse à tous égards. Elle ne fait pas connaître seulement le rendement organique, mais elle apporte même une indication indirecte assez précise sur la régularité; cyclique du moteur (inverse de l'irrégularité). En effet, l’énergie du volant est employée à maintenir la vitesse de régime durant les phases de travail réduit, nul ou négatif; c’est clic qui ellacc les variations qui tendraient à se produire dans rinlervalle des efforts moteurs par l’effet des résistances passives.
- "foutes choses égales d’ailleurs et pour une même espèce de moteurs, la régularité doit être
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- proportionnelle à — et en raison inverse clu nombre de tours faits par minute à la vitesse de
- IX
- régime; elle est donc fonction de C’est ce que
- l’expérience vérifie. Le puissant moteur, dont il
- est question ci dessus, dont l’irrégularité au ——
- 120
- était assurée par un volant extra-lourd, effectuait i o65 tours après avoir été lancé à une vitesse de
- .. , . N
- io5 tours par minute; on avait donc — = 1,014.
- «°
- Un autremoteur du meme type mais de construction différente, un peu moins puissant (800 chevaux), réglé à une vitesse plus grande (i5o tours
- N
- par minute), m’a donné N = 170 et — =r i,i33;
- lin
- • • 1 IN
- l’irrégularité était en effet de —On voit que —
- ibo «0
- donne, dans une certaine mesure, les valeurs relatives de la régularité ou de l’irrégularité par son inverse. Un moteur à gaz à simple effet, à haute compression, meme réglé à grande vitesse,
- donnera le plus souvent — égal à 0,4.
- n 0
- N
- La valeur de — devrait être indiquée dans les «0
- cahiers des charges imposés aux constructeurs, et elle définirait, d’une manière fort simple et très satisfaisante, les conditions essentielles du fonctionnement, du moteur auquel elle s’appliquerait; sa valeur se vérifierait avec une extrême facilité.
- Aimé' Witz.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUSE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Recherches expérimentales sur l’étincelle électrique. — L. Amaduzzi.— Atli délia R. Accade-mia dei Lincei. — Vol. XVI, i5 septembre 1907, et vol. XVII, i5 mars 1908.
- Malgré les nombreuses recherches dont elle a fait l’objet, la décharge électrique accompagnée de l’étincelle est encore loin d’avoir une explication satisfaisante.
- On est généralement d’accord à attribuer la décharge à une convection d’ions, ce qui exige qu’on admette la préexistence d’ions libres dans le gaz à travers lequel l’étincelle éclate, et on est porté à croire que l’étincelle même est précédée par une convection invisible d’intensité croissante.
- Dans le but d’éclaircir cette question, l’auteur a exécuté une longue série d’expériences pour chercher si, en interposant quelque obstacle entre les électrodes, de sorte que la décharge puisse seulement se produire après un travail préparatoire rendu plus difficile, il arrive qu’on puisse observer des variations dans quelques-uns des éléments caractéristiques de la décharge, par exemple dans le potentiel explosif.
- Dans ce but, il s’est servi de diaphragmes de mica-percés de trous de différents diamètres, qu’il a placés sur le chemin de l’étincelle.
- L’effet de l’introduction de cet obstacle est un accroissement très marqué dans le potentiel de dé, charge. Par exemple, lorsque les électrodes étaient constitués par deux sphères de bronze de 10™ de diamètre à une distance de 3cra et que le diaphragme / était pourvu d’un trou de ouun,5 et placé à moitié chemin entre les deux sphères, on a obtenu les résultats suivants :
- potentiel de décharge sans diaphragme : 4<* 5oo V. — — avec — : 59 3oo V.
- Cet accroissement du potentiel devient d’autant plus sensible que la distance entre les électrodes est plus grande. On a même observé le fait suivant, très instructif : en enlevant avec soin le diaphragme au moyen duquel 011 a obtenu un fort accroissement du potentiel de décharge, sans toutefois atteindre celui nécessaire pour avoir la décharge avec le trou employé, la décharge entre les électrodes ne se produisait pas tout de suite, quoiqu’il y eut entre les sphères une différence de potentiel supérieure à celle exigée pour la décharge dans l’air libre.
- Il semble donc que le diaphragme troué ne sert
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2« Série). — N° 36.
- qu’à limiter les mouvements ioniques préparatoires de la décharge, de façon à rendre celle-ci plus difficile et par conséquent à augmenter le potentiel nécessaire à la produire.
- Lorsque le diaphragme n’est pas à moitié chemin entre les électrodes, le phénomène peut être plus ou moins altéré par des effets secondaires, dus surtout à l’influence des surfaces du diaphragme; mais la conclusion que l’auteur croit pouvoir dégager de ses recherches est que les variations de potentiel observées prouvent l’existence d’une période préparatoire de la décharge, de sorte que l’étincelle ne serait que la phase finale d’un processus pendant lequel les ions acquièrent des mouvements de plus en plus rapides d’une électrode à l’autre, sous l’action de la force électrique.
- Dans une deuxième série d’expériences, l’auteur s’est ensuite proposé de déterminer la distribution du potentiel le long de l’étincelle.
- Dans ce cas, la décharge, qui était produite par une batterie de bouteilles de Leyde, se formait entre deux sphères de 3cm,9 de diamètre. Pour explorer le champ entre les deux électrodes, l’auteur se servait d’une sonde électrique composée essentiellement de deux fils métalliques très minces renfermés dans des tubes de verre et disposés de telle façon que d’un côté leurs extrémités pouvaient être éloignées ou rappro-chées à volonté, tandis que de l’autre ils étaient reliés à deux sphères de icm de diamètre entre lesquelles on faisait aussi jaillir une étincelle que nous pour-
- S S
- A.
- s
- Et
- îS
- ^000
- 1000
- +-
- Jt 2 3 4 cm.
- Fig. î. — Distribution du potentiel sans diaphragme.
- rons appeler secondaire. De la longueur maxirna qu’on pouvait obtenir pour cette étincelle on déduisait la différence de potentiel entre les fils de la sonde. Cette différence, rapportée ensuite à la longueur de imm, servait comme mesure du champ dans la région considérée.
- On obtint de la sprte le diagramme de la figure i dans lequel les abscisses expriment les distances entre le point sondé et les électrodes, et les ordonnées, les intensités du champ.
- Dans le voisinage immédiat des électrodes, la sonde exerce une action perturbatrice et il n’est pas possible d’avoir pour le champ des valeurs exactes. Pour cela, la ligne du diagramme a dû être limitée à la région centrale de l’espace entre les électrodes.
- En introduisant le diaphragme troué, la distribution du potentiel se modifie comme on voit dans la figure a. Il y a dans ce cas une élévation notable
- 6
- 6
- n
- 4
- sS
- 2000
- 1000
- 1234 cm
- Fig. 2. — Distribution du potentiel avec diaphragme.
- dans la valeur du champ des deux côtés du diaphragme, ce qui est parfaitement en accord avec les recherches précédentes, et pouvait être décelé avec une grande netteté par l’expérience, car, lorsqu’on approchait la sonde du diaphragme, l’étincelle secondaire augmentait aussitôt de longueur.
- Le jeu ionique qui accompagne cette élévation du champ là où on place le diaphragme n’est dû, suivant" toute probabilité, qu’à une condensation des ions des deux signes opposés aux deux côtés du trou.
- G. A.
- Sur la radioactivité induite de V atmosphère dans le golfe de Gênes. — D. Paoini. — Nuovo Cimento, janvier 1908.
- C’est un fait connu (*) que la radioactivité induite sur un fil électrisé négativement et exposé à l’air, à quelques mètres de distance du sol, est due aux pro-
- (') Voy. Bumstead: The Amer. Journ. of Science, XVIII, juillet 1904 ; Dadourian : The Amer. Journ. of Science, XIX, janvier igo5 ; Burbank : Terr. Magn. and Atmosph. Electrjuin 1906»
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- RE,VUE D’ÉLECTRICITE
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- duits de l’émanation du radium et du thorium. Quand le fil est exposé pour un temps suffisamment long, l’activité induite due au thorium peut atteindre une valeur relativement élevée (*), mais comme l’émanation du thorium se transforme très rapidement, il est probable que l’activité d’un fil placé à quelque distance du sol est due à la présence de poussières déjà actives et transportées par l’air, plutôt qu’à un contact direct avec l’émanation même.
- Sur la mer au contraire, il est à prévoir qu’on trouvera une prédominance de l’activité du type radium, dont l’émanation étant très stable peut être transportée par le vent à une considérable distance de la côte, môme sans compter qu’il y aura aussi l’émanation due au radium contenu dans l’eau de la mer.
- Runge (*), dans une traversée de Hambourg à Alger, a fait récemment trois expériences, la première dans la Manche, les autres dans le golfe de Gascogne et au sud de l’Espagne. Les courbes de désactivation obtenues sont assez ressemblantes à celle du radium, tout en s’en écartant en quelques points. Runge en déduit l’existence dans l’air de la mer, en dehors du radium qui est prédominant, d’un autre élément radioactif qui n’est pas le thorium, et auquel on devrait attribuer les écartements susdits.
- Dans le but de rechercher l’existence du thorium, l’auteur a fait, en juillet 1907, un essai dans le golfe de Gênes, à une quinzaine de milles de la côte, en rendant actif pendant neuf heures un fil long de 12m placé à une hauteur de 2 à 4m sur le niveau de la mer.
- La courbe de désactivation dans ce cas a aussi une grande ressemblance avec celle du radium, mais elle présente des écarts plus considérables encore que ceux constatés par Runge, quoique dans le même sens. O11 peut donc conclure, comme dans les cas précédents, qu’à une petite distance de la côte la radioactivité induite est due surtout au radium. O11 n’a pas constaté de traces sensibles de thorium et quant à l’existence d’un autre élément radioactif, l’auteur croit que de nouvelles expériences faites dans des conditions mieux définies seraient nécessaires pour l’affirmer.
- G. A.
- (*) G.-A. Bi.ang: Pliil. Mag., p. 398, 1907. (2) Gottinger Nachrichlcn, 1907.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Sur la réaction d’induit dans les dynamos à courant continu. — R. Swyngedauw. — Société Internationale des Electriciens, juillet 1908.
- M. Swyngedauw étudie successivement la réaction longitudinale, la réaction transversale et la réaction totale.
- i° Réaction longitudinale. — Une dynamo dont l’angle de calagt^cst X introduit une réaction longitudinale par la force magnétornotrice 4 X n I due aux ampères-tours renfermés dans l’angle 2X.
- Potier suppose que le schéma du circuit magnétique se réduit au suivant: le flux principal créé par les inducteurs se bifurque à partir des pièces polaires en deux dérivations dont l'une est formée de lignes de force passant par l’armature et dont l’autre a ses lignes (de force qui passent directement d’une pièce polaire à l’autre.
- Potier a déduit de là une construction géométrique bien connue dans laquelle il utilise les caractéristiques partielles de l’induit des inducteurs et des fuites.
- Les équations de Potier supposent que la réluctance du circuit des fuites est la même en charge et à vide, or, celte condition est contradictoire avec la distorsion du champ en charge.
- M. Swyngedauw introduit pour en tenir compte de nouvelles lignes de fuites qu’il appelle fuites à court trajet et. qui s’introduisent naturellement lorsqu’on considère les lignes de forces créées par les ampères-tours longitudinaux; ces derniers créent en effet : i° des lignes de force qui se ferment dans l’air entre deux points de l’armature sans passer par les pièces polaires, ce sont les fuites à court trajet; 20 des lignes de force qui se ferment en passant à travers l’entrefer et les pièces polaires, ce sont les fuites à long trajet (fuites ordinaires) et enfin 3° des lignes qui passent par les inducteurs.
- En appliquant les lemmes de Ilopkinson aux variations de flux créées par le passage de la marche à vide à la marche en charge, on trouve que l’introduction des fuites à court-trajet modifie le nombre des
- ampères-tours de réaction de l’ordre de - à - , suivant les cas.
- 2“ M. Picou avait donné des constructions graphiques intéressantes pour obtenir la réaction longitudinale d’induit en assimilant la caractéristique partielle de l’induit à une droite. M. Swyngedauw a
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- généralisé le problème en traitant le cas de caractéristiques courbes de façon à obtenir des constructions applicables au cas des induits dentés.
- 11 introduit pour cela les coefficients de réluctance définis par le quotient de l’augmentation de flux par le nombre d’ampères tours qui la produisent. On trouve ainsi pour la réaction longitudinale des formules simples susceptibles d’être obtenues graphiquement par des constructions simples.
- La méthode générale suivie montre que les ampères-tours compensateurs sont dans le cas pratique d’induits dentés de l’ordre du double de ceux qu’aurait donnés la caractéristique rectiligne.
- a° Réaction transversale. — On rappelle d’abord la théorie actuelle de la réaction transversale donnée par Potier à propos d’une observation remarquable de M. Picou, théorie qui est devenue classique.
- M. Swyngedauw émet sur cette théorie la critique suivante :
- i° Elle suppose implicitement que la dent de l’induit située sur l’axe polaire ne subit aucune variation de flux quand on passe de la marche à vide à la marche en charge et cette hypothèse, dans le cas d’excitation constante, augmente notablement la réaction transversale.
- 2° Elle procède d’une tout autre manière de raisonner que la théorie de la réaction longitudinale, de sorte qu’on ne peut donner une théorie des deux phénomènes simultanés de réaction longitudinale et transversale.
- M. Swyngedauw reprend la théorie par l’application du théorème d’Hopkinson. 11 donne d’abord l’expression exacte du flux transversal; l’évaluation pratique de ce flux est ensuite donnée d’une façon approchée par les constructions graphiques.
- L’expression générale de la réaction magnétique longitudinale et transversale est déduite par une même théorie. Le terme relatif à la réaction transversale est obtenu par des constructions graphiques; la réaction transversale influe légèrement sur la réaction longitudinale. La théorie est appliquée à divers exemples.
- 3° Réaction totale d’induit. — Une construction graphique donne la réaction totale d’induit dans le cas de fuites appréciables, à l’aide de caractéristiques partielles.
- Le mémoire se termine par une construction simplifiée applicable au cas de dynamos à fuites faibles, ce qui est le cas général dans la construction actuèlle.
- Cette construction utilise seulement la caractéristique totale à circuit ouvert directement accessible à l’expérience. Appliquée à une dynamo Breguet de 70 kw., la construction donne des résultats conformes par l’expérience.
- R. S.
- BREVETS
- Perfectionnements aux coulombmètrespbur courant continu. — Allgemeine Elektrizit&ts-Gesellschaft. — Brevet allemand n° ig5 200.
- Avec les coulombmètres munis d’un induit à collecteur « (lîg. 1) tournant librement dans le champ magnétique d’un aimant permanent M, les balais étant reliés aux bornes d’une faible résistance ohmique W intercalée dans le circuit principal (coulombmètres genre O’Keenan), il arrive fréquemment, surtout aux faibles charges, que les indications sont altérées par suite des variations dans le contact des balais B,. Pour remédier à ce grave inconvénient, l’on propose le dispositif suivant (fig. 1). Les porte-
- 1. — Perfectionnements aux coulombmètres.
- balais sont mobiles autour d’un axe D et sont muni3 d’une bobine annulaire S soumise à l’action magnétique d’une extension P portée par l'un des pôles de l’aimant M. Cette bobine S est en outre intercalée en série avec l’induit a, de telle sorte qu’à chaque valeur du courant i passant dans cet induit correspond une position d’équilibre des porte-balais, ceux-ci étant sollicités par un ressort de rappel F. Supposons donc que le compteur étant en marche, le courant i soit brusquement altéré par une variation du contact
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- entre le collecteur K et les balais BA ; la position du porte-balais est immédiatement modifiée de ce fait, et les balais Bt viennent appuyer sur une autre région non altérée du collecteur K, ce qui rétablit le courant i à sa valeur normale (*).
- Un autre avantage de ce dispositif consiste en ce que la position de contact des balais sur le collecteur varie avec le courant i, c’est-à-dire avec la charge du compteur, de telle sorte qu’aux faibles charges, le contact se fait sur une surface aussi nette que possible.
- Enfin, en donnant aux lames du collecteur une forme hélicoïdale, l’on peut s’arranger de manière que le couple diminue moins rapidement que le courant i, ce qui diminue l’erreur aux faibles charges (2).
- Dispositif pour égaliser les [ charges plusieurs moteurs asynchrones travaillant enpa-rallèle. — K. von Kando. — Brevet suisse n° 38 856.
- Ce dispositif est applicable notamment aux locomotives électriques munies de moteurs triphasés. Supposons par exemple avoir affaire à trois moteurs A, B, C. Dans les enroulements rotoriques de ces moteurs sont intercalées éventuellement des résistances liquides qui servent au démarrage, et qui peuvent être évidemment utilisées pour répartir
- {*) En réalité, lorsque i reprend sa valeur normale, le levier porte-balais reprend sa position primitive, et si l'altération du contact a persisté, il en résulte une série d'oscillations de ce levier; mais les essais faits par M. A. Kônigswcrther, l'inventeur de ce perfectionnement, ont montré que ces oscillations n’étaient aucuuementnuisibles.
- (a) Cette torsion des lames revient en effet, grâce au déplacement latéral des balais, ît un décalage de ceux-ci par rapport à la ligne neutre (N. Ü. L. R.).
- uniformément les charges. Si les rhéostats sont]du type bien connu avec emploi de l'air comprime pour faire monter ou descendre le niveau du liquide baignant les électrodes, l’on peut aisément rendre cette répartition automatique de la manière suivante : les valves à air comprimé (3, y» déterminant le niveau du liquide dans les bacs coi’respondant aux rhéostats des moteurs B et C sont soumises chacune à l’action différentielle àe deux électro-aimants.
- Pour le bac correspondant au moteur B, par exemple, l’un de ces électro-aimants est en série avec l’un des enroulements statoriques du moteur A, tandis que l’autre est en série avec l’un des enroulements statoriques (correspondant à la même phase) du moteur B lui-même.
- Pour le bac correspondant au moteur C, le montage des électro-aimants est équivalent. Dans ces conditions, si l’intensité I2 du courant absorbé par le moteur B, par exemple, dépasse celle It, absorbée par le moteur A, la valve p, correspondant au moteur B, est actionnée par les ampèretours résultant de la différence entre les courants It et I2, dans un sens tel que la résistance ohmique des circuits rotoriques de B augmente jusqu’à ce que l’équilibre entre R et I2, soit rétabli.
- Si, au contraire, l’intensité I2 était inférieure à ï j, la valve p serait actionnée en sens inverse, et la résistance intercalée diminuerait. Enfin, le fonctionnement de la valve y est analogue, de telle sorte que les courants absorbés par les trois moteurs sont maintenus égaux (1).
- (•*) D’après le diagramme du cercle, cela ramène d’ailleurs à équilibrer les trois couples. L’insertion de résistances ohmiques dans les circuits rotoriques de B ou de G est admissible tant qu’il s’agit d’uue inégalité de charge passagère. (N. D. L. R.)
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Turbines à vapeur système Brown, Boveri-JParSOllS. — i volume in-4°» de 199 pages avec 129 figures. — H. Dunod eL E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 7 fr. 5o.
- Les turbines à vapeur système Brown, Boveri-Parsons sont bien connues de nos lecteurs, dont bon
- nombre ont pu, sans doute, en vérifier la marche irréprochable. Rappelons que les premiers essais industriels de Parsons datent de 1884, et depuis cette époque, il n’a cessé de perfectionner son invention primitive afin de pouvoir réaliser des machines puissantes, économiques, à vitesse de rotation suffisam-
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- ment lente. En 1899, enfin, la Société Brown, Boveri et Ci0 entreprit ce genre de construction pour des applications industrielles ou maritimes, et elle apporta rapidement, sous bien des rapports, des perfectionnements considérables au type original de Parsons. Il fallut d’ailleurs-, à cause de la vitesse de rotation bien supérieure à celle des machines à piston, modifier notablement la construction ordinaire des dynamos, en vue d’un accouplement direct avec les turbines. La grande expérience précédemment acquise par la maison Brown, Boveri et Cle dans la construction du matériel électrique lui permit de créer des machines qui, dans la suite, ont été souvept prises comme modèles.
- Dès 1904, on envisagea la possibilité de construire des groupes de 10 000 chevaux, et actuellement des unités de 20 000 chevaux sont à l’étude.
- Grâce à l’avance ainsi acquise, les célèbres constructeurs de Baden ont pu fournir déjà un nombre considérable de turbines à vapeur, et à la fin de 1907, la puissance totale de leurs machines en fonctionnement ou en construction atteignait 3,8 millions de chevaux.
- La Compagnie Electro-Mécanique, au Bourget (Seine), leur concessionnaire pour la France et les colonies, a eu l’heureuse idée de faire éditer une luxueuse brochure, ornée de superbes gravures, et fournissant des documents très complets sur tout ce qui touche à la construction ou à l’exploitation des turbines Broxvn, Boveri-Parsons.
- Voici d’ailleurs un aperçu de la table des matières :
- Ire PAliTIE
- I. Généralités sur les turbines à vapeur.
- II. Historique de la turbine à vapeur système Brown, Boveri-Parsons.
- III. Description de la turbine à vapeur système Brown, Boveri-Parsons.
- IV. Propriétés de la turbine à vapeur système Brown, Boveri-Parsons.
- V. Domaine d’apiplication de la turbine à vapeur système Brown, Boveri-Parsons.
- 2e PARTIE
- I. Condensation.
- II. Réfrigération.
- A. B.
- Annuaire français du gaz, de l’acétylène et de l’électricité, 1908, par Edouard Benâtre, ancien directeur d’usineà gaz et administrateur de .Sociétés de gaz. — 1 volume in-16 de 544 pages. — En vente chez l’auteur, 83, rue Monge, Paris. — Prix: cartonné, 2 fr. 5o.
- Cet annuaire est amélioré et complété chaque année par son auteur ; il devient ainsi de plus en plus indispensable aux directeurs d’usines à gaz et de stations d’électricité.
- Outre la partie législation, qui renferme des indications précieuses sur les concessions d’éclairage, tant au point de vue des installations que de la solution des questions contentieuses, il donne, dans la partie électricité (la seule qui nous intéresse), la liste alphabétique et par départements de toutes les communes possédant l’éclairage électrique, le chiffre de la population, le nom du concessionnaire, le prix de l’hectowatt, la force motrice, la nature du courant et le voltage de distribution.
- Toutes ces indications données en tableaux et classées méthodiquement permettent de trouver facilement et rapidement les renseignements dont on a besoin.
- Il contient aussi une liste des principaux fournisseurs de l’industrie électrique, divisée par spécialités ainsi qu’une nomenclature d’appareilleurs électriciens classés par département.
- L’annuaire de M. Benâtre est, à ce point de vue, d’une très grande utilité chez l’ingénieur et le directeur d’usines.
- J. N.
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- CORRESPONDANCE
- Monsieur i.e Directeur
- de La Lumière Electrique.
- Le numéro 33 de votre journal (iE> août 1908) renferme, page 195, un article de M. A. Solier, sur l’état actuel de rélectrométallurgie du fer et de l’acier, avec un tableau des fours électriques des
- Tari
- *
- achevées ou en construction, faites d’après nos systèmes.
- Comme vous pouvez le voir par ce tableau, la solution du problème de la construction de fours à induction pour courant triphasé a déjà été réalisée pratiquement. Nous prenons la liberté de vous faire remarquer que nous pouvons raccorder directement à des réseaux de fréquence normale (5o périodes) des fours de capacité assez grande, c’est-à-
- I.EAU.
- NUMÉROS PATS LIEU d’exploitation CHARGE EN B fini ILOGRAMMES en construction SYSTÈME COURANT
- I Allemagne Volklingen 8 5oo » Kjellin alternatif
- 2 — — 3 5 00 » Rôchling-Rodenhauser alternatif
- 3 — — )) 8 5oo — — —
- • 4 — — )> a 000 — — triphasé
- 5 — Essen 8 5 00 » Kjellin alternatif
- 6 — Gleirvitz 1 5oo »
- 7 — Rernscheid » 5 000 Rôchling-Rodenhauser alternatif
- 8 Luxembourg Dommeldingen 700 » Rôchling-Rodenhauser alternatif
- 9 — . — )) 3 5oo — — —
- IO — — » 3 fi 00 —
- I I — — )) 1 5oo — — triphasé
- I 2 Autriche Kladno 4 000 )) Kjellin alternatif
- 13 — Vôcklabruck 4 00 y> Kjellin —
- i4 Italie Lovere » 1 5oo Kjellin alternatif
- i5 Suisse Gurtnellen 3 800 » Kjellin alternatif
- 16 Belgique Liège )) I OOO Rôchling-Rodenhauser triphasé
- *7 Espagne Araya 1 5oo )) Kjellin alternatif
- 18 Suède Gysinge 1 5oo » Kjellin alternatif
- !9 — Trollhàttan » a 000
- 20 Angleterre Sheffield 55o » Kjellin alternatif
- 21 — Londres IOO »
- 2 a Canada Niagarafalls 800 » Kjellin alternatif
- 23 “ IOO » .
- différents systèmes actuellement installés. Notre Société, qui est propriétaire des brevets des fours à induction connus de Kjellin et Roehling-Rodenhau-ser, étant mentionnée dans cet article, nous nous permettons de rectifier le tableau en question en ce qui concerne nos systèmes, en vous indiquant (voir le tableau) le véritable état actuel des installations
- dire pour charge de 3 à 4 tonnes, et que même pour les plus grandes capacités nous n’avons pas besoin de descendre au-dessous de 20 périodes.
- Nous vous prions d’agréer, Monsieur, etc.
- VlKTOR EnGELHARDT.
- Directeur « Gesellscliaft filr Elektrastahlanlagen » à Berlin-Nonnendamm.
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- VARIÉTÉS
- INSTRUCTIONS SUR LE MONTAGE DES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- Rédigées par les Associations françaises de Propriétaires d’Appareils à vapeur ayant un service électrique (Amiens, Lyon, Marseille, Mulhouse-Nancy), par VAssociation des Industriels du Nord de la France [Lille) et VAssociation normande pour prévenir les accidents (Rouen)
- DÉFINITIONS
- Ces instructions concernent toutes les installations électriques, à l’exception des installations de télécommunication (télégraphes, téléphones, signaux, etc.). Cependant, si ces dernières sont en connexion directe avec une installation industrielle, ces instructions leur sont applicables.
- On appellera dans la suite :
- Installations à basse tension, celles dont la tension entre un conducteur quelconque et la terre ne dépassera pas i5o volts efficaces en courant alternatif et 3oo volts en courant continu ;
- Installations à moyenne tension, celles dont la tension définie comme ci-dessus sera supérieure à i5o volts efficaces en courant alternatif et 3oo volts en courant continu, tout en restant inférieure à 600 volts en courant alternatif ou continu;
- Installations à haute tension, celles dont la tension entre un conducteur quelconque et la terre sera supérieure à 600 volts.
- § 1. — Dispositions générales concernant la sécurité des personnes.
- a) Tous les moteurs, appareils ou organes sous tension non recouverts d’un isolant, -doivent être protégés et disposés de façon qu’ils ne puissent être touchés, même accidentellement, par des personnes étrangères à leur service.
- b) Pour la haute tension cette prescription s’étend également aux conducteurs isolés.
- c) Par exception, dans les salles de machines, cabines de moteurs, postes de distribution, c’est-à-dire dans tous les emplacements qui ne sont normalement accessibles qu’à des personnes de service, les appareils et organes sous basse tension peuvent rester découverts.
- Il en est de même pour les conducteurs, organes et appareils sous moyenne et haute tension dans des espaces clos (accessibles seulement aux personnes responsables), tels que cabines de transformateurs, espaces derrière les tableaux de distribution, à condition qu’il y ait un plancher isolant et un espace suffisant.
- d) Dans les installations de moyenne et haute tension toutes les parties métalliques de la construction, qui peuvent parleur disposition être accidentellement mises sous tension (tels que supports, colonnes, etc.), doivent être reliées à la terre (voir g).
- e) Les bâtis, cadres, enveloppes et, en général, toutes les pièces métalliques faisant partie de l’installation électrique et non parcourues par le courant doivent être traitées de la même façon (c’est-à-dire mises à la terre) ou complètement isolées du sol. Dans ce dernier cas, les machines et appareils en question seront entourés d’un plancher isolant et les pièces métalliques de construction, qui se trouvent à proximité, seront protégées par un revêtement isolant de telle façon qu’on ne puisse les toucher en même temps que les machines et appareils.
- f) Les planchers ou tapis isolants doivent être non glissants, stables et suffisamment larges pour qu’il ne soit pas possible de toucher aux conducteurs sous tension, même isolés, en se tenant en dehors. Pour la moyenne tension le bois sec ou le linoléum peuvent suffire comme isolants.
- g) Un corps conducteur est considéré comme mis à la terre lorsque, dans le cas d’un contact direct et unique avec un conducteur sous tension, la différence de potentiel entre ce corps et la terre ne pourra devenir supérieure à 25 volts.
- h) On devra éviter ou rendre inoiïcnsif le passage de moyenne et haute tension sur les circuits à basse tension, ainsi que, dans la mesure du possible, la production de surtension par des moyens appropriés. On peut employer à cet effet la mise à la terre de
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- certains points ou des appareils spéciaux tels que les limiteurs de tension.
- i) Dans les locaux très humides ainsi que dans les industries dans lesquelles la résistance ohmique du corps humain se trouve être considérablement réduite, il y aura lieu de prendre des précautions spéciales, même pour la basse tension.
- On devra y éviter l’emploi de la moyenne tension et proscrire rigoureusement celui de la haute tension.
- j) Les salles des machines génératrices et les sous-stations doivent posséder un éclairage de secours continuant à fonctionner en cas d’arrêt du courant.
- i, — Machines, transformateurs et moteurs.
- a) L’installation des machines, transformateurs et moteurs doit être faite autant que possible dans des locaux secs et de telle sorte que la production d’étincelles ne puisse pas provoquer l’inflammation de matières combustibles.
- Les transformateurs à huile doivent être écartés de tous matériaux combustibles et placés de façon que, dans le cas de débordement et d’inflammation, l’huile enflammée ne puisse s’épandre;
- b) Dans les locaux où se trouvent en suspension dans l’air des poussières ou matières filamenteuses facilement inflammables, on ne devra installer que des machines d’un modèle spécial, ou spécialement protégées en vue de leur mode d’emploi.
- Dans les locaux où des explosions par inflammation de gaz peuvent se produire, on ne devra pas installer de machines, transformateurs ou moteurs.
- Les machines, transformateurs ou moteurs à haute tension, ainsi que leurs appareils accessoires, ne pourront être placés dans les locaux ou emplacements normalement accessibles à des personnes autres que celles préposées au service de l’installation électrique, que s’il leur est réservé un emplacement spécial et clos.
- c) Quant à la sécurité des personnes, les mesures de précaution à observer dans la disposition des machines et des transformateurs accessibles sont celles indiquées au paragraphe i.
- (Pour les machines à collecteur, sauf celles directement accouplées à leurs machines motrices, la protection par isolement, (§ i e) sera la plupart du temps préférable à celle par mise à la terre.)
- d) Les excitatrices et autres machines auxiliaires des machines à moyenne et haute tension devront
- être traitées comme les machines elles-mêmes, à. moins d’être munies d’un dispositif empêchant ou rendant inotfensif le passage de la haute tension sur leurs enroulements.
- e) Pour les transformateurs placés dans des cabines spéciales, on pourra se dispenser de la mise à la terre permanente du bâti et de l’enveloppe, à la condition d’installer un appareil réalisant automatiquement cette mise à la terre pendant toute la durée de la présence d’une personne dans la cabine, ou pendant tout le temps que le transformateur reste accessible.
- f) Toute génératrice ainsi que tout transformateur ou moteur de plus de i kw, quelle que soit la tension, devront être munis d’appareils permettant de les isoler pendant la marche de toute source d’énergie, en particulier du réseau secondaire, quand plusieurs transformateurs sont en parallèle.
- § i. — Accumulateurs.
- a) Les locaux renfermant des accumulateurs doivent être ventilés de façon efficace. Le seul mode d’éelairage qui y soit toléré est celui par lampes à incandescence dans le vide à double enveloppe ; il ne doit y être fait usage que d’interrupteurs hermétiques et d’appareillage résistant à l’action de l’acide.
- Le sol et le plafond des locaux, les ferrures et les boiseries doivent être rendus inattaquables aux acides.
- Tout tassement du sol et toute déformation des supports doivent être rendus impossibles.
- b) Chaque élément d’accumulateur doit être isolé de l’étagère ou du châssis et ceux-ci de la terre au moyen de verre, de porcelaine ou de matières analogues insensibles à l’action de l’humidité et en rapport avec la tension.
- c) Les éléments doivent être disposés de telle façon qu’il soit impossible de toucher simultanément deux éléments ayant à la déchrrge une différence de potentiel supérieure à ia5 volts; ils doivent être accessibles au moins sur une de leurs faces latérales.
- Les salles de batterie de moyenne et de haute tension devront être accessibles seulement au personnel de service, et les passages seront garnis d’un plancher isolant.
- APPAREILS
- § 4. — Généralités. .
- a) Tous les appareils doivent être construits et
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- disposés de telle façon que leur fonctionnement ou leur manœuvre ne donne jamais lieu à un arc durable, et ne puisse occasionner aucun accident.
- b) Les parties conductrices de tous les appareils doivent être fixées sur des isolants incombustibles, indéformables et insensibles à l’action de l’humidité. Ces isolants seront employés sous des épaisseurs et formes telles qu’il n’y ait pas de passage de courant appréciable.
- Par exception, le bois Sec et préparé pourra être employé jusqu’à 600 volts comme traverses d’interrupteurs et dans les contrôleurs, et jusqu’à 1 000 volts quand il est plongé dans l’huile.
- cj Ne pourront être admis comme isolants : i° pour la basse tension: l’ardoise;
- 20 pour la moyenne tension : l’ardoise ; le marbre dans les endroits humides ;
- 3° pour la haute tension : l’ardoise et le marbre. d) L’isolation des appareils tant par rapport à la terre qu’entre leurs différents organes devra être appropriée à la tension et aux locaux auxquels ils sont destinés. Leur construction sera telle que les conducteurs d’amenée soient écartés de la paroi d’appui.
- e'j La connexion entre le conducteur et l’appareil devra être faite par serrage à vis.
- f) La surélévation de température des pièces conductrices et des contacts 11e devra pas dépasser 3o° C, en fonctionnement continu.
- g') Les fusibles des coupe-circuits et la partie active des rhéostats ne sont pas astreints à cette condition, mais la surélévation de température de leurs contacts ne devra pas dépasser 4o° G.
- h) L’emploi de tous les appareils, dont le fonctionnement même accidentel peut produire des étincelles ou causer un échauffement dépassant 200° C, n’est toléré, dans les locaux où se trouvent en suspension dans l’air des poussières ou matières filamenteuses facilement inflammables ou des gaz explosibles, que si ces appareils sont d’un modèle spécial, ou g’ils sont spécialement protégés en vue de leur mode d’emploi.
- COUPE-CIRCUITS A FUSIBLES OU ÉLECTROMAGNÉTIQUES
- § 5. — Spécification.
- a) Les coupe-circuits doivent être construits de telle façon que lors du déclenchement ou de la fusion, il ne puisse se produire d’arc durable, de projection de métal ou d’explosion, même dans le cas d’un court-circuit 1
- b) Lorsqu’on se sert de fusibles en métal mou, leurs extrémités doivent être munies de pièces de contact en métal dur, pour éviter l’écrasement.
- c) Les couvercles et boîtes de protections métalliques ne sont admis que s’ils sont pourvus intérieurement d’une garniture isolante efficace.
- d) L’intensité normale de courant déterminant le calibre d’un coupe-circuit doit être égale, et en aucun cas inférieure à son intensité minima de fusion (courant limite).
- e) Les coupe-circuits électromagnétiques devront être réglables pour déclencher entre l’intensité normale et le double.
- f) Pour la basse et la moyenne tension, la tension limite d’emploi doit être indiquée sur la partie fixe ou support. L’intensité normale ou calibre sera indiquée sur la partie mobile (bouchon ou fiche), autant que possible à l’extérieur. Les coupe-circuits électromagnétiques porteront les mêmes indications.
- Au moins jusqu’à 20 ampères, les coupe-circuits pour basse et moyenne tension doivent être construits de manière à empêcher l’emploi erroné de fusibles trop forts (il n’y a aucun inconvénient à ce que l’emploi d’un fusible plus faible soit possible, cela peut même être désirable dans certains cas).
- g) Pour les coupe-circuits fusibles jusqu’à 20 ampères), il est recommandable :
- i° qu’il n’y ait aucune pièce, sous tension susceptible d’être touchée soit extérieurement, soit pendant le remplacement de la partie mobile (bouchon, cartouche ou fiche) ;
- 20 que le' remplacement de la partie mobile par une autre pièce métallique soit rendue aussi difficile que possible;
- 3° que la partie mobile (bouchon ou cartouche) elle-même soit en une seule pièce sans partie métallique apparente (couvercle);
- 4° que le remplacement du fusible dans la partie mobile ne puisse être fait que par des personnes compétentes ;
- 5® qu’il soit possible de contrôler facilement à première vue si le coupe-circuit a fonctionné;
- 6° qu’au-dessus de 3oo volts, les coupe-circuits soient construits de telle façon que les parties mobiles destinées à des tensions inférieures ne puissent s’y adapter.
- § 6 — Conditions d’emploi.
- a) On devra placer dés coupe-circuits au départ de
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- chaque conducteur ainsi qu’en chaque point des conducteurs où la section varie, à moins que le coupe-circuit en tête de ligne ne protège la section la plus faible.
- b) Le calibre d’un coupe-circuit doit correspondre à l’intensité du courant traversant normalement les appareils ou les conducteurs à protéger; pour ces derniers il sera au plus égal à l’intensité indiquée au tableau du paragraphe 28.
- c) Les conducteurs neutres ou d’équilibre des systèmes à plusieurs fils ou des circuits polyphasés, ainsi que les conducteurs intentionnellement mis à la terre, ne doivent pas être munis de coupe-circuits.
- d) Aux dérivations, le coupe-circuit doit être placé à l’embranchement même, ou raccordé à la ligne principale par un conducteur de même section que cette ligne. Dans le cas où cela ne serait pas possible, on ne devra pas faire usage de coupe-circuits multipolaires sur socle commun; le raccordement ne devra être constitué par des conducteurs multiples, et devra être protégé spécialement en l’écartant de toute matière inflammable.
- e) Les coupe-circuits doivent être autant que possible centralisés et placés dans des endroits facilement accessibles. Leur emplacement sera toujours choisi de manière que la fusion ne puisse déterminer aucun accident et qu’ils soient à l’abri des poussières conductrices ou facilement inflammables.
- En particulier pour la moyenne et la haute tension, on devra veiller à ce qu’un arc ne puisse s’allumer entre le coupe-circuit et un conducteur, ou une pièce métallique voisine.
- f) Plusieurs dérivations de lampes peuvent avoir un coupe-circuit commun ne dépassant pas 6 ampères jusqu’à i5o volts et 4 ampères au-dessus de i5o volts.
- g) Lorsque la construction ou la position d’un coupe-circuit ne permettront pas de remplacer le fusible sans danger sur une ligne en service, on devra le faire précéder d’un interrupteur.
- INTE II RUPTEUR S
- § 7. — Spécifications.
- a) Les interrupteurs et commutateurs destinés à être manœuvrés en charge doivent être construits de telle manière qu’ils ne puissent être que complètement fermés ou ouverts, sans pouvoir stationner dans une position intermédiaire. On doit pouvoir se rendre compte facilement si un interrupteur est ouvert ou fermé;
- b) Tous les contacts doivent être à frottement.
- c) L’intensité normale et la tension limite doivent être indiquées sur l’appareil.
- d) Les interrupteurs doivent être construits et protégés de façon que leur manœuvre ne puisse donner lieu ni à un risque de contact avec une pièce sous tension, ni à un accident par formation d’arc.
- e) Pour la basse tension, les poignées des interrupteurs devront être en matière isolante ou recouvertes d’isolant. Les couvercles ne pourront être métalliques qu’à la condition d’être garnis intérieurement de matière isolante.
- Pour la moyenne tension, les boîtes et poignées peuvent être métalliques, à la condition d’être mises à la terre. Les boîtes doivent être garnies intérieurement d’une manière isolante incombustible.
- Pour la haute tension, la construction devra être telle qu’il y ait toujours entre la poignée et les organes sous tension une pièce isolante et une pièce métallique mise à la terre. Les boîtes et poignées métalliques devront également être mises à la terre.
- § 8. — Conditions d’emploi.
- a) Tout embranchement principal doit être pourvu d’interrupteurs autant que possible sur chaque pôle, qu’il y ait ou non des interrupteurs spéciaux pour les différents locaux.
- b) Si le fil neutre ou d’équilibre d’un réseau comporte un interrupteur, ce dernier doit être solidaire de celui des pôles extrêmes, de manière que le fil ne soit jamais -coupé avant les extrêmes.
- c) Pour la moyenne et la haute tension, ainsi que dans les locaux très humides, quelle que soit la tension, on devra placer des interrupteurs coupant toute communication avec le.réseau aux embranchements principaux ainsi qu’à tous les appareils récepteurs et groupes de récepteurs en série.
- § 9. — Prises de courant.
- a) Il est bon de faire précéder chaque prise de courant d’un interrupteur; ce dernier ne doit pas manquer lorsque la tension dans la prise de courant dépasse 3oo volts ou que celle-ci sert à dériver une puissance supérieure à 5oo watts. Cet interrupteur sera autant que possible à enclenchement avec la fiche.
- b) Il est recommandable de n’utiliser que des systèmes de prises de courant évitant toute traction sur les conducteurs;
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- LA LUMIÈRE
- c) Pour la moyenne tension, les enveloppes métalliques des prises de courant devront être mises à la terre.
- d) Pour la haute tension, l’emploi des prises de courant est interdit.
- § io. — Rhéostats et bobines de self-induction.
- •a) Les rhéostats et bobines de self-induction dont réchauffement peut dépasser 3o° C doivent être établis de manière qu’il ne puisse y avoir de contact des parties [chaudes avec des matériaux inflammables ; réchauffement des parties combustibles voisines ne doit pas être supérieur à 5o° C.
- b) Les rhéostats à refroidissement d’huile devront être écartés de tous matériaux combustibles, et placés de façon que, dans le cas de débordement et d’inflammation, l’huile enflammée ne puisse s’épandre.
- § ii. — Appareils de mesure.
- Moyenne et haute tension. — Tous les appareils de mesure dont les boîtiers ne sont pas suffisamment isolants pour pouvoir être touchés directement, ou suffisamment isolés des organes intérieurs pour pouvoir être mis à la terre s’ils sont métalliques, devront être protégés [par une enveloppe supplémentaire mise à la terre ou isolante.
- Cette même prescription s’appliquera aux appareils branchés sur des transformateurs de mesure, si ces derniers ne sont pas munis d’un dispositif empêchant le passage de la tension primaire.
- § 12. —Parafoudres et limiteubs de tension.
- a) Les parafoudres devront être appropriés à la nature du courant et à la tension de la ligne à protéger. Ils devront rester efficaces après plusieurs décharges successives et ne pas donner lieu à des courts-circuits ou à des mises à la terre inopportunes.
- b) L’emplacement des parafoudres est à étudier dans chaque cas; toute installation reliée à un réseau de lignes aériennes de plus de 5oom doit en comporter. Les parafoudres doivent être placés avant tout autre appareil et autant que possible suivis d’une self-induction.
- 6*) Les lignes de terre doivent être en cuivre avec une section minima de 7mm2 et présenter le moins de coudes ou d’angles vifs possible.
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- d) La résistance de la prise de terre doit être aussi
- faible que possible, et, en général, ne pas dépasser 20 ohms. .
- e) Les lignes de terre seront constituées comme il est indiqué au paragraphe 38, e.
- f) Pour la moyenne et la haute tension les parafoudres de conducteurs à des potentiels différents auront des lignes et des prises de terre spéciales, ou bien, si l’on fait usage d’une prise de terre commune, les conduites à cette terre comprendront des résistances non inductives.
- Les lignes de terre de parafoudres devront être protégées par une enveloppe ou couverture isolante . (le bois est suffisant) dans toutes leurs parties accessibles. Elles doivent être séparées des autres lignes de terre.
- g) Pour la haute tension les lignes de terre des parafoudres devront être montées sur supports isolants.
- § i3.— Groupements d'appareils,"tableaux et
- POSTES DE DISTRIBUTION.
- a) Les coupe-circuits, interrupteurs, commutateurs, parafoudres et tous les appareils en général doivent être disposés et protégés de telle façon [que leur fonctionnement ou leur manœuvre ne puisse occasionner aucun accident. Us devront pouvoir être facilement inspectés au besoin en service.
- b) Les pièces conductrices, les raccords et les contacts doivent avoir des dimensions telles que leur température maxima ne dépasse jamais de plus de 3o° G la température ambiante.
- La température des rhéostats ne devi a pas dépasser 2oo° C; leurs cadres ou enveloppes devront être incombustibles, et leur disposition sera telle que les parties voisines ne puissent s’échauffer de plus de 5o° G au-dessus de l’ambiante.
- c) Les appareils de manœuvre et de sécurité doivent être munis de plaques indicatrices.
- Il est recommandable de distinguer les conducteurs de polarités ou de phases différentes par des signes ou une peinture en couleur.
- Quand les connexions d’un tableau ou d’un groupement ne seront pas évidentes a priori, il sera bon d’afficher à proximité un schéma ou dessin schématique indiquant clairement toutes les connexions ainsi que la destination des différents départs.
- Ce schéma est indispensable pour la moyenne et la haute tension.
- d) S’il y a dans un même groupement des appareils
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- à basse, moyenne et haute tension, chaque groupe doit être nettement séparé et différencié par des signes ou une peinture en couleur.
- Basse tension. — e) Les tableaux de distribution doivent être construits en matières incombustibles, à l’exception des petits tableaux secondaires de moins de om2,5 qui pourront être en bois.
- L’ardoise et le bois ne pourront être employés comme supports isolants.
- f Les tableaux de plus de imS de surface doivent présenter à l’arrivée un espace libre d’au moins 7!jcm de largeur et xm de hauteur, afin que les raccords et connexions soient accessibles. Lorsqu’il est impossible d’obtenir cet écartement ainsi que pour les tableaux de moins de i “’2, on devra prendre des dispositions spéciales pour permettre l’accès facile aux connexions (voir § i).
- g) Les fusibles des coupe-circuits doivent toujours être couverts.
- Moyenne tension. — h) Il ne devra pas entrer de matières combustibles dans la construction des tableaux ou postes de distribution.
- i) Les charpentes, garnitures et boîtes de protection métalliques devront être mises à la terre.
- /) Toutes les pièces métalliques de la construction des postes de distribution, et en particulier les supports métalliques d’isolateurs, devront être reliées entre ,elles et mises à la terre.
- k) Les tableaux doivent être disposés de telle façon qu’aucun conducteur ou appareil sous tension ne soit accessible des passages ou emplacements où se tient habituellement le personnel pour le service normal du tableau.
- l) Les conducteurs et appareils sous tension, qui doivent être manœuvrés ou inspectés pendant le service, doivent être placés dans un local fermé et accessible seulement au personnel responsable.
- Dans ces locaux, on doit réserver des passages libres d’au moins i m de largeur et a m de hauteur avec plancher isolant et non glissant.
- m) Si, dans ces passages, il existe des conducteurs ou appareils sous tension des deux côtés, la largeur devra être portée à ira,sio ; dans tous les cas, ils devront être établis de telle façon que le personnel appelé à y circuler ou à y travailler ne puisse venir accidentellement en contact avec des pièces sous tension.
- S’il existe dans ces passages des balustrades ou main-courantes, elles devront être isolées de terre.
- Haute tension. — n) Les prescriptions relatives à la moyenne tension s’appliquent également à la
- haute tension, avec les modifications et adjonctions suivantes : *
- i° le plancher des passages où se tient habituellement le personnel pour le service normal du tableau doit être isolant; 1
- x° la largeur respective des passages prévus aux alinéas let m ci-dessus devra être portée au minimum à i“,ao et à im,5o pour la haute tension.
- LAMPES ET ACCESSOIRES
- § i /|. — Lampes à incandescence et douilles.
- a) Dans les douilles des lampes à incandescence les parties conduisant le courant doivent être montées sur des supports isolants, incombustibles et inaltérables à l’air; l’ébonite et les produits en bois comprimé ne peuvent donc pas servir.
- b) lies parties conduisant le courant seront protégées contre tout contact extérieur par des enveloppes qui, ainsi que lès clés des douilles à clé, seront bien isolées des parties conductrices. Les douilles à baïonnette doivent être cloisonnées au-dessus de i5o volts.
- c) Dans les locaux où il peut se produire une explosion par inflammation de gaz, poussières ou de fibres, les lampes à incandescence doivent être munies de globes hermétiques recouvrant aussi les douilles ; les lampes à incandescence à air libre (Nernst) ne peuvent y être tolérées. Dans les locaux contenant des matières inflammables, ces dernières lampes doivent être munies d’un dispositif empêchant la chute de particules incandescentes.
- d) Les lampes à incandescence qui pourraient venir à toucher des matières inflammables doivent être pourvues de globes ou de treillis protecteurs, rendant impossible le contact immédiat des lampes aveo ces matières. Les globes et tulipes en celluloïd ou autres matières facilement inflammables sont interdits.
- e) Dans les locaux humides et mouillés on ne doit pas employer de douilles à clé. Dans les locaux mouillés ainsi que dans ceux où il peut se dégager des vapeurs, les douilles doivent être en porcelaine ou matière similaire non sensible à l’action de l’humidité, et les lampes et douilles recouvertes de globes hermétiques.
- f) Pour la moyenne tension les clés des douilles doivent être en matière isolante.
- g) Pour la haute tension les douilles à clef sont interdites ainsi que les lampes mobiles.
- (A suivre.)
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- Enseignement technique.
- Au moment où le Congrès de Marseille va discuter la question de la formation des ingénieurs électriciens et l’organisation de leurs études, il n’est peut-être pas inutile d’attirer l’attention de nos lecteurs sur un mémoire présenté le 27 juin 1907 à l’assemblée annuelle de l’Institut américain des ingénieurs électriciens (‘).
- L’auteur, M. Karapetoff, insiste tout d’abord sur cette idée que les fondements mathématiques et physiques des sciences d’application sont enseignés à l’ingénieur tout au début de ses études, tandis qu’on lui réserve pour les dernières années l’enseignement technique spécial et les travaux pratiques. 11 voit là, non sans quelque raison peut-être, une concession nouvelle à la méthode scolastique, qui peut avoir sans doute rendu de grands services, mais qui devrait] être remplacée par des méthodes mieux adaptées à notre mentalité et aux besoins de nos esprits. Pour préciser davantage, il suffit de considérer les programmes des écoles techniques ; on remarquera que, dans la première année, d’études on trouve des sciences qui sont le point de départ d’un enseignement qui se prolonge durant les années suivantes, d’autres sciences sont au contraire sans aucun lien direct avec les études subséquentes. En seconde année, le premier groupe se retrouve sans doute, mais en outre, certaines sciences commencées en première année s’arrêtent après la seconde, tandis que d’autres enfin sont limitées exclusivement à cette seconde année et sans lien direct avec ce qui précède ou avec ce qui suit.
- Tel est le fait. On peut le discuter, le justifier par des raisons fort valables, on ne peut cependant le contester.
- M. Karapetoff propose de substituer au système actuel un enseignement concentrique. Il place l’étudiant, au début de ses études, au Centre d’un cercle de petit rayon; la seconde année,le même Cercle s’agrandit et ainsi de suite. Et ii ne s’agit plus selon lui d’une image, il faut faire de cela Une réalité vraie. L’élève recevra en première année un enseignement qui se développera réellement jusqu’au bout de ses études sans présenter en aucun point une solution de Continuité ou sans- qü’il ÿ ait à un moment quelcon-
- Cf. Karapetoff : On the concentric method of tea-ching electrical engineering. Proc. of. the Am. Inst of. LI. Eng., juillet 1907, page 1 119.
- que apport d’élément nouveau sans lien direct et immédiat avec ce qui'existe déjà.
- Voilà,certes, une méthode logique et cohérente ; la réalisation peut en être discutée, elle semblera même à certains fort délicate, et peut-être irréalisable intégralement, on lui reconnaîtra cependant une grande valeur pédagogique.
- Mais si M. Karapetoff propose une méthode tout à fait nouvelle, la réalisation qu’il en indique n’est pas moins opposée à nos habitudes. Les études complètes de l’ingénieur électricien dureront quatre années. Dans la première année, on donnera aux élèves une orientation générale sur l’art de l’ingénieur électricien, les progrès et les développements de l’industrie électrique, les applications diverses de l’électricité.
- Cet enseignement sera complété par des cours d’une portée tout à fait générale qui pourront être choisis librement et permettront à l’étudiant de fixer peu à peu le choix de sa carrière et en parfaite connaissance de cause.
- Ceux qui auront des dispositions spéciales pourront même recevoir des leçons de physique et de mathématiques, mais ce sera là un enseignement tout à fait élémentaire, les développements complets étant réservés rigoureusement à la dernière année.
- Dans la seconde année, l’étudiant sera initié aux phénomènes électriques et aux interprétations que nous en avons données. Il fera quelques travaux d’atelier et de laboratoire, mais surtout en vue de connaître la constitution des appareils et non les détails de leur théorie.
- Il serait bon d’introduire ici, comme complément spécial des notions générales enseignées dans la première année, certaines notions indispensables sur la commande et la surveillance des machines thermiques.
- L’étude des mathématiques et de la physique pourra être commencée dans Cette seconde année, mais elle sera dirigée là par un ingénieur et limitée expressément aux solutions des problèmes pratiques et ce n’est que par l’étude de Ces problèmes qu’on introduira la notion des inflniments petits. Le dessin des pièces que l’on Connaîtra déjà par les études de l’année précédente et quelques travaux de laboratoire compléteront l’enseignement de cette seconde année.
- Dans la troisième année, l’élève entre franchement dans l’étude de sa spécialité et on lui en indiquera dès le début toute l’étendue. C’est ici que seront utilement introduites les mathématiques et la physique
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- et leurs développements même n’apparaîtront plus comme une pure gymnastique intellectuelle destinée à assouplir l’esprit de l’étudiant. On en verra la nécessité et les liaisons étroites avec les sciences appliquées.
- De même les travaux exécutés au laboratoire sur des machines et des appareils désormais bien connus pourront être faits .avec une précision plus grande. Les résultats numériques des expériences et la recherche minutieuse des relations fondamentales ou la vérification des lois essentielles seront réclamés des étudiants.
- Dans le système généralement adopté aujourd’hui, la quatrième année est consacrée aux études techniques spéciales et l’enseignement a un caractère essentiellement pratique. Au contraire, dans la méthode concentrique, on enseignera en quatrième année les fondements théoriques des sciences techniques dont on aura précédemment vu toutes les applications.
- Et la théorie des sciences appliquées sera complétée par les développements des sciences pures nécessaires à une assimilation parfaite et rationnelle de cette théorie. On pourra aussi compléter cet enseignement par des leçons spéciales facultatives sur diverses questions, notamment l’exécution de projets de tramways, lumière, transport d’énergie, la téléphonie, etc.
- L’auteur donne encore un graphique fort suggestif qui marque bien les différences des deux méthodes. Nous le reproduisons ici.
- électriques
- 1" année. 2« année. 3e année.. 4e année.
- Fig. i. — Méthode actuelle.
- La figure i donne une idée de la répartition des cours divers dans les quatre années d’études suivant la méthode actuelle ;la figure % donne la même répar-
- tition dans la méthode concentrique. On en notera aisément les différences profondes.
- Le système actuel se défend par d’excellents arguments et il a pour lui la force de la tradition.
- Gullui'c
- générale
- Sciences
- Sciences
- tfB année. 2e année. 3* année. 4* année.
- Fig. 2. — Méthode concentrique.
- Les études théoriques de mathématiques et de physique servent non seulement de base aux études techniques, mais elles sont encore le complément logique des classes secondaires qui conduisent les jeunes gens à l’enseignement supérieur. On considère le] développement des sciences abstraites dont les' éléments pénètrent l’enseignement secondaire, comme atteignant son maximum après les classes de mathématiques spéciales, dans les premières années d’études de nos grandes écoles techniques. Il y a au delà de cette limite une décroissance régulière qui malheureusement va presque trop loin... n’est-ce pas peut-être que le maximum était trop élevé ?
- Le système concentrique est tout autre. La culture des classes secondaires n’est pas totalement interrompue, on opère simplement une transposition. C’est'l’étude d’ensemble par les faits tangibles et les réalités précises de l’activité industrielle qui formera l’essence de la culture générale de l’élève ingénieur. Et, à côté de cela, on lui fournira quelques éléments pratiques de la science appliquée dont il fera plus tard sa spécialité. Les sciences auxiliaires interviendront à peine; elles se développeront à mesure que s’augmentera la connaissance de la science appliquée à laquelle le candidat veut se consacrer.
- La première méthode, celle dont nous vivons encore, est établie en fonction de notre système général d’éducation et notre enseignement technique a été organisé de telle sorte qu’il s’harmonise parfaitement et s’adapte à un cadre préexistant.
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- La méthode concentrique est établie sans aucun égard pour les traditions de l’enseignement secondaire; peu importe qu’il y ait dans l’éducation mathématique une solution de continuité, l’essentiel est que le jeune ingénieur soit introduit progressivement dans la connaissance de son art et toujours en allant des faits aux lois et de la pratique à la théorie.
- Au point de vue social, ce système aurait un avantage incontestable. Les jeunes gens qui,soit par inaptitude, soit par obligations spéciales, manquent de ressources ou tout autre chose, devraient laisser leurs études inachevées et chercher une occupation, trouveront bien plus aisément à utiliser les connaissances que leur fournira l’application de la méthode concentrique. Ces connaissances sont en effet beaucoup plus positives et plus pratiques que celles trop théoriques et trop abstraites mises à l’origine des études actuelles d’ingénieur.
- J. D.
- NÉCROLOGIE
- HENRI BECQUEREL
- Un deuil cruel vient de frapper la science française. Un de nos plus grands physiciens, M. Henri Becquerel, vient de mourir prématurément, âgé de 56 ans à peine.
- Fils d’Edmond Becquerel, petit-fils d’Antoine Becquerel, illustres savants dont on connaît les importants travaux, M. Henri Becquerel était né à Paris le i5 décembre i85a. Après de brillantes études à l’Ecole Polytechnique, il fut attaché au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées, et il était devenu ingénieur en chef. Mais c’est surtout par les recherches de physique pure qu’il se sentait attiré, et c’est d’ailleurs dans cette branche de la science qu’il effectua scs œuvres les plus fécondes.
- On sait quels sont'les nombreux et remarquables travaux de Becquerel. Après avoir fait des découvertes extrêmement intéressantes en optique, sur la
- transmission de la lumière à travers les cristaux, sur la phosphorescence et la polarisation, le savant découvrit que l’uranium et ses composés émettent des radiations invisibles.
- C’est en étudiant la fluorescence et en analysant, vers 1896, les travaux sur les rayons X du Dr Rœntgen qu’Henri Becquerel fut amené à ces travaux sur les sels d’uranium préparés et conservés dans l’obscurité, et constata que les nouvelles radiations déchargeaient à distance les corps électrisés ; le rayonnement spontané de la matière, sa radioactivité se trouvaient ainsi mis en évidence. C’était à la fin de 1896; deux ans après, en 1898, M. et Mme Curie, s’attachant au même ordre de recherches avec infiniment de talent et de persévérance, découvraient le radium.
- Aussi, lorsqu’on i9<»3, l’Académie de Stockholm voulut récompenser cet ensemble de beaux travaux en leur accordant le prix Nobel, elle le partagea entre Becquerel et Curie ; elle rendait ainsi un brillant hommage aux recherches de H. Becquerel, le véritable fondateur de la science de la radioactivité.
- Professeur au Muséum et à l’Ecole Polytechnique, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, membre de l’Institut depuis 1889, officier de la Légion d’honneur, le savant physicien avait été élu secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, à l’unanimité des suffrages, il y a à peine deux mois, le 29 juin dernier. Il remplaçait l’éminent géologue de Lapparent, décédé lui aussi peu de mois après avoir pris la succession du grand Berthelot.
- H. Becquerel avait été élu président de la Société Internationale des Electriciens,pour l’exercice 1907^ 1908. Nos lecteurs se souviennent sans doute delà magistrale conférence qu’il fit à cette occasion le ier mai 1907. Il y traita un sujet, qui lui était familier entre tous, les électrons, et il sut retracer, en quelques pages d’une lecture attrayante, la marche suivie pour la détermination expérimentale des grandeurs intervenant dans cette théorie si féconde.
- Avec lui disparaît un de ces physiciens trop rares qui savent allier une grande habileté expérimentale à une intuition profonde des phénomènes.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, V Eleetrotechniquc ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui sd rattachent sur les Sociétés de constructions èleetriquesy tramways, éclairage, é/ectroniéta/largir.
- h
- NOTES INDUSTRIELLES
- Appareil Adam pour approvisionner de charbon les batiments de guei're en pleine mer.
- Cet appareil, construit par la Feltcn uml Guil-leaume Lahmeyerwerke A. G,, remédie à tous les inconvénients présentés par les appareils ordinaires lorsqu’il s’agit d’un chargement en pleine mer, les
- ruptures ou tout au moins'i un fonctionnement dé-ectueux. Dans le système Adam, le cable sans fin //, est supporté par des poulies e f g h i (fig. 0 fixées aux mâts des deux navires. En n se trouve en outre une poulie sur laquelle passe également le câble, cl dont le déplacement au moyen du câble b suffit, comme l'indique clairement la figure, à provoquer rallongement ou le raccourcissement des brins gf\
- Fig*, t, — Schéma (l’ensouil>lo.
- bâtiments pouvant même se trouver en marche. Dans ce cas, la distance relative entre le bâtiment de guerre (Kriegsschiff) et le charbonnier (Kolilenf
- Fig*. :î. — Schéma du moteur.
- dampfer) (fig. i) change à cliaque instant, et si l’on se contentait d’un système à câble sans lin ordinaire pour assurer le transport des sacs de charbons, les deux brins de ce câble seraient soumis à des varia- | tions de tensions excessives, pouvant conduire à des
- 'hi. Il s’agissait de rendre cotte manœuvre automatique, de manière que la tension de ces brins demeure constante, malgré les mouvements relatifs éventuels des deux navires. L’on y est parvenu de la manière suivante : le moteur électrique actionnant la roue d’entraînement r (fig. i et a) présente cetle par-tirularité que son induit et son inducteur sont également mobiles; l'inducteur est solidaire de la roue à gorge /‘ilig. a), tandis que sur l’arbre de l’induit est calé un tambour r sur lequel peut vonirj s’enrouler le câble tendeur b (fig. i). Dans ces conditions, si la distance entre les deux bâtiments est constante, l’induit du moteur demeure immobile, et l’inducteur en entraînant la roue /‘assure la marche du câble sans lin (1. Si la distance relative vient h changer, l’induit tourne évidemment dans un sens ou dans l’autre et la poulie a monte ou descend, de manière que
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- la tension des brins #/‘et lii revienne à sa valeur normale qui est déterminée une fois pour toutes par la
- Fig. 3. — Poste de départ.
- valeur du couple correspondant à l’action mutuelle exercée entre l’induit et l’inducteur. Bien entendu, en pratique, l’on interposera des engrenages de réduction de vitesse entre les organes du moteur et la poulie r ou le treuil r.
- Fig. 4. — Poste d’arrivée.
- Les sacs de charbons sont suspendus au câble au moyen d’une corde sans fin, formant un nœud coulant, comme il est indiqué sur la figure 3. Au poste de départ le câble s passe dans l’axe d’un tube tron-conique fixe l autour duquel on fait le nœud coulant en question; puis, on attache le sac à la corde au moyen d’un crochet en forme de'G visible sur la figure /|. Il suffit alors de pousser le nœud dans le sens du déplacement du câble, pour que la corde vienne en contact avec celui-ci et que le sac se trouve entraîné. A la station d’arrivée (fig. 4), la corde vient buter contre un couteau fixe p qui la tranche, et le sac est déposé sur le pont. Le retour des sacs vides se fait d’une manière analogue; on remplit un de ces àaes de plusieurs autres, ou on en lie plusieurs ensemble, de manière à retourner à la fois de io à 4o sacs vides.
- Gomme on peut en juger par cette courte description, la manipulation est réduite au strict minimum.
- BREVETS (<)
- 3ç)o na, du ii mai 1908. — Eisenstein. — Dispositif pour la production de charges électriques, pour la télégraphie sans fil.
- {89 98/,, du 29 février 1908. — Doinikofe. — Disposition pour empêcher la production des étincelles dans les balais dans les machines à courant alternatif.
- 890 079, du 9 mai 1908. — Schneeweis. — Pile sèche.
- 390 101, du 11 mai 1908. — Pommepy et Pazat.
- — Petit accumulateur électrique.
- 890 096, du 9 mai 1908. — Pollock. — Isolateur pour câbles électriques.
- I90 160/ du 12 mai 1908. — IIankin et Wolff.
- — Résistance pour circuit électrique.
- 390 ao7,dui4 mai 1908. —Société Robert Bosch.
- — Mode de réalisation de l’isolement des bobines électriques.
- 3qo 209, du i/| mai 1908. — Donati. — Régulateur spécialement applicable aux installations d’éclairage électrique à courant alternatif.
- 890 220, du 14 mai 1908.— Cornélius. — Four électrique.
- 389 932, du 11 juillet 1907. — Kuzel. — Lampe électrique à incandescence.
- 390 020, du 24 avril 1908. — Langwoiithy. — Bobine inductive pour lampes à arc.
- 3qo 040, du 7 mai 1908. — Société Deutsche Gasoluiilicht Act. ges. — Support pour lampes au wolfram.
- 390 3a6, du 16 mai 1908. — Adamian. — Dispositif pour la transformation des variations locales d’un faisceau lumineux émanant du miroir d’un oscillographe en variations d’intensité lumineuse d’un tube de Geissler.
- 3po 346, du 18 mai 1908. — Maiciie. — Dispositif pour transmetteur et récepteur téléphonique.
- 890 4-15, du 20 mai 1908. — Rignoux. — Appareil destiné à transmettre à distance les images des objets et des vues animées.
- (') Liste de brevets concernant l’Electricité, communiquée pnr M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
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- 31a
- 3go 3/|/§, du 18 mai 1908. — SociétéAllgemeine Elektricitats Ges. — Système d’enroulement permettant d’approprier à du courant, continu les moteurs monophasés compensés à collecteur.
- 390 a33, du i3 avril 1908. — Société Eleictrici-tats Ges. Alioth. — Appareil pour mesurer des vitesses à l’aide de courant continu.
- 390 261, du i5 mai 1908. — Taylor. — Système de distribution électrique.
- 3go 247, du 6 mai 1908. — Pommkpy et Pazat. — Cierge électrique.
- 3qo 402, du 19 mai 1908. — C1111É. — Dispositif d’amortisseur pour lampes à arc.
- 3go 5i8, du 3o juillet 1907. — Gariel, Bessière et Bonal. — Dispositifs et appareils pour la transmission et l’enregistrement à distance des indications d’instruments de mesures physiques.
- 3go 627,du 23 mai 1908. — Société Industrielle des Téléphones. — Système de mise en [ communication de postes téléphoniques supplémentaires.
- 390 483, du 29 juillet 1907.— Société Sautter, IIarlé et Cie. — Dispositif de démarrage pour moteurs asynchrones.
- 390 488, du 16 mai 1908. —Société Apparate-Bauanstalt-Fischer-Ges. — Induit en double T.
- 3go 540, du 20 mai 1908. — Timar et von Dre-ger. — Mise en train pour électromoteurs.
- 3go 541, du 25 mai 1908. — Deutsche Beck lîo-genlampen Ges. — Electroaimant il courants alternatifs.
- 3go 575, du 26 mai 1908. — Miller. — Dispositif pour l’obtention de courant électrique toujours de môme sens, au moyen de bobines d’induction.
- 3go 486, du 5 mai 1908. — Société Feltf.n et Guilleaume Laiimeyerwerke Akt. Ges. — Mode de mise en circuit de sûreté pour courants continus et alternatifs.
- 390 5g6, du i^aout 1907. —Société Anonyme des Usines de Riouperoux. — Dispositif d’électrodes pour la production électrolytique des métaux plus légers que leur électrolyte.
- 390 578, du 26 mai 1908. — Société Siemens et Halske Akt-Ges. — Procédé de fabrication de lila-ments métalliques sans carbone pour la lumière électrique à incandescence.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Compagnie Internationale d’ÉIectricité de
- Liège a décidé cette année, dans Son assemblée générale du 31 juillet dernier, de ne distribuer aucun dividende. Le compte de prolits et pertes se solde par un bénéfice de 831 i38 fr. 64 que le Conseil proposait de consacrer intégralement, aux amortissements ,• les actionnaires ont voté cette résolution. Le rapport ne nous fixe pas sur le chiffre d’affaires de l’année, nous ne pouvons donc nous rendre compte de l’activité réelle de la société que par la valeur des produits bruts et des produits nets de l’exercice. Les produits bruts se sont élevés à 1 3o5 477 fr. 8a et doivent provenir des résultats de la construction et du portefeuille-titres qui figure au bilan pour 2 797 466 fr. 89 ; les frais généraux peu élevés absorbent un peu plus d’un tiers des bénéfices bruts, les bénéfices nets, comme nous le disions plus haut, sont de 831 i38 fr. 64.
- Comme le capital actions émis est de 6 277 000 fr., ce dernier chiffre pessort à i3,2 % du capital, ce qui paraît tout à fait satisfaisant pour une industrie comme la construction électrique où d’une façon générale le rapport du capital engagé atteint difficilement 10 à 11 % . Le Conseil a cru nécessaire de
- faire ressortir la situation financière de la Société en la résumant comme suit :
- Actif réalisable : Valeurs réalisables. 5 327 706 89 Valeurs disponibles. 1 957 (J47 74 Succursales. . . . 4-33 53i a5
- Total........... 7 7*8 885 88
- Passif exigible.......................2 701 370 49
- Total du fonds de roulement. . 5017 5i5 39
- Il n’y a rien qui ne soit rigoureusement exact dans cet exposé et [dans ces termes; le rapport ajoute mémo que si l’on défalque de ce chiffre le passif exigible à terme, soit les obligations, le solde en faveur de l'actif réalisable es-t encore de 2 877 515 fr. 3g. Mais nous ne concevons pas bien qu’on puisse appliquer au fonds de roulement les 2 797 46G fr. 89 immobilisés au poste portefeuille par la participation très importante de la Compagnie Internationale à la Société Centrale Electrique. En quoi ces 44 % d’engagements de son capital lui servent-ils pour constituer ses approvisionnements, payer sa main-d’œuvre, en un mot poursuivre sa construction. Si nous comparons plus exactement le compte des valeurs disponibles à celui des créditeurs, nous constatons que ce dernier est plus élevé de 743722 fr. 75, que la trésorerie de la Compagnie est des plus étroites et que, sans les avances consenties par ses banquiers, elle serait quelque peu gênée. Ces avances s’élèvent à
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.1II (2* Sérié). — Nc 36.
- 6i3 8/|i fr. 67. C’est à cause de ce manque de ressources liquides et devant les résultats du bilan, que le Conseil a voulu porter tout le bénéfice aux amortissements, s’évitant de recourir à un emprunt pour payer des dividendes. Nul ne saurait l’en blâmer, car il fait preuve de clairvoyance industrielle et prépare ainsi un avenir sérieux à l’essor de la Compagnie. Nous nc saisissons pas bien cependant comment le solde du compte de profits et pertes ne figure au passif sous aucune forme.
- L'examen de cette situation nous amène d’autre part à penser que la Société centrale électrique constitue une participation beaucoup trop importante ; c’est un trust comprenant la Compagnie d’EIectricité du Midi de la Russie, la Société anonyme roumaine d’électricité, la Société d’électricité de Las Palmas et la Station centrale de Biskra; les recettes de ces différentes sociétés sont en progression sensible sur celles de l’année précédente et si leur moyenne mensuelle persistait, les bénéfices d’exploitation se chiffreraient en fin d’année par la somme de /i%5ooo francs environ. Ce serait un beau résultat, puisque le capital de ce trust est de 2900000 francs. La Compagnie Internationale y trouve évidemment un débouché pour les produits de sa fabrication, mais combien onéreux. Le carnet de commandes pour l’exercice en cours est.bien alimenté; signalons la voie dans laquelle sont entrés les services techniques de la Compagnie : l'équipement électrique des grands laminoirs de la Belgique qui conduisent à l’invention, on peut le dire, et à la construction de moteurs de 3 000 chevaux.
- Ci-dessous le résumé du bilan au 3r> avril 1908.
- ACTIF
- Immobilisations.................... 3 377 564 Or
- Réalisables....................... r> 827 706 89
- Disponibles........................ t 9,^7 647 7/1
- Succursales Paris et Londres. . . 433 5ai 2r>
- Frais d’émission d’obligations . . 21 920
- Comptes d’ordre.................. 519 /|G8 GG
- 11 G37 8U) 1 fi
- PASSIF
- Envers la Société
- Envers les tiers : Comptes d’ordres.
- { obligations ( divers. .
- G 277 000 00 2 l/|0 000 00 2 701 870 /19 619 4G8 GG
- 11 637 8^9 ij
- Compte de profits et pertes.
- DÉBIT
- Frais généraux et de banque .... 38o 682 98
- Service des obligations............. 93 656 20
- Amortissements sur divers postes. . 83i i38 64
- 1 3o5 /|77 82
- CRÉDIT
- Bénéfice brut de l’exercice . . . . 1 3o5 477 82
- L’assemblée générale de la Société Brown Boveri et Cie vient d’avoir lieu à Bade. On se rappelle que l’an dernier le Conseil d’administration avait reçu pleins pouvoirs pour élever le capital de iG à 20000000 de francs. Les nouvelles actions, pour une moitié, fuéent émises le i°r octobre 1907 et pour l’autre moitié, le ier avril 1908. La situation générale des Bourses rendit cette émission assez difficile, d’autant plus que le Conseil avait eu pour objectif d’obtenir une prime de 25 % à l’omission.
- Les bénéfices bruts se sont élevés à 6 570 072 fr. 35 dans lesquels les produits de la fabrication entrent pour 5404327 fr. 07; le surplus provient des escomptes, des intérêts, des titres et participations. Les charges (frais généraux, assurances, réparations, intérêts des obligations) étant de 3 237 899 fr. 95, les bénéfices nets ressortent à 3 332 672 fr. 4°* Si on considère que le capital-actions est de 20 000 000 seulement, dont 2 000 000 souscrits le iBP avril dernier, on se rend compte que les résultats de cet exercice sont des plus satisfaisants. Le Conseil dit bien, en effet, que les bénéfices ont été plus élevés que ceux de l’exercice précédent, mais que l’augmentation des dépenses n’a pas permis d’obtenir un solde du compte profits et perles aussi favorable qu’en 190G-1907.
- Bien que le bilan fasse mention des participations dans les exploitations, et des participations dans les entreprises de fabrications, il est difficile de connaître exactement la part du capital initial réellement engagée dans les usines de Bade et celle engagée dans le compte participations ; nous devons supposer, en effet, que l’évaluation des valeurs représentées par ce compte, évaluation qui n’est pas moindre de 16.360807 fr’- ‘-^5 est fftitc à des cours très voisins des cours officiels de bourse ou de banque; nous ne pouvons donc soustraire cette somme des 3o 000 000 de capital actions et obligations pour en déduire les immobilisations propres aux usines de Bade. En
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- 5 Septembre 1908.
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- admettant que les résultats du compte litres et participations portés pour 8<pyio fr. 72 s'appliquent uniquement à la partie du capital rappelée plus haut, nous pouvons seulement constater que le l'cvenu moyen en ressort à net 10,9 % .Nous regrettons ainsi de ne pouvoir atteindre notre but qui eut été d’analyser ce que la firme Brown-Boveri et Gie retirait d'avantages de ses engagements de participations et de ceux consacrés uniquement à sa fabrication. Le bilan rappelle bien quelles sommes ont été dépensées pour cette dernière; mais tous les postes, Lorrains, immeubles, outillage y figurent avec leur valeur amortie au ier avril 1907 ; le rapport ne donne pas, d’autre part, de renseignements sur le chilïre d’affaires.
- En revenus bruts, en définitive, les profits sont de *23,46 % et en revenus nets, amortissements et frais généraux déduits, de i3,o6 % . Sur les revenus bruts, les amortissements reçoivent 14,9 %, les
- frais généraux absorbent 49,-2 % , et la part des actionnaires est de 28,4 % ; le surplus se répartit entre le conseil, le fonds de secours de pensions et de gratifications au personnel et le report à nouveau.
- La part des amortissements est très large ; le fonds de réserve qui atteint le quart du capital-actions ne reçoit aucune dotation, mais les immeubles et le compte-outillage sont inventoriés à leur valeur au icr août 1907, augmentée des dépenses effectuées dans l'année, mais réduite dans une proportion qui varie de 2 à 10 % ; l’outillage reçoit un amortissement supplémentaire de 483 000 francs, qui ramène sa valeur d'achat de 1 647 o36 fr. 94 au 3o mars 1908 à i 000000. La situation de trésorerie est très aisée, car la différence des seuls comptes courants débiteurs et créditeurs est en faveur des premiers de 5 o33 919 fr. 69.
- Le Conseil,dans son rapport,reconnaît que toutes les branches de la fabrication ont été occupées dans les mêmes conditions que l’année précédente et que partout, les usines ont réalisé des améliorations dans la construction et introduit d’importants perfectionnements, surtoutaux turbines à vapeur. Celles-ci sont de plus en plus appliquées à la propulsion des navires de guerre en Allemagne et en France, où six cuirassés doivent être munis de turbines Parsons; ces dernières seront construites par les licenciés français; mais les usines du Bourget ont elles-mêmes fourni celles du transatlantique Charles-Rou.v et du to r pi lie u r Le- Cha sseu / •.
- L'an dernier, le Conseil faisait entrevoir les difficultés que lui occasionnait le tunnel du Simplon.
- Cette année, en annonçant que les chemins de fer fédéraux ont pris possession de l’entreprise, il confirme que l’opération, financièrement parlant, a constitué pour la Société une perte très importante; le fait d’avoir été utile à l’industrie électrique et à la Société et d’avoir dote l’Europe de la première entreprise de transport international semble le consoler de la perte réalisée !
- Toutes les filiales de Mannheim, de Milan, du Bourget, de Christiania, ont distribué de 5à 8 % , ce dernier taux étant en particulier celui de la Compagnie Fleelro-méeanique.
- Bilan ait 1e1’ avril 1908.
- ACTH’
- Immobilisations 6 021 000 00
- Outillage 1 000 000 00
- Modèles, fonderie, mobiliers ïamor-
- tis) 8 00
- Matériel > 921 9>9 45
- Fonderie-matériel 233 5 02 71
- Travaux en cours r :> 763 357 00
- Caisse-change O. 620 38
- Titres et participations ..... 16 36o 807 25
- Débiteurs 9 6<>3 728 17
- Banquiers 8 473 812 '29
- 31 541 795 2 5
- pas sir
- Capital-actions . . 20 000 000 OO
- Dividendes. . . . 1 a 3 7 OO
- Obligations 4 % • 10 000 OOO OO
- Réserves .... 5 000 OOO OO
- Divers 938 3 31 60
- Créditeurs. . . . i î (>43 620 f- r
- Profits et perles . 2 3 31 38
- r>i 341 79‘i vA
- Compte de profits et pertes.
- Amortissements.................... 981 227 02
- Frais généraux................... 3 2I7 899 9")
- Bénéfices nets............. 2 33 r 443 >8
- 6 370 377 33
- Report 1906-1907............... mo 924 7j3
- Produits de la fabrication .... 3 404 327 07
- Titres, participations, divers. . . 1 o33 '>20 33
- 6 J70 372 33
- ~ D. F
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 36.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Loire-Intérieure. — Le Conseil Général a voté un crédit de 24 145 fr. 07 pour le prolongement du chemin de 1er d’intérêt local de Vieillevignc à Rocheservière cl de 120000 francs pour le raccordement à La Roche-Bernard des chemins de fer d'intérêt local du Morbihan avec les tramways de la Loire-Inlêrieure.
- Ardennes. — Le Conseil Général a volé la création d’un chemin de fer de Sorendal à Hautes-Rivières et de . Linchamps à Bolian (Belgique).
- Ariège. — La construction d’un tramway de Trascon à Auzal a été décidé dans la dernière séance du Conseil Général.
- Docns. — Le Conseil Général a voté un crédit de 3 243 35o francs pour la construction de chemins de fer : i» d’Ainalhay-Vésigneux à Pontarlier, avec embranchement à Chaifois et à Levier, et 2“ de Mouthes à i'011-cinc-le-Haut.
- Lot-et-Garonne. — Par décret du 22 août 1908. le département est autorisé à emprunter une somme .de 8 485 919 francs, applicable aux frais d’établissement du réseau de tramways départementaux déclaré d’utilité publique par décret du 3o juin 1908.
- Basses-Pyrénées. — Est à l’étude un projet de tramways de Saint-Palais à Sainl-Jcau-Pied de Port.
- Deux-Sèvres. — Il est question de construire une ligne de tramways d’Argcnlon-l’Eglise àThouars.
- Dordogne. — On projette l’établissement des deux lignes de tramways suivantes ; des Landes à Sainl-lrieix ; de La Chabroulie à Saint-Mathieu.
- Eure. — Est à l’étude l’avant-projet en vue de la création d’une ligne de tramways de Cormeilles à Pont-Au-denier.
- Gironde. — On va créer prochainement une ligne de tramways de Roquefort à La Bastide d’Armagnac, par Saint-.lüstin, Trouille( Vielle, Soubrian cl Sainl-Gor,
- Haute-Garonne. — Le Conseil d’Etat a approuvé le projet d’établissement d’une ligne de tramways de Toulouse à Villeneuves par Eronslon, longeur : 43k, devis :
- 2 g85 000 francs.
- Ili.e-et-Vii.aine. — Le Conseil Général a voté les crédits nécessaires aux frais d’études des lignes suivantes : Ploërmel à Plélan ; Plélan à Monlfort ; Monlfort à Ro-inille.
- Isère. — Le Conseil Général a demandé la création d’un tramway entre Voreppe et Voiron.
- Meurthe-et-Moselle. — On va procéder prochainement à l'établissement d’une ligne de tramways de Nancy à Dombaslc et Pont-Sainl-Vincent.
- Var. — Une enquête d’utilité publique a été ordonnée en vue de l’établissement d’une ligne de tramways à Nîmes, du Champ-de-Mars à la place Armani-Vallée.
- Ain. —Une enquête d’ulililé publique est ouverte sur le projet de création d’une ligne de tramway de Belle-ville P. L. M. (Rhône) au réseau de l’Ain.
- Indre. — Le Conseil Général a approuvé le projet du deuxième réseau de tramways départementaux comprenant les ligues suivantes : i° Tournon à Chàtillon (38k) ; 2° Va tan à Chabris (3 -yk ) ; 3° Argenton à Aigurande (4ik) ; 4° Issoudun à La Châtre (46k).
- Suisse. — A Lugano s’est constituée une société pour la construction et l’exploitation d’une ligne de tramways de Lugano à Pontetresa et à Malcautone ; le projeL a été soumis pour approbation au conseil fédéral.
- Une autre société a demandé la concession d’une ligne de tramways électriques, Capolago-Bissone-Melide, dont une partie rejoindra Lugano et sera reliée à la ligue Chiasso-Capolago.
- Le Conseil fédéral a adressé à l’Assemblée fédérale un mémoire tendant à l’adoption des projets suivants :
- i° Construction d’un funiculaire électrique, de la place Léonard (Zurich) à Susenberg (Zurichberg). (Longueur
- ik6i4).
- 20 Construction d’un tramway électrique de Brigue à Belap. (Longueur : nk 700).
- République Argentine. — On Va établir prochainement â Buenos-Ayres un réseau de tramways comprenant les lignes suivantes ; i° de El Cano de Triumviralo à Alvarez. Thomas ; 20 de Acha de Alvarez à Olazabal ; 3° de Olazabal de Acha à Avenida Conslituyente ; 4° de El Cano à Acha ; 5° de Monroë à Plazabal; 6° de Monroë de Donado à Avenida Conslituyente.
- Norvège. — Le Slorting norvégien a approuvé récem-
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- 5 Septembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- ment un important projet de loi relatif à l’extension du réseau ferré de l’Etal. Durant la période décennale qui va suivre, le Trésor consacrera environ (k> millions de couronnes aux lignes ci-après :
- i° Otta-Domaas, 46k, 3, 66 millions de couronnes ; 2® Chemin de fer de Dovre, de Doniaas à Sloren i57k 9, avec reconstruction à voie large du tronçon existant de Storen il Trondhjein, 17 millions de couronnes ; 3° Chemin de fer de Domaas à Roinsdalsfjordcn, io7k, 8, 34 millions de couronnes ; 4° Chemin de fer de Vestland : a) ligne principale Kongsberg-Naeslandsvaud, i22k 1,14 millions de couronnes ; b) embranchement 11 jukscbo-Noloden, 9k 2, 1, 17 million de couronnes; c) embranchement Naes-landsvand-Kragero, 24k, 3 millions de couronnes, soit en tout 18, 17 millions de couronnes ; 5® Aamli-Tveitsund, 33k6, 2,28 millions de couronnes; 6° Chemin de fer du Norland ; Sunnan-Grong, 7k 92, 6, 666 millions de couronnes ; 7® Embranchement au chemin de fer de Bergen : a) Fretheim-Myrdal, 1,5g millions de couronnes; b) Voss-Eide, 1, 5 million de couronnes, en tout, 3, 09 millions de couronnes.
- On ne fabrique pas encore de rails en Norvège ; ceux-ci devront donc être demandés à l’industrie étrangère. Rappelons à ce propos que les usines désireuses de prendre part aux adjudications doivent être représentées sur place pour concourir avec quelque chance de succès.
- Espagne. — Une Société de Madrid a demandé la concession d’un tramway électrique entre le Métropolitain (calle de Segovia) et la Glorieta du Pont de Segovia.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- France. — La Société du Gaz de Paris ayant décidé d’actionner électriquement les divers appareils de son usine à gaz de la rue du Landy, à Saint-Denis, a confié à la C'° Thomson-Houston l’entreprise générale de la construction d’une usine génératrice à vapeur, destinée à produire le courant continu sous 260 volts destinés à l’alimentation de différents moteurs qu’elle compte utiliser dans ce but.
- Cette usine se composera de deux salles de machines accolées chacune à une chaufferie centrale. Chaque salle des machines comprendra deux groupes électrogènes, constitués chacun par une machine compound-landein à distribution par pistons valves de 65o chevaux de puissance chacune, commandant directement les dynamos, du type à excitation compound, de 4°° kilowatts de puissance.
- La chaufferie comprendra 8 chaudières multitubulaires de chacune i46ma de surface de chauffe, capables de
- produire 2 5oo à 3 oook de vapeur îi l’heure, à la pression de i2kpar centimètre carré et à la température de 2^5 degrés centigrades.
- Toutes les chaudières seront munies de grilles automatiques de surchauflcurs et d’économiseurs.
- Outre les groupes éleclrogèncs et les chaudières, tout le matériel mécanique électrique necessaire au bon fonctionnement de l’usine, tels que : tableau de distribution et ses accessoires, pompes clévuloires d’eau, réfrigérants pour le service de la condensation, épurateur d’eau, pompes alimentaires de chaudières, ponts roulants convoyeurs, etc., sera fourni par la Thomson-Houston.
- CONVOCATIONS D ASSEMBLÉES
- Compagnie des Mines de Drocourt. — Le i5 septembre 1908, à Lille.
- Société des Tramways électriques de Nice-Cimiez. — Le 16 septembre 1908, Paris.
- Société des Tramways de Bologne. — Le 16 septembre 1908, à Bruxelles.
- Société générale de Tramways et d’applications d'électricité. — Le 8 septembre 1908, rue Ferdinand-Nicolaï, 72, à Tilleur-lez-Liéges (Belgique).
- Société anonyme d'étude, de construction et d'exploitation de chemins de fer au Chili. — Le 7 septembre 1908, rue de Naiiiur, 48, à Bruxelles.
- Compagnie des Tramways d’Agram. — Le 8 septembre 1908, à Bruxelles.
- Ateliers du Thiriau. — Le i5 septembre 1908, à La Croyère (Belgique).
- Société Française d’Entreprises électriques. — Le i5 septembre 1908, à Paris.
- Société des Ateliers de constructions de Joseph Paris. — Le 1 ty septembre 1908, à Marchieiine-au-Ponl (Belgique).
- Compagnie des Tramways électriques de Châlons-sur-Marne. — Le 24 septembre 1908, à Paris.
- Compagnie des Tramways Electriques de Charleville-Mézières-Mohon. — Le 24 septembre 1908, à Paris.
- Compagnie des Tramways Electriques d’Eu au Trèport — Le 24 septembre 1908, à Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2* Série). — N» 36.
- ADJUDICATIONS
- ITiA.NCi:
- Le septembre 1908. Préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille, établissement des voies Terrées sur les quais du bassin de la Pinède. Port de Marseille, fourniture de matériel de voie.
- icr lot. — Rails en acier, 1 36o tonnes. Caut. I 3 000 ; déf. 9000.
- 20 lot.— Eclisseset selles en acier, i/j6 tonnes. Caut. : prov. 1 000 ; déf. 1 000.
- 3e lot. — Tircfonds, boulons d’éclisses et boulons pour cales et tasseaux en acier, 81 tonnes 5. Caut. : prov. 1 000; déf. 1 000.
- Ie lot, — Cales entreloises en fonte, G/} tonnes. Caut. : prov. 400 ; déf. 400.
- 5U lot, — Plaques tournantes de 4“-î°» 804 tonnes. Caut : prov. 3 000 ; déf. 10000.
- 6e lot. — Changements et croisements pour branchements cl traverses de voies 274 tonnes. Caut. : prov.
- 1 000 ; déf. 3 000.
- Visa, huit jours avant l adjudication, par M. Bntard-llazclière, ingénieur en chef, hôtel des services publics, quai delà .loliette, à Marseille.
- Renseignements dans les bureaux : de la préfecture (3e division), de M. Gassier, ingénieur, hôtel des services publics, quai de la Jolietlc; du ministère des Travaux, 24G, boulevard Saint-Germain, à Paris.
- Le >0 septembre 1908, à 3 heures. Préfecture du Xord, à Lille. Construction de chemins de fer d'intérêt local. Réseau du groupe du Xord à voie d un mètre. Ligne d’Herzeele à Saint-Momelin. Partie comprise entre Her-z.eele (gare) et Esquelbeoq (gare). Fourniture du matériel de voie.
- iCP lot. — Fourniture de >8o tonnes de rails du type « Vignole » et des éclisses en quantités correspondantes.
- 2e lot — Fourniture de 1 1 000 boulons d’éclisses pour voie « Vignole » cl 65 000 tircfonds.
- Nul ne sera admis à l’adjudication, s'il n’u les qualités requises pour garantir la bonne exécution des fournitures. À cet elïet chaque concurrent sera tenu de présenter une note indiquant les fournitures analogues qu'il aura effectuées dans les dix dernières années. Cette note devra être adressée à M. Sloclet, ingénieur en chef du département du Nord, à la préfecture à Lille et parvenir, à peine de forclusion, avant le 9 septembre.
- Les concurrents, pourront toutefois faire parvenir leurs soumissions par lettre chargée, au préfet, Pavant-veille du jour de l’adjudication, avant 5 heures du soir.
- Renseignements dans les bureaux de la préfecture et de M. Leroy, agent voyer d’arrondissement, faisant fonctions d’ingénieur ordinaire, à Dunkerque, 5, rue du Ponceau.
- BELGIQUE
- Jusqu'au 10 septembre* M. le bourgmeslc de la ville de Nivelles recevra les offres pour la fourniture de 1 000 compteurs d’eau de divers diamètres de volume, à disque oscillant ou à turbine (compteur de vitesse) avec cadrans secs.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l'administration communale à Plane-lez-tlmcnau, installation de l’élcctririlé.
- Prochainement, à l'administration communale, à Enghcim (Zweibriicken), construction d'un tramway, électrique, 200 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de ta ville, à Reck-Unghauscn, établissement d’un tramway Goo 000 marks.
- Prochainement, à l’administra lion de la ville, à Bar* men, construction d’une ligne électrique, 800000 marks.
- Prochainement, a l'administration de la ville, iiPosen, extension des installations électriques, 1 5oo 000 marks.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à J/.-llladbach, constructions nouvelles et extensions : r° cha-leau-d’eau, 281 000 marks ; 20 — usine à gaz, «\ électricité, etc., 122 000 marks ; —3° tramway, 7“» 000 marks.
- ESPAGXE
- Prochainement, adjudication pour l'installation de l’éclairage électrique et la distribution de la force motrice sur le croiseur Reina Régenté, actuellement à l’Arsenal du Perrot. Devis: 370000 pesetas. Cautionnement provisoire : 15 000 pesetas.
- s err 110
- Le 7 septembre, aux chemin de fer de l’Etat, à Belgrade, fourniture de diverses machines-outils et de matériel de railway ; caut. : 2400 dinars.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17.
- Le lGérant ; J.-B. Nouet.
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- Tome lll (2* série).
- SAMEDI 12 SEPTEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 37
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L’Éc
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 08g. — Devaux-Charbonnel. La fréquence des courants téléphoniques, p. 323. — L. Sabatier. Sur un nouveau mode de transmission téléphonique, p. 330.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur la nature des charges d’électricité positive et sur l'existence des électrons positifs, J. Becquerel, p. 333. — Mesuras. Fonction d’une variable périodique déterminée par les indications d’un instrument. Emploi de l’électromètre capillaire avec les courants alternatifs, Morton G. Lloyd, p. 337. — Arcs et lampes électriques. Pholométric. Etude des divers modes d’éclairage électrique au point de vue économique, A. A. Woliiauer, p. 338. — Electrochimie el Electromélallurgie. Sur l’emploi du cadmium, de l’argent et du cuivre dans dés soupapes électrolytiques, G. Scuolze p. 338. — Brevets, p. 339. —Bibliographie, p'. 340. — Variétés. — Instructions sur le montage des installations électriques (suite), p. 341. — Nécrologie, È. Mascart, p. 346. Chronique industrielle et financière, p. 348. — Limitateurs de courant pour abonnement à forfait, p. 348. — Chronique financière, p. 349. — Renseignements commerciaux, p. 331. — Adjudications, p. 352.
- ÉDITORIAL
- M. Devaux-Gharbonnel, bien connu par des travaux antérieurs sur les courants télégraphiques et téléphoniques, vient d’exécuter quelques recherches du plus grand intérêt sur la fréquence des courants téléphoniques. Nos lecteurs trouveront dans le présent numéro (p. 3a3) le résultat de ces recherches dans lesquelles l’auteur s’est attaché à mettre en relief le caractère de périodicité de la voix humaine et à rechercher les sons fondamentaux et les harmoniques qui la composent. 11 a commencé par l’étude des voyelles qui jouent évidemment le rôle le plus important, les consonnes ne servant qu’à modifier le début ou la fin de la voyelle pour former une syllabe complète. Après avoir rappelé de précédentes recherches, et en particulier celles d’Ilelmholtz et d’iler-mann, M.'Devaux-Gharbonnel montre com-
- ment l’étude directe du courant téléphonique au moyen de d'oscillographe permet d’arriver aisément, au but proposé, les essais ayant montré que les oscillogrammes n’accusent pas de vibrations parasites provenant des plaques du microphone employé. Une fois les tracés obtenus, il était facile de décomposer les courbes en leurs harmoniques principaux, et cette opération a conduit à des conclusions très intéressantes. Dans les voyelles, le son fondamental est moins intense que les harmoniques; d’autre part chaque voyelle est caractérisée par la présence d’une note spéciale ; c’est la vocable d’Helmholtz, mais cette vocable semble être un harmonique du son fondamental et non une note déterminée de la gamme. Après avoir examiné le cas de la parole en général, l’auLeur est amené à conclure que la
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- voix humaine est formée d’une succession de phénomènes vibratoires dont la majeure partie est régulièrement périodique. L’étude de la propagation des courants téléphoniques rentre donc dans la théorie générale des courants alternatifs.
- D’autre part, en cherchant à éteindre au moyen de self-inductions ou de capacités certains harmoniques, M. Devaux-Charbonnel a trouvé que les harmoniques sont loin de jouer le môme l’ôle au point de vue de l’intelligibilité de la parole et que la présence d’un petit nombre seulement 'd’entre eux est indispensable. Finalement, la fréquence moyenne i ooo lui paraît pouvoir être proposée pour l’étude des problèmes pratiques de téléphonie, qui se trouvent considérablement simplifiés par cette considération d’une fréquence unique. Comme l’on peut en juger par cette brève analyse, les résultats obtenus sont extrêmement intéressants tant au point de vue scientifique qu’au point de vue pra-tique; nous espérons d’ailleurs avoir bientôt l’occasion de revenir sur ce sujet, à propos des nouvelles recherches poursuivies actuellement par M. Devaux-Charbonnel.
- Le présent numéro contient également une étude de M. L. Sabatier sur un nouveau mode de transmission téléphonique (p. 33o). L’auteur propose de monter le microphone en dérivation aux bornes de la source. Il démontre qu’un tel montage est préférable en général, au point de vue de la sensibilité, au montage direct ordinaire dans lequel le. microphone est embroché en série avec la source d’électricité, la ligne et les récepteurs. Ce dispositifpermettrait donc d’étendre notablement la portée des transmissions, sans recourir à la bobine de transformation. Il permettrait également, pour une installation de fortune, d’utiliser des piles électriques de construction grossière, ayant une 'résistance intérieure élevée. L’auteur ap-
- plique du reste ses formules à des exemples numériques, et il donne le schéma de l’installation complète d’un poste transmetteur, genre Ader, ainsi monté en dérivation.
- Sur la nature des charges d'électricité positive et sur l'existence des électrons positifs, tel est le titre suggestif d’une récente communication de M. J. Becquerel. Cette communication intéressera vivement ceux de nos lecteurs au courant de ces questions si passionnantes de la physique moderne, étant donné que l’existence d’électrons positifs a été contestée généralement jusqu’ici (p. ci35).
- Parmi les extraits des publications périodiques, signalons encore une intéi’essante étude de M. Morton G. Lloyd sur les appareils de mesure soumis à du courant alternatif, et en particulier sur Vélectromètre capillaire de Lippmann (p. 337) ; une étude des divers modes d'éclairage électrique au point de vue économique, due à M. A.-A. Wolhauer, un spécialiste en la ihatière (p. 338); enfin, un article de M. G. Schulze sur l'emploi du zinc, du cadmium, de l'argent et du cuivre dans des soupapes électrolytiques (p. 338). Les éléments obtenus avec ces métaux plongés dans des électrolytes divers peuvent être formés avec du courant continu, comme les soupapes usuelles à l’aluminium,mais ils ne donnent lieu à aucun redressement avec du courant alternatif de fréquence usuelle.
- Henri Becquerel, E. Mascart, tels sont les savants éminents dont nous avons eu à déplorer la mort, à quelques heures d’intervalle. Notre précédent numéro contenait une notice sur la vie et les travaux du premier ; nos lecteurs liront aujourd’hui (p. 346) la-biographie de E. Mascart, qui a tant contribué au développement scientifique et industriel de l’électrotechnique.
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- LA FRÉQUENCE DES COURANTS TÉLÉPHONIQUES
- La voix humaine et les courants téléphoniques. — Les appareils téléphoniques semblent être arrivés actuellement à un assez haut degré de perfection. L’expérience journalière montre que, au moins pour les faibles distances, la voix est transmise avec son timbre et toutes ses modulations; et pourtant elle a dû subir bien des transformations depuis le moment où elle est articulée par le larynx jusqu’à celui où elle parvient à l’oreille du correspondant. La plaque du microphone a dû entrer en vibration, faire varier la pression de contact des grains de charbon, ce qui modifie la résistance du circuit microphonique, en môme temps que l’intensité du courant primaire; un courant secondaire est alors engendré par un transformateur et c’est ce courant qui est réellement le courant téléphonique et qui, après avoir parcouru la ligne, parvient au récepteur. L’aimantation de ce dernier est modifiée et la plaque se met en mouvement en transmettant à l’air qui l’environne des vibrations qui reproduisent celles qui ont agi sur le microphone au départ. Malgré ces transformations multiples et successives de mouvements vibratoires en courants électriques, la voix a conservé toutes ses qualités. On est donc en droit de conclure qu’à tout moment l’allure du courant téléphonique est la même que celle de la parole, et que si on parvient à analyser le courant téléphonique on aura résolu le problème de l’étude de la voix humaine.
- Comme nous allons le montrer, cette analyse est aujourd’hui possible, grâce aux progrès qui ont été réalisés dans les appareils d’observation et de mesure, et si le problème n’est pas encore complètement résolu, c’est que les expériences sont récentes et n’ont pas encore atteint leur complet développement. Mais il y a tout lieu de croire que le moment est proche où l’on pourra, parce moyen, connaître très exactement la nature de la voix humaine.
- Nous nous proposons d’exposer les résultats de nos premières recherches, et de montrer les conséquences qu’on peut en tirer aussi bien au
- point de vue de l’acoustique qu’au point de vue de la téléphonie. Nous sommes arrivés à établir que la voix est composée de sons et non de bruits, c’est-à-dire que les vibrations qui la constituent se reproduisent avec une allure identique pendant un nombre appréciable de périodes. Ce résultat nous semble des plus intéressants à divers points de vue. En nous limitant à la téléphonie, il est aisé de comprendre que l’étude théorique s’en trouve énormément facilitée. Grâce à cette circonstance, elle se rattache à l’étude des courants périodiques en l’égime régulier. Après avoir décomposé le courant en scs divers harmoniques sinusoïdaux, il devient aisé de prévoir les phénomènes qui se produiront pendant la propagation sur les lignes et à travers les appareils. On peut étudier comment les différentes périodes sont altérées suivant leurs fréquences et voir s’il n’est pas possible, par un arrangement et un choix judicieux des lignes cl des appareils, d’arriver à compenser les effets d’altération des unes et des autres et d’atteindre l’idéal de la téléphonie : transmettre, au moyen de l’électricité, la parole, en l’affaiblissant aussi peu que possible et en lui conservant tous les détails de scs modulations.
- Nous allons donc nous attacher à mettre en relief le caractère de périodicité de la voix humaine et rechercher les sons fondamentaux et les harmoniques qui la composent. Nous essayerons ultérieurement de voir comment se comportent les différentes fréquences et s’il n’est jtas possible de simplifier le problème de la téléphonie en faisant porter l’étude des transmissions sur une seule fréquence convenablement choisie, ce qui serait très avantageux pour toutes les recherches concernant cette branche importante de la technique électrique.
- Les voyelles. — Nous commencerons par l'élude des voyelles. Il est aisé de se rendre compte' qu’elles jouent, en effet, le rôle principal xlans là parole. Aucune syllabe ne petit être émise sans l’aide cl’une voyelle; et si on y prête un peu atten-
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- lion, on remarquera facilement que les consonnes ne servent qu’à modifier le début ou la fin de la voyelle pour former la syllabe complète, mais la voyelle est Je soii le plus important et celui dont la durée est la plus longue.
- On peut, d’ailleurs, émettre d’une façon continue et pendant un temps appréciable une voyelle, ce qu’on ne saurait faire pour une consonne, et cette circonstance facilite encore l’étude de la première. Aussi les recherches sur la nature et la composition des voyelles sont déjà anciennes.
- Iielinholtz se servait de résonateurs devantles-quels il prononçait une voyelle. L’observation de ceux qui entraient en vibration lui permettait de découvrir les sons composants et d’en déterminer approximativement l’importance relative. Il avait d'ailleurs une oreille merveilleuse, et il paraît que, môme sans résonateurs, il était capable de reconnaître- et de discerner les différentes notes qui entraient dans la composition du timbre d’un son donné. Ces recherches peuvent encore être facilitées par l’emploi de capsules manométriques qui rendent les observations à la fois plus commodes et plus exactes.
- Helmholtz était arrivé à cette conclusion que chaque voyelle possédait une vocable particulière, c’est-à-dire qu’une note spéciale de la gamine se rencontrait constamment dans sa composition, quelle que soit la personne qui émettait la voyelle, et quelle que soit la hauteur du son sur lequel elle était émise. Ainsi, d’après Helmholtz, l’A était caractérisé par la note si bémol de la quatrième octave, et VI par le si bémol de la sixième octave. Bien qu’il soit un peu difficile de concevoir comment la meme note pouvait se rencontrer dans des sons de hauteurs très différentes, et laisser à ces sons une nature musicale sans être nécessairement un de leurs harmoniques, cette théorie a ses défenseurs et elle peut s’expliquer d’une façon qui, à première vue, est satisfaisante. Les cordes vocales, en effet, vibrant sous l’influence de l’air qui sort des poumons, peuvent émettre une note fondamentale accompagnée de nombreux harmoniques, et meme de sons quelconques. Pour former une voyelle déterminée, le larynx et la bouche prennent une disposition particulière de manière à renforcer un certain nombre seulement de ces sons. Les dimensions de ces différents organes varient peu suivant les différents individus. De
- plus, l’éducation amène les personnes d’un meme pays à prononcer les memes voyelles de la même manière. Il n’y a donc rien d’invraisemblable à priori à ce que chaque voyelle soit caractérisée par une note spéciale de la gamme.
- Differents savants ont fait des recherches dans le meme ordre d’idées et sont arrivés aux mêmes conclusions par des méthodes assez différentes. Les uns écoutaient la voyelle chuchotée, les autres frappaient le larynx ou les dents avec le doigt lorsque la bouche venait de prononcer la voyelle et avait conservé la position et la forme qui lui était propre; d’autres faisaient vibrer un diapason devant la bouche, au même moment, se servant ainsi de la bouche elle-même comme résonateur et cherchant la note propre de ce résonateur. Tous ces expérimentateurs sont arrivés à conclure à la présence constante d’une note particulière, d’une vocable, mais cette vocable n’était pas la même pour les différents observa-vateurs, et ce résultat doit jeter un certain doute sur la valeur de leurs conclusions.
- L’invention du phonographe devait fournir aux chercheurs un instrument plus précis et plus commode. Hermann, après avoir enregistré les sons sur le pylindre, agrandissait les tracés au moyen d’un levier qui en suivait les sinuosités et dont les mouvements, communiqués à un miroir qui réfléchissait un point lumineux, venaient s’inscrire sur une feuille de papier photographique. Il étudiait ensuite ces tracés et les décomposait par des procédés mathématiques. Il arriva ainsi à conclure que les vocables n’étaient pas fixes, mais oscillaient entre certaines limites. C’était une brèche déjà sérieuse dans la théorie d’Helmholtz, et l’idée devenait dès lors très vraisemblable que les prétendus vocables pouvaient bien n’être que des harmoniques du son principal.
- Tous ces procédés d’ailleurs sont assez imparfaits et manquent de précision. Il parait inutile d’insister sur ceux qui sont basés sur l’emploi des résonateurs, car il est bien connu que la résonnance est un phénomène dont la précision est insuffisante. Les tracés du phonographe, d’autre part, sont à dimensions très réduites, ils atteignent à peine une fraction de millimètre. Leur amplification est donc assez douteuse. De plus on sait que le phonographe ne reproduit pas fidèlement les sons. Il est donc à craindre que ces tracés soient déformés par la présence de vibrations propres des plaques ou des différents inter-
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- médiaires qui concourent au fonctionnement de l'appareil.
- Et cependant la question est des plus intéressantes à élucider. Car si réellement chaque voyelle se compose d'une note fixe et d'autres sons qui n’ont aucun rappoid avec elle, la vibration résultante ne peutprésenter une périodicité régulière, et il faut renoncer à appliquer aux courants téléphoniques les résultats de l’étude de courants périodiques, ce qui ferait de la téléphonie une des parties les plus difficiles de la technique électrique.
- Le moyen le plus simple qui se présente à l’esprit pour résoudre le problème est l’étude directe du courant téléphonique. Mais cette étude est restée longtemps impossible à cause de la faible intensité de ce courant et de la rapidité de ses variations. La construction d’oscillographes très amortis et suffisamment sensibles est heureusement venue rendre possible la solution de la question.
- On sait que l’oscillographe, tel qu’il a été imaginé par M. Blondel, est une sorte de galvanomètre d’Arsonval, dont le cadre est un ruban de fer doux. La sensibilité de l’appareil a été considérablement accrue, en remplaçant l'aimant permanent par un électro-aimant, et le ruban de fer par une boucle de fil de cuivre qui plonge dans de l’huile de vaseline. Les mouvements du cadre sont suivis au moyen d’un miroir qui réfléchit le rayon venu d’une lampe à arc et ce rayon inscrit sur une plaque photographique convenablement disposée tous les mouvements du miroir.
- Pour obtenir des tracés qui soient la reproduction la plus exacte possible des vibrations de la voix, nous avons réduit à sa plus grande simplicité le circuit dans lequel doit circuler le courant.
- Ainsi qu’on le voit sur la figure i, le circuit se compose d’un microphone E devant lequel on parle, de la pile P et de l’oscillographe C I) qui porte le miroir M et qui est placé entre les deux armatures A et B de l’électio-aimant. La self-induction et la résistance de l’équipage de l’oscillographe sont négligeables et la présence de l’appareil ne peut apporter aucun trouble appréciable dans le phénomène à observer.
- Au moyen de ce dispositif nous avons pu très facilement étudier les tracés correspondant s aux différentes voyelles. On obtient des courbes très nettes, dont la hauteur varie de a à /»cm et qui
- embrassent une durée d’un dixième de seconde environ.
- Ce qui frappe, tout d’abord, à l’examen de ces courbes, c’est leur caractère très net de périodicité, et cctlc périodicité correspond à la hauteur de la note musicale sur laquelle la voyelle est émise. Cette note était d’environ iGo vibrations doubles par seconde. Les différentes périodes sont bien identiques entre elles,ce qui semble indiquer
- Fig. i. — Disposition des appareils.
- que le tracé enregistré ne contient que des harmoniques du son fondamental. On peut en conclure, de plus, que ces tracés ne contiennent pas de vibrations provenant des plaques des microphones, ce qui confirme ce fait d’expérience (pie la voix est fidèlement transmise par le téléphone.
- Les tracés sont toujours les memes, si l’on a soin de prononcer les voyelles de la même manière. Pour les voyelles 1 et U cette condition est facile à réaliser ; il n’en est pas de même pour les autres et, si l’on veut obtenir des tracés comparables, il faut choisir un son bien déterminé et s’efforcer de le reproduire exactement dans chaque expérience. Il est d’ailleurs assez facile de prononcer régulièrement A, O, E, comme on le fait généralement dans les mots: paie, côte, été. Pour l'E muet, la difficulté est beaucoup plus grandi;. Le son est, en effet, mal défini, et il est à peu près impossible, à quelques jours d’intervalle, d’obtenir les memes tracés.
- Il est bien évident que les tracés obtenus par différentes personnes ont des particularités propres à la voix de chaque expérimentateur, et ne peuvent être, pourlcs memes voyelles, absolument semblables. La différence des nationalités,
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- de l’âge, contribuent à accentuer ces particularités.
- Si on emploie différents microphones, pourvu qu’on se limite à ceux qui sont reconnus bons pour la téléphonie à grande distance, on obtient des résultats identiques, qu’on emploie des microphones à grenaille ou des microphones à crayons. Les microphones horizontaux (dit à pupitre) donnent des courbes inverses des microphones verticaux. Ce fait s’explique facilement. Une pression brusque sur la membrane doit, pour les premiers, diminuer la pression des crayons sur leurs supports. Le phénomène est inverse pour les seconds. Donc, à une augmentation de résistance pour les premiers, correspondra une diminution pour les seconds.
- Ayant ainsi constaté sur les tracés un caractère très net de périodicité, il était intéressant de chercher à décomposer les courbes en leurs harmoniques principaux, Nous y sommes parvenus , par un procédé assez simple auquel on reprochera peut-être de n’être pas d’une exactitude rigoureuse, mais qui, dans le cas présent, nous paraît offrir des garanties suffisantes de précision. Au moyen de la projection, nous avons agrandi considérablement les clichés, io à i5 fois, de ma-
- A
- Fig. i.
- nière à avoir des courbes de /,o à Go01" de hauteur. Nous avons alors constaté que les dentelures si marquées des courbes étaient équidistantes. Les différents sommets en correspondent donc à un harmonique très apparent, qu’on peut facilement
- éliminer après quelques tâtonnements. Si on connaissait l’amplitude de l’harmonique, il suffirait de diminuer les ordonnées des sommets de cette grandeur pour avoir des points de la courbe
- O
- sous-jacente qu’on compléterait sans difficulté. E muet.
- Fig. 4.
- On arrive assez vite à ce résultat et on obtient une nouvelle courbe qui ne renferme plus l’harmonique en question. On constate que cette nouvelle courbe présente encore des sommets très marqués; On opère de la même façon et on
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- arrive ainsi de proche en proche à ne pins avoir que le son fondamental.
- Les figures a, 3, /|, 5, 6, y, donnent la forme d’une période correspondant aux voyelles A, O, E, 1, U, E, et la figure 8 donne le détail de la décomposition en harmonique de la lettre A. On peut donc mettre en évidence les différents harmoniques, on peut aussi déterminer leurs amplitudes et leurs différences de phases.
- Voici un tableau qui résume ces différents résultats.
- Ta.ui.eau
- VOYELLES HARMONIQUES AMPLITUDE PHASES
- 1,0 O
- A a >.7 + 9»
- i 3,o + 9"
- 6 /i,8 — 9°
- I 1,0 O
- 0 > i > v. ()
- 5 k ,‘2 -f- 180
- i I 5° O
- E muet 3 i,5 — 8o
- s a,o + ce
- ( I 1,0 O
- Ë accentué 2 5,5 — 180
- I '2 6,o — 9°
- ! 1,0 O
- U •2 ,,o 4- 9°
- y i,5 + 9°
- i 1,0 «
- I 2 V-* O
- i3 *,8 + 9"
- Le procédé géométrique que nous avons indiqué pour la recherche des harmoniques, s’il n’est pas absolument rigoureux, présente en revanche le grand avantage d’être rapide et commode. 11 permet de suivi e mieux, qu’avec des calculs, les différentes phases de cette recherche. Il nous a amené aussi à constater que certains harmoniques doivent probablement pendant la période être affectés d’un amortissement sensible. Ce doit être le cas pour le i3e harmonique de l’I cl le i‘ie de l’E accentué.
- L’examen des résultats permet de faire plusieurs constatations intéressantes. Dans les voyelles, le son fondamental est moins intense
- que les harmoniques. C’est le deuxième harmonique qui domine dans I, U et E, le sixième dans A, le cinquième dans O ; de plus, les harmoniques élevés 9 et i3 se rencontrent dans U et 1. 11 suffit de prêter un peu d’attention à la prononciation des différentes voyelles pour constater qu’en
- I
- Fig. 5.
- effet les voyelles U et I doivent renfermer des sons plus aigus que A et O.
- On voit également que les voyelles sont caractérisées par la présence d’une note qui est spé-
- U
- Fig. G.
- cialc à chacune d’elles. C’est la vocable. Mais cette vocable ne parait pas être une note déter*
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- minée de la gamme, mais bien un harmonique de son fondamental.
- On peut comparer ce résultat avec ceux des expérimentateurs qui ont déterminé certaines vocables. Nous prendrons les lettres O, A, 1 et nous indiquerons, en meme temps que les notes, leurs nombres de vibrations qui leur oorrespon-
- Vj accentué.
- 7-
- dent. 1*0111* nos expériences, les nombres de vibrations inscrits sont les harmoniques les plus importants du son fondamental qui correspondait à une fréquence de 160.
- Tableau
- HARMONI- QUES H EI.M IIOLT/i K CEN JG HERMANN AUERBACH
- O /»8(> iSoo . sib;l“ -'i7* si„:|= 471 r<U= Û98 mi;— 65a l«V=435
- A 1 fi/, O 1 96,) sibv— y/,2 sibi= 94 ^ Soly= >ÿr>() fat=6/|2
- J 3^o ‘j. 080 réc'=2 38o sibB—3768 ré(.~‘2 38o sol6=3oa4 fa3=rT2i
- On voit par ce tableau que les résultats que nous avons obtenus sont peu différents de ceux qu'avaient trouvés d'autres expérimentateurs. C'est qu’en cIlot rétendue de la voix humaine est peu considérable, et pour les hommes la fréquence if>o est une moyenne assez commune.
- Il doit donc arriver que les composantes des différentes voyelles auront pour beaucoup d’expérimentateurs la même hauteur. Si on ne possède
- pas des moyens de recherches suffisamment précis, on sera tenté de voir dans ces composantes fondamentales des notes fixes qui doivent caractériser la voyelle. Si, au contraire, on examine le phénomène de plus près, on découvrira que ces vocables ne sont que des harmoniques du son
- Fig-. 8. — Décomposition en harmoniques de la lettre A. principal.
- La parole en général. — On pourrait objecter à cette conclusion que, si on émet d’une façon soutenue un son, une voyelle, on lui donne par là meme une forme musicale, c’cst-à-dirc une période régulière, et qu’il n’en est pas de même dans la parole articulée à la manière ordinaire. Cette objection est en effet très judicieuse. Aussi ne nous sommes-nous pas contentés de recueillir des tracés de voyelles. En remplaçant la plaque photographique par une pellicule sensible enroulée sur un cylindre, on peut enregistrer des phénomènes de plus longue durée, une seconde, par exemple. On peut donc enregistrer des notes entières de plusieurs syllabes.
- Si on prononce une succession de voyelles, on constate que chacune d’elles comprend, en dehors de son régime régulier, une période initiale et une période linale de f\ à j vibrations pendant lesquelles le son se développe ou sYtoinl.
- S’il s’agit do syllabes, la présence des consonnes modifie le tracé des voyelles pendant quatre à cinq périodes. Ces consonnes agissent de différentes manières; les unes, comme B et
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- M, modifient le début du tracé en l'incurvant au-dessus ou au-dessous de la ligne médiane; d’autres, comme C et T, donnent au début de la syllabe un tracé nettement différent de la voyelle. Mais, d’une façon générale, ces particularités n’embrassent pas plus de quatre à cinq périodes.
- La parole n’est donc pas un phénomène périodique absolument régulier. Elle se-compose de périodes régulières encadrées par des phénomènes tout différents qui forment la transition d’une syllabe à une autre. Mais ces périodes irrégulières sont relativement de courte durée. En effet, on ne peut, en général, émettre plus de 5 à G syllabes par seconde dans un langage clair et distinct. Dix syllabes sont un maximum qui atteint la limite où les mots ne sont plus intelligibles. Pour une voix ordinaire, dont la note fondamentale correspond à une fréquence de iGo, une syllabe embrassera une trentaine de périodes. Il y en aura donc, eu général, plus de vingt qui correspondront aux voyelles seules et qui offriront un caractère de régularité à peu près parfaite. Ce sera, pour l’audition, la partie la plus importante du phénomène.
- Nous sommes ainsi amenés à conclure que la voix humaine est plutôt un son qu’un bruit, c’est-à-dire que la v :x est formée d’une succession de phenomèm vibratoires dont la majeure partie est régulièrement périodique. Les courants téléphoniques qui transmettent la voix jouissent naturellement de la mémo propriété. L’étude de leur propagation rentre donc dans la théorie générale des courants alternatifs.
- Fréquence des courants téléphoniques. — Tl résulte de l’exposéquc nous venons de faire que les courants téléphoniques sont composés de courants alternatifs de fréquence très differentes puisque nous y voyons figurer, à côté du son fondamental, des harmoniques allant jusqu’au treizième. Or, l’impédance des lignes ou des appareils contient des termes qui varient énormément avec la valeur de la fréquence. De plus, le courant subit on se propageant sur les lignes un affaiblissement qui est également fonction de la fréquence. Comment devra-t-on traiter les problèmes de téléphonie? Faudra-t-il faire une étude particulière de chaque fréquence ou au moins d’un nombre assez grand de fréquences, pour déterminer, à l’avance, l’effet qui sera pro-
- duit sur l’oreille, ou pour étudier le fonctionnement d’un appareil?
- Heureusement, l'expérience semble prouver que Ions les harmoniques sont loin de jouer le même rôle au point de vue de l’intelligibilité de la parole et que la présence d’un petit nombre seulement d’entre eux est indispensable.
- Voici comment on peut s’en rendre compte. Avec un microphone ordinaire et une ligne de faible longueur, l’intercalation d’une résistance ohmique de iooooo ohms suffit pour affaiblir assez le courant pour que la conversation soit rendue à peu près impossible. On peut donc admettre que sur une ligne de cette nature les harmoniques qui rencontreront une impédance de ioo ooo ohms seront pratiquement éteints. L’expérience montre que si on intercale une self de 5 henrys, la voix est très assourdie, mais elle reste cependant intelligible. En admettant, la limite que nous nous sommes imposée, les pulsations O) pour lesquelles on a
- 5 ü) ^ ioo ooo
- c’est-à-dire les fréquences supérieures à 3 ooo, sont à ce moment supprimées.
- En augmentant graduellement là self jusqu’à i/i henrys, la voix devient de plus en plus grave et finit par cesser d’être intelligible. La fréquence qui est supprimée par 14 henrys est de 1 aoo.
- Cette expérience montre que les fréquences élevées ne sont pas indispensables, mais que la présence de celles voisines de 1 200 est nécessaire pour que la parole soit compréhensible.
- On peut, d’autre part, faire l’expérience inverse. En intercalant un condensateur, dont on diminue graduellement la capacité, on sait que l’impédance correspondante qui'est cle la forme
- 1
- C1ù
- esL d’autant plus grande que la fréquence est plus faible. On pourra donc étudier, par ce moyen, l’effet de la suppression des premiers harmoniques. On arrive facilement à établir que la parole reste intelligible quand on supprime le son fondamental, et même les fréquences inférieures à 800.
- Il résulte de ces faits que les fréquences réellement indispensables sont celles qui sont comprises entre 800 et 1 7.00.
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- La fréquence moyenne i ooo est donc celle qui paraît pouvoir être proposée pour étudier les problèmes pratiques de la téléphonie : par exemple, la comparaison de deux appareils diHèrents au point de vue de leur impédance, ou de deux lignes de nature différente, une ligne aérienne et une ligne souterraine, au point de vue de leur affaiblissement. C’est également pour cette fréquence que l’on devra chercher à fixer les conditions générales qui rendent la téléphonie possible, par exemple la valeur numérique limite de l’affaiblissement qui soit acceptable pour les lignes.
- Cette considération d’une fréquence unique, convenablement choisie, est très utile pour la résolution d’un grand nombre de problèmes, et nous ne saurions trop la préconiser. Nous nous
- hâterons cependant d’ajouter que la téléphonie, comme nous le déclarions au début de cet article, n’est parfaite que si la parole est transmise avec son timbre et toutes ses modulations. Il sera donc nécessaire, après avoir traité un problème en ne considérant que la fréquence type, i ooo par exemple, de vérifier que les harmoniques inférieurs et supérieurs ne donnent pas des résultats par trop differents de ceux qui correspondent à cette fréquence type; et il semble que dans ce sens la considération des fréquences ‘200 et a 600, correspondant respectivement au son fondamental moyen et au treizième harmonique de la voix humaine, devra fournir de précieux renseignements sur la valeur du dispositif que l’on étudie.
- Devaux-Chah boxnel.
- SUR UN NOUVEAU MODE DE TRANSMISSION TÉLÉPHONIQUE
- Dans les petites installations téléphoniques devant desservir des postes assez rapprochés, 011 supprime ordinairement la bobine de tvansfor-
- Fig. 1. — Montage ordinaire.
- mation, et on adopte le montage direct, dans lequel le microphone est embroché en série avec
- Fig*. :2. — Montage proposé.
- la source d’électricité, la ligne et les récepteurs (fig. 1).
- Une façon de procéder â laquelle on ne semble pas avoir songé est celle qui consisterait à mettre le microphone non plus en série, mais en dérivation aux bornes de la source (fig. a).
- Dans le cas delà figure 1, soit : e laf. é. m. de la source, p sa résistance intérieure, m la résistance du microphone, .r la résistance de l’ensemble de la ligne et des récepteurs; le courant i dans la ligne est donné par la loi d’Olim
- e
- 1 — j j ,
- m -f- p -f- x
- et pour une variation dm de la résistance du mi-erojdione, la variation de courant est
- e dm
- Cl ~~ (»' + p + -vf
- ou, en considérant seulement la valeur absolue,
- di e
- dm (m -j- p + tj’2'
- Dans le cas de la figure a, les données a, p, m>x étant les memes, le microphone est parcouru par
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- REiVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 331
- un courant i, et la ligne par un courant ii, tels que
- (}
- i i. —------------------, avec la condition mi = xi..
- rn.v
- ^ m -f- x On tire de là :
- /. =
- e di,
- -, cl 1
- eç>x
- i i P‘v
- P + -*H— m
- dm [/« (p 4- x) -f- p.
- I'-*)
- Le second dispositif sera plus avantageux si les données sont telles que
- dix di dm dm
- dix , * , a
- D autre part, est représente par une courue
- S, qui part de l’origine, passe par un maximum, et décroit ensuite, asymptote à O.r.
- On inet, en évidence le maximum, en écrivant :
- dix
- dm
- _______________
- [m -f pfx -f ïtKp(/« H- p) +
- Sous cette forme, on voit que le dénominateur
- est minimum pour.»; =--—. La valeur eorres-
- m + p
- pondante de la fraction est
- ' dix \ _ e
- .dm)(m -(- p)‘
- Si nous portons x en abscisses, p et m étant sup-, di
- poses constants, ——• est représente par une
- courbe S dont nous n’avons à considérer que la partie utile, correspondant aux valeurs positives de x.
- Fig. 3. — Courbes représentatives de —— en fonction de ,r.
- Pour x = o ( -j—^ ^—-. Portons celle vn-
- \dmj n (m + p)2
- leur en O A ifig. 3). Pour des valeurs croissantes
- , di' ,
- de a;,-j—décroît constamment et la couche est dm
- asymptote à ox.
- Les 2 courbes S, S, ont un point commun P dont l’abscisse est donnée par l’équation :
- 1 ____________Pf_________
- ("* + P + \m (p + x) + p.r]2’
- «Z2 (p -|- ,:l')2 -f- a/«p.*(p + *') + P2^'2
- = p-*' [/«2 + m (p + *•) + (p + •*)2]> ('«* — px) [(p + uf — px] = o,
- ou enfin
- K2 — P-'1') (P2 + P'1' + xï) = <>•. (3)
- Les racines du trinôme (p2 -j- pa;-j-.r2) sont imaginaires.
- La racine unique de l’équation (3) est donc
- x = —. Or, dans la plupart des cas usuels, P
- lorsqu’on emploie des piles ordinaires, m et p et, par suite, — sont de l’ordre de quelques
- ohms, tandis que x, qui comprend la résistance des récepteurs, est. de i’ordre des centaines
- d’ohms. On a donc, très généralement,
- P
- , et
- par suite -4- ——, car au delà du point P la
- dm dm
- courbe S! est constamment au-dessus de S.
- Le microphone sera donc mieux utilisé si nous adoptons le nouveau montage, que nous pourrons appeler montage en dérivation.
- Le raisonnement que nous avons fait suppose
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e • Série). — N<f 37.
- que la résistance intérieure de la source n’est pas négligeable. Si cette résistance était rigoureusement nulle (ce qui n’arrive jamais dans la
- i • di. ,
- pratique),on aurait constamment — = o, et le
- nouveau montage serait à rejeter.
- On conçoit que pour un système de valeurs .r et m, il doive exister une valeur p rendant maxi-di i
- muni ——. dm
- En cll'et, nous pouvons écrire, en prenant p pour variable,
- d/\ ex
- dx ni-. i
- un .ij2 p-j- '>mx [ni x) -j------
- P
- Sous cette forme, on voit que le maximum de di, , , .
- — s obtient pour
- nix
- p- ^ ÏT+~t
- ou, eh négligeant — devant l’unité, p = ///.
- On pourra donc, dans certains cas, améliorer la transmission en augmentant la résistance intérieure ou. ce qui revient au même, en introduisant une résistance additionnelle r en amont de la bifurcation. (lig. ',), de manière à se rapprocher delà condition
- m
- ni
- I+x
- p 4-/•=/«.
- Une parallèle K 11 à O.r (lig. 3) coupe la courbe
- Fig. 4. — Emploi d’une résistance additionnelle r.
- S en un point N, et la courbe S, en deux points
- N,, N2, situés de part et d'autre de N si la droite
- E H est au-dessous du point P, ce qui équivaut à
- i ,. . ni2
- la condition x > —.
- P
- Le point Ni est seul à considérer. Son abscisse .r, représente la résistance totale (ligne et récepteurs) dans une transmission en dérivation équivalente à la transmission directe sur une résistance x.
- Exemple :
- Soit m — p = 5 ohms, x — 3oo ohms, e — 3 volts ; nous avons
- di e 3
- ~T~ ~ 1----1---i----rï — rr>—^ — o,oooo3ia,
- dm (x -f- p -j- m)2 (3 io)2
- dt\ _ ep.v ______________3 X a X 3oo_____
- dm [(p -j- m)x -j- pm]2 (3 ooo -f- a5)2 °,000/i9'>.
- La transmission est améliorée dans le rapport i
- X— = id environ.
- 31 a
- La valeur x, qui donne dans le montage en dérivation la même transmission que la valeur x dans le montage direct, est telle que
- o,oooo3ia
- 3 X 5î’|
- ( i o Xi -f a5)2’
- ou, après réduction,
- •F,2— 4 So l.r, -f- 6,2j = o, x\ = 4 8oo ohms environ.
- L’adoption du montage en dérivation permet donc d’obtenir une transmission équivalente à la transmission directe, en augmentant d’environ 4 ">oo ohms la résistance de la ligne. Cette résistance de 4 3oo ohms est à peu près celle d’une ligne en lil de fer de 27 km de longueur et de 1 m,n de diamètre.
- O11 voit immédiatement l’avantage d’un tel dispositif, qui permet d étendre notablement la portée des transmissions, sans recourir à la bobine de transformation. Ce dispositif permet d’utiliser, pour une installation de fortune, des piles de rebut ou de construction grossière, dont la résistance intérieure n’est plus un obstacle, mais un auxiliaire.
- Nous avons appelé x la résistance totale de la ligne (lil et récepteurs). Mais, pour envisager le cas de la communication réciproque, que l’on se propose toujours de réaliser dans la pratique, nous devons faire entrer en ligne de compte les éléments transmetteurs du poste correspondant.
- Soient donc e,e' les f. é.m.et p, p.'les résistances
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- intérieures des sources des deux postes en communication, m et m* les résistances des microphones, parcourus respectivement par les courants i et /' (fig. 5), x représentera ici la résistance totale du lil de ligne, augmentée de la résistance des récepteurs R et IV des deux postes.
- m i
- -Q
- æ
- ) R
- m'[ v o’ P'
- C\~
- R'
- Fig*. 5. — Montage des sources en opposition.
- Remarquons de suite que les sources doivent être en opposition. En effet, si elles étaient en série (fig. G), et si la source e agissait seule, à raccroisscmeuL positif dm correspondrait un accroissement du courant de ligne. Si la source ef agissait seule, à l'accroissement dm correspondrait une diminution du courant de ligne. Les deux sources agiraient en sens contraire et tendraient à contrarier leurs effets.
- Les sources élan! en opposition (fig. 5), les deux effets s'ajoutent.
- Cela posé, l’application des lois de Kircholf conduit, tous calculs faits, aux formules
- \>.e — \)!e'
- m
- m
- + w-+ ij/p'
- Tj t*
- '»+ P
- v- =
- dix
- dix d\j. ex -f- \j. (e p' -j- c' p)
- dm d\h dm (.r + -j- p*'p')2 ^ (ni p)2
- Dans le cas particulier où e —e\ p — p\ni — m\ il vient
- P
- ep
- di K
- dm \m + p) [x [m -J- p) -f- 2mpÿ
- qu’on peut écrire sous la forme?
- dix
- dm
- p [x -|- a m) -f- a m (.r -j- m) ~|---------
- m£x
- - •
- bous celte tonne, on voit que —,— es! maxi-
- dm
- nmm, toutes choses égales d’ailleurs, pour -.Cette condition devient o = m
- . / .(.• V ,7
- x -|- 2 m
- Fig. 7. — Transmission directe.
- ige m devant x. 1 directe (fig. 7), on aurait eu
- si l’on néglige m devant x. Dans la transmission
- 2 e
- dl_
- p/n
- ,v p "-j— 2 ///
- 2 0
- (x -j— 2. m —|— 2 p)_
- Pour mettre en évidence l’avantage du montage en dérivation, on peut, comme précédemment, tracer les courbes S et St, qui représentent
- , . di d L .
- les valeurs de —,— et —,— en ionctiou de x. d m d m
- Pour x = o :
- / di \ e
- \dm)0 ~~ -2 (m + p)2
- l^l±\ — 6
- \d/n/0 2//i(m-\-p)
- Portons ces valeurs en OA et O Ai (fig. 8). On a évidemment O Ai > O A.
- Les deux courbes ont deux points communs donnés par les racines de l'équation :
- 2 e
- e.p
- U + 2 m -(- ap)2 (p + m) [.r (p -f- m) + pm\ ou, après réduction,
- px- — 2[nf- — p2) x -j- 4p* [m + p) = o.
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- La réalité des racines dépend du signe de (ni2 — p2)2 — p3 (m -|- p) — ni* — x ni2 p2 — \ m p3 — 3 pv.
- Pour m ^ p, il est évident que le polynôme est < o, et les racines sont imaginaires. On peut prévoir a priori qu’il en sera ainsi tant que ni ne sera pas très grand par rapport à p.
- Fig'. 8. — Comparaison des deux montages dans le cas de deux postes en communication.
- La condition nécessaire (mais non suffisante) pour que les. racines soient réelles est m > p, c’est-à-dire ni2 — p2 > o.
- Donc, si les racines sont réelles, leur somme et leur produit étant positifs, elles sont toutes deux positives.
- En dehors de l’intervalle MN compris entre les deux racines, la courbe S, est au-dessus de S, et nous sommes dans des conditions favorables au montage en dérivation. Cet arc MN sera en général très loin de la partie utile des courbes, et il n’y aura pas à s’en préoccuper.
- Application. — Reprenons les données précédentes
- m =. p = 5 ohms, :r = 3oo ohms, e — 3 volts;
- port
- La transmission est améliorée dans le rap-
- 586
- 8,/|.
- La valeur.*^, qui donnerait dans le montage en dérivation la meme transmission que la valeur dans le montage direct, est donné par l’équation
- o,oooo586 = — ---------—-
- io(io/rj -|- 5
- V
- ou, après réduction, .i| = x 555 ohms.
- Si l’on compare ces nombres à ceux obtenus précédemment, on voit que l’avantage du montage en dérivation est moindre lorsqu’il s’agit de
- 0)’.
- l r ssf
- dA Ae
- Fig. 9. — Schéma d’un poste transmetteur établi en dérivation.
- nous aurons :
- cli xe x x 3
- "7— ~ 7---:-------;---rr =: rr--------= o,oooo58ô
- dm (.r -f- xm x p)2 (3oo X xo)2
- di\ __________ep____________ 3x5
- dm (p+/w)[#(p+/w)4-ap/w] zo(3ooo-|-5oJ
- 0,0004918
- deux postes en communication. Cola tient à ce que, dans le eas du montage direct (fig. 7!, les deux sources ajoutent intégralement-leu rs effets, et la transmission est doublée du fait de la présence dans le circuit d'une seconde source. Dans le montage» en dérivation, la source du poste de travail agit pour ainsi dire seule, l’influence de
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- la source clu second poste étant négligeable comme le montre la comparaison des résultats
- obtenus pour td. L’avantage est diminué de 1 dm *
- moitié environ sans cesser d’être notable.
- La figure 9 représente l’ensemble des connexions d’un poste transmetteur, genre Ader, établi en dérivation. Les bornes AA' et R IV sont celles des batteries de téléphone et d’appel ; LL' sont les bornes de la ligne, et SS' celles de la sonnerie d’appel. Lorsque le récepteur R pèse sur le levier, celui-ci met en communication les bornes a c, et un courant venant de la ligne actionne la sonnerie. Réciproquement, on peut, en appuyant sur la clef K, envoyer dans la ligne le courant de la batterie d’appel. Dès (pie le récepteur est décroché, le levier est rappelé par
- un ressort, et met en communipalion d’une part a b. d’autre part de, isolées de a. La ligne est ainsi mise en circuit aux bornes de la batterie de téléphone, le microphone étant en dérivation sur ces mêmes bornes. E11 même temps, la batterie d’appel est mise hors circuit, même si l'on appuie sur la clef Iv.
- ! .'aspect exlérieu r d u poste 110 change pas, et il y a à oll’oeluoi' les mêmes opérations (pie sur un poste ordinaire monté avec bobine de transformai ion. Il va de soi qu’on peut avec un bd poste communiquer avec un autre poste monté avec bobine. On établirait enfin sans difficulté les connexions d’un poste monté en dérivation et muni d’une sonnerie d’appel à magnéto.
- L. Sabatier.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUSE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la nature des charges d’électricité positive et sur l’existence des électrons positifs. — Note de M. Jean Becquerel, présentée par M. Poincaré. — Académie des Sciences, séance du 27 juin 1908.
- On sait que les rayonnements chargés d’électricité négative (rayons cathodiques, rayons p) sont: formés d’un flux de corpuscules, appelés électrons, dont la masse, 2 000 fois plus petite que celle de r" d’hydrogène, paraît être de nature électromagnétique, et qui peuvent être considérés comme des intermédiaires entre l’éther et la matière pondérable.
- Au contraire, les rayonnements positifs actuellement connus (rayons a, rayons canaux, rayons anodiques) sont constitués, non par des électrons comparables aux corpuscules négatifs, mais par des ions possédant une masse au moins égale à la masse de l’atome matériel d’hydrogène.
- L’existence des électrons positifs 11e semble guère admise aujourd’hui, beaucoup de physiciens pensent que les charges positives des atomes résul-
- tent d’un manque d’électrons négatifs, et n’acceptent pas un second constituant de la matière. Toutefois quelques physiciens, trouvant des difficultés à rendre compte des propriétés des métaux au moyen des seuls électrons négatifs, ont introduit dans les théories l'hypothèse d’électrons positifs, bien qu'aucun fait 11’ait révélé leur existence réelle. Le manque absolu de données sur cette importante question retarde actuellement les progrès de nos connaissances sur la constitution de la matière.
- L’étude des phénomènes magnéto-optiques dans les terres rares, poursuivie depuis deux ans, sur toute l’échelle des. températures, a donné pour la première fois une base expérimentale à l’hypothèse des électrons positifs (’).
- Puis M. Lilienfelcl (2) a obtenu,avec les décharges dans les gaz raréfiés, des phénomènes qu’il a attribués à des électrons positifs; mais MM. Bestelmeyer
- (*) Jean Bi:ooui:iu-.r,, Comptes vendus, 2(1 mars 190G cl: sniv. ; /.e IïadiumJ février, mars, septembre, novembre 1907, janvier 1908. — Juan Bfcqui:iii:i. et II. Kamkri.ingii Onnes, Kon. Akad. Amsterdam, 29 février 1908.
- (2) J.-E. Liutsrai.D, Vcrhand, deuts. phys. Gesell., iG novembre 1906 et 22 mars 1907.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- T. III (2e Série)* — N°37.
- et>Marsh (*), avec un dispositif analogue, n’ont pu observer que des électrons négatifs et des ions positifs. La question est restëe en suspens, M. Li-licnfcld n’ayant ensuite, à la connaissance de l’auteur, ni confirmé, ni démenti ses premières expériences.
- Ayant été amené, par une longue suite de recherches, à la conviction que les atomes renferment des électrons positifs, l’auteur a cherché à les obtenir libres et il a réalisé les expériences suivantes :
- Fig. i. —Tube employé clans les expériences.
- Un tube de Crookes est formé de deux parties À et B cylindriques (diamètre 3c,n,5; longueur i3c,"i, réunies par un tube étroit C (diamètre 6mm; longueur i5cul). L’anode a est dans l’ampoule A, et la cathode c (aluminium) est dans B ; cette cathode est percée en face de l’étranglement G de manière à laisser pénétrer dans B des rayons canaux. Les décharges sont produites par une bobine d’induction, ou une machine statique à 8 plateaux.
- Si l’on touche la paroi de B avec un conducteur relié'à la terre, ou avec la main, on forme sur cette paroi une cathode secondaire (phénomène bien connu) et l’on observe une tache orangée due à un afflux cathodique.
- Supposons la pression assez basse ( — de mil-
- 3oo
- limèlre au plus) pour que l’espace obscur soit supérieur aux dimensions de l’ampoule. En approchant la main sans toucher la paroi, on voit aussitôt des rayons cathodiques secondaires repoussés sur la paroi opposée, tandis qu’au contraire il se forme devant la main une tache blanchâtre qui est attirée et suit les mouvements de la main. On peut, par tâtonnements, amener celte tache à être peu étendue ii1’1"2 à 2cinâ). Si l’on approche un aimant dont les lignes de force sont normales au plan passant par. l’axe du tube et le centre de la tache, on voit celle-ci se déplacer avec une extrême sensibilité. Il est facile de se rendre compte que, quelle que soit la direction des corpuscules formant l’afflux, la tache doit subir un déplacement d’ensemble dont le
- (1 ) A. Bkstklmeyrr cl JL Marsh, Ver h. dents, phys. Gesell., i3 décembre 1907.
- sens donne le signe de la charge de ces corpuscules. On reconnaît ainsi qu’on est en présence de corpuscules positifs dont la grande déviabilité est, à première vue, àu moins égale à celle des rayons cathodiques ayant franchi en sens inverse la même chute de potentiel auprès de la tache formant cathode secondaire.
- L’auteur a cherché à faire sortir ces corpuscules de l’ampoule B, en les attirant par une cathode secondaire c' formée d’un grillage, ou d’une petite boucle placée à l’entrée d’une ampoule supplémentaire D. Il a, de plus, ajouté une seconde anode a! qui augmente l’intensité du rayonnement cathodique dans B.
- On voit alors sortir de c' un faièceau qui illumine le gaz (air, oxygène ou hydrogène) en bleu et forme sur le verre une tache de couleur orangée, ou sur un écran de willemile sv une tache de couleur vert jaune. Ce faisceau se comporte comme un rayon canal insensible à un faible champ magnétique, tant que les rayons cathodiques n’atteignent pas les régions voisines de c ; mais, lorsque la pression est assez basse, il suffit d’approcher de c un petit aimant pour voir le faisceau fortement dévié dans le sens correspondant à des charges positives venant de la cathode secondaire c . Si l’on augmente le champ, la tache sur la paroi de D se dirige vers cy ce qui montre bien que le faisceau vient de c‘, fait que l’auteur a d’ailleurs vérifié au moyen d’écrans phosphorescents.
- L’action du champ a lieu seulement au voisinage immédiat de la cathode secondaire d \ le rayon observé dans le gaz n’est que le prolongement d’un faisceau dévié.
- L’expérience suivante montre que la déviation ne se produit que dans l’intérieur ou au voisinage immédiat du faisceau cathodique. On forme un faisceau cathodique étroit et incliué, ne tombant pas sur c ; si l’on approche un aimant de c\ de manière ii écarter davantage le faisceau cathodique, 011 11e voit pas de déviation du rayon positif; en inversant le sens du champ, on obtient une faible déviation de ce rayon et, au moment où le bord du faisceau cathodique arrive vers c', on voit se produire une grande déviation du faisceau positif; enfin cette déviation diminue, dès que le faisceau cathodique a dépassé c!.
- Ces phénomènes ont été étudiés avec plusieurs tubes, fort habilement construits par M. Matout. Chaque tube présente des particularités qui seront décrites dans une publication plus détaillée.
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- On peut donc réaliser un flux d’électricité positive ayant une déviabilité magnétique comparable à celle d’un rayon cathodique.
- La seule interprétation qui paraisse actuellement vraisemblable est que le faisceau, dans la région où il peut être dévié, est formé non plus d’ions, mais d’électrons positifs comparables aux électrons négatifs, ou du moins possédant un rapport de la charge à la masse du même ordre de grandeur.
- Ce nouveau constituant de la matière apparaît sous l’influence des corpuscules cathodiques sur les rayons canaux, car la présence simultanée de ces deux rayonnements est indispensable dans les expériences précédentes. En dehors d’une atmosphère relativement dense de corpuscules cathodiques, nécessaire pour les arracher aux atomes matériels, les électrons positifs doivent avoir un très faible parcours libre et se recombinent aussitôt à la matière, ou peut-être contribuent à former une nouvelle matière.
- MESURES
- Fonction d’une variable périodique déterminée par lès indications d’un instrument Emploi de l’électromètre capillaire avec les cOUl'ants alternatifs.— Morton G. Lloyd. — Bulletin of theBureau of Standards. Yol.IV, n° 4, mai 1908.
- L’auteur a entrepris quelques recherches pour trouver un instrument enregistrant la valeur moyenne d’une force électromotrice alternative. 11 a été ainsi conduit aux considérations suivantes. Supposons que la force mécanique instantanée exercée sur la partie mobile de l’instrument (de type quelconque) puisse être exprimée, en fonction de la force électromotrice instantanée, par une série de la forme :
- E = A0 -f- A,e -(- A2e2 -(- A3e’ -|- ..., (1)
- A,, A3, A3, etc. étant des constantes.
- La valeur moyenne de la force pendant la durée d'une période T détermine la déviation de l’instrument et lui est sensiblement proportionnelle ; or, cette moyenne est égale d’après (1) à :
- r /iT \ /»T A f*^
- — ( F dt — Aqf edt-%--^- f e-dt
- li/ 0 J. 0 1^0
- + y//3^+— (?)
- Les intégrales relatives aux puissances impaires de e sont évidemment nulles, puisqu’alors
- T
- '*emdt = — f e"‘dt.
- 11 reste donc
- ‘ f*Fdt- A0 = 4? l**dt + ± Ç e'dt + ... (3)
- i«-/0 lt/o
- La déviation est évidemment proportionnelle au premier membre de cette égalité, A0 étant la force correspondant au zéro. On voit qu’elle ne pourra indiquer la moyenne de la force éleclroinotrice que dans le cas où le coefficient A, [formules (1) et (a)] changerait de signe en même temps que e (tout en demeurant constant pendant chaque demi-période), et où l’on aurait :
- o = A, = A4 = etc.
- Théoriquement, un semblable appareil pourrait être constitué par une aiguille en fer doux soumise à l’influence d’une bobine, parcourue par le courant à mesurer, et ayant un nombre de spires suffisant pour que l’aiguille soit saturée dès que le courant atteint un faible pourcentage de sa valeur maxima. Ce courant traverserait une deuxième bobine placée de manière à exercer un couple sur l’aiguille. Le couple serait ainsi constant en direction, et sensiblement proportionnel au courant.
- L’auteur applique encore la formule (3j au cas de l’électromètre capillaire de Lippmann. L’on voit alors aisément que l’indication est proportionnelle au carré de la force électromotrice efficace, en supposant qu’elle suive, avec une tension continue, une loi parabolique de la forme
- D = b-- (e- a)\
- «a-
- a et b étant des constantes.
- M. M.-G. Lloyd a vérifié expérimentalement cette propriété, mais il a remarqué qu’avec une tension alternative, les lectures ne sont sûres que pour de faibles valeurs, de telle sorte que l’on ne peut employer l’appareil que comme détecteur (pour méthodes de zéro, etc.). Sa sensibilité est d’ailleurs notablement plus faible qu’avec une tension con-linue, mais l’auteur estime cependant qu’un sera-
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-
-
- 338
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2« Série). — N° 37.>
- blable, instryment peut encore rendre d’utiles services dans les laboratoires, en raison de son prix relativement bas, et de la faculté de s’adapter indifféremment à des mesures de tensions continues ou alternatives.
- P. S.
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES PHOTOMÉTRIE
- Étude des divers modes d’éclairage électrique au point de vue économique. — A.-â. Wolhauer. —Electrical World, 16 mai 1908.
- L’auteur se propose de comparer le prix de revient des divers modes d’éclairage électrique pour divers tarifs de l’énergie. Soit R, le prix du kilowattheure ; S, la consommation spécifique de la lampe envisagée par bougie moyenne sphérique ; le prix de l’énergie dépensée par kilo-bougie-heure est
- . C' = RS. . (1)
- Soit d’autre part, I l’intensité moyenne sphérique ; P, le prix de l’organe de la lampe sujet à usure et devant être remplacé à intervalles réguliers pour assurer un service continu (ce sera l’ampoule de la lampe à incandescence, les charbons de la lampe à arc, le tube de la lampe à mercure, etc.); I, sa durée ou vie. Il est facile de voir que le remplacement de cet organe équivaut à une augmentation du prix de
- 1, . • 1 M 1 • 1 P X 1 000
- 1 energie par kito-bougie-heure égalé a---------,de
- I X i
- telle sorte que le prix de revient total de chaque système d’éclairage peut se mettre sous la forme(') :
- G = R S
- P X 1 000
- ixl
- En fonction de R, la courbe représentative de G est une droite d’après (2J. En traçant ainsi les droites correspondant à divers systèmes de lampes, il est. facile de les comparer entre eux au point de vue économique.
- (1) L’on peut en elfet écrire évidemment : sDépense totale par lampe pendant le temps /
- ne
- 1000
- R
- 1 000
- X US-!- P
- (N. D, T.)
- L’auteur a effectué ce travail pour un grand nombre de lampes, mais nous ne reproduirons que les conclusions générales de son étude, étant donné que les prix d’achat P peuvent subir de notables variations relatives si l’on passe d’1111 pays à un autre.
- La lampe la plus économique (du moins en Amérique) serait la lampe à vapeur de mercure avec tube de quartz. Gelte lampe peut fonctionner à une température et à une pression de vapeur beaucoup plus élevées que celles admises avec les lampes à mercure ordinaires, et leur rendement lumineux est ainsi notablement plus élevé. La dépense d'entretien serait aussi plus faible, en' raison de la vie plus longue de ces nouvelles lampes, encore peu répandues. Une des lampes également très économiques est la lampe Jandus, dite « regenerative »('), qui est une lampe à arc à flamme en vase clos.
- D’après l’auteur, l’avantage de la lampe à vapeur de mercure sur la lampe à arc à flamme serait dû simplement à une moindre dépense d’entretien de la première. Pour une raison analogue, la lampe à arc miniature serait supérieure à la lampe au tungstène pour des tarifs très bas ; mais cette supériorité se trouve inversée lorsque l’énergie électrique est livrée à un prix élevé. L’auteur établit une comparaison analogue dans le cas de lampes destinées à fonctionner en série, suivant un montage très usité en Amérique pour l’éclairage public ; l’arc à magnétite est alors le procédé d’éclairage le plus avantageux, sauf pour les tarifs très élevés, pour lesquels l’arc à flamme est supérieur.
- Naturellement, dans tous les cas, la lampe à incandescence au carbone constitue l’éclairage le plus coûteux, sauf cependant pour les tarifs très bas.
- P. S.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Sur l’emploi du zinc, du cadmium, de l’argent et du cuivre dans des soupapes électro-lytiques. — G. Schulze.—Atmalen der Physik, F. 4, B. XXVI, 1908.
- L’auteur a entrepris de nombreux essais pour étudier des soupapes électrolytiques utilisant, au lieu d’une électrode en aluminium, des électrodes en
- (') Voir pour sa description La Lumière Electrique, tome II (a,! série), p. ai^. (X. D. T.)
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- 12 Septembre 1908.
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- 839
- zinc, cadmium, argent, cuivre, etc,, plongées dans des'électrolytes variés. Il a n’otainment relevé des os-cillogrammes en montant eu opposition une soupape à aluminium, par exemple, et une des soupapes étudiées, ce qui permettait une comparaison facile.
- D’aillëürs, lorsque le meme électrolyte convenait pour les deux soupapes’comparées, Ton pouvait les remplacer par üne cuve unique, * chaque électrode étant cbnstituée en un des métaux à comparer. Enfin, lorsque Ton voulait étudier un des métaux ci-dessus séparément, l’autre -électrode était composée d’une feuille de platine.
- Finalement, l’auteur est arrivé aux conclusions suivantes :
- i) Le zinc et le cadmium donnent lieu, pour du courant continu, à un effet analogue à celui observé avec les soupapes à l’aluminium, lorsque l’on emploie comme électrolyte une solution étendue de C03K2.
- a) L’argent, avec une solution étendue de HCZ, HB/* ou HI, et le cuivre, avec une solution étendue de HF/ ont également une action analogue, mais celle-ci semble due k une couche solide formée sur les électrodes, et non une pellicule gazeuse comme avec les autres métaux (!). Cette couche solide, une fois crevée, ne se reforme pas spontanément au point de rupture.
- 4) Du reste, bien que l’on puisse obtenir leur formation avec du courant continu, 'de tels éléments ne donnent lieu à aucun redressement avec du courant alternatif de fréquence usuelle, et le courant et la tension demeurent sensiblement en phase.
- 5) L’auteur estime que l’existence du phénomène étudié est peut-être une propriété générale des métaux des groupes II k V, certains métaux donnant lieu à un redressement du courant alternatif.
- A. P.
- BREVETS
- Dispositif pour la ventilation des moteurs d’induction. — Allgemeine Elektrizitàts-Gesell-schaft.— Brevet anglais n° vi 404.
- En pratique, dans certaines applications, il arrive
- (*) C’est à la formation d’une pellicule gazeuse que serait due notamment, d’après l’auteur, le fonctionnement des soupapes à aluminium ordinaires. (Cf. G. Schulze. Sur le fonctionnement des électrodes en aluminium, IJ Eclairage Elei'triquc.tainvlj, 1907, p.?.î>i.)
- (N. D. T.)é
- parfois qu’un moteur d’induction se trouve brusque^ ment freiné sans que l’on coupe le courant d’alimentation ou encore demeure calé sous charge pendant un temps notable. C’est par exemple le cas des moteurs pour grue, pont-roulant, etc. ; de tels moteurs doivent évidemment être dimensionnés très largement, afin de ne pas arriver à un échauffement dangereux. Pour diminuer ces dimensions, grâce à une ventilation énergique, l’on propose de munir le rotor de canaux longitudinaux de ventilation, et de monter à côté de ce rotor, un ventilateur f ou sur Varbre. A l’arrêt du moteur, ce ventilateur, convenablement agencé, agit comme une cage d’écureuil vis-à-vis de flux dérivés du stator (*), et tourne donc à une vitesse suffisante pour créer un courant d’air énergique à travers les susdits canaux.
- Démarreur pour moteur électrique. — A -H. Mayes and Ferrant!, Limited. — Brevet anglais n° 10 719, délivré le *20 mai 1908 (valable depuis le 8 mai 1907).
- Ce démarreur comporte un dispositif de sécurité empêchant un démarrage trop rapide. Dans ce but, 1’extvémité du bras de manœuvre a (fig. 1) est munie
- ---o
- Fig. i. — Démarreur avec dispositif de sécurité.
- d’un électro-aimant b et d’un cliquet Un ressort ou un dispositif équivalent tend k ramener le levier a k la position de repos (circuit coupé) ; quant à la poignée de manœuvre l, elle se termine par une embase, glissant dans une rainure circulaire e, et munie d’une armature /"pourvue d’une projection g. Cette armature peut venir se coller contre les pôles
- (*) Dans les cas où les flux de dispersion ne suffiraient pas, 011 peut aisément s'arranger de manière k utiliser une faible portion du flux utile dans l’entrefer, mais au point de vue de la marche du moteur, on augmente ainsi le coefficient de dispersion totale
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- T. III (2e Série). — N° 37;
- 340 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- de l’électro-aimant b. Enfin un dispositif quelconque permet de maintenir la poignée l en un point quelconque de la rainure. Le fonctionnement est alors le suivant : lorsque l’on veut démarrer, on déplace la poignée à gauche jus<ju’à ce que la pi-ojection g vienne en prise avec le cliquet c; on ramène alors la poignée à droite, et elle entraîne avec elle le levier du démarreur. Dès que ce levier se trouve sur la première touche h, le circuit de l’excitation se trouve fermé par les secteurs de faibles diamètres.visibles sur la figure, et par l’intermédiaire de l’enroulement de l’électro-aimant b, grâce à des fds de connexions figurés en traits pointillés. Cet enroulement se trouve donc également excité, et' l’armature f se trouve
- énergiquement collée contre les pôles de b. Si l’on continue à déplacer la poignée l à droite, une roulette i, portée par la queue du cliquet c, vient appuyer contre une rampe circulaire k, et le cliquet c se trouvant ainsi soulevé, la poignée l et le levier a ne sont plus liés ensemble que par l’action de l’électro-aimant b. Si donc, à partir de cet instant, l’on déplace la poignée trop rapidement et si le courant absorbé atteint une valeur dangereuse, un électroaimant placé en série avec l’induit court-circuite l’enroulement « et le levier b, abandonnant la poignée revient à la position de repos (qui est celle de la ligure). Remarquons qu’il en est de même dans le cas d’une rupture accidentelle de l’excitation.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Installations téléphoniques. — Notions spéciales d’électricité, description et fonctionnement des appareils, montage des postes d’abonnés et des postes centraux, par J. Schils, inspecteur des postes et télégraphes. — i vol. in-8 de 270 pages, avec 187 figures. — H.Dunod et E. Pixat, éditeurs, Paris. — Prix : cart., 4 fr. 5o.
- Ce livre est destiné à rappeler aux agents chargés du montage, de l’entretien et de la surveillance des installations téléphoniques, les notions élémentaires d’électricité et de magnétisme, la description et l’installation des appareils qui leur ont été enseignées. •
- L’auteur a évité d’entrer dans de trop grands détails sur la construction des appareils et s’est borné à la description de ceux qui sont absolument nécessaires pour faire comprendre le principe et le fonctionnement de tous les autres.
- La première partie comprend des notions sur l’énergie en général et sur l’énergie électrique et magnétique, en particulier. La deuxième partie est
- consacrée à l’étude du téléphone, du microphone, des appareils accessoires nécessaires à l’installation pratique de ces instruments, enfin au montage des postes d’abonnés. La troisième partie comprend l’étude des postes centraux ne comportant pas de tableaux-commutateurs du système multiple. Enfin la quatrième partie est réservée à des indications générales sur les moyens employés pour rechercher les dérangements.
- L’ouvrage de M. Schils, éminemment pratique, rendra les plus grands services au personnel des postes, télégraphes et téléphones et à tous ceux qui ont à s’occuper de montage électrique. Il est cependant regrettable, à notre avis, que, dans la première partie, l’auteur ait adopté un mode de raisonnement parfois trop peu rigoureux (à propos des bobines d’induction notamment), pouvant laisser des doutes dans l’esprit des lecteurs auxquels son livre s’adresse plus spécialement.
- P. S.
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- VARIÉTÉS
- INSTRUCTIONS SUR LE MONTAGE DES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- Rédigées par les Associations françaises de Propriétaires d’Appareils à vapeur ayant un service électrique [Amiens, Lyon, Marseille, Mulhouse-Nancy), par l’Association des Industriels du Nord de la France [Lille) et VAssociation normande pour prévenir les accidents (Rouen).
- [Suite] (').
- § i5. — Lampes à arc.
- a) Les lampes à arc doivent être munies d'un dispositif empêchant la chute de particules incandescentes.
- b) Dans tous les locaux contenant des matières facilement inflammables,le globe simple n’est pas suffisant et il faut :
- Soit deux globes (arc en vase clos) ;
- Soit un globe et un cendrier;
- Soit un abat-jour métallique renversé (arc renversé).
- c) Dans les locaux contenant des poussières ou duvets facilement inflammables, les arcs à feu nu ne peuvent être tolérés, c’est-à-dire que les arcs semi-directs ou renversés doivent être couverts.
- d) Dans les locaux où des explosions par inflammation de gaz ou de poussières sont à craindre, ainsi qu’à proximité de ces locaux, l’emploi des lampes à arc est complètement interdit.
- e) Lorsqu’il y aura plus de six lampes en série, chaque lampe devra être munie d’un dériveur automatique.
- § ifi. — Appareillage.
- a) Pour l’équipement des appareils d'éclairage (bistres),on ne devra faire usage que de Jil à isolation forte ou très forte i$<j a!} et 2/|),à moins que les appareils d'éclairage ne soient eux-mêmes isolés, cas dans
- (') La Lumière Electrique, Ionie 111, ae
- lequel on pourra employer jusqu’à i5o volts des fils à isolation moyenne (§ 22).
- b) Si les fils doivent être passés à l’intérieur des appareils, les ouvertures et les canaux destinés à les recevoir devront être suffisamment larges et dépourvus d’arêtes vives, de manière à ne pas endommager l’isolant pendant le montage.
- c) Lorsque les fils sont fixés extérieurement, ils doivent être attachés de manière à ne pas pouvoir se déplacer et à ne pas être détériorés par les ligatures ou par l’usage.
- d) Les globes protecteurs des lampes à incandescence et à arc doivent être disposés de manière à empêcher l’entrée et l’accumulation de l’eau.
- e) On ne peut tolérer l’utilisation des conducteurs pour la suspension des lampes que si le poids total de la lampe et de l’abat-jour est inférieur à 5ooBr. Les points de raccordement et de ligature ne doivent, en général, avoir à supporter aucune traction ni au point de suspension ni à la douille. Dans le cas d’un fil porteur, ce dernier doit être'plus court que les conducteurs et les décharger. On ne doit pas employer comme fils porteurs de petits câbles en fer ou acier retordus avec les conducteurs.
- f) Les lanternes des lampes à arc doivent toujours être isolées de leur suspension et de leurs guidages s’il y a lieu.
- g) On doit éviter autant que possible de faire servir les mêmes appareils au gaz et à l’électricité. Si les appareils mixtes sont inévitables, ils devront remplir les conditions suivantes :
- i° La résistance d’isolement entre la masse de l’appareil et la conduite de gaz sera d’au moins 5oo 000 ohms ;
- 20 Les douilles des lampes à incandescence seront elles-mêmes isolées de l’appareil;
- 3° Les fils seront placés de telle façon qu’ils ne puissent être endommagés par la chaleur du gaz.
- h) Pour la moyenne et la haute tension l’installation des appareils d’éclairage devra satisfaire aux conditions du § i-e, c’est-à-dire qu’ils pourront être isolés s’ils ne peuvent être desservis que par des personnes isolées de terre (plancher en bois). Au contraire, ils devront être mis à la terre dans les autres cas et en particulier dans des locaux humides,
- série, p. 3o.'|.
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- LA LUMIÈRE' ÉLECTRIQUE
- T. III (2* Série). — N» 37.
- et à l’extérieur lorsqu’ils sont accessibles.
- A moins d’ôtre installés dans des locaux très secs et très isolants, les treuils des lampes à arcs devront toujours être mis à la terre. Des dispositions spéciales seront prises pour que les lampes ne puissent être desservies sous tension.
- LIGNES ET CONDUITES ÉLECTRIQUES
- A. — PhOPIIIÉTÉS DES CONDUCTEUItSET DE LEU1IS ISOLANTS.
- § 17.'—- Résistivité électrique des conducteurs.
- a) Le cuivre employé pour les fils et câbles nus ou isolés aura une résistivité au plus égale à i,65 mi-crohm-centimètre à o° C.
- b) Sauf indications contraires, on admettra comme coefficient de variation de la résistivité en fonction de la température 0,004 par degré C.
- c) Cependant les fils servant à la construction des lignes aériennes pourront faire exception à ces règles et, s’ils sont à,base de cuivre, ils seront désignés sous le nom de bronze.
- § 18. —Résistance mécanique des conducteurs.
- a) On désigne sous le nom de cuivre mou celui ayant une résistance à la rupture inférieure à a5ke par millimètre carré.
- b) Sous le nom de cuivre demi-dur, celui ayant une résistance comprise entre 25 et 35 kilogrammes.
- c) Sous le nom de cuivre dur, celui ayant une résistance supérieure à 35 kilogrammes.
- d) Pour les fils et câbles isolés destinés à être posés à l’intérieur des bâtiments, on ne doit employer que du cuivre mou.
- §19. — Conditions générales que doivent remplir
- les matières servant a Visolation des conducteurs.
- a) L’isolation des fils et câbles doit se composer d’un isolant électrique recouvert d’une protection mécanique.
- b) Dans les conditions normales de son emploi, l’isolant doit satisfaire aux conditions suivantes :
- Conserver ses propriétés isolantes;
- Ne pas devenir cassant; v Ne pas attaquer le métal conducteur.
- Il résulte de cette dernière condition que dans tous les fils et câbles recouverts d’un isolant contenant du
- soufre, tel que le caoutchouc vulcanisé, le cuivre doit être étamé.
- c) Pour le caoutchouc entrant dans les isolations spécifiées ci-après, on distingue :
- i°Le caoutchouc dit ruban para, employé sous forme de ruban et constitué par du caoutchouc para pur non chargé, vulcanisé sans excès de soufre;
- 20 Le caoutchouc dit naturel, constitué par un ruban de caoutchouc para pur non chargé, vulcanisé seulement après enroulement ;
- 3° Le caoutchouc dit vulcanisé, employé sous forme de gaine et vulcanisé pendant la fabrication du fil.
- d) L’enveloppe protectrice des fils et câbles doit avoir des qualités mécaniques telles que l’isolant ne soit pas endommagé lors du montage et des nettoyages ordinaires.
- B. — Spécification et conditions d’emploi des
- TYPES COLHANTS DE CONDUCTEUHS.
- § 20. — Conducteurs nus.
- Spécification. —Voir §§ 17 et 18.
- Conditions d’emploi. — A l’extérieur, les conducteurs nus pourront être employés sur cloches appropriées à la tension (voir §, 37-r).
- A l’intérieur des bâtiments, l’emploi de poulies à nervures ou de poulies-cloches connue matériel de pose sera admis jusqu’à 3oo rolts dans les locaux secs. Au-dessus de 3oo volts, ainsi que dans tous les autres locaux, la pose devra s’effectuer sur cloches appropriées à la tension (voir limitation de l’emploi des conducteurs nus à l’intérieur des bâtiments au paragraphe 38-<v, b, c).
- § 2t. — Fils et câbles à isolation « légère ».
- Spécification. — Ce type d’isolation doit comprendre au moins deux couches de coton (ou matières analogues) protégées par une tresse enduite.
- Conditions d’emploi. — A l’extérieur, l’emploi de ce type de conducteurs n'est pas toléré.
- Jusqu’à i5o volts, il pourra être employé, à l’intérieur des bâtiments et dans des locaux toujours secs-, sur les différents types d’isolateurs énumérés au paragraphe 3o, ainsi que sous tulles en verre ou en porcelaine.
- Au-dessus de i5o volts, les conducteurs à isola-
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- tiôn légère seront à traiter comme des conducteurs nus,
- § 22.— Fils et cables à isolation « moyenne ».
- Spécification. — Ce type d'isolation doit comprendre, soit :
- a) Un ruban para enroule soigneusement et avec recouvrements ; le poids minimum en grammes de ce ruban par mètre de Al simple sera exprimé par le même chiffre que celui indiquant le diamètre du fil en millimètres ; ou
- b) Une gaine de caoutchouc vulcanisé dont l’épaisseur suivant le rayon aura au moins
- (0,4 + 0,! d) ™“'.
- [d étant le diamètre total de l’arae en millimètres) sans condition d’étanchéité.
- La protection mécanique sera assurée par un ou deux rubans caoutchoutés ou tresses enduites, ou, pour les fils souples (*) par un tressage en soie ou en coton glacé.
- Conditions d'emploi. — A l'extérieur l’emploi de ce type de conducteur n'est toléré que jusqu'à r5o volts et à la condition de ne pas être exposé à la pluie.
- A l'intérieur des batiments l'emploi en sera restreint aux locaux absolument secs.
- Au-dessus de 15o volts les fils souples multiples de ce type d'isolation seront interdits.
- A partir de 3oo volts, la pose sur poulies à nervures ou équivalents sera de rigueur.
- Ce type de conducteurs ne pourra être employé à aucune tension comme conducteur mobile, ni, quand il est torsadé en cordon souple, comme ligne d'interrupteur unipolaire.
- § 23. — Fils et câblés à isolation « forte »
- (3oo mégohms).
- Spécification. — Ce type d'isolation doit comprendre :
- Deux couches de caoutchouc, dont l'une au, moins sous forme de gaine vulcanisée, complètement imperméable et dont l’épaisseur totale suivant le rayon aura
- (o,8 + o,i d) mm.
- (•*) On entend par fils souples les conducteurs composés de fils dont le diamètre ne dépasse pas 0,2 mm.
- au moins (d étant le diamètre total'dc l’Ame en millimètres).
- La protection mécanique sera assurée par deux rubans caoutchoutés ou tresses enduites ou, pour les fils souples, par une tresse en soie ou en fil glacé.
- Ce type d’isolation devra résister pendant une demi-heure à une tension efficace de 2 000 volts en courant alternatif sinusoïdal de 5o périodes à la seconde, après une immersion de vingt-quatre heures dans l’eau à if>" G environ.
- Conditions d'emploi.. — Les conducteurs de ce type d'isolation pourront être utilisés jusqu'à 3oo volts, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des bâtiments, sur tout le matériel de pose énuméré aux paragraphes 3o et suivants.
- De 3oo à 600 volts, ils ne pourront plus être employés ni sous moulures, ni sous tubes à plus d’un fil, ni comme conducteurs mobiles torsadés en cordon souple ; dans les locaux humides la pose devra se faire au moins sur poulies à nervures et, dans les locaux mouillés, sur cloches.
- De Goo à 1 000 volts, l'emploi en sera restreint aux locaux secs.
- § 2 '1. — Fils et câbles à isolation « très forte » (Goo mégohms).
- Spécification. — Ce type d'isolation doit comprendre :
- Deux couches de caoutchouc vulcanisé complètement imperméables, dont l’épaisseur totale mesurée suivant le rayon aura au minimum
- (1 + o,i d) m,n.
- La protection mécanique sera assurée par deux rubans caoutchoutés ou tresses enduites ou, pour les fils souples, par une tresse en soie ou en fil ; glacé.
- Ce type d’isolation devra résister pendant une demi-heure à une tension efficace de 2 5oo volts en courant alternatif sinusoïdal de 5o périodes à la seconde, après une immersion de vingt-quatre heures ! dans l’eau à t5° G environ.
- Fils souples pour équipement des lustres. — Pour les fils d'équipement de lustres correspondant aux spécifications des paragraphes a3 et 24, on pourra réduire les épaisseurs minima des isolants d'un tiers, à la condition que la couche protectrice
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2« Série), -r- N» 37.
- extérieure soit constituée par un tressage de soie cirée.
- Conditions d'emploi. — A l’extérieur les conducteurs à isolation a très forte » pourront être employés jusqu’à 600 volts.,
- Dans les locaux humides il y aura lieu d’en opérer le montage sur poulies à nervures ou équivalents à partir de 3oo volts, et sur cloches ou doubles cloches de 600 à 1 000 volts Au-dessus de 1 000 volts l’emploi en sera restreint aux locaux secs, sur poulies à nervures au moins.
- Les conducteurs mobiles de ce type d’isolation seront interdits à partir de 600 volts, quand ils seront torsadés en fils souples.
- § 2!). — Fils et câbles à isolation « supérieure » (1 200 mégohms).
- Spécification. — Ce type d’isolation doit comprendre :
- Une couche de caoutchouc naturel ;
- Deux gaines de caoutchouc vulcanisé complètement imperméables, dont l’épaisseur mesurée suivant le rayon aura au moins
- (i,3 -f 0,1 cl) mm
- La protection mécanique sera assurée par deux rubans caoutchoutés ou tresses enduites.
- Ce type d’isolation devra résister pendant une demi-heure à une tension efficace de 3 000 volts en courant alternatif sinusoïdal de 5o périodes à la seconde, après une immersion de vingt-quatre heures dans l’eau à i5° C environ.
- Conditions d’emploi. — Jusqu’à 600 volts les conducteurs à isolation « supérieure », pourront être employés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des bâtiments sué tout le matériel de pose, dans les conditions spécifiées aux paragraphes 3o et suivants.
- A partir de 600 volts la pose devra se faire, dans les locaux humides, sur poulies à nervures ou équivalents, et, dans les locaux mouillé!., sur cloches ou doubles cloches.
- Au-dessus de 1 000 volts, ce type de conducteurs ne devra plus être employé dans les locaux humides et mouillés que sur cloches au moins.
- N § 26. — Câbles à revêtement métallique non étanche.
- Spécification. — Les câbles qui seront recouverts
- d’une enveloppe métallique non étanche (plomb mince, feuille métallique repliée, tressage ou spirale métallique) devront avoir au moins une isolation de 3oo mégohms (600 mégohms pour les fils souples).
- Conditions d’emploi. — Ces conducteurs pourront, en général, être utilisés dans les mêmes conditions que les fils ordinaires de la même catégorie d’isolation, à la condition toutefois que leur enve-, loppe métallique puisse résister aux influences du milieu ambiant.
- § 27. — Câbles sous plomb avec armature de fer feuillard.
- Spécification. — Les fils et câbles recouverts d:une couche de plomb d’une épaisseur minima (mesurée suivant le rayon) de
- (1 -j- 0,1 d) mm
- pourront avoir également une isolation composée de fibres imprégnées, dont l’épaisseur même, mesurée suivant le rayon, ne devra pas être inférieure à
- (1,6-f 0,1 d)mm
- La section minima admissible pour cette catégorie est de 5 millimètres carrés.
- Conditions d’emploi. — Ces conducteurs pourront être employés, selon leur degré d’isolation, pour toutes les tensions, sans protection spéciale.
- Pour la moyenne et la haute tension, l’armature ainsi que les boîtes de jonction sont à mettre à la terre.
- C. — Dimensions des conducteurs.
- Trois facteurs principaux et indépendants sont à prendre en considération pour déterminer les dimensions des conducteurs électriques, à savoir :
- i° L’échauffement ;
- 2° La résistance mécanique;
- 3" La chute de tension ou la perte d’énergie consentie.
- § 28. — Dimensions à donner au point de vue de l’échauffement.
- a) L’intensité en régime normal correspondant à une section donnée (et, par le fait, le calibre maximum du coupe-circuit) est indiquée, pour les princi-
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- 12 Septembre 1908.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 345
- paux types de fils ou câbles en cuivre^ dans le tableau ^1) ci-après,
- Tablrav
- DIA- MÈTRE en mm SECTION en mm2 INTENSITÉS EN AMPERES
- Lignes exté- rieures et aériennes Lignes à l’intérieur dos bâtiments (nues ou isolées) Câbles souterrains à
- [ 1 con- ! ductcur J 2 con- < ducteurs j w « s-G G O ® CO G 'P
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- 3,0 7 25 25 » )> »
- 3,5 9 3o 3o » )) »
- » i/i 40 40 85 60 55
- » 25 60 55 120 85 75
- » 38 85 75 160 115 100
- » 5o io5 9° 190 135 115
- » 60 120 io5 210 IJO i3o
- » 75 140 125 240 170 15o
- » 100 175 i5o 280 200 175
- » 125 210 i75 320 225 200
- » i5o 240 200 3 60 25o 22J
- » i^5 270 220 39o 275 a5o
- » 200 3oo 25o 420 3oo 270
- » a5o 35o 2 9° 480 340 310
- » 3oo 4 00 33o 540 38o 34o
- » 400 5oo 410 640 45o 400
- » 5oo 600 480 73o 520 45o
- )> 600 680 55o 810 58o 5oo
- » 800 85o 680 960 700 58o
- . » 1 000 1 000 800 1 100 800 65o
- Cependant on pourra exceptionnellement surcharger de 5o % au maximum les conducteurs dont la section aura été déterminée au moyen de ce tableau, mais à la condition de ne pas changer le calibre des coupe-circuits.
- b) Pour les conducteurs constitués par un métal de résistivité plus élevée que celle spécifiée au para-
- (l) Ce tableau a été établi avec la condition d’échauffc-ment à environ n° C (sauf pour les lignes aériennes), c’est-à-dire que, pour des intensités supérieures de 5o % à l’intensité normale, la surélévation de température atteindrait environ 3o° C, limite que l’on ne peut guère dépasser, si l’on ne veut pas compromettre la bonne conservation des isolants au caoutchouc, ainsi que celle des câbles souterrains.
- graphe 17, il y aura lieu de choisir les sections et intensités de façon à rester dans les mêmes limites d’échauffement que celles qui ont servi de base au tableau ci-dessus,- soit ia° C environ pour la charge normale de régime et 3o° C environ pour la surcharge maxirna de 5o % .
- r) Les intensités indiquées précédemment pourront être dépassées momentanément pour les conducteurs soumis à un régime variable, pourvu que réchauffement reste dans les limites précitées.
- § 29. — Dimensions à donner au point de eue de la résistance mécanique.
- a) Les dimensions minima à donner aux conducteurs en cuivre, en vue d’assurer une résistance mécanique suffisante, sont les suivantes :
- DIAMETRE en mm
- SECTION en mm2
- 0,8
- 0,9
- 0,5
- o,65
- fils pour appareillage des lustres ; fils isolés sous tubes ou sur isolateurs dont la distance est inférieure à im 5o; conducteurs nus à l’intérieur des bâtiments ;
- conducteurs isolés (à l’intérieur ou à l’extérieur) dont les portées dépassent im5o sans être supérieures à 5 mètres ; conducteurs nus (cuivre dur) pour lignes aériennes de basse et moyenne tension ; conducteurs nus à l’intérieur des bâtiments pour haute tension ;
- câbles sous plomb avec armature de fer feuillard; conducteurs nus (cuivre dur) pour lignes aériennes de haute tension jusqu’à 5 000 volts, quand les portées restent inférieures à 3o mètres; conducteurs pour lignes de terre ;
- conducteurs nus (cuivre dur) pour lignes aériennes de haute tension au-dessus de 5 000 volts, ou quand les portées dépassent 3o mètres. b) Les conducteurs nus servant à la construction
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- des lignes aériennes devront en général être en cuivre dur, ou, s'ils ont une résistance spécifique à la rupture différente de celle du cuivre dur (voir § 18-«), ils devront avoir des dimensions telles que leur résistance à la rupture égale au moins celle que comporteraient, dans chaque cas, -les dimensions minima correspondantes indiquées plus haut, en prenant pour base une résistance à la rupture de 35kg par millimètre carré.
- {A suivre.)
- NÉCROLOGIE
- E. M ASC ART
- La mort frappe à coups redoublés parmi les membres les plus éminents de la science française. Quelques heures après Henri Becquerel, M. Mascart, membre de l’Académie des Sciences, grand-officier de la Légion d’honneur, s'éteignait à la suite d’une longue maladie, à sa campagne de Poissy, où il s’était retiré depuis plusieurs mois. Ce savant éminent, travailleur infatigable, avait dû, l'année dernière, atteint déjà par le mal qui allait l’emporter, abandonner la direction du bureau central météorologique, qu'il avait, malgré de maigres ressources, porté à un si haut degré d'utilité et de réputation.
- 9 f
- Eleuthère-Elie-Nicolas Mascart était né à Qua-roublc, près de Valenciennes (Nord), le’ao février ibüy.
- A vingt et un ans, il entrait à l’Ecole Normale, dans la section des sciences, et s’affirmait .aussitôt comme un élève du plus grand avenir.
- En 1861, il était reçu agrégé et, trois ans après, docteur ès sciences. Il demeura à l’Ecole Normale quelques années en qualité de conservateur des collections, puis il entra dans l’enseignement au lycée de Versailles et au collège Chaptal. Bientôt il sup** pléait le célèbre physicien Régnault au Collège de France et en 1872 lui succédait dans sa chaire.
- Ce physicien méthodique était singulièrement attiré par les phénomènes atmosphériques, si importants et encore si mal étudiés. Il pensait, avec Le Verrier, que l’atmosphère était fort éloignée de nous avoir livré les causes de ses nombreuses variations, des pluies bienfaisantes aux grands cataclysmes. Il croyait fermement qu'en se basant sur un très grand nombre d'observations, scientifiquement analysées et classées, ou devait arriver à trouver certaines périodicités de la pluie, de la chaleur, des orages, des grêles, etc... Par suite, on devait parvenir à prévoir, plus ou moins rapidement, l'arrivée de ces phénomènes, que tous les hommes, et spécialement les agriculteurs, certains commerces et industries, ont tant d'intérêt à connaître. E. Mascart fut L’un des créateurs de cette science de la météorologie, qui n'en est encore qu'à ses débuts, et qui sera si féconde en résultats.
- Appelé, en 1871, au Bureau central météorologique, il devint en. 1878 directeur de cet établissement qu’il quittait l’an dernier après l’avoir transformé; il relia le Bureau de la rue de l’Université aux stations côtières, puis à l’Observatoire spécial de la tour Eiffel, organisa le service des avertissements du temps et la publication quotidienne des cartes météorologiques.
- Ses observations ne se bornaient pas au Bureau central; il les poursuivait, en collaboration avec M. Moureaux, aux stations du parc Saint-Maur et du Val-Joyeux. C’est de l'ensemble de ces éludes que sortirent, en 1881 et 1900, deux ouvrages qui font autorité en la matière : La Météorologie appliquée à la prévision des temps et\le Traité de magnétisme terrestre.
- Mais si les recherches météorologiques constituaient scs travaux de prédilection, aucune branche de la physique n’était demeurée étrangère à l’éminent savant. C’est ainsi qu’indépendamment des ouvrages suivants : Traité d* électricité statique, Eléments de mécanique, Traité dloptique, etc., il écrivit, en collaboration avec M. J, Jouberl, les célèbres Leçons
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- sur Vélectricité et le magnétisme qui jouissent d'une réputation universelle.
- Ecrit à une époque où les ouvrages théoriques sur l’électricité étaient encore peu nombreux et remplis souvent de grossières erreurs, ce traité a rendu d’immenses services à toute une génération d’électriciens. Si l'on parcourt par exemple la collection de ha Laumière Électrique,1’on remarque immédiatement que, dès les débuts vraiment industriels des courants alternatifs, les auteurs les plus en vue renvoyaient le lecteur à ce magistral ouvrage, qui occupe ainsi une place exceptionnelle dans notre littérature électrotechnique. C’était d’ailleurs à cette époque un des très rares traités où les éléments de la théorie de ces courants étaient exposés d’une manière exacte et précise. Une nouvelle édition, mise à jour par E. Mascart, fut publiée en 189G et elle connut le même succès que la première.
- Indépendamment de ces ouvrages, E. Mascart publia un certain nombre de notes sur la théorie de divers phénomènes ou même sur celle de machines électriques. Nous signalerons à cette occasion un fait peu connu : dans une note parue en i885 dans le Journal de physique et dans La Lumière Electrique (tome XVII, p. 409)? il présenta une théorie de la commutation dans les dynamos, qui fut imaginée à nouveau par Fischer-Hinnen en 1896. (*)
- Il s'intéressait également aux instruments et aux méthodes de recherche, et c’est ainsi qu’on lui doit un photomètre dont le premier modèle remonte à 1888 (* 2), une modification de l’électromètre de Kelvin, un perfectionnement de la méthode du pont de Carey-Foster (en collaboration avec MM. Benoit et de Nerville), etc., etc.
- Tant de travaux divers ne suffisaient pas à son activité ; il avait pris une part importante à l’organisation de l’Exposition de 1878, et par la suite, il contribua au succès de ces grandes manifestations internationales, comme vice-président du comité consultatif des arts et manufactures (3).
- Il faisait partie de nombreux corps savants, comme le Bureau international des poids et mesures, la Com-
- (p L'Eclairage Electrique, 1896, tome IX. p. 114•
- (2) La Lumière Electrique, tome XXVII, p. 114 -
- (3) C’est à ce propos qu'il avait été amené à étudier son photomètre.
- mission des inventions au ministère de la guerre, qu’il présidait, et où scs avis étaient toujours précieux.
- Il avait été élu, en 1884,à la section de physique de l’Académie des Sciences, à la place de Jamin.
- Quelque grands qu’aient été les services rendus par l’éminent savant à la science de l’électricité, l’on ne doit pas oublier ceux qu’il rendit aux électriciens français eux-mêmes, et à ce titre on doit une mention spéciale à sa mémoire. C’était en 189a; le Laboratoire Central, fondé en 1888, était installé dans un local provisoire, et il fallait songer aux moyens de lui assurer un local définitif. Ce fut alors que E. Mascart, qui avait déjà joué un rôle important lors de l’Exposition et du Congrès de 1881, et qui, dès 1887, avait été Président de la Société Internationale des Electriciens, fit appel à l’initiative privée; grâce à ses démarches, une somme de 100000 francs fut souscrite en quelques semaines, et une autre somme égale fut prélevée sur les fonds du legs Giffard (').
- Les travaux purent alors être commencés, et le 14 juin 1893 les nouveaux bâtiments furent inaugurés. E11 1894, ce fut le tour de l’Ecole Supérieure d’EIectricité; E. Mascart se dévoua encore, et parvint à réunir les fonds nécessaires pour assurer son développement. Depuis cette époque, comme Président du Conseil de perfectionnement, l’éminent savant se dépensa toujours sans compter pour maintenir ces institutions si intéressantes dans la voie du progrès, et l’on peut dire que leur état actuel si florissant lui est dû dans une large mesure (2).
- Peu d’hommes eurent une carrière aussi remplie d’œuvres utiles. E. Mascart, qui avait assisté aux débuts de l’électrotechnique, n’avait cessé, pendant plus de trente ans, de contribuer à son développement scientifique et industriel. La mort de ce travailleur infatigable est une perte irréparable pour nous tous.
- (*) Cotte dernière somme fut consacrée à l’édification du Pavillon Giffard, ainsi nommé en mémoire du donateur .
- (-) Rappelons qu'en 1900, à l’occasion de l’Exposition universelle, il fut élu Président de la Société Internationale des Electriciens pour la deuxième fois.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à VÊlectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramwayst éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- LIMITATEURS DE COURANT
- POUR ABONNEMENT A FORFAIT
- Les entreprises d’électricité prendront un développement considérable, du jour où l’on trouvera le système d’abonnement dans lequel l’appareil de mesure remplira parfaitement sa fonction et sera en même temps d’un prix relativement modique.
- Le compteur, généralement en usage aujourd’hui, est très onéreux et comme achat et comme entretien, surtout dans les installations qui n’ont qu’un petit nombre de lampes et dans lesquelles le taux d’amortissement de l’appareil, ajouté à la facture mensuelle de l’abonné, peut monter • jusqu’à 5o % de cette facture. On voit alors quel est le prix d’un kilowatt pour les populations rurales où la plupart des abonnés ne consomment pas, par mois, plus de 2,5 kw.-heure.
- Si l’entreprise électrique achète elle-même les compteurs, elle est, de ce fait, entraînée à des dépenses exagérées, quand elle s’occupe d’installations d’une puissance inférieure à 5o kw.; ces dépenses peuvent atteindre le quart ou le tiers du prix total de l’installation. Il y a là évidemment un grand obstacle au développement de l’éclairage électrique ?
- C’est pour cette raison qu’a été inauguré le système appelé « système à forfait ». Pourtant ce système, créé dans le but de faciliter l’abonnement, en supprimant le compteur, a encore de gros inconvénients. D’abord, il laisse au gré de l’abonné l’exécution ou la non-exécution du forfait; par exemple, il peut installer plus de lampes qu’il n’en a souscrit par contrat. Ou bien, s’en tenant à un débit fixe, il peut renoncer, pour diminuer le montant de la
- facture, à la commodité qu’il peut trouver à éclairer l’une ou l’autre pièce de son appartement, selon sa convenance ou la nécessité du moment. Pour parer à cet inconvénient qui parfois arrête l’abonné plus que l’usage du compteur, on a recours à une permutation des lampes ; mais l’avantage qu’on en retire est bien médiocre, toutes les fois que, pour une raison d’économie d’installation, l’échange ne se fait qu’entre deux lampes au plus.
- On voit donc que la seule façon de concilier les desiderata de l’abonné à tarif fixe et ceux des entreprises distributrices d’électricité sera d’employer un appareil qui, en limitant le courant à la quantité stipulée, évite le risque d’une consommation pl us grande que celle qui est fixée d’avance, tout en laissant à l’abonné la liberté de distribuer sa quantité de lumière déterminée selon les besoins. Avec un appareil de cette nature dont le prix sera évidemment très inférieur à celui du compteur, les avantages obtenus iront egalement à l’abonné et à l’entreprise. L’abonné pourra, par exemple, installer dix lampes dans son appartement, alors qu’il n’aura souscrit que pour une ou deux lampes, et, comme ses besoins ne demandent point qu’il se serve à la fois de plus de lampes qu'il n’en a souscrit, il pourra transporter son éclairage à l’endroit qui lui convient. D’autre part, comme sa facture sera diminuée du taux d’amortissement, des frais de vérification et d’entretien du compteur, l'éclairage électrique apparaîtra évidemment comme très économique. L'entreprise, en procurant au public de tels avantages, y trouvera, comme résultats, d’abord un plus grand nombre d’abonnés, en second lieu la diminution du capital flottant ou de première installation, suivant le cas, enfin un meilleur rendement
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- financier, puisque tout usage frauduleux sera évité. En Espagne, pays où se généralise de plus en f)lus ce système d'abonnement, les bénéfices que le public y a rencontrés sont tels, qu’on y trouverait difficilement une agglomération ayant l’éclairage électrique et n’usant pas du système à forfait, principalement dans les populations inférieures à *20.000 âmes où déjà le système est en pratique depuis douze ou quatorze ans.
- Les appareils limitaleurs employés peuvent se diviser, selon le principe sur lequel ils sont basés, en appareils électromagnétiques et en appareils thermiques. Ces derniers sont fondés sur la dilatation que subit un fil métallique chauffé par le courant électrique. Le fil tendu entre deux points fixes est sollicité par un ressort antagoniste de force réglable qui exerce sa traction sur le milieu de la longueur du fil. Quand le courant, supérieur aux limites prévues, le chauffe, il se dilate, et, perdant sa tension, il est attiré par le ressort qui le sépare d'une pièce métallique; le circuit est ainsi rompu. Les lampes s'éteignent, jusqu’à ce que, refroidi de nouveau, le fil se raccourcisse et rétablisse le contact. Si le courant diminue et revient au-dessous des limites prescrites, la lumière se rétablit définitivement. Ce lirnitateur, en raison de certains inconvénients faciles à concevoir, a obtenu peu de succès. Actuellement, on n’emploie plus que les appareils électromagnétiques. Nous rappellerons brièvement leur mode de fonctionnement bien connu. Un électroaimant, en série avec l’installation de l’abonné, a son armature mobile reliée mécaniquement avec un levier oscillant ; celui-ci porte un contact qui appuie normalement sur une butée et ferme ainsi le circuit d'alimentation. Quand l'intensité cncirculation est supérieure à celle qui est réglée par le moyen d’une vis permettant de donner differentes hauteurs à l'armature, celle-ci est attirée, et dans son mouvement elle butte contre le levier; sous cette impulsion le circuit est coupé. Tel est le principe général de ces appareils. Les interruptions de courant se font ordinairement en employant l’une des trois méthodes suivantes : par extinction totale, par réduction de lumière, avec intercalation d’une résistance, par production d’oscillations dans la lumière qui la rendent inutilisable. La première et la seconde de ces méthodes causent quelque ennui à l’abonné, puisqu’il a besoin, après avoir supprimé l’excès de débit qui a causé l’interruption, d’aller à l'appareil et de rétablir le circuit au moyen d’un ressort disposé à cet effet; au contraire, les appareils à mouve-
- ments oscillatoires rétablissent eux-mêmes le courant, ce qui offre un réel avantage.
- A notre avis, voici les conditions essentielles que doit réunir un bon lirnitateur ; il doit être sensible aux plus petites surcharges de courant; il doit produire la rupture du courant instantanément; il doit offrir une faible résistance ohmiquo; enfin, il doit joindre à la modicité de son prix, huit ou six lois moindre que celui du compteur, une construction robuste et précise.
- Nous avons eu récemment l'occasion d’examiner le lirnitateur Electro-Cervera. Cet appareil mérite que nous le signalions pour sa sensibilité et sa bonne construction.
- Son fonctionnement est oscillatoire, et une des particularités les plus remarquables de son mécanisme très étudié est une interruption spéciale dont le but est de couper définitivement le circuit quand, intentionnellement ou non, on le soumet à un courant dangereux. 11 joue le même rôle en cas de court-circuit, ce qui est un avantage indiscutable pour la complète sécurité de l’installation.
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- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- L’Electro-Métallurgique française, connue aussi sous le nom de Société de Froges, est, avec la Société des Produits chimiques d’Alais et de la Camargue et l'Aluminium Industrie Neuhausen, de Bâle une des seules sociétés qui se soient consacrées à l’industrie de l’aluminium. Depuis 190/1, la progression des affaires avait toujours été très brillante, et fin 1906, les bénéfices nets avaient plus que doublé, de francs ils étaient montés à 5 8io 260 francs, grâce à l’extension considérable de la construction automobile et à l’âge d’or que cette industrie a traversé. Hélas ! cette néfaste crise automobile qui sévit depuis bientôt plus d’un an et dont les ravages sont si profonds a eu forcément sa répercussion sur l’industrie de l'aluminium. En 1907, la Société dcEroges 11'a fait connue bénéfices nets que 3 018 270 francs soit à peu près la moitié moins qu’en 1906. Cette diminution a eu aussi pour cause une surproduction intense provenant d’un nombre considérable d’entreprises nouvelles qui se sont lancées dans cette voie et ont de ce fait amené l'avilissement des prix.
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- Le Conseil d’Administration n’envisage pas trop défavorablement cette baisse de prix par suite, paraît-il, d’une augmentation de la consommation. De fait, il ne porte à la réserve qu’une somme dé 56o 459 francs au lieu de 764 090 en 1906 ; le dividende est de 7!) francs; par action au lieu de 100 francs en 1906. Nous donnons ci-dessous le bilan 1907 que l’on pourra comparer avec celui de 1904.
- ACTIF !9°4 1907
- Immeubles, usines, forces
- motrices, etc. . .. .. . Fr. 9 276 486 *20 890 018
- Marchandises et approvi-
- sionnements I o85 97'-* 3 260 246
- Caisse et banques.. 808 092 3 •221 472
- Portefeuille 5oi 548 760 979
- Actionnaires 1 72» OOO 6 975 OOO
- Débiteurs divers.. . I 494 i63 5 o3o 427
- Totaux.. . .. Fr. 4 89* 261 40 i38 142
- PASSIF 1904 1 9°7
- Capital actions Fr. 8 OOO OOO 15 OOO OOO
- Réserve statutaire 23o 575 544 63o
- Prime sur émission 345 OOO 10 643 OOO
- Amortissements 2 i35 OOO 6 335 OOO
- Réserve spéciale )) I 5oo OOO
- Provisions pour créances
- douteuses 26 329 70 115
- Créanciers divers . 768 426 2 163 935
- Comptes transitoires I IO OOO 307 986
- — d’ordre 700 OOO 984 307
- Profits et pertes (solde à Syô 931 r-> 00 169
- répartir) 2 2
- Totaux Fr. 14 891 261 40 i38 142
- D’après ces bilans, les immobilisations se sont accrues de plus de 11 millions en trois ans ; cette augmentation provient, par suite de l’adjonction de la fabrication de l’acier électrique par les procédés Héroult, de l’établissement de nouvelles usines à Le Champ, La Praz et La Dissorte et de l’achat de chutes d’eau pour fournir la force motrice à ces diverses usines.
- Le capital qui était, au débutde la Société, en 1888, de 65o 000 francs, a été porté à 1 3oo 000 francs en 1890; à 2 5oo 000 francs en 1898; à 5 700 000 francs en 1895, à 10 millions en 1900 et enfin à i5 millions en 1906. Cette dernière élévation a été effectuée au moyen de l’émission à 1 5oo francs de
- 10000 actions nouvelles d’une valeur nominale de 5oo francs; ces actions ne sont pas entièrement libérées, il en reste 18 600 qui ne sont libérées que de ia5 francs; c’est donc une ressource de 6975000 fr. à la disposition de la Société en cas de besoin.
- La Société des Tramways Electriques d’Angers
- accuse, pour l’exercice 1907, un bénéfice de i58 5g8 fr. 76, qui, avec le report de 1906, forme un total de 159095 fr. 56. Cette somme a été ainsi répartie :
- Amortissement 10 % sur le compte « Mo-
- bilier et outillage ».................. 1 270 71-
- 5 % à la réserve légale................... 7 866 4®
- Dividende de 12 francs aux 8 3oo actions,
- contre 16 francs l’an dernier.......... 99 600 »
- Réserve................................... 5o 000 »
- Solde à reporter à nouveau................ 358 45
- Total............... i5g og5 56
- Le Conseil d'Administration a demandé, comme l’an dernier, de réserver une somme de 5o 000 francs pour le renouvellement des voies et les grosses réparations. Cette réserve figure au bilan de 1907 pour une somme de 95 000 francs et les dépenses engagées figurent à l’actif pour 108 980 francs.
- La Compagnie Centrale de Tramways électriques, constituée en 1899 au capital de 4 000 000, divisé en 8 000 actions de 5oo francs, ne comprend que les réseaux d’Angoulême et de Perpignan, soit au total 36 km de voies exploitées ; elle clôture son exercice 1907 par un bénéfice de 128 127 fr. 52 contre i4<> 532 fr. 08 l’an dernier. En y ajoutant 5 164 fr. 55, produit des intérêts et change, et 4 757 fr. 37, solde reporté de l’exercice 1906, On arrive à un total disponible de i38 049 fr. 44*
- Cette somme a reçu l’affectation suivante :
- 5 % à la réserve légale......... 6 664 60
- Dividende de 10 francs comme l’an dernier 80 000 » Réserve pour réfections et entretiens,.... 5o 000 » Solde à reporter à nouveaut 384 84
- Total........138 049 44
- J. N.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- France. — La Compagnie des chemins de fer P. L. M. vient de commander ioo locomotives; celle commande a été répartie entre le Creusol, les Ateliers Cail et Denain, la Société Franco-Belge et la Société des Batignollcs.
- Tunisie. —Au icr janvier 1908, les lignes de chemins de fer de Tunisie en exploitation formaient un total de 1 i88km ^76m 84, dont l’ensemble se décomposait ainsi :
- Chemins de fer il voie normale de im 44 • 3i ik 171™ 01, concédés à la Compagnie Bône-Guelma jusqu'au 7 mai *976 ;
- Chemins de fer à voie étroite de im : 877^ io5m 83. Dans ce total, le réseau Nord représente 633k 780"'* 3o, concédés à la Compagnie Bône-Guelma jusqu’au 29 décembre 1979, et le réseau Sud comprend a43mk 3ü5m 53, concédés à la Compagnie Sfax-Gafsa jusqu’au 19 août 19.56.
- Pour les tramways, il n’y a que la ville de Tunis qui soit dotée d’un réseau; au icr janvier 1908, il atteignait une longueur totale de .i5km 49lm» concédés à la Compagnie générale française* de Tramways jusqu’au > 1 décembre *970.
- En dehors du réseau de Tunis, il n’existe que deux petites lignes de tramways : l'une de la station de Maxula-Radès à la mer, longue de 2kn‘. l’autre, longue de 5km, entre la station de Tindja et l’arsenal Sidi-Abdallah, par Ferry ville.
- Italie. — Le tunnel reliant Gênes à la commune de Rivaloro vient d’être inauguré par la Compagnie des tramways de Gènes. Ce tunnel, d’une longueur de 1 6oom, est un des plus grands qui existe pour la circulation des tramways électriques.
- Commencé :en 1905, 900 ouvriers furent occupés à son percement exécuté à la main, par machines à air comprimé, ou électriques.
- Brésil.— Il vientd’èlre constituée Rio-dc-Janciro une société pour l'exploitation à Cugenho-Dentro d’un établissement de construction de wagons et de matériel de chemins de fer. Le capital-actions est de 1 600 contos et la société est autorisée à émettre un emprunt hypothécaire du même montant.
- TÉLÉGRAPHIE ËT TÉLÉPHONIE
- Saône-et-Loire. — Par décret du 8 août 1908, la ChambredêCommerce de Chalon-sur-Saône est autorisée
- à avancer à l’Etat une somme de /j 'I70francs en vue de rétablissement d’un circuit téléphonique Monlrel-Lou-hans.
- Allemagne.— Une nouvelle société, la « Dculsch-Süd-amorikanische Telcgràphon-Gesellschuft », a élé constituée à Cologne au capital de 4 millions de marks. Elle reprend la concession accordée à la Société Felten und Guilleaume-Lalimeyerwerke A.-G. qui avait pour objet la pose et l’exploitation d’un cable sous-marin reliant l'Allemagne par Ténérilîe cl Libéria au Brésil et aux colonies allemandes de l’Ouest et du Sud-Ouest africain. Le gouvernement allemand lui accordera une subvention qui assurera l’intérêt et rarnorlissemenl des obligations. Les principaux fondateurs, outre la Société Felten und Guil-leaume-Lahineyerwerke A.-G., sont : le SchaalThausen's-chcr Bankverein, la Bank für Handcl und Industrie, la Dis-conlo-Gesellsehaft, la Drcsdncr Bank, la Nationalbank für Deulschland, S. Blcichrôder, etc.
- Pérou. — Les télégraphes et téléphones prennent de l’extension au Pérou. On a construit 1 297km de ces lignes en 1906 et 533km dans la première moitié de 1907. Il y a encore à construire les lignes de Locumba à Candarave cl Ticaro.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d9usines à gaz. — Le 22 septembre 1908, 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Société Electricité et Hydraulique. — Le 24 septembre 1908, à Charleroi.
- Société Française des Pompes Worthington. — Le 22 septembre 1908, 44» l‘ue Lafayetle, à Paris.
- L9Efectricité moderne, — Le 22 septembre 1908, 12, rue Rochambeau, à Paris.
- Compagnie générale de chemins de fer et de tramways. — Le i5 septembre 1908, 60, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société anonyme de construction et des Ateliers dé WiHè-broeck. —- Le 7 octobre 1908, 41» boulevard du Jardin-Botanique, à Bruxelles.
- Société anonyme Westinghouse. — Le 2 ! septentbfc 1908, 45, rue de l'Arcade, à Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2® Série). — N° 37.
- Compagnie de Tramways et d’éclairage de Tientsin. — Le î»1' octobre 1908. 48, rue de Namur, à Bruxelles.
- Société lilloise d’éclairage électrique. — Le 14 septembre 1908, à Lille.
- Compagnie des Compteurs Aron. — Le 19 septembre 1908, 200, quai Jemmapcs, à Paris.
- Société des Hauts-Fourneaux et Fonderies du Vai d'Osne. — Le 28 septembre 1908, 58, boulevard Voltaire, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- l-RANCE
- Le 22 septembre 1908, à 3 heures, salle des séances de la commission des marchés, Office colonial, à Paris, fourniture de poteaux métalliques destinés aux postes et télégraphes de la Guinée, caut. prov. 400 francs ; défin. 800 francs.
- Le 29 septembre 1908 à 3 heures, salle des séances de la commission des marchés, Office colonial, à Paris, fournitures: i° de plaques tournantes, caut. prov., 35o francs; défin., 400 francs; i° de wagons, caut. prov. 3 000 francs ; défin. 6 000 francs ; 3° de voitures à voyageurs, caut. prov. 2000 francs; défin., 4000 francs.
- Le 22 octobre 1908, à 3 h. 1/2, direction administrative des travaux, préfecture de la Seine, à Paris, concours en deux lots pour la fourniture et l’installation des moteurs, pompes et générateurs destinés à l’agrandissement de l’usine élévatoire de Charonne.
- ANGLETERRE
- Le 16 septembre, à la Compagnie du East Indian railway,’ Nichslas Lanes, à Londres, fourniture de machines électriques.
- ITALIE
- Jusqu’au 14 septembre, aux chemins de fer de l’Etat
- italien, à Rome, offres pour ia fourniture d’un chariot transbordeur de 10 mètres à commande électrique avec ses accessoires pour les ateliers de Florence.
- BELGIQUE
- La société coopérative les Artisans-Réunis, à Je-meppe-sur-Sambre, reçoit les offres pour l’installation de l’éclairage électrique de ses locaux sis rue de l’Hôtel-Communal, 48 et 5o.
- Le 22 septembre, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, installation de l’éclairage électrique de la salle de fêtes de la place de Meir; caut.: 12000 francs; cahier des charges, o fr. 5o.
- ALLEMAGNE
- Le j4 septembre, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Saint-Jean-Sarrebriick, fourniture de 3 grues hydrauliques.
- Le i5 septembre, au dépôt de l’artillerie de la marine, à Wilhelmshaven, fourniture de 160000 ks rails en acier avec accessoires pour voies ferrées.
- Le 25 septembre, à la députation des finances, à Hambourg, fourniture et montage de 11 grues roulantes électriques.
- Prochainement, à l’administration communale, ù Drem-baeh, établissement d’une usine d’électricité.
- CHILI
- Le 2 novembre, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat chilien, à Santiago, établissement d’une station centrale d’électricité, avec 3 générateurs de 3oo kilowatts.
- GRÈCE
- Jusqu’au 3o septembre, direction des travaux publics, à Athènes, adjudication des machines électriques nécessaires à l’outillage des docks de carénage et de réparations du port du Pirée.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, EUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome III (3« série).)
- SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1908.
- Trentième année. — N” 38
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 353. — E. Ballois. Sur les parafoudres éluclrolyliquus, p. 355. — J. Muller. Groupe moteur générateur pour projecteurs, p. 360.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Application des batteries d’accumulateurs à là régulation des systèmes à courant alternatif, J.-L. Woodbridoe, p. 362. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Télégraphie sans fil par ondesdmgées, ISeuisi et Tosi, p. 365. — Télégraphie et téléphonie. Recherches oscillographiques sur l’induction dans les câbles télégraphiques, E.-F. Petrisch, p. 366. — Brevets, p. 366. — Bibliographie, p. 368. — Correspondance, p. 369. — — Variétés. — Quelques remarques sur l’enseignement technique (suite), A. Blonüel, p. 370. — Instructions sur le montage des installations électriques (suite), p. 376. — Jurisprudence, p. 379. —Divers. Une nouvelle propriété du mercure, p. |381. - Chronique industrielle et financière, p. 3S1. — Chronique financière, p. 381. — Renseignements commerciaux, p. 383. — Adjudications, p. 383.
- EDITORIAL
- La question des parafoudres, étant donné son extrême importance pratique pour les exploitations, a été l’objet de recherches très nombreuses. Les appareils proposés sont d’ailleurs de type très varié, et cette circonstance suffirait à montrer que l’on n’est pas parvenu encore à un modèle définitif.
- Cependant, un nouveau parafoudrc, sur lequel nous avons déjà altiré l’attention de nos lecteurs au début de cette année, et qui a reçu quelques applications, au moins eu Amérique, le parafoudre électrolytique, semble devoir être appelé à de multiples applications. Cet appareil ingénieux, basé sur le principe bien connu des soupapes électrolytiques, résoud en effet le problème d’une façon aussi complète que possible ; c’est du moins l’avis de notre collaborateur, M. E. Ballois, qui publie une description
- très documentée de ce parafoudre dans le présent numéro (p. 355), comme suite à ses précédentes études de igo5 et 1906 sur le môme sujet. Des oseillogrammes fort intéressants montrent l’efficacité du procédé ; d'autre part, avant de lancer sur le marché ce nouvel appareil, les ingénieurs de la Westinghouse Company l’ont étudié dans les moindres détails, de manière à supprimer l’entretien si onéreuxnécessaire avec d’autres types de parafoudre.
- Avec les projecteurs à arcs puissants usités actuellement dans la marine, il est évidemment très avantageux de disposer d’une source de courant continu à débit constant. Comme, d’autre part, l’éclairage du navire comporte un réseau à potentiel constant, il s'agissait, pour réaliser le
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- précédent, desideratum, d’établir un groupe convertisseur de construction spéciale. C’est ce qu’ont réalisé avec succès les ingénieurs de la Ko II eu und GuiHeaume-Lahmeyer-werkeA. G., ainsique l’on s’en convaincra par la lecture (p. 36o) d’une étude de M. J. Muller sur leur groupe moteur générateur pour projecteurs. L’auteur donne la théorie de cette curieuse machine dont le débit, théoriquement, demeure rigoureusement invariable, en dépit des variations de tension aux bornes de l’arc. En lait, dans la pratique, ce débit reste compris entre aoo et iSo ampères, lorsque la tension varie de o à 6o volts.
- Comme le fait remarquer M. .1. Millier, le schéma de la machine est analogue à l’un de ceux proposés par M. Osnos, ingénieur de la F. G. L., pour l’éclairage électrique des trains, application pour laquelle il s’agit de maintenir une tension constante, malgré de grandes variations de vitesse. C’est là une remarque d’une portée générale, qui s'applique également à la dynamo Rosenberg.
- L'emploi clés batteries d’accumulateurs pour la régulation des systèmes à courant alternatif a pris une notable extension par suite de nouvelles applications des courants alternatifs,à la tractionnotamment. M. J.-L. Wood-bridge, bien connu par des travaux antérieurs sur les transformateurs tournants, a étudié à fond les conditions de cet emploi, et il indique les solutions à adopter dans chaque cas. Parmi les descriptions les plus intéressantes que l’on trouvera dans l’ana-
- lyse du mémoire de M. J.-L. Woodbridge (p. 36a), nous citerons celle d’une eommuta-triee d’un type spécial, dite à pôles fendus, permettant de régler la tension du côté courant continu sans modifier la tension du côté courant alternatif, et celle d’une excitatrice très originale, procurant le réglage automatique de l’excitation de convertisseurs ou de machines synchrones quelconques.
- Dans un ordre d’idées tout différent, l’on lira également avec intérêt une courte note de MM. Bellini et Tosi sur la télégraphie sans fil par ondes dirigées (p. 365). Les inventeurs semblent avoir obtenu déjà des résultats très encourageants, sur lesquels nous espérons revenir bientôt plus longuement.
- Tous nos lecteurs connaissent les précédentes notes de M. A. Blondel sur Venseignement technique. L’auteur y insistait sur la nécessité de donner au futur ingénieur une formation différente de celle du futur homme de science. Il ne suffit pas d’instruire les futurs ingénieurs, il faut former leur espri t et leur caractère, de manière à les habituer à envisager le côté économique des choses de la vie, dont le savant n’a pas à se préoccuper. Dans un article contenu dans ce numéro (p. 370), M. A. Blondel montre comment l’on atteindra ce but dans nos écoles françaises, qui sont trop souvent fort en retard, à ce point de vue, sur les écoles allemandes et américaines.
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- SUR LES PARA FOUDRES ÉLECTROLYTIOUES
- On sait quel rôle important jouent les para-foudres dans les installations et les réseaux électriques. Dans des études antérieures parues ici même (J), nous avons d’ailleurs développé quel-
- le» général, un parafoudre comporte les trois organes suivants : ï° Un éclateur ;
- **" Un iimiteur de courant ;
- ques considérations à ce sujet et ceci nous dispensera d’y revenir en détail.
- Danscequi suit, nous nous proposons d’étudier un nouveau type de parafoudre encore peu connu, au moins en liurope, le parafoudre électroly-tique. Cependant, pour plus de clarté, nous rappellerons, avant de commencer cette étude, les données du problème. Celui-ci est fort complexe ; en effet, un bon parafoudre doit fonctionner d’une manière immédiate et rapide quand ecla est nécessaire sans pouvoir cependant être amorcé par des causes extérieures accidentelles ; d’autre part, pour que l’écoulement à la terre des courants oscillants, correspondant a la décharge, soit rapide, il faut que l’appareil une l'ois amorcé présente une faible impédance ; enflu, la dérivation doit être rompue aussitôt que la décharge s’est écoulée, sans quoi il se produirait un court-circuit direct alimenté parle courant de la ligne.
- (') VEclairage Electrique, 1905, tome XLIV, p. 2^7 et 3^4, cl 1906, tome XLV1I1, p. 447.
- 3° Un dispositif pour éteindre l’arc.
- La distance explosive de l’éclateur esL suffi-
- Pig. — Vue ifum* jnvL’e après moulage*
- santé pour résister.;» la tension normale. Le limi-leur de courant est constitué ordinairement par
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- la:lumière électrique
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- une résistance d’un type quelconque montée en série et limitant le courant une foirs l’arc^morcé ; enfin cet arc est éteint le plus souvent par une modification des conditions explosives. Cette modification peut être due à un soufflage magnétique ou à une. augmentation mécanique de la distance explosive ; on peut encore employer un éclateur du type classique à cornes ou une série
- pour les basses tensions, et, au contraire, très faible pour les décharges de tensions dangereuses.
- Dans le but de réaliser un semblable appareil, les ingénieurs de la Westinghouse Company ont entrepris, depuis plusieurs années, des essais avec des liiniteurs formés de plaques d’aluminium plongées dans divers électrolytes. L’on sait que
- 3. —Installation extérieure île parafouclres élcctrolyliqucs comportant trois jarres superposées.
- de cylindres en métal spécial, séparés les uns des autres par un intervalle d’air convenable. Ces divers artifices donnent des résultats satisfaisants, mais ce qu’il restait surtout à trouver, pour arriver à un fonctionnement entièrementsatisfaisanl. c’était un limiteur de courant présentant une résistance apparente comparativement très élevée
- ces plaques peuvent, par le passage d’un couranL électrique,'être recouvertes d’une pellicule très fine,dont l’épaisseur est comparable à la longueur d’onde d’un rayon lumineux. C’est là un pliénomèncbien connu, utilisé dans les soupapes électrolytiques. Si l’on monte en série plusieurs éléments ainsi constitués, l’ensemble présentera
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- une résistance apparente très élevée lorsqu’il sera
- isolâmes sont crcvees et la rosi
- sutiiui; cl
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- rement aux exigences indiquées ci-dessus.
- Pour la commodité de l’exploitation l’on a adopté une forme particulière pour les éléments; nous allons l'étudier en détail, puis nous donnerons les résultats d'expériences très complètes montrant l’efiicaeilc du système. Enfin, nous
- ment par des rondelles isolantes. De cette manière, l’on peut monter en série autant d'électrodes qu’il est nécessaire pour résister à des tensions élevées. La longueur de la pile ainsi formée est donc variable avec les tensions, mais (*n pratique, pour simplifier la construction, l’on
- Fig. (>. — Oscillograirmie montrant le courant cl la tension aux bornes. 9000 volts. 0,3 ampère, 25 périodes.
- donnerons quelques renseignements sur les pa-rafoudres à cornes que la Westinghouse Company emploie avec ses limilcurs électrolytiques.
- Fig. 7. — Oscillogramme montrant l'effet de surtension produit par une décharge statique brusque. —Fréquence a5.
- Constitution des éléments.— Pour la facilité du montage, et pour diminuer l'encombrement des
- s’en est tenu à deux longueurs différentes, Y une pour les tensions comprises entre /| 000 et 7000 volts, l'autre, pour celles comprises entre 7 5oo et 13 5o<> volts. Ces piles sont ensuite montées dans I des jarres de grès (fig *2). Pour les tensions plus élevées, l’on place deux ou plusieurs jarres l'une sur l’autre (fig. 2 et '»), toutes les électrodes étant ainsi montées en série. L'électrolyte est formé en dissolvant un sel convenable dans de l’eau distillée; le liquide est ensuite versé dans l’assieltc supérieure, de là, le trop-plein s’écoule dans la deuxième assiette, puis dans la troisième, et ainsi de suite. Une fois toutes les assiettes ainsi remplies, l’excès de liquide s’échappe par un orifice pratiqué dans le fond de la jarre et de là va remplir les assiettes de la jarre suivante, s'il y en a plusieurs disposées en pile; sinon, il est recueilli dans le bassin visible sur les figures.
- appareils,les plaques d’aluminium servant d’élce-lrodes affectent la forme d assiettes empilées les unes sur lesjautres (fig. ij, et séparées électrique'
- Puisque le liquide ne remplit ainsi que les assiettes cl non la jarre, le courant ne peut passer que d’assiellç en assiette, en traversant l'électrolyte.
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- Pour prévenir toute évaporation, on verse un peu de liquide en inclinant les piles, puis, par un procédé analogue à celui qui vient d’etre décrit, on achève de remplir les assiettes avec de rhuile pour transformateur ; celte couche d’huile.
- Fig;. 9. — Eclateur à cornes employé avec les limiLeurs ' électrolytiques Westinghouse. — Position de service.
- Enfin, un regard muni d’un couvercle est pratiqué dans la paroi des jarres, de manière à pouvoir vérifier l’étal des éléments.
- Fig. 11.— Installation pour la protection d’une ligne à courant triphasé.
- qui demeure à la surface,rend l’évaporation pra-tiquemo 111 négligeable.
- Comme on le voit figure 4, les connexions entre deux jarres, ou entre une jarre elle bassin
- Relevés oscillographiques. — An moyen d’un oscillographe, il était facile de relever les courbes de tension et de courant lorsque de tels éléments électrolytiques sont reliés à une source de courant alternatif. I-es figures !> et 6 donnent ainsi les courbes relatives à des tensions de 1a ü5o et de 9000 volts. La courbe sinusoïdale est celle de la tension, tandis que la courbe irrégulière, en avance de 70° environ sur la pi'écédentc, est celle du courant.
- Ceci indique nettement un effet de capacité. Sur l’oscillogramme reproduit figure a, la tension appliquée se trouvait juste au-dessous de la valeur entraînant la rupture des pellicules isolantes ; et meme, lorsque la tension atteignait un maximum, certains points des pellicules cédaient déjà, comme on le constate d’après les pointes de courant très accusées pour les demi-périodes positives [*).
- La figure 7 donne la superposition à la tension
- Fig. 10. — Eclateur à cornes employé avec les limiLeurs éleclrwlytiques Westinghouse. — Position d’isoleniont.
- inférieur, se font d une manière automatique ; le bassip inféricu r esl naturellement relié à la terre.
- (’) Remarquons en passant, que tu?(te dyssyméLrie dans les courbes du courant est duo sans doute à une forma-lion préalable plus ou moins complète, pour un certain sens de courant.
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- normale de 3 ooo volts d’une décharge statique brusque à la tension de 35ooo volts. Comme le montre Toscillogramme, la tension est limitée, grâce au parafoudre, à la valeur de 14 ooo volts environ; d’autre part, la figure 8 montre le courant de décharge à travers les éléments.
- liclaleuvü. — Pour les basses tensions (au-dessous de i3 5oo volts), l'éclateur en série avec le limiteur^) est formé de deux cylindres en métal
- (*) Malgré l’effet de soupape produit par les élémenls électrolytiques, l’emploi d’un éclateur, réglé à la plus petite distance explosive possible, est nécessaire pour éviter tout courant permanent entre les lignes et la terre, par suite des effets de capacilé signalés ci-dessus. I
- convenable. Pour les tensions plus élevées, l’on sc sert d’un éclateur du type classique à cornes, car alors l’ellet bien connu de soufflage automatique est très net, la distance explosive étant suffisante (lig. 9 et 10). Comme on le voit sur les ligures, la corne reliée à la terre peut se rabatt re, et ainsi le parafoudre peut être complètement isolé de la ligne. Enfin, la figure n montre une installation intérieure pour ligne à courant triphasé.
- E. Gallois,
- GROUPE MOTEUR GÉNÉRATEUR POUR PROJECTEURS
- La Fol te n und Gmlloamno-Lahmeycrwerke Aclien-Gcsellschaft a établi un type de groupe moteur générateur, destiné spécialement aux projecteurs utilisés à bord des navires, et présentant des particularités très intéressantes, comme l’on pourra en juger par une courte description.
- Le moteur M, alimenté en général par le secteur du bord, est naturellement accouplé directement avec la génératrice, et il 11e présente rien de spécial; comme on le voit sur la ligure schématique 1, son excitation est en dérivation, afin d'assurer une vitesse de rotation constante. Les deux machines sont fixées solidement sur un socle en fonte, et leur vitesse normale est comprise entre j, 100 et. *>. 3oo tours à la niinule. Comme on le sait, il est très avantageux, pour les arcs puissants, de disposer d’une source fournissant un courant sensiblement constant, quels que soient l’écart et l'état des électrodes; dans ee but, les ingénieurs de la Fcltcn und Guilleaumc-Lahmeyersverkc A. G. ont adopté une génératrice constituée de la façon suivante. L’inducleur comporte en premier lieu une excitation indépendante d (lig. 1), assurée en l’espèce par le réseau d’alimentation du moteur M (tension d’alimentation de 220 volts en général). Cette excitation donne naissance à une force éleclromolrice c
- 1 entre, les balais h, h. Or, comme on le voit, ces balais l>, h sont reliés à un enroulement/'disposé perpendiculairement à l'enroulement*/; un courant i va donc circuler dans cct enroulement f\ et.il va donner naissance à une tension E entre la deuxième paire de balais a a (balais princi-
- /YV
- Idg. 1.— Schéma du groupe moteur générateur F. G. L. pour projecteurs.
- paux). Un courant 1 est ainsi produit dans le circuit d’utilisation K, si les électrodes sont en contact, et l’arc s’allume.
- Mais il convient de remarquer qu’en série avec les balais principaux a a, se trouvent des enroulements ci, r.2, c3 dont le nombre de spires est réglable au moyen de prises ; ces enroulements vont combiner leurs ampèretours à ceux pro-
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- cluits parle passage du courant I dans l'induit, et les ampèretours résultants en charge, suivant la lignera, sont ainsi de la forme ad:Nï(’), a étant les ampèretours constants dus à cL La vitesse de rotation étant supposée invariable, et le fer non saturé, la force électromotrice e a donc pour valeur en charge,
- e = k (a ± N l), (i)
- k étant une constante appropriée.
- L'on en déduit d'après le montage
- E 4“ Vl = e = k (a ± N I), (9)
- en désignant par r la résistance ohmiquc du circuit b fa afb, et en négligeant la chute de tension ohmique entre les balais a a, due au passage du cornant I. Or, la tension E, induite entre les balais principaux, est, à vitesse constante, proportionnelle à /, si le circuit magnétique n'est pas saturé ; l’on a donc l’égalité
- E=±K/, (3)
- le signe ± dépendant du sens adopté pour Venroulement des spires f. En éliminant i entre (9.} et (3), il vient ainsi, en dernière analyse :
- E±^E = /c(fl.±NI). (4)
- Choisissons le signe — dans les deux membres, et réglons les choses de telle manière que r — K; l’on a ainsi
- et le courant débité dans l’arc est ainsi maintenu
- (h Le signe ± provient de ce que Ton est maître du sens des ampèretours NI, en. agissant sur les spires de l'enroulement c.
- rigoureusement constant quelle que soit la valeur de la tension aux bornes de Varc.
- 11 convient cependant de remarquer que le courant i augmente avec celle-ci presque proportionnellement, de telle sorte que la constance du courant .1 est limitée pratiquement par des considérations de saturation et d’échau(Veinent. En fait, Ton a pu maintenir ce courant entre i5o et 900 ampères, la tension aux bornes variant de o à 60 volls. Les résultats sont donc très satisfaisants; d’ailleurs, d’après la formule (5), l’on peut agir sur I en faisant varier N, c’est-à-dire le nombre de spires de l’enroulement c.
- Cette machine, très ingénieuse, peut être regardée comme une application de la machine décrite récemment par M. Osnos (M, et dont nous
- Fig. 2. — Emploi de la génératrice comme machine j à tension constante sous vitesse variable.
- reproduisons le schéma ci-dessus (fig. 9); cette machine était destinée à l’éclairage électrique des trains, application pour laquelle le problème consiste, comme on le sait, à maintenir une tension constante, malgré de grandes variations de vitesse.
- J. Müllen.
- (•>) L'Éclairage Électrique, 1907,101110 LIIL p. 1G7.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Application des batteries d’accumulateurs à la régulation des systèmes â courant alternatif. — J.-L. Woodbridge. — Proceedings of the American Inslilute of Eleclrical Engineers, juin 1908.
- L'auteur estime que les batteries d’accumulateurs présentent, dans le cas de courants alternatifs, des avantages scrieux dans les cas suivants :
- i° Les courants alternatifs s'appliquant aux lignes de traction à long trajet et à faible trafic, il existe dans ce cas des fluctuations de charge considérables par rapporta la charge moyenne.
- 20 Lorsque la station génératrice est hydraulique, et lorsque le transport se fait à très longue distance, l'emploi d'accumulateurs est encore avantageux, car il permet de passer les pointes dans la consommation et de faire travailler la ligne à courant sensihlcmenL constant.
- 3° Dans le cas de stations équipées avec des moteurs à gaz de hauts-fourneaux, actuellement très répandues dans les aciéries, il est souvent nécessaire d’adopter le courant alternatif, en raison delà superficie à desservir; une batterie régulatrice s’impose évidemment dans de tels cas.
- Les appareils auxiliaires nécessites par la batterie peuvent être utilisés pour la régulation du facteur de puissance ou pour convertir la fréquence.
- L’on peut distinguer les deux catégories suivantes :
- A. Stations génératrices ne produisant que du courant alternatif.
- I. La distribution est opérée uniquement avec du courant continu, par l'intermédiaire de sous-stations.
- II. La distribution est effectuée avec du courant polyphasé.
- III. La distribution est ellècluée avec du courant monophasé.
- B. Stations génératrices produisant à la fois du N courant continu et du courant alternatif.
- IV. Les fluctuations du réseau à courant continu sont prépondérantes.
- V. Les fluctuations du réseau à courant alternatif sont prépondérantes.
- I
- Le cas I est celui bien connu des installations de traction avec sous-stations équipées avec commuta-trices. L’auteur préconise l’emploi d'un survolteur en série avec la batterie, sa tension étant contrôlée automatiquement par la charge côté courant alternatif, au moyen d’un appareil quelconque. Lorsque les sous-stations sont de faible puissance notamment, l’on peut centraliser les accumulateurs dans celle la plus voisine de l’usine génératrice, par exemple, et l'appareil de contrôle du survolteur est intercalé eri série sur la ligne, de manière que la charge ou la décharge de la batterie dépende de la puissance fournie par l’usine.
- II
- Dans le cas où la distribution est faite avec du courant polyphasé, la batterie est placée au point le plus convenable du réseau, et elle est reliée à ce réseau par l’intermédiaire d'un moteur-générateur, d'une oommutatrice, etc. L'auteur préconise la com-mutatricc dans le cas de rapides fluctuations de régime, le moteur-générateur ayant une constante de temps appréciable pour passer de la marche en moLeur à la marche en générateur (ou vice versa), à cause de l'inertie du rotor. Cependant la commuta-trice nécessite l'emploi d'un survolteur contrôlé automatiquement, comine.au cas I, à moins d’utiliser une oommutatrice spéciale, dite à pôles fendus, que l’on étudiera plus loin, et qui permet de régler la tension côté courant continu sans modifier la tension côté courant alternatif.
- 111
- Une disposition analogue peut être adoptée dans le cas du courant monophasé, cependant, dans le cas de traction notamment, il peut se faire que l'usine génératrice fournisse du courant triphasé à la sous-
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- re;vue d’électricité
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- station. On peut alors, comme à Spokane (Spokane and Inland Ry Cü), accoupler sur le même arbre un moteur triphasé, un alternateur monophasé et une dynamo à courant continu reliée à la batterie d'accumulateurs; l'excitation de cette dynamo doit varier automatiquement suivant le courant absorbé par le moteur triphasé, de manière à obtenir une régulation efficace.
- rcils spéciaux auxquels il a été lait4 allusion dans ce qui précède.
- Le régulateur à lames de charbon est destiné à faire varier automatiquement l’excitation des convertisseurs, lorsque la charge est modifiée. À cet elïet (lig. x) un soléuoïde S parcouru par le courant continu ou alternatif qui doit produire le réglage agit sur l'une des extrémités du fléau L d'une balance
- IV
- Lorsque les fluctuations du courant continu sont prépondérantes, les deux réseaux étant reliés par des convertisseurs (commutatrices, etc.), et si l’on veut maintenir constante la tension du réseavi à courant continu, la batterie d'accumulateurs est en série avec un survolteur automatique, disposé suivant un montage bien connu utilisé dans les distributions ordinaires. En outre, afin que les variations de charge du réseau alternatif soit compensées, l’on fait usage d’une connnutatrice à pôles fendus, dont l'excitation est contrôlée automatiquement par la charge du réseau à courant alternatif comme au cas II. On peut aussi employer, en série avec la commutatrice (côté courant alternatif), un survolteur dont l'excitation varie encore automatiquement avec la charge dudit réseau.
- l?ig. i. — Régulateur automatique à lames de charbon.
- dont l’autre extrémité est soumise à l’action antagoniste d'un ressort T. Ce fléau appuie sur deuxpiles de lames de charbon x et connectées entre elles et avec la batterie B comme l’indique la figure, F étant l'enroulement produisant la variation de flux désirée, et ayant un de ses pôles reliés avec le centre de la batterie B. Dans ces conditions, fou voit aisément que le sens et l’intensité du courant dans F dépendent de la valeur du courant régulateur dans S, la résistance ohmique des contacts entre les lames variant beaucoup avec la pression (*).
- V
- Enfin, lorsque les fluctuations du réseau à courant alternatif sont les plus importantes, l'on emploie le meme dispositif qu’au cas IV, mais en branchant de préférence la connnutatrice aux bornes mêmes de la batterie d’accumulateurs. Un survol-tcur automatique ordinaire est encore intercalé entre la batterie et la ligne (’), de manière à maintenir la tension continue constante.
- Une semblable installation a été réalisée à l'usine électrique de la Indiana Steel Company; l’excitation de la commutatrice, du type à pôles fendus, était réglée automatiquement par une machine spéciale dont on trouvera plus loin la description.
- L'auteur passe ensuite à la description des appa-
- (t à c
- 777777*;
- /t P
- Fig. 2. — Théorie de Ui commutatrice à pôles tendus.
- Une autre machine également intéressante est la commutatrice à pôles fendus, imaginée par l’auteur, ha théorie de cette machine peut être présentée simplement de la façon suivante (fig. up Soit A B le développement de la périphérie d'une connnutatrice triphasée dont les balais (courant continu) sont placés eu A et J). Si fort admet que chaque pôle (supposé couvrant un pas polaire complet) est divisé
- () C’est-à-dire que l’un dos fils reliant la batterie et la commutatrice aboutit au point de jonction entre la batterie et l’induit du survolteur. De celle manière, les courants intenses d’échange entre la batterie et la com-niiitalricc ne traversent pas le survolteur.
- (*) Ce dispositif est en somme un perfectionnement de celui imaginé par Brush, il y a une trentaine d’années; l'irrégularité, des‘contacts semble d’ailleurs ù craindre. (N. I). T.)
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- en trois sections parallèles munies chacune d’un enroulement excitateur indépendant, et si Ton suppose d’abord ces trois enroulements également excites, la distribution du champ magnétique peut être représentée par la ligne brisée A a b c D de /*B. Les dents sont dues à l’espace existant entre deux branches voisines d’un pôle. Dans ces conditions, il existe un certain rapport entre la tension alternative et la tension continue. Augmentons également maintenant l’excitation des deux sections extrêmes, et diminuons dans la même proportion celle de la branche centrale; la force électromotrice continue, qui ne dépend sensiblement que de la, valeur moyenne du flux par pôle, sera évidemment augmentée. Mais si Ton considère la tension alternative induite entre deux points P Q du rotor, distant de i'io° électriques, l’on peut remarquer que le nouveau champ, en un point cle la périphérie, peut être regardé comme la superposition du champ primitif et d’un champ auxiliaire A g h i D / Z: l B. Ce champ auxiliaire ne donne lieu évidemment à aucune force éleclromotrice entre les points P et Q, puisque la surface hachurée est toujours algébriquement nulle; la tension alternative n’est donc pas modifiée, les points P et Q pouvant être considérés comme les extrémités d’une phase (côté courant triphasé). De même, si l’on diminuait l’excitation des branches extrêmes, en augmentant celle de la branche centrale, la tension continue serait diminuée, celle entre les bagues n’étant pas altérée. En définitive, la corn-rnutatricc à pôles fendus permet donc bien de faire varier la tension continue sans altérer la tension alternative. Pratiquement, l’arc polaire n’est pas égal au pas polaire, mais des oscillogramines ont montré que la tension alternative pouvait être regardée encore comme très sensiblement sinusoïdale.
- Plus récemment, M. J.-L. Burnham a proposé un autre système de comimitatrice a pôles fendus, dans lequel chaque pôle est divisé en deux portions très inégales excitées séparément (*). Les excitations de ces deux portions peuvent donc être réglées individuellement, et la tension alternative Ea entre deux bagues est ainsi la somme géométrique des deux forces électromotrices ex et e2 engendrées respectivement par les portions principales des pôles tou pôles principaux) et par les portions les moins im-
- portantes (ou pôles auxiliaires), et décalées l’une par rapport à l’autre d’un angle constant a défini en degrés électriques) par l’angle entre les axes magnétiques des deux systèmes de pôles (pôles principaux et pôles auxiliaires). La tension continue Ec est au contraire proportionnelle à la somme algébrique des tensions ey et e2, d’après un principe rappelé plus haut; on conçoit donc que l’on puisse aisément
- faire varier le rapport
- en
- modifiant le
- rapport
- — par le réglage des excitations. L’auteur développe ^2
- d’ailleurs quelques calculs montrant l’effet de cette bisscction des pôles sur l’allure de la tension alternative; il démontre notamment que les harmoniques 5 et 7 peuvent être considérablement réduits au moyen d’un bobinage spécial du rotor avec emploi de six bagues collectrices (i).
- Le troisième appareil décrit par l’auteur est une excitatrice d’un type spécial permettant le réglage automatique d’un survolteur ou d’une commutatrice à pôles fendus. Prenons, pour fixer les idées, un induit bipolaire B à collecteur (fig. 3), muni de bagues
- Fig. 3. — Excitatrice pour la régulation automatique de l’excitation des convertisseurs.
- collectrices reliées aux secondaires de trois transformateurs d’intensité T*, T2, T;ï, embrochés sur la ligne. Si cet induit était fixe, il serait le siège d’un champ tournant dans un sens déterminé, et si on l'entraîne dans le sens opposé au moyen d’un moteur synchrone bipolaire, ce champ deviendra fixe dans l’espace et prendra par exemple la direction Kj perpendiculairement à laquelle l’on dispose une ligne de balais 'i/* courl-circuités entre eux.
- (l) Ceci revient à dire que chaque pôle est remplacé par deux pôles inégaux indépendants, décalés d’un certain angle dans l’espace.
- d) Quant aux harmoniques 3 et multiples de 3, ils sont supprimés comme d’habitude par le montage en étoile du primaire du transformateur d’alimentation.
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- Par suite de la rotation, il se développerait donc un courant extrêmement intense entre ces balais, si des enroulements shunt 8,8, disposés sur les-4 pèles du système inducteur entourant l’induit et dont le courant est réglé au moyen d’un rhéostat R, ne servaient à neutraliser les ampèrétours ainsi créés, pour la charge normale de l'alternateur A ('). Le courant continu engendré dans le court-circuit est donc nul, tant que cette charge ne varie pas, mais dès qu’elle est augmentée ou diminuée, le flux Kj engendré par les courants polyphasés variera dans le même sens et ne sera plus complètement neutralisé par le (lux du aux enroulements 8, qui demeure constant. Un courant continu d'un sens correspondant circulera alors entre les balais 4,5, et créera un flux énergique suivant la direction Ko. Ce flux, fixe dans l’espace, est enfin utilisé pour créer entre une nouvelle paire de balais 6,7 une tension dont le sens et la grandeur dépendent ainsi de la variation de charge de l’alternateur.
- Cette tension peut donc servir à alimenter l’enroulement F produisant la variation automatique d’excitation du survolteur ou de la commutatrice à pôles fendus dont il s’agit. Un enroulement compensateur est du reste intercalé entre les balais 7 et l’enroulement F de manière à compenser les ampèrétours créés par la circulation d’un courant dans l’induit entre les balais 6 et 7, et éviter ainsi toute perturbation du flux primaire. Les avantages de cette excitatrice sont les suivants :
- i° Grande sensibilité aux variations de charge du réseau, en raison de l’effet multiplicateur procuré par l’emploi des balais court-circuités 4,5.
- •i° En calant convenablement son rotor par rapport k celui du moteur synchrone qui l’entraîne, on peut évidemment faire agir suivant la direction K, perpendiculaire aux balais 4, 5, une composante seulement du courant débité par l’alternateur A. On peut donc, par exemple, faire varier le courant dans F en fonction seulement^ du courant watlé fourni par le réseau. Ou bien encore, on peut au contraire s’arranger de manière que la lension recueillie ne dépende que des variations du courant déwalté, et obtenir ainsi un réglage automatique du facteur de puissance du réseau, l’enroulement F appartenant à une machine synchrone reliée à ce réseau (moteur
- p) Bien entendu, ceci suppose que les deux pôles adjacents, situés d*un mémo côté do la ligne des balais 4*5, sont de meme signe, et non de signe contraire comme avec une machine à \ pôles ordinaires.
- synchrone tournantà vide, condensateur élcclrodyna-mique, etc.
- J. 15.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Télégraphie sans fil par ondes dirigées. — Note de MM.Bellini ctTosi, — Académie des Sciences, séance du i i mai 1908.
- La direction des ondes est obtenue par l’emploi de conducteurs aériens formés de circuits oscillatoires formés disposés dans des plans verticaux sans connexion avec la terre.
- Dans le cas de la transmission, le rayonnement est dû au champ électrique de dispersion dont les lignes de force* relient la terre k chacune des armatures constituant la capacité.
- Dans le cas de la réception, ces circuits agissent par le fait de la variation, k travers la surface limitée par eux, du flux magnétique engendré par le poste transmetteur.
- L’énergie rayonnée ou reçue par un desdils circuits suivant les différentes directions du plan horizontal a été mesurée k l’aide du thermogalvanomètre de Duddcll.
- En appelant a l’angle qu’une direction quelconque forme avec le plan dudit circuit, W l’énergie rayonnée ou reçue et K une constante, on a la relation
- W = K cos2 a.
- Dans le but de pouvoir facilement transmettre ou recevoir les signaux suivant une direction quelconque, on a employé des conducteurs aériens constitués par deux de ces circuits perpendiculaires entre eux et en position fixe, fonctionnant en même temps, soit k la transmission, soit k la réception.
- Pour obtenir d’une manière continue la rotation de la direction de transmission, plusieurs types d'appareils ont été imaginés; le plus pratique est constitué par deux bobines fixes, perpendiculaires rune k l’autre, intercalées respectivement dans les circuits aériens cl par une troisième bobine renfermée dans les premières. Cette dernière peut tourner autour île l’axe d’intersection des deux bobines fixes et est reliée k un condensateur et k un éclateur. En faisant varier la position de la bobine mobile, on fait varier en même temps l’excitation des deux circuits
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- aeriens, les intensités et les phases des courants oscillatoires qui les parcourent, le champ, électromagnétique émis par chaque circuit aérien et par conséquent la direction du champ résultant.
- Pour la réception, on a employé un appareil analogue au précédent dont la hohinc mobile, au lieu d’être reliée a l'éclateur, est convenablement reliée au révélateur d’ondes. Dans ce cas, chaque circuit aérien utilise la composante perpendiculaire à son plan du champ magnétique engendré par le poste transmetteur. Le champ magnétique dans l’espace renfermé entre les bobines fixes, étant le champ résultant des champs partiels engendrés par chacune d’elles, aura une intensité maxima constante et une direction coïncidant avec [celle du poste transmetteur. Par conséquent, l’intensité de réception sera maxima quand la bobine mobile sera disposée de manière à être traversée par le flux magnétique maximum ; elle sera nulle dans la position perpendiculaire et variera sinusoïdalcmenl; suivant les autres positions.
- Le dispositif décrit, comprenant; deux circuits oscillants fermes aériens et perpendiculaires entre eux et les appareils rotatifs de transmission et de réception, a permis de transmettre et de recevoir suivant une direction déterminée, sans gêner les stations étrangères et sans être gêné par elles.
- Le poste transmetteur a été installé à Dieppe, et deux postes récepteurs ont él'é construits, l’un au Havre et l’autre à Barfieur. Les signaux ont pu être transmis de Dieppe, soit au Havre, soit à BarMeur, sans que ceux destinés à un des postes aient pu être saisis par l’autre. L’angle Le Havrc-Dieppe-Bar-(leur est de y.'>°. On a pu établir avec, une grande exactitude la direction de plusieurs postes situés sur la cote anglaise et, par la méthode d’intersection, en faisant des observations simultanément dans les deux postes récepteurs, il a été possible de déterminer la position de ces mêmes postes.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Recherches oscillographiques sur l’induction dans les cables télégraphiques. — E.-F. Pe-trisch. — hlektrolcchnik unclMaschincnbau10 ei \ ~ mai
- 1908.
- \
- L’auteur a eu l’occasion, comme ingénieur des Télégraphes de l’Etat autrichien, d’exécuter aux ateliers
- de câbles Fclten und Guilleaume-Lahmeyerwerke, à Vienne, quelques recherches sur l’induction dans les câbles télégraphiques. Ces recherches, entreprises au moyen d’un oscillographe double dcDuddell, avaient notamment pour' but de comparer les câbles ordinaires avec de nouveaux câbles pourvus d’enveloppes formées par des bandes d’étain. Ce dispositif, déjà employé pour certains câbles téléphoniques, a pour effet de former écran vis-à-vis des flux variables et de diminuer ainsi l’induction mutuelle entre deux conducteurs. Les essais ont été effectués soit avec du courant alternatif de fréquence industrielle, soit les courants correspondant au fonctionnement des appareils Hughes. Dans les deux cas, les conclusions qui découlent des oscillogrammcs sont les suivantes :
- i° Avec les câbles de construction ordinaire, l’induction mutuelle entre deux conducteurs appartenant au même câble est extrêmement accusée. Avec les appareils extrêmement sensibles employés actuellement, leur emploi doit donc être prohibé.
- a0 Avec les câbles à enveloppes d’étain, au contraire, les essais ont tous montré que l’induction mutuelle était entièrement négligeable (').
- A. B.
- BREVETS
- Perfectionnements aux collecteurs pour machines a grande vitesse. — General Electric Company. — Brevet américain n° 847 281.
- Pour éviter que les lamelles isolantes des collecteurs des machines à grande vitesse s’échappent par 'suite de la force centrifuge, l’on propose le dispositif suivant. Tandis que les lames en métal sont comme d’habitude plus épaisses à la périphérie qu’à l’extrémité placée du côté intérieur du collecteur, l’épaisseur des lamelles isolantes suit une loi inverse ; de la sorte, sous l’action de la force centrifuge, ces
- (•*) Dans les cables essayés cpii comportaient iu conducteurs isolés, chaque conducteur était entouré d’une enveloppe de bandes d’étain; en outre, l’ensemble des trois conducteurs centraux était entouré d une enveloppe circulaire analogue, autour de laquelle étaient disposés les neuf autres cables, et enfin le tout était recouvert par une nouvelle enveloppe de bandes d’étain recouverte clleriuénie d’une couche d’isolant, puis d’une enveloppe de plomb.
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- lamelles font office de coins et ne peuvent qu’augmenter la rigidité de l’ensemble.
- Perfectionnements aux batteries cVaccumulateurs. — E.-L. Operman. — Brève* anglais nn j4 2‘>5, délivré le ‘>4 juin 1908 (valable depuis le .>.0 juin
- . Cette invention concerne un nouveau procédé pour l'évacuation des gaz formés pendant; la charge dans des éléments hermétiques. A cet effet, un courant d’air est refoulé par un ventilateur dans un tuyau horizontal circulant au-dessus de ces éléments, et dans lequel débouche des tubes verticaux aboutissant respectivement au couvercle de chaque élément.
- De cette manière, les gaz produits sont expulsés par l’autre extrémité du tube qui débouche à l’air, au fur et à mesure de leur formation, sans qu’il en résulte pour cela, à l’intéideur des éléments, de pression pouvant entraîner des fuites de liquide ou des gonflements des bacs (lorsqu’ils sont en celluloïd),etc; de même, ce mode d’évacuation ne crée aucun vide partiel à l’intérieur desdits éléments, et par conséquent ne peut augmenter la quantité de gaz produits, la formation d’écume, etc. Naturellement, tout l’intérieur des tubes de la canalisation est établi en matériaux non attaqués par l’acide ; par exemple, l'on peut employer des tubes métalliques doublés avec de l’ébonite. Enfin, pour faciliter le 'démontage, le tube horizontal peut être formé d’une série de tuyaux distincts, ajustés au moyen d’un système de joint quelconque les uns à la suite des autres, et faisant corps chacun avec l’un des tuyaux verticaux aboutissant aux couvercles, de manière à former une sorte de T.
- Fabrication électrique du verre. — A..-G. Bloxam (Siemens and liais kc (ïcscllschaft). — Brevet anglais n° 9 5G3. délivré le 17 juin 1908.
- Cette invention se rapporte à un procédé pour ob-
- tenir du verre de haute qualité, d’fine manière plus économique et plus simple qu’avec les méthodes usuelles.
- La température nécessaire à cette formation est obtenue en faisant circuler des courants alternatifs, engendrés par induction, dans une masse de verre déjà fondue. Celle température peut doue être réglée aisémcnl de manière à obtenir la fluidité nécessaire, et d’autre parties mouvements de la masse sous l’action des courants assurent, paraît-il, une parfaite homogénéité, de telle sorte que la masse ne contient aucune bulle d’air. Enfin, un tel four a l’avantage de donner lieu à une radiation de chaleur comparativement beaucoup plus faible que les fours ordinaires. Comme le représente la figure 1, le four est analogue
- Fig. 1.— Fabrication électrique du verre.
- aux fours à induction employés en électrométallurgie ; en a est figuré un canal circulaire contenant la masse fondue. Ce canal est recouvert d’une voûte et des ouvertures c9c3 permettent d’atteindre la masse en fusion. Le courant alternatif primaire circule dans une bobine cly et la carcasse en tôle feuilletée b sert à fermer le circuit magnétique. Les opérations de la fusion et du raffinage peuvent du reste être effectuées dans le même four. Par exemple, 1 n peut former des chambres de raffinage par des cloi ns pénétrant dans la masse fondue'.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Préparation mécanique des minerais, par c. Ratel. — i volume in-8° de 575 pages, avec 190 figures et 11 plaches. — 11. Dunod et E. Pjxat. éditeurs, Paris. — Prix : broché, 22 IV. r>o.
- L’auteur a cherché à écrire un ouvrage aussi personnel que possible, en l’assemblant des documents fournis par l'expérience, el non de simples extraits de catalogues. Pour arriver à ce but, il a utilisé, indépendamment de ses connaissances personnelles, acquises par une longue pratique, les renseignements épars dans un certain nombre de publications de premier ordre, et de ces matériaux divers il a su former un tout homogène. L’ouvrage est d’ailleurs fort complet, ainsi que Ton peut s?eu convaincre par la liste suivante :
- Chapitre I. — Définitions et but d’un ensemble d’appareils de préparation mécanique, ou « atelier » d’enrichissement mécanique.
- Chapitre 11. — Considérations financières précédant l’étude d’un atelier de préparation mécanique.
- Chapitre 111. — Théorie de la préparation mécanique.
- Chapitre IV. — Du broyage.
- Chapitre Y. — Elude des trommels.
- Chapitre YL — Du lavage proprement dit.
- Chapitre Vil. — Lavage sur table.
- Chapitre N UL — Du lavage dans l’air et. procédés spéciaux.
- Chapitre IX. — Elude préalable d'un atelier d’enrichissement mécanique.
- Chapitre X. — Du traitement électromécanique.
- Chapitre XI. — Conseils pratiques d’établissement et de conduite d’une laverie.
- Chapitre XII. — Comparaison el étude de -diverses laveries à charbon au point de vue de la récupération des poussières.
- Le chapitre X (traitement électromécanique) a été rédigé eu partie d’après une élude bien connue de nos lecteurs, celle de M. Désiré Korda sur la séparation électromagnétique et électrostatique des minerais.
- AL C. Kütel a ajouté un certain nombre d’éclaircissements à l’usage des hideurs peu au courant des choses de l’éleclrolechnique. Il est regrettable qu’à
- cette occasion quelques erreurs se soient glissées dans les formules et que quelques comparaisons ne soient pas très heureuses. Une nouvelle édition rendra inutiles, prochainement sans doute, ces légères critiques, qui n’enlèvent rien d’ailleurs à la valeur du présent ouvrage, étant donné surtout l’ampleur du sujet traité.
- P. S.
- Physikalische Wandtafeln (Planches pour renseignement de la Physique), part. Pfaund-ler. — 1lH> série. 12 planches. —Frjkdr. Vieweg und Sonx, éditeurs, Brunswick. —Prix : l'album, 12 marks; chaque planche séparée : 1 ni. 5o
- Dans renseignement des sciences physiques en particulier, l’usage de planches de grandes dimensions en couleur est fort commode; d’une part, il facilite beaucoup la tâche du professeur, et d’autre part, il permet à tous les élèves de suivre aisément: les explications de celui-ci, grâce aux courbes et aux coupes d'appareils tracées sur les planches.
- La librairie Vieweg und Sohn, de Brunswick, vient de publier un album contenant douze planches | dressées par le professeur L. Pfaundler qui a dirigé, ainsi que nos lecteurs le savent, la publication de la nouvelle édition du M iïlIer-Poudlels Lehrbuch der Pftt/.sik.
- Voici la liste de ces planches dont la conception et l’exécution ne laissent rien à désirer :
- DI. 1. Isothermes d’un gaz parfait.
- PL 2. Isothermes el adiabatiques d’un gaz idéal dial létique.
- PI. ‘L Isothermes de l’anhydride carbonique et: d’un gaz idéal.
- PL /j. Tension delà vapeur d’eau entre — io° et
- + /io°C.
- PL r>. Tension de la vapeur d’eau entre o° el 120° C.
- PI. (i. Appareil de Régnault pour l'évaluation de la chaleur latente de vaporisation.
- PL 7. Appareil de Linde et Ilampson pour la liquéfaction de l’air.
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- PI. 8. Températures et pressions critiques des gaz.
- Pi. 9. Dilatation de l’eau et des autres liquides. PI. 10. Etats divers de l’eau.
- PI. 11. Points de fusion.
- PL, 12. Points d’ébullition.
- A. B.
- VOLUMES REÇUS
- L’azione delvento sulle linee aeree, par Gino
- Rebora. — Communication à VAssociazione Elctlro-tecnica ftaliana. Milan.
- Annuaire 1908 de VAssociation amicale des élèves et anciens élèves de l’Ecole spèciale des Travaux publics. — 1 volume in-8° raisin de i5z pages. — Ecole sréciale des Travaux publics, Paris. — Prix : broché, i franc.
- XVe Congrès International de Tramways et de chemins de fer d’intérêt local. Munich. — Rapports de MM. Ph. Schollcs, C.-H. Julius, Schôrling, H.-R. von Liltrow, Otto, Mauclère, G. Rizzo, C. de Burlet, Stahl, H. Heimpel. — Union internationale de Tramways, Bruxelles.
- Eine infaehe Méthode zur Bestimmung der mittleren sphàrischen Intensitat einer Licht-quelle, par E.-W. Weinbeer.— Extrait de VEleltro-technischer Anzeiger, Berlin.
- Reflektoren für konstante Bodenbeleuch-tung, par E.-W. Weinbeer. — Extrait de PEleklro-lechnischcr Anzeiger, Berlin.
- Die graphische Konstruktion der Reflektoren, par E.-W. Weinbeer. — Extrait de VElektrotech-nischer Anzeiger. Berlin.
- Die Verwertung der Wasseî'krafte und ihi'e modernrechtliche Ausgestaltung in den was serwirtschattlich wichtigsten Staaten Eui'O-pas, par Otto Mayr, — 1 volume iu-8° raisin de 3n pages. —A. Haiitlebun'k, éditeur. Wien et Leipzig. — Prix : broché, io marks; relié, 12 marks.
- Die dynamoelektrischen Maschinen, par Kurt Riemenschneider. — 1 volume in-8° couronne do x 18 pages avec 102 ligures. -— A. Hartlebkn’s, éditeur. Wien et Leipzig-. — Prix: broché, 3 marks; relié, 4 marks.
- Calcul électrique et mécanique des distributions d’énergie, par J.-H. Jacobsen. — Brochure in-8° de 40 pages avec 20 ligures et 3 planches. — En vente chez l'auteur, 23, rue Baudin, Paris. — Prix : brochée, 2 fr. 2,4.
- CORRESPONDANCE
- Thermomètres sur collecteurs.
- Faisant suite à l’étude publiée dans ces colonnes, nous communiquons l’observation suivante, faite sur une dynamo de 60 kw. 110 volts.
- Le thermomètre placé sur le collecteur indique 56° C.
- Nous coupons le courant du moteur triphasé qui entraîne cette dynamo ; le groupe tourne encore pendant /( j secondes.
- Pendant cette péftode, le thermomètre monte graduellement de 56 à 61.
- Gela montre l’extrême sensibilité du thermomètre et fait bien ressortir le refroidissement dû à la rotation.
- Après trois minutes de repos, le thermomètre est descendu lentement jusqu’à 39.
- Félix Leconte.
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- VARIÉTÉS
- QUELQUES REMARQUES SUR L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE (Suite) (*).
- III. AUTHES LKÇONS A TIIIKH DK S KCOM2S KTIt AXUKHKS
- Orientation pédagogique de Venseignement\ — J’ai insisté dans mes précédents articles sur la nécessité de donner au futur ingénieur une formation notablement différente de celle du futur homme de science. Tandis que ce dernier doit être entraîné surtout à l’analyse et à l’abstraction, le technicien doit être prépare à l’observation judicieuse, à la critique et à Faction raisonnée, énergique et persévérante; il doit être aussi habitué à envisager le côté correct et économique des choses de la vie, dont le savant n’a pas à se préoccuper. II ne suffit donc pas d’instruire les futurs ingénieurs, il faut former leur esprit et leur caractère, plus directement que n’ont pu le faire les Ecoles préparatoires.
- Les Ecoles américaines et allemandes s’en préoccupent constamment et leurs représentants les plus autorisés sc sont formé un idéal à peu près uniforme du but à poursuivre et des moyens à employer pour le réaliser.
- D’après une notice rédigée par l’Institut de Boston à l’occasion de l’Exposition de Saint-Louis, et qui me paraît donner l’exposé le plus clair de ces moyens, renseignement des Ingénieurs a pour bases trois principes :
- i° Principe ‘pédagogique d’une inlluencc personnelle très étroite du maître sur l’étudiant., de façon que celui-ci soit constamment guidé et orienté dans le sens le plus favorable au développement des facultés naturelles;
- Grand soin apporté à proportionner les parties théoriques et expérimentales, de façon que l’enseignement théorique prépare directement à renseignement, des laboratoires, tandis que celui-ci sert constamment à confirmer l’étudiant dans la connaissance des principes cl a le pousser vers la recherche personnelle; s 3° Tendance a faire Y éducation de l’étudiant plutôt que son instruction; on se propose moins
- d’augmenter la somme de scs connaissances que de le former à la compréhension des lois scientifiques et de lui donner la méthode pour résoudre de nouveaux problèmes seul et sans aide.
- Ces principes, qui sont ceux de tous les collèges d’ingénieurs américains, sont mis en pratique au moyen d’une méthode d’enseignement qui diffère absolument de celle des Ecoles techniques allemandes et de nos grandes Ecoles ou Universités; on peut l'appeler méthode lycéenne ou collégienne par opposition à la méthode académique de ces dernières. Les élèves sont divisés en classes, comprenant chacune un petit nombre d’élèves (i fi au plus), placés sous la direction d’un maître ou instructeur, qui les suit constamment dans leurs travaux et les soumet il de quotidiennes interrogations. Le système des cours oraux, qui est la base de notre enseignement, n’existe pas; il est considéré par les Américains comme ayant « un mauvais rendement » parce que l’élève perd un temps précieux à suivre un cours sur un sujet qu’il n’a pas déjà appris et dont certaines parties lui sont souvent moins accessibles que d’autres, à prendre des notes généralement incomplètes et à étudier au petit bonheur d’après celles-ci. On trouve plus rationnel de remettre entre les mains de réludianl un texte imprimé ou autographié, parfaitement clair et bien rédigé, qu’il étudie à loisir, chacun consacrant plus ou moins de temps aux diverses questions, suivant qu’elles lui paraissent plus ou moins difficiles, d’après son acquis antérieur. Rnis, dans une séance de « récitation », chaque élève expose au tableau ce qu’il a appris pendant les heures préparatoires ; le maître lui explique les points qu’il n’a pas compris et qui font le plus souvent l’objet d’une discussion générale. Tous les huit ou dix jours une séance de répétition générale du même genre, accompagnée d’exercices écrits, permet de confirmer les résultats acquis par les interrogations quotidiennes.
- Ce système, qui est du reste justifié par le jeune âge des étudiants américains (qui entrent
- (*) La Lumière Electrique, tome 1(2° série), p. Sÿeta'jo.
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- dans les cours d’ingénieurs à seize, dix-sept ou dix-huit ans au plus), a subi victorieusement répreuve de toutes les discussions et conserve la faveur à peu près unanime des professeurs ('), bien qu’il leur demande plus d’abnégaliou que le système académique. Il présente cependant théoriquement le danger que les répétiteurs peuvent s’endormir sur leur tache et que les textbooks peuvent être mal choisis ou arriérés. Mais, grâce au fait que les répétiteurs ne sont que de jeunes ingénieurs, encore frais et émoulus de l’Ecole et de l’atelier de construction et qui sont périodiquement remplacés par d’autres, ces inconvénients qui existent dans les Ecoles littéraires ou scientifiques ne se présentent pas dans les Ecoles d’ingénieurs.
- 11 reste que cette éducation lycéenne présente les mêmes avantages qu’on a reconnus aux cours de mathématiques supérieures de nos lycées, au point de vue de la solidité et de la durée des connaissances ainsi acquises(2).
- En outre, elle facilite beaucoup le classement iinal et ne met pas le succès ou l’insuccès d’un élève à la merci d’un travail de diplôme ou d’un examen de sortie plus ou moins aléatoire; chaque
- (!) Gomme opinion autorisée sur ce sujet, on pont citer un passage caractéristique du discours d’ouverlure du professeur Robert Fletcher à la section de 190a do la Société américaine pour le développcmenl de renseignement technique :
- « L’étudiant ne peut s'assimiler vraiment que ce qu'il a appris par une élude personnelle intensive en se servant, soit d’un ouvrage d enseignemcnl, soit de ses propres notes. Il est souvent si facile et agréable pour* un professeur de renseignement supérieur de faire un cours devant un auditoire qu’il oublie son devoir principal ; celui-ci ne consiste pas à présenlcr oralement ce qui est reconnu cornme le domaine public de la science, mais à expliquer ce que l’étudiant lui-inème ne peut pas comprendre. Il doit corriger les fausses manières de voir, donner des directions pour le travail des problèmes scientiliques, développer et cultiver les dons naturels des étudiants, les mettre ainsi en état d’appliquer leurs connaissances, de résoudre des problèmes, de triompher des difficultés, en un mot de penser par eux-mèmes. »
- (2) C’est ainsi qu’en France la plupart des Polytechniciens ou des Centraux oublient plus vite ce qu’ils ont appris à l’Ecole que ce qu’ils ont appris dans les classes préparatoires de mathématiques. Aussi doit-on approuver nos écoles secondaires d’ingénieurs d’appliquer cette méthode à leurs élèves, plus jeunes et moins formés que les étudiants des Universités,
- élève est connu suffisamment par ses professeurs pour tout son travail et scs interrogations continuelles de l’année. — Enfin, eette méthode met en contact permanent le professeur et l’élève et favorise par conséquent l’action pédagogique, en même temps qu’elle force l’élève à travailler régulièrement et à ne pus quitter un sujet sans se l’être assimilé.
- Au contraire, dans le système académique, le professeur 11’a aucun contact avec l’élève et ce dernier peut: garder des lacunes considérables dans son travail, surtout si, comme en Allemagne, il n’est pas soumis obligatoirement à des interrogations périodiques et à la présence aux leçons. On objecte, il est vrai, que le système allemand, qui laisse à l’étudiant l’entière liberté de son temps et n’exige comme sanction que la justification d’un certain nombre de séances au laboratoire, la présentation de certains travaux (dont, pour certains, l’authenticité n’est garantie que parle scrmcnt.de l’élève) et, enfin des examens oraux après la seconde et la quatrième années, habitue l’étudiant à plus de responsabilité; mais il ne fait pas assez la part de la faiblesse humaine et du défaut, de maturité des jeunes gens ; bon pour le caractère allemand, il mettrait chez nous dans un état d’infériorité les élèves pri-mesautiers ou vagabonds, qui seront peut-être les plus entreprenants pins tard, vis-à-vis des élèves calmes etassidus, qui seront peut-être lesplusrou-tiniers, et les condamnerait à regretter plus tard de n’avoir pas travaillé quand ils étaient jeunes. Le système suisse, qui est intermédiaire, à la fois libéral, paternel et strict, impose de bonne heure l’habitude d’un travail régulier, en exigeant l’assistance aux cours, aux études, aux travaux pratiques et aux interrogations, sans cependant asservir les élèves à la même discipline que des enfants; il assure des répétitions fréquentes, des leçons et des interrogations périodiques, qui assurent un suffisant encouragement de l’élève travailleur en même temps que la prompte élimination des autres.
- Le système américain cesse d’être appliqué pour les élèves déjà diplômés « postgraduates » qui font une cinquième année d’école, et est alors remplacé par le système des cours et des travaux non surveillés, comme dans les Ecoles techniques allemandes. Mais on estime que l’utilité pédagogique d’un cours est très faible s’il n’est pas accompagné ou suivi de discussions entre
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- le professeur, ou des conférenciers, et les élèves, et aussi de devoirs écrits que ne peuvent remplacer de simples examens oraux périodiques.
- De là l’origine des « séminaires » ou « collo-quiums » que s’efforcent d’établir partout les Ecoles techniques étrangères, américaines aussi bien qu’allemandes, c’est-à-dire des réunions entre élèves et professeurs, où l’on discute ilbre-ment les sujets qui font partie de l’enseignement ou qui s’y rattachent. Aux Etats-Unis, par exemple, et principalement dans l’année complémentaire d’enseignement que suivent les « post-graduates », professeurs et élèves de la section électrique se réunissent périodiquement pour étudier les nouveautés électriques ou mécaniques (inventions ou méthodes), aussitôt qu’elles ont été publiées dans les journaux. Les réunions présentent pour les élèves un attrait très vif et les encouragent à étudier d’une façon approfondie les parties du cours qui s’y rapportent et dont ils voient ainsi directement l’utilité ; souvent, ces conversations éclaircissent même pour eux les notions fondamentales beaucoup mieux que l’étude solitaire ou que les simples interrogations; en même temps elles développent l’esprit d’initiative et de recherche.
- Enseignement expérimental. — L’enseignement expérimental des sciences de l’ingénieur n’est possible qu’à condition de disposer de laboratoires spéciaux relatifs à l'étude des sciences appliquées (mécanique, technique, électrotechnique, construction civile, etc.) et l’on ne doit pas les confondre avec les laboratoires scientifiques de physique et de chimie qui existaient seuls en France jusqu’à une époque récente.
- Notre enseignement des ingénieurs est resté pendant de longues années fermé à toute conception expérimentale. Cependant, comme l’a dit •si bien le professeur Swain de Boston : « C’est l’étude par le laboratoire qui donne à l’étudiant la véritable maîtrise de la matière scientifique et qui lui permet de faire d’un capital scientifique mort un outil humain vivant. »
- Les laboratoires d'expérimentation mécanique et électrique ont été créés, comme on sait, d’abord dans les Ecoles américaines, puis en Allemagne et en Suisse, et ils continuent à être mieux installés et plus richement dotés aux Etats-Unis que partout ailleurs, grâce à la concentration des fortunes en un petit nombre de mains et à la
- générosité des millionnaires américains; ils ont cependant pris en Allemagne aussi depuis 1890 (époque à laquelle Munich seule avait une salle de machines à vapeur), un grand développement, et cela grâce au régime politique fédéraliste allemand qui fait profiter chaque grande Ecole technique des subventions d'un Etat de l’Empire. De même le régime fédéraliste favorise les Ecoles américaines.
- Toute Ecole étrangère (américaine, allemande ou suisse) bien organisée comprend un laboratoire d’essai des matériaux (dont l’utilité est d’ailleurs quelquefois exagérée à mon avis), un laboratoire d’essai des machines à vapeur et chaudières, un laboratoire d’essai des machines hydrauliques et un laboratoire électrotechnique, comprenant, d’une part, laboratoire de mesures, d’autre part, salles d’essais des machines (*).
- Je ne m’étendrai pas sur l’organisation et l’importance pratique de ces laboratoires d’ingénieurs, parce que ce sujet a déjà été traité bien souvent, et qu’il sortirait du cadre de ces notes ; ceux que la question intéresse trouveront d’intéressants renseignements dans les divers articles publiés en France depuis quelques années (2) et dans la description qu’a publiée tout récemment cette Revue des laboratoires de l’Institut électrotechnique de Karlsruhe (3). Ce qu’il convient de remarquer surtout, c’est l’importance extrême attachée à ce genre d'instruction surtout par les Américains, à tel point que leurs plus petites institutions sont aujourd’hui richement dotées de locaux et d’appareils; ils veulent que chaque élève puisse vérifier par lui-même, sous une forme concrète, les principes ou les données d'expérience sur lesquels s’appuie l’enseignement théorique. 11 faut signaler aussi l’esprit tout particulier dans lequel ils dirigent cet enseignement expérimental.
- (fi Sans compter, bien entendu, des laboratoires de chimie industrielle, de chimie physique, d’électrochimie, etc. L’Institut de Boston comprend meme en outre un laboratoire d’expériences sanitaires et de biologie pour ingénieurs civils et un laboratoire très intéressant et très utile pour l’étude de la résistance des constructions telles que voûtes, pylônes, etc. ; nous n’avons encore en France rien de semblable.
- (2) Voir, en particulier, À. Pf.lletan, rapport de mission en Allemagne, Revue de métallurgie.
- P) Voir l’article de M. L. Fabre sur l'Institut électrotechnique de Karlsruhe, La Lumière Electrique, tome II (u« série), a5 avril 1908, p. n5, et 3o mai, p. 272,
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- Comme le dit avec raison le professeur Clifford : « Il ne suffit pas de faire faire des exercices de laboratoire dans lesquels les étudiants ne voient que la réalisation d’un exercice ; ce serait là une sérieuse menace pour le succès du travail de laboratoire; il faut que chaque expérience de laboratoire constitue par elle-même un petit problème d’ingénieur. » Dans ce but, à l'Institut de Massachusetts, chaque étudiant, avant de commencer le travail de laboratoire, présente un rapport préliminaire sur l’objet de son investigation, exposant les instruments nécessaires, le plan des opérations, les résultats à obtenir et leur signification au point de vue du fonctionnement de l'appareil, ou de la partie d’appareil, qui doit être étudié. Ce rapport est examiné par un des chefs de travaux avec l’étudiant avant que celui-ci exécute l’essai de façon à donner à l'instructeur un contact personnel avec l'étudiant et l’occasion d’insister sur les principes.
- Si le contact constant avec le maître est désirable pour le bon rendement de l'éducation théorique de l’élève, dans sa classe, c’est surtout au laboratoire qu’il présente toute son efficacité. Il ne suffit pas, en effet, pour que le travail de laboratoire forme efficacement des jeunes gens, de faire l’expérience devant eux ou de leur mettre entre les mains (comme autrefois dans certaines Facultés des Sciences), des appareils avec une pancarte indiquant la manière de s'en servir et exposant la mesure à faire ; il faut que le chef de travaux donne d’abord une explication d’ensemble au tableau et, tout en respectant l’initiative de l’élève, reste à sa disposition pour lui fournir des explications, et aller même au devant de celles-ci en surveillant son travail.
- Dans cet ordre d’idées, nous pouvons mettre avantageusement en comparaison avec les meilleurs modèles étrangers l’organisation des travaux de laboratoire à l’Ecole de Physique et de Chimie de la Ville de Paris ; dans celle-ci, qui présente tous les avantages d’une Ecole à petit nombre, l’enseignement est un véritable enseignement expérimental d’un ordre élevé, bien que sans grande prétention académique; il forme des physiciens et des chimistes industriels de premier ordre (*).
- p) Sauf un ou deux cours par jour (d’une heure et demie chacun) et le temps accordé au déjeuner, tout le temps des élèves, de 8 h. 1/2 du matin à 6 heures du soir,
- 11 convient aussi de laisser à, l’étudiant toute liberté d’initiative, et de rie pas lui offrir, comme 011 le fait trop souvent, des essais trop préparés, ni, à fortiori, des connexions toutes faites; il convient de prendre les plus grandes précautions pour que les élèves ne puissent se passer d’une année à l’autre leurs copies; il ne faut pas qu’ils puissent, comme dans certaines institutions qu’on 111’a signalées, rédiger leurs rapports en les copiant simplement sur ceux d’un camarade de l’année précédente sans même (faute de surveillance) rester présents au laboratoire (*).
- Quantité et renouvellement du personnel enseignant. — Il ne faut pas oublier que les bâtiments et l’outillage des laboratoires ne suffisent pas si l’on ne dispose pas en même temps d’un personnel approprié en nombre et en qualité pour en tirer tout le parti désirable. Aux Etats-Unis, les grandes Ecoles techniques, si gâtées cependant^ se plaignent d’être « accablées de monumentales constructions en pierre et de matériel mécanique et électrique » offerts par des donateurs généreux (ou simplement désireux de mettre leur
- est consacré au laboratoire ; on a meme supprimé les « éludes » destinées au travail après les cours, parce qu’elles donnaient des résultats moins utiles et que(outre le temps libre qui reste le soir), la meilleure façon pour l’élève d’apprendre son cours est de le lire au laboratoire-tout en faisant les expériences qui le vérifient.
- Les élèves étant peu nombreux peuvent avoir un contact permanent avec leurs instructeurs dont le nombre est d’environ 1 pour i5 élèves.
- L’esprit d'enseignement pratique du laboratoire est le suivant : les élèves vérifient d’abord expérimentalement les lois principales de la science, puis ils étudient les instruments destinés aux recherches théoriques et ceux qui sont utilisés dans les applications industrielles. Bien que le fond de l’instruction soit la chimie et la physique, les élèves sont entraînés à relever et coter les croquis de machines à essayer et faire fonctionner ces machines.
- (!) Cela exige qu’on ne fasse pas répéter identiquement les mêmes essais, mais qu’on réalise un cycle d’au moins deux, et préférablement trois années, et qu’en tout cas 011 11e rende pas aux élèves leurs rapports ou projets immédiatement.
- Je puis signaler à cette occasion qu’à l’Ecole des Ponts et chaussées, par exemple, les projets des trois années sont conserves sous clef après que les corrections ont été montrées aux élèves, et ne leur sont remis que lorsqu’ils quittent l’Ecole. Dans les écoles à temps d’études plus court, on pourrait renvoyer les projets aux élèves un an après leur sortie de l’Ecole.
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- nom sur le fronton de l’édifice), mais qui oublient de pourvoir à l’utilisation de leurs dons, et l’on souhaite maintenant des bienfaiteurs qui offrent les fonds nécessaires pour entretenir des professeurs et des assistants en grand nombre.
- C’est la, en effet, la grosse difficulté que rencontre renseignement technique moderne quand on veut le développer au point de vue pratique et expérimental et quand on veut le donner à beaucoup d’élèves ; elle sc rencontre aussi quand on veut faire faire de nombreux projets aux élèves, car il faut qu’ils soient corrigés avec soin et par des hommes compétents; les interrogations orales, qui sont très importantes aussi, exigeraient des corps de répétiteurs très développés. Enfin, la surveillance exige un certain personnel. Pour tous ces motifs, l’outillage d’un enseignement technique en personnel n’est pas moins, difficile et dispendieux à créer que l’outillage en matériel; on peut déterminer un coefficient d’efficacité probable de l'enseignement d’un établissement par la/comparaison' entre le nombre des professeurs et auxiliaires et le nombre des élèves.
- Si nous examinons à ce point de vue les Hautes Ecoles techniques allemandes (d’après des documents variant de 1904 a 1907 et qui n’ont donc pas une rigueur numérique absolue), nous voyons, pour l’ensemble des matières des sciences appliquées et des techniques spéciales, le corps professoral comporter les chiffres suivants :
- Tableau 1
- ÉCOLES TECHNIQUES PROFES- SEURS ASSIS- TANTS PRIVAT DOCENTS TOTAUX ÉLÈVES
- Berlin 9° 5o 68 208 3 900
- Munich .... 72 76 16 164 2 500
- Darmstadt . 5o 40 40 i3o I 600
- Dant/ig.... 43 i5 I 71 65 0
- Karlsruhe.. 74 5o 11 i35 900
- Soit un maître pour 7 à 19 élèves.
- D’une manière; générale, dans les Ecoles américaines d’ingénieurs, la proportion du corps professoral au nombre des étudiants est aussi élevée, comme le montre par exemple le tableau suivant.
- Tableau II.
- ÉTU- DIANTS PROFES- SEURS
- Institut de technologie de Massachusetts. I 344 183
- Université Purdue 827 63
- Institut Armour de technologie 481 32
- Ecole de technologie de Géorgie 432 24
- Institut polytechnique de Worccster.... 27O 32
- Institut polytechnique Rensselner 245 l9
- Soit un maître pour 8 à 18 élèves.
- Pour donner une idée de la répartition de ce personnel entre les différentes catégories de professeurs, je reproduis comme suit la répartition (en 1902-1903) du corps enseignant, pour l’Institut de technologie de Massachusetts.
- Professeurs assistants Professeurs adjoints Professeurs *5 j a8 ) (55
- Instructeurs 54 )
- Assistants 46 j 100
- Conférenciers 18
- Total i83
- Le tableau III donne une idée de la répartition du personnel en soignant pour les différentes sections, à la Technischc llochschule de Charlot-tenburgeu 1902.
- Le nombre total des auditeurs qui était de 3900 environ en njo3, atteint maintenant près de 5 000.
- Ce n’est pas tout d’avoir un suffisant personnel enseignant, il faut le maintenir au courant des progrès incessants de la technique.
- Il y a deux moyens de rajeunir périodiquement le personnel enseignant des Ecoles d’ingénieurs. Le premier consiste à pratiquer des remplacements fréquents ; ce qui est facile si les professeurs sont en meme temps capables d’occuper ensuite des positions industrielles. Tel est le cas ordinaire aux Etats-Unis. La plupart des professeurs sont en meme, temps ingénieurs-conseils ; beaucoup d’cnlre eux viennent fie l’industrie ou y retournent; leur Ecole les pousse d’ailleurs à s’occuper eux-mèmes de travaux industriels. L’Université Columbia se, proposait meme dernièrement d’attribuer à chaque chaire deux professeurs devant alternativement professer à l’Ecole et être cm-
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- ployés comme Ingénieurs dans l’industrie. Ce roulement serait l’idéal si on pouvait le réaliser (').
- Tableau III.
- PERSONNEL ENSEIGNANT ARCHITECTURE GÉNIE CIVIL GÉNIE MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ ARCHITECTURE NAVALE CHIMIE INDUSTRIELLE 1 SCIENCES GÉNÉRALES
- Professeurs agrégés 18 14 20 6 i3 18
- Privât docenten *7 8 8 J 17 15
- Chefs des travaux de projets. » » 7 2 )> »
- Conférenciers » » » )) »
- Assistants 1 1 i3 3 i5 4
- Assistants honoraires.., .. 53 33 67 0 10 27
- Totaux 89 50 115 21 55 66
- Etudiants 477 O47 1 58o 347 33o »
- 2G2 4 2 23 I. 35 3i «
- Totaux (sans compter 3oo officiers) 7^0 08 9 1 820 382 3Gi 80
- Total du corps enseignant............... 402
- Administration........................... i3
- Bibliothécaires ....................... 44
- Garçons de bureau........................ 8
- Total. ... .......... 467
- Les professeurs titulaires sont chargés des cours principaux, les professeurs-adjoints des cours préparatoires ou accessoires, les professeurs assistants des cours supplémentaires et des conférences d’interrogation et de récitation qui jouent un rôle capital dans les méthodes d’enseignement américaines; ils sont assistés dans cette tache par les instructeurs et s’occupent aussi de diriger les travaux de dessin et les projets. Les assistants sont chargés de diriger les travaux pratiques.
- (•) C’esl le cas tic nos Ingénieurs des constructions nu valcs, dont le professorat à l’Ecole du Génie maritime est limité à six années, au grand profit des élèves ; l’Ecole des Mines de Saint-Etienne nous oIVrc un exemple également heureux de corpsprofessoral constamment renouvelé formé de jeunes Ingénieurs du corps des mines, dans la période la plus favorable de leur activité intellectuelle.
- Les conférenciers, qui ne font chacun qu’une ou deux conférences, sont généralement des Ingénieurs éminents invités par l’Ecole à venir faire une ou deux conférences de vulgarisation sur les sujets h l’ordre du jour et ne font pas partie en réalité du corps professoral régulier, mais se renouvellent d’une année à l’autre..
- En Allemagne, la solution est différente; il y a bien aussi dans les « Hochschulen » un certain va-et-vient de personnel; notamment les assistants, qui sont de jeunes ingénieurs, passent au bout de quelques années dans l’industrie. Mais il y a un grand nombre de professeurs de carrière, qui, tout en remplissant souvent en meme temps des fonctions d’ingénieurs (comme les professeurs de nos Ecoles d’application), conservent leurs fonctions jusqu’à l’âge de la retraite. A ceux-là, on suscite la libre concurrence de Privât Docenten plus jeunes, payés comme eux par les élèves, et dont le succès dépend de leur valeur professorale. En tout cas, par ce procédé, jamais renseignement d’une spécialité ne peut devenir arriéré ('*).
- Le professeur Riedler, un vétéran de la technique, ingénieur-conseil et recteur de la Tecli-nisclie Hochschule de Berlin, bien qu5arrivé lui-mème au déclin de la vie, exalte cette méthode et compare la nécessité de rajeunir les cadres professoraux à celle du rajeunissement des cadres de l’Etat-major de l’armée.
- « Dans les hautes Ecoles techniques, dit-il, il faut créer une vive concurrence intellectuelle des professeurs entre eux en entretenant des professorats parallèles et en attirant des maîtres venant de la vie pratique. La prospérité des hautes Ecoles et de l’activité productive nationale en dépendent. Le tort que peut causer à une génération entière de techniciens et par suite à la nation un seul professeur d’enseignement supérieur qui n’est pas à la hauteur de sa tâche ou qu’entoure un éclat immérité ou anachronique est beaucoup plus grand que le tort qu’auraient pu faire à l’armée des douzaines d’officiers d’Etat-major si 011 11e leur avait pas fendu l’oreille. »
- Il y a là une leçon et un exemple à méditer pour nos Ecoles d Ingénieurs.
- Li suivre.) A. Blondel.
- >
- (!) On remarquera que si dans noire pays le Prival-do-eenlismc a été essayé sans grand succès, c’est qu’on n’a pas adopté le système de rétribution scolaire îles Professeurs qui en fait toute la force en Allemagne.*
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- INSTRUCTIONS SUR LE MONTAGE DES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- Rédigées par les Associations françaises de Propriétaires d’Appareils à vapeur ayant un service électrique (Amiens, Lyon, Marseille, Mulhouse-Nancy), par VAssociation des Industriels du Nord de la France [Lille) et l’Associa tion normande pour prévenir les accidents (Rouen).
- (Suite) (').
- D. — Matériel de dose.
- ISOLATEURS, TUBES, MOULURES, CRAMPONS.
- § 3o. — Isolateurs.
- un minimum de 35ram de distance superficielle de la gorge à la base et à la tête de vis.
- Il est recommandable de graisser les vis de lixa-tion dans les locaux humides.
- 4° Poulies hautes. — Les poulies hautes, c’est-à-dire celles ayant au moins une embase de iomm de hauteur, peuvent être employées dans les mêmes conditions que les précédentes tant que l’humidité des locaux le permet.
- r)° Poulies basses. — Les poulies basses fixées contre les parois ne peuvent être employées que dans les locaux secs et jusqu’à 6oo volts.
- 6° Taquets. — Les taquets pourront être employés dans les mêmes conditions que les poulies suivant la hauteur de leur embase.
- a) On entendra par isolateurs les supports directs des conducteurs, qui devront être en matière isolante, incombustible, inaltérable et insensible à l’humidité.
- , Leur forme devra être telle qu’ils ne puissent endommager les conducteurs ou leur isolant.
- b) Les isolateurs peuvent en général rentrer dans les catégories suivantes :
- i° Isolateurs à cloches multiples. — Les isolateurs à cloches multiples pourront être employés dans tous les cas tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des bâtiments, à la condition d’être appropriés à la tension. Ils devront être placés de manière à ne pas permettre l’accumulation de l’eau dans les cloches.
- Les isolateurs qui n’auront qu’une double cloche ne pourront être employés à l’extérieur et dans les locaux mouillés que s’ils ont au moins 8omm de hauteur pour les tensions supérieures à 3oo volts et 6oulm pour les tensions inférieures.
- 2° Isolateurs à simple cloche. — Les isolateurs à simple cloche ne pourront être employés à l’extérieur ou dans les locaux mouillés que jusqu’à 3oo volts et à condition d’avoir une hauteur de 8omra au moins. Ils devront également être posés de manière à ne pas permettre l’accumulation de l’eau dans la cloche.
- 3° Poulies à nervures et poulies-cloches. — Ces isolateurs ne pourront être employés à l’extérieur que s’ils ne sont pas exposés à la pluie. Leurs dimensions devront être en rapport avec l’humidité du local, la tension et l’isolation des conducteurs, avec
- (l) La Lumière Electrique, tome III (a0 série), p. 3t>4 et 345.
- § 3i. — Tubes.
- a) Les tubes 11e devront pas présenter à l’intérieur d’arête vive pouvant endommager l’isolation du conducteur pendant la pose.
- b) Les tubes isolants devront être constitués par une matière inaltérable à l’air et à l’humidité. Ils pourront d’ailleürs avoir une armature métallique qui sera de rigueur à partir de 600 volts (voir d).
- e) Les tubes métalliques non garnis intérieurement d’une matière isolante devront être rendus inoxydables et en général insensibles à l’action chimique du milieu ambiant. Us ne devront contenir que des fils ayant au' moins une isolation forte (3oo mégohms).
- d) Les tubes métalliques ainsi que Venveloppe métallique de tubes isolants devront constituer, s’il y a lieu, une protection efficace pour les conducteurs ; en particulier, s’ils sont destinés à être logés dans les murs, ils devront avoir une résistance mécanique suffisante pour empêcher la pénétration de clous ou de vrilles.
- Pour la moyenne et la haute tension, les raccords devront être reliés électriquement et l’armature mise à la terre.
- e) Lorsqu’on se sert de tubes à armature métallique pour y loger des conducteurs de courants alternatifs, il y a lieu en général de loger les fils d’aller et de retour dans le même tube pour éviter réchauffement de l’armature par suite des courants d’induction.
- f) Le diamètre intérieur des tubes, le nombre des coudes et leur rayon ainsi que le nombre des boîtes de jonction doivent être choisis de telle manière qu’on puisse en tout temps passer ou retirer des
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- conducteurs. Les branchements, dérivations et raccords des conducteurs ne doivent pas se faire dans les tuyaux mêmes, mais dans des boîtes de jonction qu’on puisse ouvrir facilement en tout temps.
- g) L’emploi de tubes contenant plusieurs fils sera restreint aux locaux absolument secs, à des tensions inférieures à 6oo volts. Les conducteurs devront avoir au moins une isolation forte (3oo mégohms). Un même tuyau ne doit pas contenir, en général, plus de trois conducteurs.
- h) Les tuyaux contenant des conducteurs doivent être disposés de façon à empêcher l’entrée et l’accumulation de l’eau.
- § iï. — Moulures.
- a:) Les moulures doivent être en bois sec ; l’intervalle entre les rainures doit avoir au moins Gmm. La ligne de pose des pointes doit être indiquée sur le couvercle.
- b) Les moulures ne peuvent être employées que dans des locaux parfaitement secs, à des tensions inférieures à 6oo volts, et ne doivent contenir que des fils ayant au moins une isolation forte (3oo mégohms). Elles ne pourront être placées en dessous des conduites d’eau ou de vapeur sans être efficacement protégées contre la chute des gouttes d’eau. Leur écartement minimum des conduites et pièces métalliques sera de 3o millimètres.
- c) Les moulures doivent être enduites avant leur pose, et au moins sur la face regardant le mur, d’un produit empêchant l’absorption de l’humidité. On interposera au moins dans les locaux industriels, entre les murs et les moulures, des cales, de manière à laisser derrière les moulures un espace d’air de '> millimètres.
- d) Les fils seront posés librement dans les rainures à raison d’un fil par rainure et sans être maintenus par des pointes.
- <>) Les moulures devront toujours rester apparentes, c’est-à-dire ne pas être recouvertes de papier ou de tentures, et encore moins de crépissage.
- /’) Si plus de deux moulures sont posées. parallèlement, il sera bon d’apposer d’une manière! visible des marques pour permettre de suivre les différents circuits.
- § 33. — Crampons.
- Les crampons ne pourront être employés que pour fixer les lignes mises intentionnellement à la terre dans les endroits secs.
- Leur emploi ne devra pas provoquer de détérioration des conducteurs.
- E. — Montage des lignes.
- CONDITIONS GÉNÉRALES l)’lNSTALl.ATION.
- § V|. — Protection.
- a) Tous les conducteurs et appareils doivent être installés de telle façon qu’on puisse en tout temps les contrôler ou les remplacer.
- b) On devra munir d’enveloppes protectrices toutes les parties des lignes exposées à des détériorations mécaniques (en particulier aux traversées des planchers) .
- Ces enveloppes pourront être constituées par des tubes et des moulures ou des caissettes, grillages et filets.
- e) On devra veiller attentivement à ce que les fils et leurs supports ne soient jamais enduits de substances pouvant attaquer l’isolant ou le conducteur. Partout où les fils et les supports seront susceptibles d’être passés à la chaux ou exposés à des vapeurs corrosives, ils devront être, dès le montage, enduits d’au moins deux couches de peinture laquée.
- d) Les câbles sous plomb ne doivent jamais être mis en contact immédiat avec des corps qui attaquent le plomb (le plâtre pur n’attaque pas le plomb). Ils ne doivent pas être noyés dans la maçonnerie. Aux points de fixation, l’enveloppe de plomb ne doit être ni écrasée ni entamée; l’emploi de crochets à tuyaux pour la fixation est donc prohibé.
- $ 35. — Conne.vions. Epissures.
- a) Les connexions des lignes avec les tableaux et les appareils ne doivent pas être réalisées par soudures ou ligatures, mais par serrage de vis assurant un contact suffisant et durable.
- b) Les conducteurs ayant plus de ar>m'"2 de section et tous les câbles devront être pourvus de pièces terminales appropriées ou d’un dispositif équivalent.
- c) Les connexions des fils et câbles entre eux ne peuvent être effectuées que par soudure ou un mode de jonction équivalent.
- d) Les épissures ne doivent avoir à supporter aucun effort de traction. Elles seront isolées avec soin et conformément à la nature de l’isolation des conducteurs reliés.
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- e) Les connexions de câbles sous plomb étanche (§ a7) entre eux et à d’autres conducteurs et appareils ne peuvent se faire qu’à l’aide de manchons, boîtes de dérivation ou appareils analogues empêchant sûrement l’intrusion de l’humidité.
- § 3f>. — Traversées des murs et plafonds.
- a) Le passage des murs, cloisons et plafonds pourra s’effectuer soit par une ouverture de dimensions telles que l’écartement du conducteur et des parois reste celui prévu au paragraphe 38-*? et f\ soit en encastrant dans les murs des tuyaux isolants inaltérables et résistants.
- La dimension et la forme de ces tuyaux ainsi que leur saillie sur les parois seront appropriées à la tension du courant.
- b) Quand la traversée se fera vers rexlériour ou vers un local mouillé, on ne pourra employer, comme tube isolant, que la porcelaine, le verre ou des matières analogues et la disposition du tube devra empêcher l’entrée et l’accumulation de l’eau, ce qui est réalisé en général en donnant aux extrémités la forme de pipes.
- c) Pour les traversées, on doit, en règle générale, ne mettre qu’un fil par tube.
- Pour la moyenne et la haute tension, l’observation de cette règle est indispensable.
- g 37. — Lignes extérieures et aériennes.
- a) Les conducteurs doivent avoir une résistance mécanique suffisante pour qu’il n’y ait aucun danger de rupture sous l’action des efforts qu’ils auront à supporter (Dimensions minima, voir § 29).
- h) Les supports doivent présenter toutes les garanties de solidité nécessaires. En particulier, les supports en bois doivent être prémunis contre l’action de l’humidité.
- c) Pour les lignes extérieures non protégées contre la pluie, on ne pourra employer que des isolateurs à cloches placés verticalement ou des dispositifs équivalents appropriés à la tension (*).
- d) Les distances minima admises entre conduc-
- Ÿ) Pour les lignes de contact, telles que celles employées pour la traction, deux isolateurs simples placés en série dans l’appareil de suspension seront considérés comme équivalents à un isolateur à double cloche.
- teurs nus ou entre ceux-ci et toute partie du bâtiment seront déterminées par la règle suivante : icm par 1 000 volts, plus icm par mètre de portée avec un minimum de 10 centimètres.
- Pour l’entrée dans les appareils, on devra maintenir autant que possible ces mêmes écartements des murs.
- e) En dehors des voies publiques et quand il n’y a pas d’autres règlements à appliquer, les conduc teurs nus seront placés à une hauteur de 4mau moins au-dessus du sol.
- Pour la moyenne et la haute tension, cette hauteur sera portée à 6 mètres.
- Pour les conducteurs passant sur les toits ou le long des bâtiments, il faudra observer les règles suivantes :
- fiasse tension. — Mettre les con duc leurs nus autant que possible hors de portée.
- Moyenne tension. — ïsolcr à (><><» mégohrns tous les conducteurs qui ne pourront pas être mis sûrement hors de portée (la gaine extérieure devra résister aux intempéries).
- Haute tension. — Eviter le passage des conducteurs sur les toits et le long des bâtiments, ou les entourer de filets ou grillages protecteurs mis à la terre.
- f) Lorsqu’une ligne de télécommunication (sonnerie, téléphone, etc.) est posée sur les mêmes supports que les lignes industrielles, elle doit toujours être placée au-dessous de ces dernières.
- En outre, des précautions spéciales devront être prises pour écarter tout danger en cas de contact entre les deux lignes (coupe-circuits, lapis isolants, montage soigné). Dans ce cas, les lignes de télécommunication doivent être assimilées comme montage aux lignes industrielles qu’elles suivent, tant en lignes courantes qu’à l’intérieur des bâtiments, et les appareils auxquels elles aboutissent doivent être protégés et disposés de manière à écarter tout danger (coupe-circuit, tapis isolant, etc.).
- g) Pour la moyenne et la haute tension, on prendra en plus les précautions suivantes :
- i° Les supports accessibles doivent être munis, sur une hauteur de 5onm à partir de am au-dessus du sol, de dispositions spéciales pour empêcher autant que possible d’atteindre les conducteurs;
- Les supports métalliques accessibles seront pourvus d'une bonne communication avec le sol;
- 3° Sur les appuis d’angles, on prendra les dispositions nécessaires pour retenir les conducteurs au cas où ils viendraient à abandonner les isolateurs;
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- 4° Pour la traversée des voies publiques et dans tous les cas où la chute d’un conducteur serait susceptible de compromettre la sécurité de la circulation, il sera établi un dispositif de protection au-dessous des conducteurs, à moins que ceux-ci ne soient rendus inoffensifs en cas de rupture. I/instal-lation devra en outre se conformer aux prescriptions administratives ;
- f>ft Les dispositifs de protection des lignes aériennes (cadres, filets) seront isolés où mis à la terre de telle façon qu’en cas de fonctionnement aucun point accessible du support ne puisse prendre par rapport à la terre une différence de potentiel supérieure ;ï a 5 volts ;
- 6° Pour la haute tension ^ les haubans des supports devront être isolés à une hauteur d’au moins
- 3m au-dessus du sol ; seront également isolés, les haubans fixés à des bâtiments ;
- 7° Les supports accessibles porteront l’inscription : « Dangereux, défense absolue de toucher aux fis, môme tombes à terre », ainsi que l’indication de la tension ;
- 8° Autant que possible, on évitera de poser sur les mômes poteaux des lignes de basse, moyenne et haute, tension.
- Quand la pose sur les mômes supports ne pourra pas être évitée, on devra placer la ligne h haute tension au-dessus de la ligne à basse tension et un filet entre les deux.
- La distance entre les fils de ces deux lignes ne devra pas être inférieure à im.
- (A suivre.)
- JURISPRUDENCE
- Concession de l’éclairage électrique de Por-nie. — Mise en liquidation de la Société concessionnaire. — Adjudication de la concession.— Contestation entre l’adjudicataire et la commune sur l’exécution d’une convention additionnelle au cahier des charges primitif intervenue entre le maire et la Société et modifiant la durée de l’éclairage. — Convention déclarée obligatoire pour l’adjudicataire. — Incompétence de la juridiction administrative pour connaître de la demande en garantie formée par l’adjudicataire contre la Société.
- Conseil d'Etat (Séance du 5 juin 1908).
- Le Conseil d’Etat, statuant au Contentieux,
- Sur le rapport de la deuxième sous-section du Contentieux;
- Vu la requête sommaire et le mémoire ampliatif présentés pour le sieur Delmas, demeurant à Mauriac, ladite requête et ledit mémoire tendant à ce qu'il plaise au Conseil : annuler un arreté du io mars 1906, par lequel le Conseil de préfecture du département de la Loire-Inférieure a condamné ledit sieur Delmas,, on tant que substitué aux droits et obligations de la Société anonyme pour l’éclairage et la transmission de la force par l'électricité dans l’Ouest de la France, à laisser le courant électrique à la disposition des abonnés dans la ville de Pornic, chaque jour, en toutes saisons, du coucher au lever du soleil, s’est déclaré incompétent pour statuer sur faction en garantie intentée par le sieur Delmas contre la Société à laquelle il est substitué et a mis les dépens de finstance à lu charge du requérant;
- Ce faisant,([attendu que le cahier des charges adopté par le Conseil municipal de Pornic, le xx août 189$, indiquait les conditions dans lesquelles devait être assuré l’éclairage de la commune et portait que les lampes devaient être allumées du coucher du soleil jusqu’à minuit tous les jours ; que le traité intervenu, le -xfi août 1896, entre le maire de Pornic et le directeur delà Société pour l’éclairage et la transmission de la force par l’électricité dans l’Ouest de la France porte que « le courant sera à la disposition des abonnés chaque jour, en toutes saisons, depuis le coucher jusqu’au lever du soleil » ; que la société ayant été mise en état de liquidation judiciaire, le droit à la concession fut, suivant procès-verbal d’adjudication du 17 octobre 1902, transféré au sieur Delmas; qu’au moment de l’adjudication, celui-ci n’a pas eu connaissance du traité du août i8q5 ; qu'il n’est, dès lors, soumis qu’aux obligations résultait du cahier des charges du xi août i8q5; qu’en outre, d’après l’article 11 de ce cahier dos charges, la commune devait surveiller la cession de la concession et faire connaître au sieur Delmas le traité qui modifiait le cahier des charges; qu’elle ne fa pas fait ; attendu, d’autre part, que c’est le cahier des charges qui détermine les droits et obligations des parties contractantes; qu’il n’appartenait pas au maire de modifier les clauses du cahier des charges arrêtées par le Conseil municipal et qui, d’ailleurs, avaient été seules portées à la connaissance du Conseil d’administration de la Société d’électricité; que, de son côté, le directeur de cette Société était sans qualité pour accepter une semblable modification du cahier des charges ; qu'ainsi la clause nouvelle insérée au traité du 25 août. i8q5 doit être tenue pour nulle; que, d’ailleurs, elle 11’a jamais été
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- appliquée; attendu, en ce qui concerne Faction en garantie, que c'est à tort que le Conseil de préfecture s’est déclaré incompétent pour en connaître; qu’en effet, s'il est admis que le sieur Delmas est tenu vis-à-vis de la commune des obligations résultant du traité du août 1895, c’est qu’il doit être considéré comme un concessionnaire direct et l’action en garantie engagée par ce concessionnaire à raison de l’exécution de la compétence de la juridiction administrative;
- Décider que le sieur Delmas n’est pas obligé de tenir le courant électrique à la disposition des abonnés, chaque jour, en toutes saisons, du coucher au lever du soleil; subsidiairement, dire que la Société d’électricité, concessionnaire primitif, représentée par le sieur Perdereau, son liquidateur judiciaire, sera tenue de garantir le requérant des condamnations prononcées au profit de la commune de Pornic et de lui payer des dommages-intérêts; mettre tous les dépens de première instance et d’appel à la charge de la commune de Pornic et de la Société ci-dessus qualifiée;
- Yu l’arrêté attaqué;
- Vu le mémoire en défense présenté pour la commune de Pornic, agissant poursuites et diligences do son maire en exercice à ce dûment autorisé par une délibération du Conseil municipal de Pornic, tendant au rejet de la requête et à la condamnation du sieur Delmas en tous les dépens, attendu que par l’adjudication le sieur Delmas est devenu Tayaut cause de la société qui avait obtenu concession et qu’il a été subrogé dans tous ses di’oits et obligations, par suite dans l’obligation résultant du traité du 25 août 1895, que c’est; au surplus, ce qui résulte d’une disposition expresse du cahier des charges de l’adjudication; qu’il appartenait au sieur Delmas, avant, de se porter adjudicataire, de se renseigner sur les conventions intervenues entre la commune et la Société d’électricité; que la commune est restée étrangère aux opérations de l'adjudication ; que, par suite, elle ne peut être déclaré responsable du fait que le traité du 2.5 août 1895 n’aurait pas été porté à la connaissance du sieur Dclinas ; attendu, d’autre part, que le traité est régulier; que le maire avait été réhabilité par le Conseil municipal et que le directeur de la Société d’électricité avait reçu du Conseil d’administration les pouvoirs les plus étendus ; qu’au surplus la Société s’est toujours conformée à la clause du traité qui fait l’objet du litige actuel;
- Vu le mémoire en défense présenté par le sieur Perdereau, agissant on qualité de liquidateur judiciaire de la Société anonyme pour l’éclairage et pour la transmission de la force par l’électricité dans l’Ouest de la France, en réponse à la communication qui lui a été donnée (lu pourvoi, ledit mémoire tendant au maintien de l'arrêté attaqué, en tant que le Conseil de préfecture s'est déclaré incompétent pour connaître de l’action on garantie dont il a été saisi, et à la condamnation du sieur Delmas aux dépens, attendu qu'il s'agit d’appliquer les règles de la garantie due par le vendeur à l’acquéreur, à
- raison de la vente consentie; que c’est l’autorité judiciaire qui est seule compétente pour statuer sur le litige la cession d’une concession constituant non pas un marché de travaux publics, mais un contrat de droit civil; attendu, au fond, sur le débat entre le sieur Delmas et la commune de Pornic, qu’il n’appartenait pas au maire de modifier le cahier des charges adopté par le Conseil municipal; qu’au surplus, la modification apportée le s5 août 1895 à ce cahier semble avoir été le résultat d'une erreur matérielle; que, d'autre part, le contrat de concession avait été résilié de plein droit par suite de la mise en état de liquidation judiciaire de la société concessionnaire ; que, dès lors, le droit à la concession acquis par le sieur Delmas n'a pu être compris dans l'adjudication que du consentement exprès de la ville' de Pornic et aux conditions fixées par elle; que ces [conditions étaient celles portées au cahier des charges du 22 août 1895 et non celles portées au traité du 25 août 1895 dont il n’avait pas été fait mention lors de l’adjudication ;
- Yu les observations présentées par le ministre de l’Intérieur, en réponse à la communication qui lui a été donnée du pourvoi...;
- Villes autres pièces produites et jointes au dossier;
- Yu la loi du 28 pluviôse an VIII;
- Ouï M. Chareyre, maître des requêtes, en son rapport;
- Ouï Me Mornard, avocat du sieur Delmas, M° Auger, avocat du sieur Perdereau ès-qualité, et Me Morillol, avocat de la ville de Pornic, en leurs observations;
- Ouï M. Chardenet, maître des requêtes, Commissaire du Gouvernement, en ses conclusions ;
- Considérant que, par traite en date du 2.5 août 1895, approuvé par le Préfet de la Loire-Inférieure le 4 novembre suivant, le sieur Luminais, agissant en qualité de directeur de la Société anonyme pour l’éclairage et la transmission de la force par l'électricité dans l’Ouest de la France, s'est engagé envers la commune de Pornic à tenir le courant électrique à la disposition des abonnés chaque jour, en toutes saisons, depuis le coucher jusqu’au lever du soleil; que le maire de Pornic avait été régulièrement autorisé par délibération du Conseil municipal du 22 août 189.4 à passer tous actes avec ledit sieur Luminais, et que ce dernier avait agi en vertu des pouvoirs spéciaux à lui conférés le 3 janvier 1895, par le Conseil d'administration de la Société dont il était directeur; qu’au surplus il résulte de l'instruction qxie ladite société a toujours aj>pliqué la clause ci-dessus rappelée du traité; qu'ainsi la validité do cette clausene peut être contestée; que l’obligation ainsi contractée a été transférée au sieur Delmas, qui a été subrogé dans tous les droits et obligations de la Société concessionnaire, en vertu de l'adjudication prononcée le 17 octobre 1902;
- Considérant que le sieur Delmas soutient, il est vrai, qu'au moment où il est devenu adjudicataire dos droits do la "Société à la concession, il n’a pas ou connaissance
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- du traité du 25 août 189a; — mais considérant qu’il appartenait au sieur Delmas, avant de prendre part à l’adjudication, de se renseigner sur l’étendue des obligations qu’il allait contracter ; que, d’autre part, la commune de Pornic est restée étrangère aux opérations de l’adjudication et qu’aucune disposition du contrat de concession 11e lui imposait l’obligation d’intervenir en cas de cession de la concession; que, dès lors, elle ne saurait être déclarée responsable du fait que le traité du 25 août i8q5 n’aurait pas été porté à la connaissance du sieur Delmas ;
- Considérant qu’il résulte de ce qui précède que c’est à bon droit que le Conseil de préfecture a décidé que le sieur Delmas était tenu de laisser le courant électrique à la disposition des abonnés, chaque jour, en toutes saisons, depuis le coucher jusqu’au lever du soleil;
- Sur les conclusions à fin de garantie présentées par le sieur Delmas :
- Considérant que la demande du sieur Delmas est fondée sur ce que, au moment de l'adjudication, la Société pour l’éclairage et la transmission de la force par l’électricité dans l’Ouest de la France ne lui aurait pas fait connaître le traité intervenu le *i5 août 1895 entre elle et la commune de Pornic et que, par suite, elle est tenue de le garantir des conséquences que peut entraîner l’exécution de ce traité; qu’il s’agit ainsi de rechercher dans quelles conditions la cession de la concession a eu lieu et quelles obligations elle a entraînées pour les parties entre lesquelles elle est intervenue dans leurs rapports respectifs; que cette cession est un contrat de droit civil dont l’autorité judiciaire peut seule connaître J que, dès lors, c’est à bon droit que le Conseil de préfecture s’est déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions à fin de garantie présentées par le sieur Delmas.
- Décide :
- Article premier. — La requête ci-dessus visée du sieur Delmas est rejetée.
- Art. 2. — Les dépens seront supportés par le sieur Delmas.
- DIVERS
- Une nouvelle propriété du mercure.
- il y a quelque temps Ton pouvait lire, dans un journal sportif s’oceupant tout spécialement d'automobilisme, l'information suivante :
- Le Mercure rectifié pour véhicules électriques.
- Les usines Studebaker, de Cleveland, qui construisent un grand nombre d’automobiles électriques et à essence, viennent de breveter un appareil dénommé « Mercury Rectifier », lequel, dit-on, va étendre la propagation des voitures électriques sur un champ immense en Amérique.
- Le mercure, rectifié, a la propriété de transformer le courant alternatif .en courant direct. Ce courant alternatif qui distribue la puissance et l’éclairage devient un courant direct par l’iiiflucnce de l’appareil à mercure et peut servir à recharger les batteries de la voiture.
- La Compagnie Studebaker nous informe qu’uu buggy à deux places, muni du nouvel appareil et couvrant une moyenne de /\o milles par jour, a coûté 10 dollars d'entretien par mois, depuis deux mois.
- Nos lecteurs goûteront sans doute beaucoup cette nouvelle théorie de la soupape à mercure ; malheureusement il est à craindre qu’elle ne soit due qu'à une traduction un peu trop libre...
- Et dire que le journal en question se glorifie de posséder des techniciens comme rédacteurs !
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaua l’Elcctrotechniquc ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 7° sur toutes les questions qui sc rattachent à 2° sur les Sociétés de constructions électriques-, tramways, éclairage, êlcctromètallurgic.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- La Société lyonnaise des forces motrices du Rhône a pour objet l'exploitation de la concession pour quatre-vingt-dix-neuf ans d'une chute d’eau sur le Rhône en vue de la production de l’énergie électrique, elle fournit l’éclairage électrique et la force motrice, ’ concurremment avec la Compagnie du Gaz, à la ville de Lyon et à sa banlieue au tarif de 6, 6 1/2 et 8 centimes l’hectowatt-heure. Elle a
- été constituée le 27 octobre 1892 au capital de 12 millions de francs, qui a été porté successivement à 16 puis à 20 et enfin à millions.
- L'exercice clos le 3i décembre 1907 a laissé, en comprenant le reliquat du bilan précédent, un solde disponible de 2 408 024 francs, qui a été ainsi réparti : amortissement 700 000 francs; réserve pour travaux, 400 000 francs; réserve légale, 115 620 francs; dividende de 28 francs par action, 1 i5o 000 francs; report à nouveau, 404 francs.
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- De 2 671 000 francs en 1902, les recettes ont atteint 4 617 000 francs en 1907; le nombre des abonnés qjii était de 2 002 en 1899, et représentait une dépense d’énergie de 3 012 114 k.w. h., a augmenté de 8 700 en l’espace de 8 années, et représente actuellement une dépense annuelle de 34 970 270 k. \v. h.
- Nous donnons, à titre de comparaison, les bilans s résumés des trois derniers exercices.
- ACTH* lyoâ 1906 1907
- Immobilisé et à
- amortir.. Fr. 53 o36 85i 53 344 847 55 45a 051
- Réalisable et disponible............ 2 226 Oi 7 3 375 247 2 453 471
- Totaux,. Fr. 55 263 408 56 720 094 ->7 906 122
- passif *9o5 1906 1907
- Capital.....Fr. 2 5 000 000 25 000 000 25 000 000
- Réserves............ 2 654 540 3 191 2 5 2 3 984 671
- Obligations..... 24 999 700 24 999 700 24 999 700
- Créditeurs...... i o5i 779 1 49' o<)5 1 5i3 727
- Bénéfices....... t 557 -*7! 1 9^9 °47 2 4 08 024
- Totaux.. Fr. 55 263 3y8 56 621 094 67 906 122
- La Société d’éclairage et de force par l’électricité, dont la concession est arrivée à expiration le 8 avril 1907, présente pour l’exercice 1907 une période de transition par suite du changement de régime survenu dans l’exploitation de l’électricité à Paris. Les résultats d’exploitation n’ont atteint que 1 706 i3*a francs contre 2 009 o3a francs pour l’exercice 1906. Cependant, grâce à un fonds d’amortissement qui s’élève aux trois quarts du coût des immobilisations, ce qui lui a permis de réduire cette année le prélèvement en faveur de ce fonds, la Société peut répartir un dividende de 35 francs au lieu de •a5 francs l’année dernière. Le solde disponible,
- I 4 *27 6*20 francs, a été reparti comme suit : amortissements, 478 179 francs; provision pour personnel, 2oo 000 francs; réserve légale, >2 690 francs; dividende de 35 francs sur 20 000 actions,700 000 francs ; report à nouveau, i(i 701 francs.
- Cette Société, fondée le 4 mars 1890, au capital de 10 millions, exploitait à Paris le secteur compris entre les fortifications, au nord, et la rue Etienne-Marcel, au sud. Elle possède, à Saint-Ouen, une usine électrogène qui dessert quatre stations : Asnicres, Saint-Denis, faubourg Saint-Denis, boulevard Barbés et trois autres usines : rue d’Alexandrie, faubourg Saint-Denis et quai de la Loire. Le capital est représenté par un actif net de 7 888 488 fr. 23, plus
- II 481 699 fr. 81 d’inimobilisationsrcstanlàla Société, les canalisations étant déduites; ces dernières, portées
- pour 4 225 000 francs, sont complètement amorties.
- La Société d’éclairage et de force par l’électricité a été englobée, depuis le ier novembre 1907, dans la nouvelle Compagnie parisienne de distribution d’électricité chargée d’assurer à l’avenir la distribution de l’énergie électrique à Paris..
- La Société Indo-chinoise d’électricité, concessionnaire jusqu’en 1920 de l’éclairage électrique d’Hanoï et d’Haïphong, a été constituée le 19 novembre 1902 au capital de 2 800 000 francs, divisé en 5 800 actions de 5oo francs. Les recettes sont, pour l’cxercicc 1907, en augmentation de 3a 566 fr.4^ sur celles de 1906, soit 977 928 fr. 34. Le dividende est de 4<> francs, comme les années précédentes ; une somme de 61 743 fr, 52 est consacrée à l’amortissement du mobilier, matériel d’extension, immeubles, et 24 5oo francs à la réserve de prévoyance, ce qui nous donne pour ce dernier poste un total de 367 587 fr. 5o.
- L’Elektrizitàts A. G. vorm W. Labmeyer und C°
- de Francfort augmente son capital de 5 millions de marks par l’émission d’obligations à 4?r> % • Les nouvelles actions sont prises fermes par un syndicat qui comprend notamment la Darmstadtcr Bank et la Dresdncr Bank ; elles seront olïerles de préférence aux actionnaires actuels.
- La Société d’installations électriques à Saint-Pétersbourg accuse, pour l’exercice 1907, 1 483 000 roubles de recettes contre 1 268 000 pour 1906, et 814 000 roubles de dépenses contre 699 000 à l’exercice précédent. Les bénéfices, déduction faite des 111 384 roubles payés à la ville de Saint-Pétersbourg, sont employés à l'amortissement de diverses créances figurant au bilan pour 575 164 roubles et à Pamortis-du poste mobilier et immeubles.
- La Gompania Madrilena de Electricidad avait, en 1903,21 240 abonnés; en 1907,00 chiffre s’était élevé à 24 598. Les recettes de l’exploitation, pour ce dernier exercice, ont monté à 5 714 294,4* pesetas qui forment, avec le reliquat de l’exercice 1906, un total de 6029 793,20 pesetas qui a reçu l’affectation suivante :
- Réserve légale................ Pesetas. i5 447 4*
- Dividende aux actionnaires................. 36o 000
- Loyer, assurances, impôts................. .583 876
- Administration et Direction................ 53q 182 26
- Fabrication.......................... 1 >40 915 41
- Usines et dépendances................... 1 100000
- Amortissement.............................. 249 000
- Obligations............................. 1 271 35o
- Change et intérêt.......................... 172 492 23
- Divers. ............................... .. 397 529 87
- Total......6 029 793 20
- J. N.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Seine-et~Marne. — Par decret du f> septembre 1908 est déclaré d’utilité publique rétablissement du tramway de Valvins à la gare de Vulaines-sur-Seine, formant le prolongement du tramway de Fontainebleau à Valvins.
- Allemagne. — L'administration centrale des chemins de fer de l’Etat à Berlin a été autorisée à entrer en pourparlers avec les constructeurs chargés de la livraison du matériel pour les chemins de fer prussiens hessois pour une commande de 570 locomotives de divers types livrables avant le icr octobre 1909.
- Les chemins de 1er de l’Etal badois ont décidé d appliquer la traction électrique sur les ligues Bale-Schopf-heim-Zelle et Schopfheiin-Sackingen. Le système adopté est celui des usines Siemens-Schuckcrt, de Berlin. Les travaux et la fourniture du matériel d’exploitation ont été répartis entre les maisons Siemens-Sehuckerl, l’Allgo-meine Eleklrizilals-Gesellschafl, Brown Boveri et Cie et Felleu und Guilleaume-Lahuieyerwerke. L’exploitation se fera au moyen de locomotives électriques.
- Brésil. — Le ministre fédéral de l’Agriculture a publié le décret autorisant la construction du chemin de fer devant relier Bello Horizonle au chemin de fer Ocste de Minas, passant par Turvo Bomjardim, pour se joindre au chemin de 1er Central du Brésil.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société suburbaine de gaz et d'électricité. — Constituée b; 8 août 1908. — Capital : 1 100000 francs. — Siège social ; 8, i-ue de Florence, Paris.
- Compagnie internationale d’électricité, gaz et eau. — Constituée le 19 août 1908. — Durée : 3o ans. — Capital : la 000000 francs, représentée par ->.4000 actions de âoo francs — Siège social : Bruxelles.
- Société des tramways électriques de Saragosse. — Constituée le 1 »>• septembre 1908. — Capital : 1 000 000 francs. — Siège social : Bruxelles.
- Société métallurgique de Mégrine. — Constituée le 14 août 1908. — Capital : 1 anoooo li anes. —Siège social : i l, rue des Mathurins, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société électrique et mécanique d’Indo-Chine. — Le do septembre 1908, à Paris.
- Société anonyme franco-beige pour la construction do machines et de matériel de chemins de fer — Le 17 octobre 1908, avenue de l’Opéra, 18, à Paris.
- Compagnie du tramway et chemin de fer électrique de Rome-Civita-Casteiiana-Viterbe. — Le a.j septembre 1908, à Bruxelles.
- Compagnie des tramways électriques de Bordeaux-Pessac — Le ati septembre 1908, rue Louis-le-Grand, 19, à Paris.
- L’Union électrique. — Le 10 octobre 1908, rue Pillet-Will, 8, à Paris.
- Compagnie générale de chemins de fer et de tramways en Chine. — Le ier octobre 1908, rue du Gentilhomme, 1, à Bruxelles.
- Société anonyme des ateliers Carels frères. — Le 5 octobre 1908, à Gand.
- Compagnie électrique anversoise.— Le icr octobre 1908, rempart Sainte-Catherine, 67, à Anvers.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i l octobre, à 4 heures, au sous-secrétariat d’Etat des postes et des télégraphes, rue de Grenelle, io'i, à Paris, fourniture d’un tableau multiple destiné au bureau central des téléphones, rue des Archives, à Paris. Demandes d’admission le 3 octobre au plus lard.
- BELGIQUE
- Le a i septembre, à 1 1 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue delà Science, à Bruxelles, fourniture du matériel roulant: ci-après : 1e1' et a1' lots, chacun de la wagons fermés de 10 T., caisse de anl'iao, voie de 1111 ; — 3“ lot, ao wagons plats de 10 T. id. Date approximative de fourniture : icr avril 1909 ; caul ; 100 francs par wagon. Soumissions par lettres recommandées à la poste le aa septembre au plus tard.
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- T. III (2e Série). — N° 38.
- Le 3 octobre, à 6 heures, a l’hôtel de ville, â Malinea, entreprise du service de l’électrieité pour l’éclairage, force motrice, etc., et éventuellement adjudication du même service simultanément à un seul concessionnaire pour les villes de Louvain et de Malines. Soumissions jusqu’au 2 octobre, à G heures du soir.
- ALLEMAGNE
- Le 24 septembre, à la Bauinspektion für die Haloner-weiterung, à Hremerhaven, fourniture et pose de 4 5oo mètres courants câbles en plomb pour 12 grues électriques de chargement.
- Le 29 septembre, aux chemins de fer de l’Etat prussien, â Speldorf, fourniture de luaehiues-oulils.
- Prochainement, à l'administration de la ville, â Riesen-burg (Westpreussen), établissement de travaux hydrauliques, 3ooooo marks.
- Prochainement, à l'administration communale, à Ober-frokna-lez-Limbach : i° extension des installations électriques et des travaux hydrauliques, 160 000 marks ;
- Prochainement, à l'administration communale â Gute-kerberge (Westpreussen), établissement d installations électriques.
- Prochainement, à P administration de la ville, à Glogau. extension des installations électriques, 5o 000 marks.
- Prochainement, à l admiaistralion communale, i\ ÎÀeb-stadt (Ostpreussen), établissement d’installations électriques, 800 000 marks.
- Prochainement, à l'administra tiou de la ville, à llameln, extension : i« des travaux hydrauliques, 60000 marks ; •20 des installations électriques, 120 000 marks.
- Prochainement, â l’administration communale, â Fton~ lieim (Hesse rhénane), érection d’une usine d’électricité pour 18 communes, 800000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, â ttannen, extension des constructions de tramway, 820 000 marks.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à G uni-tnersbachy établissement d’un tramway électrique.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Erfurt, établissenienl de canalisations, ouvrages hydrauliques, installations électriques, etc., i3 700000 marks.
- GUÀNDE-BllETAGNE
- Le 6 octobre, àM.le deputy postmaster general, à Pertfi, fourniture de matériel de téléphonie et de télégraphie.
- Le 2 novembre, à M. le deputy postmasler general, â Jfobari, fourniture de matériel pour accumulateurs télégraphiques.
- ROUMANIE
- Le 7/20 décembre, à 10 heures, à la mairie de Craïom, adjudication de la concession pour la construction et lexploitation d’un réseau de tramways; caut. : 5 000 1rs.
- CHILI
- Le 1e1' décembre, à 3 heures, au bureau du sous-secré-lariat du ministère des travaux publics, à Santiago, adjudication de la construction des chemins de fer Arica-La Paz, eL le Ier février 1909, du chemin de fer longitudinal. Renseignements et plans à la légation du Chili, 60, rue de Prony, à Paris (de 9 à 12 heures).
- PAfUS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome 111 (2® série).) SAMEDI 26 SEPTEMBRE 1908. Trentième année. — N» 39
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L’Éc
- 1<
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 385. — A. Curchod. Calcul des réseaux. Répartition des centres de distribution, p. 387. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogènes, p. 380.
- Extraits des publications périodiques.— Théories et généralités. Sur les électrons positifs, J. Becquerel, p. 397.
- — Construction de machines. Sur la discontinuité des pertes par hystérésis au synchronisme, dans le rotor d’un moteur asynchrone, H. Zirr, p. 399. —Brevets, p. 400. — Bibliographie, p. 401. — Variétés. — Instructions sur le montage des installations électriques, p. 401. — Jurisprudence, p. 404 . — Chronique industrielle et financière,
- — Liste des brevets, p. 405. — Chronique financière, p. 406. — Renseignements commerciaux, p. 407. — Adjudications, p. 409. —Table des matières du tome III (2" série), p. 410.
- ÉDITORIAL
- Dans le présent numéro, l’on trouvera la fin cle l’article de M. Curchod sur le calcul des réseaux et la répartition des centres de distribution (p. 387). L’auteur indique la méthode à suivre dans le cas général où la répartition de la charge n’est pas uniforme ; il donne ensuite un exemple numérique d’application des formules contenues dans la première partie de son mémoire.
- Le réglage des groupes électrogènes constitue certainement, tant au point de vue théorique qu’au point de vue pratique, l’un des sujets d’étude les plus intéressants de l’élec-trotechnique ; c’est là pour un ingénieur-électricien une vérité trop évidente pour que tout développement n’en soit superflu. Depuis quelques années, M. J.-L. Routin, dont les travaux antérieurs sont bien connus de
- nos lecteurs, s’est attaché à ce problème et a réussi à mettre en évidence plusieurs principes généraux inédits qui l’ont conduit à une solution extrêmement ingénieuse et très complète. La description détaillée des appareils imaginés par M. J.-L. Routin sera laite dans des publications postérieures; la première partie d’un mémoire dont nous commençons aujourd’hui la publication (p. 389) est consacrée à un exposé préliminaire de la question. D’après l’auteur la distinction faite jusqu’ici entre le réglage électrique (réglage do la tension) et le réglage mécanique (réglage de la vitesse) est trop absolue.
- O1111e saurait, en effet, considérer la vitesse et la tension comme deux grandeurs indépendantes, et il est indispensable de prendre en considération leurs réactions mutuelles. L’auteur développe ensuite quelques consi-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. III (2° Série). — N° 39.
- dérations générales sur le réglage delà vitesse et celui de la tension. En ce qui concerne le premier, après avoir rappelé brièvement le réglage dynamométrique, il insiste longuement sur le réglage par modérateur tachy-métrique, le seul usité en pratique, et il définit l’asservissement et la compensation dans le cas d’une action indirecte sur la vanne de réglage d’admission, cas le plus fréquent avec des groupes 4© puissance notable. Quant au réglage automatique de la tension, il peut être obtenu soit directement par un compoundage purement électrique, soit par l’intermédiaire d’un modérateur tensimétrique. Le premier procédé, qui comprend les solutions bien connues de de MM. Blondel, Boucherot, Leblanc, Latour, Heyland, etc., suppose que la vitesse est maintenue constante par un réglage indépendant. Il ne tient donc pas compte des variations de tension dues aux variations de vitesse accidentelles des machines ; il conduit également à négliger les variations de résistance des électro-aimants avec réchauffement, les effets de l’hystérésis, etc. Aussi M. J.-L. Routin pense que l’on doit lui préférer le deuxième procédé qui tient compte de toutes les causes pouvant avoir une répercussion sur la tension. Il montre enfin comment la compensation du régulateur peut être électrique, ce qui procure une intervention instantanée au moment môme où se produit la A'ariation de la charge, et avant que le réglage se soit effectué.
- Dans la deuxième partie de son mémoire, o ue nous publierons incessamment, l’auteur
- a fait une étude analytique et graphique très complète du réglage.
- La troisième et dernière partie comprendra la description des appareils permettant de satisfaire aux conditions déduites de cette étude.
- Gomme complément à des recherches sur l’existence d'électronspositifs libresJ.Bec-querel, dans une récente note, montre comment les rayonnements actuellement connus ne paraissent pas suffire à expliquer les laits nouveaux observés. D’après l’auteur, la présence de l’hydrogène qui se manifeste toujours dans les décharges à l’intérieur des tubes à vide pourrait s’expliquer par une recombinaison directe des électrons positifs avec des électrons négatifs libres ou arrachés à la matière. Cette hypothèse, encore hardie dans l’état actuel de nos connaissances, mérite d’ètre signalée (p. 398).
- L’on doit à M. H. Zipp un très intéressant mémoire sur la discontinuité des pertes par hystérésis, au synchronisme, dans le rotor d'un moteur asynchrone (p. 399). Grâce à une habile décomposition des ampèretours magnétisants, les circuits du rotor étant coupés, l’auteur parvient à établir une théorie complète du moteur dit à hystérésis. Le fonctionnement de cet appareil impose sur le changement de sens, au synchronisme, du décalage entré le flux résultant et la force magnétomotrice nécessaire pour vaincre la réluctance du rotor.
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- 26 Septembre 1908.
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- 387
- CALCUL DES RÉSEAUX
- RÉPARTITION DES CENTRES DE DISTRIBUTION [Fin) (').
- Nous avons supposé, jusqu’il maintenant, que . la charge était uniformément répartie en tous les ' points (lu réseau. Nous allons examiner comment les formules trouvées précédemment peuvent être appliquées aux cas (pie l’on peut rencontrer 1 clans la pratique et dans lesquels la répartition j n’est pas uniforme. j
- Examinons les formules (i), (2) et (3) cl’où nous j avons déduit l’expression (4) de F.
- La formule (i) s’écrit :
- Les formules (F), (a'), (3') permettent d’évaluer F, mais il convient de remarquer que les distances L„, I/„, etc., sont fonction du nombre n cherché,de telle sorte que le problème posé parait inextricable dans toute sa généralité.
- La meilleure manière de procéder semble alors d’opérer par tâtonnements en se donnant une valeur arbitraire de n et un emplacement arbitraire des sous-stations. Ces tâtonnements peuvent d’ailleurs être assez réduits en calculant une fois pour toutes les coefficicpts des quantités :
- A = ciclp -
- PD2
- KjU2 cos2ç>
- 4 .sm* —
- +adp iSw?-4sin2i(i,)
- Pj, P2... P„ étant les puissances respectives des j canalisations de longueur simple Li, Lj... L„, j alimentant les primaires, ou des feeders. L’expression (2) :
- «B = Pc+/>* K)
- est indépendante de la puissance d’un transformateur, à la condition de donner à G une valeur convenable. B ne dépend donc pas clc la réparti- : tion de la charge aux différents points du ré- : seau. |
- La formule (3) s’écrit de même :
- n C = ad p
- SP'»LV
- K'U'2 cos2ç
- . 4 sin
- 2
- -q + b'ql L'„,(3')
- en désignant par L'i, L'2, b'3..., L'„ les longueurs simples des canalisations secondaires ou des dérivations prises sur les feeders, et par P',, P'2,... P'„ les puissances correspondantes.
- 2P,,L,t2, 2L„, SP'/tL'rt2, EL'n [formules(i'), (2')et(3')J.
- D’autre part, le calcul de ces dernières quantités peut être facilité par divers artifices faciles à imaginer. Enfin, pour diminuer egalement les tâtonnements, l’on peut appliquer d’abord la méthode donnée précédemment en supposant la charge uniformément répartie; la valeur de n ainsi obtenue sera voisine de celle correspondant réellement au coût minimum, sauf dans des cas exceptionnels.
- Cette première approximation est môme suffisante dans un grand nombre d’avant-projets.
- Résumons nos formules en les appliquant aux différents genres de courants-les plus emploj/és.
- 1. Cas du courant, triphasé (distribution à 3 fils).
- 9 = »
- et sin -9
- •i
- F — 'ha dp
- PD2
- 1 K,U2cos2ç
- -(- <• I ’ —(— fn -f- '>adç
- iadp 1?
- PL2
- PS
- î:/dv,LI,,cos2ip
- KU2cos2<p
- -{- 3 mh'
- ?tl> I) -(- )bn L
- v/t
- t- E.
- l M/y + Tz = N
- (*) La Lumière Electrique, lomo III (ac série), p. u5g.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N»39.
- où
- M = :ul +/•
- N = iadp
- PS
- TcIv'U'aCOS2Ç
- où
- PS
- tcK'U'2cos2®
- V =
- .r3 et
- x = \//î.
- ?/
- .O
- X
- — >Jn.
- II. Cas du couvant monophasé et du courant continu (cos 9—1), (distribution à a fils).
- q = a et sin — = i.
- <7
- PD2 PL2
- F KUW0+
- K1U2cos^9
- PS
- + pc +/>i + Wp ™K'U'*cos*« + 'xh'm
- Vf+E-
- My+ Tz = N
- .3 _ rK
- y*
- ou
- M = a b L -f- /*
- PS
- N = - t,~Tt7J--r
- wlvlJ2cos2<p
- T = mb
- VI
- ?; = x'* z = ,r3 = \j n.
- 4 IIJ. 6V/.v du courant continu ou courant monophasé (distribution à 3 fils), (emploi d'un (il neutre).
- Soit section du fil neutre = - section d’un fil
- P
- extrême.
- / a\ PI)2 . / *i\
- 1 = (' +p) ai* K,U2cos2ç + (4 + p) K
- PL2
- KLT2cos29
- + UD + 3A«L + cP +fn + (',+ )))
- ?
- + 3 Uni
- V/^'+E.
- M// + T- = N y* = s4
- Application. — Considérons un cas pratique. Soit un réseau de 4 ooo oooma, absorbant une puissance totale de i5o kilowatts, le courant est triphasé et les transformateurs le transforment de 5 ooo volts à uo volts (tension composée). La distance de la station centrale au point de départ des embranchements alimentant les primaires est de 3kiu et supposons la longueur moyenne simple de la canalisation primaire (à partir du point des ramifications) de i 5oom. Remplaçons les notations que nous avons employées plus haut par leurs valeurs respectives.
- P= i5o ooo watts et cos 9=1 (réseau d’éclai-rage);
- S /, ooo ooo mètres carrés;
- D 3 ooo mètres;
- L = 1 ooo mètres ;
- U = 5 ooo volts ;
- K = 0,01 (perte admise dans les canalisations primaires en pleine charge);
- Ki =. 0,00- (perte admise dans la ligne principale en pleine charge) ;
- K' —- o,o3 (perte totale admise dans les circuits secondaires) ;
- U' — 110 volts;
- a 2 francs, (prix de iks de cuivre);
- d — okff,o°9? (poids de iRm3 de cuivre):
- h = bf o fr. Ho (prix des accessoires et du montage de im de la canalisation):
- /*= 1 200 francs (prix de l'installation d?un . transformateur, y compris la construction du poste, et non compris le prix du transformateur lui-même).
- Pour les coefficients M, N et T, nous avons les valeurs suivantes :
- M = 3.o,8o. 1 5oo -|- 1200 = 4800
- i5oooo. 4000 ooo
- N = 3.2.0,000.0,018. -------------B—
- TZ. 0,C)3 . IIO.HO
- 535 5oo
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- T = 6.. o,8o.y/-
- 'i ooo ooo
- .= j 2:jo
- (en supposant 4 départs par transformateur).
- Si nous nous rapportons a la courbe //3 — c4 (fig. 2), nous construisons la droite
- 4 800 y -|- 5 z — 53:>.5oo
- en prenant pour échelle :
- i ™ 10 sur l’axe des z,
- 1 — üi5r» sur l’axe des y.
- . La droite rencontre la courbe en deux points dont les coordonnées sont :
- y 0 = 80 //, = 165,7
- z O — 2 S z , — — 4 8
- d’où .r0 = 4 et .X, =*— \, 4
- et «0 — 9 et nx =. 11.
- Pour ces deux valeurs de r, la fonction F est minima. O11 pourra donc prendre indifféremment 9 ou 11 transformateurs.
- Cette étude est déduite de considérations purement théoriques. Pour pouvoir en vérifier l’exactitude, au point de vue pratique, nous serions heureux de connaître les dispositions déjà prises dans les réseaux existants; il serait aisé de comparer ces résultats à ceux obtenus par cette méthode. Notre but a été de simplifier par une loi les études et projets d’installations, pour éviter des tâtonnements, et nous espérons l’avoir atteint, en partie du moins.
- À. Cuhchoj).
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- INTRODUCTION
- Dans le cas le plus général, où il s’agit de groupes électrogènes fournissant des courants alternatifs, le réglage doit porter à la fois sur la vitesse et sur la tension. On dispose à cet effet de deux moyens distincts: on peut agir sur l’excitation du générateur et sur l’admission du fluide moteur. 11 était assez naturel que le premier moyen, d’ordre purement électrique, retint l’attention des électriciens et que le second, d’ordre mécanique, fut employé par les mécaniciens. On a été ainsi conduit à distinguer le réglage électrique du réglage mécanique.
- Mais cette distinction paraît avoir été trop complète et il semble qu’on a fini par voir deux problèmes différents là où il n’y a, en réalité, que deux faces différentes d’un même problème; on ne saurait en effet considérer la vitesse et la tension comme deux grandeurs indépendantes et il est indispensable de prendre en considération leurs réactions mïïïuclles. Or, cette question n’a jamais été envisagée. Il y avait donc là une première lacune à combler.
- Quand on a visité un certain nombre de stations centrales, on est en droit de s’étonner de 11e rencontrer qu’à titre d’exception le réglage automatique de la tension. C’est presque toujours le surveillant de service au tableau qui est chargé d’assurer la constance de la tension, tandis que le réglage de la vitesse est en général assuré par des appareils automatiques. Cela tient vraisemblablement aux difficultés qui se présentent — et que nous examinerons plus loin — lorsque les régulateurs mécaniques et électriques sont indépendants. Nous montrerons en particulier que, dans ce cas, la stabilité de l’équilibre qui doit exister, à l’état de régime, entre le couple moteur etife couple résistant peut être compromise.
- L’étude du réglage mécanique exige rétablissement. préalable de la formule qui représente le couple résistant; la plupart des auteurs qui se sont occupés de la question ont supposé le couple résistant indépendant de la vitesse. Cette hypothèse 11’est pas admissible dans le cas d’un groupe électrogène, car un générateur électrique alimentant un réseau de distribution constitue, à l’égard du moteur qui le conduit, un frein très
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2* Série). — N° 39.
- pécial opposant un couple qui est fonction non seulement de l’importance de la charge, mais encore de la nature de cette charge et aussi de la vitesse du groupe. Il est cependant facile, ainsi que nous le démontrerons, d’établir une formule suffisamment approchée'pour ïes besoins de la pratique industrielle. En introduisant cette formule dans réquation qui permet de déterminer la loi qui régit les variations de la vitesse pendant la correction d’une perturbation, nous mettrons en évidence le rôle (négligé jusqu’à ce jour) de l’inertie propre des différents moteurs desservis par le réseau.
- Dans toutes les applications du réglage indirect, l’organe chargé d’e/ï'ectuer la correction a toujours été manœuvré avec une vitesse à peu près constante. Par contre, lorsque le réglage est elfec-t ué à la main, l’homme, régulateur intelligent, agit toujours avec une vitesse proportionnelle à l’écart qu’il s’agit de corriger. Nous montrerons qu’il est possible de réaliser des régulateurs automatiques agissant à vitesse variable et nous traiterons par l’analyse deux cas particulièrement intéressants : dans le premier, nous supposerons la vitesse de manœuvre proportionnelle à l’écart de vitesse et, dans le second, nous la supposerons proportionnelle à l’accélération.
- Nous établirons et nous discuterons les formules donnant l’écart maximum de vitesse et éventuellement le nombre d’oscillations correspondant à une variation de charge donnée; nous établirons également, pour chaque cas, la formule qui fait connaître la puissance ([ue doit avoir le moteur auxiliaire.
- Nous montrerons que ces diverses formules peuvent être réduites à la considération des quatre grandeurs ou coefficients ci-après :
- Variation de la charge ;
- Valeur de la charge finale;
- Rapport de la puissance normale du groupe à son énergie cinétique;
- Durée de la manœuvre.
- Nous rechercherons les limites entre lesquelles peuvent, en pratique, varier les différents coefficients; nous serons ainsi conduit à des formules approchées plus simples dont nous donnerons
- quelques exemples d’applications numériques.
- Nous développerons également, au cours de cette étude, la théorie de Y asservissement des moteurs auxiliaires employés dans le cas du réglage indirect, ainsi que la théorie de la coni-pensa lion, artifice qui permet de corriger les petits écarts que laisserait subsister « l’asservissement ».
- Nous généraliserons la méthode graphique de M. Léauté et nous l’appliquerons en particulier au cas du réglage de la tension à vitesse constante.
- Nous présenterons enfin la solution nouvelle du réglage électro-mécanique.
- Cette étude a été divisée en trois chapitres qui comprennent les titres ci-après :
- Chapitre I.
- Considérations générales.
- Réglage de la vitesse :
- Réglage dynamométrique;
- Réglage par modérateurs tachymétriques ;
- Cas d’une action indirecte ;
- Asservissement ;
- Compensation ;
- Régi a ne de la tension ;
- Ci l"
- Compoundage électrique ;
- Réglage par modérateur tensimétrique ; Nécessité de la compensation dans le réglage électrique ;
- Compouudage électro-mécanique.
- Chapitre II.
- Étude analytique et graphique du réglage.
- Couple résistant. Couple moteur. Conditions d’équilibre en régime permanent.
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- Etude graphique du réglage de la vitesse : Lignes de régime; cycles de Léauté.
- Etude graphique de l'asservissement et de la compensation.
- Etude analytique du réglage de la s>it.esse à flux constant :
- Première hypothèse : „
- Cas d’une vitesse de manœuvre constante.
- Deuxième hypothèse :
- Cas d’une vitesse de manœuvre proportionnelle à l’écart qu’il s’agit de corriger.
- Troisième hypothèse :
- Cas d’une vitesse de manœuvre proportionnelle à la différence entre le couple moteur et le couple résistant.
- Etude graphique du réglage de la tension à vitesse constante.
- Réglage électi'o-mécanique.
- Chapitre III.
- Description des appareils réalisant pratiquement les hypothèses envisagées dans Vétude analytique.
- Régulateur électro-mécanique donnant une vitesse de manœuvre proportionnelle à l’écart qu’il s’agit de corriger.
- Accélérateur différentiel donnant une vitesse de manœuvre proportionnelle à la différence entre le couple moteur et le couple résistant.
- Servo-moteur électrique.
- CHAPITRE PREMIER
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- Réglage de la vitesse.
- Réglage dynamométrique. — Pour maintenir la constance de la vitesse, la première idée qui se présente tout naturellement à l’esprit con-
- siste à disposer un appareil capable de mesurer le couple résistant et d’agir sur les organes de réglage de façon à modifier le couple moteur et à le maintenir constamment égal au couple résistant.
- "vC'est sur ce principe qu’était basé le régulateur dynamométrique imaginé en i8î*y par Poncelet.
- — Ce genre d’appareil n’a cependant jamais reçu d’applications pratiques ; il y a à cela deux raisons : la première est d’ordre pratique et tient à la difficulté que présente la construction des dynamomètres de transmissions, surtout lorsqu’il s’agit de grandes puissances ; la seconde est d’ordre théorique et tient à ce que les régulateurs dynamométriques sont incapables de réagir contre les variations de pression du fluide moteur. — Pour bien mettre en lumière ce dernier point, prenons un exemple et supposons que le dynamomètre soit constitué, comme celui de Poncelet, par un ensemble de deux plateaux reliés entre eux par un accouplement élastique, le premier étant solidaire de l’arbre moteur et le second solidaire de l’arbre de transmission; toute augmentation du couple résistant provoque un déplacement angulaire relatif des deux plateaux et ce déplacement est utilisé pour commander l’augmentation d’ouverture d’admission du fluide moteur. On voit de suite que toute augmentation de pression du fluide moteur tend à produire, à charge constante, un déplacement angulaire relatif, de meme sens que précédemment ; l’augmentation de pression du fluide moteur provoquerait donc l’augmentation de l’admission et la stabilité du régime serait forcément détruite. Poncelet avait d’ailleurs lui-même fait remarquer que son régulateur ne peut être employé lorsqu’on a à craindre des variations dans la pression du fluide moteur.
- Dans le cas particulier des turbines, il faut encore remarquer qu’on aurait aussi à tenir compte de l’usure des aubages qui peut diminuer considérablement la puissance fournie pour une ouverture déterminée de la vanne. L'ensemble de ces considérations d’ordre pratique suffit ;i condamner le réglage dynamomé-Irique.
- Réglage par modérateur tachymétrique. — Le principe de tous les régulateurs tacliymétriques consiste à admettre qu’on peut tolérer une certaine variation de vitesse et à utiliser cette varia-
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- tion elle-même pour commander les organes de réglage.
- Ces régulateurs ne sont donc, à proprement parler, que des modérateurs. Le nombre d’appareils imaginés dans ce but est considérable; ils dérivent presque tous du prototype qui fut créé par Watt. Les modérateurs de ce genre se composent d’un système déformable de tiges articulées et portant des masses auxquelles on communique un mouvement de rotation dont la vitesse est proportionnelle à celle de la machine à régler.
- La force centrifuge qui agit sur les masses est équilibrée par des ressorts ou par des poids. Dans un tel système, la déformation est fonction de la vitesse de rotation.
- On conçoit dès lors que, si l’on utilise cette déformation pour agir sur l’admission du fluide moteur, on ne saurait jamais dépasser, en régime permanent, la vitesse qui correspond à la fermeture complète. Lorsque la machine tourne à vide,
- la vitesse de régime sera voisine de cette vitesse limite.
- Lorsque la charge augmente, la vitesse décroît, le modérateur fait augmenter l’admission, et l’équilibre, pour le nouveau régime, se produit forcément à une vitesse inférieure. La vitesse est donc nécessairement plus grande à vide qu’en pleine charge.
- Demander qu’elle reste la même reviendrait à rechercher l’équilibre indifférent du système régulateur pour une vitesse déterminée; mais alors, pour toute vitesse différente, l’équilibre serait instable et la déformation passerait à la limite dans un sens ou dans l’autre. Or, pour entrer en action, le système régulateur doit vaincre les résistances de frottements ; ceci exige forcément une variation de vitesse que l’inertie maintiendra inévitablement pendant un certain temps ; le régulateur n’agirait donc plus que pour produire intempestivement l’ouverture ou la fermeture complète.
- Ces considérations générales s’appliquent à tous les modérateurs tachymétriques.
- Pour les faire mieux comprendre, nous les traduirons sous forme graphique pour un cas particulier.
- Supposons qu’il s’agisse d’un régulateur à action directe représenté schématiquement par un parallélogramme articulé AB C D (fîg. i), a masses pesantes P,,P2 et un manchon E, tournant autour de l’axe XY. Le déplacement du manchon E en-
- traîne la rotation du levier EG (terminé en E par une fourchette qui s’appuie sur les joues du manchon E) autour du centre F. L’effort antagoniste est produit par un ressort R. Au levier EG est attaché, en G, la tige T qui commande l’ad-
- Fig. i.
- mission. D’après les dispositions du croquis, un déplacement de haut en bas de la tige T, correspondant à une augmentation de la vitesse, doit faire diminuer l’admission.
- Le levier EG est constamment soumis à deux efforts agissant en sens inverse.
- Représentons sur un graphique (fîg. a) les moments de ces deux forces par rapport au point F, en portant verticalement les positions du point G et horizontalement les valeurs correspondantes des moments.
- Fig. 2.
- Désignons par 0 et f les deux positions du point G correspondant respectivement à l’ouverture et à la fermeture complète. Le moment de la force antagoniste produite par le ressort R
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- sera représenté par une ligne droite ma. Le moment des forces centrifuges du système en rotation sera, pour une vitesse donnée (>,, représenté par une ligne kJi assimilable à une droite (dans les limites d’utilisation des régulateurs). Ces deux lignes se coupent en un point pt qui correspond à un degré d’admission fa{.
- Si le couple résistant vient à augmenter, la vitesse tend à diminuer et la ligne kJi vient progressivement jusqu’en kd2 définissant, par son intersection avec mn, le nouveau degré d’admission fa% correspondant à la nouvelle vitesse de régime e2.
- A chaque degré d’ouverture correspond donc une vitesse de régime : ceci revient à dire que le rôle du modérateur consiste à assigner, pour chaque valeur de la charge, une valeur correspondante de la vitesse.
- La vitesse de régime est, ainsi que nous l’avons déjà dit, forcément plus grande à vide qu’en charge. Lorsque le couple résistant augmente, il y a donc tendance à la fois à l’ouverture et à la diminution de la vitesse. Pour qu’on puisse trouver une nouvelle position d’équilibre, il faut que la ligne k%4 coupe ma en dessus de la ligne horizontale passant par le pointai. Ceci exige évidemment que l’angle d’inclinaison a des directions kl soit plus petit que l’angle d’inclinaison (3 de la direction ma.
- Si, pour un régime de charge bien délini, correspondant par exemple à l’admission fau un cherche à déranger brusquement le régulateur de sa position d’équilibre, en imprimant au levier EG un petit déplacement da, on éprouve une résistance proportionnelle à rs et, par suite, d’autant plus grande que l’angle y = p — a est lui-même plus grand; cet angle peut donc servir à définir la stabilité du régulateur.
- En cherchant à augmenter la stabilité, on augmente forcément l’écart entre la vitesse à vide et la vitesse en charge.
- L’isochronisme ne pourrait être obtenu qu’à la condition d’identifier ma avec l’une des courbes telles que kj\.... Cette solution ne présente d’ailleurs, ainsi que nous l’avons vu, qu’un inté-rêtpurement théorique, car le régulateur se trou-
- vant alors, pour une vitesse déterminée, en équilibre indifférent, est fatalement affolé par l’effet de l’inertie des pièces en mouvement.
- L’inertie propre du régulateur peut jouer, dans certains cas, un rôle important, mais il est facile, ainsi que nous le verrons au chapitre ni, de rendre cet cfïct négligeable.
- l-'ig. 3.
- Cas d’uae action indirecte. — Lorsqu’il s’agit de régulariser le mouvement des machines à vapeur, on peut atteler directement la tige T à la commande de l’admission.
- Mais lorsqu’on a affaire à des turbines, l’effort à développer sur les vannages étant souvent considérable, on est obligé d’interposer un moteur auxiliaire que le levier EG commande par l’intermédiaire de relais r± (fig. 3). i\ provoque l’ouverture et /-> la fermeture.
- Nous étudierons, dans le chapitre suivant, les solutions spéciales et nouvelles auxquelles on est conduit lorsqu’on fait agir le moteur auxiliaire de façon que la vitesse de déplacement du vannage soit fonction de l’écart de vitesse du groupe ou de son accélération. Nous nous bornerons à considérer ici le cas habituel où la vitesse de commande peut être considérée comme constante.
- 11 est facile de démontrer que si les relais /•, r2 étaient fixes, on retrouverait toutes les difficultés que présente la recherche de l’isochronisme dans le cas de l’action directe. En effet, le régulateur tendrait dans ce cas à maintenir la vitesse constante, quelle que soit la charge; d’autre part, pour que l’action du régulateur reste efficace, même en cas de variation brusque et importante dans la charge, il faut que le moteur auxiliaire soit capable de produire très rapidement l’ouverture ou la fermeture complète de la vanne. En se reportant à ce qui a été dit, plus haut, au sujet de l’influence des frottements du régulateur
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- et de l’inertie du groupe, on en conclut immédiatement que, dans ces conditions, le régulateur ne présenterait aucune stabilité.
- Asservissement. —-Pour tourner ces difficultés, on emploie presque toujours un artifice qui consiste à faire réagir le déplacement de la vanne sur le régulateur, de façon que la vitesse de régime soit variable avec la charge, tout comme dans le cas de l’action directe.
- Cette réaction du déplacement de la vanne sur le régulateur a reçu le nom « d’asservissement ».
- Le moyen le plus simple d’obtenir l’asservissement consiste à disposer les relais /,, (fig. 3) à l’extrémité d’une tige T reliée au vannage, de façon à suivre immédiatement tous ses déplacements. Si le déplacement du vannage était assez rapide pour que la tige T suivît sans aucun retard tous les déplacements du point G, tout se passerait évidemment comme dans le cas de l’action directe et le moteur auxiliaire n’interviendrait plus que pour renforcer l’action du régulateur sur la tige T. Mais en général il n’en est pas ainsi.
- Evacuation
- Arrivée de l'eau sous pression~
- Au piston moteur
- Evacuation
- Le réglage s’opère alors suivant une loi complexe et il est indispensable d’avoir recours à l’ingénieuse représentation graphique imaginée par M. Léauté — et que nous étudierons dans le chapitre ii — pour analyser le phénomène.
- Lorsqu’on emploie un piston hydraulique pour déplacer la vanne, il est préférable de laisser fixe le cylindre qui contient les soupapes équilibrées S,, S.2 (fig. 4) qui provoquent le déplacement du piston moteur et qui jouent le rôle des relais
- rt, r.2. L’asservissement s’obtient alors généralement en faisant déplacer le point F, autour duquel oscille le levier du modérateur, par une tige T reliée au vannage.
- On pourrait également faire agir la tige T sur le ressort R (fig. 5). Dans ce dernier cas, les
- forces centrifuges peuvent être considérées comme indépendantes des déplacements de la douille E qui sont très réduits et les droites telles que /h A qui représentent (voir fig. 6) les moments de ces forces en fonction du déplacement du vannage sont alors très sensiblement verticales.
- m k.
- Fig. 6.
- Compensation. — En déplaçant à la main l’extrémité (précédemment supposée fixe) du ressort antagoniste R (voir fig. 4), on peut modi-
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- fier à volonté la vitesse de régime correspondant à une position déterminée de la vanne. En se reportant à la représentation graphique des moments des efforts centrifuges et antagonistes, on voit, en effet, que ce déplacement se traduit par une translation de mn (par exemple de mn en m' nf (fig. 7), ces deux lignes étant parallèles) et que pour une même ouverture fa{ le moment des efforts centrifuges passe de ay px à ax p2.
- Au lieu d’agir sur le ressort R, on pourrait évidemment obtenir le même résultat en chargeant le levier du régulateur à l’aide d’un poids.
- On pourrait également agir en faisant varier la longueur de la tige T. Cette action se traduirait alors (fig. 8) par un déplacement simultané de f en f pour l’horizontale qui correspond à la fermeture complète et de O en O'pour celle qui correspond à l’ouverture complète ; si l’on suppose que l’admission reste constante, ax vient en all9 on a du reste ax a!K — 00' =.ff. lv vient en
- Fig. 7.
- k2 Z2 et l’on voit que pour une même admission la vitesse du régime est devenue plus grande.
- On peut, en particulier, en agissant par l’un de ces moyens, ramener constamment la vitesse à sa même valeur après chaque action du modérateur. Cette action peut être produite, soit à la main, soit par un dispositif automatique; on lui a donné le nom de « compensation ».
- Les compensateurs sont donc des correcteurs de l’action des modérateurs. Pour conserver la stabilité, il est indispensable que l’action du
- «
- compensateur ne dépende pas uniquement de la position du manchon E; dans les compensateurs tachymétriqucs, on fait généralement intervenir le temps comme seconde variable; on est ainsi conduit a tolérer des écarts momentanés dans la vitesse.
- On peut également faire intervenir comme seconde variable la charge du groupe mesurée à l’aide d’un wattinètre. La compensation se produit alors brusquement et peut même être obtenue si l’inertie du groupe est suffisante avant la mise en action du régulateur; nous dirons qu’on fait dans ce cas de la « procompensation ».
- Réglage de la tension.
- La tension doit être maintenue constante aux centres de consommation. Comme les pertes en ligne ne sont jamais négligeables, le problème du réglage électrique consiste donc à obtenir aux bornes des générateurs une tension qui aille en croissant avec la charge.
- Si l’on suppose, comme on l’a fait généralement jusqu’à présent, que la vitesse reste constante, la seule variable que l’on ait à envisager est la charge. Il était donc tout naturel qu’on cherchât tout d’abord à faire du réglage dynamo-métrique et à utiliser les variations de l’intensité pour réagir sur la tension.
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- Compoundage électrique. — Dans le cas particulier du courant continu, cette solution conduit à un dispositif très simple, connu depuis longtemps sous le nom de compoundage, et qui consiste, comme on le sait, à superposer sur les noyaux inducteurs deux bobinages distincts parcourus respectivement par un courant dérivé et par le courant principal.
- Dans les alternateurs coinpound de production récente, les dispositifs employés sont plus complexes ; on s’est trouvé dans l’obligation d’avoir recours à des excitatricës et h des transformateurs spéciaux qui ne font plus, à proprement parler, partie intégrante du système inducteur, lequel ne porte plus qu’un seul bobinage.
- Bien que très séduisant en théorie, le compoundage direct est loin de donner, en pratique, une;solution parfaite du problème du réglage de la tension.
- Nous énumérons rapidement les principaux inconvénients qu’il présente :
- x° Il ne tient aucun compte des variations de tension dues à des variations momentanées ou permanentes dans la vitesse.
- '2° il ne tient aucun compte des variations de tension dues aux variations de température du bobinage shunt. Or, sfl’on admet une variation de 45° entre la température des inducteurs en service et leur température au repos (qui est la température ambiante'), on constate que cette seule cause produit une variation de près de 2o % dans la résistance du circuit dérivé.
- 3° II ne tient aucun compte des variations de tension dues à l’hystérésis.
- 4° Dans le cas des courants alternatifs, il ne tient qu’imparfaitëmcnt compte des variations du facteur de puissance.
- 5° Il ne permet pas de faire varier le degré d’hypercompoundage ; or, c’est là une condition qui s’impose pour tous les groupes destinés à fonctionner en parallèle, car, pour compenser les pertes en ligne qui sont proportionnelles au courant total fourni jjar l’ensemble des générateurs accouplés, l’augmentation de tension aux bornes doit alors être proportionnelle au nombre de générateurs en service.
- Il ne faudrait pas, conclure des critiques qui précèdent que nous condamnions sans appel les générateurs conïpound; nous nous bornons, pour l’instant, à montrer que l’emploi qui en est habituellement fait ne peut conduire qu’à une approximation grossière pour le réglage de la tension.
- Nous nous réservons de montrer par la suite que, malgré leurs imperfections, les générateurs coinpound restent très précieux lorsqu’on fait du réglage électro-mécanique.
- Réglage par modérateur tensimétrique. — Les régulateurs tensimétriques fournissent une solution beaucoup plus parfaite que le compoundage direct, car ils tiennent compte de toutes les causes qui peuvent avoir une répercussion sur la tension.
- Ils sont basés sur le même principe que les régulateurs tachymétriques ; on admet qu’on peut tolérer une certaine variation de la tension et on utilise cette variation elle-même pour commander le rhéostat de réglage de l’excitation. Les modérateurs tensimétriques sont généralement à action indirecte ; ils se composent, en principe, d’un voltmètre, d’iin systèmede relais et d’un moteur qui commande le rhéostat.
- Tout ce que nous avons dit à propos des modérateurs tachymétriques est applicable aux modérateurs tensimétriques.
- On démontrerait ainsi :
- Que, pour un modérateur non compensé, la tension en charge est forcément plus faible que la tension à vide ;
- Que, pour le cas d’une commande indirecte à vitesse constante, il est indispensable de prévoir un asservissement faisant réagir le déplacement de la touche du rhéostat sur le tensimètre;
- Qu’on peut faire varier à volonté le taux du réglage pour une charge donnée, en adjoignant un dispositif permettant de faire de la « compensation ».
- Nécessité de la compensation dans le réglage de la tension. — Nous avons vu que les besoins de la pratique exigent que les modérateurs tensimétriques assurent aux bornes des générateurs une tension croissant avec la charge.
- 11 s’ensuit que les régulateurs non compensés sont sans emploi pratique et qu’il faut prévoir une hyper-compensation si l’on veut pouvoir assurer le service sans le concours de fils pilotes.
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- Cet effet s’obtient avec la plus grande facilité.
- Dans le cas du courant continu, il suffira de disposer un bobinage parcouru par le courant principal de façon que son action tende à réduire le flux du tensimètre. Dans le cas de courant alternatif, on emploiera un transformateur de compoundage pour opposer dans le circuit du tensimètre, à la tension des générateurs, une tension proportionnelle à la perte en ligne.
- Compoundage électro-mécanique. — La compensation électrique qu’on obtient ainsi dans les modérateurs tensiinétriques présente le caractère particulier d’intervenir instantanément au moment même où se produit la variation de la
- charge et avant (pie le réglage*se soit effectué, Elle se différencie ainsi nettement de l’action des compensateurs mécaniques qui agissent lentement et à posteriori. Bien que ces deux actions découlent d’une même théorie, il est donc préférable, pour éviter toute confusion, de les désigner par des termes distincts. En réalité, la compensation électrique d’un modérateur tensimé-trique est un compoundage indirect. Comme on utilise un effet mécanique, qui est la manœuvre du rhéostat, j’ai proposé, il y a quelques années déjà, l’expression de « compoundage électro-mécanique » qui est à présent couramment employée.
- (A .suivre) J.-L. Roi/rtx.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les électrons positifs. — Noie de M. Jean Becquerel. — Académie des Sciences, séance du i3 juillet 1908.
- Dans une note précédente ('), l’auteur a brièvement décrit quelques expériences qu’il a interprétées en admettant l’existence d'électrons positifs libres. 11 est. nécessaire, pour justifier cette conclusion, de montrer que les rayonnements actuellement connus ne paraissent pas suffire à expliquer les faits nouveaux observés.
- Les rayons canaux issus d’un orifice percé dans la cathode c d’un tube de Grookes (figure de la note précédente) pénètrent dans une ampoule B au milieu du faisceau cathodique émané de la même cathode. Une cathode secondaire c, formée d’une petite toile métallique ou d’une boucle de i,lim,ù, attire les charges positives et les fait pénétrer dans une ampoule D, dans laquelle on dispose un écran recouvert de willemile.
- On a vu que, si le vide est suffisant et si les rayons cathodiques arrivent jusqu’en c , il suffit d’approcher un petit aimant vis-à-vis de c' ou en face de l’am-
- (*) Comptes rendus, 22 juiu 1908 et La Lumière Electrique, tome III (2e série), p. 335.
- poule B entre les deux cathodes c et <•' pour reconnaître l’existence d’un faisceau attiré par c' et fortement dévié normalement au champ magnétique dans le sens correspondant à un flux de charges positives. De plus ce faisceau cesse d’être sensible à l’aimant dès qu’il a traversé la cathode c'.
- Le rayonnement positif attiré par c' et dévié par l’aimant est distinct des rayons canaux émanés de c'. En eiïet, si l’on relie l’écran w à la cathode, on voit apparaître sur cet écran une nouvelle tache qui, lorsqu’on approche un aimant de c , 11’est déplacée que d’une quantité extrêmement petite, dans le même sens que les rayons cathodiques allant de B vers D. Cette tache est produite par un rayon canal insensible à un faible champ magnétique et dont le très petit- déplacement est dû à une légère déformation du champ électrique.
- La tache des rayons canaux est à peine perceptible lorsque l’écran «> n’est pas chargé négativement, sans doute à cause de la perte de force vive que subissent les ions positifs en s’éloignant dé c'. Au contraire, la tache mobile due au prolongement du faisceau déviable ne change ni de position, ni d’intensité, ni de forme, que l’écran soit ou non relié à la cathode. Si l’on touche la paroi de D, cette dernière tache n’est pas modifiée, alors qu’au contraire la tache des rayons canaux est déformée et déplacée.
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- Le faisceau prolongeant le rayon déviable semble donc, ne pas être électrisé.
- Pour expliquer l’existence d’un rayon positif déviable par l'approche d’un aimant, on peut émettre diverses hypothèses.
- i° Le déplacement des rayons cathodiques peut produire au voisinage de c une déformation du champ électrique, qui oriente les trajectoires des ions positifs.
- Il est facile de se rendre compte que la déviation des rayons cathodiques doit entraîner un déplacement du faisceau positif du côté où les charges négatives sont transportées sur les parois, c’est-à-dire du côté où sont déviés ces rayons cathodiques ; c’est précisément le sens du léger déplacement observé pour le rayon canal. Au contraire, le faisceau très mobile est dévié dans le sens opposé.
- On peut d’ailleurs prouver autrement que le champ électrique n’est qu’à peine modifié par les déplacements du faisceau cathodique. Avec un aimant placé en c , on amène les rayons cathodiques issus de cette cathode à former sur la paroi de B une tache située à quelques centimètres de c'. Si l’on approche de la cathode c un second aimant déplaçant le faisceau principal sans agir sensiblement sur le rayon issu de c', on constate que la tache formée par ce dernier rayon reste immobile et ne change pas de forme.
- a° On peut penser qu’une partie des rayons canaux passe tantôt par une région de la boucle c', tantôt par une autre, et qu’il en résulte un changement de direction des corpuscules. Or, dans l’un des tubes employés, il y avait précisément une grande instabilité dans l’orientation des rayons canaux; ces rayons passaient tantôt par le centre de c', tantôt par les bords entre la boucle et les parois. On voyait donc (principalement sous l’influence du déplacement du faisceau cathodique) la tache des rayons canaux sauter brusquement d’un point à un autre, mais la région dans laquelle, se déplaçait cette tache était fixe et limitée à une figure reproduisant une image déformée de la boucle. A côté des rayons canaux, il y avait toujours un autre faisceau, se déplaçant au contraire progressivement sous l’influence d’un champ magnétique.
- 3° L’hypothèse que le faisceau dévié pourrait être dû à des ions de faible vitesse est inadmissible si l’on remarque, encore une fois, qu’à côté du fais-ceafi mobile on observe un rayon canal non dévié ayant franchi la même chute de potentiel.
- 4° Enfin le fait que le prolongement du rayon sen-
- sible ne paraît pas électrisé suggère l’idée d’une combinaison des ions positifs avec les électrons négatifs. MaisM. A. Righi(*) vient de montrer que les systèmes formés par un électron gravitant autour d’un ion forment des rayons magnétiques capables de se déplacer, non pas normalement, mais parallèlement aux lignes de force.
- 5° N’ayant pu réussir à expliquer les observations à l’aide des phénomènes connus, l’auteur a été amené à considérer le rayonnement dévié comme formé à’électrons positifs mis en liberté par l’action des rayons cathodiques sur les rayons canaux.
- Le mécanisme par lequel sont libérés les électrons positifs nous échappe pour l’instant. Toutefois on peut faire les remarques suivantes. M. Lilienfeld (2) a déjà émis l’hypothèse que les électrons positifs, groupés au centre de l’atome, peuvent être amenés à la surface et ensuite rendus libres par l’attraction de l’atmosphère de corpuscules cathodiques. On peut ajouter que les chocs de ces corpuscules surles ions formant les rayons canaux doivent jouer un rôle important ; en effet, les électrons négatifs, qui possèdent une faible masse animée d’une grande vitesse, sont, à égalité de force vive, les corpuscules les plus aptes à briser les atomes matériels, vis-à-vis desquels ils agissent comme des projectiles.
- Un résultat remarquable est la rapidité avec laquelle les électrons positifs disparaissent dès qu’ils sortent de l’atmosphère de corpuscules cathodiques. Ce fait, d’ailleurs très surprenant, étant admis, il est naturel que le faisceau observé au delà de la cathode d ne soit plus chargé ; ce faisceau doit être un flux de matière neutre dont la formation est corrélative de la disparition des électrons positifs libres. Les électrons positifs ont pu se recombiner avec le gaz du tube ; mais, si l’on songe que l’isolement des deux sortes d’électrons constitue la complète désintégration de la matière, il est permis d’émettre une hypothèse plus hardie ; les électrons positifs se combinent peut-être directement avec des électrons négatifs qu’ils rencontrent libres ou qu’ils arrachent à la matière, et la question se pose de savoir quelle est la substance qui peut ainsi se former. Ne pourrait-on chercher dans cette combinaison la principale origine de l’hydrogène, qui se manifeste toujours dans les décharges à l’intérieur des tubes de Crookes ?
- (*) A. Riom, Atli Acc. Lincei, A, tome XXVII, p. 87. (2) .l.-C. Lm.iiîxi-hi.d, Verh. d. deutscli. phjs. Gesell., Ionie IX, ’i-i mars 1907, 11° 7.
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- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Sur la discontinuité des pertes par hystérésis, au synchronisme, dans Je rotor d*un moteur asynchrone. — H. Zipp. — Elehtvotcchnik and Mascliinenbau, a4 niai 1908.
- L’auteur revient sur les pertes par hystérésis dans le rotor d’un moteur asynchrone ; il se propose d’en donner une étude graphique simple et aussi rigoureuse que possible. Si l’on entraîne le rotor d’un moteur asynchrone dont les circuits induits sont interrompus, dans la direction du champ tournant, l’on constate que, lorsque l’on arrive au synchronisme, la puissance absorbée parle stator diminue brusquement tandis que le courant primaire absorbé demeure constant.
- En traçant donc le triangle classique exprimant que la tension e (maintenue constante) est la résultante de la tension E induite par le flux tournant et delà chute de tension ohmique i\ il9 l’on voit immédiatement que l’angle de déphasage entre la tension appliquée et le courant primaire absorbé /, doit ainsi augmenter brusquement à cette vitesse. Il passe ainsi de la valeur <pt à la valeur o2 (fig. 1);
- Fig. 1. — Diagramme des tensions.
- comme, d’autre part, les forces électromotrices induites Ej, E2 sont toujours décalées det)0° en avance sur les flux correspondants N1? N0î il en résulte que le champ tournant passe de la position Nt à la position N2 et que l’angle d’hystérésis entre ix et N, devient égal à N-2 OD. 11 varie donc également brusquement à la vitesse du synchronisme.
- Le vecteur ON de la figure 2 représente le champ tournant; il est créé par une force magnétomotrice, qui peut être décomposée en trois parties :
- a. La force magnétomotrice nécessaire pour vaincre la réluctance du stator ;
- b. La force magnétomotrice nécessaire pour vaincre la réluctance du rotor;
- c. La force magnétomotrice nécessaire pour vaincre la réluctance de l'entrefer entre le stator et le rotor.
- Fig. 2. — Diagramme des forces magnétomotrices.
- Les composantes a et b doivent faire avec le champ N un certain angle d’hystérésis p, qui est sensiblement le même pour le rotor et le stator, puisqu’il ne dépend que de la nature du fer et de sa saturation; au contraire, la composante r est manifestement en phase avec le champ tournant, de telle sorte que la force magnétomotrice totale peut être représentée par la résultante OM (fig. 2). Il existe ainsi un décalage pi entre cette force magnétomotrice etlechamp auquelelledonnenaissance. Le diagramme de la figure 2 suppose implicitement que la force magnétomotrice b relative au rotor est en avance de l’angle p sur le flux résultant N, c’est-à-dire que le moteur tourne au-dessous du synchronisme; lorsque la marche est hypersynclirone, b se trouve au contraire en retard sur N du même angle P, et le triangle des forces devient tel que la force magnétomotrice résultante est OM' (4). L’angle de déphasage entre OM et ON est ainsi réduit à la valeur Pü (fig. 2). Tout ceci explique nettement les résultats expérimentaux signalés plus haut. D’autre part, des considérations bien connues (analogues à^celles développées dans
- C) Le signe du décalage entre N et p, suivant que la vitesse de rotation (o2 se trouve au-dessous ou au-dessus de celle du synchronisme a>i, est défini par les considérations suivantes : par rapport, au rotor, la force niagné-tomotrice b joue le même rôle qu’un inducteur de machine à courant continu tournant, ce rotor étant supposé fixe, à la vitesse Au synchronisme, tout se passe
- donc comme si cette vitesse changeait de sens, et par conséquent, au-dessus de celte vitesse, c’est bien le flux N qui précède b.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N® 39.
- la précédente note) montrent que le couple du à l’hystérésis doit aussi changer de sens en passant au synchronisme, et que de part et d’autre de cette vitesse critique, il demeure constant en valeur absolue.
- L’auteur examine ensuite l’efTet produit par les courants de Foucault; cet effet est équivalent à celui d’un enroulement rotorique de résistance ohmique élevée. Enfin, il démontre à l’aide du diagramme de la figure % que la variation brusque de la puissance absorbée par le stator, au passage au synchronisme, est égale au double des pertes par hystérésis dans le rotor à l’arrêt (l). Cette propriété peut être utilisée, comme on le sait, pour la séparation des pertes dans le fer. J. B.
- BREVETS
- JProcédé de démarrage automatique des moteurs monophasés. — A..-R. Everest. — Brevet américain n° 887612.
- Ce procédé permet d’obtenir la mise en marche d’un moteur monophasé asynchrone, avec induit en cage d’écureuil, par la fermeture d’un simple interrupteur. A cet effet, le moteur comporte trois enroulements disposés à 120° (fig. 1) et connectés en étoile.
- Fig1. 1. — Procédé de démarrage automatique des moteurs monophasés asynchrones.
- L’un d’eux est relié directement à l’un des pôles du réseau, tandis que les deux autres sont reliés par
- (•) Nous remplacerons sa démonstration par la suivante plus simple et plus générale : soit C le couple constant (eu valeur absolue) dû à l’hystérésis; d’après ce que fou a vu plus liant, la puissance mécanique fournie par
- l'intermédiaire respectif d’une self-induction et d’une résistance ohmique. Enfin un commutateur, commandé par un solénoïde embroché sur l’un des fils d’alimentation, opère automatiquement la manœuvre du démarrage de la façon suivante. Supposons que l’on ferme l’interrupteur d’alimentation ; sous l’action du courant absorbé par le moteur, le solénoïde attire son noyau et le bras du commutateur va se trouver sur le plot supérieur. L’on voit qu’alors le montage est celui bien connu proposé pour le démarrage des moteurs monophasés asynchrones. Grâce au déphasage relatif des courants circulant dans les trois branches du stator, il se forme un champ tournant plus ou moins elliptique, qui entraîne le rotor. Mais au fur etk mesure que la vitesse de rotation augmente, le courant absorbé diminue, et il arrive un instant où l’action du solénoïde n’est plus suffisante-pour retenir le bras du commutateur sur le plot supérieur; ce bras retombe donc sur le plot inférieur, et l’on voit que l’enroulement en série avec la bobine de self-induction est mis hors circuit, tandis que la résistance ohmique est court-circuitée; les deux enroulements statoriques demeurant en.service sont ainsi connectés en série et reliés directement au réseau, de telle sorte que le fonctionnement du moteur devient celui d’un moteur monophasé asynchrone normal.
- Perfectionnements aux inducteurs des génératrices. — General Electric Company. — Brevet américain n° 878 778.
- Pour faciliter toute variation brusque, automatique ou non, de la tension des génératrices, l’on propose de munir les pôles d’enroulements auxiliaires fermés sur des résistances ohmiques réglables. Ces enroulements auxiliaires augmentent l’amortissement pour les variations de flux, c’est-à-dire de tension.
- le couple passe brusquement, au synchronisme, de la valeur Ctoi à la valeur — Cmj. Or, les pertes par hystérésis dans le rotor sont nulles à cette vitesse critique [elles sont égales au produit C. (Wl-(«>2)'| ; donc, d’après le principe de la conservation de l’énergie, la variation 2 O doit se reproduire dans la puissance absorbée par le stator, et elle est justement égale au double des pertes par hystérésis dans le rotor à l’arrêt fwo “o)(N. D. T.)
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- <01
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Calcul électrique et mécanique des distiû-butions d’énergie par J.-H. Jacobsen. — Brochure in-8° de 40 pages avec 20 ligures et planches. — Edité par l’Association Amicale des Anciens élèves de l’Ecole pratique d’électricité industrielle, 53, rue Bél-liard, Paris. — Prix : 2 fr. 25.
- Cette brochure, de 40 pages, fort bien éditée et accompagnée de nombreux graphiques et en particulier d’un grand abaque pour le calcul des tensions mécaniques.des conducteurs, est la reproduction développée d’une très intéressante conférence faite, il y a quelques semaines, par M. Jacobsen devant les anciens élèves de l’Ecole pratique d’électricité industrielle. Elle contient un exposé très clair de tous les procédés de calcul nécessaires, au point de vue électrique et mécanique, pour un projet de lignes de transmission à courant continu ou alternatif.
- Les méthodes particulièrement développées par l’auteur sont celles qu’a imaginées notre collaborateur, M. Blondel, mais elles ont été réduites par ce dernier, à l’occasion du travail de M. Jacobsen, une
- simplicité plus grande que celles exposées antérieurement dans ce journal. La brochure de M. Jabco-sen contient donc à ce point de vue des renseignements inédits et d’un caractère pratique intéressant.
- Très intéressantes sont également les considérations personnelles de M. Jacobsen, notamment quand il fait allusion aux méthodes de MM. Pionchon et Heilmann, et quand il donne les indications nécessaires pour le calcul de la résistance mécanique des supports en bois, en ciment armé et en métal ; au sujet du calcul de ces derniers, il résume sous une forme commode dans un tableau graphique les dimensions des cornières et la valeur de la base en
- En résumé, la brochure de M. Jacobsen est à recommander à tous les électriciens qui ont besoin de trouver rapidement et sous une forme claire et pratique les renseignements nécessaires pour le calcul d’une ligne électrique et la vérification de sa solidité.
- P. S.
- VARIÉTÉS
- INSTRUCTIONS SUR LE MONTAGE DES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
- Rédigées par les Associations françaises de Propriétaires d'Appareils à vapeur ayant un service électrique (Amiens, Lyon, Marseille, Mulhouse-Nancy), par VAssociation des Industriels du Nord de la France [Lille) et VAssociation normande pour prévenir les accidents (Rouen).
- [Fin (').
- § 38. — Lignes à Vintérieur des batiments. — Conducteurs nus.
- Les conducteurs nus rie peuvent être montés que
- (') La Lumière Electrique, 1908,. tome III, (a0 série) p. 3o4, 34i el 3;G.
- sur isolateurs à cloches ou sur poulies à nervures et poulies-cloches appropriées à la tension.
- Les distances minima admi'ses entre conducteurs nus sont les mêmes que celles indiquées pour les lignes extérieures (§ 87-d).
- Jusqu’à 600 voltSj l’écartement des fils nus aux murs pourra être réduit à 5'™ pour des portées ne dépassant pas i'“,5o. Pour l’entrée dans les appareils, on devra maintenir autant que possible ces mêmes écartement des murs. Pour les conducteurs reliant les accumulateurs au tableau, on peut admettre des distances plus faibles et des poulies de plus petites dimensions, tant que la tension de décharge ne dépassera pas 5oo volts.
- a) Basse tension. —. L’emploi des conducteurs nus à l’intérieur est limité aux salles de machines et
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- d’accumulateurs, et aux locaux industriels incombustibles ne contenant pas de matières inflammables, à la condition de les protéger de manière à les soustraire à tout contact accidentel.
- Exceptionnellement, les conducteurs nus pourront être admis dans des locaux non incombustibles, mais ne contenant pas de matières facilement inflammables :
- i° Comme ligne de contact;
- 2° Lorsqu’il y a dégagement de vapeurs corrosives, à condition de les recouvrir d’un enduit qui les protège contre les corrosions.
- b) Moyenne tension. — Les conducteurs nus ne pourront être employés que dans les salles de machines et d’accumulateurs et comme lignes de contact, à la condition d’être protégés contre tout contact accidentel ou d’être disposés de telle sorte que l’on ne puisse les atteindre qu’en étant isolé du sol.
- ej Haute tension. — L’emploi des conducteurs nus est limité aux cabines de transformateurs et aux postes de distribution. On pourra également tolérer leur passage à travers les salles de machines, à condition de les protéger.
- Conducteurs isolés.
- d) D’une manière générale, le montage des lignes sera fait de façon que les conducteurs ne puissent toucher, même à l’entrée dans les appareils, les murs, parois et autres objets conducteurs ou facilement inflammables.
- e) Dans les locaux humides et mouillés, la distance des conducteurs aux murs est déterminée par les dimensions des isolateurs admis, mais elle ne devra jamais être inférieure à a centimètres.
- f) Pour la haute tension, la distance entre les conducteurs et les murs ou autres parties du bâtiment sera de iom par i ooo volts, avec minimum de 2 centimètres.
- g) Les conducteurs isolés doivent être écartés les uns des autres; cependant il est permis, jusqu’à 100 volts, de torsader ou de poser dans un même tube des fils ayant au moins une isolation moyenne ; jusqu’à >00 volts des fils ayant au moins une isolation forte ('>00 mégohms) et très forte (fioo mégohms), et jusqu’à 600 volts des fils ayant une isolation supérieure ii 200 mégohms). Au-dessus de 600 volts, Pemploi de fils torsadés est interdit.
- Les fils ainsi torsadés ne peuvent être employés que dans les conditions où les fils souples sont ad-
- mis. Lorsque, par suite de circonstances particulières, on sera obligé de réunir plus de trois fils en paquet, ces fils devront avoir une isolation plus forte que celle normalement nécessaire, et, en*outre, les fils de polarités differentes devront être soigneusement séparés.
- h) Lorsque, aux croisements de conducteurs entre eux ou avec d’autres pièces métalliques, il sera impossible de maintenir un écartement suffisant, il faudra interposer une isolation supplémentaire. Cette isolation supplémentaire devra être fixée soigneusement.
- i) Le long des murs, l’écartement des supports autres que les cloches ne sera pas supérieur à im5o. Le long des plafonds, leur écartement, pourra être supérieur quand cela sera nécessaire pour adapter le montage à la construction du plafond.
- Cordons multiples et cordons souples.
- j) Les fils souples multiples ne peuvent être montés à demeure que dans des locaux parfaitement secs dans lesquels il n’y a ni production ni accumulation de mélanges explosifs, et à une distance de 3mm au moins des murs et des plafonds. Dans les appârte-ments, on peut tolérer la fixation par attaches isolantes pour les fils souples isolés à 3oo ou à fioo mégohms.
- k) On doit éviter autant que possible d’employer des conducteurs multiples pour l’arrivée aux interrupteurs et commutateurs. Dans les locaux où il se produit des poussières ou des duvets infjarnmables s’attachant aux fils, cet emploi ne peut être toléré.
- /) L’emploi de ligatures métalliques pour les conducteurs multiples est interdit.
- ni) Pour la jonction des fils souples entre eux et avec d’autres conducteurs, il est recommandable de faire usage de rosaces avec contacts vissés.
- n) Les dérivations de fils souples mobiles ne peuvent se faire que par l’intermédiaire de prises de courant à fiche ou appareils équivalents.
- 0) Lorsque les fils souples mobiles risquent de tremper dans l’eau (comme par exemple dans les brasseries, teintureries, etc.), ils çloivent être entourés d’un tuyau en caoutchouc fermé hermétiquement aux deux extrémités.
- p) Pour la moyenne tension, on ne peut employer que des fils souples à isolation forte recouverts d’une gaine protectrice supplémentaire. Si ces câbles ont une armature métallique, elle devra être mise à, la terre.
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- q) Pour la haute tension, l’emploi des conducteurs mobiles est interdit.
- § -b). — Lignes souterraines.
- a) Les conducteurs quels qu’ils soient doivent être protégés mécaniquement contre les avaries que pourraient leur occasionner le tassement des terres, le contact des corps durs ou le choc des outils en cas de fouille.
- b) Les câbles sous plomb avec armature en fer ou en acier pourront être posés directement dans le sol; tous les autres doivent être protégés par des caniveaux ou tuyaux en ciment, grès, fonte ou par des dispositifs équivalents.
- c) La disposition des réseaux souterrains doit être telle que les eaux et les gaz ne puissent s’accumuler ni dans les tuyaux et caniveaux ni dans les boîtes de branchement ou de jonction.
- Ces dernières doivent être faciles à vérifier.
- d) Les jonctions des conducteurs souterrains avec les autres parties du réseau doivent être déconnectables.
- e) Pour la moyenne et la haute tension, les parties métalliques des boîtes de branchement ou de jonction devront être mises à la terre.
- § 4 o. —Lignes et prises de terre.
- a) Il est interdit d’employer la terre seule comme partie du circuit.
- b) Les lignes de terre doivent être en cuivre et leurs sections doivent être proportionnées aux intensités de courant qui peuvent les traverser, avec un minimum de 7',m2 (diamètre 3nlln).
- e) Toutes les jonctions des lignes de terre, sauf les raccords avec les machines et appareils, doivent être soudées.
- d) Les lignes de terre doivent être mises à l'abri des détériorations mécaniques et chimiques.
- e) Les prises de terre seront constituées :
- i° Par des plaques, grillages ou autres conducteurs noyés dans des terrains humides et de dimensions suffisantes pour résister à l’action destructive du sol;
- i° Par des conduites d’eau souterraines! étendues ou autres masses métalliques en contact avec le sol; ces dernières ne pourront être employées seules que pour les terres destinées uniquement à la protection des personnes (à l’exclusion des parafoudres).
- f) La résistance de la prise de terre doit être aussi faible que possible, ne pas dépasser ao ohms et, dans t
- tous les cas, satisfaire aux conditions du paragraphe
- Il y aura lieu de soigner tout particulièrement la connexion entre la ligne et la prise de terre, surtout en ce qui concerne sa bonne conservation.
- g) Il est très recommandé de mettre à la terre le fil neutre des réseaux à courant continu à trois fils.
- § 4« - — Isolement de l’installation.
- a) Toute partie d’une installation pouvant être séparée de l’ensemble par la manœuvre d’un interrupteur ou l’enlèvement d’un fusible devra présenter, tant par rapport à la terre qu’entre deux conducteurs de polarités ou de phases différentes, une résistance d’isolement exprimée en ohms, au moins égale à
- E
- 'iO ooo —
- avec un maximum exigible de 5 millions d’ohms.
- Dans cette formule, E représente la tension de régime en volts et I le courant normal en ampères circulant dans la partie considérée. Un seul récepteur ne pourra jamais compter pour plus de ao ampères.
- b) Pour les parties d’une installation qui se trouvent dans des locaux mouillés (brasseries, teintureries, etc.), l’isolement exigible sera au moins le dixième de celui indiqué par la formule précédente.
- e) Lorsqu’il s’agit d’installations neuves il faut mesurer non seulement l’isolement des conducteurs par l'apport à la terre, mais aussi l’isolement entre eux des conducteurs de potentiel différent ; la mesure doit se faire, l’appareillage et les fusibles mis en place, les interrupteurs étant fermés. Dans ces conditions les résistances d’isolement doivent satisfaire à la formule ci-dessus.
- d) Les lignes aériennes devront présenter une résistance d’isolement, exprimée en ohms au moins égale à 5 ooo X E avec un maximum exigible de io mégohms par kilomètre de ligne simple.
- e) Toutes les mesures d’isolement doivent être effectuées de préférence à la tension de marche, mais au moins à ioo volts.
- f) Haute tension. — Toute installation à haute tension doit être munie, à la station génératrice, d un appareil permettant de vérifier l’isolement de 1 installation en marche.
- § 4a. — Affiches.
- a) Dans toutes les installations industrielles de moyenne et haute tension, ainsi que dans les locaux
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- industriels très mouillés, on mettra aux endroits appropriés des tableaux en caractères bien visibles, avertissant qu'il est dangereux de toucher aux conducteurs et appareils électriques, même avec des
- gants en caoutchouc ou des outils à manche isolant.
- b) De même on affichera des instructions sur le mode de traitement des personnes foudroyées par le courant électrique.
- JURISPRUDENCE
- L’observatoire du Mont-Gros et la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral.
- Un arrêté du conseil de préfecture des Alpes-Maritimes avait condamné la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral à payer une indemnité de 94.616 fr. a5 à M. BischofFsheim, usufruitier de l’observatoire du Mont-Gros, et à l’Université de Paris, nue propriétaire de cet établissement.
- Le conseil d’Etat a réduit l’indemnité a 55 000 francs par l’arrêt suivant, où toutes les circonstances de la cause sont exposées :
- Considérant qu’il résulte de l'instruction, notamment de l’expertise, que le sieur Bischoflsheim a construit et aménagé, à l’observatoire du Mont-Gros, un pavillon spécialement en vue d’observations portant sur le magnétisme terrestre ; qu'il l’a fait à une époque où aucune des données de la science ne permettait d’envisager l’éventualité d’installations de tramways pouvant faire usage de l’électricité de manière à gêner lesdites observations, et qu’en fait celles-ci ont été poursuivies, sans aucun trouble, pendant dix-huit ans; mais que, depuis la mise en service, dans le voisinage de l’observatoire, du tramway à traction électrique de Nice à Contes, le courant électrique, servant au tramway et pour lequel il n’a pas été établi de fil de retour à l’usine, se combine en terre avec le courant magnétique, de telle.façon que, toute observation de magnétisme terrestre étant devenue pratiquement impossible à l’observatoire du Mont-Gros, son pavillon magnétique a été rendu absolument impropre à sa destination ;
- Considérant que la Compagnie requérante n’a même pas été autorisée dans les formes régulières à substituer à la traction à vapeur, que prévoyait seule le cahier des charges de sa concession, la traction électrique qui est la cause directe du préjudice dont la réparation lui a été réclamée; que, notamment, il n’a pas été procédé à l’enquête, laquelle aurait permis aux défenseurs de signaler le danger que devait présenter, pour le fonctionnement de l’observatoire, l’usage de la traction électrique dans les conditions d’installation du tramway qui ont été réalisées, eide provoquer, préalablement à la mis,e en service de la ligne, l’application de dispositions propres à prévenir les dommages que l’observatoire a effectivement subis; (pie, dans les circonstances ci-dessus rapportées, ces dommages sont de nature à ouvrir un droit à indemnité par application de l’article 4 de la
- loi du 28 pluviôse an VIII, au sieur Bischoflsheim, usufruitier et à l’Université de Paris, nue propriétaire dudit observatoire ;
- Sur le montant de l’indemnité;
- Considérant qu’il est établi par l’instruction que les frais de construction et d’aménagement du pavillon magnétique à l’observatoire du Mont-Gros se sont élevés à 55 000 francs; que l’allocation de cette somme indemnisera suffisamment les défendeurs du préjudice qu’ils ont effectivement subi et dont ils sont fondés à demander réparation par application de l’article 4 de la loi du 28 pluviôse an VIII ; qu’il n’y a lieu notamment de maintenir l’indemnité spéciale accordée par le conseil de préfecture pour tenir compte des frais supplémentaires de personnel du pavillon magnétique, qui serait construit et aménagé en un lieu éloigné de tout centre d’observations scientifiques ; qu’en effet, ce dommage éventuel et hypothétique' n’est pas la conséquence directe de l’exécution du travail public ; qu’en conséquence, 1 indemnité allouée par l’arrêté attaqué doit être réduite de 94 616 fr. a5 à 55 000 francs ;
- Sur les conclusions de l’Etat tendant à ce que la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral soit condamnée à verser au Trésor et non à l’Université de Paris cette indemnité :
- Considérant que le ministre de l’instruction publique s’est désisté purement et simplement de ces conclusions, et que rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de ce désistement ;
- Sur les conclusions du sieur Bischoflsheim et de l’Uni* versilé de Paris à fin d’inlérêls et d’intérêts des intérêts:
- Considérant que, par application de l’article 2 de la loi du 7 avril 1900, qui a modifié l’article n53 du Code civil, les intérêts des sommes ducs par la Compagnie requérante doivent être alloués au profit du sieur Bi-schofîshcim et de l’Université de Paris, à partir du 6 février 1901, date à laquelle le paiement d’une indemnité de 180 000 francs a été par eux réclamée à la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral devant le conseil de préfecture;
- Que les intérêts des intérêts ont été demandés le 8 octobre 1904 et qu’il y a lieu, par application de l’article 1154 du Code civil, de faire droit à celte demande :
- Décide :
- Article premier. — Il est donné acte du désistement de l’Etat touchant les conclusions prises en son nom, et qui tendaient ù faire condamner la Compagnie des
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- Tramways de Nice et du Littoral à verser au Trésor et non il TUniversité de Paris l'indemnité réclamée par cette dernière comme nue propriétaire de l’observatoire du Mont-Gros.
- Art. 2. — L'indemnité à payer par la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral à l'L'niversité de Paris et au sieur Bischoiïsheim est réduite de 9/) 616 fr. 25 à 55 000 francs.
- Art. 3. — L’arrêté ci-dessus visé du conseil de préfecture des Alpes-Maritimes est réformé, eu ce qu’il a de contraire à la présente décision.
- Art. 4- — Lcs intérêts de la somme de 55 000 francs à la charge de la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral courront au profil du sieur Bischoffsheim et de l’Université de Paris, à partir du 6 février 1901, et ces intérêts seront capitalisés le 8 octobre 1904, pour produire eux-mêmes intérêts, à partir de cette date.
- Art. 5. — Les dépens sont mis à la charge du sieur Bischoffsheim et de l’Université de Paris.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : i9 sur toutes les questions qui se rattachent à VE le ctr o te clinique ; 2® sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairaget électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- BREVETS (<)
- 390 793-, du 20 mai 1908. — Jegou. —Télégraphie duplex sans 111.
- 3go 860, du 9 août 1907. — Hantz. — Microphone.
- 390 861, du 9 août 1907. —. Hantz. — Récepteur téléphonique.
- 390 714, du 5 août 1907. — Société Schneider et C‘°. — Appareil de suppression automatique du court-circuit de l’induit dans les moteurs d’induction.
- 390 734, du 18 avril 1908. — Société Siemens Sciiukeiitwerke A. G. — Machine électrique à pôles de commutation.
- I90 742, du 23 avril 1908. — Société Reiniger Gebrert et Schall A. G. — Interrupteur à mercure.
- 890 732, du 28 avril 1908. — Mac Nally. — Interrupteur électrique.
- 390 76Î), du 5 mai 1908. — Schroder. — Perfectionnements aux conducteurs électriques isolés.
- 390 784, du 14 mai 1908. —Von der Heyde. — Interrupteur électrique.
- 390 791, du i5 mai 1908. — Pindter von Pind-TERSiiot'EE.v. — Câble électrique à isolement d’air.
- () Liste de brevets concernant l’Electricité, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
- 390 84b, du 2 juin 1906. — Phillips. — Isolant pour conducteurs électriques.
- 390 857, du 9 août 1907. — Auvert et Ferrand. — Dispositif permettant de supprimer presque complètement les flux parasites dans les transformateurs rotatifs sans entrefer convertissant des courants alternatifs monophasés et polyphasés en courant continu.
- 390 874, du 3 juin 1908. — Société Felten uni» Gltlleaume-Laiimeyerwerke A. ,G. — Compensateur de charge pour installations électriques.
- 390 810, du Ier juin 1908. — Fiienot. —Nouvelle disposition de suspension de lampes électriques.
- I90 90a, du 4 juin, 19 juin 1908. — Société l’Éclairage électrique. — Bobine de self pour télégraphie sans fil.
- 390 935, du 29 février 1908. — Société Felten und Guilleaume-Laiimeyerwerke A. G. — Commutateur.
- 390 934, du 24 janvier 1908. — Hytten. — Dispositif applicable aux appareils téléphoniques.
- 3qo 897, du.-4 juin 1908. — Stern. — Procédé et appareil pour la régulation de la vitesse des moteurs à induction.
- 390 gSi, du 5 mai 1908. — Société Sciilesische Akkumulatorenwerke A. G. — Accumulateur électrique.
- 3qo 997, du 5 juin 1908.—Lindquist. — Electro-aimant.
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- T. III (2e Série); —N» 39.
- 3go 8gg, du 4 juin 1908, — Electrical Manu-eacturing Cy. — Disjoncteur automatique.
- 3go gno, du 4 juin 1908. — Schnaubert. — Condensateur électrique.
- 3gi 021, du 6 juin 1908. — Monnier. — Boîte de distribution pour cûbles à conducteurs électriques.
- 3gi o5o, du 9 juin 1908. — Wessel. — Méthode et dispositif pour localiser les défauts d’isolement sur les lignes électriques.
- 3pi oio, du 6 juin 1908. — Société Hugo Hel-heiigeii. — Four électrique alimenté par un transformateur.
- 391 081, du 10 juin 1908. — Canello. — Disposition des filaments dans l’ampoule des lampes à incandescence.
- 3gi 280, du 16 juin 1908. — Abraham. — Perfectionnements aux récepteurs téléphoniques.
- 3gi 147, du i5 avril 1908. — Cahveu. — Commande électrique d’outils et appareils à mouvement alternatif.
- 3gi 124, du 11 juin 1908. —Gaglio et Villani. — Limileur de courant.
- 3gi i5o, du 27 mai 1908. — Société Isaria Zah-leb Webke G. m. b. H. — Electro-aimant en dérivation pour compteurs Ferraris.
- 3yi 217, du 23 août 1908. — Société Maljournal et Bourbon. — Limiteur de tension.
- 391 194, du 18 juin 1908. — Quivy. — Appareil pour le dépôt électrolytique des métaux.
- 3gi 470, du 29 août 1908. — Poi.lak. — Télégraphe à l’aide de courants qui ne parviennent au récepteur qu’avec une très faible intensité.
- 891 328, du 28 février 1908. — Fynn. — Machine dynamo.
- 3gi 359, du 27 août 1908. — Dupont et Société. Sautter, IIarlé et Cle. — Electromoteur autorégulateur pour courant continu.
- 391 408, du 23 mai 1908. — Société Baciiten et Gallay. — Dynamo pour éclairage de véhicules et canots.
- 391 467, du 29 août 1908. — Trin. — Accumulateur.
- 3gi 468, du 29 août 1908. — Société des Automobiles Electron. — Electrolyte à dépolarisation rapide et constante.
- 3gi 5oo, du 20 juin 1908. — Marshall. — Pile thermo-électrique.
- •v3gi 570, du 23 juin 1908. — Timar et von Dre-ger. — Démarreurs pour moteurs.
- 3gi 62.3, du 2.4 juin 1908. — Société Indus-
- trielle des Téléphones. — Vase en ébonite pour accumulateurs.
- 391 352, du 29 avril 1908. — Aron. — Compteur pour des prix différents de l’unité.
- 391 353, du 29 avril 1908. —Aron. —Compteur pour la charge et la décharge des accumulateurs.
- 3gi 404, du 22 mai 1908. — Kitsee. — Conducteur électrique.
- 3qi 453, du 14 juin 1908. — Cie Générale d’E-i.ectricité. — Coupe-circuit.
- 391 471, du 29 août 1908. — Pollak. — Renforcement de l’intensité des faibles impulsions de courant, variations d’intensité de courant et courants alternatifs.
- 391 629, du 20 juin 1908. — Dupont. — Support de lampe électrique.
- 891 461, du i8juin 1908. — Josselin. — Four électrique à résistance à haute pression.
- 3pi 483, du 19 juin 1908. —Zander. — Perfectionnements aux fours électriques à induction.
- 3gi 473, du 3o août 1908. — Ateliers Thomson-Houston. — Perfectionnements aux lampes électriques.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Société Le Triphasé qui, pour l’exercice 1906-1907, avait subi sur ses recettes une diminution de 429 000 francs, par suite de l’expiration de son traité avec le Métropolitain, enregistre, pour l’exercice 1907-1908, une [augmentation de 282 962 fr. o5, soit un total de 2 o63 666 fr. 80 pour les recettes d’exploitation. La Société a obtenu dernièrement la concession de l’éclairage électrique et de la force motrice dans la commune d’Argenteuil ; elle fournit, en outre, du courant au secteur de Glichy, au Nord-Lumière, à la Société électrique de Montmorency et à la Compagnie parisienne de distribution d’électricité. Dans cette dernière compagnie, elle figure comme actionnaire pour une somme de 3 647 000 fr.
- Voici le bilan au 3o avril 1908.
- ACTH'
- Compte de premier établissement. .Fr. 12 726 271 60
- Matériel, réseau...................... 1 536 348 i5
- Cautionnements.............................. 18 581 05
- Valeurs en portefeuille,.............. 3 144 a5o
- Marchandises............................... 174 522 i5
- Primes obligations......................... 3i2 160
- Caisse....................................... 3 482 i5
- Débiteurs et banquiers................ 1 38o 747 80
- Total..,....................... 19.296 363 5o
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- 1*ASSIF
- Capital...........................Fr. 6 ooo ooo
- Obligations............................. 7 804 ooo
- Amortissements.......................... 3 01 a 899 60
- Réserve légale....................... 88 421 >5
- Créditeurs.......................... . 2 016 4°3 4<>
- Coupons d’obligations................ 122 007 75
- Bénéfice après amortissement......... 252 631 60
- Total........................... ig 296 363 5o
- Le Conseil cl’Adminislration a réparti la somme de 2&2 613 fr.60 ainsi qu’il suit : 240 ooo francs aux actionnaires, soit un dividende de 4 % , et 12 631 fr. 60 à la réserve légale.
- A l’Assemblée générale extraordinaire du 16 septembre dernier,le conseil d’administration de la Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral a soumis à la ratification des actionnaires l’accord conclu avec le concessionnaire des Tramways de Monaco qui, pour une somme de 2000 ooo de francs, cède tous ses biens et droits, y compris le matériel, constituant le réseau de tramways électriques établi dans la principauté de Monaco; cette convention, qui à été approuvée par l’assemblée, permettra à la Compagnie d’établir des services directs entre Nice, Monaco et Monte-Carlo et entre Monte-Carlo et Menton par le Cap-Martin.
- La Compagnie des Tramways électriques de Nice-Cimiez a clos son exercice au 3o juin 1908 par un bénéfice de 60641 fr. 45 qui, en y ajoutant le report de l’exercice précédent, 5 2i5 fr. 83, donne un solde disponible de 65 807 fr. 28. Ce bénéfice a reçu l’affectation suivante :
- Réserve légale...................... Fr. 3 ofa 07
- Remboursement 2 actions.................. 1 ooo
- Intérêt à 5 % sur 1 994 actions.......... 49 85o
- Conseil d’administration................. 67 > 90
- Dividende 3 fr. a5 sur 2 ooo actions..... 6 5oo
- Report ii nouveau........................ 4 799 3i
- Total........ Fr. 65 817 28
- Les deux derniers bilans au 3o jftin de la Compagnie électrique anversoise se résument comme suit :
- ACTIF
- 908 I907
- Immobilisé............... Fr.
- Id. à amortir...........
- Réalisable : magasins.......
- Id. débiteurs......... f
- Disponible : caisse, etc.... (
- Totaux.......... Fr.
- 10 767 574 55o 195 762
- 2 o63 820
- 3 027 706
- 0 719 45g
- 80 45o
- 164 705
- 2 58g 233
- 12 553 847
- PASSIF
- Envers la société : capital. Fr.
- Id. réserve....
- Envers les tiers : obligations.
- Id. créditeurs..
- Bénéfices......................
- Totaux........ Fr.
- Dividende action de capital. Fr. — — jouissance.
- 5 746 ooo 5 046 ooo 3 316 172 ^ 2 90/, 713
- 2 102 OOO * 2 175 OOO
- 777 061 522 i55
- 1 086 473 1 905 979
- 3 027 706 12 553 847
- 9- » 9- »
- 4- » 4- »
- Le bénéfice brut a été de 1 246 552 francs; il est proposé de le répartir comme suit : intérêt et amortissement des obligations, 160000 francs; amortissements divers, 212 518 francs; au fonds d’entretien et de renouvellement, 137 ii3 francs ; a la réserve, 36 842 francs ; au fonds d’amortissement des actions, 111 429 francs ; à la réserve spéciale, 20 ooo francs ; dividendes, 527 38o francs; tantièmes, 41 270 francs.
- Les recettes de la Compagnie des Tramways électriques de Bologne se sont élevées,pour l’exercice 1907-1908, à 1 239 737 francs contre 1 oio3i5 francs pour l’exercice 1906-1907. Elles ont laissé un solde disponible de 332 224 francs qui permet de répartir un dividende de 18 francs par action de capital et de 5 fr. 5o par action de jouissance. Il sera, de plus, amorti 65 actions de capital par 3oo francs et il sera délivré une action de jouissance aux porteurs des actions appelées au remboursement.
- J. N.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Italie. — D’après les statistiques officielles publiées récemment, il existait, en Italie, en 1906, 327 tramways avec 4 2i5km de voie. Ces chiffres se sont augmentés respectivement, en 1907, de 20 lignes de tramways et de ig6km. L’augmentation de matériel a porté sur 16 locomotives, 18 voitures et 174 fourgons de marchandises sur les lignes de tramways à vapeur, et sur 5 locomotives, 210 automotrices et 133 voitures de remorquage sur les lignes électriques.
- Sur plus de 3 oookm, soit 81 %, la traction est à vapeur; il n’y a donc que 19 % de traction électrique.
- Il faut noter cependant que la quasi totalité des nouvelles lignes est à traction électrique.
- Allemagne. — Les chemins de fer de l’Etat prussien négocient en ce moment une nouvelle et importante commande comprenant 8 655 wagons il marchandises à livrer d’ici au 3o septembre 1909.
- Hongrie. — L’administration des chemins de fer de
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- 408
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N» 39.
- l’Etat hongrois a commandé à l’industrie nationale la construction de 573 wagons pour voyageurs et de 2 000 wagons à marchandises, livrables en 1909 et 1910.
- Russie. — MM. Kandaouroff et Tchaêff, ingénieurs, ont obtenu la concession pour un chemin de fer électrique de Yalta à Siniféropol avec embranchements, d’une longueur totale de 211 verstes.
- Pays-Bas. — Un projet assez important de tramways est à l’étude, il comprend les lignes suivantes : i° Wind-schoten-Blijiiam et Billingwolde, i3km65o; 20 Blijhani-Wedde-Vlachtvelde-Wollingliuizen-Sillingen et Trappel, 33kmaoo; 3° Windschoten-Schemda—Midwolda-Wolden-dorp-Terinunteu-Termuiilerzij-Oterdum-Heveskes-Wei-werd-Farmsum et Delfzijl, 35km990.
- La dépense prévue est de a 170 000 florins, y compris le coût du matériel roulant.
- Le matériel prévu, tant pour le transport des voyageurs que des marchandises, est le suivant : 12 locomotives; 12 voitures pour voyageurs et48 wagons à marchandises.
- ÉCLAIRAGE
- Puy-de-Dome. — Le Conseil municipal de Martres de Yeyre, disposant d’une chute d’eau, demande un concessionnaire pour l’éclairage électrique.
- Oise. — La commune de Tracy va être prochainement éclairée à l’électricité; les travaux d’installation vont commencer sous peu.
- Cote-d'Or. — La municipalité de Sombernon est en pourparlers pour l’établissement de l’éclairage électrique.
- Lot-et-Garonne. — La Compagnie électrique du Sud-ouest avait présenté à la municipalité de Duras un projet d’installation de l’éclairage électrique; ce projet vient d'être accepté par le Conseil municipal.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- France. — La Compagnie Générale Radiolélégra-phique (Carpentier, Gaiiïe, Rochefort) vient de recevoir une commande très importante du Ministère de la Marine. Cette commande comprend : 53 postes complets de télégraphie sans lil installer sur les contre-torpilleurs, 42 postes sur les croiseurs et cuirassés, et 9 postes côtiers qui seront établis à Dunkerque, Brest, Cherbourg, Lorient, Rochefort, Ajaccio, Toulon, Oran et Bizerte.
- Espagne. — Durant le Ier semestre de cette année, la
- Compagnie Telefunken a installé 4 stations radiolélégra-phiqucs en Espagne, à Alméria, à Melilla, à Chamartin et à Guadalajara. Les deux premières mettent la Péninsule en communication avec le Maroc, distant de aookm environ. L’antenne de la station d’Almeria a 58“ de hauteur, celle de Mellila 5im. Les générateurs électriques ont une puissance de a kilowatts.
- Les stations de Çhamartin et Guadalajara communiquent entre elles, à une distance de 5okra, les antennes ont respectivement 5im et 27111 de hauteur.
- Ces 4 stations appartiennent au Ministère de la Guerre.
- TÉLÉPHONIE
- Algérie. — Par décret du 10 septembre 1908, la Chambre de Commerce de Bône est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 53 910 francs en vue de la construction de réseaux téléphoniques dans la région de Guelma.
- Par décret du 10 septembre 1908, la Chambre de Commerce de Constanline est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de i3 000 francs, eu vue de concourir aux dépenses d’établissement d’un circuit téléphonique Aïn-Beïda-Canroberl.
- Par décret du 10 septembre 1908, la Chambre de Commerce de Philippeville est autorisée û avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 6 170 francs, en vue de concourir aux dépenses d’établissement d un circuit téléphonique Jemmapes-Auri-bcau.
- Par décret du 10 septembre 1908, la Chambre de Commerce d’Oran est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 111 4$o francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques : Oran-Mostaganem, Oran-Sainl-Denis du Sig, Aïn-Témouchenl-Aïn-Kial-Pont de l’Isser, Aïn-Témouchent-Laferrière-Rio Salado.
- Aube'. — Par décret du 14 septembre 1908, la Chambre de Commerce de Troyes est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 135 000 francs, en vue de l’établissement de deux circuits téléphoniques Troyes-Paris.
- Asie mineure. — D’après le Bulletin commercial l’usage de la téléphonie semble devoir se répandre rapidement en Asie mineure cl, notamment, dans les villes de Smyrne, Beyrouth el Damas.
- Il est à prévoir que des installations pour l’établisse-încntde réseaux étendus seront entrcprises'dans un avenir rapproché, et les constructeurs pourront profiter des débouchés qui ne peuvent manquer de s’ouvrir dans ces régions pour le matériel et les appareils de téléphonie.
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- 26 Septembre 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ 409
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Cie Française pour l’exploitation des Procédés Thomson-Houston. Paris.
- Bulletin mensuel, juillet 1908. — Réseau de l’Energie électrique du Littoral Méditerranéen.
- Ateliers de constructions électriques de Char/eroi.
- Bulletin mensuel, juillet 1908. — Application de la transmission électrique aux ateliers de construction.
- Société anonyme Westinghouse. Le Hâvre.
- Matériel Westinghouse, 1908.
- Traction par courant alternatif simple, système Westinghouse. Equipement de contrôle à main.
- Traction par courant alternatif simple, système Westinghouse. Équipement de contrôle à unités multiples.
- Electrification du chemin de fer de New-York, New-Haven et Hartfort,
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie électrique de la Méditerranée. — Le ier octobre 1908, à Paris.
- Trust franco-belge de Tramways et d’Electricité. — Le 3 octobre 1908. Avenue des Arts, 9, à Bruxelles.
- Banque Belge de chemins de fer. —Le 29 septembre 1908, boulevard Bischoffsbeim, 1, à Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le 21 octobre, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, ii, rue delà Science, à Bruxelles,
- construction de la section de Spa a Sart (cumulée 3 655) du chemin de fer vicinal de Spa à Yerviers, 44 4*5 ft\ 5o; caut. : 4 5oo fr. Soumissions recommandées le 20 octobre.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, au bureau Central des chemins de fer de l’Etat prussien, à Berlin, fourniture de 570 locomotives, 1 i35 voitures à voyageurs et 3oq fourgons à. bagages et postaux.
- Prochainement, à l’administration communale, à Plein-feld-lez-Weissenlmrg, établissement d’installations d’énergie.
- ROUMANIE
- Le 21 novembre, a la direction générale des chemins de fer roumains, à Bucarest, fourniture de 21 locomotives avec tenders et pièces de rechange, à quatre essieux accouplés, dont une pour trains lourds et faisant 70*“° à l’heure.
- ABYSSINIE
- Jusqu’au 10 novembre, l’Ofiice spécial pour la construction des chemins de fer de l’Erythrée (Abyssinie), à Ghinda, recevra les offres pour le matériel d’armement nécessaire pour le tronçon Ghinda-Nefasit, livrable /’. 0. b. Massaoua le i5 mai 1909 : 4 35o rails de 9™; i3o de 8m955; 160 de 8m9io; 1 55o de 8m872 et 24 de 6m; 34 336 traverses en acier, 326 200 boulons, éclisses, crampons, etc.; 6 changements de voie (droite) et 6 (gau che), le tout en acier Bessemer ou Martin, à l'exclusion de l’acier Thomas; caut. provisoire : i5 000 francs, Cahier des charges et plans à demander à l’oflice susdit, à Ghinda. — Adresse télégraphique : Costruzione ferro-viare, Ghinda.
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- 440 LA LUMIÈRE ELECTRIQUE T. III (2‘ Série). —N"39.
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et généralités.
- La meilleure méthode de désaimanter le fer. —
- W. Burrows...........................19
- Sur la théorie de la commutation. — /. Bethe-
- nod.............................67,
- Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant. — L. Boy .... 99, 134, i63
- Sur l’existence et l’origine des harmoniques dans l’étincelle de self-induction. —
- A. Hemsalech . . . . . . ,, 116
- Sur l’étincelle de self-induction.— A.Léauté . i83
- Etude sur l’emploi comme condensateur d’éléments électrolytiques à électrodes d’aluminium. — J. deModzetewski. . 187
- Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant. —
- M. Corbino................... . . . 212
- La dispersion électrique dans un souterrain
- fermé. — G.-C. Erabacchi. . . . 236 Sur une méthode de calcul, exigeant le minimum de travail pour la solution de problèmes sur les courants alternatifs. —
- //. Pender...........................268
- Recherches expérimentales sur l’étincelle électrique. — L. Amaduzzi.................297
- Sur la radio-activité induite de l’atmosphère
- dans le golfe de Gênes. —D. Pacini . 298
- Sur la nature des charges d’électricité positive et sur l’existence des électrons positifs.
- -— J. Becquerel...................... 335
- Sur les électrons positifs. — J. Becquerel. . 3g7
- Méthodes et appareils de mesure.
- Thermomètres sur collecteurs. — F. Leconte.
- i S l3t, 369
- Electromètre à torsion de M. E. Salrnon. —
- A. Dybowshi . ..............184
- Mesure cle la vitesse de rotation au moyen x du diapason stroboscopique. — A-
- Kennelly et E. Whiting...........213
- Autobalistiquc répétiteur. —A. Guillel. . . 269
- Fonction d’une variable périodique déterminée par les indications d’un instrument. Emploi de l’électromètre capillaire
- avec les courants alternatifs.— Morton
- G. Lloyd .........................337
- Brevets. ............................... 3oo
- Études, construction et essais de machinés.
- Sur le contrôle des induits à collecteur. —
- P. Girault..................... . 7
- Note sur la condensation [fin). — M. Leblanc. 8 Développements modernes dans les générateurs monophasés. — L. Walers. . 119
- Alternateurs àforce électromotrice sinusoïdale. i 53 Moteur à courant continu de 2 000 chevaux
- pour soufflerie d’aciérie.—-J.Reyval. 170 La dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs à collecteur. —
- W. Rogowski et K. SimOns . . . . i85
- Essai d’un turbo-alternateurde 1 600kilowatts.
- — R. Behr. ......... 233
- Sur le calcul des résistances à eau. — S. Spera. 236
- Equipement Westinghouse de contrôle à résistance liquide pour moteurs asynchrones polyphasés à bagues, réversibles, fonctionnant sous de fortes charges con-
- stamment variables.....................246
- Moteurs d’induction à vitesses multiples au moyen de couplages en cascade. — C.
- Specht.................................271
- Machines - dynamo-électriques génératrices
- sans collecteur. — C. Linib .... 273
- Régulateurs d’induction des Ateliers Oerlikon. 279 Puissance des moteurs hermétiques. — L.
- Isambert...............................291
- Etude des résistances passives des moteurs par
- le volant. — A. Wilz...................293
- Sur la réaction d’induit dans .les dynamos à courant continu.— R. Swyngedauw. . 299
- Groupe moteur générateur pour projecteurs.
- — J. Millier...........................36o
- Le réglage des 'groupes électrogènes. — J.-L.
- Boutin.................................389
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- 26 Septembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 411
- Sur la discontinuité des pertes par hystérésis, au synchronisme, dans le rotor d’un moteur asynchrone.—H.Zipp. . . 3gg
- Brevets, a/,, 5i, 147, 188, 241, 276, 83g,
- 366, 400
- Arc, lampes électriques et photométrie.
- Différence de potentiel et stabilité de l’arc alternatif entre métaux. •— E. Guye .et
- A. Brou ..............................45
- L’arc à magnétite. — M. Dyotl.................80
- Sur deux régimes différents de l’arc au fer. —
- H. Buisson etCh. Fabry .... 144
- La stabilité de l’arc alternatif fonction du poids atomique des métaux électrodes. —
- E. Guye et .4. Bron..................273
- Etude des divers modes d’éclairage électrique au au point* de vue économique. — A.
- Wolhauer.............................338
- Brevets..............................2.4, 147
- Transmission et distribution.
- Considérations sur la marche en parallèle des
- alternateurs. — L. Fleischman. . . 23
- Sur la manière dont se comportent les poteaux des lignes aériennes dans le cas de ruptures de fil. — L. Kallir................46
- Sur la théorie du régulateur Tirrill. — A.
- Schwaiger..........................117
- Stabilité de la marche en parallèle des alternateurs auto-excités.— Dumoulin. . . 142
- Marché en parallèle des alternateurs. — U. Hermann ...........................................i43
- Calcul des réseaux. Répartition des centres de
- distribution. — A. Curchod. . 25g, 387
- Limitateurs de courant pour abonnement à forfait . 348
- Application des batteries d’accumulateurs à la régulation des systèmes à courant alternatif. — /. Woodbridge. . . . 362
- Sur les parafoudres électrolytiques. — E.
- Ballois............................355
- Brevets................... 52, 83, 217, 241, 3oi
- Traction.
- Automotrices électriques avec bielles d’accouplement ..............................90
- Frein de secours système Pringle................122
- Projets de chemins de fer électriques secondaires .................................15o
- Le choix et l’installation des chutes pour la traction des chemins de fer. — I F.
- Conrad..................................237
- Brevets. . . 146
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Les usines électriques du canal intérieur de la
- vallée du Rhin. — L. Paseà/ng. .40, 68
- [/utilisation des forces motrices du Rhône à
- Paris.................................. 91
- Station centrale des Houillères de Ronchamp. 91
- L’usine de la Brillanne-.Villeneuve. — A. So-
- lier....................................i38
- Usine génératrice de Castelnuovo-Valdarno de la « Societa mineraria ed eletlrica del Valdarno ». — L. Pa.sching. . i 73, 200
- Applications mécaniques.
- La commande électrique des métiers à tisser . 56
- Influence du moment d’inertie sur la marche d’une machine commandée par moteur d’induction. — L. Kallir . . . 240
- Appareil Adam pour approvisionner de charbon
- les bâtiments de guerre en pleine mer. 3i3
- Brevets. . ... . . . . . - 120, 146
- Électrochimie, Électrométallurgie, etc.
- Sur les interrupteurs électrolytiques. —S.Lu-
- dewig......................................77
- L’état actuel de l’électrométallurgic du fer et
- de l’acier. — A. Solier.................19'J
- La fabrication du carbure de calcium. — E. Ro-
- senthed. .................................263
- Sur l’emploi du cadmium, de l’argent et du cuivre dans des soupapes élcctroly-
- tiques. — G. Scliulze.............338
- Breveté . ................5i, 84. 120, 217
- Éléments primaires et aocusmulateurs.
- Influence de la température sur la force électromotrice des éléments au cadmium.
- — B. Jouaust..................~ • • a7^
- Brevets.............................a-'i2> ^7
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- 412
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2» Série). — Nc 39.
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Oscillations électriques entretenues à haute
- tension. — R. Galetti............... 8a
- L’arc à courant alternatif employé comme convertisseur de fréquence. — W. Peupler t.................................... i/|5
- Dispositif pour l’étude de la sensibilité des détecteurs électrolytiques.— P. Jégou. ai4 Contribution à l’étude de l’antenne horizontale transmettrice pour radiotélégraphie.
- — A. Montel. . .................aa7
- Télégraphie sans fil par ondes dirigées. — Bel-
- lini et Tosi.........................365
- Brevets...........................83, 147 276
- Télégraphie et téléphonie.
- De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex Mercadier [suite et fin). — IL C. Ma-
- gunna..................... . .35, io5
- Les effets- d’un mauvais isolement et l’usage de la condition de non-déformation de Hea-viside dans une transmission téléphonique. — S. Cohen. ...... 5o
- La fréquence des courants téléphoniques. —
- Devaux-Charbonnel................3a3
- Sur un nouveau mode de transmission téléphonique. — L. Sabatier..................33o
- Recherches oscillographiques sur l’induction dans les câbles télégraphiques. —
- E. Petrisch......................366
- Divers.
- Congrès international des applications de l’électricité à Marseille.......................54
- Une visite à l’Exposition de Marseille. — A.
- Becq................................85
- Le monopole de l’électricité en Allemagne. 87
- Les turbines à vapeur aux Etats-Unis. ... 91
- Sous-station transportable aux chemins de fer
- de la Valteline.....................91
- La plus grande machine à gaz du monde. . . 91
- Le « grissonateur » et son emploi en radiographie. — J. de Beaupré....................ii3
- La photographie de la parole. — Devaux-
- Charbonnel. . . . . . . . '. 215
- Action sociale pour l’amélioration du sort de
- l’ouvrier.............................. 222
- Exposition de Marseile. .........................243
- Premier congrès international des techniciens et des administrations continentales des télégraphes et des téléphones à
- Budapest. ...............................244
- Ecole supérieure d’électricité................• 245
- Congrès international de Munich. . . . . 277
- Concours international pour l’accrochage automatique des wagons de chemins de fer en Italie 278
- Concours de perforatrices de mines au Transvaal.............................................278
- Instructions sur le montage des installations
- électriques...........3o4, 341, 376 401
- Enseignement technique. .........................3io
- Quelques remarques sur l’enseignement technique [suite). — A. Blondel. . . . 370
- Une nouvelle propriété du mercure . . :. . 381
- Brevets (liste). . . . .... . 256, 4o5
- Législation et Jurisprudence.
- Loi du 17 juillet 1908 relative à l’institution des
- conseils consultatifs du travail . . . 220
- Grève. Reprise du travail. Engagement de reprendre tous les ouvriers au fur et à mesure des besoins............................... 221
- Circulaire de M. le Ministre de l’Agriculture. 245 Concession de l’éclairage électrique de Por-
- nic.............................’ . . 379
- L’observatoire du Mont-Gros et la Compagnie
- des Tramways de Nice et du Littoral. 4«4
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Renseignements commerciaux. 3o , 62, 94 >
- 126, 159, 192, 22 3, 255 ? 2 84, 318,
- 351, 383, 407
- Chronique financière, . 2 7, 56, 9U , 1*4: » 1 ^7?
- "OU 222,t5o, 281, 3 16, 3-i9> 381, 4o5
- Adjudications. 3 1, 63, gS, 128, 1 60. , 192 , 224,
- 256, 287, 3 "9 , 3j2 , 383 i°9
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- 26. Septembre 1908.
- REVUE ;D’ÉLECTRICITÉ
- 413
- Bibliographie.
- Machines .électriques et accumulateurs. —
- IL Leblond. .........................a 5
- Formulaire de l’électricien et du mécanicien.
- — E. Hospitalier........................af>
- L’Eclairage électrique économique. Les nouveaux modes d’éclairage .électrique, arc, incandescence, vapeur à mercure.
- — A. Berihier. ....... 84
- Die Isoliermittel der Electrotechnik (Les procédés d’isolement en électrotechnique).
- — Karl Wernicke......................5 a
- Lehrbuch der Physik (Traité de physique). —
- O- D. Chwolson ....... 53
- Chemins de fer à crémaillère. — A. Levy-Lambert.................................... 84
- Die elektrischen Ivohlenglühfadenlampen, ihre Herstellung und Prüfung (Les lampes à incandescence au carbone, fabrication et essai). —Heinrich Weber . . . ni
- Thermoelemente und Thermosaülen, ihre Herstellung und Anvendung (Eléments et piles thermo-électriques, construction et applications).— Dr F. Peters. . . 121
- Carte des stations centrales d’électricité en Suisse, éditée par l’Association suisse
- des électriciens........................122
- Les découvertes modernes en physique. —
- O. Manville.............................147
- Die Berechnung elektrischer Anlagen aüf wirtschaftlichen Grundlagen (Le calcul des installations électriques considéré
- au point de vue économique). — W. Meyer...............................148
- Isolationsmessung und Fehlerortsbestimmung in elektrischen Starkstromanlagen (Mesures d’isolement et recherche des défauts dans les installations électriques à courants intenses).—E. Stem . . 189
- Développement and Electrical Distribution of waterpover. (Progrès dans l’utilisa—
- *
- tion de l’énergie hydraulique et dans ses applications aux distributions électriques).— Lamar Lyndon. . . .189
- Les nouveaux Livres scientifiques et industriels. Volume I (années 1902-igô^). . 190
- Elektrochemic II : Experimentelle Elektroche-mie ; Messmethoden, Leitfithigkeit, Lo-sungen. (Electrochimie, 2e partie : Electrochimie expérimentale;méthodes de mesure, conductivité, solutions. —
- II. Danneel...................... . 218
- Traité de physique, tome I, 4e fascicule. —
- O.D. Chwolson.................... . 218
- La technique pratique des courants alternatifs.
- —- G. Sartori.........................219
- L’accumulateur au plomb ordinaire et allotropique.— G. Rosset............................219
- L’ingénieur des Arts et Métiers. — Paul
- Blancarnoux . . 219
- Die Elektrizititswerkbetriebe im Lichte der Statistik (L’exploitation des stations d’électricité et les enseignements de la statistique). — Fritz Hoppe. . . . 242
- Industrie des métaux secondaires et des terres
- rares. — P. Nieolardot.............276
- Turbines à vapeur système Brown, Boveri-
- Parsons............................3oi
- Annuaire français du gaz, de l’acétylène et de
- l’électricité. — Edouard Bendtre . . 3o2
- Installations téléphoniques.—J.Schils. . . 34o
- Préparation mécanique des minerais. — C. Ra-
- tel '......................368
- Physikalische Wandtafeln (Planches pour l’enseignement à la Physique). — L.
- Pfaundler..........................368
- Calcul électrique et mécanique des distributions
- d’énergie.—J.-IL Jacobsen . . . 4°i
- Nécrologie.
- Eugène Meylan................................ 26
- Henri Becquerel . . 3i2
- E, Mascart............................ 346
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-
-
- 414
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 39.
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Amaduzzi. — Recherches expérimentales sur
- l’étincelle électrique................297
- B
- \
- Ballois (E.)— Sur les parafoudres électrolytiques .........................................355
- De Beaupré (J.). — Le «grissonateur » et son
- emploi en radiographie...............113
- Becq (A.). — Une visite à l’exposition'de Marseille ............................. ... 85
- Becquerel (J.). — Sur la nature des charges d’électricité positive et sur l’existence
- des électrons positifs..................335
- Sur les électrons positifs. .... 397
- Behr (R.). — Essai d’un turbo-alternateur de
- i 600 kw. ..............................»33
- Bellini et Tosi. —Télégraphie sans fil par
- ondes dirigées..........................365
- Bethenod (J.). — Sur la théorie de la commutation .............................67, a3a
- Blondel (A.). — Quelques remarques sur l’enseignement technique (suite) . . . 370
- Bron (A.). — Voir Guye (E.).
- Buisson (H.) et Fahry (Cn.). — Sur deux régimes différents de l’arc au fer. . . x 44
- Burrows (W.). — La meilleure méthode de
- désaimanter le fer. ...... 19
- C
- Cohen (P.). — Les elïets d’un mauvais isolement et l’usage de la condition de non-déformation de Heaviside dans une
- transmission téléphonique............ 5o
- CcqtBiNO (O.). — Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant................................212
- Conrad (W.). — Le choix et l’installation des chutes pour la traction des chemins de
- fer......................................287
- Curchod (A.). — Calcul des réseaux. Répartition des centres de distribution. 259, 387
- D
- Devaux-Charbonnel. — La photographie de
- la parole........................2i5
- La fréquence des courants téléphoniques........................323
- Dumoulin. — Stabilité de la marche en parallèle des alternateurs auto-excités. . . 142
- Dyboavski (A)..— Electromètre à torsion de
- M. E.Salmon. .........................184
- Dyott (G.). — L’arc à rnagnétite. .... 80
- El
- Erabacchi (E.). — La dispersion électrique
- dans un souterrain fermé..............236
- F
- Fabry (Ch.). — Voir Buisson (IL).
- Fleisciimann (L.). — Considérations sur la
- marche en parallèle des alternateurs. . 23
- G
- Galetti (R.). —- Oscillations électriques entretenues à haute tension.-.................82
- Girault (P.). — Sur le contrôle des induits à
- collecteur........................... 7
- Guillet (A.). — Autobalistique répétiteur. . 269
- Guye (E.). et Bron j(À). — Différence de potentiel et stabilité de l’arc alternatif entre métaux...................................45
- p.414 - vue 414/624
-
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-
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 26 Septembre 1908.
- 41S
- La stabilité de l’arc alternatif, fonction du poids atomique des métaux électrodes ....................... ... 273
- H
- Hemsalech (G.). — Sur l’existence et l’origine des harmoniques dans l’étincelle de
- self-induction..................... . . 116
- Hermann (II.). — Marche en parallèle des alternateurs.................................i43
- 1
- Isambert (L.). — Puissance des moteurs hermétiques. ...............................291
- J
- - \
- Jotjaust (R.). — Influence de la température sur la force électromotrice des éléments au camiurn.........................275
- Jégou (P.).— Dispositif pour l’étude de la sensibilité des détecteurs électrolytiques. 214
- K
- Kallir (L.). — Sur la manière dont se comportent les poteaux des lignes aériennes dans le cas de ruptures de fil. . * 46
- Influence du moment d’inertie sur la marche d’une machine commandée par
- moteur d’induction...................240
- Kennelly(A.) et Wiuting (S.). —Mesure de la vitesse de rotation au moyen du diapason stroboscopique....................213
- L,
- Leblanc (M.). — Note sur la condensation
- (fin)............................... 8
- Léauté (A.). — Sur l’étincelle de self-induction....................................i83
- Leconte (F.). — Thermomètres sur collecteurs.................................... i3i, 3Gg
- Limb (C.). — Machines dynamo-électriques
- génératrices sans collecteur. . . . 273
- Lloyd (G.). — Fonction d’une vari&ble périodique déterminée par les indications d’un instrument. Emploi de l’électro-mètre capillaire avec les courants alternatifs. .......................................337
- Ludwig (P.). — Sur les interrupteurs électro-
- lytiques. ........................... 77
- M
- Magunna (II.-G.). — De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex E. Mercadier
- {suite et fin).................35, io5
- de Modzelewski (J.). — Etude sur l’emploi comme condensateur d’éléments électrolytiques ii électrodes d’aluminium. 187 Montel (A.). — Contribution à l’étude de l’antenne horizontale transmettrice pour
- radiotélégraphie.....................227
- Müllek (J.). — Groupe moteur générateur pour
- projecteurs..........................36o
- P
- Pacini (D.). — Sur la.radioactivité induite de
- l’atmosphère dans le golfe de Gênes. . 298
- Pasciiing (L.). — Les usines électriques du canal intérieur de laVallée du Rhin. 40, 68
- Usine génératrice de Castelnuovo-Val-darno, de la « Societa mineraria ed elet-trica del Valdarno » . . . . 173, 200
- Pender (IL). — Sur une méthode de calcul exigeant le minimum de travail pour la solution de problèmes sur les courants
- «alternatifs. ..............................268
- Petiiisch (E.). — Recherches oscillographi-ques sur l’induction dans les câbles télégraphiques..........................................366
- Peukert (W.). — L’arc à courant alternatif employé comme convertisseur de fréquence................................................i45
- R
- Reyval (J.). — Moteur à courant continu de 2 000 chevaux pour soufflerie d’aciérie..............................................
- 170
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- 416
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. III (2e Série). — N° 39.
- Rogowski (W.) et Simons (K.). —La dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs à collecteur . . i85
- Rosenthal (E.).— La fabrication du carbure
- de calcium............................263
- Routin (J.-L.). — Le réglage des groupes
- électrogènes. . ..................38g
- Roy (L.). —Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par lecourant . . 99, i34 i63
- - S
- Sabatier (L.). — Sur un nouveau mode de
- transmission téléphonique..............33o
- Schulze (G.). — Sur l’emploi du cadmium, de l’argent et du cuivre dans des soupapes
- électrolytiques........................338
- Schwaiger (A.). —Sur la théorie du régulateur Tirril.....................................117
- Simons (K.). — Voir Rogowski (W.).
- Solier (A.). — L’usine de la Brillanne-Yille-
- neuye. . . ...... ... . i38
- L’état actuel de l’électrométallurgie du fer et de l’acier. . 195
- Spécht (A.). —Moteurs d’induction à vitesses multiples au moyen de couplages en cas-
- cade...............................271
- Spera (S.). — Sur le calcul des résistances à
- eau. ,. . .................... . . 236
- Swyngedauw (R.). — Sur la réaction d’induit
- dans les dynamos à courant continu. . 299
- W
- Waters (W.). — Développements modernes
- dans les générateurs monophasés. . . 119
- Whiting (S.) FoiV Kennelly (A.).
- Witz (A.). — Etude des résistances passives
- des moteurs par le volant..........293
- Wolhauer (A.). — Etude des divers modes d’éclairage électrique au point de vue économique. . • . . . . • . . . 338
- Woodbridge (J.). — Application des batteries d’accumulateurs à la régulation des systèmes à courant alternatif............36l
- Z
- Zipp (H.).— Sur, la discontinuité des^pertes par hystérésis, au synchronisme, dans le rotor d’un moteur asynchrone. . . 399
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- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Boulogne (ville) 170 70 115 20 76 » 28 45 9 20 12 5o 34 » 25 70 18 9° I 10 7 3o
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- Cayeux 137 55 93 60 61 20 24 23 )> 16 45 IO 80 29 3o 23 o5 i5 9 11 « 7 2.5
- Conchil-le-Temple (E ort-Mahon).. 140 40 94 80 61 80 40 i5 80 10 3o 28 80 22 5o i5 75 9 75 6 35
- Dunkerque 204 9° 138 3o 90 3o 34 15 23 o5 l5 o5 38 S5 29 95 22 60 12 5o 8 20
- Enghien-les-Bains )) » » )> )) )) 2 )) 1 45 » 95 )) »
- Étaples f 52 40 j 02 90 e? 20 20 40 17 5 II 20 3o 9° 23 93 17 )) IO 35 6 73
- Eu (le Bourg-d’Ault et Oui val) 120 90 81 60 53 10 20 i5 3 60 8 85 25 40 20 10 i3 70 8 85 5 7t>
- Fort-Mahon-PJage 3o Oo 16 i5 3o 35 16 10 80 45
- Le Crotoy i3i 25 89 10 58 20 22 60 40 IO 10 27 9» 21 q5 i5 i5 10 25 6 70
- Le Tréport-Mers 123 )) 83 10 54 )> 20 5o i3 85 9 » 2 5 75 20 35 i3 9° 9 )) 5 85
- Martpiise-Rinxent (NVissant) 182 10 123 » 80 10 3o 35 20 5o i3 35 35 60 26 80 20 Ob II 75 7 70
- Paris-Plage i56 » io5 90 7° 20 26 Oo 18 i5 12 20 32 10 24 95 18 » II 35 7 7»
- Pierrefonds 66 )) 44 40 2 9 10 1 )) 7 40 4 85 i5 40 1 5o 7 60 )> »
- Quend-F ort-Malion 137 70 93 » 60 60 22 95 i5 5o 10 10 28 3o 22 i5 i5 45 9 60 6 25
- Quend-Plage 140 70 9<i » 63 60 23 9f> 16 5o 11 10 29 3o 23 i5 16 45 10 60 7 25
- Ran g-du-Flier s-Yeidon (Plage Meriimont) 145 20 98 10 63 90 24 20 16 35 10 65 aq 60 23 o5 l6 20 10 0 D C 55
- Kosendael (Plage de Malo-les-Bains) 207 Oo 140 10 91 5o 34 60 23 35 i5 25 3q 20 3o 35 22 90 12 5o 8 20
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- Supplément à La Lumière Électrique du 4 Juillet 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen dcr Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. —G. E. N. : Canadian Electrical News. —C. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrocliemical and MetaJlurgical Industry. — E R. L. : Electrical Review (Londres). — Ë. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Mascliinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.„W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I.T. : L’Industrie des Tramways et Cheming de fer. — J. D. T. T. : Jalirbuch für drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. L E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Pliysikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V. D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Peukert, W. — Der Wechselstrom-Lichtbogen uls Frequenzwwandler (E. T. Z. ,4 juin 1908).
- Rogowski, W. et Simons, K. — Die Streuung bei Wechselstrom Iransfonnaloren und Komniutatormotoren [E, T. Z., 4 juin 1908).
- ... — Die Versuche mit cleklrischem Betrieb auf den Sehwedischen Staatsbahncn (E. T. Z., 4 juin 1908).
- Feldmann. G. — Ursache, Wirkung and Bekümpfting von Uberspannungen (E. T. Z., 18 juin 1908).
- Konigswertiier, A. —-liber den Ubcrgangswklersland zwischen Kommutator und Bürsten bei Ampcreslunden-zahlern für Gleichstrom und die Neukonslruktionen der Allgemeinen Elektricitats-Gesellschafl [E. T, Z., 18 juin 1908).
- Gkocker, F.-B. et Arendt, M. — Direct-Curreut mo-tors, their action and Control (E. IF., (3 juin 1908).
- Kennelly, A.-E. — Standardizalion Ruies foi* Slalio-nary Direct-Current Machinery in France, Germany, Great Britain and the United States (E. IF., i3 juin 1908).
- Jégou, P. — Dispositif pour l’étude de la sensibilité des détecteurs électrolytiques (C. B., i5 juin 1908).
- Lefèvre, E. — Rayons d’action des sous-stations à courant alternatif (B. Ei5 juin 1908).
- Villard, P. — Les rayons cathodiques et l’aurore boréale {J. P., juin 1908).
- Leroux, G. — Garage avec monte-automobile installé dans le marché Saint-Honoré, à Paris (G. C., 20 juin ï9°8).
- Henry, — Application de l’électricité dans les églises (Eé.r 20 juin 1908).
- Aliamet, M. — Pendule électrique sans lien matériel, système Gh. Féry (Eé., 20 juin 1908).
- Montpellier, J.-A. — Applications du régulateur Thury [Eé., 20 juin 1908).
- Dawson, P. — Electric Traction an Railways. VI. General Comparison of continuons and Alternaling-current Traction [Ea., 20 juin 1908).
- ... — Single-phase Electric Traction on the Heysham Morcambe and Lancaster Section of the Midland Railway {Ea., 12 juin 1908).
- Hillbrand, E. — Die Spurkranzreibung bei Hebezeu-gen (E. u. Mm, 21 juin 1908).
- Pasching, L. —• Das Kraftwerk Castebiuovo-Valdarno der Sociela Mineraria ed Elettrica del Yalderno {E. u. M21 juin 1908).
- Schmidt, J. — Spaniiungssicheruugeii, deren Kons-truktion und Wirkiuigsweise (S. E. Z., 20 juin 1908).
- Leblanc, M. — Noie sur la condensation (L. E., 20 juin 1908).
- Allen, O. — Le chemin de fer électrique do la Vulle Brembana {L, E., 20 juin 1908).
- Langevin, P. — Sur la recombinaison des ions dans les diélectriques (L. E20 juin 1908).
- Clark Fisher, W. — Un comparateur de résistances (L. E., 20 juin 1908).
- Belluzo, G. — Les stations génératrices ü bord des navires [L.E., 20 juin 1908).
- Poulsen, V. — Sur la radiotélégraphie et la radiotéléphonie par oscillations entretenues [L. E,, 20 juin 1908),
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- La connaissance parfaite de la langue française ou anglaise est indispensable.
- Les offres doivent être accompagnées d’un curriculum vitæ avec indication précise de la date de naissance, de la nationalité, des écoles fréquentées et des postes occupés ; les copies des certificats y devront également être jointes.
- Les offres devront être adressées à l’Administrateur de la Municipalité jusqu’à la date du là octobre 1908 au plus tard.
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- INDEX ' BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notice Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- À. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. —* A. P. : Annaîen der Physik. —- A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of tlic Bureau oï Standards. —G. A. : Gentralblatt füv Accumulatoren. — C. E. N. : Caiiadian Electrical News. —C. R. : Compte rendu des séances de l'Académie des Sciences. — E. : Engineering. Ea. : The Electrician. —- E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. • Elektrische Kraftbetricbe u. Bahncn.
- — Els. : L’Elcttricista. E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Jndustry.
- E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Keview (New-York). — E. U. M. : Elektrotcchnik und Mascliincnbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Cliemini de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen lelegraphie und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Universily.—L. E. : Lumière Electrique.—- P. A.
- I. E. E. ! Procecdings of tlie American Institute of Electrical Engincers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R- C. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. ; Revue industrielle.
- R. M. ; Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Seliwcizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S- F. P. ' Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z- V .D. I. : Zeitschrift des Ycreines deutscher ingenieure.
- MoNT^EiXiEU, J. — Les installations de téléphonie privée (Eé., 13 juin 1908).
- ... — Klemmsehuh fur llobzrnaslen (S. E. T. Z., j3 juin 1908).
- ScHWErrzER, A. — Resonauzerseheiuungen in YVeeli-selstromkreisen jSchhissj (S.E. T. Z., G juin 1908).
- Schmidt, 3 . —SpanmmgssicheruHgen, deren Konslruk-tion und Wirkungsweise (Fortselzung)(N. E, T. Z., i ‘> juin 1908).
- Dary, G. — Essais mélliodiques de lialage électrique sur les canaux (Eé, 27 juin 1908).
- Becquerel. J. — Sur la naLare des charges d’éleclri-eité positive et sur l'existence des électrons positifs (C. 11., 22 juin 1908).
- Henry. — Diplex réalisable au moyen des appareils télégraphiques ordinaires (/. E., aa juin 1908).
- Calculus. — The Voltage Régulation of Rotary Con-verlcrs (E. 11. L., 26 juin 1908).
- Morris, J., Ellis, R. et Stroude, F. — The Design of a Gonliimcnsly adjustable Résistance (Ea., 26 juin 1908).
- . è. —Single-phase Electric Traction 011 the Heysham, Morecambe and Lancaster Section of tlie Midland Railway (Concluded) (Ea., 26 juin 1908).
- Lodge, O. — On certain Aspects of the Work of Lord Kelvin (Ea., 2G juin 1908)..
- Strauss, A. — Die A kkumnlaloren-Versehicbeloko-motivo der Konlglicheu Eisenbahn-Workstallon-lnspek-tion in Tcmpclhof bei Berlin (E. T. Z., uf> juin 1908).
- Feldmann, C. — Ursache, Wirkung und Bekampfung von Uberspannungcn (E. T. 2G juin 1908).
- Reigiiec, W. —- Uber die Eiufülii'ung des elektriscliem Belriebes aul den Baycrsehen-Slaalsoisenbnhnen (Forlset zung) (E. K. II., 20 juin 1908).
- Niesz H., et Dantciikr, K. — Das Uppenboriikrafi wt'rk Fortselzuug) (E. K. II., 2'ijuiu 1908)»
- Souri, E. — Cavi per lelefonia a grande dislanza (Els Ier juillet 1908).
- SkrraxOj C. — Dinauiomctro de rolacioii, sîslema M. Bonal Bauki (La Encrgia Eleclrica, 25 juin 1908).
- Durand, C. — The New Gauz Xhree-Phase Locomotive (E, 11. N., 20 juin 1908).
- Gouvïon, H. — Note sur le calcul de P entrefer des des alternateurs (Bulletin trimestriel de la Société amicale des ingénieurs de VEcole Supérieure d Electricité, mai 1908).
- Veissiiaar, O. — Praktisches und Thcorelisches über deu Parallelbetrieb von Drehstrommaschinen (E. u. M., 28 juin 1908).
- Eduer, R. — Dreireihculaduug dex* Akkumulatoren-batterieu olmu Yerwendung chies Spezialschaltei*s- (E. u. M., 28 juin 1908).
- Herzog, S. — Die neue Eloklrizilalszahlcrfabrik von Lundis et Gyr in Zug (Foi*seCZung) (N. E. T. Z., 27 juin 1908).
- Paschinc, L. — Das Kraftwerk Castelnuovo-Valdarno (Forsetzung) (27 juin 1908).
- PillieRj L. — Méthode et appareil de mesure pour courants alternatifs de faible valeur (L. E., 27 juin 1908).
- Magunna, II.-C. — De l'application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie Multiplex E. Mercadier (L. E.^ 27 juin 1 <jo8).
- Bloch, L. — Sur les différences de potentiel de cou-» lad. entre métaux et liquides (L, E., 27 juin 1908).
- Li.mu, C. —Auto-excitation d’un alternateur triphasé au moyen de soupapes électrolytiques (L. E., 27 juin ï9o8).
- Woluaukr, A.-A. — Influence de la hauteur de sus-, pension sur Téclaireinent uniforme des plans horizons taux (/.. E27 juin 1908).
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- Supplénient atà LUMihte Ëléctnque du11 Juillet 1908.
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- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jeumont,
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- Compagnie Générale Electrique, Nancy.
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- Fabius Henrion, Nancy. . - .
- FarCOT FRÈRES et G,b, Saint-Ouen.
- Société Anonyme Westinghouse,. Le Havre. - -
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Ateliers de Constructions Électriques,* Churleroi.
- Compagnie Internationale d’Électricité; (H. Pieber), Liège.
- Société Anonyme d’Entreprise Générale de Travaux, Liège.
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- Supplément A La Lumière Électrique du 18-Juillet 1908.
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- La Municipalité d’Alexandrie (Égypte) met au concours le poste permanent d’ingénieur Assistant en Chef pour le Service Électrique et Mécanique, au traitement annuel de £ 4a« (environ Frs. 10.900), pouvant être porté jusqu’à £ 48o, d’après règlement intérieur de la Municipalité.
- Les candidats doivent avoir suivi les cours d’une École Technique Supérieure et en avoir subi avec succès les examens de sortie.
- Ils doivent avoir été employés dans de grands Ateliers de Constructions Électriques et avoir acquis de l’expérience dans les installations d’Usines Centrales électriques et de distribution d’électricité.
- Ils doivent, en outre, être au courant des installations de pompes.
- Préférence sera donnée à ceux des candidats munis d’un diplôme d’une Institution connue.
- La connaissance pai’faite de la langue française ou anglaise est indispensable. s Les offres doivent être accompagnées d’un curriculum vitæ avec indication précise de la date de naissance, de la nationalité, des écoles fréquentées et des postes occupés; les copies des certificats y devront également être^jointes.. .
- Les offres devront être adressées à l’Administrateur de la Municipalité jusqu’à la date du i)5 octobre 1908 au plus tard.
- DEMANDES D’EMPLOIS
- Ingénieur-Électricien diplômé ayant construit et dirigé des installations de centrales hydroélectriques et à vapeüi1 pour transport dé force et traction, désire situation analogue. Références de premier ordre. ) :
- S’adresser A. K., bureaux de La Lumière Electrique.
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- Ingénieur Électrochimiste connaissant les fabrications de Carbure de Calcium, Alumine, Aluminium, ferro-alliages et électrolyse du chlorure de sodium, se chargerait de la construction et direction d’usines.
- S’adresser N. V., bureaux de La Lumière Electrique.
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- Loi de 1907 concernant les brevets et dessins anglais
- D’après la loi ci-dessus tout brevet peut être, annulé si l’article breveté n’est pas fabriqué exclusivement ou principalement dans le Royaume-Uni.
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- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty(Bizerte) 3 — 600
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne......................... 6 — 5.000
- Compagnie Générale pour l’Eclairage etle Chauffage, Bruxelles (pour
- les Stations électriques de Valenciennes, de Gatane et de Cambrai). 7 — 2.330
- Arsenal de Toulon......................................................... 5 ' — 1.660
- Arsenal de Bizerté (Station Electrique de Sidi-Abdallah). . . ............ 6 — 1.350
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1 — 1.200
- — pour la Station de Nîmes....................... 2 — 1.300
- Compagnie des Mines d’Aniche. ,. .................................. 14 — 1.152
- Port de Cherbourg................i........................................ 3 — 830
- Fonderie Nationale de Ruelle...... .................................... 2 -f 800
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans).. 1 — 750
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usinés
- d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6 — 658
- Société Anonyme des Mines d’Albi.......................................... 2 — 600
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant è la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik.— A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. —G. E. N. : Canadian Electi’ical News. — G. R. : Compte rendu des séances de P Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. * Elektrische Kraftbetriebe ul Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. •i— H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils» — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemini de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié ünd Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical En^ineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Melnoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — P. A.
- ' I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Macku, B. — liber die Bestimmung der Dampfung vou Kondeüsatorschwingungen bei beliebig enger induktiver Koppelung (/\ Z., icr juillet 1908).
- Russelvedt, N. — Eine neue Influenzmaschine (P', Z., ier juillet 1908).
- Nutting, P. — What is Light? (E, W., 27 juin 1908).
- Wohlauer, A. — The Nu.mber of Lamps for Uniform Illumination [E. W., 27 juin 1908).
- Levi-Givita, T.----' Genno necrologico di Giuseppe
- Picciati (Il Nuovo Cimento, mai 1908).
- Caffaratti, L. — Sui campi elettromagnetici puri [Il Nuovo Cimento, mai 1908).
- Corbino, O. — Sulle correnti dovute all’eiïetto Volta e sulla sede délia f. e. m. di conlatto (Il Nuovo Cimento, mai 1908).
- Gianfrancesciii, G. — Sui campi idrodinamidi del Bjerknes (Il Nuovo Cimento, mai 1908).
- Broca et Laporte. — Etude des principales sources de lumière au point de vue de l'hygiène de l’œil (A’. /. E., juin 1908).
- Dawson, P. — General Comparison of continuons and Alternating-current Traction (continued) (Eâ.f 20 juin i9°8).
- Fessenden, R. — Portable type of High-Frequency Alternator (Ea3 juillet 1908).
- ... — Electrical Exhibits at the Franco-Brilish Exhibition (Ea.} 3 juillet 1908).
- Boucault, P. — Gonseils pratiques au sujet d’une difficulté soulevée par une commune soumise a l’Administration Forestière, au sujet d’une cession de ses droits de riveraineté (II, B., juillet 1908).
- Lubeck, S. — Les chutes d’eau Scandinaves et leur avenir (II, B.t juillet 1908).
- Hiorth, F. — Les chutes d’eau de la Norvège (H, B. juillet 1908).
- Weiss, P. et Planer, V. —Hystérèse dans les champs tournants (5. E. P,t 1908, icr fascicule).
- Sagnac, G. — Remarques sur une communication récente de A. Righi(&. E. P., 1908, Ier fascicule).
- Steinmetz, G. — The General Equations of the Electric Circuit (P. A. L E. Ejuillet 1908).
- Fessenden, R. — Wirelcss Telephony (P, A. I. E. E., juillet 1908).
- Hfrzog, S. — Die neue Elektriziiatszahlerfabrik von Landis et Gyr in Zug (Fortsetzung) (*5. E. T. Z., 4 juillet 1908).
- Lewinnek, G.— Drehstrommotoren für hoheUmlaufs-zahlen (E. T. Z., 2 juillet 1908).
- Feldmann, C. — Ursache, Wirkung and Bekampfung von Uberspannungen (E. T. Z,, 18 juin 1908).
- Strauss, A. — Dîe Akkumulatoren-Verschiebelokomo-tive der kôniglichen Eisenbahn-Werkstatten-Inspektion in Tempelhof bei Berlin (E. T. Z., 2 juillet 1908).
- Eyermann, W. — Dampfturbinen (E, T. Z., 2 juillet 1908).
- Girault, P. — Sur le contrôle des induits à collecteur (L, E4 juillet 1908).
- Leblanc, M. — Noie sur la condensation (L. E.f 4 juillet 1908).
- Burrows, C. — La meilleure méthode de désaimanter le fer (L. E., 4 juillet 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- En s'adressant à la Revue nos lecleurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- Â. I. M* : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. —C. E. ïî. Oanadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Eleetrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnisclie Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch fttv dralitlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. — K. I. ü. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —LE.: Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways.— R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de lu Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Eîectriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Eîektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Haga, K. und S< houten. .1. — Slromverteilung und Widcrslaud des Kafigankers (E. T. Z.,9 juillet 1908).
- Herain, O. — Belrachlmigen der güustigsten Forai von Drchspulsyslemen (E. T. Z., 9 juillet 1908).
- Füldmank, G. — Ursache, Wirkung und Bekampfung von Uberspannungou (Forlsctzung) (E. T. Z., 18 juin 1908).
- ... — Le funiculaire électrique de Pau (Basses-Pyrénées) (G. C,, 11 juillet 1908).
- Montpellier, J. — Les installations de téléphonie privée {Eé., 11 juillet 1908).
- Marie, G. —- Relais Rochefort (Eé., ri juillet 1908).
- Zevi, G. — Àpparecchi per la messa in parallclo di macchine elleltriche generalrici (Els., 10 juin 1908).
- Roos, O. — The Résistance Equivalent of Eleclroinu-gnetic Radiation from a Liuear Oscillator (E. E. N 4 juillet 1908).
- Maurain, Gu. — Action de cycles de tension sur P aimantation du fer (/. P., juillet 1908).
- Fjèky, Gu. — Sur quelques modes électriques d’entretien du pendule. Pendule sans lien matériel (/. P., juillet 1908).
- Reichel, W. — Ubcr die Einführung des eleklri-schen Betriebes auf den Bayerischen Staatseisenbahiien (E. K. B., 4 juillet 1908).
- ... — Die Yersuche mit élektrischem Belrieb der Schwedischcn Staatsbahncu (E. K. B., 4 juillet 1908).
- Miller, H. —AUernating Cuiront Motors and Lamps for Industrial Plants [E. Wt, 4 juillet 1908).
- Hangiiett, G. — Wave Wiring for Direct-Gurrcnl Armatures (E. IV.} 4 juillet 1908).
- Boylston, H. — A Laboratory Experiment to Iliustrate tjie Changes in Magnetic properties Occuring at the Thermal Critical Points in Steel (E. M. /., juillet 1908).
- Easterrrooks, F. —Silver Refinery of the New Addition lo the Karitan Copper Works (E. M. f., juillet 1908).
- Datterer. — Die Berliner Eleklrizitatswerke von 1902 bis 1908 (Z. V. T). /., 11 juillet 1908).
- Balnville, A. — Nouvelle forme de photomètre pour l'étude des sources lumineuses de coloration variée (/. E., 10 juillet 1908).
- Loppé, F. — Bobines en aluminium (/. E., 10 juillet 1908).
- Reynier, A. —• Effets de lampes à filament métallique sur la vente de l’énergie électrique (/. E., 10 juillet
- 1908).
- Field, M. — The poteutial of partialîy insulatcd Systems in relation to the potential of eartb (/, E. E juillet 1908).
- ... —A Large Submarmo Extra-High-Tension Tliree-Phasc Cable (Ea., 10 juillet 1908).
- Corbino, O.— Ubcr die vom Yoltaefïckt herrührenden Strome und über die Kontaktelektromotorisclie Kraft (P. Z., i5 juillet 1908).
- Simpson, G. — Uber eine neue Form der Zamboni-schen Saule (P. Z., i5 juillet 1908) .
- Magunna, H. — De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégrajihie multiplex Mercadier (suite) (L. E., 11 juillet 1908).
- Pasching, L. — Les usines électriques du canal intérieur de la Yallée du Rhin (L. E., 11 juillet 1908).
- Guye, C. et Bbon, A. — Différence de potentiel et stabilité de l’arc alternatif entre métaux (L. E., 11 juillet 1908).
- Kallir, L. — Sur la manière dont se comportent les poteaux des lignes aériennes dans le cas de ruptures de fil (L. E., 11 juillet 1908).
- Cohen, P. — Les effets d’un mauvais isolement et l’usage de la condition de non-déformation do-Heavisidc dans une transmission téléphonique (L. E%, 11 jtiille! 1908).
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- 64 Supplément & La Lumière Electrique du a5 Juillet 1908. 5
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- Société Anonyme YTestinghouse, Le Havre.
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- 66 ' Supplément h La Lumière Électrique du ior Août 1908.
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- 10 h. 45 soir.
- .Retour, dans un délai dç 14 jours à partir de la date d’émission des billets :
- Départ de Londres à 9 h. soir, via Douvres-Calais, 10 h. matin et 2 h. 20 soir, viâ Folkeslone-Boulogne. Arrivée à Paris à 5h.50 matin, 5h.44 et 11 h. 25 soir. Ces billets sont valables exclusivement dans les trains désignés ci-dessus et donnent droit au transport gratuit de 25 kil. do bagages.
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- Fort-Mahon-Plage 141 3o 96 60 6-f 20 24 15 16 7° 1 3o 29 5o 23 35 16 65 10 80 7 45
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- Supplément à La Lumière Électrique du i°r Août 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Phystk. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Ccntralblatt für Accumulatoren. — G. E. N. : Canadien Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. —E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : Tlie Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-Yorlc). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. — G. G. Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. —'LE.: L’Industrie électrique. —: I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin» de fer. — J. D. T. T. : .Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I: U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — P. A. L E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher îngenieure.
- Veisshaar, O. — Praktisches und Theoretisches über dcn Parallelbelrieb von Drehstroinmaschinen (E. u, M., 12 et 19 juillet 1908).
- Richter, C. — Zur einheitlichen Darstellung der Wechselstromdiagramme (E. u. M,, 12 juillet 1908).
- Fleischmann, L. — Einankerumformer zur Umwand-lung von Gleichstrom konstanter Spannung in solchen veründerlicher Spannung (E. T. Z., 16 juillet 1908).
- Walter B. — Einfluss von Spannungsscliwankungen auf die Helligkeit von Nernstlampen (E. T. Z16 juillet 1908).
- Feldmann, C. — Ursache Wirkung und Bekampfung von Uberspannungen (Schruss) (E. T. Z., 16 juillet 1908).
- Dawson, P. —• General Comparison of Continuons and Alternating-current Traction (continued) (fia., 17 juillet i9°8)-
- Lodge, O. — Eleclricity in Agriculture (Ea., 26 juillet 1908).
- Beattie, R. — On Sonie Methods of Measuring Capa-city with Alternating Currents of Complex Wave Form (Ea., 17 juillet 1908).
- Schulz, O. — Unipolarmaschinen und Kommutalor-Gleichstrommaschinen (E. u. 31., 19 juillet 1908).
- Lloyd, M. — Waht Is the Ratio of a Transformer (Et W.y ii juillet 1908).
- Laureli.j K. — The Exact Circular Currcnt-Locus (E. W.f u juillet 1908).
- Jouaust, R. — Influence de la température sur la force électromotrice des éléments au cadmium (C. R.} 6 juillet 1908).
- Guillet, A. — Autobalistique répétiteur (C’. K., 6 juillet 1908).
- Limb, C. — Machines dynamo-électriques génénéra-trices sans collecteur (C. 7?., 6 juillet 1908).
- Guye, G. et Bron, A. — La stabilité de l’arc alternatif,
- fonction du poids atomique des métaux électrodes (C. R,, 6 juillet 1908).
- Becquerel. J. — Sur les électrons positifs (C. R., i3 juillet 1908).
- Branly, M. — Remarques à propos de la note de M. Tissot (c Sur l’emploi de détecteurs sensibles d’oscillations électriques basés sur les phénomènes thermoélectriques) (C. R.,' i3 juillet 1908).
- Eiciiberg, F. — Der Stand der elcktrischen Vollbah-nen mit besonderer Berücksichtigung der Einphasen-bahnen (Z. V. D. 18 juillet 1908).
- Dantin, Ch. — Travaux du Chemin de fer des Alpes Bernoises (Berne-Lœtschberg-Simplon) (G. C., 18 juillet
- i9°8).
- Poincaré, H. — L’Invention mathématique (R. Syi 15 juillet 1908).
- Pràsch, A. — Die elektrischen Einrichtungen der Eisenbahnen für den Naclmchten und Sicherungsdienst (S, E. T. Z11 et 18 juillet 1908).
- Herzog, S. — Die ncuc Elektrizilatszahlerfabrik von Landis et Gyr in Zug (Forsetzung und Schluss) (S. E. T. Z., 11 et 18 juillet 1908).
- Pasciiing, L. — Das Kraftwerk Caslelnuovo-Valdarno (Forsetzung und Schluss) (S. E. T. Z11 et 18 juillet 1908).
- Bethenod, J. — Sur la théorie de la commutation (X. E., 18 juillet 1908).
- Paschinc, L. — Les usines électriques du canal intérieur de la Vallée du Rhin (fin) (L. E.y 18 juillet 1908).
- Luddwig, P* — Sur les interrupteurs électrolytiques (L. E., 18 juillet 1908).
- Dyott, G. — L'arc à magiüéiite (L. EM 18 juillet 1908).
- Galetti, R. — Oscillations électriques entretenues à haute tension (L. E18 juillet 1908):
- Bec.q, A, — Une visite à l’Exposition de Marseille (X. E., 18 juillet 1908).
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- 81
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- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jeumont. Alexandre Grammont, Pont-de-Cheruy.
- Compagnie Générale Electrique, Nancy.
- Compagnie Électro-Mécanique, Le Bourget.
- Fabius Henrion, Nancy.
- FarCOT FRÈRES et C", Saint-Ouen.
- Société Anonyme Westinghouse, Le Havre.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
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- 82
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- . Nord, Orléans, Ouest, État (lignes algériennes), P.-L.-M. \ algérien, Ouest algérien, Bône-Guelma et Départementaux j Corses ;
- , Sur les lignes dè la plupart des grandes Compagnies de navigation européennes, notamment certaines lignes de l’Océan Atlantique, de la Méditerranée et de la Mer Noire (Echelles du Levant) desservies par la Compagnie Générale Transatlantique, parla Compagnie de Navigation mixte (Compagnie Touache), par la Société Générale de Transports maritimes à vapeur, par la Compagnie des Messageries maritimes, par la Compagnie de Navigation à vapeur Fraissinet ou par la Compagnie de Navigation Cyprien Fabre ;
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- Itinéraire. •— L’itinéraire doit ramener le voyageur à son point de départ initial et comporter un parcours minimum taxé de 600 kilomètres.
- L’itinéraire des voyages commencés en France, en Algérie, en. Tunisie, en Corse ou en Italie, doit comporter obligatoirement un parcours à l’étranger.
- Validité. — 60 jours de 600 à 3.000 kilomètres; — 90 jours de 3.001 à S.000 kilomètres; — 120 jours pour un parcours supérieur à 5.000 kilomètres.
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- lre cl. : 72,85. — 2« cl. : 46,85. — 3” cl. : 37,50. (Aller et retour compris).
- Ces billets sont valables à l’aller dans les trains partant de Paris-Nord à 9 h. 10 soir via Calais-Douvrss,
- 8 h. 25 matin et 2 h. 30 soir, via Boulogne-Foikestone. Arrivée à Londres à 5 h. 40 matin, 3 h. 35 et
- 10 h. 45 soir.
- Retour dans un délai de 14 jours à partir de la date d’émission des billets :
- Départ de Londres à 9 h. soir, via Douvres-Calais, 10 h. matin et 2 h. 20 soir, viâ Folkestone-Boulogne. Arrivée à Paris à 5h.50 matin, 5 h. 44 et 11 h. 2b soir. Ces billets sont valables exclusivement dans les trains désignés ci-dessus et donnent droit au transport gratuit de 25 kil. de bagages.
- 2° Tous les samedis et dimanches soir, la gare de Paris-Nord délivre les billets suivants valables une journée :
- l‘“ cl. : 56,25. — 2“ cl. : 34,35. — 3e cl. : 25 ». (Aller et retour compris).
- Aller : départ de Paris-Nord à 9 h. 10 soir, viâ Ca-lais-Douvres. Arrivée à Londres à 5 h. 40 matin. Nuits des samedis aux dimanches et des dimanches aux lundis. Retour ; lp0, 2” et 3e classes, départ de Londres à
- 9 h. soir, viâ Douvres-Calais; arrivée à Paris-Nord à 5 h. 50 matin. Nuits des dimanches aux lundis et des lundis aux mardis.
- 1'° et 2e classes seulement, départ de Londres à
- 10 h. matin, viâ Folkestone-Boulogne. Arrivée à Paris-Nord à 6 h. 16 soir les lundis et mardis.
- Les excursionnistes n’auront pas droit à l’enregistrement de bagages. Cesbillets ne pourrontêtre Utilisés que dans les trains indiqués et ne pourront être prolongés.
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- Supplément à ï.a Lumière'Éledrique' du 8 Août 1908.
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- I Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 % du prix primitif, x II est délivré, en même temps que le billet i circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux do l'Ouest et d'Orléans.
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- La carte itinéraire de Marseille à Vintimillo avec notes historiques, géographiques, etc., sur les
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- Los plaquettes illustrées désignées ci-après, décrivant les régions les plus intéressantes desservies par le réseau P.-L.-M.
- La Corse (éditée en français)................. 0.25
- Le Rhône, de sa source à la mer, avec illustrations hors texte, en couleurs (édité en langues française, anglaise et allemande).................. 0.50
- L’Auvergne (éditée en français)............... 0.50
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- d’Azur—Provence-Cévennes...................... 1. »
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- En outre, il est délivré au départ de toute station du réseau d’Orléans pour Savenayou tout autre point situé sur l’itinéraire du voyage des excursions indiqué ci-dessus et inversement des billets spéciaux de ira et 2e classe réduits de 40 0/0, sous condition d’un parcours de 5o kilomètres par billet.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Août 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Kevue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiorc. — A. P. : Ànnalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of tlie Bureau of Standards. —G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. —G. E. N. : Ganadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineeidng. —- Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. Z. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elelctrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I.G.: Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für dralitlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Enginecrs. -7-J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. —* R. C. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Seliweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Zi V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Sahulka, J. — Belriebssystem für elektrische Bahnen und Fordcranlagen mit Benützung eiues Wechselstrom-motors mitzwei beweglichen Teilen (E. u. il/., 26 juillet 1908).
- Russmann, L. — Abdiclilung von roticrenden Wellen (E. u. M,, 26 juillet 1908).
- ... — Hochfrequenzzündungen für Explosions-mas-ehirien (E. u. M., 26 juillet 1908).
- Branly, E. — Appareil de sécurité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues en télémécanique sans fil (C'. R., 26 juillet 1908).
- ... — New Gas Engine Power Plant of the Western New-York et Pcnsylvania Traction Company (E. R. J., i,8 juillet 1908).
- Dr Lamarcodie. — Du rôle de l’enseignement technique dans les inventions modernes [Eé., 25 juillet 1908).
- Soleri, E. — Cavi per lelefonia a grande distanza (Els,, juillet 1908).
- Sandino, L. — Nuova pila elettrica costanle ed Econo-mica (Els,, ier juillet 1908).
- Prasgh, à. — Die clektrischen Einrichtungen der Eisenbahnen für den Nachrichtcn und Sicherungsdienst (Fortselzung) (S. E. T. Z.y 2a juillet 1908).
- Herzog, S. —> Das Verzasca-Werk (5. E. T.Z,, 25 juillet 1908).
- Gese, A. — Elektriseh bclriobene Flaschenzüge (<S, E. T. Z25 juilet 1908).
- Cambon, V. — Les procédés de l’industrie allemande (Soc. Ing. Civ., avril 1908).
- Reed, E. — Parallell Operation of transformera (E, W.j 18 juillet 1908).
- ... — Magnetic Testing (E. W., 18 juillet 1908).
- Wagner, K. — Freie Schwingungen in langen Lei-tungen (E. T. Z%> 23 juillet 1908.)
- Soberski, G. — Grundzüge für die •Dionsleinteilungs-plane im elektrischen Strassenbahnbetrieb (E, T, Z.,
- 23 juillet 1908).
- Bragstad, O. et Liska, J. — Bestimmung des Magne-tisierungsstroines bei Weehselstrom (E. T. Z23 juillet 1908).
- Aldicndori r, F. — Yorteile des Verleiler-Fernspréch-amt-Systems gegenüber dem gewohnlichen Yielfach-system (E. T. Z., 20 juillet 1908).
- Rtmer-Jones, J. — Localising High-Resislance Breaks in Cables (jE. R. L.. 4 juillet 1908).
- Bkoadbent, F. — The Petrol-Electric Drive and Other Mixcd Systems (E. R. L.,24 juillet 1908).
- Bor.z, AV. — Der elektrische Kraflbetrieb auf den Wcrken (1er Bergbau-Akt.-Ges. IIte {E. K. B,,
- 24 juillet 1908).
- Dawson, P. — Electric Traction on Railways, VII. — Axles (continued) (Ea., 24 juillet 1908).
- Roy, L. — Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant (L. E.,
- 25 juillet 1908).
- Magunna, H. — De l’application des courants ondulatoires harmoniques aux appareils télégraphiques imprimeurs. Télégraphie multiplex Mcrcadier (fin) (Z. E 25 juillet 1908).
- De Beaupré, J. — Le « grissonatcur » et son emploi en radiographie (Z. E25 juillet 1908).
- Hemsalecii, G. — Sur l’existence et l’origine des harmoniques clans l’étincelle de self-induclion (Z. E 25 juillet 1908).
- Sghwaiger, A. — Sur la théorie du régulateur Tirrill (Z. E25 juillet 1908).
- Waters, W. — Développements modernes dans les générateurs monophasés (Z. Et) 25 juillet 1908).
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- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Août 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. —E. M. I. : Electrochemicol and Metallurgical ïndustry. — E- R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Rcvicw (New-York). ;— E. u. M. : Elektrotechnik und Mascliinenbau. — E T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L'Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli für drahtlüsen Télégraphié und Telcphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Univcrsity. —LE.: Lumière Electrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S- I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Grebel, A. — De l’emploi du benzol dans les moteurs d’automobiles (Soc. Ing. Civ., mai 1908).
- Berthier. — Transmission de l'énergie sans fil : le problème de la direction et de la concentration des ondes (Cosmos, ier août 1908).
- Wedding, W. — Neuere Errungenschaflen in der elektrischcn Beleuch lung (E. T, Z., 3o juillet 1908).
- Ivramer, Ch. — Neue Methoden zur Regehmg von Asynchronmotoren und ihre Anwéndung für verscliiedene Zwecke (E. T. Z., 3o juillet 1908).
- Klein, M. — Eine Bemerkung zur Ferntelephonie nach Pupins System [E. T. Z3o juillet 1908).
- Scuincaglia, J. — Alcune esperienze colle radiazioni Lnvisibili délia scariea esplosiva nell’ aria (Il Nuovo Ci-mento, juillet 1908).
- ... — Direct-Acting Coinpound-Condensing Stearn-Pump (E,, 3i juillet 1908).
- Goldscumidt, R, — Aiternating Current Commutator Motors (Ea., 3i juillet 1908).
- ... — À Large South Wales Colliery Power Plant (Ea., 3i juillet 1908).
- ... — Electric Tramway and Railway Trahie Relurns (E. E. L., 3i juillet 1908).
- Rymek-JoneSj J. — Localising High-Resistance Breaks in Cables (eontinued) (E. R. L., 3i juillet 1908).
- Lemaire, E. — L’Exposition franco-britannique de Londres (1908) (G. C., 12 août 1908).
- ... — Experiinents on a Directive System oi Wircliss Telography (E, R. Na5 juillet 1908).
- ... — Westinghouse Mercury Rectifier Àrc-Lighling System (E. R. N.y 120 juillet 1908).
- Conrad, F. — Switcliing Apparatus and Ils Praclieai Operation in Large Hydro-Electric Stations (E. ÏT., 2 5 juillet 1908).
- ... — New Engine-Type Direcl-Current gencrators (E. W., '->/> juillet 1908).
- Leigh, J. — The Mining and Industrial Development of Sweden (E.M., août 1908).
- King, C. — The Product and Mclliods of Europcan Locomotive Shops (E. Maoût 1908).
- Pfarr, A. — Die Peltonradanlage des Eleklrizitüls-werkes der Sladt Nordbauscn (Z. V.D. /., 1e1’ août 1908).
- Rigui, à. — Sur quelques phénomènes dus aux rencontres entre électrons, ions, atomes et molécules (/. P., août 1908).
- Mantiga, G. — L’automobile eletlrico (L Energia EleU trie a, 3o juillet 1908).
- Laub, J. — Uber die durcli Rontgenstrahlen erzeuglen Sekundaren-Kathodenstrahlen (A. P., n° 9, 1908).
- Silbeustein, L. — Uber elektromagnelische Unste-ligkeitsflaehen und deren Fortpflanzung (A. P., 110 9, 1908).
- Arbeiter, M. — Wann werden die Belriebskosten einer kombinierten Dampf und Wasseranlage bei glcich-zeitigem Anschluss an ein Eleklrizitalswerk ein Minimum (E. u. M., 2 août 1908).
- Russmann, L. — Àbdichtung von rotierenden Wclben (schluss) {E. u. M.. 2 août 1908).
- Busset-Sciiiller. — Sur les régulateurs à force d’inertie langentielle (£. /. E., juillet 1908)*
- Bouguerot, P. — Localisation superficielle des courants et des flux variables [S. I. Ejuillet 1908).
- Swyngedauw. — Sur la réaction d’induit (S. I. E., juillet 1908).
- Legonte, F. — Thermomètres sur collecteurs (L. E., icr août 1908).
- Roy, L. — Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant (suite) (L. E., 1e1’ août 1908).
- Solier, A. — L’usine de la Brillanue-Villeneuvc (L. E., it,r août 1908).
- Dumoulin. — Stabilité de la marche en parallèle des alternateurs aulo-excités (L. E., i01’ août 1908).
- Hermann, H. — Marche en parallèle des alternateurs (L. Eior août 1908).
- Buisson, IL. et Fabry, Ch. — Suc deux régimes différents de Parc au fer (L. E., icr août 1908).
- Peukert, W. — L’arc à courant alternatif employé comme convertisseur de fréquence (/,. E., icraoûl 1908).
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- Il 2
- Supplément à La Lumière Electrique du 15-Août 1908.
- VALEURS INDUSTRIELLES Cours du 10 Août 1908.
- ACTIONS OBLIGATIONS
- Métropolitain 481 Tramways de Bordeaux 483 »
- Compagnie générale française de Forces motrices, Rhône 5oa JO
- tramways tyj 5 Thomson-Houston 4 % 4 n 1 2 5
- Compagnie générale parisienne des Gaz et Eaux 4 % 497 »
- tramways .. J 5.4
- Thomson-Houston 638
- Gaz, France et Etranger 67 a
- Métro, Nord-Sud a33 BULLETIN FINANCIER
- Omnium-Lyonnais i3 y.
- Tramways, Bordeaux 251 Il faut craindre des conséquences de l’in-
- Électro-métallurgique Dives 365 terruption du travail dans les chantiers du
- Electricité de Paris ; 3 Go Métropolitain et du Nord-Sud. — Le Métropo-
- Tramways, Rouen 618 litain a regagné cependant quelques points à
- Edison 1. a35 481 et le Nord-Sud se maintient à son conrs
- Éclairage Electrique : ,268.' de 233. La Thomson a regagné le terrain perdu
- Énergie Littoral 3p2 et s’avance à 638. De meme l’Électricité de
- Forces motrices, Rhône 634 Paris s’avance à 36o. Les divers secteurs ont
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant ù lu Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Élettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. La : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Ëleklrotechnik und Maschinenbau.— E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli für drahtlôsen Télégraphie und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. *—J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of. Science and Engineering, Kyoto impérial University. —LE.: Lumière Electrique. — P* A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et dé la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railwuy Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutsclier ingenieure.
- Straube, C. — Uber einen Hürleofeu mit eloktrisch geheitzen Schmelzbad (E. T. Z.fi août 1908).
- Heim, G. — Noehmais 2X110 und 2 X volt (-Æ* Z. Z., 6 août 1908).
- Kehse, W. — Berechnung der Eisenverlusle in Gleichslrommankern (E. T. i£,,6 août 1908).
- Korndôrfer, M. — Prüfung von Transformatoren (E. T. Z., 6 août 1908).
- Seidneii, M. — Zur Théorie des Tirrill-Regulalors (E. u. M., 9 août 1908).
- Wagner, Karl-Willy. — Uber dauernde freic Pen-delungen bei Wechselstrommasehinen (E. u. M9 août 1908).
- ... — Fortschritte auf dem Gcbete der Elektro-Lechiiik und des Masehmenbaues (Gasniascliinen Forts) (E. u. M9 août 1908).
- Bobz, W. — Der elektrische Kraftbetricb auf den Werken der Bergbau-Akt.-Ges. IIto (Schluss) (E. K. B,, 9 août 1908).
- Lichtenstein, L. — Zur Théorie der Kabel (E. K. IL, 9 août 1908).
- Prohaska, O. — Projektierung und Rcntabilitatsbe-rechnung eines kleinen Yertenungsnetzes (N. E. T. Z., 8 août 1908).
- Prasgh, A. — Die elektrischen der Eisenbabuen für den Nachrichten-urid Sicherungsdienst (Fortsezung) [S. E. T. Z., 8 août 1908).
- Dawson, Pu. —Electric Traction on Railways, VII. — Axles (continued)(Ea., 7 août 1908).
- Stillwell, L. and Saint-Clair Putnam, II. — Notes on Electric Haulage of Ganal Boats (Ea., 7 août 1908).
- Burrows, G. — On the Best Method of Demagneli-sing Iron in Magnelic Tcsting (Ea., 7 août 1908).
- Kersiiàw, John. — Progress in the Electric Iron and Steel and Fcrro-Alloys Industries (Ea, 7 août 1908).
- Pavlitzky. -— Traction électrique et traction à vapeur
- dans l’exploitation moderne des chemins de fer (A. I. M., oct.-nov.-déc. 1907).
- ... — Localising High-Résislance Breaks in Gables (continued) (E. R. L7 août 1908).
- ... — Pylônes en acier galvanisé pour lignes électriques à hautes tensions (G. C., 8 août 1908).
- Bauki, D. — Les pompes centrifuges à haute pression [R. 31., 3i juillet 1908).
- Fàrnsworth, L. — Experimental Electric Sinelling (E. M. août 1908).
- Nagel, O. — Evaporatiug by Means of Steaui (E. M. /., août 1908).
- Crouker, F., and Arendt, M. — Direcl-Gurrent Motors, Their Action and Control-IX (E.W., ier août 1908).
- Stevrns, A. — Groups of Incandescent Lamps Used« as Constant Résistons (E. W,, août 1908). ...
- Màson, F. — Design for a 1 hp. Shunt-Wound Motor (E. W.y ier août 1908).
- Roy, L. — Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant (L. E., 8 août 1908).
- Reyval, J. — Moteur à courant continu de 2 uoo chevaux pour soufflerie d’aciérie ( L. E., 8 août 1908).
- Pasuuing, L. — Usine génératrice de Caslelnuovo-Yaldarno. delà « Sociela mineraria ed elellrica del Val-darno » (L. E., 8 août 1908).
- Léauti':, A. — Sur l’étincelle de self-induclion (L. E., 8 août 1908).
- Dybowsky, à. — Electromètre à torsiou de M. E. Sal-mou (Z. E., 8 août 1908).
- Rogowski, W. et Simons, K. — La dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs a collecteur.
- Modzelwski, J. de. — Etude sur l’emploi comme condensateur d’éléments éleclrolytiques a-électrodes d’aluminium (Z. E8 août 1908).
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- Tramways, Bordeaux.......................
- Electro-métallurgique Di vos.............
- Electricité de Paris. . . .'.............
- Tramways, Rouen..........................
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- Secteur de Clichy........................ 1
- Forces motrices, Rhône...................
- 483
- 5-8
- 127
- G3o
- G80
- 2.35
- 13o, >0
- a5o
- 3GG
- 35g,5o
- Gi8,5o
- 232
- 2(15
- 192,5o
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- Su' des Forces Motrices du Haut-Grésivau-
- dan......................................
- Sle d’éclairage électrique de la vallée duGré-
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- S“> Electro-Métallurgique française; (Frogcs
- et La Praz).............................
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- Sle Electro-Chimique du Gilfrc............
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- < ihapareillan..........................
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- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Août 1908.
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- • Hfc.
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
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- — Els. : L’Elettrioista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. £. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.jW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin» de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. —• P. A.
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- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V .D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
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- Gordon Stott, Henry. — The Evolution of Engineering, Atlantic City Convention (P. A. I. E. E., août 1908).
- Putnam, Clair . — Conservation of Power Resources Wite House, Washington (P. A. I. E. E., août 1908).
- Sarhat, F. — Sur les conditions déterminantes du meilleur rendement linancier d’un transport d’énergie (A. 1. M., 20 août 1908).
- Burrows, G. — On the Best Method of Demagneti- • sing Iron in Magnetic Testing (concluded) (Ea., 14 août 1908).
- Walter, L. — A Tantalum Wave-Detector, and its application in Wireless Tclegraphy and Telephony, (Ea., 14 août 1908).
- Emde, Fritz. — Einscitige Stromverdrangung in An-kernuten (E. u. M., 16 août 1908).
- Dôry, Ivam. — Antrieb von Arbeitsmasehinen durch Drehstrommotoren (E. u. M., 16 août 1908).
- Hildebrand, Otto, Ing. — Einfluks der Temperalur auf die Kapazitiit des Blciakkumulators (E. u. M., 16 août 1908).
- Prohaska, O. — Projektierung und Rentabilitatsbe-rechnung eines kleinen Verteilungsnetzes (Fortsezung u. Schluss) (S. E. T. Z., 8 août 1908).
- Geheimen Rat., D’ ; von Wittek. — Die osterrei-chischen Bahnen niederer Ordning (Zeitschrift für Kleinbahnen, août 1908).
- Zezula, F. — Statistik der schmalspurigen Eisen-bahnen für das Belriebsjahn 1905-1906. Vom Ober Ingénieur (Fortsetzung) (Zeitschrift für Kleinbahnen, août 1908).
- ... — Engineering exhibits at tho Franco-Britisli exhibition (E. R. L., 14 août 1908).
- Campdera, Enrique. — Metodo grafico para el calculo de las lineas de transporte de energia electrica por cor-rientes trifasicas (La Energia electrica, 10 août 1908),
- Uller, K. — Die Energiewanderung im permanenten elektromagnetischen Felde Gemah dem Thcorcm von Poynling (P. Z., i5 août 1908).
- Schmidt, W. — Uber die Strahlenverteilung an ra-dioaktiven Korpern (P. Z., i5 août 1908),
- Frank, Koester. — A Swiss Single-Phase Railroad. Seebach-Wettingen Line (E. If'., 8 août 1908).
- Siiarpsteen, S. — Electric Motor Printing Press Drive (E. W.j 8 août 1908).
- ... — Spécial Steels for Electrical Purposes (E. W., 8 août 1908).
- Taylor, A. — « A.-C. » Accumulator Subslations ; and the Use of Aceumulators for Peak Loads (E. R. n., 8 août 1908).
- Herzog, S. — Das Verzasca-Werk (E. K. D., 14 août 1908).
- Sieber, K., Nürnberg, — Uber Riffelbildung an Stras-senbahnschienen (E. K. R., 14 août 1908).
- Kleine, Naciiriciiten. — Umwandlung der mechani-sclien Energie in elektrische ; Ein neues Dynamometer für Gasmaloren-Allgemeines (E. K. R., 14 août 1908).
- ... — Single-Phase Road at Locamo, Switzerland This is a narrow-gage, single-phase railway about 17 miles long, belvveen Locarno, Pontebrolla and Bi-gnasco in Switzerland-Among the spécial fealures are the System of current collection and the inotor connection (Electric Railway journal, iM août 1908).
- ... — Operation of the Cleveland Street Railway System by a New Company. This is the second article analysing the traction situation in Cleveland (Electric Railway journal, î01, août 1908).
- Roy, L. — Recherches théoriques et expérimentales sur réchauffement des conducteurs par le courant (fin) (L. E8 août 1908).
- Reïval, J. — Moteur à courant continu de 2 000 chevaux pour soufflerie d’aciérie (L. E., 8 août 1908).
- Pasciiing, L. — Usine génératrice de Castelnuovo-Valdarno de la « Societa mineraria ed eleltrica del Val-darno » (L. E., 8 août 1908).
- Ljîauté, A. — Sur l’étincelle de self-induction (Z. E., 8 août 1908).
- Dybowsky, A. — Electromètre à torsion de M. E. Sal-mon (Z. E., 8 août 1908).
- RogOwski, W. et Simons, K. — La dispersion magnétique dans les transformateurs et les moteurs à collecteur (Z. E.,8 août 1908).
- Modzelewski, J. de. — Etude sur l’emploi comme condensateur d’éléments électrolytiques à électrodes d’aluminium (Z. E,, 8 août 1908).
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- Supplément à La Lumière Électrique du 29'Août' 1908.
- VALEURS INDUSTRIELLES
- Cours du 24 Août 1908.
- FRANCE
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- Fives-Lille..........................
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- 262.50 1.848
- 584 j5y
- 1.857 522 268 I . 23o 815 362 382
- 3,94
- 487
- 585
- 49i • 243 ‘128
- 240.50
- 292
- Secteur place Clichy.........
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- Thomson-Houston Méditerranée
- 1.187.
- ; 3o8 • 324,5o 643
- * 35o ;
- BELGIQUE
- Cockerill.................................. 1
- Ateliers constructions élect. Gliarleroi. .....
- Cie internationale d’électricité...........’ '
- 355;
- El. Pays Liège.............................
- Entreprises élect. (Société belge).........
- Union électrique A. E. G...................
- 527,75
- 755
- 269
- ALLEMAGNE
- Allgemeine Eleklrizitats Gesellschaft Berlin Elektrizitats Werkes ........
- Deutsche Uebers. Eleklrizitat.........
- Schuckert ...........................
- Siemens et Halskc....................
- 2i5,4o
- 157.50
- 145.50
- 106.90
- 175.90
- SUISSE
- Alioth...........................
- Aluminium Industrie (Neuhausen).
- Brown Boveri.....................
- Franco-suisse électrique.........
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- Schweiz. Ges. für elekt. Industrie,
- COURS DES MÉTAUX
- 4z5 2.382 2.140 444 3go 6.624
- (Londres)’
- LUNDI LUNDI
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- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, ton-jours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien môme vos papiers seraient en nombre considé- .
- • râble et vous procurera" ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or- nous rie devons pas oublier un seul .instant le vieux proverbe :
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- N° 36
- Supplément à La Lumière Electrique du 5 Septembre 1908.
- 145
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- Compagnie Générale Electrique, Nancy.
- Compagnie Electro-Mécanique, Le Bourget.
- Fabius Henrion, Nancy.
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- Société Anonyme Westinghouse, Le Havre.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Ucl/vri.
- Ateliers de Constructions Electriques, Charleroi.
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- Supplément à La Lumière Électrique çlu 5 Septembre 1908.
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- Berck i49 4o IOI 40 66 3o 25 60 17 45 11 45 3i » 24 i5 '7 » 1 i5 7 35
- Boulogne (ville) 170 70 1 (5 20 75 » 28 45 ‘9 20 12 5o 34 » 25 70 18 90 1 10 7 3o.
- Calais (ville) 198 3o i33 80 87 3o 33 o5 22 3o *4 55 37 90 29 » 21 85 12 35 8 10
- Cayeux * 187 55 93 60 6i 20 24 p 16 45 10 80 29 3o 23 \>5 i5 95 I I » 7 25
- Conchil-le-Temple (Fort-Malion).. 140 40 94 80 61 80 2-3 40 i5 80 0 3o 28 80 22 5o 5 75 9 75 6 35
- Dunkerque 204 9o i38 3o 90 3o 34 i5 23 o5 5 o5 38 85 29 95 22 60 12 5o 8 20
- JSnghien-les-Bains » »» » )) » » 2 » 1 45 » 95 » »
- Étaples i52 40 102 9° 67 20 2") 40 17 15 11 20 3o 90 23 95 7 )) JO 35 6 75
- Eu (le Bourg-d’Ault et Onival) 120 90 81 60 53 10 20 i5 i3 60 8 85 25 40 20 10 i3 70 8 85 5 75
- Fort-Malion-Pîage I4I 3o 96 60 64 20 24 i5 16 70 11 3o 29 5o 23 35 16 65 10 80 7 45
- Le Crotoy i3i 25 «9 10 58 20 22 60 i5 4o 10 10 27 90 21 93 5 i5 10 25 6 75
- Le Tréport-Mers •. J 23 )) 83 10 54 » 20 5o i3 85 9 a 25 75 20 35 i3 90 9 » 5 85
- Marquise-Rinxent (Wissanl) 182 10 123 )> 80 JO 3o 35 20 5o i3 35 35 60 26 80 20 o5 11 75 7 70
- Paris-Plage i56 )) io5 90 70 20 26 60 18 i5 12 20 32 10 24 95 18 » 11 35 7 75
- Pieri'efonds 66 )) 44 40 29 10 11 » 7 40 4 85 i5 40 I l 5o 7 Co » »
- Quend-Fort-Mahon 137 70 93 » 60 60 22 95 i5 5o 10 10 28 3o 22 i5 i5 45 9 60 6 25
- Quend-Plage 140 70 96 » 63 60 23 95 16 5o 11 10 29 3o 23 i5 16 45 10 60 <- 25 55
- Rang-du-Fliers-Verton (Plage Mcriimont) 145 20 98 10 63 90 24. 20 i6 35 10 65 29 60 23 o5 16 20 10 0.. G
- Rosendacl (Plage de Malo-lcs-Bai ns) 207 Oo 140 10 <» 5o 34 60 23 35 i5 25 39 20 3o 35 22 9° 12 5o 8 20
- Saint-Arnaud l5ç) 0° 108 » 70 5o 26 35 18 » 11 75 3 2 20 24 65 17 75 » »
- Suint-Àmand-Thermal i63 20 110 10 72 » 27 20 18 35 12 )> 32 80 24 9* 18 10 »
- Saint-Valery-sur-Somme.. x3r xo 88 5o 57 60 2 1 85 14 75 9 60 27 j 5 21 35 *4 75 9 3o 6 o5
- Serqueux (Forges-les-Eaux) 98 70 bt> 60 43 5o l6 45 11 10 7 25 21 5o 16 70 11 25 » »
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- Supplément à J.aftLumière Electrique du 5 Septembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du !> Septembre 1908.
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- i i)G
- Supplément à La Lumière Électrique du 5 Septembre 1908.
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 % du prix primitif.
- Il est délivré, en même temps que le billet circulàire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itméraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 5 Septembre 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgicai Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. JV. : Eleclrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschincnbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil- —
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique.
- — LT. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch fttr drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University.—L. E. : Lumière Electrique.— P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institutc of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C* T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens.—• S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l'Industrie.
- — S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Viel, G. — Lignes à haute tension en (il dé fer galvanisé (/. E., 24 août 1908).
- Escard, J. — Sur quelques particularités relatives à la conductibilité électrique des corps. Phénomènes qui peuvent influencer cette conductibilité (A. E.9 2.5 août 1908).
- ... — The Power System of the Georgia Railway and Electric Company (5. E. J8 août 1908).
- Perlewitz, K. — Die elektrischen Anlagen auf der Zeehen der Gewerkschaft Kônig Ludwig in Recklinghau-sen (E. T. Z., 20 août 1908).
- Remank, H. — Vergleich von Belriebskosten kleiner Bogerdampen und hochkerziger Osrainlampen (E. T. Z., 20 août 1908).
- Rtohter, R. — Der Reihenschluss-Repulsionsmotor von Àlexanderson (E. T. Z., 20 août 1908).
- Gee. VV. W. H. — Eleclroiitic Corrosion (/. E, E août 1908).
- Lodge Oliver and Davies Benjamin. — On the Mea-surement of Large Inductances containing Iron (/. E. E., août 1908).
- Bohle, H. — Magnetic Réluctance of air Joints in Transformer Iron («A. E. Eaoût 1908).
- Pfiffner, E. — Der Frequenzunformer (S. E. T. Z., 22 août 1908).
- Herzog, S. — Das Yerzasca-Werk (Fortselzuug u. Schluss) (S. E. T. Z., 22 août 1908).
- Prasoii, Adolfh. — Die elektrischen Einrichlungen der Eisenbahnen für den Nachrichten-und Sicherungs-dienst (Fortsetzimg) (5. E. F* Z., 22 août 1908).
- Violer, M. — Sur un orage à grêle ayant suivi le parcours d’une ligne d énergie électrique (C. R.9 17 août 1908).
- Freeman Stuart. — Conclusive Evidence of the « Over
- Shooting* » of Ttmgsleu Lumps and Ollier Inleresliug Phenomena (E. W.y 1 *> août 1908).
- Jüiinstone, G. — A New Source of Illumination (E. W,, i5 août 1908).
- Goldschmidt, Rudolff, — Alternating Current Com-mulator Motors (Ea., 21 août 1908).
- Feldmann, C. — Acyclie Dynamos (Ea., 2J août 1908).
- Hill, B. — The variation of apparent Capacity of a Condenser with the Time of Discharge, and the Variation of Capacity with Frequency in Alternating-Cur-rent Measuremenls (Ea., 21 août 1908).
- Wilson, E. — On the Hystérésis Loss, and other Pro-perties of Iron AUoys under very Small Magnetic Forces (Ea., 21 août 1908).
- ... — Condenser Action of Synchronous Motor (E. U. L21 août 1908).
- Nowotny, Rohert, — Uber Drahtbundverfahren für Freilcitungen (E. u. AA., 23 août 1908).
- Emde, Fritz. — Einseitige Stromverdrangung in A11-kernuLeu (Schluss) (E. u. M., i3 août 1908).
- Solier, A. — L’état actuel de Bélec 1 rométallurgie du fer et de l’acier (L. E., i5 août 1908).
- Pasciiikg, L. — Usiné génératrice de Castelnuovo-Valdarno delà « Societa mineraria cd elellrica del Val-darno » (L. E., août 1908).
- Corbjno, M. — Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant (L. E.. i5 août 1908).
- Ivennelly, E. et Whiting, E. — Mesure de la vitesse de rotation au moyen du diapason stoboscopique (L. E., i5 août 1908).
- Jégou, P. — Dispositif pour l’élude- de la" sensibilité des détecteurs électrolytiques (A, E.y i5 août 1908).
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- Il est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
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- Boulogne (ville) 17o 70 115 20 75 » 28 45 - 10 70 12 5o 34 » 25 70 18 90 1 10 7 3o
- Calais (ville) 198 3o 133 80 87 3o 33 o5 22 3o >4 55 37 90 29 )> 2 1 85 12 35 8 10
- Cayeux 137 55 q3 ÔO 61 20 2.4 >' 16 45 JO 80 29 3o 23 o5 i5 95 1 » 7 22
- Coneliil-le-Temple (Fort-AH diOlt). . 140 40 94 80 61 80 2 3 4o i5 80 0 3o 28 80 22 5o i5 75 9 75 6 35
- Dunkerque 204 9° i38 3o 9° 3o 34 i5 2 3 o5 i5 o5 38 85 29 95 22 60 12 5o 8 20
- Engliien-les-Bains » » » )) » )> 2 )) I 45 ï) 95 )) 35 ))
- Ftaples 15 2 40 102 9° 67 20 2.5 40 7 15 j 20 3o 9e 23 9-r> 17 )) 10 6 70
- Eu (le Bourg-d’Ault et Onivi i) 120 9° 81 6a 53 10 20 i5 5 Go 8 85 25 40 20 10 i3 70 8 85 5 75
- Forl-Malion Plage 141 3o 9(> 60 64 20 a 4 <5 5 7° 2 3o a9 5o 23 35 16 65 10 8() 7 45
- Le Crotoy 131 2 5 «s 10 58 20 >.2 60 5 40 lu 10 27 QO 2 t 95 15 i5 10 25 6 75
- 123 >» 83 10 54 » 70 5o i3 85 9 H 25 7» 20 35 i3 qo 9 » 5 85
- Marquise-Rinxent (Wishai.l; 182 10 123 » 80 to 3o 35 20 5o 13 35 35 60 26 80 20 o5 I 75 7 70
- Paris-Plage i56 )» io5 9' 70 20 26 60 18 15 2 2 20 3 2 10 24 95 18 )) I 35 / 70
- Pierrefonds titi » 44 40 29 10 I » 7 40 4 85 i5 40 1 5o 7 Go » »
- Quend-Fort-Mahon Ci 7 70 93 » 60 60 2 2 9-3 T 5 5o IO IO 28 3o 22 i5 j 5 45 9 6() 6 2.5
- Quend -Plage It'lO 70 96 » 63 60 2:3 (P 16 5o I 1 O s9 3o 23 15 16 45 10 60 25
- Rang-du*Fliers-Vertcm (P1hk«- *m d'iimout) 145 20 g» 10 63 90 24 20 6 35 10 65 aq 60 23 o5 16 20 10 0. U 55 |
- Rosendael(PlagedeMalo les Bains) 20 7 60 140 10 91 f>o 34 6u 2 j 35 15 2 5 3j) 20 3o 35 22 90 12 00 8 20 !
- Saint-Amand i5q 9° 108 » 70 5a 26 35 18 » ( 75 *2 20 24 65 17 75 » )) J
- Saint-Amand-Thermal l6'1 20 1 to 10 72 )> 27 20 8 35 12 )) 32 80 24 95 18 10 )> )>
- Saint-Valery-sur-Somme. . . Serqueux (Forges-les-Emix) 131 10 88 5o 57 GO 2 1 85 a 75 9 60 27 i5 21 35 i4 75 9 3o 6 o5
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- Wimille-Wimereux 174 60 117 qo 80 29 10 »9 65 2 80 34- 55 26 10 19 3o I 25 7 40
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- Supplément à La Lumière Électrique du 12 Septembre 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans r,‘dre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. —G. E. N. : Canadian Electrical News. — G. R. : Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrisckc Kraftbetriebe u. Bahnen.
- — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. iV. : Electrical Review (New-York). — E. U. M- : Elektrotechnik und Masehinenbau. —- E T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E. W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —
- H. B. : La Houille Blanche. — I.G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique.
- — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin# de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Électrique. — P. A.
- I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E. : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie. —- S. E. T. Z. : Schweizeriscke Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — S. R. J. : Street Railway Journal.
- — Z. S. Zeitschrift Scliwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Delthil.— Indicateur de court-circuit (/. T. Juillet 1908)*
- ... — Châssis roulant pour les essais de caniveau souterrain (/. T., juillet 1908).
- Bacqueyrisse. — Procédé de freinage électrique par court-circuit sur résistances (/. T, juillet 1908).
- ... — Usine hydro-électrique de Campocologno, près Brusio (Grisons) (G. C., 29 août 1908).
- Loyd, M. and Fischer, J. — Apparatus for Détermination of the Form-of a Wave of Magnelie Flux (B. mai 1908).
- Norton, G. Lloyd. — Efïect of Wave Form upon the Iron Losses in Transformer s [B. S., mai 1908).
- Nutting, P. — The Luminous Properties of Eleclri-eally Conducting Hélium Gas (B. S,, mai 1908).
- Morton, G. Lloyd. — Function of a Periodic Variable Given by the Steady Reading of an instrument; with a Note on the Capillary Electrometer with Àlternating Voltages (A?. 5., mai 1908).
- Coblentz, W. — Sélective Radiation from the jNernst Glower (B, Smai 1908).
- Heydweiller, Adolph. — Uber den Induktionsfunken und seine Wirkungsweise (A. P25 août 1908).
- Helms, C. — Synchronous Motor in Systems Opcra-ting at Low Power Factor (E. W., 22 août 1908).
- Ka?p, G. — Ein neuer Apparat zur magnetischen Prüfung von Eisenmusterri (E. T. Z., 27 août 1908).
- Burstyn, W. und Leisek, R. — Versuehe und Mess-ver fahren mit kontinuierlichcn Schwingungen (E, T, Z., 27 août 1908),
- Perlewitz, K. — Die elektrischen Anlagen auf der Zechen der Gewerkschaft Konig Ludwig in Recklinghau-sen (E, T. Zt, 27 août 1908).
- Richter, R. — Der Reihenschluss-Ropulsionsmotor von Alexanderson (Schluss) (i?. T. Z., 20 août 1908).
- Feigl, S. — Zur Théorie und Amvendung des Hey-landgetriebs {E. u, M3o août 1908).
- Reigiienheim, Otto. — Rayons anodiques (/. P.y septembre 1908).
- Rainville, A. — Répétition des signaux sur les locomotives (Eé., 29 août 1908).
- Viglia, Ettore. — Tramvia Elettrica Lucca-Pescia-Monsummano (Els., ier août 1908).
- Cublek, E. — Die Konzentration in der Elektro-In-dustrie (Schluss) (S, E. T. Z.y 29 août 1908).
- Guilleminot, H. — Le dosage des rayons X en expérimentation biologique et en médecine (i?. S., 3o août 1908).
- Dawson-Philip. — Electric Traction on Railways VÏÎL Motor Trucks (Ea28 août 1908).
- Dubois, Louis. — The Construction of the Paris Subway Lines (Ea., 28 août 1908).
- Siebeii, K., — Uber Riiïelbildung an Strassenbahn-schienen (Fortsetzuug) (E. K. B., 24 août 1908).
- ... — The « Merz-Price » System of automatic Protection for Uigh-Tension Circuits (E. IL L., 28 août 1908).
- ... — Le tamponnage électromécanique. Son application aux machines d’extraction et aux laminoirs (A. L M,. iop août 1908).
- Solier, A. — L’étal actuel de l’électrométallurgie du fer et de l’acier (L. E., i5 août 1908).
- Pasciiing, L. —Usine génératrice de Castelnuovo-Valdarno de la « Societa mineraria ed elettrica del Val-darno » (L. E.y 5 août 1908).
- Corbino, O-M. — Dispositif pour engendrer du courant à haute tension pratiquement constant (L. E., i5 août 1908). >
- Kf.nnei.ly, A.-E. et Wiiiting, S.-E. — Mesure delà vitesse de rotation jau moyen du diapason stroboscopique (L. E., 10 août 1908).
- Jégou, P. — Dispositif pour l’étude de la sensibilité* des détecteurs éleclrolytiques (L. E., i5 août 1908).
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- Supplément à La Lumière Électrique du 12 Septembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 19 Septembre 1908.
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- Pour renseignements, s’adresser à \ Office de Brevets d’Invention de M. Ch. Assi, Ingénieur-Conseil, 4 1 à 47, rue des Martyrs, Paris.
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- * *
- Le Brevet n° 323672, du i3 août 1902, pour Nouveaux dispositifs en vue du montage de compteurs d’électricité, au nom de M. Blathy, est a négocier, sous forme d’achat ou de licences.
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- Berck 149 /;0 IOI 40 66 3o 25 Go 17 45 II 45 3i » 24 i5 17 )) I i5 7 35
- Boulogne (ville).. I^O 70 115 20 76 )) 28 45 19 20 12 5o 34 » 25 70 18 90 II IO 7 3o
- Calais (ville) 198 3o i33 80 87 3o 33 05 22 3o 14 55 37 9° 29 » 21 85 12 35 8 10
- Cayeux 187 55 9-* 60 Ci 20 24 )> 16 45 IO 80 29 3o 23 o5 i5 95 1 » 7 20
- Gonchil-le-Temple (Fort-Malion).. 1/jO 40 94 80 61 80 2.3 40 i5 80 10 3o 28 80 22 5o i5 75 9 ?» 6 35
- Dunkei’quc 204 90 i38 3o •JO 3o 34 iS 23 o5 if> o5 38 85 29 95 22 60 ia 5o 8 20
- Enghien-les-Bains » » » » )) )) 2 )) I 45 » 95 » ))
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- Supplément à La Lumière Électrique du 19 Septembre 1908.,
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. • B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Gentralblatt fttr Accumulatoren. — G- R. Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering, — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische ICraftbetriebe u. Bahnen. — ElS : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.,W. Electrical Woi*ld. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemine de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. C. : Nuovo Gimento.— P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z» S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Remake, H. — EinflussvonSpannungsüberschreituugen auf die Lebensdauer von Metallfaden-Glühlampen (E. T, Z., 3 septembre 1908).
- Eiciiheug, F. — Ubcr Wechsclstromerregung durcli Gleichslromeker [E. T. Z., 3 septembre 1908).
- Perlewitz, K. — Die elektrischen Anlagen auf don GewerkschaftKônig Ludwig’ in Recklinghausen(E. T. Z., 3septembre 1908).
- Burgess. K. — OnMethods of ObtainingCooling Curves (E, AI. septembre 1908).
- Lorentz, H. — Le partage de l’énergie entre la matière pondérable et l’éther (Il Nuovo Cimenlo, août *908).
- Zenneck, J. — Uber die Wirkungsweise der Sender für gericlilele drahtlose Télégraphié (7>. Z., 1 septembre 1908).
- Rüdenberg, R. — Eine Méthode zur Erzeugung von Wcchselstromen beliebiger Periodenzalil (P. Z., ieP septembre 1908).
- Nicholàs Stahi,. — Tliree-Phase Power Factor by Single-Phase Wattmeter (E. \W., 29 août 1908).
- Helms, G.—The Synchronous Motor in Systems Opéra-tings at Low Power Factor (E. JF., 29 août 1908).
- ... — Artiiicial Load for Testiug Electrical Compa-nies (JB. R. L., 4 septembre 1908).
- Uytbork, E. — Notes prises au cours d’un voyage d’études aux Etats-Unis d’Amérique (A. I. AI., 5 septembre 1908).
- Lichtenstein, Léon. — Zur Théorie der Kabci (E. K. R., 4 septembre 1908).
- ... — Capitalization, Gars and Mileage of Electric Railway Gompanies in the United States (E. </., 29 août 1908).
- Pfiffnek, E. — Der Frequenzumformer (S. E. T. Z,, 5 septembre 1908).
- Henry. — A propos des lampes à filament métallique (Ec., 5 septembre 1908).
- Goldsmidt, R. — Alternating Current-Commutator Motors (Ea.,l\ septembre 1908).
- Merke, IR. — Die Tourenrêgulierung von ICraftma-
- schinen mit Hilfe einer Leitgeschwindigkeit mit mô-glichster Yenneidung der periodischen Schwankungen (E. u, M.y 6 septembre 1908).
- Duddell, W. -— Short Spark Phenomcna (Ea., 4 septembre 1908).
- Montel, A. —Contribution à l’étude de l'antenne horizontale transmeiirice pour radiotélégraphie (L. E 22 août 1908).
- Bethknop, J. — Suit lu théorie de la commutation (L. E., 21 août 1908).
- Behr, R. — Essai d’un turbo-alternateur de 1 600 kw (L. E., 11 août 1908).
- Erabagciii, G. — La dispersion électrique dans un souterrain fermé (L. E., 11 août 1908).
- Spera, S. — Sur le calcul des résistances a eau (L. E.9 22 août 1908).
- Conuaii, W. — Le choix et l'installation des chutes pour la traction des chemins de fer (L. E., 11 août 1908).
- Kallir, L. — Influence du moment d’inertie sur la marche d’une machine commandée par moteur d’induction (L. E,, 12 août 1908).
- Curghod, A. — Calcul des réseaux. Répartition des centres de distribution (Z. E., 29 août 1908).
- Rosentiial, E. — La fabrication du carbure de calcium (Z. E., 29 août 1908).
- Pf.nper, II. — Sur une méthode de calcul exigeant le minimum de travail pour la solution de problèmes sur les courants alternatifs (Z. E., 29 août 1908).
- Gujllet, A. — Autobalistique répétiteur (Z. E., 29 août 1908).
- Specht, A. — Moteurs d’induction à vitesses multiples au moyen de couplages en cascade (Z. E., 29 août 1908).
- Lime. C. —'Machines dynamo-électriques génératrices sans collecteur (Z. E., 29 août 1908).
- Guye, E. et Bron, A, — La stabilité de l’arc alternatif, fonction du poids atomique des métaux électrodes (L E., 29 août 1908).
- Jouaust, R. — Influence de la température sur la force électromotricc des éléments au cadmium (Z. E29 août 1908).
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- Supplément à La Lumière Électrique! du 19 Septembre 1908.
- 192
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- Omnium Lyonnais....................,.......
- gte pno pOUr l’Industrie des ch. de fer....
- S*° Pne Distribution Electricité...........
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- Exemple: Sur la base de 0.07° l’hectowatt. prix de l’électricité à Paris, 30 lampes “OSRAM” de 25 bougies brûlant 1000 heures économisent 1216 francs comparativement aux lampes à filament de charbon, sans compter que le coût de la lampe est amorti en 83 heures environ.
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- Supplément^ La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
- 197
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- du Nord et de l’Est
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- Supplément à La Lumière Électrique du a6 Septembre *908. .
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d'un supplément de 10% du prix primitif.
- 11 est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduclion est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de YOuesl et à'Orléans.
- PUBLICATIONS
- éditées par la Compagnie des Chemins de Fer
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- 1° Dans toutes les gares, les bureaux de ville et les bi-
- bliothèques des gares do la Compagnie :
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- La carte itinéraire de Marseille à Vintimille avec notes historiques, géographiques, etc., sur les
- localités situées sur le parcours........... 0.25
- Los plaquettes illustrées désignées ci-après, décrivant les régions les plus intéressantes desservies par le réseau P.-L.-M.
- La Corse (éditée en français).................. 0.25
- Le Rhône, de sa source à la mer,avec illustrations hors texte, en couleurs (édité en langues française, anglaise et allemande).................. 0.50
- L’Auvergne (éditée en français)................ 0.50
- Album de vues du réseau P.-L.-M............... 0.50
- Album Côte d’Azur-Corse-Algérie-Tunisio (avec
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- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- Pour les torpilleurs 368 et 369................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord). Pour laStationde chargementde sous-marins delà baie Ponty(Bizerte)
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).........
- Société d’Electricité Alioth,pour la Station de Valladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes..............
- Compagnie des Mines d’Aniche.....................................
- Port de Cherbourg................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle............................ ........
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à. l’électricité (Orléans).. Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi.................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau..................
- Etc., etc. ___________
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- 2 — 4.000 —
- 4 — 600 —
- 3 — 600 —
- 6 — 5.000 —
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- 5 - 1.660 —
- 6 — 1.350 —
- 1 — 1.200 —
- 2 — 1.300 —
- U — 1.152 —
- 3 - 830 —
- 2 — 800 —
- 1 — 750 —
- 6 — 658 —
- 2 — 600 —
- 5 — 5ü0 —
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- 200
- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- Supplément h La Lumière Electrique du 26 Septembre 1908,
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- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- Supplément è La Lumière Electrique du 26 Septembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du a6 Septembre 1908. S
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalender Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— C. A. : Centralblatt für Accumulatoren. — C. R. Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electncal Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.,W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. ( L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlOsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — NC.: Nuovo Cimente. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — RM.: Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure. k
- ... — La traction par automotrices pétroléo-élec-triques sur les Chemins de fer d’Arad-Csanad (Hongrie) (G. C., i2 septembre 1908).
- Voigt, W. — Beobachlungen über natürliche und magne tische Drehung der Polarisationsebene in Kristallen von Honda (P. Z., i5 septembre 1908).
- Wril L. — Ein lehrreicher Fall von Axialschub bei Hochdruckzentrifugalpumpen (Zeitschrift fur das Ge-samte Turbinenwesen, 10 septembre 1908).
- Mises, R. — Zur Théorie der R'egulatoren (E, «. M., i3 septembre 1908).
- Kaufmann, R. — Blitzableiler für eine 3 000 v. Uber-landzentràle (E. u. M., i3 septembre 1908).
- Knopfli. —• Windeleklrizitatsanlagen, System Oerli-kon (S. E. T. Z., 12 septembre 1908).
- PrAsch, A. — Die elektrischen Einrichtungen der Eisenbahnen für den Nachrichtenund Sicherungsdienst (Fortsetzung) (S. E. T. Z., 12 septembre 1908).
- Durand, C. — The Korn System of Image Transmission {E. R. N., 5 septembre 1908).
- Dick, J. — The Design of Underground Mains and Networks (Ea., u septembre 1908).
- ... — 7 5oo kw. Turbo-alternators for Buenos-Ayres (Ea., u septembre 1908).
- Fessenden, A. —Wireless Telephony. (Ea., u septembre 1908).
- ... — Electricily in a German Iron and Steel works. (E. R. L., 11 septembre 1908).
- Latiirop, J. •—- The Street Railway System of San Francisco (S. R. J., 5 septembre 1908).
- ... — Catenary Trolley Construction (S, R. J., 5 septembre 1908).
- Capdera E. — Metodo graiico para el calculo de las lineas de transportes de Encrgia Electriea por cor-rientes trifasicas. (La Energia Electriea, 10 septembre 1908).
- Marcillac P. — Esposizione internazionale di elet-tricita a Marsiglia (Els, i5 août 1908).
- Paparella E. — Perfezionamenti al contatori elet-trici (Els, i5 août 1908).
- Montpellier, J. — L’alimentation de Marseille en
- énergie électrique. Usine de la Siagne (Eé., 12 septembre i9°8).
- ... — Commutatrice pour 20 000 ampères (Eé.,
- 12 septembre 1908).
- Thilo, F. — Deutsche Schiffbau-Ausstellung Berlin 1908 (E. T. Z., 10 septembre 1908).
- Norden, K. — Beleuchtungsberechnungen für Queck-silberdampflampen (E. T. Z., 10 septembre 1908).
- Goldsciimidt, R. — Die Grundgesetze der Erwârmung elektrischer Maschinen (E. T. Z., 10 septembre 1908).
- Perlewitz, K. — Die elektrischen Anlagen auf den Zechen der Gewerkschaft Kônig Ludwig in Recklinghau-sen (Fortsetsung) (E. T. Z., 10 septembre 1908).
- ... — Echaulfement des câbles dans le cas de service intermittent (/. E., 10 septembre 1908).
- Davy, G. — Installations c(es turbines à vapeur de faible puissance (I. E., 10 septembre 1908).
- Soulier, A. —• La protection des compteurs contre la foudre (I. E., 10 septembre 1908).
- Fisher, H. — Metbods for Localing Transpositions of Wires and Split Pairs in Téléphoné and Telegraph-Càbles (E. E., septembre 1908).
- Hanssen, J. — Calculation of Starting Torque of Single-Phase Induction Motors wilh Phase-Splitting Starting Devices (E. E., septembre 1908).
- Goldsmidt, Hans. — New Thermit Reactions (E. M. I., septembre 1908).
- Offerhaus and Fischer, H. — Cold-Junction Température Corrections of the Pt. Pt. Rh. and Pt. Pt. Ir Thermo-Electric Pyrometer (E. M. /., septembre 1908).
- Isambert, L. — Puissance des moteurs hermétiques (L. E., 5 septembre 1908). _
- Witz, A. — Elude des résistance passives des moteurs par le volant (L. E., 5 septembre 1908).
- Amaduzzi, L. —Recherches expérimentales sur l’étincelle électrique (L. E., 5 septembre 1908).
- Pacini, D. — Sur la radio-activité induite de l’atmosphère dans le golfe de Gênes (A. E., 5 septembre 1908).
- Swyngedauw, R. — Sur la réaction d’induit dans les dynamos à courant continu (L. E., 5 septembre 1908)»
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- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Septembre 1908.
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- VALEURS INDUSTRIELLES
- Cours du 21 Septembre 1908.
- FRANCE
- Ateliers const. élect. Nord et Est.........
- Cie fabrication des compteurs..............
- Cio générale française .tramways...........
- — parisienne tramways................
- Greusot (Schneider)........................
- Distribution d’énergie élçctrique..........
- Eclairage électrique.......................
- Edison (Cie continentale)..................
- Electricité (Cie générale).................
- Electricité de Paris (Soc. d’).............
- Electro-métallurgique Dives............
- Energie élect. littoral méditerranéen......
- Fives-Lille................................
- Forces motrices RhAne......................
- Métropolitain..............................
- Nord-Sud Paris............................. ..
- Omnium Lyonnais............................
- gte pne pour l’Industrie des ch. de fer....
- gte pne Distribution Electricité...........
- Secteur place Glichy.......................
- — rive gauche, Paris......................
- Téléphones (Société industrielle)..........
- Thomson-Houston............................
- Thomson-Houston Méditerranée ..............
- BELGIQUE
- Cockerill........................... ......
- Ateliers constructions élect. Gharleroi....
- Cie internationale d’électricité....... ...
- El. Pays Liège.............................
- Entreprises élect. (Société belge).........
- Union électrique A. E. G...............
- 261.50 1.860
- 587 167 1.878 622 288
- 1.264
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- - 497 395 394 495 5go 5o8
- 241 >5o
- 136.50
- 249.50 290
- 1.T 92750 3a5 343 696 370
- ALLEMAGNE
- m.
- Allgemeine Eleklrizitats Gesellschaft
- Berlin Elektrizitats Werke..........
- Deutsche Uebers. Elektrizitat.......
- Schuckert ..........................
- Siemens et Halske...................
- 226,10 i3g,5o i5o,25 117,20
- 193,80
- SUISSE
- 425 2,35o 2.140 445 435 6.65o
- COURS DES MÉTAUX
- (Londres)
- Alioth............................
- Aluminium Industrie (Neuhausen).
- Brown Boveri......................
- Franco-suisse électrique..........
- Oerlikon..........................
- Schweiz. Ges. für elekt. Industrie
- LUNDI 14 SEPTEMBRE LUNDI iè I SEPTEMBRE
- J 842,50 Antimoine ... 3l 3i
- 345 Cuivre 62 à 63,io 621/2
- 526,75 Etain 129,10 i3o 3/4 à i32 1/8
- 79°,5o Plomb i3 7/6 à i3 8/9 i3 1/2
- 292,50 Zinc .... ... 19,i5 à 20,5 19 7/8
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre: considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or,, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY. - ' ;
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial. C,E COSMOS 9 3et9,rne de Grammont, P A RIK
- Télép. : 121 20. Télég. : CÛSMOSTYL-PARIS.
- p.2x208 - vue 624/624
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