La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE d’ÈLECTIÎICITÉ
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- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- • A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, MEMBRE DE L’iNSTITUT.
- A. BLONDEL
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES, PROFESSEUR A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES.
- IVL LEBLANC
- PROFESSEUR
- A
- l'école supérieure des mines.
- G. LIPPMANN
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, MEMBRE DE LINSTITUT.
- D. MONNIER
- PROFESSEUR A L ECOLE CENTRALE DES ARTS ET MANUFACTURES.
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECUNIQUE MONTEFIORE.
- H. POINCARÉ
- PROFESSEUR A LÀ SORBONNE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES ET DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE.
- A. WITZ
- DOYEN DE LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE, MEMBRE CORRESPONDANT DE L’INSTITUT.
- VWWWWWVWV'
- TOME IV (ac Série )
- 4 ° TlUMESTUlî 1908
- ^AAyWWVWN
- ADMINISTRATION et RÉDACTION
- 40, RUE DES ÉCOLES, 4<>
- PARIS Ve
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- Tome III <2° série).
- SAMEDI 3 OCTOBRE 1908.
- Trentième année. - N° 40
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D'ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- TBctairag
- IziBwuomiçuti
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 5. M. Minjotti. — Considérations sur les cAblos téléphoniques à inductance uniformément répartie, p, 7. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogones (salle), p. 12.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine do Ruhmkortï, O.-M.Goiibino, p. 18. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Appareil de securité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues en télémécanique, E. Biianlv, p. 20. — Télégraphie et téléphonie. Fabrication des condensateurs téléphoniques, C.-E. Mansbridge,p. 22. — Brevets, p. 22. — Bibliographie, p. 24. — Correspondance. Sur le profil de masses polaires de dynamos, p. 25. — Variétés. — Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways, Otto, p. 25. — Chronique industrielle et financière. Combinaleurs pour grues à commande électrique, p. 28. — Chronique financière, p. 28. — Renseignements commerciaux, p. 31. — Adjudications. p. 32.
- ÉDITORIAL
- Le problème de la téléphonie à grande distance est, comme» on le sait, intimement lié à celui de la fabrication de câbles téléphoniques à inductance uniformément répartie. Par suite de considérations 'd’ordre pratique, en ce (pii concerne la facilité de la pose notamment, remploi de tels cables semble davoir cire souvent préféré à celui de bobines de self-indue fi on régulièrement réparties le long do la ligne, suivant la méthode classique de Pupin. Or, il existe deux manières d’augmenter I ’ inductance d’un câble, et de diminuer de ce fait sa constante d’afténualion : ou bien l’on peut disposer autour du conducteur en enivre une enveloppe en fer d’épaisseur convenable, ou .bien l’on peut enrouler ce conducteur en hélice autour d’une âme centrale en fer. Dans un article contenu dans le présent numéro (p. 7),
- M. M. Miniotli compare les deux systèmes; il arrive à celte conclusion que le câble à fer intérieur n’est pas rationnel et que le premier système est nettement préférable.
- Nos lecteurs trouveront ci-après (p. ia) la deuxième partie de l’intéressante étude de M. J.-L. Routin sur le réglage des groupes électrogènes. Par une étude analytique et graphique très simple des couples moteurs et résistants, l’auteur arrive â démontrer quelques théorèmes généraux qui semblent n’avoir pas été formulés jusqu’à ce jour. C’est ainsi que, si on suppose que la tension, est mai n tenue constante quelle <|uo soit la vitesse du groupe générateur, il est théoriquement impossible d’assurer un réglage sLable de la vitesse, lorsqu’il s’agit d’une machine â piston accouplée avec une
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- dynamo à courant continu ou avec un alternateur n’alimentant que des lampes. Dans le cas où la machine à pistons est remplacée par une turbine hydraulique, cette impossibilité subsiste tant que la vitesse est inférieure à la moitié de la vitesse d’emballement. Enfin, avec un générateur à courant alternatif, la stabilité de l’équilibre de régime est d’autant mieux assurée qu’il y a un plus grand nombre de moteurs synchrones en service sur le réseau. Ces résultats très importants supposent, à vrai dire, que le groupe est dépourvu de tout régulateur de vitesse, mais l’adjonction d’un tel régulateur ne modifie pas sensiblement les conclusions. Il s’ensuit donc que l’on se place dans des conditions très défavorables lorsqu’on cherche indépendamment à maintenir la tension rigoureusement constante, quelle que soit la vitesse, en agissant sur l’excitation, et la vitesse constante, quelle que soit la tension, en agissant sur l’admission du fluide moteur.
- Il n’en est plus de même lorsqu’on maintient constant le flux inducteur, et non plus la tension, ou, d’une façon plus générale, lorsqu’on tolère une certaine variation de cette dernière; il est alors toujours possible d’assurer un réglage stable de la vitesse.
- Dans le prochain article, l’auteur pi'océ-dera à l’étude graphique de ce réglage, dans le cas d’un groupe électrogène, en s’inspirant du mémoire classique de M. Léauté.
- La théorie de la bobine d’induction ou bobine de RuhmkorfT a donné lieu à de nom-
- breuses recherches mathématiques et expérimentales depuis plus d’un demi-siècle.
- Toutefois, étant donnée la complexité des phénomènes, bien des points restent encore à éclaircir. M. Corbino, auquel l’on doit déjà quelques travaux sur le sujet, a repris entièrement la question. Dans un premier mémoire analysé plus loin (p. 18), l’auteur étudie complètement la période de fermeture ; il n’y a pas à tenir compte de l’effet de la capacité, mais le phénomène reste néanmoins assez complexe si l’on ne néglige pas la réaction du secondaire sur le primaire. Cependant, en décomposant la fermeture en deux phases successives, la première très brève, et la seconde beaucoup plus longue, l’auteur arrive à une discussion très complète des lois de variations des courants et des flux. La deuxième partie de ce premier mémoire contient les résultats d’essais effectués avec le tube de Braun et confirmant les prévisions théoriques. Elle sera publiée dans notre prochain numéro, et à cette occasion nous aurons à revenir sur les conclusions qui se dégagent de l’important travail de M. Corbino.
- Le Congrès International des applications de Vélectricité, à Marseille, s’est tenu les i4, i5, 16, 17, 18 et 19 septembre. De très nombreuses communications y ont été lues et discutées. Nous donnerons dans le numéro prochain un compte rendu succinct des travaux des diverses sections en nous réservant de revenir, à une date ultérieure, sur certains d’entre eux de nature à intéresser plus particulièrement nos lecteurs.
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- CONSIDERATIONS
- LES CABLES TÉLÉPHONIQUES
- A INDUCTANCE UNIFORMEMENT REPARTIE
- Un circuit téléphonique est caractérisé par sa constante d’atténuation; plus petite est cette constante et plus grand est le rendement téléphonique, puisque, pour une distance de .s kilomètres et pour une constante d’atténuation (3 entre l’intensitc du courant.1/ au récepteur et l’intensité .), au transmetteur, existe la relation :
- Si on imagine maintenant que la couche de cuivre est divisée en éléments carrés de côté r, la longueur des spires d’un élément disposé en hélice de pas :
- P — •'(" + /')
- est :
- J/ = aJte-P*.
- La constante d’atténuation pour transmissions avec câble est donnée par :
- P = ro-3 y/iwC (Vw*La + lî- — wL),
- où C, L, R sont mesurées en micro farad, henry, ohm par kilomètre de lacet, formé par les deux conducteurs d’une paire téléphonique.
- Pour des câbles dont l’inductance est augmentée en vue d’améliorer la transmission, on a :
- puisque dans ce cas toL est grand par rapport à R.
- En augmentant celle inductance au moyen du fer, ce dernier peut être disposé à l’intérieur ou à l’extérieur du cuivre, et on peut déterminer avec laquelle des deux dispositions on a un meilleur rendement téléphonique. Considérons un câble à fer intérieur.
- Soient a le diamètre de l’âme en fer, et /• l’épaisseur de la couche de cuivre enveloppant cette âme, le diamètre de la circonférence moyenne dans le cuivre est:
- l = ^ [a + >f + p2 = .r (a + r) \Ji + J,
- Fig. i.
- et, puisque le pas est mesuré suivant l’axe de l’âme en fer, la longueur de l’élément par unité de longueur de celle-ci sera :
- De plus, si / est l'inclinaison correspondant; au pas p=;v(a -|- /•), la Largeur occupée par l'élément sur le segment iz (a -f- /•) sera :
- /•
- siiu
- r
- puisque
- x
- a + r.
- Si on suppose le cylindre de diamètre [a r) coupé suivant, une génératrice et développé sur un plan, on aura, pour la circonférence moyenne, un segment de droite de longueur:
- et, par conséquent le nombre d’éléments de côté. /• que l’on pourra placer côte à côte sur la largeur totale % (a -|- /) sera :
- rda -f /)
- % [a r).
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- cl Ici section totale des éléments :
- T:(n -j- /-)
- V1
- + '')r (!)_
- On aura donc :
- •a' + /)/ y .t2
- = p
- i +
- ^ ,:i;2
- 7(« + ')
- D’autre pari, l’expression de L pour les deux solénoïdes eonstituanl une paire téléphonique est :
- De plus, si D est le diamètre mesuré sur le métal extérieur, et si nous posons :
- (^) '*
- et :
- V»
- V I ' 1 >' V \J‘
- 1')
- [irrïX'llî-IJc'î^'SX 1 °~~f“ ~ U2 a~ X I v,
- S étant la section de l’âme en 1er en centimètres carrés, a, son diamètre en centimètres cl a le nombre de spires-centimètres.
- Puisque
- on obtient :
- u =
- i
- x (ci -j- /)’
- a p. X X ci X r
- Pour des valeurs arbitraires de ci et de /•, c’est-à-dire pour un diamètre quelconque des parties métalliques et pour un rapport quelconque entre les volumes de fer et de cuivre, l’expression précédente est minirna pour .% = x.
- Evidentment celte conclusion est valable pour toutes les valeurs de la capacité, parce que celle-ci est indépendante du pas cl’hélicc du conducteur. On peut donc dire que cette valeur du pas rend minirna la constante d’atténuation pour une valeur quelconque de la capacité et des volumes des métaux.
- En faisant :v = x, on a :
- 11
- , VL
- /|f>
- P
- vV X n X r
- Si on veut maintenant comparer le câble à fer intérieur avec le câble à fer extérieur, on pourra, dans la constante d’atténuation, faire abstraction de la capacité et considérer le seul rapport
- II
- Wl
- puisqu’on passant d’un système à l’autre on modifie seulement la distribution des métaux, sans faire varier le diamètre mesuré sur ces derniers et sans modifier la capacité'.
- Pour un diamètre extérieur D et pour une valeur quelconque de n, le diamètre du conducteur en cuivre du câble à fer extérieur correspondant est donné par
- rr-_.„v/,-(77)V
- On a donc-
- 'X
- P -------p
- :: I)2 t
- t\
- •x
- 2-1
- n J
- cl
- L — /, JJ. \0ge
- C-fi-')'
- en négligeant les deux termes relatifs au (lux
- (•) Tmpl. le raisonnement cjni précède; revient en somme à supposer (pie le câble est composé de q conducteurs "coupés en parallèle, et formant une hélice multiple autour de l’âme eu fer.
- (*) Celte équation exprime que les poids de cuivre et de fer (c’est-à-dire les sections) conservent les mêmes valeurs dans les deux systèmes.
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- atteint par n ~ ; et dans le cable à fer extérieur
- par n — 5,5, c’est-à-dire avec un volume de fer plus grand.
- De l’examen des courbes on déduit aussi que, en augmentant le fer, la constante d’atténuation à partir de sa valeur minima croit beaucoup moins vite dans le câble à fer extérieur que dans le câble à fer intérieur.
- On doit cependant observer que, physiquement, le tracé des courbes est valable seulement pour l’intervalle de valeurs n, dans lequel on peut justifier l’emploi de l’expression de la constante d’atténuation sous la forme
- e = .»-Vp
- 600
- 500
- 400
- 300
- 200
- 100
- 0 i 2 34*56 7 8 9®
- Fig. 2. — Comparaison des constantes d’atténuation correspondant au cable à fer intérieur (cavo a ferro internoj
- et au cable à fer extérieur (cavo a ferro externo).
- magnétique dans le cuivre et dans l’isolant, de petite perméabilité.
- On aura, en employant les logarithmes déc.,
- R
- P
- ài,9r>
- a^L D2vVr
- H-
- loRio
- Les relations (i) et (2) contiennent le même facteur :
- D* vV
- On pourra donc faire abstraction de ce der-
- nier, et si, avec les valeurs de n pour abscisses et les valeurs des deux fonctions de a pour ordonnées, on trace deux courbes, ces ordonnées donneront à une même échelle les valeurs de la constante d’atténuation pour les deux câbles.
- E n ex a m i n a n t lèse o 11 rb c s, q u i s u r 1 a fi g n r e 2 sont tracées pour des valeurs de n comprises entre 2, 5 et 10, on voit que la courbe relative au câble à fer extérieur est disposée inférieurement à celle relative au câble à fer intérieur; on déduit que la constante d’atténuation du premier est toujours plus petite que la constante du second, pour des valeurs arbitraires de D, de n et de G. Dans le câble à fer intérieur, le minimum est
- c’est-à-dire pour l’intervalle de valeurs de /£, dans lequel u> L est grand par rapport à R, et par
- R
- conséquent le rapport - et la constante d at-
- 'i V Jj
- téuuation sont petits; ce qui est d’ailleurs le but que l’on veut atteindre avec L'introduction du fer.
- On doit enfin observer que, puisque dans les relations (1) et (9.) on a au dénominateur le facteur!)2, les constantes d’atténuation seront, pour une capacité donnée, inversement proportionnelles aux poids des métaux et de l’isolant.
- u On doit donc conclure que le câble à fer intérieur 11’est pas rationnel.
- Pour ce qui concerne la perméabilité, d’après
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- de nombreuses mesures exécutées sur des câblés à fer extérieure) avec un courant alternatif ayant un nombre de périodes-sec. correspondant aux plus grandes fréquences des courants téléphoniques, les valeurs de p, du coefficient de self-induction sont comprises entre 8o et i3o. Or(2) les essais de Ewing avec du fer très doux ont donné :
- |a = i83 + i 382 H,
- pour des valeurs de II comprises entre o,oi58| et o,384.
- Les essais de Lord Rayleigh avec du fil de fer non recuit ont donné :
- p. = 8i -f- 64 II,
- pour des valeurs de II comprises entre 0,04 et
- 1,2.
- Pour des petites valeurs de II, les valeurs de |A sont donc comprises cnti’e 8o et 180 environ.
- Puisque, pour la faible intensité des courants en jeu dans la transmission téléphonique (amp. o,oo25) et pour les plus petits diamètres employés pratiquement, la valeur de II est sensiblement inférieure aux valeurs de II des expériences précitées, et puisque dans les opérations d’enroulement ou de câblage les fils de fer subissent toujours un écrouissage qui diminue un peu les propriétés magnétiques du fer, on peut conclure qu’il y a suffisante concordance entre les valeurs de [A données par les mesures du coefficient de self-induction et celles données par les mesures magnétiques.
- Dans le câble à fer intérieur, en augmentant suffisamment le nombre de spires-centimètres, on aurait, pour une valeur donnée de l’intensité du courant, un accroissement de la perméabilité. Dans la détermination du pas le plus convenable on a, au contraire, supposé p. constant et conservant la même valeur que celle vérifiée dans le cas du câble à fer extérieur, laquelle correspond à de petites valeurs de, II. On peut cependant voir aisément que pour obtenir des accroissements sensibles de [a avec les courants téléphoniques même avec les plus petits diamètres des cou-
- T. Z., 1903,page 970. etËcl. El., tome XXXVII, p. 463 et p. 469) 19 décembre 1908.
- (2) Ewing. Magnetic induction in iron and other Métals, p. iaS.
- ductcurs, le pas d’hélice qui en résulterait serait tel que l’accroissement de la résistance ne serait pas compensé par l’accroissement du coefficient de self-induction, et on aurait toujours une constante d’atténuation beaucoup plus grande que celle qui correspond au pas plus convenable trouvé plus haut.
- » L’hypothèse de p. constant est donc justifiée.
- Pour avoir un plus grand accroissement du coefficient de self-induction, W.-C. Yeatman (*), de Chicago, propose de superposer au champ magnétique alternatif engendré par le courant téléphonique un champ magnétique constant engendré par un courant continu; cependant les expériences de Lord Rayleigh (2) ont démontré que la perméabilité moyenne est en général inférieure à la perméabilité relative au champ magnétique constant; dans les expériences précitées, en superposant à un faible champ magnétique alternatif un intense champ magnétique constant, la perméabilité moyenne baissa pour le fer doux de 80 % et pour le fer dur de 40 % de la perméabilité correspondant au champ constant. De plus, un accroissement de la perméabilité est cause d’un accroissement des pertes dans le fer et par conséquence de la résistance effective, et on peut donc conclure que l’expédient proposé 11’a qu’une efficacité relative.
- Dans une étude de M. E. Soleri parue dans les Alli dell’Associazione Elettrotecnica Italiann, vol. XII, t908, sous le litre « Conduttore per tcle-fonia à grande distanza », l’auteur arrive à des conclusions très différentes pour le câble à fer intérieur, et notamment il conclut que la constante d’atténuation décroît constamment avec l’accroissement continu du diamètre de l’âme en fer et du nombre de spires-centimètres.
- O11 peut cependant faire les observations suivantes.
- Dans l’étude citée, on Suppose que la constante d’atténuation est proportionnelle à :
- \/ti2 N2 e?3 [a
- (*) Western Eleclrician, 1907, vol. XLI, p. 297.
- (2) Ewing. Magnetic Induction in Iran and other Metals, 3e édition, p. 127.
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- où d est le diamètre de l’âme en fer, S le diamètre des fils en cuivre enroulés en hélice, N le nombre de spires-centimètres, S. l’épaisseur de l’isolant, et m est donné par l’expression du pas d’hélice p = m [d -f- S).
- Puisque
- i
- ’>l = N-(rf + S)
- la constante d’atténuation est donc proportionnelle à
- Dans l’expression précédente on considère la
- résistance proportionnelle à 1 2, c’est-à-
- dire à la seule longueur des fils enroulés en hélice. On doit donc supposer constante la section et par conséquent également constant le nombre des fils de diamètre S. Or, à chaque valeur de d correspond une seule valeur du pas permettant de couvrir complètement, l’âme de diamètre d-, et évidemment à chaque valeur du pas correspond une valeur du nombre de spires-centimètre. N. De plus, pour des valeurs croissantes de d, oii a des valeurs croissantes de N.
- On devrait donc exprimer d en fonction de N ou vice versa, et on pourrait ensuite, avec les règles du calcul différentiel, déterminer la limite vers laquelle tend l’expression quand on fait croître continuellement d et N. On peut cependant vérifier, avec une simple considération physique, que cette limite n’est pas o,maisoo, c’est-à-dire que le rendement est nul. Si, en effet, on augmente indéfiniment N, la longueur du nombre constant des fils enroulés en hélice croît aussi indéfiniment; et par conséquent la résistance croîtra indéfiniment jusqu’à atteindre une valeur infinie pour N m 3o. Or, dans un circuit électrique quelconque, si la résistance devient infinie, le rendement est évidemment nul, et il n’est plus possible de faire aucune transmission d’énergie. En nous référant à l’analogie bien connue qui existe entre un circuit téléphonique et une corde en vibration, le cas limite précédent correspond
- au cas d’une corde de masse très grande plongée dans un milieu très résistant, et évidemment la corde ne peut plus vibrer.
- On doit donc avoir une valeur du pas et par conséquence de N, pour laquelle la constante d’atténuation est minima.
- Au sujet du plus petit pas, avec lequel on peut enrouler les six fils extérieurs autour du fil central dans un câble régulier à sept fils, on peut observer qu’il ne peut être égal à 2,08 fois le diamètre du câble ; en effet, si on suppose les six fils disposés parallèlement au fil central, on a, dans une coupe perpendiculaire à l’axe du câble, six cercles autour d’un cercle central, tous du même diamètre et l’hexagone régulier inscrit dans la circonférence passant par les centres des six cercles extérieurs a pour côté le diamètre des fils ; les six cercles se touchent donc et on en déduit qu’il n’est pas possible cl’enrou-ler en hélice six fils autour d’un fil central de même diamètre en conservant la couche des fils extérieurs adhérente à ce dernier. Si pratiquement on obtient des câbles réguliers à sept fils enroulés en hélice, c’est que pour les longs pas employés (10 4- 2o fois le diamètre du câble) le vide créé entre la couche des fils extérieurs et le fil central par suite de la torsion est compensé par les déformations du cuivre, de façon que les fils perdent la section circulaire. Si le pas d’hélice est trop court, cette compensation n’est plus possible et 011 a alors un câble défectueux.
- Au sujet du Skin-elïect, si dans le câble à fer intérieur le conducteur est formé avec une vraie lame de cuivre, oxr n’a plus l’accroissement de résistance du à l’inégale répartition du courant alternatif à haute fréquence dans un conducteur rond massif. O11 peut cependant observer que, d’après la formule de Lord Kelvin ('), pour les plus grands diamètres employés et pour les plus grandes fréquences téléphoniques, cet accroissement est très faible, ce qui a été vérifié par nombreuses mesures sur câbles téléphoniques ordinaires, sans fer(‘2). D’ailleurs en subdivisant convenablement le conducteur en cuivre dans le câble à fer extérieur, il est également possible de remédier au Skin-effeet. Les accroissements de résistance constatés dans les câbles avec fer
- (') J. Rouet. — Résistance, inductance et capacité, igo5, p. 139.
- (2) E. T. Z., 1899, p. 192 et 842,
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- sont dus pour la plus grande partie aux pertes par hystérésis et par courants de Foucault; et les pertes relatives h ceux-ci peuvent être réduites en employant des fils de fer très ténus.
- Enfin, en ce qui concerne la fabrication, elle est moins rapide avec le câble â fer extérieur qu’avec le câble à fer intérieur, puisqu’on doit pour le premier employer une machine à enrouler en hélice, réglée pour un très petit pas, tandis que pour le deuxième, on peut employer une machine à câbler ordinaire. La machine à enrouler en hélice peut cependant être du type multiple, à une ou plusieurs couvertures, de telle
- façon que Ton peut construire simultanément plusieurs conducteurs. D’ailleurs un accroissement des frais de main-d’œuvre dans le cas du câble à fer extérieur, pour l’application du fer, ne compensera jamais les dépenses de matières premières nécessaires avec le câble à fer intérieur d’égal rendement téléphonique. Le plus grand diamètre de celui-ci augmente naturellement les frais pour l’isolement des conducteurs, la formation des paires, le câblage des paires, le tuyau de plomb et l’armature.
- M. MïNIOTTf.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES {Suite) (r)
- CHAPITRE II
- ÉTUDE ANALYTIQUE ET GRAPHIQUE DU RÉGLAGE
- Le travail absorbé par l’ensemble des lampes
- Y2
- est:-.
- Le travail absorbé par l’ensemble des moteurs est :
- Couple résistant.
- Dans le cas le plus fréquent, un même réseau doit assurer simultanément un service d’éclairage et un service de distribution d’énergie.
- Désignons par :
- V, la tension ;
- S, la résistance de l’ensemble des lampes ;
- a), la vitesse angulaire ;
- J, le moment d’inertie de l’un des organes récepteurs, y compris le rotor du moteur;
- la puissance absorbée par l’un des moteurs, exprimée en fonction de la vitesse angu-lai re œ dudit moteur et d’un paramètre <7, variable avec la charge. Cette expression n’est pas rigoureusement exacte, mais elle est néanmoins suffisamment approchée lorsqu’on ne considère que de petites variations de la vitesse angulaire; elle est donc en particulier toujours applicable lorsqu’il s’agit de groupes munis de régulateurs automatiques.
- (1) La Lumière Electrique, tome III (12e série), p. 389.
- dw\ dt )
- Le couple résistant peut donc se mettre sous la forme :
- V2 1 xri / - -, dw\
- (1
- L’expression du couple résistant est donc, en général, assez compliquée.
- Dans certains cas particuliers, elle peut cependant être notablement simplifiée; nous retiendrons notamment les suivants :
- Premier cas. — Si Ton supjx>se que V est maïntcuu constant et qu’il s’agisse d’un générateur à courant continu, m est lui-même constant et l’expression (1), pour une charge donnée, se réduit à :
- K, désignant une constante.
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- »e cas.— Si l’on suppose que V est maintenu constant et qu’il s’agisse d’un générateur à courant alternatif n’alimentant qu’un service d’éclairage, on retrouve, pour une charge donnée, la même formule que ci-dessus, savoir :
- 3e cas, — Si l’on suppose que le flux du générateur est maintenu constant (condition pratiquement réalisée dans les générateurs com-pound), V est proportionnel à to. On a alors, pour une charge constante :
- '' = K'" + iS('""î + J,''ï} (!)
- teindre la turbine lorsque la charge est nulle.
- On peut admettre que le couple moteur m est à très peu près fonction linéaire de la vitesse et qu’il est, d’autre part, proportionnel au degré d’ouverture de la vanne.
- On peut donc poser :
- ni
- = ïî (a + *“)-
- Les constantes a et b se déterminent par les considérations ci-après :
- Pour to — U, on doit avoir : m = o.
- Pour o) = Q, on doit avoir : m = M —.
- En faisant ces substitutions, on obtient les deux équations :
- S’il s’agit d’un générateur à courant alternatif, il arrivera fréquemment que w pourra être considéré comme pratiquement proportionnel à to.
- En posant w — lv2<o,
- 11 vient alors :
- «> = £(« + * U) (7)
- MË = l(a + 4°) ^
- /• = K, w -j- ^ W”-1 \i\q-\r~ 2 KV- (4)
- Si, enfin, nous supposons que les moteurs puissent être classés en deux groupes correspondant respectivement k n ~ i (cas d’un monte-charge par exemple) et n = a (cas d’un ventilateur dans certaines conditions), l’expression de r prend la forme :
- qui donnent :
- a —
- MU
- Q — U’
- (9)
- b
- M
- Q — U'
- IO
- En remplaçant a et b par ces valeurs, il vient :
- :2jKs?+
- 0)
- Ki
- -s**
- m = M
- e U-
- 0)
- EU — Q
- Couple moteur.
- Cas des turbines hydrauliques, — Désignons par :
- O, la vitesse angulaire normale;
- M, le couple maximum pour la pleine ouverture et la vitesse normale ;
- e
- Ê
- , le degré d’ouverture défini parle rapport du
- déplacement e de la vanne à sa course totale (E); w, la vitesse angulaire;
- U, la vitesse angulaire maxima que peut at-
- La puissance P fournie par une turbine peut donc se mettre sous la forme :
- P = ;wü;=M
- e U — o) EU — Q
- w.
- ia
- Pour une ouverture déterminée du vannage, la valeur de w qui correspondrait théoriquement h la puissance maxima est donnée par l’équation;
- d P
- rfw -°’
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- On trouve ainsi :
- _ U 2
- En réalité,la loi de variation de m, en fonction de m, est plus complexe ; mais on peut, néanmoins, toujours appliquer, au voisinage de la vitesse normale, la formule n, à condition de remplacer la vitesse d’emballement par une vitesse fictive que nous allons définir.
- Si l’on détermine expérimentalement les valeurs du couple moteur en fonction de la vitesse, pour la pleine admission et si l’on reporte ces résultats sur un graphique, on trouve une courbe telle que A, B, (fig. 9).
- Pour une vitesse to, la puissance P fournie par la turbine est représentée par la surface du rectangle OwMN.
- Si l’on représente graphiquement les valeurs de P, en fonction de «, on trouve une courbe d’allure parabolique telle que OGB.
- Théoriquement, on devrait admettre pour vitesse de régime la valeur £2 de la vitesse pour laquelle la courbe qui représente P admet une tangente horizontale; mais, pratiquement, on peut choisir une valeur quelque peu différente, car la fonction P varie très lentement tant qu’on reste au voisinage de £2.
- Désignons par II le point où la verticale correspondant à £2 coupe la courbe AjB, qui représente le couple moteur et considérons la droite AHB, tangente en H à la courbe A, B, ; la droite AB coupe l’axe des vitesses en un point qui détermine la vitesse fictive d’emballement U' qui doit figurer dans la formule 11.
- Dans sa remarquable étude, M. Léauté a admis que, pour un degré d’ouverture déterminé, le couple moteur pouvait être considéré comme inversement proportionnel à la vitesse. Si l’on rapproche cette hypothèse de celles qui nous ont servi pour l’établissement de la formule 11, on / ^ U'\
- voit que 1 pour £2=—I ceci revient à considérer
- l’hyperbole A2 Ba (voir fig. 9) au lieu de sa tangente AB; il est évident que si la vitesse ne s’écarte pas trop de sa valeur normale, les deux expressions peuvent être considérées comme pratiquement équivalentes.
- Cas des machines à pistons. — Pour une admission déterminée, le travail fourni est pratiquement proportionnel à la vitesse; ce travail est,
- d’autre part, proportionnel a la quantité de vapeur utilisée par chaque coup de piston, c’est-à-dire proportionnel au degré d’admission.
- On peut donc poser :
- m = MX|, (i3)
- — étant le degré d’admission et M le couplé E
- moyen qui correspond à la pleine admission.
- C’est cette hypothèse qui a été admise par M. Wischnegradski dans l’étude qu’il a présentée à l’Académie des Sciences en 1876. Elle ne tient lias compte des pertes de charge de la vapeur qui interviennent en réalité pour provoquer une diminution du couple moteur lorsque la vitesse augmente.
- Conditions d’équilibre en régime permanent.
- Proposons-nous de rechercher tout d’abord les conditions de stabilité de l’équilibre des couples en régime permanent, le groupe étant supposé dépourvu de tout régulateur.
- Si l’on suppose constants les paramètres de charge S et q (voir formule 1) ainsi que le degré e
- d’admission —, l’équation m = r permet de déter-
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- miner la vitesse de régime qui est caractérisée
- par la condition ^ =. o.
- dt
- PREMIERE HYPOTHÈSE : TRAVAIL RESISTANT CONSTANT
- Dans le cas où le travail résistant est constant et indépendant de la vitesse, le couple résistant
- se présente sous la forme :
- ü)
- Nous rappelons que cette forme se présente lorsqu’on maintient la tension constante :
- a) Pour un générateur à courant continu, quels que soient les appareils d’utilisation (lampes ou moteurs) ;
- b) Pour un générateur à courant alternatif, lorsque le réseau n’alimente que des lampes.
- Nous envisagerons successivement l’hypothèse où le générateur est entraîné par une machine à pistons, puis celle où l’entraînement est produit par une turbine hydraulique.
- Pour bien mettre en lumière les remarques intéressantes auxquelles donne lieu ce cas particulier, nous représenterons sur un même abaque le couple moteur et le couple résistant en fonction de la vitesse (les couples étant portés suivant oy et les vitesses suivant ox (fîg. ïo).
- Machines à pistons. — S’il s’agit d’une machine à pistons, le couple moteur moyen est, d’après ce que nous avons vu, pratiquement représenté par une .horizontale telle que AB (fig. ïo). — Le
- , , . K , ,
- couple résistant /* = — est représente par une
- hyperbole équilatère CD. — Le point d’intersection P fait connaître la vitesse de régime o)t qui correspond à l’équilibre entre le couple moteur et le couple résistant.
- La figure montre de plus que :
- Pour w > o>t le couple moteur est plus grand que le couple résistant et la vitesse tend à croître;
- Pour co < Wj le couple moteur est plus petit que le couple résistant et la vitesse tend à décroître.
- L’équilibre des couples est donc instable.
- Turbines hydrauliques. — S’il s’agit d’une turbine hydraulique, le couple moteur m est donné par l’équation (voir formule 11) :
- U — co^ U —0/
- Il est représenté graphiquement par une droite telle que ÀB (fig. u).Cette droite coupe l’hyperbole CD, qui figure le couple résistant en deux points P et Q.
- Il y a donc, dans ce cas, deux vitesses de régime o ! et to2. On voit de suite que la vitesse la plus faible correspond, comme précédemment, à un état d’équilibre instable, tandis que la plus grande correspond à un état d’équilibre stable.
- Si l’on diminue e (S et q restant les mêmes), le point A s’abaisse, to2 diminue et se rapproche de toi. Lorsque AB devient tangente à CD, l’équilibre est stable si la cause perturbatrice tend à provoquer une augmentation de la vitesse, mais instable dans le cas contraire.
- Il est intéressant de remarquer qu’on a alors,
- d’après une propriété connue : =o)2 = — et de
- , . U , . ,
- rappeler que cette vitesse — est précisément celle
- qui correspondrait théoriquement h la puissance maxima (*).
- (q Générateur à courant alternatif alimentant des lampes et des moteurs sous tension constante. Si la vitesse des moteurs peut être considérée comme proportionnelle à la vitesse to du groupe, l’expression du couple résistant, en régime permanent, prend la forme :
- r
- K,
- co
- Zto"—1 K"2<7.
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- IG
- Nous sommes ainsi conduits aux théorèmes suivants qui n’ont pas, à notre connaissance, été formulés jusqu’à ce jour :
- Si l’on suppose que la tension soit maintenue
- rigoureusement constante, quelle que soit la vitesse :
- 1° Lorsque le groupe comprend une machine à pistons conduisant une dynamo à courant continu,
- Le second terme S tu"—'K'1., q esl représenté par une courbe à allure parabolique telle que (b 1)2 (lig. ia.)
- En faisant la somme des ordonnées de l’hyperbole
- G, D.| qui représente le premier terme — et de la courbe
- Ci Do, on obtient la courbe CD, qui représente le couple résistant.
- Quelle que soit la nature du moteur qui conduit le générateur électrique, on a toujours, dans ce cas, deux vitesses de régime, la plus petite to, correspond à un état d’équilibre instable et la plus grande a>a à un état d’équilibre stable.
- il est théoriquement impossible, quelle que soit la nature de la charge, d’assurer le réglage stable de la vitesse ;
- 2° Lorsque le groupe comprend une machine à pistons conduisant un générateur à courant alternatif n'alimentant que des lampes, on retrouve la même impossibilité que ci-dessus ;
- 3° Lorsque le groupe comprend une turbine hydraulique conduisant une dynamo à courant continu, il est théoriquement impossible, quelle que soit la nature de la charge, d’assurer le réglage stable de la vitesse si cette vitesse est inférieure à la moitié de la vitesse d’emballement.
- Ce réglage, par contre, est théoriquement possible si la vitesse de régime est supérieure à la moitié de la vitesse d’emballement;
- 4° Lorsque le groupe comprend une turbine hydraulique conduisant un générateur à courant alternatif n’alimentant que des lampes, on rétrouve la même impossibilité que ci-dessus ;
- 3° Avec un générateur à courant alternatif, la stabilité de l’équilibre de régime est d’autant mieux assurée qu’il y a un plus grand nombre de moteurs synchrones en service sur le réseau.
- j)j;uxihmk nypotiilise : flux constant
- Voyons maintenant quelles sont les conditions d’équilibre en régime permanent lorsqu’on suppose le llux constant.
- Comme on suppose — = o, 1 expression (4) du couple résistant se réduit à :
- r— Kj w + Sa)"—1 K"2ÿ. (i5)
- Le couple résistant est donc représenté par une courbe à allure parabolique telle que CD (11g. i3).
- Tout comme précédemment, le couple moteur est représenté par une droite telle que AB (cas d’une turbine).
- On voit immédiatement qu’il n’y a alors qu’une vitesse de régime w, et que l’équilibre est parfaitement stable.
- Dans le cas où le réseau n’alimente que des lampes, la courbe CD se réduit à une droite passant par l’origine.
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- L’équilibre resterait stable même dans le cas le plus défavorable ou l’on n’aurait que des mo-
- Fig. i3.
- leurs h couples constants ; la courbe CD se réduirait, alors, à une droite parallèle à o.t.
- Ces considérations nous amènent à cette conclusion consacrée par la pratique courante :
- Si l’on suppose que le flux inducteur reste constant, il est toujours possible d’assurer le réglage stable de la vitesse.
- Remarque i. — Si l’on désigne par <I> le flux émané d’un des pôles de l’inducteur et par J l’intensité débitée par1 le générateur, on peut poser r = A <ï> I (A désignant une constante);
- Si le groupe est pourvu d’un régulateur de tension et si la charge reste constante, r est donc
- proportionnel à<I>. Mais <I> est évidemment limité par la saturation magnétique des noyaux induc-
- teurs; il s’ensuit que les hyperboles équilatèros qui représentent dans ce cas le couple résistant ne peuvent être utilement considérées en pratique que pour les valeurs du couple inférieures à la limite i\ de r. Si la vitesse continuait, à diminuer, le couple résistant décroîtrait, suivant-la loi qui correspondrait au cas du flux constant et serait, dans le cas le plus général, figuré par un arc parabolique EF (lig. 14). On voit donc que, s’il s’agit d’une turbine, on aura, en réalité, non pas 2, mais 3 vitesses de régime Wj, corres-
- pondant aux points d’intersection P15 P2, P3, La plus petite et la plus grande vitesse correspondant à des états stables, la vitesse intermédiaire à un état instable.
- Remarque a. — L’équilibre, en régime permanent, d’un groupe muni d’un régulateur de tension peut évidemment redevenir stable si l’on admet que la tension puisse subir de petites variations au voisinage de sa valeur normale sans que le régulateur entre en action, car, tant que le régulateur est au repos, on se trouve replacé dans l’hypothèse du flux constant.
- cas .d’un groupe électrogéne muni d’un régulateur de vitesse et d’un régulateur
- DE TENSION
- Nous avons démontré que, lorsqu’un groupe clcctrogcnc est muni d’un régulateur de tension, son équilibre peut devenir instable, même en régime permanent, si l’on ne tolère pas un certain écart dans la tension; cette instabilité se manifeste notamment dès que le réseau n’alimente plus qu’un service d’éclairage.
- L’adjonction d’un régulateur de vitesse ne modifie en rien les conditions de stabilité de l’équilibre des couples ; il s’ensuit donc que l’on se place dans des conditions très défavorables lorsqu’on cherche à réaliser les deux réglages indépendamment l’un de l’autre, c’est-à-dire lorsqu’on cherche à maintenir la tension rigoureusement constante, quclleque soitlavitesse, en agissant sur l’excitation, et la vitesse constante, quelle que soit la tension, en agissant sur l’admission du fluide moteur.
- (A suivre).
- J.-L, Routix.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff. — O.-M. Gorbino.
- — Il Nuovo Cimenta, février-mars 1908.
- Malgré le nombre considérable de publications (') que nous possédons à ce sujet, nos connaissances sur la bobine de Ruhmkorff sont loin d’être satisfaisantes, surtout si l’on tient compte de l’importance pratique que cet appareil prend de,jour en jour, et si on les compare à ce que nous savons de son jeune dérivé industriel, le transformateur, dont les moindres détails de'fonctionnement nous sont connus.
- Depuis cinquante ans, l’ingéniosité) des constructeurs s’est surtout appliquée à perfectionner empiriquement la bobine, de sorte que maintenant il serait d’abord nécessaire d’en expliquer le fonctionnement avant de pouvoir en projeter rationnellement la construction ou d’en prévoir d’avantageuses modifications.
- Toutefois, la complication du problème est tellement grande que les recherches théoriques et les tentatives expérimentales doivent toujours marcher côte à côte et s’entr’aider mutuellement.
- C’est en se laissant guider par cette idée que l’auteur a entrepris une étude très approfondie de la bobine de Ruhmkorff, étude dont il vient de publier maintenant la première (partie.
- Phase de fermeture sans condensateur. Précisions de la théorie. — Nous indiquerons par : i
- 4, les courants primaire et secondaire ;
- /•j, 7*2, les résistances des circuits primaire et secondaire ;
- Lj, L2, les coefficients de self-induction ;
- M, le coefficient d’induction mutuelle;
- C, la capacité;
- E, la f. e. m. de la pile reliée avec le circuit primaire à travers l’interrupteur.
- La bobine dont l’auteur s’est servi dans ses expériences est une bobine de i8cm. Si on ne dépasse pas, pour le courant primaire, l’intensité de 10 ampères les coefficients de self-induction et le coefficient d’induction mutuelle peuvent être supposés constants, ainsi qu’il résulte d’une série d’expériences préalablement exécutées à cet effet, puisque le fer du noyau n’est pas soumis à des champs par trop intenses. Les valeurs numériques sont les suivantes :
- E, r— 0,013 henry L„ == 180 henrys M =i,3 henry.
- Si on appelle e2 le coefficient d’accouplement, c’est-à-dire tel que :
- M2 = eaL,Ls,
- l’on a :
- Le coefficient de multiplication de la bobine, c’est-à-dire le rapport entre la f. e. m. secondaire et la f.
- e. m.. primaire pour une valeur donnée de est :
- f1) A la nombreuse série de publications analysées dans l’ouvrage de M. H. Armagnat, La bobine d'induction (Paris, Gauthier-Villars), on peut ajouter les suivantes :
- G. Giorgi : Il funzionamento del rocehetto di Ruhm-korlf; Atli dell’ Assoc. Elettr. Ital., 1902, p. 607.
- J. Lori : Alcune forrnole relative ai rochetli d’indu-zione; Atti dell’ Assoc. Elettr. liai., 1908, fasc. 3-4, p. 42.
- O.-M. Corbino : Sul rocehetto d’induzione; Atli dell’ Ass. El. Ital., 1906, fasc. !>, p. iz3; Nuovo Cimenlo, 1907, p. 315.
- Schell : Ann. d. Phys., 1906, p. 1.
- M
- di,
- dt
- m
- di, dt.
- M
- Cette valeur détermine aussi le rapport entre les nombres de spires. Les résistances ohmiques sont :
- 7*i = 3o ohms, 7'2 = 7.000 ohms.
- Par conséquent, les valeurs inverses des constantes
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- de temps des deux circuits 'ont des expressions de l’ordre de grandeur suivant :
- O _
- — ts 2.000,
- Lj
- P - 4o.
- ,|J2
- Nous partirons des équations de la fermeture :
- • r X dtx , _ dl g _
- r,h + L'dï +Mdï = E’
- r,i. + L, + M ^ ~
- 2.1 2^1 .7,
- dl;
- d’où on tire :
- (L,L3 M2) ^ + (iv-2 +V.) ~ + 'V-2 ^ = »,
- dt'
- dt
- ,/.•
- (L,L2— M2) -)- (L,r2 4- L,/-,) —' 4" 'Ws
- En intégrant ces équalions par rapport à /, et i., et en posant :
- V -
- K
- .LJ 9
- I — es Ti
- L,’
- ^ 2
- — 1»*
- • (A| 4~ A2) 4~ V(Æi ~f~ ^2)2 — i /il/i2'ri
- %-fl
- (A, 4“ A2) ------ \!{hi 4- A2)2 ------- 4A,A2Y)
- on obtient en définitive :
- h = I,
- [-0
- +
- 2 Y)
- Aa -
- o-V'l
- y/(àt + — 4 A|A2y],
- n/(A, + A,)2 — 4A,A2y)/J
- M
- A.
- La vV2i + ^a)2 AAiA3yj Le flux total à travers le secondaire est :
- A, 4~ ^2
- e-^' — e~'n) I,.
- *I>2= L,/a+M /j=MI , p
- 2 2\/ (A,+A,)2—.'|A.,A.2Y3.
- __________A-1 4~ ^2
- 2 \/(A, 4- A,)2 — 4 A] A2y)
- (71
- Si A2 est tellement petit pai* rapport à A, qu’on /A \2
- puisse négliger j Par rapport à 1, les formules
- précédentes deviennent, en remplaçant les symboles par leurs valeurs :
- g. “40, v = fi.120,
- il — I, (1 — 0,015 e-m — o,985 e~812°'),
- /2 = _ 0,99 ^ [o~m — n-81'20'),
- J. j 2
- <ï>2 = Ml, (1 —> i,oo5 e_l0t 4~ o,oo5 r-812'
- Comme on le voit, les deux courants et le flux secondaire résultent de la superposition de deux fonctions exponentielles, dont l’une a une allure assez lente avec un amortissement égal à la valeur inverse de la constante de temps du secondaire, tandis que
- l’autre est très rapide, de sorte qu’après---de se-
- 8 000
- conde, elle est déjà descendue à un tiers de sa valeur initiale.
- Nous pouvons donc imaginer que le processus de fermeture s’accomplisse en deux phases bien distinctes : dans la première, de très courte durée, l’exponentielle lente peut être considérée comme constante; dans la deuxième, au contraire, l’exponentielle rapide peut être considérée comme nulle. On a donc, pour la première phase, à 1 % près :
- Ii,
- li — 0,985 (i - e-8lOO<j
- M.
- ** “T*
- $2=o, . (3)
- et pour la deuxième :
- ô = 0,98!» L 4- o,or5 (1 — <?-*»*) I,, (d)
- M
- "2 ----- T
- .|J2
- <I>, = MI, (1
- e~m I,
- 4.
- De ce qui précède on peut tirer les conclusions suivantes :
- 1) Dans la première phase, très rapide, le courant primaire atteint presque entièrement sa valeur finale
- (apres
- de seconde cette valeur finale est près-
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- que atteinte à 2 % près), et le courant secondaire atteint sa valeur rnaxima tout en restant sensiblement proportionnel au courant primaire. Le flux est sensiblement nul.
- Dans la deuxième phase, beaucoup plus lente, le courant primaire a encore une très faible augmentation, le secondaire diminue très lentement de la valeur rnaxima à zéro, et le flux secondaire monte graduellement jusqu’à sa valeur finale M I,.
- 2) Dans la deuxième phase, c’est-à-dire quelques instants après la fermeture, le courant secondaire et le flux secondaire varient proportionnellement l’un à l’autre, de sorte qu’on peut les représenter graphiquement l’un en fonction de l'autre au moyen d’une droite qui ne passe pas par l’origine.
- 3) Pour des résistances pas trop grandes sur le secondaire, les équations (a’), (3') montrent que la position de cette droite ne change pas sensiblement par suite des changements de la résistance secondaire introduite.
- /() Comme la valeur rnaxima du courant secondaire est atteinte très rapidement, le flux secondaire est encore très faible quelques instants après la fermeture, et il augmente jusqu’à sa Ardeur normale par suite delà diminution du courant secondaire, plutôt que par suite de raugmentation du courant primaire.
- (A .suivre.) G. A.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Appareil de sécurité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues, en télémécanique sans fil. — Note de M. Edouard Branly. — Académie des Sciences, séance du 20 juillet 1908.
- Tant qu’un accord rigoureux et exclusif ne sera pas réalisé entre deux postes, on dcA^ra Avenir en aide à la syntonisation pour se préserArer des manoeuvres à contre-temps.
- L’auteur a décrit (*) un interrupteur rotatif de protection contre les étincelles accidentelles ; en préservant des étincelles perturbatrices prolongées, l’appareil actuel, construit à son laboratoire, complète la solution.
- Le nouvel appareil se compose de solénoïdes de
- f1) Comptes rendus du 22 octobre el du 5 novembre 1906,
- meme axe, aspirant des tronçons de fer doux espacés sur une tige non magnétique qui les supporte et glisse dans l’axe commun des solénoïdes. On le supposera adapté à un dispositif qui commande une opération déterminée. Pour établir un lien entre ses diverses communications sur ce sujet, l’auteur l’adapte ici à son système de réception à axe distributeur tournant (*).
- On sait que cet axe, entraîné par un moteur électrique, est installé sur la face supérieure d’une cage métallique qui abrite le radioconducteur et son circuit. Actionné à l’occasion d’une étincelle, un relais, contenu également dans la cage, ferme un circuit extérieur.
- L’axe distributeur remplit son rôle à l’aide de disques à circonférence conductrice, centrés sur son axe géométrique.
- Une première .série comprend 7 disques qui appuient par des secteurs en saillie sur des goupilles flexibles émergeant légèrement du plafond de la cage. La pression d’un secteur sur une goupille complète un circuit extérieur si le relais de la cage établit en meme temps un contact.
- Ces disques sont: i° un disque à 5 secteurs égaux, alternant avec des vides ; à chaque tour de l’axe, les secteurs relient le radioconducteur à l’antenne réceptrice pendant les 5 intervalles de temps égaux où ils appuient sur la goupille. L’antenne dcAÛent antenne d’émission pour les 5 intervalles où les AÛdes sont en face de la goupille.
- a° Un disque à 5 secteurs identiques aux précédents et occupant la meme position à tout instant. A ce disque (disque commun) aboutissent 5 circuits extérieurs.
- 3° Cinq disques à secteur unique; chacun de ces secteurs a la meme position que l’un des secteurs des deux premiers disques. A chacun des 5 disques aboutit un des circuits extérieurs qui se réunissent au disque commun. Chacun des circuits peut actionner un déclencheur.
- Une seconde séi'ie de G disques (ceux-ci sans communication avec l’intérieur) comprend : i° un disque des temps qui offre sur son pourtour 5 groupes équidistants de dents étroites (1 pour le ier groupe, 2 pour le ‘2e, 5 pour le 5e); l'intervalle 2-3 est le
- temps qui sépare le frottement des groupes 2 et 3 contre un ressort latéral;
- (*) Complus rendus du 20 mars et du 26 juin iyoS, et Y Eclairage Electrique, 1902, tome XLIV, p. 160.
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- 21
- a0 Quatre disques de contrôle ayant chacun deux larges dents situées, runc au commencement d’un intervalle, tel que ü-3, et l’autre a la lin;
- 3° Un disque commun, auquel se réunissent 5 circuits partant des ressorts qui frottent contre les dents des disques des temps et des contrôles.
- Afin d’éviter des étincelles qui useraient dents et ressorts, à l’échappement des dents, les f> courants des temps et des contrôles sont faibles et actionnent un relais extérieur qui ferme le primaire d’une bobine d'induction, lors des contacts des dents avec les ressorts. La bobine donne des étincelles, qui sont des signaux pour le poste de transmission. L'antenne du poste de réception a en ce moment son rôle d'émission, car les dents des temps et des contrôles correspondent aux vides des secteurs i et a de la première série.
- Au poste de transmission, l'antenne est d'émission quand l’opérateur fait éclater des étincelles, elle est de réception pour les signaux des temps et des contrôles.
- Mise en marche de Vaxe distributeur. — Un électro-aimant vertical, fixé sur le dessus de la cage métallique, sert à mettre en marche à tout instant le moteur qui fait tourner l'axe distributeur. A cet effet, le noyau de l’électro-aimant est mobile ; il porte à sa partie inférieure un anneau en ébonite qui repose par trois pointes métalliques sur trois goupilles émergeant légèrement du plafond de la cage. Une des goupilles relie le radioconducteur à l’antenne. Les deux autres livrent passage au courant qui ferme le déclencheur du moteur quand le relais intérieur fonctionne, à l’occasion d'une étincelle. Dès que le moteur tourne, le courant qui l’entraîne passe aussi dans la bobine de l'électro-aimant vertical, soulève le noyau et maintient les pointes écartées des goupilles pendant la marche du moteur.
- Afin d'éviter des mises en marche fortuites, l’interrupteur rotatif de protection contre les étincelles accidentelles est intercalé dans le circuit qui fait déclencher le moteur.
- Description de Vappareil de sécurité à sole-noïtles. — Nous supposons trois solénoïdes : deux pour l’avance, un pour le recul. Leurs circuits ne sont jamais fermés que séparément. La tige aspirée est formée de trois tronçons d’ébonile alternant avec deux tronçons de fer doux. Deux des solénoïdes bv et />3 la font avancer dans un sens, le troisième l .> la fait reculer en sens contraire à son point de départ. La tige peut prendre trois positions : I, II et III. La position I est celle de départ; b\ aspire de I en II,
- b.x de II en III ; b., ramène de fl en I et de III en I.
- by agit par un (lux d’étincelles éclatant dans l'intervalle i-% ; b2 peut agir dans les intervalles ü-3 et ; b.j dans l’intervalle 3-/| ; l’intervalle 5-i est réservé à l’arrêt du moteur.
- Fonctionnement normal. — Le moteur ayant été entraîné par le flux d'étincelles qu’exige l'interrupteur à rotation, on lance dans l’intervalle i-aun flux qui amène la tige de I à II ; une étincelle de contrôle en prévient. On laisse passer l'intervalle n-3. Dans l’intervalle 3-/|, on va de 11 à 111 parmi nouveau flux; il y a ensuite une étincelle de contrôle.
- Un courant spécial, que ferme la tige amenée en 1(1, produit l'effet commandé. Sa réalisation est connue par une étincelle de contrôle.
- Dans l'intervalle 4-.r>, on ramène la tige de III en I par b>>; on arrête le moteur dans l’intervalle r>-i.
- .Fonctionnement troublé par des étincelles accidentelles. — L’interrupteur rotatif part et revient automatiquement. Si, par hasard, le moteur se met à tourner, on opère comme dans le cas d’étincelles prolongées.
- Fonctionnement troublé par des étincelles prolongées. — L'opérateur du poste de transmission est prévenu de la rotation du moteur et de l’axe distributeur par une sonnerie et par l'inscription des signaux du disque des temps. Un signal de contrôle fait savoir que la tige a pris la position II ; l’opérateur ne sait pas si la perturbation va persister dans l'intervalle *2-3, mais il lance lui-même un flux dans cet intervalle pour ramener à I. Alors la position III ne peut plus être prise, alors même qu'un flux éclate dans l’intervalle 3-/i, car l'action de b.t n’est efficace que si la tige est déjà dans la position II; en effet, la longueur des tronçons de fer a été réglée pour que la tige, en position 1, n’obéisse pas à l’effort exercé par b.r
- En résumé, la position de repos est assurée par l’opérateur ou parles étincelles de perturbation ellcs-tii.' es.
- Dans la description précédente, il y a 5 déclencheurs : i pour le moteur, i pour l’effet commandé et 3 pour les solénoïdes. On supprime aisément ces derniers en réduisant le poids de la tige mobile. Le rôle des disques distributeurs reste le même; la différence consiste en ce que le courant, fermé par le relais intérieur, qui se partageait entre la bobine du frappeur (frappeur du radioconducteur) et l'électroaimant d’un déclencheur de solénoïde, actionne directement le solénoïde en se partageant actuellement entre la bobine du frappeur et le solénoïde lui-même.
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- Fabrication des condensateurs téléphoniques. — C.-F. Mansbridge. — The Electvician, 8, i;> et 22 mai 1908. (D’après une communication à l’Institution of Electrical Engineers.)
- L’auteur, ajjrès quelques généralités, donne des renseignements intéressants sur la méthode employée, suivant scs indications, aux ateliers du Post Office de Londres pour la fabrication des condensateurs téléphoniques. Le papier employé, analogue à celui employé parfois pour les emballages, est obtenu en induisant une des faces d’une feuille de papier avec de l’étain en jtoudre, mélangé avec une colle, au moyen de brosses rotatives. Un séchage, aussi lent que possible, suit cette opération. Le papier ainsi préparé présente une couleur grisâtre et l’on peut déceler, au microscope, l’existence d’une couche assez épaisse dé petits cristaux de métal. La conductibilité très faible de cette couche est alors augmentée par un calandrage des feuilles de papier, qui la rend égale au quart environ de celle de l'étain pur!
- L’épaisseur de cette couche, qui peut supporter un courant relativement élevé, est de l’ordre de omm,oo25, et la surface couverte par kilogramme d’étain atteint 67 1112 de papier.
- Les condensateurs sont construits par exemple en juxtaposant dans le même sens deux feuilles ainsi préparées, en les séparant par une feuille de papier ordinaire et en enroulant le tout au moyen d’une machine ad hoc. Le volume d’un condensateur de 2 p.F ainsi construit ne dépasse pas 125 ,;'n3, et son poids est de 200 gr environ. En cas de rupture de l’isolant, de tels condensateurs ont la propriété de se restaurer automatiquement, par suite de la faible épaisseur des couches d’étain; en effet, celle-ci fond lorsqu’une étincelle traverse le diélectrique, mais sans brûler le papier, de telle sorte que les trous dans les couches d’étain sont plus grands que celui dans le papier intermédiaire. Les armatures du condensateur sont dope encore isolées l’une de l’autre. Il est ainsi possible de traverser un condensateur chargé avec une pointe line sans le d é c h a r ge r complètement.
- Avant l’enroulement définitif, les papiers sont soumis à un essai sous tension au moyen d’un appareil breveté par M. Mansbridge. Cet appareil (fig. 1) consiste en principe en des rouleaux métalliques sur lesquels passe le papier préparé (côté non métallisé) et reliés au pôle -(- d’une source de courant continu (100 volts). D’autres rouleaux frottant contre
- la surface non métallique sont reliés à l’autre pôle par l’intermédiaire d’une résistance de 20 ohms (limitant les court-circuits éventuels) ; enfin un condensateur (20 p. F) en série avec une résistance de 5o ohms est monté en shunt, de manière que sa décharge (modérée par la résistance) renforce l’action de la source au point de rupture’ (brevet anglais n° 22 i3q, iqo5).
- 20 ohm»
- 100 Volts
- Fig. 1. — Essai des condensateurs.
- Les condensateurs sont ensuite séchés à ioo° C dans un four électrique, muni d’une circulation d’air de préférence, puis leur imprégnation de paraffine se fait dans le vide, à ioo° C. On les ramène pendant quelques minutes à la pression atmosphérique, et enfin on les soumet à la presse. Les condensateurs terminés sont maintenus entre deux plaques de fer boulonnées entre elles et l’ensemble, noyé dans la paraffine, est placé dans une boîte scellée.
- Ces condensateurs ne peuvent naturellement servir lorsque l’intensité des courants est élevée (condensateurs de bobines d’induction, etc.), mais ils conviennent parfaitement pour les lignes artificielles et les applications analogues, etc. Bien entendu, ils possèdent, comme tous les condensateurs en papier, une capacité assez mal définie, et même les mesures avec courant continu et avec courant alternatif peuvent présenter un écart de plus de 20 %,ainsi qu’il résulte des mesures de M.-B. Cohen,
- P. S,
- BREVETS
- Machine unipolaire pour basse tension. — J.-E. Noeggerath. — Brevet américain n° 8q5 887, publié le 11 août 1908 (valable depuis le 16 janvier 1908).
- Cette machine unipolaire est destinée spécialement aux basses tensions ; l’on a pu ainsi se servir
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- comme conducteur induit du noyau magnétique du rotor lui-même (fig. i). Comme on le constate sur la ligure, le flux magnétique est créé par des bobines excitatrices concentriques à l’arbre, et alimentées par exemple par une source auxiliaire à courant con-
- l'ig-, i. — Machine unipolaire pour basse tension.
- tinu, au moyen de bagues collectrices visibles à gauche de la figure. La rotation a pour effet de créer une différence de potentiel entre un point de l’arbre et un point de la périphérie du rotor situé entre les deux entrefers. Au moyen de balais B' B frottant sur l’arbre et sur des bagues qui servent en même temps de frettes aux enroulements excitateurs, l’on peut donc recueillir un courant sous faible tension, mais pouvant atteindre des valeurs considérables, étant donnée l’extrême faiblesse de la résistance intérieure de la machine!1).
- Grâce aux ouvertures pratiquées dans le stator, la surveillance et le réglage des balais B sont très aisés ; enfin la disposition générale de la machine doit conduire à une construction économique.
- (() Il est facile de voir que cette machine dérive immédiatement de la roue de Barlow, la seule différence étant que l’entrefer est cylindrique, ait lieu d’être plan perpendiculaire à l’axe de rotation. La tension développée à vide est égale à la force électromotrice créée par le déplacement tangentiel, dans l'entrefer, d’un conducteur unique. En réalité, grâce à la disposition symétrique de la machine nécessitée par la fermeture du circuit magnétique, cette machine est équivalente à deux génératrices unipolaires ayant l’arbre comme pôle commun, et pouvant travailler indépendamment ou en parallèle. (N. D. L. R.)
- Dynamo à courant constknt. — Allgemein Electrizitâts - GesellSchaft. — Brevet allemand
- n° 196 3u8.
- L’inducteur do cette machine appartient au type Manchester, et les enroulements excitateurs E1; en série avec le circuit principal, sont proportionnés par rapport aux noyaux, sur lesquels ils sont disposés, de manière à saturer rapidement celte partie du circuit magnétique. Des enroulements démagnétisants E2, également parcourus par le courant principal, sont disposés en outre autour des pièces polaires, et le rapport des enroulements E(, E2 est tel que l’action des seconds reste peu importante tant que le courant débité est faible. Mais si ce courant augmente par suite d’une diminution de la résistance extérieure, les noyaux latéraux sur lesquels sont bobinés les enroulements E, se saturent beaucoup plus rapidement, que, les pièces polaires autour desquelles se trouvent placés les enroulements E2, et grâce aux llux de dispersion qui prennent alors naissance dans l’air environnant les pièces polaires, le flux inducteur et, par suite, la force électromotrice induite sont réduits par l’action antagoniste deE3(*). L’on conçoit donc qu’une telle machine puisse débiter automatiquement un courant sensiblement constant, la résistance extérieure variant dans des limites assez étendues. Les enroulements E, et E2 sont d’ailleurs shuntés par des résistances réglables permettant de faire varier le rapport des ampère-tours; pour augmenter l’efïet du réglage ci-dessus, celle shuntant l’enroulement Ei a, de préférence, un coefficient de température négatif (charbon, etc.), tandis que celle shuntant E2 est en fer ou en métal possédant un coefficient de température négatif, c’est-à-dire dont la résistivité croît avec la température.
- (<) S’il n y avait pas de fuites, le flux inducteur serait toujours dû à une force magnétomotrice simplement proportionnelle à la différence entre les ampèretours de E, et de E2 et la machine se réduirait à une simple dynamo-série ordinaire.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Construction pratique et applications des bobines d’induction dites de Ruhmkorff, par H. de Graffigny. —i volume in-ia de 180 pages avec 83 figures. — H. Desfokges, éditeur, Paris. — Prix : i fr. 5o.
- S’il faut en croire la préface, l’auteur a eu l’intention de réunir dans un petit nombre de pages toutes les indications théoriques et pratiques qu’il est indispensable de posséder pour construire soi-même et sans outillage compliqué des bobines de Ruhmkorff de toutes dimensions, et tirer d’un appareil de grandeur donnée les meilleurs résultats.
- C’est là une intention fort louable, mais si on parcourt le présent opuscule, l’on s’aperçoit rapidement que la majeure partie de l’ouvrage est consacrée à une monographie des bobines d’induction et appareils accessoires des divers constructeurs. De la sorte le cadre de cet ouvrage est fortement élargi, mais, étant donné son format exigu, l’on peut se demander si cette ampleur du sujet traité ne nuit pas à la précision du texte.
- Le chapitre premier, consacré aux lois de l’induction, nous apprend à distinguer l’induction voltaïque, l’induction magnétique, l’induction tellurique et l’induction ley de-électrique ! Une définition précise de l’induction magnétique aurait bien mieux fait l’affaire que ces définitions saugrenues.
- Après avoir donné successivement, dans les chapitres ii et ni, la théorie du fonctionnement de la bobine d’induction et la description des pièces constitutives d’une bobine (y compris les piles et accumulateurs fournissant le courant !), l’auteur passe enfin au calcul et à la construction des bobines Ruhm-korff (chap. iv). Cette partie de l’ouvrage se réduit sensiblement à l’indication des dimensions d’une petite bobine de i5cm, et à quelques renseignements sur la pose des enroulements, la fabrication des condensateurs et l’isolement. Enfin, les chapitres v et vi sont relatifs aux expériences possibles avec la bobine Ruhmkorff et à ses applications scientifiques. A notre avis, bien des passages des chapitres n, m, v et vi eussent pu être supprimés, ainsi que certaines figures, au bénéfice du chapitre iv.
- Cependant, tel qu’il est, l’ouvrage de M. de Graffigny peut rendre des services à ceux qui ne cherchent qu’à jmsséder des notions restreintes sur le sujet.
- P. S.
- Die Révision elektrischer Starkstromanla-gen (Le contrôle des installations électriques a courants intenses), par P. Stern. — i volume in-8 de 231 pages. — Dr Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : cartonné, 3 m. 60.
- Pour les installations électriques à courants intenses, un contrôle fréquent est indispensable dans la plupart des cas, et il existe même (surtout en Allemagne) des ingénieurs électriciens spécialement affectés à ce service (Revisionsingenieure). M. P. Stern, auquel l’on doit déjà un petit traité fort commode sur les mesures d’isolement et la recherche des défauts (*), a pensé avec raison faire encore œuvre utile en faisant profiter de sa longue expérience tous ceux qui ont à contrôler une installation.
- Le nouvel ouvrage de la « Bibliothck der gesam-ten Technik » est divisé en 4 chapitres ; il traite non seulement de la vérification de l’isolement des lignes, des parafoudres, des terres (chap. 1), etc., mais encore des accidents et des dommages causés éventuellement par le courant électrique (chap. 11 et m). La classification des locaux plus spécialement exposés à des risques est examinée en détail, ainsi que les remèdes préventifs à adopter. Enfin le chapitre iv contient des extraits des lois et décrets en vigueur dans les principaux Etats allemands.
- Comme on le voit, le nouvel ouvrage de M. P. Stern est éminement pratique ; avec l’ouvrage rappelé plus haut, il forme un ensemble très utile aux ingénieurs s’occupant d’exploitation.
- A. B.
- (*) Cf. La Lumière Electrique, tome III (20 série), p. 189.
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- CORRESPONDANCE
- Sur le profil de masses polaires de dynamos (').
- Monsieur le Diiœcteuk
- de La Lumière Electrique.
- Je note, dans votre numéro du i‘> juin 1908, un article de M. Paul Girault que vous commentez dans l’Editorial. Il se trouve que j’ai traité moi-meme le problème en 1908, dans le numéro du 15 octobre de YEleclrician de Londres (2) et cela, sous une forme plutôt plus générale. Dans mon esti mation des pertes dans le fer, je tiens compte, non seulement des courants de Foucault, mais encore des pertes par hystérésis. Je me suis proposé de trouver la distribution de flux la plus favorable en tenant compte de la valeur de la force électromotrice fixée d’avance. Il est facile de voir qu’il y a, en réalité, deux problèmes, l’un pour les machines à courant continu et l’autre pour le cas courant alternatif. Pour le courant continu, la force électromotrice effective est proportionnelle à la valeur du flux par pôle. Dans le cas du du courant alternatif, elle est proportionnelle à la racine carrée du carré moyen des ordonnées de 1 a c o 11 r b e d u fl u x.
- La solution du courant continu est, comme M. Girault l’a trouvé, une courbe parabolique,
- (') Dans le prochain numéro, nous publierons la réponse de M. P. Girault, sous forme d’article.
- (N. D. L. 11.)
- (2) Traduit dans VEclairage Electrique du iG janvier 190/1, page rofi. (X, D. L. R).
- mais pour le courant alternatif, la soin lion est une fonction hyperbolique des limites de la variation du flux. L’effet de l’hystérésis est simplement d’accroître ou de diminuer la portion plate au sommet de la courbe de llux, et on peut voir facilement que pour les transformateurs une forme pointue de la courbe de force éleetromo-tricc est lapins avantageuse. Ceci est d’accord avec la pratique et a été signalé par le professeur Rœsslcr en Allemagne, et par MM. Ford et Taylor en Angleterre.
- J’estime que mon mémoire est le premier qui ait donné un calcul approché du phénomène des pertes dans le fer pour les machines électromagnétiques.
- Je suis heureux de noter que M. Girault ne tient compte dans son analyse que des pertes dans les dents. Ceci est évidemment exact, puisque, comme le professeur Ernest Wilson, de Londres, l’a monlré, une variation considérable du flux dans l’entrefer n’entrainc qu’une petite différence dans les pertes dans le noyau au-dessous des dents.
- D’autre part, dans YEleclrical World de 190/,, j’ai donné une formule pour le calcul de l’accroissement des pertes dans le fer, du à l’obliquité des lignes de force dans l’entrefer. En terminant, je signalerai que le professeur G. F. C. Scarlc, de Cambridge University, m’a indiqué la dépendance des pertes par courants de Foucault, non de la variation de la densité magnétique en un point de la masse de fer, mais plutôt de la variation de cette densité dans la masse entière au meme instant.
- Veuillez agréer, etc,...
- A. PIU5SS.
- VARIÉTÉS
- Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways. — Rapport de M. Otto. — Congrès International de Munich, 7-10 septembre 1908 (').
- Il semble, à en juger par le grand nombre de ren-
- (') Ce rapport a été lu au Congrès International de Munich organisé, comme on le sait, par l’International Strasscnbahn und Ivleinbahn Ve rein (Union internationale de Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local).
- scignemcnts qui sont parvenus cette année au Secrétariat général de l’Union internationale, que les
- Nous en reproduisons ici la majeure partie, étant donné l’intérêt de la question, an point de vue économique, pour les exploitants. En outre l’emploi des compteurs sur les voitures de tramways est peu répandu en Franco, et la lecture du rapport ci-dessus pourra peut-être engager quelques-unes do nos Compagnies à entreprendre des essais. (N. D. L. R.)
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- conclusions qui furent présentées par M. Wattmann, de Cologne, au Congrès international de Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local tenu à Milan en 1906, ont décidé nombre d'exploitations à faire l’essai de compteurs de courant pour voitures. Nous devons en conclure que la question du contrôle des wattmen par un appareil automatique doit indubitablement être considérée comme présentant une réelle importance, tant au point de vue des résultats économiques de l’exploitation qu’à celui de la sécurité du service.
- Parmi les compagnies qui, comparées au nombre total de voitures motrices, ont équipé de compteurs un nombre suffisamment clevé de voitures, on peut citer :
- 1. — Voitures équipées de compteurs d’énergie.
- 1. Grande Compagnie des Tramways de Berlin, 282 voitures sur 1715.
- 2. Tramways de Brême, i5o voitures sur i5o,
- 3. Tramways municipaux de Dresde, 120 voitures sur r>oo (1).
- /,. Tramways de la Haye, 1G2 voitures sur 162.
- 5. Tramways de Hambourg, 606 voitures sur 606.
- 6. Tramways municipaux de Kônigsberg, 20 voitures sur 113:
- 7. Compagnie électrique madrilène de traction, Madrid, pour toutes les voitures.
- 8. Tramways de Magdebourg, 4 o voitures sur 13o.
- 9. Tramways de Mulhouse (Thuringc), 19 voitures sur 19.
- 10. Tramways municipaux d’Oberhausen, 2/1 voitures sur 3o.
- 11. Compagnie des Tramways de l’Est parisien, 25 voitures d’une ligne.
- 12. Nouvelle Compagnie des Tramways de Stockholm, 10 voilures.
- 13. Tramways de Wurzbourg, 10 voitures sur 36.
- 2. — Voitures équipées de compteurs horaires.
- 1. Tramways municipaux d’Amsterdam, 9.5 voilures sur 9.35 (1).
- 2. Chemin de fer surélevé de Barmen-Elberfcld-Wocliwinkeln, 5o voitures sur 5o.
- 3. Tramways de Bâle, 34 voitures sur 85.
- 4. Grande Compagnie des Tramways de Berlin
- (') La Compagnie se propose <fétendre l’insLallation des compteurs pour toutes les voilures.
- (tout au moins jusqu’à l'impression du présent rapport), /|()o voitures sur 1710 (').
- 5. Tramways municipaux de Berne, 10 voitures sur 33.
- 6. Tramways municipaux de Kiel, 12 voitures sur 12.
- 7. Tramways municqiaux de Cologne, 75 voitures sur 448.
- 8. Trannvays municipaux de Dusseldorf, 140 voitures sur 140.
- 9. Tramways électriques d’Erfurt, 52 voilures sur 5a.
- 10. Tramways de Gorlitz, 32 voitures sur 3a.
- 11. Tramways municipaux de Francfort, 3o4 voitures sur 3o4
- 12. Tramways de Hanovre, 60 voitures sur 191.
- 13. Tramways de IIcrne-Baukau-Recklinghauscn, 12 voitures sur i4 (f).
- 14. Grande Compagnie des Tramways de Leipzig, 307 voitures sur 807.
- 15. Tramways de Linz-Urfahr, 19 voitures sur 19.
- 16. Tramways de Lubeok, 8 voitures sur 8.
- 17. Tramways de Nurembcrg-Furth, i5o voitures sur i5o.
- 18. Tramways municipaux d’Offenbach, pour toutes les voitures.
- 19. Tramways de Regensbourg, 8 voitures sur 16.
- 20. Tramwaysde Strassbourg, 115 voituressur 115.
- 21. Tramways de Wiosbaden, 77 voitures sur 77.
- Presque toutes les exploitations précitées affirment, plus ou moins catégoriquement, la possibilité de se faire une idée exacte, d’après les données du compteur, de l’influence personnelle du wattman sur la consommation de courant.
- Celles d’entre elles, qui font quelques restrictions à ce sujet, les motivent par la présence de facteurs étrangers qui peuvent influencer le wattman et que ces derniers ne peuvent éviter. Quoi qu’il en soit, sauf quelques rares exceptions, ces mêmes exploitations sont cependant unanimes à reconnaître que la présence de compteurs sur la voiture agit favorablement sur le conducteur. Cette circonstance seule est digne d’attention car, à côté du plus grand ménagement du matériel roulant et delà plus grande sécurité en service, il en résultera certes une diminution dans la consommation du courant. Les différentes exploitations supputent cette économie de courant comme variant, entre o et i5 % .
- (') La Compagnie se propose d’étendre l’installation des compteurs pour toutes les voitures.
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- Quelques-unes seulement nient l’avantage du compteur et se refusent à en continuer l’emploi.
- D’après l’auteur, l’absence d'économie de courant n’est pas toujours une preuve de la défectuosité du système. Dans beaucoup de cas, en effet, le nombre des compteurs installés est beaucoup trop faible par rapport au nombre de voitures, pour que l’on puisse nier d’une manière péremptoire l’utilité des compteurs. D’autre part, — et c’est ce qui se présente généralement pour des exploitations de moindre importance, — le personnel, grâce à une surveillance active et continuelle, dessert parfois les voitures d’une manière si parfaite qu’une amélioration sensible à ce point de vue est chose presque impossible. Il est cependant à remarquer que, dans ce cas, la performance des Avattmen sera bien plus facilement maintenue à ce degré de perfection grâce à la présence constante de compteurs sur les voitures. L’auteur partage d’ailleurs complètement l’avis de M. Wattmann, lorsqu’il dit, dans son rapport présenté au Congrès de Milan, que des essais trop restreints ne conduisent jamais à un résultat sérieux.
- Pour les exploitations de grande importance, tout au moins les voitures d’un meme dépôt devraient être munies de compteurs ; pour les exploitations de moindre importance, tout au moins les voitures desservant une ou plusieurs lignes.
- Il est un fait certain et reconnu, — d’ailleurs très compréhensible, — c’est que les wattmen cherchent loujours à faire retirer du service les voitures munies de compteurs; ils allèguent que l’appareil de freinage de ces voitures n’est pas en ordre ou que celles-ci présentent toute autre avarie, et ce, simplement pour avoir à desservir des voitures sans compteurs. Aussi convient-il, dès le début des essais, d’enlever au personnel toute possibilité de pouvoir changer de voiture et aussi de faire sentir aux hommes qu’ils ne peuvent se soustraire à ce moyen de contrôle.
- Il n’est pas possible de prétendre qu’un wattman, parce qu’il dessert bien sa voiture lorsqu’il y est poussé par la présence d’un compteur, restera toujours aussi parfait sans l’action de ce contrôle. L’expérience personnelle acquise par l’auteur démontre le contraire. Des wattmen qui étaient arrivés à conduire économiquement desservaient
- souvent les voitures dépourvues de compteurs d’une façon déplorable et avaient à leur actif un nombre respectable de collisions. Ces faits ont été constatés souvent par des employés en tenue civile, chargés d’une surveillance discrète.
- Lorsque, au contraire, on procède à des essais sur une plus grande échelle, c’est-à-dire à des essais portant sur un nombre suffisant de voitures, l’auteur estime que l’on devra bientôt reconnaître la possibilité d’une économie sérieuse même pour des compagnies qui, exploitant en régie, sont à même de produire le courant à bas prix.
- L’économie proprement dite se réalisera non seulement dans la façon de connecter et de déconnecter le controller, mais surtout par un emploi judicieux de la force vive acquise par la voiture et par l’emploi restreint du frein.
- Cette dernière considération, notamment, réduit non seulement l’usure des bandages, des blocs et des rails, mais augmente d’une façon sensible la sécurité du service. Le conducteur s’habitue en effet à déconnecter son régulateur de marche en temps voulu et à laisser rouler sa voiture d’elle-mêmc; il en résulte que non seulement la vitesse sera de beaucoup réduite à l’arrivée aux points dangereux, parmi lesquels il convient de comprendre les points d’arrêt, mais qu’aussi le wattman parviendra à arrêter sa voiture dans le minimum de temps.
- Deux types de compteurs sont aujourd’hui employés exclusivement comme moyen de contrôle : i° les compteurs ampères-heures; a0 les compteurs horaires.
- Au Congrès de Milan; M. Wattmann a déjà fait reconnaître d’une manière très remarquable les différences existant entre ces deux moyens de contrôle et leur but d’emploi ; aussi, l’auteur ne croit pas devoir s’arrêter davantage sur ce point. Il se propose de chercher plutôt à élucider le point de savoir auquel des deux systèmes il convient de donner la préférence, en se basant tant sur son expérience personnelle que sur les renseignements reçus cette année en réponse au questionnaire.
- Il sera nécessaire, cependant, de revenir sur quelques particularités propres aux deux systèmes de compteurs.
- (A suivre).
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements: 4° sur toutes les questions qui se rattachent à VElcctrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, èlectromètallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Combinateui's pour grues à commande éiee-triques.
- Lorsque Ton commande électriquement une grue, l’on dispose généralement deux moteurs distincts, l’un pour actionner le treuil et l’autre pour assurer le pivotement de l’appareil dans le sens désiré. Doux combiuatcurs distincts sont alors également nécessaires, et la manœuvre devient souvent ainsi trop compliquée pour être confiée à un personnel inexpérimenté. Une solution du problème consiste à employer pour la manœuvre des eombinateurs un seul levier disposé horizontalement à l’arrêt complet. Veut-on faire monter ou descendre la charge, il suffit de lever ou d’abaisser le levier progressive-meiVt ; veut-on faire tourner la /lèche à droite ou à
- Fig. i. — Combinatcur pour grue à commando électrique.
- gauche, il suffit de déplacer horizontalement la poignée dans le sens voulu. Les deux opérations peuvent d’ailleurs être simultanées ; pour réaliser une telle simplicité de manœuvre, la disposition adoptée parla Felten und Guillcaunie-Lahmeyerwerke À. G.
- est particulièrement heureuse (fig. i). Les deux com-binateurs, • avec marche dans les deux sens au moyen d’un seul cylindre, sont accolés Lun à l’autre; grâce au système de coulisses circulaires visible sur la figure, la rotation de Lun des cylindres est opérée au moyen d’un engrenage droit, lorsqu’on déplace la poignée du levier h droite ou à gauche; l’autre cylindre est commandé par un engrenage conique et tourne lorsque Ton communique au levier des déplacements verticaux. Le but proposé est ainsi atteint de la manière la plus simple, et le méca nisme est des plus robustes, comme l’on s’en rend compte par l’examen de la ligure.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous disions, il y un mois, qu’il n’y avait pas lieu de s’émouvoir outre mesure de l’élévation des cours du cuivre qu’aucune raison commerciale ne semblait justifier. Après s’être maintenus un peu au-dessus de 60, ces cours sont redescendus à 5p, sans aucune tendance immédiate à une hausse importante. L’industrie de la construction électrique vient de passer incontestablement deux années de prospérité. Que sera l’exercice en cours ? Que celui-ci débute au icp janvier ou au ippjuillet 1908, nous avons constaté, pour l’ensemble des affaires que nous avons pu examiner un bon courant d’ordres qui ne tendait pas cependant à se maintenir au taux de l’exercice précédent.
- Les constructeurs se demandent maintenant ce que sera pour les uns la fin, pour les autres le cours de cet exercice 1908-1909. Sans pouvoir se baser sur les résultats des trois derniers mois écoulés qui marquent souvent une période d’accalmie, on peut dire que l’année ne s’annonce pas comme devant être aussi brillante que la précédente. Sous rinlluencc des nécessités du moment, nombre d’affaires ont fait appel au crédit soit sous forme d’augmcnlation du capital, soit sous forme d’obligations à f\ % ou 4 1 j‘>, % ; il faudra rémunérer ces nouveaux capitaux,
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- et comme les commandes se font raves, la lutte devient plus âpre entre les concurrents.
- En France, il n’est pas encore question d’appliquer à nos chemins de fer la traction électrique. Quelques tentatives ont été faites dans ce sens, mais très limitées et pour résoudre des cas particuliers où l’avantage revenait incontestablement à ce mode de transport; on peut meme dire, sans nullement déprécier nos entreprises, que, sauf deux lignes, Paris-Versailles et Paris-Brétig'ny, les autres, par la nature même des choses, rentrent plutôt dans la catégorie des tramways. Elles n’en font pas’ moins honneur à ceux qui les ont conçues et exécutées.
- En Allemagne, par contre, la question paraît entrer dans la voie des réalisations. Bien avant nous, les grandes Sociétés de construction de matériel électrique ont tenté des essais retentissants sur de grandes distances et sur des trains de formation analogue aux trains à vapeur; leur expérience s’est faite d’autre part sur les lignes qu’elles ont contribué à créer dans le nord de ITtalie. Voici maintenant que l’Etat, suffisamment convaincu par les résultats obtenus, consacre les avantages de la traction électrique en passant des contrats pour la modification immédiate de plusieurs sections de ses réseaux. C’est dans le duché de Bade que s’effectueront ces modifications ; il en est résulté de suite une forte hausse sur les actions de l’Allgemeine Electrizitiits-Gesell-schaft, de laDeusteh Uebersceische Eleetrizitats-Ge-sellschaft, et de la Société Siemens et Halske. Deux de ces sociétés sont, en effet/ désignées par leur passé comme pouvant mener à bonne fin la solution du problème, en tant que constructeurs, et la troisième qui constitue la société d’entreprises s’est déjà assuré les capitaux nécessaires à l’exécution des travaux.
- Comme parallèle, n’est-il pas au moins curieux de voir avec quelle avidité la presse propage en France la nouvelle d’une très importante commande de locomotives à vapeur de la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, suivie à bref délai de commandes aussi très intéressantes de nos autres grandes Compagnies de Chemins de fer.
- Toutes nos autres entreprises de distribution d’éclairage et de force étant en cours d’exécution ou dans une période d’organisation ou de calme, nous nous bornerons donc cette année très probablement à suivre le développement des applications. C’est un champ très vaste et où Paris, grâce au nouveau régime des concessions, tiendra la première place. Nous souhaiterons que l’Exposition de Marseille
- amène le Midi, en possession d’une puissance importante par les multiples réseaux de l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen, du Sud-Electrique, de la Société Franco-Suisse, à se rendre aux raisons économiques que lui auront lait valoir les exemples qu’il a eus sous les yeux.
- Plus nous approchons du terme où devra se résoudre définitivement la question de la réorganisation des transports en commun à Paris, plus s’affermissent les espoirs de ceux qui voient dans le nouveau régime la prospérité des Sociétés qui sont dès maintenant très intéressées à cette réorganisation. Les actions Compagnie Générale des Omnibus et Thomson Houston subissent ainsi des hausses prématurées. Nous nous garderons de dire, surtout à l’égal de certains journaux financiers, que cette dernière compagnie doit cette faveur du public à l’incendie du bureau téléphonique Gutenberg. Sa spécialisation dans la construction des dynamos et du gros matériel électrique ne saurait, en l’espèce, la favoriser plus que tout autre Société de construction; nous devons à la vérité de dire qu’une très faible partie de ses ateliers est réservée à la construction de certain matériel télégraphique et téléphonique ; elle peut donc s’assurer quelques commandes de l’administration de [deux façons ; mais la véritable béné ficiaire de cette situation est la Société industrielle des Téléphones qui possède seule l’organisation nécessaire pour parer rapidement à un pareil désastre
- Non, ce qui justifie ou parait justifier le relèvement des cours de la Thomson, ce sont ses intérêts considérables dans la Compagnie Générale des Omnibus, des Tramways de la Rive Gauche et son aptitude à fournir tout le matériel de traction électrique qui pourrait être nécessaire.
- A part le Métropolitain qui gagne plusieurs points parce que soi-disant ses recettes augmentent, nos autres valeurs d’électricité ou restent stationnaires ou perdent leur avance,
- Pour certaines, le secteur Edison, le Secteur de la Place Clieliy, la Société d’éclairage et de force par l’électricité, la course aux plus hauts cours dans ces derniers mois a été si rapide, si haletante qu’une station prolongée paraît nécessaire. Leur bilan de l’année écoulée a fait ressortir une situation très brillante en fin de concession qui a eu sa répercussion sur les dividendes. Maintenant, il y a nécessité de voir ce que procurera le nouveau régime. Son application donne lieu à de nouvelles immobilisations, à des dépenses supplémentaires du fait de l'assimilation du personnel aux ouvriers municipaux
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2* Série). — N» 40.
- . et à des recettes moindres par l’abaissement des tarifs. L’augmentation de la production utilisée devra donc être telle qu’elle compense ces causes de réduction de proiits bruts et nets; il semble bien qu’il en sera ainsi.
- Plusieurs fois déjà, nous avons eu l’occasion de signaler la forme très heureuse que revêtaient certaines Sociétés de gaz, électricité et eau qui assumaient dans une ville la responsabilité de la distribution de ces trois nécessités de la vie, mais s’assuraient ainsi des exploitations qui se complètent sans se faire concurrence. Voici qu’il se forme en Belgique une Société dite Compagnie internationale d’électricité gaz et eau constituée pour trente ans à dater du 19 août 1908 à laquelle un syndicat industriel franco-anglais, The Anglo-French Industrial Syndicate limited de Londres, fait apport de monopoles, congrès et participations pour l’éclairage et la distribution d’eau dans des municipalités et villes de divers pays représentant, d’après l’acte de constitution, une population totale d’environ 1 000000 d’habitants et susceptibles d’assurer un bénéfice d’exploitation supérieur à un million de francs.
- Le capital est de 1 2 millions, représenté par 24 000 actions de 5oo francs, dont 4 000 souscrites et libérées de 10 % et 20000 remises pour rémunération dudit apport, outre 5 000 parts de fondateur sans mention de valeur. Après dotation de la réserve (5 % des bénéfices) les actions auront droit à un premier dividende de 6 % ; du solde il sera alloué 10 % aux administrateurs et commissaires, 60 % aux actions et 3o % aux parts de fondateur; mais l’assemblée générale pourra autoriser la création de réserves ou de fonds de prévision. Remarquons seulement que le fonds de roulement est au début de 200000 francs pour un capital de 12 000 000, et les difficultés que pourra créer l’assemblée générale en autorisant la création de réserves ; les statuts paraissent formels dans la répartition du solde du compte de profits et pertes; où pourra-t-elle donc distraire ces réserves? En augmentant le taux des réserves statutaires prévues ? Mais les parts de fondateurs pourront justement s’en alarmer. Pourquoi n’avoir pas, dès le début, prévu un compte d’amortissement avant inventaire ou un compte de prévisions après dotation de la réserve?
- La formule suivante, adoptée par la nouvelle Société des Tramways électriques deSaragosse, ne
- donne pas lieu à la même critique. Ses bénéfices seront répartis comme suit: 5 % à la réserve; 5 % à titre de premier dividende aux actions de capital ; 10 % du surplus aux administrateurs et commissaires , et le solde sera partagé à raison de 40 % aux actions de capital et de 60 % aux actions de dividende, sauf dotation ou création de fonds de réserve extraordinaire ou de-prévoyance. Ainsi les statuts déterminent la répartition possible du solde sans qu’elle puisse donner lieu à réclamation de la part des porteurs d’actions de dividende.
- Cette Société vient d’être également constituée à Bruxelles le ier septembre 1908 pour trente ans à l’effet : d’acquérir la totalité ou tout au moins la majeure partie des parts sociales de la Société des Tram ways de Saragosse, les mettre en valeur et fournir à ladite Société les concours financiers et industriels nécessaires pour développer son trafic et agrandir son réseau. Le capital est d’un million de francs représenté par 10 000 actions de capital de 100 francs souscrites et libérées de 25 % . Il a été créé en outre i 200 actions de dividende sans mention de valeur, remises à titre d’avantages spéciaux. Leur nombre ne pourra jamais être augmenté, même par voie de modification aux statuts, sauf en cas de fusion ou d’apports nouveaux.
- Nous avons déjà eu l’occasion de remarquer combien les Belges s’intéi'essaient à toutes les entreprises de tramways ; on ne pourrait citer toutes celles qu’ils ont crées ou reprises pour les transformer soit en Belgique, en France, en Espagne, en Russie, en Italie. Il existe chez eux certaines organisations financières qui ne s’occupent que de ces questions de traction ; elles sont doublées de conseils techniques qui possèdent maintenant la maîtrise de leur métier. Et de l’union de ces techniciens et financiers résultent des entreprises très prospères : nous pouvons citer Lille, Dunkerque, Kiew, Barcelone, Buenos-Ayres, Rotterdam et tant d’autres. Pourquoi sommes-nous à leur remorque? Notre industrie serait bien aise de trouver tous ces débouchés à son activité.
- D. F.
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- 3 Octobre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Vienne. — Le Conseil Général a volé une somme de G 480 000 francs pour la cons truc lion de Iraimvays comprenant les lignes suivantes : de Chûtelleraut à Bou-resse, de Lencloîlre à Lusignan et de Poitiers à Ler-vansseau.
- Bouches-du-Rhône. — Il sera procédé prochainement à la construction d’une ligne de tramways d’Aubagne à Gemenas.
- Côte-d’Or. —On projette le prolongement de la ligne de tramways Saulicu-Semur jusqu’à Monlbard et Chà-tillon-sur-Seine.
- Doudogne. — Est à I étude, rétablissement des lignes de tramways de Ribérac à Montpou et de Saint-Vincent de Connezac à Laroche-Chalais.
- Ille-et-Vilaine. — Le projet d’une ligne de tramways électriques en vue de relier Cancale à la gare de La Goues-nière est à l’étude.
- Indre-et-Loire. — La construction d’une ligne de tramways à Tours de la place Rabelais à Pont-Cher est à l’état de projet.
- Nord. — Le conseil municipal de Bellaing- a adopté un vœn relatif à l’établissement d'une ligne de tramways de Valenciennes à Somain.
- Seine. — Il est question d’établir une ligne de tramways électriques de Suresnes à Garches.
- SeiNE-ET-Oisn. — On étudie le projet de construction des lignes de tramways, de Manies à Rambouillet et de Scpteuil à Bréval.
- Autriche. — L’Unionbank, deVienne, reprend, pour son compte, à la suite de l’absorption de la Compagnie Internationale d’Eleclricité, le projet de cette dernière concernant l’électrification du chemin de fer de l’Arlberg.
- Russie. — La municipalité de Moscou est autorisée à contracter un emprunt de 9 millions de roubles pour rétablissement de tramways électriques.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Compagnie d’Electricité de Sofia et de Bulgarie. — Constituée le 8 septembre 1908. — Capital : 3 Soooôo francs. — Siège social : Bruxelles,
- Société d'accumulateurs « invicta ». — Constituée le i!> août 1908. — Capital : i5ooo francs. — Siège social 5, rue Dcvès, Neüilly (Seine).
- Compagnie générale de chemins de fer et de tramways. — Constituée le 12 août 1908. — Capital : 5oo 000 francs. — Siège social ; 8, cité d’Antin. Paris.
- Compagnie des mines de Sénégambie. — Constituée le 22 août 1908. — Capital : 3 000 000 francs. — Siège social : il, rue Richepanse, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société de la lampe Hydra. — Le i 5 octobre 1908, rue Condorcet, 40, à Paris.
- Société anonyme liégeoise d’électricité. — Le i l octobre 1908, rue Lamborl-le-Bègue, à Liège.
- Compagnie lyonnaise d’électricité. — Le 15 octobre 1908, à Lyon.
- Société minière et métallurgique d’Est-Loire. — Le 16 octobre 1908, rue de Cliâteaudun, 87, à Paris.
- Compagnie des tramways de Kiew. — Le i3 octobre 1908, rue du Marais, 3i, à Bruxelles.
- Société française mêtallurgiqne. — Le 14 octobre 1908, rue de Constantinople, 2, à Paris.
- Société anonyme Westinghouse. — Le i5 octobre 1908, rue de l’Arcade, 48, 4 Paris.
- Société anonyme des moteurs. —Le iS octobre 1908, rue Côte-d’Or, à Sclessiu (Belgique).
- Compagnies réunies Gaz et Electricité. — Le 3i octobre 1908, rua da Boa Vesta, 27, à Lisbonne.
- Compagnie des mines deBruay. — Le i5 octobre 1908,4 Bruay (Pas-de-Calais).
- Société des brevets et procédés Ciaret et VuiHeumier. — Le a3 octobre 1908, boulevard Ilaussmann, 78, à Paris.
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- *2 . LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 40.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i/j octobre 1908, Inspection générale des postes et télégraphes, Gouvernement général de l’Algérie, à Alger adjudication de (ils de cuivre, fils de bronze, consoles et isolateurs nécessaires au service algérien des postes et télégraphes. Cahier dss charges au Sous-Secrétariat des postes et télégraphes à Paris et à ^Inspection générale des postes et télégraphes, 12, rue Duiuont-d’Urville, à Alger.
- BELGIQUE
- Le 17 octobre, à 5 heures, à la maison communale, i\ Theux (Liège), fourniture de l’énergie électrique nécessaire aux usages publics et privés. Sounnssious le iG octobre.
- ITALIE
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication internationale pour la fourniture des machines-outils pour lès ateliers de Rome.
- ESPAGNE
- Le 17 novembre, à 14 heures, à la junte des travaux du porta Iluelvcty fourniture de quatre grues de portique avec moteurs électriques et d’un char transbordeur pour ledit port : caut. : 5 % .
- ALLEMAGNE
- Prochainement, àl adminislralion communale, à Kirch-barkau (Holstein), établissement d’installations électriques.
- Prochainement,à l’admimslralion de la ville, à Kolberg, construction de canalisations, 910 000 marks ; — 20 installations électriques, 4G0 000 marks.
- Prochainement, à l'administration communale,, à Iiic~ lingen (Bade), établissement d’installations de force électrique.
- Prochainement, au service de Péclairage et des eaux de la ville, à lirême, extension des installations électriques.
- EGYPTE
- Le 29 octobre 1908, à midi, Secrétariat Européen du Ministère de l’Intérieur, au Caire. Fournitures et travaux suivants pour l'installation de l’éclairage électrique dans la ville de Zagazig : Section I. À. Deux groupes électrogènes d’environ 70 kilowatts chacun 5 B. Pont roulant ; G. Tableau de distribution. Section II. A. Gables i\ haute tension ; B. Kiosques de transformateurs ; G. Transformateurs ; D. Lignes aériennes ii basse tension ; E. Appliques pour l’éclairage public ; F. Lampes à arc. Cautionnement, 10 % du moulant de la soumission. Cahier des charges et plans audit Secrétariat.
- dARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- 'Tome VI (2* série).
- SAMEDI 1Û OCTOBRE 1908.
- Trentième année. — N” 41
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- EDITORIAL, p. 35. M. P. Girault. — Sui‘ les pertes à la périphérie des induits, p. 39. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogènes (suite), p. 39.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Arc électrique entre une électrode solide et un liquide, G. Athanasiadis, p. 44. — Méthodes et appareils de mesure. Recherche de la forme la plus avantageuse pour les bobines de galvanomètre, O. Herain, p. 45. — Construction de machines. Conditions et durée d’auto-excitation des dynamos, Swvngedauw, p. 47. — Photomèlrie. Sur le nombre de lampes nécessaire pour un éclairage uniforme, A. A. Wolhaueh, p. 48. — Electrochimie et élecirométallurgie. Un nouveau type de four électrique pour la fusion du fer, Igewskv, p. 49. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Un détecteur au tantale et son application à la téléphonie et à la télégraphie sans fil, L. H. W altisr, p. 50. — Brevets. Interrupteur à commande électrique, A. Eckstein, A.-G. IIuAr et D.-B. Mellis, p. 51. — Bibliographie, p. 52. — Variétés. Le Congrès des applications de l’électricité à Marseille, p. 53. — Législation et jurisprudence. L’expiration des concessions d’éclairage et de force motrice d’après l’article 22 du cahier des charges type, P. Bougault, p. 58. — Chronique financière, p. 60. — Renseignements commerciaux, p. 03. — Adjudications, p. 63.
- ÉDITORIAL
- Déjà dans un précédent article (Lumière Electrique, tome II (iro série) p. 3a5),AI. Girault avait envisagé les moyens de rendre les pei’tes par courants de Foucault à la périphérie de l’induit aussi faibles que possible* Il revient aujourd’hui sur la meme question et montre sur quelques exemples l’application de la méthode qu’il a adojrtée.
- Nous continrons d’autre part l’étude de AI. J.-L. Routin sur Le Réglage des groupes électrogènes (p. 3p). L’auteur aborde la détermination graphique du réglage de la vitesse au moyen des abaques auxquels AL Léauté a donné le nom de lignes de régime. Par la considération des cycles de Léauté, on peut se rendre compte des elfets de l’asservissement et de la compensation.
- Nous signalons Un nouveau type de four électrique pour la fusion du fer imaginé et expérimenté par AL Igewsky (p. 4q) ; ce nouveau four très curieux utilise la propriété que certaines terres analogues à la magnésie possèdent de devenir conductrices une fois portées à une température suffisante. Pour uniformiser la température dans l'ensemble du four et obtenir une répartition convenable des courants, le four formé de briques juxtaposées est animé d’un mouvement lent de rotation.
- Les expériences et les recherches de télégraphie et. de téléphonie sans lil tentent toujours les techniciens. AJ. L. Walter à lu récemment à la Royal Society de Londres un mémoire sur Un détecteur au tantale et
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 41.
- son application à la télégraphie et à la téléphonie sans fil (p. 5o). Le tantale donnerait avec le mercure un détecteur d’ondes beaucoup plus sensible que celui qu’on obtient avec le fer et le mercure.
- Un petit entre-filet annonçait la semaine dernière l’ouverture des travaux du chemin de fer transpyrénéen en présence d’ingénieurs et d’hommes politiques. — Cette information a passé du reste complètement inaperçue. Pour les ingénieurs électriciens cependant, elle nous paraît présenter un certain intéx’êt. Cette ligne du Transpyrénéen a pour but de réunir Ax-les-Thermes, point terminus d’une ligne qui part de Toulouse et qui est exploitée parla Compagnie du Midi, à la station espagnole de Ripoll, tête d’un tronçon qui va rejoindre à Lerida la ligne espagnole de Barcelone à Saragosse. — Or, la future exploitation du nouveau chemin de fer sera électrique certainement entre Ax et Ripoll et très probablement même de Toulouse à Ax. C’est là une ligne de plus de aookm dont l’exploitation sera assurée par le transport de l’énergie hydraulique qui existe dans cette partie des Pyrénées, énergie qui est d’ail-
- leurs mise déjà à contribution pour de grandes exploitations dont nous entretiendrons quelque jour nos lecteurs.
- Un évènement récent qui a ému le monde technique parce qu’il touche l’électricité dans une de ses principales applications est l’incendie du bureau Gutenberg qui desservait à Paris 20000 abonnés des téléphones. On sait que des travaux étaient en cours d’éxé-cution à ce bureau dans le but de simplifier le fonctionnement du service téléphonique par l’emploi de la batterie centrale. Quoi qu’il en soit, cet accident remet en question plus que jamais la sécurité, contre les chances d’incendie, des installations où l’on emploie du matériel électrique.
- Dans une note communiquée à la dernière séance de l’Académie des Sciences, M. Bary est revenu sur l’étude des phénomènes de striction électromagnétique qu’il poursuit depuis plusieurs années et sur lesquels il a déjà publié une étude en avril 1907 dans VEclairage Electrique. Ces phénomènes lui ont donné une explication satisfaisante du phénomène de Wehnelt.
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- SUR LES PERTES A LA PÉRIPHÉRIE DES INDUITS
- Notre précédent article sur le profil des niasses polaires de dynamos a fourni à M. A. Press l’occasion de rappeler scs études antérieures sur les pertes dans le fer, études que nous ignorions jusqu’ici. Les connaissant, nous eussions néanmoins tenu à indiquer le mode de démonstration simple que nous avons employé et qui peut être d’application assez fréquente ainsi que nous aurons l’occasion de le montrer par quelques exemples.
- ALTERNATEURS
- i* Minimum de courants de Foucault à la périphérie de l'induit pour une force électroniotri.ee efficace donnée. — M. A. Press estime que ce cas est le seul à envisager pour les courants alternatifs. Si nous considérons une spire d’induit embrassant le pas polaire et se déplaçant avec une vitesse p, la force électromotrice induite dans cette spire à l’instant t est :
- dx
- ll.v.lj,
- en posant
- dx
- 9~!t'
- La force électromotrice efficace , induite dans cette spire, sera telle que
- en désignant parM une constante dépendant des dimensions de l’élément et de sa résistivité.
- En suivant la même marche que dans notre précédent article, nous trouvons que la perte
- T
- W4 sera extremum pour
- T
- Mais de l’équation de liaison (i) il résulte que ucK étant constant, la variation de u%it est nulle, c’est-à-dire que :
- pA
- / ^!/.o;/.dl.
- J 0
- (-'0
- ceci s’obtenant en négligeant l’infiniment petit d’ordre supérieur c//2 devant iy. §//.
- Et l’on voit aussitôt que l’équation (3) est satisfaite, puisqu’elle se ramène alors à (4), si :
- dhj
- ~dï?
- X2 étant une constante posi tive.
- M. À. Press adopte la solution correspondant au signe -f- devant le second ternie de l’équation (5); l’intégrale générale de cette équation est alors
- U^q££ •
- U“efi: ;
- T fl
- T
- iep.v* r
- T J
- y2. dt.
- (*)
- La perte par courants de Foucault dans un élément (fer ou cuivre) de la périphérie de l’induit,
- passant de o à -d (alors que le temps passe de
- , T
- o à — est :
- Wo
- M
- mr*’
- comme y—o pour x — o : A -j- B = o.
- y = A. (<?*•* — c-lJ).
- T
- Pour / — - ,
- 4
- y — Ô3mnx — h
- Il en résulte :
- . ( i.} ">'-r
- = A. \e 4 — e 4
- h
- y
- e 4 — e 4
- Ae
- Xt ___ t\
- (6)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 41.
- ou
- y —
- h
- sin hyp A
- -.sin hyp ~ht,
- (&)
- puisque
- fjktl —-
- sin hyp kl —---------------------,
- %
- M. Press ne démontre pas que sa solution correspond bien à un minimum de pertes par courants de Foucault. Nous montrerons plus loin, tout d’abord par l’examen d’un cas particulier, puis par une démonstration générale, que cette solution correspond, au contraire, à un extremum maximum.
- La seconde forme de l’équation (4) :
- dt2
- = — K-.1J
- donne par intégration
- . .... 2*
- y — (d3mai)s.sin —£, (7)
- avec
- N. — Il est facile de vérifier que l’extremum auquel correspond la sinusoïde de l’équation (7) est bien un minimum.
- Pour cela, considérons deux modes différents de variation de l’induction : parabole et droite, la force électromotrice efficace demeurant la même et égale à la valeur donnée par l’équation (8).
- Parabole. — Elle est symétrique par rapporta T
- la droite; t——, ses deux branches se terminant
- 4
- , . T
- avec y — o aux deux points t — o et t — —.
- On trouve facilement :
- . , rs* 16«n
- {fâmnx)r JÿjT rpo J ) (?)/>
- (8)p
- 5 M. u\s ^
- 2’TJ2. F2’
- les indices p se rapportant âu cas de la parabole.
- On voit que les résultats relatifs à la parabole sont très voisins de ceux obtenus pour la sinusoïde.
- 2 7C
- ~T
- X,
- en tenant compte de ce que
- Droite. — y est nul pour t — o et maximum T
- pour t — - . On obtient successivement :
- y = o pour t = o.
- et que
- . . Tî
- y = (dîma*), avec A .1 = - pour t
- l’indice * se rapporte à la sinusoïde.
- L’équation (1) nous donne alors conjointement avec (7) :
- T
- 16 r
- u\a = —=— / y-dt = -iPv2 (cSmax),2, (8)
- 1 J 0
- et les équations (2) et (7) :
- 4 7^ (è3n
- u\s = l%. V%. )
- (w9.
- T J2.e2’
- {l)d
- (®)rf
- (9 )d
- les indices dse rapportant au cas de la droite.
- On a donc, en résumé, pour les trois modes de variation examinés ;
- (dï max ),, < max ). < (<®
- Ws < < wd.
- M t:2. (<%, 2
- T
- 4 " T. T2.
- (9)
- TJ extremum de pertes correspondant à la sinusoïde est donc bien un minimum.
- Or, le cas de la droite examiné en dernier lieu peut justement être considéré comme un cas particulier de la première solution (solution de
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- M. Press), cas particulier correspondant àX = o dans les équations (5) à (6) ; l’équation (7),* est la forme limite vers laquelle tend l’équation (5) lorsque X tend vers o; on le voit aisément en faisant X = o dans l’équation (5) et en appliquant la règle de l’Hôpital avec X comme variable indépendante, afin de lever l’indétermination.
- La solution admise par M. Press correspond donc, tout au moins dans ce cas, à un extremum maximum des pertes par courants de Foucault pour une force électromotrice donnée ; il semble rationnel d’en déduire qu’il en sera de même quelle que soit la valeur de X. D’ailleurs, l’allure élancée des courbes de l’induction correspondant à différentes valeurs de X > o fait pressentir l’obtention de pertes plus élevées lorsque X augmente.
- Nous allons démontrer que, pour la solution de M. Press, les pertes par courants de Foucault augmentent avec X, à force électromotrice efficace constante.
- Portons dans la formule (1) la valeur de y donnée par l’équation (6) :
- 16 P. e2. h2
- h-- r * - ïp
- aX.Tlc'4—e "‘J
- X
- ),.T
- D’autre part, l’équation (2) nous donne après intégration :
- M./i2 .X
- ( ^ ï-\e -
- +xt;(9),k
- L’équation (8)s h. nous montre qu’une même valeur de ueS peut être obtenue pour une infinité de valeurs de X, mais il en résulte en même temps autant de valeurs différentes de h; ceci complique les comparaisons. Mais nous pouvons, au lieu
- / W
- de W, considérer le rapport ( —5—
- ff.
- effet,
- «2efl étant supposé constant, ce rapport sera proportionnel à W. Ceci posé, nous tirons des deux équations précédentes :
- positive ; or, cette dérivée est (à un terme positif près) :
- -hiy ( hl ~bl\
- e 3 ) + aX.T.y? 2 — e 2 )
- i llï X T\ 2 ~1
- — X2.T2.y? 4 -f- e 4/J; (ri)
- X étant positif, nous avons seulement à considérer le signe dc-^, c’est-à-dire de la quantité
- entre parenthèses ; en posant pour simplifier l’écriture :
- X.T
- il vient :
- — — (e** — f,x.(e2* — e~3x)
- 2X
- — 8/r2(eæ -j- e-*)2. (n')
- Développant ensuite en série chaque exponentielle après carrés effectués et ajoutant les termes de même puissance, il vient :
- D
- 2X
- .[a* + a4--
- + -.[2*4- a8./, -a8.3./,]
- — .[a13 + a8.6 — a8.5.61 6! L ~
- -j- '^j • [a” + al° •8 a10.7.8]
- +........................
- Les termes en x2 c\ x'* sont nuis.
- A part le terme en Â.~ qui est un terme composé, l’expression généralè du terme de rang n (celui en x2 étant le premier) est :
- T» — '
- [aiH+i — a2tt+2 . a2. n(yi — i)]
- >.T AT
- W\ ______M.X2.T eT— e“T + X.T
- «W..h. rfP.v*' •
- e 2 •— e — X. 1
- a2,t+*.
- xln
- . (a2"-3 — n2 -f- n).
- (,3)
- n étant un entier positif, la quantité devant la Cette fonction croît lorsque sa dérivée est I parenthèse est positive ; reste à examiner l’entre-
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- 38
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. IV (2° Série). — N° 4L
- parenthèse ; or, cette quantité P est nulle pour n — 2 ; et sa dérivée :
- g p
- _____ —. (a2»-2, loge a -f- i — -in), est > a2" — sn, puisque logc a > a-.
- , Or, on a évidemment
- a2" — a/i > o, (x4)
- pour n > i,.
- De l’inégalité (i/i), on déduit à fortiori que l’on a
- dP,
- dn
- o pour n > i.
- La.dérivée de P„ étant positive pour n > i et cette fonction étant nulle pour n — a, cette fonction P„croît avec n et est positivepour n > a.
- Il en est par suite de môme pour le terme général 1
- La déiivée — de (ia) ayant scs deux premiers
- termes nuis et les autres positifs est donc positive; il en est de même pour D ; par suite la fonc-
- ... ( W \
- taon primitive I — ) croit avec x, et comme
- cette fonction est positive pour X ou x — o ainsi que nous l’avons vu plus haut, elle est, positive et croit avec X; il en est de même pour Ws. h. qui lui est proportionnel pour ueK constant.
- La solution de M. Press ne correspond donc pas à un minimum de pertes, mais au contraire, à un maximum.
- a° Cas d’un flux constant. — C’est celui que
- nous avons examiné dans notre précédent article ; nous estimons qu’il s’applique sensiblement aussi bien aux alternateurs et aux transformateurs modernes qu’aux machines à courant continu.
- En effet, les alternateurs modernes doivent fournir de faibles écarts de tension entre marche à pleine charge et marche à vide; ceci conduit à employer de fortes inductions pour les parties fer du circuit magnétique afin de rendre négligeables les variations [du flux résultant que tendent à provoquer les variations des contre-ampèretours d’induit.
- Ces fortes inductions seront employées de préférence pour les parties fer du système inducteur, ces parties n’étant pas, comme celles de l’induit, le siège de pertes dues à l’inversion du flux. L’une des considérations fondamentales à envisager dans de telles machines est donc celle d’un flux inducteur maximum bien déterminé qui est justement le flux constant de notre équation de liaison.
- Dans les transformateurs modernes, avec la tendance à l’emploi des tôles à forte résistivité et faible coefficient d’hystérésis, on tend également à envisager un flux maximum que l’on ne peut dépasser pour des raisons de saturation, quoique ceci soit moins primordial que pour les alternateurs.
- Dans tous les cas, la faible différence con-tatée à tous égards entre la parabole et la sinusoïde de perte minima rend peu importante la distinction faite par M. A. Press ; les deux points de vue conduisent à des lois de variation de l’induction (parabole et sinusoïde) pratiquement équivalentes.
- Paul Giuault.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLEGTROGÈNES (Suite){v)
- ETUDE GRAPHIQUE DU REGLAGE DE LA VITESSE
- Lignes de régime.
- Dans son remarquable mémoire sur les oscillations à longue période et les moyens propres à les éviter (2), M. Léauté fait intervenir la considération des abaques qui représentent, pour une charge donnée, la vitesse de régime en fonction des degrés d’admission. M. Léauté a donné à ces abaques le nom de lignes de régime.
- Dans le cas particulier où il s’agit d’un groupe électrogène, le tracé des lignes de régime s’obtient très facilement en se reportant à ce qui vient d’être dit.
- ÉQUATIONS ET TIIACÉS
- Les équations des lignes de régime sont, en général, assez compliquées; mais comme leur considération a surtout pour objet une illustration graphique des conditions dans lesquelles s’opère le réglage, il su (lit, de pouvoir les tracer par points successifs.
- Nous nous bornerons à présenter, à titre d’exemple, le tracé des lignes de régime dans le cas d’un groupe électrogène conduit par une turbine hydraulique et travaillant à flux constant sur un réseau ne comportant que des lampes.
- On a, dans ce cas (voir formule n° 11) :
- I
- et (voir formule n° 3) :
- /• = K, ni. (19)
- Pour obtenir les équations des lignes de régime, il suffît de se reporter aux formules précédemment établies, qui font connaître le couple moteur m et le couple résistant r (voir formules 1, 6, i3).
- En posant :
- m — r
- (,G)
- et
- On tracera, tout d’abord, le faisceau des droites AtB, A2B... .AinB représentant les valeurs de ni en fonction de «a pour c — 0,1 E, e = o,o E, e=:E, puis le faisceau des droites C(D,
- C,D.....C)0D (fig. 15) représentant les valeurs de
- /• en fonction de w pour :
- Iv,=
- o, 1 M “0“’
- K,
- o,o. M ~Q ’
- K.
- M
- Q-
- du
- ~dî
- (J7)
- 011 obtient l’équation de la famille des courbes qui correspondent à l’hypothèse considérée ; pour avoir l’une d’entre elles, il suffît de donner aux paramètres de charge les valeurs correspondantes.
- (') La] Lumière Electrique, Ionie lit (a0 série), p. 38g et tonie IV (a° série), p. 12.
- (2) Journal de l’Ecole Polytechnique, 55° cahier.
- Pour une valeur déterminée de la charge cor-
- 1 1 - 1- M
- respondant par exemple a kt = ———, les inter-
- sections de C5D avec le faisceau des droites AJ3,
- A2B.....A[0B feront connaître les vitesses de
- régime correspondant aux différents degrés d’admission.
- On obtient ainsi la ligne de régime R5 (voir fig. iG) et d’une manière analogue les lignes correspondant aux diverses valeurs de la charge.
- La considération des lignes de régime montre clairement qu’une meme variation de charge
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 44.
- donne, à admission constante, des variations différentes dans la vitesse de régime suivant les valeurs de la charge finale.
- C’est ainsi que, pour le cas du flux constant, une variation de charge de i/ioe entre io/ioeS et 9/ioeS donnerait une variation de vitesse de 5 % , tandis que la même variation de i/ioe se produi-
- Ouvçrtui'c c/ac/mission
- Fig. iG.
- sant entre 2/ioes et i/io° occasionnerait une variation de vitesse de 35 % . Ceci se conçoit d’ailleurs facilement, car l’ensemble des appareils d’utilisation l'orme un frein d’absorption d’autant plus puissant que la'charge est plus forte.
- On peut conclure de cette remarque que le réglage est d’autant plus facile que la charge est plus forte.
- Propriétés des lignes de régime. — Supposons que la charge reste constante et qu’on fasse varier brusquement l’admission ; en raisqn de l’inertie la vitesse ne prendra pas immédiatement la valeur correspondant à la nouvelle admission. L’état du groupe peut à chaque instant être défini graphiquement sur un abaque tel que celui de la figure 16 par la position d’un point figuratif qui fait connaître la vitesse et le degré d’admission.
- Si ce point est situé au-dessous de la ligne de régime, la vitesse tendra à augmenter; inversement la vitesse tendra à diminuer si lé point est situé au-dessus.
- Chaque ligne de régime peut donc être considérée comme la délimitation d’une zone supérieure dans laquelle l’accélération est toujours négative et d’une zone inférieure dans laquelle l’accélération est toujours positive.
- iiôiÆ de l’inéutie
- L’inertie joue dans le réglage un double rôle : au moment où se produit une brusque variation dans la charge, son effet est utile car elle s’oppose aux variations brusques de la vitesse et donne au régulateur le temps d’agir. Mais pendant la correction d’une perturbation son effet peut, d’autre part, être considéré comme nuisible en ce qu’il complique le réglage par l’introduction d’un retard inévitable entre le déplacement de l’organe de réglage et la vitesse de régime correspondante.
- Cycles de Léauté.
- Supposons que l’on passe brusquement d’une charge Cj à une charge c2. Considérons les deux lignes de régime correspondantes R, et R2 (fig. 17). A l’origine de la perturbation, le point figuratif de l’état du groupe est en A, intersection de la ligne de régime R, avec l’horizontale correspondant à la vitesse normale Q.
- S’il n’y,avait pas de régulateur, l’organe de réglage resterait immobile, le point figuratif se déplacerait sur la verticale passant par le point A jusqu’à la rencontre A/ de cette verticale avec
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- la ligne de régime R2; mais si l’on suppose tpie le groupe est muni d’un régulateur, le point figuratif A doit tendre théoriquement vers le point B, intersection de R2 avec l’horizontale qui correspond à la vitesse normale. Nous supposerons la vitesse de manœuvre constante et nous suivrons, avec M. Léauté, les « cycles » successifs que doit, en général, décrire le point figuratif avant le rétablissement de l’équilibre.
- Il faut tout d’abord remarquer que, dans le cas d’un régulateur à force centrifuge, le déplacement du manchon E (voir fig. i) ne peut se produire que si la variation de vitesse est suffisante pour vaincre les frottements ; pour chaque position du manchon Ë, il faut donc considérer la vitesse limite pour laquelle ce manchon est sur le point de monter et celle pour laquelle il est sur le point de descendre.
- Désignons par :
- Wi la vitesse qui provoque l’embrayage de fermeture ;
- «2 la vitesse qui provoque le débrayage de fermeture ;
- w'j la vitesse qui provoque le débrayage d’ouverture ;
- co'2 la vitesse qui provoque l’embrayage d’ouverture.
- On voit (fig. 17) que, lorsque la charge passe brusquement de la valeur R^ à la valeur R2, A
- Fig. 17.
- s’élèvera d’abord verticalement jusqu’à sa rencontre en D avec l’horizontale correspondant à la vitesse qui provoque l’embrayage de fermeture,
- puis l’organe de réglage étant ibis en mouvement et la vitesse continuant à croître, le point figuratif décrira un arc de courbe tel que DE (dont nous donnerons plus loin l’équation) qui rencontre Ra en F ; en ce point la tangente à l’arc DEF est évidemment horizontale, car, le couple moteur étant alors égal au couple résistant, l’accélération est nulle.
- L’organe de réglage continuant à agir dans le
- P/ N
- Fig. 18.
- sens de la fermeture et l’accélération étant devenue négative, le point figuratif décrit l’arc FG qui coupe en II l’horizontale coxrespondant à u>2. Nous désignerons, avec M. Léauté, les courbes, telles queD EFG II, sous le nom de courbes de fermeture.
- Tant que la vitesse reste comprise entre w2 et w'2, le régulateur reste inactif et l’organe de réglage immobile; on retrbuve donc un nouveau déplacement vertical du point figuratif qui sera lui-même suivi d’une courbe d’ouverture IJ K L M analogue à la courbe de fermeture DEF G II précédemment envisagée. Le point figuratif aura ainsi parcouru un « cycle » complet lorsqu’il sera revenu en N sur l’horizontale w, qui coupe R2 en P. Si l’on a NP < DP, le point figuratif s’est rapproché de la position vers laquelle il doit tendre. Il y a alors cc effet utile » suivant l’expression de M. Léauté.
- Pour que le réglage soit terminé, il faut et il suffit que le point figuratif rencontre R2 dans la I zone comprise entre to', et
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- Un cycle est toujours parcouru clans le même sens quelle que soit la nature de la perturbation.
- Dans le cas où les frottements qui s’opposent aux déplacements du régulateur sont négligeables, on a : Wi = o)2 et w', = w'2. Si l’on compare la figure ( 18) qui se rapporte à ce cas à la figure (17), on voit que la suppression des frottements augmente toujours l’effet utile de chaque cycle.
- Si le régulateur ne tolérait aucune zone d’inaction, on aurait o)x ~ oi'i et les cycles seraienl réduits aux courbes d’ouverture et de fermeture (voir fig. 19); l’équilibre ne pourrait alors être rétabli qu’après un nombre infini d’oscillations.
- La considération des cycles permet de se rendre compte grosso modo de l’influence de l’inertie du groupe et de la vitesse de manœuvre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur.
- Si l’inertie est très petite et la vitesse de manœuvre très réduite, le cycle (fig. 20) tend à se réduire à la verticale AA' et à la portion A'B de la nouvelle ligne de régime; le réglage s’opérerait
- o------------------------------------------
- Fig1. 21. 1
- alors sans oscillations ; mais la vitesse ne pourrait être ramenée à sa valeur normale qu’après avoir subi un écart momentané très voisin de AA'.
- Si l’on suppose, au contraire, l’inertie, ainsi que la vitesse de manœuvre, très grandes, le cycle tend à se réduire au rectangle abcd (fig. 21), formé par les deux horizontales w, et o)'2 et les deux verticales correspondant à l’ouverture et à la fermeture complète.
- La variation de vitesse serait alors réduite à w, ;— to2; mais le nombre d’oscillations serait infini et l’action du régulateur se bornerait à faire passer brusquement l’organe de réglage de la position correspondant à la pleine ouverture à la fermeture complète et inversement.
- ÉTUDE GRAPHIQUE DE I.'ASSERVISSEMENT ET DE LA COMPENSATION
- La considération des cycles permet encore de se rendre compte des effets de l’asservissement et de la compensation [C. F. Lumière Hlectrique, tome III (2e série) p. 389 et tome V (2e série), p. 12].
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- Asservissement. — Lorsque le régulateur est asservi, la vitesse de régime est forcément plus petite en charge qu’à vide et les vitesses correspondant aux embrayages et aux débrayages sont
- Fig. 22.
- elles-mêmes d'autant plus petites que l’admission est plus grande ; les lignes a, fl, et a', fi', représentatives de ces vitesses sont donc alors, non plus horizontales (tracé pointillé), mais inclinées (tracé plein), comme l’indique la figure %ï (qui suppose les frottements nuis).
- Fig. 23.
- En comparant avec la figure 18 on voit que, toutes choses égales d’ailleurs, l’effet utile de chaque cycle se trouve très sensiblement augmenté et que, par suite, pour un même écart
- dans la vitesse, le nombre d’oscillations sera moindre.
- Dans le cas où l’inertie et la vitesse de ma-
- ï’ig- 24 (*)-
- nœuvre sont très grandes, le cycle correspondant à une diminution brusque de la charge pour un régulateur asservi, se réduit à la ligne brisée hnbcclefg (fig. u3) limitée par les lignes a,(b et ocjp2 qui correspondent à l’embrayage et au débrayage de fermeture.
- Compensation. — Supposons que la charge rcsLan t constante et égale à (R,) on agisse brusquement sur l’organe de compensation de façon que les vitesses d’embrayage et de débrayage qui
- (I) Errala la figure 2.4 : la courbe A R, doit passer par le point N. ,
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- étaient tout d’abord g>2, m'j w '2, deviennent égales respectivement à w3 a>4, et w'3 w'4.
- La figure 24 montre comment se déplacera le point figuratif A pour atteindre la nouvelle vitesse de régime imposée par la manœuvre du compensateur.
- La figure a5 montre enfin qu’on peut théoriquement obtenir un réglage à vitesse constante et sans oscillations en combinant la pro-eom-pensation avec l’asservissement.
- oq a2 |î2, «'î $'i, a'2 p'2, sont les lignes figuratives des vitesses d’embrayage et dé débrayage avant la compensation.
- a3 p3, oq p/f, a'3 (ï'3, a!,, (i'4, sont les mêmes lignes après la manœuvre du pro-compensateur.
- On voit immédiatement qu’il suffit, pour obtenir le résultat annoncé, d’avoir une inertie et une vitesse de manœuvre suffisamment grande.
- (A suivre.)
- J.-L. Routin.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Arc électrique entre une électrode solide et un liquide. — Note de M. Gt. Athanasiadis,
- transmise par M. Lippmann. — Académie des Sciences, séance du 3 août 1908.
- Il est impossible d’entretenir un arc entre une cathode refroidie et une anode qui peut s’échauffer, mais on l’obtient entre une anode froide et une cathode portée au rouge blanc (1).
- Par de nombreuses expériences les auteurs ont cherché à préciser les conditions de la naissance et de l’entretien d’un arc entre un électrolyte et une électrode solide de charbon ou de métal.
- Ils ont en outre étudié l’influence d’un condensateur et d’une bobine d’induction disposés en dérivation sur les deux électrodes comme dans l’expérience de Duddell.
- Ils ont utilisé parmi les électrolytes de préférence les solutions des sels phosphoreux et surtout l’eau acidulée à i5-ao % d’acidc sulfurique. L’une des électrodes était constituée d’une plaque de charbon, plongée continuellement dans le liquide, et l’autre d’un bâton de charbon ou de métal, dont on faisait varier le diamètre et l’immersion dans le liquide. La différence de potentiel entre les électrodes était portée à 110 volts.
- (J) J. Stark und L. Casuto, Physih Zeit., tome V, 1904, p. 264.
- Influence de Vépaisseur et de l’immersion de Vélectrode. — Quand on emploie comme anode un fil de cuivre d’un petit diamètre (imm-imm,5 environ), plongé de 4cm-5cm dans l’électrolyte, on observe que l’intensité du courant peut atteindre 6 ampères par une diminution de la résistance du circuit; mais, alors l’intensité baisse brusquement à o,5 ampère, l’électrode venant à être polarisée.
- L’extrémité du fd devient phosphorescente et, en même temps, il se produit un son aigu ou plutôt un sifflement, l’intensité du courant restant invariable, quoique la différence de potentiel puisse être portée jusqu’à 220 volts. La polarisation se fait plus facilement quand la portion du fil immergé dans le liquide diminue. Une fumée blanche s’échappe en même temps de l’anode, par suite dé la décomposition de l’acide sulfurique.
- Mais en renversant les pôles, le fil devient incandescent et il se fond rapidement par la formation de l’arc. On obtient les mêmes phénomènes avec les fils de Fe, Sn, Al, etc., ainsi qu’avec des bâtons de charbon. Si l’on utilise des fils plus gros en cuivre (diamètre 3mm, 4mm), la polarisation se fait en portant d’abord le fil (l’anode) en contact avec le liquide et en le plongeant ensuite progressivement jusqu’à 2cm-3cm et davantage. La polarisation est alors conservée, ainsi que la phosphorescence de l’extrémité du fil.
- En renversant de nouveau les pôles on obtient un arc autour de la partie plongée du fil qui devient incandescent et enfin se fond. Un son très fort accompagne la formation de l’arc, tandis qu’autour
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- de l’électrode, le liquide passe à l’état d’ébullition et des gouttes sont vivement lancées au dehors. En augmentant la différence de potentiel jusqu’à 220 volts, le phénomène devient plus intense, tandis que l’intensité du courant, qui dépend de l’immersion, varie entre 1 et 8 ampères. Le courant est toujours intermittent.
- On doit remarquer que, si la durée de l’arc se prolonge et augmente davantage l’incandescence du fil, l’intensité baisse graduellement. L’intensité du courant ainsi que celle du son augmentent quand l’anode plonge davantage dans le liquide. Pour obtenir la formation de l’arc à 5cm ou 6™ dans le liquide, on doit d’abord le produire en mettant en contact le fil et le liquide et en plongeant ensuite graduellement le fil afin que la cathode devienne incandescentej1). Mais il faut augmenter la différence de potentiel pour maintenir l’arc dans une profondeur plus grande.
- Si l’on renverse brusquement les pôles, en rendant ainsi anode l’électrode déjà incandescente, la polarisation se fait immédiatement, môme lorsque le fil est plongé à 5cm-6om, et l’intensité baisse alors à o,5 ampère. Il en résulte que la condition nécessaire pour maintenir la polarisation est réchauffement de l’anode jusqu’à un degré suffisant.
- Influence de la capacité. — Si on dispose un condensateur de grande capacité (10-20 microfarads) en dérivation sur l’arc, cet arc devient plus brillant et le son plus aigu, mais un peu strident, et acquiert une intensité remarquable, tandis que le liquide est violemment lancé de tous côtés. Le courant alternatif qui passe dans le circuit du condensateur est d’une intensité de 0,20-0,35 ampère. En augmentant la capacité du condensateur, le phénomène devient plus intense. Mais, par contre, cette capacité n’a aucune influence sur le phénomène de la polarisation, le fil fonctionnant comme anode. Le son produit devient plus intense quand le vase contenant le liquide est ouvert. Mais dans un vase clos, par exemple dans un flacon de Woliï, le son est influencé par la cavité sonore du vase.
- Influence de la self-induction. —Si l’on intercale enfin dans le circuit de l’arc une bobine S, et une seconde bobine S2 dans le circuit du condensateur, on observe que l’influence du condensateur sur l’arc diminue à mesure que la self-induction des bobines S, et S2 augmente. On obtient le plus
- (‘) W. Mitkewitch, Journal de la Société physico-chimique russe, tome XXXY, 1903, p. 675.
- grand effet en réduisant à zérot cette self-induction. Mais si l’on intercale dans le circuit principal le primaire d’une bobine de Ruhmkorff, on obtient des étincelles de 9°m-8cm de longueur, l’arc fontionnant déjà comme un interrupteur Wehnelt. La fréquence des interruptions, mesurée à l’aide d’un miroir tournant, varie entre 5o et 180 par seconde.
- Les auteurs concluent de ces expériences que : i° l’expérience de Duddell peut réussir même quand l’arc se produit entre une anode liquide et une cathode solide ; a0 l’arc formé entre un électrolyte et une électrode solide comme cathode peut être produit même sous une immersion de 7e111 et plus, la différence de potentiel étant portée jusqu’à 220 volts ; 3° cet arc peut donner dans certains cas les effets de l’interrupteur Wehnelt, mais avec une intensité moindre; /(° il est impossible de produire un arc entre une anode solide et un électrolyte comme cathode même sur un voltage de 220 volts, mais on peut obtenir toujours la polarisation de l’électrode solide, quel que soit son prolongement dans le liquide.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Recherche de la forme la plus avantageuse pour les bobines de galvanomètre — O. Herain.
- — Elektrotech nische Zeitschrift, 9 juillet 1908.
- L’auteur examine d’abord le cas d’un cadre plan dont la section affecte une forme quelconque, symétrique par rapport à l’axe vertical de suspension, et
- __Galvanomètre à champ radial.
- soumis à l’action d’un champ magnétique uniforme, horizontal, et de direction perpendiculaire. Dans ces conditions, l’on démontre aisément que le couple exercé sur le cadre, pour un courant donné, est proportionnel à la longueur de la périphérie. Pour une section de fil et un courant donnés, le rapport du
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 41.
- couple au poids sera donc maximum, d'après un théorème de géométrie bien connu, lorsque la section du cadre affectera une forme circulaire. L’on peut alors se demander si ce rapport ne sera pas encore plus élevé dans le cas où les lignes de force, au lieu d’être normales au plan du cadre circulaire, seraient dirigées suivant des rayons, ainsi que le représentent les flèches de la figure i.
- Un calcul simple montre qu’en effet le couple exercé sur l’ensemble des éléments du cadre situés d'un même côté de l’axe de suspension est égal dans ce dernier cas à
- c
- = ‘xifr
- en désignant par :
- /, le courant dans le cadre , f\ l’intensité du champ magnétique ; /*, le rayon du cadre.
- Or, dans le premier cas, l’on avait
- Par Indisposition de la figure i, le couple est donc,
- 4
- à égalité de /*, i r, ” fois supérieur à celui obtenu
- %
- avec la première disposition (,).
- L’auteur examine ensuite l’influcncc de Informe du cadre sur l’amortissement. Supposons que le cadre circulaire dont la résistance ohmique est W soit côurt-circuité sur lui-même, et qu’on l’abandonne brusquement, après l’avoir écarté de sa position de repos. Si, à un instant quelconque, sa vitesse angulaire de déplacement dans le champ magnétique radial est o>, il en résulte une force électromotrice e donnant lieu à un courant, c’est-à-dire à un couple total d’amortissement égal à
- “W“
- (3)
- or, l’on a
- posé réduit à une spire unique). La formule (3) devient donc :
- a/’sW3ÿ
- (:v)
- D’autre part, le moment d’inertie du cadre par rapport à l’axe y y’ est égal à
- tc;«/-33
- m étant la masse de l’unité de longueur du cadre.
- Le rapport de ce moment au couple amortisseur est donc
- tc- m p ^ a 'f 2iùq*
- L’inverse de ce rapport peut servir à définir l’apé-riodicité de l’appareil.
- Il est indépendant des dimensions du cadre, tandis que les formules (i) et (a) montraient que le rapport du couple moteur au poids du cadre augmente avec /-, c’est-à-dire avec la grandeur de l’appareil. L’auteur examine au même point de vue le cas du cadre rectangulaire ; un calcul simple montre alors que le rapport du moment d’inertie au couple amortisseur diminue avec la longueur axiale de ce cadre, dans tous les cas (M.
- (<) L'auteur trouve que ce rapport diminue avec les dimensions de l’appareil même si le cadre est carré ; or, ce résultat provient d’une légère faute de calcul visible par le manque d’homogénéité de la formule finale. Le susdit rapport a pour vuleitr exacte.
- et non
- mp
- w =
- <i
- p étant la résistivité et q la section du cadre (sup-
- (') Celle disposition du champ magnétique est d’ailleurs réalisée approximativement dans les galvanomètres et appareils de mesure genre Ciiauvin-Arnoux.
- comme l’écrit M. O. Iîerain.
- Dans la formule qui précède, ix et y désignent resr pcclivement les dimensions du cadre perpendiculairement et parallèlement à l’axe de susjmnsion ; les autres lettres conservent leur signification précédente. L’on voit donc que yj est indépendant des dimensions, tant que le x
- rapport — est fixe,ce qui est évidemment le cas du carré
- (y — a *')*• (N. D.T.),
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- 10 Octobre 1908.
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Conditions et durée d’auto-excitation des dynamos. — Note cle M. Swyngedauw(!), présentée par M. H. Poincaré.— Académie des Sciences, séance du 3 août 1908.
- Dans la théorie de F auto-excitation habituellement donnée dans les cours, on suppose d'une part qu’il existe une aimantation rémanente, et d'autre part on applique le théorème dTIopkinson comme si le circuit magnétique était en fer parfaitement doux sans aimantation rémanente.
- On peut lever cette contradiction et faire la théorie de l’auto-excitation en commençant par généraliser le théorème d’Hopkinson au cas de l’aimantation rémanente.
- Désignons par *I> le flux qui traverse un tronçon du circuit magnétique de section a quand le courant qui traverse les spires magnétisantes est z, et soit <1>0 le flux rémanent; <p = <I> — <1>0 est le flux dû au courant seul.
- 9
- B =n - est l’induction due au courant seul ; si II
- B
- est le champ créé par le courant, p, = — est la définition généralisée de la perméabilité.
- On voit dès lors que la démonstration classique du théorème d’Hopkinson donne, avec ces nouvelles définitions de B, p.,
- VI®
- — ==
- C
- où l et a sont les longueurs et les sections d’un des tronçons du circuit fermé, <p le flux dû au courant
- (*) La théorie de 1’auto-cxcitalion, que Fauteur expose ici, a été professée en mars de cette année à l’Institut électrotechnique de Lille ; elle a des poin ts de ressemblance avec celle que M. Girault a donnée dans une Note aux Comptes rendus (4 mai 1908), intitulée Comparaison des durées d'auto-excitation des dynamos shunt et série, mais elle a sur celle-ci l'avantage de n’introduire que des données expérimentales. M. Girault fait, en effet, reposer sa théorie sur l’idée un peu artificielle de faire correspondre au flux rémanent un courant /0 et une réluctance R0 dont la valeur s’introduit daus les formules et n’est pas accessible à l’expérience. Apparemment, il y aurait une exception pour la formule que M. Girault donne de la vitesse critique; mais celte formule est obtenue par une sorte de divination que ne permettent point ses prémisses.
- seul, p. la perméabilité correspondante, mi, les ampères-tours enroulés sur le circuit, la somme des
- l <p
- termes — étendue au circuit magnétique L. uw?
- Théorie de Vauto-excilalion. — Désignons par q le nombre des spires enroulées sur chacun des circuits magnétiques d’une machine h a p pôles, m —pq le nombre total des spires inductrices, R( et R les réluctances du circuit inducteur et du flux utile, et c le coefficient de fuites de la dynamo. On peut écrire
- /,%qi — (a 11/ -|- 11) (<T> — <I>0). (1)
- Désignons d’une part par ia le nombre de branches de courant de l'induit, par n le nombre de spires de l’induit, par /• la résistance du circuit parcouru par le courant inducteur, par l le temps. En négligeant la réaction d’induit, on peut écrire
- P -vt t • , v
- L n N <1> — m g —— rt. a
- a dt * v
- De (i) et (a) on déduit l’équation
- f/’(ffRH-R) |<b+/*(ffR,+R)<I>0—<STWigr<r^*.(3)
- A. Si — est positif, c’est-à-dire
- am g
- si la dynamo
- tourne dans le sens pour lequel le flux est renforcé par le courant induit, le flux croît et atteint la valeur maxima
- <h.u
- !\
- pq/i N
- ar
- (GRt + R)
- (g R* + R) étant la valeur des réluctances pour le flllX<I>H-
- Lorsque la dynamo donne son voltage normal, <[>M éo*ale environ 5o à 60 fois le flux rémanent: on
- O • ’
- pourra écrire sensiblement
- 4 TC— qnN — /‘(aHj -f" H)-a
- B. Si, au contraire, l’induit tourne dans le sens
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- T. IV (2e Série) .— N° 41.
- qui désaimante la dynamo, le flux diminue et tend vers une limite,
- <I>'” = ----------' W,,N W
- /,1C aric'Rt + R)o
- (a RÉ -)- R)o étant la réluctance correspondante à ‘Icette valeur est sensiblement constante, à —
- JO
- près.
- Durée de Vauto-excitation. — jOn peut calculer la durée nécessaire pour faire passer le flux de sa valeur rémanente <ï>0 à une valeur <E> correspondant à un point situé sur la première partie rectiligne de la caractéristique, voisin du coude de cette dernière.
- Dans ces conditions, les réluctances sont con-stantés et la durée de l’auto-excitation est donnée par la relation
- ma
- t —------
- - «N (i a
- il)
- Cette formule est entièrement vérifiable par l’expé-<I> E
- nence. —- = — est le rapport des forces électro-u'o E0
- motrices induites par les flux <I> et ff>0 à une même vitesse
- 7 /-(dRi + R)
- Æ=~-- • W
- 4 tt — qn N a
- Dans le cas de la perméabilité constante,
- 7 Em - E0
- Æ = —p—“
- où E,„ et E0 sont les forces électromotrices induites à la même vitesse constante quand on fait fonctionner successivement la machine en désexcitation pour la résistance r du circuit inducteur et sous le flux rémanent ffv
- L’expérience vérifie la formule (7) à — près; elle
- donne une valeur plus forte que la théorie, parce que la perméabilité n’est pas absolument constante au voisinage du flux rémanent, et est un peu plus faible que sur la partie droite de la caractéristique.
- Théoriquement, une dynamo dans laquelle n— 136,
- m — 1 972,N = 1 000 tours par minute, r = Si ohms, passerait du flux rémanent à un flux 38 fois plus grand en un temps égal à 9",9 ; l’expérience donne ios,4.
- Auto-excitation à perméabilité constante. — Lorsque k < 1, on a
- ( - \
- ( 1 — k) <ï> = <I>0 (eo»»®0-0 ‘ k) ; (9)
- le flux tend vers l’infini; la dynamo demanderait une puissance infinie ; le fonctionnement stable en auto-excitation serait impossible. Il en est de même pour k = 1.
- L’auto-excitation ne tend vers un régime stable que par l’augmentation de la réluctance à partir du coude de la caractéristique ; la condition k < 1, satisfaite pour la portion rectiligne de la caractéristique, indique que la machine s’amorce franchement; elle rappelle la condition d’auto-excitation de S. Thompson.
- PHOTOMÉTRIE
- Sui'le nombre des lampes nécessaire pour un éclairage uniforme. — A.-A. Wohlauer. —
- Elecirical World, 27 juin 1908.
- L’auteur développe quelques considérations générales sur la manière de réaliser l’éclairage uniforme d’une salle. Deux procédés peuvent être employés à cet effet ; Ton peut, par exemple, considérer chaque lampe isolément et s’arranger de façon qu’elle éclaire uniformément une surface circulaire de diamètre d. Si S est alors la surface totale à éclairer, Ton peut prendre un nombre de lampes N égal à
- Cette méthode revient à inscrire dans la surface S un certain nombre N de cercles tangents de rayon d% et les portions de la sui’face situées en dehors de ces cercles se trouvent dans une obscurité relative. Ceci n’a pas d’inconvénient s’il s’agit d’une salle où les objets à éclairer occupent des positions invariables salles de restaurant, etc.). Dans les autres cas, il est préférable de réaliser une superposition partielle des éclairements dus à deux lampes voisines, en adoptant par exemple une répartition des intensités lumi-
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- neuses telle que celle indiquée dans de précédentes études de l’auteur ('). L’éclairement ainsi obtenu n’est pas encore parfaitement uniforme, mais les variations sont négligeables en pratique.
- Dans le cas où l’éclairement serait absolument uniforme, et où il n’y aurait pas d’absorption de lumière, le nombre de lampes nécessaire serait évidemment
- N:
- S In
- '4itL’ [ 1
- en désignant par I0 l’éclairement uniforme requis, et par L la puissance lumineuse moyenne sphérique d’une lampe.
- En pratique, ton peut écrire d’une manière générale
- N =
- SJ_o
- a L’
- n étant un coefficient variant d’après l’auteur entre 4,3 (réflecteur holophane forme C) et ia,5 [cas théorique de la formule (i)].
- Si la répartition des intensités est celle proposée par l’auteur (voir la note i), sa valeur est a — 9,7.
- La formule (2) est d’ailleurs applicable à la méthode d’éclairage examinée en premier lieu ; M. A.-A. Woh-lauer estime que l’on peut prendre alors a — 16.
- Ces diverses valeurs conviennent surtout lorque le nombre des lampes est relativement élevé.
- A. B.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTRON! ÉTALL U RG IE
- Un nouveau type de four électrique pour la fusion du fer. — B. Igewski. — Communication lue devant l’Iron and Steel Institute le 14 mai 1908.
- L’auteur décrit un four électrique destiné spécialement aux hautes tensions, et avec lequel il a effectué des essais depuis plusieurs années. Ce four utilise la propriété que présentent les corps dits conducteurs de la seconde classe (magnésie, chaux, silicates, etc.) de devenir conducteurs sous l’action de la chaleur. En construisant la voûte d’un four avec des briques contenant de telles substances et en appliquant une tension suffisante entre deux électrodes noyées dans cette voûte, à une distance convenable l’une de l’autre, l’on peut réaliser un four à
- (') Cf. La Lumière Électrique, tome I (2e série), p. 184, figure 3.
- très haute température; mais il etst nécessaire pour cela que le courant entre les deux électrodes circule dans la voûte sous forme de nappe de faible épaisseur localisée vers la surface intérieure de la voûte, du côté du bain de métal fondu. Or, il arrive qu’au bout d’un certain temps de fonctionnement, le courant tend à suivre des parcours de moindre résistance, et une partie seulement de la voûte reste soumise à son passage, tandis que le reste demeure entièrement froid (*). On peut obvier à cet inconvénient en divisant chaque électrode en un certain nombre d’électrodes munies de régulateurs de courant, et ce système pourrait être employé pour la cuisson de la porcelaine.
- Fig. 1. — Four électrique Igewsky
- Pour la fabrication de l’acier, il est préférable d’employer un four tournant, suivant le schéma de la figure 1 qui se rapporte à un four triphasé. En <2, a sont représentées les briques en matière convenable disposées de manière à former un tambour cylindrique à l’intérieur duquel est contenu le bain de métal en fusion c. En b, b l’on a figuré les électrodes dont les extrémités forment une sorte de collecteur à la surface extérieure du tambour ; lorsqu’on imprime un mouvement de rotation à l’ensemble, elles viennent frotter sous des balais e, e, e, reliés à la ligne à courant triphasé.
- Malgré la rotation, le circuit n’est donc ainsi jamais interrompu, et comme chaque brique fait par-
- (') En effet, les différences initiales de résistance ohmique entre les différents parcours dans la voûte, d’une électrode û l’autre, sont rapidement accrues du fait que, dès le début de la marche, réchauffement, plus élevé, suivant les parcours les moins résistants, a justement pour effet de diminuer encore leur résistance relative. (N. D. T.)
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- tie tour k tour tantôt de la voûte du four, tantôt du fond, sa conductibilité ne peut être différente de celle des autres briques, et toute inégale répartition de température est évitée. En outre, par suite de la rotation, la surface intérieure des briques est baignée automatiquement par les scories, et cette région devient ainsi plus conductrice que le reste de la masse, ce qui est avantageux, comme on l’a vu.
- Un canal axial d sert à la surveillance de l'opération. Le four expérimenté à l'Institut polytechnique de Kieff avait une vitesse de rotation de 20 tours par minute; sa capacité atteignait 5,17 litres, le volume occupé par le métal étant de 2 litres environ. Avant chargement, on doit chauffer le four afin de rendre les parois internes des briques conductrices ; à cet effet, la meilleure méthode consiste en un chauffage lent au gaz. Le four ci-dessus possédait %!\ électrodes en fer, séparées les unes des autres par une distance de a3 millimètres.
- Pour éviter la formation d’arcs aux balais due à ce faible sectionnement, chaque lame du collecteur est divisée en trois portions connectées ensemble au moyen de résistances. Naturellement, l’on peut remplacer le courant triphasé par du courant monophasé ou du courant continu. La surveillance du four est aisée; il suffit d’éviter tout refroidissement du métal en fusion par l'introduction brusque d'une trop grande quantité des matières .à traiter (fonte de fer et riblons), car le métal solidifié, adhérent aux parois, peut occasionner un court-circuit entre deux électrodes, par suite du mouvement dé rotation.
- A. B.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Un détecteur au tantale et son application à la, télégraphie et à la téléphonie sans fiL — Ij. H. "Walter. — Mémoire lu devant The Royal Society le 7 mai 1908,
- Il est actuellement bien connu que le mercure permet de construire des détecteurs auto-décohérants lorsqu'il est mis en contact avec certaines substances comme le charbon et l'acier. Les inconvénients de ces deux combinaisons sont bien connus, et l'auteur a cherché dès 1902 à les éviter par l'emploi d'un métal rare. Le platine ne conduisit pas à des résultats Satisfaisants, mais àl’apparition des nouvelles lampes à filament métallique, Fauteur eut l’idée de le remplacer par le tantale.
- Après quelques essais, il a été conduit k la disposition suivante (fig. i) : une ampoule en verre G contient une masse de mercure M reliée au pôle -J- du potentiomètre au moyen d'un fil de platine Pt à Pex-trémité duquel est disposée une courte tige (4,nm5 cn-
- Fig. i. — Détecteur au tantale.
- viron) de tantale T, de oram,o5 de diamètre. Une certaine quantité de mercure est introduite par une ouverture N, de manière que la tige T effleure la surface du mercure (ce que l'on reconnaît par l'apparition d’un son au téléphone, le détecteur étant monté normalement). Avant la fermeture de cette ouverture N, l'on peut faire le vide si on le désire. Pour remédier rapidement à une rupture de la tige T, l'on dispose en réalité trois tiges à l'extrémité du filP1?‘ deux d’entre elles étant recourbées la pointe en l’air, et pouvant etre redressées à l’aide d'une baguette passant dans l'ouverture N, de manière à remplacer en cas de rup ture la tige en service ; pour cette raison, il est préférable de ne pas faire le vide. Le détecteur ainsi constitué est très robuste ; il fonctionne de préférence sous une tension potentiomé-triquede 0,2 à 0,4 volts.
- L'auteur a observé qu'il était moins sensible que les détecteurs électrolytiques ou magnétiques pour des signaux très faibles, mais qu’avec une transmission normale, le son était beaucoup plus intense avec ce nouveau détecteur, k condition d'employer un téléphone approprié. L'on peut attribuer le manque de sensibilité pour de faibles signaux à un léger sifflement permanent qui se produit dans le téléphone avec les contacts imparfaits, surtout avec ceux dans lesquels on emploie du mercure. La résistance ohmi-que d'un semblable détecteur est relativement très faible (1 200 à 1 800 ohms au lieu de 3o 000 à 5o 000 ohms pour le détecteur électroly tique), ce qui semble présenter un avantage pour la syntonisation. Sous l'influence des ondes, elle tombe à a5o et môme à 70 ohms, ce qui explique l’intensité du son perçu au téléphone. Ces propriétés du détecteur au tantale semblent devoir le rendre tout particulièrement apte à la téléphonie sans iil; il ne s’agit pas alors en effet
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- de recevoir des signaux faibles à des distances élevées, mais de reproduire aussi nettement que possible des signaux relativement puissants émis à de courtes distances. La forme de détecteur décrite ci-dessus ne convient pas lorsque l’appareil doit être soumis à des chocs mécaniques pendant la réception des messages l’auteur a établi un autre modèle dans lequel cet inconvénient est évité, en diminuant la masse de mercure, et en disposant les électrodes dans le prolongement l’une de l’autre, dans l’axe d’un tube de verre à inclinaison réglable. Des expériences ont été effectuées en remplaçant le tantale par un autre métal (tungstène, nickel, etc.), ou en remplaçant le mercure par un métal solide (fer, cobalt, antimoine, etc.), mais parmi ces diverses combinaisons, la plupart donnent lieu à un contact parfait et toutes sont notablement inférieures à la combinaison tantale pur-mereurc. P. S.
- BREVETS
- Interrupteur à commande électrique- — A. Eckstein, A.-C. Heap et D.-B. Mellis. — Brevet anglais n° i4 667, publié le 17 juin 1908.
- Ce brevet se rapporte à un interrupteur dont la fermeture est effectuée sous l’action d’un solénoïde excité par un courant alternatif supposé prélevé à la ligne soumise au contrôle de cet interrupteur. Ce
- Fig. 1. — Interrupteur à commande électrique.
- solénoïde est capable d’exercer un effort énergique pour assurer la fermeture, mais une fois celle-ci opérée, le courant d’excitation est réduit automatiquement de manière à diminuer notablement les pertes et réchauffement des enroulements. Sur la figure i, l’on a représenté schématiquement en ABC les trois interrupteurs principaux (la ligne étant supposée par exemple à courant triphasé); en a* y b\ e1, sont les arrivées de courant et en a?, Æ2, r2, les sorties. D représente le solénoïde. G, F sont de
- petits interrupteurs auxiliaires pour la manœuvre et E est un indicateur de la position de l’interrupteur. Les connexions sontélablies conformément à la figure et un ressort maintient normalement l’interrupteur auxiliaire G à la position d’ouverture.[Supposons l’interrupteur principal ABC ouvert, et fermons à la main l'interrupteur auxiliaire G ; une portion de l’enroulement D sera soumise à la tension entre ax et bx et il en résulte un effort d’attraction très énergique qui ferme l’interrupteur principal. Si on lâche à cet instant l’interrupteur G, le courant circule dans l’enroulement entier du solénoïde, et comme la tension d’alimentation n’est pas modifiée, le courant excitateur est ainsi diminué automatiquement à la valeur nécessaire pour maintenir la fermeture de l’interrupteur principal.
- Remarquons qu’à l’instant où l’interrupteur G est fermé en même temps que l’interrupteur principal ABC, la portion de D soumise à la tension alternative ax bx joue le rôle du primaire d’un auto-transformateur, et tend à faire circuler un courant induit suivant le parcours fermé a} G D E F à? A ay ; ce courant actionne énergiquement l’indicateur E qui annonce ainsi fidèlement la fermeture de l’interrupteur principal. Lorsqu’on abandonne G, le faible courant circulant dans D suffit à maintenir l’indicateur à la position « fermé ». Enfin, l’interrupteur F, que nous avons supposé fermé jusqu’ici, permet d’interrompre le courant dans D etE et d’amener ainsi l’ouverture de l’interrupteur, annoncée également par l’indicateur E qui revient à la position de repos.
- Il en est de même dans le cas d’une interruption accidentelle de courant sur la ligne. Les interrupteurs F et G peuvent du reste être reliés mécaniquement de manière que F soit fermé en même temps que G ; l’interrupteur F peut encore être muni d’un ressort le maintenant normalement fermé.
- Installation électrique. — Société Générale des Condensateurs Électriques, — Brevet suisse n° 40376, publié le 16 juin 1908.
- Installation électrique caractérisée par l’emploi d’une self-induction en série avec un appareil dont le circuit peut être rompu à un endroit déterminé et par un condensateur shuntant l’ensemble de l’appareil et de la self-induction. Ce dispositif de protection contre Felïet des ruptures de courant s’applique tout spécialement aux installations de traction électrique. D’autres condensateurs, branchés entre le fil de trolley et la terre, peuvent alors être échelonnés le long des lignes.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envovés à la Rédaction.
- Die Selbstatige Regulierung der electri-schen Generatoren (Le réglage automatique des générateurs électriques), par Friedr. Nata-lis. — i volume (in-8 de na pages avec 76 figures. — Friedr. Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick. —Prix : broché, 4 marks ; relié 4 m. 5o.
- Voici une question toute d’actualité pour les lecteurs de La Lumière Electrique qui suivent les intéressants articles de M. J.-L. Routin sur le réglage des groupes électrogènes.Naturellement,étant donnée la.date de publication du présent volume, la description du système actuel de compoundage électromécanique de notre collaborateur n’a pu évidemment y trouver place. Mais elle sera sûrement contenue dans la prochaine édition, et dans tous les cas, les autres types de régulateurs de date moins récente ont été analysés au point de vue théorique et pratique. L’auteur classe les régulateurs en régulateurs lents et en régulateurs rapides. Les premiers se divisent eux-mêmes en quatre catégories : les régulateurs à accouplement électromagnétique dont le prototype semble être l’ancien régulateur Thury, les régulateurs à cliquets (système Thury actuel), les régulateurs avec moteur auxiliaire commandé par relai (Siemens-Schu-ckert), et enfin ceux à action directe parmi lesquels nous citerons le classique régulateur Ganz et le régulateur Diclc. Les régulateurs à action rapide comprennent les régulateurs à mouvement vibratoire du type créé par Tirril, et un régulateur très ingénieux à contacteurs, établi par la maison Siemens-Schuckert. Indépendamment des descriptions de ces divers appareils, l’on trouve dans l’opuscule de M. E. Natalis la théorie très complète des régulateurs à action lente, celle du régulateur Tirrill, etc., les résultats étant contrôlés par des relevés oseillo-graphiques.
- L’auteur décrit également un certain nombre de relais parmi lesquels l’on remarque des appareils à fil chaud dont l’emploi serait avantageux dans certains cas, par exemple avec du courant alternatif de basse fréquence. En outre, les applications les plus intéressantes des régulateurs automatiques sont passées en revue.
- L’on voit donc que l’auteur présente un travail des plus consciencieux sur un sujet fort intéressant, et, si l’on ajoute qu’il n’existait encore à notre connaissance d’ouvrage du genre, l’on peut donc conclure que la nouvelle édition, à laquelle nous faisions allusion plus haut, sera bientôt rendue nécessaire.
- P. S.
- Handbuch derPhysik (Allgemeine Physik), Traité de Physique (Physique générale) (2e édition), ouvrage publié sous la direction du Dr A. "Win-kelmann. Tome I (20 partie). —1 volume in-8 raisin de 475 pages, avec 3o2 figures. — Johaxn-Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 33 marks.
- Nous avons eu l’occasion, à diverses reprises, depuis 1905, d’analyser ici même les autres volumes déjà parus de cet excellent ouvrage. Une analyse détaillée des matières contenues dans le présent volume, consacré à la Physique Générale,nous entraînerait trop loin, étant donnée l’étendue du sujet traité.
- Nous dirons seulement qu’il constitue la deuxième partie du premier tome et qu’il est consacré à l’étude de l’élasticité delà cohésion, aux phénomènes hydrodynamiques et hydrostatiques, à la capillarité et aux propriétés générales des gaz. Conformément au mode de rédaction déjà signalé, l’ouvrage se compose de la juxtaposition d’une série d’études rédigées par des auteurs différents ; ceux qui ont contribué à sa rédaction sont MM. F. Auerbach, L. Graetz, E. Pockels, K. Waitz, A. Winkelmann. Les qualités de clarté et de précision que nous avons signalées à propos des précédents volumes se retrouvent encore ici à .un degré égal, et la lecture esttrès facile malgré l’aridité de certains sujets. De plus, des notes bibliographiques exceptionnellement complètes se trouvent encore au bas de chaque page, et elles permettent de trouver immédiatement les références aux publications et aux ouvrages spéciaux les plus estimés. Il est certain que l’ensemble des tomes que comprend le présent traité de physique est appelé à rendre de grands services à de nombreux physiciens et ingénieurs.
- J. B.
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- VOLUMES REÇUS
- Ist dureh das ultraviolette Licht der moder-nen Künstlichen Sichtquellen eine Schâdi-&ung des Auges zu befiirchten, par Voege. — Extrait de Elektrotechnische Zeitschrift, Berlin.
- Génératrices électriques à courant continu, par H.-M. Hobart et F. Achard. — i volume grand in-8° de 275 pages avec 141 figures. — H. Dunod etE.Pi-nat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, i5 francs; cartonné, 17 francs.
- La télégraphie sans fil et la télémécanique à la portée de tout le monde, par E. Monier
- (4e édition). — 1 volume in-16 de i78pages avec 22 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Paris : broché, 2 francs.
- Die Elektrotechnïk, par K. Laudien. — 1 volume in-16 de 296 pages avec 867 ligures. .— D>' Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, m. 3,60; relié, m. 4.
- Galvanotechnik, par Krause. — 1 volume in-i6 de 19a pages avec 24 figures. — Dr Max Janecke, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, 111. 2,80; relié, m. 3,20.
- Erzeugung phasenverschobener Hochfre-quenzstrôme, par H. Diesselhorst. — Extrait des Verhandlungen der Deutschen Physikalischen Gesell-schaft, Brunswick.
- Uber den Einfluss der Luftfeuchtigkeit aui elektrische Widerstande, par St. Lindeck. — Extrait de Zeitschrift fur Instrumentenkunde, Berlin.
- VARIÉTÉS
- Congrès International des applications de l’Électricité à Marseille, 1908.
- Le Congrès de Marseille s’est ouvert le lundi 14 septembre sous la présidence de M. Maurice Lévy et en présence des délégués de nombreuses nations étrangères et de diverses administrations publiques (*).
- Les différents travaux du Congrès furent répartis en neuf sections et nous donnons de ces travaux un compte rendu succinct.
- (1) Autriche : Max Jullio.
- Belgique. : Roosen, Lhoest-Gevaert, Lasalle.
- Espagne : de Justo.
- Italie : Mariosica, Batelli, Mascaretti, Verole.
- Russie : P. Voinarowsky, Slanos, Chapirerie, Le Chatenat.
- Suisse : Vaterlans.
- Hollande : Feldmann.
- Suède : Ericson, Holmer.
- Hongrie : P. Ossatchy.
- République Argentine : Jacquemat.
- Roumanie : Carpen.
- France :
- Ministère des Travaux Publics : Monmerqué, Weiss, LeprincetRinguet, de Préaudeau,
- Ministère du Commerce : Stapfer.
- Agriculture : de La Brosse, Lévy-Salvador.
- Marine : Maugas.
- Guerre : Pierard, Cordier.
- Postes et Télégraphes : Lange.
- Chemin de fer-de l’Etal: Cailho.
- PREMIÈRE SECTION. — Règlementation.
- Président : M. Maurice Lévy, membre de l’Institut.
- Vice-présidents : MM. Voinarowski, Monmerqué, Weiss.
- Secrétaires : MM. Boucault, Sée, Ourson.
- Séance du mardi i5 septembre 1908.
- M. Ducreux donne lecture de son rapport sur la traversée, parles lignes électriques, des routes, voies ferrées, lignes télégraphiques et téléphoniques. Après la lecture de ce rapport, M. Bachelay insiste sur la fréquence des vols dont sont victimes les exploitants des distributions d’énergie électrique et sur la nécessité d’y porter remède.
- M. Prax voudrait que le cahier des charges de chaque concession, qui confère aux agents des Compagnies la facilité de pénétrer chez les abonnés pour procéder à l’entretien, leur donne un droit de contrôle.
- Après quelques observations de détail de MM. Voinarowski, Benoit, Giraud, Joannon, Monmerqué et Ourson, M. le Président met aux voix la proposition suivante, dont le texte est déposé par M. Ducreux :
- « La première section du Congrès émet le vœu que le Comité permanent d’électricité recherche une solution pratique pour que les industriels trouvent dans la législation française un mode légal de constatation du vol de l’énergie électrique, i»
- Séance du mercredi 16 septembre 1908.
- Cette séance a été consacrée à la lecture dû rapport
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- T. IV (2e Série). — N» 4L.
- de M. Voiscnat sur les traversées des roules et voies fer-réespar les lignes électriques industrielles.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- M. le Président ouvre la discussion sur la note de M. Bougault sur le nouveau projet de loi relatif aux patentes des usines prenant en dehors d’elles la force motrice nécessaire à leur fonctionnement.
- M. Bougault fait l’analyse de sa note.
- M. Weiss en appuie les conclusions.
- M. Platon se déclare partisan du projet de loi du gouvernement.
- M. le Président met aux voix la motion suivante, qui est adoptée à l’unanimité moins une voix :
- « La première Section du Congrès, qui a étudié et discuté la proposition de loi de M. Cazeneuve, député, et de quatre-vingts de ses collègues, et le projet de loi déposé par M. le ministre des Finances, relatifs à la patente des usines prenant en dehors d’elles la force motrice ;
- « Considérant qu’il est de jurisprudence et de pratique courante que les matières qui se détruisent par l’usage ne rentrent pas en ligue de compte dans l’estimation de la valeur locative des usines, qu’il n’y a donc pas lieu de faire une distinction, à ce point de vue, entre le charbon et le courant électrique qui sont des éléments fongibles ;
- « Considérant que la force motrice produite par la vapeur n’a jamais été considérée comme un élément imposable indépendamment de la machine qui la produit, que cette force motrice prise en elle-même ne doit pas être davantage imposée lorsqu’elle est produite par tout autre élément fongible, tel que le courant électrique ;
- « Considérant qu’il doit en êti’e ainsi, alors même que le courant a été produit à l’extérieur de l’usine, l’industriel qui le reçoit devant avoir un matériel important de réception et de transformation et souvent de secours sur lequel seul doit être assis le droit proportionnel, conformément au dernier paragraphe de l’article 12 de la loi du i5 juillet 1880 sur les patentes;
- « Eme tle vœu :
- « i° Que le Parlement adopte la proposition de loi de M. le député Cazeneuve, qui a le grand mérite de ne pas faire de distinction arbitraire, pour l’établissement du droit de patente, entre les éléments qui servent à produire la force motrice, quand ces éléments sont de nature à être consommés ou détruits par l’usage;
- « 20 Que la Commission parlementaire saisie des projet de loi déposés sollicite sur celte question, qui soulève des. difficultés techniques d’application, l’avis du ministre des Travaux Publics, des Postes et des Télégraphes, auprès duquel est constitué le Comité permanent d Electricité. »
- M* le Président ouvre la discussion sur les conclusions
- de M. Voiscnat, sur les dispositions des traversées des roules, voies ferrées, lignes télégraphiques, téléphoniques et de signaux par les lignes électriques industrielles.
- Après quelques observations de MM. Maurice Lévy, Voinarowski, Aubert, Bizet 'et Ourson, M. le Président met aux voix la motion suivante, qui est adoptée :
- « i° La première Section du Congrès appelle l’attention des industriels sur l’intérêt qu’ils peuvent avoir, dans le calcul des installations, aux traversées des voies publiques et des voies ferrées par des canalisations aériennes électriques, à tenir compte des surcharges éventuelles, dues au givre, à la neige collante et au verglas ;
- « 20 La même section est d’avis qu’il y a lieu d’interdire l’emploi de supports en bois non injecté pour la traversée des voies publiques et des voies ferrées par des canalisations électriques aériennes. »
- M. Payen donne lecture de son rapport sur les conséquences de la nouvelle législation sur les autorisations et concessions antérieures.
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- M. Bougault analyse son rapport sur les accidents causés aux tiers ou par les tiers, et les moyens de faire connaître au public et aux enfants le danger des lignes électriques. Il étudie également les conséquences que peut avoir la rupture des isolateurs, supports, etc,, au point de vue delà sécurité de tous.
- La première Section adopte les conclusions de ce rap-jjort et décide qu’elles feront l’objet d’un vœu à émettre conjointement avec les 3° et 8e Sections.
- DEUXIÈME SECTION. —Construction et protection des réseaux électriques.
- Président : M. M. Gkosselin.
- Vice-Président : MM. Semenza, Landry.
- Secrétaire : M. Barris.
- Séance du. mardi i5 septembre 1908.
- L’ordre du jour appelle la lecture et la discussion du rapport de M. de Marchena sur les câbles souterrains.
- Après échange de vues, et comme conclusion de la discussion de ce jour, la Section exprime les avis suivants :
- i° Les essais d’isolement doivent être réduits à un simple contrôle de la régularité des chiffres d’isolement on cours de fabrication, sans préoccupation de la valeur absolue de ces chiffres.
- 2° Pour les essais de rigidité diélectrique, adopter, à L’usine, un chiffre égal au triple de la tension de service ; et, après pose, un chilfre compris entre 2 fois et 2,5 fois la tension de service.
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- 3° Il est important de s’assurer, dans les installations d’essais, que la tension réelle ne dépasse pas la tension maxima admise, par suite d’effets de résonance ou d’autres causes.
- 4° Sur la question de savoir quelle est, dans l'élat actuel de l’industrie des câbles, la tension maxima admissible en service normal, la section exprime l’avis que la question est plutôt du domaine expérimental et qu’on doit éviter de tirer, dès maintenant, des conclusions trop absolues de calculs basés sur la rigidité électrique.
- Séance du mercredi iG septembre 1908.
- M. Delon appuie les conclusions adoptées la veille, d’après lesquelles il ne paraît pas possible de fixer par le calcul la tension maxima de régime.
- M. Saroléa, sur la question des accessoires de pose fournis actuellement par les constructeurs, exprime le regret que la fixité des serre-fils de jonction ne soit pas mieux assurée; il en résulte des accidents pouvant laisser croire à des surtensions.
- Communication de M. Broca, sur les dangers possibles des orages de grêle pour les lignes à haute tension avec retour par la terre.
- Des explications échangées à la suite de cette communication, il résulte que le phénomène observé au voisinage d’une ligne triphasée en exploitation — qui a motivé une communication de M. Violle à 'l’Académie des Sciences et à propos de laquelle M. Broca a fait la présente étude — ne peut se rattacher aux théories développées par M. Broca.
- Il semble impossible que de tels phénomènes puissent être provoqués par des lignes triphasées et en général par des ligues n'ayant pas la terre comme conducteur de retour.
- Il paraît même impossible de contrôler les théories de M. Broca par l’expérience déjà faite sur la ligne à 20 000 volts de Saint-Maurice à Lausanne, avec retour par la terre.
- Rapport de M. Grossclin sur la protection des réseaux contre les surtensions.
- Il résulte de la discussion approfondie qui suit la lecture du rapport que l’étude expérimentale de la question est encore à faire, mais qu’au point de vue pratique, la protection des appareils et des lignes souterraines paraît suflisamment assurée par l’emploi dos divers protecteurs et les coefficients de sécurité adoptés par les isolants.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- i° La parole est à M. Courlois pour une communication sur le réglage des déchargeurs.
- 14° M. André fait une communication sur un limiteur de courant pour installations à forfait.
- 3° M. Nègre fait une communication sur l’influence des effluves sur les isolateurs.
- 4° M. Montpellier développe ensuite diverses considérations sur l’éloctrolyse provoquée par les réseaux de distribution; il propose à la section d émettre le voeu suivant :
- « Considérant que les .phénomènes d’électrolyse constatés dans le voisinage des réseaux de distribution d’énergie électrique et des voies de tramways sont des plus complexes ;
- « Que, d’autre part, les solutions indiquées pour éviter ces effets d’électrolyse sont très différentes les unes des autres, ce qui se conçoit facilement, les conditions d’établissement des lignes souterraines et la nature des terrains traversés n’étant pas les niâmes ;
- « Le Congrès émet le vœu que le Comité d’Electricité adresse à toutes les stations génératrices un questionnaire relatif:
- « i° Au mode d’établissement de leurs canalisations ;
- « 'i° Aux dispositifs qu’elles emploient pour éviter les phénomènes d’électrolyse :
- « 3° Aux phénomènes d’électrolyse qu’elles ont constatés. »
- Le vœu est adopté à l’unanimité.
- 5° La parole est à M. Dusaugey pour la lecture de son rapport sur les conducteurs aériens.
- Après discussion, la Section adopte les conclusions suivantes :
- L’aluminium parait présenter plus d’avantages que d'inconvénients, en comparaison avec le cuivre, comme conducteur dans les lignes aériennes ; il semble qu’il y aurait intérêt à développer son emploi.
- Toutefois, de nouvelles expériences concernant sa résistance mécanique, notamment à la torsion et au pliage, le mode de fixation aux isolateurs et de jonction pour les branchements sont encore nécessaires pour confirmer les premiers résultats acquis, lesquels sont favorables.
- La Section émet le vœu qu’on élabore un projet de cahier des charges déterminant les conditions d’emploi de l’aluminium.
- G° M. Le Roy donne lecture de son rapport sur les divers types de supports pour l’installation des lignes aériennes.
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- i° Après la lecture du procès-verbal, un membre de la section demande qu’il soit fait mention à ce procès-verbal, par voie de rectification, d’une remarque faite hier par un membre du Congrès, au sujet du rapport de M. Dusaugey.
- La Section adopte la rectification suivante :
- L'emploi de l’aluminium sur les lignes semble moins avantageux que celui du cuivre, au point de vue financier,
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- car le métal semble perdre toute valeur marchande en cas de démolition de la ligne.
- a0 M. Gourjon fait une communication sur les applications du ciment armé.
- 3° Le président donne lecture d’une note de M. Buisset sur un poteau mixte.
- 4° L’ordre du jour appelle la lecture du rapport de M. Semenza sur les isolateurs.
- De la discussion il paraît résulter que :
- a. Les isolateurs en verre ont récemment subi dans la fabrication des modifications dont l’expérience a montré la nécessité ; il y a lieu d'attendre, pour se prononcer sur la valeur des nouveaux types, les résultats d’exploitation un peu prolongée.
- b. Conformément aux conclusions de M. Semenza, il paraît recommandable d’employer des isolateurs lisses dans les installations intérieures et d’adopter, pour les isolateurs extérieurs, des profils donnant une répartition à peu près égale des masses de porcelaine sur le trajet extérieur du fil à la ferrure.
- Sur ce point, M. Le Roy fait l’intéressante observation suivante, appuyée par M. Semenza : les principaux inconvénients des exploitations aériennes proviennent de la superposition au courant d’exploitation de courants à haute fréquence.
- M. Le Roy indique qu’il croit que l’étincelle provenant de la haute fréquence amorce l’arc énergétique. En conséquence, il semble intéressant de soumettre les isolateurs intérieurs ou extérieurs à des essais à haute fréquence ; ces essais conduiront peut-être à une modification des formes actuelles.
- 5° L’ordre du jour appelle la discussion des rapports et communications de MM. Le Roy, Gourjon et Buisset.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- 6° M. Blondin présente une communication de M. Blondel sur un procédé pratique pour le calcul des lignes de transport d’énergie à courants alternatifs.
- M. Barris communique des abaques pour le calcul électrique des conducteurs aériens.
- TROISIÈME SECTION. — Exploitation technique et commerciale.
- Président : M. Boissonnas.
- Vice-Présidents : M. C. O. Mailloux et Brunswick.
- Secrétaire : M. Lépine.
- Séance du mardi i5 septembre 1908.
- 11 est donné lecture du rapport de M. Georges sur la tarification île l’énergie électrique.
- Celte lecture amène une discussion animée à laquelle prennent part MM. Loucheur, Mailloux, Bloch, Vaudrey et Vedovclli, discussion au cours de laquelle il est traité des rapports de l’actionnaire et de l’exploitant.
- Séance du mercredi 16 septembre 1908.
- M. X., professeur à Birmingham, présente une communication complémentaire aux observations de M. Mailloux sur une formule donnant le mérite financier d’une entreprise industrielle électrique.
- M, Boissonnas présente ensuite son rapport sur la comparaison des différents modes de transport d’énergie électrique.
- M. Lépine donne lecture de son rapport et émet le vœu qu’il faut instruire les populations sur le respect qu’elles doivent avoir pour les lignes de transport d’énergie.
- La parole est ensuite donnée à M. Douccrain pour l’exposition de son rapport sur les diverses assurances applicables aux réseaux électriques.
- M. Mailloux rappelle qu’en Amérique la prime d’assurance payée dépend du genre de l’installation, soit sous moulures, soit sous tubes métalliques.
- M. Archambault de Vençay en conclut la nécessité de faire l’éducation des Compagnies d’assurances françaises.
- M. Mailloux révèle l’existence en Amérique d’un comité permanent (National Board of Fixe Underwriters) ayant un sous-comité qui s’occupe des réglementations. Pour qu’une installation soit assurée en Amérique, il faut qu’elle ait un certificat signé des représentants de celte association ; la prime est fixée d’après la qualité de l’installation relevée.
- M. Perego expose que, en Italie, il y a une surprime de 10 %, sauf si chaque année l’isolement est trouvé supérieur à une certaine valeur.
- Le même système est appliqué en Allemagne.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- A la suite d’une observation présentée par M. Grun-berg sur le rapport de M. Doucerain, une sous-commission est nommée pour étudier la rédaction d’un vœu tendant à obtenir des Compagnies d’assurances une tarification variable conformément à ce qui existe déjà dans certains pays (Angleterre, Allemagne, Amérique...).
- Celle sous-commission est composée de MM. Grun-berg, Thul, Heilmann, Da Costa, Gayrra, Mario Sica, Kammerer et Brock.
- M. Dumont présente alors une communication faisant suite au rapport de M. Boissonnas au sujet des résultats obtenus dans le transport d’énergie continu-série Moutiers-Lyon où se trouvent 9km de câbles souterrains.
- M. Battelli présente une communication sur un nouveau type d'accumulateur à plaques perforées.
- La lecture du rapport de M. G. Roux sur 1 execution des installations électriques à l’intérieur des bâtiments donne lieu à un échange de vues dont la conclusion est :
- « Étant donné qu’il existe une commission élcclrolech-nique internationale, ayant son siège à Londres et ayant
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- pour but d’unifier les questions réglementaires pouvant s’appliquer à tous les pays, la Section est d’avis que le vœu de M. Roux soit transmis à cette commission.
- « Le Congrès international des Applications de l’électricité réuni à Marseille, reconnaissant l'intérêt de l’établissement d'un règlement général concernant les installations à l’intérieur des immeubles, donne mission à son Bureau de faire agréer par la Commission parisienne actuellement chargée de l’élaboration de ce règlement une délégation qui aura qualité de représenter le Congrès et qui devra poursuivre la révision et la généralisation de ce règlement jusqu’à la réunion d’un prochain Congrès; elle se réunira à cet effet aussi souvent qu’elle le jugera utile. »
- M. Perego fait un rapport sur un moyen d’adaptation des fils haute tension d’une ligne à l’usage du téléphone.
- Ce système peut présenter un intérêt en raison du mauvais vouloir des propriétaires des terrains traversés.
- M. Barassi donne connaissance du programme de concours international proposé par l’Association des industriels italiens.
- M. Vaudrey donne lecture d’une communication traitant des avantages que peuvent tirer les municipalités des nombreuses applications de l’électricité, en dehors de l’éclairage et de l’énergie.
- Après la séance, la sous-commission s’est réunie et a arrêté le texte suivant ;
- «La troisième Section du Congrès émet le vœu que les Compagnies d'assurances adoptent, universellement, une tarification de primes variable suivant la nature et les qualités des installations électriques, ainsi qu’il est déjà pratiqué dans certains pays. »
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- A la suite du rapport de M. Boissonnas, M. Yédo-velli donne connaissance des chiffres résultant de l'enquête à laquelle il s’est livré auprès des fabricants de câbles, pour savoir si un même câble résiste mieux au courant continu qu’au courant alternatif. De l’écart des chiffres connus résulte que cette question n’est pas encore résolue d'une façon certaine.
- La parole est ensuite donnée à M. Barbillion pour présenter son étude sur le retour par la terre des courants industriels et le résumé du rapport de M. Bry-linski.
- Sur une remarque de M. Mailloux, M. Barbillion complète sa communication en faisant remarquer que la ten-
- sion de la ligne n’interviént pas, cês phénomènes étant surtout fonction de l’intensité.
- A ce propos, M. Védovelli donne connaissance d’un moyen de contrôle de la valeur d’une prise de terre.
- L'ordre du jour appelle ensuite le rapport de M. Nissou sur l'emploi des accumulateurs dans les distributions d énergie électrique.
- M. Gaillard signale à ce propos l’application des batteries chez certains consommateurs s’alimentant à des usines vendant l’énergie à des prix différents suivant l’heure de la journée. Il y a là un avantage économique et aussi une sécurité que 11e donne pas toujours le courant alternatif.
- M. Mailloux indique l’emploi en Amérique de batteries d’accumulateurs pour maintenir très constante l’excitation des alternateurs. Il montre, en outre, une nouvelle application permettant de supprimer les survolteurs soit pour les redresseurs, soit pour les commutatrîees.
- On passe ensuite au vote du vœu adopté hier par la sous-commission concernant les Compagnies d’assurances d’incendies.
- Quant aux conclusions du rapport de M. Roux, M. Mailloux donne lecture d’une communication de M. Le Maistre, secrétaire actif de la commission internationale électro-technique, disant que cette commission compte s’occuper de questions analogues et qu’il se fera un devoir de présenter celles-ci à la prochaine réunion de la commission qui aura lieu à Londres au mois d’octobre prochain.
- Cette commission s’est déjà occupée de la question, ainsi qu'il est indique par une citation qui sera insérée au rapport définitif.
- M. Arquembourg, après diverses observations de la part des assistants, présente un nouveau texte, lequel rallie tous les suffrages :
- « Etant donné qu’il existe une commission électro^technique internationale, ayant son siège à Londres, ayant pour but d’unifier les questions réglementaires pouvant s’appliquer à tous les pays, la troisième jSeclion, reconnaissant l’intérêt de l’unification proposée par M. G. Roux à la suite de son rapport’et étant donné le caractère international du Congrès, estime que cette unification pourra être réalisée dans les meilleures conditions par ladite commission. »
- M. Kannnerer présente alors son rapport sur les services de contrôle des installations électriques industrielles.
- [A suivre.)
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- LÉGISLATION ET JURISPRUDENCE (')
- i/eX1>I RATION DES CONCESSIONS D’ÉCLAIRAGE ET DE
- FORCE MOTRICE D’APRES i/ARTICLE 22 DU CAHIER
- DES CHARGES TYPE.
- Le cahier des charges des concessions communales prévoit trois causes de cessation des concessions : le rachat, la déchéance et Varrivée du terme fixé au contrat; l’article 22 qui est relatif à ce dernier cas mérite une attention spéciale.
- On sait comment il est conçu :
- « A l’époque fixée pour l’expiration de la contt cession, la commune aura, moyennant un prête avis de deux ans, la faculté de se subroger aux » droits du concessionnaire et de prendre pos-« session de tous les immeubles et ouvrages de « la distribution et de ses dépendances.
- « Si la commune use de cette faculté, les « usines, sous-stations et postes transformateurs,
- • « le matériel électrique et mécanique ainsi que « les canalisations et branchements faisant partie « de la concession, lui seront remis gratuitement « et il 11c sera attribué d’indemnité au conces-« sionnaire que pour la portion du coût de ces « installations qui sera considéré comme n’étant « pas amorti. Cette indemnité sera égale aux « dépenses dûment justifiées, supportées par le « concessionnaire pour l’établissement de ceux « des ouvrages ci-dessus énumérés subsistant en « fin de concession qui auront été régulièrement « exécutés pendant les N dernières années de la « concession sau f déduction pour chaque ouvrage « de i/N de sa valeur pour chaque année écoulée « depuis son achèvement. L’indemnité sera payée « au concessionnaire dans les six mois qui sui-« vront l’expiration de la concession.
- « En ce qui touche le mobilier et les approvi-« sionnements, la commune se réserve le droit « de les reprendre en totalité ou pour telle partie « qu’elle jugera convenable, mais sans pouvoir « y être contrainte. La valeur des objets repris « sera fixée à l’amiable ou à dire d’experts, et
- (*) A dater de ce jour, nous publierons régulièrement chaque quinzaine, un article, de M. Paul Bougaull, avocat à la Cour de Lyon.
- Les demandes de consultation qui seraient soulevées par la lecture de ces articles pourront cire adressées à M. P. Bourgaul} Conseil juridique de la Lumière Electrique} 40, rue des Ecoles.
- « payée au concessionnaire dans les six mois qui « suivront leur remise à la commune,
- « Si la commune ne prend pan possession de la « distribution, le concessionnaire sera tenu d'en-« lever à ses frais et sans indemnité toutes celles « de ses installations qui se trouvent sur ou « sous les voies publiques ; il pourra toutefois « abandonner sans indemnité les canalisations « souterraines, à condition quelles n apportent « aucune gène aux services publics.
- « Dans tous les cas, la commune aura la fa-« culté, sans qu’il en résulte un droit à indem-« nité pour le concessionnaire, de prendre pen-« dant les six derniers mois de la concession « toutes mesures utiles pour assurer la conti-« nuité de la distribution de l’énergie en fin de « concession, en réduisant au minimum la gêne « qui en résultera pour le concessionnaire. Elle « pourra notamment, si les sous-stations et « postes de transformateurs 11’appartiennent pas « en propre au concessionnaire et s’il ne produit « pas le courant dans des usines faisant partie de « là concèssion,desservir directement les abonnés « par des sous-stations ou postes de transforma-« teurs nouveaux, en percevant à son profit le « prix de vente de l’énergie, et d’une .manière « générale prendre toutes les mesures néces-« saires pour effectuer le passage progressif de « la concession ancienne à une concession ou à « une entreprise nouvelle. »
- A cet article, sont annexées deux notes qui ont une très grande importance : la première est reliée au deuxième paragraphe et est ainsi conçue: « Lorsque la concession comprend un « privilège d’éclairage, la période sur laquelle « porte l’indemnité ne peut excéder quinze ans. « Lorsque la concession ne comprend pas de « privilège d’éclairage, le cahier des charges « peut stipuler que l’indemnité portera sur tous « les ouvrages établis pendant la durée de la « concession.
- La deuxième est relative au paragraphe 4 et est ainsi conçue : « La commune peut ne pas se « réserver la faculté d’obliger le concessionnaire (c à enlever ses installations en fin de concession « et prendre l’engagement de les racheter dans « tous les cas. Les modifications suivantes doivent
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- « alors être apportées à la rédaction de l’ar-« ticle 22:
- Premier alinéa : Les mots « la commune aura,
- « moyennant un préavis de deux ans, la faculté « de se subroger » sont remplacés parles mots « la commune sera subrogée » et les mots « et de prendre possession » sont remplacés par les mots « et prendra possession ».
- Deuxième alinéa : Les mots « si la commune « use de cette faculté » sont supprimés et les mots « régulièrement exécutés » sont remplacés par les mots: « exécutés après autorisation du « Conseil municipal ».
- L’alinéa en italique est supprimé.
- Le but de cet article est d’exposer quelle sera la situation de l’autorité concédante, vis-à-vis du concessionnaire au moment où expirera la concession. C’est à cela que tendent les cinq paragraphes de l’article, et si les cinq paragraphes, même celui en italique, sont adoptés, par la commune et le concessionnaire, la situation sera celle-ci :
- La commune aura, à la lin de la concession, le droit de dire quel est des deux partis suivants celui qu’elle adopte :
- Ou prendre gratuitement tous les objets servant à la distribution, et rentrant dans la concession; ces objets ont été déterminés par la rédaction qui aura été donnée à l’article 5 et ne comprendra l’usine qu’accidentellement, pour le cas où celle-ci aurait été visée en ternies formels, sous forme d’exception à la règle générale qui l’exclut au contraire.
- Ou mettre le concessionnaire en demeure d’enlever tous ceux de ces objets qui sont sur la voie publique.
- Elle a donc un droit d’option qu’elle conserve pendant toute la durée de la concession, sauf pendant les deux dernières années. Le paragraphe icr lui impose, en effet,un préavis de deux ans, pour indiquer le parti auquel elle croit devoir se ranger.
- Supposons qu’elle choisisse le premier parti : remise gratuite par le concessionnaire. C’est le deuxième paragraphe de l’article qui reçoit son application : le concessionnaire n'a droit en principe à aucune indemnité. Il ne peut l’obtenir que pour les objets qui, se retrouvant en nature à la fin de la concession, y ont été placés depuis la Nmc année avant cette date.
- C’est la volonté commune des parties contrac-
- tantes qui détermine ce nombre N. Comme une note placée sous notre article l’indique, il ne peut être supérieur à quinze ans quand il y a monopole d’éclairage ; il est facultatif au contraire pour les concessions sans monopole. Si le nombre N est égal à if> par exemple et si l’on envisage le cas d’un transformateur placé cinq ans avant l’expiration de la concession, l’indemnité sera égale au j prix coûtant diminué d’autant de quinzièmes que le transformateur aura d’années de service, soit !>/i5. Pour tous les objets placés avant la quinzième année, il y aura remise absolument gratuite.
- Supposons que la commune choisisse le dernier parti ; elle oblige alors le concessionnaire à débarrasser le sol public de toute installation, ne lui laissant que la liberté de conserveries canalisations souterraines.
- On comprend combien cette situation d’expectative sera gênante pour le concessionnaire ; si la durée de la concession est de quarante ans par exemple, ce ne sera que vers la trente-huitième année qu’il connaîtra la décision de l’autorité dont il dépend.
- Aussi une note annexée au paragraphe 4 ainsi conçue : « la commune peut ne pas se réserver « la faculté d’obliger le concessionnaire à enlever « ses installations en fin de concession, et pren-« dre rengagement de les racheter dans tous les « cas » j>crmet aux parties contractantes de trancher dès la rédaction du cahier des charges cette situation d’expectative. La commune peut renoncer à faire enlever au concessionnaire les installations existant à la fin de la concesssion, ce qui signifie qu’elle adopte la reprise gratuite des ouvrages composant la distribution.
- Pour être plus claire, la note aurait du être rédigée : « La commune n’est pas tenue de se « réserver la faculté d’obliger le concessionnaire « à enlever tous les objets qui lui appartiennent « et peut adopter formellement, dès la signature « du cahier des charges, le système de la remise « indiqué par le deuxième paragaphe de l’ar-« ticle. »
- En effet, en employant les mots : « la commune « peut se réserver d’acheter dans tous les cas », Ja note pourrait faire croire qu’elle autorise un système différent, soit de la remise gratuite, soit de l’enlèvement obligatoire en fin de concession, système qui constituerait un rachat complet de toute l’installation.
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- Or, il n’en est rien; ce que la commune peut promettre cle racheter, c’est uniquement l’ensemble des appareils non amortis, comme l’indique le paragraphes. Il ne saurait y avoir le moindre doute quand on lit les prescriptions de la note, et quand, après avoir supprimé comme elle le commande le paragraphe en italique, on fait dans les autres paragraphes les modifications voulues : l’article a a, ne contenant plus de droit d’option, devient donc ce qui suit : « A l’époque « fixée par l’expiration de la concession, la corail inune sera subrogée aux droits du concession-« naire, et prendra possession de tous les im-« meubles et ouvrages de la distribution et de « ses dépendances. Les usines, sous-stations et « postes transformateurs, le matériel électrique « et mécanique, ainsi que les canalisations et « branchements faisant partie de la concession « lui seront remis gratuitement et il ne sera at-
- « tribué d’indemnité au concessionnaire que « pour la portion du coût de ces installations qui « sera considéré comme n'étant pas amorti. Cette «indemnité sera égale aux dépenses dûment « justifiées, supportées par le concessionnaire « pour rétablissement de ceux des ouvrages ci-« dessus énumérés subsistant en fin de conces-« sion qui auront été exécutés pendant les N der-« nières années de la concession, sauf déduction « pour chaque ouvrage de i/N de sa valeur pour « chaque année écoulée depuis son achèvement.»
- Il résulte de cette rédaction établie conformément à la note, que si la commune doit racheter plus tard les objets établis pendant les N dernières années, ces objets doivent être placés avec l’autorisation du Conseil municipal.
- Paul Bougault,
- Avocat à la Cour d’Appel de Lyon.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VÉlectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Notre dernière chronique signalait l’effervescence qui régnait à Berlin autour des valeurs des Sociétés de construction électrique à la suite de la décision prise par le gouvernement badois de remplacer la traction à vapeur par la traction électrique sur certaines lignes de chemin de fer.
- Le Moniteur des Intérêts matériels fournit à ce sujet quelques détails complémentaires et tâche de remettre les choses au point pour des spéculateurs trop emballés qui, encore une fois, prennent leurs rêves pour des réalités. La commande porte seulement sur 4 a 5 millions répartis entre quatre Sociétés : Siemens et Ilalske, Allgemeine Elektricitâts-Gesell-chaft, Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., Brown-Boveri ; pour chacune d’elles il s’agit donc, si la répartition est égale, d’un ordre un peu supérieur à un million, ordre dont les profits sont à répartir sur plusieurs années. Pour l’Allgemeine en particulier, au capital de iaS oooooo de francs, la com-
- mande est certes intéressante ; mais ses résultats ne peuvent influencer ses bénéfices dans la proportion escomptée par les promoteurs de la hausse ; et pour les autres firmes, il en est à peu près de même, toutes proportions gardées.
- Toute entreprise de ce genre donne lieu à de multiples aléas qui ont vite fait de détruire toute l’économie des projets établis par les services commerciaux des entrepreneurs. Brown Boveri, de son aveu même, vient d’en faire l’expérience très coûteuse au Simplon. Mais on veut y voir le début d’une transformation complète des chemins de fer, et naturellement une source de travaux importants pour celles des Sociétés qui auront été appelées aux premières expériences. C’est aller un peu vite.
- Sans nous contredire (en pensant à la comparaison que nous faisions il y a huit jours entre notre tendance et celle de l’Allemagne),nous pouvons affirmer, avec le rédacteur du journal ci-dessus cité d’ailleurs, que le moment de cette transformation radicale n’est pas venu. En dehors du côté technique, il faut envi-
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- RÈVÜË b’ÉLECÏRlCltÉ
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- sager le côté utilisation militaire des voies ferrées qui s’oppose complètement à tenter en grand l’expérience sur des voies stratégiques. Les ministères de la guerre français et allemand ne diffèrent pas d’opinion sur ce point. Il ne s’agit donc, dans le duché de Bade, que de l’équipement de lignes secondaires. On parle en outre d’un métropolitain entre Berlin et un de ses faubourgs : Schœneberg. Mais c’est, en résumé, de faible importance par rapport à l’ensemble des voies ferrées. À titre d’indication, voici l’écart des cours de deux valeurs entre le icr janvier et le 12 septembre 1908 :
- Allgemeine Elekt. Ges.......... 19625 22950
- Siemens et Halske.............. 17 8 73 195 50
- Les journaux financiers avaient annoncé que l’augmentation du capital de la Société anonyme Westinghouse adoptée en principe par l’assemblée du 3i août serait soumise à l’approbation d’une nouvelle assemblée convoquéele23 septembre. Celte dernière n’a pu avoir lieu,car nous voyons que les actionnaires sont de nouveau convoqués pour le »5 octobre à l’eiïet de modifier ou d’annuler la résolution de l’assemblée générale extraordinaire du 3i août 1908 relative à l’augmentation du capital ; de voter l’augmentation du capital et de fixer les conditions de cette augmentation, et enfin de modifier les statuts. Cette assemblée de tous les actionnaires sera suivie de deux autres : celle des actionnaires privilégiés et celle des actionnaires ordinaires qui seront appelés à ratifier les décisions ou les modifications à leurs droits qui pourraient résulter des résolutions de la première assemblée. La proposition adoptée le 3i août consistait à créer 5 millions d’actions privilégiées pour élever le capital de i5 à 20 millions.
- Rappelons que la Société Westinghouse a obtenu, il y a quelques mois, une importante commande de la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon (équipement d’une ligne) et du chemin de 1er Nord-Sud de Paris ; et si on en croit les on-dit, elle serait sur le point de s’assurer la construction d’unités de plusieurs milliers de kilowatts pour une usine de produits chimiques dans le Nord de l’Europe.
- Malgré l’état de prospérité que paraît traverser l’industrie électrique, tous n’y participent pas et il faut enregistrer l’échec de l’Energie Electro-mécani-que, Société au capital de 1 million, ayant pour objet l’exploitation d une usine pour la fabrication de matériel électrique, dont un jugement du tribunal de commerce de la Seine vient de déclarer la faillite. Cette Société s’était fait une certaine spécialité
- de transformateurs dits transformateurs Berry. La modicité de leur prix se rachetait par une presque impossibilité de démontage en vue des réparations toujours à prévoir avec ces appareils.
- En donnant, il y a deux mois, la statistique de la production du Cuivre en Russie, nous disions que dans un temps très rapproché le marché mondial serait obligé d’en tenir compte, car de pays d’importation la Russie deviendrait pays d’exportation. Tous les efforts sont faits en ce moment pour enrayer d’abord l’importation étrangère. Une Société par actions a été constituée entre les usines à cuivre russes pour réglementer la vente de leur production ; ses opérations, entamées au début de l’année, lui assurent à présent le contrôle de presque tout le marché du pays puisqu’elle concentre entre ses mains plus des 90 % de la production globale de la Russie. Le capital de cette Société est de i5oooo roubles ; toutes les usines participant à l’entente et actionnaires proportionnellement se sont engagées par contrat à reconnaître la Société Mied comme leur seul représentant pour la vente du cuivre. Une seule maison de Moscou est par contrat commissionnaire pour la vente, et la Société Mied fixe les prix, aucune vente ne pouvant s’effectuer sans son autorisation spéciale. Par contrat également, tous les laminoirs de cuivre de Russie sont liés à la maison de commission pour acheter leur métal d’après les prix cotés à Londres.
- Enfin, pour s’affranchir complètement de l’étranger, les usines Rosenkranz de Pétersbourg ont installé un atelier de production du cuivre électrolytique en cathodes et de fabrication des wire-bars, fabrication qu’on pouvait jusqu’à présent considérer comme la spécialité des usines américaines.
- La situation industrielle de la Russie Se modifie ainsi dans toutes les branches de son activité; elle tendra à éliminer de plus en plus les concours techniques étrangers pour l’exploitation et la mise en œuvre de ses richesses minières, mais l’absence de capitaux indigènes ne l’autorise pas de longtemps à entrevoir la suppression de cette tutelle.
- D’Allemagne, il nous vient deux nouvelles financières importantes. La Bergman Elektrizitâtswerké, A. G., qui a son siège et ses usines à Berlin, se propose de porter son capital de 14 à 21 millions de marks par suite de l’extension prise par ses affaires. Les 7 millions nouveaux seraient offerts de préférence aux actionnaires actuels au taux de i65 %, à raison d’une action nouvelle pour deux anciennes.
- L’Allgemeine et la Société Siemens-Schuckert
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). —N°41.
- créeraient très prochainement une banque pour l’industrie électrique (Elektro-Treuhandbank), au capital de 3o millions de marks entièrement versés avec faculté d’émission de 90 millions de marks d’obligations 41/2 % * Le but de cette banque serait de faciliter l'exécution des importantes commandes et des projets que préparent l'Etat et de nombreuses communes et de s’intéresser également à des entreprises pour l’industrie privée. Nous avions déjà enregistré le bruit que la Société d’entreprises d'Outre-Mer projetait précisément de porter son capital à 1 20 millions de marks pour se mettre en mesure de réaliser le programme indiqué. La nouvelle ci-dessus n’en est peut-être que la confirmation sous une autre forme. Dans les deux cas, rAllgerneine jouait • le grand rôle de promoteur et de participant. Ainsi il suffit que le gouvernement se prête l'intention de grands travaux pour qu'immédiatement prenne naissance l’organe qui permettra aux Sociétés de construction de les entreprendre avec des capitaux étrangers aux leurs, conservant ainsi toute latitude financière pour l'utilisation exclusive de leurs capitaux propres soit à la construction, soit à l’installation. Du reste, cet exemple est général en Allemagne ; c’est une des raisons de la supériorité de l’industrie allemande sur celle de beaucoup de ses voisins.
- La fusion de la banque avec l'entreprise électrique est plutôt rare ; le fait va se produire à Vienne, où l'Unionbank, actionnaire principale de la Société internationale d’Electricité, absorbe celle-ci en portant son capital de 5o à 60 millions de couronnes ; on échangera six actions nouvelles Unionbank jouissance ier janvier 1909 contre cinq actions Société d’Electricité ; pour la réalisation immédiate du projet, l’Unionbank ne crée, quant à présent, que 2.5 000 actions nouvelles de 400 couronnes. Ses actions anciennes cotent 55o coui’onnes et celles de la Société d’Electricité 600 couronnes environ.
- La Société d’Electricité de Varsovie, à laquelle sont intéressées la maison russe Schuckert et Gi0, la Société Lalnneyer de Francfort et la Société Continentale de Nuremberg, a clos son exercice 1907 avec un bénéfice net de 178 683 roubles ; le dividende a été fixé à 5 % au lieu de 4 % l'année précédente. En France, la Compagnie des Tramways d’Amiens met en paiement le i5 courant un acompte de ri fr. 5o
- sur le dividende de l'exercice 1908. Enfin, signalons qu’il sera proposé à la prochaine assemblée de la Compagnie de Fives-Lille de distribuer pour l'exercice clos le 3o juin dernier un dividende de a5 francs par action. Cette Société de constructions mécaniques a cherché dans la construction électrique des débouchés à son activité et c'est à ce titre qu’elle nous intéresse ; elle paraît sortie de la situation difficile que lui avaient créée des affaires désastreuses en Espagne et au Tonkin, et gageons qu’elle le doit de préférence aux bénéfices de ses ateliers de chai'pente et de constructions mécaniques.
- La Compagnie Générale des Tramways de Rosario, créée il y a trois ans environ pour substituer la traction électrique à la traction animale dans la ville de Rosario, n’a pas obtenu durant sa deuxième année d'exploitation les résultats qu’elle attendait de la modification du mode de traction. Les recettes ont augmenté d’environ 3o % , mais les dépenses ont suivi la même progression et finalement les bénéfices nets restent sensiblement ce qu'ils ont été l’année précédente, soit 568 026 fr. 68. La répartition de ces bénéfices approuvée par l'Assemblée générale du 10 août dernier est la suivante :
- 5 % à la réserve : soit 28 401 fr. 33.
- 4 % aux 19.5 000 actions de capital : soit 5oo 000 fr.
- Report : 39 6a5 fr. 35.
- La part des actionnaires absorbe tous les profits. Le conseil paraît manquer de prudence en ne consacrant rien aux amortissements. Ses espoirs pour 1908-1909 peuvent être fondés, mais comme il attribue l'insuffisance de ses profits nets aux travaux de transformation, et à l'usage encore obligatoire de la traction chevaline, qui peut dire, malgré les engagements pris, si l’exercice prochain ne se trouvera pas grevé plus qu'il n’est escompté de frais supplémentaires non prévus i* On les fera, bien entendu, entrer dans le compte de premier établissement qui est loin d'être épuisé. Mais une réserve spéciale constituée en vue d’amortir de suite ces dépenses imprévues eût permis d’avoir de suite une situation nette. Et puis, il nous paraît de bonne administration d'économiser dès le début pour assurer dans l'avenir les années mauvaises ou simplement médiocres et prévoir de suite le remplacement d'un matériel qui s’use très rapidement.
- D. F,
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- 10 Octobre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 6?
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des mines de Gueima, — Le i5 octobre 1908, rue Blanche, 19, à Paris.
- Société Industrielle des Compteurs. — Le 16 octobre 1908, rue Guersant, 3o, à Paris.
- Compagnie des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est. — Le 29 octobre 1908, rue Blanche, 19, à Paris.
- Société française des roulements à billes. —Le 19 octobre 1908, rue Franklin, 70, à Ivry-Port (Seine).
- Maison Breguet. —Le 3i octobre 1908, rue Blanche, 19, à Paris.
- Société Industrielle de l’Accu-Mixte « L’Energique » (brevets Commelin et R. Ifiau). — Le 17 octobre 1908, rue Levis, 45, à Paris.
- Société des tramways de Dunkerque et de Calais. — Le i3 octobre 1908, à Bruxelles.
- Société des anciens ateliers de construction Van den Kerc-hove. —Le >5 octobre 1908, à Gaud.
- Compagnie générale Électrique.— Le 20 octobre 1908, rue Oberlin, à Nancy.
- Société « Électricité et Électromécanique ». —Le 21 octobre 1908, à Bruxelles.
- Société houillère de Liévin. — Le 29 octobre 1908, à Douai (Nord).
- Société Ariégeoise d’Électricité. — Le 22 octobre 1908, à Pamiers fAriège).
- Société électrique d’Évian-Thonon-Annemasse. — Le 20 octobre, rue l’illel-Will, 8, à Paris.
- Société Générale de Gaz, d’Eau et d’Électricité. — Le 3o octobre, rue Pillet-Will, 8, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Roubaix et de Tourcoing. — Le 6 novembre, Grande-Rue, 453, à Roubaix.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Compagnie Française pour l’exploitation des Procédés Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, août 1908. — Équipements à unités multiples système. « Sprague Thomson-llouslon ».
- F. Ducretet et E. Roger, Paris,
- Notice sur la télégraphie et la téléphonie sans lil (méthode radioléléphonique).
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jeumont.
- Bulletin mensuel, juillet 1908. —Tableaux de distribution .
- ADJUDICATIONS
- FRANClï
- Le 24 novembre, à 3 heures. Office Colonial, Palais-Royal, à .Paris, fourniture de ri locomotives lenders de 34 tonnes à vide, destinées au railway de la Guinée. Cautionnement provisoire : 1 5 000 l'r. définitif :
- 3o 000 fr.
- Cahier des charges au Ministère des Colonies et à l’Oflice national du Commerce Extérieur, Paris
- Le 24 novembre, à 3 heures. Office Colonial. Palais-Royal, à Paris, fourniture de :
- i° [O locomotives tenders de 27 tonnes à vide destinées aux railways de lvayes au Niger, de Rayes h Ambidédi et de la Côte d’ivoire.
- Cautionnement provisoire, 12 500 fr.
- Cautionnement définitif, 25 000 fr.
- 2° 4 locomotives de 80 tonnes à vide et 4 lenders destinés au railway de Thiès à Rayes.
- Cautionnement provisoire, 7 5oo fr.
- Cautionnement définitif, i5.ooofr.
- Cahier des charges au Ministère des Colonies et à l’Oflice national du Commerce Extérieur, Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 44.
- ALLEMAGNE
- Le n octobre, à la Stadtbaudeputalion, à Breslau, fourniture et installation de 2 . ascenseurs pour personnes et 2 monte-charges actionnés électriquement.
- Le i5 octobre, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Recklinghausen, fourniture et montage de 4 machines-outils actionnées électriquement.
- Prochainement, au Bezirksausschuss, à Bromberg, établissement de travaux : i° hydrauliques, 60000 marks ; 2° d'électricité, i35 000 marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à Biidingen (Hesse), établissement d’installations électriques, 240 000 marks.
- Prochainement, à l’administration delà ville, à Breslau, extension de la force électrique, 89 217 marks.
- Prochainement, à l'administration de’ la ville, à Mitl-wéida, établissement d’installations électriques, 55o 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Os-chats, établissement d’installations électriques, 277 000 marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 3i octobre, à l’administration communale, kPrazs-mar (Hongrie), concours pour un projet d’installation d’énergie électrique pour l’éclairage. Une prime de 1 000 couronnes sera décernée au meilleur projet.
- GRANDE-BRETAGNE
- Le i3 octobre, au London County Council, Spring Gardens, à Londres, fourniture et installation de 2 turbo-générateurs à vapeur de 5 000 kilowatts et 3 pompes actionnées électriquement.
- BELGIQUE
- Le 16 octobre, à 10 heures, à la maison communale, îi Louveigné (Liège), installation et fourniture de l’énergie électrique pour tous les usages publics et privés sur le territoire de cette commune. Soumissions recommandées le i5 octobre.
- NORWÉGE
- Le 16 octobre, aux chemins de ter de l’Etat norvégien, à Christiania, fourniture de 32 100 kB fil de fer galvanisé et 5 5oo isolateurs.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome IV (2e série).
- SAMEDI 17 OCTOBRE 1908.
- Trentième année. — N* 42
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- L5)Tp> n o
- Jbclair
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- lectnqu
- . . b
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 65. — Nouguier A. Sur le montage eu V de deux transformateurs monophasés alimentés à courants triphasés, p. 67. —O. Allen Installation de traction à courant monophasé du Midland Raihvay, p. 71.
- Extraits des publications périodiques. j— Théories et généralités. Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff (fin), O.-AI. Oorijino, p. 15. — Méthodes et appareils de mesure. Electromctre à lecture .directe et à lecture par réflexion, F. Dolezalek, p 78. — Etude, construction et essais de machines. [Machines unipolaires et machines à courant continu collecteur, Otto Sciiulz, p. 70. —Transformateur rotatif de courant continu à tension constante encourant continu constant sous tension variable. L. Fleisciimann, p. 81,— Répalition des courants dans les cages d'écureuil et calcul de la résistance apparente, K.-H. IIaga et J-A. Sciiouten, p. 82. — Brevets, 83. — Bibliographie, p. 84. — Correspondancey p. 85. —Variétés. — Chronique, p. 8G. — Les liacrcs automobiles à Londres, p. 87. —Résultats obtenus par l'emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures do tramways (suite), p. 87. — Congrès international des applications de l’électricité à Marseille, 1908 (suite), p- 89. —Chronique financière, p. 94. — Renseignements commerciaux, p. 96. — Adjudications, p. 96. j
- EDITORIAL
- Lorsqu’on considère un groupe de Lrois transformateurs monophasés montés en triangle au primaire et au secondaire, el alimentés en courants triphasés, on peut, en cas d’avarie à l’un des trois monophasés, le déconnecter et marcher avec les deux autres seulement, en adoptant le mode de montage connu sous le nom de montage en V. M. Nouguier a lait une étude graphique sur ce mode de montage, et conteste l'affirmation assez courante que les deux transformateurs monophasés montés en Y ont ensemble une puissance exactement égale aux deux tiers de la puissance des trois monophasés au montage initial. 11 faut remarquer en passant, l'analogie de ce montage en Y avec le montage bien connu que l’on adopte lorsqu’on veut mesurer la puissance de courants tri-
- phasés par lamélhodc des deux waltmètres. La conclusion de son élude est que, lorsqu’on est obligé de marcher avec le montage en Y, on ne doit plus débiter sur le réseau secondaire que les 58 centièmes de l’intensité maxima dont, on peut disposer habituellement.
- On a inauguré cette année la première installation de traction électrique par courant alternatif simple, en Angleterre, sur un parcours d’une cinquantaine de kilomètres. Celte installation dépend du Midland lîail-Avay Co. Elle est intéressante par nombre de détails d’application qui oui lous nécessité des solutions particulières. Pour les lignes aériennes, il fallut prendre des précautions toutes spéciales, à cause du grand nombre
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- de ponts situés sur le parcours. Quant au matériel roulant, deux voitures motrices ont été fournies par MM. Siemens et une autre par la Rrilish Westinghouse Co. La prise de courant de celte dernière était constituée parmi archet panlographe unique, manœuvré par l’air comprimé, mais les automotrices Siemens étaient munies d’un système de contrôle à commande purement électrique, tandis que l’automotrice Westinghouse est à système électro-pneumatique ; il a fallu faire subir à ce dernier quelques modifications pour permettre l'accouplement de toutes ces automotrices entre elles.
- Nous avons exposé récemment le commencement des recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de lïuhmhorff.par M. Corbino. Dans le premier mémoire, analysé, dans notre numéro du 3 octobre igo<S, l’auteur arrivaiL à une discussion très complète des lois de variations des courants et des (lux. Ses prévisions théoriques ont été soumises au contrôle de l’expérience à l’aide d’un tube de Rraun, excité par une machine Toepler à vingt disques. L’auteur a pu étudier ainsi la relation dans le temps entre le courant primaire et le (lux ou le courant secondaire, ou entre le courant secondaire et le llux secondaire. Toutes ces expériences furent parfaitement d’accord avec la théorie.
- Déjà dans celle Revue, la comparaison entre les machines unipolaires et machines à courant continu à collecteur, a été l’objet de plusieurs études en particulier de la part de M. Pohl qui, si l’on s’en souvient, n’a pas épargné ses critiques à ce nouveau type de dynamos. M. Otto Schulz pense que les conclusions de M. Pohl étaient trop pessimistes en ce qui concerne le poids des machines unipolaires. Ainsi une machine unipolaire
- de i ooo kilowatts à 6oo volts ne pèserait pas plus de ia tonnes. D’autre part, le rendement serait sensiblement, équivalent à celui d’une machine ordinaire, et les difficultés conslrucl i ves d imi mien t beaucou p aux basses tensions et pour les moyennes puissances.
- M. Eleisclunann s’est proposé de réaliser un transformateur rotatif de courant continu à tension constante, en courant continu constant sous tension variable. Cette machine dérive de la dynamo Rosenberg dont nous avons souvent entretenu nos lecteurs. Elle conviendrait tout particulièrement pour l’alimentation des projecteurs.
- AI M. Ilagael Schoiilen se sont proposé de donner une démonstration de la formule de Rœssler pour le calcul de la résistance apparente des cages d'écureuil. Mais leur démonstration très simple n’est pas rigoureuse et constitue plutôt un moyen commode de retrouver la formule en question.
- Parmi les brevets américains publiés récemment, nous signalons une dynamo a courant continu fournissant deux tensions indépendantes par M. J.-L. Woodbridge. L’induit est muni d’un collecteur unique. Le réglage de la répartition des (lux est obtenu au moyen de trois enroulements excitateurs dont le dernier permet le compoundage de la machine. — Les Siemens-Schuckert-Werke ont breveté des perfectionnements relatifs à une disposition permettant de réduire la durée de la période d'établissement du courant de mise en service des enroulements d’excitation. — Enfin, AI. Sherard O. Cowper-Cooles par un nouveau procédé de cuivrage électrolytique obtient des dépôts de cuivre très adhérents et non poreux.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- SUR LE MONTAGE EN V DE DEUX TRANSFORMATEURS MONOPHASÉS
- ALIMENTÉS A COURANTS TRIPHASÉS
- Considérons (lig. i) un groupe de trois transformateurs monophasés montés en triangle au primaire et au secondaire et alimentés en courants triphasés.
- Si l’un des trois monophasés, le n° 1 par
- Voyons comment les choses se passent.
- A. Tensions. — Supposons qu’on applique au primaire trois différences de potentiel triphasées.
- E, = Emai sinto^,
- On aura aux bornes secondaires du monophasé III (fig. a) une tension e3 en opposition ou en phase avec E3, selon que les enroulements primaire et secondaire de III sont de même sens ou de sens contraire.
- Pour éviter le signe —, nous supposerons que l’un de ces enroulements est sinistrorsuin et l’autre dextrorsum, en sorte que e3 sera en phase avec E3.
- La valeur maxima de e3 est d’ailleurs
- n étant le rapport de transformation ; on a donc
- et de même, aux bornes secondaires de II,
- Quant à la troisième tension secondaire composée, elle est, en tenant compte des sens positifs choisis et indiqués par d £ flèches sur les figures :
- Fig. a.
- exemple, vient à être avarié, on sait qu’on peut le déconnecter au primaire et au secondaire et continuer à marcher avec les deux autres seulement et à puissance réduite.
- On a alors ce qu’on appelle le montage en V (fig. a).
- e, — — (e3 4- e3), c’est-à-dire, après calculs faits, e, = t'MI sinw^.
- Donc, les tensions secondaires e,, e2, e3 sont
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- triphasées, comme les tensions primaires et on peut alimenter un appareil récepteur triphasé M quelconque avec ce secondaire.
- Ceci suppose simplement que les trois tensions primaires sont bien réellement triphasées et que les tensions secondaires e2 et e3 sont bien en phase (ou en opposition) avec E2 et E.,. — Ces conditions sont toujours très sensiblement réalisées dans la pratique.
- Même s’il y avait un certain déséquilibrage de charge des phases secondaires, les tensions secondaires ne s’écarteraient pas beaucoup plus de la loi triphasée que s’il y avait trois monophasés au lieu de deux. En effet, les forces électromo-Irices dans les secondaires de II et III seraient toujours exactement en phase (ou en opposition) avec les forées contre-électromotrices dans les primaires de ces deux transformateurs et d’autre part, les d. d. p. aux bornes de chaque enroulement primaire ou secondaire de chaque transformateur ne sont jamais déphasées, par rapport à la force électromotrice dans le même enroulement que d’un très petit angle (a à 3 degrés au maximum).
- On conclut facilement de là que e2 et e3 restent respectivement en phase très sensiblement (ou en opposition) avec E2 et E3 et par conséquent ef avec E,, comme nous l’avons montré.
- R. Intensités et puissances. — On affirme couramment que les deux monophasés en V ont ensemble exactement les a/3 de la puissance des 3 monophasés de la figure i, pour un même déphasage du réseau secondaire, bien entendu.
- Cette affirmation n’est pas exacte, ainsi que nous allons le voir.
- Le raisonnement qu’on fait habituellement est le suivant :
- La tension primaire étant donnée, ainsi, par conséquent, que la tension secondaire, si on néglige les chutes de tension dans le transformateur, c’est la valeur de l’intensité que peuvent supporter les enroulements des transformateurs qui limite la puissance.
- Soit / le couran t maximum efficace que peuvent supporter les enroulements secondaires des transformateurs monophasés (les enroulements primaires sont faits pour supporter le courant primaire correspondante Quel que soit le montage, chaque monophasé pourra fournir la puis-
- sance maxima (*) e J cos 9, si 9 est le déphasage de l’intensité dans son enroulement secondaire par rapport à la tension aux bornes de cet enroulement secondaire.
- Dans le’cas du montage en triangle (fig. i), la puissance maxima fournie par les trois monophasés sera
- P = 3 ej cos y.
- Dans le montage en V (fig.a), la puissance fournie parles a monophasés ensemble sera
- Q = a ej cosp.
- On suppose que 9 est le même dans l’expression de P et dans celle de Q et on en conclut que
- Ce raisonnement est faux parce que, pour un même régime dans le réseau secondaire (même tension composée efficace e, même intensité
- efficace i et même déphasage ^ + 9 entre e et i),
- le déphasage n’est pas le même, dans les deux cas, entre la tension et le courant aux bornes des enroulements secondaires des monophasés. Il est bien 9 dans le cas du montage en triangle,
- %
- mais dans le cas du montage en V, il est 9 — -en
- arrière, ou
- 7v
- 6
- — 9 en avant, dans un monophasé et
- ?
- +
- - en arrière dans 6
- l’autre; cela dans l’hypo-
- thèse où les phases sont également chargées, c’est-à-dire quand les courants efficaces sont les mêmes dans les 1rois fils. C’est ce que nous allons montrer.
- Remarquons tout d’abord que le courant maximum que le groupe transformateur pourra fournir, dans chaque fil du secondaire, est j v'3 dans le cas du montage en triangle et seulement j dans lç cas du montage en V.
- Si 9 est le déphasage que produit l’appareil récepteur M, les courants dans les fils de la ligne qui l’alimente seront, en tenant compte des sens
- (') ISous désignons les valeurs efficaces par des lettres sans indice e, i, /, E, I.
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- CM S
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- 69'
- positifs choisis et indiqués par les flèches des figures i et 2 :
- i\ finar sin t y —^,
- . ( TC 2 TC\
- *2 = lma* Sin ( 0)^ - <p --- - — y 1,
- . / . TC 4ic\
- 4 = #n,»i sin ( (ùt — «p — ------— 1.
- Dans le cas du montage en triangle, les courants dans les secondaires des monophasés sont alors
- .h
- N/'!
- sin (toi •
- secondaire de III (déphasage dd — /, sur e3) et
- de- -f- yen arrière de la tension aux bornes dans
- le secondaire de II (déphasage de i2 sure.j).
- Le diagramme de ce cas est représenté par la figure 3.
- Il en résulte que la puissance totale débitée par l’ensemble des deux monophasés montés en V est
- Q — —
- i,e3 dt
- /-><?., dt,
- Fig. 3.
- À
- h
- _ Zinax ( , 2
- = — sinl wi — <p--),
- \j3 \ 3 /
- ^mai * / , 4
- = 7! Hmr-Ÿ“T>
- ou bien, étant donné que 4mx =,/>
- Q =
- ej cos
- -j- ej cos
- ou encore
- Dans le cas du montage en V, les courants sont — ii dans le secondaire de III et i., dans le secondaire de II, toujours en tenant compte des sens positifs choisis.
- Or, dans l’un et l’autre montage, les tensions secondaires composées elf e2 et e3 sont les mêmes, comme nous l’avons vu. Par conséquent, dans le cas du montage en triangle, le déphasage dans chaque monophasé est bien y (déphasage de /, sur eh de/2 sur e2 et de j3 sur e3). Mais dans le cas du montage en V l’intensité est déphasée de
- — yen avant de la tension aux bornes dans le
- Q = 2 ej cos<p cos -,
- ou enfin
- Q = ej \l'i cosy.
- Et c’est bien, en effet, ce qu’on devait trouver, puisque le réseau secondaire est alimenté sous les tensions composées et, e2 et e3 et qu’il y circule les 3 courants triphasés /2, z3 avec /max = j
- et avec un déphasage ^ -f- <p entre les intensités
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- et les tensions composées de même indice. Nous aurions donc pu établir à priori cette valeur de Q, mais nous n’aurions pas eu ainsi l’occasion d’examiner ce qui se passe dans les enroulements secondaires des transformateurs.
- Ainsi, le rapport des puissances maxima Q et 2
- P n’est pas -, mais
- Q ej \j3 cosç i
- 3 e/cos ? ~v'3
- Et cela, quel que soit le déphasage tp introduit dans le réseau secondaire par l’appareil récepteur M.
- Si le réseau secondaire n’est pas inductif
- %
- o — o. Alors le courant est déphasé de - ou 3o° en avant, de la tension aux bornes dans le secon-
- TC
- daire de III et déphasé de - ou 3o° en arrière de
- la tension aux bornes dans l’enroulement, secondaire de IL C’est le cas de la figure /,. La pnis-
- Fig-,
- sanee débitée par III est
- «/V3
- et la puissance
- J,
- débitée par II est également : les deux mo-
- 2
- nophasés ensemble débitent la puissance ej j'ï-Si le déphasage dans le réseau secondaire est
- - ou 3o°, ce qui est un cas très normal dans la 6 V’1
- pratique (cos <j> = o,866) le courant est en phase avec la tension aux bornes dans le secondaire de
- 2 7C
- III et déphasé de — ou 6o° dans le secondaire de
- II. C’est le cas de la figure 5. Alors le secondaire de III débite une puissance ej et le secon-
- Fig. 5-
- daire de II une puissance — ej ; l’ensemble des
- deux monophasés débite une puissance - ej.
- Si le déphasage dans le réseau secondaire
- atteint — ou 6o°, le déphasage du courant est de G
- 7C •
- - en arrière de la tension aux bornes dans le 6
- 3 7C
- secondaire de III et de — ou 900 en arrière également dans le secondaire de II. C’est le cas de la figure 6. Alors la puissance débitée par III est
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- 71
- g/V3
- 2
- et la puissance débitée par II est nulle. La
- . !
- puissance totale est --1 2
- Au delà, Il absorbe de la puissance el la puissance-totale fournie par Ponsemble des deux monophasés est la différence entre celle lournie par III et celle fournie par IL
- Comme toujours, ce qui se passe sur tes primaires est la copie exacte, très sensiblement, de ce qui se passe sur les secondaires.
- Enfin, il est à peine besoin de faire remarquer l'analogie du montage en Y avec le montage employé pour mesurer la puissance en triphasé par la méthode des deux wattmètres. C’est identiquement le même montage puisque les deux wattmètres seraient soumis respectivement aux mêmes tensions ez et e.> et parcourus par les
- mêmes courants :— /, et z3 que les secondaires de nos transformateurs monophasés, dans le montage en Y.
- En résumé, il suffit, dans la pratique, de donner au chef de station la consigne suivante:
- Si un des trois transforma leurs mon ophases montés en triangle soient à être avarié, vous n avez qiià le déconnecter au primaire et au secondaire [quatre connexions à couper) et vous pouvez continuer à marcher avec les deux autres seulement; mais vous ne devez plus débiter avec ce groupe,
- 58
- dans le réseau secondaire, que les — de Vinten-
- ioo
- site maxima habituelle. Vous ne disposerez plus 58
- alors que des--- de la puissance que vous donne
- ioo
- habituellement ce groupe, pour chaque déphasage. A. Nougi ieh.
- INSTALLATION DE TRACTION A COURANT MONOPHASÉ
- DU MIDLAND RATLWAY
- En 1906, les directeurs du Midland Raihvay C° décidèrent d’équiper électriquement la section de leur réseau comprise entre Heysham, More-cambe et Lancaster, et ils choisirent le courant monophasé. Cette installation, inaugurée le i3 avril dernier, constitue la première installation de traction électrique à courant monophasé exécutée en Angleterre, et par sa situation, elle est appelée à fournir des enseignements très utiles sur l’exploitation d’un tel système au point de vue technique et économique. Entre Heysham et Morecambe d’une part, Morocambe et Lancaster Green Ayre de l’autre, la voie est double; une voie simple supplémentaire réunit Lancaster Green Ayre à Lancaster Castle Station. La longueur totale du parcours est d’environ 51 kilomètres.
- Lignes aériennes.
- Le tracé du parcours comporte le passage sous un grand nombre de ponts, et il a fallu ainsi prendre des précautions spéciales. Le système de suspension des lignes aériennes est du type
- caténaire Siemens adopté pour la ligne Ham-bourg-AItona avec quelques modifications dans la suspension dues à M. Sayers.
- La ligne de contact est constituée par un conducteur dont la section affecte la forme d’un 8. Celte section est de 70mm2, et la distance de la ligne au sol est au maximum de 5in,5/(; elle est réduite à /|m,o3 dans les passages sous les ponts. La ligure \ (voirci-dessous) montre d’ailleurs net-
- Kig\ 1. — Bonde de suspension.
- tement la disposition générale de la ligne aérienne; le ül de contact est soutenu par le câble en acier formant le (il auxiliaire, par l’intermédiaire de boucles représentées ligure 1 . Ces boucles, d’environ om, 10 de longueur, sont fixées au conducteur, mais elles peuvent glisser sur le câble d’acier. L’une des extrémités de chaque section de la ligne de contact est fixe, tandis que
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 42.
- l’autre est soumise, au moyen de poulies et de contrepoids, à une tension d’environ 544 kilogrammes.
- Enfin la suspension caténaire proprement dite est formée par la réunion des deux câbles d'acier liés ensemble sur toute leur longueur, à l’exception de la portion de im,8o correspondant aux em-
- Fig. 2. — Isolateur.
- placements des isolateurs. A ces endroits les deux fils caténaires se divisent de part et d'autre de l'isolateur (fig. a) et ils sont, maintenus dans des rainures placées latéralement sur cet isolateur. Les fils sont donc susceptibles .d’un certain jeu dans le sens de la voie, et on égalise ainsi les efforts tout le long d’une - section.
- Des interrupteurs à double rupture dans l’air, lixés au sommet des poteaux, permettent d’isoler les sections. De courtes portions de fil de contact isolées sont du reste intercalées aux points de jonction entre deux sections consécutives, de manière à éviter que le passage de l’archet de prise de courant entraîne la jonction de ces deux sections dans le cas où elles doivent demeurer indépendantes l’une de l’autre. Des interrupteurs similaires placés dans les stations permettent la mise à la terre instantanée en cas de besoin. Un câble aérien d’acier, également mis â la terre tous les 8oom, réunit ensemble toutes les traverses supportant les lignes, de manière à éviter toute mise sous tension d’un poteau par suite du mauvais isolement d’un isolateur. A ce câble sont reliés également les fils de terre des para-foudres a cornes, ce qui diminue le nombre de prises de terre à surveiller. Enfin, il se trouve disposé autant que possible entre le fi lde ligne et les lignes télégraphiques parallèles, et sa présence a affaibli notablement l'induction électrostatique exercée sur ces dernières.
- L’on peut ainsi éviter l’emploi de câbles télégraphiques et téléphoniques souterrains, surtout en ayant soin de munir chaque fil d’une dérivation à la terre de haute résistance, de manière à
- empêcher toute charge de ce fil à un potentiel élevé par rapport au sol, dans le cas par exemple où il serait mis hors service et isolé.
- Pour soutenir les traverses supportant les isolateurs, on a employé presque partout des poteaux en bois créosoté, sauf en quelques endroits, stations, garages, etc., pour lesquels (voir plus loin, fig. /|),l’on a adopté des pylônes métalliques en raison du grand écartement nécessaire.
- Les rails extérieurs sont munis de joints du type Forest City disposés en double sous les éclisses. Au port; de Heysham, les rails communiquent à la mer par l’intermédiaire de doubles plaques de cuivre; à Morecombe, celles-ci sont mises à la terre'à l’extrémité du débarcadère, et protégées par un large caisson en fer. Enfin, à Lancaster, les rails aboutissent a des plaques reposant sur Je fond du lit de la rivière, par l’intermédiaire de colonnes en fonte. Des ampèremètres enregistreurs contrôlent le passage du courant dans toutes les prises de terre.
- Usine génératrice.
- Le courant monophasé est distribué sous la tension de G Goo volts a une fréquence de a5 périodes à la. seconde. 11 est fourni parades unités supplémentaires installées dans la station génératrice du port de Heysham.(fig..3) organisée il y a quelques années par la Midland Railway Company pour fournir au port l’éclairage'et la force motrice.
- Cette usine comportait primitivement trois groupes électrogènes à gaz pauvre fournis par la British Westinghouse Company, chaque groupe se composant d’un moteur vertical à trois cylindres, accouplé directement à une dynamo de i5o kw. sous 4Go volts. Une batterie d’accumulateurs munie d’un survolteur automatique pouvant fournir ioo kw. pendant cinq heures avait été prévue pour amortir les variations de charge.
- Pour fournir l’énergie supplémentaire à la traction, l’on installa un nouveau groupe élec-irogène Westinghouse de l>,‘>5 kw. â 3oo tours par minute.
- Le courant monophasé est fourni par deux groupes moteurs-générateurs de ijo-soo kw. recevant le courant, continu a 4G0 volts et débitant directement du courant monophasé à G Goo volts. Le moteur de ces groupes, fournis par l’Elec-
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- trie Construction Company, est à excitation compound, avec pôles de commutation ; quant à l’alternateur, il est muni d’un enroulement triphasé en étoile dont on n’utilise que deux phases, la troisième formant réserve. La vitesse de l’excitatrice commandée par engrenage est de i ioo tours à la minute, et elle est munie d’un enroulement excitateur parcouru par une fraction du courant absorbé par le moteur à courant continu du groupe, de telle sorte qu’en cas de surcharge la chute de tension de l’alternateur
- machines génératrices à courant continu se trouvaient travailler dans une portion tombante de leur caractéristique, ce qui nécessitait un réglage à la main de l’excitation ou entraînait une surcharge excessive de la batterie. L’on tourna cette difïidûlté en compoundant chaque groupe par l’adjonction d’une petite excitatrice de 3 kw. (très visible sur la figure 3) commandée par courroie et munie d’un enroulement excitateur parcouru par une fraction du courant débité par le groupe.
- Fig. 3. — Usine génératrice.
- est compensée automatiquement. Par groupe, il n’existe que deux paliers à billes. Ces groupes ont pu supporter notamment une charge de 3oo kw. pendant deux minutes et demie.
- Quant au nouveau groupe électrogène Westinghouse, du type le plus perfectionné, il comprend trois groupes de deux cylindres en tandem, avec graissage sous pression.
- L’ancien survolteur étant devenu insuffisant, l’on en commanda un nouveau pouvant supporter des pointes de j5o a i ooo ampères. L’on rencontra une difficulté provenant de ce que les
- Les appareils de mesure ont été fournis par la British Westinghouse Company.
- Le tableau a été construit et monté parla Compagnie du Midland Railway ; tous les interrupteurs automatiques à haute et basse tension sont à action retardée. Les appareils à haute tension sont centralisés dans une chambre dont la porte est munie d’un dispositif agissant sur les disjoncteurs h courant continu, de manière que les moteurs des groupes convertisseurs ne puissent être mis en fonctionnement tant que cette porte est ouverte.
- * *
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- Matériel roulant.
- Le matériel roulant actuel se compose de trois voitures motrices à boggies dont deux ont été fournies par MM. Siemens Brothers, et une parla British Westinghouse Company.
- Dans ce qui suit, nous décrirons seulement l’équipement électrique de celte dernière voiture (fig.4), nous proposant de donner une étude des deux premières dans un article ultérieur spécial.
- On a construit en outre quatre voitures remorques à boggies entièrement neuves, tout en prévoyant l’emploi d’anciennes voitures à boggies
- motrice est du type normal de la Midland Rail-way Coiiipany ; il est analogue, à part la puissance des ressorts, à ceux des voitures remorques. Celles-ci ont i lm de long, et leur largeur est de »"* 7H, ainsi que celle des automotrices. Elles ' contiennent 56 voyageurs. Les boggies moteurs ont été l’objet d’une étude très soignée ; ceux de la troisième automotrice sont munis de deux moteurs Westinghouse de ijo H. P.
- Cette puissance devait pouvoir être fournie pendant une heure consécutive, sans que l’élévation de température dépassât 57° C. (i35° Fahr.). D’après le cahier des charges, un train normal, composé d’une automotrice et de deux remor-
- Fig. 4. — Vue d’une automotrice de la British Westinghouse.
- pour le transport des ouvriers, le service des bagages, etc. Toutes les voitures, motrices et remorques, sont munies à leurs deux extrémités des appareils de contrôle nécessaires pour la conduite du train, afin d’éviter toute manœuvre aux terminus. Les voitures motrices, d’une longueur totale de i8m 25, sont à couloir central et peuvent contenir 72 voyageurs ; comme pendant l’hiver elles suffisent à assurer normalement le service, elles sont seules munies du chauffage électrique, tandis que l’éclairage de tout le train est assuré par du courant alternatif fourni par la ligne aérienne. Le boggie non moteur de chaque au to-
- ques, devait pouvoir atteindre une vitesse moyenne de /|Ok à l'heure (a5 milles). Le poids des motrices était fixé à 25 tonnes et celui des remorques à 17 tonnes 1/2, non compris le poids de l’équipement électrique. Finalement le poids total de l’automotrice Westinghouse équipée atteint un peu plus de 87 tonnes. Les moteurs de cette automotrice sont du type bien connu Westinghouse, c’est-à-dire sont des moteurs monophasés série ordinaires avec enroulements de compensation connectés en série, avec l’induit, et, logés dans des encoches semi-fermées pratiquées dans les pôles. Ils possèdent six pôles et
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- six lignes de balais, et sont munis d’une ventilation forcée. Bien que le poids normal d’un train complet fut de 8a tonnes, y compris le poids des voyageurs, Ton a exécuté des essais entre Lancaster et Morecambe avec un train de xfii tonnes comportant une seule automotrice et sept véhicules ordinaires. Le courant au démarrage atteignit i ojo ampères par moteur, sans que l’on pût constater cependant une commutation défectueuse, et le train put atteindre rapidement la vitesse de 8okm à l’heure (5o milles). Le réglage de la marche est opéré au moyen du système électro-pneumatique bien connu de la Westinghouse Company pour unités multiples ; ce système a subi cependant quelques modifications pour permettre l’accouplement de cette automotrice avec celles fournies par MM. Siemens Brothers, qui sont munies d’un système de contrôle à commande purement électrique. L’équipement électrique comporte un transformateur auxiliaire pour l’alimentation des lampes, de la pompe du frein, et des appareils de chauffage. La prise de coni ant est constituée, comme le montre la figure/î, par un archet panlographc unique placé à l’une des extrémités de la voiture. Sa manœuvre est opérée au moyen de l’air comprimé fourni par
- une petite pompe à main. Le frein continu est à vide, comme sur le reste du réseau du Midland llaihvay ; chaque voiture automotrice est munie d’une pompe avide actionnée par un petit moteur. Celui-ci peut tourner à deux vitesses différentes, l’une étant suffisantepour maintenir le vide penr dant la marche du train, et l’autre, quatre fois plus élevée, pouvant être utilisée pour les desserrages rapides. Une disposition spéciale de la valve de manœuvre du frein empêche d’ailleurs la mise en marche du train avant que le vide ait atteint la valeur convenable.
- En raison de l’emploi de freins à vide, l’on adopta comme signal avertisseur une trompette électrique mue par une petite batterie d’accumulateurs donnant 12 volts. Enfin l’éclairage est assuré par des groupes de six lampes de 24 volts en.série. Comme on en juge par cette courte description,l’installation de traction monophasée du Midland Railway présente un certain nombre de détails fort intéressants, et peut être considérée comme un modèle du genre. Il convient d’ajouter en terminant que les résultats d’exploitation obtenus jusqu’ici sont des plus satisfaisants.
- O. Ai.lkn,
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff {/in) ('). — O.-M. Corbino. — JlNuovo Cimento, février-mars 1908.
- Résultats des expériences. — Ces prévisions théoriques ont été soumises au contrôle de l’expérience de la manière suivante :
- Sur un tube de Braun excité par une machine Tœpler à 20 disques, on faisait agir directement le champ de la bobine de Ruhmkorfï, disposée de telle façon qu’au passage d’un courant dans le primaire ou dans le secondaire il se produisît un déplacement
- (‘) Cf. La Lumière Electrique,loine IV (2“ série), p. 18.
- vertical du petit cercle lumineux sur le disque fluorescent.
- On constata que le déplacement était une fonction linéaire des intensités primaire et secondaire, et pour une position convenable de la bobine on-trouva qu’il pouvait servir à représenter directement les valeurs du flux secondaire.
- En faisant encore agir sur le tube, et dans la même direction que la bobine de Ruhmkorlï, une bobine de gros ûl parcourue par le courant primaire on peut augmenter, diminuer ou même annuler l’effet dû au courant primaire. Dans ce dernier cas, les déplacements du petit cercle sont dus tout simplement au courant secondaire. On a donc un moyen d’étudier ce courant, à l’aide de la bobine compensatrice, quelque rapides que puissent être scs variations.
- D’ailleurs, tant qu’il s’agit de suivre l’allure du
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- courant induit de fermeture, on peut faire agir directement sur le tube Braun une bobine de fil fin, parcourue par le courant secondaire.
- Mais le tube de Braun a encore l’avantage de permettre, par l’action simultanée des différentes bobines disposées suivant des axes orthogonaux, d’étudier la relation dans le temps entre le courant primaire et le flux ou le courant secondaire, ou entre le courant secondaire et le flux secondaire. Il suffira de placer avec la bobine de Ruhmkorff, pourvue ou non de la bobine compensatrice, et produisant des déplace-rnents verticaux du petit cercle, une autre bobine à axe vertical, parcourue par le courant primaire ou secondaire, et qui produira des déplacements horizontaux. Le mouvement résultant du petit cercle lumineux donnera tous les éléments nécessaires pour les recherche».
- Au contraire, l’allure du courant primaire seul, ou du courant secondaire, ne peut être étudiée que par l’examen au miroir tournant.
- Voici les résultats des expériences :
- 1 Les courants primaires de fermeture furent étudiés au moyen d’une bobine parcourue directement par le courant primaire. On observa la forme caractéristique connue, avec l’accroissement le long d’une courbe exponentielle ayant pour valeur limite le cou-, E
- rant final —.
- Fig. i.
- longueur de AB est de 5,6 et 5,3) ; mais la pente de la courbe de descente BG devient plus raide et passe, par exemple, en BD, de sorte que la surface ABD... qui exprime la quantité d’électricité écoulée devient de plus en plus petite au fur et à mesure que la résistante augmente.
- L’interposition d’une étincelle dans le circuit secondaire change la courbe de descente BG en une droite qui coupe sous un angle bien net l’axe des abscisses. Lorsque lalongueur de l’étincelle augmente, ce point d’intersection se rapproche du point A. Dans ce cas la quantité d’électricité est ainsi représentée par la surface d’un triangle de hauteur sensiblement constante, tant que le courant primaire ne change pas.
- On a ensuite superposé orthogonalement l’action du courant primaire et du courant secondante. Une bobine à axe vertical parcourue par le courant primaire produisait un déplacement horizontal de A à B (fig. a) à la fermeture et de B à A à l’ouverture, tandis que la bobine de Ruhmkorff, pourvue de la bobine pour la compensation du courant primaire, produisait des déplacements verticaux proportionnels au courant secondaire, au-dessous de A à la fermeture, au-dessus à l’ouverture. Le courant pri-
- Fig. 2.
- Pour l’observation des courants secondaires on a eu recours à l’action de la bobine de Ruhmkorff pourvue de la bobine compensatrice ou à celle de la bobine auxiliaire à fil fin, et on suivit les déplacements du petit cercle au miroir tournant. L’image du petit cercle se déplace très rapidement de A à B (fig. i) le long du trait AB presque vertical et de faible luminosité ; ensuite elle descend très lentement le long de l’exponentielle BG, conformément à la théorie. En augmentant la résistance du circuit secon-dairç le déplacement AB se modifie très peu, ainsi qu’il est prévu par la théorie (par exemple, pour des résistances totales de ? ooo et de 4 ooo ohms, la
- maire était interrompu) par un interrupteur de Foucault très lent. A la fermeture, pendant que le courant primaire produit le déplacement AB, le courant secondaire atteint sa valeur maxima, de sorte que la tache lumineuse se déplace rapidement le long de AM ; puis le courant primaire devient à peu près constant tandis que le secondaire décroît lentement. La tache remonte donc lentement le long de MB. A la rupture le phénomène inverse a lieu : le trait BN est parcouru rapidement et NA lentement. En définitive, on obtient une figure à forme de parallélogramme AMBN, dont les traits verticaux AN et BM sontjbeaucoup plus marqués que les côtés AM, BN»
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- Lorsque les interruptions sont plus rapides, de sorte que le courant primaire est interrompu ou refermé avant que le courant secondaire, qui diminue très lentement, se soit annulé, les portions B'R, A'A des côtés verticaux manqueront et le parallélogramme prendra la forme A'MB'N (fig. a).
- Au fur et à mesure que la rapidité des interruptions augmente, les points A', B' se rapprocheront de plus en plus de N M et le paralléllogramme se rétrécira. On commence à remarquer ce rétrécissement avec un nombre assez faible d’interruptions (xo par seconde) ; en employant un interrupteur de Wehnelt les côtés NB', MA' se fondent avec une droite unique.
- L’interposition d’une étincelle dans le circuit secondaire ne fait que rendre les côtés MB, NA de la figure a un peu moins lumineux, ce qui prouve que dans ce cas la diminution du courant induit est plus rapide. — L’aspect général de la figure n’est pas altéré.
- Dans une autre série d’expériences on a composé orthogonalementles déviations dues au courant secondaire et au flux secondaire. Dans ce cas les déplacements verticaux sont dus au champ de la bobine de Ruhmkorfï non compensée et représentent directement le flux secondaire, ainsi que nous l’avons vu ; tandis que les déplacements horizontaux sont pro-
- Fig. 3.
- duits par la bobine auxiliaire parcourue par le courant secondaire. Avec des interruptions assez lentes et une résistance pas trop grande sur le secondaire, on obtient le parallélogramme ABGD (fig. 3) dont les côtés BCetDA sont fortement lumineux, tandis que lescôtés AB, CD sont à peine visibles. Ce résultat prouve qu’à la fermeture le courant secondaire atteint très rapidement sa valeur maxima AB et que pendant cette péx'iode le flux est encore sensiblement nul ; ensuite le courant secondaire commence à diminuer tandis que le flux augmente, et il en résulte le côté BG de la figure 3 qui correspond à la droite prévue par la théorie. Les phénomènes inverses ont lieu à l’ouverture, lorsqu’on parcourt les côtés CD, DA.
- Une augmentation de résistance? dans le circuit secondaire ou l’interposition d’une étincelle ne fait que rendre moins lumineux les côtés BG, DA sans altérer la forme de la figure.
- Le passage du courant secondaire de fermeture à travers l’étincelle accompagne donc la variation totale du flux secondaire depuis le commencement jusqu’à la fin. Ce n’est que lorsque la f. é. m. au primaire est petite, de sorte que la f. é. m. au secondaire est faible, et que la constante de temps du primaire est grande, que le courant induit de fermeture qui passe à travers une étincelle, même très courte, s’annule avant que le flux secondaire ait atteint sa valeur maxima.
- En augmentant la rapidité des interruptions on n’observe pas de changements dans la figure obtenue tant que le secondaire est fermé sur un éclateur ; mais s’il est fermé sur une résistance métallique, comme le courant primaire est interrompu pendant que le courant secondaire dure encore, le flux n’atteindra pas sa plus grande valeur, de sorte qu’au lieu d’osciller de o à <1> et de <1> à o, il oscillera autour d’une valeur moyenne avec une amplitude de plus en plus faible, au fur et à mesure que le nombre des interruptions augmente. Pour des interruptions très rapides, la figure se transforme en une droite horizontale.
- Influence de Vétincelle sur le circuit secondaire. — On a vu que l’introduction d’une étincelle dans le circuit secondaire a pour effet de transformer en une droite la courbe exponentielle de descente (fig. i) du courant.
- Ge fait avait déjà été observé par Richard et Zie-gler (* *) et par Zenneck (2) dans les décharges oscillantes des condensateurs à travers une étincelle.
- Il est évident que le phénomène doit être attribué au fait que l’intégration des équations différentielles ordinaires est faite en supposant que les résistances des circuits sont constantes, ce qui n’est pas le cas lorsque les circuits comprennent aussi des éclateurs.
- D’autre part, on sait que les dernières recherches sur l’étincelle ont amené à des rapprochements remarquables entre cette forme de passage de l’électricité à travers les gaz et celle connue sous le nom de gli/n/nstro/n, de sorte qu’on est porté à considérer l’étincelle comme un glimmstroni de courte durée.
- (') Richard et Zikgler. Ann. d. Phys., I, p. 468, 1900.
- (*) Zknkeck. Ann. d, Phys., p. 8112, 1904.
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- Or, dans le cas du glimmstrom on a trouvé que la relation entre la différence de potentiel aux électrodes. V et le courant i peut être exprimée sous une forme identique à celle qu’on a pour l’arc voltaïque :
- V = « + | ('.)
- (« et b sont des constantes qui ne dépendent que de la distance des électrodes) (*).
- En appliquant directement cette relation à l’étincelle, Heydweiller a tenté en 1906 d’intégrer l’équation classique de Lord Kelvin sur la décharge d’un condensateur. Quoique cette équation ne soit pas en général intégrable, il put y parvenir à l’aide de quelques hypothèses, notamment en admettant que dans certaines conditions il soit permis de négliger le
- terme-. Il put de la sorte expliquer le résultat
- obtenu par Richard et Ziegler et par Zcnneck, c’est-à-dire que les maximums des oscillations successives shnt échelonnés le long d’une droite inclinée, au lieu de l’être le long d’une exponentielle.
- Cet accord prouve qu’on peut considérer l’extension de l’équation (4) au régime variable de l’étincelle comme parfaitement légitime.
- Cela admis, il ne sera pas difficile de justifier la modification que l’introduction d’une étincelle produit dans la courbe du courant secondaire.
- Considérons le phénomène depuis l’instant qui suit immédiatement la fermeture, dans lequel le courant secondaire a atteint sa valeur maxima et commence à diminuer, tandis que le courant primaire a aussi atteint sa valeur maxima et n’intervient plus. Si le circuit secondaire est métalliquemcnt fermé, il se conduira comme un circuit ayant le coefficient de self-induction L2 et la résistance /'2, dans lequel il circule initialement un courant I2. Le courant 4 sera donc déterminé par l’équation :
- ,A + 4§ = o P)
- avec les valeurs limites i == I2 pour t = o, i~ o pour t = . On obtient de la sorte, en se rappelant que
- 4 = l3e~h-e qui coïncide avec l’équation (2').
- (1 ) A. Ann. cl. Phys., XIX, p. 649,1906,
- et Eclairage Electrique, 1906, tome XLXII, p. 281.
- Si, dans le secondaire, on interpose une étincelle, l’équation (5) se transforme en :
- rdi2 b
- Ls Ht, + a + %
- Cette équation, contrairement à ce qui a lieu pour l’équation de Lord Kelvin traitée par Heydweiller, est immédiatement intégrable, sans qu’il soit néces-. saire de négliger aucun terme.
- On obtient en définitive une expression de la forme :
- a log (i2 -a) P log (12 — (3) — h2 (a — p) ï -j- C,
- dans laquelle C est une constante et a, p sont les racines de l’équation :
- .2 r ® • 1 &
- h + ~ h + — — °-
- '2 7 2
- Comme on peut le voir, la relation entre le courant secondaire et le temps n’est pas de nature simple et n’est pas linéaire. Toutefois, en remplaçant les différentes lettres par leurs valeurs numériques et en prenant a ~ 400, b = o,6, ce qui correspond à peu près à un glimmslrom de imm de longueur entre deux sphères de bronze, l’auteur a obtenu pour un courant initial de 3o in. a. l’équation numérique
- 0,0235 Iog10 (f -f- 0,00128) — 1,0235 log10 (f-f- o,o558)
- + 1,0-4378 = 17,37 c
- dans laquelle i est exprimé en ampères.
- Or, la ligne représentée par cette équation coïncide pratiquement avec une droite.
- Même sur ce point, la théorie explique donc les résultats de l’expérience. G. A.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Electromètre à lecture directe et à lecture par réflexion. — F. Dolezalek. — Annalen der
- Phys il:, n° 7, 1908.
- Sous le nom de « Binantcnelektrometer », l’auteur décrit un nouvel appareil qui dérive immédiatement d’un principe indiqué par Curie en 188G (’). Les
- (') Cf. La Lumière Electrique, tomé XXII, p. 1481
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- figures i et a montrent schématiquement la disposition adoptée. Au lieu des deux paires de quadrants ordinairement employées, la partie fixe de l’appareil se compose d’une boîte circulaire (fig. i) sectionnée suivant un diamètre, et dont les deux moitiés sont isolées l’une de l’autre. L’équipage mobile est constitué par deux demi-cercles en aluminium isolés également l’un de l’autre ; en réalité, comme l’in-
- dique la figure i, ces demi-cercles sont remplacés par des segments de sphère, et il en est de même des parois inférieures et supérieures de la boîte extérieure, de telle sorte que l’équipage ne peut se rapprocher des parois fixes, malgré ses oscillations autour du point de suspension. Une batterie charge à des potentiels Nj et N2 les deux moitiés isolées de
- Fig. 2. — Schéma du montage.
- l’équipage, au moyen du fil de suspension et d’un fil lâche visible sur la figure. Le centre de la batterie est relié à la terre et à l’une des demi-boîtes fixes, tandis que la différence de potentiel Qt-Q2 à mesurer est appliquée entre ces deux organes. La théorie de l’appareil est aisée à établir en écrivant que le couple de torsion équilibre la somme des couples exercés sur chaque moitié de l’équipage mobile. Or, comme l’a montré Maxwell, ces couples partiels peuvent être évalués parles variations, en fonction de l’angle de rotation a, des énergies potentielles E, et E3 correspondantes. L’on trouve ainsi aisément la formule simple générale
- a = /c(N, — N.2)(Qj — Q3), (i)
- D’après le montage de la figure a?, l’on a d’ailleurs N, — N2 = N,
- et la formule devient dans ce cas particulier
- a -ikN (Q, — Q2). »
- Les déviations sont alors directement proportionnelles à la différence de potentiel à mesurer,' sans qu’il soit nécessaire pour cela de faire une per-' mutation des pôles, même lorsque le potentiel N est comparativement peu élevé (J); c’estlà un grand avantage sur l’électromètre ordinaire à quadrants.
- L’on peut également imaginer un montage dans lequel
- N, = Q,,
- N2 = Q2 ;
- la formule (i.) s’écrit alors
- a = /c(Qi — Qo)2. (3)
- L’auteur a construit sur ce principe des élcctromè-tres à lecture directe et à lecture par réflexion ; il a pu ainsi vérifier les formules ci-dessus pour des déviations atteignant jusqu’à ioo°, c’est-à-dire j fois plus grandes qu’avec l’appareil ordinaire à. quadrants. Avec celui-ci, en effet, il est difficile en pratique d’obtenir des déviations proportionnelles supérieures à i5°, même avec l’emploi de la permutation des pôles. La sensibilité du nouvel appareil augmente toujours avec N et elle est bien supérieure à celle de l’électromètre à quadrants pour les valeurs élevées de ce potentiel. On peut ainsi la régler dans des limites très étendues.
- P. S.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Machines unipolaires et machines à courant continu collecteur. — Otto Schulz. — Elektro-icclinik und Maschinenbau, 19 juillet 1908.
- La comparaison entre les deux types de machines
- (l) Dans le cas d’un électromètre ordinaire à quadrants, l’on aurait eu, comme 011 le sait, la relation
- « = *(Qi-Qs) N
- O.
- Qo
- en conservant les mêmes notations.
- h étant une constante appropriée.
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- a été déjà l’objet de plusieurs études, notamm e nt dedan s 1 air et dans ldmétal, l’on doit donc avoir 1 éga-
- la part de M. Pohl (1). M. O. Schulz estime que les conclusions de ce dernier auteur sont exagérément pessimistes en ce qui concerne le poids des machines unipolaires, et cet avis résulte des considérations suivantes. Ces machines peuvent se classer en deux catégories bien connues ; les machines à induit en disque et les machines à induit en tambour. Pour chacune de ces catégories, il est aisé de calculer la force électromotrice induite en appliquant la formule classique
- e = BIv. io-8, (i)
- v étant la vitesse moyenne de déplacement d’un conducteur ;
- l, sa longueur;
- B, l’induction.
- En appliquant cette formule au cas de la machine à disque, qui dérive immédiatement de la roue de Barlow, l’on peut donc écrire
- e — B X o,4 D X o,5 u X iû"1'
- = o,a BDî< X io~~8, (a)
- en désignant par D le diamètre extérieur du disque (l’on prend l = o,4 D et non o,5 D, pour tenir compte de l’espace perdu au centre, à cause de l’arbre notamment), et par u = a v sa vitesse tan-gentielle. Dans le cas de la machine à tambour (fig. ,i)
- Fig. i. — Machine unipolaire simple à tambour.
- la longueur l n’est pas non plus arbitraire, car le flux qui passe à travers la surface cylindrique de l’entrefer doit passer également à travers le noyau induit de diamètre D (fig. i).
- SixBet Badésignent respectivement les inductions
- lité :
- d’où
- Bl=BaXy. (3)
- 4
- En portant cette valeur dans (i) et en tenant compte de l’égalité u = v, l’on arrive ainsi à l’équation
- e = o,2?> B„D« io—-8. (4)
- La comparaison des équations (a) et (4) montre qu’à égalité de u et de D, la tension engendrée par une machine en tambour est plus élevée, étant donné surtout que Ba peut atteindre 22000, tandis que B ne peut dépasser iüooo. Il convient cependant de remarquer qu’à égalité de diamètre extérieur D la machine à disque sera plus légère. L’auteur estime que le poids en kilogs de son circuit magnétique est donné par la formule approximative
- G = 6D3, (5)
- tandis que dans le cas de l’induit à tambour (fig. 1) l’on aurait :
- G — 36 D3. (6)
- L’égalité des poids serait donc réalisée en prenant pour la machine à disque un diamètre d’induit 1,82 fois plus élevé.
- En tenant compte de cette considération, l’on voit aisément que les forces électromotrices développées sont sensiblement du même ordre.
- Une question intéressante à examiner avec les machines unipolaires est celle du dédoublement du circuit magnétique qui conduit à passer de la figure i à une autre dont la disposition est entièrement symétrique.
- Remarquons que d’après les formules (2) et (4), pour avoir une force électromotrice identique dans les deux cas, il faudra que le diamètre de la machine simple soit double de celui de la machine à deux induits, en supposant que l’on monte en série ces deux induits. Les poids seront donc dans le rapport [formule (6)] :
- G, _ k X (2D)3
- G2 2 A X D3
- = 4
- (3) CF. L'Eclairage Electrique, tome LIII, p. 462.
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- Le poids de la machine simple serait ainsi quatre fois celui de la machine double. Avec des machines à tambour (fîg. i), la différence est en réalité moindre, parce qu’en doublant la machine, les bagues doivent se trouver toutes à l’intérieur de la carcasse tandis que l’une des séries de bagues §2 (fig.x) pouvait être de diamètre plus réduit, et être logée à l’extérieur de la carcasse.
- Les machines à disque auraient d’ailleurs, d’après l’auteur,l’avantage de pouvoir être combinées directement avec les turbines à vapeur, en utilisant les mêmes disques pour former l’induit et pour supporter les aubes.
- L’auteur examine ensuite, à titre d’exemple, le cas d’une machine unipolaire devant fournir i ooo kilowatts à 6oo volts, tension déjà très élevée pour une turbo-machine à collecteur ordinaire. D’après les
- Fig. 2. — Machine unipolaire double à disques.
- études préliminaires qu’il a faites, une telle machine nepèseraitpasplus de 12 tonnes, ce qui correspondrait d’après (6) à un diamètre extérieur de 700 mm pour une machine à tambour simple, et à x 000 mm pour une machine double à disques. En prenant pour celle-ci la disposition de la figure 2, qui permet de disposer en série un nombre quelconque de disques, l’auteur est amené ainsi à adopter 28 bagues collectrices (soit 28 disques) munies d’un nombre total de 28 X 8 = 224 balais.
- Avec la machine à tambour simple l’on aurait 44 bagues et 8 X 44 — 352 balais (Densité de
- - ampère par millimètre carré dans les deux
- cas) (‘). Ces résultats ne sont pas prohibitifs et ils
- (*) En réalité, eu examinant de près la question, l’on est amené à conclure que les deux dispositifs précédents sont équivalents, à part les détails de construction.
- sont équivalents à ceux obtenus avec une machine ordinaire à faible vitesse. Du reste, le commutateur d’une turbo-dynamo du type courant est très coûteux d’usinage et d’entretien. En outre il est à remarquer que, suivant la position relative des balais, les segments de bagues parcourus par une portion des courants engendrés par une machine unipolaire agissent comme des enroulements série dont les ampèretours sont réglables en grandeur et sens, ce qui peut être très avantageux dans certains cas.
- Quant au rendement, il est sensiblement équivalent à celui des machines ordinaires, étant donné l’absence de pertes magnétiques et le bon état de conservation de la surface de frottement des bagues qui peut acquérir un poli remarquable.
- D’autre part la construction des machines unipolaires est simple, en ce qui concerne l’inducteur et ses bobines excitatrices, et il est facile d’en assurer la ventilation.
- En terminant, l’auteur fait remarquer que les quelques difficultés constructives analysées ci-dessus diminuent beaucoup lorsqu’il s’agit de tensions basses, surtout si les machines sont de puissance moyenne. Il estime enfin que ce type de machines convient tout particulièrement aux puissances élevées.
- P. S.
- Transformateur rotatif de courant continu à tension constante en courant continu constant sous tension variable. — I«. Fleisch-
- mann. — Elekirotechnische Zeitschrift, 16 juillet 1908.
- L’auteur s’est proposé de réaliser un transformateur rotatif muni d’un induit Unique, et permettant néanmoins de convertir du courant continu fourni sous tension constante en un courant continu constant sous tension variable. Cette machine, représentée schématiquement par la figure 1, peut être regardée comme dérivant de la dynamo bien connue de Rosenberg ; comme on va le voir, son réglage s’effectue automatiquement de manière à maintenir sensiblement constant le courant secondaire, la perpendicularité des lignes de balais primaires etsecon-
- Le désavantage constaté de la disposition en tambour provient de ce que l’auteur applique dans ce cas les formules des machines simples. Du reste, à notre avis, l’espace perdu pour l’emplacement des balais est sensiblement identique pour les deux types de machines. (N. D. T.)
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- daires permettant d’obtenir un rapport variable entre les deux tensions par suite de l’indépendance relative des flux correspondants.
- Le réseau primaire (à iio volts par exemple) est relié aux balais b2, tandis que les balais tq tq sont connectés à l’appareil d’utilisation (lampe à arc par exemple).
- Supposons tout d’abord que, le rotor étant entraîné par une machine auxiliaire, la résistance du circuit d’utilisation soit négligeable (ce qui correspond à l’allumage de la lampe à arc) (') et examinons les am-
- pèrctours en jeu. La tension entre les balais e.2 étant nulle, il en est de même des courants circulant dans w2 et tv4, et la somme algébrique des ampère-tours résiduels suivant bx b2 doit être nulle (aux chutes ohmiques près). Or ces ampèretours comprennent ceux dus à l’enroulement wi parcouru par un courant constant, et ceux w3 dus au courant secondaire I débité par la machine ; la valeur maxinia de court-circuit de ce courant est donc déterminée de ce fait, et elle ne peut donc dépasser une certaine limite réglable au moyen des ampèretours ttq. Le courant I ainsi défini crée suivant fl v2 un flux et celui-ci donne lieu à une force contre-électromotrice qui équilibre la tension E du réseau primaire à condition que la vitesse de rotation ait une valeur convenable. Si cette condition est vérifiée, l’on peut donc abandonner la machine à elle-même, et elle continue à fonctionner stablement comme un convertisseur.
- Si maintenant l’on augmente la résistance ohmique du circuit secondaire, le courant I tend à diminuer, mais la tension aux bornes de wz n’étant plus nulle,
- (4) L’exposé qui suit nous a paru préférable à celui (1e l’auteur qui suit une marche un peu moins directe.
- (N.D. T.)
- l’action de cet enroulement renforce le flux suivant b\ b.2 et maintient sensiblement le courant I à sa valeur. Si d’ailleurs ce courant diminuait malgré cet effet, l’on voit que la vitesse du rotor tendrait à augmenter, puisque la tension d’alimentation aux bornes Z>2 est maintenue constante, et que la force contre-électromotrice qui l’équilibre est due, comme on l’a vu, au flux créé par I suivant tq
- L’enroulement Wt, branché aux bornes de p, tqsert d’ailleurs à empêcher tout emballement excessif, notamment dans le cas d’une rupture accidentelle du circuit d’utilisation.
- En résumé, le courant parcourant ce dernier circuit est donc bien sensiblement indépendant de la différence de potentiel à ses bornes, du moins entre des limites assez étendues, et la machine résoud bien le problème envisagé, comme l’ont montré d’ailleurs les essais. Au cours de ceux-ci on a enfin pu vérifier que la commutation était satisfaisante aux divers régimes.
- Une semblable machine semble convenir tout particulièrement pour l’alimentation des projecteurs (*).
- J. B.
- Répartition des courants dans les cages d’écureuil et calcul de la résistance apparente. — K.-H. Haga et J.-A. Schouten.
- Les auteurs se proposent de donner une démonstration simple de la formule de Roessler pour le calcul de la résistance apparente des cages d’écureuil (2). Supposons les courants sinusoïdaux, et soit i la valeur efficace du courant dans une barre, et. I celle du courant dans les bagues de connexion. En appliquant la première loi de Kirchhoff au point de jonction de l’une des barres avec deux portions de bague consécutives, l’on voit aisément que l’on peut écrire la relation
- A.
- %p
- l"N
- en désignant par i p le nombre de pôles, et par N le
- (') Dans un des derniers numéros de La Lumière Electrique [tome III (aeSéric), p. 'Uio], M. J. Miii.i.nu a donné la théorie d’une machine construite par la Felleu und Guilleaume-Lahmeyerwerke A. G. dans un but analogue. (N. D. T.)
- P) Cf. L'Eclairage Electrique, tome XX, i5 juillet 1899, p. 60.
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- nombre total de barres du rotor. Il suffit pour cela de remarquer que le courant dans la barre envisagée est à chaque instant égal à la différence géométrique entre les courants dans les deux portions de bagues contiguës, et que ces deux derniers courants, égaux en amplitude, sont évidemment déphasés de l’angle o.izp
- ~W"
- Si on désigne par r la résistance ohmique d'une barre et par R celle d’un segment de bague, réchauffement total par effet Joule a pour valeur :
- W = N ?v2 + aNRI3
- = N f2 //-(-
- lt
- a sm
- Ny
- La formule (a) montre que tout se passe comme si la résistance ohmique des bagues était nulle, celle des barres étant prise égale à :
- p — r -J-
- R
- .vp
- N
- Or cette formule est justement celle donnée primitivement par Roessler (’).
- J . B.
- BREVETS
- Dynamo à courant continu fournissant deux tensions indépendantes. — J.-L. Woodbridge. -— Brevet américain n° 895 824. Publié le u août 1908 (valable depuis le 7 décembre 1907).
- Ce système de dynamo est destiné à fournir deux forces électromotrices de valeur indépendante avec un induit muni d’un collecteur unique. La figure 1 est relative à une machine bipolaire. Comme on le
- (*) Gette démonstration très simple constitue plutôt, à notre avis, un calcul mnémonique. P oui' que la démonstration lût complète, il serait nécessaire de démoulrer en outre que la valeur p calculée ci-dessus se confond
- Q
- avec celle définie par le quotient -, e étant la force élec-
- i
- tromolrice induite dans une barre par l’effet du glissement. Or ceci n’est pas évident, du moins a priori, et l’on est, conduit ainsi à appliquer la deuxième loi de Kirehholï. (N. D. T.)
- voit, l’un des pôles, le pôle inférieur S par exemple, est d’une seule pièce comme à l’ordinaire, tandis que l’autre pôle est divisé en deux parties N, et indépendantes, Le flux magnétique passe donc tout entier dans S, mais il se partage entre les pôles Nt et
- Na. Si ce partage était égal, la tension entre les balais A et C serait la même que celle entre les balais B et C, mais si la répartition des flux est inégale, les tensions mentionnées ci-dessus peuvent être différentes. On obtient le réglage de cette répartition au moyen des enroulements excitateurs suivants.
- L’un, bobiné sur les trois pôles N, N2 S, est monté en dérivation entre les balais C et A, avec interposition d’un rhéostat de réglage. Cet enroulement, s’il existait seul, créerait des tensions égales entre les balais A et C d’une part, et les balais B et C de l’autre. Un deuxième enroulement, monté en dérivation entre les balais C et A, n’est disposé que sur les pôles Nj et N2 dans un sens relatif tel qu’il renforce le flux passant dans Nj et diminue celui passant dans N2 ; son action est réglée également au moyen d’un rhéostat. Un troisième enroulement série permet enfin le compoundage de la machine. D’après l’inventeur, l’emploi d’un enroulement imbriqué à pas fractionnaire permet d'obtenir une commutation satisfaisante.
- Perfectionnements aux enroulements d’excitation. — Siemens Schuckert Werke. —Brevet américain n° 846 422-
- Ces perfectionnements sont relatifs à une dispo-
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- sition permettant de réduire la durée de la période d’établissement du courant de mise en service des enroulements d’excitation. Cette durée dépend, comme on le sait, essentiellement de la valeur du
- rapport T =
- L
- R
- de la self-induction de renrouleinent
- considéré à sa résistance ohmique, Pour arriver à ce but, l’on propose d’intercaler un rhéostat sans self-induction dans le circuit, tout en augmentant la tension d’alimentation, de manière à ramener le courant à sa valeur convenable. Une résistance fixe est mise en série avec l’enroulement. En outre, on ajoute un rhéostat réglable dont on fait varier la résistance ohmique depuis une valeur maxima jusqu’à zéro,
- lors de la mise sous tension de l’enroulement d’excitation envisagé.
- Procédé de cuivrage èîectrolytique. — She-rard O. Cowper-Goles. — Brevet américain n° 896 i63, délivré le 4 août 1908 (valable depuis le 20 mai 1907).
- D’après l’inventeur, l’on obtient des dépôts de cuivre très adhérents et non poreux en animant la cathode d’une vitesse tangentiellc de 45o à 6oom à la minute, et en employant une densité d’environ aa ampères par décimètre carré de surface [aoo ampères par square foot) de cathode. L’électrolyte contient 12,5 % de]sulfate de cuivre, et i3 % d’acide sulfurique, à la température de 4<>° C.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Manuel px^atique pour V application des nouveaux règlements sur les distributions d’énergie électrique ( faisant suite a la loi du 15 juin 1QOG), fixais de contrôle, taxes de voirie, tarifs et contentieux, autorisations et concessions diverses, formalités des demandes et enquêtes, cahiex'S des charges type, etc., par Paul Bou-gault, avocat à la Cour d’appel de Lyon. — A. Grà-tier et J. Rey, éditeurs, Grenoble, —• Prix : 7 francs, franco 7 fr. 5o.
- La loi de 1906, sur les distributions d’énergie, était une loi systématiquement incomplète puisqu’elle annonçait à plusieurs reprises dans son texte que certaines questions du domaine pratique seraient réglées par des décrets contenant des règlements d’administration.
- Ces décrets ont paru.
- Le premier organise le contrôle (17 octobre 1907), le second, de la meme date, fixe les redevances de voirie.
- Les suivants déterminent les conditions techniques des installations d’électricité (3i mars 1908); les formalités à remplir pour obtenir les autorisations ou les concessions (3 avril 1908), les clauses de rigueur des contrats d’éclairage et de force motrice (17 rnaLiQoB), etc.
- Il a semblé nécessaire :
- i° De réunir dans un meme volume tous ces textes
- actuellement épars dans le Journal Officiel, ou dans des revues spéciales d’électricité, en y joignant les ci rculaires ministérielles sur la traversée des voies ferrées et tout texte relatif à l’occupation de la voie publique;
- 20 De donner un commentaire très pratique des questions litigieuses que soulèveront lesdits décrets.
- L’auteur étudie : l’application des différents tarifs du contrôle (concession, autorisation, date de mise en vigueur pour les situations anciennes), la forme du recouvrement, les réclamations, la prescription, etc. ..En ce qui concerne les autorisations, toutes les difficultés relatives à l’obtention, au retrait, aux redevances de voirie,aux conflits soit avec les maires, soit avec les concessionnaires antérieurs, sont analysées, et sont rattachées aux grands principes administratifs qui sont définis par la jurisprudence.
- Il en est de meme pour toutes les questions que soulève le cahier des charges-type, notamment en ce qui concerne les questions d’enregistrement qui, d’après la législation actuelle, restent toujours à la charge du concessionnaire.
- En un mot, le livre complète le Commentaire de la loi sur les distributions d’énergie, dont il forme en quelque sorte le deuxième volume.
- A. S.
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- La Force et la Lumière à la ferme et dans la petite industrie, par L. Preux. — i volume in-8° de 160 pages avec 5i ligures et 5 planches. — Vuirert et Nony, éditeurs, Paris. — Pxdx : broché, 2 fr. 5o.
- O11 peut dire de cet ouvrage qu’il contient beaucoup de renseignements pratiques susceptibles d’être utiles en bien des circonstances. Il est toutefois permis de regretter qu’on y trouve quelquefois des termes impropres, par exemple le mot force, employé dans le sens à*énergie.
- Cet ouvrage est divisé en trois parties :
- La première partie est consacrée aux moteurs à explosion, aux moteurs hydrauliques et aux moteurs à vent.
- La recherche des causes de mauvais fonctionnement d’un moteur à explosion, complétée, dans la deuxième partie, par un exposé méthodique des causes d’une panne d’allumage, fournit des renseignements précieux pour les personnes qui s’occupent d’automobiles.
- La seconde partie est une étude sommaire des phénomènes électriques, des dynamos et des moteurs à courant continu, de l’éclairage électrique, de l’installation et de l’entretien des lignes. L’utilisation des accumulateurs est traitée d'une manière simple et très suffisamment complète. Toute cette étude constitue une vulgarisation d’une partie de la science électrique qui peut être fort utile à tous ceux [qui se servent de Eélectricité pour leurs besoins domestiques.
- Gomme l’indique le titre de l’ouvrage, l’auteur a eu spécialement en vue l’application de ces résultats dans une ferme ou un petit atelier; la troisième partie comprend un certain nombre de projets d’installations de ce genre accompagnés de devis et de planches.
- Il nous semble que les prix donnés dans les devis sont en général un peu bas.
- A. M.
- Les rayons cathodiques, par P. Villard (2e édition. Collection Scientia), — 1 volume in-8° de 104 pages avec 48 figures. — Ga.uthier-Villa.rs, éditeur, Paris. — Prix : relié, 2 francs,
- La deuxième édition de l’ouvrage de M. Villard constitue, malgré son petit volume, un recueil des plus complets des travaux et des recherches elïeclués sur les propriétés des rayons cathodiques.
- Ceux qui ont eu la bonne fortune d’entendre professer M. Villard connaissent sa méthode si ration-
- nelle qui consiste à faire beaucoup d’expériences et peu de calculs, ces calculs étant toujours très simples et ne servant qu’à traduire les résultats obtenus expérimentalement.
- On retrouve ces qualités essentielles dans l’ouvrage que vient de publier le distingué physicien.
- Sans vouloir faire ici une analyse détaillée de ce livre, nous citerons comme particulièrement digne d’intérêt l’exposé des recherches sur Téleclrisation des parois des tubes qui sont le siège d’émission des rayons cathodiques (chapitre iv) et l’application de la formation de ccs rayons (chapitre xiv) par un afflux vers la cathode de matière chargée positivement.
- A. M.
- CORRESPONDANCE
- Monsieur le Directeur
- de la Lumière Electrique,
- J’ai lu dans votre Revue du i5 août l’article de M. A. Solier sur les fours électriques. Permettez-moi de protester contre certaines assertions tout à fait injustifiées. L’auteur prétend que seul le four Kjcllin a reçu une consécration industrielle. Il est certainement mal informé en le prétendant et ignore probablement qu’un certain nombre des fours Kjellin mis en exploitation ont été arrêtés parce que les résultats pratiques ne correspondaient pas aux espérances de ceux qui les ont installés.
- La liste des autres fours installés que donne cet article prouve que non seulement le four à induction a été adopté ,par plusieurs grandes maisons, mais que les fours à arc, notamment les fours Héroult, Stassano et Keller l’ont été également.
- L’auteur ajoute plus loin que le four Girod est seulement dans la période d’essai ; c’est également une erreur. Nous fabriquons industriellement depuisdeux ans et vendons de Pacier depuis plus d’un an et demi ; d’autre part, mon système de four a été reconnu passez favorable pour être adopté par les maisons suivantes : Société anonyme John CockeriU, Scraing (Belgique) ; Ternitzer Stahl et Ei.senwerke, con Schoeller et; Cl\ Ternilz (Autriche); Oehler et G’°, Aurait (Suisse), pour la fabrication de moulages d’acier ;
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- Stotz et C° à Stuttgart (Allemagne), pour la fabrication de moulages d’acier ; Marvel frères, forges delà Loire et du Midi, à Rive-de-Gier, four à construire.
- Enfin, nous-mêmes construisons à Ugine une aciérie complète comprenant deux fours Girod de 8 à xo tonnes de capacité et deux fours Girod de a tonnes.
- Je ne relève pas d’autres inexactitudes techniques qui se sont glissées dans cet article et je
- me permets d’espérer, Monsieur le Directeur, que vous voudrez bien insérer la présente lettre. L’auteur, sans le vouloir évidemment, a donné sur mon four des renseignements qui peuvent nous porter préjudice.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.
- Ugine (Savoie) Paul Gmon.
- Directeur delà 8. A. Electronrétallurgique Procédés Paul Girod.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Nous sommes dans une période de Congrès. Il ne se passe pas d’année en effet où il n’y ait un ou plusieurs Congrès. Les Congrès de Saint-Louis, de Milan et de Liège sont encore présents à notre souvenir, et pendant les deux ou trois mois qui viennent de s’écouler, on aura eu le Congrès de la Télégraphie et de la Téléphonie à Budapest, celui des Applications de l’Electricité à Marseille, celui de l’Aliment pur à Genève, enfin, actuellement, un Congrès, du Froid et un Congrès de la Route. J’en oublie probablement.
- Cette abondance de Congrès dont nous entretenons toujours scrupuleusement nos lecteurs, met en question le rôle et l’utilité des Congrès. Il semble que, pas plus que les Expositions, ils n’apportent une contribution réellement efficace au développement de l’industrie. Pour les Expositions, la démonstration est surabondamment faite. Elles créent en général après elles, tout au moins quand ce sont de grandes Expositions internationales, un état de crise pour les diverses industries. Nous l’avons vu après 1900. Quant aux Congrès, ils servent surtout à réunir pour quelques jours des gens de même métier, tout heureux de se rencontrer dans des conditions exceptionnelles et de profiter des attractions ou excursions dont les Comités d’organisation sont assez prodigues. Aux congressistes de Marseille, on offrait des promenades en train spécial, des visites d’usines, des représentations théâtrales. A ceux du Froid, des concerts .par la musique de la Garde Républicaine. Quant à ceux
- du Congrès de la Route, ils ne sont certes pas à plaindre, puisque la Municipalité de Nice leur offrira,le 19 octobre, un banquet, et que les deux jours suivants, ce seront des excursions en automobile dans le merveilleux pays de la Côte d’Azur. Quant aux communications exposées oralement, on a l’excellente idée de les imprimer et de les répandre comme il convient. Pour l’ingénieur, au seul point de vue technique, le résultat est donc le.même, qu’il aille à un Congrès ou qu’il n’y aille pas. Peut-être, cependant, quelques-uns ne publieraien t-ils pas leurs travaux, si les Congrès ne leur en fournissaient l’occasion. Et puis il y a le plaisir d’être un instant mis en vedette et d’attirer l’attention des collègues.
- L’Électricité va bientôt manquer de prestige, si elle continue à descendre de son piédestal comme elle paraît le faire en.ee moment. Ce ne serait pas au fond une mauvaise chose, car il est peut-être plus avantageux d’exploiter une fabrique de boutons que d’exploiter une grosse centrale de distribution d’énergie. Quoi qu’il en soit, une Compagnie de Marseille s’est mise à vendre un moulin à café électrique; le moteur a 1/8 de cheval; c’est beaucoup trop fort pour un appareil domestique, mais il paraît que c’est très bien pour une épicerie. Les oculistes aussi se servent de l’électricité et les Ateliers de Construction Oerlikon ont imaginé un appareil très compliqué mais d’un maniement sûr, dont la partie principale est un électro-aimant, destiné à extraire de l’œil les particules de l'cr qui s’y introduisent. Voilà donc des électro-aimants pour oculistes. On s’est mis aussi à blanchir électri-
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- qucment les farines, ce qui semble moins malhonnête que d’y ajouter de la craie ou du talc. Le procédé électrique lui, au moins, se contente d’oxyder les matières colorantes de ces farines et de les livrer à une petite chimie complexe, il reste maintenant à savoir si les farines sont aussi bonnes après qu’avant.
- Mais ceci n’est rien. Un inventeur (c’est en Angleterre) utilise des ondes hertziennes à faire manœuvrer à distance le clavier d’une machine pour composition d’imprimerie. Voilà une application à laquelle ne pensaient certainement pas les premiers inventeurs de la Télégraphie sans fil. Enfin, et c’est évidemment là une application des plus inattendues, il paraît qu’en Norvège on vient d’inventer la pêche au téléphone. Le microphone, enfermé dans une boîte étanche, grâce à une communication avec un téléphone installé sur un bateau, permet au pêcheur de reconnaître l’approche du poisson. Pour le hareng, le pêcheur entendrait un petit sifflement, et pour la morue, ce serait un grognement.
- A. Bq.
- Les fiacres automobiles à Londres.
- Nous extrayons d’un journal d’informations les renseignements suivants :
- « Les conditions d’exploitation d’un service de fiacres automobiles sont très différentes à Londres de ce qu’elles sont à Paris, et dans l’ensemble, infiniment plus favorables à un rendement rémunérateur. Tout le monde sait qu’il y a, à Londres, une distinction très nette entre les différents quartiers et en quelque sorte deux villes, celle où se font les affaires, où sont les théâtres et les lieux de plaisir, celle où l’on habite. Personne n’ignore non plus l’énormité de la capitale anglaise qui tient d’abord à sa population de 6 millions d’habitants, et aussi à ce fait que la ville n’est pas enserrée dans les fortifications et que les maisons à plus de trois étages, exception faite de la Cité, y constituent une exception. Nulle part peut-être, plus qu’à Londres, on n’éprouve la nécessité d’un moyen de transport permettant de franchir rapidement de grandes distances.
- « G’élait déjà une condition de succès pour les fiacres automobiles, à laquelle est venu s’ajouter ce
- facteur infiniment favorable de la presque égalité des tarifs avec les voitures à chevaux.
- « On peut dire que, pratiquement, il n’est pas plus cher de prendre un handsomo cab qu’un molor cab. On a même avec ce dernier l’avantage de savoir exactement le montant du prix à payer pour le transport effectué, et par suite, de n’avoir aucune discussion avec le conducteur.
- « L’usage à Londres est, en effet, de payer à la distance, mais le cab londonien n’est pas muni de taximètre; la distance parcourue est donc appréciée approximativement et on comprendra aisément qu’il y a généralement divergence d’opinions entre le conducteur et son client, laquelle se solutionne presque toujours à l’avantage du premier. Aussi pratiquement le coût du cab à chevaux est-il presque aussi élevé pour une course moyenne que celui des fiacres automobiles, ce prix pouvant même se trouver supérieur dans le cas d’une course de moins d’un mille et demi, le minimum de perception d’un cab à chevaux étant de i sh. contre 8 d. pour le motor cab.
- « Enfin, il faut ajouter que l’Anglais, homme pratique, ne se croit pas du tout obligé de donner un pourboire supérieur à son conducteur, parce qu’il dirige un moteur cab et non pas un simple cheval. On s’explique dans ces conditions que le système de transport, qui permettait d’aller plus vite et de n’avoir aucune contestation avec le conducteur, sans entraîner une dépense plus forte, ait rencontré auprès du public londonien une faveur qu’il ne connaît peut-être nulle part ailleurs, et dont témoignent les recettes constamment^roissantes de la Compagnie. »
- Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways (‘J. (Suite.)
- I. — Compteur d'énergie.
- Le compteur wattmètre, — souvent appelé, dans le langage ordinaire, compteur de courant, bien que cette dénomination ne soit pas exacte, — indique en watt-heures la quantité d’énergie réellement utilisée par la voiture pendant une certaine période de marche, c’est-à-dire pour un certain parcours ; ces appareils de mesure fournissent donc des données absolues.
- On peut considérer ces « données absolues »
- (') Voir La. Lumière Electrique, Ionie IV (a® série), p. a5.
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- comme un avantage particulier au système et avait.’ cer, sans crainte de se tromper, que toujours le watt-man qui desservira le mieux sa voiture sera celui dont, pour un même parcours, la consommation absolue d’énergie sera la moindre.
- A cet avantage, presque toutes les exploitations opposent la complication de ces appareils enregistreurs d’énergie et, par suite, le manque de" justesse des indications. Nombre d’entre elles se plaignent également des réparations fréquentes que ces compteurs exigent. Il s’ensuit bientôt un manque de confiance de la part du personnel envers ces appareils, ainsi que des critiques continuelles; l’indifférence ne tarde pas à suivre.
- 11 est d’ailleurs à remarquer qu’il n’est pas possible de profiter de l’avantage des consommations absolues données par les compteurs d’énergie, car peu nombreuses sont les exploitations disposées à s’assujettir à des calculs compliqués.
- La caractéristique du compteur de courant, d’enregistrer en watts-heures toute différence do poids, de,vitesse, et de facilité de roulement de la voiture, de plus les écarts auxquels donnent lieu ces appareils par suite même de leur complication, tous ces facteurs montrent qu’il n’est possible de comparer entre eux que des wattmen qui auraient desservi, avec une même voiture, un parcours toujours le même pour tous.
- Contrairement à ce qui se pratique dans le système de contrôle par compteurs horaires, les indications des compteurs d’énergie doivent être enregistrées soit par le wattman, soit par le receveur dans un carnet spécial après chaque voyage ; de plus, les inscriptions portées dans ce carnet doivent également renseigner la ligne, le type de voiture, le nombre et le genre de voitures d’attelage. Il en résulte donc que, pour chaque condition spéciale de marche, les indications des compteurs doivent être groupées d’une façon différente; la moyenne de ces conditions donnera la consommation normale de courant, qui permettra, alors seulement, de juger de la valeur individuelle de chacun des wattmen. Pour tenir compte autant que possible des facteurs accidentels, tels que agents atmosphériques, état des rails, charges différentes des voitures, etc., les observations doivent porter sur un nombre de jours suffisant, dans la plupart des cas pendant tout un mois. En d’autres termes, la consommation normale pour une ligne déterminée et un certain type de voiture ne pourra être établie qu’après une période parfois assez longue d’observations. Il n’est donc
- pas possible de donner d’emblée au wattman la consommation normale dont il doit, pour un voyage déterminé, chercher à se rapprocher.
- D’après l’auteur, c’est là un grave inconvénient du système ; le wattman ne connaissant pas la consommation normale dont il doit se rapprocher, cherchera naturellement à diminuer autant que possible sa consommation ; à cette fin, tous les moyens lui seront bons ; il ne tiendra notamment aucun compte de l’horaire imposé et roulera à une allure trop lente.
- Si, au contraire, le wattman reçoit l’indication d’une consommation normale qu’il pourra atteindre facilement dans des conditions déterminées, il n’aura aucun intérêt à arriver à une valeur moindre, puisque de ce chef il ne retirera aucun avantage.
- On doit aussi critiquer le système de contrôle par compteurs d’énergie au point de vue de mise en, valeur des indications des compteurs ; ces indications, bien que donnant les résultats très exacts, nécessitent des calculs si nombreux et si compliqués, et partant aussi des dépenses d’administration si onéreuses, que, dans des exploitations de grande importance, ce système de contrôle devient pour ainsi dire chose impossible.
- La majorité des exploitations se contentent de réduire à une voiture normale les consommations d’énergie des différents types de voiture ou de train, en tenant compte du poids de la voiture, soit par une simple opération de calcul, soit par un coefficient de réduction déterminé expérimentalement. Les chiffres de consommation sont, dans ce cas, groupés par lignes ; de ce groupement est déduite la consommation moyenne d’une voiture « normale ». Cette méthode de calcul permet ainsi de déterminer pour chaque type de voiture motrice et pour les différents types de trains à voitures d’attelage la consommation normale.
- Dans cette méthode d’utilisation des indications des compteurs, et plus encore dans une méthode indiquée plus loin, on ne tient guère compte de 1’ « individualité » de la voiture et du compteur. Il en résulte que l’avantage des données « absolues » sera fort diminué par suite même du peu de précision apportée dans l’utilisation pratique de ces données, c’est-à-dire donc que les résultats obtenus ne permettent de comparer les conducteurs que d’une manière approchée, comme du reste dans le cas de l’emploi de compteurs horaires.
- Quelques exploitations poussent plus loin encore la simplification des calculs en conservant pour de
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- longues périodes des valeurs normales une fois établies; d’autres encore, qui vraisemblablement ne possèdent qu’un seul type de motrices et de remorquées, appliquent les valeurs normales, non plus à chaque voyage, mais à un roulement entier.
- Ces deux dernières méthodes offrent chacune, outre l’avantage de n’exiger qu’un travail de calcul réduit, celui de pouvoir préalablement indiquer au wattman la consommation normale dont il doit chercher à se rapprocher; mais, par contre, elles tiennent tellement peu compte des particularités inhérentes aux compteurs de courant, que tout porte à croire que les résultats obtenus par les compteurs horaires seront tout au moins aussi précis.
- D’après le plus* ou moins de complications apportées dans les calculs d’utilisation des indications des compteurs, les dépenses d’administration en résultant varient par ioo ooo voitures-km. entre Mk 3 et Mk 6a.
- Les wattmen peuvent être classés suivant leur valeur, en leur attribuant directement comme cotes les différences relevées entre les consommations normales et leurs consommations soit par voyage, soit par voiture-km., soit par tonne-km., ou bien encore en leur donnant des cotes de consommation variant entre i et 5.
- On doit faire remarquer ici un autre inconvénient des compteurs d’énergie, la conception d’un watt-heure, c’est-à-dire la conception de consommation d’énergie, dépasse généralement la portée de l’intelligence des wattmen; l’idée de temps, au contraire, laquelle est prise uniquement comme base de comparaison dans le système de contrôle par compteurs horaires, est pour eux une chose absolument claire,
- L’expérience a d’ailleurs montré que les erreurs de lecture sont beaucoup plus fréquentes dans le cas des compteurs de courant.
- 11 faut encore citer comme inconvénient du compteur de courant, — quoiqu’il n’y ait pas lieu d’y attacher une importance capitale, —- son prix de revient plus élevé et les réparations plus coûteuses. Dans les renseignements parvenus en réponse au questionnaire, le prix d’achat des compteurs de courant varie entre Mk 70 et Mk i5o et les réparations entre Mk 3 et Mk i5o et les réparations entre Mk 3 et Mk 5o par 100 000 kilomètres.
- 11 est curieux de constater que des essais au moyen de compteurs ampères-heures n’aient été tentés que par trois exploitations. Ces compteurs présenteraient sur les compteurs d’énergie les avantages suivants : variations peu importantes de potentiel aux
- balais ; absence d’étincelles au collecteur ; dimensions restreintes des appareils ; absence de tension élevée dans l’appareil, puisqu’il peut être connecté dans le circuit de retour par la terre.
- A ces avantages s’oppose l’inconvénient suivant : le compteur ne tient aucun compte des variations de tension, souvent importantes, qui se produisent dans un réseau ou dans une ligne de tramway; de là, un nouveau facteur de manque de précision dans l’appréciation des résultats obtenus.
- Les autres considérations émises au sujet des compteurs d’énergie s’appliquent également aux compteurs ampères-heures.
- Congrès International des Applications de l’Électricité à Marseille, 1908 [*). (Suite.)
- QUATRIÈME SECTION. — Eclairage et applications domestiques.
- Président : M. Fabry.
- Vice-Président : M. Laporte.
- Secrétaire:^!. Goisot.
- Séance du mardi i5 septembre 1908.
- M. Laporte résume son rapport sur les spécifications et la photométrîe des lampes électriques. Les spécifications des lampes à arc, assez complexes, ne semblent pas encore au point; celles des lampes à incandescence existent dans différents pays, mais sont Irèg diverses; elles paraissent cependant suffire, dans tous les cas, aux conditions actuelles de l’industrie des lampes à filaments de carbone. Les lampes à filaments métalliques sont de trop récent emploi pour être bien définies.
- Sur une demande de M. Weissuiann, M. Laporte indique que les valeurs des différents étalons fixées dans la réunion de Zurich vont être publiées par les soins de la Société technique du gaz en France.
- M. Weissmann signale des anomalies très curieuses qu’il a observées avec certains opérateurs. L’un d’eux présente une différence systématique de 5 % en plus dans la comparaison des lampes à incandescence; un autre, une différence de 9 à 10 % en moins.
- M. Laporte répond que, lors d’essais effectués au Laboratoire central d’Electrieité, en collaboration avec M. Broea, il a constaté, en opérant avec des photomètres très différents, des écarts systématiques entre les opérateurs pour des sources de colorations différentes ;
- (l) Voir La Lumière Électrique, tome IV (2e série), p. 53,
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- mais qu’avec des teintes voisines, aucune différence véritable n’a jamais été mise en évidence,
- M. le Président ne s’explique pas les écarts signalés par M, Weissmann, qu’aucune raison physiologique ne permet de justifier.
- M. le Président fait observer qu’il serait très désirable qu’il y ail accord sur la valeur de rétalon lumineux, le mot bougie avant différentes acceptions suivant les pays.
- M. Laporte constate qu'il n’y a, au point de vue industriel, que deux valeurs différentes : la bougie Hcfner, d'une part, et, d’autre part, la bougie anglaise-améri-caine ou décimale.
- M. le Président craint que la mesure du flux lumineux n’éprouve une difficulté à se répandre dans la pratique, oii l’on connaît peu Je lumen. L'intensité moyenne sphérique obtenue en divisant par 4 n le flux lumineux et exprimée en bougies semble plus facile à généraliser comme emploi.
- M. Laporte propose l’emploi du lumen pour définir pholométriquement l’arc en lui-mème (charbon et régime électrique), 1 intensité moyenne hémisphérique exprimée en bougies devant servir pour caractériser photomclri-quement la lampe à arc dans les conditions de son emploi industriel (avec réflecteur et globe).
- M. Camichel, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse, résume les recherches cpi’il a effectuées sur un nouvel étalon photométrique, utilisant le mélhyl-cy-clohexane, corps qu’on peut préparer très pur en grande quantité par la méthode d’hydrogénation de M. Paul Sabatier, et qui brûle avec une flamme blanche. Cet étalon, d'emploi très commode, rendrait de grands services dans les déterminations photométriques.
- Sur une observation de M. le Président, relative aux mesures industrielles, M. Laporte exprime sa conviction que, de plus en plus, les recherches sur les lampes étalons se concentreront dans des laboratoires spéciaux et que les mesures industrielles seront faites au moyen de lampes étalonnées dans ces laboratoires.
- Al. le Président constate, en effet, que la définition de la bougie décimale est, en quelque sorte, une définition d’apparat etque l’on pourrait très bien établir et conserver des étalons lumineux, comme il a été fait pour le mètre.
- M. le Président fait ressortir, d’autre part, la nécessité d’une étude nouvelle sur l’étalon lumineux absolu. Les expériences de M. Yiollc datent, en effet, de 1884 et n’ont pas été reprises depuis celte époque.
- M. Laporte rappelle que la Commission internationale de pholoinélrîe a émis le vœu de voir reprendre dans les différents pays des expériences sur la constance de la température de solidification du platine, et que, très certainement, ces expériences sont actuellement en cours ou on préparation.
- v Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- M. Goisol résume son rapport sur le chauffage électrique.
- M. Hergott donne quelques renseignements complementaires sur la fabrication des tissus souples chauffés électriquement. ïl distingue les tissus formés par la fixation d’un conducteur sur une étoffé et; les tissus formés par une chaîne isolante et une trame conductrice. Ces derniers sont séparés en tissus peu souples ù chaîne d’amiante, réservés à l’obtention des hautes températures, et en tissus très souples caractérisés par des fils électrothermiques de mêmes textiles que les tissus,formés par une spirale conductrice inoxydable guipée sur textile.
- Ces tissus dits lherrnophiles peuvent être fabriqués en pièces et débités ensuite, 11e se distinguant pour ainsi dire pas des étoffes similaires non chauffantes. Les lisières renferment chacune un pôle collecteur du courant.
- M. Goisot craint que l’humidité du tissu, que le chauffage fait d’ailleurs disparaître, 11e provoque par élec-Irolyse une oxydation des fils qui pourrait à la longue produire une rupture du circuit.
- M. Dollcr conseille l’emploi de fils isolés par un vernis souple obtenu avec des brais de stéarineric.
- M. Fabry cruint que l’appréciation de M. Goisot sur les fours de laboratoires haute température ne soit trop pessimiste. Il a obtenu de très bons résultats et pense que les fours de ce genre peuvent rendre de grands services dans les mains d’un opérateur capable de régler et; de réparer l’appareil, ce qui est le cas dans un laboratoire de recherches, où il n’est d’ailleurs pas indispensable que les appareils aient une durée considérable.
- M. Fabry rappelle que diverses Sociétés de la régiou de Marseille se sont préoccupées des fours de boulangerie.
- M. Dolter signale que des essais ont été faits à Lyon pendant près de trois ans; il insiste sur l’avantage que les transformateurs à basse tension auraient d’après lui. Il décrit un tour à creuset chauffé par induction, en indiquant. comme mode de réglage le déplacement d’un contact sur les spires primaires.
- M. Fabry pense qu’il serait préférable, au point de vue du rendement, de séparer le primaire en plusieurs circuits indépendants, dont le groupement permettrait le réglage.
- Séance du vendredi 18 septembre, 1908.
- Le rapport, de M. Blondel sur les progrès des lampes à arc électriques est résumé parM. Laporte.
- M. Collé fait observer que si les arcs flammes présentent d un côté une augmentation Lumineuse! sur l’arc ordinaire, ils ont, par contre, des inconvénients au sujet :
- i° De la non-fixité de la lumière;
- •i° Du réallumage qui 11e se fait pas toujours.
- S’étendant sur ce point, M. Collé fait remarquer que des arcs en série peuvent même s’éleindre en pleine marche, du fait de l'accumulation de sels non condue-
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- teurs, et non volatilisés par l’arc; ces sels en se refroidissant forment un isolant parfait entre les pointes des deux charbons et le réalllimage devient impossible.
- Le meme inconvénient se présente chez l’abonné qui n’utilise pas en une seule fois les dix heures d'éclairage permis par la longueur des charbons ; à l'extinction, il se forme encore la perle non conductrice et le rallumage devient impossible.
- C’est un inconvénient grave, qui empêche le développement de ce système d’éclairage; toutefois il est certain qu’il n’y a là qu’une mise au point non insurmontable, mais que les exploitants désireraient voir résoudre le plus rapidement possible.
- M. Thouvenot indique que la formation de ces scories dépend du degré de. minéralisation. Avec les charbons courants de i5 à 20 % , le réallumage peut être empêché par la présence de ces scories. On a évité la production de ces scories dans la lampe Excello, grâce à une minéralisation faible et à l’emploi de charbons de faible diamètre. Le dégagement de fumée est moindre, ainsi que la production d’acide (luorhydrique qui dépolit ordinairement les globes.
- M. Fabry fait observer qu’en diminuant ainsi la minéralisation, on diminue aussi le rendement. Les conditions de bon fonctionnement et de bon rendement sont en opposition.
- Sur une observation de M. Cotté, M. Thouvenot indique que les fils de cuivre que l’on peut loger dans les charbons ne jouent aucun rôle dans la minéralisation. Ils servent simplement à diminuer la résistance.
- M. Hinstin dit que la Société Auer a renoncé à l’emploi de ces fils métalliques améliorant la conductibilité du charbon employé.
- M. Cotté fait remarquer que les fils métalliques évitent le collage des charbons.
- M. Fabry insiste sur ce que ce sont les petits défauts de détail qui nuisent à l are électrique et font parfois renoncer à son utilisation.
- M. Cotté signale à ce propos l’emploi d’une double paire de charbons pour empêcher l’arrêt de l’éclairage en cours d’un service prolongé (chemin de fer, port, etc.).
- M. Hinstin dit que l’adaptation de cette seconde paire de charbon peut être faite sur les lampes existantes.
- M. Thouvenot regrette que les conditions de comparaison des intensités lumineuses des arcs ne soient pas rigoureusement définies. Il est à souhaiter de se mettre d’accord à ce point de vue comme il est, d’ailleurs, déjà fait en Allemagne.
- M. Fabry dit qu’il sérail rationnel de faire les mesures non sur les charbons seuls, mais sur la lampe complète dans les conditions de service.
- L’arc au titane serait sans doute très intéressant et son étude est à suivre eu raison de l’intensité lumineuse si considérable qu’il donne.
- L’arc entre ondes serait particulièrement intéressant pour les recherches physiques à cause de sou état intrinsèque
- M. Fabry trouve que M. Blondel 11'a pas insisté assez sur la différence de composition de la lumière de l'arc au mercure cl de celle de la vapeur de mercure. Au spectre discontinu de la lampe à vapeur de mercure vient, s’ajouter, en raison de la haute température, un spectre continu qui améliore notablement l’aspect de la lumière.
- Le rapport de M. Blondel sur les progrès de l’incandescence électrique est résumé par M. Laporte.
- M. Bizet signale que les stations centrales ont déjà pu se rendre compte de l’influence des nouvelles lampes sur la consommation des clients et il constate que les recettes n’ont pas diminué.
- M. Fabry croit, contrairement à M. Blondel, que l'on proposera des nouvelles lampes pour augmenter la puissance lumineuse et non pour réduire la dépense. Le bec Auer nous a habitué à de plus grandes intensités lumineuses, l’échelle des éblouissements est en somme changée.
- M. Weissmann estime que l’avenir est à la multiplication des foyers par remploi des lampes de faible intensité, ce qui a l’avantage de disséminer la lumière et d'éviter l'éblouissement si fatigant pour l’œil et qui est occasionné par les foyers intenses.
- M. Laporte dit que cet établissement dépend de l’éclat delà source ; il vaudrait donc mieux, au lieu de réduire la puissance unitaire des foyers, disposer ceux-ci de telle sorte qu’ils ne puissent frapper directement l’œil.
- M. Weissmann signale l'économie qui résulte de l’emploi des lampes à basse tension, dont le filament est plus gros, plus solide et peut être poussé davantage sans inconvénient. .
- Il conteste la valeur de 10 à 10 % d’augmentation d énergie indiquée par M. Blondel comme résultant de Temploi des économiseurs. Ceux-ci sont, en effet, constitués par des transformateurs travaillant à pleine charge.
- M. Fabry n’est pas de l’avis de M. Blondel sur la cause des différences physiologiques que présentent les nouvelles lampes à incandescence ; l’ultra-violet n’existe pas dans les lampes à incandescence.
- M. Hinstin fait une communication sur les lampes à arc en vase clos.. Il signale, en particulier, l’intérêt des nouvelles lampes à fermeture complètement hermétique, haut rendement lumineux, durée prolongée des charbons.
- M. Vautier fait une communication sur les travaux de la Commission internationale de Pholomét rie, où l’on a pu fixer, avec une précision très satisfaisante, les rapports entre les divers étalons. Il rappelle la part très active que M. Laporte a prise à ces mesures si délicates.
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- CINQUIÈME SECTION. — Applications A l'Industrie, aux mines, à la traction et à l'agriculture.
- Président : M. Bouciierot.
- Vice-Président : Docteur Tissot, M. Lkgouez.
- Secrétaire : M. Routin.
- Séance du mardi i5 septembre 1908.
- M. Brunswick, ingénieur en chef de la maison Bre-guel, donne lecture de son rapport sur l'équipement électrique des mines.
- M. Brunswick indique l’esprit dans lequel il a conçu son rapport.
- Laissant de côté l’étude détaillée des stations centrales, sauf indication des grandes lignes vers lesquelles celte élude s’oriente (usage des turbines et des moteurs à gaz), le rapporteur établit une classification des divers genres d’appareils :
- « Installations du jour. -— Pompes. —Ventilateurs.— Moteurs au fond. — Traction au fond. — Eclairage au fond. —Extraction. »
- Au fur et à mesure de l’examen de chacun de ces points, M. Brunswick signale seulement les points particuliers sur lesquels l’attention du constructeur ou de l’exploitant doit se porter.
- Passant rapidement sur les six premières catégories, il entre dans l’analyse sommaire du rapport, dont le volume ne permet pas la lecture, et particulièrement la question si importante de l’extraction électrique.
- L’examen des divers systèmes en présence porte sur le principe des divers moyens de commandes, sur la comparaison des rendements d’exploitation et du coût de premier établissement.
- En cours, le rapport établit les avantages comparatifs du courant continu et du courant polyphasé.
- Une vive discussion suit, après laquelle M. Janin donne lecture de son rapport sur l’application de la traction aux chemins de fer.
- M. Leprince-Ringuel, ingénieur au corps des mines, fait observer que l'application du principe de Davy, aux moteurs des appareils placés dans les milieux gri-souleux, est une invention d’origine française qui a été signalée à l’époque dans les publications techniques et que l’administration supérieure ne s’est jamais désintéressée des applications générales de l’électricité dans les mines, témoin les expériences en cours ou projetées dans la galerie d’essais des mines de Liévin.
- M. Leprince-Ringuet met en question la perfection des apLitudcs des moteurs électriques triphasés appliqués directement à l'extraction.
- M.^Brunswick répond aux objections de rinlcrpeila-leur.
- M. Dumoulin, ingénieur en chef du service électrique aux mines d’Anzin, communique un certain nombre
- d'observations fort intéressantes sur les points suivants :
- i° L’emploi des turbines ii vapeur d’échappement dans les sièges d’extraction •
- 20 Supériorité des courants triphasés et adaptation particulièrement avantageuse de la basse fréquence (fréquence *i5), surtout pour les commandes directes d’appareils à faible vitesse de rotation ;
- 3° Importance secondaire au point de vue consommation de vapeur dans la substitution de l’électricité à la vapeur dans l'extraction, vu l’équivalence pratique des deux systèmes, mais intérètprépondérant de l’électricité au point de vue de la conduite et de l’adaptation des appareils de sécurité.
- M. Aubert, ingénieur en chef du service électrique de la Société Commentry-Fourchanibault-Decazeville, soutient les avantages du courant conLinu en raison de la souplesse qu’en présente l’application et conteste, en s’appuyant sur des résultats d’exploitation prolongée, l’importance du chapitre « entretien ». La même expérience l’incite à estimer que les sujétions des appareils triphasés et leur entretien conduisent a une exploitation plus onéreuse.
- M. Aubert pose également la question de l’adaptation des moteurs triphasés à la commande de certains appareils spéciaux aux mines, tels que les compresseurs, par exemple. Quant à l'extraction, M. Aubert indique que le choix du mode d’extraction doit être envisagé au triple point de vue de la dépense de vapeur, de la docilité et de la sécurité.
- M. Dumoulin, après une réplique du rapporteur, appuie ses affirmations en faveur des courants triphasés cl. signale une solution, basée sur une modification du diagramme d’admission, permettant la marche k vitesse constante des compresseurs et, par conséquent, la possibilité d’emploi des moteurs triphasés.
- M. Leprince-Ringuet signale à ce propos l’intérêt des lurbo-eompresseurs à commande électrique.
- M. Koch, directeur de la Société française A. E. G., présente diverses observations sur les points traités parles orateurs précédents.
- Séance du mercredi 16 septembre 1908.
- M. Sauvage présente son rapport sur Inapplication des unités multiples à la traction électrique.
- M. Sauvage explique comment les unités multiples présentent des avantages considérables sur les locomo-livcs ou les unités doubles pour les applications de la fraction électrique sur les lignes métropolitaines et de banlieue. Il insiste sur la supériorité des systèmes à automaticité individuelle, donll’emploi se généralise de plus en plus. M. Sauvage termine par l’application des unités multiples à la traction par courant alternatif simple, en concluant parune préférence pour le réglage de la tension par régulateur d’induction.
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- M. Janin indique qu’on peut avec l’exploitation électrique transporter *20 000 personnes à l’heure.
- M. de Traz résume son rapport sur l’étude du fonctionnement des moteurs de traction à courant continu.
- Le principe des méthodes qu’il expose consiste à établir, une fois pour toutes, la courbe des variations, en fonction de la vitesse du train, de l’intensité qu il demande eide l’accélération qu’il prend en palier. Cette dernière courbe donuera les accélérations hors des paliers par simple déplacement d’échelle.
- Ayant cette base, il est facile d’écrire complètement la marche d'un train dans un intervalle de stations donné, ainsi que sa consommation, et M. de Traz signale plusieurs applications de ces méthodes, notamment pour la détermination de la conduite économique ou pour les projets de traction.
- M. Sekutowicz demande à M. de Traz si, dans son étude, il a tenu compte de la marche sans courant.
- M. de Traz répond que, dans l’exploitation d’un métropolitain, il n’y a, pratiquement, jamais de période à vitesse constante.
- M. Legouez demande si l’accélération de 5ocm est une limite supérieure.
- M. Mazen dit quelques mots sur la question de l’adhérence et des accélérations qui, pour des raisons économiques, ne peuvent dépasser certains chiffres.
- M. Sekutowicz fait observer que c’est la dérivée de l’accélération qui a, pour les voyageurs, une influence sur le confort.
- M. de Traz répond qu’il est de l’avis de M. Seku-lowicz et qu’il n’y a pas lieu de limiter les accélérations, mais d’apporter des perfectionnements, par exemple, par le démarrage automatique à la bonne succession des variations d’eflorts au début de la marche. M. de Traz cite également la fabrication de gros fils de trolley rai-nurés par la Compagnie française des métaux.
- M. Routin résume son rapport sur les régulateurs automatiques et les servo-inolcurs électriques.
- Il examine, en particulier, le cas d’un groupe électrogène muni d’un régulateur automatique de vitesse et d’un régulateur de tension indépendants, il montre que la stabilité de l’équilibre qui doit exister îi l’état de régime entre le couple moteur et le couple résistant peut alors être compromise.
- Dans toutes les applications du réglage indirect, l’organe charge d’eüèctuer la correction a toujours été manœuvré avec une vitesse constante ; par contre, lorsque le réglage est effectué à la main, l’homme, régulateur intelligent, agit toujours avec une vitesse proportionnelle à l’écart qu'il s’agit de corriger.
- Il est possible de réaliser des régulateurs automatiques donnant une vitesse de manœuvre variable. M. Routin indique les résultats auxquels on est conduit par le calcul dans les deux cas particuliers ci-après : vitesse de manœuvre proportionnelle à l’écart qu’il s’agit
- de corriger cl vitesse de manœuvre proportionnelle à l’accélération du groupe.
- M. Roufin termine en signalant l’intérêt du réglage central que l’emploi d’un servo-moteur électrique permet de généraliser au cas de plusieurs usines alimentant un même réseau.
- M. Marcel Rrull présente un dispositif de démarrage automatique pour les moteurs électriques de tous genres. Il en expose le principe basé sur l'utilisation de conducteurs de seconde classe placés aux bornes des résistances de démarrage ; ces éléments en s'échauffant mettent automatiquement en court-circuit la résistance de démarrage. Il indique l’application particulière de ccs résistances aux moteurs d’induction dans lesquels il permet la suppression des bagues et organes de démarrage.
- Il termine par la description d’un appareil de démarrage basé sur ce principe et d’indication de ses conditions de fonctionnement.
- M. Tissot fait une réserve concernant ce qu’a dit M. Mazen. Il indique qu’il y a intérêt pour la traction sur grandes lignes à employer un tracteur unique.
- M. Mazen réplique que scs conclusions ne s'appliquent qu’aux trains de banlieue.
- M. Bouchei ot met en lumière l’influence du retard de la distribution sur les oscillations dues aux régulateurs et indique qu’à cet égard le problème est totalement différent, selon qu’il s’agit de groupes électriques isolés ou couplés.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- La parole est donnée à M. Korda pour une communication sur une transformatrice Hcyland-Korda. Cet appareil est un convertisseur « unipolaire » exposé au stand de la Société Alsacienne, et qui sert à transformer une puissance de i5o kilowalts courant alternatif diphasé à haute tension ((> 000 volts) à 5o périodes en courant continu à 120 volts, à 1 5oo tours par minute (4 pôles).
- M. Korda montre que ces machines peuvent être du type asynchrone ou synchrone. Le rotor est, dans les deux cas, constitué comme celui des moteurs à « cage d’écureuil )>. Tl y a autant de cages « emboîtées » l’une dans l’autre que de spires « unipolaires » que l’on désire mettre en série par les conducteurs placés dans les encoches du stator. De chaque côté de la machine est placée une bobine coaxiale pour l’excitation à courant continu. Leur flux passe par la section des bagues, contre lesquelles sont placés les frotteurs à courant continu.
- M. Gralzmuller présente une communication sur les moteurs de traction à courant alternatif simple.
- M. Gralzmuller examine les schémas fondamentaux des différents moteurs de traction à. collecteur.
- Pour cela, il établit quelques principes nécessaires ù
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- la bonne commutation et suppose qu’à force électromotrice nulle dans la spire en commutation, la commutation sera suffisante. À cet effet, il faut créer dans la région des barres de la spire en commutation un champ de phase convenable pour combattre la force électromotrice statique induite par le champ dont l’axe est perpendiculaire au plan de la section commutée.
- Ce champ de commutation pourra être fourni soit en empruntant la puissance magnétisante nécessaire, au réseau, soit en le créant par leur rotor lui-même.
- Ceci conduit à neuf schémas principaux qui se ramènent soit au moteur série, soit au moteur répulsion perfectionné.
- M. Marius Latour demande la parole au sujet de la communication de M. Gratzmuller.
- M. Gratzmuller, dit M. Latour, a signalé nn dispositif très ingénieux pour diminuer la tension entre deux lames consécutives du collecteur. On peut remarquer qu’il est possible d'obtenir le même résultat avec un enroulement imbriqué double et en couvrant deux lames, ce qui est généralement le cas. Enfin, dans les machines multipolaires, on obtient le même résultat, grâce à un commutateur spécial, ainsi que l'indique M. Brunswick; ce procédé a été autrefois appliqué par M. Desroziers.
- Dans une machine à quatre pôles ayant un enroulement imbriqué donnant lieu à un nombre impair de lames, on dispose d’autant de lames mortes que de lames vives et on joint les lames à x8o° par un connecteur spécial. Une lame vive est ainsi toujours connectée à une
- lame morte et la tension entre lames se trouve ainsi divisée.
- Quant au nombre de moteurs dans la pratique, il n’est pas nécessaire d’en signaler un nombre aussi grand que M. Gratzmuller, bien que, au point de vue didactique, ce grand nombre puisse peut-être se justifier.
- M. Tissot résume son important rapport sur la comparaison des différents systèmes de traction.
- MM. de Traz et Latour font quelques observations : le premier, sur Futilité d’ajouter un terme en v à la formule de M. Fanche et même un terme en u2 dans les tunnels; le deuxième, sur la récupération avec le moteur à courant alternatif simple. (Le moteur à répulsion compensé peut être simplement monté en shuut et le moteur série avec une excitation séparée.)
- M. Swyngedauw fait une communication sur divers aspects économiques des transports d’énergie.
- M. Swyngedauw montre que l’on peut envisager la question sous trois aspects: de réduire au minimum la dépense; de rendre maximum le bénéfice ou de rendre maximum le taux d’intérêt.
- La section la plus économique, la plus profitable ou la plus productive est la même dans le cas où la puissance génératrice est donnée et entièrement utilisable (cas de chute d’eau).
- La question n’a pas de sens précis dans le cas d’usines à puissance variable.
- (A suivre.)
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- Ën s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VÉlectrotechnique ; 3° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Le Moniteur des intérêts matériels présente un relevé très intéressant quoique un peu incomplet des capitaux engagés et des bénéfices réalisés pendant le cours de l’exercice 1907-1908 par 40 sociétés anonymes d’électricité constituées en Belgique. La somme des capitaux est de 111 600 990 francs et leur revenu de 5 057 122 francs. Celui-ci ressort à 4,53 % , sans qu’on puisse dire si c’est un taux de revenus bruts ou de revenus nets. Les bilans de toutes ces sociétés ne sont évidemment pas établis de même façon ; les uns font ressortir leurs bénéfices amortissements déduits; les autres amortissements non
- déduits. Dans Tensemble, malgré cela, on ne peut pas dire que le résultat soit brillant, surtout si on le compare à celui des Sociétés gazières groupées à côté. Celles-ci au nombre de 27 pour une masse de capitaux de 47 274 5oo francs rapportent 6 oo3 087 fr. soit un taux de 12,72 %. La différence s’explique facilement en l’état de chacune des industries, et ce dernier chiffre est plutôt de nature à donner bon espoir à tous ceux qui ont confiance dans l’avenir des sociétés d’exploitation électriques, mais il faut en déduire que beaucoup de celles-ci ont besoin de la plus grande prévoyance financière et de la gestion industrielle la plus sûre si elles veulent éviter de péricliter. 17 de ces sociétés n’ont rien distribué à
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- leurs actionnaires ; pour six d’entre elles le solde du compte de profits et pertes est créditeur; les actionnaires des »3 autres ont touché une répartition cpii varie de 2 % à 7 % . Beaucoup de ces affaires n’en sont qu’à leur début et leur situation ne peut qu’aller en s’améliorant : mais certaines en pleine exploitation se débattent au milieu de difficultés dont la faute incombe peut-être à leurs promoteurs ; ils ont souvent fait la part trop belle aux fondateurs ou à la clientèle, acceptant des charges de premier établissement ou d’exploitation incompatibles avec les ressources à espérer.
- Electricité et Hydraulique à Charleroi solde son exercice par une perte de 132964 francs, réduite à
- 2 739 francs par une évaluation plus élevée du portefeuille égal à i3o 225 francs. Le revenu de ce dernier s’est monté à 256 226 francs du fait des participations dans l’Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg et les Ateliers de constructions électriques de Charleroi ; mais les charges d intérêt des obligations et d’intérêts divers ont absorbé et au delà ce revenu. Le déficit global se trouve ainsi porté à 744 199 francs et ne permet pas de réduire la dette en banque et les dettes gagées qui dépassent le chiffre très élevé de
- 3 millions et demi.
- Dans le même ordre d’idées, la Société russe d'Electricité Westinghouse clôture son premier exercice 1906-1907 par un déficit de 1 202 149 francs. Ses bénéfices bruts sont de 1 383 263 francs et ses dépenses de 2 585 4ia francs. Rappelons que le capital actions de la Société est de 20 millions et le capital obligations de 14 millions; c’est-à-dire que les bénéfices bruts représentent à peu près au taux de 4 % l’intérêt des capitaux engagés ; ces bénéfices devront doubler au minimum pour que les actionnaires aient l’espoir d’une répartition. Mais nous avons dit la tendance des Russes à s’affranchir de la construction étrangère. Ceci peut assurer un avenir plein de promesses à la Société russe Westinghouse. Les Allemands se défendent autant qu’ils peuvent sur ce marché qui devrait nous être exclusivement réservé; et leurs filiales constituent de sérieux concurrents dont les résultats sont de beaucoup plus satisfaisants que ceux de la précédente.
- Ainsi la Société russe Schuckert et Gie a réalisé la même année un bénéfice net de 98 753 roubles sur lesquels 2*3 5«4 sont attribués aux amortissements, 4 q38 à la réserve légale et 60 000 aux actionnaires qui reçoivent 3o roubles par action.
- Il est intéressant de noter que la Deutsche Elec-trizitâtswerke Garbe Lahmeyer et C° à Aix-la-
- Chapelle a réalisé en 1907-1908 un bénéfice de 516 075 marks, supérieur de plus de 40 000 marks à celui de l’exercice précédent. Le dividende a été maintenu à 5 % . De son côté la Vereinigte Elektri-zitàtsAktienGesellschaft, à Vienne, asoldéson exei’-cicc 1907-1908 par un bénéfice net de 5go o35 couronnes, supérieur de 60 262 couronnes à celui de 1906-1907 permettant d’attribuer aux actionnaires 6 % au lieu de 5 % . Le capital étant de 5 millions, cette répartition absorbe un peu plus de 5o % des bénéfices nets.
- De New-York arrive la nouvelle que, malgré la dépression économique des Etats-Unis, la marche des affaires de la General Electric C° depuis le commencement de l’année, sans atteindre le niveau élevé des deux exercices précédents, n’est pas cependant sans donner satisfaction dans les circonstances qui ont prévalu. Les ventes d’articles manufacturés et les rentrées de commandes correspondent aux chiffres de la bonne période d’affaires de igo3 à 1906. Pour les six premiers mois de l’année courante, les commandes reçues ont été à raison de 3g 325 000 dollars par an, tandis que ce chiffre a été pour 1903, 3g 944 000 dollars ; pour 1904? 3g 060 000 dollars ; pour igo5, 35 094 <100 dollars et pour 1906, 5o o44 000 dollars. Les livraisons, d’autre part, s’échelonnent pour les huit premiers mois de l’année à raison de 38 000 000 de dollars par an contre 43 146 000 en z906 et 3g 23r 000 en 1905.
- L’optimisme renaît d’ailleurs aux Etats-Unis et sans les préoccupations que la future élection présidentielle entretient, la reprise sur ce marché serait plus rapide. Mais l’influence des événements d’Orient paralyse à son tour les bourses européennes et empêche le mouvement de hausse que suivraient volontiers tous nos marchés à la suite de New-York. Le Rio, la valeur spéculative par excellence, a subi de ce fait une baisse très accentuée qui a eu sa répercussion sur les cours du métal brut. Il semble, du reste, que les renseignements donnés sur la consommation du cuivre par les spécialistes eux-mêmes sont des plus contradictoires. Les uns disent que la perspective du marché du cuivre sont des plus favorables en raison de l’électrification prochaine des chemins de fer allemands ; notre dernière chronique y faisait allusion. D’autres prétendent qu’en Europe de même qu’en Amérique les producteurs ont maintenu leurs prix de vente, se sentant suffisamment indépendants, ayant vendu toute leur production actuelle. Mais d’autres assurent que les" mines vendent aux acheteurs européens au-dessous des prix
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- cotés, qu’en Angleterre la situation laisse fort à désirer, qu’il ne faut pas croire à la stabilité des cours et qu’enfin la production dans l’Amérique du Nord
- augmentant sans cesse, certains s’approvisionnent en Amérique à des cours inférieurs à ceux exigés par les grands producteurs. D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TÉLÉPHONIE
- Algérie. — Par décret du 16 septembre 1908, la Chambre du Commerce de Mostaganen est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 120 5oo francs en vue de rétablissement d’un circuit téléphonique Mostaganem-Relizane-Tiaret.
- Eure-et-Loiii. — Par décret du 4 octobre 1908, la Chambre de Commerce de Chartres est autorisée à avancer à l’Etat une somme de i?5 000 francs en vue de l’établissement de circuits téléphoniques (Chartres-Paris, 3e et 4e, Chartres-Versailles et ChiUeaudun-Ven-dôme).
- Paris. — La Société Industrielle des Téléphones vient dé recevoir une commande de 4 millions de francs pour la réfection provisoire du bureau téléphonique de Gutenberg.
- CONVOCATIONS D'ASSEMBLÉES
- Société anonyme John Cockerill. — Le 28 octobre, à Seraing (Belgique).
- Société Vedoveiii, Priestley et Cie. — Le 24 octobre, rue Saint-Charles, 160, à Paris.
- Compagnie urbaine d’eau et d’électricité. — Le 27 octobre, rue de Rome, 68, à Paris.
- Société industrielle d’énergie électrique. — Le 4 novembre, rue Caumartin, 60, à Paris.
- Société des Établissements Sabrou. — Le 29 octobre, rue Chauchal, 6, à Paris.
- Société Électrique des Pyrénées. — Le 3o octobre, rue Pillet-Will, à Paris.
- Société des établissements Adt. — Le 27 octobre, à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).
- Société d’entreprises électriques. — Le 21 octobre, rue Richer, 16, à Paris.
- Société des Moteurs et Gazogènes J. Delassus. — Le 21 octobre, avenue de la République, 73, à Paris.
- Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homé-court. — Le 26 octobre, à Lyon.
- Compagnie des eaux et d’Électricité d’Indo-Chine. — Le 3o octobre, rue de Londres, 58, à Paris.
- Société française des Téléphones (système Berliner). — Le 4 novembre, boulevard des Italiens, 29, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le 21 octobre, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, fourniture de 3oo wagons à haussettes de 10 tonnes, en 10 lots comprenant chacun 3o wagons, à fournir vers le iCr mai 1909. Soumissions recommandées le 20 octobre.
- ITALIE
- Le 28 octobre, à 11 heures, au ministère de la marine, à Rome, et aux directions générales des arsenaux de Spezia et Venise, fourniture de quatre chaudières cylindriques à retour de flamme pour le navire royal Ercole, 94.952 francs, caut : 9.500 lires.
- Le 3i octobre, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, construction des trois tronçons de la Pietrafitta-Rogliano, sur 13.700“, 3.728.500 lires.
- ESPAGNE
- Le 5 novembre, à 10 heures, au gouvernement civil de la province de Santander, adjudication de l’exploitation du réseau téléphonique urbain de Santander pour i5 années ; caut : 2.000 pesetas.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale, Lich-tenberg-lez-Berlin : i° pose de câbles pour l’électricité, 177.000 marks ; — 20 extension de la station
- go.000 marks; — 4° [fourniture d’une locomobile, 127.000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Posen, extension des installations électriques, 527.000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Gol-trazhofer (Wurtemberg), établissement d’installations électriques, 260.000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Zittau, extension des installations électriques, 270.0000 marks.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome IV <2° série).
- SAMEDI 24 OCTOBRE 1908.
- Trentième année* — N° 43
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 97. — .î. Escahd. Les alliages rer-earbone-inanganèse. Etal, actuel de l'industrie des ferro-manga-nèses, p. 99. —J.-L. Routin. Le réglage des groupes élcclrogèucs («sm/Zc»), p. 107.
- Extraits des publications périodiques. — Traction. Indicateur de court-circuit, p. 112. — Applications mécaniques. Le tamponnage électromécanique. Son application aux machines d’extraction et aux laminoirs, E. Noaillon, p. 113. — Télégraphie et téléphonie sans fil. Etude sur l'associaLion en série et en parallèle des détecteurs électrolytiques, Jkuou, p. 117. Bibliographie, p. 118. — Variétés. — Compteurs horaires, p. 119. — Législation et jurisprudence. — Chronique. Principes de l’enregistrement des traités de*concessions, P. Boucault, p. 123. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière^ p. 123. —Renseignements commerciaux, p. 127. — Xouvetles Sociétés p. 127.— Adjudications. p. 128.
- ÉDITORIAL
- Nous commençons aujourd'hui une série d’études, dues à M. J. Escard, sur les dilfé-renls ferro-alliages. C’est là un sujet bien eu vogue à l’heure actuelle. La première étude, qui parait dans le numéro d’aujourd’hui, concerne l'état actuel de l'industrie des ferro-manganèses. Tout le monde sait que les aciers au manganèse ont aujourd’hui de multiples emplois et constituent des maLériaux industriels de première qualité. L’auteur énonce tout d’abord les propriétés du carbure de manganèse et des carbures doubles qui rentrent dans la constitution des lerro-manganèses. Il étudie ensuite sous quelle forme tous ces composés donnent naissance aux alliages industriels, 1er, carbone, manganèse.
- C’est à partir de 187a que les projets réalisés dans la fabrication du lerro-manganèse furent rapides, et c’est vers i8yc> que, grâce
- à l’impulsion donnée aux nouveaux produits, le prix de vente, jusque là fort élevé, commença à diminuer. La fabrication actuelle du lèrro-manganèse au Inuit-fourneau consiste dans la réduction par le charbon des mélanges d’oxvde de mano’aiièse et de minerai do 1er. M. (iiu a inauguré, d'autre part, un procédé qui produit du Ferro-manganèse au loin* électrique en assuranl; un rendement plus élevé. La tonne de ce niéLal ne reviendrait pas à plus de i5<> Francs environ parce dernier procédé, alors que, dans la Fabrication au haul-Fourneau, elle atteindrait ?.y.o Francs environ.
- A présavoir précédemment, dans son travail su v le réglage des groupes êlectrogènes, abordé la déterminai ion graphique* du réglage delà vitesse au moyen des abaques de AI. LéauLé et s'étre rendu compte des elléts de l'as-
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- scrvissement et de la compensation, M. J.-L. Roulin entreprend aujourd’hui l’étude analytique du réglage de la vitesse à /lux constant. Le rôle du régulateur consiste à modifier le degré d’ouverture de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur, dès que la variation de la vitesse dépasse les limites admises. Or, cette modification du couple moteur peut s’opérer de diverses manières. Dans une première hypothèse, l’auteur admet que la vitesse de manoeuvre est constante.
- On connaît l’usage, dans la distribution de l’électricité pour la traction, des disjoncteurs automatiques, pouvant isoler les feeders des barres de la station centrale, lorsque les courants dans ces l'eeders prennent une valeur exagérée, et généralement on a l’habitude, après déclanchement du disjoncteur, de le refermer sans vérifier les conditions de fonctionnement du circuit. Or, s’il y a court-circuit, par exemple dans la ligne, cette fermeture ne peut se produire. Nous décrivons aujourd’hui un indicateur de court-circuit qui a pour but de reconnaître instantanément si le court-circuit se trouve dans des conditions favorables pour justifier la refermeture immédiate du disjoncteur, ou si la rupture du disjoncteur automatique est causée par un court-circuit.
- M. Noaillon a présenté récemment une communication fort intéressante sur le tamponnage électromécanique et son application aux machines d’extraction et aux laminoirs. Dans celte élude, il examine d’une manière générale les groupes compensateurs pour machines d’extraction et pour laminoirs. Les
- différents systèmes existants ônt été décrits dans notre Revue en leur temps, et nous ne donnons de cette communication que ce qui a trait aux calculs des groupes ligner qui comportent un moteur asynchrone polyphasé. L’auteur a distingué du reste dans ces calculs deux cas, suivant que le groupe marche à pleine charge vingt-quatre heures par jour, ou suivant qu’il ne marche à pleine charge que pendant une partie de la journée.
- La note de M. Jégou, présentée à l’Académie des Sciences récemment et relative à son étude sur l’association en série et en parallèle des détecteurs électrolytiques, montre trèsnettement que l’association en série de deux ou plusieurs électrolytiques est toujours nuisible pour la sensibilité. Dans l’association en parallèle des détecteurs, la sensibilité de réception de l’ensemble serait au moins égale à celle du plus sensible des détecteurs associés. Le montage en parallèle pourrait donc être employé avantageusement dans la pratique, et même les pointes d’électrolytiques seraient bien plus rarement brûlées par les ondes puissantes.
- Rien n’est plus délicat ]que d’exposer les principes généraux qui régissent Venregistrement des traités de concessions. Le nouveau cahier îles charges n’ayant pas donné des renseignements précis sur la règle de conduite à suivre, notre collaborateur en matière de questions juridiques, M. P. Bougault, avocat à la Cour d’appel de Lyon, se préoccupe de rechercher quels sont les cas qui pourront se présenter, et il essaye d’établir des hypothèses ayant un caractère général.
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- 24 Octobre 1908.
- LES ALLIAGES FER-CARBONE-MANGANÈSE *
- ÉTAT ACTUEL DE L’INDUSTRIE
- 1) K S
- FERRO-MANGANÈSES
- Le premier essai de fabrication industrielle du manganèse date de 1889 et il fut tenté à Shellîeld par Marshall Ileath. En 1866, le docteur Prieger, de Bonn, obtint du ferro-manganèse à la teneur de 701180 % de manganèse et, en i<S68, les usines de Terrenoire entreprirent la fabrication au creuset d’un ferro-manganèse à 8o % , dont le prix de revient était de ?> ioo francs la tonne. L’industrie du ferro-manganèse fut définitivement créée, en 1878, par les mêmes usines qui obtinrent des alliages à 80 et 8/( % de manganèse.
- Les principaux produits manganésés utilisables par l’industrie métallurgique que l’on fabrique aujourd’hui sont les suivants : le spie-geleisen, le ferro-manganèse riche, le silico-manganèse (ou mangano-silicium), le silico-spio-gel et le pliospho-manganèse. Les aciers au manganèse, qui ont au jourd’hui de multiples emplois, constituent également des matériaux industriels de première qualité. Nous ne parlerons cependant, dans cette étude, que des ferro-manganèses, ces produits étant les seuls, à l’heure actuelle, ayant des débouchés importants et une fabrication suivie.
- *
- * *
- Les ferro-manganèses sont en grande partie constitués par du carbure de manganèse et des carbures doubles; nous allons donc commencer leur élude par l’énoncé des propriétés de ces derniers composés et des conditions qui président à leur formation. Nous verrons ensuite sous quelle forme ils donnent naissance aux alliages industriels fer-carbone-manganèse.
- Les principaux carbures de manganèse qui, jusqu’ici, ont été signalés sont : le carbureM n C, que Brown a mentionné comme provenant de la décomposition du sulfo-cyanurc, mais dont l'existence chimique aurait besoin d’être contrôlée; le carbure M n G’, qui se forme par l’action du sulfure de carbone sur le manganèse vois 1 ioc'et qui se présente en cristaux octaédriques
- brillants ; enfin le carbure M n3 C, qui est le seul important des trois au point de vue qui nous occupe.
- Le carbure M n3 C a été signalé par MM. Troost et Hauteleuille, en 187a, dans les fontes manga-nésifères, et ces savants l’ont préparé au moyen d’un four à vent. On peut l’obtenir très facilement en maintenant le manganèse en fusion dans un creuset de charbon, ou plus simplement, en réduisant l’oxyde salin Mn30* par le charbon. L’emploi du four électrique permet d’effectuer cette préparation avec une grande rapidité : pour cela on fait un mélange de «ooBr d’oxyde salin et de 5ogr de charbon de sucre et on le soumet à la forte chaleur d’un arc de 900 ampères sous 5o volts ; la réduction s’opère presque instantanément et l’on obtient un carbure d’une grande stabilité. On peut également le préparer par la fusion, au four électrique, d’un mélange de carbure de calcium et d’oxyde Mn30*. M. Gin l’a obtenu par grandes quantités en réduisant, à la chaleur de l’arc, soit le bioxyde de manganèse, soit l’oxyde salin obtenu par calcination préalable du carbonate.
- Au point de vue de ses propriétés, le carbure Mn3C est un corps jouant un rôle important dans la métallurgie; il présente l’apparence d’une masse cristalline d’aspect métallique, à cassure lamellaire; sa densité, à 170, est de f»,8y. 11 se délite à l’air lorsqu’on l’y abandonne pendant quelques jours et, en présence de l’eau, produit un dégagement de méthane et d’hydrogène:
- Mn»G -j- (> 1120 = Cil* + a II -f ilMnO-lU.
- Le fluor l’attaque à froid et le chlore à une température peu élevée; légèrement chauffé, il brûle dans l’oxygène ainsi que dans les protoxyde et bioxyde d’azote. Le gaz ammoniac réagit sur lui au rouge sombre en formant un azolure de manganèse avec mise en liberté d'hydrogène. Les acides étendus l’attaquent il la façon delà fonte de fer; au-dessous du rouge
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- sombre, l’acide chlorhydrique gazeux donne du chlorure de manganèse avec dégagement d’hydrogène entraînant une faible quantité de gaz carburés. Sa composition répond aux chiffres suivants déduits de l’expérience :
- Théorie
- a b pour Mn3C
- Manganèse...... g3,5 93,22 93,23
- Carbone........ 6,5 6,78 6,77
- Celui que l’on obtient par l’action du carbure de calcium sur l’oxyde salin se présente sous l'orme de globules fondus disséminés dans la masse en fusion.
- Si nous passons maintenant aux carbures doubles de manganèse et de fer, nous constatons qu’il en est un grand nombre dont l’existence a déjà été démontrée et dont les propriétés sont connues. Ils forment la majeure partie des ferro-manganèses industriels.
- MM. Carnot et Goûtai ont mis en évidence, dans les l'erro-manganèscs, la présence des trois carbures doubles suivants :
- Mn*C -f- 2Fe*C; »Mn*C -f Fc3C ; /, Mn3G -f Fe3C.
- Les ferro-manganèses les plus riches sont attaqués par l’eau bouillante; ils donnent naissance à des hydrocarbures liquides et gazeux mélangés d’hydrogène. L’attaque par l’eau froide est en général très faible, meme lorsque le métal contient 85 % de manganèse. Les ferro-manganèses à teneur inférieure à 74 % ne sont pi us attaqués d’une façon sensible par l’eau bouillante, mais ils peuvent l’étre, même à froid, par l’acide acétique à 5 % . Cette action est d’autant plus accentuée que le composé est plus riche ; il se forme un résidu insoluble, égal à la moitié du poids total, pour le métal à 3o % , et au quart pour le métal à 55 % . Les alliages riches sont, du reste, presque complètement dissous par l’acide acétique à 5 % ; ils sont de même énergiquement attaqués par les solutions de chlorure d’ammonium, même avec excès d’ammoniaque; au contraire, ils se dissolvent lentement dans une solution d’acétate d’ammonium légèrement ammoniacale, portée à l'ébullition.
- C’est à l’aide de ce réactif que MM. Carnot et Goûtai ont pu isoler, par une attaque lente de plusieurs jours, les carbures contenus dans les manganèses les plus riches. Leurs essais ont porté sur un alliage à 84 % de manganèse et sur
- un alliage à 79 % . Attaqués à l’abri de l’air par la solution ammonicale d’acétate d’ammonium à l’ébullition, ces alliages ont laissé des résidus cristallisés, inattaquables par l’eau bouillante, solubles dans l’acide acétique très étendu et froid ; ces résidus sont formés du carbure double 4 Mn’C, Fe3C.
- Ce carbure existe notamment dans les ferro-manganèses à 74 % ; cette teneur est précisément celle au-dessous de laquelle les ferro-manganèses cessent d’être attaquables par l’eau bouillante; lorsqu’ils contiennent de 60 à 74 % de manganèse, ils laissent comme résidu, une fois traités à froid par l’acide acétique au vingtième, un carbure double cristallin, non magnétique et différent du précédent, correspondant à la formule 2 Mn3C, Fe3C.
- Les produits renfermant de 35 à üo % de manganèse laissent par le même traitement un mélange de deux carbures doubles dont l’un est celui que nous venons de mentionner et l’autre un carbure répondant à la formule Mn3C, 2Fe3C. Ce dernier n’est pas non plus attirable à l’aimant et il se conduit comme le précédent vis-à-vis des dissolvants (eau bouillante, acides minéraux et acide acétique étendus et froids, chlorure cuivrique). C’est pour cette raison qu’il est difficile de l’obtenir pur en partant de ferro-manganèses renfermant plus de 3o % de manganèse. Cependant, le traitement d’un alliage contenant 35,70 % de Mn, 57,40 % de Fe et 6,90 % de C donne un résidu dont la formule est-Mn Fe2C ; ce carbure double semble avoir une tendance à s’isoler pendant le refroidissement du ferro-manganèse ; une partie de l’alliage forme une masse à texture cristalline, tandis que l’autre, constituée par de grandes lames cristallisées, donne exactement comme composition chimique celle du carbure double Mn3C -(- aFe3C ou Mn:!Fe6C3 qui est identique à MnFe2C.
- Les séparations que l’on peut ainsi effectuer d’une manière si précise proviennent sans doute de l’écart existant entre les points de fusion des différents carbures de manganèse qui prennent naissance dans l’alliage à des températures elles-mêmes différentes et par l’intermédiaire de causes variées.
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- La préparation du manganèse pur, par la ré-
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- duction de son protoxyde M11O à l’aille du charbon,a toujours été regardée comme très difficile il réaliser. Par contre, il est facile d’ohtcnirdo la fonte de manganèse, composée uniquement de ce métal et de carbone, en combinant les éléments à l’aide du four électrique. En réduisant le protoxyde de manganèse en présence d’un excès de charbon, le premier se décompose et met le métal en liberté tandis que celui-ci ne tarde pas à s’emparer d’une quantité plus ou moins grande de charbon suivant les dispositions de l'expérience. Certains échantillons, ainsi préparés par Moissan au moyen du four de laboratoire, ont donné à l’analyse les résultats suivants :
- i 2 3*4
- Manganèse .... 85,oo 85,8s 90,60 94,06
- Carbone... i/j.5° 1*1,98 10,20 6,35
- Lorsque le carbone entre en grande proportion dans la fonte de manganèse et que, par suite, la quantité de carbure augmente, l’humidité de l’air la décompose assez rapidement; en plaçant quelques fragments dans l’eau, ceux-ci se transforment dans l’espace de vingt-quatre heures en fournissant lin dégagement gazeux composé d’hydrogène et de carbure d’hydrogène.
- Ceci étant dit, entrons maintenant dans le domaine industriel de la fabrication du ferro-manganèseet examinons les différents états sous lesquels on le prépare actuellement, en indiquant pour chaque procédé les applications dont il semble susceptible à l’heure actuelle.
- *
- ♦ *
- On donne le nom de spiegeleisen ou plus simplement de spiegel à l’alliage de fer et de manganèse contenant ce dernier métal sous une teneur maximum de 20 % et sans autre métal prédominant. Les spiegels industriels contiennent généralement une proportion de manganèse oscillant entre 5 et 20 % .
- Ainsi que nous l’avons mentionné précédemment, c’est ii Marshall Heath que l’on doit les premiers produits métallurgiques manganèsi-fères. En 1889, après avoir remarqué l'influence heureuse exercée parle manganèse dans la fonte destinée à la préparation de l’acier, il prit un brevet concernant la fabrication du manganèse métallique et obtint celui-ci par la réduction de l’oxyde au moyen du charbon.
- Ses essais lurent effectués «dans des creusets semblables à ceux utilisés alors par les fondeurs d’acier et il arriva ainsi à préparer un produit constitué par du manganèse plus ou moins allié de fer qu'il vendait aux industriels de SheNield sous forme de grenaille (1 ;. Plus lard rallention des industriels fut attirée vers la production de fontes obtenues avec les minerais spalhiques de Siegen, en Prusse, qui permirent d’étudier ce métal au point de vue de sa préparation et des différents moyens d’y parvenir.
- Au Stahberg, près de Münsen, on rencontre des minerais carbonates de fer et de manganèse, dont la composition répond, en moyenne, aux pourcentages suivants :
- Protoxyde de fer |6
- — de manganèse
- Magnésie ...... 2.3
- Chaux «> s
- 1 Silice .. . •>
- Acide carbonique..
- Au début, ces minerais étaient traités par le charbon de bois, dans des liants-fourneaux de taille moyenne, après avoir été grillés; plus tard, 011 substitua le coke au charbon de bois et l’on utilisa des appareils de plus grande dimension. Les fontes ainsi obtenues étaient fragiles, possédaient une teinte blanchâtre et leur aspect indiquait la présence de grandes lamelles brillantes, plus ou moins irisées. Leur teneur en manganèse était comprise entre 5 et 12 % environ et le carbone combiné y entrait dans la proportion de 5 à 6 %\
- En 1877, M. Stockmann, des usines du Phénix, a Ruhrort (Allemagne), commença la fabrication d’un spiegel riche en employant un lit de fusion renfermant 42,ra parties de fer pour ir,3i de silice et 18,37 de manganèse. Le métal obtenu contenait environ 19,9 % de manganèse avec une utilisation de 81 % du manganèse employé. L’opération était à peu près la même que colle réalisée avec les minerais de Siegen.
- Les minerais pour spiegel à ao % de manga-
- (*) Fiühd. Gautiek. Les alliages ferro-mélalliques, leur fabrication, leui s propriétés, leurs emplois. (Extrait du Bulletin de la Société de l'Industrie minérale (2e sériel t. HT. 3« li vraison, 1889.)
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- nèse renferment souvent i5pallies, en moyenne, de ce mêlai pour 28 de 1er et io de silice; il suffit, en général, pour avoir celte teneur de 20 % , d'employer dos minerais ayant i partie de manganèse, pour 2,5 de fer; mais comme il existe des minerais très pauvres en oxyde de manganèse et d’autres qui en renferment une grande proportion par rapport à celle du fer, on mélange souvent les minerais pauvres et les minerais riclics jusqu'à ce qu’on obtienne à peu près le pourcentage désiré de manganèse.
- Les premières applications du spiegel sont dues à R. Mushct qui, en i85G, cul l’idée de l’employer dans la fabrication du métal Ressemer pour éviter les souillages et les cassures de l’acier. En ajoutant dans le convertisseur ou dans la poche de coulée une certaine quantité de spiegel, il arriva à des résultats lout à fait satisfaisants, cl le métal, exempt de soufflures et de bulles, se laissa marteler et laminer sans produire de cassures.
- Le rôle du manganèse dans la fabrication de l’acier fut alors étudié plus à fond dans le but de se rendre compte dans quelle proportion il convenait de remployer pour arriver aux meilleurs résultats. La première explication donnée à ce sujet fut la suivante : « Le spiegelciscn remplit un double but, il désoxyde et il reoarburc. » Le rôle du manganèse comme réducteur étant ainsi nettement défi ni, les applications du spiegel prirent une extension de plus en plus grande. La majeure partie du produit ainsi fabriqué fut utilisée pour la fabrication des aciers de dureté moyenne,et pour cela on employa du spiegel à ao % de manganèse.
- Une analyse do spiegel à 20 % a don mi les résultats suivants :
- Maut’anùst'......................... :>.<),Go %
- Ker....... .................... . . . 7
- Carbono.......... .................. 4
- Silicium ... .................... ... 0/20
- IMioyphoru............................ 0,08
- Une autre analyse d’un spiegel fabriqué à llann QVe.sl phalie) a donné les chi lires -ci-dessous :
- Manganèse......................... H,70 %
- ter............................... 8 5,91
- Carbone en : : 1 b : n é.......... i\, 1 a
- Soufré............................. '0,01
- Cobalt, ............................. 0,01
- Cuivre........................... O.uç)
- Le spiegel à ao % de manganèse, qui forme le Irait d’union entre les spiegcls proprement dits cl les ferro-manganèses industriels, est aujourd’hui fabriqué pour l’épuration des fontes impures, mais on lui substitue généralement le ferro-manganèse à plus forte teneur en manganèse, d’après cette considération que la valeur du spiegelcisen est proportionnelle à la quantité de manganèse qu’il renferme. On a donc interet, dans la plupart des cas, à rendre maximum le pourcentage de l’alliage en ce dernier métal.
- * *
- Le nom de ferro-inangnnc.se est aujourd’hui réservé aux alliages dont le pourcentage en manganèse est supérieur à 2» et peut atteindre 80 ou <85. L’alliage à 2,5 % présente la
- particularité de n’être plus attirable à l’aimant.
- D’après Karsten, R. Mushct aurait pu, dès 1845, obtenir du ferro-manganèse à 50 % , à la suite de recherches sur l’incorporation du manganèse à la fonte. Sir Henry Besscmer, dans le but d’arriver à de l’acier doux, se préoccupa plus tard d’obtenir en grand le ferro-manganèse et étudia pour cela le procédé Uenderson qui utilisait comme minerai les résidus manganèsifères de la fabrication du chlore et les transformait, par différents trailemenls, en carbonate de manganèse. (icite dernière substance, additionnée d’un corps réducteur (coke) et chauffée dans un four à réverbère avec sole en carbone, lui permit d’obtenir un ferro-manganèse à 2") ou 28 % de manganèse, doué de propriétés intéressantes, mais malheureusement d’un prix encore trop élevé pour cire utilisé dans l'industrie.
- C’est alors que le l)r Pricger entreprit la fabrication d’un ferro-manganèse à 8/j % au moyen de sa réduction du peroxyde de manganèse au creuset de plombagine. La Compagnie de Terrenoire absorba le brevet Priegcr et chercha à obtenir, sur une grande échelle, des alliages de manganèse à différentes teneurs en utilisant le procédé Uenderson. Le minerai choisi était le même carbonate artificiel d’ilenderson mélangé à des oxydes de fer pulvérulents et à un charbon lavé à 5 % environ do cendres, La composition du lit
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- de fusion, pour un fcrro-alliage à a5 % de manganèse, était la suivante :
- Manganèse , j partie
- Fer 58,
- Silice 1?,, ,0 —
- Alumine y
- Gliaux 28. ,5 —
- En essayant successivement des mélanges contenant, pour une même quantité d’oxyde de fer, plus d’oxyde de manganèse et moins de silice, on obtint un alliage de plus en plus riche en manganèse. Ainsi un mélange comprenait 1 220 parties d’oxyde de manganèse barytique de Roma-nèchcpour 100 d’oxyde de fer, 22f> de houille et 20 de chaux donna un métal contenant /,2 % de manganèse. En employant 780 parties d’oxyde de manganèse pour 100 d’oxyde de fer, f>oo de houille et 20 de chaux, on obtint un métal contenant de 7r> à 80 % de manganèse. En augmentant encore la proportion d’oxyde de manganèse dans le lit de fusion, on arriva à un pourcentage de 82 à 83 de ce dernier métal, mais l’opération de réduction était alors plus pénible et plus longue.
- Afin d’activer la réduction et d’éviter des pertes de matière utile, on eut ensuite l’idée de former des briquettes renfermant les éléments du lit de fusion et de les cuire dans des moules en fonte, sur la sole d’un petit four chaullo à la température du rouge vif. On obtint ainsi une excellente préparation des charges.
- Mais, malgré toutes les tentatives faites dans le but de diminuer le prix de revient du ferro-manganèse obtenu par l’un ou l’autre de ces procédés, on 11’arriva pas à une préparation économique de cet alliage. D’après M. E. Gautier, le ferro-manganèse à 5o % de manganèse ne coûtait alors pas moins de 800 à 900 francs la tonneau fabricant et se vendait près de 2 5oo fr. ; l’alliage à \o % se vendait 2 000 francs. Si l’on songe, d’autre part, qu’avec les fours Siemens de capacité moyenne 011 11e produisait par journée de vingt heures qu’une tonne d’alliage à /,o ou f>o % , il est facile de se rendre compte des frais élevés de fusion, sans même parler de la faible durée des fours, qui s’usaient parla destruction de la voûte siliceuse au contact des poussières d’oxyde de manganèse entraînées pendant l’opération.
- 11 fallut donc songer à l’emploi exclusif du haut-fourneau qui seul permettait de régulariser
- la marche des opérations et do foire intervenir au degré voulu tous les éléments capables d’exercer une heureuse inlluence sur le produit finai. On chercha à préparer du spiegel riche en augmentant la richesse en manganèse du bain de fusion, mais on oublia d’abord de tenir compte de ce fait que l’oxyde de manganèse demande une grande quantité de chaleur pour être réduit. L’addition du minerai de manganèse au lit de fusion 11e devenait intéressante que si la proportion relative de combustible nécessaire à cette réduction augmentait elle-même.
- u Pour produ ire une tonne de manganèse métallique, il faut environ trois tonnes de coke, tandis qu’il faut une tonne de coke pour faire une tonne de fonte ordinaire avec des minerais riches. Sous cette forme empirique, il est facile de trouver la raison des premiers insuccès d’enrichissement du spicgelcisen et de la possibilité de sa transformation en ferro-manganèse. »
- Il a été également facile de constater qu’en augmentant la quantité de calcaire jusqu’à la limite de fusion du laitier, 011 augmentait en même temps la richesse en manganèse de l’alliage et qu’on diminuait la teneur des laitiers en ce meme métal. C’est ainsi qu’en fondant au hautfourneau un minerai contenant sdipartiesde manganèse pour i3 de fer, on a obtenu les résultats suivants par l'addition de quantités croissantes de chaux :
- Addition de chaux Manganèse dans l’alliage
- 0 • 7 %
- 20 2()
- 3o 28
- * e,
- A partir de l’année 1875, les progrès réalisés dans la fabrication du ferro-manganèse furent rapides et les usages de cet alliage se propagèrent de plus en plus dans le monde métallurgique. La Compagnie de Terrenoire se mit à le préparer en grand et une « Société des fers et aciers par alliages de manganèse » fut créée à Paris. En 1880, on rencontrait des usines à ferro-manganèse eu France (Saint-Louis près Marseille, Terrenoire, Montluçon) ; en Allemagne (Phœnix GutehofTumgshütte, llerde); en Autriche (Jauerburg) ; en Angleterre (Pyle, Rlai-naï, etc. Plus tard, vers 1889, de nouvelles usines
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- s’ouvrirent, en particulier à Mostyn-Darwcn, près de Liverpool, à Wigan, dans le Lancashire, et à Pittsburgh, aux Etals-Unis. En meme temps, grâce à l'impulsion donnée au nouveau produit, le prix de vente du ferro-manganèse diminua et scs qualités furent appréciées.
- * *
- La fabrication actuelle du ferro-manganèse au haut-fourneau nedill'ère pas sensiblement des procédés déjà mentionnés ; elle consiste dans la réduction, par Je charbon, de mélanges d’oxydes de manganèse et de minerai de fer. Pour cela, on peut employer aussi bien des minerais doubles de fer cl de manganèse que le mélange précédent, mais alors il faut tenir compte du pourcentage des deux métaux dans le minerai, le mélange y existant à l'état naturel. Après l’addition des fondants nécessaires, on soumet la composition à une fusion réductrice, le lit de fusion étant préparé de façon qu’il se produise une scorie basique manganèsifère. On arrive ainsi à obtenir des ferro-manganèsos contenant jusqu’à 85 % de manganèse et de f\ à (> % de carbone.
- Les différentes réactions qui donnent naissance au ferro-manganèse ont souvent fait; l’objet de vives discussions, attendu qu’il est difficile de les suivre exactement pendant la marche de l’opération. On peut cependant les expliquer de la manière suivante : au début, la température assez élevée qui règne dans l’appareil amène la transformation du bioxyde MnO2 en oxyde salin Mn304 avec dégagement d’oxygène; celui-ci, se portant sur le coke, le brûle partiellement et produit de l’oxyde de carbone qui réagit sur l’oxyde salin Mn3()J, avec production d’acide carbonique d’après l’équation :
- Mif’O* -f GO = 3 MnO + CO2.
- Cet acide carbonique, au cou tact d’une nouvelle masse de coke incandescent, redonne de l’oxyde de carbone. Que se passe-t-il alors entre les deux oxydes en contact ?
- Les charges pouvant être considérées comme composées d’oxyde M n3Ovct dcsesquioxydeFe20:î, ce dernier, par l'action réductrice des gaz ascendants, se transforme en fer métallique, tandis que l’oxyde salin de manganèse passe à l’étal
- de protoxyde; à son tour, celui-ci est réduit et, en présence du carbone, donne du manganèse métallique. On admet généralement que cette dernière réduction est influencée par la présence du fer.
- Au moment de la coulée, il se produit toujours quelques vapeurs de couleur rousse, provenant de l’oxydation superficielle du bain. Pour cette raison, il faut éviter un refroidissement rapide de la masse métallique au contact de l’eau, les alliages au-dessus de 3o % de manganèse se décomposant facilement avec oxydation du métal. C’est aussi pour cela qu’on ne cherche que rarement à élever la teneur en manganèse au-dessus de 85, l’alliage étant alors d’une conservation difficile. Lorsqu’on ne prépare que de faibles quantités d’alliage riche, on peut cependant le conserver d’une façon presque parfaite en le recouvrant, par aspersion, de pétrole ou d’huile de naphle, comme cela se fait pour les métaux alcalins.
- À titre d’exemple concernant la composition du ferro-manganèse, nous donnerons l’analyse suivante, relative à un alliage à 83 % de manganèse :
- Manganèse
- Fer......
- Carbone.. Silicium . . Phosphore
- 83,4o %
- 9.50
- 6.50 o,8o o,^5
- Le ferro-manganèse est assez fragile et cette particularité csl d’autant plus accentuée que sa teneur en manganèse est plus élevée. Sa couleur est généralement, d'un blanc argentin très net; mais lorsqu’il a été brisé à chaud, sa coloration superficielle prend des teintes irisées très brillantes, comparables à celles que l’on constate souvent sur les pyrites de cuivre et de fer et dues sans doute au phénomène optique des lames minces.
- M. Gin a imaginé un procédé qui n’a pas seulement pour but de produire du ferro-manga-nèse en utilisant un mode de chauffage différent des précédents (chauffage électrique), mais sur-loutd assurer un rendement élevé en manganèse. I/un des points les plus importants du procédé
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- réside, en effet, dans rabaissement de la température de régime du four électrique par la scarification de l’oxyde de manganèse à l’état d’oxyde double mangano-barytique ou mangano-sodiquc.
- « Jusqu’à ce jour, dit-il, les électro-métallurgistes n’ont attaché qu'une médiocre importance à la scorification des minerais, et comme au four électrique ou fond toutes les gangues possibles, ils ont considéré la question comme négligeable. Or, certains métaux (en particulier le manganèse) ont un point de fusion inférieur à celui de leur oxyde le plus stable; il en résulte (pie, si l’oxyde seul est soumis à l’action du four électrique, la température développée sera nécessairement plus élevée que celle de la fusion du métal ; et si ce dernier a un palier de fusion assez court, c’est-à-dire si ses températures de fusion, et d’ébullition sont peu éloignées, il y aura des chances pour que l’on atteigne et même que l’on dépasse la température d’ébullition, ce qui entraînera naturellement la perle partielle ou totale du métal à recueillir. Si, au contraire, l’oxyde considéré est scorilié préalablement par combinaison avec un autre corps non réductible dans les conditions de l’expérience, et tel que sa présence abaisse la température clc fusion jusqu’à une. limite convenable, la réduction du métal et la formation du bain fluide que l’on recherche deviendront possibles sans volatilisations exagérées. »
- Pour arriver à un tel résultat et récupérer en même temps un sous-produit ayant une certaine valeur commerciale, M. Gin additionne le minerai d’une certaine proportion de sulfate de sodium préalablement déshydraté et chauffe le tout au four électrique en présence d’une proportion suffisante de carbone. Les réactions qui se passent alors peuvent se résumer dans l’équation chimique suivante :
- i 3 MnO- -)- 3 S O CX a 2 -(- 11 G = 3Mn03Na2 -f /,Mn3Cb -f 3S02 -f- uCO.
- Gomme les minerais contiennent toujours une certaine quantité de silice, celle-ci, en se combinant avec l’oxyde de sodium et les terres, forme un silicate de composition multiple qui facilite la scorification du bain.
- Dans un autre procédé, M. Gin ajoute au minerai une quantité convenable de chaux et chaude, comme précédemment,-le mélange en
- présence de carbone, dans un four électrique, de manière à obtenir d’abord du manganite de calcium 3 MnO2, Ca O. Celui-ci, en passant dans une région plus chaude, se dissocie et forme de l’oxyde double mangano-calcique cl de l’oxyde salin Miv’O4, l’oxygène en excès étant brûlé par le carbone présent. On a les réactions, suivantes :
- pM ni )2 -|- 3Ca<) -|- 7C = aMnsO’’ -j- 3MnCa()2-j- 7CO.
- La scorification du minerai, (pii s’effectue d’une façon comparable à la précédente, est cependant insuffisante pour éviter les pertes de manganèse obtenu par ce procédé.
- En partant d’un minerai dont la composition centésimale est la suivante :
- MnO2 . . . 78,30 | Mn =: 3o,6 %
- MnO
- i,4*
- l’c20:! 4,80
- SiO2 0,00
- G0:»Ga 5,00
- l’ensemble des réactions qui donnent naissance au ferro-manganèse peut s’écrire :
- gMn( )2-)-opMnt )-|-o,v.Eo20:'-(- r,:">SiG)- —j— o,")C03Ga
- 1 tonne clc minerai
- + (),7 GaO + n,iG - ïMiCG -f 0,1 l<VC
- de 1‘eiTo-inang‘anèse
- 1 >:,Ca -(- o,aSiO*Mn -|- o, i SiÜ:,Fe -J- iq,5C0.
- i;8,6kK' de scories
- Etant donné que la température de fusion du protosilicate est voisine de 1 370°, on peut admettre ([lie la scorie répondant à la formule ci-dessus fondra vers 1 3o«°. Si l’on compte pratiquement sur une perte de matière égale à 3 % et sur un rendement des fours électriques égal à (>o % , l’évaluation précédente correspond à une dépense de 4 400 kilowatts-heure par tonne de ferro-manganèse fabriqué.
- Au point de vue pratique, on peut admettre les chiffres ci-dessous pour la production d’une tonne de ferro-manganèse par celte méthode :
- Minerai à >o % de manganèse . . . a ooo
- Chaux............................ 60 à J'-io
- Coke............................. 33o à ><So
- Electrodes........................ >5 il Co
- Energie électrique........... i >.oo à J [oo kg.
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- En tenant compte des dépenses relatives à tous les éléments entrant en jeu dans cette fabrication, y compris les bénéfices réalisés par la préparation, possible de sous-produits, on arrive au prix de i5o francs environ par tonne de ferro-manganèse. Le prix de revient d’une meme quantité d’alliage fabriquée au haut-fourneau étant de aao francs environ, il est aisé de se rendre compte que la fabrication électrothermique du ferro-manganèse, entreprise dans les conditions de production d’énergie et d’approvisionnement dont on peut disposer dans certaines contrées, permet d’obtenir le métal avec une économie notable sur les prix couramment admis.
- £
- * *
- Nous avons indiqué précédemment pour quelles raisons la fabrication du ferro-manga-nèse à teneur supérieure à 85 % semblait peu intéressante, d’après les propriétés de cet alliage et les emplois qu’on lui réserve dans l’industrie. Il est cependant des cas où l’alliage riche serait préférable et, en premier lieu, nous devons mentionner celui où le ferro-manganèse doit jouer le seul rôle de désoxydant et non de véhicule pour l’incorporation du carbone. Une basse teneur en carbone devient de meme une nécessité lorsqu’on veut fabriquer des aciers manganèses peu carbures. Les procédés Gin s’appliquent à ces desiderata et permettent d’obtenir des alliages contenant jusqu’à 90 et y3 % de manganèse.
- Le procédé de fabrication est le suivant : on part du siliciure de manganèse Si Mn2, lequel contient toujours une certaine quantité de siliciure de fer SiFe2 et on le traite, au four électrique à induction, par le minerai même de manganèse. Il se forme du ferro-manganèse plus une scorie d’affinage renfermant du silicate de chaux et du silicate de manganèse avec dégagement d’oxyde de carbone et d’acide carbonique.
- En tenant compte des pertes aussi bien que du retour en opération de la scorie d’affinage, la production d’une tonne de ferro-manganèse à 90 % exige pratiquement :
- .Minerai à 5o % de manganèse.. 2000 kg
- Silice.................................. 400
- Coke de réduction....................... 600
- Electrodes en carbone.................... 65
- Energie électrique..................... 6600
- Si on le juge convenable, on peut éviter le retour en opération de la scorie manganésifère, en ajoutant de la chaux au minerai pendant la fusion oxydante.
- Quant au prix de revient d’une tonne de ferro-manganèse ainsi fabriqué, il peut être facilement établi, d’après les données suivantes :
- Matières premières (minerai, silice,
- coke, chaux, électrodes)....... . . . 180 francs
- Energie électrique (6600 kw-h. à0,008). 53 —
- Main-d’œuvre.......................... '20 —
- Entretien du matériel, transports, frais
- généraux........................... 5i —
- Frais d’administration et de direction,
- amortissements....................... 60 —
- Total............ 364 francs
- La tonne de ferro-manganèse à 90-93 % de manganèse revient donc à 364 francs environ. Ce prix se rapporte à une usine qui fabriquerait annuellement,et en même temps que d’autres ferro-alliages, plusieurs centaines de tonnes de ferro-manganèse à basse teneur en carbone. Les chiffres donnés ci-dessus n’ont du reste pour but que de donner une base approximative aux calculs; il est, en effet, impossible, pendant l’affinage, d’épuiser le manganèse de la scorie. Il y a donc, de ce chef, une perte dont il faut tenir compte dans les données pratiques finales. Cette remarque s’applique également aux autres procédés de fabrication précédemment décrits.
- Jean Ëscard.
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- 107.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Suite){1)
- ÉTUDE ANALYTIQUE DU RÉGLAGE DE LA VITESSE A FLUX CONSTANT
- Dans cette étude, nous supposerons toujours :
- i° Que la correction de la vitesse est effectuée à flux constant ;
- 2° Que le réglage de la vitesse est effectué par un moteur auxiliaire et que le régulateur est construit de façon à l’endre négligeables les frottements, ainsi que les effets de son inertie propre. Nous indiquerons, dans le chapitre HT, les moyens pratiques de réaliser ces hypothèses;
- 3° Que le réseau de distribution alimente simultanément des lampes et des moteurs ;
- 4° Que la vitesse des moteurs peut être considérée comme proportionnelle à la vitesse du groupe et que les machines entraînées par les moteurs opposent des couples constants et des couples proportionnels à la vitesse.
- Couple résistant.— Nous avons précédemment établi (voir formule n° 5) que le couple résistant peut être représenté par une expression de la forme :
- Couple moteur. — Nous nous bornerons à envisager le cas où le couple moteur ni peut être mis sous la forme (voir formule n° i3) :
- M désignant le couple correspondant à l’ou-
- Q
- verture complète E, et — le degré d’admission.
- Cette formule correspond, comme nous l’avons vu, au cas des moteurs à pistons.
- Nous avons établi précédemment que, dans le cas des turbines hydrauliques, le couple moteur ni est donné pai'j l’équation (voir formule n° nj :
- ni = M
- e U — o) É U — £2
- w désignant la vitesse angulaire à l’instant considéré et £2 la vitesse normale. Cette formule ne diffère de la formule n" i3 que par le facteur
- U—w U — Q'
- / = JJk*? + «*> [K1 + V|KV7
- db)
- que nous écrirons sous la forme :
- R do)
- n . aw .... .
- ' - a + q w + -3F2jKv'’
- (2 1)
- Q désignant la vitesse normale, et A et R, les paramètres de charge.
- Pour éviter d’avoir à considérer un trop grand nombre de cas particuliers, nous n’envisagerons que les hypothèses où les paramètres de charge A et R sont indépendants du temps ; ceci revient à ne considérer que les variations brusques de la charge.
- Or, lorsqu’un groupe est pourvu d’un régulateur, w reste toujours au voisinage deQ et le fac-U — w
- tour u- ^ est toujours voisin de i ; il s’ensuit
- que la formule n° 13 fournira' toujours, dans ce cas, une approximation suffisante.
- Equation fondamentale. — L’équation fondamentale qui permet de déterminer la vitesse pendant la correction d’une .perturbation est celle qui exprime que la dérivée par rapport au temps de la somme des moments des quantités de mouvement relativement à l’axe du groupe est égale à la différence entre le couple moteur et le couple résistant.
- En désignant I par le moment d’inertie de la partie tournante du groupe, on a ainsi :
- (*) Cf. La Lumière Electrique, tome III (ae série), p. 38g.
- p dm
- dt
- m —
- r.
- (2'2)
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- 108
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 43.
- Inertie des moteurs. — Lorsque le réseau alimente des moteurs dont la vitesse peut être considérée comme proportionnelle à celle du groupe, l’inertie de chacun de ces moteurs intervient dans le phénomène du réglage au même titre que l’inertie propre du groupe.
- Quelle que soit la forme considérée pour m, on a, en effet, dans ce cas, en appliquant l’équa-tioji fondamentale (au) et en tenant compte de
- M :
- tdtù r, ,
- diù
- dt
- 2Kv
- OU
- (I + ZKV)^=1<».
- Pour simplifier, nous poserons toujours :
- 1 + 2 K-2 J = Y. * (a3)
- Vitesse de manœuvre.—Le rôle du régulateur consiste à modifier le degré d’ouverture de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur dès que la variation de la vitesse dépasse les limites admises. — Cetlc modification du couple moteur peut s’opérer de diverses manières.
- Si la vitesse de manœuvre est constante, on a:
- e = e„ ± al et
- M
- (‘M)
- a désignant une constante et ~ désignant le degré d’admission à l’origine de la perturbation.
- En employant un accélérateur différentiel (appareil que nous décrirons également au chapitre 111), on peut obtenir que le déplacement de l’organe de réglage s’opère avec une vitesse proportionnelle à la différence entre le couple moteur et le couple résistant, soit avec une vitesse proportionnelle à [m — /).
- On a alors, en se reportant à l’équation (aa) :
- m
- — r) dt :
- r?0 — al J diù (a6)
- et
- m =
- M
- E
- i'1!)
- Dans ce cas, on a forcément une vitesse plus faible en charge qu’à vide.
- M. Léauté et M. Wischnegradski ont examiné une quatrième hypothèse qui consiste à supposer que la vitesse de manœuvre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur est à chaque instant proportionnelle à o). — On a alors :
- e = e0 zh f a w dt
- et
- m
- Avec le régulateur spécial que nous décrirons plus loin sous le nom de régulateur électro-mécanique, on peut obtenir que le déplacement de l’organe de réglage s’opère avec une vitesse proportionnelle à l’écart qu’ii s’agit de corriger.
- On a alors, en désignant toujours par Q la vitesse de régime, par o> la vitesse au temps / :
- e
- (o) dt
- et v
- Gette hypothèse correspond au cas où on emploie un moteur auxiliaire dont la vitesse est à chaque instant proportionnelle à celle du groupe.
- Comme o) s’écarte peu de sa valeur de régime, cette hypothèse conduit à des résultats très voisins de ceux que l’on obtient en supposant :
- ni =
- M
- E
- a t).
- M /»
- jjr Ou + J « (Ü — o>) dt].
- m
- (‘23j
- Nous examinerons successivement chacune des trois premières hypothèses.
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- 24 Octobre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 109
- PREMIÈRE HYPOTHESE
- CAS D UNE VITESSE DE MANŒUVRE CONSTANTE
- En remplaçant, dans la formule (22) m et r par les valeurs correspondantes qui sont données par les formules (i3), (24) et (21) et en tenant compte de (2I), on a (en supposant qu’il s’agisse d’une augmentation brusque de la charge et que le régulateur n’admette aucune zone d’inaction) :
- ,, du> M , R ,
- ^ 777 = Ë(e° + ^):-A-Q-ü>. (a8)
- Posons :
- il vient :
- dz R dt + QŸ
- ce qui donne :
- o) — Q
- M , . ,
- ËQY (eo + at)
- A 4- R QY ’
- r R „ J QYdt
- Z —G ~ ÛY
- [/:
- ËÔŸ(e°+Æï)" QY
- QY
- dt+Q
- En intégrant par parties, il vient : r r- R
- z—e
- aii[cIlï,(M^_A+R)+(îQ,,M„(_QY)+Ql
- Me" A+R ' m
- ER
- R
- Pour t = o, on doit avoir z — o.
- La constante Q devra donc satisfaire à la condition :
- M«, A-fR MflÛY ^ ER + ~
- R
- R2E
- En remplaçant Q par sa valeur, dans (29), on obtient :
- — VER R R!EA ; + RE ]
- Cette expression peut se simplifier en introduisant certaines grandeurs physiques que nous allons définir.
- Désignons par 8 le temps nécessaire pour que l’organe de réglage se déplace, de la quantité E, on a :
- a
- Ë'
- (3 0
- Désignons par lKp le rapport de la puissance maxima que peut fournir le groupe à l’énergie cinétique que possède, à la vitesse normale, l’ensemble formé par le groupe et les moteurs en service. On a :
- kp
- MQ
- ?
- - Q2Y
- X
- » . M
- d ou
- QY
- (32)
- . R .
- Désignons par n le rapport — qui peut varier
- M
- de o à 1. O11 a :
- R = ix M.
- (33)
- Enfin, désignons par ni le rapport
- (M)
- xi, est toujours inférieur à 1 et, de plus, dans l’hypothèse où nous nous sommes placés (cas d’une augmentation de charge), xit est toujours négatif (').
- En introduisant ces grandeurs dans l’équation (3o), il vient :
- 2 pn§
- CM)
- z peut donc être représenté par une courbe telle
- (*) En pratique, n 11e pourra jamais descendre au-dessous de la valeur qui correspond aux pertes à vide, soit euviron o,o3. De même nt 11e pourra varier que de zéro à plus ou moins 0,97.
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- 110
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 43.
- que AD EFG (voir fig. a6) obtenue en retranchant tics ordonnées de la droite :
- n° 39 indique que pG doit rester inférieur à la valeur donnée par l’équation :
- 1
- n
- les ordonnées de l’exponentielle:
- (3d)
- °’M' " TpÜ l0g^ 'ip^ ~ 1
- qui donne
- p G = o,a68.
- n \ 1 a p«G/ e?l>nl‘
- (3?)
- La courbe AB ne peut évidemment être utilement considérée qu’entre le point A et le point G dans la partie qui correspond aux valeurs négatives de z.
- La valeur t.m de l qui correspond au maximum Z de z est donnée par l’équation :
- — 4- apn ( n, -I----- ) = o.
- 0 ~ 1 V 1 a. pn G/
- On eii tire :
- =------log (apnny -j- 1). (38)
- a pn • '
- La valeur correspondante de Z est :
- n LanpH
- logu — aw./qpG) -f- ni
- 9)
- APPLICATIONS
- Limites de p.
- La formule (3a) montre que, pour réduire p à 0,01, il faut que l’énergie cinétique soit égale à a5 fois la puissance du groupe. Si l’on suppose la masse active lancée à la vitesse de 4om à la seconde et si l’on désigne par P le poids par cheval, on doit avoir:
- - X —5- X 4o2 = 75 x as
- a 9,81
- qui donne P — a3 kilogrammes.
- Dans le cas où le groupe n’alimente que des lampes, il serait donc difficile, de réduire p au-dessous de 0,01, car les volants deviendraient encombrants et coûteux. 11 faut d’ailleurs remarquer que p a une. limite supérieure fixée par l’inertie propre du groupe supposé dépourvu de volant; pour une turbine à vapeur, cette limite est d’environ 0,07, ce qui revient à dire que l’énergie cinétique des parties tournantes de la turbine et du générateur électrique représente environ trois fois et demie la puissance du groupe.
- Limites de. p et de 6.
- Limites de G.
- La formule (3q) montre que n et. n, étant donnés, Z peut cire considéré ranime fonction du produit j»G.
- Il est. à priori évident que Z va constamment en croissant, avec pG, car la variation de vitesse est d’autant plus grande que le volant, est moins lourd et la vitesse de manœuvre plus lente.
- Pour que le régulateur soit utilisable, il faut, donc choisir le poids du volant et la vitesse de manonivre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur de façon que le produit pG reste inférieur à la valeur qui correspond au plus grand écart toléré lorsqu’on suppose que le groupe est mis brusquement en pleine charge, soit pour n — 1, nl — — 1.
- Si l’on admet que cet écart soit par exemple de j.o % (ce qui est une limite extrême), la formule
- En considérant la limite supérieure de p G et la limite inférieure de p, soit 0,01, on en conclut immédiatement que G doit toujours être inférieur à 28,8 secondes.
- 11 faut considérer d’autre part que l’on ne peut — ainsi que nous l’avons fait — négliger l’inertie propre du régulateur qu’à la condition que G 11e descende pas au-dessous d’une certaine valeur. Il faut remarquer également que toute diminution dç G entraîné une augmentation proportionnelle de la puissance du moteur auxiliaire. Si l’on désigne par /'l’effort; nécessaire pour déplacer l’organe de réglage et par SM la puissance du moteur auxiliaire, 011 doit, en effet, avoir :
- SMiX-
- fE
- G '
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- 24 Octobre 1908.
- re;vue d’électricité
- mi
- Dans le cas particulier clés turbines, on aurait encore à tenir compte du danger des coups de bélier.
- On est ainsi conduit à reconnaître qu’il n’est guère possible d’admettre, en pratique, pour 0 des valeurs inférieures à a secondes (bien que cette limite ne puisse être donnée qu’à titre d’indication).
- CYCLES DE LÉAUTÉ
- Supposons qu’on passe brusquement de la charge ct à la charge r., correspondant respecti-
- Fig. 26.
- veinent aux lignes de régime R| et R2 et proposons-nous de rechercher l’équation de la courbe d’ouverture A D E F G rapportée aux axes A3 et Ax (voir fig. a6).
- En désignant par x le déplacement de l’organe de réglage à partir du point A, on a, en tenant compte de fb) :
- (4o)
- Substituant dans (35), il vient :
- à
- (jette formule montre que la courbe de fermeture peut être obtenue — tout comme pour la courbe représentée par la formule 35 — en considérant une droite et une exponentielle.
- On trouverait d’une manière analogue l'équation qui lait connaître les écarts de vitesse provoqués par une diminution brusque de la charge et les courbes d’ouverture correspondantes. Il suffit de remplacer dans (28) a par — a et de remarquer que /i, est alors toujours positif.
- Formule approchée pour le tracé des cycles de Léauté — En développant en série le terme
- 2p«.0
- c k , l’équa tion (/O) devient :
- I+(a*”*e ïï“ h ['ipn^ w
- + hippn^h~
- (43)
- Les termes qui figurent dans la dernière parenthèse vont constamment en décroissant. Si Ton 11e retient que les q premiers, 011 obtient pour (z) une valeur approchée et Terreur commise C7 est, en valeur absolue, inférieure à :
- 1
- n
- -L-\ 1
- [q + >)!
- [•ipn Oj'H-1
- .r'/+‘
- E'/-H‘
- On a donc :
- Cv ^ n'i—1 i'>./in,p0 — 1
- 1
- (?+ >)!
- II*P O)7
- xi+l
- ËT+i"
- Or, on a toujours :
- h‘<—' ^ 1,
- t
- (O)
- — 1 ^ — (î/)0-f- 1),
- ----- J
- P//+1 —
- D’où :
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). —N° 43.
- 112
- On a donc à fortiori : C(/ — (»/>0 +
- (v +
- PW-
- En particulier, si l’on ne retient que les deux premiers termes, on a, pour l’erreur commise :
- C2 — — (*/>o + 0 ,>, (2/>e)2;
- :
- si l’on ap G ^ o,o5, il vient :
- ^------ (l,l) -
- soit :
- C-2 ^ -- 0,001 8.
- En pratique, cet écart peut être néglige et la formule (/|3) se réduit alors à :
- iî+U
- soit :
- = ‘2 p b
- "i^- i)g;
- • (44)
- On retrouve ainsi une parabole tout comme dans l’hypothèse envisagée par M. Léauté.
- (A .suivre.)
- J .-L. Routin.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRACTION
- Indicateur de court-circuit. — L'industrie des Tramways et Chemins de fer, juillet 1908.
- Dans la distribution de l’électricité pour traction, on divise usuellement le réseau des conducteurs, soit aériens, soit d’un autre système, en sections séparées, isolées électriquement les unes des autres et alimentées, au moyen de feeders séparés, par la station génératrice ou distributrice. Généralement, un pôle d’un circuit: est relié à la barre génératrice de la station par un disjoncteur automatique dont la fonction est de séparer le feeder de là source d’électricité, -orsque le courant traversant ce feeder excède le maximum de la valeur tolérée.
- Jusqu’à présent on refermait le disjoncteur automatique déclanché par suite d’excès de courant, sans vérification préalable des conditions de fonctionnement du circuit.
- En cas do court-circuit, qui peut se produire par exemple par la chute d’un (il de trolley sur un rail de la voie, de disjoncteur automatique ne peut rester fermé et le conducteur d’un poste distributeur finit par comprendre, après plusieurs tentatives d’enclan-
- chement, qu’une avarie s’est produite dans le circuit d’alimentation. Généralement il attend alors la récep* lion d’un avis annonçant la disparition du court-circuit.
- Il est évident que la perte de temps, entre la disparition du court-circuit et l’arrivée de l’avis de cette disparition à la station distributrice, est susceptible d’entraîner une perte de recettes considérable ; de plus, la lermelure répétée d’un disjoncteur sur un court-circuitne peut être que nuisible à la génératrice et au matériel du réseau de distribution.
- L’indicateur de court-circuit a pour but de reconnaître instantanément si le circuit se trouve en condition favorable pour justifier la refermeture immédiate du disjoncteur, ou si la rupture du disjoncteur automatique est causée par un court-circuit.
- Les conditions que doit remplir un appareil de ce genre sont les suivantes :
- i° Il doit donner une indication instantanée et continue de « sécurité » ou « danger ». Il doit, par conséquent, ne contenir aucune résistance variable.
- •A° IJ doit être insensible aux fausses manœuvres et doit pouvoir s’appliquer indistinctement à tous les feeders d une station par la simple fermeture d’un interrupteur d’essais.
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- 113
- 3° Les interrupteurs d’essais doivent être de dimensions restreintes, et les fils de secours doivent: être peu nombreux et de faible section.
- 4° L’appareil complet doit être de dimensions assez petites pour pouvoir être place facilement sur tout tableau déjà en service.
- 5° Le voltage maximum d’essais appliqué au circuit d’alimentation doit être assez faible pour éviter toute possibilité de produire rallumage des lampes d’éclairage des voitures sur réseau de ce circuit, afin de ne pas donner aux conducteurs la fausse indication du retour du courant d’alimentation.
- La Compagnie des Tramways de Marseille a installé dans toutes ses stations distributrices un appareil qui réunit les conditions exigées.
- L’appareil se compose de trois parties :
- i° Un indicateur, sous la forme d’un voltmètre à déviation dans les deux sens pour faible potentiel ;
- a0 Une boîte de résistances combinées et en séries ;
- 3° Un certain nombre d’interrupteurs bipolaires d’essais. Ce nombre est égal à celui des circuits d’alimentation qui peuvent être soumis à l’essai.
- Les indications « Sécurité », « Danger » teintées, la première en vert et la seconde en rouge, sont très distinctes sur l’indicateur.
- Voici le principe de fonctionnement de l’appareil :
- Supposons, par exemple, qu'un circuit d’alimentation vienne à être détaché des barres omnibus par la rupture d’un disjoncteur automatique.
- On ferme l’interrupteur d’essai correspondant, cl cette manœuvre a pour double elïet de monter ce circuit en série avec une résistance fixe d d une valeur déterminée et d’intercaler le tout dans une des branches d’un pont de Whcatstone dont les autres branches b7 r, e contiennent des résistances également invariables. Si la résistance du circuit sous essai est par exemple supérieure à la différence [e-d] (en supposant égales les résistances des branches b et r, situées du même côté du pont), l’aiguille du galvanomètre indicateur dévieradans un sens déterminé, de manière à couvrir l’indication « Sécurité » et Fou sera ainsi averti de la possibilité de rétablir le courant sur la ligne. Si, au contraire, l’on se trouve en présence d’un court-circuit, c'est-à-dire si la dillérenee ie-d) est: supérieure à la résistance ohmique du circuit sous essai, l’aiguille du galvanomètre déviera dans le sens opposé et indiquera le cc danger » de rétablir le courant, lantqucle courl-circuil (du, par exemple, à un fil tombé à terre) persiste. Dès que ce fil sera relevé, l’appareil marquera a Sécurité». Le courant d’essai, limité par une résistance réductrice /7, est
- d’ailleurs prélevé automatiquement, par la manœuvre de l’interrupteur d’essai, entre les barres omnibus —et—, de telle sorte ([ue l’entretien de l’appareil est nul.
- A. IL
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Le tamponnage électromécanique. Son application aux machines d’extraction et aux laminoirs, —E.Noaillon.— Bulletin des Ingénieurs Electriciens sortis de VInstitut Eleclrotechnique Mon-te/iorCy tome VIII, 3e série, n° 4, 1908.
- Sous ce titre, M. Noaillon a présenté une communication fort intéressante dans laquelle il étudie d’une manière générale les groupes compensateurs pour machines d’extraction et pour laminoirs. Les principaux systèmes décrits ayant été analysés ici même en détail (l), nous nous contenterons de résumer quelques calculs intéressants donnés au sujet des groupes ligner comportant un moteur asynchrone polyphasé.
- D’une manière générale, si W est en kilogram-mètres l’énergie restituée par un volant en passant de la vitesse périphérique v à la vitesse \>l = (i-.v) r», l’on -peut calculer son poids P en kilogs au moyen de la formule connue
- W =
- •A X 9)81
- W2 — aV*l
- d’où
- 1 (),(>•>. W
- a2*'2 [xs —
- (*)
- en désignant par a le rapport du diamètre de giration au diamètre extérieur (a — 0,77 environ pour des volants en acier coulé, en forme de disque évidé). En partant de celte formule, combinée avec celles que l’on peut déduire de la théorie élémentaire des moteurs asynchrones, rauleurelierche à calculer la valeur du glissement s procurant l’économie maxima des dépenses d’installation et de puissance perdue. Mais auparavant, il est nécessaire de déterminer les diverses pertes entrant en jeu.
- Perle fuir frotlemenl dans les paliers. — Elle
- (l) Cf. Eclairage Electrique, 1906, Ionie XLYII,
- p. 371, 109. -i it) cl dl tome XLIX, 90 et i3o.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 43.
- H4
- est sensiblement donnée par la formule empirique Le glissement maximum du volant sera donc
- V
- , i P n
- ooo ooo
- (i —s0) — (i — S)
- n étant le nombre de tours par minute. Cette formule convient pour des volants de i5 h 40 tonnes à graissage sous pression ou à bagues.
- Puissance perdue par Je frottement de Vair sur le volant. — D’après les expériences de M. Becker, cette puissance peut être calculée en chevaux-vapeur par la formule
- Fa = (>2'G 4>2 ( I +5 b2} 10-3, (3)
- 4> désignant le diamètre extérieur du volant, et b la largeur de jante.
- Puissance perdue dans le rotor et dans les résistances de réglage.
- Comme on le sait, les groupes ligner importants sont munis d’un rhéostat à manoeuvre automatique intercalé dans les circuits du rotor ; ce rhéostat a pour but de maintenir sensiblement constants le courant et la puissance N absorbés par le groupe, malgré les variations du glissement. Pour pouvoir calculer la puissance moyenne ainsi dépensée, il importe de faire une hypothèse sur la loi de variation du glissement du moteur (qu’il ne faut pas confondre avec le glissement-y du volant défini plus haut). En supposant que ce glissement augmente linéairement en fonction du temps (*) pendant la période de travail du volant, l’on peut donc écrire pour la puissance moyenne perdue dans le rotor et les résistances de réglage :
- Il = N
- s +
- 0
- î
- ‘1
- en désignant par .v0 le glissement du rotor à la vitesse rnaxima (s — o), et par S le glissement maximum à la vitesse minima.
- (*) Ceci revient en somme à supposer, ce qui est assez vraisemblable, que le couple moteur et le couple résistant du groupe sont tous les deux indépendants de la vilessc. Or, le premier csl justement maintenu constant par le rhéostat automatique, en vertu d'une propriété bien connue du moteur d’induction (couple proportionnel à Impuissance débitée par le réseau). D’autre part, le second peut être considéré comme sensiblement constant dans un grand nombre do cas. (N, D. L. R.)
- d’où
- S — -v 4- -v0,
- ou négligeant le produit ssQ.
- L’on obtient ainsi la formule
- R = n(*o + 0. (4)
- (Rappelons que N est maintenu constant par le jeu du rhéostat automatique.)
- Nous distinguerons dans ce qui suit deux cas :
- A. Le groupe marche à pleine charge vingt-quatre heures par jour.
- Nous pouvons chercher la valeur dc.v, qui procure l’économie rnaxima des dépenses d’installation et de puissance perdue. Nous devons pour cela calculer le minimum de la somme des dépenses suivantes dépendant de s :
- i° Intérêt et amortissement du volant;
- 2° Puissance perdue par frottement du volant dans l’air;
- 3° Puissance perdue par frottement du volant sur ses paliers ;
- 4° Puissance perdue dans le rotor et scs résistances de glissement.
- Si ikff de volant coûte o fr. 7S, avec un intérêt de 5 % et en amortissant en 11 ans ce même intérêt, le kilog. de volant reviendra à 9 centimes par an. Admettons que le prix du cheval-heure fourni au groupe Ngner soit de 3 centimes. La dépense de 9 centimes peut être mise sous la forme d’une perte de puissance de :
- 9 1 ,
- --------------—--------chevaux
- 3 X 3oo X 24 a 4<>o
- pendant les 3oo jours de marche de l’année. Le volant pesant P lcilogs, son amortissement et son intérêt équivaudront à une perte de puissance constante en chevaux de :
- A =
- P
- a 400
- La perte de puissance moyenne par frottement des paliers est donnée en chevaux par la formule (a).
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- 115
- Il faut ici donner à n une valeur moyenne entre ses deux valeurs extrêmes : »et«(i — s).
- Cette moyenne sera:« (i —s/i) si nous admettons, comme nous l’avons déjà fait, que le glissement varie linéairement en fonction du temps. On aura donc :
- F r />
- I ooo ooo
- La perte de puissance par frottement de l’air est donnée par la formule (3). Dans cette formule, v varie entre v et v (i — .s*), et dans l’hypothèse de la variation linéaire de s la valeur moyenne de o2'3 sera donnée par :
- En remplaçant P par cette valêur, la partie de la puissance perdue qui dépend de .« s’exprime par :
- 19,69 W
- 2 /|Oo X 2 .va2 (>
- ¥73
- > i,i n X 19,62 W
- aoooooo
- i,55.sv2>5tI>2 (i + 5b*) io-b +
- N.s
- Cette expression est minima pour la valeur de s donnée par :
- _ i / (0,004 + 0,000011 //.)W
- af’ W ^ — i,/.5 IO-c (, 5ô»)
- Pour les valeurs toujours assez petites que peut prendre .s-, cette formule est approximativement égale à :
- (A» (i —i,55*),
- on aura donc :
- Cette formule, permet de calculer la valeur s la plus avantageuse du glissement à donner au volant, en fonction de l’énergie WkK mise en jeu, de sa vitesse périphérique maxima v mètres par seconde, de son nombre de tours maximum n, de sa largeur de jante Z» mètres, du rapport a de son diamètre de giration à son diamètre extérieur et de la puissance constante N chevaux prise à la ligne.
- Le diamètre O mètres se détermine par la relation :
- F«= (i — i,55 6‘) o3’5<I>2 (i -f 5£2) X io-3
- <I> =
- n
- Nous supposons que la largeur de jante b est fixée a priori, c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas de .5.
- La perte de puissance dans le rotor et les résistances de glissement est donnée par la formule (4).
- La puissance perdue dans le volant et le rotor sera :
- A + Fp + Fa + R =
- P
- 9 4on
- +
- -f- (i — 1,55*) + 5Z>2) x
- ! ! P n(i — t\
- \ a/
- I OOO ooo
- io-8 + N (*„ + ^.
- Si nous négligeons dans la formule (i) * devants, cette formule devient :
- p _ »9»6a W 9 a2 o2 .v2 "
- Appliquons cette formule au cas particulier suivant :
- W — 9 ooo oookP; n — 3G5 tours (ce qui correspond à une vitesse de synchronisme égale à 3^5 tours et à un glissement du rotor en court-circuit 6 % ) ;
- <I> 4ln4° ; b = om -o ; a om^5 ; v — 84 ni. p. s. ;
- N = 1 ooo chevaux (ce qui correspond à une caractéristique du groupe t, = 27 s-econdes).
- La formule (5) donne :
- ,v = 9,6 % .
- Le poids .v du volant calculé par la formule (1) est égal à :
- P — 55 ooo kilogrammes.
- La puissance moyenne perdue par les frottements des paliers du volant sera :
- E„ =
- «(-0
- ’xi chevaux.
- 1 ooo ooo
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
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- La puissance moyenne perdue par le frottement de l’air sur le volant sera:
- Fa = (i — i ,55.v) (»S,5(I)2 (i —(— 5 b'1) t-j>—1! = 'I7 chevaux.
- La puissance perdue par le rotor et ses résistances sera :
- R
- = N -|—-^ = iÿ/| chevaux.
- Admettons que le rendement du moteur, non compris les pertes ohmiques dans le rotor, soit de 96 % , et que le rendement moyen de la génératrice soit de 92 % . Les pertes dans le moteur et la génératrice s’élèveront à :
- 1 000 (1 —• 0,96 X 0,92) — 120 chevaux.
- La puissance moyenne tolale perdue dans le groupe sera :
- F/(-|- Fa-j- R'-j- S = 21 -|- .I7 -J- 74 -)-120 = 252 chevaux et le rendement moyen du groupe sera :
- V =
- = 74,8 % •
- B. Le groupe ne marche à pleine charge que pendant h heures par jour. — Si le groupe ne marche en charge, comme c’est le cas pour les moteurs d’extraction, que pendant h heures sur 2/1, h étant généralement égal à 7 ou 10 heures, et que le reste du temps il tourne à vide, on peut admettre, pour le calcul approché de .v, que sa vitesse moyenne est égale à sa vitesse maxima, qui est atteinte pendant toute la période de marche à vide. Il en résulte que la puissance perdue Fa devient indépendante de .v. Les pertes de puissance A et F,, ont lieu pendant vingt-quatre heures, tandis que la perte IV n’a lieu que pendant les h heures de marche à pleine charge. En suivant la méthode indiquée précédemment, on trouve que la valeur la plus avantageuse du glissement est donnée par:
- -)- 0,00026 /«) W
- /TÂ '
- 2
- Appliquons cette formule au cas particulier déjà traité en (aisant h= 10 heures, on a :
- ,y = 14,1 % .
- Le poids du volant sera : P = 37 700 kilogrammes.
- La puissance perdue dans le groupe en charge sera :
- F,,-}- Fa-j- R'-(- S = 11\ -J-34—(— 96-|- 120=26/1 chevaux et le rendement en charge sera :
- Y) = 7.3,6 % .
- Cherchons le rendement moyen pendant vingt-quatre heures. La perte par frottement des paliers et de l’air dans le volant à pleine vitesse est de :
- i/i -j- 44 = 58 chevaux.
- Admettons que la perte par frottement de la génératrice atteigne 20 % de celle du volant, soit 12 chevaux :
- 58 -j- 12 = 70 chevaux.
- Soit 60 % le rendement du moteur à cette faible charge. La puissance prise à la ligne pendant la marche à vide sera :
- 7°
- 0,60
- =117 chevaux
- et le rendement moyen pendant vingt-quatre heures sera :
- 10 (1 000 — 264)
- 1 o X 1 000 14 X 117
- 63
- Si le volant est débrayé pendant les heures de marche à vide, le rendement moyen pendant vingt-qualre heures sera :
- io i 000
- 264)
- 10 X 1 000 -j- 14 X
- = 71
- 0,60
- Le rendement est donc relevé de 8 % et l’on voit tout l’intérêt que présente un dispositif de débrayage du volant.
- L’auteur examine ensuite le cas d’un groupe ne possédant pas de rhéostat automatique. Une application numérique montre nettement que l’on est conduit alors à un poids énorme pour le volant, et que par suite un tel procédé n’est pas rationnel.
- P. S.
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- 24 Octobre 1908.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Etude sur l’association en série et en parallèle des détecteurs électrolytiques. — Note de M. Jégou, présentée par M. Lippmann. — Académie des Sciences, séance du 5 octobre 1908.
- Dans ces études, l’auteur a fait usage d’électrolytiques à pointes anodiques interchangeables dontla sensibilité était parfaitement connue.
- Voici le résumé des observations faites sur l’association en série et en parallèle des détecteurs électrolytiques :
- Des nombres recueillis au cours des essais il résulte très nettement que l’association en série de deux ou plusieurs électrolytiques est toujours nuisible pour la sensibilité. L’ensemble présente, en effet, une sensibilité inférieure d’une vingtaine de millimètres à celle du moins sensible des détecteurs associés.
- Dans ces études, évidemment, on a eu soin de choisir convenablement la source primaire de façon à appliquer toujours la tension critique qui variait sensiblement proportionnellement au nombre des détecteurs électrolytiques groupés en série.
- L’étude de l’association en parallèle est beaucoup plus intéressante, car elle apprend que c’est le plus sensible des détecteurs associés qui détermine la sensibilité de l’ensemble. Autrement dit, l’association en parallèle des détecteurs donne une sensibilité de réception de l’ensemble au moins égale à celle du plus sensible des détecteurs associés.
- Cette fois la tension critique reste la même et par conséquent la source primaire, elle aussi.
- Le montage en parallèle de deux ou plusieurs électrolytiques peut, semble-t-il, être employé avantageusement dans la pratique, car on peut ainsi comp-
- ter sur une bien plus grande constance de sensibilité pour la réception ; en effet, si un des détecteurs associés vient à baisser fortuitement de sensibilité, il résulte de la propriété précédente que la sensibilité générale de la réception n’en sera aucunement affectée, et, pour qu’il en soit toujours ainsi, il suffira qu’un seul de tous les détecteurs associés soit resté intact. O11 suppose évidemment qu’on a eu soin de grouper des détecteurs de sensibilité à peu près égale.
- De plus, le montage en parallèle des détecteurs présente encore cet avantage assez sérieux de voir les pointes d’électrolytiques bien plus rarement brûlées par des ondes trop puissantes émises par exemple par l’émission du poste lui-même. L’explication du phénomène semble être la suivante : tant que les actions sur la réception sont extrêmement faibles, c’est le plus sensible des détecteurs associés qui fonctionne seul ; mais quand l’action est plus puissante, les autres électrolytiques fonctionnent en même temps et en nombre d’autant plus grand que l’action est plus puissante. L’énergie reçue est alors répartie sur les diverses pointes des électrolytiques en fonctionnement et ainsi se trouve suffisamment affaiblie dans bien des cas pour empêcher ces pointes d’être brûlées.
- L’auteur expose en outre quelques applications du procédé de mesure signalé ; il pourra être utile pour permettre de faire un choix parmi les électrolytiques fournis par un constructeur ; on pourra les classer et les trier, on pourra même en choisir ayant une sensibilité égale à celle de ceux qui sont déjà utilisés pour un service donné, lequel risquerait parfois de ne plus fonctionner par le simple fait de remplacer le détecteur par un autre moins sensible. Ceci est appréciable pour les postes qui établissent des communications aux portées maxima des énergies utilisées.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2« Série). — N° 43.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Le nuove lampade elettriche ad incandes-Cenza, par G. Mantica. — i volume in-8 raisin de i65 pages avec 45 figures, —A. Cordani, éditeur, Milan.
- — Prix : broché, 4 lires.
- Dans son premier volume, que nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs, M. G. Mantica étudie les différentes lampes à filament de carbone et les lampes à filament métallique, dont les deux dernières années viennent de voir une si rapide éclosion. Tandis que le fil de carbone consomme de 3 à 4 watts par bougie, voilà de nouvelles lampes qui ne consomment plus qu’un watt par bougie. Il ne faut donc pas s’étonner de leur succès prodigieux. L’auteur décrit la lampe à osmium, la lampe au tantale, la lampe Osrarn et les lampes à filament analogue : Tungstène, Zircum-Tungstène, Osmium, Wolfram, Colloïd, Sirius, etc. Nous avons remarqué, à la lecture de cet intéressant ouvrage, un grand nombre de données numériques, de tableaux et de courbes, des indications de consommation, qui montrent que cet ouvrage est en quelque sorte issu du laboratoire. Dans un dernier chapitre, l’auteur indique les différentes règles applicables aux lampes à incandescence, dont il classe les différents caractères comme il suit : intensité lumineuse, tension, comsommation, durée, valeur commerciale. A. B.
- Atti délia Societa Italiana per il progresso delle scienze (Prima reunione). — Parme, septembre 1907.— 1 volume grand in-8 de 3z4 pages. — Societa PER IL PIIOGRESSO DELLE SCIENZE, Rome.
- A la suite de son premier Congrès, tenu à la fin de 1907 à Parme, la Société italienne pour le progrès des Sciences a fait éditer le compte rendu des travaux de ce Congrès. Le Congrès comportait plusieurs sections : Mathématiques, Astronomie, Géodésie.— Physique, Météorologie. — Mécanique appliquée, Electrotechnique. — Chimie. — Agriculture.— Géographie. — Minéralogie, Géologie, Paléontologie,
- — Botanique. — Zoologie, Anatomie comparée. — Ethnographie. — Anatomie. — Physiologie. — Pathologie et Hygiène. — Statistique et Sciences économiques.
- Parmi les communications renfermées dans ces compte rendus, nous relevons comme pouvant être d’un intérêt particulier pour nos lecteurs : « Considérations nouvelles sur la structure intime de la matière », par le Professeur Righi, et « État actuel de l’industrie électrique et ses relations avec les autres branches de la technique », par le Professeur Ascoli. Dans cette dernière communication, le Professeur Ascoli passe en revue les centrales électriques, les transmissions d’énergie, l'éclairage, les applications mécaniques, la télégraphie et la téléphonie. A. B.
- VOLUMES REÇUS
- Guide manuel pratique de l’ouvrier électricien, par H. de Grafiigny (3e édition). — 1 vol. in-8° de 5-20 pages avec 34i figures. —H. Desforges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 6 fr. 5o.
- An elementary manual of radiotelegraphy and radiotelephony, par J.-a. Fleming. — 1 vol. in-8° de 34o pages avec 184 figures. —Longmans, Green et C°, édileurs, Londres. — Prix : cartonné, 9 fr. 5o.
- La téléphonie et la télégraphie sans fil, par A. Berthier. — 1 vol. in-80 de 256 pages avec iq4 figures. — H. Desforges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 5 francs; relié, 6 francs.
- Traité de mathématiques générales, par E. Fabry. — 1 vol. in-8° raisin de 44° pages avec 106 figures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 9 francs.
- Grundgesetze der allgemeinen Elektrizitâts-lehre, par Fritz Hoppe. — 1 vol. in-8° raisin de t 14 pages avec 118 figures. — Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : cartonné, 4 marks.
- Prinzip und Wirkungsweise der technis-chen Mehinstrumente fur Gleichstrom, par Fritz Hoppe. — 1 vol. in-8° raisin de 64 pages avec 81 figures. — Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig.
- — Prix : cartonné, M. 2,70.
- Widerstandsbestimmungen, par Fritz Hoppe.
- — 1 vol. in-8" raisin de 101 pages avec 120 figures. — Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : cartonné, 4 marks.
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- s
- VARIÉTÉS
- Résultats obtenus par remploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways [Suite) I1).
- II. — Compteurs horaires.
- Le compteur horaire ne mesure pas la quantité d’énergie consommée pour un parcours déterminé, mais indique seulement la durée pendant laquelle la voiture a été mise sous courant.
- Alors que le compteur de courant donne des valeurs absolues, le compteur horaire ne donne donc plus que des valeurs relatives, car il ne tient aucun compte ni de l’intensité du courant, ni de l’importance de la tension.
- La plupart des adversaires des compteurs horaires prétendent qu’il n’y a pas, entre les données de deux compteurs montés sur une même voiture, l’un compteur de courant et l’autre compteur horaire, de proportionnalité suffisante pour que l’on puisse, sans arrière-pensée, donner la préférence au compteur horaire. En d’autres termes, il n’est pas possible de dire que, de deux wattmen elFectuant un meme voyage dans les mêmes conditions, celui dont le compteur horaire indiquera la moindre durée de courant ait nécessairement, de ce fait, la meilleure consommation de courant.
- Ceci peut être vrai notamment lorsque le wattman, dans le but d’arriver très tôt au terminus de la ligne, augmentera exagérément sa vitesse entre les points d’arrêt, c’est-à-dire, en d’autres termes, lorsque le wattman utilisera la mise en parallèle des moteurs, là où la vitesse réglementaire aurait pu être obtenue par une simple mise en série. L’excès de force vive imprimée à la voiture devra alors, à l’approche du point d’arrêt, être détruit par l’emploi du frein. Le compteur de courant enregistre cette perte d’énergie ; le compteur horaire, au contraire, n’en tient pas compte.
- Les partisans des compteurs de courant peuvent donc prétendre que le système de contrôle par compteurs horaires augmente les chances d’accidents, par suite même de l’emploi d’une vitesse excessive,
- notamment dans des artères où la circulation est intense et les points d’arrêt peu distants.
- Il est évident qu’un wattman desservant la voiture de celte façon arrivera invariablement trop tôt au point terminus, mais ses manœuvres pourront cependant aisément être déjouées, d’autant plus facilement que ces wattmen sont généralement connus du personnel chargé de la surveillance; ces hommes réclament une surveillance qui devra se faire sentir dès le début.
- A un certain point de vue, l’auteur considère comme un avantage du compteur horaire le fait de donner des valeurs relatives, au lieu de valeurs absolues du compteur de courant. Comme le wattman, par un emploi judicieux de la marche en parallèle ou de la marche en série des moteurs, et sans trop s’écarter de la durée de consommation qui lai est imposée, pourra toujours compenser les petites irrégularités qui se feront sentir dans le cours d’un voyage ou d’un roulement, irrégularités provenant des variations de poids et de charge de la voiture, de la remorque accidentelle de voitures d’attelage, du roulement plus ou moins facile des voitures, enfin des agents atmosphériques et de l’état des rails, il arrivera bienLôt à utiliser les touches de son régulateur qui s’adapteront le mieux aux conditions momentanées du trafic de la ligne ou de la composition du train.
- Ce qui vient d’être dit montre aussi que ce serait une erreur de croire que le wattman cherchera à obtenir une économie de courant en réduisant sa vitesse de marche, c’e(st-à-dire en occasionnant par là des retards à l’horaire de la ligne.
- La présence des compteurs horaires habitue, au contraire, le wattman à desservir sa voiture avec habileté et les indications des compteurs permettront certainement d’apprécier de manière péremptoire la valeur individuelle des hommes. Il est certain que le wattman qui desservira sa voiture de la façon la plus rationnelle, c’est-à-dire qui saura profiter des particularités de sa voiture ou de la ligne, sera aussi celui dont la consommation devra être la plus réduite. En effet, les nombreux essais auxquels l’auteur a eu l’occasion de procéder, sur un grand nombre de compteurs horaires et de compteurs
- (1) La Lumière Electrique, tome IV (a0 série), p. a5.
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- d’énergie, ont démontré que des hommes reconnus comme bons ou mauvais après des essais entrepris au moyen de compteurs d’énergie méritaient la même qualification lorsque, sur les voitures, ces compteurs étaient remplacés par des compteurs horaires. Si même la concordance entre les données des deux compteurs n’est pas absolue, elle est cependant amplement suffisante pour les besoins de la pratique.
- Quoi qu’il en soit, le manque de proportionnalité absolue entre la consommation de courant et la durée d’absorption de courant n’entraîne pas, dans la méthode de calcul pour compteurs horaires, à des erreurs plus grossières que dans la méthode des calculs approximatifs, employée dans le cas de compteurs d’énergie.
- A la fin d’un service, c’est-à-dire après le travail de la journée, les différences entre les données du compteur de courant et celles du compteur horaire s’accuseront d’une façon sensible. Les données du compteur horaire seront le plus souvent en avance sur celles du compteur de courant, fait qui s’explique facilement et constitue un avantage.
- Les démarrages rapides seront, en effet, bien plus facilement reconnus dans l’emploi du compteur horaire que dans celui du compteur de courant. Vu l’inertie de ses niasses, le compteur de courant ne pourra pas enregistrer la quantité d’énergie dépensée pendant le temps très court qu’a mis le watt-man pour faire passer son régulateur sur le cran de marche. Le compteur horaire, au contraire, dont les masses insignifiantes sont toujours soumises à la pression d’un ressort, enregistrera ces différences de temps très exactement. L’avance des données du compteur horaire sera d’autant plus grande que les démarrages auront été rapides ; elle diminuera proportionnellement et disparaîtra mémo lorsque les démarrages seront plus lents.
- On a fait au compteur horaire le reproche d’inciter le wattrnan à démarrer trop rapidement, ce qui naturellement nuit considérablement au maintien en bon état des moteurs; par contre, ce reproche n’est jamais adressé au compteur de courant, qui cependant le mérite tout aussi bien.
- D’ailleurs, d’après l'auteur, les craintes formulées au sujet de démarrages trop rapides ont été fortement exagérées. Un bon moteur de tramway supporte une déconnexion assez rapide des résistances sans en éprouver un tort quelconque. Dans l’exploitation de la Grosse Berliner Strassenbahn, l’auteur a déjà, avant meme rinlroduelion des comp-
- teurs horaires, réduit considérablement la durée du démarrage sans que, de ce chef, l’on n’ait en à constater une augmentation de réparations des moteurs.
- L’expérience acquise depuis i<)or> par les Tramways de Francfort, qui emploient exclusivement les compteurs horaires, confirme pleinement les résultats obtenus à Berlin, à savoir : que, dans les dépôts dont les voilures sont toutes équipées de compteurs horaires, le nombre de réparations aux induits a considérablement diminué. Cet état de choses doit être attribué aux fatigues très grandes qu’avaient auparavant à supporter les induils, pendant la marche normale de la voilure et plus encore lors de la mise en fonction du frein électrique. D’ailleurs le wattrnan ne tardera pas à remarquer qu’il peut beaucoup mieux réduire sa durée de consommation en utilisant la vitesse acquise de la voiture qu’en procédant à des démarrages rapides. En présence des nombreux désagréments occasionnés par une interruption de service par suite d’avaries aux moteurs, de lui-même il n’exagérera pas la vitesse de démarrage.
- Comme avantage principal du compteur horaire, on citera sa marche parfaite, qui d’un côté ne permettra plus les critiques de la part du personnel et d’un autre rendra simple et facile Tutilisatiou des lectures données par le compteur horaire.
- Lomme le wattrnan peut toujours compenser les petites variations de trafic qui souvent se présentent, il ne sera plus nécessaire d’établir des valeurs normales pour chaque ligne ou pour chaque type de voiture, etc.; il suffira d’établir les résultats obtenus pour chaque roulement ou numéro de service, car chaque roulement ou suite périodique de roulements comportera presque tou jours les mêmes fadeurs pouvant influencer la durée de consommation ; presque toujours, en elle!, le même roulement se fera avec le même type de voiture motrice remorquant le même nombre de voitures d’attelage. De plus, les petites irrégularités éventuelles pouvant être compensées par l'habileté du conducteur, il n’y a pas heu d’en tenir compte, attendu qu’elles n’influencent nullement le résultat final.
- La plupart des exploitations qui utilisent les compteurs horaires basent leurs calculs sur la durée normale de consommation, établie pour chaque numéro de roulement d’après les résultats obtenus par des chefs conducteurs.
- La feuille d’inscription que le conducteur doit conserver en service et remettre après celui-ci indique immédiatement la durée totale de la mise sous
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- courant de la voiture, durée qui peut être comparée, sans calcul préalable, à la durée normale déterminée poujr chaque service en particulier.
- Suivant en cela l'exemple donné par les Tramways de Francfort, Fauteur ne porte plus les résultats donnés par les compteurs sur des listes dressées pour chaque conducteur ; ces résultats sont simplement annotés au crayon de couleur sur la feuille même; les minutes dépassant le temps normal sont marquées au crayon rouge, tandis que celles qui manquent pour y arriver le sont au crayon bleu. Les feuilles dont les résultats ne diffèrent du « temps normal » que dans des limites données ne portent aucune annotation spéciale. Si l’on réunit mensuellement les feuilles d’un même wattman en un livret, il suffira de feuilleter ce dernier pour se faire une idée exacte de la vàleur de Fagent.
- Il n’y a pas lieu de s’effrayer si, au début de la mise en usage des compteurs horaires, Fon constate des différences même de 5o % dans les temps employés par les différents waltmen. L’éducation du personnel et, le cas échéant, une nouvelle détermination des durées auront tôt fait de ramener ces différences à une valeur normale.
- L’auteur en est même arrivé à ne plus prendre comme termes de comparaison les valeurs déterminées par les chefs conducteurs; il se borne à établir cette durée normale de consommation en partant des résultats obtenus par tous les wattmen ; cette manière de faire permet de se rapprocher davantage de valeurs pouvant être réellement atteintes par la plupart des conducteurs.
- Il est évident que Fon doit d’abord laisser le waltman desservir sa voiture équipée d’un compteur horaire, pendant un certain temps, sans lui faire de prescriptions spéciales; en d’autres termes, il faut lui donner le temps de se faire au nouveau système de contrôle, avant d’en arriver à déterminer une durée normale de consommation et à établir des comparaisons.
- Cette durée normale de consommation, une fois communiquée au wattman, ne doit être modifiée que fort rarement, à la suite par exemple d’importants changements apportés à Fhoraire des lignes, tels que mise en vigueur de l’horaire d’été ou de Fhoraire d’hiver.
- L’auteur ne croit pas qu’il y ait lieu de faire connaître aux wattmen, à côté de la durée normale de consommation pour tout le service, d’autres durées normales comme, par exemple, la durée normale de consommation pour un voyage simple ou un voyage
- aller et retour. Le wattman en arrivera bientôt à juger par lui-même, à un moment déterminé de la journée, du temps qu’il lui était permis d’avoir employé et de celui qu’il a réellement dépensé.
- Il est de toute importance de faire connaître aux wattmen une durée normale de consommation, afin de leur faire comprendre qu’une diminution notable de temps, à laquelle d’aucuns d’eux pourraient arriver par des moyens frauduleux, ne présenterait aucun avantage. On aura soin de surveiller particulièrement les agents dont les feuilles journalières, émaillées de remarques bleues, indiquent des résultats trop souvent en dessous de la valeur normale.
- Quelques exploitations, suivant sans doute l’exemple du système de contrôle par compteurs d’énergie, établissent la durée de consommation normale à des époques déterminées, et cela postérieurement. A côté de la plus grande complication dans l’établissement des résultats, cette manière de faire fait perdre l’avantage de pouvoir donner le temps normal au conducteur et Fon se prive de la sorte du contrôle journalier.
- Certaines exploitations affichent de temps à autre, dans les dépôts, les résultats obtenus par les conducteurs d’une certaine ligne ou d’un service déterminé; cette méthode a pour effet de faire rivaliser les hommes entre eux pour arriver à une durée de consommation minimum, ce qui est inadmissible.
- Quelques exploitations emploient, ou bien deux compteurs horaires ou bien des compteurs horaires doubles combinés de façon à enregistrer séparément la durée de la mise en parallèle et celle de la mise en série des moteurs. Certain compteur existe, dont le mouvement est accéléré lors de la mise en parallèle. Une telle complication d’appareil paraît devoir suffire jiour rendre illusoires les avantages qu’il peut présenter. Il est impossible de fixer au conducteur, pour un service tout entier ou même un seul voyage, la durée de l’une ou l’autre des connexions; on lui enlèverait d’ailleurs ainsi l’initiative dont les résultats auraient permis d’apprécier sainement ses qualités personnelles. La méthode d’utilisation des valeurs sera, dans ce cas, certainement aussi compliquée que dans le système de contrôle par compteurs d’énergie, puisque Fon devra établir, ici aussi, une durée normale de consommation pour chaque voyage en tenant compte de la ligne, du type de voiture, du nombre des remorquées, etc.
- Les dépenses d’administration nécessitées par la mise en valeur des résultats des compteurs ho-
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- raires varient, suivant la méthode employée, entre io et marks par ioo oook,n. L’auteur ne connaît qu’un seul cas on ce chiffre sc soit élevé à Ôo marks.
- Un avantage du compteur horaire, dont on a déjà parlé et sur lequel il convient d’attirer l’attention, est que cette idée de a temps » ne tarde pas à devenir tellement familière à tous les wattmen, que, sans le vouloir, ils accordent plus d’attention aux données du compteur horaire qu’aux chiffres, pour eux incompréhensibles, du compteur d’énergie.
- Tout wattman quelque peu intelligent calculera de lui-méme sa durée de consommation et la comparera à la valeur normale. C’est ainsi que, dans la Grande Compagnie des Tramways de Berlin, l’auteur a pu voir les wattmen apporter beaucoup plus de soins dans la conduite des voitures munies de compteurs horaires que dans celle des voitures munies de compteurs de courant. C’est pour cette raison que l’auteur croit devoir donner la préférence au compteur à cadran d’horloge plutôt qu’au compteur à chiffres sautants, car dans ce dernier les erreurs de lecture sont plus fréquentes et toute idée de temps disparaît.
- Par suite môme de la marche très longue des compteurs horaires qui, meme dans le cas d’un service intensif, ne demandent qu’un remontage mensuel, l’exploitant doit, s’attacher surtout à la simplicité de construction et rejeter les compteurs dont le remontage automatique s’effectue soit mécaniquement à l’aide de la manivelle de marche, soit électriquement.
- Enfin, le prix d’achat des compteurs horaires, soit environ /|<> marks, et les frais d’entretien, évalués de o à 5 marks, doivent être envisagés comme un autre avantage du compteur horaire sur le compteur de courant.
- Toutes ces considérations ont décidé la Grande Compagnie des Tramways de Berlin à abandonner les compteurs de courant et à généraliser l’emploi des compteurs horaires à toutes les voitures.
- Voici les conclusions de l’auteur :
- Le rapport publié lors du Congrès de 1906 et l’expérience acquise depuis lors montrent d’une façon péremptoire que le contrôle du waltrnan par un compteur soit horaire, soit de courant, est un moyen certain d’arriver à augmenter l’habileté des wattmen et de réaliser une économie de courant. Une condition essentielle est cependant de disposer d’abord du plus grand nombre possible de voitures munies de compteurs, d’étudier ensuite constamment et ration, nellernenl les valeurs obtenues par chacun des hommes,
- D’autre part, comme les données du compteur-horaire possèdent la meme valeur pratique au point de vue du contrôle que celles du compteur de courant, qu’aussile prix d’achat, les frais d’entretien et les dépenses d’administration nécessitées pour l’utilisation des données du compteur horaire sont beaucoup moins élevés pour le compteur horaire, qu’enfin la sécurité en marche do ce dernier ne sera probablement jamais surpassée par le compteur de courant, la préférence doit être accordée aux compteurs horaires.
- PIIIMES d’ÉCONOMIE
- La majorité des exploitations ne sont pas partisans du système de primes d’économie; elles estiment arriver à un résultat suffisant par des recommandations, soit encore, au besoin, par des punitions, et finalement par le renvoi des conducteurs malhabiles.
- Il résulte d’ailleurs de l’expérience acquise par l’auteur que la connaissance de la durée normale de consommation amènera déjà, par elle-même, une diminution dans la consommation de courant chez des wattmen sujets à amélioration. Pour d’autres, au nombre desquels il faut citer les timides qui craignent la mise en parallèle des moteurs, dos recommandations données par un chef-conducteur auront toujours un résultat favorable. Il convient d’accorder une attention toute spéciale aux wattmen, en d’autres circonstances bons agents, ruais dont le principal défaut réside dans un manque d’habileté. Une troisième catégorie de wattmen se compose d’agents que ni les recommandations ni les punitions ne parviennent à améliorer; il y a lieu de s’en défaire.
- L’auteur insiste sur le danger qu’il y aurait à employer comme receveurs des agents reconnus mauvais pour le service de wattman. Une telle façon d’agir pourrait avoir pour résultat immédiat d’amener les conducteurs préférant pour des raisons financières ou autres l’emploi de receveur, à desservir mal, à dessein, les voitures qui leur sont confiées.
- Quel que soit le mode de répartition de primes d’économie à distribuer aux meilleurs wattmen, cette répartition sera toujours une mesure incomplète qui soulèvera le mécontentement du personnel. Une des exploitations ayant répondu au questionnaire fait meme remarquer que son personnel a, de lui-méme, réclamé l'abolition de ce système pour les raisons dont on vient de parler* Il est évidemment à
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- craindre que le personnel ne réclame a son profit une partie des économies réalisées sur le courant et ne demande à en faire un partage égal entre tous les hommes. Une telle mesure équivaut à une augmentation de salaires; en d’autres termes, la suppression des récompenses promises amènera le mécontentement, car les agents arriveront trop facilement à escompter ces récompenses en les considérant, une fois pour toutes, comme une simple augmentation de salaire.
- Les résultats obtenus par le système de contrôle par compteurs ne tarderont pas à diminuer, car les meilleurs wattmen ne pousseront certes pas la solidarité jusqu’à lutter pour arriver à des économies dont profiteraient des collègues moins adroits ou moins bien intentionnés.
- Tout au plus, peut-on, comme récompense, faire
- aux bons wattmen la promesse que le personnel de surveillance ou bien encore les chefs-conducteurs chargés de l’éducation du personnel nouveau seront recrutés dans leurs rangs; dans toutes les exploitations importantes, ces agents sont fiers de ce poste et jouissent souvent, pendant la période d’instruction, d’une augmentation de salaire en rapport avec l’importance de ces fonctions passagères.
- L’auteur croit donc devoir conclure en disant qu’il n’est nécessaire, ni même désirable, de distribuer des récompenses aux meilleurs conducteurs; qu’au contraire, la remise à l’instruction des agents malhabiles et au besoin rétablissement d’amendes suffiront pour arriver à une amélioration du personnel. Gomme moyen extrême à employer, reste le renvoi des conducteurs médiocres pour qui l’on a perdu tout espoir d’amélioration.
- LEGISLATION ET JURISPRUDENCE
- CHRONIQUE
- Principes de Venregistrement des traités de concessions.
- Rien n’est plus délicat que d’exposer les principes généraux qui régissent l’enregistrement des concessions. Cela provient de l’habileté de rAdministration qui, soutenue d’ailleurs par la tendance de plus en plus fiscale de la Gourde Cassation, soumet les contrats qui lui sont présentés à une série de considérations d’où il résulte toujours, en cas de doute, qu’elle a le droit de faire la perception la plus élevée. Elle trouve ensuite, dans la jurisprudence, le moyen juridique de la faire approuver par la cour suprême, et comme celle-ci ne rend jamais que des décisions d’espèces, il ne résulte môme pas de la collection volumineuse des arrêts intervenus une règle de conduite bien précise.
- Le nouveau cahier des charges n’a donné aucun renseignement sur ce point; il s’est contenté de dire que les frais de timbre et d’enregistrement seraient à la charge du concessionnaire (article 3r>). IL est donc nécessaire de chercher quels sont les cas qui pourront sc présenter et d’essayer d’établir des hypothèses, au moins d’ullure générale.
- a) Prenons d’abord le cas de l’éclairage public seul, sans monopole; c’est évidemment le cas le plus simple ; il faut appliquer à ce contrat les règles de' la perception en matière de fournitures administratives, c’est-à-dire percevoir le droit de i fr.'a j % sur Je montant des annuités cumulées ; si, par exemple, le concessionnaire s’engageait à fournir ioo lampes à io francs la lampe pendant quarante ans, la perception à i fr. aj % serait faite sur ioo X io X
- b) Au cas où il y aurait potu* ledit éclairage public un monopole assuré au concessionnaire, pendant une période déterminée, rAdministra-tiojï impose une perception sur la « valeur intrinsèque du monopole », c’est-à-dire sur ce que peut représenter un « monopole », indépendamment de la valeur des fournitures faites.
- Jusqu’à aujourd’hui rAdministration a exigé des parties l’évaluation de ce monopole; le chiffre adopté est généralement: d’un franc par an. 'Consulter Maguéro, au Répertoire, v° aiaiu:hi';, nos i3b et 1I7. et Supplément, v° marché, n° aa). Nous admettons même que si la Société de distribution peut prouver que dans les communes de même importance où elle n’apasde monopole, les prix de l’éclairage publie distribué
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- sont les mêmes ou à peu près les mêmes que clans la commune ou il y a monopole, il résulterait cle ce fait que le monopole n’a aucune valeur marchande et il faudrait éviter toute évaluation f1).
- c) En ce qui touche l’éclairage des particuliers, sans monopole et donné sans stipulation pour l’éclairage public, et en ce qui touche la concession de force motrice — évidemment dénuée de tout monopole — le contrat se résout en une sorte d’autorisation de voirie, garantie pour un temps déterminé. Il ne donne lieu à aucune fourniture entre les parties contractantes, la ville n’intervenant que pour le compte de ses habitants. Elle n’a donc rien à percevoir ni rien à donner. L’enregistrement ne pourra donc être perçu que sur le droit de o fr. 20 sur le montant des redevances de voiries cumulées, que le concessionnaire doit payer à la municipalité pendant le cours du contrat, chiffre à estimer au moment de la présentation de l’acte.
- d) S’il y a un monopole fixé, cette mention ne devra avoir aucune influence sur la perception, car elle ne modifie en aucune façon le caractère de jouissance concédée temporairement au concessionnaire.
- e) S’il y a un monopole concédé pour l’éclairage public et pour l’éclairage particulier, dans le même contrat, on appliquera les règles prévues pour l’éclairage public, c’est-à-dire la perception pour la. fourniture et évaluation de la valeur du monopole. L’éclairage public devient un accessoire du premier éclairage et ne doit
- (*) D’après la théorie d’un agent de l’Administration, la valeur du monopole consisterait dans la. différence entre le prix que fait payer à la commune le concessionnaire et celui qu’il doit exiger des particuliers. Heureusement celte théorie qui ne peut invoquer comme jurisprudence qu’un jugement isolé du Tribunal de Corbeil du 11 février 1892 (R. E 82. —R. P 7912) n’a pas été suivie jusqu’à présent par l’Administration meme. Elle est réprouvée par toute la doctrine pour les raisons suivantes. D’abord, la valeur d’un monopole dépend de bien d’autres éléments que le prix de la fourniture. Sa durée entre comme un facteur beaucoup plus important, et de plus la différence de prix entre les deux éclairages est très difficile à calculer ; rien n’empêche, en effet, au concessionnaire, d’abaisser le prix des particuliers, même jusqu’à la limite de la fourniture aux établissements publics. Gela se produit souvent, les chiffres du cahier des charges ne constituant qu’un maximum. Il n’y aura donc plus de prix de préférence, par conséquent l’évaluation aurait été faite sur un avantage qui n’existera pas.
- donner lieu à aucune stipulation spéciale.
- fj Dans certains cas, la commune abandonne le réseau qui lui appartient à son concessionnaire, pour le temps prévu à la concession. Dans ces conditions, il y a évidemment un droit de bail à payer (o fr. 20 % sur le prix annuellement fourni par le concessionnaire en échange de la jouissance du réseau). On pourra consulter sur ce point un arrêt de la Cour de Cassation [reproduit dans Dalloz, année 1908, première partie, page 829, en faveur de la Compagnie du Gaz de Lyon.
- Mais si, pour reconnaître son bail, le concessionnaire payait une redevance non pas en argent, mais sous forme de fournitures, ce ne se rait plus le droit de o fr. 20 % , mais celui de 1 franc % pour fournitures administratives, ainsi qu’il résulte d’un arrêt de la Cour de Cassation du 25 février 1908, dans une affaire intéressant la commune de Quarante et la Société Méridionale de Transport de Force de Carcassonne (arrêt rappelé dans le Journal de VEnregistrement et des Domaines, année 1908, n‘’2^ /, 16,livraison d’avril).
- g) Enfin nous Savons vu (*). que, d’après l’article 22,1a commune a un droit d’option dont elle peut faire usage à la fin delà concession, et peut, à ce moment, prendre parti entre la reprise gratuite par elle des installations du concessionnaire et l’obligation imposée à ce dernier d’enlever toutes lesdites installations. Le droit étant encore éventuel, au moment de la présentation au receveur du cahier des charges, il n’y aura évidemment aucun droit à payer. Si, usant, comme il a été dit, du bénéfice de la note qui figure à l’article 22 du cahier des chargestype, la commune, dès la rédaction de ce cahier des charges, opte pour la reprise gratuite, le fisc aura le droit de considérer que le traité porte à la fois sur des fournitures et sur des travaux à effectuer. 11 pourra donc demander que le concessionnaire évalue provisoirement le chiffre des travaux qu’il aura à effectuer et qui, en fin de concession, resteront la propriété de la ville. En cas d’insuffisance de cette évaluation, il n’y aurait jamais double droit, ni amende, mais seulement un rappel du droit de 1 fr. 25 % sur le montant du complément de l’évaluation.
- Paul Bougault,
- Avocat à ta Coui* d’Àppel de Lyon.
- (') Voir La Lumière Electrique, tome IV. (2e série), n° 41.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1“ sur toutes les questions qui se rattachent à l'Électrotechnique ; 2“ sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromctallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- Nous avons suivi plusieurs fois, parce qu’elles ont un intérêt de premier ordre pour l’industrie électrique, les fluctuations des cours du cuivre ; nous avons pensé avec beaucoup d’autres qu’il ne fallait pas, dans ces derniers temps, attacher plus d’importance qu’elle n’en comportait à la hausse factice qu’ils subissaient. Et voici que les nouvelles venues de New-York confirment que le cuivre du Lac reste négligé par les acheteurs locaux et européens, que les rapports sur la situation industrielle en Amérique et en Europe sont moins encourageants, que les stocks augmentent et que la production ne cesse de s’élever. En douze mois finissant le 3o septembre 1908, les approvisionnements auraient été de 473 914 tonnes elles délivraisons de 435 775 tonnes seulement, laissant un écart de 38 139 tonnes en faveur des stocks, alors que pour la même période de 190G et 1907 il y avait un montant de délivraisons supérieur aux approvisionnements de l’année. Si nous comparons les prix de la meme qualité à la même époque, nous constatons que la tonne de cuivre valait £ 59,176 en 1908, JG 63,45 en 1907 et £ 91,26 en 1906.
- Cette situation des cours et des stocks n’aurait rien d’inquiétant pour les producteurs, si un événement de peu d’importance au point de vue général, mais de conséquences indéterminées pour l’industrie électrique et les producteurs de cuivre en particulier, ne s’apprêtait à modifier les conditions du marché. Jusqu’à ce jour, les fabricants d’aluminium, mus par l’idée toute commerciale de défendre leurs intérêts, avaient constitué un cartel qui maintenait les prix à un taux variant de 2 fr. 5o à 3 fr. 5o le kilog. Ce cartel est dissous depuis le 3o septembre dernier et dès maintenant le prix de l'aluminium baisse d’une façon très accentuée. Chaque usine a repris son entière liberté d’action pour la vente de ses produits, aussi les consommateurs ont pu acquérir à des prix
- très voisins de celui du cuivre, soit à 168 fr. les iookg, des quantités assez importantes.
- Comme, dans les mêmes conditions de fonctionnement, 470gr d’aluminium peuvent remplacer ikB de cuivre, on voit l’avantage économique qui résulte de l’emploi de ce métal plus léger. Faut-il en conclure que l’aluminium remplacera le cuivre dans la plupar de ses applications?
- Beaucoup de techniciens ont été tentés de le lui substituer dans les canalisations. En Amérique, il en existe de nombreuses applications ; il paraît même qu’à l’heure actuelle, la Société canadienne « Northern Aluminium Cy » aurait obtenu la fourniture de toute la canalisation pour une station d’électricité qui s’établit aux chutes du Niagara; on parle de 1 8ookm de câbles d’aluminium! En France, on n’en peut guère citer qu’une application dans le Midi. Mais, comme la fabrication s’en améliore chaque jour, que les procédés de soudure se perfectionnent et que les avantages de son emploi à un tel prix ( 1 fr. 65 à 1 fr. 70 le kilog.) sont réels, son emploi pour les circuits aériens à basse tension peut se répandre. Dans certaines régions, les conditions climatériques pourront restreindre et même prohiber son emploi; dans beaucoup d’autres, il apparaîtra comme préférable au cuivre. Par contre, les tentatives'de substitution au fil de cuivre dans les machines n’ont guère abouti et n’aboutiront pas de si tôt; les questions d’encombrement, de conductibilité, de ductilité, de soudure, priment tout et rendent illusoire une diminution de poids qui ne correspond pas aux avantages préconisés. La vogue qu’essaie de lui créer certaine Société allemande se heurtera longtemps à l’inexpérience de son emploi.
- Puisqu’il s’agit d’aluminium, notons que les usines de Froges ont vendu leur production de 8 à 10 000 tonnes par an à Métal Gesellschaft de Francfort ; celle-ci avait fait l’office jusqu’à présent de comptoir de vente pour les produits des usines syndiquées.
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- La réduction du dividende semestrielle du Rio Tinto ne peut évidemment passer pour le corollaire de cette situation puisqu’elle résulte du passé, de la crise industrielle et peut-être bien aussi de l’état de lamine. Le conseil d’administration vient de le fixer à 27 sh. 6 sur l’exercice en cours pour l’action ordinaire. Cet acompte avait été l’an dernier de 42 sh. G et le dividende total pour l’exercice 1907-1^08 de 82 sh. 6 contre 110 sh. précédemment. Si le conseil réduit le solde en mai prochain dans les mêmes proportions, la différence sur l’exercice précédent sera des plus sensibles. Les administrateurs font ressortir dans leur rapport que les livraisons de pyrites en Angleterre ont encore diminué et que sur le continent l’industrie des produits chimiques n’a pas demandé des quantités aussi importantes qu’en 1907. Toutefois, le niveau des exportations de minerai sulfureux s’est bien maintenu, et le montant, jusqu’à présent, est plutôt supérieur à celui de 1907. Grâce aux aménagements de l’année dernière, les travaux dans les mines n’ont pas été entravés cet été par une disette d’eau et l’avenir est assuré par les approvisionnements que contiennent les réservoirs. De nombreux et importants travaux à ciel ouvert ont été entrepris pour assurer une production normale ; ils sont dans un état satisfaisant et, même avec une production un peu réduite du minerai, le conseil estime que la fabrication du cuivre fin aux mines dépassera de quelques milliers de tonnes la quantité produite en 1907. Mais le marché du cuivre est dans une situation instable. De toutes parts, la situation commerciale semble s’améliorer, mais ne prendra, paraît-il, son véritable développement qu’après l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Tandis que le cours moyen de vente du cuivre affiné a été, en 1907, de £ 9'i, 14,5, il n’est pour les neuf premiers mois de l’exercice en cours que de £ 62, 16, 2.
- En France, nos valeurs d’électricité n’ont pas semblé participer au malaise général et des hausses très importantes ont eu lieu sur les valeurs des compagnies ; Générale Française de Tramways, Thomson Houston, Est Parisien et Secteurs parisiens. Ce coup de fouet est du aux prévisions de ceux qui fondent beaucoup d’espoir dans la réorganisation des transports à la suite des trois enquêtes ouvertes par le Préfet de la Seine.
- Quant aux secteurs, ils voient leurs recettes suivre la progression due à la saison et à la diffusion de plus dn plus nombreuse des petits moteurs électriques qui, dans certains cas, se substituent aux moteurs à gaz ou aux moteurs à vapeur.
- Les journaux financiers font entrevoir déjà quelques résultats intéressants pour l’exercice 1907-1908 de nos maisons de construction. C’est ainsi que l’E-clairage Electrique déclarait plus de 700 000 francs de bénéfices nets, chiffre supérieur de 3ooooo francs à celui de l’an dernier. Le dividende néanmoins ne serait pas augmenté et serait fixé à i5 francs, pour permettre des amortissements plus importants que ceux de l’exercice précédent.
- La Compagnie Générale électrique de Nancy, de son côté, fait ressortir dans les comptes qui seront présentés à l’assemblée du 20 courant un bénéfice net de 6967/17 fr. 43 après déduction des amortissements de l’exercice. Le dividende proposé sera de Go francs, semblable à celui de 1907, et la réserve spéciale aux actionnaires recevra une dotation en vue de consolider les dividendes à venir. Une assemblée extraordinaire des actionnaires de cette compagnie est convoquée le même jour pour délibérer sur l’extension de l’objet de la société à l’effet de s’occuper éventuellement de la création et de l’exploitation d’usines à gaz,' de la vente des produits de cette exploitation, des appareils d’éclairage et de chauffage, et également de lui permettre de traiter toutes opérations commerciales industrielles et financières se rapportant directement ou indirectement à l’industrie de l’électricité ou du gaz. Voilà une tentative qui ne manquera pas d’intéresser tous ceux qui suivent d’un peu près les évolutions de notre industrie. Les sociétés de construction de matériel électrique s’étaient bornées jusqu’à présent à prendre des intérêts dans des affaires uniquement électriques. Nul n’ignore que le Creusot, la Compagnie Thomson-Houston, les Ateliers de Constructions Eleclriques de Jeumonl, et d’autres,ont participé à la création de secteurs qui ont servi,par contre,de débouchés exclusifs à leur matériel. Mais jusqu’alors leur objet ne s’est pas étendu à la création et à.l'exploitation d’usines à gaz. Le rapport du conseil à l’Assemblée générale ne manquera pas de nous éclairer sur scs projets.
- Les maisons allemandes de constructions électriques ont fait cette année de nombreux appels de capitaux; toutes n’ont pas réussi, caria Compagnie d’électricité Felten et Guilleaume-Lahmeyer s’est vue contrainte d’ollïir aux porteurs de ses obligations 4 % de 1906, l’élévation à 4 1/2 % du taux d’intérêt moyennant un versement supplémentaire de 2 % sur le montant nominal des titres. L’offre faite au printemps dernier pour la première t’ois 11’avait pas eu grand succès. Cette maison cependant paraît appelée, par son orga-
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- nisation et son genre de fabrication, à tenir une place prépondérante dans la transformation des chemins de fer.
- La Société^d'éclairage électrique de Saint-Pétersbourg, dont nous avons fait connaître les brillants résultats, vient de faire apport à la Compagnie d’électricité de Sofia de l’option qui lui avait été donnée par la Société des grands travaux de Marseille, en vue d’acquérir la concession et l’entreprise de l’éclairage et de la force motrice de Sofia. En rémunération de cet apport, elle reçoit de la Compagnie d’électricité de Sofia i ooo parts de fondateur donnant droit à 5 % du surplus des bénéfices après constitution de la réserve légale, paiement d’un dividende de fi % aux actions et des tantièmes au conseil d’administration. Les événements politiques pourront momentanément sus-
- pendre la mise en train de cette nouvelle alfaire ; ils ne sauraient l’entraver. Souhaitons que les efforts économiques tentés par la Bulgarie pour le développement de son industrie et de son commerce ne subissenlaucun contrecoup de la situation délicate où elle vient de se placer. Dans ce pays neuf, tout est à faire endehors de l’agriculture, et c’est un de ceux où les capitaux français devraient s’employer de préférence parce que leurs détenteurs auraient la certitude d’une rémunération intéressante. Les Allemands y sont, de par leur situation géographique et leur esprit commercial, installés en maîtres ; mais il y a moyen de lutter avantageusement contre eux, bien qu’il semble que les événements actuels doivent renforcer leur situation.
- n. f.
- V.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- àli.hma.gnk. — La direction des chemins de fer de Prusse a fixé au n novembre prochain une importante adjudication j)ourla fourniture de matériel de construction.
- La Société générale d’électricité de Berlin a soumis à l’administration un devis pour l’électrification des chemins de fer métropolitains. La Société Sienicns-Schuc-kert avait également soumis dernièrement un autre projet.
- Rrëpuimiuuis Àrcüntini:. — Le projet présenté à la municipalité de Buenos-Aires par un syndicat parisien, ainsi que celui de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, proposant finstallation d’une ligne électrique souterraine destinée à relier les voies du port à celles de celte Compagnie, n’ont pas été acceptés jusqu’à pré-sen t.
- La Compagnie du tramway angUnargenlin prépare actuellement un vaste projet tendant à doter Buenos-Aires d’un réseau complet de voies électriques souterraines .
- D’autre part, la Compagnie du chemin de fer de Buenos-Aires sollicite l’autorisalion de construire des voies souterraines incitant son réseau en communication directe avec les stations de la Compagnie du Sud à Casa-Ainarilla cl. place Constitution.
- TÉLÉPHONIE
- TciiQL‘112.— Le gouvernement ottoman a décliné l’oll're
- d’un syndicat allemand, relative à l’établissement d’un réseau téléphonique en Turquie. Il a décidé qu’un concours international sera ouvert dans ce but et que le monopole sera accordé au groupe financier présentant les conditions les plus avantageuses pour l’Etat.
- DIVERS
- Le ue Salon de l'automobile, du cycle et des sports aura lieu, cette année, en deux séries : la première, du ü8 novembre au i3 décembre, sera consacrée aux automobiles, cycles et sports; la seconde, du 'if\ au 3o décembre, aura trait aux véhicules industriels, machines-outils, navigation, aérostalion, etc.
- Le 47‘* Congrès des Sociétés savantes s’ouvrira à Rennes le i3 avril 1909.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société des ancie/is établissements Houry et Filleul-Brohy. — Constituée le 10 septembre 1908. — Capital :
- 1 280 000 francs. — Siège social : ho, rue de Provence, Paris.
- Société des Téléphones et I Télégraphes de \Lyon (système Mix et Genest). — Constituée le icl* septembre 1908. — Capital: 800000 francs. — Siège social: ikL roule d’Heyrieu, Lyon.
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- Société du Gaz et d’Electricité de Villeneuve-sur-Lot. — Capital: 200 000 francs. — Siège social : 43, rue Nicolo, Paris.
- Société l’Energie électrique de l’Aube. — Capital : 270000 francs. — Siège social : 101, rue Emile-Zola, Troyes (Aube).
- Société d’Electricité de la Barousse. — Capital : 80 000 fr.
- — Siège social : Toulouse (Haute-Garonne).
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des Anciens Etablissements Laearriere. — Le 28 octobre, rue de l’Entrepôt, 16, Paris.
- Compagnie Parisienne de l’air comprimé. — Le 7 novembre, rue Etienne-Marcel, 54, à Paris.
- !>
- Ateliers Thomson-Houston. — Le 12 novembre, rue Vau-girard, 219, à Paris.
- Société d'éclairage et d’applications électriques d’Arras.
- — Le 10 novembre, à Arras (Pas-de-Calais).
- Compagnie centrale d’électricité du Brabant. — Le 3i octobre, à Bruxelles.
- Société Est-Lumière (Cie d’Electricité de l’Est Parisien). — Le 14 novembre, rue Blanche, 19, k Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions électriques de Charleroi.
- Bulletin mensuel, août 1908. — Application de la transmission électrique aux ateliers de construction.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont.
- Bulletin mensuel, août 1908. -—• Application de la transmission électrique aux ateliers de construction.
- Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi.
- Bulletin mensuel, septembre 1908. — Locomotives électriques industrielles.
- ADJUDICATIONS
- Belgique.
- Le 27 octobre, à loheures, àl’hôtel communal, à Schaer-beelc-lez-Bruxelles, concession de l’établissement et de
- l’exploitation d’un tramway électrique à voitures dérail-lables sur le territoire de la commune; caut. : 10 000 fr. Soumission le 26 octobre, avant midi.
- Le i3 novembre à 11 heures, à la direction du service spécial des éludes et du contrôle des applications de l’électricité, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, installation des paratonnerres au palais royal de Bruxelles; cautionnement: 1 5oo francs (cahier des charges n° 99; prix : o fr. 60); prix du plan : 2 francs; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 9 novembre.
- Allemagne.
- Prochainement, à l’administration communale, kPosen, établissement d’installations électriques, 1 410 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Drie-burg, installation de l’électricité, 100 000 marks.
- Autriche-Hongrie,
- Prochainement, à l’administration communale à Monor (Hongrie), établissement d’éclairage électrique, 100 000 couronnes.
- Italie.
- Le 28 octobre, à 11 heures, à la direction de l’arsenal de la marine, à Naples, fourniture de deux chaudières marines à retour de flamme et d’un four, 11 388 lires; caut. : 1 140 lires.
- Le 3o octobre, à 11 heures, aux directions générales des arsenaux de la marine, à Spezia et Naples, fourniture de chaudières type Field, 8 849 lires; caut. : 885 lires.
- Grande-Bretagne.
- Le 27 octobre, au London County Council, Spring Gardens, County Hall, à Londres, fourniture, et montage de 12 chaudières à vapeur avec tuyaux d’eau, surchauffeurs, etc.
- ERRATUM
- Dans l’article « Considérations sur les câbles téléphoniques » de M. Miniotti (n° 4°, tome III (a°série), 3 octobre 1908) à la page 11, 11e et 7" ligne de la irB colonne (à partir du bas de la page), remplacer N par d ; 4“ ligne de la 2e colonne, remplacer du pas par de d.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : .T.-B. Nouet.
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- Tome IV (2° série).
- SAMEDI 31 OCTOBRE 1908.
- Trentième année. — N° 44
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- lectnque
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 129. — R. Van Cauweniîergiie. Note sur les thormo-wattniètres, p. 131. — J. Reyval. Machine d’extraction du puits « Mauve », p. 132. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogèucs (suite), p. 134.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Variations de résistance dos métaux dans le champ magnétique, N. Dagostino, p. 142. — Transmission et distribution. L’action du vent sur les lignes aériennes, G. Reuora, p. 143. — Electrométallurgie. Sur la métallurgie thermo-électrique du fer, E. Stassano, p. 144. — Brevets, p. 145. — Bibliographie, p. 146. — Variétés. Chronique, p. 146. — Congrès international des applications de l’électricité de Marseille, p. 147. — Chronique industrielle et financière. —(Equipements à unités multiples « Sprague Thomson-Houston », p. 151. — Chronique financière, p. 167. Renseignements commerciaux, p. 159. — Adjudications, p. 160.
- ÉDITORIAL
- Dans un numéro antérieur de La Lumière Electrique se trouvent déjà décrits une méthode et un appareil de mesure pour courants alternatifs de faible valeur. M. Van Cauwenberghe ayant été amené à construire un appareil semblable à celui de M. Pillier, auquel nous venons de faire allusion, apporte quelques considérations supplémentaires sur les avantages que peut comporter la combinaison de deux thermo-éléments avec un galvanomètre constituant un wattmètre. Ce nouvel instrument, que l’on peut appeler un thermo-wattmètre pourrait devenir d’un usage générai, car il n’est pas susceptible des mômes erreurs que l’éleetro-dynamo-mètre, et môme avec les grands décalages, il ne donne pas de résultats erronés, mais la seule crainte que l’on puisse exprimer, c’est de se demander si, à la longue,
- les thermo-éléments ne subissent pas une modification.
- La Société Brown Boveri et Cie vient d’établir récemment une installation de machine d'extraction à commande électrique, basée sur un principe nouveau et comportant l’emploi des turbines à vapeur. Cette installation fonctionne au puits «Mauve», de mine de Heinitz, à Beuten, Haute-Silésie (Allemagne). Le principe du système consiste à placer à la station centrale une turbine à vapeur, munie d’un bypass automatique. Cette turbine commande, par attaque directe, à la fois une génératrice à courant continu destinée à alimenter le moteur de la machine d’extraction et une génératrice destinée aux besoins généraux de la mine. Nous donnons la description de cette installation.
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- Nous continuons l’étude de longue haleine faite par M. J.-L. Routin, sur le réglage clés groupes électrogènes. Déjà, ayant entrepris l’étude analytique du réglage de la vitesse à flux constant, l’auteur, dans une première hypothèse envisagée dans le numéro précédent, a admis que la vitesse était constante. Aujourd’hui, dans une deuxième hypothèse, il admet que le régulateur agit sur l’organe de réglage avec une vitesse de manœuvre proportionnelle à l’écart qu’il s'agit de corriger. Dans ces conditions, on voit que la vitesse est toujours ramenée à sa valeur normale, après une série d’oscillations décroissantes ; que la durée d’une oscillation est pratiquement indépendante de la perturbation qu’il s’agit de corriger. L’écart maximum de vitesse est proportionnel à la variation du couple résistant, mais il dépend de la charge, et de plus est proportionnel à la durée de l’oscillation considérée ci-dessus. Le nombre d’oscillations qui se produisent avant le rétablissement de l’équilibre est inversement proportionnel à la charge finale du groupe ; il dépend, en outre, de la variation de la charge. Toutes choses égales d’ailleurs, il y a toujours, pour la vitesse de manœuvre, une , valeur critique qui rend maximum le nombre d’oscillations et cette valeur cri tique es t d’autant plus grande que la variation de charge considérée est plus peti te. Enfin l’écart maximum de vitesse et le nombre d’oscillations restent les mômes lorsqu’on fait vai’ier la vitesse de manœuvre et l’inertie du groupe de façon que leur produit reste constant.
- MM. Grunmach et Weidert ayant trouvé récemment, et contrairement à ce que l’on
- admet en général, que dans des fils de fer et de nickel placés normalement aux lignes de force d’un champ magnétique, la résistance électrique croissait d’abord au fur et à mesure que l’intensité du champ augmente,puis ensuite qu’elle diminuait, M. Dagostino a entrepris d’une façon très minutieuse des recherches pour déterminer le plus exactement possible les variations de résistance des métaux dans le champ magnétique. Il a pu ainsi établir que, dans les conditions précédentes, les métaux (fer ou nickel) montraient toujours une diminution de résistance et, par suite, il n’a pas vérifié le fait indiqué par MM. Grunmach et Weidert.
- M. G. Rebora a entrepris un grand nombre d’expériences dans le but de déterminer le coefficient K de la formule F = K S Y2 qui représente l'action du vent sur les lignes aériennes. Le résultat de ces expériences a conduit l’auteur à des valeurs de l’effort du vent notablement inférieures aux valeurs admises jusqu’ici.
- On connaît le four Stassano dont nous avons récemment môme rappelé la description. M. Stassano vient de publier un mémoire où il décrit en détail le type actuel de son four et où il donne des résultats d’exploitation intéressants.
- Enfin, parmi les nouveaux brevets pris en Amérique, nous avons relevé celui où M. Druseidt a imaginé une suspension élastique pour filaments métalliques et celui où M. Burke indique le principe d’un générateur continu à trois fils.
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- NOTE SUR LES TIIERMO-WATTMÈTRES
- Dans le numéro du 27 juin 1908 de La Lumière Electrique se trouve décrit un appareil pour la mesure des courants alternatifs de faible valeur. L’emploi d’un thermo-élément du type décrit, déjà ancien, ou du type imaginé par le D'1 Voege, agissant sur un galvanomètre, par la mesure de courants alternatifs, est connu depuis longtemps ; mais la combinaison de deux thermo-éléments avec un galvanomètre 'constituant un wattmètre est, je crois, de date récente. Ignorant les travaux de M. Pillier, j’ai été amené à construire un appareil semblable au sien ; et comme M. Pillier n’en indique pas l’un des principaux avantages, je me permettrai d’ajouter quelques mots à son article.
- Devant faire des mesures de décalage avec courants à haute fréquence, j’ai combiné, d’après le schéma fîg. 1, au moyen de deux thermo-éléments du Dr Voege et d’un galvanomètre différentiel, un wattmètre dont la principale qualité consiste à ne présenter ni self, ni capacité, ni skinejfect appréciables avec des fréquences atteignant 10 000 périodes par seconde. Cette qualité était indispensable pour les mesures à effectuer et ne se rencontre, à ma connaissance, que dans le galvanomètre du Professeur Wertheim Salo-monson [Phys. Zeitschrift, 1907, p. 19a) et à part sa légère capacité, dans le wattmètre électrostatique.
- Le thermo-élément du Dr Voege se compose, comme on sait, d’un fil chaud rectiligne soudé en son milieu à l’endroit même où les éléments, cuivre, eonstantan, se réunissent. Le tout est plongé dans une atmosphère raréfiée. Ce thermoélément est beaucoup plus sensible que celui à spirale, mais nécessite l’emploi d’un galvanomètre différentiel pour éviter que le courant destiné au galvanomètre ne soit en partie dérivé par les fils chauds mis en série. Comme galvanomètres, je recommande ceux à aimant permanent et bobine bifilaire mobile.
- L’usage des courants à haute fréquence ayant pénétré dans tous les laboratoires cL même récemment dans l'industrie, la nécessité de pouvoir faire des mesures de puissances devenait cha-
- que jour plus pressante. Si le thermo*wattmètre présente vraiment toutes les qualités qu’il pro-mel, son usage deviendra général.,le inc permettrai cependant d’exprimer une crainte. Les thermo-éléments 11e se modifient-ils pas très légè-
- Fig. 1.
- renient à la longue, surtout ceux qui sont plongés dans une atmosphère raréfiée ? Ce serait là un très grave défaut, car un tarage ne pourrait jamais être exact que pour un décalage déterminé. Il faudrait modifier les résistances s /, r., r3 ou tout au moins certaines d’entre elles, ce qui exigerait l’intervention du constructeur. Les résistances i\ /^comprennent, bien entendu, les shunts ou dispositifs analogues destinés à égaliser les constantes des thermo-éléments.
- J’indiquerai encore deux perfectionnements faciles à apporter à l'appareil de M. Pillier. Pour mesurer la tension ou le courant, il est bon de renverser l’un des thermo-éléments. 11 suffit alors decourt-circuiter le shunt s ou de couper la résistance /•, et on obtient au galvanomètre des déviations doubles de celles réalisées avec un thermoélément.
- Je remarquerai que, dans les équations
- DE = K,E Dj = KJ,
- M. Pillier a, par une erreur de plume, oublié d’élever K cl f au carré. 11 est donc bon de munir le galvanomètre de deux échelles : l’une servira à la mesure des puissances, l’autre à celle des courants et des tensions.
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- Les équations fondamentales posées par M. Pillier ne sont évidemment pas tout à fait exactes, et si je relève ici l’erreur, c’est que la résolution rigoureuse du problème nous permet, par une combinaison judicieuse des résistances /•, i\j rz, de donner à l’instrument une qualité intéressante.
- Les équations exactes sont :
- e = + /y 3
- e + É — ls) s — ,'i,i + h = h + fii
- M. Pillier commet, sur le résultat final,une erreur de — % environ. Or, dans ses mesures, ix comporte en moyenne m milliampères, i'.j environ aü ohms. Pour e ~~ ion volts, /, vaudra environ io ooo ohms.
- L’erreur commise comporte ainsi 0,1a %. Cela est négligeable, mais pour de faibles tensions il n’en est plus ainsi. Si nous faisons
- et conduisent aux formules :
- 'Va + + r2ri /'i,v _•
- — e — is —------------------------------------------------!
- ri
- Cl , /. 1 Ci\ .... _ r\'\ + 'V'.'l +• 'V'i ;
- — C -4— I I —J— — J !& f g •
- r, \ rj f\
- / I • o r 1) / 11
- M. Pillier admet r2 = r3 et négligé — , — et —
- ri f't ri
- vis-à-vis de l’unité. Occupons-nous seulement du terme -j- is.
- Si r.j vaut n % de / 1 et si, comme cela est nécessaire pour arriver à un bon résultat, — e est
- du meme or
- dre de grandeur que ^1 4"“^
- nous arrivons, en réglant convenablement les constantes des thermo-éléments au moyen de shunts ou en employant un galvanomètre différentiel avec résistances additionnelles, à exclure complètement l’erreur. Si nous songeons que les lectures aux électro-dynamomètres demandent toujours à être corrigées de l’énergie perdue dans l’une ou l’autre des bobines, nous trouvons ici une nouvelle supériorité au thermo-wattmètre.
- Remarquons enfin que les électro-dynamomètres donnent, pour cle grands décalages, des résultats fautifs qu’il n’est pas toujours possible de corriger, comme j’en ai fait la triste 'expérience dans l’étude d’un phénomène assez instable. Le thermo-wattmètre est exempt également de ce défaut.
- R. Van Cauwenuehghe,
- Assistant à l'Ecolo Polytechnique de Dantzig.
- MACHINE D’EXTRACTION ÉLECTRIQUE POUR LE PUITS « MAUVE »
- DE LA SOCIÉTÉ DES MINES DE HEINITZ .à Bf.uthen (Ilautc-Silésic, Allemagne).
- La Société des Mines de la Mourière (M. et M.) a commandé, il y a quelque temps, une installation de machine d’extraction à commande électrique, basée sur l’applicalion d’un principe nouveau et comportant l’emploi des turbines à vapeur, système Brown, Boveri, Parsons. La Société Brown, Boveri cl. C*0 ayant mis en service, il y a quelque temps, une installation basée sur
- le même principe, nous pensons qu’il est intéressant d’en donner ci-dessous une description succincte.
- L’installation en question fonctionne au puits « Mauve » de la mine de lleinitz à Beuthen dlaule-Silcsie, Allemagne). La partie mécanique de la machine, d’extraction est prévue pour extraire une charge utile de 7 ïoo1* de houille à
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- une profondeur de 770'", avec une vitesse de iom, en faisant usage d’un câble de compensation. Pour le début, on n’a toutefois installé la partie électrique que pour une charge; de '} (>ool<i: et une profondeur de a/,om, la vitesse étant toujours de 10"’. Elle devra être doublée parla suite pour atteindre l’extraction maximum prévue.
- Le principe du système consiste à placer à la
- à la machine génératrice d’après le dispositif bien connu de « Léonard ».
- La simplicité qui caractérise le système imaginé par la Société llrown, Rovcri eL Ci,!, grâce au nombre réduit de machines cl. d’appareils qu’il nécessite, conduit également à un meilleur rendement et à une plus grande rapidité de mise en service.
- 11 est surtout à remarquer que,dans ce système,
- l'ig-. 1.
- station centrale une turbine à vapeur munie d’1111 bypass automatique. Cette turbine commande, par attaque directe, à la fois une génératrice à courant continu destinée à alimenter le moteur de la machine d’extraction et une génératrice destinée aux besoins généraux de la mine; dans le cas présent, celte dérnière est une génératrice triphasée.
- Le moteur de la machine d’extraction [est relié
- on évite la machine intermédiaire formant accumulateur d’énergie grâce à l’adjonction d’un volant fort lourd, l’appoint d’énergie nécessaire pendant, les pointes de charge étant fourni par le volant que forment naturellement l’eau et la vapeur emmagasinées dans les chaudières et les tuyauteries.
- La turbine à vapeur de l’installation ci-dessus est construite pour de la vapeur à p,jk et une
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- température de a^fi0 à l’admission; son échappement est relié à une condensation centrale qui doit fournir un vide de 90 % .
- La génératrice fournissant le courant à la machine d’extraction est munie d’un enroulement Déri, tel que la Société Brown, Boveri et Cie l’emploie depuis longtemps dans la construction de ses dynamos à courant continu accouplées avec des turbines à vapeur.
- L’accouplement direct avec la turbine, de cette dynamo génératrice et d’une autre génératrice destinée aux usages généraux, constitue egalement un des traits caractéristiques du système et permet d’obtenir une marche très économique, car, pendant les arrêts de l’extraction, la consommation de vapeur de la turbine est transformée en travail utile et les variations proportionnelles de charge se trouvent diminuées.
- En bout de l’axe est montée une excitatrice qui fournit le courant d’excitation à la dynamo, à l’alternateur et au moteur de la machine d’extraction.
- Les connexions entre la station centrale et la machine d’extraction ont i55m de long. Elles sont exécutées en câble sous plomb armé dans la partie extérieure tandis que les raccordements sont établis en barres de cuivre nu placées au sous-sol de la station génératrice et de la machine d’extraction.
- La disposition générale de la machine d’extraction qui se voit à la figure 1 est la suivante :
- Le tambour Ivœpe construit par la « Deulseh-Luxembourgischc Bergwcrks und lliitlen A. G. »
- a 8m de diamètre et fait, par conséquent, pour arriver à iora de vitesse de câble, %(\ tours par minute. L’arbre en acier de ce tambour est creux;
- 11 tourne dans deux paliers robustes fixés, ainsi que les paliers extérieurs des moteurs, sur un châssis en fers assemblés.
- Le tambour est destiné à être commandé directement à chacune de ses extrémités par un moteur électrique ; mais, comme nous l’avons dit en commençant, la partie électrique n’existe actuellement que pour une extraction et une profondeur réduites. Aussi, n’y a-t-il pour le moment qu’un seul moteur accouplé.
- Le moteur est à 12 pôles à excitation dérivée et
- 12 pôles auxiliaires. Sa vitesse et son renversement de marche sont commandés par un levier de manœuvre qui permet de faire varier la tension du courant qui traverse l’induit du moteur entre -f- 5oo V et — 5oo V, en agissant sur le courant d’excitatrice de la génératrice.
- A gauche du tambour Kœpe représenté sur la figure, viendra s’accoupler le deuxième moteur électrique identique à celui existant, lorsque l’installation sera portée au maximum de production prévu. Cette adjonction entraînera, également, l’adjonction d’un nouveau groupe générateur avec turbine à vapeur à la station centrale.
- Les machines seront alors reliées en série aussi bien à la station génératrice qu’aux moteurs, avec fil neutre intermédiaire, de façon à éviter une tension supérieure à ;m>o Vpar rapport à la terre.
- J. ReY VAL.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Suile)^)
- DEUXIÈME HYPOTHÈSE
- CAS d’un réoulateur électro-mécanique donnant UNE VITESSE DE MANŒUVRE PROPORTIONNELLE A l’écart qu’il s’aiut de corricer.
- En remplaçant dans la formule (2a) m et r
- par les valeurs correspondantes qui sont données par les formules (ar>) et (21) et en tenant compte de (a3), on obtient :
- Y-^- = jT Oo + (0 — to) clt] — A — — w. (/,!))
- En dérivant, on obtient :
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome III (2° série) p. 389, et tonie IV (a0 série), p. 12, 3g et 107.
- d-M __ M
- X~diF ~ Ê
- IQ
- to)
- R dm Û ~dt'
- m
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- Posons
- il vient
- Pour que rs cl. r2 (racines do l'équation (5o) soient réelles, il faudrait réaliser la condition
- Q
- (/i7)
- d2z R dz M
- ~dt + ÛK Tt + ËŸ az = °» ^
- qui donne, en intégrant :
- z = Q,e»v + Q,cV, (49)
- Q, et Qsétant deux constantes;
- i\ et /-2 désignant les racines de l’équation :
- 2 1 R 1 Mæ tr \
- r +5Ÿ''+ËŸ=°- M
- Pour t = o, on doit avoir z — o En remplaçant t et z par ces valeurs, dans (49) on obtient la condition ;
- Qi + Q2 = °*
- On a donc :
- z — 0.1 {e’''t — er-1)- (5>)
- D’autre part, on a, en dérivant (51), dz
- dl
- = Q> irtcr,t —
- d w
- et, en dérivant (47), puis en remplaçant —— par sa valeur, tirée de (45),
- %='â%=4çi jf[«.+/«(a-»)*]-A-2»j(53)
- Pour t = o, w = Q.
- En remplaçant < et m par ces valeurs dans (5a) et (53) et en rapprochant ces deux équations, on obtient :
- I fm 1 rM 1
- Q.(o- -'J = ÿû __Co_a-rJ, II 1 7 < 1 0 J l
- Q‘ ~ QY
- ÎU-a-r
- ]“' P*) J ' 1 '2
- IV»
- 4 M
- û*Yï“ËŸ“>0-
- Dans ce cas, les deux racines seraient négatives et z serait représenté par une courbe telle que ABC (fig. 27) obtenue en retranchant des ordon-
- nées de la courbe DEF, qui représente la fonction s, = Q er,t, les ordonnées de la courbe DGH qui représente la fonction z2 = Q! ev-1.
- Théoriquement, le réglage s’effectuerait donc alors sans oscillations.
- Mais la condition de réalité des racines conduirait, en pratique, ainsi que nous l’établirons plus loin, aune vitesse de manœuvre très réduite et s atteindrait une valeur inadmissible.
- . On doit écarter pour la môme raison le cas d’une racine double.
- Supposons donc r, et imaginaires et posons :
- >\ — ^
- ~ — vf.
- On a, en remplaçant Qi par sa valeur (54) dans l’équation (5i) :
- 1 eH
- QŸ wï
- (ë>u — c-
- E11 appliquant la formule d’Euler, on trouve :
- M
- R
- QY v
- sinv/. (56)
- d’où :
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- Enfin, en remplaçant';/, et v par leurs valeurs, tirées de (5o), il vient :
- TM
- Lë'"-
- R
- i
- QŸ
- 2QY
- /M a
- V ËŸ
- 11*
- :X
- 4Q2Y2
- • t/M
- sm V Ë
- M a R2
- ËŸ~~ 4ÏËŸ2
- t. (57)
- correspondent aux maxima et aux minima de z ,, . dz
- sont données par 1 équation — = o.
- On a ainsi, en se reportant à (£>9) :
- . TU , TC
- — npe~nptm sm — tm -j- e "pt»> X - eos — lm = o.
- En écartant la solution particulière tm = c©, on en tire :
- On voit que z] est alors représenté par une sinusoïde dont l’amplitude décroît rapidement avec le temps sous la seuie condition que R soit différent de zéro.
- L’expression de z peut être simplifiée en introduisant certaines grandeurs physiques que nous allons définir.
- Posons :
- TC
- ce qui revient à désigner par t l’intervalle de temps qui s’écoule entre deux passages successifs de s jiar zéro.
- Posons de plus, comme précédemment (voir formules nos 3a, 33 et 34) :
- M
- •TÔT
- R
- M’
- me,
- = (t? —A_ r)h'
- En introduisant ces grandeurs dans (57), ii vient :
- TU
- te -1„
- TU I
- - X —, t np
- d’où :
- L’écart maximum Z se produit évidemment pour la première oscillation, soit pour h — o.
- On a donc :
- Z = a/m,
- % .
- - e
- TU
- . / TU I
- sm ( arc tg----
- V t np
- A
- z = '*-pny — e~"pl sin- t, (5q)
- TC T
- avec :
- /a«f
- Vtî
- \t)
- ±-----n*p*
- (e?;
- Écart maximum. — Les valeurs lm de t qui
- Nombre d’oscillations. — Théoriquement, le nombre d’oscillations serait infini (car z ne s’annule que pour t = «o ). O11 peut cependant considérer l’équilibre comme pratiquement rétabli lorsque z est devenu inférieur à une certaine valeur que nous désignerons par c.
- Considérons la courbe AB définie par l’équation (flg. 28)
- V
- •'Pn,
- -71 pt
- (63)
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-
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- T
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- dont les ordonnées sont toujours supérieures aux valeurs correspondantes de z.
- En posant y — c dans (63), on trouve :
- x
- c — 2pnL - e~ni>tc
- TU
- qui donne pour valeur du temps tc correspondant :
- np
- log
- >.1)11. - X -tu c
- (G/.)
- te sera toujours supérieur au temps qui sera nécessaire pour le rétablissement de l’équilibre dans les conditions ci-dessus définies, et la partie entière du quotient :
- Remarque III. — Il est indispensable que le régulateur soit, en pratique, disposé de façon à admettre, au voisinage de la vitesse normale, une certaine zène d’inaction correspondant à la tolérance de l’écart ± c que nous avons introduit dans le calcul du nombre d’oscillations; car, s’il n’en était pas ainsi, les organes qui agissent sur radmission seraient constamment en mouvement et par suite exposés à une usure rapide. La réalisation de cette condition n’entraîne d’ailleurs aucune modification dans nos calculs, car elle revient à immobiliser la vanne au moment où elle devrait théoriquement se déplacer avec une vitesse très faible et tendant vers zéro.
- Couple moteur. — En remplaçant £ï—o) par sa valeur Hz dans l’équation (aS) et en tenant compte de (69), on obtient pour l’expression du couple moteur :
- 1
- np t
- log
- T I
- ‘iniP-----
- TC C
- (65)
- Ci
- (66)
- nous fera connaître le nombre d’oscillations qui se produiront avant le rétablissement de cet équilibre.
- Remarque I. — La formule 62 qui donne Z est applicable dans tous les cas, tandis que la formule (64) ne présente plus qu’une limite supérieure du nombre d’oscillations, toutes les fois que l’organe de réglage atteint ses positions limites de pleine admission ou de fermeture complète.
- Pour obtenir, dans ce cas, le nombre N' d’oscillations, il suffit de remarquer qu’au moment où recommence le déplacement de l’organe de réglage, 011 a z — o, et que l’écart ni est alors égal à i — n.
- O11 trouve ainsi :
- lY
- +
- npi
- log
- 11) P
- T I
- TU C
- Remarque JL — O11 voit de suite que si a pouvait s’annuler, le nombre d’oscillations serait infini; or,l’hypothèse n = o entraîne la condition R= o. En se reportant à la formule (21), 011 voit ainsi que la présence sur le réseau de moteurs travaillant sur croupies constants introduit toujours des difficultés pour le réglage.
- Pour résoudre l’intégrale, appliquons la formule d’Euler qui permet d’exprimer un sinus en fonction d’exponentielles imaginaires, il. vient :
- — np + /
- K
- T
- .TU
- — np — 1 -
- T.
- (>—npt
- . TU TU TU
- — np sm- l-----cos - t
- T T T
- On a donc enfin :
- j
- <r"i" sii\-tdi--
- . e-npt
- nip'-'c'i
- ros - / -
- -///;— s1 n - / TU* T
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- En remplaçant dans (66), on obtient :
- M
- m
- \e+-
- ‘± a Q pnA
- +
- Il~p2X2 ^ 7C2
- / 7U npx . 7C
- — i-\-e~~,lJ)t ( cos — t -j—f—sm-l
- \ T TU X
- (67)
- Ces considérations établissent que la vitesse de manœuvre doit toujours être de beaucoup supérieure à celle qui donnerait des racines réelles à (5o). La condition de réalité exigerait en effet qu’on ait :
- ‘x a Q
- E p
- 1 «
- APPLICATIONS. — FORMULES APPROCHEES.
- Les formules (6a) et (65) qui donnent Z et N sont symétriques par rapport à p et à t et ne dépendent d’ailleurs que du produit p t.
- On peut donc considérer Z et N comme fonctions de p x.
- Tout comme dans l’hypothèse n° i, il est à priori évident que Z va constamment en croissant avec p x.
- Pour que le régulateur soit utilisable, il faut donc,choisir le poids du volant et la vitesse de manœuvre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur, de façon que le produit/? x reste inférieur à la valeur qui correspond au plus grand écart toléré lorsqu’on suppose n — ni = i.
- Si l’on admet comme précédemment que cet écart soit de 20 % , la formule (6a) indique que p x doit rester inférieur à o,87. Or, en remplaçant x par sa valeur, tirée de (60), on trouve :
- px =
- V E p
- On doit donc toujours avoir :
- 4 j'xaQ
- V K 7/ ~
- :o;:b
- On en tire à fortiori :
- x a Q
- TÔ7
- rr \ 2
- o,>7
- Formule approchée pour x. — Dans ces conditions, on peut remplacer x par la valeur approchée :
- (68)
- On a, en effet :
- 4 jxaQp 4 /2 a Q
- V ~ÏT~ V
- Ta est donc toujours plus petit que x* d’autre part, en envisageant le cas Je plus défavorable, c’est-à-dire pour /i — 1, 011 voit qu’on a toujours
- soit xa ^ x X 0,993.
- L’écart est donc toujours inférieur à 7 millièmes.
- En pratique, la durée d’une oscillation peut donc être considérée comme constante, proportionnelle à la racine carrée du moment d’inertie et inversement proportionnelle à la racine carrée de la vitesse de manœuvre.
- Formule approchée pour m. — Si l’on tient compte de la limite supérieure imposée à p x, on n2 X p* x3
- est toujours infé-
- reeonnait que 1 -
- (O 3r-\2
- rieur à 1 -|---’ J -, soit à r,oi38. On peut donc,
- TU~
- dans une formule approchée, remplacer
- soit :
- xa L> E p
- 1
- //“ p2
- r-2
- l’unité,
- En substituant les valeurs ci-dessus dans l’cx-
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- pression de m, on obtient ainsi la valeur approchée :
- ma-=— |e0+E«j^— i + e-«/"^cos —1+ ^--sin— j|(G0)
- Sous cette forme on voit que m tend vers la valeur ~ (e„—E/q) et que. les déplacements de l’or-
- Üj
- gane de réglage, de part et d’autre de sa position limite, décroissent rapidement avec le temps.
- Si l’on remplace /J x parcelle valeur (soit 0,0/1) dans la formule, 11" du, on trouve :
- En cas de suppression brusque de la charge, soit pour n — o et /q = 1 :
- Z
- a X
- <0"i
- -----, SOIl O.O'i > »,
- Tl
- En cas de mise en charge brusque, soit pour n — 1 et /q ~ — l :
- Limites entre lesquelles peuven t varier p et x. — ’l’béoriquemcnt, on pourrait réd uire indélinimen t p t en augmentant le pouls du volant ou la vi tesse de commande du vannage; mais, en pratique, 011 est limité par les considérations suivantes :
- Limites de p. — Nous avons établi précédemment (voir n° du %t\ octobre 1908, page no) que p doit toujours en pratique être compris entre 0,01 et 0,07.
- Limites de x. — En considérant la limite supérieure de p Ta (soit 0,37) et la limite inférieure de p, soit 0,01, on trouve que x doit toujours être o 37
- plus petit crue ——, soit 37 secondes.
- 0,01
- La quantité xa a, d’ailleurs, tout comme/», une limite inférieure.
- Pour déterminer cette limite, remarquons tout d’abord que xa est proportionnel au lernps0 nécessaire pour obtenir la fermeture complète de l’admission en cas de suppression brusque de la charge; ce temps 0 se déduit en elfet de l’équa-tion (69) en supposant :
- ma—= o, e0=E, n — o et /q =—1.
- En faisant ces substitutions, on trouve :
- » = -• M
- !2
- Or, nous avons établi précédemment (voir n° du ‘it\ octobre 1908, page no) cpie 0 ne saurait, en praticpie, être inférieur à a secondes.
- La limite inférieure de x serait, dans ces conditions, égal»; à t, secondes et la limite inférieure de p xa égale à 0,04.
- TC
- 0,01 TT
- U si,t
- arc !i
- soi t 'A — 0,04069.
- Il faut bien remarquer que Indurée de la manœuvre est sensiblement plus grande que 0 lorsqu’il, s’agit, non pas d’une suppression brusque de la charge, mais d’une mise en charge brusque.
- Cette durée 0' se déduiten effet de l’équation (69) en supposant :
- ma — M, c — o, n — /q, nl = — 1.
- En faisant ces substitutions, on trouve :
- cos
- -0'
- x
- n f)~ . tz
- - tÿ °?
- d’où :
- npx
- et
- 0' = 0 X — | tc — arc TC L
- tg
- TC I
- "P'a I
- En particulier, pour (px ~ 0,8-7), on trouve ainsi :
- 0' = DX 1,0743
- Formule approchée pour Z. — l/expression de Z (voir formule. 6a) peut être simplifiée, tout en
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- restant suffisamment approchée pour les besoins de la pratique.
- t peut, en effet, ainsi que nous l’avons vu, être
- 7C
- remplacé par ra ou 2Ô. D’autre part, arc tg —---
- est, d’après cc que nous avons dit, toujours très
- voisin de-. Sa valeur minima est, en effet ;
- 2
- arc tg---, soit -><<>920,
- °o,i7 *
- tm (voir formule 6i) est donc toujours très voisin
- de - et comme z varie lentement au voisinage de •2
- son maximum Z, on peut, sans erreur sensible, considérer, aux lieu et place de Z, l’expression approchée :
- Za = - nvp
- in‘2)
- Formule approchée pour N. —En remplaçant t par 2 0 dans l’équation (65) qui donne N, on trouve, d’autre part, l’expression approchée :
- N« = — X Iog - X — Xp X 0. (jVj
- ‘AU p 0 TC C
- Influence d*une modification du poids du colanl ou de la vitesse de manœuvre. — Z a et N a peuvent donc, en définitive, être considérées comme des fonctions du produit pQ. D’après ce que nous avons dit précédemment, pO doit, en pratique, rester compris entre o,i8:> et 0,02.
- Dans ces conditions, /?( et n* étant donnés, Za peut être considéré comme à peu près proportionnel à pO; en effet est alors toujours
- compris entre 1 et 0,183 — o,83i 12.
- La loi de variation de Na (voir formule 78) en fonction de pG est plus complexe. Le nombre d’oscillations est maximum lorsque pOa la valeur donnée par l’équation :
- d~S a
- On trouve ainsi la condition
- TC C
- La seule solution compatible avec les exigences de la pratique est évidemment celle qui correspond à :
- /i n. A ~ X ~ p0 = e, tc c
- soit :
- d{p Oj
- O.
- ,v TC C
- '0 = - X — X e, /, ni
- soit encore, si l’on suppose c = 0,01 :
- pÔ = 0,0212 X —•
- "1
- La valeur correspondante de Na est :
- at 1 1 r n\
- Na — *
- au p G 11
- Puissance du moteur auxiliaire. — D’après ce qui précède, si /'désigne l’effort nécessaire pour déplacer l’organe qui règle l’admission du fluide moteur et SM la puissance du moteur auxiliaire, on doit avoir :
- SMy°h SM X - f\j%aQp\L.
- 0 TC
- COU1U5ES l’HUJHATlVES UES CYCLES J)E LEAUTE
- On peut obtenir, par une construction graphique très simple, les courbes figuratives des cycles de Léauté, représentant les variations de la vitesse en fonction des déplacements du vannage.
- Traçons la spirale logarithmique représentée, en coordonnées polaires, par les équations (üg. a9) :
- p zm nie~'nt>t et a = — L (üg. 29).
- ta.
- Le pèle étant en A et la position du vecteur
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- pour t— o étant Aw, considérons un point quelconque B de la spirale (figurée en pointillé).
- Projetons B en C sur Am, puis traçons la droite CD faisant avec CB un angle p défini par
- Fig. 29.
- , ainsi que la droite BE parallèle à AM.
- Le point d’intersection H, de CD avec BE, est un point de la courbe cherchée rapportée aux axes Am et As.
- On a, en effet, pour l’ordonnée de II :
- H K — BC = p sin a = sin — i,
- xa
- ou, en se reportant à (5y) :
- me =
- TU
- '->]>xa
- D'autre part, on a , pour l’abscisse de II :
- AK — p cos a + BII,
- ou, comme BU = BCtg-p = p sin a tg p = p^-^" sin a
- AIv = /?,c npt f cos — / 4- î '"a sin — A,
- \ xa tu %a )
- ou enfin, en se reportant à (G9) :
- A TT 1 *0 I
- AK = 7«a--ïï + Wi.
- L’équation (7/1) montre que la longueur 11K est bien proportionnelle aux variations s delà vitesse, et l’équation (7a) que les variations de AK sont proportionnelles aux variations du couple moteur ma, c’est-à-dire que le point K suit tous les déplacements du vannage. Cette construction donne la spirale déformée (figurée en traits pleins) qui représente (aux
- , . IA TT T CL ht\i ^*1 i T«'
- échelles -----et M) la sene des cycles de Leaute
- TC
- qui correspond à la perturbation considérée.
- De ce qui précède, il résulte que, lorsque le régulateur agit sur l’organe de réglage avec une vitesse de manœuvre proportionnelle à l'écart qu’il s’agit de corriger et en supposant — cc qui correspond au cas général — que l’expression du couple résistant comprenne un terme croissant avec la vitesse, on voit que :
- 1° La vitesse est toujours ramenée à sa valeur normale après une série d’oscillations d’amplitudes décroissantes.
- 2° La durée d’une oscillation est pratiquement indépendante de la perturbation qu’il s’agit de corriger. Elle est proportionnelle à la racine carrée du moment d’inertie et inversement proportionnelle à la racine carrée de la vitesse de manœuvre.
- 3° L’écart maximum de vitesse est proportionnel à la variation du couple résistant ; mais il dépend en outre de la charge.
- Cel;écart est, déplus, proportionnel à la durée de l’oscillation considérée ci-dessus.
- 4° Le nombre d’oscillations qui se produisent avant le rétablissement, de l’équilibre est inversement proportionnel à la charge finale du groupe; il dépend en outre de la variation de la charge.
- 5° Toutes choses égales d’ailleurs, il y a toujours, pour la vitesse de manœuvre, une valeur critique qui rend maximum le nombre d’oscillations et cette valeur critique est d’autant plus grande que la variation de charge considérée est plus petite.
- 6° L’écart maximum de vitesse et le nombre d’oscillations restent les mêmes lorsqu’on fait varier la vitesse de manœuvre et l’inertie du groupe de façon que leur produit reste constant.
- (A suivre.)
- J.-L. Rotjtin.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Variations de résistance des métaux dans le champ magnétique, —N. Dagostino. — Atli délia li. Accademia dei Lincei. a6 avril 1908.
- On admet généralement, d'après les recherches de Thomson, Beetz, de Lucclii, Goldhammer et Cantone, que la résistance des métaux placés dans un champ magnétique augmente lorsque le courant a une direction parallèle au champ, tandis qu’elle diminue lorsque le courant a une direction normale aux lignes de force magnétique.
- Toutefois, MM. Léo Grunmach et Iran/ Weiderl ont trouvé dernièrement que dans des iils de fer et de nickel placés transversalement dans un champ magnétique, c’est-à-dire normalement aux lignes de force, la résistance électrique croît d’abord, au fur et à mesure que l’intensité du champ augmente, et qu’ensuitc clic diminue.
- Dans le but d’éclaircir ce fait absolument anormal, l’auteur a entrepris des recherches très minutieuses sur différents échantillons de fer et de nickel, en tachant d’éliminer toutes les causes d’erreur. Le métal à essayer (en fils ou en rubans) était enroulé en lorme de spirale plate et placé entre les pôles d’un électro-aimant. On mesurait les variations de résistance à l’aide d’un pont spécialement disposé à cet effet.
- Les résultats obtenus varient quelque peu d’un échantillon à l’autre, mais le fait constant qu’on a pu établir est que les conducteurs de fer onde nickel placés perpendiculairement aux lignes de force d’un champ magnétique montren t tou jours une diminution de résistance. (Jette diminution, toutefois, devient de plus en plus laiblc au fur cl à mesure que l’intensité du champ augmente, et, lorsqu’on atteint une certaine limite, elle reste à peu près constante. Le fait observé par MM. Grunmach cl Weiderl n’a donc pas pu être vérifié.
- Afin de donner une idée de l’ordre de grandeur du phénomène, qui est beaucoup plus sensible dans le nickel que dans le fer, nous reproduirons dans le tableau suivant, pour quelques valeurs de l’intensité 11 du champ, cl pour deux dos échantillons essayés, les rapports \y entre la variation de résistance consta-
- tée et la résistance totale de l’échantillon. Le signe — indique une diminution de résistance.
- Il 1ER 6 X ioG KICICEI, 8 X io(î
- 110 — i,3 — 140
- 400 -r>.7 — ï 060
- 900 20 — r> 9G0
- 1790 „ IOO — 10110
- 3 2 3 ( > — 3 00 — 10860
- 4 120 — 680 — 11010
- /, 8 /|0 — 870 — 11110
- 3 87O — 1 000 — 111^0
- Après le fer et le nickel, l’auteur a étudié de la même manière, c’est-à-dire dans un champ transversal, un grand nombre d’autres métaux. Les résultats obtenus sont les suivants :
- Diminution de résistance pour Y invar, la man-ganine, le platine.
- Augmentation de résistance pour le bismuth, le cadmium, l’o/‘, le zinc, le magnésium, le palladium (J).
- Le cuivre, Y argent et Y aluminium n’ont pas donné de variations.
- L’hypothèse de Goldhammer (2), que les métaux paramagnétiques donnent lieu à une diminution de résistance, et les diamagnéliques à une augmentation, hypothèse qui était fondée seulement; sur l’examen de quelques métaux (:i), 11’a donc pas été entièrement vérilîée. Gomme on vient de voir, le palladium et le magnésium, tout en étant paramagnétiques, ont donné lien à une augmentation de résistance.
- P) Poux* le bismu (h notamment, l'augmentation de résistance est très rapide ; par exemple, pour 11 = 3690, on a P X 1 o,J = 84180. — Pour Ions les autres métaux étudiés, soit les augmentations, soit les diminutions de résistance, sont très faibles, plus faibles que celles du fer. .
- (-) Wied. Ann. 3i, p, 30o ; el30, p. 804.
- (:i) Nickel, fer, cobalt, bismuth, antimoine et lellurium.
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- En l’état actuel de nos connaissances, il serait bien difficile de formuler quelle est la loi par laquelle ces Variations de résistance des métaux sont gouvernées.
- G. A.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- TJ action du vent sur les lignes aériennes. — G. Rebora. — Atti delV Assoc. Elettr. fiai. — F asc. 3 ; mai-juin 1908.
- L’effort exercé par le vent sur un fil ou sur un poteau peut être représenté au moyen de la formule :
- F KSV*
- dans laquelle :
- F est FefFort,
- K une constant,
- V la vitesse du vent,
- S la surface opposée à l’action du vent, c’est-à-dirc cl. l, si cl et l sont le diamètre et la longueur du fil.
- Nous exprimerons F en kilogrammes, S en mètres carrés et V en kilomètres par heure.
- Un premier élément d’incertitude dans cette formule est la constante K, à laquelle chaque auteur donne une A^aleur différente. Ces valeurs varient généralement entre 0,01 et o,ooîi pour les surfaces planes, et entre 0,006 et o,oo3 pour les cylindres de petit diamètre par rapport à leur longueur.
- Dans le but d’éclaircir plus spécialement la question dans le cas des lignes aériennes, l’auteur a entrepris deux séries très nombreuses d’expériences que nous allons résumer.
- Dans la première série, la disposition adoptée était la suivante : on suspendait le fil de ligne à essayer dans une caisse rectangulaire dans laquelle on faisait passer un courant d’air produit au moyen d’un ventilateur, et qu’on tâchait de rendre aussi uniforme que possible à l’aide de quelques diaphragmes en toile métallique interposés sur le passage du courant. Pour la mesure de la vitesse de l’air en correspondance de la position occupée par le fil, on se servait d’un manomètre spécial à alcool, déjà employé avec succès par Finzi et Soldati dans leurs expériences sur la dynamique des fluides.
- Lorsque l’air est en repos, le fil à essayer occupe naturellement une position verticale; lorsque l’air est en mouvement, il prendra une position plus ou moins
- inclinée en proportion de la vitesse du vent. Si on connaît le poids du fil, la mesure de ce déplacement fournira immédiatement la valeur de l’efïorl agissant sur le fil.
- On a exécuté de la sorte un très grand nombre de mesures sur des morceaux de fil ayant la longueur de im et des diamètres variables entre 3 et ao111111, et pour des vitesses de l’air entre 19 et 3okm à l’heure. Les résultats, très concordants entre eux, ont donné pour K la valeur moyenne :
- K o,oo/|56.
- Dans le but d’avoir une confirmation de ce résultat, on a ensuite exécuté une autre série d’expériences d’après une méthode entièrement différente. On suspend le fil en essai au moyen de deux fils très minces et on le fait osciller comme une pendule. L’amortissement des oscillations n’étant du qu’à la résistance de l’air, si on écrit l’équation de ce mouvement pendulaire en y introduisant les données fournies par l’expérience, 011 peut obtenir la valeur de K.
- Les expériences ont porté sur un petit tuyau en cuivre de im de longueur et iomm de diamètre, et sur un tuyau en fer de la même longueur et de ioomm de diamètre. Les résultats, également très concordants entre eux, ont donné une valeur moyenne de :
- K = 0,00/, /, 8,
- qui est parfaitement en accord avec la précédente.
- En faisant la moyenne de ces deux résultats, nous sommes donc autorisés à admettre que l’effort exercé par le vent sur les fils de ligne ou sur les poteaux en bois ou en fer à section circulaire soit donné par l’expression :
- F — o,oo/j5 V2 S
- (F en kilogrammes; V en kilomètres à l’heure; S ~ cil en mètres carrés.)
- Un autre élément d’incertitude dans celte formule est la vitesse du vent, que l’on ne connaît pas toujours avec une exactitude suffisante. Les valeurs données par les observatoires météorologiques sont en général trop faibles. Toutefois, pour l’Italie et la plus grande partie de l’Europe, on peut retenir que la vitesse instantanée niaxima soit de 8okm à l’heure, sauf pour certaines localités au bord de la mer, ou particulièrement exposées, dans lesquelles elle peut atteindre 100 à rio|im. — En Amérique, sur la cote
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- du Pacifique, les tornados peuvent meme atteindre 200 à 3oo kilomètres.
- En conclusion, si on adopte K — o,oo/|5, et V = 8okm à l’heure, ce qui, pour nos régions, est déjà une vitesse tout à fait exceptionnelle, on obtient pour l’effort du vent une valeur de par mètre carré.
- Il est à remarquer que cette valeur est notablement inférieure à toutes celles admises jusqu’ici par les différents constructeurs et les différentes administrations publiques, dont les formules, meme les plus modestes, donnent toujours au moins (>okg, ce qui conduit à calculer des efforts sans doute exagérés.
- G. A.
- ÉLECTRON! ÉTAL LU RGIE
- Sur la métallurgie thermo-électrique du fer. — E. Stassano. — Giornale del Genio Civile, Rome, juin 1908.
- Dans un mémoire présenté en 1906 au sixième Congrès international de chimie appliquée, à Rome, l’auteur avait démontré que dans un four électrique il faut au plus 4 HP-heures pour obtenir le même travail qu’on obtient dans un bon four ordinaire au moyen de ikg de charbon, et que par conséquent, si on disposait d’une installation hydro-électrique qui pouvait donner le cheval-heure à o fi\ oof>, c’est-à-dircle cheval-an pour/Jo francs,la métallurgie thermoélectrique se trouverait clans les mêmes conditions que la métallurgie or 'inaire, lorsque le charbon coûte 20 francs la tonne.
- Il avait aussi insisté sur ce fait que, pour utiliser convenablement l’élcctricilé comme source de chaleur dans un but métallurgique, il faut que le développement de chaleur ait lieu à une température aussi élevée que possible et que le milieu, dans lequel les opérations métallurgiques ont lieu, soit en dehors de l’action directe de l’air et absolument neutre au point de vue chimique. En outre, il faut que les appareils qu’on emploie et les procédés auxquels on a recours soient étudiés de façon qu’on puisse travailler toujours à pleine charge.
- Dans le présent mémoire, l’auteur décrit en détail le four électrique de son système, dont plusieurs exemplaires fonctionnent depuis quelques années à Turin avec pleine satisfaction.
- Ce four est à courant triphasé et se compose essen-
- tiellement d’une chambre en tôle métallique, revêtue intérieurement de matériel réfractaire, dans laquelle trois électrodes de charbon viennent former Tare. Ces électrodes peuvent aisément se manœuvrer de l’extérieur au moyen de l’eau sous pression. Tout le four est légèrement incliné par rapport à la verticale et un dispositif spécial permet de le faire tourner autour de son axe, de façon à produire un mélange très actif des matériaux contenus dans la chambre de fusion. Des ouvertures spécialement affectées à cel effet permettent d’effectuer le chargement du four, l’expulsion des produits gazeux des réactions, ou la sortie des matières fondues, sans que l’air ambiant puisse entrer.
- En mélangeant, dans les proportions voulues, le minerai de fer avec les réactifs appropriés, on peut obtenir dans une seule opération le fer malléable. On peut aussi de la même manière transformer la fonte ou le fer impur en fer malléable.
- Le four se prête donc très avantageusement à exécuter toutes les opérations nécessaires à la sidérurgie ; et comme les températures qu’on peut atteindre dans le four électrique sont beaucoup plus élevées que celles que l’on atteint dans les fours ordinaires à charbon, on peut obtenir des produits d’une pureté beaucoup plus grande, ce qui est un avantage précieux pour nombre d’applications.
- Le four électrique peut, par conséquent, trouver une application convenable dans un double champ d’action. D’un côté, il peut servir à créer la grande industrie métallurgique, indépendamment du charbon, dans les régions riches en minerais de fer et dans lesquelles les forces motrices hydrauliques seraient dans de bonnes conditions de prix ; tandis que de l’autre il peut être avantageusement appliqué à la fabrication de produits très fins, même où l’on ne dispose que de combustibles fossiles.
- Un de ces fours, de la puissance de 200 IIP, fonctionne depuis 190Ü à l’Usine des constructions d artillerie à Turin, où il est employé à la production de l’acier destiné à la fabrication des projectiles. Plusieurs autres, de 100, 200 et 1 000 HP ont été successivement installés à la « Società forni tcrmoelct-trici Stassano », également à Turin, où on les emploie surtout pour la production de fer doux et d’acier pour les automobiles et les chemins de fer. L’usine de cette Société constitue le premier exemple d’une aciérie entièrement et exclusivement électrique.
- Tous ces fours fonctionnent à courant triphasé et utilisent le surplus d’énergie que la distribution de la ville peut leur donner pendant certaines saisons, et
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- qui par conséquent revient à un prix 1res bas. La tension adoptée est de 8o ou ioo volts pour les fours de ioo et aoo HP, et de ir>o volts pour le four de i ooo HP.
- La consommation des électrodes ne dépasse pas les io k& par tonne d’acier produit et la dépense pour le matériel réfractaire est en moyenne de io IV. par tonne de produit et n’atteint que dans des cas spéciaux 14 ou i:> francs. Le service des fours jusqu’à 3oo IIP exige trois ouvriers; celui du four de i ooo IIP en exige cinq ou six au plus.
- La consommation de l'énergie dépend du type de four employé et est d’autant moindre que celui-ci est plus puissant. Ainsi, pour la fabrication du fer ou de l’acier en partant directement du minerai, il fautcompteren moyenne 4,a kilowatts-heure parkilog de produit avec le four de aoo IIP, tandis qu’il faut 7 kilowatts-heures par kilog avec le four de ioo HP. La fusion et l’affination de l’acier pour obtenir des aciers doux ou des aciers spéciaux exigent en moyenne 0,94 kilowatts-heures par kilog avec le four de 1000 HP; i,aG kilowatts-heures avec les fours de aoo HP; et a,3 kilowatts-heures avec les fours de 100 HP.
- G. A.
- BREVETS
- Suspension élastique pour filaments métalliques. — P. Druseidt. — Brevet américain n° 896 09s, publié le 18 août.
- La figure 1 montre le système de suspension élas-
- Fig\ 1.
- tique pour le filament métallique d’une lampe à incan. desccnce. Un conducteur en verre, constituant l’armature du système, est supporté aux deux extrémités
- de la lampe par des ressorts en Spirale et les fils extérieurs sont connectés au filament par l’intermédiaire d’un ressort ou d’un dispositif élastique analogue.— On a vérifié que les ressorts ont un effet amortisseur sur les filaments en augmentant fortement la durée de la lampe. Gela est principalement dû à ce qu’ils absorbent les vibrations et empêchent les frottements ou les chocs des filaments contre les supports.
- Générateur à courant continu à trois fils. — James Burke. — Brevet américain n° 898 979, publié le ri\ juillet i9o8.
- La figure 1 montre sur quel principe est basée la construction de ce générateur. L’armature est munie
- Fi£. 1.
- de deux enroulements isolés l’un de l’autre. L’un de ces enroulements est un enroulement ordinaire d’induit à courant continu avec collecteur; l’autre est un enroulement triphasé, monté en étoile. Le iil neutre du système continu à trois fils est réuni au point neutre de l’étoile. Les deux enroulements sont du reste places dans les memes rainures de l’armature et sont connectés en trois points espacés de iao degrés. — L’ensemble des deux induits agit comme source directe de génératrice de courant. Les deux enroulements, pas plus que les parties d’un meme enroulement, ne se comportent comme un transformateur.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die korpuscular Théorie derMaterie (Théorie corpusculaire de la matière).— J.-J. Thomson. — Traduit de l’anglais par G. Siebert. — i vol. in-8° de 16G pages avec 29 ligures. — Friedr. Vieweg uni» Soun, éditeurs, Brunswick. —Prix : broché, 5 M. ; relié, 5 M. 80.
- Nous axions déjà eu l’occasion de signaler à nos lecteurs des monographies appartenant à l’intéressante collection « die Wissenschaft », qui vient de s’enrichir du présent volume. Celui-ci peut être considéré comme la suite de l’ouvrage de la même collection « Elektrizitàt und Materie », traduction d’un opuscule bien connu du professeur J.-J. Thomson.
- L’auteur a divisé son travail en sept chapitres dont voici les titres :
- Chapitre I. Introduction, Corpuscules dans les tubes à vide.
- Chapitre II. Origine de la masse des corpuscules.
- Chapitre III. Propriétés des corpuscules.
- Chapitre IV. Théorie corpusculaire de la conductibilité électrique des mélaux.
- Chapitre V. Deuxième théorie.
- Chapitre VI. Disposition des corpuscules dans l’atome.
- Chapitre VII. Nombre de corpuscules dans l’atome.
- Tous ces chapitres sont extrêmement intéressants à lire ; nous signalerons tout particulièrement le chapitre III, dans lequel l’auteur présente une théorie de la conductibilité des métaux ne prêtant pas à certaines objections que soulève la théorie ordinaire de Drude et Lorentz.
- D’autre part, bien que le contraire eût été chose aisée pour le savant professeur de l’Université de Cambridge, il a adopté constamment une méthode d’exposition aussi élémentaire que possible, de telle sorte que la lecture ne nécessite pas des connaissances mathématiques étendues et se trouve des plus attrayantes. Nous conseillerons donc vivement cette lecture à tous ceux qui désirent posséder des idées précises sur les nouvelles théories de la physique ; le nom seul de l’auteur leur suffit du reste comme garant de la valeur du présent ouvrage, et tout éloge de notre part peut à bon droit sembler superflu.
- J. B.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Nous avons oublié, dans nos divers articles sur l’Exposition de Marseille, de parler du discours prononcé par le président du Congrès, M. Maurice Lévy. Ce lut l’apologie nécessaire de l’Electricité, dont les applications industrielles ont pris une si formidable extension. L’honorable président a rappelé le chemin parcouru en quelques années et a opposé au transport d’énergie de quelques milliers de chevaux à Ho ou /,okm de distance, déjà remarquable en 1900, des transports comme il y en a en Amérique, de
- ia5 000 chevaux à iaokm. Il n’a pas passé sous silence, bien entendu, le projet de transport du Rhône à Paris, soit iali 000 chevaux et plus, à /,a5km. Pour les voltages, on arrive à 80 000 volts, et dans le projet cité du Rhône à Paris, on prévoit 120 000 volts triphasés. Puis il a dit un mot de l’électrification des chemins de fer, et nous savons du reste que la Compagnie des Chemins de fer du Midi a des intentions grandioses à cet égard. Nous souhaitons qu’elle puisse les réaliser. Il a rappelé aussi que c’est en France qu'eurent lieu les premières tentatives pratiques de traction électrique sur les canaux. L’électricité parviendra-t-elle à détrôner le modeste che-
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- val de hallage, qui jusqu’ici a résisté à toutes les entreprises tentées contre lui? Enfin, il ne pouvait passer sous silence les études si remarquables, d’un ordre tout différent des précédents, et qui ne tendent rien moins qu’à créer une nouvelle mécanique, plus complexe que celle que nous ont transmise Newton et son école.
- 11 est quelquefois intéressant de lire les communications de biologie générale de l’Académie des Sciences. M. Yves Delagc, ayant rempli une cuvette d’un liquide électrolytique, fait prendre un bain dans ce liquide à des oui fs vierges de paracentrotus livïdus, sous certaines conditions. Le bain était d’abord positif, puis on le rendait négatif. Reportés ensuite dans l’eau de mer, ces œufs fournissaient des larves nageantes qui, dans le délai normal, sc transformaient en plu-tous9 tout comme celles provenant de la fécondation normale ou des procédés chimiques de parthénogenèse expérimentale. Ce qu’il y a de curieux, c’est que railleur fut amené à concevoir cette expérience par des considérations théoriques, et que son étonnement de la voir réussir n’a pas'été moindre que sa satisfaction. Heureux savant !
- Du reste, la science pure continue à donner des études réellement intéressantes dans tous les pays du monde. En Allemagne, M.JIallwachs étudie la fatigue photo-électrique. En Angleterre, M. Mélander se demande et fait des expériences pour savoir si l’origine du champ électrique terrestre ne pourrait pas être rapportée à des charges statiques prenant naissance par l’action des rayons solaires. M. Mallik fait un grand mémoire mathématique sur l’induction magnétique dans les sphéroïdes. Nous voyons là que, si les industriels d’une part et les techniciens produisent tous les jours, les savants ne le leur cèdent en rien.
- Avant dépassera un autre sujet, rappelons (pic c’est le ia octobre que s’esi. ouvert à Londres le Congrès international sur les unilés el les étalons électriques, où dix-huit nations ont envoyé des représentants. En sorlira-t-il des étalons internationaux et une convention sur la valeur de l’ohm, de l’ampère cl du volt ? S’il en était ainsi, le reproche que nous faisions l’autre jour aux Congrès serait au moins celle fois en défaut.
- Nous avons lu récemment,dans une revue assez connue des choses d’automobiles, le procès des
- gros autobus. Ceux-ci sont condamnés. Aucune entreprise de transports automobiles ne pourrait vivre, dit l’auteur de l’étude en question, si elle ne pratique le tarif de o fr. *4 le kilomètre voyageur, et en comptant une utilisation moyenne de à o % pour des voitures de fi à i5 places. Ainsi, une voiture de 8 places pouvant porter it>okg de bagages, avec moteur monocylindrique de 8 chevaux, à la vitesse commerciale de iQUm à l’heure, reviendrait à près de o fr. 84 le kilomètre. C’est cher !
- L’aéroplane ne suffisait pas à tenir en haleine les amateurs desport. Voici que l’on voit poindre à l’horizon les hydroplanes. L’hydroplanc, c’est évidemment le bateau glissent1. L’idée en est ancienne, et, aux Arts et Métiers, on conserve le modèle réduit d’un hydroplanc du à Adcr. Il paraîtrait que, assez récemment, M. de Lambert est arrivé à établir un engin de 8ooks réalisant une vitesse de 3:*k,n à l’heure, avec une puissance de 12 chevaux seulement.
- A. Bq.
- Congrès International des Applications de l’Électricité à, Marseille, 1908 (Suite.) {*).
- Séance du vendredi j8 septembre 1908.
- La parole est donnée à M. Legouez qui présente un résumé de son rapport sur la traction électrique sur les canaux.
- Après avoir rappelé que les appareils essayés pour la traction sur les canaux sont principalement les locomotives sur rails el les tracteurs monorails, et que seules les locomotives ont donné lieu à d’importantes applications pratiques, il appelle l'attention sur la définition de la puissance des molcurs, sur les conditions spéciales du démarrage et sur l’emploi du courant alternatif simple.
- M. du Bousquet, empêché, a adressé une note dont lecture est donnée par M. Gralzmuller.
- M. Boucherol fait ensuite une communication sur une nouvelle classe de machines électriques à créer. Le titre de celle communication est vraiment trop modeste, puisqu'on peut déjà voir en fonction, dans le Palais do l'énergie, deux do ces nouvelles et intéressantes machines.
- Ces machines reposent sur l’utilisation par des moyens très simples des mouvements vibratoires qui sont oblc-
- (l) Voir La Lumière Electrique tome IVj(ae série), p. 53 et 89.
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- mis tout naturellement à l’aide des courants alternatifs.
- M. de Grièges donne leclurc de son rapport qui résume les critiques que l’on peut faire concernant le fonctionnement des moteurs de fraction de chemins de fer et de lignes métropolitaines.
- Les conditions de trafic de ces lignes sont telles, que ces moteurs sont en continuelle surcharge.
- Deux progrès réalisés ces temps derniers ont déjà amélioré le fonctionnement des moteurs :
- a. Leur ventilation ;
- b. L’adjonction de pôles de commutation.
- M. de Grièges montre qu’il reste encore des perfectionnements à apporter pour diminuer le coût de l'entretien des moteurs, qui est encore beaucoup trop élevé.
- M. de Grièges émet un vœu relatif à la détermination de la puissance dos moteurs de traction qui, à son avis, est insuffisante ; si l’on arrivait à fixer la durée des essais à huit ou dix heures, on remédierait à la tendance qu’ont les exploitants de surcharger les moteurs et on arriverait ainsi à abaisser d’une façon très intéressante les frais d’entretien.
- M. Sauvage ajoute quelques mots au rapport de M. de Grièges, au sujet du graissage des moteurs de traction. Après avoir cherché à utiliser le graissage à bagues, on a dû y renoncer par suite des pertes d’huile, dues à ce que réchauffement des paliers rendait cette huile excessivement fluide et qu’au bout de 1res peu de temps il n’en restait plus dans la boîte de graissage. On a adopte définitivement le graissage par déchets de laine.
- M. Sekutowicz fait remarquer que. pour déterminer complètement la puissance d’un moteur de traction à courant continu, il faudrait théoriquement posséder :
- i° Une mesure de la capacité thermique du moteur, résultant de l’essai dit « d’une heure » actuellement admis (détermination du régime donnant 76° d’échauffe-ment pendant une heure, par l’essai « américain », ou plus exactement du régime « normal » défini au Congrès de Milan).
- *2° Une mesure de la capacité d’émission de chaleur du moteur en service continu ; celle-ci donnée avec assez d’exactitude par l’essai de dix heures permettant de déterminer la puissance « continue » telle qu’elle a été définie à Milan.
- 3° Une mesure de la surcharge maxima momentanément admissible pendant un temps très court (correspondant à la « puissance instantanée » définie à Milan). L’intensité maxima est limitée par la commutation dans les moteurs ordinaires. Avec les moteurs à pôle de commutation, d’autres facteurs peuvent limiter l'intensité à une valeur inférieure à celle imposée par la commutation : par exemple, réchauffement de certaines parties des enroulements, la résistance au point de vue mécanique de certaines parties du moteur.
- 4° Enfin les pertes d’énergie du moteur aux différents régimes de tension aux bornes et d’intensité (pertes
- ohmiques •— pertes au collecteur— pertes dans le noyau d’induit— pertes internes par frottements).
- On peut, avec cet ensemble de renseignements, déterminer exactement J’échautTement d’un moteur en service, quelle que soit son utilisation.
- Au point de vue commercial, les trois essais définis au Congrès de Milan et rappelés ci-dessus caractérisent suffisamment un moteur et il semble que l’on devrait se borner pour le moment à les adopter.
- Etant donné l’importance des arrêts sur la consommation signalée par M. de Grièges, M. de Traz fait observer que la récupération au freinage serait aussi intéressante pour les métropolitains que la récupération en pente pour les chemins de fer de montagne. 11 signale les efforts tentés dans le sens des profils économiques.
- M. de Traz résume son rapport sur l’emploi de l’énergie électrique dans les usines, ateliers et manufactures, envisageant successivement les avantages, les conditions et les divers modes de cet emploi. 11 termine en émettant le désir que les constructeurs de machines-outils, métiers et mécanismes divers établissent un matériel nouveau permettant de tirer plein parti des avantages du moteur électrique et ne se contentent pas d’adapter toxil simplement à ce moteur les machines inventées et mises au point pour être commandées par arbres de transmission,
- La cinquième section s’associe à ce vœu.
- M. de Grièges dit qu’il y a en effet intérêt à ce que les fabricants de machines-outils s’occupent de la question de l’accouplement des moteurs avec leurs machines. 11 signale les difficultés que certaines grandes Compagnies ont rencontrées de la part des plus importants fournisseurs de machines-outils pour loger les moteurs dans les bâtis des machines, dispositif qui présente de nombreux avantages de sécurité pour les ouvriers et des garanties de bon fonctionnement.
- M. Soguel dit qu’il a appliqué, depuis quelque temps, la chaîne pour la commande électrique des pompes agricoles.
- SIXIEME SECTION. —Électrochimie et Électrométallurgie.
- Président : M. Gall.
- Vice-présidents : MM. Cuaumat, Blondin,
- Secrétaire : M. Jouve.
- Séance du i3 septembre 1908.
- La parole est immédiatement donnée à M. Vuignicr pour-son étude sur l’électrométallurgie du cuivre.
- Les conclusions tirées des expériences industrielles de MM. Kcller, Gin, Villrei et Tavernier sont que l’élec-I rométallurgie du cuivre est économique. L’électrolyse du cuivre n’est pratique-que si les cuivres employés titrent déjà 98 % , tandis que le traitement des mattes est peu
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- pratique ainsi que celui des minerais directs ; le traitement des liqueurs du lavage des minerais présente certains avantages.
- M. le Président remercie M. Vuiguior de son intéressante communication et cite l'intérêt des travaux de M. Relier, augmenté par ce fait que certains minerais pauvres titraut 4 % ne pourront être traités que parles procédés électrométallurgiques.
- M. Blondin a la parole pour son étude sur la fixation de l’azote atmosphérique.
- Après une présentation historique de la question, M. Blondin expose les procédés de MM. Kowalsky et Moscicki puis ceux de MM. Birkelaud et Eyde ;ceux-ci,sont caractérisés par 1’utilisalion d’arcs alternatifs de près de zmde diamètre en forme de disques. L’usine de Noltoden (Norvège) utilise ces derniers procédés par l’application de 36 oookw, à cette fabrication, avec un rendement de 5ookfer d’AO3!! par kilowatt-an.
- M. Blondin expose également les procédés Frank et Caro de fabrication de la cyanamide de calcium fabriquée à Notre-Dame-de-Briançoii. Il attire l’attention sur la fixation au moyen de l’effluve.
- M. Lacroix demande la fréquence. M. Blondin répond cinquante périodes par seconde et montre que la fréquence n’a pas d’imporlauce, d’après M. Birkelaud, qui n’a pas obtenu d’amélioration par l'augmentation de la périodicité. Il semblerait que F action ionisante n’a que très peu d’influence, environ i °/oo.
- M. Devaux attire l’attention du Congrès sur les procédés Gorbow et Milekievitch.
- Ces professeurs emploient à Saint-Pétersbourg un courant triphasé dans des fours de i4k"r sous une haute tension. Le maximum de rendement correspond aux proportions do 'i ou 3 % d’oxyde azotique en volume, le rendement augmente avec la vitesse du courant gazeux, mais seulement jusqu'au chiffre précédent. Le rendement obtenu est de 48o,f£ : kw-an. Ce procédé est encore à l’étude pratique.
- M. Flusin attire raltcntion sur les procédés Pawling, d^Iusbruck, [en exploitation prochaine eu J’’rance, basé sur le système du parafoudre à cornes, avec des fours de 5oo à 7ookw, caractérisé par la production directe d’acide azotique 36-4o° B.
- M. de la Voila Poussin ajoute que les procédés Bir-kcland ont été placés sur le terrain industriel.
- MM. Courtois et Dony-IIe nault prennent part à la discussion et ce dernier signale tout particulièrement les recherches do M, llaber, de Carlsruhe, expériences effectuées dans le même ordre d’idées au laboratoire de M. Dony, à Bruxelles. Le principe d’augmentation du rendement est d’élever l’action ionisante du l’arc, et pour ce, il est indispensable d abaisser aussi la température, la tempérai un; élevée étant nu des grands obstacles à celte influence. Le professeur llaber a réalisé ce fait en diminuant légèrement la pression et en utilisant des électrodes coproduits JVersl, L’action ionisante est indubi-
- table, car le calcul thermique théorique indiquerait 4 ooo°. La concentration en oxyde, qui est de 5 % avec le procédé Birkelaud, monte à i j % avec les éludes llaber.
- M. Gall demande si les procédés llaber sont entrés dans le domaine industriel.
- M. Dony répond qu’ils sont trop récents et que cependant celle question est è l’étude.
- M. Courtois spécifie que dans les procédés Birkelaud c’est la température élevée qui empoche l’ionisation.
- M. Gall demande à M. Dony, en dehors de la teneur, de combien le rendement par kilowatt augmente.
- M. Dony ne peut répondre exactement et ajoute quelques renseignements intéressants sur l’arc Birkeland.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- La première communication est celle de M. Gall sur la cyanamide calcique, après l’exposé de l’historique de la fixation de l’azote par le carbure de calcium. Le procédé Frank et Caro est appliqué industriellement à Notre-Dame-de-Briançon. M. Gall explique de façon détaillée les procédés de fabrication et termine en montrant que le procédé de cyanamide a un meilleur rendement au point de vue fixation d’azote, puisque le rendement correspond à 1 oook£ d’azote fixé calculé en acide nitrique, tandis que les procédés de lixalion directe par l’arc atteignent 5ooke : kw-an.
- M. Devaux présente quelques observations.
- M. Chaumal expose le résultat de ses recherches personnelles sur la réduction électrolytique do l’indigo qui permettent d’obtenir la réduction de l'indigo avec un rendement presque théorique. De plus, les avantages économiques sont énormes, eu égard au prix de revient comparativement avec les procédés de réduction chimique ou biologiques. La caractéristique de ce procédé est l’emploi d’une cathode à grande surface préparée au moyen du graphite enrobé d’indigo bleu.
- M. Dony-IIeiiaull demande par quel phénomène l'indigo bleu pouvait sortir de la cathode,
- M. Chaumal répoud que ses travaux, sans s’inquiéter du mode de séparation du liquide de teinture incolore, ont porté sur des dosages dans les liqueurs entourant la cathode.
- M. Lacroix indique qu’ayant étudié le procédé de M. Chaumat, il a remarque la facilité avec laquelle on peut remédier à cette question au moyen de cathodes mises eu circuit au fur et à mesure de la nécessité et en particulier de l’épuisement du milieu non teignant (indigo bleu de la cathode).
- M. Gin, absent, ne peut présenter son rapport sur rélectrométallurgie et ses progrès actuels; mais celui-ci ayant été imprimé et distribué, il est procédé à la discussion immédiate.
- M. Flusin reproche à ce rapport d'être incomplet et de se bornera un exposé historique quelconque. Il cite, entre autres, l’absence de l’élude des procédés lveller
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- qui travaillent actuellement avec n oookw, et dont l'importance est bien connue de tous.
- M. Keller remarque qu’au seul endroit où ses travaux sont signalés, on classe son four comme four à zinc et s’élève également contre l’absence totale de descriptions d’autres méthodes, dont les siennes. M. Keller s’excuse d’être obligé de prendre la parole sur un point aussi personnel.
- Un grand nombre de membres s’associent à cette protestation.
- M. Keller demande l’insertion au procès-verbal d'une étude sur les aciéries d’Unieux,
- Il exprime le désir qu’en présence d’un rapport de caractère aussi officiel, il se voit obligé de déplorer que les efforts de la Compagnie Keller-Leleux et les résultats pratiques obtenus n’aient, pas trouvé dans le rapport quelques lignes de description. Le four électrique d’Unieux, qui a coulé devant le Congrès de l’Association des Mines un lingot de 8 oookg par application du procédé ci-dessus, est suffisamment caractérisé pour que M. Keller s’autorise à le signaler à 1 attention de l’assemblée puisque M. Gin ne l’a pas fait.
- M. F. Clerc rappelle qu’au point de vue historique, on insiste trop sur le caractère du four de M. Louis Clerc (homonyme de M. François Clerc) et des réchauds de la lampe Soleil. Il 11e faut pas oublier quelle a été l’importance des travaux du regretté maître H. Moissan.
- M. Jouve propose de faire une étude complémentaire sur l’électrométallurgie présentée par un groupe de quelques-uns des congressistes.
- MM. Clerc, Gall et quelques congressistes trouvent difficile la solutiou aussi rapide do celle question,
- M. Chaumal insiste sur le fait que le rapport de M. Gin n’engage que son auteur et que le but de la discussion est précisément la discussion du rapport.
- M. Jouve demande à être inscrit pour une prochaine communication sur les progrès de l’électrométallurgie en France.
- M. Gall présente son rapport sur les progrès de l’électrochimie.
- M. Dony-Henault a présenté un rapport sur les progrès de l’électrochimie théorique et appelle l'attention sur les avantages des dosages élecfrolyLiqucs et leur rapidité.
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- La première communication est colle deM. Ad. .louve sur l’état actuel do l’éleclrométallurgie et quelques applications nouvelles des siliciures métalliques.
- Discussion : MM. Clerc, Devaux, Flusin, Chaumal.
- M. Gfiaumal prend la parole sur l’ozone et son industrie et présente des idées très personnelles et originales sur la préparation rationnelle de l’ozone.
- Après la séance, M. Devaux convoque les congres-
- sistes A son laboratoire pour une expérience intéressante d’application de l’arc électrique.
- SEPTIÈME SECTION. — Télégraphie et téléphonie.
- Président : M. Devaux-Ciiaiiuoninjsl.
- Vice-président : M. Roosen.
- Secrétaire : M. Milox.
- Séance du mardi i5 septembre 1907.
- M. Milou donne lecture de sou rapport sur l’état actuel de la téléphonie. 11 résume les conditions de construction des appareils, il expose les améliorations apportées à la propagation des courants téléphoniques sur les lignes et au rendement de ces lignes par l’insertion des relais ou l'utilisation' de dispositifs permettant l’échange de plusieurs conversations simultanées sur un même circuit. Il parle ensuite du problème de la commutation et tout particulièrement tics tableaux multiples à batterie centrale actuellement installés à Paris. Il aborde également la question des auto-connnulateurs, qui suppriment l’intermédiaire des téléphonistes et dont un essai va être réalisé ù Lyon.
- M. Ferry indique que M. Laudet a inventé un dispositif permettant de renforcer la voix au moyeu d’un appareil qui utilise des mélanges détonnants et qui pourrait être employé comme relais téléphonique.
- M. Goldsehmidt annonce que M. Rulnner a récem- . ment trouvé un système de " téléphonie simultanée qui utilise l’envoi des ondes hertziennes sur des circuits métalliques.
- M. Larose donne lecture de son rapport sur l’état actuel do la télégraphie sous-marine. Il expose des travaux personnels sur la transmission des courants et indique les conclusions pratiques qu’on peut en tirer eu ce qui concerne la spécification des Ames et de la confection de l'armature. 11 établit une comparaison entre les différents cables posés actuellement, au point de vue de leur spécification et de leur rendement financier, et fait remarquer, avec exemples à l’appui, que le simple examen d’une carte géographique permet de prévoir les prospérités relatives des diverses Compagnies de cables.
- Séance du mercredi 16 septembre 1908,.
- Président : M. Roosen.
- Lecture est faite du rapport de M. Tissot qui résume l’état actuel des recherches relatives aux transmissions téléphoniques par ondes hertziennes et conclut en invi-lanL les chercheurs : i° à perfectionner les appareils producteurs d’ondes non amorties ’ 14° à perfectionner la construction île microphones, susceptibles de supporter des courants élevés.
- M. Courtois fait connaître que la Société des Téléphones a étudié et réalisé des microphones cloi-
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- sonnés en vue de la transmission^ grande distance et de la réalisation d’un haut parleur, cl exprime l’opinion que l'on pourrait chercher, dans celte voie, à satisfaire au deuxième desideratum formulé par M. Tissot,
- M. Milon fait remarquer que le meme problème s’est posé pour la constitution d’un relais téléphonique.
- M. Vanni estime que le microphone hydraulique réalisé par M. Majorana, qui a permis la transmission de la parole dans de bonnes conditions entre Monte-Mario (Rome) et Anzio (6okm), pourrait être avantageusement utilisé dans le meme but.
- M. Goldschmidt appelle l’attention des membres du Congrès sur le microphone de Fessenden, décrit dans le Bulletin des Ingénieurs américains.
- M. Campos fait remarquer qu’il a signalé, depuis 1903, la possibilité d’appliquer l’arc de Duddell à la production d’ondes non amorties pouvant être utilisées, pour la télégraphie et la téléphonie sans (il. Il a indiqué aussi plusieurs dispositifs de montage pour les postes, dispositifs qui depuis ont été essayés et mis en pratique. Il a tout particulièrement appelé l’attention sur l’installation de plusieurs arcs en série et sur l’emploi d’arcs fonctionnant dans l’air comprimé. Il s’est occupé de la réalisation de générateurs mécaniques à haute fréquence.
- Une discussion s’engage î\ ce sujet entre MM. Be-thenod, Courtois, Campos, Rooseri.
- M. Goldschmidt relate des expériences récentes de téléphonie sans lil, réalisées 011 Belgique, entre Tervuereu et le Palais *de Justice de Bruxelles. L’installation de ces postes permet l’étude comparative des systèmes d’émission d’ondes accordées et d*ondes non accordées. Pour celles-ci, on a employé le dispositif proposé par M. Ruhmer et qui consiste à faire jaillir un arc entre deux fils métalliques, animés d’un mouve-
- ment lent. Ces essais ont été faits en collaboration avec M. Philippon.
- M. Goldschmidt parle aussi des réceptions faites, au moyen d'un ballon, de messages téléphoniques et télégraphiques ; la portée atteinte jusqu’alors par la transmission est de iookin, mais les expérimentateurs espèrent aller plus loin.
- Lecture est faite ensuite du rapport de M. Neu sur la transmission des signaux sur les lignes industrielles au moyen des courants à fréquence élevée.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- M. Jegou propose un dispositif de son invention, qui permet de faire des mesures assez précises de la sensibilité relative des détecteurs électrolyliques et reposant sur l’emploi d’une réception téléphonique inductive. Il en tire des conclusions intéressantes sur l accouplement en série et en parallèle de ces détecteurs et décrit un dispositif permettant de suivre les appareils de réception à l’abri des décharges atmosphériques.
- M. Campos fait ressortir l’analogie que présente le fonctionnement de ces appareils avec celui des soupapes électrolytiques.
- M. Devaux-Charbonncl donne lecture de son rapport sur les appareils télégraphiques rapides. Il indique pour chacun d’eux les conditions particulières de son fonctionnement électrique et explique la supériorité des appareils sans relais.
- M. Blondin signale 1’appareil imaginé par M. Carbon-nelle, de Bruxelles, cl uommé par lui léléaulograveur. Cet appareil donne un cliché en creux des messages en photographies à transmettre et permet de reproduire en l’espace d’une minute à 80 secondes une page de journal de G 000 mots.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant h nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VÉlectrotechnique ; 3° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Equipements a unités multiples système « Sprague Thomson-Houston ».
- On connaît les divers types d'équipements employés sous le nom d’équipements à unités multiples. —• Nous les rappelons brièvement. Ce sont : r° Les équipements non automatiques; a*1 Les équipements semi-automatiques;
- 3° Les équipements à contrôleur automatique;
- 4° Les équipements à relais automatique.
- Mais on a abandonné Tancicnne méthode qui consistait à couper le circuit des moteurs au passage de série à parallèle, et tous les types d'équipements du système Sprague Thomson-Houston sont aujourd’hui établis pour que le passage s’effectue sans interruption du courant. On utilise pour cela la méthode dupont. Les figures 1 et a montrent l’application de cette méthode au circuit principal d’un
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- équipement dont le câblage est donné par le schéma delà figure 3. Avec ces nouveaux dispositifs, l’effort
- Fig*, i. — Schéma du circuit principal.
- de traction oscille régulièrement entre deux valeurs constantes pendant la période de démarrage.
- ( Résistances en circuit
- Moteurs
- en.
- série
- Kîiëostat
- Résistances shuntées.
- J â_«w-©iLuvtvfifUTlnji^
- Poni
- Moteurs.
- en.
- parallèle.
- Résistances "hors circuit
- ]
- Résistances en circuit
- la.
- ®-w—1’v-'U'-'ir'-
- ^Av—(§>—1TP-'U'-TJ'lor-lZ-
- "Résistances sHuntéeô. J
- ÛA/VM2>-i,lldnjvli\jvlfUvilL
- Fig. ;ï. — Développement des connexions du circuit principal.
- Nous décrirons simplement lJapplication de la
- méthode du pont au quatrième type de ces équipements, celui à relais automatique.
- Dans ces équipements, le contrôleur est excessivement simple et de dimensions très réduites, contrairement au contrôleur automatique des équipements du troisième type. Cinq fils seulement suffisent à constituer le circuit de contrôle.L’automaticité est obtenue par l’action combinée d’un relais et de contacts auxiliaires reliés mécaniquement par groupes plus ou moins nombreux aux différents contacteurs. Le contrôleur joue le rôle d’un simple commutateur qui a pour but de contrôler les phases principales du démarrage, c’est-à-dire le sens de la marche, la mise en marche, l’arrêt et les couplages des moteurs; mais le démarrage proprement dit, c’cst-à-dirc le shuntage progressif des résistances, est gouverné automatiquement dans chaque automotrice par un relais d’accélération, connecté en série avec un moteur.
- La ligure 4 montre ce relais d’accélération.
- Au moyen d’une première série de contacts auxiliaires on verrouille électriquement les contacteurs entre eux, de telle sorte que ces contacteurs agissent successivement et toujours dans le même ordre.
- L’ordre d’enclanchement des contacteurs est le même,que le contrôleur soit manœuvré lentement ou bien placé d’un- seul coup en position de pleine marche.
- Tous les contacteurs du train sont contrôlés simultanément par le contrôleur en ce qui concerne l’interruption et le rétablissement du courant, mais le démarrage est réglé sur chaque motrice par son relais particulier ; il dépend donc du réglage de ce relais, qui a été réglé pour le courant 'requis sur chaque motrice particulière.
- Le contrôleur consiste simplement en un cylindre entraîne directement par la manette. La manette peut se mouvoir dans les deux sens par rapport à sa position zéro. Dans un sens, on obtient la marche avant ; la manette peut occuper dans ce sens quatre positions : la première correspond au démarrage lent, avec toutes les résistances en série ; la deuxième correspond au démarrage automatique en série ; la troisième correspond à la marche en parallèle avec toutes les résistances en série ; la quatrième correspond au démarrage automatique en parallèle.
- Dans l’autre sens de rotation de la manette, on obtient la marche arrière. Elle comporte habituellement deux positions, correspondant aux deux premières positions de la marche avant, .mais on peut évidemment, si cela est nécessaire, prévoir sur le contrôleur la marche arrière en parallèle.
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- La manette revient d’elle-même à la position zéro sitôt qu’on la lâche, grâce à un ressort qui se trouve à l’intérieur du contrôleur.
- Cinq fils partant du contrôleur servent pour le
- Le rôle des T> fils du contrôleur est le suivant : i pour marche avant ; i pour marche arrière ; i pour marche en série ;
- "Rhéostats 6 F.
- Bobine de self
- Coupe Circuit fusible ©^joncteur Boîte de contacteurs.
- Fig'. 3. — Cûblage du circuit principal.
- contrôle proprement dit. Deux autres fils parcourant le train permettent d' couper et de rétablir d’un
- Fig. 4. — Relais d’accélération.
- seul point, en cas d’urgence, le circuit principal sur toutes les motrices du train.
- i pour marche en parallèle ; i pour le contrôle de l’accélération.
- l’iy. 5. — Relais de tension.
- A la première position avant, du contrôleur, le 111 de marche avant est alimenté et fait fonctionner l’in-
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- verseur qui prend la position de marche avant. Immédiatement après, les contacteurs de marche en série cnclanchent et ferment le circuit sur toutes les résis-
- (fil n° i) est fermé. Le premier contacteur de résistances est alimenté et court-circuite la première portion de résistance. Le courant alimentant ce contac-
- ta .
- i___________
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- tances. Le train démarre à très faible vitesse. À cette position aucune autre action ne se produit
- A la deuxième position, le circuit d’accélération
- leur passe aussi dans la bobine à fil fin du relais ainsi qu’à travers les contacts et le disque de ce relais. Le plongeur de ce relais est attiré, mais il n’agit pas
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- immédiatement sur le disque, il y a un temps perdu calculé de telle sorte que le temps nécessaire à l’attraction du relais est sensiblement égal
- Chaque contacteur de résistances, ou groupe de contacteurs fonctionnant simultanément, est alimenté d’abord par le circuit d’accélération sous l’inllucncc
- Bobines d attraction
- Vers 1p fil WH du r.o»\tj*oli5ur
- Bobine d attraction
- Bobine de maintien
- Vcpg le f il N° 1 du Contrôleur.
- Trotteurs de 3e rail
- Fig. 7. — Schéma d’un groupe de contacteurs avec contacts auxiliaires.
- au temps nécessaire a l’attraction d’un contac- ï du relais et reste cnclanchc par un circuit de main-teur. I lien.
- l’ig. 8. —Vue du dessous d’une voilure.
- L’attraction du relais et celle du contacteur se font
- donc simultanément*
- Le circuit d’accélération de chaque groupe de contacteurs traverse un circuit auxiliaire de ce groupe.
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- Ce contact auxiliaire ferme le circuit d'accélération lorsque le contacteur est au repos et coupe ce même circuit lorsque le contacteur est enclanché.
- Le circuit de maintien traverse également un contact auxiliaire. Ce contact auxiliaire ouvre le circuit lorsque le contacteur est au repos et ferme ce circuit lorsque le contacteur est enclanché.
- Ces deux contacts auxiliaires ont, comme on le voit, deux rôles absolument différents et constituent deux nouvelles catégories de contacts.
- En résumé, les principales catégories de contacts auxiliaires sont donc :
- Gonctacts auxiliaires de verrouillage ;
- Contacts auxiliaires d’accélération ;
- court-circuitent une nouvelle portion de résistances. Le premier contacteur enclanché reste enclanché. Gomme il a été dit précédemment, ces^nouveaux con-tacteurs viennent se connecter en série avec le con-tacleur déjà enclanché et deviennent indépendants du circuit d’accélération qui, d’ailleurs, se trouve coupé par le relais et ainsi de suite.
- A la troisième position du contrôleur, le circuit parallèle est établi et le contacteur du pont ainsi que les contacteurs de parallèle enclanchent, et les moteurs se trouvent connectés en parallèle avec les résistances en série.
- A la quatrième position du contrôleur, le démarrage continue et les résistances sont court-circuitécs
- Contacts auxiliaires de maintien.
- La première résistance ayant été courl-circuitéc, il en résulte un accroissement du courant dans les mo teurs ; ce courant traversant la bobine à gros fil du relais, son accroissement est suffisant pour maintenir le plongeur du relais attiré (nous avons vu précédemment que ce plongeur avait été attiré parla bobine à fil fin). Le train accélère et il en résulte une diminution du courant. Lorsque ce courant atteint la limite inférieure pour laquelle le relais a été réglé, le plongeur du relais retombe, rétablissant le circuit d’accélération.
- Une nouvelle série de contacteurs enclanchent et
- progressivement comme pendant la marche en série.
- La même succession d’enclanchcinent et de déclanchement des contacteurs est obtenue lorsque la manette du contrôleur est placée directement à la position de pleine marche, c’est-à-dire à fond de course.
- Pendant le démarrage, le wattman peut, à son gré, arrêter la progression de l’enclancbemcnt des contacteurs de façon à continuer la marche sur résistances ; en sorte qu’il peut ralentir le démarrage, mais il ne peut, en aucun cas, accélérer ce mouvement au delà de la limite qui dépend uniquement du relais.
- Pour maintenir une vitesse quelconque de marche
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- en série, il suffit, au moment où la vitesse est atteinte, de ramener la manette à la position i. Si la vitesse désirée correspond à la marche en parallèle avec résistances, il suffit de ramener la manette du contrôleur à la position 3.
- Un relais automatique (fig. 5) appelé relais de tension est placé sur chaque équipement. La bobine de ce relais est constamment connectée, d’une part, à la prise de courant de la motrice à laquelle il appartient et, d’autre part, à la terre.
- Lorsque la prise de courant passe sur une interruption de la ligne, la bobine du relais de tension n’est plus alimentée et le plongeur de ce relais retombe, entraînant dans sa chute un disque qui coupe le circuit des contacleurs et ramène le tout à la première position de démarrage en série. Aussitôt que le courant est rétabli, le relais de tension est de nouveau attiré et ferme le circuit des contacteurs; l’enclanchemcnt successif des contacteurs se reproduit dans l’ordre jusqu’à la position correspondant à la vitesse du train.
- La figure 6 montre le schéma d’un équipement à 4 moteurs avec relais automatique utilisant la méthode dupont, et la ligure 7 est relative au schéma d’un groupe de contacteurs avec contacts auxiliaires. La figure 8 donne la vue du dessous d’une voiture où la visite se fait sur fosse. La figure 9 montre la vue d’une voiture où la visité se fait sur le côté.
- Pour terminer, indiquons qu'une centaine d’équipements de ce type viennent d’être livrés au Métropolitain de Paris et que 80 équipements analogues sont destinés au chemin de fer électrique Nord-Sud de Paris. Ces derniers sont à quatre moteurs au lieu de deux et disposés pour fonctionner par groupes de deux, sous une distribution à trois fils à 1 200 volts.
- A. SOLIER.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous n’aborderons pas immédiatement aujourd’hui notre sujet habituel et nous insisterons un peu sur le côté économique de deux questions dont Pim-portance au point de vue purement financier des affaires ne peut échapper à personne : la participation aux bénéfices et l’apprentissage. Aussi bien, nous avons déjà effleuré la première à l’occasion de l’examen du bilan d’une Société allemande qui faisait ressortir les augmentations et les participations consenties à tout son personnel pour l’exercice écoulé.
- Cette fois il s’agit de manufactures anglaises et les tentatives faites, pour s’appliquer à des maisons autres que de construction électrique, n’en sont pas moins intéressantes à suivre. On sait, par ailleurs, qu’une grève a éclaté dans le Lancashire, suspendant l'activité de toutes les filatures. Les efforts des patrons et du Board of Trade n’ont pas encore réussi à résoudre le conflit, et nul ne peut encore dire, croyons-nous, si l’issue en est prochaine. Mais la proposition faite aux trade-unions dans un autre genre d’industrie, les consumerions navales, par le chef des chantiers maritimes Furness, Withy and G0, peut avoir une influence déterminante. Sir Chris-tophes Furness, péniblement impressionné par les résultats désastreux de la dernière grève des chantiers de constructions navales dont; il a subi tous les effets, a proposé aux trade-unions du nord de l’Angleterre une forme d’association entre patrons et ouvriers, qui éviterait à l’avenir tout conflit entre le capital et le travail. Il a offert à celles-ci de leur céder purement et simplement ses usines à des conditions très favorables pour les ouvriers et avec de grandes facilités de paiement. Les trade-unions constitueraient le capital à l’aide de leurs fonds accumulés et deviendraient propriétaires avec toutes les charges de l’exploitation par elles-mêmes. C’est un peu la verrerie aux verriers, avec cette différence que l’entreprise est aux mains du syndicat.
- Mais cette proposition pouvant ne pas être acceptée ou prise au sérieux, en raison des difficultés de son application ou de sa nature même, Sir Ch. Furness en a imaginé une seconde qui consisterait à faire de ses ouvriers des associés en leur fournissant le moyen de devenir actionnaires.
- C’est l’accession à la propriété de l’actif de la Société, qu’elle soit anonyme, à capital limité ou en commandite par actions. Nous 'connaissons bien en France cette théorie de l’association des ouvriers et des patrons, peu passée en pratique à l’heure actuelle, mais dont beaucoup d’esprits se sont faits les ardents champions. N’esl-il pas question même de demander que la loi autorise la création d’actions de 25 francs pour faciliter l’œuvre entreprise ? Mais la façon d’arriver au but varie avec les promoteurs de l’idée. Sir Ch. Furness déduirait 5 % des salaires des ouvriers pour les affecter au paiement du montant d’actions spéciales aux ouvriers et donnant droit à un intérêt fixe de 4 % , qu ’il y ait ou non assez de bénéfices pour rémunérer les actions de capital. Ces actions prendraient donc la forme d’obligations au regard seul de l’intérêt annuel à leur verser, mais, sans avoir
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 44.
- tous les droits ;celles-ci seraient une charge de plus au compte de l’affaire. Gomment dire, dans ccs conditions, cpie les ouvriers auraient un souci bien plus grand qu’aujourd’hui à la bonne marche de l’affaire, si, automatiquement la retenue sur leurs salaires leur garantit un intérêt de l\ % sur les actions acquises au prix de cette privation; car leurs salaires, d’après leurs dires, sont insuffisants. Mais la proposition est susceptible de certaines modalités qui la rendraient plus séduisante. Il est, en tout cas, fort intéressant de voir la personnalité dont il s’agit se préoccuper d’une solution pratique des conllits qui ruinent une industrie si importante en Angleterre.
- Le Moniteur des Interets Matériels, qui nous fournit ces renseignements, fait ressortir les heureux résultats d’un système analogue, en vigueur depuis longtemps aux usines de deux sociétés de gaz, la South Metropolitan Gas Company et la South Su-burban Gas Company. C’est leur président, Sir George Liverey, qui en a eu l’idée.
- D’-après sa combinaison, les ouvriers ont droit, outre leur salaire normal, à une prime sur les bénéfices réglée par une échelle mobile. Mais, pour empêcher ccs sociétés d’exploiter le public, ce qui pourrait arriver dans le système de Sir Ch. Furness, une décision du Parlement autorise une augmentation du dividende des actionnaires chaque fois que le prix du gaz est réduit d’un penny, et les tantièmes accordés aux ouvriers sont ainsi proportionnels à cette réduction. Les ouvriers, comme les actionnaires, ont donc intérêt à réduire le plus possible» le prix de revient du gaz pour que les sociétés puissent le vendre à bon marché. L’économie de ce mode de faire apparaît de suite puisqu’il suffit d’une réduction des frais de fabrication pour en faire bénéficier à la fois les actionnaires et les ouvriers qui sont devenus des actionnaires.
- En eiïet, du montant des primes accordées à ces derniers, la moitié au moins doit être affectée à les intéresser dans le capital, et il paraît qu’en réalité presque toute l’autre moitié reçoit aussi la même destination. Il en résulte qu’au 3o juin 1908, 1 55o ouvriers de la South Gas Company, possédaient ensemble 3o 000 £ du capital de cette société et ceux de la Metropolitan Gas Company, 35oooo£du fonds social. A la South Suburban Gy,le conseil se félicite, dans son dernier rapport, des heureux résultats donnés par cette association du capital et du travail, et annonce avec satisfaction que le perfectionnement apporté à celte association par l’admission au sein du conseil de deux membres ouvriers qui ont ainsi à
- prendre leur part de responsabilité de la gestion,est peut-être l’élément le plus encourageant du système.
- Tous les genres d’industrie ne se prêteraient pas également à cette forme de la répartition des bénéfices, mais il y a là une idée féconde à creuser le jour où les syndicats auront le droit de posséder. L’application de ce principe n’est peut-être pas le plus difficile, l’éducation économique et administrative des masses doit être la pierre d’achoppement du système.
- Au risque d’étonner nos lecteurs, nous en venons à nous demander si l’association ainsi bien établie entre le capital et le travail 11c sera pas une des solutions de la crise de l’apprentissage qui disparaît chez nous de par la loi. La loi règle l’apprentissage des esprits par ses multiples dispositions sur l’enseignement primaire, secondaire, supérieur, spécial, etc. ; elle tue l’apprentissage manuel qui,quoi qu’on fasse et quoi qu’on en dise, ne se fait avec fruit qu’à l’atelier, au contact des choses et, pour employer l’expression d’argot qu’on voudra bien excuser : <c en travaillant sur le tas ». La machine-outil,si parfaite qu’on puisse se l’imaginer,ne remplacera pas le traceur, l’ajusteur, le monteur. Et même pour tirer le meilleur parti de la machine, il ne faut point être apprenti, mais l’avoir été.Donc, nos ateliers ne font plus d’apprentis, ou bien peu ; la qualité de la main-d’œuvre diminue ; les prix de revient s’en ressentent et la situation économique des sociétés en souffre.
- Dans son rapport sur le commerce extérieur de la France en 1907, M. Picard consacre à cette question les dernières lignes de son étude ; il va jusqu’à dire <c que l’apprentissage se meurt en France, que sa cc décadence nous menace d’un désastre d’autant plus « redoutable que l’industrie nationale vit essentiel-« lement d’art, de goût, d’adresse, d’intelligente habite lité, d’un ensemble de qualités, naguère culti-« vées avec un soin jaloux et transmises de gené-« ration en génération comme un dépôt sacré ». 11 met en cause à cet égard la loi du 22 février i85i relative aux contrats d’apprentissage. Que remonte-t-il si loin? Sous prétexte de protection, nos modernes destructeurs ont rompu récemment les traditions des pères aux fils, des vieux aux jeunes et ce ne sont pas leurs projets de cours professionnels ou de perfectionnements gratuits et obligatoires qui rétabliront ces traditions ; aucun mot dans son origine étymologique n'exprimo mieux le fait <le l’ancien livrant son secret au nouveau. Il est facile à des Conseils supérieurs de combiner dans des commissions des programmes d’études sanctionnées par
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- 31 Octobre 1908.
- REVUE D’ÉLEG TR1C1TE
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- des diplômes. Encore des diplômes! Mais comment résoudront-ils le problème du souci de la vie qui étreint l’enfant dès l’âge de douze ans ! Le budget municipal soutenu par le budget de l’État pourvoira à l’existence des cours ; pourvoira-t-il à la subsistance des corps ? Il faut qu’il y ait en France des âmes bien trempées pour qu’il s’en trouve encore d’assez soucieuses de l’industrie pour ne pas tout envoyer..... disons, pour ne pas tout abandonner !
- L’expérience désastreuse de ces dernières années paraît avoir décidé les pouvoirs publics à établir nos transports en commun en Paris sur des bases plus rationnelles ; le pro jet soumis à l’enquête donnerait aux différents réseaux une existence moins précaire avec des tracés de lignes répondant mieux aux besoins du public. Pour chaque ligne, le montant de la perception serait de o fr. i5 en première classe et o fr. io en seconde par section ou fraction de section. Toutefois, les voyageurs qui, au moment de la perception de leur place, indiqueraient qu’ils doivent emprunter plus d’une section de la ligne auront droit au parcours pour les prix de o fr. io en première et ofr. i5en seconde. La correspondance serait supprimée.
- Ces dispositions ne sont applicables qu’aux lignes de tramways ; il est à penser que le Conseil municipal, mieux éclairé, adoptera des dispositions analogues pour les Omnibus dont l’exploitation et la concession dépendent exclusivement.
- Il paraît que le Boleo ne se ressentirait pas
- comme le Rio de la baisse des cours du cuivre. Sa production est en sensible augmentation, 20 % en faveur de l’exercice en cours, et la teneur moyenne du minerai est plus élevée. Ce qui permet de supposer que, malgré des cours de vente plus bas, le chiffre d’alïaircs est supérieur et aussi rémunérateur.
- L’Énergie électrique du Centre déclarerait, à l’assemblée du 27 novembre prochain, un bénéfice net de 206 340 fr. o5, après avoir pratiqué 60 000 fr. d’amortissements, et proposerait la répartition aux actions d’un dividende de 3 % .
- N’omettons pas de signaler la transformation des établissements Guénée et Cit! en Société anonyme. Tous les électriciens connaissent la spécialité d’électro-aimants de cette maison et verront avec satisfaction que des éléments nouveaux vont permettre de donner à cette affaire un essor plus grand.
- En Allemagne, la Société Lahmeyer et Cic a obtenu d’élever son capital de 20 à 25 millions; les nouvelles actions sont reprises au pair par un consortium sous la direction de la Banque de Darmstadt et offertes aux anciens actionnaires dans la proportion de une pour quatre avec une prime de 7 % . En même temps le Conseil émet 5 millions d’obligations 4 1/2 % . Toutes les Sociétés allemandes de construction nous paraissent prises d’une fièvre d’augmentation que la situation mondiale ne justifie guère.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Omnium Lyonnais de Chemins de fer et tramways. — Le 27 novembre, Palais du commerce, à Lyon.
- Société Pyrénéenne d'Energie électrique. — Le 10 novembre, 18, rue Lafayelle, à Paris.
- La Canalisation Electrique (anciens établissements G. et H. B. de la Mathe). — Le 9 novembre, i, rue des Usines, i\ Saint-Maurice (Seine).
- Compagnie française de Télégraphie sans fit et d’applications électriques. — Le 3 novembre, 21, place delà Madeleine, à Paris.
- Société anonyme des Tramways de Tiflis. — Le 10 novembre, 27, rue des Minimes, à Bruxelles.
- Société d’électricité du Borinage. — Le 5 novembre, à Bruxelles. ,
- Société L’Eclairage électrique. — Le 14 novembre, 364, rue Lccourbe, à Paris.
- Société L’Air Liquide. — Le 4 novembre, .19, rue Blanche, à Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Compagnie ,Française pour l'Exploitation des Procédés Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, septembre 1908. — Installations de la « Edison Company » à Chicago.
- Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans. L’Orléans à toute vapeur.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 160 LA LUMIERE ELECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 44.
- ADJUDICATIONS italien, à Home, offres pour la fourniture de 3oo appareils télégraphiques type Digney.
- IRANCE Prochainement, au bureau spécial pour la construction du palais de justice, à Rome, adjudication .de. la
- Le 4 novembre, à 2 heures, Lorient, fourniture de 4 8ooks laiton ou cuivre jaune en planches ; caut. : 620 francs. fourniluredes objets d’éclairage des salles, escaliers, etc. Evaluation: 100000 lires environ pour les suspensions décoratives, et 5oo 000 lires pour les lampes électriques.
- Le 6 novembre, à 3 heures, à l’hôtel de ville, à Lille, fourniture des appareils électriques pour l’éclairage et des appareils pour la téléphonie pendant les années 1908-1909-1910. ALLEMAGNE Le 3 novembre, à la Kônigliche Tolegraphen-matcrial-verwallung, à Vuihingen-sur-I'ildern, fourniture de
- BELGIQUE i3 35o poteaux télégraphiques préparés.
- Le 10 novembre, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, installation de l’éclairage électrique dans les quatre maisons de la ville à la place de Meir, devant la salle des fêtes; caut. : 1 000 francs. Cahier des charges: un franc. Le 3 novembre, aux chemins de fer de l’Etal prussien, à Recklinghausen, fourniture et montage de 8 machines-outils actionnées électriquement. Prochainement, à l’adminisLralion de la ville, à Ilalle-sui'-Saale, extension des installations électriques, 2 mil-
- ITALIE lions de marks.
- La Compagnie des chemins de fer du Midi de l’Italie, via Guglielmo San-Felice, 32, à Naples, reçoit les propositions pour la fourniture du matériel roulant nécessaire à l’exploitation de la ligne Naples-Piedimonte di Alife. Prochainement, à l’administration de la ville, à Sten-dal, établissement d’installations électriques, etc., 3 millions de marks. Prochainement, à l'administration de la ville, à Aix-
- Jusqu’au 9 novembre, aux chemins de fer de l’Etat la-Chapelle, extension des installations électriques, io5 000 marks.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, LUE CASSETTE, 17. Le Gérant : ,1.-13. Nouet.
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- Tome IV (2° série). SAMEDI 7 NOVEMBRE 1Ô08.
- Trentième année. — N” 4ë
- La
- *
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- L’Éclaira
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. ltji. — L. Kui. Sur lYiuhiiulfuiuciil; dos cmiduclcui s par le cuuraul. p. IÜH. — U. Zindki.. Tiaus-formateurs souterrains, p. 168. — H. Studkk. La traction par courant monophasé sur la ligua Seebach-Wettingen, p. 170.
- Extraits des publications périodiques. — K lui le < les nui chines. Détçrminalion üps courants magnétisants alternatifs. O.-S. Braostad et J. Liska, p 176. — Télégraphie et Téléphonie. Utilisation des courants telluriques, K. Canovi, p. 17!). — Bibliographie, p. 179. — Variétés. Le Congrès International des Applications de l'Electricité de Marseille (fin), p. 180.— Législation. — Chronique, La fin de la concession par l'expiration de sa durée, P. Bouuaui.t, 18:1. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 186. — Henseignements commerciaux, p. 189. — Adjudications, p. 191.
- ÉDITORIAL
- Dans un travail déjà publié dans La Lumière Electrique intitulé: Recherches théoriques et expérimentales sur Véchauffcment des conducteurs par le courant, M. L. Roy était arrivé à établir un certain nombre de résultats relativement aux conditions d'équilibre de température d’un fil cylindrique, homogène, isothrope et indéfini placé dans un milieu isolant à température constante et siège d’un courant électrique. Dans la nouvelle étude que nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs, M. Roy généralise les résultats obtenus précédemment. Après avoir posé les équations générales du problème, il examine deux cas, suivant que c’est l’intensité du courant ou la différence de potentiel aux bornes des conducteurs qui est constante. C’était déjà là les deux hypothèses principales de sa précédente étude.
- Dans les villes où la population est condensée, la distribution de l’énergie électrique est quelquefois rendue difficile par l’impossibilité que l’on éprouve à installer des sous-slalions transformatrices aux endroits les mieux appropriés. On a essayé d’éviter ces inconvénients par des stations transformatrices souterraines. Celles-ci sont cependant très coûteuses et il est difficile de les préserver contre l’humidité, tout en leur laissant une ventilation suffisante. Aussi a-t-on été conduit, à établir de nouveaux types de transformateurs souterrains qui à eux seuls remplissent b» rôle d’une sous-station. Rien entendu, la puissance est ainsi beaucoup plus faible et ce n’est pas du reste un inconvénient. Ces transformateurs, sont décrits aujourd'hui parM. G. Zindel, qui indique que les Ateliers de Construction OerliUou ont déjà installé un reseau île transformateur-, sou-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — 45.
- terrains à Lucerne, donnant toute satisfaction.
- Nous revenons souvent sur la question de la traction électrique par courant monophasé, et nous avons même récemment indiqué, dans ses grandes lignes, une installation de ce genre entre Seebach et Wettingen. L’importance de cette ligne et du travail réalisé nous engage à revenir sur cette même installation, et nous commençons aujourd’hui une description complète du réseau actuellement exploité en monophasé entre Seebach et Wettingen. Après quelques généralités sur les circonstances dans lesquelles fut décidée l’électrification de cette ligne, l’auteur donne une desciûption de l’usine génératrice et de la sôus-station. Un groupe turbo-alternateur est spécialement affecté à ce réseau, et nous remarquons que le condenseur est un condenseur du type récent breveté par M. Leblanc. La sous-station de convertisseur comprend deux groupes convertisseurs : moteur synchrone triphasé-alternateur monophasé, et le réglage de ce dernier s’opère automatiquement par un régulateur Thury. L’équipement est complété par une batterie-tampon ; ainsi se trouve démontré qu’un dispositif tampon peut être utilisé dans une installation de courant alternatif.
- Pour le calcul du courant magnétisant d’un circuit dont l’enroulement excitateur est soumis à une tension alternative, on adopte gé-
- néralement une méthode où on suppose que le fer du circuit magnétique n’est pas saturé, sans quoi le courant magnétisant ne serait plus sinusoïdal, même en admettant que la tension appliquée et le flux soient sinusoïdaux. M. O.-S. Bragstad et J. Liska décrivent une méthode nouvelle évitant de telles er-reurs et pour montrer la supériorité de cette nouvelle méthode, ils l’appliquent à un transformateur et comparent les résultats obtenus avec ceux que l’on obtient par la méthode ordinaire. Cette dernière donne lieu à une erreur de 8o o/o par excès sur la valeur totale des ampèretours à vide.
- M. E. Canovi a essayé A’utiliser les courants telluriques pour faire fonctionner des microphones avec leurs bobines d’induction. Il a obtenu des résultats avec deux plaques carrées de un mètre de côté enfouies à trois mètres de profondeur, l’une en cuivre et l’autre en zinc, et placées à quelques mètres l’une de l’auti’e.
- Notre collaborateur juridique, M. Paul Bougault, continue ses observations sur l’article as du cahier des charges type, et étudie la fin d’une concession par l'expiration de sa durée. Il ne cache pas que l’article 22 en question prévoit une série de dispositions qui constituent des innovations redoutables. Le but de cet article est d’exposer quelle sera la situation de l’autorité concédante vis-à-vis du concessionnaire au moment où expirera la concession.
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- 7 Novembre 1908.
- RÈVÜÈ D’ÉLECTRICITÉ
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- SUR L’ÉCHAUFFEMENT DES CONDUCTEURS PAR LE COURANT
- Dans un travail antérieur intitulé Recherches théoriques et expérimentales sur Vèchaujfement des conducteurs par le courant [l), je suis arrivé aux résultats suivants relativement aux conditions d’équilibre de température d’un fil cylindrique homogène isotrope et indéfini placé dans un milieu isolant à température constante et qui est le siège d’un courant électrique :
- I. Si l’intensité du courant est maintenue constante, la température en chaque point du fil reste finie quelle que soit l’intensité, lorsque la résistivité de la substance diminue quand la température s’élève. Lorsqu’au contraire la résistivité augmente, la température du fil ne reste finie que si l’intensité est inférieure à une certaine valeur que j’ai calculée et que j’ai appelée « intensité critique ».
- II. Si la différence de potentiel aux bornes du fil est maintenue constante, la température en chaque point du fil reste finie quelle que soit la différence de potentiel appliquée, lorsque la résistivité de la substance augmente quand la température s’élève. Lorsqu’au contraire la résistivité diminue, la température du fil ne reste finie que si la différence de potentiel est inférieure à une certaine valeur que j’ai calculée et que j’ai appelée « différence de potentiel critique ».
- Dans le cas d’un parallélépipède rectangle homogène isotrope et indéfini, dont deux faces opposées sont imperméables à la chaleur et fonctionnant à différence de potentiel constante, j’ai montré que les conditions d’existence d’un régime permanent étaient les mêmes que pour le fil.
- Frappé de cette analogie, je me suis demandé s’il était possible de généraliser ces résultats et c’est précisément ce que j’ai reconnu. Je me suis aperçu que les conditions générales de la tendance asymptotique des températures vers leurs valeurs permanentes sont les mêmes pour tous les conducteurs cylindriques, homogènes, isotropes et indéfinis se refroidissant dans un
- (<) La Lumière Electrique, tome III, au série, p. 99,
- 134 et i63.
- milieu isolant à température constante, et même, que pour établir les premières parties des propositions (I) et (11) dans toute leur généralité, il n’est pas nécessaire de préciser la façon dont se fait le refroidissement à la surface du cylindre ni la loi de variation de la résistivité de la substance avec la température. C’est cette généralisation que je me propose d’exposer.
- Equations générales du problème.
- Je suppose qu’il est possible de réaliser dans le cylindre une distribution de l’électricité telle, que deux sections droites fixes du cylindre, distantes de il, soient à chaque instant deux surfaces équipotentielles.
- Rapportons le cylindre étucjié à un système de 3 axes de coordonnées rectangulaires ox, y, 3. Prenons comme axe o z une parallèle aux génératrices du cylindre et comme plan des r !/, le plan équidistant des deux sections équipotentielles. Soient :
- x, y, z, ifles coordonnées courantes et le temps;
- u [x, y, t) la température en un point du cylindre, comptée en prenant comme origine la température constante du milieu ambiant ; elle est indépendante de 5 puisque le cylindre est indéfini ;
- p la résistivité en un point, fonction de la température seule :
- 4> (x, y, z, t) le potentiel en un point qui est aussi fonction du temps ;
- 8œ, 8?/,8s, les composantes, fonctions d ex,y,z, t, de la densité du courant ;
- G la chaleur spécifique du corps, constante par hypothèse ;
- K son coefficient de conductibilité également constant ;
- I l’intensité totale du courait! qui traverse le cylindre et qui' marquerait un ampèremètre supposé monté en série avec lui ;
- Vi.(fyetV3 (t) les potentiels à l’instant t des deux sections droites équipotentielles dont il a déjà été question ; dans le fonctionnement à intensité constante, on peut imaginer que par
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 45.
- 1(U
- l’effet d’une cause extérieure ces deux fonctions varient de telle sorte que I soit maintenu constant quoiqu’il arrive ; dans le fonctionnement à différence de potentiel constante, au contraire, ces deux fonctions se réduiront à des constantes ;
- X (.•/;. y, u) le flux de chaleur qui pénètre, par unité de surface et de temps, en un point de la surface latérale 2 du cylindre ;
- n une variable comptée sur la normale extérieure en un point de 2 ;
- A l’aire de la section droite du cylindre, limitée dans le plan des xy par un contour T qui peut être simple ou se composer de plusieurs courbes fermées ;
- F -x, //) la température initiale du cylindre, que je ne suppose pas nécessairement nulle pour plus de généralité.
- Suivant l’usage, a étant une fonction dépendant des deux variables x et //, posons pour abréger :
- On vérifie ces équations en posant :
- clé
- dx
- (»)
- équations qui expriment que les surfaces équi-potentiellcs sont, tout le long- du cylindre, des plans perpendiculaires aux génératrices. Il en résulte d’abord qu’on a :
- X
- o,
- dls
- dz
- o.
- (9)
- D’autre part, dérivons par rapport à s les deux membres de la troisième des équations (i), il vient :
- do- dp du d2'!/
- 9 dz''~ °r' lit. dz “ —
- Comme u est indépendant de z, on a,on tenant compte do la troisième des équations (<>) :
- An —
- cl-a clx-
- cl3u dy- ’
- <Pé
- ~düü
- (1 °)
- les équations du problème sont alors les suivantes :
- d*t * di/ d~d p-,/~ dy’
- pù-
- dé
- dz’
- (Loi d’Ohm)
- d’oii :
- W(c,0 = -A(«)2 + B(f). (ii)
- A et B désignant des fonctions du temps seulement. En tenan t compte des conditions (3) on obtient facilement pour A :
- dox
- dx
- + dy +
- doz
- dz
- = o
- (Loi de Kircholfi,
- Ait)
- V, (/) —va(/)
- il
- (,,)
- pour; = — Zt)/=V1(<); pour^ = -f-Z é=Y?(fj (3)
- (Hypothèse)
- (
- clu
- Tt
- IvAw -(- -j- -j- o:
- (4)
- (liquation indéfinie de la température)
- D’après la troisième des équations (9), Zz ne dépend que de x, y, l, il vient donc comme expression de l’intensité :
- = ffa °A-<3 //,/) dxdy. (i3)
- du K du
- = X
- (Loi du rayonnement sur 2) (à)
- (Condition limite)
- — = o iLe milieu ambiant est isolant) l’b) ^dn
- (Condition limite)
- pour/ — o, u = ¥.(x,y) (Condition initiale). (7)
- Cnfin la troisième des équations (1) devient d’après (11) :
- 00-— A (lj. (i/t)
- Je vais maintenant examiner ce qui se passe suivant que c’est l’intensité ou la différence de potentiel qui est maintenue constante.
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- 7 Novembre 1908. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Uiü
- C.AS OU l.’lXTKXSITK KS'l’ COXSTAXTR I cl 11 temps,
- I
- Dérivons par rapportai! temps les deux mcni- ’ bres de l’équation (r i), on a puisque I est c-ons- \ tant : j
- l’esl-à-diresatislaisanl aux équations:
- K Ai:
- 'o I
- dV
- O
- d o-
- lü
- d.v dy.
- 1 r f>)
- i
- l
- Cetle équation sera identiquement vérifiée si i or. est indépendant du temps, c’est-à-dire si l’on a :
- Si on pose :
- u --- f -f- ''a i)
- (’ étant la nouvelle l'onction inconnue, il en ré-sulto qu’on doit avoir :
- doz
- ~di
- (iG)
- C
- dp
- df
- K Au + [?(U -\- c) — ? (U)],
- D’autre part, soit :
- p~ p0ç(/<) avec çun : r, (17
- dp
- K~d/i ~ V — /'>’» 17»Uh
- pour / — o, c — l'i,r, //'i — I.T if,//).
- la loi de variation de la résistivité avec la température, en tenant compte des équations (if>) et 1171 l’équation (14) s’écrit :
- po®(»)3-(a',?y) - AU). (18)
- Si l’on y fait t — o, on obtient en tenant compte
- de (7)
- po? (U) 3- (.r, y) = A (o). ( 19)
- On peut suptîoser connus les potentiels initiaux Vi (o) et V2 (o) et imaginer que, par la suite, on les fait varier de façon à maintenir I constant. Dans ces conditions, A (o) est connu et l’équation (19) détermine 0- si la fonction 9 est elle-même connue. Remarquons tout de suite que si la température initiale du cylindre était constante, la densité du courante- serait elle-même constante.
- 11 ne nous reste plus maintenant qu’à vérifier les équations suivantes :
- du
- L~clï. = K A U + P0O--9 [U-, Y;
- du
- (sur r;
- pour i = 0, u = F{.v,y). (7)
- Pour cela, admettons que les équations (4)'- et (5) admettent une solution U (:z, y) indépendante
- Mais on peut toujours poser :
- 9 U -(- e) — 9 (IJ) = a (U, c) c,
- /Jx,y,\: -f c) —X{*,»/, U) = — hU\y, U,e)e,
- % et k étant deux nouvelles fonctions des variables mises en évidence. Sans faire pour le moment aucune hypothèse spéciale sur la façon dont se fait le rayonnement à la surface du cylindre, l’expérience permet d’affirmer que la fonction h est essentiellement positive. Nous avons donc .en définitive à nous occuper des équations :
- (ls>
- (‘ 777 7 - KAe 4~ Pn3r.-ae,
- dp '
- sur 1’) K -— - /.(>, du
- pour / 0 e — K -— l
- Ca.s où lu rùsis-tieilù diminue, quand- in /(‘nif>rra/nre .vV/èee.
- Dans ces conditions, la fonction * est essentiellement négative. On reconnaît alors dans les équations (22), |V5) et (24) celles du refroidissement d’une plaque diathermane posée sur le plan des x y, dont les faces seraient imperméables à la chaleur et qui se refroidirait par ses bords. Il en résulte, d'après une démonstration générale
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série).—N» 45.
- empruntée à la théorie de la chaleur, que la fonction e doit tendre asymptotiquement vers zéro, à partir de l’instant initial. Multiplions en effet par vdxdy les deux membres de l’équation (îï) et intégrons dans toute l’étendue de la section du cylindre, il vient :
- Ci'-~ f f — dxdy = K f f v A e dx dy
- d( J J An 2 J J
- — pn f I °r.2(—a) v-dxdy. (a-Ü) d filo
- Maison a comme cas particulier du théorème de Grenn :
- dxdy,
- ds désignant l’élément d’arc du contour T. En tenant compte de la condition (a3), on en déduit en substituant dans (aa) l’expression précédente :
- -k//J©!+©’]
- dx dy
- Po
- y y* o-2 (—a)v1dxdy, (26)
- le second membre de cette équation étant essentiellement négatif, il en résulte bien que v tend asymptotiquement vers zéro à partir de sa valeur initiale. Donc u tend bien vers U ce qui démontre dans toute sa généralité la première partie de la proposition (I).
- Que la fonction A est indépendante de «\
- La deuxième hypothèse revient à supposer que la résistivité croit suivant une fonction linéaire de la température ; la troisième exprime que le rayonnement se fait suivant la loi de Newton. Dans les équations (îï), (23) et (24) faisons le changement des variables :
- Po8*2» f
- (> = e c y, (27)
- V étant la nouvelle fonction inconnue, il vient en remarquant que, d’après la première des nouvelles hypothèses faites, est constant :
- C
- d\
- Ht
- (sur F) K pour / — o
- — KAY
- rfV
- dîï
- — A-Y
- Y V — U
- (28)
- Ce sont les équations du refroidissement d’une plaque athermane posée sur le plan des x y dont les faces sont imperméables à la chaleur et qui se refroidit par ses bords. On sait que l’intégrale des équations (28) est de la forme
- i~~f-co
- V= (29)
- les désignant des nombres positifs croissants, les Wi des fonctions de x et de y seulement et les C,- des constantes déterminées de façon à vérifier la condition initiale. L’équation (27) donne alors pour c :
- i—0
- p(KP;2—Po8*®«)<
- w ,•(.*,?/).
- (3o)
- On voit que v 11e tendra vers zéro que si l’on a :
- Cas où la résistivité augmente quand la. température, .s'élève.
- Dans ces conditions, la fonction a est essentiellement positive. Pour démontrer ce que j’ai en vue, je suis obligé de restreindre la généralité des hypothèses que j’ai faites sur le compte des fonctions F, a et A. Je supposerai :
- Que les fonctions F et a sont des constantes,
- K[V — P0B.-.2 a > o ou o. < y fi1 )
- Cette dernière, inégalité démontre l’existence d’une intensité critique ïr dont l’expression est :
- T,
- 0 v/—»
- V p0a
- ce qui justifie ce que je voulais établir.
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- CAS OU LA DIFFÉRENCE DE POTENTIEL EST CONSTANTE
- Dans cette hypothèse V4 et V2 sont constants, (Jonc A est constant en vertu de l’équation (12) et représente par suite la différence de potentiel par unité de longueur. Les'plans équipotentiels deviennent ainsi des sections droites équidistantes. D’autre part, représentons par
- p = Po^j aVCC <33)
- la loi de variation de la résistivité avec la température. En substituant cette expression dans l’équation (14), on déduit pour 8-
- - A* , t
- °= = -T “
- Po
- En remplaçant 8- par cette valeur dans l’équation (4) et en tenant compte de (33), les équations du problème se réduisent à :
- fin A2
- C^- = KA« + —*(«) (4")
- ut po
- (s«**r) (r>)
- pour t =z o u = V[x,y). (7)
- On voit que ces équations sont identiques à celles du cas précédent, avec cette seule diffé-
- % . , A
- rence que o= est remplace par — , ce qui va nous
- Po
- permettre d’arriver tout de suite aux résultats sans avoir à faire de nouveaux calculs. Je définis comme précédemment les fonctions U, v, a et k.
- Cas où la résistivité augmente quand la température s’élève.
- Dans ces conditions, la fonction a est essentiellement négative, étant donné que la fonction <p [u) a maintenant une signification inverse de la précédente. L’équation (26) où je suppose 8s remplacé par — montre alors que v tend asympto-P°
- tiquement vers zéro à partir de sa valeur initiale,
- u tend ainsi vers U et la première partie de la proposition (II) se trouve généralisée.
- Cas on la résistivité diminue quand la tempér'a lure. s’élève.
- Dans ces conditions, la fonction oc est essentiellement positive. Comme — est une constante,
- Po
- il n’est plus nécessaire, pour les besoins de la démonstration, de supposer que la fonction F est constante ; mais supposons encore que a est constant et que k est indépendant de v. Il résulte de la première de ces deux hypothèses que la résistivité décroît suivant une fonction hyperbolique de la température et j’ai précisément fait voir dans le travail antérieur, cité au début de cette étude, que pour le charbon cette loi hyperbolique se tenait plus près des faits que la loi linéaire.
- Cela posé, définissons encore la fonction V par l’équation (27) sans oublier de remplacer 8- par
- —, nous arriverons ainsi à obtenir pour v : po
- Po / Wt[x,y)
- f-o
- et v ne tendra vers zéro que si l’on a :
- KPo*-
- A2 — a Po
- Il existe donc bien une différence de potentiel critique Ac dont l’expression est :
- a-=pVt!'
- ce qui démontre la deuxième partie de la proposition (II).
- Louis Roy,
- Préparateur à l’licole Supérieure d’Eleciricilé.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2® Série). — N° 45.
- T » A XSI'OKMVTKIILS SO UT RR RAI N S
- Dans les villes à constructions très resserrées, la distribution de l'énergie électrique pour la force et l’éclairage est bien souvent rendue plus difficile par l’impossibilité dans laquelle on est de pouvoir installer des sous-stations transformatrices aux endroits les plus propices. On rencontre la plupart du temps ces difficultés dans les quartiers les plus peuplés, c’est-à-dire dans les quartiers où le réseau de distribution
- suffisante. Enfin, dans l’intérêt d’une distribution d’énergie rationnelle ainsi qu’en vue de circonscrire des perturbations éventuelles dans un cercle aussi restreint que possible, il sera toujours plus avantageux d’installer beaucoup de sous stations de faible puissance que peu de grande puissance.
- Tenant compte de ces conditions particulières, les Ateliers de Construction Ocrlikon
- iMg. I.
- est le plus chargé et où, par conséquent, des sous-stations seraient le plus nécessaire. Bien souvent aussi on hésite à déparer une avenue ou un square publics en y érigeant une station transformatrice.
- On a déjà essayé d’éviter ces inconvénients par des stations transformatrices souterraines comme les Ateliers de Construction Ocrlikon en ont cléjà installé plusieurs. L’installation de ces stations transformatrices souterraines complètes est toutefois très coûteuse, et, de plus, il est très difficile de préserver ces stations contre l’humidité, tout en leur laissant une ventilation
- construisent depuis quelque temps un nouveau type de transformateur, destiné à être placé sous le sol. Chaque transformateur forme de cette layon une petite station presque aussi facilement accessible qu’une station à niveau du sol, sans toutefois gêner la circulation ou nuire à l’aspect de la rue.
- Le transformateur actif — le transformateur à noyaux habituels — est placé dans un récipient en tôle rivée, que l’on remplit d’huile. Le transformateur est centré dans cette carcasse par deux fers à I, mais n’est fixé à celle-ci par aucune attache, ce qui fait qu’il peut en être
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- retiré sans difficultés. Le récipient est muni d’un couvercle bien ajusté se fermant et se démontant facilement. Deux fermetures d’extrémité de câble, en fonte, fixées diamétralement à la partie supérieure du récipient en tôle, servent à l’in-
- «
- on coule dans ces boîtes de fermeture une masse isolante.
- Le câble de haute tension est un câble à deux artères concentriques, tandis que la distribution du courant à basse tension se fait par deux câbles simples, en considération des branchements fréquents.
- L’huile dont on se sert pour l’isolement du transformateur ne forme aucun dépôt qui pourrait se poser sur les parois ou sur les bobines. Le couvercle de la carcasse est muni d’une soupape permettant l'échappement des vapeurs d’huile qui pourraient se développer. Ce couvercle est bombé, afin d’assurer un écoulement facile de l’eau de pluie.
- Le récipient en tôle est placé dans une fosse cimentée, dans laquelle il est noyé dans du gravier jusqu’à la hauteur des fermetures de câble.
- L’eau de pluie s’écoule à travers cette couche de gravier et sort de la fosse par quatre ouvertures ménagées dans le sol de celle-ci.
- Le sol de la fosse repose lui-même sur une couche de gravier ; de cette façon on évite tout amassement d’eau sous le sol de la fosse.
- La fosse est fermée à sa partie supérieure par un couvercle de fonte. Si l’on dispose les trans-* formateurs non sous la rue, mais sous le trottoir, on peut faire ces couvercles assez légers pour que deux hommes puissent les soulever sans difficultés.
- Les appareils de transformation, les interrupteurs et les coupe-circuit, peuvent être placés dans deux autres boites remplies d’huile, à côté d’une zone eu un point central, d'où les transformateurs seront alors alimentés.
- L’expérience nous apprenant qu’il est excessivement rare que des perturbations se produisent dans un réseau de distribution à câbles souterrains, on pourra dans ce cas, sans hésiter, alimenter deux transformateurs par un seul câble, ce qui simplifiera l’installation.
- Des transformateurs souterrains, semblables à ceux décrits ici, ont été exécutés pour le réseau de distribution de la ville de Lucerne, en Suisse; depuis leur installation, ces transformateurs ont fonctionné sans aucune perturbation.
- troductiondes câbles dans l’intérieur de celui-ci et à leur raccordement avec les fils de connexion du transformateur. Pour plus de sécurité,
- Geouges Zindel.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2* Série). — N° 45.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE
- SEEBACIl-WETTINGEN DES CHEMINS DE
- FER FÉDÉRAUX
- SUISSES
- 1. GjLveisam riis.
- Dans une conférence faite à l’Association des ingénieurs et architectes, à Zurich, le 2- février 1902 (*), M. E. Huber, démontrait que si la traction électrique voulait conquérir le domaine des chemins de fer à voie normale, elle devait être à même de donner, au point de vue technique, 1 fis mêmes garanties et les mêmes facilites (pie la traction par locomotives à vapeur, et (pie ce résultat 11c pouvait être atteint économiquement que par l’emploi du courant alternatif simple, avec haute tension au lil de contact (p. ex. i ’> 600 volts), pour aillant qu’il s’agissait de lignes d'une certaine étendue ou de lignes de montagne dans le genre du chemin de fer du Gothard.
- Le 25 févriei’jiyoa, les Ateliers de Construction Qerlikon proposaient à l’administration des Chemins de fer Fédéraux d’entreprendre à leurs risques et périls l’électrification delà ligne Sccbach-’ Wettingen. Cette proposition fut acceptée, en principe, par les Chemins de fer Fédéraux, le îi mai 1902, et les projets furent approuvés le 1 \ mars 1904, à part quelques réserves sur certains points, lesquelles furent levées le 9 mai de la même année.
- Entre temps, ou avait équipé électriquement une voie de raccordement d’environ 700'", entre l’usine et la station de Seebach, et commencé sur celte ligne les essais de la locomotive à convertisseur. Ces essais n’ont pas peu contribué à détruire une grande partie des appréhensions qu'avaient quelques ingénieurs contre l’octroi de la demande dont ils avaient été saisis, appréhensions légitimes d’ailleurs, vii qu’il s’agissait, pour la première fois et à l’encontre de toutes les prescriptions usuelles, de conduire une ligne électrique à 1’> non volts le long de la voie, à quelques mètres au-dessus du sol.
- Les essais réguliers commencèrent Je 16 juillet ipoj, luisant suite aux essais préliminaires
- (‘) Sclnvch. Jiauzeilimg, tome XXXIX, no* io, 11 et 12.
- sur la voie de raccordement Oerlikon-Seebach. Un horaire spécial avait élé dressé à cet effet par les Chemins de fer Fédéraux. Jusqu’au 10 novembre igoii, les essais journaliers furent poursuivis avec la locomotive 11“ 1 à convertisseur dont nous avons déjà parle1 plus haut.
- Lorsque,' en 1901, on avait abordé l’étude de la traction par courant alternatif simple, la locomotive à eonveriisseur était reconnue comme la plus favorable. Les essais de construction de moteurs monophasés pour t ruelion, entrepris en 1903 et îyo.'i par les Ateliers de Construction Oerlikon, ayant toutefois été1 couronnés de succès, dans le (murant de l’été 1904 011 put disposer d’un moteur de 2jo IIP, type spécial pour locomotives, qui venait d’être terminé et essayé. On décida donc la construction d’une locomotive n° 2 à moteurs monophasés.
- Au point de vue constructif, cette nouvelle locomotive 11e différait de la première qu’en ce qu’elle possédait deux cabines de direction au lieu d’une seule. Elle fut prête et reçue officiellement le 2 novembre 190'j.
- Dans l’intervalle, des changements importants avaienL été apportés à la station centrale, qui fut désormais équipée pourri périodes, le courant à 3o périodes qu’elle débitait au début ayant donné lieu à des désagréments.
- Los Irains d’essais furent remorqués par la locomotive n° 2 à partir du 11 novembre ipofi, et la locomotive n° 1 fut appropriée à la fréquence nouvelle du courant d'alimentation.
- Puis à partir de janvier les essais purent être entrepris sur le secteur Seebach-Rcgcnsdorf.
- Afin de faire les essais sur la base la plus large possible, les Ateliers de Conslmotion Oerlikon se déclarèrent favorables à la proposition de la maison Siemens-Sehuckerl, qui avait également expérimenté avec succès ce nouveau mode de traction, de faire en-commun les essais subséquents sur la ligne Seebach- Wettingen. La maison Siemens-Seh uckerl mil en fabrication une troisième locomotive, de la puissance qui sera vraisemblablement adoptée sur les lignes princi-
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- pales des Chemins de fer Fédéraux. De plus, elle se chargea de la continuation de la ligne, afin d’essayer en service pratique la prise de courant
- gcnsdorf-Wettingen eut lieu [le 3o juillet 1907.
- Les plans d’exécution de la loconiolivc n° 3 l'nrent déposés le 9 juin 190G et acceptés le
- par archet et la suspension multiple du lil de travail.
- Enfin, l’inauguration officielle du secteur Rc-
- 3o juillet 1906. La locomotive même fut terminée le 3 août 1907 et reçue officiellement le 7 octobre 1907.
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- Afin de disposer d’une réserve dans la station de convertisseurs, on décida, dans le courant de 1906, d’installer un second groupe convertisseur; la station fut complétée, par une installaiion-tampon pour courant alternatif. Ces travaux furent exécutés pendant l’hiver 1906-1907, et le montage des machines fut terminé dans le courant de 1907.
- règne sur les deux faces du disque, de sorte qu’aucune résultante ne produit de poussée axiale sur les paliers. Ces disques sont en acier forgé d’une pièce. Ils portent à leur périphérie les ailettes d’acier, qui sont fixées d’une manière particulièrement solide. Les diaphragmes de séparation des cellules portent les aubes directrices. Le premier disque est à admission par-
- Fig» — Condenseur de la turbine dans la station génératrice.
- IL L’Usine <;énéi!ati!ice et i.a socs-statiox.
- a) TJusine génératrice. — Un groupe turboalternateur est spécialement a fiée té à l’alimentation de la ligne Seebaeh-Weltingen.
- La turbine à vapeur Ocrlikon (fig. 1) est une turbine a action a ch.1 tente triple. Elle tourne à 3 oon | ou rs pa r mi un Le. Chaque disque tournant est logé dans une cellule; une pression égale.
- ticllc, et l’admission croît, dans les degrés successifs, jusqu’à l’admission totale.
- L’installation du condenseur occupe le minimum de place, à l’étage inférieur, au-dessus du réservoi r contenant l’eau de condensation. De la sorte, l’installation complète occupe très peu de place en superficie (fig.
- Le réglage de la vitesse se fait par huile sous pression et offre ainsi une double garantie de sécurité, en ce sens que, si le groupe vient à être
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- déchargé subitement, et qu’en meme temps le régulateur ne fonctionne pas, la vitesse ne peut quand même augmenter que (le to % au maxi-
- refrigéralion pénètre par des tubulures d’injection disposées à l'intérieur, dans la partie supérieure de l'appareil. Une pompe rotative bicellu-
- mum. Le condenseur est du système breveté Westinghouse-Leblanc, à injection. L’eau de
- lairc, attaquée directement par un moteur électrique, sert à l'aspiration île l’air cl à la circu-
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- lation de l'eau condensée. Les générateurs de vapeur sont des chaudières tubulaires, système Babcock-Wilcox,de 3oom2 de surface de chauffe et d’une puissance de vaporisation de 18000 par heure.
- La turbine a vapeur attaque directement un turbo-alternateur de 700 K W de puissance maxima, ainsi que l’excitation de ce dernier, disposée en bout d’arbre, fournissant du courant à 80 volts. L’accouplement est à plateaux et à broches. Le réglage de la tension du groupe s’opère au moyen d’un régulateur Thury. Le corps cylindrique feuilleté, servant d’inducteur tournant de l’alternateur, est construit comme l’induit rotatif d’un moteur d’induclion ou d’une dynamo. JLes spires inductrices sont composées de bande de cuivre, logées dans des encoches clavelées et superposées sur leur grande face. Les clavettes en laiton forment avec les cuirasses servant à frotter les tètes des bobines inductrices un enroulement en court-circuit, semblable aux induits en cage d’écureuil des moteurs d’induction.
- Le tableau (fig. 1) possède trois panneaux; celui du milieu est réservé au turbo-alternateur, celui de gauche à la sous-station pour Seebach-Wetiingen, celui de droite au réseau des ateliers. Au moyen des trois leviers d’interrupteurs, on peut brancher le turbo-alternateur surSeebaeh-Wetlingen, sur les ateliers, ou sur les deux réseaux simultanément. De plus, 011 peu t, en déconnectant le turbo-alternateur, alimenter la sous-station de Seebach-Wettingen par du courant provenant des ateliers.
- Le courant triphasé débité par cette station a la tension de 23o volts et la fréquence de 5o périodes, comme le courant des ateliers. La station génératrice est reliée à la sous-station de convertisseurs par une ligne aérienne de faible longueur, de 3-2-22r> min2. Enfin, en cas de nécessité, la sous-station peut encore être alimentée par Vusine hydro-électrique de IJoclifelden,
- Laligne de transmission venantde Jlochfcldcn est à la tension de 3o 000 volts. Un branchement y relie un transformateur de 3o 000/280 volts, d'une puissance de 45o K W, placé dans le local a haute tension de la sous-station de Seebach-Wetthîgcn, et branché en temps ordinaire sur le réseau des ateliers.
- b) La sous-station de convertisseurs avec batte-
- rie-tampon constitue un bâtiment séparé, non loin de la station génératrice.
- Dans la salle des machines (fig. [3) on rencontre les groupes suivants :
- Deux groupes convertisseurs de 700 et de 000 KW, composés chacun d’un moteur synchrone triphasé à 14 pôles, a3o volts, f>o périodes, 100 volts de tension d’excitation, 43° tours par minute, et d’un alternateur monophasé directement accouplé, à 4 pôles, 700 volts, 14 à i5 périodes et 100 volts de tension d’excitation.
- Le réglage de la tension des alternateurs s’opère automatiquement par des régulateurs Thury. Les deux régulateurs sont accouplés mécaniquement l’un à l’autre par une crémaillère commune et deux roues dentées, de sorte que le réglage des deux alternateurs est le même, quand les deux groupes marchent en parallèle.
- Du côté opposé à l’alternateur se trouve une dynamo à courant continu., qui travaille en pai'al-lèle avec la batterie-tampon, tantôt comme moteur, tantôt comme génératrice. La tension aux bornes de cette machine-dynamo, qui est munie de pôles de commutation, varie de 750 à 85o volts. Le courant est de 35o ampères, la tension d’excitation de 7Ôo volts.
- La sous-station renferme encore un groupe di excitation comprenant : un moteur triphasé de 5o HP, »3o volts, 980 tours, 5o périodes, et une dynamo de 100 à ia5 volts, 280 ampères. Ce groupe débite le courant d’excitation des moteurs synchrones triphasés et des alternateurs des deux groupes convertisseurs ci-dessus. En cas exceptionnel, le courant d’excitation peut être emprunté à la batterie.
- Pour démontrer qu’en pratique la réduction des pointes du diagramme par un dis positif-tampon est possible dans une installation de traction par courant alternatif, aussi bien que dans une centrale à courant continu, on a complété l’équipement de la sous-station par une batterie-tampon, livrée parla fabrique d’accumulateurs Oer-likon. La batterie se trouve dans un bâtiment séparé, éloigné d’une centaine de mètres de la sous-station ; elle est constituée par 875 éléments d’accumulateurs, d’une capacité de 592 ampères-heures, avec un courant de charge de 280 ampères. Le courant de décharge peut atteindre, dans le cas présent, une intensité de 1 200 ampères, que la batterie peut supporter pendant
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- 5 minutes. Le cornant, admissible pendant une minute atteint i 8oo ampères, mais ce courant ne peut pas être utilisé, la puissance dos dynamos-tampons étant trop faible. Une 'dynamo auxiliaire, à deux collecteurs, est adjointe à la batterie tampon. Les deux collecteurs sont connectés en parallèle lorsque la batterie fonctionne comme tampon, et en série pendant la charge. La tension de cette dynamo est, dans un eas, 8o, dans l’autre aoo volts, pour une intensité du courant de i ooo et de aoo ampères. Cette dynamo est directement accouplée à un violeur triphasé de iao IIP, aüo volts, 970 tours et 5o périodes.
- Le réglage de la tension de la dynamo auxiliaire se fait de deux manières et dépend soit, de la consommation d’énergie du moteur triphasé.
- une fois pour toutes d’après la charge prévue du réseau. Deux bagues permet lent de prendre à l'induit un courant alternatif qui passe par un translbrmateur-série branché sur la ligne de retour du courant et. développe dans la dynamo un champ magnétique opposé au champ constant ci-dessus, croissant d'ailleurs avec la charge du réseau. Le champ d’auto-excilaliou s’ajoute au champ constant, tant (pie la tension delà dynamo agit dans le sens de la décharge.
- Le tableau (tig. 4) possède 7 panneaux et se trouve à l’une des extrémités de la salle ries machines; les câbles de raccordement aux machines sont logés dans trois caniveaux parcourant toute la longueur du local.
- Le batiment des transformateurs constitue
- l*'ig. 4. — Tableau de la sous-station
- soit de la puissance en courant monophasé débitée sur le fil de contact. PraliquemeriL le réglage se fait, dans le premier cas, au moyen d’un régulateur Thury avec /to touches pour l'augmentation et 20 touches pour la diminution du voltage. Dans le second cas, le réglage s’opère au moyen d’un convertisseur rotatif à induit unique de Siemcns-Schuckcrt avec excitation différentielle à la tension de 38 volts, et débitant un courant de 3o ampères à 85o tours par minute.
- Celte petite machine est entraînée, au moyen d’une chaîne de transmission, par l'arbre du plus grand des deux groupes convertisseurs principaux. Elle possède un enroulement pour l’auto-excitation et un enroulement pour l’excitation séparée. Le champ d’excitation provenant de ce dernier enroulement est invariable, et réglé
- une annexe du bâtiment des machines. On y voit les deux transformateurs d’équilibrage de 3o 000/230 volts, de la ligne de llochfelden, et les quatre transformateurs de ligne, élevant la tension du courant monophasé de 700 à i5 000 volts.
- Ces quatre transformateurs sont les mêmes que ceux des locomotives n° 1 et 2, d’une puissance de \ 200 800 K \Y avec refroidissement
- naturel. On réduit ainsi le matériel de réserve à son minimum. Ces transformateurs sont groupés deux à deux et peuvent être refroidis artificiellement au moyen de ventilateurs, ce «pii permet de su ('tire au service avec un seul groupe, l’autre constituant la réserve.
- Rico Stldeh.
- (/I suivre.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2« Série). — N° 46;
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Détermination des courants magnétisants alternatifs. — O. S. Bragstad cl J. Liska. — Elektrolechnische Zeitschrift, 23 juillet igo8.
- Pour le calcul du courant magnétisant nécessité par un circuit magnétique homogène dont les enroulements excitateurs sont soumis à une tension alternative, l’on a coutume généralement d’opérer de la façon suivante :
- Connaissant la tension appliquée, Ton obtient ainsi le flux maximum et par suite l’induction maxi-ma Enmx. A l’aide de la courbe ordinaire des inductions en fonction des ampèretourspar centimètres aw, l’on peut donc estimer le nombre total d’ampère-tours AW, et enfin le courant magnétisant efficace Jm en vertu de la formule
- J
- m
- AW
- Wi étant le nombre de spires de l’enroulement excitateur.
- Mais cette méthode suppose essentiellement que le fer du circuit magnétique n’est pas saturé, sans quoi le courant magnétisant ne serait plus sinusoïdal, même en admettant que la tension appliquée et que le flux appliqué soient sinusoïdaux.
- Ce fait bien connu, dû à la variation de la perméabilité, a d’ailleurs été vérifié par des oscillo-grammes qui ont accusés une courbe de courant magnétisant très pointue. Pour éviter de telles erreurs, l’on doit remplacer la courbe ordinaire des inductions en fonction des ampèretours, ou courbe statique comme l’appellent les auteurs, par une courbe de Bmai tracée en soumettant l’enroulement à une tension alternative. On obtient ainsi une courbe dynamique ; elle peut être tracée aisément en enroulant sur le noyau un second enroulement ayant un nombre de spires w„2 et en mesurant la tension E2 aux bornes de cet enroulement auxiliaire. La formule bien connue
- 13 ni n y -
- Egio8
- 4/i4/^2Q
- permet de calculer Bmax pour chaque valeur de E2l connaissant la fréquence f et la section effective du fer Q.
- Pour obtenir une plus grande précision dans les mesures, l’on calcule les pertes par effet Joule dans le cuivre des enroulements et dans les appareils de mesure, et en les retranchant de la puissance absorbée mesurée au watlmètre, l’on obtient la puissance dépensée réellement dans le fer W. Pour l’évaluation de E2 on peut également tenir compte de la chute de tension due au courant absorbé par le voltmètre servant à la mesure. Si P* est la tension appliquée aux bornes de l’enroulement excitateur, l’on obtient ainsi le courant magnétisant équivalent
- = (3)
- J étant l’intensité efficace mesurée.
- Finalement l’on peut donc tracer la courbe de BmftX en fonction du nombre d’ampèretours par centimètre aw. Les auteurs ont notamment effectués cette construction (fig. i) pour un noyau de tôles de dynamo d’une épaisseur de En awmi est tracée
- la courbe dynamique de l’induction maxima Bmax en fonction des ampèretours par centimètre ; pour comparer les résultats ainsi obtenus avec ceux de la méthode usuelle critiquée ci-dessus, l?on a tracé en aw s
- ——une courbe relative aux mêmes tôles, et déduite
- Va
- de la courbe statique utilisée pour les flux invariables
- en divisant les abscisses par de manière à avoir en abscisses des ampèretours efficaces comme sur la courbe w awJ. L’on voit ainsi que par exemple pour Bmas; = i5 7&0, la courbe statique donne aw = *26,2, tandis qùe la courbe exacte donne aw — i5,2, soit une erreur de 73 % , qui serait encore plus considérable pour des inductions plus élevées.
- Jusqu'ici nous avons examiné le cas d’un circuit magnétique uniforme ; les auteurs traitent également le cas d’un circuit non uniforme coupé par un entrefer 8 de section Q.
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- Dans ce cas, avec du courant continu, l’on aurait pour ampèretours totaux :
- <I>
- AW — Li (iW\ -f- Lu aww -f- ... -|- o,H — o (/|)
- en désignant par LT, Lu....les. longueurs moyennes
- des diverses portions du circuit par awi, aw, n,..
- les ampèretours par centimètre correspondant, et par le flux à travers l'entrefer. Mais avec du courant alternatif, l’on ne peut plus faire une simple addition arithmétique et il convient d’opérer de la façon suivante.
- Les ampèretours totaux AW0 peuvent se décomposer en ampèretours Avattés A\VW et en ampèretours
- ainsi obtenus fournirait les ampèretours magnétisants efficaces (’). En première approximation, Ton peut remplacer ces sommes géométriques par des sommes algébriques, et par conséquent l'on obtient pour l'onde fondamentale l’égalité
- AWy= \j\aw\\f -f- \j\\a\V\,'-\~... -[-—. ™nr q • (fi)
- V'îè v
- le dernier terme, relatif à l’aire de l’entrefer, ne contient pas évidemment d’harmoniques supérieurs, et pour ceux-ci, l'on obtient simplement :
- AW3 = -f- Lnaw'iis -|- Lh^/h'iuj
- AAVjj = L|<7H'(5 L,I#7(V|i5 -|-
- magnétisants AWm ; d’après le principe de la conservation de l’énergie, l’on a évidemment
- AWw’~ Li/zu'iw + Luawllw + ..., (5)
- en appelant awlw, aw IIW,...les ampèretours Avattés
- par centimètre correspondant à chaque portion homogène du circuit.
- Quant aux ampèretours magnétisants ou déAvattés,
- aW\m, awiim...... il serait nécessaire en toute rigueur
- de les décomposer individuellement en leurs harmoniques, l’amplitude relative de ceux-ci dépendant de la saturation de chaque portion du circuit magnétique ; l’on prendrait ensuite les sommes géométriques des harmoniques de mémo ordre, et enfin la racine carrée de la somme des carrés des vecteurs
- Les ampèretours magnétisants totaux sont ainsi (voir la note précédente) :
- AW,„ ^ \/aw7 + ÂW7, f7)
- en posant
- ÂW? = ÂWT- + ÂWp + • • • (8)
- L’on a ainsi décomposé les ampèretours résultants
- (J) Comme on le sait, le carré Vie la valeur efficace de la somme de plusieurs ondes de fréquence différente est égal la somme des carrés des valeurs efficaces de chaque onde (N. D. T.).
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- AW0 en trois composantes : une composante wattée AWw, une composante magnétisante correspondant à l’onde fondamentale AWet enfin une composante magnétisante correspondant aux harmoniques AW/,. L’on a évidemment
- AW0 = \/Âw7 + ÂW~/ + AWT2, (9)
- en tenant compte de la relation (7).
- La formule (8) est susceptible d’une interprétation géométrique fort simple donnée figure 2 par le tracé
- en pointillé. Prenons O a = AWf) et ab = AW/, ; le segment O b mesure AW», [formule (7)] et si on le rabat en Oc, l’on a en Od un segment égal à AWn,
- si l’on a porté cd = AW,.
- Pour faciliter le calcul de AW/,en fonction de Bmax, les auteurs proposent l’artifice suivant : pour chaque portion homogène du circuit, on trace la courbe donnant la forme de l’onde de awm, le llux étant supposé variant sinusoïdalement avec le temps. A cet elfet l’on peut par exemple admettre que ia courbe awwi (fig. 1) peut donner en fonction de l’induction B la valeur instantanée de ciwnl (cette hypothèse a été vérifiée par des relevés oscillographiques) ; il est alors possible d’en déduire la valeur efficace de l’onde fondamentale awf. Posons l’égalité (entre valeurs efficaces)
- awh ----- Sjawml — ave/, (10)
- et effectuons ce calcul pour les portions 1, II, 111, IV, etc. du circuit magnétique. Entre les a\v/t ainsi déterminés et AW/„ l’on peut admettre, d’après MM. Bragstad et Liska, la relation
- AWw (le point c' étant le rabattement de b'), l’on obtient donc en Oe' les ampèretours primaires totaux en charge. Soit x = ac la différence à vide entre les ampèretours magnétisants de l’onde fondamentale AWÉ, et les ampèretours magnétisants totaux AW,„;
- en charge celte différence est réduite comme on le x'
- voit à x'. Le rapport — peut d’ailleurs être calculé
- approximativement ; si p est le rapport du courant magnétisant correspondant à l’onde fondamentale au courant normal en charge, l’on trouve aisément que l’on peut écrire, en première approximation, l’égalité
- AW/, — Lj/Wi/, -(- Ln«(Vn/, -)- LniH'm/, -J- ... (11 )
- qui nous donne la valeur AW/,.
- Les auteurs examinent ensuite ce qui se passe lorsque le circuit magnétique soumis à un flux alternatif est celui d’un transformateur et que l’on met celui-ci sous charge. L’on sait qu’un transformateur, soumis à une tension alternative primaire sinusoïdale, fournit un courant secondaire sensiblement sinusoïdal (on négligeant l’effet des fuites et résistances ohmiques primaires) si le circuit extérieur ne contient que des résistances purement ohmiques ou ayant une self-induction invariable. Soit OO’ (fig. 2) les ampèretours secondaires de magnétisants sinusoïdaux AW2,„ ; et d'e' les ampèretours secondaires wattés ; en prenant O'a' = Offl=AWf, Va' = ba= AW*, e’d’ = cd =
- -- **' « >
- 100 sinÿ2
- <p2 étant l’angle de déphasage du courant secondaire sur la tension secondaire.
- Si, par exemple, on prend p = 5 % , sin <p2 = o,5 (cos <p2 — 0,866), l’on obtient
- . i
- r — x X —•
- 10
- Donc, pour la plupart des transformateurs servant à une distribution de l’énergie, l’on peut négliger en charge l’influence des harmoniques sur le courant magnétisant.
- En terminant, les auteurs appliquent la méthode qui vient d’être décrite à un transformateur et comparent les résultats obtenus par la méthode ordinaire.
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- Cette dernière donne lieu à une erreur de 8o % par excès pour les ampèretours totaux à vide AW0.
- J. B.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Utilisation des courants telluriques. — E. Ca-novi. — L'Elettricista, 15 juillet 1908.
- L’auteur a tâché d’utiliser les courants telluriques, circulant sous la surface du sol, pour faire fonctionner des microphones avec leurs bobines d’induction.
- Après de nombreuses expériences exécutées dans différentes conditions, il obtint les meilleurs résultats en enterrant, à la profondeur de 3 mètres et à la distance de quelques mètres l’une de l’autre, deux
- plaques, une de cuivre et une de zinc, ayant une forme carrée et imde côté. Le courant qu’on peut obtenir est beaucoup plus intense lorsqu’on place les plaques dans la direction Nord-Sud, que lorsqu’elles sont placées dans la direction Est-Ouest.
- En utilisant ce courant, il a été possible de correspondre téléphoniquement sur une ligne à fil simple de la longueur de 4 kilomètres.
- L’auteur pense qu’on doit obtenir des courants plus intenses en enterrant les plaques à une grande profondeur et que, dans tous les cas, une telle disposition puisse être utile pour la téléphonie de campagne. 11 est toutefois à regretter que ses expériences n’aient pas été plus étendues, et qu’il n’ait pas exécuté des mesures exactes du courant et de la f. e. m. obtenue.
- G. A.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Les inventions industrielles à réaliser, par Hugo Michel. — Traduit de l’allemand par Louis Duvi-nage (2e édition). — 1 volume in-8 de 4a pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- L’auteur s’est préoccupé de faire une nomenclature de toutes les questions d’ordre inventif pouvant intéresser les diveres industries. 11 faut espérer qu’il n’en a oublié aucune. Sa nomenclature est divisée en 87 paragraphes, dontle 21e est consacré à l’électricité. Dans celui-ci, nous relevons des propositions telles que : larecherche de lampes à incandescence se régénérant pendant leur fonctionnement, un vêtement préservatif contre les hautes tensions électriques, une installation empêchant les ondes hertziennes d’influencer les appareils récepteurs environnants, une lampe à arc brûlant sous l’eau, un procédé pour la transmission au loin d’une grande énergie électrique sans l’aide d’une canalisation directe, etc. Enfin le recueil comporte 65o problèmes et l’esprit inventif industriel a là matière où s’exercer amplement, bien que certains nous paraissent peu intéressants ou impossibles à résoudre avant qu’il soit longtemps.
- A. S.
- Einführung in die Théorie des Magnetis mus, par R. Gans. — 1 volume in-8 de 110 pages avec 40 figures. — B.-G. Teubner, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 2 m. 40.
- Cette introduction à l’étude du magnétisme, condensée en un petit volume d’une centaine de pages, s’adresse aux techniciens d’une certaine culture scientifique. Ce n’est pas que la lecture présente de sérieuses difficultés au point, de vue mathématique, néanmoins, elle suppose des connaissances acquises relativement étendues. Mais ceci dit, il faut louer sans réserve l’ordre, la clarté qui caractérisent ce petit ouvrage. Il serait à souhaiter que des opuscules analogues aussi facilement assimilables soient souvent édités dans les diverses collections techniques de langue française. A. S.
- Les merveilles de l’électrochimie, par E. Gua rini. — 1 volume in-8 de 182 pages avec 19 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 5 francs.
- Nous avons bien souvent entretenu nos lecteurs des ouvrages de vulgarisation écrits par M. Guarini : électricité dans les mines, labourage électrique,
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- tremblements de terre, etc., autant de sujets que l’auteur a abordés dans de petites brochures. Si celles-ci ne se recommandent pas par un caractère scientifique ou vraiment technique, elles présentent du moins l’avantage d’étre d’une lecture agréable, par cela même évidemment superficielle. Nous leur ferons cependant un léger reproche. Pourquoi donc sont-elles toujours imprimées sur du mauvais papier de journal quotidien, si fatigant à lire. A. S.
- Quinzième congrès international de tramways et de chemins de fer d’intérêt local, Munich. — i volume in-4 de '269 pages. — Union internationale de Tramways, Bruxelles.
- Nous avons reçu les réponses aux questionnaires du xvc congrès de Tramways de chemins de fer d’intérêt local à Munich. C’est une forte brochure de près de 3oo pages aussi intéressante que celles des nombreux congrès précédents, et où se trouvent consignés tant d’idées et de résultats instructifs pour tous les techniciens spécialistes. Douze questions avaient été posées. Nous les rappelons rapidement : Usure ondulatoire des rails. — Données nouvelles, perfectionnements et dépenses d’exploitation des parties consécutives des freins en usage dans les exploitations de tramways électriques. — Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways. — Production de l’énergie électrique. Avantages comparés des machines à vapeur à mouvements alternatifs, des turbines à vapeur, des moteurs à gaz, des moteurs Diesel, etc., dans les installations d’usines de force pour traction électrique. — Avantages et inconvénients des voitures à essieux radiaux et des voitures sur boggies
- à un et à deux essieux. — Renseignements et résultats comparatifs obtenus par l’emploi de la traction électrique sur les lignes de chemins de fer d’intérêt local. Durée et usure, d’après les parcours effectués, des parties essentielles de matériel roulant avant leur remplacement. — Avantages et inconvénients des autobus. Leurs résultats d’exploitation. —Graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways.- Graissage des engrenages. — Construction des voies des chemins de fer d’intérêts local au point de vue spécial : A) des dimensions et du poids des traverses ; R) de l’épaisseur du ballast ; C) du profil des rails ; D) de l’emploi des traverses métalliques et des traverses en béton ; E) de l’entretien et de la surveillance de l’éclissage. — Types de locomotives à vapeur de chemins de fer d’intérêt local spécialement pour voies à écartement réduit. Résultats obtenus par les locomotives compound et à vapeur surchauffée. Locomotives pour combustibles autre que le charbon. —De l’emploi des voitures automobiles et automotrices sur les lignes des chemins de fer d’intérêt local.
- Nous avons donné in extenso dans notre Revue le rapport sur la troisième question, celle relative à l’emploi des compteurs. Nous en donnerons encore d’autres. Ces rapports sont inspirés de toutes les réponses aux questionnaires, ils en sont pour ainsi dire l’expression. Leur lecture peut suffire aux ingénieurs désireux d’avoir une idée générale des travaux du Congrès, mais comme nous l’avons dit plus haut, la lecture du volume que nous annonçons pourra rendre les plus grands services aux ingénieurs spécialistes des questions de tramways et de chemins de fer.
- J. R.
- VARIÉTÉS
- Congrès International des Applications de l’Électricité à Marseille, 1908 (Suite et fin) (').
- HUITIÈME SECTION."— Enseignement et mesures.
- Président : M. P. Janet.
- Vice-président ; M. Barbillon.
- Secrétaire : M. Jouvion.
- v Séance du mardi i5 septembre 1908.
- M. le Président informe les membres de la huitième (*)
- section qu’en plus des rapports inscrits au programme général, la section aura entendre et discuter le rapport de M. Fabry, professeur à la Faculté des sciences de Marseille, sur les compteurs. L’ordre du jour appelle la communication de M. Campos, sur les transformateurs de mesure.
- Les deux types de transformateurs qui font l’objet de la communication ont été étudies par l’auteur en collaboration avec M. l’ingénieur Nobili et construits par la maison Olivetti, de Milan.
- Se basant sur l’égalité presque absolue des ampère-lours primaires et secondaires dans les transformateurs usuels, égalité qui crée dans les noyaux un champ ma-
- (*) La Lumière Electrique, tome IV (2e série),|p. 53 et 89.
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- gnétique faible, l’auteur emploie des circuits magnétiques massifs ou peu divisés. L’augmentation des pertes dans le fer a une influence favorable sur la différence de phase des courants primaires et secondaires. La présence d’un entrefer convenablement aménagé permet d’assurer la constance du rapport de transforma lion.
- Le premier type de transformateur construit, d’après ce principe, utilise, comme circuit magnétique, la boîte en fonte qui le renferme et son couvercle. Les enroulements sont disposés sur un noyau massif venu de fonte sous le couvercle et séparé du fond de la boite par un entrefer.
- Le second type, destiné à la mesure des hautes intensités, a son noyau formé d’un cable flexible en fil de fer dont les extrémités sont réunies par un joint démontable. L’enroulement secondaire est disposé sur ce câble et protégé par un écran magnétique eu cuivre convenablement sectionné.
- Le transformateur embrasse le câble parcouru par l’intensité de courant à mesurer. La répartition du courant primaire à l’intérieur du transformateur n’a pas d’influence sur les mesures.
- Ce transformateur a été réalisé pour mesurer un courant de 25 ooo ampères et étudié pour un courant de 40000 ampères.
- M. le Président remercie M. l’ingénieur Campos de son intéressante communication.
- Séance du mercredi 16 septembre 1908.
- Discussion du rapport deM, Durand sur les appareils de mesure actuels. — M. Hcinrich estime que le rapport de M. Durand devrait marquer le commencement d’une entente entre le fabricant et l’ingénieur-conseil. Il voudrait que les résultats des essais faits dans les divers laboratoires soient publiés et servent à guider les acheteurs.
- Il présente ensuite quelques observations de détails sur les points suivants :
- Ressorts et systèmes de mise au zéro.
- Shunt et leur chute de potentiel.
- Cordons souples. Influence des champs magnétiques extérieurs.
- M. Fabry donne lecture de son rapport sur les compteurs.
- La discussion est ouverte aussitôt.
- M. Laporte s’associe à la distinction proposée par M. Fabry des compteurs d’abonnés et des compteurs de stations centrales. Il signale ensuite l’influence magnétique réciproque de deux compteurs l'un sur l’autre.
- Au sujet de l’élalonnerncnt des compteurs sur le courant normal d’emploi, M. Laporte signale des essais faits par le Laboratoire central pendant vingt-quatre heures avec lectures toutes les cinq secondes. Malgré les difficultés de lectures dans un régime très variable, avec des expérimentateurs exerces, on pef.it arriver ce-
- pendant à une approximation suffisante. M. Barbillion signale des mesures de consommation de tramways concordant à 2 % près. M. Garnier et M. Renée également.
- M. Mouchard fait remarquer que le problème est à résoudre pour les compteurs à courant alternatif munis de transformateurs.
- La discussion s’engage sur cette question elM. le président signale des cas où la constante changeait notablement en régime stable et en régime variable. M, Gossarl dit que dans l’équation différentielle du mouvement mobile d’un compteur, la constance des coefficients lUest pas assurée. Un échange de vues a lieu ensuite entre M. Gossarl et M. Fabry sur la méthode calorimétrique signalée par M. Fabry pour l'étalonnement des compteurs.
- Au sujet des compteurs d’abonnés, M. Renée signale les vérifications faites à Paris au secteur de la Compagnie Parisienne d’Electricilé. On a constaté environ o, 6 % d’arrêts accidentels. M. Barbillion signale les variations de constantes après la pose et insiste sur les gains réalisés dans l’exploitation par une bonne vérification.
- M. Dubois présente quelques observations sur la compensation du coefficient de température par un shunt magnétique en acier au nickel. Ce procédé mis au point par M. Meylan donne un coefficient de température très variable (o,5 % pour une variation de 3o° C).
- Sur les appareils thermiques, M. Dubois signale un procédé de M. Meylan permettant de réduire la consommation des voltmètres à 0,1 ampère, en chauffant indirectement le fil dilatable par un fil fin enroulé tout autour et parcouru par le courant. M. Heinrich présente quelques observations sur cette communication, à propos du coefficient de température dù aux ressorts.
- Séance du ieudi 17 septembre 1908.
- Communication de M. Broca sur les courants de haute fréquence.
- L’auteur, après avoir rappelé les méthodes courantes des mesures des courants à haute fréquence usuels et la précision obtenue (2 % environ), parle des difficultés qu’il a rencontrées dans la mesure de courants d’une intensité de 20 ampères environ. La nécessité de posséder un shunt sans self-induction l’a conduit à le constituer par des fils symétriquement tendus sur deux joues en ébo-nite. L’étude de la dilatation d’un de ces fils renseigne sur la valeur du courant passant dans l’ensemble.
- L’auteur a vérifié avec du courant continu et du courant de haute fréquence la constance du pouvoir multiplicateur du shunt ainsi constitué.
- M. Swyngedauw fait une communication sur une modification de la méthode de Mordcy,
- M. Nègre communique une note sur la méthode de MM. Marcel Deprez et Routinpour la détermination des pertes mécaniques des machines électriques.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2- Série). — N* 45.
- M. Delon décrit un appareil destiné à obtenir de grandes différences de potentiel continues.
- Après avoir rappelé la nécessité qu’il y a d’effectuer un certain nombre d’essais à haute tension avec une différence de potentiel continue, l’auteur fait la théorie de son appareil basé sur la charge instantanée du condensateur, au moment du passage à scs maxima et ininima d’une différence de potentiel alternative. La différence de potentiel continue ainsi obtenue est égale à environ deux fois la valeur maxima de la différence de potentiel alternative. Suit la présentation de quelques résultats obtenus.
- M. Àrmagnat résume son rapport sur l’organisation d’un laboratoire industriel.
- M. le Président, après avoir annoncé que les communications de MM.Heinrich et Barbillion sont reportées à une prochaine séance, donne lecture du rapport de M. Blondel, sur ce que doit cire l’ingénieur électricien.
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- M. Gossart dit quelques mois sur une souscription ouverte pour commémorer la mémoire d’André-Marie Ampère et propose le vœu suivant :
- « La 8e section émet le vœu que le Congrès veuille bien prendre la résolution suivante :
- « Le Congrès international des électriciens réunis à Marseille, s’associant à l!idée touchante des habitants des Polymieux de faire de la maison natale d’A.-M. Ampère, devant laquelle ils veulent dresser sa statue, un contre de vénération mondiale, engage ses membres à envoyer leurs souscriptions à cette belle œuvre et à susciter des souscripteurs dans leur rayon d’influence. »
- Ce vœu est adopté à runanimité.
- M. Heinrich, sur l’élément étalon Weslon, donne d’abord quelques détails sur l’histoire de cette pile et les recherches qui lui ont donné naissance; l’idée qui y présida fut d’obtenir une pile ayant une force électromotrice indépendante de la température. Dès 1891, cet élément avec coefficient de température négligeable était présenté au Congrès do Francfort et, en 1894, cette pile fut désignée sous le nom d’élément au cadmium, englobant la pile originale à solution saturée à toutes températures et un autre élément en dérivant. M Heinrich présente une série d’éléments montrant les différents types créés et perfectionnés successivement.
- 11 donne les valeurs des forces électromolrices des éléments définitifs et parle du coefficient de vieillissement de ces piles, coefficient très petit. Quant au coefficient de température, il est très faible (environ 5 millionièmes par degré C.) et peut même changer de signe suivant la saturation. La valeur absolue de la force électromotrice èst constante à 4/10 000 près.
- M, le Président fait remarquer que les conclusions de M. Heinrich sont confirmées par les travaux du Labora-
- toire central d’électricité, et cite à l’appui l’observation d’un élément non saturé faite pendant une période de trois ans.
- En ce qui concerne les éléments saturés, il semble, d’après les mêmes travaux, que la variation de la force électromotrice absolue avec le temps soit moins considérable. Il cite à l’appui les valeurs communiquées par le National Physical Laboratory de Londres.
- M. Heinrich parle ensuite des applications pratiques de la pile normale Weston et des appareils construits dans ce but. Il présente ces appareils et insiste sur les conditions pratiques de leur emploi. La précision obtenue est de 1/000.
- M. Barbillion parle de l’emploi de la terre comme conducteur de retour dans les lignes industrielles, puis de L’action inductrice de lignes à haute tension sur une ligne voisine à basse tension et des mesures effectuées par lui sur ce sujet.
- Les résultats obtenus sur une ligne parcourue par un courant de 3o a montrent que celte action est loin d’ètre négligeable.
- Sur une observation de M. le président, M. Barbillion déclare que l’effet inducteur de la ligne ne dépend pas de la tension à laquelle elle est soumise, mais seulement de l’intensité qui la parcourt.
- La section discute le rapport de M. Blondel. M. Blondel a envoyé à M. le président deux réponses de MM. Crompton et Parshall au questionnaire qu’il a envoyé, et qui constituent la base de la discussion.
- M. Swyngedauw, en quelques mots, controuve quelques-unes des conclusions de MM. Crompton et Parshall, sur runiversalilé des ingénieurs électriciens et signale la place prépondérante de l’ingénieur exploitant dans l’industrie.
- M. Barbillion signale quelques inconvénients constatés dans le mode d’éducation de l’électro-chimiste.
- M. le professeur R.-H. Smith fait une communication en anglais sur l’historique de l’éducation de l’ingé-nieur-électricien en Àngleteri’c. L’auteur s’élève contre la séparation en des branches trop distinctes de son éducation.
- M. Heinrich signale qu’en Allemagne la nécessité môme de trouver des débouchés à la carrière d’ingénieur empêche la spécialisation.
- M. de Châtelain signale que les conditions particulières d’existence de l’ingénieur en Russie ont amené une nouvelle école à consacrer par parties égales le temps d’éducation aux trois branches : sciences — mécanique — électricité, et que le résultat a justifié celte manière de voir.
- Au sujet de l’ingénieur-chimiste, il pense qu’il faudrait donner à un chimiste une solide éducation électro-technique.
- M. O. Higman C.-S. dit qu’au Canada les étudiants ont trois années d’études communes et que ce système donne des ingénieurs très compétents.
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- M. Camichel signale que M. Sabatier, dans une école d’électro-chimie, donne à ses élèves, avant tout, une éducation de chimiste; l’enseignement est dirigé dans ce sens à la suite d’une entente avec les ingénieurs de la région. Il signale enfiu la création d’une section d’ingénieurs-architectes.
- M. Gossart cite ce qui se passe à l Universilé de Bordeaux — Ecole de Chimie — où l’élude de l’électricité va être introduite pour répondre aux demandes industrielles;
- M. Swyngedauw estime que la pratique de la mécanique est plus facile à acquérir que la pratique de l'électricité.
- Après une courte réponse de M. de Châtelain, M. le professeur R.*11. Smith dit que son expérience lui a montré que les notions élémentaires de mécanique applicpiée à la construction des machines rendent plus facile l’acquisition des notions d’éleclro-lechnique.
- La 8e Section adopte à runanhnité le vœu suivant, qui lui est transmis par la 9e Section :
- « Il serait désirable que les directeurs des Ecoles d’ingénieurs fassent apprendre à leurs élèves les manœuvres de la respiration artificielle et de traction rythmée de la langue ».
- NEUVIÈME SECTION. — Applications à, l’hygiène et à, la médecine.
- Président : M. Bergonié.
- Président d'honneur : M. Gariel.
- Vice-président : M. André Broga.
- Secrétaire : M. le Dr d’Arcourt.
- Séance du mardi i5 septembre 1908.
- MM. Radiguet et Massiot présentent différents appareils d'électricité médicale. Cette présentation donne lieu à une discussion de la part de MM. Gariel, Broca cl Bergonié.
- M. Broca parle de la régénération des tubes de Crookcs. MM. de Keating-IIart et Arcelin présentent quelques observations sur ce sujet.
- Séance du mercredi 16 septembre 1908.
- M. Abraham présente son rapport sur la stérilisation des eaux et de l’air par les procédés électriques qui est discuté par MM. de Montrieher, Broca, Vaudrey.
- M. Bergonié donne lecture de son rapport sur les tubes à rayons X à grande puissance. Une discussion s’en suit a laquelle prennent part AIM. Delon, Arcelin, Guillc-minol, Abraham, Broca.
- Enfin M. Delon décrit un contact tournant destiné à alimenter les tubes de Crookes à grande puissance.
- Séance du jeudi 17 septembre 1908.
- Rapport de M. Guilleminot, sur les quanlitomètres en radiographie et en radiothérapie*
- Discussion ; y prennent part : MM. Bergonié, Weil, Broca et Arcelin.
- Rapport de M. Louis Zacon, sur les formes diverses des accidents électriques et les moyens de les prévenir.
- Prennent part à la discussion : MM. Weil, Broca, Arehambaud, Gariel, Arcelin et Meynicr.
- M. Zacon présente le vœu suivant, qui est adopté a l’unanimité :
- « La 9° Section du Congrès, considérant que l’élude des accidents causés par les courants électriques est de nature à faciliter la prévention, émet le vœu que les pouvoirs publics établissent et publient chaque année la relation et la statistique des accidents survenus en France. »
- Sur la proposition de M. le professeur Bergonié, la 9e Section vote également le vœu suivant :
- « La 9e Section émet le vœu que, dans les instructions prévues par le décret du 11 juillet 1907 et par l’arrêté technique du ai mars 1908 concernant les secours à don 11er aux victimes des accidents par l’électricité :
- « i° Il soit prescrit d’avoir recours, autant que possible, aux manœuvres de la respiration artificielle en mémo temps qu’aux tractions rythmées de la langue;
- « 20 Que les manœuvres soient prolongées pendant longtemps et du moins jusqu’à l’arrivée du médecin. »
- En outre :
- « La 9e Section transmet à la 8e Section son désir de voir les directeurs des Ecoles d’ingénieurs apprendre aux élèves les manœuvres de la respiration artificielle et de la traction rythmée de la langue.
- Séance du vendredi 18 septembre 1908.
- Rapport de M. de Keating-Hart, sur l’action de l’étincelle électrique sur les tissus.
- Discussion; y prennent pari : MM. Bergonié, d’Arcourt.
- Séance de clôture du samedi 19 septembre 1908.
- Les sections ont présenté à l’assemblée générale de clôture une longue série de vœux, adoptés à l’utiaiiimité, et dont voici les textes :
- PREMIERE SECTION. — La première section du Congrès émet le vteu que le conseil-comité permanent d’électricité recherche une solution pratique pour que les industriels trouvent dans la législation française un mode rapide et simple pour arriver à la constatation immédiate du vol d’énergie électrique.
- — La première secliou du Congrès, qui a étudié et discuté la proposition de loi de M. Cazeneuve, député, et de quatre-vingts de ses collègues, et le projet de loi déposé par M. le Ministre des fuuuiccs, relatifs à la patente des usines preuant eu dehors d’elles la force motrice :
- Considérant qu’il est de jurisprudence et de pratique courante que les matières qui se détruisent par l’usage ne rentrent pas en ligne de compte dans l’estimation de
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- la valeur locative des usines, qu’il n’y a donc pas lieu de faire une distinction, à ce point de vue, entre le charbon et le courant électrique;
- Considérant que la force motrice produite par la vapeur n’a jamais été considérée comme un élément imposable indépendamment de la machine qui la produit; que cette force motrice, prise en elle-même, ne doit pas être davantage imposée lorsqu’elle est produite par tout autre élément tel que le courant électrique ;
- Considérant qu’il doit en être ainsi, lors même que le courant a été produit à l’extérieur de l’usine, l’industriel qui le reçoit devant avoir un matériel important de réception et de transformation et souvent de secours sur lequel seul doit être assis le droit proportionnel, conformément au dernier paragraphe de l’article 12 de la loi du i5 juillet 1880 sur les patentes, émet le vœu :
- i° Que le Parlement adopte la proposition de loi de M. le député Cazeneuve, qui a le grand mérite de ne pas faire de distinction arbitraire, pour rétablissement du droit de patente, entre les éléments qui servent à produire la force motrice, quand ces éléments sont de nature à être consommés ou détruits par l’usage ;
- 20 Que la Commission parlementaire saisie des projets de loi déposés sollicite sur cette question, qui soulève des difficultés techniques d’application, l’avis du ministre des Travaux publics, des Postes et Télégraphes, auprès duquel est constitué le Comité permanent d’électricité.
- — La première section du Congrès appelle l’attention des industriels sur l’intérêt qu’ils peuvent avoir dans le calcul des installations, atix traversées des voies publiques et des voies ferrées par des canalisations aériennes électriques, à tenir compte des surcharges éventuelles dues au givre, à la neige collante et au verglas.
- — La même section est d’avis qu’il y a lieu d’interdire l’emploi de supports en bois non injecté pour la traversée des voies publiques cl des voies ferrées par des canalisations électriques aériennes.
- DEUXIÈME SECTION. — La deuxième section émet le vœu qu’on élabore un projet de cahier des charges déterminant les conditions d’emploi de T aluminium.
- — Considérant que les phénomènes d’électrolyse constatés dans le voisinage des réseaux de distribution d’énergie électrique et des voies de tramways sont des plus complexes ;
- Que, d’autre part, les solutions indiquées pour éviter ces effets d’électrolyse sont très différentes les unes des autres, ce qui se conçoit facilement, les conditions d’établissement des lignes souterraines et la nature des terrains traversés n’étant pas les mêmes:
- La deuxième section du congrès émet le vœu que le comité d’électricité adresse a toutes les stations génératrices un questionnaire relatif : ï° au mode d’établissement de leurs canalisations ; 20 aux dispositifs qu’elles emploient pour éviter les phénomènes d’électrolyse ;
- 3° aux phénomènes d’électrolyse qu’elles ont constatés.
- TROISIÈME SECTION, — La troisième section du Congrès émet le vœu que les Compagnies d’assurances adoptent, universellement, une tarification de primes variables suivant la nature elles qualités des installations électriques, ainsi qu’il est déjà pratiqué dans certains pays.
- — La troisième section, étant donné qu’il existe une Commission électrotechnique, dont le siège est à Londres, et qui a pour but d’unifier les questions de règlement pouvant s’appliquer à tous les pays, émet le vœu que cette Commission étudie rétablissement d’un règlement général concernant les installations à l’intérieur des immeubles.
- Celte section serait heureuse que son vœu fut transmis à la Commission d’électrotechnique internationale.
- CINQUIÈME SECTION. — La cinquième section émet le vœu que les constructeurs de machines-outils, métiers et mécanismes divers employés dans les ateliers, continuent à diriger leurs efforts vers la création d’un matériel nouveau permettant de tirer, des avantages de la commande électrique, meilleur parti qu’avec le matériel créé et mis au point pour être commandé par arbres de transmission auquel on se contente trop souvent d’accoler le moteur électrique.
- -— Pour les moteurs de traction, la cinquième section, estimant que la puissance de ces moteurs est incomplètement définie par la seule condition de satisfaire uniquement à l’essai défini par le Congrès de Milan, émet le vœu de voir compléter cet essai par un autre dont la durée sera choisie suivant le service réel qu’aura à assurer le moteur dans chaque cas.
- NEUVIEME SECTION. — La neuvième section du Congrès, considérant que l’étude des accidents causés par les courants électriques est de nature à faciliter la prévention, émet le vœu que les pouvoirs publics établissent et publient chaque année la relation et la statistique des accidents survenus en France.
- -— La neuvième section émet le vœu que, dans les instructions prévues par le décret du 11 juillet 1907 et par l’arrêté technique du 21 mars 1908 concernant les secours à donner aux victimes des accidents par l’électricité ; i° il soit prescrit d’avoir recours, autant que possible, aux manœuvres de la respiration artificielle en même temps qu’aux tractions rythmées de la langue ; 20 que les manœuvres soient prolongées pendant longtemps, et au moins jusqu’à l’arrivée du médecin.
- Enfin :
- Les irc, 3e et 8° sections émettent le vœu que, dans les écoles primaires, les instituteurs mettent en garde les enfants contre les dangers de loucher aux canalisations électriques et leur enseignent à respecter ces
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- canalisations au mémo titre quCj les biens des entreprises d’intérêt général.
- Les .'Ie, 8e et 90 sections émettent le vœu que les directeurs des écoles d'ingénieurs électriciens fassent apprendre à leurs élèves les manœuvres de lu respiration artificielle et de la traction rythmée de la langue.
- Gcs sections seraient heureuses que leurs vœux fussent transmis à M. le Ministre de l’instruction publique.
- M. Mailloux, délégué de l’Association de New-York, a proposé et fait émettre les vœux suivants concernant la pérennité du Congrès :
- i° Que les Congrès ayant pour objet l’étude de la production et des applications de l'électricité se réunissent périodiquement dans différents pays.
- 20 Que les délégués des gouvernements étran-
- gers et <Jes Sociétés techniques étrangères veuillent bien étudier, chacun en ce qui le concerne, les mesures à prendre pour aboutir a la formation d’un bureau international permanent, ayant pour but la préparation et l’organisation de ces Congrès.
- 1° Que les renseignements recueillis soient centralisés à Paris, au siège de la Commission d’organisation du Congrès de Marseille, 63, boulevard Haussmann, par les soins d’une Commission d’organisation.
- Comme conséquence directe de cette dernière proposition, 011 a constitué immédiatement une Commission chargée de centraliser les renseignements Là l’adresse indiquée par M. Mailloux.
- L’Assemblée a ensuite entendu plusieurs brillantes allocutions des délégués étrangers qu’a terminées un très éloquent discours de M. Maurice Lévy.
- LEGISLATION ET JURISPRUDENCE
- CHRONIQUE
- Observations sur T article 22 du cahier des charges type : La fin de la concession par F expiration de sa durée.
- L’article aa du cahier des charges-type, dont tout électricien connaît aujourd’hui le texte, prévoit une série de dispositions qui constituent des innovations redoutables et sur lesquelles il est nécessaire d’avoir des données bien précises.
- Le but dudit article est d exposer quelle sera la situation de l’autorité concédante, vis-à-vis du concessionnaire, au moment où expirera la concession. C’est à cela que tendent les cinq paragraphes de l’article, et si les cinq paragraphes, même] celui en italique, soût adoptés par la commune et le concessionnaire, la situation sera celle-ci :
- La commune aura à la fin de la concession le droit de dire quel est, des deux partis suivants, celui qu’elle adopte :
- Ou prendre gratuitement tous les objets servant à la distribution et rentrant dans la concession; ces objets ont été déterminés par la rédaction qui aura été donnée à l’article 5 du cahier-type et. 11c comprendra l'usine qu’accidentellement. pour le cas où celle-ci aurait été visée en termes formels, sous forme d’exception à la règle générale qui l’exclut au contraire.
- Ou mettre le concessionnaire en demeure d’enlever tous ceux de ces objets qui sont sur la voie publique.
- Elle a donc un droit d’option, qu’elle conserve pendant toute la durée de la concession, sauf pendant les deux dernières années. Le paragraphe premier lui impose, en effet, un préavis de deux ans pour indiquer le parti auquel elle croit devoir se ranger.
- Supposons qu’elle choisisse le premier parti : remise gratuite par le concessionnaire. C’est le deuxième paragraphe de l’article qui reçoit son application: le concessionnaire n’a droit, en principe, à aucune indemnité. 11 ne peut l’obtenir que pour les objets qui, se retrouvant en nature à la lin de la concession, y ont été placés depuis la Nièmc avant cette date.
- C’est la volonté commune tics parties contractantes qui détermine ce nombre N. Comme une note placée sous l’article l'indique, il ne peut être supérieur à quinze ans quand il y a monopole d’éclairage, il est facultatif, au contraire, pour les concessions sans monopole. Si le nombre N est égal à i5, par exemple, et si Ton envisage le cas d’un transformateur placé cinq ans avant l’expiration de la concession, l'indemnité sera égale au prix coûtant diminué d’autant de quinzièmes que le transformateur aura d’années de service, soit 5/i5. Pour tous les objets placés
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- avant la quinzième année, il y aura remise absolument gratuite.
- Supposons que la commune choisisse le dernier parti ; elle oblige alors le concessionnaire à débarrasser le sol public de toute son installation, ne lui laissant que' la liberté de conserver les canalisations souterraines.
- On comprend combien cette situation d’expectative sera gênante pour le concessionnaire. Si la durée de la concession est de quarante ans par exemple, ce ne sera que vers la trente-huitième année qu’il connaîtra la décision de l’autorité dont il dépend.
- Aussi, une note annexée au paragraphe/!, ainsi conçue : « La commune peut ne pas se réserver « la faculté d’obliger le concessionnaire à enle-« ver ses installations en fin de concession, et « prendre l’engagement de les racheter dans « tous les cas », permet aux parties contractantes de trancher, dès la rédaction du cahier des charges, cette situation d’expectative. La commune peut renoncer à faire enlever au concessionnaire les installations existant à la fin de la concession, ce qui signifie qu’elle adopte la reprise gratuite des ouvrages composant la distribution.
- Pour être plus claire, la note aurait dû être rédigée ainsi : « La commune n’est pas tenue de se « réserver la faculté d’obliger le concessionnaire « à enlever tous les objets qui lui appartiennent « et peut adopter formellement, dès la signature « du cahier des charges ; le système de la remise « indiqué par le deuxième paragraphe de l’ar-« ticle. »
- En effet, en employant les mots : « La commune peut se réserver d’acheter dans tous les cas, » la note pourrait faire croire qu’elle autorise un système différent, soit de la remise gratuite, soit de l’enlèvement obligatoire en fin de
- concession, système qui constituerait un rachat complet de toute l’installation.
- Or, il n’en est rien ; ce que la commune peut promettre de racheter, c’est, uniquement l’ensemble des appareils non amortis, comme l’in dique le paragraphe %. Il ne saurait y avoir le moindre doute quand on lit les prescriptions de la note, et quand, après avoir supprimé, comme elle le commande, le paragraphe en italique, on fait dans les autres paragraphes les modifications voulues. L’article 22 ne contenant plus de droit d’option, devient donc ce qui suit : « A « l’époque fixée pour l’expiration de la eonces-« sion, la commune sera subrogée aux droits du « concessionnaire, et prendra possession de tous « les immeubles et ouvrages de la distribution « et de ses dépendances. Les usine, sous-stations « et matériel électrique et mécanique, ainsi que « les canalisations et branchements faisant parce tie de la concession, lui seront remis gratuite-« ment, et il ne sera attribué d’indemnité au con-cc cessionnaire que pour la portion du coût de « ces installations qui sera considéré comme « n’étant pas amorti. Cette indemnité sera égale « aux dépenses dûment justifiées, supportées « par le concessionnaire, pour l’établissement de « ceux des ouvrages ci-dessus énumérés subsis-« tant en fin de concession, qui auront été exé-« cutés pendant les Nième dernières années de « la concession, sauf déduction, pour chaque « ouvrage, de 1 /N de sa valeur pour chaque cc année écoulée depuis son achèvement. »
- Il résulte de cette rédaction, établie conformément à la note, que si la commune doit racheter plus tard les objets établis pendant les N dernières années, ces objets doivent être placés avec l’autorisation du Conseil municipal.
- Paul Bougault.
- Avocat à la Cour d’Appel de Lyon.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à l Électrotechnique ; ê° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromêtallurgie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons dit dans notre dernière chronique les appréhensions qu’avaient fait naître dans tous les
- milieux avertis ce que l’on convient d’appeler la crise de l’apprentissage : crise économique avec des conséquences financières qui ne se peuvent mesurer par sa répercussion fatale sur le prix de revient des
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- matières ouvrées et par conséquent sur leur prix de vente ; résultats inévitables et prévus de nos lois sur le travail, excellentes en principe, désastreuses dans leur application pour des raisons que nous n’avons pas à examiner ici. La hâte relative de l’élaboration de ces textes a été trop grande encore puisque la loi du 2 novembre 1892 a reçu, depuis sa promulgation, un certain nombre de modifications qui ont aggravé d’ailleurs pour les industriels ses dispositions initiales. Non content de limiter son action à la législation du travail des enfants dans les établissements industriels, le législateur s’est préoccupé de la durée des heures de travail des adultes.
- Il nous vient précisément de nos excellents voisins, les Belges, dont le sens industriel et commercial est supérieur au nôtre, un écho de l’opposition soulevée par cette dernière question.
- M. Dejace, son rapporteur au Conseil supérieur du travail, s’élève contre la limitation par la loi de la durée du travail, tout en reconnaissant au pouvoir exécutif le droit d’intervenir dans certains cas spéciaux. Il cite le cas de l’Allemagne qui ne possède pas de réglementation générale sur ce point, mais dont le conseil fédéral peut, dans les cas très particuliers où la santé des ouvriers est mise en danger, fixer la durée de la journée de travail avec ses différentes nécessités. Tous les considérants de M. Dejace seraient très intéressants à rapporter, mais nous n’en retiendrons que deux qui font honneur à sa connaissance des conditions réelles du travail tenant compte de tous les droits et de tous les devoirs.
- Considérant, dit-il, que de sa nature l'abus résultant de la durée du travail constitue une notion toute relative et varie d’après la diversité des occupations, l’intensité de l’eflort, les conditions d’insalubrité de l’industrie, l’outillage que met en jeu la production.
- Que des règlements généraux peuvent être modifiés, étendus ou restreints, suivant les situations et les circonstances différentes, à l’inverse de la loi qui est stable et peut difficilement être modifiée d’après les besoins et les éventualités qui se présentent.
- Et posant en principe que, si c’est un droit pour l’ouvrier adulte de disposer librement de toute sa force productive et pour l’industriel d’employer l’effet utile de cette force, il importe cependant de réprimer les excès de travail de nature à mettre en péril la santé des ouvriers, M. Dejace conclut qu’il y a lieu de déléguer au pouvoir exécutif le droit de limiter la durée du travail en cas d’abus, moyennant la consultation obligatoire des conseils de l’industrie
- et du travail, du conseil supérieur du travail et du conseil supérieur d’hygiène publique.
- Il nous a paru utile de signaler cette manifestation chez nos voisins pour montrer la différence d’esprit qui peut régner de chaque côté de la frontière dans ces questions fort délicates et pour provoquer l’intérêt que procure l’attente de la solution d’une question si importante pour les affaires.
- Au point de vue purement financier, la confiance dans ces derniers temps a paru renaître et les valeurs de cuivre, de tramways ou d’entreprises électriques ont repris quelque essor. Bien que les cours du cuivre soient demeurés stationnaires, le Rio Tinto dont nous parlions naguère a vivement monté.
- Il a été annoncé que la Société d’Electricité de Paris allait proposer à l’assemblée générale prochaine de ses actionnaires un dividende de 12 fr. 5o, première répartition depuis sa fondation, soit 5 % . Toutes les installations prévues ne sont pas encore achevées ; mais elle est prête à faire face cet hiver à l’immense demande des secteurs parisiens qui se pressent de terminer la construction et l’aménagement de leurs sous-stations de transformation. Et la Société d’Electricité de Paris apparaît comme seule en mesure de les satisfaire pour longtemps encore.
- L’Amérique, paraît-il, nous réserve les plus grandes surprises après l’élection présidentielle ! On ne peut se défendre de trouver tout à fait étrange la suspension de la vie économique d’un pays pour une question politique. Mais nous ne devons pas en France envisager cet événement du même point de vue qu’en Amérique ; les Présidents des Etats-Unis ont prouvé que leur action s’étendait d’une façon très efficace aux choses du commerce et de l’industrie. Et c’est pourquoi tous ont tant d’intérêt à écarter certaine candidature, comme à en favoriser une autre. Malgré cela,les usines fabriquant les machines électriques et les appareils divers d’électricité ont augmenté leur production dans ces quatre derniers mois de 10 à 25 % . Les projets d’installations d’usines fournissant la force motrice et l’électrification des chemins de fer, restés en suspens depuis le début de la crise de 1907, sont maintenant en cours d’exécution et motivent l’achat de quantités satisfaisantes de cuivre. De même, les grandes manufactures de laiton qui n’avaient rien acheté depuis janvier ont augmenté leurs affaires de 20 % depuis juillet. L’exportation a heureusement exercé sur le pays une influence régulatrice, car, s’il faut en croire les statistiques, elle seraitpour les neuf premiers mois de 1908
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- de ‘>.27 o/(5 grosses tonnes dépassant. de près de rooooo tonnes celle de 1907.
- Lavis que la production des ateliers de constructions électriques avait augmenté de ioà ^5 % concerne principalement la Westinghouse Electric C°. De toutes parts arrivent les nouvelles de sa reconstitution.
- Les uns annoncent que le Conseil serait nommé par le comité des obligations et des créanciers de la Compagnie; qu'il y aurait en outre un conseil de surveillance choisi d’accord avec les créanciers de la Société et dont les fonctions seraient renouvelables tous les cinq ans.
- Les autres affirment qu'aucune modification ne sera apportée k la dette obligations. Les fournisseurs accepteraient le paiement de leurs créances en actions nouvelles au pair; les établissements financiers recevraient en remboursement de leurs avances 5o % en obligations d'amortissement 5 % or de l’émission présente au pair, 3o % en bons r> % à échéance de quatre, cinq, six ans et le solde en actions au pair, ou bien 5o % en obligations a % or et 5o % en bons 5 % à échéance de quinze ans. Outre les souscriptions payables par l’abandon de créances, la Compagnie recevra des actionnaires des souscriptions au pair pour 6 millions de dollars. Mais le projet est précisément suspendu à l’exécution de cette dernière clause et n’entrera en vigueur que si les banques et les créanciers donnent leur consentement, la souscription étant intégralement couverte. Tout porte k croire cependant que cette reconstitution est définitivement assurée, les actionnaires ayant souscrit, au 18 octobre écoulé, 4 5ooooo dollars.
- La rupture du syndicat de l’aluminium a provoqué dans toute la presse financière des études très intéressantes sur les conséquences qui pouvaient en résulter. Pour beaucoup qui veulent pourtant se défendre d’un emballement, l’aluminium va se substituer au cuivre dans les installations de lignes aériennes ; les fabricants d’équipements militaires ne sauraient mieux faire que de tirer un meilleur parti de ce métal léger, devenu résistant par des alliages convenables. Et les nouvelles de se précipiter: le ministère de la guerre mettrait prochainement en adjudication une nouvelle fourniture d’objets de campement en aluminium; la question de la soudure ne fait plus de doute et se trouve résolue. Quel avenir parait alors réservé k nos sociétés françaises qui se sont fait une spécialité du traitement de ce métal. On signale à cette occasion que l'aluminium est le métal français par excellence, que ses procédés de fabri-
- cation sont dus k des Français, que la France est le seul pays qui possède des gisements de bauxite et qu’enfln il est obtenu au moyen de la houille blanche dont les Alpes françaises sont si abondamment pourvues !
- Cette masse d’affirmations nous laisse quelque peu surpris, car nous ne croyons pas entre autres que l’Amérique soit privée des précieux gisements du minerai nécessaire k alimenter ses fameuses usines du Niagara. S’il est vrai que nous avons été les premiers k créer l’électrométallurgie de l’aluminium, nous avons été largement dépassés par les étrangers qui ont consacré k ces affaires des capitaux supérieurs aux nôtres, qui ont pu ainsi perfectionner les méthodes et les outils et obtenir des prix de revient meilleurs. Nos sociétés se sont sauvées des embarras qu’aurait pu leur créer la mévente de l’aluminium par la fabrication des alliages spéciaux ou des produits chimiques tels que chlorates cl per-chlorates.
- Notre région de l’Est se couvre d’installations électriques. Le réseau de la Société des houillères de Ronchamp suscite des créations dans toutes les communes avoisinantes. Dans le Doubs, la Société des Forces motrices du Refrain s’est établie sur la rive gauche du Doubs et a construit un canal pouvant débiter aux hautes eaux i5m3 à la seconde sous une hauteur de 65 mètres. La ligne pour transporter l’énergie dans la région de Montbéliard aura une longueur de 38 kilomètres.Pour assurer son fonctionnement durant toute l’année, la Société a dû prévoir, pour parer aux variations du débit de la rivière, un secours que lui fournira Ronchamp.
- Le Chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris vient de procéder k l’augmentation de son capital qui se trouve porté de 3o k 5o millions par l’émission de 80 000 actions nouvelles de a5o francs chacune. Ces actions émises au pair augmenté des intérêts intercalaires k 3 % courus depuis le i,T janvier dernier, ont été offertes avec droit de priorité aux anciens actionnaires k raison de deux nouvelles pour trois anciennes. La construction du Nord-Sud suit son cours régulier sans donner lieu aux multiples incidents qui ont marqué celle des nouvelles lignes du Métropolitain. Tous les Parisiens doivent souhaiter k de nombreux points de vue l'achèvement rapide de ce nouveau mode de transport qui met k l’épreuve dans ce momcnt-ci ses goûts de flâneur par les encombrements multiples et inesthétiques qu’il crée dans tout Paris.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS
- COMMERCIAUX
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- France. — D'après la Cote Européenne, la Compagnie Thomson-Houston vient de recevoir deux, importantes commandes, l’une du gouvernement russe et l’autre du gouvernement japonais.
- Italie. — D’après l’Elektrotechnick und Mascfiinenbau, une somme de *20 millions de lires va être consacrée pour l'installation de l’éclairage électrique à Rome. Une sla-lion génératrice sera érigée sur le Tibre. File aura d’abord une puissance de 3» 000 kw. qui sera portée ensuite. si cela est nécessaire, à ’iouin» kw. Le courant sera produit sous 600 volts, triphasé1, à la fréquence bo.ll sera élevé à 3o 000 volts et transporté à Rome,distant de 36km, par deux .lignes aériennes indépendantes,
- Etats-Unis* — Le Western Electrician décrit une ligne de no 000 volts destinée à transporter 1 énergie du grand rapide Muskegon dans l’Etat de Michigan. La centrale est établie sur le fleuve Muskegon à Croton-Dam et la ligne a 8okmde long. Les cables en cuivre sont supportés par des isolateurs en porcelaine formés de 5 parties dont l’épaisseur est de îi5omni. Chaque partie est essayée sous 100 000 volts.
- La ligne, sous l’influence des effluves qui s’en dégagent, prend la nuit une apparence singulière.
- Le Western Electrician donne les chiffres suivants sur la force motrice hydraulique dans le monde : La puissance disponible en France est de 4 000 000 HP, dont 800 000 sont utilisés. En Italie, pour une puissance dispo. nible égale, 3o 000II P seulement sont utilisés. La Suisse emploie 3oo 000 II P., l'Allemagne, 100 000 H P sur un total de 700 000 H P. L’Angleterre et l'Espagne utilisent les 70 000 H P qu’elles ont chacune à leur disposition. La Norwcgc et la Suède ont un total respectif de 900 000 et 760 000 H P ; une très petite quantité est utilisée par suite de l’éloignenient considérable des centres industriels. Les ressources de la Russie sont évaluées à 11 000 000 II P dont 85 000 sont 011 exploitation. Le Japon, sur 1 000 000 H P en utilise 70 000 et les Indes 5o 000.
- TRACTION
- Ardlnnls. — On 'a établir prochainement les lignes de chemin de ter suivante* : i° de Buzaney à Sttiiay, -±° de Raucourt à Atligny.
- Aune, -— Le projet de création d’une ligne de tramways de la Vacherie à Molines est à l’étude.
- Rhône. — Une enquête est ouverte sur le projet d'etablissement d’une ligne de tramways du Ro/.ay à Sainl-Didier-au-Mont-d Or.
- Var. — Est déclaré d’utilité publique rétablissement d’une ligne de tramways à Toulon, formant prolongement de la ligne n° 3 de Toulon au Mourillon.
- Doubs. — Un tramway électrique est projeté de Saint-Claude à Viry. Il sera continué ensuite sur Sainl-Gcrmain-do-Joux et passera à proximité des Bouchoux; un embranchement est également prévu do Viry à Oyounas. Les études sur les lieux se font actuellement entre Saint Claude et Viry, par les ingénieurs ; elles ont commencé dans cette dernière commune.
- Nord. — Sont déclarés d’utilité publique les travaux à exécuter pour l’établissement d’un embranchement de la ligne d’intérêt général de Paris à la frontière de Belgique, entre la gare principale de Valenciennes et une gare de débord annexe a créer sur le territoire de celle ville.
- Skine-et-Oise. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramway à voie normale et a traction mécanique destinée au transport des voyageurs, de leurs bagages et éventuellement des messageries, entre Montmorency (place Saint-Jacques) et Enghien (gare) à la limite du département de Seine-et-Oise, vers Epinay.
- Autriche-Hongrie. — Les commandes des chemins de fer de l’Etat autrichien en 1909 comporteront 248 locomotives et lenders et 3 026 wagons divers.
- Les dépenses des chemins de fer de l’Etat hongrois s’élèverr.:, l’année prochaine, à no millions de couronnes environ, dont 34 980 000 C. pour l’achat de materiel roulant, savoir : locomotives, 12 600 000 G.; voitures à voyageurs, 9 5oo 000 C. ; wagons à bagages, 11 780000 G. ; voitures pour conducteurs, 1 100 000 C. Le solde de 76 millious sera consacré à la construction de lignes nouvelles et à l'amélioration du réseau actuel.
- Pats-Bas. — Le AIcin'e Rotlerdtunsche Courant annonce que M. Krieger, ingénieur, à Amersfoorl, a soumis aux autorités compétentes les projets suivants :
- 1" établissement d’un tramway à vapeur d Utrcehl a Hommcl, Me-eren, Mont tort à Oudewatc-iyoù il sera relit:
- Gouda en Vcexploitanl retic ancienne ligne; 20 établis-
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- sement d’un tramway à vapeur entre Utrecht et Hommel, Westteinde, Jutfaas et Ysselstein. Ces lignes auraient un développement d’environ 43 kilomètres;
- D’autre part, M. Adriaause, de Middelbourg, a déposé une demande pour la concession d’une ligne de tramway à vapeur Hansweerl-Kruiningen-Wemeldinge en Zélande; cette ligne serait en communication à Kruiningen avec les Chemins de fer de l’Etat.
- Italie. — La Societa Elettrica délia Sicilia Orientale de Milan vient d’obtenir du gouvernement italien la concession d’une chute d’eau sur la rivière Casselde pour une période de 3o années. Elle devra fournir le courant aux particuliers, et établira un tramway entre Syracuse et plusieurs autres villes. D’après les prévisions, la force disponible sera de 5 ooo H. P. et le coût de l’installation complète reviendra à 2 millions de lires.
- Du rapport publié par le Ministère des Travaux Public d’Italie sur l’exploitation des tramways italiens pendant les années 1905 et 1906, nous extrayons les renseignements suivants :
- Il existait, en Italie, 3o? lignes de tramways ît la fin de l’année igo5. Vingt lignes nouvelles ont été livrées à l’exploitation pendant l’année 1906. La longueur totale des lignes en exploitation à la date du 3i décembre 1906 s’élevait à 4 2i5 kilomètres.
- La plus grande partie des tramways italiens, à peu près les trois cinquièmes, sont établis sur des routes provinciales; un quart sur des routes communales; un très petit nombre sur des routes nationales, et un peu moins d’un dixième sur des routes appartenant aux sociétés de tramways elles-mêmes.
- En ce qui concerne la force motrice, 76 % des lignes sont à traction à vapeur et 24 % à traction électrique.
- Le matériel roulant est constitué de la façon suivante : pour les tramways à vapeur : 597 locomotives,
- 1 822 voitures à voyageurs, et 3 725 wagons à marchandises; pour les tramways électriques : 1 792 voitures automotrices et g53 voilures de remorque.
- Les accidents ont été assez nombreux : i3g employés des tramways, voyageurs et passants, ont été tués par suite d’accidents pendant l’année igo6, et 2 027 ont été blessés.
- Etats-Unis. — Un nouveau chemin de fer souterrain est en projet à New-York. Il sera spécialement destiné au transport des marchandises destinées à l'Europe ou en venant. Ce travail gigantesque coûtera de 35 à 100 mil* lions de dollars.
- Suisse. — Le Gouvernement fédéral Suisse a uecovdé à une Société de Munchenstein une concession pour la construction d’une ligne de chemin de fer électrique aérien. Cette ligne de 60 kilomètres partirait de Gletsch, passerait par l'Andermatt pour finir à Disentis. On
- estime que les frais se monteront à environ 14 millions de francs.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Australie.— Un syndicat anglais a soumis au gouvernement australien un projet d’établissement de stations de télégraphie sans fil qui relieraient la Nouvelle-Zélande, l’Australie et plusieurs îles de l’Océan Pacifique.
- Etats-Unis. — D’après le Central News, les stations ra-diotélégraphiques de San Francisco et d’Honolulu, distantes d’environ 3 35o kilomètres, sont restées en communications ininterrompues pendant deux heures.
- ÉCLAIRAGE
- Aisne. — Une société a été constituée à Buironfosse dans le but de fournir l’éclairage électrique à cette localité et aux environs.
- Haute-Loire. — La municipalité de Sainte-Florine étudie actuellement les propositions qui lui ont été faites pour l’éclairage électrique de la commune.
- Côte-d’Or. — La municipalité de Nuits-Saint-Georges a adopté le projet d’éclairage électrique qui lui avait été soumis.
- DIVERS
- Italie. — Nous ayons annoncé, dans notre numéro du 22 août, p. 278, l’ouverture d’un concours international, par le Collège national des ingénieurs italiens de chemins de fer, pour la présentation d’un système d'accouplement automatique des wagons de chemins^!e fer.
- Le Collège a fixé les prix suivants :
- i°r prix : 10 000 francs.
- 2e prix : 5 000 francs.
- Les demandes d’admission au concours devront être faites avant le 3i décembre 1908, au bureau de 1’ « Uniûne Italiana delle ferrovie di interesse locale », à Milan.
- Turquie. — 11 résulte d’un avis paru au Bulletin commercial de Bruxelles que le Gouvernement ottoman a prononcé la levée de l’interdiction qui frappait l'importation dans l’Empire du matériel d’imprimerie, des machines et appareils électriques et des téléphones. Ces objets ne seront désormais soumis à aucun examen et seront admis à l’importation après l’accomplissement des formalités douanières. (Lus droits d’entrée sont de 11 % ad valorem.)
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- 7 Novembre 1908.
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- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Le Central Electrique du Nord. — Le 14 novembre, 27, rue des Minimes, à Bruxelles.
- Société d’électricité de Paris. — Le 18 novembre, boulevard Haussmann, il Paris.
- Compagnie Orientale des radiogrammes et d’applications électriques. — Le 20 novembre, 21, place de la Madeleine, à Paris.
- Société anonyme des Tramways Napolitains. — Le 16 novembre, 54, rue de Namur, à Bruxelles.
- Compagnie belge d’électricité Siemens-Schuckert. — Le xo novembre, à Bruxelles.
- Compagnie-des Mines, fonderies et forges d'Alais. — Le 26 novembre, 53, ruede Chàteaudun, à Paris.
- Société de Force et Lumière électriques. — Le 16 novembre, 9, rue de Rocroy, à Paris.
- Société de travaux Dyle et Bacalan. — Le 28 novembre, i5, avenue Matignon, à Paris.
- Société d’aérostation (système Malécot). — Le 9 novembre 65, boulevard de la Liberté, à Lille.
- Compagnie de Fives-Lille. — Le 19 novembre, 3, rue d’Athènes, à Paris.
- Société d’exploitations électriques, gazières et hydrauliques. — Le 20 novembre, 106, rue de Lourmel à Paris.
- L’Énergie électrique du Sud-Ouest. —Le 16 novembre, 90, rue de la Victoire, à Paris.
- Société centrale pour l’exploitation intercommunale de l’industrie du gaz et de l’électricité. — Le 19 novembre, 64, rue Royale à Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 27 novembre, mairie de Narbonne (Aude), concours pour la fourniture et l’installation d’un moteur à gaz pauvre de 18/20 chevaux nécessaires à l’usine de Ferio-les. Renseignements il la mairie.
- Le 17 novembre. Office colonial, Paris. Adjudication de :
- i° Changements de voie. Cautionnement provisoire •j5o fr. Définitif 5oo fr.
- 2U Grue roulante. Cautionnement provisoire 220 fr. Délinilif 5oo fr.
- 3° Wagons, en 2 lots. :B1’ lot. Cautionnement provi-
- soire 3 000 fr. Définitif 6000 fr. a° \ot. Cautionnement provisoire 3 000 fr. Définitif 6000 fr., destinés au rail-way de Kayes au Niger et au railway de Thiès à Kayes.
- Le 17 novembre. Office colonial. Paris. Fourniture de :
- i° Isolateurs scellés. Cautionnement provisoire i5o Définitif 3oo fr.
- 20 Fil de fer galvanisé. Cautionnement provisoire 200 fr. Définitif 400 fr., destinés au service des postes et télégraphes du Sénégal.
- Le 19 novembre. Établissement central du matériel de la télégraphie militaire, Paris, adjudication de postes microtéléphoniques de campagne modèle 1908 (sans microphones), 200. Le cahier des charges et les pièces du marché sont déposés dans les bureaux de l’établissement central du matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris. Les pièces nécessaires pour être admis à concourir devront être fournies avant le 11 novembre 1908.
- Le 20 novembre, à 11 heures, au sous-secrétariat d’Etat des postes et télégraphes, rue de Grenelle, io3, à Paris, fourniture de 25 wagons-poste, en 2 lots.
- Le 21 novembre, à la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille, fourniture de matériel pour les voies ferrées des quais du bassin de la Pinède, au port de Marseille : i° 146 tonnes éclisses et selles en acier; cautionnement: 1 000 francs ; — 20 804 tonnes plaques tournantes de 4m,4o ; cautionnement provisoire : 3 000 francs ; — 3° 274 tonnes changements et croisements pour branchements et traversées de voies; cautionnement provisoire: 1 000 francs.
- ITALIE
- Le i3 novembre 1908,au ministère de la marine (département des constructions navales), à Home, adjudication internationale pour la fourniture de 3oo tonnes d’acier de haute résistance en barres.
- Prochainement, aux Chemins fie fer de l'Etat italien, à Rome, adjudication du matériel roulant à livrer en 1909. La plus grande partie, et notamment les wagons à marchandises, sera réservée aux constructeurs italiens.
- ÜELGIltUE
- Le 11 novembre, à 1 heure, à la Bourse de Bruxelles, fourniture à Namur, d’objets d’éclairage électrique des trains nécessaires au service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’Etat belge (cahier des charges spécial n° 619).
- 1e1' lot, 5oo boulons en ébonite pour accumulateurs Lehman types 110 et i5o: objets en caoutchouc : 1 600 bagues pour id., 2750 couvre-joints pour couvercles de récipients d’accumulateurs types no et i5o, io36omau-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2° Série). — N» 45.
- chettes pour accumulateurs id. ; —2° lot, 8 200 réopliores en bandes de plomb de 210 X 2!>X5mm pour accumulateurs types no et i5o:—3° lot, /|8om carton isolant ru-beroïd de om,9o de larg. ; — 4e lot, 780 boulons en 1er sans traverse avec rondelle, 2 écrous et goupille; — 5e lot, 10 axes de suspension de la dynamo, 20 écrous en bronze id., 20 vis de réglage de tension de la courroie; — 6° lot, câbles et fils pour dynamos et voitures ; — 70 lot, vis à bois et vis à métaux en fer: — 8° lot, vis à bois en laiton et vis à métaux en fer nickelé et en laiton, vis à écrou et vis de fixation. — Les numéros et les prix des plans sont renseignés au cahier des charges.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture de lenders, jeux et paires de roues :
- i"1'à 11e lots, composés chacun de 12 tenders à trois essieux de la contenance de i3ooo litres pour locomotives type 32, appareillés au frein Westinghouse et au chauffage à la vapeur; — 12e et i3* lots, composés chacun de 12 id. id.; — i/|e à 170 lots, composés chacun de 10 id., de la contenance de 20000 litres pour locomotives type 9, appareillés au frein Westinghouse et au chauffage à la vapeur; — 186 et 19e lots, composés chacun de 5 jeux de roues motrices pour locomotives type 32 à six roues couplées de im,52, composés chacun d’une paire de roues sur essieu coudé et de deux paires de roues sur essieux droits. — 20° lot, 6 jeux id. id.; — 21e lot, 6 jeux de roues pour locomotives-tenders type 23 à huit roues couplées de im,262, composés chacun d’une paire de roues motrices, de deux paires de roues (avant et arrière) et d’une paire de roues intermédiaires montées sur essieux droits; — 22e lot, 5 id. type i5 à quatre roues couplées de im,8o, composés chacun d’une paire de roues sur essieu coudé et d’une paire de roues sur essieu droit; — 23° lot, 4 jeux de roues motrices pour locomotive type 9 à six roues couplées de im,98 de diamètre, composés chacun d’une paire de roues sur essieu coudé et de deux paires de roues sur essieux droits. 24e lot, 11 paires de roues porteuses de im,o67de diamètre, montées sur essieux droits pour locomotives-tenders type i5, 22 paires de rouesde im,o67 de diamètre, montées sur essieux droits pour bogies de locomotives, tenders type i5, 20 paires de roues de gocm de diamètre,
- montées sur essieux droits pour bogies de locomotives type 9; — 25e lot, 3o paires de roues de im,o67 de dia-mètre, montées sur essieux droits pour tenders de 20 000 litres de locomotives type 9, avec écartement de im,35g entre les bandages; — 26° à 28° lots, composés chacun de 3g paires de roues de i“,o6o de diamètre, montées id. pour tenders de i3 000 litres de locomotives type 32, avec écartement de im,35o entre les bandages,
- II sera fait emploi : a) du système en usage au Caledonian Railway pour l’attache des bandages sur le corps de roues des tenders de 20 000 litres, des paires de roues de rechange pour tenders de 20 000 litres, des jeux de roues de rechange pour locomotives type 32, des jeux de roues et des paires de roues de rechange de bogies de locomotives types 9 et i5, des paires de roues porteuses de rechange pour locomotives type "1S ; b) du système en usage au London-Chalham-Dover pour l’attache des bandages sur les corps de roues de tenders de i3 000 litres, des paires de roues de rechange pour tenders de i3 000 litres; c) du système de la Société Alsacienne pour l’attache des bandages sur les corps de roues des jeux de roues de rechange pour locomotives-tenders type 23.
- Le 28 novembre, à la maison communale, à Yvoir (Namur), entreprise de l’éclairage électrique communal et privé. Soumissions le 25 novembre.
- SIAM
- Le i5 avril 1909, à 10 heures du matin, à la Direction générale des Chemins de fer de l’État siamois, & Bangkok, adjudication de la fourniture de 20 000 tonnes de rails d’acier.
- ALLEMAGNE
- Le 10 novembre, à la députation des services d’éclairage et des eaux, à Brême, fourniture et montage d’une turbine à vapeur de 2 400 kilowatts avec accessoires.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Anne-berg, établissement d’installations électriques.
- Le Gérant : J.-fe. Nouai.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
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- Toine IV <2« série).
- SAMEDI 14 NOVEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 46
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- ^SIBUOTHÉCIiEisi
- aura;
- lectnque ^
- er ç c ^3>'
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 193. — J. Jaurert. Méthodes d’études des projets de traction, p. 195. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogènes [suite), p. 203.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur l’interrupteur de VVehnelt, P. Bah y, p. 208. Mesures. Sur quelques méthodes de mesures des capacités avec emploi de courants alternatifs non sinusoïdaux, R. Beattie, p. 209. — Arcs et lampes électriques. Relevés oscillographiques des surintensités accompagnant la mise en circuit des lampes à incandescence à filament de tungstène, J. Stuart-Freeman, p. 210. — Variétés. — Chronique, p. 211. — Notes industrielles. Système de contrôle des installations de transmission électrique de signaux à distance, p. 212. — Balais en charbon et porte-balais pneumatiques pour turbo générateurs, p. 213. — Chronique industrielle et financière. — Brevets, p. 217. — Chronique financière, p. 218. ,— Renseignements commerciaux, p. 220. — Publications commerciales, p. 223. — Nouvelles Sociétés, p. 223. — Adjudications, p. 223.
- ÉDITORIAL
- Dans un article très précis, M. J. Jaubert lait un exposé comjilet de nouvelles méthodes d’étude des projets de traction. A vrai dire, ces méthodes ont été conçues en Amérique où elles ont été appliquées avec succès avant que des ingénieurs français les appliquent à leur tour et en déduisent de très intéressants sujets d’études. Le résultat le plus appréciable est la possibilité de tracer la courbe de la vitesse en fonction du temps dans toutes les hypothèses que l’on peut envisager. De cette courbe on peut tirer ensuite presque immédiatement de nombreux autres résultats utiles, par exemple en ce qui concerne les consommations en fonction de la puissance des moteurs, du mode de démarrage, de la durée de parcours, etc. — Quant à la possibilité de résoudre le problème posé, c’est-à-dire de déterminer la courbe fondamentale de la vitesse d’un train en fonction
- du temps, elle dépend uniquement d’un certain nombre d’hypothèses qui déterminent complètement le matériel (type de moteurs, rapport d’engrenages, poids du matériel, nombre de moteurs par train) et de la con naissance des données tle la voie. La fécondité de la méthode, dit l’atiteur, est inépuisable. Par exemple, s’étant donné une ligne et ayant fait les hypothèses convenables, on peut se demander quel est le temps minimum du parcours ou s’il est possible de parcourir la ligne en un temps donné ; on peut, pour un parcours et un temps donnés, chercher l’influence de la rapidité du démarrage et de la durée de la course sur la consommation; on peut encore apprécier le prix de la vitesse et ne pas se laisser hypnotiser par un gain de quelques secondes lorsque les circonstances ne s’y prêtent pas. Enfin, une dernière intéressante application sera de ré-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N»46.
- soutire le problème de la marche qu’il faut observer pour couvrir le parcours total d’une ligne en un temps donné avec la consommation minima.
- Réglage par accélérateur différentiel donnant une vitesse de manœuvre proportionnelle à la différence entre le couple moteur et le couple résistant, telle est la troisième hypothèse dans laquelle se place M. J.-L. Routin, dans son étude sur le réglage des groupes rlectrogcnes, lorsqu’il étudie analytiquement le régdnge de la vitesse à flux constant. Dans ce cas, la vitesse de régime est forcément pins faible en charge qu’à vide. L’auteur recherche comment varie le temps nécessaire pour que le déplacement de la vanne atteigne à un pourcentage déterminé près sa valeur limite, et il en déduit certaines conclusions intéressantes.. Il est conduit ensuite à une formule qui montre que la puissance du moteur auxiliaire de régulation doit varier en raison inverse de l’énergie cinétique du groupe et des moteurs et qu’elle doit être, d’autre part, d’autant plus grande que l’écart entre la vitesse à vide et la vitesse en charge est plus petite. Enfin, il examine l’elfet de la pro-eompensalion qui n’est autre chose qu’unc correction de l’action du modérateur tachymélriquo qui se produit toujours brusquement.. L’auteur met bien en évidence la différence qui existe entre le réglage par accélérateur différentiel et le réglage habituel avec asservissement. Dans le second cas, contrairement au premier, la vitesse de manœuvre est sensiblement constante.
- L’étude des phénomènes de striction électromagnétique, poursuivie par M. Paul Bary depuis plusieurs années, l’a conduit à trouver une explication à peu près satisfaisante du phénomène de Wehnelt et qui, en tout en s. ’mriuel de prédéi ormi lier l’influence de m1" ’• ! 11 ’ c t n > n !: > ; r i < s •, <ic la résistance, va
- température. Cette nouvelle théorie rend compte de toutes les observations faites et explique également la conclusion que M. Blondel a tirée de ses expériences, d’après laquelle le fonctionnement de l’interrupteur peut être comparé à un bélier hydraulique ou à un pulsomètre.
- M. Beattie s’est proposé d’indiquer quelques méthodes de mesure permettant de mesurer une capacité par comparaison avec une self-induction connue, même en se servant de courants sinusoïdaux. L’auteur s’est servi pour ses expériences d’un alternateur présentant des harmoniques très accusés et a obtenu des résultats satisfaisants.
- Soiis le nom d’ « overshooting », M. J. Freeman a fait connaître un phénomène constaté sur des lampes au tungstène, qui, au moment de leur mise en circuit, accusaient une augmentation momentanée de leur éclat lumineux et qu’il a étudié par le moyen de relevés oscillographiques. L’explication du phénomène semblerait résider dans le fait que la résistance ohmique des filaments métalliques tels que le tungstène est plus faible à froid qu’à chaud.
- On sait qu’après avoir, pendant de longues années, complètement éliminé de la construction des dynamos les balais en cuivre, et. les avoir remplacés par des balais en charbon, ceux-ci n’ont pas pu résister aux grandes vitesses de rotation réalisées dans les turbo-dynamos. Il a fallu revenir aux balais en cuivre. Ils subirent de nouveau leurs multiples inconvénients, en particulier une usure considérable des collecteurs. Il ne faut donc pas s’étonner qu’on ait recherché, par une fabrication spéciale, les moyens d’éliminer de nouveau les balais en cuivre. C’est dans cet ordre d’idées que sont fabriqués les nouveaux balais en morganiie. doui nous don-
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- 44 Novembre 1908. REVUE D’ÉLECTRIGITÉ
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- MÉTHODES D’ÉTUDE DES PROJETS DE TRACTION
- M. Jean tle Traz vient de faire au Congrès de Marseille une rapide communication sur des méthodes employées par lui, ainsi que par M. Paul Blaché, pour l’étude des projets de traction et pour l’examen des diverses - conditions d’équipements et de conduite des trains électriques. La note, très sommaire, qu’il a présenté, a provoqué parmi ses auditeurs un sentiment de curiosité auquel nous espérons répondre en publiant aujourd’hui un exposé plus complet de ces méthodes, que les ingénieurs de traction seront heureux de connaître.
- Si, au dire de M. de Traz lui-même, certaines d’entre elles (méthodes du speed time curves) ont été conçues et appliquées en Amérique avant d’avoir été établies en France par MM. Blaché et de Traz, ces derniers seuls, à notre connaissance, ont appliqué en Europe les procédés cl’étude ddnt nous allons parler, et il leur revient,en tout cas,l’honneur d’avoir établîmes premiers,certains modes d’application fort intéressants, tels, par exemple, que la méthode des tangentes que nous signalerons à la fin de cet article.
- Grâce à ces méthodes d’étude des projets de traction, et c’est l’un de leurs résultats les plus importants, on peut tracer la courbe de la vitesse, en fonction du temps, dans toutes les hypothèses qu’on peut envisager. Nous verrons que de cette courbe on peut tirer presque immédiatement beaucoup d’autres résultats utiles, concernant notamment les consommations en fonction des divers facteurs, tels que puissance des moteurs, mode de démarrage, durée du parcours, etc.
- Pour envisager la possibilité des courbes représentatives de la marche d’un train, il faut se rendre compte tout d’abord que le moteur électrique est un appareil extrêmement précis, se comportant toujours delà même façon dans les mêmes conditions, et parfaitement défini parles courbes qu’on appelle caractéristiques.
- Cette remarque s’applique non seulement au moteur série à courant continu, alimenté sous tension constante, pour lequel la méthode a été particulièrement étudiée et employée, mais
- encore aux moteurs à courants alternatifs, et spécialement aux moteurs monophasés .à collecteur.
- Si, au lieu d’un moteur, on prend un train électrique de composition connue, ou a son poids, le nombre de ses moteurs, sa résistance au roulement sur les diverses voies et aux différentes vitesses, et l’on peut considérer alors l’ensemble du train comme un mécanisme aussi précis que le moteur électrique seul, mécanisme dont on pourra définir aussi le fonctionnement par des courbes caractéristiques.
- Les éléments immédiats du problème seront donc la composition du train et les caractéristiques de ses moteurs. Les courbes cherchées, solutions du problème, nous montreront comment se comporte le train dans différentes hypothèses. Une première hypothèse nousdonnera le
- 2ziïeiusité en ampères
- Fig. i.
- type de moteurs que nous soumettrons à celle étude. Une deuxième hypothèse nous fixera sur le rapport d’engrenages, et nous aurons alors à notre disposition les caractéristiques fournies par les constructeurs, c’est-à-dire la. courbe des vitesses et celles des efforts nu.r jantes des roues motrices, en fonction des intensités ('fig. i).
- Deux hypothèses nouvelles sur le poids du
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- materiel et le nombre des moteurs par train nous permettront de déduire, des deux courbes de la figure i, l’effort de traction par tonne de train en fonction de la eite-s.se (fig. a).
- Vitesse enxnètrespar seconde Fig. a.
- Nous pouvons remarquer que nous avons fait jusqu’à présent quatre hypothèses: en faisant varier l’une d’entre elles, nous pourrons étudier son influence sur le résultat obtenu et déterminer par tâtonnements les hypothèses les meilleures, conduisant aux résultats désirés dans chaque cas.
- Nous possédons la courbe de l’effort de traction par tonne en fonction delà vitesse. Cet effort joue deux rôles. Une partie crée l’accélération du train, l’autre annule les résistances à l’avancement.
- Ces résistances sont elles-mêmes la somme de deux termes; l’un, effort résistant /). est du au matériel proprement dit, et comprend la résistance au roulement (dépendant de l’écartement de la voie, du diamètre des roues, du graissage, etc.), et la résistance de l’air (dépendant de la forme des voitures et de la vitesse).
- Cet effort /). se compose donc essentiellement pour chaque vitesse de termes particuliers au train et au type de voie considérés.
- De nombreuses formules, fondées sur des ré-
- sultats d’expériences, eiï donnent les éléments. Il est donc facile de tracer la courbe de cet effort /)., en fonction de la vitesse, soit pour le train tout entier, soit rapporté à une tonne de train
- (fig- 3)-
- L’autre terme de l'effort résistant total, dépend du point considéré de la ligne, de sa déclivité positive ou négative, et de son rayon de cour-
- Effort résistent du au ma téjiel enMLogs jian tonne
- Vitesse en mètres seconde .
- Fig. 3.
- bure. Ce terme local est nul en palier et alignement droit. Il existe, positivement ou négativement, partout ailleurs, et doit s’ajouter algébriquement à/), pour donner l’effort résistant total l’R .
- On a donc FR — f'r -J- fr.
- Nous avons vu que l’effort de traction ou elfort moteur FM annulait d’abord cet effort résistant. Et la ^différence Fm — Fn r=: FA sert à produire l’accélération. Nous appellerons effort, accélérateur cette différence, qu’on peut écrire :
- Fa = I1 it Fr = Fm (f. -j- f,.) — (Fm — fr) '— fr
- sous la forme d’une différence de deux termes, l’un, Fm-/)., ne dépendant que de la vitesse, l’autre lié seulement au profil. Le premier terme serait l’effort accélérateur réel sur une voie en palier et alignement droit. Puisqu’il ne dépend que de la vitesse, nous pouvons en construire la courbe en fonction de celle-ci. Nous avons d’ailleurs déjà construit les courbes de FM et de/)., il
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- 14 Novembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- suffît do les retrancher pour avoir la courbe cherchée (fig. /t); nous appellerons F'A cet effort.
- Mais, en vertu de réqualion fondamentale des grandeurs F = My, on peut, écrire dans notre cas
- C’est-à-dire qu’à un facteur constant près, la courbe de la ligure \ représente la courbe des accélérations en fonction de la vitesse, courbe que nous réaliserons par un simple changement d’échelle.
- Ht esse en mètres seconde !
- Vitesse de régime en -palier et alignement droit
- Fig. 4. — La partie négative de lu courbe correspondrait aux efforts accélérateurs négatifs dans le cas d’un train lancé à une vitesse supérieure à la vitesse de régime.
- Le deuxième terme fde'l’effort accélérateur du train sur une portion de voie quelconque, supposée curviligne ou déclive, est un terme constant pour une portion donnée du profil, terme indépendant de la vitesse. Il suffît donc de majorer toutes les ordonnées de la figure d’une
- valeur constante convenable, — ou ^ —,
- pour avoir la courbe des efforts ou celle des accélérations, non plus en alignement droit et plan, mais sur une portion de voie quelconque. La
- nouvelle courbe sera donc identique à la précédente, transportée parallèlement à l’axe des ordonnées, dans un sens ou dans l’autre, suivant que la déclivité sera descendante ou ascendante. Il suffit donc de tracer une fois pour toutes, sur un calque la courbe de F'Apour réaliser immédiatement toutes les courbes possibles de FA ou de y- Nous avons donc la courbe générale des accélérations en fonction de la vitesse (fîg.
- Nous allons voir qu’on peut de cette courbe, tirer aisément la courbe de la vitesse en fonction du temps.
- On sait que l’accélération est la dérivée de la vitesse par rapport au temps.
- On a donc, à chaque instant,
- d\>
- ou, d’une façon approchée, pendant un intervalle de temps A t assez petit pour supposer l’accélération constante dans cet intervalle,
- — *1’
- ^ ~ Â?
- Pendant ce petit temps A t, la vitesse passera de v à e -)- Ae.
- Si nous partons d’un point connu A de la courbe cherchée, nous avons v et t pour coordonnées de ce point. Pour trouver l’ordonnée e-}- Ae d’un nouveau point B dont on se donne l’abscisse t. -{- A t, il suffit de connaître la valeur y correspondant à e. Or cette valeur se lit sur la courbe On a alors Ae Y A/.
- Ayant le nouveau point de vitesse e -J- Ae au temps t -j- A/, on reprend sur la courbe /, l’accélération y’ correspondante. En augmentant alors l’abscisse du meme A t, par exemple, on aura le nouvel accroissement A' e — y Ai, permettant de déterminer le nouveau pointC. Et ainsi de suite. La construction de la figure 5 nous donne donc la couibe complète posée comme but de notre problème, courbe de la vitesse en fonction du temps, pourvu que nous partions d’un point connu de cette courbe.
- Pour obtenir l’origine de la courbe, il faut faire une nouvelle hypothèse, concernant le démarrage du train. Les premiers éléments du problème, en effet, qui nous ont donné la courbe de la figure a, étaient les caractéristiques d’un
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- moteur supposé alimenté sous la tension normale de l’installation. Or, il n’est pas possible d’appliquer cette tension aux bornes du moteur immobile. Pendant le démarrage, il faut insérer d’abord des résistances, successivement éliminées; on emploie généralement aussi le couplage série parallèle, et les moteurs se trouvent ainsi placés dans des conditions artificielles, objet de l’hypothèse actuellement nécessaire.
- On peut, en se rapprochant beaucoup des cas de la pratique, supposer pour simplifier un démarrage automatique à intensité constante ou sensiblement constante. La valeur de cette inten-
- A v = V'A.t A t arbitraire V sur ta courbe £
- Fig. 5.
- sité dépendra de la puissance normale des moteurs et de la surcharge admise, influencée elle-même parla durée du démarrage. Cette nouvelle hypothèse introduit donc plusieurs éléments variables. xComme pour les précédents, des études successives, conduisant à des résultats différents, montreraient le rôle de ces éléments et les règles à suivre dans leur choix.
- L’intensité étant supposée fixe, le couple développé est constant pendant tout le démarrage. Il en est donc de môme de l’effbrt moteur Fm, D’autre part, dans les limites comprises entre la vitesse o et la vitesse de la lin du démarrage, l’efl'ort résistant fr varie peu. On peut donc admettre, avec une très légère erreur, que l’ellort accélérateur F'A = FM — fr est constant pendant le démarrage ; l’accélération ne varie pas non plus, par conséquent.
- D’autre part, la vitesse atteinte à la fin du démarrage se lit sur l’une des courbes de la figure i. C’est la vitesse correspondant à l’intensité constante admise ci-dessus, vitesse obtenue dès que la dernière résistance s’élimine, alors que le moteur entre dans les limites d’application des courbes i.
- Ayant la vitesse finale V, et l’accélération cons-V
- tante y, on a t = —, puisque
- Le commencement de la courbe est donc déterminé (fig. 6). C’est une droite joignant l’origine au point A d’abscisse t et d’ordonnée e, trouvées comme nous venons de l’indiquer. A partir de ce point A, il suffit d’appliquer la cons-
- I fitesseenJalom èlheure H Espa ces enlOm UUnîensitè en ampères
- I.V Ctmsommanon en tvs rrs-heures
- .Coupure
- Temps en secondes
- Fig. 6.
- truetion par points de la figure 5 pour avoir la courbe cherchée A B C, etc.
- De cette courbe se déduit facilement la courbe des espaces en fonction du temps. En effet, l’espace parcouru à chaque instant est représenté par :
- r = J vdt
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- C’est donc la surface hachurée comprise entre la courbe de la vitesse et l'axe des abscisses. On peut la calculer et en construire la courbe sur la meme feuille (II, fig. 6). On peut alors s’apercevoir qu’au temps t,{, par exemple, l’espace t1 Cj représente la longueur totale d’une section de prolil constant. A partir de ce point, celui-ci change. La construction de la courbe des vitesses n’en est pas interrompue, mais les valeurs des accélérations nécessaires pour avoir à chaque A v
- instant le rapport — doivent être prises sur la
- courbe des accélérations correspondant au nouveau profil. On se souvient que cette nouvelle courbe n’est autre que la précédente, décalée d’une quantité convenable dans un sens ou dans l’autre.
- Au bout d’un certain temps 4, on coupe le courant d’alimentation. La vitesse diminue à partir de cet instant, et on peut continuer à construire la courbe par points comme précédemment. Mais les valeurs A v — y A t sont maintenant négatives comme les accélérations y elles-mêmes. Celles-ci ne sont, en effet, plus prises sur la courbe 4, mais sur une courbe spéciale, appelée courbe de dérive du train, et construite en portant en abscisses les vitesses et en ordonnées les valeurs-----qui ne sont autres
- m
- que les accélérations négatives dues aux résistances propres du matériel.
- Enfin, au bout d’un temps t3, on constate que l’espace t3 IL approche de la distance comprise entre deux stations, et on freine.
- Les instants arbitrairement choisis 4 et ta apportaient dans le problème général deux nouvelles hypothèses. La représentation du freinage en exige encore une autre. Nous admettrons que le freinage se fait à accélération négative constante y', ce qui se rapproche de la pratique. Dans ces conditions, le point J sera déterminé par la V'
- valeur de t, — L — —. , V' étant la vitesse res-
- 3 Y
- tante la II au temps l3. Pendant ce freinage, l’espace atteint JL.
- Nous avons donc résolu complètement le problème posé au début, vitesse d’un train en fonction du temps, à l’aide d’un certain nombre d’hypothèses déterminant complètement le matériel et à l’aide des données de la voie.
- Avant d’indiquer plus nettement comment on
- peut étudier l’influence de ces diverses hypothèses, nous allons montrer les différentes courbes qui se déduisent facilement de la précédente.
- D’abord la courbe de l’intensité à chaque instant; pendant le démarrage, l’intensité constante prise au réseau par le train est admise par hypothèse. Elle est réduite de moitié pendant le couplage série. A partir de la fin du démarrage, il suffit, à chaque instant, de lire la vitesse sur la courbe principale, et d’en déduire l’intensité à l’aide de la caractéristique de la figure i, qui donne la vitesse en fonction de l’intensité.
- En multipliant par le nombre de moteurs du train cette intensité, on a le nombre d’ampères absorbés par le train, d’où l’intensité par tonne
- (IH, %• 6)-
- La consommation n’est autre chose que l’intégrale
- K = E J'I dt.
- A un facteur constant près, e’est la surface comprise entre la courbe de l’intensité et l’axe des abscisses. On peut en tracer la courbe (IV, fig. 6) sur la même feuille. On a ainsi les caractéristiques complètes du train entre deux stations, problème qïio’n s’était posé au début de cette étude.
- La fécondité de cette méthode est inépuisable. Nous nous contenterons d’en exposer quelques applications.
- i° S’étant donné une ligne, et ayant fait toutes les hypothèses envisagées précédemment, sauf celle relative à la conduite du train (coupure et freinage) on peut se demander quel est le temps minimum du parcours, ou, ce qui revient au même, s’il est possible de parcourir la ligne en un temps donné.
- 11 suffit de construire les courbes I et II de la fig. 6, pour chaque intervalle entre deux stations, mais en annulant le temps de 4 à 4> c’est-à-dire en maintenant le courant jusqu’au freinage. On a ainsi le temps minimum pour chaque espace, d’où le temps minimum total.
- Ce premier travail peut donner une idée approchée de la puissance ou du nombre des moteurs,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 46.
- 2° On peut chercher, poivr un espace et un temps donnes, l’influence de la rapidité du démarrage et de la durée de la course sur l’erre qui sont fonction l’une de l’autre, sur la consommation. 11 sera nécessaire, dans ce cas, de faire plusieurs études en faisant varier l’intensité du démarrage et le moment de la rupture et en cherchant chaque fois la consommation, le temps total étant supposé constant. C’est-à-dire qu’on dispose d’autant plus de temps pour courir sur l’erre que le démarrage a été rapide.
- ooo
- Fig1. 7. — Courbes delà consommation en fonction du temps de marche en série.
- On trouve habituellement que la consommation baisse lorsque l’intensité de démarrage augmente. Mais il est intéressant de chiffrer dans chaque cas ce résultat général.
- On peut aller plus loin, et, en tenant compte des conditions de fonctionnement du moteur avec résistances en série, étudier par ces méthodes les effets de tous les genres de démarrages usités ou proposés. On ne fait plus alors la simplification que nous avons précédemment envisagé. On construit au contraire les caractéristiques des moteurs avec résistances en série ;
- de ces caractéristiques on déduit les éléments nécessaires à l’étude, et l’on peut ainsi faire des tracés rigoureux de chaque démarrage, en faisant intervenir toutes les variations possibles des éléments utilisés. Par exemple, nous donnons, (figure 7), une des courbes exposées dès iyo5, à Liège, par M. de Traz, et donnant les résultats, chiffrés, d’une étude relative à l’influence, sur la consommation, du temps pendant lequel, dans un démarrage série-parallèle, on laisse les moteurs en série.
- L’exemple choisi se rapporte à un intervalle de 5oo mètres en palier et alignement droit, avec des moteurs de 125 chevaux, et un train pesant 23 tonnes par moteur.
- Les abscisses représentent la durée en secondes, pendant laquelle on est resté en série, la première partie du démarrage étant toujours la même. En ordonnées sont portées les consommations en ampères-secondes sous 600 volts.
- Si on s’alloue un temps, 70 secondes par exemple, pour faire le trajet de 5oo mètres, on peut faire varier l’instant de passage en parallèle à condition de faire varier en même temps la durée de la course sur l’erre. Suivant la valeur de ces Arariables, la consommation sera plus ou moins forte.La courbe I, 70, montre que, lorsqu’on augmente la durée de marche en série, la consommation décroît d’abord, puis augmente rapidement. Pour une durée supérieure à 35 secondes de marche en série, il n’est plus possible de couvrir l’espace dans le temps donné'. La limite est obtenue lorsque le temps de course sur l’erre est nul. La courbe II montre comment varie la consommation lorsque le temps de parcours et la durée de marche en série changent pour cette conduite spéciale sans course sur l’erre.
- Lorsqu’on ne passe pas en parallèle, les résultats sont obtenus par la courbe III. Enfin la courbe IV montre ce qui se jiassc lorsqu’on ne freine pas. La consommation est très réduite, mais le temps du parcours devient considérable.
- 3° Le démarrage étant fixé, si on fait varier l'instant de la coupure, le temps du parcours en sera modifié. Naturellement, la consommation augmente lorsque le temps diminue. La méthode permet dans ce cas, d’apprécier le prix de la vitesse et conduit à ne pas se laisser hypnotiser par un gain de quelques secondes lorsque les circonstances ne s’y prêtent pas. Elle montre par exemple qu’il y a grand avantage à couper le plus
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- tard possible en rampe et le plus tôt possible en palier.
- /»° Il serait fastidieux de prolonger outre mesure cette énumération. Chacune des hypothèses que nous avons soigneusement signalées à leur apparition correspond à une variable du problème, variable dont l’effet s’étudie facilement. Ces études exigent cependant un grand nombre de courbes. Il est possible d’en simplifier la construction par l’établissementpréalable de courbes-mères.
- En construisant la courbe I de la fig. 6, nous avons supposé qu’au temps f,, le profil se modifiait. Puis nous avons admis qu’on coupait au temps 4-
- Réalisons au contraire cette courbe le plus simplement possible, sur un profil constant, et avec le courant maintenu indéfiniment. Soit
- par tonne, ou en accélération, 'i1 c/inparsec. par
- sec. la résistance du profil considéré.
- Nous pourrons ensuite réaliser la même courbe pour le profil de résistance n2, n3, etc., les résistances étant prises de 5 en 5 kilogs, par exemple.
- Fig. 8.
- L’ensemble rde ces courbes constituera les courbes-mères (fig. 8). On construit sur la même feuille, pour chacune de ces courbes, la courbe correspondante des espaces.
- Pour les utiliser au tracé de la courbe caractéristique du train entre deux stations, il suffit de calquer, au départ, le démarrage sur la courbe-mère correspondant au profil à cet endroit.
- Au bout d’un espace OA, pris sur la courbe
- des espaces, le train est animé de la vitesse c = OB. A ce moment, le profil change. On prend alors la suite du tracé sur la courbe de vitesse correspondant au nouveau profil, -f- r* par exemple, et à partir de la vitesse e, pendant un nouvel espace CD pris sur la courbe correspondante des espaces. Et ainsi de suite. Des courbes-mères convenables serviraient pour la course sur l’erre.
- A la vérité, ces courbes-mères doivent être refaites si l’on change les éléments même du train. Mais elles sont précieuses lorsqu’on fait varier seulement la conduite, c’est-à-dire l’instant de la rupture et celui du freinage. Très employées aux Etats-Unis, elles sont d’un usage un peu plus rapide, mais un peu moins exact que la méthode de l’accélération.
- 5° MM. Blaché et dej Traz les ont notamment utilisées pour résoudre le problème delà marche à observer afin de couvrir le parcours total d’une ligne en un temps donné, avec la consommation minima.
- Esi scesuL Vitesse en Consommation nu très Xhn/h ottratts-heures
- rem£3 en secondes
- 9-
- Nous avons indiqué qu’il y avait une infinité de manières de parcourir l’espace entre deux stations, la consommation variant en sens inverse du temps. Par exemple (fig. 9), on peut faire l’espace E, = = E3, soit avec la marche OAi
- B, T,, le temps t, étant faible, et la consommation Ki forte, soit par OA2 B2T2, ouparOA3 B3 T3, avec Ti < To <Ta et K(>K2 >K3.
- Quelques autres essais permettront de con-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2» Série). — N° 46.
- struire, pour l’intervalle considéré, la courbe de la consommation en fonction du temps.
- Si on réalise ces courbes pour tous les espaces a, b, c... n, constituant la ligne, on voit que,
- tb tx tu
- Temps en secondes
- Fig-, io.
- pour un temps total constant, les temps partiels employés ne sont pas déterminés. On a la seule relation
- 1.1 ~\r tb -\- lc -\- t-n — 1
- et selon les valeurs respectives de ces temps partiels, la consommation totale
- h = ka “j- tb -|- kc —{— ... —{— kn sera différente.'
- On peut alors se demander de fixer ta, 4... t,, de façon à ce que h soit minimum. On trouve que, s u r 1 a fi gu r e ï o p orta n t to u te s 1 es co u rb e s ka =/‘(£a), il suffit que les temps la, t,,... t}l soient choisis de telles sortes que les tangentes, menées aux points où les verticales de ta, th... tn coupent les courbes, soient parallèles.
- On cherche alors la solution par approximations successives. Une construction de tangentes parallèles à une direction quelconque fournit des temps partiels dont la somme est 'généralement différente du temps T imposé. Une modification de la direction de ces tangentes fournit un deuxième résultat plus approché, et le temps T cherché s’obtient ainsi très rapidement.
- (>° Les ingénieurs américains, allant plus loin que nos compagnies, ont appliqué industriellement les résultats d’études analogues en construisant les courbes précédentes, pour chaque portion de voie, non plus par rapport au temps, mais par rapport à l’espace, et en indiquant sur la voie, par des signaux, les points où les watt-men doivent couper. Combinée avec lejdémari âge automatique, cette façon d’agir réduit donc bien le train tout entier à un mécanisme précis, forcé d’agir rigoureusement suivant les lois qui lui sont imposées; et les économies de courant qui s’en déduisent ont une importance qui ne peut échapper à personne.
- C’est pourquoi, soit pour la mise au point des réseaux existants, soit pour l’étude de lignes nouvelles, il nous a semblé intéressant d’attirer l’attention des ingénieurs de traction sur les intéressants travaux précédents.
- Jean Jaubebt.
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- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLEGTROGÈNES (Suite) (')
- TROISIEME HYPOTHESE
- RÉGLAGE PAH ACCÉLÉRATEUR DIFFÉRENTIEL DONNANT UNE VITESSE DE MANŒUVRE PROPORTIONNELLE A LA DIFFÉRENCE ENTRE LE COUPLE MOTEUR ET LE COUPLE RÉSISTANT.
- La vitesse de régime est alors, ainsi que nous Pavons précédemment fait remarquer, forcément plus faible en charge qu’à vide.
- Désignons par la vitesse de régime à vide et par la vitesse de régime en charge. L’équation 27 peut s’écrire sous la forme
- m — a — bu.
- hC})
- Pour o) = Qt, on doit avoir (en négligeant les pertes à vide) : m ~ o.
- O11 en tire :
- a
- VJ J)
- D’autre part, pour w ûc., on doit avoir : m — M.
- On en tire :
- M = a—büe,
- 78)
- Les équations de conditions (77) et (68) donnent :
- a=M
- O
- Q. — IL’
- ^ ~ M Q„___Q/
- En remplaçant dans (64), il vient :
- — 01
- 79)
- (80)
- m = M
- O __ Q #
- (8.
- Nous introduirons également la quantité Q„
- (*) Gf. La Lumière Electrique, tome III [(2e série), p» 389, et tome IV, p, 12, 39, 107 et 134*
- dans l’expression du couple résistant, que nous écrirons sous la forme :
- P.
- d 0)
- /• -
- En remplaçant dans la formule (22) ni et /• par les valeurs correspondantes qui sont données par les formules (81) et (82) et en tenant compte de (ü3), on obtient :
- Y i'ï = M
- dt Q„ — CL
- Posons :
- o
- O ____Q
- l' “-C
- A-^o>. (88)
- (84)
- il vient :
- Y
- diù
- dt
- Me
- 0)
- <T
- — ^ w — A (88
- qu’on peut écrire :
- d 01
- 0)
- O
- Mc
- -^TTY5*' (“I
- V 1
- Me+ lt L’intégration donne : Me —A
- F M e — Al Me —|- R . A /ô
- lo*[_““ 'mT+hJ =------------1 + Q' (8;
- Q étant une constante.
- Pour t — o, 11 et A ont certaines valeurs que nous désignons par R0 et A0 ; la vitesse de régime correspondante o>0 est donnée par l’équa-
- tion (85) en supposant
- dt
- = o: 011 trouve ainsi :
- M
- le
- w0
- £L.
- lt
- Û,
- wo — Ao = °>
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N» 46.
- d’où
- d’où :
- io0 =
- Me—A0 Ms + ll0
- En remplaçant dans (87) t par zéro, R par Rfl, A par A0 et w par w0, on trouve, pour valeur de Q :
- Q =
- Me —A0 Me+Ro
- Me — Al Me + RJ
- En remplaçant Q par cette valeur dans (87) il vient :
- log
- u)
- Q
- -- r
- Me — A Me + R
- 'M e — A0 M e — A"|
- Ale + R0 ~ Me + R J
- Me + R Q,Y
- f,
- d’où :
- __n ["Me
- 1)—_LL rr— [Me
- Me—A
- +R
- Me—A0 Me—A\ ^ . iMe‘+ir0_M^+R;Xe
- ME+R 1
- "û7Ÿ"‘
- .(88)
- On voit que, dans ce cas, le réglage s’elléclue
- sans oscillations ; u> part de la valeur d’origine
- Me — A0 . , , „ Me—A
- 12,-ï—;—rr et tend vers la valeur î+ ^—r-rr sans Me + R0 Me + R
- jamais l’atteindre théoriquement puisque Me+R
- e i.2„Y 1 ne s’annule que pour£ = ao . La ligure
- (3o) l'eprésente l’allure de la courbe qui donne w en fonction de L.
- Dans le cas particulier où l’on suppose Au = R„ =-. o, la formule (88) se réduit à :
- ü) =: Q,
- Me —A Me + R
- A R +
- Me —A
- e+'
- M e+R
- ܄Y
- ]
- Durée de la manœuvre.—Proposons-nous de rechercher comment varie le temps t.q nécessaire pour que le déplacement de la vanne — qui est proportionnel à œ —atteigne à q % près sa valeur limite.
- On doit avoir :
- -2A_iog(LL.\
- Me + R 8\ioo/
- (89)
- On reconnaît de suite que la quantité
- Q„ Y Me + R
- joue un rôle identique à celui de la constante de
- Me-A,
- Me+R
- Fig. 3o.
- M&-A
- vM6+fi
- t
- temps dans un circuit possédant de la self-induction .
- Le réglage sera d’autant plus rapide que Y sera plus petit. La rapidité du réglage dépend en outre de la valeur de e et elle est d’autant plus grande que e est lui-même plus grand.
- Lorsqu’on n’emploie pas de « compensateur », l'écart de vitesse est permanent et, dans ce cas, l'on n’admet pas, en pratique, qu’il puisse être supérieur à 5 % . La valeur correspondante de e (déduite de 84) est donc toujours supérieure à 100
- T = a°‘
- Dans ces conditions, le temps tf/ peut être considéré comme pratiquement indépendant de R. En effet, R peut varier de o à une limite supérieure qu’il est facile de déterminer en se reportant à l’équation (83) et en y introduisant les hypothèses :
- rMs-An Me—A I Ms+r f t q pie-Ao Me-Al IjYIe+Ro Me+R.Je = looljMe+Ro- Me+RJ
- A rfto
- A = o, —7— - o
- * dt
- et w — Qc.
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- 205
- On trouve ainsi pour limite supérieure de R, la valeur M
- tic
- Lorsque R est voisin de o, q tend vers sa li-
- Ûv Y, q
- mite supérieure qui est : irr— log —.
- 1 1 Me ” ioo
- Q„
- Lorsque R est égal à M tq atteint sa limite \Zc
- inférieure qui est :
- O Y a
- 1 - y
- —ô:1o«w7,-
- Ms + MÉ
- Le rapport des deux valeurs extrêmes de tq est :
- Me +
- “e
- Me
- ou, en tenant compte de (84) :
- (9°)
- En remplaçant e par sa valeur minima, soit 20,
- on trouve :
- i,o5. .
- On peut donc en conclure que le temps tq nécessaire pour effectuer une correction quelconque à q % près est pratiquement constant.
- On peut en conclure également que dans les conditions ci-dessus, c’est-à-dire tant que e reste supérieur à 20, ce temps tq est à très peu près inversement proportionnel à e. La formule (89) montre en effet que cette approximation revient à négliger l’influence des variations de R.
- En remplaçant R par sa valeur maxima, soit M il vient :
- £L Y q 0^ £~i 1 , q . \
- log^-=-— x---x—xlog - (91
- & 100 M e . e 100
- Me+M
- -Q„2Y.
- tq = ~ ~mq7 x 2 x ~
- rLxïlos™- i»2*
- Sous cette forme on voit que le temps nécessaire pour effectuer une correction est propor-
- -Q„2Y
- tionnel au facteur .. qui représente le quotient; MO,, ' 1
- de l’énergie cinétique du groupe et des moteurs à la puissance du groupe.
- Pour qu’un même régulateur, placé sur deux groupes différents, produise les mêmes résultats, il faut évidemment que ce quotient reste constant.
- En introduisant la notation (voir formule 3i) : MQ„
- 4 P
- ’Q2Y
- on obtient : — 1
- ta = -
- — I I £ ---------- I , <7
- ----X - X ----------X log —
- 2 p e £ 100
- I I £
- — X - X -
- ip £
- • (log 100— log- q).
- (9^)
- Nous avons indiqué précédemment: que p peut, en pratique, varier de 0,01 à 0,07. tq peut donc varier de
- 1 1
- 0,02 £
- X —(X —7—, log (100 — log q)
- X- X--------- log (100 — log q).
- 0,14 £ £
- Vitesse de manœuvre. — En dérivant (81) et en tenant compte de (84), on obtient :
- dm
- M dut
- M £ du>
- dt — Qc dt Q„ dt
- D’autre part, en dérivant (13), 011 obtient :
- • (94)
- dm
- dt
- M de E dt
- (9'J
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2« Série). — N° 46.
- De (94) et (q5) on tire :
- de E e diù
- dt Ô7 ~dt'
- grande que l'écart entre la vitesse à vide et la vitesse en charge est plus petit.
- EFFET DE LA PRO-COMPENSATION
- En remplaçant ~ par sa valeur tirée de (88), il ac
- vient :
- de Me + R HVIe—A„
- dt~ Q„Y Lms + R.
- Ms—AH Me + Rj
- Me+R ,
- e QJ . (96)
- Si l’on suppose A0 = R0, cette expression se réduit à :
- de ,, R + A •
- di=x'-'-stre
- Me+R , U Y t
- V m
- Si Ton suppose de plus :
- D'après ce que nous avons dit dans notre numéro du *>.() septembre 1908, page 896), la pro-compeiisation est une correction de l’action du modérateur tachymétrique qui se produit toujours brusquement.
- Supposons tout d’abord que la charge reste constante et définie par les paramètres R0 et A0. Supposons,de plus, que Faction du compensateur fasse passer brusquement la vitesse à vide de la valeur Qp, à la valeur ûpa, l’équation (87) devient :
- M £ — Aq
- m7+ïïi
- Me + R0 Q„2Y
- ^4~Q>
- (99)
- A = o
- et
- R = M
- Q.
- on a :
- la constante Q est alors déterminée par les considérations suivantes :
- Pour t — o, on doit avoir
- de £ M
- -r — E ë------X 7+^7.
- dt £ — 1 DpY
- O) :
- Me —A0 Me+R0
- Q.
- M
- Enfin, si l’on remplacepar sa valeur tirée
- aap X
- de (3a), il vient :
- En remplaçant dans (99) on trouve, pour la valeur de la constante : '
- de
- dt
- a E £ -£
- £
- (97)
- Q=rlog
- qui correspond à la valeur maxima que puisse atteindre la vitesse de manœuvre de la vanne.
- Puissance clu moteur auxiliaire. — D’après ce qui précède, si f désigne l'effort nécessaire pour déplacer l’organe qui règle l’admission du fluide moteur, la puissance SM du moteur auxiliaire devra satisfaire à la condition :
- L'équation (87) devient donc :
- G)
- — Q,
- 1o8’m£ — a0
- Me —A„ Me+Ro
- Me+R,
- Me + R, # Q„2Y “t}
- d’où :
- SM ^ 2 fP. e —-— p. (98)
- Me —
- (j)
- Me +
- A„ In TT I 0e* l»o
- + (Q‘’"
- Qv*)e
- -Ms+R, Q, Y
- Cette formule montre que la puissance du moteur auxiliaire doit varier en raison inverse de l’énergie cinétique du groupe et des moteurs et qu’elle doit être, d’autre part, d’autant plus
- O
- Elle montre que o> part de la valeur
- Me— A0 ' Me—A0
- pourtendre vers la valeur LJ»»*
- Me + Ro " ‘ ' 2 Me+Ro
- sans jamais pouvoir l’atteindre théoriquement et
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- que la pro-compensation s’effectue sans oscillations.
- Si l’on suppose enfin que la pro-compensation s’effectue au moment même où se produit une variation brusque de la charge, on trouve, d’une manière analogue :
- ( 0—H
- Ms—A Mi+R
- Me—An Me-Ad
- Me+R0““J,,,Me+R_r
- Me+R Ü),'2V ( i o i )
- qui montre que la vitesse part alors de la valeur
- Me —A0 Me —A
- Qb, r,- ; „ pour tendre vers la val eur Q,,., ———- . Ms —J— Rq jVi£ —J— I\
- On peut, en particulier, réaliser théoriquement du moins la condition :
- 0 Me — A„ ^ Me-A "Vt Me R0 ~ “"Me+R'
- La vitesse reste alors constante.
- Remarque. — Il importe de bien mettre en lumière la différence qui existe entre le réglage par accélérateur différentiel et le réglage habituel avec asservissement. Dans l’un et l’autre cas, la vitesse de régime varie bien avec la charge, mais dans le premier cas, la vitesse de manœuvre est, ainsi que nous l’avons établi (voir formule 89), fonction de la variation de charge, de l’écart toléré et du poids du volant, tandis que dans le second, cas, la vitesse de manœuvre est à peu près constante.
- Nous avons précédemment démontré, à l’aide de la considération des cycles de Léauté, que le réglage habituel avec asservissement donne, en général, lieu à un certain nombre d’oscillations et que ces oscillations ne peuvent être évitées qu’à condition d’adopter une vitesse de manœuvre suffisamment rapide. Nous avons vu également que le réglage s’opère alors par a-coups. L’équation (97) fait connaître la valeur qu’il convient
- d’adopter pour la vitesse de manœuvre si l’on veut éviter les oscillations.
- APPLICATIONS
- . Supposons qu’on ait, comme dans l'exemple précédent: 72 = 0,028.
- Supposons de plus qu’on ait :
- £ — 20 f — 10 OOOkpB E — Om,5o.
- L’équation montre que la puissance du moteur auxiliaire devra être au moins égale à :
- 20
- 2 x 10 000 X o,5o X 20 X — X 0.028,
- *9
- soit ,4 8/|<) kilogrammètres ou 64,<4 chevaux.
- Si l’on adjoint un compensateur, on peut admettre sans inconvénient que l’écart momentané de vitesse puisse atteindre jusqu’à 10 et i5 % . Dans ce dernier cas, on aurait e = 6,G6; la puissance du moteur auxiliaire serait réduite à :
- G. GG
- 2X10 000 X o,5o X 6,GG X fT^-prr, X 0,028,
- 5,o()
- soit 1 8ooke ou 2/j chevaux.
- L’équation (89) donne pour la durée de la ma-niœuvre (dans le cas ou e = 20)
- ---r X — X — (log 100 — log q)
- ' 2 X 0,0282 20 20
- = i,o3 (log K
- 1° sq)
- 786 — 1,08 log q.
- En particulier, pour q = 10, on a :
- ^10= 2,867.
- et pour q = 5 : 1= 8,088.
- (A suivre.)
- J.-L. Routin.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- SurVinterrupteur de Wehnelt. — Note de M. Paul Bary, transmise par M. d’ÂRsoNVAL. — Académie des Sciences, séance du 28 septembre 1908.
- Quoique la découverte de Wehnelt remonte à 1899, il n’a pas encore été fourni de théorie complète du phénomène utilisé dans cet appareil. Il est bien certain aujourd’hui que l’électrolyse n’y joue qu’un rôle tout à fait secondaire, puisque la disposition employée par Simon, de l’étranglement du courant par un petit orifice, reporte l’action en dehors des électrodes, et que l’appareil de Caldwell fonctionne aussi bien avec le mercure comme conducteur qu’avec une solution électrolytique ; l’étude des gaz dégagés à l’anode a d’ailleurs montré que leur composition n’était pas celle due à l’électrolyse, (J. Humphreys, Armagnat.)
- M. Th. Simon a cherché a attribuer le phénomène à l’effet Joule produit au'passage du courant, du fil dé platine au liquide, et M. E. Klüpathy, à l’effet Peltier; parmi les différentes objections faites à ces théories, on peut remarquer que ni l’une ni l’autre n’explique le fonctionnement de l’interrupteur Caldwell dans le mercure.
- L’étude des phénomènes de striction électromagnétique, que l’auteur poursuit depuis plusieurs années, l’a conduit, en ce qui concerne le phénomène de Wehnelt, à une explication satisfaisante, et qui, en tout cas, permet de prédéterminer l’influence des différentes variables : force électromotrice, résistance, self-induction, pression et température.
- L’auteur a décrit [Eclairage Electrique, 13 avril 1907) les mouvements qui se produisent au passage d’un courant de grande intensité dans un conducteur liquide, mouvements dus à la pression que crée, au centre du conducteur, le passage même du courant; il a établi que cette pression P était donnée par la relation :
- en appelant I l’intensité du courant et d le diamètre du conducteur supposé cylindriqne. Dans un inter-
- rupteur à orifice, genre Simon, d sera le diamètre de l’orifice.
- O11 conçoit.que, lorsque l’intensité I du courant s’établit dans l’orifice, la pression, rapidement croissante, en refoule le liquide avec une vitesse trop grande pour qu’il soit instantanément remplacé par d’autre ; il se forme alors une chambre de vapeurs et il y a interruption du courant avec étincelle ; dès que le courant est nul, la chambre de vapeurs disparaît, et le courant se rétablit et augmente jusqu’à ce qu’il ait atteint la valeur I qui produit à nouveau la rupture.
- En appelant H la pression extérieure sur le liquide au niveau de l’orifice et P sa tension de vapeur à la température de l’expérience, on peut poser, pour la valeur du courant I qui produira l’interruption,
- •rcP
- (H
- P),
- a étant une constanté propre à l’appareil.
- Or, le temps nécessaire pour que le courant I atteigne sa valeur est donné par la formule connue
- I =
- De ces deux relations on peut déduire la valeur de la fréquence N de l’interrupteur, en supposant nul le temps pendant lequel se produit et dure la rupture. On a alors
- E — AR(H — P)
- où R, L, E sont respectivement la résistance, le coefficient de self-induction et la force électromotrice du circuit, et A un coefficient.
- En fait, le temps de rupture, supposé nul et que les courbes de Wehnelt et Donath montrent très petit, n’est réellement négligeable que pour les faibles valeurs de N ; dans les autres cas, il y a lieu d’ajouter au temps t (période d’établissement) un temps t' (période de déplacement du liquide) qui est
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- constant pour un appareil donné, à une température fixe.
- Cette théorie, appliquée aux résultats d’expériences publiés précédemment (Comptes rendus, tome CXXVIII, 1889, p. 926), rend compte de toutes les observations faites. Elle explique également la conclusion tirée par M. Blondel de ses expériences, d’après laquelle le fonctionnement de l’interrupteur peut être comparé à un bélier hydraulique ou à un pulsomètre.
- MESURES
- Sur quelques méthodes de mesure des capacités avec emploi de courants alternatifs non sinusoïdaux. — R. Beattie — The Elecirician.
- L’auteur se propose d’indiquer des méthodes permettant de mesurer une capacité par comparaison avec une self-induction connue, même en se servant de courants non sinusoïdaux. L’on sait que de tels courants ne permettent pas cette mesure par la formule classique simple.
- dans laquelle on désigne par E la tension efficace appliquée, I le courant efficace passant dans le condensateur et ta la vitesse de pulsation de la source employée. H. F. Weber a fait connaître à ce sujet (Wied. Ann., LXIII, p. 366, 1897) un facteur de correction, mais l’emploi de celui-ci nécessite que l’on connaisse les valeurs des amplitudes des divers harmoniques de tension. Pour diminuer l’amplitude relative des harmoniques supérieurs l’on peut insérer dans le circuit une résistance ohmique ou mieux une self-induction. On peut encore opérer par comparaison du courant qui traverse la capacité à mesurer avec celui absorbé par une capacité étalon soumise à la même tension alternative ; le rapport des courants est égal au rapport des capacités, quelle que soit la forme de l’onde de la tension. Pour comparer la capacité à mesurer avec une self-induction étalon, Rowland a déjà décrit en 1898 (Phil. Mng. Vol. XLV, p. 66) des méthodes de zéro dans lesquelles la capacité est montée en série avec l’une des bobines d’un dynamomètre dont l’autre bobine est en série avec la self-induction étalon.
- Les deux circuits ainsi formés sont alimentés par une même source de courant alternatif cl on règle le déphasage relatif des deux courants, au moyen de résistances ohmiques connues convenablement intercalées, de manière que la valeur moyenne couple mutuel soit nulle. Il existe alors une relation entre la capacité et la self-induction permettant de calculer la première, et dans certains montages, cette relation est indépendante de la fréquence et par suite de la forme de l’onde de la tension, ainsi que l’a fait remarquer M. Lignana. L’auteur a établi d’autres montages, jouissant également de cette propriété, mais appartenant aux méthodes de déviation. Supposons par exemple que l’on monte la capacité G et la self-induction L en série, la résistance ohmique de celle-ci étant supposée négligeable, et soient e, et e2 les tensions instantanées mesurées aux bornes respectives de ces deux appareils, l’ensemble étant soumis à une tension alternative de forme d’onde arbitraire; l’on a évidemment :
- =-e2"-
- en appelant \n l’intensité efficace de l’harmonique de pulsation n w, et le signe 2 s’étendant à tous les harmoniques. Or, l’on a, d’après une relation bien connue
- V T2 — 12 1 n — * y
- I étant l’intensité efficace du courant passant dans le circuit formé de la bobine de self-induction et de la capacité. On peut donc écrire finalement :
- I est directement mesurable, et la valeur moyenne de l’intégrale du premier membre peut être évaluée par l’emploi d’un électro-dynamomètre dont les bobines sont convenablement branchées ; la mesure de G peut donc être ainsi opérée sans que l’on ait à se soucier des amplitudes des harmoniques.
- Un montage jouissant de propriétés analogues peut encore être réalisé en montant en parallèle la capacité et la self-induction et en mesurant au moyen d’un électro-dynamomètre W(fig. 1) la valeur moyenne du produit des courants f, et i3 qui passent respecti-
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- vement dans la capacité et dans la self-induction. On a alors la relation
- E étant la tension efficace appliquée.
- Fig. i.
- L’expression (a) a été établie en supposant que la résistance ohmique de la bobine de self-induction est négligeable, niais il est facile de voir que l’erreur est
- Loi
- inférieure à 1/100 dès que le rapport est supé
- rieur à 10. D’autre part, l’on peut démontrer aisément que si Ton emploie le premier montage, les résultats sont indépendants de cette résistance ohmique, tandis qu’avec le deuxième ils sont indépendants des fuites que peut présenter le condensateur (*). L’auteur a appliqué cette dernière méthode (fig. 1) en se servant d’un alternateur présentant des harmoniques très accusés et il a obtenu des résultats satisfaisants. Au lieu d’un dynamomètre, l’on peut d’ailleurs mesurer la valeur moyenne de l’intégrale contenue dans le premier membre des équations (1) et (2) au moyen d’une méthode imitée de celle bien connue des trois voltmètres ou des trois ampèremètres, pour la mesure de la puissance.
- P. S.
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES
- Relevés oscillographiques des surintensitès accompagnant la mise en circuit des lampes à incandescence à filament de tungstène. — J. Stuart Freeman, — Electrical World, i5 août 1908.
- Sous le nom d'« overshooting » l’auteur désigne un phénomène constaté à la mise en circuit des
- lampes au tungstène et consistant en une augmentation momentanée de l’éclat lumineux, augmentation dont la durée est de l’ordre de 1/10 de seconde.
- Pour pouvoir se rendre compte des causes de ce phénomène, l'auteur a eu l’idée de relever un oscillo-gramme du courant pendant la période d’établissement du régime normal, et de répéter la même opération pour une lampe à incandescence à filament de carbone, afin d’établir une comparaison. Il a ainsi constaté avec du courant continu que l’intensité, à l’instant de la fermeture, prenait brusquement une valeur très élevée, puis décroissait progressivement pour prendre enfin sa valeur de régime au bout d’un intervalle de 1/10 de seconde environ. Pour une lampe au tungstène soumise à une tension de 22 volts, par exemple, le courant initial atteignait 5,7 amp., tandis que le courant de régime ne dépassait pas 0,68 amp. Les résultats obtenus avec une lampe à filament de carbone sont tout différents; par exemple avec une lampe de 16 bougies, soumise à une tension de 120 volts, le courant initial était de 0,15 ampères et l’intensité augmentait progressivement jusqu’à la valeur de régime, 0,8 amp. L’auteur a également exécuté des expériences avec une lampe au tungstène soumise à une tension alternative d’une fréquence de périodes.
- Le phénomène se produit encore à la fermeture du circuit. (11 est intéressant de noter que l’enregistrement simultané de l’intensité lumineuse, au moyen d’un petit miroir, sur la bande oscillographique, a permis de constater qu’en régime permanent les minima de cette intensité lumineuse ne correspondaient pas avec les passages à zéro du courant, mais les suivaient à 1 /8 de période d’intervalle).
- L’explication du phénomène des surintensitès semble être la suivante : l’on sait que les filaments métalliques tels que ceux de tungstène ont un coefficient de température positif, c’est-à-dire que leur résistance ohmique est plus faible à froid qu’à chaud.
- Pour une tension donnée, le courant absorbé doit être plus élevé à la mise à l’allumage qu’en marche normale, et il en est de même de l’éclat lumineux. Au contraire, la résistance ohmique d’un filament de Lampe au carbone diminue avec la température, et il 11e peut donc se produire de surinlensité.
- 0 Ceci est d’ailleurs évident a priori puisque l’effet de cette résistance ohmique de la bobine ou de ces fuites est d’introduire une composante de tension ou de courant en quadrature dont le produit moyen avec l’harmonique correspondant dans le deuxième circuit est nul. (N. D. T.)
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- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- On s’est préoccupé récemment de faire une statistique pouvant caractériser en quelque sorte l’état de concurrence entre les divers éclairages. Cette statistique est résumée par les chiffres suivants : En 1900, en France, 813 villes sont éclairées à l’électricité; 1 o32 sont éclairées au gaz; 8 sont éclairées à l’acétylène. E11 1908, 2 912 villes sont éclairées à l’électricité et 1 ï5o au gaz; i3o à l’acétylène. Le triomphe de l’électricité est donc certain et l’on peut ajouter que cela est dû à l’extension considérable prise par les transports d’énergie d’usines hydroélectriques. La statistique de l’Union des Syndicats d’Electricilé montre en effet, que sur 100 usines électriques, celles avec force hydraulique exclusive représentent une proportion de 63 % pour l’année 1908. Une remarque intéressante est de voir aussi la progression suivie dans les petites villes pour les installations d’acétylène.
- L’Exposition de Marseille est à peine terminée que déjà l’on parle de celle de Nancy en 1909. Cette exposition ne couvrira pas plus de i5 hectares. On pourrait être tenté de l’appeler Exposition-miniature. Ce sera peut-être une qualité. L’Exposition de Saint-Louis n’est pas si loin de nous. On avait voulu la faire trop vaste et elle produisait une impression de vide déplorable. Il y aura beaucoup de palais à Nancy, malgré cela, car on 11e conçoit plus d’exposition sans de nombreux palais : palais de l’alimentation, palais des arts décoratifs, palais des arts textiles, palais des fêtes, palais de la mécanique, de la métallurgie et des mi nés ; bien entendu, palais de l’électricité. 11 y aura probablement aussi des attractions inédites. O11 ne saurait admettre encore d’exposition sans de telles attractions. Les organisateurs parlent d’une promenade souterraine donnant l’illusion de la visite d’une mine, de la représentation cinématographique des opérations de la métallurgie. Sous les yeux du public, à l’aide d’une imprimerie actionnée électriquement, on éditerait un grand journal quotidien. Enfin, la circulation serait facilitée par un chemin de fer
- circulaire, non pas électrique, mais probablement traîné par des automotrices à pétrole. Et maintenant, avec un si beau programme, souhaitons beaucoup de visiteurs aux Nancéens et à leur exposition.
- Puisque nous venons de parler de transports originaux, signalons encore un nouveau système de chemin de fer électrique. Ce système, appelé système Kearncy comporte deux rails placés dans un même plan vertical, l’un, inférieur, supportant la voiture, et l’autre supérieur, les deux rails étant soutenus par une solide charpente métallique. Un tel système serait, dit-on, plus économique à établir et susceptible de vitesses beaucoup plus considérables. A ce sujet, rappelons qu’il y a encore plus simple. Tous nos lecteurs connaissent certainement le système mono-rail qui fut déjà utilisé, et dont un nouveau modèle est, paraît-il, à l’étude.
- Nous sommes familiarisés avec les moteurs à pétrole, à gaz ou électriques. Nous ne le sommes pas encore avec les moteurs à rien du tout. Et cependant un inventeur, M. Guillot, vient d’imaginer un petit appareil auto-moteur auquel le mouvement est uniquement communiqué par la contraction et la dilatation successives de corps solides (en l’espèce des fils de soie spéciaux très fins tendus autour d’un disque qui s’imprègnent de liquide en se déplaçant au-dessus d’un récipient et perdent ensuile ce liquide par évaporation). Dans le dernier dispositif de l’inventeur, une révolution du disque autour de son axe dure quatre minutes. L’originalité du système, à défaut d’autres qualités, lui a fait décerner le grand prix des inventions nouvelles au dernier concours... de jouets.
- Le ciment armé, déjà titulaire d’un grand nombre d’applications, parait en recevoir une autre, assez singulière au premier abord. 11 se promène actuellement dans le port de Gênes un chaland, le Liguria, de i6m,!>o de long sur 5m,5o' de large, construit en.... ciment armé. On parle (en Italie tout au moins) de revêtir les navires de
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- guerre d’un cuirassement en cette même matière (?).
- Plusieurs publications, à la suite d’une revue allemande, se sont extasiées devant l’étonnement d’un brave habitant de Brunswig qui, possédant une lampe à arc dans son laboratoire put, par les variations d’éclat de la lumière, suivre une correspondance émise en signaux Morse par un poste radiotélégraphique éloigné de 3kl“, Mais les Parisiens n’ont qu’à aller se promener autour de la Tour Eiüèl, le soir vers io heures et, même à une grande distance, pour peu qu’ils soient habitués à l’alphabet Morse, le bruit de l’éclateur leur permettra de suivre toute la con
- versation. Au moment le plus chaud des affaires du Maroc, ils auraient peut-être pu avoir des renseignements avant les journaux du matin et les personnages officiels.
- Une application beaucoup plus inattendue de l’électricité est certainement d’avoir permis à un intelligent braconnier de prendre sur le canal de Teltow, bien connu pour son installation de halage électrique, une dérivation sur le trôlet et de paralyser le poisson dans un certain rayon autour du fil dérivé. En France, les braconniers se contentent d’une petite cartouche de dynamite.
- A. Bq.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Système de contrôle des installations de transmission électrique de signaux à distance.
- L’on sait combien l’emploi de la transmission électrique de signaux à distance s’est développé en rai-
- toute nécessité que l’on prévoie un dispositif permettant le contrôle permanent du bon état de l’installation électrique opérant la transmission. La Felten und Guilleaume Lahmeyerwerke Actien-Gesellschaft a établi dans ce but un ensemble très ingénieux que nous allorts décrire sommairement.
- Fig. i,'— Schéma du système.
- son des ^commodités qu’il procure; mais lorsqu’il s’agit de transmettre des signaux dont la non-exécution peut entraîner de graves désordres, il est de
- En B. (fig. i) est figurée la batterie servant à alimenter en série les appareils signaleurs W4, W2, W3.....
- constitués par exemple par des sonneries. Une ré-
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- sistance W est intercalée au repos dans le circuit, de telle sorte que le courant qui circule alors est trop faible pour mettre en branle ces sonneries. Des
- lampes à incandescence L,, L2, L3.....sont en outre
- branchées en dérivation sur chaque sonnerie, et elles sont choisies de façon que lorsque la résistance W est intercalée, leur éclat demeure faible.
- Une simple inspection de l’une de ces lampes permet ainsi de s’assurer à chaque instant que l’installation est susceptible de fonctionner. Pour déterminer ce fonctionnement, il sufit d’appuyer sur l’un des boutons Dj, D2, D3....; à l’aide de la canalisa-
- cendie, ces lampes peuvent d’ailleurs être utilisées pour éclairer des panneaux indicateurs (llydr.) de l’emplacement des conduits et robinets à incendie. Enfin, dans le cas d’une rupture accidentelle du circuit, l’absence totale d’éclat des lampes indique immédiatement la présence d’une avarie. A. S.
- Balais en charbon et porte-balais pneumatiques pour turbo-gènèrateurs.
- Des difficultés très sérieuses ont toujours été éprouvées par les fabricants de turbo-généra-
- tion auxiliaire visible sur la figure, l’on actionne ainsi un relais R qui court-circuite la résistance ohmique VV. L’intensité du courant fourni par B devenant alors suffisante, les sonneries Wt, W2, W3.... entrent en action et les lampes L,, L2, L3 se mettent à briller d’un vif éclat. Dans le cas, par exemple, où il s’agit d’une installation de protection contre l’in-
- tcurs à courant continu à l’égard des balais et de l’appareil servant à tenir les balais en place. En général, on s’est servi d’un collecteur dentelé et de balais métalliques, mais cette combinaison n’est guère approuvée des ingénieurs qui en ont suivi le fonctionnement dans les stations centrales, et sans vouloir condamner définitivement
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- ce système, nous sommes convaincus qu’il convient moins que d’autres à cet emploi.
- Fig. 2. — Section d'un des cylindres.
- Les résultats excellents obtenus avec des ba-
- Fig. 3. -— Jeu de balais attaché au tube carré sur lequel l’air est fourni.
- lais en charbon fonctionnant dans un appareil
- bien compris ont conduit naturellement vers l’idée d’une combinaison semblable pour les turbo-générateurs. Beaucoup de tentatives ont été faites, mais nous devons convenir que jusqu’à présent celles-ci n’ont pas atteint le but désiré. Les vibrations occasionnées par la marche excessivement rapide du collecteur affaiblissent les ressorts qui tiennent les balais en place, et en môme temps elles semblent produire une désagrégation du charbon môme.
- La Morgan Çrueible Company Limited, dont
- Fig. —Balais el cAblés flexibles.
- l’expérience avec des balais en charbon est bien connue, et qui, par la production des balais « Morganite », a notablement contribué à l’amélioration du rendement des machines à petite et moyenne vitesse, s’est livrée depuis trois années à des expériences sur plusieurs modèles d’appareils pour les turbo-générateurs à courant continu. L’usine de cette Société, qui se trouve à Battersea, quartier de Londres, se prête à ce travail en ce qu’elle possède plusieurs turbo-générateurs et c’est avec ceux-ci que les expériences ont été faites. Les premiers essais avec
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- des porte-balais à ressorts n’ayant produit que des résultats peu satisfaisants, on a conclu que Ips anciens moyens ne suffiraient pas à résoudre le nouveau problème; on a alors commencé des expériences avec un appareil pneumatique, et celles-ci ont été assez encourageantes pour que l’on se soit décidé à breveter un appareil basé sur ce principe. Le modèle a depuis subi plusieurs modifications dont le résultat final est un appareil d’une simplicité extrême. Il est à remarquer que l’appareil permet l’emploi d’un collecteur cylindrique lisse, et que le balai ne contient pas de métal.
- Dans la figure a on voit une section d’un des cylindres destinés à retenir en place le balai « Morganite » en position sur le collecteur. Dans ce cylindre G un petit piston D glisse sous la
- vissés à un long tube carré en laitèn qui est tenu par deux supports fortement boulonnés à la plaque de fondation. L’appareil à balais reste toujours fixe, et on n’en change pas la position pendant la marche.
- Dans la ligure 3 on voit un jeu de balais attaché au tube carré par lequel l’air est fourni.
- La figure 5 nous donne une vue générale d’un turbo-générateur de 200 k\v. avec l’appareil pneumatique. On y voit les petits accumulateurs chargés de leurs poids qui servent à maintenir la pression d’air sur les balais. On se sert d’une pompe pour obtenir la pression initiale, et un petit manomètre permet de maintenir cette pression régulière à 200 grammes par centimètre carré.
- La figure 6 nous montre une autre machine
- Fig. 5. — Turbo-génùrulcur de 200 kw. avec appareil pneumatique.
- pression d’air d’une poche en caoutchouc H. L’air est fourni par un tube carré en laiton auquel l’appareil est vissé. Au bout de la tige du piston se trouve une petite pièce conique en porcelaine J qui porte directement sur le centre du balai, lequel est légèrement troué à cette place.
- La figure 4 représente un de ces balais qui, comme on verra, est muni d’une chape en cuivre qui assure un contact parfait entre les câbles flexibles et le balai même. Ces câbles flexibles sont fixés par un procédé spécial qui donne, comme nous l’avons constaté, un contact parfait entre le métal et le bloc de plombagine.
- La figure 1 représente l’installation générale de l’appareil. Les cylindres pneumatiques sont
- à balais métalliques et on y voit très clairement l’effet du frottement sur le collecteur et l’on peut le comparer au beau poli de celui de la figure 5, que nous pouvons confirmer d’après un examen personnel du générateur en question. La machine est du modèle Parsons, type ordinaire, et munie d’enroulements compensateurs. Son travail normal est de 1 800 ampères à 110 volts à une vitesse de 3 3oo tours par minute. La vitesse périphérique du collecteur est de 40 mètres par seconde. On nous assure que depuis plus d’une année la machine a fonctionné nuit et jour, presque sans arrêt, donnant fréquemment 2000 ampères sans étincelle aux balais. Le collecteur marche normalement à une température assez basse. D’autres appareils sont en usage dans la même usine
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- avec balais en toile de cuivre et la comparaison entre les appareils collecteurs'n’est pas favorable aux balais métalliques, qui semblent ne plus être qu’une masse de fils fondus tandis que le collecteur se trouve dans un état déplorable.
- D’après les renseignements qui nous ont été fournis on n’a pas eu de difficulté avec les poches en caoutchouc ni avec d'autres détails de l’appareil. Pour obvier à la possibilité d’un manque de pression, les balais sont reliés par moitié à deux accumulateurs, de façon que, dans le cas d’un accident à l’un d’eux, la moitié des balais continueraient à fonctionner.
- Un appareil pneumatique du même modèle avec balais « Morganité » a été fourni, il y a
- cuivre, la durée en eût été bien courte, mais d’après des essais soignés, on estime qu’avec les balais « Morganitc » ce même collecteur durera encore vingt-sept années. Grâce à la courtoisie de M. Mayne, nous sommes à même de donner les résultats de deux essaié de balais avec pressions différentes qu’ii vient d’achever.
- Les balais « Morganité » dont on se sert pour ces machines sont du modèle ordinaire, pourvu d’un couvercle métallique dans lequel sont fixés les quatre câbles flexibles.
- La particularité essentielle de ces balais est que, outre leur marche douce et silencieuse, le coefficient de frottement est extrêmement réduit (o,i5) ce qui permet de les employer sans
- Fig. 0. — Machine à balais métalliques.
- quelques mois, pour un des turbo-générateurs de la station centrale de Aldershot Camp, qui se trouve placée sous la direction de M. A. Mayne. Ce générateur est du système Parsons, de aSokw. 45o volts, 555 ampères, il fonctionne à une vitesse de 2 200 tours par minute. Ce générateur n’est pas muni d’interpôles ni de fils compensateurs, et on a dû s’arranger pour changer la position des balais pendant la marche. Autrement l’appareil est identique à celui décrit ci-dessus (’).
- Le collecteur ayant déjà été réduit par le tour à plusieurs reprises, muni de balais en toile de
- (’) ToYU récemment, le War Office a d’ailleurs fait équiper de la même manière les autres turbo-générateurs de la station de Aldershot Camp, soit deux unités de a5o k\v., et un de ioo kw.
- augmentation de température avec des collecteurs destinés à être employés avec des balais métalliques. La surface du collecteur devient parfaitement lisse après un court fonctionnement.
- Nous donnons pour exemple un tableau avec
- PRESSION SUR BALAIS en grammes par cm2 INTENSITÉ EN AMPÈRES DURÉE d’essai température EN COLLECTEUR
- 204 55o 5h2o' 13°3 C
- 235 55o 5'>20' i5° C
- quelques valeurs numériques intéressantes.
- J. Reyval.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 2(7
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s’adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VÉlectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromêtallurgie.
- BREVETS (')
- 3gi 654, du 11 avril 1908. — Creed et Coulsox.
- — Appareil pour la reproduction en caractères ordinaires de dépêches télégraphiques.
- -{91 74^) du 27 juin 1908. — Kitsee. — Télégraphe.
- 891 828, du 3o juin 1908. — Fessenden. — Perfectionnements dans les signaux électriques.
- 391 856, du ier juillet 1908. — Khararoff. — Système de téléphonie sans fil.'
- 3gi 75a, du 27 juin 1908. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques a Belfort. — Mode de montage des moteurs à courant alternatif.
- 391 770, du 29 juin 1908. — Ghillarducci. — Machine électrostatique. .
- 3gi 794, du 29 juin 1908. — Pifer et Aiilm. — Perfectionnements aux dynamos.
- 391 84b, du ier juillet 1908. ;—Voisin. — Application d’ailettes aux bobines d’appareils électriques.
- .391 872, du i5 mai 1908. — Société Anonyme des Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est. — Perfectionnements aux moteurs à collecteur.
- 3gi 674, du 6 juin 1908. —Garcia Diatz et Aza-Rola. — Thermo-ampèremètre-auto-radiant.
- 391 645, du 2 septembre 1907. — Brisset. — Four électrique.
- 391 721, du 26 juin 1908. — Société Française d’Exploitation des Appareils Iyoerting. — Purgeur automatique.
- 391 722, du 26 juin 1908. — Von Inwald. — Filaments.
- 3gi 986, du 3 juillet 1908. — Iyitsee. — Appareil de réception télégraphique.
- 392 102, du 7 juillet 1908. — Lohay. — Dispositif pour transmettre des ordres à distance.
- 392 024, du 4 juillet 1908. —Marseille et Gouin.
- — Procédé empêchant les chutes de matières actives dans les accumulateurs alcalins.
- (') Liste de brevets concernant l’Electricité, communiquée par M. H. Josse, Ingénieur-Conseil, 17, boulevard de la Madeleine, à Pai'is.
- 3gi 902, du 2 juillet 1908. — Société Anonyme Westinghouse. — Egalisateurs pour circuits.
- 391 968, du 11 septembre 1907. — Gaiffe. — Transformateur.
- 392 o5o, du 6 juillet 1908. — Semenza.— Isolateur.
- 3i2 o56, du 6 juillet 1908. — Aron. —Compteur à induction.
- 392 120, du 8 juillet 1908. — Weisse. — Cartouches fusibles pour coupe-circuit.
- 3gi 898, du 2 juin 1908. — Usine Genevoise de dégrossissage d’or. — Electrolyseur.
- 392 i32, du 8 juillet 1908. — Roth. — Monture de clef pour lampes à incandescence.
- 3g3 146, 8 août 1908. -— Pifre. — Dispositif de réglage de moteurs électriques.
- 393 197, 11 août 1908. — Ben Tayoux, Chauchy et Fraysse. — Machine magnéto-électrique à haute tension.
- 3q3 223, 19 octobre 1908. — Ateliers Thomson-Houston (Anc. Etadl. Postel-Vinay).— Perfectionnements aux systèmes de contrôle des moteurs électriques.
- 3q3 276, 13 août 1908. —Soc. Ernst. Eismann et Cic. — Magnéto avec condenseur amovible monté sur le couvercle de l’induit.
- 393 291, 14 août 1908. — The Zone dynamo et motoii Patents C° Ld. — Perfectionnements aux machines dynamo-électriques. '
- 3g3 io5, 25 juillet 1908. — Siemens et Halske A. G.— Bobinage électrique à grand profil conducteur.
- 393 217, 11 août 1908. — Standard Varnish Works. — Composition isolante solide.
- 392 912, 3 août 1908. — C‘° POUR LA FABRICATION des compteurs et matériel d’usines a gaz. — Compteur d’électricité indicateur de consommation ma-xima.
- 393 148, 8 août 1908. — Roycouiit.— Dispositif de réglage par compression variable d’un milieu gazeux applicable aux détonateurs éclateurs oscillateurs électriques.
- 39I 292, 14 août 1908. — Von Lepel. — Producteur d’oscillations électriques rapides.
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- T. IV (2* Série). — N» 46.
- 39a 916, 3 août 1908. — Mauino et Richardson.
- — Perfectionnements apportés à la métallisation de surface de verre, de porcelaine, de céramique et autres surfaces analogues, en vue de permettre d’effectuer le dépôt d’un métal ou d’un alliage métallique, sur ces surfaces par voie électrolytique.
- 393 066, 6 juillet 1907. — Timar et von Dregkr.
- — Lampe à arc.
- 3g3 089, 18 juillet 1908. — Soc. Française d’incandescence par le gaz. (Système Auer). —Procédé de fabrication des lampes électriques à incandescence à filaments métalliques.
- 393 101, 5>./| juillet 1908. — Salmon. — Régulateur universel pour lampes à arc voltaïque.
- 3g3 216, 11 août 1908. — Storey. — Perfectionnements apportés aux appareils propres à éclairer les fours.
- 3g3 236, 12 août 1908. — Carbone-Licht-Gesel-lschaft m. b. II. — Lampe à arc avec aimant souffleur pour l’extinction de l’arc. ♦
- 392 881, ier août 1908. — Regina Bogenlampen-fabrik G. m. b. H. — Lampe à arc avec électrodes croisées.
- 393 116, 29 juillet 1908. — Schiessler. — Relais téléphonique.
- 3g3 241, 12 août 1908. — Pollak. =. Dispositif pour protéger les renforçateurs microphoniques contre les influences extérieures perturbatrices.
- 392 833, 16 juin 1908. — Mülleh. — Chronomètre permettant de limiter exactement la durée d’une conversation téléphonique.
- 392 872, 1e1' août 1908. — IIutton. — Perfectionnements dans les accessoires de transmetteurs téléphoniques.
- 392 8G1, 31 juillet 1908. — Soc. Alsacienne de constructions mécaniques. — Perfectionnements à la construction des machines dynamo-électriques.
- 392 904, 9 octobre 1908. — Schneider et Cie. — Inducteur pour alternateurs à grande vitesse.
- 392 926, 4 août 1908. —Ateliers Thomson-Hous-ton (an. Etabl. Postel-Vinay). — Perfectionnement à la fabrication des enroulements d’induits en court-circuit.
- 392 926, 4 août 1908. — Ateliers Thomson-Houston (an. Etabl. Postel-Vinay). — Perfectionnements à la construction des inducteurs de dynamos.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- Les résultats présentés le 29 septembre 1908 à l’assemblée des actionnaires de la Compagnie des
- Compteurs et matériel d’Usines à Gaz sont des plus brillants. La Compagnie des Compteurs se rattache à notre industrie, comme chacun sait, par la fabrication des appareils électriques : ampèremètres, voltmètres, etc. Notre revue a eu la douloureuse occasion, il y a peu de temps (’), de rendre hommage aux qualités très particulières d’ingéniosité d’un des collaborateurs de cette Compagnie pour cette branche, M. Eugène Meylan. Il a beaucoup contribué à sa mise au point et à son développement.
- Pour un capital-actions de 8 millions et obligations de 9 640 000 francs, les bénéfices nets s’élèvent à 4 g55 742 fr. 24 C’est donc un revenu net de plus de 29 % . II y a bien peu de Sociétés qui puissent présenter de pareils résultats. Et si, déduisant de ce chiffre la part des revenus, intérêts et amortissements des obligations qui sont des charges d’exploitation, nous proportionnons les bénéfices nets au capital-actions nous trouvons que, ces charges s’élevant à 629 65o francs, la Compagnie a réalisé cette année 4 426 092 fr. 24 de bénéfices nets, soit 55 % de son capital-actions. Sur ce total, le conseil a réservé 1 338 000 francs pour divers amortissements, réserves et fonds de prévoyance ; il semble s’ingénier très heureusement à justifier sa prudence en dotant tous les articles de l’inventaire de réserves qui se totalisent déjà au bilan par la somme de iG 894 962 fr. 95, sans compter les 510 5oo francs d’obligations amorties. La part des actionnaires est encore satisfaisante puisqu’ils reçoivent 85 francs par action ou 3o % de la valeur nominale de celle-ci. Ceux d’entre eux qui n’ont pas eu le talent d’être de la première heure reçoivent au cours actuel 4,5 % de leur capital; ils estimeront probablement que c’est trop peu. Mais que leur patience se laisse éprouver encore quelque peu et nous serions bien surpris qu’elle ne soit pas récompensée.
- La Compagnie des Compteurs ne borne pas son objet à la construction de ces appareils bien divers pour eau, gaz ou électricité qui sont maintenant à la base de tant de contrats ; elle s’est assurée cette année un brevet de fours à cornues verticales et à chambres qui a donné en Allemagne les meilleurs résultats et qui a procuré dès le début à la Société nouvelle une commande de 2 millions de francs. Ce procédé de construction serait appelé à se généraliser en France, parce qu’il répond mieux aux nécessités de l’exploitation moderne ; il assurerait ainsi la ré-
- (') La Lumière Electrique, tome III (2e série), p. 26.
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- numération certaine de la participation que la Société des Compteurs a apporté à la Compagnie générale de construction de fours. Le Conseil signale dans son rapport plusieurs manifestations importantes de l’activité de la Société : tels l’achèvement de la construction de l’usine de récupération des sous-produits pour les 140 fours à coke du système Ivoppers installés récemment par la Compagnie des Mines de Lens, la commande des travaux d’agrandissement de l’Usine du Landy appartenant à la Société du Gaz de Paris et l’installation en Italie de l’usine de récupération des fours à coke de la Société l’Elba. Au milieu de la crise qui pèse sur toutes les affaires, la Société des Compteurs est heureuse d’envisager l’année en cours comme devant lui apporter un chiffre d’affaires aussi important, sinon plus important que celui de l’année précédente, tant à cause des agrandissements de ses usines de Paris, de Marquise, de Milan, de Barcelone, de Leipzig que par suite de l’application des nouveaux régimes du gaz et de l’électricité à Paris, application qui augmentera la vente des compteurs.
- Ainsi, l’activité industrielle de la Société s’étend en France et à l’étranger d’une manière qui lui fait honneur, et plutôt que de s’en tenir à de vieilles formules qui menacent de faire disparaître leurs adeptes, elle adapte ses filiales aux nécessités de la législation étrangère. La succursale de Barcelone a été transformée en société en commandite simple pour réduire les charges fiscales qui pèsent dans ce pays sur les Sociétés anonymes et pour lui faciliter ses rapports avec les municipalités ou les compagnies chargées de l’exploitation des services publics. En Angleterre, pour éviter les fâcheux effets de la situation que menaçait de lui créer la nouvelle loi sur la validité des brevets pris par des étrangers, la Société des Compteurs a créé une filiale qui exploitera ses propres brevets. Cet accès de protectionnisme du ministère anglais aura pour effet, dans le cas particulier, de faire mieux connaître les produits de nos inventeurs et de faciliter leur diffusion.
- Nous avons donné plus haut le montant des réserves. Les immobilisations (immeubles. et outillage) tant à Paris qu’en province et à l’étranger se montent à 11 38o 841 fr. 82 ; le fonds de commerce est évalué 3 532 i53 fr. 54 el les titres en portefeuille représentent 4 b11 58(5 fr. 98. La curiosité des actionnaires en ce qui concerne ce dernier chapitre n’a pas lieu d’être très satisfaite, car le Conseil ne donne à son sujet aucun renseignement, sauf en ce qui concerne la Compagnie de construction des fours, comme il est
- noté ci-dessus. La quotité de la participation n’est cependant pas fixée. Quant à la valeur du fonds de commerce elle est contrebalancée au passif par une réserve pour amortissement de 1 680 361 fr. 9b qui peut donner confiance à ceux qui voudraient la discuter ; ajoutons que celte réserve est dotée à nouveau de 200 000 francs dans la répartition du solde des profits et pertes de l’exercice 1907-1-908.
- Enfin, nous aurons donné un aperçu complet sur cette affaire après avoir signalé la très forte situation de trésorerie qui résulte de la comparaison de ces deux chiffres : 4 174 335 fr. 32 de créditeurs en regard de i5 b35 889 fr. 88 de débiteurs divers, espèces en caisse ou chez les banquiers. Ce dernier chiffre fait abstraction des 8 119271 fr. 53 de marchandises en magasin et de 894 345 fr. b8 de coupons et obligations amorties en cours de paiement.
- L’examen des bilans de la Compagnie madrilène d’Eclairage et de chauffage par le gaz et de la Compagnie générale madrilène d’électricité permet d’envisager leur avenir sous un jour favorable. La première a pu, en cours d’exercice, augmenter la vente de ses produits, gaz et cokes, et se trouve en situations d’assurer le service de ses obligations 4 % ; la seconde, malgré la réduction de ses ventes due à l’interruption d’un contrat de fourniture important, déclare un solde créditeur du compte profits et pertes de 609 013 pesetas, qui lui permet de reprendre la distribution des intérêts statutaires, tout en amortissant les comptes de premier établissement de 249 000 pesetas. C’est grâce à la prospérité de cette dernière que la Compagnie madrilène d’éclairage voit relever sa situation financière, la première étant la filiale de la seconde. Il y a lieu de dire que l’actif des deux sociétés a subi à l’inventaire une diminution de valeur qui résulte des dépréciations que les conseils ont estimé avoir été subies par le matériel. L’actif de la Compagnie du gaz a été ramené d’une année à l’autre de 5i 149891 pesetas à 49671 150,97 pesetas ; et celui de la Compagnie madrilène d’électricité présente, par rapport à 190b, une diminution de 1 388 82.fi,44 pesetas. Ces dépréciations constituent de véritables amortissements, augmentés d’autre part par le jeu naturel du remboursement des obligations. En résumé, la situation des deux affaires s’améliore, et celle du gaz profitera de la prospérité de la Compagnie d’électricité qui lui verse l’intérêt à fi % de sa participation chiffrée à son bilan par fini 900,03 pesetas.
- Les Etablissements Adt, à Pont-à-Mousson, exploitent une branche d’industrie qui intéresse tout
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- particulièrement les électriciens ; ils fabriquent toutes pièces en matière isolante spéciale qui rentrent dans la construction des machines et des tableaux et dans les installations. Ils ont de plus installé une branche d’appareillage électrique qui leur promettrait de brillants résultats. Leur exercice 1907-1908 se solde en bénéfice brut par Si5 307 francs, en augmentation de 85 200 francs sur le précédent, et en bénéfice net par 207 723 francs en augmentation de 179 086. Ces résultats correspondent à un chiffre d’affaires de 2 n5 117 francs, supérieur de i63 698 francs à celui de l’exercice précédent. Le bénéfice net est sensiblement égal aux 10% du prix de vente, tandis que les frais généraux n’y entrent que pour 5 % . La répartition votée est la suivante :
- Amortissements.............. . ç>5 000
- Réserve légale................. 5 636,15
- Dividende 5 %................ 112 5oo
- Tantième et personnel......... 10 3o8
- Report à nouveau.............. 28 920,50
- Total............ 2Ô2 364,65
- Ce total tient compte du report de l’exercice précédent, d’où la différence avec le chiffre de bénéfices rappelé ci-dessus, 5o % environ de ces bénéfices sont consacrés aux réserves égalant presque la part des actionnaires ; on ne peut montrer plus de prudence et c’est le meilleur moyen de réserver à cette industrie les ressources nécessaires pour se transformer suivant les goûts du public et les nécessités de la construction qui exige chaque jour davantage des matières inertes mises à sa disposition pour résister aux tensions déplus en plus grandes mises en jeu dans l’industrie.
- Les valeurs de tramways ont fait preuve, la quinzaine précédente, aussi bien en Belgique qu’en France de plus de fermeté. Les cours se sont relevés
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- sur des publications de recettes en progression. Tous les réseaux de la Thomson-Houston sont en amélioration sensible, sauf celui de la Compagnie des Tramways de Bordeaux. La Compagnie générale parisienne de Tramways fait surtout preuve d’un meilleur rendement, puisqu’en neuf mois la plus-value de recettes est de 1 212 846 fr. 5o. La Compagnie générale française de Tramways est également en augmentation d’un million sur l’exercice dernier. Nous noterons en passant la nouvelle demande en concession du réseau municipal des Tramways de Paris, introduite par MM. Léon Francq, Favarou et Descubes qui ont fait valoir, paraît-il, les avantages que procureraient leur système, tant aux finances municipales qu’au public. Souhaitons-le, nous qui sommes sujets de nous plaindre à l’un et l’autre titre.
- La Société pyrénéenne d'Energie électrique proposerait, dit-on, à la prochaine Assemblée générale extraordinaire de ses actionnaires, l'augmentation de son capital-actions qui serait porté de G millions et demi à 12 millions et demi, et la création d’obligations à concurrence de 8 millions et demi. Les visées de cette Société sur les régions industrielles de Sud-Ouest nécessitent ces immobilisations.
- La Société électrique des Pyrénées, d’autre part, a réparti ses bénéfices de l’exercice de la façon suivante :
- Réserve légale..................... 678 26
- Provision pour frais de procès..... 3 346 40
- Amortissement des installations particulières .......................... 3o 000 »
- Amortissement de frais divers...... i5 000 »
- Report à nouveau................... 746 78
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Seine. — Est; déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramway entre la station de Suresnes-Longchamps du chemin de fer de l’Ouest et la limite du département. Cette ligne formera le prolongement du tramway de la Porte-Maillot (Paris) à Suresnes.
- Une enquête est ouverte du 5 novembre au 6 décembre 1908, à l’Hôlel-de-Ville de Paris, sur un projet relatif à
- la réorganisation du réseau de tramways de la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine.
- Roumanie. — La direction des chemins de fer de l’Etat roumain va mettre prochainement en adjudication la fourniture de 5oo wagons à marchandises.
- Turquie. — Un groupe de banques françaises assure, parait-il, les ressources nécessaires pour procéder à la
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- réorganisation des tramways de Constantinople, et construire des lignes nouvelles en attendant l’électrification.
- Etats-Unis — Nous extrayons de V « Industrie des Tramways et Chemins de fer » les renseignements suivants concernant l’extension des transports à New-York .
- Ccuxrci, qui jusqu’alors s’étaient surtout développés vers le nord, s’étendent maintenant de manière très accentuée dans les directions de Hoboken et Brooklyn. La partie la plus intéressante du nouveau réseau est le tunnel sous ITIudson. La première ligne partant de Hoboken, file en tunnel vers Morton Street à New-York et, de là, gagne vers le nord-ouest, les 6e et 190 avenues. La deuxième ligne, ouverte en septembre, va de Fullon Street, dans New-York, à Jersey. La troisième ligne en tunnel sur un mille et quart, réunit la station terminus de Jersey avec celle d’Hobokcn. La quatrième, enfin, est un embranchement qui va de Jersey City vers Newark.
- Le projet de tunnel sous l’Hudson date de 1878; il prévoyait l’emploi de la vapeur. Une société fut l'ondée qui, à très grand frais, construisit une partie du tunnel. Mais elle tomba bientôt en faillite, et les travaux furent arretés en 1880. Dix ans plus tard, une société anglaise «S. Pearson » reprit le plan primitif et poursuivit les travaux, mais elle échoua comme la première. Eiifiu, en 190a, les travaux recommencèrent sous l’impulsion de William Mc Adoo. L’exécution de tout le système représenta une dépense de 70 millious de dollars.
- La première des lignes susnommées est exploitée avec des trains de huit voitures ; la descente et la montée des voyageurs se font respectivement par les côtés opposés de la voiture. On a adopté comme principe absolu, de placer les stations dans les parties droites de la ligne pour éviter les ’ accidents qui peuvent résulter d’un intervalle trop considérable entre la voilure et le bord du quai. Tout le matériel des stations est incombustible, et la ventilation y est assurée par des appareils puissants. Le tunnel est fait en maçonnerie profilée ou — sur le plus grand parcours — en tube. Le diamètre intérieur du tube est d’environ 5 mètres, les rails sont à une hauteur, au-dessous de la surface de l’Hudson, variant de 19 à 28 mètres. La distance entre l’arète supérieure du tunnel et l’eau varie de 5 à mètres. La société admet que 76 % des voyageurs, qui aujourd’hui font le trajet par bateaux entre New-York et New-Jersey, emprunteront le tunnel. Or, le nombre des passagers, transportés au cours de l’année écoulée par les trois grandes Compagnies de transport par eau, a été : pour la Compagnie de Pcnsylvania, de 43 406 75o ; pour la Compagnie de l’Erié, de 19 718 4^5; et pour la Compagnie de Lacka-wanna, de 46 389 8a5.
- Si l’on songe que Manhattan et Brooklyn ont pris, depuis ces dernières années, une extension considérable, on s’explique que l’administration de New-York se soit aHachée à faciliter les -relations entre les deux
- agglomérations. U11 chiffre donnera, d'ailleurs, une idée du mouvement existant : la capacité des trains circulant entre les deux points est de 9 000 voyageurs par heure.
- Le Central News annonce que la Pensylvania Rail-road de New-York a traité avec la Westinghouse C°, pour l'électrification de la ligne de New-Jersey à Long Island Tunnel; le montant du contrat s’élève à 26 millions de francs,et comporte, entre autres, une commande de 100 locomotives électriques destinées à fournir une vitesse de 200 kilomètres à l’heure.
- Russie. — Le ministère des voies de comimmicalions demande à la Douma un crédit de 20 millions de roubles pour des commandes de matériel roulant pour les chemins de fer de l’Etat en 1909.
- Suisse. — La formation de la société « Elektriei-lalswerke des Kantons Zurich », est annoncée dans le <5 Schweiz-Handelssamtblatt » avec les dispositions suivantes : le canton de Zurich installe et exploite des entreprises électriques dont l’objet est la distribution à bon marché de l’énergie électrique ; il pourra aussi participer à d’autres installations et exploitations de même nature et fournir aussi l'énergie nécessaire.
- Les « Elektricilatswerke des Kantons Zürich » seront considérées comme une entreprise d’Etat indépendante et devront se suffire; mais elles pourront cependant obtenir des subventions pour faciliter leur développement. Dans tous les cas, ces subventions devront être remboursées sur les bénéfices. Les dépenses relatives à la constitution de la société, à la construction, à l’exploitation et à l’entretien de l’entreprise seront votées par le conseil cantonal. Les fonds seront fournis par l’Etat et comporteront un intérêt versé par le canton.
- Les « Elektricilatswerke des Kantons de Zürich » seront sous la surveillance du conseil cantonal auquel elles auront à communiquer leurs rapports et leurs comptes. Le Conseil d’administration comprend sept membres; le comité de direction se compose 'de trois membres du Conseil d’administration; le directeur technique est M. le prof. Water Wyssling.
- ÉCLAIRAGE
- Loiret. — Le Conseil municipal d’Olivel a reçu le 29 octobre un projet d’etablissement pour l’éclairage électrique de la commune. Ce projet comporte la création d’une usine à Saint-Hilaire-Sainl-Mesmin qui fournirait l’énergie électrique à un grand nombre de localités : Mareau, Cléry, Meung, Saint-Cyr-en-Val, La Ferlé, Sandillon, Jargcau, Saint-Denis. Chécy, Saint-Jean-de-Braye, etc.
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- Allemagne. — Le ministre des Finances vient d’établir, parait-il, un projet d’inpôt sur l’énergie électrique et le gaz; il serait de 5 % sur le prix de vente. Le Gouvernement aurait aussi l’intention de soumettre à l’approbation du Reichstag un impôt de o fr. io à o fr. 5o sur les lampes électriques, suivant leur puissance, et de o fr. 20 par unité sur les becs de gaz et les manchons à incandescence. Les charbons des lampes à arc seraient taxés de i fr. 25 par kilog.
- Les délégués des municipalités d’Allemagne, réunis en congrès à Berlin, ont décidé d’adresser une protestation énergique contre ces taxes nouvelles.
- Portugal — Dans le rapport sur l’éclairage de la ville de Lisbonne, présenté au Conseil municipal par la Commission d’éclairage, et du reste approuvé par le Conseil, nous constatons que Lisbonne possède actuellement 293 lampes électriques coûtant 447 997 fr. soit une moyenne annuelle de 1 5ag francs par lampe. L’éclairage du Campo-Grande exigeant 35 lampes, la Commission a obtenu le prix de 1 43o francs par lampe et par an, soit un total de 47^ 716 francs pour les 3i8 lampes électriques.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Etats-Unis. — Une Société, la « Southern Wireless Telegraph C°», vient d’être constituée au capital de 5 millions de francs, dans le but d’établir 19 stations de télégraphie sans fil dans les Etats d’Arkansas, de la Louisiane, de Mississipi et d’Oklahoma.
- Le Ministère de la Marine aux Etats-Unis étudie le projet d’établissement d’une station de télégraphie sans fil sur le sommet du monument de Washington; sa puissance lui permettrait de communiquer avec les bâtiments de guerre à une distance de 5 000 kilomètres.
- Angleterre. — L’A'lectrical Revietv de Londres annonce que M. Valdemar Poulsen fait ériger une [station radiotélégraphique en Irlande à l’effet de communiquer avec le Canada.
- Canada. — En présence des résultats obtenus par les stations radiotélégraphiques érigées au cap Lajo, à la pointe Grey, à Pachena, àEstevan et à Victoria, le gouvernement canadien a décidé l’installation de 4 nouvelles stations dans la Colombie britanique. L’une sera établie à Prince Rupert, sur la côte du Pacifique, la seconde au nord de l’ile Vancouver, la troisième dans l’île Maresby et la quatrième dans l’île Quenn Charlotte.
- D’autre part, la Compagnie « Inland Navigation C° » vient d’ordonner l’installation de postes radiotélégra-phiques sur tons ses navires.
- Belgique. — La première station de télégraphie sans fil en Belgique vient d’être établie à Nieuport.
- République Argentine. — La Revie tu of the River Plate annonce que le Sénat a approuvé le décret autorisant l'ouverture d’un crédit de 5oo 000 francs pour l’établissement de nouvelles lignes télégraphiques dans la province de Santa Fé, et de 40 millions pour le matériel roulant du « Central Northern Railway ».
- D’autre part une somme de 110 000 francs va être consacrée à l’installation de lignes télégraphiques dans la province de San-Jûan.
- DIVERS
- Allemagne. — Le docteur R. Biirner publie dans le « Zeitschrift des Mittel europâischer Motorwagenve-rcius » un travail considérable sur le marché automobile international en 1906 et 1907. Nous en tirons le tableau suivant dans lequel les sommes sont données en millions de francs.
- France.... Allemagne. Angleterre.
- Italie.....
- \
- Belgique . . Etats-Unis.
- ( Importation j Exportation i Importation | Exportation ( Importation ( Exportation i Importation ( Exportation \ Importation j Exportation \ Importation ( Exportation
- AUTOMOBILES CAMIONS BICYCLETTES PIÈCES TOTAUX
- ET POIDS LOURDS DETACHEES
- • — - — -
- 1900 1907 1906 1907 1900 1907 1906 1907 1906 1907
- 8,. 8,9 _ _ . __ 8,1 8,9
- i39,5 147,5 — — i,37 0,75 — — 140,8 148,2
- 21,7 o,/,o o,5o o,55 0,17 I ,OD 1,10 25,8 23,4
- •9>7 ia 4,7 5 4,2-5 1 ,60 1,65 3,7 5 7,5o 3o 9 5
- 63,5 53,1 1,25 I ,25 49»10 63,60 113,8 !,I 7,2
- 12,5. 21,8 — — 0,60 o,63 8,75 12,5o 9 I , 9 O ^ J J
- 10 8,2 — — — — — — 10 8,2
- 12,5 21,5 — — — — — — 12,5 21,5
- 1,2 1,5 — — — — 1,80 2,85 3 4,3
- 4.7 4,8 — — 1,8 1 ,95 4,5o 5,7 5 11,5 12,8
- 2.3 itr,6 — . — — 2,5 3,4 2.5,8 90
- 23 26,5 — — 3,3 22,6 30
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- On remarquera que les transactions de la France, l'Angleterre, la Belgique et les Etats-Unis sont négligeables pour les poids lourds et les pièces détachées. On voit aussi que l’Allemagne a été fortement touchée par la crise économique de 1907 et que son chiffre d’exportations a diminué, contrairement à ce qui a eu lieu dans la plupart des autres pays et particulièrement en France où l’exportation a passé de 141 millions en 1906 à 148 millions en 1907.
- Etats-Unis. — Un achat conditionnel de 4 millions de livres de cuivre effectué à New-York par des sociétés d’électricité à i3 3/4 cents, livrable en décembre et janvier, a été confirmé comme suite à l’élection de M. Taft.
- Hollande. — Une exposition aura lieu du i5 juillet au 8 août 1909 à Tilburg ; elle comprendra des sections d’électricité et de mécanique.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Compagnie Electromécanique Brown, Boveri et Cie, le Bourget.
- Das Verzasca-Werk.
- Société Anonyme Westinghouse, le Hâvre, Commutatrices Westinghouse.
- Lignes à suspension caténaire système Westinghouse.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de F Est. Jeumont.
- Bulletin mensuel, septembre 1908. — Application do la transmission électrique aux ateliers de construction.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Française d'Eclairage etd’Electricité. —Constituée le 28 juillet 1908. — Capital : 5oo 000 francs. — Siège social : i3, avenue de l’Opéra, Paris.
- Compagnie Générale Boulonnaise d’Electricité, — Capital : 3 000 000 francs. — Siège social : 47. ''ue de Bourgogne, Lille.
- Société Edmond Ughegyi et C'° (appareils électriques« American Electrical novelty Ever-Ready »). — Constituée le iur oelobiv îyo.f. — t-apilal : 26000 francs. —Siège social .
- i . l'U !’ I ’l M Ssi.lll I 1 i '• I * 1\‘) r i «v
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- stituée le 26 août 1908. — Capital: 92000 francs. — Siège social : 65, faubourg du Temple, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie générale de tramways de Buenos-Aires. — Le 21 novembre, 46, rue de Naples, à Bruxelles.
- Société pour l'exploitation des procédés de production de gaz industriels. — Le 24 novembre, 29, rue Claude-Velle-faux, à Paris.
- Société des Mines et Fonderies de Pontgibaud. — Le [3o novembre, 3, rue des Mathurins, à Paris.
- Maison Rousselle et Tournaire. — Le 27 novembre, 55, rue de Dunkerque, à Paris.
- Compagnie d’électricité de F Ouest-Parisien (Ouest-Lumière).
- — Le 27 novembre, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des tramways de Cambrai et de Saint-Quentin.
- — Le 18 novembre, 29, rue de Londres, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 25 novembre, à 11 heures, Sous-Secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de fils de cuivre (8 lots). Demandes d’admission avant le i5 novembre.
- Le 2 décembre, à 2 h. 1/2,Direction des Forges, 2, avenue de Saxe à Paris, fourniture de 700 000 kilogs de laiton en fil (i5 lots). Demandes'd’admission avant le 23 novembre.
- ESPAGNE
- Le 20 novembre, à Almazan (province de Soria), concession de l’éclairage électrique de la ville pour une période de dix années. Renseignements au Secrétariat de la Municipalité.
- BELGIQUE
- l,o 21 novembre, à 12 heures, à la Bourse do Bruxelles, lourmiure en 1909 de 16000 tonnes rails Yignoie
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N‘ 46.
- en acier du poids normal de 4oks65o par mètre courant ; minimum des offres à présenter : i ooo tonnés ; cautionnement : io francs par tonne. Soumissions recommandées le 21 novembre.
- Le 27 novembre, à 12 li. 1/4, à l’Hôtel de Ville, à Jiruxelles, fourniture de câbles et accessoires au service de l’électricité ; caul. 28 000 francs, cahier des charges : o fr. 5o. Soumissions ledit jour, avant 11 heures.
- ALLEMAGNE
- Le 23 novembre, à M. G. Hocheder, Kônigl. Kominis-silr und Baumeister, à Munich, établissement des installations d’éclairage électrique du ministère du trafic et du bureau central de la poste.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i01'janvier 1909, au Marklgememdevorsland, à Ho-pfgarlen (Tyrol), établissement d’une station centrale d’énergie.
- Le i5 novembre, à l’administration communale, à
- J Ohecse (Hongrie), établissement de l’éclairage électrique dans trois communes,
- PORTUGAL
- Le 23 novembre, direction des chemins de fer portugais à Lisbonne, fourniture de 1 5ook* d’antimoine en régule, 8oook& de plomb en barres, 4ook* d’étain en barres, 5 oook* d'étain en lingots, 4ook de zinc en barres.
- Pour tous renseignements s’adresser aux bureaux de la compagnie, 28, rue de Châteaudun, à Paris.
- AUSTRALIE
- Le 22 décembre, à M. le deputy postmaster General, à Melbourne, fourniture de matériel de téléphonie.
- NORVÈGE
- Le 16 décembre, aux chemins de fer de l’Etat norvégien, à Christiania, fourniture de 2 iook fil de fer galvanisé, 5 5oo isolateurs et 5oo supports pour isolateurs.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome IV (2* série).
- SAMEDI 21 NOVEMBRE 1908.
- Trentlèmejannée. —]N° 47
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- /&
- L'Eclairage: Electrique
- (rj.BiliUOTHEQUÉ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 225. —II. Teissier du Cros. Note sur l’emploi de l’aluminium dans les canalisations souterraines, p. 227. — II. Studer. La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingen des chemins de fer fédéraux suisses [suite), p. 232. — J.~L. Routin. Le réglage des groupes électrogènes (suite), p. 23G.
- Extraits des publications périodiques. — Essais de machines. Données pratiques sur l’emploi des turbines à vapeur, p. 239. — Télégraphie sans fil. Sur le fonctionnement des antennes par radiotélégraphie dirigée, J. Zenneck, p. 241. — Sur les avantages d’une haute fréquence d’étincelles en radiotélégraphie, L.-W. Austin, p. 242. — Brevets. Moteur synchrone monophasé auto-démarreur, Alexanderson, p. 243. — Moteur monophasé à collecteur, M. Latour, p. 243. — Bibliographie, p. 244. — Correspondance, p. 243. —Variétés. Nouvelles piles, p. 246. — Législation. Chronique, p. 247. — Chronique industrielle et financière. Notes industrielles. Condenseurs capillaires Lawrence à surface, p. 249. — Chronique financière, p. 252. — Renseignements commerciaux, p. 254. — Adjudications, p. 23G.
- ÉDITORIAL
- L’isolant employé pat* les constructeurs dans la fabrication des câbles est constitué par des couches de papier imprégnées d’une matière spéciale. Cet isolant possède une tension de rupture déterminée et la tension maxima est fixée par le coefficient de sécurité qu’il faut employer, et la nature môme de l’igolant. Dans les conditions actuelles de la fabrication des câbles armés, y a-t-il des cas où l’on aurait avantage à remplacer le cuivre par un autre métal ? tel est le problème que tâche de préciser M. Teissier du Cros dans sa note sur l'emploi de Valuminium dans les canalisations souterraines. Si on se fixe le voltage de service, remplacer le cuivre par de l’aluminium conduit à augmenter le rayon du conducteur, et, dès lors, le prix du câble
- ne pourra diminuer sensiblement que si l’on peut réduire l’épaisseur de l’isolant. Une pareille substitution ne serait pas compatible avec le courant alternatif, sauf le cas où il y aurait compensation entre l’économie apportée par l’aluminium et l’augmentation de dépenses entraînée par le poids plus grand de l’isolant, car on sait que si l’on ne veut pas augmenter la capacité du câble, en augmentant le rayon du conducteur, il faut augmenter en même temps l’épaisseur du diélectrique. M. Teissier du Cros examine donc le cas du courant continu et il est conduit aux conclusions suivantes : Actuellement, l’économie apportée par l’emploi de l’aluminium est d’environ a 5 %. Partant de cette dopqée, il existe des cas de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série).—N»47.
- transport de force, par système-série continu par exemple, où l’on peut réaliser dès à présent une économie par substitution de l’aluminium au cuivre, mais pour cela, il faut que la puissance transportée soit très grande et que la distance de transport soit, elle aussi, considérable. D’autre part, les calculs auxquels a été conduit l’auteur donnent une solution pratique et rationnelle de la détermination du voltage le plus économique dans les transports d’énergie qu’il a eue à examiner.
- Nous avons commencé dans notre dernier numéro l’étude complète de la traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingen, des Chemins de fer fédéraux suisses. Après quelques généralités, nous continuons cette étude par la description des systèmes de prise de courant. La ligne en comporte deux. Nous commençons par la prise de courant par antenne Oerlikoh.
- Après avoir étudié le réglage de la vitesse à flux constant dans les groupes électrogènes, M. J.-L. Routin entreprend l'étude du réglage de la tension à vitesse constante et ici encore, il se propose de poursuivre cette étude ’ ’ ux manières, d’abord gra-
- phiquement, malytiquement. Nous donnons aujourd’ii. l’étude graphique. Il est intéressant de considérer ici les lignes de régime qui représentent pour une charge donnée les tensions de régime en fonction des positions du levier du rhéostat d’excitation. Après avoir mis en évidence que le rôle de la self-induction dans le réglage de la tension est toujours nuisible, l’auteur généralise la considération des cycles de Léauté et il est conduit à certaines conclusions : toute diminution du retard dû à la self-induction du circuit inducteur facilite le réglage ; ce qui rend avantageux l’introduc-lionsd’une résistance ohmique dans le circuit inducteur. Le réglage sera également facilité en disposant le rhéostat commandé automa-
- tiquement, de manière que les variatioils du courant d’excitation soient comprises entre le courant maximum de pleine charge et le courant minimum de marche à vide.
- Un ingénieur ayant adressé un questionnaire à aoo administrations d’usines utilisant des turbines à vapeur pour la commande des dynamos, a reçu un assez grand nombre de réponses dont la conclusion générale qui se dégage semble indiquer une très grande satisfaction de la part de ces exploitants. M. Muller, l’ingénieur en question, a réparti les turbines sur lesquelles il a pu obtenir des renseignements en 5 groupes, suivant la puissance des machines, et il donne sur chaque groupe des renseignements intéressants sur les caractéristiques de ces groupes, leur installation, leur consommation en vapeur et en huile, sur leur entretien'et les réparations dont ils ont pu faire l’objet.
- A propos du fonctionnement des antennes pour radiotélégraphie dirigée, M.-J. Zen neck explique les propriétés directrices de l’antenne coudée d’une façon assez facile, en admettant que le sol présente une non-conductibilité parfaite, et il estime qu’on pourrait expliquer de la même manière les propriétés directrices des systèmes autres que l’antenne coudée de Marconi, bien que la complexité du problème semble écarter pour l’instant la possibilité d’une théorie mathématique. Toujours au sujet de la radiotélégraphie, M. Austin indique les avantages d’une haute fréquence d’étincelles en radiotélégraphie.
- Les autorisations de voirie doivent-elles être enregistrées ? L’administration de l’enregistrement, dit M. Paul Bougault, préfère parfois, en pareille matière, procéder par affirmation plutôt que par raisonnement. Cette théorie paraît à notre collaborateur discutable, et il en expose les raisons.
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- NOTE SUR L’EMPLOI DE L’ALUMINIUM
- DANS LES CANALISATIONS SOUTERRAINES
- Si Ton considère un câble formé d’un conducteur cylindrique de rayon r, séparé du plomb de protection qui lui est concentrique par un isolant homogène d'épaisseur a, si Y, et V2 sont les voltages respectifs du conducteur et du plomb, le voltage Væ en un point situé à une distance /• -(- x de Taxe est
- V* = VS + V.
- log
- /• -J- a r + .r
- log
- r -f- a
- La tension en ce point est
- ï==rfV*= V, - V, I
- d. v v -4— ci —I— i ‘
- log ---
- Cette tension est maxima pour x — o, c’est-à-dire au contact du conducteur et sa valeur est en posant Vt — V2 = U.
- T =
- U
- /•log
- r -j- a
- Partant de cette expression, MM. Russel, de Marchena, ont déduit que, pour un voltage de service et une épaisseur du câble sous plomb donnés, la valeur minima de cette tension a lieu lorsque
- ce qui donne
- On en peut conclure qu’en faisant varier ce rapport jusqu’à lui assurer la valeur i 718, on augmentera le coefficient de sécurité du câble; on le diminuera en diminuant le nombre des fils de câblage; 011 l’augmentera en augmentant ce
- d T dr
- = 1,718.
- nombre, ou bien en câblant le conducteur autour d’une âme en chanvre, ou bien encore en remplaçant le cuivre par de l’aluminium qui, pour une même puissance transmise,offre une section plus considérable que lui.
- Il est d’autant plus important de s’approcher le plus possible des valeurs de r et de a correspondant à la tension minima, que la fatigue du diélectrique croît comme le carré du champ T.
- Examinons la question à un autre point de vue :
- L’isolant employé par les constructeurs est constitué par des couches de papier imprégné d’une matière spéciale; cet isolant possède une tension de rupture déterminée. La tension T est donc fixée par le coefficient de sécurité à employer et la nature même de l’isolant, et doit demeurer constant.
- Dans les conditions actuelles de la fabrication des câbles armés, y a-t-il des cas où Ton aurait avantage à remplacer le cuivre par un autre métal ?
- Si nous nous fixons le voltage de service et par suite la valeur U de la différence de potentiel entre conducteur et plomb, remplacer le cuivre par de l’aluminium conduit à augmenter le rayon du conducteur; le prix'du câble ne pourra diminuer sensiblement que si Ton peut réduire l’épaisseur de l’isolant. Une pareille substitution n’est pas compatible avec l’emploi du courant alternatif, sauf le cas où le prix du conducteur est élevé par rapport au prix total du câble et où,par suite, l’économie provenant de l’emploi de l’aluminium compense l’augmentation de dépenses provenant du fait du poids plus considérable des isolants.
- Il exige en effet, si Ton ne veut pas augmenter la capacité du câble, que l’épaisseur du diélectrique croisse en même temps que le rayon du conducteur.
- Reste donc l’emploi du courant continu ; examinons le cas simple où le câble est formé de la façon que nous avons indiquée plus haut.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 47.
- Reprenons la valeur T
- T —
- U
- /• + //• rJo
- v ü r
- Si 1 on pose K,
- l’on en déduit :
- a
- Eludions la variation de. la somme a -f- /*.
- a -f- / = y = ver
- dy
- 77
- K
- <" \ ï
- La dérivée s’annule pour/• = K et la fonction est représentée parla courbe à minima (fig. a).
- Nous figurons cette courbe asymptote à r = o et i\ a = K (J) (fig. i).
- CL
- (*) Si le voltage Y est multiplié par un coefficient m ol devient ni U, l’épaisseur d’isolant doit augmenter dans le rapport
- »jK
- e r — i
- En particulier, ce rapport subsiste si l’on prend pour T la tension de claquage, rupture de l’isolant.
- Or, dans une communication faite au Congrès de Marseille, il a été présenté des résultats d’essais ; d’après ces essais, pour un mèmeyollagc efficace déterminant le claquage, le rapport des épaisseurs d’isolant dans remploi du courant alternatif et du courant continu n’était pas
- ainsi qu’on l’auraiL pensé, mais bien plus considérable, pouvant atteindre a,5.
- Ce résultat s’explique aisément si l’on se rend compte
- que ce ne sont pas les voltages maxima U pour le courant alternatif et U pour le courant continu qui déterminent le claquage d'un cable, mais bien les tensions maxima T que nous avons déterminées. Or il est clair que le rapport
- y»ic
- e~~r --- ,
- K
- s er — ï
- peut atteindre une valeur supérieure à \j puisque l’expo-iientielle croît plus vite que le nombre,
- Fig. a.
- Cherchons quelle est la limite maxima que peut atteindre le rayon /• pour que l’alu minium puisse remplacer le cuivre dans un câble armé. Le prix de ce câble comprend : i° Le prix du conducteur de la Forme fl/1-; a° Celui de Fisolemenl y a (a /• a) ; o" Celui du plomb dont l’épaisseur croît proportionnellement à a -(- ry soit 8 (a -f- r)2;
- 4" Celui des filins et feuillards d’acier d’épaisseur constante, de la forme e {a —/*) —|— Ç
- P = |3 r2 -)- y^ (,J- + <t) -f- o [a -J- 7'Y -f~ £ (*? ~{~ /*) + C
- h ce jou r, Fou a :
- P =
- = >,
- = 50» 7-
- En prenant comme rapport du rayon de conducteur câblé au rayon de conducteur compact la valeur :
- o- — i,i5.
- Si l’on remplace le cuivre par de raluminium,
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- en conservant le même nombre de fils au câblage, le rayon de conducteur devient a r
- a ==: i ,35
- Le prix du conducteur seul devient (i—p) fi/'2 en désignant par p l’économie réalisée par l’emploi de ce métal (environ •>,r> % à ce jour).
- En remplaçantæ par sa valeur en fonction de/', on avait
- P = fi/'2 -)- y/'2 |« '" — 1 ! + 3/,2c ' + */•/."' -(- Z. Le prix du câble en aluminium est
- r 2K 1 2K !v
- ]*'=(!—//)fi/'i-j-Ya:i/ ‘I<;ar—1 \-\-ov.'1 r'-<’ar
- Pour que l’aluminium soit avantageux, il faut que
- P' P.
- En écrivant cette condition, remplaçant les lettres par leur valeur et posant
- K
- /, —P
- on a :
- K X 43,7 ])^KX6,i [(i ,35)2el':i3 — e20J
- r — 1
- -f- r>r>,7 G [1 ,35 e1’35 — e» | — ->.,(>7 X K
- cette relation complexe fixe une valeur pour 0.
- Voyons, par exemple, à quelles conditions on peut avoir
- G o,5.
- dp
- Lorsque G est compris entre o et 1, — est négatif.
- 11 faut donc que p soit plus grand qu’une quantité donnée que Ton trouve être égale à
- 20
- p ^ 0,19 + jv X o,3i.
- Actuellement l’économie du fait de 1 emploi de l’aluminium est d’environ 2IS % . Si on remplace
- p par o,ar>, l’inégalité est satisfaite'à la condition que
- K ^
- o,31
- 0,30 — 0,19
- soit K ^ 5 environ,
- U
- ou bien, en remplaçant K par sa valeur —,
- U ^ 5 T.
- Si V est la lension de service on a :
- V
- U , si le milieu des génératrices est à la lerrc,
- U -- V dans le cas contraire.
- Plaçons-nous dans cette deuxième hypothèse. Vous voyons alors que, à une limite inférieure 5T de la tension de service, correspond une limite supérieure du rayon de conducteur qui est
- K . a V —, soit —, o, > I
- Dans cette hypothèse de G o,5, nous avons trouvé que la lension de service devait être supérieure à un minimum égal à 5T; mais cette tension a également une limite supérieure déterminée |>ar le diamètre maximum que peut avoir le câble sous plomb; si ce diamètre excède 70"1"1 par exemple, les manipulations au cours de la fabrication et la pose deviennent très délicates.
- _ K
- Le diamètre sous plomb est a -j- / =r re r. Lorsque l’on emploie de l’aluminium, c’est
- je
- cu ear qui doit être inférieur à 70 m,n. Cette condition sera remplie à fortiori si on donne à / sa valeur inaxima2 K. Il faut donc que
- 2 a K e2* <Cf 70.
- En remplaçant a par sa valeur 1,35,
- r V k par -,
- on trouve que la condition est V < 18 T,
- elle est parfaitement compatible avec la précédente.
- Enfin, pour des raisons d’ordre mécanique, il
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2« Série). — N°47.
- importe que l’épaisseur du diélectrique ne soit pas trop faible en raison des efforts au cours des manipulations du câble ou de la pose.
- Or, la courbe montre que cette épaisseur mini-ma pour une tension donnée U est a — K.
- Si l’on ne veut pas que a soit inferieur à
- par exemple, il faut que ~ > x,5,
- soit
- V> i,5T,
- condition parfaitement remplie dans le cas que nous examinons actuellement.
- Jusqu’ici nous avons étudié le problème en fonction du voltage de service.
- Pratiquement, il n’en est pas ainsi ; les données d’un transport de force sont la puissance à transmettre W, la longueur de la ligne l et la perte admissible en ligne n % .
- Existe-t-il un voltage correspondant à une économie maxima pour la canalisation souterraine en courant continu — et, si le voltage existe, est-il possible de remplacer le cuivre par de l’aluminium ; autrement dit, ce voltage est-il compris dans les limites que nous avons indiquées plus haut ?
- Telles sont les questions à examiner :
- En premier lieu, le voltage le plus économique.
- Si on compte W en watts et l en mètres, la section de cuivre est
- ioo X 0,018 X AV
- ^TV2 ’
- soit
- pV = X en posï
- anl X — y/-
- oo X o,oi 8 X / X W
- %n
- , , , r ,,, , aX
- comme p est égal a -, on al égalitér— r^.
- Reprenons le prix du câble
- P — p r- + Y a (a /• -{- a) + b (a -f- >y2 -f- s (a + /')-)- Ç,
- i i <*X
- remplaçons r par sa valeur et a par
- on a
- a2X2 o2X2r 1 a2).2 !X! „x -Il
- P=P vT+ï vrl-eT<r>-IJ+s-vreT<îX+£veTff>+!:-
- Posons
- i /ToX
- ^V—
- p=^^>+^+s)--+;V^T+‘-
- En prenant la dérivée par rapport à p. on trouve
- g2 d P
- çkd lJ‘ T
- a . /aaX.. , , .
- -y y[P-T-lï + °)
- (i*2-<)]
- + ee2 (f-2 —
- dP ,
- d\y.
- s’annule pour une valeur comprise évidem-
- ment entre les racines des équations :
- p.2 — 1=0
- et
- p — Y — (y + Sjel^p.2 •— x) == o,
- soit, en remplaçant les coefficients par leur valeur, entre deux quantités qui sont
- p. = i
- p. = i,39.
- Par cette valeur p„ de p. le prix est minimum et le voltage le plus économique est :
- v t /ToX
- V = 1,-*V'~
- Pour cette valeur du voltage, avons-nous avantage à remplacer le cuivre par de l'aluminium ? Oui, si le rayon de conducteur corrcspon-
- i i • K . V
- danl. r est plus petit que —, soit ,jr^.
- V
- r< T?
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- ak
- ou, en remplaçant /• par sa valeur ^ si
- «•<FV soit v»>™x.o,
- V Tô’ 2
- or
- V*
- T7k'
- •i
- La condition est donc p.1 2 > a 0.
- Comme la valeur minima de p. est i, cette condition est en tous cas remplie si Ton a0^ -, soit
- 1 ‘2
- O^o, 5.
- C’est rhypotlièscque]nous avons examinée plus haut, et nous avons vu qu’elle est actuellement remplie si l’on a
- Y^5T,
- inégalité satisfaite si
- ce qui, écrit en fonction des données, revient à
- L’économie réalisée sera encor».plus considérable si, au lieu de prendre'comme voltage celui qui correspond au prix minimum avec l’emploi de cuivre, on prend celui qui correspond au prix minimum avec emploi de raluminium.
- Ce nouveau voltage est p/
- n i/Ta}J ,*t/T*X i
- Ur y —-— est a y comme les racines
- quatrièmes des résistivités de raluminium et du cuivre.
- D’autre part, p/ est compris entre i et un chiffre inférieur à 1,39.
- On en peut donc conclure que ces voltages sont très voisins*
- En définitive, lorsque la force sera transportée par courant continu système Thury, il existe des cas, dès aujourd'hui, où l’on réalisera, par substitution de l’aluminium au cuivre une^économie sur la solution la moins onéreuse.
- Les cas sont ceux d’une forte puissance transmise à très grande distance.
- Ils sont, pour le plus grand nombre, encadrés par les inégalités suivantes :
- 3»3Tg ^ WL ^ 277T2 (>) 1 000 n 1000
- WL ^ 3,3T2 n 1000
- si un des pôles peut être mis à la terre;
- en comptant W en kilowatts,
- L en kilomètres.
- Si le milieu des génératrices était à la terre
- U=X
- •2
- la condition serait
- WLX 4 X 3,3 Ta
- ti 1000
- 13/2T2 ^ WL ^ t 108T2 (*)
- 1000 n 1000
- si le milieu des génératrices est à la terre.
- IL Teïssieiî du Cnos,
- Ingénieur E. P. et E. M., Ingénieur à La Canalisation Electrique, (Anciens établissements G. et H.-B. de la Matlie).
- Comme T n’excède pas la valeur de quelques milliers, l’on se rend compte que l’on se trouve dans des conditions réalisables pratiquement aujourd’hui (transport de force à grande distance par le système Thury).
- 1 /
- () La deuxième partie de P inégalité est la transcription de la condition de dimensions Y < 18 T en prenant
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2® Série). — N° 47.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE DE SEEBACH-WETTINGEN .(Suite) (>).
- a) Prise de courant par antenne Osrlikon. —
- L’organe de prise de courant est monté sur la toiture (le la locomotive ou de la voiture motrice. 11 se compose d’un tube Mannesman légèrement arqué, avec garniture interchangeable formant frotteur. L’antenne est orientée transversalement par rappoi’t à l’axe de la voie et peut se déplacer dans tous les sens autour d’un axe qui est lui-même mobile grâce au parallélogramme articulé sur lequel il est fixé. Le pivot est soigneusement isolé de son support. La pression du frotteur sur le fil de travail est obtenue par des ressorts. On voit, dans la figure f>, l’étendue du champ dans
- T
- —!.. L
- i—..< 4 « '
- j L Konlaktflëche bei zoomm Durchhang
- Fig. 5. —Antenne de prise de courant Oerlikon, dans ses différentes positions. Echelle i : 5o.
- lequel peut se déplacer le fil de travail, tout en restant accessible à l’organe frotteur, île sorte que le courant peut être pris sur la face supérieure du lil de travail (pos. 1), obliquement (pus. Il), de côté (pos. III), obliquement en dessous (pos. IV), ou sur la face inférieure du fil de travail (pos. V) comme par l’archet Siemens. Les positions I, Jll et V sont adoptées en voie normale. Les positions II et IV sont des positions de tran-sitionf Le système articulé peut se déplacer à la
- main ou par une commande pneumatique, d’une de ses positions extrêmes à l’autre. Ordinairement le parallélogramme est dans sa position la plus écartée de l’axe de la locomotive, et le fil de travail est posé sur le côté de la voie, en longeant celle-ci, ce qui est la disposition la plus commode pour le montage, l’entretien et la réfection de la ligne. En cas de rétrécissement du profil de la voie, l’organe de prise de courant est ramené vers l’axe de la locomotive, soit à la main, ou directement par commande pneumatique, soit automatiquement, par commande pneumatique ou électro-pneumatique. En général, la position la plus centrale du support articulé n’est nécessaire que pour la ligne extérieure, dans un tunnel à double voie. Dans une installation récente, au chemin de fer à voie étroite Locarno. Bignasco, on a pu supprimer le support articulé en fixant le pivot dans sa position moyenne et en allongeant un peu l’archet.
- Le fil de contact a été monté dans toutes les positions possibles, afin d’éprouver le fonctionnement de l’organe de prise de courant dans tous les cas qui peuvent se présenter. Le conducteur est formé par un fil de cuivre de 5omm2 de section, soit de 8mm de diamètre. La suspension est en partie rigide, en partie élastique.
- La station de Seebach, dans son développement initial, est équipée de chevalets en treillis métallique, supportant les fils de ligne au moyen d’une suspension caténaire simple, la portée maxima étant de Go"1. Le fil porteur est en acier de ()'u,n de diamètre : les fils de suspension verticaux sont distants de 7“ les uns des autres. Le fil de travail est à une hauteur de 5m au-dessus des rails et correspond à la position V du frotteur, qui prend le courant par la lace inférieure du fil. Les voies de garage équipées électriquemsnt peuvent être mises séparément hors-circuit; il en sera de meme des nouvelles voies en construction.
- Le premier agrandissement de la station fut l’adjonction d’une nouvelle voie principale (IV). On renonça à employer, cette fois, les chevalets en treillis et la suspension caténaire, et l’on se
- (‘) VoirLa Lumière Electrique,tome IV (2e série) p. 170.
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- contenta de la suspension simple aux montants des chevalets métalliques et à des mats intermédiaires formés de rails ordinaires. La station est traversée par une passerelle pour piétons. La passerelle a été entourée d’une armature en treillis métalliques, qui met les fils à l’abri de tout contact insolite.
- La deuxième transformation de la station de Seebach, avec la construction d’une remise pour les locomotives électriques, entraînait la construction d’un réseau de conducteurs proprement dit, au lieu d’un seul fil de travail. On a employé ici des poteaux en bois et des fils tendeurs transversaux montés par paires et isolés. Le fil de contact est fixé sur des anneaux isolants et le courant est pris sur sa lace inférieure. Les lignes de remisage sont isolées du réseau de la station par un arc monté sur deux isolateurs, avec fil de guide dans l’intervalle. Ce parcours qui s’effectue sans courant est un peu plus long que l’écartement maximum entre les deux antennes de la locomotive, de sorte qu’aucun court-circuit n’est à craindre lors de l’entrée d’une locomotive dans la remise si les fils posés dans la remise sont hors-circuit et mis à la terre.
- Peu après la sortie de la station de Seebach, la voie et la ligne électrique passent sous un pont. La prise de courant se fait ici sur la face supérieure du fil, contrairement au dispositif adopté au croisement de la passerelle de la station même. La protection des conducteurs contre des contacts insolites est assurée ici par une
- Fig. 6.
- toiture en tôle fixée très simplement. Dans les sections beebach-Alloltern et AiToltern-Reecns-
- n
- dorf, en voie libre, les conducteurs sont fixés tantôt directement aux mats, tantôt à des consoles de petite dimension. Dans la première
- partie, qui est la plus ancienne, les isolateurs sont fixés à la partie supérieure du poteau, et le fil de travail y est rattaché soit d’une manière fixe (lig. fi), soit par une liaison élastique (üg. 7).
- ... t
- La prise de courant se fait sur le fil (pos. I de l’archet). Comme la hauteur du fil au-dessus de la voie n’est que de 4m,5, on put employer des rails hors d’usage en guise de poteaux. Pour des passages à niveau, ou d’autres cas où cela semblerait nécessaire, on peut poser deux fils de ligne parallèle, reliés l’un à l’autre par un certain nombre de brins; en cas de rupture d’un des deux fils, on évite ainsi la chute de celui-ci sur le sol.
- Le passage d’une section du fil de ligne a une autre se fait d’une façon fort simple ; l’extrémité du fil est conduite vers le mât suivant comme 011 le ferait vers un isolateur de terminus de ligne, tandis que le fil nouveau, commençant au mât précédent, sert déjà de fil de travail a partir de ce mât et est suspendu en conséquence. Il est des cas, par exemple au croisement de passages très fréquentés, où la ligne reste normalement hors-circuit sur une longueur plus ou moins grande et n’est mise sous tension qu’a l’approche d’un train; ceci se fait par l’actionne-ment d’un interrupteur ad hoc manœuvré soit par le garde-barrière, soit automatiquement par un enclenchement avec la barrière de fermeture du passage à niveau. La partie du fil de contact ainsi intercalée est indépendante de la ligne de travail proprement dite qui, sur cette longueur, est reportée plus haut.
- Aux passages à niveau de moindre importance, ce dispositif n’est pas nécessaire. 11 suffit d’employer les modes de protection ordinaires, consistant ici en fortes constructions en fer.
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- Le fil de travail est disposé, sur une grande longueur, pour la prisa de courant latéral, dans la position 111 ce l’anlcnnc, celle-ci étant. donc verticale (lig. 8). Celle position du (il de travail offre l’avanlage que la flèche de suspension du conducteur csl sans influence sur le fonctionnement )de l'antenne, même aux grandes vitesses. Dans ce mode de suspension, la hauteur du fil de travail au-dessus du niveau des rails est d’eu-Celte hauteur
- sure tic précautions spéciales.
- tant que stations intermédiaires, ne peuvent être
- Fig". 8. — Fixation du fil pour prise de courant latérale.
- Les stations d’AIToltern et de Regensdorf sont munies du même type de suspension latérale. La suspension par fils transversaux est du même type que celle de la remise de la station de Scebach, seulement le fil de contact, au lieu d’être rattaché à des anneaux de suspension, est suspendu ici au moyen de crochets en forme d’U à branches inégales.
- Aux points de bifurcation, si l’on ne veut pas abaisser le fil de contact et opérer la prise de courant par1 le dessous, il faut employer des aiguillages proprement dits, avec suspension spéciale du conducteur. Les fils de suspension transversaux, distants d’environ 35'“ en voie normale, devront dans ce cas être plus rapprochés.
- Les stations d’Alîoltern et de Regensdorf sont équipées de lignes tic travail complètes, cl, en
- 77-^7'ér: >777777 '
- Fig. (j. — Interrupteur à antennes avec signal. 1 : v/). mises hors-circuit qu'en bloc, aussi bien de la
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- ligne de travail que de la ligne auxiliaire.
- La mise hors-eireuit de sections rie ligne, de stations, ete., se l'ait au moyen d'interrupteurs de sectionnement à antennes, montés sur poteaux en 1er et actionnés par une manivelle et un câble de renvoi (lig. y). Dans les slalions, ces manivelles sont réunies dans un menu; poste avec les leviers de signaux eL d’aiguillages; afin de se rendre toujours clairement compte de la position de l'interrupteur, celui-ci est relié à une palette de signal, et, la nuit, à un signal lumineux. Pour la coupure de section en voie libre, aux passages à niveau par exemple, les palettes de sémaphore reliées aux interrupteurs sont montées sur des mâts spéciaux el servent d’indicateurs aux conducteurs de trains.
- d’acier monté sur de petits isolateurs, est menée tout le long de la ligne de prise de courant par antenne Oerlikon, sur les mêmes poteaux que celle-ci. Le conducteur d’acier esL relié par des fusibles à toutes les tiges des isolateurs de la ligue principale, et, dans la centrale, il est mis a la terre avec interposition d’une bobine magnéto électrique. Si un courant traverse les spires de l’éleclro-aimant, celui-ci agit comme relais, et, par un mécanisme très simple, déconnecte la ligne, principale. S’il y a donc un défaut quelconque à un isolateur de ligne, un courant dérivé l>asse par le fusible et gagne la ligue de déconnexion et la terni, en faisanL ainsi fonctionner le relais (pii met la ligne hors-circuit. Le passage du courant dans le fusible détermine la disloca-
- » * .........
- tqp
- ! Là
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- Fig. io. — Isolateur i\ limite tension.
- Les isolateurs (fig. io) employés le long de la ligne comme support du fil de contact sont d’«« seul modelé. Ils sont fixés sur la tige par un serrage d’étoupe, et.munis de capuchons en fonte pour le maintien du (il de contact. Ordinairement la bride d’attache du fil ou le (il d’amarrage sont directement vissés au capuchon d’attache. Si le (il de contact doit être reporté à une certaine distance du poteau, on fait usage d’une console en tubeaga/., lixée, avec son lendcur, surdons isolateurs.
- Une ligne, qu’on pourrait appeler figue de connexion, constituée par un conducteur en (il
- lion de la cartouche, dont les deux extrémités détachées sont facilement reconnaissables, ce qui permet, par une simple inspection de la ligne, de localiser immédiatement le défaut d’isolement. On peut aussi appliquer ce dispositif à des sections de la ligne; il agit alors sur l’interrupteur (Ie sectionnement de la ligne partielle, qui coupe le courant du (il de travail, mais non celui du feeder monté parallèlement à celui-ci, et cpii assure l’alimentation des autres sections. Malgré !a baille tension deir> ooo volts, admise dans celle ligne, l'expérience l’aile avec ces isolaleurs el ces dispositifs en général a été couronnée de succès
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- Si l’on fait abstration de quelques défauts d’isolement qui se sont manifestés à des isolateurs très peu de temps après leur placement, ce qui fait supposer que ces isolateurs avaient été détériorés par le montage même, on peut dire que les cas de perturbations dues à l’isolement proprement dit se réduisent à deux. ,
- Le premier défaut d’isolement se produisit le 3o juin i()<)5 sur la ligne de raccordement entre les Ateliers d’Oerlikonetla station de Seebach, tandis que le second, survenu le 5 juin 1907, était du à une interruption de sectionnement à la sortie de la station d’Aiïbltern.
- (A suivre.) . Hugo Studeh.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Suite) (‘)
- ETUDE GRAPHIQUE DU RÉGLAGE DE LA TENSION A VITESSE CONSTANTE
- LIGNES DE RÉGIME ET CARACTÉRISTIQUES
- Dans l’étude graphique du réglage de la tension à vitesse constante, il est intéressant de considérer les « lignes de régime » qui représentent, pour une charge donnée, les tensions de régime en fonction des positions du levier du rhéostat d’excitation.
- La configuration de ces courbes dépend évidemment de la construction du rhéostat et du fonctionnement de l’excitatrice. En particulier, si Ton suppose qu’en régime permanent le courant d’excitation soit fonction linéaire du déplacement du levier du rhéostat, les lignes de régime se confondent avec les « caractéristiques ». Nous supposerons toujours cette condition remplie.
- Il n’est pas possible d’établir une formule générale donnant les caractéristiques, mais on en obtient très facilement le tracé dans chaque cas particulier, soit par voie expérimentale, soit en se reportant aux calculs d’établissement du générateur considéré.
- Les caractéristiques à différentes charges (voir lig. 3i) ont l’allure générale des lignes de régime précédemment envisagées dans l’élude graphique
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome fil (2e série), p. 389, et tonie IV, p. 12, 3g, 107, i34et jo3.
- du réglage de la vitesse (voir lig. iG); toutefois le faisceau de ces lignes est en général plus resserré; c’est ainsi qu’en passant brusquement (à vitesse et excitation constantes) de pleine charge à charge nulle, l’élévation de tension 11e dépasserait qu’cxceptionnelleinent 20 % , tandis que l’écart
- Fig.^i.
- de vitesse, à admission constante, pourrait, pour la même variation de charge, atteindre assez faci lement 80 % .
- Lorsque le générateur est bien construit, on n’utilise que les parties hautes des caractéristiques qui peuvent être assimilées assez généralement à des lignes droites; la tension peut alors être considérée comme fonction linéaire du courant d’excitation.
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- RÔLE DE LA SELF-INDUCTION
- Il convient <le considérer séparément la solf-iiulnction du circuit de l’induit (dans lequel nous comprendrons l’induit proprement dit, le résea'u et les appareils d’utilisation) et la self-induction du circuit inducteur.
- Dans le circuit de l’induit, la self-induction pourrait théoriquement jouer un rôle analogue à celui de l’inertie dans le réglage de la vitesse-; mais cet effet est. toujours négligeable en pratique de sorte que toute variation brusque de la charge produit toujours inévitablement une variation brusque de la tension.
- Dans le circuit de l’inducteur, la self-induction introduit un retard souvent très appréciable entre le déplacement du levier du rhéostat de réglage et la tension de régime, correspondante; elle entraîne donc une sérieuse complication dans le réglage. La self-induction du circuit inducteur est d’ailleurs incapable de s’opposer auxbrusques variations de la tension au moment où se produisent de brusques variations de charge.
- Le rôle de la self-induction dans le réglage de la tension est donc toujours nuisible.
- GÉNÉRALISATION DES CYCLES DE LÉAUTÉ
- Supposons que l’on passe brusquement et à vitesse constante d’une charge c, à une charge
- ~N— -
- Positions du levier du Rhéostat
- r.j,. Supposons de plus qu’en régime permanent le courant d’excitation soit fonction linéaire des déplacements d u levier du rhéostat et considérons les deux caractéristiques correspondantes 11, et Ri (fig. la). La vitesse étant supposée constante,
- l’état du groupe peut, à chaque instant, être défini graphiquement par la position d’un point figuratif <pii fait connaître la tension (-1 la position du levier du rhéostat. Si ce point est situé en dessous de la caractéristique Rs, la tension tend à augmenter ; inversement la tension tendra à diminuer si le point figuratif est situé au-dessus de IL.
- A l’origine de la perturbation, le point figuratif de l’état du groupe est en A, intersection de la caractéristique 11, avec l’horizontale correspondant à la tension normale V. Au moment même où se produit la variation brusque de la charge, le point figuratif passe instantanément de A en F (intersection de la verticale du point A avec la caractéristique R2). Le point figuratif tend ensuite théoriquement vers le point B, intersection de R2 avec l’horizontale qui correspond à la tension normale.
- Désignons par :
- (g, la tension qui provoque l’embrayage correspondant à la diminution de l’excitation et que nous appellerons embrayage de fermeture;
- ç?, la tension qui provoque le débrayage de fermeture;
- e',, la tension qui provoque le débrayage cor-respondant.àl’augmentation dcl’excitation et que nous appellerons débrayage d’ouverture;
- e'2, la tension qui provoque l’embrayage d’ouverture.
- Par un raisonnement analogue à celui que nous avons développé déjà (*), on voit que le réglage s’effectuera en général par une série de cycles tels que A D F G 11 I J K L M N et qu’il y aura effet utile si l’on a N P < 1) P.
- Les courbes d’ouverture ou de fermeture sont remplacées par des courbes d’augmentation et de diminution de l’excitation.
- La seule différence qui existe entre Je réglage de la vitesse et le réglage de la tension se traduit par la déformation de la première courbe d’augmentation (ou (le diminution) de l’excitation qui ne comporte plus dans le réglage de la tension qu’un are descendant (ou ascendant) sans tango n te horizontale.
- Pour que le réglage soit terminé, il faut et il
- (>) Voir filiale graphique du réglage de la vilcssc.
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- suffît que le point, figuratif rencontre R2 clans la zone comprise entre VL et Vr
- Tout comme dans le réglage de la vitesse, la suppression des frottements qui s’opposent au déplacement du régulateur augmente toujours l’eftct utile de chaque cycle.
- Il est, en général, indispensable d’imposer aux
- du levier du Rhéostat
- Positions]
- régulateurs de tension une zone d’inaction.
- Toute diminution du retard due à la self-induction du circuit inducteur facilite le réglage. Il sera donc toujours avantageux d’introduire une résistance ohmique dans le circuit inducteur. Si l’on pouvait rendre négligeable le retard du à la self-induction, le cycle tendrait à se réduire à la verticale AF et à la portion FJ3 de la caractéristique R2; le réglage s'effectuerait alors sans oscillations.
- On facilitera également le réglage en disposant le rhéostat sur lequel agit la commande automatique, de façon que les variations du courant d’excitation qu’il est susceptible de produire soient toujours comprises entre le courant maximum qui correspond à la pleine charge et le courant minimum qui correspond à la marche avide; en effet, le nombre d’oscillations se trouvera alors
- très sensiblement réduit toutes les fois que le levier du rhéostat atteindra Tune de ses positions limites c, ou fig. 33. En pratique, on a géné-
- i
- râlement oc y > — oe.>.
- %
- Dans le cas où la self-induction, ainsi que la
- levier du Rhéostat .
- Positions d
- vitesse de manœuvre sont très grandes, le premier cycle tend à se réduire au rectangle AFIl a-hc d K et les cycles suivants, au rectangle a b cd, ainsi que le montre la figure 33 (qui suppose les frottements négligeables). La variation de tension est alors réduite à Ci-e2; mais le nombre d’oscillations est infini cll’action du régulateur consiste alors à faire passer brusquement le levier du rhéostat de la position correspondant à la charge maxima à la position correspondant à la marche à vide.
- La considération des cycles permet encore l’analyse graphique des eflèts de l'asservissement ou de la compensation ; La figure 3/j montre, en particulier, que l'asservissement permet théoriquement d'effectuer le réglage en n’admettant qu’une seule oscillation.
- (A suivre.)
- J .-L. Routïn.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ESSAIS DE MACHINES
- Données pratiques sur remploi des turbines à vapeur.
- L'ingénieur Müller-Kühler a adressé un questionnaire à aoo administrations d'usines, utilisant des turbines à vapeur pour actionner des dynamos et en a reçu 63 réponses complètes ; toutes ces turbines actionnent directement des dynamos et M. Müller les a classées en 5 catégories, savoir :
- Groupe i. — Machines ayant une puissance inférieure a 290 kilowatts.
- Groupe 2. — Machines ayant une puissance comprise entre 3oo et 590 kilowatts.
- Groupe 3. — Machines ayant une puissance comprise entre 600 et 900 kilowatts.
- Groupe 4. — Machines ayant une puissance comprise entre r 000 et 2 4^0 kilowatts.
- Groupe 5. —Machines ayant une puissance supérieure à 3 000 kilowatts.
- Le premier groupe comprend i3 lurbd-dynamos, la plupart du système Parsons (construction Brown-Bovcri) dont 7 à courant continu dont la vitesse angulaire est comprise entre 2 5oo et .3 5oo : t. m. La pression de la vapeur est en général de 8kç : c. rn2. Huit travaillent avec de la vapeur surchauffée de 65ài3o°. Les installations de condensation sont munies pour la moitié de condenseurs à surface. En moyenne, pour ce groupe, la consommation de vapeur, inférieure à celle garantie, est de uke,5 par kilowatt-lieurc pour la vapeur surchauffée et de i2u»33, pour la vapeur saturée; dans un cas, la consommation n’a été que de 8kg,8 par kilowattheure. La consommation annuelle d’huile est de 65 à 2ookîî pour la turbine seule et de 35o à 4i>(>kff pour l’ensemble, turbine et dynamo. En général on ne constate pas de surcharge supérieure à 3o %. D’après les réponses, malgré un service ininterrompu (de jour et de nuit),les dérangements sont très rares. Dans la plupart des cas on n’a eu qu’une réparation à faire et dans deux cas seulement, on a constaté des ruptures d’aubes (salade d’aubes) dont du reste la réparation a été peu coûteuse.
- Pour le type de 100 kw., les frais d'établissement se sont élevés à 3oo francs environ sans la conden-
- sation par kw. et à 400 francs avec condensation comprise; pour le type de »5o kw:, les frais d'installation s'élèvent de iG5 il 2m francs par kw. sans condensation, et sont de 260 à 3oo francs avec la condensation.
- Les réponses concernant le second groupe (de 3oo à 5go kw.) comprennent 22 installations, dont 6 à courant continu, 14 à courant triphasé et 2 à courant alternatif simple a haute tension. Dans ce groupe, la turbine Parsons (19) domine encore, en outre 2 sont du système Zoelïy et une de l'AIlgc-meine. La vitesse angulaire est, à part quelques exceptions, de 3.000 t. rn. Plus de la moitié des turbines de ce groupe (i3) travaille avec de la vapeur surchauffée de 41 à i5o°, les autres (9) avec de la vapeur saturée. Deux turbines reçoivent la vapeur d'échappement de machines à piston à la pression de ok8,2 : c.iii2, tandis que, pour les autres, la pression varie de 7,5 à i3kg: c. m2. Dans 12 installations on emploie la condensation à surface, dans 9 des pompes à air, une turbine travaille à l’échappement (la vapeur d'échappement étant utilisée pour la cuisson). La consommation de vapeur par kilowattheure est, pour les turbines de 3oo à 385 kw., de 10 à iikg,2, dans le cas de surchauffe, et de ii,ia ix,3 dans le cas d’emploi de vapeur saturée. Pour les turbines de 4°° û 55o kw. la consommation est respectivement de 8,9 a iokg et de 10,3 à i2kg,5. Cette consommation garantie n'a pas été atteinte dans les essais de réception. Dans un cas, avec do la vapeur surchauffée, on a constaté une consommation de 8kg,5 par kilowatt-heure.
- Les deux turbines travaillant avec de la vapeur d'échappement consommaient 17,8 respectivement 17^,4 de vapeur par kilowatt-heure.
- La turbine travaillant à l'échappement avec surchauffage de 5o'° (i3kg,5 : cm3) consomme à pleine charge 5iks de vapeur par kilowatt-heure.
- Les dépenses annuelles pour le graissage, par turbine, sont de 75 à 5io francs, ceux pour les chiffons de 6,20 a i3o francs.
- Des surcharges de 6 à 10 % sont fréquentes; une de ces turbines a fonctionné pendant un mois sans interruption avec une surcharge de 34 % (;i7 'tokw.). Quoique la plupart des turbines de ce groupe soient
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 47.
- en service depuis cinq ans, on n’a pas constaté pour J ainsi dire de dérangements. Trois turbines seulement ont eu des détériorations peu importantes aux aubes, dont les plus grandes ont immobilisé la turbine une fois pourj vingt-quatre heures, l’autre fois pour soixante-douze heures. Les frais de réparations maxima se sont élevés à G5o francs (pour une soupape d’admission).
- Dans huit cas on a constaté des dérangements aux dynamos, la plupart du temps au collecteur et aux balais. Dans un cas une turbine s’est emballée par suite d’un défaut dans la soupape principale, la partie rotative du générateur a éclaté sans que cependant la turbine ait eu autrement à souffrir.
- Les dépenses d’installation varient dans ce groupe de iSo à a5o francs par kilowatt pour la turbine y compris la dynamo et son excitatrice sans condensation; pour celle-ci les frais varient de i55 à 3ao francs par kilowatt. Les turbines fonctionnant avec de la vapeur d’échappement reviennent de 200 à a5o francs par kilowatt.
- Groupe 3. — Machines de 6oo à 900 kw. ; ce groupe comprend 8 turbines Parsons et 3 turbines Zoelly dont 8 entraînent des générateurs à courant triphasé et 3 sont à courant continu. La vitesse angulaire est de 3 000 t. : m. pour les machines d’une puissance inférieure à 700 kw. et 1 5oo t. : m. pour les autres. Presque toutes ces turbines travaillent avec de la vapeur surchauffée (de 70 à 140°) à une pression de 7,5 ài2kg: cma et la plupart ont des condenseurs à surface. En moyenne la consommation de vapeur constatée inférieure à celle garantie a été de 9ks,5G par kilowatt-heure au maximum et de 7,94 au minimum. O11 a consommé pour le graissage de 210 à 1 iaoktî d’huile annuellement par turbine (coût annuel de aa5 à65o francs) y compris celle nécessaire pour les dynamos et les condenseurs. En général, on a des surcharges atteignant 3o % pendant plusieurs heures.
- Il n’y a eu que six cas de dérangements; le plus grand a causé un arrêt de cinq jours et était dû à des ruptures d’aubes,'pour une cause inconnue, à une turbine Parsons. On a constaté dans trois cas seulement des détériorations peu importantes aux dynamos.
- Pour les types de 600 à 670 kw. les frais d’installation s’élèvent de i5o à iG5 francs par kilowatt sans la condensation et de i85 à 200 francs par kilowatt avec la condensation ; pour le type de 750 à 900 kw. à i<>5 à no francs par kilowatt sans condensation et de i7rvà 180 francs avec condensation.
- Le groupe 4 comprend i5 machines do 1 000 à 2 400 kw., respectivement, 9 turbines Parsons,
- 4 Zoelly et 2 de l’Allgemeine. A l’exception d’un groupe à courant alternatif simple, tous les autres donnent du courant triphasé à haute tension (2 000 à 6 000 volts). A deux exceptions près, la vitesse angulaire est de 1 5oo t : m. Quatre de ces turbines sont à vapeur saturée, tandis que toutes les autres sont à vapeur surchauffée (de 45 à 1 io°) de 7,5 a i2kg : cm2 de pression. Les condensateurs sont dans trois cas à pompes, tous les autres à surface.
- lia dépense d’eau de refroidissement par heure est de 35o à 740 m3. Aux essais de réception, la consommation de vapeur constatée a été inférieure à celle garantie, soit de 8,12 à 8^,29 par kilowatt-heure pour les machines de 1 800 à 2 000 kw. La consommation annuelle d’huile de graissage varie entre 95o et 2 5ookg pour la turbine et la dynamo (dépense annuelle de 1 000 à 1 875 francs). On a constaté des surcharges de 10 à 20 % pendant quelques heures et de 32 % pendant vingt minutes'. Il n?y a eu que quelques dérangements aux turbines et pas du tout aux dynamos. Les dépenses d’installations se sont élevées de io5 à 142 francs, pour le type de 1 000 kw, sans condensation et avec la condensation à 187 francs. Pour le type de 1 100 a 1 200 kw.. de i55 francs à i5G francs par kilowatt; pour le tye de 1 800 à 2 000 kw., entre 172 et 176 francs, y compris la condensation.
- Le groupe 5 ne comprend que deux installations de G 000 kw. Les deux machines donnent du courant triphasé (5 î>oo volts) avec de la vapeur surchauffée de 3oo°, et une vitesse angulaire de 9G0 respectivement de 1 000 t : m. L’une d’elles a un condenseur ordinaire, l’autre un appareil à surface, la consommation d’eau est de 1 800 respectivement 2 o/jo m3 à l’heure, la température de l’eau étant de 5° respectivement 25° ; l’une des installations comporte un refroidis-seur. Aux essais on a constaté une consommation de Gkfr,35 de vapeur par kilowatt-heure à pleine charge (6lîS, 40 garantis), Gkff,72 à demi-charge ct7kfi,i2 àtiers de charge. La consommation d’huile de la turbine elle-même est indiquée comme « pratiquement nulle ». Une des 2 machines a été journellement surchargée jusqu’à 7 5ookw. (25 % ). Gomme dérangement, l’une a eu des avaries aux aubes, l’autre à l’installation de condensation; les premières avaries ontoccasionné peu de dépenses mais ont entraîné un repos de neuf jours, tandis que la réparation à la condensation a coûté 5 280 francs. Les frais dinslallalion se sont élevés à peu près à 9G et 107 francs par kilowatt pourTcnscmblc, y compris la condensation. L’auteur de l’article termine en disant que tous les proprié-
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- taires de turbines à vapeur, sauf une minorité iniimc, donnent un certificat brillant à ces machines, de sorte que, comme résumé des réponses aux questions posées, on peut dire que les propriétaires de turbines à vapeur, ainsi que ceux qui s'en servent, sont extraordinairement satisfaits de ce genre de machines si simples.
- F. L.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sui• le fonctionnement des antennes pour radiotélégraphie dirigée. — J. Zenneck. — Phy-sikalische Zeitschrift, icr septembre 1908.
- D'après l'auteur, si l'on considère par exemple l'antenne coudée de Marconi (fig. 1), il est impos-M G
- 1
- Fig-. 1.
- siblcd'en expliquer les propriétés directrices si l'on admet que le sol est parfaitement conducteur. En effet, dans ce cas, l’image de l'antenne peut être regardée comme constituée par une antenne de même puissance de rayonnement, disposée comme l’indique la figure a. Aux grandes distances, l’on conçoit donc
- Fig-, •>..
- que les actions des deux conducteurs horizontaux sc compensent et l'on n'a plus qu'à considérer l'action de la portion verticale, laquelle est évidemment identique dans toutes les directions. On ne peut donc expliquer ainsi le maximum de rayonnement constaté suivant AC (fig. 1). En tenant compte de la non
- Fig. 3.
- parfaite conductibilité du sol, au contraire, l’explication du phénomène est assez aisée • l'on sait en
- effet que dans ce cas les ondes électriques R (fig. 3) ne se propagent pas perpendiculairement au sol, mais sont inclinées d’un angle a dans la direction de la propagation. lien résulte qu’aux grandes distances, le vecteur de Poynting, c'est-à-dire le (lux d’énergie Z, sera incliné par rapport à la surface de la terre comme l'indique la figure 3. Comme d'autre part ce (lux d'énergie émane de l'antenne d’émission, l’on en conclut qu’il suit le trajet indiqué sur la figure 4 et qu'au voisinage de l’antenne d’émission A, il possède la direction AX inclinée également par rapport au sol d'un angle plus ou moins accusé.
- Considérons maintenant une antenne coudée AGI! (fig. 5). D'après le raisonnement précédent qui est
- Fig. 4.
- tout à fait général, les flux d’énergie émis suivant
- les directions AB et AC sont diriges suivant les vecteurs AX et AY, et pour décider si l’antenne coudée a des propriétés directrices, il suffit de comparer ensemble les flux d'énergie ainsi déterminés. L'on voit immédiatement que pour des points P et Q suffisamment éloignés suivant les directions AX et AY les actions des conducteurs AG et GII sont concordantes pour le point P et opposées pour le point Q (2). Or les flux d’énergie en P et Q sont, pour des distances AP et AQ suffisamment grandes, proportionnels au carré des champs électriques ou magnétiques créés par AG et GH en ces points. Le flux d’énergie en P est donc prédominant et il en résulte que la portée est relativement plus considérable suivant la direction AC, ce qui est bien conforme à l’expérience. Jusqu’ici, l'on n'a pas tenu compte des courants dans la terre; ceux-ci peuvent sc ramener à deux courants et I2 (fig. 5); l'action de lt affaiblit évidemment l'effet du conducteur IIG, tandis que celle de I2 la renforce. Comme l’on a dans tous les cas L > I2, l’action des courants dans la terre est donc en général d'atténuer les propriétés directrices
- (') Cf. L'Eclairage Electrique, 1907, tome LUI, p. 33; et 414.
- (-) En cflct, vus du point P, les courants dans les deux conducteurs AG et GU sont do meme sons, tandis que vus du point Q, ils apparaissent de signe contraire.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2° Série). — N° 47.
- de l’antcnnc, et en disposant dans 1c sol un conducteur relié à rantcnne cl. dirigé suivant AC, Ton doit améliorer ces propriétés par une augmentation relative de 12; celte action bienfaisante a été constatée expérimentalement.
- Fig. 5.
- D’après l’auteur, l’on pourrait expliquer de la même manière les propriétés directrices des systèmes autres que rantcnne coudée de Marconi. Il estime en outre qu’il est impossible actuellement d’établir une théorie mathématique satisfaisante en raison de la complexité du problème.
- J. B.
- Sur les avantages d’une haute frècraence d’étincelles en radiotélégraphie.— L.-W. Aus-tin. — Bulletin of the Bureau of Standards, Yol V, n° i, 1908.
- D’après des essais de Lord Rayleigh (') et de YVien (2), l’on sait qu’à conditions égales, le téléphone est plus sensible aux fréquences relativement élevées. De ces essais il résulte que cet accroissement de sensibilité est très rapide jusqu’aux environs de la fréquence 500, et qu’il est au delà moins accusé, pour iinir naturellement par disparaître. Voici par exemple les chilïrcs relevés par Wien, pour un téléphone Siemens de 187 ohms de résistance.
- Fréquence «4 128 2$ f> 5l2 720 1 024 1 5oo 2 400 4 800
- Courant minimum nécessite pour obtenir un son perce p t.i h J c (a m p. jo—s) 1 800 220 af> C7 j,f> 3,o 6,0 2,0 5o
- Malgré ces résultats, il est curieux de constater que l’on ne semble pas jusqu’ici s’être préoccupé des avantages que pourrait présenter en radiotélégraphie une haute fréquence d’étincelles. L’auteur a repris, dans le but d’élucider cette question, les essais de Wien et de Lord Rayleigh, pour des
- (1) Pltil. Mag.t 38, p. 29,1; 1894.
- (2) Ann. d. Phys,, /j, p. 45o; 1901.
- fréquences comprises entre 60 et 900 périodes à la seconde, et les résultats qu’il a obtenus sont d’accord qualitativement avec ceux M'appelés ci-dessus, et entre les limites 60-900, le voltage nécessaire aux bornes du téléphone pour obtenir un son perceptible
- a varié dans le rapport de 1 à ----. L’on n’a pas du
- 1 000
- reste observé de fréquence optima, ce qui semble indiqué que la fréquence propre du téléphone était supérieure à 900.
- L’auteur estime que ces résultats extrêmement marqués doivent conduire à l’emploi de fréquences d’étincelles élevées en radiotélégraphie. D’après lui, un alternateur fournissant de 400 à 800 périodes à la seconde peut être construit industriellement^). Quant à l’éclateur, il pourrait être constitué comme l’indique clairement la figure i, le disque tournant muni de pointes étant relié à l’un des pôles du condensa-
- f 1
- Fig. 1. — Eclateur.
- tour par l’intermédiaire de balais frotteurs. Le nombre des pointes est tel qu’il y en ait toujours au moins une en présence du secteur formant l’autre pôle (de manière que les conditions explosives demeurent invariables), et la rotation rapidé du disque assure une ventilation énergique.
- L’emploi d’une fréquence élevée diminuerait l’énergie par étincelle, mais, même avec un cohércur, cette circonstance ne suffirait pas sans doute à compenser l’augmentation de sensibilité du téléphone. D’ailleurs, l’auteur a pu constater dans un poste ra-diotélégraphiquc alimenté par du courant alternatif à 60 périodes que la réception était plutôt améliorée en diminuant la distance explosive, c’est-à-dire en augmentant la fréquence des étincelles, et cela sans que l’énergie primaire absorbée fût accrue.
- .1. B.
- (*) Cos fréquences ont déjà été atteintes pour l'alimentation d’ozonisenrs, avec des puissances faibles, il est vrai. (N. D. T.)
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- BREVETS
- Moteur synchrone monophasé auto-démarreur. — F.-W. AJexanderson. — Brevet américain ii° 897 607 publié le i01* septembre 1908. (Valable depuis le 5 mai 1905,)
- L’inducteur tournant de ce moteur comporte deux enroulements décalés de 90° électriques ; au démarrage ces deux enroulements sont reliés à la source de courant monophasé par l’intermédiaire d’appareils (résistances ohmiques, bobines de self-induction, etc.) procurant un déphasage relatif entre ces deux courants excitateurs qui donnent ainsi naissance à un champ tournant plus ou moins parfait. En meme temps, l’enroulement triphasé en étoile porté par l’induit fixe est relié à des résistances ohmiques convenables, et le moteur démarre comme moteur asynchrone. Une fois le démarrage du rotor opéré, à l’aide d’un commutateur tripolaire, l’une des phases de l’induit fixe est mise hors circuit, les deux autres étant reliées en série au réseau monophasé. En marche synchrone l’inducteur est alimenté de courant redressé par le moyen d’un commutateur calé sur l’arbre suivant le procédé préconisé par l’inventeur pour l’auto-cxcitation et le compoundagc des alternateurs (1). Le courant triphasé nécessaire pour cette auto-excitation est d’ailleurs obtenu sans artifice supplémentaire en utilisant la troisième phase de l’induit qui ne fournit aucun travail en marche normale.
- Un tel moteur synchrone peut s’appliquer tout particulièrement aux groupes moteur-générateur proposés pour la traction monophasée ; l’excitation indépendante de la génératrice à courant continu accouplée avec le moteur synchrone peut alors être également prélevée au commutateur redresseur.
- Moteur monophasé a collecteur. — Marius Latour. — Brevet américain n° 897545, publié le inr septembre 1908. (Valable depuis le n mars 1907.)
- Lorsque l’on étudie la distribution des divers enroulements statoriques d’un moteur monophasé h
- (') fi Eclairage Electrique, 1906, tome XI/V1, p. 467.
- collecteur, l’on reconnaît (fig. 1) que l’on doit distinguer : i° l’enroulement de compensation réparti uniformément dans des encoches le long de la périphérie (conducteurs ronds de la figure qui se rapporte à un moteur bipolaire, les conducteurs hachurés étant, parcourus par des courants de sens opposé à celui des courants circulant dans les conducteurs non hachurés), 20 les enroulements excitateurs (conducteurs rectangulaires), 3° les enroulements des pôles de commutation assurant une commutation parfaite en vitesse (conducteurs figurés triangulaires). 11 est
- facile de vérifier que l’amplitude des ampèretours résultants dus aux bobines d’excitation et de commutation est la meme pour les quatre encoches contenant les côtés actifs desdiLcs bobines ; il existe de plus deux encoches pour lesquelles ces ampèretours sont àchaque instant égaux et de signe contraire. En sc basant sur cette remarque, l'inventeur a eu l’idée de confondre les bobines excitatrices et; les bobines de commutation. Les courants circulant dans les deux larges bobines qui subsistent doivent alors être décalés l’un par rapport à l’autre, de manière que le flux circulant dans l'entrefer sous les pôles de
- commutation soit décalé de — dans
- 2
- le temps par
- rapport au flux principal d’excitation. Ce but est atteint par exemple en montant en parallèle les deux bobines comme on le voit sur la figure 2, l’une étant en série avec une résistance olimique convenablement choisie. Le commutateur visible sur le haut de la figure 2 permet de renverser le sens de rotation, sans que pour cela le déphasage relatif des flux cesse d’avoir le signe convenable.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Elektromagnetische Ausgleichvorgànge in Ereileitungen und Kabeln, par Karl-Willy-Wa-gner. — i volume in-8 de no pages avec a3 ligures. — B.-G. Teubxkr, éditeur, Leipzig. — Prix: broché, 2m. 4°-
- Nous indiquions récemment, dans notre numéro du 7 novembre 1908, l'apparition d’une introduction à l'étude du magnétisme par Gans. C’était le premier volume d’une série d’ouvrages analogues qui constituent une petite bibliothèque scientifique pour les ingénieurs et les étudiants, publiée sous la direction d’un professeur de Berlin, le Dp Jahnkc. Le deuxième volume que nous présentons, opuscule d'une centaine de pages à peu près, dû à M. Karl-Willv Wagner, est consacré à l'étude des phénomènes électromagnétiques dans les conducteurs et les cables. Les memes compliments que nous adressions au premier de ces ouvrages concernant l'ordre, la clarté qui les caractérisent, se retrouvent dans l'appréciation de celui-ci, mais, comme nous le disions, leur lecture suppose une certaine culture mathématique. À. S.
- Einfiihrung in die Maxwellsche Théorie der Elektrizitàt und des .Magnetismus, parle D1’ Clemens Schaeffer. — 1 volume in-8° de 174 pages avec 3*2 figures. — B.-G. Teubnkr, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 3 m.40.
- C’est le troisième volume de la meme collection à laquelle appartient l’ouvrage précédent. Le sujet plus étendu a conduit l’auteur, le Dr Clemens Schaeffer, à écrire un opuscule plus important que les deux premiers, mais non moins intéressant et non moins bien présenté. Il a divisé son étude de l’application des théories de Maxwell à l’électricité et au magnétisme en cinq chapitres : Electrostatique. — Magnétisme. — Courant électrique et champ magnétique. — Induction. — Oscillations électriques. À. S.
- La télégraphie sans fil et la télémécanique a la portée de tout le monde, par E. Monter (4e édition). — 1 volume in-ifi de 178 pages avec 22 figures. ~ If. Diunoiï et B. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- C’est la V’ édition de ce petit ouvrage. On sait
- combien la littérature technique a été prodigue de publications sur la télégraphie sans fil pendant ces dernières années. En tant qu’ouvragé de vulgarisation, il serait difficile d’en trouver un d'une compréhension moins difficile. Il a 170 pages et pas une seule formule.
- A. S.
- La Téléphonie et la Télégraphie sans /Zi, par A. Berthier. — 1 volume in-8° de 256 pages avec 104 figures.— II. Deseorges, éditeur, Paris. — Prix: broché, k francs; relié, 6 francs.
- . Cet ouvrage s’adresse à une catégorie de lecteurs un peu plus familiarisés avec les mathématiques que, ceux auxquels s’adresse l’ouvrage précédent. Aussi son auteur a pu pénétrer davantage dans le sujet, ïl a étudié successivement la production des ondes, les différentes méthodes permettant de les produire, leur transmission, leur réception, les systèmes industriels utilisés à l’heure actuelle. Enfin il a consacré un dernier chapitre aux expériences faites à ce sujet, soit en télégraphie, soit en téléphonie sans fil.
- A. S.
- An elementary manual of l'adiotelegçaphy, par J.-A. Eleming. — 1 volume in-8° de 340 pages avec 184 ligures. —Loxgmains, Green and C°, éditeurs, Londres. — Prix : cartonné, 9 fr. 5o.
- Nous n’exagérions certainement pas en prétendant tout à l’heure que la radiotélégraphie et la radiotéléphonie étaient une source admirable de production en littérature technique. Nous venons de parler déjà de deux ouvrages de cette nature. Le premier se caractérisait par une simplicité extrôvnc, l’autre était déjà d’un niveau plus élevé. Enfin celui-ci, tout en conservant le qualificatif d’élémentaire, est un véritable ouvrage bien documenté et dont peuvent parfaitement se contenter tous ceux qui veulent, d’une manière même assez approfondie, connaître la radiotélégraphie et la radiotéléphonie, dans l'état actuel do leur théorie et aussi de leurs applications. C’est là un ouvrage qui nous paraît réellement bien intéressant, ce dont on ne saurait du reste douter, étant donné la personnalité et l’autorité de l’auteur.
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- Cet ouvrage comprend les 9 chapitres que voici : Oscillations électriques et résonnances. — Oscillations amorties. — Oscillations non amorties. —-Ondes électromagnétiques. — Emission et réception des ondes. — Détecteurs. — Stations de radiotélégraphie. — Mesures. — Radiotéléphonie.
- A. S.
- VOLUMES REÇUS
- Annuaire du Bui'eau des Longitudes, 1909. — 1 vol. in-16 de i5o pages avec figures. — Gautuier-Villars, éditeur, Paris. — Broché, i fr. 5o.
- Etude du retour par la terre des courants industriels. — i vol. gr. in-40 de 1/17 pages avec 4o figures et 16 tableaux. — Allier, imprimeur, Grenoble.
- Versuche mit Elektrischem betrieb auf iSchwedischenStaats-Eisenbahnen, parR.Dah-lander. — 1 vol. in-8° jésus de 188 pages avec ia5 figures. — R. Oldenbourg, éditeur, Munich et Berlin.
- — Prix : broché, 8 marks.
- Théories des phénomènes électriques, par R. Picard du Ghambon. — i vol. iu-8° carré de i36 pages) avec figures. — H. Deseokges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o.
- Cours de Physique, par H. Bouasse.— 1 vol.in-8» raisin de 420 pages avec 207 figures. — C11. Delagkave, éditeur, Paris. —-Prix : broché, i3 francs.
- Description et utilisation de la méthode pour la mesure des constants de ligne au moyen du barretter, par Bêla Gati. — Brochure in-4° de 24 pages avec 19 figures.
- A Dictionary of electric l'ailway material.
- — Brochure in-8° de 202 pages. — Me Gkaw Puulis-hing Gy , éditeurs, New-York.
- Industrial Electrical Measuring Instruments, par Kenelm Edgcumbe. — 1 vol. in-8° carré de 227 pages avec 128 ligures. — Akcuibald Constable and C°, éditeurs, Londres. — Prix : cartonné, 10 francs.
- CORRESPONDANCE
- Monsieur le Directeur,
- Monsieur Van Cauwenberghe ayant cru relever
- quelques erreurs dans inon précédent article i1) je vous serais reconnaissant de bien vouloir me permettre d’apporter quelques éclaircissements et additions.
- L’appareil présenté fut étudié pour des essais industriels sur courants alternatifs de basse fréquence et tensions de l’ordre de ioo volts.
- Pour l’étude des courants à liante fréquence,le dispositif suivant a été adopté, permettant de conserver l’emploi du galvanomètre Chauvin et Arnoux déjà signalé,sans recourir au modèle différentiel d’un usage peu industriel.
- Les fils chauds sont rectilignes et recouverts d’un mince isolant; les couples ont leurs extrémités chaudes enroulées en spirales serrées sur chacun des fils chauds comme l’indique la figure 1.
- Fig. 1.
- Pour l'emploi de l’appareil précédemment décrit comme voll-ampère-waltmètre le galvanomètre comporte en effet deux échelles; l’une poi'te des graduations eu parties proportionnelles au carré de l’intensité efficace du courant parcourant une des spirales (comme d’ailleurs je l’ai dit) et sert pour les mesures des courants et des tensions.
- Si Kj et K2 sont les constantes des bobines de circuit et shunts employés, 011 a
- De = K, E Dt = K21
- Les lectures De et Lfi faites sur l’échelle des volts ou ampères sont proportionnelles aux tensions et aux courants à mesurer.
- La seconde échelle est divisée en parties proportionnelles à la puissance
- Dw — C E0if Lu cos <p
- (') La Lainière Electrique, 27 juin 1908, p. 3gi.
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- et le décalage est obtenu par un simple quotient
- COS Ÿ
- Ayant pu réaliser un appareil à lecture directe d’un emploi simple et dont les corrections sont négligeables dans la pratique industrielle à laquelle il est desLiné, nous en avons exposé le principe d’une façon peut-être sommaire, mais les lignes ci-dessus nous disculpent de Terreur qui nous a d’abord élé imputée.
- Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.
- L. Piu.ikh,
- Ingénieur de la maison Chauvin et Àrnoux.
- Monsieur Mi Directeur
- Dans le numéro de La Lumière Electrique du i/j novembre, vous avez inséré dans la rubrique « Informations Industrielles et Financières » un exposé de notre dernier bilan, exposé dont nous
- ne pourrions que vous remercier si vous n’aviez pas fait dans sa rédaction une erreur capitale. Vous dites notamment page *21*0 : « Leur exercice 1907-1908 se solde en bénéfice brut, etc.... et en bénéfice net par 207 72'] francs en excédent de
- 179 o8(i...etc., « ce qui pourrait faire croire que
- dans le précédent exercice, le bénéfice n’était que de 28 000 francs, tandis que la vérité s’établit comme suit : « En excédent de 28 G30 francs sur celui de l’exercice précédent qui était de 179 n8(>îr>:‘) «
- Plus liant, dans la répartition, vous indiquez: « Tantièmes et personnel » au lieu de « Tantièmes au personnel. »
- Nous vous serions très obligés, Monsieur le Directeur, de bien vouloir, dans votre prochain numéro, redresser cette erreur en rétablissant les chiffres dans leur ordre.
- Nous vous présentons, Monsieur le Directeur, nos sincères salutations.
- G. Tjievet,
- Directeur-gérant de la Société Anonyme des Etablissements Adt.
- VARIÉTÉS
- Une nouvelle pile thermoêlectrique.
- Celte pile, imaginée par M. Heil, utilise les couples
- Fig-. ».
- antiinoinc-maillecliort. On réunit un certain nom-
- bre de ces éléments, soit en série ou en dérivation, autour d’un noyau central, chauffé de 38o a /|oo° au moyen de gaz, pétrole, alcool ou charbon. Elle permettrait d’éclairer au maximum 10 lampes à 10 bougies chacune. Ces piles, appelées dynaphorcs, trouveraient leur emploi non seulement dans l’éclairage, mais aussi dans le chauffage des ajuparterncnls, la charge des accumulateurs et plus généralement dans toutes les applications électriques n’exigeant pas un courant trop fort mais constant.
- La pile Silicia.
- La pile Silicia est une pile à haut voltage, 2 volts h par élément, supérieur à celui des autres piles, d’un faible poids, de peu d’encombrement, et se rechargeant facilement.
- Elle sc compose :
- i° d’un récipient en celluloïd, ayant/* ouvertures à la partie supérieure : une tubulure centrale fermée par un bouchon de caoutchouc percé d’un trou qui
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- livre passage à la borne de l’aggloméré dépolarisant, formant le pôle positif de la pile ; une seconde tubulure que ferme un bouchon de celluloïd laissant libre passage à l’air, tout en s’opposant aux projections du liquide à l'extérieur, et enlin a autres tubulures fermées également par des bouclions de caoutchouc, traversées par les bornes correspondant aux cylindres des zincs négatifs. Au fond de chaque récipient
- MANCIAL<4 corrot
- l-’ig. i.
- des godets maintiennent immobiles l’aggloméré positif et les zincs, empêchant tout contact entre eux. Pour la charger, il suffit, après avoir introduit
- dans le récipient les agglomérés et les zincs, de verser comme liquide excitateur, de l'acide sulfurique à r>° Baumé. Aux salons prochains de l’auloiiiobile, on prétend qu’il y aura une batterie destinée à l'éclai-
- Fig. 2.
- rage des tunnels des chemins de fer et métropolitains, pouvant fournir un service considérable sans rechargement ni soins particuliers.
- LÉGISLATION
- CHRONIQUE
- Ovservations sur l’enregistrement des au toi'isations de voirie.
- Les autorisations de voirie doivent-elles être enregistrées?
- L’Administration de l'enregistrement prétend que l’arrêté par lequel un maire accorde une permission de voirie, à charge par le permissionnaire de payer à la commune une redevance calculée d’après le tarif approuvé, doit être établi sur timbre et enregistré dans les vingt jours de
- sa date, au droit de o fr. 20 % , avec un minimum de o fr. aî>
- Elle n’entend exempter de tout impôt et de tout enregistrement cpic le relevé sommaire ou les états indiquant les chiffres dus, qui, pour elle, 11e sont cpie de simples documents d’ordre purement administratif.
- Pour soumettre cet arrêté à la formalité de l’enregistrement aux droits de o fr. ao % sur le montant des redevances cumulées, 011 fait le raisonnement suivant : en réunissant la pétition adressée au maire, et l’arrêté qui suit celle permission, on remarque qu'il se passe entre le maire et le péli-
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- tionnaire un véritable contrat qui est complet par lui-même, puisqu’il fixe: une chose, un prix et raccord de deux volontés sur ladite chose et ledit prix (J).
- L’Administration de l’enregistrement préfère,
- Une délibération du Conseil Municipal de X..., en date du 18 novembre 1879, approuvée par l’autorité préfectorale, le i01' décembre suivant, a fixé le tarif des droits à percevoir pour les commissions de voirie, el toute personne désirant une permission de l’espèce adresse une pétition au maire, qui statue par voie d’arrêté municipal accordant la permission demandée, à charge par le pétitionnaire d’acquitter la somme due d’après le tarif approuvé.
- De semblables autorisations n’emportent pas transmission de jouissance immobilière et elles échappent par suite aux dispositions fiscales, qui assujettissent à l'enregistrement dans un délai déterminé les locations d’immeubles (Instr. n° 3 065).-
- Mais elles investissent le permissionnaire auquel clics sont accordées d’un droit de jouissance sui genevis sur le domaine public, et lorsqu’elles sont constatées par des actes administratifs réguliers, ces actes sont soumis au timbre et doivent être enregistrés dans les vingt jours par application de l’article 78 de la loi du i5 mai 1818.
- Or, au cas actuel, l’arrêté qui est rédigé en minute, constitue, par sa réunion avec la demande du permissionnaire, un véritable acte synallagmatique.
- La pétition, il est vrai, n’indique pas le chilfre de la redevance à acquitter, mais elle se réfère sur ce point, implicitement tout au moins, au règlement général du 18 novembre 1879. Cette réforme suffit pour la détermination exacte de l’objet et des conditions pécuniaires de l’autorisation.
- E11 d’autres termes la pétition et l’arrêté constatent, par écrit, la réalisation des trois conditions essentielles à la formation du contrat : la chose, le prix et l’accord des deux volontés sur la chose elle prix.
- Dès lors, l’arrêté du maire doit, comme la pétition, être établi sur timbre et, de plus, il doit être enregistré, dans les vingt jours de sa date au droit de o fr. 20 % en principal sur le prix stipulé, multiplié par le nombre d’années pour lesquelles la permission est accordée, avec un minimum de o fr. 25 (Loi du 27 ventôse, an IX, article 35).
- Les conventions ainsi passées entre le représentant de la commune et les permissionnaires forment donc, comme l’admet .l’Inspection générale des Finances, les véritables titres de recouvrement imposables à ceux-ci, et, par suite, les rôles ou états contenant le relevé sommaire de ces conditions ne sont, dans tous les cas, que de simples documents d’ordre purement administratif, exempts d’impôts. (Voir Sol., i/\ janvier 1891, 23.956 J.).
- (*) Nous donnons ci-dessous le texte intégral de la solution donnée par renregistremenL à la date du 3i décembre 1903 et que l’on peut trouver dans 1 a Journal de l’Fnregislremenl cl des Domaines, année 1908, p. 19 i, et dans la Revue des Services Financiers (septembre 1904, p. 362).
- en pareille matière, procéder par affirmation plutôt (pie par raisonnement et sa théorie nous parait essentiellement discutable pour les motifs suivants.
- En effet, d’après nous, en ce qui concerne les autorisations de voirie, il faut distinguer tout d’abord, et meLtre à part une première catégorie, celle des autorisations de voirie que nous appellerions volontiers pures et simples, telles qu’aucune idée contractuelle ne puisse naître de leur lecture, comme serait une simple permission d’occupation, pour un stationnement, ce que l’on appelle dans la pratique courante : « un permis ».
- La redevance est bien duc. Mais elle 11e saurait avoir le caractère d’une location, parce qu’il 11’y a pas corrélation entre le paiement de cette redevance et la jouissance accordée seulement à titre précaire et sans garantie. O11 11c voit donc aucun élément de bail et il semble que c’est la loi de 1818 (art. (k>) qui doit être appliquée, ledit article ainsi conçu : « Tous les actes, arrêtés et décisions des autorités administratives, non dénommés dans l’article 78, sont exempts du timbre sur la minute et de l’enregistrement, tant sur la minute que sur l’expédition. »
- U en serait autrement, si le permis de stationnement accordant une jouissance ressemblait, même de loin, à une sorte de bail, ayant par conséquent l’apparence d’une garantie donnée. Dans ce dernier ordre d’idées,on peut citer, par exemple, les autorisations d’usines et de prises d’eaux, pour lesquelles il est perçu un droit de o fr. 20 sur le montant lolalisé des redevances annuelles. Cela s’explique par l’article /J 2, paragraphe 2, de la loi de i8<j8, sur Je régime des eaux qui fixe à deux ans au maximum lu durée de l’autorisation; il y a donc un certain délai, dont l’Administration peut s’affranchir en cas d’intérêt général, dûment conslalé, mais qui, dans l’hypothèse contraire, est toujours observé. O11 comprend donc l’arrêté de la Cour des Comptes, du 11 juillet 188'i, approuvant l’enregistrement à o fr. 20 en matière d’autorisation sur une rivière navigable, arrêté contre lequel nous n’avons jamais donné le conseil de protester.
- La question revient donc à examiner dans quelle catégorie l’on doit faire rentrer la permission de voirie pour distribution d’énergie : est-ce un droit de stationnement, est-ce au contraire, une autorisation donnant quelque garantie de
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- durée ? 11 semble que la réponse ne puisse faire le moindre doute : l’autorisation île procure aucune garantie, elle n’est faite pour aucun délai, et elle doit céder devant toute occupation nécessaire pour un servicepublic ; elle est donc, de sa nature, essentiellement révocable, comme le serait un droit de stationnement, et ne parait pas, raisonnablement, supporter l’assimilation avec un contrat, puisqu’elle n’est jamais qu’une faveur accordée à l’impétrant.
- L’Administration, néanmoins, exige, avec une rigueur des plus vives, le droit de bail pour une permission de cette nature. (Voir la solution du 8 juin 1891, n° 28927, pour les chalets de nécessité et du 28 juillet 1886, pour les baraques mobiles. Voir aussi le Journal des Rédacteurs, quatrième édition, au mot Bail, n° 505).
- Mais la jurisprudence, au moins nouvelle, paraîtrait devoir être favorable au réclamant. O11 peut citer le jugement du Tribunal de la Seine, du 27 mai 1876,qui décide que l’on ne saurait considérer comme constituant de véritables locations immobilières sujettes à l’enregistrement, les autorisations accordées par les villes : i° aux limonadiers, pour tables sur le trottoir ; aux boutiquiers, pour leurs étalages, et 20 aux commissionnaires pour exercer leur métier. (Voir Garnier périodique, p. 488, etRegray, n°394.)On peut citer, dans le même sens, un jugement du Tribunal de Rouen, du 16 septembre 1882, déclarant que le droit au bail ne pouvait être réclamé sur la redevance annuelle, imposée par la ville de
- Rouen, aux concessionnaires çl’un tramway, parce que l’on ne saurait « considérer la rede-« vancc annuelle, stipulée par la Ville, comme « représentant le prix de la jouissance de l’em-« placement sur lesquels les voies sont établies ».
- La Cour de Cassation n’a pas encore été saisie d’une question de cette nature, la Doctrine est également un peu maigre. Toutefois, on pourra lire avec intérêt une note de Jean Appleton, dans le Dalloz (1904, première partie, p. 368), où il établit une différence entre une permission de stationnement. L’annotateur blâme le Tribunal de Paris d’avoir exempté de toute taxe d’enregistrement la permission donnée aux limonadiers. Il faut reconnaître avec l’arrêtiste, que la jurisprudence de la Cour de Cassation 11e parait pas décidée à accepter cette différence, car, dans les questions de procédure, elle a admis que les réclamations en matière de permission de voirie, comme les réclamations en matière de stationnement, soient soumises à la procédure écrite imposée en matière de taxes, ce qui n’existerait pas pour les permissions de voirie, si on les assimilait à des locations.
- En résumé, sur ce point, — simple permission de voirie ou simple permis de stationnement 11e donnant pas l’ombre de garantie —la pratique de l’Enregistrement est contraire à la thèse de non perception. La Doctrine est divisée, la jurisprudence paraît plutôt favorable à une réclamation.
- Paul Boucault,
- Avocat à la coui1 d’Appel de Lyon.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 19 sur toutes les questions qui se rat VÉlectrotechnique ; 2® sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Condenseurs capillaires Lawrence, a surface.
- Le condenseur capillaire Lawrence est un condenseur à surface dans lequel les constructeurs se sont attachés à remplir les conditions suivantes :
- i° Offrir sous le plus petit espace d’encombrement la plus grande surface de condensation.
- 2° Utiliser le pouvoir frigorifique de l’eau de la
- façon la plus complète et la plus économique; autrement dit, faire prendre à cette eau le maximum de calories qu’elle enlèvera à la vapeur à condenser.
- 3° Etre d’un nettoyage rapide et parfait qui permette de conserver à la paroi conductrice toujours son maximum de conductibilité par l’enlèvement des boues calcaireuses ou autres qui auraient pu s’y déposer.
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- Au lieu d’être, comme la plupart des autres condenseurs, à tubes parallèles ou à tubes concentrés, cet appareil se compose essentiellement d’une série de doubles plaques ondulées constituant chacune une conduite séparée de vapeur. La ligure i montre
- Fig'. 1. —Coupe intérieure d'une double plaque.
- la coupe intérieure d’une double plaque et la figure i donne la vue extérieure d’une de ces plaques, qui sont d’ailleurs interchangeables.
- Fig. a. — Vue d’une des plaquesjinterchangeubles.
- En juxtaposant l’une à côté de l’autre une série de ces plaques, on laisse entre elles un certain vide qui livre passage à l’eau de réfrigération. Deux plaques de foute, reliées entre elles jpar des boulons, main-
- tiennent solidement toutes ces plaques les unes contre les autres. Des tubulures convenablement disposées sur ces plaques de fonte constituent les entrées et sorties de vapeur et d’eau; l’entrée de vapeur ayant lieu en haut et à droite pour sortir con-
- Fig’, j. — Condenseur rond.
- densée à gauche et en lias; quant à l’eau^froide, elle entre en haut et à gauche pour sortir réchauffée en bas et à droite si l’on veut obtenir la circulation « méthodique », ou inversement si l’on préfère obtenir la circulation « parallèle ».
- Chaque double plaque est uniquement constituée par deux tôles de cuivre rouge ondulé, emboîtées
- Fig. 4. — Condenseur rectangulaire.
- l’une dans l’autre et entourées d’un cadre en laiton sur lequel elles sont soudées. D’autre part, pour éviter l’aplatissement de ces deux plaques l’une contre l’autre, au cas où la pression de la pompe à eau de circulation serait trop élevée, on a disposé
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- intérieurement de distance en distance des supports en métal épousant exactement la forme des ondu-ations contre lesquelles ils sont soudés de part et d’autre, et les deux faces de la double plaque se trouvent ainsi solidement liées Tune à l’autre, ce qui, outre leur aplatissement, évite encore leur écartement éventuel au cas d’une contre-pression produite par la vapeur. Des ouvertures pratiquées sur ce cadre assurent les communications nécessaires entre elles pour les passages de vapeur et d’eau. Ce cadre possède en outre sur une de ses faces un joint en caoutchouc solidement encastré dans une rainure et qui assurera par pression sur le cadre suivant une étanchéité parfaite empêchant toute déperdition d’eau. Toute fuite de vapeur est d’autre part absolument impossible, chaque tôle de
- d’eau, par l’utilisation des chaleyrs perdues. En augmentant le nombre de plaques, on peut obtenir des surfaces de condensation considérables. Nous citerons par exemple un condenseur de ii plaques dont la surface totale de condensation atteint près de 8oiri3 et dont les dimensions sont : im,55 X om,3*7 X <>m, La figure1) montre un condenseur prêt k fonctionner.
- Comme nous l’avons dit, ces appareils utilisent le pouvoir frigorifique de l’eau d’une manière complète et économique, car leur construction permet de donner à la paroi conductrice l’épaisseur minirna compatible avec une résistance suffisante aux déformations. On comprend en effet que l’échange de chaleur entre l’eau et la vapeur sera d’autant plus fort que l’épaisseur du métal interposé entre elles sera
- cuivre employée étant d’une seule pièce, ce qui supprime toute brasure. Gela est très important au jmint de vue du travail à demander à la pompe a air ou à eau de condensation, dont.ici l’effet utile n’est pas absorbé par les entrées d’air qui se produisent inévitablement aux points de jonction des tubes sur les plaques de fonte. La figure 3, par exemple, montre un type de condenseur de petit modèle, à simple plaque, et la ligure un autre type de condenseur rectangulaire, aussi de petit modèle. Le premier a une surface de condensation de ^m3,/^», et ses dimensions sont 0^,70 X om,55 X oin,aa. Le deuxième a une surface de condensation de 5m3,70, et à des dimensions de iin X om,T>r> X oin,2a. Ces condenseurs peuvent également servir comme réchauffeurs
- moindre, ot, par suite, l’eau de réfrigération sortira du condenseur à nue température plus élevée.
- Comme on peut s’en rendre compte d’après la description faite plus haut, on a pu supprimer la caisse métallique qui reçoit en général dans les condenseurs la vapeur qu’il faut condenser, ce qui permet un nettoyage rapide et donnant toute satisfaction.
- Pour terminer, nous donnons les résultats d’essais effectués sur un condenseur dont l'encombrement était im,5o X om,u’î X om,8(>, à six plaques, présentant une surface totale de condensation de ic)m3,fio. Les deux essais furent effectués. Le premier, à production réduite, dura une demi-heure; le second, à production normale, dura une heure.
- L’appareil était en communication par une con-
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- duite de iom environ avec un réservoir de vapeur bouteille séparatrice de l’eau condensée sur laquelle était piqué le manomètre donnant la pression. Une vanne de réglage jdacée à la sortie de la bouteille réglait la quantité de vapeur envoyée au condenseur. La conduite d’alimentation non calorifugée était tout entière contenue dans la salle où l’on a relevé la température.
- Le condenseur marchait sans vide à la pression atmosphérique, la vapeur condensée était mesurée à l’aide de bâches graduées en ioo litres et la quantité d’eau de condensation a été déduite des mesures de température.
- Numéro de l’essai.........
- Durée de l’essai.......
- Pression moyenne de la vapeur à la bouteille.......
- Température de l’eau condensée ...................
- Poids de l’eau condensée liR. Température d’entrée de l’eau
- de réfrigération........
- Température de sortie de
- l’eau de réfrigération..
- Volume en litres...........
- Température de la salle pendant l’essai..............
- Poids d’eau par kilog. de vapeur condensée............
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- A. S.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- L’événement tant attendu du public américain et du monde des affaires en général s’est produit dans le sens escompté par les moins avertis. La nomination certaine de M. Taft à la présidence des Etats-Unis, vu les résultats de l’élection du 3 novembre, rendra-t-elle à notre marché français la vitalité qui lui fait défaut pour l’instant ? Peut-on dire que notre industrie ressentira les effets du dénouement de la crise américaine ? De toutes parts s’élèvent des plaintes provoquées par la pénurie des ordres, et comme notre exportation en matériel électrique est plutôt faible, il faut admettre que ceci vient de la situation locale plus encore que de la situation mondiale.
- Malheureusement,ni les beaux discours ni l’organisation de commissions destinées à étudier les causes du chômage et les moyens de l’atténuer n’apporteront de remède à cette situation. Il ne faut compter que sur soi, multiplier, si l’on peut dire, son activité et provoquer les besoins par la baisse des
- prix, les concessions de crédit ou l’acceptation de participations financières, la première chose ressort essentiellement du domaine du constructeur ou de l’exploitant; mais les deux autres rentrent-elles vraiment dans leurs attributions commerciales? Non, nous n’hésitons pas à le dire et nous ne cesserons de le répéter jusqu’au jour où nos financiers, mieux éclairés, s’en remettant du soin d’administrer les affaires industrielles à de vraies compétences plutôt qu’à des affaires de jetons de présence, comprendront que c’est à eux qu’incombe le soin des opérations de crédit. Il existe à Nancy une organisation de ce genre ; elle ne manque ni de hardiesse ni de prudence ; elle grandit avec toutes les allaires de la région qu’elle soutient de la façon la plus intelligente, et celles-ci lui sont redevables en grande partie de leur prospérité. Souhaitons voir son exemple suivi par beaucoup d’autres.
- Admettons cependant, pour être optimiste, que la victoire du candidat républicain soit le signal de la reprise aux Etats-Unis et ailleurs ; de fait, le cuivre a déjà subi une hausse à New-York, Londres et Paris, résultat de spéculations hardies autant que d’ordres nombreux pour l’Allemagne, la France et l’Autriche. La consommation américaine s’est approvisionnée en vue de la hausse qui devait être consécutive ii l’élection présidentielle ; elle a commencé à renouveler ses stocks ou à les constituer en prévision de l’avenir. Car il paraît que les chemins de fer vont distribuer clc fortes commandes de matériel et que beaucoup d’entreprises restées en suspens vont être mises à exécution. La nouvelle circule en outre de la formation d’un syndicat à la hausse, mais jusqu’alors il n’y a pas lieu de constater qu’il existe.
- Entre temps, comme déjà signalé, la production du cuivre en Russie croît régulièrement sans pouvoir couvrir les besoins du pays. Ainsi la progression est de 10 % sur le chiffre de l’an dernier pour les sept premiers mois de 1908 : soit 690 5y4 pouds contre 5i2 898. Malgré la faiblesse des prix du métal, les anciennes exploitations sont remises en état, les usines s’agrandissent. L’Oural devient le siège d’un district producteur des plus importants ; les usines de Spassk, de Kichtinie, de Berg reprises par les Anglais, se transforment en se modernisant, et quand elles auront réussi le raffinage électrolytique dont elles poursuivent la réalisation, elles lutteront contre l’importation étrangère et fermeront en partie ce débouché si intéressant.
- Le rappôrt présenté à l’Assemblée générale des
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- actionnaires de Cuivre et pyrites le 24 septembre dernier est utile à conseiller dans cet ordre d'idées des exploitations naissantes ou renaissantes quoique sur un point très différent puisqu'il s'agit de l'Espagne. La Société a été constituée en 1907 au capital de 20 millions de francs divisé en 80 000 actions de 200 francs entièrement libérées. Elle s’est intéressée à diverses entreprises cuprifères espagnoles : la Perra Copper, la San Miguel, la Compagnie des Mines de Cuivre de San Platon : mais cette réflexion du conseil que, dans chacune des mines, la teneur du minerai s’est maintenue, que les réserves de minerai reconnues aujourd'hui sont supérieures à celles en vue l'an dernier, mais que la baisse violente du cours du cuivre de £ 118 à £ 56 à un an d'intervalle a modifié profondément les résultats de l'exploitation, cette réflexion, disions-nous, éclaire quelque peu sur certains motifs qui ont pu susciter l'organisation de cette affaire. La baisse des titres qui constituent le portefeuille de la Société a amené le Conseil a ouvrir au passif un compte de prévision de 4 millions pour tenir compte de la dépréciation subie. L'actif comportée 767 5 iqi'r. i5de comptes débiteurs, prix d'une partie du portefeuille réalisé dans des conditions avantageuses, moyennant un engagement de reprise éventuelle dont le risque est couvert au bilan par une partie delà provision ci-dessus; et 8 948988 fr. 5o de titres en portefeuille figurant à leur valeur d'achat et dont la diminution de valeur trouve sa contre-partie au passif dans le surplus du compte provision. Il en résulte que le solde du compte profits etj pertes est débiteur de 8 705698 fr. 29 du fait que les produits de l’exercice 11e s’élèvent qu’à 855 51 5 fr.09. Ainsi, en regard d'un passif de 20 millions nous trouvons à part 8708437 fr. 5o de reports et 729 458 IV. 48 d’avances à des Compagnies minières oiïrant pour garantie un portefeuille dont la valeur réelle est un peu plus de 5 millions et une créance d'une réalisation bien problématique. Il faudrait que la nouvelle donnée plus haut de l'existence d’un syndicat à la hausse fut sérieusement fondée !
- La participation de la Société des Grands Travaux de Marseille aux grandes entreprises faites pour le compte de Sociétés d’Elcctricité nous incite à en dire quelques mots. Les Grands Travaux de Marseille ont exécuté pour l’Energie électrique du littoral méditerranéen, l’Energie électrique du Sud-Ouest, la Compagnie générale de Distribution d’Energie et la Société Sud-Electrique, les travaux de barrage de canaux d’amenée des eaux, et autres installations. Mais ils s’intéressent en outre directe-
- ment à l'exploitation de l'éclairage et des forces motrices de Sofia, à l'a (faire dite de Bellegarde et à la concession de Grasse.
- Pour un capital actions de 4 millions, ils déclarent un solde du compte profits et pertes au 81 décembre 19071)1*111 de i 121 635 fr. 99 et net de 910 768,81 égal aux 28 % du capital. Sur ce solde, les actionnaires reçoivent le tiers seulement soit 36o 000 francs, correspondant à unjintérét de 9 % , les amortissements absorbent 38o 000 francs, part supérieure à celle des actionnaires, et i38 191 fr. 33 sont reportés à nouveau et ajoutés aux reports des exercices précédents qui forment ainsi une provision de 343 822 fr. 97 à la disposition des actionnaires ; véritable réserve qui augmente les disponibilités de la Société, ou lui permettrait le cas échéant de maintenir son dividende une année de moindres profits.
- Rendant compte des résultats des Chemins de fer américains, le 'Moniteur des intérêts matériels rapporte que la Pensylvania a passé, avec la Westinghouse Electric Company un contrat important pour l'équipement électrique des nouveaux terminus de New-York et de Long Island, couvrant deux ans ; l'estimation minimum dudit conti’at étant d’un million sterling, on le considère comme de bon augure pour la prospérité renaissante des affaires et comme marquant le début de l'électrification des terminus de chemin de fer dans nombre de villes américaines, Chicago aurait pris ses mesures pour l’électrification des ligues au delà des limites de la ville et d'autres Compagnies de chemin de fer auraient l’intention d’employer des locomotives électriques sur les fortes pentes. L'exécution de ces projets contribuera au relèvement de la Westinghouse dont la nouvelle organisation financière est prévue largement et ,en vue d’une extension possible des affaires.
- La Compagnie de Fives-Lille, autrefois cantonnée dans la construction des charpentes du matériel de chemins de fer et des appareils de distillerie, a cédé on le sait, à la tentation qu’ont eue tous les grands ateliers de constructions de fabriquer du matériel électrique, nous regrettons de ne pouvoir en faire la part dans les résultats bruts de l'exploitation en 1907-1908 qui s'élèvent à 1 988 903 francs. Déduction faite des charges, les bénéfices nets sont de 1 120 789 francs, légèrement supérieurs à ceux de l’exercice précédent : 17 000 francs environ, et permettant de répartir un dividende de a5 francs par action. Cette décision du Conseil constitue un évé-
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- nement parce que la dernière répartition remonte à Texermcc 1896-1897. De fait, la Compagnie deFives-Lille a subi durant cette période de malheureux événements qui ont obligé ses actionnaires à des sacrifices dont ils espèrent retirer maintenant le bénéfice. Les immobilisations s’élèvent à aa 244 685 francs, et les réserves en contrepartie à 1375475a francs Figurent encore à l’actif, sous forme de semestria-lités, la Compagnie des Chemins de fer du Sud de l’Espagne, pour 1 904 000 francs, et sous forme d’annuités la Compagnie générale d’Electro-chimie de Bozel pour 34 000 francs. Le compte participations est de a3p 865 fr.; en réalité on peut concevoir, qu’il y a lieu d’additionner ces trois postes qui représentent une faible dette de 2177805^*. dont l’amortissement se fait très régulièrement avec affectation bien plus utile au fonds de roulement, qu’à d’autres participations qui ne devraient pas être le fait, comme nous le disions plus haut, des Sociétés de construction.
- Il nous faut revenir aux valeurs de Tramways qui sont l’objet de fluctuations si diverses, souvent bien peu en rapport avec la nature de leurs résultats. Si nos voisins, les Belges, ont souvent dans ce compartiment la main assez heureuse comme réorganisateurs d’affaires, il leur arrive quelquefois d’être un peu trop aventureux. L’Union des Tramways en fait en ce moment la dure expérience. Ayant pris de grosses participations et entrepris d’importants travaux, elle se trouve à court d’argent et parle, pour s’en procurer, d’une réduction du capital des deux tiers, l’action de 70 francs devenant 25 francs ; le capital serait ramené à 3 125 000 fr. Il serait créé 125 000 titres nouveaux de 25 francs identiques aux anciens et 3o 000 parts de jouissance. En décembre 1904 une première réduction du capital avait ramené l’action de 100 francs à 75 francs !
- Chez nous, on dit qu’un groupe de banques fram çaises vient de mener à bien une combinaison qui assure les ressources nécessaires à l’organisation
- RENSEIGNEMENTS
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- France. — Il est question d’établir une usine hydroélectrique sur la rivière l'Ardèche à Bourg-Sainl-Andéol (Ardèche). La chute d’eau serait de 20m et l’on pourrait disposer d’une puissance de ioooo HP. Le coût de l’installation, y compris le barrage, serait de i iooooo fr.
- Italie,~— Les autorités de la province de Reggio
- des tramways de Constantinople, avec prévision de leur électrification dans l’avenir. Le parti jeune-turc modifiera évidemment les idées du sultan sur ce point spécial de l’introduction du matériel électrique à Constantinople, car, quant à présent, c’est une œuvre de haute difficulté que d’y parvenir.
- La Compagnie générale des Omnibus de Paris est sur le point d’émettre une cinquième série de 8000 obligations de 5oo francs 4 1/2 %, remboursables au pair le ier janvier 1912 et dont le produit est destiné au remboursement des obligations 4 et 3 1/2 % à amortir au compte de l’exercice 1908. L’insuffisance des recettes oblige la Compagnie à rechercher les moyens financiers de faire face à sa dette obligataire. La solution est onéreuse et d’autant plus qu’elle n’inspire plus au public la confiance nécessaire. Elle se trouve, dit-on, en bonne posture pour obtenir la concession des transports automobiles dans Paris, mais quel point d’interrogation quanl aux résultats, si les exigences du Conseil municipal ne se transforment radicalement. Il semble qu’il en soit ainsi.
- Enregistrons, pour aujourd'hui, les nouvelles des dividendes déclarés de la Société d’électricité de Paris, et des Tréfileries et Laminoirs du Havre, respectivement de 12 fr. 5o et de 10 francs.
- Les indications plus ou moins précises, qui avaient donné la situation de la Compagnie de l’industrie électrique et mécanique de Genève comme très discutée, se résument à une proposition de réduction du capital de 2 millions de francs à 175 000 fr. et ii son augmentation, par l’émission d’actions privilégiées à concurrence de 1 825 000 francs. Quiconque connaît, au point de vue technique, tout ce qui est sorti de nouveau et d’utile des usines de l'Industrie électrique, sans parler des modèles très réussis de construction courante, souhaitera le succès de ce plan de réorganisation.
- D. F.
- COMMERCIAUX
- (Calabre) ont reçu une demande de concession pour l’u-lilisalion d’une chute d’eau sur la rivière Sciarapolamo à reflet de fournir l’éclairage et la force motrice aux localités voisines.
- TRACTION
- HAUTEs-PTRéxéEs. — M. Médebielle vient d’obtenir la
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- concession du réseau départemental de tramways électriques, y compris la ligne de Lourdes à Bagnères cl Grip. D’autre part, les conseils municipaux de Bagnères, Campan et Gieutat lui ont accordé une concession de vingt années pour la construction et l’exploitation d’un funiculaire électrique pour l’ascension du Pic du Midi de Bigorre, d’une hauteur de a 877 mètres.
- Puy-pe-Dome. — Le Conseil général a voté un emprunt dè 21 880 000 francs pour la construction du réseau des tramways départementaux, et chargé la commission départementale d’en régler les conditions.
- Suède. — Les essais de traction électrique sur les chemins de fer de Stockholm à Jarfra et de Timtebada à Vartan, ayant donné complète satisfaction, le gouvernement a décidé -l'électrification de tout le réseau des chemins de fer de l’Etal suédois. L’Etat a acquis, a cette inteulion, plusieurs chutes (l’eau pour la production de l’énergie électrique. D’après M.Dahlander, ingénieur en chef des services électriques des chemins de fer de l’Etat, la longueur des lignes à électrifier est de 2 24ok. L’énergie sera transmise à une tension de 5o 000 volts, et transformée ensuite à i5ooo volts. Plus de 37 sous-stations de transformation, à une distance de 5ok chacune, seront établies. Le devis de l’installation totale se monte à 107 millions de francs,
- Autriche-Hongrie. — La Diète à décidé d’accorder une subvention de 5oo 000 francs pour la construction d'une nouvelle ligne de chemin de fer électrique dans le Tyrol, qui relierait la ligne de Cortina à Ampezza avec celle de Pustcrhal à Toblach.
- Deux installations de tramways électriques sans rails qui fonctionnent actuellement en Autriche ont donné des résultats dépassant toutes les espérances ; ce sont la ligne de Ginünd (Basse-Autriche) de 3km de longueur qui, prévue pour un transport annuel de 3o 000 personnes, en transporte près de 100000, et la ligne de Klosternenburg-Wcidling, de 3km également qui, prévue pour un transport de 120 000 personnes par an, en avait déjà transporté i5oooo au bout de quatre mois.
- Ces succès ont conduit à appliquer ce genre de traction pour prolonger dans la banlieue de Vienne les tramways de la Ville. C’est ainsi que, depuis quelques jours, fonctionne entre Pôlzleinsdorf et Neuslift une ligne qui a une longcur de 2km2 et est à double trolley pour se prêter à une exploitation intense ; les voilures employées sont des Mercedes électriques de 20 chevaux, fournies parla société autrichienne des moteurs Daimler.
- Deux autres lignes analogues seront mises en circulation dans peu de temps, l’une à Budweis l’autre à Presz-burg.
- Italie. — Une Société ayant pour titre la « Societa Fer-rovia Elettrica Ponte Nove » vient d’èlre constituée à Clu*
- sonc dans le but de construire et d’exploiter un chemin de fer électrique dans la région.
- Allemagne. — L’Allgemeine Elektrizitals, Gcsellschafl a soumis à la municipalité de Berlin un projet d’établissement d’un nouveau chemin de fer métropolitain.
- Russie. — Le gouvernement russe a reçu de la « Ra-hacsan-Uralsk Railway » une demande de concession pour rétablissement d’un chemin de fer de Uralsk à Semi-Palatinsk ; lu ligne aurait une longcur de 1 ç)20km, cl sa construction nécessilcraiL une dépense de 265 millions de francs environ.
- Canada. — La « Grand Trunk Pacific Railway Cy » se propose de construire une seconde ligne de chemin de fer à travers les trois provinces de Manitoba, Saskatchewan et Alberta,
- TÉLÉPHONIE
- ISoud. — La Chambre de commerce de Lille est autorisée à avancer à l'Etat une somme de 75 400 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Lille-Amiens 2e et Lille-Arras 3e.
- La Chambre de commerce de Douai est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 79 200 fr. en vue de rétablissement des circuits téléphoniques Douai-Lens 2e et Douai-Paris 2°.
- La Chambre de commerce de Cambrai est autorisée à avancer à l’État une somme de 79 000 francs en vue de rétablissement des circuits téléphoniques Cambrai-Amiens et Cambrui-Saint-Quenlin 2U.
- Algérie. — La Chambre de commerce de Constantine est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 16 176 francs en vue de concourir aux dépenses d etablissement d’uu circuit téléphonique Batna-Mac-Mahon.
- La Chambre de commerce de Moslaganem est autorisée à avancer au gouvernement général [;de l’Algérie une somme de 14 800 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Mostaganem-Aboukir-Bougui-ral.
- DIVERS
- Allemagne. —La fermeture des magasins à 8 heures, qui est appliquée à Berlin depuis le 1e1’ novembre, aura une grande influence sur les entreprises d’éclairage électrique de Berlin. Les Sociétés évaluent en effet à
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- 5 % <lc leur consommation quotidienne, celle des magasins entre 8 et g heures du soir.
- Russie. — Le Ministère de la guerre russe vient d'affecter une somme de 37 millions de francs à la construction d’aéroplanes et de dirigeables. Les moteurs spéciaux destinés ù ces appareils sont, paraît-il, en construction dans des usines françaises.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie Générale française et continentale d’éclairage. — Le 3o novembre, 11, rue de la Tour-des Dames, à Paris.
- Société Métallurgique de l'aluminium. •— Le a3 novembre, à Bruxelles.
- Société des Hauts-Fourneaux, fonderie et forges de Franche-Comté. — Le 26 novembre, à Besançon.
- Société l'Eclairage électrique. — Le 28 novembre, 364, rue Lecourbe, à Paris.
- Société Industrielle des Téléphones. — Le 28 novembre, 25, rue du 4 Septembre, à Paris.
- Compagnie Ottomane des Tramways de Satanique. — Le 3o novembre, à Bruxelles.
- Schneider et C'e. — Le 27 novembre, 43-, rue d’Anjou, à Paris.
- Société Impériale Ottomane d’éclairage par le gaz et Té’lec-tricité. — Le i5 décembre, 75, boulevard Ilaussmann, à Paris.
- L’Omnium électrique. — Le 23 novembre, Genève.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le ier décembre, à l’Office colonial, à Paris, fourniture de diverses variétés d’aciers à outils et d’aciers spéciaux. Caut. prov. a5o francs ; défin. 5oo francs.
- BELGIQUE
- Le \>.5 novembre, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux. 14, rue de la Science, à
- Bruxelles, fourniture de: i°socles et chapiteaux en fonte de fer pour garniture de poteaux-supports de lignes aériennes pour traction électrique. — 20 2 3oo poteaux métalliques tubulaires, supports de lignes aériennes de contact pour la traction électrique. Soumissions recommandées le 2.4 novembre.
- Le 2 décembre, à 1 1 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science,il Bruxelles, armement électrique complet de trois sous-stations de transformation de courant alternatif triphasé à haute tension en courant continu, directement utilisable pour la traction électrique sur les lignes vicinales du Centre (cahier des charges n° 56, prix: 1 franc).
- Le 11 décembre, à 11 heures, à la Direction générale des Ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, h Bruxelles, installation des canalisations d’éclairage électrique dans le bâtiment des bureaux du gouvernement provincial dü Brabant à Bruxelles; caut. : 1 100 francs (cahier des
- charges n“ 102; prix : o fr. 3o); prix des plans : 18 fr. 70; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 7 décembre.
- ANGLETERRE
- Le 2 décembre, à la Compagnie de l’East Indian railvvay. Nicholas Lane, à Londres, fourniture de locomotives et tenders.
- Le 3i décembre, à la corporation municipale, à Lincoln, fourniture et montage de 2 pompes et 3 chaudières à vapeur, avec surchauffeurs, pompes d’alimentation, etc.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Jusqu’au 16 décembre, le chemin de fer Central-Nord argentin, à Buenos-Aires, recevra les soumissions pour la fourniture de 950 wagons. Cahier des charges (texte espagnol à consulter au Musée commercial), à Bruxelles.
- ESPAGNE
- Le i3 janvier 1909, à la Direction générale des Travaux publics, à Madrid, construction de la ligne des chemin de fer transpyrénéenne d’Ax-les-Thermes à Ripoll.
- ITALIE
- Prochainement, adjudication de la fourniture des machines-outils suivantes, nécessaires aux ateliers de la gare Boine-Termini : 1 tour, grand modèle, pour essieux de locomotives ; 2 tours pour voitures et wagons ; 1 tour vertical; 1 raboteuse à crémaillère; 1 fraiseuse horizontale ; 1 marteau à air comprimé. Devis ; 170 000 francs,
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUP CASSETTE, 17.
- Le Gérant ; J.-B. Nouet.
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- Tome IV <2° série).
- SAMEDI 28 NOVEMBRE 1908.
- Trentième'année. — N° 48
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- p
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 257. — H. Poincaré. Conférences sur lu télégraphie sans 111, p. 259. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogènes {suite), p. 267. — II. Studkr. La traction électrique par courant monophasé sur la ligne de Seebach-Wettingen (suite) p. 270.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et généralités. Sur l’imluction et la cause probable des aurores, P. Villard, p. 273. — Mesures. Eleotromètres et électroscopes à compensateurs, Huiimuzescu, p. 273. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Appareil pour la réception des signaux horaires radiotélégfhphiqucs à bord des batiments, (J. Tissot et P. Pellin, p. 275. — Monoléléphone de grande sensibilité, H. Auraiiam, p. 276. — Bibliographie, p. 277. — Variétés. Chronique, p. 277. — Chronique industrielle et financière. Notes industriel Les. Traction par courant alternatif simple système Westinghouse, p 279. — Chronique financière, p. 284. — Renseignements commerciaux, p. 287. — Adjudications, p. 288.
- ÉDITORIAL
- Nous commençons aujourd’hui la publication de la série de conférences que l’illustre savant Henri Poincaré fait à l’Ecole Supérieure des Postes et Télégraphes. Dans ces conférences, l’auteur se défend de vouloir faire une théorie complète de la Télégraphie sans fil, mais son intention est simplement d’exposer quelques théories mathématiques, susceptibles de faciliter l’intelligence de ces phénomènes. Nous ne doutons pas que la lecture de ces remarquables conférences ne soit d’un grand intérêt pour les techniciens «le la Télégraphie sans fil. La première de ces conférences est consacrée a l’émission.
- Après avoir commencé par rappeler les é<|uations de Maxwell et les trois définitions principales du potentiel vecteur, l’auteur indique qu’il fera généralement usage du potentiel vecteur de Lorentz, et, étant donnée la grande fréquence des oscilla-
- tions, il suppose dans une première approximation qu’à l’intérieur des conducteurs, il ne se passe rien, et que les lignes de force électriques aboutissent normalement à la surface des conducteurs. Il aborde alors la résolution des équations et constate la complication du problème tel qu’il est posé. Après avoir envisagé le cas dé la sphère et le cas général, il aborde l’étude de l’amortissement, c’est-à-dire qu’il cherché à .déterminer, d’après les données précédentes, les conditions dont.dépendent la longueur «l’onde et l'amortissement d’un excitateur donné En des remarques successives, il traite les cas d’une antenne filiforme, d’une antenne rectiligne et il constate qu’alors la prédominance dans la direction équatoriale est beaucoup plus grande «|ue ne l’avait prévu Hertz.
- Dans le cas de l’oscillateur fermé, l’énergie rayonnée est à [peu près nulle. Enfin, il
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 48.
- rappelle les résultats de Tissot dans sa comparaison de l’antenne simple à des antennes multiples. L’amortissement plus grand dans les antennes multiples croît avec le nombre des branches et leur écartement.
- L’étude analytique du réglage de la tension dans les groupes électrogènes est beaucoup plus complexe que celui du réglage de la vitesse. Elle peut cependant, dit M. Rou-tin dans son étude, être tentée, à condition de l'aire certaines hypothèses. L’auteur s’est borné en effet à examiner le cas où les effets de l’hystérésis et de l’induction mutuelle sont négligeables en supposant en outre : i°Que le courant d’excitation est fourni par une génératrice à tension constante ; a0 Que le rhéostat d’excitation est construit de façon qu’en régime permanent le courant d’excitation soit fonction linéaire du déplacement de son levier et’que la vitesse de déplacement dudit levier est constante ; 3° Qu’on utilise que la’partie haute des caractéristiques et que la tension peut alors être considérée comme fonction linéaire de l’excitation.
- Nous avons déjà décrit le système de prise de courant par antenne Oerlikon, sur le chemin de fer par courant alternatif simple de Seebach-Wettingen. Une partie de la ligne est en effet équipée avec ce système, mais à partir de la station de llegensdorf, on a installé parallèlement au premier système une prise de courant par archet Siemens qui se continue seule au bout de quelque temps sur le restant de la ligne. La description de ces installations contient de nombreux détails techniques sur la suspension des lignes, sur les poteaüx, les changements de section, etc. Le lecteur y recueillera des données numériques intéressantes. Nous nous bornerons à signaler que pour obtenir une suspension de la ligne à peu près indépendante des variations de température, on a fait usage d’une suspension caténaire avec fil porteur auxiliaire du système Sieinens-Schuckert, et que la tension électrique du fil est maintenue
- constante par un dispositif tendeur automatique.
- On a bien souvent émis d’intéressantes théories sur l’origine de l’aurore polaire, et on fait généralement intervenir pour cela des causes extra-terrestres. M. Villard a tenté l’explication de ce s phénomènes tout autrement. D’après lui, la cause probable des aurores polaires serait due à des rayons cathodiques s’enroulant dans le champ terrestre et formant une nappe luminescente dont il montre l’analogie comme structure et propriétés avec l’aurore polaire.
- MM. Tissot et Pellin viennent de présenter à l’Académie des Sciences un appareil pour la réception des signaux horaires radio-télégraphiques à bord des bâtiments. C’est, au fond, le perfectionnement d’un modèle simplifié de récepteur électrolytique dont ils s’étaient servis pour l’observation des signaux horaires radiotélégrapliiques émis par le poste de la Tour Eiffel. Le dispositif est établi de manière à accorder sur la longueur d’onde de la Tour, i 8oom environ, une antenne à branches horizontales d’une longueur totale de 5oà ioom. Le détecteur utilisé est l’un des détecteurs thermo-électriques récemment signalé par ses auteurs. L’appareil peut être utilisé avec un chronomètre ou un compteur.
- C’est encore à l’Académie des Sciences que M. II. Abraham vient de présenter un mono-téléphone de grande sensibilité et à note réglable. Nos lecteurs se souviennent des articles que nous avons récemment consacrés à la belle application que M. Mercadier a faite du mono-téléphone qu’il a créé à la télégraphie multiplex, mais ces mono-téléphones à disque d’acier ont des sons fixes et manquent de sensibilité, ce qui rend leur emploi peu intéressant en télégraphie sans fil. Il en sera peut-être différemment des appareils construits sur les indications nouvelles de M. Abraham, et qui sont une simple modification de téléphones ordinaires de modèle quelconque.
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- CONFERENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- KMISSIOX
- Mon intention n’est pas cle vous faire une théorie complète de la télégraphie sans fil, mais de vous exposer quelques théories mathématiques susceptibles de faciliter l'intelligence de ces phénomènes. Je commence par vous rappeler les équations de Maxwell, qui sont les suivantes :
- d II cl G
- haute fréquence, se comportent comme s'ils étaient parfaitement conducteurs, de sorte que les courants et le magnétisme ne peuvent pénétrera l’intérieur. Leur pouvoir diélectrique est inconnu, mais comme ses clléts sont négligeables, nous pouvons le supposer égal à celui du vide. Nous choisirons alors les unités île telle sorte que ce pouvoir inducteur du vide et pur conséquent la vitesse de la lumière dans le ville soient égaux à l'imité. Nous en serons quittes pour rétablir l’homogénéité à la lin du calcul, si nous voulons revenir aux unités habituelles.
- Les lettres F, G, II désignent le potentiel vecteur et p la densité électrique. Nous remarquerons que a, P, Yj p? c, *e, f\ g, h sont des quantités expérimentalement définies, mais qu’il n’en est pas de meme de F, G, 11. D'un autre coté les équations ne suffisent pas pour les définir complètement et permettent de modifier leur définition dans une certaine mesure, à la condition de modifier celle de d’une fa^on corrélative. De là trois définitions principales du potentiel vecteur.
- i° Potentiel secteur de Maxwell. — Si l’on s’impose la condition
- *f_ i _
- d.c ~r dy “T" dz ~~ P‘
- Ces équations donnent lieu aux réflexions suivantes : oc, p, y est force magnétique; f, g*, //, le déplacement électrique proportionnel à la force électrique;'u9 e, fr, le courant de conduction, de
- telle sorte que u. -(- représente le courant to-
- tal. Il nous est permis de considérer tous les milieux comme non magnétiques. Les seuls milieux envisagés sont en effet l’air, assimilable au vide, et des métaux, qui, vis-à-vis d’oscillations de
- ce qui montre que est le potentiel électrostatique ordinaire et (pie les composantes du potentiel vecteur sont des potentiels newtoniens dus à des matières attirantes ayant respectivement pour densités les composantes correspondantes du courant total ; c’est la solution de Maxwell.
- a0 Potentiel vecteur de Lorentz. — Si l’on s’impose la condition :
- dV d G d\\ dà
- ~dï + Ihj + dz + dt ~
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- il vient :
- d*à
- Vf = -3r~^-
- On voit que tj/, F, CI, II sont des potentiels retardés, c’est-à-dire ealculés en partant de la densité de la matière attirante, non à l’instant considéré t mais à un instant antérieur l—r, r étant la distance du point attirant au point attiré; de telle sorte que la lumière partant du point attirant à cet instant antérieur t—r arrive au point attiré à l’instant /.
- Alors (J; est le potentiel retardé dù à la densité électrostatique p; tandis que F, G, Il sont les potentiels retardés dus aux trois composantes u, v,
- du courant de conduction. C’est la solution de Lovent/..
- )0 Potentiel vecteur de Hertz. — La solution de Hertz n’est applicable que quand le champ est île révolution autour de l’axe des x par exemple. On a alors « =; o et on peut supposer
- G ^11 ^O.
- Sauf avis contraire, nous ferons toujours usage du potentiel vecteur de Lorenlz, cl quand nous emploierons celui de Hertz ou de Maxwell nous all'ecterons les lettres F, G, (I, d une astérisque.
- Les oscillations étant (le très liante fréquence, on peut supposer :
- i° Qu’à l’intérieur des conducteurs il ne se passe rien, les courants de conduction étant localisés à la surface.
- •a° Que les lignes de force électrique aboutissent normalement à la surface des conducteurs.
- Mais ce n’est là qu’une première approximation.
- Energie et radiation. — L’énergie électrique a poui' expression
- J'A~ '/J “H “t- b') cl', cl l’énergie magnétique
- /^ + r+«.
- De plus, en vertu du théorème de Poynting, la quantité d’énergie qui traverse une surface infiniment petite de pendant le temps dt est égale , de dt . ,
- a----- multiplie par 1 aire du parallélogramme
- 4 tc
- construit sur les projections de la force magnétique et du déplacement électrique sur la surface.
- Si donc on considère le vecteur radiant dont les composants sont : •
- g't ~ h a —/V /P — g*
- !\ TC \ TC ’ /| TC ’
- cette quantité d’énergie rayonnée est égale à dp cil X N, N étant la composante du vecteur radiant normale à l’élément de surface.
- Solution de ces équations.
- Il ne peut exister de solution non amortie, car il y a une certaine dissipation d’énergie par rayonnement, mais il existera une solution périodique amortie.
- Une pareille solution est de la forme F = ol (aeb>t).
- [ûl signifiant partie réelle de) w est une quantité complexe que nous pouvons supposer de la l’orme
- T
- AIT.
- — •
- ~ est le décrément logarithmique
- rapporté à
- l’unité, de temps, a le décrément logarithmique, T la période. Pour notre étude nous pouvons considérer soit les solutions réelles de nos équations, soit les solutions imaginaires dont nous prendrons ensuite les parties réelles, car ces parties réelles satisferont également aux équations. Employons celte deuxième méthode qui présente certains avantages. Nous avons donc à chercher des solutions proportionnelles à acwl. Il suffira de prendre les mêmes équations en remplaçant par exemple :
- dV „ c/f
- —t-par loi* et -f- par (*/.
- dt 1 dt1 1
- | Nous n’aurons plus t dans ces équations. Nous
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- «aurons comme inconnues les inconnues précédentes et de plus u>.
- Ces équations devront être satisfaites dans l’air; comme dans l’air il n’y a pas de courant de conduction nous supposerons u ~~ e = w = o. Nous aurons ainsi à déterminer les quantités
- 4, /#*//, KG1Ï, a[iv.
- Ainsi posé, le problème est d’une complication très grande. 11 a une infinité de solutions correspondant au terme fondamental et aux differents termes que nous pouvons encore appeler harmoniques, bien que les périodes soient incommensurables les unes avec les autres.
- Cas delà sphère. — Ici nous prendrons le potentiel de Hertz
- G = Il = o,
- on a trouvé le son fondamental
- V
- tlv
- —')
- r
- avec
- la supposant nulle) et le champ magnétique, qui
- est décalé de \ est proportionnel à sin A/.
- 2f2 sera proportionnel à cos3 A/
- 2/i- sera proportionnel à sin-A/.
- L’énergie électrostatique sera donc de la forint; A cos2 X/.
- I/énergie magnétique scia donc de la forme B sin2 X/.
- l/énergie totale sera constante si A cos2 X z' + B siii2 X / ct0,
- c’est-à-dire si A -- B. Quelle est la signification des constantes A et B ?
- Désignons par e la chargé électrique en un point du conducteur, par exemple la charge électrique maxima; si / est l’intensité du cou-de
- rant,/=.—. Dans un (il l’intensité n’est pas
- constante, mais l’intensité /.sera par définition la dérivée de e.
- l/énergie électrique sera
- e-
- C>
- (0
- C étant la capacité L’énergie magnétique
- a étant le rayon de la sphère.
- Nous indiquons seulement cette solution sans nous y arrêter, ce cas étant trop éloigné de la pratique.
- Cas général. — Dans quelle mesure la formule de Thomson
- f = arc V'LL
- est-elle applicable AT, période; L = self-induction; C, capacité du circuit.)
- i° Elle suppose qu’il n’y a pas d’amortissement : donc elle ne s’applique que lorsqu’on peut négliger l’amortisse ment.
- ‘jl° Considérons le déplacement électrique fgh. Dans le cas d’une oscillation dont nous négligeons l’amortissement, il est proportionnel à cos (X/ -f- y.), a et |a étant des constantes, [jl la phase.
- Si la phase est la même dans tout l’espace, le champ électrique est proportionnel à cos X/ (en
- f,/2
- ?
- ‘X
- L est la self-induction
- Il faut faire attention à ce qu’est la self-induction dans le cas qui nous occupe. Le courant / n’est pas le même partout : il est maximum près de l’éclateur et minimum «Via pointe. Pour calculer L, on supposera un courant décroissant dont ie maximum sera i et de l’expression de
- . L P , . . ....
- 1 énergie ---, ou i est ce maximum, on déduira
- L. De la même manière on calculera C au moyen (P
- de l’expression — ou e est le maximum de la x
- charge.
- Nous avons donc défini C et L; et on observera que ces définitions -ne sont pas tout à fait les mêmes que pour un courant constant et uniforme ou que pour une charge en équilibre électrostatique
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- e est de la (orme
- e — rosX/,
- d où
- / — — X s i j i X /.
- L’énergie électrique sera COS2X/
- et l’énergie magnétique
- * sin2 XlL
- A2--------.
- x
- Egalons entre eux les coeiïicients A et B respectivement égaux à
- X C x
- il vient
- C’est la formule de Thomson.
- En réalité, les choses ne se passent pas ainsi. Dans le champ à l’infini l’intensité électrique est bien eos (Xt [J* , mais g. n’est pas le meme dans tout le champ en supposant meme que g, soit le meme dans tout le conducteur. (Il on est ainsi dans l’antenne, mais il n’en serait peut-être pas de meme dans un système plus compliqué.) Car il y a un retard dans le champ représentant la durée de la propagation entre l’antenne et le point du champ considéré.
- l/énergie électrique aura alors pour expression
- A cos2'A / -|- i A'cosX/ sin \( -f- A"sin2X^ et l’énergie magnétique ( B"cos2X/ -(- y-IVsinX/ rosX/ -f- Bsin2X/.
- Ecrivons que l’énergie est constante
- 'A' + B' =. O A + li" = A" + A.
- Ce ne sont plus les memes conditions que pré-
- cédemment. Dans quelle mesure est-il permis d’appliquer la formule de Thomson? Une circonstance nous sauve. Les antennes sont filiformes, et le champ est beaucoup plus fort dans le voisinage de l’antenne qu’ailleurs; comme la phase est la même d’un bout à l’autre du conducteur, ainsi que nous l’avons admis, il se trouve que dans la partie la plus forte du champ la phase est constante.
- Nous pouvons donc en première approximation appliquer la formule de Thomson, en prenant, garde toutefois à la définition de L et C.
- Dans un cas particulier la formule est applicable sans restriction ; c’est celui où le circuit se compose d’un condensateur dont les armatures sont reliées par un fil métallique. Ici l’intensité peut être considérée comme constante, caria longueur du fil est très petite par rapjmrt à la longueur d’onde et la variation de l’intensité du courant le long du fil est très faible.
- Le champ est concentré entre les deux armatures du condensateur. C’est du reste pour ce cas que la formule de Thomson avait été établie.
- étude de l’amohtissement
- Emission. — Nous devons, d’après ces données, déterminer les conditions dont dépendent la longueur d’onde et l’amortissement d’un excitateur donné. Pour faire cette étude nous supposerons d’abord un excitateur isolé placé dans un espace indéfini. A vrai dire, ce n’est, pas le cas de la pratique, puisqu’on a ordinairement une antenne plus ou moins longue reliée à la terre qui peut être regardée comme conductrice. La terre pourra être regardée comme limitée par un plan, soit z — o; et les lignes de force électrique devront aboutir normalement a ce plan. On sait que tout se passera comme si la terre n’existait pas et si le champ était symétrique par rapport au plan c = o; de telle façon que quand on change a;, y, z, en .r, //,— c-, les diverses quantités a, p, y,/', h> F, G, IP p, u9 c, w se (chan-gent en : a, fi, — Y, — — g, h, — F, — G, 11, —
- p, — ^ u». Tout se passe donc comme si
- on supprimait la terre et si on ajoutait a l’an-tenne son image par rapport au plan r; r= o, l’excitateur fictif formé par l'antenne et son image se trouvant ainsi isolé dans l’espace.
- Champ en un point éloigné. — La première chose a faire est d’étudier le champ en un point
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- très éloigné tic l'excitateur; nous allons supposer un régime établi avec une oscillation amortie, on aura alors pour le courant de conduction :
- u = 61 (u0cu>t)
- 61 {e0cMt)
- tr 61 uvc'’
- w est une quantité imaginaire dont dépendent à la fois la période et l’amortissement; u0, c\„ w0 sont des fonctions de x, y, z, réelles ou complexes ; et la notation 61 signifie partie réelle de.
- Quel sera alors en un point très éloigné le potentiel vecteur F, G, II; on aura: F = 61 (F0), F0 étant le potentiel retardé dù à u0 eMl ou, ce qui revient au même, le potentiel ordinaire dù à u0 6- — >') ; on aura donc :
- ('->•) d~
- Nous désignerons par .r, y, 3 les coordonnées du point attiré, par •/], Ç celles du point attirant, c’est-à-dire de l’élément dz, par /• la distance de ces deux points; dans «0 on aura donc remplacé .r, y, z par q, vj, Ç. Soit r0 la distance du point
- y
- z à l’origine et soient X,
- IG v
- les cosinus
- directeurs de la droite qui joint ces de-ux points, on aura sensiblement, à cause du grand éloignement du point .r, y, z :
- — ,-0 — X£
- m
- SX£.
- Au dénominateur nous pourrons remplacer r par rn, il n’en est pas de même dans l’exponentielle parce que w est très grand et il restera :
- e«(t->„) p
- 10 = ------- 1 u0eM^dz.
- 1 0 J
- Cette intégrale
- A — J J J u o (ç, rt, Ç) d § dr, d Ç
- est une fonction des trois cosinus directeurs X, g., v et la formule précédente nous donne :
- F = 61 \ A
- On trouverait de même :
- [«“F — »o) | r — i'o)q
- R —-----J, Il = 61 le—-------J.
- R et C étant des intégrales itnalogues à A, mais où u0 est remplacé par c0 ou u’0.
- Ces trois valeurs de A, B, C permettent de calculer le champ en un point très éloigné. Soi d’une façon générale
- 1 *lu —!
- Dérivons par rapport à/
- dV
- dt
- =4M“—J-
- Ceci introduit seulement le facteur w.
- Dérivons par rapport à x. Si je fais varier .r, y, z, il en résulte une variation de /q, X, g, v.
- M dépend de X, g., v; r0 varie à la fois dans l'exponentielle et au dénominateur. Nous pouvons négliger les variations de M et du dénominateur car elles sont très lentes; les autres sont notables à cause de la présence du facteur w.
- Je remplacerai donc M par
- Ar dr» — M w —z—
- dx
- or
- d>o
- dx
- X;
- donc
- d F
- d.
- ’U r,.,
- — = Cîl XMw.-------------
- •<’ L f0 J
- Appliquons les formules et abrégeons les notations en écrivant F ~ A ou F proportionnel à A au lieu d’écrirc :
- Fcü
- eu> (/ - »•„)
- K -
- 'o J
- Nous aurons [formule (i)J
- a ~ o) (v B — g. C)
- [J — w (X C — v A)
- Y ~ o) (g. A — XBj.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- De meme [formule (*;]
- \r.f~ (o (X2XA — A)
- 4 ~g ~ (o (g2XA — B) f\Tzh ~ (o (v2XA — CK
- Pour calculer Féliergie totale, il faut connaître là P d’une part et 2a* de l’autre.
- On calcule a [3 X, fgh par les équations de Maxwell en partant de F, G, Il ; F G II se calculerait pour un point rapproché par les formules
- Pour trouver la signification décès équations, prenons pour un instant pour Taxe des ^;Ia droite qui joint l'origine au point du champ considéré. Alors
- A I , (A V ~ o,
- d’où
- a ~ o, [j ~ (*) C, Y ~ — toB, f=o, —(o B, h~—o>G.
- Ceci montre qu’à grande distance : les ondes sont planes et transversales, la force magnétique est perpendiculaire et égale à la force électrique, et les valeurs de B et C représentent l’intensité du champ.
- Ceci va nous permettre de calculer le vecteur radiant de Poynting.
- ABC sont des fonctions connues de X, ja, v; d’après ce que nous venons de voir, le champ électrique est proportionnel à la projection de ABC sur le plan de l’onde. D’autre part le vecteur radiant qui est proportionnel à l’aire du parallélogramme construit sur le champ électrique et le champ magnétique sera proportionnel au carré du champ électrique, donc proportionnel au carré de la projection du vecteur A B C sur le plan de Fonde. Le facteur de proportionnalité est
- 1
- ? _ ru^
- °~J r
- dx
- II...
- Pour que ce calcul soit possible, il faut connaître les courants de conduction e0 o>0. Nous pouvons en première approximation admettre que le courant localisé à la surface de l’antenne décroît delà base de l’antenne au sommet pro-
- t: 2;
- portionneJlement à eos —j,*/étant la longueur
- de l’antenne. C’est ce qui arriverait si l’amortissement était nul.
- Ici se présente une difficulté théorique. Considérons la partie réelle d’une solution de nos équations, proportionnelle à ou plutôt la partie réelle de. cette solution. Formons l’intégrale qui représente l’énergie totale et étendons l’intégration du champ à l’infini. Supposons que nous donnions à-l’amortissement une valeur quelconque si petite soit-elle et cherchons l’énergie totale, nous trouverons l’infini; voici pourquoi. Le champ est sensiblement proportionnel à
- e<0(« — r0)
- or
- ‘1 l-TZ
- "T’
- Le module de l’exponentielle est e t
- L’expression du vecteur radiant est donc [|A*|+ |li*| +|C*| - |SXA|*]
- 4 tc/ o
- Connaissant A B C, nous pouvons calculer la quantité d’énergie qui passe à travers une surface quelconque si cette surface est très éloignée, et par Milite l’énergie totale rayonnée. Pour avoir l’amortissement il faut le comparer à l’énergie totale.
- qui croit indéfiniment avec r0. Nous allons donc trouver une énergie infinie.
- Cela ne veut pas dire que physiquement Péncr-gic totale soit infinie. Ceci vient de ce que la perturbation ne s’étend pas à l’infini ; elle a commencé à un moment déterminé et va en s’affaiblissant. Nous n’avons donc pas le droit d’intégrer à l’infini, maïs sur une sphère de rayon R, U étant le chemin parcouru par la lumière depuis l’origine de la perturbation.
- Si 0) a sa partie réelle nulle, c’est-à-dire si l’amortissement est nul, cette difficulté ne se présente pas. Comme l’amortissement est faible,
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- 265
- nous pourrons calculer l'énergie totale en supposant l'amortissement nul et étendant le champ à l’infini. Une analyse plus approfondie montrerait que cette façon d’opérer est légitime.
- Remarque I. — Nous avons une antenne filiforme. Soit p le rayon du fil. En un point très voisin, le champ magnétique est sensiblement
- proportionnel à Dans l’expression de l’énergie c
- magnétique le terme principal sera de la forme A logp; donc, plus le fil est fin, plus l’énergie totale est grande.
- Au contraire, le vecteur A, B, C et, par conséquent, l’énergie rayonnée ne dépend pas de p, mais de l’intensité i aux divers points de la longueur de l’antenne.
- Fig. i.
- Par conséquent, si p décroît, l’énergie totale croit, l’énergie rayonnée est toujours la même; donc, plusp est petit, plus l'amortissement est faible; cependant la décroissance n’est pas très rapide.
- Remarque II. — Soit une antenne rectiligne.
- Nous aurons à calculer
- j d~
- qui ici devient
- ie0e,OV;
- l étant la longueur de l’antenne supposée verticale.
- Or
- w = cos
- M
- (le courant est nul aux extrémités et maximum au point o) et
- (0
- TT
- Nous aurons finalemen
- *+i ^réÇ, Ü2F
- (
- ; = f cos dl'
- J -I I
- L’énergie rayonnée sera maximu dans le sens horizontal pour l’antenne verticale. Hertz avait vu ceci, mais dans l’expression de G il avait négligé le facteur exponentiel de sorte que C ne dépendait plus de v; l’amplitude du champ suivant un élément de surface perpendiculaire à la direction ON était proportionnelle à sin <p, l’énergie rayonnée à sin2 Hertz avait donc pu reconnaître la prédominance du rayonnement dans la direction équatoriale; mais en réalitélaprédomi-nance est beaucoup plus grande que Hertz ne l’avait prévue.
- Cas de Voscillateur fermé. — Ici le rayonnement est beaucoup plus faible, car le courant kq par exemple est négatif à gauche et positif à droite et dans le calcul des intégrales A, B, C, on a des parties négatives qui se compensent partiellement. L’énergie totale étant la même, l’amortissement est beaucoup plus faible (fig. 2).
- Si l’oscillateur se compose d’un condensateur dont les armatures sont réunies par un fil, l'énergie rayonnée est à peu près nulle, car l’intensité du courant est sensiblement la même en tous les points du fil. Sur une direction quelconque se trouvent dans le fil deux éléments de courant égaux et de sens contraires.
- La longueur d’onde étant très grande par rap-
- , îfc H»
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2* Série). — N° 48.
- porta la longueur du fil, Jes quantités etc. sont petites et rexponentielle
- i
- sensiblement. Ainsi les effets des deux éléments de courant sc détruisent sensiblement et l’énergie rayonnée est à peu près nulle.
- Cas de Vantenne rectiligne. — Abraham a fait le calcul de l’amortissement en remplaçant le cylindre rectiligne par un ellipsoïde de révolution très allongé.
- Il a trouvé pour l’amortissement a l’expression suivante :
- g =
- X
- T
- ou l représente la longueur de l’antenne et p le rayon du fil.
- Vérification expérimentale. — Tissot a trouvé pour a avec une antenne cle 2n,m de rayon.
- 1 a à terre G à bord G théorique (Abraham)
- /,om . 0,62 0,3o O, 2*1
- 6oin 0 ,/|» 0,25 0,22
- d'autant plus faible que la longueur de. l’antenne est plus grande.
- A terre on trouve un amortissement presque double de celui d’une antenne à bord. Ceci vient de ce que l'amortissement se compose de deux parties : une partie correspondant à l’énergie rayonnée, l’autre due aux effets Joule que nous négligeons. Or, dans la prise de terre les effets Joule sont considérables, tandis que, en mer, les terres sont bonnes.
- Antennes multiples. — Tissot a comparé l’antenne simple à des antennes multiples. Il a trouvé que l’amoitisscment dans les antennes multiples est supérieur à celui de l’antenne simple. L’amortissement croît avec le nombre de branches et leur écartement.
- Soient n le nombre de branches, L le coefficient de self-induction d’une branche, M le coefficient d’induction mutuelle de deux branches, i l’intensité supposée la meme dans toutes les branches.
- Le vecteur de Poynting étant ni, l’énergie rayonnée est proportionnelle à n- i2.
- L’énergie totale est due à la self-induction
- d’une part : dans une branche c’cst
- L?
- poui
- ,, n L d ,
- toute 1 antenne ce sera------; a 1 induction mu*
- 2
- tuelle d’autre part, ce qui donne : 2 M i'2. L’amortissement a pour valeur
- n2i2
- Vi,p +
- La formule indique bien que, sin croît, l’amortissement croît et que, si l’écartement croît, de sorte que M décroit, l’amortissement croit.
- (A suivre.)
- On vérifie donc bien que l’amortissement est
- IL PoiNCARÜ.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Suite) (')
- ÉTUDE ANALYTIQUE DU RÉGLAGE DE LA TENSION A VITESSE CONSTANTE
- /0 + a
- K
- Ô
- t
- L’étude analytique du réglage de la tension est beaucoup plus complexe que celle du réglage de la vitesse. Elle peut cependant être tentée à condition de faire certaines hypothèses ; nous nous bornerons à examiner le cas où les elfets de l’hys-térésis et de l’induction mutuelle peuvent être considérés comme négligeables et où l'on suppose en outre :
- i° Que le courant d’excitation est fourni par une génératrice à tension constante:
- 20 Que le rhéostat d’excitation est construit de façon qu’en régime permanent le courant d’excitation soit fonction linéaire du déplacement de son levier et que la vitesse de déplacement dudit levier est constante ;
- 3° Qu’on n’utilise que la partie liante des caractéristiques et que la tension peut alors être considérée comme fonction linéaire de l’excitation.
- COURANT D’EXCITATION
- Désignons par :
- /, le courant d’excitation en régime:
- :v, le déplacement du levier du rhéostat:
- E, la course maxima du levier du rhéostat ; t, le temps ;
- f0, le courant d’excitation pour/= o;
- 0, le temps mis par le levier pour se déplacer de la quantité E.
- T/hypotlicse a se traduit par :
- i — i0 -[- an\ (102)
- a étant une constante, et (*)
- (*) Cf. La Lumière Electrique. tome III (2e série), p. 389, et tome IV, p. 12, 39, 107, 134> ao3 et 236.
- Nous poserons, pour simplilier l’écriture :
- " = ./• (io5)
- Positions du levier du Rhéostat
- (*) Errata à la ligure 35. La longueur x est comprise seulement entre le trait pointillé noir de gauche et le pointillé seulement amorcé. Elle correspond simplement à 5 spires du rhéostat.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2® Série). — N? 48.
- 11 vient alors
- i — /0 4-jt-
- (106)
- / représente l'accroissement du courant de régime correspondant au déplacement effectué dans l’unité de temps.
- Désignons par AV la tension d’alimentation (supposée constante) du circuit inducteur, par p la résistance totale comprenant l’inducteur proprement dit et la partie active du rhéostat :
- On a, en régime permanent :
- h = •—L—w [wTTy ('°+JI]Lj+1 + Q](,,'5) (*o 4~Jt)
- pour t — o, on doit avoir h —ia.
- On en tire la condition :
- AV
- d’où l'on lire :
- — h Jrjt>
- AAr
- /o J t
- (xo7)
- (108)
- Désignons par L le coefficient de sclf-induc-lion de l’inducteur ; pendant la correction d’une perturbation, le courant h est donné par l’équation :
- h -f-,// clt
- ou :
- dh W i
- dt L /o -j— jt
- AV
- (n)9)
- fno)
- En intégrant il vient : . w i
- h = <> f * 'o+Ji,n [ f~ J'o +.ii,U dl -f oj (,, i)
- Or
- •AV
- AV
- f 17 (U 7=1 YTjlog (/° +/V/
- -ios('o +.i0
- w
- {d+/i)
- On a donc :
- h =r -
- w I jrf ~f-i>] u; ^ qT
- (/o 4" ji)
- î r w .~+t .
- -av LAAqrL/ '7 +QJ’
- ï0hi
- d’où :
- ' /',“+l(,-wTi7) = Q- ("5)
- En remplaçant Q par savaient', il vient finale ment :
- h = - V-.-- (/o 4-jt) + ^ x w-f-—• (1116)
- AV + J,/
- w w 4- L/ ('o +Jt)hJ
- EQUATION Dli LA COU1ÎBE D AU CMKNTATION
- d’excitation
- Supposons que l’on passe brusquement, de lit charge tq à la charge c2 correspondant respectivement aux caractéristiques R, et R, et proposons-nous de rechercher l’équation de la courbe do l'augmentation de l’excitation F G II rapportée aux axes F.retF^.
- L’équation de la partie droite FIL (voir fig. 16) de la caractéristique IL est de la forme :
- a. — A .t,
- [7i
- k étant une consLante, et l’équation de la courbe cherchée s’obtient en éliminant t entre les deux équations
- E
- (i 18)
- et :
- z=k{h-i*)=k\r^—jt-- Lj
- VV+I/ AV+L/
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- On obtient ainsi :
- V
- W+Lj
- W0- — L/„| I -
- ' J
- ,(I20J
- Cette équation montre que la courbe FGJl est comprise entre les deux parallèles FM et PS représentées respectivement nar les équations :
- • = w+l7w*b <'*>
- et
- kj -.(w »|
- L L ).
- W + Lj
- Elle montre, en outre, que cette dernière droite est asymptote à la courbe FGI1.
- En posant : / = mi(i, p0 ^ et en désignant
- Po
- par c0 la valeur de la constante de temps j- cor-
- .1 j
- respondant à :v — o, l’équation (120) peut se mettre sous la forme :
- d’où :
- b = L
- tg*o’
- On a, de plus, eu désignant par <l*le flux émané d'un pèle, par p le nombre de pèles, par n le nombre de spires par pèle cl par i. l’intensité du courant d'excitation :
- T d <I< pn
- Lo = -pX^,
- ai 10'
- d’où (en remarquant que pour i = o, on doit avoir <ï> = o) :
- Lo = - X
- «I> n p
- et
- L =
- tga «F np lga0 i io8
- -/tV0
- in 0 x . m E
- '+<-
- I r°
- H—
- m
- • (*a.3)
- DETEHMINATIOX l)F, L.V CONSTANTE DE TEMPS
- Désignons, d’autre part, par R la résistance du bobinage inducteur, par p la résistance spécifique, par l la longueur de la spire moyenne, par S la section du conducteur et par 0 la densité correspondant à l’intensité i.
- On a :
- R = ^ np.
- D’où ;
- L’hypothèse 3 (p. 267) nous a permis de considérer comme constant le coefficient de self-induction ; on pourrait encore le supposer constant pour les faibles valeurs de l’induction ; mais en réalité ce coefficient, défini par le rapport de l’accroissement du llux à l’accroissement, du courant d’excitation, est variable avec le degré de saturation du circuit magnétique.
- Désignons par L0 la valeur du colTicient de self-induction correspondant aux faibles valeurs de l’induction (inférieure à R — 10 000) pour une certaine caractéristique R-> (voir fig. 'V5| et par L la valeur du même coefficient pour les parties hautes de la même caractéristique; on a, en désignant par a0 et a les angles des tangentes correspondantes avec l’horizontale :
- L = ht g a Lo — klQ ^0
- L tga «F S 1 R tga0 i ^ pl ios
- tg a «F 1 ~~ tgau p lo ios'
- LIMITE SEPEIUEEIIE DE LA CONSTANTE DE TEMPS
- 'tlfCté
- Le coefficient -1— varie suivant la conslruc-lga 0
- ion du générateur, mais sa valeur 11e dépasse que rès rarement o, 1 ~>.
- La formule qui donne = montre que, toutes
- choses égales d’ailleurs, la constante de temps sera niaxima lorsque la longueur de la spire moyenne sera minium ; nous sommes donc conduit à envisager le cas où les noyaux inducteurs sont circulaires.
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- Désignons par r le rayon en centimètres de la section des noyaux et par rq le rayon de la spire moyenne.
- Si l'on choisit pour S la valeur correspondant à une induction B = ioooo, il vient :
- L io.oootc/’3 i r
- TT--Oj I ^ X ^ A ' • " V» y. . y y,
- R i ,6 X‘itz. rq .0 io* 26,(> X (J X o
- En pratique, le coefficient q est toujours supérieur à i,t et la densité § (correspondant à Ü= ioooo) est généralement supérieure à o,5. On peut donc en conclure que la constante de temps est toujours inférieure a :
- r . r
- —--------------, soit---
- a0,h X i,ï X o,5
- En particulier, pour / = 10, on trouve :
- et si l’on suppose que la résistance active p0 du rhéostat est égale ou supérieure à la résistance des inducteurs, on trouve finalement :
- - 0, 5/,.
- Po
- (A suivre.)
- J.-L. Routin.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE DE SEEBACH-WETTINGEN [Suite) ().
- b) Prise de courant par archet Siemens. — La
- seconde partie de la ligne, destinée à la prise de courant par archet Siemens, commence à la sortie de la station de Regensdorf et s’étend parallèlement avec la (in de la première partie, sur une longueur de 4<>om environ, afin de permettre d’opérer sans difficulté le changement d’organe de prise de courant pendant la marche du train.
- Le fil de contact se trouve à 6m de hauteur au-dessus du niveau des rails, le long de Taxe de la voie. Sur une longueur de ikin seulement, entre Otelüngen etAYürenlos, on a réduit cette hauteur à 4m,8, afin d’olfrirun exemple delà ligne .telle qu’elle serait en tunnel ou au passage sous des ponts. L’organe de prise de courant est un archet avec frotteur légèrement courbé, en aluminium, avec section en forme d’U- L’archet est utilisable dans les deux sens de marche. Sa faible masse et la grande mobilité de son axe de rotation lui permettent de suivre aisément toutes les indexions et les inégalités du fil, sans cesser de prendre contact même aux
- (!) La Lumière Electrique, tome IV (2e série), p. 170 el 2J2.
- grandes vitesses. En marche, il est incliné d’environ 3o° vers l’arrière ; deux longs ressorts cherchent à le ramener dans la position-verticale. Le pivot de l'archet est porté par deux châssis inclinés l’un vers l’autre, qui reposent sur quatre bras de levier mobiles, solidaires les uns des autres par des chaînes. Par suite de ce mode de liaison des leviers entre eux, l’axe de rotation de l’archet ne peut se mouvoir que dans un plan vertical, pour s’élever ou s’abaisser. La commande de ces mouvements se fait par l’air comprimé. La tige du piston d’attaque du cylindre à air comprimé est reliée au levier par une pièce isolante. Pour abaisser le pivot de l’archet 011 laisse échapper l’air, qui est alors chassé par le propre poids de l’organe de prise de courant.
- Afin d’obtenir une suspension de la ligne de contact à peu près indépendante des variations de température, ce qui permet un bon contact dans toutes les conditions météorologiques, on a fait usage d’une suspension caténaire avec /il porteur auxiliaire, système Siemens-Schuckerl.
- La distance normale entre les points d’amarrage est de 48 à jom. Le fil de travail a une section de ioom™2 en forme de 8. Les pinces d’attache au
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- fil porteur auxiliaire sont distantes d’environ 2,80 à 3m,oo. Le fil porteur auxiliaire est en acier ; il a 0“"“ de diamètre ; il est suspendu parles brins porteurs verticaux, en acier de 5n'r“, au fil supérieur, constitué par un câble de 35nimâ de section. Les brins porteurs sont placés de G"1 en 6m.
- Le câble porteur est amarré sur les colliers d’attache en fonte des isolateurs, ces derniers étant eux-mêmes fixés sur les consoles au moyen de chevalets facilement décalables. En voie libre on a employé des poteaux avec consoles, tandis que dans les stations on a disposé des traverses de deux fers «à double T, concurremment avec les consoles simples ou doubles.
- On a fait usage en général, de poteaux en bois imprégné. Les mâts en treillis forment exception, et il en est de même des mâts en fer à double T. La station terminus de Wettirgen, en particulier, est pourvue de mâts métalliques.
- Le fil de contact est monté en zigzag, c’est-à-dire qu’il oscille, tantôt à droite, tantôt à gauche de l’axe de la voie, avec un écart maximum de 4acm tous les 200™. Celte précaution a pour but de répartir l’usure sur une plus grande longueur du frotteur, et par conséquent de la diminuer. Les mâts et tous les organes porteurs en général sont calculés avec un coefficient de sécurité au moins égal à 4. La tension élastique du fil est maintenue constante par un dispositif • tendeur automatique (lig. ii). Aux terminus de section le fil de contact et le réseau porteur sont interrompus de façon à ce que leurs extrémités se recouvrent sur une longueur de trois portées. La portée moyenne est de io à i5m, et, 'sur cette longueur, les deux terminus sont menés parallèlement, dans l’axe de la voie, à une distance de 27 à 3o'm l’un de l’autre (fig. 12). Dans chacune des portées extrêmes ces fils s’écartent, et l’un deux est, reporté vers l’extérieur de la voie et amarré à un poteau renforcé par un isolateur de terminus Le dispositif tendeur monté en cet endroit sert en même temps de coupure de section, les deux terminus étant complètement isolés l’un de l’autre et 11e pouvant être raccordés que par la fermeture d’un inter-
- rupteur. En d’autres endroits, où la coupure n’est pas nécessaire, les deux bouts de ligne aboutissant au dispositif tendeur sont constamment reliés électriquement l’un à l’autre. Afin de donner au lilde contact le jeu nécessaire à son allongement, son prolongement isolé passe sur une poulie de renvoi fixée sur le mât portant le dispositif tendeur, sous forme de chaînette. Le poids tendeur appliqué à l’extrémité libre est de
- 225> b, de sorte que l’effort de traction sur le fil, en tenant compte d’un renvoi multiplicateur 1 : 2, est de 4r)OltB, soit 4,5kR/""n. En voie libre, les dispositifs tendeurs se trouvent aux coupures de section, immédiatement avant l’entrée en station. De plus un dispositif tendeur se trouve au point milieu entre deux stations, et chaque section est ainsi divisée en deux. Lorsque le parcours dans une station est faible, on se contente cependant
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- dTin dispositif tendeur aune extrémité, l’autre extrémité étant amarrée. Les sections très courtes enfin, dans les stations, sont amarrées aux deux extrémités.
- Fig. i2. — Suspension au terminus d’une section. La suspension décrite, avec (il porteur auxiliaire, est d’un emploi général dans toutes les sta-
- station de Seebach. Il en est de même de la suppression des tendeurs automatiques dans ces mêmes cas. Le dispositif complet,ainsiqu’ila été décrit, n’est nécessaire que pour les lignes principales, où les trains circulent à grande vitesse. Devant chaque station se trouve comme on Ta dit, une coupure avec interrupteur de sectionnement. L’interrupteur est normalement fermé, son levier verrouillé, et la clef est déposée chez le chef de la station. Au sémaphore d’entrée de la station de Wettingcn cependant, l'interrupteur est commandé à distance par la manette de l’interrupteur de la ligne principale vers Zurich, qui peut être mise hors circuit séparément, en cas de nécessité.
- Dons l'exécution des réseaux et des lignes électriques, pour les chemins de fer à voie normale, on attache souvent une grande importance à la réduction du nombre des poteaux et des supports en général. Afin d’étudier pratiquement les avantages et les inconvénients des grandes portées, une portion de la ligne Würenlos et Wettingen, du kilomètre 38,5 au kilomètre 39, a été composée de cinq portées de ioom, dont la dernière se développe sur une courbe de Goom de rayon. Dans ce dernier cas, le réseau porteur est maintenu dans l’arc delà voie par des fils d’amarrage latéraux. Dans cette partie de la ligne, les mats sont composés de deux fers à U assemblés, écartés vers la base pour augmenter la stabilité. Les liges d’isolateurs sont (ixées 1 directement à la console, sans traverse. L isolc-j ment étant double,les cables porteurs consécutifs
- lions. Il est possible cependant de simplifier la suspension en supprimant le fil porteur pour les voies latérales,voies de garages, etc., et d’employer la suspension multiple ordinaire comme dans la
- sontdistincts; pour éviter leu rebute lors de la rup Lire d’un isolateur, on réunit les extrémités des cables successifs entre elles, au moyen des ponls de sécurité qui retiennent le cable lorsque
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- celui-ci n’est plus soutenu par l’isolateur. D’un côté de cette partie de ligne on retrouve directement la portée normale de/|8m, de l’autre côté on a une portée intermédiaire de 76™ environ, afin de retomber dans la division exacte des poteaux. Les essais ont démontré que de longues portées,
- par un conducteur de cuivre de 5om,n2 de section. Les fils sont munis d’œillets à leurs extrémités serrés contre les rails par des boulons d’éclissage. Sur les autres parties de la voie on a employé les lamelles de cuivre de 20 X de sec-
- tion. Pour fixer ces conducteurs,on a percé les
- dans le cas présent ioom, peuvent sans inconvénient être intercalées dans le parcours d’une ligne montée sur poteaux peu distants les uns des autres.
- a) La ligne de retour de courant. — Le retour du courant, s’opère par les rails. Sur le parcours Seebaeli-Regensdorf, le joint électrique est établi'
- rails à côté des celisses, puis on y a introduit et calé de force le bout des bandes de'cuivre, au moyen de pièces de fer demi-cylindriques et d’un coin en acier. Les rails sont d’ailleurs mis à la terre, tous les deux kilomètres, par des plaques de fer do grande dimension.
- [A suivre). '' lluco Studkk
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’induction et la cause probable des aurores polaires. —P. Villard.— Académie des Sciencest séance du 26 octobre 1908.'
- Soit NS (fig. 1) un aimant cylindrique autour duquel peut tourner un cadre conducteur G relié soit à un galvanomètre, soit à une pile, au moyen de deux godets à mercure disposés sur l’axe de l’aimant; cette disposilion équivaut, au point de vue de l’induction, k fermer complètement le cadre et dispense de considérer le reste du circuit ; aucune ligne de force, en effet, ne passe dans l’intervalle des godets.
- Si, comme on le voit figure 1, le cadre G présente une coupure avec contacts glissants rr (rigoles h mercure) réunis par un conducteur fixe r, on sait que la rotation du cadre produit un courant continu ;
- inversement le passage d’un courant fait tourner le conducteur mobile, et celte dernière expérience suffit pour prouver que le mouvement de l’appareil donne naissance à une force électromotrice induite.
- Rendons maintenant solidaires l’aimant NS et le conducteur G; les résultats ne sont pas modifiés et l’appareil fonctionne encore indifféremment comme générateur ou comme moteur. Certains auteurs supposent qu’en pareil cas les lignes de force tournent avec l’aimant et que l’induction se produit alors dans la partie fixe c du circuit. Vaschy admet au contraire que le champ reste immobile comme si l’aimant ne tournait pas ; c’est cette manière de voir qui est exacte, et cela est presque évident; les lignes ou les tubes de force ne sont pas des objets matériels susceptibles de tourner avec l’aimant comme les rayons d’une roue, et, d’une manière générale,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- quand on déplace un pôle, c'est la modification du milieu, et non le milieu lui-même, qui suit le déplacement; les lignes de force ne se transportent pas avec le pôle, elles disparaissent en un lieu pour se former en un autre et, si un aimant de révolution tourne autour de son axe, le champ reste identique à celui d'un aimant fixe. On peut d’ailleurs vérifier que, dans l’expérience de la figure i, la rotation du cadre C autour de l’aimant ne tend pas à entraîner celui-ci. Ce n’est pas entre le conducteur mobile et l’aimant, mais entre ce conducteur et la partie fixe c du circuit que s’exerce la réaction prévue par la loi de Lenz. On peut démontrer qu’il en doit être ainsi.
- Fig. 4.
- Fig. a.
- Fig. i.
- Soit ABCD (fig. 4) un cadre conducteur placé dans le champ uniforme d’un large pôle P, et dont le côté BD peut glisser dans le sens de la flèche f par exemple, ce qui produit un courant induit. Il est évident que les courants égaux et inverses qui circulent dans les côtés AC et BD du cadre exercent sur le pôle P des actions F et F' dont la somme est rigoureusement nulle. C’est entre AC et BD que s’exerce, par l'intermédiaire du champ, la réaction de Lenz. 11 n’y a tendance au déplacement de l’aimant inducteur que si ce déplacement fait varier le flux embrasé par le circuit d’un aimant de révolution et l’on comprend que, l’aimant n’étant l’objet d’aucune réaction, son mouvement ou son immobilité soient choses indifférentes. L’auteur ajoute que, dans l’expérience de la figure ï, on peut remplacer le barreau AS par un solénoïde sans fer, tournant ou non avec le cadre mobile.
- Dans le cas de la figure c*., le conducteur mobile ne présente d’autre coupure que celle des godets qui est sans effet, et la rotation de ce cadre fermé ne donne lieu à aucun phénomène d’induction. Mais, si ori remplace une partie du conducteur métallique par un arc électrique a a’ fig. 3 , aussitôt l’appareil, même lié à l’aimant, se met k tourner sous l’action
- du courant qui le traverse, produit un travail, et par conséquent., est le siège d’une force électromotrice induite.
- Ce résultat s’explique aisément ; les ions qui constituent la flamme de l’arc ne peuvent donner lieu à la production d’une force électromotrice, la présence de l’arc équivaut par suite à une coupure, et la somme des forces électromotrices élémentaires, étendue à tout le circuit mobile, n’est pas nulle. D’autre part les ions sont chassés par le champ perpendiculairement au plan du cadre, et celui-ci, se comportant comme un tourniquet hydraulique, tourne dans le sens opposé par un effet de réaction.
- On voit ici qu’un circuit fermé de forme invariable, partiellement formé par des ions, est le siège d’une force électromotrice induite quand on le fait tourner autour de l’axe d’un aimant, même s’il est invariablement lié à cet aimant.
- Considérons maintenant la Terre tournât, avec son atmosphère toujours ionisée, dans son propre champ magnétique. Ce sont à peu près les conditions de la figure 3. La rotation de la surface terrestre conduclrice produit une force électromotrice dirigée de l’équateur vers chacun des pôles et dont la valeur est de ioo ooo à i5o ooo volts. L’atmosphère ionisée constitue, comme l’arc de la figure 3, un circuit de retour ne donnant pas lieu à la production d’une force électromotrice neutralisant la précédente. D’autre part, la loi de Paschen fait prévoir qu’à une hauteur suffisante (iookm à i5okra) la pression est assez basse pour qu’une différence de potentiel de ioo ooo volts produise une décharge entre deux points situés à une distance d’un quadrant terrestre. La pression étant, à cette hauteur, notablement moindre que dans une ampoule de Crookes, les rayons cathodiques produits pourront parcourir de très grandes distances; en leur présence il n’y aura d’ailleurs pas de lumière anodique. Ces rayons s’enrouleront dans le champ terrestre et formeront la nappe luminescente qui possède, comme il a été montré, la structure et les propriétés de l’aurore polaire.
- Quant à la communication qui doit exister entre le sol et la couche atmosphérique, siège de décharge, elle est fournie par l’ionisation normale de l’air et sc trouve ainsi sous la dépendance des conditions météorologiques et de l'activité solaire. L’origine de l’aurore polaire est ainsi expliquée sans qu’il y ait lieu de faire intervenir des causes extra-terrestres, et la hauteur calculée est voisine de celle qu’on attribue généralement à ce météore.
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- MESURES
- Electromètres et électroscopes à compensation. — Note de M. Hurmuzescu, présentée par M. G. Lippmakn. — Académie des sciences, séance du 2 novembre 1908.
- L’étude des substances radioactives a donné une grande actualité aux électroscopes et électromètres symétriques.
- On sait, en effet, que la méthode la meilleure et la plus généralement employée dans ces recherches se réduità mesurer la déperdition électrique d’un corps électrisé à un certain potentiel, au commencement de l’expérience. Cette perte de charge est mesurée, de préférence, par la chute du potentiel en méthode idiostatique, à l’aide d’un électromètre symétrique relatif, ou mieux encore, au point de vue pratique, à l’aide d’un électroscope.
- C’est en cherchant à le supprimer que les différents physiciens qui ont eu à utiliser ces appareils y ont apporté diverses modifications, ce qui donne aujourd’hui un grand nombre de modèles, les uns à lecture directe, d’autres en employant la lunette, la loupe ou le microscope pour la mesure de l’angle des feuilles. D’autres savants, enfin, toujours dans le même but, ont remplacé les feuilles métalliques (or battu, aluminium battu] des électroscopes par des fils de quartz argenté.
- Ayant eu l’occasion, dans ses recherches sur la radioactivité des pétroles et des eaux minérales de Roumanie ('), de se servir d’un tel appareil, au lieu de mesurer les variations de l’angle à des feuilles de l’électroscope pour avoir les différences du potentiel, M. Hurmuzescu ramène, par une méthode de compensation, la valeur de a à sa valeur initiale par une variation symétrique et linéaire de la capacité de l’électroscope, à l’aide d’une vis micrométrique dont la tête a un tampon divisé en n divisions égales.
- De cette manière on peut connaître directement la perte déchargé, ou l’on peut encore graduer l’appareil déterminant en volts le déplacement d’une division du tambour. La variation de capacité doit être faite de telle manière qu’il n’en résulte aucune modification de position entre les différentes pièces métalliques et les feuilles mobiles de l’électro-scope.
- (') yo\v Annales scientifiques de VUniversité de Jassy, tome V,fasc. 1 et 3, 1908.
- Ce modèle a donné des résultats excellents, on peut le construire pour des sensibilités déterminées;
- • 9. 1
- on peut ainsi avoir facilement-----et------de volt.
- IOO KH)
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Appareil pour la réception des signaux ho-l'aii'es radiotèlègraphiques a bord des bâtiments. — Note de MM. C. Tissot et Félix Pellin,
- présentée par M. Lipi-masx. — Académie des sciences, séance du 2 novembre 1908.
- Dans les expériences qui ont été exécutées par eux en décembre 1907, pour rechercher le degré d'approximation qu’on pouvait obtenir dans la détermination de l’état absolu d’un chronomètre, par l’observation de signaux horaires radiotélégraphi-ques émis par le poste de la Tour Eiffel, MM. Tissot et Pellin ont employé avec succès un modèle simplifié de récepteur éleclrolytique présenté au Bureau des Longitudes dans la séance du 22 janvier ï9°8.
- A la suite de ces expériences ils ont été amenés à apporter à ce modèle quelques perfectionnements de détails susceptibles d’en rendre l’usage plus commode pour les bâtiments de commerce.
- Une première simplification résulte du fait qu’il s’agit (en l’espèce) de recevoir non toute une gamme de longueurs d’ondes différentes, mais des ondes de longueur parfaitement déterminée et toujours la même (on a supposé, en principe, que ce sont des ondes émises par la Tour Eiffel).
- Le dispositif d’accord a donc été simplement établi de manière à permettre -d’accorder sur la lon-a-ueur d’oncle de la Tour, soit i8oom environ, une antenne à branche horizontale (à un seul, ou à deux conducteurs parallèles) d’une longueur totale de 5om à ioo1", c’est-à-dire telle qu’on pourra toujours l’obtenir aisément sur les différents bâtiments.
- Le couplage a pu être choisi assez serré ; l’établissement d’un service de signaux horaires suppose en effet, en principe, qu’il y eût eu une entente préalable entre les différentes stations capables de venir les troublci-. Dieu qu’on ail prévu l’emploi possible de 1 électrolytique (sous la forme cl'électrode à la 1 ) ’oIlaston qui se trouvait réalisée dans l’appareil présenté au Bureau des Longitudes et rend l’anode
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- à peu près inutilisable', le détecteur utilisé est l'un des détecteurs thermo-électriques signalés récemment par ces auteurs.
- L’emploi de pareils détecteurs apporte une grande simplification au récepteur parla suppression de la pile et du réducteur de potentiel destiné au réglage de la force électromotrice. L’appareil permet, d’ailleurs de faire usage, soit de détecteurs à faible résistance, soit de détecteurs de résistance notable. Avec les détecteurs de faible résistance (tellure-métal par exemple!, le montage se trouve encore simplifié, puisqu’il suffit de disposer le détecteur à un ventre de courant et d’intercaler une self convenable dans l’antenne pour obtenir l’accord.
- Il paraît toutefois préférable de se servir de détecteurs de résistance élevée, à pyrite de cuivre ou à chalcosine, dont la sensibilité est en général plus grande> et de conserver le solénoïde secondaire d’accord, de manière à placer le détecteur à un ventre de tension. Un dispositif très simple assure la protection complète du détecteur en le mettant en court-circuit quand on ne s’en sert pas.
- L’appareil peut, bien entendu, être utilisé avec un chronomètre ou un compteur quelconque. Il est clair toutefois qu’il ne saurait présenter un réel intérêt au point de vue économique que si son emploi permet de suppléer à l’achat d’un chronomètre coûteux. Si l’on observe que l’iisage d'un appareil suppose l’existence d’un service régulier de signaux horaires permettant d’opérer toutes les if\ heures au moins la détermination de l’heure du méridien fondamental, il doit suffire, à un batiment muni du dispositif de réception radiotélégraphique, de posséder une bonne montre pour atterrir en toute sécurité*. On a donc adjoint à l’appareil récepteur un chrono-graphe Le Roy qui facilite l’observation des comparaisons et donne toute sécurité comme garde-temps journalier.
- Monotèléphone de grande sensibilité et a note réglable. — Henri Abraham f1). — (Académie des sciences séance du 26 octobre 1908.
- Le monotèléphone créé par M. Mercadier est une sorte de téléphone dans lequel, au lieu d’une mince feuille de tôle, on emploie comme armature vibrante un fort disque en acier trempé. Le son propre de ce disque est pur et peu amorti, et l’appareil résonne
- C) Nous croyons savoir que ce système avait déjà fait l’objet d’une prise de brevets (N. I). L. R.).
- fortement lorsqu’il reçoit des courants ayant la période même des vibrations propres du disque d’acier.
- Cette propriété de résonance franche fait du monotéléphone un instrument très précieux pour un grand nombre d’expériences, et l’on sait la belle application que M. Mercadier en a faite à la télégraphie multiplex.
- En télégraphie sans fil, comme l’a signalé notamment M. Blondel, si l’on pouvait disposer d’un mo-noléléphone aussi sensible que les téléphones ordinaires, on pourrait augmenter beaucoup la portée et la sécurité des transmissions, en employant des émissions rythmées qui seraient reçues au son avec un monotéléphone accordé pour la même fréquence.
- Malheureusement, les monotéléphones à grand disque d’acier manquent de sensibilité. De plus, ce sont des instruments à sons fixes dont la note caractéristique ne peut être changée que par le remplacement du disque vibrant.
- L’appareil de M. II. Abraham a été construit sur ses indications par MM. Ducretet et Roger en utilisant un téléphone ordinaire d'un modèle quelconque auquel 011 a fait subir des modifications peu importantes.
- La membrane de tôle ayant été retirée, l’armature vibrante est formée par une lamelle de fer qui couvre juste l’électro-aimant. Cette armature est portée par deux fils d’acier tendus parallèlement qui la maintiennent a la distance voulue des pôles (1).
- L’auteur a comparé la sensibilité de ce monotéléphone avec celle de téléphones ordinaires du même modèle, mais non transformés.
- Les deux types d’appareils avaient des sensibilités de même ordre, excepté quand on les actionnait avec des courants rythmés à l’unisson avec le son propre du monotèléphone; cet appareil avait alors une sensibilité beaucoup plus grande que celle des téléphones ordinaires.
- Il est donc facile de réaliser à peu de frais un monotèléphone dont la fréquence caractéristique peut être réglée instantanément, avec précision, à telle hauteur qu’on xreut, et dont la sensibilité pour des courants de cette fréquence est largement supérieure à celle des meilleurs récepteurs téléphoniques.
- (*) Ce système de suspension, analogue à celui du fréquencemètre Pierre Weiss, a une excellente élasticité, ensorlcque la vibration propre de l'appareil donne nettement ui son musical. On fait varier à volonté la hauteur de ce son en agissant de l’extérieur sur la tension des fils d acier au moyen d’une vis de réglage aisément accessible.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Génératrices électriques a courant continu, par H.-M. Hobart cl F. Achard. — i volume grand in-8° de zjS pages avec 141 figures.—-H. Dilnod ktE. Pi-nàt, éditeurs, Paris.— Prix: broché, i5 francs; cartonné, 1 y francs.
- Déjà, la collaboration de MM. Ilobart et Achard nous avait donne un ouvrage des plus intéressants sur les moteurs, et nous leur avons, en temps voulu, adressé nos plus sincères compliments. Conçu dans le même esprit, aussi largement documenté, leur nouvelle collaboration nous donne aujourd'hui,'pour les génératrices électriques à courant continu, un des ouvrages les plus intéressants et les plus utiles qu’il nous ait été donné de lire dans ces dernières années. Et, en particulier, il faut savoir féliciter les nombreux ateliers de construction, français et étrangers, qui n’ont pas craint d’accorder un très sérieux concours aux auteurs en mettant à leur disposition les nombreux documents dont voudront profiter certainement tous ceux qui s’intéressent à la construction des machines électriques. Plus de 100 pages en effet, presque la moitié du volume, contiennent les calculs détaillés d’une série de génératrices à courant continu, d’après les données directement fournies par les divers constructeurs. A. B.
- Traité de mathématiques générales, par E. Fabry. — 1 volume in-8° raisin de 44° pages aveu 106 figures. — À. IIeumaxx et eils, éditeurs. Paris. — Prix : broché, 9 francs.
- Le traité de mathématiques générales que vient de
- publier M. Fabry est certainement appelé à rendre de nombreux services, non seulement aux jeunes gens en voie d’études, mais encore à tous ceux, ingénieurs, physiciens et chimistes, qui trouveront condensée dans 400 pages à peine toute la matière mathématique, depuis les parties les plus élémentaires de l’algèbre jusqu’aux équations, aux dérivés partiels, en passant par la géométrie analytique, le calcul différentiel intégral et la mécanique. Ils n'y verront pas des développements bien inutiles sur les fonctions elliptiques dont ils n’auraient que faire à leur point de vue technique. U faut louer M. Fabry d’avoir réduit aussi bien tout ce que Pou peut considérer comme necessaire à la forme mathématique de l'ingénieur, et ce nécessaire est du reste largement suffisant.
- A. B.
- L'Orléans à toute vapeur.
- Tel est le titre d’une ravissante brochure que la Compagnie des Chemins de fer d’Orléans vient d’éditer. Vraiment, c’est une édition de luxe avec des photographies délicieuses, où sont décrites rapidement les différentes régions desservies par le réseau d’Orléans. On y voit aussi une collection du matériel depuis 1840 jusqu’à nos jours, et la constatation que le lecteur pourra en tirer est que le progrès en matière de chemins de fer et de confort n’est pas un vain mot.
- A. B.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- L’aéronautique vient à peine d’entrer dans une voie scientifique et déjà des compétitions se sont déclarées pour savoir à qui serait réservé le patronage de cette nouvelle branche de la
- technique. Il est curieux de constater combien partout, et particulièrement en France, certains groupements aiment monopoliser à leur profil un domaine qui semble plutôt réservé à Ions. Au fond, il faut bien l’avouer, si l’action des sociétés, clubs, associations, etc., porte quelquefois
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- des fruits et présente des avantages pour l’ensemble des intéressés, elle est souvent plus profitable à ceux qui ont su être la base de ces groupements et tenir les rênes de leur direction. — Regardez autour de vous et vous serez étonnés du nombre des Sociétés « d’admiration mutuelle » ou même « d’admirations particulières ». Mais soyons juste : dans le cas qui nous occupe, un heureux accord est intervenu entre les différents groupes compétiteurs et ce sera, espérons-le, pour le grand bien de la naissante aviation. A ce propos, certains de nos lecteurs s’étonnent peut-être que nous ne nous cantonnionspasd’unc façon scrupuleuse dans l’étude et la discussion des questions d’électricité, mais celle-ci a des rapports bien trop étroits avec la mécanique pour que nous ne consacrions pas, de temps à autre, quelques articles et quelques propos à une branche de la technique dont le rôle est si important dans la vie industrielle. — Sans compter la grosse mécanique des machines à vapeur, moteurs à gaz et turbines clont les liens avec l’électricité sont manifestes, la mécanique plus modeste des machines-outils, des appareils accessoires n’est pas à négliger non plus. Du reste, les monte-chargcs, les grues, et les autres engins de même nature fonctionnent de plus en plus à l’électricité. Quant à l’automobile et à l’aviation, ils ont besoin, eux aussi, de l’électricité pour leur allumage. Mieux vaut donc envelopper d’un même attachement toutes ces diverses techniques et leurporter un intérêt réel, quitte à le manifester sous des degrés différents, suivant les objets plus spéciaux à l’étude desquels a été consacrée notre Revue. Aussi, ayant eu la bonne fortune de nous voir réserver, par un de nos excellents amis, une des premières études techniques de sérieux aloi sur lé problème de l’aviation, nous vous la soumettrons bientôt et nous espérons qu’elle sera bien accueillie.
- Parmi les tentatives récentes qu’il faut signaler parce que le but en est l’économie industrielle,
- celle d’une grande fabrique allemande de moteurs à gaz est intéressante. Elle consiste «à alimenter ces moteurs avec de la naphtaline solide qui est fort bon marché et qu’une fusion à assez faible température (790 C.) permet d’utiliser comme comburant.
- Nous parlions, dans une récente chronique, de l’avenir réservé aux applications de l’électricité au halage par tracteurs. Dans la séance du 6 novembre . de la Société des ingénieurs civils, M. du Bousquet a décrit les installations de la Société de halage électrique qui assure l’exploitation de la traction sur un ensemble de 83im de canaux dans la région houillère du Nord, desservant ainsi un certain nombre de compagnies qui embarquent un total de 3 5oo 000 tonnes par an. Le tracteur pèse 10 tonnes avec deux moteurs de 20 chevaux sous 5oo volts et traîne trois bateaux à la vitesse de 3km avec un rendement global de plus de 70 % . Constatant les améliorations apportées dans l’exploitation par cette installation de halage électrique, l’auteur de la conférence n’hésite pas à prévoir une ère nouvelle pour la batellerie si les intéressés savent en profiter.
- L’Illustration conte cette semaine l’histoire de_ M. Ch. Bourseul, aujourd’hui retiré à l’âge de 80 ans, après avoir été durant de longues années fonctionnaire de l’Administration des Postes et Télégraphes. 11 avait, déjà en i85/(, émis la première idée du téléphone. L’IllusLration lui rend un hommage bien dû en vérité et que, chose curieuse, La Lumière Liée trique lui rendait déjà en 1882.'Combien il est triste de voir des hommes de mérite, par le manque de soutien de la part de leurs proches, laisser à d’autres plus tapageurs et plus intrigants le bénéfice moral, tout au moins, de telles inventions.
- A. Becq.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, ëlectromCtallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Traction par courant alternatif simple système Westinghouse.
- On sait que le haut voilage du trolley nécessite Temploi d'un transformateur sur la voilure et que, le rail étant employé pour le retour du courant, un des
- points choisis sur l’enroulement du transformateur. A cet effet, des prises de courant, correspondant à des voltages préalablement choisis, sont ménagées sur l'enroulement de Fauto-transformateur et servent à graduer le voltage aux bornes des moteurs.
- Fig. i
- Schéma des connexions.
- pôles du transformateur (auto-transformateur) est mis à la terre.
- Le système de contrôle le plus simple consiste à connecter les moteurs entre la terre et différents
- 0 Contrôleurs à main.
- L’équipement de chaque motrice comprend deux parties.
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- Le circuit haute tension : ce circuit part du trolley, traverse l’auto-transformateur et aboutit à la terre.
- Le circuit basse tension : ce circuit part des pri-
- ’Fig. 2. — Trolley pantographe.
- ses de courant de Fauto-transformateur pour alimenter les moteurs; sur ce circuit sont montés les deux contrôleurs et la bobine préventive.
- La figure i montre le schéma des connexions.
- Nous lécrivons rapidement les différents appareils de l’équipement.
- Circuit haute tension. —Le trolley pantographe (fig. 2) est essentiellement métallique.
- 11 comprend :
- Un sabot de contact en aluminium avec un œil pour le passage du verrou.
- Une charpente formant pantographe.
- Le cylindre principal avec deux ressorts et deux pistons principaux.
- Le cylindre du verrou avec un ressort et un piston secondaire.
- Le sabot de contact est normalement appliqué contre le fil de contact par la tension des ressorts principaux.
- Pour faire descendre le trolley il suffit d’ouvrir l’un quelconque des robinets de plateforme. L’air pénètre dans les deux cylindres ; le sabot s’abaisse et l’œil vient se placer en face du verrou. Si on tourne alors le robinet de plate-forme sur l’évacuation, le ressort secondaire n’étant plus équilibré par l’air amène le verrou dans l’œil avant que le cylindre principal ait eu le temps de se vider. Le trolley est verrouillé dans sa position intérieure.
- Pour faire monter le trolley, il suffit d’ouvrir l’un quelconque des robinets de plate-forme. Sous Faction de l’air comprimé le piston secondaire dégage le verrou ; à ce moment, en tournant le robinet suri 'évacuation, le sabot monte sous Faction des ressorts.
- Le trolley pantographe sert d’interrupteur principal; il suffira de manœuvrer le robinet pour isoler complètement la voiture de la ligne.
- La figure 3 montre l’auto-transfor-mateur.
- Il est construit avec un couvercle en acier auquel sont fixées la carcasse et les bobines. Ce couvercle est destiné à être fixé sous la voiture. Au couvercle est boulonnée la caisse ;ï huile qui met le transformateur complètement à l’abri de la poussière et de l'humidité.
- Circuit basse tension.—Le contrôleur (fig. 4) consiste essentiellement en deux cylindres à axe vertical.
- Le tambour principal ou de mise en marche comporte cinq positions correspondant chacune à
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- un régime de marche particulier des moteurs.
- Le tambour auxiliaire de marche arrière n'a cpie trois positions donnant Tune la marche avant, l’autre la marche arrière et la troisième la mise hors circuit des moteurs.
- Lorsque le tambour auxiliaire est sur celte dernière touche, le tambour principal ne peut pas être manœuvré.
- Enfin des fusibles pour chaque moteur sont montés à la base de chaque contrôleur. En ôtant un de ces fusibles, on met le moteur hors circuit; si le moteur est endommagé, le fusible fond et rend cette mise hors circuit automatique.
- La bobine préventive (iig. 5) se compose d’un noyau de fer pourvu de plusieurs spires de cuivre; connectée entre deux sorties du transformateur, elle abaisse le voltage sur la sortie la plus élevée et en-même temps surélève le voltage de la sortie infé-
- ties du transformateur auquel la» bobine est connectée. Le courant obtenu de la connexion centrale se trouve divisé de celte façon entre deux sort i es du
- Fig. f». — Bobine préventive.
- transformateur permettant l’emploi d’interrupteurs de petite capacité pour obtenir le courant relativement fort demandé par les moteurs. L’emploi de la
- CONTROLEUR N<YPE226
- CONTROLEUR N9 2 TYPE 226
- Interrupteur de Ploteforme Les mt«>-rwptcurs d* ploteform* n« fourni* que don* W eo* de 4 moteur*
- Interrupteur de Plotefi
- I 2 3 4 5
- ! i i
- < » Interrupteur R B
- Auto-transformateur»
- ~wwyvwwv\MMM/vwwwwv
- 8obine Ftewritnt — >vVW| IAA/VV
- R‘wvw\\v*wv\vRt
- Résistance à grilles Cette résistance ne sera fourni qu* dan» le ca* d« 4 moteurs
- Attention! En employant «tau* moteurs (154), supprimer lee connexions entre moteurs — c.à.d A-A A+ et F-« F- — et connecter suivant le* traite pointillé» r - ——
- Fig, 6. — Schéma dès connexions d’un équipement monophasé avec contrôle à main.
- rieure, donnant ainsi au point intermédiaire une ten- bobine préventive adoucit considérablement l’accé-sion qui est une moyenne des tensions des deux sor- lération, car elle permet d’augmenter le voilage sur
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- un moteur sans ouvrir le circuit entièrement.
- La ligure G montre enfin le schéma des connexions.
- a° Contrôle à unités multiples.
- La commande simultanée est. obtenue au moyen de
- L’admission de l'air comprimé dans les contac-teurs s’effectue au moyen de valves électro-magnétiques. Ces valves sont desservies par un circuit à basse tension courant tout le long du train. Ce circuit basse tension est alimenté par du courant alternatif à 5o volts, pris suiTauto-transformateur/
- Fig1. 7. — Schéma des connexions (unités multiples).
- contacteurs à air comprimé montés sur chaque motrice, l'air comprimé nécessaire élant fourni dans
- Fig*. 8. — Contacteur.
- les memes conditions de pression que pour le ser vice des freins.
- Le contacteur en tète du train /agit sur le circuit basse tension au moyen d'un manipulateur et les contacteurs montés sur chaque motrice se trouvent ainsi, à distance, ouverts et fermés simultanément.
- En somme, cet équipement diffère du précédent en ce que le circuit à basse tension comporte en plus le contacteur et l’inverseur du champ et qu'il y a un troisième circuit auxiliaire comprenant les câbles à 8 conducteurs à basse tension courant tout le long du train et les manipulateurs montés à chaque extrémité des motrices. La figure 7 montre le schéma des connexions.
- Le contacteur (fig. 8) comporte huit interrupteurs indépendants disposés en ligne droite et montés sur une carcasse formant réservoir à air.
- Les bobines de soufflage sont disposées entre les
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- interrupteurs et connectées de telle sorte qu’elles sont toujours en circuit lorsque les interrupteurs sont fermés, formant ainsi un système puissant de soufflage magnétique.
- Les interrupteurs et les bobines de souillage sont enfermés dans des boites incombustibles et les couvercles des interrupteurs sont protégés par une en-
- veloppe intérieure d’amiante et par des barrières d’arc en ardoise.
- Les leviers des interrupteurs sont construits de façon que lorsque l'interrupteur est fermé, le contact initial se fait sur un point muni de contacts convenables, le contact final ayant lieu plus loin, donnant ainsi un mouvement de frottement. On a ainsi un contact positif qui réduit la détérioration au minimum.
- Le piston de chaque cylindre est connecté au moyen d un joint isolé au bras de l’interrupteur, ce joint isolé étant dispose spécialement pour lui permettre de porter les contacts des interrupteurs secondaires, permettant d’obtenir ainsi un mouvement simultané des contacts avec celui du bras de levier de l’inlerrupteur.
- Le cylindre à air est boulonné à la télé de cylindre qui forme également la coquille de l'aimant de valve, cette pièce ayant un caniveau faisant connexion avec le réservoir à air auquel elle est boulonnée.
- Les interrupteurs et bobines de souillage sont boulonnés aune base solide, laquelle est elle-même boulonnée à la carcasse du réservoir à air. Les boulons fixant les interrupteurs et les bobines de souillage à la base servent de bornes pour les cables et connexions entre les interrupteurs et bobines de soufflage. Toutes ces connexions sont parfaitement isolées au moyen de fourreaux et rondelles incombustibles elle tout encaissé est dans un compartiment à fer melure hermétique. On obtient par ce moyen une
- construction égale comme solidité et comme protection à celle d’un tableau de distribution normal.
- Les interrupteurs secondaires comportent les doigts de contact à ressort portant sur les contacts des interrupteurs secondaires et portés par les joints isolants mentionnés ci-dcssus. Ces doigts sont connectés électriquement aux valves magnétiques de façon à obtenir le déclenchement dans l’ordre voulu des interrupteurs lors du fonctionnement du manipulateur, évitant ainsi les fausses ma-d’interrupleurs qui pourraient causer des courts-circuits sur le transformateur.
- Lorsque l’élcctro-aimant est actionné, son armature est attirée et ouvre la valve entre le réservoir à air et le cylindre à air. Ce cylindre se trouve alors muni d’air à une pression de par centimètre carré et l'admission de cet air au cylindre fait fonctionner le piston qui comprime le ressort du piston et ferme l’interrupteur provoquant ainsi en même temps l’ouverture ou la fermeture des circuits des interrupteurs secondaires.
- Lorsque le circuit de l’élcctro-airnant est ouvert, la valve se ferme, l’air emmagasiné dans le cylindre s’échappe dans l’atmosphère et l'interrupteur s'ouvre
- par l’action du ressort du piston : à remarquer que la position normale de l’interrupteur est la position ouverte et le manque d’air ou l’interruption du circuit de contrôle fait ouvrir tous les interrupteurs principaux.
- La force développée par l’air comprimé est considérable et rend le fonctionnement des
- Fier. io. — Manipulateur. . , . V. -i .
- & 1 interrupteurs iacile et
- absolument indépendant de toute variation de voltage de ligne.
- L’une des extrémités du groupe est pourvue d'une série de coupe-circuits à licites qui permettent d’interrompre les circuits auxiliaires allant aux interrupteurs 7-8.
- Gomme on le verra après examen du schéma,
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- l'ouverture de ces interrupteurs isole le moteur de tous les autres appareils, ce qui permet de couper l’un ou l’autre moteur si l’occasion rend celte opération nécessaire.
- La commande des circuits de contrôle allant aux interrupteurs principaux se fait au moyen d’un manipulateur. Les interrupteurs principaux se ferment dans un ordre déterminé de façon à connecter les sorties des transformateurs au moteur en passant par la bobine préventive, ce qui permet d’augmenter graduellement le voltage donné au moteur.
- Comme ce système est un genre de contrôle de voltage plutôt qu’un contrôle rhéostatique, une touche quelconque du manipulateur peut être employée comme touche de marche normale et régulière.
- La question de l’accessibilité de toutes les parties
- Fig. ii. — Uoitc de jonction.
- a reçu beaucoup d’attention et les appareils sont protégés d’une façon très efficace au moyen de couvercles en tôle pourvus de charnières s’ouvrant aisément et permettant une inspection facile de l’ensemble.
- L’inverseur (fig. 9) sert à changer les connexions inductrices des moteurs par rapport aux connexions de l’induit pour obtenir un renversement de la marche.
- Cet inverseur est formé d’un bloc isolé pourvu de deux séries de languettes disposées de façon à faire contact avec des doigts fixes.
- Ce bloc est rmi en ligne droite dans un sens ou dans l’autre au moyen d’un cylindre à air, l’admis-siomde l’air étant réglée par des valves semblables à celles sur le groupe principal et manœuvrées comme elles par le manipulateur. Les contacts j>rincipaux
- sont de section très largement calculée. L’interrupteur secondaire électrique similaire à ceux fournis avec le groupe principal et monté sur l’inverseur est connecté de telle façon que le groupe principal ne puisse fonctionner avant que l’inverseur n’atteigne sa position voulue de marche normale et l’inverseur ne peut fonctionner tant que les interrupteurs du groupe principalsont ouverts, ce qui empêchent les contactsde l’inverseurd’ouvrirun circuit quelconque.
- Le manipulateur (fig. 10) du circuit auxiliaire qui commande l’ensemble du contacteur et de l’inverseur est placé dans la cabine du xvaUman ; cet appareil, de construction simple et robuste, comporte un tambour mobile et des doigts de contact fixes connectés aux differentes valves électromagnétiques du train.
- Fig. 1*2. — Coupleur.
- La manette est pourvue d’un ressort disposé de telle façon que, lorsque le ^Tattman lâche la manette, celle-ci retourne immédiatement à zéro, faisant ouvrir tous les interrupteurs et arrêtant le train.
- Le manipulateur est pourvu de coupe-circuits à fiches et de boutons de pression pour le fonctionnement du trolley pantographe.
- La boîte de jonction (fig. 11) sert à connecter les différents appareils à la ligne du train ; l’appareil consiste en une caisse en fonte avec couvercle à charnière renfermant une base isolante ayant i/| bornes. Huit sorties sont pratiquées sur le côté de la caisse.
- Enfin chaque coupleur (fig. ia) comporte n fiches fendues, montées sur une base isolante, le tout étant protégé avec soin.
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- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- En rendant compte dernièrement de la manière dont certains industriels anglais envisageaient la question de la participation aux bénéfices pour leurs ouvriers, nous avons fait allusion à l’idée que s’en faisait en France certain groupement ouvrier. Toute opinion en cette manière mérite d’être examinée, à n’en donner pour preuve que les résultats obtenus à Londres dans certaines sociétés gazières. Notre personnel ouvrier est-il moins préparé que celui d’Outre-Manche à cette forme de l’emploi de son épargne ? Et partage-t-il sur ce point les idées de nos rentiers, quelque sens que l’on donne à ce mot, qu’il s’agisse en un mot du paysan, du bourgeois ou du grand seigneur ? M. Pierre Félix sous ce titre: « l’Utopie jauné, la nouvelle monarchie», critique précisément l’emploi des économies de l’ouvrier sous la forme d’une participation aux valeurs industrielles qui, en cas de débâcle, ne leur laisseraient rien pour vivre. A son avis, la propriété, quelle qu’elle soit, cause toujours beaucoup de tracas, court beaucoup de risques ; une entreprise industrielle est plus exposée encore parce que soumise aux fluctuations des prix, des courants commerciaux, des progrès dus aux inventions et a une foule de circonstances dont les modifications continuelles de la législation ne constituent pas les moindres. Le conseil devrait donc être de consacrer l’épargne ouvrière aux valeurs dites de toute sécurité qui ne réservent à leurs partisans aucune surprise de faillite. Il y a lieu évidemment, dans l’étude de la question, d’envisager cette face du problème, et nous avons tenu à la fixer pour ne rien laisser dans l’ombre. Mais, de nouveau, sans admettre que la participation aux bénéfices est une chose qu’il faut appliquer à toute industrie, n’y a-t-il pas lieu de se demander quelle peut être la mentalité de la masse ouvrière au regard de l’emploi des capitaux dont elle aurait la libre disposition ? L'accident tout récent de la mine aux mineurs ne saurait donner, en tout cas, un argument décisif ni dans un sens ni dans l’autre ; l’exploitation était fort difficile et la plus sage administration comme la plus savante n’aurait peut-être pas échappé au désastre.
- Les gouvernements en mai de finances ne savent plus qu’inventer pour équilibrer leurs budgets. En France, le fisc a jugé bon non seulement de faire payer patente aux industriels qui reçoivent l’énergie électrique d’une station centrale d’après la puissance de leurs appareils de réception et de transformation, mais encore de les imposer suivant la quantité de
- courant absorbée au cours de l’année par ces mêmes appareils. Ce système, en dehors de son iniquité, a conduit a des absurdités qui n’ont pas arrêté le service de nos contributions directes, mais qui ont donné lieu aux plus véhémentes protestations de la part des intéressés et à des actions judiciaires encore pendantes. Dans cette revue même (tome IV, 2e série, p. /|i), il a été rendu compte des vœux que le Congrès de Marseille avait formulés en faveur du vote de la proposition de loi de M. Cazeneuve dont les dispositions conduisent à assimiler le courant électrique utilisé comme force motrice à la houille ou au gaz qui permettent d’actionner, l’un le moteur à vapeur, l’autre le moteur à gaz. Il est à souhaiter, pour le développement de nos réseaux de distribution, que le parlement mette rapidement: fin par son vote à une situation tout à. l’avantage des anciens modes de production de force motrice.
- Le gouvernement allemand n’hésite pas de son coté, au risque d'arrêter le développement des usages de l’énergie électrique, à proposer dans ses projets de réforme financière un nouvel impôt sur le courant électrique. Il établit une différence entre les établissements qui produisent de l’énergie pour la vente et ceux qui en produisent pour leurs propres usages. Pour les premiers, l’impôt s’élèvera à 5 % du prix de vente, mais avec une limite de o, 4 pfennig par kilowatt-heure, soit 5 millimes, pour ne pas grever outre mesure les établissements que leur situation oblige à faire des prix élevés. Pour les seconds, ce même taux de o, 4 pfennig sera appliqué et réduit seulement à o, 3 pfennig pour les producteurs de gaz dont l’énergie calorifique se trouvera comprise entre i ooo et 3ooo calories, car les gaziers n’échapperont pas davantage à ce nouvel impôt.
- Mais la lumière, cette nécessité de l’existence actuelle, un des critériums du degré de civilisation et de confort d’une population, n’a pas trouvé les mêmes dispositions bienveillantes auprès des pouvoirs publics ; chaque lampe paiera un impôt spécial gradué de 5 à 5o pfennigs par pièce, suivant sa consommation d’énergie-; chaque bec à incandescence (gaz, pétrole ou alcool) paiera un impôt uniforme. D’après les prévisions du promoteur, l’impôt sur l’énergie électrique et sur le gaz, y compris les droits sur les moyens d’éclairage, n’augmentera que de % à 4 % les dépenses actuelles, suivant qu’on emploie des systèmes plus ou moins perfectionnés ; sur les 5o millions de produits escomptés, la part revenant à l’énergie électrique serait de 3‘x % , celle afférente aux systèmes d’éclairage électrique serait de a4 % , et le
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- surplus, soit 44 % , serait perçu sur l’énergie produite par le gaz et l’éclairage au gaz, au pétrole et à l'alcool. La divulgation de ces projets n’a pas ému la Bourse, paraît-il, parce qu’elle estime que leur vote par le Reichstag est très incertain. En bonne logique, c’estl’application,dans tous les cas,pour l’énergie utilisée comme force motrice, du principe de taxation contre lequel nous nous élevions plus haut. Quant à la perception d’un impôt sur le nombre de lances employées par pièce, si léger qu’il soit, il nous paraît tout simplement odieux. Il cadrerait bien avec le système d’inquisition fiscale qui nous est promis et nous est d’autant plus suspect.
- Le premier exercice du Sud-Lumière a pris fin le 3o juin dernier et a été un exercice de préparation et d’études ainsi que le déclare le Conseil dans son rapport. Nord-Lumière, Est-Lumière, Ouest-Lumière, Sud-Lumière, Paris se trouve enserré dans une série de réseaux qui Uniront par fusionner. Il faudra compter avec les enclaves que forment certains secteurs parisiens dont l’action s’étend à la banlieue. Pour sa part, le Sud-Lumière, constitué le 21 mai 1907, rayonnait primitivement dans la région située sur la rive gauche de la Seine à une distance moyenne de 25km autour de Palaiseau. Depuis, il a fusionné avec le secteur de Villeneuve-Saint-Georges et s’est vu transférer les concessions dç Villeneuve-Saint-Georges, Crosne, Yerres, Brunoy et Montge-ron. Son action s’est bornée pour l’exercice achevé à exécuter les travaux de canalisations aériennes ou souterraines nécessitées par l’exploitation de toutes ces concessions. Le Conseil a cependant tenté d’étendre dès maintenant sa zone de distribution en englobant Vitry-sur-Seine et Maisons-Alfort. L’Assemblée a décidé de porter au compte de premier établissement les G/* 946 fr. 75 de dépenses de l’année, ainsi que le dividende intercalaire de 3 % prévu par les statuts et payé aux actionnaires. MM. J cramer, Callict et Delorme sont confirmés dans leur situation d’administrateurs.
- Les Compagnies réunies de Gaz et d’Électricité, dont le siège est à Lisbonne, plus connues sous le nom de Gaz de Lisbonne, clôturent leur exercice au 3o juin 1908 par un solde du compte profits et perles de 44 1 207 533 reis, permettant la distribution d’un dividende de 7 % . Les amortissements et réserves qui figurent au bilan pour la somme de 3o2 778 o5i reis reçoivent i3i 215 008 reis; ils s’élèveront ainsi à 433 993 0J9 reis, ce qui paraît peu en regard d’une immobilisation de 8 358 219 291 reis. Les actionnaires et le Conseil perçoivent en somme les 4/5 des
- bénéfices nets qui sont sensiblement égaux aux 10 % du capital-actions. Par suite de règlements non effectués par la ville de Lisbonne, le chapitre débiteurs divers à l’actif acquiert une très grande importance : soit 2555280470 reis; au passif, les créditeurs figurent pour 2 49I 54o G66 laissant un excédent de 6x 739 804 reis en faveur de l’actif et y compris une somme litigieuse de x 002 484 947 reis, réclamée à la municipalité de Lisbonne. Les caractéristiques de l’exploitation sont la diminution de la vente du gaz, l’augmentation de la vente du coke, tant en quantité qu’en recette et le développement considérable de la vente du courant électrique qui s’affirme par une production supérieure de 41 % à. celle de l’année précédente. Le Conseil signale que la vente d’énergie pour moteurs électriques a atteint, à elle seule, pendant ce dernier exercice, 685 108 kilowatts-heure contre 2x2 632 kilowatts-heure l’exercice précédent, soit un accroissement de 220 % . Il y a là un symptôme de nature à rassurer certaines compagnies du gaz qui ne se lancent que timidement dans l’exploitation de l’énergie électrique, car la diminution de 101 xoS^"13 de gaz pour moteurs se trouve largement compensée par l’augmentation en question. La station centrale électrique a été en conséquence portée de 5 000 chevaux à 7 5oo chevaux et se trouve prévue pour 10000 chevaux par l’adjonction d’une nouvelle turbine à vapeur de 2 5oo chevaux déjà commandée. Le Gaz de Lisbonne est très intéressé dans la Société du Gaz de Porto qui se développe normalement et mettra bientôt en service ses nouvelles installations électriques, exploitées par la Société Energie Electrique de Porto. Toutes ces immo-t bilisations ont obligé la Société à émettre 10000 obligations nouvelles 4 % qui, s’ajoutant aux 40 000 obligations anciennes, lui créent une dette hypothécaire de 4 5oo 000 000 reis. Le développement de l’énergie électrique permettra au Conseil de servir les intérêts de ces sommes, tout en assurant la part des réserves et le maintien d’un dividende qu’on ne peut s’empêcher de trouver un peu élevé quand il y a de telles nécessités de disponibilités.
- Un certain nombre d’actionnaires de la Compagnie générale de traction n’ont pas voulu souscrire au quitus donné par l’Assemblée générale aux administrateurs de celle Compagnie; ils intentèrent des actions individuelles contre celle-ci, mais furent déboutés en 1907 par un jugement du tribunal; l’affaire revient actuellement en appel et va donner lieu à d’intéressants débats. Au moment où se poursuit l’enquête pour la réorganisation des transports, les
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- nouveaux entrepreneurs pourront puiser auprès de leurs malheureux prédécesseurs des enseignements fort utiles sur la nécessité de coordonner Faction des diverses sociétés en vue de sc répartir équitablement le trafic et non pas de tenter la création de courants commerciaux artificiels au détriment de scs concurrents.
- Nos secteurs parisiens font beaucoup parler d'eux en Bourse dans ce moment. Leurs cours progressent avec rapidité : Edison est monté, en une seule séance, de 45 frs à i 3qo frs.; Eclairage et Force qui exploite en banlieue des concessions fort importantes en dehors de son secteur parisien, s'avance à i 180 frs; le secteur de la Place Clichy s’avance à i 2/19 frs.; il n’est pas jusqu’au Secteur de la Rive Gauche qui ne gagne io frs. Cette hausse, par répercussion, s’est étendue à la Compagnie Parisienne
- de Distribution d’Electricité dont.les résultats sont vraiment escomptés de trop longue date. Constituée en juillet 1907, au capital de 5o millions, elle ne se substitue aux secteurs parisiens qu’à'partir de 1914, et jusqu’alors l’intérêt servi à ses actionnaires 11e sera que de 4 % . L’acheter aux environs de 3i5francs, c’est la capitaliser à un inaigre taux pour une affaire industrielle de ce genre et sans tenir compte des aléas qui attendent l’exploitation d'un réseau compliqué comme celui de Paris.
- Pour faire suite à notre information de l’autre jour, nous pouvons dire que la Compagnie de l'Industrie électrique et mécanique à Genève déclare une perte de 3o6 976 francs pour le dernier exercice et que la dette obligataire de la Société s’élève à 2 251 000 francs à l’intérêt de 4 1/2 %
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Etats-Unis. — On vient de terminer l’installation d’un transport de force amenant à San-Francisco, l’énergie d’une chute d’eau du Stanislaus River. La longueur de la ligne est de 160 k,n. La tension adoptée est de 100.000 volts. Un canal d’une longueur de 20 km environ amène Peau à un réservoir d’où elle arrive sous pression à l’usine génératrice par une tuyauterie de 1 kuo. La hauteur de chute est de 4-5o m. L’usine génératrice comprend trois roues Pelton de 0.000 chevaux entraînant trois alternateurs produisant du courant triphasé sous 4.000 volts. Cette tension est élevée a 114.000 volts par des transformateurs. Les fils de ligne ont une section de Go in/m et sont supportés par des piliers en béton armé espacés de 200 m.
- TRACTION
- Allemagne. — Les chantiers de Berninghaus et de Duisburg ont terminé récemment un ferry-boal électrique destiné à la traversée du Rhin entre Gatesberg et Wiedertollendorf. La force motrice sera fournie par une batterie de 100 éléments. Ce ferry-boat électrique, le premier établi en Europe, pourra transporter à chaque voyage plusieurs voitures contenant 65o voyageurs.
- L’administration des chemins de fer de Prusse vient de commander un nouveau lot de 2.734 wagons pour voyageurs et de 1.026 wagons pour marchandises â fournir jusqu’au 3i mars 1909.
- Espagne. — Le comité des administrateurs de la Corn
- pagnie des Chemins de fer du nord de 1 Espagne vient de décider de passer une nouvelle commande de 400 wagons à marchandises, portant ainsi à i.ooo le nombre de wagons commandés cette année.
- Russie. — Les membres des commissions municipales des finances des tramways de Saint Pétersbourg et de révision des comptes sc sont réunis en séance commune pour examiner la question du rachat des tramways par la ville de Saint-Pétersbourg. La commission de révision s’est prononcée contre le rachat, parce que l’entreprise occasionnerait à la Ville un déficit annuel de 600.000 roubles. La commission des tramways, au contraire, estime que la Ville en tirerait un bénéfice net de 2.586.ooo roubles. En raison de cette divergence d appréciation, la question a été ajournée à une réunion uliérieure.
- ÉCLAIRAGE
- Allemagne. — L’inventaire de l’entreprise électrique de Berlin, fait le 3o juin dernier, a donné les chiffres suivants. Le réseau comprenant la ville de Berlin et la banlieue alimente 914400 lampes à incandescence, 38 390 lampes à arc, 23 644 moteurs et 3 998 appareils divers. L’énergie consommées en kilowatt-heures se répartit comme suit : éclairage privé 3i 665 i85 ; éclairage, public 3902 525 ; installations industrielles 53 687 020; installations d’accumulateurs 5 468928; tramways 55 901 600; consommation propre de l’entreprise 4 499 ^7° i solt un total de i55 ii5i35 kilowatt-heures.
- Le bénéfice net de la société s’est élevé à 7 38g 000 marks et a été réparti de la façon suivante : fonds de réserve, 364 120 marks; dividendes distribués aux actionnaires,
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- 3gi5ooo marks; pari de la ville sur les bénélices, 2 65o 6oo marks; conseil d'administration, i3o38o marks; gratifications, caisse des malades, pensions, etc., 200 000 marks.
- Signalons en outre l'innovation intéressante que projette la société, pour l’an prochain, et qui consiste à réduire à iG pfennig (o fr. 20) le prix du kilowatt-heure pendant la nuit, qui était jusqu’à présent de 3o pfennig (o fr. pour toute consommation de nuit annuelle
- supérieure à 5oo marks.
- Dans l’inventaire annuel de l’entreprise municipale d’électricité de la ville de Mayence pour l’année 1907, nous notons les renseignements suivants. La puissance demandée par les abonnés pour l’alimentation de 979 lampes à arc et de 63925 lampes à incandescence, est de 7 4-'i7 kw. L’énergie fournie pendant l’année a été de 3 921 113 kilovalt-heures. Le prix de vente moyen a été de 20 pf. 65 (o fr. 2 581), et le prix de revient moyen de 12 pf. 97 (° f*’. 1624) Par kilowatt-heure. Le bénélice net encaissé par la municipalité à été de 3i 6 385 marks.
- Portugal. — La Société du gaz de Porto vient de se voir confirmer par la décision judiciaire le monopole de l’éclairage électrique que lui eontest ait la municipalité.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des Tramways de Lorient. — Le 8 décembre 15, rue d’Argenleuil, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Tours. — Le 8 décembre, i5, rue d’Argenleuil, à Paris.
- Sociétés d’Applications industrielles. — Le 10 décembre, 20, rue Lafayette, à Paris.
- Société des mines de Wolfram de Braga (Portugal). — Le 5 décembre, à Bruxelles.
- Compagnie d’Energie Electrique. — Le 5 décembre, 47, rue Saint-André-des-Arts, à Paris.
- L’Union des Tramways. — Le 7 décembre, 27, rue des Minimes, à Bruxelles.
- Société du Sud Electrique. — Le 9 décembre, 90, rue de la Victoire, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- 1T.ANCE
- Le 8 décembre, à l’Etablissement central du Matériel de la Télégraphie militaire, 5i bis boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, adjudication de 6 55olis de carbure de calcium.
- nui.Gn.iun
- Le 9 décembre, à 12 heures, à la Bourse de Bruxelles,
- fourniture, en 1909, en un seul lot, de 3 000 tonnes rails en acier du profil Yignole de 52ks. par m. c. ; caut. : 20000 francs. Soumissions recommandées le 5 décembre.
- ALLEMAGNE
- Le i°r décembre, à l’inspection royale des mines, à Friedrichsthal (Sarrebriick), fourniture et montage de 2 pompes centrifuges à haute pression actionnées électriquement.
- Le 4 décembre aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Miilheini-ltuhr-Speldorf, fourniture et installation d’une grue roulante de 5 oook& actionnée électriquement.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Neuss, établissement d’un tramway électrique de Grimlinghau-sen à la gare de Neuss.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Helli-ÿcnhafen (Schleswig Holstein), établissement d’installations électriques, 85 000 marks.
- AUTRICIIE-IIONGR I E
- Le 5 décembre, anx chemins de fer de l’État autrichien, à Vienne, installation de l’éclairage électrique dans les ateliers de Saint-Pélten, 3o 400 couronnes.
- ITALIE
- Jusqu’au 29 novembre, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, soumissions pour la fonrniture d’une perceuse radiale à deux mandrins, actionnée par électro-moteurs et d’une machine à percer pour les ateliers de Florence, de lampes électriques et d’accessoires pour voitures ; jusqu’au 8 décembre, pour la fourniture’ de deux grues montées à pivot électrique, de la portée de iG tonnes, pour les ateliers de Païenne, de 24 appareils de levage de locomotives à moteur électrique et à la main, chacun de la portée de 80 tonnes, d’une raboteuse pour bois à double face et d’une scie à ruban pour les ateliers de Lecco.
- ANGLETERRE
- Le 3 décembre, à la Compagnie de Norlh Eastern rail-way à York, fourniture d’appareils télégraphiques, fil et approvisionnements divers.
- SERRIE
- Le 8 décembre, aux chemins de fer de l’Etat serbe, à Belgrade, fourniture de matériel et appareils de télégraphie et de téléphonie.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, F.UP CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tome IV (2e série).
- SAMEDI 5 DECEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 49.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- U<
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 289. — H. Poincaré. Conférences sur la télégraphie sans 111 (suite), p. 291. — C.-K. Guilijeiit. Sur la mesure du glissement des moteurs asynchrones, p. 297. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électro-gènes (suite), p. 300.
- Extraits des publications périodiques. — Etudes, construction et essais île machines. Montage en parallèle des transformateurs. K. Paye-Hansen, p. 305. — Traction. Statistique des tramways électriques en Allemagne, p. 309. — Divers. Un nouvel appareil pour les essais magnétiques des métaux, G. Karp, p. 309. —Bibliographie, p. 310. — Législation et Contentieux. Observations sur la traversée des voies ferrées par les conducteurs d'énergie électrique, P. Bouqaült, p. 311. — Chronique industrielle et financière. Notes industrielles. Redresseurs et régulateurs Au-vert-Ferrand, p. 314. — Chronique financière, p. 315. — Renseignements commerciaux, p. 317. — Nouvelles Socie'tés, p. 319. — Publications commerciales, p. 319. — Adjudications, p. 319.
- ÉDITORIAL
- Étude du champ dans le voisinage de l’antenne, tel est le sujet de la deuxième conférence de M. Henri Poincaré, sur la Télégraphie sans fil. Le savant auteur étudie d’abord la propagation d’une perturbation dans un conducteur filitonne. Le cas le plus simple est celui où le courant se propage sans s’affaiblir, avec la vitesse de la lumière, par exemple, de gauche, à droite. On est conduit à cette constatation que le champ magnétique dans le voisinage du fil est sensiblement le même que si le courant était uniforme. De là la possibilité d’obtenir des valeurs approchées du champ. Et l’approximation est poussée plus loin encore dans le cas général que l’auteur envisage ensuite.
- Après avoir étudié la propagation d’une perturbation dans un conducteur filiforme, M. Henri Poincaré étudie cette même propagation dans le cas d’une antenne cy-
- lindrique, mais il fait remarquer qu’avec l’approximation actuelle, tout le courant peut être considéré comme concentré sur l’axe. Le calcul montre que le courant s’affaiblit tout en se propageant et détermine la condition de 'variation de l’amortissement. On peut du reste faire une analyse semblable à celle-ci pour le cas d’une antenne curviligne. Enfin, toute la discussion précédente concernant seulement le cas de l’émission directe, il faut examiner ce qui se passe dans celui de l’émission indirecte.
- Alors l’étincelle éclate dans un circuit primaire qui comporte un condensateur et un transformateur à accouplement très lâche. L’antenne est reliée directement au sol.
- Si le primaire est seul, on peut considérer l’amortissement comme nul ; on l’a déjà vu.
- L’antenne, au contraire, si elle était seule, aurait un amortissement notable.
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- Qu’arrivera-t-il de la réunion des deux? L’élincelle éclate, l’énergie se dégage dans le primaire et de' là est transmise au secondaire qui la rayonne, mais au fur et à mesure qu’elle lui est fournie, c’est-à-dire beaucoup moins vite que si elle lui était fournie directement en bloc. L’amortissement semble donc d’autant plus petit que l’accouplement est plus lâche. Il n'en est pas exactement ainsi, car l’amortissement du primaire n’est pas nul : l’énergie rayon née sous forme de chaleur Joule n’est pas négligeable. Il ne faut donc pas aller très loin et avoir un accouplement trop lâche, il ne passerait plus rien.
- C’est cette question tout entière que l’auteur traite encore par le calcul. Enfin, pour examiner l’influence du voisinage d’un conducteur, Fauteur examine comment se comporte une antenne placée devant la Tour Eiffel. Celle-ci, dit M . U. Poincaré, se comporte comme un fil désaccordé avec l’antenne. Çt cette remarque est d’autant plus intéressante, qu’en réalité la Tour Eiffel est justement le pylône des antennes de la télégraphie sans fil militaire.
- Parmi les nombreux procédés imaginés pour la mesure du glissement des moteurs asynchrones, la plupart sont peu commodes dès que les enroulements induits sont inaccessibles. M.C.-F. Cuilbert, bien connu près de nos lecteurs par les intéressants travaux d’une fréquente et déjà vieille collaboration, apporte des modifications au dispositif de Seibt, l’un des plus employés dans celle mesure, modifications qui éliminent certains de ses inconvéniants. L’auteur expose le
- principe de deux nouvelles méthodes inspirées par le point de départ que nous venons de signaler et dont les résultats ont toujours été des plus satisfaisants.
- En terminant le chapitre II de son étude sur le réglage des groupes électrogènes, M. J.-L. Routin indique un certain nombre de conclusions intéressantes et d’ordre pratique.
- Le réglage électro-mécanique, dit l’auteur, convient tout jjarticulièrement bien aux groupes conduits par des turbines hydrauliques. Lorsqu’il s’agit d’une distribution à courant continu, ou encore d’une distribution à courant alternatif n’exigeant pas une fréquence constante, il suffira de prévoir un régulateur de tension asservi et compensé agissant sur l’organe qui règle l’admission.
- Ayant ainsi complètement étudié la question au point de vue théorique, l’auteur aborde la description de l’appareil régulateur donnant une vitesse de manœuvre proportionnelle à l'écart qu’il s’agit de corriger.
- Le journal Suédois Svenska Dagbladet a annoncé ces jours derniers que le prix Nobel pour la Physique serait décerné à M. G. Lipp-mann, membre de l’Institut. Cette nouvelle, du reste, a été confirmée et nous ne voulons pas tarder davantage à rendre ici, dans cette Revue à laquelle M. Lippmann donne son appui depuis de longues années, l’hommage qui est dû au savant dont tous connaissent les admirables travaux et auquel la merveil-leuse découverte de la photographie des couleurs adonné une célébrité universelle.
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- «
- CONFÉRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL (Suite) (l).
- ÉTUDE DU CHAMP DANS LE VOISINAGE DE L'ANTENNE d’où :
- I. Propagation d’une perturbation dans un conducteur filiforme. Supposons d’abord un conducteur filiforme et rectiligne dont nous prendrons l’axe pour axe da. = dr d$ — d$ 1^ = — (a -f- t —-z), d’où :
- _M /\l n (’dx 9 ( a)
- 0 0 Q p “ J a-f t-z
- Fig. 4.
- des -.. Soit M (fig. 4) un point de coordonnées ,c, y, z, et soit .r;2 -f- ;//2 = p2; supposons d’abord le courant de conduction localisé sur l’axe des c-lui-même; soit Le champ magnétique a pour composantes d H a? 11 d\\ — — -j—, O; sa grandeur est -7—, or d y d :c d p d 1 1 r du ç(—«) 1“ >
- OQ = p, QM = /•, dp Upa + / — z]a;
- d'où : Voici le sens de celle notation; on a :
- = (p — z)* + p2
- et soit i l’intensité en Q. Nous supposerons a„ et «i étant les valeurs de a qui correspondent
- i = <f {l, fi). aux deux extrémités du fil. O11 a d’ailleurs :
- Alors on aura : da dr p dp dp r
- P — 0 — o, 11=/ *-'<»** Soient 0 et / les valeurs p qui correspondent aux deux extrémités du lil ; soient r() et i\ les dis-
- l’intégration étant étendue tout le long du fil. Le cas le plus simple est celui où le courant sc. propage sans s’affaiblir, avec la vitesse de la lumière, par exemple, de la gauche à droite; on a alors : lances de M à ces deux extrémités, on aura : ao — ro — /> ai ri T* 1 "4~ f aQ -\- t — z = ra — z, — z = /', / — z, d’où finalement :
- I = ç(/—fi), Il == j ^<f(t—r — (i). f/1-1 p ? (/—/’!— /) P 9 (/ — /«) dp t’i ri "L l — - ro /'o — 3
- On peut poser
- t — r — p = — a, Si nous sujiposons p très petit, on a en première approximation
- I1) La Lumière Electrique, tome IV (2e série), p. 269. i Q y / | / ' *' J
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2® Série). — N® 49.
- et en deuxième approximation
- Pl_ _ fl
- •i z’
- i'u “h z
- c’est-à-dire que ra — s est de l’ordre de p2, tandis que /-, -f- l— z est fini; le terme principal sera donc :
- dll _ p y(<—/•„)_ a d p /'„ /'o — z p
- C’est-à-dire que le champ magnétique dans le voisinage du fil est sensiblement le même que si le courant était uniforme. Nous tirons de là une première approximation pour II
- H = — logp, .
- où on néglige les quantités finies. Nous allons passer à une deuxième approximation où nous négligerons les quantités de l'ordre de pou môme tle p2 log p.
- Supposons d’abord cp = const. ; il vient :
- H = = <P [log (p - s + #-*)> + P«}]'„
- ou approximativement :
- I I = 2 f log ^ .
- \/z [l — z)
- Si maintenant çn’est plus une constante, nous pourrons écrire :
- Il =—7.0(— <X0) log
- 9
- ’<P (~a)'
- Pi
- ' y/z(l—z) J a + L Mais on a sensiblement pour p < s r = z —- p, a = p -}- / — t = z — t = a0 et pour p > r-
- /' = P—a =2(3 — z — l, a.-\-t—-= 2 (fi — d’où :
- afi)(<?(l—z)
- ’^da.
- 11=---2æl L—s)log
- P___r'915+/—ap)-
- «. •-* (P —
- da,
- Dans l’intégrale J"*' la quantité sous le signe
- J' est constamment finie, pourvu que la fonction f ait une dérivée.
- Pour aller plus loin remarquons que
- d<b dU Tt + dï-"’
- ce qui nous permet de poser
- H
- c? Il
- dt’
- Posons d’autre part :
- i = 9 (<> P)
- <? = —
- dU
- dz'
- de telle sorte que
- û?<I> "dp
- d*(t, P) dt
- dp représente la quan-
- tité d’électricité contenue sur l’élément dp du fil, nous aurons alors :
- " = /
- (t — /', P) dp
- et cette intégrale tout à fait pareille à celle qui définit II se traiterait de la même manière. On a donc
- dm
- d1 II
- dy dt' ^ dx dt'
- Y — o-
- «r2n
- dm
- 4 %f = j%S' — -i—t-> dx dz dy dz
- t\ ~ h
- dm dm dm dm
- dz2 dt1
- dx3 dy2 ’
- d’où :
- ---- du dm ---, dpd.
- V«2 + P2 - -T- = ^—7,. 4ic V/2 + g* -
- d p dp dt'
- d1 II i dU
- dm '
- t\ %h
- dp'2 p dp'
- Revenons au cas où <t> U, p) est de la forme p), on voit que, pour un point très voisin du fil,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 293
- y/a2-)-p'! et V/"2 + p2 sont de l’ordre de -, tandis
- 9
- que A est fini. C’est le calcul de A que je voudrais pousser jusqu’au bout. On aura :
- dll p <t> (t — r\ — /) p <]>(/ — /•(>)
- dp ~ f\ + / — s r0 r0 — s ’
- ce que je puis écrire :
- d IT r\ / \ I y-y . ,
- — = p0j (/*!, z, L)-----0O /-0, s, t),
- dp p
- en posant :
- * i
- /» % h est fini, car il n’y a plus de terme en - ou
- 9
- log-, Dans l’expression complote, il y aurait dos P
- termes on p, p2... qui disparaîtraient pour p ~ o.
- Donc, 4 tc A est fini et est une fonction connue de z et /.
- Cas général. — 9 est d’une forme quelconque, lîeprenons l’expression de II, nous en déduirons les éléments du champ.
- Nous écrirons
- ri=*(,, 3) +/»(*-'•> »-»(* zw
- 0, =
- «t*(<—/•,—/)
- 'i l — s) On en déduit 2
- 00 = <I> [l — r0) ( I + - ).
- 4it/j = — 20, ——0,' + —;
- /0
- (*=& «'=£)
- ou pour p très petit
- 0 '
- = — a0 + —.
- /*o
- Nous sommes donc conduit à calculer les valeurs de 0j et de 0'o pour p = o. Il vient :
- d’où
- /*, = l
- 0, =
- /n —
- <I> (£ + s — •kl) 2 —
- 0,/ = — ‘I‘o' (> + '„) =
- \ 7 0 • 1 0
- Or <I>'0 = -(- 9 (/— z), et il reste :
- /| TC A ----------
- 9 (/ — z) (£ — 5) <ï> (/. -f- z — 2 /)
- -2
- (/ - =)*
- 4 tc A peut être considéré comme une fonction connue de t et z quand on connaît <ï>, c’est-à-dire quand on connaît le courant.
- Cette expression est identique à l’expression précédente : <I> (/, z) est sorti du signe /, car il ne dépend pas de (3.
- La deuxième f est finie pour 9 = o ; le dénominateur peut s’annuler pour (3 = z et alors r= o, mais le numérateur s’annule aussi; l’intégrale reste donc finie.
- Calculons f—.
- J r
- f# __ Ç_____
- J r J \/(p
- z)'2 -f- p2
- log (P — z /•).
- Passant aux limites on trouve
- lo2‘-----i = log
- >0 — z p4 p-
- Poui' le point milieu de l’antenne ^ = -) aurait
- 1 p
- log?-
- La différence entre ces deux expressions est
- on
- log
- /l Z\l-Z)
- l*
- qui est de l’ordre de la deuxième intégrale_que nous négligeons devant la première.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N°49.
- Nous obtenons donc avec la meme approximation.
- i1
- TI — <I> log — —
- P
- — i <T> log
- £
- V
- d’où
- II = - a? logjf
- (£ = ’)•
- Champ magnétique. C’est
- il2\\ _ ‘2? doclt p
- Les mêmes formules sont applicables dans ce cas.
- A l’approximation où nous sommes, tout le courant peut être considéré comme concentré sur l’axe.
- Champ électrique.
- La composante perpendiculaire à O z est au , cl2 II cl<T) i
- lacteur /lèpres -—r = — x ——: v étant le eou-clp clz dz p ' '
- d<I>
- rant au point Q à Fins Lan 11, — d$ est la quantité
- ci j 3
- d’électricité contenue sur l’élément d$ du fil, et
- c(i 1>
- — est la densité linéaire de l'électricité dans le dz
- voisinage de Q.
- Des expressions précédentes, il résulte que les deux champs magnétique et électrique (ce dernier dans un plan perpendiculaire à O cjsontpro-
- . . , 1
- porhonnels a
- P
- Calculons /j7zh.
- t\ 7Z h. —
- cl* U ~dz*
- cl2U
- 1ÎF
- d2®
- lïî*
- cV2^
- ~d¥
- car-, ne dépend pas de z et /.
- Cette composante du champ est proportionnelle à log p. Dans ce calcul, nous poussons l’approximation moins loin que dans le cas particulier envisagé d’abord; car nous négligeons i
- devant log-.
- P
- 11. C ’as d'une antenne cijlinclricjue.
- Aü lieu de supposer l’antenne réduite à son axe, supposons-la cylindrique et soit p le rayon (fig. 5).
- C,e X log p,
- Ceci est un potentiel logarithmique. Nous aurons à prendre un élément de section de l’antenne, nous considérerons le courant traversant cet élément et la fonction <J> correspondante. On peut regarder comme uniformément réparti sur la surface. Dans ce cas, si la section est circulaire, tout se passe pour le potentiel logarithmique comme si la niasse attirante était concentrée au centre. •
- Il en est de même pour les termes en - (qui
- P
- doivent ici s’ajouter géométriquement et non algébriquement). Ce sont des attractions qui s’exercent en raison inverse de la distance, c’est-à-dire d’après la loi du potentiel logarithmique et dans le cas d’une section circulaire, la résultante* est la même que si la masse est concentré!; au centre.
- Dans l’expression de h il y a un terme indépendant de p. Soit cli le courant traversant l’élément figuré de la section. Le terme correspondant dans l’expression de/|7:A est proportionnel à cli. X h (z,t) où F est connu.
- L’intégration donne f cli X F (z,t) = /F [z,t), i étant h; courant traversant toute la section : tout se passe donc encore comme si i était concentré sur l’axe du conducteur.
- Courant clans Vantenne. — Prenons pour <ï> une première valeur approchée = <1>0. Cette première valeur s’obtiendra en supposant l’amortissement nul ; c’est-à-dire en supposant un cou-
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- rant qui se propage le long des fils sans s’affaiblir, mais en subissant, une série de réflexions en arrivant aux extrémités.
- On a ainsi :
- . 7Z Z TC L
- <I>0 ™ A cos — cos —.
- C’est ce qui arriverait si p était infiniment petit. Dans ces cas, <ï>0 est bien de la forme
- ftt-zY+w+z),
- et nous pouvons appliquer les formules du premier cas particulier. A l’aide de «I>„, nous pouvons calculer comme précédemment 4 iz h en fonction de z et t. ; nous obtenons ainsi une expression approchée 4 r, h0. Poussons maintenant l’approximation plus loin.
- La véritable valeur de <!• est‘I> = d>0 —|— o <I> ou 3 <1> est une correction trop petite. Nous pourrons donc, dans le calcul de 3 <E», négliger i devant
- log - et appliquer les formules du cas général. P
- De même h = h„ -f- 3 h.
- Comme conditions à la limite : sur la surface du conducteur les lignes de force électrique aboutissent normalement; donc, pourp — pu, nous aurons h = o, c’est-à-dire //„ -|- 3h — o.
- Pour calculer oh, nous nous servons de la formule approchée :
- r.b/i
- ,.logf (
- 'V/23‘I>
- dz“
- d'2 3 <I>\ ' ,
- Ecrivant que h~ o pour p ™ p0_, c’est-à-dire 3/; =: — h», il vient
- K —
- a log
- Po
- l
- V/28<1> é/23<I>\
- lzr~~~dF~r
- ha est une fonction connue de s et / ceci nous donne 3‘h, c’est-à-dire la correction à apporter à la valeur approchée‘E, pour le calcul du courant.
- Comme condition aux limites, la correction
- d 3<1>
- ~dT
- doit s’annuler aux extrémités O et A.
- D’après cette équation, le courant, tout en se propageant, s’affaiblit, c’est à cet affaiblissement qu’est dû l’amortissement.
- «
- Cet amortissement sera d’autant plus faible
- que 3 <I> sera plus petit, c’est-à-dire que log-y
- sera plus grand, ou encore' p„plus petit. Donc l’amorlissement. varie sensiblement, en raison
- inverse de log y.
- Kig. 6.
- Antenne emviligne (lig. (>J. — Ou peut faire mm analyse semblable à la précédente. On peut rectifier l’antenne en la remplaçant par une antenne rectiligne tangenle (9, considérer la différence des deux champs. Ce serait une quantité finie calculable dès qu’on connaît la forme de l’antenne curviligne. Il suffirait, dans le calcul de cette quantité finie, de prendre le courant en première approximation, c’est-à-dire sans amortissement.
- Ici encore, par conséquent, /<„ peut être, considéré comme une fonction connue de s et /, s étant l’arc.
- Pour avoir S‘I>, nous appliquerons les mêmes formules.
- Nous aurons donc
- 4 tc Zt0 — '2 lo;
- *7
- d1 3 <1> ~did~
- d'13 <I>\ dl* )'
- (Les termes de cette formule étant très grands, je néglige la différence entre1 l’anlenne rectiligne et curviligne qui est finie et je puis remplacer au dénominateur dz pur ds.)
- Remaiiquk. — 4 tcha peut avoir, dans certains cas, des valeurs considérables. Supposons l'antenne enroulée suivant une sorte d’hélice; h0 aura une valeur notablement différente de celle de l’antenne rectiligne.
- Emission indirecte. — Tout ce que nous venons de voir s'applique à l’émission directe. Voyons ce tpii se passe; dans h; cas de l’émission indirecte. L’étincelle éclate dans un circuit primaire qui comporte un condensateur et un transformateur à accouplement Irès lâche. L’antenne est reliée directement au sol. '
- Si le primaire est seul, on peut considérer l’amortissement comme nul; nous l’avons déjà vu.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2« Série). — N° 49.
- L’antenne, au contraire, si clic était seule,P aurait un amortissement notable.
- Qu’arrivera-t-il de la réunion des deux ? L’étincelle éclate, l’énergie se dégage dans le primaire et de là est transmise au secondaire qui la rayonne, mais au furet à mesure qu’elle lui est fournie, c’esl-à-dire beaucoup moins vite que si elle lui était fournie directement en bloc. L’amor-
- csons
- d’où
- v — A eMl y = R
- l> [Lo>2 -f Uü) -f II] + AM a)2 = A [L,o)2 -f II,] -f BMw2 = o.
- o,
- Eliminons A et B, d’où une équation qui nous donnera (*>
- (Lia2 + Ro) + II) (L| o)2 + II,) — MW = o.
- En général, on accorde le primaire avec le secondaire, d’où
- Fig. 7.
- tissement semble donc d’autant plus petit que l'accouplement est plus lâche. 11 n’en est pas exactement ainsi, car ramoitissement du primaire n’est pas nul ; l’énergie rayonnée sous forme de chaleur Joule n’est pas négligeable. 11 11e faut donc pas allertrop loin et avoir un faccouplcment trop lâche, il ne passerait plus rien.
- Traitons la question par le calcul. Considérons le secondaire seul : soit y la charge à l’extrémité de l’antenne, nous aurons une équation de la 'forme
- W + '>// + H y = o,
- où L est la self, II l’inverse de la capacité et R est un coefficient tenant compte de l’amortissement : résistance, rayonnement e le...
- Pour le primaire, si as est la charge du condensateur, nous aurons une équation semblable ; nous négligerons l’amortissement en raison de sa petitesse
- L _ Li
- n~ H/
- Choisissons l’unité de temps telle que si le primaire était seul on aitio — i\ on aurait L| = H,,
- d’où L= IL
- R M2 0 .
- Posant - ç-t— = {jS coefficient de disper-
- 1 j 1 j I j j
- sion — (Cénéralement ix est faible, meme dans l'accouplement serré) il vient
- (l!)2 —po> —1) (a)2 -f- 1) — |A2C*ï4 = o.
- Supposons p et \i très faibles.
- Posonso) =1= /-|- Ç; comme Ç est petit, nous poserons
- d’où
- ü>2 -|- I z=
- K+ =
- Il vient alors
- L|tf*+H,;r = o.
- Si nous tenons compte de l’induction mutuelle, il faujt modifier nos équations; nous aurons
- — 4?2 — — \>? = o,
- — P _j_ Vp2 —' 4n2 4 4
- hy“ + \\y' + II y + M ;v" = L, x" + II,a: +My* = o.
- O
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- Généralement un a des racines réelles
- P2 — 4 g-2 > o.
- Supposons les deux circuits indépendants : g — o. L’amortissement propre de l’antenne est alors
- — ^ celui du primaire o. Si g. n’est pas nul, il y
- a deux racines correspondant à deux vibrations propres indépendantes l’une de l’autre. Elles ont même période (caries deux systèmes sont accordés), mais les deux amortissements sont les racines de l’équation.
- Les deux racines sont négatives, l’une est
- — - l’autre <r — -.
- 4 4
- Elles sont toutes les deux < - en valeur absolu
- lue.
- L’amortissement est donc moindre dans ces deux vibrations que dans le cas de l’antenne isolée, c’est-à-dire de l’émission directe.
- La vibration qui subsistera le plus longtemps correspondra à l’amortissement moindre. Si p '2 g., l’amortissement est moitié de celui de l’émission directe,car les deux racines sont égales
- Voisinage d’un conducteur. — Supposons l’antenne devant la tour Eiffel, par exemple. Remplaçons cette tour pour un instant par un plan
- vertical indéfini. Le rayonnement serait nul, car tout se passerait [comme si cette muraille était supprimée, et l’antenne remplacée par l’antenne elle-même et son image par rapport au plan, nous aurions deux courants égaux et de signe contraire et tout se passerait comme si le rayonnement était nul.
- Vig. 8.
- Si le conducteur auxiliaire se réduit à un fil de faible diamètre, l’effet est beaucoup moindre, même si le fil est de même longueur que l’antenne, c’est-à-dire accordé avec elle. S’il est désaccordé, l’effet est moindre encore, l’énergie rayon-née est presque la même que si le conducteur auxiliaire n’existait pas. Quant à la tour Eiffel, elle se comporte connue un fil désaccordé avec l’antenne, car sa largeur est très petite par rapport à la longueur d’onde.
- (.1 suivre.)
- II. PoiXCAKJÎ.
- SUR LA MESURE DU
- GLISSEMENT DES MOTEURS ASYNCHRONES
- De nombreux procédés ont été imaginés pou r la mesure du glissement des moteurs asynchrones, mais la plupart présentent une assez grande difficulté d’emploi dès que les enroulements induits ne sont pas accessibles pendant le fonctionnement. C’est ce qui a lieu, par suite, sur les moteurs à induit en cage d’écureuil et sur ceux à induit bobiné avec dispositif pour la suppression du frottement des balais, soit complètement, soit seulement pendant le fonctionnement normal.
- L’un des procédés le plus facile à employer est celui bien connu de Seibt, qui consiste à cale)' sur l’arbre du moteur un disque de Joubert permettant d’établir et d’interrompre un circuit, parcouru par un courant alternatif, de même fréquence que celui de la source d’alimentation, une ou plusieurs fois par tour. Le circuit en question comprend, soit une lampe à incandescence, soit un voltmètre, soit un galvanomètre; ce dernier étant préférable pour la mesure des forts glissements, puisqu’il donne seulement une seule
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2* Série). — N° 49.
- oscillation complète par période des courants induits au lieu de deux.
- Ce procédé a tout d’abord l’inconvénient d’exiger l’adjonction sur l’arbre d’un disque de bois ou de matière isolante, recouvert d’une bague métallique portant à la périphérie une petite projection dans le sens axial et sur laquelle frotte un balai à chaque tour du moteur.
- On peut très facilement éviter l’emploi de ce disque en opérant de la manière suivante : on colle, à l’une des extrémités de l’arbre par exemple, ou encore sur le moyeu de la poulie, un cercle de papier résistant dans lequel on a découpé un secteur de très faible ouverture (fig. i). Sur ce secteur, on fait frotter une lame métallique tenue à la main ou fixée sur un support isolé et en
- ou un transformateur à no volts au secondaire, l’emploi d’une lampe a incandescence ou d’un voltmètre calorique «a la même tension est impossible.
- Pour rendre la tension efficace aux bornes de la lampe ou du voltmètre, du même ordre que celle de la source ou du secondaire du transformateur, nous n’avons qu’à augmenter la durée du passage du courant en donnant à l’angle d’ouverture du secteur découpé une valeur convenable qu’il est facile de calculer.
- Supposons d’abord qu’il s’agisse d’un moteur bipolaire, nous employons alors un secteur double dont les angles d’ouverture a sont opposés parle sommet (fig. a).
- La vitesse du moteur étant un peu différente
- communication avec une des bornes de la source ou d’un petit transformateur alimenté par cette source.
- Le circuit est ensuite fermé à travers l’arbre, soit à l’aide d’un second frotteur portant sur l’arbre et sur la poulie, soit encore, plus simplc-plerncnt, en mettant l’autre borne de la source ou du transformateur, déjà en série avec une lampe ou un vollmètre, en communication avec la masse du moteur.
- Ce procédé ne nécessite donc aucun prolongement de l’arbre, comme cela était nécessaire dans celui de Seibt, et peut être appliqué facilement à tous les moteurs. Il peut d’ailleurs être encore perfectionné, comme nous allons le voir, de façon à faciliter l'évaluation delà fréquence des courants induits.
- Dans la méthode de Joubcrt-Seibt, le courant est établi seulement pendant une très faible partie d<Ha période; il en résulte que la valeur efficace de cc courant ou do la tension correspondante est très faible, de sorte qu’avec une source
- de celle qui correspondrait au synchronisme, nous allons laisser passer le courant pendant une meme durée à chaque alternance, mais la mise en circuit et l’ouverture auront lieu à des moments différents pour les alternances successives.
- Soit :
- T T . ‘«A 7C
- I = I0 sin — /,
- la valeur instantanée du courant pendant la période de passage de ce courant.
- La valeur efficace du courant interrompu périodiquement sera évidemment (fig. 3) :
- L étant l’époque variable de fermeture du circuit et 0 la durée de fermeture correspondant à l’angle a d’ouverture des secteurs.
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- 1115 V Uli D’ÉLËCTHICITR
- 2Ü‘.»
- On en déduit :
- ou encore par changement de variable en posant
- •i.'ÏZt
- I =
- 0
- sin -ddx.
- l'in intégrant, il vient :
- La résolution de cette équation par tâtonnements donne :
- lia valeur est :
- a = ,‘»6n
- correspondante île la différence o,535.
- Quant aux courants eiïicaces maximum et minimum dans le circuit, ils sont par suite :
- X o,7:)a
- \X
- [a‘ ~z î sin'^',;i +
- a — sina.r.
- js (a.r, -)- a) sin a].
- L’intensité eflicace du courant est donc réduite dans le rapport .variable
- ^~ [a — cos(2.r1 -j- ai sin a]
- par l’ouverture périodique du coulant.
- Ce courant efficace oscille pour une même valeur île a entre les deux valeurs maxima et mi-nima :
- 1
- U
- \l-j.
- et
- V'a
- a — sin a).
- avec une fréquence égale au double de celle du courant dans l’induit.
- Proposons-nous de rechercher quelle valeur il faut donner à l’angle a d’ouverture des secteurs, pour que la différence entre ces valeurs maxima et minima soit maxima.
- La dérivée égalée à zéro de la différence :
- a -|- sin a)
- sin a)
- est à un facteur près :
- t -|- cojs a i — cos a \/a-(-sina \/«—sin a
- cl
- -p (o,7-j2 — 0,535) = —r X 0,218.
- V V ï
- Ainsi donc, le courant ou la lension peuvent atteindre les trois quarts de leurs valeurs correspondant à la fermeture constante du circuit, ce qui permet d’employer encore des lampes ou des voltmètres au voltage normal du transformateur. La variation au tour du courant moyen atteint:
- loo
- 0,535
- 0,752 -f- 0,21(3
- /,6 % .
- Si l'on employait seulement un secleur découvert au lieu de deux, les variations relatives resteraient les mêmes, mais les valeurs maxima et minima seraient deux fois plus petites.
- Avec un moteur à 2 p pôles, les résultats seront naturellement les mêmes, à condition d’employer un cercle avec un secteur par pôle et de donner à ces 2p secteurs ùn angle au centre p fois plus petit.
- Cette méthode peut être employée avec succès pour des moteurs à fréquence comprise entre 25 et /|0 périodes par seconde et des glissements de 5 à 5 % au maxima.
- Par des fréquences et des ‘ glissements plus grands, on peut employer un galvanomètre, un voltmètre on un ampèremètre polarisé île façon à avoir un nombre d’oscillations deux fois moindres. 11 faut naturellement dans ce cas 11’employer qu’un secteur découpé par paire de pôles.
- Dans ce cas, la déviation dépend de l’intensité moyenne cl la valeur de a, rendant celle déviation maxima, pour une valeur donnée du courant
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2» Série). — N° 49.
- aoo
- non interrompu, est évidemment égale à iz, la fermeture du circuit prenant alors une demi-sinusoïde complète au moment de ee maximum.
- C’est ce que donne d’ailleurs le calcul ; l’intensité moyenne a en effet pour valeur :
- I
- i Mi+0 . •i.’Tzt .
- '•T J,. T"
- I„ /.*+« .
- — / SI
- ÜTC t/ ./* |
- in xd.v,
- d’oii en intégrant :
- I = — [si n (.r, -j- a) — sin.r,J
- ’l TZ
- Celle méthode était en somme l’opposée de celle de Joubert-Seibt.
- C’est en cherchant la condition du maximum entre la di(Térence des valeurs maxima et minium, qui nous conduisit à l’emploi des secteurs isolants couvrant un espace angulaire de 12/,0 environ, que nous avons été amenés à la méthode exposée directement plus haut.
- Dans cette nouvelle manière de procéder, l’angle d’ouverture adopté pour les secteurs isolants était de 6o° environ, correspondant à un angle de i2o° dans le cas précédent; on a donc alors pour la valeur efficace maxima :
- -71 y'- (‘vnii + o,8(i(i) = -îp X 0,97,
- V' 2 V y 2
- et le courait! minimum :
- a
- sut -, 2
- expression dont le maximum est :
- Io
- . a
- sin -
- et a lieu pour a —- tz.
- Les secteurs isolants soûl alors égaux aux secteurs eonducleurs.
- Nous avions tout d’abord, toujours dans le but de pouvoir faire la mesure du glissement à l’aide de lampes à incandescence ou de voltmètres caloriques, fait expérimenter une méthode analogue à la précédente et où l’ouverture du secteur découpé était au contraire assez grande, l’interruption du courant ne se faisant que pendant une partie relativement petite de la période.
- L t /« . ,
- TV; P>°</t
- 1/2 v *
- o,8(iG) = —p X o,(ih V2
- La différence relative atteint tdors seulement :
- 0,97 — o,<d
- IOO -------;-----
- "•97 + ">h‘>
- Cette méthode, tout en donnant un courant maximum pratiquement égal à celui correspondant au circuit non interrompu, est donc moins commode que la précédente, quoi qu’elle fournisse encore cependant des résultats assez satisfaisants.
- Ces deux méthodes ont été employées avec succès à l’Ecole pratique d’Electrieité industrielle pendant l’année scolaire 1907-1908.
- C.-F. Guiliieiit.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Suite)
- 0)
- IlEGLAGE ELKCTRO-MECANIQUK
- De ce qui a éIci dit au début de ce chapitre, il résulte que pour une charge déterminée earac-
- (') Cf. Lu Lumière Electrique, loiue lit (2e série), p. j8ij, cl lome IV, p. l'j, 3f), 107, no} et sJB.
- lérisée par les valeurs des paramètres de charge S et (j •— voir formule n° 11 — la vitesse w d’un groupe électrogène est fonction à la fois de
- la tension V et du degré d’ouverture ^ de l’organe 0 E &
- qui règle l’admission du fluide moteur.
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- On peut donc poser :
- (.)=/', (e, V). (la.'i)
- D’autre part, la tension V dépend elle-même de l’intensité / du courant d’excitation et de la vitesse <o.
- On peut doue poser :
- ybj). (i «5)
- En combinant entre elles les équations qui donnent w et Y, on peut mettre ces deux grandeurs sous la forme :
- G) = qq (/?,/), (12O)
- V = f.j(r, /).
- Pour une charge déterminée, la vitesse et la tension peuvent donc être considérées comme fonctions de deux variables indépendantes qui sont l’admission et l’excitation.
- Il s’ensuit qu’on lient agir de plusieurs manières différentes pour modifier la vitesse ou la tension.
- On peut, en particulier, obtenir le réglage d’un groupe électrogène en faisant, agir le régulateur de tension sur l’organe qui règle l’admission du fluide moteur et le régulateur de vitesse sur l’excitation.
- Nous dirons qu’011 fait alors du réglage électromécanique.
- Comme les variations de la tension sont seules perceptibles sur les réseaux d’éclairage, il est logique de chercher à maintenir avec un soin tout particulier la constance de ce facteur qui est, pour la plupart des abonnés, la caractéristique de la régularité dans la distribution.
- Dans les applications du réglage électro-mécanique, il conviendra donc d’assurer tout d’abord le réglage rapide de la tension.
- L’emploi des générateurs compound avec un régulateur de tension asservi et muni d’un compensateur mécanique et d’un bobinage de pro-eompensation donne une solution complète du problème et permet de régler à volonlé le degré d’hypcrcompoundage; comme le flux reste constant (ou croissant avec la vitesse), l’équilibre est stable. D’autre part, comme le second réglage ne
- porto que sur de très petites variations de la vitesse et peut être effectué lentement, on n’a pas à craindre la production d’oscillations.
- Lorsque le régulateur présente une certaine chute de tension, on peut chercher à la corriger et à se l'approcher du cas d’un générateur hyper-compound en disposant un rhéostat convenable relié mécaniquement à l’organe qui règle l’admission; mais il est toujours préférable «l’adopter un générateur hypercompound, car on évite ainsi toutes les complications qu’introduit la self-induction du circuit inducteur.
- Le réglage électro-mécanique convient tout particulièrement bien aux groupes conduits par des turbines hydrauliques. Nous avons vu, en effet, que pour une admission constante, à la seule condition que l’on ne s’écarte pas lmp dt> la vitesse normale, le travail moteur reste alors sensiblement constant et pratiquement indépendant de la vitesse; dans l’hypothèse où la charge reste elle-même constante, on pourra donc, en agissant lentement sur l’excitation, corriger les petites variations de vitesse, sans qu’il soit nécessaire de mettre à nouveau en action le régulateur de tension qui agit sur l’admission du fluide moteur.
- Lorsqu’il s’agit d’une distribution à courant continu, ou encore d’une distribution à courant alternatif n’exigeant pas la constance de la fréquence (service d’éclairage seul ou fouis électriques), il suffira de prévoir un régulateur de tension asservi et compensé,agissant sur l’organe qui règle l’admission du lluide moteur. Ce réglage simplifié; trouvera en particulier une application des plus intéressantes, dans les stations centrales à courant continu qui actionnent nos tramways urbains.
- CHAPITRE III
- RÉGULATEUR ÉLECTRO-MÉCANIQUE (')
- DONNANT ITXK VTTKSSK I)H iMANŒUVI1K ÎUIOCOHTÏOX-XHI.I.F, A I.’liCAKT Qü’ll, s’AC.IT 1)K COIÎIUCK11
- Kmploia. — Le régulateur électro-mécanique, dont nous allons donner la description, peut être
- (•) La Société industrielle dos Téléphones, a acquis «le la Société française des Procédés .1.-T.. Routin.une licence
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- employé indifféremment pour le réglage électromécanique, pour le réglage de la tension on pour le réglage de la vitesse; dans ee dernier cas, il fanl prévoir une petite génératrice auxiliaire donnant une tension proportionnelle à la vitesse.
- Le régulateur électro-mécanique peut encore être employé pour le réglage de la tension à l’extrémité des feeders, pour le réglage des fours électriques, ainsi que pour le réglage des trains de laminoirs. Il peut, être monté en régulateur dy-namomélrique et s'applique alors en particulier dans tous les cas où i I s’agiI. de mainteni r constant le 1 ravaiI fourni par un moteur électrique (par exemple pour les délibreurs employés dans les fabriques de pâtes de papier).
- 9 9
- La figure 3y donne le schéma des connexions.
- (i) est un fléau de balance mobile autour du point (y.i.
- (a) est une bobine mobile suspendue au fléau (i) et sur laquelle le champ magnétique créé par les bobines (4) et (Vi développe un effort vertical dirigé de haut en lias.
- (3), (4l, (5) sont reliées en série avec une résistance auxiliaire (0), et ce circuit est relié- aux bornes du générateur dont il s’agit de régler la tension.
- On a (iguré sur le schéma les tôles qui forment le circuit magnétique; on a indiqué également parties flèches la direction des lignes de force créées par î et ià).
- I^o o15
- 4
- 5
- Description et fonctionnement. — Nous supposerons qu’il s'agit de maintenir constante la tension fournie par un générât eu r électrique. — Dans ce cas, le régulateur se compose, en principe, d’un voltmètre, d’un système de relais et d’un moteur qui agit sur le rhéostat d'excitation.
- exclusive d'exploitation el de construction en France, dans les colonies françaises et pays de protectorat, des apparents régulateurs faisant 1 objet du brevet français n° 378 i5» el des eorlificats d’addition n° HO-Vl el 8(i8o y rattachés.
- Le ressort sert, à équilibrer le système et à maintenir le levier horizontal lorsque la tension a sa valeur normale.
- (8) est un aimant permanent, fixé au levier (1) par un support isolant ; sou action spéciale sera expliquée plus loin.
- Lorsque la tension est par exemple trop faible, le couple antagoniste dévclopé par (7) l’emporte sur le couple fourni par (3); le lléau s’incline et un contact s’établit entre le pôle /91 de <81 el un
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- fil d’acier (io) fixé au bâti de l’appareil par un support isolant.
- Le circuit de rélectro(i i) est alors parcouru par un courant dérivé entre les points (i2) el (i3) d’une résistance utilisée comme potentiomètre cl reliée en (i/§) et (i5) à une source de courant continu.
- L’éleetro (ii) attire son armature (iG) qui, pivotant autour de (17), vient toucher (18) ; l’induit (19) du moteur qui commande le rhéostat est alors mis en rotation dans un sens qui entraîne l’augmentation de l’excitation; son inducteur (20) est relié d’une manière fixe par (14) et ( 15) à la source qui fournit le courant continu.
- Dès que le contact est rompu entre (9) et (10), le levier (16), rappelé par le ressort (21), vient en contact avec (27); les deux balais de (19) se trouvent ainsi mis en court-circuit, ce qui provoque l’arrêt brusque de l’induit par freinage électromagnétique.
- Le contact (18) est monté sur un ressort. Aussitôt après avoir touché (18), l’armature (iGj vient en contact avec (22) ; un courant s’établit ainsi de (12) à (23) en passant par l’éleetro (24). — Cet électro agit alors de bas en haut sur l’armature (25) fixée au fléau (1), de façon à provoquer la rupture du contact entre (9) et (10) avant que l’équilibre ait été rétabli. On fait intervenir ainsi un couple complémentaire qui, s’il était permanent, provoquerait un réglage à tension trop faible; mais ce couple disparait dès que (9) s’éloigne de (10), car (16) s’éloigne aussitôt de (22). L’impulsion reçue par le levier (1) est amortie dans la cataracte à air (2G). Il en résulte que tant que la variation de tension est supérieure à une certaine valeur qu’il est toujours possible de limiter à un taux déterminé d’avance en réglant convenablement la distance de (24) à (25), l’induit (19) tourne d’un mouvement continu à sa vitesse maxima; mais, dès que la variation de tension se trouve réduite à la limite assignée, l’induit (19) n’avance plus que par à-coups et sa vitesse moyenne se trouve d’autant plus réduite, que la variation de la tension qui reste à corriger est plus faible (car, tandis que les impulsions successives communiquées au fléau pour éloigner^' de (10) vont alors en croissant à chaque instant, le couple qui tend, après chaque rupture, à ramener 19) vers (10) va, au contraire, en décroissant).
- Pour permettre de régler dans chaque applica-
- tion particulière le couple exercé par (2"») sur (24), cet électro est monté de façon qu’011 puisse faire varier à volonté la distance de (24) à (VS b
- Pour réduire l’étincelle de rupture, on met à profit la remarque suivante : lorsque l’armature (iG) a été abaissée, l’ciilrefer se trouvant pratiquement nul, 011 peut diminuer considérablement le courant qui circule dans (1 i),sans avoir à craindre le relèvement, de (17) sous l’influence du ressort de rappel (21). Pour obtenir automatiquement cette réduction de courant, on détermine le bobinage de (24) de façon que la résistance de ce circuit soit très petite par rapport à la résistance de la partie (12-23) du potentiomètre. Au moment où (iG) vient établir un court-circuit entre (18) et (22), la partie du potentiomètre comprise entre (12) et (23) se trouve ainsi shuntéc et la tension entre (12) et (Vi) peut être ainsi réduite à volonté ; on limite d’ailleurs très facilementd’augmentation de courant qui en résulte dans le potentiomètre, en donnant à la partie qui reste en service une résistance beaucoup plus grande que celle de la partie shuntéc.
- La tension entre (12) et 113) peut être ainsi réduite à une fraction déterminée de sa valeur initiale. Cette réduction de courant ne suffirait pas à assurer la bonne conservation du contact; il faut encore, pour éviter les arcs, que le courant soit toujours établi franchement et qu'il soit rompu brusquement. Ce double résultat est obtenu par l’emploi de l’aimant (81 et du ressort jio).
- Pour bien comprendre le rôle de ce dispositif, il est nécessaire de considérer au préalable comment varient, en fonction de la distance entre (9) et (10), l’attraction magnétique et le couple élastique développé par le ressort (10).
- Si l’on suppose tout d’abord (8) immobile et si l’on figure horizontalement sur (.ri (fig. 38) la distance entre (9) et (10) et verticalement sur (//) les couples, on voit de suite que le couple développé sur le ressort par l’attraction magnétique est représenté par une courbe hyperbolique AB, tandis que le couple développé par l'élasticité du ressort, est représenté par une droite CD. La distance OD correspond évidemment à la distance1 entre (9) et (10),lorsque celui-ci est au repos et ne développe aucun couple élastique. La distance1 OD peut doue servir à définir la position de 181.
- Désignons par E et V les points ele rencontre ele
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- CD et de AB et par (e) et (f) les projections respcc-lives de E et de E sur l’axe des :r. Tant que la
- distance du ressort, à l’aimant est supérieure à Oe, le couple magnétique est plus fort que le couple élastique; mais celui-ci devient prépondérant pour toute distance inférieure à Oe.
- Pour une position déterminée de (<Si, le ressort, abandonné à lui-même, se placera donc à la distance Oe qui correspondra à une position d’équilibre stable. Si on déplace à la main le ressort de laç;on à réduire la distance à O/', l’attraction magnétique redeviendra prépondérante elle ressort sera attiré brusquement jusqu'au contact.
- Lorsqu’on déplace (S), CD se déplace parallèlement à elle-même. En considérant en particulier la tangente C|D( menée à la courbe AB parallèlement à CD,on voit que lorsque (8) aura été amené dans la position définie par OD1; le ressort sera brusquement attiré jusqu’au contact, caries doux points E et b’ étant alors confondus au point G, il n’y a plus de position d’équilibre stable intermédiaire.
- L’effort qui applique le ressort contre l’aimant est mesuré parla longueur AC(. Le contact sera donc toujours établi d’une manière franche. Ce premier résultat est particulièrement appréciable, lorsqufil s’agit do régler la tension d’un générateur fournissant des courants alternatifs; les vibrations auraient tôt fait, sans celle précaution, «le mettre le contact hors service.
- On voit, de plus, que lorsque le ressort aura été amené au contact de l’aimant, il faudra déplacer ce dernier jusqu’à la position correspondant à OD2 pour obtenir la rupture du contact; le ressort s’écartera alors brusquement de la quantité DjD-2. Ainsi se trouve réalisée la seconde condition,indispensable pour la bonne conservation du contact.
- Lorsque (i) est au voisinage de la position horizontale, l’acliou de (9) sur (10) est négligeable; d’antre part, lorsque (9) est en contact, avec (10), le couple développé autour de (a) par l’attraction de (9) sur (10) est toujours de beaucoup inférieur à celui qui est développé autour du même point par l’action de (a/i) sur (aa) et qui agit en sens inverse; 011 n’a donc pas à craindre que l’action de (9) sur (10) puisse troubler le réglage.
- En pratique, il est préférable de remplacer l’aimant permanent par un petit électro-aimant.
- La résistance (a8) sert à limiter le courant absorbé par (19) au moment des démarrages.
- Des butées d’arrêt, non figurées au schéma, servent à limiter la course du fléau (1).
- 6 12 13
- 23 28
- Dans le cas où il s’agit de corriger une augmentation de tension, le fonctionnement de l’appareil s’explique d’une manière analogùc par la substitution de 9', 10', 11', if>', 17', 18', ai', aa', qui jouent le même rôle que les organes qui portent les numéros correspondant dans le cas précédemment envisagé. Il suffit de remarquer que le contact entre (if/) et (18') aura pour effet de faire tourner (19) dans un sens qui entraîne la diminution de l'excitation.
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- Construction. — Les figures 39 et /|0 montrent les détails de construction de l’appareil. 11 convient de remarquer que le levier étant monte sur couteaux, l’influence (les frottements est pratiquement. négligeable.
- tie propre du régulateur est donc également négligeable.
- Grâce à l’artifice employé, les contacts n’ont à interrompre qu’un courant de o,o3 ampères, sous une différence de potentiel de 3 volts. Dans ces
- Fig’. 40.
- Le poids du levier peut cire rendu assez petit et l'effort magnétique assez considérable pour qu’une variation de 1 % produise en moins de 1 /1 oe de seconde le déplacement nécessaire pour mettre les relais en action. L’influence de l’iner-
- conditions on peut obtenir plusieurs millions de ruptures, sans aucun raté et sans qu’il soit nécessaire de changer les pièces de contact.
- (A suivre.)
- J.-L. R 01m n.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE, CONSTRUCTION,
- ESSAIS DE MACHINES
- Montage en parallèle des transformateurs par K. Faye-Hansen. —- Elehlrotechniselie Zeitschrift, a novembre 1908.
- L’auteur examine les différents modes de connexion des transformateurs triphasés, les modifications
- qu’apporte au secondaire une inversion des connexions du primaire et enfin les différents types de transformateurs pouvant être montés en parallèle.
- Dans les diagrammes vectoriels qui suivent, les tensions aux bornes du primaire 1 —II, II-III et III-I, prises comme données, seront toujours représentées par des vecteurs identiques. — Les forces électro-motrices induites dépendent alors, aussi bien dans
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- l’enroulcmcntprimaire que dans le secondaire, delà façon dont les conducteurs I, IF, III sont branchés aux bornes A,- B, C et de la façon dont les connexions sont faites à l'intérieur.
- A JB C
- Fig. i.
- La figure i représente un transformateur triphasé monté en triangle et de telle façon que les connexions soient les memes pour les bobines correspondantes
- r>A cl
- du primaire et du secondaire. La figure x a donne le diagramme correspondant à ce transformateur quand les fils I, II et III sont montés respectivement sur
- /A
- Fig. 1 b.
- les bornes A, R et G. La force électromotrice A-B, induite alors dans la bobine % du primaire, est la meme en grandeur et en phase que la tension
- A JB C
- Fig. 2.
- LU entre les lils de la ligne. Dans le secondaire de
- la meme bobine, la force électromotrice induite ct-b est en phase avec la tension primaire correspondante A-B et par suite elle sera représentée sur le diagramme par un vecteur parallèle au vecteur I-IT. On
- obtiendra de même les vecteurs représentant les tensions induites dans les autres bobines. La ligure i b représente le diagramme des vecteurs dans le cas où les connexions ont été inversées à deux bornes du
- primaire, le fil I étant branché sur la borne A, le fil II sur la borne C et le fil III sur la borne B.
- La figure i représente un transformateur triphasé monté en triangle, dans lequel les connexions des bobines correspondantes ne sont pas faites de la
- Fig. 3.
- même façon au primaire et au secondaire. Les figures % a et a b représentent les diagrammes correspondant à ce transformateur pour deux connexions différentes des fils du primaire.
- / -A
- Fig. 3 «.
- Les figures ?> et f\ représentent de même deux transformateurs triphasés montés en étoile avec les
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- diagrammes correspondant à deux branchements différents des fils aux bornes du primaire. Dans le transformateur de la figure ï les bobines du primaire et du secondaire sont enroulées dans le meme sens
- 1 A
- Fig. 3
- sur les noyaux, tandis que dans le transformateur de la figure \ elles sont enroulées en sens contraire.
- Les figures 5 et 6 représentent deux transformateurs dans lesquels le primaire est connecté en
- ABC
- Fig. 4-
- triangle et le secondaire en étoile, les bobinages du secondaire étant de même sens que ceux du primaire dans l’un de ces transformateurs et de sens contraire dans l’autre.
- rA
- CL
- Fig. 4 a.
- Enfin les figures 7 et (S représentent deux transformateurs dans lesquels, au contraire, le primaire est monté en étoile et le secondaire en triangle.
- IA
- Fig'. 4 b.
- L’examen de ces diagrammes montre d’abord que dans les transformateurs des ligures 1, et '1, c’est-
- à-dire dans ceux qui ont le primaire et le secondaire monté tous deux en triangle ou tous deux en étoile, une inversion des branchements aux bornes du primaire
- A . B C
- l-'ig. 5.
- 11e change pas la forme du diagramme des forces clcc-iromotrices aux bornes du secondaire. Dans les trans-formateurs des ligures 5, (>, 7 et 8, c’est-à-dire ceux qui ont le montage en triangle pour un des cnroulc-
- r-A et
- ments, et le montage en étoile pour l’autre, une inversion des branchements aux bornes du primaire a au contraire pour effet de modifier la position du
- /A cv
- Fig. 5 b.
- diagramme des forces clectromotrices du secondaire. Kn ce qui concerne la mise en parallèle des transit b e
- Fig. (i.
- formateurs, on sait qu’il est indispensable, pour qu’elle soit possible, que' les forces clectromotrices
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- LA IjIIMIÈ R K K L E C T H ! Q U E
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- :m
- aux bornes des secondaires soient identiques en grandeur et en phase.
- Dans les diagrammes qui précèdent, les phases des tensions des secondaires sont données par la direction
- Fig. C a.
- inversion dans ces branchements ne modifie pas la position du diagramme du secondaire, comme on l’a vu plus haut. Au contraire, pour (les types f>, G, 7 cl 8, la mise en parallèle ne pourra avoir lieu que si
- l'A. a,
- Fig. 7 b.
- des vecteurs /?-/>, b-c} c-a ; on pourra donc reconnaître d'après cela la possibilité de monter en parallèle les différents types de transformateurs que nous
- Fig. U b.
- venons d’examiner. On voit ainsi qu’on pourra mettre en parallèle les transformateurs correspondant aux diagrammes m, 1 />, 3// et ?>b ; 2//,
- 7.
- les branchements du primaire sont eux aussi faits de façon convenable.
- On voit, d’après ce qui précède, qu’en ce qui con-
- Fig. 8.
- cerne la mise en parallèle des transformateurs, on peut considérer trois groupes.
- i° Transformateurs ayant le primaire et le secon-
- jA cl
- s-A - JH'C
- Fig. S//.
- •ib, !\(t et !\b ; r>//, GZ>, 7/7, et 8/> et enfin :V;, G<7, 7/;, et 8c/, en connectant pour cela d’une façon convenable les lils aux bornes du secondaire.
- dairo montés tous deux en triangle ou tous deux en étoile et ayant les connexions faites de la mémo façon au primaire et au secondaire, types 1 et 3.
- Il y a lieu de remarquer en outre que la mise en parallèle pourra avoir lieu pour les types 1 et '», •>. et /i, quelque soit la façon dont sont branchés les lils aux bornes du primaire, puisque pour ces types une
- 7.0 Transformateurs ayant le primaire et le secondaire montés tous deux en triangle ou tous deux en étoile, mais avec des connexions différentes types »et',.
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- 3° Transformateurs ayant le montage étoile-triangle ou triangle-étoile, types 5, G, 7 et 8.
- Le montage en parallèle sera impossible pour deux transformateurs appartenant à dos groupes différents, tandis qu’il sera toujours possible pour deux transformateurs du môme groupe, à condition de connecter convenablement les fds du secondaire. Cependant il faut insister sur ce point que, pour les types du groupe 3, il y aura lieu en outre pour la mise en parallèle de connecter convenablement les lils aux bornes du primaire. Afin qu’on puisse reconnaître facilement a quel groupe appartient un transformateur donné, l’auteur propose de marquer sur le tableau de distribution, à côté de la tension du transformateur qui s’y trouve généralement indiquée, les signes A, respectivement pour le montage en triangle et en étoile. Les trois groupes de transformateurs indiqués plus haut seraient ainsi représentés de la façon suivante :
- A A type 1
- À A type 3
- A V type u
- A Y type i
- A A types 5 c
- A A types 7 e
- joc gr0Upe.
- •i0 groupe.
- t G )
- l 8 >C gl,°upc-
- A l'aide de ces signes conventionnels on obtiendrait la possibilité de reconnaître immédiatement si deux transformateurs donnés sont susceptibles d’être mis en parallèle.
- R. S.
- TRACTION
- Statistique des tramways électriques en Allemagne. Zeitschrift. der Kleinbahnen.
- Au 3i mars 1907,1a longueur totale des tramways en Allemagne était de 3 3/|5km, le nombre des voitures motrices à deux essieux de 8 878, celui des voilures motrices à quatre essieux de 1 iG/j, celui des locomotives électriques de 63. Le nombre des accidents mortels a été de 170 pendant l’année (i/tG l’année précédente) le nombre des blessés grièvement a été de 7/13 (669 l’année précédente), parmi les personnes étrangères au service, et de ni (99 l’année précédente) parmi les employés. Les résultats d’ex-
- ploitation dans les principales villes allemande s sont indiqués dans le tableau ci-dessous :
- VILLES SOMBRE d’habitants NOMBRE DE PERSONNES TRANSPORTÉES ANNUELLEMENT LONGUEUR DU RÉSEAU K X .S S ,.§s ï S « g s g ? 3 « “ g H
- Berlin (avec 3o loca- millions centimes
- lites de banlieue). , 3 oi3 000 4811 12,25
- Humboiir^-Altonn. . . 071 OOO i;>7 « 17C3 . i3
- Munich 53g 000 0 /,. 3 58,0 12,5
- Dresde 517 000 87 5 i3ij,5 i3,i3
- Leipzig 5o3 000 81) 4 ni,5 j i ,5
- Breslau 471 000 d5 3 55,0 10
- Cologne 429 OOO 76 7 73,0 10,88
- Francfort-sur-Mein . . 3g5 000 08 0 0o,2 n,88
- Nuremberg-Fürtb . . . 355 000 29 0 30.5 U,5
- Ëlberfeld-Barinen. .. 319 000 27 4 45,3 12,12
- Hanovre-Linden 3o8 000 39 5 J 62,2 i3
- Düsseldorf 253 000 340 53,o 11,38
- F.
- L.
- DIVERS
- Un nouvel appareil pour les essais magnétiques de métaux.— GisbertKapp. — Eleklrotech-nische Zeitschrift, 27 août 1908.
- L’auteur s’est proposé d’établir, pour l’essai magnétique d’échantillons mis sous forme de baguettes cylindriques, un appareil évitant les erreurs provenant de la réluctance des joints entre ces baguettes et les culasses fermant le circuit magnétique, et celles dues à la réluctance propre de ces culasses. A cet effet, il a disposé deux éprouvettes cylindriques parallèlement l’une à l’autre et les extrémités sont reliées deux à deux par des culasses de section rectangulaire ayant une réluctance magnétique propre très faible. Sur chaque éprouvette se trouve enfilée une bobine d’épreuve à fil lin, puis une bobine excitatrice à gros lil dont les extrémités sont tronconiques.
- Pour obtenir un joint aussi parfait que possible entre les baguettes et les culasses, les extrémités des premières sonttronconiques et viennent s’adapter dans des trous de même forme pratiqués dans les culasses. Au besoin, un tirant reliant les centres des deux culasses et dont la tension peut être réglée au moyen d’une vis à oreilles, permet d’augmenter la pression exercée sur les joints; mais les essais ont montré que cette précaution n’est pas nécessaire. Ces essais étaient conduits de la manière ordinaire, avec emploi d’un galvanomètre balistique ou d’un llux-mèlre Grasset.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- II était nécessaire cle faire une petite correction pour tenir compte du petit espace cylindrique entre les baguettes et les bobines d'épreuve; en désignant par le flux mesuré, (I> le flux réel, I le courant d'excitation, Ton a trouvé que l'on avait ainsi <I> = «Iq — 45 1.
- Quant aux ampèretours absorbés par les deux
- tp
- culasses ils étaient égaux à ----. Les courbes rcle-
- 8 ooo
- vées sont très régulières dans les ^limites industrielles c’est-à-dire pour les inductions supérieures à 5 ooo. P. S.
- BIBLIOGRAPHIE
- Jl est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Guide manuel pratique de l’ouvrier électricien, par H. de Graffigny (3e édition). — i volume in-8 do 520 pages avec 341 ligures, —JL Despouges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 6 fr. 5o.
- 11 existe à l’heure ’ actuelle un certain nombre d’ouvrages destinés en principe aux ouvriers et monteurs électriciens. Le but que l’on se propose dans ces divers ouvrages est du reste assez difficile à atteindre, caries différents auteurs rencontrent deux écueils qu'il faut également éviter, celui d’une lecture trop technique et partant trop difficile, et inversement, une simplicité tellement grande, que l’ouvrier et le monteur, familiarisés déjà avec la pratique, n'ont plus rien à y apprendre. Nous avons parcouru cette troisième édition de l’ouvrage de M. de Graffigny, bien connu par ses écrits de vulgarisation. Il éclaire, mais condense sous un bien faible volume, une matière bien étendue. La lecture en sera certainement intéressante et pourra engager le lecteur à développer par ailleurs des connaissances dont il aura acquis le principe. A. S.
- Annuaire du Bureau des Longitudes, i volume iu-iti de i5o pages. — Gautiiiiui-Yillars, éditeur. Paris. — Prix : broché, i fr. 5o.
- L’Annuaire de 1909 contient deux notices : Les étoiles variables, par M. Uigourdan, et Les mouvements et déformations de la croûte terrestre, par M. Lallemand. Enfin, les deux discours prononcés par MM. Radau et Deslandres aux obsèques de M. Jansen. Rappelons que le présent volume est le ii 3e de la collection. Il contient des tableaux détaillés relatifs à la métrologie, aux monnaies, à la géographie et à la statistique, ainsi qu'à la météorologie. Mais, cri raison d’un principe d’ailleurs adopté par le Bureau des Longi-
- tudes, c’est celui de 1910 qui contiendra les données physiques et chimiques.
- On a inséré, dans le présent Annuaire, les Tables pour le calcul des altitudes par le baromètre, un Tableau complet des éléments des étoiles variables dont la période est connue, les parallaxes stellaires, les étoiles doubles spectroscopiques, les mouvements propres, et enfin la spcctroscopie stellaire que M. de Gramont a revue entièrement. Mais on a supprimé les cadrans solaires, la physique solaire et le Tableau des petites planètes ; toutes ces matières seront développées en 1910. Le Tableau des étoiles variables a été dressé par M. Sehulhof.
- MM. Levasseur et Mardi ont mis à jour l'ensemble des Tableaux se rapportant à la géographie statistique, dont les données,, puisées en grande partie aux sources officielles les plus récentes, offrent un résumé aussi exact que possible de la géographie statistique des divers pays. Dans la partie spécialement réservée à la France figurent deux nouveaux Tableaux, l’un donnant le mouvement de la population depuis 1800 et l’autre le mouvement de la population à Paris depuis 17^0.
- La partie relative aux monnaies a été complètement refondue par M. Rocques Dcsvallées. La nouvelle forme a permis, principalement dans le tableau consacré aux monnaies étrangères, de réunir un plus grand nombre de renseignements.
- Dans la météorologie, 011 a fait figurer, en outre des tableaux déjà publiés en 1907, des données relatives aux anciennes mesures usitées en France.
- Les tables d’intérêt et d'amortissement ont été remaniées; d’une part, les taux de 5 1 f± et de 6 % ont été supprimés et remplacés par ceux de 1 1 j‘j. et de % % , et, d’autre part, toutes les tables ont été étendues à un intervalle de ioo années. A. S.
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- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Observations sur la traversée des voies ferrées par les conducteurs d’énergie électrique.
- Personne n’ignore que, pour la traversée des voies ferrées, un arrêté a été pris à la date du i,;r février 1907, par le ministre des Travaux publics ; il devra être suivi littéralement pour toute demande de traversée. C’est un soulagement d’esprit pour le demandeur qui, dans sa pétition au préfet, doit indiquer qu’il se soumet aux prescriptions du décréta l’instruction ministérielle, et doit joindre à son dossier les renseignements donnés suivant le questionnaire que toutes les Compagnies tiennent à la disposition des industriels.
- Les chemins de fer appartiennent à la grande voirie ; c’est donc au préfet que revient le droit de donner les autorisations nécessaires. S’il s’adresse aux ingénieurs des Compagnies, c’est que c’est à eux qu’il revient de proposer à la signature du préfet des règlements contenant les conditions techniques pour la sécurité de la voie et des personnes qui y circulent. 11 11’y a aucune difficulté juridique si la voie ferrée, dont on veut occuper le sol, n’a pas solution de continuité ; au préfet seul, évidemment, il appartient de connaître le dossier.
- Mais il peut être intéressant à divers points de vue, notamment pour savoir à quelles autorités le service de contrôle doit communiquer le dossier, d’étudier la question des occupations qui ont lieu sur les parties de la voie ferrée qui constituent des passages supérieurs, inférieurs ou à niveau.
- On connaît, en effet, le principe : la propriété du dessus emporte la propriété du dessous, et inversement, la propriété de la surface emporte la propriété de l’espace qui la domine. D’où la question suivante : Si la voie ferrée traverse un chemin au moyen d’un pont, bipartie du chemin qui sera sous h* pont dépendra-t-elle de la grande voirie comme étant commandée par le pont qui, lui, sûrement, en fait partie, puisqu'il est une partie intégrante du chemin de fer ? Au contraire, la partie de la voie ferrée qui est située
- au-dessus du chemin vicinal sera-t-elle considérée comme influencée par le chemin vicinal situé au-dessous, et deviendra-t-elle dès lors une dépendance de la petite voirie 1’ La question n’a aucun intérêt si la partie de la route dépend de la même catégorie que la voie ferrée, et si c’est le préfet qui est compétent pour en autoriser les diverses occupations ; les deux autorités se confondant, ou plus exactement l’autorité compétente étant la même pour les deux routes, il n’y aurait pas lieu de se préoccuper. Mais pour la traversée d’un chemin rural ou vicinal, qui dépend de l’autorité du maire, la question est intéressante. Si l’on admet (en vertu du principe que le propriétaire du dessus peut se dire propriétaire du dessous) que le tronçon du chemin vicinal est assimilé au chemin de fer qui le domine, le préfet reste compétent, et le maire n’a pas même besoin d’être consulté pour cette occupation. Il doit l’être si on tranche la question dans le sens inverse.
- Que décidera-t-on, dans l’hypothèse, où c’est la voie ferrée qui passe dessous le chemin vicinal, et enfin, dans l’hypothèse d’un simple passage à niveau ? Prévoyons nettement les différentes situations.
- Première hypothèse :j la voie ferrée passe en dessus du chemin vicinal ordinaire, ou du chemin rural, au moyen d’un pont. — Le pont fait partie de la grande voirie, c’est évident ; et, pour tous les ouvrages qui y seront accrochés, soit dessus, soit dessous, soit à côté, l’autorisation du préfet sera nécessaire et suffisante. Mais, pour la partie du chemin vicinal qui est au-dessous, le maire garde tout son pouvoir de police, et, par conséquent, ce sera à lui qu’il reviendra d’autoriser l’emplacement des poteaux qui seraient portés par ce sol, même exactement souslepont, et de percevoir les redevances qui seront exigées.
- Ceci résulte du principe posé dans une décision ministérielle, du 5 avril 1861, d’après laquelle le pont, construit pour faire passer le chemin de fer, rentre dans la dépendance dudit chemin de fer, mais la chaussée du chemin vicinal resta en dehors de cette dépendance, même dans le partie traversée.
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- Cela est encore corroboré avec une très grande force par l’article premier de l’instruction du j or février 1907, d’après lequel le préfet n’a pas à intervenir « si la traversée du chemin de fer se fait sous un passage inférieur au dit chemin de fer, sans avoir contact avec l’ouvrage, et en passant à cinquante centimètres au moins de son tablier métallique, si le dit ouvrage en compte un » ; cela veut bien dire que le ministre reconnaît que le chemin vicinal garde complètement sa nature, et qu’en conséquence le préfet devient incompétent, s’il n’y a pas un contact avec l’ouvrage d’art, qui, lui, fait partie de la voie ferrée.
- Deuxième hypothèse : la voie ferrée passe à travers le chemin vicinal, ou rural, en passage à niveau. — Il y a évidemment confusion intime, incorporation de ces deux tronçons de route l’un à l’autre cela est, matériellement, en dehors de toute discussion possible ; mais les services administratifs qui ont dans leur attribution la police de ces deux parties de route, ainsi fondues ensemble, fusionnent moins facilement. Et il faut qu’il y en ait un qui, au point de vue de l’autorisation à donner, reste seul. Disons tout de suite que c’est l'autorité supérieure, celle du préfet, qui a le droit exclusif d’autoriser les occupations du passage à niveau par les canalisations. Cela a été décidé pour des conduites de gaz par le ministère des Travaux publics, en date du 5 mars i885, en ces termes : « Les terrains « dépendant d’une voie publique quelle qu’elle « soit (dans l’espèce : traversée à niveau d’une « route nationale), du moment qu'ils sont incor-« porés à un chemin de fer,, par suite de l'éta-« blissement d’un passage à niveau, passent, « ipso faelo, dans le domaine public national, et « deviennent une dépendance du chemin de fer « dans toute l’acception du mot. Le passage à « niveau (desservant ladite voie publique) fait « partie intégrante de cette ligne, avec simple « servitude au profit de la route qui la trait verse. »
- Il faut se féliciter de cette solution, car elle est élégante. On se demande, en effet, quelle serait la situation d’un distributeur d’électricité qui, autorisé à occuper une voie ferrée, serait obligé à chaque passage à niveau de faire des demandes nouvèlles, portant quelquefois sur une série de tronçons innombrables.
- Mais il est assez difficile de la J cgi limer si l’on
- prend en mains la jurisprudence du Conseil d’Etat, et les différents textes par lesquels il a décidé que le sol du chemin rural et vicinal, dans la partie traversée par la voie ferrée, reste la propriété de la commune. Cela a été jugé dans deux affaires, le 20 mai 1862, puis le 14 août i865, et il est intéressant de reproduire le texte qui a toutes les allures d’une décision générale consacrant d’un seul coup deux principes de la façon la plus formelle : Premier principe : la commune reste propriétaire du chemin. Deuxième principe : elle ne peut pas réclamer d’indemnité à l’Etat à raison de la gêne apportée à la circulation sur ce chemin par l’établissement de la voie ferrée. « Considérant que la partie du dit « chemin vicinal n° 1, de Fréjus à Saint-Maxime, « qui a été convertie en un passage à niveau, n’a « pas cessé d’avoir le caractère et la destination « de voie vicinale, que, d’ailleurs, la commune ne « se plaint que de la gêne apportée à la circulait tion, par l’établissement de ce passage, et qu’en « aucun cas cette circonstance ne saurait être « considérée comme pouvant servir de base à « une demande d’indemnité ; que, dans ces cir-« constances, c’est à tort que le Conseil de pré-« lecture, au lieu de rejeter la réclamation de la « commune, a ordonné qu’il soit procédé à une « expertise. » (Voir le Recueil des arrêts de Lebon, année 1865, page 804.)
- La décision du 20 mars 1852 (voir Recueil clés arrêts de Lebon, année 1862, page 222) est toute aussi affirmative ; elle est même plus complète, puisqu’elle vise aussi des parties de chemins vicinaux traversés par des viaducs soutenant la voie ferrée. On pourrait donc induire de cette jurisprudence que le maire devrait être au moins consulté pour la traversée du tronçon sur lequel la commune, aux ternies des arrêtés précités, paraît n’avoir perdu aucun de ses droits. La décision du ministre, ci-dessus relatée, proclamant le contraire, nous enlève toute indécision, et il est plus agréable d’avoir à appliquer un document officie] que d’avoir à en rechercher les bases. Du reste, par une véritable bizarrerie, la thèse du ministre des Travaux publics, en désaccord avec la jurisprudence administrative, se trouve en parfaite communion d’idées avec les tendances des tribunaux judiciaires. Deux documents extrêmement intéressants sur ce point peuvent être invoqués.
- loul d'abord, la Cour de Cassation, par arrêt
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- du 3o décembre 1898 (rapporté dans Dalloz, 1899, première partie, page 257), a décidé que les chemins, soit des départements, soit des communes, faisant partie des passages à niveau, 11c peuvent être l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité publique, car ils sont seulement l’objet d’un changement d’affectation.
- O11 pouvait donc induire de cet arrêt que la Cour suprême considère en quelque sorte que le domaine public communal, c’est-à-dire le domaine qui comprend évidemment les routes vicinales, ne constitue pas pour la commune une véritable propriété dans le sens strict du mot, mais une sorte d’abandon fait par l’Etat entre les mains de la commune, si bien que lorsqu’une partie du chemin •change de catégorie, elle ne change pas de maître. Puis, la Cour de Cassation a renvoyé, après cassation, les parties à se pourvoir devant le Tribunal civil de Melun qui, saisi de la question, a fait un pas beaucoup plus considérable dans cette voie, en déclarant « que les et principes juridiques applicables au domaine « communal sont les mêmes que (‘eux qui régis-« sent le domaine publie de l’Etat. Que toutou cc reconnaissant à la commune certains droits « sur le domaine public communal, à l’occasion « duquel certaines obligations lui sont impute sées, celui-ci n’en est pas moins destiné à un « usage général n’intéressant pas seulement la « commune, usage qui permet d’affirmer les « droits supérieurs de l’Etat, et de dire que le « domaine public communal est une partie du « domaine public national... Qu’il 11’y a donc « pas désaffectation d’un terrain (soumis à un pas-« sage à niveau) ayant eu pour conséquence de le t< faire rentrer dans un domaine autre que le « domaine public ». C’est pour cela que les communes ne peuvent pas produire à l’expropriation, ni réclamer une indemnité pour privation de propriété. Si donc la jurisprudence judiciaire les dépouille de ce droit, il est normal que le ministre des Travaux publics les dépouille à son tour du droit de donner une autorisation, et de se prononcer sur une occupation sollicitée.
- On se préoccupe d’ailleurs beaucoup actuellement de la définition exacte des droits de propriété des communes sur les chemins vicinaux, et la discussion entre la jurisprudence et la doctrine n’a pas encore fait un pas définitif. C’est justement ces différences de vue qui aboutissent à ces décisions absolument bizarres. Nous avons
- vu que le Conseil d’Etat, qui admet pour la commune la propriété du passage à niveau, soutient dans les arrêts précités que celle-ci n’a pas droit à une indemnité pour gêne dans la circulation, ce qui, cependant, semblerait découler du principe admis. Si je conserve mon droit de propriété, a fortiori, j’ai droit à des dommages-intérêts si ma jouissance est paralysée par le fait d’un tiers. Au contraire, le Tribunal civil de Melun, jugeant sur pourvoi de la Cour suprême, admet le principe inverse : la propriété de l’Etat une sorte de suzeraineté de sa part sur tout domaine public, même communal, et cependant, il admet qu’en principe la simple désaffectation ouvrirait le droit éventuel à une indemnité...
- Troisième hypothèse : La voie ferrée passe dessous le chemin vicinal qui, lui, la traverse en viaduc. — Le Conseil d’Etat, par arrêt du 29 mars 1853, a déclaré que, dans ce cas, le pont construit pour faire passer le chemin public au-dessus des rails fait partie des dépendances du chemin de fer, puisque c’cst, la Compagnie qui a la charge de l’entretien de la chaussée. Le texte est formel ; il est intervenu dans les circonstances suivantes : la rue de Stockolm à Paris ayant été coupée par rétablissement du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, la Compagnie concessionnaire, afin de relier les deux tronçons de cette rue, devait, aux termes de l’article 12 de son cahier des charges, construire sur ce point un pont de raccordement en maçonnerie ou en fer ; mais la Compagnie obtint l’autorisation d’y suppléer par un pont en bois avec armatures en fer. Qui doit supporter l’entretien de ce pont ? La Compagnie prétendait que cette dépense devait être supportée en entier par la Ville, attendu que le pont dont il s’agit, loin d’être une dépendance du chemin de fer, avait été construit pour le service exclusif de la voirie municipale, et se trouvait substitué à une rue dont l’entretien serait intégralement à lacharge de la Ville. Celle-ci répondait que le pont n’avait été construit que pour les convenances et les besoins du service de la Compagnie du chemin de fer ; que, dès lors, il constituait une dépendance de ce chemin, et qu’aussi son entretien était à la charge de la Compagnie.
- Le Conseil d’Etat a décidé : « Considérant, « qu’aux termes de l’article 27 du cahier des « charges sus-visé, le chemin de fer et toutes ses
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- « dépendances doivent être constamment entretc-« nus en bon état.
- « Que le pont de la rue de Stockoïm est une « dépendance dudit chemin. »
- Ce sera donc au préfet qu’il appartiendra de
- donner l’autorisation pour l’occupation sur cette partie.
- Paul Bougault.
- Avocat à la Cour d’Appel de Lyon.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les questions qui se rattachent VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Redi'esseurs et régulateurs Auvert-Ferrand.
- Les caractéristiques principales de ces transformateurs rotatifs de courant alternatif en courant continu sont les suivantes :
- ' ï° Ils permettent la transformation des courants alternatifs monophasés et polyphasés en courant continu et inversement la transformation d’un courant continu en courants alternatifs.
- 20 Utilisés comme transformateurs de courants alternatifs en courant continu, ils permettent de régler aussi progressivement qu'on le désire, et avec la plus.grande facilité, la valeur de la tension du courant continu depuis zéro jusqu’à une valeur maximum ; cette variation de la tension s’obtient sans rhéostat de réglage et sans agir sur la valeur de la tension alternative, mais simplement par le déplacement des balais qui recueillent le courant continu.
- La Société d’Electricité Altolh avait exposé à Marseille un redresseur-régulateur, pour la transformation d’un courant alternatif monophasé 5o périodes en courant continu i io volts.
- Un redresseur-régulateur pour la transformation de courant alternatif triphasé 5o périodes en courant continu i io volts.
- Redresseur-régulateur monophasé. — Il comprend un anneau sur lequel sont disposés des enroulements, ‘a collecteurs pour recueillir le courant continu, !\ bagues pour le courant alternatif.
- Les lames des collecteurs sont connectées avec les enroulements, et le courant continu est recueilli au moyen de balais en charbon.
- L’anneau des collecteurs et les bagues sont montés sur un même arbre de rotation qui doit être actionné par un moteur asynchrone.
- Ce moteur asynchrone ne fournit que le travail
- correspondant aux frottements mécaniques de l’arbre dans ses paliers et des balais sur les collecteurs ou les bagues.
- Les bagues doivent être alimentées par les secondaires d’un transformateur statique à 2 enroulements secondaires, chacun de ces enroulements fournissant 75 volts efficaces.
- Les collecteurs montés électriquement en série fournissent une tension continue qui peut varier de Go à ïio volts par le simple décalage des balais; cette variation de la tension n5est limitée que par l’angle de décalage admis pour les balais.
- La puissance normale utilisable de ce redresseur est de 6 kw., il peut fournir facilement 10 kw. pendant une heure et momentanément 20 kw. sans inconvénient, ni étincelles.
- Redresseur-régulateur triphasé. — Ce transformateur construit à titre d’essai est le premier redresseur-régulateur construit d’après le système Auvert et Ferrand, pour la transformation des courants polyphasés en courant continu. Il comprend : un anneau portant des enroulements, un collecteur et 3 bagues montés sur un même arbre de rotation actionné par un moteur synchrone qui n’a à fournir que le travail correspondant aux pertes de frottements de la machine.
- Le courant triphasé est fourni aux bagues à la fréquence de 5o périodes et à la tension de no volts, le courant continu recueilli au collecteur est à 110 volts, cette tension continue pouvant d’ailleurs être variée par le décalage des balais.
- La puissance normale de ce transformateur est de 12 kw. mais peut donner momentanément 4° kw. sans étincelle.
- Les redresseurs-régulateurs peuvent être utilisés
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- pour charger des batteries d’accumulateurs au moyen d’un réseau à courants alternatifs mono ou polyphasés, ils peuvent, quand on ne dispose que de courants alternatifs, faciliter l’éclairage par arc à courant continu et l’alimentation des moteurs à courant continu dont l’emploi s’impose souvent.
- La propriété remarquable que présente les redresseurs, de supporter des surcharges considérables, eu fait des transformateurs de courant alternatif en courant continu tout à fait aptes à, satisfaire aux exigences des installations électro-métallurgiques.
- La tension du courant continu par les redresseurs peut être variée avec la plus grande facilité depuis zéro jusqu’à une valeur maxima ; cette propriété est pi’écieuse dans certaines applications, par exemple pour l’alimentation d’un ensemble de moteurs dont les vitesses doivent varier simultanément.
- Les redresseurs-régulateurs pour la transformation de courant monophasé en courant continu s’appliquent particulièrement bien à la traction électrique.
- La Société d’Electricilé Àlioth a exposé aussi les dessins d’une locomotive de 1600-2000 IIP, actuellement en construction, qui doit être alimentée par courant alternatif monophasé 12 000 volts ; sur cette machine, le courant alternatif est transformé par quatre redresseurs-régulateurs ayant chacun une puissance normale de 3oo kw.
- L’ensemble de ces redresseurs-régulateurs alimente quatre moteurs à courant continu de 4<><> à 600 IIP, 3oo volts, la tension aux bornes de ces moteurs peut être variée facilement de o à 3oo volts par le simple décalage des balais recueillant le courant continu sur les collecteurs des redresseurs.
- On conçoit qu’une pareille disposition puisse fournir un système de traction extrêmement souple qui joint aux avantages économiques des lignes de distribution à haute tension, les avantages des moteurs à courant continu qui sont, à n’en pas douter, les meilleurs moteurs de traction connus jusqu’à ce jour.
- Toutes les vitesses comprises entre l’arrêt et la vitesse maximum peuvent être réalisées facilement, le passage d’une vitesse à une autre peut se faire progressivement, les démarrages sont ainsi très progressifs et sans à-coups. ' J. II.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons fait allusion dans notre chronique du 21 novembre à la situation difficile de l’Union des Tramways appelée par suite de participations dé-
- sastreuses à envisager une nouvelle réduction de son capital. L’Assemblée générale des actionnaires est convoquée, le 7 décembre, à l’effet de voter les résolutions de diminution et d’augmentation du capital que proposera le Conseil. En présence de cet avis, on 11e peut se défendre d’admirer la belle assurance du président du Conseil d’Administration du Central Electrique du Nord à l'Assemblée du 14 novembre dernier à l’égard de l’Union. Comme un actionnaire très inquiet prétendait connaître les engagements du Central vis-à-vis de l’Union et émettait la prétention de connaître combien le portefeuille du Central contenait de titres de l’Union et leur prix d’achat, le Président ne voulut pas satisfaire à cette demande et assura l’Assemblée que la situation industrielle de l’Union était très bonne et que sa situation linan-cière pouvait se relever, surtout quand la combinaison en cours deviendrait un fait accompli !
- En iqof», le Central Electrique achetait une quantité considérable de titres de l’Union, dans de lionnes conditions, en dessous du pair, alors qu’ils étaient cotés au-dessus et donnaient un dividende. Ces titres vont-subir une réduction des trois quarts et se trouver sur le même rang que i2Üooo titres nouveaux. Le portefeuille du Central qui, au 3o juin, pouvait encore figurer à l'actif pour 8 124920 francs sera donc des plus amoindris, et, comme sa situation de trésorerie est des plus serrées, il lui sera probablement difficile de souscrire la part des actions nouvelles à laquelle lui donnera droit son titre d’ancien actionnaire. Car nous ne pouvons guère supposer que le versement de 2 4^4 9 >7 fr. 5o sur les actions de l’Elcctriquc Lillc-lloubaix-Tour-coing puisse se faire attendre bien longtemps, puisque les travaux sont en voie non d’achèvement, mais d’exécution et que le programme prévu, très vaste, «absorbera le capital actions et au delà. Le Conseil de cette dernière Compagnie n’envisageait-il pas l’an dernier la création de ressources nouvelles jusqu’à concurrence de 2 000 000 de francs représentant l’augmentation du coût du premier établissement ! Que peuvent représenter les 896 349 fr. 70 disponibles ou à recevoir dont nous parlions plus haut devant ces exigibilités à court terme ou la nécessité bien comprise de souscrire aux nouvelles actions de l’Union'? Sans parler des exigences des frais généraux de peu d’importance d’ailleurs! Et nous sommes bien assaillis des mêmes craintes que l’actionnaire, sans pouvoir admettre, comme un autre actionnaire, que l’inauguration de la grande ligne Lille-Roubaix-Tourcoing fera affluer les fonds
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- vers le Central électrique. Ces fonds ne sont représentés que pur des intérêts de titres ou alors par une augmentation de capital. Quoi qu’il en soit, l’exercice 1907-1908 du Central se solde en perte de 1 608 898 fr. 65 provenant, dit le Conseil, en majeure partie de la dépréciation du portefeuille à la date du 80 juin et de larges amortissements sur frais d'études.
- Il est à regretter que le rapport des commissaires ne donne pas quelques détails sur l’application de ces amortissements portés pour 1 453 877 francs. De l'ensemble du rapport du Conseil, retenons que les recettes des tronçons déjà exploités du Lille-Roubaix-Tourcoing vont en augmentant (elles ont presque doublé en cinq mois) et que l’Energie Electrique du Nord de la France, dont le Central électrique est le plus gros actionnaire, a conclu avec les villes de Roubaix et Tourcoing des traités de concession pour l’éclairage qui assurent des débouchés très intéressants à son exploitation. Les recettes, au cinquième mois d'exploitation, ont dépassé les frais de production. Ci-dessous le bilan du Central Elec-
- trique.
- ACTIF
- Portefeuille............................ 8 124 920 00
- Frais d’établissement................... 4i5oG4 04
- Mobilier................................ 1 00
- Banquiers............................... 290 o53 o5
- Effets à recevoir....................... 170 000 00
- Débiteurs divers................. ..... 436 296 69
- Garanties de gestion.................... 1 700 00
- Solde du compte profits et pertes....... 1 608 3p8 65
- Fr. 11 046 438 43
- PASSIF
- Capital.......................... . . .5 000 000 oo'
- Parts de fondateur.................... mémoire
- Obligations : 4 I/2 %................. 3 272 000 00
- Réserve légale........................ 15077 l%
- Réserve spéciale...................... u35 000 00
- Fonds d’amortissement........... . . . . 35 000 00
- Intérêts aux obligations.............. 27 292 5o
- Versements à effectuer sur titres..... 2 454 937 5o
- Créditeurs divers..................... ,5 4-26 25
- Garanties de gestion.................. 1 700. 00
- Fr. 11 046 433 43
- La Société Pyrénéenne d’Eaergie Electrique se
- proposait, disions-nous le 14 novembre, d’augmenter son capital en le portant de 6000 000 à 1 2 5oo 000 fr. ; c'est'chose faite depuis l’assemblée générale extraordinaire du 10 novembre dernier, qui a autorisé le conseil à émettre 12000 actions nouvelles de
- 000 francs en une ou plusieurs fois sans préjudice d’une émission d’obligations de 8 260000 francs. Le Président a déclaré que ccs mesures étaient nécessitées par les dépenses de premier établissement très considérables pour les extensions prévues et désirées et par le souci de pouvoir répondre à toutes les demandes qui seraient adressées à la Société : « Plus vite on développera l’affaire, et plus vite on pourra rémunérer le capital. » Et, de fait, l'énumération des travaux en cours etdes ententes réalisées avec les différentes sociétés déjà existantes dans la région du Sud-Ouest représente un effort financier considérable. L’usine d’Orlu est terminée comme maçonnerie ; les vannes-turbines, (alternateurs et transformateurs sont prêts à être installés ; la conduite forcée de 936m de hauteur est en bonne voie de montage, le barrage du lac de Naguilhes, régulateur de la chute, ainsi que les travaux du tunnel d’amenée d’eau à la conduite et des chambres d’eau sont suffisamment avancés pour envisager la mise en route au printemps prochain. Les réseaux de distribution suivent avec la même activité; la ligne principale d’Orlu à Toulouse à 55 000 volts va être achevée sur i5okul,ainsi queles embranchementssurleTarnet sur Lavclanet, petite île industrielle, au centre d’une région manufacturière ; de même, le réseau secondaire à i3 5oo volts, qui se développe autour de Toulouse sur i5okm pour desservir une quarantaine de communes. La partie nord de ce réseau sera desservie par l'usine hydraulique de Bessières, sur le Tarn, et la partie sud sera alimentée jusqu’à la mise en route d'Orlu par l'usine à vapeur des Sept-Deniers de la Société Toulousaine ; tandis que les usines d’Arthez et de Marssac, acquises de l'Energie électrique du Sud-Ouest, serviront de réserve pour les réseaux du Tarn, et autour d’Àlbi.
- Mais la Pyrénéenne poursuivait, en même temps, des négociations pour étendre sa zone d’action sur l'Aude et sur l’Hérault, et réalisait des ententes avec la Société Biterroise de Force et Lumière, la Société méridionale de Transport de Force, complétant ainsi ses accords déjà résolus avec la Toulousaine et l’Energie électrique du Sud-Ouest. La Biterroise, devenue sa filiale et sa méridionale a consenti à une délimitation de son secteur, qui permet à la Pyrénéenne d’étendre son exploitation aux départements du Gers,des Hautes-Pyrénées,de la Haute-Garonne, du Lot, et au sud de l’Aveyron, au Tarn, à l’Àriège, à l’Aude et aux autres départements à l’est des précédents. La Méridionale fournira momentanément à l’extrémité Nord-Est de son secteur à la Biterroise,
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- l’énergie de jour dont elle a besoin et que la Pyrénéenne ne peut encore lui fournir. En compensation, elle achètera à celle-ci, en un point où elle la touche dans le Tarn,les excédents d’énergie qui lui permettront de développer son exploitation.
- Suivant les espérances du Conseil, tout ce programme recevra un commencement d’exécution au printemps prochain, par la mise en route des artères alimentant Toulouse et le Tarn. La Pyrénéenne d’Energie électrique jouera dans cette région du Sud-Ouest le rôle de l’Energie électrique du Littoral dans le Sud-Est de la France; et déjà, se réalise l’idée émise dernièrement que ces réseaux de distribution ressembleront dans peu de temps à nos réseaux de chemins de fer. Nous verrons probablement les réseaux locaux, déjà constitués, de nos principales agglomérations, absorbés par ces grandes organisations avides de clients de force motrice, qui régulariseront leur débit tout en absorbant leurs excédents de jour ou de nuit ; la difficulté de la variation du régime des forces hydrauliques sera résolue par la constitution de bassins de réserve, la combinaison des stations établies dans des endroits à régimes climatériques différents, l’utilisation des stations à vapeur actuelles comme secours. Au point de vue technique, la variété des systèmes de distribution ne peut arrêter, et le rôle de l’ingénieur consistera évidemment à rechercher la solution de
- leur transformation la plus économique. Chaque jour nous apporte dans ce sens des nouveautés intéressantes en admettant que la commutatrice et le groupe convertisseur ne constituent pas la solution générale.
- Les questions de régularisation des tensions sur des étendues aussi considérables resteront encore probablement le plus compliqué.
- L’Union électrique, de moindre envergure, et dont le siège social vient d’être transféré à Saint-Claude (Jura), par décision de l’Assemblée générale du io octobre dernier, se borne pour le moment à prévoir l’exploitation des applications de l’éclairage électrique et de la distribution d’énergie électrique dans l’Ain et le Jura. La Société existe depuis l’année i8y5, et Saint-Claude a été son principal centre d’exploitation. Son capital était à l’origine de 200 ooo francs; il fut élevé à 600000 francs, puis à
- 1 5oo 000 et enfin à 4 millions en juin 1899. Mais il fut réduit par la suite à 1 600 000 francs pour être de nouveau porté, en 1907, au chiffre actuel de
- 2 600 000 francs.
- Au 3o juin dernier, l’exercice s’est clôturé avec bénéfices permettant une attribution de 5 % aux actions. La dette obligataire était, à cette date, de 479 5oo francs, et les réserves se montaient à 62 000 francs environ.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Bouches-du-Ruô.ne. — Est déclaré d’utilité publique, l’établissement d’une ligue de tramways de Marseille à Salon.
- SüiNE-ET-OisE. — Dans sa séance du 7 octobre 1908, le Conseil général a décidé l’établissement d’une ligne de chemins de fer d’intérêt local de Mantes à Houdan et Rambouillet avec embranchement de Saint-Léger à Mont-fort et de Sepleuil à Bréval, dont l’exécution et l’exploitation seraient confiées à un seul concessionnaire.
- Suisse . — On annonce la formation de la Société a Die linksufrige Yieuwaldstatterseebahu », pour l’installation et l’exploitation d’une ligue de chemin de fer électrique sur la rive gauche du lac de Lucerne. La longueur de la ligne sera de 47 km 36. La voie aura 1 m de large et la traction sera laite par courant alternatif monophasé. On prévoit, pour l’achat des terrains, l’établissement de la voie, l’acquisitioD du matériel roulant et l’installation des
- stations centrales et sous-stations, une dépense totale d’environ i5 millions de francs.
- Ri •ssiE. —Une Compagnie belge, la Société anonyme des Tramways d’Odessa va procéder à l’électrification du réseau de tramways de la ville d’Odessa.
- Un syndicat anglais offre d’acheter pour 27 millions de roubles le réseau des tramways de Saint-Pétersbourg. On dit qu’il est probable que la municipalité de cette ville acceptera cette offre.
- ÉCLAIRAGE
- Manche..— Un nouveau projet, présenté par MM. Bru et Molinié, relatif à l’éclairage électrique de Saint-Lô, a été soumis à la municipalité ; il comporte l’installation d’une usine à 7 kilomètres de la ville, et une canalisation aérienne par les voies départementales. D’après les uteurs du projet, l’installation pourrait fonctionner au «mois de septembre 1909.
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- Tunisie, — Le Conseil municipal de Ferry ville a adopte le principe de l'installation de l’éclairage électrique ; ce vote a été soumis à l'approbation du gouvernement tunisien,
- Algérie. — Après la lecture du rapport de la commission, le Conseil municipal d’Àrzen (Oran) a émis un vote favorable à l’adoption de l'éclairage électrique.
- Autriche-Hongrie. — Un syndicat international se propose d’installer à 18 kilomètres de Fiume une station hyd raulique de 36 ooo HP, qui pourra être portée plus lard à 100 ooo HP, à l'effet de fournir jEeclairagc électrique à Fiume, à Àbbazia et à diverses villes de Dal-matie. Les promoteurs du projet ont proposé au ministre du Commerce d'installer en meme temps la traction électrique entre Fiume, Ramerai et Moravie. Le capital prévu pour celte entreprise est de 26 millions de francs.
- Italie. — M. G. Asluni a présenté un projet relatif à l'éclairage électrique de Naples et des villes environnantes sur un rayon de ioo kilomètres. L'usine hydroélectrique, d’une force de 16 ooo HP, serait installée au cap Volturno, distant de 96 kilomètres ; le courant serait transmis à une tension de 4$ 000 volts et serait transformé à son arrivée à Naples a 6000 et i5o volts. Le devis total du projet se monterait à 1 900000 lires.
- Le grand Conseil du canton du Tessin a voté une subvention de 23oooo lires pour la construction du tramway électrique Chiasso- Balerna - Mendrisio-Copolago - Riva S. Vitale. Les ressources nécessaires étant de ce fait assurées, l'installation va commencer très prochainement.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Nord. — La Chambre de commerce de Valenciennes • est autorisée à avancer à l’Etat une somme de i3^ 5oo fr. en vue de Rétablissement des circuits téléphoniques Valencienncs-Paris (3e) et Valcncienues-Arras.
- La Chambre de commerce de Dunkerque est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 106 3qo fr. en vue de rétablissement de circuits téléphoniques Dunkerque-Calais (14e), Dunkerque-Douai (2e), Dunkerque-Gravelines (2e) et Dunkcrque-Bergues (3e).
- Finistère. — La sous-préfecture de Brest a reçu pour enquête 1111 avant-projet de construction d’une station radiotélégraphique à Pile d’Ouessanl.
- Paris. — On a distribué à la Chambre des députés le projet de loi portant approbation de la convention radio-télégraphique internationale signée à Berlin le 3 novembre 1906,
- DIVERS
- Paris. — Le ministre des Travaux publics, des Postes et Télégraphes vient de nommer une commission interministérielle temporaire chargée d’élaborer le texte d’une instruction sur les premiers soins à donner aux victimes des accidents électriques. Cette commission se compose de : MM. Weiss (G.), Dr Langlois, Leclerc de Pulligny, Zacon, Monmcrquc, Weiss (P), Maureau, Devaux-Char-honnel, Brylinski, Cordier, Ilarlé et llillairet.
- Allemagne. — On annonce la formation a Berlin d’une société au capital de 6,6 millions de marks (7 65o ooo fr.) dont la raison sociale sera « Bayerisclie sticktoffverkc AG (Société anonyme bavaroise des produits azotés). Le but principal de cette société sera ITililisalion des forces hydrauliques pour l’extraction, lu préparation et la mise en valeur d’engrais et d’autres produits chimiques.
- Sout intéressées à cette affaire, les sociétés suivantes :
- Cyanid Gcsellschaft Berlin ; Deutsche Bank ; Berliner Haudels Gcsellschaft; Siemens ellïalskcA-G; Elcktrische Lichl u kraft aulagen, etc.
- La Société Fclten et Guilleaume Lahmeyerwerke, de Francfort, a décidé la création d’une banque d’électricité au capital de 25 millions de marks; elle s’occupera principalement de l'électrification des chemins de fer et prêtera, eu second lieu,, son concours à d’autres entreprises.
- Italie, — Les villes de Brescia et de Milan organisent en commun, pour 1909, une Exposition d’Elcctricité dont nous dounons ci-dessous la liste des diverses sections : ilc Historique, statistiques, publications, projets, etc. 20 Usines hydro-électriques, conducteurs et accessoires relatifs.
- 3e Moteurs thermiques, hydrauliques, et divers, pour la commande des dynamos.
- 4,! Génératrices et transformateurs (piles et accumulateurs).
- 5e Moteurs électriques pour applications industrielles.
- 6e Appareils électriques de mesures, de manœuvre, de régulation et de proLection.
- 7e Lignes électriques (conducteurs, isolants et isolateurs, siipi^orls et accessoires).
- 8e Eclairage électrique (lampes diverses, appareillage, lustre rie).
- 9e Traction électrique (ligues à contact aérien et souterrain, matériel mobile et appareils pour la commande de manœuvre de l’installation, automotrices à prises de courant, à accumulateurs, pour routes et voies ferrées, propulseurs, etc.
- ioL‘ Electrochimie (fours, bains, électrodes et accessoires, produits relatifs).
- 1 Télégraphie et Téléphonie avec et
- sans fil, trans-
- mission des signaux et accessoires divers.
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- i2° Applications électromécaniques pour l’industrie et l’agriculture.
- i3e Enseignes lumineuses.
- i4° Applications diverses pour la médecine, la chirurgie, l’hygiène, etc.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société fermière des mines de cuivre et usines de ta Servaz.
- — Constituée le 9 octobre 1908. — Capital 35o 000 fr.
- — Siège social. Bruxelles.
- La Soudure autogène du Sud-Ouest. — Constituée le 22 octobre 1908. — Capital : 5o 000 francs. — Siège social : 35, rue Maurice. Bordeaux.
- Les Groupes électrogènes « Fiat Lux ». — Constituée le 28 octobre 1908. — Capital : 3oo 000 francs. — Siège social : 5, quai Aulagnier, Asnières.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société générale de Tramways en Espagne. — Le 9 décembre, 54, rue de Namur, à Bruxelles.
- Société de l’Accumulateur Bainville. — Le 14 décembre, 11, boulevard de la Madeleine, à Paris,
- Société Industrielle des Téléphones. —Le 19 décembre, u5, rue du 4-Sepleinbre, à Paris.
- Electricité, Gaz et Eau de Tonneins. — Le 21 décembre, 364, 1-ue Lecourbe, à Paris.
- Société d'Eclairage et transport de force, TElectrique peru-welzienne. — Le 14 décembre, à Bruxelles.
- Société Nantaise d’éclairage et de force par l’électricité. — Le 17 décembre, 5, rue Boudreau à Paris.
- Compagnie Française de charbons pour l'électricité. — Le 22 décembre, 49> rue de Provence, à Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Société Française Oerlikon, Paris.
- Communications périodiques.
- Août 1908. — Dispositif d’arrêt automatique pour treuils électriques.
- Septembre .1908. — Transformateurs à bain d’huile à ventilation forcée.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont.
- Bulletin mensuel, octobre 1908. — Application de la transmission électrique aux ateliers de construction.
- ADJUDICATIONS .
- BELGIQUE
- Le 9 décembre, à 1 h,, à la Bourse de Bruxelles, fourniture de wagons et de fourgons à marchandises pour les chemins de fer de l'Etat belge.
- Série I : 1 lot de i5 à 19 wagons fermés de i5 tonnes, de grande capacité, avec surface de 2im 84 et 8 vantaux, munis du frein à main et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 2o5 X 110 ; — Série II : 2 lots composés chacun de i5 à ig id., id., munis du frein à vis et de paires de roues id. ; — Série III : 4 lois composés chacun de 27 à 33 wagons fermés'de i 5 t., à 4 portes, munis du frein à main et de paires de roues id. (les wagons exigibles en 1909 seront munis de marchepieds, de mains courantes, du frein Westinghouse et du frein à vis au lieu du frein à main) ; — Série IV : 2 lots composés chacun de 28 à 3i wagons id., munis du frein à vis et de paires de roues id. (les wagons exigibles en 1909 et en 1910 seront munis de marchepieds, de mains courantes et du frein Westinghouse) ; — Série V : 8 lots composés chacun de 26 à 32 wagons fermés de i5Jt. à 2 portes, de grande capacité, munis du frein à main cl de paires de roues id. ; -— Série VI : 4 lots composés chacun de 26 à 32 wagons id., id., munis du frein avis et de paires de roues id. ; — Série VII : 14 lots composés chacuu de [23 à 29 wagons à charbon de 20 t., à caisse en bois avec 4 portes, munis de 2 freins à main et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 255 X i3o ; — Série VIII : 4 lots composés chacun de 20 à 26-wagons id., munis du frein à vis et de paires de roues id. ; — Série IX ; 4 lois composés chacun de 20 à 26 wagons à charbon de 20 t., en tôle avec 4 portes, avec longerons emboutis, plaques de garde rapportées, frein à vis et paires de roues id. ; — Série X : 5 lots composés chacun de 22 à 23 wagons plats de i5 t., de gm 10 delong., à haussettes rabattantes, munis du frein à main et de paires de roues, montées sur essieux à fusées de 206 X no ; •— Série XI : 2 lots composés chacun de 22 à 28 wagons plats de 20 t., de 12'» de long., à haussettes rabattantes, munis de paires de roues montées sur essieux à fusées de i5o X 80; — Série XII : 2 lots composés chacun de 12 à 18 fourgons pour trains de marchandises, avec compartiments pour petits colis, munis du frein à vis et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 170 X 97 > — Série XIII: 1 lot de 11 à i3 fourgons id., ici., munis du frein à vis, du frein Westinghouse et de paires de roues id.
- Sauf pour le lot de la série XIII, les soumissionnaires peuvent également faire des offres comprenant le quadruple du nombre de véhicules inscrits à chacun des lots ci-dessus, suivant spécification ci-après. Toutefois, une soumission déposée pour un lot de l une des séries P à XIP n’est valable que pour autant que le soumissionnaire ait présenté en même temps une offre pour le lot correspondant de l’une des séries I à XIII.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 49.
- Série I* : i lot de 60 à 76 wagons fermés de i5 t., de grande capacité, avec surface de plancher de 2im 84 et 8 vantaux, munis du frein à main et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 2o5[jX ho;— Série II*: 2 lots composés chacun de 60 à 76 wagons id., id., munis du frein à vis et de paires de roues id. — Série III* : 4 lofs composés chacun de 108 à 13*2 wagons fermés de i5 t., à 4 portes, munis du frein à main et de paires de roues id. (les wagons exigibles en 1909 seront munis de marchepieds, de mains courantes, du frein Westinghouse et du frein à vis au lieu du frein à main) ; — Série IV* : 2 lots composés chacun de 112 à i36 wagons id.. munis de frein à vis et de paires de roues id. (les wagons exigibles en 1909 et 1910 seront munis de marchepieds, de mains courantes et du frein Westinghouse ; —• Série V* : 8 lots composés chacuu de 104 à 128 wagons fermés de i5 t., à 2 portes de grande capacité, munis du frein à main et de paires de roues id. ;
- — Série VI* : 4 lots composés chacun de 104 à 128 wagons id., munis du frein]à vis et de paires de roues id. ;
- — Série VII* : 14 lots composés chacun de 92 à 116 wagons à charbon de 20 t., à caisse en bois, avec 4 portes, munis de deux freins à main et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 255 X i3o ; — Série VIII* : 4 lots composés chacun de 80 à 104 wagons, id., id., munis du frein à vis et de paires de roues id. ; — Série IX* : 4 lots composés chacun de 80 à 104 wagons à charbon de 20 t., à caisse en tôle avec 4 portes, avec longerons emboutis, plaques de garde rapportées, frein à vis et paires de roues id. ; — série X* : 5 lots composés chacun de 88 à 112 wagons plats de i5 t., de 9m iodelong, à haussettes rabattantes, munis du frein à main et de paires de roues montées sur essieux à fusées de 2o5 X 110 ? — Série XI* : 2 lots composés chacun de 88 à 112 wagons plats de 20 t., de i2m de long., à haus-settes rabattantes, munis de paires de roues montées sur essieux à fusées de i5o X 80 ; — Série XII* : 2 lots composés chacun de 4$ à 72 fourgons pour trains de marchandises, avec compartiments pour petits colis, munis du frein a vis et de paires de roues montées sur essieux de 170X 97.
- BELGIQUE
- Le 23 décembre, à 11 heures, à la Société des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, soumissions pour l’armement électrique aérien et la pose des connexions électriques des rails de roulement de la
- ligne vicinale de La Louvière à Binche. Soumissions jusqu’au 22 décembre au plus tard.
- ALLEMAGNE
- Le 8 décembre, au service des télégraphes wurtem-bergeois, à Vaihingen-a-d. Fildcrn, fourniture de fil de 1er et d’acicr galvanisé, câbles id., vis diverses, isolateurs en porcelaine, supports pour isolateurs, sulfate de cuivre, cylindres en zinc, bagues en caoutchouc, étain, crayons en charbon, etc.
- Le 9 décembre, au dépôt des munitions, a Dietrich-sdovf-Neumiihlen (Holstein), fourniture de 18 à 20 wagons de chemin de fer de 7 5ookê de capacité de charge.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Bi-schofswerder (Westpr.) établissement : i° d’installations électriques, 200 000 marks; 20 d’une ligne électrique, 280 000 marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à Burg-stadt (Rendsburg), établissement d’installations électriques, i3oooo marks.
- ESPAGNE
- Le 21 décembre, à 12 h., à la première maison consistoriale (hôtel de ville), à Madrid, fourniture du matériel électrique nécessaire aux services d’éclairage, timbres et autres de ladite maison consistoriale du ier janvier 1909 au 3i décembre 1910; 5 000 pesetas par année; caut. : 2Ôo pesetas.
- ITALIE
- La Compagnie des chemins de fer du Midi de l’Italie, à Naples, reçoit les offres pour l’établissement de la traction électrique de la ligne Naples-Piedimonte-d’Alife (7 000 H P).
- GRAN DE-BRETAGN E
- Prochainement, au Harbour Board, à Port Elisabeth (colonie du Cap), extension des installations d’éclairage électrique, 25 000 livres sterling.
- Prochainement, à la municipalité, à Christcliurck (Noü vellc-Zélande), extension et modification des installations d’électricité de la ville, 17 000 livrés sterling.
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- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUJ* CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- .Tome IV <2° série).
- SAMEDI 12 DECEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 50.
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- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 321.| — H. Poincaré. Conférences surin télégraphie sans fil (suite), p. 323. — J.-L. Routin. Le réglage des groupes électrogcnes (fin), p. 328. — II. Studiir. — La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wcllingen (suite), p. 333.
- Extraits des publications périodiques. — Eclairage. Influence des surtensions sur la duree des lampes îi filaments métalliques, II. Remané, p. 339. — Applications mécaniques. Installation électrique des laminoirs de la « Indiana Steel-Uom-pany » à Gary, p. 343. — Brevets, p. 3-13.— Bibliographie, p. 331. — Variétés. Chroiù(/ue, p. 313. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 347. — Renseignements commerciaux, p. 349. — Publications commerciales, p.-330. —Adjudications, p. 331.
- ÉDITORIAL
- Dans sa troisième conférence, M. II. Poincaré étudie la transmission des ondes et la diffraction. L’expérience a montré que les ondes hertziennes contournent les obstacles. Ce fait semble explicable par le secours de ht théorie de la di(fraction, tant qu’il s’agit d’obstacles infiniment petits relativement à la longueur d’onde. Mais cette explication subsiste-t-elle dans le cas d’obstacles plus importants tels que celui formé par la courbure de la terre:’ L’auteur est ainsi conduit à examiner si la théorie de la difi’raclion rend bien compte des faits qui se produisent. Approximativement, l’intensité d’émission décroît suivant une loi exponentielle a" quand on se déplace sur la surface de la terre. Il s’agit de se rendre compte de l’ordre de grandeur du coefficient a. L’analyse conduit dans le cas d’une onde non amortie à avoir une idée de la grandeur du coelüeienL de
- décrément dû à la diffraction, mais dans le problème aussi général qu’il est posé, l’approximation obtenue est assez grossière; quant aux ondes amorties, il faut les assimiler à un ensemble d’ondes composantes parmi lesquelles il y en aura de très longues qui ne seront pas sensiblement affaiblies par la diffraction. L'affaiblissement suit encore une loi exponentielle; l’exposant d’où dépend l’affaiblissement de la lumière sera donc celui qui. correspond aux très grandes longueurs d’onde. Dulin l'auteur indique qu’on pourrait tenter une autre méthode d'étude en essayant d’appliquer la théorie do bresnel.
- Comme organe accessoire du régulateur électro-mécanique précédemment décrit dans l’élude de M. .J.-L. lloulin sur le réglage des groupes êleclrogènes, on peut employer l’accélérateur différentiel donnant une vitesse
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- IV (2e Série). — N° 50.
- de manœuvre proportionnelle à la différence entre le couple moteur et le couple résistant. Il servira donc simplement à modifier la vitesse de manœuvre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur. Mais il faut remplir dans la pratique certaines conditions telles que le dispositif pratique s’écarte de l’hypothèse envisagée dans l'étude analytique. En effet la vitesse de manœuvre n’est jamais nulle en réalité.
- L’auteur décrit ensuite lin servo-moteur applicable au réglage central et permettant de commander à l’aide d’un seul régulateur l’ensemble des servo-moteurs de tous les groupes en service sur un même réseau. Ce servo-moteur permet en particulier le réglage de plusieurs usines accouplées sur un meme réseau et qui peuvent être à de grandes distances les unes des autres. Chaque servomoteur comprend un moteur à courant continu à excitation constante, actionné par un générateur auxiliaire à tension variable. Sur le circuit de l’induit dû moteur se trouve intercalé un interrupteur-inverseur commandé par le régulateur central. Au repos, cet induit est mis en court-circuit. Le rhéostat d’excitation du générateur auxiliaire peut être commandé à l’aide d’un différentiel, soit par le déplacement de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur, soit par le régulateur central. Le rôle du régulateur se borne à actionner l'inverseur et à - déplacer les leviers des rhéostats d’excitation; l’asservissement est produit par le jeu du différentiel. Au poste central se trouve un organe transmetteur d’ordres; c’est un moteur asynchrone à stator triphasé et à rotor monophasé qui est commandé par l’induit du régulateur central. Chaque servo-moteur comporte un récepteur d'ordres analogue au transmetteur
- précédent. La mise en service et hors service des groupes peut être obtenue automatiquement, mais alors tous les récepteurs, d’ordres resteront continuellement en service.
- Nous décrivons aujourd’hui les locomotives de traction électrique par courant monophasé sur la ligne cle Seebach-Wettingen. On y emploie deux types de locomotives, l’une primitivement équipée avec un groupe convertisseur prenant directement du courant monophasé à f><> périodes et à haute tension et le transformant par deux transformateurs à la tension de 700 volts sous laquelle on alimentait un groupe convertisseur composé d’un moteur monophasé asynchrone de 65o chevaux, directement accouplé à une dynamo de 4°(> RW, d<u» volts. Cette locomotive fut utilisée pendant toute la période des essais. Lorsque le moteur à collecteur eut suffisamment fait ses preuves, on décida de la transformer, en sorte que, à l’heure actuelle, toutes les locomotives sont de même équipement, c’est-à-dire à moteurs à collecteur, alimentés par du courant alternatif fourni par des transformateurs. Le lecteur trouvera une description détaillée de cette locomotive et du mode de réglage employé. Le modèle de moteur à collecteur utilisé sur cette locomotive ne possède pas de résistance intercalée entre les lames du collecteur et les spires de l’induit. Ces moteurs ont une puissance de e.5<> chevaux et fonctionnent, très bien sous la fréquence de ia périodes qui a été employée. Remarquons enfin que l’air comprimé utilisé pour actionner les organes de prise de courant, les interrupteurs, le sifflet, les freins elles sableurs, est fourni par une pompe commandée par un moteur à répulsion de (i chevaux.
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- CONFÉRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL (Suite)
- TRANSMISSION DES ONDES. DUTIIACTION.
- I/expérience a montré que. les ondes hertziennes contournent les obstacles. Ce fait semble explicable par la théorie ordinaire de la diffraction, tant qu’il s’agit d’obstacles petits relativement à la longueur d’onde. Les phénomènes de diffraction sont, en effet, d’autant plus importants que la longour d’onde est plus grande. En admettant qu’il y ait proportionnalité, une montagne de 3 ooo"1 serait, pour une longueur d’onde de 3ooul, ce que serait à la lumière un obstacle de
- -L- millimètre. Mais la théorie ordinaire de la •200
- diffraction rend-elle encore compte des faits quand il s’agit d’obstacles très importants, tels que celui formé par la courbure de la terre.’
- Fig. i.
- On a proposé, pour expliquer les faits, dillé-rentes hypothèses. Dans l’une d’entre elles, les ondes se propageraient par réflexions successives respectivement sur la surface de la terre cl sur les couches supérieures rie l’atmosphère où l’air, très raréfié, esL conducteur.
- Mais avant d’admettre une telle hypothèse, il convient d’examiner si la théorie de la diffraction rend compte des faits.
- Soit A O B, la coujîc du globe terrestre, O G, l’antenne qui émet les ondes. Soit -1 l’intensité d’émission dans un angle D O F, formé par deux tangentes à la terre. S’il n’y avait pas de diffraction il n’y aurait aucune émission dans l’angle F II G égal à l’angle D O F et tel que 11 G soit tangent a la section AO B. Mais, par suite du phénomène de diffraction, l’intensité d’émission est une certaine fraction de l’intensité 1 dans l’angle D O F; soit x cette fraction. Dans l’angle G Iv L égal a F 11 G et
- (') La Lumière Electrique, tome IV (2“ série), [>. 221) et 291.
- tel que K L soit tangent à la section A O B, l’intensité d’émission est la même fraction a de l’intensité dans l’angle F GH. L’intensité dans l'angle G KL est donc a2. El ainsi de suite. O11 voit ainsi que, approximativement, l’intensité d’émission décroit suivant une loi exponentielle quand on se déplace sur la surface de la terre. 11 s’agit de se rendre compte de la grandeur du coefficient <x.
- 1. — Cas des ondes non amorties.
- Méthode. — Eludions le champ dans le voisinage d’une sphère.
- Nous prendrons un système de coordonnées orthogonales a, e, w. Un arc ds infiniment petit sera exprimé par
- , did dv%
- = 7TF + y? +
- U2
- dw2
- \V*
- U, V, W, étant des fonctions de u, e, ic.
- Soient :
- a! p' y' les composantes de la force magnétique. F' G' II' les composantes du potentiel vecteur. /“ g' h' les composantes du déplacement électrique.
- foules ces composantes étant prises perpendiculairement aux trois surfaces u = const. e =
- cousl. ic _ coust. Dosons de plus
- o! fi'
- a — TT ^ ~ v 1 w
- _1|V r.__G' ir_"'
- 1 -Ü G - V 11 -w
- r-L h*--
- / — n h -- y w
- Pour simplifier l’écriture, nous nous servirons uniquement, dans ce qui suit, «les termes a" p" y", F'1 G" II", f" g” A1', et nous supprimerons les aecenls. Il ne saurait y avoir d’ambiguïté.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2° Série). — N» 50.
- Posons
- A =
- IJ
- VW
- B =
- WIJ
- C
- w
- ÜV'
- Les équations de Maxwell prennent la forme suivante :
- I
- à G d m d H du d_F dp
- L’antenne étant prise comme axe des z, le champ est de révolution. Alors toutes les quantités sont indépendantes de <p.
- Choisissons le potentiel vecteur de telle façon que
- G = H = o
- Alors
- a = o d
- et comme — —: o. dtp
- S = o
- Y _ dF sinO d 0
- et
- II
- 1 w dl dp
- dy; da 4*B-£ = — dl dm
- h* c
- dh
- dl
- dp
- d u
- dp
- dm
- du
- da
- Dans ces dernières équations, nous n’avons pas introduit le courant de conduction qui est nul puisque nous nous supposons dans un diélectrique.
- Enfin, nous avons :
- III
- /, Kg —
- d G dl
- /i k h = —
- dll
- dt.
- dÿ
- du
- d<V
- dp
- dt^
- dm
- Les équations III montrent que h = o, donc la force électrique est dans le plan méridien.
- Les équations II se réduisent alors à
- df , . dy — 4 TC/•- sinO — —
- dl
- d 0
- ftdF . d2F
- cosO —----sinO ——
- d 0 dO-
- 4sinO
- ffe;
- dt
- = — sinO
- da F d/dO"
- Et les équations 111 deviennent
- l r^g =
- dtj> dO ’
- dt];
- de
- En comparant les deux valeurs de g' il vient
- _ rftji _ dF dl dr
- Prenons comme coordonnées les coordonnées polaires, l’antenne étant prise comme axe des z
- :v = /' sinO costp l u = r
- ;/ = r sin 0 sintp ' p — 0
- z = r cosO ( hp = o.
- Enfin en comparant les deux valeurs de/‘et tenant compte de la dernière relation, nous obtenons l’équation différentielle de F.
- d2 F ~dJF
- d2 F { cotgO dF ( i dF de2 ^ dÔ V1 d¥ ~
- Alors
- U = i
- W
- I
- r sin 0
- A = sinO B = sinO
- sinO'
- On peut satisfaire à cette équation par une solution de la forme.
- F =: c“* X fonct (/) X. fouet (0). (ü)
- La condition aux limites est que, sur la surface
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ'
- 825
- de la sphère (/• — /-p, en appelant /„ le rayon de la sphère), les lignes de force électrique aboutissent normalement à la sphère. Donc, à la surface de la sphère
- dt
- 0* E
- <Vr>0
- Mais si
- une solution simple ; c’est un polynôme de Legendre en eos 0. On intégrerait ensuite l'équation en /• de façon à satisfaire aux conditions à la limite et l’on aurait les vibrations propres de la sphère.
- Dans le cas général, e’est w qui est donné, et il faut choisir K de. façon à satisfaire à la condition à la limite. On verrait ainsi que K est de l’ordre de /-0o> et par conséquent très grand car, la longueur d’onde étant petite par rapport au rayon de la terre, w est très grand.
- Cotg 0 étant fini et K très’grand, la solution de l’équation en 0 se comportera comme une exponentielle
- E = e'-'1 R.0,
- ,xo
- R étant une fonction de R seul et 0 une fonction de 6 seul
- <)* E <) r d 0
- e“‘R'.0',
- et nous pouvons facilement nous rendre compte de la grandeur de l’exposant X. En effet, avec cette hypothèse
- ()2 1-’ ÏÏÔ2
- = X2 E,
- R et 0 étant les dérivées de R et 0 respectivement par rapport à / et 0 et la condition
- , <)E
- — X E colgO
- <r- F
- 7)7-00
- et l’équation en 0 se réduit à
- revient à R' o ou
- a E _
- <)/•
- La condition à la limite revient donc à
- 0 E
- = o pour /• = /-0.
- L’équation (i) est équivalente aux deux équations
- d°~F /K* ,\
- ----- -4- I--------oj2 ) l4 = o
- O/-2 ^ \r* J
- P)
- Xa E 4- X cotg0 F — K3F — O.
- Mais X cotg 0 est très petit par rapport à X2. Je le néglige. Il vient alors
- X2 = Ka
- Cette valeur de K qui est grande, donne une idée de la grandeur du coefficient, de décrément dù à la diffraction.
- Mais nous n’avons ici qu’une approximation assez grossière. Car dans ce problème général, la fonction E n'est, pas de la forme a,ùt fonct. (/•), fond. (Oi.
- NATCHDE l.’nxrOSANT K.
- Car l’élimination de Ix entre ces deux équations, reproduit l’équation (i).
- Les équations (J) peuvent s’intégrer. Dans le cas où K — — a in -f- i) l’équation en 0 admet
- Si K était réel et négatif, l’intensité décroîtrait rapidement.
- Si K était purement imaginaire, il n’y aurait pas de décroissance.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 50.
- :L2(!
- Dans le problème que nous traitons, K sera de l’ordre de m cl on pourra écrire
- fii.0 - (> KO •— i-v)0 ^
- 1
- v ('‘tant de l’ordre de to et p.de celui de io® ; p. étairl ainsi beaucoup plus petit que, v, la décroissance sera moins rapide qu’il ne semble! d’abord.
- a° Problème analogue. — Soit un cylindre; à section elredte circulaire de rayon i, demi; l’axe est parallèle à O z. Coupons par un plan perpendiculaire à O z. D’un point A de ce plan, je mène une tangente A R à la section droite. Soit C le1 point d’émission des ondes. Je pose :
- I AC = P
- j arc RC = 0.
- Et je- premds eoimne; coordonnées z 0 /•={>+ 0.
- Nous aurons :
- = drs + [r — 0g e/02 + dz%
- A, B, C, ayant les mêmes significations que ] ) 1 il s liant, ein trouve; :
- A = C = r — 0
- Seiieuit 11' et II", les dérivées première et seconde de I I par rapport à p. En portant la valeur (5) de II dans l’équation (/J) il vient
- I-I*(p:' -|- pi +1IV— -'d? — i ) -f 11 (— paod-)-X2p -f X) o
- ta esl donné, puisque nous connaissons la longueur d’onde. De, plus, nous devons avoir pour p = o, 11 — o.
- Or, pou rp = o nous avons deux solutions, l’une qui devient infinie, l’autre qui s’annule. C’est celte dernière qui nous convient.
- Si p devient très grand, nous avons sensiblement (en ne considérant que les ternies en p3) :
- II" — 1Iü)2 = o
- D’où pour les exposants doux solutions -f- w p, — (ù p; la deuxieme seule nous convient car nous devons avoir des ondes qui s’écartent du cylindre, et non des ondes qui s’en rapprochent.
- 11 faudra ensuite déterminer X de, façon que l’intégrale qui s’annule pour II = o soit celle qui prend la forme e pour p très grand.
- On obtiendrait ainsi des résultats analogues à ceux qu’on pourrait obtenir dans le cas précédent.
- /• — 0'
- Le champ est le même loutle long du cylindre. Donc :
- £'=<>,
- y = o, K = G = o.
- L’équation différentielle qui donne II s’oblienl alors :
- d2\\ , dm . d\\
- o -7-r + p
- dm
- a dm
- d\I
- dt ' dp2 dp p ('/0- p dp d() ^ p2 dÂ)
- . i i d\l
- + ç’d?~?~d~9=="' W
- La condition à la limite est que :
- 11 = o pour p = o (/ — i)
- Je cherche à y satisfaire* en prenant
- U ~ eM>. e^ lonct. (p). O)
- II. Cas d’uxk oxdk amoütiiî.
- Le déplacement électrique est alors de la forme
- R (e“‘).
- Le signe R (em) signant : partie réelle de eMt.
- a
- T
- ‘HT.
- ~T‘
- Nous avons maintenant à tenir compte du décrément et nous verrons que, celte circonstance est favorable.
- On pourrait être tenté de refaire le calcul précédent en donnant à w cette valeur complexe. Ceci ne serait, pas justifié. Soit en effet F U) la perturbation. Nous n’avons pas d’une façon continue F (/) = R (ex). F (éj n’a cette valeur que pour / > o. Four ( < o,F (/) = o.
- Nous aborderons le problème de la façon sui-
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- Ml
- vante. Nous pouvons mettre F (t) sous la forme d’une intégrale de Fouricr.
- F(f) == j'^~ ©iX; el,J dk}
- F (t) est alors déeom|)osé en une infinité d’ondes élémentaires non amorties de période —.
- <p(X) = G f F (/) e~’lt dt,
- C étant un facteur constant.
- <p (X) est l’intensité de l’onde élémentaire considérée.
- Dans le cas qui nous occupe
- j F(/) = o pour t < o j F(^) rzz C,ül [tour t > O.
- Alors
- ®(X) = C f X (/.«o-/>.)< (h - Z--(—r~.
- L’onde amortie est ainsi décomposée en une infinité d’ondes élémentaires non amorties «le
- période y. Les plus intéressantes de ces ondes
- sont celles dont la largeur d’onde est très grande (A = o). '
- E A
- t
- M
- J
- oc o
- Fig. a.
- P
- L’intensité correspondante est-----; elle n’est
- U)
- pas nulle.
- Donc l’assimilation de Fonde amortie à une onde de période T n’esfpas justifiée ; il faut l’assimiler à un ensemble d’ondes, et parmi les ondes composantes il y en aura de très longues qui ne seront pas sensiblement affaiblies par la cli Ifraction.
- Dans le cas de l’ombre du bord d'un écran sur un plan F, la différence ne serait pus grande. Pour un point M de coordonnée .r, on trouverait par le calcul qu’une onde e1'1 serait affai-
- blie de façon à devenir
- .rO(X)
- ,(0 (X) s’annule avecX).
- hit il faudrait remplacer <p (X) par
- ?(*)
- ,rO(X)
- de sorte
- que la lumière diffraclée serait sensiblement représentée par l’intégrale
- f’+ " <j> (X) e"-1 d\
- J .rO(X) ’
- L’alfaiblisscmcnL est proportionnel à -, et plus
- faible que dans le cas de Fonde non amortie.
- Dans le cas qui nous occupe, l'affaiblissement, pour une onde non amortie suivrait une loi exponentielle et la lumière serait proportionnelle à
- cMO,
- 0 étant l’angle que nous avons appelé ainsi quand nous avons adopté les coordonnées polaires. On a alors pour la lumière diffraclée,
- Fi/) ~ * <j>iXi -<"K>) dk.
- Pour 0 suffisamment grand, les termes correspondant à X grand seront faibles; on conservera seulement les fermes correspondant à X petit; l’exposant d’où dépend l’affaiblissement de la lumière sera donc celui qui correspond aux très grandes longueurs d’onde.
- Fig. 3.
- Autre méthode d'étude. — On pourrait essayer d'appliquer au cas présent la théorie de Frcsnel. Décomposons la surface étudiée AB en plages telles (jiie la différence de marche du rayon d’une plage à la suivante soit d’une demie longueur d’onde. Le raisonnement de Frcsnel n’est plus applicable.
- D’après ce raisonnement, les effets de deux plages consécutives se détruisent sensiblement, puisqu'ils sont sensiblement égaux et de signe coût raire.
- Dans b' cas d’une onde amortie, deux demi-oscillations consécutives ne sont plus de même amplitude, et la compensation ne se l’ail plus.
- (A suivre.) IL Poixcahé.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 50.
- LE RÉGLAGE DES GROUPES ÉLECTROGÈNES (Fin) (*).
- AC CE LE RAT E U R DIFFERENTIEL
- DONNANT IIN K VITESSE DE MAN ŒU VUE EUOPOUTION-
- NELLE A LA Diri-ÉIŒNCE JiXTHli LE COUPLE AI OTE UII
- ET LE COUPLE DESISTANT
- L’accélérateur différentiel ne sert qu’à modi-licr la vitesse de manœuvre de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur; il ne peuL donc être employé que comme organe accessoire du régulateur électro-mécanique ci-dessus décrit.
- 11 est toujours facile de mesurer le couple résistant; mais on ne peut avoir pour le couple moteur qu’une indication assez grossière fournie par la position de l’organe qui règle l'admission du fluide moteur ; nous avons précédemment signalé les causes d’erreur que peuvent introduire dans cette évaluation l’iisurc des organes ou la variation de pression du fluide moteur.
- Pour éviter de transformer l’accélérateur différentiel. en régulateur dynamometrique, il faut que les conditions suivantes soient remplies :
- Lorsque l’écart entre le couple résistant et le couple moteur est positif, l’augmentation de l’admission doit se produire à une vitesse d’aulanl plus grande que cet écart csL lui-même plus grand, tandis que la diminution de l’admission ne peut se produire qu’à vitesse réduite.
- Inversement, lorsque l’écart entre le couple résistant et le couple moteur est négatif, la diminution de l’admission doit se produire avec une vitesse d’autant plus grande que cet écart est lui-même plus grand, tandis que l’augmentation de l’admission ne peut se produire qu’à vitesse réduite.
- Le dispositif pratique s’écarte donc de l’hypo-tlièse envisagée dans l’étude analytique en ce que la vitesse de manœuvre n’est en réalité jamais nulle.
- (') Cf. La Lumière Electrique, tome III (ae série), p, 389, et tome IV, p. ia, 39, 107, i34, ao3, 236 et 3oo.
- Pour éviter des répétitions inutiles, nous avons conservé aux chiffres de la figure l\i les significations qu’ils avaient dans la figure précédente.
- (29) et (29') désignent deux plaquettes coud ne-1 rices isolées des leviers (16) et (iG') qui viennent établir, comme dans la figiire 37, les contacts entre fi8) cl, (22) ou (18') et (22/).
- La modification essentielle porte sur le mode d’alimentation de l’induit (19) qui est mis en action, non plus sous tension constante, mais sous tension variable.
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- R K V U E D ’ E L E CT 1{ ICI T E
- Ail repos,l’imluil (19) est, cmmui' dans la figure 3^, mis en court-circuit j>ar les plots Q.7) et ('>.7').
- Les plots (3o) et (3o') communiquent avec les contacts glissants (3i) et (3i') des rhéostats (3ai et (3a') qui sont montés en potentiomètres.
- Les contacts (3i) et ( >i') sont solidaires l'un île l’autre et déplacés vers le haut lorsque la dille-renee entre le couple résistant et le couple moteur est positive et vers le lias dans le cas contraire ; lorsque les deux couples sont égaux, les contacts (31 ) et (31 ’) ont la position indiquée sur la figure.
- Le déplacement des contacts i3i) et (3i'j est obtenu à l'aide du bloc isolant ^33), de. la ligeQïl, de la crémaillère (35) et, du pignon l3(i) solidaire de la roue satellite Q7) qui engrène avec les roues (38) cl (3q) folles sur leur arbre commun.
- La roue (38) reçoit son mouvement d'un régulateur dynamomél rique, de. telle façon que son déplacement angulaire soit à chaque instant proportionnel nu travail résistant. Toute augmentation du travail résistant fait tourner brusquement (38) dans le sens de la (ièehc correspondante.
- La roue i3y) reçoit sou mouvemenl.de l’organe qui règle l’admission du fluide moteur de telle façon que son déplacement angulaire soit à chaque instant proportionnel au travail moteur. Toute augmentation du travail moteur fait tourner progressivement ('h)idaus le sens de la llèche correspondante.
- Le déplacement angulaire de l'arbre qui porte ( >7) est donc à chaque instant proportionnel à la dillérenee entre le couple résistant et le couple moteur et il en est de même du déplacement des contacts (3i) et, (.3 P). La disposition des potentiomètres (3n) et (3'/) montre que la vitesse do(np qui commande l’organe d’admission dépend, comme il a été dit, de l'écart entre le couple moteur et le couple résistant.
- En pratique on supprime les résistances de (3a'j et on relie les plots île ('’c^'j aux plots correspondants de (3vi).
- régulateur l’ensemble des servo-uioleurs de tous les groupes en service sur un même réseau.
- Celte dernière solution est cependant tout à la fois pins rationnelle et plus économique: en particulier, dans le cas où il s’agit de groupes fournissant l’énergie sous forme de courant alternatif, comme tous les groupes accouplés électriquement tournent rigoureusement à la même vitesse, il est à priori évident qu’il sullil. d’un seul appareil pour mesurer la vitesse commune à tous les groupes. Au surplus on assure ainsi une répartition uniforme de la charge totale, car les degrés d’admission sont alors les mêmes pour tous les groupes en service.
- Le développement atteint dans ces dernières années par les distributions électriques a posé le, problème nouveau du réglage de plusieurs usines accouplées sur un même réseau, et. qui peuvent être distantes (mire elles de plusieurs centaines de kilomètres. Le réglage, central reste applicable dans ce cas, à la seule condition d'avoir un servomoteur approprié.
- Le servo-moleur que nous allons décrire résolu! complètement ce problème.
- Description d'un se/vo-taofeur appliqué au réglage central.—Chaque seryo-nioteur se compose en principe d’un moteur à courant continu à exeilatioïi constante, actionné par un générateur à tension variable, Pour éviter toute confusion, nous désignerons ce générateur sous le nom de générateur auxiliaire. Sur le circuit de l'induit du moteur se trouve intercalé un interrupteur inverseur commandé par le régulateur central. Au repos, cet induit est mis en court-circuit. Le rhéostat d’excitation du générateur auxiliaire peut être commandé à l’aide d un dillé-renliel soit par le déplacement de l organe qui règle l’admission du lluide moteur, soit par le régulateur central. Le rôle du régulateur se borne à actionner l'inverseur et à déplacer les leviers des rhéostats d’excitation : l’asservissement est produit par le jeu du différentiel.
- SER VO-MOT E U R ÉI, ECT RI QU U
- Iwnp/ois. — Dans la plupart des cent raies électriques, on a l'habit ude de prévoir autant de régulateurs qu’il y a de groupes etee n’est qu’exeep-tionnellement que l’on rencontre, le réglage central qui permet de commander à l’aide d’un seul
- Au poste central se trouve, un moteur asynchrone dont le rotor ! 1 (i lig. V>. est alimente en monophasé* et dont le stator, ', porte un bobinage, triphasé. Pour simplifier, nous désignerons ceL organe sous le nom de transmetteur d’ordres.
- Le rotor (1) est: commandé par l’induit (19) (voir fig. I7 du régulateur central.
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. IV (2® Série). — N° 50.
- Chaque servo-motcur comporLe uu récepteur d’ordres constitué tout comine le transmetteur du poste central, par un moteur asynchrone dont le stator (/|) porte un bobinage triphasé, relié au stator (y) du poste central et dont le rotor (3) est alimenté eu monophasé par la même source que (i).
- L’axe (à) du ’ récepteur d’ordres agit par une vis sans lin sur une roue dentée (fi) solidaire du pignon d’angle (7) ; l’ensemble de (fi) et de (7) est monté sur un arbre creux concentrique à
- sente en plan-coupe toute celte première partie de l’appareil, tandis que ce qui va suivre sera représenté en élévation.
- Le moteur qui .effectue le réglage est constitué par l’induit (i3) et l’inducteur (i'i); ce dernier est constamment excité.
- Au repos l'induit (i3) est en court-circuit sur lui-même (comme le montre le schéma). II peut être mis en marche dans un sens ou dans l’autre en abaissant l’un des leviers (16) ou (17) de l’inverseur; ce déplacement provoque ou effet l’ac-
- ---rr—
- l'arbre (8) (pii commande le rhéostat du générateur auxiliaire.
- Le mouvement est transmis de (7) à (8) par le pignon satellite: i'q>. Un troisième pignon d’angle f 10; solidaire de la roue (11), moulé (‘gaiement sur un arbre creux concentrique à (8), complète l'équipage différentiel (pii permet de commander le rhéostat soit par le récepteur d’ordres, soit par l’arbre (iy.i du moteur cpii agit sur l’organe (pii règle l’admission du fluide moteur: le mouvement de (iy) à fit) est transmis à l'aide d’un engrenage, à vis sans (in.
- Pour rendre la ligure plus claire, on a repré-
- couplemenl en série de(i3) et de l’induil(i!j) du généra 1 eai r au xi I i a i re.
- L'inducteur (18) du générateur auxiliaire est relié par l’une de ses extrémités à l’un des pôles de la canalisation du continu et par l’autre au petit cercle métallique (19) qui fait partie du rhéostat potentiomètre. Sur ce cercle vient appuyer constamment un contact mobile (aa) entraîné par le bras (y:) et relié électriquement aux lames de cuivre souples («y). Le bras (ai) est lui-même fixé à l’axe (8|. Sur ce même arbre (8) sont montés fous deux autres bras (a3) et (y/i) qui sont constamment sollicités, par des ressorts anla-
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- 831
- gonistes, à tourner en sens inverse l’un de l'autre et qui, au repos, viennent buter contre les plots d’arrêt (a5) et (26). En plus des contacts de butée (27) et (28), les bras (28) et (2,4) sont pourvus de deux lames métalliques (29) (3o) et de deux autres contacts (3i) et (32). — (27), (29) et (3i) sont reliés électriquement, ainsi que (28), (3o), (82). Les contacts (3i) et (32) viennent frotter contre les plots fixes rangés suivant le cercle (3p). Entre ces plots sont disposés, comme l’indique le schéma, des résistances (/•,, /••>, ra, t\, etc...) ainsi que des connexions (c15 c2, c3, c\, etc... c„). Tonies les résistances (/'i, r.2, r3, /„) sont reliées en
- série et l’ensemble est monté comme un potentiomètre entre les deux conducteurs fournissant du courant continu.
- Au repos, les résistances (/)) et (/,) sont mises en court-circuit par les contacts établis entre (a5) et (27) d’une part, et (26) et (28) d’autre part.
- Le déplacement des leviers (16) et (17) est commandé respectivement par les élcctros (33) et (34) reliés aux extrémités des résistances (r3) et (/-j).
- Lorsque (21) se déplace vers la droite, il établit tout d’abord un contact électrique entre (22) et (3o) puis en agissant sur une vis de butée réglable, il entraîne ensuite (24) vers la droite.
- Lorsque (32) est sur le premier plot à droite, et que le contact est rompu entre (26) et (28), l’inducteur (18) est traversé par un courant qui parcourt le circuit (+) (18), (36),- (19), (20), (22), (3o), (3a) //., />, et le pôle (—).
- Lorsque (21) revient en arrière, (28) bute tout d’abord contre (26), puis le contact électrique entre (22) et (3o) se trouve ensuite rompu; enfin si (21) dépasse la position de repos et continue son mouvement vers la gauche, il s’établit tout d’abord tin contact électrique entre (22) cl129), puis (23) est lui-même entraîné dans le mouvement de (20).
- Fonctionnement.. — Le rotor (1) est, ainsi que nous l’avons dit, commandé par le régulateur central; tout déplacement de (1) entraîne le déplacement immédiat du rotor (3), car ces deux organes se placent toujours de J’avon à occuper des positions homologues par rapport aux sla-tors (2) et (4).
- Supposons que, par suite de la rotation de (>), l’arbre (8) soit entraîné dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Dés que 28) s’éloigne de (26!, l’éleelro 133)
- attire (iG) et comme (18) est excité, (a5) envoie un courant dans (i3) qui détermine la rotation de (12) dans un sens tel que, par l'action du différentiel, l’arbre (8) tende à être entraîné en sens inverse des aiguilles d’une montre;.
- L’excitation de (18) et la vitesse de (i3) seront d’autant plus grandes que (21) sera plus éloigné de sa position dorepos. Par le jeu du différentiel, la vitesse de (i 3) tendra donc toujours à devenir proportionnelle à celle de (5).
- Lorsque le déplacement de (j) aura cessé, le bras (21) se trouvera ainsi ramené à la position de repos; (28) venant buter contre (2(1) mettra îr.,: en court-circuit, l’clectro (33) abandonnera le levier
- l'ig. 4j et -14*
- (i(>i; : 13) sera mis en court-circuit et par suite énergiquement freiné, puisque (14) reste excité.
- Si 1211 dépassait sa position de repos et s'éloignait vers la gauche, (22) quitterait. (3o) et serait mis en contact avec (29I. puis le court-circuit sur [i\) se trouvant rompu, l’éleelro (3îi attirerait .17)
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. IV (2» Série). — N« 50.
- cl (i 3) lancerait dans (i3i un romani déterminant la rotation do (iv.) dans un sons loi que, par l in -lion du différentiel, l'arbre (8) tende à èlre entraîné dans le sens des aiguilles d’une montre et à laisser ('Jt3j revenir vers la droite.
- Mise en service et hors service automatique. — La mise en service et hors service des groupes peut êlie obtenue automatiquement. Tous les récepteurs d’ordres doivent dans ce cas rester continuellement en service.
- (pie le mouvemenl.de fermeture amorcé se con-linuera de lui-même; lorsque lit fermeture est complète, le courant qui actionne (33) se trouve coupé parla manœuvre automatique de l'interrupteur de fin de course ( >7).
- Pour remettre un groupe en service, il sullit d’abaisser (35) en laissant (30) sur sa position haute ; l'ouverture se produit à vitesse réduite et lorsque (ai) se trouve ramené à ht position verticale, le degré d’admission est le même pour tous les groupes'en service; on replace alors (36) sur
- L-'iy. 45.
- I*ou 1* laire lernier l'admission d'un groupe (pion se propose de- relirer du service, on manœuvre tout d'abord l’interrupteur (30i et on le place sur le contact supérieur, de façon que le courant d excitation soit réduit à sa plus, faible valeur quelle que soit la position de (ai);- puis, on met en court-circuit l’électro (3i) qui est supposé commandant I ouverture, en plaçant (33. sur la touche supérieure: enfin ou déplace légèrement à la main le levier (a3^ ; on voit de suite, en suivant les connexions, que l’électro (33) entre alors en action aux lieu et place de l’électro - 3 i cl
- la touche inférieure qui correspond à la marche normale.
- L'interrupteur de fin de course p38j sert à provoquer l’arrêt automatique lorsque l’organe qui commande l’admission arrive à la position correspondant à la pleine ouverture.
- Construction et reniarqn.es purticulieres. — Les ligures ,i>, 'i-'i et i3 mollirent les détails de construction de l’appareil. Il importe de remarquer tout d’abord que l’on a distingué dans la conception de l’appareil la transmission de l'ordre
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- ms vois jj’électujcité
- .‘133
- qui s'effectue en courant alternatif île son exécution qui s'effectue à l’aide du courant continu.
- Le récepteur d’ordres qui commande le rhéostat est jvénéralemenl constitué par un petit moteur asynchrone d'une puissance inférieure à s/io de cheval.
- On peut donc commander très facilement un grand nombre de servo-motcurs à l’aide, d’un seul- transmetteur, car l’énergie qu’aura à fournir le poste central scia toujours très peu importante; au reste, comme la transmission s'effectue en courants alternatifs, il est toujours loisible «remployer au besoin des transformateurs pour «lever la tension de transport et diminuer le prix «le la ligne spéciale; en fait, il suffira toujours, quelles que soient les distances «les differentes usines au poste central, de trois fils de iulm de diamètre pour assurer la transmission «les ordres ; le prix de l’installation sera celui d une ligne lé-l(;phoniquc majoré seulement de ào %.
- Outre l’économie d’installation, l’emploi «les moteurs d’induction pour la transmission «les ordres prés«mte encore le très grand avantage «l’assurer l’instantanéité de la transmission et de donner sans aucune complication un degré d’exactitude tout à fait remarquable. Dans l’application au réglage des groupes électrogènes, on se limite généralement à i/i «>oo°, mais il «>st très facile d’obtenir beaucoup mieux.
- ê
- Pour l’exécution des ordres, on a donné la préféré il ci' au courant continu en raison des avantages qu'il présent»! tant pour le d<;marrage «pie pour le freinag<\ Pour éviter les à-coups au démarrage, on a emplové la méthode bien connue «le \\ ard Li'onard.
- Le dispositif indiqué par la ligure (avec les plots du rhéostat espacés et occupant «piviron i/'î du cerele) convient pour le cas où la vitesse «le mameuvre est variable ; il donne en effet, ainsi que nous l’avons indiqué, une vitesse «!«• manœuvre proportionnelle à la vitesse du réc«>p-leur d’ordres; lorsque ce dorn icr se ralen I il ,1e iiiii-teur tend à devenir générateur et il se produit un freinage progressif (avec récupération possible su r le réseau) qui pcrnœt d’obtenir l’arrêt avec une très grand»! douceur et sans avoir à craindre aucune détérioration aux contacts «I<> l’inverseur.
- Lors«pic l'appareil doit être ulilisi* ponctionner une vitesse «le inanieuvrc constante, il «'st uéces-sairi* de resserrer l«»s plots du rhéostat de façon à obtenir rapidcmi'iit la tension maxima au généra-l«'ur; il faut, de plus, prévoir alors un frein nmca-nujue débrayé automatiquement par un éleclro placé avant rinvers«uir dans I«î circuit qui ridie le générateur au moteur.
- J.-L. Roctix.
- LA TRACTION ELECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASE
- SUR LA LKiNK DU SEUBACM-W UTI'INCU.X :Sui/r\ (b.
- I Y .-1 ,I'.S I.OCO.MOTIVI-S.
- a) La locomotive n" 1, comme locomotive à convertisseur.
- Le bâti de «mite locomotive est caractérisé par deux bogies à deux essieux, sur lesquels repose le châssis portant les organes moteurs et la <-a-bine du conducteur, dis])osée d’un seul côté. Chaque bogie porte un moteur, suspendu au milieu entre les deux essieux et qui transmet son
- O VoirZa f.umiri c KlocIviifUPTV (a°si:rie) p. i-o,
- «U •>.-«(.
- mouvement aux roues par un engrenage îédue-teur d«‘ rapport i : 'i,o<S. L<! nœcanismc s<! eom-pos«> d’un «‘ssicu internmdiair»' à suspension rigide et d'une hicllt! d'accouplement avec glissières «le guidag»! dans lésons vertical. Les roiœs ont «1,1 d«! diamètre. Le châssis de la locomotive pol ie à scs cxliémilés les organes d'attelage et les bultoirs. Il est suspendu sur les bogies par des ressorts verticaux avec guidages latéraux. L’effort de traction et les poussées dues aux chocs sont transmis du châssis aux bogies par d«'s liges obliques au nombre de deux par bogie.
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- 334 ^ A LUMIÈRE K L E jC TRIQUE
- Cette disposition était nécessaire, car on ne pouvait songer a employer des pivots, à cause de la position centrale du moteur. Le point de Rotation théorique est déterminé sur les bogies par la direction des tiges de transmission, dont le jeu aux points d’attache permet le pivotement du châssis par rapport aux bogies. Quant au cadre du bogie, il est suspendu sur les essieux de la Jaçon ordinaire, par des ressorts a bandes avec portées intérieures. Les moteurs, l’arbre intermédiaire de la transmission et les engrenages sont do ne suspendus avec toute l’élasticité nécessaire par rapport à la voie, ce qui constitue une condition essentielle de longue durée tant pour ces organes que pour la voie. Le poids de cette locomotive est de /18 tonnes. Le freinage se fait par huit sabots actionnés à la main ou il l’air comprimé. Les sableurs sont également actionnés pneumatiquement, ainsi que les organes de prise de courant.
- L’équipement primitif de la locomotive était, dans scs grandes lignes, le suivant : le courant monophasé h 5o périodes et à haute tension était capté parles organes de prise de courant, et transformé de la tension de i5 ooo volts à la tension de 700 volts par deux transformateurs de a5o KVA à ventilation naturelle, et conduit aux bornes d’attaque d’un groupe convertisseur placé suivant l’axe longitudinal de la locomotive, entre les deux bogies. Ce groupe convertisseur se composait d’un moteur monophasé asynchrone, avec rotor en cage d’écureuil, d’une puissance dcOfioJIP, 700 volts et 1 000 tours, directement accouplé a une dynamo de /|0<> KAY, fioo volts. L’excitatrice, calée en bout d’arbre sur ce groupe, servait en xmêmo temps de moteur de démarrage, en travaillant comme moteur-série monophasé ;ii5ovolts. Les moteurs d’essieux étaient des moteurs shunt
- à courant continu, alimentés par du courant a tension variable pris aux bornes de la dynamo du groupe convertisseur, et à excitation séparée, variable aussi. La puissance unitaire de ces moteurs était de aoo HP. Le réglage des moteurs s’est toujours fait sans difficulté, tant au point de vue de la vitesse que de l’effort, de traction.
- Lorsque la fabrication de cette locomotive fut décidée, il s’agissait avant tout d’étudierpratique-
- ment la ligne de travail à haute tension, et de démontrer la possibilité d’un tel service de traction. La locomotive suffisait parfaitement à ces essais. Quand la traction fut organisée régulièrement sur la ligne Seebach-Wettîngen, elle présenta différents désavantages, notamment au point de vue de la consommation de courant, car bien que le rendement organique fut bon, les longues pauses et les manœuvres entraînaient une perte notable d’énergie, le groupe convertisseur restant constamment en vitesse afin d’éviter des manœuvres de démarrage et d’arrêt trop fréquentes. C’est pour cette raison que, dès qu’on fut en possession d’un type industriel de moteur à collecteur de cette puissance pour courant monophasé à if> périodes et dès que la question des perturbations téléphoniques fut virtuellement résolue, on décida de transformer la locomotive n°i en une locomotive à moteurs mo-
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- 335
- nophasés, comme la locomotive n° a qui venait d’être essayée avec succès,
- h) La locomotive n° 2. — Les moteurs d'essieux de la locomotive n° a sont des moteurs à collecteurs, alimentes par du courant alternatif pris
- I : 6o).
- Vue de face de la locomotive n'
- aux bornes secondaires des transformateurs des locomotives, réduisant la tension du lil de contacta une valeur plus maniable.
- Elle pèse 42 tonnes et correspond, quant à la partie mécanique, à la locomotive n° 1. L’aspect extérieur est un peu différent, vu que les tôles de protection, formant la cuirasse, sont de même hauteur sur toute la longueur de la locomotive, et qu’il y a deux cabines décommandé, une à l’avant et une à barrière ;'iig\ tô et 17). Les deux organes de prise de courant, archet Siemens et double antenne Oerlikon, sont disposés sur le toit de la locomotive, ainsi que les appareils protecteurs contre les décharges atmosphérique s: spirales de self et parafoudres a antennes. Le conducteur à haute tension pénètre à rinlévieur au-dessus des transformateurs cl est
- protégé par de forts tubes isolants en micanite. Il est raccordé immédiatement aux bornes supérieures des transformateurs, tandis que l’autre extrémité des bobinages à haute tension, placée à la partie inférieure, est mise à la terni, c’est-à-dire aux rails, par le châssis de la locomotive. Les deux transformateurs sont montés en parallèle. Us sont à refroidissement à air et leur puissance unitaire est de afio K VA. La tension y est abaissée de jjooo à 700 volts. Ils sont placés au milieu de la cabine des appareils, au centre de la locomotive. Les enroulements secondaires sont, composés de 20 bobines partielles, de sorte qu’entre deux segments il règne une tension de 34 volts seulement. La dernière bobine partielle est reliée directement aux moteurs, tandis que les autres sont reliées aux différentes touches des controllers. Ceux-ci sont réunis à la seconde borne des moteurs par un conducteur et par lïn-terrupteur-eommiitateiir pour le changement de direction.
- Les deux commutateurs sont adossés aux parois séparant: la cabine centrale des cabines de commande, et sont actionnés, en général, par un cylindre à air comprimé. En cas de nécessité cependant, ils peuvent être manipulés directement par leviers, des cabines de commande. Actuellement la commande pneumatique n’agit que partiellement, c’est-à-dire seulement pour les manœuvres d’interruption ou de fermeture. Chaque interrupteur fonctionne pour le sens de marche du côté duquel il est monté. Les conduites à air comprimé sont dirigées vers les cabines tic commande et se réunissent à la valve de fermeture commune. La fermeture de la conduite et la manœuvre des valves pour l’actionnemcnt des interrupteurs de changement de marche s’opèrent au moyen d’une clef commune, qui 11e peut être retirée que dans la position d’arrêt.
- Les régulateurs de tension sont de deux types : l’un est construit comme un reduclcur-adjone-teur avec parc-étincelles, actionné de l’une des cabines de commande par manivelle et transmission mécanique peu compliquée; l’autre se compose d’un controller de grande dimension, avec transformateur auxiliaire, placé dans l’autre cabine de commande. Dans ce second régulateur de tension, deux conducteurs de bobines partielles des transformateurs sont normalement connectés avec les bornes extrêmes de ï’auto-Irunsl'ormaleur, pur la position même du clavier
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- LA LU M 1ER E Ë LE CT RI QU E
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- du controller, tandis que la borne du milieu de l’auto-transformateur est reliée au moteur d’une façon permanente. Supposons que l’on veuille
- inférieure, le contact supérieur restant établi, et un nouveau contact s’établit avec la bobine partielle suivante, dont le conducteur de raccord
- luire varier la tension, par exemple l’élever. La rotation du cylindre du controller rompt le contact avec le conducteur de la bobine partielle
- prend la place de l’autre. Une liaison reste clone permanente pendant tout le temps de la manœuvre, e! c’est le principe du bon fonctionnement
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- Fig. 18. — Schéma des connexions de la locomotive u° 2.
- Légende : A, ampèremètre; AL, régulateur automatique de la pression de l’air; AS, interrupteur; AUS, interrupteur commutateur ; BS. tableau pour l'éclairage; BS archet Siemens; E, terre; FW, bobinage de champ; FB, éclairage des cabines de commande; FL, fil de contact; FZ, souffleur d’étincelles; H, enroulement des pôles auxiliaires; HB, parafoudre à antennes: HT, transformateur auxiliaire; HW, résistance de chauffage: J. spirale de la self; JB, éclairage d’intérieur; K, controller; LM. moteur d essieu; MA. induit de moteur; RM. moteur à répulsion pour le compresseur ; RS^, antenne Oerlikon; S, coupe-circuit; SL, lampe-signal; St, réducteur de courant; T, transformateur; \, voltmètre; WTd, rhéostat; Z, réducfceur-adjoncteur.
- de cct appareil, meme lorsque la manœuvre se des roues de im de diamètre, utie vitesse de Go km
- fait sur des courants de 1 000 ampères et plus. àl'heure. L’induit est semblable à un induit de Les moteurs sont des moteurs monophasés à dynamo, en ce qui concerne la const] notion, le
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- bobines inductrices et déterminant le trajet des lignes de forces du flux principal du moteur. Entre ces pièces polaires on a dispose huit pèles auxiliaires ou pèles de commutation, déterminant dans l'induit un fluxa <)<>° du flux principal. Ces pôles sont excités par des bobines dont le courant est réglé en phase et en intensité de façon que la f. c. m. induite par ce flux compensateur dans Jes conducteurs du rotor court-cir-cuités par les balais, ait, même phase et même grandeur que la somme des forces électromotrices induites dans ces mêmes conducteurs par leur rotation dans le champ de réaction d'induit et parla pulsation du champ inducteur principal.
- iq et 20. — Coupe et vue de face du moteur-séri
- Le mode de réglage du courant d’excitation des pôles auxiliaires a été breveté en mars 1904 par les Ateliers de construction Oerlikon. Depuis, ce principe a fait l’objetde nombreuses études théoriques publiées pour la plupart dans les revues d'électricité, et de nombreuses demandes de brevets sous différentes formes d’exécution. Le schéma des moteurs (lig. 19 et 20) permet de distinguer les parties caractéristiques suivantes : le commutateur de changement de marche (a), les balais (1), le collecteur (1), dont les lames sont reliées aux spires de l’induit sans intercalation de résistances. Le stator comprend : les pôles principaux (T>), la culasse (G) et les pôles auxi-
- liaires (7). Sur les pèles principaux sont bobinés les enroulements d’excitation (8), en série «avec les balais, constituant ainsi le circuit principal. A l’intérieur de chaque noyau polaire (5) se trouve une encoche (9), où est logé un enroulement compensateur en court-circuit. Les pèles auxiliaires (7) portent des spires inductrices (/§) connectées en sériqavec le circuit principal. Une résistance non-inductive (10) est mise en parallèle avecles spires des pèles auxiliaires(4), ce qui permet le réglage facile du décalage de phase du courant dans les bobines compensatrices.
- Ce type de moteur s’est montré très approprié au courant de faible fréquence adopté pour la
- -b
- r do aSo IIP. dos locomotives n° i et 2. Rcliello 1 *. ao,
- traction, et particulièrement apte à supporter les brusques variations de puissances dues aux pentes et aux rampes, aux démarrages et aux changements de vitesse.
- Contrairement à l’usage adopté généralement dans la construction des moteurs à collecteur, le type décrit ici ne possède pas de résistances intercalées entre les lames du collecteur et les spires de l’induit, de sorte que les surcharges au démarrage, par exemple, peuvent être prolongées sans danger d’échaulTement de ces liaisons par les courants de court-circuit. La puissance de ces moteurs, eu restant dans les limites normales d’échauffcmenl, est de ‘2Ü0 IIP pendant 1 heure,
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- à 65o tours par minute ou 4o km. Jieure. L'effort de traction à la jante des roues est de A — i <jook(f par moteur. La puissance normale de la locomotive est donc de \ 4ook* d'effort de traction à la vitesse de /|Okm à l'heure. Cette locomotive est appelée à remorquer en service régulier des I rai ns de a5o tonnes (poids net), à la vitesse de 4<>km à l'heure. Notons que la ligne présente de longues rampes de 8 à j(>%o et des rampes de faible longueur de ia °/00. Les efforts de traction intervenant aü démarrage atteignent Goook|*, soit ’> ooo1^' par moteur. Malgré ces surcharges, les collecteurs fonctionnent parfaitement, avec moins d'étincelles encore que des moteurs à courant continu démarrant dans les mêmes conditions. Pendant toute la première partie de la période d’essai, jusqu’au moment où l’on a modifié les induits afin de supprimer les perturbations téléphoniques, c’est-à-dire pendant un an et demi à peu près, les collecteurs ont fonctionné sans le moindre entretien extraordinaire, et la plupart des balais avaient fonctionné depuis le commencement sans nécessiter leur remplacement. Des essais spéciaux ont été faits avec du courant à a5 périodes, et les moteurs se sont également bien comportés.
- L’air comprimé utilisé pour l’acLionnement
- des organes de prise de courant, des interrupteurs, du sifllet, des freins et des sableurs, est fourni par une pompe aflaquée par un moteur à répulsion. La pression de l'air dans les deux réservoirs placés des deux cotés, contre les longerons du châssis, est réglée par un automate, qui met en mouvement le groupe compresseur dès que la pression tombe au-dessous de à atmo-phères. Le moteur démarre sous pleine tension, sans résistance-série d’aucune sorte. La manœuvre d’arrêt s’opère aussi automatiquement, dès que la pression dépasse 7 atmosphères. La surveillance de cette installation auxiliaire est doue nulle. Le moteur de pompe, de G IIP, est branché directement sur les 4 bobines partielles inférieures des transformateurs. Il travaille sous t'u» volts, à la vitesse de 5oo tours par minute.
- Le circuit de chauffage est branché sur 4 bobines partielles des tranformateurs, et le circuit (Véclairage^ sur une bobine partielle. Les lampes sont disposées en plusieurs groupes pouvant être mis séparément hors circuit : lampes des cabines de commande, lampes d’intérieur, lampes-signal. Les fanaux inférieurs, à l’avant de la locomotive, sont des lanternes à pétrole comme sur les locomotives à vapeur.
- (A suivre.) lfr<;o Studf.k.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉCLAIRAGE
- Influence des surtensions sur la durée des lampes a filaments métalliques. — H. Remanè. — Elût'trot.ee h ni s cite Zeitschrift, > septembre 1908.
- Les données numériques indiquées par les maisons de construction, pour chaque type de lampes à incandescence qu’elles mettent sur le marché, sont de deux sortes ; les unes se rapportent aux conditions de fonctionnement dans lesquelles dou être placée la lampe (voltage aux bornes) ; les autres indiquent les qualités de la lampe comme source lumineuse (éclairement en bougie et consommation en watts par bougie).
- Une autre donnée, au point de vue économique,
- est la durée de la lampe, exprimée par le nombre d’heures de fonctionnement ; mais celte dernière caractéristique est assez difficile à déterminer et ne peut rétro qu’à l’aide de statistiques faites sur un certain nombre de lampes du même type. Cette durée d’utilisation dépend dans de grandes proportions des variations de tension et particulièrement des surtensions qui se produisent dans le réseau où la lampe est branchée. On a remarqué d’ailleurs depuis longtemps qu’une lampe est d’autant plus sensible à ces irrégularités de la tension, que sa consommation spécifique est, plus faible ; c’est pourquoi, pour les lampes à filaments métalliques, qui ont une consommation spécifique bien inferieure à celles des lampes à filaments en charbon, cette question des surtensions aux bornes prend une importance considéra-
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- LA LUMIÈKK KLECTK IQUK
- T. IV (2e Série). — N° 50.
- hic an point de vue de la durée de la lampe. Pour étudier-l’influence de ces surtensions, le cas le plus simple dans lequel on puisse se placer est celui d’une surtension constante pendant tonte la durée d’ulili-
- \70\ltS
- /ooo
- Heures
- K il
- sation. De ce premier cas, facile à réaliser dans 1rs laboratoires, mais très rare dans lu pratique, on déduit ensuite les autres plus compliqués qui se rencontrent habituellement.
- Cette étude expérimentale fut faite par rauleur avec i f\ f\ lampes Osram fonctionnant, les unes sous la tension normale, les autres avec des surtensions de fi, u), i j, îao et uo % . Les résultats de ces expériences sont donnés par les figures i et x dans lesquelles on a représenté les variations de l'intensité lumineuse en fonction des temps d’utilisation, pour les 6 tensions différentes auxquelles furent soumises les lampes (ioo, io5, no, iv.oct \‘±:> % de la tension normale). Dans la figure i les intensités lumineuses, portées eu ordonnées, ont été comptées eu valeur relative en les comparant, pour chaque lampe, à lavalcur initiale de l'intensité lumineuse, prise égale à ioo % . Dans la ligure •j. au contraire, toutes les intensités lumineuses ont été mesurées en prenant comme unité l'intensité initiale de la lampe fonctionnant smis la tension normale.
- En examinant ces courbes on voit qu'elles ont toutes la meme allure générale; au début du fonctionnement il se produit un accroissement de L'intensité' lumineuse qui, après avoir passé par un maxinmn de 3 % environ supérieur à la valeur initiale, décroît ensuite d’une façon continue. Pendant la période croissante de l’intensité lumineuse, ou constate une augmentation du courant absorbé, mais cela ne suffit pas pour expliquer cet accroissement de l’intcnsilé lumineuse qui doit être attribuée eu grande partie à des
- modifications moléculaires sc produisant dans le filament.
- La diminution continue de l'intensité lumineuse, qui se produit ensuite, est due à la désagrégation do la surface du lilamcnt en particules métalliques qui se détachent et tombent dans l'ampoule sous forme de poussières; la section du lilamenl se trouve ainsi réduite peu à peu et il en'résulte une diminution de la puissance lumineuse ; de plus les poussières métalliques qui sc déposent sur la surface de l’ampoule en diminuent la transparence; cet inconvénient peut être atténué en partie en augmentant les dimensions de l'ampoule,mais cet expédient: n’est applicable que dans certaines mesures.
- tos •/«
- : • *
- « < i
- I__L. J-l
- I* i
- L'examen do ta ligure lx montre en outre que l’allure de la courbe est d'autant, plus accentuée que la tension correspondante est plus élevée ; l’intensité lumineuse initiale est plus grande, le maximum plus vile atteint et la diminution beaucoup plus rapide.
- Celte plus grande valeur de l’intensité lumineuse initiale s’explique d’ailleurs facilement; on clïcl, en supposant constante la résistance obmique de la lampe, (‘énergie absorbée serait proportionnelle aux
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- U1ÏVUE D’ELECTRICITK
- 341
- carres des tensions, c’esL-à-dire proportionnelle aux nombres suivants :
- TENSION ex % CARRÉS OliS TENSIONS EN %
- I <>o KM)
- IO> 1 (0,1
- t I O i y i
- J l ‘> i'ïy,y
- 1 *20 '
- X y/) i >fi, >
- Ku réalité, par suite de l'augmentation de la résistance du filament avec la température, l’énergie absorbée croit un peu moins vite et est proportionnelle aux nombres ci-dessous :
- TENSION CK % ÉNCKOIE ABSORBEE EN %
- ( l)U l IMI
- i<r> ! O 8 , *)
- 1 1 u 1 I r
- 11 > I y >. i
- i yo i > >, y
- t yf> j/,y,7
- En mèrue temps, l’énergie rayonnée varie dans 1<* même sens et en particulier l'effet lumineux augmente comme l'indique les chiffres qui suivent :
- • TENSION EX % INTENSITÉ LUMINEUSE EX %
- I OU i (M)
- 1 <>J iy L, >
- 1 io I/,i
- (f>7
- 1 ( >
- i yo MJ V>
- i y "> y y i
- On remarquera que, l’effet lumineux croissant plus rapidement que l'énergie correspondante, la consommation spécifique s’améliore quand la tension augmente. Mais par suite de l’accroissement de la température, qui se produit en même temps, la désagrégation du filament est d’autant plus rapide que la tension est plus élevée et l'on voit immédiatement sur les courbes représentatives de la figure i follet nui-
- sible des surtensions sur 1^ durée d’une lampe. C'est ainsi par exemple que, sous la tension normale (i<><> % ), au bout de 1800 heures, l'intensité lumineuse est encore égale à So % de, sa valeur initiale, tandis qu’elle a déjà atteint la même valeur avant yoo heures dans le cas d’une tension de iyj % .
- Si l’on cherche maintenant à établir une relation numérique entre les différents résultats donnés par les courbes, on trouve (lig. i) qu’au voisinage du maximum, une diminution de l’intensité lumineuse de i % correspond, pour ces différentes tensions, aux temps suivants :
- TENSION EX % TEMPS CORRESPONDANT A UNE DIMINUTION LUMINEUSE DE 1 %
- 11)11 7'.
- un 27,<>
- 1 lu 1*5,8
- i i y 8
- i yo V.
- i y )
- En calculant alors les coefficients K qui expriment le rapport entre le temps d’une diminution lumineuse de i % pour une tension donnée et le temps correspondant pour la tension normale, on obtient les videurs suivantes :
- TENSION EX % VALEURS DE K
- IOO 1
- r ioj y, fi «S
- 1 1 0 :>,8fi
- 11.)
- 1 yo 1 ^7
- I'AÜ y‘),->
- En traduisant graphiquement ces résultats on obtient un diagramme à l’aide duquel on pourra obtenir par interpolation les valeurs du facteur Iv pour des tensions intermédiaires (lig. 3). Pour mieux comprendre futilité de ce diagramme, supposons par exemple qu’une lampe ayant fonctionné pendant ioo heures avec une surtension de io %, on veuille calculer le temps correspondant de fonctionnement normal; le diagramme donne, pour une tension de i îo % ,1a valeur 5,;>fi, ce qui signifie que le temps
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- d’utilisation normale correspondant à ioo heures de cette surtension ostde ioo X 5,36 = 5'16heures. Il faut d’ailleurs remarquer que les valeurs du coefficient lv, données ci-dessus, ne sont qu’approchées et applicables seulement pour les parties des courbes pour lesquelles l’intensité lumineuse ne descend pas au-dessous de8o % de sa valeur initiale. Mais cet intervalle dans lequel les valeurs de K sont applicables est bien suffisant car, dans la pratique, on est toujours amené, en effet, à remplacer la lampe avant que son
- Tension en °/o
- Fig. 3.
- intensité lumineuse ail baissé de 20 %, et cela soit par suite de la rupture du filament, soit parce qu’on exige un éclairage relativement constant, soit enfin par suite de considérations économiques sur l’augmentation de l’énergie absorbée par la lampe, sur le prix de l’énergie et sur le prix d’achat d’une lampe. La duree d’une lampe jusqu’à ce que son intensité lumineuse ait baissé de 20 % est d’ailleurs d’autant plus faible que cette lampe est soumise à une tension
- plus forte ; la figure i donne à ce sujet les chiffres suivants :
- TENSION EN % DURÉE D’UTILISATION JUSQU’A UNE DIMINUTION LUMINEUSE DE 20 %
- IOO i 800 heures
- io5 ()()()
- 1 I(> >70 —
- l l :> '2 10
- I '20 I ‘25
- 1 '2*> 7° —
- Si l’on envisage enfin la question au point de vue de la quantité de lumière fournie par ces lampes jusqu’à ce que leur intensité lumineuse ait baissé de 20 % , on voit que cette quantité de lumière, pour chaque tension considérée, est représentée par l’aire comprise entre la courbe correspondant à cette tension (iig. 2), les axes de coordonnées et l’ordonnée du point de la courbe pour lequel l’intensité lumineuse prend une valeur égale aux 80 % de sa valeur initiale. En évaluant ces aires, on obtient les valeurs relatives suivantes :
- TENSION EN % QUANTITÉ de lumière en %
- IOO IOO
- IOO 61
- 110 3c>
- I lf> '20
- 1*20 i3
- I '2 J 9
- Ces valeurs relatives correspondent, dans le cas de lampes Usram de 32 bougies, aux quantités de lumières suivantes, exprimées en bougies-heures :
- TENSION EN % QUANTITÉ DÉ LUMIÈRE EN BOUGIES-HEURES
- J OO 55 7(10
- I(>5 33 790
- 1 10 16 700
- 115 I I 2/,0
- I '20 7 3g5
- I 2 5 k 7'-»3
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- En reproduisant graphiquement ces résultats on obtient le diagramme de la figure 4 qui donne la variation de la quantité de lumière fournie par une lampe jusqu’à ce que son intensité lumineuse baisse
- Bougies-heures.
- — Tensions en %.
- à «So % de sa valeur initiale, en fonction des tensions auxquelles cette lampe est soumise.
- La courbe ainsi obtenue montre d’une manière frappante le désavantage économique considérable qu’il y a à faire fonctionner une lampe sous des tensions trop fortes.
- H. S.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Installation électrique des laminoirs de la « Indiana Steel-Company » a Gary, Etats-Unis. — Elcktroicchnik and Maschincnbaa, i01* novembre 190S.
- Les aciéries de Gary peuvent être considérées comme les plus puissantes du monde. Les moteurs à gaz et les laminoirs pour rails fonctionnent à l’aide des gaz provenant de iG hauts fourneaux qui dégagent 1 5oo oooul3 de gaz par jour, ce qui cor-
- respond à une puissance de 5oo 000 chevaux. Sur cette quantité de gaz, 43 % est utilisé pour le réchaulTagc des fourneaux de chaudières et pour différentes installations accessoires ; 1 >. % pour la ventilation des hauts fourneaux et les 4 5 % restant, soit (i^5 ooo"'3 environ, sont employés pour les moteurs à gaz. Ces moteurs, au nombre de 17, du type tandem Zwilling, d’une puissance de 4 000 chevaux, actionnent i5 alternateurs de '2000 kw. et deux génératrices à courant continu fournis par la maison AUis Chalmer and G0. Les alternateurs font 83 tours par minute et fournissent du courant triphasé sous 20 périodes. Ce courant actionne les moteurs des laminoirs pour l’étirage des rails. Ces laminoirs sont au nombre de ia-et nécessitent une puissance totaie de '.ir\ 000 chevaux. Les surcharges sont équilibrées par une batterie d’accumulateurs de 4 320 ainpèrcs-heures et par une commutatrice.
- A. S.
- BREVETS
- Dispositii pour diminuer les perturbations causées dans les réseaux télégraphiques et téléphoniques par des transports de force. — Siemens Schuekert Werke. — Brevet allemand n° 41 182.
- On sait que, dans les transports de force par courants triphasés montés en étoile, les points neutres sont mis au sol, et, quand les phases nesontpas équilibrées, il se produit à travers le sol un courant dont l’intensité est parfois assez forte et qui a l’inconvénient d’amener de grandes perturbations dans les réseaux téléphoniques et télégraphiques voisins. Le dispositif qui fait l’objet de ce brevet a précisément pour but de diminuer cet inconvénient, en réunissant le point neutre du montage en étoile à un fil non isolé suivant dans le sol le trajet de la ligne aérienne. Lescourants qui se produisent quand les trois phases sont accidentellement déséquilibrées suivent alors ce lil au lieu de prendre un chemin quelconque et indéterminé à travers le sol. On peut remplacer aussi ce Jil souterrain par un fil aérien non isolé et fixé aux poteaux de la ligne. Il faut alors mettre directement à la terre le point neutre de la ligne triphasée. Il est intéressant de remarquer que le lil aérien non isolé peut alors servir pour mesurer la résistance d’isolement des lils de ligne.
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- Lampe a are k flamme. — Osterreichische Flammenbogen Gesellschaft. — Brevet autrichien ii° 3.| o*jy.
- Le dispositif qui fait l’objet de ce brevet a pour
- l ig. i.
- but de permettre l'amorçage de l’arc avec une faible
- tension cl l'épanouissement de cet arc sous l'influence du courant gazeux.
- Les électrodes a b, analogues à celles d’un para-loudre k cornes, sont percées à, la partie inférieure de deux fentes/' par lesquelles passent deux électrodes auxiliaires hh, en forme de couteaux.
- Les dispositifs c d permettent de régler la distance convenable des électrodes b pour l’amorçage do l’arc ; grâce au profil en couteau de ces électrodes b, le' courant gazeux arrivant par le tuyau e ne subit pas de perturbation et, agissant sur l’arc éclatant en />, il produit un épanouissement le long des cornes a.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Versuche mit Dlektrischen Betvieb auf schwedischen StaatsEisen bahnen, par R. Dahlander. — i volume in-8° jésus de 188 pages avec i*.i5 figures. — R. Oldenboikg éditeur, Berlin. — Prix ; broché, 8 marks.
- Cet intéressant ouvrage est la description très détaillée d’une ligne de chemins de fer par locomotives électriques, qui a été installée ces dernières années par les Chemins de fer suédois. L’auteur fait successivement la description de la station centrale, de la ligne, du retour par les rails et par la terre, de l’influence du courant de traction sur les courants à faible intensité et du matériel roulant, il donne en-, suite de nombreuses indications sur la consommation d’énergie des trains en indiquant les diagrammes correspondants. Cet ouvrage est illustré d’un grand nombre de gravures, de schémas et de plans. Par suite du caractère très sérieux des essais qu’il rapporte d’une façon si complète, il peut être considéré comme une étude remarquable de la traction électrique, et par là il intéressera tous ceux qui suivent cette question si importante de l’électrification des chemins de fer. R, S.
- Die Dynamoelektrischen Maschinen, par Kurt Riemensschneider. — i volume in-8° couronne' de •a38 pages, avec 10a ligures. — A. Haiitleiîens, éditeur, Wien. —Prix: broché, 3 marks; relié,4 marks.
- Cet ouvrage est une élude élémentaire très com-
- plète des dynamos à courant continu et à courant alternatif. Il est divisé en huit chapitres dans lesquels sont traitées les questions suivantes : Notions préliminaires sur les dynamos. — Développement historique. — Parties constitutives des dynamos. — Calcul des génératrices à courant continu. — Description des dynamos à courant continu. —Calcul des alternateurs. — Description des alternateurs. — Applications des dynamos.
- L’auteur a réussi dans les chapitres concernant le calcul à faire une étude à la fois très complète et très précise, tout en s’interdisant l’introduction du calcul intégral et différentiel. Dans les chapitres descriptifs, on trouve, illustrée de nombreuses gravures, l’exposition détaillée des types les plus intéressants des dynamos construites par les principales maisons d’Allemagne. Enfin, l’auteur termine en passant en revue dans un chapitre très intéressant, agrémenté de nombreuses illustrations, les plus importantes applications qu’ont reçues les machines dynamos.
- R. S.
- Le passé, le présent et l’avenir de la télé-gx*aphie sans fil, par E. Guarini.— i volume in-8° de 19‘J pages avec 366 figures. — H. Dunod cl E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix: broché, 4 francs.
- Nous avons déjà eu à plusieurs reprises l’occasion de parler des nombreux ouvrages de vulgarisa-
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- tion de M. Guarini. Celui que nous présentons aujourd’hui ne manquera pas d’intéresser à la fois par l’attrait considérable du sujet, la télégraphie sans lil, et par la façon aimable dont la question est traitée. L’auteur n’a pas en effet l’habitude de se lancer dans les théories où la technique a besoin de calculs cl de développements mathématiques. Il a réussi cependant à présenter la question d’une manière fort acceptable. C’est pourquoi cet ouvrage sera bien accueilli par tous ceux qui désirent se familiariser avec la télégraphie sans lil. sans trop d’efforts.
- A. S.
- Die Verwertung der Wasserkrâfte und ihre modernrechtliche Ausgestaltung in den was-serwirtschaftlich wichtigst in Staaten Europas, par Otto Mayr. —• i volume in-8° raisin de 311 pages. — A. IIarti.ebcns, éditeur, Wien. — Prix : broché, io marks ; relié, 12 marks.
- Au moment où 1’ulilisalion des chutes d’eau pour
- la production de l'énergie électrique est à l’ordre du jour dans tous les pays, cette étude de la question au point de vue économique, financier et législatif, ne peut manquer de présenter le plus grand intérêt. L’auteur étudie successivement dans cet ouvrage très documenté les questions principales suivantes: Valeur économique des forces hydrauliques.— L’électricité comme intermédiaire pour l’utilisation des chutes d’eau. — Situation des différents pays au point de vue des forces hydrauliques qu’ils possèdent et de la façon dont elles ont été utilisées. — Législation des chutes d’eau dans les différents pays — Question de la monopolisation des forces hydrauliques.
- On voit que ce travail, consciencieusement présenté par un homme connaissant merveilleusement la question, constitue une étude des plus complètes d’un sujet intéressant.
- R. S.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Dans la dernière séance de la Société des Ingénieurs civils, M. Bocliet faisait une conférence sur les applications du moteur Diesel à la navigation. Les résultats pratiques obtenus en- i8<)7 étant déjà excellents d’après l’auteur, celui-ci a acccusé le protectionnisme cher à notre pays d’empêcher, en frappant de droits élevés les combustibles utilisables dans ce moteur, le développement de ce système. La meilleure preuve en serait les 1/too moteurs construits en dix ans parla Maseliinenfabrik d’Augsbourg. La faible consommation du moteur, sa marche automatique et sans fumée, sa remarquable sécurité de fonctionnement justifient l’application que l’on a été tenté d’en faire à la navigation. Un raid sensationnel couronna de succès les premiers essais. Deux bateaux effectuèrent l’un le trajet Cherbourg-Groix aller et retour, et l’autre le trajet Cherbourg-Brest et retour à Cherbourg par Dunkerque sans aucune escale et sans ravitaillement.
- De nombreux submersibles comportent aussi
- ce système de moteur qui pèserait en moyenne /io1<K par cheval seulement, pour des modèles assez largement établis. D’après l’auteur, certaines études faites avec certitude conduisent à la possibilité de construire, en vue de ces applications, des machines pesant seulement iGkg par cheval. Enfin de tels moteurs de loo chevaux consommeraient de i5o à 200er de pétrole par cheval-heure, suivant leur puissance et leur vitesse.
- Sans préjuger de l’avenir, que M. Bocliet n’hésitc pas à croire très brillant d’après les résultats que nous venons de signaler, il est néanmoins intéressant de constater avec lui ce regain d’actualité donné à des moteurs dont l'apparition avait fait tant de bruit et qui semblaient depuis être l’objet d’une certaine indillerence.
- La question des autobus a été l’objet d’un débat presque officiel au Congrès de Munich. C’est M. Oito, l’ingénieur en chef de la grande Compagnie des tramways de Berlin, qui s’est chargé de répondre à l’intéressante question suivante: avantages et inconvénients des autobus. Résultats de leur exploitation. Il a signalé qu’au-
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- cun changement important, n’avait été apporté dans la construction de ces mastodontes depuis plusieurs mois. C’est toujours la transmission par chaîne et la transmission à cardan qui se disputent la préférence. Comme combustible, c’est toujours la benzine qui est presque exclusivement en usage, et cela l’étonne puisque le benzol, beaucoup moins cher, pourrait parfaitement et aussi bien être utilisé, d’autant mieux que leur consommation esl la même. La consommation île combustible oscillerait dans les exploitations d’autobus entre 280 et 5oogr par voiture-kilomètre, mais une grosse économie d’exploitation serait obtenue si l’on mettait à profit la situation favorable qui caractérise actuellement le marché des caoutchoucs, et il faut constater avec plaisir que les fournisseurs, de bandages cle caoutchouc se sont aperçus que les augmentations de prix qu’ils avaient introduites sans aucune raison ont produit des résultats contraires à ceux qu’ils attendaient. Dans les circonstances actuelles, la dépense en bandages 11e devrait pas dépasser 12 à i3 centimes par voiture-kilomètre. Quant à la consommation de graissage, elle serait de 2 centimes en moyenne. Les dépenses d’entretien atteindraient près de i5 centimes par voilure-kilomètre. En somme, les dépenses d'exploitation d’un réseau urbain d’une certaine importance devraient être établies comme il suit :
- lJar
- voiture-kilomètre
- i° Administration générale................ 3
- 2° Personnel desservant les voitures. .... i/j
- 3° Surveillance de l’exploitation....... i
- 4° Benzol (oks,4 à 2,5 centimes par kilomètre)................................ io
- 5° Matières lubrifiantes et éclairage des
- voilures.............................. 4
- 6° Renouvellement de bandages............. 12
- 7° Entretien des voitures et service tics
- dépôts.............................. i3
- 8° Assurances et divers................. 4
- Total.............. 03 centimes.
- Mais l’auteur s’empresse d’ajouter qu’il ne connaît à Berlin qu’une seule ligne dont .les recettes laissent un bénéfice satisfaisant, parce que les artères parcourues ne comportent aucune voie permettant un service régulier par tramw ay. Et puis, il y a la complication du mécanisme qui conduit forcément à de fréquentes visites du materiel et à de nombreuses réparations. Dans
- un réseau de 4r> voitures, il en faudrait ir> supplémentaires de réserve, c’est-à-dire près de 3o % en plus du service régulier et Fauteur ne craint pas d’évaluer les dépenses de première installation d’une compagnie d’autobus à 7 loo francs par voiture. Aussi sa conclusion est la suivait le: une exploitation par autobus n’est possible que dans les cas tout à fait spéciaux et en particulier dans ceux où des circonstances générales justifient les déficits certains. Nous avions bien raison de dire récemment que ce genre de locomotion était condamné.
- il y a toujours des inventions nouvelles qui sortent de la banalité : telles sont, par exemple, les nouvelles serrures électriques qui viendront prendre la place depuis si longtemps occupée par les cordons des concierges. Il est. vrai que des serrures pneumatiques fonctionnent déjà depuis de nombreuses années dans les immeubles de construction récente. Dans le. nouveau système, les.fils électriques cl une pile remplaceront les tubes en caoutchouc. Cela permettra plus facilement, de tenir fermées, pendant le jour, les portes des immeubles, puisqu’une simple 'pression du bouton d’entrée ouvrira la porte au tomati-quement. La nuit, grâce à un commit tuteur convenablement disposé, la pression du boulon mettra simplement lit sonnette en jeu, et c’est le concierge qui devra déclancher lit porte.
- Nous connaissons déjà les courroies en cuir, en coton, en caoutchouc, en poil de chameau, elc. Nous allons connaître aussi des courroies en acier, (.'.eux qui les emploient depuis quelque temps, parait-il en Allemagne, en font le plus grand éloge, et ils énumèrent, une infinité de qualités, tant de qualités qu’on en vient à douter de leurs avantages. Attendons que l’expérience ait suffisamment renseigné sur ces nouvelles venues.
- 11 paraît que l’aluminium baisse et que le cuivre monte, c’est-à-dire qu’ils se trouvent Ions les deux sensiblement au même prix (récemment i fr. 6o le kilogramme). Si on tient compte des conductibilités, est-ce là une ère nouvelle pour l’aluminium ? La question cl ail Irailée récemment ici même dans une élude pleine de bon sens et de valeur technique. Nous préférons nous en tenir à scs conclusions, plutôt que suivre l’enthousiasme rempli de lyrisme que nous
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- ;U7
- avons sous les yeux. « Le téléphone, le télégraphe, les chemins de fer, l’électricité domestique, tout cela demandait de l’aluminium a bon marché.
- « Son bon marché, c’est sa production doublée,
- c’est Temploi de notre houille blanche, e’esL un horizon nouveau agrandi et.radieux pour noire pays, le seul riche en Bauxite cl en chutes d’eau en meme temps. Go aheaclin
- A. Ri-cp.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- f:tt s'adressant à nos bureaux VElcctrotcchnique ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : j° sur toutes les questions qui se rattachent à sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électrométallurgie.
- go
- NOTES INDUSTRIELLES
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Westinghouse Electric and Manufacturing C°
- est sur lepoint, dit-on, d’une réorganisation définitive. Voici déjà plusieurs fois que nous sommes avisés des efforts faits par les grandes banques américaines pour arriver à une entente qui sauve cclLc importante affaire : il ne s’agit plus maintenant que de quinzejours pour mettre fin auxpouvoirs de l’administrateur judiciaire et remettre la direction de la Compagnie aux actionnaires,
- M. Georges Westinghouse, président de la Compagnie, se consacrerait uniquement à la partie industrielle, laissant aux représentants des banques le soin de la partie financière. Nous avons vu qu’on subordonnait la réalisation du projet de réorganisation à la souscription de 5 millions de dollars d’actions nouvelles. Le passif total comprendrait 2g millions de dollars de dettes consolidées et i5 millions de dollars de dettes flottantes. Les administrateurs judiciaires ont encaissé environ 9 millions de dollars provenant de recouvrements et de ventes de produits manufacturés. La Société, en raison de scs accords, n’aurait aucun passifimmédiatement exigible et pourrait disposer de 12 millions de dollars de capitaux nouveaux qui prendraient immédiatement rang après sa dette obligataire ; enfin, elle aurait la certitude de trouver dans l’avenir auprès des banques tous les fonds dont elle pourrait avoir besoin.
- La Siemens et Halske Aktien-Gesellchsaft a participé pendant l’exercice écoulé au mouvement de prospérité qui a particulièrement favorisé les sociétés de construction de matériel électrique. Son béuéiicc net de 9 088 26'! marks est supérieur de 9^0 89:) marks à celui de l’exercice précédant. Le conseil cependant
- a proposé le même dividende,£soit 11 % . La réserve spéciale reçoit f>oo 000 marks ; le fonds de prévoyance 3ooooo au lieu de 35o 000, l'année précédente et la réserve 9O0 000, tandis qu’elle n’avait rien reçu en I9,,7 i ht somme à reporter est de 1 million de marks contre 1 02S 1O0. Enfin le personnel reçoit le même montant de gratifications, soit Goonon marks. La réserve s’élève maintenant à 1 i5o 000 marks et l’ensemble des sommes réservées à près de i r> millions.
- Le courrier de la Bourse de Berlin jetant un regard sur la situation de l'industrie éleclrochimique allemande prétend que les affaires y sont plus rares que l’année dernière. De grands dangers, à son avis, menacent cette industrie de différents côtés ; et à la première place, il cite la malheureuse direction de la politique extérieure de l’empire ; le but de l’industrie électrochimique allemande est d’exporter et cette exportation se heurte, parait-il, à d’énormes difficultés.
- Un danger plus éloigné ki menace dans les nouveaux projets de lois fiscales. Le courrier fait remarquer que, pour les sociétés de constructions allemandes, l’incidence des charges fiscales les frappe deux, trois et quatre fois par suite du système des participations à des sociétés qui s'intéressent elles-mêmes à d’autres entreprises.
- Enfin, les entreprises de distributions rencontreraient de grandes difficultés pour étendre leurs allai res. Jusqu'à présent, clics se sont consacrées à l'extension de la branche éclairage et de la branche traction. Mais ces deux marchés sc resserrent et il faut chercher dans la transformation de l’énergie électrique en énergie mécanique de nouveaux débouchés.
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- Les résultats des Berliner Electricitâts-Werke,
- pour l’exercice ï<)07"U)°*L sontpourtant satisfaisants. Les bénéfices s’élèvent à 7 889 026, ao marks ainsi répartis: fonds de réserve 364 121 ,26 marks; dividende 11 % soit 3 915 000 marks; participation delà ville de Berlin: 2680688,61 marks; tantièmes des administrateurs i3o 383, 27 ; gratifications,{(caisse de secours, réserves pour pensions : environ 200 000 marks ; cl report à nouveau 128 883, 06. L'état de la distribution pour Berlin et ses faubourgs est le suivant : il existe 914 399 lampes à incandescence, 38 390 lampes à arc, a3 664 moteurs et 3998 appareils divers, le tout représentant une puissance de 147 260 kilowatts. La distribution se répartit comme suit : l’éclairage privé exige 3i 655 i85 kilowatts-heure l’éclairage public et les gares absorbent 3 902 525 kilowatts-heure, les stations d’accumulateurs 5 468 928 kilowatts-heure, les tramways 55 901 607 et divers usages 4 499871, ensemble i55ii5i35 kilowatts-heure. Le prix de vente moyen, d’après la courbe des recettes de l’ensemble de la ville, ressort à 18,97 pfennigs par kilowatt-heure. On fait remarquer que les secteurs de Berlin ont accordé depuis le mois de janvier dernier le prix de 16 pfennigs par kilowatt-heure aux consommateurs qui leur garantiraient depuis 10 heures du soir jusqu’à 7 heures du matin une moyenne annuelle de consommation de 5oo marks : c’est-à-dire que 628 francs de recette assurée ramène le prix du kilowatt à 20 centimes, pourvu que l’usage du courant ait lieu pendant la nuit. Ce minimum correspond à une consommation annuelle de 3 1 28 kilowatts-heure, soit en admettant 3oo jours de travail 10,4 kilowatts-heure par nuit de 9 heures.
- La Lumière Electrique du 4 janvier annonçait l’admission à la cote au comptant des actions de la Société LaCanalisationElectrique,constituéele ieraoût 1907 au capital de 4 millions de francs en 40000 actions de ioô francs, pour reprendre les établissements fondés en 1892 par MM. de la Malhe pour la fabrication des fils guipés et des câbles électriques. Les résultats du premier exercice, qui a pris fin le 3o juin, ont été soumis à l’Assemblée générale du 9 novembre dernier. Ils sont très satisfaisants, puisquelcs bénéfices nets s’élèvent à 487 331 fr. 47? soit un peu plus des 10 % du capital actions. Ce solde du compte profits et pertes a été réparti comme suit :
- Réserve légale 5 %.................... ai 86G fr. 87
- Dividende aux actions 5 ............ 200000 fr.
- Conseil d'administration i5 % sur le
- solde.............................. 31 319 Ir. 7/j
- Dividende supplémentaire 1 "c......... 4<>ooofi\ j
- Report à nouveau.............. ....... 143 1.4*5 l‘r. 16
- Soit un dividende brut de 6 % par action pour une période de onze mois. Ce dividende n’absorbe que les 5o % des bénéfices nets ; et notons que le conseil par mesure de prudence a doté d’une somme de 100000 francs avant toute répartition. A cet égard, on peut se demander pourquoi, entré dans cette excellente voie, il n’a pas juge à propos de profiter des bons résultats de ce premier exercice pour éteindre complètement le poste : frais de constitution. Le report à nouveau de plus du tiers des bénéfices nets paraît un abus de cette méthode qui consiste à thésauriser pour les actionnaires! Comme si ceux-ci ne préféreraient pas, ainsi que le disait l’un d’eux dernièrement, jouir de ces bénéfices plutôt que d’en laisser l’agrément à leurs enfants ou petits-enfants ! Il serait préférable, nous semble-t-il, d’avouer franchement qu’il y a nécessité, vu les méthodes de commerce actuelles, d’avoir devant soi d’importantes disponibilités qui facilitent la conclusion des affaires et qu’il vaut mieux inscrire à un chapitre dividendes réservés les sommes non distribuées; d’autant plus que, dans le cas présent, si nous ne faisons pas erreur, la répartition du solde après dotation de 5 % à la réserve légale et distribution aux actionnaires d’un intérêt de 5 % doit se faire; i5 % au Conseil et 85 % aux actionnaires. Mais cette manière de procéder diminuerait évidemment ce dernier solde. Les bénéfices bruts qui se chiffrent par 909222 fr. 29, représentent près de 20 % du chiffre d’affaires;
- celui-ci s’est donc élevé à environ 4 5oo 000 francs, dépassant de 5oo 000 francs le montant du capital social; les frais généraux sont faibles avec un chiffra de 34i 182 fr.68 et représentent 8 % du chiffre d’affaires. La Canalisation Electrique a su,durant ect exercice, s’assurer une large part des commandes du Métropolitain de Paris, de l’Union des Secteurs parisiens, de la Société l’Energie électrique du Nord de la France, des Ministères de la Marine, des Colonies, des Postes et Télégraphes, etc. et de nombreuses Sociétés de tramways et de mines. Cette situation commerciale témoigne d’une organisation technique bien comprise pour faire face à tous les besoins de l’industrie électrique aussi bien en fils guipés qu’en câbles de toutes natures, armés ou non, pour#hautc et basse tension, et prouve un outillage très moderne qui permet de lutter contre la concurrence indigène ou étrangère. Plus de 200 000 francs ont été consacrés d’ailleurs pendant cet exercice à l'amélioration du matériel qui figure à l’actif pour 1 004 021 fr. 18. Nous rappellerons pour mémoire
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- que parmi les membres du Conseil d’administration on note comme président M. Mougeot, l’ancien ministre de l'Agriculture, des Postes et Télégraphes, et M. Loucheur, ingénieur, de l'ancienne Société Giros et Loucheur, actuellement Société d’Eulreprises industrielles.
- Nous avons donné en son temps la nouvelle de la constitution à Rcrlin d’une Société dite Elektl'O Treuhand Aktien-Gesellschaft ayant pour objet de s’intéresser à toutes exploitations électriques en construction ou en agrandissement et ayant pouvoir d’émettre à cet elïct des obligations gagées sur les-dites exploitations. Créée au capital-actions de 3o millions de marks sous les auspices de la Société anonyme Siemens et Halske, de la Société générale d’électricité et de la Société financière pour entreprises électriques, elle compte parmi les membres de son conseil M. Rathcnau, administrateur de la Société générale d’électricité, à Berlin, M. Ivlœnnc, administrateur de la Société Siemens et Halske, et comme directeurs, M. Berlincr, M. Deutsch, le premier directeur de la Société Siemens et llalske et le second de la Société générale d’électricité. Voilà des indications suffisantes pour démontrer la parfaite union qui existe en Allemagne entre Sociétés de construction et Sociétés d’exploitation dans le but de prétendre aux plus grosses entreprises avec toutes facilités financières:
- Do la Société d’Exploitations Electriques Siemens à Berlin, il est annoncé précisément que les
- bénéfices nets de l’exercice 1907-1908 se sont élevés à 51 2 5^7 marks contre fJoO680 marks l’exercice précédent et que le conseil propose le même dividende f> % que l’an dernier. Rappelons que celle Société a pour objet l’exploitation de tramways et de centrales électriques de villes en Allemagne et à l’étranger; qu’elle a donné en location à la Société anonyme Siemens et Halske, de Berlin, les centrales de llof, Munich-Est, Malaga, Pérouse, Alexandrie et Pise, moyennant une annuité minima de 7 1/2 % sur le capital engagé dans ces centrales, conservant en exploitation propre les tramways et la centrale de Weimar, ainsi que certaines centrales autrichiennes.
- Son capital de 5 millions de marks en 1900 est passé à 7 5oo 000 marks en 1907 avec un revenu brut s’élevant de 217777 m&rks à 1 m G80 marks, tandis que les bénéfices nets passaient eux-mêmes de i33 626 marks à 5o6 6io marks.
- La Compagnie Electrique de la Loire, dont le siège est à Saint-Etienne, augmente son capital par l’émission de 5 000 actions nouvelles émises à 370 francs avec une prime de 12 j francs. Le capital sera ainsi porté à 0 millions. Les actions nouvelles après leur libération seront assimilables aux anciennes et auront, en conséquence, les mêmes droits et avantages. Ges ressources permettront à la Compagnie de la Loire de développer et d’unifier ses installations dont le champ d’exploitation est des plus vastes rien qu’à Saint-Etienne.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Japon. — Les préparatifs pour la construction d’une très grande usine de puissance hydraulique au Japon sont poussés très activement. Il y aura trois stations génératrices à i6okm environ de Tokio que l’on sc propose d’alimenter. La première station centrale de 60 oooHPcouterail, d’après le projet,environ 43 75oooo fr. Les courants engendrés seront triphasés, à la fréquence 25 et produits par six générateurs de 6600 volts, couplés directement avec des turbines verticales de 13 5oo HP. Deux excitatrices de 5oo IIP chacune et des transformateurs élevant la tension à 66 ooo volts compléteront celte installation. La ligne sera double; à l’arrivée à Tokio, les courants seront abaissés à nouveau à 6 6oo volts et distribués dans la région. Les promoteurs ont déjà des contrats utilisant une puissance de plus de 20 000 kilowatts.
- TRACTION
- Somme. — Est déclaré d’ulililé publique l’établissement d une ligne île tramways électriques entre la limite des communes du Tréport et de Mers et le point de
- la roule nationale n° r5 bis (commune de Mers) formant prolongement de l'embranchement du Tréport à Mers.
- Inuiïe-et-Loiiuî. — Sont déclarés d’utilité publique les travaux d’éleclrificafion de la ligne des tramways de Tours à Vouvray entre le terminus de la ligue A du réseau des tramways de Tours et la Boude, commune de Sainte-Kadegonde.
- Yak. — Le ministre des Travaux publics vient de prescrire la mise à l'cnqueto île l’avanl-projct dressé par les ingénieurs pour rétablissement du chemin de fer de Draguignan à Saint-André, par Castellane. La
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- LA LUMIÈRÉ ELECTRIQUE T. IV(2° Série). — M° 50.
- longueur totale est de 67km,Goi. Des stations ou haltes j sont prévues à ClnUeaudouble, Montferrat, Mathurme, Bargemon, Gucnl, Comps, Jabron, Trigance, Le Bour-gucl, Caslellane, Castillon, Saint-Julien. La dépense est évaluée à 10800000 francs.
- Tyrol. — Depuis quelques années, l’exploitation par rélcctricité des lignes de chemin de fer de tourisme au Tyrol prend une extension de plus en plus considérable. La première ligne de ce genre fut construite 0111903 par rOesterreichische Schuckert Werke.elle comprenait une longueur de 4km>4°° et était exploitée par courant continu sous 65o volts à l’aide de deux voitures motrices de j3o chevaux chacune. Actuellement cinq installations sont en construction et seront livrées à la circulation dans le courant de Tannée prochaine. Le réseau électrique du Tyrol comprendra alors une longueur de i7okm de voie ferrée, correspondant à une puissance de 10000 chevaux environ. Les principales maisons ayant fourni le matériel pour ces ligues sont TOcsterr. Scliuckert Worke, Oeslcrr-Siemens vSchuckert Werke, TÀllgemeinc Elcklri-eilats-Gesellsehall et les Vcrciuigle ElektriciliUs-Ge-sellschaft.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Compagnie Française pour P Exploitation des procédés Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, octobre 1908,—ControleursThomson-Houston.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de T Est, Jeumont,
- Bulletin mensuel, novembre 1908. — Locomotives électriques industrielles.
- Compagnie Électro-Wécanique, Le Bourget.
- Turbines à vapeur système Brown, Bovrri-Parsons. Relevé des groupes éleclrogènes livrés ou eu commande au >0 juin 1908.
- DIVERS
- Nous signalons à nos lecteurs la médaille commémorative de l’Exposition internationale des applications de l'électricité de Marseille. C’est un souvenir do celle exposition d’électricité, la première eu date, et qui fut l’occasion d’un Congrès international. Cette médaille, d’un haut caractère artistique, du sculpteur Louis Dejean, sera frappée à la Monnaie de Paris. La souscription est ouverte à Marseille ; Pexemplaire en bronze sera au prix de îo IVancs et celui en argent au prix de 16 francs. Moyennant un supplément de 3 francs, les noms cl qualités du souscripteur seront frappés au revers de la médaille. Les demandes devront être adressées à M. Roux, bureau de l'Exposition, 5a, boulevard Louis-Salvalor, qui fera parvenir ultérieurement les médailles, contre remboursement.
- Nous donnons ci-dcssous l’état numérique des brevets délivrés dans les divers pays depuis l’origine jusqu’au 3i décembre 1907.
- jusqu’à 1870 INCLUS me 1871 a 1907 TOTAL
- Allemagne 9 99b 202 084 212 080
- Angleterre 53 408 329 709 383 117
- Argentine.. 83 6 704 6 7S7
- Australie 4 173 4 17;*
- Autriche . 5o 35o 5o 35o
- Autriche-Hongrie i5 !55o <>7 583 82 933
- Balianui. 2 2
- Barbades - . . 137
- Belgique 35 044 17O » 17 an 261
- Bolivie 4* «5 107
- Brésil i85 5 G 2 2 5 807
- Canada 4 081 108 57G 112 657
- Ceylan (lie) 5.8 G3q 697
- Chili 2<>0 1 557 1 823
- Colombie 973 97*1
- Congo 184 184
- Costa-Bien 5 2 5 a
- /,(>/, 17 368 J 7 832
- Equateur 10 10
- Espagne 38 34.8 38 348
- Etats-Unis 120 573 765 062 885 035
- Fidji (Iles) 33 33
- Finlande I 12 2 877 9 qSq
- France io3 9I4 291 338 3q5 272
- Guatemala 57 57
- Guyane Anglaise 32 94 126
- Hawaï 148 ' i48
- Hollande 4 535 A 535
- Honduras Britannique....... 1 l9 20
- Hong-Kong 1D9 i5()
- Hongrie 36 409 36 409
- Indes Anglaises 445 9118 9 563
- Italie 4 7-0 80 195 84 918
- Jamaïque, 22 192 214
- J apon i3 285 13 2 35
- howard (Ues-sous-le-Yenl) . . . 20 20
- Libéria :î 2
- Luxembourg 7 183 7 i83
- Malte (lie de) * 67 67
- Maurice (Ile) 113 2(»5 878
- 22 7 a5i 7 273
- Norwège 7 >7 17 922 18 O09
- NouvcHc-Gallcs-du-Sud 230 i 1 740 11 97b
- Nouvelle-Zélande 109 11 3 î 9 11 428
- Ouest Australien 3 524 3 524
- Paraguay 75 75
- Pérou.; 160 160
- Portugal *45 5 326 r> 571
- Queensland <’>7 6 308 0 435
- Russie 1 /,<>/, 17 7î)b 19 260
- Sainte-Hélène (Ile de) 4 4
- Strails ScUleincnts 184 1S4
- Sud Africain 1 262 1 262
- Sud Australien 12.3 6221 6 344
- Suède 1 Ü2Q 25 186 26 815
- Suisse 39 473 39 47*1
- Tasmanie ! 43 2 4 26 2 469
- 'ferre-Neuve 40 564 4 0-1
- Transvaal 1 5-S j 1 58 î
- Trinité (lie de ï;i G 1 76 j Sa
- Tunisie 6 >9 b »9 !
- Turquie 1 640 1 640
- Uruguay >20 3 20
- 'Venezuela 21 (* 2 1 G
- 822 1 2, 46 ) i3 282
- Total pour tous pays.. 009 oio 2 390 4(h 'i 7 19 'i7 1
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- 12 Décembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie Electrique de Menton. — Le ai décembre, 9, rue Pillet-Will, à Paris.
- Société Française des Forces hydrauliques du Rhône. —Le '22 décembre, ^3, boulevard llausstnann, à Paris.
- Société Française d'Entreprises et d'Exploitations électriques. — Le 22 décembre, 7 Ï, boulevard llaussmarm. à Paris.
- Compagnie des Tramways de Cambrai et de Saint-Quentin. — Le 23 décembre, 29, rue de Londres, à Paris.
- L’Energie Electrique du Sud-Ouest. — Le 17 décembre, 92y rue de la Victoire, à Paris.
- Société des Forces motrices de la vallée de la Bienne. — Le 18 décembre, 47» rue Le Pelelier, à Paris.
- Société Française de Distributions et constructions électriques. — Le 29 décembre, 8, rue d'Athènes, à Paris.
- Société d’études électro-chimiques. — Le 22 décembre, 3, avenue des Ecoles, à Yiilcmonblc (Seine).
- Compagnie Française pour la fabrication des lampes à incandescence. — Le 19 décembre, 34, rue Godol-de-i\lauroi, à Paris.
- Compagnie générale d’Electricité. — Le 19 décembre. 6, rue Chauchat, à Paris.
- Société industrielle des Compteurs. — Le 18 décembre, 36, rue Gucrsanl, à Paris,
- Farcot frères et Cu\ — Le 28 décembre, 19, avenue de la Gare, à Saint-Ouen (Seine).
- Société Générale d'Automobiles électro-mécaniques. — Le 28 décembre, à Paris.
- Société des Tramways électriques de Ténêriffe et extensions. — Le 2 i décembre, 4? avenue de Tervaeren, à .Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- CHANCE
- Le 22 décembre, à 3 heures, Office colonial, Palais-Royal, à Paris, fourniture de : i" lils de 1er galvanisé; cautionnement provisoire, 1 600 iraues, déüuiliL 3 200 IV.: 20 isolateurs, cautionnement provisoire, 220 francs; définitif 5oo francs.
- Le 22 décembre, a 3 heures, Office colonial, Palais-Royal, à Paris, fourniture de : 1° deux wagons-citernes destinés au railway de Thics à lvayes ; cautionnement
- provisoire 200 francs ; définitif, 400 francs ; 20 fil de cuivre de haute conductibilité destiné aux postes et télégraphes de la Côte d’ivoire ; cautionnement provisoire 2^0 francs ; définitif, 5oo francs.
- BKI.GKJUE
- Le ifi décembre, à 11 heures, à la Bourse de firuxci-les, fourniture de voilures, fourgons, wagons et boxes nécessaires aux chemins de fer de l’Etat belge (cahier des charges spécial 110 678) :
- Série I : 2 lots composés chacun de 9 à 12 voitures de 2e classe, i\ 3 essieux, à couloir latéral et intercirculalion, avec un compartiment réservé, chauffage à la vapeur. W.-C. et frein a vis ; — Série.II : 2 lots composés chacun de 7 à 12 id., id., sans frein A vis ; — Série ITI : j lots composés chacun de 12 à i5 voitures de 3° cl., à trois essieux, à couloir latéral et iulercirculat ion, chauffage à vapeur, W.-C. et frein à vis ; — Série IV : j lots composés chacun de 12 à i5 id., id., sans frein à vis ; — Série V : 3 lots composés chacun de 10 à i.j fourgons à 3 essieux, à couloir latéral, pour trains de voyageurs, chauffage à la vapeur et sans compartiment pour, hi douane (quatre réservoirs à gaz) ; — Série VI : 1 lot de 17 a 'ii wagons lermés à trois compartiments marqués A. J5. G. et a 3 essieux pour trains de voyageurs, munis du frein Westinghouse et des conduites générales du chauffage à la vapeur et de l'éclairage au gaz ; — Série A II : 2 lots composés chacun de 6 ou 7 boxes à bas plancher munis du frein AVeslinghouse, du chauffage à la vapeur et de la conduite générale de l’éclairage au gaz ; — Séide VIII : 1 lot de 10 à 12 foui’gons à 3 essieux, à couloir latéral pour trains de voyageurs, chauffage à 1 vapeur avec portes brevetées système Doyen et sans compartiment pour la douane (quatre réservoirs à gaz).
- Sauf pour le lol.de la série Ylll, les soumissionnaires peuvent également faire des offres comprenant le quadruple du nombre de véhicules inscrits à chacun des lots ci-dessus suivant spécification ci-après. Toutefois, une soumission déposée pour un lot de l’une des séries R à Y IR n’est valable que pour autant que le soumissionnaire ait présenté en même temps une offre pour l un des lots correspondants de rime des séries l à VII.
- Série R : 2 lots composés chacun de 36 à 48 voilures de 2L* cl., à 3 essieux, à couloir latéral elinlercirculalion, avec un compartiment réservé, chaulfage à la vapeur. W.-C. et frein à vis ; — Série IR : 2 lots composés chacun de 36 à 46 id*, id.. sans frein à vis ; — Série IIP : \ lots composés chacun de 48 à 60 voitures de 3« cl., à 3 essieux, à couloir latéral et intercirculation, chauffage à la vapeur, W.-C. et frein à vis ; — Série ÏY5 : 4 lots composés chacun de 4# à- 60 id., id., sans frein à vis ; — Série \ * : 3 lots composés chacun de 40 à 56 fourgons à 3 essieux, à couloir latéral pour trains de voyageurs, chaulfage à la vapeur et sans compartiment pour la
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- douane (quatre réservoirs à gaz) ; — Série VU' : i lot de 68 à 84 wagons fermés à trois compartiments marqués A B. G., et à 3 essieux pour trains de voyageurs, munis du frein Westinghouse et des conduites générales du chauffage à la vapeur et de l’cclairage au gaz ; — Série VII'' : 2 lots composés chacun de 24 a 28 boxes à bas plancher, inunis du frein Westinghouse, du chauffage à la vapeur et de la conduite générale de l’éclairage au gaz.
- Le 17 décembre, à 11 heures, à l’hôtel de ville, à Os-tende, fourniture des compteurs nécessaires au service de la distribution d’eau en 1909 : 200 de iamm, 10 de 2Gmm, 5 de 3omm et 6 de 6omm ; cahier des charges : o fr. 5o.
- Le 3o décembre, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, équipement électrique aérien des sections de Bois-d’Haine à Familleureux et de Carnières à Ander-lues des lignes vicinales du Centre. Soumissions recommandées le 29 décembre.
- Le 8 janvier 1909, à 11 heures, à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, installation de l’éclairage électrique dans les locaux du pavillon aile droite du palais du Cinquantenaire, caut. : j5o francs (cahier des charges n° 89 prix : o fr. 3o) ; prix du plan: 3 fr. 80 ; s’adresser i5, rue des Augus-lins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 4 -janvier.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fournitures et travaux nécessaires pour l’éclairage électrique par lampes à incandescence de la gare de Welkenraedt.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale, , il Blankenese, extension des installations électriques, i3o à 140 000 marks.
- Prochainement, à l’a'dininistration de la ville, à AUen-dorn-en-W., établissement d’installations d’électricité, i4o 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Bar-men, établissement d’un tramway électrique de Barmen par Hasslinghausen vers la station de l’Etat à llid-dinghausen.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Grcifswald, extension des installations d’électricité, 190 000 marks.
- PAYS-BAS
- Le i5 décembre; au ministère des colonies, à La Haye, fourniture de matériel de chemin de fer léger cl de voies île service.
- HUSSIE
- Le 11/24 janvier, à la mairie de Bakou (Caucase), adjudication de la concession des tramways électriques de Bakou pour une durée de quarante-deux ans ; droit de rachat de la ville dans vingt-deux ans. Longueur du réseau: 5o verstes, en 10 lignes. Cahier des charges au consulat de Russie à Bruxelles et à Paris.
- Le 101' février, à l’administration de la ville, à Perm, construction et exploitation des tramways municipaux.
- PORTUGAL
- Le 14 décembre, à 1 heure, à la station centrale (Rocio) de la compagnie royale des chemins de fer portugais, à Lisbonne, fourniture de matériel pour installations électriques.
- / BULGARIE
- Prochainement, au ministère des finances, à Sofia, installation de l’éclairage électrique au port de Varna.
- ROUMANIE
- Les i5 et 28 décembre, à la direction des chemins de fer roumains, à Bucarest, fourniture de 45o wagons plates-formes de 10 tonnes, à petits bords mobiles série K 11, en deux lots égaux.
- GRANDE-BRETAGNE
- Le 4 janvier 1909, à la direction générale des Postes, à Brisbane, adjudication de la fourniture de câbles, isolateurs, fils de cuivre et fils de fer conducteurs nécessaires au service des Télégraphes de la Confédération australienne.
- Le 11 janvier 1909,11 la direction générale des Postes, à Brisbane, adjudication de la fourniture de batteries, accumulateurs et divers autres appareils téléphoniques nécessaires à l’administration des Téléphones Australiens. Cahiers des charges relatifs à ces adjudications, à l’agence de la Confédération Australienne, 72, Victoria St., Londres S. W.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Tome IV <2° série). SAMEDI 19 DECEMBRE 1908. Trentième année. - N» 51.
- La
- Lumière Electrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ÉLECTRICITÉ
- Paraissant le Samedi
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- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 353. — H. Poincaré. Conférences sur la télégraphie sans (il (suite), p. 355. — E. Gaïsset. Les lignes aériennes à haute tension, p. 360.
- Extraits des publications périodiques. — Statistique des stations centrales en Allemagne, p. 336. — Brevets. Appareil pour la mesure des résistances des mises à la terre, R. Stoszel, p. 369. — Résistance inductive réglable C.Meyer, p. 370. — Bibliographie, p. 371.— Variétés. Chronique. Le onzième salon de l’automobile, R. Sciimehber p. 372. — Statistique des transports de force au-dessus de 30 000 volts, p. 373. — L'électrification des chemins de 1er entre Paris et la banlieue ouest, p. 373. —Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Voiture double à accumulateurs des chemins de fer de l’Etat prussien, p. 374. —Télégraphie par lampe à incandescence avec signal de réception optique et acoustique, p. 379.— Chronique financière, p. 380. — Renseignements commerciaux, p. 383. —Adjudications, p. 384.
- ÉDITORIAL
- M. II. Poincaré élutlie aujourd’hui, dans sa quatrième conférence, la réception des signaux. Quels sont d’abord les phénomènes qui se produisent dans l’antenne réceptrice supposée rectiligne, cylindrique et verticale, c’est-à-dire parallèle au plan de l’onde Pour avoir le courant prenant naissance dans l’antenne, on écrit que les lignes de forces électriques sont normales à l’antenne. Du reste ces forces électriques sont la résultante de deux forces composantes : l’une due aux ondes hertziennes incidentes, l’autre due aux courants prenant naissance dans l’antenne réceptrice. L’analyse conduit, alors l’auteur à quelques remarques. Tout d’abord il est nécessaire d’employer une antenne réceptrice rectiligne et parallèle au plan de l’oncle incidente. D’autre part, l’énergie totale est proportionnelle à ^ en appelant X la pulsation
- de l’onde incidente sinusoïdale et l’énergie captée est proportionnelle au carré du courant ou encore à p. Le rendement à la récep-
- trice qui dépend donc du rapport — sera d’au-
- X
- tant plus .facile que les .ondes seront plus amorties et. par suite un grand amortissement sera défavorable au rendement, l’énergie n’ayant pas le moyen de se communiquer à l’antenne. Dans le cas d’ùn amortissement très faible, pour accroître le rendement, il faudra [accorder les deux antennes. Enfin une troisième remarque est que l’énergie captée décroît assez lentement avec le rayon de l’antenne réceptrice.
- L’auteur en vient alors à l’élude de la syntonie et il cherche à quelles conditions les indications du récepteur seront aussi grandes que possible. On peut envisager deux classes
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- de récepteurs :,ceux qui totalisent les effets élémentaires, tels les bolomètres et, ceux dont l’indication dépend delà valeur maxima atteinte par la charge de l'antenne (cohé-reurs) ; le détecteur électrolytique peut être considéré comme intermédiaire entre ces deux classes. Envisageant alors successivement la réception au bolo mètre et la réception au cohéreur, l'auteur est conduit à cette conclusion que dans les deux cas la résonance n’est possible qu’avec l’emploi d’ondes entretenues.
- L’établissement et la protection des lignes aériennes à haute tension sont à peu près les seules difficultés du transport de l’énergie à grande distance. Aussi, notre collaborateur, M. E. Gaïsset, a-t-il heureusement pensé qu’il serait intéressant, sinon d’exposer une méthode rigoureuse de calcul des éléments d’une ligne, tout au moins d’indiquer comment la question doit être posée. Et il distingue, dès le début de son étude, le point de vue mécanique du point de vue électrique. Le premier est le seul qui sera envisagé aujourd’hui.
- Au point de vue mécanique, on se trouve en présence cl’une section déterminée, et les inconnues à déterminer sont la longueur des portées, l’écartement et la disposition des isolateurs. Plusieurs raisons a priori militent en faveur de la portée moyenne : moins d’isolateurs et de supports ; variations moindres dues' à la température ; malveillance moins redoutable. Gomme cas intéressant, au point de vue de la résistance des poteaux, l’auteur considère celui où une portée vient à se rompre, car alors la ten-
- sion des câbles tombe bien au-dessous de sa valeur normale, et l’auteur montre que, par un calcul élémentaire, on peut trouver une limite supérieure de la tension agissant sur les appuis entre lesquels la portée est rompue. Cette limite n’est quelquefois que le tiers de la tension initiale. Au contraire, les efforts dus au Arent sur des lignes de grandes portées, surtout si elles sont chargées de givre, seront bien supérieures. L’auteur, qui a l’expérience des exploitations sises dans des pays de grand vent, n’hésite pas à admettre, pour de telles régions, des efforts de iSo1*8 par mètre carré de surface plane, soit qo1 par mètre carré de surface cylindrique. M. Gaïsset passe ensuite en revue les différents supports : poteaux en bois, pylônes métalliques en treillis, poteaux en ciment armé, et cet examen le conduit à une discussion fort intéressante des mérites respectifs de ces divers supports. Enfin, l’exemple concret d’une ligne composée de 3 câbles de3omm2 lui permet de donner une vue très nette du problème dont nos lecteurs tireront certainement le plus grand profit.
- L’Académie décernait, dans sa séance du 7 décembre, les prix pour l’année 1908. Nous ne pouvons passer sous silence ici que le prix Hébert a été décerné au savant membre de notre Comité de direction, M. André Blondel, pour sa remarquable série de recherches sur les conditions et l’emploi de l’arc électrique, et le rapporteur, M. Yiolle, n’a pas manqué de rappeler dans son rapport, parmi ces travaux : l’invention de l’oscillographe, l’étude de l’arc chantant, et les recherches sur les charbons minéralisés.
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- 19 Décembre 1908. REVUE D’ËLECTRICIT É
- ê
- CONFÈRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL (Suite) (‘i.
- HI3C1ÎPTIOX IMiS SIOXAljX
- Etudions les phénomènes se produisant dans l’antenne réceptrice supposée rectiligne et cylindrique. On la suppose de plus verticale, c’est-à-dire parallèle au plan de l’onde (la distance à l’antenne d’émission étant très grande).
- Cherchons le courant qui prend naissance dans l’antenne.
- Nous écrirons la condition à la surface de l’antenne qui est que les lignes de forces électriques lui soient normales.
- L’axe de l’antenne étant pris .pour oz, la composante suivant oz de la force électrique doit être = o aux points situés à la distance p0 de oz (po— rayon de la section de l’antenne).
- Or, cette force électrique est composée de a parties :
- i° Une composante due aux ondes hertziennes incidentes ;
- 2° Une composante due aux courants qui prennent naissance dans l’antenne réceptrice.
- i° Les ondes émanées de l’antenne d’émission peuvent être considérées comme planes et la composante h de la force électrique qui leur est duc est alors constante! le long de l’antenne (parallèle au plan de l’oncle) ;
- 2° Soit 9 (t, z) la fonction représentant l’intensité du courant dans l’antenne réceptrice.
- En posant ®(t, z) == —, la loree électrique due
- à ce, courant existant à la surface du cylindre, formé par l’antenne, est représentée par l’expression approchée :
- d- <1> 1?
- cl1 <I»\
- IF)
- [l étant la longueur de l’antenne). L’équation à la surface est alors :
- rw2<i»
- L ~d^
- d2<¥
- dtl
- ---- 4 Tl /i,
- équation différentielle qui définit la fonction <1>.
- On a vu que h peut être considéré comme indépendant de z, c’est donc une fonction de, f. seulement.
- Supposons le cas d’une onde incidente sinusoïdale de pulsation X, h sera proportionnel à sinX/, et on aura :
- cU<h rf*<I>
- ~dz?~ dt-~
- A sinX /,
- A étant une constante caractérisant l’antenne réceptrice. La solution est de la forme :
- <& = ^SinX^ + F(i-5)+F1F + =),
- d’où :
- ? = £ cosX/ -f F'(/ — s) + F'j (/ + .
- F et F,, étant des fonctions déterminées par les conditions aux limites.
- On considère pour cela, au lieu de l’antenne réceptrice de longueur l mise à la terre à sa hase, une antenne supposée isolée dans l’espace formé par l’antenne réceptrice et sa symétrique, par rapport au plan horizontal z —o.
- On écrit que le courant est nul aux extrémités 3 =-f- / et z. = — /, d’où les a équations.
- £ cosX/ -f F'(/ — l) + F', (/ + /) = o,
- /v
- Y COSX / + F' (/ + /) 4- F', (l — /) = o.
- À
- On peut y satisfaire en prenant F' = F',.
- En posant F' = F',= B cos X/, on doit avoir :
- a B cosX/ cosX/ -|- -r- rosX/ K
- d’où
- (*) La Lumière Electrique, tome IV (2e série), p. a56 291 et 323.
- Ii = —
- A
- aX cosX/
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 51.
- et
- ©
- A
- X
- cosX£ i
- cosXz
- cosX/
- On a ainsi une solution particulière pour 9, mais la solution la plus générale est:
- ?
- A
- X
- cosX l
- ['
- COsX.3 cos X/
- cos mizt
- sin TT
- cos
- mizz
- ~xT
- (les indices m étant impairs).
- La série des termes ajoutés équivaut en effet à fonc. (t.-\-z) -f- fonc. (t—z).
- Les coefficients B,„ seront déterminés par les conditions
- do
- <p = o et — = o pour t — o.
- do
- On satisfera à -j = o en prenant seulement les cosinus et la condition © = o donne:
- A r cosXc] v
- o = T i--------— +
- X L cosX«J
- ni',
- cos
- xl
- 11 suffit de développer — | I — ' . 1
- X| cosX/J
- en sérié
- de Fourier pour avoir par identification les valeurs des coefficients B,„.
- Au lieu de supposer h proportionnel à sin \l supposons-lc maintenant proportionnel à e,f. L’équation déterminant <I> sera :
- rf2«I>
- ~d?
- d*<J> dt-
- — A ea
- et une analyse toute semblable à la précédente donnerait :
- i
- c'-'+c
- ev/-j-e
- —\z
- —d
- , _ „ niT.t m-z
- + 2B« C0S -------rC0S----7
- X L X i
- (les indices m étant impairs pour que les termes en B„, s'annulent pour z=±l).
- Les B,,, se déterminent encore par les condi-dq
- tions © = o et—p = o pour i = o.
- ‘ dt
- En pratique on peut admettre qu’on a une vi-
- bration sinusoïdale amortie et h est alors proportionnel à la partie réelle de ewt où ta est complexe.
- On obtiendra alors q en prenant la partie réelle de l’expression précédente où on fcraX = w.
- Mais 011 n’obtient ainsi qu’une première approximation. Nous n’avons tenu compte en effet
- que du premier terme
- , h\ <P «I»
- *log /h?
- d1 <ln ~dê\
- dans
- le développement de la composante de la force électrique duc au courant dans l’antenne récep-
- Po
- trice, ayant été supposé très petit, ce terme qui
- contient
- log — est
- très
- grand.
- Mais dans une
- deuxième approximation il faudrait introduire le terme suivant qui a une valeur finie. O11 se servirait de la valeur approchée obtenue en première approximation pour calculer ce terme correctif.
- Cependant on peut se contenter de l’analyse approchée qui précède à la condition suivante :
- _ , mr.t im:z
- On remarque que les termes cos —j- cos —
- représentent les vibrations propres de l’antenne.
- Les vibrations propres ainsi obtenues sont des vibrations non amorties, car le calcul précédent a été conduit en considérant p0 comme nul, cas limite correspondant à des vibrations propres non amorties. Mais, en réalité, on doit tenir compte de l’existence d’un amortissement et il suffira pour cela d’introduire un facteur de la forme e~a< où a est > o. On écrira donc :
- <A5+ e— é‘i -j- e~a
- cos mrU sin xl
- cos
- m-z
- a étant l'amortissement propre de l’antenne réceptrice.
- REMARQUES
- I. — On voit la nécessité d’employer une antenne réceptrice rectiligne et parallèle au plan de l’onde incidente.
- En effet, l’intensité du courant dans l’antenne dépendant de 4 izh, on a intérêt à ce que la composante h de la force électrique parallèle à l’antenne soit maxima. Or, dans le cas d’une antenne oblique par rapport aux plans de l’onde, la valeur
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- de h devrait être multipliée par le cosinus de l’obliquité.
- Si l’antenne était curviligne, on aurait l’équation analogue :
- 1 Pu ,log7
- <P 4>
- ds*
- d2<l>
- clt.
- -1
- '•‘J
- 4* Z,
- ds étant l'élément d’arc de courbe et Z la composante de la force électrique suivant la tangente à l’antenne.
- En supposant la force électrique, constante en grandeur et en direction dans la région de l’antenne, 4 ic Z est d’autant plus grand que la direction de l’élément ds se rapproche de celle de la force électrique. De là résulte l’intérêt des antennes rectilignes.
- II. — L’ énergie incidente est proportionnelle au carré de la force électrique, c’est-à-dire à eï,x
- Donc l’énergie captée est proportionnelle à
- l
- log7
- Elle décroît avec le rayon du fil, mais assez lentement.
- Des expériences de M. Tissot ont donné les résultats suivants rapportés à la distance de i ooo mètres.
- Antenne de /|5m simple. Energie captée = :~>7 urg's. Energie, à l’émission = i ,(>-X m1 ergs.
- La quantité d’énergie captée était égaie à l’énergie traversant une surface de 55m3 parallèle au plan d’onde, c’est-à-dire que. l’antenne simple de longueur 45"' paraissait tlrainer les ondes sur une largeur de im,2o -- 33o fois son diamètre.
- Une antenne quadruple captait îio ergs et pa-rassait drainer j.j.V1'2, soit une largeur de /|m,5o environ.
- /“ i
- e2lt dt —----r, on voit que
- o 2 A
- l’énergie incidente totale est proportionnelle
- X‘
- Delà même façon, on trouve que l’énergie captée, proportionnelle au carré du courant, est proportionnelle à —. Le rendement à la réception
- dépendra donc de - et sera d’autant plus faible
- (pie les ondes seront plus amorties. Un grand amortissement est donc défavorable au rendement ; l’énergie n’a pas le temps de se communiquer à l’antenne.
- Dans le cas d’un amortissement très faible, en supposant h proportionnel à sin Xt, ce qui est le cas de la première formule, on trouverait que l’énergie est proportionnelle à X cos XL On a alors intérêt pour accroître le. rendement à choisir pour X une valeur telle que cos XI soit voisin de zéro, c’est-à-dire à accorder les deux antennes.
- III. — Influence du rayon p0 de la section de l’antenne réceptrice.
- A est proportionnel à-----, il en est donc de
- i Po
- , . log —
- même du courant i. L
- L’énergie captée est proportionnelle à Li2 et L proportionnel à I. log —.
- THÉORIE llli LA SYNTONIE
- Soit ;v la charge de l’antenne réceptrice, le courant sera .%•' et sera défini par une équation de la forme :
- ,v" — a.i/ -f- [i.v = C“s -}- cuY,
- représente la force de self-induction;— a x' est l’amortissement par rayonnement extérieur ; [i x est la force électrique duc à la capacité de l’antenne.
- Le deuxième membre où m et w’ sont imaginaires conjugués est équivalent à 2 R [«“*] et représente la force électrique incidente.
- La solution générale de l’équation sans second membre est :
- x = A eu A'ë‘;t
- avec
- A2 — aX + p = o.
- Elle correspond aux vibrations propres de l’antenne réceptrice.
- Une solution particulière de l’équation où 11e figurerait au deuxième membre que le seul
- terme e est :
- u>3 — aw -f- p
- cwt
- (w — X) (a> — X')‘
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2® Série). — N° 51.
- L'équation complète admet donc la solution particulière
- :l‘ n= C C"d -(- C'e1"'*,
- avec
- C - 1
- — («o — X) (u» — XO
- çj — ________\_________
- ~ (©' — X) (©' — X')’
- C et C' sont donc imaginaires conjugués.
- La solution générale cherchée est donc :
- x — Ce"1 -)- C'eM'* A-j- A'eVf,
- les valeurs des constantes A et A' seront obtenues en écrivant que le système part du repos, c’est-à-dire que x = x' — o pour /.= o.
- On a donc pour déterminer A et A' les deux équations :
- ( G + G' + A -f A' = o,
- ( Cio + C'a/ -f AX -f A'X' = o.
- cherchons à quelles conditions les indications du récepteur seront aussi grandes que possible.
- Deux classes de récepteurs sont à envisager :
- i° Ceux qui totalisent les clïèts élémentaires: c’est le cas du bolomètre dont l’indication dépend de l’échaudément produit par le courant de l'antenne réceptrice ;
- 2° Les cohéreurs, dont l’indication dépend de la valeur maxima atteinte par la charge x de l’antenne.
- Le détecteur électrolytique parait être intermédiaire entre ces deux classes.
- i° Réception au bolomètre.
- L’indication du bolomètre dépend de la quantité
- On a donc une expression de forme :
- H xf*dt: J o
- C2g> ,• C'2g>' , A2X , A'2X' “7 1 7 1 7 1 7—
- + 2CC'
- G) (a)
- (l) -j- (i)
- -j- 2 AA'
- XX'
- X + X'
- —I— 2 AC —-1_ 4- aA'C'
- w -f- x ./
- 4- 2 ac'—4-2A'c g) 4- x' 1
- G)'X'
- G)' 4- X' to'X
- w' 4- x'
- Il y aurait lieu de discuter la valeur de l'énergie enregistrée par le bolomètre suivant les différentes valeurs de g) ctX.
- Cherchons si nous pouvons avoir syntonie complète, c’est-à-dire si, pour certaines valeurs de g>, X" to' X' cette énergie enregistrée peut devenir infinie (de la môme façon que pour le cas de résonnance d’un diapason l’expression de l’amplitude de vibration devient infinie).
- il faut pour cela que l’un des termes de l’expression précédente devienne 30. Il semble qu’il en soitainsi quand C etC' deviennent infinis,c’est-à-dire pour <0 = X, ce qui correspond à une antenne réceptrice identique à l’antenne d’émission (même période et même amortissement).
- Pour étudier ce cas posons :
- G) == X -j— S to' = X' 4- e',
- e et e' étant imaginaires conjugués. On aura
- C =
- ;(X-X')
- Mais comme £ et e' sont très petits les équations déterminant A et A' montrent qu’on a sensiblement
- f x'2 dt,
- J 0
- x'1 contient des termes de la forme
- C2G)2e-Mt et aCC'G)G)'el"+»,)‘) dont l’intégration de o à l’=>o donne : C2g)2
- 2 G)
- C2g>
- et
- 2CC'
- G) -I- G)'
- A = — C et A' = — C',
- C et C' étant très grands.
- Mais cependant, la deuxième équation écrite sous la forme :
- (C 4- A)X 4- (C' + A')X' 4- Ce 4- C'e' = o
- montre que, Ce et C'e'étant des quantités finies, A-|-C et A'4’C' ont des valeurs finies bien que A et C, A' et C' soient infiniment grands.
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- En faisant alors w = X et u>'= V dans l’expression de l’énergie enregistrée elle devient
- (A + C)» £ + (A'+ C')« ^ ^ (A + C) (A'+C').
- Tons les termes de cette expression restent donc finis et on ne peut avoir de résonance parfaite dans ce cas.
- L’expression de l’énergie enregistrée peut encore devenir infinie si le dénominateur de l’un de ses termes s’annule. Or, à cause de l’existence de l’amortissement, les quantités w, X, w', a' ont leur partie réelle négative. Donc pour que Tune des quantités to -|-X, X -f- X', etc... puisse devenir nulle, il faut que la partie réelle des quantités correspondantes o), X, ü>' ou X' soit elle-même nulle, c’est-à-dire que Fun des amortissements au moins doit être nul.
- Supposons par exemple que l’antenne réceptrice n’ait pas d'amortissement; les parties réelles de X et X' seront — o et on aura X -f- X' = o.
- On voit alors que dans l’expression
- x ~ Cewf -f- C'eM'e -f- Aelt -(- A! eVt
- les deux premiers termes qui sont amortis s’annuleront quand le temps deviendra suffisamment grand alors que au contraire, les deux derniers, non amortis, subsistent indéfiniment.
- Cette vibration propre de l’antenne réceptrice, en se prolongeant indéfiniment, donne une énergie infinie au bolomètre.
- Mais le cas ainsi envisagé est purement théorique et illusoire. Une antenne réceptrice sans amortissement ne permettrait pas la transmission de signaux, car ces derniers doivent avoir une courte durée ; d'ailleurs la chaleur communiquée au bolomètre se dissiperait par le rayonnement et ne pourrait s’accumuler indéfiniment.
- Pour permettre une transmission pratique avec syntonie parfaite, il faudrait en réalité qu’on ait ta =X= o, c’est-à-dire qu’il faudrait employer des ondes entretenues.
- a? Réception au cohêreur.
- Le cohêreur enregistre le maximum de .r, c’est-à-dire
- Examinons si la syntonie existe pour ta très voisin de X. Posons donc :
- ta = X -f- e w' = X' +
- On a :
- Ceiit -|~ Aelt = (A -f- C) ëKt -j- G [ebit — e7-*],
- A-f" C restant fini, comme nous l’avons vu, le
- terme (A C) + ^ a une valeur finie.
- Le deuxième terme est égal à ;
- C ext [elt — i )
- e étant très petit, on a très sensiblement ea — ! = $ £.
- CommcC = —la valeur du deuxième £ (X--------------X )
- terme est :
- et X ea _ teft e (X — X') “ X — X7*
- Comme i est en facteur, on peut croire que ce* terme peut croître indéfiniment. Cela serait vrai dans le cas d’un amortissement nul; X serait alors
- purement imaginaire, le module de e serait égal à i et le1 croîtrait infiniment avec t. On aurait alors une résonance parfaite.
- Mais s’il existe un amortissement on a :
- X — — a -f- /|3 avec — a < o, tel£ =
- Le module de te est alors te ,quantité qui, loin de croître, tend vers zéro quand t croit.
- On n’a donc aucune résonance dans ce cas.
- En résumé, on voit donc que, dans les deux cas de réception étudiés, la résonance n’est possible qu'avec l’emploi d’ondes entretenues,
- (A suivre.)
- 2 X max ûl [Ccwf -f- Ae'-O.
- IL Poincaré.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N° 51.
- LES LIGNES AÉRIENNES A HAUTE TENSION
- ♦
- L’établissement et la protection des lignes aériennes à haute tension sont à peu près les seules difficultés du transport de l’énergie à grande distance. Dans beaucoup d’installations, c’est la ligne qui laisse le plus à désirer ; dans d’autres les lignes ont été établies avec un luxe coûteux et souvent inutile. Assez rarement ce problème a reçu une solution rationnelle.
- Aussi avons-nous pensé qu’il ne serait peut-être pas sans intérêt, sinon d’exposer une méthode rigoureuse de calcul des éléments d’une ligne, tout au moins d’indiquer comment la question doit être posée.
- Une ligne de transport de force doit être envisagée au double point de vue mécauique et électrique.
- Au point de vue mécanique, les efforts à considérer sont principalement ceux qui sont dûs au vents, au givre et aux variations de température,
- Au point de vue électrique, il faut prévoir les surtensions pouvant résulter de variations brus-’ques ou progressives dans les constantes du réseau et surtout essayer de se protéger contre les décharges atmosphériques.
- Calcul d’une ligne au point de me mécanique. — La donnée est la section du câble résultant de la perte en ligne admise à priori.
- Les inconnues sont : la longueur des portées, l’écartement et la disposition des isolateurs.
- Les conditions à l'emplir sont les suivantes :
- i° La ligne doit produire sur les appuis, par les temps les plus défavorables, des efforts ne dépas-
- sont pas le —ou le — des efforts de rupture ;
- •i° Le contact de % câbles doit être impossible ;
- 3° Enfin le prix de revient du kilomètre de ligne doit être minimum.
- Cette dernière condition est essentielle, la construction des lignes éLant une des plus grosses charges d’une entreprise de distribution cKéne'rgie.
- Il faut, de plus, dans le calcul du prix du kilomètre, tenir compte de l’entretien de la ligne
- (remplacement des supports et des isolateurs).
- A priori, la portée moyenne doit être aussi grande que possible ; il y a pour cela plusieurs raisons :
- i° Le nombre des isolateurs, c’est-à-dire des points faibles de l’installation, est moindre ;
- a0 II y a moins de supports, donc le prix de revient doit être moindre ; mais comme la hauteur des supports croît avec la portée, il doit exister une portée correspondant au minimum de frais de premier établissement ;
- 3° Les variations de température produisent des variations moindres dans la tension des câbles (puisque la différence entre la longueur du câble et celle de la portée croit comme le carré de la flèche, c’est-à-dire à tension égale comme le cube de la portée) ;
- 4° Enfin, l’écartement des câbles étant plus grand et les supports plus élevés, les accidents dus à la malveillance sont moins à redouter.
- Pour calculer la portée-correspondant au minimum de frais, il faut d’abord établir le prix d’un support.
- Les efforts supportés par les appuis sont : le poids des câbles, l’effort du vent agissant sur les câbles et les poteaux, et la résultante des tensions égales du câble de chaque côté du poteau. Cette résultante est nulle en alignement. Elle peut être considérable dans le cas d’un angle vif.
- Nous avons supposé les tensions égales de chaque côté du poteau parce qu’il en est ainsi en réalité. Tous les supports sont élastiques; si l’on remarque qu’une flèche de quelques centimètres prise par le poteau suffit à faire Avarier latension du simple au double, avec les portées usuelles, il devient évident que le poteau prend de lui-même la position d’équilibre.
- Nous n’examinerons pas davantage le cas où le poteau supporte tout l’effort de traction d’une portée. Si c’est un poteau d’arrêt, il devra être calculé spécialement. Mais dans le cas où une portée vient à se rompre (court-circuit ou chute d’un arbre sur les câbles), les poteaux entre les-, quels la ligne est coupée s’inclinent sous la traction des câbles, et la flèche élastique qu’ils
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- prennent diminue la portée voisine de telle sorte que la tension des câbles tombe bien au-dessous de sa valeur normale.
- Cet effet est bien connu, mais on n’a pas donné de calcul simple permettant d’apprécier dans quelles proportions la tension initiale est réduite.
- Il a été indiqué dans La Lumière Electrique du 11 juillet 1908 une méthode graphique permettant de résoudre ce problème à la condition que l'on admette qu’au bout d’un certain nombre de portées la tension est restée la même. Mais ce nombre de portées est choisi arbitrairement.
- Onpeut, par un calcul élémentaire, trouver une limite supérieure de la tension agissant sur les appuis entre lesquels la portée est rompue. Dans la plupart des cas de la pratique, cette limite est assez basse pour qu’il n’y ait pas intérêt à diminuer au delà du chiffre ainsi obtenu la résistance du support dans le sens de la ligne.
- 11 suffit de supposer que dans la 3e portée, après la portée rompue, la tension est égale à la tension initiale.
- Cette hypothèse est évidemment exagérée, puisque la tension dans cette portée est en réalité moindre et par suite le déplacement e du poteau plus petit; donc la tension t! de la portée i, 3 est moindre que celle que donne le calcul ainsi conduit; il en est de même de la tension t." cherchée.
- Pour simplifier le calcul, négligeons l’élasticité du câble (on pourra vérifier après le calcul que son effet est très petit). Nous négligerons aussi dans l’expression de rallongement de la portée la valeur de e'-s devant la valeur de la portée a; le calcul n’en sera pas moins exact, puisque nous négligeons en somme un infiniment petit dans l’expression d’une quantité finie.
- En appelant s e' et e" les flèches élastiques
- des poteaux 3, 2, i, on a entre la portée a la longueur du câble l et la llèehe f\/'ou /'" les relations (en supposant les portées égales) :
- O
- l — a —f— $! — e~ - —, (i)
- Su '
- ü fit2
- /—a + e" —e' = (ai
- 3 a
- Or
- e' = K (*' — *'), e"= K t",
- , h3
- K étant une constante K — —rr,-
- 3 El
- Posons l — « = S et « == fl\
- p a2
- a est une constante, a — —— .
- O
- En remplaçant dans les équations (i) et (2) s, s' et e" par leurs valeurs ; /“ et; /'" par leur expression en fonction de t! et t", on a deux équations entre f et t”.
- La première donne t" en fonction de t' et de
- en portant cette expression dans la deuxième
- et en effectuant les réductions, on trouve une équation du neuvième degré.
- 12 Kr9— (4 K/'
- x9 3 a
- i6a2S
- a.‘ , r-t/ !68^+-
- 3«K2
- K
- (K*'—/,S)ü"4-
- ...43)
- 3 S3\ , f'iiaïl' 2o8x2c\ K*)**3TÔT) 704a” „3 , /448«*o _ 64a4fr\ 9 a2 K \9 a2 K2 9 à2 K J
- /** t"2
- 2 X 83.aü 27.a3 K3
- (5)
- Cette équation (3) semble compliquée, mais en remplaçant les lettres par leur valeur suivant le mode de construction de la ligne, on a des coefficients simples et, après quelques tâtonnements, on voit entre quelles valeurs se trouve comprise la racine réelle de cette équation. Il suffit de considérer les termcs'principaux et de voir pour quelle valeur de l" le premier membre de cette équation change de signe.
- Ainsi, par exemple, prenons le cas d’une portée de /,om avec trois câbles de 33 mm2,3, une tension initiale de 5k9 par millimètre carré, soit 5ook8 au
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.
- IV (2° Série). — N° 51.
- total, et line valeur de Iy = o,oo5, c'est le cas des poteaux de bois.
- L'équation (3) devient :
- pa2 i X i Goo
- « = — - —g— = ao».
- 8 f l /io3
- o — - — —--------L_---- — om,oi.
- 3 a a'i X (î>oo)2
- o,o6/9— 9,7 /8 — 19,7 /7 — 5,G X io/h/,G 4- 5, a X u>G/° 5,3 X 10“^ -f- i5,G X io3/3 — G,9 X 10"tr
- — i,r>a x io15 = 0.
- En substituant dans le premier membre de cette équation o et 100, on trouve le signe —; en substituant *200 on trouve le signe -La racine de l'équation est donc < aoo. On voit que dans ce cas la tension est voisine du tiers de la tension initiale.
- De meme avec une portée de 8om et une tension initiale de ioks par millimètre carré, pour les memes câbles, on trouve avec la meme valeur de lv environ 35okg, c'est-à-dire encore le tiers de la tension primitive.
- Mais il n’en est plus de meme si les conditions sont dilTérenlcs.
- En particulier, si les supports sont rigides, la tension reste la meme. Egalement si les portées sont très grandes.
- Dans ce calcul approché, nous avons négligé l’élasticité du til. Or la différence de longueur provenant du raccourcissement élastique du fil, pour /,om de longueur et une différence de 3ao ks pour 100 mm2, est
- d = 3,a X âo X 0,78 X 10 2 = oin,oioi/| tandis que la valeur de 0 devient
- f'y-i
- 5" = 0,01 X ~-= 0,09, puisque la flèche a triplé.
- On voit que, dans les limites d’approximation que nous avons admises, le calcul reste suffisamment exact.
- Il est d'ailleurs facile de tenir compte de l'élasticité dans les équations (1) et (a). L’équation (3) reste du meme degré, les coefficients sont un peu plus compliqués mais pciï différents de ceux que nous avons donnés.
- Cette méthode ne donne pas la solution analytique exacte du problème, mais seulement, nous le répétons, une limite certaine de l’effort maximum que le poteau aura à supporter dans le sens
- longitudinal. On voit que cette limite n’est quelquefois que le tiers de la tension initiale.
- Au contraire, le vent agissant normalement à la ligne peut donner des efforts bien supérieurs, surtout avec les grandes portées et lorsque les câbles sont chargés de givre. Le vent 11e chasse pas toujours le givre qui est plus tenace qu’on ne le croit généralement. 11 est prudent, dans les pays où les vents sont violents, comme en Provence et dans le Languedoc, d’admettre un effort de 15okg par mètre carré de surface plane soit 9°kiï pour les surfaces cylindriques. Avec un tel vent,des wagons do marchandises pesant 6 tonnes et mesurant 8m de long sur a1" de hauteur doivent être renversés. Cela se produit quelquefois, niais rarement. En tenant compte dans ces conditions (fini coefficient de sécurité de /|,on ne risque pas de dépasser la limite d’élasticité des supports.
- Quant à reflet du givre, il peut être énorme dans certaines zones. C’est ainsi qu’on a vu, à 1 ooom d’altitude seulement, des câbles atteindre un diamètre de ricm. 11 est évident que, dans ces régions, il faut des supports et des câbles d’une résistance exceptionnelle, mais nous 11e nous occuperons pas de ces cas particuliers.
- En résumé, les supports doivenL avoir dans le sens longitudinal une résistance suffisante pour éviter, en cas de rupture d’une portée, la chute des portées voisines, et dans le sens transversal un moment résistant trois ou quatre fois supérieur au moment de renversement du à l’effort du vent.
- Les supports employés sont cependant presque toujours symétriques.
- Ce sont principalement:
- i° Les poteaux en bois injecté au sulfate de cuivre, au bichlorure de mercure ou à la créosote.
- a0 Les pylônes métalliques en treillis.
- 3° Les poteaux en ciment armé.
- ci) Les poteaux en bois sont les supports les plus économiques. Il faut toutefois considérer que, au-dessus de iam, leur résistance est souvent insuffisante et que leur prix augmente rapidement. Leur durée est très variable, mais il est imprudent de compter sur une durée de plus de quinze ans pour des poteaux très soigneusement injeclés au bichlorure ou à la créosote.
- Ces deux procédés sont nettement supérieurs à celui au sulfate de cuivre, surtout pour l’emploi dans les terrains calcaires.
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- Les prix les plus bas pour des poteaux injectés sont pour les poteaux de :
- 9“ d’une résistance de 8ookffm, i3 l i anes
- I 0111 » 1 (MX) )) , <« »
- II® » I ‘JlOO » »
- I‘2m » T 5oo » , V, »
- Les poteaux de bois ont un inconvénient qui peut être très grave. Ils brûlent lorsqu’un cable à haute tension vient les toucher et peuvent, se scier littéralement sans que l’usine s’en aperçoive. Ijes cables n’étant plus retenus peuvent ainsi occasionner des accidents inattendus, surtout lorsque le poteau est au sommet d’un angle.
- Enfin, la résistance des poteaux de bois est tellement faible qu'ils ne peuvent être utilisés que dans les alignements. Sur les courbes, il faut les eontrcficher, ce qui double sensiblement leur prix.
- b) Les pylônes en treillis peuvent être établis avec toute la solidité désirable. Leur construction se prête facilement au calcul. Leur prix diminue par l’emploi de cornières légères très écartées, entre-toisées par un treillis résistant seulement à l’effort tranchant.
- Mais l’encombrement augmente avec l’écarte-ment des montants et le limite de om,5o à oin,8o.
- L’emploi de cornières trop légères expose le pylône à l’attaque rapide de la rouille, surtout dans la partie enterrée. On sait que l’oxydation du fer dans le sol est excessivement rapide.
- De là la nécessité d’encastrer les pylônes dans un massif de béton de ciment. Il est de plus réglementaire d’entourer les pylônes d’un coffrage en bois de 3ïn de hauteur. Tout cela augmente très sensiblement leur prix.
- La durée de ces pylônes dépend surtout de l’étanchéité de la gaine protectrice en béton. On peut admettre comme approximation suffisante le double de la durée admise pour les poteaux de bois, soit trente ans pour les treillis légers.
- Cette durée sera beaucoup plus considérable pour les fers d’épaisseur supérieure à G,nm, par exemple.
- En outre des pylônes en treillis, il existe une grande variété* de poteaux en fer, fers U? poteaux tubulaires, dont les dimensions à la base sont sensiblement (‘.gales à celles des poteaux de bois.
- Les poteaux de ces divers systèmes ont l’avantage de réduire les frais accessoires dont nous
- avons parlé (massif de béton, coffrage, etc.) ; le poids du fer reste à peu près le même. Mais, en général, la résistance de ces poteaux à base réduite est très inférieure à celle des poteaux en treillis. Nous reviendrons plus loin sur ce point en prenant des exemples et montrerons comment, à notre avis, on peut cou ci lieu* les trois qualités-à rechercher, économie, solidité, durabilité.
- c) Les poteaux en ciment armé ont été introduits assez récemment sur le marché ;on ne peut; donc connaître expérimentalement leur durée. Elle parait devoir être très grande. Pour la partie encastrée dans le sol, cette durée dépendra sur-, tout de la qualité du ciment employé. Le ciment protège le fer contre la rouille, mais à la condition qu’il ne se produise pas de (issures. Les poteaux de fer étant encastrés dans un massif en béton de ciment ne diffèrent pas, pour la partie enterrée, des poteaux en ciment armé. Cette remarque réduit la comparaison des deux systèmes à celle de leur prix de revient pour une résistance déterminée. Les constructeurs de poteaux en ciment armé font ressortir l’avantage de la gaine protectrice meme pour la partit; exposée à l’air libre, mais nous croyons que l’oxydation des fers d’une certaine, épaisseur . dépassant (),,,m est assez faible pour que la durée moyenne de ces poteaux soit supérieure au chiffre de trente ans que nous avons indiqué comme chiffre de comparaison. Nous avons pu constater que des pylônes placés depuis plus de douze ans, et dont le treillis n’avait pas plus de 3,nm d’épaisseur, se sont tous parfaitement conservés, sans avoir été l’objet de précautions spéciales. On peut donc admettre que les poteaux en fer, aussi bien que les poteaux en ciment armé, dureront assez longtemps pour permettre l’amortissement complet de l’installation.
- Au point de vue de la résistance mécanique,le béton de ciment remplace le treillis entretoisant les montants des pylônes. Si l’on suppose que le fer seul résiste aux e(Torts d’extension, il est facile de voir que l’emploi du béton ne donne ([ii’une faible économie de fer, celle du treillis dont le poids ne dépasse pas le quart du poids total.
- On sait d’ailleurs que le moment résistant d’un poteau en treillis,composé de quatre cornières de section a* écartées de A111111, est proportionnel à •>. sh. Si le poteau est circulaire et creux de dia-
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- mètre cl et d’épaisseur E, ce moment est proportionnel à E d?.
- Il y a don'* avantage à augmenter les dimensions à la base. Mais dans le cas du poteau en ciment armé, le remplissage en béton oblige à restreindre ces dimensions à cause de l’augmentation rapide du poids du poteau.
- D’ailleurs,le béton armé est surtout avantageux pour le cas de poutres dissymétriques comme celles des planchers où la direction des efforts est toujours la même. Pour les poutres symé-
- •—1—
- £ I2S ffj
- Hauteur des poteau* en m
- Fig. a.
- triques comme les poteaux, l’économie de fer est bien faible.
- 11 faut, de plus,avecces poteaux, prévoir des dispositifs spéciaux pour la fixation des isolateurs. Leurs prix sont assez variables suivant les fabricants, mais, pour les poteaux d’une résistance supérieure à 3 oooksm, ils sont en général supérieurs à ceux des poteaux en fer de même résistance et de même hauteur. Le poids dépasse souvent i oookB et, par suite, il faut des appareils de levage pour les mettre en place. Par contre, leur encombrement est réduit, ce qui est à considérer dans le cas de lignes traversant des agglomérations.
- Exemple. — Prenons par exemple le cas d’une ligne composée de 3 câbles de 3o millimètres carrés.
- Les isolateurs pesant 3kB coûtent /, francs pièce
- (tension de service : ooo volts). L’effort du
- vent sur les câbles est, par mètre courant,
- go X o,oo65 — 58Br.
- Nous avons établi (courbe I), (fig. u), suivant la hauteur des poteaux, le nombre de poteaux par kilomètre, avec les hypothèses suivantes :
- La tension minima est 7kB par mm2. Les isolateurs ont une distance verticale égale à la flèche maxima correspondant à cette.tension de 7kB. La hauteur au-dessus du sol, au point le plus bas, est 6m. Le poteau est fiché en terre de im 70.
- Nauteur c/es poteaux en m
- Fig. 3.
- Ainsi, pour une portée de 8om, on a :
- 0,009X6400-1 8X7
- etVi = 3 X i,o3-f-6+ 1,70=10“,79,soit 11 mètres.
- Avec cette portée, il faut 12,5 poteaux par kilomètre.
- Les courbes II, III, IY et Y indiquent le prix des poteaux mis en place avec leurs isolateurs.
- La courbe II est relative aux poteaux de bois. La courbe III à des poteaux en fer U que nous allons décrire. La courbe IV à des poteaux en ciment armé. La courbe V à des pylônes en treillis.
- En multipliant les ordonnées de ces quatre courbes parcelles de la courbe I, on obtient le prix de revient du kilomètre de ligne, déduction faite du prix des câbles qui est constant (fig. 3, courbes 1, II, 111, IV)..
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- Les courbes II, III, IV sont compai'ables, puisque ces poteaux ont la même durée. La courbe I donne le coût d’établissement d’une ligne en poteaux de bois, mais la durée est moitié moindre. 11 faut donc, pour une durée de-trente ans, prévoirie remplacement des poteaux, soit environ 45 francs par poteau de i‘im ou 45o francs par kilomètre, mais il faut déduire de ce total l’intérêt de ce supplément pendant quinze ans, soit, à 5 %, environ a fi\, ^5. Si le remplacement entraîne des frais supplémentaires (indemnités pour arrêts du courant), il faut en tenir compte. Au total, le prix de la ligne sur poteaux de bois est souvent le double de celui qui résulte de la courbe I.
- D’ailleurs, les courbes de la figure j. ne s’appliquent qu’aux alignements. Dès qu’il faut prévoir quelques poteaux d’angle, le prix du kilomètre augmente rapidement pour les lignes en poteaux de bois. 11 reste à peu près le même pour les lignes en fer (il suffît de modifier la disposition des fers pour transformer les pylônes ordinaires en pylônes d’angle). Pour les lignes à poteaux en ciment armé, le prix augmente à peu près de la même quantité que pour les lignes avec poteaux de bois. Avec des 'lignes un peu tendues et de grandes portées, les poteaux de fer seuls permettent de maintenir les angles.
- D’ailleurs, l’inconvénient déjà signalé des poteaux de bois qui peuvent être brûlés par le courant oblige, dans bien des cas, à renoncer à leur emploi dans les angles. Et comme toutes les lignes comportent de nombreux angles, on voit que l’avantage apparent des poteaux de bois n’est souvent pas réel.
- Pour 1 es alignements établis à travers les propriétés privées, le prix du poteau doit être majoré de l’indemnité accordée pour droit de passage. C’est encore un autre désavantage des lignes à portées courtes comme sont généralement les lignes sur poteaux de bois.
- Les prix indiqués sur les courbes de la figure i sont pour les poteaux en ciment armé des prix résultant de diverses offres. Pour les poteaux en bois, en fer U et en treillis, ce sont des prix obtenus réellement dans la construction de diverses lignes.
- Les poteaux en fer U (fig. 4) sont composés de ! tronçons en 1ers de dimensions croissantes tels que la résistance à chaque joint est proportion-
- L j-ûo~ J
- Fig*. 4-
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- uellc à la distance au sommet (condition d’égale résistance).
- Un tel poteau de iam de hauteur, composé de fers U de 120, 100 et 80 espacés de om,2o au sommet et de on,,5o à la base, peut supporter une traction de i8okg au sommet dans le sens de la ligne, sans que la limite d’élasticité soit atteinte (cas de la rupture d’une portée). Dans le sens perpendiculaire, ce poteau peut supporter un elfort permanent de 8ookç. Le poids du poteau de 12111 est 3ookff et le prix est de 3o francs les ioo^, rendu sur place.
- Le pylône en treillis de nm est composé de 4 cornières de 5ox 5o X 6 entretoisées par des cornières de 3o X 3o X 4 espacées de 70ümm (distance verticale de 2 rivets). La résistance est la même dans deux directions perpendiculaires. Ce pylône peut supporter un effort permanent de 5ookK au sommet. II pèse 35okget revient à 35 francs les iookg, rendu sur place.
- Tandis que le poteau en fer U n’exige qu’un cube de béton de ciment de om,4o X 0,70 X i,n,8o, celui-ci est encastré dans un massif de om,8o X om,8o X im,8o.
- Les dimensions du coffrage en bois sont également plus grandes. Au total, la mise en place du poteau en fer U avec son coffrage coûte environ 25 francs, celle du pylône 60 francs.
- Pour êt?*e complet, nous devrions considérer encore la combinaison des poteaux de bois en alignements, en renforçant toutes les 4 ou 5 portées de poteaux en bois par un poteau de fer intermédiaire pouvant supporter l’effort du vent agissant sur toute la travée de poteaux de bois.
- De cette manière, on pourrait laisser les poteaux pourrir à peu près complètement, et leur durée serait très sensiblement augmentée sans que la solidité de la ligne fût compromise.
- (A suivre.) E. GaÏsset.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- Les stations centrales en Allemagne.
- Le gouvernement impérial allemand présente à la Chambre de l'Empire un projet d’impôts sur l’énergie électrique, le gaz et les appareils d’éclairage; à ce projet est joint un rapport très intéressant concernant les stations centrales, auquel nous empruntons les renseignements suivants.
- Le tableau I montre l’accroissement de la production de l’électricité :
- Tableau I.
- ANNÉES NOM KRE DE CENTRALES PUISSANCE TOTALE DES STATIONS PUISSANCE des Appareils DESSERVIS
- 1895 1898 1901 1904 1907 l8o V> 768 ï 028 i 43o 46000 kw. 1 I I OOO 342 000 431 000 — 849000 — 47000 kw. 1 20 OOO 33oooo — 567 000 I [O I OOO 1 1
- vLa puissance des installations particulières est estimée, d’après Bcttman, à six fois celle des stations vendant de l'énergie.
- En ipo3, les frais directs de production par kilowatt-heure (c’est-à-dire ceux pour le combustible, le graissage et les salaires) étaient :
- I. — Pour des stations d’une puissance supérieure à 5 000 kilowatts, de 12,0 c. (10 pf.).
- II. —Pour des stations d’une puissance de 2 000 à 5000 kilowatts de 16 c, (12 pf.).
- III. — Pour des stations d’une puissance de 1 000 à 2 000 kilowatts, de 16,25 c. (i3 pf.).
- IV. — Pour des stations d’une puissance de 5oo à 1 000 kilowatts, cle 17,0 (14 pf.).
- V. — Pour des stations d’une puissance de a5o à 5oo kilowatts, de 18,75 c. (i5 pf.).
- VL — Pour des stations d’une puissance de 100 à 200 kilowatts, de 20 c. (t6 pf.).
- VIL — Pour des stations d’une puissance au-dessous de 100 kilowatts, de 24 c. (20 pf.).
- Il y a cependant beaucoup de stations dans lesquelles les frais sont inférieurs à 12,5 c. (10 pf.) cl d’autres où le prix de 24 c. (20 pf.) est dépassé.
- Les stations centrales suivantes produisent le kilowatt-heure à un prix inférieur à 12,4 c. ; Aix-la-Chapelle, 9,674 c. (7,74 pf-) ; Berlin, 7,62 > c. (6,10 pf.) Breslau,t),Ô75 c. (7,74 pf.);Cassel, n,i >e. 8,92 pf.);
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- Charlottenbourg, 7,65 c. (6,12 pf); Dusseldorf, 7,875 c. (6,3 pf.); Essen, G,5i c. (5,2i pf.); Franc-fort-surle-Mein, 7,71 c. (6,ai pf.) ; Ilaute-Silésie, 5,6o c. (4,48 pf.), etc.
- Les stations suivantes ont un prix de production supérieur àa5 c. (aopf.); Achern, 3o,ai c, («'1,17 pf.) ; Blankensee, 3i ,i ‘lc. (24,9) ;Dantzig,3a,6a c. (a6, 1 pf.) ; Karlsruhe, 3oc. (a4 pf.) ;Liegnitz, 29,37 c. (a3,5 pf.); Worins, 4^,65 c. (3a,5 pf.) ; Stellin, 25,81 c. (20,65 pf.) ; etc.
- Les recettes par kilowatt-heure vendu se sont élevées : (Tableau II).
- Tableau II.
- GROUPES NOMIIRE I)F. STATIONS CENTIMES PFENNIG
- I 14 a 8 2*2,
- II IO ‘MJ,7
- III *9 36,5 29,0
- IV a 3 :*7>r» 3o,o
- V i5 45,8 36,6
- VI 10 5o,o /,<»,<>
- VII 7 46,/, :i7,i
- Ainsi que le dit le rapport, les différences proviennent, outre des circonstances locales, de la plus ou moins bonne administration.
- Le rapport cite, comme exemple des bénéfices qui peuvent être réalisés par une bonne administration, ceux des stations électriques de Berlin, qui paient à la ville une redevance annuelle d'environ, 6/25 millions de francs (5 millions de marks) et distribuent cependant un dividende de 10 à 11 % à leurs actionnaires. Du ier juin 1906, au ier juin 1907, ifs ont vendu 143 millions de kilowatt-heure à un prix moyen de 19,6 c. (i5, 9 pf.) et une dépense directe de 7,4 c. (5,9 pf. ?) par kilowatt-heure. On paie donc environ 3,75 c. (3 pf.) par kilowatt-heure à la ville.
- Les kilowatts-heures distribués se répartissent de la manière suivante.
- Eclairage privé ü8,5 millions de kw.-h.
- Eclairage public 3,4 — —
- Installations industrielles. . 9 —
- Tramways 56, a — —
- Consommation propre des usines 3,8 — —
- Le rapport indique ensuite les chiffres suivants
- datifs à l’éclairage au gaz et à l'électricité.
- Un mètre cube de gaz donne. »
- bougies-heures
- Bec Àucr droit.......................... 56o
- Incandescence renversée................. 1 000
- Foyers intensifs avec gaz sous pression. 1 000
- Un kilowatt-heure donne :
- bougies-heures
- Lampes a incandescence ordinaires...... 33o
- — — améliorées .... 500
- Lampes Nernst et au tantale......,..... 500
- Lampes Osram, wolfram, au zircoue. 700 à 1 000 Lampes à are à courant alternatif...... 800
- — — continu. ....... 1000
- — à flammes............... 2000
- Lampes à vapeur de mercure............. 1 600
- Lampes à mercure avec tubes de quartz. 3 000
- L’annexe du rapport contient on outre nombre do tableaux intéressants, concernant les économies réalisées dans la. production de l'énergie, les prix de vente et les usines hydrauliques; 12 centrales installées dans des villes de plus de 100 000 habitants ont diminué la consommation de combustible pour la production de l'énergie électrique, dans les proportions indiquées au tableau III.
- Tableau III.
- 1901 1902 1903 PROGRÈS
- Watts-heures produits par calorie. . . 0,064 0,068 0,070 10 %
- Watts-heures utiles distribues par calorie.. . o,o51 0,057 0,062 »3 %
- Les usines de Berlin, grâce à leur bonne administration, produisent 0,109 waUs-hcurcs, par calorie; la station eentale de Mannheim seule s'en rapproche avec 0,107 walts-licurcs par calorie.
- Le tableau IV montre les progrès réalisés dans les usines de Berlin.
- Tableau IV.
- 1900 1901 1902 1903 PROGRÈS
- Watts-heures produits par calorie. Watts-heures uti- 0,084 0,078 0, io3 0,109 2 » 0/ I /0
- les rendus par calorie 0,067 0,076 0,082 o,o58
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- Il y a également eu progrès dans les petites usines, comme l'indique le tableau V qui donne des moyennes pour des villes de moins de ioooo habitants.
- Tableau V
- 1900 1901 1902 1903 PROGRÈS
- Watts-heures produits par calorie. Watts-heures utiles o,o45 o,o45 0,047 o,o54 20 %
- vendus par calorie o,o33 o,o33 o,o36 o,o43 3o
- On peut donc dire que, dans l’espace de quatre ans, la consommation de combustible, consommés par watt-heure, a diminué d’au moins 20 % .
- Les prix de revient direct par kilowatt-heure (c’est-à-dire les dépenses de combustible, de graissage et les salaires) ont baissé de 1903 à 1906, dans certaines villes, comme l’indique le tableau VI.
- Tableau VI
- 1903 1906
- 1 - — EN %
- centimes pfennig centimes pfennig
- Aix-la-Chapelle. 7>7 6,2 6,2 5,0 19
- Barmen 1 *>9 9,5 9,2 7,4 a 3
- Cologne 5,i 4,i 4,7 3,8 9
- Dusseldorf 7>7 6,2 7>° 5,6 10
- Elberfeld...... 5,8 4,6 5,. 4,1 10
- Hanovre 11,1 8,9 10,5 8,4 5
- Sur ioo5 centrales :
- 41, soit 4 % , vendent l’énergie pour lumière à plus de 75 c. (60 pf.) par kilowatt-heure.
- 3ÎHJ, soit 36 % , vendent l’énergie pour lumière de 70 à 64 c. (60 à 5i pf.) par kilowatt-heure.
- 477, soit 43 % , vendent l’énergie pour lumière de 63 il ai c. (5o à 41 pf.) par kilowatt-heure.
- 128, soit 12 % , vendent l’énergie pour lumière à moins de 5o c. (40 pf.) par kilowatt-heure.
- Le prix de base du courant pour lumière varie donc entre 5i et 70 c. (41 et 60 pf.) dans 84 % des usines.
- Sur 997 stations centrales.
- i32, soit i3 % , vendent l’énergie motrice à plus de 5o c. (40 pf.) le kilowatt-heure.
- 36, soit 4 % , vendent l’énergie motrice de 5o à 39 c. (4o-3i pf.) par kilowatt-heure.
- 113, soit 11 % , vendent l'énergie motrice de 38 à 32 c. (3o-26 pf.) par kilowatt-heure.
- 276, soit 28 % , vendent l’énergie motrice de 3 1 à 2.5 c. (20-20 pf.) par kilowatt-heure.
- 4o4, soit 40 % , vendent l’énergie motrice de 20 à 20 .c. (20-16 pf.) par kilowatt-heure.
- 36, soit 4 % , vendent l’énergie motrice à 20 c. et au-dessous (i5 pf. et au-dessous).
- Le prix moyen de revient et les prix moyens des recettes par kilowatt-heure vendu, pour i3q stations en 1906, se sont élevés à :
- Prix moyen de revient......... 17,14 c. (12,91 pf.)
- Recette moyenne / pour lumière. 00,23 (40,26 )
- par kw.-h. ) pour énergie (location de comp-1 motrice... 22,29 (17,83 )
- teurs comprise). [ pour traction. 16,04 (12,o3 )
- Recette moyenne................ 35,36 (28,29 )
- L’annexe du rapport donne en outre, d’après les comptes rendus de l’Association des usines électriques allemandes et les additions de Bellmar-Hoppe, l’excédent brut des recettes sur les dépenses, en pour cent du capital d’installation pour 1905 (Tableau VII),
- Tableau VII
- PUISSANCE ù! D’APRÈS LES COMPTES RENDUS d'après dettaiar
- DES CS —— -—— m—
- STATIONS minimum
- O maxi- moyenne nom- movenne
- en kw. muin % % % bre %
- 5o-ioo IO 8,55 1,82 5,t»8 18 7*1
- 100-250 1 I 14,82 1,60 7,3(> 73 9>2
- 2!) 0-300 >7 i3,o4 4,i5 8,40 20 >i,7
- 5oo-i 000 2-9 i3,6o 3,14 8,5o )>
- I 000-2 OOO •ib 14 >84. 5,02 8,t)6 »
- 2 000-5 000 17 u),36 5,65 9.55 »
- plus de 5 000 14 i4,83 5,4i 9,5g »
- Total... 123 Moyenne générale 8,5 111 9.3
- 283 stations centrales appartenant à des villes ou à des communes prussiennes ont eu, en 1900, pour une fourniture de 13p millions de kilowatts-heures, un excédent de recettes de 22,870 millions de francs (i8,3 millions de marks). (Dans ces données ne sont pas compris les intérêts, l’amortissement et renouvellements). Ces recettes correspondent à i55,625 millions de francs (124,6 millions de marks de dettes.
- Si l’on compte les intérêts, l’amortissement, les renouvellements à 10 % des dettes, il reste pour le bénéfice brut environ 7,4 millions de francs (6,9 millions de marks) soit 5,3 c. (4,2 pf.) par kilowatt-heure
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- pour un excédent brut de recettes de i5,i c. (ia pf. 9) par kilowatt-heure.
- 67 sociétés allemandes par actions pour la fourniture de l’énergie électrique ont distribué en 1906-1907, en moyenne un dividende de 5, 1 %; 38 grandes centrales municipales allemandes ont, en 1904, pour une fourniture de i33 millions de kilowatts-heures utiles, réalisé un bénéfice de 10,7 millions de francs (8,6 millions de marks). Les recettes ont été de 39 millions de francs (3i,2 millions de marks). Les recettes par kilowatt-heure ont donc été de '25,9 c* pf.) et les bénéfices de 8,1 c.
- (<V> pf.)-
- Le tableau VIII, extrait de YElektrotechnische Zeitschrift, indique la nature de la puissance motrice des usines.
- Tableau VIII.
- nombre j)K PUISSANCE
- CICNTl tALKS DUS MOTEURS
- PUISSANCE MOTRICE - _ —
- % kw. °'o
- Y apeur G69 44,0 544 58o 74,5
- Vapeuret gaz ou moteurs à explosion 53 3,4 i5 950 2,2
- G az et autres moteurs i\ explosion. . 210 13,7 25 080 3,4
- Gaz et moulins à vent 1 » 10 »
- Enn 161 10, 5 16 35o 2,2
- Eau et vapeur 288 18,8 II608S 16,0
- Eau, vapeur, gaz, etc 27 1,8 5 260 0,7
- Eau et gaz ou moteur à explosion.. 36 5,G 6 680 o,9
- Electricité d’autres usines 32 2,0 745 0,1
- Inconnus. 3 — » )>
- 1 53o
- Les centrales hydrauliques sont au nombre de 56*2, soit 36,8 % de toutes les usines, leur puissance totale est de 1.44 36o kw ou 18 % de la puissance globale; sur ces usines, 401 ou 26 % de l’ensemble des usines ont des moteurs accessoires d’une puissance de 128 000 kw, soit 17,5 % de la puissance globale; de sorte que 10,5 % des usines ne marchent qu’avec l’eau et ont ‘2*2 % de la puissance globale.
- En Bavière, il y a 182 usines hydrauliques d’une puissance de 48 088 kw, soit 7 % de la puissance globale.
- Dans le grand duché de Baden, il y a 43 usines hydrauliques d’une puissance de 19 3oo kw, soit 26 % .
- Dans le Wurtemberg, 72 usines hydrauliques avec 19 3oo kw, soit *2,6 % .
- Dans le l’este de l’Allemagne, '262 usines hydrauliques, avec 078 72 kw, soit 8 % de la puissance globale.
- PUISSANCE HYDRAULIQUE UTILISABLE ET ACTUELLEMENT UTILISÉE EN ALLEMAGNE
- D’après Mayer, utilisation des chutes d’eau [en partie revue sur de nouvelles données).
- a n (/} P H P K X 5 H P y. % à B S REMARQUES
- Bavière chevaux 065 000 900 000 58 000 524 000 3o4 600 45 000 100 000 chevaux » n5 000 8 700 106 400 228 000 9000 23 000 % 17 12,3 i5 20 74 20 23 <V après Mayer de source ofliciçllc
- Wurtemberg .... Baden
- Prusse
- Saxe Alsace-Lorraine.. Totaux ....
- 1 931 600 490100 25
- La proportion de la puissance utilisée à la puissance totale utilisable dans les divers états est donc :
- Prusse.... ...
- Baden 18,0
- Bavière ia,3
- Alsace-Lorraine.................... 10.9
- Wurtemberg
- Autres Etats 7,o
- F. L.
- BREVETS
- Appareil pour la mesure des résistances des mises a la terre. — Richard Stoszel. — Brevet allemand n° 198 g55.
- Cet appareil a pour but la détermination rapide et précise des résistances de mise à la terre, telles que celles des télégraphes, téléphones, paratonnerres, etc. Le schéma des connexions est indiqué par la figure 1. La mise à la terre à mesurer x est branchée à la borne 1, et deux autres terres auxiliaires de résistances// et 3 sont branchées aux bornes 2 et 3. Au début de l’expérience, le curseur*? établissant le contact entre le conducteur i et la résistance étalonnée m est poussé à l’extrémité gauche de la barre i et appuie ainsi le commutateur à ressort f contre la borne de gauche, par l’intermédiaire du doigt isolant 1 v. Le curseur c est alors glissé sur la barre h de façon à amener au zéro le galvanomètre g. On a alors
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2® Série). — N® 51.
- dans le pont de Wlieastonc formé par le galvanomètre g, la pile 2, et les résistances [x iù,b et a (ü) étant la résistance comprise sur m entre les curseurs e et <••) la relation
- position du commutateur * se trouve identique la valeur correspondante du rapport —.
- R. S.
- a
- b
- x + 3 IV
- d’où
- Résistance inductive réglable. — C. Meyer. — Brevet allemand n° 200 940.
- En laissant immobile le curseur <•, on déplace le curseur e vers la droite de façon à obtenir une nouvelle position d’équilibre. En désignant par o>' la
- Fig. 1.
- nouvelle résistance interceptée entre les deux curseurs et par v la résistance de m à gauche du curseur e, on voit qu’on a un pont de Wheastone formé par les résistances s, et {b a.j. On a
- donc :
- x
- b + e
- Cl —|— X —j- Z
- b + i> -+- w"
- ou en remplaçant x -(- g par — iv, ç -|- w' par «’
- ‘M
- b -(- \v
- a
- V
- d’où
- cl
- w
- a
- X ~~rW
- b
- a a
- bw = bv-
- Qn voit qu’en connaissant — on tire de la lecture de
- v la valeur de la résistance de la mise à la terre x. La barre m est étalonnée en ohms, et en face de la
- Une culasse en fer c est munie de trois pièces polaires def. La résistance inductive est formée des deux bobines a et b montées eu série et enroulées sur les pôles de te. Le circuit magnétique est fermé par le noyau mobile g-. Lorsque le noyau g se trouve dans la position indiquée par la figure 1, le flux magné-
- Fig. 1.
- tique engendré par la bobine a, par exemple, se ferme par la moitié correspondante de la culasse c et du noyau g'et par le pôle auxiliaire f;,les circuits magnétiques des deux bobines sont donc distincts et par suite la résistance inductive de l’ensemble des deux bobines est alors égale à la somme des self-inductions de chacune d’ellés. Lorsqu’au contraire le noyau g se trouve dans la position de la figure a, il n’y a plus qu’un seul circuit magnétique traversant la culasse c, les deux pôles d et e et le noyau g. Les flux magnétiques engendrés par les deux bobines se retranchent alors et si elles ont le même nombre d’ampère-tours, la résistance inductive de leur ensemble est alors nulle. On pourra donc, en plaçant le noyau g'dans des positions intermédiaires
- Fig. 2.
- entre celles des figures 1 et a obtenir toutes les résistances inductives comprises entre la valeur maxima correspondant à la position (1) et la valeur zéro correspondant à la position 2.
- R. S.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné line analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die Telegraphen-Messkunde, par H. Dreis-bach.— i volume in-8° de 168 pages avec 147 ligures. — Frikdr, "Vikweg et Souk, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 6 marks ; rèlié, 7 marks.
- Cet ouvrage est destiné aux personnes qui s’occupent de télégraphie, de téléphonie, de construction et d’installation d’appareils, de pose de lignes, d’exploitation ou de réparation. Elles }r trouveront l’exposé complet de toutes les mesures électriques qui pourront leur être nécessaires pour faire face aux exigences de leur travail.
- Les différentes matières de cet ouvrage ont été traitées par l’auteur dans l’ordre suivant : Appareils de mesure; méthodes de mesure; mesure des canalisations; mesure du magnétisme et de l'induction; relevé de courbes; mesure des courants alternatifs.
- Indépendamment des calculs et des dispositifs théoriques employés dans les laboratoires, cet ouvrage contient la description très détaillée des méthodes pratiques de mesure, avec l’indication des cas dans lesquels elles sont applicables, et le calcul de l’approximation qu’elles donnent. R. S.
- Comptes-Henclus de la première Confèrence Internationale des techniciens des télégraphes et téléphones. — Victor Hornyanszky, imprimeur» Budapest.
- La première édition de l’ouvrage contenant les conférences et les procès-verbaux du Congrès International des Ingénieurs des télégraphes et téléphones à Budapest étant épuisée, l’administralion hongroise a décidé de faire paraître une nouvelle édition, si un nombre suffisant de souscripteurs s’inscrivent (3ooJ. Le prix de l’ouvrage sera de 10 à 1/, couronnes, selon le nombre des exemplaires souscrits. Les souscriptions doivent être adressées à M. André de Kolossvary, chef du service technique à la direction générale des postes et télégraphes, Albrecht-ut, 3 Budapest.
- LISTE DES COMMUNICATIONS
- Major W. A. J. O. Mearà. — Le principal réseau télégraphique souterrain de la Grande-Bretagne.
- M. Bazille. — Types de cables employés en France pour les lignes souterraines.
- M. C. E. Ivuaiu p. — Yerwendung von unterir-dischen Leitungen fur Telefonzwerke.
- M. Eniuco Miràbelu. — Notes sur les perturbations produites parla Lraction électrique sur les lils télégraphiques.
- M. Dr Strecker. — Die Stromversorgung der Telegraphen und Fernsprechamter durch Sammler-batlerien.
- M. K.ahl. Bartii de Weiirenalp. — Discussion de la question du service téléphonique automatique ou manuel.
- M. H. lv. Steidle. — Teclmische Grundiagen undwirischaftliche Bedcutung des halbautomatischen Betricbes in Stadt-und Landfernsprechnetzen.
- M.T.F. Puhves. —La batterie centrale en télégraphie. Commutateurs d’intercommunications télégraphiques.
- M. G. di Pirro. —Sur les circuits non uniformes.
- Bêla Gati. — Description et utilisation de la méthode pour la mesure des constantes de ligne au moyen du barrelter.
- M. J. G. Hill.— Etude des applications pratiqués des lois de la transmission téléphonique.
- M. F. Gltzmanx. — Gemcinsame Leitungen zur Verbindung mehrerer Sprechstellen mit der Ferns-prechzentrale.
- M. J. Moi.los. — Blocage des postes intermédiaires sur les longs circuits téléphoniques.
- M. Bàzille. — Surexploitation des circuits téléphoniques.
- M. Kraatz. — Unter wclchen Bctriebsverhaltnis-sen sind Maschinen oder Mehrfachtelcgraphen vorzuzichen.
- M. Bazille. — Note sur l’appareil télégraphique Baudot.
- M. J. IIoL los. — Comparaison des nouveaux systèmes télégraphiques.
- M. S. Montinaui. — Les meilleurs dispositifs pour les circuits à courant continu.
- INI. Axel IIultman. —: Beschreibung der geplan-ten Stokholmcr Tclephonzentraie.
- General rcsults of loading experimcnls.
- Comparisou of the Murray, Wheatslone, Hughes and Morse Quadruplex syslems.
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- T. IV (2* Série). — N° 51.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- LE ONZIÈME SALON DE l’aUTOMOIMLE
- Après les splendeurs de la Décennale, le Salon de 1908 cause au premier abord une déception assez vive. On n’y retrouve plus, en effet, ce décor de féerie, cette mise en scène de guirlandes lumineuses, de phares tournants aux feux multicolores qui, s’entrecroisant dans la grande nef, faisaient reluire de mille reflets les culasses brunies et les engrenages étincelants ; tout ce I uxe éclatant auquel nous avaient habitués les Salons précédents a presque entièrement disparu cette année. Mais si, au lieu de s’arrêter à l’aspect général de la décoration, on considère avec quelque attention les châssis et les moteurs exposés dans les stands, on se rend compte bien vite que, pour être moins somptueux que le précédent, le Salon de 1908 n’en présente pas moins un certain intérêt technique et industriel. Tâchons donc de nous rendre compte des modifications intéressantes et des perfectionnements les plus importants apportés par les constructeurs dans rétablissement de leurs voitures, et, dans ce but, examinons successivement les différentes parties du châssis en essayant de noter chaque fois les dispositifs les plus remarquables.
- En ce qui concerne les moteurs, 011 reconnaît immédiatement qu’il n’y a pas de différence capitale entre ceux de 1908 et leurs aînés; il y a beaucoup de G-cylindres, et les a-cylindrcs semblent renaître momentanément, ceci dans les petites voitures des grandes marques. Les cylindres sont généralement venus de fonte avec la culasse â eau; ils sont surtout jumelles, parfois monoblocs; Delaunay-Belleville fait même des G-cylindres monoblocs. Les soupapes sont tantôt toutes du même côté, tantôt symétriques, mais toujours toutes commandées; Pipe a ses soupapes à /|5° avec culasse hémisphérique, et Mi-nerva présente un moteur sans soupapes (type Knight); enfin EVM construit pour voiture un moteur à 8-cylindres en Y. Le graissage, presque toujours sous pression, est en grand progrès. Les carburateurs appartiennent de plus en plus aux types à réglage automatique, avec action,
- soit sur l’admission de l’air (dérivés du type Krebs) ou soit sur l’arrivée d’essence (Zenith). L’allumage à haute tension gagne du terrain, il est presque uniquement employé sur les G-cylindres; seuls Brasier et Mors ont des 6-cylindrcs à rupteurs. Dans le refroidissement, il semble que le nid d’abeilles soit moins en faveur; après Lorrainc-Dietrieh et Panhard-Lcvassor, Peugeot l’abandonne à son tour au bénéfice du radiateur cloisonné ; le refroidissement à tubes sans ailettes est employé avec succès par quelques constructeurs (Renault, Sizaire et Naudin). Enfin il y a quelques moteurs « Air Cooled » Ilanriot, Turi-cu m.
- Pour les embrayages, on constate toujours les deux écoles distinctes du cône et de l’embrayage métallique. Le cône perd du terrain, mais scs partisans, parmi lesquels on peut citer Benz, Bollée, Brasier, Charron, Delaunay-Belleville, Gobron et Renault, suffisent à défendre énergiquement sa cause. Parmi les embrayages métalliques, on voit surtout des embrayages â disques (llele-Sliaw et dérivés); quelques maisons gardent le système à segments extensibles (Moto-bloc et, en général, toute l’école lyonnaise, sauf Berliet). Mors conserve son excellent embrayage â ruban, Mercédès son modèle â spirale (type Lindsay), et naturellement de Dion, Sizaire et Naudin conservent leurs embrayages à plateaux dont ils n’ont qu’à se louer.
- Nous arrivons au changement de vitesse qui, malgré des perfectionnements de détail, reste le point faible du châssis actuel. On voit beaucoup de boîtes de vitesses à plusieurs trains balla-deurs, surtout quand il y a quatre vitesses; on a ainsi une portée moins grande et un ensemble plus robuste; remarquons que Renault a su tourner la difficulté tout en gardant un levier de commande manœuvré sans déplacement latéral. Plusieurs maisons ont deux vitesses en prise directe : Berliet, Cottin-Desgouttes, Lorrainc-Dietrieh, Pilain; Delahayc a la troisième vitesse en prise directe et la quatrième multipliée, ce <pii rend la circulation urbaine silencieuse; Sizain1 et Naudin gardent leur changement de vitesse qui donne tout le temps la prise directe.
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- Notons aussi les poulies extensibles de Fouil-laron et les plateaux de la voiturette Turicum, cpii sont les seuls changements de vitesse progressifs, et enfin le volant de Ilenriot qui donne automatiquement trois vitesses.
- Si nous passons maintenant à la transmission, nous constatons que cette année le cardan l’emporte nettement sur la chaîne dans les châssis de puissance modérée; des partisans exclusifs de la chaîne, comme Lorraine-Dietrich,Fiat, Mercedes, exposent cette année des voitures à cardan, ceci pour deux raisons : le prix de revient et le silence. Il convient de remarquer à ce sujet que l’emploi des carters à chaînes qui se généralise, étpuffe sensiblement le bruit de cet organe. Signalons aussi chez quelques constructeurs l’emploi des cardans latéraux analogues à ceux de Dion (Pilain, Bazelaire), et terminons la question des transmissions en disant qu’il y a quelques voiturettes bien construites avec transmission à courroies, comme, par exemple, la voiture Trufïault, déjà remarquée l’an passé.
- Enfin, en ce qui concerne les châssis proprement dits, on constate un emploi presque exclusif des châssis en tôle embouti, à part EVM et Sizaire et Naudin qui se servent encore de châssis en bois armé. Signalons enfin le mode de suspension Stabilia qui présente l’avantage d’abaisser considérablement le centre de gravité de la voiture.
- Pour terminer cette étude sommaire, résumons les tendances générales en quelques mots. Beaucoup de Ü-cylindres, très en faveur auprès du public mais non auprès des constructeurs, beaucoup aussi de voitures de puissances relativement faibles à cardan (4-cylindi;es de 70 à 90 mm), enfin et surtout beaucoup de voiturettes. À un autre point de vue, on constate comme tendance une baisse assez sensible des prix, sans pourtant que la qualité s’en ressente. Enfin, on dit que les constructeurs vendent beaucoup et surtout directement au client. Comme d’autre part les frais d’exposition ont été considérablement réduits cette année, on pourrait penser que les exposants ont tout lieu d’ètre contents, et pourtant il n’en est rien, car des bruits circulent funestes pour les Salons futurs.
- R. SCHMEIUIEH.
- Statistique des transports die force au dessus de 30 OOO volts.
- D’après un article de M. li. Frischmuth, les transports de force fonctionnant sous une tension de plus de ‘lo 000 volts seraient les suivants :
- CA < DÉSIGNATION DE L’INSTALLATION CA SS S? S g H CA ** 22 k £ U eu u A K R ^ - P J À 8 2g j â
- V 0 Saint-Cézairc 3o 000 ZJi 0 0 0 Go
- I Bournillon. 35 000 I OOO 34 110
- G G ( Centrale de la Durance à Marseille. 5o 000 i5 000
- » J La Plombière 67 OOO 57 OOO 3 000 200
- Moutiers-Lyon 4 100 (3o
- f Madrid 3o 000 3 000 .
- , Lagunas de Ruidera 3o 000 1 o5o —
- a c bù Sociedad hydroelectrica Iberica. 33 000 IO OOO 200
- g, ! Bilbao 33 000 3 460 120
- CA W 1 Zamora-Valladolid * ' Sociedad hydroelectrica de Gua- 40 OOO 3 3oo 40
- \ diero 5o 000 4 5oo 7 OOO i3o
- o> / Tusciano 3o 000
- \ Monteieale-Venise 3G 000 7 OOO 33
- 1—1 1 Caftaro 40 OOO 10 000 5o
- <D [ Gromo 40 OOO 3 000 34
- G bt> co 1 Hambourg-Altona 3o 000 5 600 14,600
- S \ Hennbach-Aix-la-Ghapelle 34 OOO 3 000 143
- 0 bXD 1 Moosburg-Munich 5o 000 4 OOO 56
- > U 0 K | Kykkelsrud-Glommen 1 5o 000 3 000 43 i
- Il convient d’ajouter dès maintenant à cette liste l’installation à 66 000 volts actuellement en construction et entreprise par la Sociedad hydroelectrica Espanola.
- L’usine génératrice est située à Molinar au bord du Jucar; elle comprend 5 alternateurs triphasés de 5 6a5 kw chacun, et de 6600 volts. Le courant est élevé à une tension de 66 000 volts par des transformateurs - d’une puissance de 67^0 kw et est dirigé d’une part sur Carthagène à une distance de i6okm, et d’autre part sur Madrid à une distance de s/fO kilomètres.
- R. S.
- L’électrification des chemins de fer entre Pai'is et la banlieue Ouest.
- On parle depuis quelques mois déjà de modifier les lignes de la Compagnie de l’Ouest qui desservent Asnières, Bécon-les-Bruyères et se dirigent, soit vers Àrgenteuil, soit vers Saint-Germain. On a proposé la construction de deux lignes nouvelles et indépendantes, pénétrant dans la gare Saint-Lazare et par
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- suite, la construction d’un nouveau pont sur la Seine à Asnières. — Ces deux lignes de Paris à Saint-Germain et de Paris à Argenteuil devaient être, dans l'esprit des promoteurs,!» traction électrique. La gare d’accès à Saint-Lazare étant souterraine avec six voies parallèles. — Le courant employé serait du courant continu, 6oo-G5o volts, avec prise par troisième rail, comme sur la ligne de Paris-Invalides à Versailles et distribué par des sous-stations recevant du courant triphasé à haute tension. — La fréquence des trains par heure pourrait être de 12 à
- 20 et au besoin 24* — Les prévisions de dépenses ont été estimées à 29 millions pour les voies et l'équi-quement électrique et à 20 millions pour le matériel roulant, les sous-stations et lignes à haute tension, soit à un total de près de 5o millions. — Maintenant que la compagnie de l'Ouest va être rachetée par l’Etat,quel est le sort réservé à ce projet ? II est certain en tout cas que l’urgence du projet n’aura pas disparu avec l’ancienne administration.
- A. B.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, VElectrotechnique ;
- nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 4° sur toutes les questions qui se rattachent à 2° sur les Sociétés, de constructions électriques, tramwayst éclairage, électrométallurgie»
- NOTES INDUSTRIELLES
- Voiture double à accumulateurs des chemins de fer'de l’Etat prussien.
- Il est beaucoup question à l’heure actuelle de l’application de l’électricité à l’exploitation des grandes voies ferrées, et l’administration des chemins de fer de l’Etat prussien paraît vouloir adopter de plus en plus ce nouveau mode de traction sur son réseau. Elle vient en effet de décider la création de voitures doubles à accumulateurs d’un nouveau type, qu’elle destine principalement à assurer le transport des voyageurs, des localités de banlieue vers les gares des grandes villes où les express font arrêt, à soulager le service, si surchargé à certaines heures, des régions industrielles à grand trafic et même à remplacer les trains à vapeur dans certains endroits où le trafic est au contraire très faible. Dans les cas susdits, le service à assurer n’est ni assez continu, ni assez important, pour qu’on puisse espérer rémunérer le capital qu’il faudrait engager dans la construction de voies alimentées par fil aérien ; c’est ce qui a conduit à l’emploi des accumulateurs.
- La description ci-après se rapporte à la voiture qui vient d'effectuer un voyage d’essai de 44kIïl>enlre Mayence, Gaualgeshein et Munster a. St., et qui a ét(^ ensuite dirigée sur Erfurt où elle est actuellement en service. Cette voiture, ainsi qu’une autre essayée le 21 octobre, fait partie du lot de dix-neuf
- voitures a livrer par la Société Felten & Guilleaume-Lahmeyerwerke, A.-G., de Francfort-sur-le-Mein, dans le courant des prochains mois, pour être réparties entre les directions de Francfort-sur-le-Mein. d'Erfiirt, de Cologne et de Sarrebruck.
- L’aspect présente extérieurement n’est pas très différent de celui des voitures qui sont actuellement en service pour les trains à vapeur. Toutefois, aux deux extrémités, deux niches à toiture oblique renferment chacune une moitié de la batterie, les deux compartiments de troisième et de quatrième classe forment pour ainsi dire deux wagons complètement séparés, mais qui seraient attelés très près l’un de l’autre. Chacun de ces compartiments est supporté j>ar un truck indépendant à deux essieux et l’on a obtenu de la sorte pour l'ensemble la flexibilité nécessaire pour le passage sur les voies en courbe, sans avoir recours à l’emploi des bogies. La longueur totale de la voiture entre buttoirs est de 2jm,'kj, l’empattement de chacun des trucks est de 9m. La voilure avec ses voyageurs pèse G2 tonnes, soit 55 tonnes environ à vide.
- On pénètre à l’intérieur comme cela se fait pour les tramways, c'est-à-dire par les deux cabines de manœuvre; 100 places en tout, assises ou debout, sont offertes aux voyageurs, et l’on n’a rien négligé pour donner à ces derniers tout le confort possible L’éclairage notamment est assuré dans chaque
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- compartiment par io lampes au tungstène-zirconium de 3a bougies enfermées dans des globes élégants suspendus au plafond. Ces nombreuses lampes répandent une lumière agréable qui contraste vivement avec celle des wagons où règne la parcimonieuse clarté du gaz.
- La voiture est actionnée par deux moteurs série entièrement cuirassés, à pôles auxiliaires et pouvant donner 5o chevaux pendant deux heures ou 85 chevaux pendant une heure. Les carters, qui forment les culasses magnétiques des moteurs, embrassent, d’une part, l’essieu et portent, d’autre part, une traverse par les extrémités de laquelle ils sont attachés au châssis auraojen d’une suspension à la. cardan et à ressorts. De cette façon on obtient une mobilité suffisante pour empocher les chocs et les déplacements relatifs de l'essieu et du châssis d’avoir des conséquences funestes pour les organes des moteurs. Ces derniers commandent les
- sitif d’enclenchement électromagnétique entre en action et l’on ne peut plus la retirer tant que le courant de charge n’est pas interrompu. Et, une fois la charge effectuée, vient-on à oublier de replacer le couvercle de la prise de courant, le circuit des moteurs est coupé par le fait meme et il est impossible de démarrer.
- Signalons encore la mise en série automatique sur le circuit des lampes d’une résistance qui les
- deux essieux intérieurs.
- par un
- ^ «43
- •-* m.
- simple engrenage droit réduisant la vitesse dans le rapport 4,a: i. La grande roue de l’engrenage est formée d’une étoile de moyeu clavetée sur l’essieu et munie d’une couronne dentée rapportée, en deux pièces.
- Le tout est enfermé dans un carter de protection, étanche à l’eau et aux poussières.
- La batterie d’une capacité de 3C8 ampères-heures comporte iG8 éléments et fournit par conséquent le courant aux moteurs sous une tension de 3oo volts au moins. La capacité a été calculée de telle sorte que la voiture doit couvrir iookm à la vitesse maximade 5okm à l’heure pour épuiser la charge de la batterie. Pour recharger celle-ci, il suffit de la relier à la source de la station génératrice en enfonçant la fiche terminale d’un câble souple de raccordement dans une prise de courant ad hoc. Les choses sont arrangées de telle manière que l’on puisse à volonté charger la batterie en série ou en parallèle suivant la tension dont on dispose en se servant simplement de fiches de formes différentes. Dès que la liche est enfoncée dans la boîte de prise de courant, un dispo-
- frf4**”
- I»-:;
- -É": , i
- Fis. i.
- Combinntcur ouvert.
- dréserve contre la surélévation de la tension pendant la charge.
- Comme nous l’avons dit, la voiture comporte deux cabines de manœuvre qui, par suite des dispositions adoptées, sont, de meme quelcs compartiments réservés aux voyageurs, complètement à l’abri des vapeurs acides dégagées par les accumulateurs. Ces deux cabines sont identiques et peuvent servir toutes deux à la manœuvre du train pour la marche en avant et
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- la marche en arrière. On y trouve en premier lieu un combinateur (fig. i et a) assez semblable à celui que l’on emploie dans les tramways mais dont la. manivelle au repos est un peu inclinée vers le haut. Cette position résulte d’un dispositif de sûreté adopté parla société F. G. L. au lieu du bouton que l’on emploie souvent dans le même but et que le conducteur doit presser continuellement avec le doigt pour tenir l’interrupteur principal fermé. Si faible que soit la pression à exercer avec le doigt, elle n’en cause pas moins une fatigue réelle de la main. Dans
- nivelle, sollicitée par un ressort, pivote autour d’un axe horizontal et se replace dans sa position inclinée de repos. Par. ce fait même, l’interrupteur automatique principal fonctionne et la soupape du frein à air comprimé s’ouvre et provoque l’arrêt du train. On ne peut ensuite refermer l’interrupteur qu’en ramenant tout d’abord la manivelle à sa position de départ. Le contrôleur est du système série-parallèle; les moteurs sont donc alimentés en série au démarrage et en parallèle à la fin de la période d’accélération. Le contrôleur comporte un rouleau inverseur
- Fig. a. — Le mécanisme du combinateur.
- le dispositif dont il vient d’être parlé, toute fatigue est évitée sans rien perdre des avantages du système. Dès que le conducteur saisit la manivelle,il la ramène dans sa position horizontale sans aucun effort par l’effet du poids même de son bras. Ce mouvement a pour résultat de fermer le circuit de la bobine de l’interrupteur automatique principal, en établissant le contact entre deux pièces dont l’une est reliée en permanence avec le cylindre du combinateur, la connexion de l’autre n’ayant lieu que si l’on abaisse la manivelle. Si, maintenant, pour une cause quelconque, le conducteur abandonne la poignée, la ma-
- qui permet de renverser le sens de la marche, mais qui ne peut être déplacé que si la manivelle est dans sa position initiale. La manœuvre de l’inverseur allume aussi automatiquement les fanaux et les lampes signaux suivant la direction de la marche du train.
- L’interrupteur principal (fig. 3 et 4), qui est unique pour chaque voiture, est constitué par un interrupteur automatique à maximum fonctionnant pour un courant de ^So ampères. Il comporte deux bobines à fil fin dont l’une, qui est mise en action en abaissant la manivelle du contrôleur, a pour mission de fermer l’interrupteur. 11 suffit pour cela d'une onde courte
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- de courant, l'interrupteur étant maintenu en place, une fois fermé, par des moyens mécaniques. La seconde bobine à fil lin est constamment sous courant, quand l’interrupteur est fermé ; elle déclanche ce dernier dès que son circuit est interrompu et sert à couper le courant à distance.
- Fig. 3. — L'interrupteur principal vu de face, le carter ouvert.
- Chacune des cabines de manœuvre contient encore un commutateur monopolaire qui sert en même temps comme interrupteur de secours et qui permet de mettre une demi-batterie hors-circuit en cas de déran-
- Fig. 4. — L'interrupteur principal, vil de dos.
- gement. Un bouton à pression agit sur une sirène électrique qui remplace le sifflet des locomotives à vapeur. Un deuxième bouton relié à une sonnerie électrique sert aux communications entre le garde-convoi et le conducteur. Enlin,lcs interrupteurs pour l’éclairage sont renfermés dans une sorte d’armoire à côté du contrôleur et le mécanicien a sous la main la manette du frein pneumatique, dont nous allons dire un mot.
- Ce frein est du système Knom 11 fait partie de la catégorie des freins à air comprimé automatiques et le piston reçoit par conséquent la pression de l’air sur les deux faces. L’air comprimé est fourni par un compresseur à moteur logé sous la voiture iig. 5 et6) dans un cadre eu fer forgé, rivé aux traversas du châssis. Ce compresseur est constitué par une pornpe à piston horizontale, bicylindriquc, à simple effet actionnée par un moteur série de a, 5 chevaux par l’intermédiaire d’un engrenage d’angle. Le moteur et la pompe sont enfermés dans des carters indépendants et séparés l’un de l’autre par une fente de ar>,nm. Cet espace d’air suffit pour assurer une bonne ventilation et une réfrigération efficace pendant la marche et pour empêcher tout à fait la transmission de la chaleur de la pompe au moteur. Les deux carters sont munis de nombreuses portes de visite qui permettent d’examiner aisément les diverses parties du mécanisme et même de remplacer les pièces devenues défectueuses. Le compresseur peut débiter 310 litres d’air par minute à la pression de quatre atmosphères. Cet air est refoulé à travers une soupape de retenue ordinaire dans la conduite des réservoirs et passe ensuite dans ceux-ci, par des soupapes de retenue à ressort dont ils sont munis. Entre le raccord flexible et l’une des soupapes de retenue existe une dérivation vers le régulateur de pression qui arrête la pompe dès que la pression dépasse 4 atmosphères et la remet en marche dès que la pression tombe à 3 atmosphères trois quarts. Une deuxième conduite relie les réservoirs‘aux robinets de manœuvre du mécanicien. Celui-ci n’a à sa disposition pour agir sur ce robinet de manœuvre qu’une seule manette qu’il doit emporter dans la cabine d’où il commande le train ; mais la manette nepeutêtre détachée que pour les positions moyenne et de fermeture. De cette façon on ne peut faire fonctionner le frein de la cabine inoccupée pendant la marche. La face postérieure des pistons du frein est en communication avec la conduite de refoulement et la face antérieure avec la conduite principale. En marche, la même pression règne donc sur les deux faces et un ressort antagoniste maintient les sabots du frein contre les presse-étoupes. Pour freiner, le mécanicien, en tournant le robinet de manœuvre, laisse échapper l’air de la conduite principale dans l’atmosphère et coupe la communication avec les réservoirs d’air comprimé. 11 en résulte que la pression sur les faces antérieures des pistons tombe aussi etpar suite les sabots des freins s’appliquent sur la jante des roues. En cas de rupture d’attelage, les tuyaux souples de liaison
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- éclatent et le freinage se produit automatiquement. Les soupapes de retenue situées à l'entrée des réservoirs et normalement maintenues ouvertes par les ressorts-antagonistes sont ramenées sur leur siège
- par la pression intérieure. La vidange complète des réservoirs est par suite évitée et, après avoir fermé les robinets aux extrémités de la conduite générale,
- on peut remettre les freins en service jusqu’à épuisement de la provision d’air comprimé.
- Outre le frein pneumatique, l’équipement de la
- Lahmeyerwerke À.-G. comporte encore un frein électrique et un frein mécanique ordinaire.
- Au cours du voyage d’essai, on a pu arrêter la voiture lancée à la vitesse de 55km à l’heure sur une distance de :aoom, en n’employant que le frein à air comprimé. En combinant l’action du frein pneumatique avec celle du frein électrique, l’arrêt de la voiture, marchant à la même vitesse, se produisit sur une distance de ioom seulement.
- Il nous reste à donner quelques détails encore sur le câblage et sur les dispositions prises pour l’éclairage. Les câbles sont posés sur un plancher spécial en pitchpin, situé sous la paroi inférieure de la caisse du wagon. Ce plancher est lui-même revêtu d’une couche d’amiante maintenue par des plaques de tôle et les câbles y sont fixés séparément par des attaches spéciales. Le tout est alors tenu en place à l’aide de tôles embouties de manière à former après la pose une sorte de caniveau fermé mettant les câbles à l’abri de toutes les causes extérieures de détérioration. On a évité entièrement les
- soudures à l’intérieur du caniveau en en faisant sortir les câbles aux points où il faut établir des dérivations et en les court-circuitant au moyen de cosses doubles à l’endroit des connexions avec les appareils. Pour raccorder les tronçons des câbles qui se prolongent dans les deux parties de la voiture, on en ramène les extrémités au-dessus du plancher du'wagon et les connexions sont faites sur des ponts spéciaux én bois revêtus également d’amiante et de tôle de fer.
- Chaque compartiment est, comme on l’a vu, éclairé par io lampes au zirconium de 3a bougies fixées sur des douilles Swan à baïonnette. Elles sont
- alimentées par la demi-batterie adjacente et montées voiture sortant des ateliers Felten et Guilleaume- 1 par deux en série de manière que la tension aux bor-
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- nés des lampes est de 70 volts environ. L’armoire située à gauche du contrôleur contient un petit tableau de distribution en marbre cpii porte deux commutateurs monopolaires réunis à un interrupteur qui commande toutes les lampes intérieures et, en outre, un interrupteur pour chaque compartiment et pour les lanternes vertes. Le couvercle de cette armoire reste ouvert, pendant la marche, dans la cabine de manœuvre occupée par le conducteur du train.
- L’éclairage extérieur de la voiture est assuré par deux grosses lanternes à réflecteur munies de verre blanc et lixées k chaque extrémité, au-dessus des tampons. 11 existe encore à la hauteur du toit deux lanternes vertes. Toutes ces lanternes contiennent chacune deux lampes de 3a bougies montées sur des circuits séparés de manière qu elles ne puissent jamais s’éteindre toutes les deux k la lois.
- Les cabines de manœuvre sont éclairées chacune par une lampe de 3a bougies ; en outre, les instruments de mesure sont éclairés intérieurement. Ces lampes et celles des lanternes réglementaires extérieures sont sous la dépendance des rouleaux inverseurs des combinateurs. Lorsque ceux-ci sont dans la position du repos, seules, les deux lampes des cabines de manœuvre sont allumées. A la mise en marche, les lanternes extérieures du côté correspondant k la marche s’allument aussitôt que le conducteur a manœuvré le rouleau inverseur. En môme temps, la lampe de la cabine de manœuvre qui n’est pas occupée s’éteint.
- Les dispositions générales de la voiture sont celles du projet de M. Wittfeld, Geh. Obcrbaurat ; la construction du wagon est due aux ateliers des frères Gastell k Mombach, près Mayence, et l’équipement électrique provient de la maison Feltcn & Guilleaumc Lahmeyerwerke A.-G.,de Francfort-surdc-Mein.
- Les essais qui ont eu lieu ces jours derniers, ont donné des résultats tout à fait satisfaisants. On a pu vérifier notamment que la consommation d’énergie est de 12 watt-lieures par tonne-kilomètre k la vitesse de 4^km k l’heure.
- J. R.
- Télégraphie par lampe a incandescence avec signal de réception optique et acoustique.
- Dans le système F G L de télégraphie par lampes k incandescence, les signaux sont transmis k l’aide de lampes parcourues par un courant très faible en temps normal et qui brillent fortement lorsqu’on envoie un ordre. De plus, grâce aux commutateurs
- employés, d’un système spécial breveté, le fonctionnement est réversible et l’on peut, non seulement du poste émetteur, envoyer un ordre au récepteur en y allumant une lampe ou un groupe de lampes mais encore, du poste récepteur, on peut accuser réception de cet ordre en allumant au poste émetteur les lampes correspondantes.
- Pour compléter l’appareil, se trouve, dans chaque poste, un timbre électrique qui est mis automatiquement en circuit au passage des signaux.
- Laflgure 1 représente schématiquement unposte récepteur pour la transmission de trois ordres A, B, G. A chacun de ces signaux correspondent deux lampes k incandescence et un commutateur k plusieurs directions.
- Les lampes sont prévues pour fonctionner sous la moitié de la tension du réseau, 55 volts par exemple si le réseau est k no volts. En temps normal, les commutateurs des deux postes se trouvent dans la position (1). Le courant de repos parcourt alors en série les lampes al9 a3, a.A9 ci>n bi, Z>;J, b,¥9 etc., correspondant k un meme signal k transmettre. Les lampes, se trouvant ainsi sous la moitié seulement de leur tension normale, sont faiblement éclairées et montrent parla que l’appareil est prêt k fonctionner.
- Pour envoyer un ordre, l’ordre B par exemple, on place k la position (a) le commutateur du poste émetteur. Les lampes b{ et b2 se trouvent alors montées en parallèle, il en résulte une diminution de la résistance du circuit et par suite une augmentation de l’éclat lumineux des lampes b3 et b/t. qui signalent ainsi au poste récepteur l’ordre expédié par l’émetteur. En meme temps, les sonneries sont mises en circuit aux deux postes. Les lampes bx et b2 du poste émetteur restent comme avant faiblement lumineuses.
- Pour accuser* réception du signal, le poste récepteur place le commutateur B dans la position (2). Les lampes bz et b± sont alors aussi montées en parallèle. Les quatre lampes fonctionnent alors, sous leur tension normale, et, par suite, les lampes bj et Z>2, restées peu lumineuses jusque là, indiquent alors par leur éclat que l’ordre a été bien transmis. De plus, le courant des sonneries est alors interrompu.
- Pour retirer l’ordre, on opérera d’une layon inverse en plaçant le commutateur du poste émetteur dans la position (1); les lampes Z>( et b.> se retrouvent branchées en série et, par suite, les lampes et b>+ ne brillent plus que faiblement.
- Enfln,pour accuser réception de ce dernier signal, le poste récepteur place le commutateur Bj dans la
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- position (i) et k leur tour les lampes Zq et b2 ne brillent plus que faiblement.
- Avec ce dispositif et un nombre suffisant de groupes d’appareils tels que ÀAj BBt, etc., on peut
- ponibles. Il y avait io5ooo actions de capital offertes et ai ooo obligations de 5oo francs. Chaque groupe d’une valeur nominale de i ooo francs était offert au pair ; ainsi si on sacrifiait sur les actions une prime
- Empfanger
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- Fig
- transmettre en toute sécurité toute espèce de signaux et recevoir immédiatement l’assurance d’une bonne réception.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Simultanément, diverses banques de Bruxelles ont offert à leurs concitoyens les titres actions et obligations de deux affaires de tramways situées à l’étranger, Tune k Odessa, l’autre à Szegedin en Hongrie. Pour Odessa, plus connue du public, c’est un complément de réseau qu’il s’agit d’organiser ; et l’on offrait aux anciens actionnaires le droit de souscrire k titre irréductible cinq actions de capital de ioo francs et une obligation de 5oo francs 4 i/a % pour quatre aètions anciennes ; et k titre réductible la faculté de souscrire un groupe de cinq actions et une obligation nouvelle parmi les actions et obligations restant dis-
- Geber
- _____i
- qu’il est de règle chez nos voisins d’imposer aux souscripteurs, on la regagnait, sur les obligations que l’on cédait sans aucune marge de bénéfice ; k moins d’interpréter autrement la combinaison et de supposer que chaque action était souscrite pour io5 francs par exemple, ce qui mettait le titre obligation k 47^ francs, prix trop élevé encore pour le cas particulier. Il faut remarquer la combinaison réalisée qui fait de chaque obligataire un actionnaire forcé, c’est-à-dire le propre assureur de son capital k intérêts garantis ! et quand tçut sera souscrit, le capital obligations sera égal au capital actions. Ce qui caractérise encore cette souscription, ce sont les longs délais des versements qui ne seront achevés que le 5 janvier 1911.
- Les Tramways de Szegedin sont une affaire qui prend la suite d’une première société, la Szegcdi lvôzuti Vaspalya Reszvenytarsasag, dont la conces-
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- sion expirante venait d’être renouvelée. Soixante ans de concession en exploitant dès lignes équipées électriquement par fil aérien permettront d’amortir un capital actions de 2 5oo ooo francs et une dette obligataire de i 5oo ooo francs. Ici les actions sont offertes avec prime de io francs et les obligations au prix de 480 francs rapportant 41/2 % ; il n’y a pas beaucoup plus de raisons pour qu’il en soit ainsi que chez les voisins d’Odessa, malgré qu’on puisse faire valoir la marche de progression constante de la société actuelle. Szegedin, paraît-il, située sur la Theiss, affluent du Danube, est très industrielle et surtout commerciale ; elle veut s'affranchir de l’étranger en créant chez elle et autour d’elle les fabriques qui lui font défaut. Le conseil estime ainsi qu’avec ses 127 ooo habitants, la recette annuelle passerait de 195 ooo couronnes à 440000, soit plus du double. C’est le souhait que nous formerons pour les actionnaires du début... et de l'avenir.
- Certaine affaire du même genre qui avait été réorganisée entièrement l’an dernier, la Compagnie générale des tramways de Buenos-Ayres, vient de soumettre à ses actionnaires, le 21 écoulé, les résultats de son premier exercice de 16 mois et déclare un bénéfice net de 3 g36 037,36 francs pour un capital actions de 65 ooo ooo francs. La situation de la Compagnie des tramways de Buenos-Ayres est particulière, car son actif se compose des titres à elle cédés par toutes les compagnies de tramways existant à Buenos-Ayres en 1907 et qui ont eu le bon esprit de se faire racheter en tout ou en partie en fusionnant ; quatre compagnies ont apporté à la nouvelle société leurs concessions, leurs installations. Mais après s’être assuré de la prépondérance dans la direction de ces divers réseaux, la nouvelle société a manœuvré pour confier à celle de ces compagnies qui possédait le plus grand réseau, le mieux aménagé et le plus productif, la réorganisation pratique et effective de l’ensemble.
- Cette Compagnie, l'Anglo-Argentine Tramways Limited Company, est devenue la rétroccssionnaire des droits de la Compagnie de Buenos-Ayres moyennant l’attribution à cette dernière de 3oo ooo actions de préférence £ 5 de troisième catégorie 5 % cumulatif et 3oo ooo actions ordinaires de £ 5 ; elle est la plus ancienne des sociétés de tramways de Buenos-Ayres, et sa situation commerciale et financière est assurée par des concessions de quatre-vingt-onze ans et soixante-seize ans. Depuis l'électrification des réseaux, la plus-value des recettes est continue et les dividendes ont toujours été en progression. A la *
- date du 3i décembre 1907, sort capital s’élevait à 77500000 francs et les bénéfices nets de l’exercice écoulé se sont montés à 107G4 32.5 francs, soit i3,8 % du capital. Par suite des prélèvements opérés annuellement sur les bénéfices, les divers fonds de réserve d’amortissement et de renouvellement du matériel s’élèvent à 7 608 100 francs et sont représentés en partie par 5 975 o5o francs de titres divers. Cette situation brillante de ce que nous pourrons appeler une des filiales de la Compagnie des Tramways de Buenos-Ayres ne peut cependant nous empêcher de trouver sans prudence la distribution de la presque totalité des bénéfices nets; le solde de son compte de profits et pertes est de 3 936 057 fr. 36 sur lesquels 3 735 ooo sont attribués aux actionnaires qui reçoivent pour le premier exercice 41/2 % de leur capital. Les actionnaires des Tramways de Ro-sario, reconstitués depuis trois ans, qui ont payé leurs titres ii5 francs à l’émission et n’ont encore reçu que 3,47 % de leur argent, envieront cette situation qu’ils seront tentés d’arbitrer avec la leur, malgré leur perte sur le capital.
- Dans son rapport sur l’exercice ayant pris fin le 3o avril 1908, le Conseil de l’Amalgamated Copper C° remarque qu’à la suite de la dépression industrielle qui se produisit- aux Etats-Unis, la plus forte proportion des ventes du cuivre s’est effectuée pour le compte d’Européens qui reconstituaient leurs stocks à la faveur des bas prix. La diminution du chiffre des ventes entraîna la réduction de . la production à Butte, et même les mines et fonderies de Great Falls, appartenant à la Boston and Montana G0, furent seules à un certain moment exploitées à leur pleine capacité. Depuis février 1908, l’excédent des stocks a disparu et les mines et fonderies ont toutes repris leur marche. La fonderie Washoe à Anaconda, qui figure à l’actif du bilan de l’Amal-gamated, comme ayant bénéficié d’un prêt de 7 200 ooo peut maintenant traiter sans difficulté 10 ooo tonnes de minerai par jour ! On se figure mal l’immensité des efforts produits pour amener, décharger, en deux mots manutentionner et traiter ces 10 ooo tonnes de minerai ! Les Compagnies soumises en totalité ou en partie au contrôle de l’Amalgamated ont produit environ 212 millions de livres de cuivre raffiné; le bénéfice réalisé sur 178 millions de livres environ est revenu à l’Amalgamatcd.
- L’actif de celle-ci ne se compose que de trois postes : les participations comprenant mines de cuivre, mines de houille, forêts, scieries, etc., qui * figurent pour i56 4 c 647 S 08 un prêt à la Washoe
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- Copper C° pour 7 200 000 $; et les banquiers qui détiennent 3 007 83o S 56. En balance, au passif, nous voyons le capital porté pour 153887900 dollars; les comptes créditeurs pour 22 31 /§ $ 80 et les dividendes échus ou à échoir pour 769 43g $ 51, laissant un solde pour l’exercice de 12 008 823 $14, c’est-à-dire 8 % du capital.
- L’avenir des mines contrôlées par J’Amalgama-ted paraît assuré pour longtemps, car les niveaux inférieurs des étages exploités présentent avec beaucoup de régularité et de constance des minerais à haute teneur.
- Il n’en est pas de même, ainsi que l’avoue le Conseil, des minerais exploités à Nababeep et Ookiep par la Cape Copper C" ; leur teneur a diminué au cours de l’exercice, il à fallu extraire davantage de minerai, augmenter les frais d’exploitation et déclarer en fin de compte, ce qui intéresse seulement les actionnaires et spéculateurs, un dividende égal au 1 /3 de celui de l’exercice précédent. Tout a influencé ce résultat : la diminution du prix du métal, l’augmentation des matières premières, charbon et coke en premier lieu, et la cause ci-dessus rappelée d’une année à l’autre, les frais d’exploitation étant restés sensiblement les mêmes, le coefficient d’exploitation est passé de 28 % à 54 % ; et si
- les bénéfices totaux ont été réduits de 514 612 £ à 2 8o5 £71, les bénéfices nets se sont abaissés dans un plus grand rapport de 879 910 £ à 114 366. Ainsi se .conçoit la différence du dividende qui, même réduit dans les proportions susdites, absorbe la presque totalité des bénéfices, ne permettant que la solution du fonds de réserve à concurrence de 5 000 £ après paiement de l’income-tax qui absorbe, tant pour la colonie que pour la métropole, la somme formidable de 3q 784 £ ! Ce qui paraît plus inquiétant dans le cas de la Cape Copper Cc, c’est plutôt la diminution de la teneur du minerai que la baisse du prix du métal, la hausse de celui-ci ne pouvant pas toujours compenser l’augmentation des frais d’exploitation.
- On écrit du Japon que les exportations de cuivre ont été pour 1907 de 10 260 tonnes estimées valoir 823 800£, en augmentation de 66 000 livres comparativement à la valeur des exportations de 1906, et que
- les affaires ont été actives, surtout avec la Chine, tandis qu’elle étaient trèts réduites avec l’Europe et l’Amérique. Il faudra désormais compter deux producteurs importants sur le marché du cuivre ; la Russie et le Japon, et, nous avons eu l’occasion de le dire, ceci peut changer, dans de grandes limites, au profit des consommateurs, la situation de monopole que semblaient s’assurer les Etats-Unis.
- Actuellement les cours s’élèvent progressivement ; la vie industrielle reprend en Amérique, l’opinion y prévaut que la consommation augmentera suffisamment l’année prochaine pour absorber la production courante, puis l’accroissement prévu en Angleterre de la marine de guerre et de la marine marchande impressionne favorablement le commerce du métal.
- Enregistrons de l’Elektrizitàts A.-G. vormals Schuckert und C°, à Nüremberg, un bénéfice brut pour 1907-1908 de 7116253 marks, supérieur de 820 3o5 marks à celui de l’exercice précédent; Frais généraux, impôts, amortissements et frais d’emprunt déduits, il reste un bénéfice net de 3 866 599 marks, inférieur de i5 825 marks à celui de l’an dernier. Le dividende est maintenu à 5 % sur le capital de 5o millions de marks. Le report à.nouveau est de 1 206 414 marks.
- La Compagnie belge d’électricité Siemens Schuckert, à Bruxelles, déclare de son côté un dividende de 6 % après prélèvement de 19900 francs pour les amortissements sur un bénéfice brut de 293 379 francs; les frais généraux absorbent 204 164 francs.
- Enfin la Rheinische Schuckert-Gesellschaft für elektrische Industrie, à Mannhein, distribue 7 % à son capital de 3 millions de marks qu’elle va porter à 4 millions pour diminuer sa dette en banque et se procurer les ressources nécessaires à son développement. Voilà une tactique financière qui nous inspirerait peu de confiance, car plutôt que de consolider notre dette envers les tiers, nous commencerions probablement par restreindre sinon supprimer les répartitions. Pour 1907-1908, les bénéfices bruts Ont été de 513 209 marks et les bénéfices nets de 384 753 marks, en augmentation de 22000 marks environ sur ceux de l’exercice précédent.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie des chemins de fer de l’Ouest va, paraît-il, passer une commande de 2 000 wagons; la direction n’attendrait plus que l’autorisation de l’Etat.
- Basses-Pyrénées. —Il est question d’établir une ligne de tramways entre Hendaye et Biarritz, par la côte.
- Loir-et-Cher. — Le Conseil général a décidé, en principe, la construction des lignes suivantes : i° du Gué-du-Loir à la Chartre; 20 de Mondoublcau à Mel-leray; 3° de Marcilly-en-Gault à Lamotte ; 4° de Bcau-gency à Romorantin ; 5° de Marehenoir à Beaugency; 6° de Muides à Coul.res,par Bracieux-Soings; 70 de Ch«l-teaudun à la ligne de Blois, Ouzouer-le-Marché ; 8° de Poulas à Saint-Aignan.
- Lot. — On va établir prochainement une ligne de tramways entre Saint-Céré et Bretenoux-Béars.
- Nord. — Une ligne de tramways est projetée entre Estaires et Bailleul.
- Pyrénées-Orientales. — L’avant-projet de la ligne de tramways électriques de Villefranche à Vernet-les-Bains estsQumisà l’examen de la commission départementale.
- Rhône. — Est à l’étude rétablissement à Lyon d’une ligne de tramways électriques de la place de la Mairie à Saint-Clair.
- Sartiie. — On projette l’établissement d’une ligne de tramways du Mans à Auvers-le-Hamon et Sablé par Chantenay.
- Seine. — Le Conseil municipal de Maisons-Alfort a émis un vœu favorable à rétablissement d’une ligne de tramways entre le pont de Charentonneau et la gare de Joinville-le-Pont.
- Vosges. — Le Conseil d’arrondissement d’Epinal a voté la construction d’une ligne de tramways de Ram* bervilliers à Epinal avec embranchement sur Gugnécourt et Grandvillers.
- Hérault. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways entre Cannes et Félines-Haulpoul.
- Indre-et-Loire. — Le Conseil général a volé une somme de 1 i3oooo francs elles Conseils municipaux de Tours et de Joué une somme de 3o 000 francs,comme subvention il la Compagnie des tramways de Tours pour
- 1 électrification des lignes que nous avons annoncée dans notre numéro du 12 décembre, p. 349.
- Drome, — Le Conseil général a déterminé, dans sa dernière session, les conditions de la concession d’un tramway électrique entre Valence et Saint-Péray (longueur de la ligne, environ 5,cra. Nombre iniinimum de voyages journaliers par automotrice électrique, 26. Trolley avec fil aérien). La voie du tramway projetée doit, en outre du service des automotrices, permettre (moyennant péage) Péchange du trafic entre les réseaux delà Drôme et de l’Ardèche et notamment le passage des trains réguliers de la ligne de Vernoux à Saint-Péray, entre cette dernière localité et Valence (chemins de fer de la, Drôme).
- Russie. — Le ministre des voies et communications a décidé, eu égard à la situation critique de l’industrie métallurgique en Russie, de mettre en adjudication, dès cette année, 5o % des commandes de locomotives et 5o % des commandes de rails réservées pour l’exercice de 1909.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Norvège. — La Société suédoise des produits azotés projette actuellement l’installation d’une usine hydroélectrique de 23oooo IIP, destinée à la fabrication d’azotates de sodium et de calcium. Cette usine utilisera la chute du Rjukau, qui a une hauteur de 58o m, grùce au réservoir naturel formé par le lac Mjôs; le débit jjeul être maintenu à 4on,s à la seconde aux basses eaux. L’eau est amenée à l’usine par une canalisation forcée construite en tunnel et ayant une longueur de 4kmjIO° avec uiie section de 28™*. L’usine sera actionnée par des turbines Zwilling de 2 5oo HP et fournira 200 000 tonnes d’azotates par an, soit un huitième environ de la production totale du monde.
- ÉCLAIRAGE
- Eure-et-Loir. — La municipalité d’Auneau, ayant l’intention d’adopter l’éclairage électrique, se propose d’examiner toutes les propositions qui lui seront faites.
- Bouciies-du-Riione. — Une nouvelle Société se charge d’exploiter toutes les chutes d’eaux sur la Durance, à l’effet de fournir l’éclairage et la force motrice à Salon et aux environs.
- Dordogne. — La Compagnie du Gaz de Périgueux étudie, actuellement, un projet d’éclairage électrique de la ville.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Loir-et-Cher. — La Chambre de commerce de Blois est autorisée à avancer à l'Etat une somme de 122 200 fr. en vue de l'établissement d’un circuit téléphonique Blois-Paris 2e.
- Algérie. — La Chambre de commerce d’Oran est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 5 000 francs, en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique Nemours-Nedromah.
- Allemagne.—Le gouvernement allemand a décidé la construction de deux nouvelles stations de télégraphie sans fil, l’une à Cologne et l’autre à Kônigsberg ; elles pourront toutes deux communiquer avec la station de Gottingen qui va être prochainement achevée.
- DIVERS
- Nous apprenons qu’un accident assez sérieux vient de se produire à l’usine de Thuilières construite actuellement par la Société l’Energie Electrique du Sud-ouest. Déjà 4 alternateurs étaient installés et l’on avait envoyé du courant à 5oooo volts sur la ligne. Ayant voulu faire l’essai à l’emballement de l’un des groupes à 180 tours, le rotor de l’alternateur a volé en éclats et a sérieusement endommagé l'alternateur voisin. Voilà un essai qui coûtera cher.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société Générale de Télégraphie rapide, système Pollak-Virag. — Le 23 décembre, 7, avenue du Coq, à Paris.
- Société d'Electricitê de Paris. — Le 28 décembre, 75, boulevard Haussmann, à Paris.
- Compagnie universelle d'éclairage, de chauffage et de force motrice. — Le 28 décembre, 43* rue de la Chaussée-d’Antin, à Paris.
- Compagnie Générale d éclairage de Bordeaux. — Le 28 décembre, 9, rue de Mogador, à Paris.
- Société pour T Exploitation des Procédé de Production de Gaz industriels. — Le 29 décembre, 29, rue Claude-Vellefaux, à Paris.
- Comptoir Généra! dJE!ectricité et d'Applications industrielles. — Le 29 décembre, 5, rue Ballu, à Paris.
- Société de Constructions Electriques, anciens établissements A. Guénée et Cl0. — Le 3i décembre, 5, rue Canibon, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 6 janvier 1909, Direction des Forges d’artillerie, 2, avenue de Saxe, à Paris, fourniture de cuivre en lingots, en barres, en feuilles, en ceintures et en barettes; de rivets en cuivre ; de plomb en saumons ; de plomb antimonieux ; de plomb doux lilé ; d’antimoine ; de sulfure d’antimoine ; de zinc en plaques et en feuilles ; d’étain en saumons ; de mercure ; de maillechort en barres ; d’aluminium en plaques ; de laitons divers en barres, en feuilles, en fil et en pièces.
- Le i3 janvier 1909, Etablissement central de télégraphie militaire, 5i his9 boulevard Latour-Maubourg, à Paris, fourniture de 200 postes microtéléphoniques de campagne, modèle 1908 (sans microphones).
- ITALIE
- Jusqu’au 8 février 1909, M. l’ingénieur chef du génie civil pour le service général de Rome (ministère de l’instruction publique), à Rome, recevra les propositions des maisons italiennes et des maisons étrangères ayant une représentation officielle en Italie pour la fourniture des appareils décoratifs pour l'éclairage électrique, l’établissement des conduites, des appareils et des lampes destinées au palais de justice de Rome. Tension du courant: 100 volts; intensité des lampes : 16 bougies. Délai pour la présentation des projets et des offres : 24 janvier 1909 pour les conduites elles lampes, 8 février pour les décorations .
- La Société anonyme des chemins de fer secondaires méridionaux (Circumvesuvianas), à Naples, reçoit les soumissions pour la fourniture de 20 voitures de ir0 classe à bogies pour trains de touristes.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Rheydt (Rheinland), établissement de tramways et de câbles, 3 millions de marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 5 janvier, à l'administration de l’entrepôt, à Trieste, fourniture de 12 grues électriques roulantes pour le port Saint-Andrea.
- taris. — imprimerie levé lue cassette, 17.
- Le Gerant : J.-B.Nourt.
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- Tome IV (2° série).
- SAMEDI 26 DECEMBRE 1908.
- Trentième année. — N° 52.
- La
- Lumière Électrique
- REVUE UNIVERSELLE D’ELECTRICITE
- Paraissant le Samedi
- L’
- ir
- (I m’mrivcê
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 385. — H. Poincaré. Conférences sur la télégraphie sans fil (fin), p. 38j. — E. Gaïsset. Les lignes aériennes à haute tension [fin), p. 393. — H. Studer. La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingen (suite), p. 398.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Méthode simple pour la mise en service des câbles à haute tension. A. Dîna, p. 403. — Chronique industrielle et financière. Chronique financière, p. 40ü. — Renseignements commerciaux, p. 408. — Publications commerciales, p, 408. — Adjudications, p. 409. — Table des matières du tome IV (2e série), p. 410.
- ÉDITORIAL
- Nous terminons aujourd’hui la série des remarquables conférences de M.H. Poincaré sur la télégraphie sans fil. Dans celte dernière conférence, le savant auteur étudie le problème de la télégraphie sans fil dirigée qui se rattache à l’étude du champ électrique très loin de l'antenne. On peut concevoir, môme pour des raisons théoriques, que.pour une forme convenable de l’excitateur, le rayonnement soit variable dans les diverses directions. On peut même chercher si on ne pourrait pas délermineiTexci talion par la condition d’obtenir une distribution donnée à l’avance du rayonnement. En négligeant [l’amortissement, le problème est possible au point de vue analytique ; la solution pratique consiste à prendre une série d’antennes verticales. On a cherché par exemple à réaliser des antennes disposées aux trois sommets d’un triangle équilatéral. Pour réaliser ce système, il suffit de produire un décalage donné entre les diverses antennes. Dons le système Marconi, j
- l’antenne a une partie verticale et une autre horizontale beaucoup plus longue. L’auteur cherche, à se rendre compte alors du fait d’expérience bien connu dans ce cas, à savoir que le rayonnement est bien pins grand dans un sens que dans l’autre, et le premier aspect du calcul n’indique rien à ce point de vue. La cause en est que ce calcul était trop approximatif ; l’auteur le reprend et démontre avec lui que le système Marconi donne bien la télégraphie dirigée, mais’qu’il la dirige d’autant plus mal que l’on télégraphie plus loin. Il passe ensuite à l’élude des oscillations entretenues, établit quatre équations générales, dont une différentielle qui lui permet de déterminer la condition de stabilité du régime et aussi les conditions de possibilité du problème. Au point de vue pratique, le seul lai L d’avoir un arc dans le circuit du courant rend possibles les oscillations entretenues, à condition, comme le montre le calcul, de ne pas dépasser une certaine fréquence.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2* Série). — N° 52.
- Ceci dans le cas où l’arc est symétrique. Mais si on suppose une dissymétrie des électrodes de l’arc réalisable, soit en prenant des électrodes de matière différente, cuivre et charbon par exemple, soit en prenant des électrodes de même matière, mais de formes géométriques très différentes, soit encore en prenant des électrodes de meme matière, mais en refroidissant l’une d’elles, les oscillations entretenues seront possibles, quelle que soi t la fréquence. La raison en est qu’ici, contrairement au cas précédent, on a une différence de température qui est maintenue artificiellement.
- La deuxième partie de l’étude de M. Gai's-set sur les lignes aériennes ci haute tension traite de la disposition des isolateurs, de l’isolement et de la protection de la ligne. Il faut en effet examiner une ligne au point de vue électrique en dehors de toute considération du prix de revient. La première chose est de justifier sa disposition et l’écartement des câbles. L’auteur montre que si les câbles sont dans un même plan vertical, le contact ne pourra se produire entre eux. Il n’en est pas de même si deux fils sont dans un même plan horizontal, si leur distance est iâible par rapport à la flèche. C’est la raison pour laquelle on rejettera, dans les pays de vent, la disposition des câbles eu triangle équilatéral, dont un côté est horizontal.
- L’auteur préconise la disposition oit l’un des trois isolateurs est placé au sommet du support, les deux autres étant de part et d’autre de ce support et à des distances verticales les uns des autres assez grandes. Par là, on évite complètement les courts-circuits. L’auteur indique ensuite les moyens d’éviter les dangers provenant de l’amortissement
- d’un arc entre un câble et la ferrure, ainsi qu’un dispositif assez simple pour empêcher les câbles de tomber.
- La prévision des accidents dus aux décharges atmosphériques est autrement difficile et l’auteur n’hésite pas à déclarer que les parafoudres sont manifestement insuffisants. Pour éliminer les effets statiques, les déchargeurs continus à eau ou encore de fortes bobines de self intercalées entre la ligne et la terre donnent d’excellents résultats. Contre les courants à haute fréquence, le condensateur serait théoriquement le plus effi cace, malheureusement cet appareil est fort coûteux dans le cas le plus général, et on risque de plus, en augmentant la capacité des lignes, de produire des phénomènes de résonance. Quant au parafoudre à cornes, il est d’un fonctionnement irrégulier, étant influencé par les circonstances extérieures, mais de tous les appareils de protection, le plus critiquable, d’après l’auteur, serait le parafoudre à coupures multiples, et les raisons qu’il donne de cette appréciation présentent un réel intérêt.
- Bien qu’il semble, d’après tout cela, que la protection des réseaux ne soit pas à l’heure actuelle entièrement assurée, il ne faudrait pas conclure qu’il n’y a rien dans cet ordre d’idées, et M. Gaïsset indique encore quelques procédés présentant un certain nombre d’avantages malheureusement aussi des inconvénients. Parlant des effets des surtensions, il est convaincu que le seul moyen d’en éviter les effets consiste à employer des isolateurs d’une très grande résistance électrique. Il faut un coefficient de sécurité très élevé. Le mieux serait donc d’éprouver les isolateurs, de manière qu’ils puissent résister à une tension suffisante pour faire éclater une étincelle entre le câble et la ferrure.
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- CONFÉRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL (Fin) (ll.
- TÉ LIÎOHAPIII lî IIIIIICÉK. UÉNÉHALITÉS
- Le problème de la télégraphie sans (il dirigée se rattache à l’étude du champ magnétique très loin de l’antenne.
- Nous avons à ce moment désigné par xyz les coordonnées du point M oii on étudie le champ, X|/.v lesçosinus directeurs de la droite OM (O l’origine), Çïji^les coordonnées d’un point P de l’antenne;
- /'0 la distance OM ;
- /„ la distance PM;
- (h l’élément de volume île l’antenne en P ;
- M’w les composantes du courant de conduction dans l’antenne.
- Rappelons qu’on a trouvé pour le courant de conduction :
- u = dl (u0 ew‘),
- e — dl. (e0cwt),. . (i)
- iv = ûl (w’0ew(),
- pour le potentiel vecteur de Lorenz :
- J* eu(t—r)
- tl0 ----- (1 T,
- r> eu(t—)•;
- G — ôl I (’o-----dx, (a)
- t/ ^
- /»
- II — <31J ivt-----dx.
- Lorsque le point M est très loin, on peut en outre poser
- /'o = 2 X i; avec 2X§ = X§-|-p.r(-|-v£. (3)
- Dans une première approximation on a remplacé les valeurs (a) de FGll par les suivantes, obtenues en remplaçant r par sa valeur tirée de (3) dans les numérateurs et par r0 dans les dénominateurs.
- On a :
- r ----- ol / i/0------d X,
- J /'o
- (*) La Lumière Electrique tome IV (a Série) p. a56, agi, 3a3 et 355.
- et des expressions analogues pour G et IL ce qui permet d’écrire :
- avec
- A= J' Kg
- r> - J' (’o O"-' -- dx, (5)
- G = J*tv0cH-v'd .
- Or le champ magnétique se calcule aisément en parlant de FGH par les formules
- i) G
- F 0II
- d z d.v’
- (6)
- ^ _ r)G ÔF
- ^ à:v d y '
- 11 s’agit donc de connaître le vecteur ABC.
- Lorsque le point M est très éloigné, on peut considérer l’onde comme plane et normale à OM. Les composantes de ABC normales, à OM suffiront alors pour l’étude des vibrations. On peut ajouter que, ABC étant imaginaire, on aura à la fois l’intensité et la phase de la vibration. Pour faire le oalcul, il suffirait de décomposer A, B et C suivant trois directions rectangulaires dont l’une parallèle à OM.
- Possibilité de. la télégraphie dirigée. — Or, ABC sont des fonctions deXvp. et on peut concevoir que, pour une forme convenable de l’excitateur, le rayonnementsoit variable dans les diverses directions. On peut .même chercher si on ne pourrait pas déterminer l’excitation par la condition d’obtenir une distribution donnée à l’avance du rayonnement.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2e Série). — N» 52.
- Pour nous faire une idée de ce problème, nous allons négliger ramoi tissement, c’est-à-dire supposer w purement imaginaire.
- A se présente sous la forme d’une intégrale de Fourier; or une fonction quelconque étant représentable par une intégrale de Fourier, on peut se donner pour A telle fonction que l’on veut, de même pour B et C, de sorte que le problème est possible au point de vue analytique. Cependant, étant donné que l’excitateur est toujours renfermé dans un volume restreint (puisqu’on suppose que M en est très éloigné), on voit que, dès que Ç deviennent grands, «0 F) ,1I'o deviennent nuis, ce qui restreint manifestement la généralité du choix de ABC.
- Première solution pratique. — La solution pratique consiste à prendre une série d’antennes verticales. Alors u0 = e0 — o et les formules (4) et (5) montrent que
- Etudions alors le rayonnement dans le plan horizontal v = o. En outre Ç et ïj sont constants pour tout point d’une antenne. Donc, pour un point M donné du plan horizontal, C prend la forme
- C = Sc'K+b) j* (v0d-z,
- le signe f ne s’appliquant plus qu’à une antenne et le signe 2 portant sur les diverses antennes. En prenant comme unité la section supposée constante et commune des antennes et posant le long d’une antenne,
- f n>o4 = Wea,
- il vient
- ^ C =: 2
- C est bien fonction de X et de g, donc le rayonnement variera suivant la direction.
- On a cherché, par exemple, à réaliser des antennes formant les trois côtés d’un triangle équilatéral. Il faut pour réaliser le système précédent, arriver à produire un décalage donné entre les diverses antennes et on y arrive en réalisant le montage représenté par le schéma ci-contre (fig. i) :
- b
- ||-^nnrinnp-
- A
- 'innnnnn-
- s'3
- Fig. i.
- b b bornes de la bobine.
- Première antenne : f\ interrupteur à étincelles ; ct c', condensateurs ; st self.
- Deuxième antenne: f2interrupteur à étincelles; c3 c'2 condensateurs ; ,v2 self ; R résistance shun-tant f2-, s3 ,sJ3 selfs ; c3c'3 condensateurs.
- Les diverses phases de fonctionnement sont les suivantes :
- D’abord c, etc \ se chargent, c3 et c'3 aussi, grâce à la résistance R qui shunte l’interrupteur/^
- Quand l’étincelle éclate en ft, les oscillations prennent naissance dans le circuit de la première antenne (st c, f\ c\) et dans le circuit auxiliaire [fi cz sif-.i s\ c'3), rien ne passe par la résistance R et il n’y a pas d’étincelles en f2, mais alors c2 et c'2 se chargent et l’étincelle finit par éclater en f2, mais avec un retard qu’on peut d’ailleurs régler.
- JT
- Z
- A___________________C
- L___,__________________
- b n
- Fig. 2.
- y
- On a ainsi une solution de la télégraphié sans fil dirigée.
- Solution de Marconi. — Dans le système Marconi, l’antenne a la forme ci-contre : une partie verticale, une autre horizontale beaucoup plus lo nguc. Dans ce qui suivra nous supposerons la terre supprimée et nous la remplacerons par l’image de l’antenne par rapport au sol. -
- mum)
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- L’expérience montre que le rayonnement est bien plus grand à droite qu’à gauche. Cherchons à nous rendre compte. — Prenons (lîg. a) pour oy la direction de la branche horizontale de l’antenne. Pour un point très loin sur oy l’onde est plane, parallèle au plan y = o.
- Ici m0 = o sur toute l’antenne, donc A = o (F = «)• _
- B, dirigé suivant oy, normal au plan de l’onde, n’est pas à considérer dans l’étude de la vibration.
- Reste C; w0 n’est différent de o que sur AB.-On ne voit donc pas pourquoi le rayonnement n’est pas le même dans les deux sens.
- Mais nous avons fait une approximation en remplaçant les équations (2) parles groupes (4) et (5), approximation qui revenait à remplacer
- Il se calcule de même sur IIB seul et se réduit à
- II
- eu((+yÇ—ri)
- 14-v Ç — '0
- dx,
- puisque sur cette branche i* = q = o. Dailleurs au milieu de AB on aura Ç = o. C’est une fonction de la constante r0, soit II ^ (/•„).
- Pour avoir maintenant le champ magnétique, nous allons appliquer les équations (6)
- a =
- ÔH
- dy
- dG
- dz’
- a—
- drç
- }ày~
- -r(r0-^)
- d(r0—f’Q
- dz
- ~f'[r o+f,Ç)
- 2XÇ
- par
- 1
- Nous allons voir que c’est cette approximation, ici trop peu précise, qui explique la divergence entre l’expérience et la théorie.
- Revenons aux équations (2)
- F
- giu(«—i'o+SU)
- r0 — m
- d c
- et les valeurs analogues de G et II.
- Ici u0 — o partout, donc F=o.
- Pour calculer G, il suffit de faire l’intégration sur les branches AC et BD, car vs = o sur IIB. On a alors Ç== o; Ç = const.
- gw[«+|iï)—()'o—vOJ
- ^0--------n--------x: dx,
- — M + ('0 — vÇ)
- Mais
- àji'o— K) dz
- Comme on est dans le plan z — o, cela se réduit à -----et on a
- « = ~ ~ + f'[r0 + K)] ;
- 1 0 7o sur oy même : v = o
- 10 '0
- d
- ---—------a cause de 3 = e/-0
- _3 t ^ r0 r0 ^ d z ’
- or l’intégrale se divise en deux parties, l’une relative à AC, l’autre à BD. Remplaçons dans chaque branche l’intensité par sa valeur moyenne, elle est de signe contraire dans les deux branches. En outre la constante Ç a des valeurs égales et de signes contraires sur les deux branches. Tout le reste est identique, donc, si nous désignons par f (>'0 + v £)> l<a partie de l’intégrale relative à AC, celle relative à BD sera —/>(,'o + vÇ) et on aura
- on voit que a varie suivant que y, pour la même valeur absolue, est positif ou négatif, ce qui est conforme à l’expérience ;(i ne nous préoccupe pas puisqu’il est dirigé suivant oy], il se réduit d’ail-
- — d\\ ,,, .æ , , . , dG .
- leurs a —----= — 4/ (/'o) — ; Y se réduit a —— qui
- est nul ; (3 est nul aussi sur oy.
- Si 011 remplace les diverses variables par leurs valeurs moyennes dans G et II pour avoir une valeur approchée de ces intégrales, c’est-à-dire
- G vÇ)-/•(/„+ vÇ).1
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- T. IV (2'Série). —N° 52.
- des fonctions ij>t;t /', on voit que, sur ovj,le rayonnement a la forme
- A , lî ,,
- --------- d'un cote,
- /• /1
- ---------de l’autre,
- r n
- tance de la self L et aux autres causes possibles d’amortissement, y compris le rayonnement d’énergie par l’antenne, çfi-j-.r'jlc terme dû à l’arc.
- Dans le circuit AFED, on a de même (en négligeant la self extérieure)
- le rapport tend vers i quand r augmente indéfiniment, c’est-à-dire quand on se rapproche des conditions oii notre première approximation était valable.
- Le système Marconi donne donc bien la télégraphie dirigée, mais d’autant plus mal dirigée qu’on télégraphie plus loin.
- Oscillations entretenues. Equations générales. — Considérons (fig. 3) un circuit comprenant une source de force électromotricc constante continue E, une résistance et une self, et, en parallèle, d’une part un arc, de l’autre une self et une capacité.
- = X
- Fig. 3.
- Soit la capacité du condensateur;
- L la self mise en série avec lui ; x la charge du condensateur ; i, le courant circulant dans le circuit extérieur. Le courant circulant dans la branche du condensateur est
- x ~
- dx
- dt
- Le courant circulant dans l’arc est i -f- x1
- Ri+ *(*• + *') = E. W
- Si on suppose connue la fonction ep, l’équation (2) donne une relation entre i et x' ou entre i -)-' x' et x'. En en tenant compte, l’équation (1) peut s’écrire :
- lux" -f px' + 0[x') +11^ = 0, (3)
- 0 (x') une fonction toujours égale à <p (i -f- x') en vertu de (2).
- Posons
- , dx dt
- % _ qdy
- dt dx ’
- dt
- dx
- J
- y
- l’équation (3) devient
- Jjy + ?y + û(,ÿ) + _ (4)
- Fig. 4-
- compté dans le sens de la llèche, x' étant supposé circuler dans le sens de la flèche et i mesuré dans le sens de la flèche.
- Dans le circuit ABCDEF fermé, on a alors
- " L x" + p x' + 9 [i -f- x’) -f- 11 x = o, ( 1 )
- p x' étant un terme qui correspond à la résis-
- Etude de Véquation différentielle. — On peut construire les courbes qui satisfont à cette équation différentielle, à condition de connaître la fonction 0. Les oscillations entretenues correspondent aux courbes fermées, s’il y en a. Mais toute courbe fermée ne convient pas, elle doit remplir certaines conditions de stabilité que nous allons étudier.
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- Tout d’abord on voit que, si// = o, -^-estinfini,
- la courbe a des tangentes verticales. En outre, si x décroît, x', c’est-à-dire y, est négatif, donc, la courbe doit être décrite dans le sens de la flèche.
- Condition de stabilité. — Considérons donc une autre courbe non fermée satisfaisant à l’équation différentielle, ce sera une sorte de spirale se rapprochant indéfiniment de la courbe fermée. Si la courbe fermée représente un régime stable, en décrivant le spirale dans le sens de la flèche on doit être ramené sur la courbe fermée, et c’est à cette seule condition que la courbe fermée représentera un régime stable d’ondes entretenues et donnera la solution du problème.
- Condition de possibilité du problème. — Revenons à l’équation (4). Multiplions par x'dt et intégrons, pendant une période, le terme en L et le ternie en x, qui donnent à l’intégration des ternies en x' et x, disparaissent et 011 doit avoir
- p J"x -dl -)- fb(x<) x' dt = o.
- Or, le premier terme est sûrement positif, la fonction 6 doit donc être telle que
- J'O(x') x' dt << o.
- Çela est-il possible
- Supposons que la fonction 9 (/ x) de [i x'} soit décroissante. Supposons en outre que i soit toujours positif. Pour une même valeur de /, quand x' est positif, i -|- x' est plus grand que si x' était négatif, donc 9 (i -)- x') est plus grand pour x' négatif que pour x' positif. Mais alors pour une même valeur absolue de x', 9 (i -|- x') x'dt est plus grand pour x' négatif que pour x' positif et comme on intègre dans une période pendant laquelle x' oscille entre des valeurs égales et de signes contraires, 011 voit que f 9 (i -f- x1) x'dt ou f 6 (x1) x'dt. sera négatif en général.
- Cela suppose que, dans l’arc, le courant (/ + .1') passe toujours dans le même sens et que l’arc ne s’éteint pas. O11 peut supposer également que le courant change de sens pendant une oscillation.
- Si l’arc est symétrique, en conservant les mêmes flèches, on aurait, au cas où le courant viendrait à se renverser :
- <p('+ = —<P(— i—*')-
- Supposons maintenant qu’il y «il une dissymétrie, alors
- T ^ — T (— * •*;/)»
- on aura par exemple
- pour x' o O(.r') — A.r',
- pour x' <C o ()(.:<;') — — Il x' 13 ]>> A.
- Si alors x’ varie entre —a et -f- a on aura f+,/'x'0(x')dl <0.
- •/ -r/
- Cas d’oscillations très faibles. — Examinons, dans le seul but de pousser un peu plus le calcul, le cas d’oscillations très faibles ; si i0 est la valeur moyenne de i, on aura i - i0 -f- S/, S/ étant très petit. On pourra alors regarder les variations de 9 comme linéaires, puisque ces variations sont très petites et écrire
- 9 (/„ -f S /) = 9 (4) — U 5 i-
- Posons alors
- 1 — lo ~t~ Sq x = x0 -(- o.r,
- Les § étant tous très petits. Les équations (1) et (2) deviennent
- (LS.'r"+p§.r'-f9(4)—BS/— BS.r'+II^;0-fIIâ.:f=o, ( 1 **) R 4 + R 3 x + 9 (4) — BS/ — B S a? = E, (2*"}
- qui donnent d’abord en supposant nuis tous les 0
- 9o “f" lUr0 = o,
- R4 “h <?o — L,
- et en seconde approximation :
- L 3 x" + pS x’ — 11S i — B S x’ + 118a-=0, (1
- RS / — 13 0/ — 133.1'' = o. b-11'1')
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- T. IV (2* Série). — N» 52.
- Pour intégrer les équations i ter et a te;1 nous poserons
- ox — cievt èi — beat
- et a doit satisfaire aux équations
- (La2 pa — lia-)- II)a — Bi = o,
- — B a a + (R — B) b — o,
- ou en éliminant a et b
- (La2 + pa — Ba -f- II) (R — B) — B2a = o. (5)
- On doit avoir,pour les oscillations entretenues, une solution purement imaginaire pour a, il faut donc B = p et
- Mais ceci ne donne pas les conditions de stabilité.
- D’ailleurs les oscillations faibles ne sont pas ce qu’on cherche ; en général, on préfère les oscillations Unies.
- On n’a pas tenu compte, dans ce qui précède, de la self du circuit extérieur, il faudrait introduire
- di
- dans l’équation (a; un terme L, —.
- Ceci modifierait l’équation (5) de la façon suivante :
- (La2 + pa — Ba + II) (R _ B + L,a) — B2a2 = o
- et on doit avoir encore une solution a imaginaire pure.
- RÉALISATION PRATIQUE
- i° Arc symétrique. — En général, lorsque le courant passe, la différence de potentiel aux bornes monte, suivant la loi d’Ohm. Mais si on a un arc dans le circuit, il n’en est plus ainsi, et au lieu d’une expression de la forme:
- u = t i,
- on trouve plutôt (par expérience) :
- \
- « , 7 u = - b.
- La chute de résistance doit jirobablement être due à réchauffement de l’arc et des gaz de l’arc par le passage d’un courant, écliauffement d’autant plus grand que le courant est plus intense.
- Quoi qu’il en soit, ceci semble indiquer de prendre pour 9 (f-j- x') la forme
- f(,'+*') = Hh + 4-
- On voit alors que, du seul fait que l’on a un arc dans le circuit, la fonction 9 devient décroissante ; donc, d’après ce qu’011 a dit plus haut, il devient possible d’avoir des oscillations entretenues.
- Mais on ne pourrait pas dépasser une certaine fréquence, comme nous allons le voir.
- La résistance R de l’arc dépend de la température, surtout de la température T de l’anode. Or cette dernière est déterminée par l’équilibre entre la chaleur communiquée à l’arc et celle qu’il perd par rayonnement.
- On transforme en chaleur le produit ui, c’est-à-dire ici
- (i -f- x') o[i + x')-,
- on perd alors par rayonnement une quantité de chaleur proportionnelle à l’excès de la température de l’arc sur la température ambiante, soit XT, on a donc, en régime d’équilibre :
- (*’ + x') ?(* -M = *T- (J)
- Or, on a aussi 9 (i-f-x1} ; = R (i -f- x1); Rest la résistance de l’arc,) qui est une fonction de T , décroissante quand T augmente ; appelons-la i); (T).
- 9(* + x') = <HT) (« + #'). (2)
- De (1) et (a) on tire
- (/ + .t')2<MT)=XT. (3)
- Si on élimine T entre deux des équations (1) (2) (3), 011 aura la valeur de 9 (/-{-.t').
- DISCUSSION
- Mais ceci a été écrit en supposant réalisé l’équilibre de la température. S’il n’en est pas ainsi, c’est-à-dire si le courant i-x' 11e dure pas depuis assez longtemps ou si les oscillations
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- sont trop fréquentes, ces conditions ne sont plus réalisées, l’équation 3) doit être modifiée en introduisant dans le second membre un terme k~-
- dl
- proportionnel à la vitesse d’élévation de température.
- Elle devient alors
- (i + o;')*<MT)=XT + A^ (/,)
- et le système complet d’équations est écrit pour des oscillations très fréquentes. Il comprendra les équations fondamentales d’où nous sommes partis, l’équation (3) et l’équation (â). On peut l’écrire encore
- hx" + px' -f (i + x’) ù (T) -f H X = o, .Lî| + Rf + (i + *')<KT) = EJ (i + *7*(T) = XT + /<^.
- Il n’est pas nécessaire d’intégrer ce système pour voir que, si la fréquence est très grande, la température prendra une valeur moyenne sensiblement constante, de sorte que la résistance de l’arc sera constante et que © [i loin d’être
- une fonction décroissante, sej*a proportionnel ki -)- x'. Donc les oscillations à grande fréquence seront impossibles.
- 2° Arc dissymétrique. — Mais supposons maintenant une dissymétrie des électrodes de l’arc, réalisable soit en prenant des électrodes de matières différentes, cuivre et charbon par exemple, soit en prenant des électrodes de même matière mais de propriétés géométriques très différentes (pointe et plaque), soit encore en prenant des électrodes de même matière, mais en refroidissant l’une d’elles; la résistance va varier suivant que c’est l’une ou l’autre des électrodes qui sera l’anode. Dans le cas de deux électrodes pareilles dont l’une est refroidie par exemple, la température de l’anode sera T si c’est l’une, 0 si c’est l’autre, il y aura donc une grande variation de
- ? (f “b X1)
- ———et cela indépendamment de la fréquence
- des oscillations.
- Donc les oscillations entretenues, qui sont possibles, le seront quelle que soit la fréquence, cela parce que, au lieu de tabler sur les variations de la température avec le temps, comme plus haut, on table maintenant sur une différence de température artificiellement maintenue.
- II. PoiNCAltÉ.
- LES LIGNES AERIENNES A HAUTE TENSION (Fin) (>)
- DISPOSITION’ DES ISOLATEURS. ISOLEMENT ET PROTECTION DE LA LIGNE
- Nous avons vu qu'il est possible d’établir assez rapidement le prix de revient minimum d’une ligne.
- Il reste à examiner cette ligne au point de vue électrique et tout d’abord à justifier la disposition et l’écartement que nous avons indiqués pour les câbles.
- Silos câbles sont dans un même plan vertical, pourvu que la distance de deux câbles au moment de la pose soit de quelques centimètres
- (') VoirZft Lumière Electrique,lome IY (20 série) p. 36o,
- seulement, ils 11e pourront jamais venir en contact sous l’influence des oscillations provoquées par le vent.
- E11 elfct, sous l'action du vent, les câbles décrivent, dans chaque portée, des portions d’une surface de révolution dont l’axe est la ligne joignant les points d’attache et la méridienne une chaînette.
- Les deux surfaces correspondant à deux câbles ne se couperont qu’en des points situés au-dessus de l'axe x du câble le plus bas.
- Il ne pourra donc y avoir contact puisque jamais ce. câble 11e dépassera, même sous l’elfet des vents les plus violents, la position horizontale (nous supposons, pour simplifier le langage, les tleux appuis au même niveau).
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- Si, au contraire, deux fils soûl dans un même plan horizontal, le contact pourra se produire, même avec de faibles oscillations, si la distance des deux câbles est faible par rapporta la (lèche. Les figures 5 et fi rendent bien compte de ce qui
- peut se passer dans les deux cas. Avec de grandes portées la llèche peut dépasser 4 ou 5'", tandis que l’écartement, des câbles ne peut être supé-
- rieur à '2m, par exemple. Aussi, dans les pays de vent, la disposition des câbles en triangle équila-
- téral ayant un côté horizontal est à rejeter complètement, sauf pour les portées très courtes. Il faut se rapprocher le plus possible de la disposition indiquée figure 7 où les isolateurs sont dans des plans verticaux écartés de om'5o et beaucoup plus éloignés dans le sens vertical.
- Il est nécessaire de donne)' quelque distance latérale pour que,si un câble vient à osciller dans son plan vertical (cas d’un câble chargé de givre qui se décharge brusquement), il ne puisse venir toucher le câble supérieur et provoquer ainsi un court-circuit.
- La disposition indiquée sur la figure 3 ne représente pas un triangle équilatéral, mais la dissymétrie qui en résulte au point de vue de l’inductance mutuelle est négligeable. On peut facilement la calculer, et on peut aussi la corriger, mais en pratique ce n’est guère nécessaire.
- Cette disposition permet, d’éviter complètement les courts-circuits, surtout si, par excès de précaution, on convient, comme nous l’avons fait, de donner un écartement vertical égal à la flèche maxima. Dans ces conditions, un câble peut se détendre ou se charge)' de givre plus que les autres; il est très peu probable que sa flèche viendra à dépasser le double de la flèche primitive, il ne pourra donc se produire un contact.
- Un autre accident assez fréquent qui peut aussi provoquer un court-circuit et, quelquefois, la fusion des trois câbles d’une portée, c’est l’amorçage d’un arc entre un câble et la ferrure, à travers l’isolateur.
- Dans ce. cas, l’arc ainsi produit, fait fondre le câble au point où il jaillit. La meilleure manière de se protéger contre un pareil danger, c’est évidemment de choisir les meilleurs isolateurs possibles. Mais il y a des points spéciaux où s’impose un surcroît de précautions. Par exemple, aux traversées de télégraphe et de chemins de fer.
- O11 peut arriver à empêcher le câble de tomber" en le reliant à deux isolateurs disposés de chaque côté du câble (fig. 8). Dans ce cas, si l’un des isolateurs est percé par le courant, le toron correspondant fond et, lorsqu’il a perdu le contact de la ferrure, l’arc cesse de jailjir, mais le câble prend du mou et change de position. Il peut donc venir toucher un des autres câbles, soit par l’action du vent, soit par l’efiêt des oscillations résultant de son brusque déplacement. On peut perfectionner le dispositif de la ligure 8, en cm-
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- ployant trois isolateurs (fig. 9). Le déplacement du câble est ainsi impossible.
- Cette mesure de sécurité nous parait préférable à tous les filets de protection qui étaient autrefois imposés, ainsi qu’aux divers dispositifs destinés à couper le courant ou provoquer l’arrêt de l’usine en cas de rupture d’un fil. Ce dispositif n’est pas coûteux, il n'exige que trois isolateurs et, dans les angles, deux seulement.
- Il est autrement difficile de prévoir et surtout d’éviter les accidents dus aux décharges atmosphériques. Les phénomènes sont ici tellement complexes et différents qu’il est difficile d’imaginer un appareil suffisant dans tous les cas. Il faut même reconnaître que l’ensemble des para-foudres utilisés actuellement ne donne qu'une protection tout à fait approximative et nous 11e croyons pas qu’il ait été. fait depuis longtemps aucun progrès sérieux. La protection contre la foudre s’obtient beaucoup mieux par une augmentation du coefficient de sécurité. D’ailleurs, en examinant les divers phénomènes qui se produisent, on se rend bien compte tic cette insuffisance des parafent!res.
- L’électricité atmosphérique peut influencer les lignes aériennes de diverses façons :
- i° Au point de vue statique, soit par contact de la ligne avec des points de l’atmosphère portés à des potentiels différents, soit par influence
- I d’un nuage électrisé passant à faible distance tic la ligne.
- •x° Au point tic vue dynamique, par coup de ! foudre direct (décharge d’un nuage à la terre à j travers les câbles, les isolateurs et les poteaux), ou I par induction résultant de la décharge oscillante | qui se produit entre deux nuages. Celte décharge ! oscillante [tarait avoir une fréquence très élevée j se chiffrant par milliers de périodes par seconde.
- Il en résulte sur les lignes:
- </' Une élévation statique de potentiel :
- b) Un courant à très haute tension et à grande 1 fréquence ;
- c) Il peut se produire aussi des courants à i basse fréquence, surtout si la ligne est. longue.
- i n) Les effets statiques sont les plus faciles à I éliminer.
- j L intensité du courant statique est en elTet très ! faible. Elle dépend de la vitesse de déplacement des nuages électrisés. Il suffira de mettre la ligne ! directement à la terre, à travers un conducteur de très grande résistance pour Je courant industriel.
- Les déchargeurs continus à eau, où «le fortes bobines de self intercalées entre la ligne et la I terre, donnent d'excellents résultats. Comme l c’est le plus souvent, la décharge statique qui prépare le passage du courant industriel à tra-: vers les parafoutlrcs ou les isolants, la protection obtenue par ces appareils est très réelle. De : plus, leur emploi n’oll're aucun inconvénient.
- b) Conlre les courants à haute fréquence, on installe généralement, trois sortes d'appareils : les parafoutlrcs à cornes à coupure unique, les parafoutlrcs à coupures multiples, les condensateurs.
- De ces trois sortes de parafoutlrcs, le contlen-j auteur est celui qui. théoriquement, convient. le mieux au résultat que l’on cherche à obtenir.
- En effet, sa résistance peut- être très grande pour des fréquences de ’>o périodes, par exemple, et très faible pour des fréquences mille ou dix mille fois plus élevées, comme celles qui résultent des coups de foudre.
- Malheureusement, un condensateur d une. capacité supérieure, à celle de quelques kilomètres de ligne est très coûteux, lorsqu’il doit être isolé pour fonctionner à '|0 ou 5o 000 volts.
- D’autre part, si l’on augmente de beaucoup la capacité de la ligne, on s’expose à des pbéno-
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- mènes de résonance, qui ne se produisent pour ainsi dire jamais avec des J ignés aériennes.
- Enfin, le condensateur est inclficace pour éliminer les ondes à fréquence normale ou à basse fréquence.
- Le parafoudre à cornes est d’un fonctionnement irrégulier, parce qu’il est influencé par les circonstances extérieures. 11 peut s’amorcer sous une tension moindre par une forte pluie, ou si l’atmosphère est chargée de poussières ou de vapeur d’eau.
- On est par suite obligé d’augmenter l’écartement des cornes et de diminuer ainsi la sensibilité du parafoudre. 11 faut, de plus, intercaler une forte résistance sur la ligne de terre, pour éviter un court-circuit en cas d’amorçage simultané de deux parafoudres placés sur des phases différentes.
- Les résistances à eau sont les plus faciles à réaliser, mais elles peuvent se vider partiellement sous Follet d'une forte décharge, et le parafoudre est mis hors circuit. On peut obtenir, au prix de quelques complications, une bonne résistance, en faisant circuler dans des tuyaux de grès un courant d’eau permanent.
- Quoi qu’il en soit, la présence d’une résistance sur la ligne de terre est un obstacle à la décharge rapide de la surtension que Fon veut éliminer, et la différence de potentiel entre fdiascs peut, avec un courant intense, atteindre plusieurs fois la tension de régime.
- Les parafoudres à coupures multiples sont employés surtout parce qu’on leur attribue une sensibilité supérieure à celle des parafoudres à cornes. Les conditions de leur fonctionnement sont mal connues. Cependant on admet généralement que l’arc ne doit pas s’amorcer comme dans un parafoudre a cornes,
- L’appareil n’est pas disposé pour obtenir un souillage rapide de l’arc. Ce parafoudre ibne tionuerail donc comme un condensateur. Mais sa capacité est infiniment petite, à peine égale à celle de quelques mètres de ligne. Son efficacité contre les courants de haute fréquence est très faible.
- Il peut aussi dériver à la terre les charges sialiques, et c’est sou vent ainsi qu’il fonctionne en pratique,.A ce point de vue, son infériorité sur les'déchargeurs continus est évidente.
- Ces parafoudres sont encombrants. Ils sont soumis aux mêmes variations de sensibilité que
- les parafoudres à cornes ; aussi est-on obligé de les placer à l’intérieur des postes.
- De tous les appareils de protection, c’est, à notre avis, celui dont on peut le plus facilement faire l’économie.
- Il ne faudrait pas se hâter de conclure qu’il n’y arien â faire pour protéger contre la foudre les lignes et les transformateurs.
- Un procédé qui peut être excellent consiste à établir, au-dessus de la ligne, un écran conducteur relié à la terre en des points suffisamment rapprochés. Le difficile, c’est de réaliser, sans trop de complications, un écran suffisant. En Amérique, et dans quelques transports de force d’Europe, on s’est contenté de tendre, au-dessus de la ligne, un fil d’acier.
- Les résultats sont assez satisfaisants. 11 n’est pas douteux qu’en augmentant le nombre des fils, l’écran serait mieux réalisé et qu’on pourrait arriver à une protection à peu près complète. Malheureusement, ce dispositif augmente les chances de court-circuit, et le coût de la ligne devient plus élevé.
- 11 serait à désirer que les industriels employant ce procédé en fassent connaître les résultats.
- Il est â remarquer que ce dispositif est le seul qui protège la ligne elle-même. Tous les parafoudres que nous avons indiqués ont surtout pour but de protéger les appareils.
- 11 serait trop coûteux, pour des lignes un peu longues, d’installer des parafoudres en des points suffisamment rapprochés pour que la protection fût efficace. En effet, les décharges atmosphériques provoquent des courants qui sont très rapidement amortis. L’impédance des lignes s’oppose â leur propagation. La capacité très appréciable du condensateur formé par les câbles et la terre absorbe les courants à haute fréquence.
- Ainsi, pour une longueur de ikm, la capacité entre câble et terre est voisine de 0,007 microfarad. L’intensité qui passe dans ce condensateur à la tension de 100 000 volts et avec bine fréquence de 5o 000 périodes est
- l = ta CY ="3i/| 000 X 0,007 X ur6 x 100 000 1 — aao ampères.
- Avec une pareille intensité, la chute de tension par kilomètre résultant de l’impédance de la
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- ligne (i,3 millihenrys par kilomètre) serait E = ta L1 = 314 ooo X o,ooi 3 X aao —
- — Hq.Ko^i volts.
- On voit que la surtension serait rapidement éliminée.
- Les elfels des surtensions sont doue surtout dangereux pour les points aux environs desquels ils se produisent. Le seul moyen d’en éviter les elïets consiste à employer des isolateurs d'une très grande résistance électrique. Aussi ne saurait-on trop recommander de prendre un coefficient de sécurité très élevé.
- Quant aux transformateurs, leur self-induction étant très grande, ! les décharges a lian te fréquence ne les traversent guère. Le courant perce les isolants aux points les plus rapprochés de la masse et s’écoule à la terre. En augmentant cette distance minima dans des proportions suffisantes, et par l’emploi de transformateurs à bain d’huile, on arrive à ne plus avoird’acoidents de ce genre,
- En somme, les lignes et les appareils doivent, si l’on peut dire, compter surtout sur eux-mêmes pour résister aux coups de foudre. Aussi les lignes à très haute tension sont-elles moins exposées que les lignes à moyenne tension.
- Une condition qu’il jest facile de remplir, c’est d’avoir des isolateurs qui puissent supporter sans éclater la tension à laquelle l’arc s’amorce entre le câble et la ferrure. Cela vaudra mieux que des isolateurs dont la ligne de fuite sera suffisante pour permettre J’essai au laboratoire à ino.ooo volts, et qui éclateront au bout de quelque temps d’un service normal à-ao ou So.ooo volts, par suite d’une mauvaise fabrication ou d’une trop faible épaisseur.
- Dans son remarquable rapport au Congrès de Marseille, M. Semenza s’est efforcé d’établir d’une manière précise, et d’après de nombreuses expériences, quelle était l’importance relative de ces divers éléments de la construction d’un isolateur, l’épaisseur et la forme extérieure, tout le monde étant d’accord sur la nécessité d’une porcelaine parfaite au point de vue de l’homogénéité et de la cuisson.
- Jusqu’à présent on ne s’était guère préoccupé que de la forme extérieure. Une ligne de fuite très développée,une distance explosive suffisante, telles étaient les qualités recherchées pour un
- isolateur à haute tension. Le désir d’obtenir une bonne cuisson faisait que souvent l’épaisseur était très faible.
- M. Semenza a démontré par l'expérience que les diélectriques à épaisseurs irrégulières étaient plus facilement percés par Tétineelle disruptive que les diélectriques de même dimension moyenne à épaisseur uniforme. L’épaisseur mi-nima nécessaire entre le câble et la ferrure devient la caractéristique d’un isolateur pour une tension déterminée. Au point de vue mécanique, la conclusion est la même. Nous avons, en effet, constaté que les porcelaines à épaisseurs irrégulières sont plus sujettes à éclater, sous l’elfetdes variations de température, que les porcelaines à épaisseur uniforme.
- L’effet des décharges atmosphériques sera donc d’autant plus dangereux pour les isolateurs que l’épaisseur de ceux-ci sera plus irrégulière. Nous rappellerons à ce sujet (es observations de M. Moscicki sur la rupture (.les condensateurs, i Eclairage Efeclritjtie* octobre 190 \. 1
- C’est au point où la densité des lignes de force devient plus grande que le diélectrique a le plus de chances d’être détruit. Or, dans la plupart des isolateurs, c’est à la gorge (pie l'épaisseur est minima. Au contraire, l’isolateur du type Padcrno, qui est un des plus anciens modèles potir haute tension, remplit parfaitement les conditions indiquées. C’est, sans doute, ce qui explique que depuis plus de dix ans il ait donné toute satisfaction.
- Si l’arc peut jaillir entre le câble et la ferrure sans que l’isolateur soit percé, il y a beaucoup de chances qu’une surtension même très importante puisse s’écouler à la terre sans que la ligne soit arrêtée, et c’est là le point essentiel.
- Il n’est donc pas besoin de chercher une limite autre pour le coefficient de sécurité ; l’isolateur devra pouvoir résister à une tension suffisante pour que l’étincelle éclate entre le cable et la ferrure. Cet essai peut conduire à un coefficient de sécurité très élevé. Mais il ne faut pas oublier que la porcelaine exposée aux intempéries perd beaucoup de scs qualités primitives. Le vernis se couvre de craquelures, l’humidité pénètre plus ou moins dans la pâte. Le cornant qui traverse continuellement le diélectrique finit par l’user; des fissures se produisent, et, l’humidité aidant, l’isolateur achève d’éclater.
- Il sera donc prudent d’employer des isolateurs
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- composés de deux ou (lois( loches dont chacune seraiL suffisante pour résister normalement à la tension de service.
- Les trois cloches essayées séparément seront scellées entre' elles à froid, au moyen de ciment par exemple, ou d’un mastic ne foisonnant pas.
- La ligne ainsi équipée contre les surtensions d'origine atmosphérique résistera, a fortiori, aux surtensions provenant des variations brusques ou progressives des constantes du réseau. Ces
- surtensions dépassent en effet rarement le double de la tension de régime.
- En résumé, la protection de la ligne contre la foudre s’obtient surtout par remploi d’isolateurs d’une très grande résistance électrique.
- Des déchargeurs continus, pour l’élimination des charges statiques, et des parafoudres à cornes à grande distance explosive seront des précautions excellentes, ellicaccs et sans inconvénients. , E. Gaïsset.
- LA TRACTION ELECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE DE SEEBACII-WETTINGEN [Suite) ()..
- r) La locomotive n° 3. — Cette locomotive sort des Ateliers de construction Siemons-Schur-kerl. Elle a été livrée en 1907 cl reçue officiellement le 7 octobre de la meme année. La Forme générale est celle d’une voiture ;cllc repose
- sur deux bogies à trois essieux, la longueur de chacun d’eux,entre essieux, étant de ioouin\ La longueur entre les pivots des bogies est de fi"1; la longueur totale de la locomotive, entre but-loi rs est; de i Les roues ont un diamètre
- (') La Lumière Electrique, tome IV (2e série), p. 256, 291 et 333.
- de i ioomm. Les bogies sont de meme construction que ceux de la locomotive à grande vitesse qui a servi aux essais entrepris par cette même maison entre Marienfelde et Zosscn, de 1901 à 190'ï. Le jeu latéral des pivots est soumis à un
- guidage élastique, ce qui adoucit notablement les entrées en courbe, et, en général, diminue les cliocs latéraux provenant du roulis, aux grandes vitesses. La suspension proprement dite est double. Il y a d’abord des ressorts à feuillures, puis des ressorts en spirales, entre lesquels le travail est uniformément réparti par des tiges réunissant deux à deux les organes de suspension des essieux. Le poids de la caisse delà voiture repose sur les bogies par des patins, au nombre de quatre par bogie, qui déchargent complètement les pivots.Les organes d’attelage et les buttoirs sont fixés suides poutres extérieures des deux bogies, ce (pii simplifie la construction du châssis de la voilure et enlève aux longerons toute possibilité de se lausser. Ce mode de construction a donné de lions résultats.
- Le freinage s’opère par douze sabots agissant
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- chacun sur une roue et est commandé par l’air comprimé et éventuellement par leviers et manivelle. L’air comprimé sert aussi à actionner les sableurs et les organes de prise de courant. Il est fourni par une pompe à commande électrique, et sa pression est réglée dans un réservoir ad hoc.
- Les essieux ont un diamètre de 170“"“. Jls sont attaqués par les moteurs au moyen d’un engre-
- sion, il serait possible d’obtenifde plus grandes vitesses de train avec les memes moteurs.
- Les cabines de commande sont au nombre de deux et sont réunies par un couloir qui s’étend sur toute la longeur de la locomotive. Des deux côtés de ce couloir, cl complètement séparées de celui-ci, se trouvent les cabines des appareils, comprenant les deux transformateurs et tous les appareils de réglage et de mesure. Les archets
- nage direct, don! le. rapport de multiplication est de 1 : 3,7a. ce qui permet d’atteindre une vitesse de 5okm à rbeure avec la vitesse normale des moteurs. Ceux-ci sont suspendus par un côté sur le bogie et reposent par l’autre côté sur les essieux. En changeant le rapport de transmis-
- Siemens sont montés sur la toiture, au-dessus des deux bogies, tandis que les deux antennes Oerlikon sont placées dans rinLervalle. Un dispositif d’enclenchement solidarise les organes do prise de courant et les portes de fermeture des cabines des appareils, de telle façon que celles-
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- mcht, on ne peu t remettre les frotteurs sur le (il des espaces clos, accessibles seulement de Pexté-de travail que si les portes ont été refermées. rieur par des portes boulonnées, et situés vers le
- L’ouverture des portes met d’ailleurs automati- milieu de la locomotive, en diagonale, des deux
- Heizunq f. Lok.
- Heizunq f. Lok.
- Heizunq f, Zug
- R H V 9B7J5U32 0
- 0123*56789 V H R
- Zur Luftbremse
- Fig. 24. — Schéma des connexions de la locomotive n° 3.
- Légende : A, ampèremètre ; AgT, transformateur d’équilibrage; ALF, conduite de déconnexion de la pompe à air ; AM, bobine magnétique de déclanchement; BSt, archet Siemens; E, terre; ES, connecteur de la ligne de terre; FL, fil de contact; G, ventilateur; HA, interrupteur à main; IIB, parafoudre à antennes; Hd, fil thermique; HE, connecteur à main; HS, disjoncteur à haute tension; J, spirale de self; LB, réservoir à air; LO, conduite pour le déclanchement des deux disjoncteui's a bain d’huile : LP, pompe à air ; LZ, cylindre à air |>our la commande de l’archet ; M, moteurs ; BSt, antenne Oerlikon ; S, coupe-qircuit à haute tension; St, réducteur de courant ; StK, prises de contact pour le chauffage du train; T, transformateurs; ULH, branchement pour le chauffage; ULL, branchement pour l’éclairage; ULS, branchement pour la commande électrique des appareils ; ULP, branchement pour la pompe à air ; V, voltmètre ; Wd, rhéostat ; Z, compteur ; ZB, relais à action différée; R et V, conducteurs pour le cylindre de commutation ; TI. Führerstand = cabine de commande; Zur Luftbrernse — vers le frein pneumatique ; Sleuerstromt= courant de commande.
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- côtes du couloir longitudinal. Les deux portes, en fer, sont ajourées de telle sorte que, quel que soit le sens de marche de la locomotive, l’air frais pénètre toujours à l’intérieur des cabines de transformateurs. La puissance de chacun de ces transformateurs est de 5oo KW, le rapport de transformation de
- i'j ooo/288 -j- 33o -J- 3^8 volts,
- le secondaire étant divisé en trois parties. Le noyau et les culasses sont finement feuilletés, la bobine à haute tension est en fil, la bobine à basse tension en ruban de cuivre enroulé de champ. Chacune des deux bobines se décompose en bobines partielles, qui sont rangées alternativement, haute tension et basse tension, de façon à diminuer la dispersion magnétique. Les trois segments du secondaire sont à leur tour divisés en trois bobines partielles qui sont connectées aux interrupteurs des régulateurs de tension. Les transformateurs sont plongés dans un bain d’huile contenu dans un bac en tôle de fer. L’huile circule librement clans l’espace ménagé entre les bobines et les noyaux.
- Des disjoncteurs à haute tension, à bain d’huile, sont intercalés dans la conduite cl’amenée du courant aux transformateurs. Ils se déclanchent automatiquement, sous l’action de relais, dès que la surcharge, devient inadmissible. Ce relais peut aussi être actionné directe ment de la cabine clc commande. C’est au même endroit que l’on trouve les coupe-circuits généraux. Les interrupteurs pour le changement de marche sont disposés en trois étages, correspondant aux trois moteurs d’un même bogie. Neuf autres interrupteurs graduels, dont trois par étage, permettent de régler la tension et par conséquent la vitesse.
- Ces interrupteurs (fig. ail) sont commandés d’un circuit électromagnétique à courant alternatif; les noyaux des électro-aimants sont feuilletés. De plus, pour empêcher la production cl’un bourdonnement désagréable par suite des alternances du flux, on a enroulé une bobine auxiliaire, en court-circuit, autour d’une partie des épanouissements polaires. Les pièces clc contact sont construites de façon qu’elles frottent légèrement l’une sur l’autre lors de la fermeture du contact,'ce qui leur conserve une surface bien polie. Elles sont, d’autre part, décomposées en
- un certain nombre de pièces de contact partiel, dont l’une reste un peu en retard sur les autres lors de la déconnexion et sert de pièce de rupture proprement dite et do pare-étincelles. Les interrupteurs du régulateur de tension sont enclenchés les uns aux autres, de sorte cpic l’ordre dans lequel ils peuvent être manœuvrés est toujours biendéterminé, et que, si l’un des contacts venait à ne pas fonctionner, il serait entraîné parle mouvement du contact suivant dans l’exécution de la manœuvre.
- l°ig. 25. — Interrupteur du régulateur de tension de la locomotive n° 3.
- Pour le réglage de la tension, c’est-à-dire de la vitesse, les interrupteurs élémentaires sont disposés comme suit :
- 7 8 9
- /, 5 (i
- 12 3
- n et 8, 8 et «), 4 et 5, etc., sont verrouillés l’un à l’autre. Pour les différentes positions du con-troller, on a les combinaisons suivantes :
- Pos. 1 interrupteurs fermés » 11 — —
- » III — —
- » IV — —
- >, V — —
- i
- i, et /,
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- Pos. VI interrupteurs fermés a, r>, »
- » VII — — 8, >, 8
- )) VIII — — :î, 6, 8
- » IX — — 9
- Les différences de tension prenant naissance
- lors de ces manœuvres sont compensées par un transformateur d’équilibrage.
- Le courant auxiliaire actionnant lès électro-aimants des interrupteurs de réglage est pris au secondaire du transformateur principal et réglé par le manipulateur qui se trouve dans la cabine du conducteur. D’autres dérivations du secondaire du transformateur principal alimentent les circuits d’éclairage et de chauffage de la
- pression sur la manette, laquelle détermine l’action d’un déclic qui cale le cylindre dans la position qu’il occupe. Si le conducteur abandonne la manette, soit volontairement., soit par distraction, le ressort en spirale agit aussitôt et ouvre l’interrupteur de sûreté, qui coupe le courant des moteurs.
- Comme la commande des différents interrup-teui’s de la locomotive se fait par le controleur qui vient d’être mentionné, par relais électromagnétiques à basse tension, il est non seulement possible de placer le poste de commande en tout autre endroit que sur la locomotive, par exemple sur la plateforme d’une voiture, mais on
- locomotive, ainsi que les moteurs de la pompe à air et des ventilateurs.
- Les controleurs sont composés d’un cylindre en deux parties portant les contacts et d’un cylindre de commutation verrouillé au précédent de la façon ordinaire. La partie inférieure du cylindre à contacts est calée sur l’arbre de la manette, la partie supérieure est entraînée par des pièces en saillie : le mouvement relatif de ces deux parties actionne un interrupteur de sûreté placé dans le circuit de réglage. La manœuvre du controleur se lait par une manette « dcadman » ; le cylindre est mis en mouvement à l’encontre d’un ressort en spirale antagoniste et maintenu aux différents crans d’arrêts par une
- peut aussi commander simultanément, d’un meme poste, plusieurs locomotives ou automotrices. Les conducteurs de circuit auxiliaire seraient alors rassemblés en un cable conduit d’un véhicule à l’autre.
- Les moteurs sont actuellement au nombre de quatre (tig. ai à al), ce qui suffît aux poids de remorque prévus, limités d’ailleurs par la puissance de l’usine génératrice. Ces moteurs complètement cuirassés ont huit pôles et sont du type série, d’une puissance de aar> IIP, à ventilation forcée. Le bâti est en fonte d’acier, le plus grand diamètre atteint 8iomm. Stator et rotor ont de faibles dimensions dans le sens radial, ce qui favorise la ventilation. Le stator est muni de
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- pôles de commutation, qui compensent dans de larges limites de vitesse la force électromotrice développée dans les spires court-circuitées pondant la commutation. Les spires inductrices auxiliaires sont logées dans des encoches comme les spires principales. Alla de diminuer l’intensité des courants de court-circuit, lors du démarrage, les liaisons entre les spires d’induit et les lames du collecteur sont formées par des résistances, qui sont disposées dans les encoches de l’induit de façon à renforcer le couple de démarrage, ce qui compense la perte de puissance à laquelle elles entraînent.
- Les télés du stator sont perforées régulièrement à leur périphérie. Les bobines excitatrices sont logées dans deux encoches de chaque pèle. Cet enroulement sert en partie d’en roulement-compensateur de la réaction d’induit. L’enroulement de compensation proprement dit est logé dans les encoches laissées libres. Il sert principalement à contrebalancer la force électro-motrice qui tend à produire les étincelles aux balais. La réunion de roucoulement d’excitation et de l’enroulement de compensation permet, sans trop grande dépense de enivre, l'emploi de deux enroulements d'excitation distincts fonc-
- tionnant alternativement suivant le sens de la marche du train. L’induit est bobiné sur nabarit, les spires sont logées dans les encoches ouvertes. Les porte-balais sont fixés à une bague commune, que l’on peut déplacer facilement pour l’inspection des balais. L'air insufflé dans les moteurs est amené par une conduite d’un ventilateur électrique. La disposition d’ensemble de réquipement est telle, que l’on peut, pendant la inarche, supprimer le courant sur l’un des bogies, et d’autre part, mettre hors circuit l’un quelconque des moteurs, en enlevant les coupe-circuits qui sont disposés à coté des interrupteurs élémentaires. 11 n’y a donc pas à craindre des perturbations prolongées lors d’accidents aux moteurs.
- Le poids de la locomotive est actuellement, avec quatre moteurs, de tonnes. Le rapport de transmission mécanique, est actuellement : i : !î,72> la force de traction correspondante de /i 700*5 pour /j moteurs, 7 oookB pour (> moteurs, pendant une heure. La surcharge peut être poussée jusqu’à 7 8<mk&, 11 700^ à la jante des roues.
- (A suivre.''
- Huoo Sti: mut.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PERIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Une méthode simple pour la mise en service des cables a haute tension.— A. Dina. —H Poli-teenico, septembre 1908.
- On a déjà proposé plusieurs méthodes pour la mise en tension des câbles de façon à éviter des surtensions dangereuses.
- Le principe de toutes ces méthodes consiste dans l’application graduelle de la tension, que l’on fait varier peu à peu jusqu’à sa valeur normale, d’une manière continue ou discontinue, au moyen d’engins appropriés plus ou moins compliqués transformateurs ou résistances insérés entre la source d’électricité et le câble .
- L’auteur est d’avis que la prudence qui inspire l’adoplion de toutes ces méthodes est souvent exces-
- sive. Comme la-surtension maxima à laquelle il faut s’attendre en insérant un câble, est à peine égale à la tension normale, de sorte que la tension résultante n’est que le double de la normale, il ne serait pas excessif de prétendre qu’un câble put supporter une telle surtension sans ressentir d’inconvénients.
- Il est juste toutefois de faire une exception pour ces installations dans lesquelles les câbles ont un développement tellement considérable, qu’une interruption dans leur fonctionnement serait particulièrement fâcheuse, ou dans lesquelles la tension est tellement élevée que l’emploi de dispositions spéciales de sûreté en reste justifié.
- La méthode très simple que rauleur propose, et qui a le grand avantage de ne pas exiger une variation graduelle de la tension, consiste dans l’emploi d’une résistance convenablement proportionnée qui est insérée en parallèle avec le câble pendant la mise
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- en marche de celui-ci et désinsérée aussitôt après, de façon à ne rester en circuit qu’un temps très court.
- Si l’on suppose donc le câble couplé en quantité avec une telle résistance R, et si l’on indique avec L la self-induction des alternateurs en circuit et avec C la capacité du câble (dont, pourplus de simplicité, on pourra négliger la self-induction ainsi que la résistance), on trouve que la condition, pour qu’il ne puisse pas se produire d’oscillations à la fermeture du circuit, est exprimée par :
- <>
- On a donc pour R une limite supérieure, qui est d’autant plus basse que L est plus petit et que C est plus grand.
- Il est intéressant, d’autre part, de rappeler que dans un circuit dans lequel on a une résistance p en .série avec une self-induction L et une capacité G on j ne pourra pas avoir d’oscillations libres si
- Donc, si les deux résistances R (en parallèle) et p (en série) satisfont à la relation :
- les deux conditions limites pour R et o peuvent être déduites l’une de l’autre. On trouve donc cette propriété intéressante que, en ce qui concerne la production d’oscillations, une résistance R en quantité a le même effet qu’une résistance p en série lorsque le produit de ces deux résistances est égal au rapport entre le coefficient de self-induction et la capacité du circuit.
- Dans la pratique il est très commode d’employer, pour la résistance R, les résistances d’amortissement des parafoudres (qui, dans ce cas, comme le câble n’est pas exposé aux influences atmosphériques, ne servent qu’à limiter les surtensions internes). 11 peut donc être convenable de donner à R une valeur plus grande que celle définie par la condition limite (i), et alors on pourrait se demander à quelle surtension maxima ce fait pourrait donner origine.
- A la suite d’une longue discussion analytique, que nous ne pouvons résumer, l’auteur trouve qu’en
- général il est préférable de donner à R une valeur comprise entre les limites suivantes :
- \/Ë<n<VÈ'
- De la sorte, si l’on ne peut éviter complètement les surtensions, du moins celles-ci seront réduites à une assez faible fraction et ne seront en général sensibles que pour la première oscillation.
- Quant aux résistances à adopter, le mieux est de s’en tenir aux résistances métalliques à l’exclusion des résistances à eau dont la valeur est trop variable. Une construction recommandable est celle des rubans Sclmie'windt, tissés longitudinalement avec de l’as-! bestc et transversalement avec du fil métallique à haute résistance ; le fil métallique reste ainsi disposé à éléments parallèles, à petite distance l’un de l’autre, de façon à en réduire la self-induction à un minimum. On place ces rubans dans des caisses remplies d’huile, qui a le double avantage d’augmenter en morne temps la résistance et la capacité thermique.
- Pour la manœuvre, il est préférable d’accepter rigidement l’interrupteur À qui sert à insérer la résistance R et l’interrupteur principal B qui commande le câble. La figure i montre schématiquement la disposition à adopter dans le cas où la résistance R doit servir en même temps comme résistance d’amortissement pour les parafoudi'es.
- A la mise en service du câble, l’interrupteur A doit faire contact avant l’interrupteur B, en introduisant de la sorte la résistance en circuit, et il doit s’ouvrir avant que l’interrupteur B ait atteint sa position finale. A la fin de l’opération, la résistance se trouvera ainsi en série avec le parafoudre, comme elle doit l’être normalement. Pour notre but, il suffit qu’elle soit mise en parallèle avec le câble pendant un temps très court, que d’ailleurs on peut régler en changeant la position relative des contacts A et B.
- Pour ôter le câble de service, il faudra avoir la
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- sérieinversed’opérations, c’est-à-dire que l’interrupteur A devra établir le contact lorsque l’interrupteur
- B est encore fermé, et s’ouvrir seujcment lorsque B est déjà ouvert. G. A.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- En s'adressant à nos bureaux, nos lecteurs peuvent obtenir des renseignements : 1° sur toutes les quèstions qui se rattachent à VElectrotechnique ; 2° sur les Sociétés de constructions électriques, tramways, éclairage, électromëtallurqie.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous sortirons un peu de la branche électricité et jetant un regard chez nos amis de l’entente cordiale, nous serons heureux de saisir dans le rapport de l’un d’eux, sur la situation générale, quelques idées qui ne seraient nullement déplacées dans aucun des comptes rendus de nos Sociétés financières et commerciales. Sir Christopher Furness, dont nous avons eu l’occasion de prononcer le nom il y a fort peu de temps en traitant la question de participation aux bénéfices, ne craint pas de dire aux actionnaires de la Furness, Wittry and C° Limited qu’il ne se souvient pas d’avoir jamais vu d’avenir immédiat se présenter sous un jour aussi peu favorable, et que, malgré les apparences favorables fournies par le mouvement ascendant des exportations et importations, la crise est survenue dont la répercussion est universelle!
- Puis,après quelques renseignements sur les résultats financiers de l’exercice, Sir Christopher Furness recherche les causes des troubles ouvriers qui ont sévi sur les chantiers de constructions navales en Angleterre, et il en donne les raisons suivantes:
- Idée souvent erronée des ouvriers à l’égard de la situation financière des compagnies, idée qu’ils se forment sur une simple déclaration de dividende sans se soucier de l’existence ou de l’absence des fonds de réserve ou disponibles ;
- Révoltes causées par les manifestations de leurs directeurs ou les chefs d’entreprises, suite d’une prospérité résultant de la rémunération d’une habileté supérieure, ou de succès dans le domaine de la spéculation ;
- Difficulté plus grande pour l’ouvrier de faire face aux réussites croissantes de la vie;
- Jalousie entre les différentes catégories d’ouvriers et les leaders des divers groupements qui engendre une animosité dans les chantiers et crée des pertes de temps, de force et de main-d’œuvre.
- Si bien que Sir Furness se demande si la Grande-Bretagne, en face de l’état de désorganisation et de confusion où se débat son industrie de la construction navale, conservera sa situation dominante dans cette branche de son activité !
- D’autres considérations sur l’abus de la législation et la restriction apportée à l’initiative individuelle par des mesures restrictives de la liberté d’initiative achèvent l’intéressant rapport. H y aura tout à en citer. Contentons-nous de ces deux remarques qui s’appliqueraient bien à nos modernes politiciens : les moyens d’action du capital, dit-il, à l’égard de la main-d’œuvre ne sont pas seulement soumis aux limites imposées par la loi ; des théoriciens irresponsables et inaccessibles interviennent maintenant de façon active en laveur de prétendus intérêts des ouvriers.
- Et ceci : jusqu’à ces dernières années, on avait considéré comme notre plus grand titre de gloire le fait que la situation de notre pays au double point de vue industriel et commercial avait été en grande partie créée par l’esprit personnel d’entreprise, par l’initiative, l’industrie et l’opiniâtreté d'hommes que la nature avait généreusement doués de qualités d’imagination, de prévoyance, d’administration et d’habileté à employer les capitaux. Mais, actuellement, de tels hommes, non seulement sont l’objet de la dérision et du mépris de certains, mais ils sont presque regardés comme des personnes dont le monde n’a plus que faire.
- Que d’amertume et de découragement dans ces paroles qui dénoncent un état d’esprit trop connu, hélas! autour de nous, ci qui se manifeste dans la main-mise de l'Etat sur toutes nos organisations industrielles. On ne pouvait mieux dire que Sir Furness les conséquences qui résulteront de ces organisations à responsabilité collective, autant dire sans responsabilité, et dépendantes de l’initiative
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- parlementaire. L'emprise sur les chemins de fer est faite; dans peu de temps,par les modifications projetées à la loi de 1810 sur les mines, elle le sera sur cette autre branche de nos entreprises privées ; et il sera juste de dire alors que, quiconque aura l’audace de favoriser de ses capitaux la grande industrie française, celui-là sera bien imprudent. Nous assistons du reste chaque jour comme par anticipation à ce spectacle de la fuite de notre argent, puisqu’il est plus facile de placer du Sao Paulo ou du Buenos-Ayres que toute autre valeur française mieux connue et moins aléatoire.
- Les résultats qui ont été présentés le 14 novembre dernier aux actionnaires de la Compagnie d'Ëlectri-cité de l’Est Parisien, dénommée Est-Lumière, sont en sensible progression sur ceux de l'année précédente. L’augmentation des recettes n'est pas moindre de 23 % ; le nombre des abonnés s’étant lui-même accru de 22,8 % . Ainsi les recettes pour 1907-1908 se sont élevées à 2 444 460 fr. 3a et le nombre des abonnés à 12 816 fr. Mais la progression des dépenses, dues au prix élevé du combustible et aux retards apportés à la mise en marche de deux groupes turbo-alternateurs, a réduit en définitive la progression des produits nets à x47 47fr. 97. Le capital actions et obligations étant de i3 34o 000 fr., les produits bruts en représentent les 18,4 % , les produits nets 8 % seulement, puisque les dépenses se chiffrent par 1 381 875 fr. 5o et en ne considérant que le capital actions 6 000 000 de francs, déduisant d’autre part des produits nets les charges des obligations, les bénéfices nets de l’exercice sont égaux en fin de compte à 716 836 fr. 96. soit presque 12 % du capital engagé; résultat des plus satisfaisants pour une exploitation encore en voie d’organisation.
- Sur ce solde des bénéfices, le Conseil a décidé de prélever 4°3 750 fr. 86 pour les porter au compte réserve générale pour amortissement. Cette dernière, y compris l'amortissement des obligations, figurera alors au bilan pour 1 353 700 francs. Les actionnaires reçoivent 5 % et n’absorbent que 3oo 000 fr. Malgré cette sagesse, la trésorerie est des plus étroites, car pour faire face à 1 651 615 fr. 18 de créditeurs divers, la Compagnie ne dispose que de 444 471 fr. 67 aux comptes caisse, banque et débiteurs divers : cette situation se reflète d’ailleurs au compte profits et pertes dans le poste : intérêts dus sur les obligations et « à divers » supérieurs aux nécessités du service des obligations. Ces créditeurs divers, en augmentation de 1 35o x 17 fr. 42, comprennent en un mot et des fournisseurs et des éta-
- blissements financiers, ces derniers ayant facilité par leurs avances l’augmentation des installations que les 8 000 000 d’obligations n’avaient pas suffi à couvrir. Dans cette seule année, les immobilisations totales se sont élevées à 2 247 707 fr., 11, sans compter 47 000 francs d’augmentation dus au versement complémentaire, tant sur les actions de la Compagnie électrique de Villeneuve-Saint-Georges que sur celles du Sud-Lumière. Comme l’Est-Lumière a obtenu deux nouveaux traités de concession pour le Pré-Saint-Gervais et Romainville, ses immobilisations ne sont pas encore terminées ; où prendra-t-il les disponibilités dont il aura besoin pour y subvenir? Déjà l’usine figure à l’actif pour 5711 673 fr. 90, les réseaux pour 6 610 468 fr. i3 et les feeders souterrains pour 2 262 8i3 fr. 02, pour alimenter 170 000 lampes et 7 900 kilowatts de force motrice. En admettant pour base des lampes une consommation unitaire de 5o watts, comme le fait l’Est-Lumière, la puissance nominale installée en lumière et force motrice est de 16400 kilowatts procurant une recetttc de 2 211 261 fr. 34, soit par kilowatt une moyenne annuelle de 134 fr. 28 ; tandis que la dépense moyenne annuelle pour ce même kilowatt installé ressort à 72 fr. 06. Ces chiffres ne peuvent être retenus qu’à titre d’indication relative, car en l’absence des tableaux statiques qui donnent la progression des abonnements, nous avons supposé qu’ils s’appliquaient à l’année tout entière.
- Il nous paraît intéressant de comparer aux résultats précédents ceux de la Compagnie d’Electricité de l’Ouest-Parisien, ou Ouest-Lumière, qui distribue le courant à l’opposé de Paris, par rapport à la précédente. Pour une puissance totale installée de i5 468 kilowatts, les recettes ontété de 3 345 954 fr. : ainsi pour une puissance installée inférieure d’un million de kilowatts les recettes brutes sont plus élevées déplus de un million. Par kilowatt la recette moyenne annuelle est de 216 fr. 3o, mais la dépense s’élève à 146 francs. C’est qu’ici à l’inverse de l’Est-Lumière, les kilowatts lumière sont en notable infériorité sur les kilowatts force motrice : ceux-ci sont de 9631 contre 5 837 pour l’éclairage, et les recettes des seconds sont de 1 908 144 francs contre 1 437 810 pour les premières. L’augmentation annuelle du nombre des abonnés est comparable : 21 7 %, mais la progression de recettes égale à 26 9 % est un peu supérieure. Il est curieux de voir que pareillement, à l’Ouest-Lumière, l’exploitation a été entravée par les retards de livraison des fournisseurs de chaudières ou de turbines à vapeur. Iieaimmobilisations,
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- en terrains et constructions, matériel et installations, canalisations branchements et divers n’ont pas été moindres de i o38 029 fr. 75, et le portefeuille s’est lui-même accru de 749 846 francs représentant la part prise par l’Ouest-Lumière dans la constitution de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité.
- Les recettes ayant été de 3 661 36i fr. 64 et les dépenses totales d’exploitation de 9.588 039 fr. ^3, le solde créditeur du compte profits et pertes est de 1 080 708 fr. 85 représentant les 9. % du capital actions figurant au bilan pour 12 000000 de francs. Sur ce bénéfice net, 3oo 000 francs seulement vont à la réserve d’amortissement, et 720000 francs aux actionnaires qui touchent ainsi 6 % de leur capital. La situation de trésorerie est de beaucoup meilleure que celle de l’Est-Lumière. Néanmoins, en prévision d’immobilisations futures, le montant des obligations actuellement de 8 millions sera porté à 12 millions. La différence de la valeur du capital 12 millions au lieu de 8 a avantagé l’Ouest-Lumière en lui donnant plus de disponibilités avec moins de charge de frais généraux. On ne peut pas dire que les régions qu’il exploite soient meilleures que celles de l’Est-Lumière ; mais la quantité de force motrice fournie est un bon appoint pour la régularisation de l’exploitation. Nul doute que l’Est-Lumière n’atteigne les mêmes taux de production en raison des nouvelles concessions obtenues qui lui permettront d’alimenter les nombreuses usines du Pré-Saint-Ger-vais. Un chapitre très important, celui des recettes diverses et qui ne s’élève pas à moins de 3i5 407 à l’Ouest-Lumière, ne figure que pour 233 201 fr. 98 à l’Est-Lumière.
- Quant à la comparaison des deux bilans, elle est en faveur de l’Ouest-Lumière de bien peu de chose, car si les réserves totales y figurent pour ; 1 624 320 fr. 91, les frais de constitution et fonds de commerce y sont portés encore pour 1 562448 fr. 14, tandis qu’ils ne représentent qu’une faible partie de l’actif de l’Est-Lumière, soit 253 662 fr. 86 qui seront amortis l’an prochain par le prélèvement fait cette année dans ce but sur les bénéfices.
- Voici, du reste, comment se résument les bilans des deux Sociétés :
- Est-Lumière.
- 5 711 673,4°
- 6 610 488,«3
- Feeders.................... 42 262 8i3,12
- Frais de constitution............ 3i 986,35
- Frais de premiers établissements............................ 221 766,51
- Réalisable....................... 455 922,61
- Disponible....................... 444 47X167
- Frais d’émission................. 749 355,75
- Primes de remboursement... 367 000,00
- 16.85g .477,94
- PASSIF
- Capital-action................. 6 000 000,00
- Réserve et amortissements.. 974 170,12
- Capital-obligations...... 7 340 000,00
- Dépôts de garantie........... 112 655,3i
- Exigible...................... 1 695 081,7 !
- Solde de l’exercice.......... 716 836,96
- Report de 1906-1907........ . 16 733,65
- 17 855 477=94
- Ouest-Lumière.
- ACTIF
- Terrains...................... 2 047 299,70
- Usines......) c, ,
- „ . }............. i3 649 136.94
- Canalisations J
- Matériel-Mobilier............... 190 087,86
- Entrepreneurs................. 1 556 027,3,0
- Frais de constitution........... 992 448,1-4
- Fonds de commerce. ....... 070 000,00
- Réalisable.................... 1 912 800.12
- Disponible...................... 946 904,67
- Frais d’émission................ 384 526,70
- Primes de remboursement sur
- obligations................... 220 275,00
- 22 970 010,72
- PASSIF
- Capital-action................ 12 000 000
- Réserves et amortissements. 1 624 320,91
- Obligations.................... 7 *55 5oo
- Dépôts de garantie.......... 438 028,12
- Exigible.................... 671.452,84
- Solde de l’exercice............ 1 072721,91
- Report de 1906-1907......... 7 986,94
- 22 970 010,72
- Usine.. Réseau
- ACTIF
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — D’après Y-Usine, la Compagnie du P.-L.-M. a fait, le ie,‘ courant, .un appel à nombre de constructeurs pour une commande de 20 voitures de irc classe à boggies et 200 voitures de 3e classe à trois essieux, à couloir (sans soufflets en bouts).
- Le 5 de ce mois, la même Compagnie convoquait les constructeurs pour 3oo wagons plats, dits plateformes avec bouts tombants5 700 wagons à houille, en tôle emboutie, à vigie; 230'‘wagons couverts, à guérite, et 55o wagons couverts, sans guérite; soit 1 800 wagons au total, tous de 20 tonnes de chargement, à livrer avant le i1M‘ juin 1910.
- Aude. — Le département est autorisé, par décret du 8 décembre, à contracter un emprunt de 478 5oo francs pour subvenir aux frais d’établissement du tramway de .Cannes à Félines-Haulpoul.
- Aube. — Le Conseil municipal de Saint-Germain a voté une somme de 24 000 francs pour l’établissement des lignes de chemin de fer d’intérêt local de Troyes à-Ville-maur par Maraye, et de Troyes à Tonnerre par Chaource.
- Russie. — Le correspondant de l'Information à Saint-Pétersbourg annonce qu’en présence des résultats très satisfaisants obtenus par l'électrification des tramways de Moscou, Riga, Saint-Pétersbourg, Varsovie et autres, un grand nombre de villes russes ont décidé la transformation de leurs tramways dans le même sens. Ces villes sont : Samara, Kharkov, Perm, Vilna, . Nicolaëf, Odessa, Astrakan et Bakou. La question est mise partout à l’élude. La difficulté fondamentale consiste cependant, pour le moment, dans le 'manque de ressources financières. Mais on espère qu’après la réalisation prochaine du projet de Banque des Municipalités, celle difficulté pourra être rapidement aplanie.
- République Argentine. — La municipalité de Santa-Fé est en pourparlers pour l'électrification de son réseau de tramways.
- ÉCLAIRAGE
- Jura. — L'Union Electrique, de Saint-Claude, qui possède déjà au Saul-Morlicr une usine de 2000 LIP, fait construire actuellement,-sur la rivière de l’Ain, une nouvelle usine de 2 000 IIP à l'effet de fournir l’éclairage électrique et la force motrice à Lons-le-Saulnier et aux environs.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Rhône. —Une société vient de se constituer a Lyon ayant pour objet l’établissement de lignes de canalisations électriques, notamment laligne « Dauphiné-Centre » qui doit amener à Saint-Etienne et à Roanne l’énergie électrique des chutes d’eau des Alpes.
- DIVERS
- France. — La société Electro-chimique du Giffre procède en ce moment, parait-il, à des expériences de fabrication de nickel par un procédé électrique nouveau, qui abaisserait considérablement le prix de revient.
- Allemagne. —Une société, au capital de 2,5 millions de marks (3 125 000 francs) vient d’être . .constituée à Regenshurg (Bavière) sous la raison « Bayerische Uber-land-Zenlrale A.-G.h dans le but d’établirune us.iue centrale électrique au voisinage des tourbières de Haidhof. Par suite de sa grande teneur en eau, cette tourbe ne peut être exploitée pour la vente et servira ainsi sur place comme combustible pour les chaudières de l’usine. Des lurbo-allernateurs fourniront du courant à G 000 volts qui sera ensuite élevé à la tension de 26 000 ou de 43 000 volts pour le transport d’énergie à grande distance.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Société Française Oeriikan, Paris.
- Dispositifs de démarrages pour moteurs asynchrones.
- Moteurs asynchrones de faibles puissances pour courants mono et polyphasés.
- Moteurs triphasés à vitesse variable (n° 17, mai 1908).
- Armoires de branchement pour moteurs (n° 5o, novembre 1908).
- Essai d’un lurbo-aUernatcur Oerlikon de 45o kw. (n° 5t , novembre 1908).
- Compagnie Française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston.
- Bulletin mensuel, novembre 1908. — Moteurs monophasés à collecteur.
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- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société Havraise suburbaine d'éclairage et de force motrice par l’électricité.— Le 3o décembre, 118, rue de Paris, au Havre (Seine-Inférieure).
- Société Française d’éclairage des villes. — Le 3i décembre, 18 bis? rue de Bruxelles, à Paris.
- Société Française de Tramways électriques et de Chemins de fer. —- Le 3i décembre, 47, boulevard Haussmann, à Paris.
- Société Générale des Tramways électriques en Espagne. — Le 28 décembre, 54, rue de Namur, à Bruxelles.
- Société Electro-Dynamique. — Le 3o décembre, 64, rue Tiquetonne, à Paris.
- Société des Tramways de Rotterdam. — Le 12 janvier 1909, à.Anvers. .......
- Société d'Electricité de Strasbourg. —- Le 29 décembre, à Strasbourg.
- Société d'Electricité de Saigon, — Le 6 janvier 1909, 20, rue de Mogador, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- M. le préfet de la Drôme, à Valence, reçoit les propositions pour la concession d’un tramway électrique de Valence à Saint-Péray, d’une longueur de 3 kilomètres.
- BELGIQUE
- Jusqu’au i5 janvier, à la Compagnie de l’exposition de Bruxelles 1910, rue des Douze-Apôtres, 34, à Bruxelles, soumissions recommandées pour la fourniture de l’électricité nécessaire à l’exposition.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture, en 18 lots, d’objets pour l’éclairage électrique des trains nécessaires au service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’Etat belge.
- ALLEMAGNE
- Le 4 janvier, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Dortmund, fourniture et montage de 3 grues roulantes actionnées électriquement et d’une grue pivotante.
- Le g janvier, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à
- Altona, fourniture de 16 265 lanipek à incandescence avec accessoires.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Ro-deivisch-in-Vogtiand, installation de l’électricité.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Wands-bek, établissement d’installations électriques, 1 000 000 de marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à Bie-bermühle (Palatinat), établissement d’installations électriques.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Os-chatz (Saxe), établissement d’installations électriques, 270 000 marks.
- Le 26 janvier, à la députation des linances, à Hambourg, fourniture et montage de 43 grues électriques pour les hangars du quai.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Rixdof, établissement d’installations électriques, 3 000 000 de marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Szarvas (Hongrie), installation de l’éclairage électrique, 100 000 couronnes.
- GRANDE-BRETAGNE
- Le 19 janvier, au Supply and Tender Board Office, à Adélaïde, fourniture de 7 5oo tonnes rails en acier et 5o6 tonnes éclisses idem.
- Le 28 avril, à M. le députy postmaster general, à Sydney, fourniture et montage de matériel télégraphique.
- ROUMANIE
- Le 20 janvier, au ministère des Travaux publics, à Bucarest, établissement d’un chemin de fer vicinal, 260 000 francs.
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat roumain, à Bucarest fourniture de 1 510 tonnes rails.
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-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2' Série). — N° 52.
- 410
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et généralités.
- Appareil de sécurité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues en télémécanique.— E.Branly. ..... 20
- Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff. — O.-M. Cor-
- bino.............................18, 75
- Arc électrique entre une électrode solide et un
- liquide. — /. Athanasiatlis. . . . 44
- Variations de résistance des métaux dans le
- champ magnétique. —N. Dagoslino. 142 Sur réchauffement des conducteurs par le courant. — L. Roy.................................i63
- 'Détermination des courants magnétisants alternatifs. — O.-S. Bragstad et G. Liska. 176 Utilisation des courants telluriques. — E. Ca-
- novi................................. 179
- Sur l’interrupteur de Wehnelt. — P. Bar y. . 208
- Sur l’induction et la cause probable des aurores polaires. — P. Villa,rd. . . 273
- Méthodes et appareils de mesure.
- Recherche de la forme la' plus avantageuse pour les bobines de galvanomètre. — O. He-
- vain.......................... . . . 45
- Electromètre à lecture directe et à lecture par
- réflexion. — F. Dolezalek. ... 78
- Indicateur de court-circuit................112
- Compteurs horaires.........................119
- Note sur les ihermowallmètrcs. — B. Van
- Cauwenberghe...........................181
- Sur quelques méthodes de mesure des capacités avec emploi de courants alternatifs non sinusoïdaux. — R. Beattie. 209
- Electromètres et électroscopes à compensateurs.— ïlurmuzescu....................... . 278
- Un nouvel appareil pour les essais magnétiques des métaux. — G. Kapp. . . 309
- \
- Études, construction et essais de machines.
- Sur les pertes à la périphérie des induits. —
- M.-P. Girault...................... 35
- Conditions et durée d’auto-excitation des dynamos. — Swyngedauw.......................47
- Machines unipolaires et machines à courant
- continu collecteur. — Otto Schulz. . . 79 Transformateur rotatif de courant continu à tension constante en courant continu sous-tension variable. — L. Fleisch-
- mann.................................8t
- Répartition des courants dans des cages d’écureuil et calcul de la résistance apparente. — K.-H. I/aga et J .-A. Schou-
- ten................................82
- Transformateurs souterrains.—G.Zindel. . 168
- Balais en charbon et porte-balais pneumatiques
- pour turbo-générateurs . . . . . 213
- Moteur synchrone monophasé auto-démarreur.
- — Alexander-son....................243
- Moteur monophasé à collecteur. — M. Latour. 243 Sur la mesure du glissement des moteurs asynchrones. — C.-F. Guilbert .... 297
- Redresseurs et régulateurs Auvert-Ferrand. 3i4
- Arc, lampes électriques et photométrie.
- Sur le nombre de lampes nécessaire pour un éclairage uniforme. — A.-A. Wol-
- hauer...................................48
- Influence des surtensions sur la durée des lampes à filaments métalliques. — H. Remané.........................................33q
- Transmission et distribution.
- Le réglage des groupes électrogènes. —
- J.-L. Routin. 12, 89, 107, i34, 203,
- 236, 267, 3oo, 328
- Interrupteur à commande électrique. — A. Eckslein, A.-C. Heap et D.-B. Mel-
- lis .................................51
- Sur le montage en V de deux transformateurs monophasés alimentés à courants triphasés. — A. Nouguier...........................67
- L’action du vent sur les lignes aériennes. —
- /. Rebora. ..... . . . • i4i
- p.410 - vue 410/624
-
-
-
- 26 Décembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 411
- Note sur l’emploi de l’aluminium dans les cana-; lisations souterraines. — H. Teissier
- du Cros..............................227
- Montage en parallèle des transformateurs. —
- K. Faye-Hansen . ................3o5
- Les lignes à haute.tension. — E. Gaïsset. 36o, 3g3
- Une méthode simple pour la mise en service
- des câbles à haute tension. —A. Dîna. 4o3
- Traction.
- Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courants et autres sur les voilures de tramways. — Otto. ... a5, 87
- Installation de traction de courant monophasé
- du Midland Railway. — O. Allen. . 71
- Les fiacres automobiles à Londres .... 87
- Equipements à unités multiples « Sprague
- Thomson-Houston»...................i5i
- La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingen. 170,
- a3a,270, 333, 398
- Méthodes d’études des projets de traction. —
- J. Jauberl. ............................195
- Traction par courant alternatif simple système
- Westinghouse.............................279
- Statistique des tramways électriques en Allemagne .................................... . 309
- Electrification des chemins de fer entre Paris
- et la Banlieue..........................873
- Voilure double à accumulateurs des chemins
- de fer de l’Etat prussien.............374
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Données pratiques sur l’emploi des turbines à
- vapeur................................239
- Condenseurs capillaires Lawrence à surface. 249 Les stations centrales en Allemagne. . . . 366
- Statistique des transports de force au-dessus
- de 3o 000 volts.......................373
- Applications mécaniques.
- Combinateurs pour grues à commande électrique ........................................28
- Le tamponnage électro-mécanique. Son application aux machines d’extraction et aux
- laminoirs. — E. Aloaillon............113
- Machine d’extraction du puits « Mauve ». —
- J. Reyval............................132
- Installation électrique des laminoirs de la
- « Indiana Steel-Company » à Gary. . 343
- Bkevets....................................... 373
- Électrochimie,‘Électrométallurgie, etc.
- Un nouveau type de four électrique pour la
- fusion du fer. —Igewshy..........49
- Sur la métallurgie thermo-électrique du fer.
- — E. S tassa no..................144
- Relevés oscillographiques des surintensités accompagnant la mise en circuit des lampes à incandescence à filament de tungstène. —J. Stuart-Freeman . . 210
- Éléments primaires et accumulateurs.
- Nouvelles piles...........................246
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Un détecteur au ta .talc et son application à la téléphonie et à la télégraphie sans fil.
- — L.-TJ. Walter........................5o
- Etude sur l’association en série et en parallèle des détecteurs éleclrolytiques. —
- Jég'ou............................... 117
- Sur le fonctionnement des antennes par radiotélégraphie dirigée. — /. Zenneck. . 241
- Sur les avantages d’une haute fréquence d’étincelles en radiotélégraphie. — L.-W.
- Austin................................242
- Conférences sur la télégraphie sans fil. —
- TJ. Poincaré. . 249, 291, 323, 355, 387
- Appareil pour la réception des signaux horaires radiotélégraphiques à bord des bâtiments. — C. Tissot et F. Pel-
- lin ............................ —~ . 275
- Monotéléphone de grande sensibilité. —
- JI. Abraham. ........ 276
- p.411 - vue 411/624
-
-
-
- 412
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV. (2® Série). — N? 52.
- Télégraphie et téléphonie.
- Considérations' sur les câbles téléphoniques à inductance uniformément répartie. —
- M. Miniotti . . ... . . . . 7
- Fabrication des condensateurs téléphoniques.
- — C.-E. Mansbridge................22
- Télégraphie par lampe à incandescence 'avec signal de réception optique et acoustique. 379
- • Divers.
- Variétés.—Chronique. . 86, 146, 211, 277 345
- Le Congrès des applications de l’électricité à
- Marseille 1908. . . . 53, 89, 147, 180
- Les alliages fer-carbone-manganèse. Etat actuel de l’industrie des ferro-manga-
- , nèses. — /. Escard.......................99
- Système de contrôle des installations de transmission électrique de signaux à distance ......................................... 212
- Sur le choix de la tension à adopter dans les
- installations à bord des navires. . . 4o5
- Le onzième Salon de l’automobile. — R.
- Schmerber . . . 372
- Brevets (liste). ...............................217
- Législation et Jurisprudence.
- L’expiration des concessions d’éclairage et de force motrice d’après l’article 22 du
- cahier des charges type. — P. Bou-gault...............................58
- Principes de l’enregistrement des traités de
- concessions.—P. Rougault. . . . 123
- La fin de la concession par l’expiration de sa
- durée. —P. Bougault................i85
- Observations sur l’enregistrement des autorisations de voirie. — P. Bougault. . 247
- Observations sur la traversée des voies ferrées par les conducteurs d’énergie électrique.— P. Bougault..................3xi
- \
- Bibliographie.
- Construction pratique et applications des
- bobines d’induction dites déRuhmKorlF.
- — H. de Graffigny. . . . . . . 24
- Die Révision elektrischer Starkstromanlagen (Le contrôle des installations électriques à courants intenses).- —
- P. Stern ...................... 24
- Die selsbstalige Regtilierung der electrischen Generatoren (Le réglage automatique des générateurs électriques). — F. Na-
- talis...............................5a
- Handbuch der Physik (Allgemeine Pliysik). Traité de Physique (Physique générale). — A. Winkelmann . . . . 52
- Manuel pratique pour l’application des nouveaux règlements sur les distributions d’énergie électrique (faisant suite à la loi du i5 juin 1906), frais de contrôle, taxes de voirie, tarifs et contentieux, autorisations et concessions diverses, formalités des demandes et enquêtes, cahiers des charges type, etc. —
- P. Bougault............................84
- La force et la lumière à la ferme et dans la
- petite industrie.—L. Preux. ... 85
- Le nuove lampade elettriche ad incandescenza.
- — G. Mantica..........................118
- Atti délia Societa Italiana per il progresso
- delle scienze (Prima reunione) . . . 118
- Die Korpuscular Théorie der Materie (Théorie corpusculaire de la matière). —
- J.-J. Thomson...........................146
- Les inventions industrielles à réaliser. —
- H. Michel...............................179
- Einführung in die Théorie des Magnetismus.
- — R. Gans...............................179
- Quinzième Congrès international de tramways
- et de chemins de fer d’intérêt local. . 180
- Eléktromagnetische Ausgleichvorgange in Freileitungen und Kabeln. — Karl-
- Willy Wagner....................... 244
- Einführung in die Maxwellsche Théorie der Elektrizitat und des Magnetismus. —
- Dr Clemens Schaeffer.................244
- An elemenlary rnanual of radiotelegraphy. —
- J.-A. Fleming..................... . 244
- La téléphonie et la télégraphie sans fil. —
- A. Berthier..........................244
- La télégraphie sans fil et la télémécanique à la portée de tout le monde (4e édition).
- — E. Monier..........................244
- L’Orléans à toute vapeur . . .’.... 277
- p.412 - vue 412/624
-
-
-
- 26 Décembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 413.
- Traité de mathématiques générales. — E. Fa-
- bry......................... 277
- Annuaire du Bureau des Longitudes. , . . 310 Le passé, le présent et l’avenir de la télégraphie sans fil. — E. Guarini. . . . 344 Génératrices électriques à courant continu. —
- H.-M. Ilobart et F. Achard. . . . 277
- Guide 'manuel pratique de l’ouvrier électricien
- (3e édition). — H. de Graffigny . . 310
- Versuche mit Elektrischen Betrieb auf schwe-
- discheii Staats-Eisenbahnen. — R.
- Dahlander........................344
- Die Dynamoelektrischen Maschinen. — Kurt
- Riemenschneider..................344
- Die Verwertung der Wasserkrâfte und ihre ' modernrechtliche Ausgestaltung in der wasserwirtschaftlich wichtigst in Staa-ten Europas. — Otto Mayr. . . . 345
- Die Telegraphen Messkunde. — //. Dreisbach. 371 Comptés rendus de la première conférence
- internationale des techniciens des télégraphes et téléphones à Budapest . . 371
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Renseignements commerciaux, 3i,63, 96, 127,
- 15ç>, 189, 220, 254, 287, 317, 349, 383, 4°8
- Chronique financière, 28, Go, 94, 125, 157,
- 186, 218, 262, 284, 315, 347n 38o, 4o5 Publications commerciales. . 223, 319, 35o, 408
- Nouvelles Sociétés..............127, 223, 319
- Adjudications, 32, 63, 96, 128, 160, 191, 223,
- 256, 288, 319, 3511, 384, 4«9
- Correspondance.
- Sur le profil des masses polaires de dynamos.
- A. Press................ ... 26
- L’état actuel de l’électrométallurgie, P. Girod....................................85
- Sur les thermowattmètres, L. Pillier. . . 245
- Chronique financière, G. T/ienet...........246
- p.413 - vue 413/624
-
-
-
- 414
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IV (2e Série). — N° 52.
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Abiiaham (H.). — Monotéléphone de grande
- sensibilité. /........................27G
- Alexandiïhson. — Moteur synchrone monophasé auto-démarreur....................24 3
- Allen (O.). — Installation de traction à courant monophasé du Midland Raihvay 71 Athanàsiadis (O.). — Arc électrique entre
- une électrodesolide et un liquide. . . 44
- Austin (L.-W..). -— Sur les avantages d’une haute fréquence d’étincelles en radiotélégraphie ..................................a/|a
- B
- Bary(P.).— Sur l’interrupteur de Wehnelt. 208 Beattie (R.). — Sur quelques méthodes de mesures des capacités avec emploi de courants alternatifs non sinusoïdaux. 209 Boucault (P.). — L’expiration des concessions d’éclairage et dé force motrice d’après l’article 22 du cahier des
- charges type..........................58
- Principes de l’enregistrement des traités de concessions...............ia3
- La fin de la concession par l’expiration
- de sa durée...........................18 5
- Observation sur l’enregistrement des
- autorisations de voirie..................247
- Observations sur la traversée des voies ferrées par les conducteurs d’énergie
- électrique. . -.........................3ii
- Bkagstad (O.-S.) et Liska (J.). — Détermination des courants magnétisants
- alternatifs.............................. 176
- Branly (E.), — Appareil de sécurité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues en télémécanique .... ao
- X c
- Canovi (E.). — Utilisation des courants telluriques. . .............179
- Cauwenbehghe (R.) Van. — Note sur les
- thermo-wattmètres............... . i3i
- Coubino (O.-M.). — Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkoriï...............................i8? 75
- D
- Dagostino (N). — Variations de résistance des
- métaux dans le champ magnétique . . 142
- Dîna. — Une méthode simple pour la mise en
- service des câbles à haute tension. . 4o3
- Dolezalek (E.). — Electromètre à lecture directe et à lecture par réflexion. . . 78
- E
- Eckstein (A.),Heap (A.-G.)et Mellis (D.-B.).
- — Interrupteur à commande électrique.........................5i
- Escakd (J.). — Les alliages fer-carbone-manganèse. Etat actuel de l’industrie des ferro-manganèses..............................99
- F
- Faye-IIaxsen (lv.). -— Montage en parallèle
- des transformateurs..................3o5
- O
- Fleisciimann (L.). — Transformateur rotatif de courant continu à tension constante encourant continu constant sous tension variable..............................81
- G
- Gaïsset (E.). — Les lignes aériennes à haute
- tension........................36o, 3q3
- Giovanni. — Sur le choix de la tension adoptée dans les installations à bord des
- navires..............................4o5
- Girault (M.-P.). — Sur les pertes à la périphérie des induits............................3p
- Guilbeut (C.-F.). — Sur la mesure du glissement des moteurs asynchrones. . . 297
- p.414 - vue 414/624
-
-
-
- 26 Décembre 1908.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 415
- H
- Ilaga (K.-H.) et Schoutisn (J.-A.). — Répartition des courants dans les cages d’écureuil et calcul de la résistance apparente. .........................................82
- Hbap (A.-C.). — Voir Eckstein (A.) el Meg-lis (D.-B.).
- Herain (O.).— Recherche de la forme la plus avantageuse pour les bobines de galvanomètre............................../,"»
- Hurmuzescu. — Electromètres et électro-
- scopes à compensateurs.............275
- I . .
- Igewsky. — Un nouveau type de four électrique pour la fusion du fer. . . . /jy
- J
- JAubert (J.). — Méthodes d’études des projets de traction........................iy5
- Jégou. — Etude sur l’association en série et en parallèle des détecteurs éleclroly-tiques..................................117
- K
- Kapp (G.). — Un nouvel appareil pour les
- essais magnétiques des métaux. . . 3oy
- ta
- Latour (M.). — Moteur monophasé à collecteur...................................... . a'|3
- M
- Mansbridge (C.-E.). — Fabrication des condensateurs téléphoniques............... 22
- Mellis (D.-B.). — Voir Eckstein (A.) et IIeap
- (A.-G.).
- Miniotti (M.). — Considérations sur les
- câbles téléphoniques à inductance uniformément répartie............. 7
- N
- Noah.lon (T.). — Le tamponnage électromécanique. Son application aux machines d’extraction et aux laminoirs, ii3
- Nouguier (A.). — Sur le montage en Y de deux transformateurs monophasés alimentés à courant triphasé......................67
- O
- Otto. — Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways...........................25
- P
- Pellin (F.). — Voir Tissot (G.)
- Poincaré (IL). — Conférences sur la télégraphie sans fil. 25y, 291, 323, 355, 387.
- Press (A.). — Sur le profil des ruasses polaires de dynamos..............................25
- H
- Rebora (G.). — L’action du vent sur les lignes
- aériennes.........................14 3
- Rkmané (IL). — Influence dés surtensions sur la durée des lampes h filaments métalliques..................................33y
- Reyvai. (.1.). — Machine d’extraction du puits
- a Mauve ».....................1 b
- Routin (J.-L.). — Le réglage des groupes électrogènes, 12, 3y, 107, i34, 2o3,
- 2 36, 267, 3oo, 828
- Roy (L.). — Sur réchauffement des conduc-
- ducteurs par le courant . . . . . iG3
- S
- Schmerber (R). — Le onzième Salon de l’automobile ..."....................372
- p.415 - vue 415/624
-
-
-
- 416
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IV (2« Série). — N» 52. v
- Schouten (J.-A.).— Voir Haga(K.-H.).
- Schulz (O.). — Machines unipolaires et machines à courant continu collecteur. 79 Stassano (E.). —^ Sur la métallurgie thermo-
- électrique du fer................i/|3
- Stuart-Freeman (J.). — Relevés oscillogra-phiques des intensités accompagnant la mise en circuit des lampes à incandescence à filament de tungstène. . . 210
- Studer (H.). — La traction par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wetlingen
- .................170, 232, 270, 333, 398
- Swyngedauw. — Conditions et durée d’autoexcitation deâ dynamos.................47
- T
- Teissier du Chos (H.). — Note sur l’emploi de l’aluminium dans les canalisations
- souterraines......................227
- Tissot (C). et Pellin (F.). — Appareil pour la réception des signaux horaires radio-télégraphiques à bord des bâtiments. 2^5
- V
- Villard (P.). — Sur l’induction et la cause probable des aurores polaires. . . . 273
- W
- Walter (L.-H.). — Un détecteur au tantale et son application à la téléphonie et à la télégraphie sans fil. . . . . 5o
- Wolhauer (A.-A.). — Sur le nombre de lampes nécessaire pour un éclairage uniforme .................................46
- Z
- Zenneck (J.). — Sur le fonctionnement des
- antennes par radiotélégraphie dirigée. 241 Zindel (G.). — Transformateurs souterrains. 168
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEXJ
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalcn der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralisait fttr Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraltbetriebe u. Balinen.— Els. : L’Elcttricista. — E. M.: The Engineering Magazine.— E. M. I. : Elcctroclicmical and Metallurgical lndustry. — E.R. J. : Electric Uailway Journal. E R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. A\ : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektroteclinik und Mascliinenbau. — E T. 2. : Elektrotechnisclie Zeitschrift. — E. W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemine de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Univcrsity. —L E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Inslitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalischc Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : Schweizeriscke Elektrotechnisclie Zeitschrift. -— S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I- E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zoilselirift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Genart, à. — Installations électriques des charbonnages réunis Laura et Yereeniging (R. M. M., juillet ig°8).
- Rosà, E.-B. et Conisx, L. —Formules and Tables for lhe Calculation of Mutual and Self-Inductance (/L N., août 1908).
- Austin, L.-W, — Some Contact Rcctiüers of Electric Currents (B. S., août 1908).
- Austin, L.-W. — A Melhod for Producing Feebly Damped lligh Frequency Electrical Oscillations for La-boratory Measurements (B. Saoût 1908).
- Austin, L.-YV. — O11 the Advantages of a High Spark Frequency in Radio-télégraphy (B. S., août 1908).
- Goldsmiot, R. — Allernaling Carrent Commutator Motors (Continued) (Ea18 septembre 1908).
- Drysuai.e, C. — V. The Measuremenl of Power Factor (Ea ,18 septembre 1908),
- Mp.luer, G. — Circuits magnétiques des machines électriques [A. I. J/., juillet-août 1908).
- Wuillot, M. — Compteur à deux induits sans démarrage (S. B. E., septembre 1908).
- Noeggeratii, J. — Acyclic Generalors (E. JE., 12 septembre 1908).
- Radtke, A. — A Method of Balancing the Load on and Improving the Power Factor of Three-Phase System [E. IV., 12 septembre 1908).
- Rosenbaun, L. — Die Elekf rolechnik und der Maselii-nenbau auf der Jubiiaums-Landesausstellung in Prag j908 (E. u. J20 septembre 1908).
- Dkbjkrnk, à. — L’état actuel de nos connaissances sur la radio-activité (II. Smy 10 septembre 1908).
- Staiil. — N eue Wagcn für die Slrassenbahnen der Stadt Düsseldorf (Zeitschrift fur Kleinbahneu, septembre 1908).
- Texier, D. — Moteurs électriques à courant continu, à vitesse variable (Bull, iech, de la Société des Anciens élèves des Arts et Métiers, août 1908.)
- Janzen, J. — D ie eleklrisch betriebene llauptschaft-forderanlage auf Grube llansham der Oberbayerischen
- Akliengcsellschaft für Kohlenbergbau in Miesbach (E. K. B,, 1J septembre 1908).
- PiiAsc.u, À. — Die elcklrischen Einrichtungen der Eisenbalmen für den Naehrichten und Si c h e r un g s d i e n s t (Fortsetzung) (N. E. T. Z.y 19 septembre 1908).
- Grosselin, J. — Appareils protecteurs des lignes de transmission (II. Ei5 septembre 1908).
- Turcain, à. — Du Bréguet au Pollak et Yirag et aux télépbolographes (R. E.y i5 septembre 1908).
- Gumlicii, E. et Voli.hardt, E. — liber die Abhiingig-Jceit der magnetischen Eigenschafteu des Dynamoblechcs von YYalzriehluug und Bearbeituug (E. T. Z., 17 septembre 1908).
- Peklkwitz, K, — Die elektriscben Anlagen auf den Zeeheii der Gewerkschaft Kônig Ludwig in Reckliugluiu-sen (Fortsetzung) [E, T. Z,y 17 septembre 1908).
- Tun.o, F. — Deutsche Schiirbau-ÀusstelJung Berlin 1908 (Fortsetzung) (E. T. Z.y 17 septembre 1908).
- Goi.dscumidt, R. — Die Grundgeseize der Erwarmung elektrisclier Maschincn (Fortsetzung) (E. T. Z., 10 septembre 1908).
- Devaux-Ciiardonnel. -— La fréquence des courants téléphoniques (L. E,, 12 septembre 1908).
- Sabatier L. — Sur un nouveau mode de transmission téléphonique (L. E.y 12 septembre 1908).
- Beuouerei., J. — Sur la nature des charges d’électricité positive et sur l'existence des électrons positifs (L. E., 12 septembre 1908).
- Li.ovu. G. — Fonction d’une variable périodique déterminée par les indications d’un instrument. Emploi de l’éleetromèlre capillaire avec les eourauls alternatifs (A. E., 12 septembre 1908).
- Woiii.nauer, A.-A. — Etude des divers modes d’éclairage électrique au point de vue économique (L. E., 12 septembre 1908).
- Scuulzi-:, G. — Sur l’emploi du cadmium, de l’argent et du cuivre dans des soupapes électrolytiques (L. E.y 12 septembre 1908),
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Octobre 1908.
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- Société d’Electricité Alioth, pour la Station deValladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes...............
- Compagnie des Mines d’Aniche.....................................
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX^
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- Bell, L. — The Tungstcn Lainp Situation Abroad (E. W., 5 septembre 1908).
- Aurrbacher, L.-J . — The Flaming Arc Lamp Abroad {E. ÏV,, 5 septembre 1908).
- Wohliiauer, A. — The Présent Status of the Flaming Arc Lamp (E. TV., 5 septembre 1908).
- Parker, H.-G. et Clark, W.-C. — The Helion Lamp (E. TV., o septembre 1908).
- Willoox, F.-W, — The Tungsten Lamp (E. TV., o septembre 1908).
- Hering. G. -— On the Relations of the Measures of Light and Power (E. IV., 19 septembre 1908).
- Pecheux, H. — Sur la tliermo-clectricitc* du cobalt (C. R., *2i septembre 1908).
- Dawson, Pii. — Electric Traction on Railways. YIIL — Motor Trucks (Ea., 23 septembre 1908).
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- Behn-Esciienburg, H. — liber Wcchsclstrombahnmo-toren der Maschinenfabrik Oerlikon und ihre Wirkun-gen auf Telephonleilungen (E. T. Z>, 24 septembre 1908).
- Goldsgiiaiidt, R. — Die Grundgesetze der Erwarmung elektrischer Maschinen (Schluss) (E. 1\ Z., 24 sep-
- tembre 1908).
- Moser, R. — Die Yerelnigung von Spannuugs-und Stromtransformatoren (E. a. J/., 27 septembre 1908).
- ... — i5 000 kw Power SlaLion with Reciprocating Engines at Rcdendo, Cal. (E. R. 12 septembre 1908).
- Knôpfli, O. — Windelelektrizitalsanlagen, System OErlikon (Schluss) (S. E. T. Z,, 19 septembre 1908).
- Lauret. — Les Enregistreurs de diagrammes pour moteurs à explosions (La Technique automobile), 16 septembre 1908).
- Lloyd, G, — The statement of ohm’s Law (E. R. N., 19 septembre 1908).
- Lichtenstein, L. — Zur Théorie der Kabel (Schluss) (E. K. B24 septembre 1908).
- Sieber, lv. — Liber RilFelbildung an Strassenbahn-schicnen (Schluss) (E. K. B., 24 septembre 1908).
- Hack, F. — Die Ausbreitung ebener cleklromagncti-schcr YVellen laugs eines geschichtcten Leitcrs, beson-ders in den Fallen der drahtlosen Télégraphié (yl. P., n° 11, 1908).
- Stsciiodro, N. — Uber Hertzche Spiegelversuche mit dem Duddelschen Bogen (A. P., n° n, 1908).
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- Petriscii, E.-F. — Recherches oscillographiqtics sut l'induction clans les cables télégraphiques (L. E.t 19 sep* tembre 1908).
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- Curchod, A. — Calcul des réseaux. Répartition des centres de distribution (L. E., 26 septembre 1908).
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- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix.:.S fr. 50
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- Supplément à La Lumière électrique du 17 Octobre 1908.
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- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- Il est délivré par les gares et stations du réseau d’Orléans pour ARCACHON, BIARRITZ, DAX, PAU et les autres stations hivernales du Midi de la France :
- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 2b % en lre classe et 20 % en 2° et 3e classes.
- 2“. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 % en 2U et 3« classés pour une famille de 2 personnes, à 40$ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mèrc, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Billets d’aller et retour individuel^ ou collectifs pour toutes les stations thermales du réseau P.-L.-M., notamment : Aix-les-Bains, Chatelguyon (Riom), Evian-les-Bains, Genève, Menthon (lac d’Annecy), Uriage (Grenoble), Royat (Clermont-Ferrand). Tho-non-les-Bains, Vichy, etc..
- 1° Billets d'aller et retour individuels de l1'», 2° et 3e classes, valables 10 jours, avec faculté de prolongation, délivrés du 1er Mai au 31 Octobre, dans toutes les gares du réseau; réduction de 25 % en lr0 classe et de 20 % en 2“ et 3e classes.
- 2° Billets d’aller et retour de famille, de ll‘°, 2e et 3° classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du 1er Mai au 15 Octobre, dans toutes les gares du réseau, sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 ki 1., aux familles d’au moins 3 personnes voyageant ensemble.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4° et chacune des suivantes.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande do billets (individuels ou collectifs), 4 jours au moins à l'avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
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- Supplément à LaZurhière Électrique du 17 Octobre 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONSiUSITÉES DANS LINDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of tlie Bureau of Stendards.— G. A. : Centrnlblatt für Accumulutoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Eîec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraltbetriebe u. Bahnen. — ElS. : L’Elellricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres).— E. R. IV.: Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elcktrotecknik und Mascliinenbau. — E. T. Z. : Eleklrolechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. .* Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemin! de fer. — J. D. T. : Jalirbuck für drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of tlie Institution of Electrical Enginecrs. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. — L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I* E. E. : Proceedings of the American Inslitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Pliysikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E.T.Z. : Scliweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. •—S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bxilletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines dcutscher ingenieure.
- ... — Le système téléphonique à batterie centrale. Son application à Paris (G. C.y 3 octobre 1908).
- Behn-Escuenburg, II. —- Uber YVechselstronibalmmo-loren der Maschinenfabrik Oerlikon und ihre Wirkun-gen auf Telephonleitungen (E. K. />., 3 octobre 1908).
- Noeggeratii, E. — Unipolarmasehinen der General Electric Co. (E. K. B.. 3 octobre 1908).
- Spanglkr, L. — Schienenstofsmefswagen der sladtis-ehen Strafsenbahnen in Wien (E. K. B., 3 octobre 1908).
- lzART, J. — La centrale électrique du pays de Liège, à Sclessin (Eé., 3 octobre 1908).
- ... — The Manufacture of Poreelain Insulators and their Accessories (Eu., 2 octobre 1908).
- ... — The Musgrave-Zoelly Steam Turbine (Ea 2 octobre 1908).
- Dick, J. R. — The Design of Underground Mains and Networks (Ea., 2 octobre 1908).
- Merz, H, — Power Supply and its Eiïeet on tlie Industries of tlie North-East Coast {Ea., 2 octobre 1908).
- Glinski, H. — Die Stadt und Yorortbalin Blankenese-Ohlsdorf (Z. V. D. I, 3 octobre 1908).
- ... — Elektromotoren und Dynamomaschineu mil
- senkrechter Achse (Z. V. D. L, 3 octobre 1908).
- Mallet, A. — Evolution pratique de la machine à vapeur (/. C., août 1908).
- Debierne, A. — L’état actuel do nos connaissances sur la Radio-activité. Deuxième partie : Les transformations des substances radio-actives (li. S., 3o septembre i9°8) •
- Barthélémy, E. — Les grandes transmissions d’énergie électrique (/?. S3o septembre 1908).
- Sahulka, J. — Der Licbtbogen zwischen gleicliartigen Elektroden aîs Gleichrichter (E. T. Z., octobre
- 19°8)>
- Kroiine, K . — Die erweiterle Anwendung des elektri-schen Betriebes in der Laudwirtschaft (E. T. Z., iur octobre 1908).
- Beiin-Eschenburg, H. — Uber Wechselstrom-Bahn-moioren der Maschinenfabrik Oerlikon und ihre Wir-
- kuugen auf Telephonleitungen (Fortsetzung) (E. T. Z ior octobre 1908).
- Jasinski, W.-J. — Graphische Berechnuug oiner vicls tuhgen U ber d r uck damp ('turbine (Zeitschrift für clas ge-sanite Turbinensvesen, 20 septembre, 3o septembre 1908).
- Dubislaw. —Ausnutzung der deutschen Wasserkrafte für die Gewinnung von Luftstickstofl' (Zeitschrift fur das Gesamte Turbinemvesen, 20 septembre, 3o septembre 1908).
- ... —. Turbo-generator Plant of the United Electric Light Company of Springfield, Mas. (E. IV., 26 septembre 1908).
- Hellmunu, R. — Inlluence of the Slot-Ratio Upon the Starting Torque of Induction Motors (A1. W., 26 septembre 1908).
- Heriis'g, G. — Simplifying] Some of the Calculations of Light (E. IV., 26 septembre 1908).
- Ives, J .-E. —Propagation of Electric Waves in Wire-less Telegraphy (E. W., 26 septembre 1908).
- Carletti, A. — Sistema per telegralia e telephonia simultanea sopra fili telegralici (Els., ier septembre 1908).
- Miniotti, M. — Considérations sur les cables téléphoniques à inductance uniformément répartie (L. E,, 3 oc lobre 1908).
- Routin, J.-L. —Le réglage des groupes électrogènes (L. E3 octobre 1908).
- CoumiNO, O-M. — Recherches théoriques expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff (L. E3 octobre 1908).
- Branly, E. — Appareil de sécurité contre des étincelles perturbatrices ininterrompues en télémécanique (L. E., 3 octobre 1908).
- Mansbridge, C.-E. — Fabrication des condensateurs téléphoniques (L. E., 3 octobre 1908).
- Otto. — Résultats obtenus par l’emploi de compteurs de courant et autres sur les voitures de tramways (Z, E.
- 3 octobre 1908).
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- \48 Suppléaient à La Lumière Électrique du 17 Octobre 1908. : . v v
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- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE;
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- Supplément à La Lumière Électrique du a4 Octobre 1908.
- 4è
- PATRONAGE INDUSTRIEL
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- Société française Oerlikon, Paris.
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- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jeumont, Alexandre Grammont, Pont-de-Cheruy.
- Compagnie Générale Electrique, Nancy.
- Compagnie Électro-Mécanique, Le Bourget.
- Fabius Henrion, Nancy.
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- Société Anonyme Westinghouse, Le Havre.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Ateliers de Constructions Électriques, charleroi.
- Compagnie Internationale d’Électricité (H. Pieper), Liège.
- Société Anonyme d’Entreprise Générale de Travaux, Liège.
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- So rv* Supplément â Lumière Électrique du »4 Octobre 1908.
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRES D’EMPLOI
- L’Association des propriétaires d’appareils à vapeur ou de moteurs électriques du Sud-Est cherche un ingénieur électricien pour assurer, avec l’aide d’un inspecteur, le service électrique de l’Association ; celle-ci comprend les départements suivants : Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Vaucluse, Gard. Il y a beaucoup d’installations à haute tension et l’Association doit souvent intervenir dans des cas difficiles, ce qui exige une parfaite connaissance des questions électriques. Appointements au début, ü5o francs par mois de fixe, plus une part Sur le produit net des travaux électriques (actuellement 600 francs environ) ; en outre, une prime sur les adhésions recueillies.
- La résidence est Marseille.
- Adresser les demandes à Monsieur Archambault de Vençay, boulevard Notre-Dame, 61, Marseille.
- On cherche un jeune ingénieur espagnol pour le laboratoire dé mesures électriques annexé à une usine pour la fabrication de câbles et fils électriques isolés.
- Cet ingénieur aura à s’occuper essentiellement des essais de câbles et fils électriques à haute et basse tension ; on ne demande pas un spécialiste.
- Adresser les demandes au Secrétariat de l’Association des Ingénieurs électriciens sortis de l’Institut Électrotechnique Montefiore, Liège.
- AVIS
- Le CATALOGUE OFFICIEL de l’Exposition des Applications de l’Electricité de Marseille est en vente au Commissariat Général de l’Exposition, Rond-Point du Prado à Marseille.
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- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L'HIVER A ARCACHON, BIARRITZ, DAX, PAU, etc-
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- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- Il est délivré par les gares et stations du réseau d’Orléans pour ARCACHON, BIARRITZ, DAX, PAU et les autres stations hivernales du Midi de la France :
- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 25 % en lre classe et 20 % en 2e et 3e classes.
- 2H. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 % en 2° et 3“ classes pour une famille de 2 personnes, à 40 $ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer toute l’année par ses gares et bureaux de Ville de Paris, des billets d’excursion de lr“ et de 2e classes, valables 30 jours, aux prix très réduits de :
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- ITINERAIRE Rennes, Saint-Malo-Saint-Servan, Dinard-Saint-Enogat, Dinan, Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion, Morlaix, Roscoff, Brest, Quimper, Douarnenez, Pont-l’Abbé, Concarneau, Lorient, Auray,Quiberon, Vannes Savenay, Le Croisic, Guérande, Saint-Nazaire, Pont-Château, Redon, Rennes.
- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplé- -ment de 10 % du prix primitif.
- Il est délivré, en même temps que le lillet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de Y Ouest et A'Orléans.
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- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3“ personne, la moitié de ce prix pour la 4° et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billots peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
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- 63
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS ;USITÉES DANS L’INDEX
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- Lulôfs, W. — Das Wattmeter als Phasenmesser im Einphasenstromkreise [E. T. Z., S octobre 1908).
- Bab, Fr. — Bine neue Art der Enllohnung (Internes Akkordsystem) (E. T, Z., 8 octobre 1908).
- Behn-Eschenburg, H. — Ueber Wechselstrom-Bahn-uiotoren der Maschinenfabrik Oerlikon und ibre AVir-kungen auf Telephonleitungen (Sehluss) (.E. T. Z.y 8 octobre 1908).
- Krohne, K. — Die erweiterte Anwendung des eleklri-schen Betriebes in der LaudAvirtschaft [E. T. Z., 8 octobre 1908).
- Langen, F,—Kleines Peltonrad mit o, 1 kw.-Dynamo [Zeitschrift fur das Gesamte l'urbinemvesen, 10 octobre 1908).
- Balog, A. — Die graphisehe Bcrechnung der Turbi-nen und Pumpen (Zeitschrift für das Gesamte Turhi-nenwesen, 10 octobre 1908).
- Glinski, — Die Stadt und Vorortbàhn Blankenese-Ohlsdorf [Z. F. D. /, 10 octobre 1908).
- Junkersfeldj P. et Saveitzer/E. O. — High-Potential Underground Transmission [P. A. /. E. E., octobre 1908).
- Fessenden, R.-A. — Wireless Telepiiony (Goncluded) (Ea.t 28 août, 4, ii, 18 septembre 1908).
- ... — Some Opinions on Rail Gorrugation (Ea., 9 octobre 1908).
- Cutsliffe, R.-G, et Cunliffe, J.-G. — The application of technical Science to the Construction, Maintenance and Operation of Tramways [Ea., 9 octobre 1908).
- Corbino> O.-M, — Die Lichtemission seilens eines glühenden Dampfcs in einem Magnetfelde un ter verschie-denem Azimut [P. Z., i5 octobre 1908).
- Goniiad, W. — Electric Furnaces for the Manufacture of Calcium Carbide and Ferrosilieon (E. M. L, octobre 1908).
- Pergival Robert Moses. — Storage Batteries. Tlieir construction and their use (E, M., octobre 1908).
- Geilenkirciien, T., Osank, B. et IIarde.n, .T. — Remo-val of Sulphur in Electric Steel Furnaee [E. M. 7., octobre 1908).
- Sherard, O., Coavper Coles. — The Direct Production of Copper Tubes, Sheels and Wire (E. 37. L, octobre 1908).
- . , . — Steel Tower Transmission Line of the Milwaukee Electric RaiLvay and Light Company [E. R. J., 26 septembre 1908).
- Arno?i, G. — Sur l’état actuel de rélectrométallurgie du fer [La Nature, 10 octobre 1908).
- Bartscii, J. W. — Le traitement magnétique des minerais et son emploi dans le pays de la Sieg pour minerais de fer apathiques (R. M, M., août 1908).
- Girault, M.-P. — Sur les pertes à la périphérie des induits [L. E,, 10 octobre 1908).
- Routin, J.-L. —Le réglage des groupes électrogènes [suite) (Z. E.9 10 octobre 1908).
- Ati-ianasiadis, G. — Arc électrique entre une électrode solide et un liquide {L. E., 10 octobre 1908).
- Hkraix, O. — Recherche de la forme la plus avanta-tageuse pour les bobines de galvanomètre (L. E., 10 octobre 1908).
- Swyngf.dauw. — Conditions et durée d’auto-excitation des dynamos [L, Z\, 10 octobre 1908).
- Wohliiauer, A.-A. — Sur le nombre de lampes nécessaire pour un éclairage uniforme (Z. E., 10 octobre 1908).
- IgewsivV. — Un nouveau type de four électrique pour la fusion du fer (Z. E10 octobre 1908).
- Walter, L.-H. — Un détecteur au tantale et son application à la téléphonie et à la télégraphie sans fil (Z. E10 octobre 1908).
- Eckstein, A., 1-Ieav, A.-G., et Mellis, D.-B. — Interrupteur à commande électrique (Z. E.f 10 octobre 1908).
- Bougault, P. — L’expiration des concessions d'éclairage et de force motrice, d’après l’article 22 du cahier des charges type (Z. E10 octobre 1908).
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- Supplément "icMH Eutnière Électrique du 24 Octobre 1908.
- VALEURS INDUSTRIELLES
- Cours du 19 Octobre 1908.
- FRANCE
- Ateliers const. élect. Nord et Est. . . .
- Cie fabrication des compteurs.......
- Cie générale française tramways.....
- — parisienne tramways. . . .
- Creusot (Schneider).................
- Distribution d’énergie électrique...
- Eclairage électrique................
- Edison (Cie continentale)...........
- Electricité (Cie générale)..........
- Electricité de Paris (Soc. d’)......
- Electro-métallurgique Dives.........
- Energie élect. littoral méditerranéen.
- Fives -Lille........................
- Forces motrices Rh.ône..............
- Métropolitain.......................
- Nôrd-Sud Paris. .................
- Omnium Lyonnais.....................
- gte pno pour l’Industrie des ch. de fer.
- gto pne Distribution Electricité....
- Secteur place Clichy................
- — rive gauche, Paris..............
- Téléphones (Société industrielle). . .
- Thomson-Houston..................
- Thomson-Houston Méditerranée
- BELGIQUE
- Cockerill............................. .
- Ateliers constructions élect. Charleroi.
- C‘e internationale d’électricité....
- El. Pays Liège......................
- Entreprises élect. (Société belge)......
- Union électrique A. E. G............
- u 60 1.792
- 579 i56 L.895 022 280 :. 3oo 800 478
- 378
- 379
- 502 584 498 246 138 237 3o5 :. 235 321 . 334 700 370
- . 760
- 837.50 33o 527 780
- 267.50
- ALLEMAGNE Allgemeine Elektrizitiils Gesellschaft . Berlin Elelctrizitals Werke Deutsche Uebers. Elektrizitat Schuckert ni. 224,75 159,25 147 121 201 45o 2.298 2.206 439 440 6.65o
- Siemens et Halske SUISSE Alioth .
- Aluminium Inc Brown Boveri Franco-suisse Oerlikon .... lustrie (Neuhausen).
- électrique
- Schweiz. Ges. für elekt. Industrie.
- COURS DES MÉTAUX
- (Londres)
- LUNDI LUNDI
- 12 O C T O B K E 19 OCTOBRE
- Antimoine . .. 33 à 34 32 à 33
- Cuivre 62 à 62,10 62 à 62,10
- Etain i34 i3i , 10
- Plomb i3 7/6 à i3,io i3,5 à i3 7/6
- Zinc 20 2/6 à 20 12/6 19 12/6 à 19, i5
- En Employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
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- N° 44
- Supplément La Lumière Electrique du 3i Octobre 1906.
- PATRONAGE INDUSTRIEL
- Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson Houston, Paris. Société Gramme, Paris.
- Société pyrénéenne d’Énergie Electrique, Pans.
- Société française Oerlikon, Paris.
- Société française d’Electricité A. E. G., Pans.
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est, Jcumont. Alexandre Grammont, Pont-de-Cheruy.
- Compagnie Générale Electrique, Nancy.
- Compagnie Électro-Mécanique, Le Bourget.
- Fabius Henrion, Nancy.
- FARCOT FRÈRES ET C'% Saint-Ouen.
- Société Anonyme Westinghouse, Le Havre.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Ateliers de Constructions Électriques, Charieroi.
- Compagnie Internationale d’Électricité (H. Pieper), Liège.
- Société Anonyme d’Entreprise Générale de Travaux, Liège.
- limemrk
- (Allemagne)
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- Ampère-heure-mètres Compteurs de temps
- pour
- systèmes à double tarif et pour les tramways
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- Supplément â La Lumière Électrique du 3i Octobre 1908.
- ANNONCES DIVERSES
- DEMANDE D’OFFRES
- USINE CENTRALE ET TRAMWAYS ÉLECTRIQUES
- VILLE DE BONE, Algérie
- La Ville de Bône (/|3.oo»> habitants) recevra jusqu’au i5 janvier 1909 toutes ofi'res qui lui seront faites simultanément :
- i° Pour la construction et l’exploitation d’une Usine centrale électrique;
- 20 Pour la construction et l’exploitation d’un réseau de Tramways électriques.
- Elle donnera le terrain pour Pusine centrale, et une garantie d’intérêts pour les tramways.
- S’adresser à la Mairie de Bâtie pour tous renseignements.
- AVIS
- Le CATALOGUE OFFICIEL de l’Exposition des Applications de l’Electricité de Marseille est en vente au Commissariat Général de l’Exposition, Rond-Point du Prado à Marseille.
- Envoi franco contre 1 l'r. 5o.
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- 38, rue des Orteaux, 38, PARIS
- CHEMIN DE FER DU NORD
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- BILLETS D ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
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- fr. C. fr. C. fr. C. fr. C. IV.. C. fr. C. fr. C. fr. C. fl*. C. fr. C. fl*, c.
- Àult-Onival (viû.ï’euquières-ï’rcssemievllle). 137 40 y5 40 62 7° . 24 20 17 20 I 40 29 )) 23 3o 16 » 11 40 7 48
- Berclc 149 40 loi 40 66 3o 25 Go 17 45 il 45 3i » 24 i5 17 » i 1 i5 7 35
- Boulogne (ville) I^O 70 ii5 20 75 • » 28 45 19 20 12 5o 34 » 25 70 18 90 1 10 7 3o
- Calais (ville) 198 3o i33 80 87 3o 33 o5 22 3o 14 55 37 90 29 » 21 85 12 35 8 10
- Cayeux 187 55 q3 Go 61 20 24 P iG 45 10 So 29 3o 23 o5 i5 g5 1 )> 7 2D
- Concliil-le-Temple (Fort-Mahon).. 140 40 94 80 61 80 23 40 i5 So 10 3o 28 80 22 5o i5 75 9 75 6 35
- Dunkerque 204 90 i38 3o 90 3o 34 i5 20 o5 i5 o5 38 85 29 95 22 GO 12 5o 8 20
- Kngliien-les-Bains « » )) )) )> )> 2 )> I 45 » 9S » »
- jjtaples i5a 40 102 qo 67 20 2 5 40 17 .5 1 20 3o 90 23 95 17 )) 10 35 6 75
- Ku. (le Bourg-d Àuit et Onival) lao 90 8160 53 10 20 i5 13 60 8 85 25 4o 20 10 i3 70 8 85 5 75
- Fort-Mahon-Plage 141 3o 96 60 6+ 20 24 i5 16 70 I 3o 29 5o 23 35 16 65 10 80 745
- Le Grotoy i3i 25 8910 58 20 22 60 i5 40 10 10 27 90 21 95 i5 i5 10 25 6 75
- Le Tréport-Mers 123 » 83 10 54 » 20 5o i3 85 q )) a5 ^5 20 35 i3 qo g 5 85
- Marquise-Rinxent (Wissanl) 182 10 123 » 80 10 3o 35 20 5o i3 35 35 60 26 80 20 o5 11 75 7 70
- Paris-Plage i56 » io5 90 70 20 26 Go 18 i5 12 20 32 10 24 95 18 » 11 35 7 75
- Pierrefonds 66 )) 44 4o 29 10 j 1 » 7 40 4 85 i5 40 II 5o 7 60 » »
- Quend-Fort-Malion 137 70 93 » 60 Go 22 95 i5 DO 10 10 28 3o 22 i5 i5 45 9 GO 6 25
- Quend-Plagc 140 70 96 » 63 60 23 y5 16 5o I 10 29 3o 23 i5 16 45 10 60 7 25
- Rang-du-Fliers-Yerton (Plage Meriimout) 145 20 98 10 63 9° 24 20 iG 35 10 65 29 60 23 o5 16 20 10 o51 6 55
- Rosendael (Plage de Malo-les-Bains) 207 Go 140 10 91 5o 34 60 23 35 i5 25 89 20 3o 35 22 go 12 5o 8 20
- Saint-Àïnand 159 90 10S » 70 Go 26 35 18 )) r 75 32 20 24 65 17 75 » ))
- Samt-Amand-Tlierinal i63 20 110 10 7 2 )> 27 20 18 35 12 » 32 80 24 95 18 10 » ))
- Saint-Valery-sur-Somme i3i 10 88 5o 57 Co 21 85 H 75 9 60 27 i5 21 35 14 75 9 3o 6 o5
- Serqueux (Forges-les-Eaux) 98 70 66 60 43 5o 16 45 11 10 7 25 21 5o 16 70 II 25 » »
- Wimille-Wimereux 174 60 117 90 76 80 29 10 19 65 12 80 34 55 26 10 19 3o 11 25 7 4o
- I Zuydcoote-Nord-Plage 211 80 142 80 93 » 35 3o 23 80 i5 5o 3g 80 3o '9+ 23 25 12 5o 8 20
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- Supplément à J,a Lumière Électrique du.3i^Oclobre 1908.
- 67
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3i Octobre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du Si Octobre 1908,
- 69,
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- du Nord et de l’Est
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3i Octobre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3i Octobre 1908,
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- ELECTRO-COMPTEUR
- Très intéressant pour la Centrale aussi bien que pour l’abonné. A l’abonné il permet d’apprécier ce qui peut se produire clans son installation à son préjudice, l’économie ou la fatigue des lampes; celui-ci peut ainsi choisir la marque de lampe la plus avantageuse, il reconnaît si son installation a des pertes à la terre, enfin il possède la valeur de l’unité électrique.
- Autres avantages importants pour la Centrale.
- 1°. — Son erreur maximum est de 2 % pour n’importe quelle intensité;
- 2°. — U enregistre les plus petites quantités do courant, depuis le 1 % de sa capacité maxima.
- 3°. — Il ne dépense aucune énergie à l’état de repos, et seulement la quantité insignifiante de 0,30 watts, en marche.
- 4°. — Il est à l’abri de la fraude, n’est affecté ni par des trépidations, ni par les dénivellements; il n'exige aucun entretien.
- 5°. —. Sa construction est solide, il est sensible, son volume et son poids sont petits et son prix modique.
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- Supplément à Z« Lumière Électrique du 3i Octobre 1908.
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- Usines et Bureaux : DIJ'ON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone : 856
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- VOITURES ELECTRIQUES
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- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
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- Supplément à La Lumière Electrique du 3i Octobre 1908
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- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & H1. B. DE LA MATHE
- Sté Amo au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
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- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 $ en 2U et 3e classes pour une famille de 2 personnes, à 40$ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
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- 4 jours au moins à l’avance à la gare do départ.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3i Octobre 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONSÎUSITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralblatt für Accumulutoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K- B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Métallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. XL. M. : Elektroteclinik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnischc Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. ; La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für dralitlôsen Télégraphie und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Kngineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs ofthe College of Science and Engineering, Kyoto impérial Univcrsity. —LE.: Lumière Electrique. — N- G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Procecdings of the American Institute of Electrical Kngineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : SchweizerischeElektroleclinische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Fettweis. — Ein Betrag zur Théorie der Wendepol-maschinen (E. u. M11 octobre 1908).
- Bary, P. — Sur l’inlerrupteur de Wchnclt (G. R 28 septembre 1908).
- ... —> L’état actuel de la télégraphie sans fil (G. C , 17 octobre 1908).
- Dawson, Pii. — Electric Traction on Railways VIII. —I Motor Trucks (Ea16 octobre 1908).
- ... — The Manchester Electrical Exhibition III (Ea., 16 octobre 1908).
- Villard, P. —- Sur la lumière positive et le passage de l’électricité dans les gaz (S. F. Pannée 1908, 2e fascicule).
- Villard, P. — Les rayons cathodiques et l’aurore boréale (iS. F. P., année 1908, 2e fascicule).
- Féry, Gh. — Sur quelques modes électriques d’entretien du pendule.. Pendule sans lien matériel (S. F. P année 1908, 2e fascicule).
- Féry. Gh. —Photomètre à lecture directe. Rendement optique de quelques luminaires (S. F, Pannée 1908. 2e fascicule).
- Atiianasiadis, C. — Influence de la température sur le phénomène de polarisation dans la soupape électrolytique (/. Poctobre 1908).
- Baijtze, P. —Die Entwicklung der elektrischcn Falir-geschwindigkcitsmessung (E. T. Z,, i5 octobre 1908).
- Perlewitz, K. — Die elektrischcn Anlagen auf den Zechen der Gewerkschaft Kônig Ludwig in Reekling-hausen (Fortsetzung) (E. Tt Z., i5 octobre 1908).
- Herzog, S. — Elektrisch betriebene Bahu Martigny-Chfttelard (Fortsetzung) (S. E. T. Z,, 17 octobre 1908).
- Floy. II. — Insulating and Sheatliing Iligh-Tension Underground Gables (E. W.., 3 octobre 1908).
- Crocker, F.-B. et Arendt. M. — Direct-Current Motors, Their action and Control-X (E. W., 3 octobre i9o8)a
- I Gateaux, J.-L. — Auto-transformcrs for Metallîc-fila-ment lamps (E. R. A., 16 octobre 1908).
- Lévy, M. — Le mouvement récent des grandes ap-| plications de l’Electricité (R. Si5 octobre 1908).
- Van, Z. Lane, F. — A Train-Announcing Devic.e (E. R. 10 octobre 1908).
- Weiss, E.-H. — Calcul de l’enroulement d’une bobine de résistance (R. E., octobre 1908).
- Henry. — La soudure électrique par l'arc (Eé., 17 octobre 1908).
- Rouler, K. — Uber die Verleilung und Lcitung der VVarme* in einer kreisringformigen Platte (E. u. M., 18 octobre 1908).
- Seeeeiilner. F. — Die Rittuerbalm (Tirol) (E. A. R. 14 octobre 1908).
- Artom, A. — Sistema radiotelegrafico Artom (Els., 18 septembre 1908).
- INouguteu, A. — Sur le montage en V de deux transformateurs monophasés alimentés à courants triphasés (L. E., 17 octobre 1908),
- Allen, O. — Installation de traction à courant monophasé du Midland Railway (L. E19 octobre 1908).
- Corbino, O.-M. — Recherches théoriques et expérimentales snr la bobine de Ruhmkorfï (fin) (L. E., 17 octobre 1908).
- Dolezalek, F. — Electromètre à lecture directe et à lecture par réflexion (L. E., 17 octobre 1908).
- Sciiulz, O. — Machines unipolaires et machines à courant continu a collecteur (L. E., 17 octobre 1908).
- Fleisciimann, L. — Transformateur rotatif de courant continu à tension constante en courant continu constant sous tension variable (A. E17 octobre 1908).
- Haga, K.-H. et Scuouten, J.-A. — Répartition des courants dans les cages d’écureuil et calcul de la résistance apparente (Z, E17 octobre 1908).
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- Supplément â La Lumière Électrique du 7 Novembre 1908.
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- La Ville de Bône (43.000 habitants) recevra jusqu’au i5 janvier 1909 toutes offres qui lui seront iaites simultanément :
- i° Pour la construction et l’exploitation d’une Usine centrale électrique;
- •20 Pour la construction et l’exploitation d’un réseau de Tramways électriques.
- Elle donnera le terrain pour l’usine centrale, et une garantie d’intérêts pour les tramways.
- S’adresser à la Mairie de Bône pour Unis renseignements.
- BREVET A CÉDER
- Système électi’ique pour supprimer la tension sur une ligne aérienne en cas de rupture ou pour une cause analogue. — Brevet français n° 36i512 pris par la Société d’Electricité de Paris.
- Ce système a été mis en service et a donné les résultats les plus satisfaisants.
- On peut obtenir des licences d’exploitation du brevet. S’adresser au Siège social de la Société d’Electricité de Paris, a5, boulevard Malesherbes, Paris.
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- Le CATALOGUE OFFICIEL de l’Exposition des Applications de l’Électricité de Marseille est en vente au Commissariat Général de l’Exposition, Bond-Point du Prado à Marseille.
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- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- 11 est délivré par les gares et stations du réseau d’Orléans pour ARCACIION, BIARRITZ, DAN, PAU et les autres stations hivernales du Midi de la France :
- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 23 $ en lr0 classe et 20 % en 2° et 3e classes.
- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en dre classe et de 20 % en 2° et 3° classes pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- ^ La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont Valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jou rs moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- La Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest fait délivrer toute l’année par ses gares et bureaux de Ville de Paris, des billets d’excursion de lre et de 2e classes, valables 30 jours, aux prix très réduits de :
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10 % du prix primitif.
- Il est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 10 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de l’Ouest et Orléans.
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- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONSJUSITÉES DANS L’INDEX
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- Corbino, O.-M. — Uber mechanische Vorriehlungeu zur Erzeugung hochfrequenter Weehselslrüme (P. Z., •ib octobre 1908).
- Dick. T.-R. —- The Design of Underground Mains and Networks (conlinued) (.Ea23 octobre 1908).
- Osnos, M. — Alternating-current Commutalors Motors as Applied to traction Work (Ea., a3 octobre 1908).
- ... — Die Turbomascliiuen der Deutsclien Sehilfbau Àtisslellung 1908 (Zeits. filv das Gesamte Turbinemvesen, 2g août, 20 octobre 1908).
- Lorenz, H. — Schwingungen in Fliissigkeitsleilun-gen and ihr Einfkiss aiif den Gang von IvreiseUriidern [Zeits fur das Gesamte Turbinemvesen, 10 octobre, 20 octobre 1908).
- Kckiin, T. — Der Àusbau der Wasserkrafte in Deuts-ehland (Zeits fiïr das Gesamte Turbineuwescn, 20 octobre ig°8).
- ... — The Manchester Electrical Exhibition N° III [E., 23 octobre 1908).
- ... — The Turbine Machinery of (lie « Belleroplum » [E., 23 octobre 1908).
- ... — Die Carbonclampe [S. E. T. Z.,24 octobre 1908).
- Escaud, J. — Los alliages for-carbonc-manganèse. Etat actuel de l’industrie dos ferro-mangnnèses (L. E., 24 octobre 1908).
- Routin, J.-L. — Le réglage des groupes électrogènes [suite) (L. E2.4 octobre 1908).
- ... —• Indicateur de court-circuit (L. E., 24 octobre 1908).
- Noaii.lox, E. — Le tamponnage électromécanique. Son application aux machines d'extraction et aux laminoirs [L. E,, 24 octobre 1908).
- JiïGOu. — Elude sur l’association en série et en parallèle des détecteurs élcctrolytiques [L, E24 octobre 1908).
- ... — Compteurs horaires [L, E., 24 octobre 1908).
- Boucault, P. — Principes de T enregistrement des traités de concessions (L. E2,4 octobre 1908).
- ... — Power Pluut Exhibits [E. R. A., 23 octobre 1908).
- Mansrrioge, G.-F. — The Manufacture of Electrical Condensers (/. E, E,, octobre 1908).
- Garrard, C.-C. — Switehgear Control Apparatus and Relays for Àlternating-Gurrcnt Circuits (/. E. E., octobre 1908).
- H irst, H. — Recent Progrès s in Tungsten Melallic Filament Lamps (/. E. Eoctobre 1908).
- Stevenson. G. — Polyphasé Induction Motors : The Choice of type (/. E. E., octobre 1908).
- Tremain, F. — The Design and Use of Téléphone and Telegraph Cables [J. E. E., octobre 1908).
- Jones. P.-C. — Starters and coutrollers (J. E. E , octobre 1908).
- Fucus, K. — Die Enriclituug der GeseHscliaftsan-schlüsse im ÔsterreichischenTelephonbetriebc [E. u. M.. 18 et 22 octobre 1908).
- ... — Slatislik der ôsterreichischen Elektrizilals-
- werke, Welchc im Iahre 1906,und 1907 erbaut und crweitert wurden (E. u. M., 22 octobre 1908).
- Allen, R.-L. — Application of the tbeory of the Cate-nary lo cleclrie railway work (E. R. J., i5 octobre 1908).
- ... — Carico ammissibile uei cavi e condutture a fuu-zionamento intermittente (Els., i,îr octobre 1908)»
- Leeori, G. — Sugli indicatori di fuse (Els., ier octobre 1908).
- Carletti. A. •—• Nuovi sis terni lelegrafiei celeri Sis-teina lelcgraüco aulomatico stampante Murray (Els., ier octobre 1908).
- Frisghmutu, E. — Uber die Einführuug des elektris-chen Zugbetriebes auf Vollbahnen (E. K. JJ., 24 octobre 1908).
- . _ , — Théo Electric Locomotive (E. R. A., 17 octobre 1908).
- Haiin, O. et Meitner, L. —- Uber die B-Stralleu des Aktiniunis (P. Z., octobre 1908).
- Geiircke, E. — Bemerkungen Uber die Schichlung in der posiliven Lichtsaule (P. Z., 2b octobre 1908).
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- Supplément à La Lumière Electrique du 7 Novembre 1908.
- VALEURS INDUSTRIELLES
- Cours du 2 Novembre 1908.
- FRANCE
- Ateliers const. élect. Nord et Est. ...
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- Creusot (Schneider).................
- Distribution d’énergie électrique...
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- Edison (Cio continentale)...........
- Electricité (Cie générale).'........
- Electricité de Paris (Soc. d’)......
- Electro-métallurgique Dives.........
- Energie élect. littoral méditerranéen.
- Fives-Lille.........................
- Forces motrices RKône...............
- Métropolitain.......................
- Nord-Sud Paris......................
- Omnium Lyonnais.....................
- gte pnc p0ur l’Industrie des ch. de fer.
- gt0 pnc Distribution Electricité....
- Secteur place Clichy................
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- Téléphones (Société industrielle)...
- Thomson-Houston.....................
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- N» 46
- Supplément à La Lumière Electrique du 14 Novembre 1908.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 14 Novembre 1908,
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- ANNONCES DIVERSES
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- La Ville de Bône (43.000 habitants) recevra jusqu’au i5 janvier 1909 toutes oll'res qui lui seront faites simultanément :
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- ï° Pour la construction et l’exploitation d’un réseau de Tramways électriques.
- Elle donnera'le terrain pour l’usine centrale, et une garantie d’intérêts pour les tramways.
- S’adresser à la Mairie de Bône pour tous renseignements.
- AVIS
- SOCIÉTÉ AMICALE DES INGÉNIEURS un l’Ecole Supéhieuue d’Électhicité
- Toutes les communications concernant les Ingénieurs de l’Ecole Supérieure d’Électricité (demandes ou oll'res d’emplois) doivent être adressées au Secrétariat de la Société, 14, rue de Staël, à Paris. — Téléph. : 708.68.
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- Le CATALOGUE OFFICIEL de l’Exposition des Applications de l’Electricité de Marseille est en vente au Commissariat Général de l’Exposition, Rond-Point du Prado à Marseille.
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- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 2o % en U0 classe et 20 % en 2e et 3e classes.
- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en ire classe et de 20 % en 2e et 3“ classes pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de- 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mèro, beau-père, bcllc-mcrc, gendre, belle-fille, frère, soeur, beau frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- La Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest fait délivrer toute l'année par ses gares et bureaux de Ville de Paris, des billets d’excursion de lre et de 2° classes, valables 30 jours, aux prix très réduits de :
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d’un supplément de 10% du prix primitif.
- 11 est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de 1 ’Ouest et à'Orlécms.
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- Supplément à La Lumière Électrique du i4 Novembre 1908.
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- 2° Billets d’aller et retour de famille, de l10, 2e et 3°. classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du 1er Mai au 15 Octobre, dans toutes les gares du réseau, sous condition d’effectuer un parcours simple minimum de 150 kil., aux familles d’au moins 3 personnes voyageant ensemble.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de 4 billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets (individuels ou collectifs), 4 jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales et en meme temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
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- Supplément k La Lumière Électrique du 14 Novembre 1908.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à lu Kevue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATI0NS1USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montcfiorc. — A. P. : Annalen der Physik. —A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. — G. R* : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. t Elcc-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. .‘Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J.: Electric Railway Journal. E. R. L. : Electncal Review (Londres). — E. R. iV. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G, G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L'Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S.E.T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. * Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z- V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Go ld s e 11 m 11>t, R. — Recherches sur un accumulateur léger (*S\ B. E., oelobre 1908),
- Üelonciiant. — Dispositifs de pose des voies en rails à gorge et à patin dans les chaussées pavées en pierre à Paris (/. T., septembre 1908).
- Wilson, C. — L’usure ondulatoire des rails (/. T., septembre 1908).
- ... — Commutateur à levier construit par MM, Fer-ranli Ltd (A\ I., 7 novembre 1908).
- ... — New Cornmon Batlery Téléphoné Exchange at Cardiff (Ea . do octobre 1908).
- Broughton, H -II. — Electric Crânes (Ea.,'3o octobre 1908).
- Janvier. — Voitures automobiles à six roues (5. E.: août, septembre, octobre 1908).
- Le Vergnier, à. —> Automotrices couplées du chemin de fer électrique de Blankeucse a Ohlsdorf, par Hambourg (Allemagne) (G. G\, 7 novembre 1908).
- II eller, A. — Automobiles Bugatti, de la Gasmolo-renfabrik, à Dculz, près Cologne (G. C7 novembre 1908).
- ... — The Profession of the Engineer (E3o octobre 1908).
- Shaad, G.-C. — Praclicability of Eleetrifying the Hoosac Tunnel (E. R. 24 octobre 1908).
- Gorria, H. — Aplicaciones de la electridad à la Agri-cultura (La Energia Elccfrica, 25 octobre 1908).
- Campdera Sala, E. — Mctodo grafieo para cl calculo de las lineas de transportes de energia eléctrica por oorrienles Irifasieas La Energia Eléctrica, 2 5 octobre 1908).
- Young, P.-S. — Accounting Mctliods of a Holding Company E. R. i(> octobre 1908).
- ... — The Moosburg-Munich 5o ooo-volt Power Transmission Plant (E. R. A., 3o oelobre 1908).
- ... — The Electrification oflhe Caracas (.Venezuela). Tramways (E, R. J., 24 octobre 1908).
- Harper, E.-J. — The Pruning of Street Trocs (E. W.# 24 octob re 1908).
- BiGNAm, E. — The Most important hydro-élcclric Installation in Europe (E. M., novembre 1908).
- Perry, H.-W. — Récents développements in Motor vehicles for industrial purposcs (E. M., novembre 1908).
- ... — Die Elektrizilalswerke lur die Sladt München und ilire Umgebung (E, u. Mi01' novembre 1908).
- Krumbikgkl. — Die elektrischcn Anlagen der Aklien-gcsellschaft Lauchhammcr (Z. V. D. 7 novembre 1908).
- Linke. W. — Die Bestimmung des Wirkungsgrades von Gieielistrommaschinen [E. T. Z., 29 octobre 1908).
- ... — Akkumulatoren-Doppelwagen der Preuszisclicn Staatsbahnen (E. T. Z29 octobre 1908).
- Van Caowenbergiie, R, — Note sur les thermo-vatt-rnètres (L. Edi octobre 1908).
- Rkyval, J. — Machine d’extraction du puits « Mauve » (L. Edi octobre 1908).
- Routin, J.-L. — Le réglage des groupes éleclrogènes (suite) (L. E., di octobre 1908).
- Dagostino, N. — Variation de résistance des métaux dans le champ magnétique (L. E,, 3i octobre 1908).
- Rebora, G. — L’action du vent sur les lignes aériennes (L. E.y L octobre 1908).
- Stassano, E. — Sur la métallurgie thermo-électrique du fer (A. E,, 3i octobre 1908).
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- Supplément à La Lumière Electrique du ai Novembre 1908. tt3
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- Breveté S. G. D. G. N° 348747, le 40 Décembre 4904
- L’objet à décaper est opposé comme cathode, dans un bain électrolytique, à une anode qui n’est pas attaquée par l’électro-lyse dans la solution. L’hydrogène se dégageant des surfaces à décaper en détache mécaniquement les impuretés.
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- Pour tous renseignements et pour traiter, s’adresser à MM. BRANDON frères, Ingénieurs-Conseils, à Paris, rue de Provence,
- Brevet à céder
- «
- APPAREIL
- POUR LA GALVANOPLASTIE
- Breveté S. G. D. G. N° 349142, le 10 Décembre 1904
- Cet appareil, à fonctionnement continu, est particulièrement destiné à être employé pour recouvrir de nickel de longs rubans perforés en tôle mince, qu’on découpe ensuite pour en former des poches qu’on utilise dans la fabrication des accumulateurs.
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- Ce système a été mis en service et a donné les résultats les plus satisfaisants.
- On peut obtenir des licences d’exploitation de brevet. S’adresser au Siège social de la Société d’Electricité de Paris, 25, boulevard Malesherbes, Paris.
- t° Pour la construction et l’exploitation d’une Usine centrale électrique;
- 20 Pour la construction et l’exploitation d’un réseau de Tramways électriques.
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- S’adresser à la Mairie de Bône pour tous renseignements.
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- ïio , Supplément à La Lumière Électrique du 21 Novembre 1960^ . !’•••• ' ^
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- En s’adressant ù la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONSfUSITÉES DANS L’INDEX
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- Henry. — La stérilisation de Peau par l’ozone (Eé., 7 novembre 1908).
- Seefehlner, E. — Die Rittnerbahu (Tirol) (Scliluss) (E. K. B4 novembre 1908).
- Behn-Eschenburg, H.— Usber Wechselstrom-Balm-motoren der Maschinenfabrik Oerlilcon und ilire Wir-lcungen auf Thelephonleitungen (Schluss) (E. K. B., 4 novembre 1908).
- Zipp, H. — Die Trennung der Statorverluste des drei-phasigen Motors durch Ermittlung des Hysleresiswinkels (E. u. M8 novembre 1908).
- Siedek, E. — Die Zusatztransformatoreu der Hoe-Spannungsanlage in Jvarlstadt (Et u. M8 novembre 1908).
- ... — Electrical Developments at Caronpore (Ea,, 6 novembre 1908).
- ... — The Berry Transformer (Ea., G novembre
- 1908).
- Kœster, F. — A Praclical Application of Asyn-chronous Generators (E. 7?. JV.t 3i octobre 1908).
- ... — The Kerr Mills of the American Thread Company, Fall River, Mass (E. R. N.3i octobre 1908).
- ... — The Development of the aluminium Corporation, Ltd (E. R. Z., 6 novembre 1908).
- ... — Th ree-Phase Locomotive for the Grcat Northern Raibroad (E, W3i octobre 1908).
- ... — The Caracas Electric Railway (,#, W., 3i octobre 1908).
- Floy, IL — Advantages in the Use of Migh-Tension Underground Cables (E. IV., 3i octobre 1908).
- Prasch, A. — Die elektrischen Einrichtungen der Eisenbahnen für den Nachrichten-und Sichenmgsdienst (Fortsctzung) (*S. E. T* Zs, 3x octobre 1908).
- , “ Overhead Calenary Construction (Z. IV.^St oc-
- tobre 1908).
- Herzog, S. — Elektrisch belriebenc Bahn Marligny-ChiUelard (Fortsetzung) («S. E. T. Z,, 3i octobre. 1908).
- Kcun, A. — Uber die Losung der Grundprobleme^der Elastizitatsllieorie (TL Z., i»1’novembre 1908).
- Bernt, G. — Uber Hystérésis bei einingen Eisenver-bindungen (P. Zier novembre 1908).
- Derige, P. — Das elektromagnetische Feld 11m einen Zylinder und die Théorie des Rcgeubogens (P. Z., ier novembre 1908).
- Hall, A.-J. —The Complété Analysis of Brass (E. M. I,, novembre 1908).
- Coorer-Colks, S.-O. — The Production of Finished ïronSîieets and Tubes in One Operation (E. M. 7., novembre 1908).
- Wohlwill, E. — Eleclrolytie gold Refining (E. M. novembre 1908).
- Saintluat, M. — La Dydamo Phi (La Vie automobile, 7 novembre 1908).
- Roy, L. — Sur réchauffement des conducteurs par le courant; (Z. IC7 novembre 1908).
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- Studkr, H. — La traction par courant monophasé sur la ligne Seebaeh-Wcttingen (Z. E.7 7 novembre 1908).
- Bkagstadt, O.“S. et Liska, J. — Détermination des courants magnétisants alternatifs (L. E., 7 novembre 1908).
- Canovi, E. — Utilisation des courants telluriques (7>. E., 7 novembre J908).
- Bougault, P. — La fin de la concession par l’expira-lion de sa durée (Z. E., 7 novembre 1908).
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- Supplément à La Lumière Électrique du 28 Novembre 1908,
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- 14 uovembre 1908).
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- Kuiilmann, K. — Gesichtspunkte hinsichtlich Schulz und Sieherheil gegen Uberspannungen (E. T. Z., 11 novembre 1908).
- Uni)e, W. — Regelung von Repulsionsmotoren durch Bürslenverschiebung (E. T. Z., 12 novembre 1908).
- Ivopi», R. — Energiemessungen in Wechselstrom-
- Dreileiteranlagen durch Eleklrizilatsmesser (E. T. Z,7
- 12 novembre 1908).
- Bkagstadt, O,-S. et Fkaenjcel, à. — Unlersuchung und Bercclinuug der zuslitzlichen Eisenverluste in asyn-clironen Motoren (Schluss) (E, T. Z,7 i2 novembre 1908).
- Campdrra Sala, E. — Metodo gralico para el ealeulo de las lineas de transportes de energia electrica por cor-rientes trifasicas (continuacioii) La Energia Electrica, 10 novembre 1908).
- Moody, W.-S. — Alternating-Current Feeder Régula-lors (P. A. L E. Enovembre 1908).
- Bridge, À.-H. — Electric Power in the Collieries of South Wales {E. II. C.7 7 novembre 1908).
- — Electrical Driving in Cotton Mills (E. R. L.,
- 13 novembre 1908).
- Henry. — La traction électrique par courant alternatif simple sur les chemins de fer en Europe : ligue Heysham-Morecombe [Eé., 14 novembre 1908).
- Lambotte, A. — Quelques applications de l’éleetro-teegnique en Belgique (suite). — I. — L’électricité dans les mines. — Installations électriques de la Société anonyme de Courcelles-Nord (5. B. E., novembre 1908).
- Jaubert, J. — Méthodes d’études des projets de traction (L.E., 14 novembre 1908).
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- Bary, P. — Sur l’interrupteur de Welinelt (L.
- 14 novembre 1908).
- Beattie, R. — Sur quelques méthodes de mesures des capacités avec emploi de courants alternatifs non sinusoïdaux (L. E., 14 novembre 1908).
- Stuart-Freeman, J. — Relevés oscillographiques des surintensités accompagnant la mise en circuit dos lampes à incandescence à blâment de tungstène (L. Et, 14 novembre 1908)*
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- ... — Die Tunueîenlwur f e der Grofson Borlincr Strafsenbahn II {E. K. B., 24 novembre 1908).
- Franz. — Der oleklrisclie Slrom itu Landschaftsbilde {E. K. B., 24 novembre 1908).
- Herzog, S. — Eiektriseli betriebene Babil Murligny-Ghàtelard (Fortsetzuug) (*S. E. T, Z.% 21 novembre 1908).
- ... — Àn Exliaust Steam Power Plant [E, L.,
- 20 novembre 1908).
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- . . . — Report of tlie Munich Convention oî lhe international Street et Interurban Railway Association {E. R.
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- .Janet, P. et Jouaust, R. — L élément étalon au cadmium (*S. /. E., aoùt-scplembrc-oetobre 1908).
- ... — Single-Phase Equipment for the Saint-Clair Tunnel (E. W., 14 novembre 1908),
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- Zenneck, J . — Sur le fonctionnemeiU des antennes par radiotélégraphie dirigée (L. E21 novembre 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notfe Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiorc. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Centralisait für Accuiuulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Elcctrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahncn,— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. iV\ : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektroteehnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin» de fer. — J. D. T. T. Jahrbucli für drahtlosen Télégraphié und Teîephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Enginecrs. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Univcrsity. —L. E. : Lumière Electrique. — N- C. : Nuovo Gimento. — P. A. I. E. E. : Procecdings of the American Institute of Electrical Engincers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electricicns. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwaclistromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vercines deutsclier ingenicure.
- Campdeka vSala, E. — Metodo graiico para el calculo de las lineas de transportes de energia eleetriea por eor-rientes Irifasicas (conclusion) [La Energia Eleetriea, 25 novembre 1908).
- ... — Influenza dei molori ad essenza nell’ induslria dei trasporti [Els., 1e1’novembre 1908).
- ... — Lubrificazione [dei molori elettrici. delle boc-cole e degli ingranaggi delle vetlure automotrici elet-triche (Els., icr novembre 1908).
- Woloott, R. — Ailernaling Currcnts and Tlieir applications (E. I{. C,, 21 novembre 1908).
- ... — Switching Locomotives of lhe Chicago City Railway [E. R. 21 novembre 1908).
- . . . —.Electrification of the Saint-Clair Tunnel (E. R. J., 21 novembre 1908).
- ... — Hydro-Eleelric Station of the Cataguazes, Bra-zil, Lighl and Power Company (E W21 novembre i9°8)-
- Bewlay, II. — Parallel Operation of Stationary Tran-sformers (E. W., 21 novembre 1908).
- Weed, J.-M. — Parallel Operation of Transformers (E. W., 21 novembre 1908).
- ... — Central-Station Notes from Béatrice, Ncb {E, IV., 21 novembre 1908).
- . . . —New Gas-Driven Rolling-Mill Plant ai Mossend Works (E., 27 novembre 1908),
- ... —The Electrical Industry at Home and Abroad (E., 27 novembre 1908).
- ... — The Résistance of Materials Lo Impact (E.,
- 27 novembre 1908).
- Camehi-r, R. — Wirtschaftliche Gesichlspunkte beim Yeranschlagen von Wasserkraftmasehinen (Z. V, D. J.,
- 28 novembre 1908).
- ... — Die hydro-elektrische Alliage der « Societa per la Forze Motrici delP Anza » in Anza-Pîcdimulera (Nord italien) (N. E. T. Z28 novembre 1908).
- PrascfIj A. — Die elcktrisclien Einrichtuugen der Eisenbahnen für don Nachrichten-iind Sichcruugsdienst (Forlselzung) (S. E. T. Z., 28 novembre 1908).
- Roux, G. — Accumulateurs électriques modernes [La Nature, 28 novembre 1908).
- Daky, G. — Isolateurs pour hautes tensions (Cosmos,
- 29 novembre 1908).
- ... — Dus Kraftwerk Poulebrolla und die Einpha-scmvcehselslrombalm Loearno-Bignaseo [Zcils. für dus Gesamte Turbinenwcsen, 3o novembre 1908).
- Wkiîrk, L. — Lux oder Melerkerze ? [E. T. Z28 novembre 1908).
- ^ LliitciiK, J. — Elektrische Slrasscnbalm-Postwagcn [E. T, Z., 28 novembre 1908).
- IvuiiLMArs'iN, K. — Gesichtspuuktc hinsiclillich Schutz und Sichcrheil gegen Uberspanmmgen (Schluss) (E. T. Z28 novembre 1908).
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- Karels, J. — Unler welchen Betriebsverhallnissen sollen Masehinen-Telegraphen oder Melirfachtelcgra-phen in Dienst gestellt werden ? [E. u. M.y 29 novembre 1908).
- Moli.er, H.-G. — Elektrolytischc Vorgiinge an der Elektrodenoberflache, Uberspaunung und Elektrokapil-laritat (A. Pn° if\, 1908).
- Bkkndt, O. — CJber Hystérésis bei einigen Eisenvef-bindnngcn (A. P.} n° 14, 1908).'
- Atiianasiadis G. — Wirkung der Rontgenstrahlung auf deu elektrischen Widerstand dos Selens (A. Pn° 14, 1908).
- Poincaré, H. — Conférences sur la télégraphie sans fil [L. E28 novembre 1908).
- Routin, J.-L. —Le réglage des groupes électrogènes (.suite) (L. E., 28 novembre 1908).
- Studkii, H. — La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingeu (suite) (L. E., 28 novembre 1908).
- Villard, P. — Sur Pinduction et la cause probable des aurores polaires (L. E28 novembre 1908).
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- Il est délivré, en même temps que le Inllet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteui's peuvent obtenir les articles indiqués dans notre index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore, — A. P. : Annalcn der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralblatt fiir Àccumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. -— E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Elcc-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Balmen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrolechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrolechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und ' Téléphonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Enginecrs. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — NC.: Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proccedings of the American lnstitute of Electrical Engineers.-r-P. Z. : Physikalisclie Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique, — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E- T. Z. : Schweizerische EXektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromteclinik, — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieuve.
- Rosenthal, J. —• Uber einige Yersuciie mit lichlelek-trischen Gaszellon bein grosseu Slromstarken (P. Z., i5 novembre 1908).
- Radakomts, J. — Dus Ënergieprinzip in der Lorenlz-schen Elektronenlheoric (P. Zi5 novembre 1908).
- Simon, H.-T11. — Uber ncucre Methoden der Erzengung elektrischer Schwing’iingen [P. Z., i01' décembre 1908).
- Ramdohr, S. •— Der phonische Telegraph in Yerbin-dung mit Fernspreehern (E. T. Z.} 3 décembre 1908).
- Kaim», G. — Der Sehutz von Niederspanmmgs-Strom-kreisen [E. T. Z., 3 décembre 1908).
- Hognek, P. — Uber die Àbhangigkeil der Lichlslarke und des Eflektoerbrauches bei Wecliselstrom-Flaminen-bogenlampcn von der Art und Grosse der Yorschallung (E. T. Z.f 3 décembre 1908).
- ëichel, E. — Àmerikanische Balnuuolorwageu (E. K. B., 4 décembre 1908).
- Benisciike, G. — Yersuehe mit 100 000 Voll-Transfor-nialoren (E. K. B.t 4 décembre 1908).
- Heller, A. — Fortschritlc im Ban von Motoromni-bussen un Schweren Motorlastwagen (Z. V. D. /., 5 décembre 1908).
- Edler, Pi. — S Indien Uber die Bcreclmung der Kontak-federn und Kontaktbürslen fur Schallapparale [E. u. d/., (5 décembre 1908). '
- Emue, E. — Dus InditkliousgeseL/. (Eorlsel./.ung) (E, u. M ; (i décembre 1908).
- . , . — Die hydro-eleklrischc Alliage der <( Societa per la Forze Motrici dclP Anz.a » in Anza-Piediniulera (Nord-italien) (Fortselzung) (S. E. T. Z., 5 décembre 1908).
- Prascii, A. — Die eleklriscbeu Einriclitungen der Ëiscnbuhneii für den Nachrichlon-tind Sirhcrungsdiensl (Schluss) (S. E. T. Z., 5 décembre 1908).
- ... — Washington Sreel Subway (E. B, -A, '±8 novembre 1908).
- ... — The Testing of AUeruators (E. R. L., 4 décembre 1908).
- ... — Dry-Blasl of the Illinois Steel Gompany’s South Works (E. M. /., décembre 1908).
- ... -—An Induclor Alternalor as a Téléphoné Relay (.E. R. C., 28 novembre 1908).
- ... — Election Returns by Téléphoné in Chicago (E.
- R. C.y 118 novembre 1908).
- Wolcott, Ë.-R. — Alternaling Currents and Their applications (E. R. C , 28 novembre 1908).
- ... — The Fore River Ship Building Company’s Yard (/i. R. C.f 28 novembre 1908).
- ... — Barrage creux de l’usine hydro-électrique de Great Falls (Etats-Unis) ,(G\ 5 décembre 1908).
- ... — Lhyslérèse élastique cl Fhystérèse magnétique [R. .S'., >0 novembre 1908).
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- S. y 3o novembre 1908).
- Tandy, G. — Les installations électriques dos salines d’Àigues-Morles [Eé., 5 décembre 1908).
- Poincaré, H. — Conférences sur la télégraphie sans fil (suite) (L. E.} 5 décembre 1908).
- Guiehert, G.-F. — Sur la mesure du glissement des moteurs asynchrones (L. E., 5 décembre 1908).
- Routin, J.-L. —Le réglage des groupes électrogènes (suite) (L. E.y !) décembre 1908).
- F a y k-JJ a n se n , K. — Montage en parallèle des transformateurs (L. E.t 5 décembre 1908).
- ... — Statistique des tramways électriques en Allemagne (L. E., 5 décembre 1908).
- Kaim», G. — Un nouvel appareil pour les essais magnétiques des métaux (L. E., 5 décembre 1908).
- Boucault, P. — Observations sur la traversée des voies ferrées par les conducteurs d’énergie électrique (L. E5 décembre 1908).
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- Edler, R. — S tudieu iiber die Bereehnung der Koulak l-federn und Kontaktbürsten fur Schaltapparate (Fortse-tzung) (TL u. J/., i3 décembre 1908).
- . — Der elektrische Einzelanlricb von Spinnereima-
- schiuen auf der Jubilaums-Ausstellung der Prager Han-dels-und Gewerbekamnier (E. u, Mi3 décembre 1908).
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- Re.mané, H. —» Influence des surtensions sur la durée des lampes à liluments métalliques (L. E,, 12 décembic 1908).
- ... —Installation électrique des laminoirs dé la « In-diana Steel Company » à Gary (L. 2?., ts décembre 1908).
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